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BVRLESaVE

ON

De CE TEMPS

NO WELLE

SCAIT QVl FAIT

ET QVI DIT TOVT/ ^cqui s cflquot; paffe depuis la guerre.

TSEMIEI(E “PA UT IE.

IJ':'


on:

APARTS,

j^^stiinnb H*BïRT,aii Mont Samél Hilairc.

M. D C. XLIX.

-ocr page 2-

AV LECTEVR-

J

AM'j LeBeur^ Ie chanpment des interrom^ült cours de cette piece ynbsp;fejme tartte fnijptntd la concfuf on de U f j:nbsp;apii continuerf-tojiapres, comme c efloit Ie dep^’^jiinbsp;t Autheur peur la fieriltté des N ouuelles y O'nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;f.

deffein fur pied, fuiuant Ie proieB quil en au^d des-le commencement, Voicp done la pre miertnbsp;depuis la Taixy quifait part au public desnbsp;plus remarquables qu tl aitpu recueiilirpar toti^Bnbsp;rope: Bf^erant dorefnauant d’en donner autat^t^^ J»nbsp;lesfepmaines, O d’ohferuerdans fes Relations *nbsp;questoute la fdelitépojfil'le. Adieu,

affaires ^ui ^ fourmffoü mcme'imêitiere ptèjeBy ma» d prej'ent que les choffs font repaU^^^''^^^nbsp;que les Courriers des Trouinces Ejlrangeresnbsp;hbrement ahorder en France ; II a cru priuefnbsp;d^'-vn diuertijjement tres-evtile , s'il ne remet^^^^f,

¦ - nbsp;nbsp;nbsp;- -nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;f;

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«ifll


gt;« nbsp;nbsp;nbsp;I*—nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;W-.

SVSLESQJ'E ON DE CE

^^mps, renm.uellê,

^ittoutce c^tfi i eppajjé'depuis ia gfterre^


H,


Pres aitoir par les climats,

Malgrc la pli^e amp; les frimats^ Fait la ronde a pértc-i^lialeinr^,''’'nbsp;Etbien courulapretatlt^ine» ,


boii

feiirf P^ftillons amp; valets,-


boiiriques amp; relais.


i\p ^ Seruantes amp; Maiftrelfc^' j s’eftre cicorché IcsftiFes,-(ccoüc Ie fabot,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;c-'-¦ '

de coiirir au trot, Vjjj,V^‘sniers,veTi les Prouini^s,nbsp;ïit ‘CS Koys amp; les Princes,

Sc» ^cheté tons leiirs fecrét^, nbsp;nbsp;nbsp;,

iit j ^ürsdeffeins, veu lours appredsy de leurs qiierclles,nbsp;tont chargé de nouuelles,nbsp;i Qq^jrecreu, crotte,ho«ré,

; nbsp;nbsp;nbsp;vn Demon exorcife,

Ij ^ire en langagc Burlcfqiie, bg 8c Ic Grotefq uc,nbsp;y Vq^ ^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;beau, '

donner du fruit nouueau, jnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;toutes les fepmaines::nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;¦'

' l^’tl nouuelles certaines,


V. t


:li!


- nbsp;nbsp;nbsp;- f

P'^ctend de vous debiter, de les cfcoutcr.

r ^IC OUf* 1 lt;=* T? r\xr


''ft.


® fafr-L**quot; 9*-*^ Roy de^^Polognc, Ghmiclniski,


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¦Chef mutin d-Vn muttn party,

De riiftrcsqu’on nomme Cofaques, Qui depuispeii tournans cafaques,nbsp;Pouflez de plus par deux rufez,nbsp;Princes malins amp;: malaifez,

Qui aiettcnt Ie feu aux eftodpesj Et fous-main groffiffent leurs troupes,nbsp;Nonobrtans de certains traktez,nbsp;Ont meprifé les Deputcz,

Que leur Roy Prince debonnaire, Enuoyoit pour tafcher de faire,nbsp;Auec ces mutinstreve ou paix,

Mais il fe relbut dcibrmais,

A les traitter de Turc a More, Toutcsfoisil na pas encore,

Pcu mettre fes drapcaux au vent. Paree qu’il veut auparauant,nbsp;Eipoufer fa future Reyne,

Qui n’cft pas encore bien fainc, Non plus que la veufue du Roy,

Qm fe portc mieux que ie croy, Lemberg cftlclieu d’aflTembléc,

Et Ie rendez-vous del'armce.

Les Tures obftinez amp; tellus.

Font rage de leurs pieds tortus. Dans la Hongrie amp; la Stirie,

-Rien n‘cfchappe de leur furie,

Ils font les diables d'cfchainez.

Et font tres-mal moriginez,

Qupy que de certaines delfaites,

IIs ne fortent pas bragues nettes, Sans en cllre moins refolus.

Dans vne heurc il ny paroift plus. Car leur pays d’hommesfourmille.

Q\*

Et pour vn il y en reuient mille. Outre ce que font ces broüillons,nbsp;ON dit que certains tourbillons.

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dans les campagnes,

Kt des Villes de^ montaigncs, ^f*imaux a foifbn,

I»-?

i,i

k

•j,^®^inables amp; fans raifon. lnjinbsp;nbsp;nbsp;nbsp;les Imperialiftes,

. eriens amp; Caluiniftes,

Iquot;

'ï-.-

^ ® ^^angeoient Ie blanC des ycux, qu’ils s’accorderontmieux,nbsp;conference ,•

Afij, .^diftinguer d'abftinence, bjj ®ourg met leurs diffcrens,nbsp;eii iour defllis les rangs:

K^i^eur choifi pour arbitrc, Pancharte amp; tiltrc,

Ic repos,

Qjv^'^ettre tous dos ados,

^ nbsp;nbsp;nbsp;Ie Due de Baviere

Al), ^eordé depuis naguiere


iiif^^^isbone, conteftans,

poinóts amp;PriuiIeiges;

K nbsp;nbsp;nbsp;dit dit-ON, grolTe des neiges,

beaucouD de bourss

^ dedans la campagne, d vne grofle montagnc;nbsp;digues amp; les ponts, ,nbsp;r V^j. ^ '^¦'aints vaifleaux afonds.nbsp;ynbsp;nbsp;nbsp;nbsp;s'embarque,

K^Ur j nbsp;nbsp;nbsp;de remarque,

r\^ Par i^^'^de AmbafTadcur,

I !5 vgrarij^^'l^ nbsp;nbsp;nbsp;ironticres,

i nbsp;nbsp;nbsp;^ Peuplcurs de Cimetieres,

i Ql.^'*orc5ft,7

I j4- nbsp;nbsp;nbsp;ny pour aller ou,

^ au Cam de Tartaric,


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Vn fabrê plein de picrreric^

Pour prifonniers par !uy rendus, Qu’il auoit cy-deuant pèrdus,

Fut CCS iours en recognoiffance. Offert auec magnificence,

De la part du Turc Ottoman, Nommé fil’ON veut Soliman,

Deux Generaux de ces Barbares,

Non pas des Tures, mais des Tartares, Coup fur coup fans f^auoir comment,nbsp;Sont morts, dit ON, fubitement,

ON croit poiirtant que c’eft de peftc, Le Chef des Cofaques detefte,

Car ils eftoient de fes amis,

Et de plus luy auoient promis,

Qu’ils tailleroient de la befogne.

Fort amp; ferm eau Roy de Pologne.

ON nous dit que dernierement, Par vn heureux accouchement,

De Dannemarc la Reyne blonde,

Mit vne belle fille au monde,

ON n’cft pas encor bien certain.

Du Prince qui fuft fon Parrain,

Mais ON ff ait fort bien que Reyne, De Suede fut fa maraine.

Les Deputcz que vous ffaucz,

A Nuremberg font arriuez,

Pour y teiiir la Conference, Touchantla Paix d’entre la France,nbsp;L’Allemagne, amp; Ics Suedoisinbsp;Lc 1‘alatin Prince Courtois,

Des derniers Generalilfime, Seulement dit-ON par maxime,nbsp;Sfachant que Picolominy,

De pcuuoirs amplement muny.

Four la Couronne Imperiallei Auec tous ceux de fa caballe.


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ville eftoit venu;

0' nbsp;nbsp;nbsp;^ tetnps s’y eft rendu,


a par preferaiice, ion Excellence,nbsp;aucres grands Seigneurs,nbsp;^ ^^Ccurent dc grands honneurs,nbsp;^ohleiTe regalée,

(V. ^ conimcncé rAiTemblée,

^ depei'chc longuernent, de Munfter reiolument,nbsp;igj ^‘^cufé de rintermede,

(Vj pils Deputez de Suede,

font 1’auez bien amp; beau, preflertout de nouiicaii,nbsp;en forme leur demandejnbsp;An^*'^^®iité cette legende,

Si,. ¦ ^HlDeriaiiv niii Hpnni


j'-i


^periaux qui depuis,

qu’ils auoient deduits, ^itleurrefponceautentique,

0^ p pas efté fans replique, fait que l’on doute fort,nbsp;\(,^^^cfoicntpas fi-toft d’accort,nbsp;^U’Q^ii’il y a deux Articles,

He peut lire ians bczicles. ^lej *^^^115 mande auiïl d'Ottingen,nbsp;pn ^Hn Seigneur Hattingen,

Vvirtemberg Commiflairc, ’ ^bcuaux, amp; Secretaire,nbsp;piTaj^p^pdes s’cftant fouruoyez,

^ ^gcr fe font noycz,

K \ ’^^'^des eaux en furept caufc: penbsp;nbsp;nbsp;nbsp;dire mefme ebofe,

debordc,

C Hiill'dommage.


^Uif,


ion amp; dauantage.


^it n’a pas vfé fans replique.



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Aux cirmats Mcridionaiix;

ON dit qu’a Naples Ics affaires,

Sent dans Ics termes ordinaircs.

Fors le Prince Dauellino,

De Troja amp; de Fiodno,

Qm font a prefent hors de cagequot;.

Le Viceroy n’eft pas crop fage,

D auoir tafché de fuborner,

De corrompre amp; de d'eftourncr,

Le Due dc Guyfe, du bon zele,

Be du fcruice trcs-fidelle,

Qii’il conferuepour noftre Roy,

Mais ON vous lure cn bonne foy, Q^ii fe inocque de ces adrefl'cs,

Et que mcnaucs ny promeffes, Nylaprifon, nyle danger,

Nc le feront iamais changer,

ON croit qu’ON le mene en Efpagne, Monte Sarchio 1'accompagnc,

Com me Iny prifonnicr d’Eftar,

Repris de errme on d’attentat.

Ce Viceroy dans fa colere.

Pour vne caufc bien legere,

Slt;aus couleur qu Hcdlor Caraffa,

Non fans raifón le RcbifFa,

L’auoit fait coffrer par brauade r Et Dom lofeph fon camarade,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'

Miiis le people qui lors s’efinut,

Tout foudain auxarmes courut, Tellcment que fans les entendre,

II fut trop heureux de les rendregt;

Ce Politique Gouuerneur,

A Conuerfano par honheur^ Delapartdu Roy Catholiquc,,

Pour I’atirer a fa pratique,

Donna dcs prefens 4 foifon, '

La clef d’or auec la loifon.

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fait toufiours Ia


gucrre^

clefs dc S. Pierrc, coiitelasj

^cé nbsp;nbsp;nbsp;s’attroupcnt a tas,

A ?^,®Vitcrbc,oücettearmée,

Ic lieu d'aflTcmblécj

uc effort,

chaudement tout d’abort, amp; Capo dimontc ,

J; General eft certain Comte, a du Cardinal Vidmam,nbsp;‘^ontre Ie Due Parmefan,nbsp;dit-ON tefte baiflfée jnbsp;^ ^Itcfleen eft offenfee,

^ perdu Valentano, ^'^^^tclfchia Canino,

villes principaics, par les trouppes Papallcs:nbsp;ffde Caftro la garnifon;

^ fi^ifes a la raifon,

^ nbsp;nbsp;nbsp;lauée j

^(1 nbsp;nbsp;nbsp;nouuclle leuéc,

par fa Sainteté: de fon coftc,

^ de marcher cette annee de fon armee,nbsp;i ff fi^r Bondeno jnbsp;; j ^Pdrneur de Milano,

^ preftcr main forte, letN^^'^^^tement s'cn deporte:nbsp;ïiejj^^'^ ^'^fcans’cftant faitfart,nbsp;y^Va ces partis d’accort,

c’cft peinc perdue , fur pied, amp; fe remuë,nbsp;^’ti.-^'^^Pcfchcr tons fes foldats,nbsp;f'^fp^^P'^cr^drc fur fes Eftats.

^ Siiol parmy cette affaire.

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Vi!

