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tome TROISIEME.
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Qui coNTiENNEJsrT Ics Pi'oblémes et les Questions les plus remarquables , et les plus propre» a piquer lanbsp;curiosité, tant des Mathématiques que de la Physique ; Ie tout traité dune manière a la portée desnbsp;Lecteurs qui ont seulement quelques connois-sauces légères de ces Sciences.
IsouvrtuE ÉniTiON , totalement refondue et considè*( rablement augmentée par M. de
TOME T R O I S I È M E,
Coiitenant 1 jdstronomie , la Géographie, Ie Calen-drier , la Navigation, V ArchiCecCure et la Pyro-cechnie.
A PARIS, RUE Dauphine,
Chez Firmin Dipot , libraire pour les Mathématiques, IArtillerie et Ie Génie , gray, et fond. en caractères.
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CoNTENANT les Problêmés les plus curieux amp; les plus facilesainji que les vérités lesnbsp;plus intéreffantes de l'Aflronomie amp; denbsp;la Geographic, tant mathématiqiies qucnbsp;phyjlques.
De toutes les parties dés mathématiqües, au-cune neft plus propre a piquer Ia curiofité, que 1 aftronomie amp; fes différentes branches. Rierinbsp;he prouve mieux en efFet la force amp;c la dignité denbsp;1 efprit huinain , que davoir pu sélever a des con-hoiflances aiilli abftraites que celles des caufesnbsp;lipnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;A
-ocr page 10-1 Recreations Mathématiques. des phénomenes que nous préfente la revolutionnbsp;des aftres, de la conftruéVion veritable de eetnbsp;univers, des dillances relpeclives des corps quinbsp;Ie compofent, amp;:c. Auffi , dans tous les temps ,nbsp;a-t-on regardé cette étude comme un des plusnbsp;fiiblimes efforts de lintelllgence humaine ; 8cnbsp;Ovide lui-même, qnoique po'éte, ne sexprime-t-il jamais fur eet objet qiiavec une forte den-thoufiafme. Tel eft celui des vers oü, parlantnbsp;de la pofition de Thomme , il dit:
CunBaqut ciini fpeUent animalia caura urram , Os homini fublimc dedit, c(zlumque tucnnbsp;JuJJity amp; enclos in Jidcra tollen vulcus. Met. L. I.
Felices animce ! ( dit-il ailleurs, en parlant des aftronomes) quibus hac cognofcere primisnbsp;Inque domos fiipems fcandere cura fuit.nbsp;Credibile ejl illos pariter vitiifque , jocifque ^nbsp;Aldus humanis exendffe caput.
Non venus aut vinum fublimia peBora fregit, Officiumve fort, militiceve labor,
Nee levis ambitio , perfitfaque gloria fuco , Magnarumve fames follicitavit opum,nbsp;Adrnovere oculis difantia fidera nofris ,nbsp;jEtheraque ingenio fuppofuere fuo.
Si dès ce temps Iaftronomie excitoit cette admiration, que cioit-ce être aujourdhui, que les connoiffances aftronomiques font infiniment plusnbsp;étendues amp; plus certaines que celles des anciens ,nbsp;qui navoient, pour ainfi dire , fait québauchernbsp;cette fcience ! Quel eijt été 1enthoufiafine, quellesnbsp;euffent été les expreflions de ce poëte, sil eüt pu
-ocr page 11-Astronomie et Géographiê. 5 pr^voir une partie feulement des découvertes quenbsp;fagacité des modernes, aidée du télefcope ,nbsp;a fait faire ! celles de ces lunes qui environment Jupiter amp; Saturne , de 1anneau iingulier quinbsp;accompagne ce dernier; de la rotation du foleilnbsp;des planetes fur leurs axes ; des divers inouve-ments de la terre , de fon éloignement énorme dunbsp;foleil, de celui plus incroyable encore des étoilesnbsp;fixes; du cours régulier des cometes ; de la dif-pofition enfin fk des loix du mouvement de tousnbsp;les corps céleftes, aujourdhui démontrées a 1é-gal des vérités géométriques. Ceft alors quil eütnbsp;dit avec bien plus de raifon , que les efprits qui fenbsp;font élevés a ces vérités aftronomiques, St qui lesnbsp;ont mifes hors de doute , étoient des êtres privilégiés , amp;c dun ordre fupérieur a la nature humaine.
Prohlêmes élémentaires dAJlronomie amp; ds, Géographie.
Trouver la Hgnamp; miridunm (Tun lUu.
La connoilTance de Ia ligne méridienne eft fans contredit Ia bafe de teute connoilTance amp; denbsp;toute opération foit aftronomique , foit géogra-phique ; eeft pourquoi ceft aufli lè premier desnbsp;problêmes qui nous occuperont ici.
n y a diverfes, maniéres de determiner cette ^igne , que nous allons faire comloitre.
Sur un plan horizontal plantez foHdement
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-ocr page 12-PI. I, obliquement une pointe de fer, comme une groffe % aiguille,OUun morceaude ferquelconqiie AB, ter-miné en pointe; ayez enfuite une double équerre ,nbsp;ceft-a-dire formée de deux équerres, dont les plansnbsp;forment un angle, amp; par fon moyen trouvez i'urnbsp;Je plan horizontal Ie point C , qui répond perpen-diculairement au fominet du ftyle ; de ce pointnbsp;décrivéz plufieurs cercles concentriques, amp; mar-quez avant midi Ie point D , ou Ie fommet denbsp;iombra les rencontre. Faites la mdme chofe aprèsnbsp;midi; amp; , deux points D amp; E étant ainfi déter-minés dans Ie même eerde, partagez en deuxnbsp;également larc quils interceptent; tirez enfin parnbsp;Ie centre amp; par ce point de biffeétion F une lignenbsp;droite; ce fera la méridienne.
En prenant deux points dun des autres cercles, amp; faifant Ia même operation, fi ces lignes coincident , ce fera une preuve, ou du moins unenbsp;forte préfomption, que 1opération eft bien faite ;nbsp;Jinon il y aura erreur, amp; il faudra recommencernbsp;lopération avec plus de foin.
On dolt préférer en general les deux obferva-tions les moins éloignées de midi, foit parceque Ie folell eft plus brillant amp; 1ombre mieux termi-née, foit parceque Ie changement de déclinaifonnbsp;du foleil eft moindre; car cette operation fup-pofe que Ie foleil ne séloigne ou ne sapprochenbsp;point de léquateur , du moins fenfiblement, pendant Iintervalle des deux obfervations.
Au refte , pourvu que ces deux obfervations aient été faites entre 9 heures du matin amp; 3nbsp;Eeures du foir, Ie foleil füt-11 même voifin denbsp;réquateur, la méridienne trouvée par cette méthode , fera affez exaéie pour les ufages communsnbsp;de la Ibciété, fous une latitude de 45 a 60'; car
-ocr page 13-Astronomie et Géographie. 5 trouve que, fous la latitude de Paris, amp; ennbsp;f^ilant les fuppolltions les plus defavorablÊS, lanbsp;lt;ïuantité dont la méridienne pourra être en dé-faut, ira a peine a xoquot;- Si on la veut parfaite-Rient exafte, il ny a qua choifir un temps oü Ienbsp;foleil foit OU dans lun des tropiques , fur-toutnbsp;celui du Cancer, ou très-voifin , enforte que ,nbsp;dans lintervalle des deux operations , Ie foleil nenbsp;change pas fenfiblemeut de déclinaifon.
Nous nignorons pas que, pour les ufages déli-cats de 1aftronomie , il faut encore quelque chofe de plus précis; mais eet ouvrage na pour objetnbsp;que les pratiques les plus limples amp; les plus cu-rieufes de cette fcience. Voici néanmoins nnenbsp;lèconde maniere de trouver la méridienne par Ienbsp;moyen de létoile polaire.
Pour trouver la ligne méridienne de cette maniere , il faut attendre que létoile polaire, que nous fuppofons connue (a) , foit arrivée au méri-dien. Or on Ie connoitra lorfque cette étoile , Scnbsp;la premiere de la queue de la grande Ourfe, ceft-a-dire celle qui eft la plus voifine du quarré denbsp;cette confiellation , fe trouveront enfemble dansnbsp;une même ligne perpendiculaire a 1horizon ; carnbsp;vers 1700 ces deux étoiles paffoient exaftementnbsp;enfemble par Ie méridien dans Ie même temps;nbsp;enforte que , quand létoile de la grande Ourfenbsp;étoit en bas, la polaire étoit au deffus du pole:nbsp;mais quoique cela ne foit plus aftuellement aulfi
(a) Nous donnerons ailkurs une maniere de reconnoitre dans Ie ciel les principales étoiles amp; conftellations.
A iij
-ocr page 14-6 Recreations Mathématiqués, exaft, on peut encore fans erreur fenfible, Sc onnbsp;pourra encore pendant plufieurs annees {e fervirnbsp;des etoiles, comme on va voir.
Ayant done difpofe un fil a plomb immobile, on attendra que Ietoile polaire , amp;. celle de lanbsp;grande Ourfe défignée ci-deflus, foient a-la-foisnbsp;cachees par ce fil. Dans ce moment on difpoferanbsp;un fecond fil a plomb , tellement quH cache a-la-fois le premier amp; les deux etoiles. Ces deux filsnbsp;comprendront un plan qui fera celui du méri-dien: eeft pourquoi, li 1on joint par une lignenbsp;droite les deux points ou ces aplombs aboutiffentnbsp;fur le pave , on aura la direction de la meri~nbsp;dienne.
On peut, au refte , determiner chaque jour Iheure a laquelle Ietoile polaire , ou une etoilenbsp;quelconque, paffe au méridien : eeft un calculnbsp;dont on indique le moyen dans toutes les Ephé-mérides; mais, pour en éviter la peine, on vanbsp;donner ici une table , ou 1on trouvera pour cha-que premier jour du mois , le moment ou Ietoilenbsp;polaire paffe par le méridien, foit au deffus, foitnbsp;au deffous du pole.
Mos, nbsp;nbsp;nbsp;Au deffus du Pole, Au deffous.
56'du M. 44
du S.
I Janvier Fevrier . .nbsp;Mars . . .nbsp;Avril . . .nbsp;Mai . . .nbsp;Juin . , .nbsp;Juillet . .nbsp;Aout . . .nbsp;Septembre
-ocr page 15-Astronomie et Géographie.
Au- deffous.
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Au deffus du Pole. o' 16' du M. O* 14' du S.nbsp;10 16 duS. 10 18 du M.nbsp;8 12, . . .nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;8 14
Mois.
* Oftobre .
Novembre Décembre
Ce calcul, au refte , neft que pour les années 1765, 1773, 1777? amp;c. les premieres aprèslablf-fextile. On devroit, pour plus dexaöitude ,aiouternbsp;une minute pour la feconde , 2 minutes pour lanbsp;troifieme , 3 minutes pour la quatrieme , dans lesnbsp;mois de Janvier amp;c Février. Mais fi Ton fait attention que, létoile polaire décrivant un eerde feu-lement de 1° 59' de rayon, elle change a peinenbsp;de pofition , non-feulement dans 3^4 minutes ,nbsp;mais même dans un quart-dheure , on fe convain-cra que cette précilion eft inutile.
On peut, par la même raifon , regarder cette table comme fuffifamment exade pendant tout Ienbsp;refte du bede a écouler; car les differences quenbsp;peut y apporter Ie mouvement propre de létoile polaire , ne fqauroient aller au-dela de 3 a 4 minutes.
II y a feulement une attention a faire ; ceft au }Our du mois; car, du commencement dun moisnbsp;a fa fin, il y a prés de deux heures de difference.nbsp;Lanticipation journaliere eft enfin exadement denbsp;3' ^6quot; par jour: ainfi il faudra multiplier cesnbsp;3' ijbquot; par Ie nombre des }ours du mois qui fontnbsp;écoulés, amp; óter Ie produit de lheure du paflagenbsp;au premier du mois; on aura lheure cherchée.
On fe propofe , par exemple , Ie i ^ Mars, de tracer une méridienne par Ietoile polaire. Multi-pliez 3' 36quot; par 14 , Ie produit eft 33'; ótez cenbsp;nombre de i' 33quot;, Ie reftant i' oquot; donne lheurenbsp;du matin ou létoile polaire paffe au méridien aunbsp;deffous du pole.
5 nbsp;nbsp;nbsp;Recreations Mathématiques.
II y a des mois , comme ceux de Juin , Juillef,
6 nbsp;nbsp;nbsp;partie de celui dAout, oü, a caufe de la grandenbsp;longueur des jours, lun amp; lautre pafTage neftnbsp;point vifible , fe faifant dans Ie jour ou dans ienbsp;crépufcule. On y fuppléera ainfi.
Vous chercherez lheure du jour a laquelle 1é-toile polaire paffera par Ie méridien au deflfus du pole , amp; vous examinerez fi , en comptant 6 heu-res de plus, cette heure tombe dans la nuit: dansnbsp;ce cas, vous attendrezce moment, amp; vous opé-rerez comme on a enfeigné plus haut. II eft clairnbsp;que vous aurez par-la la polition du vertical ounbsp;Cercle paffant par Ie zenith , amp; par 1étoile polairenbsp;lorfquelle eft arrivée a fa plus grande diftance dunbsp;méridien du cóté du couchant; car ft elle paftenbsp;par Ie méridien a une certaine heure, il eft évidentnbsp;que 6 heures après elle en fera a fa plus grandenbsp;diftance. Or, calcul fait, on trouve que Tangle de ce vertical avec Ie méridien ( pour la latitude de 48° ^o', qui eft celle de Paris,) eft denbsp;2° 57': ainfi , en faifant avec la ligne trouvée unnbsp;angle de 1° 57' vers Torient, on aura la vraienbsp;ligne méridienne.
Si les 6 heures comptées après Ie paflTage par Ie méridien au detTus du pole , ne conduifent pasnbsp;dans la nuit, il ny a qua compter 6 heures denbsp;moins; Theure ainfi trouvée fera certainementnbsp;une de celles de la nuit, amp; celle ou Tétoile polaire eft a fa plus grande digreffion du méridiennbsp;du c6té du levant: il faudra alors faire Tangle de
57' du cóté du couchant,
On trouvpra peut-être quelque difficulté a faire un angle de 1° ^7', mals en voici Ie moyen.
Sur Ia ligne avec laquelle vous voulez faire un angle de 2® 57', prenez dun point A , en comp-
-ocr page 17-Astronomie et Géogra.phie; 9 tant vers Ie nord, une longueur de i ooo lignes, PI. 11nbsp;6 pieds 11 polices 4 lignes ; au point B, ou fe %nbsp;terininera cette longueur, élevez une perpendiculaire du coté du couchant , li vous voulez quenbsp;1angle a faire foit du cóté du couchant, ou dunbsp;cöté du levant, fi vous Ie voulez tracer du cóténbsp;ciu levant; portez fur cette perpendiculaire 51nbsp;lignes amp;que cette longueur fe termine au pointnbsp;C ; tirez la ligne AC : elle forinera avec AB Bangle cherché de 2° ^7', amp; eet angle fera incompa-rablement plus exaft que par toute autre voilt;?nbsp;quon pourroit employer.
Remarque.
O N lit dans les éditions précédentes de eet ouvrage, plufieurs moyens phyfiques de trouvernbsp;la méridienne , quil faut faire connoitre ici, nenbsp;fut-ce que pour les apprécier.
Pour connoitre Ie méridien fans bouffole ou fans aiguille aimantée, fut-on plongé dans lesnbsp;entrailles de la terre, ayez, dit-on, une aiguillenbsp;ordinaire a coudre, menue amp; bien nette, amp; pofez-la doucement fur la furface dune eau tranquille;nbsp;elle fe placera dans la direffion du méridien,
Cette experience eft vraie i quelques égards. Si 1aiguille eft longue Sc menue, elle fe foutlentnbsp;affez facilement fur la furface de 1eau , ou ellenbsp;produit un petit enfoncement; 1alr qui lui eftnbsp;adhérent, la préferve pendant quelque temps dunbsp;contaél de 1eau ; Sc au furplus, li on y trouvenbsp;quelque difficulté , on la furmonte en graiftantnbsp;laiguille avec un peu de fuif; elle fe foutient alorsnbsp;fur 1eau avec facilité, amp; elle prend delle-mémenbsp;uu rnouvement qui lapproche du méridien ; jennbsp;31 fait plufieurs fois 1épreuve.
-ocr page 18-I'
10 RÉCRÉATIONS MATHiMATIQUES,
Mais il eft faux que la ligne cle direéfion ou elle sarrête foit la méridienne du lieu ; ce neftnbsp;que la méridienne magnétique , parceque toutnbsp;fer allonge amp; bien fufpendu eft une aiguille magnétique. Or la méridienne magnétique neft quenbsp;la direéfion du courant du fluide magnétique ; 6cnbsp;cette direftion fait, comme tout Ie monde fqait,nbsp;dans prefque tous les lieux de la tefre, un anglenbsp;plus OU moins grand avec Ie méridien aftronomi-que, II eft, par exemple, aftuellement a Parisnbsp;de 19310°. Dailleurs , a moins de connoitrenbsp;déja Ie cóté du nord amp; celui du fud , on ne pour-roit, par ce moyen , les diftinguer lun de 1autre.
Le P. Kircher donne un moyen quil dit facile pour connoitre le midi amp; le feptentrion. II veutnbsp;que 1on coupe horizontalement le tronc dun ar-bre bien droit, qui foit au milieu dune plaine ,nbsp;fans le voifinage daucune hauteur, ni daucun abrinbsp;qui lait pu de ce cóté garantir du vent ou dunbsp;foleil. On verra dans la feélion de ce tronc plu-lieurs lignes courbes autour du centre, qui ferontnbsp;plus ferrées dun cóté que de lautre. Le cóté lenbsp;plus ferré fera celui du feptentrion, parceque lenbsp;froid venant de ce cóté, refferre , amp; que le chaudnbsp;qui vient du cóté oppofé , raréfie les humeurs amp;nbsp;la matiere dont fe forment les couches de larbre.
II y a quelque chofe de vrai amp; de fondé en raifon dans ce moyen ; mais , outre que tous lesnbsp;bois ne préfentent pas ce phénomene , il neft pasnbsp;vrai que par-tout le vent de nord foit le plus froid inbsp;ceft fouvent, felon la pofition des lieux, le nord-oueft OU le nord-eft : ce fera alors un de cesnbsp;rhumbs de vent quon prendroit pour le nord.
-ocr page 19-Astronomie et Géographïe. h
Trouver la latitude dun lieu.
La latitude dun lieu de la terre eft la diftance de ce lieu a léquateur. Cette diftance fe mefurenbsp;par Pare du méridien célefte , entte Ie zenith denbsp;ce lieu amp; léquateur ; car eet are eft femblablenbsp;a celui qui eft compris fur la terre entre ce lieunbsp;amp; léquateur terreftre. Cet are eft égal a la hauteur du pole, qui eft lare du méridien intercepténbsp;entre Ie pole amp; lhorizon : ainfi ceux qui font fousnbsp;iéquateur ont les poles dans lhorizon ; amp; , aunbsp;contraire , ceux qui auroient Ie pole au zenithnbsp;auroient léquateur dans lhorizon.
La latitude dun lieu de la terre eft facile a trouver de plufteurs manieres.
1° Par la hauteur méridienne dn foleil, un jour donné; car ft de cette hauteur on óte la décli-naifon du foleil pour ce jour-la , (lorfque Ie foleilnbsp;eft dans les lignes feptentrionaux, amp; Ie lieu donnénbsp;dans rhémifphere boréal, ) on aura la hauteur denbsp;léquateur, dont Ie complément eft la hauteur dunbsp;pole. Si Ie foleil étoit dans les lignes auftraux , ilnbsp;eft aifé de voir quil faudroit au contraire ajouternbsp;la dedinaifon , Sc 1on auroit la hauteur de léquateur.
Si 1on mefure dans lintervalle dune même nuit la hauteur dune des étoiles circumpolairesnbsp;qui ne fe couchent point; quon retranche de cha-cune de ces hauteurs Ia réfraéfion , (J^oyei cenbsp;quon dit plus loin de la réfraéfion.) la hauteurnbsp;tnoyenne fera celle du pole.
3° Enfin fi 1on connoit, par les catalogues des
-ocr page 20-II Récréations Mathématiques. étoiles fixes, 1éloignement dune étoile a léqua-teur, ceft-a-dire fa déclinaifon , on mefurera fanbsp;hauteur méridienne, amp; en y ajoutant ou en foufi-traifant cette déclinaifon, on aura la hauteur denbsp;réquateur, dont Ie complément, ainfi quon lanbsp;dit, eft Ia latitude.
PROBLÊME III.
Trouver la longitude, d'un litu de. la tem.
La longitude eft Ie fecond élément de toute po-fition géographique. On appelle ainfi la diftance du méridien dun lieu, a un certain méridien quonnbsp;eft convenu de regarder comme Ie premier. Cenbsp;premier méridien eft vulgairement réputé celuinbsp;qui pafte par lifle de Fer, la plus oriëntale desnbsp;Canaries. On prend aufli fouvent pour premiernbsp;méridien, celui de 1obfervatoire de Paris , obfer-vatoire Ie plus célebre de 1univers, par la quan-tité dobfervatlons qui sy font faites, ou par cellesnbsp;faites en correfpondance avec fes aftronomes.
Les longitudes ne fe cömptoient autrefois que doccident en orient dans toute la circonférencenbsp;de 1équateur; maïs il eft aujourdhui dun ufagenbsp;prefque general de les compter, les unes a lo-rient , les autres a loccident du premier méridien, ou du méridien réputé tel; enforte que lanbsp;longitude ne fqauroit excéder i8o° ; amp; 1on marque dans les tables fi elle eft occidentale ou oriëntale. Voyons enfin comment on détermine lanbsp;longitude.
Si deux méridiens terreftres , éloignés , par cxemple , lun de lautre de 15°, font conqusnbsp;prolongés jufquau ciel, il eft clair quils interceptnbsp;teront dans léquateur Sc dans tous fes paraljeles
-ocr page 21-Astronomie et Géographiê. 13
arcs de 15°: il eft encore aifé de voir que arrivera au méridien Ie plus oriental Ienbsp;premier, amp; qualors il aura encore dans Tequateur,nbsp;OU dans Ie parallele quil déerk ce jour, anbsp;parcourir avant que darriver au méridien Ie plusnbsp;Occidental. Or il faut une heure au foleil pournbsp;parcourir i 5°, puifquilen emploie 14 a parcourirnbsp;360°; doü il fuit que, tandis quil fera midinbsp;dans Ie lieu Ie plus oriental , il ne fera que 11nbsp;keures du matin dans Ie plus occidental. Si la dif*nbsp;tance des méridiens des deux lieux étoit plusnbsp;grande ou moindre , la différence dheures feroitnbsp;plus grande ou moindre , a proportion , en comp-tant une heure pour 15°, amp; conféquemment 4nbsp;minutes par degré, 4 fecondes par minute, amp;c.
Ainfi 1on voit que, pour connoitre la longitude dun lieu, il ne faut que fqavoir lheure quon y compte , lorfquon en compte une certaine dansnbsp;un autre lieu fitué fous Ie premier méridien, ounbsp;ftont la diftance au premier méridien eft connue ;nbsp;car ft Ton convertit cette différence de temps ennbsp;degrés amp;; parties de degrés, en prenant 15° pournbsp;une heure, un degré pour 4 minutes de temps, amp;c.nbsp;on aura la longitude du lieu propofé.
Pour connoitre cette différence des heures , Ia methode la plus ufttée eft demployer lobferva-tion dun phénomene qui arrive au même inftantnbsp;par tous les lieux de la terre; telles font les éclip-fes de lune. Deux obfervateurs, placés dans lesnbsp;deux endroits dont on défire connoitre la différence de longitudes, obfervent, au moyen dunenbsp;pendule bien réglée, les inftants oü 1ombre at-teint fucceflivement diverfes taches remarquablesnbsp;de la lune; ils fe communiquent enfuite leurs observations ; amp;C par la différence de temps quiU ont
-ocr page 22-14 Récréations Mathématiques, compté lorfque Tombre arrlvoit a une mêrnenbsp;tache, ils déterminent, coinme on a dit ci-deflus,nbsp;la difference des longitudes des deux lieux.
Que lobfervateur placé a Paris ait, par exem-ple, obfervé que Tombre atteint la tache appellee Tycho a ')0quot; du matin, amp; que 1autre, placénbsp;au lieu A, 1ait obfervé a minuit 24' 30quot;, la difference de ces temps eft de ii' 10'': ce temps,nbsp;réduit en degrés amp; minutes de léquateur, faitnbsp;20° 20'. Telle eft la différence de longitude ; amp;Cnbsp;comme il étoit plus tard a Paris que dans Ie lieunbsp;A au moment du phénomene, il senfuit que Ienbsp;lieu A eft plus occidental, de cette quantité denbsp;20° 20'.
Comme les éclipfes de lune font aftez rares , amp;c quil eft difficile dobferver avec précifion ,nbsp;foit Ie contaft de 1ombre avec Ie difque de lanbsp;lune pour fixer Ie commencement de léclipfe,nbsp;foit 1arrivée de 1ombre a une tache quelconque,nbsp;lesaftronomes modernes font fur*tout ufage des im-merftons , ceft-a-dire des éclipfes des Satellites denbsp;Jupiter, amp; principalement de celles du premier,nbsp;qui, allant fort vite , éprouve des éclipfes fré-quentes , amp;c qui fe font en peu de fee ondes.nbsp;II en eft de même de lérnerfion, ou du retournbsp;de la lumiere du Satellite , qui fe fait prefque fu-bitement. De deux obfervateurs , par exemple,nbsp;places 1un au lieu A , 1autre au lieu B, 1un anbsp;vu limmerfion du premier Satellite arriver unnbsp;certain jour a 4^1 5^' du matin, 1autre a 3'' 25'.nbsp;On en condura que Ia difference des temps eftnbsp;de 30'; ce qui donne 22° 30' de différencenbsp;de longitude, Sc annonce que Ie lieu A eft Ienbsp;plus oriental, puifquau même inftant on y comp-toit une heure plus avancée,
Astronomie et Géogr^phie. 15 Remarque.
^Es obrervations des Satellites , qui, depuis la ^^Couverte de Jupiter, ont été extrêmement mul-P^iées par-tout lanivers, ont en quelque forte ra-l^otmé entiérement la géographie ; car la pofitionnbsp;en longitude de prefque tons les lienx, nétoit dé-lerminée que par des diftances itinéraires mal rédui-les; enforte quen general on comptoit ces longitudes beaucoup plus grandes quelles nétoient réel-lement. Dès la tin du tiecle patTé , on fut affurénbsp;quil y avoit plus de ^ retrancher fur létenduenbsp;en longitude quon aflignoit a notre ancien continent , depuis 1océan occidental jufquaux cötesnbsp;Otientales de 1Afie.
Cette méthode fi évidente amp; tl démonftrative n néanmoins été critiquée par Ie célebre Ifaacnbsp;Vollius; 11 préféroit de beaucoup les réfultats desnbsp;itinéraires des voyageurs, ou des eftimes des pilotes : mais il na prouvé par-la autre chofe , finonnbsp;quautant il avoit dérudition , du refte affez malnbsp;digérée , autant il avoit lefprlt faux , amp; étoitnbsp;éloigné de connoitre même les premiers elementsnbsp;de la fphere.
La connolffance de la latitude amp; de la longitude des différents lieux de la terre eft fi importante pour les aftronomes, géographes, gnomo-niftes, amp;Cc. que nous croyons devoir donner ici nne table de celles des principaux points de notrenbsp;globe. Cette table eft fans contredit la plus éten-due qui ait encore été donnée. On y trouve lanbsp;poGtion de prefque toutes les villes de France unnbsp;P^u conftdérables , ainft que celle de la plupart desnbsp;capitales villes célebres du refte de Iunivers, Ie
-ocr page 24-t6 Récréations Mathématiquës.
tout fondé fut les obfervations aftronomiques les plus récentes, ou fur les meilleures combinaifönsnbsp;des diftances amp; pofitions.
Cette table , nous lofons dire, ne relTemble point a celle quon voit a Ia fin de la traduftionnbsp;nouvelle de la Geographic de Salmon. On jugeranbsp;par Ie trait fuivant , de Ia foi quon peut avoirnbsp;dans cette derniere. Lauteur, ou Ie tradufteur,nbsp;annonce que les longitudes font comptées du mé-ridien de Londres, ik cependant il donne a Lon-dres 17° amp; quelques minutes de longitude. Ceftnbsp;abufer de Ia confiance du public, que de lui pre'fen-ter des ouvrages traduits par des perfonnes auffinbsp;peu inftruites de lobjet quelles traitent.
Dans la table que nous allons Joindre ici, il faut obferver que les longitudes font comptées dünbsp;inéridien de Paris , tant a lorient qua loccident.nbsp;Lorfquelles font orientates, elles font défignéeSnbsp;par ces lettres, or., amp; quand elles font occiden-tales, par ces lettres-ci, oc. Le ligne * marquénbsp;que la determination eft fondée fur des obfervations de quelque membre de 1Académie royalenbsp;des Sciences. Le figne défigne quelle eft fondéenbsp;fur des obfervations de quelque autre aftronomcinbsp;Enfin , quand il ny a aucun figne , cela veut direnbsp;que cette détermination eft fondée fur 1eftime,nbsp;OU des obfervations moins certaines que les autres^
A 1égard des latitudes , lorfquelles ne feront point accompagnées daucune lettre , cela figni-fiera que la latitude eft boréale; quand elle feranbsp;auftrale, on y trouvera jointe la lettre A,
-ocr page 25-Astronomie et Géographiê-
?s-
Öei Longitudes amp; Latitudes des Filles amp; Lieux
N O M SD£ S Villes et Lieux. Abbeville *..................... Abo Acapulco .......... Agra, Mogol ¦ Aix^......................... Alby*....................... Alengon..................... Alep, Syrië............... Alexandrete Syrië-* Alexandrie», Egypte . Alger........................ Altona....................... Altorf ....................... Amiens''.................... Amfterdam* ............. Ancont*, Etat eed. Andrinople, Jurq^uie ¦ Angers.................. Angoulême quot;............. Antibes *................... Antioche.................. Anvers * .................. Atcangel................. Arles ^...... Latitude OU haut. du Pole.
I 1.20 .49 30-. .38- 25 -¦nbsp;-17 38--.53..38 - ¦22-45 .... ..37.54.... ..40.-.0 ¦ ..28...¦8 ¦nbsp;39--3 ¦34-50.... ¦ 55....o.... ¦I3-I5 1-34- 0 - .40.. 3 3 |
19
SS
Astronomie et Géographiê.
|
Latitude |
Differ, des Mérid; | |
|
OU |
- | |
|
ham. du Pole. |
en Temps. |
eri Deg. |
|
D. M. s. |
H. M. S. |
D. M. |
|
47-35--q-.- |
¦ o-..4 15 oc. |
....I....I |
|
44-19-40 |
0¦¦36....5 or. |
....9....! |
|
5a 54-30 |
8- i6... 0 or. |
I54....0 |
|
44-50-18 - |
¦Oil ¦390c. |
....2..55 |
|
42 -aa.Q .... |
4.5 3'.200c. |
73--20 |
|
40 ia-30.... |
¦ O' 1 nbsp;nbsp;nbsp;OT. |
....2.-54 |
|
47-'4quot;40 |
40 ....0 1407-. |
....0..3E |
|
51-31-0.... |
0 .59 .l6or. |
14-47 |
|
48-33 0 .... |
o -27 ...8 oc. |
-.6.51 |
|
5 i-i8--o.... |
0.-20 -II oc. |
....5... 4 |
|
51-- H..30 |
..0....3....8 or. |
....0.47 |
|
50-51..-o.... |
¦.0....8....7 |
....2.... 2 |
|
47..2,8....Q .... |
¦I-9..52 |
ly.-aó |
|
34 35'^6 A. |
¦¦60 .5 I | |
|
36.31-.7.... |
¦¦o- j4 -i6 oc. |
....8-34 |
|
49-ïi-iq.... |
-o..10 47 oc. |
-...2,*-42 |
|
44-45 ....Q |
..2..14....0 or. |
..33..30 |
|
30....3 12.... |
¦¦ 1..56..40 or. |
2.9--IO |
|
50 ¦57 .31 .... |
oc. |
...o -20 |
|
22. 34 .43 .... |
5-44-33 or. |
..86....8 |
|
50..I0 .30.... |
or. |
....0-54 |
|
50..I0....0 .... |
-ob-'^ooc. |
..-1..37 |
|
35-18-45 .... |
.I..31..32 or |
¦¦aa.-fB |
|
23 ...go.... |
-7..22..53 or. |
110-43 |
|
5I..I7....0.... |
oc. |
....!....3 |
|
-8....o-o.... |
73-54 | |
|
33quot;55-i5 ¦ |
..I....4..15 or. |
164 |
|
42-51..50.... |
¦ .0 -46 3500. |
39 |
|
19-57....3 - |
-4-55quot;.'S oc. |
..¦73,.47 |
DES
'lELES ET LiEUX.
filois ...................................
Bologne quot;^5/lt;. S- Pétrone......
Bolkereskoy, * Xamshqtha
Bordeaux*..........................
Bofton*......................
Bourg-en-Breffe*.
jQourges *...
Briflol ...................
Bruges................................
Bruxelles*..........................
Bude , Turquie....................
Buenos-Ayres *, Paragual Cadix*............................
Caen *............................
Caffa, Crimée.....................
0®)-Egyp'f.............
Calcuta * , Indes orient.........
Cambray*.......................
Cambridge, Anglet............
Candie*..............................
Canton*, Chine..................
^antorbéry ..............
Cap Comorin, d, U
mfyuifle del'Inde..........
quot;P Francois
Récréations Mathématiques.
|
Latitude OU haut. du Pole, |
Différ. des en Temps. |
Mérid. en Deg. |
|
D. M. S. |
H. M. S. |
D. M. |
|
5I-3--0 |
IO-..-7....9 or. |
I57-47 |
|
49..57..30- |
0-29-570C. |
-7quot;30 |
|
7I--IO0 ' |
I nbsp;nbsp;nbsp;-20 or. |
¦¦I9-35 |
|
43-3'5'37-- |
- O -4Ï--20OC. |
10.20 |
|
a3 -28-0 |
¦ 7-.28....40C. |
III-45 |
|
I4-43-0- |
..i..i8-.-ooc. |
¦I9-30 |
|
43--12--20 |
0-- O--- I or. |
-0 oi |
|
37-24-30- |
0'i3'-i5 oc. |
-3.25 |
|
iO26-'35 |
,.3..11.5 oc. |
77-46 |
|
55..45....0.... |
-35..-o or. |
.¦46.I3 |
|
51..19....0.... |
-0-28-25 or. |
...¦6.56 |
|
43-57-10.... |
¦0 0-21 oc. |
-0-5 |
|
64- i3quot;3o ¦ |
¦ 2.34-57or. |
¦¦38..44 |
|
..4.56--0.... |
¦¦3--38.ao oc. |
¦¦54'35 |
|
i819o |
..5.-1..44 oc. |
¦75quot;26 |
|
43-20-30 |
quot;0 11 -^oc. |
....2..46 |
|
44-8 15:.... |
¦ 0 ¦39 .24or. |
.-9-52 |
|
48 ¦57-12.... |
nbsp;nbsp;nbsp;oc. |
....2....2 |
|
46 ¦46-50 |
¦ 0 -10-6 or. |
..^2..31 |
|
22--5I-26 ¦ |
..86....4 | |
|
48 '26 49 |
¦ o.... 3 ¦¦24 oc. |
....0-51 |
|
49-28 ¦36 |
0 i5'*53 OC. |
-3,.58 |
|
42.-5 24-- |
¦ ¦0..37-45 or. |
...¦9. 26 |
|
47-20-0 |
¦ o-'yO-ioor. |
-I2.32 |
|
45 -46-45 |
¦¦0quot;--j-oor. |
....O..45 |
|
42-34-0- |
..0'-io--4 |
....0-4I |
|
50-55-0- |
¦o -i^.oo . |
....4 45 |
|
49 25' io |
¦ 0 2....oor. |
¦..O.30 |
|
36-42-53 |
¦ .^¦..¦Q....O0C. |
75 |
DES
Villes et Lieux.
Cap Kamshatka , Afie........
Cap Leezard ^ ....................
Cap Nord .......................
Cap Ortegal * .................
Cap Saint-Lucas*,^oirare de la Californie....................
Cap Verd............................
Carcaflbne..........................
Carthagene dEurope..........
Carthagene * dAmêrique ¦ Cafan, RuJJle......................
Caffel, HcJJe........................
Caftres................................
Cayannebourg *, Einlande.
Cayenne *, Amêrique-.........
Caye S. Louis*, ijle S. Dom.
Cette.................................
Cézene *, Ital.....................
Chalons-fur-Marne *.............
Chalons-fur-Saone *............
Chandernagor*,/iïi/M........
Chartres *.........................
Cherbourg*........................
Civita -V ecchia *................
Clagenfurth , Carinthie........
Clermont -Ferrand *............
Collioure, Roujjlüon............
Calogne..............................
Compiegne.........................
Conception, (la) * Chili......
«rï-
5S-
DES
Conftance, Suijfe................
Conftantinople*, de Péra.
Copenhague *....................
Cordoue ............................
Coutances *........................
Cracovie............................
Crefmunfter*, obf...............
Ciifco, Pérou.....................
Dantzick *..........................
Dieppe'' ............................
Dijonquot;................................
Diilingen............................
Dolquot;, Bretagne....................
Dole .................................
Douvres ............................
Drefde...............................
,,,,
Dublin................................
Dunkerquequot;......................
Durazzo, Albanië................
Edimbourg ........................
Embden..............................
Erfurth................................
Embrunquot;............................
Erivan, Arménie................
Erzeromquot;, Turq. AJiatiquer
Evreux................................
Eaenzaquot;,LWi£...................
Eernamboucquot;, Bréfil..........
Jt^rrarequot;..................
tT~- nbsp;nbsp;nbsp;_
|
Latitude |
Differ, des Mérid. | |
|
ou |
- | |
|
haut. duPole, |
en Temps. |
enDeg. |
|
D. M. S. |
H. M. S. |
D. M. |
|
47-42-30 - |
....6-33 | |
|
41I -lO |
¦ I..46- 25 or. |
26-36 |
|
55..40-4J ¦ |
0 or. |
10-15 |
|
37..42....0 . |
..0'.24 -48 oc. |
6-I2 |
|
49 2 50-- |
o-iy-iooc. |
-3..47 |
|
30-I0--0 |
-i-io-0 or. |
-17-30 |
|
48.... 5..^6 |
-I..47..10 or.. |
-ii -47 |
|
i2quot;25o A. |
..54....0 or. |
-760 |
|
54'-22--23 ¦ |
.-I¦4 -44 or. |
i6-ii |
|
49.55..I7-- |
.0^ oc. |
I-IÓ |
|
47--19-22 ¦ |
O 10-50 or. |
2--42 |
|
48-300 |
0 .31..38 or. |
-.7-54 |
|
48-33--9 |
0 'I6 -25 oc. |
¦¦¦46 |
|
45--5..30 -- |
0-I2-36 or. |
3^ -9 |
|
51....7..47.,.. |
...0--4....8 or. | |
|
51-6-0 ¦ |
¦¦0 44.-25 or. |
-rid |
|
63-100 |
¦0 -28 -40 or. |
«¦7--I0 |
|
52-12-.0 - |
0 36.40 oc. |
9-1(3 |
|
51-2-4 - |
o-.-o-io or. |
........ |
|
4I-22--0 |
-I....9.,41 or. |
-I7-2gt; |
|
55-58.-..0-- |
0quot;2I-4I oc. |
....5..a5 |
|
53-3-.0-- |
¦0-22-2^ or. |
....5..30 |
|
316-0 |
¦0-31..40 or. |
....7-53 |
|
44-34--0-.- |
0-16-36 or. |
...4-9 |
|
,40-3o0 -¦ |
.2 '480 or. | |
|
39-36-33 |
¦¦3-5-5 |
46-16 |
|
49..-2....0 |
0 4-48 oc. |
'quot;'I'll |
|
44 17-19 |
..0..38--0 or. |
-9-30 |
|
¦ 8-130 A. |
..2,-30 0 oc. |
..37..30 |
|
44--49-56 ¦ |
..0 -37-0 or. |
-9-I5 |
Récréatiöns Mathématiqües.
|
Latitude |
DlFtÉR. DES MÉRID, | |
|
OU | ||
|
haut. du Pole. |
en Temps. |
en Dèg. |
|
D. M. S. |
H. M. S. |
D. M. |
|
47 42--0 |
. 0 ¦IO -500C. |
¦2--42 |
|
43 -46 30 - |
0 ¦34 -48 ar. |
¦8--42 |
|
5a---6 -- 0 |
-¦o-ty-oor. |
-6-15 |
|
52 -2Ó-0 |
¦ 0 48 -55 or. |
-12-13 |
|
43..2Ó--3 |
¦ 0 ¦I7 -39 or. |
...4-25 |
|
5I...-4...0-- |
-¦o-i3-i.4or. | |
|
44-25 0 - |
-0 -25--3 or. |
-.6-16 |
|
46-12--0 |
-¦0-1J-3 or. |
4-0 |
|
55-3I-32-- |
¦0 26 -21 oc. |
-6-35 |
|
36.-4-44 ¦ |
- O- 28 .46 oc. |
-7-11 |
|
I5-3I-0-- |
-4 -43--40 or. |
¦71-25 |
|
51..31..54.... |
¦ 0 ¦30--i6 or. |
-7-34 |
|
57-42--0 |
¦0-37.-15 or. |
-¦9 19 |
|
48 -50- II |
-o -i 3 -48 oc. | |
|
43-39' 2.5 |
.¦0-18 -24 or. |
4-36 |
|
47--4-i8 |
0 -32-13 or. |
-13-4 |
|
5 i-'iS'-jo |
-o^-ioec. |
2-18 |
|
43 II..49 |
0 13- 32 i/r. |
-3..24 |
|
54--4- 20 - |
¦ 0 41-46 or. |
10-56 |
|
3-2^000. |
82-0 | |
|
31..34....O.... |
¦¦0- 37 -25 or. |
¦9quot;21 |
|
53 -38 20 -- |
--o -^a -20 or. | |
|
5a-'22-30 |
..0 -..8-lo or. |
22 |
|
23-io-o |
--5 -38 -~ooc. |
-84-30 |
|
49-31-0 |
-0 oc. |
-¦2-13 |
|
62- 20-0 |
¦¦8 -29 30 or. |
127-21 |
|
512--o |
-0-33 -33 or. |
..-8-58 |
|
31 500- |
-2-12oor. |
-33-0 |
|
36.15....0-. |
..8-520 |
133-0 |
|
58 27 15.... |
..3-36Oót'. |
- 0 |
DES
ViLEES ET LiEUX.
Fleche (la)^».......
Florence *...............
Francfort-fur-le-Mein' Franclort-fur-rOder ¦
Fréjus -.............
Gand ........
Genes^...................¦
Geneve *.....................
Glafgow, Ecojfe...........
Gibraltar*...............
Goa , Indes...................
Gottingen*, Ohf-........
Gottenbourg, Suede --
Granville*...................
Gralïe ...............
Gratt*, Styrie Greenwich *,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;cél--
Grertoble *...................
Grypfwald *, Pother.....
Guayaquil*, Paou----
Hall, Saxe-.................
Hamboufg...................
Harlem .......................
Havane (la).................
Kavre-dé'Grace.........
lacouftk*, nbsp;nbsp;nbsp;Rujjh-
Jena.........-..................
Jérufalem.....................
Jédp, Ja-pon.................
Jenifeik*j Tart. Rujfe
-ocr page 31-K-
Astronomie et GéoOrXphie.
Latitude OU haut.du Pole. N O M Sdes Villes et Lïeux. |
Differ, des Mérid. en Temps. enDeg |
Ingolftadt Obf................. Inïpruck, cap. du Tirol..... Ircuftsk * , Tart. Ruffè........ Ifle de lAfcenfion *............ Me de Bourbon \ 5. Ifle de Fer *............... Me de France Louis-Me Samte-Hélene ^............ Me dHuefne Obf. de Tyc. Ifle Madagafcar, d Foul-pointe.............................. Me Rodrigde habitation- ^^^J^nY*,merdufud........ Me Samt-Thomas , Afr..... ilpahan, Perfe.................... ¦luthia OU Siam *............. Kongkitao, cap. de la Corée- ^onisberg,Prü/7^;j............ kandau*..................... Langres...................... Laufanne *.......................... Leftoure *.......................... Leipflck * .......................... Ley de *.............................. Liege.......................... Lille *..................... Lima *, Pérou...................... Limoges..................... D. M. S. 48.. 46 o 47.. nbsp;nbsp;nbsp;18 ...onbsp;5z-i8- i5 -7-57....0Anbsp;aOquot;5i-43 -A 2747 -io -20¦945 A i6 --oo A55.. 54..15 ... I7--4I..20 ' 19-40-30 A 19.. 37....3... I7--28--55 AO'-IO o -32-25-».0- i4' i8- o ¦ 37-30....0nbsp;54-42.-' 49- II-40nbsp;47-50-50 46-3I....C 43-f62 51 ¦I9..I4 32-10....0 50- 36....0 50-37..30 12 1..15 4Iquot;49'-20 ¦ itiJ-o,:-- |
H. M. S. ¦036-ioÓ7;. ö-38quot;2bnbsp;y-28oör.nbsp;i .5--i6dr.nbsp;3 3 2--40 or. 1quot;I9..36olt;:. 3- 40-32 or.nbsp;o-ió 36 or.nbsp;0quot;42.-idór. 3....9....5 or. 4 3-48 or.nbsp;¦4quot;5S'8 oc.nbsp;IO-7....9 00. o.O-.40 or. 3-22-o or. 6 -34o or. 7-36--8 or.nbsp;Iquot; 15 ¦¦5 2 or.nbsp;O-23-.ioor.nbsp;O .I2...-3 or. O 17-41 or. 0--6-5200.nbsp;0-40....0 or.nbsp;o¦9....Ö or. Oquot;I3quot;quot;O0r. O....2-570L 5 -16-38 00.nbsp;o-quot;4--inbsp;O-' 11 0 oc. 19-54 55-8 -6-39 10-32 47-16 60-52 74-32- 51-47 -O-IO 30-30 |
Londres Louvainnbsp;Lngon *
Lucques Lunden Scanie
Lyon
Macao *, Chine......
Madras, Inde........
Madrid *, gr. place Mafulipatan, Inde
Mahon *,fort S. Phil--
Malaca*.......................
Male des Mald--
Malines *.....................
Malthe*, citéValette--
Manchefter, Angl............
Mandie % Philipp..............
Mantoue..........................
Marfeille *........................
Martinique fort Poyal-
Mayence*..................
Méaco , Japon.....-......
Meaux *......................
Mecque,(la) Arabic-Médine, Arahie..........
|
Latitude OU tiaut. du Pole. |
Differ, des Mérid. en Temps. en Deg. | ||||
|
D. M. |
s. |
H. |
M. |
s. |
D. M. |
|
48 i6-- |
..0-.. |
-O* |
46- |
30 or. |
-H..37 |
|
38-42- |
20-quot; |
.O' |
45' |
50 OC. |
..II.-18 |
|
43..31.. |
.-O |
..O' |
31' |
44 or. |
....7..36 |
|
43-27- |
-.O-.- |
.-o- |
44. |
^2 or. |
..II..13 |
|
45-53- |
45- |
..4. |
.9. |
'¦Oocgt; |
..62..15 |
|
31..31.. |
,.o- |
-o- |
.9. |
41 OC. | |
|
30 30. |
..0. |
-o- |
lO- |
-0 or. |
....2 .30 |
|
46 -a?' |
14... |
-o- |
14. |
''2 OC. |
....3..31 |
|
43..30- |
45.... |
.-o- |
-4. |
...3 or. |
... 8 .10 |
|
55-41. |
36.- |
.-o- |
44. |
5 or. |
11....I |
|
4f-4L |
31- |
-o- |
10- |
0 or. |
....2..30 |
|
22 12- |
44.... |
7- |
M' |
43 or. |
III..26 |
|
13 -.3. |
20 |
..3. |
I r- |
-é oc. |
¦77- 47 |
|
40-23. |
..o* |
..0. |
24. |
18 OC. |
d4 |
|
t6..20. |
0 quot;¦ |
..5. |
i6- |
...0 or. |
79-'0 |
|
39.50. |
46.... |
-¦o- |
...5. |
.24 or. |
.... I,.28 |
|
. 2... 12. |
...Q.... |
..6 |
¦39 |
0 or. |
99-45 |
|
..4..30. |
...0 |
6- |
oor. |
..91-30 | |
|
3I....0. |
50- |
..0. |
...8. |
.33 or. |
-2-9 |
|
35-54- |
..o |
..o- |
.48. |
.34 or. |
..128 |
|
33 24. |
...0... |
. 0. |
.19. |
Ooc. |
.-.4.43 |
|
I4..36. |
.o-- |
¦7 |
¦34 |
4 or. |
118.30 |
|
43.-.2. |
0 |
.31. |
¦2% or. |
....7..30 | |
|
43-I7 |
¦45- |
0 |
12 |
-9 or. |
¦¦3-2 |
|
I4-3S' |
.50.... |
..4. |
.14 |
.40 oc. |
..63-40 |
|
4954 |
...Q.... |
-0 |
24 |
-Oor. | |
|
.,.0 |
.8 |
43 |
45 or. |
130-33 | |
|
4S..58 |
...o*..- |
-0 |
c or. |
..,.o..30 | |
|
21 ¦40 |
...o. |
2 |
34 |
40 or. |
..38-40 |
|
24.40 |
...0.... |
2 |
.32 |
o or. |
..38....0 |
Astronomie et -Géographie.
Nerzlnsk \Tan. Rnffe Newftadt, ^utr......Z...
oyon^
N O M S des
Villes et Lieux.
MelTine Metz
Mexico , Mexique ¦ Mereuy Inde
Milan.....
Modene-Moka, ^raéie.., Montpellier^
Mofcow^
Munich
Munfter, Weflphalie-Namur ¦
Nancy ¦
Nangazaqui^ Japo Nanking», Chine-
Nantes »..............
Naples » coll. R. Narbonne
Nice^..............................
Nieuport*......................
Nimes »..........................
Orléans *,loui/in
Nuremberg»......................
Olinde. Foye^ Fernanbuc.
^bnutz, Moravie............
rembourg»,/Jaj7?e............
' Deans».....
|
Latitude ou ham. duPole. |
Différ. des en Temps. |
Mérid. en Deg. | ||||
|
D. M. |
S. |
H. |
M. S. |
M. |
D. | |
|
38-3I- |
-0 .... |
.-o- |
¦51-54 |
or. |
..12. |
58 |
|
49-7- |
. 5.... |
-O' |
.15..24 |
or. |
....4. |
SI |
|
I9-Ï4- |
-0 |
..6. |
.46....0 |
oc. |
lOI- | |
|
-0 ... |
..6. |
23..52 |
or. |
..93. |
58 | |
|
45-28- |
10 .... |
..Q. |
.27..13 |
or. |
49 | |
|
44-34- |
..0 .... |
-I- |
.16..50 |
or. |
19 |
12 |
|
13-40. |
.o - |
¦ a- |
48.-..0 |
or. |
.42- |
...0 |
|
43-36' |
33 .... |
..0. |
...6.10 |
or. |
32 | |
|
33-43- |
20 |
¦2- |
.2t..45 |
or. |
..35. |
26 |
|
489. |
55 .... |
-.Q. |
.36..40 |
or. |
....9. |
10 |
|
52.-0. |
-0 .... |
..Q. |
20..19 |
or. |
....5. |
¦s |
|
50..25. |
..0 |
o- |
I I -.20 |
or. |
5° | |
|
48quot;4i. |
28.... |
-0 |
.15.26 |
or. |
-3 |
S^ |
|
32-5. |
-o |
..8- |
.22-.30 |
or. |
125. |
37 |
|
31..57. |
31.... |
..7. |
36....0 |
or. |
114. |
...0 |
|
47-I3- |
17.... |
.¦0. |
.13..35 |
oc. |
....3, |
S4 |
|
40..50. |
15.... |
¦ o- |
4735 |
or. |
-II. |
S4 |
|
43-II. |
13.... |
-0' |
2 *41 |
or. |
....0. |
40 |
|
52-0 |
. 0 |
..7. |
.44....0 |
or. |
ii6. |
...0 |
|
47- 38- |
-0 .... |
..0- |
36.38 |
or. |
..14. |
14 |
|
43..41. |
54 .... |
.0- |
19..49 |
or. |
....4. |
s* |
|
51-7. |
41.... |
O. |
...I..40 |
or. |
.,..0. |
.25 |
|
43..50. |
35 .... |
.¦0. |
...8.... 5 |
or. |
.I | |
|
*9 ¦57- |
45 .... |
..6. |
...Q.lS |
oc. |
..92. |
19 |
|
49quot;34- |
37 |
..0- |
..2..43 |
oc. |
...¦0. |
41 |
|
55 .... |
..Q. |
34-5^ |
or. |
-8. |
44 | |
|
49.43. |
o |
..I. |
...0.49 |
or. |
-13. |
12 |
|
5I.46. |
..0 |
..3. |
31..20 |
or. |
..82. |
20 |
|
47-54- |
..4.... |
..o* |
quot;I quot;43 |
oc. |
a. |
.26 |
ié
SS
|
Latitude |
Differ, des Mérid. | |
|
OU | ||
|
[laut. duPole. |
en Temps. |
enDeg. |
|
b. M. s. |
H. M. S. |
D. M. |
|
263o.0 |
..I..36....0 or. |
..34....0 |
|
51..13..53.... |
..0-lquot;Ó.Oor. |
-.¦0.33 |
|
51..44..57.... |
¦ o..14..20 OC. |
-3-35 |
|
35....5....0.... |
-S-q^-lO or. |
130..30 |
|
45 quot;ia..26.... |
.0..38'.22 or. |
..-9..3Ó |
|
4a..43..^o.... |
..O..l6... 0 OC. |
....4....0 |
|
8quot;57-48 |
.-5..30..440C. |
82.4I |
|
A. |
¦¦y2^¦ooc. |
¦5O.-30 |
|
48..5o..ia.... |
.,0 -O-'O |
...O.O |
|
44..44..50.... |
..o..30-2i or. |
quot;733 |
|
48..30....0.... |
¦¦0quot;42quot;'^o or. |
¦10..42 |
|
45..46..IO.... |
¦¦0-2J--22 or. | |
|
43..15....0.... |
OC. |
¦...2 19 |
|
39-54-I3 ¦¦¦ |
¦¦7--}6quot;3'ior. |
1I4..-9 |
|
43....6-46.... |
¦ o- 40oor. |
¦.Ï0....0 |
|
42..41..53.... |
¦ ¦0-2quot;16 ór. |
¦0-34 |
|
59-56-0-- |
.I.5I..58 or. |
aS-.-c |
|
39-5555-- |
..3 -io. óoc. |
.77..31 |
|
38.-35-0- |
2....1..300 c. |
.30..27 |
|
28..I5..54.... |
.i..i5..28óc. |
¦¦19..32 |
|
43..41..30.... |
O'.3 i.-aS of. |
¦-7--32 |
|
II-33-47 |
.3..II..30 ór. |
77-37 |
|
43-'^-3o-- |
¦4..29..40 OC. |
¦67..23 |
|
I7..30....Ö.... |
..5 ¦.14....0 0C. |
78-30 |
|
47..48...8.... |
. 0 .33..33 or. |
....8..24 |
|
30 .40..30 |
O'.49. 40 or. |
I2..23 |
|
48....8....7.... |
..!....O-.3 3 or. |
'5-8 |
|
934quot;3S |
.3..28-.400c. |
¦Sa-io |
|
46-35....0.... |
..4..48'.32 OC. |
72-13 |
|
..3..2I...-0 OC. |
..go-.13 | |
N O M S des
Villes et Lieux.
Ormus , golphe Perjique-
Oflende *........................
Oxford*........................
Ozaca, Japón..................
Pddoue*......................-
Pampelune..............
Panama *, Amér-.....
Para, Amér. mérid-
Paris, obf. royal......
Parnle....................
PafTau lt;
Paviè.......
Pau*.......
Pékih , obf. imperialquot; Péroufe *..................
Pérpignari * ..............
Pétefsboiirg * (Sdint-)-'
Philadelphie *, Amér......
Pic des Azores..............
Pic de TénérifFe*.......
Pife..............................
Pondichéry *, Inde........
Port-Royal, Acadie Port-Royal, Jamaïque-Peilingen *, Bav., obf-
Prague....................
Presbourg .............
fórtobelo*, Amér-
Quebec*...............
K-
Quito *, Pérou.......
-ocr page 35-ASTRÖNOMiÊ ET GÉOGRAPHIE. SS-Si- N o M SDES Villes et Lièux. Ragufe............................ Ratisborie......................... Ravenfie * ................. Rennes *......................... Reirns *................._ Rimihl *.............. Jio-Janéiro %^rnér~ Rochéllé* (la)................. Romé*............................. Roftock *................;........ Rotérdam........................ Rouen*.......................... Saltzbourg , Alkmaé....... ^airii-Flour * ................... Saint-Malo*..............quot;Z, Saint-Marin , républ...... baint-Omer .......... Sale*, ........................ Salonique*, Grece...........quot; ^srragöce . SchamaJci, Perfe____________ Schonbrun*,c/i^f, itüp..... Sens *............ Seville................... Slain. Voyei Juthia, ^¦eniie................... ^^alolt, IJlande-'ZZ...... .............
Mérid. en Deg. H. M. S. T'44or. nbsp;nbsp;nbsp;0-38-25 or. nbsp;nbsp;nbsp;O }7 -i6 or. nbsp;nbsp;nbsp;¦o-i6-8 oc.nbsp;06--52 or. nbsp;nbsp;nbsp;¦0quot;40 '44 or.nbsp;¦3 0 -20 oc. O ¦14-23 oc. ¦¦0-40--37 or.nbsp;¦0--40-25 or. -o-i 1..26 or. ¦ nbsp;nbsp;nbsp;b*-quot;4 -5^ or, ö- 41-30 i?/-. O 3*-20^ *0-17-29 oc, ¦0-4i -¦¦o or. -o0-20 or,nbsp;o 36 -24 0C.nbsp;I23.-12 or.nbsp;¦0-12-160C. ¦2-18 .40 or. -O 53..36nbsp;0-57--8 or.nbsp;-o .¦o-36 or.nbsp;¦o-3quot;48 or. .0..33.-55 oc. ¦ nbsp;nbsp;nbsp;¦o ¦j6-quot;4or.nbsp;..I.-20 OOC.nbsp;..1..40.0 or. -3..36 ¦10.6 ..34-4o I3-59 I04-I7 ...¦0quot;i4 ..0....37 29 |
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Recreations Mathématiques.
|
Latitude OU haut. duPóle. |
Differ, des en Temps. |
MÉRID. enDeg. |
|
D. M. S. |
H. M. S. |
D. M. |
|
49-21..30 |
..0.-3..56 or. |
....0..59 |
|
41..57-50.... |
0..4I-40 or. |
-IO-25 |
|
53..28....0.... |
..0..50..32 or. |
.12..38 |
|
59..20..30.... |
..1....2..51 or. |
..15..43 |
|
4834 -35 -¦ |
45 or. |
....5..26 |
|
48. 40.-.0.... |
..O..26..48 or. |
6- 42 |
|
2I--10 0 .... |
*.4quot;40--40 or. |
JO-IO |
|
37....4....0.... |
or. |
..I3....0 |
|
49..23....4.... |
.¦O..25..23 or. |
.6....21 |
|
38.... 5....0.... |
..2..580 or. |
..44..30 |
|
42..55....0-.. |
..2..56....0 or. |
..44....0 |
|
44-42-0.... |
..I..18 .22 or. |
..19..35 |
|
48..36..21... |
-I..23..12 or. |
.20..48 |
|
58 -12..30 .... |
..4..24.'20 or. |
..66...5 |
|
39..5O....O.... |
..0..22..40 oc. |
....5..40 |
|
65..5O..5O.... |
..I..27..28 or. |
.21..52 |
|
43-7quot;24 |
-0 ¦14-26 or. |
....3-37 |
|
43quot;35-54-- |
.0....3..35 oc. |
¦0.54 |
|
45..35..30.... |
..0..14..16 oc. |
~3-34 |
|
47-13quot;44 - |
. 0....6. 35 oc. |
....1..39 |
|
45..43....0.... |
.0 .33..30 or. |
...8.22 |
|
45-43-0 |
..0 .42. 58 or. |
-10.49 |
|
32..53..40.... |
..0.43....I or. |
¦IO-45 |
|
34..25....0.... |
..2..13..44 or. |
¦33-18 |
|
45.... 5..20 . |
-o-zi-zo or. |
....5..20 |
|
48..22..58.... |
..10..55 or. |
..15..14 |
|
39....0.30.... |
..0....4..20 oc. |
-1-5 |
|
44..51....0.... |
..Q.-iQO or. |
....2; 30 |
|
4t..42....o .... |
. O'.31..56 oc. |
-7-59 |
|
340..15 .... |
..4..58..370C. |
..74-39 |
DES
Villes et Lieux.
Soiffons.........................
Spolette*.......................
Stettin, Poméranie.........
Stokholm*--..................
Strasbourg*...................
Stuttgard.......................
Surate, Inde..................
Syracufe.......................
Swetzingen* obf...........
Tauris, Perfe................
Tefflis, Géorgie Perf......
Temefwar, Hongrie.......
Theffalonique *, Grece-
Tobolsk*, Sibérie ........
Tolede*.........................
Tornéa *.......................
Toulon *.......................
Touloufe *.....................
Tour-de-Cordouan.......
Tours* .........................
Trente...........................
Triefte...........................
Tripoli d^/ri^z/e *.........
Tripoli de Syrië.............
Turin*, Pl- du chat.......
Tyrnau *, Hongrie, obf
Valence , Efpttgne.........
Valence, France ...........
Valladolid .....................
Sï-
Val-Parayfo *, Chili.......
-ocr page 37- -ocr page 38-30 Recreations Mathématiques.
Determiner Vheure qu it ejt dans un lieu de la terrcy pendant qu il ejl une certaine heure dansnbsp;un autre.
La fojution de ce proBlême eft Ie premier ufage qui fe préfente a faire de la table que nous venonsnbsp;de donnet; car fi les deux lieux propofés fe trou-vent dans cette table , il ny aura quune fimplenbsp;addition ou fouftraftion a faire pour determinernbsp;Theure quil eft dans lun) pendant quon a certainenbsp;heure dans 1autre.
Si lun des lieux eft Paris , comme les longitudes font comptées du méridien de cette ville, tant a lorient qua loccident, il faut confidérernbsp;dabord de quel coté eft Ie fecond lieu donné;nbsp;sil eft a loccident, ce que marquent les lettres oc.,nbsp;mifes a cóté de la différence dheure, il faudra lanbsp;fouftraire de lheure de Paris, Sc vous aurez cellsnbsp;du fecond lieu.
Au contraire, ft Ie fecond lieu donné eft a lo-rient, ce que déftgneront les lettres or., il faudra s}outer cette heure a celle de Paris.
On demande, par exemple , quelle heure il eft a Cayenne quand il eft midi a Paris. Cayenne eftnbsp;occidental a 1égard de Paris, ce quon appren-droit, ft on ne Ie fqavoit pas déja , par les lettresnbsp;oc., quon volt a cóté de la différence de temps ,nbsp;qui eft 3h 38' loquot; ainfi ótant ce nombre de 12nbsp;heures, refteront 8^ ii' 40quot;: il neft done encorenbsp;que 8^» 11'40'' du matin a Cayenne, quand ilnbsp;eft midi a Paris; Sc quand il eft midi a Cayenne,nbsp;il eft a Paris 3h 38' 20quot; du foir,
Quon demande maintenant quelle heure il eft 4 Péfcft quaP.d il eft midi a Paris. Comme Pékin
-ocr page 39-AsTROï^OMIE et GÉOGRAPHie. 31 a lorient , il faudra aj outer a I a Vieures
eft OU midinbsp;tablenbsp;foir :
a la
les yfe 36/ 35'^ quon trouve dans la a c6té de Pékin; on aura 'f^ 36'
amp;c au contraire , quand il eft midi a Pekin , il neft encore a Paris que 4^ a3' 25quot; du matin.
Lorfque les deux lieux donnés font tous deux a Poccident de Paris , comme Madrid amp; Mexico ,nbsp;il faut chercher les differences dheures de chacunnbsp;avec celle de Paris, amp;. 6ter la moindre de la plusnbsp;grande; le reftant fera la difference dheures desnbsp;deux lieux , difference quil faudra óter de 1heurenbsp;du lieu le plus oriental, par exemple ici Madrid,nbsp;pour avoir 1heure du plus occidental: ainli 1onanbsp;u Cote de Madrid 23' 3quot;, amp; a cöté de Mexiconbsp;ó'' 46'; la dlfférence eft 6h 22' t quil faudranbsp;oter de 1heure de Madrid pour avoir celle denbsp;Mexico.
Si des deux lieux, 1un eft a loi;ient, 1autre a Ioccident du méridien de Paris, 11 faut alorsajou-ter enfemble les differences de terqps de chacunnbsp;deux avec Paris , amp; la fomme de ces différenctes
fera la dlfférence de tepips cherchée entre les deux lieux.
Soient propofees, par exemple , les villes de Conftantlnople amp; de Mexico , dont la p,Tenaier^nbsp;eft a 1orient de Paris. La difference en temps denbsp;Paris amp; de Conftantinople eft ihnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;; celle
entre Paris amp; Mexico eft 6^ 46': la fomrne ces deux nombres eft 8^ 32' 2^/'. Telle fer^nbsp;done la dlfférence des heures quon comptera da/15nbsp;le même moment a Conftantinople amp; a Mexico ;;nbsp;enforte que, quand il fera midi dans le premiernbsp;de ces lieux , il ne fera que 3^ 27' 3^^ dans lenbsp;dernier; amp; quand il ftra midi dan^ celvi-ei ? ilnbsp;déja 32' 25quot; du foir a Coijftuntinopiq.
-ocr page 40-31 Récréations Mathématiques, PROBLÊME V.
Comtntnt deux hommes peuvent être nés Ic mêmé jour, mourir au méme moment, amp; cependant avoirnbsp;vécu un jour, ou méme deux, Vun plus quenbsp;Vautre.
Cest une chofe connue de tous les navigateurs, que fi un vaiffeau fait Ie tour du monde en allantnbsp;dorient en Occident , lorfquil rentrera au port,nbsp;il fe trouvera compter un jour de moins que nenbsp;comptent les habitants de ce port. Cela vient denbsp;ce que Ie vaiffeau fuivant Ie cours du foleil, a fesnbsp;jours plus longs; amp;, fur la totalité des jours comp-tés dans Ie voyage, il trouve néceffairement unenbsp;revolution du foleil de moins.
Au contraire, li on fait Ie tour de la terre de loccident ^ 1orient, comme on va au devant dunbsp;foleil, les jours font plus courts; amp; , dans Ie circuit entier autour de la terre , on compte néceffairement une revolution du foleil de plus.
Suppofons done quun des jumeaux fe foit em-barqué fur un vaiffeau faifant Ie tour de la terre de 1eft a loueft, amp; que 1autre ait refté féden-taire au port ; qua larrivée du vaiffeau , onnbsp;compte jeudi dans Ie port, Ie vaiffeau arrivant nenbsp;comptera que inercredi, amp; Ie jumeau embarquenbsp;aura un jour de moins dans fa vie. Sils inouroientnbsp;done Ie même jour , quoiquils foient nés a 1*nbsp;méme heure , lun feroit plus êgé que 1autre dnnnbsp;jour.
Mais fuppofons a préfent que, fandis que fait Ie tour de la terre de left a loueft , lautr^nbsp;fait de Toueft a left, amp; quils arrivent Ie menienbsp;jour au port ou 1on comptera, par exemple,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;
-ocr page 41-Astronomie et Géögraphie. 35 premier comptera mercredi, amp; lautre compteranbsp;vendredi; ainfi il y aura deux jours de differencenbsp;entre leurs ages.
Au reffe il eft aifé de voir quils nen font pas iTioins agés 1un que lautre , mais que lun a eu lesnbsp;Jours plus longs amp; lautre plus courts dans fonnbsp;'oyage.
Si Ie dernier arrivoit un mercredi au port, amp; Ie pï'emier un vendredi, celui-la compteroit Ie journbsp;fon arrivée jeudi; ce feroit Ie lendemain unnbsp;l^udi pour Ie port; amp; enfin ce feroit encore Ienbsp;lendemain un jeudi pour les navigateurs arrivantsnbsp;fiir Ie fecond vaiffeau : ce qui feroit, malgré Ienbsp;Ptoverbe populaire, la femaine des trois jeudis.
PROBLÊME VI.
quot;^roiiver la grandeur du jour, lorfque Ie foleil ejl dans un degré donné de l'èdiptique , amp; pournbsp;une latitude donnée.
Que Ie eerde ABCX repréfente un méridien, PI-AG lhorizon. Prenez 1arc CE égal a la hauteur 3* uu pole du lieupropofé, par exemple , pour Pa-de 480 50'; amp; ayant tiré DE, menez BF perpendiculaire a ED ; OU bien faites 1arc AF égalnbsp;complément de CE , amp; tirez FD : il eff évi-^Ut que ED repréfente Ie eerde de 6 heures, 8cnbsp;1équateur.
Cela fait, cherchez dans les Èphémérides Ia dé-pjuaifon du foleil lorfquil occupe Ie degré de j®^liptique propofé ; ou bien déterminez-la parnbsp;'Operation que nous enfeignerons ci-après. Je fup-que cette déclinaifon foit boréale : preneznbsp;a^A'nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^ cette déclinaifon, du cóté du pole
^oque , amp; par Ie point M tirez MN parallele T^ome III,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;C
-ocr page 42-34 Récréations Mathématiques. a FD , qui rencontrera la ligne DE en O, amp; lho*nbsp;rizon AC en N. Du point O , comme centre,nbsp;avec Ie rayon OM , décrivez un are de eerdenbsp;MT, compris entre Ie point M amp; NT, parailele anbsp;DE ; vous mefurerez Ie nombre des degrés compris dans eet are ce que vous ferez aifément avecnbsp;Ie rapporteur; vous convertirez enfuite ce nombrenbsp;de degrés en temps, a raifon de d' pour i 5^^ ;nbsp;ce qui en proviendra étant doublé, fera la longueur du jour.
Ainli , sil étoit queftion du jour ou Ie foleil eft parvenu a fa plus grande déclinaifon boreale,nbsp;C'omme elle eft de 2330', on prendroit FB denbsp;23° 30', amp; alors on trouveroit Fare BI de 110° ,nbsp;ce qui répond a S'!, dont Ie double eft 16'. Tellenbsp;eft en effet, a quelques minutes prés , la durée dunbsp;jour a Paris au temps du folftice dEté.
Si vous navez point de table de déclinaifon du foleil pour cbaque degré de 1écliptique, vous ynbsp;fuppléerez de la maniere fuivante. Cherchez Ienbsp;nombre de degrés dont Ie foleil eft éloigné dunbsp;plus prochain folftice, foit quil ny foit pas encore arrivé , foit quil 1ait pafte. Je Ie fuppofe, parnbsp;exemple, au 13® degré du Taüreau. Le folfticenbsp;Ie plus prochain eft celui du Cancer, dont lenbsp;Ibleil eft alors éloigné de 37» : tirez la ligne BD,nbsp;qui repréfente un quart de 1écliptique ; preneznbsp;enfuite du point B les arcs BK , B^, égaux cha-cun a 370, amp; tirez , qui coupera BD en L ,nbsp;par lequel vous tirerez MN , qui fera la pofitiounbsp;du parailele cherché.
On trouvera fans doute routes ces chofes plu* exaftement par le calcul trigonométrique ; maisnbsp;nous croyons devoir renvoyer pour cela aux livresnbsp;daftronöiïiie.
-ocr page 43-Astronomie et Géographie. 35
PROBLÊME VII.
Leplus grand jour d'un lieu étant donné^ trouver fa latitude.
Ce problême eft linverfe du précédent, amp; nefl: pas difficile a réfoudre.
Car Ie plus grand j our arrive , pour tous les lieux PI. i, de la terre, lorfque Ie foleil eft au commencement % 4-du figne du Cancer. Soit done, dans la fig. 4, FD,nbsp;repréfentant 1équateur célefte, ou plutót fon dia-rnetre; BL, celui du tropique du Cancer, fur lequelnbsp;on décrira Ie demi - eerde BKL. Faites 1arc BÏCnbsp;^gal au nombre de degrés répondant a la longueurnbsp;du demi-jour donné , araifon de i 5° par heure, 8cnbsp;^irez KM perpendiculaire a BL; tirez enfin par Mnbsp;diametre NMO : langle PCO fera la hauteurnbsp;du pèle ou la latitude du lieu.
II feroit facile de tirer de-la la réfolution tri-gonométrique , pour déterminer cette latitude par Ie calcul; mais , par la raifon dite plus haut,nbsp;nous nous bornerons a cette conftrudion gra-phique.
quot;Trouver Ic chmat dun lieu dont la latitude cjl connue.
Cn appelle climdt en aftronomie, 1lntervalle de la furface de la terre, compris entre deux pa-yalleles, fous lefquels la différence des plus longsnbsp;ffiurseft dune demi-heure : ainfi les jours dEté,nbsp;ous Ie parallele folt feptentrional foit rtiéridional,
^ oigné de 1équateur de 8° 15', étant de 12' 3°^ intervallé, ou la zone terreftre comprife entre
léquateur amp; ce parallele, eft appellé Ie premier climat*
On trouvera done facilement les limites des différents climats, en cherchant a quelles latitudes les plus grands jours font ienbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, 14,
problême dont on vient de donner la folution; amp; 1on trouvera les climats compris entre les pa-ralleles des latitudes qui fuivent.
|
If Climat |
Zatit. du paralL Ie plus mérid. 0° nbsp;nbsp;nbsp;0' |
Latit. du par. Ie plus fept. 8° nbsp;nbsp;nbsp;25' | |||||
|
Ile . nbsp;nbsp;nbsp;. |
. 8 |
^5 |
16 |
^5 | |||
|
Ille . . |
. 16 |
^5 |
^3 |
50 | |||
|
iVe . nbsp;nbsp;nbsp;. |
^3 |
5° |
30 |
20 | |||
|
Ve . . |
. 30 |
20 |
36 |
28 | |||
|
Vle . . |
. 3lt;5 |
28 |
4ï |
22 | |||
|
Vlle . . |
. 41 |
22 |
45 |
29 | |||
|
virie . . |
45 |
29 |
49 |
21 | |||
|
ixe . . |
49 |
I |
¦51 |
28 | |||
|
Xe . . |
51 |
28 |
54 |
27 | |||
|
Xle . . |
H |
27 |
56 |
37 | |||
|
XII® . . |
. 56 |
37 |
58 |
29 | |||
|
Xllle . nbsp;nbsp;nbsp;. |
. 58 |
29 |
59 |
58 | |||
|
XlVe . nbsp;nbsp;nbsp;. |
59 |
58 |
61 |
18 | |||
|
XVe . nbsp;nbsp;nbsp;. |
. 61 |
18 |
62 |
^5 | |||
|
XVIe . nbsp;nbsp;nbsp;. |
. |
^5 |
63 |
22 | |||
|
XVlIe . |
. 63 |
22 |
64 |
6 | |||
|
xvnie . |
. 54 |
6 |
64 |
49 | |||
|
XlXe . . |
. 54 |
49 |
65 |
2l | |||
|
XXe . . |
. 65 |
11 |
65 |
47 | |||
|
XXI® . . |
65 |
47 |
66 |
6 | |||
|
XXII® . |
. 66 |
6 |
66 |
20 | |||
|
XXIII® . |
. 66 |
20 |
66 |
28 | |||
|
XXIV® . |
. 66 |
28 |
66 |
3 | |||
on
Astronomie et GiocRAPHiE. 57 Comme au eerde polaire Ie plus grand pur eftnbsp;de Z4 heures, amp; quau pole il eft de 6 moisnbsp;3 établi fix climats de ce eerde au pole.
|
Latit. du parall. |
Latit. du par. | ||
|
Ie plus |
mérid. |
Ie plus fept. | |
|
XXV^ Climat, |
. 660 |
31' nbsp;nbsp;nbsp;. |
. 670 30' |
|
XXVIe . . |
. 67 |
30 . |
. nbsp;nbsp;nbsp;69nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;30 |
|
XXVIIe . nbsp;nbsp;nbsp;. |
. 69 |
30 . |
75 nbsp;nbsp;nbsp;^0 |
|
XXVIII^ . . |
73 |
ZO . |
. 78 nbsp;nbsp;nbsp;20 |
|
XXIX« . . |
7^ |
20 |
. nbsp;nbsp;nbsp;84nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;00 |
|
XXXe . . |
84 |
00' . |
. nbsp;nbsp;nbsp;90nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;00 |
Ainfi, fi lon demandoit dans quel elimat eft Paris , il feroit facile de répondre quil eft dansnbsp;neuvieme , fa latitude étant de 490 50', amp;C fesnbsp;plus longs jouts de 16^ 4'-
Remarlt;iue.
Toute cette confidération de climats eft de Pancienne aftronomie; mais 1aftronomie modernenbsp;ne tient aucun compte de cette divifion , qui manque en grande partie de juftefte, a caufe des ré-fraftions; car en y ayant égard , comme on Ienbsp;doit , quoi quen dife M. Ozanam , on trouveranbsp;^ue , fous Ie eerde polaire, fera Ie plus grandnbsp;jour, au lieu dêtre de 24 heures, amp; eft réellementnbsp;de plufieurs fois 24 heures; car la réfraftlon ho-J^izontale y élevant Ie centre du foleil au moins denbsp;3Z-', Ie centre de eet aftre ne doit pas sy couchernbsp;depuis Ie 9 Juin Jufquau 3 ou 4 Juillet, amp;le bordnbsp;Supérieur depuis Ie 6 Juin jufquau 6 Juillet; cenbsp;'1'ti fait un mois entier, pendant lequel on nenbsp;P^rd pas Ie foleil de vue,
C iij
-ocr page 46-38 RicRÉATIONS MATHÉMATIQUES. PROBLÊME IX.
lO' grandeur d'un degrè ddun grand eerde de la terre, amp; la terre elle-même.
Une multitude de phénomenes aftronomiques prouvent la rondeur de la terre , ceft-a-direnbsp;quelle eft un globe , ou dune forme très-appro-chante. Nous croyons fiiperflu de rapporter icinbsp;ces preuves ,.qui'doivent être connues de tous ceuxnbsp;qui ont quelque teinture de phyfique amp; de ma-théniatiques. Ce livre neft pas fait pour lesnbsp;autres.
Nous fuppoferons done ici dabord la terre par-faitemeait fphérique, telle quelle eft fenfiblement, amp; nous commencerons par raifonner daprès cettenbsp;fuppofition.
Ce quon appelle un degré dun méridien de la terre , neft autre chofe que Ia diftance quil y anbsp;entre deux obfervateurs dont les zenith font éloi-gnés entreux de la quantité dun degré, ou la diftance géométrique entre deux lieux fous un mémenbsp;méridien , dont la latitude ou la hauteur du polenbsp;differe dun degré : ceft pourquoi , fi quelquunnbsp;parcourt un méridien de la terre, en mefurant Ienbsp;chemin quil fait, il aura parcouru un degré quandnbsp;il aura changé fa latitude dun degré, ou quandnbsp;une étoile voifine de fon zenith, dans fa premierenbsp;ftation , sen fera approchée ou éloignée dunnbsp;degré.
II neft done queftion que de choifir deux lieux litués fous un méme méridien, dont on connoitnbsp;exaftement les diftances amp; les latitudes; car ,nbsp;otant la plus petite de ces latitudes de la plusnbsp;grande, on aura larc du méridien compris entre
-ocr page 47-Astronomie et Géographie. 39 Aes deux Ueux: ainfi lon f^aura qua un certainnbsp;nombre de degrés amp; minutes, répond unè cer-tsine quantité de toifes. II ny a done qua fairenbsp;cette proportion : comme ce nombre de degrés Scnbsp;de minutes eft a ce nombre de toifes, ainfi unnbsp;'^egré a un quatrieme nombre , qui fera celui desnbsp;toifes répondant a un degré.
Mais comme on commence par choifir fes fta-tions, qui peuvent nêtre pas précifément fous Ie même méridien , mais feulement a peu pres,nbsp;comme Paris amp; Amiens, on mefure géométrique-ment la diftance méridienne entre leurs deux pa-ralleles; amp; connoiflTant cette diftance , ainfi quenbsp;Ia difference de latitude des deux endroits , il nynbsp;a qua faire une proportion femblable a la précé-dente, amp; lon a la quantité de toifes qui répondnbsp;^ un degré.
Ceft ainfi que M. Picard opéra pour détermi-ner la grandeur du degré terreftre aux environs de Paris. II mefura , par une fuite dopérationsnbsp;trigonométriques, la diftance du pavilion de Mal-voifine, au fud de Paris, jufquau clocher de lanbsp;cathédrale dAmiens, en la réduifant au méridien, amp; la trouva de 78907 toifes. II trouva dail-leurs, par les obfervations aftronomiques, que lanbsp;cathédrale dAmiens étoit plus nord que Ie pavilion de Malvoifme de 1°nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;58quot;. Faifant donc
cette regie de trois: comme 1° 11' 58^' font a un degré, ainfi 78907 toifes font a 57057, il ennbsp;conclut que ce degré étoit de 57^57 toifes.
On a depuis reélifié en quelques points la mefure de M. Picard, amp; lon a trouvé ce degré de 57070 toifes.
40 Récréations Mathématiques. Corollaires.
I. Ainfi, en fuppofant la terre fphérique, fa circonférence fera de 10545100 toifes.
n. On trouvera aifément fon diametre , en fai-fant cette proportion : comme la circonférence du eerde eft au diametre, ou comme 314159 eftnbsp;a 100000, ainfi Ie nombre ci-deflus a un qua-trieme , qui eft 6530196 toifes: ce fera la grandeur du diametre de la terre.
III. nbsp;nbsp;nbsp;On auroit fa furface, en la fuppofant unienbsp;comme celle de la mer dans un temps calme , onnbsp;lauroit, dis-je , de 134164181859200 toifesnbsp;quarrées; fqavoir, en multipüant la circonférencenbsp;par la moitié du rayon , amp; enfuite quadruplant Ienbsp;produit, ou plus briévement multipliant la circonférence par deux fois Ie rayon.
IV. nbsp;nbsp;nbsp;On auroit enfin fa folldité , en multipliantnbsp;la furface trouvée ci-deffus par Ie tiers du rayon;nbsp;ce qui donneroit 146019735041736067100 toifes cubes.
Remarque.
LOPÉRATION faite par M. Picard entre Paris Amiens, a depuis été continuée dans toute Fé-tendue du royaume, foit au nord , foit au fud ,nbsp;depuis Dunkerque, dont 1élévation du pole eftnbsp;de 510 i' jufqua Collioure, dont la latitudenbsp;eft de 42° 31' 16quot;: ainfi la diftance de leursnbsp;paralleles eft de 8° 31' iiquot;. Or on trouvoit ennbsp;même temps, pour Ia diftance de ces parallelesnbsp;jxiefurés en toifes, 486058 , ce qui donne pournbsp;Ie degré moyen, dans 1étendue de la France,nbsp;57051 foifes ; maïs des correétions poftérieuresnbsp;Pont réduit a 57038 toifes.
-ocr page 49-Astronomie et Géographie. 41 Dans cette operation, on a eu 1attention de determiner la diftance de la méridienne, qui eft cellenbsp;de rObfervatoire de Paris, avec les lieux' princi-paux entre lefquels elle paffe. II paroitra peut-^tre curieux a quelques-uns de nos lefteurs de lesnbsp;connoitre. En voici une table, dont la premierenbsp;Colonne contient les noms des lieux dont on vientnbsp;de parler. Dans la feconde on voit Ie nombre desnbsp;loiiès dont ils font éloignés de la méridienne, Scnbsp;la troifieme marque de quel cóté ils font fitués ,nbsp;a Teft OU a loueft. On a marqué furla méridienne,nbsp;par un pilier, lendroit oü elle eft rencontrée parnbsp;la perpendiculaire tirée fur elle du clocher de lanbsp;cathédrale de Bourges.
|
tjble des Lieux de la France les plus voijins de la Méridienne de rObfervatoire de Paris. | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
41 Recreations Mathématiques.
Mauriac .......382 Oueft.
Rhodez .
Alby . nbsp;nbsp;nbsp;.
Caftres . nbsp;nbsp;nbsp;.
Carcaffone .
Perpignan .
Sommet du Canigou
9528 Eft. 8316 Oueft.nbsp;3911 Oueft.nbsp;246 Eft.nbsp;23461 Eft.nbsp;4664 Eft.
De-la la méridienne de Paris , prolonge'e au fud, entre dans 1Efpagne , laiftant Gironne a Iorient,nbsp;a environ j de degré de diftance , palTe a 2 ounbsp;3000 toifes a 1eft de Barcelone , traverfe 1iftenbsp;de Majorque fort prés amp; a 1eft de cette ville,nbsp;entre en Afrique laiftant Alger a 7 minutes denbsp;degré a Ieft. Nous ne la fuivrons pas davantagenbsp;a travers des peuples amp; des pays inconnus. Ellenbsp;fort de 1Afrique dans le royaume dArdra.
De la vraie Figure de la Terre.
No us avons dit que divers phenomenes aftro-nomiques amp; phyfiques prouvent la rondeur de la terre; mais ils ne prouvent pas quelle foit unnbsp;globe parfait. On na pas plutot fait ufage denbsp;méthodes bien precifes pour la mefurer, quon anbsp;commence a douter de fa fphéricité parfaite. Enfin il eft aujourdhui démontré que notre habitation eft applatie par les poles, amp; relevee fous Ie-quateur , ceft-a-dire que fa coupe , par fon axe,nbsp;au lieu detre un cercle, eft une figure approchantenbsp;de Iellipfte, dont le moindre axe eft celui de lanbsp;terre , ou la diftance dun pole a 1autre ; amp; le plusnbsp;grand, le diametre de 1équateur. Ceft Nevton
-ocr page 51-Astronomie et GéograpHie. 43 5^ Huygens qui les premiers ent établi cette vé-rifé fur des raifonnements phyfiqiies, tirés de lanbsp;force centrifuge amp; de la rotation de Ia terre j ^nbsp;Iss obfervations aftronomiqoes, faites il n y a pasnbsp;encore quarante ans, y ont mis Ie dernier fceau.
Le raifonnement de Huygens amp; Newton étolt eelui-ci. En fuppofant la terre primitivement fphé-i'ique amp; immobile, ce feroit un globe couvertnbsp;deau dans une grande partie de fa furface. Or 11nbsp;eft démontré auiourdhui que la terre a un mouvement de revolution autour de fon axe. Tout Ienbsp;Juonde fqait dailleurs que leffet du mouvementnbsp;circulaire eft décarter les corps circulairs du cen-du mouvement : alnfi les eaux qui feront fousnbsp;^'équateur perdront une partie de leur pefanteur ,nbsp;^ il faudra quelles sélevent a une plus grandenbsp;fgt;auteur, pour regagner par cette hauteur la forcenbsp;^cceflaire pour contre-balancer les colonnes laté-^ales étendues jufquaux autres points de la terre,nbsp;la force centrifuge qui contre-balance la pefan-eft moindre , amp; agit moins direftement. Lesnbsp;caux de locéan séleveront done fous 1équateur,nbsp;aufll-tót que la terre, fuppofée dabord immobile,nbsp;prendra un mouvement de rotation autour de fonnbsp;axe : les parties volfines de 1écpiateur, séleve-ront un peu moins , amp; celles du volfinage dunbsp;pole saffaifteront; car la colonne polaire , né-prouvant aucun effet de la force centrifuge, fenbsp;trouvera la plus pefante de toutes.
On ne pourroit guere infirmer ce raifonnement, en fuppofant que le noyau de la terre fut dunenbsp;Pnie ailongée, ou en fuppofant dans fon infé-^'eur une contexture finguliere, amp; adaptée expresnbsp;biUreet effet ; ce qui na aucune proba-
-ocr page 52-44 Récréations Mathématiques.
On seft cependant obftiné pendant quelque temps dans ie Continent a ne pas admettre cettenbsp;vérité. On fe fondoit principalement fut la me-fure des degrés du méridien exécutée en France,nbsp;par laquelle il paroiffoit que ce degré étoit moin-dre dans la partie feptentrionale de la France,nbsp;que dans la partie méridionale: il en réfulteroitnbsp;en efFet pour la terre une figure de fphéroïde allongénbsp;par les poles, amp; voici comment.
Si la terre étoit parfaitement fphérique, il fau-droit savancer également fous un méridien, pour que la hauteur du pole parut varier également. Sinbsp;savanqant de Paris vers Ie nord , par exemple ,nbsp;de 157070 toifes, la hauteur du pole varie dunnbsp;degré , il faudroit savancer encore de 57070nbsp;toiles au nord, pour que la hauteur du pole aug-mentat de nouveau dun degré ; amp; ainli dansnbsp;toute la circonférence dun méridien. Done , silnbsp;arrive qua mefure quon avance vers Ie nord, ilnbsp;faille faire plus de chemin pour un changementnbsp;de latitude dun degré , il en faudra conclure quenbsp;la terre neft pas fphérique , mais quelle eft plusnbsp;applatie , moins courbe vers Ie nord ; que cettenbsp;courbure enfin va en diminuant a mefure quonnbsp;approche du pole ; ce qui eft Ie propre dunenbsp;ellipfe dont les poles de rotation feroient aux ex-trémités du petit axe. Dans Ie cas contraire , cenbsp;feroit une preuve que la courbure de la terre di*nbsp;minne, quelle sapplatit a mefure quon marchenbsp;vers 1équateur; ce qui conviendroit a un corpsnbsp;formé par la révolution dune ellipfe tournantnbsp;autour de fon grand axe.
Or on crut dabord trouver en France, que D* degrés du méridien croifiToient a mefure quonnbsp;savanqoit vers Ie midi. Le degré mefuré aux eH'
-ocr page 53-Astronomie et GiocRAPiiiE. 45 virons de Collioure , terme auftral de la méri-dienne, paroiffoit de 57192. toifes ; celui des environs de Dunkerque, Ie plus feptentrional, pa-loifToit feulement de 56944 toifes. On avoir ration deiï conclure que la forme de la terre étoitnbsp;Un fphéroide allonge, ou formé par la revolutionnbsp;dune ellipfe autour de fon grand axe.
Ceux qui étoient partifans de la philofophie Newtonienne , trop peu connue alors en France ,nbsp;tépondoient que ces obfervations ne prouvoientnbsp;tien, parceque cette difference étoit trop peu con-fidérable pour quon ne put 1imputer aux erreursnbsp;inevitables des obfervations. En effet, 19 toifesnbsp;tépondent a environ une feconde : ainfi les 238nbsp;toifes de difference ne faifoient quenviron 12 fe-^ondes, dont il eft aifé de fe tromper par biennbsp;ties caufes : ils prétendoient même que cette difference pouvoit être en fens contraire.
Dn propofa alors , pour decider la contefta-*'Ori ^ de mefurer deux degrés les plus éloignés il fut poffible, un fous réquateur, amp; un autrenbsp;plus prés du pole quil fe pourroit. Pour eetnbsp;effet, MM. de Maupertuis , Camus, Clairaut,nbsp;furent envoyés en 173 par Ie Roi, fous Ie eerdenbsp;polaire arétique, au fond du golphe de Botbnie ,nbsp;pour y mefurer un degré du méridien. MM. Bou-guer, Godin, de la Con.lamine, furent envoyésnbsp;dans Ie voifinage de 1éqnateur, amp; y mefurerentnbsp;non feulement undegré du méridien, mais prefquenbsp;trois. Ilréfulta de ces mefures, faites avec des attentions dont on navoit point encore eu dexem-P's 5 que Ie degré voifin du eerde polaire étoitnbsp;^ 57422. toifes, amp; que Ie degré voifin de 1é-^nateur en contenoit 56750; ce qui fait une dif-^lence de 672 toifes, différence trop confidérable
40 Recreations Mathématiques. pour pouvoir étre imputée aux erreurs néceffairesnbsp;des obfervations, II a refté clepuis ce temps incon-teftable que la terre etoit applatie par les poles ,nbsp;ainfi que Newton amp; Huygens Iavoient avancé,nbsp;-Ajoutons ici que les mefures anciennement prifesnbsp;en France ayant été réitérées , on reconnut quenbsp;le degré alloit en croiflfant du midi au nord,nbsp;comme cela doit être dans le cas du fphéroidenbsp;applati.
Plufieurs autres mefures du méridien , faites en différents lieux de la terre , ont depuls confirménbsp;cette vérité. M. Iabbe de la Callle ayant mefurenbsp;un degré au cap de Bonne-Efperance , ceft-a-dlrenbsp;fous la latitude auftrale denviron 3 3 degres , 1anbsp;trouve de 57037 tolfes. Les PP. Malre amp; Bofco-vlch, Jefultes, mefurerent en 1755 degré dunbsp;méridien en Italle , fous la latitude de 43 degrés ,nbsp;amp; 11s le trouverent de 56979 toifes : ainfi 11 eftnbsp;conftant que les degrés des méridiens terreftresnbsp;vont en crolflant depuls 1équateur au pole , Scnbsp;que la terre a la forme dun fphéroide applati.
II y a eu même depuls quelque temps de nou-velles rnefures de degrés terreftres, telle eft celle de M. 1abbé Liefganic , falte en Allemagne présnbsp;de Vienne ; celle du P. Beccaria, dans la Lom-bardie; amp; celle de MM. Mafon Sc Dixon, de lanbsp;Société royale de Londres, faite dans 1Amériquenbsp;feptentrionale. Hs confirment la diminution desnbsp;degrés terreftres , en approchant de Idquateur ,nbsp;quoiquavec des inégalités difficiles a conciliernbsp;avec une figure réguliere. Au furplus, pourquoinbsp;la terre auroit-elie une figure dune parfaite ré-
gularité ?
II eft du refte impofllble de déterminer précifé' ment quel eft le rapport de 1axe de la terre avec
-ocr page 55-Astronomie et Géographie; 47 diametre de 1équateur : il eft démontre que Ienbsp;premier eft Ie plus court; maïs la determinationnbsp;de fon rapport précis exigeroit des obfervationsnbsp;ftrron ne pourroit faire quau pole. Néanmoins Ienbsp;^ rapport Ie plus probable eft celui de 177 a 178.nbsp;Ainfi, en fuppofant ce rapport, laxe de la terre,nbsp;dun pèle a lautre, feroit de 6525^76 toifes, amp;nbsp;diametre de léquateur, de 6562026.
Lexcès enfin de la diftance dun point de lé«
'' rjuateur au niveau de la mer , jufquau centre de la terre, fur la diftance du pole a ce même centre,nbsp;de 18325 toifes, ou environ 8 lieues.
COROLLAIRES.
'vJ
I. II fuit de ce quon vlent de dire, plufieurs ''Writes curieufes ; la premiere eft que tous lesnbsp;^°gt;'ps , CL rexception de ceux places fous Vèqua-teurnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;pöles, ne tendent point au centre de
terre; car la figure circulaire eft la feule qui telle, que routes les perpendiculaires a fa cir-conférence tendent au même point. Dans les au-ries, dont la courbure varie continuellement ,nbsp;comme font les mérldiens de la terre, ces perpendiculaires a la courbe pafient routes par desnbsp;points différents de laxe.
, Lexhauffement des eaux fous 1équafeur , amp; leur affaiflement fous les poles , étam les effets denbsp;rotation de la terre fur fon axe , il eft aifé denbsp;concevoir que fi ce mouvement de rotation sac-^eléfoit, 1exhauflement des eaux fous léquateurnbsp;^'^grnenteroit; amp; comme la terre folide a pris ,nbsp;^Puis fa creation, une confiftance qui ne lui per-'^1nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;pas de fe prefer elle-même a un exhauf-
femblable, celui des eaux pourroit devenir ^ ^ue routes les terres placées fous léquateur
48 Récréa-tions MathématiquF-S. feroient fubmergées, amp; les mers polaires , fi ellesnbsp;ne font pas exceffivement profondes , feroientnbsp;mifes a fee.
Au contraire , fi Ie mouvement diurne de la terre sanéantiflbit ou fe rallentiffoit, les eaux ac-cumulées amp; foutenues aftuellement par la forcenbsp;centrifuge fous léquateur, retomberoient vers lesnbsp;poles , amp; noieroient routes les parties feptentrio-nales de la terre; il fe formeroit de nouvelles ifles,nbsp;de nouveaux continents dans la zóne torride, parnbsp;IafFaMTement des eaux, qui laifleroient de nouvelles terres a découvert.
Re M AKQ^U E,
Nous ne pouvons nous empêcher de remar-quer ici un avantage dont, en ce cas , jouiroit la France , ainfi que tous les pays oü la latitudenbsp;moyenne eft de 45 degrés environ : cefl: que finbsp;pareille cataftrophe arrivoit , ces pays feroient anbsp;iabri de 1inondation , parceque Ie fphéroïde , quinbsp;eft aéfuellement la vraie figure de la terre, amp; Ienbsp;globe OU Ie fphéroïde moins applati dans lequelnbsp;elle fe changeroit, auroient leur interfeéfion versnbsp;Ie degré : ainfi la mer ne séleveroit point dansnbsp;cette latitude.
Déurmimr la grandeur ddun degré ddun petit cercU propofé , OU dun parallele.
CoMME 1excès du grand fur Ie petit diametre de la terre , ne va pas a une cent cinquantieme, dansnbsp;ce problême amp; dans les fuivants nous la confidé-rerons comme abfolument fphérique, dautant plvi«nbsp;que la folution de ces problêines , en regardant
la
-ocr page 57-Astronomie et Géographie. 49 la terre comme un fphéroïde, entrainerolt desnbsp;difficultés qui ne font pas compatibles avec lobjetnbsp;de ce livre-ci.
Soit done propofé de determiner combien de ^isues, combien de toifes vaut Ie degré du paral-lele palTant par Paris, ceft-a-dire Ie parallele dunbsp;48® degré 50 minutes; vous Ie ferez ou géométri-^uement, ou par Ie calcul, des deux manieres fuirnbsp;'^antes.
1° Prenez iine ligne AB, que vous diviferez en PI. i, 57 parties égales , parceque Ie degré du méridien % 5*nbsp;de 57000 toifes, ou bien vous la diviferez ennbsp;^5 parties, qui repréfenteront des lieues de 15nbsp;degré ; du point A, comme centre, décriveznbsp;Par 1autre extrémité B 1arc BC, que vous fereznbsp;de qgo jo', amp; du point C menez CD perpendicu-^aite a AB : la partie AD indiquera Ie nombre denbsp;'^dle toifes, ou Ie nombre de lieues de 25 au de-S'quot;® » contenu dans Ie degré du parallele de 48»
50 , fuivant quon aura exécuté la premiere ou la P^Conde divifion.
Cela fe trouvera plus exaftement par Ie calcul trigonométrique; il ne faut pour cela que faire lanbsp;tegle de proportion fuivante.
Comme Ie Jimis total ..... nbsp;nbsp;nbsp;100000
^^finus de complément de la latitude, lequel
ici de 40° 10^,.......64500
^inji la quantitl de toifes conienues dans
\ du méridien.......57060
quatrierne terme j qui fera .... 36803
'^ome Hl. nbsp;nbsp;nbsp;D
-ocr page 58-50 Récréations MathématIques,
Ou bien,
Comme h premier de ces termes , nbsp;nbsp;nbsp;. lOOOOO
ejl au fecond.........Ó450O
Ainji Ie nombre des lieues moyennes contenues dans Ie degré du mèridien,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.15
d un quatrieme terme , qui fera nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;. 16 f
Ainfi Ie degré du parallele de Paris contient 36803 toifes, OU ï6 lieues moyennes amp;
II eft aifé de fe démontrer cette regie, en fai-fant attention que les circonférences des deux eer-des, ou les degrés de ces meines cercles, font dans Ie rapport de leurs rayons. Or Ie rayon dunbsp;parallele de Paris, eft Ie finus de la diftance denbsp;Paris au pAle, ou Ie finus de complément de fa latitude ; tandis que Ie rayon de la terre ou de 1e'-quateur eft Ie finus total: dou 11 fuit évidemmentnbsp;la regie ci-delTus.
3. Si Ton veut avoir la grandeur de la clrconfé' rence du parallele, il ny a qua multiplier la grau'nbsp;deur trouvée du degré par 360 ;on aura cette cir'nbsp;conférence: ainfi Ie degré du parallele de Pari*nbsp;ayant été trouvé de 36803 toifes , il faudra muit*'nbsp;plier ce nombre par 360, amp; lon aura 13x49080nbsp;toifes pour la clrconférence entiere de ce cercle*
PROBLÊME XI r.
Trquver la diflance de deux lieux propofés de terre, dont on connoit ks longitudes amp; lesnbsp;latitudes.
]S OTJS devons dabord remarquer que la diftaftc^ de deux lieux fur la furface de la terre, fe du'*nbsp;mefurer par Pare de grand eerde quils intercept
-ocr page 59-Astronomie et Géographie. tent: ainfi deux Heux qui font fous Ie même pa-railele , nont pas pour diftance larc du parallelenbsp;intercepté entreux (a) , maïs un are de grandnbsp;cercle; car ceft fur la furface de la fphere Ie plusnbsp;court chemin dun point a lautre, comme fur lanbsp;furface plane cell la ligne droite.
Cela remarqué , il eft aifé de voir que ce pro-blême eft fufceptible de bien des cas : car les deux lieux propofés peuvent, ou être fous Ie mêmenbsp;méridien, ceft-a-dire avoir la même longitude ,nbsp;niais différentes latitudes; ou avoir même latitude,nbsp;ceft - a - dire être fous 1équateur , ou fous unnbsp;même parallele; ou enfin avoir différentes longitudes amp; différentes latitudes : ce qui fe fubdivifenbsp;^ulfi en deux cas, fqavoir, celui oü les deux lieuxnbsp;ftgt;nt dans Ie même hémifphere, Sc celui oü limnbsp;^ft dans rhétnifphere boréal, tandis que lautre eftnbsp;lt;^anslauftral. Mais nous nous bornerons a la folu-tion du feul cas qui ait quelque difficulté.
Car il eft aifé de voir que ft les deux lieux font ftgt;us un même méridien , larc qui mefure leur dif-ftanceeft la difference de leurs latitudes, sils fontnbsp;dans un même hémifphere ; oula fomme de ces latitudes, sllsfont dans des hémifpheres différents. IInbsp;n y a done qua réduire eet are en lieues , en millesnbsp;ou en toiles , Sc 1on aura la diftance des deuxnbsp;lieux en pareille mefure.
Si les deux endroits propofés font fous léqua-teur , il eft pareillement aifé de determiner lam-plitude de larc qui les fépare , amp; de Ie réduire lieues , en milles , Sec.
ï«s.
Suppofons done, ce qui eft Ie feul cas ayant Ceft en quol seft trompé M. Ozanam, amp; plufieuts
J.V li,
5z Recreations Mathématiqües. quelque difficulté , les deux lieux propofés dilFé-rents tant en longitude quen latitude, Paris Scnbsp;Conftantinople , par exemple , dont Ie premiernbsp;eft plus occidental que Ie Tecond de 29° 30',nbsp;amp; plus feptentrional de 7° 45^ imaginera unnbsp;grand eerde paflant par ces deux villes , Sc 1onnbsp;trouvera la grandeur de 1arc compris par la conf-truftion géométrique qui fuit.nbsp;pj_ j ^ Décrivez du centre A , avec une ouverture denbsp;lig. 6, compas prife a volonté, Ie demi-cercle BCDE,nbsp;qui repréfentera Ie méridien de Paris. Soit prisnbsp;1arc BF, de 48° 51', qui efl: la latitude de Paris,nbsp;pour avoir Ton lieu en F; tirez Ie rayon AF.
Soient pris fur Ie même demi - eerde les arcs BC, ED , chacun de 41° 6', latitude de Conf-^ tantinople ; la ligne CD lera Ie parallele de Conf-tantinople, dont vous trouverez Ie lieu en cettenbsp;forte.
Sur CD, comme diametre, foitdécritle de/nt-cercle CGD , fur la circonférence duquel vous prendrez 1arc CG égal a la difference des longitudes de Paris amp; Conftantinople , ou de 29° 30';nbsp;du point G menez GH perpendiculaire a CD ,nbsp;pour avoir en H la projedion du lieu de Conftantinople ; du point H tirez Hl perpendiculairenbsp;a AF, amp; terminée en I par larc BCDE ; 1arc Flnbsp;' étant mefuré , donnera en degrés amp; minutes lanbsp;diftance cherchée. EUe efl: ici de prés de 22 degrés.
Si 1un des lieux étoit de lautre coté de 1équa-teur, comme efl, par exemple, a 1égard de Paris la ville de Fernambouc au Brélil, qui a 7° 30' denbsp;Fig. 6, latitude méridionale , il auroit fallu prendre 1arcnbsp;nquot; 2! BC , de lautre cóté du diametre BE , égal a lanbsp;latitude du fecond lieu donné, ceft-a-dire ici denbsp;7° 30'3 comme la difference de longitude d«
-ocr page 61-Astronomie et Géographie. 53 Paris amp; Fernambouc eft 44° i 5', ü faudroit prendre Iarc CG de 44° 15': on trouvera Fare FInbsp;de '^0°; ce qui, réduits en lieue de au degre ,nbsp;en donne 1750 pour la diftance de Paris a cettenbsp;¦ville du Bréfil.
Remarque.
Lorsque la diftance des deux lieux neft pas confidérable, comme celle de Lyon a Genes'e ,nbsp;'ville plus feptentrionale que Lyon de 36' feule-iRent, Sc plus oriëntale de 6' de temps, qui valent fous léquateur i° 30', on peut abreger beau-^oup Ie calcul.
Prenez en effet la latitude moyenne des deux' ^'eiix, elle eft ici de 46° 4'; Sc cherchez par Ienbsp;Ptoblême précédent la grandeur du degré du pa-*¦311616 paflant par cette latitude. Nous trouvonsnbsp;ftwelle eft de 17 de lieues, dont il y en a 25nbsp;3u degré dun grand eerde ; ainfi la difference denbsp;longitude étant de i 30', cela fait fur ce parallelenbsp;¦i6 lieues Scnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Dun autre cöté, lenombre des
neues répondant a la difference de latitude , eft i
Ceft pourquoi imaginez un triangle reélangle, dont un des cotés autour de langle droit eft denbsp;I 5 1'ieues , Sc 1autre de 26nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;; lhypothénufe fe
trouvera , par Ie calcul ordinaire , être de 30 lieues Sc , Sc ce fera la diftance de Lyon a Genevenbsp;en ligne droite.
Ceft ici naturellement Ie lieu de faire connoitre mefures dont fe fervent les différents peuplesnbsp;pour mefurer les diftances itinéraires; Sc ce feranbsp;Pfobablement une ,cbofe agréable pour nos lec-^-urs, car il neft pas aifé de raffenibler ces rne-^quot;¦es de^comparaifon. Nous y avons ioint, parnbsp;même raifon , les mefures itinéraires des
D iij
54 Recreations Mathématiques, peuples anciens. Toutesces mefures font réduitesnbsp;a notre toife de Paris.
TABLE DES MESURES ITINÉRJIRES anciennes amp; modernes,nbsp;Ancienne G re c e.
Toifes.
Autre moindre....... . .^oj
Egypte.
Perse.
La Parafange ou Farfang ..... 1268 Empire R o m a i n.
Le Mille , (Milliare').......756
Ju D È E.
Stade OU Rez..........76
Ancienne Gavee.
La Lieue, {Leug)...... . nbsp;nbsp;nbsp;1134
GermANIE.
La Lieue, (^Rofi) ....... nbsp;nbsp;nbsp;2268
A R A B 1 E.
Le Mille ? nbsp;nbsp;nbsp;* f . . , . envir, ip84
-ocr page 63-Astronomie et Géographie. France.
Toife5.
petite Lieue de 30 au degrc nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ipoz
Lieue moyenne de nbsp;nbsp;nbsp;z5.....ii83
La grande Lieue de xo, ou Marine . nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;2853'
Jllemagne.
Autre de 15 au degré......3800
S V E D E.
Danemarck.
Jngleterre.
Si6
Le Mille ; 11 eft de 1760 verges angloifes,
tjui font.........
E C o S SE.
Le Mille..........1147
I RL A N D E.
Le Mille........ ^ nbsp;nbsp;nbsp;^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1052
E S P A G N E.
La Lieue Légale, de nbsp;nbsp;nbsp;5000vares . . . 2147
La Lieue commune, (lyj au degré) . . 3261 Italië.
