C a\ ilfiu I
A B R Ë G É E
D ÉpuiTES de Ia grandeur de la Terre, uniformes pour route la République,
Et fur les Calculs relatifs a leur divifion décimale ;
Pjr la Commi[jion temporairt des Poids amp; Mefures répubticaines,
En execution des Décrets de Ia Convention Nationale.
Sur lÉJition originale de VImprimerie Nationale executive du Louvre,
A TOULOU,SE,
Cheï la Citoyenne Veuve DouladoURE , Imprimeur» rue Liberté , Seöion, Nquot;. 44.
]An II. de la République une amp; indivifible.
UTRECHTS
UNIVERSITEITS
Ut
MUSEUM
No. O
Des articles con ten us dans cette Inftrult;Sion;
PREMIÈRE PARTIE.
Syjleme des Mefures déduites de la grandeur de la Terre..........i.
NOTIONS PRÉL1MINAIRES SUR LES MESUREs.............ibid.
I. DES MESURES LINÉAIRES......A 6^.
Unite ufuelle des Alejures lintaires. . 8. Nouvelle divifion de la drconfércnce du
Cercle..................
Moyen de vérificr ou de retrouver le metre..................
Nouvelle divifion du Jour......16.
Defcription de létalon du metre amp; desprin-cipales mefures ufuelles de longueur, 17*
jv nbsp;nbsp;nbsp;TABLE.
II. nbsp;nbsp;nbsp;DES MESURES AGRAIRES . . . page 23.
III. nbsp;nbsp;nbsp;DES MESURES DE CAPACITÉ.....27.
IV. nbsp;nbsp;nbsp;DES POIDS.............33.
V. nbsp;nbsp;nbsp;DES MONNOIES.........* . -^2.
SECONDE PARTI E.
Calcul relatif d la d'ivijion décimdle des Mefures déduites de lanbsp;nbsp;nbsp;nbsp;grandeur de la
Terre................43.
I. nbsp;nbsp;nbsp;DE LA MANIÈRE deXPRIMER EN CEIIF-
^.FJ^ES LES RÉSÜLTATS DES OPERATIONS
SUR LES NOUVELLES MESURES. 45*
, Table des abréviations des nouveaux notns de Mefures amp; de Poids.......j 3,
II. nbsp;nbsp;nbsp;DE lADDITION...........55^
¦ Régie.......... 57.
Addition des Livres , Uécimes lt;S Cen~ times. ...... .........ibid.
Kemarque..............ibid.
Addition des Mefures de longueur pour Ie-commerce des étoffes.......58.
Addition des mefures de longueur pour les ouvrages de conjlruclion.....59.
-ocr page 7-Addition des Poids...... . page 6o.
Remarque. ...............62.'
III. nbsp;nbsp;nbsp;DE LA SOUSTRACTION.......63.
Régie.................64.
Soujlraclion des Livres , Décimes ^ Centimes............. .
Remarque........ ibid.
Soujlraclion des mefures de longueur. 66,
Soujlraclion des Poids........67.
IV. nbsp;nbsp;nbsp;DE LA MULTIPLICATION.....68.
Multiplication dun nombre compofé dunite's amp; de parties de'cimales de cesnbsp;unites , par un nombre compofé d'unites fimples. . .......... yz.
Régie.......... ibid.
Remarque.............. 73.
Multiplication dun nombre compofé dunités amp; de parties décimales de cesnbsp;unités, par un nombre compofé denbsp;même d'unités amp; de parties décimales.
75*
Régie.................76.
Exemples relatifs aux mefures de longueur........... .... ibid.
Remarque, .............-77.
1
yj nbsp;nbsp;nbsp;TABLE,
Excrnphs relatifs aux Poids. . page 8o.
Ufage de la Multiplication pour la me-fure des furfaces..........8i,
Ufage dc la Multiplication pour la mefure des folidités........92.
V. DE LA DIVISION..........lOO*
1. nbsp;nbsp;nbsp;Des Divifions qui peuvent f
exaclement.............loi.
Regie pour le cas ou le dividende feul a des décimales. . .nbsp;nbsp;nbsp;nbsp; 102.
Remarque. ..............ibid.
Régie pour le cas ou les deux nombres propofés out des décimales. . . . 104.
Remurque.,. ..............loy.
2. nbsp;nbsp;nbsp;De la manière cTapprocher daujjiprés
quon voudra du vrai quotient, lorjque la divifwn donne un rejk.....108.
Exemples ou le dividende amp; le divifeur Jont des nombres entiers.....ibid.
Bègle................113.
Exemples ou le dividende a des décimales.
ibid.
Régie.................ibid.
Exemples ou le divifeur ef plus grand que k dividende..........116.
VI. DIVERSES QUESTIONS SUR LES ME-
SURES RÉPUBLICAINES. . . page 121.
l'quot;. QUESTION. Pour tfou-Mr Ie prix du. cadiL d'un vin mélangé de deux vins ,nbsp;dont on connolt les quantités Q lesnbsp;prix................ibid.
2'. QUESTION. Pour trouver Ie nombre de metres d\ine certaine éto^e quonnbsp;dok employer a tapijj'er un endroït dontnbsp;les dirnenfmns font conniies. . . . 122.
3 . QUESTION. Pour trouver Ie nombre de graves d'huile £olive contenus dansnbsp;un décicade , £après Ie poids dunnbsp;décic'adil de la même huile. . . . 124.
4^ QUESTION. Pour trouver Ie prix du décigrave d'une certaine marchandifcynbsp;dont on fait ce que coüte un centibar.
5'. QUESTION. Pour trouver le nombre de mètres de toile dune certaine largeur,nbsp;qui dok étre rendu en e'change , pournbsp;un nombre donné de mètres de la mêmenbsp;qualité, mais d une largeur différente.
125.
6*. QUESTION, Sur le prix dune cloifon
-ocr page 10-Viij nbsp;nbsp;nbsp;TABLE.
dont les dimenfions font données , amp; fur Ie nombre de planches dune longueurnbsp;amp; dune largeur connues , que Vonnbsp;emplolra pour la confiruire. page 126.nbsp;7. QUESTION. Pour trouver, par Ienbsp;calcul, la hauteur d'un mur dont on,nbsp;connoit la longueur, tépaijfeur amp; lanbsp;folidité...............127.
VIL DES FORMES ET DES DIMENSIONS DES MESURES RÉPUBLICAINES......jiS.
1°. Mefures de grains........132.
2°. Mefures de liquides.......153.
Remarque...............1^7.
-ocr page 11-IX
A V A N T-P RO P o S.
N ous approclions de lépoque fixée par la Convention nationale pour léta-bliflement dun poids amp; dune raefurenbsp;uniformes dans route Ienendue de lanbsp;R-épubiique. Cette uniformité eft un.nbsp;nouveau gage de laprofpérité des Francais ; elle va bannir du commerce lesnbsp;fraudes qui sy gliffoient a la faveurnbsp;dune diverliré iiifidieufe ; elle faciliteranbsp;les échanges amp; les acquifitions ; ellenbsp;afFermira les fondemens de réoalitc; ellenbsp;préfentera tousles Francais fous limagenbsp;dune immenfe familie ou touteli com-mun , tout fe reiïemble , amp; annoncenbsp;une parfaite union.
Leplan quontadoptéles légiflateurs, ajoute parlui-même un nouveau prixknbsp;celui qui réfulte de luniformité des me-
-ocr page 12-X- nbsp;nbsp;nbsp;AVANT-FROPOS.
fures républicaines , en déduifant ces mefures de la grandeur de la terre , amp;nbsp;enprenantleurbafe dans la nature. Ellesnbsp;en font mieux alTorties a la dignité dunbsp;peuple Francais amp; de fes repréfentans jnbsp;elles renferment lefpérance dune adoption générale de la part des autres nations , auxquelles la nature, qui eft denbsp;tous les temps amp; de tons les lieux, lesnbsp;offre ainli qua nous, qui aurons feu-lement la gloire particuliere davoir éténbsp;les premiers k les recevoir de fa main.
Enfin , la manière dont les mefures républicaines ont étédivifées amp; fous-divifées en parties toujours dix fois plusnbsp;petites, ramènera tous les calculsa unenbsp;méthode extrêmernent fimple y quinbsp;épargnera beaucoup de temps, de peinenbsp;amp; doccafions de méprife , amp; répandranbsp;tant de facilité danslétude dunefciencenbsp;jufqualors fi cornpfiquée , qua lavenirnbsp;les enfans de tous les citoyens , fans
-ocr page 13-AFANT-PROPOS. nbsp;nbsp;nbsp;xj
aucune diftin^lion , fauront iaritlimé-tique toute entière. Tels font les avan-tages que Ie nouveau fyftème promet a Ia nation: ceft un aflemblagcde plufieursnbsp;bienfaits réunis dans un feul bienfait.
La Commiffion temporaire des poids amp; mefures républicaines a été chargéenbsp;par un décretde la Convention nationale,nbsp;« dc la compofition dun livrea Fufagenbsp;5) de tous les citoyens, contenant desnbsp;V inftrudtions limples fur la manière denbsp;J7 fe fervir des nouveaux poids amp; me-n fures, amp; fur la pratique des opérationsnbsp;5? relatives a leur divilion décimale ??.nbsp;Pour remplir plus complétement cettenbsp;intention des légiflateurs, elle a crunbsp;devoir divifer fon travail , amp; publiernbsp;a la fois trois inftruébions diverfes, furnbsp;Tob jet con£é a fes foins. Dans la première , Hle a donné un certain 'déve-loppement a lexpolition des moyensnbsp;qui ont été employés pour la détermi-
-ocr page 14-xij nbsp;nbsp;nbsp;AFANT-PROPO^. '
nation des mefures républicaines ;,elle seft étendue aufli davantage fur la méthode de calcul qui fe rapporte a la di-vifion des mêmes mefures.
La feconde Iiiftrucfion qui eft celle dont il sagic ici, eft plus courte amp; plusnbsp;élémentaire. On la prefque bornée a cenbsp;que Ie fyftëme renferme deiTentiel pournbsp;les befoins de la vie amp; les ufages de lanbsp;fociété. Elle neft point dailleurs pro-prement un abrégé de la première. Anbsp;lexception de quelques détails qui fontnbsp;communs'a luneamp;arautre, toutlereftenbsp;eft traité dune manière différente , amp;nbsp;plus aftbrtieau but que Ton sy eft pro-pofé. Il en réfultera eet avantage , quenbsp;ceux qui voudront lire fuccelfivementnbsp;les deux ouvrages, en commencant parnbsp;celui-ci,y trouverontün progrèsdidéesnbsp;qui les conduira comme par degrès dunnbsp;enfeignement plus firnpleamp; plus fami-lier j ^ des connoiffances plus relevéesj
-ocr page 15-AFANT-PROPOS. xiij amp; cefl dans Ia vuede rendre cette double lecture plus profitable, quen rédi-geant le fecond ouvrage , on a changénbsp;tous les exemples relatifs a iarithmeti-que propofés dans le premier, ce quinbsp;ofFrira aux citoyens qui feronc fuccedernbsp;line ledture a Iautre j une nouvelle ma-tière dexercice , 6c une facilite de plusnbsp;pour perfectionner leursconnoiffances,nbsp;en employantdeux moyens detude quinbsp;fe prêteront un mutuel fecours.
Le troifieme ouvrage fe réduira a ua
O
limple précis du fyflème , que Ton im-primera partie en format in-8'. , pour être diftribué , amp; partie en forme daffi-clie , pour demeurer expofé a la vuedesnbsp;citoyens dans tous les lieux publics. Ilsnbsp;trouveront ainfi des occafions conti-nuelles dacquerir des connoifTances furnbsp;les nouvelles mefures; ils fe familiari-Teront davance avec les noms de cesnbsp;mefures, leursdivifions amp; leurs ufao-es.
-ocr page 16-XIV
AVANT-PROPÖS.
Tout les invite a profiter , dans cettc vue , des momens qui leur reftent, tan-dis que les artiftes leurs frères , infpi-rés par Ie génie féconddelaRépublique,nbsp;amp; fortant de ces pratiques timides amp;nbsp;tardives , fondées fur une fervile imitation de ce qui avoit écé fait jufqua-lors, sempreifentde créer dingénièufesnbsp;machines, qui, économifant Ie tempsnbsp;amp; la main-dcEuvre, garantiflentk mo-dicité du prix, amp; auront ainfi Ie doublenbsp;mérite de hater Ie moment de la jouif-fance , amp; dappeler indiftinélementtousnbsp;les citoyens a la partager.
' J nbsp;nbsp;nbsp;*
S u R
lES MESURES DÉDUITES DE LA GRANDEUR DE LA TERRE.
S Y s T È M E des Mefures déduites dc la grandeur de la Terre,
MOTIONS PRÉLIMIN AiRES «UR tES MESUREs»,;
i.Ij A plus Eniple de routes les manières de mefurer , eft celle qui fe pratique dansnbsp;les opérations femblables a la fuivante. Unnbsp;Quvrier veut connoitre la hauteur dun mur:nbsp;pour cela, il prend un pled , amp; Tapplique anbsp;Inftru^ion ahrégée,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;A
-ocr page 18-plufieurs reprifes fur ce mur, en fuivant une même ligne de bas en haut, amp; en recom-ïnencant chaque fois a 1endroit ou il vientnbsp;de finir. II trouve qua Ia douzième fois Iex-trémité du pied tombe jufte fur celle du mur,nbsp;amp; il en conclud que Ie mur a douze piedsnbsp;de hauteur. II sy prendroit de même pournbsp;mefurer foit la largeur , foit répailfeur dunnbsp;corps. Daprès cela , queft-ce que mefurernbsp;une étendue en longueur , ou en largeur,nbsp;.ou en épailTeur ? Ceft chercher oombiennbsp;de fois cette étendue contient une certainenbsp;longueur que Ion prend pour mefure , amp;nbsp;qiii eft ici Ia longueur du pied. Les me-fures que lon emploie , dans ces fortes denbsp;cas , sappellent mefures linéaires , paree quenbsp;Fétendue quelles fervent a mefurer eft unenbsp;fiinple ligne.
2. Dans dautres cas , on fait attention en même temps a la longueur amp; a lanbsp;largeur de l^étendue que lon confidère ,nbsp;comrne lorfquon veut connoitre la grandeur duhe cour. Pour y parvenir , onnbsp;cherche combien cette grandeur ren-^erme de toifes carrées bu -de pieds car-
-ocr page 19-rés ( ö), amp; la mefure alors efi elle-même la toife carrée qu Ie pied carré. Ces fortes denbsp;mefure-s sappellent en general mefures denbsp;fuperficie ou mefures de furface ; amp; quandnbsp;1écendue quelles fervent a mefurer eft cellenbsp;dun champ , dun bois ou de toute autrenbsp;portion de terrain, elles, prennenc Ie nomnbsp;de mefures agraires { b), Ainfi larpent eftnbsp;une mefure agraire , paree que fouvent onnbsp;mefure un champ ou un bois , en cherchantnbsp;combien fon écendue renferme darpens.
3. On peut auffi confidérer a Ia fois Ia longueur, la largeur amp; la profondeur ounbsp;répaifteur dun corps que Ton fe propofenbsp;de mefurer , comnie lorfque lon cherchenbsp;combien un mur contient de pieds cubes ounbsp;de toifes cubes de rnaconnerie (c). La mefure
(a ) On appeile toife cagt;irée , n earre dont cJtaque cóts eft égal a une toife , pied oarre celiti dont ie c6ténbsp;eft égal a un pied, amp;c.
( 6 ) Ce mot eft tiié du mot latin ager , qui fignifie un champ. De-la vient quon dit agrit^Uure pour exprinveunbsp;1arc de cultiver les champs.
( c ) Un cube eft un corps a fix faces carrées , femblable èim dé, Ce corps fe nomme toï/è cube, pied cube , pouce
lt;ians ce cas eft elle-même Ie pied cube ou la toife cube. Les mefures deftinées a eetnbsp;ufage fe nomment en général mefures denbsp;folidité, amp; Ton appelle en particulier mefures de capacité, celleg qui fervent a con-noïtfela quantité de liquide oii de grainsnbsp;que contient un vafe. Ainfi la pinte amp; Ienbsp;boifTèau font des mefures de capacité.
q.. Les poids , tels que la livre , la demi-livre , lonce, amp;c. peuvent être regardés aulTi corame des efpèces de mefures. Lorf-quon dit, par exemple , dun corps , quilnbsp;pèfehuit livres, on confidère combien denbsp;fois Ie poids de la livre eft contenu dansnbsp;celui de ce corps, ce qui eft une manièrenbsp;mefurer Ie poids dont il sagit.
5. Enfin 1ufage des monnoiesa aufli beau-coup de rapport avec celui des mefures dont nous venons de parler, Ainfi lorfquennbsp;calculant Ie prix dune certaine quantité denbsp;marchandife, on trouve quelle vaut vingt-
cuic, nbsp;nbsp;nbsp;1 fuivant que les c6tés des carrés qui Ie terminent
font égsux a. une toife , i un pied , a un pouce , amp;c.
-ocr page 21-quatre livres tournois , c eft une manière de mefurer ce prix , en confidérant combien denbsp;fois il contient la livre tournois.
6. nbsp;nbsp;nbsp;On voit par ce qui precede, que qiiandnbsp;on a mefuré quelque chofe, on rapportenbsp;toujours Ie réfulcat de Topération a unenbsp;certaine merure détermxnée , qui eft connbsp;tenue plus ou moins de fois dans la chofe
a mefurer. Cette mefure sappelle plus par-ticulièrement iinité de mefure. Lorfque cette unité neft pas contenue exadement amp; fansnbsp;refte dans la chofe a mefurer , on exprimenbsp;ce refte par des fousdiviftons de lunité ,nbsp;comme lorfquayant mefuré la hauteur dunnbsp;mur alaide du pied conftdéré comme unité,nbsp;on trouve que cette hauteur eft de dix piedsnbsp;fix pouces.
7. nbsp;nbsp;nbsp;Nous aliens maintenant faire connoi-®i'e les diverfes mefures qui, dans Ié nouveau fyftème , remplacent celles dont onnbsp;faifoit ufage jufqua préfent. Ces mefuresnbsp;font de cinq efpèces difFérentes ; lavoir ,nbsp;I®. les mefures linéaires qui fervent a mefurer un corps dans un feul fens j 2°. les mefu-
res agraires employees pour connoifreTé-tendigt;e dun terrain ; les mefurcs de capacité, a laide defquelles on jiige de lanbsp;contenance d un vafe; 4®. les poids ; 5°. lesnbsp;monnoies.
I. DES MESURES LINEAIRE S.
8. nbsp;nbsp;nbsp;Lunité de mefure linéaire la plusnbsp;ufitée dans Tancienne manière de mefu-rer , étoit la longueur du pied. On avoitnbsp;divifé cette longueur en douze pouces , amp;nbsp;chaque poucg en douze lignes. Pour mefu-rer les étolFes on fe fervoic de laune , quenbsp;Ton divifoit en demies , en tiers , ennbsp;quarts, amp;c. On fait combien la longueurnbsp;de cette dernière mefure varioit dans lesnbsp;divers pays ; amp; en general les anciennesnbsp;mefures navoient rien de fixe , ce qui étoitnbsp;un grand inconvenient pour Ie commerce ,nbsp;amp; Qccafionnoit de fréquentes méprifes ,nbsp;lorfquon pafibit dun pays dans un autrenbsp;on les mefures étoient différentes.
9. nbsp;nbsp;nbsp;Si 1 on ne sétoit propofé que de ren-dre les mefures upifprmes d^QS toute id-
-ocr page 23-tendue de la République , on auroit pu fe contenier den choifir une de chaque efpèce,nbsp;par exemple, pour laune , celie de Paris ,nbsp;en convenant que cette aune a lavenir fe-roit la feule employée dans les différentesnbsp;parties de la France; mais il étoit fort a.nbsp;défirer, pour lintérêtgénéral du commerce,nbsp;que tous les peuples civilifés eulTent lesnbsp;mêmes mefures ; or celles qui auroientnbsp;été choifies arbitrairement dans un pays ,nbsp;nétoient pas propres a être égalementnbsp;adoptées dans les autres pays. Pour quonnbsp;put efpérer que cette adoption auroit lieunbsp;dans la fuite , il falloit des mefures quinbsp;ne tinlTent a aucun lieu , a aucunenbsp;nation , amp; quon put regarder commenbsp;univerfelles.
lo. Tel a été lobjet quon sefl; propofé dans Ie plan dont la Convention nationalenbsp;adécrété lexécution. En conféqaence , onnbsp;a pris les nouvelles mefures dans la nature ^nbsp;en les faifant dériver de la grandeur denbsp;la terre, amp; pour les déterminer, pn seftnbsp;fervi de la longueur du quart du méridlen ,nbsp;quieft Ia ligne que ionfuivroit en alla,nt,
-ocr page 24-par Ie plus court chemin , de Iequateur au pole {a).
On a done mefuré cette longueur a Iaide de la géométrie amp; de la phyfique , ce quinbsp;peut fe faire beaucoup plus aifément amp; plusnbsp;promptement quon ne le croiroit, a ennbsp;juger daprès les apparences , paree qu ilnbsp;fuffit de mefurer immédiatement une certainenbsp;partie du quart du méridien , favoir cellenbsp;qui en occupe le milieu , pour trouver en-fuite tout le refte avec une grande exadi-tude , au moyen du calcul.
Unité ufuelle des Mefures linéaires.
II. La longueur du quart du méridien étant bien connue , on la fuppofée fuccef-fivement divifée en parties toujours dix foisnbsp;plus petices , dans la vue de chercher parminbsp;ces parties une longueur qui fut propre anbsp;fervir dunité de mefure linéaire , pour
( a ) L equateur eft un eerde que 1on imagine parcager la terre en deux moitiés , en palTant par tons les pointsnbsp;OÜ la duree du jour eft conftamment égale a celle de lanbsp;nuit. t-ss deux points les plug éloignés de cc cercle sappel-lent 1un Polc-nord gt; amp; 1autre PóU-fud^
-ocr page 25-remplacer celle dont nous faifons ufage. En conféquence , prenant dabord la dixiè-me parcie de la longueur du quart du mé-ridien , on a trouvé que cette partie conte-rnbsp;noit deux cent vingc-cinq lieues , ce quinbsp;eft a peu-près la longueur de la France entrenbsp;Perpignan amp; Dunkerque. Cette même partienbsp;divifée en dix a fon tour , a donné unenbsp;longueur de vingt-deux lieues amp; demie, unnbsp;peu moindre que la diftance de Paris a.nbsp;Amiens. Par une troifième divilion , on anbsp;eu une longueur denviron cinq mille centnbsp;trente-deux toifes ; par une quatrième, unenbsp;longueur de cinq cent treize toifes ; par unenbsp;cinquième , une longueur de cinquante-une toifes ; par une fixième , une longueurnbsp;a peu-près de trente pieds ; amp; enfin parnbsp;une feptièrne , une longueur de trois piedsnbsp;onze lignes amp; quelque chofe de fanciennenbsp;mefure. Cette dernière longueur qui nenbsp;difïere pas beaucoup de celle de laune, anbsp;paru commode pour être employée commenbsp;unité de mefure. La longueur précédentenbsp;qui égaloit a peu-près trente pieds, étoit évi-demment trop grande ; lafuivante, qui na-voit pas quatre pouces, auroit été beaucoup
-ocr page 26-trop petite. On fe trouvoic done conduit a adopter la longueur intermédiaire par pré-férence a routes les autres longueurs.
12. nbsp;nbsp;nbsp;On concoit aifément qua Iaide de lanbsp;divilion dont nous venons de parler, le quartnbsp;du méridien seft trouvé fousdivifé fucceffi-vement en dix, en cent, en mille, en dixnbsp;mille parties , amp;c. ; amp; eeft au terme ou lenbsp;nombre des parties étoit de dix-millions ,nbsp;que Ton a eu la longueur denviron troisnbsp;pieds,quia fourni Tunité de mefurej ennbsp;forte quelle eft la dix-millionierae partienbsp;du quart du méridien. On lui a donné lenbsp;nom de mètre , qui fignifie mefure.
13. nbsp;nbsp;nbsp;Le mètre étant déterminé, on Ia auffinbsp;divifé en parties toujours dix fois plus peti-tes , propres a tenir lieu des pouces amp; desnbsp;lignes } laquelle divifion neft quune continuation de la divifion du quart du méridien. La dixième partie du mètre , dont lanbsp;longueur approche de quarante - quatrenbsp;lignes amp; demie , a été nommée décimètrc ;nbsp;la dixiènie partie du décimètre , qui eft ennbsp;même tewps 13^ centième partie du mètre , amp;
-ocr page 27-( II )
qui vaut a peu-près quatre lignes amp; quatre neuvièmes , sappelle centimètre ; amp; enfin Ianbsp;dixième partie du centimètre, qui efl: ennbsp;même temps la millième partie du mètre ,nbsp;amp; qui égale a peu-près quatre neuvièmesnbsp;de ligne , portera Ie nom de millimetre.nbsp;On seft arrêté a ce terme , qui fufiit pournbsp;les ulages ordinaires. Ceuxqui voudroientnbsp;üne plus grande précifion , pourront continuer Ia divifion du mètre jufquaux dix-millièmes amp; au-dela.