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10

Rk dans fa barbs, amp; prStSnd faire De tous CCS troubles fes choux gras jnbsp;Croyant apres eet embarras,

Se feruir de cette vermit^e pour l’entreprife de piombinc.

Bien que cét cftat foit trouble, JLa Bulle du grand lubilé,nbsp;par Ic papc fut publicc,nbsp;puis aux prelats diftribuée,

;Le peuple aflcmblé tout expres,

En cut fa part deux iours apres, Dedans la place de S. pierre,

Ou Ie pape affis dans la chairc, Aucc grande deuotion.

Donna fa benedidion.

ON nous alTeurc qua Venilê, Lc peuple arme de bonne guife,nbsp;Ayant ja mis feize vailTcaux,

Et fix galeres fur les caux , pour oppofer a la furie,

De Ia flotte dc Barbaric,

Qui les pretend charger en flanc, Celle du Turc qui fc fait blanc,nbsp;Comme l’ON dit de fon cfpée,nbsp;D’hommcs amp; d’armes équipéc,nbsp;Vient pour les corabatre de front.nbsp;Et pour leur faire quclqu’affront.nbsp;Et faire fortir leur armeenbsp;Dedans Ie Canal enfermée;

VlTaim Bafia General,

A tout vuidé fon Arcenal, pour de nouueau fiegcr Candie:nbsp;Quelques Turcs dans la Daliiiatic,nbsp;Conduits par vn autre BaHa,nbsp;Tafchent de reprendre ClilTa,

Ou d'afficger quelqu’autre vilic,

IIs font dit-ONplus de.ccnt

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Il


cènains vauriens j amp; Raguficns,

^^clarcz pour ces pcftés,

Otjj nbsp;nbsp;nbsp;fioiftrcs amp;C funcftcs,

^Oh nbsp;nbsp;nbsp;tout cc Scnat»

b.au bicn dc I’Eftat j bu p’‘t^ficr de plus belle,

v’il

'^Ife'fort amp; citadellcj (V. ^ Lido Ie boulcuert,

cctte viUe a couueit, (yj^^itibaiTadeur a Vcrone,

Capello, I’ordrc donnc,

Q^¦. officiers pour Ic feftin,

AV nbsp;nbsp;nbsp;faire demain matin,

kS

^tdes-jamifeen campagne, de s’y r’affraichir:nbsp;dont cUe doit partir,

J OU de reto ur dc Breffe, 4r'^^§*lcr cctte Princefle,nbsp;de Villagana,

Ie Due dc Macheda,

Milan, que pour Venifc, j-e^j auecques franchifcjnbsp;Miy c^'^'crdelapart du Roy,nbsp;jj^efent en bel arroy.

All f ®t:icrs que l’on ordonnc, de fa perfo nnc:nbsp;cHnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;douze Ambaffadcurs,

A '^ifo nbsp;nbsp;nbsp;bonneurs,

V nbsp;nbsp;nbsp;pour Taduantagc,

' nbsp;nbsp;nbsp;^^tardé leur vayagc,

N p.j nbsp;nbsp;nbsp;mandez dcrechef,

1 nbsp;nbsp;nbsp;de quelque mefchefj

Ms que 1 arnevn pcu mefcontentq, * ^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;a Trcnte,

j ^^*^j,LudouiRo,

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Et Ie Cardinal Montalto,

Lepremier LcgatdufainclPcre,

Qui poi.' luy prefei t luy dok faire, DelaRofcd or, amp;c de poids.

Et le dernier fage Sc courtois,

Et qui de bien parler fe pieque,

De la part du Roy Catholique,

Pour luy faire Ic compliment,

Et la conduite fagement, lufques aux Royaume d’Efpagnc,

Se font tous deux mis en Campagne,

Ces fuperbes preparatifs,

Ont caufé des foings exccfllfs,

A tous les Efpagnols Miniftres, lufqu’auxpedans amp; iirfqu’aux cuiftresrnbsp;Ce font-la dit-ON les railbns,nbsp;pourquoy dedans les garnifons,

Ces grands Cap kans Matamores,

Se tiennent a couuert encores.

Sans auoir fait aucuns cxplois,

Bien que nos Regimens Fran^rois,

Ont par vne adion bien rare,

PafTc repalTé Ic Tanare,

Et tafché de les exciter,

A fe ioindre amp; fe bien frotter,

C’cfttrop refter furce Chapitre, Examinons quelqu’autrc tiltrc.

ON nous efcrit ie nc {^ay qui,

Que Dom Giacomo de Franchy, NouucauDoge Efleu dedans Gennes,nbsp;Au milieu des Cours Souucraines ,

Fut couronne, le bon Seigneur, Receutdebongrecét honneurjnbsp;Et fit dit-ON quelqueslargeftes.

Et beaucoup de belles promcfl'es.

Des eaux le grand debordement,

A caufé bien du detriment,

A Ca-

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1

^ 1-

^'-adis vn cftrangc pcftcj Amcfme mal fi funcfte,

^uillc l’ON meurt a tas,

out fait vn fracas,

^^'ïibant des monts d’Eftramadurc,

^duit en pauure pofturc,

A^^^coup de bcftail fuffocqué, ^^‘csloups ont dcpuis crocqué.

ffaurez auffi qu’ON nous mande, Haye ville d’HolIandc*

Dodteur tres-connu, bp^^gleterre tout frais venu.


des parlementaires.


Vr^'^^^’-^r de quelques affaires,

U fin de fbn difné, mafquez afïafliné:nbsp;f^ait pas, maïs ON s’en doutc,,nbsp;caufa cettedéroute 5

embaumé bicn amp; beau,

St nbsp;nbsp;nbsp;dep nis dans vn vaifleau,

i.^porreren Angleterre; dK fit pour Je mettre en terrc,nbsp;d^appareils pompcux,

X nbsp;nbsp;nbsp;moins riches que gueux,,

ordonnanccs publiques, des bien-faits authcntiques.

X nbsp;nbsp;nbsp;biens enuahis,

de cc pays,

opQ^^'^i^fifquez, dit 1’hiftoire,.

bMppi*' nbsp;nbsp;nbsp;oiirer la memoire,

V yiarei-p».


'K.


(•^.1


©tl.


ent hautcment.


^d'^^^quc OU Goiiuernement,

^5(^?yaume, Scfirent deffcncc» fut peine dc potance,nbsp;Xv ‘^ontrc 5 OU s'oppofe’^»nbsp;de les diuifer:nbsp;du Bkoy dans 1’Efcolfcj


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Lés menace de playe amp; bofle.

Et de iour en iour ie fait fort, Middlóèon leur General par fort,

Ne leur permet pas poires molles.

Et ioindra rcflPeél: aux parolles.

Milord Brandfort depuis vn iour,

Eft de StoKolar de retour, VersleRoyde la Grand'Brctagnc,nbsp;Allee huia pieces de campagne.

Deux de batterie , mo'jfquets, Pertuifanes amp; piftolets,

Que fa Majefté de Suede,

Dont il auoit implore l’aide,

Luy donne auec nombre de gens,

A choifir dans fes Regimens.

Meffieiirs les Eftats de HoUande, Ayant pour aller en Irlande,nbsp;Foiirnydcs vailTcaux de combat,

O N dit que Ie Roy fait eftat,

De s’cmbarquer cette femaine,

Ou tout au plus tart Ia prochainc ;

En Efpagnc auHi fa grandeur, Depel'che double Ambalfadeur,

Par vn ordre extraordinaire,

ON fpait aflez pourquoy c’cR faire,

Et qu’il veut mettre a la railbn.

Les ennemis de fa maifon.

Le Prince Robert d'vn grand zele. Combat cette race infidclle,

Etpour vn coup qu’il repoit d’cüx, Ill^aitbien leur en rendre deux,

Auec fes grands vailleaux de guerre, Dont il öbfede I’Anglcterre,

L’Archi-duc depuis quclque temps, N’ayme plus a courir les champs.

Et fc diucrtir dans Bruxelles,

ON nous cn a dit des nouuellcs,

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Due Charles d’vn feftin ,

1 PUis Ie fQjj. iufqti’aii macin, regale fon AltelTe,nbsp;]^^^^'tauin-toft charge exprefle,nbsp;l^jj '^^rcher audeiiant d’Erlac,

Vji^ Va bien donner fon fac;

autant fur TEfpagne, il a fait dan s la Champagne,nbsp;b’ ^‘y fera plus oblige.

Stralen a delogé,

4$ nbsp;nbsp;nbsp;/ pour ioindre Lcopoldes

qu’ il tient a fa folde, bij ^oiize mille fantaffiiis,

lont pas grands fpadaifins, “r^üle fur des mazettes,

^ s’cn rappote aux Gazettesj '^'Cinq mille bons foldats ,nbsp;^Q^^^Caualiersqiie pieds plats,nbsp;^l^^^lcargots font la nicque,nbsp;llq^^ointe d’Harcourtfe pieque,

^ Vg^.’^^rluire deformais,

^^rnander la paix.

Vy ^ taillé dc Ia befbigne,

1 K^ï^'^’^raires de Gafcoignc 5 :nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ij^tet ayant fait armer,

' pöi, ^r:quer par terre Sc par mer, iN ^ brefche eftant faite,

. nbsp;nbsp;nbsp;^ doutef d’vnc deffaite,

poiijt retranché, h l ^r)mbre fut defpclché,nbsp;garde de Tarmée,

quot;quot; rl’Efpernon commandéc,

V ^ rlcffic tout a plat, leger combat,nbsp;tefte bailfce,nbsp;tefte caftce;nbsp;vaiffeaux bien équipez,

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i6


cH*'

D’ypouuoirmcttrcquclqu’accert, Ou 1’oN^ditqu'il taille amp; qu

Par les^ainqueursfurcntgnppezj Tantdesvoix que des A BourdeaüxON s’cn dclefpere, Ficdcs concertsdoux 5c ch^nbsp;L’Archcuefquecafche 5c s’ingere, LePnnce cft party pour BO^rp^c,

Maisd’Efpernonquifeticnc fort. Et tju’ONluy portc grand

Demandcvntrop grand aduantagc,En qualué deGouuerneiir*

Et tient vn pen trop fon courage. - Q^lques certaines broünl^ DcCópiegne ONncnons ditricir, Surucnues aux Tuilleries,

Sinon que tout fc portc bicn, Entrc gcns dc condition,

Lc Cardinal ou l’Emincnce, Empeicha la collation, Semitl’autre iour en dcfpence. Fort rupcrbcmcnt prcpatce;

Et traitta magnificiument, nbsp;nbsp;nbsp;ON dit que dans l’cichaufFuUf^^^Sr

Le Roy dans fon appartement, Q^lqu'vnpaU'a fort mal ioo Accompagné de plulreurs Princes, Etne fut pas des plus contend ¦nbsp;Etde GouucrncursdePreuinccs, C cfl. trop toucher furvne cofnbsp;Oh 1 on porta mainte fanté. Quemalailement ON accot^^’nbsp;La Feftc Dicu la Majeflé,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;EtdepluSjc’eftqu’ON cfth ^

EtlaRcyncfabonne mere, nbsp;nbsp;nbsp;Decesfa^aifes Sc fatras.

Et Mellicurs fon oncle Sefonfrere, Qifil en a la tefte troubles» Furent ^ la Proceffion,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Mars a Ia premiere aflcniblt^^’

Auqc zcIg amp; deuotion, nbsp;nbsp;nbsp;Qm feta dans huilt;ttioiirsau

Lc fieurSaintotcnlcirrabrence, ON vous apprendra le lurp^^^ Augmenta la magnificence,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;¦ DeiesnoiriTeilcsauantur'’S,

Du beau repofoir de Paris, £t vouscontera des plus Orné dc maints ioyaux dc prix,

Et conftruitdeflbuslc portieque,

Dc leur Palais, OU ia Mufiquc,

Fi» dc la Premiere Partie, le zo.luin

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‘Vitte Dv BVRLESQye

ON

DE CE TEMPS.

Ml SCAIT, QJI F AIT

amp;C Qui dit tout, cc qui s’eft paffé de aouueau*

' Seconde TArtie^ -

Vc d’affaires, que de tracas,.

Qac de fi gt; Meflieurs, qiic dc cas,

ON remarque dans les affaires,

Que de chofes font neceffaires,,

5'ilj ‘Acties Hyftoriens,

Aujj nbsp;nbsp;nbsp;fournir d’entreticns»

^^^rieiifes afferablccs ,

5^ teftes cnceruclécs,

^5 dc tort amp; de traueis, nbsp;nbsp;nbsp;f -

qu’ON fait dans l’Vniuers,

amp; captlotadeSj

ö(;p pourrir leurs ccrueaux inalades,.

¦f- ¦

ON va par tout,.