Le Mille Romaln........j6%
Le Mille Lombard.......848}
Le Mille Vénitien........591
D iv
5(5 Récréations Mathématiques.
Toifes,
LaLieué ; : ; ; nbsp;nbsp;nbsp;. 2850
Ru SS IE.
La quot;Werfte artcienne.......656
T U R nu 1 E.
LA gash nbsp;nbsp;nbsp;. . *.......i.536
In D E s.
Le petit Coff . nbsp;nbsp;nbsp; 1342
Le grand Coff . nbsp;nbsp;nbsp;.......1542
Le Gau , (cóte de Malabar) .... nbsp;nbsp;nbsp;6000
Le Nari ou Nali , (Jbid.') ..... nbsp;nbsp;nbsp;900
Chine,
Le Li aftuel ..... nbsp;nbsp;nbsp; ^95
Le Pu, égal a 10 Lis......^95®
Nous avons. tiré toufes ces ëvaluations du livre de M. Danville, intitule. Traité des Mefures iti-néraires anciennes amp; modernes. Paris, 1768, in-So,nbsp;Imprim.' royale : -ceft un ouvrage ou cette ma-tiere efl traitée ayec une fagacité amp; une eruditionnbsp;peu communes ; enforte cjue , dans ,1 incertitudenbsp;oü lon eft'eneore fur les rapports précis de plu-fieurs de ces mefures aux notres , les evaluationsnbsp;données par M. Danville font certainement cenbsp;quil y a de plus probable amp; de mieux fondé. Jenbsp;me fois » cette raifon , écarté en bien desnbsp;points de celles qua dorinéêsM. Chriftiani, dansnbsp;fon livre dell?' Mifure d'ogni genere, antieke è
-ocr page 65-Astronomie et Géographie.' 57 moderne. Cet ouvrage eft eftimable amp; fort bon inbsp;plufieiirs égards, mais il sen faut bien que la mallere y foit difcutée auffi profondément que dansnbsp;celui de M. Danville. Si done quelquun sap-Puyoit de cette autorité , ou contredifoit par dau-tres motifs quelques-unes des déterminations ci-^eflus, 11 me permettra de Ie renvoyer a louvrage
1académlcien Franqois.
PROBLÉME XIII.
La carte qui repréfente teute la furface du globe terreftre fur une furface plate , fe nomine planisphere , mappemonde, caru générale du globenbsp;^erejlre.
On repréfente ordinairement cette carte en deux hémifpheres, paree que Ie globe artificiel re-Préfentant Ie globe terreftre , ne peut être vu dunnbsp;feul afpeö.; alnfi 1 on eft contraint de Ie reprèfenternbsp;cn plan par deux moitiés, dont chacune eft appel-^ée hémifphere. II y a trois manieres de Ie décrirenbsp;alnfi.
La premiere eft de Ie reprèfenter divlfé par Ie plan du premier méridien en deux hémifpheres,nbsp;1 un oriental, 1autre occidental. Cette forme denbsp;mappemonde eft la plus ordinaire, parcequellenbsp;préfente dans un de fes hémifpheres lancien continent , Sc tout Ie nouveau dans 1autre.
La feconde eft de reprèfenter Ie globe divifé P^t 1equateur en deux héinifpheres, 1iin fepten-trional, 1autre méridional. Cette repréfentationnbsp;^ fes avantages dans quelques cas; on y voit mieux ,nbsp;exemple , la difpofition des terres les plusnbsp;*^Ptentrionales amp; les plus auftrales. On vient de
5? Récréations Mathématiques.
publier une carte de ce genre pour rhémirpheré auftral, dans laquelle on voit les routes amp; lesnbsp;découvertes de nos navigateurs modernes dans lanbsp;mer du fud.
La troifieme confifte a faire voir Ie globe ter-relïre divifé par 1horizon en deux hémifpheres, Iun fupérieur, lautre inférieur, par rapport inbsp;cbaque pofition.
Cette difpolition a encore fes avantages dans certaines circonftances. On y voit mieux la dif-pofition des différentes parties de la terre , re-lativement au lieu propofé ; Sc nombre de pro-Llêmes géographiques fe réfolvent par-1^ beau-coup plus aifément.
Le P. Chryfologue, de Gy en Franche-Comté, capucin, a publié depuis peu deux hémifpheresnbsp;femblables , de 1un defqueis Paris occupe le een'nbsp;tre ; amp; il a donné une explication des divers ufagesnbsp;de cette maniere de repréfenter le globe terreftre.
On peut fe fervir de deux méthodes pour ces repréfentations.
Lune fuppofe le globe vu par dehors , 8c tel quil paroitroit apperqu dune diftance infinie.
Suivantlautre, on cohfidere cbaquehémifphere du cóté concave, amp; comme fi loeil étoit placenbsp;au bout du diametre central ou au pole de lhémi'nbsp;fphere oppofé, amp; on le conqoit projeté fur I0nbsp;plan de fa bafe. De-la naiffent diverfes propriétésnbsp;de ces repréfentations , que nous allons faire coOquot;nbsp;noitre.
Lorfquon reprefente le globe vu du coté convexe» 8gt;r partagé en deux hémifpheres par le plan du pr^'nbsp;mierméridien, on fuppofe loeil a une diftance infi'
-ocr page 67-Astronomie et Géographie. 59
*gt;ie vis-a-vis Ie point oü léquateur amp; Ie 90® méri-^ien fe coupent lun lautre. Tous les méridiens font ^lors repréfentés par des elUpfes, hors Ie premier,nbsp;1eft par un eerde, amp; Ie 90^, qui Idl par unenbsp;gne droite ; les paralleles' enfin font repréfentésnbsp;par des llgnes droites. H y a dans cette repréfen-^ation un grand défaut, fqavoir, que les partiesnbsp;'l^i avoifinent Ie premier méridien font fort rétré-, a caufe de lobliquité fous laquelle elles fenbsp;Préfentent.
H arrive Ie contraire , lorfquon repréfente les , ux hémifpheres par la feconde methode , ceft-^'dire vus du cóté concave , amp;. projetes fur Ienbsp;P^?ti du méridien. On fuppofe, pour lhémifpherenbsp;^'''ental, que loeil eft placé a Textremite du dia-qui palfe par la feftion du 90e méridien amp;Cnbsp;Péquateur. II y a alors plus dégalité entre lesnbsp;quot;iftances des méridiens, amp; même les parties de lanbsp;qui font au milieu de la carte font un peu plusnbsp;lerrées que vers les bords. Dailleurs, tous les méri-diens amp; les paralleles font repréfentés par des arcsnbsp;eerde , ce qui eft fort commode pour la defcrip-fton de la carte. 11 y a feulementcet inconvénient,nbsp;que les 'parties de la terre paroiflent tout autre-ment que vues par dehors. LAfie , par exemple ,nbsp;paroit a la gauche , amp; 1Europe a la droite; matsnbsp;tgt;n y remédie facilement, au moyen dune contre*nbsp;^preuve.
iet^ nbsp;nbsp;nbsp;reprefenter le globe de la terre pro-
^ ur le plan de léquateur, on peut, felon la ^miere méthode , fuppofer Iceil 4 une diftancenbsp;le dans 1 axe prolongé : le pole occupera alorsnbsp;Centre de la carte; les paralleles feront des
-ocr page 68-6o RÉCRÉATIONS MATHiMATIQUES. cercles concentriques , amp; les méridiens des lignesnbsp;droites. Mais il y aura encore ici Ie défaut, qiienbsp;les parties de la terre, voifines de léquateur, l'e-ront fort relTerrées.
Ceft pourquoi il vaudra mieux recourir a la deuxieme méthode, qui fuppofe rhéniifphere bo-réal vu par un cell placé au pole auftral, amp; vianbsp;versa; amp; comtne il y aura ici un renverfement re-latif de pofition des lieux , on y remédiera auflinbsp;par Ia contre-épreuve.
III.
Si Ton fuppofe un ceil au zénith dun lieu dé-terminé, de Paris , par exemple , amp; a une diftance infinie, on aura fur Ie plan de 1horizon une re-préfentation de lhémifphere terreftre , dont Parisnbsp;occupe Ie póle , amp; qui feta de la troifieme efpece.nbsp;II y aura encore, h la vérité, 1inconvénient dunbsp;relTerrement des parties voifines de ihorizon.
Mais fi 1on vent remédier a eet inconvenient, on Ie fera en employant la deuxieme méthode ,nbsp;OU en fuppofant eet hémifphere vu a travers lho-rizon, par un oeil placé au póle de lhémifpherenbsp;inférieur : les méridiens différents feront alors re-préfentéspar des arcs de eerde , ainfi que les pa-ralleles : les cercles de diftance du lieu propofé anbsp;tous les autres lieux de la terre , feront des ligneSnbsp;droites. On remédiera du refte , comme pour lesnbsp;autres , par la contre-épreuve , au renverfementnbsp;de pofition.
On peut voirles ufages nombreux de cette pro-jeftion particuliere, dans un écrit publié en 1774-par ce P. Chryfologue, de Gy en Franche-Cornté, capucin , amp; qui fert dexplication a fa doublenbsp;mappemonde , dont nous avons parlé plus haut»
-ocr page 69-Astronomie et Géographie. 6i
. On pourroit imaginer plufieurs autres projections du globe terreftre , amp;, en fuppofant Toeil un autre point quau pole de rhémifpherenbsp;nppofé , mettre plus dégalité entre les parties quinbsp;^''oifinent Ie centre amp; les bords de la projedlion :nbsp;il y auroit dautres inconvénients, fqavoir,nbsp;les cercles fur la furface de la fphere ou dunbsp;Elobe ne feroient plus rcpréfentés par des cerclesnbsp;des lignes droites ; ce qui rendroit leur defcrip-t'on embarraffante. 11 vaut mieux sen tenir a lanbsp;Projeftion, faite en fuppofant loeil au póle denbsp;i^oniifphere oppofé a celui quon veut repréfenter,nbsp;®itque,comme dansles mappemondes ordinai-5 on repréfente Ie globe terreftre fur Ie plannbsp;-t* premier méridien , foit quon Ie veuille repré-j^oter fur Ic plan de 1équateur, ou fur celui denbsp;^ *torizon dun lieu déterminé.
données les latitudes amp; les longitudes de deux lieux, (Paris amp; Cayenne , par exemple ,) trouvernbsp;a quel point de Phorityin répond la ligne tirée denbsp;I un d Cautre , ou quel angle fait avec Ie méridien Ie cercle vertical mené du premier de ces lieuxnbsp;par rautre.
C! E problême neft rlen moins que difficile a ^^éfoudre , en y employant la trigonometrie fphé-^ique ; car il fe réduit a celui-ci: Etant donnés lesnbsp;cótés d'un triangle fphérique amp; 1'angle compriSynbsp;^touver Fun des deux autres angles. Mais comme,nbsp;défaut de tables de finus , que javois perduenbsp;tous mes effets dans un naufrage, je me fuisnbsp;, dans une certaine circonftance, obligd de
-ocr page 70-6i. Récréations Mathématiques,
réfoudre ce problême par une fimple conftruftiofï géométrique, je vais la donner ici. Je ne puis ce-pendant taire loccafion linguUere qui my con'nbsp;duifit.
Jétois a rille de Socotora, prés de celle de Madagafcar , fur un vailTeau de la Compagnie desnbsp;Indes qui y étoit en relache, lorfque je fis con-noiffance avec un dévot Mufulman, des plus richesnbsp;amp; des plus accrédités de IiHe.
II Iqut bientót, par des obfervations aftrono-miques quil me vit faire, que jétois un aftro-nome ; ce qui lui donna lidée de me propofer de lui determiner dans fon oratoire la direéf ion pré'nbsp;cife de la Mecque , pour fe tourner du coté de cenbsp;lieu, venerable felon lui, dans Ie temps de fesnbsp;prieres. Jeus affez de peine a my determiner, anbsp;caufe de lobjet; mals Ie bon lahia ( cétoit fortnbsp;nom ) men pria avec tant dinftances, que je nenbsp;pus Ie lui refufer. Comme je navois ni cartes ntnbsp;globes , mais que je eonnoiflbis feulement lesnbsp;longitudes amp; latitudes des deux lieux, je recourusnbsp;a une conftruéfion graphique alTez en grand nbsp;je détenninai 1angle de pofition de la Mecquenbsp;avec cette ille, amp; je traqai fur Ie pavé de fon ora'nbsp;toire la ligne felon laquelle il falloit quil regarda*^nbsp;pour envifager la Mecque, Je ne puis dire coirt'nbsp;bien Ie bon lahia me fqut gré de ma complaifance-il me promit de ne jamais 1oublier; amp; je ne doutenbsp;point que , sil vit encore, il ne faffe par recort'nbsp;noiffance des prieres a fon prophete , de mouvrifnbsp;les yeux. Mais revenons a notre problême, oünbsp;nous prendrons pour exemple les villes de Pari*nbsp;Sc de Cayenne.
Pour Ie réfoudre par une pure conftruélion
-ocr page 71-Astonomie et Géographie. 6j inétrique, décrivez un eerde repréfentant 1hori- PI. .2,nbsp;ïonde Paris que nous fuppofons élevé dun rayon Sg. 7.
deflus du centre P, enforte que ce point P re-Préfente la projedion de Paris. Plus ce eerde fera grand, plus vous opérerez sürement.. Tireznbsp;deux diametres perpendiculaires A B , CD;
Pi'enez DN égale a la diftance de Paris au pole ,
^ menez Ie rayon NP, amp; fa perpendiculaire PE ,
'lJi repréfentera un rayon de léquateur; faites larc égal a la diftance du fecond lieu a Iequateur ,nbsp;gd eft pour Cayenne 4° 56'; tirez encore KF,nbsp;perpendiculaires aux rayons PB , PN , amp;nbsp;point G la perpendiculaire GO au diametrenbsp;1 que vous prolongerez de part amp; dautre;
®près cela, avec le rayon GK, décrivez du centre ^ Un demi eerde RHQ fur la ligne ROQ: lesnbsp;Points R amp; Q tomberont nécelfairement en de-^ans du eerde , pareeque PG étant plus grandenbsp;gue Po, on a au contraire GK ou OR moindrenbsp;gue O S.
Le demi-cerde RHQ étant décrit, prenez larc HI égal a la difference de longitude des lieuxnbsp;donnés, fqavoir du cóté de C , que nous fuppo-lons défigner Ioueft , amp; du cóté du fud , ft le fecond lieu eft a Ioueft amp; plus méridional que Paris ; ce qui eft le cas de 1exemple propofé , carnbsp;Cayenne eft a Ioueft de Paris, amp; beaucoup plusnbsp;prés de Iequateur, II eft aifé de voir ce quil fau-droit faire ft ce fecond lieu etoit plus feptentrio-, ou a 1eft , amp;c. Larc HI ay ant done été prisnbsp;denbsp;nbsp;nbsp;nbsp;tirez la perpendiculaire IL au dia-
*uetre RQ; menezHI jufqua fa rencontreM, avec diametre prolongé ; tirez enfin MF, qui cou-^5*^3 LI en T : ce point T repréfentera la projec-de Cayenne fur Ihorizon de Paris; amp; con-
64 RÉCRÉATIONS MATHéMATIQUES. fequeminent, menant la ligne PT, 1angle TPAnbsp;fera celui que fera Ie vertical de Paris palTantnbsp;par Cayenne.
On trouve par ce procédé, que la ligne de portion de Cayenne a légard de Paris , fait avec la ligne tnéridienne un angle de 68° 30', ceft-a-dire quelle efl: a Toueft-lud-ouefl:, déclinant dunnbsp;degré a loueft.
Nous convenons que 11 1on a un globe, on ré-foudra mécaniquement ce problême beaucoup plus facilement amp; plus commodément; car, dansnbsp;ce cas, amenez Paris au zénith, amp; faites tour-ner Ie eerde vertical Ie long de 1horizon , jufquanbsp;ce quil paffe par Ie fecond lieu donné: il vousnbsp;fera facile de compter fur 1horizon Ie nombre desnbsp;degrés quil fera avec Ie méridien, foit du cóténbsp;du midi, foit du cóté du nord : ainli vous aureZnbsp;1angle quil fera avec Ie méridien. Mais on peutnbsp;navoir pas de globe pour réfoudre ainli Ie pro-blêine, ni même de table de linus pour Ie réfoudre trigonométriquement; dans lequel cas, onnbsp;pourra y fuppléer par la projeftion graphique quenbsp;nous avons enfeignée plus haut.
T H É O R Ê M E.
0/2 m voit pref que jamais les ajires au lieu ou ils fo/it réellement. Le Soleil, par exemple , ejl tou-jours couché, tandis qiiore Cappergoit encore toutnbsp;entier fur L'horizon.
Ceci a 1air dun paradoxe; ceft néanmolns une vérité reconnue de tous les aftronomes , 5c dontnbsp;void 1explication.
La terre eft environnée dune couche dun fluids
beaucoup
-ocr page 73-Astronomie et GéograpSië. iieaucoup plus denfe que celui qui rempllt lesnbsp;^fpaces céleftes. La fig. 8 repréfente une petitenbsp;portion du globe terreftre , amp; de cette couchenbsp;^uon nomme atmofphere. Soit Ie foleil en S ,nbsp;^ont Ie rayon central SE, en arrivant a 1atmo-^Phere, au lieu de continuer fa route en lignenbsp;'^roite , fe rompt en approchant de la perpendiculaire , amp; fe prolonge par EF : Ie fpeftateur en F.nbsp;voit done 1aftre ou Ie foleil que par la lignenbsp;^ j Sc , comine on )uge toupurs lobjet dans lanbsp;prolongation direfte du rayon par lequel Toeil eftnbsp;, Ie fpeCiateur en F voit Ie centre du foleilnbsp;? toujours un peu plus prés du xénith quilnbsp;^ uft réellement ; amp; eet ëcart eft dautant plusnbsp;§rand que 1aftre eft plus prés de lhorizon, parce-Ie rayon tombe avec plus dobliquité fur lanbsp;urface du fluide de 1atmofphere.nbsp;j, Les aftronomes fe font aflurés que , lorfquenbsp;^ftre eft a lhorizon , cette réfraéiion eft denvi-eft^H ; done, lorfque Ie bord fupérieur du foleilnbsp;j, uans la ligne horizontale, enforte que , fansnbsp;^tmofphere, il fembleroit feulement commencernbsp;rnonter fur lhorizon , il paroitra déja élevé denbsp;33 » amp; comme Ie diametre apparent du foleil eft
^ nbsp;nbsp;nbsp;33/gt;le bord inférieur paroitra
aulli a 1 horizon. Voila done Ie foleil levé en appa-rence, quoiquil ne Ie foit pas réellement, amp;; ^ême quil foit en entier fous lhorizon. De-lanbsp;uivent plufieurs conféquences curieufes, quil eftnbsp;Un de faire connoitre.
I.
tiua toujours plus £um moltU de la.
ftnoique, dans tous les traités de Ia fphere, emontre quon nen dolt voir que la moitié ;nbsp;iome /.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^ £
-ocr page 74-6(5 Recreations Mathématiques.
car , ind«penclameiit de 1hémifphere , on volt encore tout autour de Ihorizon une bande de 33^ environ de largeur, qui appartient a Thémirpherenbsp;inférieur.
Par-tout ks jours font plus longs amp; les nuits font plus courtes qiUclks nt devroient kn , relativi-mtnt d la latitude, du lieu ; car le lever apparentnbsp;dll foleil precede le lever reel, amp; le coucher apparent fuit le coucher effeftif : ainfi , quoiquenbsp;par-tout la quantite du jour amp; celle de la nuitnbsp;duffent, au bout de Iannee, fe balancer, la premiere excede alTez confidérablement.
LefFet quon a decrit plus haut, donne encore la raifon dun paradoxe aftronomique que void.
On peut voir d-la-fois la lune iciipfie, mêmt totalement amp; cehtralement, avec le foleil fur kho'nbsp;ri^on.
Une eclipfe de lune totale amp; centrale ne peut avoir lieu , que le foleil amp; la lune ne foient dia'nbsp;metralement oppofes. Nous fuppofons , quoiqu®nbsp;nous nayons point encore parle des eclipfes , qu^nbsp;nos ledeurs font inftruits des caufes amp; des coU'nbsp;ditions de ce phenomene. Lors done que la luU^nbsp;éclipfée centralement a fon centre dans Ihori'nbsp;zon rationel, le centre du foleil doit étre au poiu^nbsp;diamétralement oppofé; mais, par 1elfet de 1^nbsp;refradion, ces points font élevés de 3 3 minute^nbsp;au deffas de Thorizon : done , le demi-diametr^nbsp;apparent de la lune amp; du foleil nétant quenbsp;15 minutes environ, les bords inférieurs de 1t*^
-ocr page 75-Astronomie et Gkographie. 67
^ de 1autre paroitront élevés denviron 17 nutes.
Telle eft 1explication du phénomene qui, a cliaque éclipfe de lune centrale, dolt arriver; carnbsp;y a toujours quelque endroit de la terre, oü 1 e-^^pre de lune étant dans Ton milieu, eet aftre ïènbsp;ttouve a 1horizon.
I-a réfraflion enfin nous donne la ralfon dun pliénomene fort commun , fqavolr, l Mipticite ap-P'^Tintc du joléil ds lu lunt u l horizon, car Ienbsp;l^^td inférieur du foleil touchant, par exeinple ,nbsp;horizon , il eft élevé de 33' par leffet de la re- mais Ie bord fupérieur étant élevé réel-de 30 minutes, (car tel eft Ie diametrenbsp;Apparent du foleil dans fes moyennes diftances\ )nbsp;eft élevé en apparence, par 1^ refraftion , denbsp;minutes au deffus de fa hauteur réelie ; ainü Ienbsp;diametre vertical paroitra rétréci de toute la diffé-^ence quil.y a entre 33 Sc minutes, ceft-a-dite cle 3 minutes; car fi la réfraftion du bordnbsp;mpérieur étoit égale a celle de 1inférieur, ce diametre vertical ne feroit ni allongé ni rétréci. Lenbsp;diametre vertical amp; apparent fera done réduit knbsp;environ 26 minutes.
Mais il ne doit y avoir aucun rétréciflement fenfible dans le diametre horizontal, car les ex-^fémités de ce diametre ne font que rapportéesnbsp;peu plus haut, dans les deux cercles verticauxnbsp;'Itu paiTent par ces extrémités, amp;C qui, ne concou-^ant quau zénith, font prefque paralleles. Le dia-^^^tre vertical étant done contraéfé, amp; le dgt;^quot;nbsp;.y^jte horizontal néprouvant rien de feinblable ,nbsp;dnit réfulter pour le difque urte figure elHptique,
68 Recreations Mathématiques.
II, y a toujours plus dune moitie de la terre éclairée dune illumination centrals amp; complette,nbsp;ceft-a-dire dou Ton apperlt;joit le centre amp; toutnbsp;le difque du foleil; car , Tans la lefraftion, onnbsp;appercevroit le centre du foleil, de tout le bordnbsp;de Ihemifphere au zenith duquel il fe trouveroit,nbsp;a 8 ou to fecondes prés: mais , au moyen de lanbsp;refradtiop , il eft apperqu de tout le bord du petitnbsp;cercle parallele , qui en eft éloigné de 3 3 minutesnbsp;vers le nadir ; on appercoit le foleil entier denbsp;tout le bord du cercle parallele, éloigné de celuinbsp;de Ihemifphere de 10 minutes. Il y a done illumination centrale pour tout Ihemifphere, plus lanbsp;zone comprlfe entre le bord de cet hemifphere amp;nbsp;le parallele éloigné de 33 minutes; amp; il y a illumination complette de tout le difc[ue du foleilnbsp;pour tout ce mérne hemifphere, amp; la zone com-prife entre fon bord amp; le parallele éloigné de 16nbsp;minutes.
Ainfi tout ce que démontre laborieufement amp; fort longuement le bon M. Ozanam ou fon conti-nuateur, daprés ie P. Defchales, (J^rpq Récréat-Mathémat.,Vol. II, p. 277, édit. de 1750,) eftnbsp;abfolument faux, parcequon y fait abftraftion denbsp;la réfraéfion, Auffi tout ce morceau, aftez long fnbsp;femble nêtre la que pour groffir le volume.
Determiner ^ Jans tables ajlronomiques, s'il y
ielipje a une nouvelle ou pleine lune donnée.
Qü O IQ u E le calcul des éclipfes, fur-tout de celles du foleil, foit très-pénible , on pourra ce-
-ocr page 77-Astronomie et Géographie. ^9
Pendant, fans beaucoup de peine, les connoitre Psr la pratique fuivante, du moins pendant Ienbsp;^'X'huitieme fiecle, ceft-a-dire depuis 1700 iuf-1800.
Pour les Nouvelhs Lums,
, Comptez Ie nombre des lunaifons complettes , I Pnis celle du 8 Janvier 1701, fuivant Ie calen-;-ns avoir'égard au quotient. Sice
divifion, OU la différence entre ce refte amp; Ie ^^''ifeur eft moindre que 4060, il y a eclipfe,nbsp;^ conféquemment dclipfe de foleil.
, £xeo^ple. On demande sil y eut eclipfe de fo-l^ille ler Avril 1764. Depuis Ie 8 Janvi 7 nbsp;nbsp;nbsp;gt;
ler Avril 1764, d y a eu 781 vinai ons «complettes: multipliez done ce nombre par 7301,nbsp;Ptoduit fera 5756502 ; a quoi a)ontant 33«oo ,nbsp;On aura 5790102 : divifez ce nombre par 432.00 inbsp;^oreftant de la divifion fera 1302; ce qui eft moindre que 4060: done Ie Avril 17^4 d dort ynbsp;avoir eu éclipfe; Sc en effet il y a eu ce ]Our unenbsp;éclipfe de foleil j Sc même annulaire pour unenbsp;Pattie de [Europe.
Pour les Pldnes Lunes.,
Comptez Ie nombre des lunaifons complettes ^ depuis celle qui commenqa au 8 Janvier 1701 »nbsp;l*^fqua la conjopftion qui precede la pleine lune^nbsp;P^'C'Pofée ; multipliez ce nombre par 7361; ajou-tez-ynbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Sc divifez la fomme par 432°°- ^
Hm refte après la divifion , ou la difference
Recreations Mathématiqurs. entre ce refte amp; Ie divifeur , eft moindre quenbsp;aSoo , d y aura éclipfe de lune.
Exempk, On deinande fi , dans la pleine lune du 13 Deceinbre 1769, ily a eu éclipfe. Depuis lenbsp;8 Janvier 1701, jufquau 28 Novembre 1769, journbsp;de la nouvelle lune qui précéda Ie 13 Décembre,nbsp;il y a eu 852 lunaifons complettes; Ie produit denbsp;ce nombre par 7361 eft 6271572, a quoi ajoutantnbsp;37316, la ibiume eft 6308898. Or cette fommenbsp;étant divifée par 43200, Ie refte eft 169,8, cjuinbsp;eft moindre cjue 2800 : doü il fuit cjuil y a eunbsp;éclipfe de lune Ie 13 Décembre 1769 , ainfi quonnbsp;Ie voit par les Alinanachs amp; les Ephémérides.
R E M A R lt;IU E.
On fera quelquefois embarrafle a determiner Is nombre des lunaifons écoulées depyis lépoquenbsp;du 8 Janvier 170! jufquau jour clonné : on lesnbsp;trouvera toujours facilement par ce moyen. Di-niinuez de lunité Ie nombre des années au deffusnbsp;de 1700, amp; multipliez-le par 365; au produdnbsp;ajoutez Ie nombre des biftèxtiles, qifil y a eu jufquanbsp;Tannée donnée : vous aurez Ie nombre des jour*nbsp;depuis Ie 8 Janvier 1701 , jufquau 8 Janvier dsnbsp;Fannée propofée. Ajoutez-y encore Ie nombre.denbsp;jours depuis Ie 8 de Janvier de lannée donnée »nbsp;jufcjuau jour de la nouvelle lune propofée , ou d^nbsp;celle qui précecle la pleine lune donnée ; double^!nbsp;la fomme, amp; divifez-la par 59: Ie quotient fer*nbsp;Ie nombre de lunaifons cherchées.
On propolé , par exemple, Ie 13 Décembre 1769 5 jour de pleine lune. La nouvelle lune pr^quot;nbsp;cédente tombe au 28 Novembre. Je diminue 69nbsp;de Tunité , amp; jai 68 ; ce qui, multiplié par 3 6$»nbsp;donne 24820. H y a eu de plus dans eet interval!*^
-ocr page 79-Astronomie et Geographic. 71 '*7biffextiles: fajoute 17, ce q-ui me domie 14^37-du 8 Janvier au 28 Novembre 1769 il y anbsp;Jours, qui, ajoutés a la fomme ci-delTus, donnentnbsp;^,3146- Je double ce nombre, quife trouve par-50292 ; je Ie divife par 59 , Ie quotient eftnbsp;®5i: ainfi Ie nombre de lunaifons complettes,nbsp;^^antla pleine lune du 13 Décembre 17^, eftnbsp;^ comme nous 1avons trouvé ci-deffus parnbsp;^0 autre inoyen.
PROBLÊME XVI.
^°'lftruci'ioTi d'um machine fcrvant a montrtr les ^ouvelles ^ les pleines Lunes, amp; les E clip fesnbsp;lui auront ou qui om eu lieu pendant üne eer-^^ïTze pcriodt dc temps,
^est M. de la Hire qui eft linventeur de cette 'Machine ingénieufe, faite pour trouver place dansnbsp;^u Cabinet aftronomique. Elle eft compofee denbsp;V^'^piatines rondes de cuivre ou de carton, amp;C pi. j,nbsp;o une regie ou alidade, qui tournent autour dun fig. 9.nbsp;^ontre commun , amp; semploient de la inanierenbsp;^u on va Texpliquer, après avoir ertfelgnë kursnbsp;divifions.
Vers Ie bord de la platine fupérieute , qui eft: la plus petite , il y a deux bandes circulaires , daiisnbsp;^sfqiielles on a fait de petites ouvertures, dontnbsp;extérieures marquent les nouvelles lunes amp;c Ti-du loleil, amp; les int^ieures marquent lesnbsp;P uines lunes amp; llmage de la lune.
Le bord de cette platine eft divifé en douze ^ ois lunaires, qui font chacun de 29 jours i ^nbsp;di^'^f* 44 minutes , naais de telle forte que la
douïieme móis , qui fait Ie commencement
w feconde année lunaire , furpalTe la premiere
E iv
7x Recreations Mathématiques. nouvelle lune de la quantité de 4 des 179 divi-fions inarquées fur la leconde platine, qui eft aUnbsp;milieu des deux autres.
Au bord de cette platine il y a un index attaché, dont 1un des cótés, qui en eft la ligne de foi, fait partie dune ligne droite qui tend au centre de la machine ; cette ligne pafte auftii par Ienbsp;milieu de 1une des ouvertures extérieures , quinbsp;montre la premiere nouvelle lune de 1année lu'nbsp;naire. Le diametre des ouvertures eft égal a 1é'nbsp;tendue de quatre degrés ou environ.
Le bord de la feconde platine eft divifé en 179 parties égales, qui fervent pour autant dan-nées lunaires, dont chacune eft de 354 jours ^nbsp;9 heures ou environ. La premiere année coin'nbsp;jnence au nombre 179 , auquel finit la derniere.
Les années accomplies font marquees chacuue par leurs chiffres i , 1,3, 4, Sec. qui vont denbsp;quatre en quatre diviftons , amp; qui font quatre foi*nbsp;le tour pour achever le nombre lypj.comme on lenbsp;voit en la figure de cette platine. Chacune deSnbsp;années lunaires comprend quatre de ces diviftons»nbsp;de forte que dans cette figure elles anticipent luu®nbsp;fur lautre de quatre des 179 diviftons du bord.
Sur cette même platine, au deftTous des ouvertures de la premiere, il y a aux deux extrémh^* dun même diametre un efpace coloré de noir»nbsp;qui répond aux ouvertures extérieures, amp; quinbsp;que les éclipfes du foleil; amp; un autre efpace roug^ *nbsp;qui répond aux ouvertures intérieures , amp;nbsp;marque les éclipfes de la lune. La quantité d^nbsp;chaque couleur qui paroit par les ouvertures, f^**^nbsp;voir la grandeur de 1éclipfe. Le milieu des deu^nbsp;couleurs, qui eft le lieu du noeud de la lune,nbsp;pond dun CÓté a la divifion marquée 4 , amp; f d®
tt I
-ocr page 81-Astronomie et Géographie. 75 ^egré de plus ; amp; dautre coté il répond au nom-opporé. La figure de iefpace coloré fe voitnbsp;cette feconde platine , amp; Ibn amplitude ounbsp;^lendue marque les termes des éclipfes.
La troifieme amp; la plus grande des platines, qui au deflbus des autres, contient les jours amp; lesnbsp;^ois des années communes. La divifion com-^snce au premier jour de Mars , afin de pouvoirnbsp;®)outer un jour au mois de Février , quand 1annéenbsp;bilTextile. Les j^ours de 1année font décritsnbsp;forme de fpirale, amp; Ie mois de Fevrier pafiTenbsp;?'^'dela du mois de Mars, a caufe que 1annéenbsp;^^'aire eft plus courte que 1année folaire ; denbsp;que la quinzieme lieure du dixieme jour denbsp;^^'rier , répond au commencement du mois denbsp;p ,^rs. Mais après avoir compté Ie lt;lernier jour denbsp;.^''Fier, il faut rétrograder avec les deux platinesnbsp;'^Périeures , dans 1état oü elles fe trouvent, pournbsp;^^^Pj'endre Ie premier jour de Mars.
30 jours marqués au devant du mois de j qui fervent a trouver les épaéles.nbsp;j L faut remarquer que les jours , comme nousnbsp;prenons ici, ne font point comptés fuivantnbsp;jUfage des aflronomes, mais comme Ie vulgairenbsp;compte , commenqant a minuit , amp; finif-^nt a minuit du jour fuivant. Cefl pourquoi,nbsp;^°utes les fois quil sagit du premier jour dunnbsp;OU de tout autre, nous entendons Iefpacenbsp;^ jour marqué dans la divifion ; car nousnbsp;^^j^Pfons ici les jours courants fuivant 1ufagenbsp;Jaire , comme nous venons de Ie dire.
^ ans Ie milieu de la platine fupérieure , on a j^^nt des epoques qui marquent Ie commence-fol^'^ années lunaires par rapport aux anneesnbsp;felonie calendrier Grégorien, amp; pour
74 Récréations Mathématïqves,
Ie rnéridien de Paris. Le commencement de premiere année, dont la marqué doit être o, ^nbsp;cjui répond a la divifion 179, eft arrivé a Paris I®nbsp;2,9 Février a i4heuies amp; demie de 1année i68ogt;nbsp;La fin de la premiere année. lunaire, qui eft 1^nbsp;commencement de la feconde, répond a la divifion marquée i ; St elle eft arrivée a Paris 1annbsp;1681, le 17 Février, a 23 heures j, en comptant,nbsp;comme nous avons dit, 24 heures de fuite dunenbsp;minuit a 1autre. Et de crainte quil ny eüt quel-que erreur en rapportant les divifions du bordnbsp;de la feconde platine avec celles des époque*nbsp;des années lunaires qui leur correfpondent, nou*nbsp;avons mis les mêmes nombres aux unes amp; ault;nbsp;au tras.
Nous avons marqué les époques de fuite de toutes les années lunaires , depuis 1777 jufquanbsp;1année 1771 , afin que lufage de eette machinenbsp;fut plus facile pour accorder enfemble chacunenbsp;des années lunaires amp; folaires. Quant aux autresnbsp;années de notre cycle de 179 ans, il ne fera pa*nbsp;difficile de le rendre complet, en ajoutant 354nbsp;jours 8 heures 48 minutes amp; deux tiers poufnbsp;chaque année lunaire.
La regie ou alidade, qui sétend du centre de f inftrument jufquau bord de la plus grande pla'nbsp;tine , fert a rapporter les divifions dune platinenbsp;avec celle des deux autres. Si lon applique cettenbsp;machine a un horloge, on aura un inftrumentnbsp;parfait amp; accompli en toutes fes parties.
La table des époques , qui eft dreffée pour 1^ méridlen de Paris, pourra facilement fe réduirenbsp;aux autres méridiensi, fi , pour les plus orientain*^nbsp;que Paris, on ajoute le temps de la différence de*
-ocr page 83-Astronomie et Géographie. 75 Rieridiens , amp; au contraire , fi on Iote pour lesnbsp;leux plus occidentaux.
II efl: a propos de metfre la table des époques milieu de la platiiie fupérieure , afin quellenbsp;Puifle être vue avec cette machine.
^^OquES des ANNÉES LUNAIRES, ^o-pportcis aux années civiles pour h Méridicnnbsp;de Paris.
|
Ann. |
Mois. |
J. |
H. |
M.. |
|
civiles. | ||||
|
*79 . . . 1680 B. |
Févrrer . . |
. 29 |
r4 |
24 |
|
1 . . . i68i . . |
Février . . |
17 |
23 |
15 |
|
2. . . . 1681 . . |
Février . . |
7 |
8 |
I |
|
*0 . . . 1689 . . |
Novembre |
. I X |
6 |
30 |
|
. . . 1699 . |
Juillet . . |
. ^6 |
22 |
37 |
|
30 . . . 1709 . . |
Avril . . . |
9 |
14 |
45 |
|
40 . . . 1718 . . |
Décembre |
. 22 |
6 |
50 |
|
50 . . . 1718 B. Septembre |
3 |
22 |
55 | |
|
^0 ... 1738 . . |
Mai .... |
. 18 |
15 |
I |
|
7o . . . 1748 B. |
Janvier . . |
30 |
7 |
7 |
|
^0 . . . 1757 . . |
Oélobre . |
. 12 |
23 |
15 |
|
90 . . . 1767 . . |
Juin . . . |
. 26 |
20 | |
|
^oo . . . 1777 . . |
Mars . . . |
9 |
7 |
26 |
|
. . . 177-8 . . |
Février . . |
. 16 |
16: |
14 |
|
^02 . . . 1779 . . |
Février . . |
. 16 |
I |
2 |
|
*^3 . . . 1780 B. |
Février . . |
4 |
9 |
50 |
|
. . . 1781 . . |
Janvier . . |
. 24 |
18 |
3S |
|
. . . 1781 . . |
Janvier . . |
14 |
3 |
2Ó |
|
. 1.78.3 . . |
Janvier . . |
3 |
12 |
14 |
|
, ., . 1783 . . |
Décembre |
. 23 |
21 |
2 |
|
76 Recreations Mathématiques. | |||||
|
Ann. |
Ann. |
Mois. |
J. |
H. | |
|
lun. |
civiles. | ||||
|
108 . . |
. 1784 B, |
Décembre |
. 12 |
5 |
50 |
|
109 . . |
. 1785 . . |
Décembre |
. I |
14 |
39 |
|
IIO . . |
. 1786 . . |
Novembre |
. 21 |
23 |
27 |
|
III . . |
. 1787 . . |
Novembre |
. II |
8 | |
|
I 12 . . |
. 1788 B. |
Odobre . |
. 30 |
*7 |
4 |
|
113 . . |
. 1789 . . |
Oftobre |
. 20 |
I |
5^ |
|
II4 . . |
. 1790 . . |
Oftobre |
9 |
10 |
40 |
|
II4 . . |
. 1791 . . |
Septembre |
. 28 |
19 |
28 |
|
120 . . |
. 1796 B. |
Aout . . . |
3 |
15 |
39 |
|
130 . . |
. 1806 . . |
Avril . . . |
17 |
7 |
45 |
|
140 . . |
. 1815 . . |
Décembre |
. 29 |
5^ | |
|
150 . . |
. 1825 . . |
Septembre |
. 11 |
8 | |
|
160 . . |
. 1835 . . |
Mai .... |
8 |
4 | |
|
170 . . |
. 1845 . . |
Fëvrier . . |
. 6 |
0 |
II |
|
I . - |
. 1854 . . |
Oétobre . |
. 20 |
16 |
17 |
Manierede faire les divijions furies platines.
Le eerde de Ia plus grande platine eft divifé de telle faqon, que 368 degrés 2 minutes 42 fecondesnbsp;comprennent 354 jours 9 heures un peu moins;nbsp;doü il fuit que ce eerde doit contenir 346 joursnbsp;15 heures, lefquels on peut prendre, fans erreurnbsp;fenfible, pour deux tiers de jour. Or, pour divife*^nbsp;un cercle en 346 parties égales amp; deux tiets , ré-duifez le tout en tiers , qui font en eet exemplinbsp;1040 tiers; cherchez enfuite le plus grand nombrenbsp;multiple de 3 , qui fe puilïe facilement divifer pafnbsp;moitié, amp;quifoit contenu en 1040. Cenombrenbsp;fe trouvera. dans cette progreffion géométriquenbsp;double, dont le premier amp; mcindre termeeft 3 *
-ocr page 85-Astronomie et Géographie, 77 coiTime, par exemple, 3,6,12,24, 48, 96,nbsp;384, 768.
Le neuvieme nombre de cette progreffion eft Celui quon cherche : il faut done fouftraire 768nbsp;ÏO40, reftera 272, amp; chercher combien cenbsp;*'oinbre reftant fait de degrés, minutes amp; fecon-^cs par la regie de trois, en difant; 1040 tiers:nbsp;360 degrés:: 272 tiers : 94 degrés 9 minutes 23
Secondes.
Cefl: pourquoi retranchez de ce cercle un angle 94° 9^ 23quot;, Sc divifez le refte du cercle tou-jPUrs par moitié : après avoir fait buit foufdivi-j|ons, vous parviendrez au nombre 3 , qui feranbsp;dun )our, par lequel divifant auffi larc denbsp;54° 9' 23quot;, tout le cercle fe trouvera divifé ennbsp;^46 jours amp; deux tiers; car il ^ aura 256 joursnbsp;^Hs le plus grand are, Sc 90 jours deux tiersnbsp;5Rslautre. Chacun de ces efpaces répond a i»nbsp;^ comme on voit en divifant 360 par 346nbsp;tiers; Sc 10 jours répondent a 10° 23'. Parnbsp;^^^^oyen on pourroit faire une table qui fervi-divifer cette platine.
jours feront enfuite diftribués a chacun des ^ois de
1année, fuivant le nombre qui leur con-'Cnt, en commenqant par le mois de Mars, 6c t)ntinuant jufqua la quinzieine heure du dixiemenbsp;^ Février , qui répond an commencement denbsp;^3rs, Sc le refte du mois de Février pafte au-delanbsp;^ par delTus.
cercle de la feconde platine dolt étre divifé . ^^79 parties égales. Pour eet effet, cherchez lenbsp;grand nombre qui fe puilTe toujours divifernbsp;ttioitié jufqua lunlté, Sc qui foit contenu eanbsp;trouverez 128, lequel óté de 179 »nbsp;® 51 ; cherchez quelle partie de la circonfe-
78 RicÉATlONS Mathématiqües. rence du eerde fait ce refte, par la regie de troi? /nbsp;en difant; 179 parties: 360 degrés : t 51 parties 'nbsp;lozdegrés 34 minutes 11 fecondes.
Ceft pourquoi ayant retranché du eerde un arC de 102° 34' 11, divifez Ie refte du eerde tou-jours par moitié; amp; après avoir fait fept foufdivi'nbsp;lions , vous parviendrez a 1unité : ainfi eettsnbsp;partie du eerele fera divifée en ix8 parties égalesjnbsp;puis, avec la même derniere ouverture de eompas gt;nbsp;vous diviferez 1are reftant en 51 parties , Sc todnbsp;Ie eerele fe trouvera diviféen 179 parties égales,nbsp;dont ehaeune répond a 2 degrés 40 fecondes gt;nbsp;comme il eft aifé de voir en divifant 360 pdnbsp;179. Ceft un fecond moyen pour divifer cetdnbsp;même platine.
Enfin, pour divifer Ie eerde de la platine fupe' rieure , prenez Ie quart de fa circonférence , ^nbsp;ajoutez-y une des 179 parties ou divifions dilnbsp;bord de la platine du milieu : Ie eompas ouvednbsp;du quart ainfi'augmenté, ayant tourné quatre fois)nbsp;divifera ce eerele de la maniere quil doit être»nbsp;car en foufdivifant chacun de ces quarts en troi^nbsp;parties égales, on aura 12 efpaces pour lesnbsp;inois lunaires , de telle forte que la fin du doU'nbsp;zieme mols, qui fait Ie commencement de la doU'nbsp;zieme année lunaire, furpaflfe la premiere noU'nbsp;veile lune de 4 des 179 divifions marquees fur 1^nbsp;platine du milieu.
Voici préfentement la maniere de faire ufag® de cette machine.
Astronomie et Géographie. 79
annic lunaire kant donnée, trouver, au moyin dt la machine pricidente , les jours de l'annéenbsp;folaire qui lui répondent, amp; dans Ufquels il ynbsp;o-ura nouvelle ou pleine lune , amp; éclipfe de foleilnbsp;de lune,
S
j OiT propofée,par example, la 101® année ^naire de la table des époques , qui répond a lanbsp;de la platine du milieu marquee loi.nbsp;¦^J^fêtez la ligne de foi de lindex de la platine fu-P^''ieure , fur la divifion marquee 101 de la platinenbsp;^ itiilieu , oü efl; Ie commencement de la loi®nbsp;®iinée lunaire; Sc, voyant par la table des epotjuesnbsp;Ce commencement arrive Ie 26 Février 1778 ,nbsp;j heures (a) 14 minutes , tournez enfemble lesnbsp;platines fupérieures en eet état, jufqua cenbsp;la ligne de foi de lindex attaché a la platinenbsp;^^Perieure, convienne avec la 16® heure, ou lesnbsp;tiers (un peu plus) du 26 Février marquénbsp;platine inférieure , auquel temps arrive lanbsp;c ^^lere nouvelle lune de lannée lunaire propofée.nbsp;^nfuite , fans changer la fituation des trois pla-étendez depuis Ie centre de linftrument unnbsp;^ Ou la regie mobile, la faifant palTer par Ie milieunbsp;ouverture de la premiere pleine lune : la lignenbsp;foi de cette regie répondra au 13 Mars versnbsp;^ 'oilieu, amp;; qui dolt être, a quelques heuresnbsp;p Ie moment de la pleine lune ; amp; commenbsp;^^overture de cette pleine lune ne préfentera pointnbsp;lurietouge, il ny aura point déclipfe de
compte ici 24 heures depuis minuit jufqua mi-
8o Recreations Mathématiques*
Pour trouver ce qui arrivera a la pleine lunfJ fuivante, ajoutez a la nouvelle lune de 1époque,nbsp;aq jours 11 heures 44 minutes, amp; vous aurez I0nbsp;moment de la nouvelle lune de Mars Ie z8, a 4nbsp;heures 5;6 minutes; amp; faifant la même operation»nbsp;vous trouverez encore quil ny aura nulle éclipfe»nbsp;ni a cette nouvelle lune, ni a la pleine lune fui'nbsp;vante.
Mais , en marchant ainfi progreflivement, vou* parviendrez a la nouvelle lune du mois de Novem'nbsp;bre, qui arrivera Ie 19 de ce mois, a 10 heures 48nbsp;minutes ; enfuite, faifant la même opération ,vousnbsp;trouverez la pleine lune fuivante Ie 4 Novembre»nbsp;vers les 5 heures du matin, amp; vous verrez quilnbsp;y a éclipfe partielle , louverture de la pleine lunenbsp;dtant en partie remplie par la couleur rouge.
On trouvera de même les éclipfes de foleil, Si-on les reconnoitra a la couleur noire qui fe pré' fentera a louverture des nouvelles lunes.
Le 24 Juin, par exemple , de lannée 1778 , il y aura nouvelle lune a 19 heures 8 minutes, otinbsp;7 heures 8 minutes du foir; amp; comme louverturenbsp;de cette nouvelle lune fera en partie occupée pa'nbsp;la couleur noire qui eft au delTous, vous en con-clurez quil y aura éclipfe partielle de foleil lenbsp;Juin dans la foirée; ce qui eft en effet vérifiénbsp;le calcul.
Au refte on ne peut pas , au moyen dune ma' chine femblable, determiner lheure amp; le moinequot;*'nbsp;/ dune éclipfe; il eft aifé de le fentir. Ceft bien aft^*nbsp;de pouvoir par-la determiner ft une conjonftlono*'nbsp;une oppofition eft écliptique. Le refte doit êtr^nbsp;enfuite determine au moyen du calcul des échp'nbsp;fes, quon peut apprendre dans les livres qui trai'nbsp;tent ex profilfo cette matiere.
-ocr page 89-Astronomie et Géographie. 8i Nous allons, pour fatisfaire la curiolïtë dunbsp;, terminer ceci par une table des éclipfes,nbsp;jant de lune que de foleil, qui doivent arriver dansnbsp;^ 'eftant de ce fiecle, amp; qui feront vifibles, ennbsp;^out Ou eiï partie, fur lhorizon de Paris, avec lesnbsp;'fférentes circonftances qui doivent les accom-^gner , comme Ie moment du milieu de 1éclipfe ,nbsp;grandeur ; on y verra fi léclipfe eft totalenbsp;Partiale : amp; a 1égard des éclipfes de lune , denbsp;^^^bien de doigts ou de douziemes parties dunbsp;' ^ue eet aftre fera éclipfé ; amp;c.
j, ,Nous remarquerons cependant , du moins a ^8ard des éclipfes de foleil , que cette table étantnbsp;¦^aite dun travail immenfe (a), fait pour unnbsp;j' objet, on ne doit pas sattendre a une exac-. parfaite, pour la quantité ni même pour Ienbsp;^oiTient; car tout Ie monde fqait quune éclipfenbsp;foleil, a caufe de la parallaxe de ja lune, varienbsp;quantité pour tous les endroits de la terre ;nbsp;'ttie éclipfe, par exemple , totale amp; centralenbsp;régions de 1hémifphere auftral, pentnbsp;5^e partiale amp; peu confidérable pour cesnbsp;Lauteur du travail dont nous parlons,nbsp;Pf j.dpoc borné a indiquer plutot qua calculernbsp;^^cifément ces éclipfes , amp; renvoie aux aftrono-pour des determinations plus exaéles. Javouenbsp;^'quot;oir pas eu Ie doifir de faire tous ces calculs.
1 («) Ce travail eft une table des éclipfes de foleil amp; de depvns Ie commencement de Tere chretienne juf*nbsp;lan ipoo, inférée dans \An de vérifter les Dates,nbsp;dê lauteur eft M. labbé Pingré , de la congregation
1A ^*1® Genevieve, aftronome célebre, Sc membte de ^adétnle royale des Sciences.
Si RÉCRÉATIONS Mathématiques.
TABLE des E clip fes de Soleil 6- de Lnne f
yijlbles , en tout ou en partie ,fur Lhori:p)n de Paris ^ depuis tyjj jufquen 1800.
1777.
Le 9 Janvier , a 4' du foir , éclipfe de foleil» vlfible feidement dans fon commencement.
Le i Janvier, a 4^ i du foir, éclipfe de lunegt; partiale, 6 doigts
1778.
ii'
10 Juin, 4^ 7 du matin , éclipfe de lune, fimpl® pénombre , commencement vifible dans lhorizon»
j.4 Juin , 4^* du foir, éclipfe de foleil, partial® amp; confidérable.
4 Décembre, 5^^ ^ du matin , éclipfe de lune gt; partiale, 6 doigts.
30 Mai, 5' du matin, éclipfe de lune , coni' mencement feulement vifible ; elle fera totale.
14 Juin, du matin, éclipfe de foleil, paf' tiale amp; confidérable.
1780.
27 Oélobre, a 5** 7 du foir, éclipfe defoleü» commencement vlfible.
j 2 Novembre , 5 du matin, éclipfe de lun®» partiale , 7 doigts 7.
1781.
0iencement vifible.
I''*quot;,
-ocr page 91-Astronomie et GéocRAPHiE. 83
1782.
12 Avril, 5h -i du foir, éclipfe de foleil , com-*''^Rceinent vifible.
1783.
18 Mars, 9^ 2 du foir, éclipfe de lune, totale, ïoSeptembre, ii^^du foir , éclipfe de lune,nbsp;totale.
1784.
. 7 Mars, 3'^ du matin, éclipfe de lune, par-, 4 doigts
1785.
9Féviier, i*' après midi, éclipfe de foleil, ^^'tiale amp;c petite.
178Ó.
^ulle éclipfe vifible a Paris.
1787.
3 nbsp;nbsp;nbsp;Janvier, minuit, éclipfe de lune , totale.
t_9 Janvier, ii^'du matin, éclipfe de foleil, ^ttiale amp; petite.
15 Juin, 4*1 du foir, éclipfe de foleil, partiale.
1788.
4 nbsp;nbsp;nbsp;Juin, 9^1 du matin, éclipfe de foleil, partiale,
1789.
3 Novembre, du matin, éclipfe de lune, 3 doigts 1
1790.
^9 Avril, o ^ du matin, éclipfe de lune, totale, totajg^'^°bre,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;matin, éclipfe de lune,
84 Recreations Mathématiques.
1791.
5 Avril, ih du foir, éclipfe de folell, partial^ gt confidérable.
11 Oftübre, I*j du matin, éclipfe de lunegt; partiale, 8 doigts
1792.
lóSeptembre, du matin, éclipfe de fo^ kil, partiale.
1793-
25 Février , nh dn foir , éclipfe de lune , paf' tiale , 5 doigts amp;
5 Septembre, midi, éclipfe de foleil, partial® amp; confidérable.
1794-
31 Janvier , midi, éclipfe de foleil , partial® très-grande.
14 Février, lol*-j du foir, éclipfe de lunS) totale amp; centrale.
4 Février, nbsp;nbsp;nbsp;^, du matin, éclipfe de lune gt;
partiale, 7 doigts.
31 Juillet, 8** du foir, éclipfe de lune, partial®» 3 doigts.
1796.
Nulle éclipfe vifible a Paris.
1797.
24 Juin, 4^ ^ du foir, éclipfe de foleil, tiale amp; petite.
4 Décembre, 4*» f du matin, éclipfe de lun® ^ totale.
-ocr page 93-'Astronomie et GioGRAPHïE.
^9 Mai, 6^ ^ du foir, éclipfe de lune, totale ^ ^ifible fur la fin.
1800.
Nulle éclipfe.
, ^ Oólobre, 10'' du foir, éclipfe de lune, par-, 3 doigts.
PROBLÊME XVIII.
Obferver um Éclipfe de. Lune,
P
P U R faire une obfervation déclipfe de lune , foit utile a la géographie ou a 1aftronomie,nbsp;Wt premiérement avoir une horloge ou pen-0 ^5 OU une niontre qui marque les fecondes ,nbsp;^ foit affez bonne pour être alTuré que fonnbsp; °Wvement eft uniforme: on la réglera quelquesnbsp;davance , au moyen dun méridien, fi 1onnbsp;3 un tracé; ou par quelques-unes des méthodesnbsp;^'tées par les aftronomes; amp; lon reconnoitranbsp;® combien elle avance ou retarde dans les 24nbsp;pgt;tres, pour en tenir compte lors de lobferva-*on.
On doit auffi être pourvu dune lunette de quel-pieds , foit a réfraêlion , foit a reflexion: ^ elle fera longue , plus on feta affuré de dif-^^tuer exaêtement Ie moment des phafes de lé-j^.Pfe. II eft auffi a propos quelle foit garnie dunnbsp;''^ometre , du moins fi lon veut obferver lanbsp;'i'^^itité de 1éclipfe.
F iij
Mcr^ations Mathématiqués.
Lorfquon verra Ie moment de léclipfe appro-cher, ce quon connoitra toujours , foit par les ^knanachs ordinaires, foit par les éphéjnéridesnbsp;que les aiftronomes publient en divers endroits denbsp;lEurope , on examinera avec attention linftanfnbsp;oü 1ombre de la terre entamera Ie difque de Unbsp;lune. On doit étre prévenu quil y aura tonjour*nbsp;a eet égard quelque incertitude , a caufe de la pe-noinbre ; car ce neft pas une ombre épaiffenbsp;naire qui commence a couvric k difciiie de l3nbsp;lune, elle ed précédée par une ombre imparfaite»nbsp;amp; qui sépaiflit par degrés; ce qui vient de ce cjuenbsp;Ie difque du folei'l eft occulte par degrés a la lune inbsp;amp; cela fait que lon ne peut fixer exaélement 1^nbsp;limite de la vraie ombre amp; de la pénombre. Ici»nbsp;comme par-tout ailleurs, Phabitude fait beaucoupnbsp;pour diflinguer cette limite , ou ne commettr^nbsp;quune erreur légere.
Lorfqifon fera afiuré que Ie difque de la luuS eft entamé par la vraie ombre , on en marquef^nbsp;Ie moment, ceft-a-dire 1heure , la minute amp; 1^nbsp;feconde a laquelle cela eft arrivé.
On fuivra de cette maniere fombre fur leddqn® de la Urne, amp; lon remarquera a quelle heure gt;nbsp;minute 'amp; feconde, cette ombre a atteint les tache^nbsp;les plus remarquables du difque lunaire; ce dof^nbsp;On tiendra note.
Si léclipfe neft pas totale, lombre , apr^^ avoir couvert partie du difcfue de la lune , dim'^nbsp;nuera; amp; lon obfervera de même les momcn**nbsp;OÜ lombre abandonnera les taches quellenbsp;couvertes , amp; enfin Ie moment oü Ie difque de 1*nbsp;lune ceftera detre touché par lombre : ce f^''*nbsp;la fin de Teclipfe.
Si réclipfe eft totale, amp; avec féjoiir daa^
-ocr page 95-Astronomie et GiooRAPHiE. 87 ^ombre, on marquera Ie moment oü elle a etenbsp;'otalement éclipfée , alnfi que celui oii elle com-^encera a être éclairée , enfin ceux ou chaquenbsp;^ache fera abandonnée par lombre.
Cela fait , fi lon retranche lheure du com-quot;encement de Teclipfe de celle de fa fin , on ®ra fa durée; amp; fi lon prend la moitié de cettenbsp;, amp; quon Pajoiite au moment du commen-^^nient, on aura Ie milieu.
°gue,
^ quot;Grimaldi. ^''Galilee.nbsp;^''Ariftarque.nbsp;^'Képler.
Pour faciliter ces operations , les aftronomes donné des noins a la plupart des taches dontnbsp;^ difque de la lune efl couvert. La denominationnbsp;j plus ufltée eft celle de Langrenus, qui leur anbsp;p^'^né , pour la plupart, les noms des aftronomesnbsp;,philofophes fes contemporains, ou qui avoientnbsp;'^^^U avant lui. On y en a depuis aiouté quelquesnbsp;; mais il ny a pas eu place pour les plusnbsp;^l^bres des modernes, comme les Huygens, lesnbsp;^ ^Icartes , les Newtons, les Caflinis. Hévelius^nbsp;gré plus judicieux, a donné a ces mêmesnbsp;des noms tirés des Heux de la terre les plusnbsp;j^Uiarquabies. ginfi la plus haute montagne de lanbsp;) il 1appeile Ie mont Sindi ^ amp;c. Cela eft aunbsp;^^'plus aftez indifférent, amp;c il fuffit quon sen-gquot;de. Nous joignons iel une figure de la lune, PI.nbsp;rnoyen de laquelle , Sc du catalogue qui fuit ,nbsp;pourra facilement les reconnoitre, en confé-taiquot;' numéros de la planche avec ceux du ca-
6 Schickard,
F iv
-ocr page 96-Récréations
9-Lamberge.
10 Reinholde.
11 Copernic.
1 zHelicon,
13 Capuanus,
14 Bouillaud.
15 Eratoftenes.
16 Timocharis.
17 Platon,
18 Archimede,
19 Lifle du finusnbsp;moyen.
aoPitatus,
21Tycho, aaEudoxe.
23 Ariftote.
24 Manllius,
AMer des humeurs. BMer des nues,
CMer des pluies. DMer de neftar.
Mathématiques.
25 Menelaus.
26 Hermès,
27 Poffidonius.
28 Dionyfius.
29 Pline.
3 oCatharina, Cyrlllus gt; Theophilus.
31 Fracaftor,
32 Promontoire aigu.
3 3Meffala.
34Promont. desfonges^ 3 5Proclus,
36 Cléomede.
37 Snellius ScFurneriuS'
38 Petau.
39 Langrenus.
40 Taruntius.
EMer de tranquillité. FMer de férénité.
GMer de fécondité. HMer des crifes.
PROBLÊME XIX.
Obfervcr une Eclipfe de Soteil,
1° On prendra les mêmes precautions, relat*' vement a lamefure du temps, que pour les éclip^^*nbsp;de lune, ceft-a-dire quon aura foin de réglernbsp;foleil une bonne pendule , la veille amp; Ienbsp;meme de leclipfe.
-ocr page 97-Astronomie et Géographie. 89
2-° On aura une bonne lunette, ceft-a-dire au Roins de trois ou quatre pieds , quon dirigeranbsp;Idled fur un fupport commode. Alors , fi lonnbsp;confidérer Ie foleil immédiatemeiit avec fesnbsp;, on aura foin de fe munir dun morceau denbsp;noirci a la fumée dune chandelle ; ou mieuxnbsp;^ncore de deux petits morceaux de glace, dont lesnbsp;enfumés feront tournes lun vers 1autre, fansnbsp;^ toucher , au moyen dun petit diaphragme, denbsp;^^tton mis entre-deux. Ces deux petits morceauxnbsp;S^ace peuvent enfuite être maftiqués fur leursnbsp;, de maniere a ne pouvoir fe féparer; ce quinbsp;^ ^'la-fois commode amp; durable. Au moyen denbsp;j ^ ''erres, amp; en les interpofant entre 1oeil amp; lanbsp;*tOette on confidérera Ie foleil fans aucun rifquenbsp;P°urla
Ps oü réclipfe doit commencer , Ie moment par 1nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;du foleil commencera a être écorné
difque de la lune ; ce fera Ie commencement Qiienbsp;nbsp;nbsp;nbsp;y 3 ^ur la furface du foleil quel-
dif °n obfervera auffi Ie moment oü Ie tlue de la lune latteindra , Sc enfuite la laifferanbsp;®itre. Enfin lon obfervera avec toute latten-
vue.
examinera
done avec attention , vers !e
par.
Cg(v- poffible , linftant oü Ie difque de la lune fp décorner Ie bord du difque du foleil; cenbsp;^'«lafindeléclipfe.
av,
les ^^Ptlble
315 fi , au lieu dobferver immédiatement
yeux, on veut faire une obfervation fuf-detre vue par grand nombre de per-edt^^f 3-la-fois , attachez a votre lunette , du ^liette^ ^tJculaire , un fupport qui porte une plan-
qugj ®ti un carton bien plan , a la diftance de carton doit être perpendicu-^ 1 axe de la lunette, amp; sil neft pas fuffi-
90 Récréations Mathématiques.
lï
f'amment blanc , on doit y collet delTus unefeuiH® de papier blanc. On fait pafler le bout de la lu'nbsp;nette qui porte Iobjeftif , par Iouverture dlin®nbsp;chambre obfcure, ou conliderablement obfcurcietnbsp;alors, fi 1on dirige 1axe de la lunette au foleil gt;nbsp;1image de cet aftre vient fe peindre fur le carton gt;nbsp;amp; dautant plus grande , quil fera plus éloigné.nbsp;On aura , au refte , eu foin de tracer fur ce cartonnbsp;un cercle de la grandeur a peu prés convenable 1nbsp;enforte quen avanqant ou reculant un peu le car'nbsp;ton , 1image du foleil foit exaffement comprif^nbsp;dans le cercle. Ce cercle doit être divifé par douz®nbsp;autres cercles concentriques, a egales diftance*nbsp;entreux , enforte que le diametre du plus granlt;Jnbsp;foit divifé en 24 parties egales, dont chacune re-prefentera un denii-doigt.
II eft maintenant aifé de voir, que ft , un p2^ avant Ieclipfe , on fixe attentivement 1iinage dnnbsp;foleil, on verra le moment ou elle commencer?nbsp;dêtre écornée par lentrée du corps de la lunc 1nbsp;amp; quon pourra pareillement en obferver la fin gt;nbsp;ainft que la grandeur.
On ne doit pas, au refte, fe flatter datteindre 1 par ce moyen , a la même exaflitude quen eni'nbsp;ployant le premier, fur-tout ft , en faifant ufa§^nbsp;de celui-ci , on a une longup lunette amp; unnbsp;micrometre,
R E M A R dU E S.
»l:
Il y a des eclipfes de foleil partiales, ceft'^' dire oil une partie feulement du difque folaire p®'nbsp;roit couverte ; ce font les plus communes. H Jnbsp;a de totales amp; dannulaires.
Les eclipfes totales arrivent lorfque le centr®
-ocr page 99-Astronomie et Géographie. 91
''S la lune paffe fur celui du foleil, ou fort prés, amp; Ie diametre apparent de la lune eft égal anbsp;du foleil, ou plus grand. Dans ce derniernbsp;) léclipfe tota'e peut être ce quon appellenbsp;mora, ceft-a-dire avec durée des ténebres ;nbsp;fut la fameufe éclipfe de 1706.
Pans les éclipfes totales amp; cum mora , 1obA ^ürité eft ft grande, quon volt les étoiles commenbsp;y^dant la milt, a plus forte raifon Mercure amp;nbsp;Mals ce qui caufe une forte dépouvante,nbsp;j Ie ton lugubre que prend toute la nature dansnbsp;derniers moments de la lumiere : auffi les ani-, faifis deffroi, regagnent-ils leurs demeu-en ie marquant par leurs cris: les oifeaux denbsp;j fortent de leurs retraites; les fleurs fe reffer-5 on fent de la fraicheur , amp; la rofée tombe,nbsp;(j la lune ne laiffe pas plutot échapper un filetnbsp;P'tiiere folaire , que tout eft éclairé; Ie journbsp;dans un inftant, amp; un jour plus grand quenbsp;dun temps couvert.
de r t r-''-*'- ? ^
fts éclipfes totales , on apperqoit fouvent lutui foleil entiérement éclipfé, un cerclenbsp;couleur dargent, amp; large de la dou-scffnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;diametre de la lune ou du foleil:
^ce des que la plus petite partie du foleil re-
fut de cette efpece
Avril J764, quot;quot;e partie de lEurQpe.
^,|.^!ya, nous lavons dit plus haut, des éclipfes gj- quot;Rent annulaires ; .elles arriyent lorfque 1é-eft bien prés detre centrale , .amp; que Ie dia-da p apparent de la lune eft moindre que celuinbsp;gjj ^lell; ce qui pent arriver ft, au temps de lé-, la lune eft ia plus élolgnée de la terrenbsp;¦ ft peut, amp; ,le foleil Ie plusproche. Léclipfe
C)1 RéCRÉATIONS Mathématiques. commence a briller: il paroït plus vif vers Ie bord fnbsp;amp; va en diminuant de vivacité, a mefure qudnbsp;sen éloigne. On eft porté a croire que ce cerd^nbsp;eft formé par 1atmofphere lumineufe qui envi^nbsp;ronne Ie foleil : ori a auffi conjefturé quil eft pro'nbsp;duit par la réfraftion des rayons dans 1atmo'nbsp;fphere de la lune : enfin on 1a attribué a la dif'nbsp;fradion de la lumiere. Mals on dolt voir a cett6nbsp;occafion les Mémoires de lAcadémie des ScieH'nbsp;ces, années 1715 amp; 1748.
PROBLEME XX.
Mefurer la. haiiteur des Montagues.
N peut mefurer la hauteur dune montago^ par les regies ordinaires de la geometrie; cat»nbsp;fuppofons. une montagne dont on veut fqavoirnbsp;y, hauteur perpendiculaire au deffus dune ligne ho'nbsp;fig- 9- rizontale donnée. Mefurez, ft vous en avez I*nbsp;commodité , dans la plaine voifine, une ligi^nbsp;horizontale AB , qui foit dans Ie même plan vet'nbsp;tical avec Ie fommet S de la montagne. Pldnbsp;grande fera cette ligne, plus votre melurenbsp;exatle. Après cela , aux deux ftations A , B ,nbsp;furez les angles SAE, SBE , qui font les hautei^nbsp;apparentes fur 1horizon du fommet S , vu de Anbsp;de B. On fqait, par la trigonometrie reftiligf^lnbsp;trouver dans Ie triangle reftangle SEA, Ienbsp;EA , ainfi que la perpendiculaire SE, ou lélé''^nbsp;tion du fommet S fur AE prolongé.
Concevez la verticale S F H tirée amp; coupt*.
la ligne BE en F. Comme, dans ces fortes
de
inenfions, 1angle ESF, formé par cette vertier
SFH, amp; paria perpendiculaire SE, fera pte'4
^effus de la furface fphérique oü font fitués
Astronomie et Géographie. 95 ^ujours extrêmeinent petit , St-Jort au deffousnbsp;Un degré , on peut regarder les lignes SE , SF,nbsp;^oninie égales'entrelles (a). Dun autre coté , lanbsp;'§ne FH , comprife entre la ligne AE amp; la fur-Iphérique CA , eft vifiblement la quantiténbsp;^nt Ie vrai niveau eft au deffous du niveau appa-, dans une longueur cotpme AF, ou , plusnbsp;®^dlt;ftement, dans une longueur moyenne entrenbsp;amp; BF : ceft pourquoi prenez la longueurnbsp;. ®yenne entre AE amp; DE, qui different peu denbsp;Sc BF, Sccherchez, dans Ia table des diffé-entre les niveaux apparents amp; véritables,nbsp;. bauteur qui répond a cette diftance moyenne ;nbsp;'°utez-la a la hauteur trouvée SE ou SF : vousnbsp;SH pour hauteur corrigée de la montagne,
les
Points A , B. pill , fi lon f9ait de combien cette furface eftnbsp;^ievée que celle de la mer, on fqaura denbsp;'^n Ie fommet S de la montagne eft plusnbsp;'¦ Ie niveau de la mer.
Autre. Maniere.
ii
^n peut trouver des difficultés a établir une ^§ne horizontale , dont la direftion fe trouvenbsp;*tls Ie même plan vertical avec Ie fommet de lanbsp;b'nntagne. Dans ce cas, il vaudra mieux procé-'«ainf,.
Dacez votre bafe dans la fituation la plus com-oe pour quelle foit horizontale. Nous fuppo-
n® différeront pas même dune dix-mil' füpp V Is eas oü eet angle feroit dun degré; ce quinbsp;pills dnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;diftance des Rations a la montagne, de
e 50000 toifes.
94 Récréations Mathématiques.
Tons que ce folt la ligne ab ; que c foit Ia petquot; pendiculaire tirée du fommet fur Ie plan bori'nbsp;zontal paffant par la ligne ab ^ amp; c Ie point auque^nbsp;PI. 5»nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;rencontré par cette perpendiculaire *
fig. 10. en concevant les lignes ac ia bc tirées a ce point? on aura les triangles fac,fbc, reélangles ennbsp;amp; lon trouvera ces angles, en mefurant des pointsnbsp;a ia bles hauteurs apparentes de la montagne fnfnbsp;1horizon : on mefurera pareillement les angle*nbsp;f ab ^ fba, dans Ie triangle afb.
Maintenant, puifqiion connoitra dans Ie trian' glefab les angles f ab , fb a , ainfi que Ie cöt®nbsp;a b, on déterminera aifément, par la trigonometrienbsp;reéliligne , un des cótés, par exemple fa. Ce cötenbsp;étant déterminé, on trouvera pareillement dans 1®nbsp;triangle acf reddangle en c, dont 1angle facnbsp;connu , on trouvera , dis-je , Ie cöté a c , amp; 1*nbsp;perpendiculaire c. On procédera enfuite coiniiienbsp;dans la méthode précédente , ceft-a-dire quo'Jnbsp;cherchera quelle eft la dépreflion du niveau ,rée*nbsp;au deftbus du niveau apparent , pour Ie nombrenbsp;de toifes que comprend la ligne rzc, amp; on 1ajoU'nbsp;tera a la hauteur fc : la fomme fera la hauteur di*nbsp;point au deflus du niveau reel des points a ,
Exempk. Soit la longueur a b horizontale , 2000 toifes; 1angle fab.^ de 8o degrés 30 f']nbsp;nutes; Tangle fba, de 85 degrés 10 minute*/nbsp;conféquemment Tangle bfa fera de 14 degf^^nbsp;20 minutes. Au moyen de ces données, on troi*'nbsp;vera dans Ie triangle afb, Ie cóté fa de8o4,nbsp;toifes. Dun autre cóté , que Tanglef ac diii et^nbsp;inefuré, Sc trouvé de 18 degrés ; 011 trouvera,
Ie calcul trigonométrique, Ie cóté ac de 7ÓO toifes ; amp; enfin la perpendiculaire c fur Ie p'^nbsp;horizontal paflant par ab, fe trouvera de
-ocr page 103-Astronomie èt Gêographie. 95 *öifes, Dun autre cóté, la dépreffion du niveaunbsp;au deffous du niveau apparent, a la diftancenbsp;7655 toifes, eft de 8 toires 5 pieds: ajoutonsnbsp;nombre a celui déja trouvé pour la hauteur/c ,
^ nous aurons 1494 toifes 5 pieds, ou 2496 toifes la hauteur réelle de la inontagne propofée.
Remarque.
Lorsquon emploiera 1une ou Tautre de ces J^'ethodes, fi la montagne dont on mefure la hau-
i une diftance confidérable, comme de pi. 5, j,^ou 20 mille toifes ; comme alors fon fommetfig. Hinbsp;fort peu élevé fur lhorizon, il faudra corrigernbsp;. nanteur apparente , en ayant égard a la réfrac-'^'^5 de la maniere fuivanre ; car autrement il cnnbsp;pUrroit réfulter une erreur trcs-confidérable dansnbsp;^ niefure cherchée : on Ie fentira , en faifant at-que Ie fommet C de la montagne BC eft:nbsp;rayon de lumiere EGA, qui neft pasnbsp;Ce /nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;5 mais qui eft une courbe , amp; quon juge
nniinet C en D , fuivant la diretlion de la tan-^ente ^ courbe ACE , qui, dans Ie petit ^ pace AC , peut étre regardée comme un are denbsp;^ Ainli langle DAB de la hauteur apparentenbsp;/a montagne , excede la hauteur a laquelle pa-'/roit fon Ibmmet, fans la réfraélion de la quan-ie^ langle CAD , quil faut determiner. Ornbsp;cj^^^^nve que eet angle CAD eft, a bien peu danbsp;Con nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^ moitié de la réfracfion qui
il nbsp;nbsp;nbsp;n la hauteur apparente DAB ; ainfi
^ns de tout Ie monde, la réfraftion qui répond 'ntnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;apparente du fommet de la
^goe , 5c óter la moitié de cette hauteur:
^'^ain ohercher dans les tables qui font entre les
Rio
96 Récréations Mathématiques.
Ie refte fera celle du fommet de la montagne f telle quon lauroit eue fans la réfraftion.
Suppofons, par exemple, que Ie fommet de 1* montagne, vu de 10000 toifes, parut élevé d®nbsp;5 degrés; la réfraftion qui convlent a 5 degrés»nbsp;eft de 9' 54quot;, dont la moitié eft 4' 57quot;: voU*nbsp;óterez de 5°, amp; vous aurez 4° 55' 3'^ que voU^nbsp;emplolerez comme hauteur réelle.
On voit par-la que, pour procéder suremefquot;^ dans une pareille dimenfion, il faut choilir d^^nbsp;ftations qui ne foient qua une diftance peu coU'nbsp;fidérable de la montagne, enforte que fon fomrn^^nbsp;parolffe a une elevation de plufieurs degrésnbsp;lhorizon. Sans cela, la variété des réfraélions»nbsp;qui font affez inconftantes prés de lhorizon ,nbsp;tera beaucoup dincertitude fur cette mefure.
Nous parlerons ailleurs dune autre rnéthod^ pour mefurer les hauteurs des montagnes. Celle-f'nbsp;emploie Ie barometre, amp; fuppofe quon puid^nbsp;monter a leur fommet. Nous donnerons niêu^nbsp;une table des hauteurs des principales montagu^^nbsp;de la terre au delTus du niveau de la mer; noi*^nbsp;voulons dire de celles oü il a été poflible dobl^'nbsp;ver. II nous fuffira de dire ici, quon a trouvénbsp;les plus hautes montagnes de lunivers, du inoi*^nbsp;de la partie de notre globe qui a été jufqua pf^,^nbsp;fent acceffible aux fqavants, font lituées aux eu''*nbsp;rons de léquateur ; amp; ceft avec raifon quinbsp;hiftorien du Pérou dit quelles font aux montag*^^nbsp;de nos Alpes amp; de nos Pyrénées , commenbsp;tours amp; les clochers de nos villes font aux édid*^^*nbsp;ordinaires. La plus haute connue jufqua cenbsp;ment, eft celle de Chimboraqo au Pérou , tbjinbsp;32ZO toifes délévation perpendiculaire au ded^nbsp;du niveau de lOcéan.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.
Cour®
-ocr page 105-Astronomie et Géographie. 97
, Comme toutes les montagnes connues de notre turope atteignent peine les deux tiers de lanbsp;l^auteur de ces maffes énormes, on peut juger par-® de Ia fauffeté de ce que les anciens, amp; quelquesnbsp;j^odernes , cotnme Kircher, ont débité fur lanbsp;'^Uteur des montagnes. Si on les en croit , Ienbsp;Ethna a 4000 pas géométriques de hauteur;nbsp;tnontagnes de la Norwege, 6000 ; Ie montnbsp;^®nius, Ie Pic des Canaries, 10000; Ie moncnbsp;de la Lune en Afrique,
montagnes
5ooo Ie mont Athos, 20000 ; Ie mont Caffius, ^00. On pretend avoir trouvé cela par la lon-de leur ombre : mais rien neff plus deftituénbsp;vérité ; amp; fi jamais quelque obfervateur montenbsp;\ ^ montagnes, ou mefure géométriquementnbsp;hauteur, il les trouvera fort inférieures auxnbsp;^^Utagnes du Pérou, comme il eft arrivé au Picnbsp;Canaries, qui, mefuré géömétriquement parnbsp;^oif ^^dlé , a été trouvé nexcéder guere zioo
^oit encore par-la, que la hauteur des mon-^ S es les plus élevées eft très-peu de chofe , en f ^paraifon du diametre de la terre , amp; que lanbsp;lihl quot;dguliere de notre globe nen eft point fen^nbsp;®inent altérée ; car Ie diametre moyen de lanbsp;denviron 6^83000 tplfes: ainfi , en fup-j Atit la hauteur dune montagne égale a 3500nbsp;ce ne fera quune 1880^ partie du diame-de la terre ; ce qui eft moindre que lélévationnbsp;dialnnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;de fix pieds de
58 RicRÉATiONS Mathématiquks. PROBIÊME XXI.
Mtiniere de connoUre les ConJlelLations.
PouR apprendre è. connoitre Ie ciel , il faU* dabord fe pourvoir de quelques bonnes carte^nbsp;céleftes , au moins dun planifphere affez graiinbsp;pouF y diftinguer facdement les étoiles de la pr®'nbsp;miere amp;c feconde grandeur. I'Tous indiquerons, ^nbsp;la fin de eet article , les ouvrages les meilleursnbsp;ce genre.
Muni diine de ces cartes, amp; de celle qui ren' ferme Ie pole boreal, vous vous tournerez versnbsp;PI. ^,nord , amp; vous comroencerez a chercher la grand®nbsp;fig. 12. Ourfe, vulgairement appellee Ie Chariot. Elle
facile a connoitre, car elle forme un des groups* les plus remarquables qui folent dans Ie ciel, p^'nbsp;fêpt étoiles de la feconde grandeur, dont quatf®nbsp;forment un quarré irrégulier , amp; trois autresnbsp;prolongation en forme de triangle fcalene trés'nbsp;obtus. quot;Dailleurs la comparaifon de la figure d®nbsp;ces fept étoiles, préfentée par la carte, vous f^*nbsp;facilement reconnoitre dans Ie ciel celles quinbsp;correfpondent. Lorfque vous aurez connu ces I^P''nbsp;étoiles principales, vous examinerez fur la cad®nbsp;les configurations des étoiles voifines qui apP^quot;^quot;nbsp;tiennent i Ia grairde Ourfe, amp; vous apprendf®^nbsp;^ reconnoitre par-la les autres étoiles moinsnbsp;fidérables qui compofent eette conftellation.
De la eonnoiffance de la grande Ourfe ? paffe facilement a celle de la petite Ourfe ; car 'nbsp;Fle. i2.r^y ^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp; coRRTie vous Ie verrez pa/quot; *
carte f une ligne droite par les deux du quarre la grande Ourfe les plus éloignées de la quei'® nbsp;OU les deux antérieures; cette ligne ira paffer
-ocr page 107-Astronomie et Géographie. $9
prés de 1étoile polaire , étoile de la grandeur, feule auffi confiddrable dans un efpace affeznbsp;S^and. Peu loin delle, font deux autres étoilesnbsp;la le amp; 3« grandeur, qui, avec quatre autresnbsp;peu moindres, forment une figure fort appro^
^hante de celle de la grande Ourfe , mais plus P^dte. Ceft-U ce quon appelle la petite Ourfe ,
^ont on.apprendra i connoitre les autres étoiles, la même maniere qaon a fait pour celles de lanbsp;Sfande Ourfe.
Menez maintenant une ligne droite par celles PI. 5, étoiles du quarré de la grande Ourle la plus % '4nbsp;j!'^'fine de la queue, amp; par 1étoile polaire ; cettenbsp;jStte vous conduira a un groupe fort remarquable,nbsp;cinq étoiles, en /\/\ fort évafé: eeft la Cönllel-de Caffiopée , dans laquelle parut en 1571nbsp;nouvelle étoile trés - brillante , qui safFoiblitnbsp;'^diite peu aprèsamp; difparut entiérement.
teil
-ygne , remarquable par une étoile de la pre-
, après cela , vous tirez a travers cette conf-, ^^tion une ligne perpendiculaire i la ligne ci-, ®ffus , elle vous conduira, dun c6té , une affez étoile qui eft au dos de Perfée, amp; quonnbsp;Algtnib ; amp;c delautre , a la conftellation Fig. i?.
ere grandeur. Prés de Perfée , eft la brillante la Chevre , étoile de la premiere grandeur ,
^Ppellée Capdla, qui fait partie de la conftellation ^ Cocher.
^ Elécrivez enfuite une ligne droife par les deux ' ernieres de la queue de la grande Ourfe, vousnbsp;tiverez dans Ie voifinage dune des plus brillantesnbsp;1 du ciel: ceft ArBurus , qui fait partie de Fig. 16.
Ui
^nftellation de Bootes, fgjj saidera ainfi fucceffivement de la connoii-des étoiles dune conftellation, pour trouver
Gij
lOO RiCRÉATIONS MATHÉMATIQUES. fes voifines. H nous fuffit davoir indiqué la méthode ; car on fent aifément que nous ne pouvonsnbsp;pas ainfi parcourir tout Ie ciel; mais il neft pointnbsp;de bon efprit qui ne puifle, dansune nuit, appre»'nbsp;dre de cette maniere a connoitre une bonne partienbsp;du ciel, OU du moins les principales étoiles.
Les anciens nont connu, ou, pour mieux diregt; nont enregiftré dans leurs catalogues, que lOi*nbsp;étoiles fixes, quils diviferent en 48 conftella-tions; mais leur nombre eft bien plus confidérable»nbsp;même en fe bornant a celles qui font perceptiblesnbsp;a la vue fimple. M. labbé de la Caille en a obfervenbsp;194Z dans Iefpace coinpris entre Ie tropique dnnbsp;Capricorne Sc Ie póle auftral, de partie defquelle*nbsp;il a forme de nouvelles conftellations. Or eet el-pace eft a toute Ia fphere, environ comme 3 a lO 'nbsp;ainfi je penfe quon peut fixer a environ 6500,nbsp;nombre des étoiles fixes vifibles a loeil nu. Ceftnbsp;au refte une pure illufion , qui fait juger au prC'nbsp;mier coup doeil quelles font innombrables ; car ?nbsp;quon prenne un efpace renfermé entre quatre,nbsp;cinq OU fix étoiles de la qu grandeur, ^nbsp;quon elTaye de compter celles que comprendnbsp;eet efpace , on ny trouvera pas grande difficult^ gt;nbsp;Sc lon pourra fe faire par-la un apperqu de le*^^nbsp;nombre total, qui nexcédera pas beaucoup cefi*nbsp;ci-deffus.
On divife les étoiles en étoiles, de la premi^^ grandeur , de la feconde , de la troifieme,nbsp;jufqu^i celles de la 6®, qui font les plus petite*nbsp;queloeilnu puifle appercevoir. II y en a 18nbsp;la premiere grandeur , 70 de la feconde, zoo d^nbsp;la troifieme , 452 de la quatrieme, amp;c.
Quant aux conftellations, Ie nombre de celle* communérnent reconnues, eft de 63, dont ^5
-ocr page 109-Astronomie et Géographie. ioi
®Ppartlennent a 1hémifph ere boreal , i z au zo-dia - nbsp;nbsp;nbsp;-nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^
jaque ^ jgg 26 autres a lhémifphere auftral.
allons en donner ici Ie catalogue , avec Ie ^nibre des étoiles dont chacune eft compofée,nbsp;leur grandeur relative.
^^ble des constellation's.
|
4:- |
s-iO | |||
|
0 |
n |
n |
' 0 |
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|
er. |
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|
2 |
2 |
2 |
2 |
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|
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5S |
a |
a |
a |
|
s |
R | |||
|
gt; |
petite Ourfe grande Ourfenbsp;^e Dragonnbsp;^éphée . .nbsp;Caffiop ée .nbsp;Perfée . . .
Le Charretier Le Bouvier.nbsp;Hercule . .
1-e Cygne . Andromedenbsp;^e Trianglenbsp;Chevelurenbsp;Bérénice .nbsp;Couronne
de
G iij
ïoi Rïcréations Mathématïquis.
Cenpdlatiofns feptcntrionaUs.
|
4^ | ||
|
o |
flgt; | |
|
s | ||
|
a | ||
|
S- | ||
|
R | ||
|
gt; |
CfQ
|
La Lyte .... |
. i'j I 02 |
I |
7 |
4 |
|
ï6 Pégafe..... |
.23 nbsp;nbsp;nbsp;043 |
6 |
3 |
7 |
|
17 Le petit Cheval |
4000 |
4 |
0 |
0 |
|
18 Orion..... |
. 56 nbsp;nbsp;nbsp;2nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;4nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;4 |
16 |
11 |
19 |
|
19 nbsp;nbsp;nbsp;petit Chien . |
. 10 I 0 I |
0 |
3 | |
|
20 Le Serpentaire . |
. 30 0 I 7 |
9 |
10 |
3 |
|
21 Le Serpent . ,. . |
. 35 nbsp;nbsp;nbsp;0 I 7 |
7 |
2 |
jö |
|
Cpnjlcllatlons méridionales. | ||||
|
LAigle .... |
. 27 Q I 6 |
I |
5 |
i4 |
|
23 Anti-noiis.... |
. nbsp;nbsp;nbsp;Q Q 6 |
2 |
1 |
ó |
|
24 La Flecbe . . . |
. nbsp;nbsp;nbsp;8 Q Q 0 |
3 |
1 |
4 |
|
ly Le Dauphin . . |
. ÏO Q 0 nbsp;nbsp;nbsp;5 |
0 |
i |
4 |
|
Signes |
du Zodiaque. | |||
|
26^ Le Bélier . . . |
. 19, 0 nbsp;nbsp;nbsp;0nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;3 |
I |
2 | |
|
27 Le Taureau . . |
. 48 I I 5 |
8 |
2.0 |
13 |
|
a8 Les Geimux . . |
?4 nbsp;nbsp;nbsp;0nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;3nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;4 |
7 |
9 | |
|
gt;9 LEcreviffe . . . |
. 32 0 0 2 |
4 |
6 |
jCJ |
|
50 Le Lion .... |
. 43 nbsp;nbsp;nbsp;2nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;2nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;5 |
13 |
7 |
i4 |
|
LaVierge . . . |
45. I 0 nbsp;nbsp;nbsp;5 |
6 |
11 |
2,2 |
|
\% La Balance. . |
. 14 0 2 I |
8 |
2 |
t |
|
14 12 51 41 20 |
| ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
La Baleine .... 29
Lievre .... 13 grand Chien . . 19
^3 LaTaffe.....11
'^4 Le Corbeau ... nbsp;nbsp;nbsp;8
^5 Le Poiffon auftral. 12 Le Phoenix . . .
LaColombe . .
Le Navire Argo Le Centaure . .
. j Le Loup.......
La Couronne auftr. 13 nbsp;nbsp;nbsp;00
La Grue ..... 15 o 3
104 Récréations Mathématiques. Conjlellations méridiona.ks.
|
ere |
|
53 nbsp;nbsp;nbsp;Hydrus.....15
54 nbsp;nbsp;nbsp;La D orade....nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;6
5 5 Le PoifTon volant. 4
56 nbsp;nbsp;nbsp;La Mouche ...nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;4
57 nbsp;nbsp;nbsp;Le Triangle auftral 4
58 nbsp;nbsp;nbsp;LAutel ..... 6
59 nbsp;nbsp;nbsp;Le Paon ..... 16
60 nbsp;nbsp;nbsp;LIndien .....15
61 nbsp;nbsp;nbsp;Le Toucan. ...nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;8
él Le Caméléon . . nbsp;nbsp;nbsp;9
63 Apus , OU rOifeau
dlnde ..... 12
Nous nentrerons pas ici dans des détails phyl*' ques fur les étoiles ; nous les réfervons pournbsp;autre endroit, oü nous parlerons de leurs difla'nbsp;ces , de leurs grolTeurs, de leur mouvement, ^nbsp;de plufieurs autres objets relatifs a cette inatietc gt;nbsp;comme les étoiles nouvelles, les étoiles change^i-tes ou périodiques, amp;c.
Les meilleures cartes céleftes ontété long-terfp^ celles de VUranométrie de Bayer, ouvragenbsp;blié en 1603 , in-fol., amp; qui a eu de noinbreule*nbsp;editions. Mais ces cartes ont cédé la place a cellek
-ocr page 113-Nation inftruClive fur la maniere de connoitre ciel.
Comme la connoiflance des conftellations amp;
Astronomie et Géographie. 105 Riagnifique Atlas ccUjle de Flamftéed, donnénbsp;1719, a Londres , in-fol. Un aftronome pra-1que ne peut pas fe paffer de eet ouvrage. Parminbsp;autres cartes ou planifpheres, on a eflimé cellesnbsp;Hae Ie p, Pardies donna en 1673 , fix feulllesnbsp;i^^gnifiquement gravées par Duchange. On a auffinbsp;^ deux planifpheres de M. de la Hire, en deuxnbsp;j^'^dles. Le graveur Anglois Senex, a donné pareil-^^'ïient deux nouveaux planifpheres, daprès les ob-j®^''ations de Flamftéed , 1un en deux feuilles, ounbsp;deux hémifpheres font projetés fur le plan denbsp;.^'luateur, lautre oü lis font projetés fur le plannbsp;^écliptique. Au défaut de ïAtlas célejle denbsp;'arnftged, on ne peut guere fe pafler de 1un denbsp;planifpheres. Lesaftronomesmodernes, M. denbsp;^faille fur-tout, ayant ajouté dans Ihemifpherenbsp;^quot;'¦al un aflez grand nombre de conftellationsnbsp;anciennes , on a forme en conféquence denbsp;j^^'^'^eaux planifpheres. Tel eft celui de M. Ro-5 en deux feuilles, oü le fond du ciel eft lavénbsp;'eu , enforte que les conftellations sen déta-j bien. II eft formé daprès les obfervationsnbsp;plus modernes, amp; eft accompagné dune ex-
étoiles du zodiaque eft. la plus importante aux ''onomes, parceque cette bande circulaire eft
dl
des planetes, Senex, dont nous avons ^ ci-deflus, donna , il y a une quarantainenbsp;qnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, le Zodiaque. itoili, daprès les obferva-
de cle Flamftéed ; amp; , comme il étoit difticile procurer a Paris , le fieur Dheuland , gra-eq donna, plufieurs années après, ceft-a-dirgnbsp;^755, une nouvelle edition , avec les reèlift-
RÉCRiATIONS MATHÉMATIQUES. cations que nécellltoit Tinfervalle de temps écoul^nbsp;depuis 1édition de celui de Senex. II fut dirig^nbsp;dans ce travail par M. de Seligny, jeune officie^nbsp;de la Compagnie des Indes. Le Zodiaque dsnbsp;Dheuland eft accompagné dun catalogue détaill^nbsp;des étoiles zodiacales, avec leurs longitudes ^nbsp;latitudes réduites i lannée 1755. Ce catalogi'^nbsp;comprend 924 étoiles. II eft vrai que fon auteur gt;nbsp;pour les rendre plus utiles aux obfervations nauti'nbsp;ques, a donné a fon Zodiaque lo degrés de lati'nbsp;tude de chaque cóté de 1écliptique. II eft aifé dsnbsp;voir, par ces détails , que quand on ne pofTedenbsp;pas lAtlas célefte de Flamftéed, on ne peutnbsp;difpenfer davoir au moins le Zodiaque Sc le Ca'nbsp;talogue de Dheuland, ou plutót de Seligny , ^nbsp;même que la poffeffion du premier ouvrage naf'nbsp;franchit pas de la néceftité davoir le dernier,
On annonce en ce moment une nouvelle édi' tion de VAtlas de Flamftéed , réduite au tiers d^nbsp;la grandeur de 1original, avec un planifphef®nbsp;des étoiles auftrales obfervées par M. 1abbé de 1*nbsp;Caille. M. Fortin , ingénieur pour les globes»nbsp;(rue Saint-Jacques) qui eft lauteur de eetnbsp;vrage , a réduit les pofitions des étoiles a lann^^nbsp;1780; il y a auffi ajouté une carte des étoiles'nbsp;qui montre les différentes figures quelles font y ^nbsp;leurs différents alignements, Cette derniere nbsp;très-commode pour apprendre a connoitre lenbsp;enfin ceft un préfent utile que M. Fortin fait ai*^nbsp;aftronomes, vu la médiocrité du prix de cenbsp;vel Atlas, qui ne couttera que 9312 livres.
-ocr page 115-Astronomie et Géographie. 107
£
terne
I ^ iiy a plus aujourdhui de partage , entre les Phyficiens éclairés , fur la dilpofition des pla-(jy Soleil. Tous ceux qui font en état denbsp;, les preuves déduites de laftronomie amp; de lanbsp;.y*gt;que , reconnoiffent que Ie foleil occupe Ienbsp;dun efpace immenfe, dans lequel tournentnbsp;de lui, a dilFérentes diftances , Mercure ,nbsp;,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;; la Xerre, fans ceffe accompagnée de la
nbsp;nbsp;nbsp;de fes quatre lunes ou
a^^'otes; Saturne, environné de fon anneau, Sc de fes cinq fatellltes ; un très-grandnbsp;Irgnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;de cometes, quon a démontré nê-
ji] des planetes dont Torbite eft extrêmement
pas un eerde, mals elle eft une ellipfe ^ OU moins allongée, dont eet aftre oecupenbsp;foyers j enforte que, lorfque la planetenbsp;® 1extrémité de 1axe au-dela du centre, ellenbsp;ij, * plws grande diftance du foleil: elle en eftnbsp;e)jt^?^^/aire Ie plus prés, lorfquelle eft a lautrenbsp;de ce même axe. Cette ellipfe, au refte,nbsp;1*5^ fort allongée : celle que décrit Mercurenbsp;avj ^Plus de toutes, car la diftance de fon foyernbsp;cinquieme de fon axe. Celle denbsp;Ps eft prefque un eerde, IDans 1orbite de la
lol nbsp;nbsp;nbsp;de chacune des planetes autour du
plus
neft lgt;as un eerde . mais elle eft une elliofe
-ocr page 116-lo8 RiCRéATlONS Mathématiques.
Terre, la diftance du foyer au centre neft qn® denviron un jye Jg 1axe,
fig. 17
planete , du Soleil, par exemple , étoit une
Deux loix fameufes , Sc donf la découverte niérite rimmortalité au célebre Képler , regie'*nbsp;les mouvements de tous ces corps a lentour di*nbsp;foleil. La premiere de ces loix eft relative aiquot;^nbsp;mouvements dune planete , dans les différef'*nbsp;points de fon orbite elliptique. Elle confifte en c®nbsp;que cette planete sy meut tellement, que 1aire cjU®nbsp;décrit Ie rayon vefteur, ceft-a-dire la ligne co^'nbsp;tinuellement tirée du foleil a la planete, croit utquot;'nbsp;formément dans des temps égaux , ou ell toujoquot;'^nbsp;proportionnelle au temps; enforte, par exempli nbsp;que li la planete a employé 30 jours a fe mouvo'nbsp;, de A en w, Sc 20 a Ie mouvoir de w en , laif®nbsp;mixtiligne AStt, fera a laire mixtiligne ttS/»nbsp;comme 30 a 20; ou AS^r a AS/», comme 30^nbsp;50 ou 3 a 5. Ainfi , dans un temps double, cet'^nbsp;aire eft double , Sec; doü il fuitque, lorfquenbsp;planete eft la plus éloignée , elle a une moiquot;*nbsp;grande viteffe fur fon orbite. Les anciens étoie*'nbsp;dans Terreur, lorfquils penfoient que ce retard^'nbsp;ment quils remarquoient dans Ie mouvement
apparence optique ; ce retardement eft inoquot;^ reel, moitié apparent.
La feconde loi découverte par Képler, eft qui regie les diftances des planetes au Soleil» ^nbsp;leurs temps périodiques ou les temps de leursnbsp;volutions. Suivant cette loi, les cubes des dift^*^^nbsp;ces moyennes de deux planetes au Soleil , anbsp;tour duquel elles font leurs revolutions , foquot;nbsp;jours entreux comme les quarrés des temps P^^nbsp;riodiques ; ainfi , fi les diftances moyennesnbsp;deux planetes au Soleil font doubles Tune
-ocr page 117-Astronomie et GiocRAPHiE. 109 ^ 3utre, les cubes de ces diftances étant commenbsp;* ^ 8 , les quarrés des temps périodiques (èrontnbsp;^omme i a 8, amp; conféquemment les temps eux-*|^nies feront entreux comme i a la racine quar-de 8.
j Cette regie sobferve non-feulement a légard planetes principales, celles qui tournent au-j?*!! du foleil, maïs encore a légard des planetesnbsp;J^ondaires qui tournent autour dune planete prin-pale, comme les quatre fatellites de Jupiter au-5 de Jupiter , amp; les cinq de Saturne autour denbsp;^*tUrne. Si la Terre avoit deux lunes, elles obfer-'J'ient entrelles cette loi, par une néceffité mé-
cquot;'- nbsp;nbsp;nbsp;,
deux loix , dabord démontrées par les ob-t^^^^^'ons de Képler, Tont enfuite été par New-jjj daprès les principes amp; les loix du mouve-dé * amp; il feut nêtre pas en état de fentir une bip ^'iftration, pour fe refufer a des vérités auffinbsp;^^tablies.
plus remarquable fur chacun des corps cé-
ï j allons maintenant préfenter ce quil y
1 nlii,. ----------- i_i_ r._ _i_______ j______
4 nbsp;nbsp;nbsp;^'d oous font connus, en commenqant par
'lue
^ de la Divinité.
^l^ll. Celui qui, témoin de ce curieux tableau, ^ l^ta pas frappé, doit être mis au rang de cesnbsp;j- ftupides , dont lame eft Incapable de toutnbsp;^'^diï^ent réfléchi fur les oeuvres les plus magnili-
vlvj(j nbsp;nbsp;nbsp;chaleur , ceft lui qui éclaire amp; qui
planetes qui lui font fubordon-'cue feroit Ie globe que nous habitons , fans
Soleil eft , comme nous lavons dit, placé ln,^. d'eu de notre fyftême : fource également denbsp;dt de chaleur , ceft lui qui éclaire amp; quinbsp;nóp ®_^Outes les planetes rtm lm font- fiibordon-
jio Recreations Mathématiques.
fes influences bénignes! Car fi la privation de lumiere, pendant unepartie de la revolution diurn®nbsp;de la terre, commence a plonger la nature da^*nbsp;Fengourdiflement, quel feroit celui oü la jettero'*-labfenceabfolue du foleil? La terre ne feroit qu'^nbsp;bloc , dont la dureté furpalTeroit celle des marbf^*nbsp;amp; des matieres les plus dures que nous connoi^'nbsp;fions ; nulle vegetation , nul mouvement pofllble nbsp;«11e feroit enfin Ie fejour des ténebres, du repos ^nbsp;-de la mort. Auffi ne peut-on refufer au Soleil **nbsp;premier rang parmi les êtres inanimés; amp;: fi l®nbsp;pouvoit excufer 1erreur dadrefler a la creaturenbsp;hommages uniquement dus au Créateur , on fero'*nbsp;tenté dexcufer Ie culteque rendoient au Soleflnbsp;anciens Perfes, amp; que lui rendent encore lesnbsp;bres leurs fuccefleurs , amp; quelques peuples de 1^*nbsp;mérique.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,
Le Soleil eft un globe de feu ou enflamtu^? dont le diametre égale a pen prés cent 11 foisnbsp;de la Terre, ou eft a peu prés de 333 mille lieii^Lnbsp;fa furface eft conféquemment 12321 fois aiigt;nbsp;grande que celle de la Terre, amp; fa maffe 1367^3.*nbsp;'fois auffi grande. Sa diftance a la terre eft,nbsp;vant les obfervations les plus récentes, deovif^''nbsp;21600 demi-diametres de la Terre, ou denvir^nbsp;trente-deux millions quatre cents mille lieues.
Cette maffe énorme neft pas abfolument pos: les aftronomes modernes lui ont decoU''nbsp;un mouvement par lequel il tourne , en 2^
12 heures autour de fon axe. Ce mouvement fait fur un axe incline au plan de léclipt'ff'^ inbsp;denviron 70 A , enforte que réquateur dunbsp;gft incline a 1orbite de la Terre de cette
quantité, nbsp;nbsp;nbsp;,
c-. Ceft pat 3e moven des tachès dont la
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Soleil eft couverfe en certains temps , quon * découvert ce phénomene. En eifet, on remarquenbsp;^uelquefois avec Ie télefcope , fur Ie difque dunbsp;, des taches obfcures, de forme ordinaire-très-irréguliere , Sc fouvent aflez permanen-pour durer des mois entiers. Ce fut Galilée Ienbsp;P'®mier qui fit cette découverte; amp; par elle ilnbsp;^^tta un coup mortel a lopinion des philofophesnbsp;to temps, qui, marchant fur les traces dArif-té ^ téputoient les corps céleftes des corps inal-^J^bles. II obferva en différents temps, Sc a diffé-j reprifes , de groffes taches fur Ie difque dunbsp;; il lej vit sapprocher toujours, dans unnbsp;1^ fens Sc prefque en ligne droite, dun desnbsp;5 enfuite difparoitre, puis reparoitre au bordnbsp;j^^Pofé jnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;il conclut que Ie Soleil avoit un
Qj ttVerrient de revolution autour de fon centre. jj'^J^'tiarque que ces taches emploient xf joursnbsp;^ ^eures pour revenir au même point du difquenbsp;fuif ^ commence de les obferver; doü il ré-tiUe ?^''elles mettent 15 jours 12 heures fairenbsp;[^'^°*tition complette (a) , Sc conféquemmentnbsp;Vq( 5 ^oleil met 25 jours 12 heures è faire fa ré-j^^On autour de fon axe.
^ol nbsp;nbsp;nbsp;de-la , quun point de 1équateur du
V}j*d , fe meut quatre fois Sc un tiers environ plus ,quun point de Tequateurde la Terre, em-par fon mouvement diurne; car la circonfé-
gt; SoigM* de cette différence eft que, pendant que ffirtg . t revolution complette fur fon axe , lanbsp;^5 dgjnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;meut dans fon orblfe, savance denviron
fdu même cdté ; ce qui fait quil faut que la tache spviron ji; oegrés pour fe replacerdansnbsp;«peet a Tegard de- la Terre.
-ocr page 120-Ill Recreations Mathématiques. rence dun grand cercle folaire, étant cent onZ6nbsp;fois aiiffi grande, ces points fe mouvroient avecnbsp;méme viteffe , fi la revolution du Soleil etoit dsnbsp;cent onze jours. Or elle eft quatre fois amp; un tier^nbsp;plus rapide , étant feulement de 25 jours amp; quel''nbsp;ques heures.
Les aftronomes ont auffi eu la curiolïté de me' furer la grandeur de quelques-unes des laches di^nbsp;Soleil , amp; ils ont trouvé quelles etoient quelque'nbsp;fois beaucoup plus grofles que la Terre.
A regard de la nature de ces laches, quelque^ phyficiens ont conjecture que ce pouvoit nêtrenbsp;que des parties memes de la fubftance ou du noya**nbsp;du Soleil, qui, par les mouvements irregulief^nbsp;dun fluide énormément agité , reftoient a decou'nbsp;vert. Un aftronoine Anglois, M. Wilfon , vieu*^nbsp;de renonveller cette idee dans les TranfaBioi^^nbsp;Philofophiques, ann. 1773 5 avec cette different®nbsp;que, fuivant lui, la matiere lumineufe du fol*^'nbsp;ne ferolt pas fluide, mais dune confiftance tell®nbsp;que , par des circonftance-i j articulieres , il pouf'nbsp;roit quelquefois sy former des excavations coull'nbsp;derabies , qui mettroient a decouvert une portionbsp;du noyau du Soleil. Les talus de ces excavatio'^^nbsp;forment, felon lui, les fecules, ou ce bord lnoi'j^nbsp;lumineux fans être noir, qui environne doru*'nbsp;naire les taches. II sefforce detablir tout cela, P®nbsp;1examen des phenomenes que devroient préle'nbsp;de parellles excavations , felon la maniere do**nbsp;elles fe pfefenteroient a uh obfervateur.
Mais en voila aflez fur cette idee. phyficiens aftronomes ont penfé que ces taches fgt; ®'nbsp;toient que des tourbillons de fuliginofiteS, qui ffnbsp;toient fufpendus au defliis de la furface du Soleilnbsp;comme dans les explofions du Vefuve, on
-ocr page 121-Astronomie et GéograpHie. 115
haut de 1atmofphere la fumée couvrir une affez Sfande étendue de pays. Dautres enfin ont penfénbsp;^ue cétoiént des efpeces décumes produites parnbsp;^ combuftion de matieres hétérogenes tombéesnbsp;la furface. II faut probablement fe réfoudre anbsp;rien fqavoir jamais depofitif fur ce fujet,nbsp;sécoule quelquefois des années entieres fansnbsp;'1ion voie des taches fur Ie difque du Soleil;nbsp;^elquefois on y en volt un trés - grand nombre.nbsp;^taconte quen 1637 elles furent fi nombreufes,nbsp;la chaleur du Soleil amp; fon éclat en furent unnbsp;^^'^^diminués. Si 1opinion de Defcartes fur len-°utement des étoiles Scleur changemenr enpla-p opaques, eut été connue, on eut pu avoirnbsp;j^PPréhenfion de volr Ie Soleil fubir, au grandnbsp;^heur de 1efpece humaine , cette étrange mé-'^«rphofe.
Au refte, une certaine figure du Soleil, donnée ^Ptès Kircher, amp; rapportée dans diverfes map-ieunbsp;nbsp;nbsp;nbsp;regardée que comme un
|^'ttagination. Jamais aucun aftronome ne fit lervation qui puiffe fervir a lui donner Ienbsp;'jjjdre fondement.
prolongation de 1équateur voit en effet affez fouvent, dans les
On
Caffini découvrlten 1683 , que non-feule~ 1® Soleil a une lumiere propre, mais quilnbsp;Mp ^'-^°'*^P3gne dune efpece datmofphere lumi-, qui setend a une dlftance immenfe, puifquenbsp;^^^Iquefois elle attaint jufquala Terre, Mais cettenbsp;^^ofphere neft pas, comme celle de la Terre,nbsp;P'^ès fpbérique; elle eft lenticulaire, 6cnbsp;Peu^^ rnaniere que fa plus grande largeur eft knbsp;ia;..nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;I3 prolongation de 1équateur fo-
_ nbsp;nbsp;nbsp;---- ----7 nbsp;nbsp;nbsp;*.....
-----. O nbsp;nbsp;nbsp;r»r^Q Ie COU-
extrêmement fereins , oC peu apre du Soled, une lumiere un peu mc gt;nnbsp;Tornt III,
114 RicRiATiONs Mathématiques.
cliptique , large de quelques degrés a Ihorizoti» 8c diminuant en pointe, qui séleve jufqua 45*^nbsp;de hauteur. Ceft principalement vers léquinox®nbsp;du printemps amp; celui dautomne que ce phén^'nbsp;jnene fe fait remarquer; amp; comme il a été '''*nbsp;depuis, amp;£ en divers lieux , amp; par une foule dal'nbsp;tronomes , on ne peut fatisfaire a ces apparences»nbsp;quen reconnoiflant autour du Soleil une atm^'nbsp;fphere telle que nous venons de dire.