14. Ainfi repréfentez-vous une longueur de trois pieds onze lignes amp; demie a peu-près de lancienne mefure i vous a^urez lidéenbsp;du mètre ou de lunité ufuelle des houvellesnbsp;mefures de longueur ; amp; au lieu, que Ie piednbsp;étoit divifé par douze, en pouces amp; en lignes,nbsp;figurez-vous Ie mètre divifé par dix , en par^nbsp;ties toujours plus petites ; amp; de mêmenbsp;que vous difiez pied, pouce , ligne , pournbsp;exprimer lancienne unité de mefurenbsp;avec fes divifions , vous direz a lave-nir, mètre, décimètre , centimètre, milli-mètre, ce qui vous donne une divilion denbsp;plus.
-ocr page 28-i^. On a choifi de préférence Ia divifion en dix , que lon appelle divifion décimale ,nbsp;paree quétant conforme a notre échellenbsp;arithmétique , elle facilite amp; fimplifie denbsp;beaucoup les calculs, ainfi quon Ie verranbsp;dans la fuite. Cette divifion a été adoptéenbsp;par ia niême raifbn pour toutes les autresnbsp;efpèces de mefures, au lieu que dans Tanden -fyftème, chaque fois que Ton changeoit denbsp;mefure gt; on avoit prefque toujours un nouveau mode de divifion, amp; même telle mefurenbsp;changeoit de mode, en paflant dune fous-divifion a Tautre. Ainfi la toife étoit diviféenbsp;dabord en fix pieds , puis chaque pied ennbsp;douze pouces , amp;c., ce qui occafionnoit dansnbsp;les calculs des longueurs amp; des difficultésnbsp;qui nauront plus lieu, d après la manièrenbsp;.¦dont les nouvèlles mefures ont été divifées.
i6. Parmi les divifions du quart du méri-dien , par lefquelles il a fallu paffer pour ar-rlver au mètre, il sen trouve deux auxquel-les on a cru devoir donner des noms par-ticuliers : ia première , en remontant au-deffus du mètre , eft celle qui donne la dix-rnillième partte du quart du méridien , amp;
-ocr page 29-qui eft égale a mille mètres. On lui a donné Ie nom de millaire , amp; on peuc la regardernbsp;comme lunité a laquelle fe rapportent lesnbsp;mefures itinéraires qui fervent aux voyageursnbsp;pour eftimer Ia longueur de la route quilsnbsp;one a faire. Cette unité qui répond a peü-près a cinq cent treize tqifes de lanciennenbsp;mefure, excède de treize toifes Ie quart de lanbsp;très-petite lieue, qui eft de deux mille toifes,
17. nbsp;nbsp;nbsp;Lautre mefure eft celle qui eft égalenbsp;a la centième partie du quart dp méridién, Sanbsp;longueur eft de cent mille mètres , amp; orr Tanbsp;nommée grade ou degré decimal du méri-dien {a). On pourra la confidérer coinmenbsp;une grande mefure géographique , deftinéenbsp;a determiner les diftances entre des lieuxnbsp;très-éloignés les uns des autres.
18. nbsp;nbsp;nbsp;Nous joignons ici Ie tableau des divi-fions amp; fousdivifions du quart du méri--dien , amp; de leurs rapports , foit avec cettenbsp;grande unité dont elles dérivent toutes, Ibic
(a) On verra dans un inftant la raifon de cette déno-ntination.
-ocr page 30-fïOMBRES des divifionsnbsp;du quart dunbsp;Mdridien. RAPPORTS avec Ie quartnbsp;du Mdridien. |
rapports avec Ie Mètre. N O M 5 des Mefiires. |
QUART DU MÉRIDIEN,
lOOCOOOO.'
OU
[ unite prife duns la nature, GRADE , OU DEGRÉ
decimal du Méridien.
MI L L A I R E.
ci
Mètre, ou unite des Mefures ufueUes.nbsp;Décimètre.
Centimetre.
Mielimètre.
Nouvelle divifion de la circonférence du Cercle.
'J
-ocr page 31-te^rs , amp;c. fe fervent pour leurs opérations.quot; Ces quarts de eerde étoient divifés, jufquanbsp;préfent, en quatre-vingt-dix degrés, ce quinbsp;faifbic trois cent foixante degrés pour la di-vifion du eerde entier. Chaque degré étoitnbsp;fousdivifé en foixante minutes, amp; chaquenbsp;minute en foixante fecondes. Mais i) deve-noit néceifaire de conformer la divifion dunbsp;quart de eerde des aftronomes a celle dunbsp;quart du méridien ; amp; en conféquence, onnbsp;a d abord divifé Ie quart de eerde en partiesnbsp;toujours dix fois plus petites , amp; enfuite onnbsp;a pris les divifions de deux en deux, pournbsp;en faire les degrés , les minutes amp; les le-condes. De cette manière Ie quart de eerdenbsp;renferme cent degrés , Ie degré renfermenbsp;cent minutes , amp; la minute centnbsp;On voit a préfent pourquoi 1on a dooné anbsp;la centième partie du quart du méridien , Ienbsp;nom de de^ré décimal du méridien.
Moyen de verifier ou de retrouvtr Ic Metre,
20. Lorfqmon voudradans Ia fuite vérifier Iétalon du metre , ou même Ie retrouver,nbsp;fi jamais il venoit a fe perdire , on naura
-ocr page 32-plus befoin pour cela de recommencer ies opérations relatives a Ia mefure du quart dunbsp;juéridien; on y parviendra au moyen dunenbsp;^xpérience (imple amp; facile, faite fur Ie pendule ( ), a peu-près a la nioitié de la diC-tance entre léquateur amp; Ie pole. II fuffiranbsp;de chercher quelle longueur doit avoir cenbsp;pendule , pour faire dans Iefpace dun journbsp;un nombre de halancemens ou dofcillationsnbsp;qui fera connu davance , amp; cette longueurnbsp;donncra celle du mètre.
Nouvelle d'mfion du jour.
21. On a étendu auffi la divifion par dix a la durée du jour, amp;;au lieu que cette duréenbsp;jufqua préfent avoit été partagée en 24 heu-res , cbaqueheure en'60 minutes, amp; chaquenbsp;minute en 60 fecondes , on Ia divifée, dunnbsp;minuit a Iautre , dabord en dix heures ; amp;nbsp;prenant enfuite.les autres parties décimales
( a ) tes pHyficiens 'a'ppéllènt' pendule un corps fufpendu de manière a pouvoir fe balancer, en allant amp; venant ,nbsp;comine on le Voit dans les horloges qui portent, elles-mêmesnbsp;ie nom de pendule. On fait que le pendule fe balance avecnbsp;plus ou mains'de vJteffe , fuivamp;nt que fa 'verge eft plusnbsp;coiirte ou plus, longue,
de deux en deux , on a fousdivJCé heure en cent minutes , dc chaque aiinuic en.nbsp;cent fecondes , ce qui donne cent xvïlle fe-condes pour la durée du jour, au lleu 4enbsp;tre-vingt-fix miüe quatre cents ; amp; teil.:: eflnbsp;ladivifion qui a lieu dans Ie calendiier r^pu-blicain décrété par la i^otivention nationale.nbsp;La nouvelle feconde fera ainfi a peu-près lesnbsp;fix feprièmes de Tancienne , amp; Ie pendulenbsp;des horloges a fecondes, qui avoir environnbsp;trois pieds huit lignes amp; demic de longueur,nbsp;fe trouvera nécelTairement raccourci, puif-quil faudra quil batte des Tccondes quinbsp;feront elles-mêmes plus courtes. Sa longueurnbsp;fera de vingt-fept pouces amp; pres de cinqnbsp;lignes , ce qui rendra les horloges plus commodes amp; plus portatives.
Defcription de Vétalon du JMètre amp; desprin-
cipales Mefures ufuelks de longueur,
22. Après avoir fixé Ia longueur du mè-tre , a laide de la phyfique amp; de la géo-métrie, on a conflruit fon etalon qui fervira a régler lexécution de tous les mètres dontnbsp;on fera ufage dans route 1 etendue de la Ré-publique.
Injirdclion abre'gée, nbsp;nbsp;nbsp;B
-ocr page 34-De rnême que Ton avoit tracé furie pied lt;3es divifions accompagnées de chiffres pournbsp;jndiquer les parties fraélionnaires de cettenbsp;tnefure, on a divilé amp; chiffré létalon dunbsp;metre , daprès Ia combinaifon qui a paru lanbsp;plusavantageufepourinterprétercetteefpècenbsp;décriture. Dans cette viie , on a difpofélesnbsp;lignes de divifion amp; les chiffres comme fur lanbsp;fig. I , pl. I, qui repréfente feulement lesnbsp;trois premiers décimètres. Le le61:eur fup-pléera le reüe par la penfée. On voit que lesnbsp;lignes qui défignent les décimètres , sécen-dent fur toutelalargeur du mètre; que cellesnbsp;qui répondentauxcentimètres, fe terminentnbsp;a une certaine diftance du bord, amp; que cellesnbsp;qui donnent lesmillimètres, font encore plusnbsp;courtes , ce qui rend les trois ordres de divifion faciles a diflinguer. Les décimètresnbsp;font marqués en gros chiffres , depuis inbsp;jufqua lo. Les centimètres , au lieu detrenbsp;marqués depuis i jufqua loo , le font parnbsp;dixaines , en chiffres plus petits ; en fortenbsp;que la fuite des dix carafières o , i , 2,3,nbsp;4 j 5 ^ » 7 gt; 8 , 5» j fe répète con.tinümentnbsp;dans eet ordre de divifions. Quant auxnbsp;millimetres, on les a laifies fans chiffres ;
-ocr page 35-feulement on a donné a la ligne du cinquiè-nie millimetre de chaque dixaine, une faiUie au-delTus des autres lignes , pour aider anbsp;le reconnoitre , au défaut de chiffres.
Dapres cette difpofition , rinftrument ofFre comme de lui-meme, le's nombres quinbsp;expriment les fousdivifions du mètre , parnbsp;lefquelles on a palTé , en mefurant une longueur afFedée de redes fradionnaires. Sup-pofons cette longueur égale a fept mètres ,nbsp;deux decimetres, trois centimetres amp; quatrenbsp;millimetres. Parmi les chifFres 7,2, 5,4,nbsp;qui appartiennent a ce réfultat, on na befoinnbsp;que de fe rappeler le premier ; on trouve lenbsp;fecond amp; le troifième écrits fur la partie denbsp;rinftrument qui a fervi a mefurer les petitesnbsp;longueurs correfpondantes , amp; il eft: biennbsp;aifé de fuppléer le chiffi-e 4 qui indique lenbsp;nombre des millimètres.
Les memes chifFres peuvent egalement fervir a exprimer uniquement en millimetresnbsp;les fousdivifions du metre qui font partienbsp;du réfultat. Ainfi , dans 1 exemple que nousnbsp;venons de citer, on trouveroit tout dunnbsp;coup que le réfultat eft: 7 mètres , 234nbsp;millinaètres, en appliquant les trois chiffres
Bz
-ocr page 38-^ ( 20 )
indiqués par Iinflrument a la plus perke des Ibusdivifions du metre.
23, nbsp;nbsp;nbsp;On aurolt pu a la rigueur fe concenternbsp;du mètre pour routes les opérations quLnbsp;exigent Iemploi des mefures lineaires , puif-quon trouvera toujours dans le mètre amp; (esnbsp;fousdivifions, un moyen de mefurer uncnbsp;longueur avec une exaèlitude fuffifante ;nbsp;mais comme dans Ianclenne méthode denbsp;mefurer , on avoir imaginé differences efpè-ces de mefures ufuelies , pour faciliter onnbsp;abréger les opérations, on a penfé quilnbsp;convenoit dintroduire auffi dans le nouveau fyftème , diverfes mefures qui répon-diffent aux précédentes , amp; puffent lesnbsp;remplacer pourTufage ordinaire.
24. nbsp;nbsp;nbsp;A Iegard de Iaune qui étoit deftinéenbsp;principalement a mefurer les étoffes , il étoitnbsp;dautant plus naturel de choifir le mètre lui-même pour en tenir lieu , quil eft feulementnbsp;plus court denviron fept pouces que Iaunenbsp;telle qu on Iemploie a Paris, amp; quil fe rap-proche encore davantage de Iaune adopteenbsp;dans les pays étrangers , avec leiquels la
-ocr page 39-France a des rapports de commerce. Lcs metres appliques a cet ufage font dunenbsp;forme carree, comm^ celle de Taune , amp;nbsp;leurs divifions qui ne sétendent que juf-quaux centimètres , font indiquées par denbsp;fimples traits marqués fur le bois amp; garnisnbsp;de clous , comme cela fe pratiquoit encorenbsp;a 1égard de 1aune.
25. nbsp;nbsp;nbsp;Pour remplacer la toife , on a choiiinbsp;le double mètre qui na pas deux pouces denbsp;plus en longueur; fur quoi il faut biennbsp;faire attention que le double metre neftnbsp;employé que pour mefurer plus commodé-ment amp; dune manière plus expéditive unenbsp;grande longueur; de forte quen 1appliquantnbsp;fucceffivement fur les dijfPerentes parties denbsp;cette longueur , on doit compter par lesnbsp;nombres 2 ,, 4, ó , 8 , amp;c. en regardantnbsp;chaque application du double metre commenbsp;Féquivalent de deux applications fucceffivesnbsp;dun metre unique.
26. nbsp;nbsp;nbsp;Enfin pour fiippleer au pied, amp; avoirnbsp;auffi une mefure de pocbe que Ton put tou-jours porter fur foi amp; employer au befoin ,nbsp;on a exécuté une mefure égale a 25 centi-
( 22 )
metres , amp; que Ion a fousdlvifée en millimetres, Le principal ufage de cette mefure eftde determiner de petites longueurs, infé-rieures a celles du mètre , quoiquil foitnbsp;facile , avec un peu dhabitude , de Fem-ployer auffi au défaut du mètre lui-mêmc.nbsp;On pourra , fi Fon veut, appeler cette mefure quart de mètre , en nemployant cenbsp;mot que comme une expreflion abrégée ,nbsp;pour défigner une longueur de 25 centi-mètres. On a remarqué que cette longueurnbsp;fe rencontroit, par une forte de hafard ,nbsp;avec la longueur la plus ordinaire du piednbsp;de Fhomme , qui eft a peu-près de neufnbsp;pouces.
27. La manière de tracer les divilions amp; leurs chifFres fur le quart de mètre , efl:nbsp;femblable a ceiie qui a lieu pour le mètre.nbsp;Ainfi Fartifle qui divife cette mefure , opèrenbsp;comme sil eut commencé a divifer unnbsp;mètre entier, amp; fe fut arrêté tout-a-coupnbsp;après deux décimètres amp; demi ; amp; cettenbsp;divifion fradlionnaire , qui femble dabordnbsp;une imperfedlion , avertit au contraire celuinbsp;qui emploie la mefure , dune chofe quon
-ocr page 41-veutiui apprendre , favoir que cette mefurc nentre point dans Tordre du lyltèmt, quellenbsp;neft point une des fousdivifions du metre,nbsp;mais un fimple fragment de mètre , deftinénbsp;pour Iufage de tous les momens , amp; dontnbsp;on a féparé le refte du metre , qui devien-droit alors fuperflu amp; incommode.
28. Rapports entre les nouvelles mefures de longueur amp; les anciennes.
Le metre compare au pied vant a peii-près. ........... 3^ n
Le double metre comparé a la toife................6^ 1* 10' nbsp;nbsp;nbsp;^
Le metre comparé a Iaune de
Paris, de jP 7P lo'J-........ISiauws launegt;
quelque chofe.
Le quart de mètre comparé au au pied............... P 2.'
Le decimetre........... -S* 8'
Le centimetre.......... 4* i?»
Le millimetre..........
II. DES MESUREs AGRAIRES.
2p. Les mefures agrairés , ainfi que nous lavons déja dit ( 2 ) , font celles qui fervent
-ocr page 42-a évaluer 1 etcndiie des parties dun terrain , comme un champ, une prairie, un bois, See,nbsp;Nous obferverons dabord que ces mefuresnbsp;ne font qiiune dépendance des mefures denbsp;fuperflcie ( 2 ) , employees en général anbsp;mefurer toute étendue que fon confidèrcnbsp;fuivant deux dimenfions , dont Tune sap-pelje longueur amp; fautre largeur. Jufqu^anbsp;préfent lunité ufuelle des mefures de fuper-ficie étoit tan tót la toife carrée , amp; tan tótnbsp;Ie pied carré. A favenir , elle fera Ie mètrenbsp;carré j amp; ainfi lorfquon voudra mefurer ié-tendue dune terraffe, dune cour , dunnbsp;mur , amp;c., on cherchera he nombre de mè-tres carnés renfermés dans cette étendue.
les dimenfions de la furface évaluer , amp; que ceft Ie
30. nbsp;nbsp;nbsp;Remarquons encore , avant dallernbsp;plus loin, que pour employer Ie mètrenbsp;carré comme unité des mefures defuperficie ,nbsp;Topération fe réduit a mefurer , avec Ie mètre linéaire ,nbsp;que lon veutnbsp;calcui qui, daprès ces dimenfions, donnenbsp;Ie nombre de mètres carrés que contient Ianbsp;furface.
31. nbsp;nbsp;nbsp;Revenons maintenant aux mefures
-ocr page 43-agralres. On fait que lunité de ces mefures quon employoit Ie plus ordinairement dansnbsp;lancien fyftème , étoit iarpent. On lui anbsp;fubftitué , dans Ie nouveau fyftème , unnbsp;grand efpace carré , dont Ie cóté eft de centnbsp;metres, amp; qui renferrae dÏK mille metresnbsp;carrés. On a donné a cette unité Ie nomnbsp;èicrc, dcrivé dun mot qui fignifie labourer.nbsp;Son étendue eft a peu-près double de cellenbsp;de larpent qiielle remplace.
32. Pour avoir enfuite dautres mefures ufuelles propres a concourir avec Pare anbsp;lévaluation des terrains qui étant fousdi-vifés par cette unité de mefare, donneroiencnbsp;un refte, ou de ceux qui nauroient quenbsp;des dimenfions inférieures , on a Ibusdivifénbsp;Pare en dix parties égales, dont chacunenbsp;a été appelée déciare, amp; Ie déciare a fonnbsp;tour en dix parties égales, dont chacunenbsp;porte Ie nom de centiare. La furface dunbsp;déciare eft égale a mille metres carrés, amp;nbsp;celle du centiare a cent mètres carrés.
-ocr page 44-
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N o M s des Mefures. 1 ARE.OUütó(^ agraire. DECIARE. CENTIARE. |
34. II arrive fouvent que les terrains done on chercheTétendu^, en Ia comparantnbsp;a celle de lare, sécartent de la fimpliciténbsp;amp; de Ia régularité qui conviennent auxnbsp;mefures ufuelles ; mais la géométrie fournitnbsp;des regies pour partager ces terrains en unnbsp;certain nombre de triangles, dont on évaluenbsp;la fonime en ares, déciares , centiares , amp;c.nbsp;amp; e eft en cela que confifte Varpentage.
( 3 ) Le centiare eft auffi fufceptible de prendre la figure dun carré parfait , dont Ie cóté feroit égal a dix mètres ;nbsp;jnais ceile nous lui attribuons ici eft adaptée a la méthodenbsp;de ealcul ufitée dans 1 arpentage.
-ocr page 45-III. DES MESURES DE CAPACITÉ.
35. nbsp;nbsp;nbsp;Après avoir choifi Ie mètre carré (29),nbsp;pour y rapporter les mefures de Tuperficie,nbsp;il devenoic indifpenfable d adopter Ie mètrenbsp;cubique , comme unité des mefures de foli-dité , pour remplacer Ie pied cube amp; la toifcnbsp;cube (3), lorfquon auroir a mefiirer desnbsp;folid es conftruits ou facorsnés par certainsnbsp;arts , comme les parties dun édifice, lesnbsp;pieces dune charpente, amp;c. Nous ferons anbsp;ce fujet une rem.arque femblable a celle quenbsp;nous avons déja faite ( 30 ) a légard dunbsp;metre carré , favoir que dans revaluationnbsp;des folidicés , ccft encore Ie mètre linéairenbsp;qui- eft employé dabord a mefurer les di-menfions du corps fur lequel on opère. Lenbsp;calcul fait connoitre enfuite combien denbsp;fois la veritable unité , qui eft le mètrenbsp;cubique , eft renfermée dans Ie volumenbsp;de ce corps.
36. nbsp;nbsp;nbsp;De même que les mefures agrairesnbsp;font une dependance des mefures de fuper-ficie , üont elles ne différent que par Ianbsp;relation quelles ont avec les produélions
-ocr page 46-de Ia terre , de même auffi les mefii-res de capacité dérivent des mefures de folidité , avec la feule diltérence quellesnbsp;font appropriées a certalnes fubftances quenbsp;Ia terre nous ofïre pareillement pour lesnbsp;befoins journaliers de la vie, amp; dontcesnbsp;mefures fervent a évaluer la quantité ounbsp;Ie volume.
37. nbsp;nbsp;nbsp;Parmi ces difFérentes fubftances , lesnbsp;unes font des liquides, telsque Ie vin , lanbsp;bière , leau-de-vie , amp;c,; les autres fontnbsp;des grains, tels que Ie blé, Ie feigle, 1orgp,nbsp;Ie riz, amp;c. Mais comme ce nefl toujoursnbsp;quune même manière dopérer , quinbsp;confifte a tranfvafer la fubftance quon fonbsp;propofe de mefurer, on a penfé que pournbsp;mettre plus de fimplicité amp; duniformiténbsp;dans Ie nouveau fyflème , il convcnoitnbsp;dadopter pour les liquides amp; pour lesnbsp;grains, des mefures qui eulTent les mêmesnbsp;grandeurs amp; portaffent les mêmes noms,nbsp;Seulement on fera varier les formes , fui-vant 'que 1exigera la diverfité des ufagesnbsp;aiixquels les mefures feront employées.
( 29
iunité des mefures agraires contenoit dix mille fois Ie mètre carré ou Tunité desnbsp;mefures ufuelles de fuperficie , amp; nousnbsp;avons expofé la raifon qui avoit engagénbsp;a étendre ainfi les limites de la mefure dontnbsp;il 'sagit. Au contraire , lufage que lonnbsp;fait des mefures de capacité pour les befoinsnbsp;journaliers , exigeoit que l unité fut ici unenbsp;mefure qui neüt que de petites dimenfions.nbsp;En conféquence , on a choifi pour cettenbsp;unité la millième partie du mètre cubique.
39. Si Ton fuppofe que lunité dont il sagit ait elle-même la forme dun cube, Ienbsp;cóté de ce cube fera égal au décimètre, amp;nbsp;par conféquent Ie corps prendra Ie nom denbsp;décimètre cubique, lAdis comme la forme eftnbsp;ici indifférente, pourvu que Ie contenu foitnbsp;Ie même , tout vafe dune forme quclconquot;nbsp;que, qui contiendroit précifémentla mêmenbsp;quantité de liquide ou de folide quun vafenbsp;dans lequel un décimètre cubique entrcroitnbsp;fans y laiffer de vide , fera cenfé repré^nbsp;fenter lunité relative aux mefures ufuellesnbsp;de capacité.
Cette unité portera Ie nom de cadU,
-ocr page 48-40. Figurons-nous maintenant dautres mefures qui foient égales fucceffivement anbsp;dix decimetres cubiques ou a dix cadils ^ anbsp;cent décimètres cubiques , amp;c. Dès Ie troi-fième terme de cette progreffion , nousnbsp;arriverons a une mefure qui équivaudra aunbsp;mètre cubique , amp; ce fera celle qui contien-droit mille cadils, ou mille décimètres cubiques. Cette mefure porte Ie nom de cade ,nbsp;amp; on peut la confidérer comme la mefurenbsp;ufuelle a laquelle fe rapportent les grandsnbsp;approvilionnemens de liquides amp; de grains.
On voit par-la que la dénomination de cadil donnée a 1unité des mefures de capa-cité deftinées pour les befoins du moment,nbsp;eft une efpèce de diminutif du mot cadeynbsp;qui exprime a fon tour une unite dunnbsp;ordre fupérieur , relative aux grandes four-nitures , ce qui établit entre les deux nomsnbsp;un rapport alTorti aux uüages des mefuresnbsp;dont ils rappellent Fidée.
41. Entre Ie cade amp; Ie cadil, il y a deux mefures intermédiaires ; favoir, Ie décicade,nbsp;qui cft dixieme partie du cade ; amp; Ienbsp;centicddc , qui en eil la centième partie.
-ocr page 49-42. Tableau des mefures de capacité lesnbsp;plus ordinaires.
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RAPPORTS ivec Ie Décimètre cubique , OU Ie cadil. |
VALEURS en parties ' du Metre cubique. |
N 0 M S des Mefures. |
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I |
DÉCICADE. | |
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............ | ||
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I.......... |
' CADIL, OU unit^ ufudle des mefu' _ res de capacité. | |
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1000 nbsp;nbsp;nbsp; gt; |
43. nbsp;nbsp;nbsp;En comparant Ie cadil dune part amp;nbsp;Ie centicade de lautre , aux deux anciennesnbsp;mefures ufuelles avec lefquelles celles-ci ontnbsp;Ie plus de rapport, amp; dont Tune fervoitnbsp;pour les liquides, amp; lautre pour les grains,nbsp;on trouve que Ie cadil contient a peu-prèsnbsp;une pinte amp; un vingtième mefure de Paris,nbsp;k que Ie centicade contient environ feizenbsp;ivres de blé , tandis que Ie boilTeau de.nbsp;^aris en contient vingt livres.
