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Fait aux amées lé/f. £5? i6j6.
A LA H A TEy Chez RUTGERT ALB^ TS, 17H'
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Livre Qua trie me.
O u s dpnnamesdoncfondaZan^ tele 3. Janvier 1676. qui nétoitnbsp;que Ic 24. Decembre felon lenbsp;vieux Calcndrier, que les Grccfnbsp;obfcrvent, bien quils foient fu-jets des Venitiens. Nous trou-vamcs au Port IOin-David, qui le foir de lanbsp;cempete avoit heureufeinent paffe entrc Tinanbsp;amp; Mycone, amp; étoit arrivé quinte jours avantnbsp;nous. Je minformay dun habile Pilote fur ccnbsp;que Iaiguille aimantée ne varie point vis-a-visnbsp;5c Promontoire deTenare, qui eft aujourdhuinbsp;5e Cap de Matapan, a la pointe de la Morée.nbsp;II maffura quen effet elle ne varioit que tres-peu, ceft-a-dire denviron un degré amp; quel-^ues minutes, mais que dans lesiflesde 1'Archi-Pel il fe faifoit variation de deux degrez ounbsp;deux amp; derai. Nous nous tintnes deux ou troisnbsp;Tom, II,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Anbsp;nbsp;nbsp;nbsp;jours
-ocr page 10-jours dansles VaifTeaujc fans aller dans la Ville, oü nous navions point de pratique , commenbsp;venant du Levant, ou il ya toujours foup^onnbsp;de maladies contagieufes.
Chia-
Le 6. Janviernouspriraesavecnousunhom-me de Zante qui entendoit lItalien amp; lAn-glois, pour nous fervir dInterprete, amp; loüa-mes une Barque pour aller a Lepante, amp; de ]a a Athenes. Le trajet de Zante par terre-ferme l la Morée ncli.que de diK-huit milles;nbsp;mais le vent contraire nous ayant furpris anbsp;inoité canal, nous retournames coucher présnbsp;de Zante a Santa Veneranda, prochedelaquel-le efl; le cimetierc des Anglois. Le Papa denbsp;cette Eglife nous logea cette nuit-la, öc nousnbsp;Ic quittames le lenderaain avant jour. Nousnbsp;fifines 30 milles jufquesa dix heures du matinnbsp;que nous abordamesalaPatrie de Mercurc. Cenbsp;font les ruines de 1ancienne Ville de Cyllene,nbsp;appellee aujourdhui Chiarenza; d'oü vientqucnbsp;RENZA-iss Poëtes nommo'ient le Dieu Mcrcure Cytle-nius Heros. Son eloquence na pü obtenir quenbsp;du temps, quil épargnatlelieu de fa naiflance.nbsp;Lorfque les Venitiens étoient maitres de Ianbsp;Morée, il y avoit la une petite Ville, maisnbsp;prefentement il ny refteque le tour des foffez,nbsp;amp; qtielques pans demurailles parmiles champs.nbsp;II y en a de fort épais fur le lieu le plus eminent qui regarde la mer; amp; 1on ne fcauroitnbsp;dire, 11 ceft un trembleraent de terre , ou denbsp;Ia poudre a canon qui a fait fauterdes muraillesnbsp;15 malTives. A un mille de la il y a un Conventnbsp;de Caloyers. II y avoit autrefois a Chiarenzanbsp;nn petit Port ou Arfenal de Galeres, qui eftnbsp;prefentement comblé; le refle neft que plagenbsp;qui a bon fonds, mais qui eft mal-aflurée centre Ia Tramontane, amp; le vent Grec ouNord*nbsp;Eft, quon appelle Boreas en ces quartiers-la.
Nüus
-ocr page 11-Nous y rcncontrames trois Vaiffeaux Frangois a l'ancre, qui faifoient des provifions pour Janbsp;Sicüe, Un bcEuf y valoitalors cinq ou fixpia-ftres, amp; un mouton trois quarts de piaftre»
OU une entiere. Ils y chargeoient auffi du bied qiie les Grecs amp; les Albanois leur appor-toient.
Avant que daborder a Chiarenta nous paf-lames entre Ie Gap du même noui, qui eft unc partie du Promontoire Chebnatts, 5c Vécueil d«nbsp;CaucaliJa, lt;iui a des bancs a I'entour. Lesnbsp;gtans batiinens les évitent, cn fe tenant au dehors un pcu au large. Chiarenza ncft qua fixnbsp;tnilles de Caftel-Tornefe, que les Tures ap-psUent Cle/ftoutzi, 8c qua ly. milles de Gaf-touni, qui eft une Villc de mediocre grandeurnbsp;a cinq milles de la mer, fur une riviere quenbsp;je crois être Ie Penée. Aprés Midy nous có-toyames la Morée, 8c vinfmes coucher a vingtnbsp;milles au dela a un lieu appellé Ptfchkra, ounbsp;étang de Cotichy. Nous dormimes dans nótrenbsp;Barque; amp; partimes avant jour. Sur lesneufnbsp;heuresnous arrivames au Gap de Conoupeli,nbsp;OU nous nous arrêtames 'quelque tems. On ynbsp;voit encore une Tour quarrée, amp; det ruïnesnbsp;de maifons qui étoient habitées du terns desnbsp;Venmens. Au pied du rocher qui forme cenbsp;Gap» il y a une fource deau chaude foufrécnbsp;fie falée, qui coule dans la mer; amp; de deffusnbsp;ce roe ondécouvre une belle plaine cou verte denbsp;Pgt;ns, oü nos Mariniers cueillirent des noix denbsp;pin feches, amp; en firent des gobelets a jufte prix.
Continuant nótre route nous vinmes au Gap ue Ca/ojrM comme les Grecs Ie nomment,nbsp;qui eft Ie mêmequon appelle z\iS\ Maurovoum,
¦ nbsp;nbsp;nbsp;^ cü-z-iiïs, Montagne noire. II y a prés de li
* Une petite riviere, quieftapparammentlefleuvc . Gajriffus, bordée de Villages de cóté 8c dautrc.nbsp;'nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;A anbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Dou-
-ocr page 12-Doutc milles au dela on trouvc une autre pointe appellée Tour du Pape, qui étoit quelqucnbsp;garde, lorfque les Venitiens étoient maitresdunbsp;Pays. Dela nous ne continuames pas le longnbsp;de la Morée, mais nous traverfames de Iautrenbsp;cóté pour aller voir Monfieur Pendarvies mar-chand Anglois, chez qui nous avioiis logé anbsp;notre premiere arrivee a Zantc. II étoit a lanbsp;rade fur un Vaiffeau, quil faifoit charger denbsp;raifin de Corinthe, vis-a-vis de Mejfalongi amp;cnbsp;d'Anatolico. Ce font deux Villages du paysnbsp;des anciens Etoliens, batis dans les marefts denbsp;la mercomme Venife. Nous y trouvames aufllnbsp;deuxMarfiglianesVeuitiennes qui y chargoientnbsp;du fel. 11 y eii eut une qui fut prife troisnbsp;ou quatre jours aprés par les Corfaires dAlger,nbsp;qui y envoyercnt un Brigantin avec une quin-zaine de foldats, nayant remarquéque quatrenbsp;ou cinq perfonnes dans la Marfiglianc. Pournbsp;mieux j oiler leur jeu, ils avoient en appro-chant deployc labaniere de France, quon neftnbsp;pas étonné de voir en ces quartiers-la , ounbsp;Ton va fouvent charger du betail pour la Si-cile.
Aprés quil nous eut regalé un jour enticr, nous partimes de li pour repailer du cóté denbsp;la Morée, laiflant adroitelcCapdenbsp;qui eft environ a quinze milles de la Tour dunbsp;Pape: puis a dix ou douze milles de Patras unnbsp;Bourg appelle Cammtx.a des deux cotez d'unenbsp;riviere, amp; a trois milles de la mer. Ce lieu-la étoit fans doute autrefois la Ville dOlenus,nbsp;amp; la riviere , celle de Pirus, que Paufaniasnbsp;met a 8o. ftades de Patras. En approchant dcnbsp;Patras on laiffe fur une eminence la vieillenbsp;Fortereffe abandonnée dAchata un peu éloignéenbsp;de la mer, amp; plus avant le lit dun torrent quinbsp;ctoit a fee, que les Grecs appellent maintc-
nant
-ocr page 13-nantl««cw, amp; les anciens Glancos, commcon peut voir dans Paufanias. Tons ces licux font Icnbsp;long des cotes delancienncAchaie du Pelopon-nefe, carily enavoitune autre qui comprenoitnbsp;1Attique, la Beoce, 8c quelquespays voifins.
PATRAS neft qua un quart de lieue de la tner fur une éminence, qui touche une mon-tagne aflez haute au Nord. Au lieu Ic plusnbsp;levé de la Villeil y a une Fortereffe, quiétoitnbsp;commandée alors par un Turc appellé Hebby-Bcy. Elle eft fans difficulté au même lieu oftnbsp;éioit celle des Romains. II y avoit dedans unenbsp;Diane furnommée Laphria , 8c le monumentnbsp;du Heros Eurypilus fils dEvemon, qui avoitnbsp;eftc a la prife de Troye. Dans le partage dunbsp;butin il avoit eu une caifle qui renfermoit uncnbsp;ftatuë de Bacchus fabriquée par Vulcain, 8c don-née par Jupiter aux Troyens. Eurypilus neutnbsp;pas plutot regardé dedans quil en perdit lef-prit; ce qui 1'obligea, ayantquelques momensnbsp;de raifonneraent, de venir confulter 1Oraclenbsp;de Delphes, pour f9avoir comment il pourroitnbsp;ótrc delivré de cettc imbecillité defprit. Illuinbsp;fut répondu, que lorsquil trouveroit un pays,nbsp;OÜ les hommes facnfioient aves des ceremonies etrangeres, il dediat la fa Statue , 8c synbsp;arretat; de forte quétant venu peu de teroinbsp;aprés au Port de la Ville dAroé , qui depuisnbsp;fut appellée Patras, il sy trouva .dans le moment quon alloit facrifier un jeune garden 8cnbsp;Une fille a Iautel de la Deelfe Triclaria , cenbsp;qui fit connoitre a Eurypilus que cétoitnbsp;la que IOracle lui avoit predit quil feroit guerinbsp;de fa folie. En même terns Icshabitans fefou-vinrent, que IOracle leur avoit répondu quilsnbsp;feroient delivrez de la neceftité dun li barbarenbsp;Sacrifice , lorfquils verroient arriver un Roynbsp;quils n'auroient jamais vft, 8c quil apporte-A jnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;roil
-ocr page 14-roit une caiflc ou étoit la ftatuë dun Ainfi par cette rencontre fortuite Eurypilus futnbsp;gueri de fa maladie, amp; les habitans dclivreEnbsp;dune fi cruelle ceremonie qui leur avoit efténbsp;impofée par le mêrae oracle , pour expier lenbsp;crime de Menalippus amp; Cometho , qui a-voicnt profané k Temple de Diane par leursnbsp;amours criminelles,
II y avoir auffi dans cette Citadelle le Temple de Minerve Panachaide, ceft-a-dire Pro-teélrice de route IAchaie. Car cette Villc é-toit la plus conliderable de cette Province. Sa ftatue étoit dor amp; dyvoire.
Je crois que la Ville de Patras sétendoitan-cicnnement jufquala mer ;car dans les champs, qui lui font voifins il y a encore aifez de demolitions , pour reconnoitre que ce quartier anbsp;efté bati. Cefl la que devoit être le Temple de Cybele amp; dAtys, que Paufanias dit a-voir efté au plus bas de la Ville; amp;je ne dou-te pas quil ne fut affez proche dune Eglifenbsp;foüs terrc que les Grecs appellenl IEcoIe denbsp;S. André, oü nous vimes une piece dunenbsp;belle frife de marbre antique. A cent pas denbsp;la il y a une maniere de Cirque ou Stadiumnbsp;dcs Grecs, qui étoit le lieu ou ils faifoient le»nbsp;jeux 6c les courfes, comme jay dit en pavlantnbsp;dEphefe. Les cotez étoient un rang dArcades,nbsp;qui paroiflbient de loin quand on y arrivoitnbsp;par mer; 6c cela me fit fouvenir d'une medaille que j'ay vue de Patras, avec la reprefcn-tation de fon Port 6c de femblables arcades,nbsp;qui pouvoient bien être celles-cy. Nous.nynbsp;pümes trouver les ruïnes du Theatre, ni denbsp;quantité de Temples dont Paufanias fait mention dans fa defcription de la Grece.
Il y avoit au marché un Temple de Jupiter Olympien amp; dApollon , amp; a prefent il n'y a
prés
-ocr page 15-pres du Baiar ou marche des Turcs, que des Mqfquées , qui nont aucune rftarque danri-quité. Proche du Port il y en avoit un de-*nbsp;dié a Neptune, amp; un autre a Cerés. Celui-cynbsp;ctoit remarquabie par une fontaine, qui nennbsp;étqit feparée que par une muraille. On y al-loit confulterlevencjnent des maladies, 8cvoi-comment on sy prenoit. On fufpendoicnbsp;iin rairoir avec one fifcelle , de telle manierenbsp;lt;liie le derrierc touchamp;t 1eau , amp; que la glacenbsp;¦Mgcat deffiis. On regardoit alors dedans, amp;nbsp;1on y voyoit differentes images felon que lenbsp;wialade devoit vivre ou mourir, Je ne doutenbsp;point que iEglife S. André , qui eft prcfqucnbsp;loute a bas nait été fondée fur ks ruïnes denbsp;ce Temple , car on voit encore au coin denbsp;l%life une fontaine deaudouce, quoi quecenbsp;foit affez proche de lamer. LOracIe du Mar-ché étoic quelque chofe de plus plaifant. Cé-toit une ftatuë de Mercure de Vefta. IInbsp;falloit encenfer celles-cy , amp; allumer les 1am-pes qui pendoient autour, Enfuitc on dedioitnbsp;la droite de Iautel une medaille de cnivrenbsp;du pays, amp;ron interrogeoit la ftatuë de Mercure fur ce quon vouloit fgavoir, A prés celanbsp;il en falloit approcher Ioreille, amp; aller horsnbsp;du marché les oreilles bouchées. La premierenbsp;voix quon entendoit en levant les mains dcnbsp;deifus, cetoic la réponfe de IOracIe.
La vills avoit quantité dautres Temples, comme ceux de Venus, de Minerve, de Dia-itc Limnatide, 8c de Bacchusfurnommé Caly-donnien , dont la ftatuë avoit efté apportée denbsp;Calydon, quiétoit une petite Ville vis-a-visdenbsp;Patras, amp; qui neft plus quun petit village a-pellé Calanta, ou Galata. Du moins la litua-tion 8c la reifemblance de nom , me fait jugernbsp;^ue eeft le raême lieu. Dans le temps quenbsp;A 4nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;eet-.
-ocr page 16-cette Ville étoit en fa fleur , il y arriva line avanture extraordinare, dont Paufanias nous faitnbsp;le rccit. Corefus Prêtre de Bacchus ctoit de-Tenu éperdüment amoureux de la belle Calli-rlioé. II ny avoir rien quil neflayat pour sennbsp;faire aimer; maisplusiltémoignoit demprefTc-ment auprés delle, pluselle lui faifoit paroitrenbsp;de mépris. Sesfoins, fes prefens amp; fes krraesnbsp;navoient fervi qua 1irriter; de forte queper-dant patience il salla jetter aux pieds delIdolenbsp;de Bacchus pour implorer fa vangeancc. Lenbsp;Dieu ne fut pasfourd a fa priere, car il envo-ya incontinent une maladie parmy Ics Caly-doniens, qui relfembloit a une yvrognerie,nbsp;amp; ils mouroient comme des gens hors de fens.nbsp;LOracle de Dodone étoit alors en grande reputation parmy les Etoliens, le5 Acarnaniensnbsp;amp; les Epirotes, On y envoya des. Deputeznbsp;de Calydon, pour sinformer comment on pour-roit fe delivrer dune fi facheufe maladie. Lanbsp;reponfe fut quil falloit appaiferl'indignation denbsp;Bacchus, en immolant a fon autel Callirhoé,nbsp;ou quelquautre qui fe voüat pour el!e, parnbsp;les mains de Corefus. La nouvelle leur en é-tant venue, Callirhoé fait tous fes efforts pournbsp;éviter la mort, follicitc fes parens de ne le pasnbsp;permettre; mais on avoit trop de confiance anbsp;1Oracle , amp; trop d.interêt a conferver le reftenbsp;des Calydoniens. II falut fe refoudre au facri-fice. On la mene parée de fleurs amp; des orne-mens ordinaires aux viéfimcs , pour être im-molée; mais Corefus ne pouvant avoir le coeurnbsp;de plonger le couteau dansle feinde celle quilnbsp;avoit adorrée, il étouffe fon reflentiment, amp;nbsp;fon amour fe reveille ; de forte que pour lanbsp;fauver il segorge foy-raêmc, amp; tombe mort anbsp;fes pieds. Callirhoé touchée dun fi funeftenbsp;fpeélacle, amp; tout cnfemble de pitié amp; de repen-
-ocr page 17-pentir , fe va auffi tuer elle-même a la fontai-ne du port de Calydon , qui fut depuis appellee de foil nom Callithoé.
Patras dans les premiers temps de fon origine sappelloit uiroa ; dun mot Grcc qui lignifielanbsp;culture de la terre, quils avoient enfeignée lesnbsp;premiers aux Grecs. Triptoleme la vint appren-dre dEumelus Roi du pays, amp; la porta en At-tique. Elle fut enfuite appellee Pairs, du nomnbsp;de fon rcftaurateur Patreus fils de Preugene amp;nbsp;petit fils dAgenor. Mais au commencement dcnbsp;1Empire Romain , Auguftc la jugeant proprenbsp;aa negoce, amp; a 1abord des VaitTeaux, 1'au-graenta des habitans des Villes voifines, amp; lanbsp;fit nommer Cclcnia Augujla Aro'ê Patrenfis. Onnbsp;trouve plufieurs medailles fous cc nom. Mon-fieur Reraondin Vice-Conful de Patras en trou-va dans fon jardiii une de 1Empereur Claude,nbsp;quil donna a Monfieur le Chevalier Clementnbsp;Harbey, qui me k fit voir. E,ll avoit poutnbsp;revers le nom de la Ville abregé COL. A. A.nbsp;PATR. amp; les Enfeignes militaires des Legionsnbsp;Romaines , avec ces caraéleres XXII ce quinbsp;m'apprit que k vingt deuxieme Legion ctoitnbsp;jiour lors a Patras.
Nous étions logez dans la maifon du Conful Anglois proche de IEglife dediée a Saint Jean ,nbsp;Saint George 8c Saint Nicolas, ou le Papa nousnbsp;fit voir quatre colonnes loniques demarbre; Scnbsp;tme pierre, laquelle étant frotée contre une autre repand une mauvaife odeur a trois ou quatre pas a Ientour. Les Grecs attribuent ceknbsp;a un miracle , difant que le Juge qui condam-na a mort Saint André étoit aflis deflus. Ilsnbsp;ajoütent que cet Apotre avoit demeure long-temps a Patras, 8c quil y convertit un Roi ounbsp;Gouverneur de k Moree avant que de fouffrirnbsp;Ic maityre, 11 y avoit deux ou trois Eglifes
qui luy étoient dediées, amp; la plus grande étoit celle dont jai parlé. Ils oiit beaucoup dEglifes^nbsp;mals la plupart sen vont en ruïne. Nous alla-mes a la Metropolitaine laluër lArchevêquenbsp;Daniel, quicommande lapartie de la Moréequinbsp;eft aucouchant, depuis Patrasjulquesa Coron. 11nbsp;tenoit autrefois Ie trentedeuxiéme rang dans lesnbsp;Conciles. Nous fceümcs de luy quil y avoitnbsp;prefque mille Eglifes dans 1 etcnduë de fon Ar-chtvêché , amp; nous trouvames avcc lui un autrenbsp;Metropolitain de la Morée, a fqavoir celui denbsp;Napoli de Romanie , appellée par les Grecs -Anaplia. Les deux autres Metropolitaines fontnbsp;Corimhe amp; Mifitra fituée i quatre milles des ma-zures de Laccdemone. 11 ny en a que cesnbsp;quatre la dans toute la Morée. 11 y avoit auffinbsp;alors avec lui pluiieurs Papas de Patras, amp; unnbsp;des piïncipaux marchands appellé Dimitrakinbsp;Bofo. Leur negoce eft de foyes qui fe font dansnbsp;la Morée, amp; dont il fe charge plus detroiscentnbsp;bales tous les ans. On enleve auffi de la desnbsp;cuirs amp; cordouans a bon marché, du miel, denbsp;la cire, de la laine 6c du fromage. Les arbrssnbsp;des montagnes voilines portent de la manne,nbsp;inais ils nont pas lefprit de la recueillir.
AbdrAga commandoit alors la Ville en qua-lité de Vapode. 11 me vit promener fur unc terralTe, oü fa niaifon avoit veüe, 8c connoiffantnbsp;que jétois étranger il me fit appeller par un Ja-nilfaire, 8c enfuite interroger parun Juif, pournbsp;fgavoir qui jétois, 8c ce que je venois fairenbsp;dans Ie pays. Je répondis que jétois Medecin,nbsp;8c que paUant dans Ie voifinage, jallois voir unnbsp;de mes amis qui étoit Conful a Athenes. LIn-terprete me faifant entendreque je devois avoirnbsp;fiiit quelque prefent a 1Aga puifque ja fejour-nois dans Ia Ville, je répondis quejc nétoispasnbsp;marchand, que ce nétoit que Ie mauvais tems
qui;
-ocr page 19-^ni nous arrêtoir, amp; quot;que je ne portois que cc qui etoit necelTaire pour mon voyage , biennbsp;loin de pouvoir faire des regales a une perfonnenbsp;de fon rang. 11 etoit fnr fon Sofa au coin denbsp;la chambre ^ fumer amp; a boire du Café avecnbsp;quelques amis, amp; ceJl: la pollute ordinaire oünbsp;Ion trouve ces Turcs, quand ils n'ont pointnbsp;daffaires. Je me defis de lui de cette manierc,nbsp;amp; me retiray en lui faifant une reverence i lanbsp;Turque. Son frere Haly Bachi qui eft Emin,nbsp;ou Doiianier neft pas raoins ardent. II avoitnbsp;fait fetter Ic timon de notre Felouque, de peuinbsp;que nous ne partiflions Jans lui payer fesdroits,nbsp;au cas que nous chargeaftions quelques mar-chandifes. Le Receveur du Caratfeh sappelloitnbsp;Moulteia Bey, amp; le premier Emir Haffan Dcy,nbsp;Les Emirs font ceux qui fe difent de la racedenbsp;Mahomet, amp; a qui il eft permis dc porter lenbsp;Tuiban vert. Ceux qui font nez lorfque leurnbsp;mere etoit en voyage pour la Meque ont lenbsp;même privilege. Le Cady juse les caufes, Stnbsp;le Vayvode tire les droits, emprifonne amp; faitnbsp;cxecuter les criminels, quand le Cady les anbsp;eondainnez. Les Juifs qui font environ le tier»nbsp;de la Ville, etabliifent des vieillards entre etixnbsp;pour juger de leurs differens, amp; ils ont quatrenbsp;Synagogues. Tous les liabitans en general raon-tent a quatre ou cinq raiile. Les Turcsontftxnbsp;Mofquees, amp; il y en a une oil eft pen'due versnbsp;k toift une chaine de fer doré, qui fut caufe,nbsp;a ce quils difent, quils pillerent la Ville lotsnbsp;quelle fut prife fur les Venitiens, croyant quel-le étoit dor, amp; par confequent que les habi-fans étoient tres-riches:
On nous paria des jardins de Patras, ou aoK-fent les plus beaux citrons du monde , amp; y étantallez, commeils nelbnt qua demi-lieue dcnbsp;i» Ville en ub endroit appelle Gljcaia, pareenbsp;A 6nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;q,«i ii
-ocr page 20-quil y vient des citrons, des oranges, amp; des grenades dune douceur tres-agreablc , nous eu-ines deia peine a en trouver. Les Francois denbsp;Sicile avoient depuis pen chargé tout ce quil ynbsp;en avoit. Quatre ou cinq citrons ny valentnbsp;quun fol, quoi quils foient de la groffeur desnbsp;deux poings. La chair en eft douce St I'e mange comme une poinme; mais le peu de 1'ucnbsp;qui eft au milieu, eft aigre. On y void auflinbsp;de grofles amp; belles oranges comme celles denbsp;Portugal, dont la chair eft amere , amp; lefucfortnbsp;doux. Les cedres dont Ton fait Taigredecedre,nbsp;ji'y manquent pas'-auffi. II ne faut pourtant pas si-maginer quil y ait grande propreté dans cesjar-dins, car ils nont pas plus de foin de cesarbresnbsp;que nous en avons de nos poiriers St de nosnbsp;pornmiers. Le lieu eft aflez bas. Sc a couvertnbsp;des vents, Sc quelques ruifleaux Iarrofent Iansnbsp;grand artifice.
Nous y admirames fur tout tin fameux Cy-prés, qui eft peut être bicn le plus vieux Sc le plus gros du monde. Auffi Pline allure quenbsp;cet arbre ne fent ni la pourriture , ni la vieil-Iclfe, amp; il le met avec le buys, le cedre Scnbsp;Iebene entre les arbres eternels. Son tronc eftnbsp;de i8. pieds de tour, il étend fes branches anbsp;20. pieds de diametre, étant de ceite efpecenbsp;de cyprés, qui poulTe ies rameaux en dehorsnbsp;comme la Sabine. Une douzaine dautres cy-prés qui font autour, quoique fort grands, nenbsp;iui fervent que deluftre. Pline fait auifi mentionnbsp;dun chenc, qui avoit 35. pieds de circonfercn-ce; mais il y amoinsa sen étonner, parcequenbsp;ceftun arbre qui. vient ordinaireraent, fort gros.
En revenant a la Ville, nous paflaines parle Monaftere dHierocomlum , ou il y a environnbsp;douze CaloyerSj Sc une Eglifc dediée a Pana-jid,ceft-a-dire a la Sainte Vierge. Elkcftbatie
-ocr page 21-a h Greque avec quelques petites colonnes dordre Jonique , tirées des debris de la for-tcrefTe. Achaia , a 10. milks de Patras ,nbsp;lt;^0011110 il paroit par une pancarle de IcurCon-^cnt. Jy trouvay même une infcription par-J^i le pavé, dont je ne pus pas tirer grande lu-miere, paree quelle ell prelque toute ufée.
bn rapprochant encore davantage de la Ville, nous decouvrimes un ancien aqueduc y dont ilnbsp;telle encore plufieurs arcades de bout , fousnbsp;lefquelles pafie un petit ruiffcau. Il eft incertain ft eeft la riviere Milichus dont Paufaniasnbsp;fait mention, car les Anciens appelloient tonsnbsp;ruiffeaux du mot general potamos, an lieunbsp;Sue nous ne donnonsle nom de riviere quauxnbsp;eaux qui coulent en abondance, qui coulentnbsp;toute i'année. Il y en a deux ou trois autresnbsp;feniblables de ce même cóté, que I on paffenbsp;ftns pont 8c fans planche.
Le Confulat des Franqois eft pofledé par le Conful d'Athenes, qui y met en fa place unnbsp;Vice-Conful. Monlieur Remondin de Provence tres-galant horame, la tenoit de Monlieurnbsp;Chaftaignier depuis quelques années ; roais tlnbsp;y a cinq ans qu'un Rochelois nomraé Vitellinnbsp;avoir obtenu des lettres pour la même charge,nbsp;amp; comme il ny étoit pas encore ftilé , il sac-commoda avec Remondin, amp; ils Iexercerentnbsp;cn focieté. A la fin celui-cy sennuyantdu pennbsp;de profit rcfoiut de fe retirer, 8c partit avecnbsp;tine Tartane de Marfeille chargée de quelquenbsp;denrées. Il laiffa Iordre a Vitellin de payernbsp;les droits, qui font plus grands fur les provifi-otis de bouche que fur les autres marebandi-fes; on na pas mcme permiffion de les fairenbsp;fortir ouvertement du pays. LEroin le vintnbsp;done trouver, 8c lui prefenta la note de xcnbsp;^uil devoir, a quo! Vitellin lui répondit quilnbsp;A 7nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;étoit
-ocr page 22-étoit bien loin de fon compte , amp; quil ne vouloit lui payer que trois pour cent , felon les Lettres accorde'es a rétabliflement dffnbsp;leur Confulat. Sur cela IEmin semporta, juf-qua rappeller Giaour Diarbek , cef-a-dire ,nbsp;Chien de Chrétien , voleur des droits du Grandnbsp;Seigneur , amp; Ic menaga de lui faire mettrelesnbsp;fers aux pieds. Vitellin étonné de cette menace alia fe plaindre au Cady, a qui il repre-fenta Iaffaire, avec fes lettres qui ne I'obligeoientnbsp;qua payer trois pour cent de tout ce que lesnbsp;Frangois pourroient charger. Le Cady lui ditnbsp;qu'il falloit faire enregiftrer fes lettres dans fonnbsp;livre, amp; quaprés cela il n'y auroit point dcnbsp;difficukc; ce quil lui promit de faire nioyen-nant un.e piece de drap dpnt Vitellin devoitnbsp;lui faire preferjt, Cependant IEmin craignantnbsp;peut-être d'être condamné, lui fit parler dac-commoderoent , 8c Tautre fans penfer a cenbsp;qu'il setoit engagé avec le Cady, sy accorda.nbsp;LEmin lui rclacha cinquante ou foixante écusnbsp;de les pretenlions, 8c figna le compromis.nbsp;Dautre cêté le Cady ne voyoit point venir fanbsp;piece détofe , (Sc Vitellin ayant terminé fonnbsp;affaire, ny fongeoit plus. Le bruit de laffairenbsp;vint aux oreilles du Cady, 8c il envoya lur lenbsp;champ querir l'Emin pour fgavoir la verité dcnbsp;la chofe , quil lui avoüa incontinent, ajoütantnbsp;quil lui avoit relaché foixante piaftres. Hénbsp;bien! dit le Cady, je veux que tu luy deman-des encore cette fomme, 8c nous la partage-rons enfemble. Mars, reprit 1'Erain, j'ay'fi-gné le traité fait entre nous deux. Niraportc,.nbsp;repliqua le Cady, il ne vaut rien, nctant pasnbsp;cnregiftré par devers moi. Ils affignent donl Icnbsp;pauvre Vitellin, amp; le Cady fans grande forma-lité le condarana de payer le reliant. Ainfi par'nbsp;fon ménage ces Lettres ne feront point legaü-
iées.
-ocr page 23-^ccs, amp; ii faudra payer comme auparavant. Ce Confulat devroit valoir quelque chofe depuis lanbsp;Suerre de Sicile; car le Conlul a droit fur tousnbsp;les batimens Fran9ois qui viennent charger de-puis Chiarenza jufques a Patras, amp; mcme dansnbsp;la cote oppofée dEtolie. Mais comme onnbsp;connoit le perfonnage, la plupart ne veulentnbsp;pas payer, les uns fe difant vaifleaux du Roi,nbsp;les autres de Monfieur de Vivonne. On nousnbsp;oit quil ny avoir pas long-tcms que Viiellinnbsp;stoit allé avec un JanilTaire, dont il payoit lesnbsp;journées, a quinxe lieues de Patras, ou il ynbsp;avoir un batiment Francois, pour fe faire payernbsp;fon Confulat. On lui accorda ce quil dcmanrnbsp;, mais il ne lui revenoit en tout pour fesnbsp;uroits que cinq ou fix piaftres, ce qui ctoitnbsp;a peine fuffifant pour payer les frais de fon vo-yage.
Nous primes un billet du Conful Verritien, pareeque nos Mariniers étoient de Zante. Sansnbsp;un billet du Conful on ne pourroit pas paffernbsp;tlans le golfe de Lepanthe; car 1entrée en ellnbsp;gardée par deux Chateaux, dont les voices denbsp;conon fe croifent an millieu. Ils nont pointnbsp;dautres noms que les Chataux de Morée amp;nbsp;de Romelie, amp; de la jufqua Patras il ny anbsp;que fix milks. Comme nous voulvimes partir,nbsp;nous ne trouvions pas .lEmin pour nous rendrenbsp;nótre timon , amp; Iayant trouvé , il falut_ luinbsp;donner une demi-piaftre pour Iavoir. 11 ny anbsp;point dadreffe que les Turcs ne f^achent pournbsp;drer de Iargent. Bien que nous fuffions partisnbsp;®prés raidy, nous ne laillames pas darriver denbsp;Ionneheure a Lepanthe; car il n y a pas plusnbsp;de douze milks dune Vilk a Iautre.
LEPANTHE étoit anciennement appelke Lipah-^aupagius, dun mot Grec qui fignifiebatir un the. Vaiffcau, foit que les Heruclides eufleat^fa-
15 nbsp;nbsp;nbsp;J'^oyage de Grece.
br!qugt; la le premier Navire, ou les peuples de la LüCiide, comme k veulent quelques Au-ihenrs. Aujourdliui ceux clu pays Iappellentnbsp;Epaftos. Nous iogeaincs fur le Port cheï lenbsp;lieur Samuel Salomon Ogle Hebreu , Vice-Conlul des Frangois, des Venitiens amp; des An-glois. II nous ccda chez lui une efpece dc ga-Ictas , OÜ le vent palPoit a travers Ics femesnbsp;coraine des arquebuzades. Le froid etoit grandnbsp;alors , amp; nous nous trouvamcs bien davoirnbsp;fuivi le confeil quil nous donna, de faire doubler nos velles dune fourrure de renard, cesnbsp;fourrures étant la a bon marché, amp; venant dunbsp;cóté d'Arta 8c de Janina Touteslesmontagnesnbsp;dautoiir du golfe étoient chargées de ncige, 8cnbsp;les deux inois de Janvier tk de Fevrier cettcnbsp;année-la furent auffi rudes quen nótre cli-mat.
Nous renvoyamcs nótre barque, parceque le Vent etoit contraire pour aller plus avant. Lenbsp;lendemain nous vimes arriver le Bacha de lanbsp;Morée, qui avoir ordre de venir a Lepanthenbsp;8c a Sainte Maure pour bruler les Galiotes quinbsp;alloicnt en courfe dans la mer Adriatique amp;nbsp;dans 1Archipel. ,11 avoit plus de cinq cent per-fonnes a fa fuite, amp; cinquante Efclavons pournbsp;fa garde. On le recent avec quelques coups denbsp;mortiers quon tira fur le Port. II etoit prece-dé dc cinq ou fix haut-bois, amp; dune manierenbsp;dÉtimbale touchée par un More, qui faifortnbsp;la plus miferable fytnphonie du monde , dunbsp;moins a nos oreilles. Le Vayvode lui vintnbsp;baifer la Veile comme il mit pied-a-terre, ÖCnbsp;le fit monter a cheval jufqna fon logis, oil ilnbsp;le conduifit. On portoit dcvant lui deux queuesnbsp;dc cheval attachées a un bois peint comme lenbsp;manche dune lance, mais deux fois plus long.nbsp;.Tout le monde trembloit dans Lepanthe, com-
iWc quand on voit venir les grands Jours enquel-Süe ville de France, car la pliipart dcs Corfai-ont leur refuge en ce lieu-la, ce qui fait que quelques-uns 1appellent le petit Alger ,nbsp;Auffi y voit-on quantité de Mores habitueznbsp;amp; mariez dans le pays, qui font des enfansnbsp;3ufli noirs quen Barbaric. II fit dabord em-Ptifonner un des principaux A gas pour unm curare commis depuis long terns, mais il accom-^oda ibn affaire avec de Iargent.
Notre hote nofoit fortir de la maifon, de peur que fa qualitéde Vice-Conful des Francs-ue Ibbligcat a Taller vifiter, amp; lui porter unnbsp;Ptefent, quoi que fa charge ne foit pas de grandnbsp;tevenu. 11 nous confeilla de ne pas fortir quenbsp;Je Bacha ne sen fuft allé , de peur que fes gensnbsp;qui étoient les plus forts dans la Ville, nenousnbsp;fiffent quelque infulte. Mais cn cela il avoitnbsp;plus dégard a fon intereft quau nötre. Il y a-voit la un de fes amis auffi Hebreu de Religion , qui faifoit le Medecin dans Lepanthe, amp;nbsp;fpchant que eetoit aufii ma profeffion , ilnbsp;sentretenoit quclqucfois avec moi. Je recon-Uus que e'etoit un grand Doéteur en lui par-lant dun malade que javois vd a Patras. Cé-*oit la femme dun Grec qui étoit Gardien dunbsp;logis 0Ü nous avions été, 6c fon mart me prianbsp;fie la voir. Je trouvay une femme aux aboisnbsp;^ je demandai au mari de quelle maniere onnbsp;Tavoit traitée. 11 me dit quon ne lui avoitnbsp;fionne aucun remede. Mais pourquoi, repli-quai'je, attendre a Textremitc a lui en donner, amp;nbsp;ors quil neft plus terns? C'cft, reprit-il, par--'c quon m'a dit quil ne lui falloit rien faire,nbsp;^ que fa raaladie venoit des ombres. 11 vou-loit dire des Lutins ou efprits follets qui cou-tent de nuit. Sur cela mon Dofleur me dit ;nbsp;B eft vrai quorii y eft fort fujet en ce pays;
mais
-ocr page 26-maïs les Villes murées comme celle-ci en fon' cxemtes, amp;lesefprits ny f^auroient entrcr. Ynbsp;faülis a lui dire que les ha'bitans de LepantWnbsp;navoient done guere defprit, amp;jenaurois pa*nbsp;CU mauvaife railon , puifque lui-même enavoifnbsp;li peu. Ceft un fort beau pretexte a nn madnbsp;de lailTer mourir fa femme fans fecours, qu«nbsp;de fe laifler aller a une pareiile imagination'nbsp;AufTi lorfque leurs femmes meurent, ils plai'nbsp;gnentplus largent quil leur faut payer auTurC*nbsp;pour les enterrer, que la pertc de leurs cherc*nbsp;compagnes.
Lepaothe eft dans une fituation aflez bizarrï a lentour dune petite montagne faite en painnbsp;de fucre, au deffus de laquelle eft.Ie donjonnbsp;de la Forterefle. Avant que dy arriver ilfautnbsp;percer quatre ou cinq raurailles. Quand onnbsp;vient par mer, il femble quelle foit collée a Unbsp;montagne plus haute, qui eft au Nord, maisnbsp;elle en eft feparée par des vallonsquirendoientnbsp;k place alTez forte avant lufage du canon-Audi lifons-nous la peine quelle a fouventnbsp;donnée aux Romains , en fervant dazile ault;nbsp;Etoliens peuples broüillons Sc perfides. Cetrenbsp;Fortereffe eft louvrage des Vemtiens, quilontnbsp;poffedée avant la Morée. Leur S. Mare ynbsp;paroit encore en divers endroits, 8c les Turesnbsp;quoi quennemis jurez de Ta Peinture Sc de lanbsp;Sculpture, nont garde de détruire les marqué*nbsp;de leurs viéloires.
Le port eft fort petit, 8c fe peut fermer l chaine, n'ayant pas cinquante pieds douver-ture , k cinq cens de tour. AulTi ny entre-tilnbsp;que des barques mediocres. Du tems de DuraCnbsp;Bey fes petites Galeres y entroient , mais illnbsp;faiioit tenir Ic Port plus net. Jai vu quelquc'nbsp;fois de petites barques qui nen pouvoient for'nbsp;tir, iiy ayanispas aflei deau a 1embouchüre-
$I
-ocr page 27- -ocr page 28- -ocr page 29-Voyage de Greet. ^ i P *1 leur falloit attendre que la mcr haudat, carnbsp;quot; fait dans ce golfe unc efpece de flux amp; re-flux. Le matin Veau y entre par le détroit denbsp;deux Chateaux, amp;raprefdinéc el!e sen rctour-Ce Durac Bey étoit un fameux Corfaire,nbsp;Sui a fait trembler les Chiêtiens. II étoit denbsp;|-'epanthe, oü il avoit la plus belle maifon denbsp;1^ Ville; mais elk na prefentement rien denbsp;remarquable , fi ce n'eft quelie eft peut-êtrenbsp;plus grande que les autres. Son courage la-J'oit avancé a la charge de Capitan Bafla dansnbsp; guerre de Candie. Mais elle lui coüta lanbsp;Car incontinent aprés il entreprit de fur-prendre les Venitiens pendant la nuit. lis ennbsp;furent avertis, amp; ils le furprirent lui-même:nbsp;de forte quaprés un rude combat fon Efcadrenbsp;fut defaite, amp; il fut tué dun coup de canon.nbsp;II avoit donné ordre quon le jettat dans lanbsp;nier, sil mouroit dans le combat, de peur denbsp;tomber entre les mains de fes ennemis.
Hors de Lepanthe du cóté du Levant, il y a proclie de la mer de grandes fources de fon-taine, qui font dabord tourner des inoulins' anbsp;poudre, amp; fervent enfuite a une grande maifon,nbsp;1'on conroye des marroquins, qui font unnbsp;des negoccs de Lepanthe. Ces ruiffeaux quinbsp;coulent au pieddnne douxainede grands Plata-des forment un endroit fort agreabk pour lanbsp;ftaicheur amp; pour la vüë. II y a aulTi dans cenbsp;quartier-la plufleurs beaux jardins de citrons,nbsp;decedresöcdorangcrs,quincfont gueres moin-dres que ceux de Patras. Le vin de Lepanthenbsp;des meillcurs de toute la Grece; mals icinbsp;®uflj bien que dans la Morée amp; qu'a Athe-dus , on poiffe les tonneaux ; comme en Al-lemagne on les fouffre pour conferver le vin.nbsp;Les Ltrangers trouvent au comnienceiuent ccnbsp;gout de poix fort defagreablc, mais ils sy ac-
cou-
-ocr page 30-coütument peu a pen, amp; a la fin ils ne sen ap' per^oiveut plus. II y apeu deTurcs a Lepanthc !nbsp;quinen boivent, caril eft a bonraarche, amp;ilsnbsp;ne font pas les plus zelez pour leur loi. Ils ontnbsp;pourtant fix ou fept Mofquces, amp; il y en anbsp;une tout proche le Port, qui eft peut-être éle-Vée fur les ruines du Temple deNepture, qucnbsp;Paufanias dit avoir été proche de la mer. Hnbsp;parle aulïï de trois autres Temples qui étoientnbsp;aediez a Diane furnommée Etolienne, a Venus amp; a Efculape. Ce dernier avoit été batinbsp;par Phalyfius, a 1occafion dunc grande maladienbsp;des yeux, qui 1'avoit rendu prefque aveugle.nbsp;Le Dieu Efculape, qui faifoit des miracles anbsp;Epidaure pour Ia guenfon des malades, fe pre»nbsp;fenta en fonge a la Poëtelfe Anyta. 11 luinbsp;fembla quil luidonnoit des tablettesccrites pournbsp;porter a Phalyfius, amp; lui faire recouvrer lanbsp;vüë. Comme elle fe fut eveillée, elle fetrou-va eii eflfet ces tabletes entre les mains. Ellenbsp;*int a Nanpaélus, amp; commanda a eet hommenbsp;de les decacheter, amp; de les lire. Cependantnbsp;lui qui ne croyoit pas le pouvoir faire, mé-prifa au commencement fon avis. Mais com-me elle lui eut expofé fon ordre, il commen-ga d'efperer quEfculape lui envoyoit quelquenbsp;rcraede falutaire, amp;: prenant les tabletes il fenbsp;fentit dabord gueri, les pouvant parfaitementnbsp;bien lire. IJ donna a Anyta deux milles pieces dor,nbsp;comme il avoit tiouvé écrit dans les tabletes,nbsp;quil devoit faire, amp; fit enfuite batir un Temple i Efculape en reconnoiffance de cette gue-rifon miraculeufe.
Les Grecs nont que deux Eglifes, une dans chaque Fauxbourg. La principale eft S. Dimitry, qui pourroit a peine tenir centperfonnes;nbsp;auffi font-ils en fort petit nombre, fort mal-traitez, Ce.qui cft caufe que lArchcvêque s'eft
re-
-ocr page 31-retire a Arta, comnie nous avons remarqué en Parlant dc cette Ville. Les Juifs ont trois Sy-r'^gogues , amp; ne font pas a Lepanthe en fi grandnbsp;riombrc qja Patras.
Tout ce qui fort du Golfe doit trois pour Cent de Dotiane a IEmin, qui paye fix milksnbsp;P'aftres par année au Grand Seigneur. Le$nbsp;l^srchandifcs quon y charge font des cuirs, dcnbsp;*huile, du tabac, du bled, du ris amp; delorge.nbsp;r's ne veuknt pas permettre aux Francs dcnbsp;P^'ffer les Chateaux avec leurs VaifTeaux , maisnbsp;peuvent sarrêter a Patras, amp; envoyer leursnbsp;^fques dedans.
. Je minformai fur cc fujet de notre Eote, fl cepuis cette guerre de Meffine il nétoit pointnbsp;^'cnu de Frangois charger dans leur golfe. Oiii,nbsp;rrie répondit-il, amp; jay raifondemenfouvenir;nbsp;Car il y cn cut un il ny a pas long-tems, quinbsp;'^enoit de Meffine; amp; qui avoit fon batimentnbsp;Ws des Chateaux. Il vint id pour traiter avecnbsp;le Douanier des denrées quil vouloit enlever.nbsp;LiC vaivodc cn fut averti, amp; f^achant quilnbsp;^toit logé chez inoi, il menvoya querir , 6cnbsp;he fit donner cinq ou fix coups de baton fansnbsp;^dre forme de procés, difant quejamenoisnbsp;^ des Malthois amp; des Corfaires. Javois beaunbsp;reprefenter que eetoit un vaifieau de Melli-he, qui étoit maintenant au Roi de France; ilnbsp;hentendoit point mes raifons, amp; confondoitnbsp;otijours les Meffinois amp; les Malthois; pareenbsp;Ihils font voifins. Si bien quoutre cela ilnbsp;obligga encore le Capitaine de lui payer cin-Snante piaftres, amp; de s'efquiver au plutot. 11nbsp;y cn eut un autre , majoüta-t-il , qui yintnbsp;ciuelqnes mois apres a Lepanthe poutle mêmcnbsp;clcflein. 11 voulut faire fa Cour au Vaivodcnbsp;cn lui envoyant un prefent de confitures; maisnbsp;quot; lieu de lui en fjavoir gré , il menvoya
dire
-ocr page 32-dire; Eil-ce que toa marchand me prend pouf un enfant de menvoyer des douceurs, amp; nonnbsp;pas du Cafe, ou quelque chofe proprepourdesnbsp;hommes? II y en a pourtant qui fe liazardentnbsp;dy revenir amp; ils saccouturaeront peu a peUnbsp;a nous voir, pourvu qu'on fe fqache menagetnbsp;avec eux. Le plus feur eft davoir des ferviteurSnbsp;Grecs, qui fïachant laLangue, amp;vetus a leutnbsp;maniere, peuventmieux faire reiiffir les affaires.
Comme il ny avoir pas de grandes curiofitei ^ voir a Lepanthe, nous etions dans rimpatien-ce de pourfuivre notre chemin. Le vent étantnbsp;contraire nous voulions prendre la terre; maisnbsp;notre luif nous intimida ft fort , jurant quenbsp;nousferions affaffmez, ft nous nous y hazardi-ons, que le ferviteur que nous avions pris anbsp;Zante nous dit abfolument quilnp nousfuivroitnbsp;pas, ft nous allions par terre. II nétoit accoütu-iné qua aller fur mer, paree quil ctoitMarinier,nbsp;amp;: avee fa Felouque il feroit plütót allé en Barbaric, que de paffer de Lepanthe a Salona par terre.nbsp;Nous fifmes marché dune barque avec un Pilote appellé Dervifeh-Haly , qui demeuroit aunbsp;Chateau de Morée , amp; nous retournames-lanbsp;pour attendre le premier bon vent , jugeantnbsp;que nous ny pouvions être guere plusmalqu'^nbsp;Lepanthe, ou nous nous ennuyions fort. Nousnbsp;eiimes le mal-heur que le vent contraire denbsp;Nord-Eft continua toftjours, amp; nous fumes obli-gez dy fejouriier dix ou douze jours nonnbsp;pas dans les Chateaux, oil 1on ne laiffe pas en-trer les Chretiens, mais dans une petite cham-bre proche de la mer, oil notre Patron nousnbsp;prêta fa voile, pour ne pas coucher tout a faitnbsp;a terre. Nous avions a notre porte unefourcenbsp;deau douce, amp; eeft route la commodité quilnbsp;y avoit; car il nous ifalloit envoyer querir lenbsp;vin a denii lieuS de , le pain a Patras, amp; la
vianr
-ocr page 33-^landè dans les monugnes voifins, ou notrc «tviteur Nicolo nous alloit cliercher dans lesnbsp;^Os des Bergers quelques agneaux ou che-'^^aux. Ces Bergers font de pauvres Albanoisnbsp;?''' gardcnt les troupcaux, amp; logent fous desnbsp;nutes de jonc. IIs ne vivcnt prefque dautrcnbsp;j^^ole que de pain de millet amp; de fromage dcnbsp;quot;febis. IIs ont Ic dixieme du laid! amp; des agne-Sc ceft la tout leur paycment, les trou-P^aux appartenant aux Turcs. IIs ne lailTentnbsp;pas de payer leur caratfch de cinq écus par tête,nbsp;hommeles autres. Monfieur Wvheler y étantnbsp;abe un jour avec Nicolo, ils trouverent unenbsp;gt;oupe jjg ggj Bergers affis cn rond avec leursnbsp;^ouletes a la main, amp; leur petit chapeau dcnbsp;^utre fait en couvercle dc pot dc terre, corn-roe les anciens Bergers de 1Aftrée , amp; lesfem-roes avec,une coiture extravagante amp; unegroflenbsp;denature de cuir. II voulut sapprocher voirnbsp;^ quils fai.oient, amp; il vid quil y avoit unnbsp;parmi cux qui tenoit un papier a la main,nbsp;^ lUettoit cinq petites pierres vis-i-vis de cha-: puij il fonamoit routes les pierres, 6e lenbsp;^oioit fur fon papier; afin que le lendemainnbsp;Ces pierres fuffent metamorphofées en autantnbsp;Piaftres par ces pauvres gens; car ce Turcnbsp;etoit le Receveur du Caratfch.
^omrae nous navions guere dafiFaires dans . c defert, nous devinmes faifeurs de nates dcnbsp;' ''C » que nous accommodames pour nous ga-^entir de lhumidité de la; terre fur laquellcnbsp;°'^s couchions. Nous tuames un jour a coupsnbsp;® Pierre un de ces gros oyfeaux que nous ap-pcilons Pelicans, les Latins Onocrotali, amp; Icsnbsp;j 'CCS niodernes Toubano. Je ne f^ay fi cétoitnbsp;c froid qui lempêchoit de volet. II a un facnbsp;^^5 le bee, oil nous fifmesentrerplus de qain-pets deau. Auffi les Grecs difent quil va
port
-ocr page 34-porter de Ieau dans la montagneaux petitsoy ieaux. II ell fort coramun en ces quartiers-l3nbsp;auffi blen que du cóté de Smyrne.
cfl
Au refte Ie batiment magnilique oü nous gions, étoit unc petite voute de deux piefinbsp;dans la terre, large de lix, amp; longue de quinnbsp;Ze, a un bout de laquelle il y avoit un trogt;nbsp;dansla voute, qiii nous 'fervoit de chemi'nbsp;née, maisil y fumoit comme dans une RCnbsp;nardierc. La porte navoit que trois pieds dlt;nbsp;haut, amp; ne fefermoitquavec un méchantaiJ;nbsp;Nous nous amulions fouvent a raifonner, lt;nbsp;quoi pouvoit avoir fervi cette belle fabriqufnbsp;Je croyois avoir deviné, de dire que qavoi!nbsp;été un bain Turc ; mais nous étant ennuylt;!nbsp;dun li méchant fejour, nous allames ailleursinbsp;amp; Monfieur Ie Chevalier Clement, a quinouinbsp;difmes cette particularité, nous alTura que cc'nbsp;toit un monument dun Santon Turc', amp; quünbsp;ne falloit pas dautre pretexte pour nous fair«nbsp;payer une avanie , que dy avoir coucWnbsp;amp; bd du vin. Cependant il ne nous y af'nbsp;riva point daccident, nótre Patron Dervifchnbsp;Haly ayant eu foin de nous. Nous fifmes tiflnbsp;autre marché avec lui pour nous mener a uflnbsp;Vaiffeau Anglois, que nous avions laiiTé a lanbsp;rade de MelTalongi, en attendant quil nouSnbsp;vint un vent plus favorable. Nous en partPnbsp;mes done aprés onze jours de prifon , amp; vin'nbsp;mes coucher derriere la montagne de Galata.nbsp;dont labry fait une efpece de port , prochcnbsp;dune lource d'eau fort fraiche, qua caufedenbsp;cela les Grecs appellent Kryoner'ó , amp; qui eftnbsp;peut être celle de Callirhoé dont jay parlélt;nbsp;On va charger la du fuftet, qui eft un arbrflnbsp;qui fert pour la teinture jaune. Les Grecs lönbsp;nomment Chryfoxylon, comme fi 1on difoit»nbsp;bois doré. Nousy trouvames une Barque, qui
-ocr page 35-'^venoit lt;3e porter auVaiffeau Anglois, atrois Piaftres le millier pefant.
, Avant que darriver en ce lieii-Ia , on voit ® ' Eft de la montagne les ruines dune petitenbsp;''nle, que ceuxdu pays appellent Ebraeo-Caftro,nbsp;Pstce qu'ils difent quclle a efté tenue par desnbsp;JU'fs. Aprés avoir demeuré deux jours au Vaif-^3ti, nous repaffames a Patras, amp;y demeura-Utes encore trois on quatre jours, pendantlef-neigea , quoi que les aniandiers fuf-en fleur. Auffi tient-oii Patras pour nial-lam a caufe de 1inconftance des Saifons. Nousnbsp;ailaines rendre vilite anx Viceconfuls Francoisnbsp;Aemondin amp; Vitellin , amp;auPerePaul deCoin-Pegne Capucin Francois de Napoli de Roma-1 qui étoit dans le delVein de setablir a Pa-, OÜ il ny a encore aucun Religieux Latinnbsp;quot;lonfieur le Chevalier Clement nous re9utnbsp;rt civilement chealui, amp; nous fitremarquernbsp;fon jardin une preuve de la bonté dnnbsp;^rtoir de Patras. Trois fortes de citrons douxnbsp;^ *'gres en differents ramaux dun mcme ar-Un citronier enté liir un oranger , quinbsp;Pottoit des fruits de Vune amp;c de 1autre forte.nbsp;Piovin de citronier, qui pouifoit un autrenbsp;comme nousle pratiquons pour nos vi-Sdes. Tout cela ne laiifoit pas de bien venir,nbsp;Toique le Jardin nefuft ni arrofé, ni cultivé,nbsp;..'^aufe de 1abfence du inaitre qui fe tient or-nairernent a Zante.
Ce vent de Ponent qui nous étoit propre a- , enfin le deftus, nousallames de Patras auxnbsp;tateaux par terre pour nous rendre a notrenbsp;^ffiue. Nous ne primes remarquer a moitiénbsp;^uetnin aucuneruine qui put avoir efté k Tem-Le de Neptune , que Ptolomée met en cesnbsp;^^^'^fiers-la. Nous laiflaraes a la droite le villa-oe Sichena, qui eft peut-être le lieu doiit Solinnbsp;U,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Bnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fait
-ocr page 36-fait mention appelle, quinetoit rcmar' quable qua caufe (Je neuf collinnes couveitelnbsp;de bois fort toufus, oil le Soleil ne pouvoit pref-que penetrer.
Nous partiraes du Chateau le 17 Janvier 1676. amp; laiffaraes a trois milks de la a notrenbsp;droite le Village ruiné de Drepano, proche dunbsp;Cap appellé ancieneroent Trepanum , qui eftnbsp;plus avant dans le golfe que celui de Khium,nbsp;qui eft proche le détroit des deux FortcrelTes,nbsp;quoi que plufieurslesayentconfondus IunaveCnbsp;Iautre. II y a prés de la une pedte riviere quinbsp;ne porte pas bateau, amp; plus avant dans la ter'nbsp;re ferme un village appellé ^derna. Le ventnbsp;nous étant favorable nous fifmes voile routenbsp;la nuit, amp; nous nous trouvamesle matin alcn-trée du golfe de Salona , qui étoit autrefois ap'nbsp;pellé Sinus Criffseus, a une petite Ville ruinéenbsp;nommée Pentagioi par les Grecs. Cétoit ap-parem ment la ville d'Oeanthea des Anciens»nbsp;dont ils ne nous ont pas fait un grand recir.nbsp;Faufanias dit quil y avoit un Temple de Venus , amp; dans un bois voifin un de Diane. Nousnbsp;trouvames une infcription Romaine dans unenbsp;Eglife Greque. Hors de Ienceinte de fes mu-rallies il y a une autre petite Eglife , appeliécnbsp;jigios Joannis, proche de laquelle nous entra-mes dans une grote fous terre creulee dans lenbsp;roc, oh il y a aux cotez cinq enfoncemenSnbsp;fails pour autant de fepulchres, qui ctoient peut-étre ceux de ces cinq perfonages Saints, quinbsp;ont donnc le nom moderne a cc iieu-la.Pen-tagioi ne llgnifiant autre chofe.
Le lendemain nous vintnesen moinsdedeuX heures au fond du golfe de Salona , paftantnbsp;pres de quatre ou cinq petites Ifles, dans 1uncnbsp;defquelles il y a un Monaftcre de Caloyers,nbsp;qui enfeignent la jeunelTe du voifinage. Nous
trou'
-ocr page 37-tfouvSrnesla des chevaux qui sen retournoient * Salona , amp; nous les arretames pour y aller.
certain payfant qui fe difoit Receveur de J* Douane nou'; fit payer chacun deux piaftresnbsp;pour notrebien-venue gt; quoiquenous lui diflionsnbsp;lue nous ne venions pas pour ncgoce. Nousnbsp;?°us en informames apres, mais trop tard , Scnbsp;on nous d)t qu'il ne lui ctoitdii que quelquesnbsp;®ipres. Deux de nos Mariniers nous vinrentnbsp;®ocompagner, paree que nous navions pointnbsp;JanifTaire. Aprés avoir fait deux milles,
J^ous entrames dans une plaine de bkds amp; do-¦J^'^ers, longue de fept a huit milles, au fond uo laquelle eit Salona, ou nous arrivames inbsp;ooux heures aprés midy. Dabord nous rendi-Une Lettre que le fieur Salomon de Le-Panthe avoir ecrite cn notre faveur a Maho-l?5t-Bacha Tunefino. Nousne trouvamesquenbsp;on afibcié Hafian Bachi, qui nous logea cheznbsp;Un Grec appellé Georagaki Andteno de Livadianbsp;fos honnete homme.
.^La Ville de Salona eft habitée moitié des^to ^Ofes, Sc moitié de Grecs. LEglife metro-Politaine de ceux-cy fe nomine Panagia Loon-*nrhdis, Elle na rien de confiderable, quunenbsp;®'.Sk Romaine que nous y remarquames en uncnbsp;plette dctachée. Niger Sc dautres Geographesnbsp;cru que Salona étoit l'ancienne Ville denbsp;^olphes. Je commen^ay den douter, ne voyant rien qui repondit aux idéesque jen avoisnbsp;'unifies ; Sc comine je me fuis toüjours biennbsp;foiivé de confulter lesinferiptions antiques dansnbsp;fortes de difficultez, je minformai des unsnbsp;. des autres pour f^avoir fi nous nen pour-^ons point trouver quelquune dont je puftenbsp;01 cclaircir. On nous en indiquaune qui étoitnbsp;SA ^onaftere delEglife appellée Sotiros mttamor-Phojis, ceft-a-dire, la trans-figuratio» de Nó-B 1nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;tre-
-ocr page 38-tre-Seigneur, a iin mille hors de la Ville fur Ie pandiant de la montagne voifine. Nous ynbsp;fumes k même jour, luajs comme nous é-tions habiileï a la Turque , Ie turban rougenbsp;en tête, Ie 1apa de cctte Itglife nous voyantnbsp;vcnir prit la fuite , alia Ie cacher dansnbsp;qticlque trou de la montagne, craignant quenbsp;nous ne fuflions des Turcs, qui lui venoientnbsp;¦ faire quelque infulte. Nous entranies dans lanbsp;cliambre quil avoit mal fermée, amp; nous n'ynbsp;trouvames perfonne. Cependant nous n'avionsnbsp;pas envie de nous en retourner fans rienvoir,nbsp;puifque nous avions pris la peine de monternbsp;jufques-la, amp;nousenvoyames nótre Grec pournbsp;Ie chercher. 11 trouva fa femme, a qui ii ditnbsp;qnils ne craigniflent rien; que nous étions desnbsp;Chretiens , amp; que nous voulions feulem ent faire \eSta:iroma, ceft-a-dire , Ie iignede la croixnbsp;dans l'Eglife. Le bon homme vintdonc, Scnbsp;nous le raffiirames par nos paroles, amp; nótrenbsp;mine qui ne tenoit point du Turc. 11 nousnbsp;ouvrit lEglife, comme nous lui eumesdemah-dé sil ny avoit pas une pierre écrite, il nousnbsp;la fit voir parmi les carreatixdu pavé, Scnousnbsp;la nettoya, afin que nous la pulfions mieuxnbsp;lire. Ccft une belle amp; grande infcription La-line, qui eft comme une lettre ou unrefcriptut»nbsp;du Proconful Rontain , appellc DecimiusSecun-dinus, quii addrellbit aux habitans dAmphif-fa. Cétoit la juftement ce que nous deman-dions, Sc il ne nous falloit plus dautres preu-ves que Salona nétoit pas le lieu de 1anciennenbsp;Delphes, maisla \\\\t d'Ampkijfa. Aprés 1avoirnbsp;tnute copiée exadlement, nous remcrcianiesnbsp;nótre Papa avec quelqucs Timins , amp; il nenbsp;¦voulut pas nous lailTer aller, fans nous fairenbsp;goüter de fon vin blanc, qui étoit tres-bon.
' Cette Ville avoit eroprmité fon nora dAm-
phif'
-ocr page 39-PïiilTa fiüe dc Macareus, amp; petite fille diEola ^ourtifée par Apollon. Je ne connois pointnbsp;lieu nommé Lambina, que Niger dit êirenbsp;^ncienne AmphilVa, amp;je ne donte pas quenbsp;ne foit la une de fes bevües. Les Turcs 8£nbsp;Grecs lappellent prefenteraent Satona, la pre-^nbsp;^ere fyllabe longue. Strabon parle dAmphilTanbsp;'omme dune Ville détniitede fon tems. Malsnbsp;ï^ufanias qui vivoit plus de cent ans après lui,nbsp;'e lailTe pas den écrire les Temples amp;les anti*nbsp;Suitez les plus confiderables, amp; nótre infcriptiorjnbsp;^ui neftpas même fi ancienneque eet Auteur,nbsp;^3it bien voir quelle avoit été rétablie.
, Le monument de la Nymphe Amphilla en ®toit un des plus confiderables ornemens, 8cnbsp;^nfuite celui d'Andremon amp;defafemme. Dansnbsp;ForterelTe qui ne pouvoit être que la oü eftnbsp;Ftefentement celle des Turcs , fur le fommetnbsp;la colline , autour de laquelle la Ville eftnbsp;Poflée, fe voyoit un Temple de Minerve avecnbsp;fa ftatue de bronze, qui avoit cfté apportée desnbsp;^^poüilles de Troye , comme quelques-nnsnbsp;afluroient. Mais Paufanias fort éclairé dans cesnbsp;iiatieres dantiquité la tenoit plutót pour un ou-''tage de Theodore Samien fils deTelecles, quinbsp;^'^oit enfeigné le premier le fecret de lafonte.nbsp;Paree quelle paroiffoit fort antique , 8c quellenbsp;®'oit dune maniere aflez groffiere, 8c faiteparnbsp;'^onfequent dans un temps que Ia Sculpture é*nbsp;l^'tdans fes commencemens. II y avoit unnbsp;femple des Anaftes , que quelques-uns cro-yoient être Caftor Sc Pollux, dautres les Gure*
, qui avoient nourri Jupiter lorfquil étoiï infant, OU les Cabires , qui étoient particu-quot;Ereinent adorez a Lemnos.
, Au Levant dAmphiffa paffe nn ruiffeau, 1on arrofe les oliviers de Ia plaine, en lesnbsp;^^bauffant, 6c y conluifant des ligoles. IIs.
ne rappellent pas autrcmeiit que Votamo Saloni' tico, riviere de Salona. Nous Ie travcri'amesnbsp;deux OU trois fois, rnais il étoit prel'que a fec.nbsp;II y a quelques fources de fontaine a Salona»nbsp;mais entrautres une tres-bel!e que nous vimesnbsp;en revenantdu Monaftere dont nous avonspar-Ié. Elle eft proche dune petite Eglife appelleenbsp;jlgia Parajhevi, amp; vient de dellous une grotenbsp;creufée naturellement dans Ie rocher. Quel-quun me dit quil y avoir la une infcription.nbsp;Jy entrai pieds nuds jufquau genou, mais jenbsp;ny trouvay rien, amp; ce fut un pretexte de faire gronder les Turcs qui Ie fgurent. De peurnbsp;quils ne nous en fiflent quelque avanie, nousnbsp;partimes dés Ic lendemain matin , auffi ny a-voit-il plus rien de curieux a voir. Les Turcsnbsp;y ont fept Mofquées, lesGrecs fix EglifesaveCnbsp;«n Evêque, qui depend dji Metropolitain dA-thenes. Pour des Juifs, il ny en a point..
Comme nous étions aflurez que Salona nétoil pas lancienne Dclphes, nous nous informamesnbsp;li en allant de la a Livadia il ny avoit pointnbsp;quelque lieu, oü il pariit encore des antiquitez.nbsp;Nótre hóte nous dit quil y en avoit quantiténbsp;au village de Caftti, amp; que cétoit apparem-ment ce que nous cherchions. Nous parlamcsnbsp;a quelques JanilTaires pour nous y conduite,
6 nbsp;nbsp;nbsp;pourfuivre de la nótre chemin a Livadia amp;Cnbsp;i Thebes; amp; comme nous nétions pas dac-cord avec les premiers, nous arretaines avecnbsp;un frere de Mahomet Bacha , a qui nous a-vions été recommandez ; mais étant montez inbsp;chcval, nous en trouvames encore un autre inbsp;nótre fervice. Nous aimamesmieux les gathernbsp;amp; les payer tous deux que den renvoyer un.nbsp;Ainii avec trois Agoiatis , ou Voiturins quinbsp;nous fuivoient apied a caufedes chevauxqu ilsnbsp;nous loüoient, nous nous trouvames une petite
-ocr page 41-I'tc Caravane de huit perfonnes, dontM. Whe-8c moy étions les deux Agas. Ils nous me-'^srent en quatre ou cinq heures de chemin, cotoyant le pied duParnalTe au village de Ca-f' gt; 8c nous ne Veümes pas plutot approchc,
5iue nous Ic reconnumes pour être les redes de «celebre ville de Delphes.
cux. Ceft fur le Chant de ReveiUex.-vous « endorrnie, dcc. qui neft pas des plus nou-
Ceft cette Ville queVOraclequon y venoitDr.i-^ondilter de tons les endroirs du monde ren- phss'-li faineufe, 8c ceft proprement en celieu-** d'ion peut juftifier le nom de Biupi, ou de ^ontagne a deux têtes queles Poëtes donnentnbsp;ParnafTe. En general ce nom ne lui con-^'cndroit pas bien , puis quétant une grandenbsp;^ontagne, on ne peut pas bien dire coinbiennbsp;croupes elle a. Mais il eft vray quau def-lus de Delphes elle en a deux confiderables quinbsp;*-*chent la vüë des autres, del'entre-deux def-S'^elles fort la fontaine Caftalienne, dont leau ^nbsp;faifoit devenir Poëtes, 8c infpiroit 1enthoufiaf-'We ^ ceux qui en buvoient. Lair épuré denbsp;ces quartiers la, 8c liraagination quon peuta-étant fiproche del'ancicn fejour dA poison 8c des Mufes , d'cn être foudain infpiré ,nbsp;^enfla dabord la veine, 8c je fis deux coü-P'cts de chanfon en Grec vulgaire que je nenbsp;^avois encore qua demi. Je les compofaynbsp;tin air qui neft pas moins commun eünbsp;'^'quot;ece quen France, foit que les Grecs 1ayentnbsp;jjnprunté de nous, foit que nous 1ayons tiré
(j nbsp;nbsp;nbsp;.
kelU
ceft-
Dot mm na zit ena condigli Na grapfo mian tragediannbsp;Dia ti irthamen eis to vouni-Opott monjais econepfan.
