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SUR
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lÉLECTRICITÉ et du MAGNÉTISME,
Gouronnês publiés par r^fcadémie de Bavihey traduits du Latin ö* de l'Allemande aug-mente's de Notes ^ 6? de q^uelques Dis~nbsp;fcrtations nouvelles^
PAR
H. VAN SW IN D E N,
Profejfeur de Philofophie dans rUniverfité de Franeker^ Jffocié étranger de la Société Roya
le de Mêdecine ds Paris, Memhre des Académies de Bruxelles ö* de Bavi'ere; des Sociétés de Haarlem ö* d'Utrecht, Mem-bre consultant de la Société de Phyfi-q^ue expérimentale de Rotterdam^
^ de la Société de Mêdecine de la Haye: Correspondant desnbsp;Académies Royaies de Paris ö* de Turin.
A LA H A Y Chez ees LIBRAIRES ASSOCIÉS.
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Table
Second mémoire sur lanalogie de lé-
LECTRICITÉ ET DU MAGNÉTISME, PAR Ai. STEIGLEHNER. .
Premiere PARTIE. De r Analogie des deux Forces:nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.
Théorie de 1' ÈleSiricité 13 du Magnétisme
§ I § 55' nbsp;nbsp;nbsp;-nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;
Application de la Théorie d VFxpérience
§. 551^1.....
Seconde partir. De VASlion de VÉleBrku té i3 du Magnétisme furie Corps Animal.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.. H5
Del'Aélion de VEleBricité §. 105§. 148. u8
J)e l'ASlion de 1'Aimant §. 148 §. 171. i6ï
-ocr page 10-198
TI nbsp;nbsp;nbsp;TABLE'
Rkmarques sur le rRiNciPE EaiPEovi par M. AEPINUS POUR i,explication DESnbsp;attractions ÉLTCTRiqUES ET MAGNR-
Tlf^UES, PAR M. van SVVTNDEN.
TrOISIÈmE MÉfllOIRE SUR laNALOGIE DE leLECTRICTTK et DU magnétismenbsp;PAR M. HÜBNER.
Introduction. . nbsp;nbsp;nbsp;*nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.
f'REMiERR Section. Y a-t-il une Analogie vraye ^ Phyfique cntrc les forces Elec-triqM 13 Magiiéiifue ?
Seconde Section. Examen 3e Ia Quedion: ft les Forces ÈleRrique Magnéiiquenbsp;agiJJ'eritfur /e Corps animaLnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;. .
TroisiÈme Section. Examen de la Ques^ 1 tion: comment les Forces Eleamp;rique ö*nbsp;I^Iagnétique peuvent-tllcs agir fut' Ienbsp;Corps animal?
Appendice.
Reflexions sur le magnétisme animal,
ET SUR LE SYSTÈMEDE M. MESMHR, PAR M. VAN SWINDEN.
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267
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Ré flexions préliminair es §. i 5. nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;2^9
Question I. Le Corps anlmeil peut-u rece-voir de V Jfimant les ntêmes effets que le Fer en reioit ? §. 5-q. . nbsp;nbsp;nbsp;3 38
Question II. Le Corps animal peut-il recevoir dc VAïmeirAt une aSiien quel~nbsp;ronfue? §.78.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;339
Question III. Le Corps animal peut-ii commtmiqtier a d'autres Corps rirn-presfion quil a re^ue de rA'tmant?nbsp;§.910.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;34(S
Du Magnétisme animal dans le fens nbsp;nbsp;nbsp;lenbsp;nbsp;nbsp;nbsp;plus
étendu, éfl de la Médecine magnétique
§. II 1'5. nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;350
Du Magnétisme Animal propofé par M. MESMER, éA expofition de flon fyfléme.
§. 15 21. nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;373
Examen du fyfl'eme de M. mesrier §. ai.
P1SSERTATION SUR UN PIIENOMÈNE MAG-NÉTIQUE PARADOXE , PAR M. VAN SWINDEN......447
Introduction §. j , 2. nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.448
I. Examen du Phénomine: §. 3 ~ nbsp;nbsp;nbsp;8-nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;452,
n. Recherches[ur les circenjlances dans les-quelles Ie Phénomhie alieu §. 8§. 14. 45S
XII. Examen des Expériences faites [ur ce
fujet §.14 $. ao, . nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;4lt;57
IV. nbsp;nbsp;nbsp;Principes génêraux four fervir d Vex-plication du Phénomlne %. ao §.a4. 47^
V. nbsp;nbsp;nbsp;Explication du Phénomène. §.a4-§. 30. 48x
Appendke d' Expériences §. 30. feqq. 49^
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-ocr page 13-CL-omme cette Ouvrage eft rcfté alTei^ long-tems fous prelTe, amp; quon aura fait fans doutc, depuis Ie tems quele Mff. cll forti de mes mains,nbsp;un grand nombre de découvertes , dontje nainbsp;par conféquent pas pu profirer, il ne fera pasnbsp;inutile daveitir que Ie premier Volume étoitnbsp;achevé au mois de Mars 1783, amp; quil a éténbsp;lemis aux Libraires aux mois de Juillet fuivant;nbsp;que les Notes fur les Memoires de M. M.
STEIGLEHNER amp; HUBNER, aiufi qUC mes RuTKarqnes fur Ie fyflème de M. aepi-ïi u s étoient achcvées a la fin de la même an-née. Ceft ausfi dans ce tems que jai compo-fé mes Rcjlexiofis fur Ie Magnétisme A.mmal.nbsp;Jai pris cette matière au point oü elle en étoitnbsp;alors, du moins par rapport aux connaiffancesnbsp;que javois pu men procurer; mais depuis cenbsp;tems on la discutée a Paris avec plus de clia-TOM. II.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;*nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;leur
-ocr page 14-5 nbsp;nbsp;nbsp;4 V TE R T I ^ S E M E N T .
leur auon ne lavoit encore fait; les Ecrits ft font beaucoup multiplies pour amp; centre Ienbsp;Mesmérifme: je ne fais sils ont cclairci la ma-ticre: amp;: je nai pas cru devoir rien ajou-ter a ceque jenavois dit, parceque je menfuisnbsp;tenu a Touvrage même de M. mes me r.nbsp;Mais tout ce qui concerne Ie BJagnétisme Ani^nbsp;ifial fera bientót tirc au clair, puisque Ic Roinbsp;de France vient de nommer des CoinmilTairesnbsp;pour examiner cette matière, amp; pour en ren-dre compte a fa Perfonne gt; amp; quil a choifinbsp;pour eet efFct parmi les Membres de lAcadé-mie des Sciences, delaFaculté de Médecine,
6 nbsp;nbsp;nbsp;de Ia SoeietéRoyale de Médecine, des Per-fonnes dont les grandes lumièrcs, limpartia-lité amp; Ie zéle pour Ie bien de lhumanité 6cnbsp;les progrés des fciences font fuffifamment con-nues. Ces Mesfieurs ne manqueront pas dé-claircir êc de verifie-r les fiiits quon a allegués,nbsp;dexaminer les guerifons quon pretend avoirnbsp;opérées, ainli que de conftater par quels raoyensnbsp;font prodüits les effets qui leur paroitront fuffifam-ment prouvés, les poflelTeurs du prétendunbsp;Magnétisme Animal peuvent cominuniquer leurnbsp;pouvoir, OU prétendu pouvoir, a dautres per-fonnes, amp; comment ik sy prennent pour ynbsp;réusfir.
A y ^ R T I S s E M E N. T.,
I,a disfeitation fur les Mouyemens irréguliers de 1'Aiguille^ qui fait Ie troifième Volume denbsp;ce Recueil, a été achevée au mois dAvril denbsp;cette année.
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LANALOGIE DE LELECTRI^ CITE ET DU MAGNÉTISME.
§- T- JLja queftion, sil y 1 une Analogie vraic 5c phyfique entre les Forces ele^ri-eue 2c nugactique', fi cette Analogie peut être proiiycc par Experiences, fe trouve,nbsp;quand on la confidère avec exaöitude, êtrenbsp;autant thémqüc.^ que pratiquè. Elle ^^lihéo-rpque,^ puisque txouver une Analogie entrenbsp;4eux Forces, ceft trouver une théorie par Ianbsp;quelk' on peut expliquer les elFets de Tunenbsp;^eiies ausü bion ,-que ceux de .rautrev mais,nbsp;^éniontrer cetce Analogie par des Experiences, ceft fftijK. dc^. Experiences qui prouventnbsp;quil y a un mcn^e Principe par lequel on peutnbsp;expliquer les effets' de ces Forces: ce qui ellnbsp;cn grande partie pr»Hque.
nalogie: Tune, lovsquon satuciie unique* ment a faire des Experiences fembkbles: lau-tre j quand on trouve une Théorie par laquel-le on peut expliquer toutes les Expériences,nbsp;toutes les Obfervations, quelles foyent fem-biables, oü non. Des Expériences fembla-bles fourniflent une Amlogie a^parente; mais,nbsp;une Théorie, confirmée par Expériences,nbsp;produit une Analogie véritahle; fi cette Théorie repofe dailleurs fur des Principes tirés desnbsp;propriétés phyfiques amp; naturelles des Forces,nbsp;lAnalogie quelle produit eil ausfi phyjique.
- §. 11. Une pareille Analogie eft done Traiej elle ell phylique. Elle eft vraie, puis-quelle neft pas uniquement fondée fur ce quinbsp;jieft ,quapparent: elle eft phyfique, puis-quelle tire fa fource des propriétés réelle.snbsp;amp; phyfiques des Forces: celui-ci done qui nenbsp;skri-êteroit qua des, Expériences femblables,nbsp;ne repondrdit pas, a mon avis, au but dcnbsp;cette favante Académie: car-, ii nindiqueroicnbsp;que ce quieft apparent, amp; non ce qui eftnbsp;vrai, ce qui eft phyfique:: amp; ceft pourtant cnnbsp;ceci que iconfifte da Queftiönpropofée.
§. III. On peut done sy prendre dedeux svanicres . pQui'.'faire voir qu-'ü y a une Analo..
Théorie de l'EleSiricité {jf du Magnétisme. '5
gie vrq.ie amp; phyfique entrc les Forces éleftrir que amp; magnétique : ou, en pofant les Expé-riences comme des prémilTes, dont on déduitnbsp;unc Théorie: ou, en établiflant une Théorie, dont on prouve enfuite la verité par desnbsp;Expéricnces tant analogues que non-analogues. Je prendrai ce dernier parti, dans cenbsp;Mémoire, tant parceque cette Methode feranbsp;plus agréable a des Hommes de Genie, teknbsp;que rAcadémie en renferme dans fon feinjnbsp;que parcequon peut faire voir alors plus na-turellement, comment on peut expliquer parnbsp;cetee Analogie ausll bien les Experiences dis-femblables, que celles qui fe relTcmblent: ccnbsp;quom ne fauroit gueres faire en ne fe fon^nbsp;dant que fur des Experiences femblablcs.
J E dois ausfi avertir que je nai pas feulcr ment employé mes propres Expériences, matsnbsp;ausfi les découvertes de plufieurs illuftres Phy-ficiens: ce dont on ne me faura pas mauvaEnbsp;gré, jt penfe, dans un fujet dont plufieurs hommes de Genie fe font infatigablement occupésnbsp;avant nous, amp;' en mênje tems qye nous. Ja-voue ausfi fans detour, que jai fuivi en granrnbsp;de partie les fentimens amp; les Principes denbsp;M. M. FRANKLIN amp; AEPINUS, quC
travaillé daprès eux, puisque je ne con-A 3 nbsp;nbsp;nbsp;nojs
-ocr page 22-§ 4*
(a) Cet aveu formel de 'Auteur nous autonfc a citer cn Notes les articles de iouvrage de M. aepinus dansnbsp;lesquels on trouve en détail ce que 1Auteur traite icinbsp;en abrégé. Si Ie Lefteur confultc ces articles il trouve-ra une fource inépuifable diuftrudtion. Le litre denbsp;loavrage de M. aepinüs eft 'tentamen t'ieoriae Eieclrki-citaiis o- Mamet'mni. 4°. Petrepali 1759. II eft faciieux quenbsp;cet excellent ouvragc, que jai cite un grand nombre d«nbsp;fois dans rnon Memoire j ne foit pas plus repandu. Lesnbsp;Lettres de M. franklin fur lEIeftricitc font trop con-Bues pour quil foit befoin de les citer. dAillcurs M.nbsp;sïeiglehnek. a admis toutes ks corredlions que M.nbsp;AEPiNus a faites au fyftème de M. franklin , amp; quenbsp;Cet illuftre Phyficien paroit navoir pas desaprouvtóes; aunbsp;nioins a-t-il admis le fyl^ème de M. aepinus fur lAi-tnant (v. Lettre a M. Bareece du eourg. Oeuvresnbsp;Tome I. p. ZIJ.) Ces corrections roulent principalementnbsp;fur 1idée quil faut fe faire de L 'mperméahdité da Verre amp;nbsp;de tous les Corps coercitifs, laquellc fe reduit a préfen-tcr de trés grands obftacles au mouvement du Fluide :nbsp;de la quantité de Fluide naturelle a chaque Corps eoer-citif, laquelle ncft pas invariable, comme frank-XiN lavoit cru. M. aepinus a donné de plus unenbsp;très-grande extenfion a ces Principes par les cakuls dontnbsp;il seft fervi pour ks développer amp; pour ks rendre ap-plicables a chaque Phénomène: enfin il ks a appliquesnbsp;» la Dodrine de lAimant, ce qui navoit pas encorenbsp;Cté fait. tlQte du TraduSiettr, comme le font toutes celles de «nbsp;idémelre.
-ocr page 23-Thiom de rEleclricité ö* du Magnitime. f-
§. IV. Premier Principe (b). On peut expliqucr tous les Phénomènes éleftri-ques amp; magnétiques par une matière Fluidcrnbsp;très-fubtilc, douée dc cette propriété principale, que fes particules fc repouflent mutuel-kment. II faut avoir une idee claire de lanbsp;communication, de la propagation, amp; dcnbsp;lextenfion des Forces élcamp;ique amp; magnéti-*nbsp;que pour pouvoir fc convaincre en quclquenbsp;forte, que les Phénomènes des deux Forcesnbsp;liépcndent dun Fluide: or ces points fcrontnbsp;développés dans la fuite. On peut dailleursnbsp;prouver par rExpérience fuivante, que lesnbsp;particules dc ce Fluide fe repouflent.
Quon premie (Fig. i.) une lame A B ,du(i bois qui ne foit pas trop fee, longue dun pied,nbsp;large de cinq lignes: quon lifolc j Sc quonnbsp;fuspende en A, a des fils extrèmément déliésnbsp;deux petites boules, quon -fait ordinairementnbsp;de moëlle de fureau. Quon frotte deux ou
trois
(é) V. AEPINÜÏ §. r. et-. §. 3. «: amp; nos réfierxions fur ce Principe amp; les deux fuivans dans Ie §. 9097.nbsp;de mon Mémoire, ainfi que dans les notes fur ces §§.nbsp;fwrtout dans celles fur les §. S^. amp; pi- Jnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;dans
ces mêmes notes, amp; dans les notes des §. 130 Se 130*. quelques reflexions fur la folidité dun fyftème ba-ti fur ces Principes, amp; fur celle dune Andegi» it fig'twf.
A 4
-ocr page 24-8 II. M É M o I a E. P. I.
trois fois entre les doigts, avec une étoffe dc foye bien imbibéè dhuilc, amp; couveite duanbsp;amalgame, une lame de Verre dun pied dcnbsp;longueur i Sc quon touche un moment lesnbsp;boules avec cette lame: elles fe repoufleront.
Si lon prend au lieu de ces boules deux Aiguilles a coudte G,;H, (Eig. a.) des plusnbsp;fines, amp; longues de cinq ou fix lignes, 6cnbsp;quon les aimante au moyen dune lame ai-mantée NS, (ce qui fe fait en y appliquantnbsp;la lame pendant quelqucs minutes, comme onnbsp;Ie voit dans la Figure a) elles fe repouflerontnbsp;égalernent; mais il faut avoir foin que ces aiguilles ne foyeitt pas aimantées auparavant (c).
C E T
(c) M. HEM MER oWerve dans fes remarqucs fur ce Mémoire , auquel il donne d'ailleurs tons les éloges quilnbsp;mérite a fi jtifte titre , amp; dont je me fais un vrai plai-fir de lui payer égalernent Ie tribut, que cette Experience neft démonftrative quautant quon préfuppofe 1exi-ftence dun Fluïde magnétique; jjCependant, ajoute-t-,, il, 1exiftence de ce Fluids eft une pure hypothèfe,nbsp;,, quelque belle amp; ingénieufe quelle foit *. mais il en eftnbsp;autrement du Fluide éleélrique : fa prefence nous eftnbsp;49 annoncée presque par tous nos fens, amp; 1 on peijtnbsp; sclairement montrer a I'oeil la répulfton amp; Iattradionnbsp;4» de fes particules . jaurois done defiré ici une Expe-4, rknee entièrement différente. Ce neft pas ici Ie lie«nbsp;4snticr dans la moindre difcusfion fur ce fujet. O» pent
con»
-ocr page 25-Théorie de V Kle5lricitê £5? du Magnétisme^ g
C E T appareil eft trés - commode pour fai-ïc plufieurs Expériences agréables. Je coupe ime pareille lame en deux parties AC, BC,nbsp;au milieu C. Jy adapte une cfpèce de char-nière decuir, amp; je couvre ces lames de feuil-les détain. En J, il y a une fente, amp; dansnbsp;celle-§i un crochet mince, auquel les fils, quinbsp;portent les boules, font attachés. De cettenbsp;manièi'e je puis rerrfermer les boules, quonnbsp;place dans deux cavités, amp; les fils, 6c porternbsp;facilement eet appareil en voyage. Si lon anbsp;deux de ces appareils, 6c quon cleélrife lesnbsp;boules de lun pofitivement, amp; celles de lau-tre négativement, on peut examiner a peu-près toutes les fortes de Corps éleélriques. Sinbsp;lon fe pourvoit pareillemcnt de deux pairesnbsp;d'aiguilles les plus fines, 6c quon airoante pofitivement les extrémités infcricures dune de,nbsp;ces paii'es, 6c négativement celles de lautre,
on
confulter ce quont dit Ia delTus M. M. musschen-EROEK amp; KR A FF T, aux endroits cites notes a h amp;% 2. de inon Mémoire. M. mar at rejette !a répulfionnbsp;mutuelle des particules du Fluïde éleftrique (Keckerc/iesnbsp;fur l'Éledrické p. 35 - JO- ) Mais jc dotite que les Experiences qiiil allègue fiiffifent pour invalidcr cc Principe- Jai fait ufage de ces deux Expériences dc M.nbsp;steigxehnèr pour un autre bilt dans Ie §. 6l. denbsp;jnon Mémoire,
to
II. M É M o I R E. P. I.
on peut examiner tous Ics poles desquot; Cofps magnétiques. On peut fuspendre ces Aiguilles a une épinglc. v. Fig. i.
Pour éleétrifer les boules pofitivement amp; négativement, il faut étre pourvu dc la lamenbsp;de Verre, amp; de 1étoffe de foyc pour frotter ,nbsp;dont jai paiié: dun baton de cire a cachc-ter, amp; de quelques morceaux dc peau dcnbsp;chat. Pour aimanter les Aiguilles il faut êtrenbsp;pourvu dune bonne lame magnétique.
§. V- Second principe (a). Les particules des Fluïdes éledrique amp; magnétiquenbsp;font attirées par dautres Corps; Ie Fluidenbsp;éleétrique par tous les Corps qui nous fontnbsp;connus, amp; furtout par les Corps métalli-ques i^b): mais Ie Fluide magnétique left par
Ie
(il) V. AEPiNus §. I. /3: §. 3. /3, y.M. heubert (TAeoria Elecir. Prof. V. Cap. I.) allègiie des Experiencesnbsp;pour confirmer ce Principe, que M. Ie Comte de canbsp;cepède nieroit certaineraent daprèsfonfyftème. v. ne-*tc ij du § 41. de mon Mémoire.
{b) M. HEMMEE croit que ce ne font pas les Mc-taux qui attirent Ie plus puisfamment Ie Fluide élcétri-que: il renvoye a la démonftration quil en a donnée dans un Journal allemand, intitule Rhsinifchenbsp;1780. óe. Cahier p. 516.
-ocr page 27-11
Théorie de l' EleSiriciié 0 du Magnétisme.
Ie Fer amp; par tous les Corps qui contiennent du Fevj pouvvü quils ayent été aupavavan»nbsp;ehauiFés, ou fondus (c). Tous les Corpsjnbsp;mais furtout les Métaux êc Deroi'Métauxnbsp;quon a pu examiner jusquici, peuvent êtrenbsp;rendus éledlriques: iis doivent done attirer,nbsp;par quelque Force que ce foit, Ie Fluide éiec-trique: de mêmc Ie Fer, de quelque forte qu®nbsp;ce foit, pourvü quil ait été auparavant frappé, fccoué, chaufFé, ou même fondu, peutnbsp;devenir plus ou moins magnétique. 11 faistnbsp;done ausfi quil attire Ie Fluide magnétique,nbsp;par quelque caufe que ce puilTe être.
§. VI. Troisi Ème principe (d). II y a des Corps dans lesquels Ie Fluide éleétriquenbsp;amp; Ie Fluide magnétique fe meuvent avec»beau-coup dc difficulté: car il en eft quoh ne lau-roit priver facilement de la force éleétriquenbsp;OU magnétique quils ont une fois acquife. Cesnbsp;Corps font, par rapport a rÉlcélricité, Ie
Ver-
(f) La raifon en eft que ces opérations développcnt Ie Phlogiftique contenu dans les matières ferrugineufes,nbsp;amp; changent par confequent la Terre maniak en Fer parfait. Voyei ce qui a été dit fur ce fujet dans monMc-Hioire S. 13. §. 3437 , amp; les notes fur ces §.
(d) V. AEPiNUS §. I. y; §. 3. i, S{ riER8EK.'T Jh(*r. Elmr, Caf. I, prop. 3.
-ocr page 28-Verre, la Porcekine, la Poix, amp; dautrcs Corps femblables: amp; par rapport au Magnétisme, lAcier, du Fer trempé, amp; dautresnbsp;Corps analogues, qui contiennent du Fer. IInbsp;y a done des Corps qui agiffent beaucoup, 6cnbsp;avec une grande force fur les deux Fluides, Icnbsp;magnétique, amp; léleétriquej amp; reciproque-ment.
§. VII. O N nomme Corps éleclriques par eux~ mêmes ceux dans lesquels Ie Fluide éleétriquenbsp;lê meut difficilemeiit: p. ex. Ie Verre 6cc. {a).
Corps magnêtiques par eux-mêmes dans lesquels Ie Fluide magnétique fe meut de mêms avec une grande difficulté, comme lAcier,nbsp;p. ex. Scc. (^).
-ocr page 29-Théor-k de TËlèSlriciti ^ da Magnétisme. I3
II feut aü contraire nómmer Corps non-éleEtriq^aes par eux-mêmes ceux dans lesquels Ie Fiuide éleftrique fe nieut facikment, commenbsp;Ie Métal êcc.
Corps non - magnétiq^ues par eux -mêmes ceux dans lesquels Ie Fiuide-rnagnétique troiive unnbsp;palFage facile, eomme Ie Fer mol {c).
U N Corps eft dans fon ét at naturel, quand il contient dans fes pores la quantité de Fiuidenbsp;cleftrique ou magnétique qui lui apparticnt {d)xnbsp;sil contient plus de Fiuide éleétrique ou magnétique, ü. eft dans un ét at pofitif (e): atinbsp;contraire , Pétat négatif a lieu , quand Ienbsp;Corps contient moins que (a quantité naturellenbsp;de Fiuide éleclrique ou magnétique.
Mémoire, amp; les notes fur ces §§. furtout §. 90. note 93. note b\ amp; les §. 93. amp; 94. en entier.
(c) M. AEPitiui range Ie Fjer parmi les Corps gnitiques fdr eux-mêmis; xmis il avoue quü y a a eet égardnbsp;de la gradation dans Ie Fer, amp; il dit que, quoiquonnbsp;nait pas encore trouvé de Corps agiflant fur Ie Fluidsnbsp;magnétique ', amp; analogue aiix Corps - els^riques parnbsp;mx-mêtms, Ie Ftr mol approche 'ccpendant de 1analogicnbsp;avec les Corps'rion - éleHri^ues par ettx-mêmes, [ou Conducteurs ], au moins davantage que Ie Fer dur, amp; cel*nbsp;parceque Ie Fiuide éleftrique sy meut plus facilemeatinbsp;(rf) Akpinus. §. 6. 7.
(f) A'bpinüs, f, 8. 9.
-ocr page 30-P, 1.
MEMOIR
§. VIIÏ' II y a done dtfféfem états des Corps a examiner: car le Corps eft ou en'tierc-jnent dans fon état naturel, ou entièrement po-litif, ou entièrement négatif, ou en paitie pofi-tif on partie négatif. Cc Corps agit^ ou furnbsp;Je Flu^e quil contient lui-memej ou fur ce*nbsp;lui qui eft au d-éhors, 6c qui eft contemi dansnbsp;dautres Corps; ces autres Corps font, ou dansnbsp;kur, état naturel, ou dans un état pofitif, ounbsp;daixs un état négatif, ou ils font cn partie po-litift 6c cn partie négatifs. La partie po*nbsp;fidve dun Corps agit fur la partie negativenbsp;dunautre, ou reciproquement. II faut donenbsp;connoitre Ics ioix qui out lieu dans tous cesnbsp;cas, dans toutes ces, fituations i 6c examinernbsp;enfufte fi dies font confirmees par les Experiences , 6cparies obfervations.
§. IX. SupposoNS done quil y ait dans les pores du Corps V (Fig. 3.) une matiérenbsp;fitbtile, Fluide, douce decette propriété quenbsp;fes particules dont elle eft compofée fe repous-fent mutuellement, mais qu-elles font attiréesnbsp;par Ic Corps merne. Lorsque ce . Corps con-tient fa quantité naturelle de Fluide, il ny a,nbsp;Gomme TExpérience Tapprend, ni attfaftion,nbsp;ni répulfion quón puifle attribuer a ce Fluide.nbsp;Si done on nomme A Iattraétioij que ce
, nbsp;nbsp;nbsp;Corps
-ocr page 31-Cwps exerce fur la paiticule T fituéc i la furface j Sc R. la. répulfion du Fluïde conté-nu dans ce Corps, fur la même partlcule T:nbsp;la force totale dattraiSion pour, cette patticulo-fera A R, amp; puisque Ie Corps eft dans foanbsp;ctar naturel, on aura A R=:o (lt;*).
§. X. Maïs, llippofons que la quantitc naturelle du Fluïde folt 'Q, Sc quelle foit au-gmentée, par, quelque caufe que ce puilTe être, de Ia quantité q\ tout Ie Fluïde fera donenbsp;Q Sc la force répulfve fera dans ce casnbsp;totalé dattia6lion:fera A
; Sc, ,puis(juc A R = o
A-R^
fS- 9.), la'force datoaótion fera =
c. a. d. que la partlcule T fera repouflec par «ne force égale anbsp;nbsp;nbsp;nbsp;On peut démontrei
k
(«) Aepinüs. S, 9. 10.
{i) Aepinus §. 10. Cecalculeft fondé furlafuppoJ EtJon que lattfaffion 5c la répulfion font proportionelTesnbsp;^ la quantité de matière contenue dans, les Corps: cat en dj-;-fi jlorsque la quantité de matière eft Q, fattratfiiioiinbsp;eft R gt; que fera 1attraétion quand la quantité de matièrenbsp;eft Q 2; on trouvera pat la réj^e de trois fQ 2) R;
-ocr page 32-la même chofe de toutes les autres'particulcs femblables.
§. XL Ta NT que la quantité q exiftc dans ce Corps , la particule T amp; fes pareil-les doivent sécouler: ll ^ ±: o Ic Corp? V eftnbsp;dans fon état naturel; mais, plus f diminue,nbsp;^us la force de répulfion devient petite (r).
R
Q'
' §. XII. Si ,1e Corps V étoit dans une fitua-tlon negative, la quantité de Fluide quil con-tiendroit feroit Q q , amp; la quantité totale
d. que la parti-
c. a.
dattraébion feroit f
eulc T ne feroit pas répouffée , mais'attirée.: ellc entrera, ainli que fes pareillcs, dans lesnbsp;pores du Corps V: Sc'cette' intfóduWton dure-ra ausfi.longtems que.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fcra-une quan
tité réelle {d).
§. XIII.-O jsr- peut-divifer par la pénféc Ic Corps V (Fig. 4.) en deux parties VC amp;nbsp;V B (lt;?) Sc confidcrer les particules T Sc ï
(c) Aepi'Nus §. II. nbsp;nbsp;nbsp;'
(ji) Aepinws §. ïi. 13. 14. Le calcul eft Ie mê*. me que celui du §. io. il py a Qua faire 4 négatif. 'nbsp;(«) Aepinvs §. 15. _ ;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;-.co;
-ocr page 33-Théorie de PEleSiricité ^ du Magnétisme. \'2
éu Fluide. Ces deux particules feront attirées par Ie Corps V avec la force A. Soit Q laquanti-té de Fluide dans cliaque paitie du Corps. Si lanbsp;particule T du Fluide coüteilü dans la particnbsp;V C eft repoulTée par la force R, il faudra ne-.nbsp;eeflairement fuppofer quellc eft répoulfée avcCnbsp;la force R' par Ie Fluide contenu dans Tautrenbsp;paitie VB: amp;, par des Principes de Phyfiquenbsp;onnus,Rfera \ R'\ Rquot; amp;c. (). Or, com-me routes les circonftances font abfolument lesnbsp;mèmes dans la conlidératidn délapaiticulei/quenbsp;dans celle de la particule T, la force attradlri-ce totale du Corps , fur chacune des deuxnbsp;particules T Scz, fera = A-RR': 6enbsp;cèlle-ci eft egale i zéro dans Tctat naturel,nbsp;conforraément a TFApérience.
C,XIV- Maïs, fuppofons d[ue Ie Fluide cleétrique ou magnétique foit Q -P- q en V C,nbsp;6e Q «en VB; la force attraétrice totalenbsp;fur la particule T fera = A R R' -1-
() Les particules du Fluide contenu dans B V agis-fent a une plus grande diftance que celles du Fluide contenu dans V C, amp; par conféquent avec moins de force. Done R' fera plus petit que R i amp; sil y avoit unenbsp;rioifième portion de Fluide, encore plus éloignée, Unbsp;£jiü agit avec la forïc Rquot;, on auroit. Rquot;R'.
T © M E ï T. nbsp;nbsp;nbsp;B
-ocr page 34-(g) £c puisque A R-R
.U
répouffée avec la force
(§. 13-) k force totale dkttraftion fer» ; e- a. d. que k paiticule T fera
«yRaR'
Q~
R'/R
§. XV- La Force dattraftion pour la parti-
eulej^ fera également A RR' 4- *¦ aR -7 R'
(§. 13.) amp;: par conféquent le Fluïde conteiiu dans ceitc partie du Corpsnbsp;pourra être attiré {h).
§. XVf. Si nous conllderons la particule P
qui
(g) Aitpinus §. ij, Ce calcul fe fait de la même ïianière celui du §. 10. La force répulfive vers T eft
: done la for-gt; «) R'
- nbsp;nbsp;nbsp;; celle vers t eft
¦«) R'
e totale eft A
R'
I » R' « R' - If R
~~ ~
-=A-
(/j) Aepinus §. On fuppofe tOujours R pour 1« ïépullion de la partie de Fluide qui eft la plus proche denbsp;la particule dont il sagit, 8c R pour celle de la partienbsp;^ui eft la plus éloignée: or, comme il sagir ici de f,nbsp;R' fera la repulfion du FiuiJe V C, êc R celle du Fluide B C, au contraire de ce qui avoit lieu pour le $nbsp;pYCcdd«ntail Ton «onfiidèroit la. particule T.
qui fe trouve au milieu du Corps ^ la force de répulfion £c celle dattraftion feront égales desnbsp;deux cotés dans létat naturel, 6c conleqriem»nbsp;ment tant A que R feront = o. Mais, fi knbsp;quantité de Fluide éleflrrique ou magnétiquenbsp;eft augnientée dans la partie V C, uniformé-ment (»), (cequeje fuppoferai toujoürs) èCnbsp;diminuéc en VB, Tattradtion de la pfemierd
de cès parties fera ^ nbsp;nbsp;nbsp;^
demi ere
(^); Sc par cOnféquenÉ
tou-
(ij) UniforméWnt, c. a. d. de forte qüe Ie Fluide foit partout égalemcnt denfe, amp; que lattraétion amp; Ia ré-pullion des diiférentes couches du Fluide ne différentnbsp;que par leurs différentes diftances dü point T OU f qiü-eft attiré ou répoufié. M. aepinüs fait conftammencnbsp;la mêine fuppofition, ouoiquil foit obligé de convenirnbsp;(S. 2j.) quelle na paS' lieu dans la Nature, amp; mêmenbsp;quil y a des cas pour lexpliCation desquels il eft obligénbsp;de recourir a une diftribution non uniforme ( §; 96. 97-182. 193-) Cc font ceux pour la propulfion dunbsp;c'éütré magnétique amp; l'appücation qu'oh pöürroit en faire aiix Ainians a un feul pole. J ai dit dri ntot fur iaquot;nbsp;legitimité de cette fuppofuion dans la note a du §. 95).nbsp;mon Mémoirc,
(^) Aepinus §. 16. 17. La taifon pour laquelic en fubftitue ici R au lieu de R' eft , que la particule Pnbsp;étant exaélement au milieu, la force répulftve R' eft éga*.nbsp;Je a k force R, puisque Ie Corps eft föppofé. idans uu
U %
-ocr page 36-2.0
II. MEMOIR E. P. L
toute l:i force repiilfive fur la partie V B fera Rc. a. d. que le Fluidc
contenu au milieu du Corps, fera conftam-ment repouffé vers la partie negative du Corps',
aveg la force
: amp; sfl ny a aucune
réllftancc, la particule P amp; fes femblables' pas-:feront dans partie negative VB, jusqua ce que le Corps foit revenu a fon état naturel.
§. XVII. Si la partie VB etoit rerdplie de la llieme quantite dc Fluide élcctrique on magne-tlque que k partie VC, la force avee laquellcnbsp;la particule T feroit repouHee, feroit dansnbsp;celle - gi . (V C) = ^^ = Sc dans cel-
Ic-U (VB) = L2±l2^; amp; conféquem-
Sc T fera repouffé avec k
ment la force attractrice totale fera AR yR-^ (^R'
force nbsp;nbsp;nbsp;or, coirtme dans le eas¦
t Contraire (§. 14.) la fnême force, pour k même particule T elf = - ^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;» 5c que
(R R') f ^^^33-', if eft évident,
que
état naturel, amp; -que par confequent les.Fluides contciiuJ en B V Sc V C font egalernent denfes.
-ocr page 37-¦ Tfléork 'de V 'EleBricitê du Magnétisme. lt
que Ic Fluide éleftriquc ou magnétique eft ré-pouffe avcc une plus grande force, lorsque les deux parties des Corps contiennent Ie mêmenbsp;exces de Fluide, que quand il ny en a quuncnbsp;pour laqucllc eet exces a lieu (c).
§. XVIII. Il en eft abfolument de mêmc pour la particule t: car, fi les parties V C 6cnbsp;VBfons inégalement[fournies de Fluide; amp; finbsp;la quantité dc Fluide eft en V C, Q y amp; ennbsp;VB, Q_~ U-. la force avcc laquelle la parti^nbsp;cule t feraattirée eftnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;lo.).
eft = kR »?R'
or, eomnae
Maïs, fi Ie Fluide fe trouve égalemcnt disper-fé dans tout Ie Corps, 6c fl de plus Ic Corps eft dans un état négatif, il faudra fuppofernbsp;que la quantité de Fluide eft Qu tant dansnbsp;y C que dans VB: 6c dans ce cas, la force avec laquelle la particule t eft| attirce,nbsp;«R aRnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;«R-f-a R'.
Q ^ nbsp;nbsp;nbsp;(§ 17-) ft eft dérechef évident,,
que la particule t eft attirée avcc une plus grande force.
(f) Aepinus §. i8.
((i) On fuppofe toujours R' pour la repullion de la partie la plus cloignée, amp; R pour celle de la plus pre-chaine, comme il a été dit note a da §. ly.
B 3
-ocr page 38-%%
II. M É M o 1 R E. P. ï,
§. XIX. Or un Corps fera éleftrique oq jmagnétique dans lun amp; lautre de ces cas: fa-voir, lorsque fes deux parties font rempücsnbsp;dune quantité égale ou inégale de Fluïde élec^nbsp;trique ou magnétique, pour vu que cette quantnbsp;tité confifte en un excès ou en un défaut de lanbsp;quantité natqvelle de ce Corps. Mais, cesnbsp;deux états dun pareil Corps différent beau-*nbsp;coup, en ce que lun deux nefl; pasi ausfi durable que lautre. Car, puisquc la particule Tnbsp;eft plus foitenvent répouflee lorsque tout fonbsp;Corps efl pofitif j amp; que la particule t eft plusnbsp;forteiqent attirée j quand tout Ie Corps eft nétnbsp;gatif, il senfuitj que ces deqx états ne peu-vent fe foutenir longtems, puisque dautres par-»nbsp;ticules sécouleront tout conime la particule Tjnbsp;amp;; quil y en a dautres qui entreront; tout com-ine la particule pourvu toutefois que lesnbsp;Corps environnans permettent ma paffage librenbsp;^.ux particules qui entrent, ou qui fortent (e),
§. XX.
(e) Aepinus §. 17. 18. 19. zo. Que Ie Corps foit entièrement pofitif, ou entièrement négatif, ou en partipnbsp;pofitif en panic négatif, eet état ne fera durablenbsp;dans Ie fyftèrne doiit il sagit, comme M. M. aepinu^nbsp;amp; sïF,iGLEHNEa en conviennent, quautant qai] ynbsp;aura quclque obilacle a la tendance du I luide a fe rs-iTjettre en éqifilibre; foit que eet obftacle confifte dansnbsp;)a nature rnênie du Corps, vil sagit de ccercitifs (§ 7-)
'tant
-ocr page 39-Xlléorie de l'Elegfricit'é ^ du Magnétisme. ag
§. XX. Lorsq,ue la paitic V C du Coi'p* eft pofitive, amp; la partie V B negative, les deuxnbsp;forces qui agiffeni fur les particules T amp; / ne fau-roient sévanouir a la fois gt; mais, fi la premierenbsp;eft nulle, la feconde eft pofitive, amp; fi la fecondenbsp;sévanouic, la premiere devient négative: car,nbsp;puisque 5- amp; « font des quantités indéterminées,nbsp;OU pourraleur asfignerune valeur quelconque (a).
Suppofons done, que la force qui agit fur la par-ticuleT fok nulle., amp;que nbsp;nbsp;nbsp;(§.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;)
u « R' ¦ 5- R = o i on aura u fubftituant cette valeur dansnbsp;mule pour la particule t
«rR
: en Iamre for-
I5-)
OU aura
, qui eft, (§.
fRR R'R')ff nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;r»'/.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.
-.2 ; Sc puisque Ris. R (§. 13.)
n pourra toujours fouftrairc 5'R'R' de j'RR, S u p p o s o N s que la force qui agit fur la
par-
tant éledlriques que magnéliques, foit quil coiififte dans des obftacles extérieurs, comme p. ex. dans ljfolemcntnbsp;poiir les Corps éleélriques. Jai fait quelques reflexionsnbsp;fur la ftabilité de 1'état magnétique, foit politif foit né-gatif, fnivant Ie fyflèmc de M. aepinus dans la note enbsp;§. 9Z. de mon Mémoirc.
(lt;i)Aepinus§. zi. II eft clair que fl u i faut que j foit », puisque R \ R' §. 13.
B 4
'^14 nbsp;nbsp;nbsp;M B M e I R E. P.T.
« R q, R'
paiticule t sévanouifle, on aura (§ I5-) OU, «R'^R'=o: par conféqyentnbsp;= ^ (^)i cc qui étant fubftitué dans lanbsp;formule pour la force de la , paiticule T,
donne
or
comme R V R' (§. 13.) cette formule don-'uera toujours une quantiré negative. On au-lt; ra done toujours une quantité pofitive dans Icnbsp;premier cas, une negative dans Ie fecondjnbsp;mais jamais une quantité égale a zéro.
§. XXI. Il eft presque fuperflu de rcmari. quer, quelorsque la force quiagit fur la paiticulenbsp;i eft egale a zéro, la force attraéfrice-de lapaigt;
ticule T devient negative ( r), amp; conféquem-ment, que cette paiticule amp; fes femblables font répouffees: amp; quau contraire, lorsqtienbsp;la force pour la paiticule T sévanouit, la par-ticule oppofée Sc fes femblables font attirées.-
§. XXII. Qu A nd la force, qui agit flir la
par-
(«¦) Puisqiie g' \ R (§. 13.) il faut quen ce cas 5 fok \ «.
. ^ nbsp;nbsp;nbsp;CR'R' R R) q
(c) Car elle ed ^ nbsp;nbsp;nbsp;^ : or R R' (§, 13.)
done la quantité R' R' ¦ R R eft négative,
-ocr page 41- »
Théorie dé VlLkSlricité'éS di* Magnétisme.
paiticule T, eft pofitlve, celle qui agit fur la particule oppofée t Ie (era ausfi.; car, en ce cas,
R'-^R (§. 14.) fera uiie quantité pofidvc,
par conféquent R' 5' R; 6c « e ioit done
u R R^
ff R ,
jf z= 4-^, -hm: On aura ,
R^R'
-h
iiR
?kR
TJ
: or, il eft évident que cette quantité el^
pofitiye (§. 13.) (d).
§. XXIII. Qua ND la force qui agitfiir la particule T eft négative, cclle qui agit fur lanbsp;particule t fera ou pofitive, ou négative, ou
,, nbsp;nbsp;nbsp;R' f R r
nulle: car, en ce cas, --- iera une
quantité négative, 6c par conféquent« R' ^ R, ^ X ^ : foknbsp;nbsp;nbsp;nbsp;OU aura, en
fai
(i!) Aepinus §. 2.2.. pour ce §. amp; pour Ie fuivanu 11 eft ckir quon ne fauroic avoir »R'n^ g-R.a moinsnbsp;que«neloft'd ?;car R' XRCS- 13-) Ce cas na donenbsp;lieu que lorsque la diminution du Fluide en VB eftnbsp;plus grande que fon augmentation dans la partie V Cnbsp;(§ ij.) amp; par conféquent a moins que Ie Corps nenbsp;contienne dans fa totalité moins de Fluide éleclriquenbsp;quil nen contenoit dans fon ctat naturel.
II. M É M o I R E. P. 1.
faifant les fubftitutions requifcs (^§. I5-)»
r'
« R ¦ (f R
; or, comme m peut
^RR_R'R'')^ nbsp;nbsp;nbsp;mR
avoir une valeür quelconque, on voit facilc-tnent que cette formule peut devenir pofitive, negative, èc mêroe égale a zéro
$. XXIV. On peut faire les mêmes opéra-tions fur la formule qui exprime la force fur la par-tie ule t :quon fuppofe que « R'^R' foit unc
quantité pofitive, on aura u = -f m: 6c la formule dn §. 14. fera ---? ^ nbsp;nbsp;nbsp;.
Si
{lt;») Puisque R X R' (§. 13.), amp;»R' nbsp;nbsp;nbsp;^ R , ric*
liempêche que q foir ou \ ou :r: ou quot;R «, amp; par conféquent Ie cas peut avoir lien, quoique Ie Corps prisnbsp;^ns fa totalitc contienne une quantité de Fluidc plusnbsp;grande, ausfi grande, ou plus petite que la quantité naturelle , au contraire de ce qui a lieu dans Ie cas précédent.
{b) Aepxnus §. 23. La réflexion faite dans la note ^ dj §. pree. a é^jalement li«u ici.
-ocr page 43-Théorie de l'Èleëlricité 13 4u Magnetisme.
. S I a R ^ R' eft négatif (f), on aurii amp; conféquemment=3
^ Q ir*' ^ nbsp;nbsp;nbsp;^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;quoiqtie dans Ie
premier cas, nbsp;nbsp;nbsp;¦nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;foit toujoiui
une quantité négative, toute Ia formule peuC cependant être pofitive, ou négative, ou zéro, felon la valeur de m. Mais dans Ie fecond,nbsp;c.as, la formule dqnn? toujoui'S une quantiténbsp;négative.
§. XXy. Qvqique la force du Fluide con-tcnu dans la paiaie pofitive foit done, pour ainfi dire, moite, le Fluide peut ncaramoinsnbsp;ètre encore attiré dans la partie négative (§,nbsp;ao- ai-)- - Si le Fluide eft attiré dans lanbsp;partie pofitive, il pept atisfi encore lêtre dansnbsp;la negative (§.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Eft-il repoufle dans
la partie pofitive, il peut être, ou attiré, op répoufle dans la partje negative, ou nêtre ni
1un
(() En ce cas gi R' E w R ' or R' \ R (§ rS-) «lone 5nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, c. a. d. que raugmentation du Fluide dans la
partie V C doit être plus grande que fa diminution cr V B, amp; par conféquent que k Corps pris dans fa toiaanbsp;lire doit contenir plus de Fluide quil 11en contenqi^nbsp;dans fon état naturel.
II. M É M o I R K. i*. I.
Kun r.i lautfe (§. aj.). De luême, fi Ic Fluïde neft ni attiré, ni répoufle dans la par-tie négative, il peut néammoins être répous-fé dans la pofitive (§.' ao.) ; sil eft répouffenbsp;dans la negative, il peut ausfi être répouflenbsp;dans la pofitive (§. 44.), amp; ainfi de fuite.
O N volt done que iplufieurs cas pourroient paroitre tres - compliqués, 6c fembler détruirenbsp;entièrcment lx^nalogie quil sagit de prouver,nbsp;quoiquils foyent néammoins posfibles. Cesnbsp;cas ont rcellement lieu dans lElectricité Cnbsp;Dailleurs , tout ce quon vient de dire dunnbsp;feul Corps, peut ausfi sappliquer a deuxnbsp;Corps, entre lesquels on en place un troifiè-'nbsp;me, qui prefente quelque obftacle au paflagcnbsp;du Fluide dun Corps dans lautrc, OU qui Ienbsp;}-end fort difficile
§. XXVI. S UP p o s o N s quun Corps ma-gnétique par lui-même AH fFig-divifé en autant de parties quon voudra, i condition pourtant, que les parties pofitivesnbsp;6c négatives fe fuivent alternativement, il eft
évi-
(lt;i) On veria daas Ie 57. pourqaoi ce cas na pas JlSu pour Ie Magnétisme.
(f) Aepikus §, 24.
-ocr page 45-Théorie de l'ÈleEtricité ö* du Magnétisme.
évident que eet état du Corps ne pouvra pas; fe foutenir longtems («): niais, comme cc.nbsp;Corps eft p. ex. magnétique par lui-mêniej'nbsp;il ne psrraettra pas que Ie Fluïde puiire fe mou-vóir librement dans fes pores, pour aller dunc'nbsp;partic poiitive dans une negative. Suppofonsnbsp;dabord que ce Corps foit dans fon état naturel i la particule T du Fluïde fera attirée par,nbsp;tout Ic Corps avec une force A, maïs elle feranbsp;répouflée par la partic AB du Fluïde arec uncnbsp;force R : parBC avec une force R': par CDnbsp;avec une force Rquot;, amp;c. amp; dans ce cas la forcenbsp;attrafliriee totale fera A R.R' Rquot; Scc.nbsp;t=o (è).
§. XXVII. Maïs, fi ce Corps parvient a un état, dans lequel il eft pbfitif amp; négatif ennbsp;même temps, amp; ftlon nomme la quantité na-'nbsp;turelle de Fluide dans chaque partie Q 5 lex-cés de Fluide dans AB, a-, fon défaut dans,nbsp;B C, Z-i fon exces dans CD, rj 6cc. la fom-
me
(4) A caufc de la tendance a Ié'qaiiibre, comme il j été dit §. 19. note h,
V. pöur ce §. amp;potlr Ie fuivftnt aepinus §. nbsp;nbsp;nbsp;¦
On voit aue ce cas eft celui des Aimans a pliifie-ars poles. M. s'teiglehner en parlera dans Ie §.57.
J ea ai touché un mot dans Ic §. 110. de matl Mémoue.
-ocr page 46-jne de k force attraftrice totale pdiif la parti-
£ule T fera =s A ^ R R' Rquot;....
«R ^R'amp;c. nbsp;nbsp;nbsp;j ,
c. a. d. (§.
'R'
Rquot;
46.) =
CO.
5i routes les parties du Corps étoient pöfitiVes j il faüdroit rendre tous les terraes de la formulenbsp;négatifs: sil y avoit quelquès parties de pofiti-ves, dautres negatives, il faudroit rendre lesnbsp;termes de k formule les uns pofitifs, les autresnbsp;liégatifs. Veut -ort appliquer la formule a desnbsp;Cas plus fniples, il faut chercher en cómbiennbsp;de parties ld Corps peut étre conVenablementnbsp;divifé : la formule contiendra Ie mêmc nombrffnbsp;de termes: on fera les autres cgales a zero.
§. XXVIII. lx nelt done pas nécefTaird-que les Corps ne puifTent être divifés quen deux' parties. LAnalogie fobiifle ausli pour les cas oünbsp;Ic Corps a un plus' ^-ind norabre de partiesnbsp;pofitives: Gomme éék akieu pour de grandsinbsp;barreaux magnétiques. {d).
§. XXIX. Ce quejai dit jusqua préfent,
con-,
¦ ...
( c) La conftnuflion de la formule eft la liiême que
pour celle du §. lo. On prend chaque partie féperé-jneht y amp; on en fait une fomme.
((f) Aepinus 5. ^6,
-ocr page 47-¥
*rhé»ri! de VEle^ricité ^ du Magnétisme, jt
eoneerne piincipakment les forces des Corps fur leur Fluïde propre: mais il g'agit dexami-ner ausfi comment les Corps magnétiques ounbsp;éledtriques ag,iffent Ilin fur 1autre. Qu^nnbsp;fuppofc done (Fig. 6.) deux Corps magnc-tiques ou élelt;5triques V Sc W, aflez voifinsnbsp;1un de lautre pour que leufs forces oppofées.nbsp;puilTent agir, quand les Corps font hors de leurnbsp;état naturel. II faut confidérer ici fépare-ment quatre forces. ' Car, dabord, la matièrenbsp;propre dia Corps V attircra Ie Fluïde magné«nbsp;tique ou éledtrique contenu dans Ie Corps Wnbsp;avec unc. force A. I.e Fluïde contenu dansnbsp;Ie Corps V repoufTera Ie Fluide du Corps Wnbsp;avec unc fordc R. Secondement, Ie Fluïde coi'jtenu dans V attirera ia maticre dunbsp;Corps W avec une force = « ou reciproque-ment: la matière propre du Corps V agïrafur ceFnbsp;Ic du Corps W, foït par attraólion, foit parré-pulfion, avec une force que nous nommerons da-près M. AEPiNus , X. Or comme les forces oppofées des Corps font, comme lon lait, éga-les, Ie Corps V attirera lautre Corps W avecnbsp;la force A Lorsqueles Corps fontnbsp;dairslcur état naturel, Ie Corps V agït, com-me rHxpérïence Ie prouve, ausfi peu fijr Icnbsp;Fluïde du Corps W que fur Ie fien propre,
. ^ confequemment on a A ¦ R = o; raais,
©n
-ocr page 48-on a ausfi, conformément a IExpeiiencc,
done x ~ a, (e ),
m
W '
D
m Q; Sc
§. XXX. Quk la mafie du Corps V fok cx- primee par M : celle ,du Corps W par m: lenbsp;Pliiide contenu dans V Qj celui du Fluïde W par Dil fera dabord evident que, finbsp;Ton veut exprimer les forces attraftrices ci-defTiis par les memes lettres A amp; ^, on au-^ Qa'): amp; de même a
amp; ^ nbsp;nbsp;nbsp;^ comme les Corps font dans
Icur état naturel, on peut convcnablement liippofer MD = »2Q Sc par confequenCnbsp;A A.
(a) Car, Fadion tPtale.du Corps V fur. le Fluïde contciiü-dans W eft en raifon direde fte fa propre mas-feV ijui attire le Fliude Wamp; en raifon inverfe de fonnbsp;propre Fluide Q , qui fep'oufle 'lè Fluide W, amp; confe-A
quemment coilime Le meme raifonnenlent a lieu
pour Iaftion a du Corps W. Oil pourroitausfi sy prendre de cette manière. Ladiion du Corps V fur le Fluid'e W cltnbsp;cpmme la maffe M de cé Corps qui attire cc Fluide, amp;nbsp;]a qpaniitd D de. ce Fluide qui atrirc la mafte M; donenbsp;elle eft comrric M D : de menle 1 adtion a du Corps Wnbsp;filr le F'luide dc V fera Q : ^ partant A : u e- M D : w Q.
(f) Aepinus §.
§. XXXI. PUISQ.UE A R=:o (§. -19.) §c A =: R: de plus a-= ¦ a? ( §. ap.) amp;nbsp;A =lt;?(§. 36. ) on aura A = R=^3!=:-x,nbsp;Poü il fuit que les rnatières propres des Corpsnbsp;fe répouflent mutuellement (f)» ce qui eftnbsp;cn quelque forte conforme a la Théorie de
M- BOSCOVTCH
MD»? Q cft la fuppofition de M : w Q : D; c. a. d. que les quantités naturelles de Fluide contenu dansnbsp;ks Corps font proportionelles aux maffes de ces Corps.
(c) nbsp;nbsp;nbsp;Aepinus §. 30. 31. M. AEPiNus repond dansnbsp;Ic §. 31. a. rpbjeétion quon pourroit lui faire que cettenbsp;répullion eft oppotée a Iattratftion Newtoniene. Voicinbsp;cette reponfe. ,,Je ^le fuis fatisfait fans beaucoup denbsp;,,difficulté; car comme la répulfion dont jai parlé, eftnbsp;^ exatflemcnt reduite a ricn par Ie Fluide magnétiquenbsp;,,ou éledtrique dans les Corps qui en contiennent leurnbsp;5, quantitc naturelle , amp; que les autrcs adlions , quellcsnbsp;,, quelles foyent, ne font pas troublées par cette répul-,, fion, mais reftent exaélement les mêmes que ft ellenbsp;,,nexiftoit pas; il scnfuit que cette force peut toujoursnbsp;,?être confidérée comme ft clle ny étoit pas, a lex-5, ception du feul cas dans lequel il sagit des Phénomè-,,nes de lEleiflricité amp; du Magnétisme: doü il refultenbsp;,, facilement, que la Gravité univerfeUe amp; rattraftionnbsp;,,Newtonienne peuvent fubfifter quoiquon admetie unenbsp;sjpareille répulfion.
(d) nbsp;nbsp;nbsp;V. fon Traité intitule: Thtoria Philofifhiai Natura~nbsp;Ih y redaSla ad un'icam legem Virlutn, 4®. 1757- sos-covicH fuppofc (§. 7.) que les premiers Élemcits, de
TOME II. nbsp;nbsp;nbsp;Cnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ia
-ocr page 50-ïï. M i M o I R E. JP. ï,
'i nbsp;nbsp;nbsp;^
§. XXXTI. Ces Fol'des font prilês a uho óiftance dans laquelle, conformément a TEx»nbsp;périence-, ces Corps, iotsquils font dans leutnbsp;ëtat naturel, nagiffent pas Fun ïiir lautre, Scnbsp;dans ces'diftances ces Forces dbivent êtré éga-les felon ce quon vient de démontrer. Ornbsp;commc les Corps dans leur état natiirel, ne^-Scercent jamais, a quelqiic diftance quils fenbsp;trouvent, la moindre action quon puiiTe attri--buer au Magnétisme ou a rÉleétricité, il sen-iliit que ces Forces font égales eiatrellcs i
qucl!
la matiëre font des pojnts indivifibles, inétcndus, dis-pcrfés dans Ie Vuide , amp; qui ne-fe touchent jamais; ils font doucs de certaines forces (§. lo.) qui font ré-pulfivfes pour le's très-pétites diftances amp; dautant plusnbsp;que ces diftances dirainuent davantagc: mais cettc forcenbsp;s'afFoiWit a tnefure que les diftances augmenteat,'jus-qui devenir nulle-a une certaine diftafice, qui eft clle-même trés-petite; .paffe ce point, ces forces deyien-.nbsp;nent attradlrices, dabord en croiffant, puis en décrois-»nbsp;fatit, pöur devenir nulles 8c fe changer dércchef en forces répulftves, 3c ainfi alternativcmeni pour pluficursnbsp;di ftances, mais toujours tïès - petites, jusqua ce quenbsp;lorsquoE eft parvenu a des diftances un peu plus gran-des, ces forces font tqiijours attradfrices amp; fcitliblemcntnbsp;cn raifon inverfe des quarrés des- diftances. M. eosco-vicH fait enfuitc §. jn tiJ- Tapplication de ce*nbsp;Principes aux Phénomènes de lÉledlridté 8e du Magnétisme.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,
-ocr page 51-Théorie de l'EleSlricité ö* du Magnétisme. 35
tjuelque diftance que ce foiï. Pn.fait cepen-dant que les Forces reciproques, ou les adtions de ces Forces, changent en même tems que lesnbsp;diftances: il faut done que les autres Forces,nbsp;dont nous avons fait lénumération, prifes en-femble, changent dans la raême proportion :nbsp;car fans cela oh devroit obferver quelque effetnbsp;de leur part ( e ) .
§. XXXIII. Que Ie Corps V foitdansun état politif, mais W dans fon état naturel: foitnbsp;la quantité de Fluide dans V = Q f: celle dunbsp;même Fluide dans W = D ; foit la Forcenbsp;avec laquelle Ie Fluide D attire la maticrenbsp;propredu Corps V (ou en eft attiré recipro-quement) = A: amp; puisquon a prouvé (§.nbsp;aq.) que les matières propres des Corps fenbsp;répoulTent, amp; que x repréfente une force rq-pulfive, foit X = r. Que tout Ie refte foitnbsp;comme qi-deflus.
i-gt; A Force avec laquelle Ie Fluide de V re-ppulTele Fluide de w fera =
La Force avec laquelle la maticre propre
du
-ocr page 52-dü Corps W attire Ie Fluide du Corps V fer» r Q 4- lt;7 ) ¦«. ..... ¦
ir~'
Faibant une fomme de ces quatre Forces, on aura la force totale du Corps V fuv Ie Corpsnbsp;»T7nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;A . C Q 4quot; *7 }nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;
\V , OU reciproquemcnt, A 4- nbsp;nbsp;nbsp;' Q '
--^r = A4-£?-Rr4-
amp; puisque (§. ap.) A a~K ¦r = o:èc C§- 3^0 ^ ^ R: 1^ force attractricc fera dan^nbsp;ce cas = o ('
XXXïV. Si Ie Corps V étoit dans un étatiiégatif, il ny auroit qua mettre Qqnbsp;au lieu de Q 4- y dans les formules précédent
tes , Sclon auroit pour la force attraótrice totale , .nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Rf agt;7
A ^-R^ 4- quot;¦ nbsp;nbsp;nbsp;-7-0. §4. ip. jo.
§. XXXV. On doit cettc belle décou-verte, ou du moiiis fa dériïonftration, a M. Aepinusnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Un Corps ne fera ni at-
tiré,
' (4) Aepinus §. 32. pour ce'1 amp; Ie fuivant.
(4)M «EPiNi'S donne plufieurs éclairciffernens fur ce fujet dans k § 33-gt; «1' mérite la plus grande attention , amp; il k traite en détail dans les §§. 123 - 128.,nbsp;qui contiennciit ie belles Expérienccs pour' prouver
quun
-ocr page 53-tiré, ni tepoufle par aucun autre Corps élec-trique OU magnctique j löit pofitif fok , néga-tif, ausfi longtems quil eft dans Ton .étac naturel. La plupart des Pbyfieicn^ ont longtems cru qiie tout Corps convenable devroit êtrenbsp;attiré par un Corps pofitif Qü negatif. Malsnbsp;la Théorie amp; 1Experience nous enfeignentnbsp;inanifellement Ie contraire. Un Corps, quandnbsp;jl eft dans fon état naturel, amp; quon lappfo-ehe dun Corps pofitivenient ou négativemenpnbsp;éleétrique ou raagnétique, devient éle£tvique,nbsp;pu magnétique dès Ie moment quil entre dansnbsp;cette atmosphere. Dela vient que 1Tleétri-
cité
quun Corps devient éledrique dès quil eit dans lat-mosphère dun Corps éleftrifé, négativement du coté tburné vers Ie Corps pofitivement éleélrifé, . pofitivenient de lautre, ^ moins que celui-ci pe foit en con-tafl: avec un Corps Coi^^cur: alors tont Ie Corps de-rient négatif, On fait que les poles fe trouvent dansnbsp;une fituation inverie fr lon fe feit duhft Éledricité negative, Voyez ausfi ,ce que jai dit für cc, fujet %. aoo.,nbsp;amp; §. iOI, de ma diliertation. M. aepinus rapportonbsp;ausfi dans les §§ ,X55 des Experiences trés-in.nbsp;génieufes poqr prquver que k Fqr neft attirc par i'Ai-.nbsp;mant que parceqiiil en reqcit 1^ vertil magnétique; cenbsp;que M. BKvoMAiss a avtifi piouvé de. fon coté par dq,nbsp;très - belles Experiences dans fos Ttntamïm Materié{nbsp;i Prof. 7. cr i2.
jS lï. MÉ M OIR E. P. I.
cité attire tres - difficileraent un Corps idioé-kclrique: car ce Corps ne fauroit devenir élec-trique dés qiiil entre dans cette atmosphere? amp; fi Ton interpofe un Corps qüi rende Ie paslage du Fluide éledtrique tres - difficile, on'nbsp;pourra remarquer a peine quelque adlion denbsp;iÉledtricité.
§. XXXVI. J É puiï démontrer entrau-tres par TExpérience fuivante que Ie Fer de-vient magnétique quand on rapproche dun Ai-öiant a une diltance convenable. Quon prenne (Fig.7.) un Tube dc Verre A B, comme ceux:nbsp;dont on fe fert pour les Thermomètres, garninbsp;duhe boüle D. Ou introduit dans cette bou-le la pointe dune des plus fines Aiguilles anbsp;eoudre, longue de trois lignes. Si Ton fait,nbsp;mouvoir cette Boulc de O en O' au deflus dunnbsp;bón Aimant, la pointe daiguille quelle con-tient acqueiTa toutes les fitiiations quindiquenbsp;la figure ( c). Elle fera perpendiculaire en
O
C) Cette Experience revient evidemment an mêmc'' qiic cclle de la limailie quon repand fur une glace aunbsp;deffous de laquelle il y a un barreau aimanté. On faitnbsp;que cette limailie s'avrangc en courbes qrii prennent lanbsp;fnême fituation que la pointe de IAiguille, ou quunenbsp;Aiguille dc Bouflblc quon promëne le long dun bar-
re»»
-ocr page 55-Théorie de rÈleélficiié du Magnétisme.
O amp; O's H PU font les poles du Barreau: cn C, comme a VEquatetir j elk fe tournera en-inbsp;tièremcnt; preuvè qu^le eft devenue une vé»-ïitable Aiguille aimantée, On fait dailleurs,nbsp;que ie Fer- mol elt plus flvcilement attiré patnbsp;lAüïiaiuque cdui qui eft trempé: car il peigt;nbsp;Biet au Fluidc magnétique uu pallage plus li-i^rc dcc.
XXXVII. Quon fuppofe a préfent que les deux Corps foyent dans un état poft-.nbsp;üf , (ö?}: que la quantité de Fluïde éiedtriquenbsp;qu magnéric|ue du Corps V fok Q-kf: cellenbsp;du Corps Wj D-i-d: comme les forces des.nbsp;Corps fent, decoté 5c dautre, en proportionnbsp;ayec leurs maffesj la force, avec laquelk Icnbsp;Fluidc de V repouffe celui de W , ou rccipro»
qüenaent,
reau aimanté. Jai dit quclque chole fur ce fujec daijs ks Espéiiences 34. bC 3ó, S- 71. de mon' Mémoire,nbsp;^d) Aepinus §. 34.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,
(e) La répulfion R eft proportionelk i la ouantit^ de Fluide (§. 8.): ce$ quanticés font ki SAl
comme il y a id pluueurs Corps qui agiffent , 1*
jLgt;
répulfion eft cn raifon cortïpofée des quantités de fluïde, eüq fcra dpilC
-ocr page 56-40
M £ M Ö I k E. P. I.
QD
a. d. on aura nbsp;nbsp;nbsp;---
la force de répulfion dans ce cas donné óu fuppofé.
D E plus la force avec kquelle Ie Fluïde du Corps W attire la maticre propre de Corps
.CD ^).A
¦ D.
L A troifième force, celle avec laquelle la matièrc du Corps W attire Ie Fluïde du Corpsnbsp;Vj fera = ¦
=^-5 pour
Vj fera
Enfin, les matières propres des deux Corps, qui néprotivent pas de changement,nbsp;fe répoufl'eroni avec . la force r.
O N aura done la force attraftrice totale des deux Corps dans Ie cas dont il sagit, A a-
O Q nbsp;nbsp;nbsp;Q D
Or, courme A-h^ Rr = o (S.ap.): amp;
A = fi R (^§. 30, 31.)' on aura, en £ii-iant les fubftitutions amp;c les reductions requifes,
la force attractrice totale =
() Comme ce calcul, quoique très-fimple, poiir-ïoit arrétet un moment ceux qui ne font pas accoutu-» inés a cette manière de piéfenter les objets, ce quinbsp;cft, raaiheureafement, de nos jours Ie cas de la plupart de ceux'.qui quot;soccupent de Phyfique, 5c que nous
-ocr page 57-a. d. que les Corps, lorsquils fonÉ tous déuX pofitifs, Ib repoulTeiit mutucllerncnt.
§. XXXVIII. Maïs, fi les Corps font dans un état négatif, la quantité de Fluidenbsp;du Corps V fera Q q-, celle du Corpsnbsp;W, D d: amp; la force attraftricC totale fera
At nbsp;nbsp;nbsp;T» nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Anbsp;nbsp;nbsp;nbsp;a a
fouhaiterions cependant que Ie mérite de eet ouvrag? fut faifi par tous les kfteurs, nous allons developpernbsp;cette formule. Pour la compofér il faut joindre les qua-tre parties qui la couftituent, avec Ie ligne sil sagftnbsp;dattraclion, amp; avec Ie figne sil sagit de répulfion.nbsp;Voici ces quatre parties, auxquelles ,je ne fais dautrenbsp;changement, que de faire les multiplications indiquées;nbsp;Q PR QiR ^ t^DR gdK, DA
QD
^ D ^ Q
QD
qa
QD
QD D
faifant les divilions indiquées, amp; ordonnant, on aura
QD
A tj , -- R --
I
^ D ^ Q
fiMituant A pour R dans le 5e terme, (§. 31. ) 11 de-vient egal au huitième, 6c ces termes fe détruiront k caufe des iignes contraires, fubftituant a pour R (§. 31.)nbsp;dans le fixième terme, il fera égal 6c contraire au dcr-
nier; relle done
o: refte done
Q D-QD-
II. M i M o I R E. P., I.
c. a, df:
yPR Q^RyiR _ nbsp;nbsp;nbsp;_
QD nbsp;nbsp;nbsp;QP'
que les Corps fc répoufferont tout comme dans
Ic cas. précédent ( ^ )¦ , , XXXIX. Les Corps fe répouflentnbsp;done lorsquils font enticrèment poUtifs ou né-^atifs, amp; ceft ausfi ce que toutes les Experiences électriques 6c magnétiques confirmenf.nbsp;^ais, fuppofons qu'il y eri ait dans un desnbsp;Corps un exces de Fluïde au deflus de la quan-tité naturelle, amp; dans lautre un .défaut denbsp;Fluidej Ie Fluïde du Corps V, p. ex. feranbsp;Q y; celle du Corps W fera D toutnbsp;ie refte étant comme qi - deffus, on aura pournbsp;la force attraébrice totale, A-l-«R
-Qö~--
Corps sattireront done dans cc
Ad aq yDR Qa^R ydR_
^ H- , - ^
^ dJL ,
QD'
cas (b)i
¦' {a) Ae'pINIJS i. 35. Le Calcul eft Ie mime que l^oiir k précédent.
{h) Aepinus §. 35. Le Catcul fe fait comme pour i. 37.: il ny a qua mettre d au lieu de
Ces Calculs, dont M. aepinus donne un refumé dam fon §. 36., ne prouycnt proprement que lattradion ounbsp;Ja répulfion des Fluïdes contenus dans les Corps, amp; cd-.
-ocr page 59-Tkéorif ' dei' Klsitrieité ^ du Mc^nêtiswe.
XL». On peut faire des applications de, tout ceci, lorsque Ie Fluide eft uniformémentnbsp;rcpandu par tout Ie Corps, amp; que les Corp»nbsp;font entièrement pofitifs ou negatifs (c). Oii,nbsp;ti'ouve de ces cas pour TEledtricité. Mais, ünbsp;sagit ausli de rechercher ce qui, fuivra'dest ¦nbsp;Principes que nou- avons établis, lorsque Ie?nbsp;Corps feront en partie pofitifs, 6c en partienbsp;négatifs {d).
%. XLI. Maïs il faudra préalablementj faire voir quelle force agrt fur la particulc Pnbsp;dc la matière prapre du Corps fFig. 4 ). Soienbsp;done im Corps pofitif dans lii partie VC, né^^nbsp;gatif dans la partie V B: quon fe reprefentenbsp;k particule P la ou la figure Iindique, 6c quenbsp;cette particule appartienne a la matière proprc-du Corps, On ademontré ^i-delTus
Ié des Corps inême feulement pour autant que ceux - ci font obliges de fnivte le mouvement du Fluide quilsnbsp;reafernient; voyez la remarque que j'ai faite fur ce fu-jet dans la note a N®. 3. du §. 134. de mon Mémoirc.
(c) II ny a pas de cas pareils pour le Magnétisme. Car pour quil y en eut, il faudroit quil y cut des Ai-mans qui nont quun Pole, qui n euflent que la feulenbsp;t^rtu boreale, ou la feule vertu auftrale. Or on verranbsp;«tens le §. 57_ quü jig fauroit y ea avoir.
(rf) Aepihus 36,
-ocr page 60-44
^üe cerié piaiticüle P eft repoiilTée par ce^tc inatière; mais comme celle-ci eft par tout éga-lement denfe, la force, de répulfio'n sévanouit:nbsp;fi Ton ïiomme Q ^ k quantité du Fluïdenbsp;éledlrique ou magnétique contenue dans la par-tie VC j Q» celle qui eft contenue dans lanbsp;partie VB, on aura, puisque A = lt;3 = R = rnbsp;(§.31.} la force paf laquelle la particule Pnbsp;efl. attirée vers V G =nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;; 8c la for
ce par lac^elle elle eft attiree vers V B
¦: la force totale par laquelle ccttc
particule P de la matière propre du Corps tend vers V B ,fera done = ^ 9 quot;
= . ^ nbsp;nbsp;nbsp;'nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;» comme cette quantité
eft negative, il eft évident que la particule P eft attirée vers V C: mais j on a demontré'nbsp;(^§. lö.} que la particule P du Fluïde eft re-
poufTée de la partie V C avec la force
k premiere de ces particules eft done autant at-Cirée vers V C que la feconde en eft répous-fée Ca').
¦ §. XLIT. SupposoNs a prdfent (Fig.
(«) Abpinus
-ocr page 61-'J^hêorie de l' ÈleSirkité nbsp;nbsp;nbsp;du Magnétisme. 45
8.) que la partic V C du Corps V fok pofiti-t ve, V B uégative: quon en approche Ie Corpsnbsp;I i il oft évident que ce Corps peut être, ounbsp;pofltif, OU négatif, ou dans fon état naturel,nbsp;^uil fok dabord pofitif, amp; que la quantiténbsp;de Fluide quil contient fok D d: fi lonnbsp;fait dérechef attention aux quatre forces, auxnbsp;deux attraétrices, amp; aux deux répulfives : amp;nbsp;Ton fe rappelle que R=r = A (§ 31O onnbsp;trouvera que Ie Corps pofitif I ek attiré par la
partie pofitive V C avec la force
fi lon cherche la force avec laquelle il ell rér. poufTé par la partic négativc VB, on tfouve
' ces deux forces produifent la force tor
QD
QD
§. XLIII. Si Ton cherche la force avec
la quelle Ie Corps polkif K eft attiré par la
partie negative VB, on aura nbsp;nbsp;nbsp;on trou
vera de même que ce Corps K eil attiré pat la partie pofitive VC aveq la forge nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^
con-
{h) A^visvs 5. 38. Le Ckcul ed exaöemsat la ^pêine que pout !e §. 37.
-ocr page 62-46 II- M É M o I R E. P. L. conféquemment la force totale liir Ic Corps K
CO-
QD
§. XLIV. Si les Corps I amp; K étoient Jun amp; lautre dans leur état naturel, il faudroit
Q,lgt;
faire lt;/ = o; 6c alors on aura
(«R^R')i nbsp;nbsp;nbsp;^
--qI)^ = o: un pareu Corps n eprou-
vera done aucune adtion dans fon état naturel. (§ 33- feqq-) (^)-
§. XLV. Maïs, fuppofons que Ie Coips
J foit dans un état négatif, 6c que fa quantité
de Fluide foit D-i: on aura pour la force
^ a dYL
udH.'
force
fcra =
§. XLVI. O N trouve de mêmc que Ic
Corps K, lorsquil eft négatif, eft attiré vers
, nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, rnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;udK.
la partie negative V B par la torce nbsp;nbsp;nbsp;»
6c
avec laquelle il eft attiré vers V C, q]Q fera attiré versla partie negative VB, avec lanbsp;: 6c la force attraélrice totale
(c) nbsp;nbsp;nbsp;Aepinus §. 38.
(d) nbsp;nbsp;nbsp;Aepinus §. 39.
(s) Voyeipour ce §. amp; pour Ie fuivant aepinus § 39-
-ocr page 63-Théorie deTThélricitê ö* du Magnétisme. 47
'7 nbsp;nbsp;nbsp;¦;*
5c vers la paitie pofltive V C avec la force ; amp; conféqucmnient la force attraétrice
totale fcra
§. XLVII. En determinant les quantités indéterminées q Sc d, comme nous lavons faitnbsp;gi-delTus, ( §. ao.) on pourra examiner plu-fieurs cas qui ont lieu pour un Corps en partiênbsp;pofitif amp; en partie négatif, amp; trouver comment il doit agir. Or, comme nous avonsnbsp;confidéré trois états des Corps I amp; K, lavoirnbsp;Ie pofitif, Ie négatif, amp;: Ie naturel, amp; quil'nbsp;ne lauroit y avoir aucuhe aétion dans cc dernier
éas (§. 44.), il fuflbira dexaminer les deux
^ nbsp;nbsp;nbsp;,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;. .nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;(«R' qR.)d
premiers. Or, les quantites
f « R lt;7 R') lt;^ o ( ^ R « R')
pourront, ou s evanouir, oti
d'cvenir pofitives ou négatives*
§. XLVIII. SüPPos ONS dabord (ay
(uK'- 57R'
(lt;») Voyez pour ce §. amp; peur ks cinq fuivans aepi-KUS §§. 40. 41. 4Z.
-ocr page 64-ÖC----- leront eeales a zero: c. a.
Q iJ nbsp;nbsp;nbsp;°
d. lorsque la partie V C du Corps ne peut pas agir fur Ie Fluide éle£trique ou magnétique ^nbsp;Ie Corps I, quil foit politif ou négatif, né-prQuvera aucuiie a(3:ion.
§. XLTX. Maïs, fi Ton flippofe quc eft une quantité pofitive, on aura
»R''^ öR,amp;(§.aa.)«= nbsp;nbsp;nbsp;confc'
Jx
(«R' öR'i,^ qiiemment -- =
_ m d'R!
QD nbsp;nbsp;nbsp;QD
lorsque la partie V C du Corps attire, Ic Corps qui en eft voifin, fera attiré , sil eft pofitif, Se
répouffé, sil cil négatif
QD c. a. d. quc
§. L. Maïs, ll aR' ^-R eft une quSn-^ité negative (f), on aura « R' \ fR:
done
{b) On a, tant pource cas que pour celui du §. precedent \ f amp; conféquemment la diminution du Fluïde dans la partie negative du Corps plus grande que fon augmentation dans la partie poiltive,
(c) On pourra dans ce cas avoir 5 \ ou ou « amp; par conféquent laugmentation du Fluide dans lanbsp;partie pofitive plus grande, ausfi grande, ou plus petitenbsp;que fa diminution dans Ia partie negative.
-ocr page 65-/
Théorie de 1' Eledlriêité ^ du Alaguéti^jne. 45^
(7 R
done u ¦ nbsp;nbsp;nbsp;amp; fubftituant cette
quantité dans les deux formules^ on aura (»R' _nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;mdK'
QD nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;QD
{^(j'R_ mdJK!
QD~ qTT
II y aura done unc force répuldve dans Ie premier cas, 6c une force attradlrice dans ie fe-cond.
§ LI. Si lon sy prend de la même ma-nière pour les deux autres formules pour Ie Corps K, (§. 43--46.) on aura, lörsquenbsp;« R y R' = o,
f R - .q R') d
Q,*
UÜ
6c (lt;7 R' R ) i
§. LIL Maïs, fi«R,yR' eft nnd quantité pofitive, on aura
C« R f R') nbsp;nbsp;nbsp;i R Q
qtt qtgt; ^
C^R' « R) d~~-nid\\.
_ nbsp;nbsp;nbsp;_ ¦ QÜnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'
§. LUI;, Soit enfin « R f R' une quani feite negative, on auiU
|
i i. M i M o 1 |
R E. P. I, |
|
(« R y R') d _ |
m d Ji, |
|
Qü | |
|
d 5' R' a nbsp;nbsp;nbsp;d |
^ m d Tl. |
|
QD |
r- nbsp;nbsp;nbsp;QL) |
On voit done, fans quil foit néceïïaire den avertir, quil y a un grand nombre denbsp;caS difféi-ens qui font posfibles.
t.. nbsp;nbsp;nbsp;.:nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.....
§. LIV. ConsïdÉrons enfin Ie dernier cas nbsp;nbsp;nbsp;Quil y ait (Fig- 90 deux
tlofps AC, DÈ, qui foyertt Tun amp; Pautre en partie jrofitift amp; eii partie négatifs: fupfiödnbsp;fons, cortittie qt-defTuSj 'que fi ces Corps'nbsp;etoient dans leur état naturel, Ie Fluide con-temi dans la partie A B agiroit fur celui de lanbsp;partie DF 1^ force R , amp; fur celui de latnbsp;partie FF par la force que Ie Fluide de lanbsp;partie BC agiroit fur celui de la partie EDnbsp;|?af la force 1C Sc fur celui de la partie EFnbsp;par la force x. Soit de plus la quaqtité denbsp;Fluide de cW.que partie AB6cBC = Q,nbsp;èc cells de chacune des partiesDEamp;EF = D.
' nbsp;nbsp;nbsp;J - Quon
{d) Voyez pour ces trois §§ les notes t Sc c précé-^éiïtes, qdi font applicables ici: la premieré aux §§,
(«) Aepinus §, if3.
-ocr page 67-Quon fuppofe encore, que routes les parties foyent dans un état pofitif, amp; que 1exces dunbsp;Fluide foit pour AB, et', pour BC, pouiinbsp;DE, c.'pour EF d-, en cherchant, commenbsp;qi-deffus (^), les forces par lesquelles cesnbsp;parties agiflent entrelles, on D'ouvera que
II y a dans Toriginal. ,, Suppolbn*- que Ie Fluide
5 5 conteHu dans la partie A B agiroit fur celui de la par-DE par k force R amp; fur celui de la partie EF jjpar Ia force R': que Ie Fluide de la parüe B C agi-roit fur celui de la partie. E D| paf. la .force x 6e furnbsp;,, celui de la partie É F par la force x'. foit de plus amp;c.nbsp;II cft clair que ft ces prrtniffes font juftes, il y a denbsp;Terreur dans les expresfious analytiqucs qui fuivent, amp;
au lieu de-
iriR'
quil faudroit -¦ ^
... nbsp;nbsp;nbsp;a dxnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;n gt; ¦ ,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1
au iteu de - nbsp;nbsp;nbsp;comme cela eft évident pat la cons-
ftruélion de la formule daprès Ie §. 37. amp; de plus par Ie
§.^43. de M. AEPiNtJS dont celui-ci eft tirc. Mais on
ne fauroit fuppofer derreur dans la formule, parcequel-
Ic fe trouve §, 79., q^jg nbsp;nbsp;nbsp;en déduit des conféquen-
ces ; 8t que d ailieurs' elle eft conforme Ii celle de M. aë-
PiNus. ITy S done dé Terreur dans les premilfes ; je lés
?i corrigées dans Ie Texte, felon que la formule Text-
geoit, amp; que les preroilTes dii §. 43. de M. aepinu.s
lindiquoicnt. Jai aiisli pour plus de clarté indique dans
Ia figure par ]cs lettres a, b, c, d, les excès de Fluidf
qui eoEviennent a chacune des paities, '
QO
qgt;igt;
Hf
QJJ
a d 'x
Q15
hd X'-.
ÖTj-
la force de A B fur D E eft = la force de B C fur DE efl; nbsp;la force de AB fur EF eft =nbsp;lafoi-ce dc BC fur EF eft =-
'En jirenant la fomrne des forces de ces quatre parties, on aura la force totfte, ;=?nbsp;gt; c R. - ¦ h R) dQa X dr b x')nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;. t
Si une ou plufieurs parties dun des Corps,
OU des deux Corps , font négatives, il ny aura qua faire la valeur de fon exces de Fluidcnbsp;négative dans la formule. ........
§. LV- Il sagit a préfent de confirmer par-Expérience rAnalogie que nous avonsnbsp;«ablie jusquici. Je nai que faire dallégucrnbsp;uniquement des Expériences nouvelles. Sinbsp;liVnalogie entre rEledtricité amp; Ie Magnétisme eft veritable, èlle doit autant être fondéenbsp;iiir les principaux Phénomènes déja connüs,nbsp;que fur dc nouvelles Experiences: Ceux quinbsp;ne pourroient fe fonder fur les Phenomenes lesnbsp;plus connus, ne fauroient démontrer, a morinbsp;3vis, 1Analogie dont il eft queftion, ni anbsp;peaucoup pres. II sagit au contraire plu tol;
dc
-ocr page 69-Théorie de l'ÈleEl} icité nbsp;nbsp;nbsp;du Mugnéïisme.
dè faire voir comment les Pliénoniènes connus firent leur fource de Principes analogues.nbsp;Peut - on y ajouter en outre quelques phéno-mcnes ou quelques Expériences fcmbUblés,nbsp;rAnalogie n^en fera que plus frappante. Mais-li Ton ne póuvoit établir cctte Analogie quenbsp;lür des Expériences femblables, on nétabli-'nbsp;foit qu Line Analogie imparfaite, tellfeinte, amp;nbsp;nullcment une Analogie pure felon route Pé-tendue de la force. On aufoit dailleürs au-'nbsp;tant dobjeétions a efliiyer qiiil j' auroit denbsp;Phénomèiies connus amp; en apparence dilFem-quot;nbsp;blables, quon ne pounoit pas cxpliquer pafnbsp;des Princip'es analogues. Je nié fondérai donenbsp;principalement fur les Phénomènes'connus, amp;:nbsp;parmi ceux-ci, feulement fur les Phénomènesnbsp;capitaux: afin de ne pas excèder dans une maquot;nbsp;tière fi vafte les bornes dune difleftation.'
$. LVl. Javertirai pféaiablement,; que sil sagit dexaminer FEleétricité duii'nbsp;Corps Ou de quelque partie dun Corps, ienbsp;puis faire eet examen au moyen de Papparcilnbsp;décrit ci-deiTus (i- 4-) ? mais que je mynbsp;prends ausfi de la mimièfe fui'vafite. Je fais,nbsp;des lames tres ^ minces, diln bois fort tendre ,nbsp;longues de fix pouces ou fix' pouccs amp; demie,-amp; larges' de cinq lignes-. . Japplique aii mi'--
liet?
54
il. M É M o I R E. P.
lieu C (Fig. 10.) une chappe de cuivre, fèmbk*-' ble a celles des Aiguilles de Bouffole. Je cou-'nbsp;vre une des möitiés de cette lame, p. e. CB jnbsp;des deux cotés, dun rubafl de foye blanche,nbsp;ausfi large que la lame: ce ruban sétend dunbsp;milieu E jusquen B, ou jc Ie replie fur lanbsp;face inférieure. II eft attaché en E fur lesnbsp;deux furfaces avec de la gomme, ou de la collo a bouche. Je recouvre lautre partie ADnbsp;de la lame dun ruban de foye noire : je mets lanbsp;lame en équilibre fur une pointe bien affilée.nbsp;Pour électrifer cette lame, ou, fi je puis mex-primcr ainfi, cette Aiguille ainfi compofée, jcnbsp;kchauffe, Scjela frotte entre Ie pöuce 6c knbsp;doigt iyidcx, favoir la partie blanche avec unenbsp;ctoffe dc foye noire ausfi chauffée, 6c la partienbsp;noire A E avec un papier blanc chauffé. Jac-Cjuiers dc cette ftcon des Aiguilles éicctriquesnbsp;qüi ont deux poles: car, la partie blanche eftnbsp;poiitive, 6c la noire negative: la premiere eftnbsp;attirée par des Corps négativement élcclriques,nbsp;6c ia fcconde left par des Corps pofitifs..^ Ces,nbsp;Aiguilles conlervent leur Eleélricité pendantnbsp;quclques heures dans une chambre chaude , 66nbsp;quand elles la perdent on peut la leur rendrenbsp;promptement. Élles mont éte d ua grand fé-cours dans mes Experiences fur TEledtropho-re. Si je ne veiix pas employer ces Aiguilles
Glec-gt;
-ocr page 71-^le(9;riques, j examirie leS Corps axj moyeli de rubans de ioye, lun blanc amp; lautrc hoir; cesnbsp;fubans font limpleSj longs dc douze oti qua-torze pouces, larges de quatre ou cinq Hgnes:nbsp;je les chaufi'e ua peu fur lePoële ou autreraent 3^nbsp;amp; je les tire fortement entre Ie pouce amp; Ienbsp;doigt index: Ie ruban blanc entre une étoffe de
foy
e noire; Ie noir, entre un papier blanc.
eomme Ie fait Ie favant beccaria Qd'): öu enfin jexamine la difFéïence des Eleclncii'nbsp;tés par ceilc des Etincelles Qb').nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.
- ('*) nbsp;nbsp;nbsp;Traité de EUeiricitate .Vindice Cap. III.
3^' 39- Vqyez ausli les Expériènees de M. ciON». fur Ie même fujet Miscel. Tuurin., Tonic III. p. 43. feq.,^nbsp;amp; celle que jai faite daprès lui §. 137. 138. dc moanbsp;Memoire.
{b) On fait' que plulieurs Phyficieris jiigent par la feu-le figure de létincelle quon apper^oit, fi Ie Fluïde élec-. trique entre d.tns un Corps, ou sil en fort: ils penfent.nbsp;qu'il y entre, fi Ietincelle a la fo'riMe dune petite ctoi-.nbsp;Ie, amp; quil cn^ fort, fi elle a la fonuc dune aigrette..nbsp;Cell ausfi un des moyens dont M. beccaria. s eft fer-¦yi (1. C. §. 36.). M.lis daiitrcs PUyficicns , comaie M. M,nbsp;HOLLKT amp; eeugmanKi ile folit ,pas du même avis furnbsp;Ia certitude de ce jrgement. . Nous n entrerons id dans,nbsp;aucune discusfion fur ce fujct; )! fiifiit d avoir indiqnénbsp;en peu de mots ce qui eft ncctiiaire pour 1 intelligeuccnbsp;du texte. Nous ajouterons cependiut que les ¦ Eicperieuquot;nbsp;ces de M. hen ley fut la différenee des , éciacclks, fe-
D X '
-ocr page 72-ÏT.
M E M o I R E.
§¦ LVII. On demande dabord poxirqiioi il ny a pa? dAimans qui ne polTédent quunnbsp;feul Pole ? Ce phénomène neft-il pas oppo-fé a rAnalogie quon veut établir (f) ? II ellnbsp;aifé de déduire de ce qui a cté démontvé dansnbsp;les §§ aó'a8., quii y a desAirrians qiünbsp;ont piufieurs poles, amp; lExpérience Ie confir-niÈ. Si lon a piufieurs longs barreaux denbsp;Fcï, amp; furtout sil y en a pafmi ceux -ci qutnbsp;fontcompofés de dift'érentes parties foudces en-femble, amp; fi on les place dans Ie Méridieitnbsp;inagnétique, amp; fous Iinclinaifon réquife, ilnbsp;ny a qua prömener du haut vers Ie bas unènbsp;Aiguille de bousfole : on'trouvera facilementnbsp;les Équateurs aux points oü 1Aiguille changenbsp;de diredtion, 6c par conféquent ausfi les poles (^).
Idn qiie Ie Fluïde éledtrique paroit entrer dans les Corps óu en fortir, femblent être affez déciiives ; elles fe trou-vent dans les P/tiL Tranf. Vol. LXIV. p. 400. reqlt;l-dans Ie 'de. Vol. ia Journal di Püyfiritn.
{c) Voycz fur ce fujet aepinus §. 95'*io7. S écFurd cette fiiatière par les Experiences les plus ingé-nieufcs: on peut coiiliilter ausli les §. 195. 8c fuivans denbsp;ma diflertation, oü lon trouve quelques imes des EXrnbsp;përienccs de M. aepinus.
(d) V. Ia' deffus aepinus §, 50, 9:, 91. 8c q-des-
hl!»
-ocr page 73-Maïs, pour repondl-e direaement, il faiit reraarquer, coilime nous ie prouvcrons par Unbsp;fuite, quil ne sagit pas dans la communication des forces rriagnétiqües, de communiquernbsp;préalablement Ie Fluide magnétique au Corpsnbsp;quon vent aimantcr : car, la grande difficultcnbsp;que ce Fluide éprouve dans les pores de 1A-cier p. ex. ou du Fer trempé, doit néceffai-rement lempêcher dentrer dans ces Corps. Hnbsp;sagit plütot de faire palTer ce Fluide dunènbsp;partie du Corps dans lautre. Le Corps con-tiendra done autant de Fluide après avoir éténbsp;aimant'é quauparavant Qe'): or, comme
avant
Ais §. i6, 27. amp; note b du §. 2.6. Les barres dont M. sTEict-EHNER pade , acquièrent leur force, par la IFnbsp;tuation feule, c. a, d. par 1adtion du grand Aimant ter-reftre: v. ci-dell'ons §. 90. amp; note a du §. 76. de inonnbsp;Mémoire. Mais on peut égalemcnt donner plufieurs poles a des barreaux en les aimantant, foit fiinplement,nbsp;foit par la methode de la double touche (aepinus §.nbsp;2.05--a.08.). Je fuis entre dans un tres-grand détailnbsp;d Expériences fur ce fujet dans mes Bscherches fur Utnbsp;gmlles aimantées P. I. p. 91. feqq. du Tome VIII. desnbsp;Mémoires préfentés 0 1 Acuiemie.
(e) Aepinus §. 93. Ceft Air Cette fuppoAtion,que la difficulté, que k Fluide magnétique éprouve a fe mou-voir dans 1Aimant, eft trop grande pour quil piiiffc riennbsp;fórtir du Fluide'qui y eft contenu', oti y entrer quelquenbsp;Fluide étranger, amp; quainft la quantité de Fluide magnél-
5S
ï 1. M É M o I R E. P. i.
avant quG davoir iimaftté Ie Corps, la fomnie duFiuide ctoit Q4-Q (§- i3-) ejle fera encore la même après cettc operation : mais,alorsnbsp;une des parties condent Q 4- ^5 lautre Qtixnbsp;il faut done quon ait aQ=aQ-f-£»:nbsp;done q ^ u: or, fi 1on fait les fubftitutionsnbsp;requifes dans la formule du §. 14,
force avec laquelle Ie niême Fiui
force avec laquelle Ie Fiuide eft repouffé dans la partie pofitive: ainil que dans la formulénbsp;« R 9 R'
de eft attiré par la partie négative, la premiere de ces formules deviéndra ^ ^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^ ^ ^ ¦
feeondé
conféquemment éga-
?R ll'
ni
les. Or, comme q ne peut jamais être
tique ell invariable dans tout Fer, tout Ader, tout Aimant, tout Corps ferrugineux, que font fondés lanbsp;plupart des Cakuls amp; des explications de M. aepinvs.nbsp;amp; fingulièrement ceus dont il eft queftion ki. Voycznbsp;cc que jai dit fut ces fuppofitions, de la difificulté que Ienbsp;Fiuide magnétir£ue éptouveroir a fe mouvoir dans lAi-taant, amp; de Iinvariabilitd de la quantité qui y.eft con-tenuè, dans mon Mémoire, §. 92. note i: §. 91. notenbsp;f: §. 9z. note ; §.93. note b: les §. 93. amp;; 94, en ehrnbsp;tier, 6i Ie §. 1915. note b.
-ocr page 75-Théorie de l' Ekélrfcité ö* du Mê^nétime. 5^
ni = 23, ni ^ nbsp;nbsp;nbsp; m Scc. () les ca^
allégués dans les §§. nbsp;nbsp;nbsp; 2.5.5 ne pourroient
jamais avoir lieu pour TAimant.
§. LVIIl. Ajoutons encore, quc quand nous fuppoferions quun Aimant eft en-tièremcnt pofitif ou négatif, il fuivroit néan-'nbsp;moins des §§. i'^. amp; 18., quil ne fauroit; con-ferver longtems eet état (^); car, la force quinbsp;eft contraire a létat du Corps eft plus grandenbsp;quand Ie Corps eft entièrement pofitif, ou négatif, que quand il eft pofitif dans une partie,nbsp;£c négatif dans lautre §. 17.
§. LIX. Maïs, parlons des Phénomènes éleéfriques; amp; comme Ie rmforcinient de mus-s c H E N B R o E K (^), OU la Bouteille denbsp;Lcide, OU Ie Carreau de franklin, eftnbsp;ua phénoraène qui a fourni beaucoup de fujets
de
() Aepi'nus §. 94.
(g) V. ce que j ai dit la-deflus note b du §. 198. dc mon Mémoire.
(/j) Aepinus §. 95.
(«) Les Ecrivains Allemands nomment renforcemtm iVerflurkung) éleéiriques, tous ks moyens par lesquels onnbsp;neut exciter Ie coup foudroyant, comme la Bouteille denbsp;Lelde; Ie carreau du Dr. EEris ou de franklin
-ocr page 76-S6
de meditation aux Phyficiensj. Sc caufé heau» coup dadmiration aux ignorans, je crois devoir en eipliquer les prlncipaux Phenomènesnbsp;par la Théorie que jai établienbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Je fup-
pofe quon connoit Ie Carrcau de F r a n k-j^in; car, cc que je vais cn dire sapplique cgalement aux autres renforcemens.
. Quon élecirrife. Ie c'oté CD (Fig. ii.)i pohtivcment: ,1a quantité de Fluïde y devien-,nbsp;dra Q -h f (§¦ 'zo.y., Des quelle elt Q nbsp;la force attraélrice fur Ie Fluïde contenu dans,
IK^ devieni ARR' nbsp;nbsp;nbsp;( §. ao.)
c. a. d. quc' ce Fluïde eft fepoufle par la force
: fi Pon continue rEleétrifaüou, amp; que
Ie Fluïde commence a secouler de la partic IK, de forte quil devienne Q «, la force
r nbsp;nbsp;nbsp; rnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;é: R ¦ (7 R'
qui agit lur .cctte partic lera .^i, ^ nbsp;nbsp;nbsp;^
plus cette force approche detre zéro, fnoinf ausli Ic Fluide séchappera abondamment de la,nbsp;prtie IK. Mais, fi cett.e force devient mille, c. a. d. u R. ^ R' o, il ny aura
plus.
(i) Voyc7. fur cc §. amp; fur les luivans jusquau foi-: Xante - luütième , aepinus § 44 84. on y trouvera.-les recherches, théoriques. les plus curieuies, Sc des noilr-velles Expériences infiniment intéreffantes.
-ocr page 77-Théerit Rleciricité ^ dn I^gnétisme.- 6l
plus daction fur Ie Fluide électrique dc la par-tie IK, amp; récoulemcnt finira. Or dans cc tas on 'a, « =nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^ conféquemtnent la
force qüi aglt fur Ie Fluide éieélrique dc la par-tie pofitivc C p, cc qui elt (§. ao.} -
deviendra nbsp;nbsp;nbsp;? (O-
§. LX. Plus la quaiUité 5augriiente, c. a. d. plus on continue dcledlrifer, plus cettq^nbsp;force deviendra grande; amp; comme elle eft ré-pulfive (§. 13. ), elle deviendra enfin fi gran-*.nbsp;de, que lAir, quoiquil foic idioulcdlrique,-lie poiliTa lui refifter fuffifamnient: niais la ma-^nbsp;^ière accumuléë coramcncéra a séchapper, ïnbsp;fe repandre dans lAir, Sc daus les Corps en-,nbsp;vironnans (^d').nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;¦
5. LXI.
(c) Aepinüs §, 45. Selon la note a du §. 10., il faut quen ce cas q u , c: a. d; quil dok y être en-tfé plus dc Fluïde dans la partie pofuive quil nen eftnbsp;forti de la négatvvc. Si 1on avoir chargé la Bouteille par
I'Klearické négative, la formule feroit ~qr (aepinus §. 40.) amp; poiir Ic cas de « R q Rqnbsp;on -auroit » \ ^, c. a. d. qu'il fo'oit forti plus de Flui-de de la partie négative qu il ri feroit entré dansnbsp;pofitive.
(i) Akpinvs S. 45,
§. LXI. On voit par li, pourquoi une pareille augmentation de force na lieu que jus-quiun certain degré, amp; non a rinfini. Nousnbsp;voyons ausfi que M. franklin a corn-mis une legere erreur. Car il fuppofe quon anbsp;toujours u~q^ ce qui ne fauroit être (e).