44. nbsp;nbsp;nbsp;Rien nempêchera quon ne falTe auffinbsp;des doubles centicades, des triples centica-quot;
-ocr page 50-'des, See. fuivant que lexigeront les difFcrens genres de commerce dans les divers pays.nbsp;Mais, en employant ces mefures, on ra-mènera toujours leurs capacités a celles desnbsp;mefures plus petites dont elles feront desnbsp;multiples , de man ière a ne point sécarternbsp;du principe général dont on eft parti pournbsp;réglerla progreffion des nouvelles mefures.
On voit par ce qui précède , que la nature des fubflances a fétat de liquide ou de grains, fournic un moyen ümple , expé-ditif amp; alfez précis pour lufage ordinaire ,nbsp;de mefurer un vafe, en y verfant, a plu-fieurs reprifes, la quantité de liquide ounbsp;de grains contenue dans une mefure ufuellenbsp;bien connue , tellc que Ia pin te , jufqua cenbsp;que Ie premier vafe foit plein. Op peutnbsp;encore juger de Ia capacité dun vafe , parnbsp;Ie poids de Ia quantité de liquide qu denbsp;grains fuffifante pour Ie rempiir. Mais lorf-que les vafes font dune grandeur confidé-rable, on fe fert dun inftrument appelénbsp;jauge , pour comparer les capacités de cesnbsp;vafes, qui font ordinairement des tonneaux,nbsp;avec la capacité déja connue dun autre vafenbsp;de même figure.
ly. DES POIDSi
4). Les poids qui font dun ufage encóré plus fréquent dans Ie commerce , que lesnbsp;mefures de longueur amp; de capacité, étoientnbsp;en même temps la partie la plus vicieufe denbsp;1ancien fyftème. La divifion de la livre ennbsp;quarterons, en onces, en gros , cn grains ,nbsp;amp;c., étoit fi mal aiTortie, que celui quinbsp;vouloit acheter, par exemple, deux grosnbsp;d une certaine marchandife, étoit fouventnbsp;Icün de favoir quil demandoit un foixante^nbsp;quatrième de la livre. Dune autre part lesnbsp;formes des poids nolFroienc rien qui putnbsp;aider ioeil a les reconnoitre. Le marchandnbsp;feul les diftinguoit par la grande habitudenbsp;quil avoit de les manier ; mais la plupartnbsp;des acheteurs eulfeit été bien cmbarralfés,nbsp;dans certains cas, de faire eux-même,s lanbsp;pefée de ce quils avoient demandé,
4^4 Pour étendre a cette méme partie les avantages du nouveau fyflème, il falloit
dabord décerminerdunemanièreinvariable
1unité de poids. On a fait dépendre cettq
(détermination de celle des mefures de ca-pacité (35)3 ^ eft convenu de prendre pour Tunité de poids celui de la quantiténbsp;deau renfermée dans Ie cadil, après avoirnbsp;mis cette eau dans un certain état dont nousnbsp;aliens parler.
47. La manière ordinaire dévaluer Ie poids de la quantité de liquide contenuenbsp;dans un vafe, confifte a pefer dabord Ie vafenbsp;feul jpuis a Ie,pefer de nouveau après lavoirnbsp;rempli de liquide , amp; Ia difFérence entre lesnbsp;deux pefées donne Ie poids du liquide. Maisnbsp;ce moyen nétant pas alTez exaél, on en anbsp;employé un autre qui eft cpnnu des Phy-ftciens , amp; qui eft fufceptible dune grandenbsp;précifion. De plus , leau dont on seft fervinbsp;avoit été diftiilée , ou paftee , comme Fonnbsp;dit, a Falambic, amp; on lui avoit fait prendrenbsp;un degré déterminé de température qui eftnbsp;celui de la glace fondante , ou celui qui eftnbsp;indiqué par Ie point de zéro fur Ie rhermo-mètre ordinaire. Enfin on a fuppofé cettenbsp;eau pefée dans Ie vide , ceft-a-dire, dansnbsp;un efpace entièremenc purgé dair. Toutesnbsp;ces conditions étoient nécefiaires pour avoy:
-ocr page 53-un point fixe de départ, amp; pour être aiTaré de trouver toujours Ie même réfuliat, ennbsp;répétant Texpérience.
Ainfii Funité de poids eft Ie poids dune qiiantité deau diftiliée, égale a celle qui eftnbsp;contenue dans Ie cadil, iriiFe au degré de lanbsp;glacé fondante , amp; pefée dans Ie vide, Cenbsp;poids vaut deux livres, cinq gros, qua-rante-neuf grains de Fancien poids de mare.
48. nbsp;nbsp;nbsp;On a donné a Funité de poids Ienbsp;nom de grave, qui fignifie un corps pefant.nbsp;Sa dixième partie fe nomme décigrave, fanbsp;centième partie centigrave, amp; fa miliièmenbsp;partie gravel. Ces quatre efpèces de poidsnbsp;fuffifent pour les ufages les plus communs-Ceft la partie du fyftème qui fervira anbsp;remplacer Fancienne livre avec fes fous-divifions en demi-Iivres, en quarterons,nbsp;onces , demi-onces, gros amp; demi-gros.
49. nbsp;nbsp;nbsp;Mais il étoit néceftaire davoir auflxnbsp;des poids très-petits qui pufient tenir lieunbsp;des grains, des demi-grains amp; des quartsnbsp;de grain , pour plufieurs genres dopérationsnbsp;qui exigent beaucoup de précifion , comme
OU
les effais de Tor amp; de largent, Ia pefée du diamant, celle de certains fels ou autresnbsp;médicamens qui ne doivent être adminiftrcsnbsp;qua petites dofes , amp;c. En conféquence onnbsp;a formé trois nouvelies divifions du grave,nbsp;au moyen defquelles Ie gravet a fon tournbsp;fe trouve fousdivifé a limitation du grave.nbsp;La première fousdivifion eft Ie décigravet,nbsp;ëgal a la dix-millième partie du grave ; lanbsp;feconde Ie centigravet, ou Ie cent-millièmenbsp;du grave; amp;la troifième Ie milUgravet,
Ie millionième du grave.
50. Et pour avoir de même au-delTus du grave des poids dont on put fe fervir poutnbsp;les grandes pefées , oü Ton employoit autrefois Ie quintal amp; Ie demi-quintal , on anbsp;regardé Ie poids deau diftiilée, qui répondnbsp;au mètre cubique , comme une nouvellenbsp;unité a laquelle on a donné Ie nom de bar,nbsp;dérlvé dun mot qui fignifie corps pefant (a).nbsp;Le bar équivaut a mille graves ; fa dixième
^a) L etymologie dn mot gravt eft ptife dans la langue Latins , amp; celle du mot bar derive de la languenbsp;Grecque,
-ocr page 55-partie qui eft Ie décibar, pèfe cent graves , amp; fa cendème partie qui eft Ie centibar ,nbsp;pèfe dix graves.
j;!. Tableau du fyftème des ncuveaux poids.
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rapports avc Ie De'cimctre cube deau diftille'e. |
RAPPORTS avec Ie nbsp;nbsp;nbsp;cube deau diftillde. |
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1000....... | |
|
100....... |
I |
|
10 |
I |
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* nbsp;nbsp;nbsp;* lOO *nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;* * | |
|
I....... |
1 |
|
I |
1000 1 |
|
T |
lOOOO - * - nbsp;nbsp;nbsp; |
|
100 |
loocoo ¦ |
|
1000 | |
|
IQ0K,0 ' |
^ nbsp;nbsp;nbsp;r |
|
lOQQOQ t |
I |
|
scoccoo |
Bar OU Millier^.
Décibar.
Centibar.
Grave.
Décigrave.
Centigrave.
Gravet.
Décigravet.
Centigravet
Milligravet,
52. Maïs iifalloicquel ufagedes ces poids, fiir-tout de ceux que 1 on enipioie journeile-ment, comme Ie grave amp; fes fousdiviftons ,nbsp;fut afford a la diverfité des pefées: en forte
qiie Ton put former par leur moyen toutes les combinailbns polübies. Or pour parvenirnbsp;a ce but, en ne fe fervant que de ces mêmesnbsp;poids , ont cut été oblige de multiplier cha-cun dcux , ce qui eut entraïné beaucoup denbsp;longueurs amp; de difficultés dans les pefées.nbsp;On anaré aces inconvéniens.en formant des
4. nbsp;nbsp;nbsp;''
poids intermédiaires, a laide defquels on put opérer dune manière plus commode , plusnbsp;expéditive , amp; toujours conforme a la divi-fion par dix , qui ferc de bafe au fyftème.
53. Pour remplir oe double objet, on a formé dabord trois rangées dc poids^relatifsnbsp;aux trois premières fousdivdfions du grave.nbsp;Sur la première rangée fe trouvent un poidsnbsp;de cinq décigraves , placé en tête , amp; enfuitenbsp;quatre autres poids, chacun dun décigrave ;nbsp;fur la feconde, dabord un poids de cinqnbsp;cencigraves , puis quatre autres poids , chacun dun centigrave; fur Ia troifième ,nbsp;clabord un poids de cinq gravets , puisnbsp;cinq autres poids chacun diin gravet.
Maintenant, f] fon prend la fomme des poids de chaque rangée, en remontant, onnbsp;aura pour la dernière dix gravets qui valent
-ocr page 57-vin centigrave ; pour la feconde , neüfcen-tigraves qui , avec Ie précédent, font un décigrave , amp; pour la première , neuf dé-cigraves qui, joints au précédent, com-plètent Ie poids du grave.
54. Tous ces poids font dune forme arrondie, cornme les pieces de monnoie , amp;nbsp;ceux d^unê même rangée ont des diamètresnbsp;égaux ; en forte que Ie premier ne diffèrenbsp;d avec les quatre ou cinq fuivans , que parnbsp;une hauteur plus confidérable. De plus ,nbsp;les poids qui appartiennent aux différentesnbsp;rangées , ont des diamètres proportionnelsnbsp;a leurs dilfêrences ; amp;ainfi, en fuppofantnbsp;tous ces poids difpofés fymétriquement furnbsp;différentes lignes ,, comme nous venons denbsp;fexpliqüer, Foeil en faifit aifémenc les rapports , daprcs celui de leurs hauteurs amp; denbsp;leurs diamètres , amp; fe familiarife bientótnbsp;avec les dimenfions propres a tel ou telnbsp;poids ; en forte que quand il fe préfente ounbsp;leul OU mele avec les autres , il aucunenbsp;peine a Ie difcerner , amp; g juger du rangnbsp;quil occupe dans Ie fyftème.
On a fornié de menie trois rangées
de poiês relatifs aux fousdivifions dugravet, diftribués dans Ie mêmeordre ; favoir, pournbsp;la première rangée , un poids de dnq deci-gravers , amp; quatre décigravets féparés; pournbsp;la feconde, un poids de cinq centigravets,amp;nbsp;quati'e centigravets féparés ; amp; pour latroi-fième , un poids de cinq milligravets, amp;nbsp;cinq milligravets féparés. Les trois fommesnbsp;prifes de même en remontant , donnentnbsp;dabord dix milligravets , ou Iequivalentnbsp;dun centigravet, enfuite neuf centigravetsnbsp;qui avec Ie précédent font un décigravet,nbsp;amp; enfin neuf décigravets qui , joints aunbsp;précédent, complètent Ie poids du gravet.
56. On a étabii auffi relativement a la partie du fyfcème comprife depuis Ie gravenbsp;jufquau bar , un mode de divifion qui, ennbsp;ajoutant aux poids donnés irnrnédiatementnbsp;par Ie rapport decimal, dautres poids inter-médlaires , fiit propre a faciliter les grandesnbsp;pefées. En conféquence on ett convenu ,nbsp;qu outre Ie centibar ou Ie poids de dix graves , qui etoit déja dans la férie, on feroitnbsp;des poids de vingt graves , dautres de cinqnbsp;graves, amp; d autres de deux graves, On
-ocr page 59-pourra multiplier chacun de ces poids, pour fimplifier les pefées; amp; rallbrtiment qiii anbsp;paru a eet égard niériter la préférence , eftnbsp;celui qui eft compofé de quatre poids denbsp;vingt graves , de deux poids de dix graves ,nbsp;dun de cinq graves , dun autre de deuxnbsp;graves avec trois poids d uh grave chacun ;nbsp;ce qui forme une fomme de cent dix graves.
57. Rapports entre les nouveaiix poids amp; les anciens,
Livres. OnceS, Gros. Grains,
Bar..........Z044. 6
Décibar........104, 7
Poids de zo Graves. 40. 14
Poids de 5 Graves. .10. nbsp;nbsp;nbsp;3
Poids de z Graves . . 4. i
Poids de 5 Décigraves. i. o
öa..
!10
Oil
~ T 100 ^^2.2
Poids de 5 Cenrigraves. i
Centigrave..........
Poids de 5 Gravets.....
Graver.............
Poids de 5 Oéngravets.
'*100009
r)ecigraveTf
-ocr page 60-Poids de 5 Centigravets..
Centigravec...........
Poids de $ Milligravets... Milligravet............
20000
1884,
tOOQOO
OU
49 gr.
1° gr.
n
Ï8S41 nbsp;nbsp;nbsp;^
200000
18841 nbsp;nbsp;nbsp;,
OU
1000000
58. La monnoie de compte, qui a pour unité la llvre tournois , étoic divifee juf-qua préfent en fous , dont chacun valoit unnbsp;vingtième de la livre, amp; en deniers ou ennbsp;douzièmes defou. Maintenant on la diviferanbsp;en décimes qui feront des dixièmes de livre,nbsp;amp; en centimes ou centièmes de livre.
On fait que les calculs qui sappli-quent aux monnoies, font fans comparaifon ceux dont on fait Ie plus dufage. Ils fe mê-lent prefque par-tout dans les opérationsnbsp;relatives aux différentes mefures amp; auxnbsp;poids, amp; ils y portoient la complication quinbsp;nait de la manièfe dont lancienne livre étoicnbsp;fousdivifée. Le rapport décimal fubflituénbsp;a cctte divifion mal aflbrtie , fera un préfentnbsp;fait au commerce, qui lui devra une doublenbsp;économie de temps Sc de travail.
-ocr page 61-SECONDE PARTI E.
CA LCU L reladf a la divifion decimale des iMefures dédinces de la grandeur de:nbsp;ia Terre,
NOTIONS PRÉLIMINAIRES.
^o. .^Oüs avons vu (15) que Ton avoit choifi Ie rapport de dix a un , quonnbsp;appelie rapport decimal , pour divifer amp;nbsp;foLisdivifer les nouvelies mefures. La raifbnnbsp;qui a décidé de Ia preference en faveur de cenbsp;rapport, cell qué , par ce moyen , tous lesnbsp;calculs qui auront pour objet les operationsnbsp;fur les nouvelies mefures , vont devenirnbsp;extrêmement fimples amp; faciles. On avoit,nbsp;dans 1ancienne méthode, des rédudions con-tinuelles a faire de deniers en fous amp; ennbsp;livres tournois; de lignes amp; de pouces ennbsp;picds OU en toifes; de grains , de gros amp;nbsp;donces en livres poids de mare ; amp; lorfquenbsp;] on vifoit a Ia préciiion , on avoit en outrenbsp;des demies , des tiers , des quarts amp; dautres
-ocr page 62-( 44 )
fractions femblables a calculer de difFérentes manières. Tout cela rendoit Tétude amp; lanbsp;pratique des operations fur les nonibres qucnbsp;lon appeloit complexes, auffi longues quenbsp;pénibles.
6i. Mais au moyen du rapport décimal il ny aura plus de fraélion » ou du moins cenbsp;feta la même chofe que sil ny en avoit pas ,nbsp;puifqua laide dune légere attention , quinbsp;ue coütera prefque rien , on les calculeranbsp;comme les nombres entiers , amp; que touresnbsp;les opérations fe réduiront a celles qui nenbsp;fuppofent que la connoiflance de ce quonnbsp;appelle communément les quatre premièresnbsp;régies de larlthmétique.
Par une fuite nécelTaire , il ny aura au-cunedifFérence entre les opérations relatives aux diverfes unites de mefure amp; de poids.nbsp;Celui qui faura calculer des metres , fauranbsp;en même temps calculer des graves , desnbsp;livres , tout ce quil voudra , mêmenbsp;en fuppofant quon falTe entrer dans Ienbsp;calcul des divifions extrêmement petitesnbsp;du mètre, du grave , de la livre , amp;c.nbsp;Xüus ces avantages vont devenir fenfibles
-ocr page 63-par rexpofition des principes du nouveaü calcul.
I. DE LA MANièRE deXPRIMER EN CHIE-FRES LES RÉSULTATS DES OPERATIONS-SUR LES NOU VELLES MESURES.
62. SuPPOSONS quayant mefuré uno longueur, a laide du mètre , vous laye»nbsp;trouvée égale a vingt-fix mètres. Pour cou-cher cette fomme en chifFres gt; amp; indiquernbsp;en même temps quelle exprime des metres,nbsp;vous écririez zó*', comme pour repréfenter,nbsp;par exemple, vingt-lüx pieds ou vingt-fixnbsp;livres tournois, au moyen des chiftres , vousnbsp;écriviez 26^ ou 26^.
Dans cette fomme , Ie premier chiffrea gauche vaut deux dixaines ; Ie fecond vautnbsp;hx unites , amp; vous favez que route larith-métique efl: fondée fur ce principe , qygnbsp;1unité de chaque chiffre vaut dix fois lu-niré du chiffre qui Ie fuit, en allant denbsp;gauche a droite, ou ce qui revient au même,nbsp;que Iunité de chaque chiffre eff dix foisnbsp;plus petite que 1unité du chiffre qui ienbsp;précède vers la gauche.
-ocr page 64-C
63. Suppofons raaintenant que la longueur mefurée eüc qiielque chofe de plus que vingt-fix metres , en forte quelle futnbsp;égale a vingt - fix metres , plus quatrenbsp;décimètres , trois centimetres amp; cinq mil-limètres.
Si vous vous rappelez ( 13 ) quun metre vaut dix décimètres , un décimètre dix cen-timètres , amp; un centimetre dix millimetres ,nbsp;vous pourrez écrire ainfi Ie nombre dont il
mt.
sagit^ 2^435 , en regardant les unites des trois derniers chiffres comme décroilTantes,nbsp;de gauche a droite , dans Ie même rapportnbsp;que celles des deux premiers, ceft-a-direnbsp;comme étant toujours dix fois plus petites.nbsp;De cette manière , en partant de la gauche,nbsp;amp; en nommant fucceflivement toutes lesnbsp;unites, conformément a leurs valeurs , vousnbsp;aurez cette fuite dexpreffions, dixaine denbsp;mètre , unité de metre , décimètre ou dixiènienbsp;de mètre , centimetre ou dixième de decimetre , miUimètre ou dixième de centimètre.
Si vous voulez repréfenter en chiffres cette autre longueur, cent vingt-trois mè-tres, deux décimètres , quatre centimètres,nbsp;fix milUnietres , vous écrirez 123246.
-ocr page 65-6^. II vous fera également facile dénon-cer par Ie difcours un nombre de mètres amp; de parties décimales du metre déja couché
enchiifres, par exemple celui-ci, 51359, ceft-a-dire cinquante-un mètres , trois dé-cimètres, cinq centimètres , neuf milli-mètres.
(5^. Vcus voyez que pour exprimer en chiffres une fomme quelconque , compoféenbsp;de mètres amp; de parties du mètre , il nenbsp;sagit que décrire dabord Ie noitibre desnbsp;mètres entiers, en mettant au - dcifus dunbsp;dernier chifFre Ie mot mètre en abrégé , amp;nbsp;dajouter a la fuite les autres chiffres , dontnbsp;Ie premier indique Ie nombre des décimè-tres , Ie fecond celui des centimètres , amp;nbsp;ie troifième celui des millimètres.
Ce fera la même chofe sil sagit de toute autre efpèce de mefure. Par exemple, pournbsp;coucher en chiffres trente-cinq graves, troisnbsp;décigraves, deux centigraves, cinq gravers,
vous écrirez 35325 , en défignant toujours Ie chiffre qui a rapport a 1unité de mefurenbsp;par fabregé du nom de cette unité.
Pour repréfenter deux cent vingt-quatr^
-ocr page 66-Mvres , Tept décimes , neuf centimes , vous
Iv.
mettrez 22^/p.
66. Et de même que quand vous aviez mefuré avec Ie pied une longueur de neufnbsp;pieds amp; dix lignes , par exemple , vous indi-quiez par un zéro quil ny avoit point denbsp;pouces , en écrivant 9*' o' io; de mêmenbsp;auffi, lorfque vous aurez aécrire une fommenbsp;relative aux nouvellesmefures , dans laquellenbsp;il manquera quelquune des divifions déci-males de Tunité, vous mettrez un zéro a Ianbsp;place. Parexemple , pour coucheren chiffiesnbsp;fix metres amp; deuxcentimètres , vous écrirez
mt.
éo2 , amp; en lifant cette expreffion, vous direz Jix niètrcs , ^éro decimètre , deux centïmètres.
6j. Vous favez de plus que , dans Iancien fyftème , lorfquon vifoit a une grande pré-cifion , on avoit des fradions quon expri-moit en demies , en tiers , amp;c., amp; que Tonnbsp;rapportoit a la dernière des divifions denbsp;funité qui avoient des noms particuliers.nbsp;Par exemple , dans les comptes , on avoitnbsp;quelquefois des réfultats quon exprimoitnbsp;ginfi gt; 2.3^ / 3 I, ceft-a-dire, vingt^trois
livres
-ocr page 67-( 49 )
Jivres cinq fous trois deniers amp; deux tiers, dc denier.
De même , lorfque dans une opération relative au nouveau fyfième , vous aureznbsp;des divifions delunitéplus petites que celles,nbsp;qui auront des noms, vous les défignereznbsp;^acilement, en confidérant qu elJes expri-inbsp;meront toujours des dixièmes de iunité du
chiltre précédent. Ainfi ce nombre 2134J, sénonce ainli; vingt-une livres , trois déci~nbsp;mes, quatre centimes amp; cinq dixièmes de.
mt. nbsp;nbsp;nbsp;s
centime, Cet autre 92137 sénonce ainfi ; neuf metres, deux décimètres, iin centimetre,nbsp;trois millimetres amp; fept dixièmes de milli-'nbsp;metre ; ou plus fimplement , ntuf metres ,nbsp;deux décimètres , un centimetre » trois milli-'nbsp;metres, fept dixièmes.
68. Remarquez encore que vous pouvez énoncer de plufieurs manières un nombrenbsp;compofé dunités de meruxe amp; de parties dé-cimales decette unité. Par exemple jcelui-ci,nbsp;^247 ; car vous êtes libre de dire cinq mè~nbsp;tres, deux décimttres , quatre centimètres,nbsp;fept millimètres, ou bien , cinq mèires, deuxnbsp;fnjiruclion airègit.,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;D,
-ocr page 68-lt; 5° )
cent quarante-^fept miUimètres ; ou mêmc , cinq milUdeux cent quarante-feptmillimètres^
6^. Dans certaines opérJi,tIons de Iarith-métique, on faifoit des additions , des fouf-tradions, amp;c. de nombres dans lefquels, outre lunité principale , il y avoit des fous-divifions de cette unité décroilTantes de dixnbsp;en dix, qui ctoient ajoutées aux unités prin-cipales , de la même manière, par exemple ,nbsp;que les décimes amp; les centimes font ajoutésnbsp;aux unités de livre dans le nouveau fyftème.nbsp;Alors on diftinguoit 1unité principale denbsp;fes fousdivifions par une virgule intermédiaire. Ainft, pour défigner deux unités ,nbsp;trois dixièmes amp; fept centièmes, on écrivoitnbsp;a,37 , dans lequel nombre on voit que lanbsp;virgule tient lieu des mots indicateurs, telsnbsp;quenbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, dont nous nous fervons pour
indiquer les unités de nos efpèces de mefures.
Nous emploirons cette manière de fépa-rer lunité de fes fousdivifions , conjointe-ment avec 1indicateur de cette unité. Ainfi, pour repréfenter trois livres , deux décimesnbsp;amp; quatre centimes, nous écrirons a 1avenirnbsp;3j2q, Pour exprimer vingt mètres , fept dé-
-ocr page 69-cimètres , huit centimètres , nous écrlrons
mtgt;
20,78, amp; aihfi des autres. II en réfultera eet avantage, que quand nous aurons anbsp;^crire Tune au-dellbus de Tautre pluiieursnbsp;fommes compofées dunités dune mêmenbsp;mefure, amp; de parties de ces unites , nousnbsp;jjgj^ploïrons qu une fois Ie mot indicateurnbsp;de 1unité, favoir dans la première fomme,nbsp;amp; dans toutes les autres nous ne mettronsnbsp;que la virgule.
Ici Ie mot livre eft fous-entendu aux chifFres 9 amp; 2 , qui précédent la virgule ,
dans les deux fommes inférieures.
70. Et lorfque dans un nombre pris fépa-rément, nous fupprimerons Ie mot indica-teur, en ne laiflant que Ia Virgule , ce qui aura lieu pour certaines operations, tellesnbsp;que la multiplication , Ie nombre fera cenfénbsp;convenir a toutes fortes dunités , ainfi quenbsp;cela eft dufage dans Taritlimétique.