Noi) ^‘^,.pouuoir venir a bout j CV?nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nouuelles,

veut q i’cllcs foient fidellcs, dementy,

% d nbsp;nbsp;nbsp;aduerty,

11 quelque beueüe, rien a bouleuciie,

^tpufiours effre tefnioin^^

1.

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i8

Dé Cc qu il fe ,fait prés amp; loin,’ Croyez-le done, puis qu'il eniure.

DcPologne i’ON nous afllire,

Que Ie Roy fans plus difFercr,

A fait fes nopces preparer,

Poiirne tenir plus en halcinc.

Ma dame fa future Reyne,

Au trentiefme du mois palfc;

Ce qui fait qu’il eft fi preffé 5 C’elt que fcachant quelesCofaques,nbsp;Ont fait des-ja quclques attaques.

Et que Ie Chef de ces guerriers, Dcpcfche Courriers fur Courriersnbsp;Amn d’obtenir des Tartares,

Tures,Mofcouites,amp; Barbares, Quclquefccourspour fe munir,

II tafche de Ie preuenir:

Cette martiale entreprife,

A toutesfois efté remife.

Au fubjeéi; de quclques flatteurs,

Qui dans Icfprir des Senatcurs, Ontfemé de la zifanic,

Mais leur querelle eftant finie,

ON refolut au pfus de voix,

De tenter encor vne fois,

Par quclques nouueaux CommifTaires , De reduire ces temeraires,

A fe remettre en leur deuoirj Bien qu'ils ne foient pas en polmoir,nbsp;Defaire dcsrodcinontadcs,nbsp;Lapliifpartfont mortsou malades.

La pefte en croque tons les iours,

Et fans cét cfperé fecours, lisfont bien mal dans leurs affaires:nbsp;Mais Ie Roy pour rendrc contraires,nbsp;Sesyoifn s, a ChmielnifKi,

Vers certain Prince Ragotfiti,

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öiette qui continue,

^ J’esbourg efttantoft conclues ^I'^oins 1’Empcreur eft apre^,nbsp;des-ja tous les appicfts,. jnbsp;'^enir a Ratisbqnnc,nbsp;^p'crnois quicemplitla tonn^,nbsp;Voldemar adroit,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;•- :

’

y Danois, prend pour 1’Efpag

depute gens de cfcancc, ïcnouueller 1’Alliance,nbsp;adetout temps ynis,nbsp;'¦'^iure toufiours bons amis.

nc

Oil

ies trouppes d'AUemagne l^'^^'toftqu’ilsferontd’accort. - ..nbsp;C;5^P^reur,dit-ON, chcritfort,

I,' nbsp;nbsp;nbsp;3 amp; comme il eft fort large,

honoré de Ia Charge, liij^^ambellan, le fieur Bouchaip,- ^^nbsp;la clef dor dans la maim,nbsp;grand Chambellan d’Empirc'.nbsp;les Hongroisla guerre empire ,nbsp;SQjj^^t^eputezjcesdcrnicrs fours, ^

^ j.|s'^enus demander feeoufs,

‘^peur, COntre la rage, cq ^^gt;^5dcTurcs quifontrauage,nbsp;gens d’efprit troublez ,nbsp;maifons, gaftent les blcz.

Anles plattcs campagnes, villes, des montagnesnbsp;.^ajeftc TON craint fort,

\ nbsp;nbsp;nbsp;fi'toft d’accort,

ftne cettc broüillerfc, Ato^^.-.^^Eontieresde Hongrie,

\\x ^ ^%ercvnbon fuceez,

^ Plt;^nr viiidcr cc procez, h vn Aga n’aguercs,

i:

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20

Eft vcnu touchant ccs affaires.

Le Roy dcs Danois fur Ics caux, A misquarantc-deux vaifTcaux jnbsp;Pour inueftir 6c faire guerre,

A vingt qui viennent d'Anglctcrrej Pour luyioücrvntnaimaistour,nbsp;Qu’il pretend gripper ait retour^nbsp;Et de leur bien donner Icur changCiinbsp;ON dit que Ie Prince d’Orangc,nbsp;Auec les cftats Souueraihs,

Ont cfté les nobles parains,

De la fillc de cette Rcyne,

Dont ON vous aditla maratne,

Töuchant les anciens impós, CcuxdeRatisbonncen repos.

Et les Deputez de Bavicresj II ne refte plus de macieres,nbsp;Dcquerclles ny de debats,.

Et ja leur Due a fcs'fbldats,

A donne le fac amp; Ics quillcs.

Le mefine a fait a fes foudrilles^ Konigfmarcauprcsde Vveflar,

Le Colonel l^cnts ad Ihftar,

S’cft deffait dc fa compagnie.

De Hambvöurg en ceremonie, Deputez venus pour prier,nbsp;Konigfmarc dcliccneicr.

Les S uedois du Dioceze,^

De Bremen, furent en malaifc, Quand ON leur dit en beau latto^nbsp;D'aller au Prince Palatin,

Paire leurplaintcdefcJécs.

A GkiKftatjdit ON,raIïrmblc’e-,„ D’Eftats Danois a commfence.

Dés le vingt-fix du mois paffe,

Co^

Ou Chriftian, non pas Guillaume, Eamzavv, Lieutenant du Royaunie,

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^ Prcfid é.

\tgt;i °‘Couite cftabordc,

Ou; nbsp;nbsp;nbsp;villc de Suede,

^tid * I *PP*rencc fuccede, d P. ftoft i guerre qi^a pair ^nbsp;Rcync a grands frats ^

^ nbsp;nbsp;nbsp;. P**-

I'ojjj.'^^’^irvaifTcauxdc Bohème, QiP^ftcr poudres Ie canon,

\l nbsp;nbsp;nbsp;tantoft ouy tantoft non,

la paix d’AlIcmag nc, b;.^*^Courriercftcn campagne,nbsp;*Jcucrs TEmpercur,nbsp;p«ir 1^ douceurynbsp;point des plus difficilcs,nbsp;de ccrtaincs villes,nbsp;%gt;j|^®^daljHornbourg amp; Landzhut,nbsp;*iiit rendre, mais il y put,nbsp;l^^jêool ny veut point entendre^nbsp;M^ijl^orrain nc veut rientendre,nbsp;^^Siicdoisd'autre-part,nbsp;tnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;auoir toft ou tart,

^^yn» y eft rcfolue,

n’eft bien-toft conclutf,

\ i^int que Prince Palatin,'

Ne j ^ficral, vn beau matm, l^t^^^Poimancc de plus belles,

^Cp '‘^^cr vicillcs qucrcUcs.

de nouucau balottc,

3 j^.^^oirbicnconfulté, cc(j. ^ pot trouuer d’ouucrture,nbsp;^fcjjJ^^ours la mefme turlurc,

iV ^'c^^cur Palatin y l ^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;oftagc

amp; dauantagai Bauicre amateur


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Dc paix, ofFrc audit EIelt;9:eur,

Dc rcndre Heidelberg j quand cc Princè, Aura concernant la Prouince,nbsp;Reciproque dc fon cofté:

D’ailleurs ON donne fcuretéj Pour payer troupes fuedoifes jnbsp;Des conditions fi courtoifes.

Nous font efpercr qifau retour,

Du Coiirricr ,on trouuera iour ,

Pour s:uerir cette maladic.

Le Grand Comte de la Gaidic,

Apres auoir bicn rcgalé,

ToutelaCour s’en eft alle,

A Dalerham, la s'embarque, '

Alice quelques Seigneurs de marque, Adinderegir cn honneur,

Liffland dontil eftGoUucrncur, PourfaMajeftéde Suedejnbsp;Son Chancelier par bon remede,nbsp;Comnieupantafebien porter.

Eft r'anchuj pour auoir pris fair,

Du Prince de Tran/Tiluanic Deputez en ceremonie.

Out fait leur harangue en latin,

Et regale d’vii beau feftin,

Aux bains, le Lant-grauc dc HelTe;

Son General a charge expreffe,

De le. tier promptement, lufq lie: iU dernier Regiment,

Des troupes qui font a leur ailc,

Lcurs choux gras dans le Dioceze, DcNdunfter, li-toft8c d’abord,

Que Deputez feront d’accord.

Les interclfcz dans I’affaire D’OfnabruK, dontleCommilTairenbsp;Du Buc Liinebourg eft Ic chef,

Se font alfcmblcz dercchef.


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MaicTiT! /- nbsp;nbsp;nbsp;^

V, nbsp;nbsp;nbsp;trop difficillc,

gj^dlcurs conference iuiitillc. lt;

S' de Clcues amp; lulliers, . (^^oupcntenfcmblc a milliers,nbsp;P^^ent des-ja de TEmpirc,nbsp;'l^^clquc chofc dc pirc,nbsp;^^K^dornont Duede Neubourg,

^gt;0 ‘^^'^ïï^dcBrandebourg)

^ üs ont foufïert quelqu'outrage. vn remumenage,nbsp;chapitre cft arripé,

TEledeur foufleuc,

^certainc raanigance, , ^‘¦^ment ditte intelligence,nbsp;^rifermé bien amp; beaunbsp;S^^^efqucdanslcChafteau,nbsp;0,j«-,^^pcrance defortic,nbsp;n*ait fatisfait a partic.nbsp;.^Seigneurs bien accompagnc,nbsp;Magiftrats bien veigné,

^ cft j ^ de la Grande Bretagne,

I'q Jdepuis peu mis en can^pagne, (‘b^l^mectrc en mer aBrcda:

di(ft qu’cnHollandcOKmanda, les Eccicfiaftiques,nbsp;ig^^'^^licrs Catholiques,nbsp;b^^^^'^nioignant cntr’autrcs loix,nbsp;Afj -^^dcr pays dans vnmois,

Ïo^j|,^ dit-ON grand tintamarre j Vjg fubjet de la bagarre,

^oup^on qu’on a concéii^ IcQ tniniftres ont dcccu,nbsp;'^^^'^dpourcelleordonnancc,nbsp;leur extrauagancc.nbsp;ttouppes en ces quarücrs,nbsp;amp; caualicrs,

.^rtamsZclandois Icuccs,

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^4

Eftans depuis interccptécs,

Ear Ic Magiftrat adiicrty.

Pour la pliilpart ont pris party Mrmy les trouppes Efpagnollcs}nbsp;Les Lorrains font des caracallcs,nbsp;Autour duLiege j oü IcsBourgcois,nbsp;Accompagncz des villagcois,

Au nombre de neufeens lom rages^ Pour s'oppolcr a Icurs rauages,nbsp;Quclques officiers amp; foldats,nbsp;Eflabiis de par les EBats,

Vers les enuirons de la Meufe »

Dans vne charge furieufe»

»ar Elpagnols cftans grippeZ), Furent auffi-tollrattrappcz.

Et 1’ ON leur rendit bien Ie change f De peur qu’Elpagnc nc s’cn vang^nbsp;Princed’Oraneclait par tout,nbsp;Tenirfes gens Iwrlc bon bout.

Lamboy dp^ans la Vvcftphalie,^

T ous Ics ioprs fes trouppes r’allic , Dctrcizetpilhommes au plus,

Mais lEmpcrcur luy fait refus,

D aller ioindre celles dc Flandre, Etl’Archi-duc abcau I’atiendre,

Dc Naples ie fier Viceroy, Remplit les habitans d’cffi'oy,

Ena mis cn cage cinquantc,

Que, dans la geenne violente , Montcfaxchio tourmenté,

Soubs pretexte d’lmpunitc,

Auoit declares pour complices. Item par certains artifices,

S^aehant que Philomarini-, Archcucfquc dc Napoli,

Et Cardinal, auec tranchife K endoit vifite au Due dc Guife,


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Ï1 1 nbsp;nbsp;nbsp;^ ^

j^Hiy fit vn commandcment,

fe retirer promptcmcnt,

PapcIe mande, amp; s’cftonuc, .

cét illuftrc p«iTonne,

cftc fi mal reconnu,

qu’il atoufiours maintenu,

fc^poiiuoirduRoy Catholiqtic,

ïendu l’Ertat pacifique.

^UrleDucde GuiferON dir,

Je ioiir mefme qu’il partit,

Gaïettc la forterefle,

^ Miaintc belle largelTc,

officiers de garnifan,

auinofnes a foifon,

Q bien-toft en Efpagne,

efcorte I’accompagnc,

Capitaincs reform ez:

bruits de nouucaux formcz,

•j'‘^^*^nacé dc croquignoUes,

^^^ccslcs trouppes EfpagnoUcs,

^ '^efme certain artifan ,

mine de payfan,

5. afTcz bonne affiftance,

P ^^ntefcrié 'viueFranccy

Sj Par quclquc mal entendn,

V^^'^pris, auffi-toft pendii;

' kordelier affezbon frere,,

^^iiclque temps pris Ia rapierCj

quclqucs foldats hardisj

appellc des bandits,

f ^alafinfaconfcience,

5^*^'^|sil’Oocdicncc.