Nous
-(e) En eftec, nouj,awns vu dans les.notes ^ amp; e du 59- quon ^ q \ laBouteiUe eft diargée p»r unenbsp;Èleétricité pofitive , amp;c ti\ q , fl elle Tcft par une 'Élcc-tricité négativei M. AgpiN'us'dft cnrré dans dè beauxnbsp;dé: ails amp; a fait de belles Expériances fur ce fujetnbsp;73'-i-8i. M. FRANKLitj avoit établi Ique la Bourallcnbsp;fe cbargq toujours par- .fon propre Fluide: quelie ennbsp;qpnferve invariablement la même quantité. Pour confirmer ce point, M. franklin avance quun hommffnbsp;ifolé, qui décharge une Boiitéille, deVroir actprérir qucl-que Éledricité, fi Ie Fluide, qui fort du Crècllet p. ex.nbsp;de' Ia BouteiUe, nentroic pas en entier dans Ie coténbsp;{lettres amp;c. T. I. p. i30...S*.42ude la traduöion fran-5oife). Mais M. aepinus a fait voir quune BouteiUe,nbsp;telle queIernploypit M. frank.lin, contenoit trop peunbsp;dÉleéh-icité pour pouvoir donner des relultats allures.nbsp;II a fait 1Expénence plus en grand au- moyen de planches de bois, couvertes de feuilles détain , amp; féparées.nbsp;par une lame dAir (qui fait ici loffice du Verre dans Ienbsp;Carreau de bevis), amp; il a trouve (§. 8o.) que silnbsp;déchargeoit, é.tant ifolé, ce Carreau aêrien , 1# planchenbsp;ifolée étant éleélrirée en plus, il acquerroit une Éleftri-cité pofitive; maïs au contraire une négative fi la planche ifolée étoit éleélriféc en móins: döü il déduit quenbsp;^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;dans
-ocr page 79-Kous voyöns ausfi pom-quoi urie Bouteille fans défaüt crève quand on la charge a 1exces:nbsp;ftvöir lorsque ^ efttrop grand, 5c 1Air envi-ronnaht fee , amp; par-la fortetnent idioéleétriquc.nbsp;On vólt enfin, ponrquoi la Bouteille ne don-nc pas dé marques dÉleclricité a la partie né-gative; car, puisque la force qui agit fiif eet-te partie eft devenue zéro, Ie Fiuide éieftri-que ny exercera ni attraótion, ni répulfion ()..
dans Ic premier cas on avóit q \ u, 8c dans Ié fecónd f ^ , Gomme les formules rosigent.
() Voycï ce qui a été dit fur ce fujet dans ks 5. Iiö. 8t fuivans de ma differtation ,¦ comme ausfi aepi-Nus 51. 52. amp; 53.; M. AEFiN'JS explique ausfipour^nbsp;quoi Ie crochet de la Bouteille , quoique réellement-pluSnbsp;fórtefflent pofitif quil ne Ie feroit fans ce m^fircement,nbsp;ne donnfc cependant que de legers fignes dÉledricitë, 8tnbsp;exerce une attraction plus foiblé: (v. ces Expér. dans Ienbsp;§¦ 114. de mon Mémoire); cav 1°. la force répvrlfwe
n. nbsp;nbsp;nbsp;(R'R'-RRlc?
eft acftuellement -- --^
QR
plus petite qua
Q , qm exprimcroit la répulfion sil ny avoit pas de renforcement (§. ro.): 8c 2°. fi la Bouteille agit futnbsp;iin autre Corps ,dont Je Fiuide eft D amp; lexcès»-, la ré-(a R'-c? R;
pulfion feta a R'
QD
§. 41., amp; fubflituant pour u,
UR'R' ?RR)^
plus peth
elle feta ( §. 59.)
te que qui auroit lieu fanslc renforcement (§. 39.) il s'en fuvt encore, que Vaéfion feroitnulle ou infenfible,
¦ nbsp;nbsp;nbsp;fi
QDR
§. LXII. PuisQUE Taimurc CD 6c la furface AB du Verre deviennent Tune amp; lau-tre poiltives, il senfuit quil ne faut pas enrnbsp;tendre ce que nous venons de dire, unique-ment de IAmiure du Carreau, mais ausü de lanbsp;furface AB du Verre mêine («). Si je prépare un Carreau ABCD (Fig. ^la.) de fa-^on quonpuiffe en enicver facilement,au mo-yen dim fii de foye IK, TArmure fuppi'ieurenbsp;ÊFGH Cj^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Armures de feuilles dE-
OU dans lAcicr.
tain) TArmure donnera ausfi bien que la furface. du Carreau, des marques dEleftricité, amp; de la même Ekétricité. Car, quoique Icnbsp;Fluïde électrique fe meuvc difficilement dansnbsp;1'es pores du Verre, cette diHiculté neft ce-pendant pas infinie, ,mais feulement fort grande elle eft même plus petite que ceile que Icnbsp;Fluïde magnécique éprouve dans Ie Fer trem-pé.
§. LXIII. Si rAf-mure éleélrique CD
(Fig.
fiR'.-R:r:oou trés petit , c. a. d. fi lefpacc qui fepare
la panie pofitive amp; la négative eft très'-petit, amp; cell dc la que M. aepinus explique ( § 54--65.) les curicuxnbsp;Phénomènes du'Souffre fondu dans des vafes de métal Scc.nbsp;dont jai parié dans mon Memorie §. 204,
(«) V. AEPINUS §¦ 47*
-ocr page 81-Théorie de l'EleElricité ^ du Magnétisme. 6^
(Fig. II.) étoit leule, amp; quon réleftrifat pofitiveraent p. ex., la force répulfive du
Fluide électiique feroit (§. lo.) = nbsp;nbsp;nbsp;:
mais, ll lon y applique Ie Carreau , la mêmc force fera ^ Q ^
mande en quel cas cette force peut ^evenir la plus grande? On fait que, quand la foi'cenbsp;éieclrique eftnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;pour Ic coté pofi-
tif, eile eft nbsp;nbsp;nbsp;^ ^ pour Ie coté négatif
IK (§. qa. 43.). Quon fuppofe aR^R' ~ o Sc conféquemment u =nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;on aura
Sc paf
« K y R _ CR'R' R R)
conféquent la force répulfive pour Ie coté CÖL
_ (RR R R')y QR
fera
On fait de plus
que cette force eff a fon maximum, lorsquel-le peut vaincre la réfiftance de lAif, amp; pfo-duire un écoulement réel (§. 60.). On coii-¦qoit ausfi facilernent que cette force dépend de la quantité q: fuppofons done que q. foit réel-lement a ^ox\ maximum Sc quil foit alors égalnbsp;a on auroit pour ie cas, ou lqn nc confi-
^ nbsp;nbsp;nbsp;*nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;£7
dère que IAnnufc feule,la force nbsp;nbsp;nbsp;: mais.
foit y = ^ pour celui ou Pon employe lp
II- M É M o I R E. P. I,
Carreau: quand il fera a fon maximum les demi forces fevont égales, puisquelles vainqueiit k
méme refiftance (^): on aura done: _(RRR'R').G
ix par confequent mais on a a£tuellement
gRR
Ri^
_ G R R Q
RRRR la plus grande force répullive eft done de cha-que coté plus confidérable quand on employenbsp;Ie Carreau de franklin, que quand orinbsp;ejjcite rÉlecfricité lans renforcement,
§. LXIV- O N volt avec la méme facilité, pourquoi la Bouteille de Leidc, amp; Iinllru-ment qui lui elf analogue, fouvniflent un ren^
{b) Savoir la refiftance de lAir, qai soppofc l le-coulement du Fluïde f. 45-
(f) 11 y a dans Ie Texte: Mais
RR R'K' ^
Ceft furement unc faute dimpresüon, comme il y en
avoit encore dans les expresfions analytiques de ce §. amp; des précédens, qui fautoient aux yeux. La marchenbsp;du Calcul indiquoit vifiblement la corrcécion, qui dail-Icurs eft évidente par la comparaifon de cette formule a celle du S. 48 de aepinus, dont ce §. 63. eft
tiré : jai ajouté ausfi pour plus de clarté, done q V f-
-ocr page 83-Théorie de l'EleSiridte FS du Magnétisme. amp;2
forcement convenable. Tout - ei eft co \for-me a TExpérience. Je me fuis fait faire cinq cilindres creux de carton : ils ont quinze polices amp; demi de hauteur leur diimètre eft dcnbsp;dix poijces. Ils font couverts de papier dorcnbsp;6c font de trés bons Conduéleurs: cependant jenbsp;ne fuirois produire par leur moyen une Elcg-tricité ausfi forte quavec une Bouteille de Lei-de de fept mefures («).
§. LXV- L K maximum de la force élec-trique fera dautant plus confidérable, que dans Ia formulenbsp;nbsp;nbsp;nbsp;du §. 63., Ia
quantité RRR'R' approchera plus dêtre égale a zéro, c. a. d. lorsque R' approcheranbsp;plus de régalité avec R. Ceffc ce qui eftnbsp;facile defiFectuer, en diminuant la diftance desnbsp;ai-raures, c. a. d. en prenant un Ven-e mince (^b). Cette doétrine eft conforme a lex-
pé-
( 4) V. ce que jai dit fur Ia maffe amp; Ie volume des Conduaeurs dans Ie §. 191., amp; la note e fur cc §. dcnbsp;moa Mémoire. On peut ausfi éprouver la commotionnbsp;fans Bouteille fi la force de VEleftriciié eft alTei grande;nbsp;V. §. 103. note a de mon Mémoire, Sc confultez aiisfi
lEPlNUS §. 69 74.
(i) V. AEPXNUS §. 50. nbsp;nbsp;nbsp;'
E 3
-ocr page 84-11. MEM
O I B. E.
P. I.
^èrierice. Jai préparé une Bouteillc de plus sié quinze mclures: Ie Verre en eft épais dejnbsp;deux iigne*;, 6c reffet fi mauvais amp; foible^nbsp;que je lie puis guéres men fervir (c).nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^nbsp;' §. LXVI. On voit ausfi par les formulesnbsp;juécédentes, fans quil foit befoin den aver*nbsp;ör j pourquoi k.MacKine éieétrique ne fe charge pas fi facilement au plus haut degré auquelnbsp;cile peut être chargée, lorsquon y ajoute unenbsp;Bautcille de Leide, que fans celle-ci: pourquoi la commotion eft beaucoup plus fovt.cnbsp;iitc un renfercement ,qnc fans cela 6cc. 6cc. (d).
LXVII. Si Pon vouloit objcéfcer, qu6 pulsque Ie Carreau de Verre devient ausfi. elec-^nbsp;trique, conime je lai dit.§. 6a., on devröitnbsp;éprouver la.-coramotibn,;' même aprês avoirnbsp;¦©te les feuilles d-Etain, hu PArmure , on nanbsp;¦qua fe rappeller (§. 6.) quen établiflantéhnbsp;©o cas une communication entrc les farfacesnbsp;pofitive amp; négativeau moyen d.un fil de
mé-
(c) M. wiLKF, a prouvé quon ne fauroit charger rui Carreau éleftrique d'un Verre trap épais. Metn. de i'^ca-dsm'ie de Snede. Tome XX. p. i40. icq*!. hnbsp;allemande.
{i) Aepincts §. 49-
-ocr page 85-. Théortade VEleSlriütê l^ du Magnétisme. ^9.
§. LXVIII. Il nefl; pas 'befoin (jue jc commence par dire quun i\,imaut armé a imenbsp;grande analogie avee Ic Carreau' de f rank^-p I N, Sc en general arec les 'renforcemens, élec'nbsp;triques connns (^ l j- car ' il éff aótuêllemcntnbsp;jpius que fiiffiramment connu ^que lun uilnbsp;coté pofitif 5c un core négatif ausd,' bien qqenbsp;lautre.,' Oi'^ puisque pette reflcmblance eilnbsp;conftatëc par uii'iirès - grand irombre dExpc-nbsp;riences, ön. peut appliquer ici' a r Aimant plq»nbsp;lleufs cas de la Théorie. Mais, dira-t-on,nbsp;pourquoi ne peut-on pas décharger un Ajm'Antnbsp;cbmraè la Boutéille de Leidet Ceft ce qdinbsp;eft facile dexpliquer par ce qui a été dit dansnbsp;.............. '...ie
(e) V. ABPtNüs s. nbsp;nbsp;nbsp;qui explique ausö
67 ) 68. la raiion de la commotion 'quon éprouv? pendant la décharge de la Boutcillc, amp;, §. 65., pourquèi ' la Bouteille confervé beaucoup plif;s Ipngtéms fa' foi4nbsp;qu'un firiiple Gondutteur.
(«,) Jai traité cetie matière en détail, amp; fóus ur grand nombre de points de vae dans la quatricine'Sec-tioti de' mon Ménioire* 5. ico. ' voy®/, funout {s,nbsp;sote h du §. ijo.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;¦
E 3
-ocr page 86-70
II. M É M o I R E. P. ï.
§¦ 57- (^)- Fluide magnétique fc meut bcaucoup plus difficilcment dans lAciefnbsp;amp; dans Ie Fer trempé, que Ie Fluïde éledriquenbsp;ne fe meut dans Ic Verre; ceft pourquoi lesnbsp;particules du Fluide magnétique qui font a lanbsp;furfiice, ne peuvent pas fe débarraffêr des poresnbsp;de lAcier; amp; celles qui font fituées plus pro-fondement dans Ie Corps Ie pourroient encore bien moins.
§. LXIX. Nous avons encore une autre Phénomene analogue, favoir que lAimantnbsp;perd fa force par Ie kps du temps, a moinsnbsp;quon nek confervepar art (f). Je poiTédenbsp;entrautres un Aimant, qui portoit il y a dixnbsp;ans neuf livrés £c demie: comme je lai negligé depuis ce tems, il ne porte plus a peine
que
{i) Aepinus §. 89. II ne fe fait pas de décharge de lAimant, dit-il, par la menie raifon qu'il ne sen faitnbsp;pas du Carreau éleétrique fi on touche les deux furfacesnbsp;après en avoir préalablement oré les armiires. Voyez cenbsp;que j'ai dit fur ce fujet note e dii §. 115. de mon Mc-moire.
(c) Voyez AEPiNus §. S6. amp; ce qnc j ai dit fur ce fujet dans mon Mémoire note lt;1 du §. 90,; note c diinbsp;¦nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;93. amp; note 4 du §. 98..
-ocr page 87-Théorie de VKleSlricitê ^ du Mugnêtisme.
que ciiiq livres. Ce fait fuit de ce que jai dit qi-deffus §. 1(5.: car, jy ai démontré quilnbsp;y a une force qui agit fans ceffe fur Ie Fluidenbsp;magnétique, amp; qui Ie pouffe de la partie pofi-tive dans la négative: qui (§. 14, 15.) Ienbsp;fait fortir de k pofitive, amp; lattire dans la negative. Or, Ie Phénonlène en queftion prou- ve que ces forces ne font pas lans effec. II nenbsp;-faut done pas scn étonner: mais on en doitnbsp;plutöt conclurc, que la dilllculté, avec la-quelle Ie Fluide magnétique fe meut dans 1A-cier-Sc dans Ie Fer trempé, neft pas infinie,nbsp;mais feulement tres-grande (§. 6a.), Sc quenbsp;toüte foitc de Fer ne peut pas acquérir un mê-me degré de Magnétisme: car, plus la diffi--culté, avec laquelle Ie Fluide magnétique fenbsp;meut dans Ie Fer , eft petite,plus ausli Ce Fluide paffera promptement de la partie pofitivenbsp;dans la négative, 6c plus la force magnétiquenbsp;fe perdra promptement.
' § LXX. Ce que je viens de dire en der* nier üeu pourroit ctre confirmé par plufieursnbsp;Expériences. Cen eft une fort connue, quonbsp;lorsquon fuspend a un Aimant un anne^u denbsp;Fer mol, celui-ci en foutient un fecond, Icnbsp;iccond un troiftème amp;CC. jusqua- un certainnbsp;E 4nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nom-
-ocr page 88-7^ ÏI. M E j.i (j I R E. P. I.
tVombi'e nbsp;nbsp;nbsp;Cétte même Théorie menfef'*
gne ausfi comment je puis poiter k leur maxi-mTini les barreaux magnéticjuès j ou tout autre Aimant, que je veux faire. Je fuppofe préa-lablenient quon connoiffe. la méthode daigt;nbsp;manter les barreaux. Jen dirai encore un motnbsp;dans la fü'ite (nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;84.). Je repète rppération,
jusqua ce .que 1Aimant que je eónftruis, por-te un poids quil ne peut foutenir que pendant deux ou trois fecondes. - Je fais alors quil anbsp;autant de force quil en peut polTéder. lEx-périen'ce éleétrique analogue coniifte en ce quenbsp;Ja Bouteille de Leide commence afoürnir del-Je-même ün écoulement de Fluïde, lorsquel-le a acquis fon degré de faturation: maïs,.onnbsp;doit fuppofer ici que lAir foit fee: que lAï-
{i') Ceft un Phénomène três- connu, amp; ,qui cft 4A -i'la force magnéüque, que tous ces anneaux acquiè-rent, Ie premier de 1Aimant: Ie feeond du premier, Icnbsp;troifième du feeond amp;c., forces qui deviennent de plusnbsp;eii plus fóTiljks.' M.' AEPiN u's a décrit dans fon §'. S7.nbsp;une belle Expérience pour prouver que Ie Fer .acqüiertnbsp;par Ie firople coinaft la force plus abondamment quenbsp;lAcier, mais ausfi quil la perd beaucoup plus promptc-mént. Voyer ausfi une Experience fur ce fujet dansnbsp;in.a dijfertation fur un Paradoxe magnctique §, 35, Exp. rj.nbsp;comparée aux §.'nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;7- S,
-ocr page 89-Théorie de l'Eleélricitê ö* du Magnétisme.
I
mure nait-ni pointès,'ni angles (è) See. Ceft par un trés -gt; grand nombre de pareilles Experiences qupn peut démontrer la Théorie quenbsp;nous avons propofée, amp; par couféquent lA-nalogie dont il eft quellion.
§. LXXI. C o M M E lÉleftrophore eft un des iiiftrumens éleiïhiques les plus recens, Jenbsp;crois devoir montrer en peu de mots commentnbsp;on en peut expliquer les Phénomènés, au mq-yen des, Principes que nous ayoiis établis gï-deffus (iï): mais je décrifai ^préalablement un denbsp;-mes Éleétrophores. ILcoitfille (Fig. i3.)eiitroisnbsp;-parties. i°. En un plat dÉtain AB-, garni denbsp;quatre anneaux pour rifoler au moyen dé fitsnbsp;de foye:nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;en un gateau de Refme CD,
que je puis oter du plat par des fils de föye :
(e) Car fi rAir étoit huifiiafc il feroit un Condudeur amp; attireroit Ie Fluide éleftriflue (ARPtNys 8Sgt;) : oanbsp;fait ausü combien facilement ce jrluide séchappe par les.nbsp;Angles, par les pointes , amp;c. qui par conféquent otentnbsp;iifokmenr de la Bo-uteille.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;
(a) pai dit dan* Ie 204. de moii Mémoire-, amp; dans la note J fur ce i., qüel eft Ie genre de Phénö-ïuènes auquel je rapporte les Éledlrophores, Sc jy a[nbsp;allégu'c les E^périences de M. akpinus qui me parois-fent sy rcduirc.
11. MEMOIR E. P. I.
enfin 3°. cn un chapeau [b) ou Coilducteur EG, qui neil quun plateau de metal, pour-Tu au milieu dun manche 1 pour pouvoir Ti-folcr. Je puis de cette manière examiner cha-que piece féparément, pour determiner quelnbsp;cfl: le genre d'Eleftricité quelle poll ede. Jenbsp;prends le gateau dc Refine, je le pofe fur uncnbsp;table, Sc je le frotte plufieurs fois avec unenbsp;..peau de chat: ilacquiert alofs rÉleclricité ué-gative: il repoufle le ruban de foye noire E ,nbsp;.^inême de loin, amp; attire le ruban blanc F avecnbsp;jant deforce, que, fi je le tiens librement aunbsp;deffous du gateau de Refine,, ll séiève entiè-:rement amp; fe tient dans une fituation perpendiculaire,
C
§. LXXII. Je mp l olre alors un chapeau -particulier OP (Fig. 14. 15.), auquel ja-dapte un appareil PQ. Japplique par desnbsp;Cordons de foye fur le gateau de Refine , cet appareil, qui eft de metal, amp;; qui ptefente Une plaque ovale QS ; il devient négativeraent éiec-
tri-
{.b) Jai cru pouvoir employer ce terme pour deligner le platcap de métal quon poCe fur le gateau dun Ékc*nbsp;. tropliore, puisque M. .sioauo de tA .fonxi Ia em-j)loyé dans cc fens, p. .^44-nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;far ki différmes
e/fkef d'Air.
-ocr page 91-Théorie de l'ÉleStricité ö* du Magnétisme. 75
trique. Mais, fi je touche Ie chapeau du doigt, OU avcc un Corps idioéicótrique, il ynbsp;nait une étincelle entre Ie chapeau, Sc Ie Corpsnbsp;qui Ie touche: la matière éledtrique fort de cenbsp;Corps pour entrer dans Ie chapeau, ce quinbsp;eft aifé de Conclure de lEtoile (c)., quonnbsp;yoit quand on applique Ie chapeau avec lappa-reilY furie gateau (Fig. Ausll longtemgnbsp;quon laisfe Ie chapeau applique fur Ie gateau,nbsp;après lavoir touché une fois, il ne donne plusnbsp;de hgnes dEleétricité: mais, fi on 1ote aunbsp;moyen de fils de foye, il fera pofitivementnbsp;éleclnquc ¦, il repoulfera Ie ruban de foye blanche j OU fi lon y applique Tappareil Y (Fig.nbsp;i6.)'ilen lortira de fa pointe une longue aigrette de feu. Si Ton pofc Ie chapeau fur Ienbsp;gateau de Refine de faqon quil touche en mê-me temps un Corps anéleétrique j ou fi Ie gateau eft dans fon plat ordinaire AB (Fig. 14.}nbsp;6c quon y appliqüe Ie chapeau de facon quilnbsp;touche ce plat inférieur, il fe trouvera éleélri-que lorsquon lélèvera, même fans autre at^nbsp;touchement.
(c) V. 5i- delTus la note lgt; du § 56.
-ocr page 92-memoir
les principatix phénomènes- FEleitrophórc.,
ceux dofit toutes les Experiences que'jai faites kvec ces 'irifti-üment tii-ent leur foürcc , Sénbsp;quon doit expliqücr par les Principes' niêraènbsp;qiie jai établis dafts cé Ménibire, i inoiiis dénbsp;faire unè-exception rntolérabie. ' Jai ausfi alle-giic Ges Èxpcnences, paree que je crois qucl-lés pourront paroitrè nouvelles a guélques'Per-fonnes qui ne seft font pas encore occupées:nbsp;an moins jfe'nc les ai vüfes ni lueS nulle part.nbsp;telles quc je les ai dècrités, amp; faités. Je valsnbsp;faire voir apréfent comment on peut expliquefnbsp;CCS Phénoraénes par les Principes que jai étagt;nbsp;blisnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;r'nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;\nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'¦
§, Ü^XIV.
- (d) Cell daprès lcs mêmes- Prifidpas; de M.
AEi'iNus que M. K^^f.Fr, a donné un? Théorie complette des Éledropliores dans Ie premiernbsp;Volume des Aèln p'é:fo^iUtam pour i777-'nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;feqq.
on ytrouve ausfi'ine defcription du-prodilieux ÉleélrcJ-jikore que rimpéfatricé; de Rüsfie a- amp;it conftruire. ¦ Ob peut également confulter Ie Mémoire de M. iNGEri-^nbsp;Housz fur Ie mêine fujet inferé dans les Phil. Tram. Vol.nbsp;68., p., 102.0. M.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;de CA FoNn en a donn^ un
extrait'da'iK ïotl- Précis Jnflorii^üe fuf ks Pliénömints tÜHri-eptss p. 690. feqq. li ne ft peut rien de plus exaél ni de pHis lumiueux qua Ie Mémoire que lAbbé hemme» anbsp;public fur lKledrophorenbsp;nbsp;nbsp;nbsp;id 4e, Vof des Mem. d»
IAmiI. de Maa/icirn p. 94. Au tefte les Eleclro'phoies font'
-ocr page 93-Théorie de l'ÈJeSïricité ^ du Magnétisme. .7^'
§. LXXIV. On faitque Ie Souffre Sc les Corps red'néux deviennent négativément élec-ïriques ,.lorsquon les frotte avéc une peaudenbsp;lievre ou de chat. . M. du fay, a qui lohnbsp;cft proprement redevable^de efes deux Elcftri-cités oppoféesj Sc dont on trouve ks kvansnbsp;CQi'its dans les Mémoires de l' jicadémie des Scieri-ces de Paris ^ pour les Années 1733. Sc fuiv.nbsp;iusquefi'1737., penfoit ada vérité, que lanbsp;Refine polTéde une Ekctricité différente dfenbsp;celle du Verre: mais, puis quun feul amp; mé-me Corps peut acquérir les deux Eleélricités,nbsp;i.1 ne faut plus fe laiflèr induire en erréur patnbsp;cette hypothefenbsp;nbsp;nbsp;nbsp;je remarquerai feule-
ment encore,- que Ie Souffre Sc k Refine deviennent . en gcnéral ncgatiyefncnt ékdtiques k un-degré: confidérable quand, on les 'frottfenbsp;avec une peau de chat. Ceft ce dont k forte attraction du ruban blanc ( §. 71.) fournrtnbsp;une preuye évidente^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;-nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;:
§. LXXV. I. JAi fait voir (^§. ia ) quun Corps negativement élecci-iquc atrii'c le
aCluelleinent fi cor.nus cjüil feroit inutile dc sy arréter P»us en détaii que ne.fait 1Auteur.
(d*) Voyez ce que jai dit fur ce fujet dans k notq i du §. 6j. de mon Memoire,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'
-ocr page 94-Fluïde, qui en eft voifin, avec la force .
or, comme q eft fort grand dans TEkctro-phore C§- 74- nbsp;nbsp;nbsp;P^is que ie Fluïde
contenu dans Ie cliapcau ne foit attiré vers la Refine, amp; conféqucinment que Ie chapeau lui-même ne devienne négativement éleótriqueinbsp;ce eui eft Ie premier Pliénomène.
11. Il neft pas probable que ce Fluïde attire erftre tou*: de fuïte dans Ie Soufïre ou dans Ie Refine, nvais il sarrétera piutot entre lanbsp;Refine mn amp; Ie chapeau MN (Fig. 17.):nbsp;car, comme la Refine eft un Corps idioéleamp;i-que, Ie Fluide éleftrique ny pénètre quavecnbsp;beaucoup de difiiculté (§. 6.) j de la, lors-quon ne laïfie pas Ie chapeau aflez longtemsnbsp;fur Ie gateau, il ne donne aucun figne dÉ-leótrïcité s car il a retire a foi Ie Fluide quinbsp;sarrêtoit a la fa furface inférieure MN, amp;nbsp;qui eft ausfi attirée par fa partie négative, amp;nbsp;conféquemment il fe trouve dérechef dans fonnbsp;état naturel. Mais, fi jappliquc le doigt,nbsp;ou un autre Corps anéleftrique a ce chapeau,nbsp;place fur rEleélrophore , il y aura deux forcesnbsp;attraétrices qui agiffent fur le Fluide éleétrique dunbsp;doigt; 1une, le chapeau devenu negatif: 1autrenbsp;Ic gateau de Soiiffre. Si nous nomraons D, lanbsp;quantité naturelle de Fluide contenu dans la par-
tic
-ocr page 95-tie fupérieure du chapeau ; d Ie défaut de Flui^ de j D la quantité naturelle de Fiuide concenunbsp;dans la partie ou a la furfacc inférieure du mê-ine chapeau : fon exces : Q la quantité naturelle de Fiuide du gateau: 7 fon défaut; oanbsp;aura la force attraétrice totale = ï' R ^
quot;F nbsp;nbsp;nbsp;or, comme R neft jamais égal
a R' (§. 13-)? la force dattraélion fera plus grande en eraployant Ie chapeau, quen nc
cer-
(e) La furface inférieijre du Chapeau eft confiddrée jci comrne politive, a caufc du Fluïde qui sarrcte entte cette furface Sc Ie gateau, comrne il vient detre dit.
Cela pofé il ny a qua recourir a la formule nbsp;nbsp;nbsp;^
§. 14., 6c y faire (i~uz:r.d, paree quon fuppofe
ici lexcès du Fiuide égal a fon défaut, Sc qu'on expri-
Hie lun Sc 1autre par 'd: il faut ausfl fubftituer D au
r . nbsp;nbsp;nbsp;^ 1.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;(1^
Ucu de Q Sc Ion aura ^ nbsp;nbsp;nbsp;¦. pour 1 aétion du
chapeau : formule dans laquelle R exprime Vaélion de la
furface fupérieure, R' celle de 1inféiieure. II faut y
ajoutcr I inflion du gateau, qui fera ( §, 12..) fubftituant dans la formule du §. 11. Rquot; au lieu de R, anbsp;caufe aue Ie chapeau agit encore ï une plus grande di-Rance que la furface inférieure du chapeau dont laélionnbsp;cft déja exprimée par R'. Fn ajoiitant enfemble cesnbsp;deux parties, on aura ladion totaie fur Ie Fiuide dunbsp;doigt, ou du Corps quon préfeiite au chapeau, favoir ¦nbsp;tR 'R:)d , j_Rquot;
-ocr page 96-So
II. M É M o I R E. P. I.
Iemployant pas. II doit ausfi y pafTer une Certaine quantite dematière éiedtriqite'du doigtnbsp;qüi touche Ie chapeau, dans le chapeau mê-me: {avoir autant que la force attraftrice de lanbsp;Refine le'permet, amp; jusqua ce que ce cha-^nbsp;peau foit parvenu a fon état naturel: ceft Icnbsp;fecond Phénomène.
III. nbsp;nbsp;nbsp;Pui«Q,uE. il y a autant de matiercnbsp;attirée par Pattouchement, que le chapeau eq,nbsp;requiert dans foh état naturel, ou quil en peutnbsp;contenir (N®. II.), amp; que le refte eft attirénbsp;vers la furface de la Refine (N°. I.), il nenbsp;fauroit y naitre dérechef une étincelie par unnbsp;attouchement repute: 'car la Refine a attirénbsp;vers fa furface autant- dc matiere- quelle Ia pu,nbsp;amp; le chapeau eft dans fon état naturel. Ceftnbsp;le troifieme Phcnomene.
IV. nbsp;nbsp;nbsp;L o R s Quo N ote le chapeau, quinbsp;eft, comme on vient de le dire, dans fon étatnbsp;naturel, leFluide, qui fe trouve eiitre la furface inférieure du chapeau, amp; la fupérieurenbsp;dek Refine, ne fauroit ni sarrêter dans IAir,nbsp;qui eft un Corps fdioéleétrique, ni entrer dansnbsp;la Refine : il fautdonc quil foie entrainé avecnbsp;le chapeau, amp; conféquemment, quil mettenbsp;celui - ci dans un- état pofitif. Ce qui eft Icnbsp;quatrieme Phénomène.
quot; V. Si IAir nétoit pas un Corps idioélec-trique, on ne feroit pas obligé de toucher Ic
eha-
-ocr page 97-TJiéorie de TÊlejlriatê f5? d.u Magnétisme. ^
chapeau, amp; de lui ren4re lElcaricité dpnt a, été privé par Ie SoüfFre, ou la Refine; car^nbsp;la force attractrice de la Refine, amp; de k fur-face fupérieure du chapeau attirci'oit, jus-lt;jua faturité, Ie Fluide éleétrique de lAir^nbsp;Mais ce Fluide éprouve autant de difficulté anbsp;Ibitir de 1Air, qua y entrer ¦, 6c cefi: par cet-te raifon quil eft befoin dun autre Corps poqr^nbsp;communiquer Ie Fluide éleétrique: amp; tel eft,^nbsp;au défaut du doigt, ou dun autre Corps ané-lechrique, Ie plat inférieur quand celui-clnbsp;neft pas idioéleclrique: ce qui eft Ie derniernbsp;Phénomcne.
§. LXXVI. On cornprend a préfent faq ciiement pourquoi ces Phenoraènes doiyent^nbsp;avoir lieu ausfi fpuvent, amp; ausfi longtems^nbsp;qiie Ie gateau de Soulfre eft négativemcnt élec-trique, pourvu quon privé tqujours Ie «chapeau de fon Élcétricité pofitiye èn Ie retirant,nbsp;afin quil puifle devenir dérechef négatif quandnbsp;on Ie remet. R eft clair.ausfi,, que Ie plat inférieur neft pas une p.arde efiénticlle de l.Elec-trophore, puisque jai fiiit plufieucs de mesnbsp;experiences fans 1employer.' On voit enfinnbsp;avec la même facilité que ceux , qm_ penfentnbsp;quil fauc appuier foitement Ie chapeau con»nbsp;T o M E II.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;* F
-ocr page 98-Sa IX. M i M o I R E, P- 1.
tre Ie gateau de Refine, fe trompent beau? Coup Scc. amp;c,
§. LXXVII- Je poürrois encore parler dc la grande force attraftrice de lEledtrophoT
C/) gt; fpbêre daftivité, de fon r^nfor-! cement, ou coranient on peut, par Ie feul atrnbsp;t'ouchement du doigt, charger j pofitivementnbsp;6u négcitiveraent une Bouteille de Leide quonnbsp;pófe fur Ie chapeau: allégucr encore une cou?nbsp;ple de douzaine d'autres Expériences, mouT-trer enfin comment ces Phénomènes fiiivemnbsp;des mémes Principes, par lesquels je démonsnbsp;p'e lAitalogie des forces éleclriques amp; magné-?nbsp;tiques. Marsje crains detre déja entré dansnbsp;trop de détails fur ces Expériences. Je refervenbsp;Öbnc ceci pour upe autre occafion, dans la-;nbsp;quelle je traiterai ausfi des!Éle6trophores cotnbsp;niques, que je fais de grands verres a boironbsp;Stc.: mais il me fiiffit davoir démontré quenbsp;PEleétrophore ne trouble en aücune manièrenbsp;1Analogie quil y a entre les deux forces fusr-mentionnées j quil nexige aucun Principenbsp;qouveau Sc étranger. - On ne peut pas 4
l () X 51 - deffous 5.
-ocr page 99-Théorie de V EleSfrkitê ^ du Magnétisme. 8^
la vérité faire de fciiiblables Experiences avec TAimant, mais cela provient dc ce que nousnbsp;ne pouvons pas avoir dAiinans a un feul Polenbsp;( §¦ 57-) 9 ce qui a lieu pour rÉleftricité,
§. LXXVIII. Nous avoirs montré dans Ie §. 57. pourquoiil ny a pas dE'^imans a unnbsp;feul Pole: on peut également demander pour-quoi on na pas de Corps éledtriques qui aycntnbsp;deux Poles? II ny a qua fe rappeller, quenbsp;les Phénomènes élcdtriques doivent nécelTairc-ment êcre plus nombreux, puisque Ic Fluidönbsp;cledtrique efl: attiré par tous les Corps ( § 4 )nbsp;II senfuit facilemenc, ainfi que des Principesnbsp;¦pofés ci- deffus pour démontrer 1Analogie desnbsp;deux Forces, que ce Phénomène neft pas gé-néraleraent posfible pour les Corps éleólriquesnbsp;comme il IeH: pour PAiniant. En fecondnbsp;lieu, nous avoirs ausfï des Corps éleélriqueinbsp;qui ont les deux poles. Le Carreau de franklin, la Bouteille de Leide, amp;, engénéral,nbsp;les renforcemens de musschenbroëk,nbsp;que font-ils, fi non des Corps pourvus de derrxnbsp;poles éleftiiques¦? La Tourmaline, êc ph^nbsp;fieurs autres pierres précieufes, rendues clec-triques par k chaleur, nont-elles pas ennbsp;tout temps deux poles éledriques oppo-
F a nbsp;nbsp;nbsp;fes?
-ocr page 100-04 II' M É M o I R E. P. I.
fes nbsp;nbsp;nbsp;On peut même dire avec veritc,
quen général, on ne produit jamais une Elec-* tricité pofitive, de quelque fagon quelie puis-fe naitre, fans qnon en produife, ou quil ennbsp;tiaifle, en même tems, une negativenbsp;pda cil ausfi pcu posfible quil r-eft, que le-fpace A foit rempli, fans que Tefpace B foitnbsp;vuidé en même tems, ou quil lait été aupa-ravant.
§. LXXIX. ÏL nous refte encore a expli-quer pourquoi les poles de même nom dans lAiraant, amp; les Eleêlncitês de même nom,nbsp;fe repouflent de loin, mais s'attirent denbsp;presnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Phyllciens en donnent ordi-
: nbsp;nbsp;nbsp;,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nai'
(a) Voyez ce que jai dit fur ce fiijet dans Ie §, 209. de ma DAertation,
({h) Voyei Cé que jai dit fur ce fujet dans les 198, 104, amp; 105. de ma Dilfcrtation.
¦( (c) M. Aepï^uj explique dans fon fecend Cliapitre tout ce qui a rapport au'x attraAions amp; aux répulfionsnbsp;cleftriques amp; inagnétiques; amp;' i! .eft entré dans des: détails. tres - intéreflans a tons égards. Confultei auili cenbsp;que jai dit fur ce fujet dans les §. 149 gt; ijo» 151. denbsp;«na Dilfcrtation, dans Ic §. i34-nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;** dans laquelle jai
Cxpofé ün doute, li les tormules femblables pour les af-tïaélions ScIès répulfions niaguétiqucs 8c éleèriquesgt; fu^
-ocr page 101-Théorie dè PEleétricité nbsp;nbsp;nbsp;du Magnétisme. Ö5
nairement cette rairon, quon trouve tres - ra-rement des poles de même nom, ou des Corps homologties, qui ayeut utie force attraftrice,nbsp;óu répulfive egale 5 amp; que ceft a catlfe de cclanbsp;quela répqlfion fe change ea.attracbion. Cetquot;,nbsp;te caufe ell; bonne , muis, comrae elle ne fuf-fit pas, on rn peut trouver line autre en determinant la formule du §. 54. Quon fup-nbsp;pnfe qiiil y ait deux Corps AC amp; DF.nbsp;(Fig. 9.) dans un état pofitif: que la quan-titc naturelle du Fluïde en AC Ibit aQ: ennbsp;DF, aD : quelle foit augmentée en AC de-f, en D F: de ^: quand ces Corps sapprochent.nbsp;les deiix Fluides fe repouflent: dans AC, unenbsp;partic du Fluïde eft chaiïee de AB dans B C :
de meme de D E en EF. Que la portion, qhaffée en B C foit C: celle qui Gil repouflee,nbsp;en EF, E: fuppofons encore quon ait dan§nbsp;k ditc formule; . gt; .
r = nbsp;nbsp;nbsp;Enbsp;nbsp;nbsp;nbsp;snbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Enbsp;nbsp;nbsp;nbsp;CO
S nbsp;nbsp;nbsp;Enbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^
= nbsp;nbsp;nbsp;Enbsp;nbsp;nbsp;nbsp;5,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;__nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;C
Or,
iroient pour établir une analogie entre les deux forces, (d) On prend ici parceque laugmentation denbsp;p 5'nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Bui-
-ocr page 102-Fluide pour tout Ie Corps A C ctant f, elle neft que q pour fa moitié. II y a dans 1original c zr: q E
d zz q -jr a
' ^8c enfuitenbsp;nbsp;nbsp;nbsp;d, E q, on C
d: fl , E quot;i;. V? nbsp;nbsp;nbsp;^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;amp; ft Enbsp;nbsp;nbsp;nbsp;q amp;
C \ i: il eft dair que ce font des fautes dimpres-fion, amp;: que ces Expresfions algebriques (d'ailleurs toutes trés vicieufeilient imprimées dans cc §. de lori-nal), doivent être telles que je les ai retablies dans I»nbsp;texte: car, 1autcnr fe fert ici de la formule du §. 54.:nbsp;il faut done que les mêmes chofes foyent défignées parnbsp;les mêmes lettres. Or il eft clair , que c 8c S appartietl-nent au Corps D F: n amp; ^ au Corps A C: ainfi on ne
fauroit avoir c ~ ^ q - E mais il faut c zz ^ d
C: on r
ne fauroit avoir ausfi E \ j: mais il faut E \
^: cela faute aux yeux. Pour plus de clané jai expri-mé dans la figure par des lettres S amp; 3 a quels Corps Ces exces de Fluide appartiennent; 8c j ai fubftitué Jnbsp;au lieu de lexcès d, pour ne p*s employer dans Ic mê-me calcul la lettre d en deux fens diflérens: 1un pournbsp;exptimet lexcès de Fluide dans Ie Corps D F avant quilnbsp;s'approclie de AC, exces que je nouime S'; amp; 1ainrs
/ nbsp;nbsp;nbsp;le-'i'!
-ocr page 103-Thêotie dt V ËleSlridté ^ du Magnétisme. S'j'
ce ferJi grande: amp; conféqucmment, C amp; E ie feront ausfi. On concoit ausfi facilemenCnbsp;que lorsque ^ eft fort grand, amp;c la diftance lanbsp;même, C do it être fort grand: amp; que quandnbsp;S left, 6c que la diftance refte la même, Enbsp;dok être fort grand ausfi: que par conféquentnbsp;il peut facilement y avoir des cas dans lesquelsnbsp;C \ ^ gquot; ou E il. 5, OU dans lesquels cesnbsp;deux cas ont lieii a la fois. Mais, ausfi long-tems que C \ ^you Enbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ou que
ces deux cas ont lieu a la fois, la formule don-née reftera negative, 6c indiquera une force ré-pulfive: mais, fi lon fuppofe C ~ la
formule fera
d(^agt;c ^hx'y
QD
f R nbsp;nbsp;nbsp;dnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^ X') .
êcfiC \ ^ ^6cE'is. ^ S, on aura
a'R.') d (h x' a x') ^ nbsp;nbsp;nbsp;^
Voit
lexcès d quil contient réellement avant davoir été ap-proché du dit Corps; amp; qui eft Ie d employé dans la formule du §. J4. amp; de celui-ci.
(e) Ce §. revient au §. np- nbsp;nbsp;nbsp;aepinüs pour
rÉlcdricitc 6c aux §. 175-i8z. poür rAimaat, a légard
F 4 nbsp;nbsp;nbsp;«ï»
-ocr page 104-'S8 II. M É M Ö I R E. P. ï.
'voit facilement que tout depend ici des grandeurs E amp; C: ear, lorsque ^ \ C 6c -i ^ \ E, amp; c ne fubiront aücim changement dans la formule. Mais, puisque les ré-pulfions augmehtent quand ia diftance dimi-nue, C 6c E augmenteront ausfi, amp; indique-ront, par Ie renverfement de la formule, quenbsp;les forces répulhves fe changent en' attraétri-ces ().
au quel ce Phylicien confidère les Aimans non comme entièrement pofitifs ou négatifs, mais comme en partianbsp;pofitifs. k en p'artie négatifs.
¦() On fait que la répulfioa magnétiqtie fe changé quelquefois en attraöion datis Ie contafl ou prés dunbsp;contacl:. M. aepinus a fait une expérience dans la vuenbsp;df protiver la même chofe pour rÉleftricité. J'en ainbsp;fait mention §. iji. de mon' Mémoire : mais il peutnbsp;Être doiiteux fj ce changement né provient pas, au coii-tiaïre de ce que M. steiglehner paroit vouloir dc-dufre de Ia Théorie de M. aepinus, dun changement réd d'éleélricité, c. a. d. de ce que celle dun desnbsp;deux Corps, qui étoient tous deux poütifs, ou tous deuxnbsp;négatifs, devienc negative ou pofitive de pofiüve ou negative quellc étoir. V. §. ijr. notes d, e de mon Mémoire.nbsp;Au rede je fuis für que ceft Ie cas qui a lieu pour lAi-nwnt (ihid. §. 149, 150.). 11nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;*1 autres cas ou la
Théorie de M. aepinus fur les attraélions amp; répullions magnctiques amp; éledriques ne paroit pas fuffifantc. Ellenbsp;laiiTc indccis p. ex. sil y a attraction ou répulfion,nbsp;'nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ou
-ocr page 105-Théone de l'ÈleBricHê ^ dé Magnétisme.
§. LXXX. U N des Phénomènes les plus ïéellcs de rAiniant ceft la communication denbsp;fa force; car il la communique fans rien pcr'~nbsp;dre de la flenne propre, amp; foüvent mêmè ilnbsp;femble devenir plus fort par cette libérali-té («). Mais dcrechef, ce Phénomène nenbsp;trouble pas les Principes par lesqucls on peutnbsp;démontrer iAnalogie.
SuPPosoNs (égt;) que iAimant A C Cfo'g-9.) touche 1Acier DF, amp; que AB foit la partie pofitive. On fait que Ic Fluide magné*-tique, qui ctöit auparavant uniformément re-pandu dans lAcier D E , eit repoufle par fenbsp;Fluide contenu dans AB fFig. 14O de fortenbsp;quil doit senfuir de D E dans EF: amp; cettenbsp;réptilfion doit durer jusqua ce que Ie Fluidenbsp;en E: foit enfin autant repoufle par Ie Fluidenbsp;qui fe trouve enEF que par celui de AB.
LA-oii aucune adion entre deux Corps, dont lnn cft pofi-tif £: lauire iiégatif:. (§. 1367 I43. pour rÉiedricité: § 149'^59' P°rir 1 Aim^nt amp; Ic Fer; §. 171, 173 pournbsp;deux Aimans :) tandis que 1'Expérience ne laiffe aucunnbsp;doute fur ce fujet.
(a) M. AEPINUS a traité cette matière en détail dans fon Chapitre troifièrne qui eft peut-être Ie traité Ienbsp;plus intëreffant, qüand aux faits amp; aux Experiences , Ie plus complét, que nous ayons fur ce fujet.
(O Aepinus. s, ZÖ3 - §. Zoj,
pb 11. M É o 1 R E, P. li
\
LAcier acquerra done fon pole .negatif cn D E. Mais, comme le Fluide magnetiqudnbsp;qui fe trouve cn A B eft attiré par la partienbsp;D E C§- 45 )»nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;arriver que ja
partie AB ne devienne non feulcrnent pas plus foibks mais merne plus forte: car cettenbsp;attradtion de D E doit faire que le Fluide ddnbsp;A C tende encore plus vers A: Sc comme ilnbsp;ne peut pas fortir du Corps j vu la grandenbsp;difficulté quil éprouve a sen detacher (§. 6.),nbsp;la force fera augmentee Cn A. Si la paixienbsp;AB ctoit negative, on auroit un effet pa*nbsp;reil, mais inverfe (c).
§. LXXXL Aussi quand je defire daug-inenter la force dun Aimant, jy fuspend un poids quil eft cn état de foutenir (d): aunbsp;bout de quelque tdms jy ajoute encore un petit poids: jen ftis autant une feconde Sc unenbsp;tfoifième fois, Sc je trouve que IclFet eft en-tiercment conforme a la Théorie. Un Ai*nbsp;mant, qui portoit au commencement fix iivres
6c
(i) Aep'inus §. 2o8. Confultez ausfi ce que jai fur ce fujet §. loo. note d du §. loo. §. loi*. Scnbsp;ïiöte a du §. 2.02*. de mon Memoire,
(/i) Aepinus §* 209. §
-ocr page 107-Théorie de 1'ÈleSlricitê du MagnêtispU. 5I
Sc demie ^ augnveijta en force dc quelques on* ces (e).
§. LXXXII. La difficultc que Ie FUüde éproiive a pafl'er dun Corps coerckif dans unnbsp;autre, neft pas alt;beaucoup pres ausfi grandenbsp;pour rÉleftricité que pour Ie Magnétisme. IInbsp;eft done ausfi posfible doter a un Corps fa force, furtout quand on y applique un Corpsnbsp;anéleétrique. Mais on peut ausd faire furnbsp;lEleélricité quelques Expériences femblables,nbsp;qui prouvent quun Corps peut communiquernbsp;cette force a un autre, fans rien perdre de lanbsp;fienne () Quon applique avec de la cirenbsp;fur Ie cbapeau dun éleétrophore quelques filsnbsp;minces dc foye D (Fig. 18.), amp; quon tiennenbsp;ce chapeau a la diftance de deux ou trois pou-ces dune Bouteille de Leide médiocre. Sinbsp;lon tient Ie doigt en D, on verra que Ie chapeau eft élcétrique, car les fils de foye sélève-ront fur Ie champ, êc sinclineront vers Ienbsp;doigt. Quon repéte'cette Experience vingc
oiï
(O Ced revient a ce que jai dit §§. lór. amp;: 235. de mon Méraoire, que lAimant augments ia force par lanbsp;autums, comme dit M. s T u u m i u s.
{) Voyez fur ce fujet §. i8a-190- dc raon Méraoi* jp, les notes fur ces Sj.
-ocr page 108-OU trente foi'?, l^efuccès en fera Ie même. Je pourrois indiquer encore dautres Expériencesnbsp;pareilles. -
§. LXXXIII. On peut expliquer lAr-mure ékftrique par les Principes établis ci-dellus, amp; leur vérité en eft confirmee (§. 59.' feqq.). Mais, la même chofc a-t-elle lieu'nbsp;pour 1Armure de lAiraantnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Je vais rc-
pondré a cette Queftion. Soit (Fig. 19, ao.) un Aimant E C, dont A C foit Ie pole pofi-tif, amp; AF Ie pole négatif: quon appliquenbsp;au pole pofitif mie Armiire KIG. On adé-montré §. 8o., que Ie Fluide raagnétique,'nbsp;qui fe trouve dans cette Aile, eft repouflenbsp;delapartie IK, amp;, comme il ne peut pas fenbsp;detacher du Fer, il fera condenfé dans la par-tie inférieure GI, amp; il y produira un polenbsp;pofitif. Ceci a cgalement lieu, mais dunenbsp;nianière inverfe, poür la parti e AF: car, Ienbsp;Fluide de lAile M L fera attiré par Ie polenbsp;négatif A F, hors de la partie M N: Ie pied'nbsp;MN deviendra done négatifj amp; MN 6cnbsp;GI feront deux poles.
(a)AEPiNus §. nbsp;nbsp;nbsp;Jai fait qxielques re_
flexions fut' cette explication de M. aepinus dans Ic §. 112. de mon Méaiüire, note f.
-ocr page 109-Théorie de l'EleHricité ^ du Magnétisme. 93
Si les Alles nétoient pas appüquces a 1Ai-jnant, 6c qiion approchat de celui-ci un morceau de Fer GI, il eii refultcroit da-bord que Ie Fluide en B amp; en C agiroit furnbsp;le Fer GI a quelqvie diftance: amp; aquot;. qviiïnbsp;ne pourroit agir que latéralement j deux cir-conilances qui affoibliffcnt la force magnéti-que comnie route autre force Qh'). Si lAiienbsp;KIG p. ex. étoit de Fer dur, Ie Fluide ncnbsp;pourroit pas sy mouvoir ausll facilcment, ninbsp;ctre fi facilement repouffe vers GI, Sc pom-pc de MN (§. 6.). II eft done préférablenbsp;que lArmure foir fake de Fer mol. Ce Phe-nomène sexplique done tres - naturellementnbsp;par les Principes dAnalogie ' que nous avon^nbsp;établis, Sc ces Principes en font par confé-quent confirmès.
ne deux Ai-
§. LtXXlV. Ces mêmes Principes font encore cohfirraés par la manière dont onnbsp;communiqué la force magnétique, a lAciernbsp;p. ex. (c). Suppofons quon prent
(b) nbsp;nbsp;nbsp;ASPINtlS §. 1I7-
(c) nbsp;nbsp;nbsp;Lauteur traite iei lt;ie !a douWe touche, fans par-
Icr préalab'.ement du frottement fi.nrplc par un feul bar-icau. M. AEPiNus a expliqué ee cas dans fon §. irS.; explication , fur laquelle j'ai fait quelques rcinarques dansnbsp;fe note i du §. 199. de mon Memoire,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;-'i
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Aimans A amp; B (Fig. ai.)- Ic pole potitif foit B, Ie négatif A.. II eft clair, quenbsp;chaque pavticule du Fluïde magnétique denbsp;FAcicr, kqvieile fe rrouve entre les deux poles des Aimans, doit être très-fortement at-tirée: car elle eft: autant attirée par Ie polenbsp;Bégatif A que repouflee par Ie pole pofitifnbsp;B, ft nous fuppofons dailleurs que les forcesnbsp;des deux poles font égales. Si lon meut lesnbsp;deux Aimans A 6c B ve*-s C, Ie Fluide magnétique fera ausfi attiré amp; pouffé vers C. Ennbsp;repetant fouveiit cette operation, amp; condui-fant les deux Aimans felon toute la longueurnbsp;du BaiTeau CD, leffet en fera plus confidé-rable. On raméne a la vériré toujours lesnbsp;deux Aimans vers D, mais Ie Fluide ftiagné-tique nen efl que mieux excit'é, amp; dautantnbsp;plus furement conduit vers C, amp; Ie barreaunbsp;dAcièr acquiert dautant plus de force. Onnbsp;voit facilement que ie pole polltif C du barreau doit fe trouver a la fin de Ioperation ennbsp;C amp; Ie negatif en D (lt;?),
§. LXXXV.
(o) Lexplication (ie cette methode fe troiive en détail dans les §. 129, amp; fuivans de rouvragc de M. AEr
BIN VS.
§. LXXXV- LexpÉrience a con* firmé les avantages de cette Méthode dai*nbsp;mantel-: M. M. micheLL amp; galtonnbsp;Tont employee les premiers, amp; elle eft devemienbsp;fi générale que tons les artiftes Tont approu*nbsp;vée. On la nomme la metliode de la doublenbsp;touche. M. A E p IN u s la encore perfeétion*nbsp;jiée (^). Au refte, on voit facilement quuiT,nbsp;Aimant,en forme de Fer aclieval, faiticilenbsp;même efFet. II faut cherclier ailleurs les nom*nbsp;breufes méthodes de faire des barreaux aiman*nbsp;tés en employant des Aimans. On les trou*nbsp;^'¦era fiirtout dans les Mémoires de l' Académienbsp;Paris, pour les Années 172,3, ï7(5o, 6cnbsp;ïf5i. (r). Mais toutes ces méthodes sexpli*nbsp;quent, que je fache, très-naturellement par
les
{b) La pertetüon qac iVl, aepinus a donnée a cec-te méthode conlifte en ce qiiil approche les extrémités Inférieures des barreaux Tune de lautre, amp; non les fu-périetircs comme Ie fait Ic Doéteur HiCHEtt v. §,nbsp;3,55. M. antheaume a trnuvé vers Ie même tems uncnbsp;Methode fcmblable, amp; M. a e p i n u s lui accorde mêmenbsp;la priorité. V. Mem. fur les Aimans artificsels far M. a N';-The AU ME, Petersbqtirg 1760. 4°.
ie) Les Mémoires de lAcadémie de Paris pour 17x3. contiennent les Experiences de M. heaumur fur la fa-cilité avec laquelle Ie Fer amp; 1Acier sairaantent fansnbsp;toucher dAimant. Le Volume pour it6o. ne contientnbsp;lien fur le fujet en qucftion, Mgt; de i-a lande a don-
nc
-ocr page 112-II. M É M Q I R E. P. I.
les Principes que nous avoirs établis ci-dcs-fus: elles les confirment done unanimément, ainfi que 1Analogie que nous en avoirs dé-duite.
§. LXXXVI- La communication des forces ekétriques fe fait de la même mairière : la partie pofitive dun Corps éledtricpic repouffenbsp;Ic Fluide élcdtrique contenu dans un Corpsnbsp;voilln: maïs, comme tons les Corps anelec-triques fournifTent un libre pafliigc a ce Fluide, Sc que leur nombre eft tres - grand,nbsp;ce Fluide penètre en outre dans la plupartnbsp;des Corps, fe repand dans tous les Corpsnbsp;anélelt;9:riques avec lesquels Ie prenrier communique , Sc comme nous ne polledons aucunnbsp;Corps idioélcStrique, dans lequel Ie Fluide éleclnbsp;trique fe meut ausfi difficilement, que Ie fait I5nbsp;fluide magnétique dans les Corps coercitifs,
il
ïié dans Ie Volume pour 1761. p. 211. une citpofition fucdntc de la Méthode de M. aniheaumf, pour ai-manter des barreaux dAcicr fans employer dAimant:nbsp;mais il vaut mieux recomir au Mémoire de 1 auteur mê-lue, cité dans la note précédente. On trouve un détailnbsp;intéreflant 8c affei complet de toutes les méthodes d'ai-manter, dans la belle preface que Ie P, rivoiue anbsp;ajoutée a fa tradiidion du Traité des Aimans artifekknbsp;far Ie Df, MicHEtt.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;-
-ocr page 113-f'7
Théorie de l'EleSlruité ^ dü Magnétisme,
li y pafle oMiiiaireirient ünc très-gfande quan-*. tité de Fluïde éleótfiquc des Corps idioélec-='nbsp;triqués dans' les anélcdriqües {d).
S. LXXXvii- Dl so NS encore un hiót de la direótion amp; de Iinclinaifon des Corpsnbsp;itiagnétiques amp; ékdbriques. Soit ( Fïg. aa. )'.nbsp;tiiie Aiguille magnétique, infiniment petite,nbsp;D E F, placée dans la fphère dadlivité dc 1Ai-mant BAC , de manière quelle acquière lanbsp;Ctuation dc la lignc droite D G. Que Ie een-'nbsp;tre E de cecté Aiguille savancc dune quantitcnbsp;infiniment petite, amp; quil parvienne ennbsp;Comme 1Aiguille a aftuellement une autre 11-mation pa;r rapport a VAimant BAC, fonnbsp;pole F sapprochera de la partie attradtrice denbsp;1Aimant, 8c 1Aiguille acquierra la fituatioanbsp;HIK, de forte que cette direftion fera cellènbsp;de la droite K L , 6t fefa avec D G un anglenbsp;infiniment petit. Si Ie Centre de 1Aiguillenbsp;continue a saVancer encore dunc partie infi-nimerit petite, . amp; parviènt eïi N, cettc Ai-_......- nbsp;nbsp;nbsp;. --------- - guiK.
\d) Aepinus §. 195-iöj. Jai examiné dans lei 5- 18Z-184. de roon Mémoire, amp; dans les notesnbsp;«s §§. fi iop pgy)- dire quü y a de 1Analogie , entqanbsp;lÉleftriclté amp; ^Aimant cu égard,a la tuanière de tdlamp;rnbsp;jBuniquer ces forces par Ie frotteroent.
TOME 11. nbsp;nbsp;nbsp;,
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gxiille acquiem, paria force de rAimant, U fituation M N O, qui coincide avec la lignenbsp;M P, laquelle fait avec K L un angle infini-ment petit. Or, comrne la meme chofe a lieunbsp;de 1autre coté BA de 1Aimant BAG, Ienbsp;centre diine pareille Aiguille parcourra toutnbsp;autour de lAimant une courbe EI N O , furnbsp;lés Tangentes de laquelle 1Aiguille sarrêteranbsp;toujours (a).
5. LXXXVIII. Personne napudé-terminer jusquiei, que je fache, les proprié-tés de cette courbe, amp; il neil pas posfible de Ie faire ausH longtems quon ignore la loi ounbsp;la fonclion de la force attraamp;rice de lAimantnbsp;amp; de rElcctricité. II faut done fc contenternbsp;uniquement dExpériences amp; dObfervations.nbsp;Ausfi voyons nous que la limaille repandue furnbsp;un Aimant, ou fur une glace, ou fur un papiernbsp;qui recouvrent 1Aimant, forme paries diver-fes direftions une courbe autour de 1Aimant.nbsp;Or, comrne jai demontré (§. 80.), que Ienbsp;Fer devient un veritable Aimant, dans Ie voi-finage dun Aimant, on peut confidérer routes les particules de la limaille comngt;e des Ai-
guil-
^ ------- - -------
.(lt;») Aepinus §. 281-309* furtout §. 197.
-ocr page 115-Theorie de VEleSiricitê Ö* du Magnétisme. 951 /
giiillés aimantées, amp; leur appliquer ce qui a ét6 déraontré dans Ie § précédent (*).
LXXXIX. LÉLE cf RïCl TÉ pré' « fente des Phénomènes pareils, amp; on peut lesnbsp;expliqiier paf lés mêmes caufes; quon prenndnbsp;ie niban de foye, ou 1Aiguille éleélrique,nbsp;que nousavons décrite qi-deflus (§¦ 56.), §Cnbsp;qu*on les falTe mouvoir tout autour dun ga*nbsp;teau de SoufFfe ou de Refine dun Eleétropho-*e: Ie ruban pofitif, ou la partie pofitive denbsp;^Aiguille fe dirigera toujours vers Ie centre dunbsp;gateaunbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Si lon ptoduit, daprès M.
ERANKLiN , unc vapeur de Refine fêche autour dune böule de metal éleétrifée, onnbsp;obtient a pen prés Ie roêrae elFet que lors*
quon
(é) Cette courbe eft femWablc a celle que trace une Aiguille mue autour diin Aimant. On peut voir dansnbsp;iet Mémoires df ï/Lcadémie de Berlin, Tmt XXVI ^ leflainbsp;.extrcmément ingenieus amp; élégant de feu M. i.ameerTnbsp;ipour determiner la nature ,de cette courbe; v. ausfi ae-^iNUs §. rqS-ê,. 399'
\c) V. dans rouvrage de M, aej-inus §. 293-f.
1Expérience quil a faite fut la diredlion quafFcc-tent les Corps éleétrifésje lai repétée §, 219. de mon Memoire,
G a
-ocr page 116-too II. MEMOIR E. P. i.
quon repand de la limaille autour dun Ai-mant naturel arrondi 5cc. See. (lt;/).
§. XC. JE penfe done que la Declinaifon Sc rinclinaifon de 1Aiguille aimantée, quinbsp;préfentent tant de difficultes en phyfique, nenbsp;font que cc que nous voyons dans les Expé-rienees: favoir, que le globe terreftre doit etrcnbsp;conlidéi'é coranae un Aimant immenfe, maisnbsp;foible: ou, pour parler dune manière plusnbsp;precife,que le Créateur a placé dans le Noyaunbsp;de ndtre Terre un Aimant immepfe^ ou toutnbsp;autre Corps qui tient lieu dAimant (e).nbsp;Quon ne me demande pas par quelle caufenbsp;méchanique le Fluide magnetique eft pouflenbsp;.dune des parties de cet Aimant univerfel dansnbsp;Iautre, ou quel a été le but du Créateur en pla-
qant
(d) Voyez les Lettres de fr'ankun p. 141. §. 46. dc la Traduftion; ae. Lettre de I'original. II paroit da-près les Experiences de M. iichteneerG' {Novinbsp;Comment. Ootiingenf. Vel. VIIL amp; Commentation. Gott'mgtnftsnbsp;Vol. L OÜ Journal di'Phyftque T. XV. p. r?-) ^ celles dunbsp;Prince de OAttiTZiN (Mémoires' de (Acdd. dt Bruxellesnbsp;p. 17.) que les Éle{ftricités pofitive amp; négative dispo-fent cliacune les Corps furlesquels dies agiffent feron desnbsp;direétions qui leur font propres.nbsp;t«) As PIN us §. a88. 289.
-ocr page 117-Théorie de l'EleStricité ö* du Magnétisme. loi
§ant un pareil Noyau magnétique dans notrc globe (): car javoue franchenicnt mon ignorance fur ce fujet: jen fuis ausfi peu in-ftruit que de la caufe pour laquelle les Planètesnbsp;fe meüvent autour du Soleil doccident ennbsp;orient, ou pour laquelle Jupiter a quatre Ik-tellites, amp; la Terre nen a quun feul 6cc. 6cc.
§. XCI. IL me paroit au moins certain, que, fi nous confidérons la caite de declinaifonnbsp;que M. HALLEY a publiée, amp; qui fe trou-ve dans les Effais de Phyfique de M. Mus-scHEN^ROEK, amp; mieux encore dans Ienbsp;Traité de Navigation de ]VI. botjguer (lt;*),
fujet fur lequel M. euler a compofé un favant Mémoire, impriraé parmi ceux de 1A-
ca-
() Aepikus §. ipo. amp; 9i-de(rous $. i68.
(a) On trouve fur cette carte les ligncs pour 1709. ca rouge, amp; celle pour 1744- noir, cc, qui faitquonnbsp;peut fe former tout dun coup une idee diltindle du changement de la Declinaifon. Les Auteurs de la carte pournbsp;1744., M. M, MOUNTAIN^ ^ dodso.n, en ont pu-bliée une nouvelle pour 1756. M,. dunn a public jl. ynbsp;a fix ans un Atlas entier de ces fortes de Cartes: ounbsp;trouve une pour 17 /0. faite daprès les obfervations ^nbsp;amp; plufieurs autres ptair Ic fiecle fuivant fakes daprèsnbsp;la Théorie. Lcxécitiion de ept Atlas cft d'une beauténbsp;extraordinaire,
ïoa
II. M É M o I R E, P lf
cadémie de Beiim pour 1année *7'57- (^}r amp; fi nous méditons les favantes diflertatioiisnbsp;que 1Académie de Paris , a couronnées en 1743,nbsp;4744, amp; 1746 (c)gt; ö nous conlidérons 5 disgt;-je toutcs les obfervations connues amp; toutcs ksnbsp;ponjeétures, il me paroit certain, que nous iienbsp;trouverons a la fin dautre relultat que celui-ci, que les direétions de 1Aiguille aimantéenbsp;en différens points de la Terre, 'ont une »cs-grande relTemblance avec les direöions quac-quiert une Aiguille mue autour dun Aimantnbsp;immobile. Mais, cct Aimant univerfel a-t-,»!nbsp;qn mouvement particulier'? Le Fluide quilnbsp;conticnt paffe-t-il peu a peu dune partie
dans
(t) Tornt Xlll. M. nbsp;nbsp;nbsp;explique les courl^es lt;5e
.décHnaifon au moyen d!un Noyau magiiétique doué de deux Poles. En 1766. M. EutER a fait (Tonie XXIL)nbsp;quelques correélions a fes calculs en y admettant unnbsp;nouvel Element, ftvoir que le Centre magnétique nenbsp;tombe pas au milieu de 1axe du Noyau. Ces deuxnbsp;Mémoires de M. E«'i-ÉR repandent un trés-grand journbsp;fur cette matière, amp; font voir quil eft inutile de rc-courir aux quatrepoles nKALLEY.qui enfiippofoit deuxnbsp;fixes, amp; deux mobiles {Vhïï. Tranf. N®. 191- P- SH)nbsp;M. SCAB ELI A a fait depuis cc tems quelques recherches fur ce fujet dans 1hypot^èfe des quatre poles, Dsnbsp;Ma^te , Tome II.
(e) Imprimécs dans le Tome'^. des Mémirts qai ent rtm^mi ies Prix de l'AcadimU.
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dans Tautre, ou, eft-il uniformement diftri-bué dans chaque paitie ? Ce font la des points dont on ne faiiroit rien dire avec exadtiriide.nbsp;Mais on pourra conclure de cc que je dirai gi-deflbus ( §. 170.) fur Ie même fujet, quil y anbsp;dans ce Fluide un changement périodiqu® (i).
§. XCII. L,a Force éleftrique cfl: ausfi étendue que la Force magnétique: elle fënbsp;trouve, tout comme celle - ci, dans tous leSnbsp;endroits de la furfaee de la Terre: mais ellenbsp;reüde de plus dans tous les Corps. Par ce quenbsp;tous les Corps quon a pu examiner jusquicinbsp;font doués' de péfanteur, tous les PhyficiefiSnbsp;affirraent que les -Corps quoh na encore punbsp;examiner font ausfi péfans: amp; ils ont raifon:nbsp;mais lexamen même ne donne cependant pasnbsp;la péfanteur a ces Corps. Si les oifeaux vO-loient conftamraent a une certaine diftance denbsp;la Terre, ils fcroient cependant encore péfans:nbsp;¦done k lune ausfi cfl péfante: amp; la flatiquenbsp;¦nous enfqigne que cela a réeliement lieu: èc
que
Xd) Voyei ce que jai dit fur Ie fujet «les change-®ens généraux de déclinaifon dans mts' Reefi/rüies fi^r let Jtijmlles aïnumties, IJ. pmU Sett. 3. fu.rtout §§. 2.98-3^3,nbsp;«ci. 3to.
JD4 II M É M o r R E. P. ï.
que inc;me elle pèfe fur la Tevre: done tous les fateiiites pèfeat fur leurs plaiiètes principagt;nbsp;les; celles-ci. fur Ie folcil: done tout Ie lyftè-rne de luilivei's pèfe llir un point. Ne peut-bn done pas raifonner ainfi par Analogie?nbsp;Toys les Gorps qqon a pu examiner jusquicinbsp;jibnt éleclriques, ou par eux - mêmes, on nonpar eux-iiiémes p done tous ceux que pons ncnbsp;pouvpns pas examiner font ausfi éieétriques:nbsp;done 1oiCeau qui vole dans Ie lointain eft élec-irique: done la Iqne eft éleftrique; done tousnbsp;les fatcllttes, toutes les planètes principales,nbsp;tous les Corps de lunivers font éleöriqucs. ^nbsp;Combien la Force éle£trique dok-elle donenbsp;étre étendue dans lunivers ?
§. XCIII. La Lune neft-ellc pas mj Corps analogue a notre Terre? Sans doute.nbsp;Sa ftrudure extérieure eft, autaut quon anbsp;. ptj 1examinej* jusquici, fort femblable a cellenbsp;de laTerre. Si je connois ia ftruéture intp-yièure dqn Moufon, nolerai-je pas en con-elpfc, que celle dun autre Mouton eft lanbsp;ïriéme? Surement: 6c cette conlufion eftdé-duite de la feule figure extérieure. Ne poüf-Tairje pas également conclure de la ftrudurenbsp;intéricure de la Terre a celle de'la lurie? La
Jgt;aS ausfi douée dune .nbsp;nbsp;nbsp;nbsp; quot;Tor-
-ocr page 121-Force magnétique? Les autres Planètes tant princip-ales que fécondaires ne ic feront-ellesnbsp;pasausfi? Toute la grande Machine du Monde lie Ie fera-t - elle pas? Quelle univerfalité,nbsp;de Force magnétique dans Ie Monde! Quellenbsp;i^flemblance entre ia, Force magnétique amp; lanbsp;Force éleéfcrique!
§. LCIV. Il liiit de ce que nous avons dit dansiles §§. 89. amp; 90., quil ne faut confi-dèrer la dircétion amp; rinclinaiibn magnétiqucsnbsp;que comme un Phénomène fécondaire, 6c nonnbsp;comme un Phénomène capita!: car elles titentnbsp;leur origine de la force aj;tralt;£trice, dont jainbsp;parlé en détail. 11 hy a done pas de quoi sé-tonner qu un harreau de Fer devient magnétique de foi même, lUrtout lors quil eil tour-né vers un pole de lAimant terreitre univer-fel, 6c même vers Ie pole Ie plus voifm («).nbsp;Car dc même que eet Aimant ag t lur iAiguille, en lui donnant rinclinaiibn 6cia di-reétion, il agitausfi fur Ie Fiuide du barreau,nbsp;quand on tourne Ie barreau vers lui, 6c Ie rendnbsp;par coüféquent magnétique, comme je lai dé-
(«) V. ce que jai ditiur ce fujet §. 74. 7S» 7lt;5. amp; sote a du §. 76. de tton Mémoire.
%o6 nbsp;nbsp;nbsp;11- M É M o I
R E.
ja dit fouvent. De même, un ban-eau de metal devient éleftrique, quand on le tourne par amp; pointe vers un plateau de Verre . éleö:rifé,nbsp;un gateau de poix ou de Refine ou un Nuagenbsp;éledlrique,
§. XCV. Il y a encore un trés - grand nombre de Phénomènes éledtriques amp; magné-tiques, quon peut éxpliquer facileiuent parnbsp;-tout ce qui a été dit jusquici; mais il fuffit cenbsp;me femble davoir déiuontré 1Analogie entrenbsp;les deux forces. Ausfi ne rnembanufle - je ps.snbsp;beaucoup de IohjediDn que meferoitpeut-itrenbsp;le favant Auteur de 1Article Magnétisme .dzusnbsp;rEncyclopédie (^)j favoir, quil y a presque
dans
(b) Lartide hiagntthmt dans ce Diélionaire, édirion efi; entièrement différent de celui qui fe trou-ye clans 1Édition de Paris, amp; i! cft copié mot a motnbsp;des §§. 996, 998, amp; 999. de la Ptyfique de M. mus..nbsp;scHENBROEic i^lntr-od. ad- p/lil. Ni^nr^'): on a feulcmcmtnbsp;oté ce qui cft dit dans le §, 998. fur les courbes dansnbsp;lesquelks sarrange la limaille lepandue fur une glacc qujnbsp;couvre un Aimant. Les dcux.feotes que M. stei*-l. E H N E R reraarque appartiennent au Copifte 3i non ^
M. musschenbroek. Je-doute que ce favant-amp; la-
horieux Phyficien ait comppfé eet article a la hate. II fuit de ce que nous venons de dire que les differencesnbsp;établies dans eet article de 1Löcyclopédie entre IÉlcc-
tri-
K '
-ocr page 123-f/téorie Je rÈleStriciié ö? du Magnétisme,
dans tous les Phénomcncs, même dms lc$ moiftS confidcrables, unc difference reniarqua-ble entre les ,deux JForecs; Sc je men emba-raffe dautant jiioins quil uae. femble que eet;nbsp;article a été éerit iin peu a la hate; car, 1Au-*nbsp;teur ne doic pas prendre en niauvaife part' ü j-®nbsp;lui rappelle quil seft trorapé, en écrivant p,nbsp;J48. ^ ïEncyclopédie d'Yverdm, Article citéj,nbsp; une des extrémités 4une Aiguille de Bous^nbsp;,, fole ell attirée par Ie peffe boreal dun Ai**nbsp; mant, h. fon autre extremité par Ie pol^nbsp;,5 feprentrional du même Aimant: il doit ynbsp;avoir .aujlral. Cette même faute fe retrouvenbsp;dans Ie même article p.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ou il y a
fót Ie pale boreal^ tmtót k pole feptentrioml. gt;
§. XCVI. Ic neft que faire ausfi dêtm ^mbaraffé fi les Forces éleêtrique amp; magnctb*nbsp;que, dont jai demontré lAnalogie, diffé^nbsp;jent quelquefois Tune de lautre. Quon fenbsp;pende par la penfée dans la pianète de Jupitejnbsp;OU de Saiurne. Quel nouveau ciel, quek
nou*
tricité amp; Ie Magnétisme font celles dom jai eu occa-, üon de pariet plus dune fois dans tout Ie cours de moanbsp;Jylémoire.
-ocr page 124-¦J08 II. M É M o I R E. P, I.
pouveaux Corps, quels nouveaux changcmens ne découvriroit - on pas! Mais eft ce que lA-nalogie vraie amp; phyfique entre Jupiter amp; Sarnbsp;turtle ne fubfiftera plus a caufc de cela? Nul-lement j car, ellu fubfiftera ausfi longtems qucnbsp;ies deux Corps conviendront dans leurs Phé-nomènes principaux. Jefpère ausfi que lA-cadémie ne trouvera pas mauvais que je naicnbsp;pas rempli cette premiere Partie de mon Mc-moire, uniquement dExpériences accumulées;nbsp;mais je puis afturer que jai fait moi -même,nbsp;bu repété daprés dautres Phyficiens, toutesnbsp;les Expériences dont jai fait mention: maisnbsp;jeftime que ceft une chofe très-erronée qucnbsp;de namafler que des Expériences fans penfcrnbsp;a un fyftème: car il faut bien rapporter tousnbsp;les Phénomènes de la Nature a des principe^nbsp;certains.
Quon fafte p. ex. une Experience élec-trique, amp; quon donne a 1Aiguille aimantéc un choc ü violent que fes poles foyent renver-fés. Quon falTe enluite une Experience avecnbsp;une barre de Ferj' quon lui donne après la-yoir mife dans la fituation requife, un violentnbsp;coup avec un marteau ou autrcraent gt; fes polesnbsp;'feront changés. Que peut-il y avoir fte plusnbsp;analogue entre lAimant Sc iEleüricité?
On
'fhêoné de l'ÉleStncitê £5? du Magnêiisme. lo^'
Ön cri pouvroit juger ainfi en ne sarrêtarit quaux Experiences: maïs dès quon remontenbsp;aux Principes, il fera évident quil nen re-fulte rien moins qnune Analogie: car la caufcnbsp;de cc Phénomène eft méchanique (f), 6c ellenbsp;ne découle pas des proprietés originelles amp; premieres de la matière éleétriquc ou magnétiquenbsp;(§ 4} 5gt; 6.}. Car^ jai dit^ §. 16., quenbsp;Ie Fluide de la partie pofitive tend toujourSnbsp;vers la partie négative: or, II lon fecoucnbsp;les parties intérieures du Corps, Ie Fluide seftnbsp;détache, païTera avec force dans k partie négative, Sc la reridra pofitive. On a pluficufsnbsp;exemples pareils. Quandje veux examiner knbsp;vraie hauteur du Mercurc dans mon Baro-mètre, amp; que je mappergois quil moate ov»nbsp;defcend rapidement, (ce que je fais paf desnbsp;obfcrvations plus que diumes) je frappe mohnbsp;Baromètre doucement de la main, amp; Ic Mer'lt;nbsp;cure peut tout de fuite obeif a fon vrai mouvement.
§. XCVII* Avant que de terminer k
pre-
(O On peut voir ce que jai dit fur ce fujet dans les 356-§. 2Ö5. de mon Mémoire.
-ocr page 126-II. M É M o 1 R ïii PJ ïi.
premiere Partie de ce Mcmoife, jajoiiterai encore par forabondance deux Expériences,nbsp;malgré Ie grand nombre dExpéricnces 6cnbsp;dobfervations que jai déja rapportées aux en-droits convenables.
O N fait quun batreau dAcier acquiert par ia communication de la Force magnétiquenbsp;deux poles; maiSj ori peut produire un PKé-iromène pareil pour rÉlectricité.
QüöN ifole la lame AB (Fig. a3.),de-crite qi-déflus 4^ avec fes petites boules , d: quon en approchc a la diftance diutnbsp;pouce OU de deux pouces, la lame de Verrenbsp;cleftrifée È F: les deux boules c Sc d Ce re-poufleront. Si on les examine, c. a. d. fïnbsp;jon en approche la lame EF CFig- ¦2.4-)el-ies sécarteront de la kme, preuve quelles fontnbsp;cledtrifées pofitivement. Or, je dis qu'e'n tenant la lame pres. de A (Fig. la partienbsp;A devient négatrre, amp; la partie B, conjoin-tement aveC les boules, pofltive: ou, ce qtiinbsp;tevient au même, quen approchant Cette la-|ne, Ie Fluide eft pouffé de A en B. Pournbsp;ie prouverj qu^on touche avec Ie doigtla partie B (Fig. '15.) pendant quon tient encp.tenbsp;ia larae E F ; les boules sabaiCTeront: 6c li 1onnbsp;retire en même tems k kme B,F 6c k main
B,
Théorie de rÈleElricité ö* du Magnétisme.
B, les boules sécaneront 1une dc lautre 8c feront negatives: car, au raoyen du doigt B ,nbsp;on a oté Ie Fluide éleftrique qui avoit palTénbsp;de A en B j 8c conféquemment on a rendunbsp;négative toute la lame 8c les boules. On peutnbsp;aiferaeat fe convaincre que les boules c dnbsp;font négativement éleamp;iques, en approchantnbsp;de ces boules (Fig. 14.) un bacon de cire anbsp;cachettcr, frotté avec une peau de chat: car,nbsp;elles sen écarteront: mais fi on leur préfentenbsp;une lame de Verre elles sen approcheront. Jenbsp;tifcns cette Expérience dun homme qui sellnbsp;acquis un nom immortel par linvention denbsp;Machines connues: 6c je lui en temoignenbsp;ma ree onna iflance (a).
§. XCVIII. La force attraftrice de lAi-mant ell: grairde: mais celle de TEleftricité neft pas ausfi foible quon la cru jusquici (b).
Quon fuspende au bras dune balance 8c quon y mette en équilibre Ie chapeau AB
(«) Cette Expérience eft fem-blabic ^ celle dont jai ïait mention dans Ie §. 200. de ma Difiertation,
(^) On pent öonfulter ce que j'ai dit fur ce fsjift ians Ic C 135, feqq_ (Je oiamp;rtation.
-ocr page 128-M Ó I R. £.
(t'ig. a6.) 'dun Ele£troj)liore, rn^is fans Ic plat inférieur CD, Sc Ie gateau de Refine quinbsp;y a étê coulé. Quon frotte enfuite avec unenbsp;peau dé chat un pcu chaufFée Ie gateau de Refine, pofé dans fon plat: quon Ie place aunbsp;defibus du chapeau A B6c quon touche ennbsp;ïnême tems amp; ce chapeau, Sc ce plat inferieurnbsp;CD; on sappercevra qüil faudra mettre plu-ficurs onces dans lautre basfin F pour pouvoifnbsp;énlèver Ie chapeau de rjEleétrophorc.
§. XCIX. Quand on eft pourvu de plu-, fieurs barreaux aimantés, Sc que ceux-ci ontnbsp;perdu leur force, on peut la retablir par cesnbsp;barreaux même: ceft ce dont tous les Aiti-ftes font inftruits. Mais la force élcébriqucnbsp;de lEleéfrophore peut, lorsquelle cfl afFoi-
jblie , fc retablii* ausfi dclle - même.
Si Ie gateau de Refine sefï affoiblii, quon Ie coüvre de fon chapeau, amp; quon touche %nbsp;r ordinaire, Sc Ie chapeau Sc Ie plat a la fois;nbsp;mais quon décharge Ie chapeau, a chaque foisnbsp;quon lélève, au moyen dune Bouteille dcnbsp;Leide proportionnée gt; après avoir fouvent ^re-pété cette operation, quon place enfin lanbsp;Bouteille, au lieu du chapeau, fur la Refine,nbsp;8c quon la touche par Ie crochet (EF^ eft
h
-ocr page 129-Japromenaiit par tout Ie gateau CD. Celui* Cl (ieviendra dérechef foitement éieétrique; nbsp;on pourra replacer Ie chapeau, repeter plu-lleurs fois ce procédé, 6c lon acquerra de cet-te fagon un Eledrophore vigoureux. Lanbsp;caufe 'de ce Phéqomène fe déduit facilementnbsp;de r explication quê nous avons donnée de lanbsp;Bouteille, 6c de lEleétrophore ('«). '
(fl) Cette Méthode eft de M. volta. M. klin-K o s c H, célèbre Profefl'eur a Prague , en a inventé une autre. II prend deux gateaux de Refine, placés i quelquc diftancc 1 un de 1 autre. II place Ie chapeau fur Ie pre-Hiier qui eft éieftrifé par frottement, amp; fait Icxperienccnbsp;ordinaire: après quoi il pofe Ie rebord du chapeau furnbsp;Ie fecond gateau, ly promène cinq ou fix fois, 1y applique enfmte, Ie touche, lélève, 8c Ie pofe par fonnbsp;rebord fur Ie premier gateau, fur lequel il Ie promènenbsp;ausfi quelques fois: enfuite il ly applique, Ie touche,nbsp;lélève, 8c Ic tranfporte dérechef fur Ie fecond gateau.nbsp;II repète ces opérations alternativement fept ou huit fois.nbsp;Les deux Éleclrophores fe trouvent alors tres-vigoureux , 1 un en flus, 1autre e» mo'ms. Mém. de lAcadttoienbsp;ie Prague, Tem. III. p. xi2. On voit que ceft a cettenbsp;manipulation que revient, pour Ie fonds, celleque M.nbsp;ticHTENEERG a employée dans fes curieufes Expé-riences inférées dans les Novi Cmm. Gottmg. T. VIII. Scnbsp;fians Ie Journal de Pkjf- T. XV. p. 201. 8c que ccft %nbsp;jufte, titre que ce Phyficien nomme eet Éküropiiors
Élldirofhore double.
TOMÉ ILquot;
-ocr page 130-IH
§. C. Je yais pafTer a ma fecpndc Partie maïs javertirai préalablement que je niy pccu-perai jfuitout dc rapports, d^obfervations, ^nbsp;dExpérii.nces : tant pareequc k nature de janbsp;Q^ueftion 1exige, qué pour ne pas trop fati-guer lp leftcur par des calculs qui nontnbsp;^fle que dè fc trouvcr pn divers endroits 49nbsp;ma difTertation.
fjiUion d PËleSiricité^ur Ie Corps animél. jjg
*11 nbsp;nbsp;nbsp;.. o.mssÊSsammrnm, , , m
5.'Cl, II y a deux foites dEle^tricitc, quil sagit de confidérer principalement ici»nbsp;On peut convenablement nommer Tune,nbsp;leSfricité naturelle^ 1autre artificielle, Jen-*nbsp;tendspai*nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;naturelle^ eelle qui eft re^r
pandue dans 1Air que nous refpirons, ou dans rAtmosphere terreftre , ou qui sy forme, dcnbsp;quelque manière que ce puifle être, dans lesnbsp;Nuages qui sy trouvent accumulés. Jcntendinbsp;3VCC tous les Phyficiens par EleEtrkité artifi-*nbsp;tielle^ eelle que nous pOuVons exciter par de^nbsp;machines deliinées a eet elFet. La premierenbsp;cft produitc lans notre fecours, quoique noufnbsp;ne puisfions 1examiner lans artifices particu»nbsp;liers: lautre depend presque uniquement denbsp;pArt, amp; de Fh^ilitc du Phyficien.
§- CIT. La Force magnétique eftausfide d-tus fortes ; ia naturelle amp; PArtijiciejle, . J^n-
H % nbsp;nbsp;nbsp;tend^
-ocr page 132-fcids \x mfurelle ^ Taftion de eet Aimant uruverfeL dout jal parlé dans la premiere Par-rnbsp;^ie (§. 90.). Quels que Idyent 1Aimant,nbsp;oulaFprcp magnétique , ou toute autre For-,nbsp;ce analoguequi refide daps . la, Terre, dontnbsp;nous Habitoris la lurface en paitic, ön peutnbsp;toujours demander fi cette Force agit fur' Ienbsp;Corps animal, 6cu;omt»6nt.elie agit. Je com-prehs foua lft nom dAimans artifickls ^ toutesnbsp;les-fortes-d'-AkriaiTS que Ie Minciir -trouvè cxmi-muneïfteiït ,'iamp; de la rnanièré: ordinaire, dansnbsp;les Mines-j ceux -que lè PhyFcièn gatnit pbufnbsp;fdn qCige'd ¦ Armufes aitificielfes v commeausfi-tons . lest fearreaux artificiéls- quön ,a coutuménbsp;de.faive dAciör ou de Fcr trempé.'nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'
§. GUI. Gn peut','a-moh avis entendre de deux maniéres dififérentes la queftion { com-^nbsp;les Forces éleétrique amp;,magnetique agis*'nbsp;fcnt-«ellésTur Ie Corps 'ftnirtial?-' Car ón peutnbsp;demander en quot confident leS' efPets que lésnbsp;Forces prodüifent-'j óii, avec quéls inftrumensinbsp;par qiiels aitifices 'on' peut exciter leurs effetSnbsp;dans Ie GorpS'animal? '; On peut ausfi entdii-*nbsp;dre facilemént les deux fens a la fois 'fousnbsp;Queftion du Comment. , ..
nbsp;nbsp;nbsp;'F'
¦ |. CIV. Gom ME la Queftion fi les Forces
rASion del'tieSlricité fur.le Corps animal, itf.
lt;;é5 éleftrique amp;' m^giiétique agifleiit Tur Ie Cóvps anitnal., amp; xomtneilt; elles-ag-jflent, cft'nbsp;très-étendue (cav eile fe fubdiYifesn.'plufieurSnbsp;RutreSy, aüx quelles il fautjce pae femble, re-'nbsp;pondre, pour fatisfaire entièretïient a- la,Ques-:nbsp;tion propofée,)., jb crois, poui' refTérer cetts:-4tendue dans un mo'indreiefpacé j que^ fi Ton:nbsp;peut démontrei- par obfefyation amp; .par Experience, fi les Forces éledlrique amp; magnétique-produiteS;par Art agilTent lur Ie Corps animal,'.nbsp;amp; comment dies agifTent, on aura ausfi dé-'nbsp;montré que ies .Forces eleélrique amp; magnéti-'nbsp;cpxz naturelles, agiflent fiir Ie mêrneCorps,nbsp;comment elles, agiiTènt: car, la Natu.fe fait'nbsp;tpujours en grand ce que 1Art fait-en petitnbsp;Sc, la .plupart de nos Expériences de phyrique,'nbsp;jpratique, ne font quune .foible, image des,-grands .ouvrages de da Nature, ll sagit donenbsp;principalement de Recherches fur les Forces*-élcdtrique amp; magnétique artificielles. Si Foar*nbsp;y reusfit, il fe préfentera afféz doccafions de'nbsp;fbupeonner, dvec beaucottp de fondement ^ plu-'nbsp;Ueurs efFetS des,Forces éleéïriqué amp;: magnéti-^nbsp;que naturelles, ;^ dc faire des Recherches in-¦nbsp;génieufes fur beaucoup de Phénotiènes inex^nbsp;plicables. Je commencerai par les Expérien-ces cleétriques^
\
ilt ÏI- M i M o I H B. i'r II. Hf
§. Cv. Com ME je crois que Taftion de* fiion Eftomac dans la Digeftion fe fait rnodc-ïément, c. a. d. quatrc ou cinq hcures aprcSnbsp;Ie repaSj je me tamp;te Ie pouls auprès denbsp;Pendule qui bat les fecondes, amp; je trouvc'nbsp;quil fait ordinaiiement feptante- vm ou fep tan»nbsp;te-deux pulfations par minute, Je me faifnbsp;cnfuite éleétrifer pendant huit ou dix minute?nbsp;fans interruption, amp; pendant quon y eft en»nbsp;cofe occupé je me tate dérecbef Ie pouls: jonbsp;Je trouve plus vif, plus fort, amp; ordinairemcntnbsp;plus prompt dc quatre ou cinq pulfations pafnbsp;minute. Quand je defcends du gateau de Poix,nbsp;Je pouls commence a devcnir peu a peu plusnbsp;foible, jusqua cc quil revienne a fon premier état au bout dc cinq ou fix minutes, ounbsp;plutot encore
Pour faire le même eflai fur une autre
peiv
(lt;x) Ceft je crois un fait affez, généralement reconn a aujourd'hui, que rÉleélricitc accélère )es battemens danbsp;pQuIs. M. jALLABEivT 3 comptc noimte, amp; jusquik-nonante-fix pulfations par minute étant élcdrifé, 6c fea-Icment quatre - vingt au plus nc I'ctant pas (Expiriencunbsp;fur l'^ieHricilé i. 114-)! M. dk sauvages a trouvcnbsp;que Iacceleratioii des pouls eft a peu prés dun fixièmenbsp;pendant lélcörifation (Lettre a M, bruiiier/«r I'EUc-ffkiti midfcttU p. III. cette lettre fe trouvea k fuite de
la
-ocr page 135-f ¦
perfonne, j examine fon poyls avant què de ïéledtrifer: êniuite je me fais élelt;£ti-ifer con-jóintement avec 'elle, Sc je lui tate Ie pouls aunbsp;fcöut de queiques minutes, précifëmcnt de lanbsp;niême manière que je lai fait ci-dellus a moi-ttiême.
J É place ordinairement dans ces Experience's quelquun auprès de la pendule pour compter les minutes: ou je place tout prés de mor üne pendule de conftrudtion particuliere, dontnbsp;jé me fers pour de pareilles Experiences, 6c anbsp;laquellc je puis voir 6c compter mói-même lesnbsp;minutes 6c les fecondes.
II traduftion fran^óife des Obftrvations de M. veratti ainiï Experiences fur ÏÉlefificité, de M. jaieabert). JaJnbsp;obfervé fur moi-même exaélement la mênic quantité. Lelnbsp;Éxpériences de M. MArrot'ir conduifent également a la rnê-me conclufion. Cet excellent Phyficien a trouvé que lÉ-lecfèricité pofitive accélère les pulfaticns du pouls a petfnbsp;prés dans la proportion dun feptième: amp; il dit, daprèsnbsp;lö rapport de feu M. oVéisARo, que rÉlcdlrkité né-gative diminue Ic nombre des pulfations du pouls dansnbsp;Ie rapport de x a 8o, ou dun quarantième: v. fon excellent Mémoire fur les effets génirmtx du Fluids ékêriquenbsp;eênfideré comme Médictinunt f dans les Memoires de la Sociétênbsp;deMedecine, Tmell p. 433- 34- M. hemmèr dit,;nbsp;dans la recenfion qi^il a faite de cet ouvrage de M.nbsp;i.teiglehnkr , que rÉleélridtd naccélère pas lepouljnbsp;de tous CCBX qui fc font élecftrifcr.
tio
M i M. o I R E. P. II. JDe
§ CVI. Cest du fang des Arteres que tous les fucs fubtils du Corps animal tirent leurnbsp;fource de proche en proche. Latténuationnbsp;de ces fucs Sc leur fécrétion du fang depend dunbsp;mouvement du Cocur amp; des Artères. Ornbsp;quand ce mouvement devient plus promptnbsp;dans les Artères amp; dans leCoeur, cette atté-nuation 6c cette fécrétion doivent Ie devenirnbsp;ausfi. Si Ie mouvenlent du Cóeur 6c des Artères devient trop prompt, fe fang sépaislira anbsp;la véfité plutót que de satténuer, amp; les fucsnbsp;lie pöurront p'as sen fépa'rcr: mais nous nenbsp;parlons pai ici ditn mouvement fi excesfif:nbsp;or, lExpérience que je viens de rapporternbsp;(§ I05-) prouvc que Ie mouvement des Artères eft accéléré par rÉleétricité: je croisnbsp;done ne pas fbutenir' a tort ,¦ que Ie Flüidcnbsp;éleèlïiqüe, introduit dans un' Corps aftirrial eqnbsp;quantité plus grande, mais cependant rüodè-rée, accélcre Ie mouvement des fucs-
pótils, dont je dé-dans' Thorame um celui - ci nefl paSnbsp;eft après Ie repasnbsp;avant: mais je nenbsp;que cela détruiranbsp;j Sc les cönclufionsnbsp;c^é
. §. CVIÏ- A la vérité Ie' duis cette conclufion, anbsp;mouvenient trés - variable :nbsp;conftamment lè même: ilnbsp;différent de ce quil étoitnbsp;t^óis pas devoir crainJrenbsp;l^Expérience que jai faitè
-ocr page 137-fjlStion de 1'EleSiriciiê fur Ie Corps animal. laf
que jen ai déduites: car jai non feulement examine Ie pouls de la merne perfonne, maisnbsp;encoi'c celui de la mêrae main 5 amp;, poür ain,-£ dire encore, dans Ie même tèms.
§. CVIÏI. On peut conclure 1accéléra* tion du mouvement du coeur, de celle qui anbsp;lieu dans Ie pouls: car ce dernier mouvementnbsp;dépend du premier: je crois done pouvoirnbsp;conclure que Ie coeur acquiert dê nouvellcsnbsp;Forces par rÉledrické.
§. CIX. Le chyle, Ie lang, amp; les autres lues animaux doivent satténuer fuffifamment,nbsp;pour quils puilTcnt devenir un Fluide quinbsp;sexhale de 1Animal par la tranfpiration. Cette attenuation fc fait en ; grande paf tie paf Icnbsp;mouvement du coeur, amp; par' tout le fyllemenbsp;des Artèfes. Or, commè ce haouveifient' elïnbsp;accéléré, je ne doute pas que la tranfpirationnbsp;fanclorienne ne foit également accélérée par lanbsp;Force éle6li'ique. Cell Ce que IExpdrienCC'nbsp;confirme.
§. CX. Jai fait faire deux vailTeaux cilin» driques de laiton: je les ai rendus dun pqidsnbsp;égal, au moyen d'une bonne balance, amp; jenbsp;les ai remplis dune égale quantité dEau; Et
t nbsp;nbsp;nbsp;diaE-
-ocr page 138-tfliföètre de chaque vaifTeau étóit de trenté-Üfié lignes. Jai oté ün de ccs vaifleaüx de 14 l/ilarice. Si je Taf éleStrifé avec 1Èaü tjüilnbsp;contenoit: jai riïis raiïtre a quartiêf, fhais _fènbsp;lai laiffe dans la même chambre pour ne pasnbsp;I^cxpofef a une autre temperature. Aprèsnbsp;avoir eleótrife Ie vaifleau Sc lÉaü quil contè-noïtj pendant uhe h'eure, jai remis les déuxnbsp;vaifféaux fur la mêrriè balance, 8c celui quinbsp;avóii efé éléétriie péfoit douze grains dénbsp;moins: il avoit done éprouvé une evaporationnbsp;plus forte, de la méme quantité {b).
(i) M. HERBERT a fait unc Experience femblablc, 5t avec Ie méme fucccs. Thoria Piaenórnenorm» EUeirïci-tutis, Cap. V. Prop 7. p. 169'. Ces Experiences prou-vent très-certainement que 1Évaporation de lEau 6c desnbsp;liquides cft augmentée par rÉleftricité, mais il ne fau-droit pas en conclure trop géuéralement quellc favorifenbsp;föuté evaporation: car M. de saossure vient de fai»nbsp;fe voir dans fes excelleiis Effais fur l'Hy^omttrie, §. 157-tói., que lÉledricitc nagit ni fur lHygromètre, ni furnbsp;les Corps, qui ne contiennent pas deau furabondantc,nbsp;mais feulcment de lEau unie a leurs éléroens. Elle nagit done pas fur lEau qui eft intimément combinéc auxnbsp;Êiémehs duH Corps, 8c ne favorife que IÉvaporation desnbsp;Èorps fuperfaturés dÈau-, amp; cellc des Fluides mêmenbsp;comnic cèft Ie cas des Expériences alléguécs par M.nbsp;S;IEigi.ehner dans ee amp; des applications quil cpnbsp;fait dans les §§. fuivans.
pj^n ie l'ÊleRr'Uiti fkr leX^orp Anima}.
§. CXI. Jai filacé'üii Oil'éau dans Ié bas-fin dune balance, Sc je lai éleftvifé peridant-dcu:^ hèufes, 6u plus: jai tróuve qüit ditni» rfüóit de plus én plus de poids, de förté (juilnbsp;étoit a la fin plus leger dé quélques grains: jenbsp;dis de quélqués grains, mais je nc pui^ pas en»nbsp;core en determiner Ie nombre précis, paree-»nbsp;quil eft différent felon 1état de la rnachine 6cnbsp;de lAir, Jai tfouvé dans riritérvallé de tem#nbsp;que je viens dénoncer, quélqüc fóis hidtnbsp;|;rains, Sf quelquefois doüze. M. lAbbcnbsp;N o L igt; E T a trouvé a pèu pres la mêmè cho-fc: felón fes Expéfiénees un chat a perdu én-tre foixante - fix amp; foixantè -¦ dix grains: uunbsp;pigeon entre quinze amp; vingt: mais il élcélrifanbsp;pendant cinq ou fix heures (r),
5, CXII. LêvaporATioN dun öi-i feau, placé fous Ie Conduéleur, a peu de di-fiahcc de celui quon élcclrife, amp; ausfi ifolé,nbsp;éfi encore fenfible, quoiquelle ne foit pasnbsp;ausfi grande que eellc de roifêau qü^óh élèc-(e coraplettement: on en appergoit facilemenCnbsp;la raifon : car un pareil oifeau doit ausfi deve-ïriv éleéfcriquc, comme je lai dit ci -deffus.