§. 11. De. Mercure.
Mercure eft la plus petite de toutes les planeten gt; amp; la plus voifine du Soleil. Sa diftance a eet aftf®nbsp;eft a peu prés égale aux ~ de celle de la Terr®nbsp;a ce tnême aftre : ainfi Mercure circule a environbsp;12311000 lieues du Soleil. Cette pofition fa'^^nbsp;quil ne sécarte guere de eet aftre que denbsp;enforte quil eft affez difficile de 1appercevO'^nbsp;dans ces contrées. Quand il eft vers fes plus gralt;^'nbsp;des elongations du Soleil, il paroit en croiflant»nbsp;comme la Lune vers fes quadratures; mais ilnbsp;de bonnes lunettes pour appercevoir cettenbsp;guration.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;/
Rien, au refte , na pu encore apprendrs Mercure a un mouvement autour de fön ax® nbsp;comme cela eft aflez probable.
Cette planete acheve fa revolution en 8y 23 heures, amp;c fon diametre eft a celui de lanbsp;comme 1 a 3, ou comme ^ a. lt;j ; enforte que 1^nbsp;volume eft a celui de la Terre comme 8 anbsp;OU comme i a 151.
La planete de Mercure, ëtant a une du Soleil qui neft que lès i*- ou les de celnbsp;de la Terre a eet aftre, amp; la clialeur croiflao^ ^
-ocr page 123-Astronomie et Géographie. 115 raifon inverfe des quarrés des diftances, il fuitnbsp;de-la quil fait environ (ept fois auffi cbaud dansnbsp;^^tte planete que fur notre globe , routes chofesnbsp;n ailleurs égales. Cette chaleur excede mêine denbsp;^aucoup celle de 1eau bouillante. Si done cettenbsp;planete eft conformée comme la Terre, amp; quellenbsp;habitée, les êtres qui la peuplent doivent êtrenbsp;nature bien diiférente de la nótre; ce quinbsp;furiën de repugnant a la raifon: car qui oferanbsp;®*ter la puiflarice de la Divinité a des êtres anbsp;Pcu femblables a ceux que nous connoiflbnsnbsp;notre Terre? Nous verrons rnême ailleurs quenbsp;^ '¦Information de la furface de Mercure , 6c lanbsp;^'nre de fonfluide ambiant, pourroiept être tellesnbsp;'I rie fut pas impoffible a des êtres de notre na-cly fubfifter.
j, planete de Vénus efl: la plus brillante du ciel.
Ie monde fqait que ceft elle qui, tantót de-^^'^S^nt Ie Soleil, eft appellée Lucifer ou létoile ^ 'liatin ; tantèt Ie fuivant , paroi't la premierenbsp;fon coucher, amp; porte alors Ie nom denbsp;yper, OU détoile du foir.
planete circule autour du Soleil, i une ^'^ance de eet aftre qui eft a celle de la Terre ,nbsp;^Psu'près coinmeyi a loo; conféquemment fanbsp;g lance du Soleil eft denviron 13 millions 318nbsp;^® lleues: elle ne sécarte du Soleil , a notrenbsp;füi dun angle denviron 48», amp; elle eftnbsp;aux mêmes phafes que la Lune.nbsp;denbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Vénus autour du Soleil eft
^^4 lours i4heures 49 minutes; fon diametre ^uivant les obfervations les plus récentes Sc
Hij
Il6 Récréations Mathématiquès.
les plus exaftes, 4 celui de Ia Terre, comme 4 4 5 , enforte que fon volume eft a celui de la Terrsnbsp;comme 64 a 12.
fi
On a découvert Tur la furface de Vénus , dés 'taches paffageres , qui ont fervi a démontrer l3nbsp;révolutiori de cette planete fur fon axe; mais 1^nbsp;durée de cette revolution neft pas encore mif*?nbsp;hors de toute contradiftion. M. Bianchini la fai^nbsp;'de 24 jours , 5c M, Caffini de 23 heures 20 minutes. Nous iriclinons néanmoins pour Ie derniefnbsp;fentiment, qui fe concilie avec les deux obferva-tions, au Heu que la determination de M. Bian-chini étant admife , il faut rejeter les obfervatlotisnbsp;de M. Caffini. Malheureufement ces taches, vue*nbsp;par Maraldi 5c Caffini, ne fe voient plus, rnêm®nbsp;avec les plus forts télefcopes, du moins dans cSnbsp;pays-ci ; on napperqolt plus aucune tache ffi''nbsp;Vénus, enforte quon reftera partagé jufquanbsp;que lon en découvre de nouvelles.
Vénus peut quelquefois paffer entre la Terre ^ 'Ie Soleil, de maniere a étre vue fur Ie difquenbsp;eet aftre. Elle y paroit alors comme une tacb®nbsp;noire, derfviron une minute de diamefre apparent'nbsp;On 1a vue pour la premiere fois, paffant ainlinbsp;Ie difque du Solerl j en Novembre 1631: on 1 ^nbsp;obfervée de nouveau, dans cette circoiiftance ?
lt;5 Juin 1761, 5c on vient de faire la même obl^f' vation Ie 3 Juin 1769. On ne la verra plus pan^nbsp;fous Ie difque du Soleil, avant Ie 9 Décemb'quot;^nbsp;3874. Cette obfervation , au fuccès de laqu^^^^nbsp;tous les fouverains de 1Europe ont pris intérét, *nbsp;des utilités en aftronomie,' qüon peut voir dat*nbsp;les livres qui en traitent expreffément.
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§. IV. Di la Tim.
La Terre, ce globe que nous habitons, eft Ia ^roifierrie dans lordre des planetes. Son orbite ,nbsp;a environ 3z millions 400 mille lieues denbsp;^ml-diatnetre , embraffe celles de Vénus amp; denbsp;^crcure, Elle fait fa revolution autour du Soleilnbsp;3S5 jours 6 heures 11 minutes; car il faut dif-ii^guer la révolution réelle amp;; complette de lanbsp;davec la révolution tropique ou lannéenbsp;°We. Celle-ci neft que de 36') jours 5'' 49^nbsp;parcequelle repréfente feulement Ie tempsnbsp;tetour du Soleil dun point équinoxial au mêmenbsp;point; mais, comme les points équinoxiaux ré-'quot;^^gtadent annuellement de 50quot;, (ce qui fait pa-^Oitre les étoiles savancer chaque année de cettenbsp;3'jantité) lorfque la Terre eft revenue au point denbsp;gt; ^üinoxe du printemps, il lui refte encore 50'^nbsp;P Parcourir pour atteindre Ie point de la fpherenbsp;oü étoit réquinoxe lannée précédente. Ornbsp;jj ^yemploieenviron zo minutes, qui,ajoutées anbsp;^nnée tropique, donnent la révolution complette,.nbsp;^opuis yr, point de la fphere fixe , au même pointnbsp;365 jours 6h IXquot;, comme nous avóns dit plusnbsp;haut.
Pendant une révolution de cette efpece , la ^orre, en conféquence des loix du mouvement.,nbsp;^nferve toujours fon axe parallele a lui-même ,nbsp;^ olie fait fa révolution autour de eet axe, a lé-l^rd des fixes , en Z3'' 36' ; car ceft a 1égard desnbsp;que cette révolution doit être mefurée , Scnbsp;*^on a 1égard du Soleil, qui a, en apparence-,nbsp;^'^ancé dans Ie même fens denviron un degré patnbsp;Ceft ce parallélifme de laxe de la Terra
Hiii
Il8 Récréations Mathématiques.
qui occafionne la diverfité des faifons , parcequi^ expofe tantót rhémifphere boreal, tantot rhémi'nbsp;fphere auftral, plus diredtement au Soleil.
Ce parallélifme neft néanmoins pas abrolument fans alteration. En vertu de cettaines caufes phy'nbsp;fiques, il a un petit mouvement par lequel il seRnbsp;écarté a chaque revolution, dune quantité de 5onbsp;fecondes, comme sil avoit un mouvement co-nique extrêmement lent, a lentour de 1axe immobile amp; fiftif de récliptique. Par une fuite denbsp;ce mouvement , Ie pole apparent du mondenbsp;dans les étoiles fixes, nefl: pas fixe ; il tournenbsp;autour du pole de 1écliptique , amp; sapproche denbsp;certaines étoiles , tandis quil séloigne dautres.nbsp;Létoile polaire na pas toujours été la plus voifinenbsp;du póle arélique : ce qui lui a fait donner ce nomgt;nbsp;elle nen efi; pas même encore a fa plus grandenbsp;proximité ; ce fera vers 1an 2100 de notre erenbsp;quelle en fera la plus proche, amp; fa diftance dt^nbsp;pole fera alors de 28 a 29': Ie pole arélique seHnbsp;éloignera alors, amp; deplus en plus; enforte que»nbsp;dans la fuite des fiecles, on aura une autre étoü®nbsp;polaire, amp; même dautres fucceffivement.
Nous avons dit que 1axe de la Terre efi: aéfuel' lement incliné de 23° 28' amp; quelques feconde^nbsp;fur Ie plan de lécliptique ; ce qui caufe liricb'nbsp;naifon de lédiptique a 1équateur, amp; produit 1^nbsp;variété des faifons. Cette inclinaifon eft auffinbsp;riable , Sr, felon les obfervations modernes, dl®nbsp;diminue denviron une minute par fiecle: léclip'nbsp;tique sapprocbe conféquemment avec lenteur d®nbsp;Féquateur, ou plutot Tequateur de lécliptlq^®nbsp;5c ii ce mouvement fe fait toujours avec la mcrf®nbsp;vitelTe, Sc dans Ie même fens, 1équateur fenbsp;fondra avec Tédiptique dans environ 140 ffdi
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5 amp; alors il régnera fur la Terre un équinoxe n printemps perpétuel.
§. V. Di la. Lune.
tous les corps céleftes qui nous environ-amp;: qui nous éclairent, Ie plus intéreffant, ^P^'ès Ie Soleil, eft la Lune. Fidelle coinpagne denbsp;globe dans fon iinmenfe revolution , ellenbsp;tient fouvent lieu du Soleil, amp;, par fa foiblenbsp;jituiere, elle nous confole de la privation de cellenbsp;eet aftre. Cefl: elle qui, foulevant deux foisnbsp;jour les eaux de 1Océan, leur caufe ce inouve-de reciprocation , ü connu fous Ie nom denbsp;8sr reflux , mouvement peut-être néceflfaire
d;
1économie de ce globe.
,, La diftance moyenne de la Lune a la Terre, eft '^fnviron 6o demi-diametres terreftres, ou 90nbsp;lieues. Son diametre eft a celui de la Terre,nbsp;^ Peu prés comme 133 a 500; enforte que fanbsp;, ou plutamp;t fon volume, eft a celui de lanbsp;, comme i a environ 52.
La Lune eft un corps opaque. Nous ne croyons avoir befoin de Ie prouver ici. Ce neft pointnbsp;corps poli comme un miroir ; car, fi cela étoit,nbsp;'* ne nous renverrok prefque aucune lumiere ,nbsp;P'iifquun miroir convexe difperfe les rayons denbsp;^aniere quun ceil tant foit peu éloigné ne voitnbsp;Wun point de la furface qui foit éclairé , au lieunbsp;jl'^s la Lune nous renvoie de tout fon diique unenbsp;^uiiere fenfiblement égale.
, L^ailleurs 1obfervation fait voir dans Ie corps-Lune des afpérités plus grandes encore a for* ^^rd , que celles dont la Terre eft couverte.nbsp;on confidere en effet la Lune quelques jours.
iio Recreations Mathématiques. après fa conjonftion , on voit la limite de Vomht^nbsp;comme dentelée ; ce qui ne peut être quenbsp;de fes inégalités, II y a plus , on apperqoit a pei^nbsp;de diftance de cette limite , dans la partie quinbsp;neft point encore éclairée, des points lumi'nbsp;neux qui, croilTant par degrés a mefure quenbsp;partie éclairée sen approche, ie confondent enfinnbsp;avec elle, amp; forment les dentelures dont on *nbsp;parlé: on volt enfin lombre de ces parties , lorf-quelles font entiérement éclairées, fe porter pin*nbsp;OU moins loin, amp; changer de pofition a mefutsnbsp;quelles font plus ou moins obliquement éclairées»nbsp;amp; dun cóté ou dun autre. Cefl; ainfi que, fnfnbsp;notre Terre, Ie fommet des montagnes eft éclairé»nbsp;tandis que les vallons amp; les plaines voifines fontnbsp;encore dans lombre , amp; quelles jettent leur oin-bre plus ou moins loin, a droite ou a gauche gt;nbsp;fuivant 1élévation du Soleil amp; fa pofition. Ga'nbsp;lilée , Ie' premier auteur de cette découverte, 3nbsp;mefuré géométriquement la hauteur dune de cesnbsp;montagnes , amp; a trouvé quelle étoit denvironnbsp;trois de nos lieues; ce qui eft, a peu de chof®nbsp;prés, Ie double de la hauteur des pies les plus éle'nbsp;vés des Ccydillieres, les plus hautes montagn^®nbsp;connues de la Terre.
Nous avons parlé ailleurs des noms que les aftronomes ont donnés a ces taches, amp; denbsp;ufage dans 1aftronomie ; ainfi nous ne Ie répéte'nbsp;rons point lei, amp; nous pafferons a quelque chol®nbsp;de plus intéreffant,
11 y a fur la furface de la Lune des taches différentes efpeces, les unes lumineufes, les autre*nbsp;en quelque forte obfcures. On a regardé pendantnbsp;long-temps comme fuffifamment conftaté,nbsp;les taches les plus lumineufes étoient des portion*
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Astronomie et Géographie. I^I
p terre , amp; les parties obfcures des mers ; car , ^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;» leau abforbant une partie de la lumiere,
renvoyer un éclat plus foible que des terres, la réfléchilTent fortement. Mais cela nefl: pasnbsp;^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;; car fi ces taches obfcures, refpeélivement
fp de la Lune, étoient de 1eau, lorfquelles ^^oient éclairées obliquement, comme elles Ienbsp;a notre égard dans les premiers jours aprèsnbsp;k ^^'ijonclion , elles devroient nous renvoyer lanbsp;Pjj la plus vive. Ceft ainfi quun rhiroir , quinbsp;jj,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;noir quand on neft pas au point oü il ré-
Cela
a fait penfer a dautres , que ces parties
les rayons du Soleil, paroit au contraire ^'^clatant quand on eft a ce point.
ne les vit plus brunes que ie refte de ^rfaj-e terrellre.
Qgl ces taches font-elles pour cela des forêts? cll guere plus fondé , amp; en voici les rai-
étoient de valles forêts ; amp; cela feroic probable. Nous ne doutons nullement quenbsp;4 , onfidéreroit dune grande diliance les vallesnbsp;rjuil y a encore en Europe , celles de lA-
^Ittiofphere, car , ü elle en avoit une , elle «Ir:
) ^ ell comme démontré que la Lune na point
¦' nbsp;nbsp;nbsp;i
les efFets cle la nötre. Une étoile dont la approcheroit, changeroit de couleur ; Sc
pro-
^^yons, rompus par cette atmofpbere, lui don-un mouvement irrégulier, a une diliance alTez grande de la Lune. Or on napperqoltnbsp;rgt;bf Icmblable. Une étoile cachée par Ie bordnbsp;de la Lune, difparoit fubitement fans chan-couleur , ni éprouver aucune réfraélionnbsp;Q 'Ie. II ell vrai que qnelques allronomes qntnbsp;'¦^oir j dans des éclipfes totales du Soleil j
-ocr page 130-Ill Recreations Mathématiques. éclairer amp; tonner dans la Lune; mais cell la*)*nbsp;doute une illufion de leurs yeux, fatigues davoi*nbsp;confidéré trop attentivement Ie Solell. Dailleurs»nbsp;sil y fivoit dans la Lune une evaporation de v3'nbsp;peurs , sil y avoit des nuages comme fur la Terre»nbsp;on les auroit quelquefois apperqus cachant de*nbsp;parties connues de la Lune; comme certaineme'j'nbsp;un obfervateur placé dans la Lune , verrolt que*'nbsp;quefois des portions affez grandes de la Terre»nbsp;comme des provinces entieres de la France , ca'nbsp;chées pendant des jours, pendant des femain^*nbsp;entieres , par les nuages qui les couvrent quelqe^,nbsp;fois auffi long-temps. M. de la Hire a démont*^nbsp;quurie étendue grande comme Paris feroit pC'nbsp;ceptibie a un obfervateur fitué fur la Lune,nbsp;moyen dun télefcope denviron pieds ,nbsp;groflilTant les objets environ loo fois.
ia moindre alteration.
Or , sil ny a fur la furface de la Lune ni a' denfe , ni elevation des vapeurs , il eft difficile énbsp;concevoir quil y ait aucuneefpece de végétatioi*nbsp;conféquemment des plantes, des arbres, desnbsp;rêts; enfin il neft pas poffible^quil y ait des af'nbsp;jnaux. Ainfi il y a grande apparence que la Lf^^nbsp;neft pas habitée : dailleurs, ft elle létoit,nbsp;moins par des animaux a peu prés femblable*nbsp;ihomme , ou doués de quelque raifon, il ^nbsp;bien difficile quils ne fiffent pas des changeme^^nbsp;fur la furface de ce globe. Or , depuis linven*'nbsp;du télefcope jufquapréfent, on ny a pas app^^**
La Lune préfente toujours, a fort peu de prés, la même face a la Terre ; il faut pour c^^^nbsp;quelle ait ou un mouvement de revolution af*^nbsp;dun axe a peu prés perpendiculaire é 1écliptiq''^nbsp;6c dont la durée foit celle dn mois lunaire gt;
-ocr page 131-Astronomie et Géographie. ïi?
il y jjj. nbsp;nbsp;nbsp;hémifpheres une caufe
A ' Ie fafle pencher vers la Terre, Cette derniere f - 1^'^'ure eft la plus probable: car pourquoi lanbsp;. quot;don de la Lune lur fon axe feroit-elle ainfinbsp;p^^'quot;lement de 29 jours 12* 44'? Quoi quil ennbsp;Ij'L la Lune préfentant toujours la même face anbsp;p^^ ^¦'e, il senfuit que toute fa furface eft éclairéenbsp;^'nV^ Soleil dans Ie courant dun mois lunaire:nbsp;j ^ jours font, dans la Lune, égaux a environnbsp;nótres , amp; les nuits de pareille durée.
qyji.^'g'ions, nonobftant ce que nous avons dit, y ait des habitants dans la Lune ; ils jouirontnbsp;l^Psftacle affez fingulier. Un obfervateur, parnbsp;ace vers Ie milieu de fon difque, verranbsp;ïy la Terre immobile vers fon zenith, ounbsp;Pj^ leulement un mouvement de balancement,nbsp;taifons que nous dirons plus bas : chaquenbsp;enfin de eet hémifphere, la verra toujoursnbsp;Ie j tnême point de fon horizon, tandis quenbsp;'ion- Paroitra faire dans un mois fa révolu-Dpjj contraire , les habitants de lhémifpherenbsp;^ la verront jamais; amp;C sil y avoit des
^ 'Omes , fans doute il y en auroit qui feroient Vnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;de lhémifphere tourné a la terre , pour
^^ir cette efpece de Lune immobile , fufpendue ^ ''iel comme une lampe, amp; dautant plus remar-l'le, quelle préfente aux habitants lunaires unnbsp;J^*quot;etre prefque quadruple de celui que nousnbsp;la Lune, avec une grande variété de taches
1 ^nt leurs révolutions dans lintervalle de 24 ''®üres; r--nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;-nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;-
Hot;
on ne fqauroit prefque douter que gj. Terre , coupée de vaftes mers , de tres-de continents, dimmenfes forêts comme cellesnbsp;¦^'néritjue , ne préfente a la Lune un dif^quot;®
114 Récréations Mathématiqdes. varié de beaucoup de taches plus ou moins luiR*'nbsp;neufes.
Nous avons dit que la Lune préfente toujou fcnfihhmtnt Ie méme difque a la Terre. Ennbsp;cela nefl; pas rigoureufement vrai. On reconnoj*'nbsp;dans la Lune un mouvement qiion appelle °nbsp;libration, en vertu duquel les parties voifinesnbsp;bord du difque vifible a la Terre, sapproche'nbsp;OU séloignent alternativement de ce bord parnbsp;efpece de balancement, On diftingue principa*^^nbsp;ment deux efpeces de librations, Tune quon apnbsp;pelle de latitude , par laquelle des parties prés önbsp;pole auftral ou boreal de la Lune, femblentnbsp;balancer du nord au fud amp; du fud au nord , P^nbsp;un are qui peut aller jufqua 5 degrés. Ceftnbsp;fimple effet optique, produit par Ie paralléliP'^nbsp;de laxe de rotation de la Lune, qui eft ineb'^nbsp;de 2 degrés amp; demi a lécliptique.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;. ^
Lautre libration eft celle en longitude , nbsp;nbsp;nbsp;,
phénomene ait occupé pendant long-temps ftuftueufement les philofophes. Les caufes denbsp;derniere ne font même pas encore entiérei^'nbsp;hors de contradiélion. Quoi quil en foit,nbsp;évident que les habitants de la Lune , silnbsp;qui font fitués prés du bord du difque tournenbsp;la Terre, doivent voir notre globe alternatenbsp;ment fe lever amp; fe coucher , en décrivai*'nbsp;are feulement de quelques degrés.
VI. Mars. nbsp;nbsp;nbsp;.
O' nbsp;nbsp;nbsp;itt®
La planete de Mars , qui fe fait reqotUP aifément par fon éclat rougeatre, eft la qua»'^
fait autour de eet axe par un angle qui peut ter jufqua 7° amp; demi; amp; , comme elles fenbsp;pliquent toutes deux , il neft pas étonnant
1?
el^ vef*
Astronomie et Géographie. 115
^ *^5 1ordre des planetes principales. Son orbite ^'^'ronne celle de Mercure, de Vénus amp;c de lanbsp;mouvements de ces planetes doi-préfenter aux habitants de Mars, les mémesnbsp;L ^P^nienes que Mercure amp; Vénus préfentent auxnbsp;^^nts de notre globe-
685^ revolution de Mars autour du Solell eft de Jours 13 heures 27 minutes, ou de prés denbsp;vir ^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;diftance moyenne au Soleil eft en-
les i de celle de la Terre , ou , plus exaéle-bitg ^ nbsp;nbsp;nbsp;^ 5 2000 parties, dom Ie rayon de lor-
^^orreftre contient 100000.
3pperqoit quelquefois des taches fur Ie dif-
frés
fur un axe a 'peu prés perpendiculaire a .Orbite, amp; que cette revolution sacheve ennbsp;4° minutes. Ainfi les jours des habitantsnbsp;^^Mars, sil y en a, font a peu prés égaux auxnbsp;regne un équinoxe perpétuel, puif-Q® équateur fe confond avec fon orbite.nbsp;yuant a la grofteur de Mars , elle eft a peunbsp;®g3le a celle de la Terre.
§. VII. Dc Jupiter.
Cgi^pros Mars , fuit dans 1ordre des planetes, j i.® de Jupiter. Sa diftance du Soleil eft environnbsp;plus grande que celle de la Terre a eetnbsp;1nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;exaftement, ces diftances font
luti^^ '^5 ^omme 5 2 a i o. La durée de fa révo-3utour du Soleil eft de ii ans 317 jours '¦^Vi a minutes. Son diametre , compare anbsp;'lUe f, ^1^ Terre, eft lofois auffi grand, enfortenbsp;^11^ 1000 fois aulfi confiderabl?nbsp;vim de notre globe.
ji6 Récréations Mathématiques.
foil
En
révolution de Jupiter autour de fon axe ne beaucoup plus prompte que celle de la Terre.
Cette maffe nempêche cependant pas qi®
effet, les taches obfervées fur Ie difque de Jup'^^_ ont appris que cette révolution eft de 9*1 56%nbsp;forte quelle eft plus de deux fois auffi rapi^^|jnbsp;amp; , comme un point de léquateur de Jupiter ®nbsp;dix fois auffi éloigné de 1axe de cette plan^^^nbsp;quun point de léquateur de la Terre ne left ^nbsp;laxe terreftre , il fuit de-la que dans Jupiternbsp;point fe meut avec une viteffe environ vingt-qn*^nbsp;fois auffi grande.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.
Auffi a-t-on obfervé que Ie globe de J^P ijl neft pas parfaitement fphérique , amp; méme r! ^nbsp;séloigne affez de la fphéricité parfaite: il eftnbsp;fphéroïde applati par les poles; amp; Ie diametrsnbsp;fon équateur eft a celui qui va dun pèle a 1*^-dans Ie rapport de 14 a 13, fuivant les obftfnbsp;tions les plus fécentes , amp; faites avec les inft'^nbsp;ments les plus parfaits.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^
Laxe de Jupiter eft prefque perpendiculair^ plan de fon orbite , car fon inclinaifon neft ^nbsp;de 3 degrés: ainft les jours amp; les nuits doi'^^^^tnbsp;fur cette planete, être en tont temps prefquenbsp;les uns aiix autres.
La furface de Jupiter eft Ie plus fouvent P^y, mee de taches en forme de bandes, les unesnbsp;cures, les autres lumineufes : il y a des terUp^^jnbsp;Ton a peine a les appercevoir , amp; elles nenbsp;également marquées dans leur étendue,nbsp;quelles font comme interrompues: leurnbsp;varie aufli, amp; on ne les voit guere quav^nnbsp;fortes lunettes, ou lorfque Jupiter eft Ie plu* Jnbsp;de la Terre. Lannée 1773 a été très-pr^P^jsnbsp;ces obfervations, parceque Jupiter seft trou'
-ocr page 135-Astronomie et Géographie. 117
P^us pres de lorbite de la Terre quil eft poffible.
planete de Jupiter étant environ cinq fois P lis éloignée du Soleil que !a Terre , il eft évidentnbsp;Ie diametre du Soleil doit y paroitre cinq foisnbsp;oindre , ou denviron 6 minutes feulement: 1é-^ du Soleil y fera conféquemraent 25 fois moin-fur la Terre. Mais une lumiere 25 foisnbsp;j P^ndre que celle du Soleil eft encore une lumierenbsp;jj^^'^^ive , amp; plus que fuffifante pour donner unnbsp;^'l^eau jour: ainfi les habitants de Jupiter (carnbsp;. ^bablement il y en a) ne font pas a eet égardnbsp;^ plaindre,
^3is sils font a eet égard traités moins favora-.^ent que ceux de la Terre, ils font a dautres ¦j' *^^5 bien mieux partagés; car , tandis que Ianbsp;1gt; , na quune Lune pour la dédommager denbsp;Qu ®'^ce du Soleil, la planete de Jupiter en anbsp;qGalilée en fit Ie premier ia découverte , amp;nbsp;( 'll fervit a répondre a ceux qui objeftoientnbsp;dg ie mouvement de la Terre 1impoffibiliténbsp;^'^eevoir comment la Lune pouvoit accom-ia Terre dans fa révolution. La découvertenbsp;alilée leur ferma Ia bouche.
Satellites de Jupiter tournent autour de lui. Pari temps 8c a des éloignements indiquesnbsp;table fuivante.
ler
2e
3® * 4*
Or-*.. .
Dijlance en demi-diam. de Jupiter.
nbsp;nbsp;nbsp; ^
nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;. xs
itar ont done , a eet égard.
Habitants de Jup
t
Ii§ Récréations Mathématiqués. de grands avantages fur ceux de la Terre;nbsp;avec leurs quatre Lunes, il eft bien difficile nbsp;ny en ait pas toujours quelquune fur Vhot^^nbsp;qui nefl: pas éclairé du Soleil : ils les auront q*!^nbsp;quefois toutes quatre , Tune en croiffant, lauf ^nbsp;pleine , 1autre demi-pleine : ils les verrontnbsp;fer, comme nous voyons de temps en temp^ ^nbsp;Lune perdre fa lumiere en entrant dans rotf^nbsp;projetée par la Terre , mais avec cette différeH^®^nbsp;quebeaucoup plus prés de Jupiter, eu égard ^nbsp;maffe , elles ne fqauroient paffer derriere lu' gt;nbsp;légard du Soleil, fans fouffrir déclipfe.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.
Les aftronoines ne fe font pas bornés a connS'.j^ lexiftence de ces Lunes attachées a Jupiter;nbsp;ont plus fait; amp; 1on prédit leurs éclipfes aveCnbsp;inoins autant dexaftitude que celles denbsp;Lune. Les Ephémérides aflronomiquesnbsp;a chaque jour du inois Palpeél; des fatellitesnbsp;Jupiter , riieure a laquelle leurs éclipfes doiv^nbsp;arriver^ amp; fi elles font vifibles ou non fur lhori^®nbsp;du lieu : on y trouve auffi Ie moment oü quelqii'nbsp;de ces fatellites doit fe cacher derriere Ie .nbsp;de Jupiter , ou difparoitre en paffant aunbsp;Ces prédiftions, au refte , ne font pas de p^'nbsp;curiofités; on en tire une grande utiliténbsp;la determination des longitudes fur terre.
S. VIII. De Saturne. nbsp;nbsp;nbsp;,
^ nbsp;nbsp;nbsp;* pe
Cette planete eft de toutes la plus éloig*^
Soleil , amp; celle qui préfente Ie fpeftacle 1^ fingulier par fes cinq lunes amp; lanneau quinbsp;ronne. Elle fiiit fa revolution autour du Solf'
'aq ans 174 jours 6 heitres 36 minutes; amp; ^^^1 tance moyenne a eet aftre eft neiif fois ^nbsp;j)lus grande que celle de la Terre au Soleil,
-ocr page 137-Astronomie et GiocRAPHiE. izp PW exaftement, comme 954 a 100; enfortenbsp;fi Ie demi-diametre de lorbite de la Terre eftnbsp;^'3 2. millions 400 mille lieues, celui de lorbitenbsp;^ Saturne fera de 309 millions 96000 lieues.
A une diftance auffi immenfe, Ie diametre ap-j^^nt du Soleil, pour un ('pedlateur placé fur 3tUrne, neft plus que les de ce quil eft pournbsp;°üs, ceft4-dire denviron 3'^ : amp; falumiere doitnbsp;1nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;90 fois moindre , ainfi que la chaleur. Un
'tant de Saturne, tranfporté dansla Laponie, ^ ^ dis-je } 1'ur les glacés des poles de la Terre ,nbsp;^.^^prouveroit une chaleur infupportable; il y pé-ce femble,, plus vite quun homme plongénbsp;1eau boudlante , tandis cjuun habitant denbsp;^^®^cure geleroit dans les climats les plus ardentsnbsp;^otre zone torride.
eft probable que Saturne a un mouvement otation fur fon axe; mais les meilleures lu-Pq. nont encore fait voir fur fa furface aucunnbsp;reniarquable, au moyen duquel on puiffenbsp;^rcevoir amp; determiner cette rotation.
^Ur ^ '^sture femble avoir voulu dédommager Sa~ ® de fon éloignement du Soleil, en lui don-Hlnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;lunes , quon appelle fes fatellites. La
(Jg ^5 fuivante préfente leurs diftances du centre la ] ^hirne en demi-diametres de cette planete, 8cnbsp;'^rée de leurs revolutions.
'les.
ler
3®
4e
5®
|
Dijlances, |
Revolutions. J. H. M. | |
|
1 il . |
. nbsp;nbsp;nbsp;. I |
11 nbsp;nbsp;nbsp;18 |
|
. |
. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;2 |
17 nbsp;nbsp;nbsp;41 |
|
3 i |
4 |
12 nbsp;nbsp;nbsp;25 |
|
8 . . |
. . 15 |
22 nbsp;nbsp;nbsp;4' |
|
24 gt; |
7 48 | |
ijo RécréationS Mathématiques.
Nous ne nous ëtendrons pas fur les avantag^^ que tant de luUes doivent procurer a cettenbsp;ttete: ce que nous avons dit de Jupiter eft, anbsp;forte raifon, applicable a Saturne.
Mais quelque chofe de plus fmguiier que cinq lunes, ceft 1anneau qui environne Satutu^'nbsp;Quon fe reprélente un globe placé au milieu du^nbsp;corps circulaire , plat, minCe, Sc évuidé concc'^nbsp;tiiquement; enfin, que Iceil foita Textrémité duU®nbsp;ligae oblique ail plan de cct anneau circulaif^nbsp;tel eft Iafpeft qu6 préfente Saturne confidéré a^®^nbsp;Un excellent telefcope , amp; telle eft la pofitionnbsp;fpeélateur terreftre. Le diainetre de Saturne eft ^nbsp;celui clu vuide de Ianneau, comme 3 a ^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;
largeur de Ianneal) eft environ égale a Iinterval*^ entre Ianneau amp; Saturne. On eft aftfure quenbsp;intervalle eft vuide, car on a vu une foisnbsp;étoile fixe entre Ianneau amp; le corps de cettenbsp;nete : ainfi cet anneau fe foutient autour denbsp;turne, comme feroit un pont concentrique anbsp;Terre , amp; par-tout égale ment pefant.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.
préiente au Soleil tantot une face, t* ...........
Ce corps dune conformation ft finguliere, alternativement éclairé par le Soleil dun cotenbsp;de Iautre ; car il fait, avec le plan de 1orbite ^nbsp;Saturne , iin angle conftant 8f denviron 31°nbsp;en reftant toujoilrs parallele a lui-même ;
fait
qu r
Ioppofee : ainfi les habitants de deux hémifp^''^^^^ oppofés de Saturne, en joulfient alternativeiii^^^^jnbsp;Quekju.es obfervations femblent prouver quÜ ^nbsp;mouvement de rotation autour dun axenbsp;(liculaire a fon plan, inais cela neft pas en*^^nbsp;abfokii'nent démontré.
On voit quelquefois, de la Terre, la planet^, ^ Saturne fans anneau. Ceft; un phénomenenbsp;explicjuer.
-ocr page 139-Astronomie et Geographie. 131 Alois caufes font difparoitre lanneau de Sa-1° II difparoit lorfque fon plan prolongé
^Urne
paffe par Ie Soleil, car alors fa furface eft dans ®nibre , ou trop foiblement éclairée par Ie Soleilnbsp;Pour fe faire appercevoir de fi loin ; amp; fon tran-^nant eft auffi trop mince pour que , quoiquenbsp;yairé , on puifte Ie voir dune pareille diftance.
lui arrive lorfquil eft vers Ie 19= degré 45 ^ftnutes de la Vierge amp; des Poiflons.
^ On doit encore perdre de vue lanneau de ^aturne, lorfque fon plan prolongé palTe par lanbsp;srre ; car alors Ie fpeftateur terreftre nen apper-que Ie tranchant, qui eft , comme nous lavonsnbsp;j,'*'? trop mince pour pouvoir affeifter de li loinnbsp;du fpecfateur terreftre ; en effet ce neft alorsnbsp;i't Un filet de lumiere de quelques fecondes de lar-Seur.
pas celui que ie Soleil éclaire. On ne fqau-
j- 3° Enfin lanneau de Saturne difparoit, lorfque ^ar ptolongé paflTe entre la Terre amp; Ie Soleil;nbsp;t|)^^Ors Ie plat de lanneau', tourné vers laTerre,
done Ie voir de la Terre; mais alors on voit ^'yP'nbre fe profeter fur Ie difque de Saturne.nbsp;tunbsp;nbsp;nbsp;nbsp;belle matiere a conjeftures que la na-
de eet anneau fingulier. Quelques-uns ont dit pouvoit étre une multitude de lunes , cir-ft prés les unes des antres, que leur inter-^alle ne sapperqolt pas de la Terre, ce qui leurnbsp;/^tuie lapparence dun corps continu. Cela eftnbsp;^'^Ptobahle.
dgt; ^ autres ont conjefturé que cétoit la quepe Cu 'fOmete , qui , paffant très-près de Saturne ,nbsp;dté arrêtée. Mais un pared arrangementnbsp;circulant, feroit quelque chofe de bien
faut admirer
lij
eet
^Ordinaire, Je crois quil
-ocr page 140-ï?2 RÉCRÉATrONS Math^imatiqueS.
¦* nbsp;nbsp;nbsp;f .
ouvrage du fouverain Artifte , créateur de iuhi*' vers , amp;c attendre , pour former des conjeftures fufnbsp;fa nature, que Ia perfection des télefcopes nousnbsp;fournifle de nouveaux faits pour les appuyer.
La diftance de Saturne au Soleil eft telle, (\üS toutes les planetes lui font inférieures , comme 1®nbsp;font pour nous Venus amp; Mercure. II y a plus; sj;nbsp;y a des êtres intelligents fur cette planete, ilnbsp;fort douteux quils aient feulement connoiffanc®nbsp;de notre exiftence , amp;c bien moins encore de cellsnbsp;de Mercure amp; de Vénus; car, a leur égard , Mef'nbsp;cure ne séloigne jamais du Soleil de plus de nbsp;Vénus de 4° 15', amp; la Terre elle-même denbsp;Mars sen éloignera feulement de prés de 9°, amp;nbsp;piter de 28° 40^* auffi les trois ou quatre premiets*nbsp;de ces planetes font beaucoup plus difficiles a ap'nbsp;percevoir par les Saturniens, que neleft pour noU*nbsp;Ia planete de Mercure , quon voit a peine , parc^'nbsp;quelle eft prefque toujours cachée dans les rayoU*nbsp;du Soleil.
li eft cependant vrai que la lumiere du SolsH eft dun autre cóté bien foible, amp; que la conftit^'nbsp;tion de latmofphere de Saturne, ft elle en a unSnbsp;pourroit être telle, que Ton verroit encore se*nbsp;planetes auffi-tót que Ie Soleil feroit couché.
Les cometesne font plus , comme on Ie croy®** autrefois , des fignes de la colere célefte ,nbsp;annonces de la pefte, de la guerre ou de lanbsp;mine. H falloit que les hommes de ces ternPnbsp;fuflent bien crédules, pour penfer que des fléaa*-qui naffeCfent quune infiniinent petitenbsp;dun globe qui neft lui-même quun point dans
-ocr page 141-Astronomie et GiocRAPHiE. 15^
de Iunivers, duflent étre annoncés par derangement de 1ordre naturel amp;c. immuablenbsp;cieux. Les cometes ne font plus aulli, commenbsp;P^nferent la plupart des philofophes anciens,nbsp;r '^^ux qui fuivirent leurs traces des météoresnbsp;dans la moyenne region de Iair. Les obfep-^^dons aflronomiques , faites dans divers en-de I3 Xerre a-la-fois, ont appris quelles.fontnbsp;°^]ours a une diftance même beaucoup plusnbsp;^^^nde que la Lune , amp; conféquemment quellesnbsp;^ ®nt rien de commun avec les météores formesnbsp;notre atmofphere.
^ que quelques philofophes anciens , comme PPollonius Myndien , amp; fur-tout Séneque , ontnbsp;'^efur les cometes, seft depuis vérifié» Seloanbsp;gt; les cometes font des aftres auffi anciens,nbsp;j, ' durables que les planetes mêmes, dont lesnbsp;j^'^'^iutions font pareillement réglées ; amp; ft on nenbsp;j ^Pperqoit pas toujours , ceft quelles font leurnbsp;de maniere que, dans une partie de leursnbsp;Igj 3 elles font 11 éloignées de la Terre quonnbsp;^ Perd de vue, Sc elles ne paroilTent que dans lanbsp;inférieure.
etrj* ^des fe rapprochent alTez de nous pour ^ dans Ie refte de leurs orbites ,nbsp;^ eloignent dans Timmenfité des cieux, au
liij
^ elFet Newton, amp; fur fes traces M. Halley, ^^^démontré, par les obfervations des dilférentesnbsp;j^^^tes de leur temps , quelles décrzvent a 1en-du Soleil des orbites elliptiques , dont eetnbsp;f occupe un des foyers, amp; que ces orbites dif-gt;nbsp;feulement de celles des planetes connues ,nbsp;celles-ci font prefque circulaires, aunbsp;allo^^'j^ celles des cometes font extrêmementnbsp;^Oursnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^tte, dans une partie de leur
134 RécRÉATiONs Mathématiques. point cle nétre plus vifibles. Ils ont aufli enfeig*^^nbsp;comment, a 1aide dun petit nombre dobfervs'nbsp;tions du mouvement dune comete , on peut d^'nbsp;terminer la diftance on elle paffera ou a paffe di*nbsp;Soleil, ainfi cpae Ie temps oü elle en a été Ie moif^nbsp;éloignée, enfin fon lieu dans Ie ciel pour un nrO'nbsp;ment donné. Les calculs fans daprès ces prinC'nbsp;pes, saccordent avec lobfervation dune manief^nbsp;furprenante.
Les philofophes modemes ont fait plus; ils of*-determine Ie retour de quelques-unes de ces cO' metes. Le célebre M. Halley, confidérant quenbsp;Ie mouvement des cometes fe fait dans des ellipff^^nbsp;elles doivent avoir des revolutions périodique^»nbsp;puifque ces courbes rentrent en elles - même*.nbsp;examina avec attention les obfervations de trogt;^nbsp;cometes, qui parurent en 1531 amp; 1531, en ï6o1nbsp;amp; 1682; amp; ayant ca'culé la pofition amp; les dl'nbsp;menfions de leurs orbites , il reconnut quenbsp;trois cometes avoient a peu prés la même orbits gt;nbsp;bc conféquemment que ce nen étoit quune feule fnbsp;dont la revolution sachevoit dans environ 7^nbsp;ans: il ofa done prédire que cette comete rep®'nbsp;roitroit en 175^ gt; ou 1739 au plus tard. Tout 1®nbsp;monde fqait que cette prédiftion seft vérifiée da^nbsp;le temps annoncé : ainfi il refte conftant queced^nbsp;comete a autour du Soleil une révolutionnbsp;dique de 73 ans amp; demi. Suivant les dimeimt^nbsp;de fon orbite, déterminée par les obfervatiogt;t* nbsp;fa moindre diftance du Soleil eft de du defti'nbsp;diametre de 1orbite terreffre; elle sen°éc3rtenbsp;fuite a une diftance qui eft égale a 3 5 y denbsp;demi'-diametres ; enforte quelle séloigne denbsp;aftre prés de quatre fois autant que Saturne. Lnbsp;cUuaifon de 1orbite a 1écliptique eft de 17° 4^
-ocr page 143-Astronomie et Géographie. 135
une ligne allant du 23® degré 45 minutes du aureau , au 23^ degré 45' minutes du Scorpion.
y a encore trois cometes dont on efpere avec Ondement Ie retour; ce font celle de 1661, quonnbsp;®^^ond pour 1790; celle de 1556, pour 1848;nbsp;®nfin celle de 1680 amp; 1681 , quon penfe , quoi-'lUe avec moins dalTurance, devoir reparoitre versnbsp;Cette derniere a paru , par les circonftancesnbsp;^^'ont accompagné fon apparition , être la mêmenbsp;Celle quon vit, fuivant les hiftoriens, 44 ansnbsp;^''ant 1ere Chrétienne , celle de lan 531 amp; cellenbsp;iioó ; car il y a entre ces époques un inter-de 575 ans. Cette comete auroit une orbitenbsp;pOeffivemgrit allongée , amp;: séloignerojt du So- environ 135 fois autant que la Terre.
^ette comete a de plus cela de remarquable, 5 dans la partie inférieure de fon orbite , ellenbsp;extrêmement prés du Soleil, ceft-a-dire knbsp;diftance de fa furface qui étoit a peine une 6®nbsp;^ demi-diametre folaire; doü Newton concludnbsp;3 dans Ie temps de ce paffage , elle fut expo^nbsp;a une chaleur deux mille fois plus grande quenbsp;dun fer rougi a blanc. II faut done que cenbsp;;^Ps foit extrêmement compaéfe, pour pouvoirnbsp;a une chaleur fi prodigieufe , quelle vo-^Pliferoit probablement tous les corps terrellresnbsp;nous connoifldns.
] y a aujourdhui 63 cometes dont on a calculé nrbites, enforte quon connoit leur pofition ,nbsp;c * nioindre diftance ou la comete dok pafter dunbsp;Conbsp;nbsp;nbsp;nbsp;paroitra quelque nouvelle
yhofe prés, on pourra aflurer que ceft la même
j ^'cte qui décrira Ie même chemin , ou a peu
pLr 3, nbsp;nbsp;nbsp;^
Ua 1 dans des temps antérieurs ; on conne ^ors la duree de fa revolution la grande
connoi-
ur
136 RécRÉATIONS Mathématiques. de fon axe; ce qui déterminera lorbite en entief *nbsp;on fera enfin en état de calculer fes retours amp;nbsp;autres circonftances de fon mouvement , coi'O'^®nbsp;ceux des autres planetes anciennement connues.
Les cometes ont cela de particulier, quel^^ font communément accompagnées dune che''^nbsp;lure OU dune queue plus ou moins allongée.nbsp;queues ou chevelures font tranfparentes, amp;
OU moins longues: on en a vu qui avoient 41 50,60 amp; même 100 degrés de longueur ; tell^nbsp;furent celles des cometes de 1618 amp; de 16^^'nbsp;Quelquefois néanmoins cette queue fe réduif ^nbsp;une efpece de nuage lumineux amp;c très-peu etendi*»nbsp;qui environne la comete en forme de couronn^'nbsp;telle étoit celle qui accompagnoit la cometenbsp;ij8^. II arrive auffi quelquefois que cettenbsp;a befoin, pour étre apperque, dun del plus ferc*^nbsp;amp; plus dégagé de vapeurs que celui de cesnbsp;gions. La fameufe comete , revenue fur la finnbsp;, paroiffoit a Paris avoir a peine une que^^nbsp;de 4 degrés de longueur: a Montpellier, des obf^*quot;'nbsp;vateurs Ia virent de 25° de longueur, amp; ellenbsp;encore plus longue a des obfervateurs de liflenbsp;de Bourbon,
Quant a la caufe produftrice des queues cometes , il ny a que deux fentiments a ,nbsp;égard qui aient de la probabilité. Newton anbsp;que cétoit une trainee de vapeurs élevées p^'nbsp;chaleur du Soleil, lorfque la comete defcendnbsp;les regions inférieures de notre fyftême.nbsp;remarque-t-on que les cometes nont jamais d®nbsp;plus longue queue ,que lorfquelles ont paffenbsp;périhélie ; amp; cette queue femble être dautaiit p'^^nbsp;longue , quelles en ont paffe plus prés. H ne la^nbsp;pas dy avoir de fortes difficultés contre eet
-ocr page 145-Astronomie et Géographie. 137
^pmion, Celle de M. de Mairan eft que ces queues une trainee de la lumiere zodiacale, dont lesnbsp;^ornetes fe chargent en palTant entre la Terre Scnbsp;® Soleil. Auffi remarque-t-on que les cometesnbsp;natteignent pas jufqua 1orbe de Ia Terre,nbsp;pas de queue fenfible, amp; ont tout au plusnbsp;couronne; telles furent la comete de 1585 ,nbsp;pafla a une diftance du Soleil dun dlxiemenbsp;^ grande que celle de la Terre; celle de 1718 ,nbsp;en paflfa a une diftance a peu prés égale ; cellenbsp;^ ^7^9 , qui en palTa a une diftance environnbsp;5-J?*^fuple ; amp; celle de 1747, qui en pafta a unenbsp; ^ance plus que double, 11 eft vrai que la co-1 de 1664 gt; pafta plus loin du Soleil quenbsp;srre, eut une queue , maïs elle fut médiocre ;nbsp;.^ornme fa diftance périhélie excédoit très-peunbsp;^ j 7 de la Terre au Soleil, amp; que 1atmofpherenbsp;sétend quelquefois au-dela de 1orbe ter-il nen réfulte pas une objeélion de grandnbsp;contre Ie fentiment de M. de Mairan.nbsp;^^nrarquons enfin quil nen eft pas des cometesnbsp;des planetes. Toutes celles-ci font leursnbsp;^|.''®|utions dans des orbites peu inclinées a 1é-j^'ptique , 5c marchent du même fens : les come-S au contraire, ont des orbites dont les incli-j^ftons a lécliptique vont jufqua langle droit.
^illeurs les unes marchent felon lordre des ^Sfies, font appellees dmctcs; les autres mar-dans Ie fens contraire, amp; on les nommenbsp;mouvements fe compliquent enfinnbsp;^ celui de la Terre ; ce qui leur donne unenbsp;^^Parence dirrégularité , qui doit excufer lesnbsp;été dans 1erreur fur la nature de
^aftres.
a vu plus haut qui! y a des cometes qui
-ocr page 146-138 Recreations Mathématiques. qui paflent aflez prés de la Terre. II en poiirro*^nbsp;arriver quelque jour une cataftrophe funefte pou*^nbsp;iiotre globe, fi la Divinité ne fembloit y avoifnbsp;mis ordre par des circonftances particulieres, E*'nbsp;effet, une coinete comme celle de 1744, qui paE^nbsp;a une diftance du Soleil, plus grande feuleineii-que Ie rayon de Torbite terreftre denvironnbsp;50^, fi elle éprouvoit quelque derangement dan^nbsp;la courfe, pourroit ou choquer la Terre ounbsp;Lune, peut-être nous enlever cette derniere. DaH^nbsp;la multitude méme des cometes qui defcendet)^nbsp;dans les regions inférieures de notre 1'yftême ,nbsp;pourroit fe faire que quelquune , en fe plongean^nbsp;vers Ie Soleil, pafsat a fi peude diftance de lorbb®nbsp;tertefire, quelle nous menaqat dun pared malhet'''nbsp;Mais linclinaifontrès-variée des orbites desnbsp;tes fur récliptique , femble avoir été dirigée par 1*nbsp;Divinité pour prévenir eet effet. Ce feroit ,nbsp;furplus , un calcul curieux a faire , que de détefquot;nbsp;miner les moinclres diftances ou quelques-imes d®nbsp;ces cometes peuvent pafTer de la Terre ; on coH'nbsp;noitroit par-la celles dont on a quelque chofe *nbsp;redouter: fi pourtant il pouvoit être utile de coR'nbsp;noïtre Ie moment ou Ie danger dune parelUenbsp;taftropbe \ car a quoi bon être prévenu dun R® quot;nbsp;beur que rien ne peut ni retarder ni prévenir?
Uil auteur Anglois, doué de plus dimaginati^^ Ei de connoilTances que de jufteffe , Ie cél^bi®nbsp;Whifton , a penfé que Ie dékige na été occ^nbsp;fionné (jue par la rencontre de la Terre ave^nbsp;queue dune comete , qui retomba fur elle ennbsp;peurs amp; en pluies: il a aulTi avancé la conje'^'nbsp;ture que lincendie univerfel, qui doit, felonnbsp;Livres faints, précéder Ie fugement dernier ,nbsp;caufé par une comete comme celle de i68igt;
-ocr page 147-Astronomie et Géographie. 139 ^ÊVenant du Soleil avec une chaleur deux ou troisnbsp;*^iUe fois plus grande que celle dun fer rouge ,
, ®Pprochera fuffifamment de la Terre pour lein-fater jufques dans fes entrailles. Tout cela eft P hardi que judicieux. Et quant au déliige uni-caufé par la queue dune comete , on peut,nbsp;^ contraire, diffiper toute crainte a eet égard.nbsp;jV-^and on fera attention a la ténuité extreme denbsp;ether dans lequel nagent les cometes, on conce-^ ^tfément que toute la queue dune comete ,
, ne fqauroit produire une quantité deau ^^fante pour Teffet que Whifton lui attribue.
Caffini avoit cru appercevoir que les co-1. faifolent leurs cours dans une efpece de zo-^'Itte, quil avoit mêine défigné par ces vers :
'^ntlno'üs Pegafufque , Andromeda, Taurus, Orion ,
^''ocyon atque Hydrus , Ctntaurus , Scorplus, Arcus.
les obfervations de beaucoup de cometes fait voir que ce pretendu zodiaque cometiquenbsp;^ aucune réalité.
X, Des Etoiles fixes.
j. ne nous refte plus a parler que des etoiles Nous aliens raffembler id tout ce que Iaf-®tiomle moderne renferme de plus curieux furnbsp;objet.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^
^ Qn diftingue aifément les etoiles fixes des p'a-Les premieres ont, du moins dans ces con-^ t^ttand dies font dune certaine grolfeur, eclat accompagne dun treinblement quon
-ocr page 148-140 Recéations Mathématiques.
appelle fdntillation. Mais ce qui les diftingue tout, ceft quelles ne changent point de place 1®^nbsp;unes a 1égard des autres, du moins fenfiblement'nbsp;auffi Tont-^Iles des efpeces de points fixes dans 1^nbsp;ciel , auxquels les aftronomes ont toujours r^p'nbsp;porté les pofitions des étoiles mobiles, cominenbsp;Lunp, les planetes amp; les cometes.
Nous avons dit que les étoiles fixes font, daf'^ ces contrées, fiqettes a une fcintillation. Cenbsp;vement paroit dépendre de latmofphere ; car 0^nbsp;allure que dans certaines parties de 1Afie, oü l^*^nbsp;efi dune pureté amp; dune fécherefl'e extreme* fnbsp;comme a Bender-Abalïi, les étoiles ont unenbsp;miere abfolument fixe , amp; que la fcintillationnbsp;fe fait appercevoir que lorfque 1air fe charge dh*^nbsp;midité, comme pendant lhiver. Cette obferv^''nbsp;tion de M. Garcin , confignée dans VHiJloin ,nbsp;rAcadémie, année 1743 , inériteroit detre enti®'nbsp;rement conftatée.
La diftance quil y a de Ia Terre aux étoiles p' xes, efi: immenfe : elle eft telle, que les 66 milliof*nbsp;de lieues qua Ie diametre de lorbite terreftre ,nbsp;font, pour ainfi dire , quun point en comparaild**nbsp;de cette diftance ; car , dans quelque partie denbsp;orbite que foit la Terre, les obfervations du'jfnbsp;même étoile ne préfentent aucune difference da 'nbsp;peft, aucune parallaxe fenfible. Des aftronoiP^*nbsp;prétendent néanmoins avoir découvert dans 0^^nbsp;ques fixes une parallaxe annuelle de cjuelfi^^*nbsp;fecondes. M. Caffini dit, dans un Mémoirenbsp;la parallaxe des fixes, avoir reconnu dansnbsp;une parallaxe annuelle de fept fecondes, amp; da'*nbsp;rétoile appellee Capdla une de huit. Cela do'*nbsp;neroit la diftance du Soleil a la premiere denbsp;étoiles, égale a environ zQijofois Ie rayons®
-ocr page 149-Ou notre fyftême feul foit peuplé dêtres
Astronomie e? GiocRAPHiE. 141 l^orblte terreftre , qui, étant de 32400000 lleues,nbsp;j.onneroit pour cette diftance 6100000000nbsp;^^ües. Entre Saturne, la planete la plus éloignéenbsp;® notre fyftême , reftera enfin un efpace égal anbsp;^iiviron 2000-fois fa diftance au Soleil.nbsp;ïlacées a des difiances auffi énormes de nous ,nbsp;peuvent étre les étoiles , finon dimmenfesnbsp;brillants de leur propre lumiere , des- foleilsnbsp;femblables a celui qui nous échauffe, ficnbsp;^°Ur duquel nous faifons nos revolutions? II efl:nbsp;j. très-probable que ces foleils amoncelés, pournbsp;j'jfidire, les uns fur les autres, ont une mêmenbsp;nation que Ie nótre, amp; quils font les centresnbsp;^^tant de fyftêmes planetaires quils vivifientnbsp;^ luils éclairent. 11 feroit, au furplus, ridiculenbsp;(j .former des conjeflures fur la nature des êtresnbsp;nj!, Peuplent ces mondes éloignés ; mais, quelsnbsp;foient, qui pourra fe perfuader que notre
Pables de jouir dun ft bel ouvrage ? Qui croira ^.^itout immenfe amp; prefque fans hornes aitnbsp;K formé pour un point imperceptible , un infi-j^nt petit ?
lunettes dapproche les plus parfaites naug-^^quot;^ont en aucune maniere Ie diametre apparent étoiles fixes; au contraire, en augmentantnbsp;®ment leur éclat, elles femblent tellement di-jj^'Pner leur grofteur, quelles ne préfentent quunnbsp;1^ lumineux; mais elles font appercevoir dansnbsp;une foule détoiles que les yeux ne peu-fecours, Galilee , avec fa lu-^ ^ftez foible relativement a celles que nousnbsp;'Jivy ^°ns , en compta dans les Pléiades , 36nbsp;a loesl nu; dans 1épée amp; !e baudriernbsp;go; dans la nébuleufe de la tête dO-
ï4i Récréations Mathématiques. rion, 11 ; dans celle du Cancer, 36. Le P.nbsp;Rhéita dit en avoir compté aooo dans Orion, ^nbsp;188 dans les Pleiades {a). Dans la partie feulenbsp;lhémirphere auftral, coinprife entre le pole amp;nbsp;tropique, M. 1abbé de la Caille en a obfervénbsp;de 6000 de la feptieine grandeur, ceft-a-dire p^^'nbsp;ceptibles avec une bonne lunette dun pied:nbsp;lunette plus longue en fait appercevoir dautf^*nbsp;appareinment plus éloignées , 6c ainfi de fuif®'nbsp;fans quil y ait peut-être de bornes a cette pf^'nbsp;greflion. Quelle immenfité dans les oeuvres ^nbsp;Créateur ! amp;c quelle raifon de sécrier, Cxlinbsp;rant gloriam ejus !
Les étoiles fixes paroiflent avoir un mouverne*^ cominun 6c general , par lequel elles tourne^nbsp;autour du pole de lécliptique ; elles paroilf^^^nbsp;parcourir un degré en 72 ans. Ceft par unnbsp;de ce mouvement que toutes les conftellations qnbsp;zodiaque ont au)ourdhui change de place. Lenbsp;lier occupe la place du Taureau, celui-ci cel*®nbsp;des Gemeaux , 6c ainfi de fuite ; enforte que Ifnbsp;confiellations ou les fignes apparents font avanlt;^®^nbsp;denviron 30 degrés au-dela de la divifion dunbsp;diaque a laquelle ils ont donné le nom.nbsp;ce mouvement nefl; quune apparence, 8c nujnbsp;ment une réalité; il vient de ce que lesnbsp;équinoxiaux rétrogradent chaque année den'^*'^^^nbsp;5 I fecondes fur lécliptique. Lexplication denbsp;mouvement efl: au refte de nature a ne pouvO''^nbsp;ne devoir trouver place ici.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, ,
On a toujours été dans la perfuafion qf^ étoiles fixes nont aucun mouvement reel,
Q) II y a apparence que le bon P. Rhéita avoitl» ^ fatiguée, ou quil absaucoup exagéré.
-ocr page 151-Astronomie et Géographie. 143
^oins n en ont pas dautre que celui par lequel elles angent de longitude. Mais les obfervations déli-*nbsp;de quelques aftronomes modernes, ont faitnbsp;^couvnr dans plufieurs delles de petits mouve*-j ^nts partiGuUers , par lel'quels elles fe déplacentnbsp;^'^tement. Arclurus^ par exemple, a un mouvementnbsp;pat leqyel il fe rapproche de Tdcllptique denvi-
^ une autre affez petite qui eft dans fon
4 minutes par fiecle. La diftance de cette ^tolle
^ . ,-fiage, a change fenfiblement depuis un fiecle.
paroit aufli avoir en latitude un mouvement tignbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^ minutes par fiecle, amp; il séloigne
^ nbsp;nbsp;nbsp; 'rr ---- ^ nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;* y
étoile voifine , Sc éloignée de 48quot; dune
^ ^cliptique. On obferve de pareils mouve-dans Aldebaran ou Toeil du Taureau, dans dans lépaule oriëntale dOrion , dans lanbsp;5 1Aigle , amp;c. Quelques autres paroiffentnbsp;f l^*t mouvement particulier , dans un fens pa-car ^ a 1équateur; telle eft la luifante de lAigle,nbsp;seft rapprochée, dans 48 ans, de 73quot;
Peut-être toutes les étoiles font-elles fit-
1 eft vrai quil neft rien de permanent dans Univers ! Quant a la caufe de ce mouvement,nbsp;étonnant quil paroifle au premier coupnbsp;%'iu paro^tta moins , ft Ton fe rappellenbsp;'nfnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;a démontré quun fyftême planetaire
peut avoir un mouvement progreflif Sr uni-dans lefpace, fans que les mouvements fijf '^tiliers en foient troubles. II neft done pointnbsp;des foleils, tels que font les étoilesnbsp;létj un mouvement propre. Que dis-je?nbsp;de repos étant unique , Sc celui du mouve-
^ de femblables mouvements, enforte que , fuite des fiecles , Ie fpeftacle du cielnbsp;'T,'* tout autre quil neft au moment aftuel.
Cet
-ocr page 152-144 Recreations Mathématiques. ment, dans une direéiion quelconque , étant infi'nbsp;niment varié, on devroit sétonner davantagenbsp;les voir abfoluinent en repos, que dy découvO^nbsp;quelque mouvement.
Mais ce nefont pas la les feuls phénomenes nous préfentent les étoiles fixes; il y en a quinbsp;tout-a-coup paru, amp; enfuite difparu. LanO^fnbsp;157Z eft fameufe par un phénomene de cettenbsp;pece. On vit tout-a-coup paroitre, au moisnbsp;Novembre de cette année, une étoile extrêm^'nbsp;ment brillante, dans la conftellation de Calb^'nbsp;pee : elle égala dabord en éclat la planete dnbsp;Vénus quand elle eft dans fon périgée, amp; ^1nbsp;fuite Jupiter lorfquil eft Ie plus brillant; trogt;*nbsp;mois après fon apparition , elle nétoit plusnbsp;comme les fixes de la premiere grandeur;nbsp;éclat diminua enfin par degré jufquau mois dnbsp;Mars de 1574, quelle difparut entiérement.
iifl®
fin , amp; revient a fa plus grande clarté période denviron 330 jours.
La conftellation du Cygne préfente elle^ ^ deux phénomenes de la même efpece; car ü Ynbsp;dans la poitrine du Cygne une étoile qui a un6 Pnbsp;riode de quinze ans , pendant dix defquels eH® ®nbsp;invifible : elle paroit enfuite pendant cinqnbsp;en variant de groffeur amp; déclat. On en voitnbsp;autre dans Ie cou, prés du bec ; celle-cinbsp;période denviron treize mois, Enfin Pon vit da^^
II y a dautres étoiles qui paroiflent 6t dilp^^ roiffent après des périodes réglées : telle eft celjfnbsp;du cou de la Baleine. Lorfquelle eft dansnbsp;plus grande clarté, elle égale a peu prés les étoü^*nbsp;de la feconde grandeur : elle conferve eetnbsp;une quinzaine de jours , après lefquels elle din^j^nbsp;nue , amp; difparoit entiérement: elle reparoit
apres
-ocr page 153-Astronomie et Géographiê. 145 menie conftellation , en 1670 amp; 1671 , unenbsp;Olie qui difparut en 167Z , 6c quon na pas re-depuis.
Elk Hydre poflede auffi une étoile de cette efpece. ® ^ cela de remarquable, quejle ne paroit guerenbsp;® 'luatre mois, après lefquels elle en refte vingtnbsp;^ ^ Paroïtre, enforte que fa période eft denvironnbsp;Elle ne paffe pas les étoiles de la qua-grandeur quand elle eft dans fon premier
encore une étoile de la jambe gauche i
j ^oolques étoiles enfin paroiffent sêtre éteintes tal ^ Ptolémée, car il en compte dans fon ca-avit quon ne voit plus aujourdhui: quelquesnbsp;ont change de grandeur, amp; cette diminutionnbsp;pl^P^udeur apparente eft prouvée 4 1égard denbsp;lé( étoiles. On peut ranger dans cette claffenbsp;,0 B de lAigle , qui , au commencement dunbsp;^ dernier , étoit la feconde en ëclat, 6c quinbsp;'J^gjj'^UeUement a peine de la troifieme grandeur.
¦Pentaire.
diftinéles 8c fans nébulofité. De ce nom-,, la fameufe nébuleufe du Cancer, ou Ie ¦¦ ceft un amas de 2^ a 30 étoiles ,nbsp;^lablnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;avec la lunette. On en voit de fern-
V. 0^ en plufieurs endroits du ciel.
OU plu-
mais accompagnées ou
*10115 refte k parler des étoiles appellees né-Ou lour donne ce nom , parceque , con-u la vue fimple, elles ne fe préfentent que efp Un petit nuage lumineux. II y en a de troisnbsp;unes font formées de 1amas de grandnbsp;Oio détoiles très-voifines , amp;c comme entai-^oir ^ues fur les autres; mais ia lunette les fait
h oft
7^ étoiles diftinéfes
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uébuleufes font formées d une
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-ocr page 154-146 Recreations Mathématiques.
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environnées duhe tache blanchatre, au travers laquelle elles femblent reluire. II y en a deuxnbsp;cette efpece dans Andromede, une dans fa cei'^'nbsp;ture, 1autre plus petite ï un degré environnbsp;midi de Ia premiere. Telles font encore cellenbsp;la téte du Sagittaire , celle qui eft entre Syrius ^nbsp;Procion, celle de la queue du Cygne , lesnbsp;de Caffiopée. II eft probable que notre Soleil p®'nbsp;r'oit fous cette forme , vu des environs des étoil^^nbsp;fixes, qui font fituées vers la prolongation denbsp;axe; car il a autour de lui une atmofphere lent|'nbsp;culaire amp;lumineufe qui sétend jufques prés de pnbsp;Terre. M. 1abbé de la Caille a compté dansnbsp;imfphere auftral, quatorze étoiles ainfi environ'nbsp;nées de nébulofités; mais la plus remarquablenbsp;parence de ce genre , eft celle de la nébuleufenbsp;1épée dOrion ; car quand on la regarde avecnbsp;télefcope, on voit quelle eft formée dune taC^®nbsp;blancbatre amp; a peu prés triangulaire , dansnbsp;quelle brillentfept étoiles, dont une eft elle-mefn®nbsp;environnée dun petit nuage plus clair que Ie re^®nbsp;de la tache, On eft tenté de croire que cette tadfnbsp;a éprouvé quelque alteration depuis Huygensnbsp;la découvrit.
La troifieme efpece de nébuleufes neft forn'
t]ue par une tache blanche, fans que la lun^ ^ mêine y fafle voir aucune étoile. On en voitnbsp;torze de cette nature dans Phémifplierenbsp;parmi lefquelles les fametix nuagts denbsp;voifins du pole antanftique , tiennent Ie pre'^,' .nbsp;rang. Ce font comme de petites portions détacjfnbsp;de ia voie laélée. On fe tromperoit, au refte» ^nbsp;attribuoit Péclat de cette partie du ciel a unenbsp;titude de petites étoiles plus entaflees quenbsp;ailleurs J car on ny en voit pas un nombre in
Astronomie et Geographie. 147
ant pour produire eet efFet, Sc il y a des portions
fant
'l»' nbsp;nbsp;nbsp;______^_______ ^ nbsp;nbsp;nbsp;^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^________^
je crois pouvoir conjefturer avec quelque ^¦aifemblance , que ceft une matiere femblable anbsp;^ ie de ratmofphere folaire , amp; qui eft répanduenbsp;Ces efpaces céleftes. En efFet, fi notre lyf-^(Qjt rempli dune femblable matiere,nbsp;Pfefenteroit aux étoiles fixes voifines la mêinenbsp;^1 Parence que Ia voie laclée. Au refte , pourquoinbsp;. ^ ^ ces fyliêmes difFéminés dans cette partie dunbsp;font-lls templis de cette matiere lumineufe?
lairi;
Ce que certainement perfonne ne fqaura
ais.
^crnarquons que la fameufe étoile nouvelle de f ^'Hopée prit naifFance dans la voie laflée. Cenbsp;pcut-être une quantité prodigieufe de cettenbsp;fy ^'^te lumineufe, qui tout-a-coup Fe précipitanbsp;p'a centre. Mais je ne trouve pas la meme fa-a expliquer pourquoi amp; comment létoilenbsp;parut. Cette origine de la nouvelle étoile rece-^quelque probabilité , sfil eft vrai quü y ait
atis *1 7quot;....... 'r' -----T.--- j -
i_, .'¦ct endroit de la voie laftée un vuide fein-
^ aux autres endroits du ciel.
^labi,
Recapitulation de ce qiion vient de diramp; fur Ie Syjiême de VUnivers.
ün croyons devoir terminer ce chapitre par 5 ^cmparaifon fenfible, amp; propte a faire con-gt; par des mefures connues 8c familieres, lanbsp;place quoccupe notre fyftême planetairenbsp;''s rimmenfité de lunivers; 8i a plus fgrte
K.j
i4§ Recreations Mathématiques. raifon la petite figure , quon me permette cett®nbsp;expreffion, quy fait notre Terre. Quelle eftnbsp;pre a humilier ces êtres orgueilleux qui, noccü'nbsp;pant eux-mêmes quun infiniment petit denbsp;atóme , penfent que lUnivers a été fait pour euS;
ae
is'f
Jupiter lera figuré par un globe de 10 lignes diametre, éloigné du globe central de 390 pielt;^*nbsp;enfin Ie globe repréfentant Saturne, devranbsp;environ 7 lignes de diametre , Sc être placé anbsp;¦viron 71 ^ pieds.
Mais de-la aux étoiles fixes les plus voifines gt; ^ diftance eft immenfe. On fe figurera peut'^nbsp;que, dans notre fuppofition, il faudroit plalt;^^. j ^nbsp;premiere étoile a 2 ou trois lieues. Ceftnbsp;que je men étois formée dabord, Sc avant ^1 ^nbsp;«lavoir employé Ie calcul; mais jétois dansnbsp;«rreur grofliere. II faudroit placer cette preini^
Pour fe faireune idee de notre fyftême compa'^*' a lUnivers, quon fe repréfente au milieu du jaf'nbsp;din des Thuileries, Ie Soleil comme un globenbsp;^ pouces 3 lignes de diametre; la planete denbsp;cure fera re'préfentée parun globule denvironnbsp;ligne de diametre, placé a 28 pieds j de diftancSnbsp;Vénus Ie fera par un globe dun peu moins dai^nbsp;ligne, circulant a la diftance de 54 pieds,nbsp;même centre; placez a la diftance de 75 pi^^^nbsp;un globule dune ligne de diametre , voilanbsp;Terre, ce théatre de tant de paffions amp; dagl^^^'nbsp;tions, dontle plus grand potentat polfede a pei^nbsp;un point fur la furface, amp; dont un efpace ,nbsp;vent imperceptible, excite entre les animalcule*nbsp;qui la couvrent, tant de débats amp; tant deffufiö**nbsp;de fang. Mars , un peu moindre que la Terre»nbsp;fera repréfente par un globule dun peu moi*nbsp;dune ligne, placé a la diftance de 114 pieé^
-ocr page 157-^ AsTONOMIE Et GÉOGRAPHIE. 149' ^^oile , je veux dire la plus volfine, ^ la dlftancenbsp;Lyon eft de Paris , ceft-a-dire a cent amp; quel-^'^^slieues. Telle eft a peu prés 1idée quon doitnbsp;Oir de léloignement ou la premiere des étoilesnbsp;lies eft Soleil ; encore méme eft-il probablenbsp;beaucoup plus conftdérable , car nousnbsp;^ fuppolé dans ce calcul , que la parallaxenbsp;1 ® I orbite terreftre étoit la même que la parallaxenbsp;g^'^'^ontale du Soleil, ceft-a-dire de 8quot; j. Mais ilnbsp;ytaifemblable que cette parallaxe eft beaucoupnbsp;^^'^dre , car il eft difficile de croire quelle eütnbsp;*iappé aux aftrononies , ft elle eüt été de cettenbsp;S^^ndeur.
e A'ofi done notre fyftéme folaire , ceft-a-dire dnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nos fept planetes principales amp; fecon-
^ circulantes autour du Soleil, eft a peu prés dlftance des étoiles fixes les plus voifines, cenbsp;feroit un eerde de izotoifes de rayon a uunbsp;Cg ^'^0 lieues qui lui feroit concentrique, amp; dansnbsp;eerde notre Terre tient la place dunenbsp;y de diametre.
rapidité telle, quelle parcourt la diftance du ,jgt;l a la Terre dans environ un demi-quart
-on une autre comparaifon propre a faire Cg la diftance immenfe quil y a entre Ie Soleil ,nbsp;fgj^^i^fre de notre fyftême, amp; Ie plus proche denbsp;''oifins. On fqait que la lumiere fe ineut avecnbsp;.¦ra
¦ '^logt-quatre heures ? une femaine i ftajef.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;jours quelle mettra a faire ce
gt;. OU fi la parallaxe annuelle neft que de
Kiij
On
la dans une feconde amp;c deinle, elle iroit a ^ reviendroit, ou bien elle feroitnbsp;feconde quinze fois Ie tour de la Terre»nbsp;etï, 1 ^5'rips imaginerons-nous done que la lumierenbsp;^ venir a nous de létoile fixe la plusnbsp;^^ne ? 'vingt-ciuatre benres ? nne femaiue ^
-ocr page 158-Ï50 RÉCRiATIONS M^^hématiques. deux OU trois fecondes, ce qui paroit afleznbsp;bable , ce temps feroit dun an amp; plus, ^nbsp;Quel immenfe défert entre ce point hablté ^nbsp;fes plus voifins ! Neft-il pas probable quil ynbsp;dans eet intervalle prodigieiix , des planetes lt;}quot;*nbsp;feront a jamais inconnues a 1efpece humaine?
Laftronomie moderne a cependant dëcouve que eet efpace neft pas entiérement défert :nbsp;connoit aujourdhui foixante amp; quelques come^^^nbsp;qui sy plongent a des diftances plus ou rï\o^nbsp;grandes; rnais elles ny pénettent pas bien profonbsp;dement. Geilede 1531 , 1607, i68z, 1759,5*^nbsp;eft la feule dont la révolution amp; 1orbite foi^^^nbsp;connues, ne sy enfonce que denvlron trente- {efnbsp;fois amp; demi Ie rayon de 1orbite terreftre ,nbsp;quatre fois la diftance de Saturne au Soleil.nbsp;celle de 1681 a une révolution de ^75nbsp;nbsp;nbsp;nbsp; com^^
on Ie préfume , elle séloigneroit denviron c£^ trente fois la diftance de la Terre au Soleil,nbsp;environ quatorze fois celle de Saturne a eetnbsp;ce qui neft encore quun point a légard de lanbsp;tance des fixes les plus prochaines. Mak peut'C'^^^nbsp;y a-t-U des cometes qui ne font leur révolut ^nbsp;que dans dix mille ans , amp; qui sapprochc* .nbsp;peine du Soleil autant que Saturne : celles-cinbsp;senfonceroient dans lefpace immenfe qui ^nbsp;fépare des premieres fixes , jufqua une cinq^®nbsp;tieme de fa profondeur.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^
Si lon veut voir une multitude de conjccl^ ^ curieufes fur Ie fyftême de lUnivers, furnbsp;tation des planetes, fur Ie n ombre des coific^^V^nbsp;8cc, on doit lire Ie livre de M. Lambert , 3*-^nbsp;micien de Berlin, qui eft intitule,
Monde ; Bouillon, 1770 , in-S». Tont Ie connoit la Pluralité des Mondes de M. d^ ^
-ocr page 159-Astronomie et GéograpHie. 151
; Ie Cofmothéoros du célebre Huygens; Ie ^^niutn de Képler; enfin VIter cxjlaticum du P.nbsp;'feller. Le premier de ces ouvrages (^la Plura~nbsp;des Monies') eft ingénieux 5f charmant, maisnbsp;Peu précieux. Le fecond eft fqavant amp; pro-; 11 plaira aux aftronomes feuls , ainfi quenbsp;^ Songe de Képler. Quant au dernier, nen dé-^ aux manes du P. Kircher , on ne peut lenbsp;, §arder que comme un ouvrage tout-a-fait pé-^'^tefque amp; ridicule.
Calendrier, amp; des diverfes quejlions qui y font relatives.
J OuTES les nations pollcées tiennent compte pép temps, foit ëcouié , foit a venir , par desnbsp;^ 'odes qui déjiendent du mouvement des aftres;nbsp;j)j^ eft mêine une des chofes qui diftinguentnbsp;f ^quot;tme civilifé, de 1homme purement animal amp;nbsp;: car , tandis que le premier eft en état denbsp;j^tipter a chaque inftant la diirée de fon exifi-''Ce écoulée, de prévoir a point nommé le re-^^'^quot;vellement de certains événements, de certainsnbsp;^'^aux OU devoirs; ce dernier, plus heureuxnbsp;^^quot;t-être en cela , puifquil jouit du préfent fansnbsp;l^^'^Ppeller prefque le pafte , amp; fans anticiper furnbsp;S»nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;dernier , dis-je, ne fqauroit dire fon
fgj oi prévoir Tépoque du renouvellement de familieres: les événementsnbsp;ey P frappants dont il a été témoin , ou aux-^ 's U a eu part, nexiftent dans fon efprit que
iji Recreations Mathématiques, comme paffes, tandis que Thomme civilifé lesnbsp;a des époques amp; des dates précifes qui les rang'^'''nbsp;dans leur ordre, Sans cette invention, tout cenbsp;les hommes ont fait jufqua ce moment fero'*nbsp;comme,perdu pour nous; 1hiffoirenexifterbit pa*nbsp;les hommes enfin, dont la vie en fociété exig®nbsp;Ie concours de fes différents individus dans eet'nbsp;taines circonffances , ne fqauroient y mettrenbsp;concert néceffaire; il ne fqauroit enfin exifternbsp;fociété vraiment civilifée , fans une conventio*nbsp;de compter Ie temps dune maniere réglée :nbsp;la ce qui a donnélieu a la naiffance du calendri^'^nbsp;amp; des calendriers des diverfes nations.
Mais avant daller plus loin , il eft a propos préfenter quelques définitions amp; quelques fa'**nbsp;hiftoriques , néceffaires pour 1intelligencenbsp;queftions quon propofera dans la fuite.
II y a deux efpeces dannées ufitées par les tions différentes de lunivers : Tune eft régleénbsp;Ie cours du foleil , lautre par celui de la luU^'nbsp;La premiere sappelle folaire, amp;la feconde lunai^'nbsp;Lannée folaire eft mefurée par une revolutionnbsp;foleil Ie long de fécliptique , depuis unnbsp;équinoxial , celui du printemps par exemp^^,nbsp;jufquau même point; amp;; il eft, comme on 1a ^nbsp;plus haut, de 365 jours 5 heures 49 minutes,
Viw --------- v*»- » «j nbsp;nbsp;nbsp;cl VCILIl Vl'-nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;u
«ée folaire, de 33 jours. Ainfi Ie commenceiT^quot;
Lannée lunaire eft compofée de douze lu'i^l fons, Si fa durée eft de 3 54 jours 8 heures 44nbsp;nutes 3 fecondes. De-la il fuit que Tannée luna*^^nbsp;eft plus courte denviron ii jours que lannéenbsp;laire, amp; conféquemment que, fi une année 1^'nbsp;naire amp; une année folaire commencent Ienbsp;our , après trois années écoulées, Ie comineu^*^'nbsp;nent de lannée lunaire devancera celui de
Astronomie et Géographie. 155
1 année lunaire parcourt fucceflivement tous les cle 1 année folaire en rétrogradant. Les Ara-, amp; en général les Mufuhnans , ne comptentnbsp;par années lunaires; les Hébreux amp; les Julfsnbsp;eurent jamais dautres.
^sis les nations plus policées amp; plus éclairées toujours taché de combiner enfemble les deuxnbsp;^ Psces dannée. Ceft ce que firent les Athéniensnbsp;Ie moyen du fameux cycle dor , Invention dunbsp;l'^^^^ématicien Méton , dont Ariftophane fit lob-de fes railleries : ceft ce que font aujourdhuinbsp;Européens, ou en général les Chrétiens, quinbsp;. pris des Remains lannée folaire pour lufage ^nbsp;» 8^ lannée lunaire des Hébreux pour leurnbsp;eccléfiaftique.
^ Avant Jules-Céfar , Ie calendrier remain étöit Un défordre inexprimable. ll eft fuperflu den-gt;ei dans des détails fur ce fujet : il fuffit denbsp;f^^^'^ir que Jules-Céfar voulant y remettre lordre,nbsp;^I^PPofa, daprès fon aftronome Sofigenes, que lanbsp;^de lannée étoit précifément de 365 )oursnbsp;j^^^^Ures. En conféquence il ordonna que doré-Jq ^igt;t on feroit trois années de fuite de 365nbsp;, amp; la quatrieme de 366. Ceft cette cler-^6 année quon a depuis appellee biffextilc ,nbsp;r J^eque Ie jour ajouté chaque quatrieme annéenbsp;jd''oit Ie fixierae des calendes, amp; que pour nenbsp;Ydéranger dans la dénomination des jours fui-on Ie nommoit b'n fcxto cakndas, Cheznbsp;^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;de Févner, qui a alors
j^^lours, au lieu de 28 quil a les années com-noinma cette forme dannée, Xannée-^ calendrier qui lemploie , Ie calen-¦.Julien.
Jules-Céfar fe trompoit, en regardant
-ocr page 162-1^4 Recreations Mathématiques. 1année folaire comme étant de 365 jours 6 heuf®*nbsp;précifes; elle neft que de 3'65 joursnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;d^i*
il fuk que Tequinoxe retrograde continuellemeii^ dans Iannee Julienne , de 11 minutes parnbsp;nee; ce qui donne précifément 3 jours dans 4®^nbsp;ans. De-la eft venu que , Ie concile de Nic^^nbsp;ayant trouvé 1équinoxe du printemps au 11 Maf^^nbsp;eet équinoxe, après environ iioo ans écoul^^Jnbsp;ceft-a-d ire en 1500, arrivoit vers Ie ii. Clt;^nbsp;pourquoi Ie pape Grégoire XIII, voulant réf^f'nbsp;mer cette erreur , fupprima en 1382 dixnbsp;defuite,en comptant,après Ie 11 dOftobre,lenbsp;du même mois; amp; par-la il ramena léquinoxe ^nbsp;printemps fuivant au 2i Mars : enfin , pournbsp;quil ne sen écartat plus, il vonlut que , dans *nbsp;fuite, on fupprimat trois bilTextiles dans 400 aa*'nbsp;Ceft par cette raifon que 1année 1700 nanbsp;été biffextile, quoiquelle eut dü 1être fuivantnbsp;calendrier Julien: les années 1800 , 1900 nenbsp;fêront pas non plus , mais 1an 2000 Ie fera :nbsp;années 2100, 2200, 2300 ne Ie feront pas, if®'*nbsp;feulement 2400: amp; ainfi de fuite.
Tout cela eft fuffifant amp; plus que fuffifant 1année folaire ; mais la grande difficulté de no|nbsp;calendrier vient de lannée lunaire, quil anbsp;y lier. Car les Chretiens, ayant pris leur orjg'nbsp;chez les Juifs , ont voulu lier leur fête prindp^^nbsp;amp; la plus augufte, celle de Paques , avec ^nbsp;lunaire , parceque les Juifs célébroient leur P^^|jnbsp;a une certaine Umaifon , fqavoir Ie jour denbsp;pleine lune qui fuivoit léquinoxe du printe^P ^nbsp;Mais Ie concile de Nicée établit a eet égard, p^,nbsp;ne pas faire concourir la paque des Chrét'Cnbsp;avec la paque des Juifs, que les premiers la eenbsp;breroient Ie dimanche après la pleine lune 4
-ocr page 163-Astronomie et Géographie. 155 ^ORiberolt OU Ie jour de 1équinoxe du prin-, OU qui viendroit immédiafement après.nbsp;^'la eft née la néceffité de fe former des pério-de luriaifons propres a trouver toujours avecnbsp;^cilité Ie jour de la nouvelle ou pleine lune denbsp;aque mois, pour determiner la lune pafcale.nbsp;j concile de Nicée fuppofa lexaftitude par-du cycle de Méton , ou du nombre dor,nbsp;lequel 235 lunaifons égalent pr{é'cifémentnbsp;9 années folaires. Ainfi , après 19 années , lesnbsp;^üvelles Sc pleines lunes euffent dü revenir lesnbsp;^,^*Res jours des mois. 1! étoit aifé , daprès cela ,nbsp;j ^^tgner k, chacune de ces années la place desnbsp;^'^'^aifons ; Sc ceft ce quon fit par Ie moyen desnbsp;^^^es, ainfi quon lexpliquera dans la fuite.
^ ^3is, dans la réalité , 23 5 lunaifons font moin-/es qyg années folaires Juliennes , dune heure ^ernie environ ; dou il arrive que, dans 304nbsp;^ ^ 5 les nouvelles lunes rétrogradent dun journbsp;'s Ie commencement de iannée, Sc conféquem-de quatre dans 1216 ans: telle eft la caufenbsp;l^quelle , vers Ie milieu du feizieme fiecle , lesnbsp;üvelles Sc pleines lunes avoient anticipé denbsp;i 3tre jours fur leurs places anciennes; enfortenbsp;I* ^ 1on célébroit fréqueminent la paque centrenbsp;* ^ifpofition du concile de Nicéenbsp;j, Grégoire XIII entreprit dy remédier par unenbsp;jj^§'eftab!e, Sc propofa Ie problême a tous les ma-^®*iiaticiens de 1Europe; mais ce fut un médecinnbsp;qj^.'^^drématicien Italien , nommé Aloijiq Lilio ,nbsp;tiQnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^ bout Ie plus beureufement, par une
dépaftes, que IEglifea adop-^u' , nbsp;nbsp;nbsp;confifte toute ia reformation
^alendrier. On nojmne ce nouvel arrangement, ^^Undrkr Grégorkn. II commenqa a avoir lieu
-ocr page 164-8c lutile de toutes mains , mfime ennemies,
156 Recreations Mathématiques. en 1^82, dans ritalie, la France, lEfpagne, ^nbsp;autres pays Catholiques. Les Etats dAlleinago^ nbsp;mêine Proteftants, ne tarderent pas de ladopt^^,nbsp;du moins en ce qui concerne lannée folajre; tn^i^nbsp;jls Ie rejeterenten ce qui concerne lannée lunair^gt;nbsp;préférerent de faire calculer aftronomiquemenbsp;Ie jour de la pleine lune pafcale ; ce qui faitnbsp;nous ne célébrons pas toujours la paque ennbsp;temps que les Proteftants Allemands, Les Anglo'*nbsp;ont été les plus opiniatres a rejeter lannée GrégO'nbsp;rienne, amp;c a peu prés par Ie inême motif qid *nbsp;fait long-temps exclure de leurs pharmacopéesnbsp;quinquina , parcequon Ie devoit aux JefuitS*'nbsp;inais ils ont enfin fenti quon doit prendre Ie
ils fe font confonnés a la maniere de compter refte de 1Europe. Ceft en 1750 feulement quenbsp;changement fe fit. Avant cette époque , amp; dep^j*nbsp;1700 , quand nous comptions Ie 21 dun mois ,''nbsp;comptoient feulement Ie 10. Dansla fuite desnbsp;des ils euflent eu 1équinoxe du printemps a Noéltnbsp;amp;c enfuite 1hiver a la S. Jean. Les Ruffes font 1^*nbsp;feuls peuples de 1Europe c[ui tiennent encorenbsp;calendrier Julien. Leurs Papas ne haïffentnbsp;moins les prétres Romains, que les Anglois un-l^nbsp;fuite.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;j
Après cette petite expofition hiftorique, allons parcourir les principaux problémes du 0^nbsp;lendrier.
PROBLÊME 1.
Connoure Ji une annU ejl bijftxtïlt ^ ou de y jours, OU non.
Dl VIS EZ Ie nombre qui marque Ie quantie'^| de lannée par 4 j sil ne refte rien, lannee ®
-ocr page 165-^ Astronomie et Géographie, 157
^l^extile; sil refte quelque chofe , ce reftant in-4^era quelle année court après la biïïextile. On j pole , par exemple , lannée 1774. Divifeznbsp;j,774 par 4 , il reftera i: on en conclura quenbsp;^jOée 1774 eft la feconde après la bilfextile.
, , y a néanmoins quelques limitations a cette
Si lannée eft une des centénaires, Sc eft ^'^ftérieure a la correélion du calendrier par Gré-1^^'^ XlII , ceft-a-dire a 1582 , elle ne feranbsp;Q ,^xtile quautant que Ie nombre des fieclesnbsp;déllgiie fera divifible par 4 : ainfi 1600,nbsp;, 1400,1800 , ont été OU feront biffextiles;nbsp;^ '^lesannées 1700, 1800, 1900, 2100,2200,nbsp;? 2^00, 2600,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;2700, ne doivent pas
® l^iffextiles: on en a vu plus haut la raifon.
Si lannée eft centénaire , Sc precede 1582, ^tre néanmoins au deflbus de 474, elle a éténbsp;®Xtilg_
Entre 459 5c 474, il ny a point eu de blf-
5^^° Il ny en a point eu dans les fix premieres 2es de
1ere chrétienne.
* Iiffextile ; finon, Ie refte de la divifion
Comme la premiere biflextile après 1ere r^J^^'enne fut la feptieme, Sc quelles fe fuivirentnbsp;SUlj^rement, de cjuatre en quatre ans , jufquanbsp;^'^slorfque lannée donnée fera entre la 7^ Sc lanbsp;il faudra óter 7 du nombre de lannée, Scnbsp;ff Ie refte par 4: fi Ie reftant eft zéro , lannée
mon-
quelle année après la bilTextile étoit lanuée ,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Soit, par exemple, lannée donnée la
btez 7, refteront 141 , qui, divifés par 4 , ^ po'^'' refte: ainfi la 148e année aprèsnbsp; fut la premiere après la biffextile.
-ocr page 166-158 Recreations Mathématiques.
Le nombre dor , ou Ie cycle lunaire , eft revolution de 19 années folaires,, au bout 0^nbsp;quelles le foleil amp; la lune reviennent, a pennbsp;chofe prés , dans la même pofition. En voici 1^nbsp;rigine.
Lannée folaire Julienne étant, comme 1avons dit plus haut, de 365 jours 6 heures gt;nbsp;la durée dune lunaifon étant de 19 jours izhet'j ^nbsp;44 minutes , on a trouvé , en combinant cesnbsp;rees, que 235 lunations faifoient, a peu de cb^nbsp;prés ,19 années folaires : la différence neft ^nbsp;effet que de 31'. Ainfi lon voit quaprèsnbsp;ans folaires, les nouvelles lunes doivent retoinb^^nbsp;aux mêmes jours des mois, amp; prefque a lanbsp;heure. Si, dans la premiere de ces annéesnbsp;la nouvelle lune eft arrivée le 4 Janvier , le ^ ^nbsp;vrier, amp;c. au bout de 19 ans les nouvellesnbsp;arriveront pareillement les 4 Janvier, 2 Fevri^quot;^nbsp;amp;c; amp; cela atrivera éternellement, fi lonnbsp;pofe que les 235 lunaifons équivalent préciféin^jfnbsp;a 19 revolutions folaires. II fuffira done da''^nbsp;determine une fois, pendant 19 années fola'^ ^ -les jours des mois oü arriveront les nouvelles In
amp; quand on fqaura quel rang tient dans période une année donnée, on fqauranbsp;quels jours de chaque mois tombent les noü''®nbsp;lunes.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^
Ce cycle parut aux Athéniens fi ingénieo^^|^iit imaginé , que , lorfque Méton laftronoinenbsp;propofa, il fut requ avec acclamation , ^nbsp;en lettres dor dans la place publique, Voilanbsp;lui eft venu le nom de nombre dor. On
-ocr page 167-Astronomie et Géographie. 159
'onime moins pompeufement, cycle lunaire , ou 'yde de Méton, du nom de Ion jnventeur.
f nbsp;nbsp;nbsp;^
^ouver Ie Nombre dor d'um anmamp; propofée, ou ^ qiielh occupy dans k cycle lunaire.
A
j ïoutez un a lannée propofée, amp; divifez par 19, fans avoir égard au quotient:nbsp;zéro , lannée propofée aura 19 de nom-
ifg ,, ^ zero , --------jj---------- . ^ ... ^------
Or; sil refte un autre nombre , qui doit né-^ *'tement être moindre que 19 , ce fera Ie quot;bre d'or cherché.
S
propofée , par exemple , lannée 1780. I , amp; divifez la fomme 1781 par 19; Ienbsp;après la divifion fera 14 ; ce qui indiquenbsp;^eft Ie nombre dor de lannée 1781,00 quenbsp;® 3nnée efl: la quatorzieme dans Ie cycle lunairenbsp;9 ans.
pjf * ^ année propofée étoit 1718 , on trouveroit, femblable operation , que Ie reftant de lanbsp;étQ- par 19 feroit zéro; ce qui fait voir que 19nbsp;nombre dor de cette année.
Pfg *? ^joute I au nombre propofé, parceque la
i ^lere année de lere chrétienne avoit 2 de nom-re agt; n or,
S'i '
«Xe * queftion dune année avant J. C., par ^ ia, il faudra óter 1 de ce nombre ,nbsp;Vif,J^'(er Ie refte, qui eft ici 23, par 19 ; la di-ie f^n ®fant faire, il reftera 4, quon ótera de 19:nbsp;^ 5 Ie nombre dor de la 2?e annéenbsp;i ere chrétienne.
ï6o Recreations Mathématiqués. Remarque.
IL eft aifé de voir que quand on a trouve nombre dor dune année, on peut, par lanbsp;addition, avoir Ie nombre dor de lannéenbsp;vante, en ajoutant i au nombre dor trduvé.nbsp;peut auffi , par la feule foiiftradtion , avoir nbsp;nombre dor de lannée précédente, en ótant inbsp;même nombre dor trouvé. Ainfi, ayant troU''^nbsp;14 pour Ie nombre dor de lannée 1780, ennbsp;tant I a ce nombre trouvé 14, on a 15 po^'^,nbsp;nombre dor de lannée 1781 ; amp; en ótant inbsp;même nombre trouvé 14, on a 13 pour Ie noiR^nbsp;dor de lannée 1779.
De iEpacie,
Lépafte neft autre chofe que Ie nombre jours dont la lune eft vieille a la fin dune 300^nbsp;donnée. On en concevra aifément la formatio^nbsp;en faifant attention que lannée lunaire ou dot^^nbsp;lunaifons font moindres quuné année Julieof^'nbsp;de 11 jours euviron : ainfi , fuppofant quune
gti
lés
née lunaire amp; quune année folaire commenc^' enfemble au i®* Janvier, la lune fera vieille
11 jours a la fin de cette année ; car il y aura douze lunaifons complettes , amp; ii joursnbsp;dune treizieme, conféquemment, a lanbsp;feconde année , la lune fera vieille de ii jp'''
amp; a la fin de la troifieme elle Ie feroit de 33 1^^' p Mais, comme ces 33 jours excedent une ^nbsp;fon, on en intercale une de 30 jours enfort^nbsp;cette année a 13 lunaifons, amp; que la^lunenbsp;lement vieille de 3 jours a la fin de cette troii*^'nbsp;année.
-ocr page 169-Astronomie et Géographie. i6ï
^ quot;^elle efl: done la marche des épaéles. Celle ^ premiere année du cycle lunaire , ouqui ré-iiombre dor i, eft XI; on ajoute enfultenbsp;v-^^^usllement XI ; amp; quand la fomme excedenbsp;p^n^j On fouftrait XXX, amp; Ie reftant eft 1é-^l'quot; ^ gt; a 1exceptioh de la derniere année du cy-,nbsp;Ou Ie produit de 1addition etanf feulementnbsp;9, On retranche 19 poui' avoir o dépacle ; cenbsp;Annonce que la nouvelle lune arrive a la finnbsp;öe année, qui eft auffi Ie commencementnbsp;)fVt ^'^''^ante. Ainfi Pordre des épaéles eft , XI,
, m, XIV, XXV. VI, XVII, XXVIII, Vji XX, I, XIl, XXIII, IV, XV, XXVI,nbsp;Xvill, XXIX.
^ nbsp;nbsp;nbsp;_________ I____ Dun cóté lannée fo-
de 365 jours 5 heures 49 minutes; les 233 lunaifons font moindres dune
iq arrangement eüt été parfait amp; éternel, ft Pf^^.^^ées folalres de 36^ jours 6 heures euflentnbsp;Pop'.^^'rient égalé 235 limaifons, comme Ie fup-rtyp les anciens aftronomes ; maïs malheu-cela neft pas
^ ^ demie que les 19 années Juliennes; en-
f,
Ottg
Ptéo 5 dans 304 ans, les nouvelles lunes réelles 9ent dun jour les nouvelles lunes calculéesnbsp;du . maniere. De-la il arrivoit quau milieunbsp;iorj ^l^'ome fiecle , elles précédoient de quatrenbsp;lllfj * ^ calcul; car il sétoit écoulé quatre révo-de 304 ans depuis Ie concile deNicée,nbsp;fupdu cycle lunaire avoit été adopté pournbsp;la p^ue : de-la la néceflité de corrigernbsp;^Ij^drier , pour ne pas célébrer Ie plus fouventnbsp;tjuo centre les difpofitions de ce concile,nbsp;c^verra plus bas. Cela a occafionné quelquesnbsp;1^ calcul des épaftes, qui (or-cux cas : 1 un eft celui oü 1on propoie desnbsp;Tornc III,
-ocr page 170-j6z Récréations MathématiqueS.
années antérieures a la reformation du calendrie*» OU a I 58i ; Ie fecond eft celui OU il eft quefti*^*nbsp;dannées poftérieures ^ cette époque. Lon ''nbsp;trailer ces deux cas dans Ie problême fuivaiit*
Um annii hant donnée , trouvcr fon Epa^^-
I. Si lannée propofée eft antérieure a 15^^-quoique poftérieure a 1ere chrétienne, ce forme Ie premier cas , cherchez , par Ie problej^,nbsp;précédent, Ie nombre dor de lannée propoft^nbsp;multipliez-le par 11 , amp; du produit retranchez Ynbsp;autant de fois que cela fe peut: Ie reftantnbsp;répiaéfe cherchée.
Soit propofée , par exemple , lannée Son nombre dor , par Ie problême précédent,
8 : multipliez 8 par 11 , amp; divifez Ie produit par 3c3i^; Ie refte z8 fera lépaéfe de 1489.
De même, ft on regarde 1796 comme année Julienne , ceft-a-dire, ft ceux qui nont pjnbsp;requ la réformation veulent fcjavoir lépafts ^nbsp;179Ó , après avoir trouvé ii, nombre dornbsp;1796 , multipliez 11 par 11 ; Ie produit fera nbsp;qui, divifé par 30, laiflera i pour refte:nbsp;lépacle de 1796, regardée comme année Jub^*
II. Nous fuppoferons maintenant que j propofée eft poftérieure a la réformation, jnbsp;1581; ce qui eft Ie fecond cas. Multipliez»nbsp;ce cas , Ie nombre dor par 11, amp; otez dunbsp;Ie nombre de jours retrancbés par la réform^tnbsp;tie Grégoire XIII, fqavoir 10, ft lannéenbsp;1581 amp; 17°° i tr jours entre 1700 amp; 1800 Jnbsp;jours entre 1800 amp;c 19003 ij jours entre ^9
-ocr page 171-Astronomie et Géographie. 165
j nbsp;nbsp;nbsp;: divifez Ie reftant du produit ci-
, après cette fouftraftion, par 30 , amp; ayez ®uleinent attention au refte : ce feta TépaCle
cherchée.
Quil foit propoTé de trouver lépaéle de 1année v®8°''ienne 1601 , dont Ie nombre dor étoit 7. ~
teft
^^dpliez 3 par II ; du produit 33 ótez 10: Ie
j,, ^nt ]je pouvant être divife par 30 , fut ^pafte de 1693.
1 On demande lépafte de 1année 1796 , dont Oo^bre dor eft 11, multipliez 11 par 1 i ; dunbsp;121 retranchez ii:Ie reftant 110 étantnbsp;cjP^ 30» ft tefts 20, qui 1'era Tépafte denbsp;année.
tetquot; nbsp;nbsp;nbsp;peut fe trouver fans Ia divifion, en
Porte. Faites valoir 10 lextrémité den haut ^.jPouce de la main gauche, 20 la jointure dunbsp;Sc 30, ouplutoto, la derniere ou la ra-Y^^T'pfez Ie nombre dor de lannée propo-tgp Ie même pouce, en commencjant a comp-Pextrémlté , 2 a la jointure, 3 a la racine;nbsp;^ 4 a lextrémité , 5 a la jointure, ó a lanbsp;5 ^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;» de même 7 a Textremite, 8 a la jointure ,
Joi
» parceque nous les avons fait valoir au-Povif.^ ^ fomme fera 1épaéle quon cberche , 6te 30 quand elle fera plus
quot; fiombre dor de i486 étoit 8. En comptant
Lij
® 'acine ; ainfi de fuite , jufqu^ ce que vous Parvenu au nombre dor trouvé, auquel vousnbsp;rien sil tombe a la racine , parcequenbsp;Iq avons attribuéo: mais vous y ajoutereznbsp;int P^'iibe a lextrémité, amp; 20 sil tombe a la
itt!re
-ocr page 172-164 RiCRÉATIONS Mathémattqufs.
8 fur Ie pouce, comme on vient de dire , amp; coiti' menqant a compter i fur Textremire du pouce, ®nbsp;fur la jointure , 3 fur la racine , puis 4 fur fextr*^nbsp;niité , amp;c. on trouvera que 8 tombe fur la joit^'nbsp;ture. Ajoutez 20 , qui a été attribué a la jointure»nbsp;au nombre dor 8 , vous aurez 28 , qui eft lépalt;^^nbsp;cherchée de lannée 1489. De même li on veenbsp;fqavoir Tépafte vieille de 1726 , dont Ie nombf®nbsp;dor fera 17, commencez a compter i fur le^jnbsp;trémité du pouce , 2 fur la jointure , amp;c. jufqe^nbsp;ce que vous ayiez compté 17, qui tombera fuf *nbsp;jointure ; puis ajoutez 20 , nombre attribué anbsp;jointure, au nombre dor 17 ; de la fomme 37nbsp;30, il reftera 7 pour lépafte vieille de 1726.
Par Ie même artifice, on pourra trouver lépa*^^ pour quelque année que ce foit du derniernbsp;pourvu que 1on falTe valoir 20 1extrémite ^nbsp;pouce, 10 la jointure , o ou rien la racine,nbsp;que lon commence a compter i fur la racine,nbsp;a ia jointure, amp;c.
Trouvsr Li nouvelh lum dun mois propofc une annie donnée.
Cherchez dabord lépaébe de lannée pofée, amp; li vous avez un calendrier romaip», jnbsp;quil eft a la tête du Bréviaire ou dunnbsp;cherchez dans Ie mois donné cette épaéle :nbsp;qui lui répondra , fera celui de la nouvellenbsp;Quil foit queftion, par exemple , de trouve'^ ^nbsp;jour de la nouvelle lune de Mai de lannée i7^ gnbsp;dont 1epa.êle etoit XXVI. Je cherche cenbsp;XXVI dans Ie mois de Mai, amp; je trouve q
-ocr page 173-Astronomie et Géographie. 165
*^pond au 3 : ainfi la lune fut nouvelle Ie 3 Mai
^ Maïs fi lon na pas un calendrier romain, on * y prendra ainfi.
Cherchez, par les deux problémes precedents , de 1année ; ajoutez a cette épafte Ie nom-des mois écoulés depuis Ie mois de Mars , amp;cnbsp;^^^'anchez la fomme de 30: ce fera Ie quantiemenbsp;^ niois oü arrive la nouvelle lune.
demande , par exemple, l*^our de la nou-'^^de lune en Juillet 1769. Le nombre dor de ^769 eft 3 ; le produit de 3 par 11 eft 3 3 , dont,nbsp;,^vant la regie , il faut óter 11 : le reflant 7.2. ,nbsp;^^^^t moindre que 30 , eft lépadle cherchée.nbsp;,orfquon compte Juillet, le nombre des moisnbsp;^.^oulés dep uis Mars inclufiveinent eft 4 ; ainfi ,nbsp;^loutant 4 a lépafte , la fomme eft 26 ; ce cjuinbsp;otéde 30 , refte 4 : ainfi la lune a été nou-le 4 Juillet 1769. Eile Pa été plus exa£l;egt;»nbsp;le 3 a 3'' 49' de laprès-midi.
Remarque.
j. ne faut pas sattendre a nne exaélitude par-dans des calculs de cette nature. Larrange-irrégulier des mois de 31 jours, les nombres '^yens quon eft oblige de prendre pour Ia for-des périodes , dont ces calculs font dérl-5 les inégalités enfin des révolutions lunaires,nbsp;1erreur peut être a peu prés de
neures.
fg nbsp;nbsp;nbsp;af ivera a un peu plus dexaftitude , en fa
de la table fuivante, qui indique ce quif ajouter a lépaéfe pour chaque mois com-
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166 Recreations Mathématiques, | ||||||||||||||||||||||||
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Trouver Iage de la lum un jour propofc.
A. lÉPACT.E de Iannee, ajoutez, conformém^'^ ala (able ci-deflus, le nombre qui convientaunbsp;dans lequel eft le jour propofé ; ajoutez a ceft®nbsp;fomme le nombre qui indiqne le quantieme denbsp;jour: ft la fomme negale pas 30 , ce fera 1»^®nbsp;de la lime au jour donne : fi elle eft 30 , celanbsp;diquera qiie la lune eft nouvelle ce jour-la : ft eft®nbsp;furpafte 30, retranchez-en ce nombre ; ie reftai*'nbsp;fera Page de la lune.
les
qui eft indiqué par
en effet conforme a ce Ephémérides.
Dil Cycle jolaire, amp; de la Lettre dominical^'
On appelle cycle Polaire, une revolution p®*' pétuelle de 28 années , donf voici Porigine.
I, On a difpofé dans le calenclrier, les premieres lettres de Palphabet, ABCDEF'^^nbsp;enforte que A repondeau i^r Janvier, B au 2.7
On demande Page de la lune au 20 Aout 176^' Lepafte de 1769 eft 22 : le nombre a ajouf®^nbsp;pour le mois dAout, dans la table precedents;nbsp;eft 7; ce qui, ajoute a 22 , forme 29; anbsp;ajoutez encore 20, quantieme du jourpropole»nbsp;la fomme fera 49 , clout 30 étant óté, il refte I9^nbsp;ce fera Page de la lune au 20 Aout; ce c[ui ®
-ocr page 175-Astronomie et Géographie. \6f
1» D au 4, E au 5, F au 6 , G au 7; A au 8 ,
^ nbsp;nbsp;nbsp;5, 5c ainfi de fuite par plufieurs revolutions
^ lept. Les fept jours de la lemaine , quon °inme auffi féries , font répréfentés par ces feptnbsp;Pernieres lettres.
Parceque dans une année de 365 jours il j femaines amp; im jour , amp; que ce jour denbsp;, ^ eft Ie premier dune 53^ revolution, une an-jj ^ Commune de 365 jours dok commencer 5cnbsp;par un même jour de la femaine.
3- Dans cette difpolition, une même lettre de j * Pnabet répond toujours a une même férie denbsp;^ Iciuaine, pendant Ie cours dune année com-de 365 jours.
^ 4. Ces lettres , fervant routes alternativement j'^^rqiier Ie dimanche dans une fuite de plufieursnbsp;font pour cela appellees ktms dommicaks.nbsp;Ml fuit de-la que , fi une année commence parnbsp;'dimanche, elle finira auffi par un dimanche:
1 '1 Ie ler Janvier de lannée fuivante fera un 5 qui répondra a la lettre A , 5c Ie feptiemenbsp;E ^ dimancjpe , qui répondra a la lettre G,nbsp;lettre G fera la lettre dominicale de cettenbsp;jy 'Ce-la. Par la même raifon, lannée daprès auranbsp;^P^Ur lettre dominicale ; celle qui fuivra aura E;nbsp;jj, ®'nfi de fuite , en circulant dans un ordre ré-^^S^ade de celui de 1alphabet. Ceft de cette cir-J^tion des lettres queft venu Ie nom de cycknbsp;P^''^'^c]ue Ie dimanche, chez les payens,nbsp;appellé dies foils , jour du foleil.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^
¦ Sil ny avoit point dannées bifiTextiles a ^c)us les différents changements de lettresnbsp;j^'^inicales fe feroient dans lefpace de fept aiis.nbsp;Icinnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;interrompu par les aiinées biG
, dans lefquelles Ie 24 Février répond a
L ir
-ocr page 176-1(5§ Récréations Mathématiques. ,
Ainfi ^
deux difFérentes féries de la femaine.
lettre F, qui auroit marqué un famedi dans année commune, marquera un famedi amp;c unnbsp;manche dans une année bilTextile : ou, fi ell^ ^nbsp;marqué un diinanche dans une année coininn®!nbsp;elle marqueroit un dimanche amp; un lundinbsp;une année biflextile , amp;c. Doü il fuit que lanbsp;dominicale change dans cette année , amp; quenbsp;qui marquoit un dimanche dans Ie comme^^.^nbsp;inent de lannée , marquera un lundi aprèsnbsp;tion du bilTextile. On voit par-la la raifonnbsp;quoi on donne deux lettres dominlcales a cha'l',nbsp;année biflextile , Tune qui fert depuis Ienbsp;Janvier jufquau 24 Février, amp; Tautre depuisnbsp;Février jufqua la lin de Tannée ; de forte ^nbsp;deuxieme lettre dominicale feroit naturelleiR^^jnbsp;celle de lannée fuivante , 11 on ny avoit p*^nbsp;ajouté de bilTextile.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;p
7. Enfin toutes les variétés poflTibles qui atf ^ vent aux lettres dominicales, tant dans les anU^^nbsp;communes que dans les biflextiles, fe font d^nbsp;1efpace de 4 fois 7, ou 28 ans; car, aprèsnbsp;biflextiles , Ie même ordre des lettres dominie^nbsp;revient amp; circule comme auparavant. Ceflnbsp;révolution de 28 ans quon appelle cycknbsp;OU cycle de In lettre dominicale.