71. Comme les chiffres qui fuivent Ia virguie expriaient des parties décimales denbsp;fimité, on a donné a ces ch,iffres ie nomnbsp;de décimales , amp; Ton dit première, feconde ,nbsp;troifième, amp;c. décimale , pour défigner Ienbsp;premier ^ Ie iecond, Ie troiüème chilFre, amp;c.nbsp;après Ia virguLe.
Voila tout ce quil faut favoir pour être en état de faire toutes les ,additions , fouf-trasSlions, multiplications amp; divilions relatives auxnouvelles mefures amp; a leurs partiesnbsp;décimales. La feule dilFérence entre ces opé-rations amp; celles de larithmétique ordinaire,nbsp;confifle dans ia manière de placer a proposnbsp;la virguie amp; lindication de Tunité principale ; amp; cela eft li facile , que fouvent ennbsp;faifant une opération avec fattention con-venable , on pourroit deviner de foi-mêmenbsp;a quel endroic Tune amp; lautre doivent êtrenbsp;wïifes , fans quil fut befoin dune régie pournbsp;Ie dire.
72. Avant dexpofer Ia méthode dont il sagit, nous donnerons ici la table des abré-viations des noms de mefures amp; de poids ,nbsp;qui pourront fervir a indiquer , lorfqu^il
-ocr page 71-Me fares linéaires^
Decimetre........................
Centimetre............. c.mt.
Me fares de fuperficie.
Mefures de foUdité.
(lt;2) Nous nous conformons ici a Tancien ufage, qui étoit décrire quarré au lieu de carré, en ramenant rorthographanbsp;de ce nom a fon étymologie, qui eft ie mot latin quairatum,nbsp;afin de navoir quune feule lettre a employer pour cliacunnbsp;des lignes «JiftinSifs du carré amp;: du cube.
-ocr page 72-Centicade...................
Cadil......................cl.
Décicadil...................d.cl.
Centicadil...............i - c.cl.
Millicadil...................m.cl.
Bar OU millier...............bt.eu mir.
Décibar....................d.br.
Centibar....................c.br.
Grave...................... gy.
Décigrave...................d.gv.
Centigrave..................c.gv.
Graver.....................gvt.
Décigravet....... ............d.gvt.
Centigravet................. c.gvt.
Milligravet..................m.gvt.
Livre..................«... Iv.
Décime..................... dm.
Centime........ ............cm.
-ocr page 73-I
73. Nous commencerons par citer un exemple ciré de lancien fyftème, pour vousnbsp;rappeler ce que vous faifiez jufqua préfent,,nbsp;amp; vous mettre ainfi a portee de mieux jugernbsp;par comparaifon , combien fera plus fimplcnbsp;amp; plus facile ce que vous aurez déformaisnbsp;a faire.
Ayant recu cinq fommes différentes y compofées de livres , fous amp; deniers , vousnbsp;vous propolïez den former Ie total , amp;nbsp;pour cela vous aviez a ajouter enfemble,
|
*3 livres |
i8 |
fous |
9 deniers, ou |
23» 18^ |
9^. |
|
9 livres |
7 |
fous |
lt;5 deniers, ou |
9 7 |
6 |
|
12 livres |
II |
fous |
3 deniers, ou |
12 II |
i |
|
6 livres |
15 |
foiis |
9 deniers, ou |
6 IS |
9 |
|
amp; zi livres |
4 |
fous |
6 deniers, ou |
22 nbsp;nbsp;nbsp;4 |
6 |
|
Total...... |
74^ 17' |
Vous commenciez par prendre Ia fomme des deniers , amp; pour cela vous comptiez fuc-ceffivement amp; par parties, lenombre de fousnbsp;contenu dans cette fomme. Ce nombre eftnbsp;ici de 2 fous avec un excédant de 9 deniers,
Vous pofiez 9 (bus la colonne des deniers amp; vous reteniez 2 que vous portiez a lanbsp;colonne des unités de fous , ce qui vousnbsp;donnoit pour cette colonne 27 fous. Vousnbsp;pofiez 7 fous cette même colonne, amp; vousnbsp;reteniez 2 dixaines de fous que vous portieznbsp;a la colonne précédente , ce qui faifoit ennbsp;tout 5 dixaines de fous. Vous preniez lanbsp;moitié de 5 qui eft 2 , avec une dixainenbsp;de refte. Vous pofiez i fous la colonne desnbsp;dixaines de fous , amp; vous reteniez 2^ quenbsp;vous portiez a la colonne des unités de livre,nbsp;après qiioi vous pourfuiviez lopération anbsp;lordinaire.
La difiiculté étoit encore plus grande lorfquil sagiflbit dadditionner dautresnbsp;quantités , telles que des livres poids denbsp;mare , avec des fousdivifions de la livre ennbsp;16 onces, de Tonce en 8 gros , du gros ennbsp;72 grains , amp; quelquefois du grain ennbsp;detnies, en quarts, amp;c. Une feule additionnbsp;étoic ainfi compofée de plufieurs operationsnbsp;difFérentes, dont chacune avoit fa difficulténbsp;particuliere.
74'
Al aide du nouveau lyftème , les
-ocr page 75-additions de toutes les efpèces de Te réduifent a la pratique fort aifée de lanbsp;règle fuivante.
Régie,
Écrivez les {bnimes a ajoiiter les unes au-dcffous des autres , en mettant toutesnbsp;les virgules fur une même colonne , amp; dansnbsp;Ie total, placez la virgule au même rangnbsp;oü ellc eft déja dans les nombres fupéricurs.
Addition des Livres , Décimes amp; Centimes. 75. Exemple. On propofe dajouter
34 livres, 5» décimes, 4 centimes, ou 8 livres, S décimes, 3 centimes, ounbsp;15 livres, 3 décimes, i centime , ounbsp;13 livres , 4 décimes, z centimes, ounbsp;31 livres, 3 décimes, 4 centimes, ou
76. 11 peut y avoir des places vides entre les fommes , lorfque iune de ces fommes anbsp;moins de déciniales que 1autre. Dans ce
-ocr page 76- -ocr page 77-
| ||||||||
|
Total.........58505. |
So. Exemph. Ayant mefuré cinq longueurs difFérentes fur quelque partie de batiment, ou ailleurs , on défire connoitrenbsp;la longueur totale:
mt.
La i. eft de 17- nbsp;nbsp;nbsp;ou 17,354
La Z'. de ii'- o''-'- nbsp;nbsp;nbsp;9quot;''quot;''' ou 11,049
La 3'. de 8- 7-'- o^ '- nbsp;nbsp;nbsp;ou 8,705
La 4'. de zquot;-'- 4'' quot;'- nbsp;nbsp;nbsp;OU 1,417
La 5% de lo''- nbsp;nbsp;nbsp;o'quot;-'- 5ra-quot;gt;t.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;10,005
f otal........50,518.
-ocr page 78- -ocr page 79-Lune de o- nbsp;nbsp;nbsp;4-* *
7 . J ,v. d.gv. 1-6- 66^'-.......-OU o,oz6
La 3'. de oS i nbsp;nbsp;nbsp;.. .. ou 0,0071
La4'-deo'= o O / nbsp;nbsp;nbsp;__-
gv.
Total..... nbsp;nbsp;nbsp;0,30229.
cinq ballots de marchandife ^ pour en chercher le poids total.
, nbsp;nbsp;nbsp;br,
Le Iquot; pefe i'-'- i'*-''- s'''' fquot;' ou
85. Si Ton navoit a ajouter enfemble que des fousdivifions de Tunité principale, com-me des décimètres, des centimètres, amp;c.nbsp;lorfquil s agit de mefures de longueur, onnbsp;pourroit prendre pour unite la plus grandenbsp;de ces fousdivifions , amp; y rapporter le ré-fultat de Fopération.
Exemple, On veut ajouter
d.tnt.
ou 3,25 ----ou 4^7 ,
III. DE LA SOUSTR action.
86. La fouftradion des nombres compofés dunités amp; de parties de Tunité avoir auflinbsp;fes difficultés dans lancien fyftème, fur-toutnbsp;lorfque Ie nombre fupérieur étant plus petitnbsp;que linférieur, dans quelquune des colonnes qui appartenoient aux fousdivifions denbsp;lunité principale, il falloit emprunter unenbsp;unitéfurla colonne précédente. Cet em-prunt exigeolt deux attentions, Tune pournbsp;réduire lunité que lon venoit demprunternbsp;en parties de la même efpèce que celle denbsp;la colonne fur laquelle on opéroit, lautrenbsp;pour ajouter Ie nombre de ces parties avecnbsp;celui qui fe trouvoit déja dans cette mêmenbsp;cplonne. Donnons auffi un exemple denbsp;eette manière dopérer.
Vous aviez a fouftraire
de 375 liv. 7 foiis 3 deniers, oude 375^ 7
143 liv. 18 fous 9 deniers, ou nbsp;nbsp;nbsp;jg ^
Refte.
rgt;
Remarquant dabord que de 3** on ne peut retrancher 9'*, vous empruntiez fur les 7'du
-ocr page 82-( 64 ) ,
noiïibre fupérieur un fou que vpus réduifiez en 12 deniers; ajoutant ces 12*^4 vousnbsp;aviez 15*^ done vous ótiez 9''; refloit 6**nbsp;que vous écriviez fbus la même colonne.nbsp;Vous palliez a Ia colonne desfous, amp; commenbsp;des 6'^ qui reftoient au nombre fupérieur,nbsp;vous ne pouviez non plus retrancher i8%nbsp;vous empruntiez pareillement fur Ie 5 précédent une unité de livre,que vous réduifieznbsp;en 20 qui joints 46 faifóient 26 ^; retran-chant 18*^, vous aviez pour refte 8% quenbsp;vous écriviez fous les unités de fou. Vousnbsp;faifiéz enfuite la fouftradion des iLvres 4nbsp;Tordinaire.
87. A laide du nouveau fyftème. Ia diffi-culté qui provient des rédudions na plus lieu , amp; les emprunts fe font comme pournbsp;les nombres entiers.
Régie.
Ecrivez les deux nombres propofés Fun fous lautrc , de manière que les virgules fenbsp;répondent, amp; dans Ie nombre qui exprimenbsp;lerefte^ mettez la virgule au même rangnbsp;o4 cHe eft déj4 dans les deux nombres
fupérieuxs^
-ocr page 83-fupérieurs. Cette regie, comme vous voyez^ eft la même que pour Iaddition.
Exemples de Soujlraclion.
Soujlraclion des Livres, Décimts 6 Centimes, 88. Exempli- V^ous avez recu
Iv,
4^'
ou 16,846
fur quoi vows devez 13^''- 9
Iv. dm. jcm. 1 nbsp;nbsp;nbsp;13,958
Iv.
Reftc............. 12,888.
Remarque.
8p. II peut arriveer que Fun des deux nombres propofés ait moins de décimalesnbsp;que Fautre, par exemple, que Jon ait a
retrancher 35,675 de 917,5; alors, pour éviter tout embarras, vous ajouterez desnbsp;zéros a la fuite du nombre qiii aura moinsnbsp;de décimales, jufqua ce quil en ait autantnbsp;que Fautre. Dans le cas préfent, par exemple , vous ajouterez deux zéros a la fuitenbsp;du fecond nombre qui deviendra 97,300,nbsp;ce qui ne change rien a fa valeur; car Fex-Infiruclion ahrégée,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;E
-ocr page 84-iv.
prenion (?7,3 sénonce ainfi, livres 3
Iv.
décimes; amp; pour énoncer 97,300, vous diriez 97 liv. 3.décimes , zéro centime, zéronbsp;dixième de centime , par ou vous voyez quenbsp;les zérps ajoutés ne font rien a, Ia vaieur dunbsp;nombre.
' Iv.
Vous aurez done . .....97,300
dont il fa^u retrancher......35,675
Iv.
Refie .... . 61,625.
Soujlraclion des rnefures de longueur.
90. Exempk. Ayant mefuré deux longueurs différentes, on veuc favoir de com-bien Tune diffère de Fautre :
mf.
La iquot;. eft de 37'- o''-'- nbsp;nbsp;nbsp;5-'' oü de 37,0356
La z'. eft de ip* 3' quot;'' nbsp;nbsp;nbsp;4 '- ^ ou de 19,3249
mt.
Difference ....... 17,7107.
Autre exempk. La première longueur
mt.
eft de 5'- z'''' p'quot;'quot;'' 4-quot;''- ^ ou de 5,2943 La 2'^. de o' p'-'-..........OU de 0,9000
mt.
Difference,........4,3943.
( ^7 )
Souflra^ion des Poids.
9I. Exemple. On a pefé un vafe dabord vide, amp; enfuite après lavoir rempli denbsp;liquide. On défire connoitre Ie poids dunbsp;liquide.
^ nbsp;nbsp;nbsp;gv*
Le vafe plein pèfe nbsp;nbsp;nbsp;z,6^j
Le vafe vide pefoit o®'- nbsp;nbsp;nbsp;zsquot;- ou o,76z
DifFérence ou poids du nbsp;nbsp;nbsp;liquide.......i593S*
92. nbsp;nbsp;nbsp;^atre exemple. On veut avoir lanbsp;difference
br, ,
Entre 4'='quot; 3'«iars Q^emiban ^graves nbsp;nbsp;nbsp;4,309
Difference..........
93. nbsp;nbsp;nbsp;Autre exemple. On a fait deux petitesnbsp;pefées , dans la vue de chcrcher de combiennbsp;lun des deux poids furpaffe lautre ;
La première a donné
La z^ nbsp;nbsp;nbsp;4C.BV. oBv. 7.*.Bvt. öc.gv,.
Difference..............
Voyez (89}.
E 2
-ocr page 86-|
Différeiice. |
d.gv. ^,30000 5,40762 d.gv. . 0,89238. |
IV. DE LA MULTIPLICATION.
95, Les avantages dü noiivÊau fyftëme , pour faciliter les calculs , déja très-fenfiblesnbsp;a légard des deux operations précédentes ,nbsp;paroitront encore plus clairement dans Ianbsp;multiplication , fur-tout pour les cas ou lesnbsp;deux nombres dont il falloit multiplier 1unnbsp;par lautre, étoient compofés dunités amp; denbsp;fousdivifions de lunité. On faifc^t ces fortesnbsp;dopérations par différentes méthodes, toutesnbsp;plus difficiies ou plus longues les uncs quenbsp;les autres. Pour vous faire juger tout dunnbsp;coup de ce que vous gagnerez a opérernbsp;daprès la divifion decimale des nouvellesnbsp;mefures , fuppofons que 1on vous eüt donnénbsp;la quellion fuivante a refoudre : combiennbsp;coiueront 33 toifes 6 pieds 4 pouces denbsp;maconnerie, a raifon de 37^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;9^ la tpife ?
-ocr page 87-Ce quil y avoit ici dembarrafTant, cétoienC dune part les pieds amp; les pouces, amp; denbsp;Iautre les fous amp; les deniers ; car fi lanbsp;queftion fe fut réduite a chercher combiennbsp;coüteroient 35 toifes a raifon de 37^ pannbsp;toife , vous nauriez eu aucune peine anbsp;trouver la réponfe. Or ceft précifément anbsp;ce dernier genre d opérations que reviennbsp;nent routes les multiplications a faire fur lesnbsp;nouvelles mefures , quoique les unités aux-quelles elles fe rapportent puiifent être fous-divifées en parties beaucoup plus petites quenbsp;ie denier , sil sagit de monnoies , ou quenbsp;Ia ligne , sil sagit de mefures de longueur.
Avant daller plus loin , nous remar-querons que dans toute multiplication il y a trois nombres a confidérer , dont lun sap-pelle multiplicande, Ie fecond multiplicateurnbsp;amp; Ie troifième produit. Comme ceux quinbsp;ont appris Taritlimétique ne faififfent pasnbsp;toujours la différence entre Ie multiplicandenbsp;Ie multiplicateur , il eft a propos de vousnbsp;la faire connoitre. Suppolbns que Fon de-mande combien coütent q aunes détofre anbsp;3^^ laune ? La véritable manière de réfoudre
E 3
-ocr page 88-C 70 )
cette queftion eft de dke 4 fois 3^ font 12quot; d OU 1 on conclud que les 4 aunes coüterontnbsp;Prenons maintenant cette autre quef-tion; combien en coutera-t-il pour payernbsp;qcitoyens, dont chacun dolt recevoir 3^ gt;nbsp;OU celle-ci, combien aura-t-on dépenfé ennbsp;4jours, araifon de 3^ pour la dépenfe denbsp;chaque jour ? L opération confiftera tou-jours a dire , 4 fois 5^*^ font 12^.
Dans toutes ces queftions , le multipli-cande eft 3^ , le multiplicateur eft 4, amp; leproduiteft 12^. Les unites du multipii-cande font déterminées dans lopération ;nbsp;elles repréfentent des livres , amp; en confé-quence le produit lui-même doit exprimernbsp;des livres. Mais le multiplicateur neft con-fidéré que comme un fimple nombre quinbsp;marque combien de fois on doit prendre lenbsp;multiplicande , en forte quen exécutant lanbsp;multiplication , on ne fait aucune attentionnbsp;a lefpèce des unités du multiplicateur. Ainftnbsp;dans les trois exemples précédens, cesnbsp;unités , telles que les préfente la queftion ,nbsp;font tantót des aunes , tantbt des jours , amp;nbsp;tantot des hommes. Mais ii eft indifférentnbsp;qu elles lOient 1 un ou iautre , par rapport
-ocr page 89-a lopération , qui donne toujours le nieme produic 12^.
Vous voyez que pour diftinguer le mul-tiplicande du multiplicateur, lorfque dans ]a queftion les unicés de Tun amp; de Iautrenbsp;auront des noms particuliers , il fufEt denbsp;vous deniander a vous-rneme quel eft lenbsp;nom qui convient aux unites de ce que vousnbsp;cherchez , ceft-a-dire , ft ces unites ferontnbsp;des livres tournois, on des mètres , oii desnbsp;graves, amp;c. Le multiplicande fera celui desnbsp;deux nombres dont les unites ont ce mêmenbsp;nom. Dans cette queftion , par example,nbsp;combien content 4 aunes a Iaune ? onnbsp;voit que le multiplicande eft 3^ , paree quenbsp;le produit que Ton cherche doit exprimernbsp;des livres.
Au refte, en pofant les deux nombres, on peut donner la place fupérieure quot;a celui quenbsp;1on voudra , paree que le produit feranbsp;toujours le même ; mais en mettant par-delTous celui qui renferme le moins denbsp;chiffres , on a cet avantage, que Topérationnbsp;en eft plus fimple, amp; nous fuivrons cecnbsp;ulage dans tous les exeniples de multiplica-cation que nous aliens exoofer.
E4
-ocr page 90-Multiplication dlm nombre compofé d^unités amp; de parties décimales de ces unités parnbsp;un nombre compofé dunités fimpUs.
p/. Les queftions de ce genre reviennenc a celles que lon avoit a réfoudre dans lan-cien fyllème,lorfquon fe propofoit de cher-cher combien coüteroienr, par exemple , 37nbsp;chofes quelconques , comme aunes , toifes,nbsp;livres poids de mare ,313^ 17^ 6^ la chofe.nbsp;Le multiplicateur qui nexprimoit que desnbsp;unités fimples ne caufbit ici aucun embarnbsp;ras , amp; route la difficulté venoit des fous amp;nbsp;des deniers du multiplicande. Mais en opé-rant fur des décimes amp; des centimes , onnbsp;neft pas plus gêné par un nombre que parnbsp;lautre.
Régie.
p8. Après avoir écrit les deux nombres lun au-delTous de lautre, en donnant pournbsp;la commodité du catcul, la place fupérieurenbsp;a celui qui a le plus de chilFres , faitesnbsp;d abord la multiplication a 1ordinaire, fansnbsp;vous embarrafler de la virgule ; amp; enfuitenbsp;dans ie produit, féparez autant de chiffres
-ocr page 91-vers Ia droite au moyen de la virgule amp; du mot indicateur, quil y a de décimalcs aunbsp;multiplicande.
Excmple relatif aux Livres , Décimes amp;
Centimes.
pp. Exemple. Combien couteront,
Iv.
a raifon de 23,85 la chofe,
49 chofes quelconqucs ?
21465
9540
1168,65.
Vous avez féparé deux déclmales, a Taide de la virgule , paree quil y en a deux aunbsp;multiplicande.
Remarque.
100. Lorfque Ie multiplicateur efl: 10, 100,1000, OU tout autre nombre decimal,nbsp;on peut effedluer tout d un coup Ia multiplication , fans faire autre chofe que reculernbsp;la virgule du multiplicande , dautant denbsp;rangs vers la droite, quil y a de zéros au
multiplicateur, Ainfi, Ig produit de 3 gt;4^
-ocr page 92-IVé
( 74 )
par 10 eft 34,2 , com me il eft bien alfé den juger , puifquau moyen du déplacementnbsp;de la virgule, le dernier chifFre 2 qui valoitnbsp;des centimes, vaut maintenant des décimes,nbsp;dont chacun eft egal a 10 centimes, amp; ainfinbsp;des autres chifFres.
Iv,
Pour multiplier 4,234 par 100 , on
Iv.
écrira 423,4; pour le multiplier par 1000 ,
on écrira 4234, en otant toiit-a-fait la virgule , paree que le nombre fe terminenbsp;aux unités de livre. Si 1on vouloit multiplier le même nombre par 10000 , on
Iv. nbsp;nbsp;nbsp;,
ecriroit 42340, en otant dabord la virgule, pour rendre le nombre mille fois plusnbsp;grand, puis en ajoutant un zéro, pour lenbsp;rendre encore dix fois plus grand.
On peut faire la même opératioh fur un nombre qui exprime des unités de toutenbsp;autre efpèce , com me des mètres , desnbsp;graves , amp;c.
Obfervez quun zéro placé a la fuite dun chifFre qui exprime des unités , eft biennbsp;different de celui quon ajoute a la fuitenbsp;dune décimale. Ce dernier ne change pointnbsp;la valeur du nombre (89) , au lieu que
-ocr page 93-Ie premier rend Ie nombre dix fois plus
grand.
Multiplication dun nomhre conipofe dunités amp; de parties décimales de ces unites , parnbsp;un nomhre compojé de mênie dunites amp;nbsp;de parties décimales,
lor. Dans les queftions de ce genre qui fe rapportoient a Tanden fyftème , Ie mul-tiplicande étant ordinairement un certainnbsp;nombre de livres , de fous amp; de deniers , lenbsp;multiplicateur exprimoit tantot des aunes ,nbsp;avec des fradions daune, tantot des toifes ,nbsp;avec des pieds , des pouces amp; des lignes,nbsp;tantot des livres poids de marc, avec desnbsp;onces, des gros , des grains, amp;c. Et com menbsp;la manière dont Tunite le trouvoit diviTee,nbsp;étoit différente a mefure que Ton changeoitnbsp;de multiplicateur , quand on sétoit biennbsp;exercé a vaincre les diflicultés de telle opé-ration en particulier , il falloit commencernbsp;une nouvelle étude non moins pénible , ennbsp;paffant a une operation oil Ton avoit une,nbsp;autre efpèce dunicé a confidérer. Mais anbsp;Tavenir, une feule manière dopérer trés-
-ocr page 94-facile en ellc-même, sappKquera a toutes les efpèces de mefures.
102. nbsp;nbsp;nbsp;ÉcriveZ''les deux nombres propofésnbsp;lun au-delTous de lautre , comme il a éténbsp;dit (98); multipliez a lordinaire, fansnbsp;faire attention aux virgules, amp; enfuitc dansnbsp;!e produit, féparez autant de chifFres , aunbsp;moyen de la virgule amp; du mot indicateur,nbsp;quil y a de décimales au rnultiplicande amp;nbsp;au muItipUcatcur.
Exemples relatifs aux mefures de longueur.
103. nbsp;nbsp;nbsp;Exemple. Combien
int.
coüteront.........47^^34
Iv.
a raifon de.......... 32?5Ö par metre?
2.83404
236170
94468
141702
Produit......I537?939 04*
Vous féparez dans Ie produit cinq décimales , au moyen de la virgule , paree
-ocr page 95-( 77 )
quil y a trois décfmaies au mukiplicateur, amp; deux au mukiplicande.
Remarqi^^^
104. Dans les operations femblables a Ia précédente , ou Ie produit a néceflairementnbsp;plus de décimales que lun ou lautre desnbsp;deux nombres propofés, il arrive fouventnbsp;que les dernières décimales de ce produitnbsp;expriment des parties de iunité beaucoupnbsp;plus petites que celles qui font dufage,nbsp;comme on Ie voit par la même operation,nbsp;ou Ie produit va jufquaux cent-miliièmesnbsp;de la livre , tandis que Ie mukiplicandenbsp;eft borné aiix centimes. Alors, sil ny anbsp;aucune raifon de conferver ces dernièresnbsp;fousdivifions de lunité, vous pouvez efFacernbsp;les décimales qui les repréfentent. Ici, parnbsp;exemple j vous voüs arreteriez aux centimes , en prenant pour produit 1537,93.
II y a cepcndant une attention'a faire , lorlqu on efïace les décimales qui terminentnbsp;Ie produit; cefl; dajouter une unité a Ianbsp;dernière des décimales que Ton conferve,
-ocr page 96-Iqrfque la première de celles que Ion fup-prime eft 5 , ou un nonibre plus grand que 5. Ainfi., dans notre exemple , il eft
Iv.
plus exad: de prendre pour produit 15 37,94
Iv.
que 1537,93 , paree que les décimales fup-primées , dont Ia première efl 9 , valent plus de 75 OU une moitié de centime, amp; quenbsp;de cette manière Terreur que lon commecnbsp;eft moins fenfible que fi. on elFacoit les troisnbsp;dernières décimales , fans rien refliiuer a lanbsp;précédente. Au contraire, dans un produit
tel que Ie fuivant, 1537,93404, on ne changeroit rien a la dernière des décimalesnbsp;confervées, amp; lon prendroit fimplement
Iv.