(c) Memoires de ïAcadémie Foytflt des Sci(:ii(Sf pour
p. 158. .1748. p. 178.
-ocr page 140-M é M o t R E. nbsp;nbsp;nbsp;3e
. I- CXIII. La tranfpiïatiori fan^prien-ne, (^),, que je déntontre par les Expériencej quejeviens de rapportcr j fe, fait a la vérité anbsp;la furfacc de rAnimal: .mais . il faut encorenbsp;confidérer dans les Animaux une autre tranfpi-ratipn, qui fe fait daqs les paities intérieures.nbsp;On.-tfouïte p. ex. diverfes cavités dans Ienbsp;Corps humainj qui doivent continuellemencnbsp;être fournies de flics.: pr,; corame ce fucnbsp;tranfpire, des vaifleaux intérieurs,; amp; que lanbsp;tranfpiratian efb^ accélérée par rÉledtricité
(i- 109.,), on en peut conclure.a jufte^titre,* qrioiquon.ne puifTe; pas faire dExpérience di-rcdte .fur ce fujet,. que la traufpiratipn des vais*nbsp;feaux animaux eft accélérée par rÉleélricité :nbsp;ceft la une conféquencc néceflaire, un corol-laire, qu'on doit tirer de cc que jai démontrénbsp;qi-- delTus.
ques-,
(ri) M. MAUD UIT, a prouré non, feulement quelÉ--Icftricitc accelèrc'. la tranfpiratian fanftorienne , ou in- , fênftble; naais encoré quurie éleftrkité moderément forte Sc continuée pendant quelque tcmsexdte la fueqrnbsp;péhdant Ie tems inême que les Malades font fiir llfo-;nbsp;Iqir , OU on les dispofe a fuer facilemciit, V. Mim, it Ié'nbsp;Seeieté de Mededfu, Tomé II. p- 434.
y A^ion de 1'EleElricitê fur Ie Corps anir/ial. 11$
queftion - dans quellc partie du Corps anitnal la Force éleftriqüé peiït - ellc agir particulièrnbsp;tement? Pour y repondre, jai examine plu-fieurs parties animales au moyen de la tnachi--ne élcftriquCj amp; de la Bouteille de Leide,nbsp;afin de rècherchcr par quelles parties Ie Fluïdenbsp;éledtrique pourroit pafler librement, Sc quel-Ics lüi réfuferoient Ie paffage.'' Voici Ie' refill-^nbsp;fat de mes ExpéViences. '* Toutes les partie,nbsp;animales que jai examinées ont foiinii un librenbsp;pafiage aU Pliiide éleftrique , tant quelks'nbsp;étoient encore pourvues de leurs fücs, amp; dau-tant mieuX quellés en ' étóient pourvueS plusnbsp;ibondamment. Maisj fl bes parties font des-'nbsp;iechées , Ie palTage du Fluide électrique eft ar-inbsp;rêté , amp; dautant pliis qüe ces parties tónt plu^nbsp;féches, ku mieux féchées autöur. li faut en^nbsp;tendre ceci des parties folides ^ amp;t de celles qutnbsp;fe féchent, ou fi cela ne fuffitpas, quoli peuc^nbsp;fécher au four. Mais, la falive, Ie fang ^ Ienbsp;ferum amp;cc. font Fluides amp; permettent un pasrinbsp;fage libre au Fluide éledtriqüè: les Artèresnbsp;les Veines, les Inteftins, les Os; Ie? Nerfsj,nbsp;amp;c. après avoir été bien fécbés, ne peuvent,'nbsp;fervir ni a charger, ni a décharger la' Bou-,.nbsp;teille («).nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;. ,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;¦nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;¦nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;:
(a) Tout ceci eft' parfaitÈinent conforme aüx Expé-
rieiK
§. CXV. Je puis déduil'e 4p ce refultai; cette conclufion certaine* qUc ^ Force élcc*nbsp;trique nagit pa^i fur les parties folides du Cprp$nbsp;animal, piais uniquement für les partksFluïdes.
§. CXVl. Si Ton pfend d*qn gigot dq ]^outon frais, un Nerf amp; une Arfère oq un^nbsp;YcinCj amp; quon charge en même tems pa|nbsp;leur moyen deux petite? poutcilles de Lejdp,nbsp;telle quon charge aype Ie Nerf fe trouve'plu?nbsp;thargée que iautre, IJ va fans dire quilfau^nbsp;que ces deu^c parties animales foyent fraiches,nbsp;Ürécs de lAnimal yivant, ayant quil aiï per-du wut fon fang; car fans cela on pourra dnbsp;peine decouvrir unenbsp;nbsp;nbsp;nbsp;pn comparand
de cette manicre un N erf frais a dautres partie? du Corps animal, il en relulte, que Ie Fluid«nbsp;éle.arique fe meut plus libreraent par Ie? Nerfsnbsp;que par les autres parties animales
§. CXVII.
ïiences détaillées de M. JAbbé eerthoion, piiWiées dan» lJoftrnal de PAyfife, portr 1778. T. VIII.'p. 377.nbsp;M. HERBERT a fait des Experiences femblables, a veenbsp;Je même fuccès. Tkeoria Phaemm. JS:U0r. Cap. V. Prop,nbsp;8. p. 170. Voyez ausfi les belles Recherches de M.nbsp;Maüdwit, inférées dans fon fecond Mémoire fur ]É-Icftricité Medicalc, qui fc trouve parmi ceux de la So*nbsp;cidté Royale de Medecine, Tome 1. p, jjq
ff), HgRygRT a fait qnc fembJable jExjjcriencc
fuE
fusion rEïeEificitéfur leCOrpS aniftidl. \pi^.
$ CXVII» Maïs, comme tputes les pai*'* ties, tant fo^ic^es que fluides, du Corps anj'»nbsp;tqal foot lié.es entrelles, 6c que tous les fucanbsp;4u Corps animal fourni/^ent tous plus ou moips.nbsp;un paflagc au Fluïde éleélrique (§. 114.nbsp;peut f^ilement arriver que la Force éle£tii*nbsp;que quon employe ne paffe pas feulemcnt parnbsp;fc Fluïde nerveux quon a en vue, maïs ausfinbsp;accïdentelleraent par quelquautrc fuc : amp; con«nbsp;féquemment quïl peut guérïr quelque malnbsp;éloïgné. Je fuïs convaincu, dït M. spkn^nbsp;^ GLER , dans fa cïnquïènie Lettre, que llj!»nbsp;SS ledtricité a guéri accidentellemeot des mau3Cnbsp;,, qui ayoient leur ficge dans l^ntcrieur dpnbsp; Corps, oü loO ne pouvoit di ne youlqii;nbsp;55 appliquer la commotion.
§. CXVin. Une commotion, produïtq par un renforcement de foïxante picds quarrés ,nbsp;amp; quï paffe par F occiput Sc lepïne du dos,nbsp;cft, felon M. HERBERT («), mortellenbsp;pour quelque Animal que ce foït. Je puis moi-meme confirmer cette cxpérience en quelquö
for-fut une artère, un mufcje Sc un nerf de chien: Ie fucf cès en a été Ie mfme (1. c. p. i?®-)
(lt;») gkicn. Ele^r. Cap, V. Prop. 8. Cor. 3,^ P- til.
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forte, puisque, même avant que eet aitiitce me fut connu, jai toujours tuë un animal j p.nbsp;amp;A. un lapin, au moyen de ma machine amp; parnbsp;tin renforcement moins confidérable, plusnbsp;promptement en faifint palTer Ie coup fondro-yant par les parties indiquées. En général onnbsp;peut alEvraer que cette manière de donner Ienbsp;coup foudroyant, ell: la plus fenfible èc k plusnbsp;danger eufe.
§. CXIX. Quelques perlpnnès affir-ment quon ne fauroit faire palTer Ie doup ifdu-droyant par un Eunu'qüe, amp; que Ie eerde de èommotion eft interrompu fi quelque Eunu-que en fait paftie : jé puis affirmer qué cela ftanbsp;pas lieu pour les chiens amp; les cbipons (^)inbsp;mais je nai pas encore eu occafion de faire dc
pafeillës'Experiences fur les hommes (c).
(b^ M. HERBERT affirms la même chofe des chiens amp; des chapons': p. 171,
(c) M. siGAUD DE LA FOND z fait Cette Expérienca fut 'frois Muficiens de la Chapelle du Roi de France,nbsp;dont létat nétoit nullement douteux. Ces trois perfo'n-nes reffentirentla commotion, amp; ne l'interccptércilt dansnbsp;aucun endroit dc la chaine qui étoit compofée de vingtnbsp;PSramp;nnes.' Ils y pafurent même plus fènfibles quaucunenbsp;des autres pcifonnes qui 1éprouvérent ayee eux: mais.
-ocr page 145-§. CXX. M- boissier a trouvé j au rapport de M. priest ley quenbsp;rEleétricité eft nuidble aux perfonnes cthi-qucs. M. HAEN () deconfeille rÉledtn-cité aux femmes enceintes, piiisquelle rendnbsp;récoulement périodique du Sexe plus abon-
dant.
il eft trés-vraifcmblable que cet excès de fenübilité ne provenoit quecie la furprife, qubccafionnoit en eux un mouvement quils navoient jamais éprouvé (Précis /tifiorquenbsp;amp;c. p. 286. ).nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;;
(4) M. soissiER de sauvages a éledlrifé en 1748. un Paralytique : le fuccès fut grand quant a la Paralyfie ,nbsp;mais pendant le terns de la cure la Phtilie , dans le dernier degré de laquelle le raakde parftt être déja avantnbsp;rÉletftrifaüon , augmenta , amp; le malade mourut (lettre anbsp;M. ERUHiEit au commencement).
(e) M. PR1ESTLEÏ a traité de rÉleétricité médicale dans la quatorzième fedtion de fon Hifioire de iÉicólrki-té, Tome fccond de la tradudtion frangöife, p. 395.nbsp;feqq. Jb ne connois rien de plus méthodiqüe ni de plusnbsp;-complet que 1ouvrage que M. eertholon a publié ,nbsp;il y a trois ans, fut ce fujet, fous le.-titre : de ÏEkclp-.nbsp;cite da Corps hunmin, oavraae couronné par I'Académie danbsp;tiers, 8°. a Paris 1780.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,
() PMtio rneiendi in Nofocomio Vindebonenfi, Tome I. p. 396. feqq. M. jallaeert a obfervé la mcme diol'e;'nbsp;ifxp.pur lÉlediricité §. 120.) ainfi que M. sigaud denbsp;lA FOND dans fa Lettre fur FEkéfricité medkak p. 17.nbsp;Confuhez' ausfi fur ce fujet les Reflexions de M. mautnbsp;pv it: , Mem. de la' Sec iét é Roy. dé Medoc. T.'II. p'.'415'. ijj)nbsp;TOME n.
-ocr page 146-Be
130 II- MEMOIR E. P.
dant. Enfin M. veratti (g) confeille dc fe gardcr en toutc manière de TEledtriciténbsp;dans les maladies Vénéiienncs. Quant a moi,nbsp;jadmets les Experiences de ces Phyficiens, Scnbsp;je ne les allegue que parccque cefl; ici leurnbsp;place.
§. CXXL Je crois quc ceft ici le lieu dc parler deseflFets quon peut attribuer avec beau-coup de fondement a lÉlectricité naturellenbsp;(§. loi.); mais, je fiippofe davance quonnbsp;maccorde que IAir eft clelt;Strique 3 que fa force éleftrique change de terns en terns 3 qucl-le eft plus forte ou plus facile a connoitre ennbsp;cte quen hyver amp;c. Tout ceci a été exa-miné par dcs Phyficiens qui fe font acquis par-la une reputation immortelle. M- franklin eft, que je fachc, le premier qui y aitnbsp;donné occafion: M. M. le monnier,nbsp;MAZE AS, B EC c ARIA (a) amp; plufieurs
au-
(g) Ohfervatïons Pkyfico- médicalts far tÉUHridti ,Ohftrv. lo. note b.
(ij) II feroit inutile dentrer dans de grands détails fur ce fujet. II fufiira de dire, quon trouve une expo-fition afl'ez exafte de ce qui a été fait fur cette matière,,nbsp;dans les fedlions dixieme 8c omième de Iuijloire dtnbsp;l'ÉhHricité p.ar M. PRiEsrtEï, Tom. II. p. ijp140.
ds
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autreS) out mis encore la chofe dans un plus grand jour: mais je craindrois de devenir cngt;nbsp;nuyeux fi je décrivois mes propres obferva-tionSj qui ne font que des repétitions.
Or il y a desperfonnes.qui ont eu autrefois des grands 6c pvofonds abces, des fraftures dcnbsp;jambe, des bleifures confidérables , ou dcnbsp;grandes pertes de fang, amp; qui en ont gardé,nbsp;OU dans tout Ie Corps, ou dans quelque partic
de la tradudion fran9oifc. M. M. ronayne amp; menie y out fait des Experiences tres - curieufcs fur ljÊIeC-tricité de VAtmosphère : v. Philof. Tranf Vol. LXII. p. X39. amp;: Vol. LXIV. p. 411, Le Prinee de galut*^nbsp;ï IN en a fait ausfi de trés - intéreflantes, quil a conli-nuées pendant longtems: on les trouve dans le troifièmenbsp;Tome des lUéwsirer de ïAcadémie deBrux'üks, p. ii. Learnbsp;refultat eft, que lAir eft prèsque toujoilrs éledtrique,nbsp;quoiquil arrive quelquefois qii'on nen puifle pas apper-cevoir de ligncs a caufe de l'humidité amp; de la pluie:nbsp;que cette Éleftricité eft dans un changcm«nt continue!,nbsp;foit de force foit de nature; quelle eft tantót pofitive,nbsp;tantót négative; le plus fouvent pofitive dans les temsnbsp;talmes, négative prés des orages. Ce rcfu.Tié fuccintnbsp;fufftra pour notre but aéluel. On fait quelles influencesnbsp;Ces alteruaiivcs de force amp; de- nature dans 1ÉIeétriciténbsp;atmaspbérique peuvent avoir fut le Corps Immaijr, mê-nie dans ldtat dc foité. M. berthocon me paxoitnbsp;avoir trés - bien développé ce point dans foti traité futnbsp;i Lieehicitt dn Conc h^nain, Chap, z-J,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;* ¦ -
is'i-
M É M O f R E, P. II. I)e
du Corps, des foiblelles. Ces perfonnes éprou-yent, a lapproche dun changement de tems, de douleurs exttaordinaives: elles portent, com-me elles sexpriment, un Metéorologue per-pétuel dans leur Corps- II y a ici un hom-jne, qui occupe un emploi diflingué, leqitelnbsp;a pqrdu dans la jeunefle, par un accident fa-cheux, r Un xloigt vers la feconde phalange.nbsp;Cette perfonne, comme ellc men a affurée plusnbsp;dhine fois, ëprouve a lapproche dun orage,nbsp;dans les rcftes de .ce doigt, £c jusqua laiirel-le, des fecouffes plus ou moins fortes, a mc-fure que 1Air. ell plus ou moins éleftrique.;nbsp;Ges fecouffes font, a ce quil dit,promptes,nbsp;accompagnées' dune fenlation de vive bru^nbsp;luxe { h ).
§'. CXXIÏ. J'e pouiTois rapporter encore beaucoup dautres obfervations pareilles, faitesnbsp;principalcment fur des perfonnes dont Ie fy-ifème nerveux elf foible: mais elles font tropnbsp;générales. On ne fauroit foutenir, daprcsnbsp;des Principes fuffifans, que ces changemensnbsp;dans Ie Corps humain dépendent dune preslionnbsp;particuliere de lAir; car, je puis montrer- par
I nbsp;nbsp;nbsp;mes
Voyez un autre cxcmpic ji-delTous, §. 126,
-ocr page 149-fASlion de l'Klectridtéfuf Ie Corps animdh
mes journaiix météorologiques, tenus ici de-puis nombre dannées, qubn a eu de 1orage a differences hauteurs du Mercure, a des hau teurs moyennes, amp; a de grandes dépresfions.nbsp;Les Variations du Baromètre font générales,nbsp;amp; jai fouvent trouvé, par une comparaifonnbsp;entre mes obfervations amp; celles de Berlin, denbsp;Paris, amp; dautrcs endroits, qüe ces variation?nbsp;ont lieu en même tems, amp; font de la mêmenbsp;grandeur dans ces différens endroits. Les chananbsp;gemens de tems amp; lorage nont done aucunenbsp;relation, ou nen ont quune trés - foible avecnbsp;les Variations dn Baromètre. Les Variationsnbsp;générales du Baromètre font périodiques Stnbsp;ont lieu partout en même tems: je dis les générales, car il y a des exceptions, que je nomine Variations particulières: je pouiTois dé-naontrer ceci en détail, sil ne falloit pas nenbsp;pas faire trop dexcurflons. On ne fauroitnbsp;done sen tenir ici a lidée dune presfion particuliere de lAirj amp; puisque lAir eft plus charge d Llcétriché dans les circonftances done ilnbsp;sagit, quil penètre continncllement dans tcnbsp;Corps humain , dans fes poumons, 6c dans fonnbsp;feng, 6c dans fes autres fücs, on eft forcé dat-tribuer a rÉleftricité naturelle ces fenfationsnbsp;extraordinaires, qui font fKns ccla incxplica-bles.
gt;34 M K M o I R E. P. II. De
$. CXXIII. On pounoit encore foupgon» fier que ces efFcts dependent dune humiditynbsp;qui fe trouve quelque fois plus abondammentnbsp;dans lAir: mais, comme je ne parle ici quenbsp;des changemens qui arrivent dans Ie Corps hu-main a Tapproche de lorage, ou des Nuéesnbsp;orageufes, amp; que tons les Hygromètres (^com-me je pourrois Ie prouver par mes obfcrva-tions), indiquent ordinaircmenr après loragenbsp;OU la pluie dorage un plus grand degrc dhu-inidicé , on ne Giuroit sai'rêter ici a l'idée du-ne humidité furabondantc. Et quand on pour-rolt la eonftater par quelque Experience quenbsp;je ne connois pas, ou par quelque obfervation,nbsp;il n« feroit pas demontré pour eek, que cettqnbsp;obfervation ne depend pas du Fluidc clcctri-que. II faut plutoc fe rappeller, quune pa-reille humidité eft un vrai Condufteur, qujnbsp;portc Ie Fluide éledrique dans Ie Corps hu-main, Sc Ten reconduit.
§. CXXIV. O N pourroit croire ausli que ces changemens proviennent de quelque matiè-i'e fulphureufe, ou autre femblable qui fe trouve repandue dans lAir: ce feroit néanmoinsnbsp;une penfée bien vague, Sc Ton pourroit prendre a peu - prés avec autiuit de raifon toutcnbsp;autre matière pour caufe; car il eft für, que
lAir
-ocr page 151-VA^ion de VÉleSiricité fur ïe Corps animal. 135
lAir eftun receptacle de toutcs les diflblutions des Corps) ou j comnie sexprimoit b o e r-HaavE) un cahos dun grand nombre denbsp;Corps difFcrens. II faut avoir de bien bonnesnbsp;raifons pour préférer cette caufe entre plu-fieurs autres , quon peut foupconner avoirnbsp;lieu: il faudroit démontrer préalablement,nbsp;quil y a dans les circonftances fusdites plusnbsp;de matière fulphureufe, ou de quelquautrenbsp;fembkble dans lAir, quen dautres tems.nbsp;Mats, je puis démontrer que lAir eft alorsnbsp;plus éleétriquc quen dautres circonftances, Scnbsp;un grand nombre dExpérienccs prouve quenbsp;THorame eft un animal trés - fusceptiblc de re-tevoir amp; de rendre Ie Fluide eleftrique. Jenbsp;ne voülois cependant pas men rapporter uni-quement a mon opinion: je cherchois plütotnbsp;une Experience déciftve, que loccafion fui-vante me fournit.
5. CXXV. J E priai la perfonne dont jai parle ci-deilus §. lai. de me venir voir: ilnbsp;fe rendit a ma prière, 6c je Téleétrifai fur unnbsp;gateau de poix, fans aucun renforcement, fansnbsp;commotion. 11 neut pas été eledrife pendantnbsp;fix minutes quil commen^a a fucr abondam-nient, 6c a fe plaindre de tenfions Sc de tirail-leinens dans Ie doigt. 11 dit a la vérité quenbsp;I 4nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ces
-ocr page 152-15$ IT- M É M o 1 R E. /.II. Be ^
CCS douleurs n'étoient pas ausfi fortes quen terns 4oi'age, mais qualors ausfi fes douleursnbsp;ordiuaires commenqoient de la mêrne manièrenbsp;quil les fentoit adtuellement. Je fus done con-firmé par le témoignage de cet homme dignenbsp;de foi, dans mon fentiment, que des douleursnbsp;ou des fenfations pareilles dans le Corps hu-main, ne doivent pas être expliquées par lanbsp;presfion de iAii'» pat la feule humidité, ounbsp;par quelques matieres ful^lurreufes: mais parnbsp;les chansemens éledtriques qui ont lieu dansnbsp;TAir (a).
§. eXXVI. It, y aid un Fofibyeur, qui a eu, il y a quelques annees, un abces conll-derable au col, dont il a été tres mal gneri,nbsp;de forte quil eii agardé un col roide, 8c quac-_tuellement il ne fauroit tourner la tete de
cote,
(a) Cette Experience fournit, ce me femble, une preuve fans replique: on pourroit demander sil fercitnbsp;övantagcnx de tacher de guerir ces fortes de douleursnbsp;par IEieflricite. M. mauduit, qui a fait des Experiences fur des perfonnes affedees dc douleurs habitu-elles amp; anciennes', a trouré, que ces perfonnes en fontnbsp;a la vérité délivrées par TÉIeiftricité, mais queiles fontnbsp;expofees au danger'des métaftafes, amp; quil faut par consequent agir avec beaucoup de prudence. Mem.rrs di hnbsp;Sockti de Médeaae, Torrie II. p. 435. N«.
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coté, fans tourner tout Ie Corps: mais il fe fent fi fort foulage a 1approche de lorage,nbsp;quil peut tourner alors la tete cn tout fens.nbsp;11 éprouve de plus un fourmillement confidé-rable a k partie affeétée. Je nai pas encorenbsp;pu engager eet homme a fe foumettre a la machine éledtrique, pour que je pufle faire furnbsp;lui une Expérience par lEledtricité artificiel-le : raais ce cas a , ce me femble, une fi grandenbsp;liaifon avec lEleótricité naturelle, quon nenbsp;fauroit guéres avoir dimpatience de Ie prou-ver
§. CXXVII.
(^) On peut ajouter, pour confirmer les raifonne-mens de 1Auteur, quil y a plufieurs exemples de per-fonnes paralytiques qui ont recouvert 1ufage de leurs membres apiès avoir été frappées de la foudre. M.nbsp;buissart, trés - avantageufement connu des Phyficiensnbsp;par fes hygromètres, a recueilli cinq de ces exemplesnbsp;fes plus frappans, dans-fon beau Mémoire juridique furnbsp;les Conduéteurs élcöriques, quil a fignifié pour M.nbsp;VYSSERY DE EOis VAL^È contre Ie petit BaiJiy de St*nbsp;Omer; p. 45 , 46- Ces exemples mont rappellé celuinbsp;que lAbbé chappe dauterochb a obfervé en Lorraine , amp; quil a inferé dans la relation de fon Yc^agznbsp;Siberië, Tome II. p.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;payfan de Bitche fut-
frappé de la Foudre, qui Ie jetta a terre, lui fit pe^-d-e connoiffance, lui brua Ie vifage, les reins, les poils de la poitritie, diminua Ie tefticulë gauche de la moitié,
De
M i M o I R E. P.
§ CXXVII. Je nhéfite plus aftuellement
amp; attribuer a rÉledricité naturelle dautres Phénomènes femblables j quon obferve chcz lesnbsp;Animaux. Ceft une obtervation Phyfique Scnbsp;cconorpique générale, que les Ecrevifles éprou-vent en temps dorage Ie danger Ie plus pres-fantj lorsquil tonne, ou même lorsquil fait
dc
amp; lui fit éprouver a cette partie une douleur infuppor-table. II y avoit depuis Ie jarret jusquaux doigts du pied de Ia jambe gauche, une trace femblable a celle quenbsp;laiffe une trainée de poudre qui a été enflammée: Ie petit doigt amp; celui du milieu avoient été frappés. M.nbsp;chappe n'ayant pu titer de eet homme d'autre repon-fc fur fes queftions sil avoit apper^u Ia foudre, amp; quelnbsp;fentiment il avoit éprouvé , lorsquil en fut frappé, finbsp;non quil navoit tien vu ni fenti, Ie conduifit a la machine ékétrique, chargea la Bouteille, amp; lui fit titernbsp;une étincelle. A peine ce payfan ent - il fenti la commotion quil sécria: que cctoit Ie Tonnerre Sc quilnbsp;confeffa, fans quon 1interrogeat, quil éprouvoit Icnbsp;même fentiment, que lorsquil fut frappé de la foudre;nbsp;amp; il en fut fi cifrayé que M. éhappe ne put Ie determiner a réitérer lExpérience, quen faifant un cerclcnbsp;éleéli'ique de pluficurs perfonnes. Cette fecondc Experience , qui auroit du Ie raflurer, fit au contraire iincnbsp;telle impresfion fur lui, quil fe fauva fans vouloir at-tendrc la recompenfe promife : amp; depuis ce tems, quandnbsp;il reneontroit lAbbé dans les rues, les jours dc mar»,nbsp;ché, il prenoic a linftant un autre chemin.
-ocr page 155-f^^ion de TKleStricité fur U Corps animal. 139
de forts éclairs: elles en font fortement an* goiffées fous leau, Sc facilement tuées fi diesnbsp;fe trouvent a fee. Je ne vols pas poiirquoi onnbsp;attribuei'oit cette mort Je 1Animal aune ümplenbsp;illumination de lAir: car on na qua sappro-cher des Ecreviffes avec une lumière, 6c 011 ncnbsp;les verra pas dans des angoiffes mortelles: ellesnbsp;femblent II bien fuivre la lumière, quon peutnbsp;les prendre de nuit par ce moyen. Je ne voisnbsp;pas non plus pourquoi lon attribueroit eet ef-fet au Tonnerre, car ces animaux meurent parnbsp;dc fimplcs éclairs fouvent réitérés. Or, com-me les circonftances dont il eft queftion fontnbsp;précédées parun changement remarquable dansnbsp;rElectvicité naturelle , je ne vois pas enfinnbsp;pouiaptoi on ne pourroit pas attribuer Ie grandnbsp;peril, que ces Animaitx courent, » la force dcnbsp;rÉlectricité naturelle,
§¦ CXXVIII. Je me fuis occupe depuif ^uelque tems dobfervations fur Ic Poillbn Mé-téorofcope connu quon nomme ici Bijfgurn.nbsp;Je nourris ces poiffons dans des poudriers templis deau amp; de fabk , amp; je leur donne denbsp;nouvelle eau tous les deux on trois jours.nbsp;Quand ils déviennent inquiets, quils sagi-tent dans Ie fable, quils rendent leau trouble, quiis montent Sc ddeendent fouvent,
quils
-ocr page 156-quils refpireivt lAir, jeftimc quil eft vrai-fèmblable que Ie tems va changer. Mais shlsfont tranquilles, on a vraifemblabement du beautemsnbsp;aattendre. Ceft a dellcin queje neparle iciqiienbsp;de vraifemblance, car je ne faurois rien dire denbsp;précis fur mes Obfervations, parcequelles nontnbsp;pas été coiuinuées pendant affez longtems, Scnbsp;quelles ne datent que de quelques mois.
§. CXXIX. Dautres Phyficiens ont obfervé a peu-près la même chofe fur les Jtné-wones. ¦ On peut confulter fur ce fujet une belle diflèrtation imprimée dans Ie LXVe. Volume des Tranfadlions Philofofhiques Jainbsp;éleétrifé pendant longtems mes poiflbns, ainilnbsp;que des Ecreviffes: il en mourut une de cel-Ics-ci: mais jobfervois fouvent dans mes pois-fons une refpiration très-difficile, commeje Icnbsp;concluois du mouvement de Icurs machoires.nbsp;ïls étoient fort tranquilles avant quon les clcc-trifat, Sc dans un grand mouvement pendantnbsp;quon les éledtrifoit. Mais je nc donne pas ccsnbsp;faits comme fuffifins, parceque jai fouventnbsp;obfervé Ie contraire. II ny a que des repe-
ti-
(fl) Ceue differtation de M. i Abbé dic que mare fe tFoxive ausfi dans Ie Jxtrr/al de P/iy^qu;, psur 177^,nbsp;Tme VII. p. .505.
-ocr page 157-f Atiion de VEleElricitê fur Ie Corps animal. 141
titions de cctte Expérience qui puiffent déci-der dc la vérité.
§. CXXX. J E regrette beaucoup que nous, hay ons pas de Torpilles dans nos eaux, pom*nbsp;pouvoir faire quelques Experiences éleótriquesnbsp;fur elles C^)- car, au rapport du Dr. Ingram dans fes Amufemens Ph^fiques ( Amuf.
Sea. a. ) on éprouve, en touchant cC Poiflbn fort doucement de k main, unc fe-coufle ausfi violente que fi lon étoit frappé denbsp;la foudre. Si on veut Ic toucher avec un Ferjnbsp;celui-ci eft jetté hors de la main, même avantnbsp;quon touche Ie poiflbn. M. in gram rap-poite encore un fait, qui mérite attention:nbsp;ceft, que fi des perfonnes du Sexe touchent -1nbsp;peu-près ce poiflbn, quand elles fe trouvent ennbsp;certaines circonftances, cellos - ci celTcnt fur Ienbsp;champ: que ces perfonnes éprouvent en même tcms leS plus grandes angoifles du mondenbsp;Sc quordinairement la Jauniflb ou lHydropi-ne, ou les deux maladies a la fois s en fuivent.
Ka EM p-
(^) On peut confulter ce que jai dit fur les Torpilles amp; les Aiguilles ticmblantes de Cayenne dans la fecondcnbsp;Partie de ma DifiTertatiou Chap. L, §. 2zj, amp; dans lanbsp;H0te é de ce
-ocr page 158-I4^ nbsp;nbsp;nbsp;11- M É IVt O 1 R E. P. IL Dt
K-Aempferj qui a fait beaucoup dExpé-riences fur ce fujet, croit, que iacfion de ces poifTons eft, pour me fervir de fes termes, uiinbsp;éclairfroid Qc'). BorELLI penfe que cet-te aélion provient de fecouffes réiterées de lanbsp;peau de ces poiftbns: fecoufles qui agitcnt lesnbsp;jierfs les plus fubtils de la mainnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Mais
cette explication eft contraire a 1Expéricnce que M. INGRAM a faite avec un barreaunbsp;de Fer, même fans toucher le poiflcn. Silnbsp;meft permis de dire mon avis fur des Experiences faites par dautres Phyliciens, je croignbsp;quil eft tres-vraifemblable que cette fenfationnbsp;rpflemble a la commotion, que le coup fou-droyant nous fait eprouver: Sc, sil meft denbsp;plus permis de faire ufage de la Regie dcnbsp;NEWTON, que des effets fcrablables fontnbsp;produits pap des caufes femblables, je croi-rois, que le poiflbn opere par fa nature froidcnbsp;une fortie fubite du Fluide éleélrique hors denbsp;la main de celui qui le touche, ou hors dcnbsp;tout le bras- Ceft ce qui ma engage a placer ici cette Expérience dautrui.
(f) Amoemtates exottcae , P- 5^4-^d) De animaiiHt»i Prop. 119.
-ocr page 159-l'jtBion ie 1'ÈkSlrielté fur Ie Corps animal,
§. CXXXï. Il y a encore dautves ani-maux que je crois éprouvcr plus ou moins la force de rEleftricité naturelle. Je range prin-»nbsp;cipalement parmi ceux - ci la grenouille, lenbsp;coq, lalouette, puisque ces animaux fembl^ntnbsp;fentir les changemens de tems: amp; que TAifjnbsp;amp; en général le tems, a une tres-grande liai-fon avec rÉleólricité naturelle, corame oqnbsp;peut le voir entrautres dans la favante pifler*!'nbsp;lation de 1Abbé TOALDo(iï).
S- CXXXII. Je paffe a faire connoitre les Inftrumcns dont on fe fert pour exciter 1'Érnbsp;ledtricicé dans le Corps animal, amp; pour Ia ren-dre adtive. On peut en général cleétrifer unnbsp;homme,'comme ausfi un animal quelconque,nbsp;de trois manières; i°. en le plaqant fur un gateau de Refine, ou fur tout autre Corps idioé-leétrique, amp; le fliifint communiquer au Con-duéteur de la Machine: a°. en tirant en outre dans cette fituation, des étincelles de lanbsp;partic affeéhée, ou de toute autre a vslonté:nbsp;enfin 3quot;. lorsquon fait paffer le coup foudro-
yant
1quot;) Effay Météorolone mronné par la Scciéti de MontpeU her. Cct oiwrage fe trouvc (lans le dixième Volume dunbsp;Jomnal de Phyfiquc,
-ocr page 160-yant pas des parties déterminées du Corps. Les deux premieres manières font nommécs Jimples:nbsp;la dërnière , la renforcée Qb').
§. CXXXIII. On fait généralement quil faut ifoler la perfonne quon vcut éleftrifer, 6cnbsp;comment il faut Ie faire. Quelques Phyll-cienSj comme M. poncelet, fuspcndentnbsp;a des cordons de foye une chaife fur laquelle lanbsp;perfonne quon éleftrife sasfied. Cette méthode ne' ma jamais plu j parcequune chaife ainfinbsp;fuspendue eft mobile , quelle fait des ofcilla-tions au moindre mouvement de celui qui y elinbsp;aslis, quelle fe toufne. II vaut done mieux
pta-
(é) Voycz fur ce fujet 1excellent Mémoire de M. MAUDui r, que nous avons déja cité plus dune foisnbsp;{Mem. de la Sec. de Med, Tom. II. p. 244250.). Cetnbsp;'habile Phyficicn jndique ausfi ces trois manières délcc-.trifer: il nomtrie la premiere éleSlrifer far barn. M. ber-.2'HO ION compte cinq Méthodes dadminillrer l'Éleétrici-té: t°. par bain; 2°. par imfresfion de fcuffie,en préfentantnbsp;Ie revers de la main a la perfonne éledrifcc: on fentnbsp;alors une impreslion de toile dAraignée, on de legernbsp;Xouffle. Cette manière eft plus forte que la precedents.nbsp;3®. par Aigrettes, en prefentant une verge de Fer ter-jninée en pointe aigue a la partie nialade: 4®. par Etin~nbsp;celle; 5 o. par Commit ten ¦ (de I Ekdiridté dn Corps hamtuAnbsp;P- 378.}.
-ocr page 161-i,*j4citon de 1'ÈleSlricité fur h Gorfs animnh
pkcer la Peifonne fur un Ifoloir de Refine j ou de Bois féche au fouf. Ceft de cette méthode que je rne fers. Je place, felon la fituationnbsp;amp;: les cifconfiances de celui qu il faut éleftri-fer, plufieurs gateaux de Refine 1un a coté dcnbsp;lautre; je pofe fur ces gateaüx une chaife dcnbsp;Bois fêchc aU four, amp; jy fais afleoir Ic mala-de OU les perfonnes quil faut éledtrifer*
§. CXXXIV- J E me fers encore d^une autre méthode de communiquer TEledtricite a, quelquun: je frótte préalablement avec uncnbsp;peau de Chat Ie gateau de Refine fiu' lequel jcnbsp;place la Perfonnc. Pour Téleétrifer felon cette méthode j je la place dabord (Fig. a8.Jnbsp;fur un gateau de Refme non frotté A: enfuitcnbsp;elle fe rend dun feul pas fur Ie gateau frotté Scnbsp;clectrifé B. Si celui-ci eft fórtement éledtfi-que ( Sc quand il eft petit Sc uni, on peut fa-cilement réleétrifef avec une peau dc chat, Scnbsp;en faire un bon Eleétrophore ) la perfonne feranbsp;cleétrifée ausfi tot quelle Y ^^ura mis les deuxnbsp;pieds j eilc paffoit dun Corps non ifolé fur Ienbsp;gateau éiedtrifé, rÉlcStricité acquife p^r tmnbsp;des pieds fe perdröit par rautre, qui eft encore fur Ie Corps non ifolé, puisquon ne fauroitnbsp;palTer fur Ie gateau dC Refine les deux pieds anbsp;k fois. Mais, lorsque la pctfonné pafle dunnbsp;ÏOME Jh.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Knbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ga-
-ocr page 162-gutcau non éleftrifé fnr celui qui Ieft, ellc devient négativement eleftrique. Si elk tou-clie alors un Corps anélecbrique non électrifé,nbsp;amp; quelle sen retourne fur le gateau de poixnbsp;non eleclrique, elk devient pofitivcment ekc-trique fur celui-§i. Elk na qua toucher alorsnbsp;un Corps qui ell a Terre, Sc elk peut sennbsp;retourner , Sc repeter k même procédé.nbsp;Quand jékélrife quelquun felon cette méthode, je lui fais oter au moins fes fouliers, Sc jcnbsp;lui en donnc dautres de Fer blanc, dont legnbsp;femelles font planes amp; unies. Fig. a8. C. D.
§. CXXXV. Qn A N 0 on place quelquun Fir k gateau de Reilne, Sc quon le touchenbsp;nornbre de fois avec le chapeau de IEleStro-phore, il en tire a chaque fois un étincelknbsp;foible, jusqua ce quil ait acquis le même de-gré dElcdlricité que le chapeau. On peutnbsp;faire cette Expérknee de la manicre fuivante.nbsp;Que la perfonne ifolée touche k chapeau quonnbsp;a féparé de lEleélrophore : elk fera ékélrifée :nbsp;F elk refte fur k gateau, confervant lÉkc-tricité quelk a acquife, Sc quelle touche knbsp;chapeau pour la feconde, latroifième, la qua-trième fois, 1étincelk quelk en tirera fera dcnbsp;plus en plus foibk, 5c une autre perfonne pla-céc fur le plancher pounra tirer une forte étin-
cel-
-ocr page 163-V A^ion de l^.'KleSlrické fur Ie Cóyps unimal.
celle du chapeau;, quöiqüe la premiere y ait déja touché.
§. CXXXVl. Ïl Tuit deceque nous vc* nons de dire, que ce nell quejusqua un certain degré quon peut éieélrifcr quelquun aunbsp;moyen de lElcétrophore j que ce degré eftnbsp;égal a Celui qui determine la force de eet in*nbsp;itrument. On ne peut done élcélrifer des per-fonnes ausfi fortement par lÉleclrophore quenbsp;par la machine éleétrique.
§. CXXXVII. Il y a des appartemens dont Ie parquet eft fait dun bois extréméraentnbsp;fee Sc quelquefois ce parquet eft ausfi ciré. Sinbsp;Ifon frottoit un pareil parquet avec üne peaunbsp;de chat, on pourroit sy prendre de fortenbsp;quune perfonne y devient tantót pofitive, tan*nbsp;tót negative. Car, on peut divifer par knbsp;penfée ce parquet en pluficurs parties qui fe*nbsp;ront chacune ausfi grande que Ie pied dunnbsp;homme. Le premier pas nefera encore aucunnbsp;effet, parceque ce neft quau fecond que lanbsp;perfonne sifolc: mais, fi ellc touche a la mu*nbsp;taille, aprés avoir fait le fecond pas, elle don-nera quelque marque dEleétricité: au quatric-me pas clle fera dérechef éleétrique, Sc de mé-me au fixieme 5cc. Mais ce ne font ici quenbsp;.K xnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;dés
-ocr page 164-des idéés qui me vicnncnt en paflant. La cIio- fe eft cependant posfible, comrae on peut Icnbsp;conclure de 1Experience faire ci-dcfllis: §.nbsp;134. amp; ll on la pouflé plus loin, elk pourranbsp;peut-être devenir dune grande utilité avec Icnbsp;temps. M. CANTON {a) a trouvé unenbsp;méthode déleamp;ifer lAir dune chambrej méthode que M. PRIESTLEY a décrite (/').
Mais,
(/?) Vhïl. Tranf. Vol. XLIX. p. 783. Cette méthode confide a éleélrifer un tube de Verre trés - fortement.nbsp;On Ie met alors a ciuartier: amp; des boules de moelc denbsp;fureau, fiispcnducs a des fils de lin de 6 pouces, ter.dudsnbsp;'aii milieu de la chambre ou lon a éleétrifé Ie tube, fenbsp;repoufferont, 8c sécarteront 1ime de lautre dun police Sc demi: preuve que TAir de la chambre ell devenunbsp;éleéiriqne. 11 left en ce tas pofitivemcnt. Pour Péleélri-fer négativement, on ifole uii tube de métal, qui poncnbsp;i un bout une Aiguille a condre trés - fine; on appro-Che de Iautre bout, un baton de foufFre, oti de cire knbsp;cachctcr, un tube de Verre depOIi, quon a frotte, (amp;nbsp;qiti ont par la acquis TEleiftricite negative). 1'Air dc lanbsp;chambre fe trouve tout de fuite éledrifc négativement,nbsp;amp; rede tel fort longtems, méme après quon a tranfpor-té rapparcil dans une autre chambre.
(è) Hifiolre de lÉledtncité , Période X. Sedi. IL Tome I. p. 373. de la Traduélion franqoife : mais la defcriptionnbsp;que M. PRiEsrLET donne de cette méthode me pa-roit bieu moins claire que celle que M. c a n t o n en *nbsp;donnée lui-même a Partiele des Tranfaêlbns que uous
-ocr page 165-T ABion de V'Elecirkité fur ïe Corps animal. 14^
Mals 1Élearicité de lAir, excitée de ccttc manicre-, eft très-foible. Si on cmployoit lesnbsp;deux méthodes, amp; fi on ks renforcoit, onnbsp;pourroit élearifer de deux manières une cham-bre Sc les perfonnes qui sy trouvent.
§. CXXXVIII. Il eft toujours utilc en
ap-venous dc citer dans Ia note précédente, 11 faut obfcr-ver encore, que Ia Tradudlion fran^'oife de eet ouvra-ge a été faite fur la premiere Kdition de l'original, Se qnc 1 Auteur a ihferé dans la feconde une nouvelle methode plus facile Sc plus énergique, qui lui a été com-muniquée par M. canton mêine, Sc qui ne fe trouvenbsp;pas ailleui's: cefl: cc qui mciigage a 1inférer ici, da-près la Traduftion hollandoife du racmc ouvragc.
,,Prenez une Bóuteille chargéc d'uue main, Sc dt l'autre une chandelle alluméc Sc ifolée; approchea,nbsp;,,eii marehant par Ia chambre, la tige dc la. Bouteillcnbsp;,, trés-prés de la flamme : tenez - ly pendant une demi-,, minute; tranfporteT, alors la Bouteiile 8c la chandellenbsp;,,hors de la chambre; retournez-y avec des boules dcnbsp;,,moëIle de fuieau fuspendues ii des fils de lin, Sc quenbsp;,,vOUS tiendrez ausfi loin de vous que Ie bras peut sé-,, tendre; ces boules divergeront dés que vous entrereznbsp;dans la chambre, Sc sécarteront dun poucc Sc deminbsp;quand vous ferez au milieu.
la fuite des Expéricnces dc M. canton, M. ^riestiey rapporte ausfi celles du P. ee cc ar ia %nbsp;k même fujet.
I5® II- M É M o I R E, Jp. 11. Dt
appliquant lEleétticité a des maladès, de conilt; meneer par la premisre méthode {c). Les parties amp; les fucs affeétés font peti a peu difldus,nbsp;rendus plus fufceptibles de donner une étin-celle, OU dc recevoir une commotion modé-'nbsp;rée: car de fortes commotions ne font jamaisnbsp;recoramandables j amp; lorsqu'on na delfein quenbsp;dobtenir des tranfpirations, ou des dilTolutionsnbsp;dobftruétions internes, on peut fe contenternbsp;de cette premiere méthode: maïs, 11 on ne lanbsp;trouve pas fuffifantc, on peut pafier a la fecon-de. Jelai trouvée Ijnguliérement bonne furnbsp;un paralytique, dont je parlerai ci-apres. Mais,nbsp;fi Ton defire demployer cette feconde méthode qui eil: ordinaireraent néceflaire, je con-
fcil-. (c) Laccord parfait qid fe trouve entre la methode «Ie M. stkiglehner amp; celles de M. M. de saus-SUREamp;: MAUD UIT eft trés-propte a infpircr la plusnbsp;grande eonfiance, dantant plus que ces Phyliciens ne fenbsp;font rieu communiqués de leurs travaux. M. mauduitnbsp;commence toujours par nadminiltrer que k' bain leid :nbsp;ce neft corarnunément quaii bout de cinq ou fix joorsnbsp;quil employe ks étincelles. H eft aqsfi dxvis que l'o-pcration de ia commotion doit toujours ctre laite avecnbsp;Ricnagcment: il ne sefi jamais permis d adminjllrer dau-tres commotions qne celles qui font très-Iegéres, fur-fout quand il ks fait travcrler k Carreau. Aüta, de I4nbsp;'SOiitté de Aicdacim, Tome II. p- 447 45q.
-ocr page 167-t!Action de l'JLleStricitê fur Ic Corps animal,
fcille dexciter les étincelles par un bon FJec-trophore; cctte méthode eft bonne, expéditi-ve,amp; ne demande pas bcaiicoup de peine : ja-vertirai neanmoins que jai occaüonné de cett;e manière, fans Ie prevoir, un vomiffement anbsp;deux maiades: il furvintréellcmept a iun deux jnbsp;mais il fe reduifit fimplement a des efforts chejnbsp;Tautre. 11 nous fallut abfolument attribucrnbsp;eet elfet a rÉlectricité, cxcitée par rÉIcöro-phore, puisque nous navons ni remarque, ninbsp;pu trouver dailleurs, aucune autre caufe,
CXXXIXt-On seft fervi jusquici de la méthode fuivantc pour élcftrifer rin bras ounbsp;un pied paralytique, ou toutc autre paitienbsp;dans laquellc quelque nrrf' eft devenu roide 8cnbsp;a perdu fa force; on lie la chaine cleélrique anbsp;Ientour de cetre partie. Cette méthode peutnbsp;être regardée en quelque faqon comme alfeznbsp;bonne pour donner la commotionj mais, cnnbsp;sen fervant, on ne fauroit faire palfer parfai-tement Ie coup foudroyant par une partie dé-terrainée: Ie Fluide éleétrique fliit Ie cheminnbsp;Ie plus court, 8c celui oü il trouve Ie riioinsnbsp;de refiftance. On neft done pas für, en liantnbsp;la chaine autour du bras p. ex., que Ie coupnbsp;paflera par tel ou tel cotc du bras, ou du pied,nbsp;amp; par conféquent par tel, ou tel nerf. Cesnbsp;K 4nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;rC'
-ocr page 168-I5^ II. M É M o I R. E. P. 11» He
yeflcxions mont donné lieu de cb^ngcr moïi appareil éledtriquc pour de paveille's circon..nbsp;Ihnces: amp; voici en quoi ce changement con..
§. CXL. Je; lie, a la pTain,. au bra?, au pied, (Fig. ap. 30.) en un niot a la paitienbsp;a laquelle je veux porter Ie coup éledrique,nbsp;.line large ceinture de foye bleue A B C D E,nbsp;Hans laquelle il y a uii fort houton de laitonnbsp;que je puis iaire pafTer dans les boutonnieresnbsp;Aj BjC, Dj de ia ceinture, ou en óter a'nbsp;volonté. Quelques uns de ces boutons foptnbsp;garnis dune plaque plus large G 1, 5c dunenbsp;parde convexe K (Fig. 31.): dautres aunbsp;contraire font creux duu coté MN (Fig.nbsp;gz.) comme un rniroir concave. Quand lanbsp;partic afFeftce eft platte, je paffe Ic boutonnbsp;dans la boutonniere, de fagon que la pardenbsp;platte GI (Fig. 31. 3a.) fok appliquée anbsp;la parde platte du Corps: mais la partie efti-file concave, je tourne la ceinture ou Ie bou..nbsp;ton, 6cje pofe la partie convexe K du bouton, dans la p.aitie concave du Corps, Enfin, japplique la partic creufe M N du boi}..nbsp;ton (Fig. 3a.) aux Os, amp; anx parties mu-fculeufes convexes. De cette maniëre je puisnbsp;fppliquer plus furemeut que 4autrcs lÉleëïri-
fjulon 3e V 'TJeéricité far Ie Corps animal. 15^
cite a une partie determinée du Corps: Sc comme ces deux boutons font pourvus de«nbsp;deux cotés dun écrou, je p^iis y vifler unnbsp;anneau P, auquei j'attache la chaine eledtri-que. La plaque GI a dans quelqucs uns denbsp;mes boutons quatorze lignes, amp; dans dautresnbsp;vingt ligncs de Diantètre: on peut conclurenbsp;4e la les autres dimenfions,
§. CXLI. On peut employer cettc forte de bandage dans la plupart des cas. II fautnbsp;ctre pourvu de trois paires': l'unc pour toutnbsp;Ie Corps du malade; Tautre poiu' Ie gras de latnbsp;jambe : la troificpie pour Ie bras ou la main.nbsp;Jai cinq paires de boutons: dcu-x de la foite rq»nbsp;prefentée Fig. 31. deux concaves Fig. 3^.nbsp;la cinquième eft de la même forte mais plusnbsp;petite: on peut cependanf fe pafier dune des'nbsp;paires de la feconde forte. On voit quil luf-'nbsp;fit de favoir appliquer ces bandages au Corpsnbsp;comme il faut, ce qui neft pas difficile, pouj*nbsp;faire paffer rétincelle électrique.par tclle pat'-tie du Corps quon voudra, amp; avec beaucoupnbsp;plus de certitude que par les manières employees jusqua préfent. Si la pcrfbnne maladenbsp;«ft ti-op timide, elle na qua appliquer elle-même un pareil bandage avec fon bouton a lanbsp;partie affcdée, amp; pendre la chaine a Tan-K 5nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;neau.
-ocr page 170-^neau. Un.Phyficicn expévimenté pouvra de CQtte fagon tirer comme il faut, amp; avec la plusnbsp;grande defence, des ctincelles de routes lesnbsp;parties du Corps, ou y fau'c appliqucr la com-.tootion (fi?).
§. CXLII. M. LovET parle (dans lHiftoire de IEledtricite de M. priest»nbsp;I. E Y ) {a) dune gueriton complctte duncnbsp;niakdie dyeux, qui paroit avoir été une gou-
te
M. 1'Abbé H EMMER trouve ceue méthode trop peil expéditive: il fe fert de Ia l'uivante. II prend de Ianbsp;main droite une Bouteillc de Leide médiocre, a la fur-face extérieure de' laquelle eft attachée une diaine, ter-minée par une boule; il prend cette bonie de la mainnbsp;jgauche, amp; l'applique a la partie du Corps par laquellenbsp;l'Éleöricité doit lortir; il touche avec la tige de la Bon-teille la partie du Corps par laquelle Ie coup doit en-trer. Si ces deux parties font trop éloignées Tune denbsp;1autre, ou fi celle, par ok Ie Coup doit entrer, eft fi*nbsp;tuée de faqon quon ne fauroit y atteindre avec la tigcnbsp;de la Bouteille, il y fait appliqiier par Ie malade lui.nbsp;niême, ou par une autre perfonne, un barreau de mé-tal, qtiil touche avec la tige. De cette manière, dit-. il, on applique aa malade en pcu de tems, amp; comme ilnbsp;faut, Ie nombre requis de commotions, même a traversnbsp;les habits, pourvu quils ne foyent pas trop épais.
(lt;*) Hijls'tre de CÉlcdldiclté; Periode X. Se(i, jq. ToUJC II. p. 410. de la traduélion*
-ocr page 171-te fcreiiie.niais M. ht o rx erbea o {Meyn. de S'4cdc^ Tome XXVII.) rapportenbsp;que, quoiquil nait pas encoie guéri lt;Xe ceci-ceux qui étoient afFelt;5lés conjointemcncnbsp;aycc la goute fcrcine ou la .Cataracte» de pi-,nbsp;quiirps, Oil de douicurs, out fouvcnt rccu pafnbsp;unc feule commotion, un Ibulagement. éton-,nbsp;nant amp; prompt. Jc nai nas encore eu occa-{ion de traitiT des cas pareils: mais fi quelquenbsp;sialadc, apant ell'ayé dantres remcdes inutile*nbsp;ment, vouloit recourir chez moi a r£leclrici-té, jai fait faire la dcrnière paire de mes bou*nbsp;tons affez grands amp; affcz creux pour quon lesnbsp;puilfe appliquer Convenablement a loeil , ounbsp;3UX deux ycux;. voyez la Fig. 33. {b).
M. M^uDuiT a traité trois malades pour caufii de goute lereine. Le pieiaicr rraité pendant deux moisnbsp;8f demi parvint a diftinguer affez bien les couieurs amp; anbsp;difegrner quelqnes objets ; mais il luspeadic, amp; quitianbsp;meme enluite ie iraitement , amp; rctomba dans fon pre-jiner état. Le iecoud maUde retira un foible avantagenbsp;4un traitement de deux mois, mais ii discoiitinua, amp;nbsp;letoitaba ausii dans fon premier état. Le troifième ob-tint un effet qai pouvoic donnet quelques efpérances,nbsp;mais il quitta le traitement fous de vains prétextes. Mem.nbsp;de la Sociéié Homais de Medeclne, Tome II. p. 4Z4,; M.nbsp;Bii sAuis.jRE a guéri coraplettemeBt une goute féreinenbsp;par 1 Lkdtucité;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Voyez aiisfi fur ce fujer
eer*
-ocr page 172-§-'CXLIII. Je me fers dun inftniment particulier pour les maux de dents : il eft cora-pofé de trois parties: dun petit dcz de boisnbsp;fcché an four ABCD (Fig. 34.), dans le-quel eft cnfoncé une pointe de métal E : onnbsp;peut viffer dans la tige de cette pointe un filnbsp;de métal G: enfin on introduit dans ce dcznbsp;lin tuyau de plume ah cd par lequel Ie fil Gnbsp;pafl'e dans Ie dez, pour être viflee a la tige denbsp;métal. Je me fers dun dez de bois feché 8cnbsp;dun tuyau de plume, pour que Ie métal de lanbsp;pointe amp; du fil ne fe mouillent pas trop faci-Icment, amp; reftent ifolés, afin que la commotion foit portée plus aifement dans Ie crcuxnbsp;dc la dent (Fig. 3,5.) Jai fouvcnt disfipénbsp;des maux de dents par une feule commotion,nbsp;OU , fi celle - ci étoit trop foible, par deux^nbsp;Je ne connois quun feul cas dans lequel lesnbsp;douleurs font devenues plus grandes a la premiere commotion: amp; comme Ie malade ncnbsp;vovilut pas fe faire éleétrifer plus longtems, onnbsp;fut oblige de vecourir a dautres moyens (e),
Quanq
bei\.thoi.ON i/e lÉitélrUitt dit Corps humain, p. ipi* Xg6. p. 42;. feqq.: amp; dans Ie Journal Britaitniqtte de M.nbsp;maty, Tome VII. p. 218. une cure trés - remarquablenbsp;dune gouté fereine par rÉledtricité.
(r) V. fur ce fujet bertholon 1. c, p. 312-
-ocr page 173-VjfSlion de 1' EleSlridté fur Ie Corps aniKtal.
Qu A ND je vcux faire paffer la commotion par Ie pied, ou plütot par la plante du pied ,nbsp;je fais chauiTer au malade un foulier de Fcrnbsp;blanc (Fig. 36.) , fur lequel sélèvent plu-fieurs tctes de cloux qui y font rives. Jai i-mité cc foulier de ceux de M. hiortbr-
BE R G.
§. CXLTV- Je vais décrire un couple de. cas, dans lequel on a éledrifé des makdes aveenbsp;beaucoup de fuccès. Mais je dois avertir quenbsp;ces cui'es nont pas été faites immédiatementnbsp;par moi-mcme, mais par un liabile Medecin,
M. D -) Medeciia de lEledteur: amp; je
crois être en droit dinférer ces cures dans mon Méraoire, paree que ces Expériences ont éténbsp;faites, daprès mes confeils, avec mes.inftru-mens, en grande partie fous mes yeux , Scpournbsp;ainli dire fous ma direction. Ceit a defleinnbsp;que je ne trarifcris pas tous les cas que nousnbsp;avons eu, puis quon en trouve de pareils dansnbsp;dautres ouvrages dignes de foi, amp; furtoutnbsp;dans les Memoires de 1Académie de Suede.
fJUENER,
-ocr page 174-Je craiii'? dailleun de devenir ennuyeii-sc par de longs recits, amp; dabui'er de la patience dunbsp;Lefteuf.
§. CXLV- Premier cas. nbsp;nbsp;nbsp;Ca*
tharine -* agée de cinquante ans, dun tém pérament phlegmatique, fe leva Ie matin denbsp;bonne heure ènfuant, sapprocba diine fénè-*nbsp;tre quelle ouvritj 6c tomba fur Ic champ anbsp;terre, paralytique du coté droit, Sc flins pon*nbsp;voir parkr. Apvès quön eut employé les re-inèdes ufltés en paralyfie, mais qui furent icinbsp;lans elFet, on eut reeburs a VÉleétricité. Lanbsp;malade épvouva a la vérité de fortes fenlationsnbsp;a chaque commotion, tant dans Ie pied paralytique , que dans Ie bras: mais, en examinantnbsp;les chofes deplus prés, Ie Medecin 'tl'Ouva quenbsp;¦la langue sétoit retitec vers la cloifon du palais (i^ehm palatinum); nous fimes done ausanbsp;IExperience fur la langue j amp;, ce a quoi nousnbsp;ne nous attendions nullement, la malade ri-oit a chaque commotion modérée, quon luinbsp;donnoit, amp; elle faifoit figne de la main faine,nbsp;de repéter la commotion, ce quon faifoit.nbsp;Le lendemain la langue étoit dans la lituationnbsp;naturelle , amp; pouvoit fc mouvoir en tout fens,nbsp;Riais la malade ne pouvoit pas encore parkrnbsp;on fe donna la peins de lui enfeigner de nouveau.
-ocr page 175-1'jiamp;ion de VEleElrtcité fur Ie Corps animcil. 15^
vcau rAlphabet, amp; au bout dc trois femaines, clle fe troivva guèrie pat rÉleflrricité au pointnbsp;de pouvoir marcher Sc paiiei'. Nous lui de-mandames pourquoi elle avoit toüjours ri anbsp;chaque commotion quon dónnoit a la langue:nbsp;elle nous repondit navoir de fa vie éprouvénbsp;de fenfation fi agrcable, amp; fi chatouillante.
§. CXLVI. Second cas. Pierre--agé de quarante - huit ans, un valet, duii tempérament plilegmatique, shabillant un matin de bonne hcure, fut frappé de paralylie,nbsp;au bras Scaupied droit, ainfi qua la langue,nbsp;la tranfpiration sétant arrêtéc par Ihumiditcnbsp;dc lAir. Nous élcörifames Ie makde, fansnbsp;lui faire prendre dautres reraêdes. Au boutnbsp;dune heure, Sé après avoir regu plufieursnbsp;commotions, il commeiica a tranfpirer de plusnbsp;en plus. II éprouva ausfi une envie dc vomir,nbsp;II pouvoit dcrechef renluer la langue, doritnbsp;on tira ausfi des étincelles j mais les mots quilnbsp;vouloit prononccr étoient inintëlligibles. NoUSnbsp;Gontinuames délectrifcr Ie m;tlade une demi-heure par jour, amp; quelquefois plus longtems-,nbsp;tantüt en tirant des étincelles, tantót en don-nant de legères commotions: amp; nous rcmar-quames dérechef uu effort pour vomir, amp;unenbsp;forte tranfpiration. Enfin Ie raalade éprouva
cn
-ocr page 176-11 peu de tems un fi bon efFet, quil put dc iiouveau fe fervir de la main amp; du pied, amp;nbsp;pariet intelligiblement. II refta en pleine fan*nbsp;té pendant deux mois. Au bout de ce tems ilnbsp;devint dérechef paralytique aus mêmes parties.nbsp;Nous euraes encore redouts a 1Electricité, 5cnbsp;nous procédames commc la premiere fois. Lcnbsp;fucces fut tres-fiivorable; mais le makde a encore, apres fon retabliflcment, dc la peine anbsp;pronolicer certaines fyllabes allemandes rudes.
§. CXLVII. JV j o tr T E R ÖI s encore vo-iontiers tin mot fur une efpèce dEleftricité, que je crois écre encore entièrement inconnue.nbsp;Une Expérience ma conduit a cette idéé; lanbsp;Void en abrégé. Je prends un cilindre dénbsp;Verre, ferme dun cote ; je le tiens de la mainnbsp;gauche, amp;je frappe a plufieurs reprifes force-ment fur le fond avec un cilindre de bois. Lenbsp;Verre dcvient éledrique (a). Or, ne puis-jé
paS
(a) Le moindre trémouffement pourroit bien rendre Ic-Verre éledtrique r au moins eft-il certain qiic Cettenbsp;fubftance a une prodigieufc facüité a recevoir !es effetsnbsp;du Fluide éledïrique, amp; d mettre celui-ci en aftioti.nbsp;Ausfi M. HAHN, célèbre Profelieur de Medccine a Lelde, a-t-il Ibupqonné (p- 49' de 1 adtïiirable Preface quH ,nbsp;a rnife a la Tete du Traité de M. icuii-limg ilt
fra)
-ocr page 177-r ABion de VÈleBricité fur Ie Corps anittal. l6i
pas fubftituer par la penféc 1Air au Verre? Sans doutdjCe font tous deux des Corps idioé-leélriques. Ne puis-je pas ausfi imaginer aunbsp;lieu des coups fur Ie Verre, des fecouflesnbsp;proraptes dans 1Air? Ces fecoufles nexiftent-elles pas dans Ie fon amp; dans les tons? Ne pour-roit - on done pas foüp^ónner qlie la propagation du fon fe fait par unc foite dEleftricité ?nbsp;Chaque Ton différent ne donne -1 - il pas unanbsp;autre forte, ou plutót un différent degrénbsp;dEleétricité a 1Air? Lharnvonie ne fera-1-elle pas une Eleétricité compofée de lAir?nbsp;Lorgane de 1ouïe ne fera - t-il pas excité parnbsp;une forte dETeclricité ? A^ais ce ne font la quenbsp;des idéés accidéncelles.
§. GXLVIII. Je n viens a la Force ma-gnétique. Ici les chofes changent de face: ce terrein eft encore entièrement inculte. Onnbsp;peut allèguer despreuves incontcftables de Taction de TÉleélricité fur Ie Corps animal: amp; ilnbsp;lie sagit, dans la Recherche de cette Force,
amp;
.jT^l que Ic Phcnoffiène étonnant des Oeufs P/iikfo]gt;htqites, EoMtiUes de Boulogne, qui fe briftnt dès quon y jettenbsp;Ie plus petit morceau de Caillou, ou qiion excite 1©nbsp;Dioindre tremblottement 1 la partie intérieure du fönds ,nbsp;poiuroit bien dépendre dc 1ÉleAricité.nbsp;tome II.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;E
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êc ,dans lés Expériences amp; les Obfervations falies .lurce fujet, qua sarrêter a ce qui eft gé-ppral 8c conftant: 11 ne sagit pas tanc de re-|)ogt;:ïdrc a la queftion, fi cctte force agit, car decide , qu'a celle-ci, camment agit-elle? Qbjf t, de ia Recherche 8c du perfec-rjonnemcnt du quel on peut encore soccupernbsp;|)endant,un fiècle. Mals, nous fommes pauvro;nbsp;CB Expérieiocps fur. ce qui concierne Padion dunbsp;Magnétisrne fuf Ie Corps humaiii, 8c il nefl:nbsp;p)as.-encore decide a beaucoup prés, fi cettenbsp;¦Flt;gt;rpe aj quelque adion fur Ie Corps animal,nbsp;gi ce f^ 4toit conllatc, nous connoitrionsnbsp;:a:U'Sfi uiie bonne partie de la queftion fur Ienbsp;comment: car on ne faurqit guères favoir du-ne manière fuffifante, que cette Force agit,nbsp;Cins connoitre quelque trace de la manièrenbsp;dont elle peut ctre produite. On peut hardl-ment .provoquer ici tons les Phyficiens, quilsnbsp;foycnt Médecins ou non, même ceux, quinbsp;par leurs travaux 8c par leurs Expériences, ontnbsp;donné occafion è cette queftion, dy repon-dre. Je fuis pcrhiadé quils y trouveront tousnbsp;des difficultés invincibles. Je rapporteral ce-'pendant ce que jai expérimenté, vü, Sc ob-fèrvé, ainfi que les conféquences que je puisnbsp;titer de tout ceci. Quoique mes travaux ayentnbsp;été en grande, partie fans fuccès, ils pourronc
épari
-ocr page 179-VASlion del EleSiricité fur U CoYpi animul. 16^3
épargiier a ceux qui voudront ks lire, Ie temps précieux, la dépenfe, Sc la peine rcquifesnbsp;pour examiner la mcme chofe.
§. CXLIX. J'examinai daboi'd li lHomme na pas de lui même une force ma-gnétique. Je penfois que cette force pour*nbsp;roit, peut - êtrèfaire quelque impresfion furnbsp;une boane Aiguille magnétique très-fenfible.nbsp;Je me rappellai roccafion, qui sétoit préfen-téeen 1774. de déterminer très-exadtement lanbsp;déclinaifon de cette Aiguille. Je tirai alorsnbsp;une Mcridienne, lur un plan mis de niveau :nbsp;jy enfongai perpendiculairement un ftile, furnbsp;lequel je plaqai une longue Aiguille magnétique, fortexafte, fake par M. brander.nbsp;Quand elle eut achevé fes ofcillations, je vou-lus marquer avec un poinqon de laiton fortnbsp;aigu Ie point du plan auquel la pointe de TAi-guille repondoit. Javois tiré paf Ie centre denbsp;rAiguille amp; Ie point auquel 1Aiguille sétoknbsp;arretee une ligne droite; Ayant divifc celle-^i depuis Ie centre en mille parties, amp;'la pre-nantpour Rayon, javois tiré par la fin de lanbsp;millième partie une perpendiculaire fur la Mé-ridienne: cette perpendiculaire étoit Ie finusnbsp;de la déclinaifon. Mais cette méthode, em-L anbsp;nbsp;nbsp;nbsp;pWj
-ocr page 180-164. II' M É M o I R E. P. TL De
ployée par rAitroilome Impérial amp; Royal daits fes Voyages {b) ne me fatisfit pas alors; car,nbsp;a clraque fois que japprochois de TAiguillcnbsp;avec la main, ou Ie poingon de laiton , TAi-guille coromen^oit a ofciller, a indiquer uncnbsp;déclinaiibn variable, dont je dus eftimer Scnbsp;prendre Ie milieu. Comme je ne pouvois at-tribucr eet effet a la pointe de laiton que jcnbsp;tenois en main, je crus quil devoit avoir ctcnbsp;caufé, ou par une forte evaporation de manbsp;main, ou par un mouvement infenfible dunbsp;piedêftal fur lequel javois tracé la Méri:ienne.
Ja I repété cette Experience cette année, mais fur un piedêftal maqonné pour eet effet,nbsp;jai trouvé, ce que javois foupcoimé gi-de-,vant en partie, que les ofcilLitions de TAiguil-. Ie devoient avoir été caufees par un mouvement infenfible du piedêftal: car mes Aiguilles font aéluellement fort tranquillcs: mon Experience a done été inutile Sc lans fuceês pournbsp;ce que je cherchois, Sc je dois plütot en con-
clu-
(b) Le célèbre Abbé hell de Vienne. M. chappb d'^auteroche a'Voit employé une méthode a peu presnbsp;fcmblable, dans fon Voyage en Sibéric. j,nbsp;du P. hell, pour 17Ó4. p.
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clure Ie contraire dune Force rnagnétique dans ie Corps huniain.
CL. Il ya peu de tems quun Phyfi-cien a foutenu devant un Académie célèbrc de rAllemagne,entrautres cetteThefe,, Ma-,5 gnéiismuSi praepar-atione debit poteft it anbsp;jj in Corpore animali augeri, vel roborari., iitnbsp;,, corpus ejusmodiy acum magnsticam pro lubi- tu movendo, altitudinem in Barometro notan^nbsp;55 do plagam.) ex qud Ventus fpirat ^ defi-,5 gnando, par fitquot; c. a. d. ,, On peut telle-,, ment avigmenter amp; fortifier Ie Magnétis- me dans Ie Corps animal par une prépara- tion convenable, qüe cc Corps fera capablenbsp; de mouvoir une Aiguille airaantee a volon-j, té, dindiquer la hauteur du Barometre, Scnbsp;5, de défigner lAir du vent qui fouffle- Cenbsp;Phyficien ayant eu la politefle de me venirnbsp;voir, commenga a parler entrautres fur ce lu-jet, amp; il en voulut faire lExpérience. IInbsp;prit un de mes vigoureux Aimans, Ie tint dune main, Sc léloigna de fon Coi-ps autantnbsp;quil étoit posfible, en étendant Ie bras. IInbsp;montra de V index de 1'autrc main fur une Aiguille a coté de laquelle nons nous tenions,nbsp;mis cette Aiguillc, qui étoit tres-bonne,nbsp;refta immobile, jen conclus, que cc Phyil-L 3nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;cien
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(c) Ceft certainement de M. mesmkr que 1Auteur parle ici. M. klinkosch, célèbre Profeffeur dAnSto-mie a Prague, après avoir sappellé dans un? Lettre fortnbsp;intéreffante üjr Ie Magnétisme Animai c?* ïEUdrephore per-f'etuel, que les Experiences fur lesquelles on batit Ie fys-tème du Magnétisme Animal, ne font pas fatisfaifantesnbsp;aux yeux des vrais Philofophes, en décrit une, dans la-quelle on peut diriger 1appareil de fa^on quune Aiguillenbsp;aimantée fc dirige vers tous les Corps quon lui préfente-,nbsp;quels quils foyent, amp; quclle en fuive tous .les mouv?-piens a volonté. 11 ny a qua placer Ie Itile qui porie lAiguille fur Ie chapeau dun Éleélrophore. Dès quonnbsp;applique ee chappau fur Ie gateau, il devient négative-jnent élefttique ( §, LXXV.) amp; lAiguille acquiert parnbsp;conféquent la même Éleélricité! elle fera done attiréenbsp;¦par tous les Corps non - éleftriques quon lui préfentenbsp;pile en fuivra tous les mouvemens jusqua ce quon lanbsp;touche : alors ( §. LXXV.), elle np donnera plus aucunnbsp;figné dÉlcétricité; naais, il ny a qui enlèver Ie chapeau du gateau; amp; ce chapeau, ainfi que lAiguille de-yiendront pofitifs (§. LXXXV.) amp; celle-ci fera dérechéfnbsp;attirée par un Corps qnelconquc. M. ki.inkosch a dis-pofé fqn, apparcil de fa^on que Ie ftile quiporte lAiguil-le paroilTe fcul au deffus de la Table, mais quil communique cependant avec Ie cAapem, qui fe trouve atta-eké avec dé' la Réfine, amp; P®' ^onrequent dans un étatnbsp;Tdifolem«rf,:- -tt'na-'partie inférieur^, du deffus de k Tk-:nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ble.
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,» Les partifans du Magnétisme Animal auroient-ils ,,pris des mots pour des Faits, ön auroient-ils réellc-,, ment oblervé quelque chofc ? Sils ont mis par ha-fy 2,ard} comme j en ai fait lExpériencc de propos dc-,,libéré, une boete verniffée contenant une Aiguille ai--smantéc fur une Table de Fer blanc , enduite duöenbsp;5gt; couclte legére de lacque, quils aroient peut - être esrnbsp;sjfuyée préalablemcnt, a raifon de propreté, ils auremtnbsp;j.été trompés fans sen appercevoir par l'Éledrkité ven-iiprejfe\ car, cn sy prenant ainfi, 1Aiguille obéit
i68
pouvois dcvenir peut - être magnétiquelde cet-te manière amp; acquèrir quelque force fur lAi-guille: mais mon Experience fut fans fuccès. LAiguille fe raouvoit a la vérité quand jenbsp;men approchois, mais non par mon doigt: Sfnbsp;en me couvrant -dq la même quantité de Fer
1ef-,,au mouvement du doigt tout aesfi bien lorsquelle eft y, dans fa boete que fi on Ven otoit, amp; quon la tenoitnbsp;,ta la main. II faut pour cette Expérience que la glacenbsp;, qui couvre ordinairement la boete de la Bouflble ennbsp;5,foit otée, amp; que VAiguülefoit a découvert, On peutnbsp;j, ausfi fe fervir dune glacé de miroir quon frotte aveenbsp;s, une peau, au lieu dune Table de Fer blane couver-te de laqué: amp; au lieu denduirc extérieurement duH
Vernis la boete de bouffole , foit de bois, foit de mé-,,tal, il n'y a qua mettre de la circ a cacheter aux ,,dcux endroits ob 1on applique les doigts pour la inet-,,tre fur la Table, amp; la lever. Si 1Aiguille a eu quel-,, que mouveipcnt en ce cas, fi elle a quelquefois don-,,né une commotion , les partifans du Magnétisme Ani-,,mal auront'ils attribué eet effet au Magnétisme, Senbsp; rehaulTé, en partie fur de pareils fondemens, les
droits de la matière magnétique au de-la de ce qucl-,, Ic en a eu jusquici iquot;
Voyez les Mémoires de la Société de Prague, Tome II. p, t74. amp; i6i, les Plancbcs qui repréfentent 1appareil denbsp;M. klinkosch, fe trouvent dans Ie Tome III. p. 123.nbsp;Les belles Experiences de M. votrA fur les ifolemensnbsp;imparfaits ne peuvent quajouter bcaucoup de poids aux-ftifonnetnens du Phyficien de Prague.
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leffet fut prcsque égal, fi ce neft que les dif-férens poles de rAimant caufoient une plus grande agitation a 1Aiguille: amp; ü métoit facile de prévoir, que la direction de 1Aiguillenbsp;devoit avoir lieu felon la diagonale du paral-lelogramme formé de toutes les direftions deSnbsp;forces des Aimans quon porfe fur foi: car, ilnbsp;refultera dunc telle corapofition une diredfionnbsp;moyenne j felon laquelle 1Aiguille doit fe dünbsp;viger.
§ CLII. Maïs, peut-être Ie Corps animal nacquiert - il, tout comme Ic Fer, la Force magnétique que dans urie certaine fitua-tion: ceft ce que jai ausfi voulu examiner.nbsp;Or, comme Ie Fer acquiert Ie plus de Forcenbsp;magnétique lorsquon Ie place dans Ie méri-dien magnétique, felon rinclinaifon requife,nbsp;je cherchai dans un lieu particulier un appartement a couvert. Je deterrainai dans eet en-droit par une bonne Aiguille Ie Plan, ou Ienbsp;Meridien magnétique, amp; après avoir cherchénbsp;par un bonne Aiguille dInclinaifon de M.nbsp;BRANDER rAngle dInclinaifon, je prépa-rai une inllruélion pour Ie Charpentier, afipnbsp;qnil me pofat fermément dans eet endroit, êcnbsp;felon la dite incliiiaifon ? une poutre de bois,nbsp;fansclouxdc Fer. Je pofai fur cette poutre,
L 5 nbsp;nbsp;nbsp;fe-
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II.
M E M o I R E. P. II. De
felon k méthode de M. antheaume {Mem. dePAcad. Royale^ 1761- p- iil. W )gt;nbsp;lun devant lautre deux barreaux de Fer, denbsp;fept pieds onze pouces, de forte quil ny avoitnbsp;que deux bons pouces de diftance entre lex-trémite inférieure du premier barreau, .amp; lanbsp;fupérieure du fecond. Chaque barreau péfoicnbsp;^ingt-cinq livres. Je leur applique enfuitenbsp;line efpèce darmure en adaptant une femellenbsp;de Fer aux extrémités des deux barreaux quinbsp;étoient tournés Pun vers lautre. Je pouvoisnbsp;méfurer la force de ces barreaux aux parties denbsp;ces femelles qui debordoient un peu au defliisnbsp;des barreaux, y fuspendre des lames de Fer,nbsp;6c même y aimanter aflez bien des lames dA-cier. Mais comme ces bari'es de Fer ne menbsp;paroiflbient pas avoir aflez de force , jen appli-quai encore une autre du même poids, (ürnbsp;chacune delles, de forte que ces deux pairesnbsp;de barres péfoient enfemble exaétement centnbsp;livres. Je plaqai a coté de cc grand Aimantnbsp;deux Echelles, une de chaque coté, fous la
mê-
(«) II vaut mieux recourir au Mémoire même de M. ANTHEAUME Jur les Aimons artificiels , Couronné , amp; im-primé a Petersbonrg en 1760. en 4®. Il eft accompagnénbsp;öe Planches, qui donnent une idee fort claire de cettenbsp;CXCeEentc méthode.
-ocr page 187-l'ASiion ie l' EleSlricité fur Ie Corps aniwal. 171.
même inclinaifonj Sedans Ie même plan ma-gnétique. Je pouvois, au moyen de ces Echel-j les, me coucher dans ce même Plan, fous knbsp;même inclinaifon, a coté de VAimant, ou furnbsp;lui: jelkifait, tres - fouvent, amp; en difFcrensnbsp;tems, dans diverfês circonftances: mais ma peine a été employee inutilement: car je ne pouvois pas produirc Ie moindre figne dune Force magnétique.
§. CLIII. Jaurois encore pu prendre intérieurement de la limaille de Fer: mais jenbsp;favois quune certaine perfonne nen avoir retire aucune utilité , a ce que ma dit Ie Méde-cin de cette Ville,quoi quon eut encore prea-lablement aimanté la limaille, comme on Ienbsp;préferivoit. II eft disgracieux de faire fansnbsp;fruit, Sc en perdant beaucoup de tems, un finbsp;grand nombre dExperiences couteufes; il eilnbsp;ennuyant de lire Ie recit de pareils travaux quinbsp;nont pas cu de fuccès, amp; il men coute éga-Jement de les rapporter. On me permettranbsp;done de pafler fous fllcnce mes autres Experiences inutiles, 6c de conclure de celles, dontnbsp;je viens de faire mention, quil neft pas probable que p Homme puifle prodüire en foi unenbsp;Force extérieqre, femblable a celle de lAi-lOarit. '
§, CLIV,
-ocr page 188-§. CLIV. Il eft, en Phyfique expérimen-tale, mille occallons de fetromper: 6c de mê-mc que ceft fouvent un fimple hazard qui nous fait découvrir une verité cachée, ceft ausfinbsp;pour ainfi dire, un bonheur quand on décou-vre fes meprifes a terns. Je puis en fournirunnbsp;exemple qui mefl arrivé. II y a eu des Phy-fieiens qui ont foutenu que TAurore boréalcnbsp;neft quune Elcftricité de lAir: ils ortt pré-tendu ausfl avoir obfervé en m'ême tems uncnbsp;variation particuliere dans 1Aiguille aimantéc.nbsp;lis en déduifent done un fort argument en faveur de rAnalogie entre 1Electricité Sc lcnbsp;Magnétisme. Mais, tout comme il neft pasnbsp;encore demontré que lAurore boreale eft uncnbsp;Eleétricité de lAir, il Ie pourroit égalemcntnbsp;que les Variations obfervées dans 1Aiguille nenbsp;fuflent quune méprife. Jobferve ici depuisnbsp;plufieurs années TAurore boréale ainfi que lesnbsp;autres Météores, amp;: je lai fait avec plus dex-actitude depuis fept ans, fans que jai pu ob-ferver encore une feule fois quelque variationnbsp;dans rAiguille aimantée, quoique je puiflcnbsp;foumettre linftrument dont je me fers a 1examen de qui que cc foit. Mais un jour il mar-i'iva de me rendre a mon Aiguille aimantéc,nbsp;une fimple chandelle a la main, fans chandelier, 5c je trouvaij'lAiguille fort agitée: ja-¦nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;voi5
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^PAEtion de V^leElrkitéfur Ie Corps anikal. 173
vois cependant ruis a quaitier tout Ie Fer que je portois fur moi, èi non - obftant cela jnbsp;guille me paroiflbit plus agitée a chaque foisnbsp;que je loblêrvois. II me revint enfin dansnbsp;lefprit que javois encore fur la tcte monnbsp;ccran autour duqucl il y a urt Fil de Fer. Ncnbsp;feroit-il pas posfible que dautres Phyficiensnbsp;Feuflent ausfi quelquefois oublié lorsquils ontnbsp;obfervé les Phénoméncs irreguliers dans 1Aiguille: amp; que par-la ils ont cru avoir trouvénbsp;un Magnétisme animal ( 3) ?
(^) Je ne crois pas que lAurore boréale eft un Phé-iiomène purement cl^:ftriquc ; je ne déduis auciinc Analogie etitrc 1Ékftricitó amp; Ie Magnétisme, des mouve-mens irréguliers que 1Aiguille aimantée éprouve en tems dAurore boreale : mais je nen fuis pas moins convain-cu de la réalité de ces mouvemens, que jai obfervéenbsp;amp; fuivie cent amp; cent fois. Je fuis trés - convaincu quenbsp;CCS agitations irrégulières nont -pas lieu partout; maisnbsp;ceux qui habitent des endroits ou ces Variations ne foritnbsp;pas fcnlibles, nont pas de droit, ce inc fcmble, de re-Toquer en doüte les obfcrvations des autres Phyficictis:nbsp;Voyex ce que jai dit fur ce fujet §. z4%. de moanbsp;Mémoirc, amp; ce que je dirai gi-di flous dans une Dis-fertation particulière, inierée a la fin du lecond Tomenbsp;de ce Rccueil. M. HEMMEa remarque ausfi fur ccnbsp;quil a fouvent obfervé de pareillcs agftanons, amp; mem.enbsp;fi fortement, quil püt juger par Ie mouvement de foanbsp;Aignijlc sil y a une Aurocc boréale ou non .
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M É M o I R E. P. II. De
§ CLV. Quoique toutcs mes Experiences euffent été jusquici, fans fuccès, je ne perdis pas toute èfpérance de trouver au moinsnbsp;quelques indices vraifemblables de force ma-.gnétique dans Ie Corps humain. Je favois,nbsp;par les Expériences de M. musschen-BROEK, que plulieurs terres, mêlées au fang,nbsp;amp; calcinées au Feu, font attirécs par 1Aimant:nbsp;-or, comme Ie fang contient des parties terreu-fes, outre les.aqueufcs, les falines, amp; les hui-leufeSj que la terre approche beaucoup de lanbsp;nature du Fer, je penfois quil étoit posfiblenbsp;que Ie Corps animal contient encore dans Ienbsp;fang quelques parties fur lesquelle,s 1Aimantnbsp;poul'roit cxercer quelque Force. LExpérien-ce fuivante mapprit combien mon opinionnbsp;étoit fond'ée.
§. CLVI. J E pris du fang de Ccrf, reduit aficcité: je Ie fis pulvérifer, amp; je 1examinainbsp;avec un bon Aimant: tout mon travail fut inutile: je ny trouvai pas de particules ferrugi-neufes (c). Je ne perdis cependant pas courage:
(c) Confultez* ce que jai dit fur ce fujet 13. de mon Mémoire: ainfi que Ie Mémoire de M. hubnernbsp;X. de la troifième Partic.
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rage: lorsque les particules deFer, me dif^is* je, font fort petites, .amp; de plus, mêlées a dcnbsp;grandes maffes de parties lympbatiques, huirnbsp;leufes, amp; terreftresi ou, lorsque Ie Fluide'nbsp;magnétique ny eft pas encore excite amp; deta-ché par un degré fuffifant de chaleur, _il eftnbsp;posfible que lAimant nait pas dadtion fur cesnbsp;particules: car cettc adbion neft fenfible quau-tant que ce Fluide peut devenir dans une par-tie de ces particules Q-hy amp; dans lautrenbsp;Q» (§ 10} la.): oi'j jai déja dit gi-deffus, que Ie Fer peut acquérir cette proprié-té par la chaleur. Je pris done douze oncesnbsp;de lang de Cerf reduit a ficcité amp; pulvérifé:nbsp;je les fis mettre dans un creufet, amp; je les fisnbsp;calciner pendant trois heures, amp; pulvérifer en-fuite: leffet fut entièrement conforme a manbsp;«onjeóture: car je pus en tirer au moyen dcnbsp;mon Aimant aflêz dc particules martiales, pournbsp;me convaincre moi-même, amp; tout Ie monde,nbsp;quil fe trouve des particules ferrugineufcs dansnbsp;Ie fang.
§. CLVII. Jaurois en quelque forte pü men tenir la, puisque je favois par cettcnbsp;Expérience quil y _a du Fluide magnétiquenbsp;dans Ie Corps animal. Car, ce Fluïde refidcnbsp;dans Ie Fer (§. ig. 57.) amp;: Ie Fer exifte réel-
Ic-
-ocr page 192-lemcnt dans Ie Corps animal (§. 156.) (d): ceft done une cönféquence natui'elle amp; legitime, qüe Ie Fluide magnétique exilte dans Icnbsp;¦Corps -animal. Mais je voulois pas mennbsp;contenter: car coriio^e javois tant dntendunbsp;palier depuis deux ans de TAdtion de TAiraantnbsp;fur Ie Coips aniöiiil, amp; quen partiè jen avoisnbsp;fouvent paiié avec Finventeur de cette action,nbsp;je voulois ellayer ausfl sil nétoit pas posfiblcnbsp;den faire 1épreuve. , Nayant cu aücün fuC-cès fur des perfonnes bien portantes, je menbsp;fuis tourné vers des malades. Je ne vouloisnbsp;cependant pas, tout comme pour lÉleÉtricitc,nbsp;faire ces Experiences immédiatement par moi-même, de peur quon ne nióbjcccdt peut-ctre, comme on la fait a M. M. lovetnbsp;amp; WESLEY au lujec dExpériences eledlri-ques., que nétant pas de la faculté je ne pour-rois diilinguer, ni la nature des maladies, nLnbsp;les fuites dune guérifon apparente. Je prisnbsp;done, avec Ie Médecin dont jai parlé , Icnbsp;parti dappliquer 1Aimant a quclques maladesnbsp;qui voudfoient sy prêter. Nous fimes venirnbsp; des Aimans de Vienne; nous en confttuiflmes-
. nous
(lt;i) Voyez Cé que jai üt la-delTiis §. 102., nctt lt;*quot; 8c $. 91. naie j' d# meu Mémoire,
-ocr page 193-nous même, amp; nous les donnames a des Mak-des. Ils font de la foiiue repréfentée dans les Figures 37, 38, 39. couverts de Taffetas, Scnbsp;ils peuvent être lies a différentes parties dunbsp;Corps (^).
$. CLVIIL
(e) M. M. ANDRY amp; thourf, r ont ajouté a leur Mémoire fur lUfage de ÏAimant en Médecine (p. 683. dunbsp;IJI. Tome des Mémüres de la Société Keyale de Médecine')nbsp;une défeription des pièces aimantées dont ils fe font fer-¦vis, 6c de Ia manière de les appliquer. Celles quilsnbsp;employent en giiife dArmure ne ¦ différent pas elTentiel-lement de celles que M. steiglehner a décrites, flnbsp;CC n elf par les braffelets , les jarretières, 8c les colliersnbsp;dont ces Mesfieurs font ufage. Ce font de petits bar-,nbsp;reaux détachés, pour lordinaire dun pouce de long furnbsp;quatre lignÉs de largeur, amp; une demie ligne dépaifleur,nbsp;quon applique bout a bout fur un ruban de toile ou danbsp;velours noir; on en employe cinq pour former un brasquot;nbsp;felct, douie pour une jarretière, dix pour un collier;nbsp;quant aux autres pièces on les enveloppe dordinaire dansnbsp;du taffetas. Au refte ees Meslteyrs obfervent: 1°. quqnbsp;les pièces deftinées a être appliquées en armure, doiventnbsp;être fixées dc manière a conferver Ie plus conftamraen^nbsp;posflhle leur lituation : les accidens fe rcnouvellant quel-quefois cjuand les pieces font dérangées: a®. Quon doitnbsp;préférer, routes chofes dailleurs égales, les pièces quinbsp;touchent la peau nue i celles dont les Aimans font en-veloppés; la fubftance qui les recouvre affoiblilfant dau-tant Ia communication de leut vertu. 3®. Quon döiïnbsp;faire changer amp; renouveller ces pièces fouvent, tons lesnbsp;TO ME II.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;JVlnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;deu^
-ocr page 194-§. CLVIII. Je dirai encore cn paflant, amp; par furabondance, que pour avoir des Airaansnbsp;dunc forme tres-irréguliere, amp; mcme de forme variable, je les fais de limaille de Fer tres-*nbsp;fine amp; de cire: jemploye environ trois parties'nbsp;de limaille fui' une de cire: je les raêle enfem-ble fur Ie Feu dans un vafe net: 6c pendant quenbsp;la matière eft encore chaude, je lui donne lanbsp;figure que je defire, 6c je laimante quandnbsp;elle eft refroidie. Le Leétcur voit, fans quenbsp;jen avertiffe, quon peut avoir de cette maniè-re un appareil peu. couteux 6c propre a plu-fieurs Experiences ma'gnétiqües agréables.nbsp;Maisje dois avouer que ces Aimans font foibles i^a).
§. CLIX.
deux OU trois mois. Enfin 4°. que la vertu de IAimant paroiflitnt être plus fpedalement fédative èc calmante,nbsp;on doic furtout éviter les remèdes amp; toutes les fubftan-ces, qui, pouvant irriter les Nerfs, soppoferoicnt a fo»nbsp;aftion. La prudence même exige que pendant fon ae-tion on sabllienne dautres Médicamens: p 687.
(a) Le célèbre Dofteur knighp faifoit des Aimana artificiels de la même manière ; il prenoit de la limaillenbsp;de Fer quil reduifoit en poudre impalpable par des lotions réitcrées dans lEau. H la méloit avec de lhuilenbsp;de lin Si en faifoit une paté ouil féchoit lentement présnbsp;dun feu modéré, afin que la matière ne fe ger^at pas Jnbsp;enfuice il Vaimantoit au moyen de fes grands magaziquot;*
de
-ocr page 195-§. CLIX. Je rapportel-ai, tels quils mont été communiqués, les cas fuivans entre tousnbsp;ceux dont leMédccin que jai cité ma fait part.
Premier cas. Une Religieufe de cin-quantcansj dun tempérament phlegmatique, étok attaquée depuis huit ans dun Rhumatis-me, Sc de doüleurs tiraillantes 8c pteflantes entre la quatrième 8c la cinquième faufle cóte,nbsp;a compter du cóté gauche; non obftant tousnbsp;les remèdes, Ie mal ne cêdoit jamais, mais ilnbsp;dcvenoir plus foit aux approches dun changement de tems. Elle appliqua 1Aimant en formenbsp;decolierde forte quilcouvroit lapartie affedlée.
Au
de barreaux' aimantés: VhM. Tranfacl. Vol. LXIX. p., 51. La déferiptiou de ces magazins amp; leur figure fenbsp;trouvent ibid. Vol. LX^I. p. 591. ainfi que dans Iou-Vrage de M. le monnier intitulé Loix dn Ma^étisme,nbsp;Ces Aiarans de M. knight écoient par conféquent for-més dunc matière durcie. Mais il y a dnq ou fix ans'nbsp;qu on envoya de Londres au Prince de gallitzin anbsp;la Haye une matière noiratre aimantée , molle, qiii con-fervoit fa vertu amp; fes poles de quclque manière quon lanbsp;plidt. Mon Frere, a qui ce Prince la fit voir, foup-Sonna dabord fa veritable compofition, amp; 1'imita ennbsp;nrclant de la limaille de Eer fort fine, amp;'de la cire fon,nbsp;due: il aimanta ce mélange après le refroidiffement, ennbsp;fe fervant de la double touche. Jen poflede un mor-ccau, qui a tr«s-bicn conferve fa vertu depuis ce temj.
l8o II- M i M o I R E. P. II. De
Au bout dun jour 8c dune nuit, la douleur changea de lieu, 8c fe plaga plus haut. Lenbsp;troifièrac 8c le quatrième jour elle étoit dans Icnbsp;dos: la malade mit rAimant fur cette partie :nbsp;8c dans lefpace de huit jours elle fut delivrécnbsp;de la douleur. Quand la raême douleur re-vient quelquefois, on applique dérechef lAi-mantj 8c la douleur fe disfipe {b).
§. CLX. Second cas. Un Maitrc Ferblanticp étoir fortement touiinenté depuisnbsp;dix ans de vertiges confidérables, 8c de pélan-peur dans le front. II y a fept ans quon appli-qua a peu prés tous les remèdes poslibles, maisnbsp;aucun deux ne fut capable de diminuer feule-
ment
(i) M. BRuGMANs rcmarquc dans la Préface de fon Magnétimus, p. 6. quil doute sil faut attribuer lefFctnbsp;des.barreaux aimantés fur le Corps humain a la vertunbsp;magnétique, ou au métal comme métal: parcequil anbsp;obtenu deux fois un efFet remarquable au moycn dunnbsp;fearreau magnétique, amp; que le mal étant revqnu il ob-tint un elFct femblable par une lame dargent: au reftenbsp;M. M. ANDRY amp; THOUREr ont discuté en détail lanbsp;Queftion sil faut attribuer les cffets des barreaux magné-tiques a 1impresfion du froid qu'ils occalionnent, a leurnbsp;presfion , a leffet des ligatures: amp; il a conclu par plu-fieurs raifons quaucune de ces caufes ne peut être ad-mife. Voycx /. (, p. éyó;6z, 6óp.
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VAUion de I EleSlricité fur Ie Corps cinimul. i8r
ment la maladie. On donna done a cc malade Un Aimant oblong pour le lier a la plante dunbsp;pied j des la premiere nuit le malade éprouvanbsp;un foulagement extraordinaire: mais comme ilnbsp;fortit avec 1Aimant, amp; quil trouva beaucoupnbsp;dc difficulté a marcher, on lia 1Aimant de cote le long du Tihia: Sc le malade en a eprouvénbsp;un fi bon elïet, quil a pu foutenir tout 1étcnbsp;paffe un rigoureux travail a une Tour, fans,nbsp;cprouver le moindre vertige.
§. CLXI. Troisieme CAS. LAi-mant a fait un effet confidérable amp; très-bon fur un Curé, agé de foixante ans, homme dunnbsp;tempérament fonguin, 8c qui éprouvoit tou-jours,apres avoir fait un mouvement tropfort,nbsp;ou trop prompt, de palpitations de Cocur finbsp;violents, quil senfuivoit une grande oppressnbsp;fion de Poitrine, Sc une refpiration très-péni-ble. Les faignées, les vantoufes, les remedesnbsp;intérieurs les plus utiles, furent employés fansnbsp;fruit. On effaya enfin lopération de IAi-mant: amp; on fuspendit au malade un Aimantnbsp;en forme decoeur, de force quil put fe trou^nbsp;ver fur le creux de la poitrine. Au bout denbsp;deux jovrrs le malade fit un mouvement modé-ré a chevalj il 1augmenta pen a pen. Sc ilnbsp;cprouva par-la un plus grand repos que fansnbsp;M 3nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;cela
-ocr page 198-l8a II- M É M o I R E, i. II, De
cela par dautres remèdes. Au bout de q.iatrö femaines Ie rnalade rcmoigna quil étoit enti?»nbsp;rement guéri de fa inaiaci|e.
§. CLXII. J E ne crois pas quil foit nér ccffaire de rapporter im plus grand nombrcnbsp;dexemples. Je penfe quun petit nombre def-fetsvrais, amp; rapportés fincèrenaent, demontrcnbsp;plus quun grand nombre de narrations douteu'?nbsp;fes, 6c remplies de circpnitances inutUes (f),
(c) Ceft par cettc raifon, qiic je crois trés-bonne, quil me paroit inutile de citer ici nombre dautres ex-emples quon trouve repandus dans plufieurs ccrits. Qnnbsp;en trouvera dailleurs ci - deflfous dans la differtation dcnbsp;M. hobner (Seft. 5. §, 1. 5c note fur cettc Section). II en eft plufieurs de ces exetoples qui ne montnbsp;pas paru avoir Ie degré dauthenticité necelTaire pour enrnbsp;trainer Ia convidion; javoue dailleprs que la grandenbsp;promptitude quon attrib-poit a ce remède, me fournis-foit un motif auez raifonnable de doute; promptitudenbsp;dont on trouve un exemplc trés - remarquable dans ÏHi-fioire de la Socitté Royale de Médecine, T. I. p. 281; enÜHnbsp;on ajoutoit plufieurs circonftances qui me paroiffoientnbsp;meriter peu de foi: telle eft p. ex. cclle de devoir tour-ner Ie vifage vers Ie Nord pendant l'opération pour pournbsp;voir être gueri du mal de dents par 1Aimant ( v. dan*nbsp;ia BibUotlt. des Sciences, pour 1764; T. XXIV. p. 258.nbsp;1cxtrait des gucrifons opérées par M. kiarich). Jat*nbsp;tendois do»c avec beaucoup dimpatiencc les refultats dii
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matiêre qui efl: encore combattue amp; revoquée en doute par beaucoup de favans. Ceft pour-q.uoi je ne prelTerai en aucune manière les con-féquences que je puis tirer de ces Experiences.
ganiques 8c matérielles, maïs dans les affcdlions pure-ment ou plus particulièrement ncrvcufes. 3°. Que les afFedtions de ce genre, auxquelles lAimanp convientnbsp;préférableraent, ne font pas les affedlions dépendantesnbsp;du défaut d'adtion des Nerfs, mais celles qui reconnois-fent pour caufe principale Iaclion des Nerfs aiigmentée:nbsp;comme les fpafmes, les convullions, les vives douleurs:nbsp;4°. Quen conféquenco iAimant fe range na.tiirellementnbsp;dans la claffe des antifpasraodiques, amp; plus fpécialementnbsp;dans celle des antifpasmodiques toniques, ou proprementnbsp;dits: 5°. Que cette aflion antifpasmodique amp; nerveufenbsp;de rAimanc ne paroit être que palliative, 'mais que riennbsp;nannonce quelle ne peut pas devenir curative; quil eftnbsp;par conféquent important de continuer les recherches,nbsp;ge de multiplier les épreuves fur eet objet, furtout puis-que la méthode magnéüque paroit être elle même fuscepinbsp;tible de plufieurs degrés de perfection: 6®. Enfin, quennbsp;fe bornant même a la méthode aétuelle les avantages dunbsp;Magnétisme en Médecine nc peuvent être méconnus 8c
conteftés. - Nous paricrons ci-deflbus (§.
note i) des idees; de M. M. an'dry amp; thojjret fur Ia manière dont l'Aimant agit, amp; nous finirons en re-marquant que ces Mesfieurs ont, ausfi bien que M.'nbsp;steiglehner, obtenu de bons fuccès dans les Kh:ma-thties (obferv. 8,9, 10.) dans les Vertim (obf. 47.):nbsp;dans les Palpitations de Coew (obf. 2,2, 23, 24,).