Ce cycle a été inventé pour connottre ment les dimanches dune année propofée»nbsp;connoilTant la lettre dominicale de cette annes*
Trouver la Lettre dominicale ddune annee propoj^^'
l^PoUR trouver la lettre dominicale di^'^^ année propofée, fuivant Ie calendrier nouvea'^'
Astronomie et Geographie. 1^9
®)outez au nombre de Tannée propofée fa qua-partie , ou fa plus prochainement moindre, ^ Ce nombre ne fe peut exaftement divifer par 4;nbsp;^ (Jg [g fomme pour Ie fiecle 1600,6 pournbsp;fiecle fuivant 1700, 7 pour Ie fiecle 1800, Scnbsp;pour les fiecles 1900, 2000, parceque les an-j^cs 1700, 1800, 1900, ne feront point biffexti-9 pour Ie fiecle 2100, 10 pour Ie fiecle 2200,nbsp;j pour les fiecles 2300 amp; 2400, parcequenbsp;^Vtois années 2100, 2200, 2300, ne ferontnbsp;biflextiles; Sc ainfi de fuite. Divifez Ie reftenbsp;7 ; fans avoir égard au quotient, Ie refl:enbsp;3 divifion vous fera connoitre la lettre domi-^ cale quon cherclie , en la coinptant depuis lanbsp;^crniere G vers la premiere A ; de forte que silnbsp;f n^cfte rien , la lettre dominicale fera A ; silnbsp;} p I , la lettre dominicale fera G; sil refte 2 ,nbsp;*cttre dominicale fera F ; Sc ainfi des autres.
1, Ainfi , pour trouver la lettre dominicale de j®''gt;iée 1693, ajoutez a ce nombre 1693 fa qua-partie 423. Après avoir óté 5 de la fommenbsp;^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, divifez Ie refte 211 par 7 ; puis, fans avoir
au quotient 301 , le refte 4 fait connoitre Iannee 1693 on eut D pour lettre domini-^ ^5 puifquelle eft la quatrieme , en commenc^antnbsp;j Corripj.gr depuis la derniere lettre G , par un or-^fétrograde.
la lettre dominicale dune année biffex-
année qui la précede , puis prendre la lettre p^ccédente , qui fervira pfquau 24 Février cknbsp;^^tnée biftextile ; enfuite la lettre qui précede,nbsp;la faire fervir le refte de Iannee.nbsp;je veux trouver la lettre dominicale de i72'4 gt;
pr .^ftrvez que pour avoir surement, par cette
-- -------
rj '1 taut dabord trouver la lettre dominicale
lyo Recreations Mathématiques.
je cherche dabord celle de 1723, en lui fa quatrieme partie prochainement moindre 43?nbsp;ètant 6 de leur fomme 2153, amp; divifant Ienbsp;a 147 par 7: fans avoir égard au quotient, ^nbsp;refte 5 , après la divifion , me fait voir que \nbsp;lettre dominlcale de cette année 1723 eft C,nbsp;eft la cinquieme des lépt premieres lettres de 1 ®nbsp;phabet , en les comptant par ordre rétrogr^nbsp;ConnoilTant que C eft la lettre dominlcale^®nbsp;1723 , il fera aifé dsitonnoitre que B doitnbsp;la lettre domlnicale de lannée fuivantenbsp;Mais comme 1724 eft biflextile , B ne fervi'.nbsp;que jufquau 24 Février, Sc on prendra Anbsp;precede B , pour Ie faire fervir depuis Ie 24nbsp;vrier jufqua la fin de lannée : doü lon voitnbsp;B Sc A font les deux lettres dominlcales de 1nbsp;nee bllTextlle 1724
2° Pour trouver Ie cycle folaire, ou plutöt quantieme du cycle folaire dune année propof®®nbsp;ajoutez 9 a lannée propofée, Sc divifez lanbsp;par 28 : sil ne refte rien , 28 étoit Ie nombre ^nbsp;cycle folaire de cette année; sil refte qu®-chofe, ce reftant eft Ie nombre du cyclenbsp;quon cherche.
Si on demande , par exemple , quel quanti^®|^ du cycle folaire étoit 1an 1693 , ajoutez 9 jgnbsp;fomme fera 1702 , qui étant divifée par 2^/nbsp;reftant de la divifion fera 21 : lannée 1693nbsp;done la 22e (Ju cycle folaire.
ief^
arent'
que la pr- _ rcle folaf®!,
La raifon de cette regie eft , année de J. C. étoit la 10® du cycie ima*-- .. ^nbsp;autrement, qua la premiere annee de J. C* *nbsp;avoit 9 années du cycle déja révolues.
-ocr page 179-Astronomie et Géographie. 171
R E M A R lt;IV E S.
^ N peut ^ fans divifion, amp; au moyen de la
^^uelconque avec beaucoup de facilité. .\ette table ,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'¦nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;' -
j Ayant mis vis-a-vis
M^C J'
^ apt premieres annees ^ ^euies nombres pournbsp;folaires des mê-Ig ^ *nnées , amp; zo pournbsp;folaire de la zo^,
Cej nbsp;nbsp;nbsp;mettre 310 pour
de la ^o- année, vous ^lettrez que z, qui eftnbsp;la de 30 fur z8,ou furnbsp;^Qp^'^'ode du cycle folaire,nbsp;année , vousnbsp;tér, les nombres quinbsp;fc!,;'dent a 30 amp; ^ 10 ,nbsp;dgj z amp; 10 , amp; ainfi
ante , trouver Ie cycle folaire dune an-ivec beaucoup de facilité. que 1on voit ci-deffous, eft ainfi
tie
!«Xc
lo
|
1 |
I |
lOO |
16 | |
|
z |
z |
zoo |
^5 | |
|
3 |
3 |
300 |
zo | |
|
4 |
4 |
400 |
8 | |
|
5 |
5 |
500 |
14 | |
|
6 |
6 |
600 |
IZ | |
|
7 |
7 |
700 |
0 | |
|
8 |
8 |
800 |
16 | |
|
9 |
9 |
900 |
4 | |
|
10 |
10 |
1000 |
zo | |
|
zo |
zo |
zooo |
I z | |
|
30 |
z |
3000 |
4 | |
|
40 |
IZ |
4000 |
Z4 | |
|
5° |
zz |
5000 |
16 | |
|
60 |
4 |
6000 |
8 | |
|
70 |
14 |
7000 |
0 | |
|
80 |
2.4, |
8000 |
zo | |
|
90 |
6 |
9000 |
IZ |
autres
en otant tou-j nbsp;nbsp;nbsp;de la fomme,
ir^i] elle eft plus grande, de I ^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;la conftruélion
p® ^able nbsp;nbsp;nbsp;fon ufage.
^lie/?^drement , fi Tannée propofée, dont on delfp^^quot;^ Ie cycle folaire, eft dans la table ci-'toiuj, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;cycle folaire, en prenant Ie
llts
^orrefpondant a Iannee propofée dans la lant f ^ droite. quot;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp; /-nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;
^5 a
*ant f ^ droite, amp; en y ajoutant 9 : ainfi , ajou-1 ^ nbsp;nbsp;nbsp;tépond a 1an zooo , on aura 2-1
^ Cycle folaire de 1an zooo*
ïyi Récréations Mathématiques.
Mals fi 1année donnée ne fe trouve pas tement clans Ia table ci-defllis, on la divilbt*nbsp;plufieurs années qui sy puiffent trouver. Onnbsp;tera enfemble tons les noinbres qui fe trouve'^,^^nbsp;dans la colonne a droite vis-a-vis de cesnbsp;qui font'a gauche. La fomme de tous cesnoiRh .nbsp;étant augmentée de 9, donnera Ie cyclenbsp;de 1année propofée , pourvu quon ótenbsp;cette fomme autant de fois quil fera pom'^nbsp;quand elle fera plus grande.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;-
née 1693 , on réduira ce nombre dannées
Comme, pour trouver Ie cycle folaire de
' quot; nbsp;nbsp;nbsp;16'
,11'
en ces autres quatre , 1000,600,90,3 , auXlt;l'^
réponclent , dans la table précéclente , ces ^1'^)*,
nombres, 20, 11, 6, 3 , dont la fomme 4I
augmentée de 9, donne cette feconde fomm^ 5^^,
cloii ötant 28 , il reftera 22 pour Ie nombt^
cycle folaire de 1année 1693.
On ajoute 9 a la fomme de tous ces nornb''^^^ parceque Ie cycle folaire avant la premierenbsp;de J. C., étoit 9 ; par conféquent ce cyclenbsp;commence dix ans avant la naiffance de Jgt; nbsp;quon peut connoitre en cette forte.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.Ie
folaire dune année , parexemple, que
Sqachant, par tradition ou autrement, K
/gl
cycle folaire de lannée 1693 , nbsp;nbsp;nbsp;22 de * ^ \i
divifez Ie refte 1671 par 28 ; enfin ètez de refte 19 de la divifion: Ie nombre reliant 9- Q,nbsp;Ie cycle folaire avant la premiere année de
On pourra, de la même faqon , conllrnlt;t^,^j,2 table propre pour connoitre Ie nombre do^nbsp;année propofée, avec cette difference, qu
-ocr page 181--Astronomie et Géographie. 175 ^ofer 18^ J{nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;parceque la période
eft iq; amp; quau lieu dajouter 9, il avgnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^eidement i , parceque Ie nornbre dor
Af. premiere armee de J. C. étoit i : par Cquent ce cycle avoir commence deux ansnbsp;^ ant la naiffance de J. C. , ceft-a-dire que la
Pre:
^rniere année de J. C. avoit 2 de noinbre ^Or
5
amp;:c.
^ peut encore trouver la lettre dominicale ® année propofée , dune autre maniere quenbsp;^ ^ae nous venons de donner. Cette lettre do-étant trouvée, fervira a faire connoitre
ee
Öi
yre qui convient a chaque jour de la même r comme vous
allez
voir.
''cl nbsp;nbsp;nbsp;nornbre des jours qui fe font écoulés
)Q^j^'quot;^einent depuis Ie de Janvier jufquau On P^opofe, qui doit être un dimancbe, quandnbsp;trouver la lettre dominicale de Tannée :nbsp;on trouvera feulement la lettre qui con-dg- 'quot;'jour propofé; divifez , dis-je, ce nornbrenbsp;' ts par y . jii rie refte rien de la divifion ,
l
''Hofe
quon cberche fera G; sil refte quelque dg[ ® gt; Ce nornbre reftant fera connoitre Ie nornbrenbsp;pQrt ^®'tre quon demande, en la comptant felonnbsp;de 1alphabet, depuis Ia premiere lettre A,nbsp; potquot; connoitre la lettre qui convient aunbsp;jiQ Avril de 1année 1Ó93 , en divifant par 7 Ienbsp;Vernbsp;nbsp;nbsp;nbsp;compris entre Ie i®'' de Jan-
divip^ dAvril inclufivement, Ie refte de la J)nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;connoitre que la quatrieme
trijf -''cnt au jour propofé; lequel étant un di-on en conclut que la lettre dominicale ®quot;nee 1693 étoit D.
Ajoutez au nombre donné des années»/* quatrieme partle, ou fa plus proche qui foitnbsp;dre , quancl il nen a pas une exaélement; anbsp;fomme ajoutez encore Ie nombre des jours écoul^^nbsp;depuis Ie i®*quot; Janvier inclufiveinent, jufquau j^^quot;^nbsp;propofé auffi compris ; de cétre fecondenbsp;ótez 13 pour ce fiecle-ci. amp; divifez Ie refte pa'7'nbsp;Ie nombre qui reftera après la divifion , fera Ienbsp;manche sil refte i , Ie lundi s^il refte i, amp;nbsp;de fuite ; sil ne refte rien, ce Tera un famedi-
Ainfi , pour fqavoir a quel jour de la fernai^f tomboit Ie irj Avril de lannée 1769 , ajouteZnbsp;1769 fa quatrieme partie la plus prochaine 44^nbsp;amp; a ce nombre celui de 117 , nombre desnbsp;depuis Ie Janvier jufqu'au 27 Avril inclulR^jnbsp;ment; la fomme fera 2328 , dont vous óterez iJ'nbsp;Ie reftant 2315 étant divifé par 7, Ie refte fera j nbsp;ce qui indique Ie jeudi. Ainfi Ie 27 Avrilnbsp;a du être un jeudi.
R E M A R Q V E.
Si lannée propofée étolt entre 1582 amp;
U ne faudroit óter qüe 12 de la fomme fornaés r* la maniere ci-deffus.
Si lannée étoit antérieure ï 1582 , il droit öter que 2. Cela vient de ce quen i68inbsp;óta dix jours du calendrier; amp; fi Pon en dte ' ?nbsp;dans Ie fiecle préfent, ceft que Ie bilTextile
-ocr page 183-Astronomie et Géographie. 175
Kimeen 1700, forme Iequivalent dun onzierae omis.
Par la même raifon il faudra, dans Ie dix-neu-^^fnefiecle, óter 14; dans Ie vingtieme, 15; Ie vingt-unieme , auffi 15; amp;c,
PROBLÊME VIII.
s
1ordonnance du concile de Nicée , chrétienne dort fe célébrer Ie diman-la pleine lune qui arrive Ie jour de lé-''oxe du printemps , qui eft cenfé fixé au 21nbsp;jfj.- ^ gt; Ou qui Ie fuit immédiatement. Ainfi , silnbsp;que QQ jour de pleine lune fut Ie dimanchenbsp;alors ce dimanche ne feroit pas pafcal ,nbsp;Co^fi.^^ulement Ie dimanche après : telle fut lanbsp;lipA'^^Wlon du concile de Nicée , relativement anbsp;the ¦ *^'°u il eft aifé de determiner Ie diman-P^Pcal par diverfes méthodes.
Premiere Maniere, .
dirg nbsp;nbsp;nbsp;de voir, daprès ce quon vient de
e(l 'l^ie Ie commencement de la lune pafcale Ie 8 Mars amp; Ie 5 Avril inclufivement,
5n
Heg
^{1 - pat les méthodes donnees ci-d i : enfuite, ft vous avez un calendnernbsp;nbsp;nbsp;nbsp;»
^ ®rchez entre \e 8 Mars amp; Ie 5 Avnl cette ep » trouverez vis-a-vis Ie 8 : ce fera nbsp;dit plus haut, Ie jour de la nouvelle
frouver done Ie jour de la paque lannée ? par exemple, cherchez lépatfe de cette
176 Recreations Mathématiques. Comptez 14 après la date de ce jour, ce qui voü?nbsp;conduira zu le premier dimanche après , I'**nbsp;tomlije le z6, fera le dimanche de Paques.
Ou bien comptez trois dimanches après le joH'' de la nouvelle lune , qui tombe depuis le 8nbsp;jufquau 5 Avril; le troifieme fera celui de Paqu^*
Cette derniere regie eft exprimee par ces vers latins, pour Iintelligence defquels il fautnbsp;marquer que fuivant la maniere de compternbsp;anciens Romains, encore fuivie dans les expéd*'nbsp;tions de la cour de Rome, les nones tomboi^nbsp;toujours le 7 Mars.
Pojl Martis nonas ubi Jit nova luna require ¦ Tenia lux dotnini proxima Pafeha dabit.
Cela eft encore exprime par ces deux franqois ;
De Mars apres le y chercJie^ lune nouvelle :
Trois dimanches comptes, le 7^ Paques sapp
Celt sentend alfement fans autre explication* Seconde Maniere.
Comme on peut ne pas avoir fous fa calendrier romain , on trouvera encore lenbsp;Paques au moyen de la table fuivante.nbsp;compofee de neuf colonnes , ou de fept ca'nbsp;dont chacune contient neuf colonnes. CbaC^^^nbsp;de ces cafes porte a la premiere colonne j,tnbsp;lettres dominicales; les fept fuivantes contio''^^^(nbsp;les nombres des épaèfes; enfin la neuvieme Ic fnbsp;de la paque.
-ocr page 185-Astronomie et Géographie. 177
Table
| |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
IJL |
178 RÉCRiATIONS Mathématiques.
Pour en faire ufaee , il faut connoitre
amp; la lettre dominicale. On propofe , par e*'
ple, 1année 1769. Sonépafte étoit 2z, amp; fa
dominicale A. Cherchez done dans la cafe
amp; dans Tune des colonnes des épaftes , ceH^
1année 12, vous la rencontrerez dans Ie rang horizontal, vis-a-vis lequel, dans la neuvi^nbsp;colonne , vous aurez Ie 26 Mars.
Ën 1771,1épafte étoit 14, amp;£ la lettre fC
cale F. Dans la café oü fe trouve F, a la
colonne, cherchez 14 dans les fept fuivantes: fe trouve dans la feconde rangée horizon^^^jnbsp;dans la continuation de laquelle, a la neuv'jj^^nbsp;colonne , on lit Ie 3 i Mars; ainfi, en 1771 gt;nbsp;ques tomba Ie 31 Mars.
Trolficme Manure,
Si vous navez ni calendrier romain , table précédente, fervez-vous de cette méth^ .jnbsp;Si répaéiie de lannée propofée ne furpaf^
tour dAvril pour Ie terme de paques.
.-/Tl nbsp;nbsp;nbsp;--ide ^
23 , ètez-la de 44; Ie refte donnera Ie j(i Mars pour Ie terme de p^ues , sil ne 'fufP^--pas 31, car sil excede 31 , Ie furplus donR^'^^
rlA vril nnnr If» tprmp rlp nSfinpc
Mais li lépacle courante eft plus 23,6tez-la de 43 , ou feulement de 42 ,nbsp;elle fera 24 ou 25 ; Ie refte fera Ie jour dnbsp;pour Ie terme de paques.
dont
uoiii 1 epaeie ciuic ü , uicz-ia ue 44, i'-- g 22 indique Ie 22 Mars pour Ie terme de p^^
Ie dimanche après a été Ie dimanche pafcal- \c En 1666 1épafte étoit 24. Otant 24 de 4^nbsp;reftanteft r8; Ie 18 Avril a été Ie terrne den
ques , amp; Ie dimanche après celui de la paq^^
Ainfi, pour avoir Ie terme de paques en )nt lépaéfe étoit 22, ótez-!a de 44 ; 1^-gsi
Astronomie et G^ographie. 179 Rem A Rlt;iu E.
U nbsp;nbsp;nbsp;féte de piqués regie routes les au-
' ^ fetes mobiles, il fera facile de connoifre les ^ '^'s auxquels ces fêtes doivent fe célébrer, ayantnbsp;3 ^ connu Ie jour de piques; car Ie lundinbsp;P''es Ie clnquieme dimanche, ceft-a-dire 35 )oursnbsp;Piqués, viennent les rotations, apr^s lef-Ie jeudi fuivant, fuit immédiate-^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;de N. S. J. C. , Ie quarantieme
nte
Stri,^ ceft-a-dire, 60 jours après piqués, fitc-Dieu,
'w/^Mvieme dimanche avant paques eft la Sep~ U p- ^ 5 qui eft éloignée de paques de 63 jours.nbsp;5v3^/^^'gt;che fuivant, OU Ie huitieme dimanchenbsp;J^ep^^P^ques , eft la Jfexagijïme ^ qui eft éloignée
tig ®Près piqués. Dix jours après, ou Ie cinquan-piqués, on célebre Ia fête de la dimanche fuivant, fqavoir 56 joursnbsp;'Jij/ P^'lues , on célebre la féte de la fainte Tri-Ie jeudi fuivant, ou ii jours après la
Mqes de 56 jours. Le dimanche fuivant, ou
®Ptie
9!lt;q ''.^Tie dimanche avant pacptes , eft la Q«X/V-i nbsp;nbsp;nbsp;éloigné de paques de 49 jours.
'lUgj , ® niercredi fuivant, qui eft éloigné de pl-p ® 46 jours, eft le jour des Cendres.
le dimanche de VJvent, qui ne depend P^ues, ceft celui qui arrive ou le 30 denbsp;fête de S. André, ou le dimanchenbsp;^ile ^ ^ Pljs proche de cette fête ; ce'qui eft fa-la 1-ettre dominicale.nbsp;appelle Quadragljime le premier di-carême : Reminifcere le fecond di-catê ^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;: Oculi Ie troifieme dimanche
Rie; Lxtare le quatrieme dhnanche du ca-
M ij
-ocr page 188-i§o Recreations Mathématiques. ^ rême: Judica Ie dimanche de la paffion ,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^ ,
Ie cinquieme dimanche ducarême: amp;
Ie dimanche des rameaux, qui eft Ie lixieme ^ manche de carêine , ou Ie premier dimai^^nbsp;avant paques.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, ^
Elle appelle Quajimodo Ie premier dirnan^^ après paques ; Miftricordia Ie 1'econd diman*-après paques: Jubilate Ie troifieme dimanche ap^,^nbsp;paques: Cawrare Ie quatrieme dimanche aprèsPnbsp;ques: amp; icem Jucunditatis Ie cinquiemenbsp;che après paques, ou Ie dimanche avant lesnbsp;tlons.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^
Enfin les Quatrc-temps fe trouvent par Ie lU^J de ce petit vers :
PoJlPent. Crue. Luc. Cin. funt tempora anni.
dont Ie fens eft tel. Les Quatre-temps arrivefP^ mercredi daprès la Pentecöte, Ie mercredinbsp;prés IExaltation de la Croix, en Septembreinbsp;mercredi daprès la fête de fainte Luce ,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.5,
cembre; amp; enfin Ie mercredi daprès les
tid
PROBLÊME IX.
Trouver quel jour de la femaine commence mois d'une annie.
1L faut dabord trouver la lettre doroiui
Cela fait, fervez-vous de ces deux vers latm^ .AJlra Dabit Dominus , Gratifque Beabitnbsp;Gratia Chriflicolce Feret Aurea Dona Fidd'
Ou bien de ces deux vers franqois :
Au Dieu De Gloire Bien Efpere ;
Grand Cetur ^ Faveur Ai me De Faire.
-ocr page 189-j . Astronomie et Géographie. i8f
voici 1ufage.
fix nbsp;nbsp;nbsp;mots du premier vers répondent aux
FfS P/^^iers mois de 1année, fijavoir , Janvier,, ^ ''tier, Mars, Avril, Mai amp; Juin ; amp; les fixnbsp;A du fecond vers aux fix derniers mois, Juillet,nbsp;Septembre, Oftobre, Novembre amp; Dé-Chaque lettre capitale de ces douze mots-celle du premier jour de chaque mois , amp; in-Ie jour de la femaine par Ie rang quellenbsp;1alphabet, lorfque la lettre dominicalenbsp;1gt;^ ^ ainfi en 1769, la lettre dominicale étant A ,nbsp;''oit du premier coup doeil, que Janvier com-par un dimanche, Février par un mer-Uiejï bJars par un Mercredi, Avril par un Sa-
gt; amp;£c.
lorfque la lettre dominicale ne fera pas A , par exemple , qui eft la troifieme de lal-Igfj , comptez , pour Ie mois donné , deuxnbsp;de plus, après celle qui lui convient fui-Ig vers; cette lettre fera celle qui indiqueranbsp;Wtr^*^ femaine. En 1775 , par exemple , lanbsp;dominicale étoit C. Quon veuille done fqa-tiio'nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;femaine commenqoit la
Ou Mal; Ie mot qui lui convient efi: Beabit do Comptez deux lettres dans la fuite desnbsp;aiiunbsp;nbsp;nbsp;nbsp;la feconde D, qui Indlque mercredi,
que Ie premierjour de Mai 1773 étoit ua
atio- propofolt Ie mois dAvril de la même G eft ]nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Gratis ou Gloire, comma
tecQ ^ fieptieme des lettres dominicales, vous aprèsnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;par A , amp; Ie B , feconde lettre
'tl luj p bt'^^tistoit que Ie i^t Avril 1773 étoit
M üj
-ocr page 190-iSl RiCRÉATIONS Mathématiquïs.,
PROBLÊME X.
Connoitn les mois de Vannh qui ont^i j amp; ccux qui nen ont que jo.
^» E LE VEZ Ie pouce A , Ie doigt du milieu C ) , % ^ ¦ 1auriculaire E , OU petit doigt de la main
ftjavoir 1index B lt;
abaiffez les deux autres
fuit Ie pouce , amp; 1annulaire D , qui eft entr^ doigt du milieu amp; Tauriculaire. Après cela , cO^.^nbsp;mencez a compter Mars fur Ie pouce A ,nbsp;fur lindex B, Mai fur Ie doigt du milieu C ,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^
fur 1annulaire D , Juillet fur 1auriculaire E ; tinuez a compter Aout fur Ie pouce, Septerf^*^^nbsp;fur Iindex , Oftobre fur le doigt du milieu ,nbsp;vembre fur Iannulaire , Decembre fur raur'^^*^nbsp;lalre ; enfin , en recommenqant , continu^^nbsp;compter Janvier fur le pouce , amp; Fevrier fur 1' jnbsp;dex : alors tous les mois qui tomberont fuf \,nbsp;doigts élevés A, C, E, auront 3 i jours , amp;
'gl!
c|ui tomberont fur les doigts abaifles B , D gt; , auront que 30, excepte le mois de Fevrier - ^nbsp;a 7-8 jours dans les annees communes, amp; 19nbsp;les biflextiles.
PROBLEME XI.
Trouver le jour de chaque mois , auquel l^ entre dans un Jigne du :(odiaque.
Le folell entre dans chaque figne du vers le zo de chaque mois de Iannee;
premier degré du Belier vers le 20 Mars gt; ^ premier degré du Taureau vers le 20 Avril, jnbsp;ainfi de fuite. Pour f^avoir ce jour un r
-ocr page 191-Astronomie et Géocraphie. 185
^^^etnent, fervez-vous de ces deux vers artifi-
Clels ;
^^dita Laus Jujlis Impenditur, Harejis Horrct ^ ^^india Gejia Gerens Felici Gaudet Honoré.
^ Voici 1ufage.
j ^'ftribuez les douze mots de ces deux vers aux tnois de lannée, en commenqant par Mars ,nbsp;j?, yous attribuerez a Inclita ; amp; en finilTant parnbsp;répondra a Honoré. Confidérez quelnbsp;^ l^ombre de la premiere lettre de chaque motnbsp;Ig l^^iphabet; car li de 30 vous ótez ce nombre,
cherche.
exemple , Inclita répond au mois de Mars,
dont
donnera Ie jour du mols qu'on arnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;-nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;-
figne du Bélier; fa premiere lettre I eft la e Tanbsp;nbsp;nbsp;nbsp;lalphabet: fi 1on óte 9 de 30 ,
Jeil
i 1 fait connoirre que Ie 21 de Mars Ie fo-
jdans Ie Bélier. Pareillement Gaudet ré-
mois de Janvier amp;; au figne duVerfeau; fa pi^jilettre G eft la feptieme dans 1ordre al-^ftque: eri ótant 7 de 30, Ie refte 23 fait con-
foleil entre au Ver~
en otant 7 de 30^ Ie 23 Janvier Ienbsp;ft en eft ainfi des autres
Ie degré du figne oü Ie foleil fe rencontre ^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;en un jourpropofé de l'année.
f
le 'w ^ dabord chercher dans Ie mols propofé Zo^; ^uquel Ie foleil entre dans un des fignes danbsp;^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;figne. Cela fait, fi Ie jour
fole^ nbsp;nbsp;nbsp;ce jour, il eft évident que Ie
Pourn^ nbsp;nbsp;nbsp;précede; ceft
H^oi il faut oter de 30 degrés la difference
184 Recreations Mathématiques. du quantieme propofé , davec celui oüle^^nbsp;entre dans un nouveau figne : Ie reliantnbsp;Ie quantieme du degré du figne précédent oünbsp;trouve Ie lolell.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;_
Soit propofé, par exemple, Ie 18 Mai- , trouve par Ie problême précédent, quennbsp;foleil entre Ie 11 dans Ie figne des Gemeaux.nbsp;comme Ie 18 précede Ie 21 de trois jours,
ref'
fet»
entre dans un nouveau figne, alors il faiidra.p dre Ie nombre des jours dont ils different: ce^
3 de 30; Ie reliant 27 indiquera quau 18 foleil fe trouvera dans Ie 27® degré du TaureaU-Mais fi Ie quantieme propofé du moisnbsp;pollérieur au jour du mêine mois oü Ie 1*^
Ie foleil:
Ie degré de jour donné
ce figne oü fe trouvera
Suppofons , par exemple, quon ait propo^
27 Mai. Comme Ie foleil entre Ie 21 Mai^^jj les Gemeaux , amp; que la différence de 21 a 2?
6, on en conclura que Ie foleil ell au quot;irj Mai Ie 6® degré des Gemeaux.
Trouver h licu de lune dans U ^diaque , UT^l' propofé de ramiée.
On trouvera premiérement ie lieu du foleil Ie zodiaque, comme il a été enfeigné au prob*nbsp;précédent; amp;c enfuite la dillance de la [gnbsp;foleil , OU larc de 1écliptique compris entf^nbsp;foleil amp; la lune, comme nous allons enfeigquot;®''' ^nbsp;^yant trouve par Ie problême V Pagenbsp;lune , amp; 1ayant multiplié par 12 , divifez Ienbsp;duit par 30 i Ie quotient donnera Ie nombte
ii
-ocr page 193-Astronomie et Géograpiiie. i8?
f nbsp;nbsp;nbsp;^
Soes, Sc Ie refte de la divifion donnera Ie nombre
es degrés de la diftance de la lune au foleil.
^^Ripte cette diftance, dans Ie zodiaque, en com-^^Pqant depuis Ielieu du foleil, on aura Ie lieu ^ la lune quon cherche.
eft pourquoi fi , felon lordre des fignes , on
j Comme ft 1on veut fcavoir Ie lieu ou étoit la ^ne Ie ^ai 1693 , Ie foleil étant au 27^ degrénbsp;J! Taureau , amp; lage de la lune étant 14 , multi-14 par II, amp; divifez Ie produit 168 parnbsp;Ie quotient 5 , amp; Ie refte 18 de la divifion,nbsp;connoitre que la lune eft éloignée du foleilnbsp;^ 5 fignes amp; de 18 degrés. Si done on compte 5nbsp;^§^es amp; ig degrés dans Ie zodiaque depuis ie 17®nbsp;S''e du Taureau, qui eft Ie lieu du foleil, onnbsp;fur Ie IS® degré du Scorpion, cétoitnbsp;moyen de Ia lune.
PROBLÊME XIV.
n
t)
^ouver CL qud mois de Cannée appartient um lunaifon.
j N s 1ufage du calendrier remain , chaque eft eftiinée appartenir au mois ou ellenbsp; ^^rrnine, fuivant cette ancienne maxime des
'^'^Putiftes:
In quo compktur , menji lunatio detiir.
gt; fcavoir lï une lunaifon rPartient a un mois propofé de quelque annéenbsp;avnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1 P^'^ exemple au mois de Mai 1693 ,
P^^ 1^ problême V, que l^e de la jour de Mai étoit 27 ; eet age 2,7nbsp;Connoitre que la lune finit au mois fuivant,
-ocr page 194-j86 RiCRÉATIONS Mathématiques. ceft-^-dire au ntois de Juin, amp; que par conJquot;^'nbsp;quent elle appartient a ce mois. II fait auffi coH'nbsp;noitre que la lunaifon précédente a fini au moi®nbsp;de iMai, amp; que par conféquent elle appartient *nbsp;ce mois. II en efl: ainfi des autres.
PROBLÊME XV.
Cojinoitrc les années lunaires qui font commund
6* celles qui font embolifmiques.
Ce problême eft aifé a réfoudre par Ie du précédent, par lequel on connoït facileme'^*'nbsp;quun rnême mois folaire peut avoir deux luna'quot;nbsp;Ibns. Car il fe peut faire que deux lunes finilTeH^nbsp;en un mêitie mois, qui aura 30 ou 31 joursgt;nbsp;comme Novembre , qui a 30 jours , oü une lu^^nbsp;peut finir Ie premier de ce mois, amp; la fuivaU^^nbsp;Ie dernier ou Ie 30 du même mois : alors cett®nbsp;année aura treize lunes, amp; fera par conféquei^nbsp;embolifmique. En voici un exemple.
En lannée 1711, la premiere lune de Janvi^ étant finie au huitieme de ce mois, la deuxieif®nbsp;de Février au fixieme, la troifieme de Marsnbsp;huitieme, la quatrieme dAvril au fixieme , la c?nbsp;quieme de Mai auffi au fixieme, la fixieme de Jt*' ^nbsp;au quatrieme, la feptieme de Juillet auffi aunbsp;trierrie, la huitieme dAoüt au deuxieme , lanbsp;vieme de Septembre au premier, la dixieme dnbsp;tobre auffi au premier , lonzieme auffinbsp;au trentieme du même mois, la douzieme de ^,nbsp;vcmbre au vingt-neuvieme, amp; la treizieme nbsp;Décembre au vingt - huitieme ; on connoitnbsp;cette année, ayant treize lunes, fut embolifmffi^'
On connoit que toutes les années civiles
-ocr page 195-Astronomie et Géographie. 187 du calendrier nouveau, qui ont leur commencement au premier de Janvier, font embolifmi-, quand elles ont pour épafte * aq , 28, Z7,nbsp; 2.5 , 24, 13 , zi , 21 , 19 , auffi t8,nbsp;^'^and Ie nornbre dor efl: 19.nbsp;j,,Ainfi 1on connoit quen Tannee 1693 , dontnbsp;, cpafte étoit 3 , lannée lunaire civile fut embo- mique , ceft-a-dire quelle eut treize lunes : cenbsp;arriva a caufe que Ie mois dAoüt eut deuxnbsp;une lunaifon étant linie Ie premier denbsp;J^iois, amp; la fuivante étant Unie Ie trentieme dunbsp;citie mois.
PROBLÊxME XVI.
ouver combien de temps la lune dolt éclairer pendant une nuit propofée.
A
N T trouvé par Ie problême V lage de amp; 1ayant augmenté dune unité, multi-j ^3 fomme pat 4, li cette fomme ne patTe pasnbsp;irl] ^ paffe 15 , il la faut óter de 30 , amp;nbsp;Pt j'P^'cr Ie refte par 4; après quoi divifez Ienbsp;zig P^'' 5 ¦ ïe quotient donnera autant de dou-lyparties de la nuit , pendant lefquelles lanbsp;luit. Ces douziemes parties font appelleesnbsp;inégales. II faut les compter après Ie cou-Ig^'' du foleil, lorfque la lune croit, amp; avant Ienbsp;du foleil, lorfque la lune décrott.nbsp;pejjj^ quot;veut fqavoir Ie temps que la lune éclairanbsp;luiig^!^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;du 21 Mai 1693 , oü Page de la
18 nbsp;nbsp;nbsp;^7 ajoutez I a 17, amp; otez la fomme
par ' d reftera 12, lequel étant multipl'é *Ctlt a Prfgt;duit 48 étant divifé par 5 , Ie quo-onnera 9 heures inégales , Sc -f pour Ie
i88 Recreations Mathématiques.
temps pendant lequel la lune éclaira la nuit aV^R*^ Ie lever du Ibleil.
Si je veux fqavoir combien de temps la It^ éclaira pendant la nuit du 14 au de Févris^nbsp;de 1année 1730 , je trouve dabord que 1agenbsp;la lune du 14 Février efl; 26 , auquel ayant ajou*®nbsp;I , la foinme fera 27. Je retranche cettenbsp;27 de 30, il refte 3, que je multiplie par 4»)?nbsp;divife Ie produit 12 par 5 , Ie quotient eft 2f ,nbsp;font des heures inégales , ceft-a-dire buitnbsp;ziemes parties de larc nofturne , quon rédu'f*nbsp;en heures égales amp; aftronomiques par la remarq'^®nbsp;fuivante.
Remarqite. ¦
Ie eft alfé de réduire les heures inégales heures égales ou aftronomiques, qui font la vin^j-'nbsp;quatrieme partié dun jour naturel, comprenant'nbsp;jour amp; la nuit, lorfque lon fqait la longueur d£_nbsp;nuit au jour propofé. Comme dans ce preru*^^nbsp;exemple, fqachant qua Paris la nuit du 21nbsp;eft de 8 heures 34-minutes, en divifant ces 8nbsp;res 34 minutes par 12, on aura 42 minutes èinbsp;fecondes pour la valeur dune heure inégale, **nbsp;quelle étant multipliée par 9^, qui eft Ie norpRnbsp;des heures inégales , pendant lefquelles la *1nbsp;éclaire depuis fon lever jufquau lever du fo'^' nbsp;on aura 6 heures égales , environ 51 minut^^nbsp;pour Ie temps compris entre Ie lever de la luu^nbsp;ie lever du foleil.
COROLLAIRE.
Par-la on peut trouver rheure du leverde lorfquon fqait 1heure du lever du foleil; catnbsp;a lheure du lever du foleil, qui eft 4 heures amp;
-ocr page 197-Astronomie et Géographie. 189 ^nutes, on ajoute i x heures, amp; que de la fonimenbsp;^ . heures Sc ij minutes on óte 6 heures amp; 51nbsp;^'nutes, qui eft Ie temps compris entre Ie levernbsp;lune amp;. Ie lever du foleil, on aura au refte 9nbsp;^ures amp; 26 minutes pour lheure du lever de lanbsp;iune.
PROBLÊME XVir.
T
^ou-vcr facilemmt les Calendes, les Nones amp; les Ides de chaque mois de Vannée,
Et TE denomination des nones, des ides 8c j^'^ndes, étolt une grande bizarrerie dans Ie ca-j^^idrier romain ; mais, comme elle a fubfifté dansnbsp;^^^xpéditions de la Cour de Rome, il peut êtrenbsp;® de fcavoir la rédulre a notre maniere denbsp;quot;°'«pter.
, ^ti Ie fera facllement au moven de ces trois quot;^^Matinss
fens de ces vers eft, que Ie premier jour de que mois eft toujours dénommé calendes ;
dans les mois de Mars, Mai, Juillet amp; tiones font au feptieme jour, Scnbsp;s tous les autres au cinquiemej
-ocr page 198-t^o Recreations Mathématiques.
Enfin, que les ides font hult jours aprés les nes , fqavoir, les quinziemes de Mars , Mal, Juil'^nbsp;amp; Odlobre, amp; les treiziemes jours des autt^*nbsp;mojs.
II faut préfentement remarquer que les Roinai^ comptoient les autres jours a rebours, allantnbsp;jours en diminuant; Sc ils donnoient Ie nom ^nbsp;nones dun mois , aux jours qui font entre lesnbsp;lendes amp; les nones de ce mois; Ie nom desnbsp;dun mois, aux jours qui font entre les nones ^nbsp;les ides de ce mois; Sc Ie nom de calendes dugt;Jnbsp;mois ,, aux jours qui reftent depuis les ides jufq*^^nbsp;la fin du mois précédent.
Ainfi dans ks quatre mois, par example ,
Mai, Jiiillet Sc Oftobre, oü les nones ont 6 jouf^ Ie deuxieme jour du mois sappelle VI®nbsp;ceft-a-dire Ie fixieme jour avant les nones , lanbsp;pofition anti étant fous-entendue. Dq mêmenbsp;troifieme jour fe nomme V° nonas , pour dire ^nbsp;cinquieme jour des nones, ou avant les nones; ^nbsp;ainfi des autres. Mais au lieu dappeller Ie fixie^nbsp;jour du mois 11° nonas , on dit prldienbsp;ckfi-a-dire la veille des nones, On dit auflinbsp;tridie calmdas^ Ie jour daprès les calendes; py.nbsp;tridie nonas, !e jour daprès les nones;nbsp;idus, Ie jour daprès les ides.
PROBLÊME XVlir.
Connoüre quel quantieme des Calendes , des amp; des ides répond d un certain quantum^nbsp;dun mois donni.
Il faut faire attention a la remarque quon vis'^'^ de faire , qui eft que tous les jours qui font entr^
-ocr page 199-Astronomie et Géographie. 191
calendes amp; les nones, appartiennent aux no-les jours qui font entre les nones amp; les ides, r ttent Ie nom des ides; amp; que ceux qui fontnbsp;les ides amp; les calendes du mois fuivant ,nbsp;^ftent Ie nom des calendes de ce même mois,nbsp;fuppofé,
j Si Ie quantieme du mois appartient aux ca-» , ajome. 2 au nombre des jours du mois,nbsp;r fomme retranchez Ie nombre donné. Lenbsp;fera le quantieme des calendes.
' vous voulez fcavoir , par exemple , a quel antieme des calendes le 25 Mai répond : cenbsp;igj appartient aux calendes, puifquil eft entrenbsp;^^des de Mai amp; les calendes de Juin. Le moisnbsp;U f ' * jours, auquel nombre ajoutez 2; denbsp;Oitime 33 retranchez 25, il reftera 8, quinbsp;K^IUe que le 25 de Mai répond au 8® des ca-J^des de Juin , ceft-a-dire que le 25 Mai étoitnbsp;Ppellé chez les Romains VIII° cakndas Junü.nbsp;'des°nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;quantieme du mois appartenoit aux
aux nones , ajoutez i au nombre des jours depuis le premier du mois jufquaux idesnbsp;nones inclufivement; de cette fomme re-'¦nez le nombre donné , qui eft le quantiemenbsp;j 'aiois: le refte fera précifément le quantiemenbsp;^fiones amp; des ides.
ho'^ ^nppofe , par exemple, que le quantieme du Par'* le 9 Mai. Ce jour appartient aux ides,nbsp;n^'^^'lnil fe trouve entre le feptieme jour desnbsp;1nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;le quinzieme jour des ides. Si on ajouta
Icf ^ Rne de la fomme 16 on retranche 9 , dgj -5 7 marque que le 9e de Mai répond au 7*nbsp;*^oi'nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;j ceft-a-dire que le 9® du
appellé chez les Latins VU®
^aii.
-ocr page 200-19» Récréations Mathématiques.
nones;
chez les Romains III° nonas Mail.
PROBLÊME XIX.
Le quantieme des Calendes, des Ides, ou des kant donné, trouver quel quantieme du moisnbsp;doit y rlpondre.
O N fatlsfera a cette queftion par une métbe*^ toute femblable a celle quon vient de donnernbsp;le problême précédent. II y a néanmoins ce'nbsp;difference , quau lieu de fouftraire le quantie'nbsp;du mois pour avoir le quantieme des caletide^nbsp;amp;CC. on Ibuftrait le quantieme des calendesnbsp;avoir celui du mois.
De même , fi Ie quantieme du mois étoit Ie de Mai, ce jour appartient aux nones, paicequ ^nbsp;eft entre Ie i amp; Ie 7. Ajoutant done i a 7, amp;nbsp;la fomme .8 ótant 5 , qui eft Ie quantieme dunbsp;Ie refte 3 montre que Ie 3® Mairépondau 3^nbsp;ceft-a-dire que ce jour-la étoit app^^
Je cherche, par exemple , a quel quantieme ^ mois doit répondre V [o calendas Junii, le ónbsp;calendes de Juin. Puifque les calendes Ié comp'^j^nbsp;en rétrogradant depuis le Juin vers lesnbsp;Mai, il eft clair que le 6 des calendes de Jmf*nbsp;pond a un des jours du mois de Mai. Etnbsp;ce mois a 31 jours, jajoute 2. a 31; de lanbsp;33 je retranche 6 , qui eft le quantieme des canbsp;des : il refte 27 , qui marque que le 6 de?nbsp;lendes de Juin répond au 27 Mai.
On fera la même chofe a Tégarcl des noo^* des ides.
R E M A R (lU E.
iL fera facile de fatisfaire aux deux
-ocr page 201-Astronomie et Géographie. 193
P^écedentes, fi on a un calendrier oü les jours ^^lendes, des nones amp; des ides Ibient mar-Igj * ^'s-a-vis les quantiemes des mois, comme onnbsp;dans Ie calendrier eccléfiaftique.
Du Cycle dIndiclion,
^ 'ndlftion eft un efpace de qnlnze années , au defquelles on commence de nouveau anbsp;par une circulation perpétuelle. On lanbsp;^ indiftion, parceque, felon quelques au-dynbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fervoit k indiquer 1année du paiement
Ig ^dbut a la république ; ce qui lui fit donner ^indlBion romaine.
1appelle aufli indiclion pontificale, parce-^ nbsp;nbsp;nbsp;Rome sen fert dans fes bulles 8c
fes expeditions. Voici lorigine quon Ue 4 ufage, Lempereur Con/lantin donnanbsp;un édit, par lequel il autorifoit dansnbsp;1exercice de la religion Chrétienne.nbsp;années après , Ie concile de Nicée futnbsp;8c condamna lhéréfie dArius ; ce quinbsp;leQi^ 5', 3^8 ainfi , danslefpace de quinze ans,nbsp;^héf'cnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;triompha de Ia perfecution 8c de
tlée ^utte durée de quinze années fut regar-r nbsp;nbsp;nbsp;une période mémorable ; 8c , pour
-»n , ICVJUUU5. 'j'- vv. nbsp;nbsp;nbsp;-
zie Septembre de 1an 31 x, date de fon faveur des Chrétiens. Ce ne fut cepent anbsp;^mpereur Juftinien qui ordonna de coinpteinbsp;^^unées dindiftion dans les aöes publics,nbsp;qyd en foit de ces origines ,
dii^- ^l^rver la mémoire, on établit Ie cycle din-commencement fut fixé au de lannée 313, pour Ie commencer avecnbsp;Pplaire , quoique , felon rinftitution denbsp;9(1.. ^utin , lépoque de ce cycle eut été fixée'
la
194 Recreations Mathématiques.
P. Petau trouve fort douteufes, il eft certain que premiere année delindiftion eft la 313® de J- , ^nbsp;Ainfi 1an 311 auroit eii 15 dindiélion, ftnbsp;lors on eüt compté ainfi; amp; en divifant 3ii P.
15 , on trouve que Ie refte eft 12; ce qui fait ^ que la douzieme année de J. C. avoit 15 dit'^^'*^nbsp;tion: par conféquent ce cycle eüt commencenbsp;ans avant J. C. ; ou autrement la premierenbsp;de Tere chrétienne eüt eu 4 dindiftion; ce Ünbsp;donne la folution du problême fuivant.
PROBLÊME XX.
Trouvir Ie, nombre de L'Indiclion Romaine répond d une année donnée.
Aj0UTEZ3 au nombre de lannée, amp; divÜquot;^^ la fomme par 15 : ce qui reftera indiquera Ienbsp;bre de lindiftion courante.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;
Soit , par exemple , propofée lannée l7®jj Ajoutez 3 , vous aurez 1783 ; divifez par 15nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,
refte fera 13 : ainfi en 1780 on comptera 13 diftion.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.
On trouvera de méme quen 1769 on cod'f
. nbsp;nbsp;nbsp;aiir»
Lorfquil ny aura aucun refte, alors on ^
15 dindiélion.
De la Période Julienne de quelques aUl^^^ Périodes denbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ce genre.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^
La période Julienne eft nbsp;nbsp;nbsp;une périodenbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fornt®^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;P^^
la combinaifon des trois cycles; fqavoir» naire de 19 ans, Ie folaire de 28 , amp; celn'nbsp;diftion de 15. La premiere année eft cenfé®nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;jg
été celle oü Ton eut i de cycle lunaire? Cycle folaire, amp; i dindiftion.
-ocr page 203-Astronomie et Géographie. 195 1on multiplie enfemble les nombres 19,28nbsp;*5» leproduit 7980 eft Ie nombre des annéesnbsp;ttiprifes dans la période Julienne ; amp; par lesnbsp;des combinaifons, on eft afTuré quil ne fqau-y avoir dans une revolution deux de ces an-4^1 aient a-la-fois les mêmes nombres.
période , au refte, neft quune période j i rnais elle eft commode, a caufe de fon éten-
'JUe _ nbsp;nbsp;nbsp;1nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,
pour y rapporter les commencements de donbsp;nbsp;nbsp;nbsp;connues, méme celles de la créa-
du monde, ft lépoque en ttoit certaine ; car , ^,^ant la chronologie commune , cette époquenbsp;^Rce feulement Tere chrétienne de 3950 ans,nbsp;lie ^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;commencement de la période Ju-
il f devance cette même ere de 4714 ans; doii
^ue la creation du monde répond a lan 764
I nbsp;nbsp;nbsp;Iel ClCdLlUJl UL
Q période Julienne.
^ée a ^^^3ndera comment lon a trouvé que Tan-péfj ^ la naiffance de J. C. eft la 4714^ de cette Le voici. On démontre par un calculnbsp;lairg ^^^de , cfue ft les trois cycles, fqavoir le fo-1^ lunaire , amp; celui dindiftion , avoient eunbsp;de la naiflTance de J. C., 1année ou ilnbsp;fQ||.auroit eu 2 de cycle lunaire, 10 de cyclenbsp;5 St 4 dindiélion. Or ces caraéleres fontnbsp;Pfes a Tan 4714 de la période, comme on lenbsp;tgf ® dans le problême fuivant. II faut done adap-d année a celle de la naiflance de J. C. ;nbsp;dej d remontant amp; calculant les intervallesnbsp;faues'^^enbsp;nbsp;nbsp;nbsp;intérieurs dans les hiftoriens pro-
be ^ enfuite les livres faints , lon trouve en-année amp; la création dAdam, 3950. Si l.enbsp;nbsp;nbsp;nbsp;3950 d.e 4714, on trouvera 764-
de la période devance done la du monde de 764 ans.
N ij
-ocr page 204-1^6 Recreations Mathématiques.
P R O B L Ê M E XXI.
Etant donnci une annU de. la période
trouver combien elle a de cycle lunaire, de cyd^ folaire , amp; d'indiclion.
par
montre que cette année a 12
dindiftion.
So IT, par exemple, donnee Iannee 6512.*^^ la période Julienne. Divifez ce nombre parnbsp;le reftant, fans avoir égard au quotient, fera f nbsp;ce fera le nombre dor. Divifez ce même noiRP^nbsp;par 28, le reftant de la divifion fera 26 ; cenbsp;le nombre du cycle folaire. Divifez enfinnbsp;I ? , le refte de la divifion fera 12: ce
quil ne refte rien en dlvifant Tannée donnée P' le nombre dun de ces cycles , ceft ce non
¥
\c 1
mdme qui eft celui du cycle. Si, par exeiRp' 1année donnée étoit la 6525®, en divifant par J rnbsp;il ne refteroit rien; ce qui donneroit i 5 pour 1 nbsp;diélion.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^ 2
Mais fi 1on veut trouver a quelle année de 1^ ^ Chrétienne répond une année de la période 'nbsp;lienne , par exemple la 6522®, il ny a igjnbsp;oter 4714 ; le reftant 1808 fera le nombrenbsp;années écoulées depuis le commencement denbsp;Chrétienne.
Tout cela porte avec foi fa démonftration PROBLÊME XXII.
[o'
Etant donnés les nombres des cycles lunaitt j j laire amp; d'indiclion , qui ripondent d une ettittnbsp;trouver fon rang dans la période Julienne.
M ULTIPLIEZ le nombre du cycle lunairc p^^ 4200, celui du cycle folaire par 4845»nbsp;Jindiftion par 6916,
-ocr page 205-Astronomie et Géographii. 197
Ajoutez ces produits en un , amp; divifezla fomme y68o ; Ie nombre reftant après la divilion in-1ïinnée de la période Julienne.
^oit Ie nombre du cycle lunaire 2, celui da jyde folaire 10, celui dindiftion 4 , ce qui eftnbsp;? caraftere de la premiere année de Tere Chré-; vous aurez pour premier produit 8400 ,nbsp;Pour fecond 48450, pour troifieme 27664: leurnbsp;eft 84714. Divifezce nombre par 7980, Ienbsp;fe trouvera 4714 : ainfi lannée a laquellenbsp;^onviennent, dans la période Julienne, les carac-ci-deflus, eft la 4714^, ou lorigine de lanbsp;^''ode Julienne devance Tere Chrétienne denbsp;^713 ans.
R E M ARQV E S.
e y a une autre période , appellee Diony-lui eft Ie produit des nombres 19 du cycle ^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;folaire , amp; qui comprend
'^onféquent 532 années. Elle fut imaginée par Petit , vers Ie temps ftu concile de Ni-Vg|j Pour renfermer toutes les variétés des nou-lunes Sc des lettres dominicales; enfortenbsp;532 ans, elles devoient fe renouvellernbsp;ie même ordre ; ce qui eut été très^com-b'i] ^ pour Ie calcul de la paque Sc des fêtes mo- mais elle fuppofoit que Ie cycle lunairenbsp;Parfaitement exaéf ; ce qui nétant pas, cettQnbsp;neft plus daucun ufage.
parmi les cycles de la période Ju^ qui ii y en a un , fqavoir celui dindiélion ,nbsp;dire^ .Putement dinftitution politique, ceft-a-céle{?^'^ ? ^ ^nulle relation avec les mouvemenwnbsp;tnej. ii ^ut peut-être été avantageux de fubfti-^ ce dernier cycle celui des épaffes, qui eöi
N iij
-ocr page 206-ipS Récréations Mathématiqües.
aftronotrique , amp; dont la lévolution eft ans : alors Ie nombre des années de lanbsp;cut été de i^qöo ans. Cette période denbsp;années a été appellée par Ie P. Jean-Louis tlnbsp;jniens, capiicin , fon inventeur , la période ^nbsp;Louis h Grand. Mais les chronologiftes nenbsp;roiffent pas lui avoir fait laccueil quefpéroitnbsp;auteur.
Dc qudqucs Epoques ou Eres célebres iHijloire.
La premiere de ces époques eft celle des Oly piades. Elle tire fon nom des jeux olympiqti^*'nbsp;qui fe célébroient, comme tont Ie mondenbsp;avec beaucoup de folemnité dans la Grece,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,
les quatre ans révolus, vers Ie folftice dété. ^ jeux olympiques avoient été fondés par HerCp jnbsp;Mais étant tombés en défuétude , ils furentnbsp;blis par Iphitus, un des Héraclides , ou desnbsp;cendants de ce héros, lan 776 avant 1erenbsp;tienne; amp; depuis ce temps ils continuerent^^^gnbsp;céiébrer avec beaucoup dexaélitude , iufqi'^ ynbsp;que la conquête de la Grece par les Roma/'^j^jnbsp;mit fin, Ainfi Tere ou 1époque des olymp'^^ 'nbsp;commence lan 776 avant J. C., au folftice d
nbsp;nbsp;nbsp;/ M
Changer les années des Olympiades en
VEre Chrétienne , ou au contraire.
1,1L faut pour cela retrancher 1unité du qui défigne Ie quantieme de 1olympiade ; eni«'nbsp;multiplier Ie reftant par 4, amp; y ajouter Ie no^
-ocr page 207-Astronomie et GiooRAPHiE. 195»
annees complettes de Tolympiade ; enfin óter cette fomme 775, ou , fi elle eft moindre, loternbsp;776: on aura, dans Ie premier cas, lannéenbsp;jOurante de Tere Chrétienne , Sc dans Ie fecond,nbsp;^l^ée avant cette ere.
, yn propofe , par exemple, la troifieme année ®foixante-feizieme olympiade. Jóte lunité denbsp;£quot;»reftegt;7^ ?nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;5 multiplies par 4, donnent 300.
années complettes dune olympiade , lorfque la troifieme , font 1 : jajoute done 2 anbsp;Ce qui rfie donne 302. Or 302 font moin-^^^^que 775 ; ainfi jöte 302 de 776: Ie reftantnbsp;'^745 OU lannée courante avant J. C.
olympiade.
Pour convertlr au contraire les années chré-Jnes en années dolympiades , il faut oter de nombre des années , fi elles font anté-jVj'*''es a J. C. ; ou au contraire léurajouter 775 ,nbsp;Cii queflion dune année poftérieure a lerenbsp;'quot;Ctienne ; enfuite divlfer ce qui en réfulteranbsp;4 : Ie quotient, augmenté de lunité, fera Ienbsp;de lolyinpiade; amp; Ie reftant, parellle-augmenté de lunité, fera Fannée courante»nbsp;^ctte olympiade.
propofe, par exemple, lannée lyiy. Par^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;773, on a 2490; ce nombre divifé
en ^ nbsp;nbsp;nbsp;quotient 622,8t il refte 2: ainfi
o| on tenoit la troifieme année de la 62.^^ / *ïipiade : ou , plus exaélement ; Ie dernier
N iv
oit propofée la deuxieme année de la 201® y^ipiade. Jóte I de 201 , reftent 200, qui,nbsp;. '^^fipliés par 4, donnent 800 ; a quoi iajoutenbsp;année complette , ce qui donne 801 ; jennbsp;773,il refte261, qui eft lannée de Tere Chré-I ^ laquelle répond la deuxieme année de
fie:
200 Récréations MathématiqueS. femeftre de 1année 1715 avec Ie premier denbsp;répondoient a la troifieme armee de la 623® olynbsp;piade.
Lere de lhégyre eft celle que fuivent la grande partie de? fectateurs de Mahomet;nbsp;Iépoque des Arabes, des Turcs, des Africaii^^Jnbsp;amp;tc ; amp; conl'équemment la connoiffance denbsp;hiftoire exige quon fcjache réduire les années nbsp;lhégyre en années chrétiennes , amp; au contrah^'nbsp;Pour eet effet, il faut dabord obferver quenbsp;années de lhégyre font purement lunaires; ^nbsp;comme 1année lunaire, ou 12 Kinaifons coJ^'nbsp;plettes, forment 354 jours 8 heures 48 minut^®nbsp;fi lon faifoit toujours 1année de 354 ou denbsp;jours , la nouvelle lune sécarteroit bientót fe*,nbsp;blement du commencement de 1année. Pournbsp;venir eet inconvenient, on a imaginé imenbsp;riode de 30 années, dans laquelle il y a 101.quot;nbsp;nées communes, ou de 354 jours amp; ii embol'|nbsp;miques, ou He 355 jours. Ces dernieres foflf *nbsp;2«, la 5e, la 7e, la lo®, la 13% la 15% lanbsp;la 21®, la 24e, la 26® amp; la 29e.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,
On doit encore obferver que la premiere de lhégyrc commenqa Ie 15 Juillet de 1annbsp;de J. C.
PROBLÊME XXIV,
Trouver Vannéc de CHegyrc qui rèpond d utli Julienne donnee,
PoUR re'foudre ce probléme, il faut dab^^ obfeiver que 218 années Juliennes forment a tt^*nbsp;peu prés 235 années de lhégyre.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;. -
Cela fuppofé, quon propofe, par exempt'
it
-ocr page 209-''en
iigg
UlO:
Astronomie et Géographie. aoi ®Rnee 1770 de notre ere. II faut commencer parnbsp;gjj inuer ce nombre de 621 , parceque il y avoitnbsp;^°'''sncement de 1ere de lhégyre, 6xi ansnbsp;Spiets de notre ere déj^ écoulés. Le reliantnbsp;Fakes enfulte cette proportion: fi 2x8nbsp;Juliennes donnent 23 5 années de lhégyre ,nbsp;Vpv en donneront 1149 années ?|amp; vous trou-1184 avec un refte de 99 jours. Ainfi lan-¦.*770 des Chretiens le trouve coïncider, dunbsp;en partie , avec la 1184 de Thegyre.nbsp;eb * voulez, au contraire, troiiver lannéenbsp;gy|j^^^nne qui répond a une année donnée de 1 hé-efj^.yFaites 1opération inverfe; le nombre quinbsp;léfera celui des années Juliennes écoii-anj. ^^Puis le commencement de Thegyre. 11 nynbsp;^®nc qua y aj outer 62.1 , Si vous aurez lan-® 1. C. courante.
nen dirons pas davantage fur eet objet; Ptéf allons terminer ceci par un tableau quinbsp;l[jii^^*®'a les dates des événements principaux denbsp;celles du commencement des eresnbsp;celebres, liées fbit a la période Julienne,nbsp;^ 1 avénement de J. C.
|
An. de la |
Avant |
|
P. Jul. |
J.C. |
|
764 |
3950 |
|
2410 |
2294 |
|
3530 |
1184 |
|
3938 |
776 |
|
3967 |
747 |
|
3961 |
75^ |
|
4390 |
324 |
|
4669 |
45 |
^P°JUes des Événements amp;
Erts les plus célehres.
^léation du monde. .... p déluge felon le texte hebreu.
prife de Troye.......
^Commencement de Tere des
de 1ere Julienne
-ocr page 210-202 Récréations Mathématiques.
Epoques des Evènements 6* nbsp;nbsp;nbsp;An. de la
des Eres les plus cèlebres. nbsp;nbsp;nbsp;P. Jul.
Le comm. de 1ere Chrétienne, . 4714 Le comm. de 1ere de 1Hégyre. . 5336nbsp;La prife de Conftantinople par
La découverte de lAmérique. . . 6206 Lannée courante 1778.....6492
\i
Ainfi il refte encore 1488 ans pour achevef premiere période Julienne.
Depuis la creation du monde, felon le vulgaire, la 5718^.
De la période Julienne , la lt;3492^. nbsp;nbsp;nbsp;^
De 1ere des Olympiades , la 2® de la Olympiade.
De 1ere de Nabonaflar , la 2514e.
De lere de lHégyre, la 1192®.
-ocr page 211-E T
SEPTIEME partie,
Q
^^Tenant les Problêmes les plus ^^neux amp; les plus remarquables de lanbsp;Gnomonique.
I gnomonique eft la fcience de tracer fur an OU même fur une furface quelconque,nbsp;folaire , ceft-a-dire une figure dont lesnbsp;lignes marquent au foleil, par 1ombrenbsp;Egnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;différentes heures de la journée,
^ fcience eft par confequent dépendante de la Pof^i^*'^^ ^ 1aftronomie , ou du nioins fup-es connoUTances de la fphere.nbsp;fojgj y ^ beaucoup de gens qui font des cadransnbsp;3 fans avoir une idéé nette du principe qui
-ocr page 212-204 Recreations MathématiqueS. . fert de bafe a cette partie des mathematici'^*nbsp;cefl; povirquoi il eft a propos de commencet Pnbsp;Iexpliquer ici.
Principe general des Cadrans folaires.
Concevez une fphere avec fes douze cef^ horaires ou meridiens qui divifent Iequateurnbsp;confequemment tons fes paralleles, en vingt-qu^
tr2
parties egales. Que cette fphere foit placée fa pofition convenable pour lieu du cadran, c ^ .nbsp;a-dire que fon axe foit dirigé au pole du lieu gt;nbsp;élevé de 1angle égal a la latitude. Imagineznbsp;fentement un plan horizontal coupant cettenbsp;par fon centre. Laxe de la fphere fera le ftyle \nbsp;les différentes interfeiftions des cercles hot^''^nbsp;avec ce plan feront les lignes horaires; car ünbsp;évident que ft les plans de ces cercles etoientnbsp;niinent prolonges, ils formeroient dans lanbsp;celefte les cercles horaires qui divifent la reV^tnbsp;tion folaire en vingt-quatre parties egales. CoH'^nbsp;quemment, lorfque le foleil fera arrivé a uR
if
ces cercles, par exemple a celui de trols après midi, il fera dans le plan du cerclenbsp;blable de la fphere ci-deftiis , amp; 1ombre dunbsp;ou de Iaxe tombera fur la ligne dinterfeftioquot;nbsp;ce cercle avec le plan horizontal: ceft poutC''nbsp;ce fera la ligne de 3 heures; amp; ainfi des autr^*' 0nbsp;PI. I , Tout ceci eft explique dans la fig. 1, / ,nbsp;fig. 1-premiere, qui reprefente une partie de la IpV* ^5nbsp;avec fix des cercles horaires. P/gt; eft 1axe Rnbsp;lequel tous ces cercles sentre-coupent;nbsp;plan horizontal , ou 1horizon de la fphere P^'jgnbsp;longe indéfiniment ; AB la méridienne, p,^nbsp;diametre de Iequateur qui eft dans lenbsp;amp; DHEA la circonférence de léquateur, R
-ocr page 213-. nbsp;nbsp;nbsp;Gnomonique. loy
moitié , amp; DH Ie quart. Ce quart j ^quateur eft divlfé en fix parties égales, D i,nbsp;^ 3 ? 3 4, 4 5 3 5 6 , par lefquels paiTent lesnbsp;horaires, dont les plans coupent évidem-1horizon dans les lignes Ci, C2,C3,C4,nbsp;¦ ces lignes font les lignes horaires , lel-en les fiippofant prolongées jufqua AF, quinbsp;P^tpendiculaire a la méridienne CA , donnentnbsp;'g'ies horaires C l, C ll, C lll, C IV, C V,nbsp;r Le ftyle fera une portion CS de 1axe de lanbsp;3 lequel doit conféquemment faire avec Ianbsp;^ '^'dienne Sc dans fon plan ün angle SCA, égalnbsp;de la hauteur du pole ou PCA.nbsp;^imagination du lefteur eft fatiguée de cenbsp;3nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;doute ce qui arrivera
c Ufigyrj ^ '1 nbsp;nbsp;nbsp;(Je la foulager axec une
fti nbsp;nbsp;nbsp;-- nbsp;nbsp;nbsp;^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^
p^ lieu. Placez enfin cette fphere ainfi cou-' 5 3 fi,
ö'rigé vers celui de ce lieu. Vous verrez fa-
Pj follde; car on peut faire une fphere divifée douze cercles horaires: coupezfta enfuitenbsp;pi *^3iiere que Iun de fes póles foit éloigné dunbsp;Sf' la coupe , dun angle égal a la hauteur du
fur im plan horizontal, enforte que le póle
Cile nbsp;nbsp;nbsp;------------------- ~ .-----
fe^. ^nt fur ce plan horizontal les lignes dinter-Q^^*°'ides cercles horaires avec lui; amp; Ia coupe fj.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;de tous les cercles , qui eft 1axe , dé-
la pofition du ftyle.
p^^'ous avons fuppofé la coupe de la fphere faite Cenbsp;nbsp;nbsp;nbsp;horizontal, afin de fixer les idees. Si
lesp eft vertical , la chofe fera la même , Sc dy dinterfeClion feront les lignes horairesnbsp;ifjgj. ^fdran vertical. Si ce plan eft déclinant ounbsp;il gn'^^ 5 3ura un cadran déclinant ou incline :nbsp;fiirf ^eine aife de voir que cela eft vrai de toutsnbsp;'¦^3 quelle que foit fa forme , convexe, con-
-ocr page 214-200 Recreations Mathématiqües. cave , irréguliere, 8sC quelle que foil fanbsp;On appelle jlyle, la ligne ou la verge denbsp;ordinairement inclinee, dont Iombre fert anbsp;trer les heures. Ceft, comme nous Iavons dgt;nbsp;une partie CS de Iaxe de la fphere , amp; aloi^nbsp;montre 1heure par Tombre de route fa longu^'^'^nbsp;On pofe neanmoins quelquefois a des cadf^ ^nbsp;un flyle droit, comme S Q ; mais alors il n/nbsp;que Iombre du fommet S cjui montre Iheuf^j'nbsp;parceque ce fommet eft un point de Iaxe de nbsp;fphere.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^
Le centre du cadran eft le point, comme _ ^ ou concourent routes les lignes horaires. II atf*'^nbsp;quelquefois neanmoins que ces lignes ne conc^''nbsp;rent point : ceft le cas des cadrans dont lenbsp;eft parallele a Iaxe de la fphere; car il eft ^ ^nbsp;dent que, dans ce cas , les interfeftions desnbsp;cles horaires doivent être deS lignes paralft* ¦nbsp;On nomme ces cadrans, fans centre. Les v^*^ ^nbsp;caux , orientaux amp; occidentaux , les cadrans to^^^nbsp;nés direéfement au midi, amp; inclinés a Thori^*^^nbsp;dun angle éga! a celui de la latitude , ou quinbsp;longés pafteroient par le pok , font de ce
La méridienne eft , comme tout le ^ fcait , linterfeéfion du plan du méridiennbsp;celui du cadran. Elle eft toujours perpendicu*'^^^nbsp;a lhorizon , lorfque le plan du cadran eftnbsp;ical.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.g
La ligne fouftylaire eft celle fur laquelle le plan perpendiculaire au plan du cadran gt; ^nbsp;jnené par le ftyle. Comme cette ligne eftnbsp;des principales a confidérer dans les cadransnbsp;clinants , d eft néceftfaire de sen former une 1°^^,nbsp;très-diftlnfte. Pour eet effet, concevez qre , ^nbsp;point quelconque du ftyle, foit abaiflfée un^ F
-ocr page 215-G N o M o N I Q U E. nbsp;nbsp;nbsp;107
P^ndiculaire au plan du cadran; que par Ie ftyle Qnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;perpendiculaire, (bit mené un plan
'^ad ^éceffairement perpendiculaire a celui du Ig il Ie coupera dans une ligne palTanr parnbsp;par Ie pied de cette perpendiculaire :nbsp;la ligne fouftylaire.
'-ette ligne eft la méridienne du plan , ceft-a-le nbsp;nbsp;nbsp;donne Ie moment auquel Ie foleil eft
del' nbsp;nbsp;nbsp;fur lhorizon de ce plan. Cette mé-
du plan doit bien être diftinguée de celle ligne de midi du cadran; carnbsp;derniere eft rinterfeélion du plan du ca-fjnt Ie méridien du lieu, qui eft Ie plan paf-zenith du lieu amp; par Ie pole ; au lieunbsp;don ^ '^dridienne du plan du cadran eft linterfec-Ijqj, Ce plan avec Ie méridien , ou Ie eerdenbsp;paffant par Ie póle 6c par Ie zénlth du
Ie plan horizontal, ou tout autre qui na déclinaifon , la fouftylaire 6c la méri-tjijj du lieu fe confondent; mais dans tout plannbsp;pas tourné direftement au midi ou aunbsp;gr^nj lignes font des angles plus ou moins
l ¦
1éq^ft^lnoxiale enfin eft linterfeftion du plan de tldj^ '¦^Ur avec Ie cadran : on peut aifément fenbsp;Cqj P^frer que cette ligne eft toujours perpendi-a la fouftylaire.
PROBLÊME I.
fur un plan horizontal la ligne méridienne.
WfJ nbsp;nbsp;nbsp;de la ligne méridienne eft la
Qq de toute la fcience des cadrans folaires; mais, 'ne elle eft en même temps la bafe d^ toute
-ocr page 216-'3.08 Recreations Mathématiques.
operation aftronomique, 8sC que, par cette nous en avons traité au long clans la partienbsp;ouvrage qui a Iaftronomie pour objet, nou*nbsp;nous répéterons pasici, amp;nous y renverrons ^
leéleur. Nous nous bornerons a enfeigner ci'U fous une pratique ingénieufe 2sC peu connue.
Nous donnerons auffi plus loin une manief^.^j, determiner en tout temps, amp; par une obferva^' ^nbsp;unique, la pofition de laligne méridienne, poU'^'nbsp;que la latitude du lieu foit connue.
ï' * '
PROBLÊME II,
Comment on peut trouvcr la méridienne paf ohfervations d'ombres inégales,
O N trouve ordinairement la ligne méridi*^^^^. liir un plan horizontal, au moyen de deuxnbsp;bres égales dun ftyle perpendiculaire, 1une Ü-^nbsp;avant, lautre après midi. Ceft pour cettenbsp;quon décrit du pied du ftyle plufieursnbsp;concentriques ; mais, malgré cette précaud^'^^nbsp;il peut arriver, amp;: fans doute il eft arrivénbsp;vent, c{uon naura pu avoir deux ombresnbsp;1une a Taiitre. Dans ce cas, doit-on regardednbsp;operation comine manquée ? Non, pourvu^^jj,/nbsp;ait trois obfervations au lieu de deux. Voic'nbsp;ment, dans ce cas, on devra opérer. Oonbsp;cette méthode , qui eft ingénieufe, a un 3*^nbsp;cien auteur de gnomonique, appellénbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,
da Urbino , qui 1a donnée dans un traité ^ji) Orologi folari mik fuperfide piane. CétO''^^tnbsp;auteur très-dévot, car il remercienbsp;N. D. de Lorette de lui avoir infpiré lesnbsp;enfeignées dans fon ouvrage.
-ocr page 217-Gnomonique. nbsp;nbsp;nbsp;209
. Soit P Ie pled du ftyle , amp; PS fa hauteur; que ^ trois ombres projetées foient PA , PB , PC , Pbnbsp;'^2 nous fuppofons inégales, amp; que PC foit la %nbsp;, Oindre. Au point P, élevez fur PA, PB, PC,nbsp;s ^ Psrpendiculaires PD, PE , PF, égales entrellesnbsp;® PS, tirez DA, EB , FC ; iur les deux plusnbsp;. ^des defquelles , fqavoir DA , EB , vous preii-ÖG, EH , égales a FC ; de G amp; H meneznbsp;jqI , PB , les perpendicuiaires GI, HK , Scnbsp;fj'ifpoints I amp; K par une ligne indéfinie ;
5 nbsp;nbsp;nbsp;6gt;c KL perpendicuiaires a IK , amp; égales
KH , amp;: tirez ML, qui concourra avecIK Ce f point N, par lequel amp;z par C, menez CN ;
^lUe perpendiculaire a la méridienne : confé-pg '!l'^ent , en menant de P la ligne PO, per-cl,^^''-'^laire a CN , ce 1'era la méridienne cher-
^Tiine la démonftration de- cette pratique fe-peu longue, nous la fupprimons, amp; nous ^ornons a renvoyer notre lefteur au cin-livre de Pouvrage de Schotten , intitulenbsp;^^^^tiones Mathcmaticx.
PROBLÊME III.
Tv
la méridienne d'un plan , ou la ligne foujiylaire.
operation eft facile, daprès ce que tarnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;dit plus haut fur la ligne fouftylaire ;
il fj nbsp;nbsp;nbsp;cette ligne eft la méridienne du plan ,
Zoiu^l* *1^^ Is confidérer comme sil étoit hori-^Pét J ^ ^ tracer la méridienne par la même laire^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;qui en réfultera fera la foufty-
ont la connoiffance eft très-néceftaire pour
^ome in, nbsp;nbsp;nbsp;o
c
^oit
2.10 RÉCRÉATIONS MATHiMATIQUES. la defcription des cadrans inclines ou déclinants»nbsp;amp; ceux qui font a-la-fois 1un amp; lautre.
Trouver un Cadran èquinoxlal.
2gt;Dun point C comme centre, décrivez 3'cercle AEDB ; menez les deux diametres AD gt;nbsp;EB , qui fe coupent ^ angles droits au centre C»nbsp;divifez enfuite chaque quart de eerde en fix partie*nbsp;égales , amp; menez les rayons Ci, Ci, C3 , amp; R'*nbsp;autres que vous voyez dans la figure. Ces rayof*nbsp;feront les lignes qui marqueront les heures, par Rnbsp;jnoyen dun ftyle que lon plantera a plomb fur Rnbsp;plan du cadran, qui fera placé dans Ie plan de 1é'nbsp;quateur. Laligne AD doit concourir avec Ie pRfJnbsp;de la méridienne, amp; Ie point A doit être touro*^nbsp;du cóté du midi.
R E M A R Q^U E S.
Ce cadran équinoxial étant placé, fi les lign^* horaires regardent Ie ciel, il eft appellé fuperieur gt;nbsp;mais fi elles regardent la terre , il efl: nomménbsp;férieur.
Le cadran équinoxial fuperieur ne montre heures du jour que dans le printemps amp; lété; ^nbsp;le cadran inférieur ne les montre que penda**'nbsp;lautomne Sc lhiver ; mais dans les équinoxe® nbsp;lorfque le foléil eft dans 1équateur, ou quil ennbsp;fort pres, les cadrans equinoxiaux ne font daucnnbsp;ufage j puifquils ne font point éclairés du foleif
-ocr page 219-xu
G N o M o N I Q U E.
Paris Télévation Au plan Ae 1é-4 eft de 41 degrés, qui eft Ie complément elevation du pole: ainfi langle du plan du ca-avec lhorizon doit êtrc, a Paris, de 41°,
I V.
oil 1on voit quil eft aifé de conftruire un ca-^p^^quinoxialuniverfel, que Ton ajuftera a telle ¦jQ^''^fton de pole que 1on voudra, II ne faut quenbsp;^ 'jAre deux pieces divoire ou de cuivre ABCD, PI. 2,nbsp;qui souvriront a difcrétion par une 4-quot;''fnere mife en CD ; décrire fur les deux fur-Ae la piece A R C D deux cadrans équino-Pj Sc mettre un ftyle qui traverfera a plombnbsp;centre I la piece'ABCD. On ménagera aunbsp;y G de Ia piece CDEF, une petite boïie pournbsp;une aiguille aimantée , que 1on couvriranbsp;%nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;On attachera a cette même piece un
de eerde HL , divifé en degrés que lon fera Aftrnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ouverture faite en H, dans la piece
Cgj., O. Les degrés Sc minutes doivent commen-Ie compter du point L.
équateur du
OU 1on fe trouve. On obfervera de tournet ^uart de eerde du c6té du midi. Lun ou 1 avurenbsp;1'^^ ^^^drans équinoxlaux montrera lheure de cenbsp;a Fexception du jour de 1équinoxe.
O ij
ftj^^Uand on voudra fe fervir de ce cadran pour lieu que ce foit, on mettra 1aiguille ai-dans la méridienne, ayant pourtant égardnbsp;Aéclinalfon dans ce lieu, Sc lon fera fairenbsp;^Cp pieces ABCD, Sc CDEF un anglenbsp;iigu nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;egal a 1élévation de léqi
-ocr page 220-2li Récréations Mathématiques.
PROBLÊME V.
Trouver hs divifions horaires fur un cadran :{ontal, avcc deux ouvertures de comptgt;'^
' feulement.
PI. 2, Mekez la méridieniie SM, amp; clu 5pris vers Ie milieu comme centre, décrivez Ienbsp;cle ETOP, avec un rayon CE, premiere °nbsp;verture de compas; puis, du centre O amp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^
A , B , menez la droite XA^
par les points nui fera Tecjuinoxiale
C
un rayon égal au dlametre OE du pr,emier eer^- , décrivez Ie eerde EAMB ; Sf du point E co*^ |gnbsp;centre , avec Ie même rayon E O , Ienbsp;AOBS : ces deux cerdes fe couperont en A ^nbsp;c[ui feront les centres de deux autres cerdesnbsp;XIEF, ZLEG. Obfervez les interfedions F ;t»nbsp;afin de tirer les lignes EG, EF. Celaétan^^^^
amp; qui fera coupés
qui
par les cerdes décrits ci-delTus , que par les 1^ EG, EF, amp; Ie centre C du premier eerde gt;
11 points, qui feront ceuX des heures: ceft P ^ j, quoi on y inferira les nombres 7,8,9,10?
II faut maintenant trouver Ie centre du fjF dont les points ci-defTus font les divifionsnbsp;res, ce que vous ferez ainfi,
Pour eet effet, du point E fur Ie eerde F prenez vers T ou P un are EK égal au iPnbsp;ment de la hauteur du pole , par exemplinbsp;degrés, fi la hauteur du pole étoit de 50nbsp;tirez CK , amp;. faites KN perpendiculaire anbsp;elle coupera la méridienne en V, qui fet^ \nbsp;tre du cadran; enforte que, tirant de ce
-ocr page 221-Gnomon ique. nbsp;nbsp;nbsp;2ij
liples Vy , V8 , V9 , amp;c. on aura les lignes °faues depuis 7 heures du matin jufqua 5 dunbsp;Enfin par Ie point V on tirera une parallelenbsp;^ 3 ligne équinoxiale , ce fera Ia ligne de 6 heu-Les? amp; 8 heures du matin, prolongées au-3 du centre V, donneront les 7 amp; 8 heures dunbsp;5 comme les 4 amp; 5 heures du folr donneront,
^^3nt pareillement prolongées, les 4 amp; 5 heures point V enfin , ou de quelque autrenbsp;£^'^3 difcrétion , on décrira une ou deux circon-^^nces de eerde qui ferviront a terminer les li-^ ^^horaires, auxquelles on inferira les nombresnbsp;heures.
PROBLÊME VI.
°^firuire h mime Cadmn par une. feule ouverture de compas.
M
I -**v4,iv,u.ldilC5 I Ulic Ct 1 lt;11.41.1 V 9 nbsp;nbsp;nbsp;-------- -----
» decrivez Ie eerde ETOP, de quelque ouver-de compas que ce foit ; puis, 1ouverture de j,'^*^pas étant la même , portez une pointe fur O ,nbsp;3lure fur Q; de Q détournez au point 4 , amp; de 4.nbsp;?3r deux tours fur 5 ; de 5 revenez par quatre toursnbsp;1 I.
w hlettez encore Ie compas fur O amp; fur N ; de , hétournez fur 8 , amp; de 8 par deux tours fur 7;nbsp;7 revenez par quatre tours fur i. Enfuite vousnbsp;les lignes EN , EQ, qui donneront fur lanbsp;^'gne? ^ ^ 2 heures Sc 10 heures, amp;le cadran feranbsp;Le centre du cadran fe trouvera, commenbsp;dit dans le problême précédent.
O iij
per ^ ^ ^ ^ par un point C deux lignes SM, 75, pi. ^ ^ P^ndiculaires lune a Tautre; de ce même point fig. 6»
214 RéCRÉATIONS MaTHÉMATIQUES.
Conjlru^ion des aiitres Cadrans principatiX ^
reguliers.
JapFELLE cadrans réguliers, ceux dan?
____I. 1 i:____I____:____ J nbsp;nbsp;nbsp;ÜTnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;èfi *
quels les lignes horaires , de coté amp; dautre méridienne , font des angles égaux. Ces C3' ^nbsp;font conféquemment Tequinoxial , 1horizoR'^nbsp;les deux verticaux , lun meridional, Taiitrenbsp;tentrional, Ie polaire. Nous avons parlenbsp;léquinoxial amp; de lhorizontal; nous allons tnbsp;des verticaux, foit meridional, foit feptentrio'
ar3ii*
JDu Cadran vertical meridional.
atl
PI. 2, Si Ie cadran vertical eft tourné direftemeuf ^ fg- 5- midi, il ny a qua faire langle ECK ou
égal a la hauteur du pole : enfuite , ayant fait 1 gle CKV clroit, Ie point V feta pareilIemeH^nbsp;centre du cadran ; amp; langle CVK , qui fenbsp;vera alors égal au complément de la hauteutnbsp;pole, défignera Tangle que Ie ftyle doit faire 3''nbsp;Ie plan du cadran dans celui du méridien.
.Dm Cadran feptentrional.
* I
Si Ie cadran vertical eft feptentrional, aura qua faire comme ci-deftus Tangle OC^nbsp;a la hauteur du pole , Sc Tangle C^H drohnbsp;point H fera Ie centre du cadran , Sc Tangle Vnbsp;fera Tangle du ftyle avec Ie méridien. Ce
au lieu détre incliné vers Ie bas avec la dienne , regardera au contraire en haut, cof^
éo'
ciienne, regarciera au contraire en haut, qg il eft aifé de le concevoir , vu la pofition du Pnbsp;a Tégard dun plan vertical tourné direéfeitie*^
nord.
215
Gnomonique.
DiS Cadmns polaireSi
Pour faire un cadran polaire, décrivez, comme 1a etifeigné, la méridierüie 12 , 12., amp; menez-une perpendiculaire XZ ; fur cette ligne, fai-de part amp; dautre du point M, la conftruc-l'on enfeignée dans Ie Problême V ; puis par PI. 4.nbsp;points de divifion menez des lignes paralleles:nbsp;leront les lignes horaires. Car il eft aifé de voirnbsp;Ie p^le étant dans la prolongation de ce plan,nbsp;ne doivent concourir qua une diftance infi~
gt; OU que Ie centre du cadran eft infiniment ^'oigné ; doü il fuit que les lignes doivent être
Paralleled.
On élevera Ie ftyle perpendiculaireinent au Point M , amp; de la longueur de la ligne i x, 3 ;
bien Ton placera a'cette diftance de la méri-^*enne 12 , 12 , amp; parallélement a cette ligne, verge de fer, qui en foit éloignée de la lon-peur de la ligne 12,3: elle montrera lheure denbsp;fa longueur.
PROBLÊME VIII.
¦^PRks les cadrans quon vient denfeigner ^ ^onftruire , les plus fimples font les cadrans tour-direftement au levant ou au couchant. Leurnbsp;^onftruéfion tient encore a la même divifion en-^gnee dans Ie Problêmes V.
Menez une verticale,, felle que AB , Ie long du 1 *rioyen dun fil a plomb ; puis ayant prisnbsp;rs Ie bas un point I, faites, a main droite pournbsp;Cadran oriental, amp;; i nvain gauche pour Iocci-
'ai6 Recreations MATHÉMATlQtES. dental, Tangle AIL égal au complément de lahatf'
teur du pöle ^ par exemple , de 41° pour Paris» enfuite, ayant pris un point F a dilcrétionnbsp;cette ligne, tirez-lui la perpendiculaire SM, ^nbsp;PI. j, app^i'^l'^ez fur la ligne IFL les points des.heur^nbsp;£g. 7^ trouvés par la conftruftion ci-deflTus, Ie point nbsp;n° I. étant repute celui de midi; mais vous aurez atteH'nbsp;tion de -ne marcjuer en deffiis que deux denbsp;pj ^ points de divifion ; vous tirerez enfin par tousnbsp;£(,[ 7 points de divifions autant de paralleles a la lig^''^nbsp;3. SM : ce feront les lignes horaires. La ligne paflaP*nbsp;par F, feta celle de 6 heures; les deux au delï*^nbsp;feront, dans Ie cadran oriental , 4 amp; 5 heures di^nbsp;matin , amp; les lignes au deffous feront, 7, 8 ,nbsp;flO , II heures du matin. Dans les cadrans ocd'nbsp;dentaux, les lignes au delTus de F marqueront ®nbsp;amp; 7 heures du foir ; amp; au deffous vers Ie bas ,nbsp;feront les lignes de 5,4, 3 , 2 , i heures du fo'quot;nbsp;II eft aifé de voir que ces cadrans ne fqaurpiei^^nbsp;marquer midi, car Ie dernier ne commence q'J^nbsp;cette heure a être éclairés du foleil; amp; Ienbsp;mier ceffe a la même heure de Têtre. Laigid^^^nbsp;OU Ie ftyte sy place parallélement a la lig*^^nbsp;SM , fur un OU deux fupports perpendiculaires 3^nbsp;plan du cadran , amp; a une diftance égale a ce**
, de 6 heures a 3 ou 9.
Dicrire un Cadran horizontal, ou vertical nal, fans avoir befoin de trouver les poitit^nbsp;horaires fur Véquinoxiale^
Gnomonique. nbsp;nbsp;nbsp;2.17
faites langle HCB égal a celui de Télévation du pole, pour avoir la pofition du ftyle , en imagi-^ant Ie plan du triangle relevé verticalement aunbsp;Oeffus de celui du cadran. Du point B pris' a vo- PL 5,nbsp;^°oté , mats cependant enforte que CB foit dune % 9.nbsp;gtatideur raifonnable , menez la perpendiculaire
CH.
Maintenant du point C décrivez, avec Ie rayon 5 un eerde BDAE ; amp; du même centre, avecnbsp; rayon B F, foit décrit un autre eerde MQNP ;
enfuite toute la circonférence du premier ^®rcle en 24 parties égales , BO, OO , CO, amp;c 4nbsp;Ia circonférence du fecond Ie foit pareillementnbsp;^*^,24 parties égales, NR , RR , amp;c ; enfin , desnbsp;points O de divifion du grand eerde, tirez desnbsp;5^''pendiculaires a la méridienne, amp;; des points
5 correfpondants du petit eerde , tirez des pa-^^^'eles a cette méridienne : ces paralleles amp; per-Pondiculaires fe rencontreront dans des points qui ^¦viront a déterminer les ligncs horaires. Parnbsp;^^empie , les lignes O 3 , R 3 , qui partent desnbsp;^oifiemes points de divifion correfpondants O
R j fe rencontrent en un point 3 , par lequel ll'onant C3 , ce fera la pofition de la ligne de 3nbsp;O^Ures ; amp; ainfi des autres.
Il elf évident que plus les cercles feront grands,
P^us les lignes tirées des points de divifion O 8c ^ donneront leurs interfeftions diftincles.
^1 efl; remarquable que tous ces points dinter-*^tion fe trouvent dans la circonférence dune ^ 'pfe, dont Ie grand axe efl: égal a deux fois CB,
f . ie petit P Q égal a deux fois C N ou deux fois BF.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;°
La raifon de cette conftruéfion fera aifément ^^née par les géometres.
-ocr page 226-2i8 Récréations Mathématiques.
Tracer un Cadran fiirun plan quelconque , vert'i^^^ OU incline^ déclinant ou non, enfin fiur unenbsp;fuce quèlconque , amp; même dans Vabfiencenbsp;foleil.
C E problême comprend , comme Ion voit gt; toute la gnomonique ; amp; il neft perfonne quinbsp;foit en état de Ie mettre en pratique, pourvu qu'*nbsp;fqache trouver la méridienne, amp; faire uri cadrs'^nbsp;.équinoxial. En voici la folution.
PI. 5, Après avoir échafFaudé , sil eft nécelTaire, trs' fig. 10. cez une méridienne fur une table, de la manis^^nbsp;quon 1a enfeigné dans Ie premier problême ;nbsp;fez, au moyen de cette méridienne, dans la fitu»'nbsp;tion cónvenable, un cadran équinoxial, enrofj^nbsp;que Ie plan de ce cadran foit éievé de lang'nbsp;néceffaire , ceft-a-dire de la hauteur de léqU^'nbsp;teur , amp; que fa ligne de midi fe rapporte aVfi*'nbsp;celle ci-deiTus tracée ; ajuftez Ie long de laxe ü'nbsp;fil, OU ficelle qui., étant tendue , .aille rencontt^^nbsp;Ie plan ou Ie cadran doit être décrit: Ie pointnbsp;elle rencontrera ce plan , eft Ie lieu oü doitnbsp;pofé Ie ftyle ou laxe , enforte quil foit ennbsp;droite ou quil nen fafle quune avec la ficeb®nbsp;amp; avec Ie ftyle du cadran équinoxial.
Cela fait, amp; laxe du cadran étant fixé, P . tracer toutes les lignes horaires, prenez unenbsp;OU un flambeau, amp;c préfentez-le au cadran éd*^*nbsp;noxial, enforte que fon ftyle marque midi; Inbsp;bre que jettera en même: temps la ficelle ounbsp;du cadran a décrire , fera la ligne de midi. Au^nbsp;vous en prendrez un point qui, avec Ie ceflf^nbsp;fervira a determiner cette ligne, Faites change
-ocr page 227-Gnomonique. nbsp;nbsp;nbsp;219
de pofition a la bougie , enforte que Ie cadran dquinoxial marque une heure ; lombre que )et-*erala ficelle , ou laxe du cadran que vous décri-''ez, fera la ligne dune heure, ainfi de toutesnbsp;autres.
R £ M A R (IV E S.
I. nbsp;nbsp;nbsp;Si Ie plan Tur lequel on a propofé de décrirenbsp;cadran étoit tellement fitué quil ne put être
*'encontré par laxe prolongé , fuivant la méthode précédente , il faut attacher fur ce plan deux fou-ïiens pour arrêter une verge de fer, enforte quellenbsp;fsffe une même ligne avec la ficelle , 8c vous opé-^stez du refte comme on vient de Ie dire.
II. nbsp;nbsp;nbsp;Au lieu dun cadran équinoxial, rien nem-pêche de fe fervir dun cadran horizontal, quonnbsp;placera enforte que la ligne de midi repende a lanbsp;^éridienne tracée.
III. nbsp;nbsp;nbsp;On peut faire aufli cette operation pendantnbsp;jour, amp;c Ie foleil luifant. Alors vous vous fer-
''itez dun miroir , dont la reflexion fera Ie même ^ffet que Ie flambeau employé ci-delTus.
PROBLÊME XI.
Décrire dans un parterre un Cadran horiipntal avec des hefbes,
O N pourroit décrire, par les méthodes ordinai-*¦25, un cadran horizontal dans un parterre , en marquant les lignes des heures avec du buis ounbsp;^ütrement, amp; en faifant fervir de ftyle quelquenbsp;3rbre planté bien droit fur la ligne méridienne,nbsp;^ termine en pointe, comme un cyprès ou unnbsp;lycomore.
Au lieu dun arbre , une perfonne pourra aufli
no RÉCRéATlONS Mathématiques. fervir de ftyle ? en fe pla^ant blen droite au liet*nbsp;marqué fur la méridienne, relativement a fa hauteur ; car, fuivant cette hauteurla place doltnbsp;varier. Elle fera plus voifine du centre du cadraitnbsp;pour une perfonne moins élevée , amp; au contraire.nbsp;Une figure placée fur un piédeftal, ferviroit a-la-fois , dans un femblable parterre , amp; dornementnbsp;Sc de ftyle.
PROBLÊME XII.
Décrire un cadran vertical fur un camau de vitree
OU Von puiffe connoitre hs heures aux rayons du fokil, 6' fans flyle.
M. o z A N A M , rapporte qu11 fit autrefois uti cadran vertical décllnant, fur un carreau de vitrenbsp;dune fenétre, oü lon pouvoit fans ftyle connoitrenbsp;les heures au foleil.
Je détachai, dit-il , un carreau de vitre , colle en dehors contre Ie chaffis de la fenêtre ; jy tra-qai un cadran vertical, felon la déclinaifon de lanbsp;fenêtre amp; la hauteur du pêle fur 1horizon , ayantnbsp;pris poar longueur du ftyle répaifleur du chaffis denbsp;la même fenêtre. Je fis enfuite recoller ce carreaunbsp;de vitre en dedans contre Ie chaffis, ayant donnenbsp;a la ligne méridienne une fituation perpendiculair^nbsp;a 1horizon, telle quelle doit être dans les cadrao*nbsp;verticaux. Je fis coller en dehors contre Ie inêiu^nbsp;chaffis , vis-a-vis du cadran, un papier fort,nbsp;nétoit point hullé, afin que, les rayons du fol£nbsp;]e pénétrant moins , la furface du cadran en fu^nbsp;plus obfcure. Et pour pouvoir connoitre les heu'nbsp;res au foleil fans Iombre dim ftyle , je fis un p^'nbsp;tit trou avec une épingle dans Ie papier, vis-a-visnbsp;Ie pied du ftyle j que javois marqué dans Ie en
-ocr page 229-GnOMONIQUE. nbsp;nbsp;nbsp;XI1
dran. Le trou repréfentant Ie bout du ftyle, amp; les rayons du foleil paffant au travers, faifoient lürnbsp;vitre une petite lumiere, qui montroit agtéa-^lement les heures dans lobfcurité du cadran.
PROBLÊME XIII.
I^écfirt trois Cadrans, amp; même quatre , fur amant de plans différents j oü F on puiffe connourenbsp;Vh^ure par Vombre dlun feul axe.
pRÉPAREZ deux plans reftangulaires ABCD, PI.6, CDEF , dune largeur égale; joignez-les felon la %nbsp;ligne CB, enforte quils falTent un angle droit :nbsp;ainfi 1un itant horizontal, 1autre fera vertical,
Partagez après cela leur commune largeur BC, en deux également en I, amp; tirez les perpendicu-laires IG , IH, qui feront prifes pour les méri-diennes des deux plans; prenez enfuite le point Gnbsp;a volonté pour le centre du cadran horizontal; amp;nbsp;faifant GI la bafe dun triangle reftangle GIH ,nbsp;dont Tangle en G foit égal a la hauteur du pole ,nbsp;vous aurez le point H pour le centre du cadrannbsp;vertical meridional, de la même latitude. Traceznbsp;done ces deux cadrans , qui auront les mêmesnbsp;points de divifion fur leur commune feêlion BC.
Vous placerez enfuite un fil defer fervant daxe,
amp; allant du point H au point G : ce fera Taxe amp;; le ftyle commun des deux cadrans.
Enfin, dun rayon a volonté, tracez un eerde , fur lequel vous décrirez un cadran équino-xial, que vous placerez fur Taxe HG, enforte que eet axe pafte par fon centre, amp; quil foit perpendiculaire a fon plan, amp; enfin que la ligne de llnbsp;heures foit dans le plan du triangle GIH.
-ocr page 230-122 Recreations Maxhématiques.
Ce triple cadran étant expofé au foleil, de tna* niere que la ligne GI foit horizontale amp; dans I0nbsp;plan de la méridienne, il eft évident que Ie mémenbsp;axe GH montrera lheure fur les trois cadrans a-la-fois.
Si vous voulez un quatrieme cadran montrant lheure a-la-fois au moyen du même ftyle, meneznbsp;dans lè plan du triangle GIH une paral Iele a GH ,nbsp;amp; par cette ligne un plan perpendiculaire a celuinbsp;de la méridienne , lequel coupera Ie plan verticalnbsp;dans la ligne LK , amp; lhorizontal dans la lignenbsp;MN, les lignes horaires de lun amp;; lautre cadrannbsp;feront coupées par ces deux lignes dans des pointsnbsp;dont on joindra les correfpondants; par exemple ,nbsp;Ie point de feélion de 11 heures fur 1une, avec Ienbsp;point de feélion de 11 heures fur lautre; ce quinbsp;donnera fur ce plan les lignes horaires paralleles,nbsp;comine cela doit être dans un cadran polaire fansnbsp;déclinaifon : ces quatre cadrans montreront ennbsp;même temps lheure, au moyen du même ftylenbsp;OU axe GH.
Autrt Manure,
Prenez un cube ABCD, dont ayant divifé les cótés AB , CE, FD , en deux également en H ,nbsp;G , I, vous menerezles lignes GH, GI; puis pre-nant ces lignes pour méridiennes du plan horizontal CD , amp; du vertical CA , amp; Ie point G poutnbsp;centre, vous décrirez fur lun amp; lautre les cadrans»nbsp;lun horizontal, lautre vertical, quexige ia latitude du lieu ; prenez enfuite les lignes ÈM , EN»nbsp;enforte que Tangle ENM foit égal a la latitude dunbsp;lieu ; que CP, CO , leur foient égales, amp; meneznbsp;par MN , OP, un plan qui recoupera eet anglenbsp;du cube: ce même plan coupera les lignes horaires
Gnomonique. nbsp;nbsp;nbsp;aij
deux cadrans, déja tracés dans des points dont correfpondants donneront les lignes horairesnbsp;troifieme cadran.
ne rede qua placer laxe ou Ie ftyle , ce qui ^ facile ; car menez EQ perpendiculaire a MN ,nbsp;fichez perpendiculairement fur la méridiennenbsp;s amp;; dans fon plan , deux fupports égaux anbsp;portant Ie ftyle RS un peu allonge , lequelnbsp;parallele a LK : ce ftyle montrera les heuresnbsp;trois cadrans a-la-fois.
PROBLÊME XIV.
Tquot;
ouver la méridienne fous une latitude donnèe, une feule obfervation faite au foleil, amp; anbsp;une heure quelconque de la journée.
^EZ un cube bien drefte , amp; dont Ie cóté
4
r .
denviron 8 pouces, Chacune de fes faces étant applanie, prenez-en une pour celle de delTus,nbsp;doit être horizontale, amp; décrivez fur cettenbsp;Un cadran horizontal pour la latitude du lieu ;nbsp;la face verticale que traverfe la méridiennenbsp;ce premier cadran, foit décrit un cadran ver-quot;^al; enfin, fur la face adjacente a gauche, clé-^tivez un cadran oriental, amp; fur loppofée un oc-j'dental, que vous garnirez de leur ftyle ainfi quenbsp;précédents.
- Cela fait, voulez-vous. trouver la méridienne quot;5 Un plan horizontal; placez fur ce plan votrenbsp;'Pe OU quadruple cadran, enforte que Ie cadrannbsp;^^tical méridional regarde a peu prés Ie midi;nbsp;tournez-le infenfiblement, jufqua ce que troisnbsp;ces cadrans montrent a-la-fois la même heure:nbsp;vous y ferez parvenu , vous ferez afluré
-ocr page 232-214 Recreations Mathémaïiquës. que vos trois cadrans font dans leur vraienbsp;tion. Ainfi tracez avee un crayon une lignenbsp;long dun des cotes lateraux du cube ; ce feranbsp;direftion de la méridienne.
II eft en effet evident que ces trois cadrans fqauroient montrer la même heure , fans avo'*nbsp;tous les trois la pofition convenable , relativenie'^nbsp;6 la méridienne : ainfi leur concordance indique^nbsp;quils font places convenablement , amp; quenbsp;méridienne commune eft la méridienne du lieu.
PROBLÊME XV.
Tailkr une. pierre a plujieurs faces ,fur lefquelks puijfe dicrire tous ks Cadrans réguliers.
PI. 7, S O IT le quarre ABCD le plan de la pierre qu % 14 gt; faut préparer èc difpofer pour recevoir tous les c»'nbsp;drans réguliers. Suppofant que cette pierre repr^'nbsp;fente un cube imparfait, ou quelque autre folid^ tnbsp;il faut la bien unir dans toutes fes faces , la mettiquot;®nbsp;déquerre , amp; lui donner une égale épaifteurnbsp;tout; enfuite , ayant décrit fur le plan de la pief^nbsp;ABCD le cercle HELP, auffi grand que lanbsp;le pourra permettre, tirez les deux diametresPbnbsp;HL a angles droits; puis faites Tangle pOlnbsp;41 degrés , amp; menez le diametre lOM ;nbsp;enfuite Tangle EOG de 49 degrés, amp; tirez Isnbsp;metre GOK ; par les points I, G, M , K ,nbsp;des tangentes an cercle HELP, cjui rencontre*^nbsp;les autres tangentes qui paftent par les poin^^*
E , L, F, amp; font partie des cótés du ABCD, qui repréfente le plan de la pierre ;nbsp;pez carrément la pierre felon ces tangentes,nbsp;davoir des plans ou des faces perpendiculaires
-ocr page 233-Gnö MONIQUE. nbsp;nbsp;nbsp;aaj
de la pierre ABCD, Sc Ia pierre fera prepares pour recevoir dans tous fes plans les cadrans quinbsp;®ur convlennent.
^ Sur Ia face OU fur Ie plan qui paffe par Ia ligne j on décrira un cadran horizontal ; fur lênbsp;f paffe par X N , on décrira Tequinoxialnbsp;^^Perieur; amp; fur Ie plan oppofé qui paffe par SR ,nbsp;aura Péquinoxial inférieur : Ie polaire fupé-fe fera fur Ie plan qui paffe par VT, amp; lanbsp;] *'re inférieur fur Ie plan qui paffe par QP. Surnbsp;5 plan paffant par TS ^ on aura Ie vertical auftral ,nbsp;^ lljr Ie plan NP , qui eft fon oppofé , on aura Ienbsp;^^'^hcal boréal. Sur Ie cóté ;de la pierre IM , onnbsp;Ie vertical oriental, Sc lur Ie cóté oppofé onnbsp;Ie vertical occidental.
On veut que la pierre foit creufe, ou plutót j a jour , on naura qua tirer des lignes pa-. l^les a ces tangentes, amp; couper carrément lanbsp;jfelon ces lignes, afin davoir en dedans denbsp;Pjerre des furfaces paralleles a celles qui fontnbsp;^®cees par dehors ; 8c fur les furfaces intérieuresnbsp;. ^ Ia pierre , vous décrirez les cadrans que vousnbsp;fz décrits fur les faces extérieures de la pierre ,nbsp;V' font paralleles 8c oppofées de tout Ie diametrenbsp;®la pierre.
^ Hemarquez que , creufant la pierre , vous ny r^Uriez décrire Ie cadran oriental ni loccidental;nbsp;^ais fi Pon fait a cette pierre un piédeftal qui foitnbsp;oftogone régulier , dont une des faces foitnbsp;^¦eéfement tournee au midi, vous pourrez en-^ tracer a lentour de ce piédeftal divers ca-^ ''^ns verticaux, fqavoir , un rnéridioqal, un fep-^otrional , un occidental 8c un oriental ^ avecnbsp;qu^rg verticaux déclinants ; enforte que vousnbsp;///,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;P
%i6 Récréations Mathématiques.
pourrez avoir fur cette pierre amp; fon vingt OU vingt-cinq caclrans.
Si vous expofez direftement au midi Ie cadi'S* vertical meridional , amp; que Thorizontal foitnbsp;de niveau, tous ces cadrans montreront a-la-f^^'*nbsp;la même heure.
PROBLEME XV1.
Former un Cadran fur la furface convexe tTun globe.
C E cadran , qui eft Ie plus fimple amp; Ie plus n®' turel de tous, conlifle dans la divifion du cef^^nbsp;de réquateur en fes vingt-quatre parties.nbsp;un globe fur un piédeftal, enforte que fon axenbsp;dans Ie plan du méridien, amp;C précifément élevé d®nbsp;la hauteur du pó1e du lieu. Cela fait, divifez Ib®nbsp;équateur en 24 parties égales, Sc vous aurez vo£f^nbsp;cadran conftruit.
PI. 7, Vous pourriez vous en fervir fans rien de pliJ*' fig. 15. car, la moitié de ce globe étant continuelleiRf'*'nbsp;éclairée par Ie foleil , !a limite de lilluminad^'Jnbsp;fuivra précifément fur léquateur Ie mouvern^lnbsp;du foleil dorient en Occident. Quand il feranbsp;elle tombera fur les points de réquateur toufj
fera une heure , elle aura avancé de 15°» g Si done on vouloit fe fervir de ce globe cOlt;t^ .nbsp;cadran , il faudroit inferire Ie nombre VI a I®nbsp;vifion qui fe trouve dans Ie méridien, VR ®nbsp;fuivante, Sc ainli de fuite, enforte que lanbsp;zieme fe trouvat précifément au point tourti^nbsp;1occident ; puis I, II, III, Scc. fous lhot.®^nbsp;II fufBroit alors de faire attention a quelle divib^
-ocr page 235-G N o M o N I Q U E.
LI7
j^Pond la litnite de la lumiere Sc de iombre dflnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;répondant a cette divifion feroit celui
® * heure.
'-^^dran a néanmoins une grande incommo-We ^ nbsp;nbsp;nbsp;limite de la lumiere Sc de lom-
fie ^ toujours indécife dans la largeur de plu-n , enlorte quon ne fqait précifément fg Ie termine : ceft pourquoi il vaut mieuxnbsp;j de cette horloge de la maniere fulvante.nbsp;Ig^^'gnez ^ ce globe un demi-rnéridien, fait dunenbsp;P^3te de laifon , qui ait 7 a 8 lignes de lar-jUq/.^)r une demi-ligne dépaifleur, Sc qui foknbsp;a volonté autour de fon axe, Ie mêmenbsp;Cq du globe : alors, lorfque vous voudreznbsp;Vo^'^^Ure 1heure , vous naurez qua faire mou-demi méridien de maniere quil donne lanbsp;ombre poffible au foleil; cette ombrenbsp;4^ fur léquateur lheure quil eft. II eft évi-iufnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nous entendons quon aura, dans ce cas,
Hqaux points de divifion de léquateur , les ''oirnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;coiquot;^gt;2nnent naturellement, fqa-
Xll a celui qui eft dans Ie méridien, I a fjui fuit en allant vers loccident, Sec.