^^ioöeté piequée au leu.


gt; '! ifl


''^cnafTc


epas pourvn peu.


magnanirnc duc de farmc;

gt;our QN dit qu’ilarmr, fait marcher belicmcnt.


'I' ;

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Canons tircz fccrcttèmcnt,

Des places du chafteau S. Ange^’ Tout droit a Vitcrbe , oü fe rangé,nbsp;Ce qu’il a leué dc nouueau,

Pour aller de la bien amp; beau,

Aux villes du Duché de Caftre gt;

Qui fe fcnt des-ja du defaftrcj Qjjelques-vns ofent aiTurerjnbsp;Qu’il pretend dc s’cn emparcr jnbsp;D’aucres dont la voix eftplus fort®,nbsp;Qif il en vcut faire la recolte,

Cc grand Due dans Ie Ferrarois,

Luy va rendrc febucs pour poix, Ettoutrauager en reuanche,

Cc pays qu’il tient dans fa manche: ON tient qu’AIbornos Cardinal,nbsp;VoyantqueIecas bafte mal,nbsp;EtLudouifio cefemblc.

Les vont mettre d’accord enfemblc, En ofFrant au Due parmcian jnbsp;La baftarde foeur de Dom lüannbsp;D’Auftriche amp; facs fans etiquettes,nbsp;picins d’argent pour payer fes debtes.

Le Com mandeur Bolognetti, N’agucres dc Rome eft party,nbsp;pour aller a Ciuita Vefeke,nbsp;Auecques pouuoir amp; defpefchc,

De commander qiiclqucs vaifleaux, Quelcpapea misfurleseaux,

l.

i,

ti

t'''

Qi^i’il mene au fecours dc Candic, Oiil’ bn ne fait point de fortie.

Pour ce que le Ture eft trop fort, ViTaim Bafl’a plcure la mort.

Dc Delin dc qui la difgrace Arriua deuantcctte place,

Oil luy-mefmefutfortblefte:

ON nous dit que le mois pafte,

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27

grips d’cmblécj pour ia Cancc,]

Ll^ amp;: munition»

4^ ioiir dc rAfccnfion, ^^'^^ndDucamp;la Compagnienbsp;en ceremonie,nbsp;k ®Lido, dansvnvaiflcau,nbsp;mcr d’vn anneau,nbsp;b couftumc vfitcc.

eft arriuéc, OU Ie Gouucrncur,

dcluy faire honneurs (-Hj^^^ute la ville fe fafche,

fuipcél Sc lafcht, Macheda qui jaloux


‘^c Ia montrer a tons, les plus d’apparcncc,nbsp;n reuercncc,

V nbsp;nbsp;nbsp;j^rincclTetn a depitj-

de la Mirandolle,

I d’honncuramp;deparoUc,

Pour la complimeijtcr,

Sf^kdeurs vers cette Rcync, p hjlW pas donner la peine,

Ho Gedans fes Ellats:

d’Elpagne enuoye a tas,

Viufqu’a Valence,

\ jjj^’ ^^ite en magnificence,

r\! nbsp;nbsp;nbsp;1 ^ intention.

V nbsp;nbsp;nbsp;d’Angleterrc

Q ^ font toufiours Ia guerre,

Aoj.^«CjQi,rc^


:Nl


diners.


'^av'^'^'trclcsLeucllers,


-romvvcl chefs d’arméè


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aS

Dc reuénir, amp; que lc Roy, . S’y plaift beaucoup plus qucKI*-ONcn connoiftalTcz la caul^',nbsp;Lc C'omte d’Harcourc fcnbsp;A terminer par les exploits»nbsp;Nos ill (les delTcins fur I’Attoi^'nbsp;Apresauoirfaitlarcueue, , 'nbsp;Par vne cncrcprifeimprcucUSnbsp;ll adcsjablocquc Cambray gt;nbsp;Pour raontrer que cebruit eftnbsp;Lc Roy sMlbicnvoulufoufi^*^nbsp;Dele mander par vne Lcttt«»nbsp;Aux bons Efeheuins de Paf*f*nbsp;ON nousade Bordeaux app*^’*'nbsp;QVenfin cette guerrenbsp;AUumcentre cette villc,nbsp;EtccvaillantDuc d'EfpetoO*’’^nbsp;N’cft plus ny d’efifeél ny denbsp;MefmeONnous aditcefw^^*,nbsp;Qjfils auoiet bcu tteftous efl*^nbsp;llenfautloiicilcbonDleri»

C'eft aflez 0^4, vou* dit A

ALondrc ont fait Icnr arriuéc, Oiil’ONles aremeiciöz,nbsp;Mc/mcioiif ftircni publiés.

Les arrcfts pat cectc cakale, Touchantl aiuhotité Royallc,nbsp;Q^cllcacomraandé d’aboilir,nbsp;Mais ils s’en pourront repeniir,nbsp;Deplusvnfi;ftmmagnifique,

Fut par Otiionnancc publiquc, Dcflinéfumptueiifcmenr,nbsp;Pourcux öi pour Ic Pailcment,nbsp;ON rcfcrue aTautrc ordinaire,

A vous en conter Ie mv ftire, LePrince Robertaux Anglois,nbsp;A bien donné deltas (es doigts,

T oute leur floue cft cn déroute, Et fi leur General fans doutc,

N’cn euft proraprement cfqutuc,

A peine fc fuft il {auué.

Toute la cour tft delogcc.

Et dans Anüens ettarriuée :

Ledix rlt; pcielmc decc mdis,

ON nous allure toutesfois,

Qrf a Compiegnc cettefemaine, Lc urs Ma j tftez prendroat la peinc

Fw de USecondePartUi U i8. tmn

A PARIS,

Chez E s TIE K N E H E y -E It T, au Mont


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lp


Extraordinaire

AKMVE’B

BVRLESQVE

ON

DE CE TEMPS.

\Vi SCAIT, QVI FAIT ^ Qui dit routesles parciculariteznbsp;du fiege dc Cambray,

t-xjn ^ommaire de l ordre du fe^in j^ait dux Ceneraux amp; ' drie ment d Angleterre^nbsp;f dries Communes,

b’Oü vient cc Couri icr hors d’haIcinc^ Vraycmeiit il prcnd bien dc la peine.

Et picquc cn double carillon, Lamazcttcdupoftillon,nbsp;arpentcr fi vitte gt;nbsp;qu’il dcfccnd au giftc,

^^iSif^achons s’il vous plaift, dirc, amp; qiic! il clt,nbsp;dc renommee*

|e^j^^'^ftqu‘ONrcuicritdcrarméc, nous va dire au vray,nbsp;fiege dc Cambray,

;bop,^^^^ficamp;bonrc place, a,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fatTc la grace ,

fi bon fucccz, gaignioüj noftïc proccz.

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' Sans vous tcnir plus cn balance,

En voiis faifant la rcuercncc,

ON vous dit pour vous coupcrt court , Quc Ic vaillant Comte d’Harcoiirt,

Le General de noftre armcc,

Dont Tame de gloirc animcc, N’entreprend quc de hauts exploisjnbsp;Fit le vingt- cinq de Tautre mois,nbsp;Apresvne exade reucuë,

DC craintede quclqucbcueu?.

Detacher de nos Regimens,

DCUx mjlle cinq cens Allemandsj ¦ pour s’en aller a la fourdinc,

Sans Tonnertambouir ny bueéfec, *

A VauchcllespaiTerrEicau# v' ¦ i Et fe planter de

Proche la place auantl’amore j Deplus il fit marcher encore,

Qu_atrc mille fur des roulfins ,

Auec deux millcs fantaifins,

Choifis dans nos trouppes Franpoifes, Et, non pas pour appaifer noifes,nbsp;Quatre pieces de gros canon, ^nbsp;pour inueftir a I’enuiron,nbsp;Derautrecoftécctte villc,

ON fit marcher a double fillc:

Sous deux chefs prudenscomme ilfaut, Villequier amp; Ferté-Imbaut,

Noftre lefte caualcric,

Puisen fuitte I’lnfantcric,

Etle canon fur fes afFufts, pour tonner en cas dc reffus,

Ec General niarchant en tcftc.

Plus redoute quc la tcmpeftc, Quelquesei.nemisdeftachez,

Dedans vn bois s’cftoïentnichcz, pour faire qaclquc picoréc,

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cfchaiifFourrcc,

^Regiment de Fabry, gt’and houllcuary,nbsp;ïdonnaviucmcntla,chafl[c,nbsp;aflbmmcz fur Ia place •,

^ttes fauucz du cham aillis, ^^Ppinsbrufqucmcntlctailli*, -^ouzaincs dit-ON reftcrciit»

A ^ Hos bons drillcs garotterent, bgnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;auoii foulagcz,

dont ils cftoient chargez » affaire cftant premcditéc»nbsp;mieux dire concertée ,

^Corps des Allemands,

Ou'^^'y de nos Regimens,

Ic leur com mc Ic noftre,

Hf '¦P^'Ucroit depart amp; d’autrc , P^accauSoIeillcLiant,nbsp;t)fnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;niatin du iour fuiuant,

All *^^^H^’»ercutl’induftriCj bf^^'liics fa caualcric,

y rendre, ou trois bourguignoRS gt; (V .’^^•ïicnt dies mangcurs d’o^nons 5nbsp;^lïibcrentdefRnjslcs griffes,

Iv ^allaiarescfcogriffes,

^'^tr ^ afifeurc qu’a dcITein,

'^«^ttevillc amp; Bouchain ,f . ^gimensfaiibiencgrimafïcjnbsp;dedans la placcjnbsp;bpj ^ .^^ï^ufer a confulrer -

pour Irc aflVnntrt


¦. li.:


i'':


.1 .


ö;:;;


pour les aftront-cr, ^^ifir de Taduanfa-ec.


— * «uuaiJirt-g.'-'J

^iTeRant au palf^e 3 J'^edeffuscfquouaco,

bf nbsp;nbsp;nbsp;cn cas qu’entrc rÈfcaii,

^'^trouppes iUcspeutprcndrc J

' '^'^namc ON luy fi cutcndic gt;


r,fe

I'Ut


nü.


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Ces Vvalons, amp;ccsTr!andpis,

E trenosRciftrcsamp;Fran^ois, Eüu’sntrencontrez par mcfgardc; .

E li. .irdoiinantquelqucnazardc,

C u e attirant vers Bouchain, : Eau,c approchcr de main on main,

Les Allcmands, amp; tant derrière,

Que deuantleurtaiUcr croupierc.

Maisaulicu d’allcr au galop,

Nos Ailemands tarderert crop.

Et CCS longueurs amp; ces demeures, Qui durcrcntprésdcquatrc heures.nbsp;Nous pcnCcrent faire enragerjnbsp;Et donnerciit bien i fongcr,nbsp;Auxennemis, qui fans demordrc,

Se tinrent cois amp; bien en ordrc, ?ourdefe murirnoftre delïcin:nbsp;Quand ON vit fortir Bouchain,nbsp;Decauallicrs vnc cohorte,nbsp;qjL»i leur viurent feruir d’dcoitc ,

Four les ietter dedans Cambray,

Ils y hircnt done, amp; de vray,

Cela leur fy t alTez facillc,

Sf achans les chemins dc ia villc,

Qjai n cftoient que des deffilez.

Et certains détours bricollcz,

Ou, qui les eüt voulu pourfuiurc,

Euft fans doute cfté las dc viiircs Mais comment nous approchcr d’euxnbsp;La riiiicrc eftant enn e deux ,nbsp;ve les bleflTcr nous n'aiiions garde,

A moins que des coups dcbombardc} Ilfallut done/e contenter,nbsp;Dclesvoiramp;deles cor.tcr,nbsp;lis eftoient bien trois censnbsp;Ou quarre moins, que ie nc mente»

Lclieur dc ViUequier ialché.

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poir.t d’aiitre ouucrturc,

eftant neceflTaire,

(V ^Xecutcr fon deffein,

^ faire battre vn moulin, faifoit vn paflTagc,

L quot;‘CU qu ON ie fat abaiilcr.

k'Cj ^

?Ur

Aii^’^.^^osAlIcmands d’Atlemagnc,-^^th.^ ‘^^temps dansla campagne, b n\ cfchauffc z;nbsp;r^Csk^ |cs auoit rebiffez,nbsp;ctUf j itansdeVauchelle,'nbsp;fait vnc querclle,

quatre OU cinq cent, '^ticber cc chemin pafïant;

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S4

Si bicn, commc ON dit qucics noftrcs, Contraints d’cnalJcr chcrchcrdaucrc?,nbsp;Bcaiicoup moins aifcz amp; plus loin,nbsp;Mircnt plusqu'ils n’cftoic bcfoinjnbsp;Mais pourpiinir cettc canaille,

ON les chaiiffa d’vn pcu de paillc.