1537,93, paree que les décimales fuivantes ne valent pas ^ ou une moitié de centime.
On faifoit la même chofe dans les grands comptes par livres, fous amp; deniers, oü lonnbsp;avoit une fradion de denier, que Ton effa-coit; carTuivantque cette fradion étoit plusnbsp;grande ou moindre que 7 , on augmentoitnbsp;d une unite Ie nombre des deniers, ou bieiinbsp;on Is lailToit fans y rien ajouter.
-ocr page 97-105. Autre exempU. On demandecombien, a raifon de.......o,:^5 par metre.
2,4-
couteront.
Iv.
0,840
Comme Topération faite de la manière la plus fimple, le réduit a multiplier 3 5 par 24,nbsp;ce qui donne pour produit le nombre 840,nbsp;feulement compofé de trois chifFres , vousnbsp;pourriez etre embarrafle dobferver id lanbsp;régie ( 102 ) qui prefcrit de féparer dans cenbsp;produit trois décimales au moyen de lanbsp;virgule. Mais il eft aifé de voir quil fautnbsp;faire précéder Ia virgule par un zéro , au-delTus duquel vous placerez Iindicateur denbsp;la livre , pour marquer quil ny a pointnbsp;dunités , en forte que le produit eft fimple-ment 84 centimes. Ce zéro fe feroit trouvénbsp;davance au produit, ft dans le cours denbsp;lopération , vous avicz multipHé le zéronbsp;du multiplicande par chaque chiffre dunbsp;multiplicateur, ce qui dailleürs eut alongenbsp;le calcul en pure perte.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;
-ocr page 98- -ocr page 99-ïo8i Autre exemple. Com Kien ^
» nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Iv,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'
a raifon de....... 15,40 par grave j
£v,
Coüteront..........0,0 os ö ?
Iv.
0,086576*
Oü a peu-pr^s 9 centimes. Voye^ (104)*
Comme la multiplication de 1546 pat 56 , donne fimplement au produit 86576 ,nbsp;ii a fallu pour obferver la régie ( 102 ) gt;nbsp;placer dabord un zéro entre Ie premiernbsp;chiffre 8 amp; la virgule , puis un fecond zéronbsp;avanc Ia virgule ( 105 ).
Ufage de ld Multiplication poUr la mefure des furfaces.
lop. Nous allons rtialntenant êxpofêr la méthode qui , d après Ie nouveau fyftèmé*nbsp;doit étre fub/tituée a ce qu on appeloit juf-quici /e toifc des furfaces , en nous bornantnbsp;a celles qui font d une figure très-fimplenbsp;Injiruclion abrégü^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, E
-ocr page 100-(.82 gt; _
torfime Ie carré long, que Ton appelle aufft
Pour toifer un recLangle , on mefuroit fucceffivement avec la toife Ie grand amp; Ienbsp;petit cöté de ce redlanglc , amp;lorfque cha-cune des deux mefures donnoit unique-ment des toifes fans aucun reile, on avoitnbsp;aifément la furface du reélangle, en mul-tipliant Ie nombre de toifes contenues dansnbsp;un des cötés , par Ie nombre de toifes contenues dans lautre coté : Ie produit faifoitnbsp;connoitre combien il y avoit de toifes car-rées renfermées dans Ia furface du reébangle.nbsp;Ainfi, en fuppofant lun des cótés de ijnbsp;toifes üC lautre de 6 toifes , on trouvoit,nbsp;en formant Ie produit de 13 par 6 , quenbsp;Ja furface étoit égale a 78 toifes carrées.
iio. Si la furface étoit elle-même un carré, il fufilfoit de mefurer un des cötés,nbsp;6c de multiplier par lui-même Ic nombrenbsp;de toifes contenues dans ce cöté. Par exem-pis 5 fi Ie cöté du carré étoit égal a 14 toifes,
^ nbsp;nbsp;nbsp;) Le mot de reSangle défigno une figure dont les
GÓtes font eutre eux des angles droits , coirune celui quc ibriTicnrnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;brs-nchcs diine équerrè'.
-ocr page 101-on multiplioit 14 par 14, ce qui donnoit 19$ toifes carréespour la furfacedu carré totaL
III. Mais fi la toife ne mefuroit pas exadtement les cótés du teélangle, en fort®nbsp;qu^'il y eüt un refle comporé de pieds, dénbsp;pouces , de lignes, amp;C., alors la fitrface écoitnbsp;égale a un certain nombre de toifes carréesnbsp;complètes , avcc un excédant compofé denbsp;parties de la toife carrée. Pour évaluer eetnbsp;excédant, on avoit fousdivifé la toife carrésnbsp;qui portoit auffi Ie nom de toife-toife, ennbsp;fix redangles qui avoient chacun u'ne toifenbsp;de hauteur, fur un pied de largeur, amp; quenbsp;Pon appeloic toifes-pieds. La toife-pied,nbsp;a fon tour , étoit divifée en douze rectangles , qui avoient chacun une toife dcnbsp;hauteur , fur un pouce de largeur j amp; quenbsp;Ton appeloit toifes-pouces ; la toifc-poucènbsp;en douze redtangles, qui avoient chacun unenbsp;toife de hauteur , fur une ligne de largeur,nbsp;amp; que lon nommoit toifes-lignes , amp;c.;nbsp;amp; Ie calcul donnoit Ie nombre de toifes-pieds,nbsp;de toifes-pouces , de toifes-lignes, de toifes-points, amp;c., qui formoient 1excédant desnbsp;toifes-carrées renfermées dans la furface.
F1
-ocr page 102-ïia. La manière ordinaire de faire ce calcul confiftoit a fnultipüer par parties lesnbsp;nombres de toifes amp; de fbusdivifions de lanbsp;toifè contenues dans les cotés , ee qui exi-geoit beaucoup^ dattention amp; une grandenbsp;pratique de la méthode du toife. On auroitnbsp;pu auffi réduire tout en pouces ou ennbsp;lignes, amp;c. fuivant les cas i mais ennbsp;gagnanc alors quelque chofe du coténbsp;de la faeilité , on fe fut jeté dans unc,nbsp;opération très-ennuyeufe par fa longueur.
On évaluoit encore les furfaces en pieds carrés, amp;en fradions du pied carré, commenbsp;1, i , I y amp;c., ce qui conduifoit a des dif-ficultés dun autrc genre.
113. A laide du nouveau fyftème , unc furface eft prefque évaluée , dès quon en anbsp;mefuré les cotés. Nous avons déja dit ( 29 )nbsp;que lunité de raefure relative a ce genrenbsp;dopérations, étoit Ie raètre carré : or , ennbsp;fuivant toujours Ie principe de la divilionnbsp;par 10 , on con^oit aifément que dans les casnbsp;oh cette unité ne fe trouvera pas contenucnbsp;exaéleinent un certain nombre de fois dansnbsp;Ienbsp;nbsp;nbsp;nbsp;h niefurer , les parties qui com*
-ocr page 103-poferont 1excédant feront des dixiemes $ des centièmes , des millièmes de mètre carré.
Pour rendre ces parties fenfiblcs a loeil flippofonS que ab cd {PI. II ? ^ 2, pag.^o)nbsp;repréfente un mètre carré. Si nous divifonsnbsp;deux cótés oppofés , tels que ab, dc^ chacunnbsp;cn lo parties égales qui feront des décinbsp;mètres, amp; fi par les points de divifion nousnbsp;tirons au tan t de lignes droites «g, op , rsynbsp;^c. , il eft clair que chaque bande ou cha-que reétangle angd^ongp^ amp;c., comprisnbsp;entre deux lignes voifines, fera un dixièmenbsp;de mètre carré. Maintenant nous pouvonsnbsp;imaginer quayant divifé de même les petitsnbsp;cotés an,nOfOr, amp;c., des reélangles pré-cédens , chacun en dix parties égales, quinbsp;feront des centimètres, on ait tiré aulli desnbsp;lignes par les points de divifion , amp; il eftnbsp;encore évident que chaque reélangle égalnbsp;a un dixième de mètre carré, fe trouveranbsp;fousdivifé a fon tour en i o autres reclangles,nbsp;qui feront des centièmes de mètre carré. Ennbsp;continuant la même opération , on auranbsp;de nouveaux reélangles toujours dix foisnbsp;plus étroits, amp; qui feront fucceffivementnbsp;des millièmes , des dtx~miHièmes, amp;cc,
-ocr page 104-niètre carré ; par oü Ton voit que toutes les parties qui fousdivifent Ie mètre carré ^nbsp;otit üne hauteur égale, au mètre Unéaire,nbsp;fur une largeur qui eft égale fucceffivementnbsp;a iin dixième de mètre ou un décimètre ,nbsp;a un centième de mètre ou un centimètre,nbsp;.a un miilième de mètre ou un millimè-tre, amp;c.fuivant.que Ie reélangle auquelnbsp;appartient cstte largeur efl: un dixième , unnbsp;centième, un miliièine, amp;c.de mètre carré,
ilq. Exemplc^ Cèlapofé , concevons quc am lp {fig. 3) repréfente un redangle dontnbsp;Ie coté mo renferme cinq mètres depuis ni.nbsp;jufquen o , avec un refte o t égal a un déci-
* nbsp;nbsp;nbsp;/nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^ ' cit'.
mètre, ce qui fait .5,1 dont Tautre cóté ma renferme tj'ois mattes , depuis m jufquen c, avec un refte c a égal a deux déci-;
mt.
mètres, ce qui donne 3,2.
Pour trouyer la furface, multipliez 3,ï par 3,2 , amp; én féparant dans Ie produitnbsp;autant de chiffres vers la droite, au moyennbsp;dunevirgule^ quii y a de déciraales aunbsp;multipllcande amp; au multiplicateur , commc.nbsp;Ie prefcrit la régie ( 102 ) , plagez lindica-teur du mètre carré amdeflus du chiffre qui
-ocr page 105-exprime les unités. Voici Ie tableau de cstte operation.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;--- '
ir^r.q.
Cefi-a-dire , que.la futface eft égale i6 mèties carrés , plus 3 dixièmes amp; 2 ccu-*nbsp;tièmes de metre carré.
II5. Pour vous faire une idéé plus nette' de ce réfultat , jetez les yeux fur la figure,'nbsp;amp; prenez Tune après 1autre toutes les par--ties de la furface, diftinguées a laide des-lignes tirées par les extrémités des metre»-'nbsp;amp; des décimètres qui Ibusptvifent les ^otesi»nbsp;Vous compterez dabord quinze metres caiKnbsp;rés complets dans lefpace cmor. Vous.aïir^inbsp;rez enfuite dans lefpace c r/t, dix dixiè-%^nbsp;mes de metre carré, dilpofes deux a deux »nbsp;amp; dans lefpace orst, .trois dixièmes dd)nbsp;mètre carré, rangés fur unemême
-ocr page 106-amp; ainfi foiTinie de tous ces rectangles fera dix dixièmes, plus trois dixièmes denbsp;xnètre carrc j c etta~dirc j un rn^tre carrCnbsp;complet , plus trois dixièmes. Réunilfantnbsp;cette quantité avec Ics qiiinze mètres carrésnbsp;'précédens , vous aurez pour la fomme feizenbsp;mètres carrés , plus trois dixièmes de mètrenbsp;carré. Ilnerefteraplus que les deux petits carrés renfermés dans Telpacer/zp^. Or, Ie carrénbsp;ihp par exemple, ayant fon cótéph égalnbsp;3 un dixième Ae hl, il eft aifé de voir quilnbsp;eft contenudix fois dans ie reétangle Ikih ,nbsp;qui eft un dixième de mètre carré , amp; parnbsp;conféquent Ie carré ihnp eft un centièmenbsp;de mètre carré, amp; Fefpace rhp s vaut deuxnbsp;centièmes de mètre carré, qui joints a Ianbsp;fomme précédente , donnent pour la to-talité de la furface i6 mètres carrés , plusnbsp;trois dixièmes amp; deux centièmes de mètre
mt.cf.
carré, ou 16,32 , ainft que nous lavions trouvé immédiatement (114), a Taide dunbsp;calcul.
On voic que les centièmes de mètre carré dont il s agit ici, ont une figure differentenbsp;de celle^ que nous avons fuppofée ci-delTusnbsp;(^13) ^ ^Ipèces de fousdivdfions , pour
-ocr page 107-ramen er a 1uniformité routes les parties du mètre carré , en les confidérant comme desnbsp;reétangles qui ont une hauteur communenbsp;égale ^u mètre lineaire, amp; dont les largeursnbsp;Tont données fucceffivement par les divilionsnbsp;du mètre lineaire. Mais au fond , cela e/tnbsp;indifférent pour Ic calcul, puifqueleréfultacnbsp;efl abfolument Ie même dans les deux fup-pofitions.
116. Vous concevrez aifément, daprès ce qui vient detre dit, quil faut bien fe gardernbsp;de confondre , par exemple, deux déci-mècres carrés avec deux dixièmes de mètrenbsp;carré , puifque cette dernière quantité , quinbsp;eft repréfentée par Tefpace L:^s p y vaut dixnbsp;fois la première, qui efl bornée au petitnbsp;efpace h r s p.
Vous ne conföndrez pas non plus avec Tune OU Tautre des quantités precedences ,nbsp;un carré dont Ie cbtéferoit égal a deux dé-cimètres, Ce carré eft reprefenté par c gnhnbsp;(7%quot;- 4) gt; 1ori voit quil renferme quatrenbsp;décimètres carrés , amp; ainfi de ces trois quan-tites j favoir, i . deux dixièmes de mètre.nbsp;carré; 2. un carré dont Ie cótc eft igal a
-ocr page 108-deux decimetres ; amp; 5°. deux décimètres carrés j fi Ion fuppofe Ia première égalenbsp;a 20 , la feeonde fera égale 34, amp; lanbsp;troifième a 2.
117. Autre exemph. On demande Ia fiir-facedun rectangle, dont un des cötés
mr.
égale................ 13,25
U. iautre cóté........... 9,56
Si lon fc borne aux centièmes de metre carré , Ie produit qui exprime la furface
mt.q.
fera (104) implement 126,48.
118. Autre, exemple. Si les cótésdu rectangle étoient plus petits que Ie metre, on pourroit indifféremment les exprimer a Tor-dinaire, en confidérant toujours Ie metrenbsp;comme lunité, ou bien en prenant pournbsp;unite Ia plus grande des fousdivifions dunbsp;metre} données par la mefure des cotés.
-ocr page 109- -ocr page 110- -ocr page 111-Soit propofé de trouver la furfacc dun redangle , dont un des cotés efl:
de ............ . ......0,6^
mt.
^ l'autre de nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;0,4
Kit.q.
0,248.
Ici Ie produic énoncé daprès les dilFérens chiffires qui Ie compofent, eft zéro mètrenbsp;carré , 2 dixièmes , 4 centièmes , 8 milliè-mes de mètre carré.
Pofous maintenant Topération de la ma-nière fuivante :
Lun des cótés eft de . . Sc lautre de..........
-d.mtsq.
24,8.
On aura done pour la lurface , 24décimè-tres carrés, amp; 8 dixièmes de'décimètre carré,
, nbsp;nbsp;nbsp;mt.q.
ce qiui eft la même quantlté que 0,248 , exprimée dune manière différente.
-ocr page 112-XJfagt de la Multiplication pour la mefure des folidités.
119. Nous nous contenterons encore ici, comme pour Ia mefure des furfaces (109 ) ,nbsp;dexpofèr ce quil y a de plus fimple dansnbsp;les opérations relatives a Tobjet que nousnbsp;avons a confidérer , ceft-a-dire, que nousnbsp;neparlerons que desfolides terminés par lixnbsp;reótangles, Ces fortes de foiides , dont uanbsp;eft repréfenté {pL III ,fig. 5) , sappellencnbsp;en général parallélipipèdes reclangles, pareenbsp;que leurs faces oppofées font paralièles,, dcnbsp;que de plus chacune delles eft a anglenbsp;droit, OU , comme Ton dit, eft déquerrenbsp;fur les faces voiftnes. Dans Ie cas oii les;nbsp;fix faces font des carrés , Ie foiide prend Ienbsp;nom de cube.
120. Lorfquon avoit a mefurer, par lan-cienne méthode , un paralléüpipède rectangle , on choifiiToit une des faces , tel Ie que ahcd {fig. 5 ) , que lon confidéroitnbsp;comme la bafe du foiide. On mefuroit Ienbsp;grand COté c dou ab , amp; Ie petit cóté a d
-ocr page 113-OU he du redangle qui fornioit cette bale, pill's Tun des quatre cbtés^cp^ dr , d g^nbsp;hf, qui donnoient Ia hauteur du folide.nbsp;Suppofons que Ie coté cd de Ia bafe fut de 6nbsp;toifès , Ie cóté hc ét ^ tolfes , amp; la haureurnbsp;cp de S toiles. Multipliant dabord 6 tolfesnbsp;par 5 , on avoit i8 tolfes carrées poiir Ianbsp;furface de Ia bafe. On multipiioit enfuitenbsp;Ie nonibre i8 de ces toilès carrées par Icnbsp;nombre 8 des tolfes de la hauteur, amp; Ienbsp;produit 144 faifoit connoitre que Ie folidenbsp;renfermoit 144 tolfes cubes.
Si Ie folide étoit auffi un cube, 11 fufEfoit de mefurer un des cotés. On multipiioitnbsp;enfuite par lui-même Ie nombre de toifèsnbsp;contenues dans ce cóté, pour avoir Ie nom-^nbsp;bre de toifès carrées que renfermoit la bafe,nbsp;puis on multipiioit ce dernier nombre parnbsp;Ic premier, amp; Ie produit donnoic la foli-dité du cube évaluée en toifès cubes.
121. Mais lorfque Ia mefure des cotés du folide , prifè a Iaide de la toife , donnoicnbsp;yn refte compofé de pieds , de pouces , denbsp;lignes, amp;c., dans ce cas la folidité renfermoit, outre un certain nombre de toifes
-ocr page 114-cubes complètes , un excédant que Ton évaluoit en parcies de Ia toife cube. Cesnbsp;parties étoient elles-mêmes des parallélipipè-des, ayant tous pour bafe une toife carrée ^nbsp;amp; dont les hauteurs étoient égales fuccef-fivement a unpied,unpouce, une ligne, dcc.nbsp;En conféquence, on nommoit ces parallé-lipipèdes toifes-toifes-pieds , toifes-toifes-pouces, toifes-toifes-lignes , amp;c., fuivantnbsp;quelles avoient pour hauteur Ie pied , ou Ienbsp;pouce , OU la ligne , amp;c.
Poür parvenir a cette évaluation du fo-lide en toifes cubes amp; en parties de Ia toife cube , il falloit dabord chercher Ia furfacenbsp;de Ia bafe par une multiplication compofée,nbsp;femblable a celle dont nous avons parlénbsp;(i 12) , amp;dont Ie prod uit donnoit Ie nombrenbsp;de toifes earrées , de toifes-pieds , de toifes-pouccs , amp;c. renfermées dans cette bafe, Cenbsp;produit fervoit énfuite de multiplicande dansnbsp;une feconde opération oü Ie nombre desnbsp;divifions de la hauteur écoit pris pour mul*nbsp;tiplicateur , ce. qui exigeoit un nouveaunbsp;travail fouvent plus long amp; plus compliquénbsp;encore que Ie premier, pour arriver au ré-fultat qui donnoit la folidité du paralléli-
-ocr page 115-pipède en toifes-cubes, toifes-toifes-picds | toiles-toifes-pouces, amp;c.
122. Dans les opérations analogues j faites a laide du nouveau fyftème , aprèsnbsp;avoir trouvé la furface de la bafe a laidenbsp;de la méthode indiquée plus haut (114),nbsp;on parvient a évaiuer ia folidité par unenbsp;feconde multiplication toute auffi fimple amp;nbsp;auffi fecile. Cette folidité fe trouve expri-mée , toujours daprès Ie rapport décimal,nbsp;en metres cubiques complets, plus en dixiè-mes , centièmes , millièmes , 6cc. de mètrcnbsp;cubique.
Suppofons que la figure 6 repréfente un mètre cubique : ayant pris fur Ie coté f mnbsp;une partie / égale a un décimètre, fi parnbsp;Ie point / nous'faifons pafier un plan Ingu.nbsp;qui foit parallèle au carré /^dö, on con-^oit aifément que Ia tranche renferméenbsp;cntre ces deux plans fera un dixième denbsp;mètre cubique. Cette tranche efl: , commenbsp;1 on voit, un parallelipipède qui a pournbsp;bafe un mètre carré fhd a , ou Ingu, ^nbsp;dont la hauteur ou répaiffeur / efl unnbsp;dixième de mètre ou un décimètre. On
-ocr page 116-pOütra de mêmé divifer cette tranche entre les points fl, toujours parallèlement aunbsp;carré flida ^ de manière a en detachernbsp;line nouvelle partie dont la bafe fera encorenbsp;un mètrc carré, amp; la hauteur un dixièmedenbsp;fl, OU un centimetre; amp; il eft vifible quenbsp;cette partie fera un centième de mètre cu-bique. Par une troifième fbusdivifion faitenbsp;femblablement, on aura une nouvelle partienbsp;dont Ia bafe fera de même un mètre carré ,nbsp;amp; la hauteur un centième de// ou unnbsp;millimètre , ceft-a-dire que cette partienbsp;fera un millième de mètre cubique, amp; ainfinbsp;de fuite.
Paftbns a Ia manière dévaluer les foli-dités en mètres cubiquesdc en parties dé-cimales du mètre cubique.
123:. Exëmple. Soit propofë dabord de trouver Ia folidité dun parailélipipède rectangle dont la bafe feroic femblable au rectangle amtp {pL. II, fig. ? , page 90 ) , amp;nbsp;qui aurolt un mètre en hauteur. Nous avonsnbsp;trouvé ci-deflus ( 114 ) , que Ia furface du
m nbsp;nbsp;nbsp;mt.q.
reétangle amtp contenoit 16,32 ; amp; puif-
que ia hauteur du parailélipipède eft égale
\
a
-ocr page 117-Z\n/'po'.
J 'eMr Jc.
achacune des dmCiom ad, dl, (Sr., ceft-a-direau mètre qut eft ici Funité, il eft clair que pour avoir la foüdité , il faut mul-
tiplier 16,32 par r, amp; fubftituer dans Ie pro-duit lindication du mètre cubique a ceile du niètre carré, ce qui donna pour la folidité
«ït.c.
16,52.
124. nbsp;nbsp;nbsp;Dans Ie parallélipipède dont il sagitnbsp;ici, chaque mètre carré de Ia bafe 'épond anbsp;un mètre cubique; chaque dixième de mètre carré , a un dixième de mètre cubique ,nbsp;amp; chaque centième de mètre carré, a unnbsp;centième de mètre cubique ; amp; en réfumantnbsp;les unes après les autres routes ces quantités,nbsp;comme nous avons fait plus haut (115), parnbsp;rapport aux fousdivifions de la bafe , onnbsp;fe fera une idee nette de la manière dontnbsp;ces mêmes quantités fe combinent pournbsp;donner un produit qui en préfente la tota-lité réduite a fa plus fimpie expreflion.
125. nbsp;nbsp;nbsp;En appliquant encore ici ce quenbsp;nous avons dit (iié) des portions denbsp;furface quil falloit éviter de confondre,nbsp;daprès une certaine relfemblance entrenbsp;les mots qui fervolent a les défigner , on
Injlruction abrégée. nbsp;nbsp;nbsp;G
-ocr page 120-concevra quil y a une grande difference , par exemple , entre deux décimètres cubi-ques amp; deux dlxièmes de metre cubique;nbsp;car fi Ton fuppofe thaque cóté du mètrenbsp;cubique divifé en décimètres , amp; que Tonnbsp;prenne Ie décimètre pour unite , Iexpref-fion du coté fera 10^% amp; en mukipliantnbsp;dabord 10 par lui-même , on aura ico*'quot;'--pour la bafe du mètre cubique. Mukipliantnbsp;enfuite Ie nombre 100 des carrés contenusnbsp;dans la bafe, par ie nom^)re 10 des partiesnbsp;de la hauteur, on aura looo'''quot;- pour lanbsp;folidité du mètre cubique évaluée en dé-cimècres cubiques ; doü il fuit quunnbsp;décimètre cubique neft que la millième par-tie dun mètre cubique , amp; par conféquentnbsp;deux décimètres cubiques font égaux a deuxnbsp;millièmes de mètre cubique, laquelle quan-tité neft que la centième partie de deuxnbsp;dixièmes de mètre cubique.
De même il ne faut pas confondre avec deux dixièmes de mètre cubique , un cubenbsp;dont Ie coté feroit égal a deux décimètres;nbsp;car en mukipliant dabord 2 par lui-même,nbsp;on trouvera 4 décimètres carrés pour la bafenbsp;du cube dont u sagit. Si lon mukipke en-
-ocr page 121-fuite Ie nombre 4 des carrés renfermés dans la bafe par Ie nombre 2 des parries de Ianbsp;hauteur , on aura 8 décimètres cublquesnbsp;pour la lülidité du mcmecube , amp; puifquunnbsp;décimètre cubique neft que Ia millièmenbsp;partie dun mètre ciibique , il en réfulte quenbsp;buit décimècres cubiques ou buit millièmesnbsp;de mètre cubique font bien éloignés denbsp;valüir deux dixièmes de mètre cubique.