B 4
-ocr page 42-ceft-a-dire:
Donnez, moy de grace une plutnt ,
§ue je compofe une chanfon,
Puifque nous avons la fortune De voir la tnatfon d'Apollon.
La rime neft pas bien jufte, mais auffije nc me pique pas de faire des Vers.
Tora pamen is tin Athina Tin Omorfotatin chorannbsp;Na idoum oula ta pala'tcanbsp;Kat ton theón fyndrophian.
Ma veine poëtiqueme quittabrufquement la ,amp; je ne pus jamais faire ce fecond couplet ennbsp;Frangois. Ilfignifie, quaprés avoir vü Del-phes il nous faloit aller a Athenes , pour voirnbsp;tine fi belle Vilie , que tant dantiquitez amp;nbsp;de Temples des Dieuxrendoient celebre.
Avant que detre dans 1ancienne enceinte de Delphes, nous viines au deliors quelquesnbsp;grottes taillées dans Ie roe; dans lefquellesonnbsp;avoit cifelé quelques monumens. Peut-êtrequenbsp;la majefié du lieu faifoit quils n'cnterroicntpasnbsp;dans la Vilie, non plnsquon ne Ic permettoitnbsp;pas dans rille de Delos. Aprés que nous ynbsp;fumes entrez par un chemin fait fur Ie roe,nbsp;prochs duquel étoit une des portes de Ia Vilie,nbsp;nous apper^ümes Ie village deCaftria troiscentnbsp;pas de la, en y allant , une petite Eglifenbsp;appelléc uigios Hellas, oü nous entrames pournbsp;voir s'il ny avoit rieai de remarquable. N'a-yant tien trauvé dedans , nous parcourümesnbsp;des yeux un tas de marbres , qui étoient aunbsp;dehors de lEglife, 8c heüreufcrnent nous y ren-
con-
-ocr page 43-^ontramcs une piece de marbre, oii il yavoit 'fie infeription imparf'aite, amp;le nom de Del-Pwes, amp; dlin de fes Archons. KA©AnEP Eïïnbsp;^EAOOIS ArxONTCS ©OINIONOS , 8CC.nbsp;A-oinme cétoit une pierre raouvante , amp; quinbsp;® pouvoit facilement employer en quelque ba-¦rtient, nous concertames de I'emporter avecnbsp;^oiis de peur queile ne fe perdit. NoticGrecnbsp;que cétoit un facrilcge de Ja prendre;nbsp;Patce quencore que nous Ieuflions trouvée dc-ellc appartenoit a I'Eglife. Nous nousnbsp;'¦poquames defon fcrupule, qui lui etoit com-PUin aveclesautres Grecs, amp; laportamesdansnbsp;^otre logis, amp; enfuite a Athenes, doii monnbsp;^stnarade I'envova en Anglettrre avec dautresnbsp;iParbres.
,, Dans le même endroit il y avoit qrielques Pgnes d'une infeription fur un gros marbrequenbsp;^on ne pouvoit remuer. Cette petite Egife'nbsp;S. Helie eft fur un Terre-plain affez, grandnbsp;'Oiitenu- fur le panchant de la montagne parnbsp;Suelques pans de murailles, quireftent encorenbsp;1ancienne Ville. Mon opinion fut, que ee-'P't la Iendroit du Temple dApoIlon , com-le plus eminent de la Ville ; car biennbsp;Suü y en aitun autre tout joignant plusrelevé,nbsp;ny aaucun efpace deflus pour y avoir pu ba-hr un Temple. Sil nétoit pas la, je ne fqaisnbsp;le placer. La verite eft quil ny paroJtnbsp;?Pcuns fondemens de murailles que ceux qnenbsp;I® viens de dire, qui font peut-etre celles danbsp;Ville. Lendroit même du Village eft tropnbsp;^ut amp; bas pour avoir opinion quil eut étéla;nbsp;^ C elt ce que je trouvois deplus bizarre, quenbsp;^ beu le plus celebre du monde eut eu un telnbsp;^^vers de fortune, que nous fuffions obligezdcnbsp;Phercher Delphes dans Delphes même, amp; danbsp;'«Blander oü etoit done ce Temple , lorfqne-B s
-ocr page 44-nous étions fur fes fondemens.
La defeription de Delphes que nous donnc Paufanias nous paroiffoit obfeure fur ce pointnbsp;le plus important. II fembk, a lire Juftin, qu«nbsp;la Ville amp; le Temple nétoient proprementquanbsp;moiiié chemin de ces deux croupes qui paroil'nbsp;fent au deffus, amp; le tout ctoit bati fur le pan'nbsp;chant de la montagne en un endroit ou il y a-¦volt un peu de terre-plain, ce qui en rendoitnbsp;laccès alfez difficile. A le prendre tout-a-faitnbsp;^u pied il y a deux heures a monter jufques anbsp;-Caftri.
Ce Temple navoit été dans les premiers liecles quune hute de lauriers coupez danslenbsp;Tempé de Theffalie. Enfuite on le fit de cirenbsp;8c dailes dabeilles quApollon avoir envoyéesnbsp;^ certains peoples Hyperboréens. Mais ceuXnbsp;qui najoutoient pas foy fi facilement aux fables, difoient quecétoit un nommé Pteras(\M\nbsp;Iavoit rebati, amp; que fon nom avoir donnénbsp;lieu a la Fable, paree quePtera fignifieen GreCnbsp;une aile. La troifiérae fois on refolut de fairenbsp;nn edifice plus folide , amp; on le fit tout denbsp;cuivre, de même que celui de LacedemonCnbsp;dedié a Minerve, appellee acaufedecela Chal'nbsp;eioecos. Paufanias ne f^ait fi ce fut quelque trem-blement de terre, ou quelque incendie qui lenbsp;detruifit. 11 y en cut un quatrieme qui futnbsp;bati de pierre en la place du precedent , patnbsp;Trophonius amp; Agamedes. Il fut embrafé lanbsp;premiere annéedclacinquante-huitiéme Olympiade, du terns quErxiclides étoit Archon anbsp;Athene.?. Le dernier qui reftoit du terns denbsp;Paufanias avoit efté erigé par les Amphic-tions quiy employerent lArchiteéfe Spintharusnbsp;Corinthien. On y voyoituneinfinité d'offran-dcs amp; de rtatuës des meilieurs maitres de 1*nbsp;Crece, amp; Ton y montroit une pierre , quou
ap'
-ocr page 45- -ocr page 46- -ocr page 47-^ppelloit le nombril du monde , paree quils croyoient que 9cn étoit le milieu ; car ils te-^'ent que la Grece étoit au milieu du monde,
^ Delphes au milieu de la Grece. Pour con-fifniation de cela ils ajoutoient une fable, 8c ^iloient que deux aigles étant parties en mêmenbsp;*«'trps de rOrient amp; de IOccident , elks fcnbsp;i^encontrent a Delphes. Apparemment ils ncnbsp;'^'Ppofoient pas le monde rond comme nous,nbsp;^ ils auroient traité de vifion 1opinion quil ynbsp;3 des Antipodes.
Pour ce qui eft de laVille, ontenoit quellc 3voit efté premiereraent batie park HerosPar-sfflis fils de Neptune amp; de la Nymphe Cleo-^tgt;re, 8e que le mont ParnalTe avoir pris fonnbsp;Hora de lui. Que cette Ville ayant efté abt-Hiée par k deluge arrivé au terns de Denca-HOn,5eshabitans fuyamau plushaut de lamon-*agne , fuivant le heurleraent des loops ,nbsp;Hionterent au fommet du Parnafle, oü ils ba-*irent une Ville appellee LyMrelt;ten memoiredenbsp;leurs guides, ear Ljm en -Grec fignifie unnbsp;*^oup. D'autres affurent, que d'Appollon,nbsp;^ de la Nymphe Corycia naquit Lycorus.nbsp;^ui donna fon nora a cette Ville. Quoi quilnbsp;foit , ckft une chok remarquabk , quenbsp;He nom fe foit conferve , quoi quun pennbsp;Horrompu par ks gens du pays: car ils appel-|?Ht encore le fommet du Partraffe Liacoura.nbsp;four k nom de Delphes, les Anciens, a quinbsp;'1 ne coutoit rien de forger des Heros, pournbsp;tirer dilluftres origines , faifoient Delphus filsnbsp;uApollon amp;c de la Prêtreffe Thya filk de Caf-falius, qui avoit donné le nom Ï la fontainenbsp;^ïftalienne. Delphus , ajoutent-ils , avoit urtnbsp;®s appellé Pytbis , qui fit nommer fous fortnbsp;Hfigne la Ville de Delphes Py:ho.
Nous log.eames a Caftri dans une mailbn atf-
fez grande amp; aflez commode, qiii fertdeKatt pour les voyageurs. Nous y maiigeaines denbsp;bonnes poules gralles qui valent des cliaponsnbsp;de nótre pays, a un timin, ceft-a-dire a cinqnbsp;lois la piece. Le Village na guere que centnbsp;feux , amp; les, mai-fons font fort mal baties. IInbsp;iiy a quune douzaine de Turcs qui y ontunenbsp;Mofquée, mais il y a cinq ou dx Eglifespournbsp;les Grecs. Ce font de bonnes gens qui nousnbsp;receurent tres-bien ,. amp; il femble quilstiennentnbsp;encore de 1'hofpitalité de leurs Ancêires. La-prefdinée nous allames voir leMonaftere, quinbsp;eft a trois ou quatre cent pas du Village. Onnbsp;laiffe en y allant la fontaine Caflalienne a lanbsp;gauche; ce qui me fit juger que les rauraillesnbsp;anciennes qui reftcnt a ce Monaftere , étoientnbsp;3e Gymn-afe ou les Ecoles de Delphes. Pau-fanias men donne eet indice. Ceux quimon-tent^ dit-il, du Gymnafe au Temple laiiTentnbsp;a la main droite la fontaine Caftalienne; amp;ainlinbsp;commenousfaifionslecherain contraire, nousnbsp;3a devions avoir a nótre gauche. Ce Monaftere avec fon Eglife eft fur tm plan irreguliernbsp;Ibütenu fur la pante de la montagne degrofles,nbsp;inuraillcs de pierre de taille, qui font les reftes.nbsp;du batiment antique dont nous venons de par-ler. En defcendant du Gymnafe on trouvoitnbsp;a la main gauche environ trois ftades plus bas,,nbsp;ceft-a-direa prés de quatre cent pas, la riviere Pliftus, qui salloit jetter dans le golfe denbsp;Crilfa, a Cyrrha, qui eft le Port de Delphes.nbsp;Ce ruilfeau sy voit encore, amp; fort de la raon-t.igne plus bas que Delphes, amp; dans la mêmenbsp;diftance q.ue remarque Paufanias. On Pappel-1(- prei'entement Six-alifca. Nous trouvamesnbsp;trois OU quatre inferiptions dans le Monaftere ;nbsp;mais particulierement une, que nous n'cftima- -mes pas moins, pour ny avoir que trois mots ,
dans
-ocr page 49-^3ns unc pierre du pave de rEglife. C'eilque mot de Delphes sy trouve AEA4)£2N no-AEns nAEAET©EPor, Elle parloit d'un Af-f^nchi de la Ville de Delphes. II ny a lanbsp;Sue deux ou trois Caloyers qui enfeignent a li-J'u aux enfans. Nous admirames qu'un de cesnbsp;Uns Religieux fgut que Caftri étoit Ianciennenbsp;^dle de Delphes, car ordinairement ils font,nbsp;ignorans dans IHiftoire. II eii avoit faitnbsp;*a reinarque fur la defcription de quelque livrenbsp;^rec quil nous montra , amp; i! fut bien aifenbsp;Sue nous lui en donnaflions la confirmation parnbsp;Infcriptions que nous y avions obfcrvées. IInbsp;Uous fit goilter du vin blanc de kut terroir ,nbsp;Sui étoit fort bon-aufll bien que celui de no-^'quot;e logis. Leur Eglife eil dediée a ia Sainte.nbsp;ierge, amp; a deffus la porte quelque infcrip-uon moderne du terns quelle a été rebatie, 8cnbsp;Parmi les materiaux, des marbres amp;c fragmenS'nbsp;Sinfcriptions anciennes.
Nous montames en revenant a la celebre fon-^siee Caftalienne, dont Ieau étant bue faifoit *^evenir Poete. Elle fort de Ienfoncement quinbsp;entre les deux croupes du Parnafle , doiinbsp;®Se coule environ cent pas dans la pante divnbsp;Bucher, oil elle fait de belles cafcades. Annbsp;fond de cet entre deux du rochcr , nous ap-Pcrciimes 3c. 'pieds au deiSus de notre têteunenbsp;Ouverture dans le roc , par oil nous jettaraes-Pierres. Cétoit une grote, ou il y avoitnbsp;fy I'eau, amp; nous crumes que ce devoir êtrenbsp;Hntre des Ny mphes, que les Poetes appelloientnbsp;^frufn Corycium; du moins nen trouvames-®ous point d'autre, qui put avoir été ce lieu-7' ^ Leau de la fpntaine eft excellente 8c fortnbsp;^f^tche, le Soleii pouvant a peine y donncr unnbsp;Snart-dheure en tout le jour , a caufe de lanbsp;®iuteui de la roche qui eft derriereSc aux deux
B 7 nbsp;nbsp;nbsp;cotez.
-ocr page 50-cótez. Trente pas au deffbus de fa fource if y a un bain quarré a trois ou quatre dégreznbsp;taillez dans Ie roe, ou apparemmem on faifoitnbsp;entrer de 1eau de Ia fontaine. On voit toutnbsp;joignant iine petite Chapelle abandonnée, ap-pellée Agios Joanms.
¦ Le lendemain matin nous allames rcvifitet nos Antiquitez, amp; voir fi nous entrouverionsnbsp;quelques autres de celles que Paufanias nousynbsp;décrit. Nous y vimes un Stadium , comraenbsp;celui dont jay parlé dansladefcriptiondEphe-fe. Les degrez de celui-ci étoient de marbre,nbsp;mais le peu de terrain quil y a la , lavoit faitnbsp;faire plus petit. Auili nétoit-il pas de la beauté, ni de la grandeur deceluidAthenes, quoinbsp;quHerodes Atticus eut fait Ia dépenfe delimnbsp;amp; de Vautre. II nous en falut tenir la ,nbsp;nous contenter de ce que les Livres nouspou-voient apprendre des richefles amp; desornemensnbsp;de ce !ieu-la; car il ny a plus que de la mife-re, amp; tout fon éclat a paffe eomme un lon-
ge-
Caftri appartient a un Timar appellé Abd-Aga , qui fait fa relidence a Salona , oü' les Grecs vont plaider devant le Cady. Les ti-mariots font des fiefs qui dependent du Grand'nbsp;Seigneur, 8e cenx qui les tiennent font oWi-gez de le fervir d la guerre a proportion denbsp;leurs revenus. LEntretien de eeux de ce village vient de quelque eoton qui sy file , 8enbsp;du tabac qui eft eliimé meiileur que celui denbsp;Salona. Nous avions pris pour guide un Grecnbsp;du Village, qui avoit bien de 1efprit fous denbsp;mechans haillons. Un importun lui demandainbsp;avec empreffemerrt qui nous étions : Anthropinbsp;ine, ee Jont des hommes, lui répondit-il; Seainlinbsp;Vautre demeura aufii f^avant (juauparavant fnbsp;amp; un peu coaft». Nous le priames de veniï
avef
-ocr page 51-Voyage de Grece.
nous au deffus du Parnaffe, pournousera Sire voir les particularitei quil nous difoir ,nbsp;p II s'jr offrit de bonne grace. Nous deraeu-S-mes une groffe heure a monter jufquau dcf-ns des deux croupes par un chertiin dansnbsp;oc moins raboteux que nous ne nous Ietionsnbsp;pguré. Je laiffay monter nótre troupe a pied,nbsp;pur moi qui nay pas 1haleine fi bonne , jenbsp;j pn ferois pas venu a bout quavec grande dif-«eulté, d Haly-Chekby un de nos Janiflairesnbsp;sie meüt prêté fon cheval qui étoit vigoureuxnbsp;Ppur monter. Nous allames done vifitcr lanbsp;cittie des deux croupes; mais nous n'y trou-^ities que des rochers auffi anciens que Icnbsp;onde, fans aucun batiment. II y a feule-sient prés de la une dkaine de hutes de ber-®®i's gt; amp; ils donnent a ce lieu la le nom dAlo-?'* De-la nous pourfuivimesnotre cheminfurnbsp;® Parnafle en tirant vers le Nord, amp; avanqa-cinq ou fix milles dans des fonds de val-^°iis amp; de bocages de pins fort agreables, amp;nbsp;^rtpres a la folitude que demande la poefie.nbsp;¦*^11 refte eeft un pays fee amp; fterile , ce qufnbsp;apprend que les anciens ne logeoient pasnbsp;j * Mufes dans des pays gras 8c fertiles, dontnbsp;® fejour trop delicieux auroit corrompu Iauf-^^rité. La Beoce, qui étoit un pais riche 8cnbsp;pondant dans toutes les chofes neceflaires a lanbsp;avoit le malheur de produire des efpritsnbsp;Sroffiers. Apres ces vallorts nous entramesnbsp;^1? une plaine de fept ou huit milles detour,nbsp;nil y avoir quelques terreslabourées, Sjloanbsp;® croiroit plus alors eftre fur une haute mon-^.Sne. Notre guide nous mena diner auprésnbsp;Utie des plus belles fources du monde , quinbsp;Priulfe (jeux ou trois boiiillons de la grofleurnbsp;® la tête , amp; fait en fortant un ruifleau denbsp;* Pt oil huic pieds de large, qui roule deux ou
trois cent pas parmi ks caillous, Scfeva jette* (Ians uneiang au milieu de laplaine. Les Grecs-appelknt cette fontaine Drojenigo. Leau cn eltnbsp;fraiche. Sc auffi bonne a boirc que celle denbsp;Delplies- Elk couk toute lannée, niais ellenbsp;a moins deau au printems qua Iordina've-Létang fe deborde de terns en terns par ksnbsp;pluyes, amp; par Ibondance de cette fontaine-II fe decharge par un autre ruiffeau qui en fo't tnbsp;amp; le va engoufrer par une ouverture éiroitenbsp;foüs le rocher. On lient que cclt la mêinenbsp;eau qui relTort au deffous de Caftri, amp; qui faitnbsp;la petite riviere Six.alifca. Nous vimes Ten-droit, mais le lit du ruilTeau étoit a fee, fi ccnbsp;neil: quil y avoit un pen d'eau fous le gravier.nbsp;Cette plaine sétend jufquau pied AuLiacoHra fnbsp;que nous n'eumes pas le courage de monter;nbsp;auffi bien ny aurions nous point trouve de die-min étantfort couvert de neige, quiy demeursnbsp;ordinairement toute lannée; Sc eeft ce qui luinbsp;a fait donner par le Poete Panialis dans Stra-bon, le nom de vtpisvia. Les endrpits par oitnbsp;nous paffions avoient auffi un pen de neige,nbsp;Ihyver ayant été des plus rudes. Si le che-min étoit frayé, il y auroit encore deux bon-nes heures a monter jufqu'au fommet; de fortenbsp;que le Parnaffe eft alfurement une des plus hau-tes montagnes du monde. Sc non pas feuk'nbsp;ment de la Grece. Nous le decouvrimes aife'nbsp;ment de la. Fortereffe de Corinthe, qui en eftnbsp;éloignée de -plus de So. milks. Sc s'il étoit de-tache des montagnes voiunes, comme le montnbsp;Athos, je ne doute point quil ne parut denbsp;beaucoup plus loin. II a de tour une grandsnbsp;journee de cLiemin, Sc neft habité que verslanbsp;bas, pareeque eeft une montagne fort fecli®nbsp;Sc fort froide. II a au midi la montagne dsnbsp;Cyrphis que les Grecs da prefent appellen?
Sti^
-ocr page 53-t'va, a caufe dun village de ce nom qiii eft deffus; Au Levant la montagne dHeliconnbsp;le village dc Daulia: au nord la plaine qiii eftnbsp;^utoiir du village de Turcochori, ou étoit au-liefois Elatea amp; la riviere Cephiflus, Staucou-'¦hant la plaine de Salona.
Aprés que nous eumes pris un peu de relafche de la fontaine , nous montames a cheval,
^ pn trois beures de terns, moitié, dans cette Pjaine, moitié en defendant le Parnafle, nousnbsp;Dimes a Arachova.
Arachova eft un grand village de deux ouAra-fois cent feux, au Levant de Caftri, dont ilcHOVA. éloigné que de quatre milles, amp; fitué denbsp;dans la pante de la montagne, prefquenbsp;le pied. Tous les habitans font Grecs 8cnbsp;¦Albanois avec un Soubachi ou Vaivode Turc.
^1 y a plufieurs Eglifcs , dont la principale eft Les autres font S. George, S. Dimi- 8c S. Nicolas, avec quelques petites Cha-PDlles. Nous logeamcs chez un bon vieillardnbsp;*PpeHé Barba Dimou, oit nous étions bien , linbsp;neft que nous ne trouvions point de provili-?Ds de bouche. Les Grecs fe fervent du motnbsp;^ Sarba comme les Italiens, pour dire Oncle,nbsp;ils le donnent par honneur aux perfonnesnbsp;$,*Se. Nous commenqames de voir dans cenbsp;iilage toutes les femmes ajuftecs avec des piamp;-decinq ibis de France, ou autre monnoycnbsp;la même grandeur, quon appelle toutes Ti~
Piles les percent 8c les enfilent Tune Iautre pour en garnir leu'r coifure , leursnbsp;^Drps de juppe 8c leurs manches, 8c accom-Diocient de mérae les enfans quelles portent aunbsp;Cela fait un bruit comme un tambour denbsp;..'fque, lorfquelles fe mettent a danfer, 6cnbsp;ai VÜ qui en avoicni fur dies pour cinquan-® *lcus. Nous remarquaines dans une
-ocr page 54-Eglife (k S. George un chapiteau lonique, quelques marbres antiquesv Cela nous fit jugefnbsp;que ce lieu-la étoit ancien, amp; bati fur les rui'nbsp;nes de quelque Ville des Phocéens, qui occU'nbsp;poient les environs du Parnafle. En eflet lorf'nbsp;que nous fumes a Athenes, nous confultarae*nbsp;Paufanias, que Ie Conful dAngleterre avoit»nbsp;amp; nous jugeames que ce Village devoit avoifnbsp;été Ia Ville AAmbryjfus fituée Ibus leParnaire!nbsp;amp; par la defcription quil en fair, on connoitnbsp;quelle étoit au Levant de Delphes, puis qua'nbsp;pres avoir parlé de la Ville de Süri, qui eft aOnbsp;Levant; il vient a parler dAmbry flus, amp; en'nbsp;fuite de Delphes. De plus, Ce quil marque d®nbsp;la diftance amp; du chemin de Stiri qui fubfifteinbsp;encore fous Ie même nora, Ie confirme; calt;nbsp;il dit quil ny a que ftades, ceft a direfcplnbsp;milles amp; demi de 1'un a 1autre , amp;t que 1®nbsp;chemin eft tout a plein dans 1entre-deux de*nbsp;montagnes. Ceft la même ville dAmbryIft'*nbsp;que Stephanus appelle CypariÖ'us, qui étoit foönbsp;ancien nom , fous lequel Homere en a fait men'nbsp;tion dans ce Vers.
Oi K.vwdptTO'c^ jrvQetiói n TtTpijiTo-av, CsHX (jui hahttent a Cyparijfus^ ZP* a Pyth*nbsp;( ei4 Delf hes) Jittiée en un terroir fierren*
II femble pourtant que Paufanias veuille dir® que cétoit la Ville dAnticyre, quHomereapnbsp;pelloit Cypariffus; ce qui ne peut pas neant'nbsp;moins être vrai; puis quAnticyra étoit un Podnbsp;de mer, amp; CyparifTus, comme dit Stcphaiin*nbsp;Byzantinus, étoit proche de Delphes au piedd'!nbsp;Parnafle, qui neft pas fi proche de la mer. S*nbsp;ce neft quon veuille dire quAmbrylTus Sc Ao'nbsp;ticyra étoient cenfez comme unc même Vill®'nbsp;Antiryra nctaat que Ie Port dAmbry fifus; doP^
-ocr page 55-j ^foit fort pen éloigné comme Cirrha dtoil ® Port de Delphes. £t Strabon faifant men-'0^ de cette Villc de Cypariffus amp; du Versnbsp;Homere, la place au deflbus du Lycorea*nbsp;j ay dit être Ic fommet du Parnafle.
Nous partimes Ic lendemain matin dArcho-Sc paffames durant line heure 8c demie en*-'¦e le Parnaffe 8c le Cyrpliis. Nous vinities a 'I'lieii appelle D'lfiomo, 8c pouvfuivant dans lanbsp;Plaine, nous vlmes a trois millcs de nous furnbsp;droite le village de Stiri dont j'ai parlé ,nbsp;^^^rrivames fur le Midy au Convent de S.
, Convent de S. Luc eft dun accès difficile, CorJ» ^ '9*1 ne sy peut rendre que par un cheinin ventnbsp;j^foit, qui j (jgj precipices de cote 8c dautre, de S»nbsp;naontagne oil il eft fitué s'appelle auffis//ri, l»c.nbsp;^ '6 S. Luc a qui le Monaftere eft dedié neftnbsp;IEvangelifte, mais un S. Luc Hermite denbsp;montagne , comme nous le juftifiame»
;ine,
P®tit fils de Leon furnommé le Philofophe, Jo' Ious fit voir une vicillc pancarte qui par-ic de cette fondation. Il nous mena dans lanbsp;fous IEglife, 0Ü les Caloyers'difent quel-i^fois roffice quand il fait bien froid, amp;nbsp;g fit ygjf figyjj tombeaux , qu'il nous ditnbsp;de cet Empereur 8c de fa femme. Je
J*'' 1Office de cette Eglife, oil le titre de Sdri-lui donné. Ceil k plus beau Convent 6 toute la Grece, mais il feroit fort mediocrenbsp;nos quartiers. Il y avoir alors environnbsp;cinquante Caloyers. LEgoumenos, onnbsp;qui fe change de deux en deux ans sap-P®lIoit Gregorios , 8c nous nous entretinmesnbsp;pgtems avec lui. 11 f^avoit le Grec literal,nbsp;j ® 'li demandai qui avoit été le Fondateur denbsp;t*'' Convent. Il me dit que c'étoit Romanusnbsp;g^Pereur dOrient fils de Conftantin feptiéii
-ocr page 56-dis alors a 1Ab'ne qne javois vii une infcriptiori fur les murailles de (A)nftantinople, qui parloitnbsp;d'une Eglife que cet E.mpereiir avoir fait batir,
qiic je naiirois pas rleviné que ce nift celle-Ja , ii je ny fufie vena. Linfcription na que ceci de parfait, amp; peut-être n'y manquc-t-ilnbsp;guere.
nAcI PnMAmiC METAC EFEIPE PnMA' NOC
NEON nANMEriCTON KAI nrPFON EN EA0PilN.
Ceft-a-dire
He Grand Romanus a élevé pour tout les Greet une fort grande Eglife, ep* a rebdti cette tour dcrnbsp;puis les fondetnens.
Je traduis le mot Romrei par celui deCrecs: car eeft comme cela quon les appelle depuis'nbsp;que IEmpire fut tranfporté a Conftantinoplenbsp;par I'Empereur Conftantin, amp; prefenteraent,encore ils difent imé Romtos, je fuis Grec: milanbsp;Romaika , je parle Grec. Surquoi Sennertusnbsp;Medeciii d'Allemagne a remarqué fort ï propos, que nous avons des compoiitions de Me-decine dans les Auteurs Arabes, que nous tra-duifons Romatnes, quil faudroit plütöt appellclquot;nbsp;Greques; comme le Philoniura Romanum, SCnbsp;autres qui lont venues des Grecs, amp; non pasnbsp;des Latins.
II y avoit un autre Caloyer qui fqavoit auffi tres-bien le Grec , amp; il avoit dans fa chanibrenbsp;im volume de S. Chryfoftome raanuferit quilnbsp;étudioit, amp; Ton nous dit quil avoit aulii etcnbsp;Abbé. LF.glife eft bien bavic en croix Grequenbsp;oil racourcie, avec un dome mediocre au milieu,
-ocr page 57-!'u I toute in cruïtée de beau matbre par de-, amp; le lambris dline Mofaique ancieiine, ïvcc une galerie autour, oii nous vimes présnbsp;''es fenétres dix ou douze de ces pierrestranf-Parentes, dont Monfieur de la Guilletierenousnbsp;* fait tant de myftere dans fa defcription dA-'henes. Pour moi javoiie que cela ne meritenbsp;qu'on en parle; car ce neft quiin rnarbrenbsp;'anfparent, que la lumiere qui pali'e a traversnbsp;|end rougeatre , amp; en voila toute la fineile.
montrent a cóté de IEglife le fepulchrc ''Hide de leur S. Luc, qui fut difent-ils; dé-Potiülé par les Gots, lorfqu'ils faccagerent lenbsp;Pais. Proche de la principale Eglife il y ennbsp;^ une appellée Panagia, oil il y a au portiquenbsp;'pux belles colonnes de marbre avec leur cha-f'teau Corinthien. L'efpace dentre ces deuxnbsp;^Siifes eft ime chatnbre couverte, oil ils fontnbsp;Porter leurs malades, qui y guerifTent , difent-'S gt; miracLileufement. Monfr. Claude Ponsnbsp;^ütreiois Medecin de Lyon difoit de bonnenbsp;^'^ace , qu'il n'aimoit point ces Saints qui fenbsp;*quot;éloient de fon metier. Il eft vrai quil ny anbsp;Point de pais ou il fdt plus neceffaire que lesnbsp;faints fiffent des miracles pour la guerifon desnbsp;^alades, que dans la Grece, puifque les gensnbsp;y font ft peu fgavans dans la Medecine, quoi-^Oe nous 1ayons apprife des livres de leurs An-Oetres
Les Caloyers prennent leurs repas dans un pand Refedtoire, qui a de cóté amp; d'autre desnbsp;ables fort longues, mais l'Abbé a une petitenbsp;able pour lui feul vers le haut bout. Ils nenbsp;pangent jamais de viande, non pas memo-HUand ils font malades, ce qui leur eft coin-pun avec tous les autres Coloyers; car il nynbsp; Parnii les Grecs quun feul Ordre , qui ellnbsp;Pinllltution de S. Balile. Lc jeudi, le fame-
-ocr page 58-mcdi amp;: Ic dimanche ils peuvcnt manger poidbn amp; du fromage, mais les autiesjoursdSnbsp;la femaine, i!s nc touchent qu'a des leguinfi*nbsp;OU a des herbes. Ils s'appliquent a ciiltivelnbsp;la terre, amp; a d'autres ouvrages pour Ie fervic^nbsp;du Convent, foit pour Ie vêtement, foit poiifnbsp;la nouritiire. Ainfi leurs occupations lontnbsp;caure quil y en a peu qiii affiftent a lOffic?'nbsp;Ils.y vont trois fois en vingt quatre heureSinbsp;f^avoir trois heures, avant Ie jour pour Mati'nbsp;nes , trois heures aprés Ie Soleil levé poufnbsp;la Liturgie, amp; deux heures avant la nnitpoufnbsp;Vêpres, fans conter leurs heures quils doiventnbsp;lire Ie matin, amp; les prieres qui fe font au Re'nbsp;feöoire avant diner amp; avant fouper. II y avoijnbsp;un jeune Caloyer appellé Papa Charito , qu'nbsp;parloit bon Italien, 6c nous fervoit dInterpre^nbsp;te. 11 nous niena voir commc une curiofit^nbsp;la cave du Convent, oii il y a de grans ton'nbsp;neaux de vingt pieds de long , quoi qu'ils n®nbsp;foient guere plus gros que les nótres ordinaireS'nbsp;Nous remarquames dansles muraillcsdelEglil*®nbsp;quelque infcription antique, qui parloit dunenbsp;Villefans en mettre Ie nom , amp; ce pouvoitêtrenbsp;de celle de Stiri, qui eft au voiftnage, car ynbsp;ny a pas lieu pour y en avoir eu a Iendroitoi*nbsp;eft Ie Convent. On nous avoit fait entendrenbsp;qu'il y avoit quantité de manuferits; maiStoutnbsp;ce que nous en vlmes étoient des Livres treS'nbsp;communs, des Offices d'Eglife, amp; des LeconSnbsp;dEvangile , mangez la plupart de la pouf'nbsp;fiere. Le plus beau étoit la vie de S. Cómenbsp;amp; de S. Damian ccritc en Grcc literal fur dilt;nbsp;velin.
Ils étoient autrefois maltraitez par lesTures» amp; le Convent a été fouvent expofé a leurs in'nbsp;fultej. Depuis pour sexemter du pillage il*nbsp;ont pris un Janiflaire, qui loge proche de la pof'
te»
-ocr page 59-Voyage de Grece. nbsp;nbsp;nbsp;47
i^leurfert dc Sauvc-garde. Nous j demeu-le refte du jour, öc le lendetnain jufqvia , 'dy. Nous nous preflames même d'en par-*' plutot que nous naurions fait, a caufe dcnbsp;s Janiflaires, qui fc faifoient donncr des mou-oj)s entiers, du ris , du beurre 8c du vin anbsp;'Cretion , cc que ces bons Caloyers ne leurnbsp;oient refufer, car ils fourniflent aux Etran-® tout cc qu'ils ont, 8c ont des chambresnbsp;1 pour Ics rccevoir; tnais en partant onnbsp;ofdinairement quelque charité.nbsp;y tt y a quun grand vallon entre leur Con-j-^nt ÖC la montagne d'Helicon , appelle pre-^i^^itent Zagara , au pied de laquelle il y anbsp;yj Hermite fort agé de leur Monafterc, quinbsp;jj la avcc un jeune frere qui a foin de lui.nbsp;p^lc tiennent pour un Saint, mais ils nontnbsp;de cermonics, ni de canonifation parmi
com me dans IEglife Latirie.
Q Sur ]e \ii(}y nous leur dimes adieu, 8claif-^ tes a notre droite 1Helicon. Nous paflames village appellé Syrbe , 8c arrivames lenbsp;fa Livadia.
1entrée de la Ville du cóté que nous ve-Lir«r gt;1 y a un Kan, oil nous fumes pour y dianbsp;mais ayant fait la rencontre dun hom-ye Zante qui parloit Italien, il nous offritnbsp;s'g''f*'fon. Il sappelle Signor Alexandre, amp;nbsp;tojf vfjs® en Medecin, de chaulfeticr qu'il é-n ; -t Zante. Pour route biblioiheque il navoitnbsp;livre Italien dc Pharmacic. Nous fifmesnbsp;ttia' 5°ttnoifl'ance avec le fieur Belifario Focanbsp;la M
8c H
eeux ou trois fortes de mcuo-im-j , i-, affure quavec cela il pourra fe faire conn-gt; car il ne manque pas defprit, 8c dans
fajj. ^^flf^eine. Il me pria de lui apprendre a quot; fj^f^ltltteslaveroens, Scqnelqucs emulfions,nbsp;Medecines , 8c je
-ocr page 60-ui
8c de Iautre maniere. II y eu avoir une q'
c-e pays-la c'eft être tort fgavantque de ne ctre entierementignorant, llaimelacurioiite,^nbsp;coinmeil vitquenous recherchions des infci'ip'nbsp;tions, il nous cnmena voirune belle a la coH*nbsp;de la Mofquée dOracr, quiétoit autrefoisun^nbsp;Eglife de S. George. Cette infcription eft dif'nbsp;dice a Junon 8c a la Villc de Lebadia , qui'*nbsp;appellent par corruption Livadia. Un Tuf^nbsp;bien fait qui nous la vit copier nous abordainbsp;8c soffrit de nous en faire voir deuic on troi-'nbsp;II nous mena a une autre Mofquees dOrn^lnbsp;au bas de la Ville, oil nous entrouvames troi*nbsp;avec le nom de noAic AEBAAEfiN 8c AEBA'nbsp;Aeiedn , car fon nom fe pronongoit de 1un*
sétoit faite fous la Magiftrature dt Charofin»^ ^rchon de Lebadia. II voulut figavoir ce qU^nbsp;cetoit, 8c ft elle etoit bien ancienne ,je luidi*nbsp;quelle parloit dun certain Charopn Vayvod^nbsp;de Livadia; car il nauroit pas entendu quell^nbsp;charge étoit cellc dArchon, quoyque les GreC*nbsp;da prefent fe fervent de ce mot pour dire uj*nbsp;Gentilhomrae. Mais cominc je lui ajotitoi* ,nbsp;quelle étoit ancienne de quinze ou feize cen* ,nbsp;ans, il me répondit qu'eile étoit done des !nbsp;lines, qui eft le vray mot du Grec literal,nbsp;comme Ton appelloit les anciens Grecs foiisl^ ]nbsp;Paganifme. Je fus ctonnéqucce mot-la futfcei* inbsp;dunTurc; maisjay reconnu depuis quil ei' ;nbsp;affez en ufage dans le pays, pour fignificr le* ,nbsp;anciens Grecs, 8c que même ils fe fervent d« ,nbsp;ce mot generaleinent pour tousles Payens. II* jnbsp;appellent aufii glojfa helliniki la Langue GreqU^ ;nbsp;ancienne , 8c Romaikt celle daprefent. En fot' ]nbsp;tant de la nous rencontrames cinq ou fix gro* jnbsp;Mylords Turcs, qui tenoient de gros cliapelet* ;nbsp;a la main felon leur coutume. Ils sinform^' inbsp;rent quclles gens nous etions, 8c ayantfceuqi'^
noquot;
-ocr page 61-Voyage de Greet. nbsp;nbsp;nbsp;49
étions des Francs, amp; quejctoisMedecin , V y en eut deux ou trois qui me tendirent lenbsp;pras, pour voir fi leur poulx alloit bien. Sinbsp;J^vois ofé, je leur aurois dit quils avoient anbsp;, faindre 1Apoplexie, car cétoient tous de grosnbsp;^°tnmes a joües vermeilles, amp; qui n'avoientnbsp;trop d'enbonpoint. II y cn eut un deuxnbsp; me dernanda fi jetois Medccin des playesnbsp;des fiévres. Je lui répondis que les Me-^'^fns denötre pays ne travailloieni point delanbsp;gt; maïs quils donnoient feuleraent Icursnbsp;ordonnoient ce quil y avoit ï faire anbsp;qui traitoient les playes, amp; a ceux quinbsp;otnpofoient les rcraedes; amp; Jentendis enfuitenbsp;P'^ils difoient entreux que Jétois un Sophos,nbsp;Jatros, commefi lon difoitnbsp;Medecin, ou qui a étudic, pour le diftin-Saer de ceux qui font parmi eux , quils nap-^^Hent fimplement qn'Iatroi.nbsp;f i^ivadia negocie en étofes de laine quellenbsp;v^f'que, en bleds amp; en ris quellc fournlt inbsp;j la Grece. Elle eft peuplée de Tures amp;nbsp;. ^recs , avec peu de Juifs. Les Tures ynbsp;d'p '^inq OU fix Mofquées, ScfesGrecs autantnbsp;pfglifes, dont les principales font Panagia,nbsp;Anne 8c S. George. S. Dimitry futnbsp;n y 3 quelques années. On nous montranbsp;}q 'J^aiPon de Cuifein EfFendy, oü Monfieur denbsp;j^°mtel Ambafladeur dé France avoit logé ilynbsp;ans. Le Vayvode sappelloit Muftaphanbsp;djj^jmais il eft inutile de vousdonnerlesnomsnbsp;Parnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ftai commandent dans les Places,
8c nbsp;nbsp;nbsp;fe changent de deux en deux ans,
de Selim , de Bajazet, de Muftapha '°fiman, c'eft-a-dire Salomon; dIfof, oi
million de perfonnes portent lesmêmes Wv de Mahomet , dOmer , de Hali , dI- c'eft-a-dire Abraham, dOrchan, de
ou
IJ
Jofeph , fc de Jacouf ou Jacob , a quoi ils joütem comme des furnonis les mots dEftcrnbsp;dy, de Cheleby , dAga , de Bacha ou Sultan»nbsp;quoi que ce ne foit que des geus du commuiiinbsp;qui ne pretendent pasaux qiialitez amp; auxcliat'nbsp;ges que ces noms-la Bgnifient.
Cette Ville étoit autrefois celebre pourlO' rade de Trophonius qui étoit dans un antredfinbsp;rocher, ouil faloit décendre avec affez de pei'nbsp;ne. Nous vJmes de loin a une lieuë de Li va'nbsp;dia lentrée dune grote dans la montagne lt;nbsp;mais je nofe precifement alTurer que c'étoitnbsp;celle-Ia, car il lauroit falu verifier avec la dc'nbsp;fcription que Paufanias en donne. On faifoitnbsp;des jeux publics un jour de lannée a l'honneutnbsp;de ce Dieu ou Heros Trophonius, oü la jeU'nbsp;neffe de la Grece venoit faire paroitre fon a'nbsp;drelJe. Il ny a aucun Auteur qui en parle;nbsp;fi ce neft peut être Julius Pollux , qui ne ditnbsp;autre chofe, finon que les jeux Trophonien*nbsp;prenoient leur nom de Trophonius: lans mat'nbsp;quer en quelle Ville ils fe faifoient : mais j®nbsp;lay apprisdun raarbre que nous trouvames de'nbsp;puis a Megare, qui porte quils fe celebroient anbsp;Lebadia.
Livadia eft partagée par un ruifleau qui a fr fource au pied dun rocher, joignant lequel 1*nbsp;Ville eft aftife, amp; doü leau fort en fi grand®nbsp;abondance, quelle fait dabord tourner de*nbsp;Moulins, amp; meine grand bruit par les cafca'nbsp;des quelle fait furies rochesamp; furies cailloui-Elle fc jette a une moufquetade de la Vill®nbsp;dans un autre ruifleau qui vient du chemin patnbsp;oü nous avions paiJéa cinqmilles dArachova»nbsp;amp; fe rend enfin dans Ie Lacde Livadia, quie^nbsp;Tanden marais Copaïde.
Nous marchames Ie jourfuivant dans la plai' ne, oü eft ce grand étang que nous laiflions ^
*'6tre gauche. Le nom de Copaide lui venoit de la Ville de Copae , qui étoit deffus , amp; quonnbsp;^roit être a prefent le Village de Topoglia ,nbsp;^rivironne d'eau de tons cotez. Pour le ma-¦¦ais, les Grecs Iappellent Limnites Livadias,nbsp;^ non pas comme difent quelques uns de nosnbsp;^eographes Sti-vo , qui feroit plutot celui denbsp;Thebes. II re^oit plufieurs petites riviers, Icnbsp;Cephiflus amp; les autres qui arrofent cettc bellenbsp;Plaine, qui a environ quinze lieiies dc tour,nbsp;^ eft abondante en bleds amp; en paturages. Auffinbsp;^toit ce autrefois un des quartiers le plus peu-h'é de la Beoce. Mais Ieau dc cetétang sen-de quelquefois ü fort par les pluyes amp; par lesnbsp;*'^iges fondues, quelle inonda une fois deuxnbsp;*^ent Villages de la plaine. Elle feroit mêraenbsp;Capable de fe déborder reglement toutes lesan-Wes, ft I la nature aidée pcut-être de Part nenbsp;*'¦'1 avoit procuré une fortie par cinq grands ca-d»ux foils la montagne voifine de 1Euripe en-Negrepont amp; Talanda , par oii Ieau dunbsp;sengoufre, amp; fe va jettcr dans la mer denbsp;*3utre cóté de la montagne. Les Grecs ap-P^hent ce lieu-la Catabathra. Strabon parlantnbsp;'^^.cet étang ditneantmoins quil ny paroilToitnbsp;Point de fortie de fon temps, ft ce neft quenbsp;CephilTus sen faifoit quelquefois une fousnbsp;'orre_ Mais il ne faut que lire les changemensnbsp;^oil rapportede ce marais, pour nepas séton-er de ce!ui-cy. Monfieur Wheler qui alia voirnbsp;1'®o-la aprés mon depart de Grece, dit quenbsp;, oft Une des chofes des plus curieufes du pats,nbsp; ttiontagne ayant prés de dix milles de large,nbsp;Ptefque toute de rocher.
^ Nous lailfames ^ gauche un village appellc ^amanith, a quatre lieiies de Livadia, amp;nbsp;oe demi-lietie plus avant nous paftames parnbsp;o autre Village denviron quarante fcux ap-C znbsp;nbsp;nbsp;nbsp;pellc
-ocr page 64-pellc Dhn'm'ta, cell-a-dire deux mots, 8c ils Ic nommentainfi, parccquelebkd quils yfemectnbsp;iiy demeure que deux mois en terre, les de'nbsp;bordemens du lac empêchant de iferoer avantnbsp;le mois dAvril. Ce village eft au pied duOnbsp;roc afles bas, fur Ic tcrre-plain auquel il y *nbsp;des mafures dune petite Ville denviron dcult;nbsp;niilles de tour, queje prens pour celle dO»-chejius. Nous y trouvames bien quelque fra'nbsp;gment dinfcription, mais ilne nousappritrien-Nous vinmes achever la traite de ce jour la danSnbsp;un village appellé Megala Mould, ou il y a uiinbsp;petit Kan avec quelques chambres. Le motnbsp;de Mould fignifie proprement en langue Tur'nbsp;que quelques metairies dependantes dun bei'nbsp;g,neur, dont les habitans font comme autantdsnbsp;ferviteurs. Igt;es Grecs appellent aulli cela Calyvi inbsp;qui eft le même mot dont les anciens Grecs ionbsp;feryoient pour dire une hute ;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;AuiS
ces metairies ne font pour Iordiiiaire que deS hutes de terre , ou les pauvres payfans font lo'nbsp;gez.
The
bes.
Le lendemain matin en trois heures de chC' min nous nous rendimes a Thebes, que ccitinbsp;du pays prononcent Thiua, amp; non pas Siiuatnbsp;ni Stines-, mais la caiife que les Etrangers pren'nbsp;nent icy le change, eft I'ignorance de la Lan'nbsp;gue. Car lorfquils entendent prononccr S'tm»»nbsp;ils croyent que ceft la le nom de Thebes, a^nbsp;lieu que Ih, neft que 1article .15 abregc. Ainl*nbsp;cnTiua fignifie a Thebes; de même quenbsp;Grecs difent Stin Co, pour eistm Co, comin^nbsp;je Iay remarqué ailleurs. Ceft la même erreutnbsp;qui a fait appcller (Jonftantinople par lesTurcSnbsp;,Stinhol, ou Stanbol, parceque les Grecs 1ap'nbsp;pcilent polis, ceft-a-dire la Ville par excellencs»nbsp;comme les Romains difoienr autrefois de Ro'nbsp;Hie. Les Afriquains en difoient de même ds
Cat'
-ocr page 65-Carthage qui regar'doit Romedun oeildenvie;
eeft ainli que les Grecs, quand jls parlent dallcr a Conltantinople , fe fervent de cettenbsp;^xprelTion Stiw polin eeft-a-dire a la Vilk. 11nbsp;va de mêniedeplufieursautres lieux, cornice en parlant de Ilfle le Lemnos, ils difentnbsp;3ulli Stilemnos , doii les Turc9amp; nos Mariniersnbsp;Ont forgé par corruption Stalimm, comme finbsp;C etoit le verritable nom de cette Ifle.
Thebes etoit autrefois la Capitale de la Bcoce, 8c feshabitans nefefontjamaisfignakzque dansnbsp;la guerre quils eurentcontrcles LacedemonienSnbsp;fous la conduite dEpaminondas, un des plusnbsp;Vaillans Capitaines de la Grece. Ce qui faitnbsp;dire a Juflin, que lagloirede cepeuple naquitnbsp;8c mourut avecEpaminondas. Cadmus fils dA-genor étoit tenu pour le premier Fondateurdenbsp;cette Viile , lors quaprés avoir inutilementnbsp;cherché Europe fa foeur enlevée par Jupiter,nbsp;il nofa plus retourner vers fon pere. Enfuitenbsp;Amphion Roy de Thebes Ientoura de murai-les, amp; perfuada par fon eloquence les peoplesnbsp;qui habitoient la campagne 6c les rochers, denbsp;¦venir habiter dans fa Ville. Cela fit due auxnbsp;Poetes, quAmphion avoit bati les murailles dcnbsp;Thebes au fon de fa lyre , qui obligeoit lesnbsp;pierres a le fuivre, 6c quelles venoient delles-luêmcs fe placer oii il falloit. Alexandre lenbsp;Grand la fit rafer k la follicitation de leurs voi-fins, avec qui ils avoient eu la guerre depuisnbsp;long-temps, 8c ellc ne sen eft jamais biennbsp;pit relever. Strabon dit que de fon temps ellenbsp;dtoit reduite a un Village peu confiderable,nbsp;6c Ovide par une expreffion Poetiquedit quilnbsp;tien relloit que le nom. Paufanias qui vivoitnbsp;aprés eux , nous fait neantmoins mention denbsp;piufieurs ftatues, de Temples 8c de monumensnbsp;qui y etoient; mais il feroit prefentement biennbsp;C 3nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;diffi-
-ocr page 66-difficile den pouvoir juftifier quelque chofc* la Ville etajit reduite a ce qui n etoit autrefoisnbsp;que la Fortereffe appellee Cadmeja, dont lesnbsp;murailles 8c quelques Tours quarrees qui y ref-tent font fort antiques. File eft fur une eminence denviron une lieue de tour. En y ar-rivant nous paflames un petit ruifteau qui cou-le le long des murailles. Ce doit être la rivierenbsp;dlfmenus, que dautres avec plus de raifonnbsp;aappellentquune fontaine. Nous allamcs lo-ger chcz un Grec appelle Contanftin fils de Pa-nagioti Luca de Livadia , quoyquily ait deuxnbsp;Kans dans la Ville. II nous mena voir versienbsp;chemin de Ncgrepont le lieu dovi Ton tirenbsp;la matiere dont on fait les pipes a fumer dunbsp;tabac. Ceux qui jugent qu'il y en a dans unnbsp;endroit, en achetent le terroir du Vay vode,nbsp;amp; y font creufer quinze ouvingt pieds depro-fondeur, 8c de la largeur dun puits ordinaire.nbsp;Puis ils font devaler dcs gens qui en tirentunenbsp;terre fort blanche qui sy trouve, molle com-me de la cire, que Ton travaille, ou fur le lieunbsp;mêrae, ou dans les boutiques avec un couteau^nbsp;amp; enfuite on les fa^onne avec quelques fers,nbsp;pour en faire des botes de pipes a la Turque,nbsp;ceft-Tdire fans manche, paree quony ajoutenbsp;lt;le grans tuyaux de bois. Cette terre ainfifi-gurée sendurcit a fair fans la faire cuire, 8Cnbsp;avec le temps elledevientauffi dure quune pier-re. La plus pefante eft la meilleure, 8clamoinsnbsp;fujete a fe caller. Nous primes plaifir de vili-ter les boutiques duBazan , ou Ton en travaillenbsp;grande quantité. Les moindresfe vendentcinqnbsp;afpres piece, 8c les plus belles neuf 8c, dix. Onnbsp;la peur conferver quelque jours avant qu'ellenbsp;feche, 8c j'en ay vu travailler a Lepanthe, ohnbsp;jen voulus faire faire une boite dêcritoirequinbsp;fc fendit, lorfque jy mis de Iancre, pareeque
la
-ocr page 67-** niatiere nétoit pas encore affez endurcie. II y a cn ce quartier Ia un Faux-bourg ou Villa-a ttois cent pas dek Vüle, appellé a caiwnbsp;dc cela Tabakides, oii nous vimes un fepul-'hre de marbrequils difentêtrcdc S. Lucdansnbsp;'ke Eglife qui lui elt dediée. Maisnous ylii-dellus un épitaphe Payen dun certain Ne-en beaux Vers , qui rie patiënt pointnbsp;S. Luc. Le Papa nous dit la deffus , quenbsp;*¦ stoit un Seigneur du pays , qui avoit faitnbsp;quot;^ettre le corps de S. Luc dans ce cercueil,nbsp;J'ïis que pqur nepasrexpofer au zele indifcretnbsp;^5® enncmis du Chriilianifme , il y avoit faitnbsp;*Jouter 1dpitaphe d'un de fes fils. Cela ne nousnbsp;'^itsfaifoit pas aflez. II me vint en penfée,nbsp;Poiir ne pas tout-a-fait moppofer a leur tradi-^on , que ce pouvoit être le même S. Lucnbsp;termite dont jay parlé, qui auroit cté prc-'^ierement enterré la dans cetombeau de Payennbsp;Inon avoit trouvé vuide, amp; quepeut-ctrede-t'uis que le Convent de Saint Luc avoit été bati,nbsp;^n ly avoit tranfporté.
, Il y a deux Mofquées dans Thebes, 8cqiian-I'té d'Eglifes Greques ddntla Cathedrale eltPlt;z-fgia C%ryfophoritz,a, qui n'a rien de fingulier, 5Ue quelques pieces dinfcriptions inferées dansnbsp;® pavé 6c dans les murailles. La Ville peutnbsp;^'^oir ttois OU quatte mille ames, en compre-!^nt les Faux-bourgs, dont le plus beau eft S.nbsp;y^beodore, oü il y a une tres-bellc fontaine,nbsp;'lüi vient dun refervoir fur le chemin dAthe-8c ce pouvoit être celle que les Anciensnbsp;®Ppelloient Dircé, qui salloit rendre dans I'lf-*Penus.
, Le lendemain matin nous partimes de The-pS gt; paffames une plaine de lept ou buit mit-puis nous traverfames des licux montagneax ^ incultes pendant deux heures, 8c vinmes dinernbsp;C 4nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;a un
-ocr page 68-a un village appellé , paree quil eflpcU-pié dAIbanois, ou de Vlaques, car ceft Ie nom quils fe donnent dans leur langagc particulier. De la nous traverlamesune petite plai-ne cultivée de trois ou quatre miües de large,nbsp;amp; vinmes coucher fur une montagne , qui eitnbsp;Iancien Parites ouParncthes, quil ne fautpasnbsp;confondreavecleParnafle. Ils lappellent main-tenant Ozia. Ceft une des principales de lAt-tique, quelle divife de la Beoce. Nous cou-chames dans un méchant Kan tout ouvert oönbsp;il ny avoir de la place que pour fept ou huitnbsp;chevaux , amp; pour autant d'hommes. II fautnbsp;que rout y foit pêle-mêle, Sc lon ny trouvenbsp;que les provifions que lon y porte, puifquil n/nbsp;a pas un payfan a deux lieües a la ronde. Toutnbsp;1avantage quon y a eft une belle fontaine,nbsp;oil les loups, les ours amp; les fangliers viennentnbsp;fouvent appaifer leur foif. Pour nous garen-tir pendant la nuit de leurs approches, nousnbsp;barricadames nótre porte Ie mieux quil nouSnbsp;fut poffible avec des branches de pin , dontnbsp;toute la montagne eft couverte.
On voit proclie de la dans 1entredeux de 1* montagne par oit lon pafte pour aller a Athe-nes, les mafures d'une ForterefTe ancienne denbsp;figure hexagonc. ün lappelle maintenant Vi'nbsp;gla, ceft-a-dirc fentineile amp;c peut-être en étoit-ce autrefois une, pour decouvrir ce qui paft'oitnbsp;de la Beoce dans lAttique. Nous entrameslenbsp;lendemain matin dans Ie plat-pays, aprés deiiitnbsp;heures de defcente fort rude, 8c paffimes aUnbsp;Village de Cafchia , qui neft qua trois lieüeSnbsp;dAthenes. Les Payfans étoient encore toutnbsp;effrayez de Ia vifite que leur étoient venus ren-dre quelques Corfaires Chretiens , qui les a-voient pillez deux jour auparavant. Ceft unïnbsp;chofe étonnante quils ayent lahardiefle de
nif
-ocr page 69-faire dn ravage ii avant en terrc-ferme, amp; sue les Grecs ayent fi peu dindullrie pour fnnbsp;P'ecautionner contre une poignée de gens,nbsp;'un nous en prit d etre vêtus a la Turque, 8cnbsp;avoir un Janiffaire avec nous : car sils nousnbsp;''oient reconnus pour des Francs, il y avoir anbsp;¦aindre quik neulTent voulu fe vanger fur nousnbsp;® 1infoence des Corfaires.
, Le chemin de la julqua Athenes eft fort 8c nous Ie fifmes avec dautant plus denbsp;^aifir, que nous approchionsde cettefameufenbsp;J'lle, oü depuis fi long-temsnous fouhaitionsnbsp;5?, uous rendre. Nous nous imaginames mêmenbsp;Uetre entrei dans un pays plus poli que ceusnbsp;nous avions palfé, 8c en effst nous ren-j^utrions ni berger, ni laboureur, q-uinenousnbsp;j u que nous étions les bien-venus, dans leursnbsp;^fuies ordinaires, Calos Irthete Archondes , oiinbsp;copiafete, c'eft-a-dire, Mejieurs, vous [o-'-es hien-venus; a quoi nous répondions aullinbsp;a la mode du pays, S'to calo, Adieu ,o\\ alabon-^t-heure; Paté cala. Paites bon veyap. Gelsnbsp;fit penfer a la rutticité de la plupart desnbsp;l'ayfans de nos quartiers, quine daignent pref-?Ue pas regarder les gens qui leur demandentnbsp;^ ehemin. En savangant vers la Ville , onnbsp;Paffe dans des plainesroutes couvertesd'oTiviers,nbsp;Parmi lelquels les Atheniens ont quelques mawnbsp;'Ons de campagne.
. öeux lieures avant midy nous arrivames a ^henes, amp; vinmes defcendre chez Monfieurnbsp;^ Conful Giraud, oü nous repolames Ie reflenbsp;jour, pour nous delafler un peu de la fati-que nous avions eüe depuis nêtre departnbsp;liante. Je crois que vous voudrez bien auflinbsp;je prenne un pen d'haleine pour v®u3 eranbsp;^onner la defcription. Si elle neft pas fortnbsp;**öduë,. clle flen fera pas moins esadle bsnbsp;C %
-ocr page 70-moins veritable, amp; je tacheray dumoins de nf vous pas dormer fujet de vous plaindre de m»nbsp;fincerité. Vous me direzpeut êtrequil eft bien'nbsp;inutile decrire dAthenes , apres ce que Mlt;nbsp;de la Guilletiere a fi curieufemcnt recherchénbsp;dans le Livrequiaparudepuis deux ans; maisnbsp;corame jay fait plufieurs remarques quil ncnbsp;nous a pas données, amp; que jeu ay obfervénbsp;nombre des fiennes qui font un peu malades,nbsp;amp; qui ont befoin de Medecin, je ne crois pasnbsp;entreprendre une aifaire hors de ma portee.nbsp;En tout cas on nepeut pas dire que ce i'oitpafnbsp;un efprit de critique que je le fais, puis quunnbsp;an avant luy javois donné au jour une Relation de l'état prefent dAthenes, écrite par lenbsp;R- P. Babin, a quoi javois ajoüté quelquesnbsp;icmarques fur fes antiquitez.
La legere connoiflance que jen avois alors minfpira le deffein daller voir ce qui me ref-toit a apprendre, Surle point de mon embar-quementa Venife je requs par la pofte le livrenbsp;dAthenes ancienne 8c moderne, 8c il me fer-vit dun agreable entretien jufques a Zanteoünbsp;je le remR a deux Gcntilshommes Anglois,nbsp;qui sen alloient a Athenes avant nous, pournbsp;le lire auffi, 8c le laifier la jufques a mon ar-rivee. Monfieur Vernhum qui étoit un dcnbsp;ces deux Gentilshommss , écrivit depuis denbsp;Sinyrne en Angleterre a un de fes amis unenbsp;relation fort abregée de fon voyage; car cenbsp;ireft quune feuille volante imprimée dans lenbsp;Journal de la Societé Royale dAngleterre dunbsp;aq. Avril 1676. il dit la quil a été fort trom*nbsp;pé par ce Livre, 8c quil ny a rien de veritable dedans, quoique 1Autheur park fi hardi-ment 8c avec tant de vray-femblance , Cefl:nbsp;poufler la chofe trop-loin. Il ny a pas dequoinbsp;setonner fi un homme qui na, demeuré que
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jours i Athenes, selt trompé dans la description de qiielques anciquitez, qui doivenï -jre coniiderées avec plus deloifir; mais auffi ilnbsp;'Icquantité de clioies qui font tres-bien jugécs,nbsp;uien expliquées, amp; qui meritent inieuxnbsp;Approbation que la cenfure. Qnoi quil etinbsp;1°'^ je ne fuis ni fon garant , ni fa partie, amp;nbsp;r 2 voudroispas me faire des affaires avecunnbsp;otnine qui écrit fi bien. Mais il me ferabiennbsp;Permis pour réclairciflèment de Ia verité, lorf-Jjrie Ie fyjet fj,y conduira , de relever ce quenbsp;ni on les autres auront écrit avec peu decon-Pojffance, fans éparper ce que jen ay moy-^6nie avancé. Mais je vous donneray aupa-Ant un abregé de Ihiftoire dAthenes, pournbsp;j.® pas Vous faire entrcr d'abord dans des tcr-^5® incoanuès, oii nous devoirs faire quelqucnbsp;*®Jonr.
r E nom d'Athenes coramun a plufieurs Vil-'^cPHK-'es, amp; StephanusByzantiniis encompce juf-N**-a huit. LAttique, la Laconic, la Carie, la ^'SUrie, ritaüe, la Beoce, lEuboee amp; lA-Plfrcanie en avoient chacune une de ce nom,nbsp;j..ae en met une autre dans 1Arabic, amp; Ar-quot;r ntie dixiéme fur Ie Pont-Euxin. Mais lanbsp;PPtation de celle dont je dois parler a telle-^nt obfcurci routes les autres, qua peine fcnbsp;{iAA'On fouvenir qu'il y a eu plus dune A-,v Quelques-uns neantmoins pour la dif-quot;fiiaer davecles autres Tont appellee Athenes.
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-ocr page 74-dAttique. Les Turcs amp; les Grecs lanoinmerit encore Athina , amp; ceft une etrcur qui nell par-quot;nbsp;donnable qiia des Matelots de lappeller Sunbsp;thines, OU Satina, fous pretexte que lorsquilsnbsp;veulent dire a Athenes , ils prononcent sA-thina, qui neft que 1abregé deh Athinan , felon la remarqiie que jay faitc fiirla fin du qua-iriéme Livre.
Les Geographes metterit ordinairement A-thenes au 37. deg. amp; quelques minutes de Latitude, amp; au 53. de Longitude ; roais Mon-üeurVernhumGentilhornme Anglois, quivint a Athenes avant nons, trouva par les obferva-tionsquilen fit, quelle eft au 38. deg. 3. min'.nbsp;Latitude. Sa fituation eft avantageufe, étanCnbsp;au milieu de laGrece , 6c la Grece étant aunbsp;milieudu monde, commele vent Xenophon,nbsp;cc quon afluroit auffi de Delphes.
II y a peu de Villes au monde qui ofent dif-puter dantiquité avec Athenes. Rome même toute ancienne quelle eii, na commencé denbsp;paroitre que huit cent trente ans aprés. Ccilnbsp;ce qui donna aux Athcniens Ie nom dEnfansnbsp;de U terre , amp; dorginaires du pays quils habi-toient. Car au lieu que les aütrcs devoientnbsp;leur naiflance aux Etrangers, eux au contrairenbsp;avoient envoyé par tout des Colonies, 6c Meur-lius nen compte pas moins de quarante. IIsnbsp;pretendoient quils étoient nez avec Ie Solei!,nbsp;amp; quils avoient enfeigné a tous les mortels lanbsp;connoiffance des chofes neceflaires a la vie. Lesnbsp;Latins même leur ont rendu ee beau témoi-;nbsp;gnage. Voicy les Athenkns, dit. Ciceron , quinbsp;ent donné naijfance a la politejje des moeurs, aUnbsp;culte des Dieiix, aux Loix e?* d l'Agriculture fnbsp;CiT qui en ont fait part a toute la Terre.
Lantiquité trop credule, qui attribiioitltout ce quelle voyoit d'illuftre aua foins de quel-
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-ocr page 75-Divinité, simagina que Minerve elle-mê-ïtie avoit pris Ie foin de badr Athenes, amp;l'a-^oit honnorée de fon propre nom , qui eften Grec Athena La plupart neantmeins demeu-fent daccord , que ce fut Cecrops premier Roynbsp;les Atheniens, qui en jetta les fondemens,nbsp;^ qui lappella Cecropia. Mais dautres difentnbsp;Suétant queftion de lui donner un nom , Nep-^ine amp; Minerve en voulurent avoir la gloirenbsp;3 1'envi lun delautre, amp; qu'on y vit paroi-en même temps un Lac amp; un Olivier. Quenbsp;Roy furpris de ces deux prodiges envoya con-f'dter rOracle, qui répondit que leau figni-fioit Neptune, amp; lOlivier'Minerve, amp; quilnbsp;®toit au choix des habitans de lui donner Ienbsp;|gt;om dune de ces deux Divinitez. Que Jeanbsp;gommes amp; les femmes ayant donné leurs fuf-y'ages, Minerve fe trouva plus forte d'une voix,.nbsp;^_que Neptune fut la dupe de cette Deefle,nbsp;^elf-ce point plutêt quils jugerent quil leurnbsp;Rroit plus avantageux de cultiver la terre, quinbsp;Ie plus traitable des elemens, que dexer-la pyraterie, oude negoeier fur la mer,nbsp;ion a tous les elemens a combattre ? Ennbsp;?fFet les Oliviers confacrex a Minerve y ontnbsp;de tout temps cultivez , amp; on leremarquenbsp;dans Herodöte un des plus anciens Auteurs denbsp;** Grecc. Les Epidauriens, dit-i!, felon ia visnbsp;d^ lOracle devoient dreffer des ftatuës a Da^nbsp;^ias amp; Auxefias, faitea de bois dolivier. Ilsnbsp;Pderent les Atheniens de leur permetre dennbsp;^^upet chez eux, paree quils les eflimoientlesnbsp;Pjus precieux, amp; quon auroit eu de la peinenbsp;trouver ailieurs. Ils promirentde leurennbsp;onner, a condition de venir tous les ans fa-Jifier i Minerve protedlrice dAthenes, amp;c k
Êfechtée.
bon Roy Cecrops qui vivoit quclques fie-C 7 nbsp;nbsp;nbsp;clc»
-ocr page 76-des aprcs Ie Deluge , nous eft reprefenté p2t les Poet es a vee deuxvifages, paree quon ïef'nbsp;timoit Auteur du raariage, qui faiteomme unenbsp;feule perfonne de 1homme 8c de la femme'nbsp;On Ie depeignoit aufli demi-homme demi-dra'nbsp;gon, paree quil avoit pour ainfi dire liumani'nbsp;ié les Atheniens, qui vivoient auparavant danSnbsp;des antres de rochers, cömme des bêtes faroU'nbsp;ches.