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On aura de quoi fe contenter pom- le préfenr, 11 je puis deduire folideraent de tovites les Ex-périences quon a faites amp; quon connoir jus*-quici, quil eft vraifemblable quil y a unenbsp;Force magnétique dans le Corps animal: carnbsp;ceft une preuve, quoia a fait au mouis un pasnbsp;vers la découverte dun grand fecret de la nature. Ge nell que pas a pas que Tefprit hu-main arrive aux vérités quanddi ny parvicncnbsp;pas par hazard. La certitude dune chofe depend du degré de fblidité des raifons qui fervent a, létablir: fi ces raifons ne font pas fatis-faifantes Sc fuffifiintes, il ne nous rede quunenbsp;vraiiemblance: Sc llir combicn de Principesnbsp;purement vraifemblables ne faut-il pas batir ennbsp;Médccine ? Je fuis- done fort étonné de voirnbsp;quelques fa vans Médecins söppofer avec tantnbsp;de chaleur a lufage des Aimans, uniquementnbsp;parceque ces Aimans nont pas fait delfet furnbsp;leurs malades: mais combien de rcmèdes nenbsp;prefcrit - on pas journelleraent dans des maladies ténaces, periodiques, chroniques, amp; dansnbsp;dautres, dont on obtient ausii peu defFct quenbsp;plufcurs perfonnes en ont obtenu de TAimant?nbsp;Scroit-cecependantla une raifon de rcjetter cesnbsp;reinedes? Je ne le crois pas; mais cen feranbsp;une de les corriger, ou de les changer en dautres remèdes.
§. CLXIII. Je penfe done quil eft pos-fible que les Aimans artificiels agilfent tur Ic Corps animal, amp; je tire cette posfibilitc desnbsp;parties conllituantes niême du Corps. Qui-conque fe rappeile que Ie F er acquiert la Forcenbsp;inagnétique, même feulement pour fe trouvernbsp;dans un certaine lituation: quon communique cette Force a un barreau dAcier, en Icnbsp;frottant uniquement avec un ou avec deux ounbsp;plufieurs Aimans: quiconque en un mot seftnbsp;acquis unc idéé claire de la communication desnbsp;Forces magnétiques, maccordera fans peine,nbsp;que Ie Fluide magnétique a fon llege dans Icnbsp;Fcr même. Ce font ce me femble des opinionsnbsp;fans fondement, êc arbitraires que celles dcnbsp;quelques Phyficiens, qui établiflent je nc faisnbsp;quels écoulemens. II faudroit employer biennbsp;des démonftrations pour me convaincre, quenbsp;Ie Fer ne commence a fournir des écoulemens-du Fluide magnétique, ou que ce Fluide ncnbsp;coule hórs du Fer, ou a travers Ie Fer, quenbsp;Jorsquon tient Ie Fer dans une fituation perpendiculaire ou inclinée amp;c. II eft bien plusnbsp;vraifemblable que Ie Fluide refidc déja dans Icnbsp;Fer, avant que celui-ci devient un Aimant ar-tificiel. Or, comme il exifte des particulesnbsp;ferrugineufes dans Ie Corps animal, 6c que cel-les-ci font une partie conllituante de ce Corps
il senfuitj -que ic Fluide magnétique cn eft égalcmeut une partie conftituante, amp; pav con-»nbsp;iéquent quil neft pas imposfible quun Aiquot;»nbsp;mant aitificiel ait quelque action fut ce Corps.
§. CLXIV. On pourroit mobjefter, quc Ie Fluide magnétique, contenu dans Ie Fer,nbsp;doit être excité, ou détaché par un certain de-»nbsp;gré de chaleur, avant que de pouvoir êtronbsp;mis en mouvement par 1approche dun Ai»»nbsp;mant. Mais outre que ce Principe neft pasnbsp;général, quil néprouve des exceptions, capnbsp;une fecouffe, un tremblenaent, ou quelquenbsp;autre caufe encore inconnue, cornpenfe pro-»nbsp;hablement dans plufieurs Aimans naturels, Ienbsp;degré de chaleur requis, on voudra bien fcnbsp;rappeller, Ie long circuit que Ic fang doit par-»nbsp;courir dans les différentcs routes des artères;nbsp;que les globules du fang ne s'entrechoquenfrnbsp;pas feulement dans ce mouvement, mais quel-Ics frappent ausfi les parois des artères, amp; eqnbsp;font reciproquement frappécs: ce mouvementnbsp;nc doit-il pas produire une chaleur confide-Table, laquelle, de même quclle atténue lesnbsp;particules féreufes, lympbatiques amp;c. du fang ,nbsp;donne ausfi aux particules maitiales öc terreufcsnbsp;un grand degré de chaleur, les rend plus vi-ves, amp; les dispofc a ce que Ic Fluide magné--
é*
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tique quelles conticnncnt puifTe sy mouvoir, au moins dans quelque cas? Mais je ne fuisnbsp;pas étonné quon nobferve pas ceci dans Ienbsp;fang tiré du Corps gt; car nos Aimans perdentnbsp;ausfi leur Foj'ce dans beaucoup de cii'conftanïj-ces: amp; il peut égalcment y en avoir ici quel-quune pour les particules ferrugineufes desnbsp;fucs animaux.
§. CLXV. Cest a delTein que jai dit que ce pourroit bien nêtre que dans quelquesnbsp;cas que Ie Fluide magnétique des dites parti-culcs martiales pourroit fe mouvoir fenfible-ment: car, il fe pourroit que ce Fluide a dansnbsp;des perfonnes faines un mouvement, qui neftnbsp;pas fenlible: £c que ce neft que chez les ma-lades quil fe fait un mouvement extraordinaire , qui produit par conféquent une fenfation,nbsp;fuppofé que nous fentions dans notre Corps cenbsp;qui ell dans un mouvement extraordinaire. Ennbsp;général on eft obligé détablir, ou que Ienbsp;Fluide magnétique des dites particules martiales, eft fortement attii'c dans Ie Corps animal,nbsp;amp; par conféquent quil eft dans un mouvementnbsp;infenfible: ou quil eft attiré foiblement, amp;nbsp;quil eft par conféquent dans un mouvementnbsp;fcnfiblc: ou la fenfition peut reciproquementnbsp;ctre plus forte dans Ie premier cas. Quelque
pard quon prenne la-delTus, il fera aifé de concevoir , quun mouvement troublé doitnbsp;exciter une maladie dans 1Animal, Sc quainfinbsp;un Aimant quon en approche peut y produi-re une aftion, quil ny produifoit pas aupara-vant. Quelque indéterminé que tout ceelnbsp;puilTe être, on en peut néanmoins facilementnbsp;conclure, qu'il eft posfible quun Aimant fas-fe fur un Corps malade un effet quil ne fau-roit faire fur un Corps fain (i).
§. CLXVI.
II eft clair paree f. Sc par les deux§§. précédens,' que M. SïEiGLEHNER attribue lelFet que 1Aimantnbsp;produit fur Ie Corps humain a fon afrion fur les parti-cules ferrugineufes contenues dans Ie fang, dans la lym-phe 8cc. amp; fur Ie Fluide magnétique de ces particules;nbsp;il attribue done eet effet a la même force par laquellenbsp;1Aimant agit fur Ie Fer. M. M. andry amp; thouket,nbsp;qui ont discuté profondement leurs obfervations, pournbsp;examiner a quel genre de caufes depend Ielfet de 1Aimant fur le Corps humain, ont embraifé un fentimentnbsp;trés - différent; ils penfent dabord, quon ne fauroit at-tribuer ces effets a 1 Aftion que IAimant pourroit avoirnbsp;fur les molécules de Fer difféminées dans nos humeurs:nbsp;1°. parcequil ny a quune foible portion de Principenbsp;ferrugineux dans le fang; pareeque ce Principe nenbsp;paroit pas exifter dans ces humeurs, au moins fenfible-ment, dans létat qui le rend fusceptible de Iaclion denbsp;1 Aimant: (p. 655. car IAimant nattire le fangquaprèsnbsp;la alcination: v, §. 156. Sc §. 13. §. 93. mu §.
102.
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SOI. ntte a de mon Mémoire) 3°. (p. 671.) a caufe dvi peu de rapport quon decouvriroit entre lexiftence d*nbsp;ces mêmes parties, amp; Ia produéiion des atFeftions ner-treufcs; 4. parcequc lufage intérieur du Fer eft compténbsp;»u nombre des reiiièdes les plus efficaces pour les cgiïi-battre, amp; que fa préfence ne nous étant eonnue quenbsp;dans les humeurs, ce devroic encore être fpecialementnbsp;Tur les maladies humbrales amp; matérielles que l'aétion dénbsp;TAimant fe manifefteroit; Girconftance abfolument oppo-rée aüx tefultats les plus conftans des obfervations (y.nbsp;note précéd.). fÓcs Phyficiens au contraire one cru pou-voir admettre,, au moins probablement, Se comme unnbsp;fentiment qui mérite dêtrc difcuté par de nouVeaux faits,nbsp;que lAimant agit par une aétion antifpasmodique amp; cal*nbsp;mante, ((p. 671.) puisquil opère les mêmes efFetsnbsp;que les fubftances antifpasmodiques connues) öe quenbsp;cette aétion fe fait direélement fur les Nerfs: les raifonsnbsp;que ées Mesfieurs allèguent par recapitulation pour éta-yer leur fentiment font: i®. que les accidens ceflbient anbsp;iapplication de lAimant, ou meme fimplenient en Iaprnbsp;procliant; amp; que eet clFei étoit proportionel a la forcenbsp;des Aimans employés: 2®. que les accidens fe renou-?elloient fubitement, quand on otoit trop tot les plaques aimantées, amp; disparoilToient quand on les appH-quoit de nouveau: 3°. que plufieurs malades ont allurenbsp;«voir conllamment eprouvé un nouveau degré de foula-gement au renouvellcment des garnitures, amp; une dimi-«ution de foulagement quand la vertu des Aimans eom-Kenjoit a jaffoibiir, p. .ó8o,
Aprers
-ocr page 207-une comparaifon cntfe les parties les plus tenues amp; des Ainians entiers. Jc lai déja fait §i-.nbsp;deflus §. 87. Mais je puis ausll y tepondrenbsp;par une Experience, qui convainCra tout Ienbsp;monde évidemment, que les plus petites pous*nbsp;fières de limaille de Fer font des AimanS.nbsp;Quon prenne un verre rempli dEau, lur lanbsp;furface de laqueile on fafle nager dix ou douzenbsp;pousfières de limaille de Fer: quand elles fontnbsp;cn repos, quon en approche de loin Ie polenbsp;dun bon Aimant: dans Ie moment même,
quel-
Après avoir établi ces difiFérens points, M. M. andrï amp; T HOUR KT concluent, i®. que 1aftion de 1Aimantnbsp;eft due a 1Aimant entant que tel: 2,®. quelie eft dis-tinéle de celle quil peut avoir fur Ie Corps humain com*nbsp;me fubftance ferrugineufe , amp; de celle quil exèrce futnbsp;Ie Fer comme fubftance attraélive, quoiquelle paroilfcnbsp;cependant dépendre du même Principe, puisque fon action femblc saiFoiblir evidemment amp; fc retablir en mêtnenbsp;proportion, que les plaques aimantées acquicrent ou per*nbsp;dent de leur vertu attradive amp; de leur adion fur Ienbsp;Fer. Enfin 3°. que cette adion de l'Aimant paroit êtrenbsp;une adion immediate amp; direde du Fluide magnétiquenbsp;ftir nos Nerfs, fur lesquels il paroit avoir une influencenbsp;non moins réelle que fur Ie Fer: mais quil ne paroit cnnbsp;avoir aucune direde Sc particulière fur les fibres, furnbsp;les liumeurs, fur les rifcèi'cs, p. öSi»
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quelques paiticules fe retourneront, preuve évidente quelles font magnétiques {a),
§. CLXVII. Il eft très-vraifemblable
que lAimant artificiel a deja fait fouvent quelque effet fur Ie Corps animal. Pour Ienbsp;demontrer, jen appelle aux guérifons opé-rqes, amp; a quelques cas que jai rapportés qi-deffus §. 159. Quand on éprouve a lapplica-tion de lAimant, quelques fenfations particu-lières, qui diminuent ou qui ceflènt quand on,nbsp;otelAimant, amp; quand, après avoir examinenbsp;toutes les circonftances, on ne trouve pas denbsp;meilleure caufe dont on puifle déduire eet effet, il fera, au moins, vraifemblablc, que cesnbsp;fenfations amp; ces effets font une aétion de lAi-mant, tout comme on a coutume de juger dansnbsp;lufage de tout autre remède, Quiconque anbsp;entendu parler de guérifons magnétiques, ounbsp;a lu quelque chofc fur ce fujet, doit avouer,nbsp;quon a fouvent obtenu par 1Aimant des eiïets,nbsp;auxquels on na encore pu, que je fache, as-
fgncr
(lt;») M. BRUGMAN s a faic de trés-belles Experiences far cc fujet dans fon ouvragc intitule Magnuismus que jainbsp;eu occafion de citer plus dune fois dans les §.nbsp;de nion Mémoire, amp; aillfurs.
-ocr page 209-figner daütré caufe fuffifante que lAimant, quoiqüc, pour des raiföns doiiteufes, on naicnbsp;pas voulu la regarder cotnme télle. Pour rai-fonner modérement fur ce fujet, je dois regar-dcr les guérifons rnagnétiques au moins coitimenbsp;vraifemblables. Si lon ne maccorde pas feu-lement Cette vraifemblance, 11 faudra paï lanbsp;même raifoti nier abrolumetit une grande par-tie des operations de Médecine. Combien dcnbsp;Médecines les malades ne prennent-ils pasnbsp;journellement, avecfuccès, amp; combien dau-tres nen prennent - ils pas qui nen ont point?nbsp;On regarde cependant celles - ci ausli bien quenbsp;celles - la comme de bons remèdes: amp; il con-fervent leur degré de probabilité detre utilesnbsp;dans telle ou telle maladie, uniquement par cenbsp;quils ont quelques fois été dutilité.
§. CLXVIIt. 1L, peut y avoir plufieurs raifons, amp; des raifons tres - difFérentes, pournbsp;lesquelles lAimant na pas fait jusquici fon ef~nbsp;fet entre les mains de tous les Médccins. II ynbsp;a des malades qui ne font pas contents quandnbsp;on ne leur donne pas un grand nombre de re*nbsp;mèdes. Dautres nont pas la patience dat*nbsp;tendre laétion de lAimant. Combien dc temsnbsp;ne fe paffe -1 - il pas ici, avant quon ait fait unnbsp;Aimant, quand on veut Ie faire bon, amp; fur-T o ME II.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Iffnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;teut
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P. II. De |
tout quand on ne veut laimantcr quau moycn uun Amant. Peut - étre ausfi que quclqucsnbsp;Médecins veulent trop de bien aux Apothicai-res. Quant a moi, je crois qu il ne faut nc-gliger les auti'cs bons remedeSj ni pour 1Elec-tricité , ni pour Ie Magnétisme. Si TAimantnbsp;a quelque aftion fur Ie Corps animal, il feutnbsp;que les particules martiales des fucs foyent ras-femblées dans un feul endroit, ou que Ie Flui-ds raagnétique ne fe trouve pas dans ces paiti-cules même dans fa diftribution requife. Or,nbsp;fi ces mêraes maux peuvent ausfi étre giieriinbsp;par dajjtres xemèdes, on ne feit pas mal dai-jder les effets de ces remèdes par 1applicationnbsp;(de TAimant, ou daider celle-ci par lufagcnbsp;de .ccux-la. Enfin il eft encore, une autre rai-fon pour laquelle lAimant me produit pas desnbsp;fecours fi nombreux : ceft q^iil neil pas encore decide a quelles parties du Corps il feutnbsp;1appliquer} amp; quellc diéte il feut obferver,nbsp;.Nous tachons quand il eft posfible dc lappli-quer aux extrémités des Nerfs.
. §. CLXIX. J E demandc encore a tout Phyfieien fincère, sil eft intéricurenient con-vaincu que cette Force magnetique, fi uni-jVcrfelle, fi variée, fi étonnante, 6c fi admirable , a été produite par le Créateur unique-..nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;meut
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¦ment pour diriger les Aiguilles aimantées, qui -cependant ont été fi longtems inconnues avinbsp;¦Genre humain, Sc qui, même aujourdhui, nenbsp;font pas encore portées a beaucoup prés a leurnbsp;perfcdion (^l^Quelle na aucune influence furnbsp;le Corps animal, qui conCfte néanmoins prin-cipaleraent en Terrej Élément, qui, comraenbsp;-tout Chymifte Sc tout Mineralogifte le fait,nbsp;approche le plus du Fer, qui mêmc eft corn-pole , entrautrcs élémens, de pavticules mar-dales, le liege naturel du Fluide magnétique^nbsp;Quant a raoi je ne faurois me le perfuader. Jenbsp;regarde plötot la Force raagnétique ainlï quonbsp;la Force éleétrique, comme un nouvel Élément, découvert de nos jours, le grand ref-¦fort de k nature, Iame, fi je puis mexprimernbsp;ainfi, du Corps animal. Pourquoi 1Air eft-ilnbsp;fi nécelTaire a la Vie^ En quoi contribue-t-ilanbsp;la Nutrition 1 Quon le demande a tous les Ana-tomiftes, aux Chymiftes, auxPhyfiologiftes,iknbsp;ne pourront nous donner de rcponfe fatisfailan-tc. Mais, fi nous confidérons 1Air comme unnbsp;Corps clectrique, tel quil 1eft en effeti fl
(i) M. AEPinns penfe abfolument de meme fut (n fiijct (§. 290.) ainfi que M. erugman*, Owio flinbsp;ffftdis Pkjficv ptmmis, p. 46.
jgó
nous confidérons la propriété de cette matïère éleétrique, que jai examinee dans les deuXnbsp;Parties de ce Mémoire, nous nous apperqe*nbsp;vrons facilcment qne cette matiere eft im. desnbsp;pi'incipaux refidrts y öc peut etre Ie premiernbsp;refTort, du mouvement intérieur dans Ie Corpsnbsp;animal. Que feroit-ce fi je deduifois de lA-nalogie que jai démontrée, une pareille con-clufion pour Ie Fluide magnétique?
§. CLXX. Maïs, fi Ic Fluide magnéti-que excrce une pareille aélion intérieure Sé ca-chée fur Ie Corps animal, quel changement, ou quelle variation périodique ne pourra-t-onnbsp;pas foupconner dans Ie Monde corporel animal? Les variations dc rÉleftricité naturellenbsp;font courtes, fe disfipent promptement, leurnbsp;aftion fur Ie Corps animal eft fenlible. Maisnbsp;les variations dans la Force magnétique fontnbsp;lentes, sétendent a des fiècles, Sc leur influence fur Ic Corps animal ne peut pas être li fen-fible, mais elle en peut être dautant plus uni-verfelle. On fait que la declinaifon de 1Aiguille magnétique étoit a Paris p. ex. ennbsp;i6io. de huit degrés vers 1Eft: elle étoit nul-le en 1666., c. a. d. que TAiguilIe indiquoitnbsp;cxaétement Ie Nord, que depuis ce tems ellenbsp;seft éloignée dannée en année de plus en plu*
vers
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vers rOueft, de forte que fa déclinaifon a été au mois de Decembre de lAnnée pasfée 1776.,nbsp;'de 19°. 17': quelle eft ftationaire depuisnbsp;quelques années amp; paroit être par venue a fonnbsp;maximum (c), (en exceptant fes variationsnbsp;diurnes 6c menftruelles) ce que je crois êtrenbsp;une raifori probable de juger quelle commence a rétrograder. Quil feroit a fouhaiter qiionnbsp;put comparer avec cette variation périodiquenbsp;des Tables de Mortalité 6c de maladies! Peut-être parviendrions nous par-la a la connoilTan-ce dun des plus grands fecrets de la nature.nbsp;Mais ces Tables nous manquent encore; celles que nous polTédons ne font que de quelquesnbsp;villes: amp; celles de Suede font encore tropnbsp;courtes pour pouvoir être comparées: amp; fus-fent-eljes plus longues, elks nc feroient quenbsp;pour la Suede, 6c non pour toute lEurope,nbsp;pour toute la Terre, fur laquelle la Force ma-gnétique sétend néanmoins. Ceft au tempsnbsp;£c aux obfervations a nous faire voir jusquoünbsp;jnes conjectures font fondées. Mais il neftnbsp;pas posfibk de faire dans un couple dannéesnbsp;des Experiences 6c des obfervations fuffifancesnbsp;lt;urce fuiet.
§ CLXXI. Il s'eft élevé de nos jooK deux fortes de Phyficiens, qul foutiennent unnbsp;Magnétisme animal. Les premiers [a) pen*nbsp;fênt, quil eft des perlbnnes tellement magné-tiques, quelles peuvent, fculement en éten*nbsp;dant VIndex ^ ou cn jouant de quelquinftru-ment de mufique, ou même par leur proprenbsp;Voix, agir Cl fenfiblement fur les Nerfs dunnbsp;tnalade, qu^ celui-ci éprouve alors un accèsnbsp;de la maladie dont il eft attaqué. On a fou-vent eflayé la chofe, Sc lcffet a été trouvé veritable j jen ai été fouvent téraoin oculaire.
Les autres (^) foutiennent quen emplo-
yant
(a) Ceft de M. mesmer qu'il sagit ici. Lauteur examine fes prétemions plus en détail depnis Ie §. 17^.nbsp;jusquau §. 180. Voye7. atisfi iios Notes fur Ie Méiroirenbsp;de M. HuENER, feconde Seftion, met f, g: Sc fur-tout la pièce intitülée: Reflexions fur k Magnétisme Animalnbsp;amp;c. qui fe trouve a: la fuitedu Mémoire deM.huener.
(è) Tout ceci rcgarde les pretentions de M. scHa?-TEv. de Ratisbonnc, qui foutient avoir vü tons ces cf-fcts dani les Expéricnces quil a faites avec rÈlcélro-pliore; il les 'a dccrites dans trois ouvrages allemands, dont les deux derniers font des fuites du premier, Voieinbsp;lèurs tit'rcs. Abhanilmg uni Refchreibung des beflandige»nbsp;RleSlricitüttrligcrs;Krafte, ff irkungen^ und Sesregungs gefeit.enbsp;des keflimdigen EkSlrkitUttrltgers: Terhere Verfuc/te mit dennbsp;beftdndige/t EkeinicitHtirUger. On trouve un «xtrait d?s
V Action ie f Éleamp;ridtê fur h Cwps ammal. ~t^
yant rÉlcftrophore, il fe paffe dans quelqucs peifonnes , quelque chofe quon pcnirroit nc^n-mer un Magnétisme ammal: puisquc lörsquel-ies tiennent a la main une boule, librementnbsp;fuspendue a quelque fil que ce fóit, ou mê-mc, lorsquelles pofent fculement la main furnbsp;Ie piedeftal auquel la boule eft librement fuspendue, celle-gi fe meut toujoure, foiblementnbsp;a la vérité, mais fenfiblenient vers FÉledtro-phore, quoique celui - ci fe trouve dans léta-ge inférieur de la maifon, ou dans une autfcnbsp;chambrej 6c, ce qui eft encore plus, puisqucnbsp;cette boule , lorsquon la tient fur Ie centre denbsp;rÉleétrophore, fe meut dans Ie Plan du Mé-ridien: de plus encore, puisque, lorsquonnbsp;place quelque Corps que ce foit fur IEledro-phore, quon len retire, quon lifole de quelque faqon que ce foit, ou quon ne lifole pas ,
quon
deux premiers qui ont paru en 1776. dans- k Journal Ers-cyclojeiieiue pour -Mars 1777. Ic dernier a paru en lyn. Nous aurons occafion de citer ces ouvrages plus dunenbsp;fois dans nos notes fur k Mémoire de M. HttBN-BR quinbsp;fait ufage des Experiences ée M. scH-apFEn, Voycznbsp;pour ce qui eft dit iei, ks notes a,.x ce Mémoire, amp; les endroits correspondans du Texte. M. s teig-lehner revient fur eet objet dans k S. 180. de ccnbsp;Méinoirc.
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II. memoir
quon Ie tiennc a la main, ou avec quelquau-tre inftrument, ce Corps, quU foit dc bout OU couché, OU que ce foit, ^ de quelquenbsp;manière quon veuille, toujours dElec.-trophore, c. a. d., que la houle dont on vientnbsp;de parler fait fes ofciUations vers un pareilnbsp;Corps. Jai aqsfi écé en grande parti? tenaoipnbsp;jsculaire de tout ceci-
§. CLXXII. Maïs, avant que de rap,-porter mes Expériences Sc mes obfervatioqs fur ces finguliers Phénomènes, je déclarerainbsp;folemnellement que je nai pas deffcin de rai-fonner ê? décrire de manière a nuire a qui quenbsp;ee foit. Si les opinions Sc les Thgfes de cesnbsp;Phyficiens «e regardoient pas lAnalogie entvenbsp;rÉledtricité S? Ie Magnétisme, fi clles ne con-cemoient pas Ie Ma^nétis.menbsp;nbsp;nbsp;nbsp;je naq-
yois pas dit un mot de ces nouveaux Phénomènes. Mais comme jai pris la peine dexami-ncr ces deux objets, cette analogie, Sc cette Force de PAiniant fuv Ie Corps animal} Se quenbsp;cette favante Académie defire de connoitre lanbsp;vérité 4? ces finguliers phénomènes, je croisnbsp;étre en quelque forte en droit de communiquernbsp;mes Expériences §c mes obfcrvations fur ccnbsp;^ujet,
S. CLXXII,
-ocr page 217-'PjiStion de PÉleamp;ricité fur Ie Corps aninteil. aoi
CLXXIII Jexaminerai dabord Ie Magnétisme animal ainfi nommé, Sc jai eunbsp;une occafion trésfavorable de Ie faire. Ui\nbsp;de mes meilleurs amis, agé de trente - ciinq ansnbsp;dun tempérament fanguin 6c vif, eft attaquénbsp;depuis fept ans dune maladie grave: car, pour-peu quil nobferve pas exaélement la Diéte ,nbsp;OU quil ne modère pas parfiiitement fes pas-fions, il éprouve un fpafme cardialgique desnbsp;Nerfs, qui rcvient Ijpuvent par intervalles fansnbsp;quon en fache aucune caufe occafionelle. Cenbsp;fpasme eft accompagné dune péfanteur a lanbsp;Region de PEftomac, dune difïiculté de re-fpiration qui va jusqua étouffer, dune féche-reffe de la kngue, amp; dune grande foif. Maisnbsp;Ie plus fouvent la difficulté de la refpirationnbsp;vient fins douleur au creux de la poitrine.nbsp;Quand Ie paroxisme dure longtems, il sy jointnbsp;encore des mouvemens fpasmodiques des parties externes. La plupart du tems les fellcsnbsp;nont pas lieu la veille, amp; les vents qui sélè»nbsp;vent de lEftomac, prouvent que Ie mouvement vermiculairc des inteftins fe dirige da-vantage vers Ie haut, Son Médecin lui pré-fcrivoit dans ces cas plufieurs remèdes antifpas-modiqnes, emétiques, laxatifs, des lavemensnbsp;Scc., qui, qnoiqnils ayent été utiles, nontnbsp;«ependant pü empêcher les recidives des Paro-N 5nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;xis-
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Jcismes. Nous eumes done recours an Méde-cin magnétique dont jai parlé, hommè rev fpêctable par Ie defintérefTement, la modéra.*nbsp;tion, amp; Ie grand amour pour lhuraanité, dontnbsp;il a donné des preuves chez nous. Maisi, pournbsp;ne i-apporter que lelTentiel, on refolut lopé-ration. Le malade étoit asfis, amp; tenoit fanbsp;main fur Iinfirument nommé harmonique dontnbsp;le Médecin jouoit excellemment. Je devois,nbsp;pour augmenter la force , tenir une de mesnbsp;mains fur 1 Eftoraac du malade, amp; lautre furnbsp;fon Dos. Enchantés du ton de 1inftrument,nbsp;qui sélevoit extraordinairement, nous fumesnbsp;asfis pendant quelque tems, amp; nous écoutionsnbsp;le Médecin avec admiration. .Enfin le maladenbsp;commenca a bailler quelquefois, a refpirernbsp;difficilement, Sc a être pris de fon paroxismenbsp;en forme, a lexception de la presfion fur lE-ftoraac, qui neut jamais lieu dans ces opéra-tions. On repeta ceci dautres jours. Le Médecin tenoit ausfi, fans inllrument, fes deuxnbsp;mains fur le malade, comme je lavóis fait ci-
deflus, amp; le paroxisme revint également. -
11 ordonna au malade de montter du doigt dans un miroir limage de lui Médecirt, le paroxisme eut lieu: il fit fortir le malade de la cham-bre, amp; étendit fon doigt index contre k por-te; le malade donna du dehors un fignè quil
avoit
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l' jfSlioK de l' KleSiricité fur Ie Corps dnifnul. 'iog
avok fon paroxisme. On me fit tehir un mi-roir entre Ie Médecin Sc Ie malade, qui fe te-noit debout, Ie paroxisme eut également lieu.
§. CLXXIV. Je us enfin Ic courage de faire feul une Expérience fur Ie malade. Jenbsp;fevois quil avoit beaucoup de confiance en moinbsp;fur ce fujet: il croyoit fermément que je pour-rois faire ausfi ce que Ie Médecin avoit fait. Jenbsp;voulus tircr partie de cette confiance pournbsp;mon Expérience, afin de parvenir, sil étoitnbsp;pösfible,a quelque chofe de certain fur eet ob-jet, Sc je priai Ie malade de safleoir dans monnbsp;Cabinet. Quand il Feut fait, jexcitois fonnbsp;paroxisme comme je Ie voulois, avec la main ,nbsp;avee Ie doigt, avec un miroir, avec mon piednbsp;êcc. jusqua cc quenfin un ami, que nousnbsp;avións appellé comme témoin, savifa, foitnbsp;pour ne pas Ie faire fouffrir plus longtems, foitnbsp;pour finir ce jeu, de lendre Ie malade diftrait,nbsp;6c de Ie fixer fur dautres idéés, par oü il mitnbsp;fin a. cette opération amp; a ma force. Je fusnbsp;alOrs convaincu du moins, par devers moi, denbsp;cc que je devois probablement penfer de route cette affaire. Je vais, fauf meillcurs avis,nbsp;Tappoi-ter quelques unes de mes idéss (a).
(,«j On a vu ci-delTus, §. 150., que les Experiences
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II. M É M o I R E. P. II. De
§ CLXXV. On ne {auroit démontrer, quil y foit de lhomme, quand il étend Ic
doigt.
fur la communication de la Force magnétique au Corp» hv.main n ont pas toujours réusfi, même a 1Auteur dcnbsp;cette aflion: amp; iji. que M. steigiehnernbsp;a inutilement employé les moycns les plus efficaces pournbsp;fe rendre magnétique : enfin Ie fait rapporté dans ce §. ,nbsp;amp; les reflexions très-fenfées amp; très-juftes que M.nbsp;steiglehner fait la delTus dans les §§. fuivans prou-vent, que 1influence du prétendu Magnétisme animalnbsp;neft quun effet de rimagination, a laquelle il faut ausftnbsp;attribuer, au moins en grande partie, les guérifons quenbsp;Ic Magnétisme animal, ou ceux qui sen difent les pos-fefTeurs, opérent, fi tant eft quils en ayent jamais opérésnbsp;de réels. Le Fait fuivant, liré de la Lettre de M.nbsp;klinkosch au Comte kinsky, que nous avons citce *nbsp;la note c du §. 150. confirme parfaitement tout ge quenbsp;M. sTEiGLEHNER avance dans ce §. Sedans les fuivans. Nous le rapporterons dans les termes même denbsp;1écrivain, pour ne rien faire perdre de leur force auxnbsp;reflexions qui 1accompagnent.
,, Vous me demandei, Monfieur Ic Comte, dans vo* ,, tre derniere lettre, pourquoi ceux dentre les maladesnbsp;,,qui font réeliement attaqués de tiraillemens amp; dau-,,tres maux de Nerfs, amp; qui ne font pas prévenus denbsp;,, 1'influcnce du Magnétisme fur leur Corps, néprou-,,vcnt pas de recidive, quand on leur donne pour sa-5,mufer des barreaux aimantés, même des plus forts,nbsp;,»amp; quon les leur laifle manier, comme p. ex. pournbsp;j,voir comment ils sattirent, fe repouflent, élèvent do
-ocr page 221-,,VoiIa fans doute une queftion de conféquence: vous ,,y repondrez vous même daprés Ie fait fuivant, très-5,avéré, amp; que je vous racoflterai fidèlement. Ün desnbsp;,, plus grands partifans du Magnétisme animal, Motl-
3) fleur
r, follicita 1incrédule Monfieur z
3 3 de Je venir voir, pour Ie convaincre de la verité du 35 Magnétisme animal, amp; Ie rendre honteux de fon in-3 5 Crédulité ; 1 incréduJe accepta linvitation avec plailir,nbsp;,,fc prépara en même tems pour cette vifite, Sc mitnbsp;55 fecrètement en poche fes barreaux aimantés5 flue nousnbsp;,5Connoiflbns fort bien vous amp; moi5 Sc qui font cér-«tainement plus forts que ceux quon rencontre ordi-5 5nairement. II vint5 Sc trouva, dans un coin de hnbsp;33 chainbre , une femme au lit, tourmentée de tiraille-,5 mens 8c dautres maux de Neifs violens. On flt lEx-S5périence décifive. Monfleur rsaimanta, en met-sstant fes aimans en poche, 8c il excita fa vertu ma-5,gnétique. A peine eut-il, a la diftance de huit ounbsp;5 5 diX pas, montré du doigt fur la maJade, afin de diri-j,ger vérs clle Ie courant de matiére magnétique, quel-5,16 tomba dans routes fortes de tiraillemens 8c dedou-5 5leurs. Lc doigt prit pour u» tems une autre fituation,nbsp;5 3conréquemment Ie flux fe dirigea dun autrc coté, 8cnbsp;.5 la malade devint plus tranquille.
55 A quel étonnant cffèt naura-t-on done pas lieu ,5 de s attendre, quand cefera riflcrédule Monfieurz
qui
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quelquefFet fur Ie malade. Car, outre quun Jioiqme bien portant ne fauroit prpduire ftu*nbsp;foi- même quelque Force femblable a celle denbsp;lAimant, on ne fauroit donner de raifon vala-ble pourquoi cette matière sécouleroit plu totnbsp;par Ie doigt que par tout-autre paitie du Corps.nbsp;Or, il ny a qua fe rappeller que chaque per-ïbnne a Ie Nez p. ex. avancé vers une autre perfonne: pourquoi done cette matière ma-gnétique ainfi noramée ne sécouleroit-^lle pasnbsp;(également par cette partie? Qui que ce foitnbsp;qiii sapproche du malade ne devroit-il pas pro-duire Ic paroxisme, uniquement paree quil a
Ie
,,,qui repétera lExpérience ? Ayant été proclamé com-^,ine non-magnétique, on lui fit diriger Vindex vers Ia ,, malade : mais fes Aimans ne fe trahirent pas dans leursnbsp;3, cachette; la malade néprouva pas la moindre chole;nbsp;,,on poulTa lExpérience plus loin, A peine 1aimanténbsp;,,M. r eut-il porté un goblet rempli deau a lanbsp;jjbouche de la malade, que les doulcurs Sc les tiraille-3, mens commencèrent ausfitót au vifage Sc au col.nbsp;,,Mais quand z préfentoit Ie gobelet, Ie tour-,, billon magnétique ne vouloit dérechef pas fortir de lanbsp;,, poche. Enfin on donna a M. z des Aimans pournbsp;quil les mit en poche, Sc de cette manière lts Ex-,, pcricnces quon avoit entrepris de faire, réusfirent,nbsp;,,avec pleine conviétion quun examen fincère eft, dcnbsp;«stout tems, la pierre de touche infaillible de toutes Ie*nbsp;,, Expériences quil sagit de mettre a relTai.!
-ocr page 223-p^Siien de 1'ÊleSiricité Jur ïg Corf s. animal, 0.0^
par Ie doigt
$. CLXXVI. Je fais quon allègue diffé-rcntes caufes pour foutenir 1écoulement ma» gnétique: mais on na qua les examiner da»nbsp;pres les regies de k logique amp; dune faine cri»nbsp;tique pour trouVer que ce font des méprifesnbsp;trop confidérables 6c trop dangéreufes. De,-mande-t-on par ex. pourquoi Ie même eflfetnbsp;na pas lieu chez tout Ie monde 6c dans toutesnbsp;les maladies femblables, on repond, cefl: par-CC que tous les hommes nc font pas magnéti-ques: mais fi Ton defire davoir une preuvenbsp;que tous les hommes ne lont pas magnétiques,nbsp;on nen donnc pas dautre fi ce neft que lef-fet na pas lieu chez tous les hommes, 6c par-tout. Quel faux raifonneraent! On ne dé-montre pai' TefFct des caufes imaginées a volon-té, que lorsquon peut faire voir que eet efFetnbsp;ne peut être expliqué par aucune autre caufênbsp;naturelle, reguliere, connuc: amp; plus on peutnbsp;démontrer ceci complcttement, plus la caufenbsp;allèguée acquerra de force. Mais perfonne quenbsp;je fache, na encore tenté de faire ceci pour ienbsp;foidifant Magnétisme animal: mais, en voyantnbsp;des Phénomènes, dont on ne vouloit pas don-
4o8 II. M É M o I R E. P. II. Dt
tier de raifon fuffifante, oli a été poité a ad-mettre une caufe quon ne pouvoit pas dé-montrer.
§. CLXXVIT- Des impresfiorts ou des cliangernen reraarquables dans les fens de per-fonnes dont Ie genre nerveux eft foible ou irritable, des pasfions amp; des douleurs fortes, desnbsp;images fenfibles 6c vives, la peur, une attentenbsp;extraordinaire, des méditations profondes 6cc.nbsp;ramènent fouvent un paroxisme ou une attaquenbsp;dune maladie de Nerfs, dont on a été attaquénbsp;'précédemment. La vérité de ceci m^eft fuf-fifamment prouvée par ce que jai obfervé furnbsp;Ie malade dont jai parlé ci-deffus §. 174. Jainbsp;contume de Voir journellement cette pcrfonnenbsp;tant quelle eft malade: avant ce tems, 6cnbsp;depuis je lai touehé mille fois, ou montré furnbsp;lui de mort doigt; mais, comme il ne lui ve-noit alors aucune penfée, aucune attente de fanbsp;maladie, 6c conféquemment, quil ne sen fai-foit pas de peinture fi vive, il ne lui a jamaisnbsp;pris dattaque par mon moyen. On mobjec-teroit en vain, que ce malade a pent - être éténbsp;guéri par la foi-difant cure magnetique, 6cnbsp;quainfi je nai pas pü produire ce paroxisme 'nbsp;car je dois avouer iïncèrement que fi maladienbsp;eft devenue beaucoup plus forte 6c plus habi-
tucl-
-ocr page 225-VAUion de I ËleSricité fur Je Corps Afiimdj. lt;10^
tuelle, par le nombre dopéi-arions quon a fai-tes fm-lui. Tout fon fyftême hérveux paroit en être dcvenu 'plus irritable.
§. CLXXVIII. MAis/des óbTervatiönS journalières confirment la .vérité de cê que, jénbsp;viens de dire. On doit bien Te garder dé com-muniquer tout dun coup a des peribnries 'durtnbsp;fyllëme nerveux foible Sc irritable, des évène-mens inattendus, trifles ou joyeux, des morts,nbsp;des malheurs, Scc.: il faut lèur fairetvlter tou-,nbsp;ces les occaflons, (comme p. ex. . .des tragédies, de la Mufique trifle,) qui pourroientnbsp;exciter en eux des impresfions vivcs, Sc denbsp;fortes images fenfibles , par lesquelles ils fontnbsp;fujets aux paroxismes de leurs' maladies ner-veufes.
§. CLXXIX. Maïs quoi! les gens dé lettres ne feront - ils pas au moins une exception u ccttc regie? Les attaques de leurs maladies proviendront-élks ausfl dune caufc finbsp;extraordinaire? Jellime qüe les gens de lettres, qui font dun tempérament yifj fan-guin,chaud, peuvent, lorsquils font attaquésnbsp;de maladies nerveufes, étre égalemcnt fujets knbsp;cette caufe occaflonelle des attaques. Qui Icnbsp;T o ME II.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;O croif
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M É M Ö I R E. P.
croiroit? Le makde dont jai parlé §. 1^3., eft un homme qui sapplique huit amp; jour a TE-tude Sc a la Leörure 5 ^ dont une Académienbsp;diftinguée de 1Allemagne a fouyent publique-ment recompenfc le favoir. Et cependant ilnbsp;11étoit pas excepté de la caufe fusdite des attaques. Des géns de lettres, attaqués de quel-que maladie de Ncrfs, peuvent, en certaincsnbsp;circonftances, en redouter les attaques, ou ynbsp;penfer trop vivement. Et cela feul fuffit,nbsp;Mais les Phyfiologiftes favent que ccla ne üm-iroit avoir lieu /ans un mouvement interne dunbsp;Fluide nerveux, qui eft extrèmement fubtil,nbsp;amp; comme les Nerfs font extrèmement irrita-bles, ils doivent être mis par-la dans leur mouvement irrégulier précédent amp; ordinaire.nbsp;Javoue quil eft difficile de déviner dans cha-que cas particulier, quelle de ces caufes a lieu;nbsp;il faut avoir examiné attentivement toutes lesnbsp;circonftances, connoitre le makde a fond, parnbsp;uite habitude longue Sc fréquente Scc. Ornbsp;comme peu de gens font en état de le fake j Scnbsp;que le makde lui-même ne 1eft pas toujours,nbsp;onaété induit a adopter 1idée dun Magnétisme animal. Javoue encore quon a beaucoupnbsp;dobligations a ces Phyficiens, puisquils nousnbsp;®nt portés par leur travail, a rechcrcher plus
exac-
-ocr page 227-VABm dt vtkBrkifê far Ig Corps animat. 4tl
cxactement les fondcmens de la vérité. Ils ft font expofés cux-niêmespat amour de lavcritënbsp;a la critique publique.
CLXXX. Il sagit de dife encoré liil mot dune autre forte de Phyliciens raagnéticO'nbsp;cleamp;iques (^),i amp; pour ne pas pafler les bgr*nbsp;nes duti Mémoirc, je dirai préalablementjnbsp;que jai repete moi - mêmc. avpc fucces toutednbsp;les Expéricnces cflentielks qui me fout con-*'nbsp;miesj que je pourrois encore les repeter, fi onnbsp;youloit peut-être me prefler beaucoup. Ceejnbsp;pofc, je foutiens: i. que le Piêdeftalj 1»nbsp;chambre amp;c. quon a employés jusquici poufnbsp;C£S Experiences, ne fuffifent pas tous poufnbsp;prouver la certitude de la Tbefe, des Princi^nbsp;pes. Sc des Caufes quon avance ou quon imagine. a'. Que cet appareil eft contraire anbsp;cette regie générale de ftatique, que toute?nbsp;ies forces, routes les aftions des Corps font .gnnbsp;quelque proportion de leur diftaitce. Mais vqii-ci 3°. ft je ne me trompe, la preuve dénronftra^nbsp;tive, que ccs Expériences font des Meprifes^nbsp;Ou fait que le nombre des ofcillations dunptn*nbsp;dule eft en raiion inverfe fousdoublée de fa
Ion*
i
17:1. iiote kt
(a) li sagit iei |e M. scHiFf E R v.
0 4
-ocr page 228-*j pu. egal ,a nbsp;nbsp;nbsp;^ ^ ii^dique la
longueur du pendule ¦, amp; ceft ce qui refulte du Principe de la Gravité univerfelle. Or, finbsp;ces Phyfioiens veulent favoif 11 les ofcilktionsnbsp;de lenr pendule nc font pas uniquement un ef-fet du Principe de la Gravité univerlêlle, maisnbsp;11 elles font dues en outre a une. attraftion denbsp;l-Eleétrophore ^ i^ nont qua chercher cxac-tement la longueur -de leur pendule (amp; Tonnbsp;peut voir dans les Mémoires de. FAcadémicnbsp;Royale des Sciences, po'ur 1735, p. 153,nbsp;Gorament il faut sy prendre) amp; ils trouve-ront, quun pareil pendule placé dans le voi-finage dun Eleftrophore, bat les fecondes, amp;nbsp;conféquemment quil nefl: animé par aucuncnbsp;autre force que par fa péfanteur. On pourranbsp;au moyen de cc féul Principe, auquel on auroitnbsp;du penfer il y a longtems, rej etter plus de centnbsp;Expériences. Mais, javoue encore une forsnbsp;folcmneilement, queje naurois pas ditun motnbsp;de ces nouveaux Phénomênes, sils navoientnbsp;pas appartenu direélement a la. queftion propo-fee (b).
(é) En appkudiflant aiix motifs qui pcuvent avoir engagé 1Auteur a glifler fur ce fujct, amp; a laifler feule-mcnt entrevoir ce quil en pcnle, on nc peut que
gret-:
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gretter quun ausfi excellerit Pliyficicn nc foit pas cntté dans plus de détails, Sc quil ne fe foit pas ^tendu davan-tage ftr les caufes de ces inéprifes , fur 'ce qui eft re-quis pour faire naitra;lés prétendus fuccès que M. scuar-FER a obtenus. Une pareille' discusfion de fa part au-roit invariablement fixé les idees fur cette matière quinbsp;eft importante, ne fut - ce que par les erreurs de toutnbsp;genre quelle a pu faire naitre chez ceiix qui font por-tés a rentboufiasme amp; qtri aiment.tle. merveilleux. M,nbsp;I'Abbé HE MM ER eft entièrement du mêmc avis, amp; voi-ci comme il sen exprime.
5, Autant que je fuis perfuadc que 1auteur a complet-i»tement raifon, autant aurois-je defiré quil eut re-,, pandu plus de, jour fur la foiirce des méprifes: com-5, ment par ex. M. scnaFFER a pü. découvrir par les ,, oblcrvations de fon pendule la place dun Éledirophorenbsp;5, mis dans une autre chambre. Voudroit-on douterdunbsp;,,Fait? Mais Ie témoignage public de M. Ie Profeifeurnbsp;,,EPP Ie met hors de tout doute: peut-être même M.nbsp;jjSTEiGLEHNER CU a -1 - il été témoin. Veut-onnbsp;,, encore quelque chofe de plus: je puis avancer que jainbsp;;,fouvent repété ces Experiences dans des aifembléesnbsp;5, diilinguées, amp; que jai toujours indiqué par mon pen-5, dule, fans me tromper jamais, la place de lEkélro-ssphore quon avoit cache, foit dans la falie ou nousnbsp;,,étions, foit dans diiférens appartemens voifins. Mais ilnbsp;,, y a eu pluiieurs jours auxquels cela ne ma pas réusfinbsp;5, dans des Experiences particulicrcs faites chez moi.nbsp;5, Mais , dira - t - on. on peut jetter quelquesfois avec desnbsp;55dez dix fois de fuite ic même nombre, amp; y manquernbsp;5 5lafois fuivante. Peut-être pouvons-nous efpercr denbsp;5,1» part de M. s rEiGLEHNER une explication com-,5 plette de tout ce quil y a de merveilleux amp; dextraor-O 3nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;55 di-
-ocr page 230-',,dinaire dans les EcritS dè M. scHapPB» fur ce fujet.
La proximité des lieux^ fes ptófondes cohnoiffance» jj en Phyfique amp; la pénétratioft de fon jugement Ie met-jjtent en état de remplir compléttement lattente desnbsp;jjphyficiens ftir ct fujet.',
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SUR
LE PRINCIPE EMPLOYÉ PAR M. AEPINUS POUR LEXPLl-CATION DES ATTRACTIONSnbsp;. ÉLECTRIQUES et MAGNë-TIQUES.
§.. I. iJTai expofé dans Ie Chapitre IV-de la troiilème Seflrion de moii Mémoire ( §. 89, feqq.) les Principes généraux dÉIedtrici-té amp; de Magnétisme, fur lesquels M. aê-p.iNus a bati Ie fyftème analogique de cesnbsp;deux Forces: jai fait, dans ces §§. amp; furtoutnbsp;dans les notes qui y ont rapport, pluiieurs ré-fiexions fur ces Principes, fur leur juftelTe, amp;nbsp;fur la vérité du fyftème auquel ils fervent denbsp;bafe. Alon deflein neft pas de revenir fur OSnbsp;fujet: je fuppoferaf aftuellement ces Principesnbsp;iels que 1Auteur les a érablis, Sc je les adraet-trai dans toute leur étendue.
§ st. Jai fait ausfi dans la cinquième Section de mon Mémoire (§. 130, feqq.) ph-fieurs remarques fur les attractions éleétriqucs
¦ /
-ocr page 234-at 8 RE marques fur Ic Principe fondantental
8c raagnetiques, fur la diverfité des Loix quc CCS Forces fuivent a cet égard. Ceft dans cenbsp;point, que git, comme je I'ai remarqué, Icnbsp;fort du fyftème denbsp;nbsp;nbsp;nbsp;cefl:
le fcul fur lequel je mé propofe dc revenir ^ en juftifiant ce que jai avancé dtos la note a dunbsp;§. 134.5 que les ealcuis de.M. aepinusnbsp;mont paru fautifs; car je fens bien , que, quelle que puilfe être la juftelTe des remarques quenbsp;jai propofees en differens endroits de monnbsp;Memoire centre les Principes de M. aepinus, Iapplication que M. steigleh-NER fait des calculs, fondés fur ces Princinbsp;pes, aux Fairs, dans les §§. XXXV, LV amp;nbsp;F-XXIX. de fon Mémoire, amp; la conforraitcnbsp;dc cqs calculs avec les effets qiie .rExperiencenbsp;fournit, doivent necefTairement frapper lesnbsp;Leétcurs, qui feront en conféquence très-por-tés a admettre IAnalogie etablie fur ce pointnbsp;par M. A E p IN u s, fi je ne fais voir que cet-te conformité des Fairs avec les calculs, neftnbsp;pas ausfi complette quon* Iavance j que cesnbsp;calculs font erronés, 8c ne fuivent pas Icgitiraé-ment des Principes propofés par leur Auteur,nbsp;Geft a prouver ce point que je deftine les reflexions fuivantes. Elks font tirées de 1examen detaillé dont jai parle dans la note * dunbsp;§ Sg. dc mon Mémoire.
JA'
-ocr page 235-iu Syflhme de M. aepinus. ai^
Mi
JadoptéRAI pour eet efFct tous les Principes, amp; tous les Calcüls que m. ab-PINUS a établis dans les vingt-lèpt pfemiersnbsp;§§. de fon ouvrage, amp; que M. s T ei ö l. enbsp;NER a adoptés dans les vingt-fept pferftiersnbsp;de ion Mémoire, pour ne marrèter quailnbsp;cas fondailiental, qui a lieu pour lattfai^ionnbsp;éntre deux Corps éleétriques 6c magnétiques^nbsp;Je fuppoferai ausli que lattraftion ou la répul-llon des FluideS contenus dans lés Corps, la-'nbsp;quelle fonne proprenaent Tobjet du calcul, en-lt;nbsp;iraine néceffairement celle des Corps même*nbsp;quoique cette fuppofition ne me paroifTp pasnbsp;hors de tout doute, ainfi que je 1ai dit dans lanbsp;note a du §. r34. de mon Mémóirc. Enfinnbsp;je fuivrat les expresfions analytiques de M*nbsp;STEiGLEHNER, dont on trouve Ie Mc-*nbsp;moire dans ce Volume, 6c dont je citerai lesnbsp;%%. en chiffres romains: les citations en chiffnbsp;fres ordinaires feront celles de ces Remarquesnbsp;mêmes.
§. 5. Je fuppolê quon ak fous les yeux lo %. XXIX. de M. steiglehner,ou cenxnbsp;M. aepiNüs qui y ont rapport, ll sa-.nbsp;git dexaminer radion que deux Corps V 6cnbsp;W (Fig. 6.) exercent lun fur lautre. M.nbsp;A E PIN u s confidère ces quatre Elémens:
C- La
-ocr page 236-Vxcf nbsp;nbsp;nbsp;AKon'ES'fur Ie Principe fottdamental
1/ La force A, av^c laquelle la matièrc propre du Corpj V attire le Fluide du Corps W.
a.' La force R'^ avec laquelle le Fluide du Corps V repOtifle le Fluide du Corps W.
3quot;. La forces, avec laquelle la matière du Corps W attire le Fluide du Corps V: enfin,
- nbsp;nbsp;nbsp;4°. La force, foit dattraftion, foit de rc-pulfion, avec laquelle la matière du Corps Vnbsp;agit fur cellc du Corps W, amp; quon nomme x:
- nbsp;nbsp;nbsp;Öou refulte la formule A-R
amp; pour 1état naturel, A ;R «J-l-A=:oi A R=o: amp; par conféquent x = -a.
Tel eft le Principe fondamental de tons les calculs de M. aepinus: mais, quil menbsp;Ibit permis de le dire avec toucle Telpedt du anbsp;ce grand Phyficien, ce Principe ne me paroitnbsp;pas jufte: 1,. paree que 1auteur a omis unnbsp;Élément tres - effentiel: amp; a°. paree quil ncnbsp;me paroit pas avoir employé Tes autres avecnbsp;toutes les precautions requifes. Jexaminerainbsp;ces deux points en détail: amp; pour pouvoir lesnbsp;traiter féparémeiit avec ordre, javertirai quenbsp;dans Iexamen du premier, je nommerai A ^ anbsp;les aétions qui refultent de lattraétion des ma»nbsp;tièrespropres des Corps fur les Fluidcs,. amp; desnbsp;Fluides fur ks Corps: favoir A lattraétion quinbsp;a lieu pour le Corps. V èc a celle qui a lieunbsp;pour le Corps W : definitions qui- ne font
-dn Syftème. )Je M- aepinus. vit''
prccifementlcs mêmes qué celles que nous ve-' nons dénoncer daprès Ie §. IX. amp; que M.nbsp;AEPiNus a doiinées: mais on*verra dans les.nbsp;discusfions du fecond poiiic les raifons de cettenbsp;difference, qui nen apporte dailleups aucunenbsp;aux raifonnemens néceffairès pour Texamen; dunbsp;premier.
§, 4. M. AEPiNUS na confidéré que, lAction R du Fluide de V fur Ie Fluide denbsp;W, mais il auroit dü confidérer ausfi ladtionnbsp;( foit r) du Fluide de W fur Ie Fluide de.V :
car ladtion de ces deux Fduides eft réciproque 5: amp; étant réciproque ello eft-plus forte quellenbsp;nc feroit fi Ie Fluide de V agiffoit.fur Ie Fluidenbsp;de W , fans que celui-ci put agir fur celui denbsp;V ; eile eli la fomme des deux adions particu-lières. Comme il sagit icr; dattraélions ou denbsp;répulfions confidérées dunemianière.abftraite,nbsp;on retombe dans les Principes généraux fur les-quels ces attraétions font fondées. Quand unnbsp;Aftronome calcule Teffet qui refulte de lattnic-tion du foleil fur la terre p. ex., il fuppofe lanbsp;force dattradion du foleil (faifant abftractionnbsp;des diftances) égale a S T, fiS 6cT fontnbsp;les maffes du foleil amp; de la terre, parcequenbsp;Tattradion eft dans ce cas proportionelle a lanbsp;maffe i Sc que fi Ie foleil attire la terre, avec
12/1% B-EMARQUES fur k PfifUipe fondameniaï
la force S, celle -ci attire ausfl Ic foleil avee ia force T cc qui revient au méme, que li Icnbsp;fölcil, agiflaut feul, attiroit la terre avec lanbsp;force S-HT (4). Lc cas eft eXaétement Ienbsp;löême ici. Si Ie Fluïde de V a ime, force Rnbsp;pour repouffer Ic Fluidc de W, celui - ci auranbsp;ausfi quelque force r pour repouffer Ie Fluidcnbsp;de V 5 Sc ceft la fomme de ces deux forcesnbsp;quil fout pi'endre. Javoue que cc raifoaue*nbsp;ment me paroit de la plus grande evidence: SCnbsp;sil eft juftcj il en refultera que M. A e-tiNus a orais uil Élément effeiidel, amp; quenbsp;fa formule cft foutive: a°. que, raêmeen ad'^nbsp;mettant Ie quatricrae Élement (gt;:) de M. ae*nbsp;piNus, point que nous discuterons tout^a*nbsp;1heure, la formule devroit étre, Anbsp;Rr ~hx: £c pour Ie cas de létat naturel»,nbsp;on auroit A R = o,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;A i^^
R r -t- a- nbsp;nbsp;nbsp;0; amp; conféquerament x = o Sc
«on X =a.
Ob'»
(a) Seroit-il befoin de citer des autorités, pour uö Principe ausfi fimple: fi Ion en veut, on na qua con»nbsp;folter Ie §. 1041. de ï.AEB.ÉGi i'Afironmh denbsp;SS t-A Lande.
-ocr page 239-ill Syfième de M. aepinüs.
olSjet de la manièrc fuivante. Laaioii du Corps V, qui refulte de rÉlearicité ou dunbsp;Magnétisme eft (§. IX.) A cells dunbsp;Corps W eft pareillement a-r: cclle desnbsp;deux Corps, cntant que tels, eft x: donenbsp;leffet total de Iaftion des deux Corps Tun fui*nbsp;lautre fcra A -i- a R r A?; amp; nonnbsp;A-\- d R--a' = o: 6c il en réfultcra toujouisnbsp;= o, 6c non x a.
§. 6. La confequence qui i'cfuke des cal-culs de M.aepinus (§. XXXI.) ,{avoir que les Corps, entant que tels, iêroient doucs dunc force répulftvc reciproque, amp; plus encore la conii-dération quun Principe de Phyfique ausli uni-verfel pourroit être déduit, 6c peut-ctre uni-quement déduit, dunc Theorie fyftemarique,nbsp;vraie ou faufle, fur TEleétricité amp; furie Magnétisme , auroient feulcs pü fuftire, ce menbsp;femblc, pour jetter du doute fur Ie Principenbsp;même, 6c pour faire un examen plus attent ifnbsp;de lil valeur. AuslI la demonftration que Al.nbsp;A E PIN u s donne de la formule A R-Hnbsp;a-Vx Q ne fuit pas, même en faifmt ab-ftraétion des confidérations precedentes, désnbsp;prémiffês quil avoit établies. Car, qucllesnbsp;etoient - elles ces prémilTcs? Les mêmes quenbsp;celles de la formule A R (§¦ IX.) lavoir,
que
-ocr page 240-2.14 REmarques fur Ie Principe foft^amentd
que dans leur érat naturel, les Corps magné-tiques pu éleétriques nexer.cent aucune aélion qui depende dc lElefl:ricit4 du Magnétisme. 11 falloit done ausfi pour la formulenbsp;A.-i-lt;a R a:, ne faire attention qua Taction des Corps- fur les Fluides, amp; des Fluidesnbsp;cntreux, amp; nuliement a celle des . Corps enfant que tels. Ausfi ferois - je bien éloigné denbsp;conclure de la formule A R-Tanbsp;que jai fubftituée a celle de M. aepinus,nbsp;amp; de celle-ci a =:o, qui en rcfulte, que . lesnbsp;Corps, eniant que tels, nexercent aucune action réciproque dattraélion Tun fur Tautre:nbsp;il ne faut pas traduire une expresfion Mathé-matique en kngagc Phyfique fans avoir égardnbsp;aux Principes fur lesquels Ie calcul elf fondé;nbsp;tout ce que cette expresfion x~q indique,nbsp;ceft quon ne confidère pas ici laétion desnbsp;Corps entant que telsj quon en fait abftrac-tion, amp; quainfi clle fera zéro dans les calculsnbsp;dont il sagit, fans quil senfuive Ie moins dunbsp;monde quelle Teft en eftet.
§. 7. Je me crois done fondé a dire que Ie Principe fondamental des calculs de M-AEPINUS fur Tatcraétion amp; la répulfiounbsp;des Corps magnétiques nell pas jufte gt; amp; quCnbsp;ce Principe, au lie.u de A R-l~lt;i x o Sc
du Syfihme de M. aepinus?
de x » dóit être A quantité qui exprime leffet total des attraétionsnbsp;amp; dés répulfions reciproques dés deux Corpsnbsp;8c par conféquent lefpace dont ceS deuxCorpJnbsp;fe feront approchés lun dé lautre, efpace quinbsp;fera =o files deux Corps font dartó leur étacnbsp;Uaturel. Mais, qudles idéés faut - tl attafehcijnbsp;dux dénominations A amp; a: ceft ce-quil sögitnbsp;de faire vöir, amp; ceft Ie fecond point effentielnbsp;8c fondamental quil sagit de traitéri ^
M. AÉPiNus fait ufage du §. IX.-, daM lequel on a confidéré (Fig. 3.) lattfaéfion^nbsp;(nommee A) du Corps -V iur -une particulenbsp;T de Fluide fituée d la lufface, amp; la fépül-fion R de la maffe du Fluide für la particulenbsp;T: döii lon a conclu pour lEtat riatureinbsp;A-R=o. Mais, cette formule nc pafoitnbsp;pas pöuvoir êtfe appliquée iei dans Ie mêmenbsp;fens: car il eft évident, 8c par la natüre dénbsp;rattraéfion, 8c pat les fé flexions qub nousnbsp;avons faités dans Ie §. 4 8c 5.-, lesquellcS fontnbsp;egalement appUcables ici, quil fxut avoirnbsp;égard aux quatre Elémens fuivans , indépen-demment des deux R êc r pour la répülfion;nbsp;Car foit, (Fig. 6.)
ï°- Laéfion de la rhatière du Corps V fuf Ié Fluide de W exprimée par x.
ae-
Iöme II.
-ocr page 242-12(5 a.EMARlt;iuEs fur Ie Principe fondamental
. i®. Ladion du Fluidede V fur la matièrc de W expriméc par y,
3®. Laétion dc la matière de W fur Ie Fluïde de V cxpriraée par
4°. Laétion du Fluide de W fur la matiè-ïe de V exprimée par z, on aura pour Iadfcion totale des feules attrac*nbsp;tions, (AT j/) -H ( # z), Sc pour Teffet total {u y)R (# z)r, Oc, x-hynbsp;«ft laélion totale de Tattradlion du Corps V,nbsp;OU fi lon veut, lcfpacc que Ie Corps W par-courrcra en vertu de lattradion, efpace quinbsp;depend amp; de ladion du Corps V fur Ie Fluidenbsp;de W, amp; de cclle du Fluide de V fur la matière dc W i car cc Corps W piïs dans fa tota-lité avec Ie Fluide quil contient, eft attiré Scnbsp;par Ie Corps 'V , èc par Ie Fluide de V j Scnbsp;conféquemment lefpace quil parcourt dépcndnbsp;de ces ceux élémens. lia raême chofe a lieunbsp;pour Ie Corps W, dpnt ladion tqtale eft ? -f- z.nbsp;Nous nommerons done A(=;A; _y) lattrac-tion totale que Ie Corps V excrce: Scnbsp;a(_ c z) celle quexerce Ic Corps W: Scnbsp;lon aura pour leffet total des attraStions Scnbsp;des répulfions AR lt;*r : comme nousnbsp;lavons dit §. 4 amp; 5. Or, voici en quoi cesnbsp;quantités A Sc « différent de celles que M.
A »-
-ocr page 243-du Syfième de M. aïepïnus,
ilÈPiNüS a hommees A amp; «, sc quelle efi: Iofigine de la méprife quil me paroit avoit'nbsp;faite en appliquant ici Ie §. IX. fahS expUca'nbsp;tion ultérieüre.
Dans Ie §. IX. oii a cónfidéré laö^ioti du Corps V fur k particule T de Fluide, la^nbsp;qüelle repréfente ici Ie Fluide dé W, amp; 'on Iknbsp;horamée A: on voit que eet A eft ici notienbsp;*¦: mais on a eu toit dappliquer ici cette formule, puisque dès quil y a deux Corps j 'llnbsp;y a encore un autre élément^ favoir j j qiïinbsp;concourt a l'attraétion totale du Corps V: eetnbsp;clément ne pouvoit étre conlldéré daUJ Iénbsp;Cas du §. IX. j puisque Ie Corps W ny exi-ftoit pas: 1élement y y étoit done zéroj aünbsp;lieu qu^ci il eft réel amp; pofitif: notre A cftnbsp;done Af-l-j/, dès quön confidère ladion denbsp;deux Corps: il eft Ou 1A de M. aé.pi-Nus, des quoii nen cortfidère quun. II eirnbsp;eft de même de a-, chez nous il eftnbsp;chez M. aepxnus il neft que ij pareenbsp;quil nétoit que t dans Ie $. IX., ou lon i^enbsp;confidéroit quun feul'Corps, 6c comme il icftnbsp;chez nous dans Ie même cas.
Maïs, ft Ton a pour Teffet total x ^
-r, . OU
Ie cas de léut naturel Ar=:;o,gt; * -1 - on ausfi, comme dans les caleuls de M-Pinbsp;nbsp;nbsp;nbsp;A É-'
-ocr page 244-lt;0,2.8 RiiMiArR.lt;i,uEs fuT k Prhuipt foridamental
Aepinus amp; dans.Ic cas du §. IX. fcparc-liient AR=o: U ar=^o% II eft aifc de sen appercevoir.; car ft damletat naturel que rattradirion quun Corps exerce foitnbsp;égale a la répulfiort,: orj fon aélion dattrac-tion eft AT - - ÖU A pour le Corps V, 6c / -h snbsp;ÖU a pour Ic Corps W: on aura donenbsp;A¦R=o: 8cnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;r=o.
Nous entendrons done toujours dans la ftiite par A 8c lt;* les fommes des aótions x ynbsp;amp; r-hz, quoique M. aepinus nentendenbsp;par A amp; que x ^ t: mais ausfi', sil ne faitnbsp;lui que R = ^ r=t, nous, nous faifonsnbsp;Rrzx j 6c r = r-f-z: routes les fois donenbsp;que nous dirons la force dattradtion du Corpsnbsp;V fur le Fluide dc W ou A, 6c celle du Coiysnbsp;W fur le Fluide dc V, ou ^, il faudra entendre ces expresfions non dans le fens Aepinien ,nbsp;mais dans celui que nous venous dindiquer,nbsp;favoir pour les fommes de x y 8c de ï -h z (^).
(h) II DC fera pas inutile de faire voir, que les chaii-gemens que nous venons dc faire anx idees quil faut entendre par les expresfions A a, nempechent pasnbsp;de faire ufage des Valeurs A-aex:Rr. dont M-AEPINUS fe ferf dans fes Calculs, ¦amp; qui fe trouventnbsp;5- XXX. pourvü toiuefois 'que 1on adrnette ces de«*nbsp;Principes établis par M. amviuvs dans ce §. XXX. dc
k*
-ocr page 245-du Syjieme de M. aepinus.'
5- 8. Ces deux points eclaircis,'' éxarai-nons quclles font felon ces Principes les attraé-'tions OU les répulfions des Corps'i je tommen-ccrai par Ie cas du XXXIII. amp; XXXIV.
les notes a b qui y ont rapport , javoir-^ i®. que lattradion dun Corps M fur unê ^quaiitité D' ticnbsp;Fluide eft en raifon diredc de ! cetld maffeM'p Scnbsp;la quantité D: amp; i°.^quc les^^uan^ngp.,de Fliiidjsnbsp;des Corps font cotnme les inaffes de ceux-ci, Principesnbsp;qiie noas adtnettons aftuel/emctit', p'arceqiie notre butnbsp;cft uniqiiement dc faire voir. que les calculs-de ddtail J8enbsp;M, AKPINUS ne fuivent pas des Principes généraux quiinbsp;ctablit. Ced pofé on aura done;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;- Si
1°, Latftion de la matière M dp Corj)s V fur. k Fluide D du Corps W, ou x,
2°. Laftion du Fluide Q du,Corpj.gt;]Vf(lamp;i;Ja-inafièVe m du Corps W, ou y , r=: ?w Q, -nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^ ^
3'^. L'adiion de la ïnatiè're hi 'du Cojpj W fur Je Fluide Q de V ,-ou iquot;, =: z» Q^i Jigt; (nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;. v
4^. Ladfion du Fluide Q du Corps W'fur la inatiè-
re M du Corps Vou z , = M IX _
Doncx y = A=:MD-Fw q ; , nbsp;nbsp;nbsp;Q
M D : done i A ou * -j y ~ / -f: 2®. puisque M D rr r» Q, on a x y zz.t z.: Sc 3°. 'puisquenbsp;A R. o, a T Q; on a R A a r -zz, 1 xnbsp;iy- La fuppofition de Arr;« ''emR eff done abfolq-ment la même, amp; 'les Calculs ne fouffrent aucun cfca»..nbsp;^ement a eet égard.
remarques fur Ie Principe fdndamental
4an? lequel urt des Corps V eft pofitif ou né-6c 1autre W) dans fon état naturel.
.p EM luivant pas a pas les Elemens qui con-qourent ici.j on aura (iFig- d-)-
1. La force attraftrice du Corps V fur ie Fluïde de W A : 1°. la force repulfive dunbsp;Fïüide de V fur le Pluide de'^W;
la forceAVcc laquelle la maticre du Corps W attira Ic Pluide de V,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;4°. ^
quOl Ï1 faut ajouter, a mon avis, la force avec laquelle le Pluide de W repoufle le Fiuide de
V* fa voir nbsp;nbsp;nbsp;ScTon aura
(Q ±^7)11 nbsp;nbsp;nbsp;('Q±l)«nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;(Qlf)?*:
(§. IX.), fe reduit a nbsp;nbsp;nbsp;^---
Q Q-vj: mais on a §. XXX., lt;?=A = R: done
^ nbsp;nbsp;nbsp;amp; il refte q.
ce qui, a caufe deA R = o, a r=ö
une
(c) J'ai dit note (lgt;) que le changement que nous avions fait aux idéés entendiies par les expresfipns Aamp;c anbsp;papportent aucun changement au cakul: pour en donnet un exemple, je vais refaire le calcul de ce §. en menbsp;fervant des 6 Élémens énoncés d^ns k §. 7., amp; desnbsp;fubftitutions que la note i permet.
Laélion du Corps V fur le'Fluïde de W fera r.
z°. bac-
-ocr page 247-du Syjlème de M. aepinus. agj
unc force égale azérojcomme M. aepinus Ie pretend. Selon nous, Ie Fluide du Corpsnbsp;\V, bien loin de nêtre pas afFeélé par Taction du Corps V, fera repouffé, fi Ic Corpsnbsp;V eft pofitif, êc attiré sil cft négatif. Exa-minons ceci avec plus de foin.
R EMARQ.UONS dabord que la force avec laquelie Ie Fluide du Corps W eft ve-
pous-
Ladiion du Fluide de V fur Ie. Corps W fefa,
lir., a, . y ±?) nbsp;nbsp;nbsp;, ?y-
. OU y
3'^. Ladtion du Corps W fur Ie Fluide dc V fera, aii 1 leu de t,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp; OU r Xnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;t
4®. Laftion du Fluide de W fur Ie Corps V fera z 5®. La répullion du Fluide de V - fur celui de W fc-
ra , au beu de R, , - otf, nbsp;nbsp;nbsp;
6°. La répullion du Fluide dc W fur celui dè Vfera, 'nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Q quot;fquot; ffnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ff r
au beu de r, nbsp;nbsp;nbsp;r, ou, r -f 7:,.
Ci nbsp;nbsp;nbsp;^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;I
La foTTiirie totale fera done
x y ±^r? * -Fs nbsp;nbsp;nbsp;rX ÏI-
x 4quot; f/quot;!* f F ^ nbsp;nbsp;nbsp;^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;® done la quantité fe reduit I
v ff -f ï-ff 4; R7X lt;7 nbsp;nbsp;nbsp;_ if 9 { r O 4. ( R f r)
Mais, (note b) y-F tquot; i y R ! done on a
^ nbsp;nbsp;nbsp;= quot;b ^: la répulfion cft done 1»
mênie que par Ie calcui fait-dans cc §,
jjga RKMARQjUES fur h Principe fmclamental
^ nbsp;nbsp;nbsp;' Q T
povifTé OU attiré par Ic Corps V, ftvoir i-Q
pft exaftement la même que. celle du §. X. li qc nefl quici lou a fubllitué r pour R, ^nbsp;paufc que ie Fluids agit a une diftance Qiffc-,nbsp;rente: amp; ce cas eil bien {iiqple^ oai; on auro^tnbsp;,pü,-parvei'dr au rcfultat dq §(. pvécé^en^ lans au-_pmircalcul, amp; Iqns autre raifonnernsnt que ce-_lui,-,.ci. Lé Fluïde du Corps V ell repoulTcnbsp;par celui du Corps W, amp; il eH attiré par lanbsp;rnacTere propre de ce Corps: maïs, cc Corpsnbsp;étartt dansfon étar naturel, Fattraction eft égale a la répulfion '(§. IX.,), amp; par conlequcntnbsp;Ie Fl.tiiée de: V neprouve aucune action de la
part
de celui de W: mais, comme Ie Fluide
(ie W eft reppulTé p.ar celui (ie V amp; attiré par Ie Corps V y :amp; que cette répulfion ell plusnbsp;grande ou plus pctit^ que cette attraétion , felon qué Ie Corps eft ppfitif ou négatif, il sen-fuit quil y aura tme aéliqn réelle ^ laquelk fera
O Y nbsp;nbsp;nbsp;' \nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;quot;¦ *
en vertk'du §, X,
C 9- Cec i pofé,-j.en appcllc a 1Experience. Je. concede a M. 'aêbinu-s quiin Corps ne. fera, ni attiré ni répoullc, tant quiinbsp;refte dans fón 'état naturel 3, mais felon la formule, un Corps dans fon éüit naturel, appro-4,un Corps' négatif ou pofitif, doft néces-
fai-
-ocr page 249-du Syflèfne de aepinus. 2^35
faircment refter toujours dans fon état naturel', pui,,sque les forces qui pourroient len faire for-tir font'égales a zéro, felon fa formule. Or,nbsp;Cette conféquence cft direélement oppofée anbsp;1Experience gcnéralè, êc en particulier auxnbsp;belles Experiences de M. aepinus lui'*nbsp;même, qui a prouvé Ic premier que toutnbsp;Corps convenable, -placé dans lAtmosphèrenbsp;dun Corps éleéfrique ou magnétique, devieritnbsp;éleétrique ou magnétique: êc-ft ccla eft, il eftnbsp;evident que les forces qui Ie rendent tel, nenbsp;¦font pas nulles, comme elies devroient lêtrenbsp;fuivant la formule de M. aepinus, maïsnbsp;réelles, telles que notre formule lexige, -quinbsp;dailleurs eft conforme fur c-e point a lExpé-.rience: car, li Ie Corps V eft pofitif, Ie Fiuirnbsp;de de W fera repoufl'é, c. a. d. que ce Corps,nbsp;ou du moins fa partie intérieure deviendra negative ; amp; pófitive au contraire ft Ie Corps Vnbsp;eft négatif; or Ton fait que Iextremite dunnbsp;barreaude Fer W préfentée a un Airaant V ,nbsp;devient auftrale ou boreale felon que TAimancnbsp;¦ V cft boréal ou auftral:, ce qui a lieu fembla-bleraerit éir moins ou en ylus pour rÉleélricité.
10. Maïs, dira-t-on, la formule ^ indiqueroit que Ie Corps W eft repous-fé ft Ie Corps V eft pofttif, ce qui eft contrai-
P 5 nbsp;nbsp;nbsp;re
-ocr page 250-2,34 Remar QUEs yj/r ïe Principe fondament
re a 1Experience. II faut r-cmarquer, a eet égard , que ia formule ne traite que de la ré-pulllon OU de rattraélion des Fluides, conte-jlius dans les Corps, amp; non de celie des Corpsnbsp;inêroes, laquelle ne fiiit de celle des Fluides,nbsp;que .pour autant quon veut fuppoler que Ienbsp;¦jnouvement de ceux-ci entraine néceffairementnbsp;.celui de ceuxgt;la: ce que M. aepinus pa«nbsp;Toit fuppofer corame un axiorne, amp; fur quoinbsp;jai déja propofc quelques doutes dans la note anbsp;du § 134- de mon Mémoire. 11 faut d'ail-leurs conlidérer i,ci une double aétion: la pre^nbsp;.miere par laquelle Ie Corps foit de fon ctatnbsp;naturel pour devenir pofitif ou négatif, amp; ce-
0 T
la avec la force ^ («f)i la ac. par laquelle
ce
(ri) Cette force efl la méme que celle que M. aepi-Kus a trouvée dans fon §. io8. On dira peut-étre, comment a -1 - il pu éiablir cette force puisque felonnbsp;¦lui (§ XXXIII.) un Corps dans fon état naturel, nenbsp;fauroit éprouver aucune aftion de la part dun Corps po-litif OU négatif i* Cell je crois par une méprife dont
nous avons indiqué la fource dans la note h. M. aepi.
«r R
KUS fe fert du §. XJ. , C|Ui donne en effet mais fuLvant quelle'hypothefe Suivant celle qui nadmetnbsp;que deux- forces qui agiflent fur la particule T (Fig. 3.)nbsp;du Fluïde: favoir la matière propre du Corps V, amp;nbsp;Ie F.mdc de ce Corps, amp; qui n'admet aucun autre Corps
W
-ocr page 251-Ju Syfiinte de M. aepinus. 2.35
ce Corps, devenu pofitif ou négatif, eft artiré Qn repoiiffé tout conatne Ie feroit un Corps déjanbsp;poiltif OU négatif avant quon Ie préfente knbsp;lautre, dot^ble action que M- aepinusnbsp;lui-mêrae eft contraint dadmettve, dans fonnbsp;iio. amp; III. Au refte {1 lon demande com?nbsp;ment il fe fait que Ie Fluide de W peut aban-donner une partie de ce Corps pour saccumu-ler dans lautre, non - obftant la grande diffi-culté quil éprouve a fe mouvoir, difficulténbsp;qui eft fuppofée aflez grande dans lAimantnbsp;pour empecher que jamais Ie Fluide ncn forte,nbsp;OU ny cntre: comment il fc fait que ce premier mouvement dattralt;5i;ion ou de répulfionnbsp;du Fluide, ne falTe pas mouvoir Ie CorpsL,nbsp;tandis que celui - ci eft repoufle ou attiré cn-fuite uniquement parceque Ie Fluide left; ja-youerai que ce font des points que je nentrc-
pren-
W qui agit en mêrae tems fur cette particule: mais Ie eas eft -diiférent ici; Ie Fluide du Corps W (Fig. 6.)nbsp;éprouve non feuleinent Faftion du Corps V amp; de fonnbsp;Fiuide, mais de plus l'acTtion a de la maticre propre denbsp;ce Corps W; Élément auqiiel M. aepinus na pas faitnbsp;attention dans fon §. 108. H a coniidéré Ie Corps Wnbsp;comme sil nagiflbit pas, fans quoi il auroit trouvé,nbsp;tout comma dans Ie §. XXXHf ifb cönfidère, Ianbsp;Î de répulfion fur Ie Fluide de W = o,
-ocr page 252-5.36 rbmarqües 7«gt;' Principe foniamentatl
prendrai pas dc défcndre, amp; je renvoyerai i ce que jai dit la deflus en différens endroits dcnbsp;mon Méraoire, comme dans les notes a dunbsp;S- 134'. b du §. 43. Sc dans les §§. 93 8c 94.nbsp;Ce point ne fait pas lobjet dc notre discasfioh.nbsp;adtuelle. II fuffit davoir fait voir que la foi^nbsp;mule que Ad. aepinus a donnée pour Ienbsp;premier cas néfl pas conforme a 1Experience.
§. II. Pas^ons aü fccond cas, a celui dans lesquels les Corps font tous deux pofitifs,
-amp; fuivons les expresfions des §. XXXVIL Fig. 6.
Soit 1quot;. la force avec laquellc la matic-re propre dii Corps \V attire Ie Flüide dc V f Q -l-ff) lü.
a°. La force avec laqiiclle la_ maticre du Corps V attire Ie Fluide de W fera
3quot;. L A force avec laquelle Ie Fluide de V cr 1 a Air r
repoufle celui de, W fera nbsp;nbsp;nbsp;X---
4°. A quoi il faut ajouter a mon avis, la force avec laquelle Ie Fluide de W repoulfe celui de V, favoirnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;r, Élément
au lieu du quel M. a e p i n u s employe la force répuUive r' des matières propres des deuxnbsp;Corps: on aura done pour Taction totale,
(0 9')^_(Q~^'9) nbsp;nbsp;nbsp;
Q nbsp;nbsp;nbsp;^ oTrquot;- ¦ ¦
-1^' '¦ - : quantite qui, a caufe dé
B r, devient, nbsp;nbsp;nbsp;-f- '2il-
(j^dR. qdr:
D Q~^'ÜU~'QD
maïs a caufe de A « (§. XXX.) on aura
dra
D nbsp;nbsp;nbsp;quot;Q ~ QD ¦quot;
qui
indiquc a la vcritc une répulfion C^), maïs qui pour la grandeur differe beaucoup dc
qui eft la formule de M. aepinus.
§¦ lï*
(«) Je crois quoa auroit pu parvenir a ce rélukat fans cakul, en difant; les Fluïdes conteniis dans lesnbsp;Corps nagilTcnt. que par Icurs cxcès, puisque Icurs quan-tités naturelles font en équilibre avec la matièrc propte
de ces Corps: done 1exces g repoulTe avec la force R,
Q ^
Ie Fluïde ^ du Corps V, amp; la répulfïon efl
du Corps W: done la répuf.
force R Ie Fluïde
/ R r 0~f f) pg même , lexcès repouffe avec Ia ^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;D r/
fion eft nbsp;nbsp;nbsp;Sc Iafllon totale
[(/R. nbsp;nbsp;nbsp;4.^ R. D 1.
QO
-ocr page 254-igS REMARQ^üES fur Ie Principe fohdamentaV
§. la. L E troifièmeeas eft fi les deux Corps font négatifs: au quel cas il faut fubftituer d
èc - q^w lieu de ^ amp; -f- ? Sc Ton aura ^R(Q-^) yR(D^).nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Q
jours \ q on au plus q: car q cll la quan-tité dont Ie Fluide naturel Q eft diniinué, 6c il he fauroit être diniinué plus que de la quantiténbsp;totale : au quel cas Ie Corps ncn contiendroitnbsp;plus (^/) 5 de mème d eft toujours ^ ou aunbsp;plus = D, amp; conféquemment cctte force ell;nbsp;toujours politive ou nulle; mais cc dernier casnbsp;eft imaginaire: deux Corps négatifs sattire-roient done toujours, bien loin de fe repous-fer avec la force nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;coaime lexige la,
formule deM.AEPiNus,6c que 1Experience parelt Ie prourer: je, dis paroit Ie prouver: car cela fuppofc comme demontré que 11 un desnbsp;genres dEleélricité ou de Magnétisme conll-fte dans une accumulation du Fluïde^ élec-
tri-() Si lon fuppofoit J s: O. amp; par conféquent Ie
Corps W entièrement privé de Fluide, la formule fc-
R ' 0 J 'i nbsp;nbsp;nbsp;'nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, Rnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;T
roit, *q' ~ , OU a caufe de Rrr A , A nbsp;nbsp;nbsp;Ua
feconde partie eft la méme que celle du §. 8., ce qui
dolt être; la prerr.iere eft rattradtion de la matière pro-
pre du Corps W (laquell? neft pas anéauüe) iqr Ij
Fluide du Corps V.
-ocr page 255-Syflikte de M- aepinUS'^
iriquc ou magnétique, lautre ne confifte qiic dans une diminution, du même Fluïde:- cenbsp;dont tous les Phyficiens ne convicnneiu pos»nbsp;tnais ceft un point que nous admettrons adtuel-lemenc, amp; il efl: fur quc les forces negativesnbsp;fe repouffent tout ausfi bien quc les pofitives:nbsp;rExperience eft done ici abfolument Gontraücnbsp;aux conféquences Icgitimément déduites desnbsp;Principes hypothétiques de aepinus,nbsp;loin de leur être conformes, comme ce Phyll-cien Ie penfe daprès la formule. Je crois mê-tne pouvoir ajouter, que ce qui doit avoirnbsp;lieu dans ce cas fc pjréfente de foi méme inbsp;lefprit, fans calcul. Car, puisqiic les Corpsnbsp;font tous deux négatifs, rattraftion de la ma-tière de chacun des Corps fur Ie Fluide denbsp;1autrc furpafle la vépulfion reciproque desnbsp;Fluides, 8c doit par conféquent produire uncnbsp;attradcion réellc. Au refte nous fuppofons tou-jours que les attradlions des Fluides entrainentnbsp;eeux des Corps mêmes.
§. 13. Le quatrième cas eft celui du §. XXXIX. dans lequel lun des Corps V eftnbsp;pofitif, lautre W négatif. 11 ny a done quanbsp;faire dans k formule du §. ii-, d négatif,nbsp;iaiffant j- pofitif, ScTon aura,
Q
-ocr page 256-2.40 REMARQUÉs fur ïe Principe fo'n'damentd
¦ ~QD
^R(Q ^) ^ R{cf^) ^ foi-mule qui dif-
fére, non feulemcnt en grandeur de ^J]3*
ctablie par M. aepinus, mais cncore, en
ce quc cette force ne fera attraftive quau cas
que fi?R(a5^ Q) \ j-DR, on dQiq Q_)
qTi'. mais fi i(a^ Q) = ^D il ny aura
pas dadtion : amp; nbsp;nbsp;nbsp; nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;au-*
ra répulfioii. Soit 5' = 2, lt;5?= 2: on au-
n nbsp;nbsp;nbsp;p
a w'^ ^P, fip. ex. n n, amp; /gt; 4»
On aura q nbsp;nbsp;nbsp;d ¦=. B:6ca »= /-
done ladtion feroit nülle : 6c fi » a.: p 5 ^
on auroit q ~ ^ amp;c d 2,6ca-fw\«;
il y aura done répulfion: or, qui démontrera quil eft imposfible que lexcès du Fluide dansnbsp;un Corps foit la moitié du Fluide naturel, cCnbsp;quun autre Corps ait perdu la cinquième par-tie du fien? Èn ce cas pourtant il y aura re-pulfion : mais lExpérience donne très-certai-nement toujours une attradlion pour ces cas:nbsp;voila done une nouvelle contradidlion entre cesnbsp;Principes amp; TExpériencc.
in Syftème de M. aépinus.
§. 14. LB.cinquième cas général eft celui iians lequel les Corps font en partie ppfitifs 6cnbsp;en partie négatifs, felon Ie §. XLII. Fig. 8.
Soit la partie VC pofitive, BV negative j 6c foient les Corps I 6c K pofitifs; il efl-ckir quil ny aura qua fe fervir des formu-ies que rtous venons de donnep.
I®. Le Corps pofitif I, qui Contient ie??-cès de Fluide d au deffus de fa quantité naturelle D j fera repoufle par la partie V G avec la forcenbsp;-iRCQ y) ?RCD A ,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;..
aquot;. L E méme Corps I elf attiré par la partie negative B V , dans laqnellc ïious iuppo-ferons un defaut de Fluide « 6c la force répul-five R' au lieu de R, avec la force
en fublfituant dans la formule du §. ïi, ¦ « au lieu de ^; R', au lieu de R: laefiön totale'nbsp;i'cra done
-Qi(R R)-^ nbsp;nbsp;nbsp;17-R'»)-DnRO. r
Si 1on défïroit la force de la partie negative' V B fuv le Corps pofitif K» on aurok
H Q ^ (R' -h R) - a ^ (R V * R ^)' Igt; C ^ R'-® R')
_ nbsp;nbsp;nbsp;y
TOMK II. nbsp;nbsp;nbsp;Qnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;éjf.
-ocr page 258-REMARlt;irES fur Ie Principe fondawiental
cxpresfions qui font tres-différentes de celles de M. AEPiNus (^§. XLII amp; XLin ') mais quinbsp;admettent les mêmes modifications, quoiquenbsp;ce ne foit pas avec la même égalité, ni pournbsp;les mcmes hypothèfes.
§. 15. Si ion fuppolbit Ie Corps I dans fon
ctat naturel, on auroit d=:o: amp; par confé'
rc-
Qü
, r r V DC'^'Ï^ «R') qucnt la force feroit nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^ '
pulfive Scnon nulle, comme M. aepi-piNüs létablit §. XLIV.: cas auquel ilfaut appliquer les réflexions fakes ci-delTus §. 9.nbsp;amp;§. 10. On auroit de même pour la force denbsp;la partie V P fur Ie Corps K, luppofé dans forv
ctat naturel,--- . La conclu-
fion de M. aepinus cft done ici contraire a rExpéi'ience.
OU,
(g) Cette fbrmule,
' quot;q quot;o nbsp;nbsp;nbsp;meme que ceJIe du §. 7., favoir
la fomme de la répulfioa de la partie V B, exprimée ci R
dans Ie §, 7. par -7^ amp; de lattradliön de la partie V C, exprimée par la méme formule: fi I'on fuppofe Ie
Corps V négatif, ou-d au lieu de 4- r/, amp; fi lon
fubilitue R' amp; « au lieu de R amp; i, paree quü sa^i* da (Mances- amp; de quantites différentes.
-ocr page 259-ill Syfième de M. AEPiNtr'f. '243
16. SI les Corps I 6c K étoient néga-*^ tifs j on auroit i au lieu de -i- d: amp; les for-muies feroient, pour Ie Corps Inbsp;'idi'R.fiiR'»quot;*nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;(R'RYD«R')
amp; pour Ie Corps K ,
Q D ^ nbsp;nbsp;nbsp;~
formules trés - différentes de celles du §. XLV*
§. 17. Nous ne nous arrêterons pas a examiner les différentes conféquences qui relul-tent des determinations de ces foirroulesparies fuppofltions faites dans les §. XLVII-CIV y il Tera facile a chacunden examiner Ie refultat,nbsp;qui fe trouvera beaucoup plus coropliqué quenbsp;celui de M. A E pin us, amp; tres-different.nbsp;11 en ell: dc mêmc du §. LIV- 5 auquel on applique natuvelleraent le §. XXXVII. Maisnbsp;ce §. mérite de nous oceuper, paicequil nouinbsp;fera dun grand ufage pour k fuitc.
SupposoNs done deux Corps ( Fig. 9.) A M, D P, divifés en deux parties B N, B M 6cnbsp;O E, E P fuppofons que la quantité naturelle du Fluide pour .chaepne des parlies N B 6c:nbsp;BM foif Q; pour OE ScEP, Igt;: que lesnbsp;exces de Fluide enAV ScBN, OEamp;EP,nbsp;Ibyent 0, c, d: que la partie BM agilfe
Q 2, nbsp;nbsp;nbsp;fur
-ocr page 260-0,44 REx\iarq.ues fur le Principe fundamental
¦ fill' OE avec la force R, for EP avec la for^ ce a;: Sc queBN agifle for OE avcc la force R', for EP avec la force x ¦. quon calculenbsp;Iattraaion qui doit avoir lieu entre ecs dcus;nbsp;Corps, foivant la formule du §. ÏI.', qui con-tient la correction que nous avons faite a lanbsp;formule du §. XXXVÏI., amp; Tón aufa^^ ennbsp;omettant le dénominateur Q D , qui neft dau-cune utilité pour les conféquences a tirer dcnbsp;ces caiculs , amp; que par cette raifon nousnbsp;©mettrons toujours dans la foite , On aura dis-je:nbsp;i. Iadion de B MforOE =fR(Q-f-^)
0.°. IadiondeB Mfor EP
nbsp;nbsp;nbsp;ax D
f. Iadion de B N for O E c R (Q ^)
nbsp;nbsp;nbsp;^R'CD c).
4°. Iadtion de B NforEP
nbsp;nbsp;nbsp;hx (D (/).
èc lafomme de ces quatre adions, ou Iadion totale fera, i0nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;a') (cR dx^ (Q ¦\-b)
(cR' ^/a:'}-JÜquot;t-r(^«R ^R') (D rO {ax bx')y formule Seaucoup plus compli-quee que cclle de M. aepinus (§. LIV-^,nbsp;mais qui indique également une répulfron,
§. i8. La formule que nous venons dc donner nous eclaircira les différens cas qui
peuquot;
-ocr page 261-Au SyflètKC de JVl. aepinus. 3^45
p:uv,ent avoir lieu dans rattraftion des Corps, foit éleclriques foit magnétiques, 8c dont JVLnbsp;aepinus a traité au long dans Ie Chapitrenbsp;fecondde fon ouvragc. Nous en parcourteronsnbsp;tpus les cas principaux.
SupposoNs done (Fig. 9.) un Corps pdfitif DEO, qui contienne, outre fa quan-titc naturelle de Fluide D, un cxc.és c: désnbsp;quon en approche Ie Corps ALMN, quenbsp;nous fuppofons eoercitif, 8c qui contient Ianbsp;quantité naturelle de Fluide Q dans chacunenbsp;de fes parties BM 8c BNgt; ce Fluide, étancnbsp;repouffé par Ie Fluide de OE, deyiendra plusnbsp;rare dans la partie B M, 8c plus denfe en N B :nbsp;par conféquent, en eraployant la formule ditnbsp;§. 17., on aura a negatif, h pofitif: d, 8cnbsp;conféquerament x Sc x' égaux a zéro, car onnbsp;fuppofe que la partie E P nexifte pas: en fai-fant ces fubftitutions on aura Qc(R R')nbsp;'D^R'^a^cR' a«cR iïDR (^):maisnbsp;ici Ton a, a = -h a caufc que Ie Fluidenbsp;qui foit de BM, entre dans NB: faifant encore
(/i 1 Si lon reduit Cette expresfion fous la forme de celle du §. 14., on aura, lt;5 c(R R/ '^-r(^ R^- Rlt;z)nbsp; D ( è R' aR), qui eft exadement femblable a Ia fot»nbsp;mule N°. n, du dit , amp; cela fe doitj car Ie c^s eftnbsp;Ie même.
'44-0 ïtEMARQUES [ur\h Princife fendamentd
core cette fubftitution on aura Qf(R R) 4-(a(7/: ^D)(RR') formule dans la-quclle Ie fecond tcrme eft pofitif amp; Ie premiernbsp;iiégatif, amp; qui ell bicn differente dc celle qucnbsp;M. aep iNus a donnée (dans fon §, iii.nbsp;ii'z. iisOj iavoir dé nc (R^R).
§. IQ. Soit dans notre formule lt;? =
m
£~ Sc remarquons dabord qüe m ne fiiu-n
roit être \ i: puisquc = a Q amp; quii ne faurok fortir de Ia partie AM plusnbsp;de Fluide quelle nen contient: mais » peutnbsp;avoir, au moins in abftraüo, une valeur quel-conque. Subftituant dans la formule du §.nbsp;précédent les valeurs indiquées pour « 6c r, onnbsp;aura,QDnbsp;nbsp;nbsp;nbsp; m) R'(?» « a) }=
R') ): dou il refulte i°. que plus m ell grand, Ie rellenbsp;étant égal, c. a. d. moins Ic Corps AN eflnbsp;tiré de fon état nativrel, 6c plus il eft ficilenbsp;quil y ait répulfion : a°. que fi = i, au-quel cas la partie A N eft entièrement évacuéenbsp;fde Fluide, 6c la partie O B en contiendra Ienbsp;«doublé de ce que]^ contenoit, on auranbsp;QD (R.» IR- » 'quot;3)5 cas dans lequelnbsp;»1 fcfoit encore posfible dayoir répulüon, 6C
dans
-ocr page 263-dn Syflhne de M. a'epinüs. 147
dans lequel il y en auroit t'oujours fi R' ( 3 ) Sc il ell aife de faire voir,nbsp;puisque m nc tliuroit être fra6tionaire, que finbsp;R' ( w -h 3 ) \ R ( «-{- I ) on pouiToit avoirnbsp;fouventR(7?-1-2 in') \ R'-h» a)
amp; quaind il y auroit fouvent répulfion , quoi-que rexpérience fournifle toujours attraStion. Combien ces formules, deduites légitimémencnbsp;des hypotlièfes de M. aepinus, ne sécar-tcnt-clles done pas du vrai? Et il ncft quenbsp;fiiire de calcul pour prouver que la répulfionnbsp;doit prévaloir ici la plupart dii tems: car Ienbsp;Fluide c repoufle Ie Fluide a amp;c conféquem-ment Ie Corps A N : 6c rattraéfcion nc fauroitnbsp;prévaloir avant quune grande partie de ccnbsp;Corps ne foit aflez évkuée de Fluide pournbsp;que la maticre propre du .Corps attirant Ie Fluide de O E, ou c, puifle vaincre la répulfionnbsp;du Fluide c fur Ie Fluide Z», retiré vers CN,nbsp;6c qui, sil nagit plus fbitement a raifon de lanbsp;eoncentration, agit dautre part plus foiblc-
ment
(0 Car, fiR'(« 3) nbsp;nbsp;nbsp;i)on a, R'(» 2)
E. R» car R' ^ R; nbsp;nbsp;nbsp;conféquemment R' («4-1)
^ R (»~ j»); or fi 1on avoir m R' ou ou \ 1 ^ on auroit ausfi nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;\ R(«-m 1): Ie
cas de w R' ~ OU X 2. R pourra arriver dès cue m ie-ïa 1: cc qui pourra arriver fouvenr.
-ocr page 264-a48 remarques fur Ie Principe fondamental
ment a raifon de fa diftance: amp; il faudroit que (Cet affoibliffêment fut plus confidévable que Ienbsp;renfotcement qui refuite de la concentration.nbsp;Mais nous verrons daus un moment combiennbsp;iCès fuppofitipns séloignent du yrai.
§. ao. Outre les confidérations précér dentes, il en eft encore dautrcs qui font voirnbsp;évidepiment, combien les hypothèfes emplornbsp;vées par M. aepinus font peu propres anbsp;fournirdes formules qui nous éclairent fur lesnbsp;Loix dattraftion qui doivent avoir lieu, ennbsp;jnême tems quelles font contraires aux faits.
1°. Les quantités m^n dependent teller ment Tune de lautre, que fl n diminue ounbsp;ailgmeqte, m doit ausfi diminucr ou augmenrnbsp;ter, nfais quoiquop fache que m ne peut dernbsp;veiiir plns petit que lunité, on ignore jus-quoü 6c en quelle proportion eet accroilTementnbsp;pu cette diminution peuvent avoir lieu. P. exw
amp; fi alors m~6.
c. a. d. fi
fi n
pu a == i Q, cas auqucl il y aura répulfion,
i5c ce cas ne paroit pas imaginaire, qui dira que » == a p. ex. pourra devenir 4 p. ex.,nbsp;pas auquel il y aura encore répulfion: £c quenbsp;fi « =: I, m pourroit devenir a, ca,s auquel iinbsp;^roit posfible quil y eut attraélion, quoiquon
du Syjlsnie de M. aepinus. 249
ae (imroit Iaffurcr , a caufe quon ignore les relations quil y a entve R Sc R'.
a°. Quanp Ie Corps MA sapprochc de O E, diminue , ou ^ angmente , Tnais on nenbsp;f^uroit dire ü m peut asfcz diminuer par-la, Scnbsp;RSc R' obtenir la relation neceffaire (§. 19 )nbsp;pour quil y ait attraction.