126. Autre exemple. On demande la Ibli-dité d un maffifde maconnerie, dans lequel lun des cótés de la bafe eft
znt,
de.......................
mt.
Iautre cóté eft de............. 4,5
3138 2091
ce qui donne pour la furface de la bafe 24^05 8.
mt.
La hauteur eft de.............
96232
168406
481x6
mr.c.
ce qui donne pour la folidité . ... nbsp;nbsp;nbsp;65,91892
Ou plus fimplement....... 65,9x9 , en fc
bornant aux millièmes de mètre cubique ( 104).
( lOO )
On voit par-la, quau moyen du nouveau fyftème, tout fe réduit a deux muldplica-*nbsp;tions ordinaire?.
V. DE LA DIVISION.
127. Les avantages du fyftème des me-fures déduites de la grandeur de la terre , relativement a la divifion, font beaucoupnbsp;plus écendus que ceux qui concernent lesnbsp;opérations précédentes. On fait que quandnbsp;Ie divifeur nétoit pas contenu exadementnbsp;un certain nombre de fois dans Ie divi-dende, on avoit un refte qui exigeoit unnbsp;furcroït de travail , plus 011 moins conli-dérable, lorfquon vouloit en tenir comptenbsp;dans Ie réfultat de Topération. Or, nousnbsp;verrons bientot, qua Faide du nouveaunbsp;fyftème , on peut continuer la divifion furnbsp;ce refte,*coinme fi Fon n^opéroit que furnbsp;des nombres entiers; mais pour aller parnbsp;ordre, nous fuppoferons dabord une divifion oil Ie dividende cxprimant des unitesnbsp;amp; des parties de Funité , Ie divifeur y foitnbsp;contenu fans aiicun refte; Ie fyftemenbsp;dont il S agit va déja nous ofFrir, nitrae
-ocr page 123-( roi )
dans ce cas , des facilitcs pour parvenir au quotient dierché.
I. Des Divifions qui peuvent fe faire
exaclemcnt,
128. nbsp;nbsp;nbsp;Vous vous propollez de réfoudre
une queftion telle que la fuivante : on a payé 1615^ 96' une pièce détoffe de 215nbsp;aunes, a combi en revient le prix de cha-que aune ? Vous divifiez dabord 161^^nbsp;par 213. Le quotient étoit 7^ avec un reftenbsp;122^ : vous réduifiez ce refte en fous, ccnbsp;qui faifoit 2440b qui ajoutés aux p'^du divt-dende , vous donnoient 2449*^3 divifer parnbsp;213. Vous trouViez pour quotient ii'^avecnbsp;un refte 106*^, quiréduit en deniers faifoitnbsp;1272'^; ajoutant ce nombre aux 6*^ du divi-dende , vous avieznbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, qui divifès par
213 donnoient au quotient 6'^ fans aucun refte : ainfi le prix de Taune étoit exade-ment de 7^ 16^.
129. nbsp;nbsp;nbsp;Pour réfoudre les queftions analo-gues , au moyen de la nouvelle méthode,nbsp;«ne fiiriple opération fujffit.
( 102 )
Faites la divifion a Tordinaire, fans avoir égard a la virguie du dividende, amp; enfuicenbsp;féparez dans ie quotient autant de chiffresnbsp;vers la droite, au moyen de la virguie amp;nbsp;de findicateur de Funité, quil y a de dé-cimales au dividende.
Exemple. Suppofons qiie Ie prix total de
Iv.
la pièce détolFe foit de 1829^67 , amp; Ie nombre daunes toujours de 213,
1829,07 ( 213
Vou5 avez féparé deux chiffres dans Ie quotient, a Faide de la virguie, paree quenbsp;Ie dividende a deux décimaies , amp; ainfi Ienbsp;prix de Faune elt de 8 liyres, 5 décimes,nbsp;5 Centimes.
B^emarque.
150. Si Ie divlFeur étok 10 , 100 , tooo,' OU quelquautre nombre compofé de Funité
-ocr page 125-( 103 )
avec un ou plufieurs ziros a (a fuite, on pourroit tont dun coup exécuter Ia divi-llon , en reculant la virgule du dividendenbsp;dautant de rangs vers la gauche, quil ynbsp;auroit de zéros dans Ie divifeur ; amp; Ie dividende , au moyen de ce dcplacement de lanbsp;virgule, deviendroit Ie quotient. Ainfi ,
pour divifer 5732,4 par 10, on écriroit
Iv.
Iv.
rolt 57)324 ; pour Ie divifer par 10000 , on
Ir.
écriroit 0,57324 , en placant avant la' virgule un zéro avec Iindicateur de la livre. Cette operation eft Ie contraire de celle quinbsp;nous a fervi (100) a multiplier un nom-bre par 10, 100, 1000, amp;c.
131. Suppofons iiiaintenant que vous euffiez eu a réfoudre cette autre queftionnbsp;relative a fancien fyftème : 13 toifes i piednbsp;4 pouces douvrage ont coüténbsp;nbsp;nbsp;nbsp;8^5'^.
Qnel efl Ie prix de chaque toile ?
Cette divifion eüt été longue amp; compli-quee , meme en fuivant la methode Ia nlus hmple , qui confifte a prendre pour dividende ie produic de ligtt 8^ f par 72 , qui
( 104 )
eft Ie nombrc de fois qiie la totfe contlent le poucc, amp; pour divilcur lenombrede ponces renfermcs dans 15^'nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;De cette
manière le dividende devenoit 9246^ 6*', amp; le divifeur 952 ; ce qui ramène 1 operationnbsp;a celle que nous avons expofée plus hautnbsp;( 128). A 1aide dc cette méthode, ou denbsp;toute autre , vous auriez trouvé pour quotient exadt 9^ 14*^ y'-, ce qui vous eut donnénbsp;le prix de la toife.
132. Voyez comment on répondroit a line queftion du méme genre , tirée dunbsp;nouveau fyftème.
mt.
Exemple. 15,23 douvrage , tout fup-
Iv.
puté, reviennent a 151,7395. On demande le prix de chaque mètre.
Régie.
Reculez dabord , dans le dividende amp; dans le divifeur , la virgule vers la droite,nbsp;dautant de rangs quil eft nécelTaire pournbsp;quehe di(parlt;,;i{ê du divileur , amp; enfuitenbsp;opérez comme il a été dit plus haut
-ocr page 127-(129) , pour Ie ,cas ou il ny a de virgule quau dividende.
Ainfï, ayanc recidti la virgule de deux ranc^s vers la droite dans les deux nombres,
O nbsp;nbsp;nbsp;Iv.
yous aurez pour dividende I3i73gt;95gt; ^ pour divifeur 1523nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;efl: fans virgule,
amp; tour fe réduira a lopération que préfente Ie tableau fuivant;
13173595
Iv.
8,65
9899 7Ö rs
CO 00
Remarque.
13 3. En reculant la virgule de deux rangs vers la droite dans les deux nombres , vousnbsp;avez rendu ces nombres cent fois plusnbsp;grands (100). Mais il eil aifé de faire voir,nbsp;par un exemple fort fimple, que Ie quotientnbsp;fera toujours ie meme. Suppofons que jaienbsp;6 a divifer par 3 , il eft evident que Ie quotient eft 2, Maintenant fi je prends desnbsp;nombres cent fois plus grands, amp; que jenbsp;divife 600 par 3®o 5 jaurai encore pournbsp;quotient Ie nombre 2. II en fera de même
-ocr page 128-( io6 )
fi Ton rend Ie dividende amp; Ie divifcur mille fois, dix mille fois, amp;c. plus grands , ounbsp;en général fi Ton multiplie Tun amp; Fautrenbsp;par un nombre quelconque, comme ü onnbsp;les doubloit, ou fi on les triploit tous lesnbsp;deux a la fois.
Ir.
134. Autre exemple. On a donné 28,92
gr* nbsp;nbsp;nbsp;,
pour 2,41 de marchandife, On demande combien vaut Ie grave ?
Le dividende 28,92 , amp;de divifeur 2,41 ayant ici autant de décimales Fun que Fautre , la virgule reculée également des deuxnbsp;cötés comme Ie prefcrit la regie, difparoic anbsp;la fois dans les deux nombres , amp; ainlinbsp;Fopérationferéduitacettedlvifion ordinaire.
iSpz r 241
Iv.
IZ
482
000
Le quotient fait connoitre que le prix du grave eft de 12 livres.
135. Autre exempie. Combien aura-t-on
\ nbsp;nbsp;nbsp;^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Iv.
de metres dune certaine toile, pour 75 ló,8, a raifon denbsp;nbsp;nbsp;nbsp;mètre ?
-ocr page 129-( 107 )
Ici Ie divifeur 2,152 ayant deux décima-les de plus que Ie dividende 7316,8 , il fem-ble dabord quon ne puiiïe faire difparoitre Ia virgule du divifeur ; car en la reculantnbsp;dun rang vers la droite, de part amp; dautre,nbsp;qui eft tout ce que vous pouvez faire, vousnbsp;avez pour nouveau dividende 75168 livres,nbsp;amp; pour divifeur 21,52 , ou il refle deuxnbsp;décimales.
Mais rappelez-vous Ce qui fe pratique dans ia fouftraöion ( 89) , lorfque 1un desnbsp;deux nombres a moins de décimales quenbsp;lautre. Dans cecas,on lui en donne au-tant, en placant des zeros a la fuite. Faitesnbsp;la même chofe ici.
w.
Le dividende fcra........ 7316,800,
Lc divifeur fera toujours... nbsp;nbsp;nbsp;2,152. gt;
Ce qui permet dóter Ia .virgule de lun amp; de lautre, comine dans le cas précédentnbsp;(154), en forte que vous naurez plus qunncnbsp;diviiion ordinaire, dont voici le tableau.
r 2152
mt.
3400
860800
cooo
-ocr page 130-On aura done 3400 metres , pour la fomme propofée.
Au moyen des petites attentions dont nous venons de parler , amp; qui vous devien-dront familières avec un pen dexercice,nbsp;vous avez Iavantage damener votre opé-ration a la plus grande fimplicité poiTible ;nbsp;amp; eeft cette même manière de pofer unenbsp;divifion que nous aurons en vue dans lesnbsp;exempies qui doivent fuivre , en fuppofantnbsp;toujours que Ie divifeur au moins foit fansnbsp;décimales.
i. De la manière dapprocher daujji prés quon voudra du vrai quotient, lorfquenbsp;la Divijion donne un rejie.
Exempies oü Ie dividends amp; Ie divifeur font des nombres entiers.
136. Commencons encore ici par propo-fer une queftion relative a iancien fyfième. Vous aviez une fomme de 391^ a partagernbsp;égalenient entre 21 citoyens. Le quotientnbsp;deladivifionpouflee jufquaux deniers qtoitnbsp;4** avec un refte iz , dont vous
-ocr page 131-ne pouviez plus faire ufage , quen écrivant au-deffous Ie divifeur 21 , en forte que lanbsp;totalité du quotient, ou la fomme qui don-noit exadement la part de chaque citoyerxnbsp;étoit 18^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;OU plus fimplement
par OU Ton voic que Ia queftion propofée, dans laquelle Ie ,dividende amp; Ie divifeurnbsp;font des nombres ümples , conduit a unnbsp;réfultat conipViqué de quatre quantités malnbsp;liées entrelles , amp; préfentées fous unenbsp;forme incommode.
137. Exemple. Servons-nous du même exemple pour y appliquer Ia méthode quenbsp;fournit Ie nouveau fyftème, amp; exécutonsnbsp;dabord la divifion a Tordinaire jufquaunbsp;terme oü Ton avoit un refte que Ton étoitnbsp;obligé de réduire en fous , pour divifer parnbsp;21 Ie nombre de fous renfermés dans ce refte.
21
391
Nous avons done pour quotient 18 liv. avec Ie refte 13. Pour continuer la divifionnbsp;force refte, je place dabord unevirgule
-ocr page 132-( no )
^ la droite des unités de livres , puis im zéro après Ie refte 15 , comme dans Ie tableau fuivant.
391
Je dlvife enfuite 130 par 21 , ce qui me donne 6 , que jécris au quotient après !anbsp;virgule. Ayant multipliéó parledivileur 21,nbsp;a lordinaire, amp; fouftrait Ie produic de 130,nbsp;jai pour refte 4, après lequel je place pa-reillement im zéro. Je divife 40 par 21 , c@nbsp;qui me doiine i avec Ie refte 19. Je puisnbsp;pourfuivre ainfi Topération auffi loin que jenbsp;voudrai, en ajoutant un zéro après chaquenbsp;refte, pour avoir un dividende dans lequelnbsp;21 füit contenu, amp; en écrivanc au quotientnbsp;Ie nouveau chilFre qui marquera combiennbsp;de fois il y eft contenu. Maïs en me bor-nantau quotient que jeviens dobtcnir, jenbsp;vois que jai, déja la précifton des centimes,nbsp;en forte que tous les nouveaux chiffres quenbsp;je pourrois me procurer au quotient, en
-ocr page 133-( III )
allant plus loin , ne vaudroient pas un centime. Je remarque de plus que les parties fraélionnaires font liées avec les unités,nbsp;comme dans tous les autres nombres quinbsp;expriment des réfultats dopirations furnbsp;les nouvelles mefures , ce qui eft beaucoupnbsp;plus fimple amp; plus commode queTexprellionnbsp;donnée en livres, fous amp; deniers, par lesnbsp;operations relatives a Ianciertne méthode.
Continuons maintenant la divifion de manière a avoir cinq déci males au quotient.nbsp;Void le tableau de lopération, ou ilferanbsp;facile de reconnoitre la marche que nousnbsp;avons indiquée.
21
On voit quaprès avoir dabord ajouté un zéro a la fuite de Iavant dernier refte,nbsp;qui étoit i , pour avoir ft dividende lo , ilnbsp;a fallu mettre zéro au quotient gt; paree qu^
-ocr page 134-21 neft p3s contenu dans lo, amp; placer tout de fuite un fecond zéro a la fuite du premier,nbsp;ce qui a donné pour nouveau dividende Ienbsp;nombre loo , dans lequel 21 cft contenunbsp;quatre fois, a vee un refte ló.
158. Dans Tancienne méthode, lorfque les fradlions qui provenoient du relle de lanbsp;divifion , avóient des valeurs que Tefpritnbsp;ne faifiiToir pas aifément, comme p-,
-fi'6 7' ? nbsp;nbsp;nbsp;, on tachoit de les raniener a
quelque fradiion fimple , dont elles appro-choient de très-près. Par exemple, lafradtion ne diftère que très-peta de la fradlionnbsp;4, en forte quon peut lui fubftituer cettenbsp;dernière, en négligeant la difference. Dansnbsp;Ie nouveau fyftème, on négligé auffi la petitenbsp;quantité qui proviendroit de lemploi dunbsp;dernier refte auquel on s'arrtte, Mais on anbsp;eet avantage , que fans sécarter de lanbsp;pratique facile de Ia divifion ordinaire,nbsp;on peut approeber encore beaucoup plusnbsp;prés du vrai quotient , amp; même dau finbsp;prés quon voudra, amp; cela par une fuitenbsp;de décimales qui ont toutes un rapport finiple les nnes avec les autres. Par
exemple ^
-ocr page 135-( II? )'
cxemple, pour avöir Ie vrai quotiënt , k jnoins dun dix-^millionième prés de luniténbsp;principale, on pou/Teroic la divifion jufquanbsp;la feptième decimale , qui exprime desnbsp;dix-millionièmes.
En réfumant tout ce qui vient detre dit, on peut en déduire cette regie générale,nbsp;pour tous les cas oü Ie dividende amp; Ie divi-feur font des nombres en tiers.
Régie.
139. Après avoir employé tous les chif-fres du dividende , placez une virgule a la luitq du quotient, puis un-zéro a la fuitenbsp;du derrïier refte , amp; continüez, la divifionnbsp;en ajoutant de même; un zéro a la fuite denbsp;tous les autres reftes.-
Exemples oü Ie Dividende ^ des décimales. ^ Rêgki
140. Après avoir employé a 1 ordinaire tous les chifFres du dividende , fépareznbsp;dabord autant de chiffres a droite dans Ienbsp;quotient, a laide de la virgule amp; de lindbnbsp;cateur de iunité , quil y a de décicnalesnbsp;InjiruBion abrégéc,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;H
-ocr page 136-gu dividende. Placez un zéro a la fuite du dernier refte , amp; continuez comme il a éténbsp;dit ( 137 amp; 139).
141. Exempk. Soit propofé de divifer
mt.
67,9^ par 32, avec 5 décimales au quotient.
2,12343
IZO
M
Lorfque vous avez eu employé tous les chiffres du dividende, Ie quotient étoit 212.nbsp;Vous avez dabord féparé, a laide de lanbsp;yirgule amp; de lindicateur du mètre, les deuxnbsp;derniers chiffres dc ce quotient, qui eft
int.
devenu 2,12, Vous avez placé un zéro a la fuite du rede n , ce qui vous a donné xionbsp;a divifer par 32 , après quoi vous avez continué Topération , en ajoutant de même unnbsp;zéro a la fuite de chaqire rede.
142. Autre exempk: II,4.^1 détofFe oixt eouténbsp;nbsp;nbsp;nbsp;On deraande a combien
-ocr page 137-revient chaque mètre, en poulTant la divi-lt; fion jufquaux dixièmes de centime.
Vous reculez dabord la virgule de deux rangs vers la droite , dans les deux nombresnbsp;propofés , pour navoir plus de décimalesnbsp;au divifeur (132). Ce qui vous donne
Iv.
34299,8 a diviler par 1145.
¦34299,8 r X145
'V
Iv.
29,956
IÏ399 Ï0948nbsp;6430nbsp;7050nbsp;180
Le quotient fait connoïtre que Ie prix du mètre eft de 29 livres, 95 centimes
143. Pour avoir un rapprochement tiré de lancien fyftème, il faudroit prendre unenbsp;queftion femblable a la fuivante ; 12 toifesnbsp;y pieds 8 pouces dun certain ouvrage ontnbsp;coüté 527^ 9^ lo': on demande le prix denbsp;chaque toife. En faifant Topération , onnbsp;trouveroit pour le prix cherché. 40^ i5'nbsp;amp; qui valent a peu-près ^ de denier.nbsp;Mais la feule vue des deux nombres pro-
pofés fuffit pour faire juger combien Ia comparaifon ett a lavantage du nouveaunbsp;fyflème.
Exemples oü Ie divifeur ejlplus grand quc h dividende.
144. nbsp;nbsp;nbsp;Dafls ces fortes de divifions , Ienbsp;quotient eft néceftairement toujours moin-dre que Iunité, ou, ce qui revient aunbsp;même , il exprime une fraélion de lunité.nbsp;Telle feroit une divifion qui confifteroit,nbsp;daprès Iancien fyftème, a partager 7^ ennbsp;25 petites fommes égales. On trouveroit,nbsp;en faifant les rédudions ordinaires , quenbsp;chaque partie eft
145. nbsp;nbsp;nbsp;II eft aifé de réfoudre , par la nouvelle méthode, les queftions du mêmenbsp;genre, en pratiquant ce que nous avonsnbsp;indiqué plus haut ( 137 ) gt; par rapport aunbsp;refte que laiflbit la divifion , lorfquonavoitnbsp;employé tous les chiffres du dividende.
¦txemple. Servons-nous encore de Texem-ple precedent pour dlviftr 7 entre 25 d-
-ocr page 139-( II7 )
toyens ^ en confidérant la livre commc comporée de décimes amp; de centimes.
70
Iv.
0,28
Après avoir écrit 7 comme dividende amp; 25 comme divifeur, je dis , en 7 combiennbsp;de fois 25 ? il ny eft pas. Je pofe zéro aunbsp;quotient, avec lindicateur de la livre , amp;nbsp;une virgule a la fuite , pour marquer quilnbsp;ny a pas dunités de livre. Je place enfuitenbsp;un nouveau, zéro après Ie dividende 7 , amp;nbsp;je divife 70 par 25 , ce qui me donne 2 ,nbsp;que jécris au quotiënt, a la droite de Ianbsp;virgule, avec Ie refte 20 , a cöté duquel jenbsp;place pareillement un zéro. Je divife 200nbsp;par 25 , ce qui me donne une fecondenbsp;décimale 8 5 amp; comme ü ny a point denbsp;refte, jen conclus que la part de chaquenbsp;citoyen eft exaélement de 28 centimes.
Sil y avoit un nouveau refte, on Ie feroit fuivre dun zéro , amp; fon continue-roic lopéracion , toujours en fuivant Ianbsp;même marche.
146. Autre exemplc. On propofe dc divi' fer cinq mètres en douze parties égales.
/' T
?.4i6ö
En opérant, comme pour Texernpie précédent , on trouve quaprès la troifième décimale, Ie même refte revient continuel-lement, amp; par conféqucnt Ie même chif-fre reparoicra auffi toujours au quotient;nbsp;en forte qiie fans pourfuivre la divifion , onnbsp;peut fe contenter décrire Ie chilFre 6 a cóté denbsp;lui-même, autant de fois quon Ie voudra ,nbsp;pour approcher toujours de plus en plus dunbsp;yéritable quotient, ce qui eft très-coxnmode.
147. Autrs exemple. 32 gravets dune
fr.
certaine marchandife ont été payés 18,5 en totalité. On demande a combien revientnbsp;chaque gravet, en pouffant la divifion juf-quaux dixièmes de centime.
18,5 (
J
250
2.Ö0
-ocr page 141-Quolqii il y ait ici plus de chiffres aa dividende quau divifeur , cependant lènbsp;premier nombre eft réellement plus petitnbsp;que Tautre , puifquil nexprime que i8nbsp;unités -tV, au lleu que Ie divifeur vauC 32nbsp;unités. En divifant 185 par ji, fans fairenbsp;attention a la virgule, comme il a été ditnbsp;( 140) , vous trouveriez dabord 5 au quo-*-tient, avec un reite 25, amp; pour féparer dans;nbsp;ce quotient une décimale au moyen de lanbsp;virgule, paree que Ie dividende a lui-mêmenbsp;une décimale, vous placeriez la virgule avantnbsp;Ie 5, amp; vous Ia feriez précéder dun zéro avecnbsp;lindicateur de Ia livre, puis vous continue-riez la divifion , en placanc un zéro a la fuitC;nbsp;du refte 25,, amp; en divifant 250 par 32.
Ï48. Mais dans ces fortes de cas, ou vous favez davance quil ny aura point dunitesnbsp;au quotient, amp; ou ie dividende a des déci-maies, on a une maniére plus iimple amp;nbsp;plus diredle de faire la diviEonen fe con-duilant toujours comme dans les deux pre-rniers exenrples f 146 amp; 147).
Ainfi je prends dabord pour dividend* feiilement Ie nombre 18 qui précède la vir^
( 120 )
gule, amp;' trouvant que 32 neft pas con-tenu dans 18 , je marque zéro au quotient, avec 1indicateur de la livre , amp; une virgulenbsp;a cóté. Je prends enfuite iin chillre de plusnbsp;au dividende, amp; je divife 185 par 32 ,nbsp;ce qui me donne 3 que jécris au quotientnbsp;après la virgule , puls je continue commenbsp;il a été dit plus haut ('140).
145), Autre exemple. On voudroit lavoir
a quoi eft égale la 16^. partie de 0,0.7 ¦gt; ^ moins d un dtx-millième de mètre prés-,nbsp;ceft-a-dire, quil faut prendre quaere dé-cimales au quotient.
16
mt.
0,070
0,0043
Pour faivre toujours la même méthode, je dis dabord , en zéro combien de fois 16?nbsp;^ comme il y el!; zéro de fois , j^écris aunbsp;quotient zéro avec Findicateur du mètrenbsp;amp; une virgule a cöté. Je prends enfuite unnbsp;chilFfè de plus au dividende , amp; comme cenbsp;chilïre elt encore un zéro, jécris au quotient
-ocr page 143-zéro pour première decimale. Prenant au dividende un nouveau chiffre qui efl 7 , amp;nbsp;trouvant que Ie divifeur 16 neft pas con-tenu dans 7 , jai de même zéro pournbsp;feconde de'cimale. Je mets alors un zéro aunbsp;dividende après Ie 7 , amp; je divife 70 par 16,nbsp;qui sy trouve contenu q fois , ce qui menbsp;donne 4 pour 3*quot;. décimale, puisje continue a lordinaire. Le quotient me fait con-noitre que la 16^. partie de 7 centimetresnbsp;eft 4 millimetres-^, avec un refte moindrenbsp;quun dixième de millimetre, ou quunnbsp;dix-rnillième de metre.
VI. DIVERSES QUESTIONS SUR LES MESURES RÉPUBLICAINES.
PREMIÈRE Q U E S T I O EI.
150* Un citoyen a acheté 327 cadils dune certaine efpèce de vin , pour le prixnbsp;total de 677,75. II a dune autre part 1 50nbsp;cadils dune autre efpèce de vin, qui lui entnbsp;coüté 6p5 livres. Ayant mêié enfemble lesnbsp;deux quantités de vin , il défire favoirnbsp;combien il doit vendre le cadil de ce vinnbsp;mélangé, pour retirer fes frais.
-ocr page 144-t 122 )
'Ajoutez dabord Ie nombre de cadils j Tun a iautre.