PROBLÊME XVIL
^ '^utre Cadran dans um fphzrc armillaire.
dg Cadran neft pas molns fimple que Ie précé-Van nbsp;nbsp;nbsp;1'eft même encore plus; Sc il a la-
de pouvoir faire decoration dans un
une fphere armillaire , compofée feu- v\ 7, dg de fes deux colures , de fon équateur Sc fig. 16.nbsp;HUe zodiaque , avec fon axe qui la traverfe ;
^ctte fphere foit placée fur un piédeftal, en-
P i)
ai8 Recreations Mathématïques.
forte quun cle fes colures fafle loffice du amp; que fon axe foit dirigé au pole du lieu.' quot;nbsp;évident que lombre de eet axe montreranbsp;par fa marche uniforme fur Tequateur. Ainng^nbsp;Ton divifoit léquateur en 24 parties égale*nbsp;quon inferivit a ces divifions les nombre*nbsp;heures, on auroit fon cadran conftruit,
fur léquateur, elle nen parcourt pas dégau^^
Mais comme léquateur na pas ordinaire*^g une épailTeur fuffifante , ceft fur la zone quenbsp;Ie zodiaque , amp; quon peint Intérieuremelt;t^nbsp;blanc , que lon marque ces heures. Or,nbsp;cas, il faut avoir 1attention de ne pasnbsp;chaque quart du zodiaque en parties égales ; nbsp;ta!;dis que lombre de 1axe parcourt des arcs
Ie zodiaque : ces divifions font plus refferrée* les points de la plus grande déclinaifon de cenbsp;cle; enforte quau lieu de qui réponde^nbsp;un intervalle lioraire fur léquateur, la di'^nbsp;dans Ie zodiaque , la plus voifine du colurenbsp;folftices, nen doit comprendre que 13045',!* .nbsp;'conde 14° 15', la troifieme 150 10', la quatd^nbsp;1)0 25', la cinquieme 150 ^5'^ la fixietnenbsp;plus voifine des équinoxes, 16° 20'. Cefinbsp;de cette maniere quon doit divifer la band^
et*
diacale oü les heures font marquees , fans y aura plufieurs minutes derreur. On pourt*^^^,nbsp;fuite , fans erreur fenfible, divifer chaquenbsp;valle en quatre parties égales. Enfin, fi igjnbsp;points de diviilon on tire des lignes tranfi'^'^nbsp;dans la largeur du zodiaque, il faudra aulKnbsp;lattention de les faire concourlr au póle._
Jai vu des cadrans de ce genre , conftruit* P.^ des ignorants, qui navoient pas eu Pattentio**nbsp;deftus j aufli étoient-ils fort inexaéts.
-ocr page 237-Gnomonique. nbsp;nbsp;nbsp;l^9^
Cadran folaire auqucl un avcugle puijfe y.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;connoitrc les heures.
un fingulier paradoxe. Nous allons Q^UiUoins faire voir quon pourroit établir auxnbsp;tjf ''^^^'Vingts, pour lufage des aveugles qui lha»nbsp;cadran folaire oü , par Ie moyen dunbsp;lis reconnoitroient 1heure.
pour eet efFet, un globe de verre de iS diametre amp; plein deau; il aura fonnbsp;Ce ^ 9 pouces de fa furface, amp; la chaleur quenbsp;y®'quot; produira fera aflfez confidérable pour êfrenbsp;Sijjj.^^^fible a lamainfur laquelle il tombera. Dutinbsp;abf I il eft facile de voir que ce foyer fuivranbsp;lo^^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Ie cours du foleil, puifquil lui fera
diamétralement oppofé. done ce globe environné dune portionnbsp;denbsp;nbsp;nbsp;nbsp;concentrique , éloignée de fa furface
Puuces, amp; comprenant feulement les deux OHp^savec 1équateur, amp;c les deux méridiensnbsp;folgjinbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;inftrument foit expofé au
^^ns la poficion convenable, ceft-a-dire fon P^tallele a celui de la terre.
ÖivV?^ chacun des tropiques amp; Tequateur folent Corj. 24 parties égales amp; que les partiesnbsp;^ni Pnndantes foient liées par une perite barrenbsp;Cotïij, Y^^^utera une portion de eerde horaire ,nbsp;Ce fpij ^ entre les deux tropiques: on aura, parnbsp;cercles horaires, repréfentésnbsp;P^is c quun aveugle pourra les compter, de-Cile de j - repréfentera ie midi, quil fera fa-^Ornbsp;nbsp;nbsp;nbsp;forme particuliere,
^ done quun aveugle voudra connoitre
130 Recreations MatHématiqxjes. Iheure a ce cadran , il commencera anbsp;main fur le méridien, amp; il comptera les ce'*'nbsp;horaires par les barres qui les reprefentent- ^ ^nbsp;quil fera arrivé a la barre ou fe trouve le \\nbsp;du foleil, il en fera averti par fa chaleur :nbsp;connoitra par cet artifice, combien dheuresnbsp;écoulées depuis midi, ou contibien reftent ^nbsp;couler jufqua midi.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;(fS
Il fera facile de divifer chaque intervalle ^ .j les barres principals qui rnarquent les heures gt;nbsp;dautres plus petites, pour avoir les demiesnbsp;quarts. Ainfi notre probleme eft refolu.
P R O B L Ê M E XIX.
Rendre un Cadran horizontal, aecrit pour tiu* titudc particuliere, propre d indiquer VheU^^nbsp;dans tons les lieux de la terre.
Il neft point de cadran, quel quil foit quelque latitude quil ait été conftruit ,nbsp;puilTe être difpofé de maniere a montrernbsp;ment Pheure dans un lieu donnc ; maisnbsp;bornerons ici au cadran horizontal, amp; ^nbsp;voir comment on peut le faire fervir pour 'JHnbsp;quelconque.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;plti*
I. Si la latitude du lieu eft moindre grande que celle du lieu pour lequel etoitnbsp;dran, après Iavoir expófé convenablemegt;i^^nbsp;;\-dlre fa méridienne fur celle du lieu , amp; ^nbsp;le ftyle oblique tourne du cote du nord » *nbsp;a qua Iincliner de maniere que cet üev»nbsp;avec Ihorizon 1angle egal a la latitudenbsp;auquel on veut faire fervir le cadran. Sll^nbsp;parexemple, conftruit pour une latitude d®nbsp;èc quon veuille le faire fervir a Paris, ow *
-ocr page 239-Gnomonique. nbsp;nbsp;nbsp;231
^^^5 nbsp;nbsp;nbsp;49° 5o^ l'i difference eft de 10° 50': P], g
l angle que Ie plan du cadran doit faire avec ng. 17 , comme on voit dans la figure, oü SNnbsp;APcnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;5 ABCD Ie plan du cadran, amp;
E, oy langle dinclinaifon de ce plan a Si la latitude du lieu primitif du cadrannbsp;été moindre, il auroit fallu Tincliner dans Ienbsp;Contraire.
^ Eour la feconde maniere de rendre un ca-horizontal univerfel, il ne faut pas que les Igj horaires foient tracées , mais feulementnbsp; Points de divifion de la ligne équinoxiale ,
'} du méridien oü NBC eft laxe ou Ie ftyle Ie 5 amp; AB Ie rayon de Tequateur. 11 faut quenbsp;Ie 7'® E)it mobile, quoique reftant toujours dansnbsp;j,71an du méridien ; de forte que Ie rayon AB denbsp;f ^Oateur , tournant autour du point A, puiffenbsp;yJ.'^Cr langle BAC égal a un angle donné, fja-p celui du complément de la latitude : ceftnbsp;p^'^''quoi il faudra pratiquer dans la m.éridiennenbsp;qui permette a ce triangle de fe hauffernbsp;, c baiffer, en reftant toujours dans Ie plan du
^ddien,
étant done ainli préparé , poïir adapter Cadran a une latitude donnée , par exeinplenbsp;ptenez Ie complément de 40', qui eft 50°;
Fangle BAC de ^0°: Ie ftyle fera dansla convenable; amp; , Ie cadran étant expofénbsp;ayg 1nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;quot;'^^oiere que fa méridieiine coincide
doit^ meridienne du lieu , 1ombre du ftyle, qui OU peu long, montrera lheure par l'en-
^^ote on 1a enfeigné au problême V. A lé- Fig* iS» p ^ du ftyle, il doit être mobile de la manierenbsp;o ue ABC repréfente Ie triangle dans Ie
P iv
ou elle coupera réquinoxiale
Recreations Mathématiques# PROBLÊME XX.
ConJlruBion de quelques Tables nécejfaires poUf Problêmes fuivants.
Ïl y a trois tables qui font dun ufage fréq^^^*' en gnoinonique , amp; dont nous nous fervir*^'^nbsp;fouvent dans la fuite. Ce font,
1° La table des angles que font fur un horizontal les lignes horalres, fuivant les di®nbsp;rentes latitudes;
a° Celle des angles que font avec Ie plan tirérklien , les verticaux occupés par Ie foleilnbsp;différentes heures du jour , felon les latitude*nbsp;différentes, amp; Ie lieu du foleil dans lécliptiqt^^
3° Enfin , celle des hauteurs du foleil aux di^ rentes heures dim jour donné , 6c dans unnbsp;de latitude donnée.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;..
De celle-cl derive celle des diftances du fo'^' lau zenith , aux différentes heures du jour ,nbsp;un lieu amp; un jour donnés ; car ces diftan^^^*nbsp;font les complements des hauteurs du foleünbsp;ïnêmes moments.
La premiere de ces tables eft aifée a calcul^^ car on démontre facilement que Ton a cettenbsp;portion i
Comme hJïnus total Ejl au Jinus de la latitude du lieu,
Ainji la tangente de Vangle qui ntefidi dijlance du foleil au meridien , d unenbsp;donnée,
J la tangeme de Pangle que fait la éignt gt; mire av(C la méridienne^
-ocr page 241-Gnomonique. nbsp;nbsp;nbsp;235
D après cette analogie, on a calculé la table 'iivante, quon a jugé fufFire ici, attendu quellenbsp;^pmprend toute létendue de la France , amp; fpé-¦^aleinent la latitude de Paris.
^^ble des Angles des lignes horaires ddun ^eidmn horizontal avec la méridienne , 6* pournbsp;latitudes depuis 42 degrés jufqu'd 6%.
|
S. M. |
S. M. |
S. M. |
S. M. |
S. M. |
SS 1 S. M. | |
|
^ATit. |
I. XI. |
II. X. |
III. IX. |
IV. VIII |
V. VII. |
I VI. VI |
|
420 |
10. 7 |
11. 7 |
33-47 |
49.13 |
68.11 |
90.0 |
|
^ 43 |
10.21 |
21.29 |
34.18 |
49.46 |
68.33 |
90.0 |
|
44 |
10.33 |
21.51 |
34-47 |
50.16 |
68.54 |
90.0 |
|
. 45 |
10.44 |
22.12 |
35.16 |
50.46 [69.15 |
90.0 | |
|
^ 46 |
10.55 |
22.33* |
35-44 |
5i.i5j69.34 |
90.0 | |
|
^ 47 |
II. 6 |
22.53 [36.1 I |
5i.43l69.53 |
90.0 | ||
|
. 48 |
11.16 |
I3.i3l36.37 |
52. 9 |
70.10 |
90.0 | |
|
48.50 |
11.24 |
23.29)36.59 |
52.31 |
70.25 |
90.0 | |
|
^ 49 |
11.26 |
^3-33| |
37- 3 |
5^-35 |
70.27 |
90.0 |
|
11.36 |
23.52 |
37.27 |
53- 0 |
70.43 |
90.0 | |
|
11.46 |
24.10 |
37-5^ |
53-i3i |
70.59 |
90.0 | |
|
11.56) |
24.28138.14 |
53-4di |
71.13 |
90.0 | ||
On na point marqué dans cette table les angles lignes de V heures du matin amp; VII heuresnbsp;foir, IV heures du matin amp; VIII heures dunbsp;gt; parceque ces lignes ne font que la prolonga-dautres: par exemple, celle de IV heures dunbsp;eft la prolongation de celle de IV heures du
-ocr page 242-tin; amp;c.
134 Recreations Mathématiques. foir; celle de VIII heures du foir , eft de meni®nbsp;la prolongation de celle de VIII heures du ni3'
--- . . . ^ '1
Lufage de cette table eft facile. Si le lieu ou »
sagit de conftruire un cadran horizontal eft foU^
une latitude qui fe trouve dans la table, par exerO'
pie 430, on voit dun coup doeil que les ligns*
de XI amp; I heures doivent faire avec la mén'
dienne , des angles de 10.44' centre du cadraOi
celles de X amp; II heures, des angles de 12.12'.
Si la latitude ne fe trouve pas dans la table, peut prendre fans erreur fenfible des parties pn^'nbsp;portionnelles : ainfi, par exemple , pour la la^'nbsp;tude de 48° 50', qui eft celle de Paris , on preii'nbsp;dra les j de la difference qui fe trouve entre 1^®nbsp;angles de la mêtne ligne horaire pour 470 amp; 49°»nbsp;amp;: on ajoutera cette partie proportionnelle a 1 angle repondant a la latitude de 48'. On a,nbsp;exemple, 10 minutes pour la difference des angles de la ligne de XI heures dans ces derniere®nbsp;latitudes; les ^ de cette différence font 8' amp; x 'nbsp;ajoutez done 8' a Tangle de 11° 16', qui repond ^nbsp;^la latitude de 48°, amp; vous aurez ii® 24'po**^nbsp;Tangle cherche.
II eft neceffaire dobferver que cette table , noncéepour les cadranshorlzontaux,eft egalementnbsp;propre a fervir aux cadrans verticaux méridgt;n-naux ou feptentrionaux ; il fuffit de faire attentionnbsp;quun cadran vertical meridional, pour un certainnbsp;lieu , eft le méme que Thorizontal dun lieu dpntnbsp;la latitude feroit le complement de la fienne. A*nbsp;im cadran vertical meridional, pour le 42® degre^nbsp;de latitude , eft le même quun horizontal pom *nbsp;48e degré, amp; vice versa.
Ceft furdout dans la conftruélion de ces ca-
-ocr page 243-GNaMONIQUE. nbsp;nbsp;nbsp;135
«irans verticaux que fe manifefte Intilite de cette table; car ces cadrans étant dordinaire très-grands,nbsp;on ne peut y pratiquer facilement les regies ordi-naires de la gnomonique. Pour y fuppleer, aprèsnbsp;^voirfixé Ie centre du cadran amp; léquinoxiale,*onnbsp;prend pour finus total la partie de la méridiennenbsp;Oomprife entre Iequinoxiale St le centre, St on
fuppofe divifee, ou on la divife en 1000 parties ; puis on cKercbe dans la table St pour la latitude donnée , ceft - a - dire fon complementnbsp;pour un cadran vertical, les tangentes des anglesnbsp;des lignes horaires avec la méridienne, pour I, II,nbsp;III, IV, Stc. St on les porte de cote St dautrenbsp;lur Iequinoxiale : les points ou elles fe terminentnbsp;font les points horaires de I St XI heures, II Scnbsp;X heures, Stc.
Sous la latitude de par exemple, on a a conftruire un cadran vertical meridional; le com-ple'ment de 4x0 eft 480. On conftderera done cenbsp;Cadran comme un cadran horizontal pour le 48®nbsp;degré. Or Ton trouvera pour les angles desnbsp;lignes horaires avec la méridienne , pour cettenbsp;latitude, 11° 16', 23° 13', 360 37', 51° 9', 70®nbsp;ïo', 9o« 0', dont les tangentes (le rayon étantnbsp;feulement divife en 1000 parties) font refpefti-vement 199, 418, 743,1286,2772 , injzn. ; ainfinbsp;divifant en 1000 parties la portion de méridiennenbsp;comprife entre le centre St Tequinoxiale , vousnbsp;Porterez fur cette equinoxiale, de part St dautrenbsp;de la méridienne , 199 parties , vous aurez lesnbsp;points de XI St I heures; portez enfuite , de partnbsp;St dautre de la méridienne, 428 parties, vousnbsp;aurez les points de X St II heures. Sc ainfi desnbsp;autres 5 tirez enfin du centre a cbacun de ces pointsnbsp;des lignes droites, ce feront les lignes horaires.
13^ RÉCRiATioNs Mathématiques.
La clerniere tangente , qui réponcl a VI heure^J étant infinie, cela annonce que la ligne horairenbsp;qui lui répond doit étre parallele a léquinoxiale fnbsp;ainfi quon Ie f(jait dailleurs.
Pour peu quon Ibit géometre , tout cela na paS la moindre difEculté,
pj_ . Afin de donner une idee de la conftruftion de fig. ipTeconde table , que Ie eerde MBND repréfentcnbsp;1horizon dun lieu , Z fon zenith, P Ie pole , ZBnbsp;Ie vertical oü fe trouve Ie foleil , amp; PSA Ie eerdenbsp;horaire oü fe trouve Ie même aftre : il eft évidentnbsp;que, 1heure étant donnée , 1angle ZPS eft connu inbsp;que , Ie jour de 1année étant donné , on connoitnbsp;Ia diftance du foleil a 1équateur, amp; par confé-quent larc PS , qui neft autre chofe, pour notrenbsp;hémifphere , que Ie quart de eerde , moins la dé-clinaifon du foleil, ft elle eft boréale , ouplus cettenbsp;dédinaifon , fi elle eft auftrale ; enfin , la hauteurnbsp;du pole étant donnée, on connoitra larc PZ,nbsp;qui eft fon complément; on connoitra done dansnbsp;Ie triangle fphérique ZPS , les arcs ZP amp; PS ,nbsp;avec langle compris ZPS : on pourra done trou-ver langle PZS, dont Ie reftant a iSo^, fer»nbsp;langle MZB ou MCB , que fait avec Ie méridiconbsp;Ie vertical du foleil.
Enfin dans Ie même triangle on trouvera 1^ cóté ZS, complément de la hauteur du foleil fu*^nbsp;1'horizon au même inftant , amp; par conféquefltnbsp;cette hauteur même.
Ceft par ce procédé quon a conftruit les tabl^* fuivantes , que nous ne donnons que pour la lati'nbsp;tilde de 49°, qui eft, a 9' prés, celle de Paris.nbsp;exigeroient trop détendue , ft nous entreprenionsnbsp;de les donner poiir tous, ou même feulement pournbsp;quelques degrés de latitude.
-ocr page 245-On seft borné ici au coiumencement des fignes, pour abréger.
139
Gnomonique. PROBLÊME XXL
^A,ns une des deux conftruftions précédentes,
P*' a rendu la ligne équinoxiale propre a montrer heures pour routes les latitudes, en éloignantnbsp;rapprochant Ie centre du cadran; mais ici nousnbsp;JPPpoferons que ce centre foit fixe, amp; quon puilTenbsp;®Hlement faire vaner a ce point linclinaifon dunbsp;qui doit toujours regarder Ie pole. Void lanbsp;^^nftruclion dun cadran horizontal de ce genre.
^ua 70 , afin que ce cadran puifle fervir dans la quot; grande partie de lEurope, Cette divifion de ^nbsp;j degrés efl; fuffifante , parcequon peut facile-l^'Snt juger a 1ceil des points intermédiaires. Onnbsp;^Ppofera done que Ie plus petit eerde, paffantnbsp;point D , repréfente Ie eerde de latitudenbsp;® 60°. Prenez fur ce cercle, a compter de lanbsp;J'dienne amp; de chaque cóté , les arcs ou anglesnbsp;] ^Hues dans la premiere des tables ci-delTus pournbsp;1 ^ hgnes horaires de I amp; XI heures, II amp; Xnbsp;, amp;:c. amp; pour la latitude de 60°.
^ttes la me me operation pour Ie cercle fui-
^ Soient tirées par Ie centre determine du cadran PL 9, j ) les deux lignes perpendiculaires AB, EF, dont %nbsp;premiere étant prife pour la ligne de 6 heures,nbsp;leconde fera la méridienne : du point B , prisnbsp;^difcrétion, comptez fur la méridienne autantnbsp;parties égales quil vous plaira, par exemplenbsp;décrivez par les points de divifion feptnbsp;, '^'^les concentriques, qui repréfenteront les cer-de latitude de 5 en 5 degrés , depuis 30°
Plü
^ 5 degrés efl; fuffifante , parcequon peut facile-
-ocr page 248-140 Récréations Mathématiquês. vant, qui répond a la latitude de 55° ; amp; ainWnbsp;fucceffivement pour tous les autres. Joignez enfif*nbsp;par une ligne courbe les points de divifion feo^'nbsp;blables, vous aurez votre cadran conftruit.
Vous y connoitrez l*heure , en élevant Ie de Tangle convenable a la latitude du lieu ;nbsp;ayant orienté Ie cadran de maniere que fa méf''nbsp;dienne coincide avec la méridienne dü lieu , ^nbsp;que Taxe regarde Ie nord , vous examinereZnbsp;tombe Tombre de eet axe ou ftyle fur Ie cerd®nbsp;répondant a la latitude de ce lieu, 8c vous aut^^nbsp;Theure.
Remarqué.
On oriente ordinairement ces cadrans portati^^» au moyen dune petite bouffole placée dansnbsp;renfoncement circulaire , creufé quelque part daf^nbsp;Tépaifleur du cadran. Mais on fe tromperoit beaiiquot;nbsp;coup fi Ton fe bornoit a faire tomber Taiguille 3''nbsp;mantée fur la méridienne du cadran , car il n£^nbsp;prefque aucun endroit de la terre oü cette aiguill®nbsp;ne decline plus ou moins vers Tefl: ou Toueft. ^nbsp;Paris, par exemple, elle decline aftuellement vef*nbsp;Toueft, de 19® 30'. II faudroit done , pour oriei^'nbsp;ter a Paris ce cadran, Ie placer de manierenbsp;Taiguille aimantée de fa petite bouffole fit avecnbsp;méridienne un angle de 19® 30', 8c fut placéenbsp;cèté de Toueft : alors la méridienne du cadf®quot;nbsp;coïncideroit avec celle de Paris. Cet exertipvnbsp;fuffit pour faire concevoir comment on devr^J*'nbsp;fe conduire a cet égard dans un lieu oü la déél'''nbsp;naifon feroit plus grande ou moindre, ou dansnbsp;fens contraire , ceft-a-dire a Teft , comme e'*nbsp;étoit a Paris il y a un fiecle 8c demi. .
PROBLE^'^
-ocr page 249-Gnomonique. nbsp;nbsp;nbsp;24t
p
^o-nt donnés la hauteur du foleil^ Ie jour de Van-^ 6* la hauteur du póle du lieu, trouver l'heunnbsp;Ptr une conflruBion géométrique,
Cru
'r ^lue nos lefteurs, ceux du moins qui font aflez
ne donnons cette opératiort que coitime forte de curiofité géométrique ; car il fautnbsp;^^nveiiir que Ie calcül donnera une toute autrenbsp;Cependant, comme la folution de cenbsp;préfente un exemple aflez ingénieux denbsp;^^lution graphique dun des cas les plus compli-trlgonométrie fphérique , nous avqns
*^etres pour cela , !a verront avec plainr.
Heprenons done la fig. , pl. ^, dans la- PI. 9, j c'le PZ repréfente Ie complément de la hauteur % 19-f Pole; ZS Ie complément de la hauteur du fo- »lec[uel efl connu , cette hauteur étant donnéenbsp;fuppofition; PS enfin , la diflance du foleilnbsp;pole , qui gfl: auffi donnée chaque jour, puif-5^haque jour on connoït la déclinaifon clu fo-j Ou fon éloignement de réquateur : on connoïtnbsp;j dans ce triangle ZPS lestrois cótés, amp; 1onnbsp;p quot;^^ride 1angle ZPS , qui efl; langle horaire , ounbsp;jg ^§le du eerde horaire occupé par Ie foleil avecnbsp;^ '*éridien. Ce cas eft done un de ceux de la tri-j^.^ométrie fphérique , oü les trois cótés dunnbsp;non-reftangle étant donnés, on demandsnbsp;angles.
cgj. réfoudra ainfi graphiquement. Dans un dgtt ^ grand , pour avoir les demi quarts denbsp;^ 1J^^ prenez fur fa circonférence un are égal
^ *cez les deux rayons CP, CZ; PI.9, o coté de eet are, prenez PS éeal a larc PS , % 19»nbsp;T^ome ///,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^ Q
-ocr page 250-%4i Récréations Mathématiques.
8c de lautre Z R égal a larc ZS ; des points R ^ S abaiffez deux perpendiculaires, ST, RV, futnbsp;rayons PC, CZ, lefquelles fe couperont ennbsp;point quelconque X : alors, fi ST eft je finus to(3 gt;nbsp;on aura TX pour Ie co-finus de langle cherci®'nbsp;ce quon conftruira géométriquement de cette H®nbsp;niere.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^ j
Du centre T, avec Ie rayon TS , ou fon T/, décrivez un quart de eerde comprisnbsp;TP amp; TX prolongées ; tirez XY parallélern^quot;nbsp;a TP ; larc YS fera larc cherché , ou la nier^^!nbsp;de langle horaire SPZ; ainfi langle YTX feranbsp;a eet angle.
On pourrolt, par une conftrudion femblabl® trouver langle en Z , dont Ie complément eftnbsp;zimuth du foleil. Mais en voila aflez fur une op^'nbsp;ration plus curieufe quutile.
Cette conftrudion eft au furplus incomparably ment plus fimple amp; plus élégante que cellenbsp;M. Ozanam enfeigne pour la folution du méi®nbsp;problêine.
Confiruire un Cadran folaire hori^ntal qui les heures au moyen d'un Jlyle vertical imtno-hik a fon centre.
La conftruftion de ce cadran exige lufage table des verticaux ou azimuths du foleil,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^
a donnée dans Ie problême XXI. Cette table IbP pofée conftruite , on opérera ainfi.nbsp;pi_ Tirez par Ie pied du ftyle la ligne méridie'^^nbsp;fig. 22. AB , ftune longueur a volonté , amp;c décrivez^nbsp;centre C , par lextrémité B , un are denbsp;que vous prendrez pour Ie tropique du Can^
-ocr page 251-Gnomon;què, nbsp;nbsp;nbsp;145
^ Liondijf^). Vous en fere^ de méme fur jl'^oifieme eerde, qui répond a 1entrée du fo-
l^s nbsp;nbsp;nbsp;: ce qui vous donnera fur chaque eerde
1]$ 1 ^
^Gs points des heures femblables par une Sc vous aurez votre cadran conf-
Ayant fait enfuite CD environ Ie tiers divifez 1intervalle DB en trois partiesnbsp;^Sales j, par lefquelles, du centre , vous tracereznbsp;circles concentriques au premier: Ie plus petitnbsp;préfentêra Ie tropique du Capricorne 'fe ; les au-repréfenteront les paralleles des firnes mcyerts,nbsp;fait, fur Ie eerde extérieur, en commen-du poil;t B , prenez Ie', .mgles ou les arcsnbsp;j , BII, égaux a ceux qui font donnés par lanbsp;^ ^ pour I amp; II heures , lorfque Ie foleil eft dansnbsp;Sc marquez ces points de I Sc 11 heures;nbsp;autant pour les II Sc X heures, Sec.nbsp;prendrez pareillement, au inoyen de Ianbsp;[ table, les angles ou les arcs compris entrenbsp;llj^^ridienne pour XI amp; I heure, X Sc II, IX amp;nbsp;^ Scc. lorfque Ie foleil entre dans les Gemeaux
^ Ip I nbsp;nbsp;nbsp;\ Xrnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;. . /*----s 1 nbsp;nbsp;nbsp;Anbsp;nbsp;nbsp;nbsp;/'
L-. -'¦uci
dans Ie Taureau amp; la Vierge nbsp;nbsp;nbsp;6c ainli
_ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;inbsp;nbsp;nbsp;nbsp;*
tQ^P^usts de chaque heure. Vous réunirez enfin
Vq - Vous y reconnoitrez lheure , en examinant fur Ie eerde qui défigne Ie lieu du foleilnbsp;pi Ie zodiaque au jour donné. On pourra , pournbsp;les^ précifion , divifer en trois parties égalesnbsp;e^^Petlts intervalles qiie ces cercles laiflent entrenbsp;faire paffer des cercles ponélués, quinbsp;Ie 2pour les jours oü Ie foleil occupe dansnbsp;^diaque des pofitions moyennes.
Oïf
^ E M A R QU E.
Vn , nbsp;nbsp;nbsp;par ce moyen , faire fetvir dans
^ ehambre Ie bord de lombre du montant dune
-ocr page 252-'244 Récréations MathémAtiques, croifée, pour défigner les heures; car fi ce moH'^ ,nbsp;eft bien a plomb, il repréfentera un ftylenbsp;indéfini, amp; Ton pourroit, par Ie procédé d'nbsp;fus, tracer fur Ie carreau de la chambre lesnbsp;répondants aux fignes du foleil amp; les lignes bnbsp;raires. On y connoitra lheure, en examinant ^nbsp;Ie eerde qui répond au lieu que Ie foleilnbsp;dans Ie zodiaque, linterfeélion de 1ombre ave^nbsp;eerde.
Conjlruclion d!un autre Cadran folaire
amp; mobile , montrant les heures par les feul^ hauteurs du foleil.
Ce cadran nous a paru fort ingénieux, amp; ufage fort commode, vu quil nexlge ninbsp;dienne tracée , ni boulToIe , maïs feulement lanbsp;noiflance du figne amp; du degré quoccupe Ienbsp;leil; ce que nous rendons même plus facile ,nbsp;fubftituant a cette connoilTance celle du jour ^ ^nbsp;mois, qui nefl; ignore de perfonne. II ednbsp;lement fujet a eet inconvénient, que les he^' ^nbsp;approchantes amp;£ voifines du lever ou du couc*nbsp;du foleil, ne fqauroient y être marquées.nbsp;enfeignerons pourtant Ie moyen dy remcd
la ligne indéfinie D A C , 8c fa perpendicul^'^ AG; füient auffi tirées les lignes AI, AH,
AE , faifant les angles CAI, lAH , HAG , égaux; puis, ayant pris la ligne AC pour ^nbsp;qui répondra au 21 Décembre jour dunbsp;dhiver, vousprendrez, au moyen de la 3®
PI. 10, Ayant pris A pour Ie fommet dun ftyle ftg. 2,3. dun pouce , par exemple , de hauteur , foit
-ocr page 253-Gn o MONIQUE; nbsp;nbsp;nbsp;24f
oiinee ci-deffus, les diftances du foleil au zenith chaque heure du jour , lors de 1entrée du fo-. dans Ie Capricorne , amp; vous ferez les angles.nbsp;^ 12., AB II, AB lo , amp;c. égaux aux anglesnbsp;' ® Vous aurez trouvés.
f nbsp;nbsp;nbsp; deftinde au ii Juin , jour du
^ ftice dété, prenez Aii,A i,A2,A3,A4,
gt; amp;c. telles qne les angles AB iz , AB i , j f, AB 3 , amp;c. foient égaux aux diftances dunbsp;j au zenith lorfquil eft midi, une heure ounbsp;^^eures , z heures ou lo heures, amp;c.
^ *^3reillement fur la ligne Al , ayant élevé une f .^Pendiculaire égale a la hauteur du ftyle AB ,nbsp;^es angles AKL , AKM, AKN , amp;c, égauxnbsp;I ^ diftances du foleil au zénith , a midi, unenbsp;deux heures, amp;c. lorfque Ie foleil entre,nbsp;Ie Verfeau ou Ie Sagittaire, amp; marquez furnbsp;ligne les points L, M , N , amp;:c: ce ferontnbsp;de midi, une heure ou ii heures, z heuresnbsp;J o heures, Sec.
chacune des lignes AH , AG , AF, Sec^ une conftruftion femblable ; vous aurez fui?nbsp;j^?aune de ces lignes les heures de la journée,.nbsp;fjj enfin par une ligne courbe les points ho~nbsp;femblables, comme les points de midi , lesnbsp;y dune heure ou 11 heures , amp;c ; vous aureznbsp;cadran conftruit, 5c vous y trouverez 1heurenbsp;luaniere fuivante.
fQ'jj^yppofons , par exemple, que Ie jour donné Oélobre, vous prendrez la ligne AH,,nbsp;au expoferez fur un plan horizontal Ie cadrannbsp;que lombre du ftyle tombe furnbsp;OrnKnbsp;nbsp;nbsp;nbsp; 1endroit oü fe terminera cette-
donnera 1heure.
^ ® jour donné eft un jour autre que 1un d©
i4ö RécRÉATiONs Mathématiques,
ceiix auxquels conviennent les lignes AC ,
Al, on frouvera facilement la ligne diaire , fur laquelle on dolt faire tomber loiT^Vnbsp;du ftyle, en comptant Ie nombre des jours ^nbsp;depuis Ie zi du mois Ie plus prochaln. Quenbsp;foit, parexemple, Ie lO Avril. II y aduiinbsp;au 10 Avril ig jours; ainfi il faudroit que lanbsp;de 1ombre fit avec la ligne A, iin angle tie */nbsp;degrés. Si done d-: centre A on décrit un de^nbsp;eerde divifé en degrés, amp; quon tire desnbsp;ponduées de 5 en 5 degrés , il ny aura auc^nbsp;difficulté a diriser 1ombre fur la ligne conv oa^l
REMARqj/ES,
I. nbsp;nbsp;nbsp;Il eft alfé de volr qi e, dans les heures
fines du lever ou du coucher du foleil,, la gueur de lombre la fera tomber hors du eadr^'nbsp;Mais fi 1on veut remédier a eet inconvénient, ^nbsp;Ie pourra ainfi : II ny aura qu^ ajufler au cadrjnbsp;un rebord circulaire, concentrique au ftyle, dnbsp;même hauteur: il fera facile de trouver fur cenbsp;bord les points oü fe terminera lombre aux di^^nbsp;rentes heures, jufquau moment du couchef ^nbsp;foleil.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;_
II. nbsp;nbsp;nbsp;On pourroit auffi donner au cadran unenbsp;Cavité qui fut une portion de furface fpbériq*^^nbsp;affez creufe pour que Ie fommet du ftyle fe
a méme hauteur que Ie rebord. On trouvera gt; ?'¦ la méthode indiquée ci-defliis , les pointsnbsp;res, fans en excepter les plus voifins du couch ^nbsp;amp; du lever du foleil; car il eft évident quenbsp;bre du ftyle ne fortira jamais de létendue.d?nbsp;furface fphérique-concave.
-ocr page 255-Cnomonique.
PROBLÊME XXV.
^écrire un Ca.dran horizontal, qui montre hs heures au fokil fans l'ombn daucun jlyk,
^invention de ce cadran eft fort ingé-; maïs M. Ozanam na pas fait attention è circonftance trés - eflentielle , Ajavoir la dé-^^naifon de laigndle aimantée, qui étoit de fonnbsp;déja confidérable , amp; qui , étant aujour-, Ui de 19 degrés amp; demi, cauferoit une erreurnbsp;®'iOriTie , fans lexpédient que nous ajouterons anbsp;^ confl:ru£i;ion. Mais nous commencerons patnbsp;^Ppofer cette aiguille fans déclinaifon.
Cette conftruftion fuppofe la table des azi-^'iths OU verticaux du ibleil , que nous avons 5*fgt;née dans Ie problême XXL Décrivez fur un Pi. n,nbsp;P1 horizontal mobile , Ie parallélogramme ree- %. 24.nbsp;pgle ABCD; que chacun des deux cètés oppo-j/S AB , CD , foit auffi divifé en deux égale-, aux points E, F, que vous joindrez par lanbsp;toite EF , qui fera la méridienne ; fur cette lignenbsp;pUez a difcrétion Ie point G pour Ie pied dunbsp;.l'le, amp; les points F amp; H pqur les points folfti-du Cancer amp; du Capricorne, par lefquelsnbsp;pus décrirez du point G , comme centre, deuxnbsp;^icotiférences de cercles qui repréfenteront lesnbsp;^'^piques OU les commencements de ces lignes.
^ ''ous diviferez enfuite 1efpace HF en fix par-sgales, par les extrémkés defquelles vous dé-autres cercles, qui repréfenteront par e les cercles de déclinaifon des commence-des autres fignes deux a deux; car la dé-da premier degré du Lion , eft Ia mêmenbsp;Celle du pienaier degré des Gemeaux; cells
Q iv
^4^ RÉCRÉATIONS MATHiMATIQUES, du premier degré du Taureau , la même que cell®nbsp;du premier degré de la Vierge, amp;c.
Prenez après cela, fur Ie eerde repréfentant 1® tropique du Cancer, les arcs qui répondent au*nbsp;azimuths du foleil a 11* amp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, a lo'' amp; a 9* .
¦amp; 3 heures , amp;c. tels quils font marqués dai'* la table indiquée ci-deffus, amp; portez-les fur c®nbsp;eerde dun coié amp; de 1autre de la ligne GH; fai'nbsp;tes-en autant pour Ie eerde qui convient aux coin'nbsp;jnencements des Gemeaux amp; du Lion , amp; ainquot;nbsp;des autres; liez enfin, par une ligne qui fera ne'nbsp;ceffairement courbe (fi ces cercles font égale'nbsp;ment efpacés) , les points des mêmes heures; voU*nbsp;aurez votre cadran tracé.
Afin de fuppléer au ftyle , élevez au point 0 une petite pointe , fur laquelle vous poferez un®nbsp;aiguille aimantée, enforte quelie' puiffe librementnbsp;tourner, amp; prendre fa direction naturelle.
Pour connoitre lheure, il fv.fFira de préfentef ce cadran au foleil, Ie cóté HB étant du cót®nbsp;oppofé a eet aftre , amp; de telle maniere que 1®*nbsp;cótés CB , DA, ne jettent aucune ombre: alotsnbsp;laiguille aimantée montrera , par fon interfedionnbsp;avec Fare du figne oü fe trouve alors Ie foleil ^nbsp;lheure quil eft. Dans la figure, fi 1on fuppofe 1®nbsp;foleil au commencement du Cancer, elle indiqn®'nbsp;roit quil eft environ 9' heures ^ du matin.
Maïs nous avons déja obfervé plus haut qn® cela feroit feulement vrai, fi raiguille aimantéenbsp;navoit point de déclinaifon ; or elle en a une *nbsp;Paris qui eft aduellement de 19°^ a 1oueft*nbsp;Ceciexige done une corredion, amp;lavoici.
Laiguille fe trouvant toujourstrop avancée vers
-ocr page 257-1oueft de i au lieu de faire les angles C, B , A, D , droits, recoupez votre planchette de mattere que les angles B amp; D foient de 109°nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^
angles C amp; A de 70°^ feulement; cela retlifiera 1 erreur de Ia déclinaifon; amp; il fuffira dexpofer Ienbsp;^sdran au foleil, comme on 1a dit ci-deflus , en-^orte que les cótés CB , AD , ne jettent pointnbsp;^ombre.
PROBLÊME XXVI.
Dicrire. un Cadran qui montrz les heures par réjlexion.
O N peut décrire fur une muraille obfcure, 011 ^ien fur un plafond , un cadran ou 1on puiffenbsp;cotinoitre les heures par reflexion , en cettenbsp;forte. Décrivez un cadran fur un plan horizontalnbsp;Boi puifle être éclairé des rayons du foleil, parnbsp;^xemple fur lappui dune fenêtre, enforte que Ienbsp;Centre du cadran foit du cóté du feptentrion,nbsp;^ 1équinoxiale du cöté du midi; ce qui don-^tera aux lignes horaires une pofition contraire anbsp;Celle quelles doivent avoir dans les cadrans ho-tizontaux ordinaires. Ce cadran étant ainfi conf-truit avec fon petit ftyle droit, appliquez un filetnbsp;fur quelque point que vous voudrez dune lignenbsp;fioraire , amp; étendez-le fermement, jufqua ce que,nbsp;paffant par Ie bout du ftyle , il rencontre la mu-¦aille ou Ie plafond en un point; ce fera un denbsp;ceux de 1heure fur laquelle Ie filet aura été appli-Ontrouvera de cette maniere,pour chaquenbsp;igne horaire , quatre ou cinq points, par lefquelsnbsp;ménera une ligne qui fera celle quon cherche.nbsp;n répétant cette conftrudlion pour routes les li-gties horaires j Ie cadran fera tracé.
-ocr page 258-250 Recreations Mathématiques,
Enfin, pour connoitre les heures par réüextoamp;f on adaptera au fommet du ftyle un petit mir®}^nbsp;dun pouce ou deux de diametre, fixé bien hof*'nbsp;zontalement: la liimiere quil réfléchira donnfif*nbsp;lheure.
Au lieu dun tniroir , on pourra adapter a fommet un petit godet dun pouce ou deux denbsp;metre, quon remplira deau , jufqua ce quenbsp;furface foit a la hauteur précife de la pointe dt*nbsp;ftyle : fa lumiere réfléchie marquera égaleme*^nbsp;les heures, amp; fera plus facile a difcerner dans 1^nbsp;temps nébuleux, ou Ie foleil paroit a peine , p^^quot;nbsp;ceque la furface de 1eau a dordinaire un pett^nbsp;mouvement qui, en faifant trembloter cette li^nbsp;miere, la rend perceptible malgré fa foiblefle.
Autrc Manure,
Placez dans un endroit determine de TappU* dune croifée , un petit godet que vous remplire?nbsp;deau jufqua une hauteur donnée; ayez a proxPnbsp;mité , fur ce même appui, un cadran folaire»nbsp;amp; , lorfque vous verrez lombre du ftyle tombefnbsp;fur lheure de midi, marquez fur Ie plafond ou 1®nbsp;mur qui reqoit la lumiere réfléchie du foleil,nbsp;point du milieu de 1image de eet aftre i fakes 1*nbsp;même chofe a légard de routes les autres heures »nbsp;Sc notez ces points de lheure a laquelle ils t®*nbsp;pon dent.
Deux OU trois mols après , lorfque Ie foleil aut* confidérablement changé de déclinaifon , faites I*nbsp;même opération r vous aurez deux points de cha'nbsp;que ligne horaire : ceft pourquoi, ft la furface oJ»nbsp;ils font tracés eft plane , en les joignant par uo®nbsp;ligne droite , on aura la ligne horaire cherchee. ^
GnOMONIQUE. nbsp;nbsp;nbsp;2.5Ï
fhie, étoit une furface courbe ou irréguliere , il fauclroit un plus grand nombre de points pournbsp;avoir la ligne horaire. Pour la tracer exaftement ,nbsp;faudroit réitérer lopération de trouver un pointnbsp;chacune pendant cinq a fix mois , depuisnbsp;olftice jufqua 1autre ; en jolgnant tous ces pointsnbsp;P^t une courbe, on auroit la ligne horaire.
Troijiimt Mankn.
Ayant décrit fur un plan horizontal, comme Phn» , les heures a la maniere ordinaire, tour- % ^5nbsp;ce cadran en fens contraire de celui oü il de-''toit être, amp; fur la ligne méridlenne élevez en unnbsp;point E un fliyle droit, de la hauteur dont il de-^roit être pour marquer les heures ; garniffez cenbsp;*^yle dun petit miroir plan , fis de telle manierenbsp;^üil foit bien vertical, que fon plan foit perpendiculaire a celui de la méridlenne, amp; que fonnbsp;^Cntre enfin réponde au fommet du ftyle , commenbsp;volt dans la figure : la lumiere réflécliie dunbsp;°cil marquera les heures fur ce cadran.
Quatriemf Maniere.
On pourrolt, par un moyen femblable , tracer cadran folaire contre un mur expofé au nord ,
^ qui montrerolt les heures par la reflexion du ^oleil contre un petit miroir vertical placé contrenbsp;^0 mur expofé au midi. La chofe ne feyoit pasnbsp;*cn difficile ; mais nous laifferons a notre lefteurnbsp;^ plaifir de sexercer 4 Ia trouver.
-ocr page 260-15 i Recreations Mathématiques; PARADOXE GNOMONIQUE.
Tout Cadran folaire, quelque ixaciement conjlrui^
quil foit , eji faux , amp; mimi fmjibhmamp;nt i
dans les heures voijines du coucher du foleil.
Les aftronomes qui connoIfTent 1effet de la fraftion , nauront pas de peine a fentir aufli-tó^nbsp;la vérité de ce que nous avanqons. Nous aliens 1*nbsp;lendre fenfible pour tous nos lefteurs.
Ceft un fait connu aujourdhui de tous les phy-ficiens, que les aflres paroiïïent toujours plus éle' vés quils ne Ie font réellement, a moins quils n®nbsp;foient au zenith. Ce phénotnene eft produit pa*quot;nbsp;la reflation quéprouvent leurs rayons dans 1at-mofphere, amp; Teffeten eft aftez conftdérable dansnbsp;Ie voifinage de lhorizon ; car , lorfque Ie centranbsp;du foleil eft réellement dans lhorizon, il paroitnbsp;encore élevé de plus dun demi-degre, ou de 3Jnbsp;minutes qui font, dans nos cliinats , la quantité dsnbsp;la réfradion horizontale. Le centre du foleilnbsp;done réellement dans lhorizon , amp; aftronomique'nbsp;ment couché , lorfque fon bord inférieur ne toU'nbsp;che pas inême lhorizon , mais quil en eft encorSnbsp;éloigné dun demi-diametre apparent du foleil.
Suppofons done que le jour de léquinoxe , exemple, on obferve 1heure que montre un ca'nbsp;dran folaire vertical tourné au couchant, lorfq^®nbsp;le foleil eft pret a fe coucher. Au moment ounbsp;pendule bien réglée fonneroit fix heures, Tombrenbsp;du ftyle devroit être fur la ligne de fix heures , ^nbsp;elle y feroit effeftivement, fi le foleil étoit dan*nbsp;lhorizon ; mais, etant élevé fur lhorizon de 32.^?nbsp;lombre du ftyle reftera au deffous de 6 heures*
-ocr page 261-Gnomonique. nbsp;nbsp;nbsp;153
Car ceft par rimage apparente du folell que cette cmbre eft formée : elle narrivera méme a cettenbsp;*'gne que lorfque Ie foleil aura encore delcenclu denbsp;3 ce a quoi il emploiera, fous la latitude denbsp;plus de 3'. Or, dans un grand cadran fo-^3ire, une erreur de 3' amp; plus eft très-fenlible.
Si Ie foleil eft dans Ie folftice dété , cotnme 11 ^ct, fous la latitude de Paris, plus de 4' a defcen-^gt;¦6 verticalement de 3 3' lhorizon, a caufe de lo-^1'quité avec laquelle Ie Iropique coupe ce eerde ,nbsp;^ de la place que fon diametre occupe fur Ie tro-Pjque, la difference fera encore plus fenfible , amp;cnbsp;^ autant plus, que Ie ebemin que parcourt lombrenbsp;Cutre 7 amp; 8 heures , eft affez grand pour quuiinbsp;^®uzieme ou un quinzieme derreur folt très-per-^^ptible. Jai vu , dans un cadran de cette efpece,nbsp;point dombre qui devoit tomber fur la lignenbsp;7 heures, en être encore éloigné de plus dunnbsp;P'^uce , quoique a toutes les autres heures du journbsp;cadran fut fort exad, amp; saccordat avec unenbsp;^^cellente horloge qui lui étolt placée en regard.nbsp;Ous allons en conféquence enfeigner une conf-^udion de cadran, par laquelle on remedie a eetnbsp;''^Convenient.
tracer un Cadmn folaire qui montre exaclcment Vhture., nonobjlant la. refraction.
U s nous bornerons a Pexemple dun cadran Vertical fans dédinalfon, amp; diredement tournénbsp;rnidi, pour un lieu dont la latitude eft, commenbsp;Cc Ie de Paris, cle 48° 50^. Ce que nous allonsnbsp;.quot;¦c pourra facilement sappliquer a tout autre £a-tan vertical, inême déclinant.
-ocr page 262-154 RÉCRÉAttONS MatMématiques.
Pl. 12, Soit done C Ie centre du cadran quon vetJt fig. 26. tracer, CXII la ligne de midi. A un point P
cette ligne , fichez un llyle droit , foriné du*® fimple verge de fer perpendiculaire au plannbsp;cadran, amp; terminée par un bouton rond de 7 *nbsp;8 lignes de diametre, enforte que Ie centre de e®nbsp;bouton falTe avec celui du cadran une ligne p*'nbsp;rallele a 1axe célefte.
Portez enfuite la longueur de ce Ryle, compt^® du centre du bouton , de P en A ; par Ie point Pnbsp;tirée 1horizontale QR.
Quil faille préfentement tracer, par exemple ? la ligne de 4 heures après midi. Confidérez A?nbsp;comnie finus total, amp; décrivez du centre A 3dnbsp;rayon AP un quart de eerde. Cherchez dans 1*nbsp;table des verticaux du foleil, aux dift*érentes heünbsp;res du jour ( nous fuppofons la latitude de Paris) 2nbsp;Ie vertical du foleil a 4 heures du foir, lors ddnbsp;1entrée du foleil dans Ie Capricorne ; ce rndm®nbsp;vertical a la mdme heure lors de lentrée du foleünbsp;dans Ie Verfeau on Ie Sagittaire, dans la Balancenbsp;on Ie Bélier, amp;ennn dans Ie Taureau oulaVierge^nbsp;ces quatre verticaux ferviront a donner qiiatrdnbsp;points de la ligne horaire de 4 heures, amp; ferontnbsp;fuffifants. Ainll vous trouverez dabord Ie verticalnbsp;du foleil a 4heures du foir, lors de fon entree dao*nbsp;Ie Capricorne, de 52° 35'; cefl: pourquol vonsnbsp;tirerez AK , faifant langle KAP égal a eet ang'®nbsp;trouvé ; ceft-a-dire c|ue vous prendrez eet ang^^nbsp;avec Ie rapporteur, ou en faifant 1arc V knbsp;nombre de degrés trouvés. Vous tirerez denbsp;pour les trois autres fignes, les lignes AL, AM»nbsp;AN , faifant les angles PAL , PAM , PAN , ref-peftivement de 54 28', 66° 30', 74°nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^
-ocr page 263-GnOMONIQUE. nbsp;nbsp;nbsp;2^5
yous menerez les verticales indéfinies, KL, LG *
86
parties, portez en une de Ken/; le point
Après cela , cherchez pour Ie moment de len-du foleil dans Ie Capricorne, fa hauteur fur horizon a 4 heures; vous la trouverez de 40', anbsp;^Uoi répond une tangente de 1153» dont le rayonnbsp;contient 100000. Or 1153 eft la 86® partie denbsp;*00000 ; ceft pourquoi, divifant la ligne AKen
- nbsp;nbsp;nbsp;----- -- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;jnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;-- f------j
^*'3 un des points cherchés de la ligne horaire de ^ fteures.
Pareillement, pour trouver le point g, vous j^ercherez la hauteur du foleil a la merne heure,nbsp;de fon entree dans le Verfeau , 6c vous lanbsp;*fOuverez de 3° 10', a quoi répond une tangentenbsp;5 5 3 2. parties, ce qui eft la 18® partie du rayon,nbsp;done AL en 18 parties. Sc en portantnbsp;de L eng, vous aurez le fecond point cherché.nbsp;. .^ous trouverez de même les deux autres; en-jPfe vous ferez pafter par ces quatre points unenbsp;j.'S'^e qui fera un peu courbe, Sc vous aurez lanbsp;'Sne horaire de 4 heures.
J. Paites une femblable operation pour les autres §fes horaires, Sc vous aurez votre cadran tracé,nbsp;^i Ton fait pafter une courbe par les points denbsp;^aque ligne horaire , qui répondent au commen-j^iTient du même figne , on aura ce quon appellenbsp;arcs des lignes, tracés beaucoup plus exafte-^^nt que par !a méthode ordinaire, ou Iombrenbsp;I fommet du ftyle doit sécarter de la trace quonnbsp;a marquee , lorfque le foleil eft voifin de Iho-
R E M A R Q_ir E.
eft a propos de commencer par tracer, mais
-ocr page 264-156 Récréations Mathématiques. feulement en lignes occultes, les lignes horair^®nbsp;par la méthode ordinaire ; car on sappercevr^nbsp;mieux par-la de la difference des lignes horair^*nbsp;tracées par lun amp; Tautre moyen.
Décrirc un Cadran fur la. furface convexe cylindreperpendiculaire d Vhori'^n, 6* immobile-
Ce cadran eft un des plus ingénieux , amp; a de particulier, quau lieu dun ftyle, ceft lombr®nbsp;dun eerde horizontal qui fert a montrer lheur^nbsp;par fon interfeftion avec Ie parallele du foleil. ^nbsp;eft propre a faire decoration dans un jardin oi*nbsp;une cour, en fervant de piédeftal a une figure o'inbsp;a un autre cadran, fphérique par exemple, comiti^nbsp;celui quon a décrit amp; enfeigné a conftruire da'i®nbsp;Ie problême XVI; tel eft celui que repréfente 1*nbsp;PI.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;27» pb. 13- Ou pourroit arranger les choft*
% ^7- de maniere que la corn'che circulaire , régnant ^ Ientour de ce piédeftal, lui ferviroit de ce fty'®nbsp;circulaire ; ce qui feroit beaucoup meilleur eff^*-que ce eerde horizontal détaché. On voyolt autrefois un femblable cadran , exécuté avec foiu»nbsp;en pierre amp; en marbre , dans Ie jardin des RR. Pf'nbsp;Bénédidins de labbaye Saint-Germain-deS'Pf^*'nbsp;II étoit louvrage du P. Quefnet, religieux denbsp;erdre , qui a perfedionr.é a plufieurs égardsnbsp;que Kircher amp;c Benedidus avoient déja enfeig*^^nbsp;fur ce genre de cadran.
On fait ufage, pour cette conftrudion , table des verticaux amp; des hauteurs apparentesnbsp;foleil, quon a donnée plus haut. Nous difons des
hauteurs apparentes, car il eft évident que ce qu^
iious
-ocr page 265-Gnomonique. nbsp;nbsp;nbsp;257
avons dit des réfraftions eft applicable ici, il nen coüte dailleurs pas plus de peine dem-vjoyer les hauteurs apparentes que les hauteursnbsp;comme on a fait jufqua prefent.
-^vec cette double table, on opérera comme Va 1enfeigner.
Soit AB Ie diametre du cylindre fur lequel on Pb *4» décrire Ie cadran. De 1une de fes extrémités, % ®7nbsp;A , ayant mené la tangente AE égale aunbsp;^'^i-diametre AC , on rirera la fécapte CE , quinbsp;[''Upera Ie cylindre en D : la ligne DE fera lanbsp;£.^^|eur du ftyle, Ce neft pas quon ne put Ienbsp;plus long OU plus court ; mais la longueurnbsp;^ y Uous a paru une des plus convenables. En-5 du centre C on décrira par Ie point E, unnbsp;qui fera concentrique au premier, amp; quinbsp;^^ptefentera 1extrémité de tous les ftyles quonnbsp;'^Ppofe implantés a lentour de ce cylindre. Sur lanbsp;^,^®^deur de ce eerde on en fait un de fer, quenbsp;foutient par des tenons qui lentretiennent knbsp;jamp;ale diftance du cylindre, amp; qui fert a marquernbsp;j^j^eures. Il vaudroit mieux couronner cepiédef-^ylindrique par une tablette de marbre pro-^ ® amp; ayant la faillie convenable , enforte quenbsp;^f'td inférieur marquat Iheure.
^,CeIa fait, fur KF, égale a la ligne DE , ayant Dg*
Ie quart de eerde EN , amp; layant diviié en degrés, on comptera depuis F vers N la plusnbsp;^^^nde hauteur du foleil fur 1horizon du lieu,nbsp;^^^Uelle étant a Paris de 64° 39', donnera larc FMnbsp;Mutant de degrés Sc de minutes. On tirera par Ienbsp;^ fécante KI, laquelle rencontrant Ienbsp;y mdre au point I, on aura FI, tangente de 64nbsp;bauteur du cadran, que lon doit néan-ns prendre un peu plus grande, afin de ladTei;
1^8 RiCRÉATlONS Mathématiques. entre la plus baffe ombre amp; Ie pied quelque di^quot;*nbsp;tance, pour y infcrire les heures amp; les lignes. ^nbsp;faut auffi que Ie cylindre foit de telle grofleurnbsp;les heures puiffent être marquees diflindementnbsp;fa furface.
Comme lopération fur Ie corps cylindrique fait de même que fur Ie plan, mais moins coH'nbsp;inodément, il faut développer la furface du cy'nbsp;lindre en un redangle FHLI , dont la longue'^^nbsp;foit égale a fa circonférence ADBF, amp; la haute'^^nbsp;LI égale au moins a la tangente ci-deffus.
Ayant divifé FH par Ie milieu en G, tirez-I^! par ce point la perpendiculaire GXII; aprèé qr^^*nbsp;divifez chacun des deux efpaces HG, G F,nbsp;i8o parties ou degrés , qui commenceront 3nbsp;compter de part amp; dautre du point G, qui ^ .nbsp;Ie point de midi: les points de 90 degrés ,nbsp;partagent en deux également chacun des intef'nbsp;valles HG, GF, en deux parties égales, fontnbsp;points de 6 heures du matin amp; du foir , quinbsp;trouvent diamétralement oppofées fur Ie cylindr^»nbsp;comme la ligne GXII de midi eft diamétraleme^nbsp;oppofée a la ligne FI ou HL, quil faut imagiu^^nbsp;réunies, amp; nen faire qiiune fur Ie cylindre.
Enfuite, par chaque degré de Fare FM, des fécantes; elles marqueront fur FI les tangennbsp;fucceffivement de 1,2, 3°, amp;c. jufqua cells snbsp;640 39', au-dela de laquelle il eft fuperflunbsp;palTer, puifque 1on ne fqauroit en employs^nbsp;plus grande.
Ces préparations faites, pour avoir les fur ce cadran , amp; y marquer par exemple Ienbsp;de X heures du matin ou de II heures du fo*'quot;'nbsp;pour Ie temps de lentrée du foleil dans Ienbsp;des 05, vous trouverez dans la table des vertican-
-ocr page 267-Gnomon iQUË. '
'ivi foleii donnée plus haut, fous X. II, Ie nombre 51' 49' pour Ie vertical du foleii a X pu II heures,nbsp;commencenient de öp. Vous trouverez auflinbsp;Ia table des hauteurs, que celle du foleii,nbsp;Pour la même heure amp; Ie même parallele, eft denbsp;zi'. A vee ces deux nombres vous irez au ca-oü vous compterez fur lhorizontale FH,nbsp;ï^^puis Ie point G de midi vers 53° 49' pournbsp;f Vertical du foleii , amp; fur Ft vous compterez ,nbsp;^^puis F , 55° 22.^ Par les deux points oü fe ter-*^^*tieront ces nombres , tirez deux paralleles auxnbsp;j^tés refpetlifs du reftangle : leur interlèftionnbsp;^onnera Ie point hpraire cherché.
Remarquez que les heures du foir doivent étre droite de celle de midi, amp; celles du matinnbsp;gauche.
^e fuppofe encore, pour inftruire Ie leébeurpar clun exemple , quon veuille marquer Ie pointnbsp;p ^11 heures du matin ou V heures du foir, pournbsp;^ttrée du foleii aux fignes de y amp; de irp , onnbsp;'¦^nfultera les deux tables ci-deffus, amp; 1on trou-qiia Vl! heures du matin ou V heures dunbsp;Ie vertical du foleii eft éloigné du méridiennbsp;86° 23', amp; que fa hauteur eft de 18° zp''.nbsp;p'^Sc ces deux nombres on viendra au cadran , amp;nbsp;coraptera fur FH, depuis G, 86° 23' poufnbsp;^ Vertical du foleii; amp; fur la ligne FI on comp-depuis F, 18° zq': linterfeftion des deuxnbsp;^§nes tirées parallélement aux cótés du reftangle,nbsp;j^^inera Ie point de VlI heures du matin ou Vnbsp;P^^tes du foir, lors de 1entrée du foleii dans lesnbsp;oes OU np.
tous les points ainfi trouvés pour une même ^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;du foleii dans chaque figne du
^^que, ce qui donne fept operations feulement,
ago RiCRiATIONS Mathématiques.
on tracera une ligne qui fera la ligne horaire 5 joindra auffi par une ligne courbe toutes les heuresnbsp;du jour , lorfque'le folell occupe le commence'nbsp;nrent de chaque figne, amp; Ton aura fept autre*nbsp;lignes, qui couperont les lignes horaires, amp; lt;1'^*nbsp;feront les paralleles des commencements des figue*'
I*::
Pouf connoitre Iheure fur ce cadran , il fqavoir premierement dans quel parallele eftnbsp;folell, amp; obferver rinterfedlion de 1ombre ave^nbsp;ce parallele : la ligne horaire qui palTera par e®nbsp;point, fera celle qui défignera Iheure, Par exeUj'nbsp;pie , fuppofons que 1ombre du ftyle coupe, nbsp;jour de 1entrée du foleil dans le figne de la Vierg®gt;nbsp;le parallele de ce figne, PQR , dans le point O inbsp;^qui eft a moyenne diftance des points ou ce paral'nbsp;Iele eft coupé par les lignes de VIII amp; IX heure*gt;nbsp;on en conclura quil eft VIII heures Sc demie.
On pourroit auffi connoitre Iheure par Iintcf fedlion du parallele du foleil avec la ligne domb*^^nbsp;du cylindre , comme Ienfeigne M. Ozanam ;nbsp;oette ligne étant toujours mal terminée, comif^nbsp;on 1a obferve a 1égard des cadrans faits dt^nbsp;(globe , on ne doit point fe fervir de cettenbsp;miere.
R E M A R qir E s.
I. Lufage de ce cadran deviendra plus mode, ft, au lieu des fignes du zodiaque , oOnbsp;ploie les mois de Iannee ; car prefque toutnbsp;jnonde fqait chaque jour quel mois amp; quelnbsp;tieme du mois court; mats , a 4exceptionnbsp;aftronomes , peu de perfonnes fqavent quelnbsp;répond a chaque mois, amp; dans quel tiers ounbsp;de chaque figne on eft a chaque jour. Il fautc^'^nbsp;fulter pour cela un Almanach.
-ocr page 269-Gnomoniqüe. nbsp;nbsp;nbsp;i6t
Cette innovation a ce genre de cadran folalre facile a faire ; car on peut prendre pour vrai ,nbsp;Jans erreur fenfible, que le lo® degré de chaquenbsp;*'gne repond a chaque premier du mois, attendunbsp;1équinoxe tombe ordinairement amp; le plusnbsp;louvent au 21 Mars. Au lieu done de prendre lenbsp;''^'quot;tical amp; la hauteur du tbleil pour le commencement dun figne quelconque du zodiaque, il nynbsp;^ qua prendre ce vertical amp; cette hauteur pour lenbsp;degré de chaque figne; amp; Ioperation étanïnbsp;aite comme on 1a enfeignée , amp; ayant joint tonsnbsp;points appartenants au premier du même mois,nbsp;aura les paralleles de chaque corrimencementnbsp;tnois , amp; 1on reconnoitra Iheure avec beau-'^C'Upplus de facilite.
n. On fait de petits cadrans cylindriques por-!?fgt;fs, oil Ton reconnoit Iheure au moyen dlm Jiyle attaché au chapiteau mobile de ce cylindre.
place ce ftyle fur le dgne courant , amp; on le Journe direftement au foleil: la longueur de 1om-fur la verticale parallele a Iaxe du cylindre ,nbsp;^ontre Iheure. La conftruftion de ce genre denbsp;^®dran cylindrique eft ft facile , que nous la paf-fous filence. On peut la voir dans la plupartnbsp;livres de gnomonique.
PROBLÊME. XXIX,
^ecrire un Cadran portatif dans am quart de cerch^
I
defenption de ce cadran depend encore de ^ connoiffance des hauteurs du foleil a chaquenbsp;Cure du jour , pour une latitude déterminée, fui-le degré du zodiaque quoccupe le foleil.nbsp;on fera ufage de la table donnee plus haut.,
R iii
-ocr page 270-i6i RéCRéATIONS Mathématïques.
Fl- 15 ^ Soit done Ie quart de cercle dont Ie
% ^9eft A. Décrivez a volonté , du centre A,
quarts de cercle , également éloignés entreuS j vous les prendrez pour les commencements de*nbsp;lignes du zodiaque, Ie premier amp; Ie dernier ëtaR*^nbsp;pris pour les tropiques , amp; celui du milieu poo^nbsp;1équateur ; vous marquerez fur chaciin de ces p^'nbsp;ralleles des lignes les points des heures, felon 1^nbsp;hauteur que Ie foleil doit avoir a ces heures, da'nbsp;prés la table dont nousavons parlé. Pour trouvef»nbsp;par exemple, Ie point de r heures du foir ounbsp;heures du matin , pour la latitude de Paris, lorlquot;'nbsp;que Ie foleil entre dans-Ie figne du Lion, ayan^nbsp;trouvé dans la table que Ie foleil a ^ 2 ^4^ de haU'nbsp;teur, faites dans Ie quart de cercle propofé Pangitnbsp;BAO de 52° ^4', amp; rinterfeftion du parallele ditnbsp;commencement du Lion avec la ligne AO , fer*nbsp;Ie point cherché de 2*' du foir ou 10quot; du matin gt;nbsp;Ie foleil ayant la latitude du commencement d^nbsp;ce hgne.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;-nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,
Ayant fait pareille conflruëlion pour toutes autres heures, amp; pour Ie jour de Ientrée du folednbsp;dans chaque figne, il ny aura plus qiia joindr^nbsp;enfemble , par des lignes courbes, tous les poinf*nbsp;dune même heure, pour avoir Ie cadran achev^'nbsp;Elevez enfuite au centre A un petit ftyle perpef*'nbsp;diculairement, ou , au lieu de ftyle , placez dep^nbsp;pinnules dont les trous répondent perpendicul^'^nbsp;rement amp; a hauteur égale fur ie rayon AC ,nbsp;une autre ligne qui lui foit parallele ; enfin fi'*quot;nbsp;pendez au centre A un petit fil ou une foie garni^nbsp;dun petit plomb.
Pour vous fervir de eet inftrument, dirigez-^ Ie plan de maniere quil foit dans 1ombre, ^nbsp;placez Ie rayon enfiorte que 1ombre dii petit
-ocr page 271-G N o M o N I Q u E. nbsp;nbsp;nbsp;a(5j
'oinbe fur la lig ne AC , OU que Ie rayon folaire ®^file les deux trous des pinnules : alors Ie fil anbsp;P'Omb, par fon interfeélion avec Ie parallele dunbsp;, marquera lheure quil eft.
Pour connoitre lheure plus facilement, on a dajouter au filet pendant du centre A,nbsp;petite perle enfilée qui ny coule pas trop li-¦¦etnent ; on avance cette perle fur Ie figne Scnbsp;du foleil marqués fur la ligne AC ; amp; diri-enfuite linftruinent au foleil, comme onnbsp;j * dit plus haut, cette perle niontre lheure furnbsp;^ ^gne horaire quelle touche.
Remarque.
Pour rendre ce cadran plus commode , amp; les raifons que jai dites en parlant du cadrannbsp;«y'indrique, je voudrois quau lieu de marquer lesnbsp;'§nes du zodiaque , on marquat les jours des moisnbsp;Ie foleil y entre: par exemple, au lieu de mar-a cóté du plus petit eerde %, on mit z i Dé-^^Ribre; a cóté du fecond , dun cóté xi Janviernbsp;fieu de , figne des Verfeaux , amp; de lautrenbsp;o öécembre au lieu de ff-, figne du Sagittairenbsp;; car, en fuppofant les équinoxes invariable-fixés aux z i Mars amp; z i Septembre , les joursnbsp;Ie foleil entre dans chacun des fignes du zo-, font, a peu de chofe prés, les ii de cha-^'^^inois: 11 ne feroit plus enfuite befoin que denbsp;^^nnoitre Ie quantieme du mois pour fe fervir denbsp;Cadran.
On vend a Paris, chez Ie fieur Baradelle , un ca-'quot;an portatif, qni j-jg differe guere du précédent que Ce quil eft décrlt fur un carré long de carton :nbsp;® principe de fa conftrudion eft abfolument le
meme,
L E cadran que nous aliens décrire eft ordinal' rement appellé Ie capucin , parcequil reflemble *nbsp;la tête dun capucin qui a 1'on capuchon renverl^'nbsp;11 fe peut décrire fur une petijte piece de carton»nbsp;OU bien fur une carte , en cette forte.
P'1. 15, Ayant décrit a volonté une circonférence üg- 30. eerde , dont Ie centre eft A , amp; Ie diametre B i
divifez cette circonférence en 24 parties égal^^t OU de 13 degrés en 1 ^ degrés, en commentjai'*'nbsp;depuis Ie diametre B 12. Joignez les deux poid*nbsp;de divifion également éloignés du diametre Bnbsp;par des lignes droites paralleles entrelles, amp;nbsp;pendiculaires a ce diametre B 12 : ces parallel^*nbsp;léront les lignes horaires, dont celle qui paftenbsp;Ie centre A, fera la ligne de 6 heures.
Après cela , faites au point 11, avec Ie dia' metre B 12 , Tangle B 12 T égal a Télévationnbsp;pole ; amp; ayant mené par Ie point T, ou la lig^fnbsp;11'T coupe la ligne de 6 heures , la ligne in^^'nbsp;finie 05 ^ , perpendiculaire a la ligne 12 Y'snbsp;terminerez cette ligne 00 'fe aux points 3b fe gt;nbsp;les lignes 12 «b , 12. fe , qui feront avec lanbsp;ïx 'Y', chacune un angle de 23 degrés amp; dem*gt;nbsp;telle queft la plus grande déclinaifon du foleil-On trouvera fur cette perpendiculaire 35 fe»nbsp;points des autres lignes , en décrivant dunbsp;'Y, comme centre, par les points 05 , fe,nbsp;circonférence de eerde, amp; en la divifant en *nbsp;parties égal es, ou de 30 degrés en 30 degre*nbsp;pour les commencements des douze lignes dunbsp;(diaque. Joignez deux points de divifion oppoi^
-ocr page 273-Gnomon iQufi. 265
^ egalement éloignés des points 05,'^, par des §nes paralleles entrelles amp; perpendiculaires aunbsp;'3nietre 53 'fc), qui donneront fur ce diametre lesnbsp;Commencements des fignes, dou, comme centres,nbsp;décrira par Ie point 12 des arcs de eerde , quinbsp;¦opréfenteront les paralleles des fignes , auxquelsnbsp;conréquent on ajoutera les mêmes caraderes,nbsp;'¦omine vous voyez dans la figure.
11 faut enfin pratiquer Ie long de la ligne 53 nbsp;nbsp;nbsp;,
^*^0 fente qui permette dy faire couler, mais pas /Op libreinent, un filet garni dun petit poidsnbsp;^mfant pour Ie tendre , enforte quon puiffe pla-fon point de fufpenllon a celui de la lignenbsp;quon voudra.
Ces arcs des fignes ferviront a connoïtre les /Ores aux rayons du foleil, en cette forte : Ayantnbsp;a volonté la ligne Cito parallele au diametrenbsp;^ *3., élevez a fon extrémité C un petit ftyle biennbsp;^'^oit, amp; tournez Ie plan du cadran au foleil, en-que lombre de ce fiyle couvre la ligne'C';b:nbsp;, Ie filet pendant librement avec fon plombnbsp;point du degré du figne courant du foleil ,nbsp;j, Otqué fur la ligne 53 Ito j montrera en bas , fur
même figne, 1heure cherchée.
Cn pourroit garnir ce filet dune petite perle , r Or sen fervir au inême ufage que dans Ie pro-Ome précédent.
r Cadran tire fon origine dun certain cadran tiligne imiverfel, publié autrefois par Ie P. denbsp;^ot-l^igaud , Jéfuite , amp; profelTeur de mathé-au college de Lyon , fous Ie titre denbsp;novum ; j^^^is il nous a paru , quoiquenbsp;zanam lui ait donné une grande place dans
i65 Recreations Mathématiques.
fes Recreations Mathématiques , ainfi qua un analemme reéiiligne univerfel, que tout ce qu **nbsp;en dit eft fi compliqué, que ce nétoit guere Ienbsp;de leur donner place dans un ouvrage telnbsp;celui-ci.
Conjiruclion d'un anneau qui marque Cheure pett' dam toute Vannée,
On débite chez les fa(El:eurs ordinaires dinftft^' ments de mathématiques , des anneaux fervan^nbsp;de cadrans portatifs , qui font défeélueux.nbsp;heures font marquees dans lintérieur fur une feul®nbsp;lïgne , amp; 11 y a une petite bande mobile portan^nbsp;un trou quon arrête fur Ie figne du folell courao^ynbsp;qui eft marqué extérieurement. Ces cadrans ,nbsp;fons-nous, font défeftueux ; car, rendant cenbsp;commun a tous les fignes du zodiaque marquésnbsp;la circonférence de 1anneau , on ne peut avO^nbsp;que Iheure de midi jufte , amp; les autres feroi^nbsp;indiquées infidélement. II faut, au lieu de cel» gt;nbsp;décrire dans la concavité de lanneau , fept cerd'^*nbsp;féparés, pour repréfenter autant de parallelesnbsp;Tentrée du foleil dans les fignes , amp; fur chaci**nbsp;defquels on doit marquer féparément les hauteui^nbsp;du foleil, a fon entree dans Ie figne qui apparti^^^nbsp;au parallele pour lequel Ie eerde a été tracé.nbsp;points ainfi notés , doivent être réunis parnbsp;lignes courbes, qui feront les véritables lignesnbsp;raires, ainfi que la remarqué Ie P. Defchales-PI. i6, Soit done préparé un anneau , ou plutot lOinbsp;lig. 31. décrit un eerde de la grandeur de Tanneau qinbsp;lon veut divifer; enfuite ayant choifi Ie li^nbsp;fufpenfion, foient pris en A amp; O j ^ droits'
-ocr page 275-Gnomon TQUE.
j^.Saiiche de B , 49 degrés pour Ia latitude de Pa-^5 ceft-a-d ire pour la diftance du zenith a lé-^3teur; amp; par les points A amp; O foit menée AO, la perpendiculaire AD a AO ; foit enfin menéenbsp;A Sc Ie centre la ligne Au, qui déligneranbsp;l^®H*^ateur: Ie point i ^ feta Theure de midi pournbsp;)our de léquinoxe.
Afin (Je trouver les autres points horaires du jour au commencement du Bélier amp; de lanbsp;Q atice , décrivez du centre A Ie quart de eerdenbsp;) amp; prenez du point O, en comptant vers P,nbsp;liauteurs du foleil aux diverfes heures du jour,nbsp;a I amp;c I ï heures, a z amp; 10 heures, amp;c:nbsp;tirées par Ie centre A amp; ces points denbsp;^ étant prolongées jufqua la circonfé-
Poi
du eerde B 12D , amp;c. y donneront les
horaires pour Ie jour de léquinoxe (.Q avoir les divifions horaires des cerclesnbsp;ïe^'^''^.lpondants aux autres fignes, vous procéde-dvj Pfsnez dabord , a droite amp; a gauchenbsp;A , la double déclinaifon des fignes,nbsp;les arcs AE, AI, de 23 degrés, pournbsp;'^.^^eement duTaureau, ou de la Vierge, du quot;S' 3®*nbsp;Cqj ^P'oii ou des Poiffons ; AF de 40° z6'', pour Ienbsp;étt ¦ '^encement des Gemeaux amp; du Lion, amp; fonnbsp;® AK, pour celui du Sagittaire amp; du Verfeau ;
(l(j p Ag amp; al , de 47°, pour Ie commencement aticer amp; du Capricorne.
Ie f loh quefiion maintenant de trouver fut les points horaires , par exemple, répon-s au commencement du Verfeau. Par Ie pointnbsp;P^talT'i^ tépond a Fenfrée du Verfeau, menez lanbsp;P'^hu^Tr ^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^ I 2 ; de ce méme
Kp 1, nbsp;nbsp;nbsp;décrivez , entre K 12 amp; 1horizontate
} are de eerde Qll, Oir lequel vous prendrez j
a68 RiCRÉATIONS Mathématiques. ^
en comptant de R vers Q les hauteurs du aux différentes heures de la journée , lorfque *nbsp;foleil entre dans Ie commencement du Sagitta'^
amp; du Verfeau , comme Ton voit dans la amp; en tirant de K des lignes a ces points de dh^nbsp;ilon , vous aurez les divifions horaires desnbsp;cercles répondants au commencement dunbsp;taire amp; du Verfeau. En procédaiit de mêru® ^nbsp;part pour chaque autre entrée de figne ,nbsp;aurez les points horaires des cercles qui leurnbsp;pondent.
PI. i6, Vous tracerez enfin , dans la concavité de 1^^ 33'neau , fept cercles paralleles; celui du milieunbsp;les equinoxes ; les deux a cóté , pour Ie co'''nbsp;mencement des fignes du Taureau amp; de la Vierg^fnbsp;du Scorpion amp; des Poififons; les deux fuivaiif*^nbsp;droite amp;c a gauche , pour les fignes des Gemea^^nbsp;amp; du Lion, du Sagittaire amp; du Verfeau ; lesnbsp;extérieurs enfin , pour Ie Cancer amp; Ienbsp;corne : vous joindrez les points horaires fetnh*nbsp;bles par une ligne courbe , amp; vous aureznbsp;anneau décrit.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^
II refte a placer convenablement Ie point 4 admettra Ie rayon folaire; car il dok être moP'.^jnbsp;enforte quau jour de 1équinoxe il foit aunbsp;A, Ie jour du folftice d ete en G, en L Ienbsp;folftice dhiver, amp; dans lespofitions intermédi3' ^nbsp;pendant les autres jours de 1année. II faut, P ^nbsp;eet effet, pratiquer dans la partie CBD de jjjnbsp;neau amp; dans fon milieu, une rainure dansnbsp;foit mobile une petite plaque circulaire ,nbsp;fur elle Ie trou qui doit laiffer entrer Ienbsp;foleil; on marquera fur lextérieur de cettenbsp;de lanneau , par des lignes paralleles, les nbsp;fions L , K, I , A, E , F, G , en plaqant d
-ocr page 277-Gnomonique.
les marques des fignes afcendants , amp; de 3utre celles des fignes defcendants. II fera facilenbsp;cela darrêter Ie point mobile A fur la divi-convenable , ou dans lentre-deux; car, pournbsp;S.'^/lue lanneau foit grand , on pourra facilemenXnbsp;^'ifer chaqiie figne en trois ou quatre parties.nbsp;Pour connoitre 1heure , on commencera parnbsp;^ Ie point A de la maniere convenable , fui-Ie degré du figne occupé par Ie foleil Ie journbsp;ï'iois OU lon eil; on tournera enfuite 1inftru-de maniere que Ie rayon folaire, admis parnbsp;P Point A, tombe fur Ie eerde du figne oü eft Ienbsp;^ ^il: Ia divifion fur laquelle il tombera , mar-^'^^ralheure.
R E M A R Q_U E S.
j. Pour rendre lufage de eet inftrument plus on pourroit, au lieu des divifions desnbsp;§Oes, y rnarquer les jours de leur commence-j!*^'^»par exemple, au lieu de^, rnarquer iinbsp;» au lieu de ^ amp; np , rnarquer ao Avril,nbsp;^''Aoüt,amp;c.
On pourroit rendre Ie point A immobile , Sc fa pofition la plus convenable feroit a Ia dif-'^'¦0 que nous lui avons donnée primitivementnbsp;Ie jour de 1équinoxe ; mais alors, au liennbsp;1heure de midi , fuivant la méthode précé-trouve pour tous les cercles des fignesnbsp;une ligne horizontale , ce fera une ligne courbe,nbsp;^ toutes les autres lignes des heures feront auflinbsp;/courbes affez contournées ; ce qui eft fujet inbsp;fonbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^ difficulté: ceft pourquoi nous pen-
qu il vaut mieux faire Ie point A mobile*
37° Recreations MathématiquES. PROBLÊME XXXII.
Comment Combre d'un Jlyle peut rétrograder fu^ cadran Jolaire fans miracle,
C E phénomene, qui préfente dajDord une poffibilité phyfique , na néanmoins rien que ^nbsp;très-naturel , comme on va Ie voir. On en doifnbsp;remarque au géometre Portugais Nonius ounbsp;gnez, qui vivoit fur la fin du feizieme fiecle.nbsp;fondé fur Ie tliéorême fuivant.
Dans toiLS les pays dont Ie ^hiith ef jitué etl'^ Vèquateur amp; Ie tropique , tant que Ie foleil pafjenbsp;dela du qènhh du cvté du pók apparent , ilnbsp;deux fois avant midi au menie vertical, amp;part'^^nbsp;chofe fe répete apres midi.
PI. 17, Soit , dans la fig. j4 , Z Ie zenith dun % 34- fitué entte Ie point E de léquateur , amp; T Ie poi''^nbsp;oü paffe Ie foleil Ie jour du folftice dété; quejfnbsp;cercleHAQCKH repréfente ihorizon , REÖnbsp;une moitié de léquateur , TF la portion orient^^'^nbsp;du tropique extante fur Ihorizon, amp; GT la portiquot;nbsp;occidentale. II eïl évident que du zenith Znbsp;peut mener un vertical, comme ZI , qui touchénbsp;Ie tropique en un point O, par exemple, amp; ffnbsp;tombera fur Ihorizon en un point I , fituénbsp;les points Q amp; F, qui font ceux oü lhorizoonbsp;coupé par léquateur amp; Ie tropique; amp; , paf nbsp;même raifon, on peut mener aufli un autre vct'nbsp;tical , comme Z H, qui touchera en o 1autt^nbsp;portion du tropique.
Suppofons préfentement Ie foleil dans Ie pique, amp; fe levant conféquemment au point F»nbsp;amp; foic un ftyle vertical dune longueur indéÜR'®
-ocr page 279-271
él
Gnomonique.
ICK, FCNj clair quau moment du lever du foleil, 1om-du Hyle fera projetée en CN, amp; que , lorf-Ie foleil fera arrivé au point de contaélO,nbsp;, ombre fera projetée en C K : elle marcheranbsp;^*^0 pendant que Ie foleil parcourra F O, ellenbsp;j,^j^tchera, dis-je, de CN en CK.; mais que Ie foleilnbsp;parvenu au méridien en T, cette ombre feranbsp;la ligne CB : elle fera done revenue de CKnbsp;r'l 9® elle aura done été, depuis Ie lever dunbsp;^^iljufquimidi, de CN en CK, amp; de CK ennbsp; elle aura conféquemment marché en fensnbsp;'^traire , ou rétrogradé dans eet intervalle denbsp;, puifquelle a dabord marché du midi versnbsp;^uchant, amp; enfuite du couchant au midi.nbsp;3teille chofe arrivera après midi ; lombrenbsp;^ ®^^hera dabord du midi vers lorient. Parvenuenbsp;le'^'. Certain terme, elle rebrouflfera chemin versnbsp;5 jurq uau coucher du foleil.nbsp;e^i^'^Ppofons préfentement que Ie foleil fe levenbsp;crirquot;^^ ^2s points F amp; I; alors Ie parallele quil dé-^ 3vant midi, coupera évidemment Ie vertiealnbsp;deux points. Ainfi, dans la durée dunenbsp; lombre commencera par tomber dansnbsp;'^én mnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;marchera vers CK , amp; la
y ^^^£ra même en fortant de eet angle; puis elle denbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1 ^ marchera vers la méridienne , 6c
oi) ^ lorient, jufques au-dela de la ligne CL , fol n r^viendra, pourfinir avec Ie coucher dunbsp;dans 1angle LCB.
avons trouvé que , fous la latitude de iz ^ loleil étant au tropique du même cóté *nbsp;que ^goes CN, CK, font un angle de 9®nbsp;oinbre met zh y' ^ parcourlr.
-ocr page 280-V]% Recreations MathématiqueS.
Sous une latitude quelconque, tracer un cadran o* la rétrogradation de Vombre ait lieu,
InclinEZ, pour cet effet, un plan direfteiuet'^ tourne au midi, de maniere que fbn zenithnbsp;entre le tropique amp; Iequateur, amp; a peu présnbsp;le milieu de la diftance entre ces deux cerd^*'nbsp;par exemple, fous la latitude de Paris, qui eft ^nbsp;49° 50', ce plan devra faire un angle denvit*^^nbsp;38°. Fichez au milieu de ce plan un ftyle droit ifnbsp;un peu long, enforte que fon ombre déborde .nbsp;plan ; tracez plufieurs lignes angulaires dunbsp;de ce ftyle , du cóté du midi: vous verreznbsp;environs du folftice 1ombre du ftyle eprou''^^nbsp;les deux retrogradations decrites plus haut.
Cela eft evident, puifque ce plan eft parall^!^ au plan horizontal qui auroit fon zenith fou*nbsp;même méridien , 4 12, degrés de 1équateurnbsp;cóté du nord : les deux ombres des deux fty ^nbsp;doivent conféquemment marcher de la mêmenbsp;niere dans 1une amp; dans 1autre.
Quelquun dira peut-être que voila Ifjj plication naturelle du miracle que les Livres 1^' ,
* nbsp;nbsp;nbsp; f , r ^ fnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;r
eft dailleurs bien peu probable que , ft la rétrog'^^ dation de 1ombre, opérée fur le cadran ^denbsp;prince , eut été un effet aufli naturel, onnbsp;connu au point de ne sen appercevoir qus lor ft
nous apprennent avoir ete opere en raveur o ./j chias , roi de Jérufalem; mais a Dieu ne jjnbsp;que nous ayions eu lidée datténuer ce mirae^^'
-ocr page 281-^ nbsp;nbsp;nbsp;Gnomonique.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;17J
® prophete lui annonqa ce figiie de fa guérifon ;
il devoit sopérer routes les fois que Ie foleil f trouvoit entre Ie tropique 5c Ie zenith du ca-''311; ainfi la inerveille citée par les Livres faints
PROBLÊME XXXIV.
la trace de Vombre du fommct du jlyU fur un plan.
O
j N fuppofe ici que Ie foleil, pendant une révo-quot;'on diurne , ne change point fenfiblement de ^^Hnaifon; car sil en changeoit, la courbe ennbsp;^'^sftion deviendroit dune nature trés - compli-, Sc dune determination très-difficile.
^epoiee , parcourt dans fa revolution la furface Q nPne oppofé par Ie fommet. II nefl donenbsp;connoitre la pofitiön du plan quinbsp;fünbsp;nbsp;nbsp;nbsp;deux cones; car fon interfedtion avec la
conique décrite par loinbre, fera la courbe
^rchée.
j- ne faut plus être quinitié dans la connoif-des feiflions conlques poür réfoudre Ie pro-^^on propofe un lieu föus léqua-^ qne Ie plan foit horizontal: il efl: évident P^3n coupe les deux cènes oppofés par Ie
^°nféquemment la trace de 1ombre fera Pj. 17,
dont Ie fommet fera tourné %¦ 35
^*e pied du flyle,
lU^ nbsp;nbsp;nbsp;S
^oit done Ie foleil dans un paralleie quelcon-II eft aifé de voir que Ie rayon folaire cen-^3*, mené a la pointe du ftyle , décrit une furface ^'^niqug ^ ^ rnoins que Ie foleil ne foit dans 1é-3^3teur ; conféquemment 1ombre projetée parnbsp;pointe , qui lui efl: toujours direftement
174 RicaiATiONs Mathématiques.
li eft aifé de voir qua mefure que Ie foleil sap* proche de léquateur , cette ligne hyperboliq'^®nbsp;sapplatit de plus én plus, 8c dégénéré en u'®nbsp;ligne droite Ie jour de 1équinoxe ; quenfuite d*®nbsp;paffe de 1autre cóté , en fe courbant de plusnbsp;plus, jufqua ce que Ie foleil foit arrivé au tro'nbsp;pique, 8cc.
Jajouterai ici que Ie foleil fe leve chaque dans une des afymptotes de 1hyperbole, 8c qu'nbsp;fe couche dans lautre.
1° Dans tous les lieux fitués entre léquateur ^ les cercles polaires, la trace de 1ombre fur un pl*^nbsp;horizontal eft encore une hyperbole ; car ilnbsp;facile de voir que ce plan coupe les deux cón^*nbsp;oppofés par Ie fommet que déqrit Ie rayon 1^'nbsp;laire paffant par la pointe du ftyle, puifque, dai^*nbsp;toutes ces latitudes , les deux tropiques font coup®*nbsp;par 1horizon.
3° Dans les lieux fitués fous un eerde polair^ f Ie jour que Ie foleil eft dans Ie tropique, 1ombr®nbsp;décrit fur Ie plan horizontal une ligne paraboh'nbsp;que: les autres jours elle décrit des hyperboles.
4° Dans les lieux fitués entre Ie eerde pola*^^ 8c Ie pole, tant que Ie foleil fe leve 8c fe couch® *nbsp;la trace de 1ombre du fommet du ftyle eftnbsp;hyperbole : lorfque Ie foleil eft parvenu anbsp;latitude affez grande pour ne faire que touch®nbsp;lhorizon au lieu de fe coucher , cette trace dnbsp;iine parabole : lorfquenfin Ie foleil refte toute 1*nbsp;journée fur lhorizon , elle eft une ellipfe plus lt;?nbsp;moins allongee.
5° Enfin fous Ie póle, il eft aifé de voir que 1* êrace de 1ombre du fommet dun ftyle t eft
-ocr page 283-, nbsp;nbsp;nbsp;G N o M o N I Q U E.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;275
purs ün eerde , puifque Ie foleil fe tient pendant * Journée a la même hauteur.
COROLLAIRE.
Les arcs des fignes nëtant autre chofe que la de lombre du fommet du ftyle, lorfque Ienbsp;parcourt Ie parallele du commencement denbsp;^que figne, U senfuit que ces arcs ne font autrenbsp;^ que des feö;ions coniques, ayant leur axenbsp;la méridienne Ou la fouftylaire. Ce font ennbsp;'^htulier des hyperboles dans tous les cadransnbsp;^^Jizontaux de lieux entre léquateur amp; les cerclesnbsp;*^res , 8sc dans tous les verticaux de la zonenbsp;,'Pérée , tant méridionaux ou feptentrionaux ,nbsp;jj^^dentaux ou occidentaux. Cell ce quil ellnbsp;f ^ dappercevoir du premier coup dceil, a Ianbsp;^ de ces lignes, dans la plupart des cadrans
Pol
tios
contrees.
chofes, qui peut-être feront peu goutées de j^'^^iooniftes vulgaires, nous ont paru dignesnbsp;curiofité de ceux qui font verfés dans la géo-
Jii
jpj- amp; dont plufieurs peuvent ny avoir pas j attention. Ceft ce qui nous a determine k leurnbsp;place ici.
^^^oitre ks heurts a un cadmn folaire éclairé par ^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;la lunt.
^Saft Ptoblême ne paroïtra pas bien difficile a qui Par la lune retarde tous les jours fon paffagenbsp;naéridien denviron 48'; quelle paffe aunbsp;pt^t:irément avec Ie foleil lorfquelle
lii«,» Sc iz heures après lorfquil eft
ayS Récréations Mathématiques.
Sqachez done quel eft 1age de la lune; ce lt;1^® vous pourrez toujours apprendre facilementnbsp;moyen des calendriers les plus ordinaires , oUnbsp;jours amp; heures de la nouvelle amp; de la pleine 1^'^nbsp;font toujours marqués. Suppofons quau morne^nbsp;oft 1on veut fqavoir Iheure quil eft, il ynbsp;jours amp; demi écoulés depuis la nouvelle lui^'nbsp;MultipliezA dheure par 6^, ce qui vous donn^'^fnbsp;^,0115^1^ OU 5I 11', quil faudra ajoutetnbsp;Iheure montree par le cadran. Ainfi , ft le cadf^nbsp;inarquoit a la lune 4 heures, il feroit qh \x'.
Mais on pourra trouver Iheure beaucoup p'^ exaclement de la maniere fuivante. Il faut ,nbsp;cela , fqavoir a quelle heure de la journee la 1^^nbsp;a pafte ou dolt pafter par le méridien. On popf^^nbsp;le fqavoir au moyen des Almanachs qui fontnbsp;les mains de tout le monde, comme des Etrinl^''nbsp;mignoms, le Cakndrier de la Cour, ou le levefnbsp;ie coucher de la lune font marques jour par joU'nbsp;car ft on partage Iintervalle du lever au coud^fnbsp;en deux egalement, on aura a peu de chofenbsp;le paflage au méridien.
Suppofons done quaujourdhui la lune alt p® au méridien a 3' 30' du foir. La différence dhe|nbsp;avec le foleil feroit, ft la lune eut été immobd^ nbsp;de 3^7, dont Iheure a la lune retarderoit furnbsp;du foleil. Maintenant que la lune marquenbsp;cadran folaire 7 7 du foir , on en concluroit d^nbsp;quil eft précifément lo^ du foir, dans 1hypod^^nbsp;que la lune eut été immobile. Mais comme, da'nbsp;cet intervalle de yi^A , la lune a eu un mouveiR^^nbsp;retrograde vers 1orient, dont la quantite operenbsp;fon palfage parle méridien, ou un cercle hora'^^nbsp;quelconque , un retard de48'par jour, a ^
lt;le a minutes par heure, on aura pour yh 7 la
-ocr page 285-Parl^ quil faiidra ajouter a Theure indiquée f la lune, en fus de ce dont fon paffage par Ienbsp;^ndien a retardé fur celui du foleil.
' la lune avoit pafle la premiere par Ie méri-j j il faiidroit óter de Theure marquee par la ^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;gt; Ce dont elle a devaftcé Ie foleil, amp;; ajouter
Qui en proviendroit autant de fois x minutes ^ marqueroit dheures, Mais voici une petitenbsp;^^nine qui peut éviter ce calcul, quelque légernbsp;^1 foit
machine eft compofée de deux plaques PI. de cuivre, de laiton , ou de carton. Lune % 3^*nbsp;eft ftxe amp; immobile; lautre hefl eflrnbsp;de. Sur la plaque immobile il y a un eerdenbsp;5 divifé en 14 parties égales, qui fervent anbsp;les 14 heures du jour, dont chacunenbsp;etre divifée en demis amp; quarts dheure ; furnbsp;'^^ntre C de ce eerde, on applique lautre pla-quot;^onde Sc mobile b efl, dont Ie bord eft di- .
^ parties qui repréfentent les heures que la par fon ombre fur un cadran au foleil.nbsp;heures ne font pas égales a celles du foleil^nbsp;étrnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Is eerde immobile; mais dies doivent
}, ® plus grandes de la valeur de 2 minutes par p^^'S3puifque laluneretarde denviron 48 minutesnbsp;p , Jour, amp; de 12 minutes en fix heures. Ainfi ,nbsp;ilnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;degré de figne vaut 4 minutes de temps,
te '^l^i'' nbsp;nbsp;nbsp;3 d^gtés valent 12 minutes de
ACrquot; pourquoi, ayant tiré la llgne de midi de il faut prendre pour fix heures 93 degrésnbsp;^ dautre , depuis Ie point b jufquauxnbsp;Parf^^ ^ divlfer chacun de ces efpacesen fixnbsp;*luarT^ égales pour 6 heures, puis en demies amp; eitnbsp;s, comme on Ie voit dans la figure.
Placez lindex nb de la plaque moblla:
S ui
-ocr page 286-3,7^ RÉGRiATIONS MaTHÉMATIQUES. for lheure du paffage par Ie méridien du journbsp;quel vous voulez trouver lheure. La macbif®nbsp;étant ainfi difpofée , obfervez quelle heure marlt;l'|*nbsp;Tombre de la lune for un cadran horizontal:nbsp;même heure for la plaque mobile vous montrera gt;nbsp;vis-a-vis for la plaque immobile, la vraie hequot;^nbsp;au foleil.
Conjimirt un Cadran qui marquc 1'heure d la lü^^'
PouR fe fervir de ce cadran, il eft necelTab^ de connoitre 1age de la lune; ce quon peut toi*nbsp;jours fqavoir au moyen dun Almanach des p'*!*nbsp;communs, ou au moyen de quelquune des pt^^'nbsp;ques dont-nous avons parlé en traitant de laftf^nbsp;nomie.
Afin done de décrire un cadran lunaire quelque plan que ce foit , par exemple un p^®'nbsp;horizontal, tracez for ce plan un cadran horizoJi'nbsp;tal Polaire pour Ie lieu oü vous êtes; tirez anbsp;lonté les deux lignes^ 5 7 ? 3 9 paralleles a lé^nbsp;noxiale , dont la premiere étant prife pour Ienbsp;de la pleine lune , la feconde repréfentera Ie 1°'^''nbsp;de la nouvelle , oü les heures lunaires convienn^nbsp;avec les folaires : ce qui fait que les pointsnbsp;res, marqués for ces deux paralleles par lesnbsp;qui partent du centre du cadran A, font comi^^'^nbsp;au foleil amp; a la lune.
Cette préparation étant faite , divifez terminé par les deux lignes paralleles 3 9, 5 7» ^ ^nbsp;douze parties égales; menez a ces deuxnbsp;lignes, par les points de divihon , autant de li^
-ocr page 287-Gnomonique. nbsp;nbsp;nbsp;279
P^ralleles, qui repréfenteront les jours de la lune ^uxquels elle séloigne fucceffivement dune heure,nbsp;fon mouvement propre vers lorient, amp; aux-par conféquent elle paffe au méridien dunenbsp;plus tard chaque jour : ainfi la premiere pa-^^llele 4, 10 , étant Ie jour auquel la lune paffenbsp;méridien une heure plus tard que lefoleil, Ienbsp;Point B , de 11 heures a la lune, fera Ie pointnbsp;p midi au foleil; la fuivante 5,11, repréfentantnbsp;jour auquel la lune paffe au méridien 2 heuresnbsp;?Pfès Ie foleil, Ie point C , de 10 heures a lanbsp;Une, fera Ie point de midi au foleil; amp; ainffnbsp;autres.
Heft évident que ft lon joint les points 12 , ,B, amp; tous les autres qui appartiendront 3 midi ,nbsp;^ que Ton peut trouver par un raifonnementnbsp;^iiblable au précédent , par une ligne courbe:nbsp;^otte ligne courbe fera la ligne méridienne lu-^®be. Ceft de la même faqon quon tracera lesnbsp;lignes horaires a la lune ; amp; il ne faut quenbsp;^^g3rder la figure pour Ie comprendre.
, Harceque la lune emploie environ quinze jours-^opuis fa conjonftion avec Ie foleil jufqua fon PPpofition , ceft-a-dire depuis quelle eft nouvellenbsp;ce quelle foit pleine , ou diamétralementnbsp;PPpofée au foleil, enforte quelle fe leve quandnbsp;o foleil 'fe couche ; on effacera toutes les paral-*®les précédentes, excepté les deux premieres,nbsp;5^539; amp; au lieu de divifer leur intervalle ennbsp;ouze parties égales , on Ie divifera en quinze ^nbsp;Puur tirer par les points de divifion dautres paral-0 Ss , qui repréfenteront les jours de la lune,nbsp;^Uxquels par conféquent on ajoutera les chiffresnbsp;^onvenables, comme nous avons ici fait Ie longnbsp;la ligne méridienne, par Ie moyen defquels on
connoitra de nuit 1heure du foleil aux rayons la lune , en cette forte.
Appliquez au centre du cadran A un axe , ce^' a-direune verge qui fafle a ce centre A, avec 1*nbsp;jnéridienne A 12, un angle égal a lélévation dt*nbsp;póle fur Ie plan du cadran, que nous fuppofoi^*nbsp;horizontal : eet axe montrera , par fon ombrenbsp;Ie jour courant de la lune , lheure quon chereb^*
PROBLÊME XXXVII.
Damp;criri les arcs des Jignes fur un cadran folairi-
P A R M I les acceflbires quon a imagine dajoif' ter aux cadrans folaires, les arcs des fignesnbsp;font pas un des moins agréables; car on voit aveCnbsp;plaifir, par leur moyen , dans quel ligne eftnbsp;foleil, 8sC 1on fuit, pour ainfi dire , fa march®nbsp;dans Ie zodiaque: ceft pourquoi nous croyons ti®nbsp;pas devoir omettre dans eet ouvrage la manier®nbsp;de tracer ces arcs.
Nous fuppofons , pour abréger, que fe pl^f eft horizontal. On commencera done par y décrir®nbsp;im cadran tel que lexige la pofition de ce plaR»nbsp;ceft-a-dire horizontal; on y placera de la manier®nbsp;convenable un ftyle droit, amp; terminé ou par R**nbsp;bouton fphérique, ou par une plaque circulair® gt;nbsp;ayant a fon centre un trou dune ligne ou deij^nbsp;de diametre, fuivant la grandeur du cadran. Cet*nbsp;fait , vous opérerez ainfi.
Quil sagilTe , par example, de décrire l^'quot;^ qui répond au commencement du ligne du Scorpion OU des PoilTons. Vous trouverez dabord ain^nbsp;Ie point de la méridienne ou eet are la coupe , e»nbsp;cherchant dans la table des hauteurs du foleil *nbsp;chaque heure du jour ( pour la latitude de Pari^ %
-ocr page 289-Gnomonique; nbsp;nbsp;nbsp;2,?ï
nous fuppofons Ie cadran décrit), en cher-, dis-je, dans cette table la hauteur méri-2nne du foleil. Lorfquil entre dans Ie Scorpion . ^ les PoiflTons , elle eft de 29° 40'. Faites done PL 19,nbsp;^d^'^ngle STE , dans lequel ST eft la hauteur du % 38nbsp;^,^5 tel que 1angle SET foit de 29° 40': Ienbsp;Pnint E fera Ie premier point de Pare de ces deuxnbsp;^'gnes.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^
, ^herchez enfuite dans la même table la hauteur ^^loleil a une heure après midi, Ie même jour;
la trouverez de 28° 14^: ainfi faites Ie trian-6 « STF, tel que langle F foit de 28° 14''; pu V;,
Pled du ftyle S , comme centre , tracez avec Ie j SF, 1arc de eerde qui coupe les lignes denbsp;^ Xl heures dans les deux points.. G amp; H : cenbsp;^^^^t les points de 1arc de ces fignes fur les lignesnbsp;XI amp; I heure.
j^s^ vous faites la même operation pour toutes lef heures, vous aurez autant de points parnbsp;^ 8nels vous menerez, au moyen dune regie biennbsp;^^^ible, une ligne courbe ; ce fera 1arc des fignesnbsp;^^corpion 6sc des Poifibns.
Vn ^ même conflrudion, pour les autres fignes,
^ donnera les autres arcs qui leur conviennent.
Autn Maniere.
^ ^ette fëconde maniere nexige point Ie fecours table des hauteurs du foleil aux diverfesnbsp;du jour; une fimple operation graphiquenbsp;5 mfante, amp; 1on y emploie une figure quonnbsp;^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;des Jignes, amp; quil faut da-
fd enfeigner ^ décrire.
^ée°R ^ nbsp;nbsp;nbsp; dune grandeur indétermi-
arb point A pris comme centre, au rayon draire AB, tracez un are de eerde indefini j
-ocr page 290-PI. 19, prenez de B en E amp; en e, des arcs de I fig. 39. font les declinaifons des fignes du Taureau amp;nbsp;la Vierge , du Scorpion amp; des PoilTons ,nbsp;boreale, Iautre méridionale ; 6c tirez les lig^^*
AE, nbsp;nbsp;nbsp;Ae, dont la premiere conviendra aux de*^*nbsp;premiers fignes, Sc la feconde aux deux autres.
Faites de méme BF, B , de 20° 12', 6c
AF, nbsp;nbsp;nbsp;A/, dont la premiere repondra aux
des Gemeaux 6c du Lion, 6c la feconde a ceU^ du Sagittaire 6c du Verfeau.
Que BG, B foient enfin de 23® 30'; les F' gnes AG y A g, repondront, la premiere au Ca^'nbsp;cer, 8c la feconde au Capricorne.
Cela fait, nous fuppofons quon veuille décrif® les arcs des fignes fur un cadran horizontal. Apc^*nbsp;avoir, comme ci-deflus, fixé dans la place conve'nbsp;Fig. 39,40. nable un ftyle droit ST, tire Iequinoxiale amp;c 1^*nbsp;lignes horaires, elevez fur AB une perpendiculaJf^nbsp;AD, égale a la difiance TP, fommet du ftyle,nbsp;centre du cadran P.
Maintenant voulez-vous avoir fur la méridieni® les fept points de divifion des arcs des fign^^Jnbsp;faites fur la fig. 29 , AC égale a la diftance R'^nbsp;du fommet du ftyle a Iequinoxiale , 6c tireznbsp;ligne DC , qui coupera les lignes des fignes dagt;^*nbsp;les points 6,4,2, C,1,3, 5; transforeznbsp;points fur la méridienne dans le merne ordr£»nbsp;en faifant R 6 égale a C 6 , R4 égale a C 4, B-egale a C 2, R 1 égale a C i, Sec. ; vous aureznbsp;points par lefquels pafte le foleil a midi, les jouf*nbsp;de fon entrée dans les fignes.
Quil sagifte a préfent de trouver les points fur une des lignes horaires , celle,nbsp;exemple , de 3 heures ou 9 heures. Du pied ^nbsp;ftyle droit S, abaiftez fui cette ligne horaire P*
-ocr page 291-G N o M o N I Q U E. nbsp;nbsp;nbsp;iSj
'she perpendiculaire SV, que vous prolongerezjuf-«lu a la rencontre N du demi-cercle décrit furPM,
^tnrne diametre; faites enfuite AH égale a PN, Fig- 39. ^ Al égale a PM, amp; tirez Hl a travers Ie trianglenbsp;.es fignes: elle fera coupée par les fept lignes desnbsp;, en fept points , lefquels étant tranfportésnbsp;Ie même ordre fur 1horaire propofée, ynbsp;^^rineront ceux oü elle fera rencontrée par Tom-du fommet du ftyle, a lentrée de eet aftrenbsp;chacun des fignes du zodiaque.
§ne.
Vous joindrez enfin tons les points répondants naême figne fur les lignes horaires, en y faifantnbsp;pffer une ligne courbe : ce fera Ie parallele de ce
Des diverfes efpeces d'Heurzs.
, öans tout ce quon a dit jufqua préfent, il na queftion que des heures équinoxiales 6f égales,nbsp;que nous les comptons en France, Ie journbsp;^^ant cenfé commencer a minpit , doü on lesnbsp;^Ompte au nombre de 24 ou deux fois 12 , juf-minuit fuivant. Ceft aufli la maniere la plusnbsp;^Offimune de compter les heures en Europe. Lesnbsp;j ^ures aftronomiques nen different quen ce quonnbsp;eompte au nombre de 14 , du midi dun joutnbsp;iriidi du jour fuivant.
^ais il y a quelques autres efpeces dheures quil ^onvient de faire connoitre , parcequon les tracenbsp;^tielqugfgjs fur les cadrans folaires; telles font lesnbsp;^«res naturelles ou judaïques, les babyloniques ,nbsp;5 Ualiques modernes, celles de Nuremberg.
Les heures naturelles ou judaïques commencent U lever dufolell, amp; on en compte 12 depuis cenbsp;'^sr jufqu au coucher de eet aftre ; doh 1on voitnbsp;elles ne font égales en durée qne Ic jour dfe
-ocr page 292-lS4 Récréations Mathématiqües.
réquinoxe : dans tout autre temps elles font gales. Celles du jour font les plus grandes deptn*nbsp;rëquinoxe du printemps jufqua celui dautornn®
( dans notre hémifphere) ; celles de la nuit foR^ au contraire les plus grandes, pendant que Ie fo'nbsp;leil parcourt lautre moitié du zodiaque.
Celles de Babylone éroient égales, amp; com' menqoient au lever du foleil: on en comptoit 14nbsp;jufquau lever du jour fuivant.
Les italiques modernes ( car les Remains comp' toient a peu prés comme nous de minuit a minuit)nbsp;fe comptent du coucher du foleil au coucher dnnbsp;jour fuivant, au nombre de 14 ; enforte que, 1^*nbsp;jours des equinoxes, Ie midi tombe a la 18= heure lt;,nbsp;amp; quenfuite, a mefure que les jours sallongent gt;nbsp;Ie midi aftronomique arrive anbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^
amp; au contraire. Cette maniere , affez bizarre incommode, na pas laiffé davoir des défenfeurs gt;nbsp;amp; même dans des Franqois, qui ont trouvé quof*nbsp;pouvoit fort bien , avec un crayon amp; un petitnbsp;calcul aftronomique, fixer tous les jours lheurenbsp;de fon diner, amp; que cela nétolt pas trop embar-raflant.
Quoi quil en foit, comme ces heures font en' core en ufage dans prefque toute 1Italie , non*nbsp;croyons devoir donnet la maniere de les tracer gt;nbsp;comme une curiofité gnomonique pour ces pays-cn
PROBLÊME XXXVIIL Tracer fur un cadran les heures italiques.
DiCRiVEZ dabord fur Ie plan propofé, nous fuppofons horizontal, un cadran horizontalnbsp;ordinaire, avec les heures aftronomiques ou eur
-ocr page 293-Gnomon iQUE. nbsp;nbsp;nbsp;285
^opéennes ; marquez - y aufll les arcs des fignes '^fticiaux, du Cancer amp; du Capricorne , ainfi .
la ligne équinoxiale, qui efl: larc des fignes ^H^inoxiaux.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;_
Cela fait, obferveZ que , les jours des équino-gt; Ie midi arrive a la fin de la 18^ heure italique,
^ nbsp;nbsp;nbsp;, Ie jour du folftice dété, il arrive a la fin
'a 16^ heure, pour un cadran conftruit a Paris.
¦^ifi Ie midi, compté par les heures aftronomiques 12*, répond , Ie jour de léquinoxe , a la 18®nbsp;italique , amp; Ie jour du folftice dété, a lanbsp;5 conféquemment la 18® heure italique aunbsp;du folftice dété, répeiidra a la 2® après midinbsp;^'^iirptée aftronomiquement. Ainfi :il faudra join-par une ligne droite Ie point de midi marquénbsp;la ligne équinoxiale , avec celui de 2 heuresnbsp;Ie tropique ou larc du figne du Cancer, amp;nbsp;y infcrirez 18 heures. Vous joindrez pareille-par des tranfverfales, fur la ligne équi-g^xiale , avec 3^ fur larc du Cancer; 2gt;gt; avec 4^,nbsp;i Sc avant midi, i C' avec i*', iqI' avec i2lgt;,
^'vec I ih^ §jc : vous effacerez enfuite les lignes ''onomiques , que nous avons fuppofé ne devoir PI. 10,nbsp;fiibfifter ; vous prolongerez toutes les tranf- fig. 4i'gt;nbsp;j ®^lales ci-deflus , jufqua la rencontre du paral-® du Capricorne , en y infcrivant a leurs extre-¦^5 les nombres convenables, amp; vous aurez vo-® ^adran tracé, comme on Ie voit fig, 41,pl. 20.