Et l’ON coniicrtit leurs maiföns.

En des cendres amp; des tifons, poiir aleur defpensrendre fages.

Les manans des autres villages.

Enfin Ie foir du mefme iour,

Tous nos gens eftans de retour , Etlercftc de noftrcarméc,

Eftant dans Ia plaine arriucc, Tantfantaflinsque caiiallicrs,

Furent rangez dans trois quartiers,

Le premier en preeminence, D.cftiné pour Ibn excellence,nbsp;VersBouchainjfutafon delFaut,

Regiparia Ferté-Imbault,

De qui rhumcur cft alTcz prompte, General fous mondit fieiir Comte.

ON donna le feennd quartier,

Au General de Villcquier, DucoftcdeDoüay : pouri’autrc,

Le fleur Ohem vn bon Apoftrej En recent les commandemens,nbsp;paree quiis font Allemandsjnbsp;ON les mif du cofté de France,

Et cc chef commandc en rabfcnce, D’Erlac ^ perronne allité,nbsp;pour certaine incommodité.

Lclendcmain de cc iour mefme, C’cfl:^ dirclevingt-cinqtjdcfme,nbsp;Lignes dccirconuallation ,

Sans difcontinuation,

A res auoireftctracccs,

Furent tout a bon commancécs.

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35'

bi(L

bj I ^^^‘JcquinEcccns pas,

» ON nc doutc p3s, b.i^ ‘^^ftancc cftant connuë,


jfiJi


Ctr^^^^P^cicufccftcnducj If Vvalons amp;: Gaftadours,nbsp;^cciipcz tous les iours,nbsp;ynbsp;nbsp;nbsp;nbsp;pr is par Ie (oudrille,

b^.’^^Unt entree dans la villes Igt;Q^^^Ucllc leGouiierncur,nbsp;ïj-^aintenir Ie poineft d'honneur,

{gt;0 ' ^ien petter Ie falpeftrc, n..'' -Richer de faire billeftrc,

1^^^* bcfoin de depefcher,

couurir amp;: nous cacher; cgt;^oit cette cholcrc,nbsp;^edenedurer guerc,nbsp;i'ncfe repofc vnpeu,

^Uoir iette fon feu.

J^.gtmille hommes d’infantcric,

% de caualleric,

nombredcsafficgeans,

S^ncreux amp; diligenss fait faire la grimafle,nbsp;monde dela place,nbsp;cinq niille a les bien compter,nbsp;cftat de refifter,

(vj^'eiijcommeilsn’ontpas la mine, ^ ^’exemptent de la faminesnbsp;Ani^^ ^asdeprouifion,

^’eftre a confufion,

pas pour leur dent creufc s ^^o^^,'¦^^’^méeall prix eft heureufe,

les biens qui dans Ie camp, ï^ïQa chaque bout de champ,nbsp;fes frequens pillages,nbsp;^^^i’^^ans tous leursvillages,nbsp;^omprendre Icpaycn^l:


li


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3^ nbsp;nbsp;nbsp;f

PorapCHfementles amenw^”^'

Ettous reglement s’y troiiu**^*' Cha^un deflèis vn richc banC,nbsp;Prit leancc leloiifon Rang,

Diiis cecte fiile tap (Tie,.

O i mainte table elloitdrerfïlt;^gt; L’Ocatcni honorsbUment,nbsp;Reprcicntantlc Parlement,

Prit la place la plusnotable; nbsp;nbsp;nbsp;, n

Aprcsqu'ON cuftcouuert D craets cxlt;|uis amp;precieuxgt;

Et de vins frais dcbcieiix,

ON ncparlaplus que de boif^' Et de bien branlcr la machoit^'

Le Milord Make ayant difn® '

Ainfi qu’ON l’auoit ordonnw

Au Pari citicnt ren iit TeEpée,

En la nvanierc accouftuméc, Commc,il J’aaoit fait autreft^’^’jinbsp;Eu cas pardl aux deffiinébs ^nbsp;Et de peur qucia populace.nbsp;Negron.daft OU fit la grimafle»nbsp;Quatrccens lacobiude poids»nbsp;Ftircnt ar notables Boiirgcol^'nbsp;Dutrtbuez fans trichcric,

A/fill de faire la Eairic , nbsp;nbsp;nbsp;,((()

ï/iaiSj^KicSlcurs, e’cft aiJc2^*'* llfebt (^u’ON i’aillcrcpoici j

Qn^cllcarcccu toutfraifchensent.

Lcvingc-fix par ccrcain efpic, ONfceut querarméc eanemie,nbsp;Eftoit Jcs-japresdcDoiianbsp;Etqu’. llemaichoic vors Cambray;nbsp;M lis !a noftio. s enbatles fc(Ics,

Et pretend !a caiiler en pieces ,.

Eji cas qu’clle olaft y venir.

Et la place nepeuc tenir,

Ace qu’ONditquclix fcmaincs. Les prcuuesen font tres ccrcaines,nbsp;Sitousnos trauaux commenccz,nbsp;Nefant par leurs gens traucricz;nbsp;Dicu veaillequela profetie.

Soit Iclon nos veiix accomplie,

Et qtic nouspuiffionsapres tout.

En venir promptement about.

• f-'amp;i ¦ nbsp;nbsp;nbsp;i$gt;3-

Pour changer vn pen de maticre, ONvous auoit promis n'agiierc,

D e vous parler ou traittement,

Q^c Londres fitau Parlement, Gomme i fes Gencraux d’arméc,

La vcnülc decetteiournée,

Ces Meffieurs futent inuitcz, ParComrviillaires Deputez,

A ce feftjnii magnifique ,.

Dtcllc dans la falie pubiiquc,

Q^i'ON appelle des Elpiciers, 'L’ticiyrc du difner. Officiers,

ïe pvcmiif'^

A PARIS, nbsp;nbsp;nbsp;..

Ciiez E s TIE N N »r Heb e r x, .aja Mont Saiucïl HiW


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^VlTTE DV BVRLESQVB

ON

^ DE CE TEMPS.

VI SCAIT, QVI FAIT

^Quidit tout ce qui s eft paffe de nouueau.

^ T'roi^éme Tartte, quot;

I \Vifquc tout Ie pcuple eft fi rogucj Qu'il fe dcfgoutc de prologue,

Etqucbicn qu'ilfoit tres-;oycux,

I nbsp;nbsp;nbsp;plufpart Ic trcuuc cnnuycux,

famcliqucs ccruclles,

V^^cnteslcs nouuclics,

^ccommodcr a leur mal,

¦ Qj^^'i’abort au principal.

que Ic Roy dc Polognc,

^W^^iiancer la bcfognc, p ’•„^iForcé d’obligcr,nbsp;pro longer,

.Nq, «ntr’eux deux expirée,

^ Eiy fut refuléc 5 jsnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;dans leur proceddé,

que flatter Ie dé5 Cnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;frontierc,

Tarmée ertierc, f^*^”^*’o»uombrc de gucrricrs,nbsp;qpc Caualiers 5nbsp;Pour nouuclles leiiccs.

li.'

'1

Ilr;

-45

Hf.

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5^

APfifenfsis qui d’Allemands,

Doit conipofcr deux Rcgimcnsj Dorit ia trouppe bicn aflortic ,

De lix mille hommes tail partie,

Q^c Bogeilans Kadziuil,

Prince geuereiix amp; ciuil,

Doit coamiandcramp;la puiflanoc,

En cit donnee en Ion abience,

A Tubait General major,

Son Lieutenant, deplus encor,

De DautziK Ic Magilirat ofFre,

Au Roy, force argent dans vn coffre, Etlcs gensquiicront trouuez,

Qu en la Prufl’e ON auok kuez.

Chmielnifki fait fou poflible,

Atfin de fe rendre inuincibles Par les appreit sprodigieux inbsp;Dontilfemble morgucr les Cieux gt;nbsp;Lots qu’ilaura ioint ales trouppes,nbsp;Qnatre-vingt mille frippefoupes,

De Tartarcs qu’ON luy promet,

Et qui plus eft de compte net, Cinquante milleMolcoiiitesjnbsp;11 croit encor par fes pourftuttesnbsp;Gaigner bien-toft a fon party,nbsp;LepuiflantPrince RagotZKi;nbsp;Surquoy le Roy fait diligence,

De rompre cettc Uirelligencc,

Par fes Deputez qui font voir,

A ce prince que fon pouuoir, Doitmaintenir vne couronne,

DontfesayeulsScfa perfonne,

Ont reccufaueurs amp; bien-iaitsj Et pour entretenir la paix ,

Les Traittans offrent d’aduantage, De faire vn heureux manage,

PuU rcurduditRagetzKi,

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j^cIcPfinccSanioifKi. '

Scpj , a cc qii’ON nous rapporte, p^nds battcaux aucccfcortcjnbsp;^^rnaladcs Siicdois jnbsp;lijr *^fpicr iour dc 1’autre mrois,

Ve * nbsp;nbsp;nbsp;riuierc,

‘Conduits cn la manicrc, cftoit arrefté :

Vq que pour fa fcurcté, de pcuple fidellc,nbsp;folcm ncllc,

^Oh nbsp;nbsp;nbsp;tres-Saind Sacremcnt,

ydansfon Gouucrncment, ïl^.^^^iiprcadla petite villcjnbsp;Vnerumcur ciuillc:nbsp;gardes rcdoubla.

V ^isbonneON s’affcmbla,

^ de May Ie vingt-cinquiefmc, ‘^pnaedcsle iour mefmcjnbsp;p^ *^dce entre les traittans,

, amp; des habitans j v^tp^^^giftrat aucc ioyc,

^tj y^cen belle monnoyc,

J ^Urcntpareillcipeut,


fel


kfj^^ort njagnifiqucmcnti J^leguez Conimiffaires,nbsp;jVri. ^^’cts necelTaircs,nbsp;Bavarois,

di3 Due,qui toutesfois, s’encxcufcrent,nbsp;gt;\r.^ j ^ïï^p s’cn retournefent:

Itv^'.'i'fferenttermiué,

fgt;U,i'-opinc,

dans leurs Tcn^plcs, unbsp;nbsp;nbsp;nbsp;graces trcs-amplcs,

Vquot;‘:quot;»reftautdc retour, ^

^ennetientfaCour,


f'1


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Aprês vnc palx clairc'amp; nette, Dontil a conclula Diettenbsp;DePrcsboiirg, amp; fait dcpiiter.

Vers 1’Aga venu pour traitter,

Sur les fronticrcs dcHoi gric,

Dont Ics Eftajs fans raillcrie,

A rimpcratrice cn efeus,

Oat donné nombre de Ceux de Raab, cn compagnie,

Sc plaigncnt de la tyrannic,

Dont Ics traittelciit Goiiucrneur,

Et font aullila mefme honneur,

A celuy du fort dc Gomorre ,

Lc Due Vvirccmbcrgleucencore» Pourle Koy d’Efpagne, guerriers,

A paffe mortre aux cauallicrs,

Qui font dit ON pres de deux mille» Proche de lafufdite Villc,nbsp;Konigfmarc eft dans Halbcrftat,nbsp;pour leftitucr eét Eftat,

Auec routes Ics dependances.

Dll Dioceze amp; circonftanccs,

Entrc les mains dc TEledcur De Brandebourg fon vray Seigneur,nbsp;Quimetdes gensen fon abfeiicc,nbsp;POury reftablirfapuiffancc.nbsp;Attendant qu’il v puiffe aller.

