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PROSTERNE'E AVX PIEDS

DE LA

PRANCE

implorant fon fecours,

CONTRE LA TYRANNIE

DV Tvrc,

^olin de la HayEj au Mont S. Hilaire,

rue dEfcolfc.


M. DC. X L I X.

permission.

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•^^ILjTu^NTE KEEVELIQVE

J ^€n 'i^e frofiernèe mx f kd$ de la France ^ m-* nbsp;nbsp;nbsp;[on fecofirs, centre la tjrannie da Tare,

Bn Vers Buricfques.

le Gicl amp; la Terre admire, ’nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;rccours j

4 o^c^ donner du fccours, ^K^gt;uxnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;-

\ nbsp;nbsp;nbsp;tres-puifTant Empire

!lt;“ ^iel amp; la Terre admire,

V

on vous cn


vous eftes rcmplic,, qui par leur valeurnbsp;^^^ront oftcr du malhcur^^

^U ^ ^^^cllc tyrannic:

^üccque fa manic i

a charque moment ^UisQ^P’^eparc vn grand tourment,nbsp;^cuc vne grande armee

f^Os u veut rauager

gt; amp; nos ffcns faccaecr,. f!nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Ganec

la ^ nbsp;nbsp;nbsp;d’vnc annec,

jj J^amaiTc fon train lanbsp;nbsp;nbsp;nbsp;viure,en ehagraiii,

‘^'l»Lf'‘««oyedeGrccc

’’“'“‘ion fans ceffe.

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• .

C eft Ia qu’il fait prouifion Auccquc grande paftlon,

Des bifcuits afin que hors deterre Soit pour la bouene oii pour la guerre*.nbsp;Ses foldats nc manquent de riennbsp;11 nc cherdie quele moyennbsp;De mettre noftre Republiquenbsp;Sous fon Empire tyrannique;

Ses vaiïTeaux qui font fur laMer Les Nauires qu’il fait armer.

Nous detiennent dans des allarmes Nous apprehendons que fes armes;nbsp;lettant noftre belle Duchenbsp;Le Turc qui vit dans Ie pcchc,

D’vne cruelle felonnie La pourra par fa tyrannicnbsp;Perdrc comme vn autre Illionnbsp;Si les Lys auec le Lion,

Ne nous donnent point affiftance Pour fupprimer fa violence;

Nous appreuons que ces Bachas Leuent fans ceftc des foldats.

Et fait conftruire vne maclaine Qm nous menace dp iruine.

Les Trompettes amp; les 'ïambours Ne font que réfonner touftours, 'nbsp;Afin de Icuer la Milicenbsp;Qm nous voudroit par,fa malice,nbsp;Mettre dans la confufionnbsp;Dans la prefente occafion.

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*T . nbsp;nbsp;nbsp;^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'

Ie r nbsp;nbsp;nbsp;carnage

des Chreftiens par fa rage, donne vne telle terreurnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;\

apprehendons Thorreur,

Si I ^ nbsp;nbsp;nbsp;nous menace

^f-iel par fa fainóte grace, deliure de cc fléaunbsp;faffe perir dans 1’gau,nbsp;terre

j, forts eflans de tonnerre; nombre des foldats

mettre a bas,

canons, fes bombes funeftes cus Pqj^j.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;pJ^5 q^e cent peftes,

^ abbord dans noftre pays nous fommes bien cfbays,

^ous ne viuons qu’en k craintc,

^ ^a lïjQj-j. qjjj £j[^ depeintc. ji. petits enrans a genouxnbsp;3cnt Dicu qui nous foit fi douxjnbsp;^ nous vueille fauuer la vicnbsp;A S^’il face perdre renuie,

. ^aer ennemy des Chreftiens ’aous mettre au nombre des ftens.,

Saitendriez les pauures femmes ^ y rccommandent leurs ames,nbsp;maris auec leurs parens,nbsp;plus petits amp; les plus grandsjnbsp;kxe fans eftre aux allarmesnbsp;^ laifte de verfer des larmcs,. f

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Ec les vieillai'ds voudroieut mouiir Q^ind ils ne peuuent fecoiirirnbsp;Leurfidelleamp; diere Patricnbsp;De craiiite de la voir fictrie.

Par ces loups garroux des enfcrs Et qu’ellc viue dans leurs fers,

Nos ieunes gens que Ic courage j Et riiörreur dVn cruel pillage^nbsp;Anime vers nos ennemisnbsp;Ne font iainais point endormis:

Le fang qui boult dans leurs artaires, Tefmoigne leur iuftes coleres.

El le grand zelle de leurs cceurs Ils defirent cftrc vainqueurs,

Cc grand defir leur fert d’amorcc Et leur fait redoublcr leur force,nbsp;Ncantmoins ils nc pourroient pasnbsp;Mettrc nos ennemis a bas,

Sans voftre fccours grande France,

Et voftre lieroique aftiftance Nous f^auons que voftre valeurnbsp;Peut ieule chafler le mallieur,

Qm nous talonnc 5c fait Ia guerre A dcifcin de mettre par terrenbsp;L’eftatdenoftre liberté.

Pour nous mettre en captiuité.

Noftre efprit dans i’inquietudc Na pour obiet ny pour eftudc ,

Que de pouuoir bien inuenter Le moyen de viftc\irrcftcr.

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^ Turc ^ toute fon Armée^

nous voudrions rendrc abyfmée, Q^^^lbütnide fein de laMcr,nbsp;defir nous a fait armer,

^^ncuts VailTeaux cn diligence j ^ P^^ant quc voftrc alTiftancenbsp;.^^nndcra nos bons deiirs ;nbsp;^^tcfprda nos foufpirs,

^ ^ ^roublcnt Pair parmy les nues; h^’^/cndrc nos douleurs connuës,

Qj. tt’a veu nos Eftats ^^^ndre vn ih^ncfte degars^

^bancelons dans vnc crainte, la mort nous eft dcpeintejnbsp;enncmy des humainsnbsp;(V point des pl us cru els defleins,

qu il nourrit dans fon amc ^ 1 ^^du fcr amp; de la flamme,nbsp;de nous ruincr;

profterner,

ï.t L ponr luy rendrc hommage Eftats,

mieux quc letrefpas, triftes iournéesinbsp;les deftinées,

l^n “^^^yent viure fous la loy 'pQ^te^l’ vit fans point,de foy jnbsp;la T pniffances du monde;nbsp;des Chreftiens abonde,

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Nous doiuent fans plus difcói/rïr,;

De leurs forces nous fccourirj Si bicn que la Paix generale,

Nous peut dcliurer de fcandalc C’eft par elle tant feulcmcnt;

t'l

Que nous pouuons mcttre au tourmcnt, Le Turc duquel il nous menace ;

France, faitcs nous cette grace,

Donnez la Paix a I’Vniuers: Contentez-vous de$ Lauriers vers,

Qi^e vous auez deffus la tefte Noftre Republique fouhaittc:

Vous prie amp; coniure a genoux, :

Que vous luy monftriez voftre ceil doux. Et que par vos puiffantes Armesnbsp;Vous la deliuriez des aUarmes:

Autrefois voftre Henry le Grand;

Pour nous tefmoigner fon coeur franc^ Nous fit prefent de fon efpée;

Venez done la rendre occupcc.

Par la mains de vos bons foldats,

Eors nous ne redouterons pas,

Le Turc ny route fon engeance;

Nous crieronsjViue la France,

Viuc cet Empire de Lys,

Qm rend nos maux cnfeuelis.

F I N.