Total.
cl.
475
Ajoutez de menie les deux prix.
Ir.
lt;577^75
695
Total....... *37i,75.
Divifez Ie prix total des deux quantités de vin , par Ie nombre total des cadils.
137^575
Lc quotient fait voir quil ny a rien a perdre, en vendant 2,89 Ie cadil de vmnbsp;mélangé.
¦S M c o Jf Z) S QV E S T I o jX.
151. On veut tapilTer unc chambre kvec une efpèce détoffe do;nt Ie Ié a o,6 de lar-
-ocr page 145-? 125 )
geur. La hauteur de la tapilTerie doit être
mt.
de 2,5 , amp; la fomme de toutes les largeurs des endroits ou elle doit être appUquée eftnbsp;de 9,25. On demande combien il raudranbsp;de mètres détoffe ?
Cherchez dabord combien il y a de lés contenus dans la largeur totale, en divifantnbsp;9,25 par o,6j amp; en prenant deux décimalesnbsp;au quotiënt.
10
Multipliez cnfuite par Ie quotient trouvé,
uit.
Ia hauteur commune 2,5.
77° 5 3o8z
38,52.5-
Le produit indique la longueur de rétofTc, fauf a prendre quelque chofe de plus, pournbsp;éviter les faulTes coupes.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'i
-ocr page 146-TROlSikME QUESTtoj^
152. On a pefé un dixième de cadil ou un décicadil dabord vide , amp; enfuite aprèsnbsp;Tavoir rempli dhuile dolive. La difFérencenbsp;des pefées a donné pour Ie poids de 1huile,
£v. nbsp;nbsp;nbsp;,
0,05^rj. On demande combien il y auroit de graves de la menie huile contenus dansnbsp;un décicade ?
Le dixième du cadil eft la millième partie du décicade ( 41 ), amp; ainfi pour avoir lenbsp;poids clierché, il ne sagit que de multi-
gv.
plier 0,0915 par 1000 , ce qui fe fait tout dun coup ( 100 ), en reculant la virgulenbsp;de trois rangs vers la droite. Le* poids denbsp;rhuile contenue dans le centicade fera done
de 91,5.
QUATRIEME QVESTJO ET.
153. Une certaine quantité de marchan-dife du poids dun centibar a coüté 55 liv. On demande combien coütera le décigravenbsp;de la même denrée.
Le centibar vaut 100 décigraves ( 51 ) , doü il fuit que pour avoir le prix cherché,nbsp;il faut divifer 5 5 üvres par 100 , ce que Ton
v
-ocr page 147-lt; 125 )
fera (130) en reculant de deux rangs ve/s la gauche, la virgüle que Ion peut fuppofernbsp;après les unités, amp; ainfi Ie prix du déci-
Iv.
grave fera 0,55.
CJNQVIÈMS QVE^STIOIV.
154. Un citoyen ayant cédé a un autre
mt.
mètres de toile de 0,9 de largeur, a condition que celui-ci les lui rendroit ennbsp;nature dans une autre occafion confent anbsp;recevoir en échange de la toile de même
mt.
qualité qui na que 0,75 de largeur. Com-bien lemprunteur doit-il rendre de mètres de cette dernière toile, pour que Ia longueurnbsp;compenfe la largeur ?
Multipliez 12 mètres par 0,9 pour avoir Ia furfacè de la toile prêtée, évaluée ^ennbsp;mètres carrés.
mt.q.
10,8.
Produk.
Maintenant la furface de la toile a rendfc en échange peut être confidérée comme un
redangle qui contiendroit auffi io,8, amp;
-ocr page 148-dont un des cètés feroit égal a la largeur 0,75 denbsp;nbsp;nbsp;nbsp;il s agit. Done en divi-
mt.q.
fant 10,8 par 0,75 , on aura 1 autre coté qui donnera la longueur de cette même toile.
7S
1080
Ceft-a-dlre qu11 faudra rendre en édrangs mètres 4 dlxièmes de toile.
s j XI k M s qv s s T I o li.
155. On veut faire confbruire unedoifon a daire-voie , ou fans rain ure , en bois de
mt.
fapin. Cette doifon doit avoir 3,9 de hau-
mt.
teur, fur 5,2 de largeur. Le prix du mètre
Iv.
carré fa^onné eft de 5,5. On demande, i. combien on emploïra .de planches de
*«t. nbsp;nbsp;nbsp;mr.
3,9 de hauteur chacune , fur 0,27 de largeur ? 2°, Combien coütera la doifon ?
Pour réfoudre la première queftion , obfervez que la hauteur de la doifon étantnbsp;égale a celle de chaque planche , il ny auranbsp;aucun déchet a eet égard. Cela étant, divifez
-ocr page 149-( 127 )
mt, nbsp;nbsp;nbsp;^
la largeur totale 5,2 par Ie nombre 0,27 qui exprime la largeur dc chaqufi planche , ennbsp;vous bornant a deux décimales^
27 i9gt;iS
Le quotient indique quil faudra employer 19 planches, avec un alaife, ceft-a-dire, unenbsp;portion de planche, refendiie en longueur,nbsp;qui aura un peu plus de 25 centièmes ounbsp;dun quart de la largeur commune.
SEPTidjUE QUESTION,
156. On faitqiie la folidité dun mur eft
mt.c.
de 542,25. Ayant mefuré la longueur amp;
fnr.
TépailTeur, on a trouvé la première depó,4,
mt. nbsp;nbsp;nbsp;^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^
amp; la feconde de 0,9. On voudroic connoitre la hauteur, fans être obligè dé Ia mefurer,nbsp;Le mur ayant la forme d un parallélipi-pède redangle, ü 1on prend pour bafe lanbsp;furface inférieure de la première affife, lanbsp;hauteur du parallélipipède ne fera pointnbsp;diftinguée de celle du mur.
-ocr page 150-( 128 )
Or en multipiiant............ 96,4
par......................... 0,9
mt.q.
on rrouve pour la furface de labafe 86,76.
Mainrenant fi Fon divife la folidité par Ie nombre qui exprime la furface de la bafe,nbsp;on aura la hauteur cherchée.
J.
8676
i mt.
Z1690 C 6,25 43380nbsp;0000
Ceft-a-dire , que lemur a 6 niètres amp; 25 centimetres de hauteur.
VII. DES FORMES ET DES DIMENSIONS DES iviESÜRES RÉPUBLICAINES.
1^7. Les mefures linéaires ont une di-rnenfion elfentielie, qui efl: donnéeimmédia-tement par Ie fyftème, favoir leur longueur. Les autres dimenfions , comme la largeurnbsp;amp; Fépaiireur, peuvent être abandonnées aunbsp;goüt de Fartifte. Seulement ii convient denbsp;donner au rnètre employé pour la mefure
des
-ocr page 151-des étofFes , une forme carrée , fcmblable a cellc de Tancienne aune, ainfl que nousnbsp;lavons déja remarqué ( 24).
158. Quant aux poids, nous avons in-diqué pareillement (54 ) forme de ceux que ia Commiffion a fait exécuter depuisnbsp;Ie décigrave jufquau graven inclufivement.nbsp;Cette forme eft celle dun cylindre court,nbsp;dont Ia furface laterale a été arrondie ennbsp;forme de bourrelet, amp; qui eft percé dansnbsp;fon milieu, d^un trou circulaire , dans Ie-quel entre Ia brochette dcftinée a enfilernbsp;routes les fousdiviftons du grave , pour eanbsp;rendre rafTortiment plus porcatif. Les dia-metres des ouvertures varient auffi fuivantnbsp;les poids , en forte que la brochette eft com-pofée fucceftivement de trois cylindres denbsp;difterentes épaiffeurs qui correfpondent ,nbsp;Fun a Fenfemble des décigraves , Ie fecondnbsp;a celui des centigraves, Ie dernier a celuinbsp;des gravets. Lextrémité fuperieure de lanbsp;brochette eft garnie dun pas de vis , pournbsp;recevoir une virole qui fert a maintenir tousnbsp;\qs poids par la prefllon , amp; a les empêchernbsp;de jouer. Voici a peu-près les dimenfionsnbsp;Infimüion ahiégü,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;I
-ocr page 152-qui ont lieu dans un aflbrttment de poids que lecitoyen Fourché, balancier-elTayeurnbsp;de la monnoie , a prélenté a Ia Commiffion.
Diamètre dc iouvcr-tiire du milieu.
Diamètre total.
mt.
1®. Pour Ie décigrave, o,oö.
mt.
Pour Ie centigrave, 0,0x7.
mr.
O5OC4.
mt.
® Pour Ie gravet,... 0,012.
La hauteur depend enfuite de Ia pefan-teur fpédfique du métal employé a la fabrication des poids.
lyp. Mais il efl un genre de mefures dont la forme amp; les dimenlions ont fixénbsp;plus particulièrement fattention de Ia Com-miffion. Ce font les mefures de capacité,nbsp;tant pour les grains que pour les liquides.nbsp;La Commiffion a fenti combien il feroicnbsp;intéreffiant dimprimer a ces mefures tousnbsp;les caradlères dffiniformité dont elles fontnbsp;fufceptibles , en determinant dune manièrenbsp;invariable leur forme , leurs dimenfions ref-pedlives amp; les fousdivifions intermédiairesnbsp;que fon pourroit ajouter , pour la faciliténbsp;du commerce , a celles qui font dans f ordre
-ocr page 153-decimal du fyftème. Elle a jugé auffi devoir ramener a une grande fimplicicé lenfemblenbsp;de la forme amp; Ie rapport de fes dimenfions.
En conféquence , après sêtre concertée avec les artiftes qui ont bien voulu laidernbsp;de leurs obfervacions, elle a réglé , quenbsp;la contenance des mefures ïntermédiairesnbsp;au-dejfïbus du ceüticade ne pourroit êtrenbsp;que la moitié ou Ie cinquième de celle d'unenbsp;des mefures primitives données dlrcólementnbsp;par Ie fyEème ; 2°. que routes les mefuresnbsp;auroient la forme dun cylindre creux ;nbsp;3°. que dansles mefures a grains, Ie diamè-trede la bafe feroit égal a la hauteur; 4°. quenbsp;les mefures de liquides auroient une hauteur double du diamètre de la bafe, faufnbsp;Ia petite difference produite par 1additionnbsp;dun bec , pour la facilité du tranfvafement.nbsp;Déja les artiftes potiers détain dune part,nbsp;amp; les artiftes boifteliers de 1autre , ont misnbsp;fbus les yeux de la Comniiffton des modelesnbsp;très-bien exécutés conformément a ces dé'nbsp;terminations. II en réfultera eet avantage ,nbsp;que chacun pourra safTurer , même a laidenbsp;dun fimple batpn , que la capacité na pointnbsp;été akérée , paree que la longueur du dia^
mètre qui neft pas Tufceptible de diminiir tion , fervira de garantie a la hauteur , amp;nbsp;ainfi. la mefure ofFrira par elle-même unnbsp;nioyen prompt amp; facile de vérification.
Le calcul fait daprès les données que nous venons dexpofer, conduit aux dimen-lions fuivantes,que nous exprimerons dunenbsp;part en metres amp; en parties décimales dunbsp;niètre , amp; de 1autre en lignes amp; en partiesnbsp;décimales de la ligne.
1°. Mefurts de grains.
Hauteur amp; diamètre de la bafe.
!mf.
Ofi'joGG.
164,372.
r
2®. Pour le double centicade......3 0,2942.
£ 130,46.
!¦ mt.
3 S*
10355477-
* nbsp;nbsp;nbsp;r mt.
4°* Peur le demi-centicade ....... )
( 82,186.
!mt,
0,13655
6o,55S-
-ocr page 155- -ocr page 156-( 134 )
vni. DISPOSITION ET USAGE DES TABLES DE REDUCTION DES ANCIENNES MESURESnbsp;AUX NOUVELLES.
i(5o. Dans Ie pafTage des anciennes me-fures aux nouvelles, ü y aura de continuelles rédudibns a faire des unes aux autres , 'pournbsp;que la proportion fe foutienne entre Ie prixnbsp;amp; la quantité des objets de commerce. Ainfi,nbsp;il faudra que Ie marchand qui débite desnbsp;étoffes puifle connoitre combien de metresnbsp;équivalent a un nombre daunes déterminé ;nbsp;combien , a raifon de tel prix pour une aunenbsp;OU pour un certain nömbre daunes de tellenbsp;étoffe, il doit vendre chaque mètreou un nombre égal de metres de Ia même étoffe, amp;c. Celui qui vendoit au poids aura befoin de connoitre de même Ie rapport entre une livre ounbsp;un nombre donné de livres poids de mare, amp;nbsp;legrave, ou un égal nombre de graves, aintinbsp;quentre les prix desquantités demarchandifenbsp;qui correfpondent a Fun amp; a Fautre. Lartiftenbsp;qui mefuroit fes ouvrages au pied ou a lanbsp;toife, 1 arpenteurqui calculoit les grandeursnbsp;des terrains , feront pareillement intéreifés
-ocr page 157-Ie premier a far'oir ce q ui ré pond , dans Ié nouveau fyfième , a teiie longueur, tellénbsp;furface,teile foiidité évaluée daprès randennbsp;toifé ; Ie fecond , a trouver combien de mè-tres carrés équivalent a tant de perchesnbsp;carrées , amp; par une fuite nécelTaire , com-^nbsp;bien dares , dedéciares, de centiares équivalent a tel nombre donné darpens , amp;c.
Les tables fuivantes font deftinées amp; fath liter les rédudions dont il sagit, en nexi-geant quune fimple addition , pdUr eh ob-tenir Ie réfultat, ou même en les ölFrantnbsp;immédiatement, lorfque les nombres quenbsp;lon compare font peu confidérables. '
¦ nbsp;nbsp;nbsp;J
i6i. Ces tables font au nombre de döuze. dont void Ténumération, avec les numérosnbsp;de renvoi aux articles de cette mftrudlionnbsp;dans lefquels nous avons expöfé les réfultatsnbsp;qui leur fervent de bafe. La première fenbsp;rapporte aux mefures linéaires ( S amp; fuiv. ) ;nbsp;la feconde , a la divifion de la circonférencenbsp;du eerde ( 19 ); la troifième , a la di^i^iilonnbsp;du jour ( 21 ) ; la quatrième , a la mêfure;nbsp;des furfaces en général ( 29); la cinqüièibe-i'nbsp;aux mefures agraires ( 31 amp;; fuiv.); la fi-^iè-
( 13^ )
me, aux mefures des folides en gënéral (35); la feptième, aux mefures de capacité ( 36 amp;nbsp;; la'Jiuitième, aux poids (45 amp;fuiv,);nbsp;la -neuvième , aux monnoies ( 58 ) ;nbsp;la dixième' donne la rédudbion du prix denbsp;Iaune de telle étoffe , au prix du mètre denbsp;lamême étoffe ; taonzièmc donne la réduc-tion dju prix de la livre , poids de mare, denbsp;telle marchandife , au prix du grave de lanbsp;raêrpe marchandffe , la douzième concernenbsp;la' converfion des fractions ordinaires ennbsp;fradlions décimales.
162.^ Les nombres qui proviennenf des deux fyftèmês , fe correfpondent fur deuxnbsp;colonnes collatérales lüne a gauche pournbsp;les anciennes mefqres , lautre a droite pournbsp;les nouveUes., ,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.
;En fuivant la. colonne a gauche de haut. en bas , on trouve dabprd les dernièresnbsp;fraëlions :de lunké,, de. chaque efpèce denbsp;mefure .anciénne , .comme les lignes , lorf-quili de-mefures de longueur 4 lesnbsp;gratos;-, lorfqwll sagit de poids, amp;c.; puisnbsp;les ffadlions dun ordre immédiatement fu-périetir, eontme les, pouces ou les gros dans
-ocr page 159-les mêmes cas, Sc ainfl de fuite jufquaux unites.
Les fradions de chaque ordre fe fuivent ordinairement fans interruption , ceft-a-dire, par exemple,que les lignes forment unenbsp;férie continuedepuis i jufqua ii , Ie termenbsp;fuivant étant Ie pouce ; les pouces pareil-lement depuis i jufqua 11, Ie terme fuivantnbsp;étant Ie pied , amp;c.
Quant aux unites fimples, on les aauffi difpofées dune manière continue , depuis inbsp;jufqua lo , après quoi elles fe fuivent parnbsp;dixaines dans eet ordre , lo , 20 , 30 ,nbsp;40, amp;c.; puis par centaines, en fuite parnbsp;mille , amp;c. (a). Nous donnerons dans unnbsp;inftant la manière dobtenir , a 1aide denbsp;eet arrangement, les rédudiens demandées.^
Les nombres qui répondent aux précé-dens fur la colonne relative aux nouvelles mefures , font tous diibngués en deux parties , au moyen dune virgule qui fépare les
( a) Dans 'les tables relatives k la divifion du cercle amp; du jour , les unite's fe fuivent fans interruption , dunenbsp;part, depuis un' dêgrs jufqua 90 , amp; de 1autre , depuisnbsp;une heure jufqua 24.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'
-ocr page 160-unites des dédmaies. Le nom de Iunité principale fe trouve en tête de la colonne,nbsp;amp; dolt être toujours fousentendu au-deffusnbsp;du chifFre qui précède immédiatement lanbsp;virgule. Parexemple, le nombre I7535'553gt;nbsp;qui, dans la première table , termine lanbsp;feconde colonne, doit être lu comme s il
mt.
y avoit 1755.5555-
165. Dans la neuvième table qui donne la rédu6lion du prix des monnoies , on anbsp;fuivi unedifpofition particulière. Cette tablenbsp;eft diftribuée comme les tables de multiplication connues en arithmétique. Les fousnbsp;font rangés depuis i jufqiia 19 , fur unenbsp;même bande verticale qui occupe le bordnbsp;de cette table a gauche. Les deniers fontnbsp;pareillement rangés fur une même bandenbsp;horizontale qui occupe le haut de la table.nbsp;Ï1 en réfulte que le nombre de décimes amp;nbsp;de centimes qui réponda un nombre donnénbsp;de fous amp; de deniers , fe trouve fitué a lanbsp;fois vis-a-vis du nombre des fous amp; de celuinbsp;des deniers, ainfi quon ie verra encorenbsp;plus clairement daprès lexemple que nousnbsp;citerons dans un inftant.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'
-ocr page 161-( 139 )
164. Quant a la iivre de compte, elle na befoin daucuse r^dndlion , paree quenbsp;^a valeur efl la niemg jufquici (Jans Tun amp;nbsp;Iautre fyftème.
BXEMPL^S,
Table I.
16 5'. On propofe d^e r.ediure yqó toilès 4 pieds y pouces en mètres amp; en partiesnbsp;décimales du metre.
Cherchezfucceffivement dans les colonnes relatives aux ancigrjnss mefures les nombresnbsp;indiqués parlesdiiférentesvaleursdes chtdresnbsp;pris de gauche a droite , eeft-a-dire ^ lesnbsp;nombres 500^-, 40^',nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, amp;c. Prenez les
nombres correfpopdans fur les colonnes qui appartiennent au nouveau fyftème; écriveznbsp;ces nombres fun au-dbeiTousderautre,comrnenbsp;il a été die (S7), amp; faites-eh fadditioUi
Voici le tablfjau d? fopération : .
500- répojiiident a .,
77,^358
11,0904
1,2989
Refultat de la réduélion 1065,36(50.
-ocr page 162-Tabic 11-
166. Quel eft le nombre de degrés, de minutes amp; de fecondes de la nouvelle dlvi-fion du cercle, qui équivaut a 75^ 1^' 9quot;nbsp;de Iancienne ?
S................. ^3^333333 du nouveau.
Réfultat de la réduftion 83*,595370.
Quelle heure donne la nouvelle dlvifion du jour, lorfquil eft 9' 45' 20/j dunbsp;matin , fuivant Tancienne ?
a.................. 3',750000 de Iancien.
Ceft-a-dire, a peu-près.. 4' 6'48quot;
-ocr page 163-( I4I )
Table IV.
168. nbsp;nbsp;nbsp;Une furface évaluée daprès les an-ciennes mefures , a donné
On demande combien elle contient de mè-
è
tres carrés amp; de parties décimales du metre carré ?
^ nbsp;nbsp;nbsp;mt.q,
zooquot;'- répondent nbsp;nbsp;nbsp;a...... 75(5,2485
10................. 37j9Ö24
4................. 15,1850
5^quot;-............ 3,1635
...... .. nbsp;nbsp;nbsp;0,2109
6^- .. nbsp;nbsp;nbsp;0,0264
mt.q,
Réfultat de la nbsp;nbsp;nbsp;reduction..nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;815,7967.
Table V.
169. nbsp;nbsp;nbsp;Combien un terrain égal a 250 ar-pens, de 100 perches carrées chacun , lanbsp;perche étant de 22 pieds , renferme-t-ilnbsp;dares amp; de parties décimales de 1 are ?
mt.q.
200 arpens répondent a 1020767,3887
f nbsp;nbsp;nbsp;mt.q.
Total en metres carrés.. 12.75959,2359%
Or, lare vaut dix mille mètres carrés
-ocr page 164-( 31), done le terrain propc^é renferme
ar,
127,596, en fe bornant a trois décimales. (Voyez 104).
TahU V L
170. nbsp;nbsp;nbsp;Un maffif de maconnerie étoit évaluénbsp;dans Iancien fyftème, p^xT. ^ttp. ^ttp..
propofe den trouver la folidité , en prenant le mètre cubique pour unite de mefure.
xxx ^ nbsp;nbsp;nbsp;1nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;rot.c.
30* repondent a ..... zz 1,8974
........... 4;93
mt.c.
Réfultat de la réduftion .... 2,41,1354.
Table VII.
171. nbsp;nbsp;nbsp;On demande combien 325 piates,nbsp;niefure de Paris , valent de cadils ?
cl.
300 pintes ré,pendent a . . .. 285,361 S 20................... 19,0241
cl.
Réfultat de la réduödon.... 309,1419.
-ocr page 165-Ï000 livres rcpondent a ... 489,1460 800.................. 391,3168
50............... . nbsp;nbsp;nbsp;24,4573
^.............'---- ^,9349
Réfultat de la réduftion .... 907,8550.
50 nbsp;nbsp;nbsp;grains........ 0,0026538
4............. 0,0002123
2...... 0,0000398 nbsp;nbsp;nbsp;{fli
ey-
Réfultat de la rédué^ioH. . 0,1710498.
(a) Pour avoir ce nombre , qui ne fe trouve pas iitw médiatement dans la table , il faut ajouter ~ grain i 7nbsp;de grain.
-ocr page 166-175. On propofe de convertir une fomme de 2354^ 17^ 8'^ en une autre denbsp;même valeur, compofée de livres , déci-mes amp; centimes.
La valeur de la livre étant la même de part amp; d\autre , il ne sagit que davoir lenbsp;nombre de décimes amp; de centimes qui eftnbsp;égal a 17^^ 8L Pour y parvenir , chercheznbsp;le nombre 8 des deniers , dans la partienbsp;fupérieure de la table , amp; defeendez le longnbsp;de la bande verticale qui commence par cenbsp;nombre, jurqua ce que vous foyez arrivénbsp;vis-a-vis du nombre 17 placé dans la colonnenbsp;dcs Ibus. Le nombre fur lequel vous ferez
Iv.
tombé , amp; qui eft' 0,8833 » donnera la va-ieur des 17'quot; S'* en parties decimates de la livre. Ainft le rcfultat total de la rédudion
ly.
eft 2354,8833.
174. Un marchand qui fait le commerce des éiolFes , vendoit jufquici une certaine
efpèce
-ocr page 167-sa--
efpèce de drap a raifon de 36® io' 6^ Tauner II veut favoir combien il doic vendre, anbsp;proportion , Ie mètre du même drap.
Le prxx de 30^ pour Iaune, nbsp;nbsp;nbsp;_
donne pour Ic mètre ......... .. .. 25,2514
.......¦ nbsp;nbsp;nbsp; 550593
io*. . ....... nbsp;nbsp;nbsp;ö,4iq9
Ó nbsp;nbsp;nbsp;O^OZ'IO
' nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Iv, '
Réfultat de la réduftion:.. Table XT
175. La livre poids de mare dune certaine
marchandife. valoit précédeornient 3^ 12^5^'*.
On demande combien vaut a proportion
le grave de la même marchandife. v ny,
' r
. Le prix de 3^ pour la livjre poids de mare,
Jv,
donne pour nbsp;nbsp;nbsp;Ienbsp;nbsp;nbsp;nbsp;grave......... nbsp;nbsp;nbsp;lt;5,133,1
nbsp;nbsp;nbsp;Jynbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;*
' Réfultat nbsp;nbsp;nbsp;denbsp;nbsp;nbsp;nbsp;la réciiiaion .... 743,64,,
InJlruBion abrégée. nbsp;nbsp;nbsp;K.
-ocr page 168-Talk XI L
jy6. Cette table donne inim^diatement les valeurs de toutes les fraftions dont lenbsp;numérateur ne furpalfe pas 19, ou qul nenbsp;font pas des multiples de quelqu autre fraction plus fimpie.
Ainfi, Ton trouvera
qvia répond'......0,45454$
q.................. 0,64x857.
lies exemples fuivans indiqueront la ma-ni^rifdont on doitfe conduiredans 1autre cas.
177. On demande la fradion decimale qui répond anbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^
^ Si Ton divife par 3 le numérateur amp; le dé^bminateux de. la fradion^, on auranbsp;pour fa plus fimpie expreffion |, qui fbnbsp;^rouve dans la table., amp; a laquelle répondnbsp;la fradion décimale 0,555555.nbsp;r: Quelle eft la fradion décimale qui éqüi-vaut a ?