3- M. A E p IN u s fuppofe dans fes calculs que la force du Fer pur, ou dun Corps dansnbsp;fon état naturel, placés pres dun Corps rnag-nétique ou électrique O E, depend pniquernbsp;ment des quantitcs a ^ b diu Fluide déplaccnbsp;6c qu-ainfi la force de B N feroit ici egale anbsp;celle do B M 5 a caufe de lt;* = -1-nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;; il
fuppofe encore paitout que la ligne B L, qui fépare la partie negative de la pofitive,. rellenbsp;invariablement la même, de forte p. ex. quenbsp;quand mcme AJSl sapprocheroit de OE, lesnbsp;parties AELN Sc CBLM refteroient denbsp;la même grandeur, 8c chacune égale a la moirnbsp;tié du Corps (comme il paroit par la fuppo-lition du §. LXXIX.) deux articles abfolu-rpent contraires a lExpérience; car la partienbsp;B M eft toujours plus petite que la partie BN,nbsp;e. a d. que Ie Centre magnétique K, ou Ienbsp;point neutre de Milord MAHON(/é), sil'
sagit () J'ai dit un mot de ces Experiences dans k note i
ago RE MARQUES fiir le Principe fondament al
s'agit dÉlectricité, ell: toujours plus pres de A M que de CN , 8c dautant plus pres quenbsp;la partie B M a plus dc force 8c que la par-tie B N en a moinS ¦, ou que le Corps A Nnbsp;sapprochc davaniage ,du Corps OE: Enfinnbsp;chaque tranche de lapaitie B M a toujours plusnbsp;de iorce , que chaque tranche correspondente:nbsp;de la partie BN 8c chaque tranche de lanbsp;méme partie a dautant moins de force quel-le sapprocbe plus de BL, cc qui eft entic-ïcment oppofe a ce qUe M. AERtNUS fiap^nbsp;pofe, que les quantites a 8c ^ font diftnbuéesnbsp;uniforraement dans les parties B M 8cB N, 8Cnbsp;que par conféquent tous les points de'chacu-ne de ccs parties ont unc force égale, 8c ntfnbsp;différent cn energie qua raifon de leur différente diftance du corps B E fuppofitions dontnbsp;Terreur ne fiuiroit manquer dinfluer fur la vé-rite dun calcul précis. Les véritables formules , légitimement déduites des hypothèfcsnbsp;8c des principes généraux de M. a e pi n u s,nbsp;fournisfent done des Loix oppofées a cellesnbsp;qui fuivent des formules dc ce Phyficicn, 8c
a cel-du §. too. de mon Mémoire; iriais i! faut en voir les details dans les j, 150179 des Pmó^es d'Ekétrkttt de-
MdC'Cd MAHüN.
-ocr page 267-du Syfilmt dt M. aepinxjs. 0,51
\ celles que rËxpériencc fournit. Dou il rc-fulte que b conformité quil a cm trouver cn-tre fes eakuls 8c les Experiences, détruit fes principes, bien loin de les confirmer.
§. 'll. Si nous fuppofions en fecond lieu le Corps DE ncgatif, il n*y auroit quanbsp;fa.ire c amp;c I? négatifs dans la formule du §.nbsp;17, Sc lt;* pofitif: fuppofer enfuite a=:nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;5c
Ton auroit Qc (R R') a (ac
(R'R')» formule qui ell 8c qui doit etre la même que celle du §. 19, apres y avoirnbsp;fait è amp; c négatifs amp;c a pofitif. Or , quoi-que cette formule indique la plupart du ternsnbsp;une attraftion, a caufe du feiil fecond terme-négatif (car c eft toujours ^ ou au plus =nbsp;D), elle peut cepcndant indiquer ausfi unenbsp;répulfion, tandis que rexpérience indiquenbsp;toujours une attraélion. La formule de M.nbsp;AEPiNus eft «f^R R'} la même quenbsp;clle du §. 19., 8c qui indique toujours unenbsp;attradrioa (/).
§. nbsp;nbsp;nbsp;AssoNS au troifiemc cas, celui
«U 1on préfente Iun a Iautre deux Corps
fO V, aepinus §. 119-130.
-ocr page 268-RKMARQUES fur. Ie Principe fondamentAl
qui ont Ie même genré dEle^li'icité oude Mag» nécisme, qyi font Tyn amp; lautre, ou pofitifs,nbsp;OU négatifs. Si on les fuppofe toys deuxnbsp;pofitifs, nous retombons dans Ie cas dy $,nbsp;LXXIX. fur Icquel nous ferons queiques re»nbsp;flexions' Cw)r
SupposoNS que ces corps aient ^ amp; f poup^excès de Fluïde: amp; par conféquent quenbsp;5 amp; i !? foient les exces pour chacupe desnbsp;parties ÜÊ, EP,BM,BN, car M.nbsp;AEPiNus luppoie ks deux parties dunmême Corps égales entrelles, fuppofition quenbsp;nous avons examinee dans Ic §. ao : quonnbsp;apprpche ces Corps 1un de lautre: les Fluïdes en O E amp; B M fe repousferont, amp; parnbsp;cette répullion il y fortira de OE amp; B Mnbsp;^ une partie des exces ~ ^ amp;c ~ ?» qui entre»nbsp;ront dans EP amp; B N, de forte quon aura cnbsp;e: d = ~ ^ -h i: a zs ~^ Ci
^ -r ^ y -Ir C j quantités a fubftituer lelon M- AEPiNus dans la formule du §. LIVjnbsp;6c felon nous dans celle de notre §. 17.
On peut avoir, dit-on, ou r négatif,ou«ï tvégatif, OU lï 6c c négatifs a la fois. Onexpli»nbsp;que de plus par cette formule doü vient que la
re»
(«gt;) V. At PIN BS §.
-ocr page 269-E PI NUS.
ill 'Syfiime de M. A
fêpulüon peut fe changer en attraaiön. Ma::s il (cft evident que ce u eft la cju une luppofitidnnbsp;cn grosj raême en fuivaüt la formule de M.nbsp;A E p IN u s; 8c Ie cas eft encore bien plusnbsp;difficile felon la ndtre s car en fuppofant cnbsp;ncgatifj on aura §.17,nbsp;f Q (R R') a D (R. at) 7.cidx nbsp;d {x x')nbsp;nbsp;nbsp;nbsp; y jy
(R' Af') ib d x\ formule, qui a eaule de la grandeur amp; du nombre des termes néga-*nbsp;tifs, exprimeroit bien difficilement une at-traétion. On auroit encore fépuldon, fi Tonnbsp;ffippofoit «¦ = o , c: a; d. fl la partie O JEnbsp;'étoit reduite a fon état naturel: £c fi lon fup-pofoit que 1aftion du Fluidc a cut été affeznbsp;grande pour faire fortir tout Ie Fluids de knbsp;partie OE, ou pour redui re d- D a zero:nbsp;on aura r d- D o, amp; partant c D,nbsp;ce qui étant fubftitué dans la formule du §.nbsp;17, OU fubftituaut D pour c dans cellc qu'onnbsp;vient de voir, amp; ou f eft déja négatif, 011nbsp;aura routes redudtions faitcs,
Q (^x-yx')Y) a X ¦ïy b x' 'i.bdx formule, dans laquelle les trois premiers termes font pofitifs, amp; les trois derniers néga-tifs , dans laquelle il feroit par conféquentnbsp;encore posfible davoir répullion, quoique ce
cas
-ocr page 270-remarques /uf k Primipe fmdanmitai
cas ibit Ie plus favorable dc tons les cas pos-fibles pour lattradton. Au refte il eft cvideac que les reflexions faites a la fin bu §. 19. fontnbsp;égalcment applicables ici-
aquot;. Les Fluïdes E amp; C qui séchappent de OE, B M, entrent dans EP amp; B,N : la force de ces parties devroit done devenir plusnbsp;forte , par cx : EP du double plus fort finbsp;t ¦= i ^ tandis que la force de O E feroitnbsp;reduite a être nullc : flippofition qui-me pa-roit abfolument contraire aquot; 1Experience.
§. 12- Ce que nous venons de dire sap-pliquc égaleraent au cas ou a fcul feroit né-gatif, amp; c pofitif. Mais fi lon fuppofe 3quot;. c iL a négatifs: la nature de rÉleclricité desnbsp;parties E O amp; B M fera changée, 6c Ie casnbsp;reviendroit au même que fi Ton prefentoit Ilinnbsp;a lautre par leurs parties negatives deux Corpsnbsp;en partie pofitifs amp; en partie négatifs. Maisnbsp;il ny aura pas toujours attraction duns ce cas.nbsp;Car en faifant c a négatifs dans la formulenbsp;du § 17: on aura
f Q(R- -R') -^'xdax.a^fRhYi lt;iD(R a') a^lt;rR'Q.d h %' -dd (x x)nbsp;Formule qui ne determine rien, mais quinbsp;Eiflb les attraftions amp; les répulfions posflblcs lesnbsp;unes 6c les autres.
Si
-ocr page 271-de Syfl'ème de yi. aepintjs. a55
Si lou fuppofoit « amp; c lun amp; Tautrc zero, c; a: d. que les parties, OE amp; B N fe font dcpouillées par leur répuldon mutuelle denbsp;tout leur exces de Fluide , amp; font rcduitcs anbsp;leur état naturel, on aura répulfion (»)nbsp;ce cas eft bien fimple , puisqualors il revientnbsp;au même que fi les deux Corps ppfitifs NBnbsp;2c EP agilFoient feuls, mais a une plus grande distance amp; lon a vü dans Ie §. 11, quilnbsp;y a répulfion alors.
Si lon fuppofoit, comme nous lavonsfaifc ei - deslus, la partie O E entièrememt evacuee de Fluide, ou c D = o : amp; de plus
ia
(») En ce cas la formule feroit
¦DfR'J-x i nbsp;nbsp;nbsp;[x-^ xy-\-ibdx
']¦
Mais
les répulfions R , .r, R'des Fluïdes de B M fur ceux de O E amp; E P, 8c de N B fur celui de O E font exadtemenrnbsp;contrcbalancées pat les attraflions des raatières propjesnbsp;de CCS mêmcs parties, puisquon fuppofe quelles fontnbsp;parvenucs a leur état naturel, amp; qu'elles rellent dans eetnbsp;ctat: ces répirlfions feront done nulles ¦ dans ce cas : ou,nbsp;lon aura R0;,\:r:o: R'^^o: la formule devien-- b ü X -- 'I Q x' -! 2 b d x'
QD
d) p d X.' I O -C ^)
OU
^ce qui eft felonie
§¦ II. Scdoitêtre felon les reflexions faites dans Ie texte, la fomme des deux adüons de N B dc E P.
2.56 ^ÉMARQuÈs fur Ie Principe fondametiUl
la partie B M ausfi evacuee de Fluide, quf ft certainemeht Ie caS Ie plus favorable pournbsp;rattradtion , c; a: d: fi dans la formule prc-eédente, dans laqüelle a amp;c e font deja liéga-tifs, oiï fubfbitüe Q pöur , D poui' c, ohnbsp;aura, routes reduftions faitCS, QD (R' x)nbsp;dQ{x ~x') igt; U (R' _nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;_ a b dx,
éxpreslioh dans laqüelle il ny a que Ic feul dernier terme négatif (0). Il pourroit donenbsp;alors y avoir , Sc il y aufoit vraifcmblable- ment attraétion : 6c Ie cas efl: bien fimple :nbsp;car les matières propres des deux parties BjVÏnbsp;amp; O E attirent en ce cas tres - puisiammentnbsp;les Fluides renferniés en B N Sc Ë P, Scnbsp;agisfent fur eux a une plus petite diflancc quenbsp;Ie Fluide de EP nagit llir celui de BN.nbsp;Nous retombons done naturellement dans Ienbsp;cas des reflexions du §, 19*
$. a4. Ré-
(ff) E n mettant cette expresfion fous cette forriie Qgt;;(D-f-rf)nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^ ixCD d)
ladernière partie, la negative, exprimera, comme ccia fc doit, felon Ie §. ii , k répulSon des deux parties NB»nbsp;EP: Ie premier terme pofitif exprime Iattraftion de lanbsp;matière propre de NB fur Ie Fluide EF, amp; l'autrecelknbsp;de la matière propre d O E fur Ie Fluide NB: car cettenbsp;matière eft proportiunelle aux qiiantités naturellesnbsp;Fluides Q amp; p , (§, xxjt.)
-ocr page 273-iu Syflhme de M. aepikus. a57
§. 14. R.EMARQUGNS enfin, qne fi c amp; a font négatifs, b ^ d pofitifs, 8c sil y anbsp;attraction alors, il y aura attraction cntrc deuxnbsp;Corps, qui fe prefentent leurs furfaces contrai-res, mais négatives, tandis quau commence-inent de .rExpérienee ces niêmes Corps, prc-fentés ainli lun a lautre par les furfaces con-traires, mais pofitivesj fe repouflbient.
Maïs fans nous arrêter a dautres reflexions que ce mcme fujet nous fourniroit, je re-marqucrai enfin que Ie cas ou (? amp; c font négatifs a la fois, me paroit phyfiquement impos-fible. Car puisque c devicnt négatif, il faut quil Ie devienne par rcflFort de lt;*, dont lanbsp;puifiance doit vaincre celle de^; il faut donenbsp;que qui vainCt la répulfion de f amp; de foitnbsp;unc force plus grande que c ou que d: mais finbsp;cela eft, comment c pourra-t-il vaincre lef-fort de « Sc de ce qui eft cependant néces-faire pour que a devienne négatif; je ne voisnbsp;pas quil puifle y avoir converfion de poles, inbsp;moins que lun deux ne foit plus fort que lau-tre, Sc ce fcra loujours Ie plus foiblc feul quinbsp;fera change: lExpérience me paroit confir-iner ce point.
Tout cc que nous venons de dire dans ce , 5c les deux précédens, prouve ce me fcmble,nbsp;que les réfultats des calculs légitimement dé-
T o M E II. nbsp;nbsp;nbsp;Rnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;duits
-ocr page 274-1^8 remarques /kr le Principe fondamental
duits dcs Principes de M. a e p i n u s, ne font nullement conforraes a 1Experience pour Icnbsp;cas que nous avons epminé Sc qui eft celuinbsp;du §. LXXIX.
§. II fuperflu de nous arréter a tous les cas que ce ftijct fournit: nous indique-rons done feulement en pafiant celui dans le-quel le Corps A M p. ex. eft pofitif £c D Pnbsp;négatif (p); auquel cas oir auroit c =
nbsp;nbsp;nbsp;l_ E :nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;A-E: azez- q C;
2
0{
^ nbsp;nbsp;nbsp; C 5 car alors la partie pofitive B M regt;
pouffe une partie du Fluide de U partie negative E O dans la negative EP, amp; O E cn attire de la partie pofitive N B dans la pofitivenbsp;B M. II faut done faire en ce C'^^ d 6c c né-gatifs dans la formule du §. 17, 6c Ton auranbsp;c R (Q (j) t R' (Q ¦ b)-¥ dx (Q a)
nbsp;nbsp;nbsp;aR (D O bx (D d) bR'nbsp;(D c) ax ( D d) dx' (Q «)nbsp;formule, qui indique également attraftion 6cnbsp;répulfion, 8c dans laquelle il eft difticile denbsp;comparer la grandeur des tenues pofitifs 8c né-
gatifs.
() V. Aepinus §. 1367143.
-ocr page 275-du. Syfleme de M.
A E P ï N U S.
^59
at-
gatifs: mais rExpériencc donne toujours la
tradion, au contraire de cc que hit k formule. Au refte, ce cas eft un de ceux que M. A E p IN u s na ,pu définir exadement par fesnbsp;formules, qui laiffbnt indccis, s'il'y aura at-tradiöfi ou répuifion j Sc il lui a fallu recou-rir a lExpérienee pour decider ce point capital.
§. aö. Pour fuivre pas a pas les princi-paux cas expliqués par M. aepinus, jepas-fe a ceux qui concernent particulièrenicnt lAi-mant (^). Soit A N Cüg- 9-) un Aimant dont Ie pole B M foit Ie pofitif, B N Ie négatif.nbsp;Soit D P un morceau dc Fer piir, approclrénbsp;de lAimant. Le Fluïde a rcpoufie Ie Fiuidenbsp;de O E en E P, amp; par conféquent c foranbsp;négatifjnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;pofitif: ce quil faut fubftituer dans
la formule du §. 17, ainfi que b négatif: mais a caufe que la quantité du Fiuide magnétiquenbsp;eft invariable dans le F^r amp; dans lAimant,nbsp;on aura le défauc b égal a Iexces d: faifantnbsp;done dans la mêrae formule a =. b^ cl ~nbsp;on aura, toutes redudions faites:
Q6
(?) V. Aepinus §. 148-151.
Qf(R-fR') f^r (aR ax) ^D(R' aj') *Qf(A' A;') ca (aR' ax) ct D (R ^)nbsp;formule qui peut ctre pofitive, negative, ounbsp;nulle, puisquil y a des termes negatifs quinbsp;furpaflent Icurs pofitifs ccrrespondans: car Rnbsp;quot;ii. AT, OU R, OU Af : R' \ Af'; X \ X. Lanbsp;même chofe a lieu pour la'formule de M. ae-PiNus, qui eft ac (R¦R'Af Af'). Ornbsp;la Théorie nenfeigne pas dircftement fi x~nbsp;Af' XRR', quoique M. aepinus allé-gue des raifons tres - plaufibles pour Ie fairenbsp;croire (r): auquel cas la formule de ce Phy-
fici-
(r) M. AEPiNus déduic ces raifons de ce que la Cour-be qui exprimc les répulfions q différentes diflanecs de* vroit avoir un point de rebrouffeipent, f\ x x nétoitnbsp;pas toujours RR': or, il conclut de la naurr?nbsp;mème des forces fépulfives quil ncft pas vraifemblaWcnbsp;que cette Courbe ait un pareil point; Üc de lExpérienccnbsp;quclle nen a pas, puisque lExpérience nindiquc ja-Hiais aucunc répulfion pour cc Cas. Nous tacherors d?nbsp;donner unc autre pveuve fimple que R R' dpit tpu-jours être \ a .v'.
Remarquons dabord, que R, R', x, a'indiquent les rcpulfions a différentes diflances:nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Que les diflances
pour xamp;rifont plus grandes que pour R amp; R'; 3°. Que la différcnce des diflances pour x amp; a;' eft la memenbsp;«ue cellc des diflances ppur R amp; R', Cela pofé foyent
les
-ocr page 277-iu Syfllme dt M. aepinus. 26t
ficien devient pofitivc, comhie 1Experience lexige: mais il nen éft pas de même dc lanbsp;notre; caiquot; 11nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;¦ x' V R R' ott aura bien
^ R'v/ R -b AT'; 8c par conféquent Ie fecond terme négatif plus petit que fon correfpondantnbsp;pofitifi mais Ie dernier terme refte négatif; 8cnbsp;conféqueminent a prendre les chofès /« aijirac-*nbsp;io^ rien nempêche que la répulfion ne foitnbsp;posfible; ainfi la formule neft pas daccord furnbsp;ce fujet avec lExpérience.
I L eft aifé de voirj que li lapdrtieBM de Taimant etoit fuppofé négative, amp; BL poll-
tive j
les. diftances poür R 5c R', D 8c nbsp;nbsp;nbsp;pour x amp;
»»D amp; mD d: fuppofons que les répulfions foyent cn raifon inverfc dc la puiffance n des diflances: 8c lon
aura R er: ]
*' nbsp;nbsp;nbsp;^ Penant R ^ R' r=
-.D« . gi nbsp;nbsp;nbsp;D lt;0quot; -nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,
(D nbsp;nbsp;nbsp;^ (m bj^ (mb- .d)n ^
, nbsp;nbsp;nbsp;CD 4- «Cln ~ Dn
DU (D lt;C;n puisqiie Ie dcnominateiir de Ia fe-
or il eft aifé de voir que ~r-» ¦ j n nbsp;nbsp;nbsp;^
.DU
{mT)n
conde fraftion eft plus grand par rapport a fon numé-rateur, que Ie dénominatenr de la premiere par rappof? i fon numcrateur. On aura done R R\ a-» x'.
-ocr page 278-lóa REMarques fur Ie Principe fondamentsi
tive, la partje O E du Fer feroit devenue po-fitive, amp; E P negative; amp; .quainli on auroitj eu la même formule,, mais dont tous les ter-mes auroient changé dc figne.
arp. L E fecond cas eft celui qui fiippofc deux Aimans tournes lun vers lautre par les»nbsp;poles amis (r): foient done a Sc politifs, k.nbsp;Sc enégatifs; mai^, des que ces Aimans appro--client lun de lautre, la partie 0£ attirciunbsp;un peu dü fluïde de B N dans B M' 6c 1onnbsp;aura au lieu dc a, a a': amp;c. au lieu denbsp;k'h': de même la partie B M fait refluer dunbsp;fiuide de O E dans EP: on aura done au lieunbsp;de nbsp;nbsp;nbsp;nbsp; c c' Sc de d c: cc qui
étant fubftitué dans la formule du § 17: Sc faifant enfuite, comme il a été dit dans Ie §.nbsp;précédent, ^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^ = c, on aura
a R 4- a v' -a R-
1
vj
-R' v''
tea (f a-\ /-iv v ^ ^ nbsp;nbsp;nbsp;^
expresfion, dont Ie dernier terme eft négatif, Ie premier poiltif, Sc dont Ie fecond peut êtrenbsp;négatif ou politifj poiltif, 11 p. ex. on avoit
aR
dti Syjlème dé M. aepinus. iög
aR ax' \ aR' -H Or, sileft vrai, Gomme il eft au moins trcs-probable a6.),nbsp;que R R' \ X x'\ il fera vrai ausfi qucnbsp;R x'\. R' A- . amp; lë fecond terme fcra po-fitif: cependant touts la formule pourroit êtrcnbsp;négative, a caufe du dernier terme négatif.nbsp;On ne peut done pas dire que la Théorie foitnbsp;conforme a lExpérience, ou que celle - cinbsp;puiffe fervir a établir celle - la. La formu'-le de M. A E p IN us eft (^a ^ d) Qc-'r c')
_. R_ nbsp;nbsp;nbsp;_x'.)5 nbsp;nbsp;nbsp;conforme a
lexpérience quen fuppofant RR'\ xx'.
OU
c c: ded c', OU'-c c'^ a caufe de d c: On aura done, routes rcduéVions faites:
, nbsp;nbsp;nbsp;/-R H- R^. .r iR aA- -}
§ a8 Passons enfin au dernier Cas, celui de deux Aimans tournes lun vers 1autre parnbsp;leurs poles ennemis, fuppofons par les pofitifs.nbsp;On aura done,dans la formule du §. 17, abeenbsp;pofitifs: b ^ d négatifs : èc il faudra fubftituernbsp;au lieu de , a d: au lieu de ^, b aynbsp;a d z caufe de ^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^ au lieu de r,
f nbsp;nbsp;nbsp;i^.]-l r,iD-..Di
L c -a' caJ L R A'J L nbsp;nbsp;nbsp;J
menie.
Formule, qui eft, comme eek fe doit, k R 4
-ocr page 280-2^4 Remarques fur te Principe fondamentft
nicme, que fi lon avoit fubftitué dans cellc du §. 27, ¦ a' dc c au licu de lt;1'amp; Scnbsp;quon voit pouvoir devenir de difFérentes fa-cons potkiv^e, negative, ounulle, conclufion,nbsp;a laquclle M. a e pi N u s (/) parvient éga»nbsp;lement ¦, mais ce Phyficicn a calculé fa formule dune manière différente. II fuppofe qucnbsp;les parties negatives EPamp;NBjOuffamp;ènbsp;reftent lesmcmes, quoique, des quon appro-che les Airaans lun de lautrc, U y reflue dunbsp;Fluïde de O Evers EP, de BM vers BN;nbsp;Sc il fuppofe de plus, que cc qui reflue reftcnbsp;dans les parties pofitives O £ Sc B M, de fortenbsp;que O E Sc B M font chacune partagées en
deux portions, done Tune contient T' D
OU p Q A', Sc la feconde , '7 D -i- C y ou rQdquot; fuppofition, qui me paroit abfolu-
ment contraire aux faits, puisquon fait quen .approchant lAimant OF par fon pole pofltifnbsp;du pole pofltif de lAimant AN, Ie pole EPnbsp;saffoibiit tout ausfl bien que O E, Sc NBnbsp;tout ausfl bien que B M, cc qui ne peut arri-
ver
V. AEPINUS § I7S1
-ocr page 281-du Syjl'eme de M. aepinusgt; 16$
ver dans k Syftème Acpinien, qie parceqüc la quantité de Fluïde d ou ^, qui eft negative, devient moins negative, c. dj a moinsnbsp;quil ny entre quelque Fluïde dans ces parties^
§. 29. Je crois avoir prouvé, par les Reflexions précédentes, quil sen faut de beau-Goup que les faits foient conformes aux Loix dAttraótion qui rcfultent des Principes établisnbsp;par M. AEPiNusj que ces Loix ne nousnbsp;inftruifent pas fufliramment de la nature desnbsp;faits qui doivent arriver; quellcs leur fontnbsp;mêmc öppofées. On nc fauroit done dire quenbsp;lExpérience confirme les Principes mêmes:nbsp;or, comme ces Principes font, de lavcu mê-rne de leur Auteur, purement gratuïtes, 6cnbsp;quils ne peuvent être reputes vrais, quau-tant que les confcquences qukn en déduit fontnbsp;conformes a lExpérience, qui peutfeule déci-der de leur vérité, je crois pouvoir conclurenbsp;avec raifon que 1Analogie quon établit ennbsp;vertu du fyftènie de M. aepinus entre lesnbsp;Attradions éledtriques amp; magnctiques, nefl:nbsp;aucunement fondée, que lExpérience lui eftnbsp;même contraire, 6c que la conformité quenbsp;M. AEPINUS croit quil y a entre lExpérienccnbsp;6v fon Syftème, eft imaginaire. Comme Ic
R 5 nbsp;nbsp;nbsp;feul
-ocr page 282- -ocr page 283- -ocr page 284--i f'.'.
SUR
lANALOGIEde lELECTRICI* TÉ ET xfv MAGNETISME.
fuis rcfté longtems en füspens, fi je pren-i drois la plume pouv repondve a une Queftion gt;nbsp;dont rindétermination ne fauroit être decides, ni par des Expériences exaftes, ni, Scnbsp;mcrae moins. epcore, vü létat aftuel denbsp;Phyfique, par des conclufions théoriques fatis-faiCmtes. Chaque fyftème fur rElsö;ricité, Scnbsp;fur Ie Magnétisme, que nous Ie chcrchionsnbsp;dans r Anti quite, ou que nous Ie prenions dansnbsp;des tems plus rcceus, trouve aujourJhui desnbsp;Expériences qui lui font contraires, 6c reftenbsp;infuffifant, sil neft pas entièrement détruic,nbsp;puisque des Expériences nombreufes, faitesnbsp;tout-recemment, contredifent évidemment lesnbsp;explications quon avoit données jusqu'ici.
Pour ce qui eft des fyftèraes fur IElcftri^ cité, confulte-t- on feulcment ks Expérien-gt;
ces
-ocr page 286-III.
mÉmoire. De l'Amlogie
ces les,plus recente?, que M. chretien SCHAEFFER, Doycn du Minid^ère a Ratis-bonne,a publiées fur 1Eleftrophore perpétuel,nbsp;6c quil a foumires a la Discusfion vers Ie mi-Ikii de lannée 1776; ïxamine-t-on de pointnbsp;enpoiiit, danecdote en anecdote, tous les fy-ftèmes connus jusquici fur rÉledlricité ; com-parc-t-on Experiences a Experiences, Obfer-vations i Obrervations.,.Prcuves aPreuves, onnbsp;fe trouvera engage dans le labyrinthe le plusnbsp;confus : ou qui des Phyliciens modcrnes mex-pliquera une Éleöricité qui dure trois ou qua-tre jours; qui agit a travers les planchers amp; lesnbsp;murailles des appartemens: qui ne fe commu-mque par rattouchenrement des Corps anelec-triques, amp; dautres Phenomenes quc IExpd-rience nous a fait voir au moyen de TElcftrophorenbsp;dc M. scH AE F FE R? fatis touchei' a la cir-conftancc que de pareils effets ne peuvent êtrenbsp;la plupart produits que par de certaines mains,nbsp;amp; non par la premiere pcrfonne qui fe rencontre (a). :
C E S
(a) Pour ne pas transfcrire h foixantc-treizième Experience dc M. SCHAEFFER. cH cnticr, je lenvoye le Ledeur au Livre de cePhyficien intitule; Abbiliang ttninbsp;'Btfciireibuttg dts bejlaendigeii Ele^hicitaet- traegers. Nous au-
rons
t nbsp;nbsp;nbsp;I
de 1 EleSfricité ö* du Magnétisme. v^l
Ces Expériences, pour ne pas parler dc celles de plufieurs Phyficiens modcrnes, sé-cartent fi fort des fyftèmes re^US, qiiils ontnbsp;méme porté M. schaeffer a douter, finbsp;peut-être la force elcdtriquc ne feroit pas lanbsp;même chofe.que Ie MagnétisKie;, jamp; ne devroi?nbsp;pas en porter dc nom. M. a e p i n u s a dejanbsp;fait la même conjecture il y a longtems: \_Denbsp;fimilitud. Eleéit. ^ Magnet. Sermo Academ.~]nbsp; II fe peut, . (difoit - il, dans ce discours)nbsp; quil y ai{ unc grande Analogie entre TÉ-?, lecti-icitc amp; Ie Magnétisme, amp; que les Pliy- ficiens expliquent mal lune amp;: lautre (b).
Ou ,
lons ci'deflbus encore plus de bcfoin de la ledure- dc ce livre. ISiote de Auteur; toutes alles aux quelks m netroit-s/era pas eet avertijfement font dit Tradu6leur.
(6) Je ne troiwe pas cc paffage dans Ie Discours en queftion : peut - être IAnteur a-t-il eu Ie fuivant en vücnbsp;Tu'ijfe qm in merttem fibi induxemnt Naturae mitacula ¦ ifianbsp;veteribus aut penitus ignorata, aut parum comita , Magnetismumnbsp;O' F.lebïrtcitattw f aut ab tisdem aut a Jifnikbus profieisci foF*nbsp;fifan cattfis; ac approhatione hi petius digni quam excufationenbsp;tgentes videntur. Quamquam enim, opti haiierMs de Viriumnbsp;iftarum cogirnrunf andogia , fuspkatos effe potius ipfam quamquot;nbsp;cognoviffe dicendi fint; refnkniendus tarnen vionefi qui ex quanbsp;parte quacrenda fit, ad Naturae cognitiemm ducer.s, viam 'm-dicat, q-tantquam- dftir.ile nobis ipfam delineate non yaleat.
-ocr page 288-0^2, III. MEMoiRE. Di VAnalogic
Ou, y a-t-il, conformément aux Expé-lientes les plus récentcs, une efpece de Magnétisme animal ? en quoi contribue -1 - il ^ l^Electricité ?
Qua NT a TAimant, il ny a eu, jusquau moment préfent, quc des hypothèfcs amp; desnbsp;conjedures : amp; peut - êtrc toute posfibilité eft-elle otée a celles-ci, par cela feul, quc desnbsp;Expérienccs évidentes out fait voir a Ioccafionnbsp;du DireSlorium magneticum, quon peut donnet p. ex. les poles magnétiques a une barrenbsp;de Fer tenue perpéndiculairement a une Aiguille aimantée: amp; menie, quon peut luinbsp;donnet par quelques coups de marteau, ou denbsp;la main, alternativemerit, tantót au bout fupé-rieur, tantót a linféiieur, les poles amis ounbsp;ennemis par rapport a 1Aiguille : ians compternbsp;un nombre infini dautres Expériences, dont ilnbsp;eft fait mention dans les Mémoires de IAca-démie dePetersbourg, amp; furtout dans \t Directorium magneticum de M. reichenberger ,nbsp;Profefleur de Phyfique 6c de Mathématiques anbsp;Ratisbonne (|t).
En
(r ¦) Cn entend par Dinetorium magneticum, une Aiguille qui inli- ue en incme terns Ilnclinaifon amp; laD^ ciinaifon, amp; qui fe diiije par confequent dans le vrai
plan
-ocr page 289-I
de 1' EleElricité ö* du Mugtiêtisïue, ^^¦73
fortes
plan de laélion magn^tique: ou, fi lon veut, ce fera une Aiguille d'Inclinaifon placée dans Ie Plan du Méri-dien magnétique. Je nai pu me procurer lOuvrage dcnbsp;M. REICHENBER.GER, qul portc pour litre, Directorium maoneticum, magneticis c^iihusdem fhmnomenh ex-kihendis, experimentis dirigendis , ac ebfervatimibus mfiiluendisnbsp;gt;ptatui», ejusque descriptie: rnais ce Phyficien en donnenbsp;un extrait dans un autre de fes Ouvrages, intitule Hydro-tica (8°. natisbonne 1778) amp; il eft clair par eet extraitnbsp;que les Experiences que M. hübner a en vue dansnbsp;eet endroit du Texte, font les fuivantes ; qu'un barrea,ilnbsp;de Fer tenu dans Ie plan de rinclinaifon, mais perpen-^nbsp;diculairement a Faigiplle, ijacqiüert aucune yertu: qiiiinbsp;ncn acquiert pas non plus, fi on Ie prefente perpendi-culairement au plan de 1aiguille, dans un plan horizontal ; mais quil acquiert des poles fi on 1elève alors: quenbsp;ces poles parviennent a un maximum quand Ie barreaqnbsp;fe trouve dans Ie plan dInclinaifon: quils diminuent,nbsp;fi on contigue a f?ire tourncr Ie barreau dans ce plannbsp;fur une de fes extrémités: quils font nulles quand ijnbsp;aura parcouru dérechef un quart de Cerclé: 6c que siinbsp;continue a fe mouvoir les forces changent, deforte quenbsp;lextrémité inférieure, qui etoit un pole boreal, eft, ac-tuellement quelle eft devenue par Ie renverfement lex-trémité fuperieure, un pok auftral: 8t réciproquejnent:nbsp;enfit que tous qes effets deviennent plus marqués amp;nbsp;plus forts, fi Pon frapppe la barre dans ces duïéreiitqsnbsp;fituations.
T O ME II. nbsp;nbsp;nbsp;S
-ocr page 290-lt;274 I M i M o IR Ê. De t'uimlogie üc.
fortes de Phénomcnes, ou quellcs Ie font eit clFct, les Obfervations amp; les Experiences quinbsp;ont été fakes par divers Savans, 8c quou continue encore tous les jours, n en font cepen-dant pour notre confolation j ni moins certai-nes, ni moins hors de toute atteinte.
Aussij rAcadémie intimémcnt convain-cue de la fauffeté des Syftcmes, hen a-t-eile demandé aucun, mais feulement une Compa--yaifon des deux Forces, 8c des Obfervationsnbsp;fur Icurs effets: on peut done fe préfenter avecnbsp;une dilfertation qui pourra fatisfaire.
En conféquence, je diviferai toute la Question en trois parties: la premiere traitera de la comparaifon des deux forces, pour juger denbsp;leur Analogie: la feconde, de lAction dcnbsp;lÉleétricité 8c du Magnétisme fur e Corpsnbsp;animal, pour repondre a la Queftion, 11 cesnbsp;Forces peuvent agir fur le Corps animal; lanbsp;troifieme enfin contiendra une réponfe a lanbsp;Queftion , comment ces Forces peuvent agirnbsp;fur le Corps animal.
U N court appendice contiendra peut - être un projet hypothétique dun Syfteme conjectural fur Ics deux Forces.
'Sin
QUESTION. Y a,-t-il me Jndogie vraye ^ yhyfique entre les forces élec-trique 0* ntagnétique ?
Cest line Queftion fur laqüeïle ïés Tenti-mens des plus favans PhyficienS fe font dcj» tres-fouvent partagis. II eii eft qui ontvoulunbsp;ctablii- une reflembknce parfaite entre les deuxnbsp;Forces, amp; cela par des Expériences, qui fönbsp;trouvoient, peut-ctre, mal a propos amp; dé-*nbsp;pkcées la oü on les rapportoit. Ces Phyli-eiens alloient trop loin dans leufs coniedturcs.nbsp;Daurres au contraire ont fefuté a peu - piesnbsp;rout ce quon cmployoit pour ctaislir par desnbsp;effets dun même genre, ou dit inoins, parnbsp;des Experiences fort analogues, im feul genrenbsp;de caufes pour les deux Forces. Mais ceux- cjnbsp;lekiffoient ausfi emporter trop loin de lavérité;^nbsp;par des préjugeS enracinés öc pat 1attachernentnbsp;a un Syfterae pfopre. Je ne foiviai ni les tms,'nbsp;ni les autres, amp; conféquemment, je tie foil-tiendrai ni une reflerftblance parfaite entfo lesnbsp;deux Forces, ni une disparité coniplette, Jenbsp;rappoiterai dabord par ordre les Experiences
S' 'Ï- nbsp;nbsp;nbsp;tpïi
-ocr page 292-III- memoir E. Section I. De
qui indiquent une Aqalogie; enfuite je tache-rai de rappeller, autant quil cll posfible, a des Principes dun même genre, celles quinbsp;fcmblent oppofees a IAnalogie: jen déduirainbsp;enfin quelques conféquences théoriques, dounbsp;Pon ponrra peut-être inférer un même gem'cnbsp;de caufes fondamentales.
Experiences qui indiquent une rejfemhiancs entre les deux Forces.
1. Il eft connu de tons les Phyficiens, que les Corps élcélrifés pofitivement attirerit ceuxnbsp;qui Ie font négativement, que ceux qui ont lanbsp;même Eleêtricité fe repouflent. La mêmenbsp;chofe paroit avoir lieu pour deux Aimans; lesnbsp;Poles de difFérens noms sattireiitj ceux dunbsp;même nom fc repouflent
a. La Tourmaline, une pierre précieufc
de
(d) Voyez dans la premiere partic du Mémoire dc M. s T E IG L E H N E R les démonftrations théoriques denbsp;ces effets, daprès les Principes de M. aepinuSjSznbsp;dans Ie §, 131 du mien plulieurs réflexions fur cc Chefnbsp;dAnalogie.
-ocr page 293-V Analogie de l'EleSlricitê ö* du Magnétisme. a77
de rifle de Ceïlon^ transparente, amp; dune couleur un pcu plus brune que lHyacinte) femble avoir deux Poles éleftriques, comme 1Aimantnbsp;en a deux magnétiques: car il fe profluit ennbsp;mêrae tems une Éleétricité pofitive 8c unenbsp;Éledbricité négative aux cotés oppofés, maisnbsp;de forte que, tout comme une barre de Fei*nbsp;acquiert par une fituation verticale, ou parnbsp;des coups.! de Marteau, des Poles variables,nbsp;cctte Pierre acquiert ausfi par la chaleur diffc-rentes Eledlricités des deux Cotés; fi Tonnbsp;chauffe p. ex. également les deuic Cotés de lanbsp;Pierre, lun fera pofitivement éleétrique 6cnbsp;lautre Ie fera négativement: mais. li on lesnbsp;chauffe inégalement, 1Electricité naturelle-ment pofitive dun des Cotés deviendra négative (^).
3°. Le Coup foudroyant rend fouvent Ie Fer magnétique, de la même manière quenbsp;nous le rendons ordinairemcnt magnétique ennbsp;le frottant avec un') Aimant. Quelquefois a lanbsp;vérité on nobferve pas eet effet; mais il fenbsp;peut que le Coup foudroyant ne fait alors dau-tre effet fur le Fer que celui quy feroitpeut-
ctre
(^) Yoyez le §. 1*9 de mon Mémoirc,
jêtre ime fecouffe on un tremblement éleclri-que (f).
4° La Foudre Sc les Éclairs ont fouvent aiitianté des barreaux de Fer ^ Sc les treilles desnbsp;Fenêtres: or, il # décidé aujourdhui que lanbsp;Foudre eft produite par lEledtricité ( d).
5-. On acquieit ausH des Aimans artificiels, lorsquc des barreaux de Fer, comme par ex.nbsp;les Croix des Tours, ont été longtems placeés,nbsp;fans fe rouiiier, fur des Edifices élcvés: Lanbsp;partie inférieure devicnt un pole boreal, la fu-périeure un auftral (^). Or, qui ne fait quenbsp;lAir eft: toujours chargé de particules élcétri-ques, coname les P a-Tonner e Ie prouventnbsp;évidemment*? La niatière électrique fait donenbsp;lei Ie même office que lAimant a coutume denbsp;faire en cas femblables ().
6. Un
(«) Confultez, fur cette communication du Magné-tisme les §. 2,50 amp; fuiv. de mon Mémpire, amp; Ie §. 9^ de celui de M. s t e i o t e h n e r.
((^) V. S.ijzde mon Mémoire.
(c) V. ce que jai dit la-delfus §. 74, 75, 76 , 77 d? mon Mémoire.
() De même des Fils de Fer deviennent magnéti-gucs lorsquon les place a IAirlibrc dans la direéiion 'du Méridien magnétique, jusqua ce quils commencent anbsp;je rouillcr. itsti da tAmur.
-ocr page 295-/ AnniO^ie ie l Ele^ricité ^ du Magnéti^fKS. '2.'79
6. U N morceau de Fer devient magnéti-que fi on Ie trempe proraptemcnt dans de 1eau froide, lorsqail eft encore rouge. De mêmc,
7°. Les Outils de Fcr oudAcier devien-nent magnétiqiies par des coups de marteaux réiterées, ou mêrue par lufage feul. De mé-me encore,
8. Si Tón veut airaanter de lAcier fans Aimant, il ny-a p. ex. qua frapper forte-mcnt avec un marteau fur la tére diine Aiguillenbsp;placée veiticalemcnt, ou fórer un trou dansnbsp;une aucre piece de Fer avec un fóret dAcier.nbsp;LAiguille amp;, Ie fóret deviennent lun amp; lau-tre magnctiques. Or, quy a-t-il de plus naturel dans routes ces Expériences, fi non, quenbsp;des particules de feu, ou plütot de Fluïde élec-ti-ique sinfinuent dans Ie Fer, lorsquon Ie fe-CQue OU quon réchaulFe en Ie frappant, en Ienbsp;forant, Scc. {g).
qquot;. M. s c HI L L r N G a obfervé , au rapport du célèbre M. erxleben, que la Torpille, ou VAnguille tremblante, commenbsp;lt;in ia nomme, eft attirée par 1Aimant, quclle
y
(;) Ceft un fait affei générakment connu, amp; fur on peut confuircr les belles Expériences (ienbsp;EEAUMUR, Usm. de lAead- i7i3quot;P-
y refte fuspeiidue a peu pres eomtnc de k li-maille de Fer, quelle perd alors k force deX citer la commotion , force qnelle recouvrenbsp;de nouveau II Ton repand de la limaille dansnbsp;Ieau ih). Or, les commotions que ce Poisfonnbsp;produit, font adluellement attribuees, presqucnbsp;par tous les Phyficiens, a fon Eleétricité naturelle. Qui ne volt done pas la dépendancenbsp;mutuelle de ees deux Forces, amp; leurs rapportsnbsp;alternatifs dans leurs actions ?
lo. L A- communication du Fluide éleétri-que convient en beaucoup dé points avec celle de la Force magnetique, tant pour ce qui con-cerne la communication prompte 8c inftanta-nce, que parcequil neft pas nécelTaire que lesnbsp;Corps foyent mis en conta»^: [pour acquéritnbsp;cette force] (/). Les deux Forces sexercentnbsp;réelleraent le phis efficacement felon la longueur: mérac, Iattraftion du Fer par IAi-iTiant a une tres - grande reflemblance avec lesnbsp;Phénomènes des Corps éleétriqueSy auxquek
on
(/;) Confultc?. fur les Expérienccs deM. schillino he §, 228 de mon Mémoire.
(/) Cünfukez le §.250 amp;: les fuivans. de mon Mémoire, amp; les §. 8084, 85., 86 de celui deM.sTEie-;
Ï. £ KN E R.
-ocr page 297-PAnfihgie de VÈleEtrkité ö* duMagnithms, aSï
on en préfente de non-éle£lriqvies. Or, com* me les efFets de TElcftricité conviemieiu fi fou-vent avec ceux de lAimant, qui croira qnenbsp;celui-ci nauva pas ausfi un même genre de cau-fe capitale pour Principe?
11°. Jajouterai, pour mieux confirmer ceci, les Expériences que M. g e o r g e SCHMIDT,célèbre Mecanicien de la Cour anbsp;Jena, homme ausfi verfé dans la théorie quenbsp;dans la pratique, a fait connoïtre en 1773nbsp;la Defmption de fes Machines éle5iriques: cesnbsp;Expériences font tirces dun Manufcrit particulier, qui étoit joint a cette defcription.nbsp;Jen vais faire lapplication a mon fujet.
1°. Lauteur aflure que toutes les Aiguilles doscillation, quil a préparées pour fes Machines éleélriques, ont acquis par IElecirri-cité line Force magnétique, fans quelles eus-fcnt été préalablement pailces fur IAimant:nbsp;dies indiquoient néanmoinj toujours la direction du Méridien. Mais en quoi lÉleétriciténbsp;contribue -1 - il au Magnétisme ( ^) ?
a°. In
(1) Ccs Experiences fe trouvent a la p. 13 de la fe-conde Edition da Traité deM. schmidt, intitulé fchreihmg e'mer Eltfirifir - Mafchine ¦, Berlin 1778;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;4» H
psll par doutcux que cctte AiguiÖe nait été de Per,
S ,5 nbsp;nbsp;nbsp;OM
-ocr page 298-'1°, I L, a fouvent fait dune lame de laiton ronde line etoilc a dix pointes, au milieu dcnbsp;laquelle il a appliqué une chappe, afin de lanbsp;pouvoir placer fur un ftile pour 1électrifer.nbsp;Au premier tour de Plateau, 1Auteur sapper-gut dans robfcurite quil ny avoir que deuxnbsp;rayons de Ietoile, ceux qui étoient les plusnbsp;proches du Nord amp;du Sud, qui préfentoientnbsp;un écouiement de Fluide éledtrique j amp; quenbsp;deplus, en élcdlrifant fortement on pouvoic anbsp;peine obferver une lumiere fenfible aux huitnbsp;autres rayons. Cette Experience me pamt finbsp;finguliere, que je la repetai encore le mêmenbsp;jour que je lus Iouvrage de M. schmidt,nbsp;amp; cclaau moyen dune Machine eleftrique faitenbsp;par ce Mecanicien: je la trouvai réellementnbsp;ainfi, au grand étonnernent de tons ceux quinbsp;étoient préfens. Na-t-on done pas ici mêmenbsp;la diredion magnetique (/} ?
oil de Fcr-b!anc, quoique cela nc foit pas dit expreffd-ment; amp; il eft evident qii'elle a pii devenir niagnetique par les operations requifes pour la conftruire, on par fanbsp;fitiiation même, comme M. hemmer Iobferve fortnbsp;bien. M. SCHMIDT remarque encore, que cette Ai-giiiilc tournoit toujours de la droire a la gauche, amp;nbsp;quil na vu le contraire que deux ou trois fois.
(/) M. .SCHMIDT remarque de plus, que setant ap-
per^u
-ocr page 299-i EileSlricite £5? dti Magnéthyns. 'zSg
3°. O N fait que 1Aiguille aimantée dcvient irreguliere fous lÉquatcur, c: a: d: quellenbsp;sincline dans une direction perpendiculaire aunbsp;Méridienj mais que, des que Ie Vailleaunbsp;séloignc dérechef de la Lignc, 1Aiguille fenbsp;rétablit dans la premiere lituation. Or, qu'ynbsp;a-t-il de plus conforme a des idéés raifonna-bles, li non, que 1Aiguille foit rendue élecrnbsp;trique [dans ces parag'esj, amp; qu'elle doivenbsp;par confequent être un peu cliangée dans fanbsp;direétion par lextrème ehaleur du foleil quinbsp;y brule direöiement {7n)% M-SCHMIDT a
dé-r
11
pèr^u dc ces Phénomènes, il ceffa déleftrifer, amp; qii'il recommenqa plus de dix fois; leffet fut toujours lanbsp;même: ainfi, ajoute-t-il, on a done des raifons plaufi-i.bles de eroire que Ie Fluide éledlrique a quelque ana-5, logic ftvec lp Fluïde magnctique: amp; peut-être pour-5 5roit-on expliquer paree Principe Fadfion cle 1Air furnbsp;,,le Corps aniinal. M. he mm er obferve tres - biennbsp;que ce Phénomène a dü fon origine a des caiifes acci-dentelles quil cft facile de i'aifir, amp; de quelques unesnbsp;desquelles il fait icnumération.
(w) Javoue que je ne connois aucunc obfpnation de ce genre, amp; il feroit a fouhaiter que 1'Auteur eut ciiénbsp;fes autorités. II eft poffible quune agitation irrégulierenbsp;ait en licu par hazard , mais certainement Ie faif nellnbsp;P«s conftant fous IÉquateur, comrce il IcH par ex. inbsp;la Baye de Hudion, La declinaifon conferve fon pro-
erès
-ocr page 300-^gt;84 III-MEMO IRE. Section I.
déduit de Principes amp; dExpériences dElec-tricité 6c de Phyfiquc, la conftrudlion dune Aiguille, qui confcrveroit fa direftion fousnbsp;1Equateuv, 6c il fe fait fort d en fournir uncnbsp;pareille ou de la conftruire lui-raéme: commcnbsp;ausfi il fe fait fort de prouvcr que Ie Soleil elt
giès régulier fous la Ligne, amp; au dcla , comme en deca. On diroit , a en juger par les expreffions , que M.nbsp;KüENER paric de 1Aiguille dlndinaifon; mais ennbsp;k fuppofant, on peut aliurer amp;M. hemmes.nbsp;1'obfcrve auffi, que 1Aiguille dlndinaifon neft pas perpendiculaire fous lKquateur, ou aux environs: 1Incli-naifon au contraire y cft a peu prés nulle a quelque distance de la Lignè:nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;z°. Quil neft pas vrai que ce
Fait, quel quil foit, a lieu conftammcnt fous lÉqua-tcur: ceft tantót au deffus, tantót au deflbus; 3. Cet effet neft pas dü a une agitation irrégulière; il cft aunbsp;contraire tres - régulier, amp; une fuile néceffaire du Magnétisme de la Terre, comme je lai dit §. 76, note a denbsp;mon Mémoire. M. hemmek remarque de plus, quilnbsp;eft fans. fondement de dire que 1Aiguille séleélriferoitnbsp;fous 1Équateur par la Chalcur; car, quil a expofé desnbsp;lames de Fer amp; dautres metaux au foyer dune fortenbsp;lentille de t iciuRNHAus, de trois pieds de Diamètre ,nbsp;gc dont la diftance focak eft de dix pieds, amp; ccla de ma-nière a les rougir, amp; a les fondre, fans quil ait pünbsp;néanmoins y obfervcr Ie moindre ligne dEkélricité,nbsp;Or, cette Chakur furpaffe certaincraent de beaucoupnbsp;celle au'on éorouve dans la Zone torridc.
-ocr page 301-r Analogie de VEleBricité £5? du Magnétisme. 185
un Corps pofitivement éleariquc, amp; eek par Ie moyen dune Experience dans laquelle unnbsp;Corps pofitivement éleamp;ique fera mouvoirnbsp;autour de leurs axes, par Ikaion de fon atmos-phêre, dix autres Corps, ou davantagc, qiitnbsp;font dans leur état naturel: Experience poiu'nbsp;laquelle il fera lui-même la machine, quand Ienbsp;tems amp; ladépenfe Ie lui permettront {n').
Combi EN évidemment toutes ces Experiences ne prouvent - elles pas linfluencc réciproque des deux Forces, êc leur liaifon intime? Dailleurs, fi lon peut opérer fur les hommesnbsp;par lEleétricité toutes les Gucrifons que JVT.nbsp;M- HEEL, MES MER amp; dautixs ont faitcsnbsp;par lAimant, quy a-t-il de plus naturel quenbsp;den conclure une caufe de même genre? Ornbsp;nous aurons ci-deflbus occafion de faire voirnbsp;que eek a rcellement lieu.
ia. Pour terminer toutes ces Obferva-tions fur 1Analogie de ces Forces, jajouterai encore une couple de remarques que j ai faitcsnbsp;fur ce fujet, en lifant la Defcripion d'un Electro-
(») Ceci me rappellc lidée de feu M. gray fur la conftrudion dun Planetaire par VEle(ïrické: y: p/ul^nbsp;TnmfaSi. N°. 444, Vol. 39. p. .403. Je parlcrai plus aunbsp;long de ces Expérienccs dans la Note fuirante.
-ocr page 302-III. RiiMoiRE. Section
trophore perpétüel par M. s c H a e f f e r, ci-tce gi-deffus, amp; qui me paroiffent he pas jetter peu dc jour fut cette matière.
1°. LAuteur rapporte dans la troiflèmc ic£tion des noüvellesExpériencesla, quausflnbsp;fouvent quil a placé perpendieulairement furnbsp;Ie Centre dun Elcclrophore deja éleétrifé, unenbsp;tlochette [ou boule] fuspcndue a un ruban denbsp;foyc bleue, cette boule s'eft mue continuellc-ment, 6c lans changer de direécion du Sud aunbsp;Nord, OU rcciproquement. II repète la mê-me chofe dans la huitième experience, p. i8,nbsp;amp; dcrechef dans la onzième, amp; dans k ireiziè-me, p. ao 6c ai.
O R , il ell: certain que ce mouvement pro-vient de TEleélricité, puisquil eft produit par fa préfence, quil sévanouir en fon abfencc,nbsp;dc quelque manière que ce foit que lapplica-tion de la main, ou du doigt index, puilTe ynbsp;contribuer dans la fuite. Or, comme il eft certain que la direétion du Sud au Nord eft ccllenbsp;de la force magnctique, il senfuit dérechefnbsp;une conclufion favorable a lAnalogie des deuxnbsp;forces (o).
aquot;. M. SCHAEF-(») Ces Experiences de M. sckaeffer pourroient tien n'ctre pas legardess comme égskiiient certanies
-ocr page 303-I'u^naUgt;gie Ae 1 KleSiricite ^ du MclifnetiSffie. 2,87
® nbsp;nbsp;nbsp;i
par
par tout k monde. M M. steiglehner. Sc hemmer font portés a les mettre au rang dcs méprifes, amp;c it dau-tant plus jufte titre, ce me femble, quelles ne réusfi-fent qua M. schaeffer amp; a quelques autres perfon-nes, amp; non entre les mains dun chacun; amp; mémenbsp;quelquefois pas dc toutc une fcance a M. schaeffer :nbsp;quelqucfois pas dans une chambre, êc bien dans unenbsp;autre; (v. p. 25, 26, du fecond traité).
Ces Experiences nc fauroient manqiier de rappeller a 1 efprit celles ,lt;Je M. grat, qui foutenoit, que li 1oanbsp;pla^oit une boule de Fer au Centre dun Gateau dc refine éledrifé par frottement, amp; que fi Ton fuspendoitnbsp;un Corps leger a un fil fort delie, tenu entre Ic doigtnbsp;amp; le pouce, exafrcnient au defi'us de la boule, ce Corpsnbsp;commencoit a fe mouvoir de lui-meme, v confiammentnbsp;dc IOueJi a I'F.Ji: quon pouvoit faire décrire a ce Corpsnbsp;in Cercle, ou une Elipfe, felon que la boule ctoicnbsp;placée au Centre du Gateau, ou hors du Centre. Cesnbsp;Experiences amp; ect appareil ont bien du rapport avecnbsp;e'eux de M. schaeffer amp; dautant plus que M. graynbsp;avouoit, que ces Experiences navoicnt de fuccès quenbsp;lorsquoB tenoit le fil a la main Sc non autreuient: ornbsp;M. SCHAEFFER ticnt ausfi leFil a la main, ou fi celui-ci eft fuspendu a irn bras de gueridon, il 'faut cependantnbsp;toujours Iapplication du doigt mdex fur le Fil. M. graynbsp;foupconnoit pourtant que toute fubfiance aiimaie feroitnbsp;}e même effet. Ces Experiences fe trouvent dans lesnbsp;rhiL Trar.f, iqo. 4^4, YoI. 39. p. 4üj. Mais on a .jou-
-ocr page 304-t88 III. mémoire. SectionI. De
par des rubans de foye Ie chapeau de TEleétro-phore éledtrifé, que layant tenu éleve, que layant remis, ou au milieu, ou fur Ie rebordnbsp;dune lame garnie de laiton , lui' laquelle u-ne Aiguille aimantée fe trouvoit placéefuxunnbsp;ftile de cuivre perpendiculaire, 8c quayant en-fuite approché Ie doigt de cette Aiguille,cclle-^i a fuivi Ie doigt de ceté amp; dautre, ou tout anbsp;lentour, en eerde, comme il vouloit. IInbsp;confirme la même chofe dans les Expériencesnbsp;a4, a5, ay (jgt;). Mais au contraire, cettenbsp;même Aiguille seft enfui du doigt, ou de toutnbsp;ce quon lui préfentok, apres quon Teut mifenbsp;fiir Ie Gateau éleétrifé, Ifc Chapeau étant éle-vé, comme Ie prouve la vingt-neuvième Ex-périencc. Ces deux Phénomènes, tant lat*nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;traétionnbsp;vé enfuite quellcs font tomes erronées. M. wheler,nbsp;ami amp; compatriote de g a aï, qui a repété ces Experiences, comme dautres Phyiiciens 1ont fait ausli, anbsp;cté oWigé de convenir de ces erreurs, amp; davouer quenbsp;cc pretendu mouvement de lEft a l'Oueft provenoit denbsp;quelque mouvement imperceptible de la main. V. Ph\ï.nbsp;Tranf. N®. 453. Vol. 41. p. iiS. feqq; confultéz ausfinbsp;fur tout ceci priestley Hijl. de ÏÉleólrkité. Period. V.nbsp;Tem. I. p. 109. de la Traduöion.
(p) V. la differtation de M. steigiehner §. 10' ï'me c Sc §, ico, ainfi que la note i de ce f.
-ocr page 305-r Aitamp;logH de l EleSlricite ö* du Magnétisme.
traftion quc k répulfiori, ne tirent pas leur origine de ce que Ie Gateau amp; Ie Chapeau fontnbsp;éleétrifés lun ou TautrCj comnie on leprouvenbsp;Experience 2.3, 25, 30; Le Fluïde éledtri-que étoit néanmoins la Caufe des deux effets.nbsp;Mais quy a-t-il de plus femWable aux polesnbsp;amis amp; ennemis de lAimant? car les Aimansnbsp;lè repouffent par les poles de mêmc nom, £cnbsp;sattirent par ceux de nom différent.
3°. Dans rExpérichce cinquantième amp; dans les fuivantes du fecond Tome fur les forces,nbsp;les effets, amp; les mouvemens de l' Èleélrophore, lanbsp;Force éleftrique eft communiquée a un nom-bre innömkiable de Corps, qui ont touché lÉ-leétrophore, amp; ccla fans fin j tout comme celanbsp;a lieu pour lAimant qui ne perd rien de fa force. De pareilles Expériences ne méritent ellcïnbsp;pas Texclamation de r Auteur: TEleftropho-,5 re eft-il peut-être plus Aimant quÉleftri- cité
T ouTES ces Obfervations amp; toutes ces Expériences, pour ne pas en alléguer mille au-tres plus générales, qui fe trouvent disperfces
dans (?) Ceft i la iin de la 59 Experience p. 17, que M.nbsp;schaefpep^ sexpritne ainfi. Voyez ausfi ci-dslToKS
Bote X.
¦2go III. mÉmoirë. Section I. J3e
daas tous Ics livres de Phyfiqiie, ne fuffifent-* elles pas pour cn conclure quil y a une Analogie vraie 6c phyfiquc entre les deux forces ? Ounbsp;quon me fade voir dans route la Phyfique desnbsp;Actions, des Effcts, des Expéricnces qui fe res-femblent fi fort dans la plupart des Cas, amp; aunbsp;même degré^ amp; qui ne doivent pas en mêmcnbsp;terns leur exiftence a la même caufe fondamen-tale ?
Obfervations qui femhlent contraires a V Amlogie.
1°. Les Variations de temps Sc de Pair, qui changent les Phénomènes élcélriques, quinbsp;les augmentent, ou les diminuent, nont pres,nbsp;que pas deffet fur TAimant, ou en ont un très-différent: p. ex. un terns de pluie, Ihumi-dité, les Vapeurs, amp;c. afFoibliflent la Forcenbsp;cledlrique, ou du moins y font un obftacle:nbsp;pendant que IAimant ne perd pas le moins dunbsp;monde de fa force par la (r).
a°. Laimant devient éleélriquc quand on le frotte: il acquicrt done par la une
nou-
(r) Voyez cc que jai dit fur ce fujet dans mo» Mémoire §. 219,
-ocr page 307-V nbsp;nbsp;nbsp;dt l ÈlcStricité ^ du MugnétisTne.
tïouvelle propriété diftinóle de k precedents (0-
3. La Refine, la Soye, 8c ks autres Corps idioélectriques, qui ictiennent amp; repri-ment Ie Fluïde éleftrique, font, par rapportnbsp;aux Phénomènes magnétiques, tout commenbsp;d'autrés Corps.
4®. La force du Fluïde éledtrique fe perd en peu de tems par iattoüchement de Corpsnbsp;anéleftriques, même ausfi de Corps ifolés,nbsp;quelle quen puifle être la caufe. La forcenbsp;magnétique refte toujours kmême, au moinsnbsp;pendant bien plus longtems, 8c foutient Ienbsp;Fer, qui eft fuspendü a TAimant, pendantnbsp;bien des années (r).
O peut repondVe par un feul Lemme a ces Expériences, amp; a d'autrés fcmblables, quinbsp;reviennent routes au même, amp; quon trou-ve en détail dans Ie discours du celèbrc M.
CIGNA («i).
(j) Voyez Ie §. nbsp;nbsp;nbsp;amp; les fuivans de mon Mémoire.
{() V. Ie §.69. du Mémoire de M, steigleuner, 8e la note c de ce §. dans laquelle on trouvera cités lesnbsp;articles de mon Mémoire qui ont rapport a co fujet.
(«) Cell la differtation fur lAnalogie de rÉleöricité 8c du Magoétisme, inferée dans Ic premier Tome des
ig'z. ÏIL mÉmoirè. Section L De
J É fuppofc, (amp; je próuvera'i ci-defTous dans un court appcndice, par une hypothcfc probable, que. je puis Ie fuppofer,) que les deuxnbsp;Forces ont pour principe unc meme caufenbsp;capitale , mais qui dans des circonftances diffé-i-entcs, produit des eftecs difFérens de fa pré-fcnce, Sc par conféquent, que les disparkésnbsp;.quon obfcrve enrre ces Forces, proviennentnbsp;des états partlculiers des. Corp«, ou quelque-fois dautrés circonilances, ou même de la ma-tière intégraiite des difFérens mixtes, tout corn-me les Forces réelics des Corps produifent desnbsp;cfFcts difFérens en parcilles circonftances.
Ceci pofé y on explique facileme.nt i°. pour-quoi Ie Temps, qui change IEleclricitc, ne change pas les Phénomènes magnctiques, quoi-que certe Obfcrvation ne foit. pas générale furnbsp;Mcr, au rapport des Marins. Feut-être lÉ-ther éleétrique eft-il, acauFe dune plus fortenbsp;répulfion de fes particules extrèmément tenues,nbsp;moins attaché Sc moins colié aux Pores desnbsp;Corps ideoéleélriques, que neTcft IEther mag-nétique, quf contient dans fa compofition des
par-
Miscellanea Tammenfia. Jen ai fait an fréquent ufage daagt; mon Mémoire.
-ocr page 309-r^fttilogie de rEleêlricité ^ du Magnetisme. 0.9^
particules plus gvosfières, Sc, peat-ctrc pluï de partieules fulfureufes.
a°. L E Phénomène que TAiniant frotté ac-quiert lEleétricité (v), fait voir de la maniere la plus naturelle la reiremblanee des deux Fluïdes: peut-érre rAtmofphcre magnétique eft-elle rendue plus deliée par Ie frottement, eft-elle extraite en plus grande abondance j ou peut-écre que la partie extérieure du Corps magnétique ell mife dans une situation qui fe rap-portc mieux a la Force éleétrique, amp; que cenbsp;Corps eft rendu par la propre aux deüx fortesnbsp;de Phénomènes.
3°. Que ces deux Fluides foyent différens, quant a leur compofition, a leur maffe, amp; anbsp;dautres circonflances pareilles, ou quils exigent des conftitutions différentes dans les partiesnbsp;cxtérieures des Corps, il eft égaiement facilenbsp;dc fépondre sl la troifième 8c a la quatrième Experience, quoique la quatrième foit en généralnbsp;prife trop univerfellement. Car i. TAimantnbsp;perd par ie laps du tems, 8c même quelquefoisnbsp;très-promptcment toutela force, quandilneft
pas
i -
de mon Mémoire.
(v) II lacquiert ausfi par communication. Jai dis-cuté ce qui a rapport k ce Fait dans les §§. 114^227.
-ocr page 310--194 MÉ MO I RE. Section!. De
pas couvert de particules de Fer, ou pouv ainff dire nourri avec de la limajlle de Fer (ic),nbsp;lt;t,°. Quant a IEledtricitc, ü neft plus fur ac-rnbsp;tuellement quelle fe perd dans tous les Cas parnbsp;rattouchement des Corps aneledriques: Car,nbsp;M. SCHAEFFER lupporte dans Ie Secondnbsp;Tome de fa Defcription amp;c. p. la. une Expé-fienee quiprouvele contraire {x') .
(,».) Voyez ci dcffus note t amp; larticle auquel ellc fe rapporte. Le Fer appliqué convenablement a lAi-mant en conferve amp; en aiigmente même Ia force: fansnbsp;cette précaution des Airnans qui ne font pas places feloanbsp;le Méridien magnétiquc dans la lituation requife pour-roient saffoiblir, par les raifons rapportecs dans moanbsp;M.émoire (v. note c du §. 65. du Mem. de M. steig-iehner), Mais je ne fais aucune Experience quinbsp;prouvc que eet affoiblilTemcnt, ou ccttc perte, commenbsp;sexprime M. hüener, fe fait quelquefois très-promp-tement, Cette rnanière de conferver lAimant étoit con-nue des Anciens, amp; claodiem la peinte avec autantnbsp;délégance que de verité dans fon Fpigramme dcMAC-«E r E : Ëx Ëerro mruit Vitam amp;c. amp;c.
(ar) Cell de lExpérience 58. amp; des fuivantes quil sagit: M. schaeffer affirme quil fuffit de pofer ubnbsp;Éledrophore un momeat fur im Livre, fur une Pierre,nbsp;®u fur quelque Corps que ce foit, pour que ce Corpsnbsp;^evienne tout de fuite éledlrique (ou magnétiquc), at-tirant des boules fuspendues a des fils, tout comme le.nbsp;ftiQit rÉleélrophorc méif^c: il ajoute que cette force
fub'
-ocr page 311-ONjugera encore mieux de tout ceci, quand on aura medite ci - deffous un peu plus exactc-nient mon hypothèfe. Jajouterai encore unenbsp;conclufion phyfique, dqduite de la reffcmblancönbsp;des deux Forces.
La Chymie, amp; furtout les Experiences dc' M. LEMERYnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;démontrent, que lacoin-
pofition de TAimant cft vitreufe amp; ferrugi-neufe. La force magnétique provient done originairement dc la mixtion 6c de lunion dunbsp;Verre 6c du Fel. Mals Ic Verre contieiit,
(y) Ëlles fe trouvent dans les Mémoires de 1Académie pour 170Ó. Jen ai fait un grand ufage dans ia fc-conde Seöion de la premiere Partie de mon Mémoire. Voyez ausfi la belle Analyfe Chyraique dc 1Aimant faiténbsp;par M. MirsscHENEKOEK, Dijjirtatie de Magneet p. yj]nbsp;ieqq.
*95 III. mémoire. Section I. De
coramc il eft déraontré par les Experiences clcétriqucs, la Luraiere, ou 1Ether cledtrinbsp;que: il faut done que ce foit de la quo les Phcfnbsp;nornenes dij Magnétisme tirent leur lource,nbsp;puisquon ne les trouve pas fans cette addiiiorjnbsp;dans du Fer pur. Que palTe-t-il done dans Icnbsp;Fer rendu magnétique par IEledtricite, ft nonnbsp;que les parties du Fer fe melent dune fagpnnbsp;determince avec leFluide eleftrique, amp; queEnbsp;les deviennent par-la fusceptibles des Phéno^nbsp;mènes magnétiques ? Mais quy a-t-il en mê-me terns de plus naturel, que den conclurcnbsp;un niême genre de caufes fondamcntales (z).
Sans entrer dans rexatnen du degré de certitude que peut avoir la Conclufion que M. hubner déduitnbsp;des Expériences quil ailegue, je remarqucrai fimple-jnent, que M. de la foi.lie a cohclu de quclquesnbsp;Experiences, ausfi Chymiques, que VAcide eft un desnbsp;Principes Conftituans du Magnétisme». Voici les Expériences Tur lesquclles il seft fondé. Ayant expofé dansnbsp;nn creuf t pendant deux heures ï un feu de fufion très-violcm, un mélange de deux gros dg Colcotar amp; duanbsp;gros de Chaiix vive éteinte a 1'Air, il obtint unc maffenbsp;trés-noire, 8c affez dure, fur ksquelles les Acides Vi-trioliques 8c Nitreux nagiffoient pas. Cette maffe n^t-tiroit pas la limaille de Fer, mais prgfentee a une Aiguille aimantée qui nageoit fqr IEau, elle m^nifeftoitnbsp;deux Poles, M. tgt;B t^FOLLiEen conciut, quc
cés
-ocr page 313-L.A N A L o G-i E vraie amp; pliyfiq^ie des detix Forces eft done fuffirarament prom ée, en par-tie par des Experiences, en partie ausfi par cesnbsp;dernières coneiufions rationclles amp; par dautresnbsp;conclufions que j'ai inférées en différens en-droits [de cp Mémoire], Je paffe done au fe-cond point de la Queffionrnbsp;cétoit une pierre d Aimant quil avoit formée. II repetanbsp;la raême Operation, avec cette difFérence, quau lieunbsp;de Coicotar il employa de la limaille de Fer. La maffenbsp;qui refulta de 1'opération nayoit pas les deux Polesnbsp;comme la piécédente: ellc attiroit 1Aiouille en toujnbsp;fens. II n y a cependant dautre difference entre lesnbsp;deux opératioiis fi ce nell qnon na pas employé da»nbsp;cide dans la dernièrc. M. de ia foelie en conclutnbsp;que \'Aciie eji m des Pnuipes Confiit-ians dn Ma^ifétisnse-,nbsp;Jpmnd de Pdyfiine 1/74. Tomé III, p, 9,
- Examen de la Queftion: ft les Forces éleStri-que if magnétique agifj'ent fur Ie Corps animal.
J E paitagerai ausfi ce Point en deux Parties: je recherchcrai dans la premiere fik .Forcenbsp;éleftrique agit fur Ic Corps animal: amp; dans lanbsp;feconde fi la Force magnétique ex.erce une action pareille.
Je parcourrerai tres-briévement ces deux parties, puisquelles ne font plus guéres douteu-fesj 6c parmi Ie nombre innombrable dObfer-vations quon a faites, je nen alléguerai en preuve de chaque coté quune couple des plusnbsp;remarquables amp; des plus recentes.
Expêriences fur la Quefiion; fi la matihe éleïlrique agit fur Ie Corps Animal.
J E me fers des Experiences les plus reccn-fes qui me foyent connues, de celles de M. GEORGE SCHMIDT, auteut célèbre de k
Defirip'
-ocr page 315-rÉleUr. 13 du Magn.fur U Corps Animat.
Défcription des Machines EkStr-iques^ n ^ décrit les Experiences dans un AvertifTement joint inbsp;.fa défcription (lt;?),
Premiere Expérience.^ dans les maux de Dents'.
M. SCHMIDT ifola la perfonne, léleétrila un peu, avant que dcn tirer dés étincelles:nbsp;enfaite il commenqa a cn tirer du vifage quinbsp;étoit enflé, ou la ou la dent attaqiiée fe troii»nbsp;voit; il continua a volonté jusqu*a ce quil ynbsp;pamt des taches rouges. II effaya par la fuitcnbsp;de donner a quelques perfonnes une commotion modérée, amp; de cette manière il en a guérinbsp;un affez, grand notnbre dq mal de dents. II.nbsp;ny en a eu que deux fur lesquelles il na pasnbsp;CU deflFet. Peut ^ être, a ce quil me femblc,nbsp;parceque la douleur ne dépendoit pas dunnbsp;Fluide, mais dune dent gatée: douleur quinbsp;ne pouvoit par conféquent être bien gucrienbsp;quen faifant arracher la dent (^).
Se-
(a) Ces Expériences fe trouvent dans la feconde edi-tion, feclion j , p. 48. feqq. Lautcur les fait précédqr de quelques avis fur la maniere délecarilér les malades;nbsp;la fubftance sen trouve dans les articles fuivans.
(4) Voyei fur ce fujet eeiUHoI'ON di lMkeimlté
-ocr page 316-goo III. mÉmoire. Section II. Del'Action
Seconde Expérience, fur des Perfonnes ont des doukiirs dans les Articulations.
V o I c I la Methode que Mr. s c h m i rgt; t a employee pour.des perfonnes, qui ont desnbsp;douleurs dans les articulations, de fagon a nenbsp;pouvoir par fois ni fe baiflhr, ni fe tourner,nbsp;qui éprouvent cn même terns de grandesnbsp;douleurs dans le dos {c).nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;i°. II les ifole Sc
les éleftrife: a. II donnc la commotion aux fcules articulations douloureufes:nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;3°. II don-^
ne de plus aux perfonnes qui ont en outre Ic col roide , ou qui éprouvent des douleurs dansnbsp;le dos, une commotion éleélrique de la rpainnbsp;gauche a la droites enfuite une feconde dcnbsp;la droite a la gauche j une troifieme de lanbsp;main gauche au pied droit j enfin une qua-trième de la main droite au pied gauche; de.nbsp;forte que pendant la troillèrae amp; la quatriè-ipe fecoufle, les pieds touchent toujours Unbsp;chaine attachee a la furfacc exterieure de lanbsp;igouteille de Leide.
(f) Berthclon 1. c. p. 319. amp; la note a fur lo S.'125. du Memoire de M. sieiglehner.
-ocr page 317-ie V. £5? du A'tagn. fur Ie Corps Animal, goi
TtoifieYnc Èxpéfience y fur les Hémorrkoi-des (^d)i
U N E perfomie attaquee dhemorrhoicJes ^ 5c qui avoir été obligée de palTcr plufieuvs nuitsnbsp;(ans gouter le moindre repos, eut la premierenbsp;nuit, apres avoir été éleétriféc, üne nuit bonnenbsp;6c tranquille, de forte quelle put dormir fortnbsp;paifiblement- Le lendemain le flux hémor-rhoidal reprit fon cours j 6c cette perfonne res*^nbsp;ta delivrée de fon Mai pendant un an entier.nbsp;Mais les hémorrhoides reparoiflant au bout denbsp;ce terns, M. schmidt, qui y avoit été dé-rechef engagé par cette perfonne méme, con-tinua a la traiter de la méme manière, 6c luinbsp;fit prendre enfuite un kxatif fort doux; la gue-rifon fut ausfi heureufe que la premire fois (f).
Ces Obfervations prouvent deja fuffilam-
ment,
(rf) V. BERTHoLOK 1. c. Part II. Ch. IX. p. 340.
(e) M.de haen, Profeffear de Médecine a Vienne, a
ausli conflate dans fa Ratio Uedendi [in inofocomio Vinde-ionsnfi] la force de rÉle{ar:c;té dans la Par.alyfie, le, aremblenient des Membres,, la paialyfie des Nerfs amp;c,nbsp;par une quantity d'Expeliences auxcuelles jc renvoye lenbsp;Lefteur, pour ne pas eatrer dans de trop grands détails.'nbsp;Idoti dc VAutetr. [ Voycz ausfi fur ce iujet le Miinov'! dtnbsp;M. sïeisiehnbr, §. 145. 146. N. d. T.]
-ocr page 318-goï III. MÉmoire. Section II. jDe VAElion
jnentj que lEleftricité agit fur Ie Corps animal. II feroit inutile den rappoiter davanta-ge, puisquon en trouvc un fi gtand nombre dans les livres 8c les écrits des Phyficicns mo-dernes, que je paflerols de beaucoup les bornesnbsp;dun Mcnioire, fi j e voiüois les inférer toutcsnbsp;ici. Celles que je viens de rapporter ne contre-difent en aucune faqon celles quon avoit faitesnbsp;longtems auparavant, 8c fervent. par confé-quent, tant a confirmer les effèts éleétriquesjnbsp;qu'quot;a analyfer par ordre, 8c pour ainfi dire parnbsp;parties, la Queftion propolee , 8c a y re-pondre. J^en agirai de même avee les Expé^nbsp;riences fur rAiraant.
Ëxpériences fur la Quef ion: fi V Aimant agït fur Ie Corp Animal.
Quiconqlue efi; un. peu verfé dans les. Écrits des Phyficiens modernes, 8c furtout dansnbsp;ceux de nos jours, (dans lesquels il eft tantnbsp;parlé de tout coté dAimans artificiels, denbsp;Magnétisme animal., quoique ce foit que ccnbsp;puiffe être, ou même dans les Gazettes, 8cnbsp;deja des lannée lyöi èrns la Gazette Salutairenbsp;3 5 OU Ton recomraande., contre lÉpilep'
fie, un Aimant de huit Onces, lié a chaque bras), ne doit deja plus douter, après tantnbsp;dExpériences, que 1Aimant ne foit capablenbsp;dagir fur Ie Corps animal.
Les Experiences de M. M. hell (f)5
M E s-
ii'
() Voyez fur ce fujct: Commmtarn ds reins in fdentia naturali zsr Medicina gestis, Vol. XX. P. III. p. 55*5nbsp;eft dit que Ie Pere heli- ayant réusfi a faire des Ai-Kians artificiéls ausli vigourcux ou, peut-être, plus vi-goureux que ceux quon faifoit en Anglcterre, guérifoitnbsp;par leur moyen la Colique, en appliquant au bas ventre des anneaux magnétiques de différente grandeur.nbsp;M. E u s s c H I N G eft enne fur Ce fujet dans de plusnbsp;grands details: Void cqmme ii sen exprimoit en 1774nbsp;dans une feuille hebdoinadaire quil publioit alors:nbsp;j, Quelques Anglois fe trouvant 1Eté paffé a Vienne,nbsp;jjlun deux envoy a ebez Ie Pere hell, pour lui em-5,prunter pendant quelqvies heures un de fes plus fortsnbsp;sjbarreaux, afin de fe guérir de Crampes dEftomaC.nbsp;,, On reiivoya dans peu ce barreau au P. hell , en luinbsp;jjfaifant favoir que la Crampe avoit éte guérie par ccnbsp;,,moyen: furquoi ce Pere fe rendit lui-niême chez cesnbsp;,, Anglois, pour sinformer de toutes les drconftancesinbsp;5,11 en refulta, ainli que de fes propres recherebes ul-«stérieures, que 1Aimant eft un analogue du fiuide ner-iiveux. En conféquence W- hell fit faire de fes bar-; 5 reaux aimantés des anneaux larges de deux ou trotsnbsp;jjdoigts , Sc minces comme du Fer blanc. II en fit les-?,fai en ptefcnce de Medccins fur wn pauvre, quils
, 5, atoicnt
-ocr page 320-¦jvavoient déclaré incurable* 8i qui éroit attaqué dcpuia }, quelques annees de Crampes -viokrites. II lui fit por-s,ter nuit amp; jour ces anneaux a mid ''ur le col, ksnbsp;9, bras, les jambes; ayarit remarqué qiie ces anneaux te-3, noient le malade dans une ekétrifation pcrpétuellé,nbsp;,,Ce malade fut guéri au bout de huit jours; amp; depuisnbsp;,, trois inois Una pas fenti la moindre recidive d atta-,,ques, qui fans cela le prenoient ordinairement troisnbsp;5gt; fois par jcnr. Du depuis il a gucri, cn préfencenbsp;sjclu Dodeur mesmer, plus de tren'e malades,nbsp;ft de tout age , fans prendre dhonoraires, pour ne pasnbsp;,, exciter la jaloulle dcs Medecins. M. mesmer tientnbsp;,,un journal de routes ces guérifons, 8c il efpèie de lanbsp;publier dans ufi an. j'ai été, ajoute le Correspon-,,dantde M. k us sc hing, témoin oculairè de ces guéunbsp;jjrii'ons étofuiantes, quon continue encore tous lesnbsp;a, jours. Quand on ne fait que dappliquerles anneaux,nbsp;,,ils tirent cofnmc des moiiclies cantliarides , amp; met-9, tent les Nerfs en mouvement. La guéiifon eft dor-ijdinaire complette au bout de trois jours. Quand on-applique ccs anneaux a des pérfonnes bien portantes,nbsp;5* elks ne feficeiit rkn; Mais les malades éprouventnbsp;,,un mouvement des Nerfs, dès q.ucn les touche parnbsp;,,rAiniant. Depuis que M. heil a trouvé quil eft très-,, commode pour ks mailades de porter ces anneauxnbsp;5* nuit 8c jour, ii a cónftruit des demi-anneaux, qui.nbsp;,*font le meme effet. Cette narration prél'ente urtnbsp;tafte'charap de reflexions aux Philofophes: furtóut quandnbsp;on Ia compare a ce qui a été dit dans k Mémoire denbsp;M. s T E IG IE HN E R §. 164, léy, 167. êi notc a dunbsp;174. Du réfle M. mesmer revendique la découvertcnbsp;que le P. helL sattribuc. v. Precis /iiftcrique des fiits rrnbsp;latifs au Magnétisme animal. Londres: ipdi. p. ii.
-ocr page 321-(s) Voyei entrautres Ie' Mercure it Fra/ict pour Mars 1776, oü Ion trouve lartide fuivanr; p. 205.
,, Le fleur mes mek, Dofteur en Medecine, origi-ïgt; naire de Souabe, guérit de IEpilepfie par Ia vertu de 1 Aimant, quil applique avec fuccès ^ quelques au-,,tres maladies, fans faire miftère a perfonnc de fesnbsp;,, procédés.
5j Lc 25 de Novembre dernier il affembla dans une »gt; grande falie i Munich, oh il eft arrivé depnis quclquenbsp;-,,tems, pluficurs perfonnes attaquées du mal caduc; en
i, préfcnce des Medecins 8? des Chirurgiens les plus ha-
j, nbsp;nbsp;nbsp;biles de la Ville, il en toucha quelques unes de fanbsp;,, main impregnéc de Ia vertu magnétique. Au bontnbsp;,,de cinq a fix minutes, laccès les prit au plus hautnbsp;j,degré avec de trés-fortes convulfions: Ils revinrentnbsp;»,a eux: le Medccin affura que laccès les reprendroitnbsp;jj encore, ce qui eut lieu peu de minutes aprèj; maisnbsp;jslemal neft plus revenu depuis. S. A. S. lElecfleurdcnbsp;,, Bavière fut préfent h cétte operation, qui réusfit par-,, faitement. Le Dodteur mesmer guérit toutes fortesnbsp;,, de Maladies de Nerfs dune maniere ausfi Ample.
Voycz ce quil faut penfer de ces opërations dans le MémoiredeM. steiglehner §. 171 i8o, amp;note«nbsp;du §. 174. amp; de la communication de la vertu magné-tique, a rhomme, au moyen dAimans artificiels, §.nbsp;*50, 151, 152, du même Méinoire. I! sagit de dis-tinguer entre Taftion dc lAimant fur le Corps hu»nbsp;main, fain, ipjijde ; aélion qui paroit être réelk,nbsp;qui eft du moins un fait quon peut examiner par desnbsp;TOME II.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Vnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;moyens
-ocr page 322-goö in. mémoire. Section II. De VAElioft
teurs {k'), avec des Aimans de figure ronde, plane, ovale, amp; a raifon des Membres [auxnbsp;guels il les faut appliquer3 en font ausfi autantnbsp;de prcuves.
Les Experiences mêmes qui font en ap» parence oppofées, comme dans des maux denbsp;N erfs 6c dautres feniblables, dans lesquels ellesnbsp;nont pas eu de fucccs, donnent cependant denbsp;tous cotés aflez de preuves, quelles ont eunbsp;une influence fur les Membres, quoique ceux-ci nayent pü être entièrement guéris, foit
(h) Voyez ci-d,eirus k Mémoire de M. steigiehner §.159§.,163. amp; furtout la note c du §.162. A»nbsp;refte on trouve dans Ic Mémoire de M M. andry 8cnbsp;Thour ET fur Ie magnétisme animal, un détail hiftoriquenbsp;a peu prés complet 8c très-intérelTant de tout ce qui anbsp;_cté fait fur cette matière depuis les fiècles les plus re-culés jusqua nos jours: il fuffira dy renvoyer Ie Icsenbsp;tciu.
-ocr page 323-ife VEleBf. ö* duMagn.Jur lè Corps jliuwal. 3®7
peut-être paree quon na pas employé précé-demment TEleétricité, foit a caufe dautres Girconftances. Jaitrouvé dans Ie Rapport d'Ex-périences faites avec 1'Aimant dans une maladienbsp;de Nerfs, que M. bolten (?), Medecinnbsp;i Hambourg, a publié, Sc dans lequel on pa-roit refuter toute adtion de 1Aimant j quenbsp;lapplication de 1Aimant na pas rarement aug-menté les douleurs chez quelques perfonnes,nbsp;de forte que, comme on Ie voit dans Ie oar-de M. F ONS EK A qui eft joint au Rapport, la malade a oré elle-même Ie troifièmenbsp;de Mars les Aimans de les bras Sc de fes jambes,nbsp;apparemment a caufê des douleurs intolérables
quelle
(!) Le titre cn eft: joach. frkd. iolten is:ach-*icht vsn einem mit dem kunftlichen magneten gemachte» ^trfuche emer Nerver:- krank/ieit. Hamburg 1775.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;4°. Quoi-
que M. bolten oblervc quil na obtenu aucun foulagc-ment dun rhumatisme dans les hanches , en appliquant a différèntes parties de fon Corps des Airtiahs qui dail-leurs ne lui ont caufé aucune fenfation, il nc feroit ce-pendant pas porté a nier toute action de 1Aimant furnbsp;Ie Corps humain, puisque le fang contient des particu-les fcrrugineufcs fur lesquelles 1Aimant agit par la force,nbsp;laquclle peut devenir fenfible a tels ou a tels. Cefl:nbsp;ausfi, comme nous Tavons vü, le femiment de M.nbsp;steiglehner §. 102107. Mais M. ïolten doutenbsp;la vertu de lAimant dans des affedlions nerveufes,
(juelle foufFroit, au lieu deprouver du fouk-gement: amp; il eft croyable quc fon averfion pour les Aimans ne provient, que de ce quenbsp;loin den attendre de nouvelles douleurs, ellenbsp;en efpéroit un prompt foulagement (i*). M.nbsp;bolten le temoigne lui-meme a la pagenbsp;huitierae en ces termes. Comme elle né- prouvoit pas la moindre adtion (foulage-5j ment) de Pufage des Aimans qui fe trou-,, voient a fon Corps, mais que pendant cenbsp; terns les acces éroient plütót devenus plusnbsp;55 fréquens, amp; que la roideur des muscles avoitnbsp; tellement augmenté, que la bouche etoitnbsp;,5 fermcc,amp;'que les ycux demcurcrent tournésnbsp;55 jusqua ce quon cut guéri h\ fcrtneture de lanbsp;55 bouche 5 en introduifant une fpatule entrenbsp; les dents , amp; les yeux, mais avec beaucoup denbsp;j, peine, en les frottant continuelleracnt, ellenbsp;55 defira quon la faignat. Enfuite 1Auteur
con-
(;*) M. M. ANDRY amp; THOU RET oDt ausfi eu lie* de remarquer dans le cours de leurs Obfervations quenbsp;1Aimant a quclquefois commcncé par revciller les don-leurs, amp; les rendre plus aigues (Obf, 8. p. seq.),nbsp;quil a quelqiiefois excite de nouveaux fymptóraes ner-veux, ou aggrave les anciens accidens: mais ces efFets f®nbsp;1'ont manifelles dune mnnière moijis marquee amp; moinsnbsp;conftante. p. 661.
-ocr page 325-/
ie VEleEtr. ö* du Magn. fur Ie Corps ^dni/nnl. 309
continue p. 9- nbsp;nbsp;nbsp;longue fauta prompte-
,5 ment en arrière comme un reflort bande ,, quon lachc, amp; néannioins la malade donnanbsp;,, a connoitre quelle étoit lalTe de lufage denbsp;,5 lAimant.
Laction de lAimant fur Ie Corps de cecte malade, laquellc étoit néanmoins reftéenbsp;incurable, paroit affez, ce me femble , par cenbsp;quon vient de dire: or eeft uniquemeut denbsp;cette aétion quil sagit ici.
M. UNZER décrit des effets parfaitement bons, même utiles aux malades dans la defcrip-tion d'une B.gt;cpériencc avec les ulimans artificiels ,nbsp;imprimée en 1775, dans laquelle des Aimans,nbsp;appliques a des Membres convulfifs, font pro-pofés comme la caufe des guérifons qui ontnbsp;fuivi (^). Car comme M. unzer Ie rapporto a la fin de fon Journal^ dans une courtenbsp;recapitulation, p. 134., 4e. points Lesnbsp;mouvemens du Corps 6c des Membres que la
ma-
(^k) Cet ouvragc a été traduit en hollandois dès 1775 pat M. DEiMAN , un des plus celèbres Mcdecins dA.m-fterdam, amp; des meilleurs Phyficiens de ce Pays: Ie ti-tre eft, GenteskurJigi'Protfntmmi met ilen icor Konji gsmaak-ten Magneet, doer den Heere j. c, u n z E a. Le Traduéicurnbsp;a inféré dans la Preface le détail dune guérifon tics,nbsp;tpmar^uablc, operéc par lui - même a Amftcrdam.
310 III. mÉmoire. Section IÏ. Be VABioti,
malade éprouvoit depuis Iapplication des Ai-mans, étoient différens de tous les autres mou-vemcns convulfifs connus. aquot;. Ladtion fe fai-foit fentir le plus fortement a Iendroit ou etoit le ficse du mal. 3° maladie revenoit desnbsp;quon avoir oté rAimant, amp; disparoilToit desnbsp;quon Iappliquoit de nouveau. 4°. La maladie revenoit ausfi quand la force de IAimantnbsp;setoit affoiblie, ou etoit devenue inegale:nbsp;5°. Les acces ont ére guéri fans le fecours denbsp;Remedes intérieurs, ou extérieurs.
¦Que pourroit-on encore defirer de plus pour être convaincu de Iadion de IAimantnbsp;fur le Corps humain ?
J E rapporterai encore par furabondance, car il ferable quau milieu dExpcriences finbsp;nombreufes amp; fi variécs, la Queftion roulenbsp;plutot fur le comment, que fur Iexiftence denbsp;pareilles aftions; je rapporterai dis-je une petite Experience faite tout recemment fur unnbsp;Animalj en ma prefence, 6c en celle de plu-fieurs favans Amis, par un grand Amateur denbsp;Phyfique. Cet Amateur avoir requ depuisnbsp;peu de jours deux Airaans artificiels, faits parnbsp;M. scHÜBLER, célèbre artifte a Hambourg,nbsp;êc felon la forme quon leur donne a Vienne.nbsp;Ils étoient un peu cotirbés, comme M. helenbsp;a coutume de les faire pour les jointures des
doigts,
-ocr page 327-doigts, amp; a peu pres de Tépaiffeur dun Fer de Briquet. Cet Amateur nouriflbit depuis plu-fieurs années parmi fes Animaux domeftiques, unnbsp;vieux Chat, dont la patte droite de devantnbsp;ctoit depuis tres - longtems courbée vers Iénbsp;haut, foit par une contraction, ou une para-lyfie de Nerfs, foit par quelquautre accident-:nbsp;de forte que Ie pauvre animal ne marchoit quenbsp;fur trois pattes. Curieux déprouver par lui-même ladion fi vantée des Aiiqans, il prit eenbsp;Chat, releva les poils de la paitie fupérieürenbsp;de la patie de devant gauche, amp; de la pattenbsp;poftérieure droite , amp; il y lia fes deux Aimans-Le Chat navoit pas eu ces Aimans pendantnbsp;une demie-heure, quil commenqa a crier nii-fcrablement, quil soccupa a fe mordre, Scnbsp;quil tachat de défaire ks Aimans. La patte art-térieure droite fe courba eil même tems beau--coup vers le haut, Sc étoit comme un rouleaunbsp;a demi ouvert. Au bout de quelque tems ortnbsp;defit les deux Aimans, Sc les douleurs du Chatnbsp;parurent adoucies : la patte sabailTa, Sc re-vint a fa premiere fituation. On repeta la mc-mê chofe quatre ou cinq fois, amp; leffet parut;nbsp;étre le même a chaque fois (/è *). A la vérité
TA-..
(1;*) M. DEiMAN i traité une fille dc.dix-fept ans, i.,
rAnimal ne fut pas giiéri par-la: fes douleurs étoient plutot aggravées. Mais, lincurabiliténbsp;du Mal, qui étoit peut-être accompagné du-ne fraéture dOs, ou dune lefion intérieure,nbsp;peut en avoir été la caufe. Paslbns a préfentnbsp;a rexplication de la Quellion qui nous importenbsp;Ie plus.
hquclle il étoit rcfté, a la fuite dune fièvre tierce, une violente retraétion de Ia jambe; depuis prés de deux ansnbsp;quelle étoit dans eet état, la jambe étoit extenuée a unnbsp;point extréme: ü y avoir dailleurs fièvre heéfique. Aprèsnbsp;quatorze jours de lapplication des Aimans, la jambenbsp;sétoit redreffée, la fièvre avoit ceffée, lappetit étoit revenu, amp; la malade avoit commencé a marcher. Mem.nbsp;it la Socitti Rgyale de Médecine. Tom III. p. 570. V. auslïnbsp;les Obfervations, réflexions, amp; citations de M. M. an-9RT Sc iHoUKBT dans Ie même Mémoitc p. óia, feqq.
Examen de la Queflion: comment les Forces ileStriq^ue 13 magnéti^us peuvent - elks agir knbsp;fur Corps Animal.
Pour que ces forces puiffent agir for Ie, Corps animal, il faut quil y ait dans celui-cinbsp;quelque chofe qui foit capable de recevoir lesnbsp;effets de ces Forces, de les augmcnter, amp; denbsp;les reiidre fenfibles: car, ni rÉleftricité, ninbsp;Ie Magnétisme ne peuvent agir for des lujecsnbsp;qui nont pas cette propriété ft néceffaire.
Nous trouvons, a la vérité, dans Ie Corps animal la propriété de recevoir rÉleclricité,nbsp;amp; de la communiquer a dautres Corps. Maisnbsp;nous ny remarquons pas, au premier abord,nbsp;la caufe fortifiante néceflaire pour la fenfation \nbsp;ni ausfi ce qui peut y exciter pavticulièrementnbsp;la matière cieétrique, la développer, ou prin-cipalement produire fes repercusfions qui cau-fent ia commotion ou les fecoufles dans les jointures. La connoifomce que nous pofledons desnbsp;parties extérietires du Corps, ne nous inllruitnbsp;pas foffifamment fur la caufe pour quoi les Ai-mans agiffent fur Ie Corps animal, amp; y exci-
V 5 nbsp;nbsp;nbsp;tent,
-ocr page 330-1^'
3ï4 III- MEM. Sect. III. Exam, delaman.dont
tent, comme il a etc dit ci-deffus, des fenla*-tions douloureufes, amp; quclquefois ausfi des fenfations qui rendent la fanté. H faudra donenbsp;faire préalablement quelques remarques quinbsp;nous conduiront a la véritable fource de ces
fenfations.
Le liege des fenfations des Animaux eft dans le fenforium commune.^ c. a. d. dans Iendroit ounbsp;putes les extrémités des Nerfs fe raflemblent. IInbsp;faut done que ebaque mouvement des fens foitnbsp;porté au fiege de 1Arne par les Nerfs qui y fontnbsp;deftinés, afin dy exciter une fenfation propor-tionelle. II sagira done de rechercher dabordnbsp;fi on ne peut rien trouver dans la ftruörure desnbsp;Nerfs, ou dans leur intérieur, de quelque nature que ce puific être, par ou le mouvementnbsp;de la matière cleétrique ou magnétique peutnbsp;devenir une fenfation :nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;a°. Nous favons par
lExpérience journaliste, que les fenfations de IAme font beaucoup changées, empê-chées, OU fortifiées par la différente conftitu-tion du fang: Sc des Obfervations phyfiologi-ques nous enfeignent ausfi, que le fang exercenbsp;par fa circulation, au moyen de fes différentesnbsp;impresfions, unc grande influence fur les eir-conftanccs tant du Corps que de lArae. Hnbsp;faudra done examiner chymiquement quellesnbsp;font les parties conftituantes du fang, pour y
trou-
-ocr page 331- Ö Is Mugn. agisf fur 1$ Corpi Animal. 315
trouver, peut-être, quelque chofe qui puifle exciter TEleftricité 6c Ie Magnétisme. Cenbsp;fera k matière des trois articles fuivans; Ie premier aura pour objet la Recherche des Nerfs jnbsp;lefecond, celledufangj Ie troifième,lacon-féquence qui refultera des deux Recherchesnbsp;précédentes pour IEledricite fic pour Ic Magnétisme.
Recherches fur les Nerfs.
Ce s T la doctrine de presque tous les Phy-^cieiis de nos jours, que les impresfions qui lê font dans les organes corporcls, ne deviennentnbsp;pas fenfibles a 1Ame par Ie choc, ou Ie trem-blement de Nerfs ékftiquesj maïs que ccttenbsp;communication fe fait au moyen dune matièrenbsp;fluidé contenue dans 1intérieur des Nerfs; Scnbsp;cette doétrine eft évidemment confirméc en-trautres par les Expériences de M. M. b el-Sc FERREiN, dans Tune desquelles onnbsp;a obfervé quayant lié Ie Nerf phrénétique,nbsp;Ie Diaphragme eft devenu paralytique, maisnbsp;quila recouvré fon mouvement, quand on anbsp;pvc (Té ce Nerf entre les doigts, ou quon lanbsp;piqué avec une Aiguille, dntre la ligature Scnbsp;Ie Diaphragme: ce qui ne lauroit sexpliquer
par
-ocr page 332-On
(/) Cette experience ell décritc id un peu obfeure-inent; M. le cat la rapporte avec route la clarté pos-fib'e dans fa Differtation qui a rempsrté en 1753 le prix de IAcademie de Berlin, amp; qui a cte iraprimee dansnbsp;cette Ville avec dautres pièces fur le mème fiijet ennbsp;1754. On y a fait en 1763. une fecondc edition aug-jnentée de cet Ouvrage fous le litre de Traité de llixis~nbsp;fence, de U Nature , cx ties Proprietés du Plmde des Nerfs amp;c.