Maïs Athenes doit fa perfedion a Thefée» quelle a confideré depuis, non pas feulementnbsp;comme fon Roy , malseommeunde fesDieiiïnbsp;Tutelaires. II lagrandit, amp; oblige* ceuxde Ianbsp;campagne dy venirdemeurer. Cefta caufe denbsp;celaqu'au portail du Palais'd'Hadrien on lit dunbsp;cóté de la Ville un Vers qui fignifie : C'eft icf^nbsp;uithmes qui étoit la Ville de Thefée, Et du cótenbsp;que l'EmpereurHadrien avoit faitbatir, on lit:nbsp;Cefl ky la Ville d'Hadrien , er non pas celle dtnbsp;Thefée. Aprés lui clle fut encore commandéenbsp;par des Roys jufquesa Codrus, qui preferage-nereufement fintereft de fes fujets a celui de fanbsp;vie; car lesAfhenrèns ayantafoutenir laguerrenbsp;contre les Doriens, 1Oracle avoit répondu quilanbsp;me pouvoient obtenir Ia vidoire que par lanbsp;mort de leur propre Roy. Si bien que luil'ayantnbsp;fgeu , il fe deguifa amp; fe méla parmi les enne-mis, amp; leur ayant fait a delTein quelque que-rclle, il fut tué fur la place; ce que les Do'nbsp;riens ayant reconnu, ils fe retirerent fans ofefnbsp;eombatre.
IIs furent en fuite gouvernez pendant fii censans par des Magiftrats appellez Archentesrnbsp;qui létoient dans les com mencemenslpour routenbsp;leur vie; puis fecliangerentde dix en dix anSrnbsp;amp; enfin toiues Icsannées. LaRepublique defen'nbsp;dit vaillamment fes liraites fous eux, amp; maiti'^nbsp;tint fa liberté jufqu'au temps de Piliftrate qugt;'
de?
-ocr page 77-S^es'f u Tyran. On lui avoitaccordéquel-^ pour Ie sarentir contre les infiiltes
fon
garentir lui dreiloit
des embüches:-
^itad 11* furvit pour fe rendrc maitre de la' clT,'n ¦ !? gt; ^ ufurper la domination. U en fut
S^^/ix'-fept fois
ufurpi ans aprés
fut
amp; sy rétablit une'
H par une rufe fort groffiere. II y tre ' Athenes une belle femme de qua-fuf °^uées de haut , laquelle il arma amp; mitnbsp;Vqvnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;triomphe auprés de luy ; en-
« rant devant '
Atiiquot;quot;- uevant des trompettes pour dire aux PiU^^^fus que Minerve ellc même ramenoitnbsp;quot;n b ^^ais leur Ville, amp; quils lui fiflentnbsp;de y°*' accueil; ce quils ne manquerent pas-gt; perfuadez que cette femme étoit lanbsp;Hafcb^' enfans furent dépoüillez de la Mo-gt;itij par les Lacedemoniens, amp; la Ville de-Ijii-g celebre fous le gouvernement popu-des '« ^us Perfes quiavoient conjuré la pertenbsp;He ^meniens avec celle de toute la Grece,nbsp;ttiiiij ''irent que deniatiere a leiirvaleur. Dlmnbsp;la de Perfans qui couvroient la terre 6cnbsp;Jiji]! il nen échapa guere que cinquantenbsp;Con,! ^ une poignée dc Grecs fous la fagenbsp;Vetp'^'^o de Miltiades amp; de Themiftocles ren-Lej |°us les defleins de Darius amp; de' Xerxesnbsp;ëjijr'rs grans coups fe donnerent fur la mer,nbsp;Phatit ®'de deSalaminerendit la Grece triom-Predit^ la réponfe de 1Oracle qui avoitnbsp;te ej. Atheniens quils éviteroient leur per-Voyi ^ ^rifermant dans des murailles de bois,nbsp;tou(p* fignifier par la quils devoient mettrenbsp;viÜQ ^urs forces fur leurs Vaifleaux. Ladi-sprés , B'ifla enfuite parmi les Grecs, maisnbsp;rdQnjPeurs fortunes differentes.lesLacede-Sni ^furent prefque ruinez paries Atheniens,nbsp;^ef p^'urent par cct avantage maitres de lanbsp;*See. u y eut peu de fes Ifles quils nc
fougt;
lt;54 Defcriptlon des JntiquHez. foumiflent, 8c ils porterent même leurs coH'nbsp;quêtes jufques aux cótes dEgypte. Ariftopha'nbsp;ne dit quils polTedoient alors mille Villes.nbsp;tinrent pendant ibixante 8c dix ans TEinpiredenbsp;la Grece, qui leur fut enfuite óté par les La'nbsp;cedemoniens, fur lefquels ils Ie reptirent de nouveau.
Aprés tant de fatales revolutions, Epami' nondas General des Thebains, leurdonnabieU'nbsp;de la peine; mais ayant été tué a la bataille dïnbsp;Leuares.ilssabandonnerentaprés fa mort.auXnbsp;plailirs 8c a loiftveté avec tant daveuglement lt;nbsp;quüs defendirent fur peine de la vie de propo'nbsp;fer Ic rétabliffement des deniers publics poufnbsp;Tentretien de la Milice. Les Macedoniens qunbsp;avoicnt jufqualors vêcu dans 1obfcurité feren'nbsp;dirent redoutables, 8c les reveillerent de ce®nbsp;alfoupilTement. Philippe leur óta les Iflesquil*nbsp;polfedoient, 8c fon fils Alexandre fe content»nbsp;de les mortifier en leur impofant filence; catnbsp;ils ne soccupoient auparavant quaux Poëfiesrnbsp;aux Satyres 8c aux Declamations, ce qui donna lieu au Proverbe , jltkenis loquacicr, Ph*^nbsp;grand parleur qti' Athenes. On lui donnoit aulunbsp;Teloge de Mater Sermormm , Mere des difconrs d'nbsp;de l'eloquence.
Aprés la mort dAlexandre ellefe reffouvin^ de fa premiere vertu, voulut fe rétablir dan^nbsp;fon ancienne reputation; mais Antipater lafor9*nbsp;de recevoir garnifon des Macedoniens, ccnbsp;continua foüs Caffander, jufqua ce quenbsp;metrius leur rendit en apparence la liberté, ^nbsp;refervant feulement une de leurs ForterelTesnbsp;deux de leurs Ports. Ils les chafferent enu'nbsp;par deux fois, 8c fe maintinrent quelqueterup*nbsp;fous laproteéiion des Romains, jufqua ce qquot;*^nbsp;Mithridate Roy de Pons scn rendit maitf^nbsp;Cc nétoit pas ia fia de fes difgraïcsv Syll»,^
pilt»
-ocr page 79-J'Us puifTant de tous ks Remains , amp; Ie plus ^uel de tous les hommes Temporta daiTaut,nbsp;p pafla tous les habitans au fil de lépée, denbsp;'otte quil nen feroit pas échapé un feul, iilanbsp;neut favorifé leurfuite. Ilrafa leurs mu-fsilles, amp; mit Ie feu au Pyrée amp; a Munychfa.nbsp;^ome aprésavoir aflujciti prefquetout lemon-p avoit tourné fes armes contre elk même.
. ^ vivans au merite des morts. La clemence Ce genereux Prince nempêcha pas les A-'cniens, lorfquils apprirent fa mort, derigernbsp;ftatuës a Brutus 8c a Caffius fes aflaflins,nbsp;^ils placerent auprés de celles dHarmodiusnbsp;^j-^Ariftogiton, fignifiant par la quils avoientnbsp;5^ ks imitateurs de ces deux Heros, 8c quilsnbsp;f^ °knt delivré k peuple Romain d'un Ty-comme ceux-cy avoient eifayé daffran-ks''^clui dAthenes de la tyrannie des Pififtra-
étant parvenu alEmpire eut du ref-lent de lingratitude des Atheniens. 11 leur
êta
divifions de Marius 8c de Sylla n'eurenl pas Pluiót pris fin , que Cefar 8c Pompéc fe decla-ktent la guerre. Athenes fuivit Ie parti dunbsp;^ernier , qm avoit attiré prcfque tout Ie Senatnbsp;^*05 fes interefts. Zonare écrit que Pompécnbsp;y étant venu, il y trouvadeuxinferiptions Gre-^iies enfon honneur dont voicylefens. Autantnbsp;tu tereconnoitras homme , autant [erat-tu tfli-Igt;ieu. Lautre portc ces mots iHous t'avonsnbsp;^^lendu, nous t'avons adoré , nous t'avons vü,nbsp;^ t'avons accompagné. Peu de temps aprcsnbsp;'-alenus Lieutenant de Cefar serapara du Py-f®'; neantmoins quoi quil fit Ic degat dansnbsp;l^tites les terres, il ne put pas fe rendre maJ-k de la Ville; mais Pompée étantdefait, cllenbsp;kda a la bonne fortune de Cefar , qui nc lanbsp;\kita pas mal, difant quil accordoit la gracenbsp;Mes *nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'
-ocr page 80-6ta 1Ifle dEgina avec la VilledEretrie,Scleuf defendit de vendre leurBourgeoiiie. On voitnbsp;neantmoins encore un Temple quils dedierentnbsp;2 eet Empereur, par Ie mouvement d'unefla-terie fervüe amp; iiidigne de leur ancienne reputation de Liberateurs de la Grece. Le terapsnbsp;auquel Athenes étoit pofledée par Augufie 1'enbsp;rencontroit environ feize centans aprés fafon-dation , a quoi filon ajoütefeize fieclesamp; demynbsp;ccoulez depuislui, clle fetrouvera maitenant an-ciennedenvirontrois mille deux cent cinquantenbsp;ans; pourne pas merabarafler dans le detail desnbsp;Chronologiftes, qui font en different la deffus dsnbsp;quelqiiés années.
A Augufte fucceda Tibere, fousle regne du-quel Gcrmanicus fon fils adoptif paffant paf Athenes, la traita dainie 6c dalliée du peupl«nbsp;Romain, 8c lui donna pouvoir de, ie fervicnbsp;dun Lidieur , qui étoit une marque de fou-yeraineté. Caligula fon fils qui monta fiir lenbsp;tróne enieva dAthencs la flatuë de Jupitetnbsp;Olympien pour la porter a Rome, 6c y met-tre fa tête si Ia place de celle de Jupiter. Cenbsp;iut au commencement de lErapire de Claudenbsp;que S. Paul y vint 8c convertit Denys 1Areo-pagite. II tira le fujet de fa premiere predication dun autel dedié au Dieu inconnu, quilnbsp;avoitvü dans Athenes,6creprefenta enfuiteaU''*nbsp;Atheniens que le Dieu du Ciel 6c de la Terrenbsp;nhabitoit point dans les Temples batis par leSnbsp;hommes, 8c nétoit point honoré par les oU'nbsp;vrages deleurs mains, comme sil avoit befoii*nbsp;de fes creatures, lui qui leur donne la refpira'nbsp;lion 8c la vie. Laraifon qui le faifoit étendr®nbsp;Ia deifus - étoit que la Ville fe trouvoit toutsnbsp;remplie de Temples 6c dIdoles, ce que noU^nbsp;confirme 1Hiftoire profane. Paufanias nousnbsp;donne la defcription dun nombre furprenai]^
-ocr page 81-67
leurs Temples
ayoi -^uipicb, amp; Pline nous affure quily ^üës^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;trois mille fta-
fit un voyage dans lAchaïe , pour
/» ^ T^2ll*r\1 nbsp;nbsp;nbsp;/VkMnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;laf» /Tvaaf» Ut
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I3ir» nbsp;nbsp;nbsp;VKjya^\, UAUd 1nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;9nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^v«4,
fajj r^*'oitre fon efprit parmi les Grecs, 6c Ath fi P®fi^ «ns partie de ce tems-la znbsp;, qui en ctoit la principale amp; la plusnbsp;pour les produdtions d'efprit. Jenbsp;Gre* ^J^tne qu'une medaille finguliere, oü lesnbsp;y Cs Ie traitent de Sauveur du genre humain,nbsp;^ été batuë.
1'p'j'Pafien reduifit lAchaïe en Province de gj Tobligea de fè fervir du Droit Ro-Sonvnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^°rs quelle commenga detre
tly ''^¦t'ée par des proconfuls. II en eft parlé Igt;Onnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Rufius Feftus, dans une infcrip-
dAthenes proche Ie Temple de Miner-
Ofif '^tnmander d un Etat de Villes Ithres, qui iej 'JlJtttenu leuf liberté par la valeur, er parnbsp;eliir ^'^nces. Neleur retranche rien de leursfran-fon^L] l^tirs dignitez,, ni même de leur pre-
1Empereur Trajan lAchaïe avoit en-ïi]^ une efpece amp; une ombre de libertc, com-Ie peut voir dans une lettre de Pline a que 1Empcreur y envoyoit. C»»-tfi j' ^Ui ditril, que tu vas dans FAchdie, quinbsp;e? veritable Grece, que tu es deftiné
* eny°^,' ^tiis reflexion que cefi Ie pays qui nous tres nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;loix, cy qui n'en a pas receu des au-
le c cefl d Athenes que tu vas, dlaquel-«» attentat barbare t-r inhumain d'óter
Cr Ie nom de liberté qui lui reftent.
Alle
la ef' cie sétoit pas bien pü remettre depuis en I3 de Sylla, mais les faveurs dHadri-lt;ln'j[ J^55®Wirent. 11 y avoit été Archonte, lorf-^'oitnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;particulier, amp; Iaffedlion qu'il
*ors pris pour elk , lobligea dans Ic
68 Defcription des Antiq^iiifez voyage quil fit pour viliter fes i'rovinces,nbsp;faire encore quelque fejour a Athenes. II ynbsp;donna des jeux publics, une chaffe de millenbsp;bêtes fauvages. 11 leur accorda des ReglemenSinbsp;unc Bibliotheque amp; des Ecoles. II y confacr*nbsp;un Temple a Jupiter amp; a Junon Panhelleni'nbsp;ens, amp; a Jupiter Olympien , ftc releva unCnbsp;partie des edifices publics amp; facrez que la gu£'nbsp;re 8c le temps avoicnt prefque ruinez.
Antoninus Pins acheva a Athenes un Aquedult;l quefonPredecefleurHadrien avoit comraencé»nbsp;Matc-Aurele augraenta le nombre des Profef'nbsp;feurs, 8c voulut être initié dans les myftereSnbsp;facrez : mais ils néprouverent pas la mêm^nbsp;courtoifie de Severe; car ayant été autrefois I*nbsp;pour les études, 8c pour voir les curiofitez d£nbsp;la Ville, il y recent quelque deplaifir, dont jlnbsp;fcyangeaétantparvenu a 1Empirc, ScilluidPnbsp;rninua fes privileges.
Valerien qui regna aflez longtems apres lui' permit aux Atheniens de relever leurs murail'nbsp;les, cc qui nempecha pas que la Ville ne fiitnbsp;prife par les Scythes fous fon fils Galien. EH^nbsp;fut reprife par le brave Athenien Cleodemiisinbsp;qui ramaflant des Troupes 8c des Vailfeaux»nbsp;oefit 8c mit en fuiteles Scythes. Conftantinl^nbsp;Grand leur fit de grans biens, 8c honoranbsp;Gouverneur dAthenes du titre de Grandnbsp;Ils obtinrent aufli plufieurs Ifles de la liberalit*nbsp;de Conftantin fon fils.
Sousle regne dArcadius, Alaric facagea 1'^' talie, 8c nepargna pas la Grece. Zofimenbsp;quil refpeéta Athenes, paree quil lui fembl*nbsp;que Minerve 8c Achille combattoient pournbsp;de deifuj fes murs. Mais Synellus qui viv^'^nbsp;au mêmc Cede, eft plus croyable. II luinbsp;tribue le mêmc fort quau relte de la GrecSnbsp;8c la compare a un animal, dont tout le
-ocr page 83-fcft* confumé par les vers, amp; a qui il nc te que la peau. Juftinien lui voulut du bien ,nbsp;depuis ce temps-la pendant fept
cens
. on nentcnd plus parler delle , foit a obf defaut de lHiftoire qui eft courte 8cnbsp;] ''^ute dans ces fiecles-la , ou que la fortunenbsp;eüt accordé ce long repos. Elle recom-p, de paroitre fur Ie theatre au treiziémcnbsp;vj '¦*e. Leo Scurus lafliegea , amp; en* fut re-tnais Ie Marquis Boniface la prit. Ellenbsp;b «nfuite tenue par un Delves de la tige desnbsp;ptgt;is dAragon, aprés la mort duquel Bajazetnbsp;jj^^Psreur des Turcs sen empaia. Les Cata-Rei prirent a leur tour avec la Beocc, amp;nbsp;^ mier Acciajolo Florentin les en depoflcda,nbsp;Pas I *^^tnit aux Venitiens, quinelagarderentnbsp;h|f *°ng-temps, ayant été reprife par Antoinenbsp;.^td de Reinier. Ainfi cette familie des Ac-jj^ttles fut quelque temps fouveraine de 1At-jjWe 8c de la Beoce; car Nerius coufin de cenbsp;j^fnier lui fucceda, amp; en fuite un autre An-Pqü 1nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Nerius , amp; apres lui Francus,
p ^ lequel elle retomba foüs la puilTance des p^^tcs, ayant été affiegée par Mahomet II.nbsp;Qf*' tqjj. 8c prife faute de fecours, que lesnbsp;titis'quot;* ïvoient inutilement demandé aux La-itip' ,depuis cc tems la elle eft toüjours de-fjj'ttée aux Ottomans , amp; apparemmcnt ccnbsp;*tes plufieurs fiecles, puifquils font mat-^ith t toute la Grece, qui fouffre cette fer-qy 1 ^ 3vee autant de filence amp; de timidité,'nbsp;Coy ® a autrefois témoigné dintrepidité amp; dcnbsp;a maintenir fa liberté.
Pe nbsp;nbsp;nbsp;a pour bornes au Levant IEuri-
rtiQ* ^'LCouchant Ie pats de Megare avec Ie au vj.^'theron; au Septentrion la Beoce, 5cnbsp;Pais ft Golfe d'Egina. L'air de tout Ienbsp;^tt tres-pur Sc tres-bon, 6c particuliere-
bruit quiis font dans les livres, que par cel^*!
70 Defcription des ^ntiquitez ment celui d'Athenes: ce qui étoit Ianbsp;qu'elle produifoit des efprits fubtils amp; propt^*nbsp;auxfciences, comme dit Ciceron: amp;quoiq^nbsp;ies Atheniens ne sy appiiquent que tres-rar'!'nbsp;ment, depuis quüs font toinbez fous la dotn*'nbsp;nation Othoinane, on ne laifle pas de rems^nbsp;quer en etix une politelfe defprit naturelle,nbsp;beaucoup dadrefle dans toutes les affaires qui^*nbsp;entreprennent. Les maladies y font auffi trc*'nbsp;rates, amp; la pefte qui fait fouvent du ravagenbsp;dans les Villes voilines comine Thebes amp;nbsp;grepont, femble nofer par rcfped sapproch^^nbsp;d'Athenes. La commodité de fesPortsdern^^nbsp;fait quelle fe pafle plus aifement des riviereSnbsp;car l'llilfus nell quun torrent prefque toujouf*nbsp;i fee, amp; 1Eridan auffi bien que Ie Cephitf^®nbsp;ne font que des ruifleaux plus connus par I*
quils font dans leur lit. Le pais eft moity plaine, amp; moitié montagne. Les monts Bh'nbsp;leffiis amp; Lycabettus , ne nous font pas bi^nbsp;connus. Le Parnés , qui avoit autrefois 1*nbsp;ftatuë de Jupiter Parnethien eft au Nord dej*nbsp;Ville; Pentelicus a 1Eft; Hymettus au Su®'nbsp;Eft , amp; Anchefraus au Nord-Eft. Cclui-dnbsp;nen eft qua la portee du canon; amp; les Gre?*nbsp;lappellent Vouni ton agiou Georgiou , a caul*'nbsp;dune Chapelle de S. George qui eft au forgt;'nbsp;met. Mais il faut dernêler unc difficultc ft'''nbsp;naitra a ceux qui auront lü le livre d'Athen^*nbsp;ancienne amp; moderne. Car 1Auteur a pris ceft^nbsp;montagne de S. George pour le mont Pentequot;'nbsp;cus oü eft le Monaftere de Medelly pour 1-A**Jnbsp;chefmus. II le repete par plufieurs fois, amp;nbsp;cette fuppofition, il allure quil vit les carri^nbsp;res de marbre au mont dAgios Georgios,.^nbsp;que le mont Anchefmus a fait parler de lui'nbsp;la Porte, a caufe de la chalTe des bètes fau'^f-i
qUK
-ocr page 85-tgt;ris / nbsp;nbsp;nbsp;neantmoins certain, quil a
cg ^ un pourlautre; car premierement, pour dAgios Georgios, ce neft point Ienbsp;puifquil ne sy trouve aucun en-d oil 1on ait tiré du marbre, 8c il feroitnbsp;Petit découvrir, étant unè montagne tres-d'un^ dc fans arbre, que lon peut voir toutenbsp;Villi'nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;don eft au deifus.
Pïufanias dit que 1Anchefmus eft une ^ jl ?Soe qui neft pas ï la veritébien grande,nbsp;f, 'emble quil veuille dire par la, quil doutcnbsp;la doit appeller une montagne, pliitótnbsp;evjï® eminence, ou un rocher. Strabon toutnbsp;quil eft, faifant mention desnbsp;tiig/^Snes de de l'Attique ne parle point dAn-Petit'^ir ^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;meritant pas pour fa
tiiQmais ce neft pas de la que je tire dg Q]nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;argument, il faut quelque chofe
quot;Itii fdlide. Je dis done que la montagne Pcu f chemin de Raphty a Athenes-unnbsp;oil pft f droite, ou, ft vous voulez, cellenbsp;de ig Monaftere de Medelly que Monfieurnbsp;a dp ^'^.dletiere appelle Ie mont Anchefmus ,nbsp;^etit f ''^ös dAthenes, eft fans contredit Ienbsp;'otiteftnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;raifons que lon ne peut
qui 1 dor. Lune eft Ie nom même de Pentely, dte a *nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^ prefent. Ne nous en fiant pas mê-
qugqu'on nous en avoit dit a Athenes lorf-a lómes a nótre retour au Convent qui eft 6c Jjjontagne, nousdemandames a 1Abbénbsp;tiaftgf Calqyers comment sappelloit leur Mo-qiiilj^: Ils nous dirent tous unanimementnbsp;Jleii- n ^PP^doient Monafliri ton Pendelt-, amp; cenbsp;gairgdd® oos Francs, ou quelques-uns du vul-Ou lesGrccs, qui prononcent Mende-d'onbsp;nbsp;nbsp;nbsp;pourtant que Ie mê-
ïffufp ^ oorrompu. Nous voulumes auffi être r- des Carrières dou Pon tiroit ancienne-
72. Defcription des Antiquitez ment Ic marbre, amp; un Caloyer nous y raen^'nbsp;Elles font une deini-lieüe plus haut que Ie Convent, amp;: proche dune belle grote de petrific^'nbsp;tions, OU deau congelée, ce qui eft fort cuti'nbsp;eux., Un voit tout joignant lendroit oü oigt;'nbsp;été taillez les marbres qui s'employoient pot'*nbsp;les Temples dAthenes; amp; ainfi ce quejavaigt;-ce neft pas une fimple conjedture, mais un^nbsp;chofe de fait. Pour ce qui eft de la chafle'nbsp;cllc ny manque pas ; mais Ie mont Pain/nbsp;quil iie faut pas confondre avec Ie Parnafl^fnbsp;amp; qui eft celui que nous paflames en venannbsp;de Thebes, en eft bien mieux fourni, ce q^^nbsp;Paufanias a bien remarqué Si celui qui *nbsp;communiqué fes memoires a M. de la GuiH*^-tiere, avoit confulté Monfieur Giraud, il 1^Jnbsp;auroit bien averti, mais il fuyoit fa renconP^nbsp;par une politique fort delicate, fonik furnbsp;tnour C7' l'interefi de fa Patrie, qui faifoientnbsp;effet dans fon caeur, dont il fembloit que Girai*^nbsp;fe fut dépc'üillé, ¦voulant faire les affaires d'^\nbsp;Nation qui venoit de fe detacher de la bannidnbsp;de France. Jaurois crü quétant fi fcrupuleuXjnbsp;il fe feroit du moins abftenu de traiternbsp;une perfonne quil na jamais vü, amp; quil ®nbsp;pouvoit connoitre que par Ie rapport denbsp;ennemis, qui lui en ont fait un portrait ffnbsp;fidele, comme dun hom me fort interelTé,nbsp;mant les plailirs amp; Ie jeu. amp; voulant Mnbsp;fneas dans Ie monde. Quoiquele Confulö''nbsp;raud foit de Lion, amp; quil mait fait biennbsp;amitiez durant mon fejour a Athenes, lapa^FLnbsp;amp; 1eftime que jai pour, lui mintereflent mo'
^ defendre fa caufe, que Ie deplaifir de la vertu amp; Ie merite injuftement perfecute'Znbsp;fa perfonne. Je ne veux pas même blame'«nbsp;facilité de nótre Auteur, mais la malice^nbsp;ceux qui lui en ont donné de fi faufl'es
-ocr page 87-de la Ville d'Athenes.
li
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cureufe affaire qui auroit tourne a fon
nialh, av
OüKr^'^^'^ Giraud efl Francois, amp; na jamais (, lt;ÏUil létoit. II a roujours fervi la Fran-autant dhonneur amp; de ^ele, qued'in-^ nation pendant quil en avoit lepouvoir, ennbsp;^ ^f^ant la charge de Conful de nótre Nationnbsp;'jaenes. Meffieurs de la Haye nos Am-, Udenrs en Levant nen avoient jamais ennbsp;Pq P'aintes; au contraire ils lui témoignoientnbsp;'^^nt par leur bonne volonté amp; pat leursnbsp;confiancc quils avoient en lui. Une
Pj^ntage, sil avoit eu des amis a la Cour de (.^nce qui euifent pü reprefenter foninnocen-ijy ui fit perdre Ie Confulat, amp; la chofe ar-* de cette maniere.
Uug !I Capitaine Provencal qui commandoit Fartane , amp; étoit venu charger au portnbsp;les danrées du pays, eut quelques paro-(1q ®''^ec lui, amp; fans refped de fa charge luinbsp;l^ntia un dementy. M. Giraud, qui jufques-eu patience ne put fe difpenfer de luinbsp;Pij un fouflet; mais ce fouflet que Ie Ca-P|.*'ne avoit li bien merité fit grand bruit ennbsp;fg*nce; car Ie Provencal ètant de retour, amp;:nbsp;^ Au*'nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;plaignit par tout quil y avoit
inpy uenes un Conful violent , imperieux amp; ejj^Pportable, qui traitoit les marchands plutótnbsp;avoit ' q^^u Conful, amp; que lui-même ennbsp;d'ho^ nlTuyé Ie plus grand affront quunhommenbsp;qui ^^®nr pouvoit recevoir. Quelques gensnbsp;cW® Juulurent procurer de 1avantage par lanbsp;k Q ® du Conful, pouflerent eet homme irriténbsp;i]nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;plaintes a la Cour. 11 Ie fit,
fort nbsp;nbsp;nbsp;P®® malaifé de Ie faire paffer pour
par les depofitions des gens dc fuljj Le Confeil Ie priva done du Con-Cgp p le cita pour en venir rendre compte.nbsp;^ ttdanr pour ne pas lailler fa place vuide.
-ocr page 88-il accorda des Lettres de Confu' au SieurFran* ^ois Chataigner de Marfeille, qui vint prendrenbsp;podeliion de cette charge, amp; fignifia au Sieurnbsp;Giraud fes parentes, amp; la fentence de citation-Notre ami fe difpofoit a y obeïr, mais il ncnbsp;put refifler aux tendrefles amp; aux pleurs dunenbsp;femme amp; de quatre enfans qui ne pouvoientnbsp;vivre fans lui, ni fupporter les frais amp; la fatigue duti fi long voyage. II crut qifil lui fut-firoit dallerfe juftifier a Conftantinople devantnbsp;IAmbafladeur de France. Cliataignicr 1/nbsp;fuivit, amp; Monlieur I'AmbafTadeur connoilTantnbsp;1innoccnce du premier, lautorité que Ienbsp;fecond avoitacquife par fes lettres, les lailfoitnbsp;dans 1embarras. Enfin après s'êtrc confumeZnbsp;en frais de voyages amp; de procez ils saccom-moderent enfemble, amp; cxercerent cette chargenbsp;de focieté pendant quelques années. Lam-bition de commander leul femblc être naturellenbsp;a lhomme, amp; elle éclate auffi bien dans lesnbsp;petites compagnies que dans les puiffantes Re-publiques, oü les loix seftorcent de la brider.nbsp;Le Sieur Cliataignier ne voulut plus de compagnon , amp; le Sieur Giraud sétant ruiné Unbsp;premiere fois a lui tenir tête; fe trouva danSnbsp;limpuiflimce de lui difputerdavantagele terrain-Cependant le Comte de Winchelferay Ambalf*'nbsp;deur d'Angleterre a Confantinople fgachant f*nbsp;difgrace, lui envoya des Lettres de Conful denbsp;Ia Nation Angloife. Ce fut un pur motif denbsp;leftime 8c de I'affcdion qu'il avoir pour lui»nbsp;qui l'obligea de lui donner cette chargenbsp;fans en être follicité. Je le puis alfurer hai'di-ment, 1ayant fyu eet hiver de la propre boU-che du Comte qui me fit lhonneur de me'*nbsp;entretenir. Ce nétoit pas fe dépoüiller de*nbsp;fentiraens dun bon Francois, que daccept^'nbsp;uil emploi qui pouvoit 1aider a 1entretenie
«ans un lieu oü il avoit déjatantd'atachemenr.
Pcrfonne n'en eft plus capable que lui, obligation des antiquiteznbsp;donbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^ Athenes, que nous nau-
iiy a den de fi naturel que davoir de la ^narité pour foi-même , amp; lon feroit injuftcnbsp;nen avoir pas. Mais il aiine, dit on, lesnbsp;P'airirs 8c Ie jeu. Cela ne feroit pas fort fur-Pfenant quil les eut airaez lorfquil étoitjeune.nbsp;7* ieuneife Franqoife y eft alTez portee, 8cnenbsp;^ cache pas trop. Quelques-uns coramen-^^nt de deyenir fages a trente ans, 8c dau-''5* ne Ie deviennent jamais. Mais Athenesnbsp;j «ft pas une'Ville de debauches , on y eftnbsp;par habitude, ou par neceffité , amp; lonnbsp;j y fïait ce que ceft que Ie jeu. Car quelsnbsp;jntieurs y auroit-il ï Athenes i Les Turcs ninbsp;«s Grecs nentendent pas nos jeux , 8c ne fenbsp;jP'^cient pas de les apprendre. Pour les Francs,nbsp;Q font en fi petit nombre, quil ny a pas de-i'ioi en faire une Academie. II ny avoit lorf-nous y étions, que les deux Confuls, quinbsp;fe voyent quen des vilites ferieufes; quunnbsp;«¦¦s Capucin, un Arquebufier Franqois, 8enbsp;^~«^ques valets. Je finis ce difcours; en vousnbsp;,tant que Ie Conful Giraud eft tres-honnêtcnbsp;^omtne, qui ne merite den moins que desnbsp;Q'^fnrcs de cettc nature, ll f^ait Ie Turc, Ienbsp;pfcc vulgaire 8c 1Italien, auffi bien que Ienbsp;q ®'^Sois ; 8c il entend de plus , Ie La-pj^.* Ie Grec literal , lHilloire , la Geogra-p 8c les antiquitez du pais. Jefperc qu'ilnbsp;de^i* donnera un jour une defcription exadlcnbsp;jjj Moréc, que je vids ébauchée entre fes
^ tv nbsp;nbsp;nbsp;--------
Süil'°® avons
lan découvettes dans fix mois de fejour, 5 un feeours femblable. II nous mena lui-«Qie voir ce quil avoit obfervé dans la Villenbsp;D znbsp;nbsp;nbsp;nbsp;8c
n*^ti rtUic ron'iVilp niiplni
-ocr page 90-'Defeription des Antiquite'Z amp; dans la Citadelle , dont je vais vous donnernbsp;mes reraarques, commen^ant par la dernierenbsp;qui eft Ia plus ancienne amp; Ia plus confiderable.
La Citadelle dAtheneseft ce que les anciens appelloient Mropolis, amp; auparavant Cecropia,nbsp;du nom de Cecrops qui en avoit fait une petite Ville. Elle eft batie fur un roe efcarpé denbsp;tous les cótez, ft ce neft au couchant par oünbsp;]on entre, oü la montée neft pas fort mau-vaife; auffi les murailles font plus hautes 62nbsp;plus épailTes de ce cóté-la. Au -Levant amp; atinbsp;Midy elles font deux faces dunquarré, lereftenbsp;neft pas ft regulier, amp; saccoinmodeauxpointes amp; au circuit du Roclier: Elles ont douzenbsp;cent pas ordinaires de tour: mais au bas de Ianbsp;collinc on void diftindtement les fondemensnbsp;dune autre muraille qui lenvironnoit prefqucnbsp;toute, amp; la rendoit d'un abord plus difficile.nbsp;Les foldats de la garnifon nc font veritable-nient que de fimples mortepayes, qui y ontnbsp;leur logement 8e leur familie; mais ils nontnbsp;jamais eu lambition de vouloir pafler pour Ja-nüTaires. On f^ait que cette milice de lEm-pire Othoman neft jamais employee pour lesnbsp;garnifons. Le nom que lon donne a ces foldats eft Neferjdes, ou Jfarlides en Ture, 8e C4-ftriam en Grec. Dès quil eft nuit on les entend faire la ronde 8e crier a gorge deployée,nbsp;pour raontrer quils ne dorment pas. Les voitfnbsp;que nous avons fouvent entendues netoientnbsp;pas de leurs enfans quils envoyent a leur place, mais dliommcs fails; Auffi ne fouffriroitonnbsp;pas parmi eux ime femblable licence , qu*nbsp;pourroit leur attirer quelque furprife; car ft®nbsp;font tofijcurs en defiance des Corfaires Chretiens, qui tont détranges ravages dans les village?nbsp;voifins. Depuis quils en ont fi fouvent desnbsp;-nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;alar'
-ocr page 91-de la Ville d'Athenes. 77
^Isrines, on ne manque pas de fermer les por-Jes de la ville; quon laiffoit autrefois ouver-Ss toute la nuit.
Nous eümes aflez de peine S obtenir laper-^iflion d'entrer dans la Citadelle , Ie vieux ,83, qui étoit affez ami des Francs en ayantnbsp;chafle, 8c celui qui en avoir la garde de-pis fept OU huit mois, doutoit sil nous ynbsp;'*3ifferoit entrer, paree quils craignenttoüjoursnbsp;nous ne foyons des efpions. Nous en vin-a bout par un vieux Officier de Ia Citadellenbsp;étoit fon confident , amp; il lui reprefentanbsp;S'^on nen avoit jamais refufé lcntrée auxnbsp;'tancs. Nous en fümes quites pour deuxnbsp;®^Mes de café a lAga Haly Deli, 8c une inbsp;Ijotre folliciteur. LAga eft un homme de peanbsp;p mine, 8c qui noferoit pas faire ie méchant;nbsp;.On predecelfeur ayant cté poufie a bout parnbsp;es Grecs dAthenes, qui 1ont fait condamnernbsp;pe grofies amandes, 8c Tont depofledé de fanbsp;psrge, pour avoir favorifé Ie Vaivode qui lesnbsp;'tatinifoit. Ils en ont fait encore pis a troisnbsp;J'^tes des principaux Agas dAthenes, qui leurnbsp;^Ofcitoient tons les jours de mechanics affairesnbsp;^our avoir leur bien. On leur vouloit aufiinbsp;?ottre un nouvel impót fur les marchandifes,nbsp;j '^omme ils ont toüjours aimé la liberté, ilsnbsp;p'^^rent a la fin Ie mafque, 8c deputerent anbsp;jOnftantinople les deux fferes Limbona mar-nands des plus accommodez de la Ville. Ilsnbsp;prtejent les plaintes des Grecs, 8c les preuvesnbsp;P® violences quon leur avoit faites, au Ke-Chef des Eunuques noirs , a qui Ienbsp;^J'^nu dAthenes appartient. lis obtinrent toutnbsp;^0 quils voulurent, firent mettre quelques-unsnbsp;Ie oes Agas en galere, les priverent de routesnbsp;^1 S^3rges, 6c les firent bannir dAthenesnbsp;OS Limbona y revinrent triomphans avec unenbsp;D 3nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;grande
-ocr page 92-78 Defcription des Antiquitez grande mortifications des Turcs. Quelques-unSnbsp;même des principaux Grecs qui trahilFoientnbsp;1intereft commun, apprenant leurdifgraceno*nbsp;ferent plus paroitre, entrautres Jani BeninzC'nbsp;lo qui sétoit retiré au Convent dePendeli. Uttnbsp;des plus confiderables de ceux qui conduifoientnbsp;cette grande intrigue difoit un jour au Con-ful Giraud, fur ce quil témoignoit de leur fef'nbsp;meté amp; de leur hardiefle i sen prendre au3tnbsp;plus puilTans de la Ville: Voyez-vous, dit-ilgt;nbsp;nous avons toiijours cté broüillons, mais vousnbsp;fgavez que nous nayons jamais püfoulfrirceu*nbsp;qui prenoient de lautorité fur nous, amp; que cenbsp;ne font d'ordinaire que nos meilleurcs tête*nbsp;que nous avons condamnées au banniffcmentgt;nbsp;Lair du pars porte, cela, amp; cell une partienbsp;de lheritage de nos ancêtres que 1amour dsnbsp;la liberté. Nous en vicndrons a bout, nou*nbsp;en düt-il coüter a chacun la moitié de nótrenbsp;bicn. La fuitc a moiitrc quil difoit vray.
La Cnadelle eft prefque a une égale diftaij' ce de deux eminences; lune (jui eft de la mé'nbsp;me hauteur de la Citadclle, amp;afonSud Oüeft*nbsp;a la portee dun fauconneau, eft k Mufeuntnbsp;Lautre eft Ic mont Anchefmus quelle a aUnbsp;Nord-Eft , amp; il eft li rude , quil feroit fortnbsp;difficile, dy monter des piecesd'artilleriepoutnbsp;battre la Ville amp; la Citadelle; outre qu'il n/nbsp;a point de terre-plain defius, amp; quecenefontnbsp;que des pointes de rocher, fur lun defquelleSnbsp;eft une Chapelle dAgios Gcergios, oü étoitnbsp;autrefois la ftatuë de Jupiter Anchefmien. Lenbsp;bas de la Ville eft ap Nord de la Citadelle, ^nbsp;quand on vient du cóté de la nier, elle en eftnbsp;fi a couvert, quil ne femble pas quil y aitnbsp;dautres raaifons que celles de la Citadelle,nbsp;quelques autres fort chetives vers Ie pied.nbsp;qui eft pcut-être caufe que plufieurs petfonne^
p6
-ocr page 93-de Ia Ville d'udthenes.
79
1ayant vü qne de la mer, ont crü qu'il no que Ie Chateau amp; quelques chaumiercs,nbsp;'-omme du Pinet amp; Onelius fe Ie font imagine Cette fituation lui eft avantageufe pournbsp;fanté de fes habitans, Car comme Ie climatnbsp;chaud, il vaut beaucoup mieux qu'ellc !foitnbsp;^'Pofée aux fraicheurs de la Tramontane ,nbsp;^^aux ardeurs du Midy.
En dedans de k premiere porte nous vimej bas relief de deux figures qui fe donnent lanbsp;^^in. Ceft peut-être un mary amp; une femmenbsp;fe difent Ie dernier adieu, comme on Ienbsp;''oid quelquefois fur leurs tombeaux ayec Ienbsp;de VALE en Latin, amp; XAIPE ennbsp;^fec. Sur la feconde on void un traverfierdenbsp;^arbre, OU fe lit une infeription dun certainnbsp;pavius SeptimiusMarcellinus, qui avoitrebMnbsp;portes de la Ville a fes dépens. Quand on a paf-Y Ce portail, on découvre quelques fondemensnbsp;anciens Propylées, ou dun avant-portailnbsp;marbre, qui étoit fi fuperbe, quonyavoitnbsp;5®Pcnfc plus dunc million décus. Surlatroi-cine porte eft un aigle de marbre antique ,nbsp;*''^tquc de la domination des Remains, qui ennbsp;cté autrefois les maitres. Aprés que lonnbsp;J Palfé Ie veftibule, amp; qu'on eft entré tout-a-dans la Citadelle, on trouve amaindroitcnbsp;Temple que Paufanias y a marqué fort pre-p'bment. Je métonne que Monfieur de lanbsp;uilletiere nait pas remarqué celui-cy qui eftnbsp;Ie grand clierain. Ceft fans doute quilnbsp;dabord fi frapé de la vüederaugufteTcm-Pc de Minerve, quil ne fongea pas au reftc.
*®die, jtgée fe precipita* Nous y mon-D 4 nbsp;nbsp;nbsp;tames
^ petit Temple eft done celui que Paufaniay TPellc le Temple de la Viftoirc fans ailes,nbsp;a'igt;/«cns vióUr'u , comme Amafseus le traduitnbsp;' Un mot nouveau. 11 eft bati prés de lamu-
tames aufli, mais Ienvie ne nous prit pas dc faire la même folie que lui. En voici rhiftoi-rc en peu dc mots. Egée regardant tous leinbsp;jours sil ne verrolt point revenir fon filsThe-fée, qui étoit alle combattre le Minotaure denbsp;Crete, amp; qui lui avoir promis que sil revenoitnbsp;viftorieux il changeroit fes voiles noires cndcsnbsp;blanches, vid un jour arriver cc vaifleau aveCnbsp;des voiles noires quil avoir laiflees a caufe de lanbsp;Perte dAriane, fans fonger a ce quil avoitnbsp;promis a fon Pere; ce bon homme simagin*nbsp;;ue Ion fils étoit mort, amp; fans en attendrcnbsp;c nouvelles plus certaines il sabandonna anbsp;fon defefpoir 8c fe prccipita dcs creneaux deflusnbsp;les rochers qui font au bas. Ceft appareffi'nbsp;ment k caufe de cela quils avoient bati cenbsp;Temple aupres du même lieu; car comme lanbsp;Vidloire eft ordinairement reprefentee aveCnbsp;des ailes, il fembloit que celle dc Thefée nennbsp;avoir point, puifquc le bruit nen vint poin*nbsp;a Athencs avant fon arrivée. Cc Temple eftnbsp;dordre lonique avec dc petites colonnes cane-lees, 8c la frife chargée dun bas relief dc pc'nbsp;tites figures daflez bonne main, dont il y eonbsp;a une aflife, 8c neuf ou dix de bout devant 8^nbsp;derrierc. Il na quenviron quinze pieds denbsp;large, 8c il fert maintenant au Turcs de ma-gafin a poudre.
Vis-a-vis a la main gauche du chemin f® void encore un bel edifice, que quclques-unsnbsp;prennent pour 1Arfenal de Lycurgue. Peut'nbsp;être ont-ils leurs raifons, 8c jay les mienne*nbsp;pour ne le pas croire. Je tiens done que ceftnbsp;un Temple, paree quil a une fagade 8c uunbsp;fronton comme les autres; 8c il ne faut qu®nbsp;voir ce quen dit Paufanias, 11 y a, dit-il»nbsp;au de la des Propylées a la main gauche I't»
fe
Prend en dautrcs endroits, amp; ceft ce quï
J'ires de Polygnotus; car je crois bienpouvoir fsduire, Ie mot otkïma dont eet Auteur fenbsp;-ft. pour un Temple, comme on void quil
lo-
i.l'ines , paree quétant plus hautes de toute
j-^Pond au mot Latin Mdis. II parle irame-^'^tement aprés de celui de la vidloire fans , qui na que Ie chemin entre deux. IInbsp;jUdordre Dorique par dehors, mais les counties qui Ie foütiennent par dedans font f''
la
j?!nbris, la proportion de iordre lonique qui jyjt Ia colonne plus haute que Ie Dorique,'
np^iffeur de larchitrave pour en foütenir lo
Pou nbsp;nbsp;nbsp;moins qui ne dura que trop
par
convenoit mieux. Veritablement, sil na été larfenal des anciens Grec , il létoitnbsp;P'^enu des Tures daprefent , car il ny a quanbsp;ngt ans qu'il étoit plein de poudres öc d'ar-jtes a la Turque. Ifouf Aga qui commandoitnbsp;® Chateau demeuroit deifus dans un bali-ffnnt -a la moderne. II étoit ennemi juré desnbsp;pscs. II leur voulut un jour ruiner une pe-'te Eglife appellee S. Dimitry, qui eft au piednbsp;jln Mulée , a la vüe du Chateavi hors de la Ville.nbsp;* difpofa une baterie de deux ou trois piecesnbsp;canon , qu'il devoit tircr Ie lendemain fousnbsp;ffntexte de quelque Fête qui fe faifoit entrenbsp;p® Tures. Tout étant concerté pour cela ,nbsp;^II» fe repofer, mais ce fut un repos qui ne
' . nbsp;nbsp;nbsp;J-- ____J----- nbsp;nbsp;nbsp;---- A---
f lui, car Ie feu sétant mis aux poudres nn coup de foudre, tout cebatimentfautanbsp;n 1 air, gj 1emporta ft loin lui amp; fa familie,nbsp;^ °ti nen a jamais eu de nouvelles. II nynbsp;ftuune de fes filles, qui par bonheur pournbsp;'n je trouva dehors, amp; qui eft prefentementnbsp;®fiée a un Turc dAthenes. Lc lendemainnbsp;: ?t'n on trouva des fteches 8c des boucliersnbsp;tuftu'a une fteuë de la par la campagne. Lcnbsp;D 5nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;bat
-ocr page 96-bas du batiment qui étoit de fortes muraillc^ de marbre refifta, mais elles furent fcnduës £¦?nbsp;quelques endroits du haut en bas, jufques *nbsp;y pouvoir pafler la main. Une porte fort fo'nbsp;lide en fut mile hors de fon niveau. Les inaf'nbsp;ques de ce defaftre fe voyent encore, amp; olgt;nbsp;ny a pas rebati depuis; quoique l'Aga da-pi'S'nbsp;fent ait quelques chambres baffes prés de 1* gt;nbsp;oü il ticnt fes femmes. Les Grecs depuis cenbsp;tems-Ia appellent 1Eglife qui a été caufe, a ccnbsp;quils difent, de ce miracle , S. Dimitry I®nbsp;Bombardier.' La tour qui eft a la gauche ddnbsp;Temple eft fort élevée, amp; ceft oü quelqueS'nbsp;uns croyent quétoit placce la ftatuë de PallaSnbsp;quon voyoit depuis Ie promontoire de Suni'nbsp;um éloigné dune journée dAthenes. Cc ne*nbsp;pas un ouvrage antique, amp; il nen faut poiu^nbsp;dautres preuves, ftnon quelle eft fur les fon'nbsp;demens de Iaile gauche du Temple, quifcloUnbsp;lordre de lArchiteöure doit être égale a cellenbsp;de lautrc cóté , auffi y void-on vers Ie basnbsp;refte de la fabrique ancienne different^ de cell®nbsp;qui eft au deflus.
Nous nous hatames dallcr voir la grande Mofquée, qui étoit autrefois Ic Temple de Mi'nbsp;nerve, comrae Ia plusconfiderablcpiece denbsp;Citadelle. Sa vüë nous imprima certain refpetii^nbsp;amp;nous demeurames long-tems a Ie conliderec»nbsp;fans laffer nos yeux. Je louhaiterois que voU®nbsp;euffiez autant de plaifir a lire fa defcription rnbsp;comme jcn ai eu a voir routes fes beauteïgt;nbsp;amp; je tacherai de vous en donner quelque idé®nbsp;qui vous puiffe fatisfaire.
Paufantas appelle ce Temple Parthenon'. paree qu'il étoit dedié a la Déeffe Minerve qf*nbsp;faifoit profeflion de Virginité. 11 a deux fo'*nbsp;plus de longeur que de largeur, amp; toutnbsp;tout regne un corridor, ou li vous voulex u**
oftique foütenu de buit colonnes i la facade ^ mutant au derriere, Sc de dix-fept auxcótez,nbsp;'' contant deux fois celles des angles , ccnbsp;fait Ie iiombre de quarantelix. AudevanE
du
Co
de
Temple clt un pronaos, ou parvis couvert .''nime ]e Temple, qui tient prcfque Ie tiersnbsp;toute la fabrique. LOrdrc eft Dorique,nbsp;^ les colonnes font caneldes Sc fans bafe, IInbsp;quon y ait mis les degrez fur lefquelsnbsp;1font élevées, comnic pour tenir lieu denbsp;afes. £]]g5 Qjj). pieds de Roi de haur, Scnbsp;^ï'fcpt öc demi de tour vers Ie pied, Lin-^''colonne, ou 1efpace qui eft entte chaquenbsp;olonne eft de fept pieds quatre pouces. Ainfinbsp;, Icingucur du batinient avec les portiques eftnbsp;^ deux cent dix-huit pieds, Sc la largeur denbsp;^quot;quot;ante-huit Sc deray. Mais la longueur dunbsp;Sc du pronaos feuls fans les corridorsnbsp;de 158, pieds, Sc la largeur par dehors dcnbsp;.1- Sc la ncf feulc fans Ie pronaos a pat de-?Qs 90. pieds de longueur; a quoi fi vousennbsp;Joütez fix OU fept pour ia reduire aux piedsnbsp;¦utlienes, qui étoient dun poucc plus petitsnbsp;les notres, avec trois ou quatre pieds pournbsp;..quot;'uraille, il fe trouvera quil étoit de centnbsp;f'^ds au compte des Atheniens; ce qui eft lanbsp;, pour laquelle on appelloit ce Templenbsp;, ceft-a-dire un cdifkc de centnbsp;Ainli il neft pas beloin dexpliquernbsp;'quot;ot en un fens éloignédelalettre, eommenbsp;Harpocration Sc Suidas, qui afturent quonnbsp;ainfi nomme , non pas pour fa grandeur,nbsp;denbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fa beauté Sc fymmetrie, Le baut
gj *a facade que les Grecs appellent 1Aigle , quot;os Arebiteftes Ie Fronton, eft chargé d^unenbsp;jQ?Pe de belles figures de marbre, qui pa-Jq derr bas grandes eomme nature. Ellesnbsp;dc relief enücr ^ 8c raerveilleufemcnt tóeranbsp;D 6nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;tn»-
§4 Defcription des Jntiquitez travaiüées. Paufanias nen dit autrc chofe, finonnbsp;quecette fculpture concernela naifiance de Mgt;'nbsp;nerve. Je voudrois vous en pouvoir donner Isnbsp;portrait exaft,maisdu moins en voicila penfée»nbsp;Jupiter qui eft fous langle fuperieur du Fronton , a Ie bras droit calJé, dont il tenoit app^^'nbsp;remment Ie foudre. Ses Jambes font unnbsp;écartées, parceque fans doute on y avoitplassnbsp;fon aigle, Quoique ces deux caraderes Isinbsp;inanquent, on ne laifle pas de Ie reconnolttsnbsp;a la barbe amp; a la Majefté que Ie Sculpteur F'*nbsp;a donnée. II eft nud, comrae on Ie reprefen-te Ie plus fouvent , amp; particulierement F*nbsp;Grecs, qui faifoient pour la plupart leurs figU'nbsp;les nuës. A fa droite eft une ftatuë qui a 1*nbsp;tête amp; les bras mutikx, habilléc jufqu'anbsp;jambe , laqiielle on peut juger être une vidoi'nbsp;re, qui precede Ie chariot de Minerve, don*nbsp;elle conduit les deux chevaux. Ils font lou-vrage dune main aiiffi hardie que delicate»nbsp;qui ne 1'auroit pas peut-étre cede a Phidias»nbsp;ni a Praxitele, ft renommez pour les chevauX-II femble que 1on void dans leur air un certain feu amp; une certaine fierté que leur infpirsnbsp;Minerve dont ils tirent le char. Ellc eft afft'Snbsp;deffus plutót en habit de Déefte des Science®nbsp;que de la guerre , car elle neft pas vêtuënbsp;guertiere, nayant ni cafque, ni bouclicr, i)'nbsp;tête de Medufe fut la poitrine. Elle a 1aknbsp;jeune , amp; fa coifure neft pas differentenbsp;celle de Venus. Une autre figure de femme»nbsp;qui la tête manque eft aflife derriere elle, avc*'nbsp;«n enfant qu'elle tient fur les genoux. Jenbsp;Tous dirai pas cc que ceft, mais je neus P**nbsp;de la peine a reconnoitre les deux fuivant®*nbsp;qui font les dernieres de ce coté la. Ceynbsp;PEnipereur Hadden affis amp; demi-nud, amp;nbsp;de lui fa femme Sabine, femble quilsnbsp;¦ ¦ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;...... gaf
-ocr page 101-prdent tons deux avec plaifir Ie triomphe de « Oéefle. Je ne penfe pas quon ait pris gardenbsp;®yant moi a cette paiticularité , qui meritenbsp; etre remarquéc.
A la gauche de Jupiter font cinq ou fix figu-dont quelques-unes ont perdu la tête, amp; apparerament Ie eerde des Dieux, ownbsp;pPiter veut introduire Minerve, 5c la fairenbsp;^'^onnoltre pour 1'a fille. Ainfi voila un petitnbsp;ornmentaire fur Paufanias. Le fronton ditnbsp;erriere reprefentoit felon le même Autheur lanbsp;~upute queurent Minerve amp; Neptune pournbsp;^ oinrner la Ville, mais toutes les figures en fontnbsp;J^'nbées, excepté une tête de cheval marin,nbsp;êtoit la monture ordinaire de ce Dicu. Cesnbsp;Sures des deux frontons nétoient pas fi an-!®nnes que le corps du Temple bati par Peri-gt; 5c il nen faut pas d'autre Argument,nbsp;celui de la ftatuë dHadrien qui sy void,nbsp;^ le marbre qui en eft plus blanc. Tout lenbsp;yftc n'a pas été touché. Au dedans du por-Ij'lvie , fur la raurailk même du Temple elïnbsp;frife chargée dun bas relief auffi ancien,nbsp;le batiment. La bofle en eft moinsrelcvécnbsp;celle des fiecles fuivans, mais elle nelaiflcnbsp;d'etre fort galante. F.lle reprefente desnbsp;V^cefllons, des facrificcs 6c autres ceremoniesnbsp;anciens Atheniens. En dehors de la galerienbsp;^^Snent auffi tout autour fur ia frife, des car-°^jches oü fe voyent des figures de demi-bolTe,nbsp;^ domptent des chevaux, ou qui combattentnbsp;des Centaures; mais elles font la plüpartnbsp;{ ^lées. Monficur Ie Marquis de Nointel fitnbsp;j, deffigner lorfquil paffa a Athenes. Sonnbsp;y travailla deux mois, 6c faillit a synbsp;Ifïs yeux, paree quil falloit touttirerdcnbsp;haut, fans échafaut,
^ous vimes foiis le portique du cóté de Ia D 7nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fajade
-ocr page 102-facade ime petite colonne avecune infcriptioTï de chaque cóté que je vous donneray aveCnbsp;les autres. Lune eft en lhonneur d'un certain Lucius Egnatius Vidor Lollianus Orateurnbsp;dAthenes, amp; I'autre eft dun Proconful de 1»nbsp;Grcce appellé RufiusFeftus, que Ie» Atheniensnbsp;avoient honoré du titre dAreopagite. C'é-toit un Romain de qualité, natif de la petitenbsp;VilledeVuIfinium, appellée prefentcmentBol*nbsp;fena fur Ie chemin de Fife a Rome , oü jaynbsp;trouvé fon epitaphe dans un marbre de Unbsp;Cefarini , en beaux vers Latins de fa fa^on;nbsp;ear il étoit bonPoëte, Sclon void encore quel-ques-uns de fes Ouvrages foüs Ie nom de Fef-tus Avienus. Les deux infcnptions fe ferventnbsp;mutuellement lune a Iautre; car celle de Rome dit quil a été deux fois Proconful, cellsnbsp;dAthenes mapprend Ie Proconfulat de Grecegt;nbsp;ll y a auffi prés de la un tres-grand vafe denbsp;marbre, qui étoit pcut-étre un tons de Baptê-me, du temps que les Chrêtiens en avoientnbsp;fait une Eglife; car pour avoir fervi de bené'nbsp;tier, il ny a pas dapparence, les Grecs nennbsp;tenant point dans leurs Eglifes. II eft vray quil^nbsp;font de Peau benite un jour de Iannée , inai^nbsp;aprés lon en emporte chacun chez foy. Le*nbsp;Turcs fe fervent a prefent de ce vafe pourunnbsp;refervoir, amp; pour y tenir de 1eau pour ceu*nbsp;qui entrent dans la Mofquéc; amp; même ils ontnbsp;pratique une citerne, qui semplit de lcau de®nbsp;toids fous Ie choeu.r., a faute deau de fon'nbsp;taine , car il ny en a point dans toute la Cit»'nbsp;del Ie.
Je dois avant que de palfer outre , donns^ un avis fur une erreur * de quelques Mod et'
negt;
* Meurfii Athem Attiu p, 1x6. it l* tiert p, XÓ8. e? zóp. ^
-ocr page 103-cle Ia Ville dJfhenes.
touchant ce Temple, fondez fur unc de ^¦''Ption mal exprimée 8c malentenduë, qnenbsp;^heodofe Zygomala en a donnée a Mattinusnbsp;y^fius, dans iinelettre Greque impriméedansnbsp;remarques fur la Grece en l'année. lyyy.
^ dit-il, h Pantheon, qui efi l'edifice U éleiié üquot; Ie ptus confiderable dAthemi, oknbsp;void de dehors les hifioirei des Grecs, e? prirt-j ^ernent celles qui regardent les Dieux, Entrau-/ar Ie grand portail, oh il y a deux chevauxnbsp;diroit étre vivans , amp; fe vouloir repaitrenbsp;p ^bair humaine. On dit qu'ils font louvrage dtnbsp;'V^^tele, oh il sefl furpaffé lui mime. O' ouilnbsp;^ «nné une ame a la pierre par une exprejpon finbsp;\^^*trelle. II ny rien de fi certain quii par-du Templede Minerve, amp; que cesdeuxnbsp;^yaux font ceux qui tirent fon chariot. Maisnbsp;j, ? pas raoins vray quil fe trompe delap-g un Pantheon , amp; apparemment ce Zy-gJ^ale étoitquelque bon Caloyer, plus f^avantnbsp;'On Breviaire que dans lHiftoire ancicnne;nbsp;lg*^.^*^tremcnt il nauroit pas ignore que cétoitnbsp;tonbsp;nbsp;nbsp;nbsp;de Minerve, par la conformité de
J ee que les Auteurs en ont dit; Outre que j Pantheons, ceft-a-direles temples dediez,nbsp;les Dieux, fe taifoient de forme ronde,nbsp;les ftatuës des Dieux fe legardaffcntnbsp;le$ unes les autres. De plus, les che-öe font point dePraxitele, puifquils fontnbsp;dHadrien, 8c quil a vêcu long-temgt;
Simon Cabafilas écrite au mëme (jg ^iir nctt pas plus f^avante , puifquil parlcnbsp;Plc ^'^^^ofquée, commeli ceüt été leTem-luj Dieu inconnu, au lieu que cétoit ce-'l't'n^ ^ Declfe la plus connuë de toutes cellesnbsp;itiQ quot; ®doroit a Athenes. Ces autels des Dieuxnbsp;'^nuj quEpimenides avoit drcffez, étoient
88 Dejcription des Anti quitez prés du port Phalere. Nous regardamesnbsp;foin fur Ie frontifpice amp; ailleurs, fi nous n/nbsp;trouverions point cette infcription , quon pf®'nbsp;tend que les premiers Chrétiens y ont fait®nbsp;en incmoire de eelle qui fournit a S. Paul 1®nbsp;fujet de prêcher aux Alheniensun Dieu quileutnbsp;avoit été incomiu jufques alors. Mais elle n®nbsp;sy void point, ni perfonne ne fe fouvient d®nbsp;1y avoir vüe. Cabafilas même ne dit pas qu nbsp;y en aitvu aucune de cette forte.
Quand nous fümesentrez dans lePronaoS» on nous fitremarquerune groffe pile de inaPnbsp;fonncrie, que Ie Keflar-Aga a fait faire poufnbsp;foutenir les foliveaux du couvert. On dit qu '*nbsp;y a depenfé deux mille piaftres, nayant ja'nbsp;mais-pu trouvcr une poutre traverllere all^*nbsp;grolTe en la place de celle qui manquoittnbsp;ce qui lui auroit évité cette dépenfe, amp; ce q^*nbsp;prouvc je peu dinduftrie des Turcs. II fa^'*nbsp;que je vous avoüe quétant cntré dans la Mo*'nbsp;quée, je ne fus pas étonné comme d'autreStnbsp;de fon obfcairité, quoi-quejobfervafle qtietou'nbsp;te la luraiere quelle regoit vient du fond q®^nbsp;les Chretiens avoient ouvert en faifant Ic chcet'trnbsp;amp;: quainfi du tems desPayens ce Temple na'nbsp;voit aucun Jour que celui qu'il pouvoit rec®'nbsp;voir par la porte, amp; qui safFoibliffbit en vc'nbsp;nant dans Ie pronaos, qui ne recevoit auff)nbsp;clartc que par Ie premier portail. Je ne vo®'nbsp;lus point critiquer Ie deflein de 1'Architect^nbsp;Itftinus, qui 1'avoit bati ; J'aurois même ®t®nbsp;plus furpris dy voir des fenétres, quil eftbi^®nbsp;plus difficile de trouver dans les Temples a®nbsp;eiens. Mais eft-il poffible quils fiffent 1®®nbsp;Temples fans jour ^ Oüy fans doute,nbsp;voicy dautres exetnplcs. Le Pantheon de Pnbsp;me na qu'un trou rond au delRis du donj®^nbsp;par oü le jour entre, 6c apparemment ^
-ocr page 105-fees y ont fait dans la voute fans aucunc
j de la Ville dAthenes. %9 ^f^quc Ics Chretiens Tont reduit en Eglife,nbsp;a été fait. Dans la même Ville il y anbsp;«ux petits Temples toutentiers, qui fontpro-tie Santa Maria in Cofmedin; 1un eftqnar-j,® iong, amp; fert dEglife aux Armeniens, amp;nbsp;/Wre eft rond , tons les deux ne recevantnbsp;pjourquepar Ia porte. Nous avons aufiinbsp;®öiarquée en parlant dc Spalatro , qu'il y anbsp;. ®tix Temples entiers, l'unoöogone, amp; I'au-® quarré, qui nont de même de la himieienbsp;par la porte. Et fans aller plus loin qu'a A-'^®nes, il y a Ie Temple des Thcfée qui ne re-witdejourque par denxoutroistrous, que les
J.'f'tnetrie, lorsquils sen font voulu fervirdE-gt; amp; lon reconnoit bien que du tems des ffeiens il ny en pouvoit ven ir que par lefeulnbsp;rtai]. Et la Tour ou Ie Temple des Ventsnbsp;. a jamais CU que paries deux portes, quiynbsp;^?foiflcnt. Remarquez auffi ce que je vousnbsp;bien-tót du Temple de la Fortune, dentnbsp;hrte fait mention : caril ne park que des por*nbsp;Je pourrois en apporter dautres preuvesnbsp;j ® je paffe foüs filence ponr neme pas rendrcnbsp;j.fjruycux. lis simaginoicnt fans doute quenbsp;j ®°kurité avoit quelque chofe de plus majef-qnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;qui imprimoit plus derefpefta ceux
entroient dans cesTeroples. Geil apparem-de la queft venu lufage des kmpes dans deux facrez. Et ceft peut être la raifonnbsp;Ie dedans du Temple dc Minerve ni denbsp;|g®kc, nétoit pas orné de bas reliefs commenbsp;qgt;.^®dors, puis quils y euflent été inutiles,nbsp;j knt pas éclairez; comme l'a judicieufementnbsp;L^fqué M. Galand Antiquaire du Roy, quinbsp;qj \ ^ds dans fon voyage du Levant, 6c quinbsp;pas éloigné dc ma pénfée. Ce neft
pas
pO Dcfcription des Antifnitez pas que je voulitfe affurer que tous les TC'Ti'nbsp;pies des Payens fuflentdc même, ils pouvoie^''nbsp;avoir des raifons de les batir de diftcrcnj^*nbsp;inanieres, amp; peut-étre quil y avoir certain?nbsp;Dieux a qiii i!s les faifoient mieux édairezqu*nbsp;d'autres; comme cenx dApoIloir.
Au dedans de ce Temple on void tout aöl .tour deux rangs de colonnes de marbre, q'*nbsp;font line maniere de galerie. J1 y en a t-Vnbsp;en haiit, amp; 2.2. en bas , paree quon nen ^nbsp;pas mis devant la porte, pour ne pas einbaf'nbsp;rader Ie paflage. Les Tures y ont encot^nbsp;laiffé Ie daix de 1'autel qui y étoit du temP*nbsp;des Chretiens. Elks ont été tirées de quelqi'*nbsp;debris dun aufre Temple. A cóté tl y a u'nbsp;reduit maffbnné par les Tures, oü font deti^nbsp;petites colonnes de Jafpe j ik au milieu du TeiH'nbsp;ple fur Ie cóté gauche eft une tribune élev^^nbsp;iur de petites colonnes de marbre, ce qiii^'nbsp;toit fans doute la chaire du Predicateur.nbsp;de r?.tgt;tre cóté ü y êh a line faite 4 i'ufagenbsp;Tures , oü 1Iman explique lAlcoron ; cagt;nbsp;pour cette chaire de marbre qui eft au fonnbsp;du choeur, elle ne leur fert de rien. C'étonnbsp;la place de lArchevêque ; lots quil ofEcioi^'nbsp;Les autres Papas étoient affis, a cóté furnbsp;bancs de marbre.