Les Eftats deuoient s’affcmblcr,

A GIuKftad,maisvnehanicrochc» Ayant fair monter dans fon cochc»nbsp;Lc bon Chancelicr Rcir cKcn ,nbsp;pours’en aller a Dit-marfcn ,

ON a differé cette affaire Le Roy dc Dannemarc va feire»nbsp;Encor equiper dcs vaiffeaux,

pi

Outre ceux qu’iJ a fur Ics eaux, pour empefeher ceux d’Anglctcrtc»

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tv nbsp;nbsp;nbsp;4*

^Undtjamp;lcsbattre; j^^insHambourg Ie dixiefme icur»

gt;v^^Üin * (Tt^n 1'% CZ'i _

prendre route vers Ia terre y üfc- ,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;- . - au retour,

V-' nbsp;nbsp;nbsp;^

Magnus de Ia Gardic j en trcs-bcllc compagnie ,nbsp;partit fix iours appres,

Q Nuremberg, ou Ie proccz, ^'^!'‘ecrnant la paix continuë,nbsp;depuis la venue,

^ourrierja qui I’Empcrcur,

touchantlc poindi d’honncur, quela rcthoriquc,nbsp;pü du Roy Catholiquc|,nbsp;ii cc Chef capita],

‘^ir, de rendre FranKcndal, e Gouucrncnr prendatafche,nbsp;fans rclalchc ,nbsp;de biens a foifbn ,

Ajig'^'^^orcc la garnifon, ^t^'^^efoufter.ir vn fiegc,

.ui

P ^ ’^‘tftre pas pris au picgCr ^üedois fur cc refus,.nbsp;incz de plus c-n plus,nbsp;les autres villes gt;nbsp;inbsp;nbsp;nbsp;nbsp;les offres ciuilles,

^Jf^N pretend les conrertcrj Sx fiujplcmcnt s'arrcftcr,,nbsp;^Oiij,^,*^*''d!iions ordonnees ,

^Psix depuis fept anuces» font rcfolus,nbsp;v?‘'gt;snbsp;nbsp;nbsp;nbsp;abfclus,

Nt f nbsp;nbsp;nbsp;1’Ernpirc,

^'ïfQj^^^^eputcz avraydirc,

’*P^sdes moins cmpefchcB* ^urcr.t dcfpcfchcï,

\jP''efcnsilarnp‘ccfrc,

*^»ödgraHc de Heffe»

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Par Ic Magiftrat dc Francfort,

Au retour des bains, tout d’abort, Quel’ON feeut qu'eUcauoitfaitpaufc^nbsp;Prés de ce pont, elle propofe,

D aller par Hanavv vers CalTcI.

Va compliment bien folcmncl; Au Roy de la Grande Bretagne,

Auant qu’ii^e miten'campagioc,

Fut fait par les Ambaffadeurs,

De Portugal, lettre dc plcurs, Autrementde condoleance.

Et lettre dcconjouyfïaace, L’vnepourlc congratulcr,

Etl’ autre pour Ie confoler,

Bien proprement empacquetces,

Par cux luy furent prefcntées,

De la part du Roy leur beigneur;

Et celafaitl’Ambaffadcur, f Et 1’vn des Plcnipotentiaircs,

Apres les adieux ordinaires,

T ous deux montcreat a cheual,

Pour rctouraer en Portugal,

Doat vn des plus Illuftrcs princes.

Fait leur charge dans ces prouiaces.

LeprudentMarquis de Nizza, N’agueres a Lisbonne aborda,

Apres fon AmbalTade en France , Autre Seigneur de confequcnce,

De ponte de Lima Seigneur,

Et Ie premier AmbalTadeur,

Vers fa Majeftc Tres-Chreftienne j D’Albuquerque, amp; cette ancienne,nbsp;ComtefTe de Villanoua,

Comme celle d’Atalaia,

Ont Ia mefmc a cc qu’ON alTurc, payé Ie tribut a nature.

A Naples pN redoute fort;,

i

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4J

*1^^^*^* confreres de Ia mort, contre l’Efpagnc,nbsp;villcamp;la Campagne,

lt;!«’va d cux ait cfté pendu,

V nbsp;nbsp;nbsp;dc 1’ entendu.,

elt aucun qiii n’apprchcndc, c Irotté par cette bande.

Vr S^eres la tefte ON rogna, gt;öij'“^Piiainc Falagna,nbsp;b J ^^t)ir dans les tintam arres,

C les ciuilles bagarres j •Oii^l'^^odé quelque brigantin,nbsp;AÜ'^pcuplc Napolitain,nbsp;ïto uué co upablc,

® fautc a peupres femblablc, propre original,

Ombre dans l’Arcenal, pour intelligence,nbsp;y'^ntla mefme cadance,nbsp;^tf^^^odes-ja Ie Viceroynbsp;4 J'^ien reccu prés dc Coy:

TM

[•ü,dc Vaftc, ON s’cftonnc, Ie Due de Matalonc ,

^oiit pas 'd’y venir, party pour punir,

JOes Bandits fous TitarcUe, efcarmouchc mortellc,nbsp;y y de tuct ces vauriens,

; ¦ 4 oinquantedes flens.

ON afaitdespricres, V^s quclqucs riuieres,nbsp;i'jnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;maints ,Ucux,

dtgafts furieux. font diligence,

ilfel.'“quot;“8cncc.

^ du Duc Parmclan ,

. '^culcntdcpuisvnanr

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..

Les autres Princes d’Italie,

En font en quelque ialoufic.

Et fecourent leDucroiis-main j Q.U i pretend dans I’Eftat Romain gt;nbsp;Fairefibien foo perfonnagc,nbsp;d iuerira Ie rauagc ,nbsp;igt;LS gcps du Papeen (on oiiehé.

Pour Ferrarc ON a dcfpefché,

Vn Meftre de Camp dcrcmarqiic^ Chef des miliccsdelaniarq.uc,nbsp;Oratio de Maffimi,

Au lieu du Baron Mathei,

lt;U»i inarche auccquc fon armee j Affia d’cii deffendre I’crtrcc.

Vers Capo oimonte dit ON j De C aftro l’ample garnifon,

A delFaitplusdtuquedcs mouches-, ®ans de certaincs elcarmouchcs^

Vn ivegiment dt Cauallif,

Sous Ie Comte Gabriclli,

Les aouucllesqu’ON nous cniioyc* Nous donnent bien diirabajoyc,nbsp;Touchantccqu’ON auoitappris,

De ces Saïqucs, qii’auoicrtpris,,

Les Venitiens, au contraire, Chofequi nousdoitbiendcplairc.nbsp;Seize Gallcrcs fur ces cauxj.

Ont efte par trentevaifTeaux»

Ou Gallcres de Barbaric,

Chargcz d’hommcspour Ia Candic; Joints OU pour mieux dircaccrochczrnbsp;Mais cc quilesaplusfafchcz ^

Son t d’autrcs mauuaifcs r.o^uellcs , lt;ijuc du Dcftroit des sardarcllcs,

Ou vaificaux T ures cRofent catis, Sans coup feriren lor t (lt;)rtis ^nbsp;Etvom aufli deuers Cai^dic,

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p nbsp;nbsp;nbsp;‘ ^

j'^ür rcndrc contrc leur furie,

Golfc

amplcmcnt alTurc, . d’arméc eft prepare,nbsp;j d’cn deffendre I’cntrcc:

Hcpubliquc eft fort outree ,

^'^trois cens Chreftiens faits captifs, rnorts cinquantc cffclt;3;ifs,nbsp;j^^lcsTurcsqu’ils rouloieot combattre,nbsp;courtine de Spalatre:

^^nous en faire cncorautant, LiF°^*i'duclqiic ftc^cimportant,

Ötfi,dii-ON,dcBofnic, tQbi{iours en Dalmatic.nbsp;b^^pGupIc vient de tons coftez,nbsp;voir les Majeftez,nbsp;b bp y d’Hongric ,amp; dcla Reync

b' P^?nc. fjlli ni-irj-nf-1


b'v, nbsp;nbsp;nbsp;‘Iidprircntlapcinc,

Igs Holpitaux,


-Mier icsnoipitaux, L^onaftcres principaux :nbsp;b^^eftc-Dieu rON vit pareftre,nbsp;bJ*'^^Gmcnt a la feneftre,

^^nd amp;fuperbePalais, Majeftez deftbus vn daix,nbsp;qu’cn pompc magnifiquc,nbsp;aucc Mufique,nbsp;fóiemncllcmcDt.

b^^^^yneeft triftc extremément, qu’a Madrid ON denie,

0(,- '^'^eiioir Ie Roy d’Hongrie, Giftere fon retour,nbsp;bjnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;d’attendrc Ie iour,

entree,

^ftti^^.t'ipagnol attache, forte cmpefchc,

nullc autre chofc qu’ a T urin 1’ ON difpofc,


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jiti


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LapIaCÊ^Iebiét) rééèooifi Et quc Ic Due fait fon deuoir,

De fortifier fes fronticres,

Et les pafiages des riuieres,

Lc PrinceDomEmanuel,

Son General perpctucl,

Vers Ie Biellois prend la traitte; Comme lc Comte de Morctte,nbsp;Gouucrneur du Comté d’Afti,nbsp;pour s’y rendre eft def-ja parti.

Pcftcen Elpagne continue.

Et tont lc monde y diminuë.

LcRoy d’Anglctcrrc abborda,

Bien accompagné dans Breda j L’artilleric a fon entree,

Partrois diuerfcsfoistirée.

Les Bourgeois, amp; lc Gouucrncar, Lcrcccurent en grand honneur.

Il court Vn bruit, mais ON en doutc, Qu’vn grand vaifleau prenant Ia route,nbsp;D’Irlande, ou cc Prince auoit mis,

Cent quarantc officiers choifis,

Aux enuirons dclaHollandc,

F ut accroché par vne bande,

Dc parlementaires Angloisj Mefme les vailTcaux Hollandois,nbsp;Commispourluy feruir d’cfcortc^nbsp;Furent grippez dc mefme force:

Lc prince d’Orangcaux Eftats,

Va contcr qette clïrangc cas,

Et confultcr fur cette affaire.

Les Efcoflbis n’ont daignc faire, RcJponcc au parlement Angfois,

Et pour luy donner fur les doigts,

Tous les iours s’augmcntc la liftc,

Bc eeux du party Roy ahfte »ans TEfcoffe, oupourdcfgagcrj

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Argillc cn danser,

^ riivvcl pretend bien-toft Ie rendre, ^ndc l’ON nous fait entendre,nbsp;contraire auRoy,

5 pour qui, ny pourquoy, cafaque amp; fe debandejnbsp;Ly du Viceroy d’irlande,

vaillant Marquis d’Ortmondj, qu’vn rodomond,

W ^dcuant oublin Ie fic^c j

peur d’eftre pris au piege, ®^ucrncur s’cft mis aux champs jnbsp;hii^ .Scns qui font les melchantsjnbsp;dans quelqu’autre place,

S\ Mceroy menacej pris a ces clabots,

(j ^^ftcau Shaming amp; Talbots.

Robert Sc fon frere ,

^iQ^^ncnt touhours d’ordinairc, j OU vailTeaux An glois,nbsp;^tN^fi’agueresfuries doigts,nbsp;\^'^dralauec fa fuitte,nbsp;t ’^haint de prendre la fuitte.nbsp;y^f^*;^dres enfuitte du feftin ,nbsp;dor amp;lebaflin,nbsp;^^^fefentez par la villc ,

* a Cromvvel deux mille, gsnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^lin dans vn drageoir.

f, nbsp;nbsp;nbsp;^lieurs qui font leur deuoir,

N rc ^ R^P^ïl^l^ue, r^lamp;f/,^*ïgt;pcnfe magnifiq ue.

brutal,

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gt;3 'ÖVfl nbsp;nbsp;nbsp;‘O . C *U lO

r lï vil,'' Grande Bretagne s Sr p ® ^ par la campagne,nbsp;carillon.

Coairricr OU poftillonquot;,

Hov nbsp;nbsp;nbsp;c au iour natal.

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48

Nobsapprendquedansla Prouencc,Lestroiippës de la ON s’eftfauonncd’imporcancc; Lefieur MarefchaldcR^^' ,nbsp;Lc Comccd’AIetsirritc,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Efttoufioiirsdcdans Ie

QiVONeuftfansfonauthorité, nbsp;nbsp;nbsp;Dc Vincennes, quant a fa

Mis quelques troupes en campagne, Aueclc dcfplaifirdans l ain®» Outre que laflotted’Efpagnc,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Ayantcftéparcy dtuanigt;

Auoit fiir nos codes parui nbsp;nbsp;nbsp;A Calaisdeulans vn Conus*'*’'

Armade pouuoirabfolu, nbsp;nbsp;nbsp;Elleadepuisculalicencc,

Quelquedeux censfoixaiucMai(lrcs,D*alllet aMeauxenallurai^*’ Qmf^achantaflczbienlescftrcs, Le fieurlaGrillonnicrcaufl*'.nbsp;Decepaysfi rabotteux,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;MajordePunquerqueeft'*’*

Sous vn Chef desplnsgcncreux; nbsp;nbsp;nbsp;D •Gravclineamp;prcnd lapsd* ’

Affronter ent aucc furie, nbsp;nbsp;nbsp;De lc retirer en Tourainc gt;

Cinqcenshommes d’infanterie. nbsp;nbsp;nbsp;Son Secretaire mefmement,

D’allerdcmcurcri Thoulot**f^

Et les feigncrentfansventouze,

Auprés du Chafteaud'Efpinouze;

Pluficurs y furent bafourdis,

De^lusnoblesamp;plus hardis,

Auflj Icfl-rrde Villc-franclic.