Remarq_ue.
^1 eft aifé de voir , par 1exemple cl - delTus , a^^l calcul il faudroit f^aire fous une latitude diffé-^te de celle de Paris, ou Ie jour a 16'' au folfticenbsp;auT^'^ 8 feulement a celui dhlver. Dans unenbsp;'6 latitude j oii Ie plus long jour nauroit que
%S6 Récréations Mathématiques.
14^, amp;le plus court 10, Ie midi arriveroit^ ^f jour du folftice dété ,317 heures. Ainfi Ie niiunbsp;OU la 1heure comptée aftronomiquement gt;nbsp;pondj Ie jour du folftice , a la 17® heure iW^J'nbsp;que; conféquemment la 18® heure italique , nbsp;jour du folftice , répondra a la premiere apf^*nbsp;midi , comptée aftronomiquement. Ainfi il tnbsp;aura qua joindre Ie point de i heure après m'unbsp;fur larc du Cancer, avec Ie point de midi dnbsp;léquinoxiale, on aura la ligne horaire italique dnbsp;17 heures; amp; ainfi des autres.
PROBLÊME XXXIX.
Traar fur un cadran ks Ugnes des heures naturel^^ du jour.
Nous avons dit plus haut, quon appeloit h^d' res naturelles, les heures égales amp; au nombre d^nbsp;IZ ^ que 1on peut compter dun lever du foleil *nbsp;fon coucher ; car ceft eet intervalle d£ teiuf*nbsp;qui forme vraiment Ie jour naturel.
On tracera facilement fur un cadran , que fuppoferons horizontal, les heures de cette efp^^^'nbsp;II faut, pour eet effet, tracer la ligne équinoJ^i®,^nbsp;amp; les deux tropiques, par les méthodes pre'^nbsp;dentes.
Cela fait, vous obfeuverez que, puifque la latitude de Paris, Ie foleil fe leve a 4nbsp;du matin , Ie jour du folftice dété , amp; fe coi'^d^nbsp;a 8', eet intervalle eft de 16^ aftronomiques;nbsp;féquemment, fi nous divifons cette durée eo * *'nbsp;chacune de ces parties fera de i; ceftnbsp;quoi vous tirerez du centre du cadran, des ligd^jnbsp;aux points de divifion de la ligne équinoxiale»*1nbsp;répondent a 5^ j, } 8**, j* 10'f
-ocr page 295-Gnomoniqüe. nbsp;nbsp;nbsp;'%%j
T» Scc. mals en vous bornant 4 marquer fur , ^fopique du Cancer les points de feélion de cesnbsp;avec lui.
j. ous obferverez de même qüe Ie jour du folf-dhiver, Ie foleil fe levant a 8^ amp; fe cou-a 4, la durée totale du jour neft que de ^ qui, étant divifé en I2 parties égales ,nbsp;pour chacune \ dheure aftronomique. Vousnbsp;done les lignes horaires répondantes a 8h j,
gt; loh^ amp;c. en marquant feulement leur fec-^ ^ avec Ie tropique du Capricorne. Enfin , fi
joignez par une ligne courbe , au moyen Pi. ^ ^ di Y flexible, les points correfpdndants de fig. 44.nbsp;tionbsp;nbsp;nbsp;nbsp;tropiques amp; la ligne équi-
, vous aurez votre cadran tracé comme ^?voit//. 2/,/g. 44.
*'*'Oup plus exafteinent.
^ PROBLÊME XL.
A
°Uver rheure par quelquum des étoiles circom-j nbsp;nbsp;nbsp;polaires.
iioj y f méthodes aftronomiques pour con-Par ^ fl^ute par Ie paflfage au méridien, ou même dej p flauteur de chaque étoile ; car, au moyennbsp;» comme la Connoïjfance desnbsp;^'^yal^ jnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;chaque année par 1Académie
® des Sciences, on trouve , par un très-petit
(j * On vouloit plus dexaftitude , il faudroit deux autres paralleles des lignes , par exem-K ^dlui du Taureau Sc celui du Scorpion, Scnbsp;tgj lur chacun les points répondants aux heu-ti .^furelles, par un procédé femblable ^ celuinbsp;ti^j ^ Us : on feroit alors palTer les lignes horairesnbsp;jj^^telles par cinq points, ce qui les donneroit
a88 Récréations MathématiquèS. calcul, combien chaque étoile devance Ie fole»nbsp;au méridien, ou y paffe après lui; amp; par cett®nbsp;connoiffance amp; celle de fa déclinaifon , on peiJ*,nbsp;par la limple obfervation de fa hauteur, determ^nbsp;ner lheure. Mais tout ceci feroit peut-être tr'^Pnbsp;compllqué pour la plupart de nos lefteurs.nbsp;nous bornerons done a la folution du problenbsp;ci-deffus, pour la facilité duquel on a imagine ^nbsp;petit inftrument appellé noBurlabe , dont voic*nbsp;conllruélion. Elle eft adaptée pour employefnbsp;brillante des deux dernieres , quon appellenbsp;gardes de la petite Ourfe.
Décrivez amp; coupez fur quelque matiere fo^^ j pj comme du bois ou du métal, un cercle de ^nbsp;fig. 42! grandeur dun écu de fix livres , dont vous disn*^^nbsp;rezla circonférence en 365 parties, pour marqp^nbsp;les jours de 1année , que vous diftribuerez ennnbsp;de mois en mois , fuivant Ie nombre que chaC'*nbsp;en contient.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;
A ce cercle en foit ajouté un autre concent^ que Sc mobile, dont vous diviferez la circoin^nbsp;rence en 14 parties égales, pour défigner lesnbsp;heures du jour: chacune de ces divifionsnbsp;une petite dent, afin quon puiffe dans les téneb^nbsp;compter ces parties par Ie taft. Une de cesnbsp;doit étre plus longue, pourfervir a 1ufage ff'nbsp;dira.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp; _nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;_nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.Ju
Attachez enfuite un petit manche au cercle extérieur. Le centre dece petit manchenbsp;être avec le centre de linftrument, dans une^'S^jnbsp;paffant par le 7 Novembre , parceque ceft ^nbsp;oü a midi 1étoile ci-deffus paffe par le inérff'^jnbsp;en même temps que le foleil, fqavoir, a mi^l' ^nbsp;deffus du pole, amp; a rninuit au deffous.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;-2
Enfin foit attachée encore a rinftnitnent
aid^^
-ocr page 297-GnO MONIQUE. nbsp;nbsp;nbsp;189
^ mobile, tournante autour de fon centre, S'^iTera percé pour y appliquer loeil.
yn sen fervira ainfi. On aménera dabord la l' 'nte de la dent la plus longue fur Ie jour dunbsp;^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;; enfuite, prenant 1inftrument a la main, Sc
Ppliqiiant Iceil a fon centre, on fe tournera du du nord , amp; on confidérera létoile polaire,nbsp;Y«nant Ie plan de Findrument autant perpendi-^ quon pourra au rayon vifuel, amp; Ie manchenbsp;^inftrument dans Ie plan vertical. Cela fait,nbsp;^^^duife2 1alidade enforte que fon bord, qui vanbsp;'^sntre de 1inftrument, efileure Fétoile ci-def-^ Ou la plus claire des gardes de la petite Ourfe;nbsp;^y^ptez enfin Ie nombre des dents qui fe trouventnbsp;cette alidade amp; la plus longue dent: ce feranbsp;jioinbre des heures écoulées depuis minuit.
, feroit facile dadapter Finfirument a une autre quelconque. II fuffiroit que Ie petit manchenbsp;oftrument regardat ie jour du mois oü cettenbsp;de paffe au méridien fupérieur avec Ie foleil:nbsp;ofte feroit abfolument Ie mème.
allons terminer cette partie de notre ou-par une forte de badinage gnomonique.
PROBLÊME XLI.
Tr , nbsp;nbsp;nbsp;.
Oliver Vheure du jour au moyen de la main ^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;gauche.
Pré ^ alfément quil ne peut pas y avoir dè dans une pareille méthode : on ne lanbsp;quelle vaut,
pof nbsp;nbsp;nbsp;3bord étendre la main gauche , amp; la
|^®^^°o^lement, enforte que Ie dedans foit Pai[r^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;prendra un brin de
® OU de bois, quon placera a angles droits a
290 Récréations Mathématiques.
PI
la j'ointiire, entre Ie pouce amp; Ie doigt index gt; ^ quon tiendra élevé au deflus de la main, de *nbsp;longueur qui eft depuis cette jointure julquanbsp;20 trémité du doigt index, coinme on Ie voit repr^nbsp;lig.43. fenté dans la figure en A: ce brin de paille fert ^nbsp;ftyle. Enfuite on tournera la racine du pouce vef*nbsp;Ie foleil, la main étan^toujours étendue, juit}'^ *nbsp;ce que 1ombre du mufcle qui eft au deflbus lt;¦nbsp;pouce fe termine a la ligne de vie marqueenbsp;Alors lextrémité de lombre du brin de paillenbsp;trera lheure, en tournant Ie poignet ou la racl^nbsp;de la main vers Ie foleil tenant les doigtsnbsp;ment étendus. Lombre tombante au bout du do!»nbsp;index , marquera 5 heures du matin ou 7nbsp;du foir; au bout du doigt du milieu, 6 heuf*^*nbsp;du matin amp; du foir ; au bout du doigt fuivantnbsp;heures du matin amp; 5 heures du foir; au bout enbsp;petit doigt, 8 heures avant midi amp; 4 heures ^nbsp;Éoir; a la jointure prochaine du même petit doi^Jnbsp;9 heures du matin amp; 3 heures après midi; a **nbsp;jointure fuivante du petit doigt, 10 heuresnbsp;midi amp; 2 heures après midi; a la racine du ,nbsp;doigt, 11 heures du matin amp; i heure aprèsnbsp;enfin loinbre tombante fur la ligne de la nbsp;marquee D , dite ligne de la table, marquera ^nbsp;heures ou midi.
Nous navons pu donner place ici qiia qiies-unes des pratiques les plus curieulês denbsp;gnomonique , fans y joindre les démonftratioü* nbsp;qui, pour la plupart, fe préfenteront facilein^'^f ^nbsp;lous ceux qni font un peu verfés dans lanbsp;métrie. Cependant nous croyons devoir ,nbsp;terminer ceci, donner une notice des princip!!^^nbsp;ouvrages fur la gnomonique, oü les autresnbsp;tont sy inftruire des démtjnftrations.
G N o M o N I Q ü E,
191
ne parleröns pas de la Gnomonique de parceque ce mathematiGien fémbleavoirnbsp;Cfnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;de rendre exceffivement embrouillé
^Orn'^' aflez fimple de foi-mêine; nous nous 1^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;même a des ouvrages franqois, amp; pour
dj nbsp;nbsp;nbsp;alTez récents : car notre objet nefl: pas
uhe bibliographic gnomonique. igg ^^nomonique de M. de la Hire, qui parut entnbsp;riérite attention, malgré une fortenbsp;aflez générale dans les ouvrages de cenbsp;CQy ^^aticien: on y trouve la folution de beau-problêmes gnomonico-aftronotniques.
Pliic nbsp;nbsp;nbsp;de M. Ozanam far Ie mêrne fuiet, ell
^ eb - ¦ nbsp;nbsp;nbsp;¦
gt;1
tier
vres
Hir
amp; plus a H^ortée de tout Ie monde ;
Encore fa place parmi beaucoup dautres modernes. Le célebre M. Picard nanbsp;de au deflfous de lui denfeigner la manierenbsp;les grands cadrans folaires par le calculnbsp;Vob.*°'''^étrique. On trouve ce traité dans le VII®nbsp;t^addquot;^ des anciens Mémoires amp;, ouvrages de 1A-académicien de Montpellier a donnénbsp;Cgj Mémoires de lAcadémie royale des Scien-'tii^g^'^iée 1707 , les analogies fervant a déter-de (. j angles horaires pour toutes les fituations
v.^uranc. ....o______ ______
, avec'leurs démonftrations. lite^^P^is ce temps-la il a paru en France de nom-1« Ij fi^aités de gnomonique, parmi lefquels onnbsp;a citer la^ Gnomonique de M. RiVard ,nbsp;^tii ,/767 , in-8°, ouvrage clair amp; méthodique.
av
O't cléja eu plufieurs éditions, Celle de M.
^ fuite de fa TrigonométrU , publiée a Paris en 1741,nbsp;'Itiinbsp;nbsp;nbsp;nbsp;quon dolt confeillera ceux
^^'¦tie '1^'^* ^ ^^^aoiflTance bien nette de cette mathematiques. La gnomonique qu£nbsp;T ij
^ec7^^?'^cieux
^9^ Récréations Mathématiques.
1on trouve dans Ie 4® tome du Cours de
de M. Wolf, eft extrêmement claire ^ concife. On peut encore recommander a cet'^nbsp;qui veulent apprendre a tracer avec beaucoi'Pnbsp;dexadf itude les cadrans folaires, la Gnomonif'nbsp;pratique , ou PArt de tracer les Cadrans fola^nbsp;avec beaucoup de précijioti, amp;c. par Domnbsp;de Celles, oiivrage qui a paru pour la prein^^®nbsp;fois en 1770, in-8quot;, amp; de nouveau ennbsp;avec beaucoup dadditions. Lauteur y emp°'^nbsp;principalement Ie calcul trigonométrique , amp;nbsp;tre dans les plus grands détails en cequi conce^'j^nbsp;la pratique ; car on peut pofféder parfaitemeo^nbsp;théorie de la^gnomonique , amp;; êtrequot; alTeznbsp;rafle lorfquon veut en venir a 1exécution. ^^nbsp;trouvera enfin des tables utiles pour toutenbsp;due de la France , dans la Gnomonique mifenbsp;portie de tout Ie monde, par Jofeph-Blaifenbsp;nier, Marfeille, 1773 , in-80. Du refte eetnbsp;vrage eft peu de chofe. Quant i VHorlogiogrUp^ .nbsp;du pere de la Madelaine , quoiquclle foit ^nbsp;eommune , nous nen parlons que pour direnbsp;cefl: un ouvrage bon uniquement pour ces efp^*'^^nbsp;de maqons qui courent les campagnes, amp; ?nbsp;gnent leur vie a y tracer des cadrans.
dans {'on EJfai de Perfpeeiive, imprimé a
tr
Nous ne. pouvons omettre ici la maniere nleufe dont Ie célebre M. sGravefande envifi^^^^
en 17II ., Te problême general de tracer dran folaire : il Ie réduit a un fimple probléfgt;^^nbsp;perfpeftive , quil réfoud felon les principe*nbsp;cette branche de loptique. Cette partie defoi^^!';.
ic'
vrage eft un morceau remarquable par foo gancCj ü precifion amp; fa généralité.
-ocr page 301-293
Gnomonique.
^'^ntenant une Méthode .générale pour la defcnption des Cadrans folaires, quellenbsp;Jolt la dédinaljon ou dincimaifotlnbsp;du plan.
CEt T E partie de notre ouvrage étoit prefque iinpriinée , lorfque nous avons fait reflexionnbsp;les lefteurs géoinetres y défapprouverontnbsp;lJ^bable inent 1omiflion dune méthode géomé-pour la defcription des cadrans folaires in-!gt;tiés déclinants. Prévoyant done que la ma-que nous avons deftinée a ce troifieme vo-^'^e nous laiflera la place néceflaire , nous allonsnbsp;^^Onner ici une méthode fort ingénieufe amp;c fortnbsp;'^'ple a eet effet; car , au moyen de qfielquesnbsp;^ la defcription du cadran Ie plus compU-par la déclinaifon amp;t 1inclinaifon de fon plan,nbsp;donnera pas plus de peine que celle dun cadrannbsp;^'izontal ou vertical fans déclinaifon.
^ette méthode efl; fbndée fur cette confidéra-ingénieufe, fqavoir , quun plan quelconque loujours un plan horizontal pour quelque lieunbsp;jj® ia terre ; car un plan quelconque étant donné,nbsp;^ évident quil eft quelque point de la tertenbsp;Ie plan tangent ou Ie plan horizontal lui efl:nbsp;?^llele. II efl: encore évident que deux plansnbsp;'IJ ^ paralleles , montrent en même ternps lesnbsp;^^^esheures. Ainfi , parexemple, foit fuppofénbsp;i^aris un plan tellement incline amp; déclinantj
T iij
-ocr page 302-^94 Récréations Mathématiques. quil fut parallele au plan horizontalnbsp;en trawant fur ce plan un caclran tout conuR^nbsp;étoit horizontal, on auroit les heuresnbsp;Quand ce cadran montreroit midi, par exeifp ^nbsp;1ombre tombant fur fa fouflylaire, onnbsp;dire il eft midi a Ifpahan ; quand cettenbsp;tomberoit fur la ligne dune heure, onnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^
dire que les habitants dIlpahan comptent heure ; amp;c.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, ^
Mais comme ce ne font pas les heures han doht nous avons befoin a Paris , il faut tfnbsp;ver Ie nioyen de marquer celles de Paris. Ornbsp;ne fera pas difficile , dès quon conncïtra la ^nbsp;rence de longitude entre ces deux villes.nbsp;fons quelle loit précifément de 45 degrésnbsp;3 heures. Ainfi done , lorfque 1on compteranbsp;a Paris, il fera 3 heures du foir a Ifpahan,nbsp;y fera 2 heures après midi, lorfquon compter?nbsp;heures a Paris, amp;c. Si done , hm ce cadran .nbsp;pofd horizontal, nous prenons la ligne de 3nbsp;pour la ligne de midi, amp; que nous y tnaröU'^ ^nbsp;midi, amp; les autres a proportion, nous aurof* jnbsp;Paris Ie cadran horizontal dIfpahan ,nbsp;marquera non les heures dIfpahan , maisnbsp;de Paris dont nous avons befoin.
Nous croyons avoir énoncé Ie princip^^ |.j clairement pour Ie rendre fenfible a nos Ier ^ ^nbsp;un peu géometres ou aftronomes ; mais d fnbsp;propos de donner un exemple fuivi amp;£ de^^tnbsp;pour en faire mieux fentir 1application.
Suppofons done ici a Paris , un plan avec 1hörizon un angle de 12 degrés, amp;nbsp;nant vers 1oueft de 22 degrés amp;c demi.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^gf
La premiere operation a faire , eft de la longitude amp; la latitude du lieu de la terre, d
-ocr page 303-Gnomon iQUE. nbsp;nbsp;nbsp;295
plan horizontal eft parallele au plan donné.
Pour cela imaginons un vertical AI perpendi-'^ulaire a ce plan donné, amp; fur ce vertical, que ^8* 45'» fuppofons tracé fur la furface de la terre ,nbsp;Pfenons, du cóté qui regarde la partie fupérieurenbsp;plan, un are AH , égal a 1inclinaifon de cenbsp;plan avec lhorizon : 1extrémité de eet are Hnbsp;ie point de la terre dont lborizon fera paral-^®le au plan donné. Cela eft fuftifaminent lenftblenbsp;1appareil dune démonftration. Concevonsnbsp;^'ftiite un méridien P H , mené du póle P a cenbsp;Point: il eft évident que ce fera ie méridien dunbsp;plan donné, amp; que 1angle APH de ce méridieanbsp;celui de Paris , d^nnera la difference de lon-S^tude des deux lieux. II faudra done trouver eetnbsp;^quot;gle; amp; , pour Ie trouver, nous avons un trlan-rphérique APH , OU trois chofes font connues ,
Savoir; i^la diftance AP de Paris au pole, la-'i^elle eft de 41^ 9'; la diftance AH de Paris Heu dont Ie plan horizontal eft parallele au plannbsp;onné, qui eft de iz'^; 30 langle PAH , comprisnbsp;ces deux cotés, amp; qui eft égal a Tanglenbsp;p^it HAL, plus celui du plan avec Ia méridienne
. On trouvera , en réfolvant ce triangle fphe-^^'lue , que Tangle au pole APH , ou celui des deux ^éridiens, eft de 5'i 4i': ceft la dilTérence denbsp;otigitude des lieux A amp; H.
, La latitude du lieu H fe trouvera auffi par Ia ^^'olution du même triangle; cay ceue latitudenbsp;® 1 mefurée par Ie complément de Tarc PH dans Ienbsp;^dangle PAH, amp; Ie calcul Ie donne de 36^ 41' *-
j, On peut séviter Ie calcul trigonométrique, au moyen 'Ine opération graphique qui eft fort ftmplej öt qui eit.
T iv
29*5 RéCRÉATIONS Mathématiques.
Ainfi Ie plan incline de ii'^ a Paris, amp; décli' nant de A a Tonefl;, eft parallele au plan hori'nbsp;zontal dun lieu qui a 5*^ 41' de longitude a ToC'nbsp;cident de Paris , amp; 36^ 4z'de latitude. Ceder'nbsp;n;er angle eft aufli celui que doit faire Ie ftyle avecnbsp;la foiiftylaire, car Tangle que fait Taxe de la tert*nbsp;avec Ie plan horizontal, eft toujours égal a la la'nbsp;titude.
Enfin il eft évident que , lorfquon comptcra midi au lieu FI', on aura 23/44'''' après midi a'*nbsp;lieu A ; car 5'^ 41' en longitude , répondent a zanbsp;44quot; cTheure : conféquemment, lorfque au lieu Anbsp;Tonibre du ftyle tombera fur la fouftylaire c|ui eftnbsp;la méridienne du plan , il feta dans ce lieu A za.*nbsp;44quot; après midi, ou il y aura ce temps que mici*nbsp;eft paffé. Pour trouver done Theure de midi, ftnbsp;faudroit tirer a Toueft de la fouftylaire une lignenbsp;horaire, répondante a iigt; 37' 16quot;, ou iil 37''nbsp;Par un méme raifonnement, on verra que les 11nbsp;heures du matin du lieu A répondront a 10* 37^nbsp;du lieu H, les lO heures a 9^ 37', amp;;c. De mdif®nbsp;après midi, la ligne dune heure, pour Ie lieu A»
¦triangle APH.
une fuite de celle qupn a enfeignée au Froblème XXft* Dansun eerde de la grandéur convenabie, prenez un ar^nbsp;p a égal a PA, fig. 4; ; prenez ah égal a AH, amp; du point unbsp;PI. ai,abaifiez une perpendiculaire hi fur Ie rayon ca; lurf'^nbsp;lig. 43^ 46. decrivez un quart de eerde , ou vous ferez h k égal a 1nbsp;qui mefure Tangle de la dédinaifon du plan, ou aUnbsp;plément de Tangle PAH ; tirez hl perpendiculaire a ,nbsp;amp; enfin, dü point l, la perpendiculaire l m au rayon cp »nbsp;laquelle foit prolongée jufqu'au eerde en n : Fare pnnbsp;égal a P H ; amp; fi fur m o on décrit un are de eerde, qAu«nbsp;mene lp perpendiculaire a m l, rencontrant en p eetnbsp;¦de eerde ; Tangle p m l fera égal a Tangle cherebé P
-ocr page 305-^^Pondra a celle de midi amp; 37 minutes du üeu H; lt; ^heures, a i heure 37 minutes; 3 heures, a znbsp;^ures 37 minutes, amp;c.
j Ainfi , en fuppofant la fouftylaire du plan fur ®tjuel Ie cadran doit être tracé, étre la méri-'^nne, il faudra décrire un cadran qui marque,
^ant midi, iih 37', 10^ 37') 9' 37'» ^^37',
; amp; après midi, midi 37', ih 37',
^ 57', 4^ 37')
¦l ous ces calculs faits , nous tracerons notre ^^dran avec facilité. Pour eet effet on chercheranbsp;^bord , par Ie Problême III, la fouftylaire quinbsp;* la inéridienne du plan. Je fuppofe, dans la 7%. PI- 23,nbsp;^7, quelle foit PE , amp; P Ie centre du cadran.
.*yant pris PB de la longueur convenable, tirez Ie point B la perpendiculaire ABC a PE ; quenbsp;^ foit Ie cóté de 1oueft: la ligne Vd qui répondnbsp;heures 37 minutes, ou qui eftéloignée de lanbsp;^tidienne de 13 minutes dheure , fe trouveranbsp;baifant cette analogie ;
^otnme h Jinus total
Jinus de compliment de let hauteur du pole plan^ qui ejl de 36® 4 x',
la tangente de Vangle horaire qui répond d ^ d'heure, ou la tangente de 3o 45 %
¦d un qicatrieme termc, qui fera la tangente de B P
On la trouve, par cette analogie, égale a 81 ft^ntPD encontient 1000; prenant donenbsp;une échelle 81 de ces parties, amp; les por-hor^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^ tirant Pd?, on aura la ligne
C^3ire de 11 heures 37 minutes pour Ie plan du ^tan ou Ie lieu H..
-ocr page 306-ac)8 Récréations Mathématiques.
De méme on trouvera la ligne Pe de lO heiir£* /nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;37 minutes, en faifant cette analogie ;
Commmi Ie Jinus total
Au jinus de complément de 36° 42^,
Ainji la tangente de Vangle horaire répondatit ^ 10* 37', OU la tangente de %o° 45',
A la tangente de Vangle BP e.
0n la trouve de 31 ^ des parties ci-delTus. Aiiifi , prenant fur la même échelle ce noinb^®nbsp;de parties, amp; Ie tranfportant de B en e , on aUt^nbsp;la ligne horaire Pe, répondante a 10 heures 3^nbsp;minutes.
On trouvera de même les autres lignes avai^ midi. Les deux prerrjiers termes de 1analogienbsp;les mêmes : Ie trolfieme terme eft toujours la ta^'nbsp;gente dun angle qui augmente fucceffivement 0nbsp;15° : ainfi ces tangentes feront celles desangl^*nbsp;de 50 45', 20045', 3^0nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;500 45/^ 6^0 45',
dont il faudra ajouter fucceffivement les logaritl*' mes au logarithme du finus de complément denbsp;42': on en otera Ie logarithme du finus total , ^nbsp;les reftants feront les logarithmes des tangent^*nbsp;des angles des lignes horhires ; amp; ces tangen*^*nbsp;elles-mêmes feront fucceffivement, pour B d,
B/, amp;c. 81,319, 576, 979, 1775, 5114, en parties dont Ie rayon , ou PD , contient lOO 'nbsp;Pour les heures après midi , on opéreranbsp;même. Comme 37' dheure répondent a 9° *5 ^nbsp;Ie premier angle horaire fera de 90 15Ienbsp;cond, en y ajoutant 150, fera de 24°nbsp;troifieine, de 39° 15'; Ie quatrieme , de 54® ? 5 'nbsp;amp;c. On aura done fucceffivement ces proportion*nbsp;a faire ;
-ocr page 307-Gnomonique. nbsp;nbsp;nbsp;299
Commt It Jinus total Ejl au Jinus de complement de 36° 42^)
-Ainji la tangente de 9° 15', ou de 24® 15', oa
39° 15^
^ un quatrieme terme.
Ce fera la tangente de langle BP/, ou BP/a, BPn, amp;c.
Ainfi , ajoutant rueceffivement au logarithme finus de 5 318', les logarithmes des tangentesnbsp;90 I 240 I 390 1nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;amp;c. amp; des fommes
'etranchant. Ie logarith. du finus-total, on aura les ^Ogarithmes de tangentes des angles que font avecnbsp;fouftylaire les lignes horaires P i?, P/a, Pa, 8tc.nbsp;^ ces tangentes mémes , qiii feront refpeftive-^ent de 131, 361, 656, 1115, 2121, 8028nbsp;Parties, dont PB en contient 1000. Quon prennenbsp;done avec Ie compas, fur une échelle convena-, ces grandeurs iucceffivement; quon les portenbsp;de B en /, de B en ///, de B en a , 8fc.; quonnbsp;fite les lignes P l, Pm , Pa , Po , amp;c.; enfin, ennbsp;*^arquant Ie point d de XII heures, parceque Pdnbsp;la meridienne du lieu A , quon marque lesnbsp;^titres points horaires de nombres convenables ,nbsp;^ornme on Ie voit dans la figure: Ie cadran fera
fiacé.
II eft a propos encore, pour ne pas tracer plus ' de lig nes horaires quil iie faut, de determiner anbsp;foelie heure , dans Ie plus long jour dété, Ie foleilnbsp;^0 leve amp;c fe couche fur Ie plan propofé. Cela fenbsp;era facileinent au moyen de la confidération fui-'ante.
II eft- aifé de voir que , fi 1on fuppofe deux P 3ns paralleles en deux lieux différents de la ter're,nbsp;foleil commencera a les éclairer tous les deux
300 Récréations Mathématiques. au même inftant, Sc que pareillement il fe cou-chera en méme temps pour tous les deux: ainfi Ienbsp;plan de notre cadran étant parallele au plan horizontal dun lieu qui 336° 41' de latitude fepten-trionale, il neft queftion que de fqavoir quelle eftnbsp;lheure a laquelle, dans les plus longs jours dété,nbsp;Ie foleil fe levera a 1égard de ce plan. Or 1onnbsp;trouve que, pour une latitude de 36° 41', Ie plusnbsp;long jour eft de 14 heures Sc demie, ou que Ienbsp;foleil fe leve ce jour-la a 7 heures avant midi gt;nbsp;amp; fe couche a 7 heures ^ : il fuffira done , fur Ienbsp;cadran en queftion , de marquer la ligne horairenbsp;qui prezede la méridienne du plan , de 7 heuresnbsp;i , ceft-a-dire , a bien peu de chofe prés, la lignenbsp;de 5 heures du matin pour Ie lieu A ; car, a quel-que heure que cet aftre fe leve, i! ne commenceranbsp;que vers cetteheure-la aeclairer le plan: Sc quantnbsp;aux heures après midi, la derniere devra être 7nbsp;heures ~; car, a cette heure-la, quelque temps quenbsp;le foleil refte encore fur Ihorizon, il fe coucheranbsp;pour le plan.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,
-ocr page 309-. E T
HUITIEME PARTIE,
o NT E NA N T quelques^utis des Problêmes les plus curieux de la Navigation.
La navigation eft im des arts qui font Ie plus dhonneur a lefprit humain ; car en eft - ilnbsp;quelquun dans lequel Finduftrie éclat? davantagenbsp;eet art, par lequel 1homme fqait fe conduitjenbsp;^ travers les vaftes plaines des mers , fans autfenbsp;guide que Ie ciel amp; la bouftble ; par lequel il saf-^ujettit les vents, amp; les emploie a braver Ia fureurnbsp;^eme de lOcéan quils foulevent; quecet art enfinnbsp;^iui fait Ie lien des deux mondes , Ie reftbrt principal de Finduftrie, du commerce amp; de Fopin
-ocr page 310-30i RicRÉATiONs Mathématiques.
lence des nations: ce qui a fait dire energique-ment a un de nos poetes
Le trident de Neptune efl: Ie fceptre du monde.
Mais ce neft pas ici le Heu dune digreflion po' litique fur Tutilité de la marine. Nous nous bof-^nbsp;nerons done, comme mathématicien, a dire que lanbsp;navigation peut être confidérée fojis deux afpefts.nbsp;Sous lun, ceft une fcience dépeijitlante de 1aftro-nomie amp; de la géométrie. Envifagée de cette ma-niere, onlappelle \c Pilotage, qui eft iart de détepnbsp;miner la route quon doit tenir pour aller dun lieünbsp;dans un autre; de reconnoitre a chaque momentnbsp;le lieu du globe auquel on efl: parvenu; amp;c. Sousnbsp;lautre afpeÖ;, ceft un art fondé fur la mécaniquenbsp;amp; la connoiflance des puiflances motrices dunbsp;vaifleau : on lappelle alors la Manoeuvre, qui en-feigne a donner a cette lourde mafle qui fend lesnbsp;flots , la direflion convenable , au moyen desnbsp;voiles amp;: du gouvernail. Nous allons préfenter icinbsp;ce que chacune de ces parties de la navigationnbsp;offre de plus piquant pour la curiofité.
De la ligne courbe que d,icrit un vaijfeau fur U furface de la mer, en fuivant un même rhumbnbsp;de la houjfole.
I L efl néceflaire , lorfquon efl fur le point de mettre a la voile, dorienter fa route , ceft-a-direnbsp;de determiner la direftion que 1on doit tenir pournbsp;arriver le plus promptement Sc le plus sürementnbsp;au lieu oii 1on veut aller; amp; lorfquon a une foisnbsp;determine cette direftion, ou langle quelle faif
-ocr page 311-Navigation. nbsp;nbsp;nbsp;305
Per
le méricüen , on la fuit tant que des circonf-particulieres ne sy oppofent pas. En fe di-?geant ainn continuellement pendant plufieurs iiic le nieme rhumb de la boulTole, on dé-^^'^Une ligne qui fait conftamment avec les méri-un ineme angle : ceft-la ce que 1on nominenbsp;toxodroruie (ou courfe oblique), amp; il en ré-j. ^ fur la furface du globe une courbe particii-5 dont la nature amp; les propriétés ont exciténbsp;^^^^^ntion des mathematiciens. Ceft daprès ellesnbsp;3^ ont donné les regies pratiques de la naviga-; Sc comma ces propriétés font aflez remar-S^ables ^ il nous a paru a propos de les dévelop-
ici.
^ous préfumons , au refte , que notre leéleur ce que cefl: quune bouflble, un rhumb denbsp;gt; Sec. enfin ces premiers éléments de la navi-; car il ne nous feroit pas poffible dentrernbsp;jians ces détails abfolument élémentaires.nbsp;renbsp;nbsp;nbsp;nbsp;done maintenant que le feéleur ACB PI.
j^P^^fente une portion de la furface fphérique de % lenbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^ 1équateur, ou
, ®tnent Iarc dun parallele compris entre deux fg^^^diens, comme AC, BC ; que CD , CE, CF,nbsp;f P'^^fentent autant darcs du méridien , très-voi-Un de Iautre.
Vuun vaiffeau parte du point A de Pare AB, le méridien eft AC , en faifant avec ce mé-i'^ angle CAH moindre quun droit, parnbsp;annbsp;nbsp;nbsp;nbsp;degrés; il décrira un chemin AH,
duquel il change ra continuellement de 1^après cette courfe AH , il foit arrivénbsp;fg j. .^°us le méridien AD , 5c quil continue denbsp;'nger en faifant Tangle CHI égal au premier,nbsp;de fuite ; la diredlion de fa route, étant
-ocr page 312-304 Recreations Mathématiques.
conftamment inclinée de 60 degrés au méridiSJ» il eft airé de voir que la ligne AHIK ne fera poif'*'nbsp;un are de grand cercle fur la furface de lanbsp;Car on démontre dans les ('phériques, que finbsp;étoit un pared cercle, 1angle C H 1 feroit p^'jinbsp;grand que CAH , amp; CIK plus grand que CHl-en feroit de même fi la courbe AHIK étoit iinnbsp;dun petit cercle de la fphere ; dou il eft aift onbsp;conclure que la courbe que décrit un navire,nbsp;fe dirigeant toujours fuivant un même rhumb ? ^nbsp;une courbe particuliere qui va toujours en sapp'^^nbsp;chant du pole.
I. nbsp;nbsp;nbsp;II eft vifible que fi Tangle loxodromiquenbsp;nul, ceft-a-dire fi Ie vaifteau cingle nord ounbsp;la ligne loxodromique eft un are du méridien.
Mais fi eet angle eft droit, amp; que Ie vaift-^' foit fous Téquateur, il décrira un are de Téqü^nbsp;teur. Enfin , sil eft hors de Téquateur, il décr'f^nbsp;un parallele.
II. nbsp;nbsp;nbsp;Si Ton divife la ligne loxodromique
égales entrelles, auflfi bien que les arcs correrpfti dants AD , HM , IN , amp;c. Toutefois ,cettenbsp;ne fera pas en degrés , mais en lieues'; ce quinbsp;facile a démontrer; car les triangles ADH, HM*;nbsp;INK, amp;c. font évidemment femblables ;
méridiens , comme DH , MI, NK , amp;c.
en plufieurs parties égales, fi petites quelles p^iT fent pafter pour des lignes droites, amp;nbsp;les points de divifion H, I, K, amp;c. on faffenbsp;autant de paralleles ou cercles de latitude, ^nbsp;ces cercles feront égaux amp; également éloignésnbsp;treux, enforte que, faifant palTer des arcs denbsp;ridiens par les mêmes points , les portions de ^
-ocr page 313-Navigatiok. nbsp;nbsp;nbsp;^05
tiypothénufes AH, Hl, IK , amp;c. étant égales longueur , les autres cotés des mêmes trianglesnbsp;|ont aufll égaux refpeftivement. Dun autre
il eft vifible que fi AD , qui eft partie dun pi. i, grand cercle , eft égale en longueur ou en tig. i.nbsp;^ues a HM , qui eft partie dun plus petit cercle ,
^ tte clerniere doit contenir un plus grand nombre ®'Minutes ou de degrés que la premiere.
^ Quand on a parcouru une portion de loxo-Jotnie très-petite , comme AH, en fuivant un ^^tie rhumb, amp; quétant arrivé en H on con-^^5 par 1obfervation , la difference de latitudenbsp;are DH, il eft aifé de connottre Ie chemiitnbsp;puifque DH eft a AH, comme Ie finus denbsp;p'^gle HAD connu eft au finus total. Que 1anglenbsp;foit, par exemple, de 60 degrés, amp; parnbsp;^ ^'equent HAD de 30 degrés; que DH foit égalnbsp;demi-degré ou 10 lieues marines ; Ie cheminnbsp;ftra de 20 lieues marines, car Ie finus de 30nbsp;eft précifément la moitié du rayon,
éf Langle de la loxodromie CAH ou HAD Connu , ainfi que la difference de latitudenbsp;pa \ connoïtra la valeur de 1arc AD ; car DHnbsp;^ ad, comme Ie finus de 1angle HAD eft a fohnbsp;^rènbsp;nbsp;nbsp;nbsp; connoilTant la longueur ou Ie nom-
Q . bieues dun are dun parallele , on connoït de degrés amp; minutes contient eet are.nbsp;Sbud ^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;moyen Ie changement en lon-
^ operé pendant que Ie vaiffeau parcourt Ie ^pér loxodromie AH; amp;c faifiant la mé menbsp;^fion fur les autres petlts arcs HM, IN, amp;c.nbsp;^ome ///,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;V
1 On connoïtra vice versa, la différence de th ^ connoit Ie chemin parcouru , 8t Ienbsp;fous lequel il a été parcouru.
joS Récréations Mathématiques.
TL I , 0'n aura Ie changement total de longitude ,
% I. dant que Ie vaifleau aura parcouru 1arc loxodfOquot; mique quelconque AK.
Hi;
La difficulté de cette operation vient de ce tous les arcs AD , HM, IN , amp;c. quoicjuenbsp;Cn longueur, font des arcs diffemblables. Mai^nbsp;géometres out trouvé les moyens déviter ces canbsp;culs par des tables ingénieufes ou dautres opct^nbsp;tions , 6i dont lexplication ne peut trouver pla^®nbsp;ici.
VI. nbsp;nbsp;nbsp;Cette ligne courbe a une propriéténbsp;finguliere ; ceft quelle sapproche fans celTe nbsp;pole fans y arriver jamais. Cela fuit évideinrnc'nbsp;de fa nature; car , en fuppofant quelle arrivat a^nbsp;pole, elle couperoit tous les méridiens dansnbsp;même point : done, puifquelle coupe chaclquot;.^nbsp;méridien fous Ie méme angle , elle les coupefCnbsp;tous au pöle fous la même inclinaifon ; ce qui ®nbsp;abfurde , puifquils font tous inclinés dans lt;-point les uns aux autres. Elle sapprochera do']'nbsp;de plus en plus du pole , amp; en faifant aufournbsp;lui une infinite de circonvolutions, fans cepc'nbsp;dant jamais latteindre. Ainfi , dans la rigü^'^j^nbsp;mathématique , un vaifiTeau qui fuivroit continf^^jnbsp;lement un même rhumb de vent, autre que cc^,^nbsp;de nord ou fud , óu eft amp; oueft , sapprochc'nbsp;fans celTe du pole, mais ny arriveroit jamaiS'
VII. nbsp;nbsp;nbsp;Quoiejue la loxodromie , lorfqueH^nbsp;tin angle aigu avec les méridiens, doive fai^'Cnbsp;infinite de circonvolutions autour du pöle aV^ _nbsp;de latteindre, fa longueur eft néanmoins
car on démontre que la longueur de la mie , comme AKL, eft a la longueur denbsp;méridien qui indique Ie changement de latitu
ii:.
-ocr page 315-Navigation. nbsp;nbsp;nbsp;307
Ie finus total au co-finus, ou finus de com-, de langle fait par la loxodromie avec Ie '''dien : conféquemment, vice versa. ^ Ie chan-latitude eft au chemin parcouru loxo-H.^'quement, comme Ie co-finus de Tangle ci-au finus total.
font pas familieres : on ne peut cepen-
*-a remarque précédente eft principalement géometres, amp; préfente une efpece de pa-qui étonnera ceux a qui ces fortes de vé-
tf,. Pas en douter , fi Ton a conqu les démotif-qui ont precede. Ainfi , pour fixer nos
fiippofons une loxodromie inclinée de 6o ^ au méridien , avec fes circonvolutions in-quot;utour du pole, amp; qiTon faffe; comme Ienbsp;9Unbsp;nbsp;nbsp;nbsp;de 60 degrés ou Ie finus de 30 degrés eft
a un quatrieme terme dg ^ abfolue de cette loxodromie
6)^ nbsp;nbsp;nbsp;^otal, ainfi Ie changement de 90 degrés
'1 degrés eft la moitié du finus total; doii lojtQ 5 que Ie quart de eerde eft la moitié de lanbsp;'^'^rtiie fufdite, ou bien quelle eft égale pré-a un demi-cercle de la fphere, malgré Ie
ce fera la lon-Or Ie finus
infini de fes circonvolutions.
Q
^^ment un vaijfeau peut aller contre Ie vent. n nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;* .
lui on propofe ici eft un paradoxe pour ceux quot;eft ^fent les principes de la mécanique. Riennbsp;plus ordinaire dans la navigation ;nbsp;ter qtion pratique toutes les fois quon va,nbsp;^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;du vent, ou en
yant. Nous allons faire fentir comment cela
¦308 Recreations Mathématiqces. ^
fe peut faire ; en obfervant néanmoins que , nous difons quun vaiffeau peut aller centrenbsp;vent,nous nentenclons pas quil puilTe allernbsp;teinent dans la inême ligne fuivant laquellenbsp;fouffle, inais feulement faifant un angle aigunbsp;cette ligne; ce qui fuffit pour remonter contrenbsp;origine , en faifant plufifiurs bordées.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, ,
I, Soit un vaiffeau dont la quille foit AB , une 2* voiles CD , orientée de maniere a faire ave^,nbsp;quille 1angle BED de 40 degrés; que la direet!j|^nbsp;du vent foit EF, faifant avec cette même cj^'pnbsp;Tangle BEF, de 60 degrés, par exemple :nbsp;iible'que Tangle DEF fera de 10 degrés.nbsp;voile fera cherquée par un vent toinbant fut ^ ,nbsp;fous un angle de 20 degrés. Mais , felon les fnbsp;cipes de la mécanique , Ie choc dun corps jjnbsp;bant obliquement fur unefurface , sexercenbsp;fens perpendiculaire a cette furface. Ainfi ,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,
EG perpendiculaire a CD , Teffort du vent s^^ cera fuivant la direélion EG.
du vaiffeau avec la direftion du vent, avec cette direéfion un angle aigu.
KEHfqit, par exemple, de 10 degrés, kef fera de 70 degrés i : ainfi Ie vaiffe»^'®nbsp;tera contre la direftion du vent de pr^s y ^0^nbsp;thumbs entiers. Or Texpérience appts^^ quot;
Si done Ie vaiffeau étoit rond, il marcF^'^^f fuivant cette direélion; mais , comme fa lo'^^^ernbsp;fait quil a beaucoup plus de facilité anbsp;fuivant la direéflon de fa quille EH que jjynbsp;route autre qui lui eff inclinée , il prendranbsp;reftion EK, moyenne entre EG amp; EH, mad ^ g,,nbsp;coup plus voifine de EH que de EG, a peunbsp;raifon des facilités qu11 auroit a fe mouvo'^^fCnbsp;vam EH amp; EG. Ainfi Tangle KEF de la jfg
Tatigj' ¦\0
-ocr page 317-Navigation. nbsp;nbsp;nbsp;305^
Psut fa'ire decrire au vaiffeau une ligne encore quot; Us approchante de la direftion du vent, denvi-un rhumb entier ; car on tient que, pour unnbsp;®'ffeau frn de voiles , des 3 % airs de vent quenbsp;^^uiprend la bouffole, il y en a qui peuventnbsp;a aller dans le meine lieu.
eft vrai que plus un vaifleau ferre le vent, ou ,
P°Ur nous énoncêr en lennes vulgaires , plus Ian-I ^ ^Pincidence du vent fur la voile eft aigu, moins y a de force employee a poufter le vaiffeau ;nbsp;j cela eft compenfe par la quairtite de la voi-quon peut mettre dehors: car, dans cettenbsp;Uation, aucune des voiles ne nuit a 1autre , amp;cnbsp;j ^aiffeau peut porter abfolument toutes fes voi-Ainfi ce quon perd par le peu de force em-fur chacune, on le regagne par la quantiténbsp;^ furface expofee au vent.
^ eft aifé de fentir combien cette ptopriété de PL Us Vaiffeaux eft as^antageufe pour la navigation ;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;3»
.^'^5 quel que foit le vent , on peut sen fervir arriver a un lieu determine , quand mernenbsp;Vent viendroit dire6fement de ce cöté. Car,nbsp;uppofons que la route a faire fut de E en F, Scnbsp;le vent foufflat dans la direftion FS , on fer-j le vent dauffi prés quon pourra pour décrirenbsp; igne EG, faifant avec FE 1angle aigu FEG.
prés avoir couru pendant quelque temps fuivanfr ^5 on revirera de bord pour parcourir GH , Scnbsp;^VuiteHl, puis IK, Scc : ainfi Ton sapprocheratnbsp;^Jours du terme de fa route.
JIO PvÉCRÉATIONS MATHÉMATIQUES,
PROBLÊME III.
/a force du gouvernail, amp; de la manure il a git.
Ce neft pas un médiocre fujet détonnetnei^^
- - - -- --
que la force qua Ie gouvernail dun vaifTeau lui imprimer tous les mouvements quon défif^nbsp;fur-tout {i on confidere Ie peu daftion desnbsp;mes gouvernails dont font garnis les bateauxnbsp;navigent 1'ur nos rivieres. Nous allons tachernbsp;développer la caufe , amp; de la rendre fenfible.
Le gouvernail dun bateau ou dun vaifleaii daction quautant quil eft choqué par 1eau. Cqnbsp;la force réfultante de ce choc qui, étant app) gnbsp;quée tranfverfalement a la poupe , tend anbsp;tourner le vaiffeau aiitour diin point de fanbsp;cjuon appelle centre fpontanée de rotation, fnbsp;proue du vaiffeau décrit a lentour de ce pö*nbsp;Hnarc de eerde, dans un fens oppofé a celuinbsp;décrit la pou'pe; doü il fuit que la proue du s'®nbsp;feau tourne du coté vers lequel lon touriie fnbsp;gouvernail, conféquemment du cóté oppol^nbsp;celui vers lequel on porte la barpe avec laqt'^ 'pnbsp;le gouvernail eft mis en mouvement. Ainfi,nbsp;quon pouffe la barre a ftribord, le vaiffeau tou^^nbsp;a babord; amp; au contraire.
? - A
II faut done une force, amp; même dune cert3'_ intenfité , appliquée au gouvernail, pour .rnbsp;tourner le vaiffeau. Auffi la conftrudion dunbsp;feau eft-elle difpofée de maniere a augmenternbsp;force autant quil eft poffible ; car, a la diffdte'^'^^nbsp;des bateaux qui flottent fur les rivieres, amp;
Navigation. nbsp;nbsp;nbsp;311
dire , le gouvernail , enforte que 1eau , cou-3nt le long des flancs, peut a peine le toucher, arriere dun batiinent deftiné a la mer eft amincinbsp;^ pince, de maniere que 1eau qui coule le longnbsp;p Tes flancs , doit neceflfairement couler auffi lenbsp;du gouvernail, amp; le choquer, pour peu cpiilnbsp;Quitte la direction de la quille. Tachons mainte-'^ant deftimer a peu prés la force refultante denbsp;choc.
batiment de 900 tonneaux prend ordinaire-*^^nt, étant charge , 13a 14 pieds deau, Sz fon pUvernail a environ z pieds de largeur. Suppo-a prefent quil fe meuve avec la viteffe.denbsp;lieues marines par heure, ce qui fait 100nbsp;j'^'fes par minute, ou 10 pieds par feconde; quenbsp;^ gouvernail foit tourne de maniere quil faffenbsp;?,''®c la quille prolongee un angle de 30 degrés:nbsp;^ati coulant le long des flancs, le choquera fousnbsp;tnême angle de 30 degrés. La partie du gpuver-plongee fous Ieau, ayant 14 pieds de hauteurnbsp;i de largeur, ce fera une furface de piedsnbsp;^^trés, choquée fous un angle de 30 degrés, parnbsp;eau coulant avec une viteffe de lo pieds parnbsp;®^onde. Or Iaftion dun pared courant, qui cho-^'^croit perpendiculairement une femblable fur-, feroit de 3370 livres ; ce qui doit être ré-en raifon du carré du ffnus dincidence a celuinbsp;finus total, ou en raifon de a 1 , puifque lenbsp;inus de 30 degrés eft ^, le rayon étant i. Ainfinbsp;^ct effort fera de 841 livres. Telle eft la forcenbsp;^Xercee perpendiculairement a la furface du gou-^fnail; amp; , po.ur fqavoir la portion de cette forcenbsp;aglt perpendiculairement a la quille amp; q«i f^itnbsp;°ürner le vaiffeau , il ny a qua multiplier jeffortnbsp;P''^cedent par le co-finus de 1angle dinclinaifoa
Viv
-ocr page 320-'311 Recreations MathématiqueS.
du gouvernail a la quille, qui eft ici , ou cela donnera 708 livres.
Maïs il y a une caufe qui rend eet effort confidérable ; c^eff que 1eau qui coule Ie longnbsp;flancs du navire, ne fe meut pas parallélement ^nbsp;la quille , niais a peu prés parallélement aux flanelnbsp;eux-mêmes, qui vont fe terminer angulaireine^nbsp;a 1étambot, ou la piece de Parriere qui porte 1^*nbsp;gonds du gouvernail ; enforte que cette eaunbsp;porte plus direftement fur Ie gouvernailnbsp;dun angle de 30 degrés environ : ainfi , dansnbsp;cas ci-delTus, langle fous lequel Peau choqueranbsp;gouvernail, fera a peu prés de 60 degrés. Fa'''nbsp;fons done cette proportion ; comme Ie carrénbsp;films total eft au carré du finus de 60 degrés,nbsp;comme 1 a |, ainfi 3370 font a 1517, dontnbsp;réfuhe pour la force agiffante dans Ie fens perpequot;'nbsp;diculaire a la quille, celle de 21 27 livres.
Cet effort paroitra fans doute encore bien confidérable pour Peffet quil produit, amp; quinbsp;de faire tourner une maffe de 1800 milliet*,nbsp;mais it faut faire attention que cet effort eft app^'nbsp;qué extrêmément loin du point de rotation amp;nbsp;centre de gravité du vaiffeau : car ce centre dansquot;*'nbsp;vaiffeau eft un peu au-dela de fon milieu amp;nbsp;la proue, parceque la partie antérieure eft teij'nbsp;flée , tandis que la partie poftérieure eft pirquot;^^*^nbsp;dans fes oeuvres vives, poür ne pas nuire aunbsp;vernail Dun autre cóté, on fait voir que ce qquot; P'*nbsp;appelle Ie centre fpontanée de rotation, Ienbsp;autour duquel il tourne , eft encore un peu au-de**nbsp;du coté de la proue; doü il fuit que Peffort ap'nbsp;pliqué a 1extrémité de la quille vers Ia poupf»nbsp;agit, pour déplacer Ie centre de gravité du vaiiquot;nbsp;feau 5 par un bras de levier douze ou quinze
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long que celui par lequel agit ce centre de |rayité ou le poids du navire eft cenfe reuni. En-ft ny a nuUe comparaifon de Iaiftion quexercenbsp;Poids nageant dans 1eau , avec celle quil exer-^6roit sil etoit queftion de le foulever feulementnbsp;ligne. 11 neft done plus furprènant quunnbsp;Poids de deux milliers, applique avec cet avan-, falTe rouler le centre de gravité du vaifleaunbsp;®'itour de Ion centre de rotation.
, Si le vaifieau , au lieu de faire deux lieues par ^Ure, en faifoit trois , la force appliquee au gou-'^^ynail feroit a la premiere , dans le rapport denbsp;^^4; amp; conféquemment, dans notre fuppofitionnbsp;^ polition du gouvernail, elle feroit de 472.5 li-Si le vaifleau avoir une vitefle de 4 lieuesnbsp;heure , cette force equivaudroit , dans lanbsp;polition du gouvernail, a 8400 livres.
On voit par-la pourquoi, quand un vaifleau ^arche rapidement, il eft fort fenfible a Iadfionnbsp;^ gouvernail; car, avec une vitefle double , cettenbsp;. 'On quadruple ; elle fuit enfin la raifon doubléenbsp;^ vitefle.
PROBLÊME IV.
angle h gouvernail doit-il faire pour tourner le vaijfeau avec le plus de force ?
Peau fe mouvoit parallelement a la quille en oquarit le gouvernail , on trouveroit que cetnbsp;§ ^ devroit être de 54 degres 44 minutes; mais,nbsp;'jous 1avons obferve plus haut-, la direc-tio''nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fe porte angulairement vers la direc-
})jA^ de la quille prolongee , ce qui rend le pro-erne plus difficile. En fuppofant que cet angle foit ^ 15 degres, ce que M. Bouguer regarde comme
314 Récréations Mathématiques.
approchant ck lavérité, on trouve que Tangles* queftion doit être de 46 degrés 40 minutes.
Les vaiffeaux ne profitent pas de la totalite d® cette force , car la longueur de la barre du go'J'nbsp;vernail ne lui permet guere de faire avec la qud*®nbsp;«n angle de plus de 30 degrés.
PROBLÊME V.
Un vaijfeau peut-il avoir um viuffz égale a du vent , ou plus grande ?
Cel A ne fqauroit arriver dans une conrfe reéfe ou vent arriere; car, indépendammentnbsp;ce qualors une partie des voiles nuit a Tautre, 'nbsp;eül évident que fi Ie vaiffeau avoit, par quelc|'|®nbsp;moyen que ce fut, acquis une viteffe égale a ce**^nbsp;du vent, il nen recevroit plus aucune impulliof'nbsp;El vltefTe commenceroit done a fe ralentir, parnbsp;effet de Ia réfiftance de Teau, jufqua ce quenbsp;vent fit fur la voile une impreffion égeile anbsp;de cette réfiftance ; amp;. alors il continueroit anbsp;mouvoir uniformément, fans aucune acceleratic*'
Mais il nen eft pas ainfi dune courfe oblid® a la direftion du vent: que'ile que foit fa viteuS^nbsp;la voile reqoit fans ceflTe du vent une impulfi^'^nbsp;qui approche toujours dautant plus de Tégab,^^nbsp;que la courfe approche plus de Ia perpendieuk'nbsp;a la direéfion du vent : ainfi, quelque vitenbsp;marche Ie vaiffeau , il peut recevoir , fans ^nbsp;du vent une nouvelle follicitation au mouveme^^Tnbsp;ce qui sft capable de porter fa viteffe a unnbsp;méme fupérieur a celui du vent.
Navigation. nbsp;nbsp;nbsp;315
i'ême vollure , prendre une vitefle égale aux ou aux j de celle du vent. Cela ne feroit pas im-Poffible, fi routes les voiles quun vaiflfeau peutnbsp;^ettre au vent dans une courfe oblique, etoientnbsp;^xpofees en une feule dans la courfe direfte. Celanbsp;fuppofe , M. Bouguer fait voir que ce mêmenbsp;''aifleau , orientant fes voiles de maniere a fairenbsp;angle de i ^ degres environ avec la quille, Sc ynbsp;[^cevant le vent dans la direclion perpendicu-^®te, le vaifleau recevra fans ceffe une nouvellenbsp;^^célération dans le fens de la quille , jufqua cenbsp;fa viteffe foit fuperieure a celle du vent, amp;:nbsp;le rapport denviron 433.
Il eft vrai que , dans Ietat aéluel de la mature vaifleaux , il neft pas poffible que les verguesnbsp;^^ftent avec la quille un angle au deflbus de 40nbsp;; mais il y a des marins qui prétendentnbsp;moyen de quelque changement, on pourroitnbsp;aiTiener cet angle a 30 degres. Dans ce cas, amp;nbsp;ftippofant que le vaifleau put prendre dans lanbsp;'S^te direéle une vitelTe égale aux ^ de ,celle dunbsp;, celle quil prendroit, en recevant dans fesnbsp;'^^jles le vent a angles droits, pourroit aller juf-*-034 de la viteflTe du vent; ce qui eft uiinbsp;plus que 1unité , Sc conféquemment un peunbsp;Pnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;cette vitefle meine.
1 En faifant la inême fuppofition de vitefle poffi-j ^ dans la courfe direfte , Sc la voile faifant avec quille un angle de 40 degrés, on trouvera quenbsp;vitelTe que prendroit le vaiflfeau dans la courfe
vb feroit, a peu de chofe prés, les ^ de la uelle du vent.
feroit du moins ft , dans cette pofldon s voiles a Iegavd du vent, elles ne fe nuifoientnbsp;^ un peu les unes aux autres, Ainfl gt; toutes ceamp;
3i6 Recreations Mathématiques. circonftances combinées , il paroit que , quoiqu®nbsp;tnathématiquement parlant, il foit poffible quu^*nbsp;vaiffeau aille auffi vice ou même plus vite quenbsp;vent, cela ne peut que très-difficilement avoir US'*nbsp;dans la pratique.
Le vent foufflant felon une direction donnée ^ amp; tc vaiffeau devant aller felon une route dètertninei-gt;nbsp;quelle ejl la pofition de la voile qui fera la pluinbsp;avantageufe pour fa marche ?
SxJPPOSONS que Ie vent fouffle du nord , ^ que Ie vaiffeau doive faire route a loueft. Sinbsp;vaiffeau , ayant Ie cap a ce point, avoit fes ver-gues paralleles a la quille , fa marche feroit zéro »nbsp;puifquil ne recevroit dimpulfion que perpendi'nbsp;culairement a la quille. Si , au contraire, les vet'nbsp;gues étoient perpendiculaires h la quille, les voile*nbsp;ne recevant point de vent, Ie vaiffeau ne maf'nbsp;cheroit point, Ainfi , depuis la premiere pofitio*^nbsp;jufqua la derniere , limpulfion dans Ie fens de 1^nbsp;quille, amp; coniequemment la viteffe , va dalxJf®nbsp;en croiffant , puis en diminuant : il eft don^-une pofition ou cette impulfion eft la plus forte,jnbsp;amp; oü Ie vaiffeau marchera Ie mieux. Ceft ce qff '¦nbsp;eft queftion de trouver.
Les géometres ont réfolu ce problême; ^ trouve que, pour determiner eet angle, ilnbsp;partager celui du vent amp; de la route propofe^»nbsp;enforte que h tangente de 1angle ( apparent)nbsp;vent avec la vergue, foit double de celui denbsp;vergue avec la route ou avec la quille. Ainfi,nbsp;ce casj il faudroit commencer par orienter favo*
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Öe maniere quelle fit avec la qullle un angle de 35 degrés 16 minutes , amp;; conféquemment avecnbsp;vent de lt;5 4 degrés 44 minutes.
Nous difons dans le commencement; car, auffi-^ot que le vaiffeau aura pris de Terre, cet angle ^fiffera dêtre le plus favorable , amp; le fera dautantnbsp;^oins que la vitefle saccélérera, comine cela doitnbsp;^¦river, jufqua ce que Timpulfion du vent foit ennbsp;^tjuilibre avec la reliftance éprouvée par le vaif-^^au a fendre Teau : mais , a mefure que la viteflenbsp;^accélere , le vent frappe plus obliquement lanbsp;'^oile, amp; perd de fa force ; cefl: pourquoi il fau-^toit orienter la voile de telle maniere, quelle fitnbsp;^vec la quille un angle de plus en plus aigu , Scnbsp;pourroit réduire cet angle jufqua 30 degrésnbsp;^ moins, enforte que le vent fit avec la voilenbsp;angle de 60 degrés amp; plus.
On a fait abftraftion de la derive; mais fi on y vouloit avoir égard, en fuppofant quelle fut,nbsp;exemple , dans le cas propofé , dun rhumb denbsp;''quot;^nt, il fliudroit, pour y avoir égard , mettre lenbsp;dun rhumb plus au vent : ainfi Tangle dunbsp;^^nt avec la route , feroit de 78 il 79 degrés ; amp;cnbsp;^ On trouveroit quau commencement de la mar-lt;^he, 1 angle du vent avec la voile devroit etrenbsp;de
45', celui de la vergue avec la quille, de xqo quil faudroit peu a pen réduire a 24nbsp;2.5 degrés : tenant alors le rhumb oueft-nord-ouefl: un quart a Toueft , on fuivroit reellementnbsp;1 ouefl: avec la plus grande vitefle poflTible , ou anbsp;peu prés; Sc comme , dans les environs des pointsnbsp;^maximum ^ TaccroilTement progreflif eft infen-mle , on aura toujours cette plus grande viteflTe anbsp;peu de chofe prés, quand même les angles ci-def-Js ne feroient pas bien exafts.
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Comment faudroit-il faire pour fe diriger d'un lieU
a rautre fur la mer^ parit chemin Ie plus court ?
La ligne loxodromique, fuivant laquelle on a coutume de fe diriger fur la mer, nétant pas Ienbsp;chemin Ie plus court dun lieu a 1autre, il eft naturel de demander sil ny,auroit pas moyen denbsp;fuivre Ie chemin Ie plus court; car, routes chofesnbsp;dailleurs égales, il eft évident que , faifant moinsnbsp;de chemin , la navigation feroit plutót terminée.
II ny a nul doute que cela ne foit poffible. Nous allons donner Ie moyen de Ie faire, amp; nous exa-minerons en même temps quel avantage il peut ynbsp;avoir.
Tout Ie monde fqait que Ie plus court chemin dun lieu a lautre fur la furface de la terre, eftnbsp;1arc de eerde mené de 1un a lautre. II neft donenbsp;queftion que de fe maintenir'continuellement futnbsp;eet are de grand eerde , ou du moins de sen écar-ter très-peu.
Suppofons done un vaifteau faifant volle de Breft pour Cayenne. On trouve , par Ie calculnbsp;trigonométrique, que 1arc de grand eerde tirë denbsp;Breft a Cayenne , fait a Breft , avec Ie méridien,nbsp;im angle de 58 degrés 4^ minutes , amp; a Cayennenbsp;de 34 degrés 45 minutes, tandis que celui de 1*nbsp;ligne loxodromique avec Ie méridien , fe trouwenbsp;^ Breft de 43 degrés ao minutes. Ainfi Tanglenbsp;de partance avec Ie méridien, devroit être de 58nbsp;degrés 45 minutes.
Mais, pour fe maintenir fur eet are de eerde, il faudrolt changer dangle a chaque jour , amp;nbsp;même, en toute rigueur, a chaque heure amp; *
-ocr page 327-N AVIG ATIOT». nbsp;nbsp;nbsp;319
tliaque moment; car autrement on décrlroit de loxodromies amp; iion un are de cercle. Pournbsp;^ffeftuer ce changement, on pourroit sy prendrenbsp;la maniere fuivante , qui, fi elle neft pas par-^'tement exafte , approche afTez de la vérité.nbsp;.Langle , a Cayenne, étant de 34 degrés 4Jnbsp;*'''nutes, on voit que , depuis Ie moment du dé-iufqua celui de larrivée , il faudroit que 1an-du rhumb diminuat graduellement depuis 58nbsp;j Srés 4^ minutes, jufqua 34 degrés 45 minutes.nbsp;® difference efï de 24 degrés. Diviions-Ia ennbsp;portions égales, qui font chacune de 2 degrésnbsp;T'inutes; il faudroit done que, toutes les foisnbsp;auroit gagné un 10® de la longitude, ou 4nbsp;ygfési, ou 93 lieues vers loueft , on plongeatnbsp;^yantage au fud de 2 degrés 24 minutes: on fenbsp;jj'^intiendroit par ce moyen affez fenfiblement furnbsp;de grand cercle ayant de Breft a Cayenne.
^efolvant fucceffivementles triangles fphériques ï réfulteroient; mais nous convenons navoir
^n pourroit déterminer plus exaftement ces S'es au moyen de la trigonométrie, fqavoir, ennbsp;de 4 en 4 degrés de longitude un méridien ,
^titreprendre un calcul auffi inutile. ^
.^ar, ff nous examinons quel avantage refulte-de ee procédé, nous trouverons quil eft in-,®nfibie. En efFet on trouve que la diftance de Breft Cayenne, mefurée fur Ie grand cercle mené denbsp;a lautre, eft de 1186 lieues; amp;c ft on Ie me-fur la loxodromie tirée de lun a lautre, cettenbsp;cance fe trouvera de I2ii lieues. II ne vaiitnbsp;pas la pelne de courir par Ie plus court che-pour épargner une trentaine de lieues, d au-même que, fur la- mer , il eft moins queftion
^Ui Ofé
3^0 Récréations Mathématique^. de fuivre Ie chemin Ie plus court, que de tire^nbsp;parti du vent tel quil fe trouve , pour avaricetnbsp;vers Ie terme de fon voyage,
PROBLÊME VIII.
Qiulk cjl la forme la plus avantageufe a donti^^ d la proue d'un vaif 'eau , foitpour aller vite ynbsp;foil pour bien gouverner ?
S I 1on navoit quun de ces objets a remplif gt; par exemple celui de fendre 1eau avec Ie plusnbsp;facilité, Ie problême leroit facile a réfoudre.
Ie vaifleau feroit aigu par la proue , plus il droit Peau avec facilité , amp; conféquemmentnbsp;il feroit propre a fe mouvoir rapidement,
Mais il eft un objet bien plus important encof® que celui de la vitefle , ceft celui de bien gouvcf'nbsp;ner. Sans cela un vaiffeau , feinblable a un chev*nbsp;infenfible au mords, rendroit inutile tout Tartnbsp;pilote. Or 1expérience amp; la raifon démontrefl*^nbsp;également que , pour bien gouverner , il fautnbsp;Ie vaifleau foit effilé vers la proue , dans la part'^nbsp;qui plonge dans leau , afin que 1eau , qui coulenbsp;long de fes flancs, frappe plus facilement Ienbsp;vernail. II gouvernera dailleurs dautantnbsp;que Ie centre de gravité du vaifiTeau feranbsp;éloigné de Ia poupe : ainfi, par cette raifon t 'nbsp;faut mettre du core de la proue Ie cóté Ienbsp;obtus amp; Ie plus renflé dn vaifleau. Ceft auflinbsp;qui a lieu dans tous les batiments de mer.
La nature femble , a eet égard , avoir hommes fur la voie par la forme des poiflbns;nbsp;il eft aifé dobferver que la partie la plus renfl^^nbsp;eft du cóté de la tête, qui eft même ordinairem^^^
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obtufe. Ils avoient, comme nos valffeaux, ^^ucoup plus befoin de fe diriger avec aifancenbsp;daller fort vite. Le meilleur vaifleau feroitnbsp;Peut-être celui qui feroit forme daprès les dimen-precifes dun poiffon voyageiir, comme lenbsp;3iHTion , qui paroit réunir mieux quaucun autrenbsp;deux qualites daller vite amp; de bien gouverner.nbsp;j Camus , gentilhomme Lorrain , rapportenbsp;fa Mécanique, des expériences par lefqiiellesnbsp;^ente detablir quun modele de vailTeau , mar-«ant le gros bout le premier , va plus vite quenbsp;^^dant Ieau de Iautre bout plus aigu : il tachenbsp;den donner des raifons qui font certaine-mauvaifes. Ces expériences font abfolumentnbsp;^*^'itradiél;oires a toute bonne théorie ; Sc 11 lesnbsp;^.^'deaux ont cette forme, ce neft pas pour quilsnbsp;¦' lent plus vite , mais ceft quon a fenti la nécef-1 de facrifier lavantas;e de la viteffe a celui de
gouverner.
L
8 ORsquON rencontre un vaifleau en mer , ^ quon veut 1atteindre , on fe tromperoit beau-®up fi dirigeoit la proue fur lui; car, a moinsnbsp;il courut précifément le même air de vent,nbsp;deux chofes Iune, ou quon feroitnbsp;da ^ chaque inftant de changer de direélionnbsp;V s fa courfe, ou que 1on perdroit 1avantage dunbsp;p en tombant au delTous.
effet, quun mobile A fe meuve dans une
311 RÉCRÉATpNS Mathématiques.
Pl.i, ligne ab cd^ amp; quil fut queftion de Ie faire 3^ fig. 4- teindre par un autre mobile A , il ne faudroit
imprliner a A une direffion telle que ka, car» dans peu dinftants, a aura avancé fur la ligj]®nbsp;quil parcburt, amp; fera , par example , en b. AiR*' »nbsp;en fuppofant que Ie mobile A changeat continue^nbsp;lement de direftion en fe dirigeant fur celui qu'nbsp;pourfuit, il décriroit une courbe telle que kvnbsp;DE. II atteindroit a la vérité enfin Ie mobilenbsp;sil alloit plus vite, mais ce ne feroit pas par lepl^*nbsp;court chemin. Que sil ne cbangeoit pas de dire^nbsp;tion a chaque moment, il arriveroit fur lanbsp;ad, a un point oü Ie mobile ne feroit dejaple^'nbsp;amp; il la dépafferoit , a moins quil ne fe mit anbsp;pourfuivre fuivant la ligne ad, ce qui lui fero*^nbsp;perdre encore plus de temps,nbsp;p. Pour faire done enforte que Ie mobile Anbsp;^ gne Ie mobile a Ie plutot poffible, 11 faut qiienbsp;fe dirige fur un point de la ligne ae, telnbsp;AE amp; foient entreux dans Ie rapportnbsp;leurs viteffes refpeélives. Or ces lignes ferof'^nbsp;dans ce rapport, li a chaque inftant Ie mobile ^nbsp;a dans fa courfe celui quil pourfuit fernblableme'^^nbsp;fitué dans une direélion parallele a la direéli'^l'nbsp;ka ; fi , par exemple, A a étant dirigé au fud »nbsp;mobile a , parvenu en ^ , eft au fud du mobilenbsp;parvenu en B; car il eft évident que lesnbsp;AE , «e, feront dès lors proportionnelles auxnbsp;teffes des deux mobiles, amp; quils arriveront a-^nbsp;fois en E ou e.
La pratique amp; k raifonnement ont fort bi^ fait fentir cela aux marins ; car quun vailTeau ef*nbsp;A apperqoive un autre valffeau en a, dont ü 1^''^nbsp;aifé de reconnoitre a peu prés la route a c: au b^nbsp;de fe diriger ou mettre Ie cap fur a, on ptendf
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route comma AB , portant an avant da a; an tamps on releva avec la bouffole Iair denbsp;A a, auqwel on a la vaifleau a ; puis, aptèsnbsp;^^oir couru qiialque temps, par example jufquesnbsp;B , tandis qua a eft arrivé an b, on releve denbsp;*^on.veau avec la bouflnle Iair de vent B b , auquelnbsp;a le vaifleau pourfuivi. Sil eft la même , ceftnbsp;figne quon fait bonne route ; car Alt;z amp;nbsp;paralleles. Si le vaiflTeau pourfuivi refte unnbsp;Peu (jg 1arriere , ceft figne quon peut le pour-*^'^te par une ligne faifant avec fa direftion unnbsp;angle
moins aigu. Enfin, stl a gagné de 1avant, inciique quil taut prendre pour Iatteindrenbsp;|igne plus inclinée ; ft la ligne eft aufli in-j 'tiée quelle peut être, amp; approche du parallé-on en doit conclure que le vaifleau pour-eft meilleur voilier, amp; quon doit renoncer
.?*teindre.
j ioiu ceci fuppofe quon a 1avantage ou le ttia ^ vent, car ft 1on etoit au deflbus, lanbsp;'^^oeuvre feroit fort différente, a moins quonnbsp;tin grand avantage a pincer le vent. Mats cenbsp;pas ici le lieu de detailler ces manoeuvres dunbsp;tngénieux de tons les arts.
P R O B L Ê M-E X.
^ la dkermination des longitudes m met.
T
g determination des longitudes en mer na ^'^te moins exerce les mathematiciens , que lenbsp;ouvement perpétuel, la quadrature du cercle ,nbsp;^ la duplication du cube , mais avec Bien plus denbsp;; car on ne retireroit pas de grandes utditesnbsp;Solution des deux derniers; au lieu qne denbsp;^ ^ du probleme des longitudes réfulteroient as
314 Recreations Mathématiques. grands avantages pour la navigation. On pour'nbsp;roit toujours , dès quon auroit Iinlpeftionnbsp;del , determiner le lieu de la terre ou Tonnbsp;trouve , en obfervant la longitude amp; la latitude nbsp;au lieu que , dans Ietat aftuel de la navigation inbsp;on ne peut queftimer la longitude fort vagu®'nbsp;inent, amp; rien neft plus ordinaire dans de longu^nbsp;traverfees de Teft a Ioueft, ou au contraire , ^nbsp;commettre fur la longitude des erreurs denbsp;lieues amp;cplus: auffi le Parlement dAngleterre a-£'nbsp;propofe, il y a plus de 6o ans, un prix de lOOi^^nbsp;livres fterlings a celui qui demontreroit un moy^'*nbsp;sur, amp; praticable pour le vulgaire des navigateur^gt;nbsp;de determiner la longitude en mer,
Le problême des longitudes fe réduit a déte^' miner la difference dheure que 1on compte da'*nbsp;le vaiffeau , avec celle quon compte dans un 1*^nbsp;détermlné, tel que le port dont on eft parti,nbsp;dont la longitude eft conniie. On determine mquot;'nbsp;jours avec aflez de facilité quelle heure on a da^*nbsp;le vaiffeau , pourvu quon ait pu obferver lenbsp;amp; la latitude ; car , au moyeh des inftrurne'fnbsp;quon emploie aujourdhui en mer, on eft affu^f ^nbsp;a environ i minutes prés, du moment dunbsp;On peut auffi, connoiflant la latitude fous laq^^jnbsp;fe trouve le vaiffeau , amp; la declinaifon dunbsp;determiner 1heure par le coucher du foleil*nbsp;peut voir ces pratiques dans les borts livres de nbsp;vigation.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^
Mais pour trouver quelle eft en meine Iheure du port dont on eft parti, ceft-la lanbsp;cube. 11 y a neanmoins deux moyensnbsp;attaché a rendre praticables amp; surs ; Iuquot; ^nbsp;pendant de la mécanique, 1autre puremen^ alnbsp;nomique.
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les inftruments a mefurer le temps confer-fur la mer la régularité du mouvement On eft parvenu a leur donner fur la terre, ilnbsp;''oit aifé de connoitre a chaque inftant dans unnbsp;^ffeau Iheure quil eft dans un port déterminé.
vaifleau partant de Breft, par exemple , met-*^011 bien exaftement 1horloge deftinée a cet ufage Iheure de ce lieu: cette horloge, montée avecnbsp;precautions convenables, montreroit toujoursnbsp;oeure quil eft dans ce port: ainfi , quand onnbsp;^^lidroit connoitre la longitude du lieu du vaif-j, ^ 5 on prendroit le midi avec exaftitude, amp;cnbsp;examineroit Iheure de la montre ; la diffé-^ '^oe donneroit la différence de longitude. Si,nbsp;J Exemple , apres quinze jours de navigation ^nbsp;r'^^nd il eft midi dans le vaifleau , Ihorloge mar-2 beures 10 minutes, on en concluroit quenbsp;^ difference de temps feroit de 2 heures 10 mi-; ce qui revient a 32 degrés 30 minutes:nbsp;tg \ fqauroit quon eft a 32 degrés 30 minu*-^.^3 ioueft de Breft ; ce qui, au moyen de la la-le ] ®^^orvée , ferviroit a fixer très-exaélementnbsp;tfe occupé par le vaiflTeau fur Ie globe terref^nbsp;moment de lobfervation.nbsp;dul on ne fqauroit fe fervir fur mer dune pen-^ ® 5 les montres les plus exaéles, qui ne Ienbsp;pas déja trop fur terre, fe dérangent entiére-a la mer : ceft pourquoi le problcme desnbsp;J°quot;gitudes, envifagé de ce cóté , fe réduiroit anbsp;Q^i'^^^^^quelque maniere de mefurer le temps,nbsp;fot pas fujette a cet inconvenient, ou a per-, lonner les inftruments connusde maniere a
^ affranchir.
n, ^ propojé pour ceteffet bien des inventions,, On a cru etre moins fujettes aux irrégularites
Xiij
3x6 Récréations Mathématiques.
occafionnées par les mouvements dun On lit dans les editions précédentes de eet oM'nbsp;vrase, quil ny a qua prendre une excelief'^nbsp;pendule de la conftruftion ordinaire , chang^1^nbsp;fon grand refforr en huit autres moindres en force»nbsp;qui, pris enfemble , exercent la mêine aftion gt;nbsp;remonter un fucceffiveinent amp; pat ordre tout^1nbsp;les vingt-quatre heures; fubflituer au pendule quot;11nbsp;reffort ipiral , avec un échappement a roeh^1^nbsp;enfin renfermer eet inftrument ou plufieurs da1^nbsp;une OU deux boites, quon placera dans Ie lieu d'1nbsp;vai0eau oit fes mouvements fe font Ie moinsnbsp;tir, en ayant Ie foin déchaufFer 1air du deda^1nbsp;de ces boites dune maniere toujours égale;nbsp;quon reconoitra facilement au moyen du therm^nbsp;metre: on aura , dit-on , par-la un inftrumentnbsp;clonnera exacfement Theure fur la mer. Si d^1nbsp;moyens auffi lïmples fuffifoient pour la folutio1'nbsp;de ce problême, il neüt pas occupé auffi loU?^nbsp;temps les aftronomes amp; les mecaniciens.
Quelques aütres fe font retournés du cófé d^1 fabliers. On en voit un, de 1invention deM. lab1^^nbsp;Soumille, dans les Mémoires adreffés a rAeadéit''®'nbsp;royale des Sciences , par des fqavans étrangct1;nbsp;T. I. II eft ingenieux , mais je ne fqais sil 3nbsp;éprouvé, Sc quel fiiccès ila eu.
Enfin, après bien des années de recherche ? ^ a vu éclore en Angleterre 1invention dunenbsp;marine , qui a lavantage de conferver fur l3nbsp;toute fa régularlté. Cette invention eft due 3 ^ |nbsp;Harrifon , qui Iavoit déja propofée vers i7371nbsp;mats elle ne parut pas avoir encore la régulat'1^
deinandée. Le Bureau ties Longitudes 1 Iencoi^'
Ceft une Commiffion perpetuelle, etablie par le
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^agea cependant, par une recompenfe , a perfec-^'onner fon ouvrage. Enfin, après vingt années ^'iiployees a ce travail, amp; a faire diverfes epreu-5 il la propofa de nouveau en 1758 an mernenbsp;Ureau , qui ordonna que Iepreuve en feroit faitenbsp;3ris une traverfee dEurope a la Jama'ique. Ellenbsp;faite avec toutes les precautions 6sc fonnalitesnbsp;^^sffaires pour la conftater , a la fin de 1761 ;nbsp;j 'I en refulta que la montre de M. Harrifonnbsp;/^nna , a ^ fecondes de temps prés, la longitudenbsp;® Port-Royal dela Jamaique. Au retour, 1erreurnbsp;fut, malgre les gros temps efiuyes pendant lenbsp;^'^yage, que de i minute 54 fecondes en temps,nbsp;de 18 milles anglois, tandis que le Parlementnbsp;Angleterre adjugeoit la recompenfe a Iauteurnbsp;^ la machine qui, dans une traverfee femblable,nbsp;trouveroit en defaut que de 20 milles au
P-es commiffaires des Longitudes ne purent ert ^Onféquence refufer a M. Harrifon au fnoins unenbsp;Puttie de la recompenfe promife : on lui accordanbsp;5ooo Uvres fterlings a compte des zoooo livres ,nbsp;'lUi lui feroient payees après une- nouvelle expé-^'ence, amp; après avoir dévoilé le mécanifme de fanbsp;^ontre , amp; avoir mis des ouvriers en état dennbsp;^'^nfiruifg de femblables. Cette feconde epreuvenbsp;,1^*^ faite en 1765 , dans un voyage de Porftmoutlxnbsp;* la Barbade ; amp; fon fuccès ayant confirme celuinbsp;la premiere, M. Harrifon requt encore 5000nbsp;'vres fterlings. II devoit recevoir le furplus aprèsnbsp;^oir forme des ouvriers qui pulTent fournir de cesnbsp;lt;intres aux befoins de la navigation ; je crois
'1 Angleterre , pour Iexamen des inventions pro^ ees pour la decouverte des longitudes fur msr.
32S RÉCRÉATrONS Mathématiques. que cela a été efFeftué, amp; que M. Harrifon a toü'nbsp;ché les loooo üv. qui reftoient a lui être payees*nbsp;On peut voir les détails de lhiftoire de cette iflt^'nbsp;reflante découverte, amp; même la defcription dunbsp;rnécanifine inventé par M. Harrifon, dans pit*'nbsp;fieurs écrits dabord imprimés en anglois, enfui*^nbsp;traduits en franqois, amp; publiés en 1767. La 0*'nbsp;vigation enfin eft en poffelllon, amp; a lobligatio**nbsp;a 1Angleterre, dun moven affuré de conferve^nbsp;a la mer Ie temps du port du départ; ce qui e**nbsp;im avantage ineftimable , amp; préfetvera certain^'nbsp;ment du naufrage une multitude dhommes da***nbsp;les temps a venir.
Linvention de M. Harrifon ayant refté long' temps foils Ie fecret, les horlogers Franqois, cjU*nbsp;avoient déja fait des tentatives pour parvenir a 1^nbsp;folution de ce probleme, ont redouble leurs effot*^nbsp;pour la découvrir , ou pour trouver un moye**nbsp;équivalent. Ce fat afin de les y exciter que lAc3'nbsp;démie propofa pour Ie prix de 1767 amp; 1773 ? 1*nbsp;conftruéfion dune montre qui eót les propriétésnbsp;celle de M. Harrifon. Le prix a été remporté pa*quot;nbsp;M. Le Roy, fiU du célebre Julien Le Roy, amp; dj'nbsp;gne héritier de fon nom , qui a jullifié quil avo'fnbsp;des long-temps tait la découverte du principe tl***nbsp;fert a conciiier a fa pendule légalité dont on ^nbsp;befoin. Ce fut en partie pour en faire lépreuv^^nbsp;que M. le Marquis de Courtenvaux fit conftrtn*^nbsp;éc équiper a fes frais la frégate VAurore, fut 1^'nbsp;quelle il fit, en 1767, un voyage jufquau Texe*'nbsp;Pendant tout ce voyage , Ia montre de M.nbsp;Roy a toujours marché avec la plus grande rég***nbsp;larité , malgré les mouvements les plus vifs amp;nbsp;plus irréguliers que ce petit batiment a éprouv^nbsp;dans une mer cjui eft prefc^ue toujours gtofl'e. Ainn»
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Navigation.
Jj^olquon ne puiffe contefter a M. Harrifon a Angleterre le mérite de Ia découverte, on peutnbsp;que la France y touchoit en mêine temps *,
' ^ous ne devons pas lalffer ignorer quil eft un ^Utre artifte Franqois qui a marché de fi prés furnbsp;p ^ traces de M. Harrifon , quil difpute a M. Lenbsp;lavantage dêtre le premier en France quinbsp;fait une mohtre marine: ceft M. Berthoud,nbsp;les montres, éprouvées dans le long voyagenbsp;j® M. de Fleurieu, ont aufli paru remplir toutesnbsp;Conditions défirées. Ceft le fujet dun grandnbsp;PtQcés encore pendant au tribunal du public , amp;cnbsp;lequel nous ne nous immifcerons point.
. a annoncé plus haut une autre maniere den-*ager la folution du problême des longitudes, eft purement aftronomique. II faut aufli fairenbsp;''^tnoitre ce que les aftronomes ont fait a eetnbsp;^§3rd,
f-orfque Galilée découvritles fatellites de Jupl-j,. » dont les éclipfes font ft fréquentes, il eut 'dée clen faire ufage pour la folution du pro-j ^riie des longitudes. On conqoit en effet que ftnbsp;théorie des fatellites de Jupiter eft aflez perfec-^tgt;nnée pour déterminer exaéiement pour un lieunbsp;ntiné , Paris , par exemple , le moment ou ilsnbsp;oiverjt séclipfer, amp; quon obferve a la mer unenbsp;^t^lipfe dune de ces petites planetes, avec lheurenbsp;^ laquelle on la voit, il ny aura qua comparernbsp;heure avec celle oü ce phénomene aura éténbsp;Poncé davance pour Paris , amp; la différence de
hj.' nbsp;nbsp;nbsp;Ic Méinoire de M. LeRoy fur fa montre, im-
®ri 1768 , amp; la Relation du voyage-de M. Ie Marquis curtenvaux, imprimée aufli la même année.
330 Récréations Mathématiques. teinps donnera la difference de longitude. Qu'®**nbsp;ait , par exemple, oblervé un foir a 10 10^nbsp;éclipre du premier fatellite, amp; quen confult^**^nbsp;la Connoijj^ance des Temps, on air trouvé quenbsp;êclipfe a du y arriver a iigt;i 5^' du foir j d ^nbsp;évident que la difference 45' eft celle du teiRl^nbsp;compté a Paris amp; dans Ie valffeau; ce quinbsp;l6° 15' de difference en longitude.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,
Plufieurs obftacles néanmoins fe font oppo^^* a ce quon fit grand ufage de ce moyen ; car, *nbsp;ces éclipfes ne font pas afiez fréquentes, nynbsp;ayant quune du premier fatellite routes les 4^nbsp;lieures : dailleurs elles ne font pas vifibles pendaquot;*'nbsp;plufieurs mois, ou Jupiter eft trop prés du foled gt;nbsp;amp;c. 2° II faut , pour les obferver , des lunet'®*nbsp;d^une certaine longueur. Or les mouvements d^**nbsp;vailfeau ne pevmettent niillement defuivre Jupi'^Pnbsp;OU un aftre quelconque , avec une lunette un p®**nbsp;longue.
til
Ön a , 11 eft vrai, taché de remédier a eet b'' convenient. Un gentilhomme Irlandois, M, IriJ^i'^tnbsp;propofa en 1760 fa chaife marine, ceft-a-direnbsp;chaife fufpendue de telle maniere dans un va*'nbsp;feau , quon pouvoit y obferver aftez aifément 1®*nbsp;fatellites de Jupiter , fur-tout au moyen des no'^nbsp;velles lunettes achromatiques, qui peuventnbsp;duire les mêmes effets que de beaucoup plus 1°'^nbsp;gues , conftruites a la maniere ordinaire. ^nbsp;épreuves en ont été faites en Angleterre ,par o'i^nbsp;des commiffaires de 1Amirauté; amp;, fuivant 1.^nbsp;écrits publiés dans Ie temps , elles avoient ^u®nbsp;hien réufll. Mais depuis que M. Harrifon anbsp;pofé fa montre marine, 11 me femble que 1onnbsp;plus dit mot de la chaife de M. Irwin.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^
II y a plus dun fiecle quon fqait que» f'
Navigation. nbsp;nbsp;nbsp;331
theorie de la lune étolt fuffifamment perfeftion-) on auroit la folution du problême des longi-bides en mer; car on pourroit calculer pour un lieu ^terminé, comme Paris, les moments oil la lunenbsp;^^teindroit diverfes étoiles zodiacales de la pre-OU feconde grandeur , ou sen approcheroitnbsp;^ plus. Dailleurs Ie mouvement de la lune eft fuf-amment rapide pour que, dans un temps affeznbsp;, elle ait change de pofition dune manierenbsp;Ceft pour cela que les aflronomes fe fontnbsp;®'^onnés avec tant de foin, fur-tout depuis unenbsp;l^'^ntaine dannées , a perfedhionner la théorie denbsp;^ lune; amp; ils font en effet parvenus au point denbsp;commettre plus fur Ie lieu calculé de la lune,nbsp;|1^2 des erreurs de z ou 3 minutes dans les lieuxnbsp;plus défavorables de fa revolution , tandisnbsp;elles étoient autrefois de plufieurs degrés. LAn-^^^terre a cru devoir récompenfer a eet égard ,nbsp;3ns la veuve amp; les héritiers de M. Mayer, lesnbsp;efforts 5c les fuccès de eet infatigable 5c fqavantnbsp;'oiiome, auquel nous devons , jufqu'a ce mo-les meilleures tables de la lune. Elle leur anbsp;-^cerné une gratification de 2500 livres derlings;
comme M. Euler a auffi travaillé avec les plus pands fuccès a la perfeftion de la théorie de lanbsp;, elle lui a pareillement adjugé une fommenbsp;^ 500 livres fteriings. Les nations shonorent parnbsp;traits femblables de générofité 5c de juftice ,nbsp;Alvers les hommes qut ont blen mérité de lhu-tnanité,
Un fecond pas a faire , étoit de rendre les cal-'¦'t s de^ ces obférvations affez faciles pour étre pratiques, finon par tous les gens de mer, dunbsp;^ins par les pluj. inftruits. M. labbé de la Caillenbsp;Un de ceux qul ont travaillé fur ce fujet avec
331 Recreations Mathématiques.
Ie plus de fuccès, II a donné , pour faire ces ca^ culs , des pratiques qui nemploient la plupartnbsp;la regie amp; Ie cömpas, Sc qui nexigentnbsp;médiocre connoiffance de geometrie Sc daftt*^'quot;nbsp;nomie. On les trouve dans lédition quila donn^^nbsp;du Traité de Navigation de M. Bouguer, ainll lt;1^^nbsp;dans les volumes de la Connoiffance des Tt0p^nbsp;des années 1765 Sc 1766. Onpublie depuis qu^ 'nbsp;ques années a Londres , pour lufage des navig^'nbsp;teurs , un Almanach nautique , ( nauticalnbsp;nacK) oü lon trouve tout calculés les appulfesnbsp;la lune a diverfes fixes pour Ie méridien de GreeRnbsp;wich , ainfi que les inftruéfions Sc les pratiqi^*nbsp;nécelTaires pour employer les obfervations denbsp;lune a la determination des longitudes.
On a propofé enfin, ily a cjuelque temps , I'd nouvel inftrument pour obferver avec plus denbsp;cilité les diftances de la lune aux étoiles fixes. C^*-inftrument, appellé mégametre par fon auteur,nbsp;de Charnieres , officier de marine, lui a fervi ^nbsp;faire des obfervations dans une traverfée dEurop®nbsp;en Amérique, Sc il en a public en 1768 les réfu^'nbsp;tats qui paroiflent prouver que eet inftrument pequot;*-être fort utile a la mer. Je ne vois cependant p®*nbsp;quil ait été fort accueilli par lesmarins, amp;nbsp;ignore les raifons.
PROBLÊME XI.
Si un vaiffeau étoit parvenu jufqud un des pol^^* comment feroit - il pour fe diriger dans unnbsp;méridien déterniiné?
L A difficulté que préfente au premier abord c® problême, vient de ce que , quand on eft a tquot;*nbsp;des poles j de quelque cóté quon fe tourne»
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^^garde le midi. Toute ligne tirée de ce point a point quelconque de Ihorizon , eft un méri-; il ny a done plus ni eft ni oueft. Or sil nynbsp;^ *^1 eft ni oueft, de quel cóté fe diriger , com-l^ient reconnoitre parmi tous les meridiens fem-lables, celui quil faut prendre pour aller au lieu
Ce neft pas tout ; il eft probable que ft Ton P^fvenoit a un des poles, la boulTole deviendroitnbsp;^[dérement inutile, ou, comine difent les marins,nbsp;^quot;ftlument folie. H neft pourtant que ces deuxnbsp;^anieres de naviguer, ou par Iinfpeftion des af-ou , pour inieux dire, par Tune Sc Iautrenbsp;^^tnbinees,
j, quot;rel eft le problême quauroit eu a refoudre aftronome embarqué fur le vaiffeau du capitainenbsp;X dipps , chargé de tenter de nouveau un paftagenbsp;® havers IOcean glacial. Si les glacés ne sy fuf-pas oppofees, il eut été jufquau 90^ dègré denbsp;afttude, pour arriver par le plus court chemin aunbsp;^troit qui fepare 1Alie de IAmerique, detroitnbsp;*3nt 1exiftence eft aujourdhui conftatee par lesnbsp;Navigations des Ruftes , amp;£ qui git par le 176® de-Sjé environ de longitude. Je me propofai ce pro-Vme , lorfque jentendis parler de cette nouvellenbsp;^tltative , qui devoir en France être exéciuée parnbsp;, de Bougainville. Jai ouï dire quon le propofanbsp;a Un aftronome celebre de IAcademie royale desnbsp;ciences. Jignore ce quil répondit: quant a moi,nbsp;'^ici ma folution.
Je fuppofe que jeufle été le navigateur chargé cette expedition. Je me ferois muni, pour né-pas pris au depourvu, de deux ou trois bonnesnbsp;N^untres marines , montées enfemble au temps dunbsp;Port de départ, que nous fuppofons Breft.
-ocr page 342-334 Récréations Mathématiques.
Suppofons maintenant que jeufle tröuvé mer ouverte , amp;; que je fuffe arrivé au pole arC'nbsp;tique. Suppofons encore que ma bouffolenbsp;devenue abfolument inutile, mals que jeuflTenbsp;Ie foleil fur 1horizon ; ce qui eft Ie cas dune p3'nbsp;reille navigation , quon nentreprendroit jaina*nbsp;que pendant 1été de ces climats , temps oünbsp;foleil refte levé plufieurs mois: il ed évident qnnbsp;confultant mes montres marines , Ie moment oi*nbsp;elles euffent marqué midi, eüt été celui oü Ienbsp;leil étoit dans Ie méridien de Breft: done, fijeta'^nbsp;voulu y retourner, je neuffe eu qua mettre anbsp;inftant Ie cap fur Ie foleil, amp; cingler fur cett®nbsp;route, de telle maniere quau bout dune heUf®nbsp;ieuffe eu Ie foleil i ^ degrés a Hrlbord ; aunbsp;de deux heures, a 30 degrés; amp;c. II elf aifénbsp;fentir que , par ce moyen , jeuife , quoique d^l'nbsp;titué de bouffole , confervé mon vaiffeaunbsp;exaftement fur la trace du méridien determine-
Maintenant, que Ie méridien fur lequel dü naviguer eüt été éloigné de celui du lieu de dfnbsp;part de 176°, comme paroit Ietfe celui du détroi'nbsp;qui fépare 1Afie de 1Américpie : il eft facilenbsp;voir que ]e naurois eu qua mettre Ie cap , ^nbsp;degrés prés , fur Ie point diamétralement opp® ,nbsp;au foleil , lorfque les montres auroient matq^^nbsp;midi, OU fur Ie foleil lui-même , lorfquellesnbsp;roient marc[ué minuit 16 minutes ; puisnbsp;foutenir fur cette route par Ie mOyen expl'4j^nbsp;ci-deffus, en relevant dheure en heure langlu d^nbsp;vertical du foleil avec la route du vaiffeau.nbsp;fuppofant que Touverture du détroit dont noU*nbsp;avons parlé , füt par la longitude que nous avoti*nbsp;avons dite a 1egard de Breft , il eft: évidentnbsp;je neuffe pu manquér de donner dedans.
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Mais il faut obferver que Texpedient que nous de decrire ne feroit néceffaire que dansnbsp;grande proximité du pole : on nen feroit pasnbsp;Plutot éloigné dune dixaine de degres , qu'onnbsp;a choix divers autres moyens de fe diri-Mais nous ninfifterons pas fur cela; carnbsp;' feroit fort inutile dindiquer ces moyens , puif-les dernieres navigations paroiffent prou-que le pole ardlique de la terre eft entoure ,nbsp;le temps le plus favorable , ceft-a-direnbsp;pendant 1été de notre hemifphere, dunenbsp;'^otte de glace dune dixaine de degres au moinsnbsp;diametre , amp;: même qui setend davantage furnbsp;1^^ Cotes de 1Afie amp; de IAmerique, 011 aflez pro-ablement elle tient a ces deux continents, ft cenbsp;peut-être dans quelques étés exceffivementnbsp;bauds, Je fuis enfin perfuadé que la tentativenbsp;^ ^raverfer IOcean glacial , pour aller dans lesnbsp;de la Chine amp; du Japon , eft une chimere;
I quand même on y parviendroit en longeant ^^^Cotes boréales de IAfte ou de IAinerique juf-P 3u detroit dont nous avons parle , ce voyagenbsp;^oit accompagne de tant de dangers , amp; exige-des circonftances ft favorables, que ce feroitnbsp;^ folie de prendre cette route. Que devi.endroitnbsp;un vaiffeau qui, ayant été retardé parnbsp;accidents ft communs a la iner, feroit obligenbsp;blverner un an entier ou environ, dans uiinbsp;prefque Inhabite de la cote-nord de 1Afie ?nbsp;^ cl lecours pourroit-il attendre dune peupladenbsp;1^ ^amoiedes , ou de quelque autre nation plusnbsp;reft encore ? Si Iequipage de ce vaifteau ynbsp;ftfrT'*^ comment fe garantiroit-il du froid excef-e ces climats ? Sil 1abandonnoit pour habiternbsp;® cabane bien clofe amp; bien calfeutree, après y
-ocr page 344-33^ Recreations Mathématiques. avoir porté fes vivres , quel rifque nenbsp;pas Ie vaiffeau dêtre pillé, brülé ou mis ennbsp;ceaux ? Un pareil voyage exigeroit que la naMO**nbsp;commerqante qui Ie feroit , eüt un port anbsp;dans une fituation avantageufe , afin que les va',nbsp;feaux forces dhiverner, puflent y trouver un ab'*nbsp;amp; un afyle. Mais quelle apparence que la Ruffi® *nbsp;maitrelTe de ces pays, y confentit, elle qquot;'nbsp;cache pendant fi long-temps les lumieresnbsp;quelle avoit Air Ie détroit dont nous avons paA®
E T
neuvieme partie,
laquelle on traite de quelques objets curieux ie ÜArchiteBure.
LArchitecture peut amp; dolt être con-fidérée fous deux afpeiRs. Sous 1un , cefi: un dont lobjet efl: dallier enfemble la commoditénbsp;, la decoration ; de donner a un edifice Ia formenbsp;a fois la plus convenable a fa deftination , amp; lanbsp;j^us agréable par fes proportions; de frapper ennbsp;temps par de grandes maflTes, amp; de plairenbsp;ar 1 liarmonie des rapports entre les principalesnbsp;arties dun batiment , ainfi que par les détails:nbsp;^ us on reuffit a concilier ces différents objets, plusnbsp;'nérite detre rangé parmi les grands Architeéles.nbsp;III,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Y
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Mais ce neft pas fous eet afpeft que nous con' fidérerons ici eet art; nous nous bornerons a cCnbsp;quil a de dependant de !a géométrie amp; denbsp;mécanique; ce qui ne laifle pas de préfenter pin'nbsp;fieurs queftions curieufes amp; utiles, que nous alloiquot;'^nbsp;parcourir i mefure quelles soffriront a notr®nbsp;efprit,
PROBLÊME I.
Tircr d'un arbre la poutre de la plus grande réjïjiance.
Ce problêtne appartient proprement a la canique ; mais fon ufage dans 1architefture «0^*nbsp;a portés a lui donner plutót place ici, amp; a Ie du'nbsp;cuter, foit comme géometre , foit comme phy^''nbsp;cien. Nous allons dabord Ie traiter fous cenbsp;niier afpeiff.
Galilee, qui Ie premier a entrepris de foumetf^ a la géométrie la réfiftance des folides, a étannbsp;fur un raifonnement fort ingénieux, quun cofp*nbsp;arrêté horizontalement par une de fes extrémitn* nbsp;comme une poiitre quadrangulaire engagée da^^nbsp;un mur, quon tendroit a rompre par desnbsp;fufpendus a fon autre extrémité, y oppofenbsp;réfiftance qui eft en raifon compofée de cells ^nbsp;quarré de la dimenfion verticale , amp; de cellsnbsp;la dimenfion horizontale. Cela feroit exaéleins ^nbsp;vrai , fi la matiere de ce corps étoit dune c^nnbsp;texture homogene amp; inflexible.
On démontre auffi que, fi une poutre eft nue par fes deux extrémités, amp; quon fufp^',^j-_nbsp;fon milieu un poids tendant a la rompre, lanbsp;tance quelle y oppofe eft en raifon du prqduifnbsp;quarré de la hauteur par la largeur, divifs pafnbsp;moitié de la longueur.
-ocr page 347-Architecture.
339
; pour réfoudre le problême propofé, U quot; trouver dans un tronc darbre une poutrenbsp;les dimenfions foient telles, qtie le produitnbsp;Sttarre de 1nne par Iautre , Ibit le p!us\grandnbsp;poffible.
done AB le diametre du cercle qui eft la PL i, Pe de ce tronc. U sagit dinferire dans ce cer-%*
Un rettangle comme AEBF, qiii foit tel que j, «lUarré de Tun de fes cotes AF, niultiplié parnbsp;cote AE, falTe le plus grand produit. Or onnbsp;Unbsp;nbsp;nbsp;nbsp;qus cet effet, 11 faut prendre fur
«Ifi nbsp;nbsp;nbsp;AB la partie AD qui en foit le tiers,
tr« nbsp;nbsp;nbsp;perpendiculaire DE , jufqua fa rencon-
5 nbsp;nbsp;nbsp;la circonference en E ; rnener BE , EA ,
AF, Sc FB, leurs paralleles : on aura le rec-A AEBF, qui fera tel que le produit du quarre (j^APpar c^j-a le plus grand produit que puiflenbsp;«out autre reftangle inferit daqs le mêm^
®str nbsp;nbsp;nbsp;done la poutre de ces dimenfions ,
du tronc propofé, de telle maniere que fa f!icuP.^««de largeur AF foit de champ, ouperpen-Cj, ^ 1horizon, cette poutre réfiftera davan-
la rupture que toute autre quon pourroit nrême tronc, 5c même que la poutre quar-
«0:
on pourroit en ex traite , quoique celle-ci «*^tine plus de matiere.
Remarque.
f nbsp;nbsp;nbsp;feroit la folution de ce probleme , ft les
l^PPofnions dont Galilée a déduit fes principes lur Ij ^^fiftance des fplides, étoient tout-a-fart exaites.nbsp;K ^Ppofe en effet que la matiere du corps ^
«ft parfaiteraent homogene , on a paralleles, également diftdhuées a ^
«xe , Sc également réfiftantes ^
340 Récréations Mathématiques. inais cela neft pas entiérement Ie cas dunenbsp;formée dun tronc darbre équarri.
En effet, par Iexamen de ia maniere ^ fait la vegetation , on a appris que les coviCnbsp;ligneules dun arbre, qui fe forment chaquenbsp;née, font a peu prés concentriques , amp;que cey jjnbsp;comine autant de cylindres emboitës les iins o
1 nbsp;nbsp;nbsp;o 'nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;/-nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1
les autres, oc reunis par une elpece de nra* ^ médullaire qui oppofe peu de réfiftance :nbsp;font principalement amp; prefque uniquement ^nbsp;cylindres ligneux qui oppofent de la réfifta''quot;^nbsp;la rupture.
2. darbre pour en former une poutre ? II ell; évi
Or quarrive-t-il lorfque lon équarrit
amp; la fig. 2, pl. I, Ie rend fenfible, quon c
dent Ie eerde inferit dans Ie carré qui eft
C0lt;
fur les cótés tous les cylindres' ligneux qui
de la poutre ; ainfi prefque toute la réfiftance J* du tronc cylindrique inferit dans Ie folide ^^5nbsp;poutre. Les portions de couches qui fe trouvcU^nbsp;les angles, renforcent a la vérité quelquenbsp;cylindre , car elles ne peuvent manquer dopPnbsp;quelque réfiftance a la rupture; mais elle en quot;nbsp;coup moindre que fi Ie cylindre ligneuxnbsp;tier. Dans létat oii elles font, elles nopP lt; j?nbsp;quun médiocre effort a la flexion , amp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^
rupture. Ceft-la la raifon pour laquelle n nulle comparaifon a faire entre la force dnbsp;live de brin Sc celle dune folive de fciag®nbsp;a-dire prife au hafard dans Ie reftant denbsp;tronc dont on a extrait une poutre. Cette de ,nbsp;eft dordinaire foible, Sc ft fujette a rompt^^ji^snbsp;lon ne fqauroit trop foigneufementnbsp;de cette efpece, de tout ouvrage de charpeonbsp;a quelque poids a foutenir.
-ocr page 349-Architecture. 341^ ^¦^joutons encore que tons ces cylindres ligneuxnbsp;^ concentriques nont pas une égale force. Lesnbsp;g '^ches les plus voilines du centre , étant les plus
font aufli les plus dures, tandis que , dans ^uéorie, onfuppofela refiftance abfolue égale
ne doit done pas être furpris fi lexpérience ^onfirme pas entiérement, amp;. même contrarienbsp;jgt; ^^uefois beaucoup le réfultat de ia théorie ; 8cnbsp;des obligations confidérables a M. Duhamelnbsp;J..3 M. de Buffon , davoir fournls a lexpérience ianbsp;^ance des bois; car il eft important, dans lar-'feéfure , de connoitre la force des poutresnbsp;Ij empioie, afin de ne pas employer plus denbsp;^ de plus gros bois quil eft néceffaire.nbsp;quot;algré ce que nous venons de dire , il eft pour-j^^^^rès-probable que la poutre de la plus grandenbsp;p^^'l^nce quon peut tirer d'un tronc darbre, neftnbsp;poutre quarrée ; car void des expériencesnbsp;pat M. Duhamel, qui prouvent qua mêmenbsp;*^ut, celle qui a plus de hauteur que de lar-s^étant mife de champ, réfifte dautant plus ,nbsp;fans sécarter extrêmement de la loinbsp;Pofée par Galilée , fqavoir, la raifon compoféenbsp;^ ^dle du quarré de la dimenfion mife de champnbsp;celle de la largeur.
Duhamel , en effet, a fait rompre vingt j^^''teaux quarrés de même volume , pour détermi-quelle eft la forme déquarriflage qui les ren-ay ^^pables dune plus grande réfiftance. Ilsnbsp;* 00 lignes de bafe, 8c varioient qua-fage^ ^'^3.tre par les dimenfions de leur équarrif-
fg^^^.'fuatre premiers avoient 10 lignes en tout ils porterent iji Uvres,
Yiij
-ocr page 350-34i RÉCRÉAtrONS MATHiMATtQUES.
Quatre autfes avoient li lignfes dans un amp; i dans 1aiilr'e: ils porterent chacüti 154nbsp;Oti troiiveron par la loi ci-deflus , 1 57 livres.
Les quatre fuivants a^oient I4 lignes de teur , amp; 7 amp; y dê largeur: ils porterentnbsp;164 livres. Le calcul donneroit 183 livres. ^nbsp;Quatre autres avoient lölignes de hauteur» ^nbsp;6 amp; I de largeur; ils porterent chacun 180 li''^'^'nbsp;lis auroient du porter 109 livres.