Joignant cette chaire font les deux piert^* de marbre tranfparent qu'on nous a vouluft'^jnbsp;pafler pour un miracle de nature. J'en ay défnbsp;dit quelque chofe en parlaiit du Convent de/'nbsp;Lite. C'eft la pierre que Pline appelle Phenêigt;nbsp;au 36 livre de fon hiftoire naturelle. II 'jnbsp;uelle fut trouvéedans la Cappadoce du tettjnbsp;..e Neon , ik qui! en biitit un Temple ^nbsp;Fortune, oü pendant Ie jour il faifoit fortd^'nbsp;dedans, les portes ménie nétant pas
-ocr page 107-de la Ville d'Jthenes. p i t?* : ce qui-devoit étre bien curieux. On 3nbsp;quatre ou dnq trous a celles-cy, par ou Ianbsp;lt; ^liere paffe, amp; les rend un peu rougeatres.nbsp;lafs ccft pouffer 1hyperbole bien loin de comber cette rougeur a celle d'une efcarboucle.
enfin de nuit cette pierre na non plus dc ^tté quune pierre ordinaire.
. A cóté du choeur il ya quatre armoiresfer-ees de tables de marbre , queperfonne nofc ,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Les Titrcs difent quon fe hazarda
jour de Ie faire, 8c que celui qui lesouvrit , ,naourut , la pefte fe mettant incontinentnbsp;pNs dans la Ville. Monfieur 1AmbalTadeur dcnbsp;.jjance les auroit ncantmoins fait ouvrir, filesnbsp;. *'tcs fcrupuleux leulfent voulu permettre, 8cnbsp;^®Ut-étre y auro t-on trouvé quelques livresnbsp;ornemens dEglife que lesGrecs y tenoient.nbsp;j nous montra la place doü l'on avoit tirénbsp;Grangers de marbre quon avoit enleveznbsp;porter a Conftantinople, maisle Vaiffeaunbsp;^Ait. Le couvert du Temple étoit de grandesnbsp;^^fres quarrées a compartim'^P»^ ^ J'-pi en
encore quelques unes en bas qui fonttom-II y a dix-huit ans que Ie Conful Gi-efl i Athencs , mais il na jamais vü ni ieVnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Mofquée fut devenuë ce-
par les pelerinages des Muffulmans, 8c ^ plus vieux d'Athenes ne sen fouviennent
Poi
ut.
la
II n'y a pas même des lampes, a l^ierve d'une demi-douzaine quon tient dansnbsp;''^ftibule, Scquon apporte lorfquon fait lesnbsp;^fes de nuit. Ainfi il ny a aucun ornement;
au
eorriger Ie texte de eet Auteur en eet oitt'* les uns lifent foribus apeitis. er lesnbsp;tra
^ rej non opettis ; uü qu'il nj
'PeTti f*^^tii lire ainji, au hen de foribus
auroit rien d'ex-
dont toute la fabrique eft batie ; en quoi , furnaffe celle de Sainte Sophie de Conftantia j ^
gt;__- ____ r.. L.....;n-- ;_____ApêS'* .
pi Defcription des Antiquiteit ; ^ au contraire les Turcs par une ftupidité inC jnbsp;yable 1onttoutblanchy par dedans, quoinbsp;fut infiniment plus beau que Ic marbrc par^^,!.
ple , qui nen a que fes murailles incrufle^* amp; en quelques endroits on y remarque lanbsp;que qui ell dedans. Ce marbre fe tiroit Jnbsp;mont Pcntelicus a fix milks dAthenes, coi.' ]nbsp;me je 1ay dit plus haut. On void encorf ,nbsp;la voute une reprefentation de la Sainte (nbsp;ge, quona laiflee , paree qu'on dit quun ,nbsp;y ayant un jour tiré un coup de mourqiJ^ | inbsp;la main de ce profane fecha aufli-tot. ^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;:
Turcs ont élevé au dehors un minaret, cOp : me aux autres mofquees , 8c de delfiis onnbsp;couvre entierement la Ville 8c la Citadd'fnbsp;Nous laifiames Minerve, aprés avoir fait qquot; .jnbsp;que prefent au Turc qui nous en avoit f''\nbsp;voir Ics myfieres, 8c nous allames cherchernbsp;tres antiquirez.
parmi les mafures 8c les maifons des foldats
dt
rechtee du cóté qui regarde la Ville. On *
la garnifonquenous'trouvamesle Temple^- jj
connoit par deux indices quen donne PaUp
autn
trouve ailleurs de femblables
Bias: Iun, quil eft doublequot;, eeft-a-dire qui' a deux Temples joints enfemble; 8c Iavitt^'nbsp;quon trouve la ce puits celebre deaii fal^^*'nbsp;que nous ne pümes pas voir , paree qu'il Y \nbsp;voit dans le batiment oil il eft enclos, desnbsp;mes logées, 8c quil ny a que le raaitre ^nbsp;Serrail qui y puilTe entrer. Paufanias nadrnnnbsp;pas tantquecetteeau foitfalée , paree quils^.j!
_____ - ......... uw nbsp;nbsp;nbsp;, quune
particularité quelle a. Cell que de fon ten .J quand le vent du Midi foufloit on y enteno^|,,nbsp;un bruit femblablc a celui des vagues de la n
-ocr page 109-tipvis affura que prefentement il étoit pref-j ^ ftc. Ces deux Temples fout d'ordrc m avec des colonnes canelées, amp; toutnbsp;5^ ^tbre comme celui de Minerve, Legrandnbsp;^5 ? Pieds amp; demi de long, ,8c 36. 8c deminbsp;Cts j'^êe; Le petit 19. delong, 8c 21. 3. pou-.'le large
'autre cóté du Temple de Minerve, ou ^Midi, fe voyent quelques mafures ancien-^ l^'elques ftatuës de femmes enclavéesnbsp;Ota rour, qui étoienl peut-être les troisnbsp;Socrate y avoit taillé ; car lesnbsp;^H'^urs remarquent expreflement que quoinbsp;H) ^ les reprefentat ordinairement nuës, neau-Socrate les avoit fait habilées, commenbsp;^5 j^,elles-ci. Ce pouvoit être la le Templenbsp;la ^.quot;^ctve Poliade, ceft-a-dirc proteélrice dcnbsp;pule, 8j(Je la Nymphe Pandrofe.
Paufanias 1eft en ce point, non feu-^ Pa nbsp;nbsp;nbsp;'1 l'*-nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;muraille dont je viens
¦- nbsp;nbsp;nbsp;. mais auffi paree quon y void en-
fortant du Chateau nous entrames dans Iqij ^atre de Bacchus, oü les Atheniens al-autrefois voir les Comedies 8c les Tra-éc j ® de Icurs illuftres Poëtes. II eft au piednbsp;Hn * Citadelle, a laquelle il eft joint par unenbsp;'e o ¦ 1'^' Paufanias appelloit Auftrale, par-Midi. Je ne puis concevoirnbsp;pljjquot;'*'pnt M. de la Guilletiere la mis dans lanbsp;ait éloignée de la Citadelle, fi ce neft quilnbsp;tbcat'^'* les fondemens de 1Areopage pour ccnbsp;claifnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;refte, on ne fgauroit être plus
de'
j ' » taiaiS AUXi-i nbsp;nbsp;nbsp;'i'* a-'a»nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;]nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;» v»»» wa*
aïQj °®hs les degrex la petite grote , oü 1on
'^Oti
^ieu 1^ trepied dApollon; fur lequelce Icsnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Diane mettant a mort
de Niobé. Meurlius fe trompe de telgLJ*® eette grote pour la mêmc qui devintnbsp;^®Par les intrigues dApollon 6c de Creüfe,
dont
-ocr page 110-doiitje parleray cy-aprés. Les dcgrex theatre ayant la coüine de la Citadefic pourap^nbsp;pui, il navoit pas beloin de ce l'uperbc ^Pnbsp;pareil de voutes a triple étage , 8c de portiqU^nbsp;les unsfur lesautres, de la maniere quonnO'Jnbsp;les icrayonnez; Sc'pour toutes lesautresnbsp;ties que lui donne lAuteur dAthenes ancie*nbsp;ne 8c nouvelle, elles ny font pas a(Iureroei|'nbsp;8c on ne les ftj'auroit jullifier avec Ie plan. ^nbsp;nombre des degrez, 8c des corridors, nitoU^^^nbsp;les autres fubtilitez qtiil nous debite ne s'ynbsp;contrent pas auffi, 8c ne font tout au plus tl''^nbsp;des preuves de Tefprit 8c de 1étude de eetnbsp;teur. Pourcequieftde moy, je nay pasl'^nbsp;pritfi ralEné, amp; je dis les chofes naivement ^nbsp;fans art. La mefure inême quil nous ci,*nbsp;donnée eft trop petite de deux tiers ; carnbsp;plan de ledifice étoit tine portion de cerd^nbsp;dont Ie diametre étoit de deux cent quarant^nbsp;trois pieds de Roy. Le demi diametre quilnbsp;êtfe léulement de 47. p. Sc demi ne pouv^'nbsp;être que pour l'Orcheftre fans y comprendfnbsp;les degrez. Je nentreprens pas den donP^nbsp;d'autres proportions, il y auroit fallu biennbsp;tems 8c de lexaétitude, même nous nclj'^^jnbsp;pas faire pour cela tout ce que nous aurjo^nbsp;bien voulu. Car fix mois auparavant lenbsp;Vernhuni Anglois prenant toutes les meftiresnbsp;cc theatre a fon aife, fut aperceu par lesnbsp;dats de la garnifon , qui en mtirmurerentnbsp;amp; voulurenttirerfiir lui, fans la confideratiO'^nbsp;du Conful Giraud qui les appaifa. II nenbsp;pas sétonner li des 'Tures qui navoicnt jnbsp;être jamais vü les inllruniens 8c machinesnbsp;il fe fervoit, en prilTent du foupqon ,nbsp;lierement au pied dune Citadelle, puifquenbsp;Venitiens qui ont bien plus defprit pde.'i*'nbsp;nous avoient auffi pris pour des Ingenieiits^^j
-ocr page 111-_____ Com-
cj'g Gentilhomrae étoit habile Mathemati-®tia ^ Architeéte , il faut eiperer que nous fjij '^'ons un jour des connoiflances plus par-Poini Infulaires de Seripho qui Ie dc-tjj . fur mer, luien laifferentlesMemoi-L ¦ ^ fi 1on peut les recouvrer apre's lemal-'lui lui ell arrivé en Perfe.
'uuraille de derriere la fcene ell ce qui plus entier. Ce font trois rangs de fe-les unes fur les autrcs. Les fpeélateursnbsp;afTis fur les dcgrcz qui font un peu plusnbsp;^y-cercle, comme je 1ay remarqué knbsp;lej^* ue Delos. On y étoit a couvert de tousnbsp;, excepté de celui du Midi, qui paf-travers dés fenêtres. Ce vent, commenbsp;têtg^'Ppocrate, erabarrafle loüye, charge lanbsp;Ceiig obfcurcit la vuê; dC'forte que fi lex-Architeéle Philon avoit confulté laMe-
^fpions en Dalmatie amp; a Corfou.
\llCi
- plutót que dautres raifons ^ui nous font
autoit placé ce theatre au Nord tijw, Citadelle, du cótéque fe trouve mainte-felle de la Ville , oii lon nauroit pasnbsp;^j^^Pofé au vent de Sud, amp; aux ardeurs dunbsp;Nofj A la verité il ell fort a couvert dunbsp;lt;jUi ,'*^üell, quils appelloient a Athenes sktron,nbsp;ttpjj.®''oit êtrc un vent pluvieux, puifquilellnbsp;'iea., Air la tour Oétogone avec un vafe nbsp;^ fenverfé ^ ^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^
a la main.
'gt;yoit autrefois dans ce theatre les
lla-
OUvf'^® pluüeurs hommes lllullres, dont les degjSesy étoient ellimez. Efchyle, Euripi-hiiig^ophocle y tenoient Ic premier rangpar-Ihiqy Auteurs Tragiques; mais pour les Co-te nVft jnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;avoit pas de fort celebres, li
lt;le leur Poëte Menaudre. Ces raonumens önbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fout détruitc, mais leur gloire
etcinte. Nous y trouvames deux ou
trois
g6 Defcription des Jnficjuitez
irois infcriptions, Sc cntre autres une d'un tain Artemidore fils d Apollophanes Achar»^^''/nbsp;qui tenoit peut étre rang parmi eux;
étoit iin Autheur Comique, qui avO mis au jour cinq ouvrages dramatiques raplt;^ ^nbsp;tez par Suidas. Les arcades qui touchentnbsp;edifice font apparemment des reftes dunbsp;que dEumenicus, oü fe faifoient les reps* _nbsp;tions des pieces de theatre, 5c une des plt;''.(nbsp;cipales promenades dAthenes. On nynbsp;feulemcnt pour fe proraener 5c quot;f^ur i
pas
poquot;*',,,
prendre Ie frais, mais pour s'aboucher avecj j gens détude , 6c raifonner avec eux. C ^nbsp;doü vint Ie nom de Peripateticiens aux ^ .nbsp;mirateurs dAriftote, parce^quils philofophoi^^^nbsp;cn fe promenant, de meme que Ie nom ^nbsp;Stoiques aux partifans de Zenon; car poanbsp;gnifie un portique, 6c cétoit-la quils avoic*nbsp;leur rendez-vous , comme nous voyonsnbsp;nos Villes des pcletons de nouvelliftes quis^nbsp;femblent aux places publiquespour philofoph^nbsp;fur les affaires du tems.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,
On ne void point en ce quartier Ia datb^' ni de refte daqueduc , auffi ne fuis-je pp'?^nbsp;dans Ie fentiment que Ie Lycée y fut, mais Jnbsp;crois quil étoit plütót cntre la Ville 6c Ie m^'jnbsp;Anchefrnus, oü Agios Georgios aux environbsp;dlune Eglifequon appelle encore Sotira
, comrne fi nous difions Nótre-Dame jj Lycée. Du moins Jufqua ce quon mennbsp;donné une explication plus claire , jenbsp;tiendrai-Iaj' Ildevoitmême sétendre plusnbsp;vers la riviere, car Strabon parlant de lIlifl'j( inbsp;dit quil venoit de plus haut que Ie tetr® |nbsp;dAgra 8c du Lycée. Cette Eglife neftnbsp;veritablement plus ancienne que l«snbsp;Chretiens, mais elle a beaucoup de pierresa^^nbsp;tiques, 8c entres deux Chaizes ou Fauteüd*
Jiarbre blanc, un dehors 8c un dedans, ou il Mquelque fculpturc, 8c furie bord du dolTiernbsp;du Sculptcur en ces deux mots: boh-02 AioA, Boethus fils de Diodore. Pline faitnbsp;j'^ntion dun Sculpteur celebre de ce nom, quinbsp;*'^elloit particulierement aux ouvrages dargent.nbsp;Jc reviens a lendroit oü nousétions, quieftnbsp;3 lias de la Ciiadelle, 8c a fon Midy. Aunbsp;de la murailleeftlEglifePa»lt;i|MS/gt;A/w/;^,nbsp;.3''* Dame de la grote, pour Ic traduire inbsp;3te mode, car c'elt une grote naturelle quinbsp;3 dans Ie roe. On croit que celt lantre fa-oh Apollon fit violence a Crcüfe fillenbsp;3 Hoi Erechtée, 8c qui avoit été dedié anbsp;j- Pollon, amp; a Pan. Tous les Voyageurs ennbsp;fit perfuadez, 8c je 1ai même cru plütót parnbsp;^3plaifmce que par connoilTance de caufe;nbsp;après lavoir examiné , jai commencénbsp;®fi douter: Je ne fjais fi c'cft mon chagrin,nbsp;3 hon ignorance qui me jettedanscedoute;nbsp;ï fitoins jai Euripide 8c Lucien demoneóte.nbsp;Ij® premier dit dans fes vers, que cette cele-grote étoit a la partie Septentrionale de Ianbsp;fJ^delle, Sclautrc, quelle étoit fous la mu-Wr ®PP^l'de Pelafgicon; au Ueu que cettenbsp;f^^fie de Panagia cft juftement au Midy, 8cnbsp;Pas*niuraille Cimonium. Ainfijene doutenbsp;a *'lfie ce ne foit une autte grote, oü il n'ynbsp;¦Vjy^fiicnant rien de bati, que nous avions ennbsp;la nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1^ maifon du Conful Giraud, qui étoit
pote de Creüfc.
ïtend nbsp;nbsp;nbsp;r^^ti^res ell de ne
*gt;es r nbsp;nbsp;nbsp;prejugé des opinions commu-
Ug fi on ne les examine foi-même, 8c fi on Pat e* ^ balance de la raifon. II ny anbsp;Hesnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;perfonne, qui en parlant dAthc-:
^üon a nbsp;nbsp;nbsp;belles colonnes de marbre
fi dccouvre du Golfe dEgina, font des «nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Enbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ref-
-ocr page 114-reftes da palais dHadrien. Cependant ce roit la chofe la plss bizarre du monde dalli-''^nbsp;batir uri' palais la dcffus, amp; Ion pourroit prO'nbsp;prement dire que ce feroit un chateau enTairJnbsp;car elles ont 51. pieds de Roi de hauteur avfiCnbsp;3e Chapiteau; fur 17. amp; 9. pouces de circoO'nbsp;ference. Ce ncft pas quelles ne puflent avoi^nbsp;fervi a rornement des Palais que eet Empereutnbsp;avoit tait batir en ces quartiers-la, neantmoin®nbsp;dies n etoient quune cfpece de portique, foU®nbsp;lequel on joüillbit agreablement de la proffit'nbsp;nade. Ce font les fix vingt colonnes de maEnbsp;Ere Phrygien plus blanc amp; plus beau que celu}nbsp;de Pentelicus, quil y avoit fait drefier. Quo*nbsp;quil n'en refte que dix-fept, nous juftifiamS*nbsp;fur Ie plan quil y en avoit euautant que Pa^*'nbsp;fanias en compte, amp; quelles etoient difpofé^*nbsp;en fix rangs paralleles, vingt a chaque rangnbsp;Ces belles colonnes font des preuves convain'nbsp;quantes de la liberalité dHadrien, amp; des foif*nbsp;quil avoit pris pour Iembelliircment de ^nbsp;Ville. Elles font dune belle architedliire, ni'nbsp;neldes , amp; dordre Corinthien, mais de pl'nbsp;fieurs pieces. La petite Eglife qui eftdeflbiis»nbsp;bien loin dêtre Ie Temple de Jupiter amp;Jui)lt;^!Jnbsp;Panhelleniens, que Ie même Empereur avogt;nbsp;fait batir, neft quun ainas prefque fansnbsp;de pieces de colonnes, dont 1on a fait cet^®nbsp;Chapelle , que les Grecs appellent ^gwsnbsp;nis eis iais colonnais: S, Jean fous les colotin^*.'nbsp;11 ny a point même de fabrique ancienne,nbsp;au cimetiere des Tures qui elt voifin, app^'!^nbsp;par les Giecs ta mnitmuria, ni dans les en'J,*nbsp;rons, oü lon puiffe trouver quelque indice nbsp;ce Temple.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^ .
Ce quartier bati par les foins dHadrien étd cenfé comme fa Ville propre; cequi fait 3tnbsp;dans linfcription du portail voifin il y a
-ocr page 115-I
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-ocr page 116- -ocr page 117-^ de laFilk d'Jihefies. Sgt;9 lt;^otgt;t j'ay parlé, qui fignifie, C'eft hi Unbsp;d Hadrien, er non f as cellt de Jhefée, Oanbsp;J^^PPelloit auliï la nouvelle Athenes, commenbsp;apprent par linfcription de l'Aqueducquinbsp;j Portoit de lcau. Elle ell dans une frife quinbsp;fur deux pieds de colonnes joniques, aunbsp;du mont Anchefmus. Je me fuis étonnénbsp;atis mes additions a la Relation dAthenes dunbsp;jp Babin, que Meurlius eüt pris cette A-novi, OU Athenes nouvelle pour la Villenbsp;d'Athenes, a caufe que Stephanus fait'nbsp;^ option d'une petite Ville de 1Ifle de Delosnbsp;jPpellée Olympioum, ou Athens, novs batie parnbsp;Atheniens : inais je métonne maintenantnbsp;® lïion étonnement 8c de mon ignorance de-jPPis que jay vü cette inicription. Gruterusnbsp;w '^itée a Milan dans S. Ambroife, Jenef^aisnbsp;jg équivoque: étant a Athenes, commenbsp;^ ^ous ai deja dit. Je 1'avoiscopiéeen paflantnbsp;(j r*ra dans nn manuferit de deux cens ansnbsp;cblnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^ Athenes, 8c oü elle eft cou-
toute entiere, au lieu que ce qui en tjh' ^ P'^sfent neft que la moitié. Ceft cenbsp;f'dt que bien des gens qui lontvuëavantnbsp;o\ne 1ont pas comprife, paree quils nefon-(. °'^tit pas quelle étoit imparfaite , voyantnbsp;q frife en ion entier. Mais ayant remar-toifnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;commencement d'arcade qui ref-
je compris aifement la difpofition qui desr maniere que vous verrez dans Ienbsp;Port^' lue je vous donne. Le fens qu'ellenbsp;fy] eft que 1Empcreur Antonin Pie, Con*nbsp;troifiéme fois, avoit achevé 8c de-aqueduc que fon pere Hadrien avoitnbsp;Ppnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;dans la nouvelle Athenes. Mais
eft ^ ^ ''oid plus de refervoir. La fontaine qui demnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;pas de la eft dun aqueduc mo-
^ des Tures, qui vient fous terre duvil-E a nbsp;nbsp;nbsp;lage
-ocr page 118-lage Amfeiokipous , ou Angelokipous , quc jc c;ois être Ic Bourg que les Anciens appclioientnbsp;Angeli de Ja TriJju Pandionide , a un miledA'nbsp;thenes,. L,es Turcs appellent ujne fontaine eJ*nbsp;gpneral , cequi dans l ancien Grec liters*nbsp;iignifie .aujii une Jburce.
Entre la Ville amp; ce village ij ya une Egli^* amp; un petit Con-veni de Caloyers dedié a Slt;nbsp;Micliel furnommé Afomatos, corame qui d*'nbsp;roit U Saint qui n'a point de corps. Nous troU'nbsp;v:ames.a cent pas de U une Chapelle de S. Geof'nbsp;gc, amp; une infcription dedaps ; amp; ep leve-nant nous envimcs deux au jardin dHuflaiUnbsp;Bey.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,
eft au delTus eft coinaje unelampea troisbee*
Quand 1op rentte dans la Ville par ce cóte' . la, on peut voir cette antiquité remarquablSnbsp;appeJléelanari tou Demoflhetiis, ceft-a-ditf»nbsp;la Lanterne de Demollhene, qui cft a lHofpi'nbsp;ce des Capucins. On pretend qlie ceft lanbsp;ce grand Orateur senfertna pour étudier ave^^nbsp;plus dapplication Tart de bien dire, amp; qU®nbsp;pour fe contraindre de ne point fortir en publj*'nbsp;il avoit fait couperla moitié de fa barbe: magt;5nbsp;on napporte aucune raifon pour appuyer ce^nbsp;te tradition. Je vous en ferai la peinture, quot;nbsp;puis je vous en dirai raon fentiment. Ceft up*nbsp;petite tour de marbre faite commeune guerij*nbsp;de lentinelle, dont Ie couvert eft foutenunbsp;Jjx colonnes canelées, de neuf pieds de haut»nbsp;amp; dun pied 6c demi pourle chapiteau. Topnbsp;font diametre neft que de cinq pieds amp; dein*'nbsp;Le couvert qui eft taillé en écailks neft quun*nbsp;inêrne piece ave.c la frife. Lornemeni
de
ce qui lui a peut-êt.re fait donner le nom lanterne, quoi qu'apparemmentcela naitnbsp;mis que pour rerabellifferaent. Lesentre-denbsp;des colonnes font cinqgrandespierres detain*^
for lefquelles dans Ie haut paroiflent quelqucï ^fepieds en bas relief. Lc cóté oü il ny en anbsp;Pas eft 1entrée. La Frifc eft chargée durienbsp;Pafle taille fort galante. Je crus du commen-^ement, que cétoknt les douxe travaux dHer-^le, mais il y a quatorze groupes de deux fi-güres chacune, dont 1une a prefque tóüjours-** dépoüille de Lion. II y en a quelques-unesnbsp;combattent , amp; dautres qui facrifient. Lanbsp;Püs remarquable de ces figures eft un Her-oudumoins un homme quiportc la peaunbsp;Lion, amp; qui met Ie feu a un bucher , furnbsp;Jp'iuel eft affis un autre homme les mains liée»nbsp;'^rriere Ie dos, amp; un ferpent qui fait plufieursnbsp;pPlis derriere lui. Lc bucher paroit être drelTénbsp;quelques rochers. Sur Ie haut de la frife dunbsp;'oté qui regarde la rue, iï y aune infcriptionnbsp;^kque , que nos Authcurs nont pas remar'nbsp;II y en a dans Athenes cinq ou fix fem-j ^Wes, aux propres noms prés qui parlent tou-.?*de quelques jeux publics,- ou de pieces denbsp;-PsStrcjdefignantceux qui avoient recitéle fu-gt; qui avoient reprefenté, amp; qui, avoient eu Ienbsp;ce qui me perfuade que ce Fanari étoiïnbsp;monument de gloire crigé a lhonneur denbsp;qui avoient vaincu dans unedecesaéhonsnbsp;j. kbres. Car les autres infcriptions de cettenbsp;ne font que fur des frifes, ou autres picr-j ® qui ont fervi a quelque bStiment. Peut-I) ® mêrne quon dedioit ceslieux-la a quelquenbsp;» amp; que celui-ci étoit confacré a Her-Psree quon void deffus quelques-unesnbsp;h'a- ?^'ous illuftres aflez bien reprefentées.
*^*^*^ Thelée Roy dAthe-Pou nbsp;nbsp;nbsp;fujets lui
avoir procuré eet honneur. Si Ton oit mêmc donner quelque chofe de plus^ènbsp;^ujeéinfg, je dirois que cette piece dc thea-E 5nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;tt®
-ocr page 122-ÏOi Defcriptio» des Jntiquitez ^ . trc qui avoir donné fujet a linfcription, étönbsp;pcut-être 1HercuIe furieux qui fe brülanbsp;mont Oëta. Javois dit dans Ia Relation dA'nbsp;thenes irnprimée avant mon voyage, qu^nbsp;collonnes canelées nétoient pas plus anci^^'nbsp;nes que Ie tems des Empereurs Romains, ^nbsp;jat confequent que celles-cy ne pouvoientnbsp;étredu temps deDemofthenc; trompé quej^'nbsp;tois par un paflage quon mavoit dit fe troquot;'nbsp;Ter dans Vitruve , qui nen fait pourtantnbsp;cune mention. Jay reconnu depuis pat ^nbsp;voyages, que les colonnes canelées font desnbsp;anciennes; mais ce je viensdedireeftfuffifant'nbsp;pour faire que cette antiquité neftpas ce qu*^?nbsp;la croit vulgairemenc. Paufanias nen a pasnbsp;Tour mention» non plus que de la Tour desnbsp;des dont Vitruve a neantmoins donné la defcripti^1nbsp;Vents, Voicy ce quil en dit. Ceux qui ont recheft^nbsp;plus curieufement les differences des venss, ennbsp;habli huil, Cf particulierement Andronkusnbsp;rhefles, qui donnet cetnodele a-Athenes. Il yb/*lnbsp;done me tour obtogone de tnarbre , ev danschacff,nbsp;de fes faces il grava la figure dun vent, dunbsp;qu'il foufloit. Sur la tour il avoit mis une pet^^nbsp;fyratnide de tnarbre, O'deffus un Triton de bron^^nbsp;qui tenoit de la main droite une baguette, de p,nbsp;quelle il montroit Ie vent quifoufioit, l'ayantnbsp;pofé d'unefafonquilpouvoitfacilement fe retourt 'nbsp;Varron donne i cette Tour Ie nom dhoi'loS^inbsp;paree quil y avoit a Chaque cóté un qua^*®nbsp;au Soleil, dont Ion void encore les lig'^{nbsp;Chaque face de loftogone étoit denvironnbsp;pieds amp; 'demi de Roy en largeur. EIls gt;.j ,nbsp;recevoit de jour que pat deux portes, dont ^ !nbsp;y en a une qui eft murée. Dans la frifnnbsp;deffus de chaque vent, eft gravé fon nomnbsp;lAthenienne, de la maniere fuivante.
^EïPOS, Eurus qui fe prefente Ie
-ocr page 123- -ocr page 124- -ocr page 125-cóté de la rue , eft entre Ie Midi amp; Ie Le-^ant, amp; ceft Ie même quon appelle aujourdbui mr l'Ocean Sud-ejl, lur la Mediterranée Shoe.nbsp;eft reprefenté en jeune lioramc.nbsp;AnHAiaTHS Apdiotes, que les Latins ap-P^lloient SubfoUms eft Ie Levant ou l Eft. II eftnbsp;^^prefenté jeune, amp; potte dans Ie pli de fonnbsp;bianteau des pommes, des citrons Sc des gre-'^ades, dont apparemment il rendoit Ie paysnbsp;*srtile. Soa vol n'eft pas preeipité.
Kaikias Céicias , eft un vieux barbon , qni I''^«fente en volant un plat dOlives, ce qui Ienbsp;^evoit rendre Ie favori des Atheniens, puifquenbsp;*oute leur richeffe vient de la recolte quils fontnbsp;ies Olives Ceft celui quon appelle fut IOceannbsp;^ord-ifl. Sur la Mediterranée vent Grec amp; furnbsp;Golfede Venife,iS«ri»ö.
Bopeas h Nord, OU la Tramontane vient ?|pres. Ce vent la vole tres-vite avec desnbsp;otincs, aux jambes,amp;un manteau dont il fenbsp;*^aclie Ie ncz pour fe garantir du froid. II nenbsp;Potte rien , parceque ceft un vent fterile.
Skipsin, Sciron, qui étoit Ie même vent %'ArseJles. On lappelloit ainli i Athenes,nbsp;Paree quil venoit du cóté dcs rochers Scironi-?es, comme Strabon 8c Pline raffurent, 8c furnbsp;Pont-Euxin on Ic nomraoit Thrapiiat. II anbsp;Ia barbe au menton, 8c porte de même quenbsp;Vent de Nord une veftc 8c des bottines,nbsp;'ais il a outre cela un vafe deau renverfé a lanbsp;'^ain: ainfi il falloit que ce vent de Nord-oueflnbsp;^Maejlro fut pluvieux a Athenes, quoyquenbsp;'ans nos quartiers il difilpc ks nuages. Quel-'^quot;es-uns difent que cctoit Ie même que Cscias;;nbsp;|?ais je dois fuivre mon modele 8c les Au-*oeurs fe contredifent.bieJt fouvent les uns lesnbsp;*utres.
2Elt;i)rpos I« Ztphir , ou Tavonm fslon les
É 4 nbsp;nbsp;nbsp;La-'
-ocr page 126-104 Defcription des Antiquitez Latins, eft le vent ^Owdtnt, Oue(i ou Pontnf-11 eft jeune, 6c a Ieftomac 6c la jambe a nud-II prelente des fteurs dans le devant de foOnbsp;manteau, 6c fe tient prefque affis fans quoflnbsp;sapperqoive qnil vole. Auffi eft-ce un ventnbsp;doux 6c agreable , qui eft amy des fleurs, ^nbsp;ne les abat pas commc les autres. Lcs dcult;nbsp;autres vents font engagez dans le batiment, ^nbsp;cétoient fans doute ceux qui fuivent.
NOTOS, Notus, Aufter, Sud , ou vent ^ Midi, qui eft un vent pluvieux 6c turbulent.nbsp;Les Grecs modernes le nomment encore ATffrrf»nbsp;les Italiens Oflro, 8c les Provenqaux le Mari»
M-fr, Lij)s, que les Latins appelloient Afl'' tus , 6c ks Modernes Sudoaefl, Garbin 8c L»quot;nbsp;betche. Je me fouviens davoir vvile deffeind*nbsp;cctte Tour dans un manufcrit en velin denbsp;Iannee 1465;. fait par un certain Francefci^nbsp;Giambetti Architedfe, ou cc dernier ventnbsp;marqué comme je 1ay mis.
Ce manufcrit eft dans la Bibliothequc BarbC' rinc a Rome, 6cil y a dedans quelqucs autre*nbsp;defteins des antiquitez de la Grece, 8c enttcnbsp;autres des mafures de Lacedemone, qui font *nbsp;quatre ou cinq milks de Militra, a un endroJtnbsp;qu'on appelle PaUochori, ou Iancien village 'nbsp;car Mijiira neft point fur le plan de Iancienn®nbsp;Ville de Sparte; comme jele fjay de Monfiet*^nbsp;Giraud, de Monlieur Vernhum 8c dautres q'*'nbsp;ont été fur ks lieux, quoique nous en ait voU'
lu perfuader I'Autheur dAthenes ancienne dS
moderne, aprèsSophianus, Niger 8c Ortelii'*'
Jeftime ce manufcrit d'autant plus curieuit. quc les defteins en ont été tircz avant que knbsp;Turcs fe fuflent rendus maitres de la Grelt;^®.nbsp;amp; euflent ruiné plufieurs beaux monumensnbsp;étoient alors en kur entier. Au refte cesnbsp;reliefs des Imit rents font de bonne main,
jB»
-ocr page 127-de la Fille d'Athenes. rof ils ne poiivoient manquer de 1être, ayarttnbsp;faits au teraps que la Sculpture floriffbit eiinbsp;^tece. Chacun de ces vents a de grandes ailes,nbsp;ils nont pas les joües enflées , commfenbsp;Peinfres amp; nos Graveurs fe plaifcnt de ksnbsp;^ttr faire a prefcnt.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,
Le Bazar oumarchéncft'pas loin (Je la. ilny ^ aucune apparence que la grande ruë qui eftnbsp;tout joignanf, amp; quon appelle a catife decela'
'a ruë du Bazar, foit lancien Ceramique, 8c ce Jjomelldu toutinconnu aux Athenicns, qui nenbsp;*^ontpas fortinftruits danslliiftoire. Le Cerami-luede dedans étoitaucouchant dAtheneS pro-chc la porte de Dipylon, quon appelloit auflinbsp;Ceramita-. deinême que lancien marché^
Stti nctoit pas éloigné du Temple de Thefée. La ^ofquée quon void dans cette ruë dü Bazarnbsp;^foit autrefois IEglife Metropolitainc des Grecs;nbsp;totals elle eft toute refaite, amp; clle na rien dan-ni de fuperbe, bieU' loin detre 1ancwn'nbsp;Pantheon. Nous y cherchames inutilcment ces-Pfetendus chevaux de Praxitele, amp; jay remar-Saé cy-deflTus que lcquivoque eft venu de 1»
'®ttre de /ygomala. Nous y vimes feulement '^^ns la Cour deux chapiteaux Corinthiens,nbsp;bafe ronde creufée peut-ctre par les Chrê-t'ens pour fervir de fons deBaptêine; A Ten-toiir étoit une chaine de fe.ftons foütenus parnbsp;têtes de bceufi Ce qtiartier étoir omé de-Pmfteurs portiques, 8c de quelques autcls, dontnbsp;® ne refte que les noms qui nous ont été con--par les Autheurs. Ptès de la Mofquéc'nbsp;une maifon de Dervis ou Rcligieux TureS',nbsp;nans la cour defquels il y a un fepulchre' de'nbsp;^arbre avec Ie couvert gravé a écailles, 8cdeS'nbsp;nftons autour . foutenus paruneaigle bientra-Linfcription qui eft fur Ie bord a-été'nbsp;-HUcéc ideffeia par quelque bigot, qui » crAinbsp;E 5:nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;faiV
-ocr page 128-lo6 Defcription des yfnti^ui^z faire fervice a Dicu, de fupprimer Tepitapl'^nbsp;dun Paycn.
LËglife Metropolitaine que les Grecs ont maintenant, eft un peu plus bas: ils rappellen^nbsp;Ie Catholkon. II pourroit être que Ie TemP^^nbsp;de Vulcain füt au mêmelieu. Nous ny troU'nbsp;vames potiitant aucuns fóndemens, nideruti'nbsp;railles antiques , qui pulTent nous en donnetnbsp;quelque indice, non pkts qua la Mofquéevoi'nbsp;fine, quon pretend être Ie Temple de VcnU^nbsp;Vranie. Cette Eglife eft affcx bien ornée, ^nbsp;ils en ont fait faire la Peinture, Sela Sculpttt'nbsp;re de menuiferie a Venife. Au dellus de 1*nbsp;elóture du Chceur il y a quatre cicognesnbsp;bois doré , qui font peut-être mifes la pou*nbsp;Tornement, 8c pour fignifier la pieté 8c la vi'nbsp;gilance des Evêques 8c des Palieurs qui veil'nbsp;lent a la conduite de leurs Eglifesr car daü'nbsp;leurs on f^ait quils ne foufFrent pas des figure®nbsp;en boffe pour leur rendre quelque veneratioU'
Au Sud-Oüeft du Bazar eft un frontifpice lt;1^ Temple quon apprend par linfcription qui s?nbsp;lit, avoir été dedié a Kome a Augujie foü®nbsp;Nicias fiis de Serapion. U ne refte que quat^nbsp;colonnes Doriques canelées avec larchitravee?nbsp;Ie fronton, au deflus duquel eft une,pierrenbsp;ports une infeription a lhonneur de Gajus Ce'nbsp;far fils dAgrippa, 8c petit fils dAugufte.nbsp;des colonnes entre dans une petite Eglife Gr®'nbsp;que appellee Tou Setiros. Dans la muraille lt;1*nbsp;]a maifon qui eft vis-a-vis , eft cnclavee un^nbsp;belle infeription de IEmpereur Hadrien po'nbsp;k reglement de la vente 8c du debit des huil^®'nbsp;qui ont été de tout terns un des principal*nbsp;commerces dAthenes. Cétoit une complaifan*-met veilleufe de ce bon Prince, de vouloir bicftnbsp;être informé des diiferens des particuliers. ^^nbsp;Iaffaire, dit un de ccs articles, paffe pas
-ocr page 129- -ocr page 130- -ocr page 131-««ciiK^uante mtfures dhuile , Ie Seiiat en founts jouveraintment, v fi Me va plus haut, Itnbsp;P^f*ple en decidera con\oïntemtnt avea- lui;
on en pourra appeUer d mol, ou a mon Pro-^ Ce marbre a fait juger a quelques-uns ,nbsp;Süi navoient pas lü Iinfcription de la fa^'ade»nbsp;cette fabrique étoit celle du Prytance, oünbsp;3 gardoit lesloix de Solon , amp;les autres con-'ï^utions Juridiques: maisil eftvifible queceltnbsp;e pierrequi peut avoir été apportée d'ailleurs,nbsp;P^quot;s quelle eii raile en oeuvre dans une mu-moderne. Ce n'eft pas que comme ellcnbsp;g fort grande, cela nc donne au moins quel-indice, quelle na pas été tirée de bieanbsp;j?'Pgt; amp;: que Ie Prytanée en étoit alfeï voifiiunbsp;y a quelque portail, amp; quelques fondemensnbsp;''iques, cn montant de la vers la Citadelle ,nbsp;Pciivent être une partk de ee vafte bati-'^ent.
dela du Baiar, allant ducóté de Ia ports ^.^leuiis on paffe fous Ic veftibule dun grandnbsp;qui a été nndes plusmagnifiques d'A-jP^nes. Ccfl: une muraille otnée par devantdcnbsp;colonnes de marbre Corinthien. Javoüenbsp;''^01Autheur d'Athenes ancienne amp;i moderne,nbsp;jWe c'eff icy oü lesvoyageurs prennentfouventnbsp;. change; mais par malheur il Pa fait commenbsp;Patres , ayant pris ceci pour la portc denbsp;^pylon. Sc Ie Gymnalium de Ptolomée, quinbsp;féequot;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;de la proche du Temple de.Tlie-
même que 1ancien raarcbé. II njr denbsp;nbsp;nbsp;nbsp;plus dapparence que ce foit Ie Palais
Q fhemiftocles , paree que quand ee brave H'P**irie eüt même été Roy dAthenes , ilnbsp;p^l'Foüpas voulu demeurer dans un fi beat*nbsp;fieucm fi grand hon-Cét'' P^emi des gens fi amoureus de la liberté,nbsp;done felon mon fentimentle Temple denbsp;JE. amp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Jtt-
-ocr page 132-I o8 Defcriptions des Antiquitez Temple Jupiter Olympien, pourplufieurs raifons. CefJnbsp;deji4- que Ie devant eft fait en fa^on de Temple a-filer O- vee un veftibule amp; un fronton , qu'il eft en lanbsp;lym- partie baiïe de la Ville en dcfcendant du Pry'nbsp;fitn. tanée, comine Paufanias Ie marque; qu'il n'/nbsp;a aucun autre lieu oü 1on voye des mafuresnbsp;qui puffent être prifes pour celles de ce TeiH'nbsp;ple, dont il eft liien vray-fcmblable quil doftnbsp;refter quelque partie confiderable, ayant étéftnbsp;vafte amp; fi fuperbe. Mais Ie plus fort argumentnbsp;que jen aye eft fon circuit; car felon Paufa'nbsp;nias il avoir environ quatre ftades de tour, ^nbsp;ayaat mefuré Ie cóté- du Nord qui' refte pref'nbsp;que tout- entier, nous juftifiames quil avoit dnnbsp;moins une ftade, ceft-a-dire iij, pas de long'nbsp;Ainfi il eft evident quétant quarré-long, cortJ'nbsp;me celui de Minerve, cebatiraentponvoitbiei*nbsp;avoir quatre ftades ou 500. pas de tour: carle?nbsp;alles OU portiques qui étoient autour, Sc qni'nbsp;ny paroiftent'plusaugmenteient fa^ circonferen'nbsp;ce. A quoi il faut ajoüter quil eft au Nornnbsp;4e h Citadelle, comme Thucydide Pa-remar*nbsp;qué au deuxiéme livre de fon hiftoire. Une pat'nbsp;tie de fes murailles parort avoir été couvert®nbsp;de plaques de metail, Sc les trousdes crampon*nbsp;sy remarquent encore., On voyoit autrefoi*^nbsp;proche de ce Temple Ie tombeau de Deuca'nbsp;Kon , Sc un trou dans la terre , par oü ils cro'nbsp;yoient que les eaux dü Deluge sétoient écod'nbsp;léés; en memoire dequoi 1ou y jettoit ton*'nbsp;les ans un gateau confacré;
Dans Ie plan qne Ie même Auteur nous doHquot; ne dAthenes, il place ces trois portails Sc eet'nbsp;te muraille tout^a-fair hors de Ia Villéiversnbsp;Nord', au lieu quils font prefque au niilj®nbsp;dAthenes, Sc'qu'il n'y a proprement qnt'j^nbsp;portail Sc quelque faufle porte. Nous vifit®'nbsp;Hiesdoigneufemcnt lendroit, ouil pretendftn
-ocr page 133- -ocr page 134- -ocr page 135-de }a Viïïe d''Athenea, nbsp;nbsp;nbsp;ïo^
cc fameux Temple, nous'ny trouvames ^Uune douiainc de grofies pierres de granite,nbsp;ont fervi a qiielque frife, 8c que Monfieurnbsp;« Comte de Winchelfeay fit enlever il y anbsp;S'ielques mois, quil pafla a Athenes;, pourlesnbsp;®nvoyer par met en Angleterre.
Le Temple de Serapis étoit apparcrament grand pan de muraille antique fort élevé ,
^yon void au-Sud oüell 8c proche du Tem-de Jupiter Olyrapien. II y a la ime inai-OU Ie peuple dit quil vientdes efpritsfo-qui font bien du bruit 8c du ravage: mais Pour moy, je noferoisl'afiürer, nelefgachantnbsp;'luc par oüy dire, 8c je fuis fort perfuadé quenbsp;*^£8 apparitions defprits ne font Ie plus fouventnbsp;des fantêmes dune imagination bleffée,nbsp;^'gendrez par la peur, 8c nourris par ligno-'¦^nce. II y avoit plufieurs autres Temples ennbsp;quartiers-la , mais on nen peut rien dire denbsp;^^rtain.
. Le Temple de Thefée eft plus au de la nTem^t 'irant au couchant hors de lenceintedela Ville*nbsp;?fioderne, car autrefois il étoit prefque aumi-/«- vnbsp;, les murailes sétcndant un quart de licuënbsp;P'usloin quelles ne font, commeonle recots-oit par quantité de ruines. Je me retratSe denbsp;que jay autrefois dit quil ny avoit pas dap-P^tence, que ce Temple fut celui-la mêmenbsp;avoit été bati aptes la bataille de.Miirathonnbsp;j lhonneur de ce Heros. Le raifonnementlenbsp;ceder a la vüe, quoique la vüe ne fervenbsp;*^'^.rien fans lui- I! eft bati de marbre de Penquot;
8c eft de mêrae fabrique que celui de *^gt;nerve. Joierois même alTurer quils nontnbsp;f*! 1'un 8c lautre quun même Architeéle. La inbsp;t p*iaille des Centaures 8c des Lapithes, dontnbsp;^^«fanias fait mention, eft reprefentéc fur lanbsp;de la faqade 8c du derriereau dedans dunbsp;E 7.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;por?
-ocr page 136-portiqup qui I'environne , amp; aux cótez il ble que Ic Sculpteiir ait laiiré imparfait ks pc*nbsp;tits quarrez, oii doivent .être les principak*nbsp;adions de Thefée comme Ie même Auteur knbsp;remarque.' On en void un , oii il precipit^nbsp;dans la mer Ic voleur Sciron. On ne peutnbsp;juger quilait CU befoin des reparations dAdrien»nbsp;amp; les Chretiens ont plus gaté que reparé a ccnbsp;quils ont touché. II ell appellé prefentementnbsp;Agios Georgios. On y ditalTezrarementrOf'nbsp;fice, paree quil efl: hors de la Ville , mais i'nbsp;neft pas dilEcile aux Etrangers dy entrernbsp;parlant a un Grec qui en tieilt les Clefs. L*nbsp;longueur par dehors eft de cent pieds AthC'nbsp;niens, amp; la largeur de quarante quatre.
Deux cent pas au de la fur le chemin d* Lepftna on Eleufis eft un beau Lion de mar'nbsp;bre parfaitement bien fait amp; couche fur k^'nbsp;pates, mais un peu.gaté qui a fervi felon k*nbsp;apparences a une fontaine; car on luivoid unnbsp;grand trou qui iui traverie la tête, 6e qui re'nbsp;pond a la gueule. Pollux en fait mention duUnbsp;autre de bronze qui étoit a Athenes prochenbsp;dune fontaine, a caufe de quoi on lui dontioi*nbsp;Ic nom de Crenophilax, ou de garde-fontaine-
On trouve dans ce chemin la pluficurs refle*' de Temples ou dautres monumens. Auflinbsp;trois que eeft le celebre chemin de I'Acade-mie, dont Paufanias dit qu'il y avert tout knbsp;long des fepukhres dAtheniens 8c dllluftr^®nbsp;Grecs morts en diverfes guerres du pays.nbsp;etoient reconnus par de petiies colonnes denbsp;marbre, fur Icfquelles étoientécritsleurs norn=nbsp;amp; leurs families. Le TraduCteur dePaufan'*®nbsp;y a voulu ajoftter du Sen, difant quelinfcriP'nbsp;tions portoit auffi un eloge , amp; d'autres AU'nbsp;teurs ont fuivi fa tradudfion, fans prendrenbsp;de que ie texte ae k difoit pas,. CependaP^
JJOUS
-ocr page 137-ie 'la 'Fille i'Jlhenes. 11 f avons troiivé en differens endroits dA-''«nes quarante ou cinqiiantc de ces colonnesnbsp;'^pulchrales, amp; il ny en a pas unc qui ait unnbsp;® i§egt; mais feulement Ie nom du deffunt 6cnbsp;^^'ui de fa patrie. Je crois que cétoit par unenbsp;politique, pour inciter les braves a meri-de bonne heure des temoignagnes dhon-^ur de la republique , parceque n'étant pasnbsp;^compenfci pendant leur vie, ilsnedevoientnbsp;Pis s'attendre de 1êtrc apres kurrnort. Peut-auffi vouloit on éviter par la Ienvie quenbsp;^'Ite pratique auroit fomenté entre des Repu-^'fluains, qui vouloient être traitei égalementnbsp;apres leur mort.
1 -^yant pouffe plus avant environ iin mille
la Ville, amp; laiffant le chemin dEleufis i Jcitde-¦Viin gauche, nous vinmes aux maifons demie, P'lH'ance 8c beaux jardins de Sepollia, que nous ou C**nbsp;^'ttles être 1endroit de IAcademie, a caufe ragt;ninbsp;'^.la beauté du lieu, 8cde la bonté du terroir,^»*.
5^' Porte des citroniers 6c des Grangers fans ^lucoup de foin. La Tour deTimonle Mi--Urope nen étoit pas éloignée. Cétoit cenbsp;^naeux bourru qui ne trouvoit point de re-?^de aux chagrins de la vie, que de fe pem-Paufanias dit auffi que plufieurs Fhilofo-be * ^ perfonnes llluftres avoient leuis tom-j.vaux a 1Academie, 8c il fe trouve la en ef-non feulement plufieurs reftes dantiquité,,nbsp;particuliereraent de ces colonnes oil é-gravez leurs noins. Nous y cn vimesnbsp;^ ^'ques-uns dans les jardins 8c dans les che-j, !'*) entre autres de Parmenides 8c de Simo-de q '^Eutymia fille de Nicias , de Milet 8cnbsp;jy-^fiatonice fille dApolodorus ; car il y anbsp;dan*nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;femmes qui fe font rendues llluftres
fon nbsp;nbsp;nbsp;Philofophie de Platon , qui avoir la
^nditoirc6c qui y fut enterré. Nean-
112 Defcriptton des Anfiqaitez. moins, coramc je ne fuis pas entêré de rnc^nbsp;premieres opinions je trouve dans les Auteursnbsp;qae TAcademle étoit au Fauxbourg du Cera'nbsp;mique , qui étoit a la gauche du chemin dE'nbsp;kufis, au lieuque Sepoltia eft a la droite. Nou*nbsp;y paflames eu allant a Salamine, comme i®nbsp;diray ci-aprés. Ainfi 1Academie étoit a un«nbsp;demi lieuë de la, 85 peut-être auffi fcpouvoit'nbsp;clle étendre jufques a Sepollia. Le lieu sap'nbsp;pelle eneore Keramaia, paree quon y fait desnbsp;tuiles duneterre grade quon tire de ces chamP*nbsp;d'oliviers: 8c c'étoit auffi acaufe de celaquohnbsp;nomraoit ce Pauxbourg-la Cerawiijxs, ow Ja*quot;nbsp;demit, paree quun particulier nomméAcade* 'nbsp;mus avoit donné aU' peupled'Athenesles fondsnbsp;quil y poffiedoit, dont on fit enfuite un College. Neantmoins on ed: eneore en peine denbsp;f^avoir fa veritable fituation: car Mr. Whefnbsp;Ier mon compagnon de voyage ma oppof*^nbsp;une raifon de poids, pour prouver quèllenbsp;toit point en ces qtiartiers-la. Ceft que Sui- 'nbsp;das parlant -du Ceramique dit que celt un lie^ nbsp;élevé: or a deux ou trois milles a la ronde denbsp;Sepollia, ni du quaitier oü je le veux mettre»nbsp;il ny paroit aucuneeminence, mais feulcnientnbsp;une campagne rafe pleine d'oliviers ; de foft®nbsp;qiiavec quelques autres conjeéiures de raoin'nbsp;dreforce, il le vouloit placer furie chemin denbsp;Cap Colonne a un mille dAthenes , diretde'nbsp;ment a 1oppofite de Sepollia , fur une eminence oil font les raazuresduncEglife, Sequ^jnbsp;ques marbres antiques. Cell: auffi i peunbsp;k même fituation que lui donne le R. P.nbsp;bin dans fa Relation dAthenes, qtie je fisnbsp;primer il y a quelques années. A quoinbsp;repliqué qua la verité ce paflage denbsp;Biembarraflbit fort , amp; que peut-être n^'nbsp;aucune raifon de 1appeller un lien bi
-ocr page 139-* fi ce neft paree quil y avoit une haute oü ion montoit, aux jeux des courfesnbsp;flambeaux qui fe faifoient aux Fêtes Pana-?jlcnées: que Suidas même fait mention de cettenbsp;pOiit dans ce paffage: que Ie lerre-plain dunbsp;'quot;®famique, quoi qu^ peu prés au niveau denbsp;dAthenes, pouvoit être confideré commenbsp;^evé au refpeéf du Pirée 8c du rivage de Ia
: que Ie chemin dAthenes a 1'Academie ^ j^loit plutót en defcendant, comme on Ie re-l^arque dans un Vers d'Ariftophane. Quaufli ^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^
f^Autheurs anciens, comme Hefychius, Pau- lt;* v'f'ias 8c Harpocration, ne difoient point quilnbsp;Jut élevé. Que javois même dautres raifons a»;**»*-fortes de Ie placer de ce cóté-la, non pasK*vi«vnbsp;Ie cóté oppofé dAthenes au chemin dunbsp;'3p-Colonne: paree quil confte par un pafla- a-aT«nbsp;de Ciceron , que Ie Ceramique étoit fix fta-
ourg de Thria 8c les Champs Thriafiens étoient ^tre Ie Pirée 8c Eleufis, proche du Cephiffus.nbsp;xüoti pouvoit enfin remarquer la defcriptionnbsp;WAppian Alexandria fait du fiege du Pyrée,.nbsp;Sylla avoit tenté de prendre daflaut: carnbsp;'yant été vigoureuleraentrepouffé par Arif-. il fe retira du cóté dEleufis, pour pre-wer des machines de guerre, 8c attaquerde nou-ceite Place; 8c que Ie bols qui étoit ne-
eefgt;
^ Suidas KiptcjuliMf tÓx©-'
^ wfrÉAsv ol AöüvaTof kut èr®^ }\.au,-
gt;0 nbsp;nbsp;nbsp;«yavet vTcctp^ii'i ê's licÜG-inbsp;nbsp;nbsp;nbsp;?ry^-
^ nbsp;nbsp;nbsp;uvrov «vtft/JcevTtfC êiofpeiv
j nbsp;nbsp;nbsp;öTflWnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;alt;puvecinbsp;nbsp;nbsp;nbsp;JtfltTfi»*
ccft-a-dire 750. pas au deli duDipylon , avutfi-étoit une potte de la Ville appellée aupa- |iis. J^^vant Thnajia-. paree quon fortoit parnbsp;^ pour aller a Thria. Or il eft certain que \tftofh.
-ocr page 140-I r 4 Defeription des jintiquitez ceffaire pour cet efFet, éroitcoupé ciansnbsp;demie. Ainfi qu'il eft bienplus croyable queii®nbsp;éruit dans cequarrier-la, quau chemin du Capnbsp;de Sunium, qui eut été trop éloigné pournbsp;faire tranfporter de grofles peutres. Que rnê'nbsp;me il^eut faflu faire nn grand tour dc la Vi!^nbsp;du cole du Nord , amp; quon neut pu évitequot;^nbsp;Iembufcade des Atheniens; enfin que les niU'nbsp;rallies qui joignoient Athenes au Piree amp; a**nbsp;K£.port Phalere, empêchoient quon ny putalft'fnbsp;(itfici- cn droite ligne par le cote Meridional de la Vil'nbsp;h Ic: qu'enfin le Ceramique étoit aflez voifin denbsp;Kfcts-m la nicr, comme on apprend par un pafl'aged®nbsp;Pliiloftrate dan» la vie dHerodes Atticus. Ai*nbsp;xaTTii fonds il faut avolier qiie eeft une chofe eton'nbsp;«4i£~»ai nante, quon foit reduit a faire de grandesrC'nbsp;tVl w flexions amp; a deviner pour ainfi dire, ou c'nbsp;tMvirt- toit ce lieu fi celebre par tout le monde, ^nbsp;-»(sv x«'(fiont tomes les Academies du monde oritdepoisnbsp;jr«/i(/3«-fuit gloire de porter le nom. On en peut amnbsp;aiwav tant dire du Lycée amp; du Cynofarges, dont oUnbsp;aura Void non plus aucuns reftes. Ce qui m®nbsp;-rupee- fait refibuvenir dune confolation que Sulpiciufnbsp;donne a Ciceron fur la mort de fa fille Tullia»nbsp;r'n Ti- dans la cinquiéme Epitre du livre iv. Com»gt;*nbsp;iiUn-yi-je revtneis, A\t-\\ dAfie il y a quelque terns e/nbsp;«av. que je faifois voile d'Egina u Megare, je cotUquot;nbsp;i. e. Exttienfay de jetter les yeux fur les pays qui étoieufnbsp;Cera- flutour de mot. laijfois derriere moi Egina,nbsp;mhonbsp;nbsp;nbsp;nbsp;voyois devant moi Megare, J'avois d ma dfod^,
uero nbsp;nbsp;nbsp;le Piree O' a ma gauche Corinthe: qui on* ét*
cum autrefois quatre Villes flarijjdntes , O qui folvif- maintenant rtiinees O enfevelies fous leursnbsp;fet mil- nes. ^ Ce qui me fit faire cette reflexion. Hel***'nbsp;Is re- chetives creatures que nous femmes, nous nousfl'nbsp;mis, adfligeont ft quelquun de nos proches , dont lanbsp;F.leufi- efl toujours courts , vient d étre tuk , ou a /wcmnbsp;nium rir plutot que nous ne Iavions apprehendk ;nbsp;ptrzegt;-
-ocr page 141-^'^tnoins nous ne jettons point de larmes fur tant »tjfe tl-ludavres de Villes que nous voyons en un feul ludque ^tys. Donnons des hornes k nos piaintes, ^ fou' einum-'^tnons-nous que notre naijjance ne nous o. fait que dtec-}tt hommes. Si tufais, ajoü-t-il en sadrcffant»,
quot;* Ciceron , les mimes conft derations que moi , Pelafgi-en reffentiras de la conjolation. §uoy done ? eum de perfonnes illujlres font mortes, cr tu ta- murumnbsp;^^tfes k regretter la perte dunefimple femme, quiptjte-pou-voit au bout du comptevivi e que quelques an-tiiffe.nbsp;*ées de plus. Souviens-toy que tu es Ciceron , es'
* imite pas les mauvais Medecins , qui fe van-^ent d'avoir des remedes pour toutes les maladies des autres, es* ne/pavent pas fe guerir eux-mêmes.
^ nbsp;nbsp;nbsp;peut-«ie pour inlpirer cespenfées aiix
^hilofophes qui frequentoient ces Colleges; Süoutre les Temples des Dieux, il y avoitnbsp;de tons cótez des fepuklires dlioramesil-^'ftres. Si Minerve , les Mufes amp; l'Amour ynbsp;^''oient des autels, Thefée , Oedipc 6c Plafon y avoient des tombeaux. Ces objets fu-'^^ftes fervoient de matierc a exarcer leurmo-^ïle. Je remarque auffi qu'ils n'enterroientnbsp;fo'nt dans 1enceinte delaVille. Marcus Mar-ayant été poignardé au Pirée par un denbsp;p, dotneftiques .Servius Sulpicius fon colleguenbsp;iP* voulut rendre les derniers devoirs, amp; Ienbsp;pte entetrer dans laVille: tnaisles Atheniensnbsp;*^1 firent entendre que cétoit un fcrupule denbsp;-^'Jgion parmi eux, 8c que cela navoit jamaisnbsp;accordé a perfonne. Quil Ie tit enterrernbsp;^us quel College il liü plairoit, hors de Ianbsp;die. Deforte que choififfantlAcademie com-Y ® plus noble College de toute la terre, ilnbsp;y nt brüler 8c lui erigea un monument denbsp;P^oportionné a fa qualité, comme ilnbsp;donne avis a Ciceron.
Ciceron u. IV'.
-ocr page 142-Ji6 Defcription des Antiquitez Je reviens au quartier de la Ville que ']^tnbsp;quitté pour la promenade de IAcademic,
\Arto-
«1 valoit bien la peine. Au Midi du templ^ de Thefée font les mafures de lAreopag^ .nbsp;dontles fondcmens font en demi-cercle dept®' ¦nbsp;digieux quartiers de roehe taillez en pointed*nbsp;diamant. Ils foütiennent une efpianade d'ei*'nbsp;viron 140 pas de long, qui étoit propremes^nbsp;la Sale ou fe tenoit eet auguftc Senat. Carnbsp;jugeoient a découvert, afin que tout Ie mond*nbsp;put être témoin de la juftice de leurs Arrefl^'nbsp;Auffi 1on void que-eet édifice na point été*'nbsp;levé plus haut qui rez de chaulfée; ce quif*'*nbsp;que je métonne davantage quon Paitprispoufnbsp;tin plan de theatre, dont il na point la form*'nbsp;Au milieu il y a une efpece de Tribune taill^^nbsp;dans k roe, laquelle a a dos un mur dunbsp;me rocher, amp; un banc cizelé a fes cótez,nbsp;les Senateurs étoientaflis. Proche de cettetef''nbsp;ralTe il y a deux ou trois voütes taillées dansl*nbsp;roe, que quelques-uns pretendent avoir étél**nbsp;prifons. Hefychius fe trompe de plaeer TAreO'nbsp;page dans la Citadclle, mais peut-être y a-t-»nbsp;une faute dans fon texte.
Entre lAreopage 8c Ie Temple de Thef*^ il y a une Eglife ruinée de S. Denys Areop*'nbsp;gitc. On eroit que la maifon voifine eft 1^nbsp;les fondemens de eelle oü demeuroit eetnbsp;ftre Sênateur , qui fut Ie premier Chrêtiequot;'
amp; Ie premier Evêquc dAtlienes. LArch*' vêque y a fon logement, 8c ectoit alof*nbsp;un Caloyer de Morée appellé jlnthi0i*^.'.nbsp;Nous lui rendimes vifite par deux fois, S*'nbsp;nous receut a la Turque fur un tapis étenm'nbsp;par terre, en nous prefentant Ie café. IInbsp;Ic Grec literal, 8c les Peres de lEglife Gr*'nbsp;que. Il nous dit ipcme quil en avoit pluüeu^*nbsp;manuferits quil avoit mis en depót au Conv*^
-ocr page 143-^Ue Pstti
g^te dEvêque dAthenes a S. Denys , amp; a la j)!.. *1 y a une page qui neft point dans les im-Ceft comme un fymbole de S. Jeatinbsp;gg ^ngelifte envoyé a S. Gregoire Taumatur-^ Evêque de Neocefarée. Si lon étoit affu-
/gt;ous achetames. Celui qui meft refté en ^gc donne dans tous les commencemensle
j de Ia Fille tPJthenes IIJ *¦ Luc, amp; il nous fit feulemcnt voir uanbsp;S, Denys Areopagite ancien de cinq ounbsp;jj. '^^ns ans, avec ie Commentaire de S. Ma-j^us. On nous ditqnc MonfieurlAmbafla-l'efr^ France lui en avoit oSèrt 50. écus. IInbsp;j ^iiTioit davantage; mais nous en trouvamesnbsp;lui nous coüterent iin peu moins, par-7 les livres tTun de la familie des Beninzeles,
quil
fut veritablement tcte,
cti
de lui, comme il ^ porte Ie nora en tcte , cc fcroit quelquenbsp;gt;iofe de bien curieus, puifque Ie nom inêmenbsp;j^.la Trinité, qui ne fc lit pas dans TEcrituranbsp;\'nte, sy trotive exprimé. II fe trouva par-les mêmes livres im S. Auguftin de la Ciiénbsp;/ Dieu traduit en Grec par Maximus Planu-On en fait état dun femblablc dans lanbsp;'oKotheque de S. Mare i Venife. Nous vt-chez lui un Commentaire Grec furies pe-j'® Prophetes, de Theophylaéle Archevêqnenbsp;u- Eulgarie, qui a auffi ccrit des Commen-®'fes fur les Evangiles. LArchevêque eft fervinbsp;w ^ deux OU trois Caloyers. Nous flumes duiinbsp;f ^ux Papa qui a toüjours été avec lui, quanbsp;jj,*' Archevêché ne vaut tout au plus quequa-® mille écus de rente, quil y a 14. ansquilnbsp;en pofleiïion, amp; que sil avoit voulunbsp;Q,® Patriaréhe de Conftantinople, illauroit été.nbsp;Ij 11 eft en reputation dfaomme defprit, Scnbsp;plus grande marque qu'il en ait donnée felon
u fens, eft de sêtre contenté de fa
lioti
Am nbsp;nbsp;nbsp;Am COUdl^
fans ca atabitionner unc fi haute, maïs
-ocr page 144-118 Defcription des jintiquitez fi mal affurée. II a cinq Evêchez fous U'l'nbsp;Salona amp; Livadia dont jay parlé; Boiidor/il^^nbsp;furie chemin dAthcncs aLarifla; Talantai'^nbsp;1Euripe, 8c Illle de Scyros daus IArchip*^*'nbsp;Monfieur de la Guilletiere lui en donne fepfnbsp;amp; il nomine mêrae quatre lieux, dont il n/nbsp;en a aucun de ce nom dans la Grece; Port^'nbsp;«la, Diaulis, Heterotopia , amp;i la Valonne.nbsp;dernier lieu eit dans 1'Albanie fur la cote de 1**nbsp;mer Adriatique, 8c n'a rien a deméler ave*-Athenes. Ceux qui ont donné des memoite*nbsp;a. cet Autheur ont cu peu de bonne foi de li?*nbsp;avoir fuppofe ces trois autres mots faits a plagt;'nbsp;fir. Caryftos amp; Andros reconnoiifent le Metro'nbsp;politain de Negrepont. Nous flumes de IAf'nbsp;chevêque même quil y a dans Athenesnbsp;Eglifes, qui ont chacunc leur Papa, maisqu'*nbsp;y en avoit bien ioo. ou dans la Ville, ou au*nbsp;environs, oil 1on difoitquelquefois rOIBce.
Grecs ne peuvent dire quune Mefle par dans chacune ; auffi font-elles pour la plup*'^^nbsp;fort petites, 8c les MefTes fort longues. IInbsp;jouta quil ny avoit dans tout fon Diocefe qo®
150. Eglifes, oil fe dit ordinairement rOiBoOj
8c qui contribuaffent a fon revenu. Le puits qO' cftproche de la maifon, eft, dit-on, lemêro_
les
grand nombre dEglifes vient de ce que
le
oil S. Paul fe cacha apres avoir émeu le peup*
Mufh,
par la predication qu il fit dans IAreopage. ^ voifinagc du lieu, 8c la converlion de S. DeO*nbsp;donnent quelque fondement a cette opinion-En allant vers le Midy, Ton trouve le Muft®nbsp;au Sud-oüeft de la Citadellc. Cette colliO^nbsp;avoir pris fon nom de Iancien Poëte Mulonbsp;difciple. dOrfée , qui y venoit reciternbsp;Vers. Une infeription que jai trouvée lo J ^nbsp;le fait fils dEumolpus , au lieu que Suid?.nbsp;fait Eumolpus fils de Mufee , amp; Muie^
-ocr page 145-SUcIques-uns de nos Francs la collme de lare Iénbsp;nbsp;nbsp;nbsp;leroit avoir eu peu de curioli-
. ^itiphemus. II eft vray quil y a eu un Jre Eumolpus, ayeul du Poëte Mufée, 8cnbsp;les defcendans reprenoknt fouventle noinnbsp;d leuis Ancêtrcs. Le même marbre dit quenbsp;j.^*'fepulchre étoit au port Phalere, amp; Pau-j^ias écrit quil étoit a la colline même dunbsp;g^'^l'ée. Le vulgaire appelle cettebute to ,
gt; de ri'être pas allé voir cette antiquité ; mais ^ ''ids a vee furprife quece nétoit point un arenbsp;kiomphe, amp; même que cela navoit poiritnbsp;fait, ni pour Trajan, ni pour Hadrien, com-. ^ nos faifeurs de relations 1ont afluré jufquanbsp;jj^fent: mais que cétoit un monument dhon-erigé pour un Conful Romain appellénbsp;/«I Julius Antiochus Philopapfius. Ceft unicnbsp;^H'aille de marbre legerement enfoncée endfl-. '¦cercle, fur laqucllc du cóté qui regardsnbsp;^'denes eft gravé un char de triomphe a qua-^'jftievaux, quiportece Conful, precedé parnbsp;^jj'lues figures, 8c fuivi dune Viétoire. Aunbsp;fon ^ eft fa ftatuë affife dans une niche, avecnbsp;^ 'Om fous les pied en caraéteres Grecs ,nbsp;**AonAnnos ehioanoïs bhsaiets.nbsp;^^ilopappus fils d'Epiphanes de Bt/a (Bourgnbsp;. de lAttique)
latT dtoite il y a une femblable niche, fous i^elle on lit ce nom;
^^SlAEïS ANTIOXOS BASIAEJ2S ANTIO-^
^ . Le Roy Antiochus fils d'Antiochus.