Cbcfduditficur C6tc,cuftl’cfclachc,Affind emporterleurbiitiu Lardccd’vn coupdcmoufquct, Enfontlacaufepourccrtagt;**'|[j{)nbsp;Etfon cheual cut fon pacquet. O N a rcccuquelquesnou*'*nbsp;L’Archi-duc party de Braxclles, Qu’ileft r’afliegédeplusbs**^nbsp;Auccquclqacs trouppes nouucl\es,Mais celan cftpas alfuré:

t)df;


Etcjuclquesdeux cens Prouencaux, A rccculecommandemcnt» Montczdclfusdcs grands cheuaux, Des qu’ilfutforty de la bloi*^

Qiynd cft au fiegc de

ON r’cnf^auroit riendirca** Sil'ONamanquéccttcvilR’nbsp;Les Allemands en failant gi^‘^’

A Paris tout eft preparé)

Surrefpcrancc qu’ON

Q^lcurs Majeftez cn pelf‘^*'

Le dix-feptiéme du pallé i Apresauoirbien tracalTé,

Y doiuent venir dans huid* Dans la villc amp; dans lesnbsp;Ce briüt met tout le mond**

A joint 3 la fin fon armée i D ont la plufpart eft arrcftéc,

oT

Toutauxenuironsde Doüay:

Pourlebien queDieu no***

Ce Chef va tantoft a T ournay,

A Compi egne route la

Valcncicnnc3c vers 1’lftc,

Eftdepuis fixiours de

Par vnc maximefubftille,

Ou lc grand Mairtre fe

Affindccachcrfon dclfein ;

ciigt;

ON nous affurc pour certain ,

Demainfcömc ON nous

Vcilaccqu'ON vousf^***

Que de fes gens vnc pardc,

A,la Mothe aux bois inueft it.

A Cologne ON dit que Lamboy , ADicuvousdiSjbonio'^*'

Se tient encores dos Af coy,

En attendant que l’ON r’allic,

Fin 4e la 5. Partie le 6. luiüct lé^9'

A PARIS, nbsp;nbsp;nbsp;„lil,

Chez Estisnne HEEERTjau Mont

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«I

4^.

^VlTTE DV BVKLESOyE

ON

DE CE TEMPS,

'IVl SCAIT, QVI FAIT

^Quidic tout ce qui s'eft paffe de nouueau.

Qmtriéme Tartie, nbsp;nbsp;nbsp;’

’f|

EaHCoup fc plaignent, mais fans caufc,

Qif ON nc nous dit aucune chofe,

Dontia Gazette n’ait parlé,

{Iq ^ chofe, amp; ces noiiuellcs, ^^ij'^^cfabufcr les ceruelles,nbsp;^^^^nnent vn peu de l'oifon 5nbsp;dit pour toute raifon 5nbsp;fi iugcant a l’^parence,

''^it fi peil de difference,

Ces deux relations; nbsp;nbsp;nbsp;' ,

^tj.^’^it^desadions, nbsp;nbsp;nbsp;t jt

des memoires * nbsp;nbsp;nbsp;-,3:,'

fabriquent Icurs Hiftóffes gt; ^¦•j^cétaparent rapport;

^‘Clientauflitoufioursd'accott: ^*cn voir Ic contraire,nbsp;maxime veut tairc.j;

^V^^^appellebiaiferi r '

^ nbsp;nbsp;nbsp;^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;flatteries.;

^ tori aufli que Ton crie-j -

Et qu’vn grand temps s’èft efcoulé,

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J V.-

, r. ¦

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4»

C^’ilfcp.icjju^p^a^rcZjbieri, # Et q«^ fx^ tgt;«rlèft]tje en trettennbsp;Marchc Icntcment fous pr^clTc j .

La caufc de cettc parefTe;

Eft la crainte d’cftrc blafmc.

Pour n’cftre pas bicn informé,

Ou qu il falluft fè contredirc,

Pont Gazette ne fait quc rirC'5 ^leafcATklit-amp;fondedit, c '

Qwoy qu’clle foic fort cn^crcdit, Etnous en fait (oiment acroirc,nbsp;C’cftairésjpajTonsal’Hirtoirc.- 'nbsp;LcRoy dcPologneeftapres,

Et fait tous les iours fes apprets,

Pour mettrc fur pied fon armee,

Dont il fait faire raffcmblée,

Pres de Luxavy: laMajcfté y A pareilIcKicnt arrcftc,

De s’y tranfportcr lcquin2.icfmc D u mois de luin, dans ce temps mefmcnbsp;Radziuil doit leuer fes gens ,

Sa moifKi fait a fes defpens,

Vn regiment d’infantcrie,

Du Chancelicr la compagnie, Vatenforcer Ia garnifonnbsp;Dc Lublin, aqui cc dit ON,

Les Cofacques vont faire niche,

Ou quclqu’autrcpiece de triehc: ChimmelnifKi leur general,'

A des-j'a donné Ie fignal.

Pour faire marcher fesbarbares j Bien que Ie grand Cam des Tartaresnbsp;S’cxcufant que la legion,

Eftoitpar la Contagion,

Reduitte en pitcule pofturc 5 N’aitpudans cetteconjunturc,

Lwy donner Ic fcjours promis, c

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Co., , nbsp;nbsp;nbsp;45

^irc icurs communs cnncmis. -

Ur nbsp;nbsp;nbsp;May dansI’Eglifc ,

n ^'ync vcufuc quc Ton prifc, b^nic vn miracle fans pared,

{i^ naagnirique apparcil, p'^fanorablehymcnce,nbsp;d’aprefent fiit donnee ,

(i^ j^Qy jg dernier m ore : b chacun admire fort,nbsp;^n'^'^irquepar certains myftcrcs,

®^it cn pour Efpoiix deux frercs, deux Roys confecutifs jnbsp;Ics preparatifsnbsp;Up^^tcnopcemagnifiquc,nbsp;le bal, la mulique,nbsp;j ^roit vn trop long recit.

Danube, a cequ ON dit, ^’^qucdechancellcrie,nbsp;bo-^'^fes papiers eft pcric,nbsp;bj ^’Empcreiir a.fon retournbsp;i^sbourg, au lieu de fa Cour,nbsp;Uj'^l^oignc quelque triftelfejnbsp;C|^ ^ ^Tes font toufiours quelque piecenbsp;Hongrois , amp; Icurs degatsnbsp;^^'^modent fort ce climats.

gens d’autour de Ratisbonne,

V|fj approchcr cn perfbnnc,

Uj ^deVvirtemberg, ont cu Anbsp;nbsp;nbsp;nbsp;qu’ils auoient conccu,

%'i^ troupes cn campagne,

'm

p tci'f

piifs qu’ils auoient mis Ur P*^^ficipauxmcublesdcprixnbsp;dans cette Villesnbsp;Uoj,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fccu quc le foudrillc

gueftres vers le Rhin, ^tremisè leur train.

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44

ON dit qu’au gcncraliflimc Prince Palatin magnanime,

Dc Lcipfic Ic bon Magiftrat,

Pour vn peu foulagcr I’Eftat,

Des Suedoisqui ne font mine j P’allcr faire ailleurs leur cuifiuc gt;

A fa requefte prefentéj Surquoy ce pnnee a protefté,

Q^c dans vn inois tons fes foudrillcs, Traifneront ailleurs leurs gucnillcsi,nbsp;Mais qu’il faffe continuernbsp;Cette villc a contribucr,

Com me elle a fait iufqu’ü cc terme,

Le Suedois demeure ferme, Touchant le point de FranKendal:nbsp;Lcs Imperiaux font trcs-mal,

Dc Fi’y vouloir point donnet ordre, Et de nc pas faire démordre,nbsp;L’Efpagnol deforce on de gré,nbsp;Comme ils en auoient aileiiréinbsp;Sc contentant pour rout potage,nbsp;D’offrir certain autre auanta gt,

Au Suede amp; fes allies,

Et foils CCS deffeins pallics ,

Eludant la paix d’Allemagnc, Supportentl’intereftd’Efpagne.

Mais le general Vvirtemberg, Ayantapris qu’a Nuremberg,

ON expedioit point d’affairc,

A pris vn delTein tout contraire, Etncparlcplus maintenant,

Dc rendre com me auparauant.

La petite ville dc Prague;

Ou, pour monftrer qu'il Ics incagdc, II a fait ronzielmc de luin, fnbsp;Tranfporter du canon deCfini!)nbsp;Auec nombre d’infantcric, . '

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a tiré dcMoraiiie. •• nbsp;nbsp;nbsp;^ ¦ 1'

fi nbsp;nbsp;nbsp;maints mcublcs de prix,

fc ^Uedois dans Praguepris, j;^^Oüte la fleur du pillage,

apportés fans n’aufragc. ^^Siicdoisparcillcment,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;¦

4P’^eparent nullemcnt, b'^^S’^'crpir du Diocefcnbsp;l^.^alberftad, ny d’y mettre a l’aifcnbsp;jföicur dcBrandebourgjfinbsp;b ^^^agnol n’cft confenti,

^ ^^rmincr cette aflemblée, par fon refus eft troublée.nbsp;fc iours, de Treil CS rEIcdlcurnbsp;fon Coadjuteurnbsp;1^^'^^remberg aucc bon tiltrc!nbsp;b ^hanoines de ce Chapitrenbsp;b ‘^^leditTrcuesfontrcncrcs,nbsp;s'eftoicnttous retires,nbsp;b' Comblens auoient fait gillc,

Ic fort de cette ville, j^^cndu comme ON nous a dit.

^ ^StoKoIm, n’aguercspartit ianouuelle compagnenbsp;ïetourner en Allcmagne,nbsp;barque OU fur vn bac,nbsp;Auguftede Sultzbach:nbsp;^'^^^eGuftaucdemefm’e,

^hafler cette couleur blcfme, j 7 riel'll: d’vn coup de moufquet, 'nbsp;eftpag „i,£ry tout a fait;

Ie mettre en campagne, ^raux bains d’Allemagne,nbsp;bgtjS^I a pcinc il foit de retournbsp;dans cette Cour .

Reyne de Sucdcj

^crcd’vnimcrmcde.

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54

Son faméux voyage d’Ypfal.

Par vn Edit bien general .

Lc Roy Danois a fait entendre,

Que toutes gens qui voudroiejcit prendre Armes pour donner fur Ics dpigtsnbsp;A ceux du Parlem^ Anglois,nbsp;Pourroient apporterlur fa terrenbsp;Leur butin pris de bonne guerre.

Pour montrer que e’eft tout a bon,

Vn vaiflfeau chargeant du charbon A GluKflad, fans rant de myfterc;snbsp;Flit pris fur les Parlementaires,

Dans Franc-fort le vingt-quatre Inin, Par Ic Magiftrat vn feftin,

Fut fait au Landgraue de Heffe, Quifutfuiuyd’vneJargcffe,. ,

D'vn vafe d’argent cifelé,

EtdVn beau cheualpommcle..

A Caflclcn ceremonie,

Du Prince deTranffiluanic,

Lc deputévint I’autre iour,

Apres auoir fait vn grand tour Par Lunebourg, Munlier amp; Clcues,nbsp;Pour lefujetdequclquestrcues, ,

Le Prince Elcélcur Palatin,

S’y rendit Ic mcfmc matin.,

Les Imperiales cohortes,

Deiouren iour fe font plus f^ tes Dans lc Luxembourg; amp;:,dc plus,

Dcs regimens nouueaux venus Du pais-bas les vont acroiftre:

A Vverth j ON ajaveuparoiftre Celles dll General Lamboy:

Et le Due Charles, que ic croy,.

Qui vient de bien plumcr IcLicgc,

Ann deformer quelqucficaegt; '

Se va joindre a ce General”

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SS


Vgfj.^^^ïïiinerd’vnpaségal Oj^l-’f^fronticres dc la Flandrc,nbsp;^'’^hiduclcs doitattendre,

font vers Bauchain; l’ON tient pour certain,nbsp;^ftfoufiours a Valenciennes,nbsp;(ju’il falFc des fiennes.nbsp;ijjj ^^gt-quatre du mois paffe,

Brun liommcbien fenfé, ^Uant Plenipotentiairc, ¦ ’ •nbsp;ö^j.^^nant extraordinaire

d'Efpagnc Ambaffadcur, ‘^Haycaucc honneurnbsp;puis dans fon audiancenbsp;lettre de crcanccnbsp;l’üjj''®^''9ois, comnie fon difcours,

'fe II ^ train vcftii de velours, '^nicnt a la Fran^oifc;

cfmcu quelque noifc, en termes trop plats,nbsp;Meffieurs les Eftats.

[tyj nbsp;nbsp;nbsp;de la grande Bretagne

Hlj^§f-ncuf fc mie en campagne, ^C(j ^^fme iour de Bredanbsp;Anuers il arriua,nbsp;pgt;ls la joye publique,nbsp;t fii/ 1^ plus magnifique,nbsp;par les Bourgeois jnbsp;'J^lefmcduprefentmois,

I^Party pour Bruxelles j Ob *l^ugeons vn pcu de noimellcs.