Quatre aurres, ayant 18 lignes de hauteuf 5 ^ de largeur, porterent chacun 143 livres- .nbsp;calcul nauroit donné que 233 livres. On voit*''^Jnbsp;par une lingularité affez grande , le calcul dof*^nbsp;inoins que lexpérience , tandis que , dans lesnbsp;tres épreuves , le contraire a éu lieu.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^
M. de Buffon avoit commence des expériet*'^ faites plus en grand fur la réfiflance du bois,nbsp;donné un détail de ces experiences dans les ^nbsp;tnoirzs dz l'Acadhriie., ann. 174'¦ Bnbsp;qidil nait pas fuivi eet objet, fur lequelnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^
tie pouvoit jeter plus de jour que lui. De ces périences il parott réfulter , que la réfiflancenbsp;itiente moirts qu'en raifon du quarré de lanbsp;fion verticale, amp; diminue auffi en une raifi?^nbsp;peu plus grande que Tinverfe des longueurs-Pour nous réfumer enfin , il réfulte de toütnbsp;que, poür réfoudrê le problêtne propofé,nbsp;droit avoir des données phyfiqués quon nanbsp;êncole ; qua la vérité la potitre la plus réfin^^j^nbsp;quon puifl'e tirer dun tronc datbre , neft Pf*igjnbsp;poutre quarrée , amp; quil y autöit en gértéralnbsp;recherches a faire fur 1allégement des cbarp^f^l^^jnbsp;qni le plus fouVent contiennent des forêts denbsp;en grande partie inutile.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^
11 y auroit auffi des chofes intéreflantes a
-ocr page 351-leurs affemblages , qui pourroienf étre plus bmples, plus commodes pour les reparations , amp;cnbsp;pour fubftituer une piece a une autre. Jai fur celanbsp;H^elques idees que peut-etre )e developperai unnbsp;lour. En tout cas je ferai charmé dexciter quel-Suun a ce genre de recherche.
PROBLÊME n.
la forme la plus parfaite cTune vouie. Propriètés ^e la chainetti, amp; leur application a La folmionnbsp;de ce prohlême.
I
A voute la plus parfaite feroit fans doute celle compofee de vouffoirs extrémement petits,
^ nrême polis fur leurs joints, fe tiendroit dans équilibre parfait. II eft aifé de fentir que cettenbsp;?tme donneroit la facilite demployer des maté*
*''3ux très-légers, amp; Ton fera voir auffi que fa Pouffée fur les pieds-droits, feroit beaucoup moin-fe que eelle de toute autre voute de meine mon-^^5 établie fur les mêmes pieds-droits.
On trouve cette propriété amp; cet avantage ®us une courbe fort connue des geometres, amp;
On nomme la catcnaire ou la chainette. On hii ^ donné ce nom, parceque fa courbure eft celle
prendroit une chaine ACB, compofée dune PI. i; ^''finite de chainons infiniment petits amp; parfaite* % 3-jl'ent égaux, ou bien une corde parfaitement uni*nbsp;jOrme amp; infiniment flexible ^ en la fufpendantnbsp;^che par fes deux extrémités.
La determination de cette courbure fut un de problemes que les Leibnitz amp;t les Bernoullinbsp;P^opoferent vers^ la fin du fiecle dernier, pournbsp;ontrer la fupériorité des calculs quils manioient
y iv
-ocr page 352-344 Recreations Mathématiques. fur 1analyfe ordinaire , qui en efFet eft prefqo^nbsp;iniufBfante pour refoudre un pared problem^'nbsp;Mais nous devons nous borner ici a quelques-un®^nbsp;des propriétés de la courbe en queftion.
PI. ij La principale eft la fuivante. Si la courbe ACr 3 4' (le la fig. j , eft relevee en haul, ceft-a-dire quopnbsp;place fon Ibmmet C en delTus, amp; quon dil'pol'^nbsp;une multitude de globes de maniere quils aief'^nbsp;leur centre dans la circonférence de cette courbotnbsp;ils refteront tous immobiles amp; en equilibre. Anbsp;forte raifon cet equilibre fubftftera, ft , au lieunbsp;globes , on leur fubftitue de petits vouflfoirs, do^*'nbsp;les joints palTeroient par les points de contalt;ftgt;nbsp;puilquils fetoucheront dans une furface infininie*nbsp;plus étendue que les points ou nous fuppofonsnbsp;globes fe toucher,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.
Or la delcription dune pareille courbe bien facile ; car fuppofons quon ait a couvf'^nbsp;dune voute Iefpace A B , compris entrenbsp;deux pieds-droits A Sc B de la i , amp; que'^nbsp;montee de cette voute doive être SC. Traceznbsp;un mur une ligne a b , {fig. ó',) horizontale, éga^®nbsp;Fig. 5,6. a A B ; amp; ayant fait fic perpendiculaire Airnbsp;milieu amp; égale a SC, attachez aux points anbsp;un cordeau extremement flexible , ou une cba'*^*^nbsp;formee de petits chainons bien egaux amp; biennbsp;biles les uns fur les autres, enforte que , fufpettdi'®nbsp;lache , elle pafl'e par le point c j puis marqueZnbsp;le mur une quantite fuffifante de points ounbsp;de ces chainons, fans les déranger : la courbu^^nbsp;que vous ferez palfer par ces points fera cellsnbsp;vous cherchez ; amp; rien de plus facile q«enbsp;decrire Iepure fur vm mur , comme elle eftnbsp;ACQ.fig.i- _nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;jq.
Tracez enfuite a égale diftance, en dehors
-ocr page 353-Architecture. 345 dedans de ACB , deux courbes qui reprefente-^ont Iextrados amp; Iintrados de la voute a former ;nbsp;divifez la courbe AC en tant de parties egalesnbsp;vous voudrez; par ces points de divifion tireznbsp;lignes perpendiculaires a la courbe : ( ce quonnbsp;P^Urra toujours faire mécaniquement, avec unenbsp;^^aftityde fufEfante pour la pratique) ces perpen-'^ulaires diviferont la voute en vouflToirs, 8cnbsp;J'oits aurez Iepure de cette voute décrite contrenbsp;Rgt;ur. Daprès cette epure, il vous fera facilenbsp;lever les panneaux de tête pour la taille desnbsp;P'^tres. Si ces operations font bien faites, la lignenbsp; fut-elle de lOo pieds, 8c la hauteur SC denbsp;encore , les vouffoirs de cette voute fe main-^Mroient en equilibre , quelque pen de jointnbsp;On leur donnat; car , mathématiquement par-, ils devroient fe foutenir en équilibre, quandnbsp;^ Ortie ces joints feroient inliniment polis 8c glif-ainfi, a plus forte raifon, Iequilibre fubfif-®ra-t-il , lorfquils feront tels que les donne lanbsp;°tJpe des pierres.
^our trouver maintenant la force avec laquelle tir^ P^^^dle voute tend a ecarter fes pieds-droits ,nbsp;^ Une tangente a la naiffance a (^fig- C) de lanbsp;tirbe ; ce que vous pourrez faire mécanique-^^Ot, en prenant deux points extremement présnbsp;courbe, 8c en tirant par ces points une lignenbsp;rencontrera en t Iaxe fc prolonge *. Cette
drer cette tangente géométriquement, par ^rnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Puivante. Soit faite cette proportion ; coinme
^Un 1 ^ nbsp;nbsp;nbsp; ^infi ac /c eft a un quatrieme terme
Porr ^ ^ nbsp;nbsp;nbsp; ^rifuite on fera cette feconde pro-
fer- 1 nbsp;nbsp;nbsp;eft ^ ac, ainft afeamp;kft: le point«
auquel iroit aboutir fur Iaxe la tangente au point
346 Recreations MATHÉMAtiQUES. tangefite étant donnée , on démontre dans Ianbsp;canique, que Ie poids total de la demi-chainett®nbsp;OU demi-voüte ca., eft au poids ou a la forcenbsp;laquelle il tend a écarter horizontalementnbsp;pied-droit, comme ft. eft a Dun autre cot^nbsp;il faut ajouter au poids du pied-droit, Ia forcenbsp;laquelle cette demi-voute Ie charge perpend1'nbsp;culairement a 1horizon , ceft-a-dire Ie poids ahnbsp;folu de cette demi-voüte : ainfi 1on trouveral^nbsp;paiffeur du pied-droit par lopération arithinétit]1'1nbsp;iuivante , que nous fubflituons a une conftrufl1'^'nbsp;géométrique, qui peut1être paroitroit trop cOi2'nbsp;pliquée a la plupart des architeftes.
PI. I, Nous fuppofons A B de 60 pieds douvertut^1 fig. 5 ;,6. conféquemment AS de 30 pieds, SC auffi de 32^nbsp;pieds; ce que nous faifons, afin de comparernbsp;pouflee de cette voute avec celle dune voutenbsp;plein ceintre. Que la longueur AC foitde 45 pi^ ,nbsp;1 pouce 8 lignes 1, la largeur de la voute un p2^ ^nbsp;car, par les raifons ci-defTus , on peut fans crai***nbsp;lui donner une pareille légéreté. Que la haute2/nbsp;du pied-droit foit 40 pieds. On demande lép»^nbsp;feur quil doit avoir pour réfifter a la pouflee ünbsp;la voute.
Je ttouve dabord que , dans cette fuppofitio'V la tangente au point a de la naififance de lanbsp;nette ou de la voute , va rencontrer fonnbsp;prolongé , en un point r, tel que/r eft de 71 P^ ^nbsp;Je divlfe f a par ft, ce qui me donne Ienbsp;bre ~ 5 que je garde, amp; nomme N.
Soit maintenant prife une troifieme prop1^^2 nelle a la hauteur du pied-droit, a la longueur ^
cetk
Nous trouvons, par Ie calcul, que telk feru1^
longueur.
-ocr page 355-ARCttitECTURE. nbsp;nbsp;nbsp;347
I 6*
*^11 céintre amp; a fon épaiffeur, amp; que la moitié de moyenne proportionnelle foit hommée D :nbsp;*¦6 fera ici
Soit enfuite multiplié AC par répaifïeitr i , amp; produit de nouveau par deux fok Ie noinbrenbsp;^'deffus N; on aura 37y,aquoi il faudra ajou-Ie quarré de D trouvé ci - deffus , amp; de lanbsp;fomine extraire la racine quarrée, qui fera 6nbsp;^nfin de cette racine otant Ie nombre ci-deflus D,nbsp;aura 5 pieds 7 pouces pour la largeur du pied-droit, Ce pied-droit étant dune matiere homo-S^ne a la voute, il ed certain quelle refiftera a ianbsp;Pouffee de cette voute ; car nous avons inêinenbsp;, pour Amplifier Ie calcul, une fuppofition quinbsp;pas entiéreinent exafle, mais qui tend a aug-*^2nter quelque peu la largeur du pled-droit; cenbsp;due nous obferverons , afin que 1on ne nous impute pas une erreur que nous commettons de pro-Pos délibéré,
^Si 1on compare cette largeur a celle qui feroit ^^ceffaire pour fupporter une voute en plein cein-circulaire , on trouvera cette derniere bièn 'plusnbsp;grande ; car elle devroit être de prés de 8 pieds;
Une vofite conftruite fur un emplaeement cir-* '-^'laire , comine une voute de dome , idsyantnbsp;^riune póuffée environ inoindre de fnoitié quunenbsp;^DÖte en berceau de même épaiffeur fur fèS pieds-^rnits, il senfuit que , dans les fuppofitions ci-^nbsp;Udis, Ie tambour dune paréille vodte en ddmenbsp;ftexigeroit que 33 pouces j dépailTeur. Or il ednbsp;cniontré , par la propriété méme de la figurenbsp;^3énaire , quü ne faudroit pas a beaiicoup présnbsp;'^nner 1 epaiffeur dun piéd a la voute ¦ on voitnbsp;'^Ofiféqueinment combien étoit peu fondée la pré-
34^ Recreations Mathématiques. tendue impoflibilité objeftée a Tarchitefte de 1®'nbsp;glife de fainte Genevieve, de conftruire fur l3nbsp;bafe quil peut employer Ie dome quil projette;nbsp;car il Ie pourroit, même en fuppofant que fa conf'nbsp;truftion fut telle que 1auteur de Tobjeftion la luinbsp;trace daprès les préceptes de Fontana, ou plutötnbsp;daprès 1ufage que eet architefte fuivolt dans lanbsp;conflruftion de fes domes ; que fera-ce done , ^nbsp;Farcbltefte dont nous parlons, au lieu de corn'nbsp;meneer par élever un tambour de 36 pieds, ( cenbsp;qui ne paroit pas avoir été jamais fon deflein) fagt;^nbsp;monter fa voute immédiatement en chalnette, denbsp;delfus la corniche circulaire qui couronnera fe*nbsp;pendentifs , ou de deffus un focle de peu de haU'nbsp;teur ? II efl: de toute evidence que fa pouflee fetanbsp;encore bien moindre ; amp; je ne ferois point étonnenbsp;que , calcul fait , on trouvat que fes pieds'nbsp;droits feroient en état de foutenir la voute élevecnbsp;au deffus, même en les fuppofant ifolés , Sc nenbsp;leur accordant aucun renfort de la part des angle*nbsp;rentrants de léglife, quon peut faire butter contrenbsp;eux.
Finiffons par obferver que, sil étoit queftion de trouver, par des principes femblables a ceux «fi*'nbsp;ont fait trouver la chainette, la forme la plus avaU'nbsp;tageufe a donner a une voute en dome , Ie pf^^'nbsp;blême feroit extrêmement difficile; car, fuppola*'nbsp;cette voute divifée en petits feêleurs , on voitnbsp;les poids des vouffoirs ne font point égaiix» ^nbsp;leur rapport depend même de la forme a donf®'^nbsp;a la voute. Ce que nous avons dit ci-deffu* ^5nbsp;doit done être regardé que comme une appr^^j'nbsp;mation de la figure la plus avantageufe *nbsp;voute devroit avoir dans ce cas.
Nous fupprimons a deffein mille autres choft*
-ocr page 357-349
Architecture.
nous pourrions dire fur ce fujet, car nous Cntons la néceffité de nous refferrer.
PROBLÊME III.
Comment on peut conjiruire une voute hémifphé-Tique ou en cul-de-fbur, ejui n exerce aucunt pouffee fur fes fupports.
La querelle agitée, il y a fix ou fept ans , avec sffez de chaleur , fur la poffibilite dexecuter lanbsp;'^oupole de la nouvelle églife de fainte Genevieve,nbsp;^a donne lieu dexaminer fi, dans la fuppofitionnbsp;*^ême ou fes fupports feroient necelTairement tropnbsp;foibles pour réfifter a la pouflee dune voute denbsp;^5 pieds de diametre, il ny auroit pas des reffour-^es pour conftruire cette coupole. Je nai pas tardénbsp;^0 reconnoitre que Ton peut, par un artifice afleznbsp;fimple, conftruire une voute hémifphérique ou ennbsp;'^omi-fphéroïde, qui nait aucune efpece de pouf-fóe fur fes pieds-droits , ou fur la tour cyllndriquenbsp;^oi la fupporte. On le fentira aifément par le rai-fonnement amp; le développement qui fuivent.
Il eft évident quune voute hémifphérique nexer-^eroit aucune pouflee fur fon fupport, fi fa pre-*oiere aflife étoit dune feule piece. Mais, quoique ^^ela foit impoflible, on peut y fuppléer , amp; fairenbsp;non-feulement cette premiere affife, mais quenbsp;plufieurs de celles au deffus, foient tellement dif-pofées que leurs voufldirs ne pulflent avoir lenbsp;^i^oindre mouvement capable de les dlsjoindre,nbsp;^infi que nous allons voir. La voute hémifphériquenbsp;Ora done alors fans aucune efpece de pouflee furnbsp;Os fupports, enforte que non-feulement elle pour-*^oit être foutenue par le pied-droit cyllndrique le
350 RiCRÉATIONS Mathématiquës. plus léger, inais même? par de fimples colonnes inbsp;ce qui fourniroit Ie moyen de faire un ouvrag^nbsp;finguliérement remarquable par fa conftruftion.nbsp;Voyons dong comment on peut lier les voulfoitsnbsp;dune affife quelconque , de maniere quils naientnbsp;aucun mouvement tendant a les écarter du een*nbsp;tre. Voici plufieurs moyens.
PI. 2, nbsp;nbsp;nbsp;1° Soient deux vounoir^ A §£ B , contigus 1un
fig. 7, a lautre. Je leur fuppofe trois pieds de longueur » *amp; un pjed amp; demi de largeur. Je ferai excavernbsp;fur les cotés contigus deux cavités en forme dsnbsp;queue daronde , ayaqt 4 pouces de profondeur fnbsp;autant douvertvire en ab , 5 ou 6 pouces de longueur amp; autant de largeur en cd. Cette cavitenbsp;ferviroit a recevoir une double clef de fer fondu gt;nbsp;Fig.7,comine on voit dans la même figure, n° z, oUnbsp;nquot; 2. même de fer ordinaire forgé, ce qui feroit encorenbsp;plus sur, Ie fer forgé étant beaucoup moins fragilenbsp;que Ie premier : par ce moyen ces deux vouflbirsnbsp;feroient lies 1un avec lautre , de maniere a nenbsp;pouvoir être disjoints , fans rompre cette queuenbsp;daronde a fon angle rentrant: mais, comme ellenbsp;aura 4 pouces en toute dimenfion dans eet en-droit, il eft aifé de juger quil faudroit une forcenbsp;immenfe pour opérer un pareil effet; car les experiences connues fur la force du fer, nous ap'nbsp;prennent quil faut une force de 4500 livres poufnbsp;rompre en travers une barre dun pouce quarrenbsp;de fer forgé , par un bras de levier de 6 pouces nbsp;il en faudra par conféquent 188000 pour romp'®nbsp;une barre de fer de 16 pouces quarrés, comniönbsp;celle-ci: doü 11 eft aifé de conclureque ces vouf-foirs feront liés entreux par une force de zS^nbsp;milliers ; Sf comme ils néprouveront pas, po^nbsp;étre disjoints , un effort a beaucoup prés au»*
Architecture. 351 ainfi quil eft aifé de Ie prouver par lenbsp;il fuit quon pourra les reearder commenbsp;quot;'e feulg piece.
pourroit mêine les renforcer encore confi-rableiTient; car on pourroit donner a ces queues ^'onde une hauteur double , amp; creufer dans lenbsp;'leu du lit du voufloir fuperieur une cavitenbsp;a 1encaftrer exaftement; alors la queuenbsp;^ ^fonde ne pourroit fe rompre fans que le vouftoirnbsp;^Périeur fe roinpit aiiffi. Or il eft aifé de jugernbsp;'l^elle force iminenfe il faudroit pour cela.
^ ^^cond Moyen. Mais, comme il pourra y avoir perfonnes qui improuvent Iufage du fer dansnbsp;® Pareille conftruftion 1, nous allons en donnernbsp;autre qui naura pas cet inconvenient, ft eennbsp;jRi. On ny emploiera que de la pierre com-avec de la pierre.
^ Pour 1expliquer, que A amp; B reprefentent deux PI. 2, ^^iiftoirs contigus de la premiere aflife , amp; C le % 8.nbsp;j ^uoir renverfé de Iaffife fuperieure, qui doit re-f . '¦It le joint. Chacun des deux premiers vouf-jjjJ.^.ótant divifé en deux, au milieu de chaquenbsp;r!enbsp;nbsp;nbsp;nbsp;cteufée une cavité hémifphérique dun
pled de diametre ; prenez enfuite , avec ®^'ooup dexatlitude , la diftance des centres de
ge du fer eft done vicieux dans ce i
ous les architeftes nont pas a la vérité uns fagon aufli rigoureufe ; mais il me fembje qup Iemploinbsp;du fer, pour confolider les batiments, eft fujet anbsp;lïiQj d'inconvénients amp; de dangers. Je voudrois dunbsp;silj ® qoe les monuments publics en fulTent exempts; carnbsp;fans fer, il eft done inutile; ft 1^nbsp;la folidité , il arrivera certainement dansnbsp;^ des annees, que ce fer fera confommé paria rouille,nbsp;sécroulera, ou fouftrira beaucoup.
-ocr page 360-351 Recreations Mathématiques.
ces cavités a amp;c , qui font for deux vouffoirs co^ tigus ; amp; par ce inoyen creufez deux cavitésnbsp;blables for Ie lit intérieur du voutToir qui tlo**'nbsp;être placé en liaifon for les précédents. On rei^nbsp;plira enfoite les cavités amp; c de deux globes ^nbsp;marbre très-dur, amp;t 1on placera Ie voutToir fop®nbsp;rieur de telle forte que ces deux boules seinbojnbsp;tent exaftement dans les cavités de fon lit iid®nbsp;rieur. Cette opération étant exécutée avecnbsp;cifion amp; dans tout Ie pourtour de la.premiere,'®nbsp;conde amp; troifieme affit'e , il efl: aifé de fentirnbsp;tous ces vouflbirs feront enfemble un corps unul®nbsp;amp; inébranlable , Sc dont les parties ne fqauroi^'*nbsp;être écartées les unes des autres; car les de^*^nbsp;voutToirs A Sc B ne peuvent sécarter 1un de 1*^nbsp;tre fans brifer ou les globes de marbre qui ^nbsp;lient avec Ie voutToir fopérieur , ou fans brifernbsp;voutToir fopérieur par la moitié. Mais, en fopP*^nbsp;fant même eet effet, qui ne peut sopérer fans unbsp;force difficile a imaginer, du moins fort fopériep'^nbsp;a celle de laétion de la voute, les deux moi^'^nbsp;du voutToir rompu, étant eiitretenues elles-ir\^^nbsp;mes dune maniere femblable par les voutToir^nbsp;périeurs, il ne fqauroit réfolter aucun mouveiU®nbsp;décartement entrelles: ainfi done les rroisnbsp;de notre voute ne formeront écjuivaleiïupb,nbsp;quune feule piece, Sc il ny aura aucune popj^ fnbsp;II foffira que la bate de cette voute ait lépa'* .nbsp;foffifante pour ne pas être écrafée par fon p°' .nbsp;abfolu ; Sc pour cela il ne faut quune ép^u^^nbsp;fort médiocre en bon matériaux.
Ainti nous croyons avoir démontré , P/ deux moyens , quon pourroit faire unenbsp;mifphérique nayant aucune pouffée fur fosnbsp;ports: par conféquent, en fuppofant
-ocr page 361-^ y tiui v^iL p3S
^^ent cette coupole
Architecture. 3J3 '^icliiteiFle de Sainte-Genevieve eut adopte lanbsp;oriRe des domes de Fontana, amp; quil commen-a el^ver fur fes pendentifs une tour denvironnbsp;pleds délévation , pour la couronner par unenbsp;^oupole hémifphérique , ou un peu furhauflee,nbsp;, auroit pas dimpoffibilitó a conftruire foil-
PROBLÊME IV.
'^^ment on pourroit dlminuzr conjidérablemznt la poujfk des routes.
r
¦quot;'Es archite^les , a ce quil me femble , nont aflez réfléchi fur les refldurces que la mecani-prefente pour diminuer, en bien des occa-la poulTée des voiites. Nous allons donenbsp;^^sfenter ici quelques vues fur ce fujet.
Lorfquon analyfe la maniere dont une voute l^^d a renverfer fes pieds-droits, on remarque quenbsp;^ Voute fe divife neceflairement quelque part dansnbsp;teins, amp; que la partie fuperieure agit en formenbsp;® coin fur le reliant de la voute amp; le pied-droit ,nbsp;font cenfes faire un feul corps. Cette confide-J_^tion fuggere done que , pour diminuer la pouf-de la voute, ou augmenter la llabilite du pied-^5*'^ il faut charger la nailTance des reins, Sc di-^inuer confiderablement Iepailfeur des vouffoirsnbsp;jf'fins de la clef; faire enfin que la voute , au lieunbsp;avoir une epaifleur uniforme dans toute fon éten-, foit fort epailTe a fa nailTance , amp;c nait a fanbsp;^ ®f que Iepailleur nedtfifaire pour refiller a lanbsp;P''cirion des reins. II ell aifé de fentir que , reje-de cette maniere une partie de la force quinbsp;pour renverfer, fur celle qui refille au ren-Tome III.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^ Z
354 Récréations Mathématiques. verfement, celle-ci gagnera beaucoup davantag®nbsp;fur lautre.
Ceft fur-tout dans les voütes en dome que cett^ confidératlon pourroit avoir lieu ; amp; non-feul^'nbsp;ment on pourroit y employer ce moyen, mais e'nbsp;core rhétérogénéité des matériaux. Mettons-noüSnbsp;pour cela a la place de larchitefte de Sainte-G^'nbsp;nevieve , amp; fuppofons quil fut nécelTité a coiif'nbsp;truire fon dóme , en commenqant a élevernbsp;tour ronde de 36 pieds de hauteur , pour la c^U'nbsp;ronner enfuite par une voute , que nous fuppo^^'nbsp;rons hémifphérique, quoiquon lui accorde quel[®nbsp;doit êtreun peufurhauffée , afin de paroitre hém*'nbsp;fphérique, étant vue dune diftance modérée. Oi* *nbsp;trouvé quen donnant un pied amp; demi dépaifl^*''^nbsp;uniforme a cette voute , Ia tour devroit avoir jnbsp;pieds ^ dépaifireur a toute rigueur ; ce qui, join* nbsp;quelc[ues empatements néceffaires , pour lanbsp;dité , excede la largeur des bafes quon peut 1***nbsp;donner dans une partie de fon circuit, Mais , dnbsp;prés les confidérations ci-deflTus, qui eft-ce *}**'nbsp;empêcheroit de faire cette tour amp; les premis*^*nbsp;affifes , iufques vers Ie milieu des reins denbsp;voute, dune matiere beaucoup plus lourde qvie^®nbsp;reliant de cette voute ? Car on connoit des pierree»nbsp;comme les marbres durs amp; groffiers, qui pef^'^*'nbsp;jufqua 230 livres Ie pied cube , tandis que Ie faijfnbsp;Leu des environs de Paris, ne pefe que 13^ ;nbsp;vres, amp; la brique encore moins. Au lieu denbsp;la voute dune épailTeur uniforme dunnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^
demi, qui empêcheroit de la faire de 3 pieds a m nailTance, amp; de ne lui donner que 8 pouces vet*nbsp;Ie fommet ? Or, en faifant les fuppofitions 1quot;^''nbsp;vantes, fqavoir, que la tour amp; les premieresnbsp;de la voute, jufques vers Ie milieu des reins, fuflé**
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pierre dure des environs de Paris , qui pefe *70 livres le pied cube , amp; le furplus en brique ,nbsp;' nen p@fe que 130; que la voute eut a fa naif-«nce , jufques vers le milieu, 2 pleds amp;C demi dé-P^iffeur, amp; 8 pouces de-la vers le fommet, jainbsp;que la tour en queftion ne devroit avoirnbsp;'I'^e I pied H pouces amp; demi dépaiflèur pour dtrenbsp;équilibre avec la pouffee de la voute. Si donenbsp;donnoit a cette tour 3 pleds depaifleur, ( 1oanbsp;difeonvient pas quon ne puilTe lui donnernbsp;1'^^qua 3 pleds 9 pouces au droit des clefs desnbsp;^^^hivoltes, ) il eft evident , pour 1homme lenbsp;timide, quelle fera plus que fuffifammentnbsp;^s de toute atteinte de la part de la pouftee ; Scnbsp;^ le feroit encore plus, ft on lui donnoit dabord.nbsp;? Pieds Sc deini depaifteur, jufqua une certainenbsp;^^teur, par exemple de 9 pieds, Sc de-la 3 piedsnbsp;2 pieds 9 pouces , jufqua la nalflance denbsp;^ Voute; car on renforce un pied-droit, en reje-3fit fur fa partie inférieure une portion de fonnbsp;^PaiflTeur, au lieu de lui donner la même dansnbsp;j fa hauteur, puifquon eloigne le point furnbsp;^^üel il doit tourner pour être renverfé.
^ Mais en voila aflez fur cet objet, que nous ne quot;fons ici quincidemment.
556 Récréations Mathématiques. PROBLÊME V.
Deux particuliers voijins ont chacun un empluci'' ment ajfe!^ rej/erré , oii ils veulent bdtir, quot;gt;nbsp;pour fe ménager de la place ^ ils conviennentnbsp;conjlruire un efcalier qui puijfe fervir aux deii^nbsp;maifons, amp; qui foit tel que leurs habitants naietifnbsp;rien de commun entr eux que Ventree amp; Ie veflj'nbsp;hide. Comment sy prendra I'architecle d quinbsp;expojent cette idéé ?
C E probl^me peut sexécuter de cette maniefS gt; dont il y a quelques exemples.
P). 2, Soit, fig, ^ , la cage de refcalier, dont Ia %-9, fure eft telle quon puifle, faus donner a la ramp^nbsp;trop de roldeur, monter en une revolution ou t'''nbsp;peil moins, du rez-de-chaulTée au premier étag^'nbsp;Dans un veflibule commun A , dans lequel onnbsp;trera par une porte commune P, vous établi'^^nbsp;en B, a droite , la naiffance de la rampe defti^j^nbsp;a la maifon droite, amp; vous la ferez circulefnbsp;droite a gauche jufqua un palier , que vous aur^*nbsp;foin de ménager au deflus du palier B: vousnbsp;pourrez ainfi continuer jufquau fecond , troih^'nbsp;étage, amp;c.
da
lef»
La nailTance de lautre efcalier fera étabh^
cöté diamétralement oppofé en C, amp; circia*^' dans Ie même fens pour arriver, après une ^nbsp;lution, a un palier qui donnera entree dan*nbsp;premier étage de la maifon life a gauche ; enf^f^jnbsp;que, fi la cage intérieure eft k jour,nbsp;eftaifécle Ie pratiquer, les perfonnes quinbsp;ront OU defcendront par un de ces efcaliers,nbsp;ront appercevoir celles qui feront fur lautre,
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®''oir' aucune autre communication que le vefti-quot;üle Gommun A , amp; la potte dentrée. On voit la *-oupe de ce double efcalier dans la fig.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;a. Pi- 2 i
11 y a au chateau royal de Chambord , un efca- % 9 gt; ^t a peu prés de cette forme, qui fert a tout lenbsp;chateau. Car, cet edifice etant forme de quatrenbsp;S''3tids veftibules on fallons immenfes, oppofes lesnbsp;^tis aux autres comme les branches dune croixnbsp;S^ecque , amp; dans lefquels debouchent tous lesnbsp;^Ppartements , Serlio , fon architefte, a placénbsp;^sfcalier au centre de cette croix ; amp; , au moyennbsp;la double rampe, ceux qui font entres par lenbsp;¦^sftibule du midi au rez-de-chauflee, amp; qui en-®!ent Iefcalier quils ont devant eux , arrivent ,
^Ptès une revolution, au veftibule ou fallen mé-^dional du premier étage ; amp; au contraire.
Mais quoique cet efcalier foit ingenieux dans fa ^ötme, Serlio na pas fqu y eviter de grands dé-[®uts, quoique cela fut bien facile. 1 Lentrée denbsp;quot;efcalier, au lieu de fe prefenter diredlement ennbsp;l^sce du milieu de chaque fallon, eft un peu de cóté.
II ny a point de palier ménagé a chaque étage, devant de la porte qui donne entrée dans xetnbsp;etage, 3° Enfin la cage intérieure, qui auroit punbsp;légere amp; prefque entlérement a jour, neftnbsp;Percée que dun petit nombre douvertures.
On pourroit, fi Iemplacement le comportoit, ^otiftruire par un femblable artifice , un efcaliernbsp;^ tjuatre rampes féparées les unes des autres , pournbsp;JUonter a quatre appartements différents. Tel eftnbsp;lt;^elui {\ont on voit le deffin dans Palladio, ^
^u on y lit avoir été pratiqué a Chambord, Sans doiite^ celui de Serlio eut été bien plus beau ,
^ ft eut eté tel , attendu les quatre galeries dans sfquelles OH avoit a déboucher; mais nous pou'-
Ziij
-ocr page 366-358 Récréations Mathématiques. vons affurer que lefcalier de Chambord neft qi* *nbsp;deux rainpes, amp; comme on 1a décrit plus haut.
Remarque.
I L y a dautres efcaliers remarquables par autre particularité , fqavoir, la hardiefle de leufnbsp;conftruftion. Tels font ces efcaliers a vis, dont Ienbsp;limon fonne une fpirale , entiérement fufpenduenbsp;en Tair , enforte quil refte au milieu un vuide plu®nbsp;OU moins grand. Cette conflruélion hardie eft uonbsp;effet de la coupe des marches , amp; de leur enga-geiuent par un bout dans la cage de Tefcalief!'nbsp;Mais on peut en voir Ie mécanifme plus au long»nbsp;dans les livres de la coupe des pierres.
PROBLÊME VI.
Comment on peut former Ie plancher dun empld' cement avec des poutrelles qui rdont quun pt^nbsp;plus de la moitié de la longueur néct^aire poldnbsp;atteindre dlun mur a L'autre.
Soit Ie quarré ABCD , par exemple , quil queftion de couvrir dun plancher , avec des foB'nbsp;ves qui ne font quun peu plus longues quenbsp;moitié dun des cètés AB. Prenezfur lescótés dunbsp;PI. 2, quarré les lignes AG , BI, CL , DE , égales anbsp;fig. 10. longueur donnée des poutrelles, que vous difp^'nbsp;ferez enfuite comme on voit dans la fig. 10; ee^quot;'nbsp;a-dire , vous placerez dabord EF au deffous dunbsp;bout F, de laquelle vous ferez paffer GH , dont Ienbsp;bout H feta foutenu par IK ; enfin Ie bout K fer*nbsp;^ porté fur LM , dont Ie bout M portera fur la pte'nbsp;miete EF« H cft aifé de fe démontrer que, dan®
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Architecture,
pofition,elles sentre-tiendront mutuellement tomber,
eft fuperflu dè remarquer quil faut que le bout ® chaque poutrelle foit taillé de maniere a entrernbsp;une entaille feiublable de la poutrelle fur la-^^elle il porte , amp;: dans laquelle il doit être foli-^Rient entre-tenu.
^eanmoins , comme une entaille faite fur le de la folive, ne peut manquer den alterernbsp;^aucoup la force , jaiiuerois mieux que le boutnbsp;chaque poutrelle portat fimplement fur
un
* nbsp;nbsp;nbsp;Jnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Inbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1
''ler de fer fuffifamment large, amp; folidement at-aux poutrelles.
. ^1 neft pas menre neceftalre que les poutrelles une longueur un peu plus grande que la moi-® de la largeur de Iemplacement a couvrir: onnbsp;^°|gt;rroit former un plancher avec des bouts denbsp;beaucoup plus petits , en leur donnant lanbsp;^fitie quon va voir, St les arrangeant de la ma~nbsp;convenable.
On fuppofe , par exemple , quon ait a couvrir emplacement de 11 pieds en tout fens, amp; quonnbsp;que des tronqons de bois de i pieds de lon-^ur. Soit une de ces pieces de bois fur fon PL s,nbsp;^mp ; vous en couperez les extrémités en bifeau, ti*nbsp;^Oiritue il eft repréfenté par la coupe A C D ounbsp;II Alt milieu de la même piece, for-de chaque cote une entaille propre a loger lenbsp;out dune autre piece femblablement taillee. Celanbsp;^' » Vous aurez un echafaudage mobile, fur lequelnbsp;Us arrangerez vos pieces de bois comme on lenbsp;,oit dans la figure, dont 1examen eft plus proprenbsp;Y ^'*'0 Ibntir cet arrangement quun long difeours,nbsp;enfuite les efpaces oblongs quinbsp;ueront le long desmurs, par des pieces de bois
3lt;?o Recreations Mathématiques. de la moitié de la longueur des premiers.nbsp;pourrez en foute siireté retirer léchafaudage;nbsp;fes ces pieces de bois formeront un planchet *nbsp;lide , amp; sentre-tiendront mutuellement, poiif''*nbsp;que lon nen fupprime aucune , ou quaucunenbsp;manque; car on doit obferver que la rupture ^nbsp;le derangement dune feiile, fera écrouler toutnbsp;plancher a-la-fois.
Le docleur Wallis a beaucoup varie ces coi|J binaifons, dans un ecrit quon trouve a la finnbsp;troifieme tome de fes oeuvres; amp;c il dit quon ^nbsp;mis en ufage cette invention dans quelquesnbsp;droits de IAngleterre. Mais , par les raifonsnbsp;deffus, je la regarde comine plus ingenieufe qnnbsp;tile , amp; bonne tout au plus a pratiquer, dansnbsp;befoin extréme de bois des dimenfions conven^^nbsp;bles, pour un plancher qui nauroit rien a IhPnbsp;porter.
R E M A R Q_U E .
Si , au lieu de pieces de bois, on fiippofoit pierres taillees de la même maniere, il eftnbsp;dent quelles feroient une voute plate; mais ilnbsp;droit alors, pour ec'arter le danger de la ruptnt^'nbsp;quelles neuflent tout au plus que 2 pieds de 1^nbsp;gueur fur une hauteur Sclargeur convenables.nbsp;nomme communement cette voute, la voutenbsp;de M. Abeille, parceque cet ingénieur la propn* ^nbsp;en 1Ó99 a IAcademie des Sciences. Elte al^''^®*^-tage de rejeter fa pouflee fiir les quatrenbsp;lui fervent dappui; au lieu quune voute ennbsp;bande , fuivant la méthode ordinaire , Iexercerotnbsp;contre deux feulement. Mais cet avantagenbsp;compenfe parle danger de voir tout crouler, fi .nbsp;feule pierre vient a manquer. M. Freziet a tt3gt;
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quelque etendue ce fujet, dans fon ouvrage la coupe des pierres, amp; a montre commentnbsp;peut varier les compartiments taut dintradosnbsp;cielTous, que dextrados ou defTus , quon pentnbsp;Orrner avec ces voutes. Mais, nous le répetons,nbsp;ceia eft plus curieux quutile, ou , pour mieuxnbsp;^ire , cette conftruftion eft fort dangereufe.
¦ Dts trompes dans 1'angle.
^N des ouvrages les plus hardis dans la coupe pierres , eft Iefpece de voute appelée trompenbsp;^ins rangle. Quon fe reprefente une voute coni-^üe, comme SAFES , élevée fur le plan dun PI. 3,nbsp;*ftangle ASB ; que du milieu de la bafe foient me-^ées les deux lignes ED , EC , ordinairement pa-J^^llelesaux cotes refpeftifs SD, SC, fur lefquelsnbsp;j^lent élevés deux plans perpendiculaires a la bafe ,
;^EF, CEF ; ils retrancheront du cote du fommet ^ 5 une partie de la voute, comme FDSCF, dont lanbsp;quot;^oitié CFDC fe trouvera en porte-a-faux. Cettenbsp;Partie tronquee de voute conique FCSDF, eft cenbsp;S|ion nomine trompt dans Vangle, parceque or-^nairement on la pratique dans un angle rentrant,
Pour foutenir une piece hors dosuvre dans un édi-Pour cet effet, on eleve fur les pans curvili-gnes DF, CF, des murs qui, quoique portants a ^Ux , ne laiflent pas davoir une folidite fuffifante,nbsp;Pourvu que la coupe des voulToirs foit faite bietinbsp;^Xaftement , quils foient dune longueur fufli-3rite pour être engages dans la moitie qui ne portenbsp;Point a faux, pourvu enfin que cette partie foitnbsp;^onvenablement chargee.
l6z Récréations Mathématiques.
On voit affez fréquemment de ces ouvrag^s» mais Ie plus fingulier, a ce que je crois, eftnbsp;trompe dans 1angle , quon voit è Lyon, foutett*^nbsp;une portion confidérable dune maifon fife Turnbsp;pont-de-pierre. On ne peut regarder fans quelf}^^nbsp;inquietude lencoignure de cette maifon quinbsp;élevée de trois ou quatre étages, faillir de plufiet^*^*nbsp;toifes fur la riviere. On dit que ceft louvragenbsp;Defargues, gentilhomme du Lyonnois, amp;nbsp;metre habile du temps de Defcartes. Si celaefttnbsp;il y a environ 130 ans que eet ouvrage fubfift® nbsp;ce qui femble prouver que ce genre de conftrU^'nbsp;tion a une folidité réelle , amp; plus grande quonnbsp;feroit porté a Ie croire.
Remarq_ue.
Si la trompe eft droite, ceft-a-dire portint dun cóne droit ASBF, amp; que les plans de feétionbsp;FED , FEC , foient paralleles f SC , SD , refps^t'nbsp;tivement, les courbes FD, FC,feront, conin®nbsp;Ton fqait, des paraboles, ayant leur fommet ennbsp;D, amp; CE ou DE pour axe. Or nous devonsnbsp;marquer ici une curiofite géométrique , fqavonbsp;que, dans ce cas, la furface conique FCSDDnbsp;quoique courbe amp; terminée en partie par desnbsp;gnes courbes, ne laifie pas detre égale a une fig^^fnbsp;reftiligne ; car, quon tire DG parallelementnbsp;1axe SE, on démontre que la furface coniqu^nbsp;queftion eft égale a une fois amp; un tiers lenbsp;gle de SB ou SF par EG.
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Architecture,
PROBLÊME VIII.
^ ^rchiucte a uii terrain quadrangulaire amp; irri~
Seller, tel que A B C D , amp; veut y planter tin ^tiinconce , enforte que toutes les lignes d'arhres fnbsp;tranfverfales que diagonales , foient en lignenbsp;^oite. On deniande comment il faudra qu il s^ynbsp;f^tnne.
N
OUs fuppofons ce quadrllatere tellement irré- PI.3, , que les cotes oppofes, AB , DC, concou- % *3-enfemble en un point F, amp; les deux AD,
» en un autre point E, Prolongez done ces deux a deux , julqua leurs points de con-^ E amp; F, que yous jolndrez par une lignenbsp;j 'One FE; tirez enfuite par le point D, une paral-a EF; prolongez auffi BC , BA , jufqua leursnbsp;^.^cours H, G, avec cefte parallele ; après quoi di-^ GD amp; DH en un même nombre de partiesnbsp;S^les: nous fuppoferons ici ce nombre être denbsp;Enfin, des points de divifion de GD, ti-point F , amp;c de ceux de DH tirez au point Enbsp;de lignes droites ; ces lignes couperont lesnbsp;^ du qnadrilatere, amp; fe couperont eirtrellesnbsp;points qui feront ceux ou il faudra planternbsp;^¦bres pour refoudre le probleme.
^ous pourrions nous borner, pour la denronf-, a renvoyer au probleme XXIV de 1Op-nous avons montre comment le quadri-ABCD peut être la repréfentation perfpec» all^ ^ parallélogramme donné. Toutefois nousnbsp;donner id de nouveau cette demonftration,nbsp;les points H amp; D , foient menées les lignesnbsp;^ Hé, inclinées a GH de 45 degres de droitenbsp;Souche, amp; par les points G 6c D, deux autres
-ocr page 372-Suppofons done Ie carré long ^écD divif^^^^ carrés femblables par des lignes paralleles a
364 Récréations Mathématiques. lignes D c, Gé, pareillement inclinées de 45 ,nbsp;gres a GH, mais en fens contraire des premie^^*,nbsp;ces quatre lignes fe couperont néceffaireiner'^nbsp;angles droits, amp; formeront un reftanglenbsp;dont, par les regies de perfpeélive, Ie quadrila^ ^nbsp;ABCD feroit la repréfentation pour un 0011^^^^nbsp;en face du point I, qui partage EF en deux ega ^nbsp;ment, amp; qui eft a une diftance du plan du tabl^nbsp;égale a IF ou IE.
CoifCb ICHiL/idUlwj ^di LiCj llgllvi jjdl
cótés, au nombre de quatre, par exemple lignes , étant prolongées jufqua leur rencOj^ ^nbsp;avec GD amp; DH , les diviferont en unnbsp;nombre de parties égales: amp; de même quenbsp;GAB font les repréfentations perfpeftives de ^nbsp;Gab, les lignes partantes des divifions égal^^ ,nbsp;GD, amp; aboutilTantes au point F, feront lesnbsp;fentations perfpeélives' des lignes paralleles a
7 nbsp;nbsp;nbsp;I ^
OU D c. II en fera de même des lignes pafaH^
u 1 j Ir
aux deux cótés Da,cb. Done les petits quadd*
S licnps pn fp rnunant 0
ir
teres que formeront ces lignes, en fe coupant'
V- ------ ^ nbsp;nbsp;nbsp;^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1'*
font auffi en ligne droite dans 1image : aim ... ® ... . , , ^
Ie quadrilatere ABCD , feront les images tives des carrés longs qui divifent ab cY). Dt ^nbsp;les points qui font en ligne droite dans l®b' yj
¥.
1*
lignes darbres qui feroient plantées aux ¦des divilions du carré long aécD, forrnaO^ ynbsp;ceffairement des lignes droites, tant dans les t*quot;nbsp;verfales que dans les diagonales , leurs place*
Ie quadrilatere ABCD, qui font les image* angles dans Ie carré-long , formeront auflinbsp;lignes droites dans Ie même fens; car,nbsp;repréfentations perfpeftives, les images des bgnbsp;droites font toujours des lignes droites.
-ocr page 373-Architecture. 36 j ^ les cotes a b ^ ^ D, oppofes du quadrilaterenbsp;^nné , étoient fort inégaux , il faudroit renoncernbsp;divifer en un même nombre de parties , carnbsp;lt;5rs elles feroient trop inegales ; amp;, pour unenbsp;J'^feille plantation , il faut que les carrés foient anbsp;de cbofe des carrés parfaits. Par exemple , 11nbsp;cöté ab étoit de 50 toifes , Iautre de 20,nbsp;divifant chacun en 10, les divifions dunnbsp;feroient de 5 , amp; de Iautre elles feroient denbsp;jjfoifes; ce qui formeroit des carrés trop oblongs.nbsp;0'^^udroit mieux alors divifer le premier en 16 ,nbsp;fecond en 6 ; ce qui donneroit des divifionsnbsp;^'^^fque quarrées , fqavoir , de 3 toifes | en unnbsp;amp; 3 toifes y dans Iautre; mais alors il nynbsp;aucune ligne darbre en diagonale, foit dansnbsp;^ c^rré long abcT), foit dans le quadrilaterenbsp;^'^^Pofé ABCD. Du refte , en divifant alors Tunenbsp;^slignes GD, DH, en 16 parties, amp; Iautrenbsp;, on aura toutes les lignes darbres de la fi-oüre irréguliere, en lignes droites.
jj 1on vouloit avoir un véritable quinconce *, . ^uffiroit, après cette premiere opération, denbsp;dans cliaque petit quadrilatere de la planta-gt; les deux diagonales , amp; de planter un arbrenbsp;leur interfeCfion: tons ces nouveaux arbresnbsp;^tiTieront auffi des lignes droites.
Lc veritable quinconce eft celui ou, au milieu de cha-carré, il y a un arbre; car le mot de quinconce vient quincunx , qui annonce cinq arbres en carré; ce qui nenbsp;peut ètre autrement.
-ocr page 374-36^ RicRiATioNs MathImatioues.
ConJlruBion dune chdrpente qui, fans entrait *i ^ aucune pouffèc fur les murs fur kfquels tlUnbsp;npofe.
in
Ja I vu i Paris, dans un jardin du fauxboUf? Saint-Honoré , un petit batiment formantnbsp;efpece de tente, dont les murs navoient que q*!^nbsp;ques pouces dépailTeur , amp; qui étoit couvertnbsp;toit fans entraits : Ie tout étant tapifle intérieuf®nbsp;ment , on eüt cru être dans une tente. Cétf*nbsp;lappartement dété pendant la journéenbsp;lieu vraiment délicieux.
Une des furprifes quoccafionnoit eet enaft a ceux qui avoient quelque connoilTance denbsp;couftriuRion, étoit comment on sy étoit prisnbsp;établir fans entrait Ie toit de ce petit batitneo*'!nbsp;car, quelque léger quil fut, les murs étoient ,nbsp;peu épais, que toute toiture ordinaire les autt!*nbsp;renverfés. En voici 1artifice, quon nous anbsp;étre 1ouvrage de M. Arnoult, chargé de Ianbsp;noeuvre des theatres des Menus-Plaifirs.
PI. j ^ Sur les deux fablieres AB,ah, foient dabord et^' fig. 14. blis 8c foutenus les deux arrêtiers CD, ED, alls!?nbsp;blés folidement 1un avec Fautre au fommet bquot;nbsp;Des angles cjue font en C 8c F ces deux arrêtis* ^nbsp;partiront auffi deux autres pieces FH, GI,nbsp;ment affemblées en G amp; F avec les fablieres,
^ On appelle en architeflure entrait, cette poutre hor*' zontale quon pofe fur les murs dun batiment, amp; fo*nbsp;quelle on établit les pieces montantes amp; inclinées q***nbsp;ment Ie faite.
-ocr page 375-Architecture. 357
^ H avec les arrêtiers , amp; Iun amp; Iautre en K , une entaille double artiftement faite. Enfin,nbsp;Pour plus (le surete , quen M amp; L foient placeesnbsp;petites traverfes, Iune Uant les pieces CD,nbsp;amp; Iautre les pieces FD , Gl: il eft évidentnbsp;ces quatre pieces inclinees ne fqauroient avoirnbsp;mouvement pour secarter, Sc poufler lesnbsp;ftrr lefquels font pofees les fablieres AB ; carnbsp;ne peuvent secarter cjuen rendant Tangle Dnbsp;^ obtiis. Or, pour cela , il faudroit que Tanglenbsp;^ le devint lui - même ; mais les aflemblagesnbsp;^ Si H soppofent a un pared mouvement-: ainfinbsp;. travee de charpente pofera fur les fablieresnbsp;aé , fans les écarfer en aucune maniere , 8cnbsp;nexerceront aucune pouftee contre les murs.nbsp;eft aifé de fentir combien cet artifice peutnbsp;dufages dans Tarchiteélure. Il peut ètre pré-toutes les fois quon voudra couvrir un grandnbsp;^placement, en diminuant Tepaiffeur des murs,nbsp;évitant Tafpeft défagréable des entraits ap-
PROBLÊMEX.
oifage des voutes en cul-de-four, furhaujjees amp; furbaijfées.
^ ^ appelle en arcbitefture , voutes en cul-de-les voutes fur un plan ordinairement circu-oj® » ^ done la coupe par Taxe eft une ellipfe, ^^''tne de Tart, une anfe de panier. Eliesnbsp;tjnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;dune voüre hémifphérique, en ce que,
pi '^'^^fte-ci, la hauteur du fommet au delTus du pnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;égale au rayon de cette bafe ,
que, dans les autres, cette hauteur eft plus
-ocr page 376-768 Recreations MatMémAtïques.
^ nbsp;nbsp;nbsp;1 tü
grande ou moindre. Si elle eft plus grande j
voute fe nomme cul- de-four furhau^i; fL eft moindre , on lappelle cvl^de-four furbuijj^*nbsp;PI. 4, Telles font celles quon voit pl. 4,Jig. idgt; ^ L,'nbsp;fig. 15, i6.La premiere eft une voute en cul de-four furhauft^ gt;nbsp;amp; la feconde en cul-de-four furbailTé. En lang^^^nbsp;géométrique , celle-la eft un demi-fphéroïde ^nbsp;longé, ou formé par la circonvolution dune d®,nbsp;ml -ellipfe autour de fon demi-grand axe: cellf ^nbsp;eft Ie deml-fphéroïde formé par la circonvoluti^,^nbsp;de la niême demi-ellipfe autour de fon demi-p^^nbsp;axe.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;_nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;(
Les livres darchitecfure donnent vulgaireifl® ^ des regies ft fauftes pour Ie tolfage de la futl^ ^nbsp;de ces voiites, que nous ne pouvons réfifter a 1^'^nbsp;vie de donner des méthodes plus exaftes. Bull^|^nbsp;par exemple, amp; Savot, donnent tout fimpletf^j^nbsp;pour regie, de multiplier la circonférence d^nbsp;bafe par la ftiauteur *; comme ft la voute a t^ .jnbsp;étoit hémifphérique. Lerreur eft grofliere ; ^nbsp;eft étonnant quils ne fe foient pas apperqusnbsp;ft cela étoit exaft , ü y a telle voute en cul-de'^^j^nbsp;furbaifle , qui feroit moindre en furfacenbsp;eerde quelle couvre; ce qui eft abfurde. ,nbsp;Car fuppofons , par exemple , une voute pnbsp;pied de hauteur fous clef, fur un eerde de 7 Hl ^nbsp;de dlametre; laire de ce eerde fera , fuivantnbsp;proximation dArchimede, égale 338 pieds Vnbsp;rés amp; demi: mais, en multipliant la circonf^
afJquot;
On voit dans les ceuvres de Monconys un nbsp;nbsp;nbsp;,
que ce voyageur donne pour un habile géometre, qui prouva par-la nêtre pas auffi habile quenbsp;croyoit.
logifme, commis fur ce fujet par un géometre Lyoquot;^3i«
Architecture. 369
par un pied de hauteur , on naurolt que zz quarres, ce qui nefl: pas même les deux tiersnbsp;|a fiirface de la bafe. Lentrepreneur feroit icinbsp;de plus du tiers de ce qui doit lui revenir.nbsp;°Us aliens done donner, pour toifer la furface denbsp;voutes , des regies affez exacles pour Iufagenbsp;^^^mun de Iarchitefture.
I. Four Its Voutts en cul-dt-four furhaujft.
rayon de la bafe amp; la hauteur dun cul-de-furhaulTé étant donnés , faites dabord cette ^'^^Portion; comme la hauteur eft au rayon de lanbsp;ainfi celui-ci a une quatrieme proportion-dont vous prendrezle tiers , que vous ajou-*^*^2 aux deux tiers du rayon de la bafe.
^ ^herchez enfuite la circonference qui repon-è un rayon égal a cette fomme , amp; multi-cette circonférence paria hauteur: vous au-f gt; a peu de chofe prés, la furface du cul-de-furhaufte.
Soit la hauteur lo pieds , amp; 8 pieds ^ayon dela bafe. Faites, comme 10 eft a8,nbsp;j y 8 a 6 7^, dont le tiers eft 2nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;; les deux tiers
I'rP i^, ce qui doit être mul-I toife 4 pieds, hauteur de la voute: on produit 2 p. iqP 5I.
5^ 81*'^'^*^ ttouvé par la regie de Bullet, 13* ^ p. denbsp;nbsp;nbsp;nbsp;difference èn excès eft une toife amp;
^
la voute ne secarte pas beaucoup du plein Tome III,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;A a
. ^ lont 5 j, qui, joints avec 2 font 7 » ^7 pieds 5 pouces 7 lignes.nbsp;f la circonférence répondante a 7 p. 7* denbsp;, ou a 14 p. I iP 2^ de diametre , eft 44 p.
-ocr page 378-370 Récréations MathématiquES. ceintre; car fi elle sen écartoit beaucoup ,nbsp;pourroit bien monter a un tiers.
11. Pour ks Routes m cul-dt-four furbuijf^
Quon propofe préfentement un furbaifle. La regie fera encore, k fort peu de cHonbsp;prés, la même. On cherchera, comme ci-ded'^^Jnbsp;une troifieme proportionnelle a la hauteur ^nbsp;rayon de la bafe , on en ajoutera les deux tic^, ^nbsp;tiers du rayon de la bafe , amp; on cherchera lanbsp;conférence répondante a un rayon égal anbsp;fomms : cette circonférence étant multipliée Pnbsp;la hauteur , on aura , a peu de chofe prés , lanbsp;face cherchée.
Soit un cul-de-four furbailTé , de 10 pieds
(1« \é'
rayon de bafe, amp; 8 pieds de hauteur fous ^ ( Faites dabcrd , comme 8 font aio, ainfi 1 onbsp;a 12 pieds 6 pouces, dont les deux tiers font Pnbsp;4P; Ie tiers de 10 pieds eft dun autre cóté }
amp; la fomme eft 11 p. 8p.
Or la circonférence répondante a un rayo*
11 p. 8p, ou a un diametre de 13 p. 4P, eft 7^ [j 4P, ou 12^ I p. 4P : multipliez ce nombrenbsp;hauteur 8 p, ou i*^ 2P, vous aurez 16* i p. 9P 4nbsp;En fuivant la regie de Bullet, on neütnbsp;que 5 p. 9P 81; ce qui fait 2* i p. iiPnbsp;reur en défaut, ou environ j de la iurfacenbsp;Mais auffi il faut convenir que Bullet amp;. Sa^^**nbsp;fe doutent même pas de géométrie tant ffi^ ^nbsp;au delTus de la plus élémentaire.
P £ M A R (IV E.
Il nous feroit facile de donner pour les tres des regies plus exaétes 3 car on fgait ftU®
Architecture. nbsp;nbsp;nbsp;371
^imenfion des furfaces de fphéroides allonges , lépend de la mefure dun fegment elliptique ounbsp;^¦fculaire tronqué, amp; celle des furfaces de fphé-^oide applatis, de la mefure dun efpace hyperbo-
^ue ; conféqueniment la premiere peut étre dé-l^fminée au moyen dune table de finus amp; darcs eerde , amp; lautre en employant une table denbsp;'^garithmes,
. Quant a la méthode que nous avons donnée ^l'deffus, elle eft déduite daprès les mêmes prin-; mars en regardant un fegment de cercle ounbsp;^ hyperbole de médiocre étendue, comme un arenbsp;® parabole, ce qui nexpofe qua une fort petitenbsp;^^^eur, quand ce fegment ne fait lui-même quunenbsp;^^dte partie de lefpace a mefurer; cette conf dé-^^don fournit, dans une infinité de cas, des regiesnbsp;^'^^tiques fort commodes.
' 'Quelques architeffes diront peut-être; que nous ^Porte de connoitre avec précifion la furface denbsp;voutes? Ce neft pas quelques toifes^e plusnbsp;de moins quon doit confidérer ici. Je leur ré-l^'^'idrai que, par la même raifon , ils devroientnbsp;toute efpece de toifé exaéf; ils devroientnbsp;j^'iibarraffer peu quArchimede ait démontré quenbsp;lyrface dun hémifphere eft égale a celle dunbsp;j'undre de même bafe amp; de même hauteur ; ou ,nbsp;ménoncer en leurs termes, que la furfacenbsp;^ voute en cul-de-four en plein ceintre, eftnbsp;au produit de la circonférence de la bafenbsp;la hauteur. Sils eniploient, a légard des voü-dont nous parlons , des regies auflt fautives ,nbsp;quils les croient exaófes, amp; quelles leur ontnbsp;^tacées par des gens qui ne fqavoient pas affeznbsp;S^onjétrie pour en donner de meilleüres.
372. .Recreations Mathématiques.
Mefure des voüus en arcs de cloitre, 6* des voül^^ d'arête,
IL arrive fouvent que, fur un emplacement quaf' ré, OU quarré-long, ou polygone , on élevenbsp;voute formée de plulleurs berceaux , qui, prenai^nbsp;leur nailTance des cótés de la bafe , viennentnbsp;réunir a un point commun , comme en un foif'nbsp;met, amp; forment en dedans autant dangles re'^'nbsp;trants quil y a dangles dans la figure qui fertnbsp;PI. 4, bafe. Ces voütes font appellees arcs de cloitre. 0^nbsp;fig. 17,18. en voit la repréfentation dans la fig. ly, pl. 4.
Mais fi un emplacement, quarré par exempli eft voüté par deux berceaux comme dans lanbsp;18 , qui femblent fe pénétrer , amp; qui forment de^nbsp;arêtes ou angles rentrants, qui fe coupent aunbsp;haut de la voute, on appelle cette voute ,nbsp;d ar ête.
Or void ce quil y a de remarquable fur ^ voutes.
I o Toute voute a arc de cloitre d plein ceinldd fur une bafe quelconque quarrée ou polygone» inbsp;préciférnent double en furface de la bafe; denbsp;qu'une voute hémifphérique , ou cul-de-four ennbsp;ceintre, ejl double en furface de fa bafe circuit ^
En effet, on peut dire quune voute hémilp^^j, rique neft quune voute a arc de cloitre ,nbsp;polygone dune infinite de cótés.
Lors done quon voudra mefurer la furfacC voute femblable , il fufHra de doubler lanbsp;de la bafe; bien entendu que les berceaux ^nbsp;en plein ceintre ; car sils étoient furhauflés Q(tnbsp;baiffés, ils auroient a la bafe Ie mime r®Pr
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une voute en cul-de-four furhauffée ou fur-^*flee au cercle de fa bafe.
^ Unc voute a arc de cloitre, amp; une voute da~ fur un quarre, forment enfemble Us deux ber-
complets élevés fur ce quarre. Cela eft alfe de PI, 4, dans \^fig. ic).nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;% 19*:
Ainfi , ft des deux berceaux on ote la voute a de cloitre , il refte la voute a aretes; ce quinbsp;, dans ce cas, un moyen fimple de mefu-les voutes darête : car ft de la fomme des fur-^^es des deux berceaux, on 6te la furface de lanbsp;^pöte a arc de cloitre , reftera celle de la voutenbsp;^arête.
^ Soit, par exemple, la bafe de 14 pieds en tout ; la circonference du demi-cercle de chaquenbsp;^''ceau fera de xi pieds, amp; la ftirface fera denbsp;^^par 14, ou 308 pieds quarres: les deux ber-'^^aux reunis enfemble, donneront done 616 piedsnbsp;SUarres. Mais la furface interieure de la voute anbsp;de cloitre, eft deux fois la bafe , ou deux foisnbsp;96ou 3^a : otant done 392 de 616, reftera 224nbsp;^ quarres pour la furface de cette voute.
3° Si Ton cherchoit la folidite interieure dune a arc de cloitre, on la trouveroit par lanbsp;^§le fuivante.
^ultiplie:^^ la bafe par les deux tiers de la hau-~ le produit fera la folidite cherchee: ce qui eftnbsp;^'^'dent, par la même raifon que nous avons don-plus haut, relativement a fa furface; car cettenbsp;^^Pece de voute eft, foit en folidite , foit en fur--prifme de même bafe amp; même hauteur,
Qieme rapport que Ihemifphere au cylindre cir-'^nferit.
4° La folidite de Vefpace renfermé pur la vouia
A a iij
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d'arête fur un plan quarré ou quarré long, eji ~ du folide de même bafe amp; même hauteur,nbsp;luppolant du moins Ie rapport approché du dU'nbsp;metre a la circonféreiice du eerde , de 7 a zx*nbsp;Cela fe démontre auffi facilement, en fairaquot;^nbsp;remarquer que Ie folide intérieur dune pareiH®nbsp;voute , eft égal a la fomme des deux berceauxnbsp;deini-cylindres, moins une fois la folidité denbsp;voute en are de cloitre , qui dans ee doublenbsp;comprife deux fois, amp; conféquemment doitnbsp;être retranchée.
Comment on pourroit conjlruire un pont de bois too pieds amp; plus de longueur^ amp; d'unenbsp;arche^ avec des bois dom aucun nexcéderoitnbsp;qices pieds de longueur.
Je fuppofe que, pour la conflrudion dun pare? pont, on neüt que des bois dun équarriflage 3*'nbsp;fez fort , comme de 12 a 14 pouces, mais très'nbsp;courts, comme dune dixaine de pieds denbsp;gueur, OU que des circonftances particulieresnbsp;pêchaffent de frapper des files de pieux daR^ [nbsp;riviere , pour porter les poutres quon emp^*^nbsp;dans de pareilles conftruftions : comment po^*^nbsp;roit-on sy prendre pour conftruire ce pont,nbsp;nobftant ces difficultés ?nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^
Je ne crois point que cela fut Impoffible» voici comment on pourroit lexécuter.
Je cominencerois par tracer fur un grand Iépure du pont projeté, en décrivant deuxnbsp;concentriques a la diftance que comporteroitnbsp;longueur des bois a employer, que je fuppo^® ? P
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de lOpieds; je lui donneróls Ia forrnö ® un are de 90° dune culée k lautre ; je diviferoisnbsp;^nluite eet are en un eertain nombre de partiesnbsp;^gales, tel que larc de chacune nexcédat pas 5 ounbsp;^ Pieds.
c .t^ans la fuppofition , par exemple , que nous ¦^'fons ici dune diftance de 100 pieds entre lesnbsp;culées, un are de 90° qui la couvriroit, au-110 pieds de longueur, amp; fon rayon auroirnbsp;pieds. Je diviferois done eet are en zi partiesnbsp;.^gaies de 5 pieds chacune , amp; je formerois, avecnbsp;bois ci-delTus, des efpeces de vouflbirs de char-de 8 ou 10 pieds de hauteur, fur 5 piedsnbsp;^largeur a lintrados, amp; 5 pieds 8 pouces 6 li-a 1extrados; ear telle eft la proportion denbsp;'^^sares, daprès les dimenfions ci-deftbs. Ls fig. PI. 4,nbsp;préfente la forme dun pared vouflToir , quon % 20.nbsp;être formé de 4 pieces principales de boisnbsp;, de 10 pouces au moins déquarriflage, quinbsp;'oncourenf deux a deux au centre de leur arenbsp;j^efpeflif; de trois traverfes principales a chaquenbsp;comme AC, BD, EF,ac, bd,ef, quinbsp;volvent étre de la plus grande force , amp; pour eetnbsp;avoir iz ou 14 pouces de champ fur 10 de'
^^geur; enfin de plufieurs traverfes latérales, 8c '^Oindres entre les deux faces, pour les lier entrenbsp;®Ites 5c en divers fens, afin de les empêcher denbsp;^^chir. On pourroit donnet a cette efpece denbsp;^ouffoij 6 pieds de longueur ou dintervalle entrenbsp;deux faces AEFB ,
On formera enfuite une travee de larc propofe ^Vec ces vouflbirs de charpente, précifémentnbsp;J^ornme ft cétoient des vouflToirs de pierre.nbsp;orfquon les aura affemblées, on liera enfetnblenbsp;différentes pieces de cette charpente fuivant
376 RiCRiATIONS MATHiMATIQUES. les regies de Tart, foit par des clavettes, foitnbsp;des moifes, amp; on aura une travee du pont. ^nbsp;en fera plufieurs Tune a cóté de lautre, fuivant Inbsp;largeur quon voudra lui donner, amp; on lesnbsp;pareillement aux premieres, de Ibrte a formernbsp;tout inébranlable. On aura, par ce moyen,nbsp;pont de bois dune feule arche, que Ton aur*^'^nbsp;bien de la peine a élever par une autre conflru*-'nbsp;tion.
II nous refte a examiner fi ces vouffoirs auro* la force de réfifter a la preffion quils exercero'^nbsp;les uns fur les autres. On nen doutera point apf^*nbsp;Ie calcul fuivant.
On conclud des experiences de M. Mufche^^ broeck , {^EJfais'de Phyjique ^ T. I , ch. xj. ) ^nbsp;de la théorie de la réMance des corps, qu^^^nbsp;piece de bois de chêne , de 11 pouces déquarr'*'nbsp;lage en tout fens , amp; de 5 pieds de longuei'*^nbsp;peut foutenir debout jufqua 264 milliers fansnbsp;brifer; doü il fuit quune traverfe comme ABnbsp;EF, de 5 pieds de longueur amp; de ii poucesnbsp;10 déquarriffage , foutiendroit 220 milliers.nbsp;réduifons ce poids , pour plus de fureté, a inbsp;milliers ; ainfi, comme nous avons fix traverl^*nbsp;de cette longueur , a quelques pouces plusnbsp;moins , dans chacun de nos vouffoirs de cb^f'nbsp;pente , il senfuit que leffort que peut foutenirnbsp;de ces vouffoirs, eft au moins de 900 milli^*^^'nbsp;Voyons maintenant quel effort reel il a a por^^j*
Jai trouvé, par Ie calcul que 3al fait du p^.' abfolu dun parel! vouffoir, amp; en Ie ffipp®^**^*nbsp;même renforcé outre mefure , quil peferoitnbsp;au plus 7 a 8 milliers, ou y^oolivres. Ainbnbsp;qui repoferoit immédiatement fur Tune des culé^s»nbsp;amp; qui feroit Ie plus chargé , en ayant to ^
-ocr page 385-Architecture. 377 porter, ne feroit charge que dun poids de 75000nbsp;, poids neanmoins qui, a caufe de la pofi-hon de ee vouffoir , exerceroit une pr^ffion denbsp;milliers; nous la fuppoferons tnême de 120nbsp;Ainfi Ton doit conclure de ce calcul,nbsp;5*^ On pared pont auroit non-feulement la forcenbsp;® fe foutenir, mais encore cede de porter fansnbsp;danger de rupture les plus lourds fardeaux:nbsp;en conclura même quil feroit fuperflu que lesnbsp;fuflent dun fi fort equarriflage.
^^^Oernment, en en fuppofant quatre, ce feroit ^nfnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;26400 liv. II y auroit, je 1avoue ,
^ Si 1on comparoit la depenfe dun pared pont quentraine la méthode ordinaire, on trou-^®'oit peut-être auffi quelle eft beaucoup moin-5 car un de nos vouflbirs ne contiendroit pasnbsp;^ de 45 a 50 pieces de bois *; ce qui, a raifonnbsp;^00 liv. le cent, y compris les fa^ons qui fontnbsp;fimples, ne feroit quune fomme de 300 liv.nbsp;f?''iron, amp;; les 22 dune travee 6600 liv. : con
PI ,^te bien dautres depenfes a faire pour com-nn pared pont; mais il eft ici molns quef-
J' de la depenfe, que de la poflibilité de Iexe-
^ dee dun pared pont meft venue a Toccafion p P^ft^ge dangereux dans la province de Cufconbsp;a ^drou. On y traverfe un torrent qui coule entre
150 pieds de profondeur. Les naturels pays y ont établi une Taravita** ou ]e faillis
^ rochers, éloignés denviron 125 pieds, 8c ^ Plus denbsp;nbsp;nbsp;nbsp;-nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;-nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;-
6 qu on appelle piece, en langage de charpente,
^Oantité de
eft
3 pieds cubes.
Ceft un pont indien, dont 1idée feule fe'j. ftemir. Oet un homme dans un grand panier fait de banes u
périr. Arrivé a Ia ville la plus voifine , je réfi^^h** profondément Air les moyens de faire en ce 1'^**nbsp;iin pont de bois, amp; je trouvai eet expédient. 'nbsp;propofai mon projet au corrégidor donnbsp;jllon^o y Cuniga, homme fort inftruit, amp; tljj' nbsp;aimant les Francois, me requt très-bien. IInbsp;fort mon idee, amp; convint quavec mille piaft*^nbsp;on pourroit faire dans eet endroit un pont de *nbsp;pieds de largeur , que tout Ie Pérou vieridt^nbsp;voir par curiofité, Mais étant parti troisnbsp;après, je ne fgais fl ee projet, dont eet hoof*^nbsp;homme étoit enchanté , a eu jpielque exécuti^^^nbsp;II eft a remarquer quil feroit facile darrai? ^nbsp;les vouffoirs dun pared pont, de maniere knbsp;voir au befoin en extraire un pour y en fubftit^!'^nbsp;ini autre ; ce qui fourniroit Ie moyen dynbsp;toutes les reparations néceflaires.
PROBLÊME XIII.
'uit
1
EJl-il pojjibh de faire une plate-bande qui ^ aucune pou^ée latérale gt;
L feroit fort avantageux de pouvoir exécut^*^ ^ pared ouvrage j carun des obftacles quéproi*^
les
pays ; (ce font des plantes farmenteufes , dont intants de 1 Amenque font prefque tous leursnbsp;de vannerie.) Dun cöté du torrent a lautre, elt ^11-un cable de la même iriatiere, fur lequel roule fgifi'nbsp;Ke a laquelle Ie panter eft attaché par une cofd® gitnbsp;blable. Quand on eft embarqué dans cettenbsp;voustire dun cóté i lautre par une corde atta®,nbsp;de la poulie. Si cette corde fe rotnpt, onnbsp;pendu quelques heures , jufqua ce quon y ®nbsp;remede. Ón peut juger que la fituation eft fttt *nbsp;fente pour ceux qui sy trouyent.
-ocr page 387-^rchlteftes a employer des colonnes, vient ouvent de la pouflee de leurs architraves, ce quinbsp;que les colonnes latérales foient butées parnbsp;niaflifs, OU doublées : cefl; 1embarras quonnbsp;jpfouve fur- tout lorfquon fait des porches ifo-^ en faillie au devant dun edifice, commenbsp;deSainte-Genevieve: les deux plates-bandes,nbsp;de la face amp; celle du cóté , poulTent la co-J^^ne OU les colonnes dangles de telle manierenbsp;a beaucoup de peine a les aflTurer ; amp; lonnbsp;' tnêtne oblige dy renoncer, fi Ton ne trouvenbsp;des pierres aflez grandes pour pöuvoir fairenbsp;Architraves dune feule piece dune colonne anbsp;^'^fre au moins dans les travées les plus voifinesnbsp;angles.
^ éviteroit ces difficultés, fi lon pouvoit faire plates-bandes fans pouflfée. Gr ceft cequejenenbsp;point impoflible; )e crois même avoir trouvénbsp;^ '^écanifme propre a remplir eet objet. Je Ienbsp;p^^nerai quelque jour , lorfque jaurai pu en fairenbsp;^^pteuve en petit. On me permettra de propofernbsp;^ftendant Ie problême aux architeftes mécani-^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, amp; je meftimerai heureux fi jexcite quel-
deux a Ie réfoudre.
PROBLÊME XIV.
une. ptrfcBion dans réglife de Saint-PUrre Pome, quen la voyant pour la premiere fois,nbsp;ne La jjig^ point au£i grande quelle leji réel-^uient, amp; quelle paroit aprls V avoir parcourue?
c^^^ïQUE nous ayons annoncé au commen-Hq nbsp;nbsp;nbsp;cette partie de notre ouvrage , que
nous interdifions ce qui eft parement ma-
-ocr page 388-3§o Recreations Mathématiques. tiere de goüt , cependant , comme la queft^nbsp;ci-delTus tient a des raifons phyfiques amp; métapl/nbsp;fiques, nous avons cru pouvoir lui donnernbsp;ici.
Jai ouï vanter plus dune fols , comme un
r'a-
de la perfeftion de légUfe de Saint-Pierre ^
Rome, limpreffion quelle fait au premier abof II neft perfonne , a ce que jai lu 8c entendu dif^'nbsp;qui, entrant pour Ia premiere fois dans cettenbsp;filique, ne juge fon étendue fort au deflbusnbsp;ce que la renommee en publie. II faut 1avoir P*^nbsp;courue , 8sC en quelque forte étudiée, pour con*-voir une idee jufte de fa grandeur.
Avant de hafarder notre avis, il neft pas tile dexaminer les caufes de cette premierenbsp;preflion. Nous penfons quelle a deux fources.
La premiere eft Ie peu de parties principe dans lefquelles eet immenfe edifice eft divifé;nbsp;il ny a que trois arcades latérales, depuisnbsp;jufqua la partie du milieu qui conftitue Ie dd*^ __nbsp;Or, quoique de divifer.une grande mafte en be^*!^nbsp;coup de petites parties, ce foit dordinaire ennbsp;mmuer 1effet, il y a cependant un milieu anbsp;amp; Micliel-Ange nous paroit avoir refté trop
La feconde caufe de limpreflion que nous
nature, en accompagnent dautres avec
lyfons , eft la grandeur exceffive des figures , ornements qui fervent dacceftbires a ces p''quot;nbsp;pales parties. En effet, nous ne jugeons desnbsp;deurs auxquelles nous ne pouvons atteindre ? ^ ^nbsp;par comparaifon avec les objets qui leurnbsp;voifins, 8c dont les dlmenfions nous fontnbsp;lieres. Mais ft ces objets dont lesnbsp;nous font connues, ou a peu prés données ^
381
ils
Architecture.
3ient un rapport trop approchant de Tégalité, enluivra néceffairement que ces derniersnbsp;^dront, dans rimagination du fpeélateur , unenbsp;de leur grandeur. Or tel eft Ie cas de 1é-de Saint-Pierre de Rome; les figures placéesnbsp;les niches qui décorent Ie nud des piliers desnbsp;j^'^^ades , entre les pilaftres, celles qui décorentnbsp;^^^ympans des arcades latérales, font a la vériténbsp;^'pntefques; mais ce font des figures humaines;nbsp;font dailleurs , pour la plupart, élevées très-: ainfi elles paroiflent moindres , amp; font pa-moindres les parties principals quelles ac-'^'^npagnent.
eft des perfonnes a qui cette illufion paroit chef-dcEuvre de 1art amp; du génie du célebrenbsp;'hitefte , principal auteur de ce monument: menbsp;Jfa-t-il permis de ne pas être de leur avis ? Carnbsp;eft lobjet quont eu les auteurs de eet im-^j^nfe édifice , amp; quauront toujours ceux qui ennbsp;Q^'^eront qui excedent les mefures ordinaires ?nbsp;j fans doute dexciter 1étonnement amp; 1admi-./On. Je fuis convaincu que Michel - Ange eütnbsp;nrortifié, sil eüt entendu un étranger arrivénbsp; ^^nrmenta Rome, amp; entrant pour la premierenbsp;dans Saint-Pierre, dire comme prefque toutnbsp;^i.''Onde : Cnla um églife dont on publicpar-toutnbsp;^^nenjité: elle ejl grande, il ejl vrai ; mais Me nenbsp;pas autant quon Ie dit.
j y auroit, ce me femble , bien plus dartifice r ^oftruire un édifice qui, médiocrement grand ,nbsp;, it tout-a-coup 1imagination par 1idée dunenbsp;in oonfidérable, que den conftruire un im-Jg ftni, au premier abord , paroit médiocre,nbsp;fltr*^^ Ponfe pas que les avis puiflent être partagésnbsp;cela. Quelle que foit done la perfeélion quon
-ocr page 390-38i Recreations Mathématiques. ne peut refufer a léglife de Saint-Pierre , en cenbsp;concerne 1harmonie des proportions, la beÜs ^nbsp;noble architefture, nous croyons que Mich^'nbsp;Ange a manque fon but quant a lobjet quenbsp;confidérons ici, amp; il eft probable que des acc^J'nbsp;foires moins gigantefques 1en euffent rapprocb^'nbsp;Si, par exemple , les enfants qui portent les be'',nbsp;tiers euffent été moins grands, fi les figuresnbsp;accompagnent les archivoltes de fes arcades la^®*nbsp;rales euffent été moins énormes, ainfi que cell®^nbsp;qui décorent les niches qui font entre fes pilaftt^*'nbsp;la comparaifon des uns avec les autrés eut faitnbsp;roitre les parties principales beaucoup plus gt^jnbsp;des. On Téprouve lorfque , retirant les yeuX t*nbsp;deffus ces objets gigantefques , on les porte fut^*]nbsp;homme qui eft vers Ie milieu ou lautre extréiR*'^nbsp;de léglife : ceft alors que, comparant fa grands'*^nbsp;propre avec celle des parties principales de lédifi''^nbsp;qui lavoifinent , on commence a prendrenbsp;idee de fon étendue, amp; cjucn eff pénétrénbsp;nement: mais cette feconde impreffion eft 1^^fnbsp;dune forte de raifonnement; amp; ce fentimentnbsp;plus la méme énergie quand il eft produit denbsp;maniere, que lorfquil eft 1effet dune preoit®'^^
Mi
Pendant que nous difcutons cette matiere, fera-t-il permis de faire ici quelques obfervatit^^^nbsp;fur les moyens daggrandir , pour ainfi dire gt; ^nbsp;efpace a limagination ? 11 nous a paru quenbsp;ny contribue davantage que des colonnes nbsp;je veux dire par-la non engagées; car , du reu®nbsp;quelles foient accouplées, groupées , ellesnbsp;duifent toujours plus ou moins eet effet, quo^nbsp;fans doute il vaille mieux les employer fJnbsp;II en réfulte, a chaque pofition du fpeélateur ,
-ocr page 391-Architecture. 383 P^rcés dilFérents , amp; une variété dafpeéts quinbsp;^^onne 1imagination amp;t qui la trompe.
Mais il faut, lorfq uon emploie des colonnes , H'^elles foient grandes: autant elles font alors ma-l^ftueufes, autant font-elles, a mon avis, mef-'l^'ties lorlquelles font petites, amp; fur-tout portéesnbsp;des piédeftaux. La cour du Louvre , quoiquenbsp;iilleurs trés belle, en impoferoit bien davantage,nbsp;fes colonnes, au lieu dêtre guindées fur desnbsp;?'®deftaux maigres, partoient de terre {implementnbsp;^^ées fur un fode , comme lon voit celles denbsp;H^elqygj veftibules de ce palais. On diroit, amp; jenbsp;d's tenté de Ie croire, que les piédeftaux ont éténbsp;^'^Ventés pour faire fervir des colonnes de hafard ,nbsp;navoient pas les dimenfions requifes pour 1é-
done Michel-Ange, au lieu de former fes bavées latérales dimmenfes arcades fupportéesnbsp;des piliers décorés de pilaftres, y eut employénbsp;gtoupes de colonnes; fi , au lieu de ne mettrenbsp;trois travées darcades latérales entre lentréenbsp;partie du dome , il y en eüt mis un plusnbsp; ^nd nombre, ce que cette difpofition lui eütnbsp;^ ^tttis; 11 les figures employees au milieu de cettenbsp;^Coration neulTent pas excellivement furpalfé Ienbsp;turel; nous ne doutons point que , dés Ie pre-afpeft, on neüt été frappé détonnement, amp;nbsp;la bafilique neüt paru beaucoup plus grande.nbsp;^ ^ais il faut remarquer en même temps que,nbsp;Hnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Michel-Ange, on navoit pas
Oq 1 nbsp;nbsp;nbsp;des matériaux, amp; fur la phyfique
^ tnecanique de Iarchitedfure , les lumietes On a aujourdhui. II eft probable quil neüt pasnbsp;des colonnes, même groupées, dunnbsp;^ds aufli confidérable que celui quil avoit è
-ocr page 392-3^4 Récréations Mathématiques. élever au deffus de fes piliers. Mais des expériej^^nbsp;ces récentes fur la force des pierres, prouvent £11^'nbsp;nefl: prefque pas de poids quune colonne ifoi£^gt;nbsp;de fix pieds de diametre , faite de bonne pier^^nbsp;bien dure, bien choifie amp; bien appareillée gt;nbsp;foit capable de fupporter. Nos anciennes églilquot;^*nbsp;affez mal-a-propos appelées gothiqucs, en font*nbsp;preuve ; car on en voit quelques-unes dont tou*®nbsp;la maffe repofe fur des piliers ayant a peine *'nbsp;pieds de diametre amp; quelquefois moins : ati**nbsp;préfentent-elles en general un air détendue lt;1^^nbsp;larchitefture grecque, employee dans lesnbsp;lieux , ne donne point.
E T
DIXIEME PARTI E, c
^ T E NAN T les pratiques les plus cu~ rieufes amp; les plus récréatives de lanbsp;Pyroteclinie.
I E ne fqais doü vient lufage oü lon eft de met-tre la pyrotechnie au nombre des parties des |yathématiques. Quiconque voudra y faire atten-¦gt; fe convaincra facilement que ceft un artnbsp;nullement mathématique , quoiquon ynbsp;jlnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;de dimerifions , de proportions,
j. . ^ un grand nombre dautres arts qui pour-uient, a plus jufte titre , être rangés parmi ces 'quot;'Snees.
Quoi quil en foit, comme on défappfouveroit Tome III,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;B b
-ocr page 394-386 Récréations Mathématiques. probablement notre filence fur eet art, quinbsp;fente une matiere confidérable a Iamufement, ^nbsp;comme il tient du moins a la phyfique ,nbsp;allons en faire Tobjet dune des parties de eet oU'nbsp;vrage. Au refte nous navons nul deffein de doO'nbsp;ner un traité eomplet de pyroteehnie ; nous nou*nbsp;bornerons a ee quil y a de plus eommun amp;nbsp;plus eurieux : nous en éearterons auffi tout ee q^*nbsp;a trait a Tart funefte de détruire les hommes. NoU*nbsp;ne trouvons rien de réeréatif dans Ie mouvemef^nbsp;dun boulet qui emporte des files de foldats ,nbsp;dans 1aftion dune bombe ou dun globe anbsp;qui ineendie une ville. Les éditeurs préeédents»nbsp;éc continuateurs de M. Ozanam, avoient app^'nbsp;remment lefprit fort militaire, sils nont vu da*nbsp;eela quune recreation honnête. Pour nous,nbsp;avons puifé dans lheureufe Penfylvanie dautr^*nbsp;prineipes, nous frémirions de nous oeeuper , p*^nbsp;forme damufement, de pareilles atrocités.
La pyroteehnie, telle que nous Ienvifageo* ici, eft done Tart de manier Ie feu , amp; de form^f nbsp;au moyen de la poudre a canon amp; autres matier^*nbsp;inflammables , diverfes compofitions , agréab'^*nbsp;aux yeux par leur forme amp; leur éclat. Telsnbsp;les fufées , les ferpenteaux, gerbes de feu, fol^'nbsp;fixes ou tournants , amp; autres pieces dartifice,^'''nbsp;ployées dans les decorations amp; feux de joie.
La poudre a canon étant lingrédient Ie P^^* eommun quon emploie dans la pyroteehnie,nbsp;devons commencer par parler de fa compofit^^'
-ocr page 395-387
Pyrotechnie.
I ^ poudre a canon eft une compofition de ^ foufre , de falpdtre amp; de charbon pulvérifés :
ingredients, mêlés enfemble a des dofes lit^'^^'^ables, forment un tout dont 1inflammabi-.Prodigieufe, telle enfin que le hafard feulnbsp;la faire connoitre. Une etincelle fuffitnbsp;^4 ^^flammer, dans un inftant prefque indivifi-tnafle la plus confiderable de cette compo-Lexpanfion que reqoit tout-a-coup, (bitnbsp;entre les interftices de fes grains, foitnbsp;, qui eft un des éléments du fal-'tf Produit un effort auquel rien ne peut réfif-gt;iti5 ^ les pi us lourdes maffes font chaffees avecnbsp;inconcevable. Tel eft Ieffet de lanbsp;^ canon , effet que la méchanceté des
, nbsp;nbsp;nbsp;pas tardé dappliquer a leur deftruc-
¦nj uons pourtant que cette invention , ft fou-IL^^l'fiee de diabolique, neft pas auffi funefte '^anité quelle le paroit du premier abord :
femblent etre devenus moins meur- nbsp;nbsp;nbsp;quon y en fait principalement
j ^ 5 comme le remarque le celebre Maré-9 le bruit amp; la fumee des armes '
uons pourtant que cette invention , ft fou
id
V une bataille, font plus confiderables que cution. Exceptons -en neanmoins le ca-/bg ^^^ud il eft bien dirigé. Mais revenons anbsp;amp; donnons une idee de la fabrication
P'ittdre.
B b ii
-ocr page 396-388 Recreations Mathématiques.
Le foufre eft , comme 1on flt;^ait, un compofe de Tacide vitriolique combinenbsp;phlogiftique ou le feu principe. On nentenonbsp;ceci que quand on aura lu la partie chymiqu^nbsp;cet ouvrage.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;. ^
Le falpêtre eft un fel formé de la combinan^ dun acide particulier , appelé Iacide nitreH^Jnbsp;avec Ialkali fixe végétal. La propriété denbsp;acide , qui fert de bafe a la poudre , eft la ,nbsp;quelle a de detonner auffi-tot quelle eft touc*^nbsp;par un charbon enflammé, II faut neceflairenaenbsp;pour produire cet effet , une matiere cbaibnbsp;neufe en feu ; car un fer rouge ne le prodn^^^^nbsp;pas; amp; ceft-la la raifon pour laquelle lenbsp;bon pulvérifé eft un ingredient neceffaire
II eft fuperflu de decrire le charbon ; il tuR dire que le charbon qui a été trouvé le plusnbsp;a la compofition de la poudre , eft celui du 1*^nbsp;ou bourdaine.
Pour faire de la poudre, prenez done
loolivres de nitre bien purifie Si puR^'^,'
25 livres de foufre bien pur Si en p 25 livres de charbon en poudre;
melez ces trois ingredients enfemble, St a)u une quantite deau fuffifante pour les téd'J jetnbsp;une pate humide. Mettez le tout dans unnbsp;de hois ou de cuivre, Sc, avec un pilonnbsp;bois ou de cuivre , ( pour prevenir l inflann^^ ,nbsp;pilez ces matieres pendant vingt-quatre hennbsp;pour les bien mélanger, en ayant 1attentinbsp;les tenirtoujoursmediocrement humides* Lnbsp;le tout fera bien incorpore, verfez cettenbsp;fur un tamis perce de petits trous de la S
-ocr page 397-Pyrotechnie. nbsp;nbsp;nbsp;389
vous voulez donner a la poudre. En 1y pref-deffus, amp; fecouant Ie crible , elle paffera toute grains, quil faudra faire fécher au foleil ounbsp;^3ns une étuve fans feu. Lorfquelle fera feche,nbsp;la renfermera dans des vafes qui la tiennent anbsp;^^bri de Thumidité.
Tout Ie monde fqait qiie lufage confidérable 'lüon fait de la poudre, a fait inventer une ma-'^hine quon appelle moulin a poudre ; que cettenbsp;^chine conüüe en un arbre tournant aii inoyennbsp;^ Une roue mue par un courant; que eet arbre eflrnbsp;§3rni, dans toute fa longueur, de bras faillantsnbsp;foulevent fucceffivement une fuite de pi-^uns, amp; les laiffent retomber ; quau deffous denbsp;pilons font autant de vafes ou mortiers denbsp;Cuivre , qui cóntiennent la matiere a broyer amp; anbsp;'Ucorporer ; quenfin cette machine eft uh fortnbsp;^auvais voilin : car , malgré les precautions quenbsp;^on prend , il en eft peu qui ne fautent en lair denbsp;^^rnps a autre : eeft pourquoi il eft trés a proposnbsp;'ïüelles foient éloignées des villes.
Voila a peu prés tout ce qifil convient de fqa^ ^uir ici fur la fabrication de la poudre. Difonsnbsp;Suelques mots fur les caufes phyfiques de fon in-flarnmation amp; de fon explofion.
La poudre étant compofée des ingredients ci-^^ffus , lorfquune étincelle , excitée par Ie briquet la batterie du fufil, tombe fur ce mixte, ellenbsp;^^et Ie feu a quelque parcelle de cliarbon. Gettenbsp;Parcelle enflammée fait détonner, amp;: réduit ennbsp;amme Ie nitre avec leqiiel elle eft mélangée ounbsp;^ontiguë, ainfi que Ie foufre, dont la combufti-'lité eft reconnue. Voila done tout-a-coupnbsp;parcelles de charbon contiguës a la premiere , quinbsp;®ut enflammées elles-mêmes, amp; qui produifenfc
Récréations Mathématiques.
Ie même effet a 1égard de Ia maffe environH^^^' ainfi la premiere parcelle einbrafée en embramnbsp;contigues, amp; ces cent portent Iembrafeinent df ^nbsp;dix mille, ces dix mille dans un million, ^nbsp;aifément qyune inflammation dont la progfS'*'^^nbsp;eft auffi rapide , ne peut manquer de séten*^'^^?nbsp;dans im temps extrêmement court, dun boi*^nbsp;Jautre de la plus grande maffe.
Nous remarquerons encore a 1appui de ec explication , que la poudre grainée senflar*Jjjnbsp;beaucoup plus rapidement que celle qui nenbsp;pas. Celle-ci ne fait que fufer affez lenteiR^*^!nbsp;pendant que 1autre prend feu prefque fubiteiRfi''nbsp;amp; parmi les poudres grainées, celle qui leftnbsp;grains ronds, comme la poudre de Suiffe ,nbsp;flamme plus rapidement que celle qni Tefl; en gr*'*nbsp;irréguliers oblongs , amp;c. comme les poudresnbsp;qoifes. Cela vient de ce que la premiere laiffe *nbsp;flamme des premiers grains enflammés, desnbsp;tices plus grands amp; plus libres; ce qui faitnbsp;linflammation marche a proportion plus rap'dnbsp;ment.
Quant a Iexpanfion de la poudre enflamiR^^ eft-ce Iair interpofe entre fes grains, quieneftnbsp;caufe , ou le fluide aqueux qui entre dans lanbsp;pofition du nitre, qui produit cette expanfifquot;'nbsp;Je doute que ce foit Iair ; fon expanfibilite nenbsp;paroit pas fuffire a ejtpliquer le phenomene:nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^
ii
on fqait que Teau, reduite en vapeurs par le taft de la flamme, occupe un efpace 14OOOnbsp;plus grand que fon volume primitif, amp;inbsp;force eft très-confidérable. Ceft ce qui menbsp;penfer que ceft Iacide nitreux qui, dansnbsp;mation, fe reduit en vapeurs, amp; que telle eft ^nbsp;caufe de la violence avec laquelle agit la poud*^'
391
Pyrotechnie. R E M A R QU E S.
I. nbsp;nbsp;nbsp;Ainfi ceft une imbécillité que de croire anbsp;quon appelle la poudu blanche., ceft-a-dlre a
poudre qui chalTe une balie fans aucun bruit; il ne peut y avoir de force fans expanfion fu-amp; dexpanfion fubite fans choc de 1air , cenbsp;produit Ie fon.
II. nbsp;nbsp;nbsp;Ceft une puérilité que denfeigner, commenbsp;* ®ti fait dans les précédentes editions de eet ou-^age, a faire de ia poudre rouge, verte , bleue ,nbsp;^c.; car a quoi bon cela?
Nous allons done pafter a notre objet princi pal, fqavoir, la conftruftion des pieces dartifice plus ufitées amp; les plus curieufes.
La fufée eft un cartouche , ou canon de carton , qui, étant plein en partie de poudre a ^®non , de falpêtre amp; de charbon, séleve de lui-tietne en 1air lorfquon y applique Ie feu.
. Il y a trois fortes de fufées: les petites, dont ® calibre nexcede pas une livre de balie , ceft-a-te dont lorifice a pour largeur Ie diainetre dunenbsp;alle de plomb qui ne pefe pas plus dune livre;nbsp;^ar on mefure les calibres ou orifices des moniesnbsp;iTiodeles des fufées , par les dia metres de ballesnbsp;j ® plomb. Les moyennes, qui portent depuis unenbsp;jufqua trois livres de balie ; amp; les grandes ^
B b iv
39i Récréations Mathématiques,
qui portent depuis trois livres jufqua cent llvr£® de balie.
Pour donner a ce cartouche une même lof'quot; gueur amp; une même épaifl'eur, afin quon pU'^®nbsp;faire autant de fufées quon voudra dune ntêni^nbsp;portee amp; dune égale force , on Ie met dansnbsp;cylindre concave folide , ou piece folide conca'^®nbsp;tournee exaéfement au tour, quon appellenbsp;dele , mouk amp; forme. Ce modele elt quelquefoj*nbsp;de métal; il doit être au moins de quelque bo',^nbsp;très-dur.
II ne faut pas confondre ce inoule ou model*^ i avec une autre piece de bois quon appelle baton gt;nbsp;autour duquel on roule !e carton ou gros pap'^nbsp;qui fert a faire Ie cartouche. Le calibre du moid^nbsp;étant divifé en huit parties égales, on en donn^nbsp;cinq au diametre du baton , qui eft ici repréfent®nbsp;pj j par la lettre B , amp; le moule par la lettre A. L®nbsp;fjg. i] relle de 1efpace qui fe trouvera entre le baton ^nbsp;la furface intérieure du moule, ceft-a-dire les troi^nbsp;huitiemes du calibre du moule, fera reinpli ex3''nbsp;tement par le cartouche.
Comine on fait des fufées de dilférentes graf*' deurs, on doit auffi avoir des moules de differe''nbsp;tes hauteurs amp; groffeurs. Le calibre dun canof*nbsp;neft autre chofe que le diametre de la bouchenbsp;canon ; amp; 1on appellera ici le calibre dun moul^tnbsp;le diametre de 1ouverture de ce moule.
La grofleur du moule fe mefure par le calib^^ de ce moule. La hauteur du moule na pas , da*nbsp;les fufées dilférentes, la même proportion ave-fon calibre, car on diminue cette hauteur anbsp;Pure que le calibre augmente. La hauteur du mou^^»nbsp;pour les petites fufées , doit être fextuple de fnbsp;calibre. Maïs il fuff.t que la hauteur du moids ?
-ocr page 401-Pyrotechnie: nbsp;nbsp;nbsp;393
pour les moyennes Sc les grandes fufées, foit '1'^'ntuple OU même quadruple du calibre de leursnbsp;nioules.
, On donnera a la fin de cette Sedlion deux ta-, j dont Tune fervira a connoitre les calibres monies au deffous dune livre de balie, amp; lau-fervira a connoitre les mêmes calibres, depuisnbsp;Hvre jufqu a cent livres de balie.
On fe fert de gros papier ou de carton pour ^trner les cartouches. On roule ce papier autournbsp;baton B , Sst on Ie colle avec de la colle faite PI. t ,nbsp;^ fine farine détrempée dans de 1eau. Ce papier fig-doit avoir un liuitieme amp; demi du calibrenbsp;tnoiile , felon la proportion quon a donnée aunbsp;j '3metre du baton ou baguette B. Mais fi on vou-donner au diametre de cebaton les trois quartsnbsp;calibre du moule , on donneroit a lépaiffeurnbsp;cartouche un douzieme amp; demi de ce calibre.
ficelle doit être arrêtée par un bout a un ^ °n attaché a quelque chofe de ferme , amp; avoir
Quand Ie cartouche efl: formé, on retire en ^^ürnant la baguette B , jufqua ce quelle foitnbsp;^ oignée du bord du cartouche de la longueur denbsp;diametre. On paffe fur Ie cartouche, a 1en-oü fe trouve 1extrémité du baton, une fi-j e , a laquelle on fait faire deux tours ; amp; dansnbsp;Vuide qui a été laiffé au cartouche, on faitnbsp;^her une autre baguette ou baton, de manierenbsp;gt;1 refte quelque efpace entre ces deux batons.
autre bout un baton que 1on paffe entre les 1 !^bes cle forte quil demeure au derriere de ce-^ qui étrangle Ie cartouche. Alors on tire la fi-Ce ^ ceculant, amp; on ferre Ie cartouche jufquanbsp;ne demeure au dedans quune ouverturenbsp;On puiffe faire entrer la broche du culot DE,
-ocr page 402-394 Recreations Mathématiques.
Cela étant fait, on óte la corde qui fervoit ^ étrangler, amp; a fa place on met une autre ficell^nbsp;on la ferre bien fort, en lui faifant faire plufi^**nbsp;tours, amp; on larrête par des noeuds coulants ,nbsp;Ton fait les uns fur les airtres.
M'
Outre Ie baton B, on fe fert encore dune PI. I, guette C , qui, fervant a charger Ie cartouche nbsp;% doit être tant foit peu plus petite que Ie baton B gt;nbsp;afin quelle puiffe entrer a 1aife dans Ie cartouch^'nbsp;Cette baguette C eft percée dans fa longueur aflenbsp;profondément pour recevoir la broche du cu'enbsp;DE , qui doit entrer dans Ie moule A , Sc fe jo*nbsp;dre exaffement a fa partie inférieure. La broche inbsp;qui va en diminuant, entre dans Ie cartouchenbsp;Tendroit qui efi: étranglé; elle fert a conferver f'nbsp;trou au dedans de la fufée, Elle doit être h3tgt;|®nbsp;dun peu plus des deux tiers de la hauteur enbsp;moule, lorfquil na point fon culot. Enfin , finbsp;donne a fa bafe lépailTeur du quart du calibrenbsp;moule , on donnera a fa pointe un fixienie ^nbsp;iTiême calibre.
II eft clair quon doit avoir au moins trois baguettes , lelies que C, qui foient percées a portion de la diminution de la broche, afin qu^ ^nbsp;poudre , quon frappe a grands coups de maill*^jnbsp;foit égaleinent entaflee dans toute la longueur fnbsp;la fufée. On voit bien auffi que ces baguettes do'nbsp;vent être faites dun bois fort dur, pour pouVOnbsp;refifter aux coups de maillet.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,
II eft plus commode de ne point Ie fervir o broche en chargeant les fufées : lorfquellesnbsp;chargees fur un culot fans broche , avec unenbsp;baguette maffive, on les perce avec unenbsp;vuide, amp; un poinqon mis au bout dun vilbrequ'quot;^nbsp;On obferve cependant de faire ce trou dans
Pyrotechnie. nbsp;nbsp;nbsp;395
proportion quon a donnée a la diminution de la Wche du culot, ceft-a-dire que lextrémité dunbsp;^tou qui efl; a létranglement du cartouche , doitnbsp;3voir environ Ie quart du calibre du inoule; Scnbsp;^extrémité du trou qui efl: dans 1intérieur , envi-¦on aux deux tiers de la fufée, doit avoir Ie fixiemenbsp;*^11 mêine calibre. II faut que Ie trou quon fera ,nbsp;paffe direftement par Ie milieu de la fufée. Aunbsp;1expérience amp; linduftrie feront connoitrenbsp;qui fera plus commode, Sc comment on peutnbsp;'^arier la maniere de charger les fufées, que nousnbsp;^ilons expliquer.
Après avoir placé Ie cartouche dans Ie moule, ^nyverfe peu a peu la compofition préparée, ennbsp;^hfervant de ny mettre quune ou deux cuilleréesnbsp;^'la-fois , que 1on battra auffi - tot avec la balnette C , en frappant perpendiculairement deffusnbsp;^'^ec un maillet de groffeur proportionhée , Sc ennbsp;^onnant un nombre égal de coups, par exemplenbsp;3 OU 4 , a chaque fois quon verfera de nouvellenbsp;'Ompofition.
Quand Ie cartouche fera rempli jufques vers la l^oitié de fa hauteur, on féparera avec un poinqoiinbsp;^ nioitié des doubles du carton qui refte , on lesnbsp;j^pliera fur la compofition , 6c on les foulera avecnbsp;* baguette Sc quelques coups de maillet, pournbsp;PrelTer Ie carton replié fur la compofition.
On percera ce carton replié de 3 ou 4 trous, PI. i, ^''oc un poinqon , quon fera entrer jufqua la % ®nbsp;^mpofition de la fufée , comme 1on voit en A.
Ss trous fervent a donner communication du ^Orps de Va fufée a la chaffe, qui neft autre chofenbsp;quot;nHextrémité du cartouche cjuon a laiffée vuide.nbsp;j Oans les petites fufées on remplit cette chaflenbsp;^ Poudre grainée, qui fert a la faire péter; puis
-ocr page 404-396 Récréations Mathématiques. on la couvre de papier , amp; on 1étrangle cotrimCnbsp;on a fait a lautre extrémité. Mais , dans les autre*nbsp;fufées, on y ajufte Ie pot, qui contient les étoileStnbsp;les ferpenteaux, les fufées courantes, comme 0^nbsp;Ie verra plus loin.
On peut néanmoins fe contenter de faire, avee une tariere ou avec un poinqon , un feul trou gt;nbsp;qui ne foit ni trop large ni trop étroit, comtuenbsp;dun quart du diametre de la fufée , pour donuernbsp;feu a la poudre, en prenant garde que ce trou fo^*'nbsp;Ie plus droit quil fera poffible, amp; juftementnbsp;milieu de la compolltion.
Au relle on doit obferver de faire entrer da*^* ces trous un peu de compofition de la fufée, afi^nbsp;que la communication du feu a la chaffe ne maO'nbsp;que point.
II refte a charger la fufée de fa baguette ; quon fait ainfi.
La.fufée étant faite comme on vient de Ie dlr^» on y lie une baguette de bois léger, comme d®nbsp;fapin OU dofier, qui fera groffe amp; plate au boü*-qui joint la fufée, amp; qui ira en diminuant vef*nbsp;lautre bout. Cette baguette ne doit être ni tortus»nbsp;ni courbe, ni noueufe , mais droite autant qu 'nbsp;fe pourra , amp; dreflee , sil en eft befoin, aveCnbsp;rabot. Sa longueur amp; fa pefanteur doivent etr^nbsp;proportionnées a la fufée , enforte quelle foitnbsp;fept ou huit fois plus longue que la fufée, amp; qu^* ^nbsp;demeure en équilibre avec elle , en la ten»nbsp;fiifpendue fur Ie doigt prés de la gorge a unnbsp;ou un pouce amp; demi.
Avant que dy mettre Ie feu, on met la g^rg® en bas, amp; on lappuie fur deux clous perpendic^'nbsp;lairement i 1horizon. Pour la faire monternbsp;haut amp; plus droit, on ajoute a fa tête A un cb^
Rlt;
I
Pyrotechnie. nbsp;nbsp;nbsp;397
piteau pointu , fait de papier fimple , comma C ;
qui fert a faciliter Ie paffage de la fufée a travers lair.
Ces fufées fe font ordinairement plus compo-fees ; on y ajoute plufieurs autres chofes pour les i'endre plus agréables : par exemple , on ajoute anbsp;leur tête un petard, qui eft une boite de fer blancnbsp;foudée, 8c pleine de poudre fine. On pofe Ie petard fur la compofition , par Ie bout oü il a éténbsp;ï'empli de poudre, amp; on rabat fur ce pétard Ienbsp;refte du papier du cartouche ou de la fufée, pournbsp;1y tenir ferme, Le pétard fait fon effet quand lanbsp;fufée eft en lair , 8c que la compofition eft con-fumée.
On leur ajoute auffi des étoiles, de la pluie dor, des ferpenteaux, des faiiciffons, 8c plufieurs autresnbsp;chofes agréables , dont nous enfeignerons la compofition dans la fuite. Ce qui fe fait en ajuftant anbsp;la tête de la fufée un pot ou cartouche vuide, 8cnbsp;fceaucoup plus large que la fufée neft groffe, afinnbsp;quil puiffe contenir les ferpenteaux , les étoiles ,nbsp;^ tout ce quon voudra , pour faire une bellenbsp;fufée.
On peut faire des fufées qui sélevent en Fair fans baguettes. Pour cela il faut leur attacher qua-tre panaceaux difpofés en croix , amp;c femblablesnbsp;a ceux quon voit aux fleches ou dards, cnmme A.nbsp;La longueur de ces panaceaux doit être égale auxnbsp;deux tiers de la fufée; leur largeur vers le bas , anbsp;la moitié de leur longueur; 8c leur épaifl'eur, denbsp;celle dun carton.
Mais cette maniere de faire monter les fufees, eft beaucoup moins sure 8c moins commode quenbsp;celle des baguettes; ceft pourquoinbsp;ï'arement employee.
-ocr page 406-398 Récréations Mathématiques.
II nous faut maintenant donnet la maniere dc eonnoitre les diametres ou les calibres des fuleeSjnbsp;relativement a leurs poids ; fut quoi il faut d3'nbsp;bord fqavoir quon appelle une fufée dune livre «nbsp;celle dans laquelle entre jufte une balie de ploinbnbsp;dune livre; amp; ainfi des autres. Volei done deuxnbsp;tables pour eet effet, Tune pour les fufées dont Ienbsp;poids eft dune livre ou au deffous, 1autre poUtnbsp;celles qui excedent une livre, depuis ce poids juf'nbsp;qua cinquante livres.
Premkre Table, du Calibre des Moules d'une livrt amp; au dejfous.
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Gros. Lignes. | ||||||||||||||||||||||
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Sï- | |||||||||||||||||||||||
*5i
Linfpeiflion feule de cette table fuffit pour en connoïtre lufage; car on y voit quune fufée denbsp;12 onces, par exemple, dolt avoir 17 lignes de
Pyrotechnie. nbsp;nbsp;nbsp;399
'ainetre; une de 8 onces, 15 lignes; une de 5 Sfos OU l donce, 6 lignes un tiers ; amp;c.
Si au contraire on a Ie diainetre de la fufée , ^ ^eta facile de connoitre auffi-tót quel eft Ie poidsnbsp;/ ia balie qui convient k ce calibre. Par exemple,
diametre eft de 13 lignes, on verra aufli-
!öt
gt; en cherchant ce noinbre dans la colonne des *§tieSjquil convient a une balie de ^ onces; amp;c.
^iconic Table , pour les Calibres des Moules depuis / liv. jufqud So liv. de balie.
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®ici 1explication de cette feconde table. | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
400 Récréations Mathématiques.
Si vous connoiffez Ie poids de la balie , (luPP^ fons-le de 24 livres) cherchez ce nombre da^
i_ nbsp;nbsp;nbsp;J__1:______ ______ _________gt;, cots gt;
jgg.
la colonne des livres; vous trouverez a dans la colonne des calibres, Ie nombre ^nbsp;Faites done cette proportion, comme 100 Toidnbsp;19 j, ainfi 188 font a un quatrieme terme:
Ie nombre des llgnes du calibre cherché ; dire , il fuffira de multiplier Ie nombre jnbsp;(ceft ici 288) par iq-^. Du produit, qui 'nbsp;5616 , retranchez les deux derniers chiffres;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^
aurez 0 amp; 7: ainfi Ie calibre cherché fera i lignes, OU 4 pouces 8 llgnes amp; 7^ ou j.
Si au contraire , connoilTant Ie calibre ef* gnes, on veut trouver Ie poids de la balie quinbsp;vient a la fufée, cela fera également facile,nbsp;ce calibre foit , par exemple , 28 llgnes : fah^*nbsp;comme 19^ font a 28, ainfi 100 a un quatrienbsp;terme , qui fera 143 f|-, ou bien prés de 144-dans la table ci-deffus , on trouve dans la fecoPnbsp;colonne 144, amp;a cóté, dans la premiere » .^nbsp;nombre 3 ; ce qui enfeigne que la fufée denbsp;gnes de diametre ou de calibre, eft une fufé^nbsp;bien prés de 3 livres de balie.
¦De la Compo(ition de la Poudre des amp; de ia maniere de les charger.