Poü* gauche il y en devoit avoir une autre jv faire la fym metric, mais ce cóté de lanbsp;eft tombé.
Ure les deux niches qui reftent eft un pila-Piis ^'r' nbsp;nbsp;nbsp;qualitez de ce Philopap-
gt; fans doute quau cóté qui eft ruiné il y
CU
-ocr page 146-cn avoit un femblable quifiniflbit 1infcriptioO' qui neft qu'a denii dans cclui-ci. Commenbsp;nom -d-c Trajan sy rencontre, ceft ce qui *nbsp;donné occafion a ceux qui nexaminent pasc^nbsp;antiquitez a fonds, de croire que cétoit u^nbsp;monument de gloire dedié a Trajan. Voiwnbsp;ce qui sy lit.
C. 1 V L I V S C. F. FAB. A N T I Onbsp;CHVS PHILOnbsp;PAPPVS COS.nbsp;FRATER ARnbsp;VALIS SVLLEnbsp;CTVS INTERnbsp;PRAETORInbsp;OS A B. IMP.nbsp;C A E S A R Enbsp;N E R V Anbsp;T R A I A N Onbsp;O P T U M Onbsp;GERMANICOnbsp;D A C I C O
ft?
Ceft-a-dire, Ca]us luUus Antiochutnbsp;Philofapfus, fils denbsp;Cajtis, de la Triha Fa-hia, Conful, Frere Ar-vale, aggregé parminbsp;les Prttoriens parnbsp;riimpereur amp; Cefarnbsp;JFlerva Trajan, tresbon ty tres-Aagufie,nbsp;qui a triomphe desnbsp;Altmans amp; des Daces,
-ocr page 147-Cccy cxplique ce que Paufanias na dit fort obicurement; car en parlant du Mu-il marque quon y avoit erigé un monument dhonneur a un certain Syrien, amp; eetnbsp;Antiochus Philopappus, bien quil fut natif dcnbsp;p Ville de Bifa dans 1Attique, étoit fans dou-m Syrien d'Originc. Ce qui fe reconnoit; tantnbsp;fon nom dAntiochus commun prefque inbsp;les Rois de Syrië, que par la ftatuë dunnbsp;ces Princes quon avoit mife a fon cóté,nbsp;un de ces illuftres Ancêtres , a quinbsp;m^tne Ie peuple dAthencs avoit de loblige-, amp; a l'bonneur duquel il avoit confacrenbsp;ene (Je fes Tribus qui fut nommée Antiochidc.'nbsp;¦gt;, Ce qui fait de la difficulté eft que dans lesnbsp;^nbles Confulaires on ne void point Ie nom denbsp;® Conful. Tout ce quon peut dire eft quilnbsp;p Conful Suffe6lus, ceft-a-dire un de ceuxnbsp;j On fubrogeoit aux Confuls qui mouroientnbsp;Jj^nt la fin de lannée. Ce qui me furprendnbsp;^oore eft que ce'cte infeription eit citée parnbsp;tuterus fur la foi de Scaliger, comrae li ellenbsp;^ Andrinople, quoi quelle nait jamaisnbsp;w® quot;lua Athenes, étant énclavée dans cettenbsp;j ^faille ancienne. Apparemment il lavoit euenbsp;t-^.^Oelque voyageur'qui lavoit écrite fur fesnbsp;, fans sêtre bien expliqué de lendroitnbsp;étoit, comme on peut fouvent con-j^ljute ces chofes quand on ny apporte pas du
^ nbsp;nbsp;nbsp;paffe au pied du Mufée, mais il étoit
orfque nous étions a Athenes, amp; illeft les n toüjours, a moins que les pluyes ounbsp;de j. ges du mont Hymette ne lui fourniffentnbsp;Jbenbsp;nbsp;nbsp;nbsp;oeft proprement quun torrent
tain-* remontant fon canal on trouve la fon-de nbsp;nbsp;nbsp;*loi a fa fource dans Ie litmême
me
j^^uffus. nbsp;nbsp;nbsp;peuple 1'appelle encore du mê-
eil
quelques autres les diftinguent. Celle qui
me nom, ce qui me fait étonner quon nous 1'ait figurée bien loin de la dans une prairie»nbsp;vü quil ny en a aucune ni autouj: d'Athenes»nbsp;ni même dans tout Ie Levant, fi ce ncft quoHnbsp;donne Ie nom de prairie aux paturages; cafnbsp;!es Grecs nourrilfent leurs chevaux de paille»nbsp;amp; non pas de foin que lon ny f^auroit troU'nbsp;ver. Les Tures ont fait tout auprés deux foB'nbsp;taines a leur mode, dont il ny en a quun*nbsp;qui donne de leau. L'Enneafrmos que Pi^'nbsp;urate avoit fait faire, amp; qui Ie degorgeoit pa^nbsp;neuftuyaux , pouvoit être prife de celle-e/nbsp;qui ne taritjamais; doii vienc que quelques'nbsp;uncs les confondent 1une avec lautre, amp; qB?
z, ils ne manquent Jamais dy mettre ^ a cóté, 8c même aux images de 5
Saints, ils
au milieu de Ia Ville proche de la maifon o® logeoit autrefois Ie Conful Franqois, ne pfB^nbsp;pas être 1Enneacrunos, commeleP. Babinnbsp;foupqonnoit , puifquelle vient par des cop'nbsp;duits modernes des Tures, de même quetroi*nbsp;OU quatre autres qui font par les ruës. K.nbsp;trente pas de lautre cóté de 1Iliflus eftle pfj:nbsp;Temple de marbre dedié autrefois a Ceres, oünbsp;celebroient les myfteres de cette DéelTe.nbsp;cule y voulut être initié, mais les grands ngt;rnbsp;(teres fc faifoient a Eleafis Les Grecsnbsp;change ce Temple en Eglife appelleenbsp;amp; 1qnt rempli de peintures a frefque de 1-jnbsp;maniere qui eft tres-miferable, car ilsfonttoB^nbsp;les nez 8c les droigts fort longs comme desnbsp;feaux, 8cle refteauflimalproportionné,nbsp;cy même font prefque routes effacées, 8cnbsp;y vimes lombre de ce Crucifix dont onnbsp;avoit fait cas, qui nefl; rien de plus fininbsp;refte. Auffi quand les Grecs reprefentent
premie''^
Hom
Chrift amp; de la. Sainte Vierge. Aux
-ocr page 149- -ocr page 150- -ocr page 151-''s écrivent iïïi xp^, amp; aux autrcs , mhp ?EOï; ceft-adire en abregé lefus-Chrift, amp;
,* Mere de Dien. II faut avoüer pourtant que ^5 couleurs font fort douces, amp; qucleurspor-^its femblent de miniature, mais Ie defleinnbsp;J«i eft lame de la peinture y manque prefqucnbsp;j^iijours. Ils ne peignent guere qua frefquenbsp;^.furlebois. Mais puifque j'en fuis fur leurnbsp;pinture, je vous donne ici Ie deflein dun denbsp;Crucifix, oü vous voyez quils attachentnbsp;^ötre-Seigneur avec quatre clous, ce quiaéténbsp;'^trefois une grande queftion, fgavoir sil nynbsp;avoit que trois, commc nos Peintres Ie re*nbsp;^¦¦sfentent, ou sil y en avoit quatre, de fortenbsp;5'^il eüt les deux pieds feparez. Les Grecs Icnbsp;toüjours de cette derniere maniere, lu^nbsp;*iettant un petit ais fous les pieds.
En remontant plus haut Ie canal de Illiflus rencontre un pont trois arcades bati denbsp;Ê^olTes pierres de taille jointes'fans chaux. II anbsp;j^viron 40. pieds de lar^e, ce qui donnoicnbsp;ï'lez d'efpace pour y batir un Monaftcre denbsp;^^ligieufes I, qui labandonnerent dès que lesnbsp;i'^tcs furent maitres dAthenes. Ce pontnbsp;Ie paiTage pour ceux qui alloient au Sta- Sta~nbsp;fav*nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;vis-i-vis. Cétoit Ie lieu oü {ediarx^
^Uoient les courfes amp; les jeux publics de oute lAttique , appellez Panathenées. Cenbsp;bsl quHadrien donna une chalfe de millenbsp;fauvages au peuple. On void encore quot;nbsp;Pa fon circuit, qui eft un plan de izj-,
I ue long, ceft-a-dire d'une ftade, cc qui en donnoit Ie nom, amp; il en avoit zö. ounbsp;tifi ¦ fnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;étoitentouré dune collinear-
fona ^ ^ nbsp;nbsp;nbsp;rentree du pont. Le
^'il'anias
8c qui eft préfque
pa
y a rcnrarquéc, F a
ell en dcmi-cercle, amp; lon y dilcerne h uie en un endroit la double muraille que
-ocr page 152-par tout cachée 'par la terre éboulée de ce tcf' tre. Les degrez de marbre qui appuyoien*^nbsp;deffus ny paroiflent du tout plus. II avoitnbsp;dté rebati par les foins amp; par la liberalité dHe'nbsp;ipdes Atticus un des plus riches Citoye»*nbsp;quAthenes ait jamais eu.
On trouva deux infcriptions a Rome commencement de ce fiecle; 1une eft de eetnbsp;Herodes amp; lautre de fa femme Rcgilla. Ca-faubon donna 1explication de la premiere »nbsp;mais tout fgavant amp; éclairé quil etoit, il *nbsp;trompa davoir pris celui qui a regné en Judée-Arcudius lexpliqua plus heureufement , 24nbsp;montra quelle parloit de eet illuftre Herodesnbsp;lAthenien; mais comme il nelt pas connu denbsp;tout Ie monde, je vous en diray quelquespat'nbsp;ticularitez. 11 étoit né dans Marathon ; quinbsp;dtoit une des petites Cours dAthenes de lanbsp;Tribu Ajantide, amp; doriiloitfoüsTryan, Ha'nbsp;drien, Antonin amp; Marc-Aurele. Son ayeulnbsp;Hipparchus, ou comme Suidas lappelle, FlU'nbsp;tarchus, avoit été a fon aife, mais étant aC'nbsp;eufé d,e coneuflion 8c de tyrannic, 1Empereurnbsp;lui confifqua fes biens, 8c fon fils Atticus pet®nbsp;de nótre Herode yccut en particulier a Athe'nbsp;nes dans une fortune tres-mediocre. Mais celui'nbsp;H ayant trouyé un grand trefor dans une mal'nbsp;fpn quil poffedoit proche du theatre, il de'nbsp;vint topt dun coup fort riehe. Sa prudent®nbsp;ne Ie ceda pas a fon bonheur, car appreheu'nbsp;dant que cela ne vint a être fceu, 8c que patnbsp;lobligation quon a de rendre les trefors qupunbsp;a découverts, aux Süuverains, il ne retombatnbsp;dans fa premiere neceflité; il écrivit ennbsp;termes a IEmpereurNerva. Sei^murj'aynbsp;m trefor dans ma tnaifon, quordonnes-titnbsp;fenfajfe^ Le Prince lui fit réponfe en ces tet'nbsp;Bies, Ufe de ce qpe /« as trouvé, Neantru^^^
-ocr page 153-¦^^ticus craignant encore quon ne lui lift quel» affaire , veu Iimportance de la chofe ,nbsp;®'^fivit une fcconde fois k lEmpereur, amp; luinbsp;c ft'*® trefor furpaflbit beancoup lanbsp;Condition dun hornme privé, Mais lErapc-^Ur iépondit avec la même generofité; Abujinbsp;; tif veux, du gain iao^iné qui tu asnbsp;'**1 car il eft tien-. De cette maniere il devintnbsp;fes-pui(fant, amp; ayant époufé une femme fortnbsp;, fon fils Herodes Ie furpalfa en biens amp;nbsp;magnificence; car il éleva dans la Greccnbsp;jmfieurs edifices facrcz amp; profanes, amp; leguanbsp;fon teftament dix ecus a chaque Athe-II neut pas moins de merite que denbsp;, quot;Une fortune, amp; il étoit fi bien verfé dans lesnbsp;^®ftes Lettres amp; dans Ieloquence; qu'on Ienbsp;5**mma la Langue dAthenes; aufli avoit ilnbsp;difciple du celebre Phavorinus, Mare Au-amp; Lucius Verus , qui furent tous deuxnbsp;vmpereurs en mêrac tems, firent gloire detrenbsp;ft® fes auditeurs. Son nom entier étoit Tiberiusnbsp;^lt;*udius jltticusHeredes ,covame on Ie peut jufti-j ®gt;' par une infeription qui eft a Athenes chexnbsp;fleur Michaeli Limbona, oü il eft qualificnbsp;j ontife des Erapereurs. Je la donneray avecnbsp;®s autres a la fin de ce volume. Philoftratenbsp;Spotte quelques-uns de fes ouvrages , qui ncnbsp;pas venus jufqua nous. II fut outre celanbsp;^onfui Romain avec Torquatus lannée de J,nbsp;^ r43- amp; époufa une matrone Romaine tres-ertueufe appellee Regilla, a la memoire de la:-ft^clle il batit a Athenes un theatre de Mufi-ftquot;® tout couvert, amp; orna après quelle futnbsp;®'te toute fa maifon de marbre noir de Les-gt; afin que les pierres fulTent des témoinsnbsp;j^®tnels de fon deuil. II lui erigea même unnbsp;j,*?Plc dans fa maifon de plaifancc appelleenbsp;proche de Rome, amp; ce fut la quon tpou-F 3nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;va
-ocr page 154-va les inlcriptions dont jay parlé, amp; que jay veües ^ Ia vigne Borghele. II mourut agé a®nbsp;foixante feize ans, amp; laifla deux enfans don*nbsp;1Hiftoire ne nous apprend rien. II avoit ordon'nbsp;né a fes Affranchis de Venterrer a Marathon»nbsp;roais les Atheniens.le voulurent avoir chezeux »nbsp;Ie faifant .enlever par la jeuneffe, ils 1enfeveli'nbsp;rent au ftadium Panathenaicum quil avoit bati»nbsp;tout Ie peuple Iaccompagnant amp; Ie pleurant»nbsp;commedes enfans auroient fait un pere.
Cinquante pas au deflus du pont fe ,void I® plan de quelque Temple rond qui fut de'coU'nbsp;vert par un debordement dclIliffus il y aquel'nbsp;ques années. II caufa cent mille écus de pertenbsp;aux Atheniens, amp; entraina plufieurs maifon*nbsp;de campagne. Ce Temple eft apparemmen*nbsp;celui des Mufes Iliffiades , puifquil eft fur I®*nbsp;bords de I'lliflus, amp; ceft prés de la que la Nym*nbsp;phe Orythie fut enlevée par Boreas. Sy 1onnbsp;paffe de lautre cóté de Illiffus on rencontre»nbsp;Comme Paufarrias l'a remarqué, Ie Temple ^®nbsp;Diane Agrottra, qui eft maintencnt une petit®nbsp;Eglifcnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Stauromenos Petrou, Ie crutifints»^.
de S. Pierre, OU fe void encore un ancien pav® a la Mofaïquc. Ce fut en ce quartier-lk qn®nbsp;Diane vint premièrement chaffer, aprés quelj®nbsp;fut partie de Delos, amp; il y a encore affez n®nbsp;lievres pour donner deloccupation aim Chai'nbsp;feur. Ceft ce que les Anciens appelloient Agt*nbsp;OU Agrafe, amp; il y a un petit torrent qui viei^nbsp;du mont Hymette proche du Convent de Cf'nbsp;riani , amp; qui fe joint avec lIliffus, dontnbsp;fourcc eft plus haut au pied de la même mont*'nbsp;gne.
En revenant a nótre logis nousentramesp*'' la porte qui va a Rafti, pour voir cette r*t?'nbsp;piece que M. de Ia Guilletiere appelle unnbsp;tlinium, ,ceft-a-dire un bas relief, qui rept®'
^ fent®
-ocr page 155-deU Fiïle cVAthenei ï tj pftte on repas des Anciens. Pour nous qni c-lons aucoütumez de voir en Italië des chofcsnbsp;eaucoup plus belles, nous ny trouvaraes riennbsp;^ui meritk nótre admiration. Ce neft quunnbsp;arbre dedeuxpiedsdelong, amp;dun dehaut,nbsp;Ie travail ell fort mediocre, amp; les figuresnbsp;mal traitées. II ne reprefente pas mêmenbsp;Triclinium, mais plutót Serapis amp; Ifis aflisnbsp;leur Utiijiermut» ou lit de parade, Ie prebier avec un boiflcau fur la tête , qui Ie faitnbsp;^^conoitre pour tel, amp; une corne dabondancernbsp;^ des fruits devant lui pour cxprimer la ferti-utc du Nil. Au pied du lit eft aflife une figurenbsp;femme, 8c autour on void debout quatrenbsp;cinq autres pcrfonnes. Nous trouvdmes anbsp;diamine un petit bas relief tout femblable, quenbsp;^on camarade a envoyé en Angleterre. II y anbsp;^uantité de maifons a Athenes, ou lon voidnbsp;même fur la porte de la ruë de petites fta-^^ës , amp; des fragmens de bas reliefs que lesnbsp;¦Aaltres y ont fait inferer; amp; même en quel-S'^es cndroits des infcriptions, que nous avionsnbsp;foin de copier; mais il y avoirpeu dEglifes oünbsp;*lons nen trouvaffions quelquune.
Nous adrairamcs fur tout TEglife Panagia ^orgopiko , qui eft prefque toute remplie denbsp;'^otniches, de frifes, de bas reliefs 8c d'infcrip-l^'ons antiques, 8c dans la cour il y a un qua-quot;fan folaire dun marbre creufé en croiflant,nbsp;*ait par un ancien Grec dont Ie nom eft écritnbsp;un coin: phamp;drus fiU de Zdilus iu Bourgnbsp;jnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Nous vimes auffi des infcriptions dans
maifons de quelquesparticuliers, 8c entrau-chez Kyra Irim; chcz lani Miftrigo , oü j y en a une belle a 1honneur de Berenice fillcnbsp;Roy Agrippa; chez Ie fieur Capitanaki, quenbsp;fumes voir deux ou trois fois , 8c quinbsp;^oiis fit beaucoup de ci vilité; a la cour de Geor-F 4nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;gal^ï
-ocr page 156-gaki Livaditi, amp; chez plufieurs aiitres.
II y en a auffi une affez galante a lentrée dune Eglife que lAutheur dAthenes croit ^nbsp;tre un Temple ancien de Jupiter; mais ce»nbsp;une fimple chapelle des Grccs, laqnelle narie»nbsp;de confiderable pour Tarchiteélure, de niêmenbsp;que plufieurs autres quil a pris pour antiques gt;nbsp;amp; oü javoüe de bonne foinavoir pas eu daf'nbsp;fez bons ycux pour y decouvrir aucune marquenbsp;dantiquité. Dans l'Eglife du Monaftere Agiosnbsp;Joannis il y a une infcription remarquaUe»nbsp;qui donne a Hadrien Ie titre dOIympien , ^nbsp;caufe quil avoit achevé amp; fait la dedicace dunbsp;Temple de Jupiter Olympien , amp; quelqueSnbsp;medailles rares lui donnent auffi Ie méme fur-nom, dont aucun Autheur ancien na fait denbsp;mention.
Nous ne pfimes rien apprendre du 'Fanad tou Biogenh, amp; Ie bon homme Capitanaki ^nbsp;qui nous en parlames, en lui difant lendroit »nbsp;ob nous avions ld quil devoit être, nous ditnbsp;qua Ia vcrité il y aroit eu quelque fabriquenbsp;ancienne quieftdétruiteaprefent.mais quil nenbsp;l^avoit pas comme on la nommoit, ni ce qu®nbsp;ce pouvoit avoir été.
Proche de lEglife de S. Dimitri, qui n'eft pas loin de la maifon du Conful Giraud, il ?nbsp;a un grand refte dune belle muraiile, amp; dui»nbsp;portailde marbre, qui peut avoir été du Tempi®nbsp;de Venus Uranie, ou de quelquautre; car Itnbsp;fituation de quantité de Temples fe trouvcnbsp;marquee fiambigüment, quil neft pas poffib*®nbsp;de la f9avoir toüjours bicn debrouiller. Je n®nbsp;me hazardc pas non plus de vous marquer 1®*nbsp;cndroits de plufieurs portiques, des portes dA'nbsp;thenes.ni même duDipylon, dontil ne paroitnbsp;lien du tout; ni enfin des tombeaux de pl^'nbsp;ficurs Heros, Sides Temples de Neptune, de
-ocr page 157-ProitietViée 8c dc Dime, ni du Palais de The-*liiftocles, quoi quon nous 1ait indiqué a lil 'Uaiion du Drogueman Gaitas, oii il neparoJtnbsp;®ucune vieille fabrique , cettc maifon étant foitnbsp;jiiTe 8c peiitc. 11 ny a auffi aucunc marquénbsp;dantiquitc dans les appartemens ni dans lE-Ê'ire du Caloyer Damaskinos mort dcpuisdeuxnbsp;trois ans. 11 étoir tres-bonnête homme,nbsp;JJeantmoins it navoit pas la qualité de Grandnbsp;^icaire de lArclievêque, done il nétoit qufinbsp;piiple Secretaire , 8c il enfeignoit auffi 11nbsp;l^unefle. II na pas laifTé de Bibiiotheque considerable , lArchevêque nous dit que les ma-I'wfcrits que Ie Caloyer avoit étoient des flensnbsp;Wil lui avoit prêtez. ¦nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Lt
Aprés aïoir bien confideré pendant prés dun'^^jj^ bois les antiquitei de la Viile, nousnbsp;lies auffi en voir les dehors. Lc mont Hy-^^nbsp;Wtte metitoit bien une longue promenade,nbsp;nous primes des chevaux pour y alleravec*
Wtre hóte. 11 eft a uuepetitelieüe dAthenes, p Ha guere moins dc fept ou huit lieües de'nbsp;l^ur. Lc delfus neft ni habité , ni cu1tivé.r'nbsp;^otnine KOUSy fdmes arrivés, laneige nous ynbsp;^fprit ce qui nous obligea de Ie quiter plutót-911e nous naurions feit dans une autre iaifon,
^ous vinmes defcendreau Convent de CyrM»»,.
,9'^i eft au Nord de la montagne. Les Tures ijppelient Cojhirchi,^ caufe dune tête demou-;
On qui eft a une fontaine.
V Ce Convent eft aflez beau pour Ie pays, oamp;
Crccs nofent fe montrer fuperbes en bati-^ens. On y fait qirantité de miel qui eft fort ' ^umé a Conftantinople, amp; quandon y en por-j.® dautre, pour Ie bien vendre, on Ie fait paf-j t pour du miel deCosbachi , quon tient pournbsp;tooillcur. Je ne fgais fi cétoir pout êtrenbsp;Ksvenus- dc cette opinion que nous lc trou-F {
-ocr page 158-vames excellent, amp; lt;juc nous en mangeSme* beaucoup fans nous en degoüter. Je remaf'nbsp;«juai quil nétoit point acre , amp; quil nalteroitnbsp;¦pas, comme font dordinaire les autres forte*nbsp;de miel. Aufli les Anciens croyoient que Ie*nbsp;premieres abeilles amp; Ic premier miel tiroientnbsp;leur origine dumontHymette, 5c nousdifion*nbsp;entre nous que cctoit peut-être en ce mêmCnbsp;endroit, puifquil y ell: en eifet bien plus eX'nbsp;cellent quaillcurs. II eftdune bonne confiftan-ce, 6c dune belle couleur dor, 6c porte plu*nbsp;deau quaucun autre, quand on en veut fair®nbsp;du forbet, ou de 1'hydrommel. LesCaloyer*nbsp;sétonnoient, lorfque je leur difois que nótrenbsp;miel de Narbonne étoit Ie plus eftimé en FraH'nbsp;ce, bien quil fut blanc,, la blanchcur étantfc'nbsp;Ion eux une marque que Ie miel n?eft pasaffelnbsp;cuit 6c perfeöionné par la nature, ou par Ie*nbsp;abeilles qui k recueillcnt des fleurs. StraboOnbsp;dit que Ie meilleur miel du raont Hymette é-toit celui qui fe faifoit prochc des mines dar-gent, qui font maintenant perdues. On 1ap'nbsp;pelloit Acapniftnn, paree quil ctoif fait fan*nbsp;fiimée. Auffi Ie fait-on de même a prefentrnbsp;fans étoufer les abeilles , pour vielles quelle*nbsp;fóient, avee Ia fuméc dufoufre, commecelanbsp;fe pratique en quelques pays. Ccft la raifof*nbsp;pourquoy elles y multiplientbeaucoup,. 8cquilnbsp;ïc faitquantitc de miel, non feulement dan*nbsp;ce Convent, mais dans les autres du mont Pen'nbsp;teli, Leurs ruches font couvertes de einq oHnbsp;fix petites- planches, oii ks abeilles. commen'nbsp;cent dattacher leurs rayons avec un petit toitnbsp;de paille par deiTus-. Ainfi,. quand ils veulen*nbsp;partager leurs ruches, ils nont qua tirer la moitiC-des planches- qui tiennent les rayons attache^»nbsp;5c les inettre dans line autre ruche. Pour k*'nbsp;moiüs effarouchexils attendent quil y en
¦ nbsp;nbsp;nbsp;¦ unC
-ocr page 159-panic en campagne, Sc alors ils mettent ruche neuve au même endroitde la vicil-natie de la même fa^on; de forte qudlesy,nbsp;j*^nnentle foir, croyant que ceft leur anciennbsp;ne trouvant rien dedans, ellcscommen-*nbsp; ut a baiir leurs cellules. Les. hcrbes Sc lesnbsp;J^uts odoriferantes qui croiflent au mont Hy-^ette ne contribuent pas peu a ladmirable ma»nbsp;u^fture de ces petites ouvriers.nbsp;g C!e Monallere nepaye pour tous droits quui*nbsp;au Vayvode , en void 1origine. Lori-Athenes fut prife par Mahomet II. IAbbénbsp;Ce Convent lui vint prefentcr les clefs aunbsp;de la Ville, Sc ce Prince pour en téntoi-|i'cr fa joye Sc fa reconnoiffance, voulut qu'i!
franc de toute forte de carafch Sc diinpo-'.'otis. Le Sequin ne fe donne que par ma-'®re dhommage. Celui qui en eft prefente-¦ ent Abbé s'appelle Sufaki. II demeure toil-JUürs a Athenes, fans aller jamais a fort Con-j®ut, amp; ne fort guere de cher lui non pas -^e, dit-on, pour aller a 1Eglife. Nous luinbsp;ndJmes vifiie. II f?ait tres-bien Ie Grec li-j ^ . 1'liiftoirc ancienne, amp; il fe mêle un peunbsp;Medecinc, oü il neft pasfi f9avant quaunbsp;II eil outre cela bon Philofophe Sc fiirnbsp;grand Platoniden. On nous dit quil avoitnbsp;^J'jours quclquc piqué avee Dimitri Benin-8j que cc dernier difoit hautement quilnbsp;n .'|cvoit pas être fi f^avant que Ion cfoyoit,nbsp;j ne 1avoit jamais fait paroitre m ennbsp;jjj'Chant , ni en enfeignant; quil navoit en-Ptoduitaucune preuvedefonf^avoir. Neant-j lorfquc nous étions a Zante, il nous ennbsp;ya*^^ rronime dun tres-habilc homme ; car a-^rittérnoigné du regret de la mort de Da-, ^skinos y il nous aflura que lAbbé- Cyrianinbsp;un genie bien plus relevé, amp; que nousnbsp;F 6nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;trou»-
-ocr page 160-trouverions en lui ce que nous aurions cherchö cn lautre Les autres Monafleres du montHy'nbsp;inettc font Agios Joannis o Carias, Agios Georgias o Coutelas, Afleri, Agios '^oannis o Kyneest
Agios Joannis o lheologos. L'Ahhé du Cariiigt; left en mêmc tems de lAfomatos au piednbsp;inont S. George.
Au Conchant de la raontagne une pevitö lieuê dAthenes i! y a un chetif village d'Alba*nbsp;nois appellé Caramament , au Midi un auH6nbsp;qui fe nomme Lambrica, amp; auparavant Lampritnbsp;a caufe de quoi ilsdonnent a ce cóté dumontnbsp;Hymette Ie nom de Latnprovouni y amp; au reftönbsp;Telovomi. Quelques Francs nomment cettenbsp;montagne Monte-tnatto par corruption , au lie'*nbsp;dHymetto. Nous y trouvames qnantité dcnbsp;plantes, mais entrautres de la Mandragore eHnbsp;quantité, amp; une cfpcce de Tithymalus Spinofufnbsp;i fleur jaune, 8c une forte de Scorzoner qo*nbsp;ala racine ronde comme un oignon de lisgt;nbsp;inconnuë dans nos quartiers. Us. Fappellen*nbsp;Galochorton , paree qu^elle eft pleinede lait, ^nbsp;quelle le tail venir auxfemmes. Mais aproposnbsp;de la Mandragore, il faut que je vous dife c*nbsp;qui arriva au Conful Giraud avant nótre arri'nbsp;vée. Se fentant échauté il voulut boire de I*nbsp;ptifane, 8c ayant envoyé demander de la re'nbsp;guclilTe chez fon Drogueman. Mourati, qo*nbsp;connoit les plantes, 8c fe rack de Chirurgie»nbsp;fa femrne qui fe trouva fcule a la raaifon , don'nbsp;na au lieuderegucliifedela racine de Mandra'nbsp;gore quelle, ne conoiffoit pas. On en mi*nbsp;dans k ptifane, 8c il on but mais quelqu^nbsp;Jicures aprés il lui prit des maux de coeur 0*nbsp;des dcfaillances juiqua ne fe pouvoir prefqo*nbsp;pas foftienir. 11 lui fembloit a tout moroeo*nbsp;quil alloit mourir, les yeux lui étinccioien*»nbsp;amp; il étoit prcfque hots de lui-mcme.-
rat*
-ocr page 161-*ati' furvint qiii Ie trouva en eet état, amp; re-Sardant ce quon avoit mis dans la ptifane, vid cétoitdela mandragore. AinficonnoifTantnbsp;^icaufe de fon mal, il hu fit prendre de la Con-dHyacinthe amp; drla Theriaque, dont ilnbsp;trouva bien; mais il demeura neantmoins deuxnbsp;^urs entiers avant que detre parfaitement gueri,nbsp;fans Ie prompt fecours qui lui fut donné, ilnbsp;t^ouroit rifque de la vie,furtout sil eut conti-®tié de boire de fa ptifane , ce quil auroit fait,nbsp;h Mourati ae fut heureufement furvenuinbsp;Nous fifmes une autre courvée pour voir lesnbsp;Ports dAthenes, amp;avecdes chveaux de loüa-Êo nous vinraes droit a Trifirghi , qui efi lanbsp;pointe Oriëntale du port Phalcre, éloigné denbsp;¦* Ville d'environ deux milles. II y avoit au-^tofois au chemin qui y menoit, un Templenbsp;Junon , que Mardonius General de l'arméenbsp;Prefes fit brüler. Ge Portétoit fort grand,nbsp;^ avoit plus de trois milles de tour : mais ilnbsp;J}eft pas fermé eomme lePyrée, amp; les Vaif-Oïux font oblige! de fe tenir un peu au large,nbsp;Pour avoir bon fonds. II ell tout a découvertnbsp;Sud, cc qui fut caufc quon labandonna.nbsp;A la pointe Occidentale il y a un petit Portnbsp;fermé, quifervoit peut-êtrede Darfepournbsp;^Oelques terques , amp; quelques galeres. Lesnbsp;^*'ocs ne lui donnenr point dautre nom quenbsp;or/a j gj tQyt joignant on void fur une emi-once les ruines duneFortereffequile comman-amp; qui defendoit lentrée du. port Phalcrenbsp;*^0 Göté-la. En continuant nótre route aunbsp;. ouchant nous viraes a une demi-lieüe de lanbsp;port denbsp;nbsp;nbsp;nbsp;qui étoit petit , mais tres-
Sc bien fermé; prefentement il ny a point de fonds,. amp; il efl entierement aban-Il parolt la dansla merdesfondemensnbsp;Routes comme dun Arfenal pour loger desnbsp;F 7nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;sa-
-ocr page 162-galercs, amp; dans Ie champ voifin les reftcsdu* Temple quarré depierres de taille , avec qiiel'nbsp;ques pieces de colonnes fort anciennes , qu'nbsp;pouvoienc être du Temple de Diane Munf'nbsp;chia. De la au Pyrée il y a 4 peine dcii*nbsp;moufquetades, mais pat mer a caufe des con'nbsp;tours (Sc pétites langues de terre il y a deult;nbsp;niillesf ce qui fait voir comme Ptolomée s'eftnbsp;mépris,quandil Icsifict éloignez 1'un delautrsnbsp;de dix milles.Il fe trompc aulli dans la defcriptioOnbsp;des CCS trois Ports, mettant Ie Mimychia au LC'nbsp;vant de Phalere , au lieu qu'ilcftau Couchantgt;nbsp;Le Piréc eft appellé par lesGrecs moderne*nbsp;'jPirét, Porto-Draco , amp; par les Francs Porto Lione gt;nbsp;1un amp; lautre a caufe dun beau Lion de mar-bre de dix pieds de haut, trois fois plus graii'tnbsp;que nature, qui ell furie rivage au fond dnnbsp;Port. II eft aftis fur fon derrière, la téte fortnbsp;haute, percée par trou qui répond a la gueii'nbsp;Ie , a la marque d'un tuyau qui montoit 1®nbsp;long du dos, ce qui fait, connoitre quil fef'nbsp;voit a unefontaine, comme celui qui eftpro'nbsp;clie la Ville. Je ne pus apprendre de nouvePnbsp;les de celui quon dit être a la Citadelle, fi c®nbsp;neft quon ait pris un devant de cheval dansnbsp;le mur au Nord du Chateau, pour celui d'uönbsp;Lion. Ainfi je me contenteray de dire, 'I'*nbsp;peux bien dormir , Lhn d'Athtna , celui dttPcffnbsp;veilte pour toy, a caufc de la difterente poftur®nbsp;de ces deux Lions. Quelques-uns attribuent^'nbsp;1'imagination frapée de ces Lions , le monftrenbsp;dont line fem»:iie Turque accoucha a Athene*nbsp;dans la flitadelle, 1an i66y. au mois dOéfei'nbsp;bre. Llle le porta neuf mois comme un en'nbsp;fant. Quand il vint au monde il fauta auW''nbsp;tot en terre, amp; commenqa a marcher, a crie*nbsp;amp; i marmolter certainsaccens qui approchoien^nbsp;dcdabboyemeat dun cbiea. li avoitles oren'
-ocr page 163-droites comme un lievre, amp; fon mufeaii ^flembloit a celui dun Lion. II avoir les yeuxnbsp;j^'ncehns, deux groflcs dents lui fortoient denbsp;® Douche; fes pieds paroiffoient covnrae ceuxnbsp;un enfant, amp; fes mains comme des ferresnbsp;?oyfeau de rapine. Enfin on eut de la peincnbsp;? Pouvoir difcerner fon fexe. Le Vayvode amp;
' Ladis 1allerent voir trois jours aprés fanaif-^Dcc, porterent fentence de mort contre luiy Jdonnant quon feroit une grande foffc , 8cnbsp;^Mprcs y avoir dté jetté on la rcmpliroit denbsp;yl^ftes; ce qui futexecuté Ic 8 dOét. Le fleurnbsp;puchon Chirurgien Francois demeurant pournbsp;a Athgnes, pria quil lui fut permis d'em-^¦'Uiner ce corps monfttueux pour l'envoyer ennbsp;.'^tvce,. ce qui lui fut refufé , les Turcs di-qvie cétoit un diable, 8c quil en falloitnbsp;iQufer la memoirc , jufqucs-la même quilsno-J^'ent pas s'approcher de fa fofle.
^ Ventréc du Port eft étroite , de forte qui ^'ne y pourroit'il paifer deux gakresa la fois,nbsp;quand on eft dedans, il y a bon fondsnbsp;quot;t tout ft ceneftdansun de cescnfoncemens,nbsp;étoit peut-être comme une darfe pour lesnbsp;r'eres, amp; qui eft prefque tout corablé.. II dlnbsp;^ bonne tenue amp; bien ferme s amp; ce qui lenbsp;^ödplus confiderable ,eft quequand même lesnbsp;7^ffcaux feroient portev. a teire par quelquenbsp;jjPétc, ils nc fe tomproient pas, paree quil ynbsp;, ^ftez deau ,amp;quil ny a point derochers, ninbsp;® brifans cachez, ce que Ton a vüpar lcxpe-. ence de cinq navires Anglois, qui eurent tousnbsp;1cables rompus dans une nuit par uncnbsp;.outafque. Les Anciens difoient que ce portnbsp;capable de contenir 400. vaiileaux , *
: maïs
7» nbsp;nbsp;nbsp;.37* Piille vaiffMttpc j- mah
ftSpon nbsp;nbsp;nbsp;0xa£l ne dit que 400.
-ocr page 164-mais ^ prefent quc les nótres font de grandf* machines , quarante ou cinquante auroientnbsp;la peine a sy ranger- On voidlelongdunbsp;¦ quelquesfondemensde murailks, Scceuxd'un*nbsp;tour quarrée vers I'embouchdre. Le tombea^Jnbsp;de Theiniftocle, qui,avoir fait le Pireeeequ'dnbsp;a été dcpuiSj étoit la proche; mais je noferoiSnbsp;affurer que ce foit un grand cerciteil de piC'nbsp;re, qui eft environ a cent pas du Port procb^nbsp;de quelques grotes taillées dans le roc. II n?nbsp;refte plus rten de la petite ville du Pirée, ibnbsp;de ces beaux portiques dontPaufaniasfait men'nbsp;tiotgt;. Le fcul batiment quon y void eft nnbsp;Magalin pour recevoir les marchandifes, SC 1nbsp;payer les droits de la Doiianc.
lin revenant de la a Athenes, on voidpreiquot; que tout le long du chemin , les fondementnbsp;de la muraille, qui joigrroit le Pirée ala ViPnbsp;le, amp; qui fut detruite par Sylla. Ou Iappelloi^nbsp;Macra teichi, ceft-a-dirc Us longues muraille! rnbsp;car elles navo'ient pas moins de cinqmillesdenbsp;long, puis quil y cn a autant du port Pirée jnbsp;jufqua Athenes. Environ a moitié chemin nbsp;y a un puits avec quelques Oliviers auprcs gt;nbsp;mais il eft trop profond pour fe perfuader qn*nbsp;ce fut autrefois la fontaine qui étoit prochnnbsp;dun petit Temple dedie a SocrafCi' Onnbsp;pclloit ce chemin, la rue du Pirée, amp; les clt;Pnbsp;tea en étoient habitea , au heu qua prefe**^nbsp;ce nc font que dss champs 8c des Oliviers.
Athenes peut contenir huit i neuf mille W' bitans, dont les trois quarts I'ont Grecs, 8cnbsp;autres Turcs. Ceux-ci ont quatre Mofqnée*nbsp;dans la Ville, amp; une cinquiéme dans le Cf*'nbsp;teaji. Les Juifs n-y font pas foufferts, .8c-être ne pourroient ils pas bien saccorder n'nbsp;femble car les Atheniens ne font pas moins^'nbsp;tiroits qucux, Sc jay oiii dire' qdelquefois^
-ocr page 165-quot;foverbe qui court en ces quartiers la : Dieu fious garde des Juifs de Salonique, des Grecsnbsp;^Athenes, 8c des Turcs de Negrepont. Lesnbsp;^sliometans dAthenes parlent leur Langue ,nbsp;JJJïis non pas li elegamment qua Conftantino-P*®' Ils fijavent tous Ie Grec pour s'entretenirnbsp;les Grecs , de même quune partie desnbsp;^tecs f^ait Ie Turc.
-Ce Vayvodt, qui tient fa charge du Keflar-^§a Chef des Eunuques noirs pour trente mil-
écus quil lui donne tous les ans au com-J|l®ncement de nótre mois de Mars. Auffi a 1^1 de beauxrevenus; la Doüane, leCarafch,nbsp;I® poids de la Ville , les dimes amp; les avaniesnbsp;p appartiennent. Ceux dAthenes qui veu-aller a la foire de Mofcolouri , ouaquel-^gt;16 autre, ne Ie peuvent faire fans lui payernbsp;'*1 certain droit. II y avoir plus de cinquantenbsp;que le carafch étoit fixe a quatre piaftresnbsp;p demi par tête , depuis peu les Vayvodesnbsp;} ont mis a cinq, comme prefque par tout ail-*eurs.
Le Sardar commande les Janiflaires dAthc-, amp; de tous les environs.
, Le Spahilar-Aga commande Ics Spahis, qui la Cavalerie Turque, 8c qui tiennent quel-fief du Sultan.
Le Di/dar ou yiga du Chateau na dautorité fur les Neferides, cefl-a-dire, fur les fol-^^|s de la gareifon, qui logent dans la Cita-
j Le Cady e!l le Juge de tous les differe-, tant des Chretiens , que dcs Mulful-'ans.
J.J ^1 eft vray que les premiers pour éviter Ic vUs qjj'jjg peuvent ce Tribunalfevere, taclient
«3e regler leurs difFerens par les nbsp;nbsp;nbsp;ouF'r^'
thiardos, qui font huit de leurs anciens quoi change tous les fix mois, amp; lon en prendnbsp;de chacune des huit Paroiffes, Les Benini^'nbsp;]es, les Paleologues, les Limbona, lesPero^'nbsp;]i, amp; les Cavalaris en ont prefquetoujourso*^nbsp;leurs families, qui font les plus confiderab!^®nbsp;dAthcnes. Les Chalcondyles quils nomraenbsp;Charcondyli font dans unc fortune peu élevé^'nbsp;Stamati Charcondyli qui defcend de l'liiftorie^nbsp;de ce nom qui a ecrit lbiftoire des Turcs,
'un fimple petit raarchand, qui fe tient prefqi® toüjours a Mifitra. II a pourtant maifon a A'nbsp;thenes au deflbus du Chateau. PolimenoZa('nbsp;li eft un marchand affez a fon aife, maisnbsp;pas ëté Vecchiardo non plus que Ie fieur Caf''nbsp;'tanaki, qui eft daillcurs untres-honnêtehoht'nbsp;me: mais qui ne fe foucie pas de fe mélcr dc*nbsp;affaires de la Ville. Ce ne font pas aulli 3'®nbsp;feuls Epitropes, qui portent de grandestoqac®nbsp;^ petits bords de laine veloutée; mais tousl^®nbsp;Archontes ou principaux marchands, dés qu3gt;®nbsp;ont laiffé croitre la barbe. Lés autres ne pogt;''nbsp;tent qu'une calote rouge , avec la tête r*'nbsp;fe.
Lhabit des Grecs d'Athenes eft fort rent de celui des Turcs; car ils ne portent q**®nbsp;des vertes étroites, de couleur noire ouobfr'*'nbsp;re, avec des botines noires joignant la janib^,'nbsp;au lieu que les Turcs ne portent des botes q^^nbsp;Ia campagne, ou dans Ie mauvais temps, ^nbsp;ces botes-la font jaunes, avec dê larges vcftsnbsp;de couleur, amp; Ie tulban fur la tête; maisce^nbsp;les des Grecs font pour 1ufage de la ville aubnbsp;bien que de la campagne: amp; il femble quenbsp;foit une chauftiYe quils ont herité des anciequot;nbsp;Aihenlens amp; particulierement des Philofop''^nbsp;qui les portoieat noires, on les appelloit Pj
-ocr page 167-^ de la Vitte d'Athenes. i Leurs Prêtres les portoient blanches ;nbsp;hot ¦nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;auffi leurs Dieux avcc ces
»lioü vient que Juvenal les appclle quot;^(afiani, a la fatyre 3.
aliojuid prAclamm Euphranoris amp; Toleden ,
^kicafianerum vetera ernamenta Veorttm.
^es femmes qui ne forteivt que tres rarement j^'^la tête voilée cVune toile de coton , amp; parnbsp;cffus Ia vefte un mantelet de velours cra-' OU violet, avec des boutons dargent grosnbsp;^°^me des noix, mais qui ne font pas maf-
j Les filles ne Portent point de la maiPem avant j jour de leurs noces, amp; il faut que leurs ga-leur falTent laraour par procureur, amp; parnbsp;tiers qui ait accez aupres delles , cc quinbsp;5® peut geure ctre quun parent, au rapportnbsp;^^quel ils Pe doivent fier. Le ConPul Giraudnbsp;3*^'a épouPé une yertueufe Greque de la mai-On des Paleologues, qui a cté, comme cha-fgait une familie illuftre juPquii donnernbsp;g'f, Imperatrices a Copfiantinople, ma aflurénbsp;3^ il en avoit uié comme les auires, amp; quilnbsp;vid Pon accordéc que le jour quil lépoufa.nbsp;n'i tccompenPe on les promene bien ce jour-fi on ne leur fait pas faire beaucoup de clie-on le leur fait faire au moins fort knte-j'^nt, amp; (j'un air fort grave; carellesdemcii-prés de deux heures dhorloge dans leurnbsp;/J^tche ; depuis 1Eglife juPquesa la maifon dunbsp;, ^ri, jvec quelques haut-bois, tambours denbsp;p^lque amp; autres inftruinens qui les precedent,nbsp;^ndant la ceremonie amp; la promenade ellesnbsp;une groG'e couronne de filigrainme amp;nbsp;^ Perles, qui les embarrafie fort, Sc ksgcfne
de
-ocr page 168-140 Defcrlption des Antiquitez de foite, quil faut quelles fe tiennent droit^|nbsp;comme un jonc. Mais la fête ne feroitnbsp;belle, fi, elles nétoient fardées, ou plütótnbsp;trées fort groffierement, amp; 1'on ne peut 0^1nbsp;plus fedifpenfer dappeller ce jour-la une fjnbsp;deufe , qtiune coifeufe dans nos quartiers.nbsp;precautions font caufe quon ne peut pasnbsp;ter le beaufexe, on y eft chafte par neceffit^!nbsp;amp; on y regarderoit comme un crim'e; cenbsp;ne pafferoit parmi nous que pour une gala»'nbsp;terie,
II seft VÜ de notre terns a Athenes exemple dc vertu , qui va du pair avec I»nbsp;aftions heroiques des anciens Grecs. Tro'nbsp;ou quatre Turcs dans un exccz de debaud'^nbsp;allerent chez une Gteque de leur quarticf'nbsp;qui étoit une des mieux faites de la Vilt»'nbsp;mais des moins accommodées des bicns de I*nbsp;fortune. 11s crurent quils pourroientlagagndnbsp;par argent, par carelles, ou par menaces »nbsp;mais voyant quelle étoit inflexible , amp; q»^nbsp;tous leurs efforts étoient inutiles, ils Ini do»'nbsp;nerent de rage plufieurs coups de couteau, ^nbsp;crurent Iavoir entiereraent facrifiée a leur ve»'nbsp;geance. Les Confuls de France amp; dAngleter^nbsp;apprenant le traitement barbare que lesnbsp;avoient fait a cette fille, 8c admirant fa co»'nbsp;ftance, envoyerent penfer fes playes, 8c p*nbsp;une éfpece de miracle, il ne sen trouva poi»'nbsp;de raortelle. Ils I'cnvoycrent en fuite av»''nbsp;quelques auiiiónes qu'ils liii firent, dans I'/tt»nbsp;d'Egina oü il ny a que des Grecs, pourneb'®nbsp;plus expofée a la brutalité des Turcs.nbsp;toire dc cette vertueufe Athenienne eftnbsp;pen plus veritable que celle de Johahi , P',nbsp;connue maintenant en France qu'i Athefrnbsp;oil le Kcfiar-Aga n'a jamais envoyé pour V»'nbsp;vode d'Eunuque noir, qui en ait pft fa'»»
-ocr page 169-de Ia Fille d'Athenes. 141 Auili n'y a-t-il quenviron trente ansnbsp;^ Athenes eft fous la proteöion, amp; ccft lanbsp;'6 même qui la recherchée: mais ilfemblcnbsp;la plüpart des voyageurs ne font mainte-des liversque pouri divertir leurs Lec-, amp; non pas pour les inftruire, amp; pournbsp;faire des recits fideles de ce quils ont^ vünbsp;? sppris dans leurs voyages, comme jc tichcnbsp;® Wl'en aquiter.
Les Francs n'ont que la chapelle '.des Capu-, qui ell au Fanari tou Dimoftenis. Les p°gt;ifuls de France amp; dAngletcrre y ont deuxnbsp;égaux, auffi ont ils également foinnbsp;1® lentretien de la Miffion. 11 ny avoit,nbsp;fjnous étions a Athencs que Ie Pere Se-jP'in très-honnête homme, a qui un Turcnbsp;? 'a garnifon prit un jour fa ceinture decor-foit par malice, ou par un effet de dé-^^che, layant rencontré fur Ie chemin dunbsp;.^t'Lion , doü il revenoit feul gt; de voirnbsp;y'jflques Fran/qoi? dune Tartane qui y étoitnbsp;i {.^ticrc. Le bon Pere tout mortifié de cettenbsp;Q en envoya faire des plaintes au Difdar.
«lui fit rendre, aprés en avoir un peude-°^ytdi ic dos dn foldat.
les o* Peres Jefuites étoient a Atheries avant K Capucins, amp; nen ont jamais été chaflez.nbsp;UjA * la relation même du R. P. Babin de la.
Compagnie, que je fis imprimer il y a. avo^ . on ne void pas quil fe plaigne dyrnbsp;Pil] êté perfecuté, ni que leur maifon ait éténbsp;Pj Ls ne fe font re.tirez i Nepiepont, quenbsp;^®,.*iuils y ont trouvé plus doccupation,nbsp;1'av y a plus de Francs qua Athenes. Jcnbsp;nZ ?^u du Pere 1Aftringent qui eft en cesnbsp;^o^^*'s-la, amp; de plufieurs autres perfonnesnbsp;Icmfpi. Voici toute 1affaire quils eu-, '^Athenes, amp; qui fut fans fuite. Dansles
dernieres années du fiege de Can die,
Seigneur craignant quon ne donnat des velles de la place i Conftantinople, fit arrêt®^nbsp;a- Saloniki un Courtier du Conful Flamand»nbsp;qui étoit pourlors a Athenes, amp; qui portoi^nbsp;des lettres de diverfes perfonnes, amp; entra'*'nbsp;tres des Peres Jefuites. Le Cady dAthe''^*.nbsp;cn ayant eu le vent, appella le Conful, 8^ f'*nbsp;dit quil fe donnat de garde de ne point dctif®nbsp;de nouvelles, amp; il donna le même avisnbsp;Peres Jefuites, poun lefquels le Conful Gii'iquot;^nbsp;demeura caution, II nen fut autre chofe, nbsp;même ils ne quitterent la Ville quunenbsp;aprés, pour fe retirer a Negrepont.nbsp;Hofpice étoit prefque d Iextremite de la Vu'nbsp;le du cóté de la maifon de 1Archev®'nbsp;que. Pour ce qui eft des Capucins, ils fo*''nbsp;etablis ï Athenes depuis'lannée 1658. amp;: le Fe''®nbsp;Simon acheta le Fanari amp; la maifon joignan'-en 1669. y. aysnt eu d'autres Religieux de figt;i*nbsp;ordre av^nt lui dans la Ville. II feroit treS'nbsp;rare de voir que quelque Grec fe vint coO'nbsp;feffer chez enx, car ils ont trop daverfio^nbsp;pour !es Latins. II ny a perfonne entretouscj*nbsp;Grecs qui avoiie que le Saint Efprit procelt;i®nbsp;du Fils auffi bfen que du- Pere.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;¦nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,
Le people dAttique étoit anciennement vife en dix Tribus, qui prenpient leurs no*nbsp;d-autairt de Heros du Pays , amp; occiipoi^f!nbsp;chacune unc partie de la Ville amp;! quelques vs'lnbsp;lages. On y en ajofita enfuite trois, cenbsp;faifoit le noftibre detreize, amp;ilfallut deroc^'nbsp;brer quelque portion des autres pour dtabhnbsp;les nouvelles; ce qui fait que certainsnbsp;fe trouvent niarquez dans les Autheurs ennbsp;ferentesiTribus. Nous en trouvimes vine tres-b®^'nbsp;le infcription, dans un dégré de marbre dunbsp;Benaldi. Mon eamarafde 1acheta depuis,
-ocr page 171-de la Ville d'j^thenes. i45'
tfaiifporter en Angleterrc. Void le rang quel-y tiennent, amp; quelques noms des lieux qqi attvibuez a cbacune. UErechtheide, qui tiroitnbsp;3 oom du Roy Erechtheus, avoit fous elle Cc-
Phlffu nbsp;nbsp;nbsp;*nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;r »nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;_nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Vnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;T-.
Ke ^
^ttfieurs Bóurgs fous ellc; mais notrc infcriptioa * qne celui de Gargettus, oil Stephanus ditnbsp;r^^toit le tombeau dEuryftée, La Pandioni-* 1lionneur de Pandion Roi dAthenes, a-^¦nes villages de Stiri, Angeli, Myrinus amp;nbsp;u'^fiathene. La Leontide qui avoit pour fon
fal,
fit
, Lampra amp;PhigoiiS. VJEgéide, a qui E-,pere de Tbefee avoit donné le nqra , avoit
'^tos Leon , qui devoiia fes filles pour Ic de 1Etat , avoit Oia, Paeonidse amp; Eu-jjpdae. La Ptolemdide a Ihonneur de Ptolo-fils de Lagus, avoit Phlya 8c Berenicid®.nbsp;j-, -f^camantide, qui portoit le nom dAcaraasnbsp;sfdc Thefée, avoit plulieurs .Bourgs i dontnbsp;.'^Ite marbre ne cite que ceux de Cephale 8cnbsp;A® vorosi On avoit donné a I'Hadr/awde Bifa,nbsp;Qp^tidna, amp; k quartier de la Vilk , appellénbsp;p OÜ fe rendoient les efclaves. UOmide;nbsp;reconnoiffoit pour fon Heros Oineus filsnbsp;krel de Pandion, tenoit entrautres Achar-Q. ^ Philaidae. Stephanus attribuë pourtantnbsp;j dernier lieu a I^geide. La Cecropide poiTc-8?\k quartier de Melitc, Trinemis, iEvoninbsp;.^Piéikidse. Hippothoon fils de Neptunenbsp;!*¦ k Patron de I'Hippothoontide, fouslaquel-^oit le Pirée. L.^jantide ,.am(L nommée inbsp;fy°^5^ur dAjax fils de Telamon, sétendoiünbsp;tonnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, Phalere 8c Pfaphis prqche dO-
8c avoit foüs ellc la petite ville de Apollonia , amp; Agnous, qne qudl-
ques-
Ant'^* -dnsiechide, dont 1on avoit honoré ^ tiochas fils d'HcrcuIe , sattribuoit. Pallenenbsp;Stephanus donne alAcamantide,nbsp;f^ehde preiioit fen nom d!Attalus Roi de
Sq
ihimn
144 Defcription des Jniiquitez ques-uns, comme dit Stephaniis, pla^oicfltnbsp;atiffi dans 1Acamantide,
Prefentement la ville dAthenes eft divdéc CU huit quartiers, appellei Platomata , doo^nbsp;void les noms. placa eft au Levant versnbsp;Fanari, lEglife dAgia Kira amp; la maifon d**nbsp;Confiil Giraud. Sotirastou Cotaki eft Ie quarti^,^nbsp;qiii regarde lEglife Lycoderaou. Monocalupnbsp;eft au milieu de la Ville vers la Mofquce neU'nbsp;ve tis Beynas, qui eft Ie nom dune veuve qUnbsp;la fit batir. Roumbi aux environs de lEglif?nbsp;Pania Camoucaria, amp; vers Ie quartieroüfefa*nbsp;la chaux Boreas Platoma au Nord de la ViH®nbsp;oü eft lEglife de Chryfofpiliotifa. Pfiri Platos*nbsp;au Couchant de cette Eglife, amp; aux environ*nbsp;de la Colonne appellée Agios Joannis. Gef'nbsp;lada au bas du CMteau amp; de lEglife appell^*nbsp;Agio Nicolo.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Colymboi, ou Olym^oi dd ;
cöté dEleufis; amp; du Temple de Thefée.
lt; Pour ce qui eft de la campagne, il senfaut beaucoup quelle ne foit fi peuplée quelle Yé'nbsp;toit anciennement; car on y contoiti74. Vil'nbsp;lages ou Bourgs, dont quelques-uns valoidil^nbsp;bien des Villes. Prefentement malgré toute*nbsp;les guerres amp; les infultes des Corfaires, il y *nbsp;encore aflez grand nombre de Villages , princi*nbsp;palement dans Ie Mfoia ou Mepgia, qui eftnbsp;une piaine fertile au Levant amp; auSuddu mon^nbsp;Hymette; dans laquelle font les Villages fid'nbsp;vans, que je tiens de M. Giraud.
Mitropis,
Keratia,
prés de Rafti,
Mifochori,
Choviirades,
Eladal,
Marcopoulo, il y a un autre Hmoj?oülogt; Couifala,
Proche dAthcnes parmi les oliviers;
Mainidi, , nbsp;nbsp;nbsp;'
Cacovaoncs,
Patifdia,
Ambclokipous, au dicmin dc Penteli.
Callirhoécc font les inaifons proche de i* fontaine.
Lc negoce dAtheBCS neft guere que des denquot; rees du pays, amp; d'un peu de foye quelle tirC'nbsp;de fes voifins. II y vient tous les ans plufieuisnbsp;Tartanes de Marfeille, qui y chargent particu'nbsp;lieremcnt des huiles tres-excellentes. Elles ftnbsp;vcndent 60 piaftres la tonneladc, qui pefe dunbsp;poids de Marfeille 176; livres. Leur quintalnbsp;cfl de 131 livres Marfeilloifes, amp; revient cH'nbsp;viroh a' trois piaflres.
Anis, a. piaftres amp; un quart Ie quintal*
Cumin, 3. p. Ie q.
Laine, a. p. Ie q.
Fromage de brebis, 2 p. amp; un quart Ie q.
Miel excellent, 4 p. Ie q.
Cirejaune, 22. p. Ie q'.
Cordoüans, 14. a i j. p. Ie q.
Autres cuirs amp; bufles fuivant leur grandeur ,amp; qualité.
Fernocoki graine pour les teintures, 2 piaf' tres les trois livres.
Guüran amp;c Poix-refine , 40 fols Ie quinquot; laknbsp;nbsp;nbsp;nbsp;_
Quatre ou cinq fortes de foyes grofles oi fines.
Savon fait avec la cendre de Lentifce.
La Vclanede, qui fe cucille descliênes verd*
dEleufis. nbsp;nbsp;nbsp;_
Le fel qui fe fait vers Cabo-Colonnc. trois dernieres marcliandifcs font a grand
. j^cs
-ocr page 175-1 Les autres deurées pour l'ufage ordinaire des ^bitans font en abondance a Athenes. Lcnbsp;°5tail n'y manque pas, 6c la Moréeluienpeutnbsp;^ncDte aifemeni foutnir. Le poiffon de mernbsp;Sui eft excellent nc coüte pas plus dun fol Unbsp;b''fe. On ne le pêche ordinairement que lanbsp;^hit, avec un peu de lumiere que lc poiffonnbsp;''*ic. Dès quils l'apper^oivent ils lui lancentnbsp;1''' Trident, ou baton a trois fourches fortnbsp;. qui ne leur fort pas des mains, Sc ils nenbsp;manquent guerc. Nous donnames ordrenbsp;jour, quon nous en pêchat pour le lende-*'3in, amp; nous fumes étonnez quon nous ennbsp;'fPorta cinquante ou foixante livres , quilsnbsp;en une nuit. Leurs Tridens font juf-ppicnt comme eeux que les medailles amp; lesnbsp;^intres donnent a Neptune.
Le vin eli tres-bon a Athenes; mats quand. ?h ny pjs accoütumé , on y trouve da-un goflt de poix defagreable; carjay re-^ ^fqué aillcurs que les Grecs en enduifent lesnbsp;n^heaux pour empêcher les vins de fe gater.nbsp;^ font quelquefois mcilleurs a Lepanthe ,nbsp;on neft pas affez delicat a Athenes, pournbsp;Lire venir de fi loin. Pour ce qui eft desnbsp;5nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, elles y font .excellences , mais il y
,.Q. ® particulierement une efpece quon au-lie la peine a trouver aiileurs , Sc dont q^. he peut point faire d'huile ; car lorf-te les garde , ou quon les laiffe long-® a 1arbre, elles fe pourriffent au lieu de fenbsp;ïDn ^ deviennent pas noires. On lesnbsp;quot;lue 1nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, 8c elles font ft eflimées ,
ïgfp . Grand Seigneur les lait prefque toutes *letvnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;** bouche. Elles font groffes, amp;c
fy^i-^^'bon goüt. Athenée au livre 4 8c Hc-Pfêté nbsp;nbsp;nbsp;Colymbades , les olives ap-
dansla faumure, dont les Anciens fe
fer-
fei voient pour exciter Iappetit, paree quelles y nagent, car col'jmhan lignifie nager : amp;nbsp;noin leiireft (iemeuré parte qu'on leurfaiten'quot;nbsp;core le niême apprêt.
Le langage Grec des Atheniens eft plus pur que celui des Ifles de iArchipel .oil il y ^nbsp;plus dltalien mélé. Ils ont même confereenbsp;quelques mots delancien Grec, quineieroientnbsp;pas entendus aillcurs, comme Pyr du feu nbsp;neantmoins ils le nomment auffi comme lesnbsp;autres Grecs Photia: Phrear un puits , quoiinbsp;appelle ailleurs Pigadi. Mais il ne faut pa*nbsp;conclure de la quils entendent le Grcc literal, car lorfque nous éiions a Athenes, iln'ynbsp;avoit que trois Grecs qui y fuflent f^avans gt;nbsp;1Arcbevêque, lAbbé de Cyriani, amp; Je fieutnbsp;Georgio Medecin Candiot; carje ne compt®nbsp;pas Beninzclos, qui eft a Zaifte depuis troisnbsp;ans. Ils ont aufti des mots tout particuliers;nbsp;qomme pour fignifier une araignée , que le*nbsp;autres Grecs appellent Roca , ils difentnbsp;fandis, ce qui lignifie aulfi uii Tifierand ; denbsp;même que Ics Allemands la nomment Spnvtynbsp;eeft-a dire une fiieufe. fls ont a Athenes, *nbsp;Thebes amp;c a Negrepont une prononciatioftnbsp;tonte particuliere du Ké amp; du iCi, quils pt^'nbsp;poncent comme fi nous écrivions Tché, lehttnbsp;de même que le C. dcs Italiens, au lieu qtgt;®
]e refte des Grecs le prononcent comme nouS ferions en Francois le K. dans ces mots Kéda-rin Sc Kyrie elpifon. En general la langue lU?'nbsp;derne des Grecs a la plus grande partie de ft®nbsp;mots qui fe terminent en i, au lieuqu'ancied'nbsp;nement, felon Athenée, il ny avoit qq®. ,nbsp;mot de meli, du raiel, qui fc termini ainfi»nbsp;quoy qu'a la veritc il y en cut quelques autres de même terminaifon , dont cet Auth®^nbsp;ae fe fouvenoit pas. Les Atheniens retien'*^,,.
-ocr page 177-ösancoup de noms anciens des pkntes , mais Jluelquefois un pen corrompüs. lis appeJIentnbsp;Pin Peucos, amp; les pommes de Pin tottcona-ce qui a été inconnualInterpretede No-Jjus Autheur Grec de Medctine , car il ndnbsp;?*Voit ce que ce mot pouvoit fignifier. Ilsnbsp;quot;?mment Ic thym Thimuri, la Fumcterre Cap-Ie Romarin Vendroltbamn, Ie Perfil Ma^nbsp;^iki, Ie Lierre Kijjos, la Scorzonere Galo^
^ paree quelle a un fuc plein de laidt, il scn trouve une efpece 4 Athenes, quinbsp;? *3 racine ronde , comme un petit oignon,nbsp;^3 Bugloffe Voiiioglojjon, la Sqnille skilechor-Ic Plantain Pentamuron, Mais ce qui eftnbsp;^^marquablc, ils diftinguent fort bien les deuxnbsp;®Peces dArbutus, que'Diofcoridc a tres-biennbsp;j ^'^tites, amp; que Matthiole ni dautres Botanif-nont pas compris. Ils appellent Ie malenbsp;coumaros, paree quil fait un petit fruitnbsp;3iratrc: amp; la femelle Cokkinosesumaros, par-quil jette ce fruit rouge qui fe mange com*nbsp;les fraizes, amp; que nous appellons Arbottf^nbsp;{'* Ils nomment ce fruit Mamakilo, Diofco-k-, lappelle Memekikn, amp; Hefychius Mima^nbsp;].*1 ce qui neft pas fort different 1un denbsp;Je ne fgaurois vous dire pour quellenbsp;,^lon ils donnent 4 la camomille , Ie non»nbsp;- 7''^* dt s. George, fi CC neft peut-être pareenbsp;arJ a beaucoup de vertu, de même qu'ilsnbsp;iftbuent de grandes aélions a ce Saint ,nbsp;lequel ils ont une particuliere venera-
fai^ **^l3etay 4 Athenes un inftrument pour la ^ Snée inconnu dans nos pays , 8c que lesnbsp;3ppellent Balejlra. Je vous en feray lanbsp;¦'¦Ption. Ceft une maniere de petite arba-^ta nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fleche feit de lancette , laquellc
''t dans un tuyau creux eft poufféc par la G 3nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;corde
-ocr page 178-ïfO Defcription des Antiq^uitez corde ;qui paffe au travers du manche. Ainfinbsp;clle ne peut pas aller plusavant, queccquonnbsp;a jugé quil lui falloit pour ouvrir la veine »nbsp;car on la peut faire fortir autant que lonveutnbsp;cn paffant la corde de larc plus oumoinsprO'nbsp;che de la lame de cette lancette. Le manchenbsp;a une coche pour larrêter avant que de la de*nbsp;cocher. Larc eft de cóte de baleine , 2c lenbsp;tuyau par oü fort la lancette eft de cuivre, ^nbsp;a deux avances au bout quon appuyefurleö'nbsp;droit que l'on veut piqucr, pour tcnirla veinenbsp;en raifon; amp; pour la corde, ce ne font quenbsp;deux petits boyaux, commelcs moindrcscof'nbsp;des de violon. La pointe de la lancette eft unnbsp;peu arondie, de peur de bleffcr l'arterc. Onnbsp;fc fert de eet inftrument au Monte Santo onnbsp;mont Athos, oü il y a plus de vingt mille Ca*nbsp;loyers. Un Chirurgien de Corfou meditqud'nbsp;tant allé a lMe de S. George de Scyros,nbsp;fceut que le Chirurgien de ce licu-la)fe fervoifnbsp;dun pareil inftrument pour la faignée. II In'nbsp;en vid faire trois ou quatreparfaitementbien!;nbsp;amp; il lui affura quil ne scn étoit jamais ferVinbsp;dautre, les faignées lui ayant toüjours biennbsp;rcüffi. Le Chirurgien de Corfou lui demand*nbsp;sil navoit jamais laigné avee nos lanccttcs.nbsp;lui dit que non , amp; même qu'il ne fqavoitp**nbsp;comment elks étoient faites. Alors il lui f''nbsp;fit voir une , amp; faigna devant lui a nótve m*'nbsp;niere un de fes maTades ; ce que le Cliimf'nbsp;gien de Scyros trouva aulD merveilleux , qquot;*nbsp;Iautre trouvoit fa methode bizarre. 11 ne poij'nbsp;voit comprendre comment on peut avoir 1*nbsp;main 11 affurée que de naller pas trop avant »nbsp;ui auffi trop peu. Ce Chirurgien de Scyrf^nbsp;étoit Rulle de Nation , auffi cft-ce de ce pay*'nbsp;la queft venu lufage de cette forte denbsp;te. Au reftc qiioi quelle paroiffe affez gtoff '
-ocr page 179-re, 8c quil femble quelle ne peut pasctrebien Propre lorfque les veincs ibnt profondes ,nbsp;Peantmoins ellc a auffi fon utilité , que nou*nbsp;He trouvons pas a nótre lancette, ni a la fla-Hiette. Car ceux qui craignent la faignée inbsp;Hfaignent moins en ne voyant point de lancet-*e, amp; on peut de la forte tromper, pins aife-Hient des enfans. Outre cela en. cas de befoinnbsp;Hn homme fans être Chirurgien pourroitfeha^nbsp;barder de faigner , principakment des veine»nbsp;Hiperficielles, amp; 1on verroit plus rarement pi,nbsp;9Her lartere, comme je lay, déja remarquénbsp;Voici quelle eft la figure de «ette petite ijaar-«ine.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.1
^ Lej Tures fe fervent aulTi du cóté dAlep n. :? aiguifé 8c prepare avec l'emery, crnbsp;Pav* ) '^HHctte , 8c fans dome en d'autresnbsp;*ut ¦ onde lon employe encore quelquenbsp;ijiftrumcnt plus extravagant, pour une
operation fi neceflaire dans mille occurrences de la vie.