Cette fradion étant divifée haut amp; bas par ^ devient , dont la valeur ennbsp;fradion décimale, indiquée par la table,nbsp;eft 0,272727.
-ocr page 169-Remarque.
178. Dans les nombres qui exprimeht des unites fimples relatives aux nouvellesnbsp;mefures , on seft borné ordinairement anbsp;quatre décimaies ; au lieu que dans lexpref-fion des fradlions dé rimité, on a prisnbsp;jufqua 7 décimaies poür certaines tables,nbsp;afin davoir toujours deux ou trois chifFresnbsp;fignificatifs a la fuite des zéros donnés parnbsp;les premières décimaies. D^après cela , finbsp;Ton vouloit réduire, par exemple , au gravenbsp;amp; a fes fousdivifions , une fomme de livresnbsp;poids de mare, avec de très-petites fraébonsnbsp;de la livre , il faudroit avoir recours a desnbsp;tables plus étendues. Mais ces fortes de casnbsp;font rares , paree que communément on nenbsp;tient compte des fraélions dont il sagit,nbsp;que dans les réfultats des petites pefées , ounbsp;lunité du plus haut degré eft 1once, amp;nbsp;alors tous les nombres fournis par Ia tablenbsp;relative au grave ayant 7 décimaies , onnbsp;peut, au moyen de cette table , obtenirnbsp;une précifion fuffifante.
ayijii.j nbsp;nbsp;nbsp;. . .nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â¢â â â '. ; 'i-CtJ
I
|
:;:râ t::®. | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
i'Q :S ' li'v li-; |
| ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
A. â
Pour réduire les anciennes Mefures de longueur^ de fuperfici^ amp; de capacité^nbsp;les anciens Poids amp; les anciennes Mon-.nbsp;noies en Mefures , Poids amp; JMonnoiesnbsp;du nouveau fyjlème décrété par la Con-^nbsp;vention nationale.
-ocr page 172-
|
SHHaSHIV | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
Table II j Pour convertir les degrés, minutes , 8c décimaux amp; parties |
fecondes de Iancienne divifion du eerde en degrés décimales de ces degrés. | ||||||||
|
Secondes |
D E G R É S |
Secondes, |
DEGRÉS |
Minutes |
degrés |
Minutes |
degrés | ||
|
anciennes. |
décimaux. |
anciennes. |
décimaux. |
anciennes. |
décimaux. |
anciennes. |
décimaux. | ||
|
I |
0,000309 |
31 |
0,009568 |
I |
0,018519 |
31 |
0^574074 | ||
|
2 |
0 0C0617 |
*9 2 J» - |
0-009876 |
j |
2 |
0,037037 |
32 |
0,592592 | |
|
3 |
0,000926 |
35 |
o?oioi85 |
1 |
3 |
0505555^ |
33 |
0,611111 | |
|
1 4 |
0,001235 |
34 |
0,010494 |
( |
4 |
0,074074 |
34 |
0,629629 | |
|
5 |
0,001543 |
35 |
0,010802 |
5 |
0,092593 |
35 |
0,648148 | ||
|
6 |
0,001852 |
36 |
0,011111 |
6 |
0,111111 |
36 |
0,666666 | ||
|
7 |
0,002160 |
31 |
0,011420 |
7 |
0,129630 |
37 |
0,685185 | ||
|
8 |
0,002470 |
38 |
0,011728 |
8 |
0,148148 |
38 |
0,703703 | ||
|
9 |
0,002778 |
39 |
0,012037 |
9 |
0,166667 |
39 |
0,722222 | ||
|
lO |
0,003086 |
40 |
0,012346 |
10 |
0,185185 |
¦ 4D |
0,740740 | ||
|
11 |
0,003395 |
41 |
0,012654 |
I r |
0,203704 |
41 |
O5759259 | ||
|
12 |
0,003704 |
42 |
0,012963 |
12 |
0,222222 |
42 |
0,777777 | ||
|
0,004012 |
43 |
0,013272 |
13 |
0,240741 |
43 |
0,796296 | |||
|
14 |
0,0043 - ^ |
44 |
0,013580 |
14 |
0,259259 |
44 |
0,814814 | ||
|
15 |
0,004630 |
45 |
0,013889 |
15 |
0,277778 |
45 |
0,833333 | ||
|
! |
0,004938 |
46 |
0,014197 |
16 |
0,296296 |
46 |
0,851851 | ||
|
17 |
0,005247 |
47 |
0,014506 |
17 |
0,314815 |
47 |
0,870370 | ||
|
i8 |
0,005556 |
48 |
0,014815 |
18 |
0,333333 |
48 |
0,888888 | ||
|
1 nbsp;nbsp;nbsp;19 |
0,005864 |
49 |
0,013123 |
! |
19 |
0,351852 |
49 |
0,907407 | |
|
20 |
0,006173 |
50 |
0,015432 |
(¦ |
20 |
0,370370 |
50 |
0,925926 | |
|
21 |
0,006481 |
51 |
03015741 |
5 i |
21 |
0,388889 |
51 |
0,944444 | |
|
22 |
0,006790 |
52 |
0,016049 |
j |
22 |
0,407407 |
5- |
0,962963 | |
|
23 |
0,007099 |
53 |
0,016358 |
1 |
23 |
0,425926 |
53 |
0,981481 | |
|
24 |
0,007407 |
54 |
0,016667 |
[' |
24 |
0,444444 |
54 |
1,000000 | |
|
^5 |
0,007716 |
55 |
0,016975 |
^5 |
0,462963 |
55 |
1,018519 | ||
|
26 |
0)Oo8o25 |
5^ |
0,0 17284 |
26 |
0,481481 |
5^ |
1,037037 | ||
|
1 nbsp;nbsp;nbsp;27 |
57 |
0,017593 |
27 |
0,500000 |
57 |
1505555'^ nbsp;nbsp;nbsp;1 | |||
|
28 |
0,008642 |
58 |
0,017901 |
28 |
0,518518 |
58 |
1,074074 Ij | ||
|
29 |
0,008931 |
59 |
0,018210 |
29 |
0,537037 |
59 |
1,092^92 nbsp;nbsp;nbsp;j | ||
|
ao |
05009259 |
60 |
0,018519 |
30 |
0;5555:55 |
60 |
J;'I U I I I nbsp;nbsp;nbsp;1 | ||
Suite de la Table II, Pour convertir les ciegrés, minutes décimaux, Sc parties Degr/s anciens. Degrés anciens. D E G R E S décimaux. I,mill 2-222222 3S33333 4,4444,44 5:55555^ 6,66666j7,777778 8,888889 10,000000nbsp;11,millnbsp;I 2,2222,22 ^3^333333 14,4444,4415^55555'^ 16,66666^17^777778 18.888889 20,000000nbsp;21,III m 22.222222 ^3^333333 24,444444 25^55555^ z6,66666j275777778 28.888889 305O00000nbsp;3nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;11 m 32.222222 |
33^333333 345444444 35555555^ 3^:66666-! 57'777778 38.888889 40,000000nbsp;41,111m 42.222222 43333333 44.444444 45^55 5 53lt;^ c^6,66666j47,-77777848.88888950,000000 51,III III 52.222222 53333333 54.444444 55555555^ ^6,66666j57^77777858.88888960,000000 61,11 nil 62,22222a. ^3333333 64.444444 6335555^nbsp;66,66666quot;]
| |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
Table IV. |
ME S URE S | |||
|
Toifes-points. |
M È T R E S CARRÉS. |
Toifes-pou- ces. |
Metres CARRÉS. 0,369079 0;42i8o5 °47453o 0.527256 o,5799_8i_ 0,632707 1,265414 1,898121 2,530828 35163535 | |
|
I 2. 1 nbsp;nbsp;nbsp;5 4 5 6 7 ^ 8 9 JO 11 |
0,000^66 0,000732nbsp;0,0010^8nbsp;0,0014(^5nbsp;0,001831nbsp;0,002197nbsp;0,002563nbsp;0,002929nbsp;0,003295nbsp;0,003661nbsp;0,004028 |
7 8 9 10 11 Toifes-pieds. t 2 3 4 5 | ||
|
Toifes-ligfies. |
Toifes carries. | |||
|
I |
0,004394 |
I |
3^79^242 | |
|
2 |
0,008788 |
2 |
7^592485 | |
|
3 |
0,013181 |
5 |
11,388727 | |
|
4 |
0,017575 |
4 |
15,184969 | |
|
5 |
0,021969 |
5 |
18,981212 | |
|
6 |
0,026363 |
6 |
22,777454 | |
|
7 |
0,030757 |
7 |
26,573696 | |
|
8 |
0,035150 |
8 |
30,369939 | |
|
9 |
0,039544 |
9 |
34,166181 | |
|
lO |
0,043938 |
10 |
37,962424 | |
|
11 |
0,048332 |
20 |
75,924847 | |
|
J'oijes-pouces. |
30 |
113,887271 | ||
|
I |
0,052726 |
40 |
151,849694 | |
|
2 |
°^°5451 |
50 |
189,812118 | |
|
3 |
^gt;^58177 |
60 |
227,77454^ | |
|
4 |
0,2Iq^q2 |
70 |
265,736965 | |
|
1 ^ |
0,263628 |
80 |
303,699388 | |
|
1 ^ |
0,316354 |
90 |
341,661812 | |
|
i DES SURFACES., | ||||
|
Toifes |
metres |
Pieds |
metres | |
|
carries. |
CARRÉS. |
carrés. |
CARRÉS. | |
|
100 |
379,6242 |
1 |
0,105451 | |
|
200 |
759.2485 |
ry |
0,210902 | |
|
300 |
I 138,8727 |
3 |
0,316354 | |
|
400 |
1518,4969 |
6 |
0,632707 | |
|
500 |
1898,1212 |
12 |
1,265414 | |
|
600 |
2277,7454 |
18 |
1,898121 | |
|
700 |
2657,3696 |
24 |
2,530828 | |
|
800 |
30369939 |
30 |
3^163535 | |
|
900 |
3416,6181 |
3,796242 | ||
|
1000 |
3796,2424 |
Pouces carrés. | ||
|
.,2000 |
7592.4847 |
1 |
0,000732 | |
|
3000 |
11388,7271 |
2 |
0,001465 | |
|
4000 |
15184.9694 |
3 |
0,002197 | |
|
5000 |
1898-1,2118 |
6 |
0,004394 | |
|
6000 |
.22777,4541 |
12 |
0,008788 | |
|
7000 |
26573,6965 |
18 |
0,013 | |
|
So 00 |
30369,9388 |
36 |
0,026363 | |
|
9000 |
34166,1812 |
72 |
0,052726 | |
|
10000 |
,37962,4235 |
144 |
0,105451 | |
|
20000 |
75924,8471 |
Lignes carries. | ||
|
^0000 |
113887,2706 |
I |
0,000005 | |
|
40000 |
151849,6942 |
2 |
0,000010 | |
|
' |
50000 |
189812,1177 |
5 |
0,000015 |
|
60000 |
227774,5413 |
6 |
0,000031 | |
|
70000 |
265736,9648 |
12 |
0,000061 | |
|
Soooo |
303699,3884 |
18 |
0,000092 | |
|
90000 |
341661,8119 |
36 |
0,000183 | |
|
lOOOOO |
379624,2355 |
72 |
0,000366 | |
|
ÏOO000O |
3796242,3549 |
144 |
0,000732 | |
|
TasI'^ nbsp;nbsp;nbsp;Arpent de Paris de loo perches carrées , laperche lineaire de ig pieds. |
1 | |||
|
Perches carre'es. |
METRES CARRÉS. |
Arpens. |
METRES CARRÉS. |
1 |
|
I |
34,I^^2 |
10 |
34166,1812 | |
|
O |
68,3324 |
20 |
68332,3624 | |
|
3 |
102,4^85 |
30 |
102498,5436 | |
|
4 |
136,6647 |
40 |
136664,7248 | |
|
5 |
170,8309 |
50 |
170830,9060 | |
|
204,9971 |
60 |
204097,0871 | ||
|
7 |
239,1633 |
70 |
239163,2683 | |
|
8 |
273,3294 |
80 |
2733294495 | |
|
9 |
307,4956 |
90 |
307495,6307 | |
|
lO |
341,6618 |
100 |
341661,8119 | |
|
20 |
683,3236 |
200 |
683323,6239 | |
|
30 |
1024,9854 |
300 |
1024985,4358 | |
|
40 |
1366,6472 |
400 |
1366647,2477 | |
|
50 |
1708,3091 |
500 |
1708309,0597 | |
|
60 |
2049,9709 |
600 |
2049970,8716 | |
|
70 |
2391,6327 |
700 |
-2391632,6836 | |
|
80 |
2793^2945 |
800' |
2733294,4955 | |
|
3074,9563 |
900 |
3074956,3074 | ||
|
Arpens. |
1000 |
3416618,1194 | ||
|
I |
34i6j6;i8i |
2000 |
6833236,2387 | |
|
' 2 |
6833,2362 |
30(00 |
10249854,3.581 | |
|
5 |
10249,8544 |
40(30 |
13666472,4775 | |
|
4 |
13666,4725 |
500b |
17083090,5968 | |
|
5 |
17083,0906 |
.6000 . |
2(0499708,7162 | |
|
' 5 |
20499,7087 |
' 7000 |
23916326,8356 |
1 |
|
7 |
23916,3268 |
8000 |
27332944,9549 | |
|
' 8 |
27332,9450 |
9000 |
30749563,0743 | |
|
30749^563I |
10000 |
34166181.5I937 | ||
|
I00000 lOOOOOO |
341661811,937 3416618119,37 Arpeni | |||
| |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
hr'égée. | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
Ji\flrucJ:iun ahr'égéc% | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
TABIE V. Arpent de Paris de loo pe | |||
|
Ja perche linéaire de 18 pied | |||
|
Perches |
METRES |
Arpens. |
t |
|
carn'es. |
CARRÉS. | ||
|
I |
34,I^^2 |
10 | |
|
o |
68,3324 |
20 | |
|
S |
102,4^85 |
30 | |
|
4 |
136,6647 |
40 | |
|
5 |
170,83 op |
50 | |
|
204,9971 |
60 | ||
|
7 |
239,1633 |
70 | |
|
8 |
273,3294 |
80 | |
|
9 |
3°1A9$^ |
90 | |
|
lO |
341,6618 |
100 | |
|
20 |
683,3236 |
200 | |
|
,30 |
1024,9854 |
300 | |
|
40 |
1366,6472 |
400 | |
|
50 |
1708,3091 |
500 | |
|
Ao |
2049,9709 |
600 | |
|
70 |
239156327 |
700 | |
|
80 |
2733,2945 |
800' | |
|
3074,9563 |
900 | ||
|
Arpens. |
1000 | ||
|
I |
3416^181 |
2000 | |
|
6833,2362 |
3000 | ||
|
3 |
. 10249,8544 |
4000 |
- |
|
4^ |
13666,4725 |
500b , | |
|
, 5 |
17083,0906 |
.6000 . |
- |
|
^ 0 |
20499,7087 |
' 7000 |
- |
|
7 J 8 |
23916,3268 27332,9450 |
8000 , r pood |
- |
|
30749^563I |
10000 | ||
|
100000 | |||
|
1000000 | |||
TABtE
T Pouces.
I
|
METRES CUBES. 0,715)1 12 0,821842nbsp;01924572nbsp;1,027^03nbsp;1,130033 1,2327^3 2,465526 3,698289 41931055 6,163816 |
7,3966
14,7932
22,1897
29,5863
36,9829
51,7761
59,1726
66,5692
73,9658
147,9316
221,8974
295,8632
369,8289
443i7947
lt;^lt;^55^921
ToifescubeSi
3000
4000
5000
6000
7000
8000
9000
lOOOO
20000 30000nbsp;40000nbsp;50000nbsp;60000nbsp;70000nbsp;80000nbsp;90000nbsp;I00000
lOÓCOOO
|
600 700 800 900 |
| ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Table VIL
MESURES
D E C A P A C I T É.
I La pinte de Paris de 48 polices cubes, réduire en cadil.
C A D I L S.
c A D I L S.
Le boiffeau de Paris de 640 pouces.cubes red. en centicjKlc.
CENTICADES,
60
700
800
CJOO
0,9512
1.9024
2,853^
5,8048
4,75lt;^o
5,7072
j-6o^6 8,5^09nbsp;9-5121nbsp;19,0241nbsp;28,55^2nbsp;58,0482nbsp;47,5(^05nbsp;57,0724nbsp;^6^,5844nbsp;71?,09(^5nbsp;85,^08^
95,i2o(j
190,2412
285,5^18
580,4825
47^,6031
^^558445
7^0.96^49
855,0855
1000 2000nbsp;5000nbsp;4000nbsp;5000nbsp;5ooonbsp;7000nbsp;8000nbsp;9000nbsp;10000nbsp;20000nbsp;50000nbsp;40000nbsp;50000nbsp;60000nbsp;70000nbsp;80000nbsp;90000nbsp;100000nbsp;200000nbsp;500000nbsp;400000nbsp;500000nbsp;600000nbsp;700COOnbsp;800000nbsp;900000nbsp;I000000
95 i,2o5i 1902,4125
2853,5184
5804,8245 4755,0507nbsp;5707,2558nbsp;5558,4450nbsp;7509,5491nbsp;8560,8552nbsp;95i2,o5i4nbsp;19024,1227nbsp;28555,1841nbsp;- 58048,2455nbsp;47550,5058nbsp;57072,5582nbsp;55584,4295nbsp;75095,4910nbsp;85508,5525nbsp;95120,6157nbsp;190241,2274nbsp;285561,8411nbsp;580482,4548nbsp;475505,0684nbsp;570725,6821nbsp;555844,2958nbsp;760954-9095nbsp;856085,5252nbsp;951205,1569
90
700
800
000
1,2685
2,5365
5,8048
5^0731
6,5414
7,5096 $,8779nbsp;10,1462nbsp;11,4145nbsp;12,582
25,3655 5 $,048 2nbsp;5^,7310^nbsp;6],4i37nbsp;' 76,0965^nbsp;8fj779^-ioi,452'ö
114,1447-126,8275 ¦ 25376550nbsp;580,482.5nbsp;507,3099
55f 1374 750,9649nbsp;887,7924nbsp;1014,6199nbsp;1141,4474
lOOO'
¦ 2000'
' 50ÓO' 4600-
5Olt;0O
¦ 6ÖÖÖ V 7Jdonbsp;; 8000''nbsp;i qOoo-
^ r ,
;-E.
ÖOO'OÖ''
lOOÓÖó' ' 2DOÓOO'
5000ÖO 400000nbsp;5Podckgt;'
ÖDOOOO
900000
idoooco
J 268.2749
^53^M91
3804-,8i'45
¦5075.0994
654p3H-
8877.9239
'10146,1988
12682,74^5
25365,49770 '58048,2^5nbsp;50730,9^40
quot;^63413,7425 quot;76096,4^0nbsp;88779,2394nbsp;101461,9879nbsp;ï 14144,7364nbsp;126827,4849nbsp;253554.9698nbsp;' 580412,4^48
¦ '654137,4246
760964,9°95 887792,3944nbsp;1014619,8793nbsp;1141417,3643
)3C
lOO
|
| ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
| |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Ta S t E X. Prix du mètre dune étoffe quelconque I daprès Ie prix de Taune.
|
| ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Table XII,
FraSions
ordinaires.
fractions DÉC1 m'aLE S.
d^radions
orJindires.
FRACTIONS DEC I MALES.
0,800000 0,571428nbsp;0,444444nbsp;0,3 6^6^6
0,266666
0,245294
iio^:
0,210^25
0,525^00
0^555555 9:454545nbsp;0,415555nbsp;0,484515nbsp;0,457144nbsp;0,412500nbsp;'0,294118
0,25415^
li
|
ordinaires en fractions decimales. | |||
|
Fradions ordinaires. |
FKACIIONSl DECIMALES. j |
Fractions ordinaires. |
FRACTIONS DÉC1M ALES. |
|
6 |
0,415789 |
1 I 3 |
0,845154 |
|
S |
0,875000 |
I I Ti |
0,785714 |
|
9 7 10 7 11 7 11 2 15 |
0,777777 0,700000 0,545454 0,584444 0,548451 0,455555 |
II r? t 16 11 nbsp;nbsp;nbsp;17 11 10 It ^9 I 20 |
0,733334 0,587500nbsp;0,547059nbsp;o,5i 1111 0:578947 0,550000 |
|
7 »7 7 . ÏS |
0,447500 0,411755 0,488888 0,458421 0,450000 |
12 13 12 ^7 12 quot;9 |
0,924075 0,705882 0,541579 |
|
7 20 |
14 3 |
0,928571 0,855555 | |
|
8 1 tt |
0,888888 0.727272 0,515484 |
»3 16 1? «7 13 18 |
0,812500 0,754705 0,722222 |
|
r, 8^ |
0:533333 0,470588 |
n T9 13 20 |
0,584211 0,550000 |
|
J Tg |
0,421054 |
5' |
0.933444 |
|
JL io |
0,900000 0,818181 |
T9 |
0,824529 0,745842 |
|
[9 «4 9 l6 |
0,592407 0,542857 0,552500 0,529412 |
T7 15 T9 I2 1 nbsp;nbsp;nbsp;20 |
0.947500 0,882454 0,789474 0,750000 |
|
9 9 |
0,474584 0,450000 |
1 T7 1 ^9 |
0,941175 0,842105 |
|
JO XÏ 10 n 19 |
0,909090 0,75924 anbsp;0,588245 |
17 Ts 17 »9 »7 20 |
0,944444 0:894737 0,850000 |
|
10 14 |
0,525415 |
^ ¦ *9 |
0,947458 |
|
0:834443 |
'J |
0,950000 | |
0.500000
0.250000
0,200000 o, j 66666nbsp;0.142857nbsp;0,125000
O; I I I I I I OjïOOOOOnbsp;Ojopopop
0,08333^
0,0j6^2^
0,071429
0,066666
0,062^06
0,0588^4
°gt;°SS3S6
0,0 j 26J 2 0,050000
0.^00000'
0,285714
0,4222'22.
o,i55S4(?
^^33333 0,11764Jnbsp;051.052?)^
0,750000 0,000600nbsp;o.4'28^^inbsp;o,jf75o'óo ¦
0.400000 0,272727nbsp;0,2^0-j6^nbsp;O52 14285nbsp;0,187500nbsp;0,175471nbsp;15 7^395
0,150000
;o,857I42
ES réfultats conteniis dansles tables pré-cédentes font partie dautres réfultats plus étendus, dont on a fupprimé enfuite unnbsp;certain nombre de décimales , en ajoutantnbsp;one unité a la dernière des décimales con-fervées ,dans lescas indicjiiés ci-delïiis(i2o).nbsp;ii sen fuit que tel nombre qui répond aunbsp;double , au triple , au quadruple , amp;c. dunnbsp;autre nombre compris dans la même table,nbsp;eft fouvent plus fort dune unite quil ne Ienbsp;feroit,fi on reüt cherché en multipliantnbsp;immédiatement Ie premier par 2,3,4,nbsp;Mais daprès ce qui vient detre dit, on voitnbsp;que cette difference ne fait quajouter anbsp;lcxaditude du nombre quelle affeéle.
Nous joignons ici les valeurs de la plupart des bafes qui ont fervi a calculer les tables ,nbsp;OU les rapports entrc les principales unitesnbsp;de lancien fyftème amp; celles du nouveau , amp;nbsp;réciproquement, avec dix décimales ou da-vantage. Ces valeurs qui dérivent toutes denbsp;celle du quart du méridien , en fuppofantnbsp;cette dernière rigoureufe , pourront êtrenbsp;utiles a ceux qui voudroient avoir certainsnbsp;multiples ou certaines fousdivifons dunenbsp;efpèce particuliere dlinité , ou entreprendrenbsp;en general des calculs avec une prccifionnbsp;plus grande que celle qui eft donnee parnbsp;ies tables.
-ocr page 186-Le quart du méridien terrestre
S 5i3i43oto;fesj etant de........... 3
OU................ 3 07945piedsj.
Le METRE vaur en T p. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;
........... I 3,07945
Le pied vaut en niè- T mt.
............ 5 nbsp;nbsp;nbsp;Oj3M732469155^864.
Le Metre carré ) p.q.
vautenpieds carrés. 3 9j483®^i 5737*^4*
Le pied carré vaut en ) mt. q.
mètres carrés..... 3 ogt;io545ii76523689.
Le metre cube vaut ) r.c.
en picds cubes.... 3 i9^i°^ö2982782oi399iz.«»*
Le pied cube vaut en ¦) mt.c.
metres cubes'..... ) ^5°34^434^o9^7^^^75*
Le c A DIL vaut en I p«-
pinte, de Pa*... f 'ïtapöSjsSotst;.
La pinte de Paris vaut |
en cadils........ 1 nbsp;nbsp;nbsp;0,55.^0(5136885,.
Le grave vaut en 1
livrespoidsdemarc. 3 ^5°443793402777 5 'c.
La livre poids de mare \ gv.
o.,. nbsp;nbsp;nbsp;1nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;0,4891400113582082.
vaut en graves. ... 3 nbsp;nbsp;nbsp;^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^ J
Le METRE vaut en ) « aune de Paris.... 3
Laune de Paris vaut 7 mt. en mètres.......3