Voici comment 1illullre Auteur scxp ime fur IExperien-ce en quellion, p. 22 23. nbsp;nbsp;nbsp;lié, daprès eellin,
,,1e nerf diaphragmatique, fon muscle ell tombé en pa-
,,ralyfie. -- Nous avons pris entre deux doigts,
,,dapiès le grave Auteur cite.le nerf diaphragrnati-,,que, amp;: nous 1avons comprimé en glilTant ks doigts ,,depuis la ligature jusques prés du muscle, comme pournbsp;,,pouircr vers celui-ci le fluide nerveux, amp; le diaphra-gme sell mis en mouvement. Cette friftion celTant.lenbsp; muscle redevenoit paralytique : en la recommengant, ilnbsp;j,fe remettoit cn jcu: cette manoeuvre a été repetéenbsp;plufieurs fois de ftiite, cependant a la fin la friélionnbsp;,,devenoit inutile: clle nétoit plus fuivie du mouve-3, ment des muscles, comme li le vaiffeau nerveux fe
,, fut épuifé de fluide. - Au lieu de comprimer le
,,nerf du haut en bas, du depuis la ligature jusque vers ,,le muscle, nous Iavons fait, comme M. ferrein.nbsp;j, de bas en haut. Le diaphragmc a de mème reprisnbsp; fon mouvement. Nous nc Iavons frotte dans aUquot;nbsp;}gt;cun fens, mais nous Iavons pique avec une Aigudl'*
fÉlec. ü* Ie Magn. (tgisf. fur Ie Corps An'miü. 3
On demande de Quelle matière Ie Fluide nerveux eft compofé ? Pour ne pas entrer dansnbsp;trop de détails fur uneQueftion qui a étépropo-fée dés 1753 comme un fujet de Prix par lA-cadémie de Berlin, je me joins entièrementnbsp;au fcntiment de quclques modernes qui pen-fent, que la matière fluide des Nerfs, ou Ienbsp;Fluide nerveux, neft quune efpcce de matière éleétrique, quon trouve en différentenbsp;quantité dans tous les Corps, mais de faqonnbsp;que ce Fluide nefl: jamais dans les Nerfs dansnbsp;eet état de vivacité amp; de mouvement qui a lieunbsp;quand on éleètrife les Animaux: mais, quil ynbsp;eft, a caufe des particules hetérogènes, tancnbsp;fulfureufes que fanguines les plus legères Sc lesnbsp;plus tenues qui y font mêlées , dans un étatnbsp;plus fixe , Sc conféquemment trés - fenfiblc-ment différent de la matière éleélrique plusnbsp;fubtile qui fe trouve dans lAir.
Ce fluide agité par Ie Corps extérieur, ou par Ie mouvement phylique que produit lem-pire de 1Ame, peut facilenaenc ctre la caufenbsp;immediate des fenfations: furtout puisquil eftnbsp;prouvé par Expérience, que ce Fluide, mê-
me
Is musde scft contraöé comme dans les Expérien-,,ces précédentes,
-ocr page 334-3i8 ill. ui.H.^'E.CT.Wl.ÈncM.delamm.iont
me lorsquil eft Ie plus fubtil, sattache dilFé-a'etnment a difFérens Corps, Sc les fuit, même tn abandonnant Ie plus court chemin, par desnbsp;voyes obliques, Sc des détours. Dailleurs,nbsp;ie mouvement prompt, Sc prcsquincroyablenbsp;des muscles du Corps au commandement denbsp;VAme, Sc reciproquement, la produftion éga-lement prompte des fenfations de lAme a lanbsp;prémière impresfion des fens, objet en quoi con-llfte 1influeuce de lAme fur Ie Corps Sc dunbsp;Corps fur 1Ame, oule Commerce del' Jme,s'cTi-plique de cette manière infiniment plus facile-mént que dans tout autre Syftème j puisque Ienbsp;Fluide éleélrique fe meut très-promptement du-iie extrémité du Conduéteur a 1autre. Nousnbsp;favons ausfi par Experience, que les Membresnbsp;frappés dApoplexie, acquièreiit deréchef du
mouvement Sc du fentiment par 1Eleétricité j puisque la matière éledrique qui sy trouvenbsp;fixée, OU épaisfie,eft de nouveau excitée parnbsp;la nouvelle matière éleftrique qui y entre, SCnbsp;Ié fecouement qui senfuit. Dailleurs la retraite du Fluide nerveux eft toujours lice dansnbsp;Ie Corps avec celle de la matière éleétriquejnbsp;puisque les membres attaqués dapoplexie, 6Cnbsp;les orteils, qui font rudes Sc couvert dun cal,nbsp;ne donnent jamais, au premier commencementnbsp;de rÉlcélricité , des étincelles éleélriques,
OU
-ocr page 335-f Èlec. öquot; Magn, agisf fm Ie Corps Animah 319
OU nen foumiflent que de très-foibles: amp; quil eft beaucoup plus difficile déleftrifer des per-fonnes phlegmatiques, dont les forces font di-minuées, que dautres. Les hornes de ce Mé-moire amp; Foccafion ne permettent pas dallé*nbsp;guer plus de preuves de cette probabilité j ni denbsp;Ia défendre contre routes les objedtions. Onnbsp;peut trouver quelques unes de ces preuves gt; quenbsp;jadopte abfolument, dans les pieces couron-nées, qui ont été publiées en 1754 pariAcadémie de Berlin, fur Ie Fluide nerveux: fur-tout dans k feconde 8c la troifième. Je menbsp;contente davoir rapporté les demonftrationsnbsp;les plus frappantes. Paflbns a préfent a la feconde Recherche.
Examen des parties intégrmtes dont Ie Jang du Corps Animal eft compojé.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;J
Qua ND on analyfe Ie fang Chymiquement, il y refte a la fin de tomes les operations unenbsp;Terre calcaire fimple, qui fait effervescencenbsp;avec les Acides, Sc qui fe criftallife, quand onnbsp;1a tirée des Os humains par le Vinaigre Ie plusnbsp;fort. Mais, cette Terre qui paroit fi limplenbsp;contient des particules martiales, c. a. d. dunbsp;vrai Fer. Pour le prouver, quon prenne du
phlo-
-ocr page 336-3aoIII.MÉM. Sect.in. Exd!?®.delaman.dont
phlogiftique, ou quon augmeiite feulement Ie Feu, on verra que ces particules terreufes fenbsp;fondent en véritable Fer, qui eft enfuite attirénbsp;parTAimant (»z). On obtient des fleursjau-nes en traitant cette mème terre avec du felnbsp;ammoniac. Le fang feché, quand il eft dis-'fout par lAlcali, amp; quon y verfe de lAcidenbsp;vitriolique, produit du Bleu de Pruflè. lIn-fufion de Noix de Galle, raêlée a la terrenbsp;c.alcaire du fang, produit de lEncre. Enfin,nbsp;¦la maffe qui refte après la diftillation du fang,nbsp;produit avec lAcide vitriolique, un Vitriol denbsp;Mars, amp; donne une couleur brune au Verrenbsp;mctallique: eflPets qui ne fauroient avoir lieunbsp;fans la préfence du Fer. A la vérité un Auteurnbsp;franqois ( « } a foutenu il y a longtems, quenbsp;ces Experiences 8c dautres pareilles ne prou-vent pas que le Fer exifte dans le fang avantnbsp;quon ait faite lanalyfe de celui-ci, amp; encorenbsp;moins, que ce neft pas uniquement pendantnbsp;lAnaiyfe mcme, que le fang fe forme en pai-
ticules
{m) On trouvera de quoi fe fatisfaire plus complettC' ment fur ces articles, en confukant le DiéJiormaire denbsp;C/iymie de M. macquïr: Art. San^, amp; Os. Tom. III.
(») M. GEOFFROT étoit de ce fentiment. Mem. iAcad. 1707. p. 178.
-ocr page 337-rÉ.lec, nbsp;nbsp;nbsp;Ic Magn. ajisf. fur Ie Corps Animal, gai
ticules ferrugineufes. Maïs, foutetiir ceci, cell contrarier toutes les Experiences quon %nbsp;faites, non fans beaucoup de peine, .amp; fansnbsp;pénétration, mais fi fouvent fans fuccès, furnbsp;la compofition du Fer. a. Comment éludernbsp;alors la force de Targument par lequel on prou-ye fans peine, que la couleur.rouge du fangnbsp;provient próprement des particules de Fernbsp;qui sy trouvent? Car il eft prouve en Chy-mie, que c'efl; feulement dans les particulesnbsp;rouges du fang quon trouve du Fer; quon ennbsp;trouve dautant plus quelles font plus rouges,nbsp;amp; dautant moins quelles font plus pales: quenbsp;ceftpar conféquent' du mélange intime des parties martiales, huileufes, falines, que nait lanbsp;couleur rouge du fang: tout comme cette couleur eft ausfi produite par Ie melange de certainsnbsp;efprits, Ou quon me donne une caufe plusnbsp;probable de la couleur rouge du fang!
%. III.
.Confé^uence quant k l'aSlion des foroes élec-' trique Ö* magnétiqtit.
Il fera facile de coraprendre, dapres les remarques précédentes fur la compofttion dunbsp;Fluïde nerveux Sc du fmg des Corps animaux,nbsp;X o ME II.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Xnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;com-
-ocr page 338-gil Ifl. mÉm. .IVL. De h manierÉ doni
comment la Force éleftrique5 ausfi bien que la magnétique, agir fur Ie Corps animal.
JA u R AI s a la vérité dans ce cas pü dédui-^ re cé qui concerne la Nature du Fluïde ncr*nbsp;veux 8c du lang o, pofleriori^ c. a. d. jauroisnbsp;pü raifonner de 1effet a la caufe: amp; conclurenbsp;dés aólions, quil eft prouvé que les efFctsmag-fiétiquès 6c éledtriques font llir Ie Corps animal j. quellcs font les parties intégrantes de ceSnbsp;Corps. Mais la démonftration étanc fondéenbsp;für des conféquences rationelles, 6c fur desnbsp;Experiences touchant la caufe matérielle fon-daméntale des Adtions, cllc nen fera que plusnbsp;flable.
Le Fluidé NerVeux efi me forte de Fluïde êleÉlrique, mais plus fixe, plus chargé de par*nbsp;ticules hétérogènes (^SeSi. III. §.l). On con-^oit done ficilement Comment rimpresllonnbsp;qui fc fliit 'fur les organes corporels, le trera»nbsp;blottement excité par-la dans les flbrilles Ncr-veufes qui fe trouvent a 1extérieur de ces or-ganes.j 8c même le Fluide éleétrique que lesnbsp;extrémités des Nerfs foütirent, agitent le Fluide électrique qui exifte dans les Nerfs, lexci-tent a fe .mouvoir promptement, 8c commentnbsp;ce tremblottement 8c ce mouvement rapidenbsp;font propagés jusquau fiege de lAme: doünbsp;doit senfuivre quelque fenfation, 6c même
rÉkc.^kMagn.agisf.fiirle Corps Animal. 31!
de k .douleui-j fi le mouvement de. la matière clecbrique trouve quelque part des obfta^nbsp;cles.
Lc Sang contient des farticules ferrugi^iu* fes (0), QSeS. III. §,a). Ü en relulte quenbsp;le Fluide éleftrique eft fortement attire dans isnbsp;Sang, puisque les Experiences prouvent quil:nbsp;Ieft fortement pair ies Corps ferrngineux amp; au-tres Corps métalliquBs. Or, arrivc-t^il que ïënbsp;fang éprouve quelque part dés obltacles dans fanbsp;circulation, ou mêmé, ya-t-il quelqud melange de pames hétérogenestiuifibies, il peutnbsp;fefulter de la fecoufle qui fUit Iattractiori de knbsp;hiaticre éledtriquè, qüe le fang fe remette fa-cilement én mouvement, ou quil fefafleünénbsp;fecrétion avantageufc des ingrediens lulifibles.nbsp;On explique trcs-facilement de cettemanicrenbsp;les aftions de lÉleétricité dans les Paralyfies^nbsp;les Apoplexies, les roaux de dents amp;c., amp; ottnbsp;fen peut faire Papplication a chaque cas particulier.
¦PöUR ce qvu eft de la Force iitagnétique^ On peut de la raêmè maniérc attribticr tacile-ment fes eftets a k prefcnce'du Fer days le
ang
{0) V. le §. 155. du MeinoivC de M. iTEictEhUEB / le §. 13. du mien.
3'2'4 ÏII- mÉm. Sect. llï. De la maniere dont
^'quot;'g nbsp;nbsp;nbsp;^ méme au Fluïde éledtrique qui
fe' trouve dans les Nerfs: lurtout ll 1on con-£dère ce que jai die ci-defl'us de lAnalogio des deux Forces QSe£t.. 1. § 3)- L Aimantnbsp;attire Ie Fer. Cette attraction peut êtrejoin-te a plufieurs mouvcmcns amp; a des fccouflesnbsp;fimultanées des parties voifines. Mais, ellenbsp;exerce ausfi en même tems, ou plutótlama-tière éleclrique exerce vers lAimant une im-pulfion extraordinaire, amp; une attraction reciproque. Mais, cette impulfion, 6c cette attraction peut fouvent par fa connexion intimenbsp;produire, dans les vaifleaux amp; dans les partiesnbsp;internes du Corps, des changemens, ainfi quenbsp;les eflfets qui en refultent felon la variété desnbsp;circonllances.
En outre, il ncft pas incomprehend-ble, daprès les Principes même que la Recherche Phyfique de lAimant nous préfen-te, (Seêl.ï. §.3.} quil y peut naitre dans quelques Corps, c. a. d. dans ceux qui con-tiennent plus dElcCtricité naturelle, amp; ausfinbsp;dans une cevtaine proportion plus de particulesnbsp;ferrugineules, une efpèce de Magnétis?ne animal ^ amp; cela par une certaine liaifon quil y a
entre
ip) V. les §, 1Ó3 amp; 167 du Mémoirc de M.
tEHt.EiV.
-ocr page 341-fÉlec. 13 ïe Magn. agisf. fur Ie Corps Animal, 'ga,^
emre les paiticules ferrugincufes qui Ce trou-vent dans ces Corps, Sc leur Elcóci-icité naturelle. Mais je ne prétcnds avoir indiquc qucn palFant une hypothèfe, au moyen de laqucllenbsp;on pourroit dire qnelque chofc en faveur dunbsp;Magnétisme animal; amp; exciter dlubiles Phy-ficiens a la perfeflrionner dans la fuite par desnbsp;Expériences fouvent reitérées, ou a qn pro-une autre plus exadte.
5x6
III. M É M o I R E.
Ja I promis des le commencement de cft Mémoire, de propoier un petit ^flai hypo-tbctïque dun iylteme conjectural touchant upnbsp;même genre de caules pour les deux Forces.nbsp;Je le hazarde dautant plus a préfent, quon manbsp;fair voir, que leur Analogie prouvée ci-delTusnbsp;^ la convenance de Icurs adtions ne fauroitnbsp;même avoir lieu fans cette caufe fondamentale.
Je conjeéture done, que les adtions des deux Forces proviennent dun même Ether,nbsp;qui environne de Ton atmofphère les Corps idioé-jedtriques ausfi bien que IAimant, mais celui-qi dune Atmofphère plus grosfière. Sc plusnbsp;hétérogène. Cette atmofphère dq IAimantnbsp;exerce fon attradtiop particuliere fur les parti«nbsp;cules feiTugineufes, amp; les attire a elle, peut-etre a caqfe de fa texture fort femblable a cellenbsp;de rAiin^nt, ou de la plus grande impulfionnbsp;de fa matière. La diflancc a laquelle IAimantnbsp;lt;:xerce fon adtion ne fait ricn ici, puisquil eftnbsp;ponnu par les Experiences des Phyficiens, amp;nbsp;furtout par les pouvelles Experiences de M.
? c H A E F F E u fur IEledtrophore, dont nous lyons parld §i-dellus, que IEther de IElec-
-ocr page 343-A p P E N D I 3^7
tricité aótuellement agiflante, peut agir a travers les murailles , amp;les murs mitoyens.
LÉther du Corps magnétique sétend en tourbilion felon la longueur, dun Pole anbsp;Iautre j eft attiré par celui - ci, mais dérechefnbsp;repouflc, par Ie flux fuivant, vers celui dontnbsp;il étoit forti. On en peut conclure ce qui anbsp;lieu dans les différens Phénomènes des (feuxnbsp;Poles, puisque de cette faqon ia direótion dunbsp;Tourbilion magnétique eft; reciproque, Sc différente.
Le Fer, ou lAcier, éprouve par Ie frotte-ment, par la percusfion, comme ausfi par une fituation verticale longtems continuécj unenbsp;fecoufle proportionelle, ou du raoins un changement dans fes parties extérieures, ou ausfilnbsp;dans fon atmofphère éthcrée, de forte quecel-le-ci attire a foi encore une plus grande quan-tité de pareil Ether éieélrique, le retient, Scnbsp;quil peut fe rendre de lui-même propre auxnbsp;phénomènes magnetiques. ¦ De-la le Magnétisme arnficicl.
Pour ce qui eft de IExplication de tous les autres Phénomènes 8c de routes les autres.nbsp;Expérienecs , rinclinaifon, la déclinaifon denbsp;1Aiguille See.-, je men dens au fentimentnbsp;dautres Phyficicns; fi ce neft que, felon cenbsp;fyftème, divers cas paroiflent exiger de petit amp;
gaS III. MemoirE. Appendice.
changeraens dans la manière dont on les ex-plique.
# * *
Je crois avoir a£tuellement fatisfait a line Queftion, dont la reponfe reftera hypothéti-que ausfi longtems quon ne fera pas dExpé-I'iences fufHfantes felon Ihypothefe que je viensnbsp;détablir, 6c dapres ce point de vue. Quantnbsp;a moi, je fuis ausfi convaincu de 1Analogienbsp;Phyfique des deux Forces, amp; de Icur influence fur le Corps animal, que je le fuis de Iim-posfiblité quil y a de parvenir, peut-ctre encore au bout dun deqai - fiecle, a un Syftèmenbsp;qui puiffe parfaitement fubfifter: furtout ausfinbsp;longtems quil y regnera dans la Phyfique dan-ciens préjugés, amp; des attachemens a certainesnbsp;opinions, qui ne peuvcnt être disfipces qua-près un très-long terns, 6c quile doivent ctrenbsp;i U fin,
PLUTARQUE, dans fes Sympojlaqttes ^ Liv. V- Queftion VH- Traduttionnbsp;dAMYOT. Tom. II. p. lap. feqq. de !£,
dition de i6il.
Seftant quelquefois emeu propos il table touchant ceux .quon dit quils charment, amp; qui oqt 1Oeilnbsp;enforccleur, les autrespaffoyent la chofe en riféenbsp;moquerie. Mais Metrius Florus, qui nous donnoitnbsp;a fouper, dit que les effects quon en voyoit ai-doyent menieilleiifement au bruit qui en efloit: amp;nbsp;qa'i! n'eftoit pas raifonnahle, que Jt on ignoroit lanbsp;eaufe cVune chofe falie, on la mefcreufi pour cela,nbsp;attendu que dune infinité dautres chofes, qmfuntnbsp;iccljernent en effence, nous nen pouuons cotn-prendre la cauP.'. Car généralement, qui veutnbsp;quen toute chofe il y air raifon aparente, il epnbsp;ode la merueiÜe, parceque la oü on ignore la cau-fe, la commence-on a douter, amp; enqiièrir, quinbsp;eft a dire, philofopher: de manière quon peut direnbsp;que ceux qui descroyent les chofes merueilleufes ,nbsp;oflcnt toute Ia Philofophie: mais il faüt de tellesnbsp;chofes chercher Ie Pourquoy il en eft ainflavec lanbsp;raifon; qu'il efi ainfit prendre de rHiftokes
-ocr page 347-SUR
LE MAGNÉTISME ANIMAL, S fur k Syftème de M. Mesmer,
%. I. ^^UOIQUE M. STEIGLEHNER.
sit parlé du Magnétisme Animal dans les trente demiers §§. de fon Mémoire, amp; quil ait faitnbsp;Voir riiiuiion des Expériences qugn a employees pour prouver la réalité de ce Magnétisme , nous croyons quil ne fera pas inutile denbsp;donner une expofition exacte de toutes les parties de ce fingulier Syftème, qui a fait tant d®nbsp;bruit depuis quelques années gt; 6c de la fairenbsp;précéder de quelques remarques, propres anbsp;fixer Ie fens des mots quon employe, amp; a in-diquer de quoi il peut étre queilion quand onnbsp;examine sil exifle véi'itablement un Magnétisme animal.
§. 'i. A L E prendre dans Ie fens propre , Ie mot Magnétisme iignifie ratlion de lAimant 6cnbsp;de tont Corps aimanté, ou la force avec k-q.uelle ces Corps agifTent fur les autres Corpsnbsp;qU(i font fcumis a leur action. Mais on Ie
prend
-ocr page 348-33'! Reflexions fur leMagn. Anim. Definitions ^
prend encore, 8c cgalement dans le fens pro-pre, pour Iaptitude dun Corps a eprouver les efFets de la Force magnétique; amp; pour lanbsp;facultc que tel ou tel Corps pourroit avoir denbsp;produirc des cffets a tons egards pareils a ceuxnbsp;de rAimant. Celt ainfl quon dit, \q Magné-tis/ue d line lame aimantée, pour en défignernbsp;la force amp; les effets; le Magnétisme de la Pla-tme, pour indiquer que ies paillettes de cenbsp;M'tal peuvent être attirées par rAiniant; Iénbsp;Magnétisme de la Terre, pour exprimer que lenbsp;Globe Terreftre produit dcs effets exa£tementnbsp;femblables a ceux quon obferve dans lAétionnbsp;de rAimant. Ce font la, ce me femble, lestnbsp;idéés quon a primitivement attachées au Motnbsp;Magnétisine, 8c qui en conftituent le fens pro-pre : 8c eeft dans ce fens que jai employé cenbsp;mot dans mon Mémoire fur I' Analogie de I'Enbsp;hamp;ricité ö* du Magnétisme: v. §.2,5. p. 5a dunbsp;Iet Tome de ce Récueil.
§.3. Maïs, queft-ce quéprouver les ef-fets de la Force Magnétique? Queft-ce que produire des effets parells a ceux de 1Aimant?nbsp;Les effets les plus palpables de 1Aimant, lesnbsp;fculs même qui ayent été parfaitement confta-tés jusqua ces derniers tems, ce font lattrac-lion öc la répulfion dun autre Aimant: Tat*-
trac-
-ocr page 349-txpof. des différentes effïces deMagn. Animd. 33®
traftion du Ferj amp; Ie pouvoü- de mettre leFer «u état dattiier 6c de répouffer, en mmiot denbsp;próduire les mêmes cffets que 1 Ainiant produitnbsp;a régard dü Fer 8c dim autre Aimant. Cettenbsp;aétion de 1Aimant na lieu que pout* Ie Fer feuLnbsp;Selon CCS Principes,Ie mot Magnétisme, appli-qué a un Corps différent delAiniant, ne peutnbsp;fignifier que laptitude d être attiré ou répouffénbsp;par r Aimant, 8c de rgcevoir la force dagir fur Ienbsp;Fer comme Ie feroit 1Ainiant même. Alais,nbsp;dira-t-on, 1Aimant ne pouroit-ilpas agir furiesnbsp;Corps, OU du moiiis' fur quelques Corps, du-ne manière ditïercnte de celle dont il agit flu'nbsp;Ie Fer? ne pourroitril pas próduire fur certainsnbsp;Corps quelques modifications différentes denbsp;1attract ion, de la répulfioii, Sc de la communication des forces vulgaircnient dites magné-tiques? amp; ne devroit-on pas ausfi entendre parnbsp;Ie mot Magyiétisme ^ laptitude dun Corps anbsp;recevoir de 1Aimant une impresfion quelcon-que, différente niême de celle quen regoit Ienbsp;Fer, ainfi que la faculté de pouvoir próduire, dnbsp;fon tour, fur dautres Corps la même impresfion, après lavoir préalablement requelui-mê-
nie de 1Aimant? Sans do,utequonle pourroit; mais ce nelt plusalors prendre Ie motnbsp;me dans Ie fens propre: ceft donner a ce fensnbsp;une Qxtenfion plus ou ujoins confidérable, feloa
qu'on
-ocr page 350-quon prétendraque la modification, qüe tel ou tel Corps peut cproüver dèTAimant ^ neft pasnbsp;jóinte enmême téms aTattraftion, 4 la répulfi-oh 5 amp; a la force magnétique proprement dite ^nbsp;oü quelle Teft- Car fi elle left j ces Corps pos-fédront encore, outre les propriétés ordiiiairesnbsp;dë lAiniant, ou Ie Magnétisme proprementnbsp;dit, cette modification particuliêre, quellenbsp;quelle foit: amp; lextenfion quon donne au fensnbsp;piropre du mot Magnétisme feramoins grande,nbsp;que fi lön foutient, que ces Corps ne reqoi-ventde lAimant rien qui reflemblc a la forcenbsp;magnétique ordinaire , mais feulement une im-presfion diin genre ttès-dilférent, Sc qui nanbsp;tien de commun avec cette force {a).
§. 4- A
(a) Nous nentrerons dans aucun détail far la preten-due influence de lAimant fur IEfprit. On fait que cette opinion a regné dans ks terns les plus anciens: quO-NOMACRIÏK Athénien , qui vivoit dans la 6o. Olympiade , recommandoit IAimant pour entretenir I'amitie,nbsp;pour reconnoitre la fidélité des Femmes amp;c. reveries quinbsp;ont été transcrites par' plufieurs Naturaliftes pofteiieurs jnbsp;ainfi que par makèóduüs gallaes dans fon Foemcnbsp;larin' dt Lafidamp;us. De pareilles reveries ne méritent pasnbsp;de nous occuper. M. mesmer pretend ausfi, maiS furnbsp;des fondemens très-différens, que le Magnétisme, c. a. d.-lAimant employé fuivant fes procédés, dont nous parle-rons §. i8, cft propre a combattre la Mélancolie amp;
Ma-;
-ocr page 351-expof. des Ai ff ér ent es efphes de Magn. Animal. §§5
§. 4. A PRENDRË done Ie Blagnétisme^ 6c dans Ie fens propre du mot, Sc dans cettenbsp;extenfion du fens propte de laquelle nous ve-nons de parler, on ne peut entendre par 'Mag^nbsp;nétisme Animal, qiie ces trois chofes i J . Quuilnbsp;Corps animal peut recevoir dé 1Ainiaht lés-mc-mes propriétés que Ie Fer en reqok, '6t qüilnbsp;peut 'enfuite produive a fon tour les mêmes ef^-ifets: IP. Que Ie Corps animal peut recévóirnbsp;de 1'Aimant une impresfiön, une modificationnbsp;quelconqué, foit femblable a quelques ég-ardsnbsp;a célle que Ie Fer en regoit, quoique dilFérentenbsp;par fa Nature , foit une impresfïon totalemcntnbsp;différente; Enfin IIP. Que Ie Corps animalnbsp;peut communrquer cette impresfiön a dautresnbsp;Corps animaux, après lavoir regue elle-mê-me de lAimant.
L A Queflion du Magnétisme animal fc re-duit done a une queflion de Fait , mais a un Fait très-difficile a conflater, amp; qui conlille,nbsp;comme on vient de Ie voir, en trois partiesnbsp;trés-diflinéles, lesquelles, quoiquelles doiventnbsp;toutes trois être decidées par TExpenence ou
par
Manic, v. Méinoire de M. M. an dry 8c tkouret dans les Memoim dt la Seiiéti de Médecine, p. 568 dunbsp;3e. Volume.
-ocr page 352-par IObfervation, nadmcttcnt pas le même gei^re de preuves.
§. 5, 1. IL sagit done dexaminer dabord il le Corps animal peut recevoir de 1Aimancnbsp;les mêmes effets que le Fer en regoit, c. a. d.nbsp;sil en peut recevoir la faculté dattirer le Fer jnbsp;dagir fur 1Aiguille aimantée? M. m e s m e rnbsp;le prétend: Mais les Experiences dc M. M.
STEIGLEHNER SC KLINKOSCHne lais^
fent pas la moindre ombre de vraifemblance i cette prétention (^), qui dailleurs, quand
nous
(è) V. Mémoire dc M. steiglehner, §. CL. 8c note c decc §. , §. CLI. CLII. CLIII. amp; note lt;. fur lanbsp;premiere Partie du Mémoire de M. burner. Nousnbsp;nhefiterons pas ^ etablir egakment, que rAimant ncnbsp;Communique pas fa vertU magnétique i quelquautrenbsp;fubllance différente du Fer: amp; nous fommes perfuadésnbsp;que IEau aimantie que quelques Medccins, d'ailleursnbsp;éclairés, font prendre si leurs malades, en boilTon , ennbsp;lavage, en lavemens, en bains, en fomentations, neftnbsp;pas aimantée, amp; qu'elle ne contient aucune vertu mag-tétique. Elle nous paroit ne pas différer k cet égardnbsp;de IEau commune. La feule difference qu'il pourroit ynbsp;avoir, eeft que IEau, dans laquelle on a fait trempetnbsp;des Atmans, ou de IAcier aimanté, pourroit être ren-due trés - legèrcfflent martiale. Dailleurs, nous entendons ici par alinanti poffedcr la vertu Qxdinaire de 1'Ai-
mant,
-ocr page 353-êKpof des différent es efpéces deMagn, Anmtil. 337
nous naurions pas les e?tpériGncGs direfteS de ces deux Phyficiens, ne devtoit être adinifenbsp;que daprès les preuves les plus rtiultipliées 8cnbsp;les plus évidentes^ pafce quelle eft direfte-ment oppofée a cette Loi générale, quaucu-^je experience na dementie jusquici, favoirnbsp;que TAimant nagit que fufleFer. Ce neftnbsp;pas que loppofition dun Fait a une Loi générale OU reputée relle, mais qui lieft pas fon-dée fur des démonftrations mathématiques, foitnbsp;elle feule une raifon salable de rej etter ce Faitnbsp;fins autre examen: puisque toute Loi généralenbsp;de ce genre neft quune Induction tirée dunenbsp;multitude deFaits particuHers, ou dExpérien-ces faites fur un grand norabre dobjets indivi*nbsp;duels j 6c quainfi rien nempêche, quel quenbsp;foit Ie nombre de ces individus, quort a dejanbsp;examinés, quil ne sen préfente dans la fuitenbsp;quelquautre qui falTe exception a la Regienbsp;générale i amp; Ton fait combien les exceptions
des
mant, amp; non u* Principe nommé magnétique, mais diine nature très-difiérente, que quelqties i'Iédecins ad-incttent, 8c dont nous aurons occafion de parler ci-des-fous. Au refte nous rangeons dans cette même claffe,nbsp;magnétisme animal, tél quc 1a con^u M. schaeffernbsp;amp; fur lequel nous navons rien a ajoutcr a ce quen anbsp;dit M. STEiGtEHNER §. CLXXI, CLXXX. 8c a nos
TOME 11. nbsp;nbsp;nbsp;Y
-ocr page 354-des Regies générales font devenues fréquenter dépuis que les Phyficiens ont dépouillé davan-tage 1efpritde Syfteme, quils ont examiné 1»nbsp;Nature de plus pres, avec plus de foin. Sc parnbsp;des moyens nouveaux: Mais il eft toujoursnbsp;inconteftable quil faudra des preuves dautantnbsp;plus nombreufes 5c plus rigoureufes queles Faitsnbsp;quon voudra propofer feront plus oppofés auxnbsp;Faits requs amp; bien conftatés. Or, M. mes-MER na pas allegué de ces preuves pour établirnbsp;fori afleition : les Expériences auxquelles il ennbsp;appelle ne font rien moins que précifes, 8cnbsp;nont pas toujours eu, même entre fes mains,nbsp;le fucces qliil annongoit, comme M. steig-tiEHNER Ia fait voir.
%. 6. Il ftiit done des Expériences de M.
M. STEIGLEHNER amp; KLINKOSCH que
nous venons dindiquer , 8c des réflexions que nous avons frites fur ce fujet, quil nexifte pasnbsp;de Magnétisme animal proprement dit, 8c que silnbsp;eft quelque aélion de IAimant fur le Corpsnbsp;animal, cette aétion ne peut ctre nommée
Magnétisme que par une extenfion du fens pro-
pre
remarques fur les Experiences foMdamentales de M, SCHAEFFER: V. uots c du §. CL. du Memoire de M.nbsp;STEIGLEHNER amp; uotc 0 dc la prcinkre Panic du Mé-moite dc M. HÜBNER.
-ocr page 355-txpof. desiifférêntesefpècesdeMagn. Aninicü.
pre de ce mot ($. 3.) Maïs, quoiquil en ibit du nom , il eft important dexaminer lanbsp;chofe.
§.7. II. On demande done enfecondlieu Ji Ie Corps animal peut recevoin de 1' Aimant menbsp;impresjion, une modification q^uelconque, foit hnbsp;^uelques égards' femhlahle d celle que Ie Per ennbsp;re^oit, foii totaïement différente ? II faudfoit,nbsp;pour examiner complettement cé point, ap-précier routes les Ilxpériénces j toutés les Ob'-fervations quon a allcguéès au fujet des guéri-*nbsp;fons opérees , ou dites opérées , par lAi-mant. Mais nous entrerions ainfi dans un examen , qui nous entraineroit trop loin, 8c quinbsp;nous écarteroit de notre but. Nous hóus con-tenterons de rernarquer , quil eft tres - difficilenbsp;de tirer des cönclufions certainds des éxpériên*nbsp;cés quon a fliites fur ce fujet, parceque cenbsp;riëll quau moyen des changeraens qui peu-vént ctre furvénus a létat des malades depulsnbsp;lapplication des garnitures aimantées, qtiohnbsp;pdut juger de raétlon de 1Airnant, Sc de lanbsp;nature de cette aftionj 8c quil eft très-posfi-.ble, que dans une machine ausfi compliquéenbsp;que Ie Corps humain, fujette a tant de diffé-rentes 8c de puiflantes impresfions phyfiques 8cnbsp;morales, 8c a un empire presquabfolu Ie lI-Y anbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ma-
-ocr page 356-340 Reflexions fur ïe Magn. Anim. Definitions(fl
itttigination, ces changemens aient été pro-duits par des caufes trcs - diiferentes de IAi-mant quon a applique , amp; quil eft méme très-vraifembkble que cela a eu lieu plus dune fois^ Mais, ft nous ne faurions disfimuler dun cotejnbsp;quil eft plufieufs de ces Experiences, ou plu-tot des conclufions quon en a deduites, quinbsp;ne fauroient foutenir Texamen dune critiquenbsp;févère, amp; que plufieurs Phyficiens ont plutotnbsp;accumule des fairs, quelques fois mal vus, ounbsp;v\as a la bite, quils ne fe font appliques a pro-céder avec Iexaditude philofophiquc que lanbsp;nature amp; Iimportance du ftijet exigeoient:nbsp;quil eft en outre des Fairs qui ne paroilicntnbsp;pas saccorder avec les circonftances elTentiellesnbsp;dautres Fairs, comme p. ex. que IAimant,nbsp;qui agit fi pvomptement 6c ft pviiftamment ennbsp;certains cas, paroit navoir aucune adtion ennbsp;dautres cas femblables (f), ou lorsque les ma-lades ne font pas prevenus quil doit agir ^d'):nbsp;que TAiniant, qui quoique il ne foit appliquenbsp;qua lextérieur du Corps, ou méme feule-mentapproché a quelque diftance du Corps
agit
(f) V. note c in §. CLXII. duMémoire de M. sTKiflr
LEHNER.
(d) iLid. note a dn §. CLXXIV.
(«) M. Lattaqué dunc affeftion trés - douloureufc ^ k
face.
-ocr page 357-expof. des diférentesefphesdeMagn. Animal. 341
agit fi puilTamment fur les parties internes, éloi-gnées du lieu de lapplication, produit néan-nioins un efFet beaucoup moindre, lorslt;juon 1enveloppe de taffetas (), quoique lépaiffeurnbsp;de ce taffetas n'augmente la diftance a laquellenbsp;TAimant agit que dune quantité imperceptible, Sc quon fache dailleurs que Ie Fluidenbsp;magnétique agit lans la moindre altération anbsp;travers les Corps les plus denfes, au moins lors-quil eft queftion de fon adlion fur Ie Fer**, linbsp;dis-je nous ne faurions nous disfimuler ces dif-ficultés, qui méritent detre éclaircies par desnbsp;Recherches ultérieures, nous avouerons ncan-moins fans referve, que /lt;? totality des Faits,nbsp;furtout des Faits préfentés par M. M. s t e i g-
LEHNER, AN DRY, SCTHOURET, 6ck
manière dont ces Phyficiens ont discuté ces Faits, nous paroiffent prouvery^»j replique que
VAi-
face, a obfervé que lorsque les douleurs étoient foibles, lAimant approché de la face a 3 ou 4 lignes de la peau ,nbsp;fixoit amp; amonillbit la doulcur: quil la dépla9oit, amp;nbsp;quon pouvoit par ce moyen la promener h fon gré dansnbsp;les parties voifines du fiege principal, qui étoit au des-fous de loeil, telles que Ie nez, la joue, la levre fq.nbsp;périeure, les gcncives, 5cc. Memoires de Medec, Tom, IIJ,
P' 589.
() V. note l du §. 157, amp; note c du §. i6i duMd-Bloire de M. steigiekner.
Reflexions fur Ie M(sgn. Jlnm. Deflnitionsflfl
V Aimant a fouvent exercé me aSliony me imr,^ presfion i^uelconque fur le genre nerveux; impreS'^^nbsp;iion dont ne faurions a la vérite. nous formernbsp;didée, ne fut-ce que parceque nous nen cou;.nbsp;iiqiiTons pas danologue, mais ^ui nen paroifnbsp;pas moins réelie, quelle quelle puilTe ctr.Qnbsp;dailleurs. Or, cetre adtion, cette impresfioii,nbsp;ou pounoit la navamcv' Magnétisine animAy felon iextenfion que nous ayons donnee au fensnbsp;propre de ce mot. (§» J-) Mais ce Magnétisme na gueres, dans fes effets, danalogienbsp;avec celui de 1Aimant, puisquil ne confillenbsp;pas a mettre le Corps animal en état dattirernbsp;ou de répoufler 1Aimant ou le Fer, maisnbsp;uniquementa retablir pour Iordinaire dans leurnbsp;ctat nature! amp; de fanté Iorganifation amp;les fonc-tions de ce Corps qui fe trouvoient troublces:nbsp;ou même quelque fois, a augmenter, au moinsnbsp;an commencement, les douleurs, amp; par confé-^nbsp;quent le derangement des fonftions ou de Tor-:nbsp;ganifation des parties dont-il sagit (g).
V. la fin de la feconde Sedtion du Mémoirc de M. HÜENEB. la note (**gt; Ce Cas seft ausfi pré-fentd plufieurs fois dans le cours des obfervations de M.nbsp;M. AMDTiY Sc thouket, qui concluent que ces nou-veaux fympiomys nerveux, ou cettc aggravation des anciens accidens, étant furvenus immediatement après 1i^quot;
-ocr page 359-expof. des differentes dePJagn. Anitnal. 34^ ,
S- 8. Maïs, fi cette queftion, 1Aimant produit-il fur Ie CorpsAnimal une impresfipnnbsp;quelconque, elt tres- difficile a décider par Ignbsp;Jeule voye qui puilTe produire quelque certitude , la fuivante lefl: encore beaucoup davart-tage: Cette aSlion^ cette iffipresjion que Ie CorpJnbsp;animal éprouve de la part de l'Aimant ^ efi- ellenbsp;.différente de cette que Ie Ter en regoit? Cettenbsp;queftion ne rouie pas feulement, comme lanbsp;précédente, fur Ie Fait, mais encore furie Com-ment. On a vu que M. striglehneji.nbsp;attribuc laöiion de lAimant fur Ie Corps ajij-mal a'celle de cette flibftaitce fur les particulesnbsp;ferrugineufes que Ie fang 8c les hurneurs ,dunbsp;Corps contiennent (^h): amp; fi ce fentiment étoitnbsp;démontré, cette action de 1Aimant fur Ienbsp;Corps pourroit être nommée Magnétistne, Ani^nbsp;mal avec plus de précifton, puisquelle feroitnbsp;la même que celle de rAimaiu fur Ie Fer, Scnbsp;confifteroit uniquement dans lattraétion 8c lanbsp;translocation des particules ferrugineufeslUaisnbsp;outre quil faudroit pouvoir admettre alors, que
la
plication de 1Aimant, aiant perfifté ausfi longtcms qtja' dure fon ufage, amp; nayant ceffé quavec lui, on ne peutnbsp;s empécher de les attribuer a fon aélion: p. 66i.
W V. §. CLXIII-CLXVIl. J. CLXIX CLXX de foa Mémoire.
Y 4
-ocr page 360-344- R^pwom fur Ie Magn. Anim. Definitions ü1 2
la caufe prochaine jies maux que IAimant gué-rit fe reduit abfolument a ce que les particules fermgineufes, qui exiftent dans les difFerens fucsnbsp;du Corps animal, ne font pas a la place qu el-les oecupent dans létat de fanté, amp; dans leurnbsp;équilibre naturel, ee qui meriteroit qiielquenbsp;preuve direéte j ce fentiment paroit encorenbsp;expofé a cette difficulté, favoir que les particules martiales , contenues dans Ie lang amp; dansnbsp;les humeurs quelconques de notre Corps, nenbsp;sy trouvent pas dans létat réquis pour éprou-ver Taftion de IAiruant, puisque celui-ci na-git fur elles quaprès quelles ont été caleinées,nbsp;6c par conféquent quaprès que leur phlogisti-que a été augmenté ou mieux développc (z)-II nous femble enfin que les discusfions dansnbsp;lesquelles M- M. and ry amp; t h o u r e tnbsp;font entrés fur ce fujet, établiffent, au moinsnbsp;probableraent, que TAimant agit uniquemencnbsp;fur Ie genre nerveux, amp; que fon action y ellnbsp;diffénente de ecllc quil exerce fur Ie F et C-^)-
Mais
(;) ihid. §. CLVII. amp; §.13. §. 93. note . §. 101 note a de mon Mémoire , dans Ie premier Voluine denbsp;cc Récueil.
V. note d du §. CLXV. Quant a moj jadmets la titalitt de flujiettrs Fails, danj les circonftances
des-
-ocr page 361-desqucls je ne trouve pas de raifon de doute, une Action quclconqne de TAimant fur Ie Corps huraain, mais fans rien ftatuer fur la nature, amp; fans Ia croire univer-felle. 13ans tous les aiitres Medicamens quelconques in*nbsp;ternes on extcrnes, amp; cjuoiquon ignore abroluinein leurnbsp;nature amp; la maniere dont ils agilTent, il faut une application immediate interne ou externe du Médicament aunbsp;Corps humain , ou une application immediate de fes ef-fluves jubJlantieU: mais ceft ce qui na pas lieu ici: lAi-mant agit fur Ie Corps huinain in dffians, amp; quQiqu'en-veloppé dans d autrfs matières; il nexhale aucun effluvenbsp;fubftanticl; il nagit done que par fon fluide magnétique,nbsp;amp; celui-ci agit ou fur la fubftance des Nerfs, ou fur 1*nbsp;fluide ncrvcux,oii fur quelquautre partie de notre Corps,nbsp;quoique 1'Expériencc nous ait appris, que parmi toutesnbsp;les fubftances que nous avoirs pü foumettre immédiatc-ment a notre examen, cc fluide n'agit que fur Ie F?rnbsp;fcul. Y auroit - il done une aélion particulière, yn rapport , une ajftnité entre Ie fluide magnétique amp; Ie fluidenbsp;nerveux ? C'eft une queftion quon ne lauroit réfoudrenbsp;irnmédiatemcnt, fautp de pouvoir foumettre les deuxnbsp;fluïdes a l'cxamen des fens amp; de rExpériepce. Maisnbsp;toutes CCS difficultés, tiiées des hornes de nos connois-fances, ne font pas des raifons qu'on puiffe alléguer con-tre des Faits, ou des conlequences tirces immédiatementnbsp;des Faits bien conftatés. Cc nell que du tems, dobfer-vations bien faites, fuivies pendant longtems, conibinéesnbsp;amp; discutées avec la plus giandc fagacité, quop at-tendre de nou velles lumières fur ce fujet.
Reflexions ft^r 1$Magn. Atüm. Defittkions^
9. III. Le Magaétisiii.e.prapi'enaetit dit, OU fi Ton Vamp;vX,\q.. Magnétisme Mi^ieral pour Lenbsp;diftinguer du Magnétisme Animal, eft remar-quable par fon double efFet j favoir en cp quilnbsp;_agit fur le Fer, amp; en ce quil donne au Fer furnbsp;lequel ü agit, la faculté de pouvoir agir a fonnbsp;-tour comme sil étoit Aimant. 11 faudroitnbsp;' done, pour que le Magnétisme Animal^ prisnbsp;dans lextenfion que nous avons donnée au fensnbsp;propre de ce niot, fut fcmbkble au Magnétisme mineral, que le Corps animal, qui a reen une modification, une impresfion quelcon-que de 1Aimant, put, après lavoir ré^ue,nbsp;la communiquer a fon tour a un autre Corpsnbsp;animal, amp; agir fiir celui-ci comme 1Aimant anbsp;agi fur lui; Sc ceft la troifième queftion quilnbsp;sagk dexaminer. Cet objet étoit un des pointsnbsp;fondamentaux du premier Syftème de M. mes-MER , comme on a pü le yoir par la note a dunbsp;CLXXIV de la Difi'crtation de M. steiq-LEHNER ; mais on a vü ausfi que M. K 1, t n-K o s c H a prouve combiën les Experiencesnbsp;dont on seft fervi font illufoires, amp; lon auranbsp;pü en conclure que les Effets quon a obfer-vés, ou quon pretend avoir obfervé, biennbsp;loin detre dus au Magnétisme de celui quinbsp;opére, ne le font, pour ne rien dire de plus,nbsp;quu Tcffet de 1iniagination fur le Syftème ner-
veux
des diférentes efp}ces de J^Iagn. Animal 347^
yeux de. perfonnes attaquées cje maUdies de Nerfs, amp; .fur lesquelles on fait dailleurs quenbsp;rimagination exerce un tres-grand cmpii-e.nbsp;Nous nhéfitons pas a nier qne Thomme regoitnbsp;dq lAimant unc force qui Ic met cn état dagirnbsp;mêcaniquement fur une autre perfonne. Sur eetnbsp;objetj nous nadmettons, ni les faits quonnbsp;allégue, ni les conféquences quon cn déduit.nbsp;II neli aucune Expérience qui prouve, quenbsp;Thomme reqoit, dans létat de fantè, la moin-dre aétion de rAimant, que celui - ci agit furnbsp;lui daucune raanière, au moins fenfible: silnbsp;étoit prouvé, non diredtement, car en ce cas onnbsp;fentiroit ladlion , mais indiredteraent, c-a. d.nbsp;par des conféquences qui découleroient néces-fairement dautres faits bien conftatés, quenbsp;lAimant agit fur Ie Corps de rhorame ennbsp;fantéj il en réfulteroit j que Thomme cn fanténbsp;éprouyede k part de lAimant une autre aétionnbsp;que riiomme dont les fonétions, furtout cellesnbsp;du genre nerv-eux, font dérangées: amp; con-^nbsp;féquemment que ü lhomme peut agir fur Ienbsp;Corps animal j en vertu de laction quil a re-§ue de fAimant, comme M, mesme r Ienbsp;pretend, il ne communique pas au Corps animal litnpresfion que lAimant a faitc fur lui,nbsp;mais une impresfion très-différente: ainfi l'A-ualogie daéiions (quelle que foit dailleurs la
dif-
-ocr page 364-¦ nbsp;nbsp;nbsp;Reflexions fur Ie Magn, Anim. Definitions £5?
difFérence d§ leur genre) ne fubfifteroit pas entre le Magnétisme Animal 6c le Magnétismenbsp;Minér al ^ puisqu? celui-ci transmet exaftementnbsp;la même adtion quU a recue: Mais ee fontnbsp;la des idéés théoriques, fur lesquelles nous au-rons occaflon de revenir j le Fait eft ce quinbsp;nous importe le plus: amp; le Fait, nous croyonsnbsp;ne pas devoir Iadmettre: non-feulement par-cequil neft pas aflez, conftate, mais parcequenbsp;ceft le contraire qui nous paroit 1être fiiffi*nbsp;famment,
§. 10. CoNCLuoNS de ce que nous ve-nons de dire; 1®. Qua prendre le mot de Magnétisme animal dansrextenfiondu fens pro-pre la plus naturelle, amp; la mieux fondée, ounbsp;peut - être la feule quil faille admettre, il ex-ifte xin Magnétisme animal, qui confifte en Cenbsp;que IAiraant peut exercer en certaines circon-ftances fur le Syfterae nerveux une impresfionnbsp;qui tend le plus fouvent a retablir ce Syftemenbsp;dérangé, dans fon état naturel; a®. Que Ia-nalogie quil y a entre \q Magnétisme animal 8Cnbsp;le Magnétisme minér al paroit jusqua préfent ienbsp;réduire a ce feul point commun, que 1Aimantnbsp;agit dune ccrtaine manière inconnue fqr lenbsp;Corps animal, 5c dune manière non moins inconnue, quoique trés - différente, fur le Fer.
3°. Quon
-ocr page 365-expof. des différentes efphesdeMagn. Animal. 349
3°- Quon nc faviroit dire, a moins que de ré-couvir a des fuppodtions peu naturelles, forcées même, ou que Texpéricnce nautorife pas jus-qua préfent, quil y a entre les deux Magné^nbsp;tismes la moindre analogie fur quelquautrenbsp;point que ce foit: Car 1°. Le Magnétisme animal y ou plütot rimpresfion que le Corps anima! recoit de lAimant ne peut être communi-quée par ce Corps a aucun autre, comme lenbsp;Fer peut communiquer la veitu quil en a re-5ue :nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;LAimant agit toujours fur le Fer,
mais il nagit pas toujours fur le Corps animal: il nagit pas toujours dans les mêmes genres denbsp;maladies qui paroiflent dailleurs femblables (/) :nbsp;il nagit pas toujours fur les mêmes perfonnesnbsp;fur lesquelles on dit quil opére quelquefois {m):nbsp;il nagit pas fur les perfonnes en état de fanté :nbsp;différences qui font afiez grandes, a moinsnbsp;quon ne voulut les fauver, amp; furtout la der-nière, en dilant, que la fanté, amp; les autresnbsp;Cas que nous avons indiqués, font pour lenbsp;Magnétisme animal y ce que font pour le miné-
ral
(/) V. note t du §. CLXII. du Mémoire de M. steiglehner.
(^») V. ibu. note c du §. CL. amp; note » de la prei»; Partie du Mémoire de M. hübner.
-ocr page 366-35Ó Reflexions fur UMagn. Anim. Definitions (fl
i'dlles Chaux Sc dautres preparations du Fer fur lesquelles PAiraant nagit pas, ou nagitnbsp;qtte très-foiblemént, amp; dune manière pen fen-fiblc (n) : mais cette fuppofition me parottroitnbsp;^rop forcee pour pouvoir être admifd. Enfinnbsp;3°. Linapresfion que TAimant fait fiir le Corpsnbsp;animal ne paroit pas dépendre de la méme eau-fe prochaine par kquelle il agit fur le Fcr, fa-'^oir Iattfadtion des particules ferrugineufes quinbsp;¦peuvent fe trouver repandues dans le fang, amp;nbsp;des autres fucs animaux 4§- 8.)-
I r. Nous venons de prouver que ce neft ¦que dans un fens impropre, ou fi lönveut,nbsp;dans une extenfion du fens propre, quon peutnbsp;nommer Magnétisme animal la feule aétion, dénbsp;toutCs celles quon avok iiriaginées, que IAi-niant produit fur le Corps humain: mais il sennbsp;faiit! dé beaucoup que Ton sen foit tenu a cetrénbsp;¦feitle extenfion du fens propre ¦, on na pas tar-dé a prendre le mot Magnétisme, dans un fensnbsp;ëntièrement figure. Comme IAimant agit furnbsp;. le Fer fans y être immédiatement applique, amp;nbsp;tjuoiquil en foit tenu a quelque difiance: quil
agit (quot;) V. §. 1(5 ii. Part'. I. Seél. II. Chap. II amp; HInbsp;dc mon Memoire, dans le premier Volume de Recueil.
-ocr page 367-agit fans impulfion daucune matiêre vifible,-OU qui tombe fous ks fenS de quelque manièré que ce foit, on a cru pouvoir fiommet par ana-»nbsp;logic Magnétisme route aftion ^ui pafoifToit Ienbsp;faire de la même manièrej touté aftion quorinbsp;prétendoit être femblable 4 celie de lAimantnbsp;par cela feul, quclle fe fait in diflms.^ amp; fansnbsp;impulfion fenfible: cefl; ainfi que keplernbsp;comparoit (0) la Gravitation au Magnétisme^nbsp;parcequelle agit comme lui fans attouchement,nbsp;amp;, a ce quil croypit, par une veitu qui fenbsp;dirige en ligne droite, amp; qui eft une image dunbsp;Corps: que van HELMONT(^ygt;3, amp; après
lui
(o) Efitome Ajkonom. Cofermc. p. 517. ,^Pro manibus ,,efi ipji (foli) VirtHS fui Qrforis, m emmm muni't amplitu-gt;gt; dinem emijfa , quae, eo 'tpfo quod efi fpecies Corporis, unacumnbsp;zicerpore foils rotatttr amp;c. Enfuite il compare l'adlionnbsp;du foleil a celk de lAimant, même a l'égatd des polesnbsp;cnnemis.
(f) Dt MaineticaVtdnerstm Carationc. Opp. p. 456. Voici comme eet Auteur scxprime en différens endroits. §. 3.nbsp;,,Vei ma.pset:smum, i. e. propriet at em qmmdam occult am hacnbsp;appellatione propter manifeftam illius lapidis praerogati-j, vam a caeteris abftrufis et vulgo ignotis qualitatibusnbsp;3j defumptaiïl nohiscum cogetur agnoscere. §. 26. SoliJJequi fio-ijtes magnetismo quodam feruntur ad folem. §. pi. Viverjinbsp;, j fint Magnetism!; quidam tnim trahmt ferrum, quidamnbsp;paleas, phtmbsm; quidam carnem , pui Cfc. nonnullórumnbsp;51 vere tfi p-atia ut psJKftram dmtaxsit auram txtrahant 5cc.
-ocr page 368-luiKiRCHER (f), ont nommé Magnétismes toutes les aftions qui fe font fans contaö: immé-diat, fans emanations de la fubftance memedunbsp;Corps qui agit, mais par des effluves plusnbsp;fubtils, indépendans de la mafle du Corps, Scnbsp;quon nommoit par-la même^jb/nY^t'/r (r): 5c
{q) De Arte magnetica Lib. III. Praclufio III. i. f. p. 536. Ces adtions fe noramoicnt unc effufion de !a qlia-lité; ausli kirchkr dit-iL ,, Ctm res omnes agant pernbsp;,,Effluxum quemdmn i five diffiifionem qualitatis fua: innbsp;,,rem quam ajpciunt, faSiam; effluxns mttim is concifi nonnbsp;,,fosJit nifi per lineas quasdam hrevisfimas in orbem difufas,nbsp;kino omnes ejfeSius ejusmodi raros reruns in fe agentirm ,nbsp;f, quacunque rations produSlos, per radiationern quamdam fierinbsp;,,diciinus. Natura eom^endiofe omnia fub brevisfimis lineis ccn-
i, nbsp;nbsp;nbsp;nedente. Cum igitur inter caeteras prodigiofas Naturae opera-
t,tio7tes potisfirnum in Magnetis opcribus hujusmodi radia-,,tio advertutur, quam nOS proprit Magnetismum , vel for-,,malem idüm Magnetis nbsp;nbsp;nbsp;hinc, pcrfiitiilitudi-
,, nem quamdam , amp; Kavai rne MvctAoy'ntv, omnium ,, rerum vires, quknis in fe , mutua radiatione , agunt,
(r) Van Hblmont 1. c. §. 96. Alagnes itaque vel fir-rum a rmgntte oontaSlum , cum fponte ft ad polum convir-,,tant, mecjfario txtenditUr qualitas quaedam a Alaonete ad ,,polum; quam quia novimus fieri citra effluvium aliqiiod
,, corporeum idcireo tandem fpiritualem dmominamus ---
3, hoc pado dicimus, folis lucem cj* coelorum infiuxum»
-ocr page 369-quen conféquencG ils parloient du Magnétisme des Mineraux, des Vcget:'iux, des Aftres, desnbsp;Plantes héliotropes, de la Torpille, pour in-diquer ladtion de routes ces fubftances, ounbsp;les mouvemens que quelques unes delles é-prouvent a la préfence dautres Corps: quenbsp;Bo y L E (s) parle dAimans Aëricns, amp; quil
nom-
fijfedinis jaculationem, bafiUci vifam , er lt;|(p cjualitatCS plane 5, fpirituales, auod fc: non coinmmione fubfiantialis evafcra-,. t 'wnis in difians dispcrgatur: fed tanquam imperccptihlh htcisnbsp;i, medio, diradientur a fubjeSlo in ohjeóïum iebitum. II ynbsp;eut mérae des Médecins, imbiis des mêmes principesnbsp;que VAN HEiMONT , qui regardoient ces effluves fpiritu-els, OU du moins ceux du Corps humain, comme du-nc nature plus relevée, moyenne entre lAme amp; Ie Corps,nbsp;Voici comme sen exprimc wirdIg dans fa Medicinanbsp;Spirltuum, Prolegom. §. i. Spiritus fumitur pro corpcrenbsp;,,termi vr fubtilisfirno ~nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;13. Cum corpore conjungitur am-
t,ma. non immediate, fed mediantihus fpiritihus , ccrpusculis ,, minutisfimis , medium naturam inter dnimam et corpus ha-^,lentihus. Lib. I. Cap. XXVII. §. i. Magnettsrtius eftcon-
i, fe»fus Spiritutim; per fenfum inteUigimus formaliter confmjum,
j, /;. e. euniem fenfum, tandem fenfatiomm, five Uk idemnbsp;i,lt;rratus fit ei amcabilis, et tune oritUr fympbatia hz. fivenbsp;,,ingratus, qui difjenfus dicitur antipathia. ~ ifii fenfusnbsp;o,interdum éxquifiti fatisfunt, interdum mïms.quot; On va loiftnbsp;avec de pareils Principes.
(j) Sufpicions about the hidden Q;'aliteis of the Air; ,Tom. 'ili. p. 470- de la Colledion des4Duevres publiée en An-
T O ME II* nbsp;nbsp;nbsp;Znbsp;nbsp;nbsp;nbsp;glóis
-ocr page 370-nomme ainfiles Corps, qui font en état de retenir les effluves étrangers qui nagent dans 1Atmosphere Sc quils rencontrentgt; En un mot, cesnbsp;expresfions étoient fort en vogtie dans Ie dernier fiècle, Sc 1on sen fervoit même encorenbsp;au commencement de celui - ci (t).
§. la. Le mot de Magnétisme fe prenoit done dans un fens très-éloigné du fens primitif,nbsp;OU même de lextenfion du fens propre : cé-toit dans un fens abfolument figuré, Sc très-capable dinduire en erreur, puisquon don-
noit
glois par bi-rch in Folio: amp; Tom. I. p. 145. a la fin du volume des Oeuvres publiées en Latin i»nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Boyle
allèguc en cxcmple la manière dont on fait lhuile de Tartrc par défaillance; celles dont plufieurs Corps fontnbsp;affeftés par 1Air a raifon de leurs Couleurs. 8cc. amp;c.
(r) Boerhaave même sen eft fervi pour défigner les Corps qui agiffent par leurs affinités Qiymiques;nbsp;Chernia , Tom. I. Tra6l. de Acre p. 264. Ed. Paris. ,£-runt fane in Ulo Aere corpora Magnetica , quae fe invi-cem trahwdo, repeliendo, costmfo, rarescendo, aliisjue infi-i,nitis modis, Phaenomena excitant fiupenda ubisjue II allè-gue en excmple les Vapeurs dEfprit de Sel Ammoniac 8cnbsp;ceux dEfprit de Nitre, qui sexhalent des vales dans les-quels ces liqueurs font contenues, fans être vilibles, maisnbsp;qui le déviennent, dès quils fe rencontrent dans lAir»nbsp;éi qui y forment dans Ü moment un Nuage fenlible. ¦
-ocr page 371-noit un même nom générique a des aftions de nature tres-différente, amp; quon croyoit cepen-dant expliquer en leur asfignant une caufe ausfinbsp;vague (a). II y a plus, on saccoutuma peunbsp;a peu a regarder cette caufe inconnue, quonnbsp;nommoit Magnétismequoique lAimant prO'?nbsp;prement dit ny eut aucune part, corame la-^nbsp;gent Ie plus univerfel de la Nature, Ie refloitnbsp;Ie plus puilFant de fes Operations' (v ). QueUnbsp;ques Médecins imbus de la Doétrine dePARA?nbsp;CELSE, que fes onguents fympathiques amp;
(«) LiHuftrc Chancelier eacon avoit grande raifon de dire, .en parlant de gcux qui font cai de la Magi.e Naturelle; ,,Sem:r in Ore habent, et tanqnam fponfores appeUnbsp;,, lant Magnetem confeiifum Auri cum Argtnto vivo, cy paucqnbsp;,, /mjus generis ad fidem allarum rttum , quae neutiquam fmilinbsp;i,contra£lte obligentur. N. Adititt ad Hifttpr, Sympath. ïsv An-rnbsp;Opp. p. 481.
(v) Void des cxemples de ces expresfions, outre ceux qu'on peut voir dans les notes précédentes amp; danslesnbsp;¦fuivantes; ,,Umverfa Ndtura tnagnctka ejl: eji enim raptusnbsp;,, firnUwn , 'eft er fuga disfimiUum. Totus mmdm conflut o*nbsp;,,poJ!tiiS efi ) in Magnetismo: omnes fuhlunarimn vichfitudinunbsp;tifiunt per magnetismum. Vita confervatur magnet i im ¦ int er i-.nbsp;i,tus omnium reruns fit Magnetismo. wiiidig de Alagnet.nbsp;f, spiritumn: Ljb. I. Cap. XXVII. §. 3. Comparez e $nbsp;expresfions de Magnétisme avec la definition ,qus lAuteiirnbsp;en a donnéc (v. note r) amp; avec cellc ies'Efprits ouiinbsp;tcgjrde corame Ie reffort de ces Magnétism.es.
(w) Par AC ELSE nommoit onguent armaire {ungutn-tiim armarium) Celui dont il falloit frotter Ics armes en-fanglantees pour guérir par cc feul moycn la blesfure, niême dune perfonne a'bfente. Mais il etoit abfoliimentnbsp;néceffaire felon lui Sc van helmont, i°. que ces armes fuffent enfanglantées , a®, que le fang y fut fêché.-On a donne pluficurs recettes de cet onguent, quonnbsp;peut voir dans la Bafilica Chtmka de CroUm, 8c daprèsnbsp;lui entrautrcs dans la Magia naturalis du p. schottusnbsp;Tom. IV. Zib. V. p. 438 amp; 47 f. Un des prineipaux in-grédiens étoit la moufle qui croit fur Ics cranes des Ca-davres expofes a 1Air: mais on nétoit nullement d'a-Gord fur la Nature de ecs Cranes: felon quclqucs unsnbsp;ee devoient être des Cranes de perfonnes mortes de mortnbsp;violente : felon dautres, il falloit obfervcr encore certai-nes conjonftions de la Lunc 8c des Planètes: Il y en cutnbsp;ccpendant qui foutenoient que cette mouffe nétoit pasnbsp;fort néceffaire: felon dautres enfin, fi on ne pouvoit fcnbsp;procurer les armes qui avoient fervi a la bleffure, ilnbsp;fuffifoit deirfoncer dans la bleffure un morceau de borsnbsp;(que quclqucs uns néanmoins prétendoient devoir êtrenbsp;femblable au poignard ou aux armes par lesquelles lanbsp;bleffure avoit été faite) pour lhumeéler de fang; Unnbsp;firaple linge imbibé de ce fang pouvoit ausfi fuffire. Maisnbsp;il falloit couvrir ces pièces couvertes de ce fang, nc pasnbsp;ks expofer a IAir, ou au froid, ni en oter 1onguent; carnbsp;cn ce cas les doukurs du bleffé fe renouvelloient. Il y *nbsp;mcroe cu des Mcdccins qni ajoutoient encore bic»
dau^j
-ocr page 373-VA N
tres ceremonies a tout ceci, amp; van helmonï diftingue en outre entre loriguent $ympathique de paracelse,nbsp;fon onguent armaire.
Quoiquil en foit de tous ces points, ni van helmont, qiloiquil ait compofé un traité entier pour défendre lesnbsp;guérifons magnétiques de paracelse , ni les autres auteurs que jai été i portée de confulter, allcguent unnbsp;feul lt;!;gt;, pas unfeul exemple détaillé, unc feule obferva-tion circonftanciée en faveur de ces guérifons : ils fe con-tentent de les fuppofer. Le Chevalier dioby, qui a flnbsp;fort préconifé la Pondre de Sympathie, dont les etFetsnbsp;étoient par rapport aux bleffures les mêmes que ceux denbsp;longuent armaire, nallèguc dans Ie Discours quil pro-nonga fur cette Poudre, a Montpellier, en 1^51, quunnbsp;feul exemple de guérifon operée par cette Poudre, maisnbsp;un exemple li prodigieux quil faudroit les preuves les plusnbsp;fortes amp; les plus détaillées pour Tadmettre. II renvoycnbsp;daillcurs aux Ouvrages du Chancelier eacon pour eetnbsp;exemple , mais je ny ai rien trouvé fur ce fujet, quenbsp;les réflexions quon trouvera ci-deffous , note (A-i) amp; quinbsp;font bien éloignées detre favorables a longuent armaire;nbsp;Enfin on fait que digey a été acciifé par fes compa-triotes mêmes de peu de fidélité dans fes relations (v.nbsp;Didi. de CHAUFFEPIÉ Art. digey p. 27.) straussnbsp;allègue dans fa lettre fur la poudre de fympathie aunbsp;Chevalier digey, un autre exemple, non moins prodigieux, amp; non mieux conftaté, de guérifon operée parnbsp;cette poudre: mais il cll contradiéioirc dans plufieuvs
Z 3 nbsp;nbsp;nbsp;cir-
-ocr page 374-¦VA N H E t, M o N T ^ uri des admirateurs les plus putrés de paraceLse^ sappliqua furtout a.nbsp;tnettre cn vogue, amp; quil defcndit avec beau-Coup de chaleur. Oi'i ptetcndoit quil fuffi-{bit que certaines prepafations, affez cofnpli-quécs amp; fmgulieres, pulTent agir fur quelquesnbsp;gouttes de fang tirées dun Malade par la fair
circonftances avee le précédent. Enfin ces guérifons, ou piétendues guérifons, ont ére adoptees fans examen parnbsp;pluficnrs Auteurs, comme pat wis.dig 1. c. C. XXVII,nbsp;§. 26, pat MAXWELL dont nous parlerons ci-delfousnbsp;(note 5^) 6c par dautres.
Nous remavquerons en finiffant, que dans ces tems on attribuoit un grand pouvoir non feulement a ceitenbsp;nioude du Crane, mais encore en général aux membresnbsp;de Cadavres humains, amp; danimaux: on cn peut voirnbsp;entrautres dans la Sylva SylvOrmn de bacon §. 972, 974,nbsp;976. 978. 979. 983 amp;c. quelics étoient les prétentionsnbsp;de plulieurs phyfidens a ce fujet: Nous nous contentc-tons den citer ün feiü exemple, allégué par bo.ïle,nbsp;favoir que Ie celèbre harvey employöit quciquefois da-près VAN heLaiont, pour guérir les tumcurs amp; les ex-Croifiances, 1application longtems continuéc (amp; celanbsp;afin que Ic froid penétrit mieux) de Ia main dun homilie mort de maladie lente. Harvey avouoit cependantnbsp;que ce remede avoit fouvent .manqué quoiquil eut fou-Vent i'éusfi. Uiefutness of Nattiral Vhllcj'ophy. Part. II.,nbsp;Effai V. Chap. XI. §. ll. Tam.l. des Ocuvrcs, OU Tom. V.nbsp;de la Colleétion latine.
-ocr page 375-gnée, OU fur Ie poignard enfangknté tiré du-ne blefTure, pour guérir Ie malade ou Ie bleffé, quoiquabfent: quil fuffifoit que quelques fub-ftances, quon avoir appliquées a des verruesnbsp;p. ex. vinffcnt a fe pourrir, ou a fe feeher,nbsp;pour que les verrues même disparuflent (x);nbsp;quon pouvoit transplanter certaines maladiesnbsp;comme la goute, dune perfonne fur quelqua-nimal, amp; guérir ainli la premiere (j); que Ic
feu
( nbsp;nbsp;nbsp;Perficaria, fivt Piper aquaticum , confoliia, fophia,
,, ferpentma , braspllata, atque plures alias id /laberit peculiars ,,ut fi frigidae demergantur ia aquam {flante enim borea ex-.,cifa querms verm'mofa erh, nifi confect lm fuit er aquas demer~nbsp;gatur) et fuper Vulmts ai4t ulcus, aliquant}sper intepescant,nbsp;,,mox defoiiantur coenofo loco', uhi puttere incipiunt, ettamnbsp;i,attrahere fatagunt ex aegro , quicquii nocuum efl. Helmontnbsp;1. c. §. ip, ,,CASTELLus ajebat fe exfertum fuijjc Hae.-5, rnorhoidis , p tangantur mbcrofa radke choudrillae, ficcari pnbsp;,, chondrilla pccetur, corrumpi vero p corrumpiitur. Qitaproptsrnbsp;,,fub carnino expccanda ponatur paulo pof kujusmodi attaHumnbsp;,, chondrilla tuhorofa. boyle I. c. Cap. XI. §. 3. Voyeznbsp;ci-après im autre exemplc, note (b).
(y) ,,'Reperies in Libro de Lainpade Vitae, ex para-5, c e l s o, Ver am magrteticam curatn pluriurn morhorum puta bydropis, podagras, uteri ere. fanguinem cakntem aegrinbsp;,,includendo tefae , ovique putamini quoi fovendtm exponiturnbsp;5,0? carnibus admifam fanguinem Imnc, cani ejurienti, vd.
Zlt; 4 nbsp;nbsp;nbsp;rrfui
-ocr page 376-¦i ') fw dahis moxcjue aearitudo abs te inCanem ira/tilitr ^ abitquot;. IiEtMONT /. c. ,§.20.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,, Radix Carlina {quae Chamaeleontis
~,efi,) plena Jhccq o' virihus erxulfa, ipumiae humqnat con-i , temperata , tanqmm fermento ex hornine , cujtis umhram pri-^¦},mis, vires o* rohur naturale in te trahit ibid. §.15. No-5) tez que cct Aarcur entend par mamia. ou Virtus rmmi~ (5, alts, fpiritus infittts o confermentatus, in vi tneSlis corps.-,, ribxst/uperfies §. 1. BoYtE allègue deux ou trois exemrnbsp;pies de ce genre 1. c. 4. j , 1un daprès salijut^ dunnbsp;homme qui foufFrant de terribles douleuis ^u bras, y ap-pliqua une poudre de corail rouge Sc de feuilles denbsp;Cliene ; jusqua ce quil cut produit une fuppuration;nbsp;enfuite il pofoit le matin ce melange dans tin trou quonnbsp;avoir creufe it la racine du Chene, a IEft, amp; ferma Icnbsp;trou avec un roorceau du même bois: fur le champ Icsnbsp;douleurs celTèrent: mais ils revepoient dès quon enkrnbsp;voit cette amulctte de ce trou. Boyle allègue cet cxrnbsp;cmple cn preuve de la gucrifon de maladies par transplantation. 11 cite ausfi dapiès s ivenius Tcxemple dcnbsp;deux Dames auxquelles un panari au doigt faifoit fouf-frir de violentcs douleurs: elles en furent gueries pournbsp;avoir tenu le doigt dans Foreille dun chat: mais cesnbsp;douleurs pali'erent au pauvre animal qui jetta les hautsnbsp;ctisihd. §. 6. 7. Borel rapporte que les Gouteux eprou-vent un grand foulagement cn couchant avec de jeunesnbsp;chats, dans lesquels la goute paffe, de fagon a les ren-dre perclus §, 8. Flud rapporte quun homme tourmenténbsp;dc colique en fii.t guéri en ap.pliquant un Chien vivantnbsp;fur le Ventre; mais le Chien gagna la colique : une fer-vante to.urmentce 'du ma! de dents appliqua un Chiennbsp;fur la joue: la douleur fe calma amp; palTa au Chien.
ofFet
(i) Voyez plufieurs des notes précédentes; ajoute^ ce que boyle rapporte de pa^sarola qui dit quune.piece détoffe imbibée de fang amp; mife fous les cendresnbsp;chaudes fait ceffer les Regies; 1. c. §.3.
(44) Muller Maclans infuntem, quo cit'ms uhtra fibi 5 5 fier descant in prunus lac emuket cr mox uhtra fiaccescuntinbsp;HEtMONT p. aï. repété par wiivdig I, c. Cap. 27. §. a(5.nbsp;DIG BY rapporte que fi du lait quon fait bouillir tombenbsp;dans Ie feu, la Vaclie a laquelle il appartient en reffentnbsp;des douleurs au Pis; amp; il Ie rapporte comme une tradition populaire , établie en Angicterre, amp; cjue les Pay-fans croyent remedier au mal en jettant une poignée denbsp;fel dans k Feu; il ne lui en coute tien dexpliqucr Icnbsp;mal, amp; Ie remede.
(W) ,, si quit ad ofiiim tuum cacaverit, idque prohibere ;, intmdas, 'ignsm ferri recenti excremento fuperfiruilo, mox pernbsp;,, snametismmn Natihus fcabiofus cacator fiet, ïgne fc: torrentenbsp;,, excrtmmtum , ey' tofiurae acrimoniam quafi dorfo magnetkonbsp;55(0. a. d. Ie pole aullral) inanum irnpudentem propellendeynbsp;HKtMONT 1. c. §. 21. bigey renchcrit fur ceci par quel-ques traditions en confirmation desquelles il alléguenbsp;1'exemple fuivant. LEnfant dun de fes amis fc trouvanbsp;incommode de fièvre, amp; fes déjeétions au lieu detrenbsp;nacurelles nctoient quune glaire un pcu fanguinolente,nbsp;On ne favoit a quoi attribuer cette incommodité: maisnbsp;DiGp.y fe reffouvint quil avoit vu quelque tems auparavantnbsp;que la Nourrice avoit jetté au feu une lange que Pen-fant vpnoit de falir. II ne lui en fallut pas da vantage
Z '5 nbsp;nbsp;nbsp;pour
-ocr page 378-pour regarder ce fait comme la caufe du mal. Ordre de ne plus jetter des langes falies au feu: raais dexpofer lesnbsp;déjeöions a lAir frais: amp;c lenfant, qui avoir unc legérenbsp;inflammation a Ianus, fc trouva guéri fans autre rcmèdcnbsp;au bout de deux ou trois jours. Voila une forte preuve :nbsp;EOYLE confeilla a un de fes amis tourmenté dun Cakul,nbsp;amp; dun ulcère a la vesfie, de mêler de Ia poudrc denbsp;fympathie a la matière punilentc quil rendoit avec lesnbsp;urines: les grandes douleurs diminuerent, amp;: Ic maladenbsp;cprouva un grand foulagement pendant plus dun an 1. c.nbsp;§. 2. Une dame de fes amies fut guérie dunc JaunifTenbsp;par Ie même moyen, § 4. II confeilla a un médecin ,nbsp;attaque dun marasme obftiné, demployer la médecinenbsp;magnétique. Celui-ci fit durcir un Oeuf dans fon urinenbsp;encore chaude, amp; ayant fait pluficurs trous a ]a coque ,nbsp;il Ie cacha dans unc fourmillière, pour ly lailTcr dévo-rer par des fourrais . a mefure que celles - ci Ie devo-roient, il fentit diminuer fon mal, amp; fes forces renaitre,nbsp;ihii. 5.
{cc) Voici comme van HEtMONT sexprimc en divers endroits ; ,, Reïtnquo curas aegrttudïnum quas arcanum ,, fanguinis Iiumani Magneüce perficit. §. 28. Kotandum innbsp;,, Vidnere non folum continui filt;ri foluüonem, fed fimul intro-5, duci exotïcam qualitatem , undi labra vulneris indignata moxnbsp;5, aeftuant, apoflemantur. -- Magnetismus igitur hujus un
i's Z^cnti trahit peregrinam illam dispofitionem ex vulnere. §. SS 7^- Tempcfiivum efi prodere caufam froximam Magnetisrni
-ocr page 379-ment étonnant quvxn hoiïime comme van tl E L M o N T ait pü citer de bonne foi les ex-emples, quil, allègue poui' appuyer fes alfei--tions (dd): iHcft au moins autant que boyle
s, in Unguentd. - In fanguim eft potestas opnatdMn eyfta-
tka, qutte ft, qiMn-lo ardenti dcfiderio excjta fuerit, etiam 1, ai abfens alhuod objsciim i exteruris hommis fp/ritam , it-rnbsp;j, iitccndo fit; ea auttm potefias in exteriori homins latet, rektnbsp;,, in pountia : nee ducitur ad aHmn nifit exatitur, accenfanbsp;», imaginathne fervent} dejidtrlo , vei arte aliqua pari. Forrónbsp;}, ut fanguis quodammeJo corrurnpitur , tune fi ejus poteflatesnbsp;omms , fine pravia imagitionu excitatime , quae antea innbsp; potentia trant, fponte in aihim deducuntur ; corraptione nam- qtte gravi, virius femindis, alias' torpens (jy fterüis, in ae-
Pm erumpït.--^ Igitar mm vulnus, a'érts ingresfu,
qualitatem aittsrfmn admiferit, unde móx fanguis in labris aefitMt, iy alias purulentiss evadit; (ontingit fiangmnem innbsp;ia vuinere recenti, propter diSlam qualitatem exolicam gt; aliqua-gt;, lis cerruptionis jam initia ingredi (qui etiam in paxillumnbsp;,, tune affumptus unguent o magnet i co obljnitur,) quo median-%, te, corruptionis initio, potefias exfitatica, in fanguinenbsp;,, latens potentialittr , in aHum ieducitur ; quae quia adnbsp;j. Corpus fmm redux efl , rations latentis eSïafis , hinc fan- gp.iis ijle ai fanguinem totius fu individmtm respecium gerit.nbsp;gt;, Tune nimirum Magnes in unguent o (term fatagit, er me- diante potentia exftatica (fic voco etymi penuria)nbsp;i^Jugit noxam e labris vuhteris. tandem virtuts mumiall^nbsp;balfamica, er attraPliva in unguento acquifita , maonetismusnbsp;,^perfLitur!' §. 76-- 81.
{di) Voyez 11: cc: §. 23» 33gt; 45- Nous ne rap-
por-
-ocr page 380-ait ajouté foi a plufieurs prétendus faits pa-reils, amp; qiii! en ait recueilli fans examen , fans critique, un affez grand nombre, dans un écritnbsp;dailleurs tres-eftimable (^ee): il 1eft plus encore que ie celèbre Chancelier bacon (^ff)nbsp;nait pas employé fur toutes les parties de cenbsp;fujet le discernement exquis dont il fe fervoitnbsp;avec tant de fuccès pour reconnoitre Terreur,nbsp;amp; établir la vérité, 6c quil ait donné lieu a
pou-portons pas ces exemples, paree quils nappartiennent pas fi direftement a notre fujet: le premier eft rapporténbsp;auffi par d i g b y , mais avec un air de doute , quilnbsp;merite certainement a tous égards.
(««) Voyez furtout les Chap. X. XI. XII. de IOu-vrage que nous avons cite ft fouvent. On fouhaiteroit que ce Phyficien eut fait une discusfion motivéc desnbsp;Faits, amp; qnil cut montre plus de discernement dansnbsp;ceux dont il fait ufage: p. ex. pour confirmer les Exemples de Transplations de maladie quil allègue, amp; dontnbsp;nous avons parle notes y amp; il allègue le cas dunnbsp;jeune homme attaqué décrouelles, amp; qui fut guéri parnbsp;un Chien, qui leclioit continuellement les ukères: cenbsp;Chien fe trouva par-la incommode dunc tumeur au Col.nbsp;Mais ce cas neft rien moins que parallèle aux précédens,nbsp;OÜ il ny avoit pas de playe, oil les animaux navoicntnbsp;pas fuccé, amp; par-la mcme transporte dans leur Corpsnbsp;Une humeur contagieufe.
iff) Voyez Sylvafylvartm §. py , 98 , 971 , 97z999» Jc ci - dclTous note ii.
-ocr page 381-expof. des diférentes efpèces de BJagn, Animal. 365
pouvoir êtl'e cité par les Partifans de cettc Dodtrine. Mais qui pourroit croire que jamaisnbsp;Phyficien aic pü fonger a dormer a routes cesnbsp;idéés vagues, amp; qui ne formoient aucun Corpsnbsp;de fcience, 1enfemble qui leur manquoit, Scnbsp;a compofer un ti'aité complet amp; méthodiquenbsp;fur la Médecine magnétique ? Cell pourtant cenbsp;qui a été exécuté par un Médecin Angloisnbsp;nommé maxwell, qui a renfermé dairsnbsp;douze propofitions rangces très-méthodiquC'nbsp;ment, Sc qu'il démontre, oupretend déraon-trer, avee beaucoup de foin, dans la premierenbsp;partie de fon ouvrage, tous les Principes thco-riques fur lesquels la Médecine magnétique eftnbsp;foirdée (g^). II explique dans lafeconde, les
Pré'
(gg) Medicina Magnetica imprimée en 1679 iaiz. M. M. andrï amp; xHouRET ont raifoii de nommer Ie Magnétisme fymfhatique, ou Ia Medicine Magnétique , Tune desnbsp;plus extravagantes erreurs auxquelles la doftrine du Magnétisme ait donné lieu : mais il ny a rien dont on nenbsp;puiffe venir a bout au moyen dune imagination fougueu-fc Sc tVidces puiement Théoriques; On arrange enfuitcnbsp;les Fairs comme on peut: on trouve entreux une liaifonnbsp;quils nont point; on y voit ce qui ny cft pas. II feranbsp;curieux de voir quelles font les propofitions de M. m a x-w E L L 6c de quelle facon il a fri mettre en fyllème lanbsp;doctrine de h«i.mont, dont on, a vd une partie dansla
note
-ocr page 382-note («). Ces propofitions étant très-peii conuiies amp; courtes, nous allons en donner la traduction.
I. IAme neft pas feulement dans le Corps qui lui eft propre, mais hors de ce Corps gt; 8c elle neft pas circon-ferite par le Corps organique.
i. IAme agit hors du Corps quon nomme ordinairc-ment le lien propre.
3. nbsp;nbsp;nbsp;II fort de tons Ics Corps des rayons Corporels, furnbsp;Icsquels IAme agit par fa préfence, 8c auxquels il communique la faculté 8c le pouvoir dagir. Ces rayonsnbsp;ne font pas feulement Corporels, mais il y cn a dcnbsp;toutes les parties du Corps,
4. nbsp;nbsp;nbsp;Ces rayons qui fortent des Corps des Animaux,nbsp;font doues dun efprit vital, par lequcl ils communi-quent les operations de I'Arae.
5. nbsp;nbsp;nbsp;Les excremens des Corps animaux rctiennent unenbsp;portion desprit yital, 8c par cónféquent on ne fauroitnbsp;leur refufer la vie. Cette vie eft de même espêce quenbsp;la vie animale, ou elle eft propagee par la même ame.
6. nbsp;nbsp;nbsp;Il y a entre le Corps 8c les excremens qui en pro-viennent une chaine desprits ou de rayons, quoique lesnbsp;excremens foyent fort éloigncs du Corps; 8c il cn .eftnbsp;de même des parties féparées du Corps 8c du fang.
7. nbsp;nbsp;nbsp;La Vitalité dure ausft longtems que les déjeclions,nbsp;ou les parties féparées, ou le fang, ne font pas clian-gées en Corps dunc nature différente,
8- Dès qu une partie du Corps eft malade , ou que Iesprit eft lefe, routes ks autres parties en fouffrent.
9' Si
-ocr page 383-quil ne conticnt ni faits ni obfervations, quoi-quil put dailleurs fournir matière a un grand nombre de réflexions philofophiques fur plusnbsp;dun Objet.
§. 13. Il eft digne de remai'que, comme un homme celèbre 1a judicieufement obfer-vénbsp;nbsp;nbsp;nbsp;que dans la controverfe qui seft éle-
vée Ie dernier {lècle, au llijet de la Médecine magnétique, les adverfaires de cette Doftrinenbsp;nont pas attaqué la vérité des Faits: ce partinbsp;eut ceitainement été plus fage, plus philofo-phique, que de fuppofer les faits fans examen,nbsp;amp; den attrtbuer la caufe a linfluence de gc-
9. nbsp;nbsp;nbsp;Si l'cfprit vital eft renforcé dans quelque partie,nbsp;celle-ci cft fortifiée par ladlion fur tont Ie Corps.
10. nbsp;nbsp;nbsp;Li oü lefprit eft Ie plus libre, il eft Ie plus promp-tement afFefté.
H. lEfprit neft pas ausfi enveloppé dans les dejections, dans Ie fang amp;c. que dans Ie Corps, Sc par con-féquent il y eft plus promptement affedé.
iz. Lc mélange des cfprits fait la comfaspmi de cette compasfion nait 1 amour.
II eft aifé de fentir quelle eft lapplication de ces principes au Faits, OU prétendus Faits, dont nous avons parlé.
(M) M. HAHN, ProfelTeur a Leide, dans la belle pré-faec (p. 52.) quil a mife au Traite de M. scHiitiNQ dl lefra.
-ocr page 384-568 Reflexions fur h Magn. Anim. Definitions^
nies malfiiifans, car on ne fauroit conclure de cet aveu tacite de leur part, que les Fairs ayencnbsp;cu le degre dautenticité requis. Ces Fairs,nbsp;tels que leurs partifans les ont laiffes par écrit,nbsp;font en petit nombre 5 vagues, peu detailles ,nbsp;fouvent fondés fur dcs rapports, en unmotdes-titués de tous les Caradberes qui feroient re-quis pour les faire admettre, quoique les preu-ves les plus multipliees, les plus fortes, lesnbsp;plus circonftanciecs neulTent pas été de tropnbsp;pour établir des fairs peu croyables par euxgt;nbsp;mênte. Ausfi nhelltons nous pas un momentnbsp;a les rcleguer la plupart dans la claffe des fairsnbsp;malvus , ou controuVes, 6c a nier les con-clufions précipitées quon a tirées dautresnbsp;fairs, qui peuvent avoir été vrais, mais entrenbsp;lesquels on a admis une liaifon qui nexiftoitnbsp;pas néceifairement entreux: une hemorragienbsp;cefle: voila un Fait: on a brulé, ou cout ert denbsp;cendres, un linge imbibe du Sang du Malade:nbsp;voila un autre Fait 5 mais oil elf la preuve quenbsp;cc fecond Fait ait été lacaufe du premier? celfnbsp;pourtant un raifonnement quon na pas craintnbsp;dadmettre; On frotte des Verrues avec unnbsp;morceau de Lard, quelques terns apes le? Ver-rues tombent: eeft un Fait: On expofe cenbsp;Lard au Soleil, Sc on Iy lailTe pourrir: eeftnbsp;un Fait: Mais senfuit-il que la pOiirriture de
ce Lard ak été la caufe de la chute de Verru-es? Ceft poui'tant ce quon na pas craint («) de dire ; 6c nous fommes fachés de Ie dire,nbsp;cefl: BACON qui a fait un pareil raifonne-ment, lui, qui avouoit pouitant ne pouvoirnbsp;ajouter foi au Faks quon rapportoit fur lesnbsp;effets de lenguenc vulnéraire de p a R a c E l*nbsp;s E, quoique ces faits lui fulTent racontés patnbsp;des gens dignes de foi {kk). 11 fentoit com-»
(«) Sylvit Sylvartan §. 557. Après avoir dit/ qu'il eft; connu quon guérit des Verrucs , fi on lailTe pourrir lesnbsp;matières dont on les a frottés, il ajoute quil en a faitnbsp;fur lui-mcme rexpéricncc: quil avöit depuis fon enfan^nbsp;ce une verrue au doigt, 8c qu ctant a Paris, il lui ennbsp;vint encore un grand nombre ; que 1epoufc de l'Am-baffadcur dAnglcterre entreprit de les guérir en les frcrt-tant avec de la graüTe de Lard: quenfuitc elie fuspen-dit ce Lard hors de fes fenètres au Sokil, pour ly lais-fer pourrir , amp; que Ie fuccès de 1opératión fut quen feptnbsp;tnois de tems toutes fes vcrrues disparurent. Voila Ienbsp;Fait; mais comment peut-on en bonne Logiqueconclurenbsp;que la pourriture du Lard a été la caufe du Fait ? Ccnbsp;Lard naura furement pas mis fept mois X fe pourrir,nbsp;coHime il en a fallu fept pour la guérifon des Verrues.nbsp;On peut voir dans les Notes précédentes de pareils rai-fonnemens.
{kk) L. c. §. 998. Void quelquesunes des reflexions ^»que BACON fait dans ce §. ,,Ivvakir apud pl-uritnftnbsp;y, opinio, ferro, er tjuic^uid vulnus infiixit, munft», vulnat
bicn il étoit fiicile de fe tromper fur des fails dc ce genre.
§. 14. En général, rarguraenc, pour me fer-
vif
,,fanari: Ex rtlatis viri fiilc digniflmi nbsp;nbsp;nbsp;haHt-
iadoci nequeo ut eredam experiments) liaec feq'untia ^fnttahis ; 1. Unppeentutn armarrurn esnfiare variis inpreiien-,nbsp;j,til/us, inter quae admirandum maxime o' co/nparatu dijficti-5, iimum , muscus ex cranio cadareris infepulti, pinguedo urfae,nbsp;,, O' ttrfa in partu enecata. In duebus poflerioribus facile fus-,,picir. qitaefitam ejje refugimn , ttt, fl non futcederet curacy tio, praetendi posfet, hefiias non fuisfe occifas fuo tern-
y ,non. requirunt certam conflellationem, ufitatum ignorantiae la-y, tibulum in niedicameniis magicis; fifrufirenturnonpraeta-y, rata fiiijfe fub eo flgno , quod, in coclt, confeBieni deftma-t
yytur. - Sexto ftflirunt, fi annorum copia non detur , fuf-
yyficere fi infirurnentum , ferreum , lignettmve , firmae non diCy yyfmilis, vubieri inferatur , ut fanguinem mittat: cujus in,
yyunclio aeque ad curaticnem momentofa. lllud ccnftblum puto, y, Ut mira fanandi ratio magis expetatur, ©lt; ufarpetur, cun^
yyfaepius arrna dtfmt.--XJitimo, curatio in hamine gybe-
yyfiia fvtura eft pari fuccelju ; quo prae caeterk mihi arridrt, y, cum facile Mans explorari pcs fit.quot; Malgré ces refiexi-rnbsp;ons trés - philofopliiques, amp; ces doutes fur pluficurinbsp;points effentiels, bacon ne paroit pas avoir entieremeEt;nbsp;rejetté tout cc quon difoit des gliérifons operées par-IOnguent armaire; car il dit au milieu de Iartide quanbsp;nous venons de citer ; atque haPlmut experkmU teftisnbsp;otoft, unguento ex. gr. ahfterfe ab armis, ignorantt vulnf-tprate, recruduijfe doitres, donee «rma iterum inungucr^.tur.quot;
-ocr page 387-iüpof. desdiffêrentesgtnres deMagn. Jnimaï. 371
vir un moment des tevraes de lEcole, largii-Biont jJö/ hoe ergo propter hoc^G.^ vicieux enlui-Ricme : amp; faux lorsquil sagit de faits ifolés: Ce neft que qtiand on a vü rres-fouvent,.nbsp;quun fait enfuit conftamment un autre, quenbsp;ks circonftances du fecond font proportionel-ks a celles du premier, quon a obfervé quilnbsp;exifte entre ces faits une liaifon réelle, quoi-quinconnue, quon peut admettre quun denbsp;ces faits eft la caufe de 1autre, amp; quon doitnbsp;tacher de caradfcerifer par des Obfervations fui-vies , les cas qui peuvent faire exception inbsp;cette regie, Mais nous ctablirons fans hefi-ter, amp; fans craindre détre desavoués par desnbsp;Médecins vraiment Obfervateurs , que eon«nbsp;dure précipitement, fans autre examen,nbsp;hoc^ ergo propter hoe, eft Ie propre dun Em-pyiique, ou dun homme qui ne fuit dans lanbsp;pratique quune routine aveugle : mais quenbsp;deduire de tontes les circonftances de tous lesnbsp;phénomènes, que 1état pasfé Sc adtuel dunnbsp;malade prefentent, fi les effets quon obfervenbsp;font réellement la fuite dun remède applique : qu examiner H les connaisfances quonnbsp;a deja des effets dun remede peuvent fairenbsp;juger quil feroit utile dans de nouveauJtnbsp;cas : que discuter lès elfets qui refultent denbsp;cette nouvelle explication : que combiner tou--A a %nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;tes
-ocr page 388-^72- Reflexions fur leMagn. Anim. Definitions
tes les obfemtions faites pour juger fi 1on en peut conclure que les effets obfervés ont éténbsp;réellement opérés par Ie retnède appliqué, amp;nbsp;en tirer , mals avec les modifications que lanbsp;nature 3c les circoitfiances desOblervations re«»nbsp;quiereiit, une regie, fok générale, foit reftrein-te par des exceptions: nous établirons, dis-je,nbsp;que ceft la Ie propre dun Médecin confom-mc, douc dun genie obfervateur , dun -vrainbsp;praticien. Cefl; la Ie feul moyen de faire fairenbsp;des progrès a laMédecine, de jugerdeleffica-cité des remèdes, détablir quelque certitude,nbsp;Quon juge daprés cette regie, fi nous avonsnbsp;eu tort davoir des doutes fur quelques unes desnbsp;guérifons quon pretend opérées pai'lAimantinbsp;fi nous avons eu raifon de conclure de la totu-lité des faits, qui préfcntoient conftamment Ienbsp;pofi hoc^ que lAimant a quelque aétion fur Ienbsp;Corps humain: quon compare daprcs cettenbsp;regie Ie Travail deM.M. andryamp;thou-R E T, 6c leurs diseuflions judicieufes fur lesnbsp;Obfervations, aux Obfervations éparfes denbsp;leur prédéccfl'curs, 6c quon juge sils ne fontnbsp;pas autant fupérieurs a ceux-ci, que la verité,nbsp;OU une grande probabilité , Ie font a lincerti-tude, OU a des conclufions vagues j fi ce neftnbsp;pas a eux quon eft Ie plus redevable des lu-uïières que nous avons aétuellement fur ce fu'
jet:
-ocr page 389-egt;ipof. des dtfférentesgenres deMagn.Jmmal. 373
jÊC : quon juge enfin daprès cette regie les Faits allègués en faveur du Magnetisme établinbsp;par PARACELSE amp; par van helmont,nbsp;amp; quon dife sils meritent la moindre credibi-lité? Nous rejettons done entièremeilt cèMï-gnétisme amp; routes les applications quon en ü.'nbsp;faites a IEconomie animale, Sc a laMédecine.
§. 15. Maïs quelquimpropre que foit la dénomination de Magnétisme^ des quon 1applique a des Adions dans lesquelles lAimantnbsp;na aucune part: quelque foit Ie discredit dansnbsp;lequel la Médecine Magnétique de p a race l s e eft tombée, Sc a dü naturellementnbsp;tomber, dès que la Philofophie mécaniquenbsp;de D E s c A R T E s fut généralement rccue,nbsp;Sc quelle eut commencé a dominer en Médecine , avec un empire plus quabfolu , Scnbsp;même après que cette Philofophie a fait place a une Philofophie Sc a une Médeciaenbsp;plus fages, plus réelles, mieux fondées fur lanbsp;Nature, on na pas craint de renouveller denbsp;nos jours les Principes dun Magnétisme uni-verfel, Sc duneMedicine magnétique, quoi-quon les ait confidéres fous de nouveauxnbsp;points de vue. Le Magnétisme de para-CELSE Sc de VAN helm ONT dont nousnbsp;avons parlé jusquici, ne feroit, en le fuppofmtnbsp;Aasnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;réel.
-ocr page 390-574 exions fur leMagn. Anim. T)efmtions 13
reel, quun Magnétisme pour ainfi dire pure-ijient matériel , ausfi indépendant du fait Sc du pouvoic de Thomme, qu21effet dun Mé-»,nbsp;dicament eft indépendant du Médecin qui Ianbsp;ordonné ; amp; ceft en ce fens que VA n h e l-M o N T a dit avec raifon que la Nature mêmenbsp;opère la guerifon dune Blesfure, que le Médecin nen eft que le Miniftre (//): que cenbsp;«eft pas Ieroplatre qui regenère les Chairs:nbsp;mais quil fuffic quelle ecarte les obftacletnbsp;qui soppoferoient a leur regénération. Maisnbsp;de oos jours, on a attribué au Corps animal,nbsp;un Magnétisme -i un pouvoir magnétique, dcnbsp;pendant dans Ihomme a bien des égards denbsp;fa Volonté. Examinons dabord la queftionnbsp;prife dans le fens le plus général, le plus précis , Sc denué de toytes les circoiaftances etray*nbsp;geres au fiijec.
§. 16. Le Corps animal eji-il douê de Ja faculté d'agir far un autre Corps animalnbsp;plemtnt par fa pré fence , fans attouchement ^
fans
(//) L. c. §. 71. ,,Nattirae ipfae vulneris medicatricM f , fant, mtdicus illius tantum minifier; nee pharmfimm innbsp;f,viilnere camem ignif. fufficit fi ebfiacula remsvent: quaenbsp;Stalins unicum mnerum unguemim arcst fatis fecure ct eft*nbsp;knter.
-ocr page 391-'txpof.'ies différentesgenres deMagn. JnimAl. 375
fans coMMuniccition iwwediate, fans intermhds ^uelconq^ue q^iii tomhe fous les fe'^s, amp;: poHede-t-ilnbsp;par conféquent une force quon pourroit nom-wier, mais dans un fens tres-figure, Magnê~nbsp;tisme animal^ paree quelle agit fans inter-mède fcnfible fur Ic Corps animal , commenbsp;TAimant agit pareillemcnt fur Ie Fer : \t Corpsnbsp;mimal pojféde -t-il cette force fajis Vavoir pré-filMement repte d'autfes Corps pdr communication^ Ö* l' Homme peut - il dispofer de cette force d,nbsp;volonté, agir d volonté, ou ne pas agir fur d'au-tres Corps , £5? communiquer d fes fembtables^nbsp;¦au cette force même , ou la mamere de mettrenbsp;en adlion ^ d'éveiller peur ainji dire ^ cellsnbsp;qu'ils posfédoient dêja^ mais dont ils navoientnbsp;pas la cQnfcience? Voila fans doute des quefti-ons trés - importantes, qui méritent un examen dautant plus ferieux quö M. mesmes.nbsp;pretend être poflèfieur dun Magnétisme ^nbsp;amp; pouvoir agir pajr fon moyen fur les autresnbsp;hommes dune manière , qui pafle de beaucoupnbsp;les hornes quon croyoit devoir mettre jus-^uici au pouvoir humain.