Saia-
MINE,
II ny avoir pas dapparence de quitter 1At' tique fans aller voir la fameufc We de Salami'nbsp;ne, qui a autrefois tant caiifé de bioüilleriesnbsp;entrc ceux dAthenes amp; de Megare , qui pre'nbsp;tendoient chacun fe lappropier, a caufe dunbsp;Toilinage. Les plus forts 1emporterent , ^nbsp;les Megariens furcnt contraints de fonger euX'nbsp;ïnêmes a defendre Icurs propres murailles. E'nbsp;tant hors dAthenes nous laiffames Ie cheminnbsp;dEleufis a droite , amp; pafllmesademi-liciiedenbsp;Ja Ville par un bois dOliviers, oü il y a denbsp;la terre graffc rouge, dont lon fait des tuilesnbsp;siu Printems, a caufe dequoi ils appcllent Ienbsp;Jieu Karamdia. Cétoit autrefois Ie fauxbourgnbsp;de Ceraraique, a qui la fabrique des tuilesnbsp;donnoit un nom femblable. 11 ny a plus denbsp;maifons, mais un peu plus avant on trouvenbsp;une Eglife feule , dont Ie tcrrotr dalentournbsp;porte Ie nom AePaUochori, ceft-a-dire, lan-cien village. LAcademie étoit done en ccnbsp;quartier la, a ce quon en peut juger par 1*nbsp;defcription quen font les Auteurs, plutótquenbsp;par aucunes mafures qui en puiflent donnerdenbsp;connoiflance. Ayant fait deux autres lieüesnbsp;de chemin, nous vinmes au Perama , c'eft-»'nbsp;dire, au trajet pour paffer enlWe. Une bat'nbsp;que va 8c vient tous les jours pour la comquot;nbsp;modité des infulaires, qui portent leurs den'nbsp;récs a Athenes. Nous en rencontranies plU'nbsp;fieurs qui y portoient du charbon 8c de la een-dre de lentifque.
Nous paflames done ^ Salamine avec no cheyaux, 8c vitnes a nótre droite lécueil denbsp;iiera qui eft aflez grand, 6c plus au dela eC'nbsp;lui de Ktra, qui fait comme un doubleécuen»nbsp;ian qui sappcllc megalo-Kira , 8c 1autre
^'¦«-iC/V/tceft-^-dirc, Ie grand amp; Ie petit Kira. C ctoit Je roclier Keras , oö Xerxes saffit fuxnbsp;tróne d'argent pour faire reveüe de fon ar-lée navate, avec laquelle il croyoit engloutitnbsp;foute la Grece. Le canal entre 1Ifle 8f Jatcr-ferme n'eft que de deux milles de largeur 8cnbsp;fu pcu moins i lendroit oü nous traverfd-,nbsp;ffies; vers Megare il neft pas moins étroit.
Salamine s'appelle prefentement Coulouri. Le principal Village qni porte le mêrae nom ,nbsp;5eft pas du cóté de terre ferme, mars au fondnbsp;°U port, qni eft i Ia partic meridionale. Cenbsp;Port eft un des plus bcanx qui foient au mon-^e, ayant fept ou huit milles d'enfoncemcntnbsp;Jins 1lfle, 8c trens milles environ de large.nbsp;Lembouchure va un peu en braifant , 8c ilnbsp;femble lots quon y eft entré , quon eftnbsp;^*ns un Tac a couvert des terres 8c des collines de rifle, ce qui en rend 1anchrageparfar-fement bon. Lentrée eft par Ie Sud-Oüeft ,nbsp;^ au devant il y a deux écueits appellez Ca-^ouli 8c Prafiuli, le dernier portant ce nomnbsp;^ caufe des porreaux fauvages quil pro-
, ^^o^s logeames chez Ie Papa Joannis, fort-puiiête homme, 8c le moins ignorant de tous Parpiflieus, puis quil f^avoit que 1lfle sé-autrefois nommée Salamine, 8c il nous ditnbsp;Wil lavoit fceu de fon perc. Ce village peutnbsp;'°utenir environ deux cent maifons fort pau-8c fort chetives. Ils avoient autrefois un;nbsp;^yvode 8c un Cady, qui gouvernoient Egi-jx Poros 8c Coulouri; maïs cette année lanbsp;? avoient fait une bourfe entre eux pour a-neter du Capitan Bacha ces deux Offices ,nbsp;jPm ils lui payerent 785. piaftres pour ces troiinbsp;j , moyennant quoi on navoit rien a leurnbsp;inlander, Hs étoient dans linccrtitude silsnbsp;G 5nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;foiv*
continucroient, car ils font fort pauvres com^ me Ie font prefque tons les Albanois difpeifésnbsp;dans la Grece. Tont leur petit entretien vienEnbsp;du bied, de lorge, du guitran, de lapoixre-iïne, delapefche.du charbon , desépongesöSnbsp;des cendres quils vont vendre a Athenes. Cenbsp;village neft pas fur Ie plan de lancienne Vil-1« de Salaminc, qui Aoit a quatre ou einqnbsp;milles de-la vers un petit Village de vingtmai-fons appellé Ambelaki, oü nous vifmes Ie portnbsp;aflez petit, qui eft en face dAthencs, des ruines de batimens proche de la mer, 8c fept ounbsp;huit petites inferiptions anciennes; entre autresnbsp;on en void une proche des niafnrcs dune fi'nbsp;glife des Francs oü fe lit Ic nom de Salamine,'nbsp;ce qui nous réjoüit autant que fi nouseuffionsnbsp;trquvé un trefor. Cette Ifle qui étoit autrefois Ie Royaume dAjax, n'a quenvironquin-ze lieuës de tour, 8c il ny a inaintenant qr.enbsp;les deux villages que jay dit, 8c un conventnbsp;de Caloyers appellé Mitropoli, accompagné denbsp;quelques maifons. Si les Corfaires ne leurve-noient rendre de tems en tems des vifitcs incommodes, ils pourroient amalferquelquebien'nbsp;de la culture de la terre , qui eft de grande é-tenduë, au regard du petit nombre dInfulai-res, qui ne monte guere qna un millier da-mcs.
Mais puifque je fuis dans l'e golfe dEgftiabo-Saronique, córame on lappelloit autrefois, * caufe du fleuve Saron , qui sy dechargeoitnbsp;proche de lIfthme de Corinthe, il eft jufte denbsp;vous en donner quelque connoiiTance . étantnbsp;tres-cekbre dans l'hiftoire ancienne., Ceft dunbsp;Conful Giraud que je tiens les particulariteïnbsp;dont je veux vous faire part , avec ce qn®nbsp;jen ay pu remarquer pioy-mêmc dans snoanbsp;voyage.
-ocr page 183-Les deux caps de rembouchuredagolfeï'oiit ^u cóté de lAttique, Ie Cap Colonne , Sc dunbsp;cóté de la Morée Ie Cap Skilli, appellé parlcïnbsp;anciens ScyllMnt promontorium. Le Cap Colonne eft nommé par les Grecs modernes Cn-^0 Colonnais, amp; par les anciens Sunium. Ccftnbsp;oü étoit le Temple de Minerve Suniade , donenbsp;1on void jufqua prefent dix-neuf colonnesnbsp;Loriques fur pied, 8c plufieurs reftes de fabri-'lue qui cotnpofoient un boürg du mêmenomnbsp;^Ue le cap. Paufanias dit quil y avoit un pcunbsp;?U de la unc mine dargent vers Laurium , 8cnbsp;Ö y a des vieillards qui fe fouviennent dune denbsp;Plomb, que les gens du pays ont laifléperdre,nbsp;de peur que les Tures y voulant faire travail-Icr ne leur fuffent a charge. On apporte mê-itic des villages voifins du plomb, qui a quel-^ue qualité plus parfaite que l'ordinaire , puif-'luc ks Orfevres venant a le raffiner y trouventnbsp;Un peu dargent.
Tout le golfe depuis Sunium jufquau' Cap 'kylli a- environ 8o. milles de tour, amp; lon ynbsp;'oid ks Iflcs fuivantes.
Commen9ant par le Cabo colonne , a qua-milks au dega du cap eft lIfle PAtrocleïa y ^*^0 quelques-uns nomment encore de même,nbsp;le nom k plus vulgaire eft Gaydaronifi ;nbsp;p Ifle des Afnes , OU kbanonifi , c'eft-a-dir»nbsp;* Ifle de lEbene , parceque eet arbriffeau ynbsp;ffoit; mais du teras que les Venitiens avoientnbsp;^ guerre en Caftdie, on en a beaucoup gaté.
*ulanias fe trompe de croire quil ne produit Point de feuilks.
lus au deqa en cótoyant la terre dAtti-uUe eft pifte d'Elifo, qui eft peut-être la mê-Strabon appelle Eleoujfa. On trouve u lécucil de Phtega, 8c cinqautresnommei!:
Cfinbos eft un bouton de chapekt.
1 f6 Defcription des jintiquitcz _ Au milieu du golfe eft, JEgina, 8centregt;ffiquot;nbsp;gina amp; F.leufis, Coulouri. A 1'embouchürc di*nbsp;détroit entre Coulouri amp; Ia Terre-ferme eftnbsp;Lipfocoutalin, qui ctoit Vlfie de Pfyttalée pro-che du port Piréc. Elle eft pleine de lievresnbsp;èc de lapins, qui y meurent de vieillefte; carnbsp;les Tures ny ofent aller chafler, de peur dc-eux-mêmes chaftez par nos Corfaires Chretiens ; amp; pour les Grecs, ils ne mangent gue-re de viande, a caufe de leurs frequens Ca-icmes amp; de leurs jours maigres. La plupartnbsp;deux n'ont pas même des armes a feu , quinbsp;ne font pas Ia ft communes que parmi nous.nbsp;Je ne fgay comment Meurfius la met entre lesnbsp;peuples de 1Attique , puis quelle na jamaisnbsp;eu dhabitans , amp; Strabon quil cite 1appellenbsp;tine Ifle deferte, de même que Paufanias.
Entre aEgina amp; Coulouri, il y a une petite Ille appellee Laoit[a , amp; tout prochc trois petits écucils.
Entre la même Ifle dEgina amp; Ia Ville de Corinthe font les Ifles jigios Thomas , ViafO'nbsp;ria, Ebrto, Agio lani, Platonifi, amp; quelquesnbsp;petits écueils qui nont pas de nom.
Entre aEgina amp;les terres de Morce font Ie* Ifles d'Anpftri , Metopi , Vorotifa , c?quot; Mot^nbsp;Entre Ie cap d^gina 8e Ie cap Skily il y *nbsp;deux Ifles appellees Coufinidia, comme 11 l'of*nbsp;difoit, les Corbeilles» 8c une autre plus grandenbsp;appellêe Poros.
Au devant du cap Skily il y a deux autre* Ifles nommécs Kelevenaii. Mais de toutes ce*nbsp;Ifles il ny en aquetroishabitées , Mgsna, Codnbsp;Louri 8c Poros..
.^ginaportetoüjoursfon nom ancien, quoi-que nos Matelots 8c nos Geographes la degut' fentfoüs celui iEngU inconnu dans Ie pays,
Ie eft cloignéc de ;8. millcs de la plage dA-
thene* r
tie ïa Vïïïe d'Athene!. nbsp;nbsp;nbsp;t fj
^enes, de zj. du port Lion, amp; de rz. de la ^orée, en face des champs dEpidaure, oü ilnbsp;y il encore des villages appellez Bpedama. El-a environ 36. milles detour. II ny a pointnbsp;^ port pour les vaiffeaux, amp; ils font obligesnbsp;donner tonds entre Angiftri amp; Doroufa ,nbsp;entre Moni amp; iEgina, comme a quelque-*ois fait toute l'armée Venitienne. ^Cette Iflenbsp;Ha prefentement quun village de même nom,nbsp;une Forterefle audelTus, quifut gatéeparnbsp;Venitiens eni654. 11s en enleverent fix centnbsp;ytecs quils mirent en galere pour sêtre ofénbsp;^sfendre contreux 11 ny a rien derernarquablenbsp;ce Chateau , que la fituation fort clevée,
H oh Ion decouvre plnfieurs Ifles de IArchi-. jufqucs a Antimilo. II y avoit dedans cinq, i^'ternes qui paroiflent encore, 8c prés de foi-*^nte maifons: deux Eglifes jointes enfemble ,nbsp;*une pour ceux durit Latin , Iautre pour ceuxnbsp;uu rit Grec, 8c une fcpulture de raarbrediin Pro-'^editeur Venetien, quicommandoit Ilfiefeule,nbsp;*vant que lesTurcs enfuflent maitresily a -jo-.nbsp;HHSo.ans. La Ville contient environ 800. mai-, mais qui font ruinees pour la; plus grandenbsp;Portie.
H ne fe trouve point de lievres dans toute ^ Se, mais bien une prodigieufe quantité denbsp;P^rdrix rouges; de forte que pour le grand preju-quclles portent auxfemences, tous lesansnbsp;commencement, duPrintems, par ordrcdeinbsp;tchidrdos ou Epitropes du lieu, les habitansnbsp;°Ht tous obligexde forth en campagne, hommes Sj femmes , pour aller chercher 8ccaflernbsp;oeufs de perdrix.
j. Le peu qui refte dantiquitex dans Ilfle con-en deux Temples, Iundefquels apparem-.^Cnt felon Paufanias doit ctre le Temple de quot; ^HUs. 11 efi: au Nord-oiieft de Ilfle 8c ilnbsp;G 7nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nea
-ocr page 186-1 f8 'Dijcripüon ies Antiquitex nen reftc que deux colonnes de pierre, iin tri'nbsp;verfier, Scquelques debris parterre. Lefccondnbsp;cft de lautre cótc de la Ville a quatre milles»nbsp;cn face dAthenes, dans un bois, fur nne col'nbsp;line en fort belle vüe. Cétoit Ie Temple d®nbsp;Jupitp, qn^acus premier Roy de lIfle avoitnbsp;dedié. II a [encore ir. colonnes de pierre denbsp;taille fur pied, avec les architraves de 13. piedsnbsp;amp; demi de long. Les colonnes font Doriqiies rnbsp;canelées, amp; de 21. pieds 8c demi de hauf.nbsp;devoit avoir jo. colonnes difpofées de cette ma*nbsp;Biere, quatre achaque rang, maiscinqaudcuenbsp;2iéme.
0000 00000nbsp;o. 00
000 o o
ï.cfpacc entre les colonnes eft dun pas amp; demi autant dans la longueur que dans la largeui''^nbsp;DiEgina a Coülouri de cap-a-cap il y anbsp;Brilles de trajet.
Ptrfs a 18 milles de circuit. Elleneft habited que par des Albanois, qui ont la plus grandfnbsp;partje de leur bien en terre-ferme. C'ctoitnbsp;anciennement 1Illede Calaurea celebre par feXquot;nbsp;de Demollhene, amp;enfuitepar fa mort, ayantnbsp;du poifon pour fuir la perfecution dAntipatet-
II y a quclques annees quun Brigantin de Corfaires Chretiens fut furpris dans Ie
-ocr page 187-^-Sgina par deux gakresTurques, qui lui don-^erent la chafle. Ceux-U voyant qu'ils alloient ^tre pris fe lauverent dans l'Ifle defertc d'An-Siftri, oü ils fijurent fi bicn fe cacher , qü'en-cotc quelk ne foit pas fort grande, les Turcsnbsp;Jc purent jamais les trouver de forte quilsnbsp;furent obligcz de seia retourner, amp; de fe con-^nter de la prife du Brigantin. Gependant lesnbsp;Gorfaires, qui sëtoient peut-être cachcz dansnbsp;*3üelque cavcrne inconnuë aux Turcs , firentnbsp;'^ette nuit-la un radeau Ic mieux quils purentnbsp;*vec lequel ils vinrent fans bruit au port dcnbsp;Goulouri, doü ils dctachercnt adroitement quel-5ue barque, amp; fe fauverent avant que Ie Journbsp;venu, les Turcs amp; les Grecs demeuranté-Salenient furpris de leur bonheur èi de leura-dreffe.
Je vous diray une autre avanture qui ncll 1*^5 i'uoins remarquable, èc qui fe palfa dans Ienbsp;^êine golfe. Un brigantin de Corfaires étoitnbsp;de même pourfuivi par quclques galeres Tur-S'^es, qui croyoient quil ne leur pourroientnbsp;^chaper, paree quelles Ie chaffoient du cóténbsp;d® 1Iflhme de Corinthe, qui leur fermoit Icnbsp;Mais les Turcs furent bien étonnesnbsp;511® les CoriTaires y étant arrivez avant quonnbsp;®ut pu atteindre, ils tirerent leur Brigantinnbsp;j^terre; amp; comme ils ne voyoient pas liennbsp;d® fe fauver dans un pays qui eft tout auTurc,.nbsp;TO ving-cinq ou trente quils étoient; ils char-ëeteni leur brigantin fur leur dos, amp;: Ie portelt de lautre cóté de lIfthme, quineftlargenbsp;j ® de quatre ou cinq milles. Ainli ils entre-leunbsp;nbsp;nbsp;nbsp;golfe de Lepanthe, fe retirant ^
toi'^ *'f®» bienaffurez que les Turcs nen pour-Iftb P^s faire autant de leurs galeres. Cet jjj i®® farneux borne Ic golfe au Couckant,
15 u uy j jueun iicu quj jappelle Ptlkaf-
in ,
-ocr page 188-tro , fi ce neft quon ait voulu dire Paho-Cajird, eomtne li Ton difoit le Vieax-Chateau , acau-fe des mafures des amphitheatres Scdc; templesnbsp;qui sy voyent; car cctoit-Iaque fe faifoientnbsp;ces jeux celebres deia Grece appellez Iflhmi',nbsp;ques.
Etant de retour a Athenes, nous meditaraes wn autre petit voyage a Eleufis , a Mcgare.nbsp;amp; a Corinthc. Joanaki nótre agojati , eeft'nbsp;a-dire Voiturier, dont nous nous etions toü'nbsp;jours fervis 8c tres-bicn trouvez, nous fournitnbsp;trois chevaux pour yo. fols de nótre monnoyenbsp;par jour les trois , sétant obligé de les nour-rir, 8c il nous fuivoit a pied. 11 nous fervoi*nbsp;admirablement bien, car en chemin-faifant»nbsp;il vilitoic toutes les Eglifes, 8c toutes les ma'nbsp;fures, ohlonpouvoit trouver quelque antiqui'nbsp;té. Dés quil voyoit uue infeription, il nousnbsp;erioit dabord en langue Franque Infcrittionttnbsp;inferittione, 8c aufli-tot mettant pred-a-terre rnbsp;nous allions la voir 8c la copier. Ainfi il nousnbsp;évitoitla peine de defeendre en beaucoup deii'nbsp;droits; car il sétoit fait a cela avec le Con-ful Giraud , 8c avoit bonne vde pour les dé-eouvrir. Enfin il s'accoinraodoit fi bien è nó-'nbsp;tre curiofitc, que nous euines tout fujet de Ifnbsp;Iqiier de fa diligence, 8c dêtrc contens de lui'nbsp;Nous priSmes Monfieur Giraud de nous don-ner fon Drogueman Mouratr pour venir aveCnbsp;Bous, ce quil ne nousaccorda pas feulement,nbsp;mais il eut la complaifance de venir lui-raêmfnbsp;BOus accompagner jufqua Eleufis,
-ocr page 189-Voyaged'Zhuf. Megare ö* Cor. i6t
Voyage d'EleuJtne^ Megare., Corinthe, Marathon, 0* Negrepont. Fluxnbsp;reflux de VEuripe. Retour a Lion parnbsp;V°nije 13 les Grifons.
A Pres avoir ampkmcnt fatisfait a n6tre curioiite, amp; vü avec affez de loifir toutnbsp;quil y avoit de plus remarquablc dans A-^lienes, nous en partimes !e 15. Fevrier 167Ónbsp;^ vinmcs en deux heures a un Monaftre denbsp;^alqyers a reoitié chemin d'B.leufis entie deuxnbsp;^ollines. On Iappelle Vafni, qtii fignifie unnbsp;laurier, a caufe de 1abondance des Lauriers-*'oles, qui font versla marine, ScquelesGrecsnbsp;^Ppellent Picrc-Dafni. lls difent que ce Consent a été fondé par la belle Maguelone. IInbsp;entoure de murailles, amp; a une aflez bel-Eglife avec un dome au milieu, qui eft unnbsp;plus hauts de la Grccc. Auhautdela voii-on void Notre-Seigneur repiefenté en Morgue ancienne. Ce Convent eft prefque a-yndonné a caule des frequentes infultes desnbsp;'Enrcs 8c des Corfaires Chrêtiens , étant dansnbsp;p grand chemin , 8c a une demi-heure denbsp;« tner. II ny a dordinaire quun ou deuxnbsp;Caloyers, les autres fe tenant'retirex dans unnbsp;^onaftere de la rnontagne voifine. En unenbsp;beure de terns nous fumes de la an bord denbsp;j Petite riviere dc Cephiflus; mais avant quenbsp;be la traverfer on void certains petits étangsnbsp;beau faiégj dont Peau sécoule dans la mer,nbsp;fit. b.btoit ce qu'anciennemcnt on appelloitnbsp;itlvii, qui faifoiciit les limites de 1'Attt-
que
ï5t Voyage d'Ekuftne, que amp; du Territoire dEleuiis. Le chenii*nbsp;qui conduifoit depuis Athenes juf^uacetteW'nbsp;le-la étoit appellé le chemin facré, a caufede»nbsp;rnylleres de Ceres amp; de Proferpine , qui fe cS'nbsp;lebroient dans le Temple fameuxdEleufis.nbsp;de^a du Cephiffusfe voyoit le tombeau de TheO'nbsp;dore cclebre Autheur Tragique , amp; tout jo*'nbsp;gnant le ruiffeau étoient les llatuës de Mn£i'nbsp;maque 8c de Ion fils, qui confacroit fes chc'nbsp;Teux au Dieu Cephiffus; car cétoit la coütu'nbsp;Hie des Grecs de faire ce prefent aux Rivietc-*nbsp;Les Grecs nappellent celle-cy, que Veau dUnbsp;vieux Moulin , Nero is topaUo-milo, paree quautrefois il y en avoit un. Quoique ce foit 1*nbsp;fon embouchure, elle n'avoit pas alors dix oUnbsp;douze pieds de large, 8c deux ou trois piedsnbsp;de protondcur: mais les pluyes 8c les neigesl*nbsp;groffilTent qtielqucfois fi fort, quelle inondunbsp;toute la campagne voifine. Elle a pourtant cel^nbsp;avantage fur Illillus, quelle coule toute Tan-née, amp; ne tant pas entiereraenr. II ne fau*nbsp;pasaureftelaconfondreavec le Cephiffus, qutnbsp;fe jette dans 1'étang Copaïde dont j'ay parlé»nbsp;ui avec 1autre Cephiffus de Strabon , qui paEnbsp;foit au Couchant dAthenes proche des longucSnbsp;murailles, 8c salloit jetter dans le port Phale-re , 8c qui eft le raême que dautres appelleutnbsp;1Eridan : outre ces trois Cephiffus il y en avoitnbsp;encore nn quatriérae dans le pays dArgos.
Une lieuë plus avant, a deux milles dEleU-fis nous vlmes les mafures dun petit Tempi® ancien, que nous jugcamdS être celui de Cy*'nbsp;mita , qui étoit peut-être, comme lejugePaU'nbsp;fanias, un Heros qui enfeigna le premier a fé-raer les feves; car Cyamos veut dire en Gre®nbsp;«ne feve.
Un autre mille plus loin fe voient les mafU' les dun autre Temple, 'dont il relle un pan d®
-ocr page 191-^urailles de groflcs pierres grifatres, amp; ceft ap-Paremrnent celui de Venus, dont Iefrontifpi-ditcemême Autheur, ccoit de pierres grof-
P A 1entréc des ruines dEleufis elt une petite ^8'ire de S. George, qui a encore autour troisnbsp;®'-.quatre colonnes de marbrefans chapiteaux,
*3ui font debout, amp; deux groffes bafes rondes,
Sui ont quelque infcription imparfaite. Cétoit a fans difficulté, quétoit Ie Temple de Diananbsp;^ofyUa ainfi nomraé, paree quilétoit devantnbsp;^ porte de la Ville ; amp; fur 1entrée delamêmenbsp;Eglife fe void inferée une infcription dune cer-Jaine Nicoflrate initiéc dans les myfteres des deuxnbsp;^eelfes.
Eleulis appellee prefentement Lepfma, étoitEtEU-yne Ville raifonnabk pendant quAthenes fio-sis. a^ffoit. Elle eft deebuë avec elle, amp; mainte-Rant les Corfaires Chretiens de beaucoup plusnbsp;^humains que les Tures, Tont li maltraitée»nbsp;tons les habitans generalement ont deferté,
^ quon n'y void plus que des ruines. Maisa Ptopos des Corfaires, il faut vous dire lavan-qui nous y arriva, amp; qui nous'fit pren-dre pour des gens de ce carafterc. Faute denbsp;kgis 8e de couvert pour nous recevoir, nousnbsp;dtions venus mettre pied-a-terre dans les debrisnbsp;Temple de Ceres ; 8c comme la curiofiténbsp;tefroidiroit fort, fi lon navoit rien a manful» nous faifions boüülir une marraite de risnbsp;nnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;de ces fuperbes marbres , fans ref-
de Ceres, ni deProferpine, pourlefquel-Ie terns nen a point eu. Pendant que nó-te Drogueman ik nótre Voiturier faifoient la diline. nous nous amufions Monfieur'Whelernbsp;^ rnoy a chercher 8c a copier des inferiptionsnbsp;tente ou quarantepasd'eux. Quelques mo-***«113 aprés nous entendimes deux décharges dc
fufii
-ocr page 192-uei®
fufil ^ 1cndroit oü ils étoient, 8f je vids ^*^' nir mon camarade a moi tout efFrayé, quinbsp;vint dire: Hé, Monfieur! a quoi vaus am^'nbsp;fez-vous ? Nous fommes pcrdus, onnousa^at-fine amp; un des nótreseft tombé parterre. VoUSnbsp;vous taillcz, lui dis je, ccft quon a voulu ti'nbsp;rer a quelque oyfeau. Cela leraflura, amp;noUSnbsp;allames pourtant voir ce que c'étoit. Noüsnbsp;trouvames Monfieur Ie Conful bien empécb^nbsp;a faire revenir Mourati dun cvanouifleinent inbsp;amp; void comme la chofe étoit arrivée. ÜUnbsp;lievre sétant levé prés deux parmi les pierres tnbsp;Mourati amp; loanaki sétoient faifis chacun dunsnbsp;carabine pour tirer deifus par divertifl'emenf'nbsp;Ces carabines étoient celles que nous portion*nbsp;M. Wheler amp; moy, öc la mienne qui étoitnbsp;chargée depuis long-tems navoit pas nioins cï®nbsp;trois bales avec de la poudre a proportion-Comme Mourati lcut tirée, layant appuy^^nbsp;furies cótes, elle lui donna un fi furieux coup»nbsp;quclle Ie renverfa parterre comme mort. Etafltnbsp;Hiême revenu a lui, il crut avoir quelque cótcnbsp;rompuë, fentant une douleur per^ante , amp; n®nbsp;pouvant prefque Ib foütenir. Je Ie vifitay, ^nbsp;ny trouvai que de la coniufion, ce quile coO'nbsp;fola. Cependant certains Atheniens qui venoientnbsp;vers Eleufis pour aller a Megare , ayant eH'nbsp;tendu tirer ces deux coups, amp; vft promenctnbsp;quatre OU cinq hommes parmi ces mafures »nbsp;erdrent que cétoit une embufeade de Corfai'nbsp;res, amp; fe fauverent a demi lieuë de la, oünbsp;fe cacherent lans ofer paroitre aflez long-tcrn*-Mais enfin fe doutant quils pouvoient bien sc'nbsp;tre trompez , ils envoyerent un petit garqonnbsp;pour decouvrir quellcs gens nous étions. 'nbsp;sapprocha , amp; ayant reconnu quelquun ^nbsp;nótre compagnie, il apprit ce que c'étoit, ^nbsp;alia tirer fes maitres derreur. Il ne sien étd
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-ocr page 194-JX. l^IXP.Kfs^.
Megare Corinthe. löf manqué que Moniieur Giraud ou moinbsp;j euffions tiré de Ja même arme cejour-Iaparnbsp;^chemins, amp; Ie moins qui nous auroit pAnbsp;nver eCit été de nous caffer la machoire, ounbsp;® tomber de cheval.
tp ; ^rnple qui lui étoit dedié. Ce quelle por-
lUf nbsp;nbsp;nbsp;¦nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;-nbsp;nbsp;nbsp;nbsp; ¦nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;¦
j A prés avoir diné des provilions ^ue nou» j 'Ons avec nous, 8c un peu ri denótreavan-nous vifitames inieux a nótre aife lesnbsp;quot;ies du Temple de Ceres amp; de Proferpine ;nbsp;j il nous fut impoffible den bien compren-plan. Tout eft en confufion, 6c cenbsp;j-^1 quun amas informe de colonnes, de fri-« de corniches de inarbre. Nous y re-jj^^l^uames un chapiteau lonique tres-beau amp;nbsp;Q^diocrenient gros, 8c Ie refte de la ftatuë denbsp;j^.^res de tres-beau marbre blanc parfaitcmentnbsp;travaillé: atifli écoit-elle peut-être de Pra»nbsp;, comme celle qui étoit a Athenes dans
ceft comme des épisnbsp;avoit en-
Pp
la tête eft extraordinaire;
Panier, autour duquel font gravez leinbsp;nbsp;nbsp;nbsp;des fleurs, paree quelie
j ue Je lanbsp;Pernbsp;^?ire
g,ëné la culture de la Terre a ceux dEleufis, tl?es javelles de pavots qui lui étoient dediez,nbsp;crayonnai alTez bien pour vous en don-^'l'ielque idéé, mais alTez mal pour vous ennbsp;comprendre les beautez. Élle eft troisnbsp;jjie grande que nature , 8c nous trouva-p so. pas de la une bafe enterrée a demi,nbsp;Ü j..^'^Pvoit lui avoir fervi de pied-deflal: carnbsp;* autre ebofe écrit delTus que Ic nom denbsp;qninbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Kigrimas Heraut facré des Héejfes ,
tiig peut-être eu Ie foin délever cettefta-b^f Mais cc qui eft remarquable dans cette ï'^oc mnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;reprefente la
que les Atheniens faifoient en me-ig de ce que Ceres alia chercher par tout ondg fj chfre Troferpinc que Pluton avoil
en-
enkvée. Ces petites figures font aiTei mal con^ fervées; on void neantmoins quelles marchei'^nbsp;deux a deux, quelques unes portent desnbsp;beaux a la main, ce qui ctoit une des ceremo'nbsp;nies eflentiellcs. Ceux qui avoient foinnbsp;flambeaux étoient noramez Dadaushi.nbsp;dc la nous vimes une bafe enterrée , oünbsp;roifibit rimpreffion de deux pieds dc ftatué lt;nbsp;ce qui Eous fit juger qui I'un des cótezdevOgt;_^nbsp;étre Iinfcription de celui a qui elle étoit dedié^'nbsp;en quoi nous ne nous trompames pas ;nbsp;aprés avoir óté toute la terre qui étoit autoof*nbsp;nous decouvrimes une belle infctiption a 1h.on'nbsp;near de Marc Aurele. Apres cela nousnbsp;trouvames dautres dans des Chapelles ruiné^*nbsp;de S. Taxiarches, ccft a-dire, S. Michel ,
S. Dimitry amp; de S. Nicolas.
La Ville pouvoit avoir deux millesde toub Une panic étoit proche de la mer amp; unepaj''nbsp;tie fur la colline, au pied de laquelle étoit 1*nbsp;Temple. La rade peut fervir par tout depots»nbsp;dtant a couvert par rifle de Coulotiri.nbsp;plaine voifine a fcpt ou huit milles tie long ^nbsp;quatre de large, amp; eft toute labourée.
En quittant Lepfina nous vimes dans le ch^' min un tronc de raarbre fans piednitete,nbsp;nous reconnuracs pourtant être un mouton»nbsp;animal qui étoit dedié a Ceres. Cette Dee®®nbsp;avoir encore un Temple au port de Megara;nbsp;oil on la nommoit Ceres Malophoros, comrne®nbsp;1on di^okportelaine, ancien fur nora que 1^*,nbsp;Bergers du pais lui avoient donné.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,
II y a environ douze milles dAthenes * Eleufis, amp; vingt-fix jufques a Megare. AP'®*-avoir'raarché un mille ou deux, nous abbrc®'nbsp;vames nos clievaux a une fource , qui étoinbsp;peut-être anciennement le puits ou Ceres s'éto}nbsp;affifc , f® trouvant fatiguéc du chemin f jj
-ocr page 199- -ocr page 200- -ocr page 201-_ Megare ff? Corinthe. iG'f HqJ pour chercher Proferpine. On Ienbsp;*nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^ p»'ts fleury. Le chemin dEleufis
I^^Ssre eft affez beau, fi ce neft quil faut ojj pu monter dans un chemin fur un cóteaunbsp;Corfaires font fouvent des prifes fur lesnbsp;icsnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Ie haut eft unc tour ruinée que
........O f ^ A nbsp;nbsp;nbsp;-----
^'*oure que cefi: Ia montagne qu on nom-Vj^nciennement Kerata,
^ i nbsp;nbsp;nbsp;«iiif
appellent Keratopyrgo , ce qui fait
ItlOit
gjre ^ ^^trée de ia nuit nous arrivames ï Me- Mega-» oü nótre Mourati fe trouvant encore re.
8né nbsp;nbsp;nbsp;fon coup , je lui ordonnai la fai-
ciwgt; Sc lui-mêrae fe la fit. Nous logeames Un Grec, oü la fumée nous étoufoit,
® uu nous dit quil en alloit prefque par tout parceque la plüpartdesmaifonsnontnbsp;ouverture que la porte, ou tout au plusnbsp;petit trou vers Ie plancher pour la laiflernbsp;II y a bicn a Megare un Kan , mais il ellnbsp;^ ^nialtenu. Nous eniployaines tout le lende-aj' \voir les antiquitez de cette Ville, quinbsp;^yWaitement confervé fon ancien nom, amp;
Co/ ®PPehe encore aujoudhui Megara. Elle a en-ag-p^Uelquc forme de bourg, les maifons étant ro5 Pfeflees, raais trcs-chetives. Hyena cnvi-do ^''ois ou quatre cent, batics pour la plus gran-% pftie de gafon cuit au Soleil, amp; couvertes dcnbsp;6c terre par deflus. Tous les habitans fontnbsp;Vi(jp fort attachez a leursjceroraonies. Jeanbsp;malade de pleurefie, qui ne tarda pas denbsp;paree quétant-alors dans leur grandnbsp;^5 il ne vouloit pas prendre des boüillonsnbsp;Pitr gt; ui même de beurre amp; doeufs ,
Pt/,® lt;3ue le tout leur eft également defendu Co ^®ut ce tems-la. On na pas befoin dcleurnbsp;COtfj 1obfervation ; car il ny a perfonnenbsp;JH,i ®ux, ni vieux, ni jeune, ni fain , ninbsp;^'equisen ofe ou sen veüillc difpenfer.
-ocr page 202-II ny a que les Grccsfujetsdes Venitiens, fl®! ayent appris ï nêtre pas fi fcrupuleux, ni *nbsp;cruels a eux-mêmes.
Les Turcs nofent plus demeurer a Megar^j depuis quun de leurs Vayvodes y fut etile''nbsp;par des Corfaires Chretiens. Ces pauvresnbsp;étoient toüjours dans lapprehenfion de lesnbsp;voir chez-eux; amp; dès quil y avoit plulic'lfnbsp;chiens qui fe mettoient a abboyer de nuit,nbsp;commengoient a pikt bagage croyant quenbsp;fuflent des Corfaires. Quelques Anglois lt;lquot;nbsp;vinrent un jour a Athenes eurent leur ^nbsp;d'une femblable terreur panique , amp; avoiclnbsp;déja cache leur bourfe foüs une pierrc; m*'*nbsp;il fe trouva que ce nétoit quun faufle allar®^^nbsp;Pour mettre ces Grecs en fureté Ie Confiil Ff^'nbsp;5ois dAthenes les a fait accommoder av^^nbsp;Crevillier Ie principal de CCS coureurs de Ib'^Jnbsp;chipcl; a qui ils donnent tousles ansdeux ce^nbsp;cinquante itiefures de froment , pour nenbsp;point inquieter. Ils sentretiennent des terk'nbsp;quils cultivent , dont les Turcs, a qui cF**nbsp;font en propre leur donnent la moitié de laf®'nbsp;colte. Ils s'occupent auffi a faire des planch^nbsp;amp; du guitran a la montagne, ou Ie pinnbsp;manque pas. Nous remarquames aux en''*'nbsp;rons de Megare un arbrilTeau qui porte les Ga'nbsp;robes: ou comme on les appelle en Italic**nbsp;les Caftagnoles. Ils les nomment Xylokera)i^
amp; ceft de ce fruit que mangeoit 1enfant digue, amp; non pas du gland, qui neftpas u®nbsp;viande que l'eftomac de 1homrae puilfe F'Pnbsp;porter. Ceft une écofle longue amp; plate,nbsp;ne de grains, amp; dun fuc douceatre conarnC*nbsp;cafle. II na rien de mauvais, mais il eftnbsp;amp; dégoutant, quand on en mange beaucoUP'nbsp;II fe cueille au mois dAouft, ös 1arbrinP^nbsp;ïcffemblcauThercbiöthe.
-ocr page 203-Mous y trouvames plulieurs belles infcriptions, *^''trautres unc qui étoit ^ lentrée dun Sa-'^ellum quarré, qui cft vers lendroit oü étoitnbsp;^ porte pour aller au port. La difference qucnbsp;Anciens faifoient de Temple amp; de Sacel-«m OU Cliapelle, eft que Ie Temple étoit cou-gt; au lieu que Ie Sacellum nc 1étoit point. Cc-lui-cy étoit fait a lhonneur deque'que HerOs,nbsp;''°it l'infcription nc marque pas lenom; maisnbsp;®lle dit feulcraent les jeux qu'il avoit gagncznbsp;cn divers endroits du monde; ce qui nousap-^^Rdbien des chofes que nous nc trouvonspasnbsp;''*is les Autlieurs; 8c l'on void encore la mar-des picdsde la llatuë quon avoit drefféeinbsp;illuftre Megarien. Voici la lifte des jeux amp;nbsp;'Combats publics, oil elle dit quil avoit été vic-toiieux.
Les jeux Olyrapiques a Fife dans 1Elidc, fe celebroient a 1'honncur de Jupiter.
Les jeux Pythiens a l'honncur d'Apollon, i ^«Iphes.
Les Nemécns a Argos, par 3. fois. j Les Iflhmiques dans I'lfthme de CorintheJnbsp;tois.
Les Panathenées a Athenes, deux fois,
Les Olyrapiques auili a Athenes. #
^ Les Panhellenicns, c'eff-a-dirc j dc toutc la a Athenes.
L^s Eleuiiniens, la même, trois fois.
¦^.Les Heracleiens a Ihonneur dHerculcs, a ^ '«hes.
J-'Ss Trophoniens a Lebadia, deux fois.
Eleutheriens a Platéc.
Bouclier de Junon , ^ Argos, ss Pythiens a Milet dans rionic.
. Pythiens a Magnclie, phe ^ jeux communs dc I'Afie, a Philadcl-
2ow».
Les
Les jeux Aliens pour Apollon a Nicopo^ lis.
Les Pythiens a Side, deux fois.
Les mêraes a Perga, quatre fois.
Les raêmes a Theli'alonique.
Les Afclepidiens a I'honneur dEfcuIape, ^ Epidaure.
Les Capitoliens i Rome.
Ceux dc Minerve Promachos a Rome, qua-trc fois.
Ceux quon appelloit Eufebeia a Poui-zol.
Les jeux I Ihonneur des Empereurs, a Na' pies.
Nous viraes une autre fort belle infcriptiou de Sabine femme dHadrien, faite fous lePrO'nbsp;confulat dAcha'ie de Julius Canditus, amp; un®nbsp;autre que le Senat amp; lepeuple de Megare avoitnbsp;fait graver en reconnoilTance des bien-fth®nbsp;qujls avoient rcceus dHerodes Atticus.
. La mer nel): qua deux milles de la Vilic» amp; il y a un petit Port quon appelloit an'nbsp;ciennement NifM,QU 1on void encore les rui'nbsp;nes dun Convent amp; quelques Eglifes defertesnbsp;fans aucune habitation. Au Nord de la Vin®nbsp;il y a dc memc dans la plaine neuf ou dilt;nbsp;Eglifes, autour defquelles il y avoit un villagenbsp;quon a abondonné amp; laifle tomber en ruin^nbsp;Us appelknt ce lieu-la Palfochorio , Ic vicn*nbsp;¦Village, {c eetoit apparemment ce que P*^'nbsp;fanias appclle Rhus. Nous y trouvames qu'^*'nbsp;ques inferiptions anciennes, amp; une entrautr^nbsp;li'un certain Nicias fils dHennias, qui fut *.nbsp;premier a ce que dit Plinc liv. 7. ch. 56.nbsp;inventa Ic metier des Foulons.
Lc 17. nous partimes ^ la pointe du jotj' pour pouvoir arriver a Corinthe avantla n^nbsp;la traite étant un peu plus longue que d ^
tlienes a Megare, amp; ny ayant pas une feulc Siiaifon entre deux , depuis les ravages dcnbsp;Corfaires ; ce qui eft caufc que lesnbsp;Turcs tremUcnt de peur cn faifant cettcnbsp;^oute. II y en eut un qui fe joigiiit k nous,nbsp;''oyant que nous étions des Francs , amp; qupnbsp;^ous avions le Droguernan dAngleterre avccnbsp;*'9^5. Pour fe mieux cacher, il avoir fait uncnbsp;^^inture de fon Turban , amp; navpit quunpnbsp;*^®Iote rougs'.a la Grcquc. Le plus grand danger eft a Caki Scala, oil les Corfaires fe mel^-en embufeade. Ceft un tres-mécliant che-l!}in, amp; ceft ce que ftgnifient ces deux motsnbsp;prees. II neft éloigné que de ,cinq ou fix mil-'es de Megare, amp; pendant trois quarts dheurenbsp;ft faut deliler par un chemin qui eft fort étroitnbsp;^ ftui a la merdun cóté.oüen faifant un fauxnbsp;^on'feprecipiteroitbien aifement. De 1autrcnbsp;* ^ft un rocher efcarpé. Ceft ce paflage fameuxnbsp;Paries brigandagesdeSeiron,qui precipitoiten*nbsp;.'rite ceux quil avoir dépouillez : mais Theféenbsp;Jft fit foufFrir le memc fuppliee, 6c depuis cetnbsp;quot;droit a toujours été appellé Saxa Scironia,nbsp;l.jQuatrc ou cinq milles avant que darriver anbsp;Jftfime nous viines les raafuresdun petit Tem-jj.' Oéfogone, que nous jugeames être celuinbsp;t; Latous, que Paufanias marque en ce quar-jj. r-la. II vr paroit quelque refte de bufte 8cnbsp;bas relief tout gate,
rfthme de Corinthe na au plus e'troitque Q ft® ou cinq milles; mais plus proche dcnbsp;Pul] quot;ffie il en a fix, a caufc dequoi on Iap-I,p ®nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, de même quun méchant vil*
quot;ne A Albanois, qui eft la pofte prefque dans de £j|*i®^iftance dcs deux golfes dEgina amp;
'oid encore au plus étroit quelquesreftes ® muraille qui traverfoit dune raer a Iau-H znbsp;nbsp;nbsp;nbsp;tre;
-ocr page 206-tre; amp; que les Peloponnefiens avoient autrC' fois fait faire pour tenir ce patfage plus aifc'nbsp;ment. Les Venitiens Iavoient rcnouvellce dunbsp;terns quils. polledoient la Morce.
Nous mimes pied-a-terre pour voir les beau* relies dun Theatre de pierre blanche amp;nbsp;phifteurs Temples qui étoient en ce lieu-I^-Paufanias en fait mention de quelques-unsgt;nbsp;mais il y en avoit beaucoup davantage, coui'nbsp;me nous Iapprimes d'une belle infcription q^^nbsp;nous y trouvames, ou il eftparlc de quantit®nbsp;de Temples qiiun certain Publius Liciniu*nbsp;¦Prifcus Juventianus y avoit rebati. Le princi'nbsp;pal etoit dedié a Palaemon ou PortumnuS*nbsp;com me les Latins I'appelloient, a I'honneufnbsp;de qui fe faifoient les jeux Ifthmiqnes , oUnbsp;toute la Gtece fc rendoit. Les autres étoieu^nbsp;dediez a Neptune, au Soleil, a Ceres, aPtO'nbsp;ferpine , a Bacchus, a Diane , a Pluton, nbsp;iAbondance , 8c a la Nymphe Napé.
CO
RIN'
THE.
On remarque encore Iendroit, oil Ton avou commencé de creufer Tlfthme pout faire uD®nbsp;Ille de la Moree. Paufanias dit que ceux q'*nbsp;avoient entrepris cet ouvrageenfurentdetoui'nbsp;nez par IOracle, amp; moururent avant quilnbsp;avancé. Les Grecs modcrnes qui ne fontnbsp;fort f^avans dans IHiiloire, difent que ceu*nbsp;qui voulurent y travailler, virent fortirdufau»nbsp;de la terre quils remuoient, ce qui les oblig®*nbsp;de defilier de leur entreprife. Il paroit quil Y *nbsp;encore ed la un Village il ny a pas long-teu'?'nbsp;Ceux de Corinthc y envoyent toüjours qu®|.'nbsp;ques fentinelles dAlbanois pour lesavertirlo'nbsp;qu'il arrive quelque batiment Corfaire dansnbsp;golfe dEgina, afin de fe tenir fur leursnbsp;des.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;_nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^
Onxompte cinq millcs de la jufques a ihe, oil nous arrivames »vant la niiit, ^ ^
-ocr page 207-^ous logcamcs clicz Ie fils de Diolandi- Athe-, dans une maifon de Zecheriel Efendy 'quot;i des plus puiffans Agas du pays, de mêmenbsp;^''e fün frerc Muftapha Efendy. ] .es maifonsnbsp;cette Ville font accoinpagnées de jardinsnbsp;citronniersamp;d Orangers, amp; font par grou-'nbsp;pc de dix OU douze en un endroit, dune ving-7'i'e en l'autre , Sc de la terre labourée en-deur. Le plus gros de la Ville oü il y anbsp;plus de batimens joints enfemble eft le ba-» qui neft pas fort beau. Ainfi je feroisnbsp;^en en peine de vous dire ce que ceft quenbsp;'-«rinihe, étant un peu irop grand , amp;nbsp;^yant des habitans irop riches pour ne luinbsp;donner que le noiti de village. Nous fü-^cs falucr Panagioti Cavallari inarchand A-henien, qui fait prefque toüjours Ia fa refi-dence. Son frere deracure auffi au bazar ,nbsp;nous vimcs chez lui une infcription Lati-de de Fauüine femme de rEmpereur Anto-Pin.
Nous allames voir uue douzaine de colon-'Cs, qui paroiffent de loin fur une eminente : un peu plus haut que Ie Bazar, a Ia mai-du Vayvode. Celt le refte de quelqhc crnple des Payens. Ces colonnes me paru-les plus antiques quaucunes que jeuffeja-vues, a caufe de leur extraordinaire pro-jjCftion Car bien qu'elles foient dOrdre Dori-Jy^e, elles nont point la même proportion quenbsp;1 ^ autres qui fe trouvent a Athenes , amp; ail-j.| drs. piine dit que le Dorique doit avoir dcnbsp;^^^teur fix fois plus que le Diametre du piednbsp;p 7 colonne , cependant celles-ci nen ontnbsp;fe/ ^dulement quatre fois plus; car la circon-cnce des colonnes vers le bas eft de 18. pieds,nbsp;fji tend 6. pieds de diametre 8e devroitnbsp;¦c une colonne de 36. pieds de haut, au liet»nbsp;H 3nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;que
-ocr page 208-la ce que UT fouhaites, en même tems
que celles-cy ncn ont pas plus de 23. y coW' pns même Ie chapiteau. Du refte elles fontnbsp;Icmblables i celles dAthenés étant canelées ^nbsp;fans bafe. Les architraves qui reftent encorcnbsp;deffus font de grandes pierres de 12. piedsnbsp;long. Ce Temple étoit peut-être celui qu'üsnbsp;Svoifint dedié a Diane dEphefe , que Pauft'nbsp;Bias marque au deffus du marché. La curio*nbsp;llté quehous eümes daller confiderer amp; tnS'nbsp;furer même ces colonnes faillit a nous attirctnbsp;nne mauvaife affaire, quoi que nous cruffion*nbsp;havoir été vüs de perfonne que dun ferviteufnbsp;du Vayvode, qui nous avoit offert lui mêin®nbsp;line perche pour mefurer leur hauteur: car coW'nbsp;me nousretöurniotisinótielogis, leCadynoU®nbsp;envoya querir par deux ou trois Albanois poufnbsp;lui vCnir parler. Nous y allames avec nótr®nbsp;Droguêraan, a qui il dit quil avoit apprisqu®nbsp;nous allions conliderant les maifons de Corin'nbsp;the, amp; quon nousavdit même vü prendre quel'nbsp;ques mefures; que peut-être nous étions de*nbsp;efpiohS des Francs, qui leut iroieht decouvritnbsp;Ie foible de chaquc lieu. Mourati lui repon*nbsp;dit que nous étions des Anglois , amp; que p*!'nbsp;fant ï Corinthe nous avions vü quelque anf'nbsp;quité, fur laquelle nous avions arrêté Icsyeuï»nbsp;pour pouvoir dire quand nous retournerionsnbsp;nótre pays , ce qUe neus aurions obfcrvé donbsp;temarquablc dans chaoüe lieu. Lc Cady voU'nbsp;lant f^avoir qui ilétoit lüi-niêmc : Sultanuiu»nbsp;lui dit-il, je mis Ie Drogueman du Conful d^AU'nbsp;fleterre dAihenes , amp; voila Panagioti CavS*'nbsp;lari, qui eft prefént, de qui je fuis cönnu dO'nbsp;puis long-tems. Mais, dit Ie Cady, as tudonbsp;lettres dfe nótre Sultan pour pouvoir aller avOnbsp;ces Etrangers par routes lès villes? Je ne mat'nbsp;che pas fans cela, lüy rcpliqua Mourati, jnbsp;...nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;. s il
pret
Pfefcnta une patente que Ie Conful lui avoic obtenuë du Grand Seigneur, afin quil ne foiEnbsp;Ppint inquieté dans tous les voyages quil fait,nbsp;l' ceux quil accompagne. Le Cady la prit 8cnbsp;lut, öc voyant quil appartenoit au Confulnbsp;^^glois, 8c que nous étions fous fa^protcdtion ;nbsp;f^é-bien, dit-il, les Anglois font bons amis denbsp;Empereur, vous foyez ks bien venus,nbsp;oü il vous plaira.
[ W
ParnalTe , Ia campagne de Sy-tiej gt; *es nies de Coulouri 8c dEgina, Athe-^OiK j Colonne 8c 1'Tfle de S. George, decouvrions aulïi aifement Ccnchrée port
des
f Comme on fceut que le Cady nous avoit bien receus, on nous fit moins de diffi-'Wté pour nous laifler entrer dans le chd-, 8c nous en fumes quites pour cinqnbsp;|ï^ fix livres de café quil fallut prefenter anbsp;qui y commandoit. Laprefdluée nousnbsp;^ niohtamcs fur nos clievaux ; car il nynbsp;®§yere moins dune heure de chemin juf-ce quon foit a la porte de ï'Acroccrin-j celt comme l'on appelloit anciene-cette citadélle. Les avenues en font fortnbsp;^^3*'Pées, 8c le chemin fort étroit. II ny )nbsp;dne feule entrée, mais il faut pafkr deuxnbsp;jPortes avant que detre tout-a-fait dedans. El-j '^ontient trois Mofquées avec leurs mina- 8c cinq ou fix petites Eglifes de Grecs. S.nbsp;j^^''^oIas eft la Mctropolitaine, 8c nous y vi-{ '^quelques manufcrits, entre autres iineLi-fQüf'® de S. Ghryfoftome fur un parchemin ennbsp;pU, qui étoit la maniere ancienne de fairénbsp;quot;uol » Sc cc qui leur donna le nom denbsp;Quand nous fumes tout au delTus,nbsp;de * P?,'^es une des plus belles vues du mon-8j', Cétoit celle des deux golfes , d'Egina ,nbsp;lL, ?. Lcpanthe, 8c nous voïons outre cela
176 nbsp;nbsp;nbsp;V'gt;y^ge S'Eleuftne.
des Corinthiens, quils appellcnt encore X''»' threai, oü il ne refte quune tour; 8c Ie pot^nbsp;de LechMut. Ce chateau ctoit apparemmcntnbsp;bien peuplé, amp; comine iine petite Villenbsp;tems qu tl ctoit poffedé par ks Vcniticns; c*quot;;nbsp;il y refte grande quantité de maifons,nbsp;quune partic tombe en ruine. Ceft Ie refi'g®nbsp;des Turcs centre les dekentes des Corfaires-Ses raurailles qui fuivent les contour du circuit. I*nbsp;y a vers Ie plus haut de leminence unenbsp;Iburce deau , 8c qui en fournit beaucoup. C'eftnbsp;Ja fontaine Pirene, oulccheval Pegafe fut pf'®nbsp;par Bellerophon qui s'cn faiftt pendant quft inbsp;biivoit. li y en a encore une autre ntoindre»nbsp;Sc plus dc deux cent puits ou clternes. Aunbsp;vant amp; au Noru du Rocher il y a deux petft*nbsp;chateaux ^ttachei au grand , qui ont chacuquot;nbsp;Icuvs Agas particulicrs qui les commandent;nbsp;inaisil nc sy tient perfonne. Le premiernbsp;nétoit que comme un ballion refifta long-tc*^*nbsp;apres la prife dc la principale P'orterefl'e.nbsp;tre cfl appellé Hebr/to-Cafirs, parcequc c'étcnbsp;le quartier des Juifs, qui font maintenant chquot;^'nbsp;fez de Corinthe. Les inuraiiles font biennbsp;tretenuës, mais nous vimes peu de canons, ^nbsp;encore moins de foldats. Toutes ks fabriq'^^^nbsp;qui y font nont rien de remarquable pourf^^nbsp;tiquité, tont cfl: du tems des Chretiens. 1'1 5nbsp;dehors une eminence au Sudoücll un peu nio'*'^nbsp;haute, par oh Mahomet II. nelailfapas deb^f'nbsp;tre le Chateau, qui fc defendit qiiatorrenbsp;centre ce redoiitable Conquerant, öccedac''*nbsp;a la bonne fortune.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,,
La Ville cft au Nord 8c au Nord-Eft dcclt;^ gj montagne. 11 n'y a que deux Mofquccs,,^,nbsp;une Egtife de Grecs appellee Panagia , oü jnbsp;incure le Metropohtain de Corinthe. Squ® ^nbsp;niurs du Chateau du cóté de la Ville,
-ocr page 211-Megare ö* Corinthe
petite Kglij'e pratiquée dins Ie roe amp; de-
diée ¦¦
ces
a S. Paul On rtproche aux Chretiens de
= quartiers-la , qtiand on les vent railler.
ils font de la race de ces anciens Corinthiens icredules, qui fe moqnoient des predicationsnbsp;^ cet Apótre, amp; 1on ajoüte que 1'un deuxnbsp;^ prenant \Antidorotz, ou Ie plain qne Ie Pa-donne aprés la Liturgie a tousles AlTiftans,nbsp;neii de mordrefeulementle pain , il lui inor-**-, Sc arraclii Ie doigt, amp; i'alla pendrc a la
^'^inte dun rocher, qui cll fur cette Chapelle. S verilé ils montrent encore fort peu de
de
Pas
''otion , amp; il ne sy en trouveroit peut-être
. quot;Pn , exceptc 1Archevêque, qui fut capable 'ire.öc dentendre les Epitres qui leur font
j'adteffees pas S. Paul, Auffi en void-on tons
jours qui fe font Tures; amp; la Ville, oule ''tllar- -nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;
lage , comme vous votidrex Ie noinmer
rnaintenant la raoitié de Mahometans. On
raconta entv'autres chofes, com-ine trois sétoient fait Tures lannée precedente.
?üil
,y en eut un qui dans ia dcbauche avoir dit
fbr,'* nbsp;nbsp;nbsp;quelques Corfaires dansuae mai
ce qui fut rapporté au Vayvode qu-i Ie fit PPeller. Comme cétoit Ie vin qui 1avoitfaitnbsp;¦ il ne stn fouvenoit plus, amp; nia d'en
ij-j- k^voir. Lc Vayvode croyant quil fiiij
, intelligence avec cux lui fit donnet cent
Cn 6^
y ';'ps de baton, amp; Ie condamna a lagalcre» II - conduit, amp; on lui rafa fa grande barbe,nbsp;Prétres amp; les Galoyers laiiPent croitre;
k chagrina de telle maniere, quiP dit
jSj k vouioit faire Turc. On Ie pritaumot,-kete '®PPclladepuisMuftapha-Papa. Undefes tuit f nevaloitgueremieuxque lui , han-Stamati Cavailari, amp; prit un jour fonnbsp;jUtl Y 1°^*^ voler; aprés quoi il senfuit dans
ge avec une femme quil entretenoit.
Stamati envoya dcs gens apiés lui, amp; voyant quil nc pouvoit pas echaper de leurs main*'nbsp;il les traita mal de paroles, amp; illeur ditqu'H®nbsp;friffent bien garde a ce quils feroient, par*-®nbsp;quil étoit Turc. Une parolelachée a la vole®nbsp;eft un engagement dont on nc peut revenit»nbsp;amp; il fut obligé de renier fa foy. 11 y en e®'nbsp;iin autre qui fut prefle par lArchêveque d®nbsp;iui payer Ie droit de fon Eglife. II lepria d*'nbsp;Toir patience, lui reprefentantfon extreme paU'nbsp;vreté. Le Prélat ne Ie voulut pas écouter,nbsp;1óta de cette place, 8c la donna a un autre-Ivlais ce qui facha davantage ce pauvre Prêtr®nbsp;fut, qua la Meflie du jour fuivant on ne I®.*.nbsp;donna point dencen» comme aux autres, 8c '*nbsp;en fut tenement irité, quaprés l'Office sétaffnbsp;fort mis en colere contrele nouveau Papa q'**nbsp;cccupoit fa place, Sc jettant par terrefonboo'nbsp;net, il fortit de lEglife, 8c salla faire dabor®nbsp;circoncire.
11 ny a guere plus dc quinze cens ames dap^ Corinthe ; mais la campagne eftpleinc de''^'*'nbsp;lages, 8c de Zeugaris ou Metairies. Entre Sf,'nbsp;cion 8c Corinthe nous en comptamesnbsp;¦vingt-cinq. Ainfije ne métonne pas q^vnbsp;Cady ait, comme on dit, fous fa jurifdidt'^jnbsp;trois cent Villages. Les revenus du pays fft!?.nbsp;du fqoment, de l'orge, des olives 8c delhud,.nbsp;d'un^ excellente bonté, des laints , du bdt*'nbsp;amp; du vin. 11 y a quelques Agasaffez puiftan*'nbsp;mats ils font toüjours daas la craintc des Cogt;'nbsp;faires; 8c jay appris que depuis mon depad^nbsp;y en étoit venu qui avoient tout faccagé»nbsp;coupé les jarets st tousles cheveaux; afinqr*nbsp;ne put pas courir après eux.
Le lendemain nous niontames a cheval p* Sycion, 8c hous primes ï la droite, pournbsp;ime infeription quon nous dit que nous g.
-ocr page 213-Megare ö* Corinthe. 179 'si'ions^ lamaifon deMouflelin Naibou Lieu-*^nant du Cady. Nous la vimes dans la Cournbsp;? Une maifon qui cft !c Serrail de fes femmes,
^ sil neut pas été abfent, nous naurions pas credit dy entrcr. Nous ne nous y ar-que pour la copier , amp; nous trouva-^es qu'elle parloit dun Temple dApollon de-''é par Lucias Hermidias Celfus amp; quelques au-ce qui nous apprit que cétoit la qué-O'tle Temple de ce Dieu, dont Paufanias mar-tres-bien la fnuation Ceax , dit eet Au*nbsp;^^5Ur,^«j prennent k chtmin dt S'jckA depais le mar-. trouvent a main droitt ie Temple dApeknbsp;avec fa flatu'e' de caivre.
_ Voila toutes les antiquitez qui fe trouvent a ^oiinthc, avec quelques pans de murailles, amp;cnbsp;'' faiit remarquer , que toutes les inferiptionsnbsp;'1'^e nous y trouvames font Latines , de mc-que leurs medailles, parceque cétoit unenbsp;^olonie de RomainS qui sy étoient venuséta-, depuis que Ie Conful Memmius eut fac-la Ville amp; diffipé les anciens habitans.
^ous ny decouvrlmes point Ie tombeau de P'ogenele Cynique, qui fe voyoit en entrantnbsp;gt;, Corinthe vers la portc du cóté de LIftlirae.nbsp;v(a fon epitaphe qui eft a Venife , 8cnbsp;apparemraent a éte apportÉe de ce licu-
j demoties, 8c trois families j itant de Grec;. On a de la une belle vüefurnbsp;V Solfe de Lepanthe, car Vafilica eft dansunnbsp;fort élévé a trois ou quatre milles de lanbsp;f Avant que dy monter on pafte un ruif-qui eft, ^ce quejecrois, lancicn Afipas,
Sycio» eft ^ tróis heures de Corinthe, 8c sap- Sr-pfefeiitcment Vdfilica. Cétöit une petite cioi«. . 'llé du tems que les Venitiens étoient mai-j. du pays, maintenant il ny a que des mai-
Cfi'
entre lequel amp; Corintlie il y en a encore deU* autres qui arrofent la plaine fertile en olivic*'nbsp;Nous ne voulümes pas revenir coucher dan*nbsp;Corinthe, amp; nous nous arrêtamcs a un pc'*'nbsp;village a deux millesdu Lcchaeurn anciennbsp;des Corinthiens, qui eft prefque tout coniblc-Le lendemain nous revintnes coucher anbsp;gare , amp; le jour fuivant a Athenes , oü no»*nbsp;ftfmes nos adieux a tous nos amis, amp; a tou'nbsp;tes les belles antiquitez que nous y avion*nbsp;veuës.
Ne voiis êtonnez pas au rede, qui je nay® pas décrit plus grand nombre dantiquitez, dun®nbsp;Ville dont il femble quil devoit y avoir tantnbsp;de chofes a dire. Ceft tout ce que jy ay Pnbsp;remarquer; amp; je crois mêrac que quand noU*nbsp;y aurions fait beaucoup plus de fejour non*nbsp;n en fenons pas fottis plus fatisfaits. Solonnbsp;difoit anciennement a un de fes amis en conü'nbsp;derant cette grande Vtlle amp; ce grand noinbrcnbsp;de raagnifiques Palais de marbre quellerenftf'nbsp;moit, quil confiderat quece nétoitquun grandnbsp;amp; riche Hopital rempli dautant de miferablc*nbsp;que cette Ville contenoit dhabitans. Onnbsp;roit bien plus de fujet de parler ainfi prelentc'nbsp;inent, niais plutotde direquAthenes nellpl'*^nbsp;qu'un grand amp; pauvre hopital , qui conticn^nbsp;autant de miferablcs que 1on y void de Cht^'nbsp;tiens foils la domination du Turc. Ilya poUf'nbsp;tant quelque riches marchands Grecs; mais o»nbsp;ny void plus tous ces beaux Palais de marbrenbsp;qui faifoient rornement de la Ville. Le temp*nbsp;eft venu a bout, de ce que Ics guerres avoien*-épargné. On ne rematque plus aucun relledenbsp;ces beaux Poniques que les plus celebres Pe'*'nbsp;tres amp; Sculpteurs prenoient plaifit a Ienvidic'*''nbsp;richir de quelque belle piece de leur métiC''nbsp;On nc void aivcuns fondemens dc ïodeuf»
'j'bC'
-ocr page 215-£sire
Megan 13 Corlnlhe. i S x ^hciire de Mufique , qui étoit prochede Fllif-8c (je )j fontaine Calhihoé, du batimentnbsp;'Ppellé la Tente de Xerxes , de celui quonnbsp;JPptrnoitPompeum , des Temples deLucine,nbsp;^Ëfculape, de Mercure, dEacus, de Neptii-j®gt; dc Perdix iceur de Dedale, de Cranaüs,nbsp;Graces, des Heurcs, deSocrate amp; duMe-Anftomachus; car ils avoient de toutenbsp;f'e de Dieux amp; de Heros. On ne fgait ennbsp;endrojt prcctfement étoit Ie College denbsp;Jolpmée, la porte du Dipylon amp; ces beauxnbsp;j Armmens qui étöientauprés: nitous ces An-_nbsp;que lafuperftition desAthenicns avoitdref-'nbsp;Ia Mifericorde, a la Joye, a la Pudeurnbsp;^ * la Renoramée. On ignore quel deftinontnbsp;^ les fameufcs ftatuës de Cecrops , de Pan-^'ori, de Philippe de Macedoine, dAIexandrenbsp;Cettc belle Venus quon voyoit dans lesjar.-r'ts, amp; tous ces autres beaux ouvrages desnbsp;.^Tteux Sculptcurs Phidias amp; Praxitele , quenbsp;1Antiquité a ad/nirez. Je roe üiis con-de decrire ce qui rcfte en fon entier,,nbsp;-^^me ces beaux Temples de Minerve Sc danbsp;jlquot;siee, amp; les autres precieufesantiquitezdontnbsp;refte que des debris; fansvoulojr vousennbsp;accroirc plus quil ny en a.