La compofition des fiifées doit étre différenf^ felon les différentes grandeurs Celle quinbsp;vient aux petites fufées feroit trop violentenbsp;les groffes. Ceft un fait a peu prés convenu
-ocr page 409-Pyrotechnie. nbsp;nbsp;nbsp;401
Ss artificiers. Volei done celles que lexpérlence ^ fait reconnoitre pour les meilleures.
^our Us fiifées qui péuvent contenir ufie ou dcU-X onus de matitre.
Ajoutez 'a une livre de poudre darquebufe, ^siix onces de charbon doux ; ou bien a une livrenbsp;poudre darquebuie , une livre de groffe pou-^^Spour les canons: ou bien a neuf onces de pou-darquebufe , deux onces de charbon: ou biennbsp;^^core , ajoutez a une livre de poudre ,Hne oncenbsp;demie de falpêtre amp; autant de charbon.
Pour les fufèes dc deux d. trois onces.
Ajoutez a quatre onces de poudre, une once de quot;Srbon : ou .bien a neuf onces de poudre , deuxnbsp;'^«ces de falpêtre.
Pour une fuj'le de quatre onces,
/gt; Ajoutez a quatre livres de poudre, une livre de ^ Pêtre Sc quatre onces de charbon, amp;, fi vousnbsp;P^^lez, une demi-once de foufre: ou bien a unenbsp;'Vre deux onces amp; demie de poudre, quatrenbsp;de falpêtre amp; deux onces de charbon: ounbsp;a une livre de poudre, quatre onces de fal-Sc une once de charbon: ou bien a dix-feptnbsp;de poudre, quatre onces de falpêtre Sc au-de charbon: ou bien encore, ajoutez tr£gt;isnbsp;^Ses Sc demie de poudre, dix onCes de falpêtrenbsp;onces Sc demie de charbon. La compofi-fera plus forte, li vous la faites de dix oncesnbsp;^ poudre, de trois onces Sc demie de falpêtre,nbsp;o trois onces de charbon;
402, Recreations Mathématiques.
Pour Us fufées de cinq ou fix onces,
Ajoutez a deux livres amp; cinq onces de poudre» une demi-livre ds falpetre , deux onces denbsp;fix onces de charbon , amp; deux onces de limannbsp;de fer.
Pour Us fufées de fept ou huh onces.
Ajoutez a dix-lept onces de poudre, onces de falpêtre amp; trois onces de foufre.
Pour Us fufées de huh d dix onces.
Ajoutez a deux livres amp; cinq onces de poudf^ une demi-livre de falpêtre , deux onces denbsp;fept onces de charbon, amp; trois onces de lima**nbsp;de fer.
Pour Us fufées de dix d doui^e onces.
Ajoutez a dix-fept onces de poudre , q^a
tte
onces de falpêtre , trois onces amp;: demie de fouf*^^ amp; une once de charbon.
Pour Us fufées de quator^e ou quince onces.
,0**'
Ajoutez a deux livres Sc quatre onces de dre , neuf onces de falpêtre, trois onces denbsp;fre , cinq onces de charbon, Sc trois onces denbsp;maille de fer.
de
Pour Us fufées d'une livre.
V
Ajoutez a une livre de poudre , une onC® foufre Sc trois onces de charbon.
Pour une fufée de deux livres.
Ajoutez-a une livre amp; quatre onces de
-ocr page 411-^eiix onces de falpêtre, une once de foufre , trois ^tices de charbon, amp; deux onces de limaille denbsp;fer.
Pour une. fufée de trois livrcs.
Ajoutez a trente onces de falpêtre , fept onces ^ demie de foufre, amp; onze onces de charbon.
Pour les fufées de quatre, cinq, jix, ou fept livres.
Ajoutez a trente-une livres de falpêtre , quatre *''res amp; demie de foufre, amp; dix livres de charbon.
pQurles fufées de huk, neuf, ou dix livres,
Ajoutez a huit livres de falpêtre, une livre 8c ^'latre onces de foufre , amp; deux livres amp; douzenbsp;^'^ees de charbon.
Ayant ainfi determine Ia proportion des diver-matieres qui entrent dans la compofition des ^[®es quon a deffein de faire, avant que de lesnbsp;j ^ler enfemble, il les faut piler chacune a part,nbsp;paffer par un tamis, amp; enfuite les pefér amp; lesnbsp;^eler enfèmble , pour en charger Ie cartouche,nbsp;on doit tenir tout pret dans fon moule ounbsp;j odele , amp; c[ul doit être fait dun papier fort,nbsp;jjOüblement collé avec de la colle faite avec denbsp;claire amp; de la fine farine , comme on lanbsp;ci-deffus. On chargera enfin la fufée commenbsp;1 a expliqué dans la feftion précédente.
Des Etoupilles.
j. .Avant que daller plus loin, il eft auffi nécef-de donner la compofition de Tétoupille, lufage eft continuel 5c néceffaire pour les
de
quau lieu de dire amorcer , on dit, en termes
404 RiCRÉATIONS Mathématiques. communications du feu. Lon appelle ainfi 1^'nbsp;toupe que lon prépare pour les feux dartifice , ^nbsp;qui fèrt pour amorcer routes fortes de machinenbsp;pour les feux artificiels, comme des fufées,nbsp;lances a feu, des étoiles , amp; autres chofes fe^'nbsp;blables. On 1appelle auffi mcche pyrotechni(]^^ *nbsp;pour la diftinguer de la meche commune , quinbsp;fert que pour amorcer les armes a feu ; doü vie^*quot;
pyrotechnic, koupilkr, quand on fe fert de 1^' toupille , dont la conftruciion eft telle.
fur des cordes, pourra fervir trés - utiletnent toutes fortes doccalions.
Prenez du fil de lin, de chanvre ou de cotoi» doublez-le huit ou dix fois, li vous en vouleznbsp;une amorce pour les groffes fufées Sc les lan^e^nbsp;a feu ; ou feulement quatre ou cinq fois, linbsp;pour paffer au travers des étoiles. Ayant faitnbsp;meche dautant de cordons quelle foit affez gro*nbsp;pour votre ufage, fans quils foient trop tof*nbsp;trempez-la dans de leau pure, St la prelTeznbsp;les mains, pour en faire fortir leau. Treifp^^nbsp;auffi de la poudre a canon dans un peunbsp;pour la réduire en boue, dans laquelle vousnbsp;perez votre meche , en la tournant Sc la man'®^nbsp;jufqua ce quelle foit bien imbibée de cettenbsp;dre: après cela retirez votre meche , Scnbsp;par-deffiis un peu de poudre feche pulvériféeinbsp;bien , ce qui eft la même chofe , femez furnbsp;que grande planche bien polie, de la pouffiof^nbsp;bonne poudre , Sc roulez votre meche par d^'^nbsp;De cette maniere vous aurez une mechenbsp;lente, qui, étant féchée au foleil , ou a Vo^
-ocr page 413-40^
CEtte caufe étant a pen de chofe prés la méme que celle du recul des armes a feu,nbsp;eft a propos de commencer par expliquer celle-cunbsp;Lorfque la poudre senflamme en un inftantnbsp;Prefque indivifible, dans la chambre ou au fondnbsp;^un canon , elle agit a-la-fois amp; néceffairementnbsp;deux cótés , fqavoir, contre la culaffe du camion , Sc contre Ie boulet ou Ie tampon qui eft furnbsp;poudre. El!e agit aulE contre les parois denbsp;chambre quelle occupe; amp; , comme ils op-Pofent une réfiftance prefque infurmontable , toutnbsp;^effort du fluide élaftlque , produit par linöamma-bon , fe porte des deux cotés ci-deffus: mais lanbsp;*'sfiftance oppofée par Ie boulet étant beaucoup»nbsp;*^oindre que celle de Ia maffe du canon, ce bou-part avec une grande rapidité. Cependant ilnbsp;impoflible que Ie corps méme du canon négt;jnbsp;Pi'ouve pas Uii-même un mouvement en arriere;
ü un reffort fe débande tout-a-coup entre deux ^bftacles mobiles, il les chaffera lun amp; lautre ,nbsp;leur imprimant des viteffes en raifon inverfe denbsp;^elle de leurs maffes: ainfi Ie canon doit recevoicnbsp;bne viteffe en arriere, en raifon a peu prés ihverfenbsp;^e fa maffe a celle du boulet. Je dis en raifon a peunbsp;P''es inverfe , car il y a des circonftances nom-bteufes qui apportent des modifications a ce rap-P®tt; mais il eft toujours vrai que Ie corps du ca--
C c iij.
-ocr page 414-4oS RiCRéATIONS Mathématiques. non eft repouffé en arriere, amp; que, fi avec fon a/fi**nbsp;il pefe mille fois plus que Ie boulèt, il reqoit onenbsp;viteffe qui eft a peu prés mille fois moinclre, ^nbsp;qui eft bientót anéantie par Ie frotteraent des rou^*nbsp;contre Ie terrain , amp;c.
Telle eft auffi a peu prés la caufe de lafcenliofl de la fufée. Au moment ou la poudre commencenbsp;a senflammer , fa dilatation produit, par louver'nbsp;ture de fa gorge , un torrent de fluide élaftique nbsp;ce fluide agit en tout fens, fqavoir, contrenbsp;qui soppofe a fa fortie, amp;c contre la partie fup^nbsp;rieure de la fufée; mais la réfiftance de 1air e»nbsp;plus confidérable que Ie poids de la fufée , a caufenbsp;de la rapidité extréme avec laquelle Ie fluidenbsp;tique fe porte par 1ouverture de la gorge a fe p'^'nbsp;cipiter dehors : ainfi la fufée monte avec lexcc*nbsp;de Tune des forces fur 1autre.
Cela narriverdit cependant pas , fi la fufc^ nétoit pas percée jufqua une certaine profof*'nbsp;deur. II ne fe formeroit pas affez de fluide élaftnbsp;tique, car la compofition ne senflammeroit qu®nbsp;par couches circulaires dun diametre égal a celü*nbsp;de la fufée ; ce que 1expérience a fait voir ne p3*nbsp;fuffire. On a done eu 1idée, amp; ceft une idéé fo^fnbsp;heureufe, de percer la fufée dun trou conique qiJ*nbsp;en fait bruler la compofition par des .couches cO'nbsp;niques qui ont beaucoup plus de furface , amp; q^*nbsp;produifent par cette raifon une plus grande qua^'nbsp;tité de matiere enflammée amp; de fluide. Ce na fi*quot;nbsp;rement pas été louvrage dun jour que de trouV^^nbsp;eet expedient.
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PYROTICMNIE,
La propriété que Ie hafard fans doute a fait reconnoitre dans la limaille de fer , fijavoir,nbsp;.sembrafer dans Ie feu en jetant une forte lu-*'^iere , a fait imaginer Ie moyen de rendre Ie feunbsp;fufées beaucoup plus brillant que par 1einploinbsp;W de Ia poudre ou des matieres qiii la compo-^^nt. 11 neft queftion que de prendre de Ia limaillenbsp;ferbien nette Sc non rouillée , St de la meiernbsp;la compofition de la fufée. Il faut, au refte ,nbsp;^bferver que ces fufées ne peuvent pas fe confer-plus dune femaine, parceque lhumidité quenbsp;^Ontraéfe Ie falpêtre rouille cette limaille , Sc lanbsp;^^nd inutile pour TefFet quon en attend.
Mais les Chinois font en pofleffion depuis long-^^nips, dun moyen de rendre ce feu beaucoup P^Us brillant, Sc varié en couleurs. Nous avons-P. dIncarville , Jéfuite , 1obligation de nousnbsp;^avolr fait connoitre. II confifte dans 1emploinbsp;^iin ingredient fort fimple, fqavolr , du fer denbsp;^Onte , réduit en une pouffiere plus ou moinsnbsp;Sfoffe. Les Chinois lui donnent un nom qui re-^ient a celui de fable de fer.
Prenez , pour eet eflPet, une viellle marmite ; bdfez-la en morceaux fur une enclume, Sc pulvé-^gt;fez enfin ces morceaux autant quil vous feranbsp;Pt)flible , Sc enforte que les grains qui en réfulte-*'ont nexcedent guere la grolTeur dun grain denbsp;; vous les pafferez enfuite, pour les féparernbsp;^lon leurs différentes groffeurs , pat fix tamis
C c iv
-ocr page 416-4o8 Recreations MathEmatiques. gradués, amp; vous conferverez ces fix diffefSWff*nbsp;efpeces a part amp; dans un lieu bien fee , pouf evi'nbsp;ter la rouille, car elle rend ce fable abfoluineo*^nbsp;inutile a lobjet propofé. Ce quon entend parnbsp;fable du premier ordre, eft celui qui paffe parnbsp;tamis Ie plus ferré ; celui du fecond ordre , eft efi'nbsp;lui qui pafte par Ie tamis fuivant; 6sCc.
Ce fable, en senflainmant, rend une lumief^ extraordinairement éclatante. II eft trés-furpr.^'nbsp;nant de voir des parcelles de cette matiere, groft®*nbsp;coinme un grain de pavot , former tout-a-coUpnbsp;des fleurs ou étoiles lumineufes de 12nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;15 lign^*
de diametre. Ces fleurs font auffi de différents* formes , fuivant celle du grain enftammé , ^nbsp;même de différentes couleurs, fuivant les matiers*nbsp;auxquelles elles font mélangées. Mais les fufes*nbsp;dans lefquelles entre cette compofition , ne pert'nbsp;vent, comme les précédenfes, fe garder que psttnbsp;de temps , fqavoir, une huitaine de jodrs pournbsp;fable Ie plus fin , amp;t une quinzaine au plus pour 1®nbsp;plus gros. Voici maintenant quelques coinpo^*nbsp;tions de feu chinois pour les fufées.
Feu ckimis rouge.
|
Calibres. |
1 Salpêtre. j Soufre. |
Charbon. |
Sabl^ du ofdre. | |
|
Livres. 12. a 15 |
Livres» 1 |
Onces. 3 |
Onces. 4 |
One. Gr. 7 |
|
18 a 211 I j 3 |
1 |
7 4 | ||
|
1243361 I SSi. |
4 |
6 |
8 i | |
409
P Y R b T E C H N I É.
Feu chinois blanc.
|
Calibres. |
Salpêtre. |
Pouffier. |
Charbon. |
Sable du 3e ordre. |
|
Livres. |
Livres, |
Onces. |
One. Gr. |
One. Gr, |
|
11 a 15 |
I |
12 |
7 4 |
11 |
|
i8 a Zï |
¦ |
11 |
8 |
II 4 |
|
Ma36| I |
- |
8 4 |
12 | |
Po
. Après avoir pefé les matieres de ces compofi-, on paffe trois fois au tamis de erin Ie rné-de falpêtre amp; de charbon ; cela eft effentiel les bien inêler ; on humedle enfuite Ie fablenbsp;fer avec de bonne eau-de-vie , afin que Ie fou-sy attache , amp; on les mqle bien enfemble;nbsp;^'^Jiti il faut répandre ce fable ainfi foufré fur Ienbsp;|*élange de falpêt re amp; de charbon, amp; on mêlenbsp;^ tout, en Ie répandant fur une table avec 1écré-'^t'ire. Cet inftrument neft autre chofe quunenbsp;I ®t}ue de laiton fort mince, de 5 a 6 pouces denbsp;^^tigueur fur 3 pouces de largeur. Si 1on faifoitnbsp;'Poffer par Ie tamis cette compofition, dans lanbsp;j de la mieux mélanger, Ie fable de fer, étantnbsp;^ plus pefant, fe ramaifferoit tout dans un même
ceau.
410 Recreations MATTtiiMATiQijis.
|N garnlt ordinairement la partie fuperieiif®^ des fufées de quelque compofition, qui rnbsp;prenant feu lorfquelle eft arrivée a fa plus grané^nbsp;hauteur , donne un éclat confidérable, ou prodvii^nbsp;un bruit éclatant, amp; même Ie plus fouvent prp'nbsp;dnitlun amp;clautre a-la-fois. Tels font les faucinnbsp;fons, les marrons, les étoiles, la pluie de feu,
PI.I, Pour donner place a cet artifice , on fig- 5- ronne aujourdhui la fufée dune partie dun di*'nbsp;metre plus grand, quon appelle lejpor, ainfi quo^nbsp;le voit dans fig. ^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;gt;. Ce pot fe fait amp;
lie ainfi au corps de la fufée. nbsp;nbsp;nbsp;^
Le moule a former le pot, quoique dunemcJ^ piece, dolt avoir deux parties cylindrlques de di*'nbsp;férents diametres, Celle fur laquelle on roulenbsp;pot, doit avoir trois diametres de la fufée en l^*)nbsp;gueur , amp; un diametre de trois quarts de lanbsp;prife en dehors; Iautre doit avoir de longt*^nbsp;deux de ces memes diametres, amp; | de diametre* ^nbsp;Ayant done roulé fur le cylindre le cartoP ^nbsp;faire le pot, qui ferale même que celui de lanbsp;fée , Sc qui doit faire au moins deux tours ,nbsp;etrangle une partie fur le moule de molndrenbsp;metre ; on rogne cette partie de maniere anbsp;laifler que ce quil faut pour lier le pot forteninbsp;fur la tête de la fufée , amp; 1on recouvre la
avec du papier. ^ nbsp;nbsp;nbsp;. r r óe
Pour charger enfuite une pareille fule^ garniture, on commence par percer avec un p
-ocr page 419-PVROTECHNIE. nbsp;nbsp;nbsp;4TT
trols OU quatre trous dans Ie carton redouble PL l i Sui couvre la chaffe ; puis on verfe une cornée * %nbsp;la compofition dom on a rempli la fufée , amp; ennbsp;^ lecouant on en fait entrer une partie dans cesnbsp;*'^ous; on range enfuite dans Ie pot 1artifice dontnbsp;veut Ie charger, en obfervant de nen pasnbsp;une quantité plus pefante que Ie corps de lanbsp;; on affure Ie. tout par quelques petits tam-de papier pour que rien ne balotte, amp; Tonnbsp;Couvre Ie pot avec du papier collé au bord du pot:
lui a)oute enfin fon chapiteau pointu , amp; la üfee eft préparée.
Parcourons maintenant les différents artifices ^°nt on charge une pareille fufée.
I. Dts Strpznuaux.
l-es ferpenteaux font de petites fufées volantes^ baguettes, qui, au lieu daller droit en haut,nbsp;Content obliquement , amp; defcendent en tour-l'^yant qa amp;c la 6gt;c comme en ferpentant, fans sé-^^'^er bien haut. Leur compofition eft a peu présnbsp;^^blable a celle des fufées volantes : ainfi il nynbsp;j plus qua détermlner la proportion amp; la confi-^ftion de leur cartouche , qui eft telle.
La longueur AC du cartouche peut être denvl-quatre pouces ; il doit être roulé fur un baton peu plus gros quun tuyau de plume doie ; en-Fig.y^nbsp;, 1ayant étranglé a lun de fes bouts A , onnbsp;^^smplira de compofition un peu au-dela de fonnbsp;r ^ *su, comme en B , oü on 1étranglera, en laif-peu de jour. On remplira Ie refte BC de
cornée eft une efpece de petite cuillere, fan® en ® '1® houlette arrondie, dont les artificiers Ie ferventnbsp;^utonner la compofition dans les fufées.
-ocr page 420-412. Régréations Mathématiques.
poudre grainée, qul fervira a faire péter la fu^®^ en crevant.
Enfiii on étranglera entiérement Ie cartout*| vers fon extrémité C. On mettra a lautre extf^nbsp;jnité A une amorce de poudre mouillée, oü Ienbsp;étant mis , il fe communiquera a la compofiti®']nbsp;qui eft dans la partie AB , amp; 1élevera en 'nbsp;enfuite Ie ferpenteau en tombant fera plufi^^nbsp;petits tours amp; détours, amp; ferpentera jufquanbsp;que Ie feu fe communiquant dans la poudrenbsp;née qui ell dans la partie BC, la fufée crévera ^nbsp;faifant un bruit en lair avant que de tomber.
Si on nétrangle point la fufée vers fon mili^''- au lieu daller en ferpentant, elle montera amp;nbsp;cendra par un mouvement ondoyant, puis ^nbsp;pétera comme auparavant.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^
doie. Pour affujettir la carte dont on fait Ie touche, on a foin de la renforcer avec du p^Pnbsp;quQ 1on colle par deflus.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;|p
Le moule aura environ quatre lignes de bre , amp; fa longueur fera proportionnée auxnbsp;a jouer dont on fe fervira. La broche dunbsp;fera longue que de trois ou quatre lignes. On cnnbsp;gera ces ferpenteaux de poudre battue, amp;nbsp;feulement avec très-peu de charbon. On fenbsp;dun tuyau de plume, coupé en forme denbsp;pour faire entrer cette compofition dansnbsp;touche ; on Ia foulera avec la baguette,nbsp;frappera quelques coups fur cette baguette ^nbsp;un petit maillet.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;. -
Ce ferpenteau étant chargé jufqua la
On fait ordinairement les cartouches des penteaux avec des cartes a jouer. Onroule cesnbsp;tes fur une baguette de fer ou de bois dur , uO P ^nbsp;plus groffe , comme on la déja dit, quune pl^'
lef
flniP. Pnnr aiTniPttir Irï rnrfp rlr\nt- r\r\ f'iit Ip
-ocr page 421-Pyrotechnie. nbsp;nbsp;nbsp;415
peut, au lieu de létrangler en eet endroit, y entrer un grain de vefle , fur lequel on met-de la poudre grainée, pour actiever de remplirnbsp;eartouche. Par deffus cette poudre on mettranbsp;petit tampon de papier maché. Enfin on étran-S^era eet autre bout du cartouche. Lorfquon veutnbsp;^'re des ferpenteaux plus gros , on colle deuxnbsp;^^rtes a jouer Tune fur lautre, amp; pour les mieuxnbsp;^3nier on les mouiüe quelque peu. Lamorce fenbsp;fait avec du feu grugé, ceft-a-dire avec de lanbsp;paté faite de poudre écrafée , détrempée dans denbsp;eau.
§. 11. Les Marrons.
Les marrons font de petites boites cubiques, ^^^iiplies dune compofition propre a les faire écla-Rien de plus facile que de les conftruire.
PI. I,
.On coupe du carton comme nous 1avons en-eigné dans la géométrie pour former Ie cube, 8c ^omme on Ie voit dans la fig. 8; on joint cesfig.8.nbsp;^üarrés par les bords , en nen laiffant dabordnbsp;S^un a coller , Sc on remplit la cavité du cubenbsp;poudre grainée ; on colle enfuite en plufieursnbsp;du fort papier fur ce corps, quon finit parnbsp;^^Couvrir dun ou deux rangs de ficelle trempéenbsp;^®t)s de la colle forte; on perce un trou dans unnbsp;angles, Sc lon y place mie étoupille avec denbsp;^fnorce,
fe
^vtr damorce.
Si lon veut des marrons luifants , ceft-a-dire ,avant déclater en lair, préfentent une tuniierenbsp;'''llante , on les recouvre de la paté dont nousnbsp;j C'nnerons plus loin la compofition pour les étoi-^^5 Sc on les route dans du pouflier pour Rur
-ocr page 422-4i4 Recreations Mathématiques.
On fait aufli ufage des marrons au lieu de bo'* tes, pour fervir de prélude a un feu dartifice.
^. III. Les Saucijfons.
II ny a, -entre les marrons amp; les faucilTonS de difference que dans la forme. Les cartouche*nbsp;de ceux-ci font ronds, amp; doivent avoir feulernefl-quatre de leurs diametres extérieurs : on les ëtraO'nbsp;gle par un bout comme une fufée , après quoi 1^nbsp;y frappe , pour boucher Ie trou qui refte, un taf^'nbsp;pon de papier ; on les-charge enfuite de poudf®nbsp;grainée ^ fur laquelle on fe contente de mettre i'nbsp;tampon un peu foulé, pour ne point écrafernbsp;poudre; après quoi 1on étrangle Ie fecondnbsp;du faiiciffon, amp; Ton rogne dun cóté amp;C de 1'*'^^nbsp;tre Ie bord des étrangleinents; on recouvre Ienbsp;de plufieurs tours de ficelle trempée dans dcnbsp;colle-forte , amp; on laiffe fécher.
Lorfquon veut charger, on les perce par bout, amp; on les amorce comme les marrons.
lis fervent auffi a terminer avec éclat certa'^ artifices qui, par Ie peu de force de leur carto^'nbsp;che , ne peuvent produire eet effet.
§. IV. Les Etoiles.
Les étoilés font de petits globes dune coiflPj^ lltion qui donne une lumiere fi brillante, qi* ^nbsp;peut êtte coinparée a celle des étoiles dunbsp;ment. Ces petits globes ne font pas plusnbsp;quune balie de moufqü'et on une noifette.nbsp;enveloppe de tons cótés détoupesnbsp;quand on Veut les mettre dans les fufées.nbsp;avons enfeigné plus haut la maaiere de prepsquot;
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étoupes, après avoir enfeigné la compofition étoiles, qui efl: telle.
Ajoutez a une livre de poudre fine, fubtllement Pulvérifée , quatre livres de falpêtre amp;, deux li-de foufre. Toutes ces poudres étant bien mê-enfemble , enveloppez-en la grofleur dunenbsp;^ïufcade dans de vieux linge ou dans du papier inbsp;®yant bien lié cette petite balie avec une ficelle,nbsp;Percez-la par Ie milieu avec un poin^on affez grosnbsp;Pour y paflfer de 1étoupe préparée , qui fervira da-^Orce; amp; vous aurez une étoile qui, étant allu-^ée , paroitra belle , parceque Ie feu, en fortantnbsp;P^r les deux trous qui ont été faits au milieu ,nbsp;^ ^tendra en long , amp;c la feta paroïtre grande.
Si, au lieu dune compofition feche , vous ^oulez vous fervir dune compofition humide ennbsp;*^rme de p^te, il ne fera pas néceflaire denvelop-P^t 1étoile de quoi que ce foit, a moins que cenbsp;foit détoupe préparée , parcequelle fe peutnbsp;^aintenir dans la figure fphérique, étant faite denbsp;^ette paté. II ne fera pas befoin non plus de lanbsp;Pareer pour lui donner fon amorce , parceque ,nbsp;^Uand elle eft fraichement faite, St par conféquentnbsp;^'^tnide , on la peut rouler dans de la poudre inbsp;j^non pulvérifée , qui sy arrêtera; cette poudranbsp;fervira damorce , laquelle étant allumée, feranbsp;^^öler la compofition de létoile , qui en tombantnbsp;® formera en larmes.
¦^utre manure de faire des Fufees a étoiles.
^ Prenez trois onces de falpêtre, une once de , 5c un gros de pouffier ou poudre battue *nbsp;bien , quatre onces de foufre, autant de faUnbsp;V tre 5c buit onces de pouffier. Après avoir bien
-ocr page 424-416 Recreations MathématiqueS. tamifé toutes ces matieres , arrofez-les dunnbsp;deau~de-vie, dans laquelle voiis aurez fait difld'i''nbsp;dre un peu de gom me , puis vous en ferez de*nbsp;étoiles de cetté maniere.
Servez-vous dim moule de fufée, qui ait d® calibre ou de diametre hult ou neuf lignes. Faite*'nbsp;y entrer un culot dont la broche foit dégale gro*'nbsp;feur dans route fon étendue, amp; aufli longuenbsp;lintérieur du moule eft haut; mettez dans e®nbsp;moule un cartouche, que vous chargerez du®nbsp;des compolitions précédentes avec une bagued®nbsp;percée. Quand Ie cartouche fera chargé , faitesd®nbsp;fortir du moule fans en óter Ie culot, dontnbsp;broche paffe au travers de la compolition; aio*nbsp;coupez Ie cartouche tout a lentour, par piecesnbsp;1épaiffeur de trois ou quatre lignes. Ce cartoucl®nbsp;étant ainli découpé, vous en retirerez doucemo*'nbsp;la broche ; amp; , les pieces qui reffemblent a d^*nbsp;dames a joiier percées par Ie milieu, feront d^*nbsp;étoiles, que vous enfilerez avec de létoupille,nbsp;que vous pourrez encore couvrir détoupes, fi votnbsp;Ie jugez a propos.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^
Pour donnet plus de brillarit' a ces fortes d^' toiles, on peut ie fervir dun cartouche plusnbsp;que celui dont on vient de parler, 6st moins ép*'^nbsp;que celui dune fufée volante de la méme groffeuf'nbsp;mais avant que de Ie découper, il faut percernbsp;que piece quon deftine a être découpée , denbsp;OU fix trous dans fa circonférence. Quand !enbsp;touche eft découpé, amp; que les pieces font d^h'nbsp;lees, on colle fur la compolition de petitesnbsp;ques de cartes percées dans leur milieu , de fo^^nbsp;que ces trous répondent a lendroit oü la comp^'nbsp;fition eft auffi percée.
ReMArQ,^^'
-ocr page 425-417
Pyüotëchnie.
, ! II y a plulïeurs autres manieres de faire des .^^toiles , quil feroit trop long de rapporter ici;nbsp;l^nfeignerai feulement Ie moyende faire des ctoi-o. ceft-a-dke des étoiles qui donnent desnbsp;^^ups comme un piftolet ou un moufquet, ce quinbsp;® peut faire en cette forte-
..Faites de petits fauciffons comme 11 a été en-^'Sné au §. III. Ilneft pas befoin de les couvrir , ^ Corde ; il fufEt quils foient percés par imnbsp;, pour y lier une étoile conftruite felon I3nbsp;^*'smiere méthode,dontla co.mpofition eftfeche;nbsp;h la compofition eft de pdte, il ne fera pasnbsp;^min de la lier : il faudra feulement laiffer Ienbsp;Papier creux, un peu plus long au bout du faucif-qui fera percé , pour y inettre la compofition ;nbsp;71on mettra entre deux, vers la gorge du fau-, de la poudre grainée, qui portera Ie feunbsp;.*ris Ie fauciffon lorfque la compofition feta con-
II. Comme Ton fait des étoiles qui ï la fin de-j-'ffinent des petards, on peut de la même faqon ^aire des étoiles qui, en finifiant, deviendront desnbsp;^'Penteaux ; ce qui eft fi facile a concevoir amp; anbsp;^^écuter, que ce feroit perdre Ie temps que dennbsp;P^fter davantage. Je dlrai feulement que ces lor-,nbsp;détoiles ne font guere en ufage, parcequilnbsp;difficile quune lufée les puiffe porter biennbsp;^^lt en 1air : elles diminuent leffet de la fufée ounbsp;te^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, amp; il faut employer beaucoup de
^«'ps pour les faire.
§. V. La Pluie de feu.
I^our former une pluie de feu , moulez de petits Tome III,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;D d
-ocr page 426-4i8 UECRiATIONS MATHiMATIQUES. cartouches de papier fur une baguette de fetnbsp;deux lignes amp; demie de diametre, amp; donnez-leutnbsp;deux pouces amp; demi de longue^ur. II ne faut poin*^nbsp;les étrangler, il fuffit de tortiller Ie bout du cat'nbsp;touche , amp; ayant mis Ia baguette dedans , d®nbsp;frapper deflus pour lui faire prendre fon pli. Apt^*nbsp;avoir rempli ces cartouches, ce qui fe fait en I®*nbsp;plongeant dans la compofition, vous vous coO'nbsp;tenterez de plier lautre bout, amp; de les amorc£f'nbsp;Cette garniture remplira lair de feu ondoyant.
Voici quelques compofitions qui leur cot^' viennent.
En feu chinois. Pouffier une livre , foufre onces, charbon deux onces , fable de fer du pt^'nbsp;mier ordre cinq onces.
Feu ancien. Pouffier une livre, charbon deu^ onces.
Feu brillant. Pouffier une livre, limaille quatf^ onces.
Le feu chinois eft fans contredit Ie plus §. VI, Les Etincelles.
Les etincelles ne different des étoiles quen grandeur amp; en durée; car on fait les étincel^^^nbsp;plus petites que les étoiles; ces dernieres nenbsp;pas fitót confumées que les etincelles , que l®*^nbsp;pourra conftruire en cette forte.
Ayant mis dans un vafe dargile une onc^ , poudre battue , deux onces de falpêtre pulvérif®»nbsp;une once de falpêtre liquide , Sc quatre onces dsnbsp;camphre réduit en farine, jetez par deflus denbsp;gommée, ou de 1eau-de-vie dans laquellenbsp;aurez fait diffoudre de la gomme adragant ou
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gomme arabique, enforte que la compofitioa '^evienne en bouillie un peu liquide. Vous pren-drez de la charpie qui aura été bouillie dans denbsp;^eau-de-vie, ou dans du vinaigre, ou bien dansnbsp;falpêtre, amp; enfuite féchée amp; effilée ; vousnbsp;jetterez dans cette bouillie autant quil en fau-dra pour labforber foute entiere, en la brouillant.
Cette matiere préparée fervira a faire de petites boules OU globes de la forme amp; de la groffeurnbsp;pois , que vous ferez fécher au foleil ou anbsp;^Ombre, après les avoir faupoudrées de farinenbsp;poudre a canon , afin quelles puiffent prendrenbsp;eu avec facilité. Ce feront vos étincelles.
Autre maniere de faire des Étincelles.
Prenez de la fciure de bois qui brüle fort ^^cilement, comme de pin , de fureau , de peu-P^ier, de laurier, amp;c ; faites bouillir ces fciuresnbsp;de Teau gt;oü vous aurez fait fondre du falpê-Quand cette eau aura bouilli quelque temps ,nbsp;la retirerez de deffus Ie feu , amp; la vuidereznbsp;maniere que les fciures demeurent dans Ie vaif-; enfuite vous les mettrez fur une table , 6cnbsp;^'^dis quelles feront mouillées, vous les poudre-avec du foufre paffe par un tamis très-fin. Vousnbsp;^Purrez y ajouter un peu de pouffier. Enfin, ayantnbsp;mêlé ces fciures , vous les laifferez féchernbsp;1,^'ir en faire des étincelles, comme on vient denbsp;'^'^feigner.
§ VII. De la Pluie dl or.
£ ^n fait des fufées volantesqui, en tombant, de petites ondes en 1air, comme des cheveuxnbsp;^^tifrifés. On les appelle fufées chevelues', elles
Ddij
-ocr page 428-4^0 Récréations Mathématiques,
finiffent par une efpece de pluie de feu, quon ^ appelée p/uie dor, qui Ce fait en cette forte.
Rempliffez des canons de plumes doie de compofition des fufées volantes, amp; metteznbsp;rembouchure de chacun un peu de poudrenbsp;lée , tant pour arrêter la compofition qui eft 3^nbsp;dedans, que pour fervir damorce. Si lon emp||^nbsp;line fufée volante de femblables canons, ellenbsp;nira par une pluie de feu très-agréable , qui gt; ^nbsp;caufe de fa beauté, a été appelée pluie dor.
ON fait, par Ie moyen des fimples fufé^^ plufieurs morceaux dartifice alTez ineéu'^^*'nbsp;6c amufants. Nous nepouvons nous difpenfernbsp;donner ici une idéé.
§ I, Des Fufées volantes fur des cordes, Courantins,
On peut faire quune fufée ordinaire, q doic pas être bien groffe , coure Ie long dquot;nbsp;corde tendue. H faut, pour cela , attacher 1® ^nbsp;fée a un cartouche vuide , dans leqnel onnbsp;ia corde qui doit la porter, en mettant la têtenbsp;la fufée du coté oil 1on veut la diriger :nbsp;met Ie feu a une fufée ainfi ajuftée, ellenbsp;Ie long de la corde fans sarrêter , jufqua cs ^nbsp;fa matiere foit confumée.
-ocr page 429-Si 1on veut que la fufée rétrogra.de, on en rem-pVira dabord la nioitié , de eoinpofuion ; on la '^ouvrira dune petite rotule de bois, pour fervirnbsp;leparation a celle dont on remplira 1autre moil's ; enfuite on fera au deffous de cette féparationnbsp;trou qui répondra a un pent canal plein denbsp;Poudre battue , qui fe terminera a lautre bout denbsp;Ja fufée : alors Ie feu, en finiffant dans la premierenbsp;^oltié de la fufée , fe communiquera par Ie trounbsp;^ans Ie petit canal, qui Ie portera a lautre bout,nbsp;Jsquel étant ainfi allumé , la fufée rétrogradera,nbsp;^ reviendra au lieu doü elle étoit partie.
On peut encore ajufter a la corde, par Ie moyen ^un canal de rofeau , deux fufées égales , quïnbsp;Joient liées enfemble avec une bonne ficelle , Scnbsp;^'^llement difpofées, que la tête de 1une foit con-Ie col OU la gorge de lautre, afin que Ie feunbsp;*yant confumé la compofition de la premiere )uf-^uau bout, il fe communique a la compofition denbsp;Jautre, amp; les oblige toutes deux a réttograder.nbsp;^ais, pour empêcher que Ie feu de la premierenbsp;fe communique trop tot a la feconde, on lesnbsp;doit couvrir dune chape de toile cirée , ou bientnbsp;^une enveloppe de papier.
Remarque,
On fe fert ordinairement de ces fufées, pour Rtettre Ie feu a plufieurs autres machines dun feunbsp;joie; amp;, pour les rendre plus agréables, on leurnbsp;^onne plufieurs figures daniinaux , comme denbsp;J^rpents ou de dragons, que pour lors on app^d®'nbsp;^^ogons volants. Ces dragons font trés' amu-f^nts, fur-tout quand ils fontremplis de diverfesnbsp;^ompofitions , comme de la pluie dor , denbsp;Jongs cheveux, amp;;c, On pourroit leur faire jetesr
D d iij
-ocr page 430-4l^ Récréatioiw MathImatiques.
par la gueiile des ferpenteaux; ce qui feroit ufl affez agrëable amp; analogue a la figure dun dragon»
§. II. Fufies volantes h long d'une corde , amp; nantis m méme tempi.
Rien neft plus facile que de donner a une pa' reille fufée un mouvement de rotation a Ientoufnbsp;de la corde Ie long de laquelle elle savance: nnbsp;fuffit pour cela de lui lier tranfverfalement un®nbsp;autre fufée. Mais celle-ci, au lieu davoir (of*nbsp;ouverture dans Ie fond , doit lavoir vers un de*nbsp;bouts par Ie coté. En leur faifant prendre feu a-la'nbsp;fois, cette derniere fera tourner lautre a lentoUtnbsp;de la corde, a rnefure quelle savancera.
§. III. Des Fufées qui brulent dans Veau.
Quoique Ie feu amp; 1eau foient deux elements bien oppofés lun a lautre, néanmoins les fufé®®nbsp;dont nous avons enfeigné la conftruffion , fo'*nbsp;poin lair, foit pour la terre , étant allumées , n^nbsp;laiflent pas de brüler amp; de faire leur effet dao*nbsp;1eau; mais elles Ie font deffous leau , amp; nousnbsp;privent du plaifir de les voir: ceft pouiquoi fnbsp;quand on voudra faire des fufées qui brulent einbsp;nageant fur leau , il faudra changer un peu 1®*nbsp;proportions de leur moule amp; des raatieres de 1®^^nbsp;compofition.
Quant au moule, on pourra lui donner huit oU neuf pouces de longueur fur un pouee de calibr® 'nbsp;Ie baton a rouler Ie cartouche fera épais de n®^nbsp;lignes , amp; la baguette a charger fera , comm® *nbsp;lordinaire, un peu moins épaiffe. II neftnbsp;befoin de broche au culot pour la, charge du cartouche.
PYROtECHNIE. nbsp;nbsp;nbsp;415
APégard de Ia compofition, elle fe peut faire deux manieres ; car fi lon veut que la fufée,nbsp;brülant fur leau , paroiffe claire commenbsp;chandelle, la compofition doit être faite denbsp;trois matieres mêlées enfemble , fqavoir, troisnbsp;de poudre pilée amp; paffee, une livre de fal-huit onces de foufre. Mais quand vousnbsp;Oudrez faire paroitre la fufée fur leau avec unenbsp;queue , employez ces quatre matieres auffinbsp;^^lees enfemble, fqavoir, huit onces de poudrenbsp;^ ^3non pilée amp; paffee , une livre de falpêtre, huitnbsp;'^^ces de foufre pllé amp; paffe , amp; deux onces denbsp;'carbon.
^^ns 1
- -wu, attachez a cette fufée une petite ba-S^ette dofier blanc, longue denviron deux pieds^ que la fufée puiffe commodérnent flotter fur
*eau.
6 Si on veut que ces fortes de fufées fe plongent ^ fe relevent, il faut, en les chargeant mettrenbsp;^®fpace en efpace un peu de poudre pilee toutenbsp;P^fe , a la hauteur, par exemple, de deux , troisnbsp;quatre lignes, felon la groffeur du cartouche.
R E MARQU E S.
L On peut, fans changer ni Ie monle, ni *^®'^pofition , faire de femblables fufées, quananbsp;font petites, en plufieurs, manieres diffe-parlerons point lei , pournbsp;''^ger. Ceux qui en voudront fqavoir davan-
D div
eau.
La compofition étant préparée felon ces pro-vjtions, amp; la fufée en étant remplie comme il a dit ailleurs, appliquez un fauciffon au bout;nbsp;^^fiiite , ayant couvert la fufée de cire , de poixnbsp;, OU de poix réfine , ou de quelque autrenbsp;^nofe qui puiffe empêcher Ie papier de fe g^ter
424 RÉcRéAxroNS Mathématiques; tage, pourront confulter les auteurs qui ont cOtJP'nbsp;pofé des traités particuliers de la pyrotechnie jnbsp;nous indiquerons a la fin de la Seftion XII.
II. nbsp;nbsp;nbsp;On peut auffi faire une fufée qui, ay®*'nbsp;brülé quelque temps fur leau, vomira desnbsp;celles amp; des étoiles , qui senvoleront en I®'nbsp;quand elles auront pris feu, Cela peut sexécut^^nbsp;en féparant la fufée en deux parties par une rotanbsp;de bois percée au milieu ; la partie denhaut co^nbsp;tiendra la compofition ordinaire des fufées, ^ .nbsp;partie den bas contiendra les étoiles, qui doiv^nbsp;étre mêlées de poudre grainée Sc battue enfe*''nbsp;ble, Sec.
III, nbsp;nbsp;nbsp;On peut encore faire une fufée qui sall'!'nbsp;mera dans leau , y brülera jufqua la moitié de *nbsp;durée, Sc enfuite mont^ra en lair avec une gr3fgt;anbsp;viteffe, en cette forte.
collée a 1aquatiqiie , une baguette telle quoO
Prenez une fufée volante , équipée de fa guette ; anachez-la a une fufée aquatique avec anbsp;pp I, peu de colle, feulement par Ie milieu A , denbsp;fjg. p.niere que celle-ci ait la gorge en haut, Sc lanbsp;lante en bas; ajuftez a leur extrémité B, unnbsp;canal pour communiquer Ie feu de 1une a lautf^'nbsp;Le tout doit être bien enduit de poix, de citCnbsp;Scc. afin que leau ne puiffe les endommager, ^nbsp;Après cela , attachez a la fufée volante
exigée dans la Seéfion II, comme vous le v'oy^^ dans la figure vers D.
Enfin vous nouerez une ficelle en F, qui tiendra un balie darquebufe E , arrêtée contrenbsp;baguette par le moyen dune petite aiguille ou ^nbsp;de fer, Toutes ces préparations étantfaites,nbsp;ïnettrez le feu en C, lorfque la fufée fera
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I Cau. La compofition étant confumée jufquen B feu entrera par le petit canal dans Iautre fufee,nbsp;montera en Iair, 5c laiflera la premiere fufee ,nbsp;^ni ne pourra pas la fuivre , a caufe du poidsnbsp;^uelle foutient.
S- IV. Repréfenter, park moyin des fufies^plu-Jimrs figures en Vair.
Si 1on met plufieurs petites fufees fur une Stoffe, en paflTant leurs baguettes tout autour dunbsp;gtand cartouche quon a coutume dattacher a lanbsp;^ete de la fufee, pour tenir ce quelle dolt porternbsp;fair , 8c que ces petites fufees prennent feunbsp;pendant que la groffe fufee monte en haut, ellesnbsp;*'eprefenteront un arbre fort agreable a voir, dontnbsp;tronc fera la groffe fufee, amp; les branches fe-^ont les petites.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'
Que li les memes petites fufees prennent feu ^nand la groffe eft a demi-tournee dans Iair, elleïnbsp;*'epréfenteront une comete ; 8c quand la grandenbsp;fufee fera tout-a-falt tournee, enforte cjue fa têtenbsp;Commence a regarder en bas pour tomber , ellesnbsp;quot;^prefenteront une efpece de fontaine de feu.
Si vous mettez fur une groffe fufee plufieurs Canons ou tuyaux de plume doie , remplls de lanbsp;^ompofition des fufees volantes , comme 11 a éténbsp;^it ci-devant; quand ces tuyaux prendront feu,nbsp;fts reprefenteront une belle pluie de feu, ft vousnbsp;^les deffous, ou de beaux cheveux a demi frifés ,nbsp;^ vous êtes un pen de cote.
Enfin vous ferez paroitre en Iair plufieurs beaux f^rpents , fi vous attachez a la fufee plufieurs fer-Penteaux avec une ficelle par les bouts qui nenbsp;P*ennent point feu; 8c fi entre chacun on lafffe
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pendre la ficelle deux ou trois pouces de long f cela fera paroitre plufieurs fortes de figures agre^rnbsp;bies amp;: divertiffantes.
§. nbsp;nbsp;nbsp;. fufée qui monte en forme de vis.
Une baguette droite dirige , comme rapprend 1expérience , une fufée perpendiculairement 8^nbsp;en ligne droite vers Ie haut: on peut la comp^'nbsp;rer au gouvernail dun vaifTeau ou a Ia queue de*nbsp;oifeaux , dont IefFet efl de faire tourner Ie vaif'nbsp;feau OU loifeau du cóté vers lequel eft leur incb'nbsp;naifon: ainfi , fi ^ une fufée on adapte une baguette courbe , fon effet fera dabord de fair^nbsp;pencher la fufée du cóté oü elle eft courbée inbsp;inais enfuite fon centre de gravité la ramenan^nbsp;dans Ia fituation verticale, il réfultera de ces deuJfnbsp;efforts oppofés, que la fufée montera en zig-zagnbsp;OU en fpirale. II eft vrai que déplaqant alorsnbsp;plus grand volume dair , amp;: décrivant une ligo®nbsp;plus longue , elle ne montera pas aufti haut quenbsp;clle eüt été chaffée en ligne droite ; mais refft|nbsp;ne laiffera pas dêtre agréable, par la fingularitdnbsp;de ce mouvement.
quelques Artifices mobiles ^différents Fufées ^ comme les Globes ou Ballesnbsp;a feu.
NOUS nous fommes jufqua ce moment alTez occupés des fufées , amp;£ des divers artifice*nbsp;quon peut compofer par leur moyen : il en eftnbsp;grand nombre dautres, dont nous devons fair®
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Pyrotechnie.
fai
1
^onnoitre les principaux. De ce nombre font les S'pbes OU balles a feu. Les unes font deftinées a.
®ire leur effet dans 1eau ; dautres Ie font en rou-amp;£ fautant fur la terre ; les derniers enfin,
^^on appelle bomhes , Ie font dans 1air.
Sgt; I. Des Globes ruriaüfs qui brulent fur Veau.
, Ces globes ou balles a feu fe font de trois ma-^'^res différentes, en fpbere, en fphéroïde, amp; en 'yUndre; mais nous nous bornerons a la figurenbsp;Pbérique.
Pour faire done une balie a feu fphérique, fai- PI. i, fabriquer un globe de bois, de telle grandeur fig- lo-'1 vous plaira , creux , amp; bien rond tant parnbsp;5 dedans que par Ie dehors, enforte que fonnbsp;^Paifleur AC ou BD, foit égale environ a la neu-''^me partie du diarrvetre AB. Ajoutez au deflusnbsp;cylindre concave droit EFGH, dont la lar-Seur EF foit égale environ a la cinquieme partienbsp;même diametre AB , amp; dont louverture LM ,
No , foit égale a 1épaiffeur AC ou BD, ceft-^'dire a la neuvieme partie du diametre AB. Ceft cette ouverture que 1on amorcera Ie globe ounbsp;.^lleafeu, quand on laura rempli de compofi-'^n par 1ouverture den- bas IK. On fera paflfernbsp;cette ménre ouverture den bas IK ,, Ie pétardnbsp;d® métal chargé de bonne poudre grainée , amp;
'¦^tiché en travers, comme vous voyez en la figure,
dreïpr nbsp;nbsp;nbsp;^ lépaiffeur EF ou GH du cy-
en nbsp;nbsp;nbsp;y amp; Ton coulera par delTus du plomb,
^Otice ^ nbsp;nbsp;nbsp;que fa pefanteur puilfe faire en-
^idérement Ie globe dans 1eau, enforte
. Cela étant fait, on boueliera avec un tampon eft ' ^ de polx eVraude cette ouverture IK , qui
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quil ny ait que la partie GH qui paroifle hofS Ieau; ce qui arrivera fi la pefanteur de cenbsp;avec celle du globe amp; de fa compofition,nbsp;égale a la pefanteur dun egal volume deau. ^nbsp;done on met ce globe dans Ieau, le plomb , P®*^nbsp;fa pefanteur , fera tendre l^ouverture IK droit efnbsp;bas , amp; tiendra a plomb le cylindre EFGH, oUnbsp;feu doit avoir été mis auparavant.
Pour connoitre fi le plomb quon a ajoute s'* globe rend fon poids egal a celui dun egal voluitj^nbsp;deau , il faut frotter ce globe de poix ou ^nbsp;graifle, 8c en faire lépreuve en le mettant dat**nbsp;Ieau.
La compofition dont on doit charger ce globs t eft celle-ci,
A une livre de poudre grainée , ajoutez 31 vres de falpêtre réduit en farine fort déliée , 8 *'nbsp;vres de foufre , i once de raclure divoire,
8 livres de feiure de bois , bouillie auparavs dans Ieau de falpêtre , 8c féchée a 1ombre oU snbsp;foleil.
Ou bien encore, ajoutez a 2 livres de pou^*^ battue, 12 livres de falpêtre, 6 livres de fouft^^nbsp;4 livres de limaille de fer, amp;c i livre de p**'nbsp;grecque.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;..
ills
eitt
quelle ne devienne trop feche , il fera bou Iarrofer tant foit peu dhuile , ou de quelqus aU**®nbsp;liquide fufceptible dinflammation.
11 neft pas neceftaire que cette compofition battue fi fubtileinent que pour les fufees: ellsnbsp;doit être ni pulvérifée, ni tamifee ; il fuffit qu^nbsp;foit bien mêlee 8gt;c bien incOrporée. Mais, de P
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Pyrotechnie.
S. II. Globis récréatifs, fautants ou roulants fiir la tcrre.
I. nbsp;nbsp;nbsp;Ayant fait un globe de bois A, avec iin cylin-
C , femblable a celui que nous venous de dé- PI. r, '^fire , amp; layant chargé dune femblable compo- % u»nbsp;^'hon , faites entrer dedans quatre pétards, ounbsp;'^Vantage, chargés de bonne poudee grainée juf-leurs orifices, comme AB , que vous bouche-fortenient avec dn papier ou de 1étoupe biennbsp;^^frée ; amp; vous aurez uu globe qui , étant alluménbsp;par Ie moyen de 1amorce qui eft en C, fautera ennbsp;^fülant fur un plan horizontal amp; uni, a mefurenbsp;Hue Ie feu prendra a fes pétards.
Au lieu de rn'ettre ces pétards en dedans, vous pouvez attacher en dehors fur la fuperficie dunbsp;globe , quils feront rouler amp; fauter a mefure quilsnbsp;Prendront feu. Ils sappliquent indiflPéremmentnbsp;la furface du globe , comme 1on voit dans lanbsp;figure , quil fufïit de regarder pour la comprendre.
II. nbsp;nbsp;nbsp;On peut encore faire un femblable globenbsp;roulera qa 6gt;c la fur un plan horizontal, parun
T^ouvement fort prompt. Faites deux demi-glo- Fig- 12-ou hémifpheres égaux de carton; ajuflez dans Un des deux , comme AB, trois fufées commu-, chargées amp; percées comme les fufées vo-Wtes ordinaires qui nont point de petard, en-que ces fufées C , D , E, ne furpalTent pasnbsp;*a largeur intérieure de Ihemifphere. Vous lesnbsp;^ifpofez de telle forte que la queue de Tune ré-Ponde a la tête de 1autre.
Ces fufées C, D, E, étant ainfi ajuftées, joi-goez 1autre hémifphere a celui-ci, en les collant ^¦^femble bien proprement avec de bon papier, en-
-ocr page 438-430 Régréations Mathématiques. forte quils ne fe féparent point quand Ienbsp;tournera amp; courra dans Ie temps que lésnbsp;feront leur effet. Pour faire prendre feu a la pf®'nbsp;miere , on fera vis-a-vis de fa queue un trounbsp;globe pour mettre une amorce, qui étant alli^'nbsp;mée, portera Ie feu dans cette fufée, qui ayan^nbsp;été confumée , Ie communiquera par Ie moy^*^nbsp;dune étoupille a la feconde , amp; la feconde a I*nbsp;troifieme; ce qui donnera un mouvement cofi*^'nbsp;nuel au globe, quand 11 fera pofé fur un plan b^'nbsp;rizontal bien égal amp; uni.
Remarquez qull faut faire quelques autres trol'* a ce globe , car il ne manqueroit point de crevS^nbsp;sil ny en avoit plufieurs.
Les deux hémifpheres de carton fe feront cette forte. Faites faire un globe de bois maflif ^nbsp;bien rond ; enduifez-le de cire fondue , enfot'®nbsp;que toute fa furface en foit couverte ; collea delTu*nbsp;plufieurs bandes de gros papier, larges de dequot;^nbsp;ou trois doigts ; collez auffi ces bandes les uo®*nbsp;fur les autres, jufqua lépaifleur denviron deiquot;^nbsp;lignes. Ou bien , ce qui me femble meilleur Sfnbsp;plus facile , faites dilToudre avec de leaunbsp;colle, cette maffe ou paté de papier dont onnbsp;fert ordlnairement dans les papeteries pour fairenbsp;papier ; couvrez-en la furface du globe, qquot;' gt;nbsp;après avoir été féché peu a peu a un petit feu gt;nbsp;doit étre coupé par Ie milieu, pour en faire deo^nbsp;hémifpheres folides. Vous retirerez aifémentnbsp;globe de bois qui eft dedans , enforte quil nenbsp;meute que Ie carton, en approchant ces deiquot;^nbsp;hémifpheres dun feu bien chaud, qui feranbsp;dre la cire, 'amp; laiffera Ie globe de bois fépaquot;®nbsp;du carton. Au lieu de cire fondue, on peut fenbsp;yir de favon.
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Pyrotechnie.
III. Dis Globes aériens , appeUs Bombes.
Ces globes font appelés aériens, parcequon les ^^voie en lair avec Ie mortier, qui eft une piecenbsp;^ourte dartillerie renforcée amp; de gros calibre.
, Quoique ces globes foient de bois, amp; quils ®ient une épaifleur convenable , fqavoir, la dou-^eme partie de leur diametre, néanmoins fi dansnbsp;mortier on mettoit trop de poudre , ils ne pour-*^pient réfifter a la force de cette trop grande quan-: ceft pourquoi il faut proportionner la charge *nbsp;^6 poudre a la pefanteur du balon quon veut je-Lon a coutume de mettre dans Ie mortiernbsp;once de poudre (i Ie globe a feu pefe quatrenbsp;'vres, OU deux onces sil pefe buit livres; amp; ainlïnbsp;fuite dans la même proportion.
Comme il peut arriver que la chambre du mor-foit trop grande pour contenir exaftement la poudre fuffifante pour Ie globe a feu, qui doltnbsp;fte mis Immédiatement fur cette poudre , afinnbsp;^0 elle Ie poulfe amp; lallume en méme temps, onnbsp;P^ut faire un autre mortier de bois ou de carton, PI. i,nbsp;qui ait fon fond de deflbus en bois, comme AB : % *3*nbsp;Ie mettra dans Ie grand mortier de fer ou denbsp;°ote, 8sc on Ie chargera dune quantité de poudrenbsp;P^oportionnée a la pefanteur du globe.
Ce petit mortier doit être dun bois léger , o» papier collé amp; roulé en cylindre ou en c6nenbsp;^'onqué, excepté , comme jai déja dit, Ie fondnbsp;deflbus , qui doit être de bois. La chambre ACnbsp;^ la poudre doit être percée obliquement avecnbsp;petite tariere, comme vous voyez en BC ;
® forte que la lumiere B réponde a la lumiere ^ mortier de métal, oü Ie feu étant mis, il fenbsp;'^msnuniquera a la poudre qui eft dans Ie fond dè
-ocr page 440-431 Recreations Mathématiques. la chambre AC, immédiatement au delTous dönbsp;globe. De cette faqon ce globe prendra feu, ^nbsp;fera un bruit agreable en selevant en Iair ; cenbsp;ne reuffiroit pas fi bien, sil y avoit quelque efp^^^nbsp;vuide entre la poudre amp; le globe.
Le profil ou la feftion perpendiculaire d'J' femblabie globe , eft repréfenté par le parallel®'nbsp;gramme reftangle ABCD, dont la largeur AB e*nbsp;environ égale a la hauteur AD. LepaiflTeurnbsp;bois vers les deux cotes L , M , eft égale , coin^®nbsp;nous avons deja dit, a la douzieme partle clu éis'nbsp;metre du globe; amp; Iepaifleur EF du couverdnbsp;eft double de la précédente, ou égale a la fixiei^ jnbsp;partie du menie diametre. La hauteur GK ou Bnbsp;de la chambre GHlK , ou fe met Iamorce, ^nbsp;qul eft terminé par le demi cercle LGHM, dnbsp;égale a la quatrieme partie de la largeur AB , ^nbsp;fa largeur GH a la lixieme partie de la méi^®nbsp;largeur AB.
Remarquez quil eft dangereux de mettre couvercles de bois EF fur les balons ou glob^nbsp;aériens; car ces couvercles pourroient êtrenbsp;pefants pour bleffer ceux furqui ils retomberoied*nbsp;II fuffit de mettre fur le globe du gazon ounbsp;foin , afin que la poudre trouve quelque réfiftaud'
II faut remplir ce globe, de plufieurs Cannes rofeaux communs, qui doivent être aulfinbsp;que la hauteur inférieure du globe , amp;nbsp;dune compofition lente, faite de trois oncesnbsp;pouffier, dune once de foufre humeifte tant 1°nbsp;peu dhuile de pétrole, amp; de deux onces dnbsp;charbon ; amp; afin que ces rofeaux ou Cannesnbsp;nent feu avec plus de vitelfe amp; de facilité , o® 'f*nbsp;chargera , par les bouts den bas qui pofentnbsp;fond du globe, de pouflTier humedé pareill^^.jg
-ocr page 441-fYROTECHNIE. nbsp;nbsp;nbsp;433^
^Tiuile de pétrole, ou bien arrofé deau-de-vie, ^ enfuite féché.
Ce fond doit être couvert dün peu de poudre inoitié battue amp; moitié grainée, qui lervira a metste Ie feu par en-bas aux rofeaux , quand cettenbsp;poudre aura pris feu par Ie moyen de 1amorcenbsp;«juon ajöutera au bout de la charflbre GH. Otiinbsp;3ura eu foin de remplir cette chambre dune com-pofition femblable a celle des rofeaux , ou dunenbsp;sutre compofition lente, faite de buit onces denbsp;poudre, de quatre onces de falpêtre, de deux onces de foufre , amp; dune once de charbon: ounbsp;bien de quatre onces de falpêtre, amp;£ de deux onces de charbon ; Ie tout doit être pdé, mêlé, 8cnbsp;bien incorporé.
Au lieu de rofeaux , on peut charger Ie globe de fufées courantes, ou bien de petards de papier , avec quantité détoiles a feu ou détincellesnbsp;mêlées de poudre battue, 8c pofées confufémentnbsp;^ar deflfus ces petards, qui doivent être étranglésnbsp;a des hauteurs inégales , afin quUs faffent leurnbsp;effet en des temps différents.
On fait ces globes en plufieurs aütres manieresgt; cjuil feroit trop long de rapporter ici. Je dirai feu-lement que , quand ils font chargés, avant que denbsp;les mettre dans Ie mortier, il les faut bien couvrirnbsp;par deffus, les envelopper dune toile imbibée denbsp;colle, Sc attacher par deffous une piece de drapnbsp;Ou de laine bien pteffée, dune forme ronde, juf-*ement fur Ie trou de lamojce, 8cc.
£e
Tome III,
-ocr page 442-434 Récréations Mathématiques.
LE s jets de feu font des efpecés de fufées im-mobiles , dont leffet conlïfte a lancer une gerbe de feu en 1air, a Vinjlar dun jet deau.nbsp;Elles fervent auffi a repréfenter des cafcades ; carnbsp;une fuite de pareilles fufées eft mife horizontale-jnent fur la mêine ligne , 11 eft aifé de fentir quenbsp;leur feu fe raflemblera en forme de nappe. Lorf-quelles font rangées circulairement en forme denbsp;rayons dun eerde, elles forment ce quon nommenbsp;un foleil fixe.
Pour former ces jets, 11 faut donnerau cartouche Ie quart de répaifleur de fon diametre pour les feux brlllants, amp; Ie fixleme feulement pour lesnbsp;feux chlnols.
On charge enfuke ce cartouche fur un culot, portant une pointe de la longueur du méme diametre amp; dun quart de fon épaifleur; mals, comrnenbsp;il arrive dordinaire que la bouche du jet sélargixnbsp;plus quil ne faut par leffet du feu , il faut, anbsp;lexemple des Chinois, commencer la charge dunbsp;cartouche par une demi-cornée, ou un quart denbsp;diametre de hauteur, de terre glaife , que loonbsp;frappera comrne fi cétoit de la poudre. Le jet eunbsp;montera beaucoup plus haut. On continuera anbsp;charger, en employant la compofitlon quon auranbsp;choifie; amp; enfin on fermera le cartouche avec unnbsp;tampon, fur lequel on étranglera.
On amorce avec la même compofitionque cells quon a employee; fans quoi la dilatation de Vdit
-ocr page 443-PYROTECttNIE. nbsp;nbsp;nbsp;45$
Cohtenu dans Ie trou de la broche , feroit crever Ie jet.
On pent percer les fufées terrées de deux trous prés de la gorge, afin davoir trois jiis dans Ienbsp;néme plan.
On pourroit leur adapter une efpece dajutoir percé de nombre de trous, ce qui leur feroit imi-un bouillon deau.
Les jets dont on veut faire des nappes de feu ne Solvent pas êrre étranglési On les place horizon-^alement, ou tant foit peu inclines en en-bas.
n noUs femble quon pourroit les étrangler eti *ente , amp; les percer d e niême ; ce qui contribueroitnbsp;^étendre davantage la nappe de feu. On pourroitnbsp;*''ême avoir des eipeces dembouchures étroites 6cnbsp;^llongées, pour eet effet particulier.
Compojitions principaks pour les Jets de feil.
Pour les Jets de S lignes amp; au deffous , de ^^urnetre interieur.
j. Peu chinois. Salpêtre i llvre, pouffier 8 onces, ^Ufre j onces, charbon z onces, fable de fer dunbsp;°'^®inier ordre 8 onces.
Pour les Jets de lo d iz lignes de diametre.
ée
brillant. Ponflier i üvre, limaille de fer noyenne grofieur ? onces,
fbuf nbsp;nbsp;nbsp;Salpêtre i livre , pouffier idem»
8 onces, charbon x onces.
ï 1 once*.
^ chinois. Salpêtre i livre 4 onces, foufre charbpn j onces, fable du troifieme
Ee ij
-ocr page 444-4)iS Recreations MathImatiques.
Pour lts Jets de ló a i8 lignes.
Feu chinois, Salpétre i livre 4 onces , fouff® 7 onces, charbon 5 onces, des fix fables mêle*nbsp;II onces.
Le P. dIncarville donne dans fon Mémoire ? diverfes autres dofes pour les compofitions de ce*nbsp;jets ; maïs nous devons nous bomer ici a cenbsp;nous venons de dire, amp; renvoyer au Mémoirenbsp;ce Pere, que 1on trouvera dans le Manuel ^nbsp;r Artificier.
On pafie trois fols au tamis de erin le lalpêtrS» le pouffier amp; le charbon. On humefte tantnbsp;peu avec 1eau-de-vie le fable de fer, pour qu nbsp;fe faupoudre du foufre , amp; on les raêle enfembl^ nbsp;après quoi on répand ce fable foufré fur le p''fnbsp;mier mélange , amp;c on jméle le tout avecnbsp;moire feulement; caf Ie tamis fépareroit le faP ^nbsp;des autres matieres. Enfin , quand on a empl^/nbsp;des fables plus gros que celui du fecond ordf^nbsp;on humefte avec de Peau-de-vie cette compo|!Jnbsp;tion , enforte quelle pelote , amp; 1on charge.'nbsp;y avoit trop dhumidité, le fable ne feroit pas *nbsp;effet.
Des Feux de différentes couleursgt;
f k
IL feroit fort a fouhaiter, pour la variété artifices, quon put leur donner toutes les cnbsp;leurs a volonté. Mais , quoique 1on cont^^pnbsp;plufieurs matieres qui colorent la fiamme dnbsp;yerfes manieres, on na pu encore introduire
-ocr page 445-Pyrotechnié; nbsp;nbsp;nbsp;457^
petit nombre de couleurs dans celle de la poudre enflammée.
Pour faire unfeu blanc, il faut mêler de la li-maille de fer, ou mieux encore dacier, avec la poudre.
Pour faire un feu rouge, il faut employer de Ia même maniere Ie fable de fer du premier ordre.
Comme la limaille de cuivre, jetée dans la flamme , la rend verte , on devroit en conclurenbsp;que, mélangée avec la poudre,, elle devroit donnar une flamme verte ; mais 1expérience ne seuf-fit pas. On conjefture que la flamme eft tropnbsp;ardente , amp;C confume trop promptenient Ie phlo-giftique du cuivre. Mais peut-être na^t-on pas faitnbsp;encore fur cela toutes les tentatives quon pourroitnbsp;défirer; car ne pourroit-ori pas affoiblir conli-dérablement la force de la poudre , en augmen-tant la dofe du charbon ?
Quoi quil en foit, volei encore quelques ma-tleres quon donne dans les livres de pyrotechniej comme variant un peu les feux.
Le campbre mêlé dans la coinpofition, fait pa-roitre un feu blanc amp; pale.
La raclure divoire donne un feu clair, de couleur dargent , tirant un peu fur la couleur de plomb , OU pliüot une flamme blanche amp; relui-fante.
La poix grecque fait jeter une flamme rougeatre amp; de couleur de bronze.
La poix noire fait vomir un feu fombre , fem-blable a une famée épaiffe cjui obfcurcit tout 1air»
Le foufre, mêlé avec moderation., fait parortre une flamme bleuatre.
Le fel ammoniac amp; le verd-de-gris, un feu verdatre.
438 tlieRiATÏÖNS MATfliMATlQUES.
La rapure clambre jaune rend Ie feu dune coa^ leur ciirine.
Lantimoine crud donne au feu une couleur roufTe,
Le borax dok donner un feu bleu , car lefprit de vin ou Ton a fait diffcudre, en Techauffant,nbsp;du fel fédatif qui eft i n de.- compofants du borax ^nbsp;brüle avec une belle fllt;i:nme verte.
Au reke i! y auroit fur cette matiere encore beaucoup deffais a faire ; car il ferolt fort agréablenbsp;de pouvoir varier de différentes couleurs les feu*nbsp;dune illumination ; ce feroit créer pour les yeu*nbsp;lin nouveau plaifir.
CEst encore aux Chinois que nous devona cette maniere de former des figures ardenfes.nbsp;Pour cela , prenez du foufre réduit en poudrenbsp;Impalpable, amp; de la colle de farine; faites-en unenbsp;pdte , dont vous enduirez 1objet que vous voule*nbsp;repréfenter en feu , après néanmoins 1avoir enduknbsp;de terre glaife , afin de le garantir du feu.
Après avoir mis fur la figure dont il sagit eet enduit de paté , on la faupoudre de pouflier pen-»nbsp;dant quelle eft encore humide; enfin, loffquenbsp;tout eft bien fee , on arrange des étoupilles fur lesnbsp;principales parties, afin que Ie feu fe communiquenbsp;promptement par-tout.
PYROTECHNIE. nbsp;nbsp;nbsp;439
On peut employer cette même pate fur un fond dargile , pour en former des devifes , des deffinsnbsp;quelconques. On pourroit, par exemple , formernbsp;dans une frife dun corps darchitefture revêtu denbsp;platre , des rinceaux amp; autres ornements , desnbsp;guirlandes , amp;c, dans lefquelles même , au moyennbsp;de feux de couleur différente, on pourroit imiternbsp;desfleurs, amp;c. Les Chinois imitent fort bien lesnbsp;raifins , en amalgamant la poudre de foufre avecnbsp;de la chair de jujube , au lieu de colle de farine. '
II ne paroit pas quon ait tiré dans ce pays-ci grand parti de cette invention. Peut-être eft-ellenbsp;plus belle dans la fpéculation que dans Texécu-*nbsp;tion.
LE s foleils font une des inventions pyrotech-niques quon emploie avec Ie plus de fuccès dans les feux dartifice. On les diftingue en deuxnbsp;efpeces, les fixes amp; les tournants. La formationnbsp;des uns amp; des autres eft fort fimple.
Pjour les foleils fixes, on fait faire une piece de bois ronde, dans la circonférence de laquelle peu-vent fe viffer des pieces de bois en forme denbsp;rayons , au norabre de douze a quinze. A cesnbsp;pieces de bois on attache des jets de feu , dont onnbsp;a enfeigné plus haut la compofition, enfbrte qu ü*nbsp;foient comme des rayons tendants au même centre. La bouche du jet eft du cóté de la circonfe-ïence, On amorce de maniere que
E e iv
-ocr page 448-440 RÉCRÉATIONS Mathématiquis. au centre, puiffe fe porter en mêine temps a lanbsp;bouche de chacun des jets: alors chacun jetantnbsp;fon feu, il enréfulte lapparence diin foleilrayon-nant. Nous fuppofons que cette roue eft placéenbsp;dans une fituation perpendiculaire a lhorizon.
On peut arranger ces fufées ou jets de maniere a fe croifer angulairement : alors on a, au lieunbsp;dun foleil , une étoile ou efpece de croix denbsp;Malthe.
On fait aufll de ces foleils avec plufieurs rangs de jets : alors on les appelle gloires.
Les foleils tournants fe font de cette maniere : Ayez un plateau a pans, de la grandeur que vousnbsp;voudrez , amp; bien en équilibre autour de fon centre , afin que Ie moindre effort Ie faffe tourner;nbsp;attachez a la circonférence des jets de feu couchesnbsp;dans Ie fens des pans de cette roue. Ces jets doi-vent nêtre pas étranglés par leur fond , amp; ils doi-vent être tellement difpofés que la bouche de 1unnbsp;foit voifine du fond de lautre , afin que Ie feunbsp;ceffant a 1un , paffe aufli-tót a lautre. II eft aifénbsp;de voir que , lorfquon mettra Ie feu a une de cesnbsp;fufées ou jets , Ie recul de la fufée fera tourner lanbsp;roue i laquelle elle eft attachée, du moins li ellenbsp;neft pas trop grande amp; trop lourde : ceft pour-quoi , quand ces foleils font un peu grands ,nbsp;comme de 20 fufées, par exemple , il faufcquenbsp;Ie feu prenne a-la-fois a la premiere, la fixieme ,nbsp;la onzieme , la feizieme , doü il paffera a la fe-COnde,la feptieme, la douzieme, la dix-feptieme,nbsp;amp;c. Ces quatre fufées feront tourner la roue aveCnbsp;rapidité.
Si on met deux foleils femblables 1un derriera Vautre , amp; tournants en fens qontraire, ils feroninbsp;Rn joli effet de feu croifé.,
PYROTECMNIE. nbsp;nbsp;nbsp;44t
On peut en mettre trois ou quatre enfilés a au-tant daxes horizontaux , implantés dans un axe vertical mobile, au milieu dune table ronde: alorsnbsp;ces trois ou quatre foleils tournent a 1entour denbsp;la table, amp; fenjblent fe pourfuivre les uns les au-tres. Pour que ces foleils puiffent tourner autournbsp;de la table, il eft aifé de voir quil faut quilsnbsp;foient fixes fur leur axe, amp; que eet axe , dansnbsp;1endroit oü il repofe fur Ie bord de la table, foitnbsp;garni dune roulette de quelques pouces, biennbsp;mobile.
Nous nen dirons pas davantage fur les feux dartifice, parcequil neft pas polftble de donnernbsp;lei un traité de pyrotechnie complet. Nous nousnbsp;contenterons dindiquer aux amateurs de eet artnbsp;les ouvrages oü ils peuvent plus commodémentnbsp;sen inftruire. Lun eft Ie Traité des Feux déartifice-de M. Frézier, dont il y a eu en 1745 une nouvelle edition. Nöus citerons encore celui de M.nbsp;Perrinet dOrval, intitulé , Traité des Feux d'artifice , pour Ie Spectacle amp; pour la Guerre. Si 1onnbsp;Veut enfin avoir dans un très-petit volume Ja fubf-tance de tout 1art des artifices , on na qua con-fulter Ie Manuel de l'Artïficierin-iz, Paris,nbsp;^757» qui eft un abrégé de ce dernier , augmenténbsp;*le plufieurs compofitions nouvelles amp; curieuJèsnbsp;Concernant les feux chinois, par Ie P. dIncarville,
-ocr page 450-44^ RiCRiATIONS Mathématiques,
IL eft aftez fage de terminer un traité de pyro* teehnie , par quelques fecours centre un acciquot;nbsp;dent qui ne peut manquer darriver fouvent, ennbsp;maniant un élément dangereux comme le feu»nbsp;nous voulons dire la briilure : airtfi nous ne feroO*nbsp;aucune difficulté dimiter ici M. Ozanam , qU*nbsp;lui-même en cela marche fur les traces de Siemic'nbsp;novitez 6c de la plupart des autres artificiers tnbsp;nous bornerons m'ême abfolument aux pratiquesnbsp;quil ettfeigne.
Faites bouillir du fain-doux, ou graifle de pore frais, dans de Ieau commune, fur un petit feu Jnbsp;écumez-la continuellement, jufqua ce quil nynbsp;ait plus decume; laiftez refroidir au ferein cettenbsp;graiffe fondue pendant trois ou quatre nuits; aprèsnbsp;cela faites refondre la même graifte dans un vaiftnbsp;feau de terre , fur un feu lent amp; modéré; coulez'nbsp;la au travers dun linge fur de Ieau froide ; laveZ'nbsp;la bien enfuite dans de Ieau claire de riviere oUnbsp;de fontaine , pour lui oter fon fel, 6c la faire de-venlr blanche comme neige ; enfin ferrez cettsnbsp;graiffe ou onguent ainfi purifié dans un vaiffeailnbsp;de terre verniffe, pour vous en fervir au befoin.
II arrive ordinairement que, par une brulure, seleve fur la peau des ampoules ou velTies, quilnbsp;ne faut faire crever quaprès le troifteme ou 1^nbsp;quatrieme jour quon y aura appliqué longue^inbsp;précédent, ou eet autre qui eft très-bon, amp;
-ocr page 451-P y R o T È C H N I E. nbsp;nbsp;nbsp;44i
fè fait avec du lard fondu, amp; mêlé avec deux dragmes deau de morelle amp; une dragme dhuilenbsp;de Saturne : ou bien avec deux onces de )us doi-gnons f 8c une once dhuile de noix.
LArt dont nous venons dexpofer quelques* unes des inventions ^ entraine néceffairementnbsp;beaucoup de dépenfe ; il eft de plus dangereux ^nbsp;Car on ne fe joue pas impunémeiit avec Ielementnbsp;deftrufteur du feu. En voici un dune inventionnbsp;moderne , par lequel on a cherché 8c réufli afleznbsp;heureufement a iiniter leffet optique de différentesnbsp;pieces dartifice , Sc a leur dottner un air de mobi-lité , quoiquelles foient fixes dans la réalité. Onnbsp;peut, par fon moyen , fe procurer a aflez bonnbsp;marché 8c a fon gré Ie fpeciacle duil feu dartifice ; 8c lorfque les pieces qui Ie compofent fontnbsp;faites artiftement , quon y a bien obfervé les regies de la perfpeftive ; quon empldie enfin, pournbsp;confidéref ce petit fpeftacle, des verres qui, ennbsp;gtoffiflant les objets, les éloignent amp; les rendentnbsp;^n peu moins diftinfts, il en réfulte une illufionnbsp;sffez agréable. Ces motifs nous ont engage ^nbsp;donnet ici place a cette invention.
Les pieces dartifice quon imite avec Ie plus de fuccès, font les foleils fixes , les gerbesnbsp;^ les jets de feu , les cafcades , les globes ^nbsp;Pytamides 8c colonnes mobiles fur leur axe. Ennbsp;^oiU aflez pour forpier un feu dartifice afle? vane.
-ocr page 452-444 RÉCRÉATIONS MATHÉMATIQtJES.
Voici les principes amp; quelques examples de CCS difFérentes pieces optiques de pyrotechnic.
Voulez-vous repréfenter une gerbe de feu? il' faut prendre du papier noirci des deux cètés 8cnbsp;bien opaque ; enfuite , ayant deffiné fur un papiernbsp;blanc la figure dune gerbe de feu , vous la tranf-porterez fur Ie papier noir, Sc vous Ie percereznbsp;avec la pointe dun canif tranchant, de plulieursnbsp;traits, comme 3 , 5 ou 7, partants de loriginenbsp;de la gerbe : ces lignes ne doivent pas être continues, mais entrecoupées dintervalles inégaux. Cesnbsp;PL 2, intervalles feront auffi percés de trous inégaux ,nbsp;quon y fera au moyen dun emporte-piece , afinnbsp;de repréfenter les étincelles dune pareille gerbe Jnbsp;en un mot on doit peindre par ces trous Sc Ie*nbsp;lignes 1effet fi connu du feu de la poudre enflam-mée , élancée par une petite ouverture.
On peindra daprès les mémes principes les caf-cades Sc les nappes de feu quon défirera faire en-t'ig. t5.trer dans eet artifice purement optique, ainfi qiic les jets de feu qui partent des rayons des foleilsnbsp;foit fixes, foit mobiles. 11 eft aifé de fentir que Icnbsp;gout doit préfider a cette peinture.
Si vous voulez repréfenter des globes, des py' Fig. 16 ramides, ou des colonnes tournantes, il faudra gt;nbsp;, après les avoir deflinés fur Ie papier, les déchi'nbsp;queter en hélice , ceft-a-dire y couper des hélicc*nbsp;avec la pointe du canif, Sc dune largeur propor'nbsp;tionnée a la grandeur de la piece.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^
On obfervera encore que, comme ces feux dllF^' rents ontdiiférentes couleurs , on les leur donneranbsp;facilement, en collant derriere les pieces ainfi dé-coupées, du papier ferpente très-fin, Sc coloré de 1^nbsp;maniere convenable. Les jets de feu, par exempli»nbsp;donnent, quand ils font chargés de feu chinois»
-ocr page 453-PyrotEchnie. nbsp;nbsp;nbsp;445
une lumiere rougeatre: il faudra done collar derrière la découpure de ces jets, du papier traufpa-rent , légérement coloré en rouge; amp; ainfi des autres couleurs qui diftinguent les différentes com-pofitions dartiflce.
Les chofes étant dlfpofees ainfi , il faut donner du mouvement ou 1apparence du mouvement anbsp;ce feu. Pour cela on sy prend de deux manieres,nbsp;applicables aux différentes circonftances.
Sil sagit, par exemple , dun jet de feu , on PI* pique une bande de papier de trous inégaux amp; iné-galement efpacés; on fait couler enfuite, entrenbsp;une lumiere amp;;le jet de feu ci-deffus, cette bandenbsp;en montant: les traits de lumiere qui séchappentnbsp;par les trous de ce papier mobile , amp; rencontrentnbsp;les ouvertures du papier immobile , reffemblent anbsp;des étincelles qui sélevent en lair. Pour peu quonnbsp;ait de gout, on fentira quil ne faut pas que cenbsp;papier mobile foit percé de trous ni égaux ninbsp;également ferrés; il feut quil foit dabord entier ,nbsp;enfuite percé de trous fort clair-femés, puis très-ferrés, puis médiocrement; ce qui fervira a re-préfenter les efpeces de bouffées de feu quon ob-ferve dans les artifices,
Sil étoit queftion dune cafcade, il faudrolt, pour en rendre Ie mouvement, que Ie papier percénbsp;dont il eft queftion, defcendit au lieu de monter.
II eft au furplus facile de produire ce mouvement par deux rouleaux ^ for lun defquels sen-roulera ce papier, pendant qu il fe déroulera de deftus 1autre.
II y a un peu plus de difficulté pour les foleils, Ou il eft queftion de reprefenter un feu qui s e-chappe du centre vers la circonférence. Cela fenbsp;fait ainfi.
-ocr page 454-440 Recreations Mathématiqües.
Décrivez fur du fort papier un eerde de mém* diametreque Ie foleil que vous voulez repréfenter,nbsp;niême quelque peu au-dela; vous tracerez enfuitenbsp;fur ce eerde de papier deu* héliees, a une lignenbsp;OU demi-ligne de diftanee , Sc vous ouvrirez avecnbsp;leeanifleur intervalle, enforte que Ie papier Ibitnbsp;fendu depuis la eireonférenee , amp; en diminuantnbsp;de largeur, jufqua quelque diftanee du eentre ;
PI. 2, vous garnirez ainfi ee eerele de papier, tant plein fig. i8. que vulde, de pareilles héliees; enfuite vous eol-lerez ce eerele déeoupé fur un petit eerele de fer,nbsp;fupporté par deux filets de ter fe erolfants i fonnbsp;eentre , tl vous ajufterez Ie tout a une petite machine qui permette de Ie faire tourner autour denbsp;fon eentre. Ce eerde déeoupé amp; mobile étantnbsp;plaeé au devant de votre repréfentation de foleil,nbsp;avec une lumiere au-dela , lorfque vous Ie ferèznbsp;mouvoir du cèté que regarde la convexité desnbsp;helices, ces helices lumineufes, ou qui donnentnbsp;paflTage a la lumiere , donneront fur 1image desnbsp;rayons ou jets de feu de votre foleil, lapparencenbsp;dun feu qui va continuellement, comme par on-dulation, du eentre a la eireonférenee.
On donnera une apparence de mouvement aux colonnes, pyramides amp; globes découpés commenbsp;on 1a dit plus haut, en faifant mouvoir vertica-lement amp; en montant une bande découpée dou-vertures inclinées dans un angle un peu différentnbsp;de celui des héliees. Par ce moyen, on croira voirnbsp;un feu qui circule continuellement, en montantnbsp;ie long de ces helicesdou refuUera une fortenbsp;dillufion, par laquelle on verra ces colonnes ounbsp;pyramides tourner avec elles.
Mais en volla aflez fur ce fojet. II fuffit davoir ici indiqué Ie principe de cette pyrotechnic peu
Pyrotechnie. nbsp;nbsp;nbsp;447
couteufe: Ie goüt de 1artifte lui fuggérera beau-Coup de chofes pour rendre cette repréfentation plus vraie amp; plus féduifante.
Nous ne dirons plus quun mot des illuminations , qui font une partie de ce fpeftacle pyro-technique.
On prend pour eet efFet des eftampes repréfen-tant une place , un chateau , un palais, amp;c ; 'on les enlumine de leurs couleurs naturelles, amp; 1onnbsp;colle derriere elles du papier , enforte quellesnbsp;Re foient plus qua demi tranfparentes; enfuite ,nbsp;3vec des emporte-pieces de différents calibres, onnbsp;Perce de petits trous dans les lieux amp; fur les lignesnbsp;tgt;u 1on a coutume de pofer des lampions, commenbsp;Ie long des appuis de fenêtres , fur des corniches,nbsp;'les baluftrades, amp;c. On a lattention de faire cesnbsp;ttous de plus en plus petits amp; plus ferrés, felonnbsp;la degradation perfpeftive de leftampe, Avecnbsp;^autres emporte - pieces plus grands, on figurenbsp;'lans dautres endroits des lumieres plus fortes,nbsp;^omrrfe des pots-a-feu, amp;c. On découpe en quel-'iues endroits les carreaux des croifées de fenê-^''es, amp; 1on colle derriere du papier tranfparent,nbsp;|;ouge OU vert, pour figurer des rideaux de croi-, tirés devant elles, amp;; cachant un appartement
^clairé.
Cette eftampe étant ainfi découpée, on la place devant de 1ouverture dune efpece de petitnbsp;^héatre fortement éclairé par derriere, amp; on lanbsp;^Rnfidere au moyen dun verre convexe dun foyernbsp;'R peu long , comme ceux de ces petites machi-quon nomme des Optiqius. Ce petit fpeéfa-^ ^ eft aflez agréable quand les eftampes font biennbsp;Perfpeftive, amp; que Ie goüt a préfidé a Ia dif-quot;ution amp; a la dégiadation des lumieres. On
-ocr page 456-448 RÉCRÉATIONS MAtHÉMATlQVES. peut 1entre-mêler de quelques pieces du fpe£l:actdnbsp;pyrotechnique décrit ci-deflus, qui y convienneflCnbsp;dautant mieux, que les illuminations accomp*'nbsp;gnent dordinaire les feux dartifice.
On a vu a Paris, Sc 1on voit encore chez 1® fieur Zaller, une fuite dilluminations de ce genre?nbsp;qui ont une vérité qui fait alTez de plaifir.
Fm du Tomc lil.
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IV
DU TROISIEME VOLUME.
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Astronomie et Géographie.
^^HAPITRE PREMIER. Problêmes élémentair res d'Ajlronomie amp; de Géographie.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;j
pROBLÊME PREMIER. Trouver la ligne mérir.
dienne dun lieu. nbsp;nbsp;nbsp;ibid.
Pros. II. Trouver la latitude dun lieu. n Prob. III. Trouver la longitude d'un lieu de la.
terret nbsp;nbsp;nbsp;i a,
table des Longitudes amp; Latitudes des villes lt;S* lieux de la terre.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ly
pROB. IV. Déterminer l'heure quil efi dans un Ueu de la t^rre, pendant quil eji une certainenbsp;heure dans un autre.
Prob. V. Comment deux hommes peuvent être nés Ie mêrne jour, mourir au menu moment,nbsp;amp; cependant avoir vécu un jour, ou mêmenbsp;deux , lun plus que Vautre.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;3 2
Prob. VI. Trouver la grandeur du jour, lorf~ que Ie foleil ejl dans un degré donné de léclip-tique , amp; pour une latitude donnée.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;33
TomelIL nbsp;nbsp;nbsp;F f
-ocr page 524-450 nbsp;nbsp;nbsp;TABLE
Pros. VII. Le plus grand jour dlun lieu kani, donni, trouver fa latitude,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;3 5;
Pros. VIII. Trouver le climat dlun lieu dont la latitude ejl connue.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ibid.
Pros, IX. Mefurer la grandeur dltin degri Tun grand cercle de la terre ^ amp; la terre elle-même,
38
TABLE des Lieux de la France us plus voi-Jins de la Miridienne de IObfcrvatoire de Paris.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;41
Pros, X. De la vraie Figure de la Terre. 4z Prob. XI. Determiner la grandeur d'un degrinbsp;Tun petit cercle propofi , ou d'un parallele.
Prob. XII. Trouver la dijlance de deux lieux propofis de la terre, dont on connoit les longitudes amp; les latitudes.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;50
TABLE des mefures itiniraires anciennes amp; modernes.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;54
Prob. XIII. Reprifenter le globe terrejlre en plan.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;5 7
- Prob, XIV. Etant donnies les latitudes amp; les longitudes de deux lieux, {Paris 6* Cayenne ,nbsp;par exemplej) trouver a quel point de rhoriqpnnbsp;ripond la Ugne tirle de Tun a I autre, oilnbsp;quel angle fait avec le miridien le cercle vertical meni du premier de ces lieux par Vautre.nbsp;ThÉORÊME. On ne voit prefque jamais lesnbsp;afires au lieu oil Us font rielletnent. Le Soldi, par exemple, ef toujours couchi^ tandisnbsp;qiion Tappergoit encore tout entier fur Thori-\on.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;64
Prob. XV. Determiner fans tables ajlrono-miques, s'il y a iclipje d une nouvelle ou pleine lime donnie,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;68
-ocr page 525-Pour les Nouvelles Lums. nbsp;nbsp;nbsp;69
Pour les Pleines Lunes. nbsp;nbsp;nbsp;ibid*
pROB. XVI. Conjlruction dune machine fer~ vant d montrer les nouvelles, les pleines Lunes , amp; les Eclipfes qui auront ou qui ont eunbsp;lieu pendant une certaine période de temps,
71
Epoques des années lunaires, rapporties aux années civiles pour Ie méridien de Paris. 7 Jnbsp;Maniere de faire les diyijions fur les platims,
7Ö
pROB, XVII. Une année lunaire étant donnée^ trouver, au moyen de la machine précidente ^nbsp;les jours de Vannée folaire qui lui répondent,nbsp;amp; dans lefquels il y aura nouvelle ou pleinénbsp;lune , amp; éclipfe de foleil ou denbsp;nbsp;nbsp;nbsp;lune,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;79
TABLE des Eclipfes de Solèil amp; de Lune , vijibles , en tout ou en partie, fur Lhorirpn denbsp;Paris, depuis lyyy jufquen 1800.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;82
pROB. XVIII. Öbferver une Eclipfe de Lune.
pROB* XIX. Öbferver une Eclipfe de Soleil.
88
Prob. XX. Mefurer la hauteur des MontagneSi. . ¦
Jutre Mamere. nbsp;nbsp;nbsp;^ j
Prob. XXI. Maniere de cónnoitre les Conf-
tellations. nbsp;nbsp;nbsp;9S
TABLE des Confellations. nbsp;nbsp;nbsp;xoi
Syjiême de VUnivers, §.I. DuSoleil.
§. IL De Mercure,
CHAPITRE II. Expojition fommairé des princi-pales vérites de l'Aflronomie phyfique, ou du
F ij
-ocr page 526-§. Ill, Damp; Venus. nbsp;nbsp;nbsp;X15
§. IV. Dc la Terre. nbsp;nbsp;nbsp;117
§. V. De la Lune. nbsp;nbsp;nbsp;iic)
§. VI, De Mars. nbsp;nbsp;nbsp;124
§. VII. De Jupiter, nbsp;nbsp;nbsp;I2j
§. VIII. De Saturne, nbsp;nbsp;nbsp;128
§, IX. Des Cometes. nbsp;nbsp;nbsp;132
§. X. Des Etoiles fixes. nbsp;nbsp;nbsp;139
§, XI. Recapitulation nbsp;nbsp;nbsp;de ce qidon vicnt de dire
furie Syfiême de VUnivers. nbsp;nbsp;nbsp;\ipj
CHAPITRE III. Du Calendriery amp; de diyerfes quefiions qui y font relatives.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;l ^ I
PrOB. I. Connoitre ji une année efi bijfextile ^ ou denbsp;nbsp;nbsp;nbsp;joursy ou'non.
Du Nombre dor, amp; du Cycle lunaire. 158 Pros, II. Trouver h Nombre d'or d'une annlenbsp;propofce , ou le rang qidelle occupe dans lenbsp;cycle lunaire.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;159
DeVEpacle.
Pros. III. Une annk Itant donnée, trouver fonEpacle.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;162
PrOB, IV. Trouver la nouvelle lune Tun mois propofé dans une annie donnée.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;164
Prob. V. Trouver [age de la lune un jour propofé. nbsp;nbsp;nbsp;16(5
Du Cycle folaire y amp; de la Lettre dominicale.
ibid.
Prob. VI. Trouver la Lettre dominicale Tune annle propofle.
Pros. VII. Trouver quel jour de la femaine tombe un jour donnl Tune annie propofée.
DES MATIERES. 45J Pros. VIII. Trouvcr la féte dc Pdques, amp; les,nbsp;autres fêtes mobiles.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;17^
Premiere Maniere. nbsp;nbsp;nbsp;ibid.
Seconde Maniere. nbsp;nbsp;nbsp;176
TABLE pour trouver la féte de Pdques.. 177 Troijiem* Maniere.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1.78
Prob. IX. Trouver quel jour de la. femaine commence chaque rnois d'une année. 180nbsp;Prob. X. Connottre les mois de Vannée qui ontnbsp;j jours , amp; ceux qui nen ont que jo. r8inbsp;Prob. XI. Trouver Ie jour de chaque mois, au~nbsp;quel Ie foleil entre dans un fgne du ^odiaque.
ibid.
Prob. XII. Trouver Ie degrè du Jigne oie Ie foleil fe rencontre en un jourpropofé de Vannée,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;18 ¦}
Prob. XIII. Trouver Ie lieu de lalune dans Ie t^odiaque , un jour propofé de 1'année, 184nbsp;Prob. XIV. Trouver d quel mois de Lannéenbsp;appartient une lunaifon.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;185
186
Prob. XV. Connohre les années lunaires qui font communes , celles qui font embolifmi-
queS,
Prob. XVI. Trouver comhïen de temps la lune doit éclairer pendant une nuit propofée. 187nbsp;Prob. XVII. Trouver fadlement les Calendesnbsp;les Nones amp; les Ides de chaque mois. de 1'année.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;189
Prob. XVIII. Connottre quel quantieme des Calendes, des Nones amp; des Ides répond d unnbsp;certain quantieme d'un mois donné.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;190
Prob. XIX. Le quantieme des Calendes, des Ides , OU des Nones, étant donné, trouver quel'nbsp;quantime du mois doit y répondre.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;152»
F iij,
-ocr page 528-Du Cycle dlndiBion. nbsp;nbsp;nbsp;19I
PROB. XX, Trouver le nomhre de I'lndiclion.
Roniainc qui repond d une annie donnie, 194 De la période Julienne, amp; de quelques autresnbsp;Périodes de ce genre,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ibid.
ProB. XXI. Etant donnée une annie de la période Julienne, trouver combien elle a de cycle lunaire, de cycle folaire , 6quot; Jindiclion,
196
Pros. XXII. Etant donnés les nomhres des cy-) cles lunaire , folaire amp; ddadiclion , qui ri-pondent d une annie , trouver fon rang dansnbsp;la période Julienne.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ibid.
De quelques Epoques ou Eres cilebres dans PHifoire.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;198
Prob. XXIII. Changer les annies des Olym~ piades en annies de I'Ere Chritienne, ou aunbsp;contraire,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ibid,
Prob. XXIV, Trouver I'annie de PHigyre qui
ripond d une annie Julienne donnie, 200
SEPT IE ME PARTI E,
Gnomonique.
^RlNcIPE giniral des Cadrans folairej. ^04
PB-OB. I. Trouver fur un plan horizontal la ligm miridienne.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;207
Prob. II, Comment on peut trouver la miridienne par trots obfervations dombres inigales. 208
Prob. III. Trouver la miridienne dlun plan , ou la ligne foufylaire,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;2O9
DES MATIERES. 45^
Pros. V. Tmuvtr les div'ifions horaires fur un cadrati horizontal, avec deux ouvertures denbsp;compas feulement,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;21 i
Pros, VI. Conjlruire Ie même Cadran pur une feule ouverture de corrpas.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;215
PrOB. VII. Conjlruclion des autres Cadrans prin-cipaux amp; reguliers. nbsp;nbsp;nbsp;21^
Des Cadrahs polaires. nbsp;nbsp;nbsp;21^
Du Cadran vertical meridional. nbsp;nbsp;nbsp;ibid.
Du Cadran feptentrional. nbsp;nbsp;nbsp;ibid.
Prob. VIII. Des Cadrans verticaux , orientaux amp; occidentaux.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;215
Prob. IX. Décrireun Cadran horizontal, ou vertical meridional, fans avoir befoin de trouver les points horaires fut 1'èquinoxiale. 216nbsp;Prob. X. Tracer un Cadran furun plan quelcon-que ^ vertical ou incline., déclinant ou non^nbsp;enfin fur une furface quelconque^ 6' méme dansnbsp;Vabfence du foleil.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;2iS
pROB. XI. Détrire dans un parterre un Cadran horizontal avec desnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;herbes.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;a i ^
Prob. XII. Décrire un cadran vertical fur un car-~ reau de vitre, oii Von puifie connottre les heu-res aux rayons du foleif amp; fans Jlyle, 220nbsp;Prob.'XIII. Décrire trois Cadrans même qua-tre , fur autant de plans différents , oü Vonnbsp;puiffi connoitre Fheure par f ombre d'un feulnbsp;axe.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;221
Autre Maniere. nbsp;nbsp;nbsp;222,
Prob. XIV. Trouver la méridienne fbus une latitude donnée , par une feule obfervation faite^ au foleil6* d une heure quelconque de la.nbsp;journéc,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;225,
456 nbsp;nbsp;nbsp;TABLE
Pros. XV. TailUrunepierre aplujlmrs faces, fur lefquelks on puijfe décrire tons les Cadransnbsp;réguliers.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;224
Pros. XVI. Former un Cadran fur la furfaqe con~ vexe d'un globe.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;226
Pros. XVII. Autre Cadran dans une fphere ar^ millaire.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;227
ProB. XVIII. Faire un Cadran folaire auqml un aveugle puiffe connoitre les heures.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;229
PrOB. XIX. Rendre un Cadran horizontal, decrit pour une latitude particuliere, propre d indi-quer Pheure dans tons les lieux de la terre. 2 jOnbsp;Pros. XX. Conjlmclion dc quelques Tables nl-ceffaires pour les ProbUmes fuivants. 232nbsp;table des Angles des lignes horaires d'unnbsp;Cadran horizontal avec la méridienne, amp; pournbsp;des latitudes depuis 42 degris jufqud Ó2.
^33
TA BLE des verticaux du Soleila chaqueheure du jour amp; au comniencemamp;nt de chaque Jigne ,nbsp;pour la latitude (je Paris , de 50'.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;237
TABLE des hauteurs du Soleil a chaque heure du jour , pour le commencement de chaqicenbsp;Jigne , amp; pour la latitude de Paris, de 48°nbsp;50'.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;238
Pros. XXI. Autre manure de conjlruire un Ca^ dran folaire horizontal amp; univerfel. 239nbsp;Pros. XXII, Etant donnés la hauteur du foleil,nbsp;le jour de I'annee, amp; la hauteur du pole dunbsp;lieu , trouver I'heure par une conjlmclion géo-metrique,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;241
PrOB. XXIII, Conjlruire un Cadran folaire horizontal qui montre les heures au moyen d'un Jlyle vertical immobile a Jon centre, 242
-ocr page 531-DES MATIERES. 457 PROB. XXIV. Conjlruclion dun autre Cadrannbsp;folaire hori^ntal amp; mobile, montrant lesnbsp;heures par les feules hauteurs du foleil. 244nbsp;ProB. XXV. Décrire un Cadran horizontal, quinbsp;montre les heures au foleil fans Vombre d'au~nbsp;cun flyle.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;247
PROB. XXVI. Décrire un Cadran qui montre les heures par reflexion. Premiere Maniere, 249nbsp;Seconde Maniere.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;250
Troifleme Maniere. nbsp;nbsp;nbsp;251
Qiiatrieme Maniere. nbsp;nbsp;nbsp;ibid.
Paradoxe gnomonique. Tout Cadran folaire, quelque exaclement conflruit quil foit , eflnbsp;faux, amp; même fenjiblement, dans les heuresnbsp;voiflnes du coucher du foleil.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;252
Prob. XXVII. Tracer un Cadran folaire qui mon~ tre exaclement rheure, nonobflant la refraction.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;253
Prob. XXVIII. Décrire un Cadran fur la fur-face convexe d'un cylindre perpendiculaire d lhorizon, amp; immobile.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;2^6
Prob. XXIX. Décrire un Cadran portatif dans un quart de eerde.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;l(5i
Prob, XXX. Décrire un Cadran portatif fur une carte.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;264
Prob. XXXII. Conflruclion d'un anneau qui marque Vheure pendant toute Vannée. nbsp;nbsp;nbsp;266
Prob. XXXII. Comment Vombre d'un flyle peut rétrograder fur un cadran folaire fans miracle.nbsp;Prob. XXXIII. Sous une latitude quelconque,nbsp;tracer un cadran ou la rétrogradation de 1'ombre ait Heu.-nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;272
Prob. XXXIV. Déterminer la trace de l'ornbre du fommet du flyle fur un plan,
-ocr page 532-Pros. XXXV. Connoitn les heures a un cadrcm folaire éclairé par la lune.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;175
Pros. XXXVI. Conjlruire un Cadran qui marque I'heure d la lune. nbsp;nbsp;nbsp;278
Pros. XXXVII. Décrire les arcs des Jignes fur un cadran folaire.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;280
Seconde Maniere, nbsp;nbsp;nbsp;281
Des diverfes efpeces dHeures. nbsp;nbsp;nbsp;284
PrOB. XXXVIII. Tracer fur un cadran Ics heures italiques.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;184
pROB. XXXIX. Tracer fur un cadran les lignes des heures naturelles du jour.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;286
Pros. XL. Trouver Cheure par quelquune des holies circompolaires.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;287
Prob. XLI. Trouver Iheure du jóür au moyen ds la main gauche.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;289
APPENDIX contenant tine méthode générale pour la defcription des Cadrans folaires , quelle quenbsp;foit la déclinaifon ou Tinclinaifon du plan, ipj
HUITIEME P ARTIE,
Navigation.
ProblÊME I. De la ligne courbe que décrit un vaijfeau fur la furface de la mer, en fuivam unnbsp;méme rhumb de la bouffole.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;lOi
Prob. II. Comment un vaijfeau peut aller contre le vent.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;30*
Prob. III. De la force du gouvernail ^ amp; de la maniere dont il agit.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;307
Prob. IV. Quel angle le gouvernail doit-il fain pour tourntr le vaif eau avec le plus de force j
DES MATIERES. nbsp;nbsp;nbsp;459
PrOB. V, Un vaïjfeau peut-il avoir une vite£i égale a cells du vent, ou plus grande ?nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;314
ProB. VI, Le vent fouflant felon une direction, i donnés ^ amp; le vaijfeau devant aller felon unenbsp;route determines , quelle ejl la pofition de la.nbsp;voile qui fera la plus avantageufe pour fa mar-che ?nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;3 ] 5
Prob. VII. Comment faudroit-il faire pour fe di-riger d'un lieu a Vautre fur la mer, par le chemin le plus court ?nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^ i y
Prob, VIII. Quelh ejl la forme la plus avantageufe d donner d la proue d'un vaijfeau , foit pour aller vite, foit pour bien gouverner ?nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;3 20
Prob, IX. Quel ef le plus court chemin pour atteindre un vaifeau auquel on donne chaffe , 6*nbsp;quon a fous le vent ?nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;311
Prob. X. De la détermination des longitudes en mer.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;323
Prob. XI. Si un valfe.au étoit parvenu jufqud un des poles , comment feroit - il pour fe dirigernbsp;dans un méridien déterminé?nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;3 3 z
NEUVIEME PARTIE.
Architecture.
PROBLÊME I. Tirer d'un arbre la poutre de la plus grande réjifance.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;338
Prob. II. De la forme la plus parfaits d'une voute, Propriétés de la chainette, amp; leur application d la folution de ce problems.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;343
-ocr page 534-Pros. III. Comment on peut conjlruire une voute hémifphérlque ou en cul - de -four , qui n extrcenbsp;aucune poujfee fur fes fupports.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;349
Pros. IV. Comment on pourroit diminuer conji-derablement la poujfee des routes. nbsp;nbsp;nbsp;355
Pros. V. Deux partlcuUers voijins ont chacun un emplacement ajfe:(^ rejferré , ou Us veulent bdtir.nbsp;Mais , pour J'e ménager de la place , Us con-viennent de confruire un efcaller qui puijfe fervirnbsp;aux deux maijons, amp; qui foit tel que leurs habitants jiaient rien de commun entr eux que I entrée amp; le vejlibule. Comment sf prendra Car-chitecle a qui Us expofent cette idee ?nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;3^6
ProB. VI, Comment on peut former le plancher déun emplacement avec des poutrelles qui rdontnbsp;quun peu plus de la moitie de la longueur né-ceffaire pour atteindre d'un mur a 1'autre, 358nbsp;ProB. VII. Des trompes dans rangle.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^61
pROB. VIII. Un architecle a un nbsp;nbsp;nbsp;terrain quadran-
gulaire amp; irrégulier, tel que A B C D, 6* veut y planter un quinconce , enforte que toutes Us li-gnes d'arbres, tant tranfverfales que diagonales ,nbsp;foient en ligne droite. On demande comment itnbsp;faudra qiiil sf prenne.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;363
Prob. IX. Confeuclion d'une charpente qui, fans entr aitp'a aucune poujfee fur les murs fur lef-quels ellerepofe.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;366
Prob, X. Du toifage des routes en cul-de-four furhaujfées amp; furbaifees.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;367
§. I, Pour les Voutes en cul-de-four furhaujfé.
369
II. Pour les Voutes m cul-de-four furbaiffé.
370.
-ocr page 535-if
DES MATIERES. 461
Pros. XI. Mefure dcs voiucs m arcs de clokrc, 6* dcs voutes darete,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;371
Pros. XII. Comment on pourroit conjlruire un pont de hois de too pieds amp; plus de longueur, amp;nbsp;eTune feule arche, avec des hois dont aucun nex~nbsp;cederoit quelquespieds de longueur.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;374
Pros. XIII. EJl-il pojjlble de faire une plate-bandc qui nait aucune pouffie laterale ?nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;378
ProB. XIV. EJl-ceune perfeSion dans Têglife de Saint-Pierre de Rome, quen la voyant pour lanbsp;premiere fois , 'on ne la juge point aufji grandenbsp;qiielle fejl reellement, amp; quelle parott apres Pa-voir parcourue ?nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;379
DIXIEME PARTIE.
Pyrotechnie.
Section premiere. De la Poudre a canon.
387
SECTION II. Conjlruclion des Cartouches de Fu~
fees volumes. nbsp;nbsp;nbsp;391
Premiere Table , du Calibre des Monies dlune livre amp; au deffous.
Seconde Table , pour les Calibres des Monies depuis I liv. jufqud So liv. de balk,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;399
SECTION III. De la Cornpojition de la Poudre des Fufees, de la maniere de les charger.
400
Des Etoupilks. nbsp;nbsp;nbsp;403
-ocr page 536-462 nbsp;nbsp;nbsp;TABLE
SECTION IV. Quelle ejl la caufe de tafcenjlon des Fufees en 1'air.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;405
SECTION V. DuFeubrillant amp; du Feu chinois.
407
Feu chinois rouge. nbsp;nbsp;nbsp;408
Feu chinois hlanc. nbsp;nbsp;nbsp;409
SECTION VI. Des Garnitures des Fufees. 410 §. I. Des Serpenteaux.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;411
S.II. Les Marrons. nbsp;nbsp;nbsp;415
§.IIL Les Sauciffons. nbsp;nbsp;nbsp;414
IV. nbsp;nbsp;nbsp;Les Etoiles.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ibid.
Autre maniere de faire des Fufees d etoiles. 415
V. nbsp;nbsp;nbsp;La Pluie de feu.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;417
VI. nbsp;nbsp;nbsp;Les Etincelles.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;418
Autre maniere de faire des Etincelles. 419
§. VII. De la Pluie ddor. nbsp;nbsp;nbsp;ibid.
SECTION VII. Des Fufees diff'érentes pour Feffet ^ des Fufees ordinaires.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;410
§. I. Des Fufees volantts fur des cordes ^ ou Courantins.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ibid.
§. II. Fufees volantes le long dune corde, amp; tournantes en meme-temps.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;411
§. III. Des Fufees qui brulent dans Veau. ibid. §. IV. Reprefenter^ par le moyen des fufees,nbsp;plufieurs figures en Vair,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;42.5
§. V. Fufée qui monte en forme de vis, nbsp;nbsp;nbsp;416
SECTION VIII. De quelques Artifices mobiles , difi'erents des Fufees, comme les Globes ounbsp;Balks de feu.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ibid*
§. I. Des Globes rlcriatifs qui brulent fur Veau..
427
-ocr page 537-§, II. Globes récriatifs , fautants ou roulants fur la tem.
§. III. Des Globes aériens, appdls Bombes.
431
SECTION IX. Des Jets de Feu. nbsp;nbsp;nbsp;434
Compojitions principales pour les Jets de feu.
SECTION X. Des Feux de dijferentes couleurs.
436
SECTION XI. Compojition d'une Pdte propre d repréfenter des animaux , des devifes amp;c. ennbsp;feu.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;43 g
biles.
SECTION XII. Des Soleils, tant fixes que mo
439
SECTION XIII. De quelques Onguents pour la
brülure. nbsp;nbsp;nbsp;44 i
SECTION XIV. Pyrotechnie fans feu , amp; purt-ment optique. nbsp;nbsp;nbsp;-nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;443
Fin de la Table du trolfieme Volume,
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