^^^.^uefeptcens Caftillans, Nv '1^ faffenttant les vaillans,nbsp;XcJ^''‘^ulent qu’ON les redoute,

riHii nbsp;nbsp;nbsp;^ vauderoutc,

Portuguaisj qiiifurcntdcffaits.


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Kombrc dc prifonniers dc marque,

( Entre tous lefquels ON remarque Lenepucu de leur General)

Furent grippes, quebien quemal:

Ce Seigneur depuis en efchange,

. Potir vn Chefdignedeloüange,

Conite dcFiefque,futrcndu:

Des leurs,Portuguais n’ont perdu Que vingt-cinqdans cette efcarmouchc,nbsp;Entr’-aurres Ie Sieur de la Touchenbsp;Francois, dc qui Ic Lieutenantnbsp;Ed: en fa place main tenant.

La craintequ’ON adclapcde,

Qui dans l’Efpagne ed tres-funede.

Sur tout a Seuillc amp; Galis,

Rend les commerces abolis.

Et tout dc plus prez s’examine.

Car ON craint aulïi la famine,

Qui fait quede 1’embarqucment,

Deux vaidcaux d’auis feulemcnr.

Vers les indes ont pris leur route. Portuguais mirent en deroutejnbsp;Dans Ie Brczil les HoIIandois,

II y a quelques quatre mois:

Cette Region defertéc Doit edrc bien-tod gouucrnccnbsp;Du Comte de Cadel- Mclhor.

De Lisbonne ON alTure cncor, QuefaMa/edé porruguaifcnbsp;A, pour montrer qu’ellc ed bien-aifc.

Fait rendre a Dicu publiqucment, '

Graces de 1’ac com o dement,

Qui va redablir nodrc Fran ce,

Dans fa fplen deur amp; fa puilfancc. .

Bicn qu’a Naples Ic Viceroy Aic ja permis d’aller chez foynbsp;Au Marquis dc V ado, pour faire

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K nbsp;nbsp;nbsp;57

^ ‘^ccttc douceur excmplaire,

les autres Seigneurs: (^^^Proccdurcsamp;riguciirsnbsp;j^^Wre Monte-Sarchc exercées,nbsp;don neut bien d’autrespenfécsinbsp;^ H^'eftion la fait jazer,nbsp;innoccnsaccufer,

(ont poutt^nt p^s fi bcft.cSj d’y venirporter leur teftes;

Confreres de la mort Premier a fiiiuy Ie fortinbsp;b, met cette Confrérienbsp;1,^»^ Vne eftrange refucrie.nbsp;b/ftedii S. Sacrement,nbsp;bjJ.'^'-'heuefque denotement,nbsp;fonóèions ordinair esjnbsp;'^ornine il voit qiic fes affairesnbsp;lij' ^Peuuent bien rajuftcr,nbsp;i^f^ut de perinuter

pour ne plus viure en grognc, 0^|^*'cheuefché de Boulogne,nbsp;lij^PofTecjgle Cardinalnbsp;^to'^'^'’^*-gt;pi‘incipal

ptez la Rcync d’Efpagne. b s’eft mis en campagne,nbsp;^j^j^orne, Ie fieur Spinola,nbsp;Eucfque de Martera,

Nonce extraordinaire rla h^’^'^^tc,pourluy fairenbsp;d’or Ie prefenr,

I nbsp;nbsp;nbsp;vncomplimenr.

Potlesfaintes merueilles,

I c ? yeux amp; les aurcilles ^^res Proceflions,

I ^l^P^J^^^jdesNations,

^'I^icui la plus belle,

^ S^^^ensde tousjfutcellc

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Dc MadouaDel-Anima,

Oü ic Cardinal Colonna, Protet3:curd'Alleman Si enfukenbsp;Seize autres Cardinaux d’Elite,nbsp;SuiuircntleS.Sacrcmcnt';

A S. Louys parcillcment, Ceux de Ia nation dc France

Fircnt voir leur magnificence.

Pere CarafFc originaire

A Rome eftj dit-ON, trefpalTé Lc fcptiefinc du mois pane,

Napolitaiiijfexagcnaire,

Des lefuiftes General,

D’vn mal qu’il prit a rHofpital.

Lettrc dll Roy d'Efpagnc fut donnee Touchant la Haqncnce,

Etfept mille efciis d’or pefans, Qu'auiourS. Pierre tons lesans,

Au pape aiiec magnificence,

CeRoy donnceiireconnoilTance Du RoyaumcNapolitain)nbsp;par Albornos vn beau matin,

All genereux Prince Borghefe,

Auec prierc, qu’il luy plaii’c,

All lieu dc fon Ambafladeiir,

Faire de fa part cét honneun Dontvn Princejamp;lcConneftablcnbsp;Fruftrés d’vn Employ fi notable,nbsp;Tefmoignent d’eftre mefcontciis.

II faittoiifiours fi mauuais temps, Quelcspluycs dclbrdonnéesnbsp;Ont les campagnes ruinécsinbsp;Ce qui retient encor catisnbsp;Les foudrilics des deux partis,

Du Pape amp; du grand Due de parmegt; Bien que defa part chaciin armcinbsp;Nonobftantraccomodcmcnt,

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tij ^f^aittcafTcsrentcment, £tdc nombrcde Cauatiers*, *^j,^“**|esdernicresnouuel!es 1 cs Caaons Scfcuxa arcifices,

Ijj[' nbsp;nbsp;nbsp;que des Oardanellcs, M een: fiii i ces cxercices;

tHj^.^^Turcss’eftoient cuadés; S .irle foii lorsquecetteCour qgt;i’ON nous a mandés. Fat dans la Ville de retour,nbsp;‘'^’¦i'^entquc recce armee, Dublin C’apitalcd’Irlandc,

'eft^ ^''^peftcmal-mcnéc , tldficgéc ècequ’ON nous made, ^dlj ‘^lifea Fogüa-Secca, Par ies troupes du Vice-Roynbsp;aiij^'^sChrcftiensrattaqua, Marquis d’Orchn-iód,quilous fa loynbsp;Chef donclargc, A dcfiareduitmaintcs Villes,nbsp;prudence au courage: Pendant que marche file a filenbsp;vingt huid Galions, Le Parlementaire fccours,nbsp;riHj comme des lions, Qm pretéd ioindre en pcu de ioursnbsp;port eftroit, i la ftotre,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;l.e Gouucrneur de cetee place,

pcj^'^^laTurquefqucfloUc, Dont pouraugmentcrladifgracc, voiles pourlcraoins, Lafloite du Prince Robertnbsp;/''SnInbsp;nbsp;nbsp;nbsp;detémoins. Ne laifTe aucun palfagcouucrt,

jd^mauiiais temps a celle,

d:tf^‘|an,ouchaqucfeneftrc, A Kir saldi les Commiffluces,

S j ’^^oirs,pourfaircparef1rc Qairapportoienc pour les affaires

^1-1/'i-sr r»l 11 e nbsp;nbsp;nbsp;n ynbsp;nbsp;nbsp;nbsp;l^lt;llvr^c l/»c P

hauthentique

Du lccours,qucCromvvel fc vante Dedon«er4 ce Gouucrneur.

ON rcceutauec grand honneur

ptitf ^ Rsync Cacholique, Afind’empeichcrladerccntc

^^'^od’auoir des flambeaux, Delaparcdu Roy des Angloiï, I 4 '^ouucrncuc Carcennes. Vne Refpontefauorabk.

1 ^tji'i^'-orzeeft parti de Gennes, ON ticncaufli pour veritable. Cardinal moncaltonbsp;'y's^jj'''u5re audit Milano:

.^ïfeyne Catholique f-'lj ' gt; la Richc republiquenbsp;ifiit dtputcrnbsp;Pouf la complimenter.

Ouzels cncorplusbeaux Conceiiuiueslcs Êteodois,

grande, dedansThurin

^ du mois de tuin, UMi DucdeSauoye;nbsp;CVea quot;'^Courenjoyc,

Recreations,

rJona''^'nafouAltcfrc;

Mioraasdes premiers.

Qu’cn Iflaade vingc mille armés Pres d’Viller, font fortanirncsnbsp;PourfaMajefte Biitannique,-En cas que par fa politiquenbsp;IlfaCisfallcaux EfcofTois;nbsp;complimenter. Dans Edimboutg affez de foisnbsp;lAéiJl® ocqviel’ON nous made, Leurpetit Parlement s’alTemble,

¦ h.. lult,., r I nbsp;nbsp;nbsp;Quoy qu’ilsnc fadé rien cefcmble

Qkabulcr toufiours le tapis:

Le Doéteur Hibalc par luy pris, Pourauoir bUfmé l iiiiuUicenbsp;De eet execrable fuppUce,

Q^ON a fait fouffrir au feu Roy; Moyennant argent, que ie croy,

Eft maintenant forty dc cage. Coravvelfouffrit vn grand outragenbsp;Son carofle s'cftanttompu gt;

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tfo nbsp;nbsp;nbsp;/r

D'vn tas de petit PcupleeiJmu AuRoyalpIaifirdefachail^’^j^ Qjiurer toura, rapptlanttnuQrc Cc qu’ilfaitauccq tantdeg^nbsp;D’auoiroccisle Roy fon maiftre, Qidily rauit tcutela Cti'f'nbsp;Tantqu’i grand peineil Iefauua: Lcionrqu’elle y fntderctt*' gt;nbsp;Lccrninnin Confeil ordonna Laii.ftice Jcle corps denbsp;Pour L'Ir lande, Irt tviii tongcndrc; Pat vnc liarar,e.ue toit cirdl^‘’


Afiaueient Itiirs De Icurs feruentes volon'^quot;”nbsp;Et de leur ivjyeinccmparahl*-’nbsp;Pci’i vn reroiir fifanorable-Tout Paris s’eftüi: prepaidgt;,nbsp;Sur ceqw'ON Panoitnbsp;Qipils rcuéiuroiét par leur ,nbsp;Elonorer cc cceur de la Pi*'‘


CeConteil ficai.Ül diffu’.drc,

D’aihtpter ciui^ l tlUangr r, lur ccqii’vn certain rr.eiiagcrnbsp;Auoiiuéle moyend’cntaire.

Par vn Arreft Pailcmencaiie All licur Comtcdc i eycefttr ;

Lc petit Due de Gloceftcr Etfaicuncittur,laPnnccflcnbsp;Furcntcomnris en charge exprefle, Maisfon Altcllcl’autreioi'^'


Nous:


lalleura que cc retour? ^ , Simpl'. ment com me lts enfans,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;N c ftoitdiiïcré qvxpoiir

Bien qu’ilsfoicntfiis delaCoiuónc. Hdit encor quelqu’aiitrctJ'‘^|-yjj, Ce parlement die-ON ordomic Qu’ON remet porr vnautf*^.nbsp;Six mille foldats ei-. Efté,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Eehuidliciracdupntlentir'^'^*

Stir Icsmers pour la leurt té. nbsp;nbsp;nbsp;Par vne bcllcmatinée,

D ucommerceamp; poitsdccctte Iflc, Saditc AltclIetllrcto(’rnc^»_ Ec PHyueiTiiilemei tcrcismilic, Pcuralltr rctrout crla CcU*^'nbsp;Touchant Ic Itctmrs dc Cambiay Dt P. risicneufuitime ioid»


Pour litre nouns la dedans


(^i viiuducofté delt; oiiay, ON attend aPautre Ordinairenbsp;A vous en coutcr Icmifttrc,nbsp;Etvous rendre railon dc tout.


l.a Reyne dt li grand Brit‘’r


Fit metric chti.ai x cn errnp^^ Et lix carolIcs tienga.mis,nbsp;I’oiu alleratttndrclon b'^


flit


De point en point,de bouten bout: A Pertone amp; de U conduit^’


Lcurs Majeltez au Due Danuiilc, Pour fon fetuice trts vtiie,nbsp;Apresauoirfoicle fermentnbsp;Commirent le Gouucrnemcnt,nbsp;Du L imofin vacantn’agucrcnbsp;Parlaniort demonficurlon frcrcnbsp;Le Roy pareft desplusccnttnsnbsp;Ecpaflc a Compitgnelcttmps


C ommefa Majcllédclii^» CcRoycourtoisa S-Gern*^’nbsp;Pours’y rendre lelcndtrn^*'^’'nbsp;Mais enfin voiIalcrcarcell‘^’nbsp;Tout a faitvuidede noUUf‘‘^'nbsp;ON n’a plusricnèdclrn*^'^^^nbsp;Etchacufl s’en peut enall*’’*


Fin de la Partie le 12,. luiUet 1^4


A PARIS,

Cc2 E s tjinne Hesïrt, auMont Saiflw L*