Stands Convents de la Grece, amp; il y a 1], ^ de cent Caloyers qui ont de bonsrcvenus.nbsp;Yj P^yent tous les ans de Carafch fix mille li-Pcfant dc raid, pour la Mofquee neuvc
) ,^ous avions refolu dallcr par terre a Thef-Y'Pnique, amp; de la a Sophie, a Belgrade amp; a ,^bne enAuflriche; mais nous voulumesvoiïnbsp;jj. Paravant quelques lieux hors de la route or-ii^^ire. Le 9. de Mars 1676. fur Ic jour denbsp;depart, amp; nousnevinmes coucherquau.nbsp;Q^'Acnt de Penteli , oil Monfieur le Confulnbsp;^ud nous vmt accompagnen Ceil un des,nbsp;gfands Convents de la Gnbsp;l]j ^ de cent Caloyers qui ont de bonsrcvenus.
de la Sultane Validé mere du Grand Seigneur gt; amp;ils en envoyent encore autantquon leur pay^nbsp;a raifon de cinq piaflres Ie quintal. Ilsen ontnbsp;eu jufques a cinq mille ruches, mais il nynbsp;a pas toui-a-fait rant aujourdhui. Nous p*''nbsp;courüraes toute leur Bibliotheque manufcrite»nbsp;Ils ont prefque tous les Peres Grecs amp; un be^Unbsp;S, Denis Areopagitc; mais nous ne pümesjamais trouver lApoIogic du Chriflianifme pre-fentée a Hadrien par Ic Philofophe ArillideS»nbsp;qui y étoit confervée, a ce quon nous avoitnbsp;alTuré.
Ce-
PIIIS-
SIA.
Les Caloyers nous traiterent tout Ie jourqu® rous nous arrêtames a leur Convent, amp;nbsp;mieux quil leur fut poffible. Le froid y étafl^nbsp;grand, ils nous faifoient grand feu avec troi*nbsp;OU quatre gros troncs darbre a la fois. Bief*nbsp;quon ne voye que rarement de la glace ennbsp;pays-la, le froid nc laifle pasdy êtrepergant»nbsp;particulicrernent qüand il ell accompagnénbsp;Vents, qui palTentpar desmon^agnescouverte®nbsp;de neige, comrae il faifoit alors. Nous avion®nbsp;vefte fur veile, une fourrure 8c un capot, ^nbsp;nous fentions le vent froid , comme fi noU®nbsp;euffions prefque été nuds. Ces Caloyersnbsp;cband que jétois Medecin me vinrent confquot;}'nbsp;ter fur leurs incommoditez, qui étoient d'ord^nbsp;naire des obftruflious, des maux deftomac ^nbsp;de rate; mats h la verité jétois au bout dernonnbsp;Lalin avec des gens qui ne mangent prèlV®.nbsp;autre chofe que des legumes 8c du fromag^'nbsp;De la nous primes le chemin de Marathon»nbsp;8c pafsames premierement a Giphijpa, quin^nbsp;qua deux milles de Penteli. Ceft un vil!®»®nbsp;aflezjoli amp; affez grand, qui a prefque reten^nbsp;fon ancien nom de Cephiffia. Cétoit au com'nbsp;mencement une des pétites villes de iAttitjn^^nbsp;8c dans lafuite des temps, ellenctoit
{pai
^aifon de plaifancedHerodesAtticusdoiitjay Pïrlé. 11 sy Yoid encore pvoche de la Mofquécnbsp;Süclque refte d'une ancienne muraille de bellenbsp;Pffre de taille.
Continuant nótre route par an village riiiné ^Ppellé Stamati, nons defcendlmes fept ou hiiitnbsp;Jellies au de la de CephilTia dans Ia plaine denbsp;^^faihon, amp; arrivames aun méchant village,
plutót ^ dix OU doiize metaiiies dAlba-On appelle ce lieu-la UYana , quon ne ^'-Onnoittoit plus pour la petite ville de £elt;»»-BRAt7rnbsp;oü étoit un Temple fameux de Diane Ro».nbsp;^.''^uroniennc. De la a Marathon il ny a pasnbsp;dune demi-heüe. Nous Ie laifsSmes anbsp;puche, Sc vinmes couclter deux milles au denbsp;^ dans la même plaine aux Calivi de Chouli,nbsp;font prcfque au bord du marais des champsnbsp;^.Marathon, oü perit une partie des Perfans,nbsp;fuyoient de nuit aprés la bataille qui a ren-P Ce lieu ft celebre , Sc ceft -lè qu'étoit an-'^nnernent Ie bourg ieTricorythus. II,y aqtiel-a'ies ruifTeaux qui fe déchargent dans ce maré-jSs j qui eit prcfque tout couvert dherbes Scnbsp;^joncs, qui y naiffent: cequile feroitpren-pour une prairie, fi 1on nen approchoitnbsp;P*; Quelqucfois même il sen manque peunbsp;dJJ d ne foit a fee. Ceux de Penteli y tien-'t quantité de bufles, qui fe plaifcnt dans lesnbsp;amp; qui y demeurentmême tóutela nuit.
J ont la un Meteki, oü quelques-uns deux fe Ce mot scft confervé de lanciennbsp;Sc fignifie prefentement une metairiedenbsp;^.°ttvent, parccque ce font comme des Cokgt;»nbsp;qucnvoye Ie principal Motiafterc. Lesnbsp;p '^niens celebroient uneFêtedelannée, quinbsp;p^ommoit Meteikia, en memoire de ce quenbsp;.. beféc avoir reduit les dome Böurgs de 1At-'1'ie en forme dc Republique, 8c quil avoit
184 J^-^cyage de Negrepont.
oblige ceux de Ja campagne ci'y aller demeui'^' commc en une nouvelle Coloine.
Ce niarais a quelque poilTon , mals eiitra^'' tres des anguilles groffes comme la jambe d u/*nbsp;homme, qtie les Caloyers y vont quelquenbsp;pécher. Ce haineau oü nous couchamesnbsp;iejour dhyver des Albanois du village de ChotiTnbsp;Jy; mals en Eté a eaufe des moucheronsnbsp;seleveiit de letang ils ny peuvent pasdemcijrnbsp;rer, amp; ils sen retournent a Chouly , qiiinbsp;dans Ia montagne. Paufanias dit qiie depu*nbsp;la bataille de Marathon, Pon entendoit toutesnbsp;les nuits dans ces champs comme des cn's d*nbsp;chcvaiix , quil y parolffoit des fantójncs dsnbsp;gens qui combattoient; amp; que ceux qiii y vE'nbsp;noient expres pour entendre ou voir ces Spelt;-'nbsp;tres en étoient mal-traitcz. Je nexaminenbsp;ft cetüient verjtablement quelques Lutins 0^nbsp;cfprits follets, OU des imaginations p tant y *nbsp;cue les habkans de ce village 8: des envirofl*nbsp;oifent encore quils y entendent jouvent de nui^nbsp;des voix quils ne connoiffent point, amp; quil^^^nbsp;épouvantent. L'AIbanois Gouma qui nouslo'nbsp;geoir, dilbit qu'il en avoit fouvent entendunbsp;refi'embloient a celle riune femme qui fe pl^^'nbsp;gnoit, amp; que quand il alloit du cóléouill'eP'nbsp;tendoit, elle fe retir-oit plus loin.
Rh'am- lendemain nous fiimesunecourfedeqt'*'
KUS. nbsp;nbsp;nbsp;inilles au dela des champs deM^J
Jies de marbre, dont il ne relle que les pieo^f'
ri , 1. i nbsp;nbsp;nbsp;.1._.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;v,-. :nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;. !. vlP
' ¦ rathon fur Ie bord de lEuripe , oü Ton void des raafures dune petite ville que les Gre*^*nbsp;inodernes nomment Tauro Caftre , ou Ebrt'gt;'nbsp;Cafiro. Céioit l'ancienne ville de Hhamn»^nbsp;Gent pas au deflits fur une eminence lont 1^!nbsp;debris du Temple de la DcclTe Nemefis , q^'nbsp;étoit quatré, amp; qui avoit quantité de coloi'
;I] y a vis-a-vis dans 1ifle de Negrepont je
-ocr page 219-jj f'^oyage de Negrepont. . ï Sf ] de Igt;ifio, k. iin peu pJus bas au Midi dansnbsp;?j,Ifle un port nonimé Porto-Bufalo. Cenbsp;.einple ctoit faineux dans toute ia Grece, amp;nbsp;^ quot;Qias l'avoit encore rendu plus rccoiiiman-
Hle par la llatuë de Nemefis quil y fit. Stra-dit Gue cétoit Agoracritus Parien qui 1a-
y int que c etoit Agoracritus i-ancu qui r a-faite, mais que ce ouvrage necedoit pas ^6ux de Phidias.
our ce qui eft de la niontagne amp; de la B ote dg Pan ^ dont les Anciens difoient tantnbsp;inerveilks, nous n'en pümes rien apptcii-
: La plaine de Marathon, qui sappclle toü-|?»gt;s Catnpï MurathoHy ,z environ douzemillcs tour, k confifte pour Ia plus grande par-en des champs labourcz , qui vont depuis
llioJ nbsp;nbsp;nbsp;* T y-v J fi tv^ la
pled des iiionUgnes voifiiies jufques a la - La petite riviere de Maralhon ladivife,
l-i'd pCLUe rJViCJC uc
^ ecfi peut-êirc ce que 1'on appelloit ancien-.^^oient Macaria. Elle vient du mont Parne-
the
amp; paflc mainteiiant par Ie milieu du vil-
j. ^ pitllC 111 1 m Ct i AU l. plt;u i» itiaitvvt 'ifc* y tt.
j, Se de Marathon, oü nous vinines palTer, amp;Mi, degorge dans rüuripe. Ce lieu li cclcbreuA-
^^s rAiuiqiiilé niii plus quvn peth «roas de xh'ó'k.'
Metairies des
^'jinze ou ving! Zeugaria, ou - oeniens, ou il v a environ 'to. habitans
uu y a environ '50.
^ eanois, fans aucune marqué dAntiqiiité, ü exceptez Ie nom qui lui cn eft refté. It
de trois mtlles de la.nier, amp; de foinbsp;nbsp;nbsp;nbsp;dEbrteo-Caftro., qui rëpoiid aiiif
j^-'^nte-quatre ftades que Paiifanias met entre pj^'®gt;hon amp; Rhamnus. 11 nous fallut rep.iflernbsp;d/ premier lieu, quoi quil foit plus loinnbsp;ch ^^grepoiit que Rhamnus , parceque Ienbsp;en eft plus frayc. Nous paffames parnbsp;de xinbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Calinghi a une heure amp; demi
de 1'gt; de Capandriti encore amant au fut Ie haut de Ia montagne , amp; trois
Oh.0-
PUS.
heures aprés alentrée de la nuit nous au village de Marcopoulo prés de iEaripe- ^nbsp;Le jour fuivant nous Ie cotoyames H P^*quot;nbsp;mes foüs Ropo grand village de Grecs dc P'_nbsp;de 100. feux , qui étoit 1'ancienne Vilied'0''^nbsp;pos, OU Oropus, pour laquellcles Athenien*^nbsp;les Beotiens étoient fouvent en conterte, p^'*quot;nbsp;quelle étoit fur les frontieres. Elle eft anbsp;milles de Ia mer, amp; a fix du village denbsp;copoulo. Trois milles au dela nous traveo^nbsp;mes une petite riviere qui vient desmonta^'^nbsp;cntre Thebes amp; Athenes, amp; qtie je crois êtfnbsp;lAfopus, ny en ayant point dautre de con*''nbsp;derable jufqu'^ Negrepont. Au dcla de cel',nbsp;riviere paroit fur les bords un grand villagenbsp;hefi: guere moindre que le precedent, amp;nbsp;nous aurions pris poiir Oropus mcme , a caugt;®nbsp;de quelques infcriptior.s que nousy trouvain^?nbsp;entre lefquelles étoit lepitaphe dun certa^nbsp;jiphrodiftus fits ie Zopyrus natif d'Oropos. M**'nbsp;les noms qui font demeuret, amp; a Oropo gt; ^nbsp;SrCA- * celui-cy quils appellent encore Sycmino,nbsp;ÜINUM. Scamim , quand ils parlent vite, nous fiGnbsp;cohnoitre que cétoit cette petite ville de rnbsp;Beoce quon nommoit anciennement Syce'Vnbsp;»vn. Les Grecs y ont plufieursEglifes, ent'quot;nbsp;autrcs celles oü nous vimes des infcription^nbsp;uigioi Saranda , les quarante Saints, Panagisf ^nbsp;uigios Helias- amp;de la i Negrepontil ny anbsp;cinq heures de chemin, pays gras amp; fertile. Nf*]!nbsp;pffames par le village de Dmmifch , qui nnbsp;habité que dc Pécheurs , amp; nétant plusnbsp;uhe bonne lieüe de Negrepont, nous vin'',nbsp;tin affez beau port quon nomme prefentern^lj^nbsp;MegaU-Vati^ on Bathy, amp; dont Strabonnbsp;mention foüs le même nom. II y en a cpnbsp;fuite un autre appellé Mkro-Vathy , amp;nbsp;celui que fait Ie recourbement des terres de
j5eO'
-ocr page 221-b^es Grecsjippellent c«te ViWeE^ripoi, aufli pp q '
^ fait
Voyage de Negrepont. 187 °oce, qui efl; comme un golfe, ou il ya parnbsp;bon anchrage, amp; cétoit ce fameux portnbsp;,,^uHde, oü toutc la fiote Greque qui deVoitnbsp;*'!¦ a Troye, fe vint alTcmbler. Il ne rellenbsp;fien de laVilledAulis, qui étoit fort pro-«e de celle deChalcis, appellée prefcntcmentnbsp;pies Francs Negrepont, oir nousarrivamesdcnbsp;Q.^ne heure. Nous logeames chez Ie Ireurnbsp;ofeppe Roffo efclave Malthois marié a Ne-PPont, oil il fait la charge de Conful Fran-j ^1 fe mélant auffi un peu de la Medecine amp;nbsp;Chirurgie.
-'Pque Ie Detroit de l'Euripe , Sc^ceH cequl
^ 'ait quc leg premiers Francs qui y font venus, fendant dire aux gens du pays, eis ton Egn-quot; gt; ce qui fignifie a Egripos, ont crü quilsnbsp;jPpelloient Ie lieu Ncgripon, confondant lanbsp;^rniere lettre de larticle ton avec Egripon. IInbsp;faut done point aller forger d'autre originenbsp;Ij^pe nonl fur Ierreur des Italiens qui lappel--pPf Nigröponte, comme sil y avoit quelquenbsp;de pierre noire qui pafsat de la Beocé
pene fous nne töur au niilieu du canal bdtic
Detroit de lEuripe cft plus ferréla queil jj '^Pii autre endroit, amp; venant de la Beocenbsp;PPf traverfer dans 1'Ifle , on palTe premierc-(.jpf fur un pont de pierre de cinq petites ar-^ qr,i na quenviron ^o. pas de long,^amp;
Da '
fP Venitiens. On void encore S. Marc porte. De la töur dans la Ville il ny anbsp;f*ont-levis en dos-d'afne denviron 20.nbsp;I5 long, qui fe leve la moitié du cóté denbsp;amp; la moitié du cóté de la Ville, pournbsp;Pr palTage aux galeres amp; autres batimensnbsp;ajr'y veulent paffer, ce qui ne fe peut fa-renbsp;*^Pnt qucn rctirant les rames. Je parleray
l88 Foyage de Ncgrepont. . de ce Detroit, amp; de fon flux lt;k reflux,
Ne-
RE-
roNT
je vous donnerayune relation fidelleamp; aprés que je vous auray dit quelque cliofs unbsp;la Ville de Negrepont,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^
rouge verniiTé.
rifle, 8c une partie de la Beoce , amp; en abfence, il a fon Kiaja ou Lieutenant 8c ' .nbsp;Sous Kiaja. II y a aufli un Bey qui a lanbsp;ques revenus; dontildoit entreteniruneg*!^ j,nbsp;Lc Palais dAchmet, Bacha frere du Capdj,nbsp;Bacha cil dans la Ville, amp; céroit celui dunbsp;Ie OU Provediteur des Venitiens. On y ' gjnbsp;des caves voütées; par oii Ie Provediteurnbsp;coihraandoit dans la Ville lorfque Muho'Jinbsp;II. Ia prit, voulut fe fauver ; mais Ienbsp;Seigneur ayant eii des cfpions , sen fa'A^auinbsp;Ie fit mourir cruelleinent. Une de fesnbsp;étoit parfaitement belle aima mieux ftnbsp;poignarder que de recevoir les carelfesnbsp;tan. J'y trouvay dans la Cour fur une
Lenceinte de les murailles efl denviron os'^ niilles; mais il y a plus de maifons amp; plusnbsp;peuple aux fauxbourgs oü font les ('iiiêtieD*/nbsp;ue dan's la Ville oii font les Turcsamp;les Juu 'nbsp;-^es Tures y ont deux Mofquées , amp; jnbsp;autres au dehors, oerles Grecs ont aiiflinbsp;Eglifes, 8c tons les habitans peuvent montefnbsp;ptès de quinte mille , parrai kfquels il ynbsp;OU buit families de Francs, amp; quelques eU- gnbsp;ves fur les galeres, qui s'y tiennent une padnbsp;de Iannée. Les Jefuites y ont une inaüuu jnbsp;OU ils enfeignent la jeunelle. II ny avoit '.nbsp;lors que Ie Pere lAflringent, amp; un autre fl'inbsp;nous receurent fort civilement. La Vilknbsp;feparée des fauxbourgs par un grand fofle a fuUnbsp;de cuve, Ie tout dans un lieu plain 8c uni. ^nbsp;Serrail du Capitan Bacha qui efl fur lEutiP j*nbsp;cft enjolivé de galeries amp; portiques de .
C'eft lui qui commandetoU
p. ? Pilier uae infcription de l'année 1173. qui W rdunc Chapelle de S. Mare , batie parnbsp;du du Baile Nicolas Miliani , amp; de lesnbsp;Iv] Confeillers Michiel de Andro, ftc Pierrenbsp;d J^yer. J'en fis voir Ia copie a mon retournbsp;du |*ntc au Provediteur de cette Ifle , qiü eftnbsp;fo), ^familie des Navayers» Icquel mcn fqcutnbsp;,,°on gré.
du a tien de fibeau, que de voir les jours qui Ic tiennent tous ksDimanches.nbsp;Pr.f ^yfans dune partie de la Beoce amp; denbsp;(jj''que toute 1Ifle, fe rendent a la Ville donbsp;gfjSrepont, comme a une foire , amp; en tres-[qj''d nombre, ce qui fait que les dcnrées ynbsp;1 tres-grand marché. La livre de mou-Pq ne vautpas tout-a-faitunfoldenótremon-p:^) celle de chevre ne coüte que fix de-amp; Ia livre de poiffbn que trois liards;nbsp;Uj peu plus. On a pour trois afpres Ienbsp;rup^dyri de vin, ce qui revient environ a unnbsp;Cq.'2 pot mefure de Lion. Le confitures denbsp;de poiresS: damandes au vin cuit, quinbsp;np ''leilleur la quen lieu du monde, ne valentnbsp;^ p 'luinze deniers la livre.nbsp;p/^our ce qui eft du flux amp; reflux de 1Euri-an- lt;1001 jai promis de vous entretenir , c ellnbsp;(jpi*'®ntent une chofe des plus merveilleufcsnbsp;fufeient au monde. AuflS dit-onquAriftotenbsp;Vpj dedans de depit quil eut de nen pou-PfPenetrer la caufe, amp; quen sy jettant ilnbsp;Vuj ces paroles; II faut que tu me reqoi-Cf.. Puifque je ne te puis pas conCevoir. Jcnbsp;jy ^ifément que cela eft fabuleUx: car nousnbsp;tiip''^ «les hiftoires plus certaines, qui rappor-VqJ *'itrement fa mort. II faut pourtant a-que ce flux amp; reflux extraordinaire eftnbsp;f^j.^°yfme amp; un écueil de la raifon car il fcnbsp;' * 'l^ns un Déuoit de l'Archipel qui par tout
ail-
-ocr page 224-jpo ailleurs na aucun
Voyage de Negrepont. . .iiii.u.i, rfucun flux Sc reflux. Sonnbsp;ment ell quelquefois femblable a celui fle 1 .nbsp;cean, ceft-a-dire , qu'il a ibn flux ^ u-(ieiix fois en vingt-quatreheurcs: Maisend**nbsp;tres tenis il la jufques a quatorze fois ,
_me vous verrez par Ie difcours fuivant juftifié avec cc quetous leshabitans ennbsp;amp; ce que Ie Pere 1Aftringent men a conü'^f 'nbsp;Dans ks.deux jours que nous nous ynbsp;mes, il avoir Ie même mouvement que \Oc^\|nbsp;amp; courpit de fix en lix heures tantotauNo'^^^nbsp;tantót au Midi; mais étant convaincu
quejen ay appris fur Ie lieu même, je ne
pas faire comme du-Loir, qui aflTure Relation de fes voyages que 1Euripe nanbsp;de flux amp; reflux different de 1'ocean ,nbsp;quil 1avoit vu Ic jour quil y étoit ,nbsp;cela. Gyllius qui a fait la Topographicnbsp;Conftantinople, dit dans ce mêmelivre,nbsp;tant venu a Negrepont il sen voulutinforiflCnbsp;amp; quon lui alTuraquePEuripeavoit deuxnbsp;yemens ; que quelquefois il fuivoit celui -jnbsp;rOcean, amp; quen dautres jours il change^nbsp;plus fouvent; mais que sétant inforfflCnbsp;jours aufquels ceflux étoit plus frequent, !*nbsp;vint quelque Turc , qui entendant quilnbsp;loit fe faire inftruire des particularitez dup®'^nbsp;cria avec menaces que cétojt un efpiou» j(nbsp;que dautres saffemblant fe mirent ennbsp;de lui faire quelque avanie. Ainficela a lici jg-ré cache jufqua prefent que Ie R. P. Babi-' ^nbsp;fuite fqavant amp; curieux, qui a demeurénbsp;ans k Negrepont , nous en a donné anbsp;lation exaéfe [dans une lettre quil anbsp;nbsp;nbsp;nbsp;jnit
Monfieur dAbbé Pecoil Chanoine de S. de Lion, tres curieux amp; tres-intelligentnbsp;la langue Grecque amp; les belles Lettres.; Bnbsp;fait la grace de me la communiquer,
-ocr page 225-^ Foyage de Negrepont Ipl privcrle public. Je dois leulementajoü-'l'je Ic Pere 1Aftringent ma dit y avoifnbsp;Coynbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ceft que quand la mer monte amp;
ïipe nbsp;nbsp;nbsp;mêrae cótc au plus étroit de lËu-
p) gt; on remarque quelquefoisquelle ceffe dc un quart d'lieurc, ou une demiheure,nbsp;Si^elle court toüjours ; qujainfi elle anbsp;toenbsp;nbsp;nbsp;nbsp;montans dans un même flux, 6c
gj tailleurs il n'avoit point obfervé de chan-'lUi nbsp;nbsp;nbsp;folftices,. niaux equinoxes. Ceux
Pq *'ennent les moulinsqui fontfurce courant P) confirmerenf Ja jnêms chofc des deuxnbsp;a^^emens differents de 1Ëuripefelon les joursnbsp;\'a Lnnf.
receu depuispeu des lettres du R.P.Ba-p]y ' par lefquelles il me proraetdesremarques Cpp* *niples du flux amp; reflux de l'Euripe, qucnbsp;Pj^Sque je rousdonneicideluimême: nean-,^*^5 comme Ia diftance des lieuxöcfes occu-tjpeuvent retarder fon deffein affes long-(ij * ie ne veux pas pour cela prim Ie publicnbsp;^op ® premieres penfées , attendant de vousnbsp;p,J'et les fecondes, lorfquil men aura faitnbsp;gfj gt; avec dautres remarques fur 1Ifle de Ne-(li(^''rrt 8c ks coütumes defeshabitans, 6cuncnbsp;quil nous fait efperer par deffus ,nbsp;(i^ ^ioucolacas ouifaux reffufcitez parmi lesnbsp;, quj fgj-a une piece fort curieufe , dontnbsp;tjj ^ntre Pere a qui il avoit donné des memoj*nbsp;* fait iraprimcr quclque chofc.
D E
Contenués d^ns une Lettre
On slEUR,
Je-vous cnvoyai il y a qiielque tems tit diTcours touchant Ie flux 8c reflux denbsp;ripe, amp; Ie bon accueil que vous lui ave*nbsp;ma oblige dy repalTer la tnain, 8c dynbsp;quelqnes particularitei , aprés avoir con» ^nbsp;plus foigneufetnenr Ic cours de cette e^U..^nbsp;metreenquis plus deligcmmentdelaverite-ajoutc aufll quelqnes'^nouvelles obfervati® jj,snbsp;afin que les curiei\x puiffent acquerirunenbsp;parfaite connoilfance de lEuripe par cett^,j-^(,tnbsp;ture, que celle quon en peut avoir eOnbsp;ks anciens Auteurs, krquels nont écrit snbsp;ne partie de cc que jai vu durantnbsp;de finite dans de different flux 8c refluï-
-ocr page 227-Flux Reflux de VEuripf. Ï95 . Quoy quclEuripe foit Ie fymboledcl'incon-®9nce, il a neanmoids cct avantage cte navoirnbsp;fouifert c\e changemens fi remarquablcs,nbsp;'iüc dautrcs chofes qui nous ont éié decdtesnbsp;les Anciens, comme font lesantiquitexdcnbsp;^fnyrne, la magnificence d'Atliencs, Ie coursnbsp;Xante, du Simoïs , du fleuve Meles , dcnbsp;* ll'ffus, amp; de plufieurs autres rivieres renom-qui ne font plus,dans létat oü on les anbsp;^üës autrefois ou du moins qui nenous paroif-plus telles que les Hiftoricns ScGeographcsnbsp;^Ous les reprefcntent, ces antiquitex ayant etcnbsp;^'iinées par les incendies, comme Troyc, ovjnbsp;les tremblemens de terre comme Smyrne,nbsp;par les gueres comme Athenes, amp; leaudcnbsp;rivieres sétant peut-être perdue en diversnbsp;j.^droits, 6c divifée en plufieurs ruiffeaux; aunbsp;qu'on nous alTure qu'elles couloienc auitc-fuperbement.
^ nbsp;nbsp;nbsp;----j---- ---- -O-------- y
tg* l'-fon ait entrepris de Ie fermer amp; darrê-^jj..on cours par une digue, comme il feroit ® de faire en joignant 1'lfle de Negrepont 3nbsp;p^^Te ferme de la Beoce. Elles ne font fe-que pat un petit pont de pierre 6c utinbsp;h de bois, entte lefquels eft une Tour ou
Mais lEuripe elt tel quil a toüjours été, 8c j,'en que 1'ancienne vüledeChalcis fur lEuripenbsp;jOit detruite, 8c changée en celle quon appel-Pvefentement Negrepont, dont il lave 6car-les murailles amp; Ie donjon , il eft demeurcnbsp;jJ^ejours au mêrae état malgré routes les revo-j'^lons de tant de liecles amp; les tremblemens denbsp;Jte qui font aiiex frequens dans la Beoce 6cnbsp;1'Eubée quil bat également de fes fiots
de cp^l'^dles, fur une rochc qui eft au milieu
bati par les Venitiens, dont 1'on void Lions ailcz de matbre aux portos 6c
Letroit.
VOU!
We.
-ocr page 228-Vous vous étonnerez peut être, ócvouscroi-rez que je tombe en quelque contradiftion f quand je vous parlerai de lEuripe autrenicn'^nbsp;que les Anciens ne nous Font décrit, api'és 3'nbsp;voir avancé quil na FoufFerr aucun change*nbsp;ment. Maisj'ai déja été au devant de cettsnbsp;objedion , quand jai dit que les anciens Hn'nbsp;toriens amp; Geographesnonlaifféparccritqu'Uf®nbsp;partie de ce qui en eft , foit quils ne l'aye'^nbsp;jamais vü, en parlant feulenient felon Ic raP'nbsp;port que 1on leur en avoit fait; foit quilsnbsp;1ayent jamais confideré attentivement amp;nbsp;divers tems felon les divers quartiers de la Lj'!nbsp;''*e, amp; les divers jours du mois ; commenbsp;fflit plufieursfois, fans raen rapporten aceq^^nbsp;1on men difoit, quoiqueje fois tombé daC'nbsp;cord avec ceux qui Font confideré avec mo'-J en ay conferé avec des Turcs amp; des Grelt;^*nbsp;qui ont foin de deux Moulins qui font furnbsp;Detroit. Perfonne nen peut être mieuxinfoj'nbsp;mé queux, puifque les roües tournent tanto'quot;nbsp;dun cóté, tantót de Fautre felon Ie flux 8enbsp;flux de Feau depuis quatorze ou quinzenbsp;quils y font. Voici done ce que jen aynbsp;marqué, amp; qui eft conforme au rapport qt*nbsp;men ont fait.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^ r
L'Euripe eft un Detroit de la mer Egée gt; ^ ferré amp; de fi peu de largeur, qua peine tnbsp;galere y peut palier fous un pont qpi Ie ^nbsp;vre entrelaCitadelle amp; Ia Tour ou Ie DonJ^jjnbsp;de Negrepont. Non feulement eet endroit^^nbsp;eft Ie pont eft appellé Euripe, mais encore^
dco?'
pied 8c_ vient ^
oü fon canal étant plus large, fon cours ftant neft pas du tont ft vjfible quau pgt;^
OU douze lieües 8c davantage de chaque co
bée, nomméc aujourd'ltuy Negrepontgt;
Chateau. Tout Fefpace oü n va ugt;. ,.pu' entre la terre ferme de la Beoce 8c Flfl^
^3 principale Ville de cete grande ifle, d'oü ent quil elt appellé par quelques Auteurs Ei*~nbsp;''Pas Euboïcus, Ui par quelques autres Chalcidi-^nbsp;de lancienne Ville de Chalcis, proche desnbsp;'nes de laquelle elï batie celle que nous ap-pllons Negrepont, èi a qui les Grecs donnentnbsp; nom ancien de lEuripe isfw©- ou par cor-^Ption Egripls.
P'u:
Lune jufques au 8. de la nouvelle , j '1 fe deregle amp; gate Ie 9. fon cours demeu-1''3infi trouble jufques au 13. inclufivemenr.nbsp;il fe racomraode amp; reprend fes forces,nbsp;'s il fe deregle derechef Ie 11. jufquau 17,nbsp;Ij, nre il fera plus facile de Ie coraprendreparnbsp;'¦ble fuivante.
^ clairs, il eft reglé depuis les trois derniers
^ürant ces dis ou douzelieiiesdechaqucco-j nn trouve plufieurs petitsgolfes, oul'onpcut niarquer par l'accroilTement amp; Ie decroilfe-'ent de 1'eau la diveriité de ce flux amp; reflux,nbsp;j. Cours de l'Euripe doit être confideré ennbsp;^'^''ers tems. 11 y a dix huit ou dix-neuf joursnbsp;n^lue mois, ou pour mieux dire chaque Lu-sfr nfquels il eft reglé; amp; onze autres joursnbsp;'jj^nels il eft dereglé amp; gaté. Ce font, les ter*nbsp;s dont on fe fert a Negrepont, pouf expli-gt;er cettc merveille cóntinuelle de la nature.nbsp;1 eft en fa force, ou pour Ic dire en termes
® des jours reglez. amp; dereglez du flux amp; rejlux de l'Euripe , felon ceux de la Lune.
l^vel- Q I feglé comme lOcean. ne 1 reglé.
3 nbsp;nbsp;nbsp;reglé.
4 nbsp;nbsp;nbsp;reglé.
5 nbsp;nbsp;nbsp;reglé.
7 re-
6 nbsp;nbsp;nbsp;reglé.
-ocr page 230-|
iplt;? F/hx 6? Reflux |
de VEurtpe, | |
|
Premier T) |
7 regie, k rcglé. | |
|
Quartier |
9 dereglé. |
de ii; |
|
10 dereglé. i |
13. OU | |
|
11 dereglé. ] |
gt; 14. flux | |
|
li dereglé. 1 |
amp; autant | |
|
13 dereglé. J |
de reflux. | |
|
Pleine |
14 nbsp;nbsp;nbsp;reglé. 15 nbsp;nbsp;nbsp;regié. | |
|
Lune |
16 regie. | |
|
Dernier C |
17 nbsp;nbsp;nbsp;reglé. 18 nbsp;nbsp;nbsp;reglé.nbsp;rp reglé, 20 reglé. 11 dereglé. 22 dereglé. | |
|
Quartier |
23 dereglé. | |
|
24 nbsp;nbsp;nbsp;dereglé, 25 nbsp;nbsp;nbsp;dereglé. 26 nbsp;nbsp;nbsp;dereglé. 27 nbsp;nbsp;nbsp;reglé. 28 nbsp;nbsp;nbsp;reglé. 29 nbsp;nbsp;nbsp;reglé. | ||
Ainfi chaque Lune il a it. jours de deregl-'j ment, amp; les i8. ou 19. autres il efl: regie. , lnbsp;elt done dereglé depuisle premier Quartierj''nbsp;quenviron au plein de la Lune , amp; depujs,nbsp;dernier Quartier quelle commence a defailquot;'^!nbsp;qui eft Ie 21. Auquel tems lEuripe qui reff^^nbsp;la force de eet Aftre participe a ce defaut;nbsp;qui eft caufc que durant ces jours-la il vanbsp;me un homme qui a Ic cerveau troublé »nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.
comme une bale dansun jeu de paurae, j la corde qui eft au milieu reprefente Ienbsp;levis avec ces chaines qui eft fur Ie miüc^ .nbsp;canal de lEuripe , comme les trous, lesnbsp;tres amp; les galeries reprefentent tous ces
-ocr page 231-qiü font dc part amp; dautre dans cc canal,
* dans lefquels la nature fc joüe de cette eau. ..fendant les jours de fon dereglement , il anbsp;''^ris un jour naturel, ceil-a-dire , en 14. ounbsp;^Mieures, ii, 11. 13. amp; même 14. fois fonnbsp;Scautant de reflux,felon que je 1ai obfervcnbsp;.quot;oi même amp; que mont affuré ceux qui fontnbsp;les jours aiix inoulins, 8c voyent changernbsp;'s roües plufieurs fois chaque jour felon Ie dif-.^feiit cours de cette eau. Le flux ne vientnbsp;jOnc pas feulement 7. fois conime Tont écritnbsp;anciens, mais bien davantage.
, Jay une fois demeuré pendant uneheure 8c ®^itie au moulin qui eft fous le Chateau, 8cnbsp;que le Tent fiat afleT. fort, je vids chan-pr trois fois le cours de 1cau. Jay remarquénbsp;oiivcnt la même chofe étant dans le port., furnbsp;VJj(peJ^x pyf jej barques de France ,nbsp;p' je demcurois tant de tems que je vouloisnbsp;^quot;^'ar confiderer ces divers mouvemens de la mernbsp;plus de liberté; quoique-cene füt pasavecnbsp;* biême facilité,. a caufc de la largeurdu port.
, Lorfque le cours de IEnripe elt regie pen» les autres 18. ou 19. jours ilacelade fem»nbsp;Jable avec la mer Oceane amp; avec le golfe dcnbsp;y^nife, qnen 14. ou 13. heures il a feulementnbsp;oF'-'x fois fon reflux, amp; chaque jour il retardenbsp;''te heure c-onime 1Ocean, 8c dure fix heuresnbsp;foil montant, 8c autant en fon defcendant,nbsp;Pq!' qn Hyver, foit en Eflé; foit que le ventnbsp;(j'iolent, OU quil y ay t bonace. Dans lesjoursnbsp;heinbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, le montant eft denviron derai-
gt; 8c le defcendant de trois quarts d'hcurcw outes ces marées de 1Euripe reglces , ounbsp;Cep '^ë'ées ont encore deux differences davecnbsp;'em * de l'Ocean ; car 1eau ne s'éleve ordinai-jpP^dt dans fon montant que dunpied , 8c ra-ent elk vient jufqua deux ; au lieu quenbsp;I 3nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;VO7
-ocr page 232-1S)8 Flux ö* Reflux de VEurips. lOce?n séleve quelquefois jufqua la hauteurnbsp;de 8o. coudées , coiiime aux ports de Bretagne; quoi quaux Iflcs de lAmerique il nes^'nbsp;leve pas plus haut que lEuripe. En fecondli^'*nbsp;jy ay remarqué cette difference, que danslO'nbsp;cean, lorfque leau sécoule amp; sabbailfe ,nbsp;fe retire en haute mer, comme au contrait^nbsp;elle séleve amp; couvre plus de terre quandnbsp;sapproche des cótes. LEuripe va duneanH'®nbsp;inaniere; car fon montant arrive, quandnbsp;eau sécouk vers les Ifles de 1Archipel , oiinbsp;mer elt plus grande ; amp; fon defcendant loo'nbsp;quelle court vers la Theflalie, 8c quelle snbsp;coule dans Ie canal par oü les galercs palf'^'nbsp;pour aller a Thelfalonique , 8c pour arrivénbsp;plutót 8c avec plus de feureté a Conftantinopk'nbsp;Entre Ie montant 8c Ie defcendant il y anbsp;petit intervale, qui faitparoitre leau en rep®*nbsp;amp; comme croupiifante, de forte que les pl^*'nbsp;mes 8c la paille reftent fur 1'eau fans mouV^'nbsp;ment, a nioins quil ny ait du vent.
¦ Que fi 1on me demande la raifon pour 1^' quelle lEuripe eft reglé aux jours quejaynbsp;qiié, 8c dereglé aux autres, je differerai de re'nbsp;pondre jufqu'a ce quon me dife auparavapt gt;nbsp;pourquoi en quelques endroits, comme a DiePnbsp;pe, les grandes marées font deux ou troisjo^' nbsp;aprés la nouvelle 8c la pleine Lune ^ pourqu^^,nbsp;clles croilfent a la nouvelle Lune , quand enbsp;Aftrealemoinsdeforce, Scquellesdiminned !nbsp;lorfquil commence a fe fortifier } Pourqu®nbsp;dans une certaine mer desïndes, leau eftq}''''j
ze jours a monter, 8c quinzejoursadecendr^^j Pourquoi dans les ports de Cambayelesgratrnbsp;marées ne font qua la pleine Lune ;nbsp;port de Calicut, qui nen eft pas fort dl®? nnbsp;elles aarrivent qua la nouvelle Lune? ,nbsp;Yoyons nous dans eet Element
-ocr page 233-Flux Reflux de TEuripe, icjs
^nervejjles , ciont nous ne pouvons-rendre rai-
-ni en connoitre parfaitement les caufcs.
fon
sell refervé la connoiiïance de cesfecrets nous faire davantage admirer fa puiflancé,
? Pour nous faire avoüer avec Ie Prophete '°yal, que Dieu fajt autant paroitre de mer-dans la mer quen aucune autre de fesnbsp;J'^stures; amp; que fes elevations Ibnttout-a-faitnbsp;quot;'quot;'veilieures.
j. ^fais il elf plus important daccorder les fen-'fhens quon a eus de l'Euripe , qui na pas dagitations differentes, quil y a eu do-^'¦^'onslur ce fujet. Antiphylus natif de Bi-p^^ce dit dans une Epigram me Greque quenbsp;Enripe a fix fois fon montant 6i fon dcfcen-Scrabon , Pline , Suidas , amp; pluficursnbsp;J^tres foütiennent que cc flux amp; reflux fe faitnbsp; ' füis. Pomponius Mela elf plus conforme anbsp;^ 'erité , alTuranc quil fe fait ,14. fois, quoi-par fes paroles il femble qu'il veuille direnbsp;^'^en tout tems lEuripe va amp; vient 14. hcu-Voici comme il en parle au liv. 2. ch. 7.nbsp;y court rapidemer.t tantót d'un coté ian~ Martnbsp;lefh ^ ccitre fejgt;t fois Ie jour amp; fept fois l.i nuit;
^flcts retsurnans d'oh ils vestoiint auparavant , nbsp;nbsp;nbsp;^
courfe, CT qu'Hs empêchent de même de remon-^ ies Vaijfeaux qui viennent a pleines voiles. femble êtrc de même opinionnbsp;^ de fes Tragedies, oü il parle ainli:nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;r;^,
fcint de precip.itio:t que Ie vent narrêtc point
u
fepties CP*nbsp;feptiesnbsp;noélenbsp;flutlibusnbsp;invl-eemvp.r-
II
juripm undas fleêlit htftabilis vcigas. ^^pcemque curfus flePlit , CP' totidem refert,nbsp;^urn lap.x Titan mergat Oceano juga.
gt; öc dans la mer Indienne, ou il y I 4
afluxyi«en/ , ut ven-
fljj ^ ïifé de voir par Ia quil ne compte ces fept fisadeb reflux que jufquau coucher du Soleil. iwjwo-tiij [^''2 fe fait pas ici comme fousle Pole Are- dko
teglé
-ocr page 234-des courants qui font dune nature toute partit'*^
JUS e- reglement deux fois Ie jour, fans quil fe tiam lt;«c jamais Ia nuit; ni comme dans la nier Perü'nbsp;filenis qiie, oü il ne fe fait quc la nuit. Mais 1^nbsp;¦velis agitations periodiques de lEuripe fe font aufl*nbsp;navigia bien la hult quc Ie jour. II fembic mêmeqi'®nbsp;fruftre- P.line veut dire quil a Ic flux amp; reflux fcF.|nbsp;$ur. fois Ie jour , amp; autant la nuit, quoi qti'nbsp;ne sexplique pas affez en ces termes: ll y
^«0- Here, comme celui des Tauromeniens qui vient gt;
pace pour fe mettre a couvert du courant' foit dans Ie grand Port que les murailles de *nbsp;Citadelle couvrent, foit dans celui qui cflnbsp;1autre coté du Pont, comme jai fouventnbsp;marqué, Pan itióp.que larmée navale des Tut*quot;nbsp;hyvernoit a Negrepont.
Toutes ces opinions ne font pasfi oppofé^®'
ruiidam revient plufieurs fois ', csr celui de l'Èubée qui Mftua- fait par fept fois , Ie jour Cjr la nuit.nbsp;riorum Tite-Live croit avoir mieux trouvé Ia v2'nbsp;privata rité que tons les autrcs. L'Euripe, dit-il,nbsp;natura pas fept flux CTquot; reflux reglez dans un jour , ceif*jnbsp;t(i, ue- me la renomsnee Ie publie; mass il court tanio^nbsp;lutTau-dun cóté : tantot de l'autre , a la manicre t''*nbsp;romini- vent, comme un torrent qui tombe avec precipd^quot;nbsp;ani fa- tion par la pente dune montagne. Cela conviePnbsp;ftusesr affez bién aux jours dereglez , mais ilfe tronif^nbsp;in Eu- quand il ajoute quil ny a point de port pf^nbsp;boca fep- mauvais que celui de Clialcis , a caufenbsp;ties die Courant ; car ce flux amp; reflux ne fait nup^,'nbsp;ac ment remuer les vaiffeaux qui ont alfez de*'
recipro-
eantis.
qu'on ne les puiffe accordcr, puifque tous
Autheiirs ont dit la verité; mais ils n'en dit quune partie. Les uns 1ont confidet^ Inbsp;quand la violence du vent retardoit Ie cout^*nbsp;de 1ean , doü vient quils ne font vu que d»^nbsp;les jours dereglez. Pour cc qui efl des ¦p .nbsp;theurs moderncs, qui difent que les Anci^j-^
1
-ocr page 235-. Flux 6? Reflux de l'Eunpe. ao i ' Cont mocquez de nous, amp; quMs nous ontnbsp;^pnté des fables touchant lEuripc, vü quiinenbsp;|.y Pafle rien de plus extraordinaire que dansnbsp;V^can, OU a Venife , jelestrouveauffi teme-^¦tes que fcroit une perfonne , qui ayant vünbsp;'1 Ver a foye quand il eft formé en papillon ,nbsp;? ftioqueroit de ceux qui lui donnent Ie noinnbsp;p Vers. De même il y a dlverfes chofes dansnbsp;ï'lature qui demandent detre confiderées ennbsp;Jpts tems, a caufe des changeinens aufquelsnbsp;font fujettes , entre lefquelles lEuripe ,nbsp;ptnrne nous lavons vü, tient Ie premier rang.
peut dire.quil reffemble a une fievre qui ^*quot;«5 accés, fes redoubkmens, 6c fes fympto-,nbsp;en divers tems.
Les Italiens 1'appellent Cajlelref-fj 6c les Francois C/'irMwaj-rwa;. C'eftapre-(une Fortereife des Tures, oü leurs gale-p ® ''ont iouv^nt fe retirer. La Ville de Ne-gj Pont, quoi que petite eliaifezforte Sc aflez munie de canons. II y a de beaux Aqtie-Ifqui y menent leau dune fource qui eft i
I refte l'Ifle de Negrepont abonde en hui* j? cn bied, en vin Sc en toutes fortes de fruits,nbsp;(j y a de liautes montagnes convenes de neigcnbsp;^ tnois de Tannée, grand nombre de villagesnbsp;j , Une Ville nommée Carifios, dont Horaerenbsp; ^ mention, r es Traliens Vannpllent CallAritr.
lieuës de la. Les fauxbourgs oü nous fom-füf* ^ nbsp;nbsp;nbsp;quarticr des Chrêtiens, la
f, P^lfent en grandeur. Je fuis toüjours avec :
yótre tres-humble Sc-tres-obcïlfant fer-viteur, Jaq^ues Paul BabiN,nbsp;de la Compagnienbsp;de J E sus.
lot Retour a Lyon par Venife ¦ Le \6. de Mars nous nous rendimes deNC'nbsp;grepont a Thebes en fix heures , quoique le®nbsp;chemins fufient mauvais, a caufe de la pluy®nbsp;Sc il ny a pas plus de quinze ou feize inillf*nbsp;de fun a 1autre. Environ a moitié chemin oi*nbsp;laifle fur la mam gauche trois villages appellc®nbsp;Spahides, amp; a un mille de Thebes un haineaunbsp;nommé Chorovayvoda.
Le 17. nous palfames par le memc chemi^ que nous avions tenu lorfque nous allames»nbsp;Athenesj mais nous laiflames a notre gauch®nbsp;Livadia, amp; vinmes coucher a Turcochori aUnbsp;Nord du mont Parnafle, oü il y a un Kangt;nbsp;Avantqued'y arriveron palfe trois petites riviC'nbsp;res qui fe joignent amp; fe rendenc dans le maraisnbsp;Copaïde, appellé prefentement Eflang de Lj;nbsp;vadia ou de Topoglia. Une de ces rivieresnbsp;le Cephiflus, qui prenoit fa fource vers Lilsa*nbsp;Ces rivieres arrofoient leterroir dElatée, dofltnbsp;il ne refte pas memc le nom. Turcochorinbsp;roit neanmoins avoir été anciennement qu'^.fnbsp;quc chofe dalTez confiderable, car on y voi^*nbsp;beaucoup de fragmens de colonnes Sc de mat'nbsp;bres antiques. 11 neft prefque habité quenbsp;des Turcs qui y ont une mofquée. Sc il 7 *nbsp;hors du village une chapelle pour les Grelt;^sgt;nbsp;Comme nous avions pris ce chemin pournoi'Snbsp;rendre a Boudoniiza, de-la a Zeython ^ *nbsp;LarilPr, nous apprimes que les neigesnbsp;f\ hautes, quon n'y pouvoit paifer quavp'-beaucoup de danger, amp; nous vimes des voi'nbsp;turiers dAthenes qui avoicnt chargé du lavo^nbsp;pour Zeython , qui scn retournoient ap)_nbsp;avoir attendu huit jours que les cheminsnbsp;fent ouvi rts. Céla nous fit dabordnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,
dautres mefures, Sc comme jétois dans patience de men revenir, je refolus dcm ad ^nbsp;crabarquer fur le golfe de Lepanthe , poquot;''
-ocr page 237-^'ndre au plutót a Zante, amp; dc II a Venife. ^011 camarade n'éioit pas de eet avis, ftc ditnbsp;quil nc vouloit pas rifquer a fe mettre fur mernbsp;Ic Printems ne fut venii, 8c quil demeu-encore quelque teras dans Ie pays; denbsp;Ipi'te quil me falut feparer davec lui aveebieanbsp;du déplailir.
, n partit done de Turcochori avec loanaki, ? voulant un peu mieux coniiderer Ie païs,nbsp;*j alia voir la fortie du lac de Livadia , qui fenbsp;decharge par deflbus la montagne , 8c l'e vanbsp;^iidre dans lEuripe , comrae je 1ay ditnbsp;*dleurs. Ce foir-la ils coucherent dans unenbsp;dailon dAlbanois ,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;amp; ayant entendu la
düit quils confultoient enfemble pour fija-'oir ce quils fcroient diin cheval quils ^''oient dérobé,. ils partirent de grand matin,nbsp;d? peur qu'il ne leur en arrivat autant, ounbsp;rfe, fe confiderant entre les mains des vo-pUrs. Ils furent voir la Ville lt;\eTalania aunbsp;dotd deTEuripc, 8c ils y ttouverent quelquesnbsp;jd^rques dantiquitez. Hlie eft voitine dunenbsp;^dte Ifle quon appelloit autrefois Atalanta,
] Sui lui a donné fon nom. De la traverfant d lendemain Ie terroir de Thebes ils vinrentnbsp;d pied du mont Helicon, appellé prefente-j ®titnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, oü lis trouverent les ruines de
^ Petite Ville de Theffin, 8c une infeription en porte Ie nom, a un mille du village denbsp;j^^ochori , 8c a quatre dErimo-caftri. Lenbsp;fiiivant ils paiferent par Ic pays des an-jjdds Platéens, oü tl y a plufieurs villages ap-der. encore Pl^tani , amp; vinrent defcendrenbsp;'a plaine dEleufis, 8c de la fe rendirent anbsp;denes, doü il partit trois feniaines ou unnbsp;I -il* apres pour prendre le chemin de Zantenbsp;1 Cnife , après avoir encore vifité lecapCo-dd8 Öc le port de Rafty.
Pour ce qui eft de moi je partis de cochori avec mon Drogueman Mourati,nbsp;vins en 3. heures a Daulia, appellé autrefo'*nbsp;Daulium m pied du Parnaffe vers le Nord-eftgt;nbsp;amp; a cinq ou fix milles de Livadia, Celt uj?nbsp;village de 40. ou 50. maifons, ft: 1on yvoidnbsp;les ruines d'unc petite Fortereffe qui ctoitnbsp;line eminence. II y a trois ou quatre Egld^*nbsp;de Grecs Sc une mofquce. Sc dans le villag®nbsp;mcme fort dentre les rochers du Painalfc 1*nbsp;premiere riviere que nous avions palTéc en **'nbsp;lant a Turcochori; a laquelle ceux du pa)**nbsp;donnent le nom de Mauroneri : ceft-a-diregt;nbsp;cau noire, Sc ceft fans dome la rivierenbsp;qui fe melo^,, comme dit Strabon avce le Ce'nbsp;phiifus, car ce mot de melas fignifie noir. ^nbsp;deux heures de la nous vinmes au villagenbsp;Diftomoqui eft environ a quatre millesnbsp;la raer, ou je fis privifionde vin pour metfl^nbsp;barquer; Sc fgachant quil y avoir unebarqi'®nbsp;au port voifm 6! Afproffitia, qui devoit fair?nbsp;voile ce foir la pour Lepanthe, je my rendijnbsp;fans perdre terns. Jy trouvay un marchanf*nbsp;itthenien qui demeure a Talenta, qui voulo**nbsp;auffi aller a Zantc Sc a Venife, Sc avec I®'nbsp;quel je fis- amitié. Je renvoyay Mouratinbsp;mavoit fervi fidelement, Sc qui nc rneto**nbsp;plus neceflaire.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,
Un vent contraire sétant levé ce foir-l* ' nous ne pümes partir. Comme jentrois aft^*nbsp;tard dans la barque, la planche étant mal aftV'nbsp;réc, je tombay dans la mer, ce qui neto'*nbsp;guere agreable dans une faifon fort froid^ jnbsp;mais je nen refleniis pas beaucoup dincoii*'nbsp;modité, métant allé fecher aupres dunnbsp;feu que nos matelots avoient alluiné jnbsp;ricage, Sc métant bien fait cou-vrir je p^quot;^^nbsp;ia nuit aftez chauderaent. Le aieme ventcq*j'
-ocr page 239-fgt;ire nous obUgea de demeurer tout Ie lende-^ain dans cc même port dAfprofpitia, quieft petite anfe au picd de lHelicon.
1 nbsp;nbsp;nbsp;19. de Mars nous fimes voile avcc uti
On vent, qui nous porta Ie foir a Lepanthe, U je revins loger chez Ie fleur Samuel Salomon. Mais parcequc nous étions alors a leursnbsp;^tes de Paques, amp; quc les Juifs ne veulentnbsp;^'^¦nt fouffrir de pain levé dans leurs maifonsnbsp;^fant ce tems-la , il nous mit k fleur Mirhelnbsp;^^rcantado marchand de Talantaamp;moidansnbsp;bas i plein pied de Ia ruë, oü nous fimesnbsp;*'ous-niêmes nos provifions. Celles de monnbsp;^^inarade furent bien-tót faites, paree quétantnbsp;carême il ne mangeoit prefque quedu painnbsp;des olives, amp; moy je navois ide plus qucnbsp;j ¦ que quelques fardines falées, qui étoittoutnbsp;® Poiflbn qui fe trouvoit a vendre. Céioitnbsp;tres mechantc faifon a voy^er; car alorsnbsp;ne trouve ni viande, ni poiflon, lesTuresnbsp;/ contentant de ris amp; de café, amp; tuant peunbsp;jj'quot;'eqt quelques moutons; amp;c pour lesGrecs,nbsp;jy ne vivent dans Ie carême de Paques que denbsp;gt; de Ic gumes, ?£ de boutargup.nbsp;j. Mais puifque nous fommes fur cette matic-¦ je ne veux pas quitter la Grece fans vousnbsp;mot des carémesSc jours maigres quob-^.'^'^ent les Grecs, ce que perfonne peut êtrenbsp;pas encore expliqué bien nettement.
dy ^ette femaine-la Tyrnt, car Tyri flgnifie Pg^|'Omage. Les autres fept fcmaincs ils ne
PI Grecs ont quatre carêmes lannée. Le §rand amp; le premier cll cc lui de Paques;nbsp;hh'^ appellent» migalt teffaracofii 8c qui durenbsp;jjl^'Meniaines. La premiere femaine ils ont lanbsp;de manger du poiffon, des lt;®ufs, dnnbsp;^ fromage, a caufe de quoi ils appel
^¦¦om3gg_ Leg autres _ ___________ ...
''ent poiflt manger de tout cela; neanraois I 7nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Ü
-ocr page 240-ce
jours entiers fans manger quoi qpc
il y a qvielques poiiTUns qiii leur font permis» f^avoir, ceux qui nont point de fang, com'nbsp;me les huitres, les polipes , les feches, Icsnbsp;moules, les orfins, les elcargots de mer, IcSnbsp;Petalides, les gaidaropoula de pinais qui lonjnbsp;des poiflbns a coquille; la boutargue qui f,nbsp;lake des oeufs fechez, du poiflbn appelle 1nbsp;tard , amp; le Caviard qui font d'autres oeufs ui*nbsp;poiflbn appellé Moroni, qui vient de hnbsp;noire. Ainfi leur nourriture pendant ce teiiiS'nbsp;la eft dc ces chofes maldaines , amp; de dure m'nbsp;geftion , avec des legumes, du ris, du miel»nbsp;des olives amp; des herbages. A Zante la p'l'^nbsp;part des Grecs ne veulent pas mêine mangc*^nbsp;de Ihuyle, paree quil eft gras, quoi quils n®nbsp;faflent pas fcrupule de manger des olives.nbsp;Grece il ny a ^ue les hommes amp; les femmc*nbsp;qui ont embraiTe la vie monaftique, amp; qud'nbsp;qucs autres qui veulent paroitre les plus de'nbsp;vots, qui sen ablliennent. Jen ai vü qui peH'nbsp;dant ce teras-la demeurent chaquc I'emain*
trois Ibit,
Le fecond carême eft celui d'Agioi Jpofto» a 1honneur des Saints Apbtres. 11 commencenbsp;huit jours apres la Pente-cote , amp; les jom^quot;nbsp;nen lent pas fixes; car il y a quelques anncCnbsp;qu'il dure trois femaines, amp; quelquefois pli*?'nbsp;11s mangent dans ce caieme du poiflon, mil'nbsp;non pas des laitages, ni autre chofe quinbsp;le moindre rapport avec de la viande.
Le troifiéme tis agias Parthenon, comnie'' ce le premier d'Aoult, 6c fe fait a Ihonnei'nbsp;de la Sainte Vierge pendant 14. jours,nbsp;ne mangent ni viande ni poiflbn , fi ce n c-^nbsp;le 6. d'Aouft, qui eft le jour de lanbsp;ration de Jelus-Chrift , appellé MetamorpkoJ
Uu Sotirot, car ce jour il lepr ell permis -nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;jnan
fe
Rencontre avant la femaine fainte. Lauttc
^Jtiger feulement dn poiHon. Et il faur rc-jjiarquer que dans Ie grand Carême de Paques ^ ont auffi deux jours aufqiiels ils ont la mê-licence de manger du poiflbn , f^avoir Ienbsp;de Mars jour de V Annonciation qu'ils ap'«nbsp;p'Ient Evangdifmos, pourvü que ce jour li
eft k Dimanche des Rameaux quils ap f^llent tou vaghio».
*-e quatriéme Carême tón Chriflogenón ptnmcnce quarante jours avant Noèl, amp;durcnbsp;piqu^ ce jour-la ; mais tout ce Carême la ilsnbsp;^®üvent manger du poiffon, excepté les Mcr-^'fidys amp; les Vendrcdys.nbsp;j Les Caloyers ont outre cela trois jeufnes.nbsp;ppremier avant laS. Dimitry, qui dure vintnbsp;jours. Le deuziéme qui coramfence Ie pre-per de Scptembre amp; dure quatorze-joursnbsp;.''3nt la fête de lexaltation de la Croix. Lenbsp;p^ifiéme huit jours avant la fête de S. Michel,nbsp;j'^ke cela tous les Grecs obfervent les Mer-j-^pdvs amp; les Vendredys, amp; quelques-uns plusnbsp;j,®'des,'lc Lundy. Neanmoins la femainenbsp;^^pres paques, amp; celle dapres la Pentecóte ilsnbsp;?^0gent de la viande toute la femaine , amp; a-Noëldouzejours entiers, amp; une femainenbsp;'^here avant le grand Carême.nbsp;j Pour des Vigiles; ils nen obfervent que cesnbsp;d1année: la veille de 1Epiphanie, ou fêtenbsp;f'^oys, jour que les Latins au contraire con-]g'^''=nt a la debauche. Cette Vigik sappel-, Se ce jour-la les Grecs vonibap-la mcr en grande ceremonie, lis atta-un petit vafe au bout d'un grand batonnbsp;^^cunecroix deflus qu'ils plongent dans Ianbsp;öc ils difent que 1eau qu'ils en tirent eftnbsp;La feconde Vigik elt celle de la fêtenbsp;Jean Baptjfle, amp; la Jerniere celle de la
208 Retour-a Lyon par-Fenifit Croix. Us ne mangent ni poiflbn , ni vian^nbsp;dans ces jours la.
Tout bien compté, ilnya environ quecenj trente jours dans Iannce quils peuvent mange*nbsp;de la viande; ni les vieillesgens, nilesenfannbsp;ncn font point exemts, ni mêmc lesmalades»nbsp;comme je Iai déja rcmarqué.
Je leur difois quelquefois en raillant , q*^® cctoitces grands jeunes qui lesrendoientilfe*^*nbsp;amp;fibilieux, car ils font Ja plupart promts^nbsp;coleres, grans jureurs 8c grands blarphemateurS'nbsp;lis jurent par Ie nom. de Dieu amp; de la Vierge*.nbsp;par leur tête 8c par S. Nicolas, quieftcomn^nbsp;ie plus grand ferment de tous. Les femine®nbsp;ne jurent quediatonafendicofmeu. ceft-a-diregt;nbsp;par Ie mahre dti. monde. Jls furpalTentles autrC^nbsp;Nations en injures amp; en paroles profanes,nbsp;qui leur a fans doute attiré Ia colerc 8c les cfad'nbsp;timens de Dieu en les foümettant a la fcrvi'nbsp;tude de lEmpire Ottoman. La fourbe ,1*nbsp;trahifon, la médifance, lindcvotion, lavarif®nbsp;amp; la firaonie rcgnent aulli parrai eux.nbsp;daiUeurs voici les vertus dont ils meritent d'|'nbsp;tre loüez: lafrugalité, lafobiieté, lachaftetc»nbsp;la modeftie aux habits 8c la fermeté quilsnbsp;moignent contre les perfecutions des TurcSnbsp;lis font gens dcfprit, laborieux. 8c charitable^jnbsp;Ils ne boivent jamais Ic vin que pur, 8c quandnbsp;ils.boivent en compagnie , Ie gobele: palD ^nbsp;la ronde, fe portant l'un a 1autre la fanté dc*nbsp;vivans, Sc priant Dieu quil pardonne aux inortS'nbsp;Ce neft pas qu'ils croyentdePurgatoirc; w®'*nbsp;ils difent que perfonne ne fera jugé qua la «dnbsp;du monde, 8c quainfi les prieres pour les defunt'nbsp;peuventifervir a flechir la raifericorde deDi^'^inbsp;fans determiner pourtant oii fe tient l'ame ju*'nbsp;qu'au jour de la refurredion. II eft vrainbsp;a delemsDodeurs qui publient «ne Podlf!?
-ocr page 243-l' nbsp;nbsp;nbsp;6? Les GriPoK-s.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;aop
approchant de lopinon duPdrgaroi-^'eft quils difent que tous ceux qui vont ttii' gt; n'y font pas pour Icternité , H.nbsp;(gPfés un certain terns il y en a qui en for-fondez quils font fur ces paflagesde^Ecr^-l, Sainte, oii il cftparlé despecliez queDteunbsp;jj P'trdonnera ni dans cc fiecle ni dansl'autre ,
Oil ij gjj jjjf q^,g j^igjj gij. ggjyj qui fail; (jg.
Impure aux cnfers amp; en fait reinontcr. Ce font l'j* ¦sifons dont fe fert Ic Caloyer Gregoire denbsp;de Schio , dans fon livre des Dogmes
Sdre.
iEgUfe imprimé a Venifc en Grec vul-
quot;C.
Ij ne veux pas toucher dautres points de dodlrine, paree quils nen fcavent guercnbsp;raifon eux-mêmes, qué nous avonsnbsp;livres qui en rraitent. Pour les chofes denbsp;j)] 'gt; 8c dont jai été témoin, j'en puis parlernbsp;aifeincnt. A Con'.hntinople , non fcule-p^Pt les Caloyers, mais aulPi la plus grandenbsp;du peupie, ont des chapclets; mais dansnbsp;¦«ce, iis nê fortt guere en- ufage que par-Os Caloyers, te peupie ne pquvant pass'ennbsp;p paree que la plupart ne fjavent pas leur
uquot;P'.Miche! Mercantado, Ic Kiaja ¦ PPt du Vayvode 1aborda, amp;: il c...
'avec lui en Turc, que je n'entendois ........ ^ . __:
tjj^ous demeurames cinq ou fix joursa Lepan-jq' Ou attendant Ie bon tems pour Zante. Un que je me promenois pat la 'Ville avec Ienbsp;eiifnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;OU Lieii-
gt;oit
^ Il lui dit de Ie fuivre, 8c moi voulant p quoi tout cela aboutiroit, je Ie fuivisnbsp;bails' ^ meua cheziui, 8c nous fit entrernbsp;Ptjp* Pue chambre que je jugeay bien être lanbsp;hiiy PPree qu'il y avoir dedans cinq ou fixnbsp;t{^ Albanois, dont les pieds étoient fer-*utrc deux grolTcs poutres, cc qui eft pira
que
-ocr page 244-que davoir les fers aiix pieds, car ils ne vent pas bouger dune place. Cette chanabrnbsp;n'étoit ornée que de batons, que de chaisenbsp;amp; dautres inttrumens de la cruauté desnbsp;Trois OU quatre ePclaves dtoient a la garde ^nbsp;ces miferables, amp; leur donnoient quelquefo'^nbsp;des coups fur ie dos avec une petite maffe d af'nbsp;gent, quand ils vouloient murmurer. Jenbsp;mandai d'abord au Sieur Michel pourquoinbsp;l'avoit amené la , amp; il me dit que Ie ICjajaS*'nbsp;maginoit que cétoit lui qui avoit amenénbsp;golfe une barque dorge quil ne vouloit r,nbsp;decliarger a Lepanthe , amp; quoi qu'il Feut a'nbsp;furé quil Ie prenoit pourun autre, amp; quenO*fnbsp;étions venus enfemble fur une barque de bU'^*nbsp;il avoit voulu sen cclaircir.. Ainil cominc ^'1nbsp;nen vouloit point'a moi, je ni'offris a ali^nbsp;chercher Ie Patron qui nous avoit condud;nbsp;lequel reprefenta au Kiaja quil fe trompoP'nbsp;amp; celui quon cherchoit amp; qui étantnbsp;nien comme lui avoit été caufe de la nieP'*nbsp;fe, fut mené en prilon en la place du Silt;f'nbsp;Michel qui fut incontinent relaché. Com'®nbsp;Forge étüit rare a Lepanthe, Ie Vaivodenbsp;traignit Ie prifonnier apres avoir été ari'éf.,nbsp;vingt-quatre heitres, de donnet camionnbsp;araeneroit fa barque dans Ie port, oh elle ff'nbsp;roit dechargée, quoi quil eüt defiein de 1^ 'nbsp;Ier vendre a Zante.