SI lhomme posféde réellement quelque force de ce genre, Sc fi on la nomme , ounbsp;croit pouvoir la nommer en un fens figure,nbsp;Magnétisme animal^ ce Magnétisme fera cer-tainement Ie plus haut point de perfeclionnbsp;Aa 4nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;que
-ocr page 392-g7lt;5 Reflexions fur Te Magn. Anlm. Definitions Ifl
que puifTe atteindre toute force du Corps a-nimal, quon pourroit nommer Magnétisme animal^ foit au propre, foit dans une extenfi-on quelconque du fens propre , foit au fensnbsp;,le plus figure.
§. 17. Les discus lions dans lesquelles 110U5 Venons dentrer font voir, combien il étoitnbsp;ïiécefiaire danalyfer les différcns fens quonnbsp;peut donner a cette expresfion indéterminée,nbsp;Magnétisme animal 5 dexamincr jusquou 1nbsp;on peut actribuer au Corps animal quelquenbsp;Magnétisme, felon les diverfes idéés quonnbsp;peut attache! a ce mot j quon y a réellementnbsp;attachées , Sc qui font aflez différentes pournbsp;quon puifle dire quon entendoit par Magnétisme , Magnétisme Animal, des forces, desnbsp;qualités de genres très-differents, amp; dune nature qui ne leur lailToit rien de commun. Cellnbsp;ce qui parpitra plus clairement encore parlex-pofition que nous allons faire du fyllème denbsp;M M E s M E R ) fyftème qui, confervant tou-jours Ie nora de Magnétisrne animal ^ a cepen-dant paflé fucceslivement par les différens dé-grés que nous avons pris foin de faire connoi-tre. Jettons un coup doeil rapide fur cesnbsp;changemens du fyllcmc, peur en venir enfui-tP a celui-ci que M. mes MER a adopté en
dernier
-ocr page 393-Exfojition du Syjlhne de M. mes MER. 37'^
dcrnier lieu, Sc qiii rcpond a létat de la question , tel que nous Tavous établi dans Ie §. précédent.
§. i8. Au commencement M. mesmer. fe fervoit de lapplication de lAimant, 8c denbsp;rAimantportc en amulettc: amp; fous ce pointnbsp;de vue fes opérations pouvoient être nomméesnbsp;un effet amp;MMagnétime Animalla premiere extenfion , Sc lextenfion la moins impro-pre, que nous avons donnée au fens du motnbsp;Magnétisme. §. 7.
Mais peu a peu M. mesmer mêla des idéés théoriques a cette pratique, quil diri-gea en conféquence de certains principes quilnbsp;admettoit, Sc par-la mêmeil donna m Magnétisme animal une extenfion plus confidéra-ble, Sc un fens encore plus éloigné du fensnbsp;primitif. Nous reyiendrons dans Ie %. ao. auxnbsp;principes fondainentaux de tout Ie fyftème :nbsp;mais nous expoferons ici celui quil fuivoit encore dans Ic tems quil employoit des Aimans,nbsp;Sc nous croyons ne pouvoir mieux firire quenbsp;de nousfervir des termes de M. M. andr ynbsp;amp; thouret qui ont eu foin de comparer,nbsp;danalyfèr tout ce qui a eté publié fur ce fu-jet, amp; qui nous ont donné dans lHistoirenbsp;intéresfante quils ont tracée du Magnétisme
Aa 5
-ocr page 394-378 Reflexions fur le Magnétisme Animal. .
Médical, des preuves dune exactitude amp; du-nq impartiillite aiixqiielles il ieroit ditficile de rien ajouter. Voici comrne ces Phyficiensnbsp;sexpriment au fujet de cette feconde épqquenbsp;4es travaux de M- mesmer,
M. MESMER rappelloit aquelques maxi-,5 mes fondamentales les divers procédés quil avoir découverts, amp; a Iaidc desquels ilnbsp;55 croyoit ecre parvenu a déterminer fur quel- les parties, en quelle quantitc , dans quellenbsp; direélion, avec quclles précautions on doitnbsp;appliquer TAimant. Suivantlui, Iecoule-ment magnétiqui? dqvoit être harmonique,nbsp;uniforme amp; conllant, dirigé fpécialemcntnbsp;fur la partie qui nétoit pas harmonique, 6cnbsp;determine vers les parties inférieures. Dansnbsp;,, Iapplication dcs Aimans , il recommandoitnbsp; de les diltribuer également de chaque cotenbsp; aux extrémités inférieures èc fopérieures; 6cnbsp; fur le milieu du Corps, conime le long denbsp; répine, oü on les applique un a unj de lesnbsp; placer préférableraenc vers lorigine desnbsp; Nerfs des parties malades. Presque dans tousnbsp;,, les cas on devoit alors, felon lui, en atta- cher de courbes fous lesgenoux, ou dellipti- ques fous la plante des pieds. Dans les cram-5, pcs dellomac amp; les vomilTemens, on enap-55 i liquoic un figuré comme un coeur, amp; dans
les
-ocr page 395-Expffition du Syjlèpie de M. m ES M e R.
i, nbsp;nbsp;nbsp;les coliques un pareil fur Ie nombril. Dansnbsp;J5 les:fuj:ts irritables M- mesmer avertifToicnbsp;5, de.ncn point appliquei' fuT la Tête,. niais^
j, nbsp;nbsp;nbsp;fur la nuquc, ou au devant de lapoitrine, Scnbsp;5, dans tous les cas ou Ton en, y auroit appli^nbsp;,5 qué y d|cii placer ausfi aux parties infcrieu- res. II recommandoit au refte de porter lesnbsp; Aimans Ie jour amp; la nuk, de les ferrer étroi- temcnt fur la peau. Non feulement il crifnbsp;,5 augmentoit Ie nombre pendant Taccès, fui-^nbsp;j, vant les circonftances j il confeilloit encoreinbsp;sff den porter conflamment quand on étoit par's, venu a lc8 disfiper.
5- ip. Non content de fe fervir de rAiv mant amp; de lappliquer felon fes idéés thcori-ques, M. mesmj^r fit un pas de plus. IInbsp;prétendoit que la vertu magnétique pouvoitnbsp;ctre communiquée de lAimant au Corps hu-main, lequel fe tiouvoit en état par-la dagir,nbsp;fok fur 1Aiguille aimantée, comme Ie feroisnbsp;un Aimant, foit fur Ie Corps humaiu.' il ad-niettoit done alors cette efpèce de Magnétis^nbsp;me animal y iroproprement ainfi nomraée, dontnbsp;nous avoirs parlé ci-deffiis (§. 5.), amp; dont M.nbsp;M. steighlehner Sc ki. inkoschnbsp;ont démontre 1illufion 6c Ie faux.
E N 177Ó Ie fyftème de M. mesmer
chan-
-ocr page 396-gSo Reflotions fur Ie B'Iagnétisme Animal.
èhangea de face. Depuis ce tems ce Médecin seftinterdit tout iifage de lAimant, amp; il pa-roit avoir donné en 1778 a fon fyftème dca Magnétisme animal., pris dans Ie dernier fens quenbsp;ilous avons attribue a ce motj Sc dans Ie fensnbsp;Ie plus impropre, toute létendue dont il étoitnbsp;fusceptible. Ceft de ce fyftème ainft perfec-tionné quil sagit de rendre compte. LAu-teur lui - même la reduit a vingt-fept propofi-tions quil a publiées en 1779 dans fon Memoi-re fur la découverte du Magnétisme Animal.,nbsp;êi défechef en 1781 dans fon Precis kift or ique desnbsp;faits rélatifs au Magnétisme animal. Nous al-lons préfenter ici ces propofitions, amp; nous ynbsp;ajouterons , en forme de Notes, les articlesnbsp;de ce dernier Ouvrage qui peuvent leur fervirnbsp;dextenfion on déclaircillement. Nous feronsnbsp;enfin quelques réflexionsfur les différentesparties de ce Syftème, fur les preuves quon ennbsp;a données, fur Ie genre dévidence dont ellesnbsp;font fusceptibles, enfin fur Ie degré de confiancenbsp;que tout ce Syftème peut mériter aux yeuxnbsp;de perfonnes non prcvenues amp; qui cherchcntnbsp;fincèrement Ie Vrai.
PRO-
-ocr page 397-PROPOSITIONS DE M. MESMER.
§. ao. xquot;. II exifte une influence mutnelle entre les Corps celeftes, la Terre, Sc les Corpsnbsp;animés. (A).
a°, Un Fluide univerfellement repandu, Sc conftitué de naanière a ne fouffrir aucun vui«nbsp;de, dont la fubtilité ne perract aucune com-paraifon, Sc qui de fa nature eft fusceptible denbsp;recevoir, propager , Sc communiquer toutesnbsp;les impresflons du mouvement) eft Ie moyennbsp;de cette influence.
3°. Cette attraction reciproque eft foumiie
a des
(A) ,,Je (ionnai en 1766 une Disfcrtation di ïin-jlmme des Planetes dans k Corps humdm: j'avancai da-,,près les Principes connus de Tattraftion univerfclle, sjconftatéc paries Obfervations , qui nous apprenncntnbsp;5,queles Planètes safFeélent mutucllement dans kursnbsp;,, orbitcs , Sc que la Liiiie Sc Ie Soleil caufent Sc diri-'.,gent fur notre Globe Ie Flux Sc Ie Reflux dans 1»nbsp;,,Mer, ainü que dans 1Atmosphère ; javancois, dis-,,je, que ces fphères exercent auffi une aftion dire'étcnbsp;,,fur toutes les parties conftitutives des Corps animés,nbsp;,, particulièremcnt fur Ie Syfi^me nerveux, moyennant uanbsp;,, Fluide qui penètre tout. Je détèrminai cette aétioanbsp;,, par 1'i-ntknsion 8c ia rkmission des pro-,,prietés de la matiérc amp; des Corps organifés, telles quenbsp;,,la Gravité, la Cehéfion» \Elafticité, I'liritahilitf ^ l'Ékc-iftrkité.quot; p. 78*
-ocr page 398-g82. Reflexlom fur Ie Magnétisme Jlnimal.
* des liOix mécanit^ües, incannucs jysqua prefent.
4°. II refulte de cette a6lion. des effets al-ternatifs, qui peuve'nc étre confidcrés cornme Un flux amp; reflnx (B).
5°. Ce flux 6c reflux eft plus ou moins géné-xal, plus OU moins particulier, plus ou moins cömpofé, felon la nature des caufes qui Ie dé-terminent.
6°. Ceft par cette operation la plus uni« Terfelle de routes celles que la Nature nousnbsp;offre) que les relations dadtivité sexercent en-tre les Corps celeftes, la Terre, amp; fes partiesnbsp;conftitutives.'
7®. Les' propriérés de k Matière Sc du Corps organifé dependent de cette operation.
8quot;. Lft
( B) ,, Jc {outenois que, dc mêroe que les effets al-tli ternatifs, a 1égard de la gravité produifent dans laMcr 5,1e Phénoitiène fenllbic que nous appeÜons lElux amp; Ht-
llNIENSXON 6c LA REMISSION dcS di*
g,tes propriérés, ctaiat fujettes i Tadion du même Priii-,,cipe, occaflonnent dans les Corps animés des effets a,akernatifs, analogues a ceux quéprouve la Met; parnbsp;4, ces confidérations jétabliffois que Ie Corps anima]nbsp;,,étant foumis a Ia même aélion , éprotivoit ausli unenbsp;jjfóite de Vlujc en de R^«,v. Jappuiois ome Théorienbsp;,,dc différens excmples de retours périodiques. p. 79.
-ocr page 399-ilxfofltion du Syfieme de M. m E s m e R. 583
8®. Le Corps animal éprouve les effcts al-tematifs de eet agent, cC c eft.en s'infinuant dans la lubftance des Netfs qu il les afFedte im-médiatement.
9. 11 fe raanifefte paiticulièreraent dans le Corps hutnain, des propriétés analogues a celles de lAinjant : on y diftingue des Poles-cgalement divers amp;c oppofés, qui peuvent êtrenbsp;communiqués , changés,,' detruits, amp; ren-forcés: le Phénomène même de 1Inclinai-fon y eft obfervé.
10°. La propriété du Corps animal qui le rend fiisceptible de 1influence des Corps celestes , amp; de Iadtion reciproque de ceux quinbsp;1environnent, manifeftée par fon analogieavecnbsp;1Aimant, ma déterminc a la noramer Mag-fiétisme animal ( C).
(C) ,,Le magnétisme animal eft iin rsp-, ,,prochemcnt de deux fcienses connues, FASTRONa-.,MiE amp; la MÉp-EciNE; ceft ihoins une découvertenbsp;55 nouvelle qu'uhe application de faits, apper^us depuisnbsp;5- longtcms, a des befoins fentis de tons les temps. p. z.
,, Par cette expreffion magnétisme a n i m a t jrje défigne done une de ces opérations univerfelles dsnbsp;'i, Ia naturk, dont Taffion, déterminée für nos nerfs-,nbsp;,,offre a Tart iin moven universsl de guérirnbsp;;, de preierver les kosnnics. p- a».
-ocr page 400-' 11. IAftion amp; la vertu du Magnétisme ant-tnal peuvent étre commimiqviées a dautres Corps aniu'.es amp; inanimés: les u«s amp; lesautresnbsp;en font cependant plus ou moins fuscepti-bles (D).
la. Cette adtion amp; cette vertu peuvent être renforcees amp; propagées par ces niêmesnbsp;Corps.
13°. On a obfcrvé a lExpérience lécoule-
ment
(D) ,, Le MAGNÉTISME ANIMAL doit éttS ¦^jconfidéré dans ines mainscomme im fixième fens p. 24.nbsp;,, Les fens ne fe défir.ill'ent ni nc fe décrivent; ils fenbsp;fentent: il en ell.de même du Magnétisme Animal-. ilnbsp;,,doit en premier lieu fe transmettre par le fentiment,nbsp;,,Le Jentirnent peut feul rendre la Théorie intelligible:nbsp;,,par ex. un de raes malades accoutumé a eprouvernbsp;,,les efFets que je produis , a, pour me comprendre,nbsp;,,une dispofition de plus que le refte des hommes, p.
Je tenterois ea vain de donnet ma Doélrine fans au* ,,tre préalable : je ne ferois ni écouté ni entendu.nbsp;,, Lorsquelle fcra univcrfelleraent établie, elle ne pre-,,fcntera dansla pratique quuniformité aux yeux fupei-5,fidels, tandis quelle abforbera toiites les facultés in-,, telleéluelles des perfonnes dignes de radminillrer. Cesnbsp; deux conféquences admifes, on doit concevoit patnbsp;,, quelle prudence je dois me créer des élèves de quinbsp;5,je puiffe être entendu, a qui je puiffe transporternbsp;3, fans danger les fruits de mon Expérience, amp; quipuis^nbsp;asfent a leur tour faire de nouveaux Elèves. p. a-7lt;
-ocr page 401-Eicpofit:on du Syft'ème de M. m e sM E r. 385
ment dune matièrc, dont la fubtilicé pénètre tous les Corps lans pei'dre notablement de fonnbsp;aftivité.
14°. Sön aótion a lieu ^ une diftance éloi-gnée fans Ie fecours daucun Corps intermédiaire.
15*. Elle eft augmentée Sc refléchie par les Glacés, comme la lumière.
i6. Elle eft communiquée, propagée, Sc augmentée par Ie fon.
17°. Cette vertu magnétique peut être ac-cumulée, concentrée, Sc transportée.
i8. Jai diD que les Corps animés nen é-toient pas également fusceptibles; il en cfl. mê-me, quoique très-rai'es, qui ont une proprié-té fi oppofée, que leur feule préfence dctruit tous les effets de ce Magnétisme dans les autresnbsp;Coi^ps»
19. Cette vertu oppofée penètre ausft tous les Corps: elle peut être également eommuni-quée, propagée, accumulée, concentrée, Scnbsp;transportée , refléchie par les glacés Sc propagée par Ie fon: ce qui conftitue non feulementnbsp;¦une privation, mais une vertu oppofée pofltive.
^0°. TAiniant, foit naturel, foit artificiel, cft j ainfi que les autres Corps, lusceptible dunbsp;Magnétisme animal^ Sc même de la vertu oppofée, fans que ni dans lun, ni dans lautre
ca?, Ibn.aétion lur Ie Fer 6c 1AigbH^ foufFrc aucune alteration; clt;s qui prouve que Ie Principe du Magnétisme [animal3 diflFère eflen-tiellement de celui du [ Magnetisme 3 miné-ïal (E)'.
ai°. Ce Syfteme foiirnira de nouveaux é« clairciffemeiis lür la nature du Feu amp; de la Lumière i ainll que dans la Théorie de lAttrac-tion, du Flux amp; du Reflux, de lAiraant amp;nbsp;de rEleékricité.
(E) Javois confié en 1773 au p. hell Jéfuite, amp; 'ï-jProfefléur dAftronomie a Vieiine, quelques Effais-,nbsp;,, nécefliiiremcnt informes, de inon Syftème, pour ks-,, quels je maidois de pieces aimantées. p. ii. Jenbsp;j,publiai lexiflence du Magnétisme mimal comme effen-jjtielleinent diltinCl du Mineral, en énonjant avec pré-jjCifion; que fi l'tifari de lAhnant itott utile cormne con-,,dudtmr, il étoit tmjours infuflfant fans Ie fecours de lanbsp;p, Théorie du Magnétisme Jlnimd p. li.
!l !
Dans unc raaladie dont nous parlerons note (F) M. ME SM ER. a appliqué a la malade des pièces aimantées,nbsp;parceque ,,laél:ion de 1Aimant fur Ie Fer, l'aptitude denbsp;,,nos huraeurs a recevoir ce minéral, amp; les difFérensnbsp;,,efrais faits tant en France quen Allemagne, amp; e»nbsp;,, Angleterre, pour les niaux d'eftomac amp; les douleursnbsp;ijjde dents, joints a l-analogie des propriétés de cettcnbsp;5, inatière avec Ie Syftème général, la lui firent confi-51 dérer comme la plus propre a ce genre dÉpreuve.nbsp;p.
-ocr page 403-du SyJïhfItC damp; MES M E R 3^*^
y
aa°. II fera connoitre, que 1Aimant Sc lÉ-leélricité aitificiellc nont, a iégard des mak' dies, que des propriétés communes avec plu-fieurs autres agens que la Nature nous offre, Scnbsp;que sil en refuke quelques elFets utiles de lad-miniftration dc ceux-la, ils font dus au Mag-nétisme animal (F).
asquot;. On
(F) M. MESMES, ayant été appellé en 1774 auprès 3» d'une Demoifelle attaquee , depuis plufieurs années,nbsp;53 dune inaladie convullive , dont les fymptomes lesnbsp;,5 plus facheux étoient que Ie fang fe ponoit avec im-,,pétuofité vers la Tête , amp; excitoit dans cette partienbsp;,,les plus cruellcs doukurs dc dents amp; doreilles, les-,,quelles étoient fuivies de dclire, fureur, vomiffementnbsp;33 Ik fyncope; La Malade avoit foiivent des crifes falu-taires, amp; un foulagement rémarquable en étoit la fui-35 te: inais ce nctoit quune jouiffance .iiromentaiiée'amp;nbsp;35 toujours imparfaite. p. 81. M. MESMira jugea a propos delTayer ici une application de lAimaiit. ,3 Pournbsp;,,mairurer, (dit-il) du fiiccès de cette expérience, jenbsp;,,préparai la malade dans lintervalle des accès par unnbsp;,, ufage continué des martiaux. La malade ayant éprou-,,vé Ie aSJuillet i774 «n rénouvellcment de fes accèsnbsp;3, ordinaires, je lui fis Fapplicadon fur 1cftomac amp; auxnbsp;,35 deux jambes de trois pièces aimantées dune formenbsp;5, commode a 1applicauon. II en réfukoit, pen de temsnbsp;,,après, des fenfations extraordinaires; elle éprouvoit in-,, térieurement des courans douloureux dune matièrenbsp;ssfubtile, qui, aptès dilFérens efforts pour prendre leurnbsp;B 1) anbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;3.
-ocr page 404-9.3°. On reconnoitra par les fatts, dapics Iês Regies pratiques, qne jétablirai, que cenbsp;Principe peut guérir immédiatement les maladies des Nerfs, amp; médiatement les antfes.
a4. Quavec fon feccnirs, Ie Mcdecin eft cclairc fui' rufagc des- Médicamens: qtiil per-feftionne leur adtion, amp; quil provoque 6c di*nbsp;rige les crifes lidutaires, de manière a sen ren-öre maitre (G).
asquot;- Eb
ll
direction , fe détermir.ercnt vers h partie inférieure , amp; ,,firent ceffe: , pendant fix htures, tous 'es fymptoirxsnbsp;5, de lacccs: IÉtat de Ia malade mayant mis ie Icndc-,, main dans k cas de rénouvcrier la même épieuve,nbsp;,,jen obtins Ie meme luccès. Mon obrervaiion fur cesnbsp;,, efiets, combinée avec mes idees fur Ic Syiième gé--,ncral, mcclaira dan nouveau jour: en cor.Srraant me*nbsp;,, précédentes idéés ftir Iinfluence de L'hciny céhkral,nbsp;,, elle mapprit quun aiitre principe fail'oit agir rAifnaninbsp;,, incapable par liii-mérne de cetts aêiion fur les Btrfs; amp; ijienbsp;,5 fit voir que je navois que quelqües pas a faire pournbsp;,,arriver a la Théorie rsurATivE qui faifoit lobjet drnbsp;,, mes recherches. p. 8i.
J^cquis [en 1778] Ia faculté de foumettre a lEx-,, pcrience Ia Théorie imitative que javois pres-,, femie, amp; qui eft aujourdhui la vérif/ phft\m Ia pies ,, aut/ientiquemint démentrée par les fairs. p. 2.3.
(G) ,,Une aiguille non-aimantée mife en moiix«' 3 1 ment ne reprer.dra que par hazard une diveftion de-
Espojition du Syfihne^dc M. m c s ME R. 3S9
, jede-ma-ladies,
.,mantée, ayant recü k même impu'.fion apres difïc-rentes oscillations proppitionécs a liinpulüon amp; au ,, Magnétisme qii elle a reed, retrouvera Ta premiere pc»nbsp;fition , 8c sy fixcra; c'cft ainfi que lharmonie desnbsp;,, Corps une fois troublée, doit éprotiver les inceriint-,,des de ma premiere ruppofition, fi elle neft rappellécnbsp;3, 8c déterminée par Tag ent general, dont je re-connois Texillence; lui fciil peut retablir cette harmo-nie dans 1ctat iiattiiel. Ausli a-t-on vu dc tour ternsnbsp;,,les maladies saggraver amp; fe guérir avec amp; fans Ie fc-,, cours de la Mcdceine , d'après düFérens fyltcmes dele#nbsp;méthodes les plus oppofées. Ces coniïdcrations nenbsp;5,mont pas permis dc douter qtiil nexifte dans li Na-,,ture un Principe univerfellement.agürant, amp; qui, m-,, dépendamment de nous, opére cc que nous attnbuonsnbsp;5,vaguement a lAir amp; a Ia Nature. p. 80.
M, MES MER crut avoir, en traitant la malade dons nous avons parlé (notes F 8e E) , loccafion la plus favorable d obferver avec exadtitude ie genre de flux Sc denbsp;refiux que Ie Magnétisme Animal fait éprouver au Corpsnbsp;humain. Le defir de pénétrer la caufe de Iimperfedionnbsp;du Ibulagement, qui fuivoir les crifes falutaires que la ma-kde, avoit fouvent, ,gt; maménerent, dit-il, au point dqnbsp;33 reconnoitre Topcration de la Natute, 8t dc la péné-,.trer affez pour prévoir 8c annoncer, fans incertitude,nbsp;',,les difiérentes révolutions de la maladic. Encouragénbsp; par ce premier fuccès, je nc doutai plus de k posü-bilité dc k porter a fa perfetftion, fi je parvenois i,nbsp;B b 3nbsp;nbsp;nbsp;nbsp; d«-
i
-ocr page 406-i6°. Avec cette connailTance, Ie Medecin
jugera forement de loriginc, la nature, amp; lej
progres des maladies, meme les plus compli-quées: il en empêcheiu IaccroilTement, amp; parviendra a leur guerifon, fans jamais expo-fer les malades a des elFets dangereux, ou desnbsp;fuites facheufes , quels que foyent 1age, Ienbsp;tempérament, amp; Ie fexe: les femmes mêmesnbsp;dans 1état de groffeiïe, amp; lors des accouche-mens, jouiront du même avantage (H).
17°. Cette
jidécouvrir quil exiftat entre les Corps qui compofent s.notre Glohe une aiSion égalemenc réciproque amp; fcir-
blable a celle des Corps céleftes, moyennant laqueüe ,,je pourrois imiter artificiellcment les revolutions pé-,, riodiques du flux 8c reflux dont jai parlé. p. 8i.
(H) II eft muvt que 1aiflion du magnétisme jjANi MAt cft un moyen de foulagement 8c de guéri-,,fon dans les maladies, p. ói. Le m ag n é tis m e a-,,N iMAi. doit venira bout de routes les maladies, pour-5, v4 que les reflburces de la Nature ne foyent pas en-sstièremont cpuifées cr qut la patience foit h cetè du reit niide: car il eft dans Ia marche de la Nature de re-
55 tablir lentement ce queÜc a miné.--elFets que
5» je prodüis indiquent affez promptement 8c after, fure-s»ment les fuccès que je dois craindre ou efperer. Né-
^,3nraoins je ne pretends pas a Iinfallibilite. H
.. mar-
'
-ocr page 407-1']°. Cette doftrine enfin mettra Ie Médecin
en état de bien juger du degré de k fanté de clkque individu, amp; de Ie préferver des maladies auxquelles il pourroit être expofe. LArcnbsp;de guénr parviendra ainfi a fa dernière perfection.
Tel efl Ie Syftème que M. m e s m e r pré-»: fente au public ¦, quil croit une des découver-tes les plus impoitantes, quil nomme la vériténbsp;la plus précieufe au genre humain, amp; dont ilnbsp;eil Ie feul poflefieur (1).
§. II. IL cll facile de sapperccvoir par une firaplc leélure de ces propofitions; iquot;. que M.nbsp;M E s M E R na fait que les écablir, lans les nm-i'nbsp;'nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nir
5) mavriver de calculer mal les forces de Ia Nauire'. je puis en espercr trop, 8c ncn pas esperer alTcz:nbsp;,,le micux eft delTayer toujours , parceque lorsqtte jenbsp;,, ne réuflis pas, j'éproure au moins k confolation denbsp;,,rendrc lappareil de la mort moins afifcux amp; moinsnbsp;,, intolerable. p- 62.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;_
,,La connoiffance que jai de cc dernier danger [fc. ,des rechntes] me portera toujours a encourager lesnbsp;,, perfonnes que jaurai guerics, a recourir de tcms a autrenbsp;»9aux. traitemcns par le magkktisme animaLjnbsp;,,foit pour dproiiver leur fanté, foit pour la maintciiir,nbsp; foit pour la raffermir, sil y a lieu. p. 63.
(I)L.c, p. 3.
39'2 Rejtexions fur Ie Magnétisme Animal.
nir des preuves qui font néceffaires pour en dé-montrer la certitude, ou pour les rendre probables , OU mêtne {implement admisfibles: a°. Que ces propofirions ne font pas également liis-ceptibles de preuves, ou de preuvcs du mcmenbsp;genre: 3°. Enfin, quelles fe reduifent natu-rellement a trois claflbs, qui forment par leurnbsp;nature, amp; par les différens degrés de certitudenbsp;dont elles font fusceptibles, trois parties très-diftindes du Syfcème: I. Les fept premieresnbsp;contiennent les Principes généraux, qui ferventnbsp;de bafe a tout Ie Syftème: II. Les fuivantesnbsp;jusqua la vingt-troilième traitent de 1exiflen-ee 6c des propriétés du Magnétisme Animal:nbsp;Enfin, III. les quatre dernières concernentnbsp;lapplication du Magnétisme Animal a la pratique de la Médecine. Nous exaniinerons fe-parenacnt ces trois parties, afin dindiquer cenbsp;qui dans chacune delles nous paroit de fait,nbsp;OU de fuppofitiouj prouvé, ou fusceptible denbsp;preuvej ou de nature a ne pouvoir jamais êtrcnbsp;autre chofe quune hypothêfe.
§. aa. Des fix premieres Propofitions qui forment la bafe de la partie théorique du Sy-ilème de M. mesmer , il nen eft quune quinbsp;foitune Queftion de Fait: les autres préfententnbsp;Un Syftème imagine pour expliquer Ie Fait»
Syllè»
-ocr page 409-Exiimen du Syjleme de M. mesmer. 393
Syftème qui par fa nature neft pas fusceptible de Preuves direéles.
Existe-/-z7 um influetice mutuelle entre les Corps Cekjfes, la, Terrles Corps animés^nbsp;voik Ie Fait que M. mesmer établit dans ü.nbsp;premiere propofition, mais quil établit fans Ienbsp;prouver, 6c qui certainement neft pas aflez;nbsp;évident pour navoir pas beibin de preuves. M.nbsp;MESMER fe fonde fur la gravitation imiver-felle, 6c en ce fens fon idéé reviendroit a cqnbsp;que les Paitifans delinPiuence des Aftresnom-ment l'influcnce mécanique de ces Corps {a'),nbsp;mais alors ia Lune amp; Ie Soleil font les feulsnbsp;Corps qui exercent une aétion fenflble fur lanbsp;Terre: les autres ne troublent que pen ie mouvement de notre globe dans fon orbite, amp; na-giftent par conféquent pas davantage fur lesnbsp;Corps quils contient: Mais cette influence,nbsp;telle quelle refulte de la gravitation, confiftenbsp;R attirer plus ou moins fortement la Terre,nbsp;les Corps qui en font partie jlAir 6c TEau qtflnbsp;IenvironneBt, 6c a produire dans celle-ci,nbsp;peut-être ausfl dans celui-la, un mouvement
de
(lt;i) Voyex fur ce fujet VEncyclopedie (Edition de Pelkt 3 Genève) au root Ajke, Tarticlc de iinfiiience des As,-pres-, amp; au mot Afirolops, 1article AJkologk mttrellt.
394 Rf^flcxions fur Ie Magnétisme Animal.
de flux amp; de reflux : en un mot elle fe réduit ï faire varier continueilement la force de la pé-fanteur, dans tous les Corps, amp; a produirenbsp;par cette variation, les differences qui en peu-vent réfultcr, foit dans ladtion mutuelle desnbsp;Corps Tua fur Taiitre, foit dans celle de toutenbsp;la maffe du Globe, de lAir, ou de IEaii, furnbsp;les Corps individuels. ISious nc connoiflbnsnbsp;jusqiiici aucune autre influence mécanique ré-elle amp; bien conftatce.
L E Soleil agit certainement tres - puiffam-nient par fa lumière, amp; par fachaleur, amp; di-verfement amp; féparement par Tune amp; lautre de ces qualités. Jusquici on na trouvé aucunenbsp;Chaleur fenfible aux rayons de la Lune mémenbsp;concentres, amp; lidée de leur froid naturel pa-roit n'avoir aucun fondement folide: Les Faitsnbsp;quon allègue pour attribuer une influence, unenbsp;action rcelle a la lumière des rayons de la Lune , ne font rien moins que conftatés, ou plu-tot il neft pas prouvé que ces faits dépendentnbsp;dé cette caufe a laquelle on les attribue
Maïs
(amp;) On rapporte comms une obfervation générale, que la lumière des rayons de la Lune brunit Ie teint.nbsp;{Sncyclopédie au mot jlfn-e, article influence pkjftque isnbsp;la Lune.) Dig BY prétendoit comme un fait avéré quenbsp;les rayons dc h Lune reflêchis par des Miroirs, font froid»
Maïs indepêndamtnent de cette influence mécanique, on a attribiié a la Lune amp; auxnbsp;Corps Celelles»une influence Phyfique, furnbsp;nombre de Corps, fur rAtmocpbere, fur lanbsp;Corps humain, amp; les maladies dont ileil; attaqué. Si nous voulions examiner cc Syftèmenbsp;en détail, il ne feroir pas fort difficile de prou-ver que cette influence neft rien moins 'qua
proii-amp; humides, qui! fuffit de fe'Iaver les Mains dans na bafSn de métal vuide, niais qiii rcflêchit les rayons de Ianbsp;Lune , amp; j)ar confsquent dans fes rayons, pour quellesnbsp;deviennent humides; amp; que cclt même un n.oyen tres-fimple de fairfe disparoitre les 'Verrues. Enfin on ditnbsp;qui! eft des Pays, oü la luirière de la Lune produit desnbsp;maladies dangereufes. La Société de Batavia vient denbsp;propofer pour Ie fujet dun des Prix quclle diftribae an-imellernent, cette Queftion; Pourauo! efi-il plits demt-.nbsp;rtux dans ce Pays quen Eurepe, de fe tenir au cia'tr de lanbsp;Lune ? Quelles font les maladies que ceU occafionne, e?quot; quehnbsp;font les meiileurs remedes pour les guérïr i Nous nc préten-dons pas nier quelques uns de ccs Fails : mais il sagitnbsp;de prouver, amp; non d affumer, quils font dus aux efl'et*nbsp;des rayons de la Lune, amp; non a une maltifude dau-tres caufes qui agiffent fur les Corps expofés la nuit, ennbsp;plein Air, pendant un tems ferein , mais fouvent liumi-de, amp; dautant plu* humide, quil a été plus chaud Ienbsp;jour. Combien na-t-i! pas faliu dexpérieiices mültipliées,nbsp;vaiiées, amp; delicates poar diflinguer les effets que Ie So-leil produit par fa lumière feule, de ceux quil produitnbsp;pat fa ckaleur.
-ocr page 412-prouvée par les Faits quQn allèguej 6c quil neft pas prouvé que celle quon peut avoir ob-fervée de la part de la JLune liar 1Atmosphere,nbsp;OU fur dautres Corps, ne dépend pas de fonnbsp;action nrccanique ou des refultats de cette action. Maisua pareil examen nous eotraineroitnbsp;beaucoup trop loinnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;H nous luffit davoir
(c- Cette diseuffion rouleroit en effet fur tousles point? 3ugt;tquels on a étendu linfluence des Planètes amp; des Comités , influence fur les Corps, influence fur la fantc ,nbsp;fur la maladie, peut-ctre meme fur les évènemens amp; furnbsp;1prdre moral.. On aüègue nombre dcyenples, maisnbsp;nous ne craignons pas davanccr que, plufteurs de cesnbsp;cxemplcs font trop vagues, amp; trop peu concluans; quonnbsp;a fait un abus exceflSf de iarguinent fautif, fost hoe, ergtnbsp;frefttr hoe, dont nous avons pavlé ci-deflus, §. 14; enfinnbsp;quon na fait aucune attention a nombre de caiifes plusnbsp;prochaines Sc plus réelles, qui ont du agir fur les efFctsnbsp;quon a allègués en paufe de cette prétendue influence.nbsp;Je crois même quon a abufé de Tautorpe des Anciensnbsp;fur ce fujet, St quon leur a attribué, au moins en partje , des fentimens quils nont pas eus. On pcqt voir ènbsp;larticle cité de \'Encyclopédie une esquiffe des différente*nbsp;fortes d'argumens quon employe pour prouver cette influence. Pour ce qui eft de Iinflucnce d? la Lune furnbsp;quelques Phénomènes Météorologiques, je 1admets com-nte une manière abregéc dc sexprimer pour indiquer u-*1? coincidence non abfolue amp; perpétuelle, mais ordi-Waire, ou ail'ez frequente, de certains Phépomènes avee
les
11
-ocr page 413-Mxameft du nbsp;nbsp;nbsp;M. mësmèr. 397
feit remarquerque cette influence générale que M. M ESM E R adniet comine un Fait, neft riennbsp;moins que prouvée dans tontes fes parties, Scnbsp;de la maiiiére irréfragable dont elle devroit lê*nbsp;tre pour faire la bafe dim Syftème quelcon-que, amp; furtout dun Syftème dans lequel il nenbsp;sagit pas dune Théorie plus ou moins biennbsp;établie, mais dune ptatique, de modificationsnbsp;que lhomme peut apporter par fon fait aux ef-fiers de cette influence, Sc de Iimitation quilnbsp;peut faire de fon action.
§ as- M. MËSMER fiippofe quun Fluïde continu, extrémement flibtil, Sc qui pénètrenbsp;paitout, fusceptible de recevoir routes les im*-presfions du mouvement, mais foumis a desnbsp;Loix encore inconnues, eft la caufe de cettenbsp;influence. Cette hypothèfe neft pas fusceptible de démonftration direéte, puisque Ie flui-de qui en eft lobjet ne fimroit être foumis a
lexa-
Ifs tems auxquels la I.une eft dans tels ou tcls points de fon orbite, fans prétendre que cette coincidence foitnbsp;une preuve de canfalité, - ou dunc influence de Ia Lunc,nbsp;différente de fon aétion mécaiiiquc fur lAir, ou fur bnbsp;péfanteur générale de tous !es Corps; action qui pour-roit fervir i rendre raifon de quclques ons de ces Phé-aomenes.-
-ocr page 414-258 Reflexions fur Ie' Magnétisme Anhnal.
Texamen des fens, feul moycn den conft^ter évidemment rexiftencej ni a celui de lExpé-rieiice ou de rpbfeivation, feuls moyens detinbsp;faire connoitre immédiatenient les propnétés.nbsp;¦11 en eft de cette caufe comme de töutes cellesnbsp;quon-aimaginées pour expliquc? la Gravitation ,nbsp;OU tout autre Phénomène dependant, ou pré-tendu dépendre, de iaclion de fluides invift-bles: On ne peut rendre lexiftence amp; les prp-priétés de paveiiics caufes probables, quen dé-montrant quil eft un accord parfait amp; exadt,nbsp;entre routes les parties eflentielles amp; accesfoi-res de lHypothèfe, amp; tons les Fairs, amp; routes les circonftances de ces Fairs quil sagitnbsp;dexpliquer. La Théorie inéme de la gravitation univcrfellé neft fondée que fur un pareilnbsp;accord ; amp; elle eft, non feulement probable,nbsp;mais rigbureufement démontrée, uniquementnbsp;parceque eet accord eft iaccord des Faits avecnbsp;les réiultats de Calculs exadts, amp; précis dansnbsp;tous leur Élémens. Je renvoye a ce que jainbsp;dit fur ce fujet dans la premiere partie de cenbsp;Récueil, p. 4. §. 57 amp; 63 , note (*) amp; . Ornbsp;M. MES MER na fait quétablir un pareilnbsp;fluide, fans faire voir que les Phénomèncsnbsp;connus exigent, pour pouvoir ctre expliquésnbsp;avec précifion, amp; fon exiftenee, Sc fes pro-priéces telles que rAutcur les fuppofe.
A joU-
-ocr page 415-Examen du Syflhne de M. mesmër.
A j o U T o N S que M. m e s m e r nexpli-que p;i? ce quii encend par Xintmfion amp; la ré* misfton des propriétés .dc la matière: quil nenbsp;prouve pas quune pareillenbsp;nbsp;nbsp;nbsp;amp; rémisfion
ont lieu, amp; encore moins quil en doit reiulter un flux amp; réflux dans les Corps animcsj ounbsp;dans Ie Fiuide general quil luppofe.
§.lt;ï.4.. IL refulte de ces Reflexions i°. que k- Fait-que M. m e s m e r pofe pour bale ncftnbsp;rien moins que conflate: 1°. Que.rexiftencenbsp;du Fiuide univerfel quil établit^ amp; qui doitnbsp;ètre eiitre fes mains lagent Ie plus puifl'anc denbsp;la Nature, ,eft purement hypothétique ; quenbsp;M. ME s M E R na rien allègué pour la prou*nbsp;ver, amp; que méme eile nell pas lusceptiblc dfcnbsp;preuves diredtes. Mais quand nous fuppoie'-^nbsp;rions pour un moment quil exifte un parcilnbsp;Fiuide univerfel, tres - fubtil, penetrant parnbsp;tout} quil eft Tintermède de Iafcion préten-due, fuppofée réelle des Corps Ccleftes ftir lanbsp;Terre, amp; de celle des Corps terreftres en-treux, cela fliffira -1 - il poitr donner au Syflc*nbsp;me de M. m es m er Ie degré'tle certitude quenbsp;eet Auteur y attache ? II sagiroit dadmettrenbsp;préaiablement encore plufleurs autres luppofiti'nbsp;ons, qui ne font accorapagnées daucune prCuve.
M. MfiSMER ctabiit (Prop. 7.) que les pro-
pric-
-ocr page 416-400 Reflexions fur le Mugnéthfhe Animal.
priétés de la maticre amp; du Corps organife dependent de cette Opératien, c. a. d. (Prop. 5' amp; 6.) du flux Sc du reflux de ce fluide fubtil,nbsp;de cet agent univerfel, rnais dun flux Sc reflux plus ou moins compofé felon la nature desnbsp;Corps qui le déterminent. Mais ou eft la preu-ve, que toutes les proprictes de la matière c.nbsp;a. d. de la matière entant que telle, du Corpsnbsp;en général, la folidité , létendue, Iinertienbsp;Scc.j que toutes les proprictés fi variées, ftnbsp;multipliéesi, 6c fi diverfement modifiées desnbsp;Corps organifés, dependent du Ample flux Scnbsp;reflux de ce fluide? On le dit, mais on ne lenbsp;prouve pasj encore moins prouve-t-on que ccnbsp;fluide pénètre dans la fubftance des Nerfs, quenbsp;le Corps animal en éprouve les effets; pas unnbsp;feul fait, pas une feule raifon, pas une feulenbsp;induction qui tende a rendre ces hypothefes lenbsp;moins du monde probables.
IL y a plus: Les propriétés du Corps dé-pendent, dit-on, de cette opération: mais la nature des Corps k détermine: Or queft-ce que cette nature? cette nature neft-ellenbsp;pas le réfultat immédiat, Ienfemble de toutesnbsp;les propriétés ? Si done celles - qi dépendentnbsp;d^une Opération générale, la nature du Corpsnbsp;en depend ausfi, eft déterminée par elle, Scnbsp;ne k détermine pas.
De
-ocr page 417-Examen du Syjihne M, mesme401
De toutcs ces fuppofitions entafTées les unes fur les autres fans preuves, amp; qui ne formentnbsp;encore que les prémiiïes générales, lAuteurnbsp;en vient a des efFets plus particuliers, qui de-vroient ne pas être des hypothèfes, mais desnbsp;fairs, 6c dont Texamen eft, ou dok être uncnbsp;Quellion de Fait, Sc non des raifonnemens pu-jrement fpéculatifs.
$. 2.5. II. M. MESMER prétend, quilfe nianifelle dans Ie Corps humain des propriétésnbsp;analogues a celles de TAitnantj quon y ob-ferve des Poles divers ês* oppófés, qui peuventnbsp;érre communiqués , changés , renforccs j Scnbsp;même TincUnaifon magnétique (Prop. VU-)nbsp;Cette Propofition coiitient des Faitsj desFaitsnbsp;qui tombent fous les fens, êc qui par confé-quent font fusceptibles de preuves palpables,nbsp;a la portée de tous ceux qui favent ce quenbsp;font les propriétés de rAimant, fes Poles, Scnbsp;fon inclinaifon: Mais je ledemande, ou fontnbsp;les preuves allèguées, ou indiquées par M.nbsp;MESMER, ou affez fimples pour que chacunnbsp;les puiffe tirer de la propre expérience?
J E crois pouvoir dabord pofer en Fait, que Perfonne nappeiyoit en foi-même, ou pour nenbsp;pas p.arler crop généralement, du moins quenbsp;U plupart des Perfonnes, celles mêmes qui
tome n, nbsp;nbsp;nbsp;Ccnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fa-
-ocr page 418-400. Reflexions fur Ie Magnêtismé Animah
favent ce que cell que rAimant, nappercoi-vent pas nacurellement en elles-mêmes des pro* priétés analogues ^celles de lAimant: amp; patnbsp;conféquent que fi elles les poflédent, elles lesnbsp;pofledent fans en avoir ld confcience: amp; que finbsp;jamais ces propriétés deviennent fenfibles,nbsp;comme il faut quelles Ie deviennent pour quonnbsp;puilTe prouver quelles exiftent, elles ne Ie deviennent quaprés avoir été excitces. Cela po*nbsp;fé, quelles font ces propriétés % VIndinaifon ?nbsp;Jai une idéé tres - claire de Ilncliiiaifon mag-nétiqiie Sc de fa liaifoU'intime avec lattraclionnbsp;de lAimant: mais je nen ai pas la moindre denbsp;ce queft, ou peut ctre, 1 Indinaifon dans Ienbsp;Corps humain, £c M. mesmer nexpliquenbsp;nulle part ce quil entend par 1-i. Les pro-priétes dC Jlttradion amp; de Repulfton , ou desnbsp;propriétés analogues a celle - la ? M. mesmer nen park pas dans fon Ouvrage ; 6cnbsp;sil a en vue les Experiences dont M. steig-EEHNER fait mention, 8c qui ont été faites ennbsp;préfence de ce Phyficien, nous renvoyons anbsp;ces niêmes Expériences, 6c a celles de M-KLiNKoscH (§. 5.) pour en faire fentirnbsp;rillufion. Les Poles ? Les Poles font dansnbsp;lAimant les parties de cette Pierre, dans les-quelles Tattradrion eft la plus forte attraélion,nbsp;ou aétion, qui décroit enfuite jusquau point
qui
-ocr page 419-Examen du Syfième de M. mesmer. 403
qui fépare la partie boréale de lauftralc; les deux Poles font doués des mêmes propriétés générales , amp; ne font oppofés quen ce feul point quenbsp;lun attire ce que laiitre repoulfe. On faitnbsp;enfin quon peut changer ces Poles de naturenbsp;amp; de place, maïs que ce ne peut être quaunbsp;moyen dAimans plus vigoureux que celui dansnbsp;lequel on opère ce changement. M. mesmer admet dans Ie Corps animal des Polesnbsp;cgalement divers amp; oppofés. Ceft: la , nounbsp;une conjeéture, mais une propriété réelle, unnbsp;fait, quon doit pouvoir obferver , Sc donenbsp;on devroit donner la preuve.
D .4. N s tout foil Ouvrage M- mes MER
ne paiie de ces Poles quen un feul endroic,. favoir a la p. 33. ou après avoir rappoité lesnbsp;opérations quil a faites fur M. A * * *, ennbsp;prefence de Commiflaires de 1Académie Royalenbsp;des Sciences Sc qui confiftoient a exciter dansnbsp;eet afthmatique des tiraillemens dans les poig-nets, une toux violente, il ajoute : jof- fris a ces Mesfieurs une preuve que notrenbsp; organifation eft fujette a des Poles ainfi quenbsp; je lavois avancé ; ils y confentirent: ennbsp;,, conféquence je priai M. A * * * de mettrenbsp; un bandeau fur fes yeux; cela fait, je luinbsp; paffai les doigts fous les narines a plufieursnbsp;^ reprifes, amp; changeant alternativement ladi-
re-
Cc a
-ocr page 420-404 Reflexions flur le Magnétisme Anirnd.
rection du Pole, je lui faifoi; refpirev ime 5, odeuv dc fouflFrc ou je Ten privois a volon-5, té: ce que je faifois pour Iodorac, je lenbsp; faifois également pour le gout a Iaide duncnbsp; tafle deau. Suppofons la réalité des Fairsnbsp;que M. MESMER allègue; quel eft le Fait?nbsp;II fe reduit a ceci, que M. A quot;* * * éprouvoitnbsp;des fenfations dcterrninées a Ioccafton de certains mouvemens de M. m e s m e r : fuppofonsnbsp;encore , quoique ce ne foit plus la un Fait,nbsp;mais une confequence dcduite du Fait, amp; line,nbsp;confeqiience quil sagiroit, non detablir fim-plement, mais de prouver: fuppofons, disje,nbsp;que ce foit M. mesmer qui ait opérc me-cmiq^uement ces fenfations, quy a-t-il dans cenbsp;Fait qui prouve qne le Corps humain a quel-que chofe qui reftcmbie smxPoles de FAiniant»nbsp;quon puifie nommer Poles avec quelque rai-fon, quon puifle nommer Poles différens 6cnbsp;oppofés. Les tiraillemens, les fenfations, Io-deur de fouftre, les douleurs quon fait éprou-ver a quelquun, feroient-ils le Pole quon excite, le lieu duPolt quon fait changera Volon-té ? 6c comme cette influence fe fait par Taction de Tagent général du Fluide univerfelnbsp;CProip- I -6) qui pénctre la fubftancedes Nevfinbsp;(Prop. 8), 6c que M. m e s m e r a le pouvoirnbsp;de mettre en jeu (Prop, ii , ay.), Tendroit
OÜ
-ocr page 421-Examen du Syfthnc M. m e s m e r . 405-
«ü les douleurs parqiircnt avoir lieu, feroit- il celui OU cette aftion eft la plus forte, amp;: pour-i'oit - il être nommé a caufe de cela Pole,nbsp;comme on uomnie Pole de TAiiuant Tendroitnbsp;oü ladlion eft la plus forte? Maïs il me fem-ble que ce feroit un étrange abus des mots:nbsp;quon prend des mots pour des chofesj outtsnbsp;qualors un pareil ple nexifteroit plus lors-que la fenlation eft uniforme partout: c. a. d.nbsp;lorsquon néprouve aucune douleur locale 5nbsp;quoique lAimant poflede toujours les poles:nbsp;6c qualors encore rien nindique ce que ceftnbsp;quun Pole oppofé, en quoi il conftfte, quelnbsp;eft fon effet, 6c oü il fe trouve. Doü il re-fulte : 1°. que ce que M. mesmer avancenbsp;comrae un fait, neft quune fuppofition,nbsp;denuéc de preuves, non feulenient direftes,nbsp;quon feroit en droit dexiger, mais mêmcnbsp;dindireamp;es s amp; a°. que 1expérience quil al-lègue ne prouve en aucune faqon ce quilnbsp;avance.
§. a6. 111. Nous ne nous arrèterons pas a examiner la definition que M. mesmer,nbsp;donne du Bdagnéthme animal^ ni a faire voirnbsp;combien Ie mot Magnétisme y eft pris impro-preraent, 6c y eft mal appliqué j mais nous a-nalyférons fa doftrine, nous comparerons en-C c 3nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;trel
-ocr page 422-¦4.ö5 Reflexions fur Ie Magnétisme Animal.
trelles les Propofitions lo, ii, la, Sc les en-droits qui y ont rapport, 8c irous en conclu-rons que Ie Magnétisme animal confifte felon M. M E s M E R : 1°. a pouvoir recevoir 1in-fluence des Corps celeftes, 6c laftion reciproque des autres Corps terreftres qui nous envi-ronnent; a°. a pouvoir propager cette aétion,nbsp;amp; la communiquer a dautres Corps, foit ani-més, foit inanimés. Mais cette a£tion ne fenbsp;fait quau naoyen dun certain fluide, repandunbsp;partout, amp; fusceptible de tous les mou\ emensnbsp;(Prop. I 6), 8c ceft dans Tadion de ce fluide que confifte proprement Taftion des Corps.nbsp;Doü il fuit, que pojféder Ie Magnétisme ani~nbsp;e^'agir par ce Magnétisme^ que communiquer ce Magnétisme^ ceft: i°. êtré en etatnbsp;de reqevoir quelquaftion du Fluide univerfeljnbsp;repandu partout: ceft a°. avoir la faculté denbsp;mettre ce Fluide en mouvement, 8c dagir parnbsp;fon moyen fur les Corps qui nous environnent:nbsp;c'eft enfin 3°. communiquer a d'^auwes Corpsnbsp;la faculté déprouver laftion de ce Fluide, 8cnbsp;dagir par lui gt; 8c la leur communiquer au moyen de ce Fluide mêrae ; car il eft (Prop. a ) Ienbsp;moyen de iinfluence reciproque de tout Corps.nbsp;Mais, puisque Ie Corps animal éprouve les ef-fets de ce Fluide, que ce Fluide sinfinue dansnbsp;la fubftance des Nerfs, 8c les affeéte immédia-
tc-
-ocr page 423-'E.xdïïitn du Syflims de J\J, mester. 407
fGtïient 5 il s cniuit sncore 4 . que prctendrc agir a volonté par Ie Magnétisme animal^nbsp;fur les Corps animésj ceft prctendrc pouvoirnbsp;agir fur ces Corps en mettant enmouvement Ienbsp;Fluide univerfel que les Nerfs de ces Corpsnbsp;contiennent, pouvoir 1augmenter ou Ie dimi-nuer, en un mot, être en état de Ie mouvoknbsp;a volontè.
§ 17. E N fuivant cette aiialyfe du fyftèmc de M. MESMER, analyfe que jai lieu denbsp;croire exadte, ou du moins que jai taohé denbsp;rendre ausll exacte quil méioit posfible, dcnbsp;quoi sagiroit-il pour prouvcr la réalité amp; la vé-rité du fyftèrae de M. m e s m e r ? II sagi-roit, ce me femble, de prouver rigoureufe-ment les trois propofitions fuivantes: i. Quenbsp;celui qui fe dit polTéder Ie Magnétisme animalnbsp;a réellement Ie pouvoir dagir d volonté fur Ienbsp;fyllème nerveux du Corps animal, fur tout cenbsp;Corps, fur tout Corps quelconque: aquot;. Quenbsp;lorsquil agit, il agit rnécaniquement^ c: a: d:nbsp;par un moycn mécanique, 6c que ce nioycn eftnbsp;réellement ce Fluide univerfellement repandu :nbsp;en un mot, que ceft réellement lui, qui dé-termine par fon action, amp; daprès fa Volonté, Ie mouvement de ce Fluide, tant de celui qui efl: placé entre lui 6c Ie Corps fur le-C c 4nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;quel
-ocr page 424-.408 Reflexions fur le Magnétisme Animal-
quel il agit , que de celui qui eft conteau dans ce Corps, dans les Nerfs de ce Corps,nbsp;amp; dont il augmetite ou diminue la dofe, ounbsp;quil deplace a volonte. H prouver enfinnbsp;3. quil eft en etat de communiquer a dautresnbsp;hommes le pouvoir de faire tout ce quil faitnbsp;lui-même a cet égard.
L A premiere amp; la dernicre dc ces trois pro-pofitions font fusceptibles dc la démonftration la plus rigoureufe, puisquil sagit de Fairs,nbsp;Scde Fairs qui doivent être opércs dans des cir-conllanees, dans des lieux, amp; fur des perfon-nes qui otent tout foupqon de fupercherie.nbsp;Un horame agit-il, ou nagit-il pas, fans iu-rcrmède fenfible , fur dautres hommes, leurnbsp;commupique-t-il a volonié des fenfations, desnbsp;douleurs amp;c.? Voila un Fait, pour la démon-llration duquel il ne faut que des experiencesnbsp;faites en préfence de temoins irreprochables.nbsp;Un horame na aucun pouvoir femblable, matsnbsp;un autre homme, qui fe dit pofleder Ic pouvoir, 6c qui le prouve par fes oeuvres pretendnbsp;pouvoir communiquer la même faculté au premier j il I'entreprend: le fait-il, ou ne le fait-il pas? Cet homme qui ne posfédoit pas cettenbsp;faculté il ny a quun moment, la poflede-t-il aftuellement? agit-il, ou 11agit-il pas furnbsp;fes femblables? Voila encore un Fait, done
'Exü'ïïia'i du Syfllme de M. m ps ji e i?.. 40p
U déraonftratiori eft du piême genre que celle du premier Faip, amp; qui eft fusceptible de lanbsp;Biéme evidence-
1L nen eft pas ainfi de la feconde piopofiti-on : il ne sagit plus dans cclle-ci de Faits, ds Fairs palpables, doiir tons les hommes pournbsp;ainli dire peuvent jiiger amp; pour la décifiondesnbsp;quels il ne sagit que des yeux, 6c de bonne foi,nbsp;mais il sagit du mnraent de laftion, Laólionnbsp;fe fait fans intcrmède fenftble: mais eft ellenbsp;mécanique , ou limagination y influe-t-elle?nbsp;£ ellc eft mécanique, fe fait- elle par eet in-termède par lequel M. m p s m e rS pretendnbsp;quellc Ie fait, amp; de la rnanière quil avance?nbsp;voila des queftions diin genre plus relevégt;nbsp;pour la démonftvation desquelles il faut plus quenbsp;des flits palpables: il faut des discusfions, desnbsp;comparaifons de Faits, des Expériences: amp; ilnbsp;en faut dautant plus, que Iintermede dontM.nbsp;M E s M E R fe fert étant invifible, ne tonibantnbsp;pas fous les fens , il eft difficile , au nioinsnbsp;pour moi, de comprendre, couiment on pour-roit donner des .preuves direftes 6c évidentesnbsp;de cette feconde propolition, dont la certitudenbsp;importe néannioins a celle de tout Ie Syftème,nbsp;amp; non feulement a celle de la partie théori-que, mais encore a celle de la partie pratinbsp;que.
410 Reflexions fur Ie Magnétisme Animal.
§. 2,8. Je viens dindiquer quels font les articles que M- mesmer devroit prouvernbsp;de la manière la plus évidente, la plus fimple,nbsp;amp; la plus irrefragable, pour prouver la réalitcnbsp;des parties les plus eflentielles de fon fylleme,nbsp;pour autant quil ne concerne pas fon application a la Médecine: ceft un point dons nousnbsp;parlerons ci-apres ( §-36). On demandera fansnbsp;doute a prefent, quels font les articles que M.nbsp;MESMER a prouvés, ou jusquou les a-t-ilnbsp;prouvés, amp; quelles preuves a-t-il allèguées?nbsp;Ceft a quoi il ne fera pas difficile de repondre.
Sans entrer dans 1examen fcrupuleux de tous les Fairs, ou prétendus Fairs, de routesnbsp;les guérifons, ou prétendues guérifons, opé-rées par M. mesmer, on ne fauroit nier, cenbsp;me femble, foit dapi-ès quelques uns des faitsnbsp;quil allègue, qui paroilfent affiez conftatés, 6cnbsp;qui nont pas été niés par ceux que les circon-ftances auroient autorifé a Ie faire, silssétoientnbsp;trouvés faux, foit daprès Ie témoignagede M,nbsp;STEIGLEHNER (^?), foit daprès celui denbsp;M. K E N N E D Y (?), qui lun amp; lautre out étc
té-
{d) Voyey. §. CLXXIV. amp; CLXXV. de la Differta-üon, amp; les notes fur ces §§.
(0 Le Mercare de France de 1776 ayant rendu otnpte de quelquss epérations faitcs par M. m e s m e »
a Munifh
-ocr page 427-du Syjlime nbsp;nbsp;nbsp;M. m e s m e . 4 i
témoins oculaires de quelques operations de M. M E s M E R, que ce Phyficien ne foit parvenunbsp;a exciter par fa prefence, par fes geiles, parnbsp;fa voix, des fenfations douloureufes a quelquesnbsp;malades: a exciter en etix des douleurs, a re-^nbsp;t-eiller ou a accplerer des attaques de maux denbsp;dépilcpfie amp;C. Mais M. MES MERnbsp;na rien allègué pour prouver quil opère cesnbsp;actions par une caufe purement mécanique;nbsp;pat* un intermèJe exiftant hors de lui, amp; quilnbsp;met en adlion : par un Fluide fubtil quil met ennbsp;mouvement a volonté. Au contraire, les experiences direótes de M. M. «teiglehnernbsp;6c KLINKDSCH () prouvent fans repliqiie
quil
'a Munich (voyei Troifième Mémoire, Partie II, note^) jai cru pouvoir maddreflcr fur ce fujet a M. kennedv.nbsp;Secretaire de lAcadémie des Sciences de Bavière, avecnbsp;leque! j'ai l'honneur d'etre en correfpondence. II manbsp;repondu quil ne paavoit douter que'M. mesmer nex-«itat des recidives dans les perfonnes attaquées de Malnbsp;taduc; q'ail cn avoit été temoin plus dune fois: raaisnbsp;que les pofleffetirs df ce quon nommoit Magnétisme animal, nen traitoient quavec myllère, amp; qupn navoitnbsp;pü les engager a en doener de raifon phyfique.
() Voyez, ?. CLXXIV. de la DilTertation de M, steigi-ehner 8c note a fur ce §.
Qiwnd M. mesmer dit (p. 36.) ,, Javois entendu plufieurs fois attribuer vaguemeat ï ïimagmtkn ceux
,, de
-ocr page 428-de lues efFets cjuon votdoit nbsp;nbsp;nbsp;niais il etoh naurtMt
^fpQur mol cTimendro lul flttribuer dcs cffets avoues tels ,,que je vcnois de les piüduire; i! confond entre trai-ter un effet dimaginairc, ou le nier, amp; Iattribuer knbsp;rimagination: il ne confidcre pas quun effet peut êtrcnbsp;très-réel, très-fenfible aux yeux , giioiquc ce foit Iimagi-nadon feule, ou Iaftion de I'Amc du malade fur fonnbsp;Corps, amp; non une adion mécunique exttme, qui en eftnbsp;la ciufe. Les Etfets produits par M. steiglehser,nbsp;amp; qui etoient exadlemeat les memes que ceux que M.nbsp;MESMER avoit opercs fur le même malade, amp; quil pre-tendoit avoir produit par le Magnhime animal, étoientnbsp;affurément réels; mais la caufe nen etoit pas moins Iir-magination. Quand M. m e s m e r dit encore. Lors-,,que p. ex. je promène fous mon doigt une doulcurnbsp;,, fixe occalionnee par une incmnmodité qudconqus, lorsqucnbsp;,, je la porte a volonté du Cervcau i 1Eftomac , de IEs-,,tomac au bas 'Ventre, amp; reqiproquement du Venirenbsp; a rEflomac, 8c de rEftojnac au Cerveau, il ny a quenbsp;,, la folie confomrnée ou la maifvaife foi la flus inftgne quinbsp; puiffe meconnoitre IAuteur de fenfations pareilles.'nbsp;Il ne diltingue pas quon peut-etre 1'Auteur d'une fenfa-tion en ce fens quoii la fait naitre, qu'on eft roccafionnbsp;a laquelle elle eft excitée , fans quil senfuive que eeftnbsp;par un adion purement mecanique amp; exterieure quonnbsp;la produit, amp; que ce neft pas uniquement 1imaginarionnbsp;du Malade qui eft mife cn jeu par celui qui fe Croit ounbsp;dit IAutcur de la fenfation, imagination qui a fonnbsp;tour met le Syftèmc Nerveux en mouvement 8c en des-ordre.
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moins joue un trés - grand role dans ces Opé-rations, pour ne pas dire quelle en eft la cau-fe unique: qui fait naitre ou cefTcr i volontc les mêmes effets quc M. mesmkr produit,nbsp;amp;c qui, tres - certainement, nemploye aucunnbsp;moyen mécanique. Enfin, M. mesMËRnbsp;na pas prouvé quilpeut communiquer adaii-ires perfonnes la pui?fance quil fe dit pofie-der: il ne nomme perfonnc a qui il la com-'nbsp;niuniquée, il ne dit mille part lavoir commu-niquée jamais, quoique cette communicationnbsp;foit la pierre de touché la plus certaine de lanbsp;réalité de fon pouvoir. II ne parle au contraire, quavec emphafe de la difficulté quilnbsp;auroit a communiquer ce pouvoir, de la prudence quil devroit employer en formant desnbsp;clèves, de Pimposfibilité oü il fe trouveroitnbsp;detre également entendu de tont Ie mondenbsp;(§.io. note D), enfin de lautorité dont fa dcci-fion doic être jusquau moment quil auranbsp;communiqué toute fa Doétrine (^g). Maisnbsp;nous reviendrors encore fur ce point § 37- 38.
U
(g) Void comme il sesprime p. 61. ,, Quoique inon Expéricnce mait appris que Ic Magnétisme anima!nbsp; entre les mains dun homme fage nexpofera jamais Ienbsp; maUdc a des fuites fadieufes, je convicns que '-ette
.. OUfiS-
-ocr page 430-IL fuit de ce qiie nons venons de dire j que des trois articles effentiels a la vérité du Syflè-me de M. mesmer, il n*y a de prouvcnbsp;quune tres - petite partie du premier, une par-tie qui forme moins une partie elTentielle,nbsp;quune condition préakble, favoir que M.nbsp;MESMER agit ou a agi fur le Sylleme ner-veux, fur la conftitution de quelques perfon-nes: mais il neft pas prouvé qub] peut agir ounbsp;quil a agi fur tout Corps animalnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;tout
queftion eft dc fait, 8c ne peut êtie décidée avec ,, connoifiance de caufe quau moyen dl';xpcricnces ausfinbsp;,, conftantes que refiéchies, mais c'eft precifement par
cette raifon que ma voix feule feut être de quelque poids 5, a eet égard-, jusqaa ce que lIitude approfondie denbsp;,, ma dodtrine donnera le droit de fe croire autant ounbsp; plus éclairé que mol.
(^) Si M. MESMER agiirnécaniquement, 8c au moyeu dun fluide univerfel, fur le Syftème nerveux 8c 1orga-nifation du Corps, ue devroit-il pas pouvoir agir denbsp;jnême fur des Anima ux dont lorganifation eft a eetnbsp;egard analogue a la notie } 8c si' le peut, ne feroit - cenbsp;pas une manière aifée de faire des cxpériences décifivesnbsp;8c tranchantes, puisquen ce cas limagination nauroitnbsp;certainement aucune part dans les effeis quon obferve-roit ? ne feroit - ce pas un moyen fimple, 8c tout a Ianbsp;fois exempt de ce que M. m e s m e R lui même craintnbsp;quon appelle barbarie dans fes Experiences.^ (v. §. 30.)-
Si M. mesmer ne pent'pas agu fitf les animaux, ne ft'
roit
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Corps indiftinftement, comme il Ie faudroit pour que la premiere piopofition fut prouvéenbsp;dans fon entier. Mais dira-t-on, 11 ce pointnbsp;neftpas encore prouvé, sil na pas encore etenbsp;prouvé que M. m e s M e r agit par lintermè-de quil a établi, quil peut communiquer fonnbsp;pouvoir, OU quil la communiquce, peut-onnbsp;en conclure que ces points ne Ie leront jamais,nbsp;OU que M. M E s M E R nen a pas la pi euvc parnbsp;devers foi, quoiquil nait pas encore jugc anbsp;propos de la publier? On fent quil neftguè-res posfible de repondre catégoriquement a unnbsp;argument de cette nature, a un pareil échap-patoire: mais fi 1on continue a examiner lesnbsp;autrespropofitionsavanccespar M. mesmer,nbsp;il ne fera peut-être pas difficile de favoir a quoinbsp;sen tenir fur ce fujec.
§. ap. M. MEs-roit - on p»s en droit de rejetter 1univerfaliié de fa doctrine , de fon agent, amp; dexiger quil rende raifon de cctte difference eifentielle entre des êtres dont 1'organi-fation paroit daülcurs trés-analogue ? Mais sil eft vrai,nbsp;comme M. mesmer Ie pretend, que 1Aimant nagit jamais fur Ie Corps animal que par Ie Magnétisme animalnbsp;(§. 20. Prop. 22.) amp; fi PAimant a quelqucfots agi fur dc*nbsp;animaux , comme M. h ü e n e r pretend favoir obfervénbsp;(V. fa diifertat: 2= Partie leSeél.), neft-il.pas au contraire fur que Ie Uagnéthme animal agit fur ks animaux,nbsp;fit que M. MESMER doit ausfi pouvoir agir fur ceus ei?
-ocr page 432-§. a9. M. mesmer avance (Prop. 13.) qiion obflerve a I'exférimce un écoulement du-iie matière extrémément fubtilej Voik unnbsp;Fait que ce Phyficicn énonce, amp; quil feranbsp;difficile de croire puisqiie cette matière fubtilenbsp;dint il eft queftion ne tombe pas fous les fens,nbsp;6c quon ne iauroit obferver ce qui n*y. tombenbsp;pas. Mais quelles font les preuves que M.nbsp;MESMER allcgue? les voici. 11 dit i°. p. 33,nbsp;qua Mr. A * * afthmatique dont nous avonsnbsp;deja pavlé (§'2.5.) 5 amp; auquel il fit éprouvernbsp;des tiraillemens dans les poignets, 6c une attaque daftllme , difoit fentir des courans denbsp;,, matihe fubtile dans les brasquot;: a. p. 81.nbsp; que che2i la Malade (dont nous avons paiicnbsp;,5 ci-deffius (§. e.0. note F) il refulta de Iappli- cation de pieces aimantées, des fenktionsnbsp; exrraordinaires, 6c quelle éprouva intérieu- rement des courans douloureux dune matièrenbsp; fubtile, qui, apres differens efforts pournbsp;,, prendre leur diredtion, fe déterminèrentnbsp;,5 vers la partie inférieure, 6c firent ceffernbsp;,, pendant fixheurestous les fymptomesdclac-,5 cès: 3.p.955 que M. le Baron d'A**- afl'ura fentir fi diftindtement les Courans of- fofés, que M. m e s m e R excitoit en lui, quilnbsp;¦», sengagea a défigner les yeux fermés chaquenbsp;,, mouvement du Fer que M. M es m e r diri-
S^oit
-ocr page 433-i, geoit vers Ta poitrine: que cette Expérien-' J5 ce eut lieu) nrais quon ny fit pas datten-55 tion.
IL ne fêra pas difficile dapprcder la Valeur de ces preuves. Les Courans de matièrê fub-tile dont il sagic ne font pas lcbjet iramédiatnbsp;de ces Obfervations: ce font les douleurs quenbsp;les Malades ont éprouvé qui 1ont été, 6c quenbsp;ces malades ont comparé a des courans de ma-tière fubtile. Mais il eft évident, quaucrenbsp;chofe eft asfimiler une fenfation quon éprou-ve, a cc quon simagine quon éprouveroitnbsp;par laétion de tels ou tels objets, 6c fentir réel-Icment la préfence de ces objets: La fenfationnbsp;feule eft un fait: l'mfimilation neft quunenbsp;conféquence déduite des Faits, 6c quon nenbsp;fauroit allèguer en preuve. Combien de foisnbsp;narrive-t-il pas dans de violens maux de Têtenbsp;OU de Poitrine (6c ceft malheureufement da-près une rude 6c longue expérience que jennbsp;parle) quon éprouye des douleurs quon compare a des coups de marteau : quon croit fen»nbsp;tir des courans dans la T ête, parceque la dou-leur change continuellement de place: qu^onnbsp;dit que la poitrine eft en feu, quon y fent unenbsp;, brulure, la presfion dun poids énorme ?nbsp;néanmoins perfonne nen conclura, quonnbsp;frappe réellement la T ête de Coups dg mar-TOME II.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;D dnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;teaugt;
-ocr page 434-418 Reflexions fur Ie Magnétisme Animal.
teauj quil sy fait des Couransj quil y a une chaleur ou un feu, ou un poids applique a knbsp;Poitrine. lEffet ordinaire dun Coup violentnbsp;a la Têtq neft-il pas de produire une fenfationnbsp;femblable a celle quon éprouveroit fi Tonnbsp;voyoit une multitude detoiles, que cependantnbsp;on ne voit certainement pas % Ces asfimilationsnbsp;ne font done pas des feniations quon épi'ouve jnbsp;ce font des conféquences quon déduit de cesnbsp;fenfations amp; par lesquelles on croit pouvoir lesnbsp;exprimer. Mais, une expresfion méthapho-rique ne fauroit jamais être la preuve dunnbsp;Fait (z).
§. 30. M. MES MER prétend (Prop. 14.) que laótion du Magnétisme animal a lieu a unenbsp;diftance éloignée, lans Ie fecours daucunnbsp;Corps intermédiaire. M. mesmer exceptenbsp;fans doute de ce fecours, celui de fon fluidenbsp;univerfel, puisquil eft non - feulement repan-du partout (Prop, a.) mais quil eft encorenbsp;(Prop. 6.) le moyen par lequel Iadlion reciproque de tous les Corps a lieu. Je fuppofenbsp;que M. M E s M E R tireroit les preuves de cette
pro-
(») On verra tout i Ilieure §. 3a. note m que M. s s M E R *dmet liii - memc ce raifonnement.
-ocr page 435-^icumen du Syflïme de M. mes MER. 419
proportion, de ce quil produit des fenfations fur les malades fans les toucher, mais feulementnbsp;en dirigeant Ie doigt ve];s eux, 011 cn faifantnbsp;quelques geiles (JC). Cependant les opérationsnbsp;de M. M É s M E R ne paroiflent pas avoir éténbsp;toujours dénuées de tour appareil, foit que ce-lui-ci foit nécelTaire, amp;; reel gt; foit quil fervenbsp;a émouvoir 1imagination des malades; foitnbsp;quon Ie deftine a donner Ie change aux fpefta-teurs. Si eet appareil neft pas nécelTaire ounbsp;utile, M. MESMER fe fait vifiblement du tortnbsp;en lemployant: 8c sil Teil, M. mesmer doitnbsp;pouvoir cömmuniquer en quoi amp; comment ilnbsp;Teil, Sc il ne fauroit plus dire que fon Magnétisme animal agit fans Corps intermédiaire.nbsp;Quoiquil en foit, M. mesmer ne fauroitnbsp;nier quil employe quelquappareil: car ilnbsp;¦ avoue p. 93 , quil y avoit dans fon apparte-,5 ment une efpèce de baquet, monté for troisnbsp; pieds, reconvert, amp; doii forcoient quelquesnbsp; Verges de Fer, réeourbées de roaniere anbsp; pouvoir en appliquer les extrémités foit a lanbsp;,, Téte , foit a la Poitrine, foit a TEllomac,
foit
(*) V. §. CLXXIV. du Mémoire de M. s r £ n e-amp;BHNER.
Bp.o Reflexions fur Ie Magnétisme Animal.
jj foit au Ventre, ce queflFeftuoient au même inftant des perfonnes asfifes autour du ba-,, quet. II dit p. 90. quil dirigea de qua-,, tre OU cinq pas au loin une Verge de Fernbsp;quil tenoit a la main, vers la poitrine dunbsp; Baron dA**** [rujet a des attaques dafth- me]: p. ^6.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp; Que la diredtion de fon
S5
33
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35
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,5 cere.
,5 Fer excita un tremblement a M. V** fujet a des, maladies nerveufes, chaleur au Viia-ge, fufFocation, fueur Sc défaillance. Enfin voici un exemple encore plus fort que M.nbsp;M E s M E R allègue ? p. 97. Je dirigeai monnbsp;fer vers Ie front de Mile B**. la douleurnbsp;quelle y reflentit fut prompte: je la laifTainbsp;calmer: dans lintervalle joffris de prouvernbsp;que Ie foyer du malnétoit pas dans laTête,nbsp;maïs dans les hypochondres : en conféquen-ce je dii'igeai mon fer vers lhypochondrenbsp;droit: la douleur fut plus fubite amp; plus vivenbsp; que la premiere fois; je laillai calmer encorenbsp; la malade: amp; augurant que Ie vrai Principenbsp;,, du mal étoit dans la rate, jannonqai quonnbsp; allo it appercevoir la difference de mes effets.nbsp;A peine eus-je dirigé morr Fer vers ce Vis-que k Dlle B. chancela, Sc tombanbsp; les membres palpitans, dans des douleurs ex- cesfives. Je la lis emporter tout de fuite, nenbsp;3? j^geant pas a propos de poufler plus loin
53
EXquot;»
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Experiences, que déja plus dun Lefteur accufent peut-être de barbarie (/).
VoiLA des Faits allègues par M. m e s m e r même, 6c desquels nous concluons quil a, aunbsp;moins quelquefois, employé quelque, appareilnbsp;amp; des Corps intermédiaires j ce qui peut 6cnbsp;dok faire fuppofer que ce fecours étoit au moinsnbsp;dutilité, fuppofition qui ne. saccorde pas avecnbsp;la propofition que nous examinons- Du. reftenbsp;je nexamine pas ici Tautenticité de ces Faits,nbsp;dont M. ME SM ER allèguc destéraoins. Jenbsp;fuppofe ces Faits vraisj 8c il en refulte, quenbsp;ces malades ont éprouvé des recidives des dou-leurs, lorsque M. mesmer a dirigé fon Fernbsp;vers eux, ou lorsquils en ont été touchés:nbsp;mais ils ne prouvent pas que ces douleurs ontnbsp;êté produites par une aéfcion réelle 6c mécani-que de M. mesmer, 6c quelles nont pasnbsp;été un effet de 1Imagination du malade, ceft,-a dire produite par cette Imagination, de l'anbsp;même manière que M. steiglehner anbsp;excite des douleurs très-vives dans unde fes amisnbsp;uniquement en fixant 1Imagination de cettenbsp;perfonne fur les Opérations quil allbic faire.:
moins.
(/) On sépargnerait cette barbarie en faifant des Es-périences fur des Animaux. v. §, i8. note k.
Reflexions fur k Magnitisme Animal.
nioins encore ces Fairs prouvent - ils qiie les douleurs excitées par M. mesmer amp; fiippo-fees produifes par une adtion mccanique, Pontnbsp;été par celle du Fluide univerfel, etabli par cenbsp;Phyficien, qu'il a mis en jeu, Sc qu il a faitnbsp;mouvoir a volonté dansles Nerfs du malade.
§¦31. M. MESMER avance encore (Prop. 15 amp; 16. ) que Paction du Magnétisme Animalnbsp;pout etre réflêchie par Ics glacés, amp; propagéenbsp;par le fon. II nen apporte aucune preuve:nbsp;mais je fuppofe quil fe fonde fur ce quil anbsp;excite des douleurs amp; des attaques a des per-fonncs affedcées de maladies nerveufcs, uni-qucment cn dirigcant le doigt vers un miroir,nbsp;ou en ordonnant au malade de montrer dunbsp;doigt un miroir qui réflêchilToit Pimage dc luinbsp;M- MESMER, ou enfin en jouant de quel-que Inftrument, comme on en a vu le détailnbsp;dans le §. CLXXIII. CLXXIV- de la differ-tation de M. steiglehner: mais on a vunbsp;en même temps combien ces preuves font équi-voqucs, amp; mêmefaufles: de forte quil feroitnbsp;inutile de nous arrêter plus longtems la -defius.
§. 3a. M. MESMER établit, quon peut tranfporter lavertu magnétiq^ue (Prop. 17.); fub-ftituons a ce mot de Vertu magnétique ^ ou de
, nbsp;nbsp;nbsp;Mag'
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j^ugnétisMB nbsp;nbsp;nbsp;) car c eft la cc cjuc figiiifie
ici cette vertil, les définitions que M. mesmer a données de ce Magnétisme , ou plütot lesnbsp;conféquences trcs-légitimcs que nous avons dé-duites de ces définitions comparces entrelles,nbsp;Q §. 0,6.') lon verra que la propofition re-vient a ceci. Quon peut transporter \z facultynbsp;de recevoir quelquaélion du fluïde univerfelnbsp;rcpandu.par tout, ainfi que \% faculté At met-tre ce fluide en mouvement, amp; dagir par fonnbsp;moyen fur les Corps qui nous environnent.nbsp;Mais une faculté nefl: pas un être réel, neflnbsp;pas un etre transpertable. Ainfi la propofitionnbsp;na aucun fens en la prenant a la lettre: figni-fieroit-clle quon transporte Ie fluide univerfelnbsp;même? Mais on ne fauroit transporter un Élement qui penètre tout par fa fubtilité, qui efl:nbsp;repandu partoqt; qui nefl: pas combiné avecnbsp;quelque bafe: amp; fixé pour ainfi dire par cettenbsp;combinaifon : fignifici'oit-elle, quon communique dabord la faculté dont il sagit a unnbsp;Corps brut; c. a. d. quon met dabord cenbsp;Corps en état de recevoir queiquaétion dunbsp;fluide Ainiverfel, de raettre ce fluide en mouvement, amp; dagir par fon moyen fur les Corpsnbsp;qui nous environnent j quon transporte enfui-te ce Corps, 8c que ceft en Ie transportantnbsp;quon transporte k vertu maguétique Cpnbsp;D d 4nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fens
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fens préfente au moins une idéé raifonnable, amp; cefl: peut-etre celui auquel il Teroit naturelnbsp;de fe tenir, foit parceque M- m e s m e r pré-tend que les Corps bruts font ausfi llisceptiblesnbsp;du Magnétisme animal.^ foit en conféquencenbsp;du feul article de 1ouvrage de M.mesmernbsp;oü fe trouve un fait, quon pourroit alleguernbsp;en preuve de la.propofitioh dont il sagit. Voi-ci comment M. mesmer raconte ce fait anbsp;lapag. 90.
On mamena une Dame qui avoit perdu le fentiment de Iodorat} amp; que jai guérienbsp; dgpuis, a la parfaite connaifTance de Més-
fieurs......[prefents a leKpérience],
Je dentandai quon lui prefentat des Vinai-,, gres, Seis, Eau de Luce, Alcali voktil fluor, Sec. Elle fut immobile, amp; ne fentitnbsp; rien. Je tirai de ma poche un flacon, amp; lenbsp; lui mis fous le Nes: ausfitot elle porta lanbsp;,, main a fa narine pour en faire fortir une bou-,5 le, qui, difoit-t-elle, la génoit. 11 ny a-,, voit pas de boule: cétoit un fentiment im-
parfait que jq lui ocqaflonnois (?»}. Cette
fen-
(gt;») Ici M, ME SM ER affurc quil ny avoit pas de l?oule, (^uoique Ia Malade difoit en fentir ugt;e. Mais finbsp;ce taifonneiiienL cft juftc, dc qucl droif k-t-il conda
-ocr page 441-Exarmn du Syftème M. m es m e r. 415
»?
fenfation fut fuivie dune legére paralyfie, qui sétendit fur U joue amp; fe disfipa delle-
même.Jengageai Mesfieurs.....Cpre-
fents a lexpérience] a gouter la liqueur que Ie flacon contenoit: cétoit de lEau denbsp;,5 fontaine denuée hors de mes mains de toutsnbsp; vertu particuliere.quot;
Je fuppofe la vérité du Fait: fl en refulte que cette Dame a eprouvé une ceitaine fenO,-tion a loccaflon de ce Flacon; mais ce Faitnbsp;ne prouve pas plus que ce flacon a agi mécani-quement fliv cette perfonne, que les Fairs dontnbsp;nous avons parlé ci-dellus prouvent que M.nbsp;M E s M E R lui - même agit mécaniquemeiu furnbsp;les perfonnes dans lesquelles fa préfence £c fes
geiles excitqnt des fenfations (§. a8,-). Ce
Fait ne prouve pas qult;? M. mesmer ait communiqué a cette Eau Ie magnétisme animal ^ ou la faculté dagir fur Ie fluide univerfel, amp; paree moven fur dautres: elle ne prpuve pas quenbsp;cette faculté puiflè être transporcce. M. mes-^1ER peut-il communiquer ce quil nomnie
mag^
(§¦ 29.) de ce que les malades difoient fentir des Cou-rans de inatière lubtile, qui! y en avoir réelJeurent ? Je renvoye aux reflexions que jai faites a k Botq j 4-c
ce §.
4a6 Reflexions fur Ie Magnétisme Animal.
magnétisme animal a un Corps brut,? ceft un fait qui ne fera prouvé que lorsquil aura faitnbsp;cette communication a découvcrt, en prenant,nbsp;en. préfcnce de téraoins irréprochables , unnbsp;Corps denué de cefmagnétisme, amp; en lui com-.muniquant cc magnétisme.^ en leur prélênce,nbsp;dune manière claire, perceptible, amp; qui peutnbsp;étre repetée par dautres. Enfin , quand onfup-poferoit pour un moment que M. mesmernbsp;avoit réellement communiqué Ie Magnétismenbsp;animal a lEau de, ce flacon, il eft ckir quenbsp;cette Eau, ou que ce flacon navoient pas Ienbsp;pouvoir dagir feuls, quoique cc quon leur anbsp;communiqué, foit ce pouvoir mcme felon lanbsp;définition: ils ne lavoient pasj car sils la-voient eu, ils auroient agi quoique hors desnbsp;mains de M. m è s m e r : ce qui eft contraire è.nbsp;ce que M. mesmér avance. II ne fufïiroitnbsp;done pas que ce fluidc, que eet agent univer-fel eut été mis dans un Corps inanimé en éta'tnbsp;de pouvoir agir s il faudroit encore ^influencenbsp;dune perfonne douée des qualités néceflairesnbsp;pour mettre ce pouvoir du Corps inanimé ennbsp;aftion. On voit combien il faut accumulernbsp;dhypothèfes routes plus précaires les unes quenbsp;les autres j ce qui, joint au defaut de preuvesnbsp;direélcs, fait voir combien tout ce Syftemenbsp;eft éiToné 6c inadmisfible dans tous fes points.
§ 33-
-ocr page 443-Examen du Syfieme de 'bA. m e s M E R. 43.7
§. 33. M. MESMER admet (Prop. 18. amp; 19.) deux Vertus diftinftes, diflFércntes par leur nature, mais ayant dailleurs des propriétés fem-blablcs: un Magnétisme animal^ amp; une forcenbsp;oppofée a celle-la, amp; qui peut en détruire toutnbsp;Ieffet. En fubftimant dérechef aux mots lesnbsp;idéés quils expriment, cela fignifie, quil eftnbsp;des Corpj animés, qui peuvent modifier Ienbsp;fiuide univerfel repandu dans la Nature, amp;nbsp;fingulièrement dans les Nerfs du Corps animal,nbsp;de fagon a produire de certains efFets fur denbsp;certains Corps: amp; quil en eft dautres qui fontnbsp;doués de la faculté de modifier ce mêmc fluidenbsp;dune facon oppofce; amp;c même tellemcnt oppofée, que leur feule préfence fuffit pour dc-truire tous les.effets que les premiers Corps au-ront produit, On fent quil faudroit, pourad-mettre 1exiftence de cette facu|,t6 oppofée, lesnbsp;memes preuves rigoureufes qui font ncceflliiresnbsp;pour admettre celie du Magnétisme animal pro-prement dit, puisque cette faculté oppoféenbsp;neft pas une fimple privation, mais, commenbsp;M. MESMER lui-même lavance, m\^vertnnbsp;poftüve: Or ce qui eft pofitif eft fusceptiblenbsp;de démonftration ou dExpériences rigoureufes. Les preuves qui feroient requifes pour dé-montrer k feconde aflertion, me paroitroientnbsp;mênie être dun genre plus relevé, plus com.
pli-
-ocr page 444-pliqué, que celles qui fuffifent pour la premiere : paree que Ie Fait dont-il sagit eft plus compliqué j luppofons quun homme excitenbsp;par fa préfence, par fes geftes, en un motnbsp;fans intermede fenfible, des douleurs dans unnbsp;malade: quil les promène a fon gré; amp; quenbsp;tout cela foit réellement un eflFet du Magnétismenbsp;mimal: Un autre homme furvient; les douleursnbsp;ceflent: cela prouve-t-il que ceft eet hommenbsp;qui les fait celler? Sc peut-on en conclure quilnbsp;pofféde une faculté oppofée a celle du premier?nbsp;Un pareil raifonnement ne lauroit palTer en bonne logique. II y a plus: fi eet homme-la agitnbsp;réellement, ilremetdans fon état naturel, ounbsp;précédent, ce que lautre en avoit tiré j il faitnbsp;mouvoir Ie fluide univerfel en fens contraire:nbsp;Mais comme il exerce une aétion réelle, quelsnbsp;en feroient lesifcfFèts, sil agiflbit Ie premiernbsp;fur un malade, 6c avant que lhomme doué dunbsp;Magnétisme animal eut agi fur celui-ci? Cenbsp;font la des Experiences qui feules pourroientnbsp;fervir a éclaircir cette matière. Mais M. mes-MER nallègue fur ce fujet aucunc preuve, au-cun fait, rien au monde quipuiffe fervir a 1c-claircir. II eftdailleurs une reflexion bien Amplenbsp;qui fe piefente delle-même a lEfprit, 8c quinbsp;fuffiroit peut-étre feule pour prouver que routes ces aflêrtions ne font que des Chimères, ou
du
-ocr page 445-Examen du Syfilms de^ï, mesmer. 4'2,9
du moins, quil ne les faut admettre que da-près des preuves les plus multipliées 6c les plus rigoureufes gt; ceft: que sil exiftoit des Corpsnbsp;animés, doués dintelligence, qui pofledentnbsp;réellement ces Vevtus oppofées, amp; quipeuventnbsp;les metfre ena£tion a volonté, Ie fort des Mor-tels feroit très'trifte a eet égard: puisque cesnbsp;êtres intelligens pourroient ^hacun féparementnbsp;leur caufer a volonté des douleurs, des fpas-mes Sec.: Sc quil feroit toujours au pouvoirnbsp;des uns de détruire les effets même falutaires,nbsp;que les autres auroient pü ou voulu produire:nbsp;M. M E s M E R même ne feroit pas fur de pou-voir opérer Ie moindre efFet, Ia moindre guéri-fon, puisquil fuffiroit dun feulhomme doué denbsp;)a vertu contraire pour anéantir tout Ie bien,nbsp;quil voudroit faire: amp; que cethomme pourroitnbsp;anéantir ce bien fans êtreprefent, mais a quel-que diftance, même par la reflexion dun mi-roir , par quelque fon 6cc. II fuffit danalyfernbsp;ces propofltions pour en fentir tout Ie faux.
§. 34. Quelque étrange que foitla propofi-tionquenOus venonsdexaminer, les fuivantes Ie font encore davantage : car M. mesmer ynbsp;foutient i. que lAimant eft fusceptible dunbsp;Magnétisme Animal^ aïnfi que de la Vertu op-pofée (Prop. %Q.) a°. Que les effets utiles que
lad-
-ocr page 446-43^ Reflexions fur le Magnétisme Animal.
Tadminiftration de rAtmant peut avoir pro-duits, font dus au Magnétisme Animal (^Prop. aa.)- Ces deux Propofitions mènent naturel-lement aux confequences fuivantes, qui en dé-montrent non feulement Iincertitude, laquellenbsp;dalleurs eft évidente, puisque M. mesmernbsp;nallcgue pas la moindre preuvej mais encorenbsp;le fiiux.
II fuit de' ces propofitions: i°. Quun feul 8c même Corps, IAimant, peut pofleder (jenbsp;fuppofe pourtant en différens terns, quoiquenbsp;M. MESMER ne le dife pas) des propriétésnbsp;abfolument contraires j ce qui paroit contra-diftoire puisque ces propriétés confiftentapou-voir modifier un feul 6c même Fluide, tantotnbsp;dune manière, tantot dune manière direête-ment oppofée ; or cette modification dépendnbsp;de la conftitution même du Corps, amp; ne peutnbsp;être quune, tant qiie le Corps refie le même:nbsp;ainfi pour que ces modifications fulfent dilfé-rentesamp; oppofées en différens terns , il faudroitnbsp;que la conftitution réelle amp; intime de 1Ai-'nbsp;mant, vint non feulement a changer, mais anbsp;devenir a cet égard abfolument oppofée acenbsp;quelle étoit: mais elle ne fauroit changer parnbsp;fes propres forces; il faudroit done admettrenbsp;quelque caufe extérieure, qui change la conftitution eflentielle ^au moinsa cet égard) de
rAi«
-ocr page 447-du SyflèfMe de ]VI. me s m e r. 431
1Aimant, nbsp;nbsp;nbsp;amp; prouver quune pareille caufe
exifte, quelle agit de cette manière , quoi-que malgré ce changement lAimant conferve fes mêmes propriétés, par rapport au Fer, amp;nbsp;les efFets vraiment Magnétiques. Or ces fop'-polltions font trop précaires, pour pouvoirnbsp;être admifes Ie moins du monde.
I L eft au refte évident, quon ne fauroit allèguer en preuve de la propofition quenbsp;nous examinons ce qui a été dit ci-defTus,nbsp;que lapplication de lAimant produit quel-que fois un foulagement marqué aux mala-des, amp; quelque fois une augmentation denbsp;douleurs (§. 7- note g ). Car il faudroit prouver en ce cas: 1°. que ces efFets ne dépendentnbsp;pas de la|conftitution même desmalades: a.nbsp;que les aélions que lAimant produit font réel-lement dus a fon influence fur Ie Fluide uni-verfel dont M. mesmer parle: enfin 3°.nbsp;que produire de la douleur, ou lappaifer, fontnbsp;dus a des mouvemens contraires amp;c oppoféesdenbsp;ce Fluide : trois points qui font entièrementnbsp;¦ hjtpothétiques.
§. 35. La feconde conféquence eft celle-ci: fi lAimant a quelque fois opéré des effets falutaires, ils ne font dus, dit-on, quaunbsp;jtétisme animal; mais il eft hors de doute quils
en
-ocr page 448-43^ Reflexions fur Je Magnétisme Animals
en ont opéré hors des mains de M. m e s* MER, amp; entre les mains de Phyliciens quinbsp;étoienc bien éloigné de fe prétendre doués dunbsp;Magnétisme animal, qui navoient aucunesnbsp;connailTances fur ce Principe , óu qui mêmenbsp;Ie rejettoient comme chimérique : done M.nbsp;M E s M E R neft pas feul poflelTeur de cc Magnétisme animal: done ce Magnétisme peut opé-rer a linfu de ceux qui en font doués, 8c agirnbsp;ausfi bien amp; ausll utilement par eux, quoi-quil ne foit pas dirigé par leur Intelligence,nbsp;par leur Raifon, quil agit étant dirigé dapèsnbsp;les profondes connaisfances de M. mesmernbsp;lui-même. Or ces Confcquences font nonnbsp;feulement contradiéloires en elle - même, maisnbsp;encore a ce que nous verrons ci-deflbus, quilnbsp;faut, felon M. mesmer, pour obtenir desnbsp;effets falutaires, diriger Ie Fluide univerfel denbsp;manicre a retablir rharmonie générale (§. 36.) ^nbsp;c. a. d. quil faut agir par Ie Magnétisme animal^ non au hazard, mais dune maniêre cer-taine. Elles Ie font ausfi a ce que nous avonsnbsp;vu ci-deflus (§. 3a.) que, quand même quel-que Corps (brut a la vérité, mais auquel unnbsp;Corps animal ell femblable, des quil nagitnbsp;pas par fa raifon ) ell en état dagir par Ie Magnétisme animal^ il nagit neanmoins amp; ne peutnbsp;ïigirque lorsquil rcqoit linfluence dunhom-
me
-ocr page 449-Jixmisn du Syjihme deM. M E S M È k. 43^
më qui agit ^ volontc amp; qui maiti-ife Ie Mcig-nétisme 'UnimaW Ton gre. Ces contradictions font fi palpables qüelles fuamp;oièilt féules pournbsp;1'enverfertoütlë Syftciiië.
Et quMn ne revoquè pas eh doutè la ju~ ftefle dé la conféquericé que nous avons dédui'^nbsp;¦te des Pnricipes dont il saglt: ellë eft fi jufte^nbsp;-que M. MES MER lui-menie eft obligé da'nbsp;vouer qué parmi plufiSurs pèrfonnes, ihêmenbsp;patmi les plus inctédules fui' Ic Magnéttsjne mi-mal^ il doit sen trouvef noii feulenierit quinbsp;Ie pofledèrit, mais dans lesquèlles il agit a leurnbsp;infu, amp; agiroit exaCtement de mêmè quil agitnbsp;lorsqüil eft dirigé par lui, M. mésmer.nbsp;Voici la preüVe de ccttè allërtion. Dn deSnbsp;Médecins qui avoit été préfent aux Operation^nbsp;de M. M E s M E R fur la Demoifelle B * * *,nbsp;Öorit nous avons parlé ci-deffus §. 30, propofanbsp;lExpérience fuivante , qui ceitaindruent au-rdit dü faire parcie des Preuves rigoureufes,nbsp;quort eft en dvoit déxigcr dun horntne quinbsp;pretend poiTéder un pouvdir ausfi fmgulier;nbsp;üous k citefonS tèlle que M. mesmer Tanbsp;décrite a k pag. iog. de fon Précis hijiörique.
quot;jj cètte fille, fi fusceptible de yoME 11.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;K e
Quë 'jkESMER rafTemble dans ce k-Ion OU ddnS tel dutre quil voudra, vingt-quatre peffohnes, Mddecins amp; autres: que .....s impresfions du
¦!*?
434 Reflexions fur le Magnétisme Animal.
55
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,, Magnétisme Animal.^ foit placée dans un an« J5 gle, ifolée de tout le monde 5 quelle ait lesnbsp; yeux couverts dun bandeau, enforte quellenbsp;ne puifle voir qui que ce foitj que Ton ob-ferve le plus rigoureux fiience gt; que tous lesnbsp;asfiftans Ibyent diftingues par un ruban, ounbsp; autre fignakment, de couleur difFérentenbsp;55 pour chacun: tous pafTeront Iun apres 1au-tre, 6c sarreteront devant cette fille, faifantnbsp;ou ne faifant pas les memes geftes, ou desnbsp;gestes a peu pres femblabies a ceux que nousnbsp;avons vu faire par M. mesmer. Cettenbsp;procesfion fe repétera, toujours en fiience,nbsp;dixhuit, vingt, ou vingt quatre foisj amp;nbsp;M. MESMER paflera a fon tour, mais unenbsp;fois p. ex. la cinquieme, la feconde fois, lenbsp;douzieme 6cc. Nilui, ni les autres, nenbsp;toucheront la fille, puisque M- MESMERnbsp;ne Ia pas touchée pour opérer ce qui seftnbsp;paffe fous nos yeux. Un des asfiftans placenbsp;dans un endroit dou il puiffe tout voir,nbsp;tiendra un regiftre exafl: de tout ce qui arri-vera, fans rien dire, 6c defignant feulementnbsp;les perfonnes par leur couleur. Si a diaquenbsp;procesfion la préfence de M. mesmer pro-duit des fenfations marquees, des douleurs,nbsp;3, des mouvemens, 6c que la préfence des au-«r. ues asfiftans ne produife aucun effet, comme
c«
-ocr page 451-Examen dn Syfihms de M. mesmer. 43^?
55 ce Médecin eft Ie feul qui conhoifle \eMag-,5 nét isme animal^ Ie feul qui facKe Ie faire ,5 jouer, nous conviendroiiS éri effet quii pos- féde Tart dagir fuf les' Corps aniiriés fafis lesnbsp;toucher, fans què rirtiagination des inaladesnbsp;,5 puifle être fufpedlée cottimè la caüfê dè toUSnbsp;j, ces Phénomènès: quen un mot il fait im- primer a un fluide quelconque, conriu bu;nbsp;,, inconnuj qui exiftè dans tons les animaüxjnbsp;55 une diredtion^ üii mouvémènt^ quil mb-ij dère a fon gré.
U ist ami iritime de M. m E s m e R , un hom-iiie dont il avouè Ie langage amp; les procédés rejetta cette proportion de la paft de M. tiiÉs-MER, amp; allêgua pluiieurs raiforis de fon refus;nbsp;voiei ce quil répondit entrautres a cèüx qiünbsp;ravoiént faite. Non feulement votrè Èx- périence ne doit pas être propofcè, mai5nbsp;5, vous favez qüelle ne peut pas lêtre. M.nbsp; MES MER convient, ,vous ne lignbrez pas,nbsp;,, que '1'exijlence du Magnétisme anitHal dans leSnbsp; Corps anhnés peut dónner h plufieiirs indivtduinbsp;la factiltê momentdnée d'opérer les mêmes effeUnbsp;5, que lüi^ Phériomène iftoins furpreiaant en-core dans une cifconftahce öU il duroit étaUinbsp;fp ld communieahililé dü Principe. II èfl donenbsp;de préfomptiori non abfurde que parmi vingtnbsp;jj quatre Médecins faifant a tour de róle, dénbsp;K e *nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;cowft-
-ocr page 452-^36 Reflexions fluv le Magnétisme Animal.
,, compagnie avec M. mesmer, 2ca quatTC ,3 cens quatre vingt reprifes différentes, desnbsp;,5 efpiégleries fous le nez dlme perfonne anbsp;,, qui Ton aiiroit bande les yeux, il sen trou- veroit quelquun qui oqséroit des effets fluffiflamnbsp; pour que M. MESMER nc put être réconnu k
coup flur; ce qui fluflirvit pour flaire manquev 5} VExperience ou, ce qui revient au méme,nbsp; pour la rendre impropofable 6c inadmisfi- ble. M. M E s M E R avoue done quon peutnbsp;en agilTant fans le favoir, fins le vouloir, amp;nbsp;par conféquent au hazard, produire des efFctsnbsp;aflez femblables aux liens pour que ceux'-ci nenbsp;puilTent être reconnus. Or cela pofé, ou rellenbsp;foil ait, foil influence particuliere fur le fluidenbsp;dont il sagit: fes moyens de prouver quilnbsp;pofoéde réellement, 6c jusqua pvefent exclu-fivement, le pouvoir dont il fe dit le feul pos-.nbsp;felTeur %
§. Pas so NS enfin a 1application que M. MESMER fait de fon Syllemc a la Méds.-d^ne. En reuniflant fous un memo point denbsp;vue, les . cinq dcrnicres propofitions, amp; lesnbsp;endroits qui y one rapport, il en réfulte quenbsp;M. M E s M K it ainiet comnie principes fon-damentaux dHygiêne 6c de Pathologie, 6cnbsp;comme des Vérités fur lesqueiles la methode
cuiquot;ai
-ocr page 453-Exi^Tficu du .Syjlè/He de M. m e s M e R. 437
curative eil fondée, les qiiatre points fui-vans.
1°. Que 1ctat de fanté confifte dans Thar-monie des Cptpsj amp; que celui de makdie a lieu quand eet état dharmonie eil troublé.
2,°. Qui E ny a que 1Agent «general, Ie Fluide univerfel , qui'puifTe rdtablir cette harmonie dans fon état naturel-.
.3°. Q u E les revolutions péribdiqnes du flux Sc du reflux de Ikgent general, (gt;u du fluidenbsp;univerfel, produifent les Crifes, Sc-.i^^i difte,-rentes revolutions des makdies.' ¦nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;-
4°. E N F I N, que lArt du Médeeiu qui employe lagent general, doit conlifter a modifier, a mettre.en mouvement ce fluide gené-ral, de manitre a provoquei.,,a,flater, a dui,~nbsp;ger les crifes falutaires, a sen rendre le mai-tre, amp; a retablir rharmonie généralq qui pra-duit 1état de fanté.
VoiLA done quel eft le pouvoir dont M. M E s M E R fe pretend doué: mais jusquici jenbsp;nai pas trouvé d-ans fes ouvrages la moindre-preuve de tout ce q-uil avance a cet égard, ricnnbsp;même qui en puifle fculement faire foupconnernbsp;-la plus legére probabilité. Quand on,admet-droitcomme des Fairs avérés,legt;-guérifons qiflilnbsp;allégue, il ne sén fiiivroit pas énepre quflnbsp;a opérées, par le. moyen dont il pariq. H ae
cite
43 2 Reflexions jtir h Magnétisme Anitnaï.
cite dailleurs aucun 'temoin fufïiftnt, 6c qui ait dctaillé ce qui a eu lieu a chaque momentnbsp;pendant tout Ie cours de la cure. Tout ell enveloppé de Myftères a eet égard.
§ 37- Notis venons danalyfer les difFéren-tes parties du SyHème de M. mesmer, 6c nous avons fait voir, li je ne me trompe, quenbsp;rien ny ell démontré j que les principes fontnbsp;vagues, hypothctiqises, 6c conrradiétoires.nbsp;Nous avons prouvé que ce Syftème nell pas,nbsp;égalerrtent fusceptiblede démonllration, oudenbsp;démonftrations du même genre dans tous fesnbsp;points. Enfin que les parties qui peuvent êtrenbsp;démontrées par des Faits, ne Tont pas été ( §.nbsp;2,7, a8.). Cefta ce dernier objet que nousnbsp;deftinons encore trois reflexions par lesquellesnbsp;nous terminerons ce Mémoire.
i. M. ME-s M E R agit-il, même a une distance, fans attouchement, fans corps intermédiaire vifible, for les perlbnnes qui fe fou-mettent a fon aétion? Voila, comme nous l'a-vons dit, une Queftion de Fait, indépendan-te de toute Théorie. (§. a8.) Je crois Ie Fait parfaitement averé , non univerfellement in-diftirAiement^ mais pour autant quon lénonce-J^oit ainfi, favoirgt; quil eft arrivé plus dunenbsp;fpis, mais non toujours, car il ell certain quil
ell
-ocr page 455-Ëmamen du Syftème de yi. nbsp;nbsp;nbsp;^^9
rtl des perfonnes furlesquelles M. mesmer na-opérc aucunefFet fenfible, que quelquesperfon-nes ont éprouvé, en préfence de M. mesmer , fansquil les touchat, amp; a loccafion de fes gestes, de fes discours amp; des fons, quil excitoit,nbsp;des douleiirs, des tiraillemens, des toux, desnbsp;accès fpasmodiques, un retour dafFedkions ner-veufes amp;c. (§ a7, a8.) Mais quel eil rhoramenbsp;cclairé amp; impartial, qui ayant vü ces faits, nenbsp;tachera pas de les apprécier, den pèfer lesnbsp;circonftances, de conlidérer létat phylique 8cnbsp;moral du maiade, plütot que de recourir fansnbsp;autre examen a .des Théones imaginaii-es?nbsp;rExpérience faire par M. s t e i.g l e h n e rnbsp;(§§. a8. 30.) prouve fans réplique, amp; de lanbsp;manière la plus évidente, quil y en a eu denbsp;ces aélions qui nétoient dues qua 1effet denbsp;rimagination, Sc quan étoit raaitre de fairenbsp;ceflêr OU renaitre a volonté , en détournantnbsp;lattention du maiade de fes maux, ou en lynbsp;fixant; 8c ii lon confidère que dans les affections nerveufes, chez des perfonnes dont Ienbsp;genre nerveux eft três-fenfble, 1effct ordinaire de rimagination eft d'exciter amp; daug-menter les douleurs, fic que routes les Experiences que M. MESMER a fakes en public,, oiinbsp;en préfence de temoins, routes celles, qüil citpnbsp;lu!-raême, nout conftfté qua produire des
Ee 4, nbsp;nbsp;nbsp;dou-
-ocr page 456-Reflexions fm Ie Magnétisme Animal.
doiileiu'3, il ne fera pas difficile de fixer fes idéés, au moins dune manièie probable^ furnbsp;Ie caufe de ces aétions.
38. a°. Sr M- M ES MER pretend agir. parun moyen différent de celui de frapper lI-biagination, amp; sil eft de bopnc foi, il doitnbsp;av-ouer quil op ére par quelque moyen rée/, in-tönnu, fi len veut, maïs mécantque^, mais matérie! , quoiquinvifible,, amp; quil fait mettre ennbsp;a'étion fuivant des principes furs , ou du momsnbsp;vraifemblables, qifil adéduits de fExpérience.nbsp;II y auroit done un fécond fait a vérifier., £a-Yoir: M. M E s M E R peut - il communiquer dai-_nbsp;Yemeni ö- complettement a dfautres perfonnes lanbsp;maniére dontjldirige. ce moyen mat ér iel, ce fluïdenbsp;flubtil^ dont il Ie met en-aËlión., dont. il flait Ie fairenbsp;agir., de manierefl tui-faire produire fuivant desnbsp;Yegles fares ou vraifemblables des effets. détermi-nés. Sil ne Ie peut pas, il faudroit foutenirnbsp;dans rhypothèfe dont nous partons , (celle denbsp;Faclion 'mécanique réelle) que la Providence anbsp;donné a M. M e S m e R fur quelques objets denbsp;la Nature une puiffance, quil a refufée aux au-tres hommes, que ceux-ci ne peuvent exercernbsp;en employant les moyens naturels, a eux coii-nus, amp; que même ils ne font pas fusceptiblesnbsp;de recevoir s pretention qui ne différeroit gué-' ¦ 'nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;¦ res
-ocr page 457-ïes de celle dattribuer a M. mesmer uu pDiivoir furnaturel: pouvoir'quiiferoit abfurdenbsp;de foup^onner; amp; cette ptétentibn feroit dail-leurs contradiftoire a ce que M. mesmernbsp;avoue, que dautres Corps aniraés peuventnbsp;agir par Ie Magnétisme animal ( §. 35.) amp; ontnbsp;5 foit médiatemenc, foit immédiatemeat,nbsp;par Ie Magnéthme animal^ quoique dans lunnbsp;amp; lautre cas fans Ie liivoir, fans Ie. vouloir, Srnbsp;néanmoins de fa.qon a produire les mêmes effetsnbsp;que lui. Si M. mesmer peut communiquernbsp;fon pouvoir. a dautres perfonnes, comnie ilnbsp;pr'étend Ie pouvoir faire., puisquil pretendnbsp;pouvoir former desElèx'-es (p. 13.4.), ii ell dairsnbsp;iobligation indispenfable de Ie fiiire; puisquenbsp;cette communication claire, fimple, parfiiite ,nbsp;eft ici la meilleure pierre de touche de la vé-rité, k feule, preuve peut-être, au moins Ianbsp;plus complette, qu il puilTe donner pour fairenbsp;voir quil .agit fur un principe materiel^ réelynbsp;qu'il maitrife- h volonté. Sil fe refufe a cettenbsp;communication j comme il paroit sy être r.e-fufe jusquici, on feroit en droit de ctdire, ounbsp;du moins de foupqonner , quil ne. veut pasnbsp;communiquer fon prétendu pouvoir parcequHlnbsp;ne Ie peut pas, foupqons qiü approcheront beau-CDup de k certitude., fi 1on fait attention da-
E e 5 nbsp;nbsp;nbsp;bord
-ocr page 458-44-'2i Rffltxions fur Ie Ma^nêtiime Anim»l.
55
bord d ce que Texiftence de ce Principe fur le« quel M, MESMES, prétend agir, neft quunenbsp;hypothèfe, deftituée de preuves, 6c pas fus-ceptible de pi'euves direftes amp; évidentes (S-aj.nbsp;a4). a. Que les Propriétés que M. mesmer.nbsp;attribue a fon Principe, a fon Agent univer-*nbsp;fel, font contradiÖoires 6c inadmisfibles, quoi-quelles ne foyent pas feulement des points denbsp;Théorie, mais des propriétés dont il faut fénbsp;fervir dans la Pratique; Enfin 3®. que M. mesmes a toujours affeélé de 1obfcurité dans cenbsp;quil dit a eet égayd: car tantót il avance (p.nbsp;.134.) quil neft nen de plus fimple que denbsp;,, faire des Élève.s: tantót il parle avec em-phafe de la prudence avec laquelle il doitnbsp; fe créer des Élèves dont il puifie être enten-,, du, a qui il puifl'e transporter fans dangernbsp;,, les fruits de fon Expérience, 8c qui puis-,, fent a leur tour faire de nouveaux Elèvesnbsp;( p. ay.): tantót enfin il decide quil feroitnbsp; abfurde de lui donner des juges qui ne com-, prendroient rien a ce quils prétendroient ju-gerj que ce font des Élcvti 6c non des jugesnbsp;,, quil lui faut. Mais sil agit pat un moyen mé-canique, pourquoi ne fOurroit-W pas décrire,nbsp;faire voir, 6c communiquer claireinentkraaniè-re dont il agit iur ce moyen: 6c s'il Ie peut, pourquoi
-ocr page 459-quoi ne pourroitril être extendu, ètre jugé: Ét sil ne peut être, ni entendu, ni jugé, pré-tend-il quon sen rapporte irapliciternent a fesnbsp;affertions, car les Faits font ici difFérens de I4nbsp;dodtrine? Quoiquil en foit, il me femble,nbsp;que tant quil naura pas donné une communication 5 une explication claire Sc précife de fanbsp;méthode, M^mesmer ne fauroit fe pkindrenbsp;avec juftice quon nadmet pas fon Syftème,nbsp;quon attribue. fes operations a, leffet de lI-tnagination, 6c quon. fe prevaut de 1Experience fi fiinple, fi convaincante, fi palpable,nbsp;deM. STEICLEHNER poui' appuyer cy fen-?
timent. nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;
§. 39. Enfin 3^ M. mesmer a-t-il operi desguérifons réelles, par. quels moyens les a-t^.nbsp;il operées ? Conftater avec foin, même jus-quau fcrupule., létat de.maladie amp; enfuite d.enbsp;guérifon , neft pas uniqueinent ce dont ii sa-git ici.: Il faut avoir fuivi fans relache tous lesnbsp;procédés employés pendant, la durée entière de l^nbsp;cure. Dire quon a été guéri fans lufage denbsp;Rem'ede ceft un aveu vague. Lapplication denbsp;1Aimant, les bains, k faignée, rÉledricitcnbsp;ne font pas ordinairetnent compris fous Ie nomnbsp;de Rem'ede, par lequei on entend la pluspart
du
-ocr page 460-4'44 Reflexions fur Ie Magnétisme Anima}. .
du tems des Médicainens pvis intérieurement. Or M. MESMERne rejetie pas entièrementnbsp;les moyens dont nous venons de parler, puisnbsp;«juil avoué (p. 155. ) ?5 Quü employe fré^nbsp;,5 quemment les bains, mais quil fe fert indif-féremment dEau de riviere, de fontaine,nbsp;¦OU de puits; quil fait un ufage très-modérénbsp; des. faignées, dc un tres - rare. des vomitifs;nbsp;,, Que la crème de Tartrc, la magttéjie, lorgeat,nbsp;la liraohade, orangeade, eau de grofeillcsnbsp;font des boiffbns communes a fes malades.nbsp;Jilalgré ces aveux M. m e s.m er croit pou^nbsp;5,' voit dire au ïemenbsp;nbsp;nbsp;nbsp;quil nufe pas de
médicamens. Enfin les guérifons qu.e M. M E s M F, R pretend avoir opérées, ne font pasnbsp;tautes fuffifanimentconftatées: les moyens donenbsp;-ils sclt fervi pour prodüire celles qui peuvenrnbsp;¦avoir été réelles, ne Tont jamais été. M. mes--MER seft refufé a Texécution des propofitionsnbsp;qui feules pouvoient conftater les premieres:nbsp;mats que je ne croirois pas encore aflez rigou^nbsp;reufes pour juger abfolument des moyens: amp;nbsp;ce font les moyens, amp; les moyens fouls, quinbsp;prouvent ici la véritc du Syftème: les guéri-:fons , les Faits, ne. fo-ht que des préliminaires,nbsp;mais des préliminaires indispenfables.
§¦ 40- J®
-ocr page 461-15. 40. Je coNcLusde toutes ces reflexions. 1°. Que des ttöis Queftions de Fait que Ie Syftème de M. mesme r préfentCj il nennbsp;eft quune qui ait été ivérée, mais fciilementnbsp;pour quelques circonftances, amp; pour quelquQSnbsp;cas C§-370gt; que ce Fait ne prouvenbsp;rien en faveur du Syftème, puisque dautresnbsp;perfonnes, prifes au hazard, ont pü produirenbsp;des effets pareils.
Que les deux autres faits ne {bnt nul-lement prouvés, quoiquils foyent da la plus grande importance pour la confirmation du Sy-ftèrae: Sc que M. mesmer seft conduit anbsp;légard du fecond Fait dune manière qui doitnbsp;faire foupqonner quil ne pofiede pas Ie pou-voir dont il pretend être doué. 3°. Que toutes les parties théoriques du Syftème font in-dépendantes des faits: quelles ne font pasnbsp;prouvées: quelles font hypothétiques, amp; peunbsp;admisfibles, foit par leur nature, foit par lesnbsp;contradiètions quon y remarque: que ce nenbsp;font que des idéés vagues, euvéloppées dansnbsp;des termes métaphoriques, quon prend enfuitenbsp;au fens propre, qui perdent leur valeur dèsnbsp;quon vient a les analyfer.
Je nhéfite done pas a avancer que la Théorie du Magnétisme animal neft que ia pro-
duéiion
-ocr page 462- -ocr page 463- -ocr page 464- -ocr page 465-S U Jl
magnétiqüe paradoxe^
SA VOIR.
^o u T Ie monde fait quil eft encore daiffi k fcience de TAimant un grand nombre denbsp;Phénomènes qui, nayant pas cté fuffifammentnbsp;examines jusqu ici, exigent des Recherche^nbsp;nitérieures. De ce nombre me paroit être cegt;nbsp;lui dont je vais moccuper, amp; que jai déja in^nbsp;diquc dans Ie premier Chapitre de la cinquièmcnbsp;Section, de ma DilTertation fur VAnalogie dënbsp;VEleB-ricitê da Magnétime, que lAcadé*nbsp;mie de Bavière abonorée dune Médaille dOr,nbsp;Et coiïime ce que je me propofe de dire fur cenbsp;fujet fervira de Supplément a ce que jai avancenbsp;T o M c ILnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Efnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;«fens
-ocr page 466-dans Ie §. 140. dc laDiffêitation que je viens de citer, je nai pas héflté a prefentei' ces nouvel-les Recherches*k même x4.cadémie, dansles-fpérance quclles ne lui déplairont pas entière-merit.
; Gilbert (it), excellent Ecrivain fut IAimant, amp; Ie vrai reftaurateur de cettenbsp;fcience, a dit, d e s ch a les'(J) la repeténbsp;daprèsdui, amp; enfuite M. M. mussgHen-
BROEK (r), KRAFFT {d) ^ AEPT-
N u s («¦) ont établi par de nouvelles Expérieir-ecs , enfin tous ceux qui ont traite de lAi' mant, amp; que je connois, ont avancé, quenbsp;TAimant attire Ie Fer pur plus fortement quunnbsp;'autre Aimant, amp; quil Ic foutient avGc plus denbsp;force. Maïs, quelque grande que fok Tauto-fité de ces Phyficiens, jai beaucoup douté de
la
' ((t) D! Magnete, Lih. lï.Cap. 26. p. ^é.Edit. ZochmanTH p. 94. de rEdition origiiiale de Londres in folio.]
Exp. 16. Tom. II. p. 488. Ed. 2. amp;c.
(c) Dijfertatio de Magnete , p. 43. E:tm. P/sNf. jjj, Jsitrod. ud P/iil. Natitr. S. 955. 56. 53.
{d) Praele^ione! P/fyJicae, Part. I. 251.
(s) TmUm. Thi»r, Eicdlr. isiquot; Magn, §.273.
-ocr page 467-k vcrité de cctte Propofition, depuis Ie tems «jue jai commence a examiner les Phénomène»nbsp;Magnétiques- avec plus de foin, fic mon des-fein aótuel eft de propofer les raifons de cenbsp;doute, dindiquer quellcs font les redherches,nbsp;quil ma fourni 1occafion de faire, Sc dex-pofer enfin les cas dans lesquels Ie Phcnomcncnbsp;¦«n quellion -a^ réellcment lieu. Je reduirai \nbsp;ces cinq Chefs généraux tout ce'que jai a4i'nbsp;Te fur ce fujet.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;-
i. J E fcrai voir dabord que cette Propo-ution , r^imant attire Ie Fer flus fortement if^u'un autre Aimant , neft pas géncralementnbsp;^raie.
II. nbsp;nbsp;nbsp;Je prouverai enfuite, que les Circon-ftances dans lesquelles ce Phénomène a lieu,nbsp;nont pas été bien déterminées.
III. nbsp;nbsp;nbsp;Jexaminerai en troifième lieunbsp;les Experiences dont on a déduit la Pi'opofi-tion dont il sagit.
IV. JÉ T A E LIR AI en quatrième lieu les Principes généraux qui ferviront a expliquer Ienbsp;phénomène.
V. Enfin, jen propoferai une explication.
Ff
-ocr page 468-Recherches fi Je Phénomène, dont 'tl s'agit, a toiijours lieu ?
il fe change en im veritable Airaant (e*) amp; il peut êtrexomparé h un Aimant dune forcenbsp;determinée. Si done ion fubifituoit a ce Fernbsp;ün. autre Airaant, dont les forces fuflent éga-les il celles que Ie Fer a acquifes, Ie fecondnbsp;Aimant feroit attirè par Ie premier non feule-ment ave'c laraênie force que Ie Fer, mais ré^nbsp;ellcment avec une force majeure. II feroitnbsp;atcirc avec la même force, sil ije sy joignoitnbsp;pas Teffet dune augmentation de forces: mais,nbsp;il eft connu, amp; il fera prouvé plus cn détailnbsp;dans Ie §. ai, que lorsque deux Aimans sat-tirent, ieurs forces font augmentées par cettenbsp;aétion mutuelle: ce fecond Aimant fera donenbsp;attiré plus fortement par Ie premier que ne la
etc
-ocr page 469-ti^uc Pdyli3oxsA r, t i c L F» I. J
-été Ie Fer: or, il eft de k demiére evidence quon pourroir trouver un Aimant dont Ia force furpaflc cclle que Ic Fer a acquife. II ellnbsp;done également évident quil eft imposfiblonbsp;que Ie Phcnomène dont il sagit l'oit géncraljnbsp;c. a. d. quil ne fe peut pas que 1Aimant attirenbsp;toujours plus foitement Ie Fer quun autrenbsp;Aimant, quoique cela arrive quelque fois.
lA ttraction quil y a entre un certain Aimant amp; unc inasfc de Fer détermince eft conftante : mais, celle qui a lieu entre ccnbsp;inême Aimant amp; un aiitre Aimant quelcouquc,nbsp;eft tres-différente felon la différente force denbsp;celui-ci. Onne fauroit done établir de Lolnbsp;générale, puisquon peut employer dans unenbsp;Expérience un Aimant beaucoup plus foible-que dans une autre ; cas qui a réellemcnt eu.nbsp;lieu quelquefois dans les Experiences dcM. AT.
MUSSCHEN BROEK amp; KRAFFT, p.CX,
dans les Expériences quatrième amp; vingt-deuxième de M. m u s s c h e n e r o e k ,qiion compare cependant èntrelles; car, 1Aimantnbsp;^ de rExpérience quatrième étoit beaucoupnbsp;plus foible que r Aimant A de la vingtdeuxièmenbsp;dans laquelle eet-Aimant a agi fur du Fer: knbsp;Ff .3.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.pre-
-ocr page 470-Dijfertamp;thn fur un Phénomlne
premier attiroit5 dans rExpérienceqnatrième* un Aimant D avec une force de ii8 grains:nbsp;Sandis que 1Aimant A attiroit celui-ci dans Ianbsp;feconde Experience avec une force de 30®nbsp;grains; lAimantC attiroit dans la feizièmeExrnbsp;périence la maffe de Fer F avec une force donbsp;ï8o grains ; tandis que TAimant A lattiroitnbsp;dans la dix-huitième avec une force de igi'jnbsp;grains. Les Experiences quatrième £c vingt-deuxième font cependant du nornbre de cellesnbsp;dont oh a conclu Ie Phcnomène en queilion.nbsp;De même, 1Aimant A attiroit dans la premiere Experience de M. k R a f F t () Ie Fernbsp;C avec une force de 1977 grains: tandis quilnbsp;netoit attiré par 1Aimant C quavec une force de 67 grains.
lA TTRACTioN dcvicnt done plus grande en employant un Aimant plus fort , amp; il peut arriver a la fois que lattradion entre deuxnbsp;Aimans fok plus forte que celle entre luanbsp;deux amp; une Maffe de Fer, au lieu que Ienbsp;contraire aura lieu en employant un Aimairtnbsp;plus foible.
V,
L E CAS que nous venous de fuppofer dans
1«*
If) CemmttHarn Aegikmiae P$trffsHta. Toffi. XII. p.
-ocr page 471-le §. précédent a reellemeqt eu lieu dans les Experiences de M. M. musschen^nbsp;BROEK SCKRAFTT, 6c CCS Experience^nbsp;prouvent, que 1attraction eft plus forte cn/renbsp;deux Aimans, quentrc un Airoant Sc duFer ,nbsp;de forte quii eft ctonnant que ces excellensnbsp;Phyficiens naj'cnt pas fait autant dattentioqnbsp;a ees Expériences la, qifa celles dentils on;;nbsp;déduit une conclufion entiérement oppofee*nbsp;Voici ces Experiences.
Dans la quatrieme Expérience de M. K R A F F T rAimant B attiroit TAiinant hnbsp;de la premiere Experience avec une force
de.....*31- ai'
C E même Aimant B attiroit dans la fe-eonde Expérience le Per C feulement aveq
une force de.....Ö7. gr.
iriATTRACTiQN a doHC été plus forte ici entre deux Aimans: mais dans la premierenbsp;Experience le mêrae Fer C etoit attire parnbsp;iAimant A avec une force de 1977 gr.
D ans la cinquierae Experience que M. MUSSCHEKbroek rapporte dans fa DA-fertat'm fur V Aimant, 1Aimant C attiroitnbsp;IAimant h. 3.vec une force de .nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;. 340. gr.
Dans la feizieme, le mêrae Aimant C atti-
roit le Fer F avec une force de nbsp;nbsp;nbsp;* i8o.gr,
Vo IE A done dérechef une attraction plqf
* nbsp;nbsp;nbsp;Ef 4nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;|;ran-
-ocr page 472-^,5^ HlJertalkH fur tin Pkénomine
grande entre deux Aimans: mais, le Fer F ctoit attiré dans la i8®. Expériencc par IAi-¦jnant A avec une force de 131a grans.
Enfin, dans les Experiences que M. musschenbroek rapporte dans fbn In-trodaamp;ion h la Pkilofofhie naturelle §. 955 , 56,nbsp;un Aimant cilindrique a agi fur un cilindrenbsp;de Fer de même dkmètre , avec une force
de......5? gr-
Pendant que ce même Aimant a agi fur un Aimant fphérique, demême diamètre, avec unenbsp;force de .nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;. a6o. gr.
VoiLA done encore une attraction plus forte entre deux Aimans. Nous avons donanbsp;prouvé none Thefe pour ce qui regarde lanbsp;difference des Aimans.
S, VI.
II en faut dire autant du Fer. II y a un maximum dattraCtion dans la Maffe amp; danSnbsp;la furface du Fer quon employe. Si donenbsp;je dis que TattraClion entre un ceitain Aimantnbsp;A amp; une certaine maffe de Fer F, eft plusnbsp;grande quentre le même Aimant A 2c un autre Aimant B, je ne faurois en conclure ennbsp;general que Iattraftion entre le Fer amp; IAi-¦aant eft plus grande quentre deux Aimans,
puis.-
-ocr page 473-Magnêtique Paradoxe, a t v e l e. I. 45^,
piüsque ce même Aimant A nagira pas avec la rnême force luruii morccau de Fei- de maffenbsp;différente j finous prenons unc maffe conftante,nbsp;elle fera pcut-êcre celle de la plus grande attraction pour 1Aimant A $ mais de la plus petite pour lAimant B. Peut - être faudroit - il,nbsp;fi lon fe fert taiuót dun Aimant, rantót duiinbsp;autre , employer toujours la maffe qui feroicnbsp;¦ppur chaque Aimant indrviduel celle de la pluinbsp;grande attraction, amp;ne jamais eftimerradtionnbsp;de rAimant fur Ie Fer, que p'ar celle qui anbsp;lieu lorsquon employe cette maffe. Peut-êtrenbsp;qu'alors la chofq dépendroit de la feule. forcenbsp;des Airaans employés, amp; que nous retombe-rions dans Ie cas précédent. On voit en attendant par les Experiences dc M. musschen-BROEK, qtrelies différences la diverfe maffe,nbsp;OU la différente figure du Fer peut produiregt;nbsp;ear, 1Aimant A attiroit Ie pied dtine cer-taine Armure avee une force de 102.4 grainsnbsp;dans rExpérience dix-neuvième , tandis quil,nbsp;rfattiroitlti^ile de laméme Armure quavec unenbsp;,foreq de 574 grains, dans Ie contact immédiat,
§, VIL
Il senfuit de ce qui vieat detre dit, quoq «e peut pas établir en general, que 1Aimantnbsp;F i .5nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;attirq
-ocr page 474-'^5? DiJJertatlon fur un Vhémmhte
attire plus fortement Ie Fer quun autre Ai-jnant, piüsque Ie contraire a quclque fois lieu, peut avoir lieu dans nombre de cas. Celanbsp;depend de trois éléïnens, qui peuvent êuenbsp;combines entreux de plufieurs manières. Pre-mièvement, de 1Aimant quon employe con-ftammcnt dans les deux Expériences: a,nbsp;.des Aimans quon préfente au premier, 6c quenbsp;celui-ci attire avec des forces différentes: 3®.nbsp;de la Mafle de Fer quon employe, 6c quinbsp;peut, OU être differente, amp; par conféquentnbsp;produire des v;u-iétés innombrables j ou êtrenbsp;toujours la mcmej au quel cas elle produiranbsp;encore une multitude dattraêtions différentesnbsp;a caufe de fa differente relation avec IAimantnbsp;quon employe. On nc fauroit done établirnbsp;de cette manière aucune Loi conftante : 6cnbsp;les effets des Experiences feront fouvent di-amétraleraent oppofés.
ARTICLE II.
Recherches^ fi les Circonftances, dans lesquelles IePhémmeneen quejiion a ïieu^ont été bienié-terminées.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'
«. VUL
Nous avoirs prarlé ici des effets qui dé-».
pen*
-ocr page 475-Paradoxe, aïiticl-e II. 455
f eiidenc de la différente force . des Aimans quon employe, amp; de la (ilverfité des Maffesnbsp;deFer; amp; nous avons prouvé quon ne fauroit;nbsp;établir en gcnéral que 1Airnant attire plus for-tement Ie Fer quun autre Aimant. Cepen-dant cette propoüt,ion a été énoncée génera-lement, tant par M- musschenbroek,nbsp;èzm ^o.DiJfertation ftir 1'Amant ^ 6c dans fesnbsp;Élément dc P/iyJique, que par M. krafft.nbsp;Mais dans la fuite M. mu^schenbroeknbsp;Ia un pcu reftreinte dans fon Introduétkn. knbsp;H Philofophie naturelle, II avoic dit a la vc-rité dans Ie §. 954. que TAirnant agit plusnbsp;foitemcnt fpr Ie Fer que fur un autre Aimant gt;nbsp;mais il dit feulcmont dans Ie §. 957 que 1Aimant attire au point de ContaSi Ie Fer plus for-temeat quun autre Aimant: reilridion quilnbsp;a furement ajoutée paree quii seft appereunbsp;que la même cljofe na pas lieu dans les diflx-rentes diilances, comme on Ie verra tout-a-rheure. AI. a e pinus femble reduire Ie cas,nbsp;dans lequel 1Aimant attire plus fortement Ienbsp;Fer quun autre Aimant, a celui dans lequel onnbsp;employeroit unc map de Fer égale ö* femblabls,nbsp;m fecond Aimant. Mais on nobtient pasnbsp;toujours eet effet, même de cette manière,nbsp;comme il paroit fuflttfamment par ce qui a éténbsp;dit ci-defllis §. 6 amp; 7, amp; quil fera prouvé ci-
des-
-ocr page 476-Dijertattan fur un Phémmène
deflbiis par les Expéfiênces du §. iï- Ce font la les feules circonftances done les Phyficiensnbsp;ont fait mention: mais il en eftdautres, quinbsp;doivent entrer en conlidération.
§. IX.
On peut divifer ces circonftances en deux claflès : la premiere contiendra celles qui dé-pendent des dimenfions des Corps quon employe : Taiitre celles qui concernent la naturpnbsp;meme de ces Corps.
Pour cc qui cft de la premiere clafle, elle contient deux Cas; Ie premier dans lequel tousnbsp;les élémens font femblables, Ie fecond, dansnbsp;lequel ils font diflférens : car , lattradfion,nbsp;confidérée en ellc-même, amp; entant que telle,nbsp;depend aux mêmes diftances de la figure desnbsp;Corps quou employe, de lobliquité de ladli-011, qui provient de ia dilFérente grandeur desnbsp;furfaces tournées Tune vers 1autre, enfin denbsp;la maffe: mais nous faifons abftradtion de cel-le-ci, paree que rattraélion magnétique nennbsp;iüit pas la proportion univerfelle. Je ne par-lerai que de k figure des Corps, Sc de lobli-quité de Taftion. Quand ces deux Élémensnbsp;ne font pas les mêmes dans différentes Expéri-ences, il f^ut bien que les grandeurs des attrac-
dons
-ocr page 477-'Magnéüque Paradoxe, a r t i c i, e II. 46^
tiöns différent, quoique tout Ie refte foit égal j doü il fuit,qiie fi ce refle neleftpas,les differences feront encore plus grandes, ou peiit-êtrenbsp;quelquefois plus petites, sil fe fait une com-penfation de quelques uns des .Élémcns. Ornbsp;je crois que ceft par cette diverfité quil arrivenbsp;que les attractions, qui dans deux ExpérienceSnbsp;font les mêraes pour Ie Contaét, differentnbsp;quelquefois confiüérablement a des diftancesnbsp;cgales, comme cela a lieu entrautres dans Ie»nbsp;deux premieres Experiences de M- m u s-
SCKENBROEK.
Or il eft daiitanc plus néceftiiire dc faire attention a cette difference dobliquité , quenbsp;les attraftions entre divers Aimans Sc Ie Fornbsp;fuivent diiférentes Loix felon que cette obli-quitc eft diifércnte. On na, par exemple,nbsp;trouvé jusquici aucune loi conilante pour Fat-traftion dAimans fphériques inégaux : malsnbsp;pour ceux qui font egaux , les attractions fui-rent inverfement la quatrième puisfance des espaces fphériques cornpris entre les Aimans (g ).¦nbsp;J»es Aimans cilindriques qui agiUent iun fur
Fau-
( » ) M u s S C H K N E R o E n pAtmim llt Pfi'yfKltC §. 14p; lft;rod. ad. Phil. i;mr. §. 958 J ^ K R A F F T
1. c..
-ocr page 478-iDiJi'ertalion fur tin Phémmend
Iautre, fiiivent k vaifon fimplc-inverfe des dis^ tances {h')^ ce que jai trouvc avoir lieu ausfinbsp;pour - Ics Aimans parallclepipedcs. Dos x'^i*nbsp;mans fpheriques, qiii agiffent fiir des Aimansnbsp;ciilndriques dun même dianietre, iliivcirt in*nbsp;Vei'fement la puiffanc' id dcs Ëspaces. (i).
E^f refléchisknt comme il taut fur ce qui vient detre dit, il eft clair, quon ne lauroitnbsp;avoir fur ce fujet dExperiences parfaitementnbsp;ktisfaifantes , a moins que tout foit égal desnbsp;deüx cotés; c. a. d. a moins dkvoir foin quenbsp;TAimant employé ait la même figure, amp; op-pofie a rAimant la mcme furface que le fecondnbsp;Airaant auquel on le fubftitue , afin que Tobli*nbsp;quite d'adtidn foit la même. Ccpendanc ilnbsp;ny a que deux Expériences, parmi le grandnbsp;nombre de celles que M. M. m üs s c h e n-BROEK amp; KRAFFT oitt fiiites fut cctte ma-tière qui rempliffent ces conditions. La premiere eft la dix-feptidme de la Differtatian furnbsp;I'Almant comparée a la quatrieme. Dans celle-
ci..
ci, rattraftion entre deux Aimans paralléle-pipèdes etoit de ia8 gr. au Contact; amp; dans eelle la de mo a:r. entre Ie même Aimant C,nbsp;amp; un parallélepipede de Fer égal a TAimant.nbsp;Dj ce qui fait allurément ime différence très-Gonfidérablc. La feconde Expériende de cenbsp;genre eft la feconde de VIntrodu'clion h la Phi-tofophie 'naturelle. LAiraant cilindrique ]Vl!nbsp;etoit attiré avec une force de aöo gr. par lAi-mant fphérique N, de même diamêtre : or,nbsp;eeiui-ci attiroit un cilindre de Fer égal a lAi'nbsp;mant M, avec une force de 340 giains. Dansnbsp;toutes les autres Experiences les circonftancesnbsp;étoient dilTemblables.
pAsiONS a la feconde clalle de circonftan* ces, a. celles qui concernent la nature desnbsp;Corps quon employe; car, cette Propolition,nbsp;TAimant attire plus fortement Ie Per quunnbsp;autre Aimant, admet un double fens, Tun plusnbsp;reftreint, Iautre plus étendu, felon quon ern-nbsp;¦plove le mot Aimant pour figniucr uiiecertai'nbsp;ne iAerre que la Nature nous fournit, amp; quenbsp;nous nommons Aimant; ou pour defigner unnbsp;Corps quelconque qui poil'éde la vertu magne-dque. Or, quoique M. M; mvsschenbroeknbsp;¦ quot; amp;;
-ocr page 480-fur uu ^hênorahie
amp; K R A F F T ayent employe lt;ies Aii'aans naturels dans leurs Experiences, ils nont fait au-cune attention a ia nature particuliere de cette ïierre : au contraire , ils ne fc font occupésnbsp;-^ue de la feule Force raagnétiq-ue en recher-clianr la cauic du Phenomene dont il sagit.nbsp;Nous verrons cependant ci-defldus que la nature pierreufe concourt au réfultat des Experiences , en ce quclles donne unc grande du-reté aux Aimans.
* nbsp;nbsp;nbsp;§. XII.
^ I nous prenons Ie fens Ic plus étendu, il faudra entendre la Propolltion de la maniercnbsp;fuivante. Un Corps deja aimantc attire moinsnbsp;forcement un pareil Corps quun autre Corps,nbsp;qui na pas encore reque la Force magnctique:nbsp;propoiition, qui ma paru tres - paradoxe , amp;
jnériter d'etre examinée par Expériences. Jai dene fait les Expériences fuivantes, dans les-*nbsp;quclles tout eft parfaitement égal des deux co-tés, non feulement quant a iobliquité dc iac-tion Sc la figure du Corps (§. lo), mals encore quant a leur nature, leur dureté, leurnbsp;poids, leur volume: precautions quil ma éténbsp;facile dobtcnir par des Aimans artificiels.
E X p É R. I. Jai employé une balance extrenrément mobile, felon 1» méthode dc
Ivl, M w s-
-ocr page 481-Magnétique Paradoxe, article II. 465
M. MusscHENBROEK: jai fuspendu a un des bras de la l^alange un barreau magnétique parallélepipède, au deflbus duquel jen ainbsp;placé un autre dacier bien trempé, mais nonnbsp;aimanté, amp; en tout égal au précédent: lat-traétion a été de ia8 gr.
Expér. II. Jai fubftitué a ce barreau uft autre barreau fait du même acier, trempé denbsp;mêmej parfaitement égal §C femblable: je lainbsp;un peu aimanté: lattraétion a été de 360 grains:nbsp;amp; par conféquent beaucoup plus forte que lanbsp;précédente.
, Ex PER. III. J'ai employé une autre lame non aimantée: lattraction a été de 50 grains.
Ex PER. IV. Jai legèrement aimanté cettq lame: rattra61;ion a valu 150 grainji.
Il fuit de ces Expériences, que la Force magnétique agit, tout Ie refte étant égal, plusnbsp;fortement fur les Corps qui en font pourvus,nbsp;que fur des Corps femblables qui en font pri-vés: or, il eft imposfible quil en arrive jamais autrement: puisque lAimant agit dans lesnbsp;deux cas avec k même force amp; la même- facili-té, foit pour communiquer, foit pour renfor-cer la verm magnétique: amp; que sil rencontrenbsp;. T-OME II.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Ggnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;qucl-
-ocr page 482-Tiijfertation fut m quot;Phênmlni
quelques obftacles, ces obftacles font abfolu-, ment les mêmies: amp; que dans Ie Tecoud cas il ynbsp;a en oatre la Force magnétique qug la lamenbsp;quon employe pofféde avant qu on commencenbsp;1Expérienee.
Il me femble quil fuit de la, que cette Propofition, que TAimant attire plus fortementnbsp;Ie Fer quun autre Aimant, même dans Ie contact, sécarté de lavcrité, fi nous lui donnonsnbsp;ce fens, que la force magnétique attire plusnbsp;fortement un Corps qiii en eft privé, quunnbsp;autre qui en eft pourvu: qiielle sen écarté encore , fi Ton fuppofe que tantes les circonrtan-ees, quelles qu'elles foyent, font égales desnbsp;deux cotés! enfin, quelle ne feroit pas gé--jiéralement vraic, comme nous venons de Ienbsp;prouver (§. 7.) quand même il sagiroit denbsp;1Aimant entant que tel- Doü il reiulte quenbsp;cette Eropofition ne peut êtte vraie que dansnbsp;quelques cas particuliers, dont il sagit de re--cherchcr la nature plus en détail: amp; pour ynbsp;mieux réusfir il faudra examiner les circonftan-es des Expériences avec beaucoup de foin.
A RT? r*
-ocr page 483-Magnétique P ar ado in e. a rt i»c t. e III. 467
A RT I C L E III.
Examen des Experiences faites par qadques
Phyficiens fur la QuejHon dont il s'agit.
Les Experiences de M. musschenbroek ^ue nous allons examiner font prifes tant de fanbsp;Dijfertation fur ï Aimant ^ que de fon Intro-iuBion d la Pkilofophie naturelle. Jai diftin-gué les premieres par des chifFres ordinaires,nbsp;les autres par des chiffres romains.
* # nbsp;nbsp;nbsp;#
lA I m a nbsp;nbsp;nbsp;n tnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;C étoitnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;unnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;parallélepipcdenbsp;nbsp;nbsp;nbsp;de
la hauteur de pouces: large de a pouces amp;
demii épais de un pouce 8c demi; de forte quil préfentoit a TAimant une furface de 549nbsp;ligues.
lA I m a nbsp;nbsp;nbsp;n tnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;D étoitnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;unnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;parallélepipcdenbsp;nbsp;nbsp;nbsp;de
deux pouces amp; demi de hauteur, large de deux pouces, épais de un pouce Sedetni: fanbsp;furface étoit done de 43a lignes.
L A maffe de Fer D a étoit des memes di-menfions que 1Aimant D.
lAimant A étoit fphérique, du diam^-
tjre de fix lignes amp; demie.
* #
L A mafle de Fer D b étoit un petit feau de Fer blanc, des mêmes dimenfions que lAi»nbsp;mant D : ii étoit reiupli de limaille de Fer.
* #
La mafle de Fer Dc étoit ie même feap que Dh^ mais rempli de limaille au point denbsp;péfer autant que lAimant D.
# nbsp;nbsp;nbsp;4^
La maffe de Fer F étoit unparallélepipè-de, qui prcfentoit a IAimant une furfkce de a2.4 lig,nes5 amp; qui avoit la longueur de cinqnbsp;pouces 6c demi.
* * *
L E pied de lArmure emplpyé dans la dix-neuvicme 6c dans la vingtième Experience, préfentoit a lAimant une fuiface de neuf lignes.
# # #
lAIM A N T cilindrique M avoit une longueur de deux pouees, 6c pefoit quinze drag-mes. Le cilindre de Fer m 6c TAimant fphé-rique N avoient le mêmc diamètre; enfin les diamètres de lAimant P 6c du Fer p étoientnbsp;^aux.
Exp.
|
Exp. |
4 |
16 |
17 |
5 |
22 |
21 |
18 |
19 |
20 |
I. |
II. |
III. j | ||
|
Diftan- |
Aim. |
Aim. |
Aim. |
Aim. |
Aim. |
Aim. |
Aim. |
Aim. |
Aim. |
Aim. |
Aim. |
Aim. |
Aim. | |
|
ces de |
C |
C |
D |
A |
A |
A |
A |
A |
A |
M |
M |
N |
P | |
|
1Ai- |
Aim. |
Fer |
Fer |
Aim. |
Fer |
Fer |
Fer |
pied de |
Aik de |
Fer |
Aim. |
Fer |
Fer | |
|
mant |
D |
F |
Da |
C |
Db |
Dc |
F |
IArmure |
IArmme |
m |
N |
m |
P | |
|
Q.9 |
lai |
10 |
3* | |||||||||||
|
8 | ||||||||||||||
|
2,0 |
ai§ | |||||||||||||
|
la |
35 |
59 |
63 |
61 |
2.5 |
20 | ||||||||
|
S II |
14 |
37 |
62 |
68 |
70 |
30 | ||||||||
|
10 |
45 |
16 |
43 |
122 |
72 |
77 |
84 |
33 |
30 i | |||||
|
9 |
17 |
47 |
78 |
82 |
106 |
37 |
37 |
\ | ||||||
|
8 |
2,1 |
57 |
136 |
94 |
103 |
I2I |
40 |
1 | ||||||
|
7 |
29 |
66 |
164 |
108 |
115 |
140 |
43 |
40 1 |
2 | |||||
|
6 |
3^ |
76 |
170 |
134 |
135 |
164 |
49 |
54 1 |
3 |
21 |
7 |
3* | ||
|
5 |
95 |
44 |
96 |
187 |
149 |
158 |
201 |
55 |
69 |
3* |
27 |
pi |
6 | |
|
4 |
S'i |
109 |
209 |
182 |
166 |
229 |
64 |
79 1 |
4* |
34 |
15 |
9 | ||
|
3 |
72 |
135 |
218 |
221 |
221 |
285 |
78 |
86 |
6 |
44 |
^^5 |
16 | ||
|
a |
96 |
179 |
241 |
2-75' |
^75 |
361 |
114 |
Ï34 |
9 |
64 |
45 |
33 | ||
|
I |
IIO |
231 |
2.73 |
415 |
373 |
472 |
184 |
214 |
18 |
100 |
92 |
64 | ||
|
oi |
128 |
343 |
460 |
460 | ||||||||||
|
0 |
180 |
720 |
340 |
710 |
650 |
1312 |
1024 |
574 |
57 |
260 |
34^ |
290 | ||
|
772 |
1 |
Magnêtlque Pdraduxe. ARTicLËÏiï. 4'')9
iAiMANi' C étoit beaucoup plus foible qit® rAimant A j comrae il paroit par les ExpérienceSnbsp;dixhuitième amp; dix-neuvième, TAimant C étoitnbsp;plus fort que rAimant D , cbramé il paroit paria feconde Experience comparée a la cinquiei-me (k). Dou il fuit^ que .lAiraant A a éténbsp;plus fort que rAiiriant D j ce qui paroit dail-leurs par les Experiences quatrieme Sc cinquiè-mé. On voit enfin qué TAimant N a été plulnbsp;fort que 1Aimant M, amp; quils ont vraifem-bkblement été 1un amp; 1autre plus foibles quenbsp;lesAimansA, C, ou D.
i XV:
t -¦
Passons aüx Gorollairès qui fuivent de ces Experiences;
1°. On vöit dabord que dans toptes les Ex« périences dans lèsquelles ón a employé deuxnbsp;Aitrians (fav. la 4, la 5°, Sc k IF.)^ lAi-mant auquél on a enfuité fubftitué du Fer étoitnbsp;beaucoup plus foible que celui qui reftoit ennbsp;placé dans les deux cas: nous retombons done
dans
(*) Dans la feconde Expérience ladlion entre D Sc A cté dc 3CO grains: dans la cinquième entre C Sc Asnbsp;340 grains.
47° nbsp;nbsp;nbsp;Divertation fur un Fhénom'ene
dans le cas du §. 4: or, le contraire a eu lie» lorsque Iattradlion a été plus grande entre lesnbsp;deux Aimans quentre TAimant amp; le Fernbsp;C5. §.) La méme chofe a eu lieu dans lesnbsp;Expériences de M. kb. af ft (§.-5.)- Lesnbsp;circonftances nont donc cté rien moins qué-gales des deux copies.
§. XVL
2.. II senfuit en fecond lieu, quc 1at* traction, quoique plus grande entre le Fernbsp;Sc TAimant, quentre cet Aimant Sc un autre au contudb immédlat, ne fe foutient pasnbsp;de la niême manière dans routes les diftan-cesj. mais, quelle devient tres - promptementnbsp;plus grande povtr les deux Aimans que pournbsp;IAimant Sc le Fer, car cela a eu lieu:
pour
-ocr page 489- -ocr page 490-47'! Dijfertaltón fur ün Phêmrnlne
C E Phénomène indique, que cét exces datmftion, qui a lieu au contiö: f^our Ie Fernbsp;amp; TAimant j ne dépend pas de la nature mê-me de Tattradidn, oü des Corps, mais denbsp;quelques caufes concourantes, dont lénergienbsp;augmente beaucoup Vers Ie point dattoüche-ment.
L A même chofe a lieu dans les Expériences deM. KïiAFFTi car.j a la diftance de 4 parties, óu de 4i 8 lignes, lattradtion a été plusnbsp;forte emre deux Aimans quentre Ie Fer 8cnbsp;VAimant. On ne fauroit comparer les autresnbsp;diftaiices entrellès parcequelles nont pas éténbsp;les mêraes dans toutesles Expériérrees.
j. On vöit que les attraótionsqui ont lieti au contact font un plus grand multiple de lat-traÖriótv a uné diftance quelconque , lorsquonnbsp;employe ün Aimant amp; du Fer, que lorsquonnbsp;fe fert de deux Aimans. La différence eft très-remarquable: carj pour lExpérience cinquiè-me [dans laquelle on a employé deux Aimans]]nbsp;ce multiple pour la diftance dune ligne a éténbsp;de I. Maisj
pont
-ocr page 491-Magnéti^ue Paradoxe, article III. 475
pour r Exp. 18 il eft a. 74n
---- ao a. nbsp;nbsp;nbsp;63 xTerms moyena.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;By
--11 - 1. nbsp;nbsp;nbsp;741
--- aa r i. nbsp;nbsp;nbsp;70/
Dans 1Expérience 4, cf-multiple a éré
pour la diftance de 5 lignes, 1. 3 j mais,
pour IExp. ila été de 4. il --,7 - ^.jj^yens-S.
Dans IExperience II ce multiple a etc d? 1. 6 pour la diftance dune Hgne j maisnbsp;pour IExp. I il a até 3. -a. tnbsp;¦- II -r- 3 - 7 ^ moven 3 . 8.
---Ill-- 4.5J
Si nous prenons routes les Experiences de M. MV§sci^ENbroek fans diftinclion, lenbsp;multiple, pour la diftance dune ligne, amp; pre-nant un nombre moyen, (era,
quand on employe deux Aimans i, 7 Mais, pourun Aimant amp;du Fer 3.nbsp;Quant aux Experiences de M. krafft,nbsp;dans la premiere, ou Ton a employé un ^ran.dnbsp;Airaant, amp; une maffe de Fer femblable, Tat-^raétion étoit,
A la diftance de 34 parties, ou dc 451, 3 gr. 1 le multiple All contadlnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1977-1 eft Ó69.
Dans rExpérience fêconde, oü. Ton a employe
-ocr page 492-474 Dijfertation fur un Pkétumène
ployé Ie méme Fer amp; un Aimant plus foible, iattraftion étoit,
A la diltance de 4 parties ou de 4. S 1 ^ s'quot;- p, v- 1 Au contadlnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fgt;T
Dans la troifième Experience oü ion a employé deux Aimans, Tattraclion étoit,
A la diftance de 4 paitics 6l , . ,
. nbsp;nbsp;nbsp;onbsp;nbsp;nbsp;nbsp;gt; multiple ai.
Au contact nbsp;nbsp;nbsp;134J
lAccRoissEMENT trcs-confidérablc de ce multiple prouve, quil y a,- outre k loi ordinaire dattraétion, en vertu de laquelle lesnbsp;Forces augmentent quand les diftances dimi-nuent, quelque autre élément, qui agit aveenbsp;beaucoup plus dénergie fur Ie Fer que furnbsp;lAimant, dés quon approche du contact,nbsp;Voyez Ie § XVI.
s. XVIII.
4®. On voit enfin par ces Experiences, quels différens effets les forces dun même Aimantnbsp;produifent, felon les différentes dimenflons dunbsp;Fer quon employe, comme il paroit par lanbsp;dix-neuvième Expérience, comparée akving-tiéme j Sc méme, combicnraccroilTement donenbsp;nous venons de parler eft différent, felonnbsp;quon employe un Aimant plus fort, Ie Fernbsp;reliant Ie même, Ceft ce que prouvent évi-
dem-
-ocr page 493-Magnétiqiie Taradoxtk article IIL 475
demment les Experiences dixhuiticme amp; fei-zième, amp; les deux premieres de M- krafft. Doü il refüke ckirement, comnie nous la-vons deja marqué ci-deflus (§. VI.), que Ienbsp;même Fer n'efl: pas également propre a conHa*nbsp;ter la force de routes fortes dAimans,
Tels font les Corolkires quifuivent immé-diatement des Expéi'iences de M. M. M ü s-
SCHENBROEit amp; KRAFFT, èc cela fanS quil foit befoin dadmettre la moindre hypo-thèie. II ne nous refte qua dire un mot denbsp;FExpérience par kquellc gilbert a tachénbsp;de prouver k même proportion, kv. quurinbsp;Aimant attire Ie Fer plus fortement quun autre Aimant. Voici comment TAuteur la décrit ;nbsp; il ion place fur un Aimant un petit mor-,, ceau de Fer, qui adhere fortement a lAi- mant amp; ü lon approche de ce Fer un bar- reau de F er non aimanté, mais fans touchernbsp; k Pierre, vous verrez que Ie petit morceau,nbsp; des quil aura touché Ie barreau, Ie fuivranbsp;,, en abandonnant lAimant j qu'il Ie fuivra de
,, preference,£cquilyrefteraattachéforteraent
des quil laura touché: car, Ie Fer attirg flus jortemertf Ie Fer flacé dans la [fhêre de Ja
vertilt.
-ocr page 494-j^7(5 nbsp;nbsp;nbsp;, Dijfertufim fur un Phénom^m
,, vertu piagnétique, que ne Ie fait 1Aimant ,, même. Cette Expérience ne prouve pasnbsp;diredement que lAimant attii:e plus fortementnbsp;Ie Fer qumi autre Aimantj car en ce cas ilnbsp;feudroit foutenir par les mêntes raifons, quunnbsp;Ai mant foible attireroit Ie Fer plus fortementnbsp;qiie ne Ie feroit un Aimant vigoureux, puis-quon peut faire la même Expérience.en em-ployant un Aimant foible au lieu dun barreaunbsp;de Fer: mais , ceft un Phénomène dontnbsp;plufieurs Phyficiens ont parié, amp; qui a 'éténbsp;très-bien traité par M.' M. gassendi {l) 8cnbsp;LA HIRE (m), Sc furtout par M. aepinus («),nbsp;qui a fait qu^lques calculs fur ce fujet; calculsnbsp;auxquels ou pourroit donner beaucoup dex-tenfion. Mais je parlerai plus au long de cenbsp;Phénorncne a quelque autre occafion-
ARTICLE IV.
Principes généraux pour fervir a Vexplica-tion du Phénomène.
XX.
o N fait par des Expériences. très-certaines ^
fur-
{/) Nctae ad diogenis iaëriii Libr. X. T. l. p. 389. {m) M.ém. de lAcad. ITJT. p. 176. 283.
(») Tentamina Thm, EUSir. 0-Magnttismi, %.i6o.
-ocr page 495-M'agnétique Paradoxe, article ÏV. 477
ïurtout par celles de M. musschenbroek (0), que deux Aimans agiffent luu fur Tautre anbsp;une plus grande diliance que rAimant fur Ienbsp;Fer: de plus, amp; cela eft tres - remarquabie,nbsp;quand deux Aimans agifient cntreux, k Iphè-re de leur. attraction sétend ii. unc difl;ance plusnbsp;grande, quc n cll: la fbmme des plus grandesnbsp;diltances aüx quèÜcs ils pouroicnt agir chacunnbsp;en particulier. Jl eft aiié de Ie faire voif pafnbsp;les Experiences mêmcs de M. M u s s c h e n-BROEK aont nous avons fait ufagc dans eetcenbsp;dilTertatiofi.
Dans TExpérience 18, TAiiTiant fphériqüe' A nagilToit pas fur Ie Fer quon lui préfentoit^nbsp;a la diftance de .nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;4 p. 3 1.
Dans lExpcrience 19, il nagiiToit pas fur tin autre Fer a la diftance de .nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;. , 4 p. 6 1.
Öans lExpcrience ao, il agiftbit a peine fur un autre Fer il la diftance de .nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;4p.
D A N s rÈxperience at , il agiftbit a peinè fiir un autre Fer a la diftance de .nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;4 p. 9 1.
En prenant done un ndmbre raoyen, ia fphêfe dattraction sétend a la diftance de 4 p.nbsp;4J1. Of, on peut a dautant plus jufte fitre;^nbsp;fegarder ces diftances comme a peu prés éga-
le's^
(tf) Dijfertath de Magnete p. 45. CoroL 3.
toME ii. nbsp;nbsp;nbsp;H h
-ocr page 496-les 5 pour autant néanmoins quelles ne font pas troublées par les circonllances étrangères amp;;nbsp;diffemblables qui fo i'encontrent ici ( §. IX),nbsp;que les attraétions ont été abfolument les mê-tnes, mais tres - foibles, 6c feulement dunnbsp;grain, a la diftaiice de trois pouces pour lesnbsp;tróis premieres Expériences, amp; a la diftancenbsp;de 4 pouces pour la dernière.
lAimant parallélepipède Caagi dans la feizie'me Expériencë avec la force dun grain anbsp;la diftance de 3p. 7!^ 8c dans TExpériencenbsp;dix-feptième ausfi avec la force dun grain a lanbsp;diftance de cinq pouces. La fphêre dattrac-tion des deux Aimans A amp; C feroit done denbsp;onze pouces en prenant les nombres extremes,nbsp;mais beaucoup moipdre en faifant uiage desnbsp;nombres moyens. Or, ces deux Aimans agis-foient déja lun fur Tautre dans la cinquième
Experience, a la diftance de dixhuit pouces, amp; la fphére dattraétion sétendoit peut - êtrenbsp;iusqua dix - neuf pouces.
Les Expériences de M. krafft prou-vent la méme chofe: car, dans la premiere, la force de lAimant A sétendoit un peu au de-la de buit parties amp; trois quart: dans la fecon-de, celle de 1Aimant B sétendoit un peu aunbsp;dela de quatorze parties 8c deraie: la forame
eft de vingt - quatre parties au plus. Mais,
fphêrq
-ocr page 497-Mag'n^tifue Farddaxe. article IV. 479,
ïphêrè dés Aimans A amp; B, agiflant Iun fur Iautre, sétendöit k. plüs de viiigt-fept partiesnbsp;Sc demie (p).
Nous avons déja dit (§.III.) queleFef, des quil pafvietlt dans rAtraofphêre dun Ai-mant^ regoit la force rilagnétique, amp; fe change en un veritable Aimant, 8c ctft a caufenbsp;dë ccla quil eft attire comme M. brugmansnbsp;Ia proüvé. Le Fer fora done attire dautantnbsp;plus fortement ^ quil acquerra plus de forcë ,nbsp;comme il paroit fuffifarhmeht par les Experiences que rious avons alléguées (§ XIV). Mais,nbsp;lés Forces dont il sagit ici j; font celles que lenbsp;Fer acquièrt^ oii pendant quil refte applicjiiénbsp;a IAiniant, sil sagit dun contaft immédiat,nbsp;bu pendant quil eft dans la fphere daétivité.nbsp;Cés forces font différeritës i°. felon que lenbsp;Fer eft touché par 1Aimant dans plus ou' moinsnbsp;de points:nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;felon quil eft plus mol oil plus
ditr:
(p) M. É RUG MANS avoit deja prouvé ce point an amp;oyen d'une Aiguille aimantée {Teniamim de Materidnbsp;Magnetkd Prep. i^. p. nj). Mais les Experiences qua jénbsp;Viens de developper najoutênt pas peu de poids
fcitle E^ipérience que M. brugmansrapPoitS.
^.Üo nbsp;nbsp;nbsp;Dijfertation fur un Phênomlni
dur j 3®. feloti que fa maffe eft plus grande ou plus petite i 4®. felon quil a une figure plus ounbsp;moins propre a être attiré gt; ainfi quil a été dé«nbsp;montrc par un grand nombre dExpériences
Maïs, ce quil faut principalement remar-qucr ici, ceft quc les forces, que Ie Fer re-coit dun Aimant, fontbeaucoup plus grandes dans Ie contaö; immédiat, qu^a une diftancenbsp;mcme extrèmément petite, amp; quelles dimi-nuent a une petite diftance de lAiniant ennbsp;beaucoup plus grande raifon que les diftancesnbsp;naugmentent; car, ces forces font en quelquenbsp;proportion de Fattradtion} or, les attradtionsnbsp;font plus grandes au contadfc, 6c y conftituent unnbsp;multiple remarquable de Fattradtion qui a lieunbsp;^ une diftance même tres-petite, comtne il a
été cvidemmcnt prouvé dans Ie §. done les
forces que Ie Fer recoit au contadl font beaucoup plus grandes que celles quil acquiert a des diftances même tres - petites.
Le contraire a lieu fi' Fon préfente Fuft a Fautre les poles ennemis; alors il y a une diminution de force: mais, telle eft la nature denbsp;cette augmentation 6c de cette, diminution?
que
-ocr page 499-Magnêtique Paradoxe, article IV. 48*
^ue les poles qui font toumés lun vers lautrc, font plus augmentés ou diminués que les deuxnbsp;autres plus éloignés, ainfi quil fuit desExpé-.nbsp;riencGs de M. a e p i n u s Q'), amp; des miennesnbsp;proprcs {r) fur la propulfion du centre mag-netique. Or, fi r-on óte lun des deux Ai-mans, k force décroit ou. augmente dérechei*nbsp;dans tous les deux, inégalemenc pour les deuxnbsp;poles, Ie plus pour ceux qui ont été les moinsnbsp;diftans entreux ¦, 8c conféquemraent les polesnbsp;lè rapprochent dérechef de leur premiere pro-*nbsp;portion.
Au refte, ces accroiflemens 8c ces diminutions, mais il ne sagit ici que des premiers, font dautant plus grands pendant que TAimantnbsp;refte appliqué aux Corps, que ceux - ci fontnbsp;plus mols: mais par contre, il leur refte dautant moins de force, quand on óte rAiraant.nbsp;Lc Fer mol acquiert plys fortement 8c plusnbsp;facilement la force magnêtique que Ie Fer dur:
mars
(.q) Tentam.^Theor. Eilcdtr. amp; Msgn. §.184 feqq. (r) Recherc/ies fur les AiruiUes aimaniks §. 13S. feqq.nbsp;Dans Ie Tome VlU èss Mémoires préfesités a. lAcadémft
par dijférens favans ilrangm.
-ocr page 500-DiJfertMlon fur un Phénomene.
mais il la perd plus promptement amp; plus abon-; damment, des quon ote ovi quon éloignenbsp;IAimant, comme il eft évident, tant parlex-emple des Armures, qui ont une grande force,nbsp;ausfi longtems quelles rerteiit appliquees anbsp;IAimant, amp; qui nen ont pas , ou qui dunbsp;moins n^n gardent que tres-peu, des quon lesnbsp;en ote: que par lExpérience de M- krafft,nbsp;qui a trouvé que la boule de Per, dont il a éténbsp;fait mention qi-deftus (§. XVII), amp; qui étoitnbsp;attirée au contact par une force de I97'7 grains,nbsp;fe trouvoir a peine porter une petite quantitcnbsp;de limaille, des quon avoit óté IAimant.
ARTICLE V.
'Explication du, Phénomètter
N E nous arretons plus a préfent a toutes les circonftances étrangères, qui ont lieu dans lesnbsp;E-xpériences; nous en avons fuffifamment parlenbsp;dans les §. IX amp; X. amp; fuppofons que tout foitnbsp;égal des deux cotes quant a Iaftion de Iattrac-tion j il nous faudra expliquer ces deux Phé-nomènes;
i°- Que IAiniant attire quelquefois leFer
plus
-ocr page 501-Magnêtique Paradoxe. artici^eV. 483
plus fortemcnt que lAiniant, 6c quelquefois rAimant plus foitement que Ie Fer.
2°. Que rAimant, quoiquil attire Ie Fer plus foitoraent quun autre Aimant au contact,nbsp;attire cependant 1Aimant avec plus de force anbsp;quelque diftance, 6c même a une. dilbince quinbsp;nell pas conlidérable (§. XVI^.
§. XXV.
Le Phénomènc me paroit enticrement dé-pendrc de ces trois élémcns: 1®. de la force que le Ferrccoit de lAimant A. a°. de la force Mnbsp;que poflede lautrc Aimant, B, quon employe, 6c quon fubftitue au Fer: 3. de lac-croiffement m que la préfence de TAimant Anbsp;produit dans les forces de 1Aimant B s êc parnbsp;conféquent felon quoii aura F X , ou = , ounbsp;M - -nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,, le Fer fera attiré par lAimant A
plus fortement, ausll fortement, ou avec moins de force que 1Aimant B.
§. XXVI.
IL. A Force F depend de la maiTe 6c du volume de Fer quon employe, ainfi que de la. furface quil préfente a 1Aimant A (§.' XXIjnbsp;H h 4 ^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;XIV i
-ocr page 502-^8-4 Dijfertation fur un Phênomlne-
XIV j III.) amp; mêmc de la force de celui-ci. 11 peut done y avoir une variété iufinie dan?nbsp;cette combinaifön, qui, jointe 'a la force denbsp;lAimant B, laquelle peut ausiï varier a Iinfini,nbsp;fait'quon ne fuiroit établir iet de regie fixe,nbsp;amp;£ que la force F feta, tantót plus grande,nbsp;tantó^ ausli grande, tantót plus petite que cel-le de l Aimant, M, amp; dans les deux derniersnbsp;cas lattraótion enire les deux Aimans. prévaut.nbsp;(§. III. IV. V). A ces deux élémens il sen,nbsp;joint encore un autre, la durete plus QU moinsnbsp;grande du Fer en comparaifon de cclle de lAi-mant. Suppofons en eifet F % M : décornpo-fons F en M alors la force entière feranbsp;M f\ =; \ M -F m., 8c Ie Phénomènenbsp;dependva de la valeur de 1Equation - ^nbsp;x tn. Si nous contidérons la ebofe d une ina-nière purement abftraiie, q« aura toujoursnbsp;f\ m:. car Ie Fer eft un Corps bien plus njolnbsp;que r Ai mant, qui efi: de nature pierreufe.i amp;nbsp;par conléquent Ie Fer acquerra eet accroilTe-ment bien plus ftcilement 6c plus abondam-mentj mais, on fauroit lyppofcr tout Ie res-te égali^ car, comme une certaine malTc denbsp;Fer ne peut recqvoir quune certaine Forcenbsp;dun Aimant determiné, ii senfuit quon nenbsp;fiuroit ai outer a la partie M de la force F unnbsp;acau'oiircrrsent quelconque , mais feulement
UUi
-ocr page 503-Magnétiqe Paradoxe, article V. 485
un accroiflement qui ne furpafie pas ce quil sen faut pour parvenir a un Maximum.
f. XXVII.
Cependant, Gomrae la Force que Ie Fcr reqoic, dok être plus grande que celle quenbsp;lAimant B poflede, amp; qu© ceüe quil acquiert,nbsp;pj-ifes enferable, il scnfuit que Ie cas pro-pole ne peut guères avoir lieu, è, moins quenbsp;lAimant B ne fok foible, comme cela a lieunbsp;effeftivement (§§. IV, V, VI, XV). Mais,nbsp;comme on ne faurok rien établir a priori fnrnbsp;ce fujet, ?. caufe des raifons rapportées qi-des-fits (§. VII.), ilsagiroic dexaminer, fi un Ai-mant pourroit attirer plus fortement Ie Fcrnbsp;quun autrc Aimant, de mcme grandeur, 6cnbsp;de même force, amp; alors il faudroit choillrunnbsp;barreau de Fer, qui, en prcfentant a 1Aimantnbsp;la même furface , pour que tout fut égal desnbsp;deux cotés (;§. IX.), fut en même tems knbsp;maffe de la plus grande attraêfion. Or, jenbsp;doute. que dans cecas Ie Fer puiflc jamais êtrenbsp;attiré plus fortement que 1Aimant, pukqua-lors il devroit recevoir par Ie feul contaft denbsp;l-Aimant A une force plus grande que cellenbsp;que lAimant B, ou A, (car ils lont égaux)nbsp;poffedok, 6c que celle quil acqulcrt en ouirenbsp;H h 5nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;P^i
-ocr page 504-486 JOiJj'ertatirn fur un Pliênmène
par Ie renforcement. Ce renforeement peut a la vérité, être très*petit, sil sagit des pierresnbsp;, dAimant, qui font plus duress amp; grand aunbsp;contraire, sil sagit dAimans artificiels plusnbsp;ïnols. Ou pourroit faire fui' ce fujet un grandnbsp;nombre dExpériences, furtout fi lon exa-.nbsp;minoit quelle devroit être la force dun Aimaatnbsp;fort dur B, pour quo celui - qi fut attirc plusnbsp;forteraent par un autre Aimant, que Ie Fernbsp;mol, foit de niêmes dimenfions, foit de di-menfions plus avantageufes. Mais, on fait, ennbsp;attendant, a quoi sen tenir fur les caufesquinbsp;pvoduifent Ie premier Phénomène.
L0RSQ.UE deux Aimans agilTènt Iun fur lautre, foit au contaót, foit a une diftance
queiconqiie, il y a deux élemens conftans, Sc deux variables. Les premiers font les forcesnbsp;que chacun des deux Aimans pofTéde, avantnbsp;que detre mis en Experience: les autres fontnbsp;1°. les diftances auxquelles les Aimans agiffentnbsp;lun fur lautre, amp; qui augmentent ou dimi-nuent lénergie de lattraêlion:nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;les renfor-
cemens que ces Aimans reqoivent lun de lautre, (§. XXII). Ceux-qi font plus petits a mefure que les Aimans font plus durs, tnais
ausfi
-ocr page 505-Jj^agnéüqut PMadqxe. a r t i c l. e V.
ausfi par la même, ils sévanouifTent plus len» tement. Pofons que Ie renforcement au con-taft foit la partje f de la force que rAimant
poflede, OU quil foit en raifon .inverfe de,
la puilTance y des diftances D, tandis que lat-traftion eft en raifon inverfe de la puilTance x des diftances: Taftion totale fora done,
M nbsp;nbsp;nbsp;Mnbsp;nbsp;nbsp;nbsp; M-
Les chofos ont tout autrement lieu pour Ie yer; aucun élement ny cft conftaiit: ils font tons,nbsp;variables. Car, lorsque les diftances augmen-tent lattraftion diminue , non feulement parnbsp;cette raifon-la, mais encore paree que la forcenbsp;dattraóiion, (avoir k force magnétique que Ienbsp;Fer acquiert, décroit ausfi en quelqtie raifonnbsp;de cette diftance. Suppofons que Ie Fer re-qoive au contact la force n M: elle fera, a k
diftance D, ^ ^: on aura done.pour la distance D, la force de T Aimant A agifTant fur TAimant B , a celle du rnême Aimant A,
/r . r 1 T- nbsp;nbsp;nbsp;p M DJ' M .
agiflant fur Ie. Fer, cornme -.
= pMD7 M: pnU ==.
%. XXIX.
-ocr page 506-488 Dijfertation fur un Phémmene
§. XXIX.
On voit, par ce qui vient detre dit, pour-quoi, quoiquon ait la force pn \ i dans Ie eontaft immédiat, cependant Tattradion entrenbsp;les deux Aimans devient plus grande, des quoanbsp;augmente la didance , amp; même tres - prompte-ment: car, dans Ie cas oü Ton employe deuxnbsp;Aimans, nn des Elémens rede conftant, aunbsp;lieu que dans lautre ils diminuent tous deux:nbsp;amp; puisque la diminution de Tattradion efl; lanbsp;même pour les deux cas a la même didance,
.»M ..
.. AJOU-
pDJ
jes forces feront comme M -' ^
tons encore, que, des quon éloigne TAimant, Ie Fer perd fur Ie champ, a caufe de fonpeqnbsp;de durcté , la force quil a acquife, (f. XXIII)nbsp;au lieu que TAimancla perd plus diflicilement jnbsp;amp; par conféquent la force veritable approche
plus de -jyj- pour Ie Fer, que de Md-
pour TAiniant, a caufe du refte que fa dureté lui fait conferver de ce quil avoit acquis par lanbsp;pofition préccdente de lAimant, amp; du manque de tems nécelfaire pour pouvoir perdrenbsp;cette force en entier.
O N voit en Iccond lieu, pourquoi lattrac-^ tion devient déja plus grande entre les deux
Aimans
-ocr page 507-'Airnans, quoiquonnaitaugmenté qué de tres-peu la diftance: car^ n eft une fradtion : p eiT; certainement un nombre entier: Sc Ie terme Mnbsp;demeure conftant pour rAimarvti,
O N voit en tfoifième lieu pourquoi, lors-quon approche du contaSt, les attraftions entte Ie Fer Sc un Aimant augmentent beaucoup plus prornptement 6c plus fortement quentrenbsp;deux Aimans (§. XVII); car, dans Ie premiernbsp;cas les deux Elemens augmentent, Sc lunnbsp;deux très-promprement Sc très-copieufement:nbsp;(§. XXIV)- Or les aélions qui étoient, i la
diftance D, comme M ¦ M
M , « M ^
Dr,'
lont, au
contaét, conime ¦ nyi Qs). Or, il ell évident que n M eft un plus grand multiple de
_ que 1 eft de M dr~
pé*
(j) II y a dans roriginal, ici, amp; deux lignes plus bas, par une faute décritlire ou dimpreslioii év'dente,nbsp;M
M au lieu de . N. d. T.
(r) Cette Expresljon, Or H efi éviiknt que nM eft nu
, nbsp;nbsp;nbsp;,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, . , n M ¦ Mnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;M
plus grand multiple de ppp y iefi ds M
neft pas exaéle: il faut quil y alt, Or il eft évident que
M nbsp;nbsp;nbsp;n M ^ lyi
tiM eft a -^tn flus grande raifin que n'eft 4 M -p - *-
N. d. T.
-ocr page 508-4.93 Dijfer'tation fur nn Phénomène ^c.
periehces dcniontreht que ce multiple eft plus grand pour le Fer amp; un Airiiant, que poutnbsp;deux Aimaiis,. ainfi que nous Iavons fait voirnbsp;ci-deflus (§. XVil),
propöfc dans le §. XXVII. quelques Expériences qui pourroient repandre beaucoiipnbsp;de jour fur ce que jai dit en diffcrens endroitsnbsp;de cette Diflehation. Je les ai faites, des quenbsp;jen ai pu trouver Foccafion, 6c jy ai employénbsp;toütes les precautions quun long ufage dfe ccsnbsp;fortes dExpériences ma appris êtré non feu-lenient très-ütiles, mais mcme entièt-ement nc-
ficiles.
Jai eniployé desXames qui routes avoierit la même largeur amp; la mêmé épaifleur: ellesnbsp;étoient parallélepipèdes: le Barreau Magnéti-que A étoit fuSpendu aii bras dune balance, amp;nbsp;agiflbit par fon pole auftral fur toutes les lamesnbsp;quon lui préfentoit. Xe pole auftral de ce bar-reau attiroit fobs un angle de 45°. 55'de polenbsp;boreal de PAiguiUe dont je me fuis fervi con-
ftarn-
-ocr page 509-MA^niticjüt Paraioxè. apPéndice. 491
ftamment depuis fept ans pour ce genre dËx* périenceSi Si done on exprime la force paria TangenÉe de eet Angle, comme il convient denbsp;Ie faire (a)j la force du Pole aüftral de eetnbsp;Aimant A fera exprimée par 8978. La distance a laquelle ce barreau aimanté fe trouvoitnbsp;de 1Aiguille dans cette determination, étóitnbsp;7P- 5» 81, Sc elle a cté conftamment lanbsp;même dans toutes mes Experiences-
Jai de plus employé utt autre barteau des memes dimenfions, Sc de la même düreté quenbsp;Ie précédent: Ie pole boréal de ce barreau Bnbsp;détournoit la même Aiguille fous itn Anglenbsp;de 40°. 30': fa force boreale eft done exprimée par 8847: elle eft done a peu pres égalenbsp;a celle de 1'Aimant A.
s. XXXI.
Ja I encore employé les barreaux fuivans j de Fer tres - mol, amp; non aimantés:
La Lame C étoit de la même longueur que A amp; B.
La Lame D avoit Ie quart de la longueur de A-
(s) V. note a du §. 52.. de mon Mémoire. N. d. T,
-ocr page 510-49'i Differtation fur un Phénomèni
La Lame E avoit la moitié de la longueur de A.
La Lame F en avoit les trois quarts; XXXII.
Les Lames (uivantes étoient dAcier extrè-tnéraent trempc; G amp; H étoient égales a C. I, K, Li rétoient aux barreaux D, Ej Fjnbsp;refpeéliveraent.
§. XXXIII.
VoiGi Ie réfultat des Expériences que jai faites Ie i6 de Septcmbre 1778.
Expér. V. LAimant A attiroit par fon pole auftral Ic Pole boréal de TAimantnbsp;'nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;B avec unc force de 3843 grains.
Ex PÉR. VI. Ce même Aimant A attiroit Ia knie de Fer C avec une force denbsp;ai07 gr.
ExpÉr. vil II attiroit la kme dAcier G
avec unc force de 1058 gr.
ExpÉr. VIIL Et la lame fembkMe H avec
une force de 1108 gr.
ExpÉr. IX. 11 attiroit la lame D avec une force de 1537
ExpÉr. X. Et la lame dAcier I avec une force de 943 gr.
Ex ei*
-ocr page 511-Magnétique Paradoxe, appendice. 493
Expér. XI. II attiroit la lame E avec une force de 1637 g*quot;-
ExpÉr. XII. Et k kme dAcier K avec une force de 1243 gr-
ExpÉr. XIII. II attiroit ia lame P avec une force de 2.(595 gr.
ExpÉr. XIV. Et la kme dAcier L avec une force de 1550 gr.
$. XXXIV.
II fuit manifeftement de ces Expérlences;
1°. Qüun Aimant attire plus fcutement ua autre Aimant des mêmes dimenfions, amp; denbsp;mêrae force, quune kme de Fer, parfaitementnbsp;égale, OU quune kme dAcier égale Sc de mê-me dureté: Sc même, plus fortement quunenbsp;Maffe de Fer ou dAcier de la plus grande attraction, pourvü que tout Ie refte foit dailleursnbsp;égal (§. TX), ainfi que je 1avois avancé dansnbsp;Ie §. XXVII) guide par Ie feul raifonneraentnbsp;analogique.
a°. Que 1Aimant a attiré plus fortement les lames de Fer mol, que celles dAcier trem-pé, qui avoient dailleurs les mêmes dimen-lions. On peut juger de la de linfluence quenbsp;la dureté plus öu moins grande des Corps ex-crce, tont Ie refte étant égal, fur ce genre
TOME IL nbsp;nbsp;nbsp;I inbsp;nbsp;nbsp;nbsp;dEx-
-ocr page 512-494 Dijfertation fur un Phênoment
dExperiences. Or, cette dureté. èft un de^ pnncipaux Elémens que nous avons établisnbsp;dans cette DifTertation.
3°. Que cette dureté ne paroit pas toujours produire rélativement a 1attrafcion Ie mêmenbsp;efFet fur des maffes égales: car, on avoit iat-tra£tion du Fer ,
D nbsp;nbsp;nbsp;---I nbsp;nbsp;nbsp; 1537nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;-nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;943=1. 63nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;-nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;t
F ---- L - 2695 - 1550= I. 74 - t
Milieu I. 68 - i.
La grandeur de TefiFet ne dépend done pa? de la feule dureté, mais de celle-ci combinéfnbsp;avec la malTe; proportion qui nous eft jusqu^nbsp;préfent inconnuc. La plus grande Ia plu*nbsp;petite proportion ont eu lieu pour deux mafleSnbsp;C 6c E égiilemcnt diftantes de la mafte de llt;t
plus grande attraétion F, la premiere C en exces, la feconde E en défaut: la moyenne a eu lieu a peu prés pour la mafte de la plus grandenbsp;attraélion, Sc elle eft un peu plus petite pournbsp;celle de la plus petite attradlion.
4®. Il senmit en quatriéme lieu, que toU'
tes les mafles ne font pas attirées avec la mêm®
force, eomme on Ie favoit déja par les Expc'
riences de M. musschenbroek: mai?gt;
il faut remarquer ici, que des maffes égales
jrer
-ocr page 513-Magnétiqué Paradoxe. appendicE.
Fer 8c dAcier ont épr'ouvé les unes amp; les au-tres la plus grande 8c la plus petite attraction j quoique 1ordre de iattraótion ne fuive pas dansnbsp;les deux cas Ie même ordre des maffes, on ynbsp;obferve cependant a peu près la même mar-chej car.
Soit lattraftion de la maffe F = i On aura celle de la maffe C = o. 78nbsp;---E = o. 61
----p) _ Q
Alilieu - - ~ o. 74 Soit Tattraftiofl de la Maffe L = inbsp;On aura celle de la Maffe K o. 80
------ G o. 68
----I = o. 61
o. 77
Milieu
J E me fuis furtout appliqüé a examiner la queftion que javois propofée §. XXVII, fa-voir quelle devroit être la force de 1Aimantnbsp;très-dui' H, pour quil fut attiré plus forte-ment par fAimant A, que Ie Fer mol C desnbsp;mêmcs dimenfions, ou des dimenfions les plusnbsp;avantageufes? Jai confacré a cette Experiencenbsp;li »nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;la
-ocr page 514-495 Dijfertation fur un Phémm^ne k lame H, kquelle avoit a peu pres les mêmesnbsp;dimenfions que k kme G, amp; qiü néanmoinsnbsp;étoit attirée par unc force de iio8 gr., pendant que lautre G ne létoit quc par une forcenbsp;de 1058 gr: difference de 50 gr. mais jai trou-vé que k kme H étoit moins pefante de aa gr.nbsp;que la kme G, qui en pefok 580, amp; quellenbsp;approchoit par conféquent dautant plus de Ianbsp;kme de k plus grande attraction (v).
Cette Lame H avoit reque quelque vertu pendant quclle étoit attirée par lAimant A,nbsp;6c elle lavoit confervce a caufe de ia dureté.nbsp;Pour examiner cette Force, jki mis, dansnbsp;lExpérience XV^, cette Lame H a la diftancenbsp;de 7p. 5;^ 81 de mon Aiguille (§. XXX}: cel-
le-ci
(v) II y a dans 1original plu: pefuMef ceft une faUtC
qui faute aux yeux, comme la liaifon du raifonnement Ie proiive: mais pour plus de fureté, je viens de pefernbsp;de nouveau mes Lames, que jai toutes gardées foi-gneufement éiiquetées: Je irouve que la lame G pèfenbsp;effeiftivement grains de plus que la Lame H.
Ou peut remarquer encore, que les cinquante grains dattradion font un excès dun viögt-unième a-peu-près:nbsp;amp; que les zi grains de poids font un excès de maffenbsp;d'un vingt-feptième a-peu-près: mais il eft vifible par cesnbsp;Expéricncès même, que cette proportion daugmeniationnbsp;dans Iattradion, amp; de diminution dans Ia maffe, nanbsp;pas lieu en génétal. N. d. T.
-ocr page 515-Magaétique Paradofte. atpendick.
le*ci étoit détournée fous un angle de i°. 15'. La Force expriraée par la tangenre étoit dononbsp;de ai8. Cette Force étoit purement magné-tique, car javois examiné auparavant,fi cettenbsp;lame non aimantée agirok a cette diftance furnbsp;rAiguille amp; jai trouvé quelleny agiffoit pas.nbsp;Cette mème Expérience prouve combien lA-cier conlerve mieux fa force que Ie Fer, quandnbsp;on óte rAiraant dont ils Tont regue: car lanbsp;lame de Fer C, ótée de lAimant A, amp; ap-prochée trcs-promptement de F Aiguille a lanbsp;mêrae diftance , na aueunement agi fur 1Aiguille,
§.
XXXVI.
EX P ÉR. XVL Jai aimanté la kme H par la double touche, au moyen de deux autres lames qui lui étoient égales, .Sc en conduifant lesnbsp;lames deux fois. Cela fait, la lame H détour-noit 1Aiguille fous un Angle de 6°. 45': la force étoit done 1183.
E X p É R. XVII. Dans Ie moment jai pré-fenté cette lame H a la lame A fuspendue au bras de la balance, amp; Fattraétion ^ été de i aSSnbsp;grains.
Dong 1°. Cet Aimant H, que je, nornmeral aétuelLement , amp; dont la force étoit a ceftenbsp;de lAimant B comme 1183 a 8847, ou commsnbsp;lignbsp;nbsp;nbsp;nbsp;I a 7.
498 Dijfertation fur un Phênemhie
I a 7. 48, étoit attirce beaiicoup plus foibler ment que lAimant B, amp;: mêttie troi|,fois plusnbsp;foiblement.
Donc Ce mêrae Aimant H», dur, étoit attiré plus foiblement que Ie Fer C des mêmesnbsp;Jimenfions, Sc cela avec une force, qui étoitnbsp;a celle par laqueUe Ie Fer étoit attiré, coraménbsp;I a I. 9. amp; même plus foiblement que Ie Fernbsp;F des dimenfions les plus avantageufes; les foi'fnbsp;ces dattradion étoient comme tas.
ExpÉr. XVni- Jai aimanté la même lamp H, de forte qtielle détournat a la mêmedis-!nbsp;tance' 1Aiguille fous un angle de 10 degrés: lanbsp;force étoit done de 1763 : done fa proportion anbsp;la force de TAimantB étoit de 1763 a 8847, oqnbsp;comme i a 5 a peu prés.
¦' Exper. XIX. Jai préfenté cette lame a lAimant A fuspendue a la balance, êc lattrac-tion étoit dequot;^ 1738.
Donc eet Aimant H, que je nommerai aétuellement , amp; dont la force étoit a cellenbsp;de lAimant B comme i: 5, étoit attirée plusnbsp;foiblement que FAimant B dans Ie rapport denbsp;1738 a 3843 , OU dans celui de i al, 14.
Done a®-, cec Aiman? mais dur, étoit
attira
-ocr page 517-Magnitiqtie Paradoxe, appendice. 49^
attiré plus f^iolement que Ie Fer mol des mê-mes dimenfious G, 6c celaavec une Force qui ctok a celle qui attiroit Ie Fer, comme i a i ^nbsp;ar. Elle étoit attirée encore plus foibiemeucnbsp;que Ie Fer de la plus forte attraétion, dans Icnbsp;rapport de X a 1, 55. ,
Exi^Ér. XX. Jai aimanté dérechef la lame H, que je nommerai aóluellement H f: ellenbsp;détouvnoit 1Aiguille fous un Angle de 12°. 30'.nbsp;a force étoit done 22,17. Sc conféquemmentnbsp;la proportion de cette force a cede de FAimantnbsp;B, comme i a 4 a peu pres.
Exper. XXL Jai prclenté eet Aimant Hf a 1Aimant A, fuspendu a Ia Balance: 1attrac-tion a été de ao68 grains.
Cette attraftion étoit done plus foible que celle du Fer pur C, Sc cela dans la proportionnbsp;de i: 1, oa.
Elle étoit ausfi plus foible que celle duFer des dimenfions les plus avantageuies F, dans linbsp;.taifon de I; a 1, 3.
Op
Expis.. XXII. Jai de nouveau aimanté ma li ^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;lame
-ocr page 518-500 3iJfertation fur un Phémmeae
lame H, de fa^on quelle attirat 1Aiguille föus un angle de if. La force de eet Aimantnbsp;H dj eft done a celle de rAiraant B, commenbsp;0679 4 8847 = i: 3, 3.
Expbr. XXIII- Cet Aimant Yld a cté at-tiré par 1Aimant A (fuspendu a la balance,) avec une force de 2160 gr.
Cette attraftion a done été plus grande qu? celle fur Ie Fer pur des mêmes dimenfions:nbsp;mais plus petite encore que celle du Fer desnbsp;dimenfions les plus avantageiifes, dans Ie rap-* port d§ 2160 a 2695, OU de I a i,
%¦ XL,
IL füit dérechef de toutes ces Expérignces:
1°. Que r Aimant attire un autre Aimant de
méme force plus foitement quune maffe de Fer des mêmes dimenfions, ou des dimenfionsnbsp;les plus avantageufes,
a. .Quun Aimant foible peut êtreattiré, mais plus fqiblement quun barreau de Fer molnbsp;des mêmes dimenfions j mais quil eft quelque-fois attiré plus fortement que celui-ci, fi fa force eft Ie tiers de celle de 1Aimant do ut nousnbsp;»ous fervons,
foil
-ocr page 519-Mdgnêüqtie Paradoxe, appendice. 501
£bit attiré plus fortement quune certaine maffe de Fer, 6c plus foibleraent quune aütre.
4°. Enfin, quun Aimant, quelquepetites que foyent les Forces dont il eft pourvü, eftnbsp;cependant attiré plus fortement quun barreaunbsp;de Fer de la même dureté amp; des mêmes di-mcnfions j ainfi quil fuit de la comparaifon desnbsp;Expériencqs 23 , SI, 19nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;17 a lExpérience
huitième,
Ces Cqrollaires font tous entièrement con-fprmes a ce que nous avons dit dans cetce Dis-^ fertation, en font upe confirmation ulté-yiqure.
§. XLE
PuisQ.uiL eft queftion ici de Tattraftion magnétique, je crois pouvoir ajouter quelquesnbsp;réflexions fournies par les Expériences que ïiqugt;nbsp;venons de rapporter.
Si 1on fuppofe., nbsp;nbsp;nbsp;*
LaforceierAimantB I amp; lAttradion de A ftir Bi .
Qa aura celle de Ho o. 13 ¦ . nbsp;nbsp;nbsp;, --Ho o. 33
Hbzzzo.. a-----Hf0.45
Hc0.25-Hcrre-ss
lido. 3' ¦ nbsp;nbsp;nbsp; -UdQ. Jd
IE sen fuit, que les attradlions ne font nul-lement conformes a la proportion des forces j niais quelles font plus grandes relativement anbsp;cellcs'ci, quoique felon une fuite décroiffante,
§0% Hiffertation fur un Phénomin» a raefure que rAiraant devient plus fort. Carnbsp;la force de B eft a. cede de Ha^comme 100:nbsp;13 , amp; Tattradtion de B eft a celle de Ha com-me 100; 33, pendaut que la force de B eft anbsp;cede de Hicomme too: 30, amp; .que 1attrac-don de B eft a celle de comme 100 a 5Ö.nbsp;on a daiileurs Ja proportion de la force a cedenbsp;de iattradtion, ,
pour Ha comme i. 2,5 1 Ce qui forme unc
-nc
I. a.
fuice concinuelle-
ment décroiflante.
-i.-ü 19J
milieu 1.2,15.
o R, il ne doit pas paroitre ctonnant que les attractions déterminées au moyen dune Aiguille, foyent tres - différentes de celles quonnbsp;trouve au moyen dune balance, quoique plu-fieurs Phyficiens sen loyent étonnés, 6c quilnbsp;y en ait qui ont allegué ce Phénomène commenbsp;un exemple de linconftance 6c desnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;de
1Aimant, pendant , que les uns ont preferé les Experiences faites avec une Aiguille, 6c les
autres
-ocr page 521-Magnêtlque Parxdoxe. appekdice. 503
autres celles faites au moyea dune balance (w).
J E dis que cette difference ne doit pas paroi--tre éronnaiite; car, dans les Experiences faite? avec r Aiguille, il ny a quune feule force quinbsp;agit, favoir U force attraamp;rice oii magnétiqiienbsp;de la Lame quon éprouvciAiguille y eflnbsp;purement pas-rive: car, quelle ait pende force OU quelle en ait beaucoup, elle eft cgale-meiu détoiirnée de la fituation par la même for^nbsp;ce, comrae M. lous 1a dépnóntré, Svque jqnbsp;lai ausli trouvé après lui f ,
Maïs, lorsquon fiit des Experiences au moyen dune balance, il y a deux Élémens quinbsp;agilTent: 1°. La force propre des Corps quounbsp;employe, Sc de plus raugmentatloq de forces
c^uils
(w) M. M. mösschen'brqek amp; KRAwr ont' fait lenrs Expériences au moyen dune balance; M. M. whiston,nbsp;hawkseee , TAïiOR fe font fervi dAiguilles; on peut voirnbsp;lHiftoire des travaux de ces Phyiiciens, 8c des réflexionsnbsp;fut ces différentes methodes 8c fut celle de M. du p^ynbsp;dans les excellentes Notes que M. desmahets a join-tes a la traduélion des Expériences p/tyjico - Mec^niqües denbsp;Hawks'eee, Tome z. N. d. T.
( a; ) LoüS Tentamen ie Compajp.i Nautica perfichado p. 68. ^7 8c mes Récherches pr ks Aigt*iucs Amieir.técs p. i. §. '3f
-ocr page 522-5-04 Dijfertation fur m Phêngmène
quils resolvent pendant la duixe de lExpé-rience : Tattraftion entière neft done pas, comme dans Ie cas précédent, la mefure dunbsp;premier Élément feul, mais elle eft celle desnbsp;deux Eléraens pris enreroblej doü il dolt re-lulter une tres - grande difference dans la pro-portioii.
N E pouiToit - on pas raifonner de la ma-nière fuivante, afin de jetter plus de jour fur cette matiére ? La Lame H étoit attirée parnbsp;iine force de iic8 grains avant quelle fut ai-mantée: il faut done fouflraire cette force denbsp;toutes les attractions pour avoir ce qui eft dü anbsp;lattraótion 'magnérique. Suivant cette fuppo-
lition, on aura pour les attraétioias
Les pro. portionsnbsp;forces
4e r Aimant B er 27 35
...-180
--Ui
--- H c rr 960 I
r- nbsp;nbsp;nbsp;¦nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1052nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1
OU pour les pro-
630 /portipnst
3 Mes
o. 35 f font par o. 38 l Ie §. XLI.
Proportions dattraftion qui approchent da-vantage de légalité avec celles des Forces. Mais, puisque 1Aimant A fortifie dans chaquenbsp;experience les Aimans B, Ma-, Mb, Mc,nbsp;lid, M en eft aqsfi renforcé. 11 faudroit done
encore
-ocr page 523-Magnêtipie Paradoxe, appendice. 505'
encore retrancher quelque chofe de la grandeur des attractions ici marquees j favoir ce qm' eftnbsp;dü a ce renforcement. Mais on ignore jus-quici quelle efl cette quantité : elle fera fure-ment en quelque raifon des Forces: mais, ilnbsp;me paroit trés - vraifemblable, quun Aimant,nbsp;qui pofféde deja beaucoup de Forces, fera dau-tant moins renforcc que fes Forces propres fontnbsp;plus grandes , éc quil cft préfenté a un Aimant plus foible: de forte que eet accroilTe-ment feroit en quelque raifon inverfe des Forces propres Sc cn directe de celles de FAimantnbsp;auquel OU préfente celui done il sagit. Mais,nbsp;je nai pas encore determine par E:spériencesnbsp;quelle eft cette proportion, amp; ces Recherchesnbsp;me paroiflent remplies de difficultés. On voitnbsp;cependant, quen retranebant cette quantité,nbsp;les attraftions approcheront encore plus de lanbsp;proportion des Forces, fi 1on en excepte lanbsp;feule Experience dix - feptieme. Il senfuitnbsp;done que tout eft trés^bien lié. Mais je nenbsp;remarque ceci quen paftiint 6c par occallon jnbsp;car je nai pas fait ces Experiences dans le des-fein de refoudre cette queftion, qui méritenbsp;certainement dêtre traitce avec tout le foinnbsp;posfible; quon ne confiderc done ceci quenbsp;comrae un Eiraigt; car il arrive trés - rarement
que
-ocr page 524- -ocr page 525-I
1, i6. de la note M. barbece r ote c lig. dern. Fliiide éleamp;iquenbsp;1. penult.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ce qui eft
1. 4- de la note forces I. 5.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ce qui ell
1. 6. den bas Ie chapeau réelles
2, den bas ou on les dispofe 1. 3. de Ia note, reconvertnbsp;1. penult.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Ie Carreau
1. penult, du te.\'te sil nagit ¦ 1. 2.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;( 2 R 4- 2 X )
1.3. den bas
L-2R-nxJ . i4nefe communique par
p. den bas nbsp;nbsp;nbsp;nulles
5- nbsp;nbsp;nbsp;treilles
6. nbsp;nbsp;nbsp;que paiTe-t-il
6. dcn bas mareodeues
GAJ-LAES
4. nbsp;nbsp;nbsp;paroilToit Ie faire
, 9. de Ia note on en peut -. 14. d en bas nbsp;nbsp;nbsp;Rivenius -
I 3. de la note arnorum -. 15. 1. 1®. plus quabfolu. -
l.j/ïr M. EAREEU,
nbsp;nbsp;nbsp;Fluide Magnetiq.
nbsp;nbsp;nbsp;ce quil cll.
nbsp;nbsp;nbsp;des forces.
nbsp;nbsp;nbsp;ce quil eft.
nbsp;nbsp;nbsp;Ie gateau.
nbsp;nbsp;nbsp;rebelles.
nbsp;nbsp;nbsp;on les dispofe.'
nbsp;nbsp;nbsp;recouvré.
' Ie Cerveau.
nbsp;nbsp;nbsp;.sil agit.
~ ( 2 R' 4- z x).
nbsp;nbsp;nbsp;a; 4- R \ R 4- x'.
__ r2 K 4- 2 x'l
L- 2R'- 2 X J
~ ne fe commHui,. que pas par.
nbsp;nbsp;nbsp;mils.
~ treillis.
nbsp;nbsp;nbsp;que fe paffc-t-il.nbsp;~ MARÏODEUS eAt-
EUS.
nbsp;nbsp;nbsp;paroiffoit fefaire'
nbsp;nbsp;nbsp;on peut.
nbsp;nbsp;nbsp;Uivaius.
nbsp;nbsp;nbsp;armorum.
nbsp;nbsp;nbsp;presquabfoiu.
273. 1.
278. i. 296. 1.nbsp;334- b
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