Le beau tems étant revenu nous loiiam pour fix piaftres une barque, qui devoit no'nbsp;mener Ic fieur Michel ik moi jufqu'a Za'®'nbsp;Nous y vinmes heureufement moüillernbsp;deux jours, amp; comme nous venions denbsp;rée, on nous fit faire dix Jours de quaraiii*'nbsp;ne 3u Lazaret; mais il fallut qu'un balotnbsp;foye de mon camarade en fifi trente, ce fi.nbsp;lobligea i sy arrèter plus dong-tems que
-ocr page 245-jy dans ce Lazaret, cell-a-dire dans Ia ^^ifon oü fe fait la quarantaine , une Eglifenbsp;j ' a deux choeurs aux deux extremitez , l'unnbsp;les Latins , Sc lautre pour les Grecs.nbsp;V ^^5t-ci avoicnt alors leur femaine Saintenbsp;v^^dant laquelle ils font quelques 'Ceremoniesnbsp;P'^oliques, du moins dans les Villes qui- de-/¦'dent de la Republiquc de Venife , oü ilsnbsp;1 en liberté. Le Jeudi Saint lEivêquc lavenbsp;5[?Pieds a douze Papas, ce quenonsnepüraesnbsp;voir, parceque nous étions au Lazaret,nbsp;font auffi des reprefentations du S. Sepulchrenbsp;leui's Eglifes cotnme les Latins, amp;lavei!-[' Ou le Samedi de Paques aprés la minuit ilsnbsp;''endent a 1Eglifc, aprés s'être lavéles mainsnbsp;ie vifage avec de leau , ce quils appellentnbsp;^^tOüveller leur Baptême. 11 y avoit avec nousnbsp;L^azaret un Caloyer du mont Athos , quinbsp;b e Service , oü nous affillames. Dans lesnbsp;^Sliles riches ils font un Sepulchre avec Beau-dornemens; mais nótrc Caloyernepou-mieux faire, fe contenta de couvrir unnbsp;d'un linceul, le mettant hors de TEghle,nbsp;(, ^Prés avoir leu quelque Office, il prononcanbsp;^ 'loi fuit, moitié en chantant. Chriflos anejiinbsp;thanato thanaton patifrs hai tt% en titnbsp;zoin charijamenos. Ceft-a-dire, Chrijinbsp;4nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;des marts, ayant vainctt la mort par
Cljl'* fEghfe ce qui reprefentoit le S. Sepul-Bc le Caloyer continua 1Office pendan-t ' oeure, faifant plulieurs reverences , amp; en-
^ ^quot;tt même , es* donné la vie d ceux qui étoient ^ l^ptiUIort. En même tems on apporta
au cercucil , amp; repetant fouvent x^^^^as amfti , avec les affiftans qui tiennentnbsp;un cierge a la main. Puis il vient 8cnbsp;tj- ^ois lignes de croix avec autant d'inclina-du corps, 8c baife lEvangile pofé fur Ic
Se-
-ocr page 246-ziz Retour a Lyon, par Venije,, _ ^ Sepulchre, de même quun Crucifix peintnbsp;cóté dunc croix, amp; Jefus-Chrift fortantdunbsp;pulchre de lautre.cóté, aprés quoi chacur)nbsp;fait autant, amp; va baifer celuj. qui officie »¦ jnbsp;ceux qui affiftent, en repetant tofijoursnbsp;tos amfti, amp; enfin le Papa donne la bene'' !nbsp;tion. Les femmes en font demeroeentrell^*nbsp;dans leur appartement feparé, car prefquenbsp;tes les Eglifes ont un lieu a part pour-Tous les jours de la femainedePaques,.nbsp;mejulques a la Pente-cote, quand les ^nbsp;rencontrent unami par la Ville quils nontplnbsp;VÜ depuis que c.e tems-la a coramencé, ilsnbsp;baifent de même en fe difant Iun a lat'^'5nbsp;Chriftos anefii, Chrift eft refiufoité,. ce quM-,nbsp;une ancienne coütume des Chrêiiens dei'ÉU'^nbsp;fe primitive. Le jour de Paques on dit co'^'nbsp;me les autres fois la Liturgie ie S. Chryfofi^nbsp;me, fi ce neft quon repete plufieurs foisnbsp;Chrijios anefii, amp; a la fin de la Meffe lenbsp;ple communie s'approchant duPapa-quileti^.nbsp;a la porte devant lAuteV, au milieu de la eif'nbsp;fon qiii fepare l'Eglife davec le clioeur. ^nbsp;lui qui veutcomraunierfaittroislignesdecroi^nbsp;amp; met fa tête fous un livre, ou ïe Papa litnbsp;priere pour le pardon des pechez,. amp; lenbsp;immiant doit dire tout bas ces paroles:
KyrU kai tmologo oti efy its alithes o yios tou 1quot;^, j toH Zondos o ekhon eis ton cojmon amartolous filanbsp;én profos imi ego. Ce qui eft en Grec literal ^nbsp;fignifie: Je creis, Seigneur, V je confejfenbsp;j veritablement le Fits du Dieu vhant , 'jjnbsp;venu au monde four fauver les fecheurs, defi'^^nbsp;je fuis le premier. Le Papa en lui donnatitnbsp;Communion dit ce qui fuit : Kyr Petre , ¦.nbsp;Joannis o doulos tou Theou, metalambanenbsp;mion kai panagion Soma kai aima tou Kyriounbsp;Jefou Chrijieu. eis afifm ion amartié» kai .
aie«
-ocr page 247-Ceft-a-dire : Siêur Pierre , OU Jea» lenomducommuniant, ferviteur de Dien,nbsp;gt;f{ precieux cs* tres-faint corps esr fang de.No-(}j ^^^neur Jefus-ChriJï pour la remiffion des
Gf la z/ie éternelle. Les Grecs ne sage-jamais, amp; ils re^oivcnt deboutiepain ^dans Ie vin confacré que Ie Papa leurnbsp;la boüche avec line petite cuiJJiercnbsp;appellent Lavida. Ils confacrent avec dunbsp;oinnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;quot;y ^ Ie milieu du pain,
connoil-e laiffcnt
fj mot abregé de Jf.sos eft imprimé , qui a la communion de quatre ou cinq per-fa'^es. Le refte du pain aprcs iabenediélion,nbsp;Oy.'^'fttibué dans un baffin a tous les affiftans ,nbsp;],' prennent chacun un morceau en baifantnbsp;fj 'quot;^in du Papa, amp; quoi quils nousnbsp;j, ^ Pour nêtre pas de leur rit, ils nnbsp;1J le nous en piefenter. Ccft ce quils appel-y -Antidoron.
vids faire aufli a Zantc une ceremonie ; Q ' eft ]j commemoration du miracle dejEsus-lorfquil multiplia les pains amp;lcspoif-Ils ont quelque Office particulier pournbsp;g^lour-la, amp; le Papa benit dans lEglife unnbsp;baffin de bied legerement cuit mélé denbsp; dorge, de raifins, amp; damres petits fruitsnbsp;les lieux. Dimitry Beninzelo men don-gf.'lü'il avoit beni , oü il y avoit auffi desnbsp;Cy ''5 de Grenade amp; de petites dragees. Cha-Prendune petite poignéc dece qui.eft: dansnbsp;amp; les enfans sempieflent a ramaflernbsp;''eftes. Les Grecs font tres-fouvent des fi-li^ de croix. Ils en font dordinairc fept ounbsp;trQj entrant a lEglife, amp; jamais raoins denbsp;pour denoter laTrinité. Ils portent pre-lenbsp;nbsp;nbsp;nbsp;la main au front, en fiiite a 1épau-
amp; puis a la gauche au contraire des » apres quoi ils font unc profonde incli-
nation! Cert ce qui a donne lieu a ce dit d'ord'naire en ce pays-la, quon ne ''0nbsp;point de cliiens dans les KglilesdesGrecs,nbsp;ceque ces bêtes croyent quen fe baiffant aiiiu'nbsp;ils levent des pierres pour les chalfcr.
Eglifes out le chceur tourne versie Levant, ^ quand ils prient, on dans 1'Eglife, ouailleuf^nbsp;ils fe tournent toüjoürs de ce cóté-la.nbsp;prieres dans IEglife, ou le matin en fe levs*!'nbsp;ne confident prefque quen ces fignes de erdfnbsp;reiterez, ou en ces mots qu'ils prononcent ,^nbsp;bafle voix: Kyrie eleifon , ou Chrifte xecheUj^nbsp;was, Seigneur aye piiié de nous, Chrifl parde^,^nbsp;ne-nous. Ils fe confeffent avant les grandes
tes; raais les payfans, amp; les Albanois font tr^P
ignorans pour le faire.
huit Medccins a Zante, mais il ny en a deux qui ont gage. Le plus vieux étöit
Je ne fejournay a Zante que pour atten1'^ Ioccafion demembarquerpour Venife,nbsp;dant fept ou huit jours qui sécoulerent apf^nbsp;iiotre fortie du Lazaret, jy confultai ennbsp;dArmenien pour trois malades. 11 y a
%
Saumur qui ^'etoit marié aZante, racxhoi''® fort a écouterleurs propofitions. Mais la®°^nbsp;de la Patrie eut plus de pouvoir fur inoi , ^nbsp;mobligca de membarquer pour Venife fuf ^ ^nbsp;Londre chargee de tabac, qui alloit a von^nbsp;a ramc.
Le premier jour nous fimes cent mifi^® cinq heures, amp; vinmesmoüilIeraPcfcarda P 5nbsp;de Cefalonie. Le refle du voyage nenbsp;fiheureux, car, les mauvais terns nous m
Hebreu agé de 87. ans, pour lequcl je fis de mes confultes, amp;comme on prevoyoitb'nbsp;quil nevivroit plus guere,on m'ofFrit fanbsp;amp; d'augmenter même le gage en manbsp;Le Sieur André Cormoi fils dun Medec'*
-ocr page 249-ff? les Grifons. nbsp;nbsp;nbsp;^ t f
3j. jours a faire cette traite deZan-
tjjQ. '^enife, expofez aux pluiescontinuellesdu *'i'Avril, lans aucun couvert quune tentcnbsp;ton'u'!®nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fervoit de guere. Nous
§j|l^hames aux Ifles de Sainte Maurc , dePaxo,
: du Curzola amp; de Liefina , amp; étant a Rouvigne , nous y laiflames nótrcnbsp;paree quelle vouloit traverfer a Fer-Ij»; Le kndemain fe devoit faire a Vcnifenbsp;de IAfccnfion , oü le Due va fur Ienbsp;^'-^ntaurc pour époufer la mer. Un Geiitil-Anglois de nótre compagnie, le Sieurnbsp;^ quot;'itri Catiphoros, le Prieur du Lazaret denbsp;moi qin étions vcnusenfemble depuisnbsp;profitaiTies de loccafion dune barquenbsp;fQjJ'gce décrevifle de mer, dont le Pilote fai-Yj fon compte darriver a la pointe du jour inbsp;- nife. Nous firaes 40. milles en moins denbsp;heures avec un vent frais, qui fe ren-I5, ^ la fin contraire, amp;c nous obligea daller anbsp;^jquot;°ulinne; de forte que nous entendimes lesnbsp;^g''i,*'Ses du canon pour la ceremonie dujournbsp;fj ' ^fcenfion , comme nous étions encore inbsp;*^u huit lieucs de Venife. Mais par mal-fortant des canaux pour entrer dans lesnbsp;fupnes, nous nous allames engager dans lesnbsp;, oü nous failliraes a perir, la Tramon-1)q- sétant levée tres-forte , amp; ne trouvantnbsp;de moyen de fortir de la Ce qui étoitnbsp;kifpitoiable eftque nótre Pilote avoit pournbsp;dj ® jnariniers trois fils amp; un neveu, 6c autantnbsp;t'ét que la barque donnoit contre les fables ,nbsp;'^'ent autant de coups de poignard pour lui.nbsp;pas, a ce qiiil difoit, quilapprehends» ^niort, mais voyant toute fa familie ennbsp;cela le mettoit au defefpoir. De Ianbsp;ilj 5® qu'ils avoient faite pour fe tirer de la ,nbsp;'Voient rompu leurs raines, 6c ils avoient
par deux ou trois fois tout abandonne. jiuit sapprochoit, 6c nous ciions en dangnbsp;de la paffer fort mal a notre aife; mais ay^'^jnbsp;apperceu tine felouque Venitienne a- un
\gt;
delieuë de nous, qui ne nous voioit p^s J a ceux qui y etoi^
leur perfuadai de cticr pour nous venir aider a nous tirer de ccs
bles. Nous eumes de la peine a nous faire ^ tendre, mais a la fin ils vinrent a nous, ^ jnbsp;nos inftantes pricres, ayant bien voulu pregt;'j{nbsp;,une corde que nous leur jettames, a force, ^nbsp;rames ils nous tirerent de la en moins d ,nbsp;quart dheure, par des détours que nousnbsp;rions pii trouver fans eux. LeSieur Dimitri.*!jnbsp;avoit plusde peur que tous 6c qui avoit déjanbsp;dans la mer des pctits pains de Saint Nicor'ynbsp;que Ics Grecs croyent être bons pourconitibjnbsp;Ie mauvais terns, fut Ie premier a mettrenbsp;main a la bourfe pour reconnoitre un finbsp;office.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;t
Comme nous venions du Levant, nous , puraes fortir que Ie lenderaain matin,nbsp;que Meffieurs de la fanté eurent vti nos P^'^.ynbsp;tes, en fuite dequoi ils nous donnerentla D,.nbsp;tique, cefl-a-dirc, quils nous permirent dnbsp;trer dans Venife fans faire quarantaine,nbsp;fleur Patin Medecin de Paris affez connu Fnbsp;ks beaux livres d'Antiquité quil a misaujc^.jinbsp;étant pour lors a Venife, quelquunluidit^ jpnbsp;y avoit un Arraenien qui apportoit desnbsp;les du Levant, 6c quil sy connoifloit uunbsp;L'impatience 8c la curiofité de voirunboquot;Linbsp;de cette forte amateur des antiquitez i
favo'*
qu'il me vint chercher a la place de S ou a peine mauroit-il reconnu fi je nenbsp;abordé en riant comme une perfonnc pCnbsp;ni étoit pas inconnuë. Je fus logcr ch^J ^,^5nbsp;bonne veuve, oü je reucontrai un autre
nommé Monfieur Au^out, qui nc fut pas j^oins furpris de me voir fi halé, amp; dcguifadcnbsp;iidrte. Quclques jours aprés IAcadcmie desnbsp;vj^'lonei s'affembla en faveur du Prince dcnbsp;i^^ubourg. Elle eft compofée de foixantcnbsp;^^ntilshomraec amp; Dodeurs, qui ont prefente-b^nt pour chef de IAcademie Monfieur Icnbsp;pfon de Taffis II sy lit des poëfies amp; au-pieces defprit, 8c ils y regoivent quelque-5°'^ par honneur des Etrangers , comme I'onnbsp;r ce jour-li Monfieur Auiout de Paris , tres-Mathematicicn 8c Aftronome, Sc quel-p's années avant Iiii MonfieurPatin 8c Mon-Vaillant tres-celebres Antiquaires, Onnbsp;aufifi que je valois quelque chofe , puif-j'avois fait un grand voyage par pure cu-j°utc, 8c Monfieur le Dodeur Bon me vintnbsp;^^tcher pour my introduire 8c my faire re»nbsp;f^'^oir; mais je ne me trouvay pas a la mai-j nen ayant pas été avetti. Je ne man-pas daller rcraercier Monfieur le Baronnbsp;Taffis de fa bonne volonté, 8c il me fit en-Ce jour-la dans fa gondole pour aller a IAr-quon faifoit voir alors an Prince dcnbsp;. ^tibourg. Je ne quittay point mon habit dAr-a Venife , ni même jufqu'a Lion, ccnbsp;nie donna lieu dc me divertir plufieurs fois.nbsp;jour que je faifois apportcr a Venifenbsp;(jj'*^ _logis voifm deux plats pour mon d!-^^Moiiisunc femme qui dit : lt;$laeflo Armtnanbsp;vivire ancore luii ceft-a-dirc, cet Ar-him trailer. Elle avoit raifon dcnbsp;^tonner,car cette Nation eft fort mefquinc,nbsp;gjj,®fcfcrt guerc de plat quand il faut man-
Pj?® Venife je fus a Padoiie voir monfieur qui'.me retint chez lui un jour 8c demi,nbsp;Ptopofai dc me faire cchange deceufounbsp;//.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1Cnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;dix
-ocr page 252-dix medailles antiques, pour un cheval lt;3quot; avoir dans fon ecuric amp; qui metoit utile poquot;!nbsp;achever mon voyage. II Iacccpta dabordnbsp;agreaWement, amp;jc partis de la avec un jet*'nbsp;ne Gentilhorame de Lion demesamisnorn***®nbsp;Monfieur Fermond, qui ne voulut pas paö jnbsp;par le Milanois a caufc de la guerre ; amp; nte'nbsp;par la même raifon craignant que fi jy éW*nbsp;reconnu pour Francois foüsun habit Levanti**,nbsp;on ne me prit pour cfpion,, jc refolus de f**'nbsp;re la même route que lui par la Yaltoline amp;nbsp;Grifons.
Le premier jour de notre depart de Padoü* Vero-Z3. May i6']6. nous vinmes coucher anbsp;HE, ne , oil nous vimes le lendemain le beau Cal*'nbsp;net dantiquités, de chofes naturelles amp; denbsp;bleaux du Comte Mofeardi, amp;: quiétoit autrf'nbsp;fois celui de Calceolariiis: mais ce Comte I*nbsp;beaucoup augmenté. Jy vids environ quin*-inferiptions, entre lefquelles il y en a une rnbsp;park de la viétoire de Marius fur les Cimbre^'nbsp;laquellc infeription eft indubitable ment faufl^.'nbsp;quoique je ne doute pas que quelquun ue l^Lnbsp;donnee au public pour antique. Les autresknnbsp;bonnes amp; curieufes, amp; piles font imprim^Vjnbsp;dans 1hiftoirc de Veronc. Nous vimes annbsp;ramphithcatre dont tous les Itineraires nonnbsp;cntretieimcnt, amp; quclqucs autres chofes rajnbsp;qui font a Verone , comme des beaux jard***nbsp;amp; des tableaux fort excellens.
Le 14. nous ne partiraes que tard, nous tant arretex ï voir routes ces curiofitez, ^ jjnbsp;vinrnes coucher qui quatre ou cinq Iküns ^nbsp;Veronc. Nous pafsames le lendemainnbsp;chiera Fortcreife des Venitiens, Se nenbsp;au gite qua S. Marco a dix milks de
Le 2.6. nous dlnames de bonneheure a fia, S: vimnes coucher a Ifeo au bord
-ocr page 253-V nbsp;nbsp;nbsp;les Grlfonsnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ZZt
'ïuLïc, OU commence Ia Val-commune, eft encore aux Venitiens.nbsp;j^Vuoique nous ne fuffions quau mois de
gt; nous avions fenti de grandes chaleurs o''* ces plaines de Verone amp; de Brefle; maisnbsp;j nous commengames a entrer dans un au-Y^climat beaucoup plus froid , amp; er.tre desnbsp;Ons fertiles amp; fort habitez. Les mauvaifesnbsp;^ Ux y rendent pourtant les gens de mauvaifenbsp;lleur, amp; fujets a prendre unc groffe gorge,nbsp;^j^Uon appelle en ce pays Ie gouêtre.
^.^ous palsames en barque Ie Lac dIfeo, 8c l '^lnies en trois jours par la Val-commune amp;
f°«quaire, qui nous fera encore fouvenir nótre vie de Pofchiavo. Ce maitre Apo-
^ * altoline a lentrée du pays des Grifons, i Bourg appellé Pofchiavo, oü mon camara-^ ®étans plaint de douleur de reins Ie jour denbsp;f ''ant, jetta hors la petite verole , dequoi ilnbsp;j/*- bien maladc. Je Iafliftai en qnalité daminbsp;? *^2 medecin pendant cinq femaines entieres,nbsp;^ui nous fera fouvenir long-tems de lilluf-12 Pofchiavo, ou 1on nous faifoit des boüil-vj]*'* pour nótre malade avec de la viande faléc,nbsp;q'jjót a faute de fraiche, que par bêtifc. Désnbsp;de ^ gueri, nous nevouUlmes pas attendrcnbsp;Q ^'ottres du pays pour partir, Ie Signor Cefarnbsp;p.®ori, qiii connoiflbit la familie deMonfieurnbsp;jj'tihond nous ayant offert de Iargent dontnbsp;avions befoin, le nótre sétant confuraénbsp;incident, amp; par la tyrannic de nótre
nous mettoit fur fes parties Ics bouteil-Xj ^0 ptifane quine tenoient que pinte, a quin-H' quoique Iexcellent vin de Valtolinc coütc pas cinq. Son corapte ctant excef-l^p^'cius fümes obligez de le faire venirdevantnbsp;- Odeftat, qui nous fit rabatirc quelquecho-K znbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fa.
-ocr page 254-Retour a Lyon par Venife^ fe. Quand nous etames paffe la montagne^^®nbsp;la Berline a demi-journée de Pofchiavo 1hot^nbsp;cbeiqui nous dinames nous confola cn qquot;®*'nbsp;que forte davoir etc ft fort pincez de cetnbsp;bile Pharinacien, en nous aluirant quil lu'nbsp;voit fair autrefois payer neuf piftoles de deufnbsp;bouteilles de ptifane laxative , qui a la vet''?nbsp;avoit gueri fa femme dunehydropifie; ceff^*nbsp;me remit en mcrnoirc la plaifante definitie*'nbsp;quun Medecin de Paris faifoit dnn Apotiquair^'nbsp;Kft'.animal difoit-il, hentfachns paries, amp; lucr0^nbsp;mirabillter; eeft-a-dire, eeft un animal qui f^^j*nbsp;bien faire fes parties, amp; qui gaigne mervcj'nbsp;leufeincnt. Auffi le nótre mavoit dit en rad'nbsp;lant, quil y avoit trois lieux au monde ,nbsp;k's gens de fe profeffion ecorclioient les Etrait'nbsp;gers, Sc taxoient bien les parties, aFlorenC®nbsp;a Geneve amp; a Pofchiavo.
Les Grifons, qui font ceux que les Ancief® appelloient Rhati, demêmeque lepaysEilt;««^nbsp;habitent dans des entredeux de montagnes, ynbsp;des pays couverts de neige fix ou feptraoisdjnbsp;Pannée. 11 en tomba au mois de Juinpenda»quot;nbsp;que nous étions a Pofchiavo; mais IEngadinquot;nbsp;qui eft le plus rude amp; le plus fauvage ,nbsp;beaucoup plus froid que tout le refte.nbsp;eft neanmoins habité, amp; a peine peut-oniu^'nbsp;chcr une demi-heure fans trouver un bon vd'nbsp;lagc, quoique le pays nait prefque autre c!gt;®'nbsp;le que du fourrage: mais il tire du vin denbsp;Valtoline, du bled de Chiavenna, Scderargcd''nbsp;des Efpagnols.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,
Unc journée de chemin avant que darrir'^^ k Coire nous allames gouter dcs eaux mincr*^nbsp;Jes de S. Maurice, dont les Suifles vont bodnbsp;1'Ëté. Elks font lerrees Sc vitriolées Scnbsp;froides, quoi qu a la fource on leux voye
-ocr page 255-'ïc petit! boüillons. II s'y étoit tenu un j Ttiode huit jours auparavant de tous les Gri-oü il y avoit 140. Miniftrcs.
I .y y a dans ces montagnes dadmirablement »j cafcadcs deau qui tombent du haut desnbsp;J'*Pes, amp; c'cft unc me.'veille de trouverdansnbsp;'s lieux fi élevez quantité d'étangs pleins denbsp;,~^on, 8c particulicrcment de petites truitesnbsp;delicater.
En quittant ces chemins fiilts en tablature de j- ^'fique on defcend a Coirc capitale des Gri- CoiR».nbsp;oü nous arrivamesen quatre petitesjour-de Pofchiavo. Ceft la oü fe tiennent ksnbsp;des trois ligues des Grifons quon nom-f * 1Engadine , la Maifon-Dieu 8c la ligue Gn-Nous nous informames la de deux chofes,nbsp;nous avions déja eu quelqüc inftruftionnbsp;quot;orchiavo- Lune eft de ces bales quon tiou-dans 1eftomac des Chamois, t.lles font denbsp;groffeur dune bale de tripot, 8c niême quel-^^efois un peu plus groffes. Les Alleinanslesnbsp;'Ppellent Kcinskouguel, 8c pretendent senfer-1'^ htileraent commedu bezoard, quivientdenbsp;J! hiênie maniere dans reftomac de certainesnbsp;devres des Indes. M. Cefar Gaffori me ditnbsp;en avoit fouvcnt eu, 8c quil mcn cn-j^yeroir. Lautre curiofité étoit celle de cesnbsp;1^8 des Alpes,-qui fe trouvent en ces quartiers-t.,. lis font de la groffcur a peu pres duncnbsp;On nous cónfirma ce que nous avionsnbsp;|.|J',dire, que ces animaux faifant provifionnbsp;pour l'Hyver du foin , fc autres herbesnbsp;dj*' leur font neceffaircs, poursen aquiter plusnbsp;Miateraent, il y en a un qui fert de charretenbsp;1 ^ettantfur Ie dos, les pattes en 1air 8cem-f ^Eant Ie foin, 8c un autre qui fert de char-,jl*er 6c Ie tire par la qtieüe, jufqu'a leurtan-®re; ce.qvii eft caufe quon leurtrouve ordi-K 3nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;naire-»
-ocr page 256-nairemcnt Ie dos tout pelé. Dela Zurich ce font des plaincs entrc les montagB^nbsp;amp; des lacs fut lefquels on sembarque, amp;nou^nbsp;fifmcs ce chcmin en trois journées ,nbsp;des gens qui ne vouloient pasfe fatiguer.nbsp;traverfames le Rhin a deux heures de nbsp;amp; pafsames en barque Ie Lac de Walleflat,nbsp;prés quoy nous cótoyantes celui de TjxtSf- jnbsp;oü les cnfanssattroupoient pourmeconiidcr^ nbsp;nc voyant pas ibuvent paffer des gensnbsp;Armenien comnie jétois. Le Valet décurienbsp;l'Epée, oil nous logeanies, leur fit accoire q''nbsp;itous aincnionsdestygresamp;autrcs bêtes cu:'^nbsp;fes du Levant, 8c les renvoya au lendema»'nbsp;Tout hale 8c tout change que jétois, :nbsp;fieur Morel de Bcrne de mes anciens amisnbsp;sy rencontra, me reconnut en entrant dans *nbsp;iogis, 8c me vint embraffer. VouspouveaO'^^nbsp;re que nous nous entretinmes tout ce foitnbsp;de plufieurscuriofitez, car ceft lhommelcp'^nbsp;curieux en tailles douces 8c en medailles de tot*
¦h Suifle. nbsp;nbsp;nbsp;.fg
Le lendemain je pris un habit alaFran?°'j, ,pour aller en Ville. Je rendis viiite a Mr.
qui fjait plusdeGrec que toute laGrece enR
hlc, 6c a Mcifieurs Lavater pere 8c fils ceR^ Medecins que javois connu auparavant »nbsp;me firent voir deux cranes de deux jjnbsp;qui étoient nez avez des yeux prefqucnbsp;tête; Ic crane dun homme, dont la tablp ^nbsp;terieure étoit caffée, bien quil ne parütnbsp;1exterieure. II avoit rcceu un coup de bo'nbsp;a la tête en joüant, 8c lon nofa pas lenbsp;ner, paree quil ne paroiflbit aucune f*? ^ *nbsp;au dehors, mais il en mourut. Audinbsp;caufc de cela quHippocrate appellc cettenbsp;turenbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, malheur ou intortwne. J»/ jjj
Touki faire cette remarque paree , qu*' y
-ocr page 257-G? Les Grifans.
IZf
qui nc fe peuvent pas perfuadcr que la jüofe foit poffiblc. Ils nous fircnt auffi voirnbsp;(Je jj jjjube dun enfant de cinq a fix ans,nbsp;en are par la violence des convulfions.nbsp;. me fervit a me confirmer la belle obfer-o^ion de Medecinc que raon coufin Charlesnbsp;a trouvéc parmi les memoires de M,nbsp;Medccin de Lyon, oü 1on void que lesnbsp;Peuvent perdre leur folidité , 6c fe courbernbsp;Ij^lqucfois, au lieu de fe rompre. Comme lanbsp;Pofe ^(.5 p^^5 fujptcnantes, ]c veux vousnbsp;faire part; car quoi que j'écrive un voyage ,nbsp;f Pc dois pas pour cela faire difficulté de fin-jf'.fompre par des digreifions de cette naturenbsp;Pj fervent a delafler Ie Leifleur du cheminnbsp;25 lui fait faire fur les pierres 6c dans lesnbsp;**'Ptagnes.
r ^ curiofité de plufieurs perfonnes f^avantes w ayant follicité quelques-uns de mes amis inbsp;demander une relation dun cas tout-a-faitnbsp;j. ^Pge 8c monftrueux, arrivé en ces quartiers.,nbsp;j y cru ctre obligé pour leur fatisradion dcnbsp;Porter ici ce que jay vd 8c reconnu par mesnbsp;i^^pfcs fens, 8c cc que ks proches parens dunbsp;lade tnont écrit de plus particulier, ce quinbsp;être confirmé par Ie téraoignage de quan-j yc gens qui virent encore.
1651. Ie zj. de Janvier, Pierre Siga CgjToCois de Sedan, agé dc 31. ans eft de-1'gpp audit lieu , aprés avoir été detenu au litnbsp;Pace dc 1. ans, ou environ dans une en-K 4nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;_ ticre
-ocr page 258-au lit il navoit ordinairement quune fet''
2.2lt;? Retour a Lyon par Vcnife, tiere impuiflance de fe foüteniv. Cette i»'nbsp;difpofition fut precedee dunc plusnbsp;re, ayant été un peu auparavant airêté au ''nbsp;dune doiileur aigue a im dcs talons, laqu^''*^nbsp;Teinontant lui travailla Ic genoiiil, amp; en fuij®nbsp;les articulations des cuiffcs amp; des hanches,nbsp;forte quapres avoir etc traité aflez long-te'®nbsp;fans foulagementjilfutobligé defcfervirdepO'nbsp;tsnces pour marcher, ce qiii dura pres d'^nbsp;an. Enfin il tomba dans rimpuiffance fufd'j.nbsp;dc marcher, amp; fut contraint de gardcrnbsp;jufqua I'hcure de fon deccds. Tout ce tent*'nbsp;la il eut Jes fondtions tant de Iefprit que nbsp;corps fort fibres, hormis celles qui dependc^nbsp;de la foliditc des os, qui dc durs amp; Iblides deV''nbsp;Tcntpeu a peu mols, amp;cedansau tadl; defo''^nbsp;que fcs jambes, fes cuiiTcs amp; fes brasprenoie'nbsp;diverfes figures, droites, tortuesamp;angulairc®nbsp;felon qu'ils étoienl fituez, amp; enfin fe trouv^'nbsp;rent fi mols-, qne les mufcles fe retirant vC,nbsp;leur origine fans ctrc aucunement retenu*nbsp;Jes cuiffes dc cet hommc , qui etoit aupiiTnbsp;vant dune belle amp; riche taille. Sc bien ^nbsp;cuir, furent telleraent racourcis, qua jnbsp;avoit-il demi pied de long du haul denbsp;jufqucs au genoiiil , comme jc Pay fouv^nbsp;mciurc, les autres parties du corps setant ^nbsp;courcies a proportion , de manicre que Pj,nbsp;avant fa mort, depuis la plante du pied rnbsp;quau fommet de la tête il navoit que lenbsp;teur dun enfant dc quatre ans. Les os denbsp;poitrine faifoient une figure pointue en d^''nbsp;comme 1ellomac dlm oifeau maigre; La ^nbsp;avecle vifage étoit devenue prefqueauffi Pjnbsp;quune boulc. Sc durant tout le terns
me';
in'
fur le corps pour tout linceul. Au com
.VI. nbsp;nbsp;nbsp;v^v..nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.... -- r.iren'-
*ffei aigueS,quot;^celles des deux dernieres années fupportables , 8c lappetit ne lui manquanbsp;deux jours avant fa mort. Voila au vrainbsp;411e jcn ay vü amp; appris.
Sigsé A. BAUDA , Chirurgien a Sedan.'
I nbsp;nbsp;nbsp;Pc Zurich nous vinmes a Bade oil font des Bade
deau chaude aflez renommez, amp; ou fe la Diete dcs trcize Cantons qui y ctoicntnbsp;j'ots aflemblez. Le lendemain nous paifamesnbsp;f . riviere dAar a Aarau, 8c vinmes Ic journbsp;?'yant a Baile , oh Monficur PalTavant a qui Basie.nbsp;Ijij'honneur d'êtreallié, nous regala fort bicn ,
^,je pourrois dire trop bien pour moi, qui
II nbsp;nbsp;nbsp;f*-*nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;/-«n
pc de ragout. J eus bien de plailir de revolt ® beau cabinet de curiofitez de Monfieur Fefch,
I'te javois vvl fix ans auparavant dans mon ''°yagc d'Allemagnc. Soleurre amp; Berne nenbsp;j^ous arreterent que quelques heures, 8c nousnbsp;j'*Prochant de notre pais mon camarade 8c moinbsp;quot;?us doublions le pas, comme une pierrejet*nbsp;en fair qui retombe avec dautant plus denbsp;j^rce quclle fe raproche du lien de fon repos.
^QUs vtmcs en paifant 8c fans defcendre de ^^va! la chapelle Mourat depofitairc desosdesnbsp;^'rrguignons qui furent defaits par ks Suiffes.
°gt;ent croyant faire fortune de quelque trefor, ^ yyant tout bouleverfé. Quelques-uns qiiila-.jkntvu avant quil füt ainli maltraité; nousnbsp;g~^nt quil y avoir plufieurs figures d'oifeaux ,nbsp;^ Plulieurs compartimens, 8c quon y remar-Knbsp;nbsp;nbsp;nbsp;quoit
dinames a Avanches, 8c apprimes avecAvAN-^^Plaifir quon avoir entierement gatéun pavécH£$. j, Mofaïque qui sétoit trouvc fur la fm dcnbsp;1674. pres de la Ville; ceux qui y travail
-ocr page 260-lt;]uoit des lettres écritcs avcc des pierresderap' port, qui cxprimoicnt les noms des Confuls»nbsp;foüs lefqueis ce licu-la, qui apparemmentétoitnbsp;quelque Temple, avoir été dediif. Voidnbsp;quon y lifoit au milieu dans un grand rond^
POMPEIANO ET AVITO SULIBUS KAL. AVG.
Doii Von apprenoit tjuc cette confecratio sétoit faite le premier dAouft fous le Confi*'nbsp;lat de Porapejanus amp; Avitus, qui etoient enbsp;charge Pannée de Notre Seigneur zop. foüsnbsp;regne de IEmpereur Severe ; dautres moP^nbsp;dit quil y avoir kai. ian. mais cela eft de pfi**nbsp;dlmportance.
En pafTant a Payerne que les Allemans aP' pellent Peterlingue, nous vimes la felle qno**nbsp;pretend ctre de lules Cefar. Ceft unc felleave*^nbsp;le harnois amp; la bote route d'unc piece denbsp;ou dacier, oü le Cavalier étoit emboité pre*'nbsp;que jufqua la ceinture dunc plaifante mani^lnbsp;tC:, 8c je crois quil ne lui étoit pas fort ai^nbsp;den fortir. Cell quelque piece Gothique, ^nbsp;non pas Romaine; car on na jamais vü dansnbsp;nionumens antiques des Remains des fellesnbsp;cette forte; outre quil y a des éperons,nbsp;nont jamais été cn ufage parmi les RomainS'
Nous nous rendimes de Payerne a Gene^ en deux petite* journées, 8c ne voulant po''*'nbsp;aller cn Ville avec raon equipage a laGrequ®nbsp;je me repofai au logis, ayant vu autrefoisnbsp;loifir routes les curiolitexde cette Ville, 8c pl'*^nbsp;lieurs inferiptions antiques, qui meriteroic^nbsp;un Volume a part. Enfin nous arrivamesnbsp;reufement a Lyon, ou jerendisdabordgi'^*' ^nbsp;a Diet! de m'avoir prefervé pendant mqnnbsp;yage de vingt-deux mois de tous lesaccidcquot;^
-ocr page 261-*'ifquc!s 1'experiencc fait voir que touslcsvo-y^geurs fontfnjets; repaffant maintctiant avec Piaifir les agreables idéés de toutes les bellesnbsp;^hofes que j'ay vüës. Monfieur Wheler a rap-Porté plus de mille rares plantes de cc voyage,nbsp;^ moi jen reviens chargé de plus de deuxnbsp;''lies iuferiptions, tant de lItalic, que de lanbsp;^tece, qui nont point encore vülejourdansnbsp;®os Livres.
Mous avons de plus ramalTc lun amp; Iautre ^iviron cinquante maniifcrits Grccs, amp; plusnbsp;fix cent medailles antiques etitre lefqucl-il y en a plufieurs Hiftoritjues amp; Geogra-Phiques pour la connoiffance-d^s Villes dontnbsp;i *y parlé dans cette Relation^
fin in II, Ttm
Petit Dictionaire,
PETIT
Dh Grec vulgaire^ comme tl fe par Ie ^ fe prononce prefentement. dans lanbsp;ie : En faveur des curieux , ^nbsp;ceux qui voudront voyager dans tlnbsp;pays~ld,
A B E.A I s s E, Camilório. Ecriv®^
; Car les Grecs dernes écrivent avec les ral'nbsp;mes lettres Sc les mcraes a*-'nbsp;cens quc les anciens.
Abcille, Mdtfa : les Abeill^*' Meliffais.
Abondance, Ftinia, ceft comme 11 fe Bonce; mais ils écrivent «kS-ïh'», Abondai^^
OU a bon marché, Ftinos. A meilleur rn*^' ché, Ftinóteros, A tres-bon marché,nbsp;latos,
Jabbreuve, Potiz.0. Que jabbreuve ouabbj'®'^ ver na potifo-, car les Grecs d'aprelent n®,^nbsp;point dinfinitif, amp; quand ils veulentnbsp;Faire , ils dilcnt, lt;^e je fajjè. Na cll Ienbsp;me que iria des anciens.
Abfent, Lipondas, mais il faut écrire Tsti. Je luis abfent, Lipo, j'ay étc abfeo''
Tout a cette heure, prefentement, Jóra, nbsp;nbsp;nbsp;
Cela vient de tï nbsp;nbsp;nbsp;.
Jachete, Agordui. Acheler, que jachete, ^gordfo.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, r
3accommode, Vhthimo. Jai accommode^,^j^_
-ocr page 263-Cela elt il accommodé? I»é fout*
, nbsp;nbsp;nbsp;, sto calo , fii ri »*/«.
Affaire , Pramma. Toutes les Affaires, VafA Pgt;'»»ma. A-lil bcaucoup daffaires ? Itfhtnbsp;. folia pramniata !
jStieau, Arni-. petit Agneau, Arnaki.
?'guillc ^ Velogni: Ecrivez /Si/óiii.
¦'^'lïie, A gaps, as, a, oume , ate, oune. Je Vous veux aimer, Ego ft ihile agapan. Jcnbsp;.lie peux pas 1aimer, Dt boro na ton agato,
, Eilos. Amour , Eramp;thas ou Pathos. Ainandes, Amygdala. Emulfion ou eau blan-]
ame, Sti Pfychi mtu. Amertume , chagrin, Picra,
, chie avec les Araandcs, Faros.
Able, pfychi. Sur noni Aftier , Pierosnbsp;¦[, ^icrotita.
An /so: quejallume, nanapfo. Al-. lURiex la chandelle, Anapfe to keri.
A Icnvers, a rebours, fans deffus deffons ;
Anapoda. Lcs Anciens le difoient auffi. Vo-. yez Htfyehius.
Afiguille, Aksgli, 'Afi'ehv. II vieut de Tanden
. '';K£Atgt;5.
Agt;inée, Chrónos. Bon jour amp; bon an , Cali^ ^tra, Colos chrónos, ou Cali Archiminia ,nbsp;'lui veut dire bon commencement de mois,nbsp;Lannée paffee, éptrfé. II y a deux ans, pro-,nbsp;oMó..
pfPetit, 'orexis.
¦'^pprête, ordiniasA. Etes-vous pret, ifé ordi-. ^afnjénos.
miti. Aptés deraain, mtt'avrion. ^Pprens , manthano. Jai appris, imathalnbsp;¦^Pprendrai, thelo na mdtho. II apprendra,nbsp;» Vent apprendre, thiii na tndthi.
^§née, Eoga. Anafandis, afatpa/iif a Athe-
Je
Je marrïte, ftamatizo. Pr£et. tftamatif^-Argent, aftmi. Hcfychius Arbre, dendron. Arbre de vaifleau, catxrtf- .nbsp;Armes, drmata. Atmés, armata. Jarme,nbsp;matóno: pui eft zrmé, armatoménos,nbsp;Jarrive, fona. Je fuis arrivé, efofa.
Jaifemble, max.óno Tiamp;t. tmdz.oxa. nbsp;nbsp;nbsp;«j
Jc fuis affis, cathix.0. AfTeyci-vous, cathife, ^
¦ en parlant vite ctitfé. nbsp;nbsp;nbsp;,r
*Jatreins oii je touche , fthdno. Jai atteint»
thafa.
Jattens, cartérf. Atten, cartirL Balance , fiatira , «-«Tijfte.
Banc, y£4»j»i.
Barbe, ta génia. Barbier, Counts, Sarb^ri^ Barque , Batteau, Varca , Varcopoulo.
Baton ,.rdbdi, decaniki.
Je bats ery/gt;ó, «, i, oumtn, ete, ount.
Beau, ómorfos. Bellement, ómorft,
^Bczacoü^ , foUd, polly.
¦Jai befoin , echo crian ou chriazeneè,
Beurre , voutyro, fidivgcv.
Bifcuit de Vaiffeau, paxmddi.
Biflac, dijfdkf.
Blanc, afpros. Je blanchis, afprizo. Blanche**^' a/prdda. Afpron lignifie aulli une ffionfloynbsp;appellée Afprc.
Bleu, fldvos, mais il sécrit nbsp;nbsp;nbsp;.
Bied, fitdri, amp; par abrcgé Jlari. Les DoniS * i font neutres.
Botuf, vodi. Bufle, voufdli.
Boccai, Idim, Boccali.
Bois ,xylot). Bois verd, chlorón xylon.
Bonace, bomtza. II fait bonace, bonttfd^' ; Bon jour, cali méra. Bon foir, califptra. Bt,nbsp;¦c nuit, cali-niHa, Bon reveil, calo xj'
. hcd'
Jc bois, «»(); jai beu, epia: boy, pifgt; °
-ocr page 265-, pUti. D.onnez-nioy a boire, da mou
pie.
bottes, Jlivadia, apodimata. Tirei-moi mes
j ottes,, tfgale men ta Jhvadia,
Boucher, MakelUris. Bouchcrie , Makel-
Je
bouche, thamboeit, vtulone. Bouclion , votf Bn
^^'^^*rgue, vautarachoi.
grain de chapelet, r^bllon , x.oumi. Bouilli, -vrax-nUne.nbsp;POiivr^ !......-l: nbsp;nbsp;nbsp;____
homghi. II sécrit ftarayu.
s. bratfe. II fignific auiS we mcfurc dcn-j yjron demi aiine. jj e, briglia, ou falivari.
, private , wjojSar»*
le a rotir fouvli. J« rsets a,la broche^
brüie , cap/one. Brülé, cauminon.
n rule , capjone. j Q-^pPan, CaipM.
^otnnic , avdnia. Je cotoranic, avamze; ds ? orient le mot dAvanie, pour dire Amen-;
V
Q**'ons dartillcrie, Oomdtia, Caninia, Q^Pitainc, Capttdnos.
, Saracofti. Carneval, Apocriais'. r*''allerie. Cavaiaria. Cavalier, Cavallaris,nbsp;n^tgt;dr -nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;¦ - - ¦ -
, yiaiiii. Cerf, lafi.
Cb, kerd(ia. Cerveau , amiahs.
, pafa enas. Pa/éaof.
Cjj^^bre, camera, Je ) cambes.
Jj^^bange, yjlla(Je-. j'ai changé, ellexai
clia nbsp;nbsp;nbsp;..nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^
Q '-bante, tragouddo. Chanfon, tragoudia. Je P^»U , capélt. Chapon, capini
¦ lt;^batge, fertino. ïreftuop charge, ini p*-^^(^fteménes. nbsp;nbsp;nbsp;Char-
1^4 Pefif 'Di^ionairi.
Charbon , c/irvoéno. Chat. gdto,
Chatagnes, caflagnia Chaud, !ujïbs. Chaleur ,¦ edpfa.
CYïcm'm , jlrata.. En chemin, stiftrati', jna Chemife, to ptcamifo mou.
Cher, «crivos. Cheixé , acrivia.
Je cherche, ghhevo. Jai cherché, eghireffi' Les cheveire, lalainc, ta mdlia.
Chcvrc, gida. Chevreau, ertfi.
Cheval, alogon. Je vai a cheval, cavalkevo-fuij mont^ a cheval, ecavalkepfa.
Chien, Skiliy. Petit chien, Skildki. Scyhft'*' Cileau , pfalidi. Plur. pfalidU, Coutcaa, tfnbsp;chain. Cuiller, coatali, Citadellc, Chate*nbsp;Caftro.
Clef, clidi, V.M~h. nbsp;nbsp;nbsp;1,
Clou, carfi. Clou de girofle, Moskhócarfl- ' cibüe, carfóno.
Colere, crghi. Je ftiis en colere, imc orghij nos.
.Comment vous va, pós pais. Bien pour fervir, cald is ton, orifmon fas.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;jf
Combien coute-t-il,/lo/o» cojldri, ou poft»* roneta.
Je commande, orizo. Quc vous Commandez, irifé. Avec vötre permilB^nbsp;mtt orifmon fou.
Je Compre, kgaridzo. Compte, logarUfin^-Cordonnier., Tzagdris. Cuir, pétzi.
Je cours, trékho. Jai couru, etrexa.
Je cous, rafto. Je coudrai, thelo na rdpft-Coaronne, ftefdni. Je couronne,
CoAxnxae, fynethia.
Couverte , flejfada è Zante: a nbsp;nbsp;nbsp;gt;
dromt da. Voyez Hefychius, au mot
Convcrcle, tkepafma. Je couvre, sktpdzo- .^f, Je crains , fovoümé. Je craignis, \inbsp;Craintc, fóvos.
-ocr page 267-p Crie, fonazj). Jai crié, efonkxa. Cry , font, p'oix, ftauros. Crucifix , flauroméno.
) viandc cruc , creas apfiton.
, ^Vantage, Plio, periffótera eft meilleur. 'iécouvre, nnaskepdao.
'«dans , apomefa. Dehors, apl'Sxo. Deffus, af ^0. Deffbus, apo-cdto. Devant , owbrofid.nbsp;^erriere, tipop'ijo. De loin, opo macrid. Denbsp;I fés, apo condd.
demancic, z-ito. Erctdo. Que demandes-tii ? js yotds ?
j «gt;flain , avrion. Demain matin , tnki. dents , ta dondia, rd oS'itttx.
*116 déplait: jen fuis faché, mept ctcefémê,
'tf^^otpaheTai.
dépouille, xe[iolizo. E^dyo.
)^«din , hazard , rifque, rizika. tx«^'x, dyo. De deux ans, dicbrones.
'«Ü vueilleque vous vousportiez bien. aThiis dofi na ifè cald.
'«u voHS benifle, yd fou\ au plnr. y^yiw.Dieu ^it loüé, doxds' a Éheos, C'eft la volontcdcnbsp;jv^ieu, ine apo Theou.
^ï'anche, imtra Kyriaki.
^dis, /«go, lea. Je difois, ehga. Que vouS a-K.^il dit ? Ti fan eipê. Dites moi, /ler mou. jl'%race, malheur. Cacorizikia.
'dine, gutvomt, yeviimi, J'ai diné, egeftha. diner, to ghyoma.
'he doit, moi4 theli.
'h, kaniski. Je donne, dino: jai donné, e-jy0f4. Donne-moi, dot meu.
I , au refte, enfin, Upon: Aaixb. dqrs, kimouma, xoifiafMi. J ai fort biendor-quot;11 amorfa ekim'ttica.
'quot;'leur, pónos. Tout le corps mefakmal, f» eórmi mou ponl.
' dputc, aporl. Un doute, aporima,
'11
-ocr page 268-és lie«^ les It*'
nbsp;nbsp;nbsp;Petit DiBtonaire.
II dure, crati, nbsp;nbsp;nbsp;hnrM fc dit
qui ont plus dc commerce avec liens.
Eeau, nbsp;nbsp;nbsp;Les caux , M mra.
Ecrivain, Grammh'tcos. Ecriroirc Je'cris, Jai ccrit, egrapfa,nbsp;ihelo na grapfo. Encre, meUgni.
Ecueil, xira , fcógl'Wi Jécoute, aeoiió. Jecoutois, icoupa,
Egal, idos. Egilement, icia.
(0»'
FEgypte , Meffiri. Egyptien , Mejfrioth. jcmpêche, emhodiie.o, Empêchement,nbsp;difma.
T^m^Ws, guemóno. Jaicmpli, eguimopa.
Enflé, prifmeitos. Enflurc, prifma. jcntre,/lt;i£i me(a. Entre deux, ana meptunbsp;Enforcelé , enchanté , magarifinénos.nbsp;jcntens, «griedo. Jai entendu, egrixa,nbsp;Epcrons, ta fpirenni». Etrieux,/«ias.nbsp;Excufez^moi, fymhdticé men.
Exemple, xompli. Experience, dokimi. j'exhorte, je prie , paranguélo.
I'.ai Fiim, pinda. AfFamc, pinafmems. je Fais, camno. Jai fait, ecama. Cela eftnbsp;, tout-ont camammo. Quil faffe comme ü p,nbsp;plaira. Ascamni oti theli. Quy ferois-jcgt;,'nbsp;va came. Dieu faffe, Dieu veuilJe, quot;nbsp;Thees.
Farine, alévri.
Fafeolcs , fefouUa Feves , cmkkia. f emme, gynlt;tca. Fille, copèla. Sa fille, /nbsp;gaiera tou. Mon fils, paidi man , yos mat*-Fcnêtrc, parathyri. Fenouil, marathon.
Fer, sideron. Per dc cheval, pétalon,
Veu, fetid, fiia. Pyr, a Athen. nbsp;nbsp;nbsp;;
Fievre, thermi, capfa, Jai la fiévre
Fa, clofmpt, loland,
-ocr page 269-*37'
fflos. Je finis, teliono. Prset. tteliefa.
Ve-t\t Diüionaire^
Hf' nbsp;nbsp;nbsp;'
, Liuióudi: des fleurs, louloudia.
bi nbsp;nbsp;nbsp;galifi/i. Je ïiAtic , gdifix.o.
* nbsp;nbsp;nbsp;J I ' f tnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;/-Inbsp;nbsp;nbsp;nbsp;I I
- y hiJttUWHUt . nbsp;nbsp;nbsp;ilUUlS t *vl-t^VAUrlU»
caridri f qui lïgnifie auffi une plante.
b'^l^demcns, thcmilia.. Fontaine, vryfs:
.Ojij nbsp;nbsp;nbsp;^..jn------
j/4-
dyaatos.'^Foxcs, dynamis. Par force,
'2, tripon , mdndos, per'tdromos.
fv- nbsp;nbsp;nbsp;f r---I..... ' i
aderfis. Freres, aderji ou aderfa. Francs, FranghL Un Francois, Frant
t
. cryos. Le froid
., cryos. L.e froid , cryóda. Jai froid , ^^''yóne, rriArgmo. Froid extreme, cryodijiko.
^öiTiagc frais, chloro tyw Poiiloii trais, thUrk
p^*^ée, capnos. II fume, ^^',*tier, coprion. Fuzil, touféki.
b V'in.
^ . -vi y ifUf/i mtf. 1 u^ii f tuifj KA*.
i ,jïclt;iri. Ganif, macharaki.
Q gaigne, kerdtno. Gain , diaforan.
X^^\^gt;pfara. Galeux, plorifménos. _
, cdtérgo. Galiote, cattrgaris. homme,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ou ffgnénUoi.antr»*
Po:.
jj'^^ands, chirortia
Q/^arde, fyldo. La garde, fylaki.
, leerwr. A gauche, z.ervid. ^
i5j'''eral, jjsweruiw. Guerre . am/J/iA/.
*^2noux, ta gonatia. Je magcnoiiille, ga*
Ij'^filbomme, dnhondas. Plur. drchondes, _
'a Q , pagos. Je glace, /'ll ó»o. ie p''te , gotta oü rtmaüto.
Qj ouverne, kibernat.
^d, gros, megdlos. Plus grand, tnigaliteros'. Ftes grand, megalotatos. Fcminc grolfe , gy~nbsp;**^0'engajirominknbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Grec,
-ocr page 270-Petit DiSiionaire.
Crec, K»ms.os. Parlcz-vous Grec, entend^* vous le Grec, Xevris 'Romuka,nbsp;je Gueris, gl'jtono. Je fuis £;ueri, egl'jtofa.nbsp;Habile homme, procsmenos anthropos.
Habits, hardes, rouca. Habillé , end-pmeri^^-Harangs-forets amp; autres poifTons futnez'» ^
' ,
Harangue ou fcrmon , iidachi. Plur.
le Heurte a la porte, ctypo tin bortan: car
p apres les n fe changcnt en la pronoP*^ tion du b.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Les portes,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;portals.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;i.
Hier, opfés, thtés, oil echt és. Avanth'cr,
this. nbsp;nbsp;nbsp;,
Hontc; tndropl nbsp;nbsp;nbsp;Qui na point dc
te, effronté nbsp;nbsp;nbsp;,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;endropiafmóncs.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;jp
Humide, ogr'os. Humidité y ogrótita. Je nioquot; Is, ogrtno.
ei'
LeJ'
Huile, ladi. Moulin a huile, ladourghi. Hydromcl, neromelt. Hyver, chimènas.nbsp;Jamais, pote, mtdépote.nbsp;ja Jambe, rs poddri. Les jambes, ta podafgt;'nbsp;^ardin , perhêli. Jardinicr, perivoldris.
Je jeune , niftevo. Jai jcuné, enilieffa ne, mftta.
Jeune, néos. Jeune homme, palikdri. nbsp;nbsp;nbsp;up»
Illuftre, eclambros. Trcs-illuftre, eclatn^^^ tos.
Image, hana. Petite image , icenifmatakt-Infortuné, cacomiros. Infortune, cecemira-Innocent, qui ne fait point de mal, lt;*r^*'* Jinterroge, eraoto, Fïiet. eroiipa.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;jfp'
un Interprete , Dragoumanos. Jinterprete gt; goumattix,o. Je joüe aux cartes, pdisco^nbsp;tia. jai ioüé, epaxa. L.s ]s\i , to paset-Jours de la femaine, Imkrais tis
Dimanclie, Kyriaki. Lundi, Defiéra.yt»^^. 2'riti. Mercredi; letradi. Jeudi,
-ocr page 271-Petit DiSlionaire. ^9
Ï , Paraskevi. Samedi, Stbat».
Cara. J'ai eu dc la joye, etarha. xegriana. Que jirritc, na xegriofa.
Petite Ifle, rtigopoulo. critis. Jejuge, crino.
Jj .^i diktes. Juftice, diktofyni. t l^re, catnao orcon. Jai jure, tcama ercon.
1 gala. Lait aigre, jaourti, a Conftantino»
jA'*yë, marouli. Plur. tnarottlia.
I ^aifle, aftno; jai laiffe, afica,
1 ttipe , lyChnes, lampdda.
I, lardi. Larron, ekftis. j5 !Se, platys. Largeur, platytUa.
*-ave, plyno. Lavé, plynominon.
, dlafros; legereté, alafrótita.
? Lettre, Lcttre dalphabet, gramma. Ij^Qinme de Lettrc, grammattfménos.nbsp;l .l-evres, ta chilia.
quot;erté, eUftheria. Libre, eleftheros. Jedclivre, jj ^fieróno.
jMc, dée. Jai lie, éde^a. Lie, demines, K ccla , des'to.
Hii (, lagos. Levraut, lagipeulo. jjHon, Leonddri. Un Loup, Lycos.
^'s, diavizo. Ledleur, Diavajiis , Anagni-. Un livre , tna caret. Une livre, mia li-Libraire, CfjrrawlirrM, ou Cartopoulitis.nbsp;jUt, crevdti,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Uh linceuil, fytti
/^tic une maifon, ntkidzo ena [pin. Jc loiic cheval, naulis.e en alogon. loiiage, na-
long-tems, apo pollek. . ie e, fos. La Lunc, fengdri.
fago, trógo. Je veux manger, thiU j* f«o. Mangel,/ac. Jai mange, ifaga, egt;nbsp;Lc manger, te faghi,
Mai$i
-ocr page 272-Mais, tnd, atni. Encore, acomi.
Maifon , fftti. Plur. fpitia.
Maigrt, iuhnos, ou, ftathos, d'unc béte. jj Malade, arroftos: Maladie, arrojlia.nbsp;maladc, arroftino.
De cette manicre, wias lóghis. nbsp;nbsp;nbsp;t,
Wafché , Fcros, Baz.ari. Marchand , Pragm^^^^ tis. Plur. Pragmateftades. Marchandife ,nbsp;tnatia. J'ai marchandé beaucoup,.nbsp;polld.
De bon matin, pourna, stin afghtn,
Martcau, Sfiri. Manche , maniki.
Mariagc, nopces, gdmos. Je me marie, drévomi. 'iïommc raztié, pandreménosnbsp;Maudit, anat hernat hij menos. Je maudis,nbsp;themattzjs.
Medecin, Jatria. Medccin, lams.
Melon , pepóni. Melon deau, angodri.
Je mendie, diaconévo. Mchdiant, diacondrH Mtriton , pigoüni. Mtnxtrit, pfefma.
Métier, techni. Maitrc de métier, maflorii-y; Meurs, apothmo. 11' mourut , afethnd^^nbsp;Quand ils parlent dune béte, dun Jui^».^,nbsp;dun Türc, ils difent esyójamp;e , ceft-a-di^nbsp;il eftcrevé. La mort, thdnatos-. Unnbsp;me mort, apethaménos. dnthropos.
Ta Mer scft appaifée, i thaldjja efgdneffe. ma Mere, manna mou.
Miroir, c4/c/iri, gyali.
Miferable , taUporoj, cayménos , qui veut proprement brülé. Malhcurciix, cacAmit'^''nbsp;Monfieur, Aféndh. Madame, Kyrat/a,nbsp;Montagne, vouni, ou vouno,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.
Monnoyc, monéda. je Mors, dacono. Prset. edacofa.nbsp;itn Mot, enas logos.
une Mouche, mya. nbsp;nbsp;nbsp;A
Moulin a vent, anemómylos, Moulia ^ uerómylo.
-ocr page 273-. Petit Tgt;iBiomire. m
inouülé, imé vremtms. j^°Won, monoMot. Mulct, mouUri,
. VOHVOS.
k nbsp;nbsp;nbsp;pyg^^i OU tUhos.
M , iol'jmhb.
fcrvietc, mouchoir, man/Uïi.
, caravi. Patron de navirc, ou dc batgt;
gt; carajek'tris.
^Ötnoins, mo oula toutt. jiy» ^pflairc, antinkM, aytcyKteilf,
quot;?*gence, anamelia. Je nc me foude pas,, mi cófti.
'§e , chióni. II ncigc, chionm. pallrïcos. Jc nettoye, pajirévi. Nctte-j^.''^incnt, corrediement.
kenoürios, Quellc nouvelle, ümandó^^
, i miti; ou mitys.
, Arcondas. Noblcment, arcondica. ''Jdbres. Un, ems. Deux, dyo. Trois, mVnbsp;xüatrc, ui^tra. Cinq, pmdi. Six, txi. Sept,nbsp;Huit, oPlo. Neuf, e%na. Dix, dêca.nbsp;indeca. Douxe, dódeca. Treize, de-***'¦/,. Yingt, icoci. Trente, tnanda. ^ua-, fardnda. Cinquante, pen'tnda Soixan-gt; exmda. Septante , tfdominda. Huitantc,nbsp;M'^inda. Nonante, egndninda. Cent, ecato?f.nbsp;I^JIille, chilU. _ _
mavris. JC noireis, mavrizo.
Nüix, carydi. Noix mufeades , mofcocary^
oiské, Ne, dtn de. Non feukment^ ie x? m'onacas.
tS'ö^'^ürris, tréfi. Nourrice, vizdftra.
,V.®. edices-mas. Vótrc, idicof-fas. Mlcn y^'^fmoH. Tien, edicos-fot*. Sien , edicos-tou,.nbsp;, edico$-ton.
H fc fait nuit, n^jSim. Minuit,
-ocr page 274-mefany^a. 11 ell venu de nuit, irthe nyila.
Nud, liymnos. Les nuées , m fynefa.
Odeur, myródia. Odoriferant, myródato. , Loeil, to mdti. Mes yeux, moii cher,nbsp;mou.
Oeuffrais, afgon nofon. Oeufs du jour, r'tna afga.
Oignons, crammydla. Olives, tlUs.
Ombre, iskios. Once, onkia.
Oncle, barbas. Les ongles, ta nychla.
Orange, ntrdntz.o. Plur. Nerantzia.
Orge, cr'tthari. Ecau dorge, critharómr». jOrnc, Jiolizo. Ornement ,Jiólifma.
De 1 or, mdlama , ou chryfafi.
a0
Oreille , afti. Orciller , proskéfalon.
Oil vas tu, pou pais. Doii viens tu, poui erkefé. Ici ou ]i , edb i ekhi.
Ouy, m, naské. Ouy vraymant, amh jOuvre, anigo. Put anixo.
Pain, pfomi. Plur. ta p/omia. Pain dorge»
tharin'o pfomi. la Paix, agedpi.
Palais, Paldti. Faille, Akira.
Panier, canijlri. Papier, carti. nbsp;nbsp;nbsp;.ft
mon Parent, edicos mou. Notre parente , mas. Parrain, fiauropatéras. Marraine,nbsp;romanna.
Par ici, edóthen. Par la , ekUhen.
Part, merdico. Je fais des portions, mirai-*'
Je parle, rnilo-. Jai parlé, emilipa.
Je pars, mifévo. Je fuis parti, emifepfa. ^
Je pardonne , Xechorizo. Prtet. Exschoriff Je pafle, pernao. Jai pafle, epérafj'a. Pafl^'. ^(1nbsp;la riviere, mas parnai to potami. Cenbsp;palTé, aperajméno.
V itience, apomoni. Impatient, anypom»tgt;d^' Pauvre, ftokhis. Je paye, pleróno.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^]jf,
-ocr page 275-fourktx.0. Pendez cc-
cr'iina. Pecheur, amartoios.
.Pcnds a une potencc,
b ^ 1 cremnife teuto,
^^gt;Pateras. Mon Pere, Kyis mou, Jfendss
jj^Perlc, mtrgarita,
» khans; j'ai perdu, tkha^a, f !°nne-; qui que ce foit, canenas,
'f» micros. Plus petit,
Ji microtatos.
iigis, moindre, ligouros. Moins, ligktra,
fjyes-peu, ligaki, ligouUkt.
Pjjf gt; copanlzo. Put. copanifó.
, tenifiéra. Poule, cóta. Poulet, pttini-^
j)|f
, fanida. Place, cdmbos,
Plante, khortdri. Je plante, ena ftdto.
g»fdtos. Je remplis, gmmóno.
*i-il? orick. Cela me plait, ou magrce, t-i| mou arejfi.
» vréchi. Pluyc, vroch'i.
tnicrkeros, TfCS-pC-
^lomp, volimi.
. Plume a écrire, ou poingon a écrire, con-Plume doyfcau, ;«/¦lt;».
milon. Pommc de pm, coucounart.
PqI poires , apidia.
, pfari. ?olype, o^lapodi. de ] ¦^ ,fdrmacon. J'empoifonne , farmacmo.nbsp;Poix , piffa. Des pois, pifu.
^^iocamomcms.
Shofyri- Un pot, pigndta.
Poii'f^aux,
prafa.
4 nbsp;nbsp;nbsp;/ s f ¦ --jnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;
dftj pAAca. Puce, pfilos.
^.^urte, pória'. Je porte,/cm. Un Portier,
livadi. flur. livddia. --
je prens, je re^ois, jacquiers, faro, «, lt; pris , efha. j'avois pns , 'tkha parm»^, .nbsp;Prens, épare. On dit auffi piano. Prset. ip^^Lnbsp;fa. Prenei cela, piajio. IIs lont pris amp; ^nbsp;en prifon, ton epiafane ka tvalane is ty (tnbsp;ki.
un Prêtre, Papas-, des Prêtres, Papddis. fnntems, Calokari, Anixis.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;-
jè pr'ic, paracalo, is, t. Jai prié, eparac^^^r Priere, efki, sécrit, hxn-Pucelle, coracida. Putain, Poutdna.
Puanteur, -vraw. II put, -vromai. un Puis, Pigadi, Phrear a Athen.
Qiiand, pote, opote. Quoi ?
Qui eft-ce.' Pios iné. Que veut-il? Ti Ce que je vous ai dit, touto' p Jou ipa.nbsp;quil eft, opios opou iné.nbsp;uue rame, coupi-. Plur. ta coupia.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;r
Railins, ftafydia. Raifins de Corinthe, /'*'
das.
Je rafe, xyriz.o. Un rafoir,
Pour quelle railbn ? dia ti afirmi. II a raifo* echi dikao.
Recuite, moufitra. Des reliques, ta lipfr^' Je répans, khyno, Praet. ekhifa. Je me rep^nbsp;metan'oo. Praet. emttanoipa.
II rede, lipi.
Je me réjouis, kiro, ou ovranoma.
Je retourne, ghyriz.o. Retour , ghyrifma.
. nbsp;nbsp;nbsp;ploucios.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, plouciotita.
Je ns,gheldo. Jai ri, eghélapa.
Riviere, potami: RuilTeau, potatnaki. ..u, Rofe , triandafyllon. Romarin , dendrt^'nbsp;non.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.jlf
un Roi, enas Rigas, ou Vajiléas, titre donnent proprement au Gr. Seigneur.nbsp;Royaumc, Rigdda.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^ . pfi'
Je rods, pfsno. J'ai ioü,epJifa, Durótij^pj mono.
-ocr page 277-Petit DiEtionaire.
Saf nbsp;nbsp;nbsp;dramas.
^ nbsp;nbsp;nbsp;, falata. Sale, mal propre, afafiras.
Savant, Grammatifménos, s, gt; ixevra. Tai feu , ixévra.
,atls j-i ,
^ nbsp;nbsp;nbsp;. dikhes ou xhóris.
Santé , s'sin hjgian fan, jaiau. l^f^ónaus sis afendias fan.
5 gt; Uti. Sale, alatifménas, armyras.
|[ gt; xerós. Je feche, xerana.
femble que, man finéts pas. SP^'nelle , -vigla. Je veille , -vigUva.
Pourvd que , an. Seulement, móné, l^^^nakhas.
Pollans
Seul,
jji-.quot;rj**- Jai foif, nbsp;nbsp;nbsp;,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.
.Ommeil, nyfiazrO, jai fonge, Ida ts ton
^oleil fc leve, o BtUos Viagni, Le Soleil fc a^üche, 0 Hilios VaJiUvi: eft couché;
fouliers, tapapoutfia. thiafi. Soye, meiaxt.
gt; nbsp;nbsp;nbsp;f^ydrina. Jai fué , hydrous
gt; nbsp;nbsp;nbsp;x.acdri.
/-'iis, ime: tu es,;;é; il eft, int. Nou* ''times, imafthé. Vous étes, : ils font,nbsp;Jetois, ou je fus, tu étois, amp;c. imou-j gt; i(oma, itané, imounamé, ifomafié, ho-Yjif; 11 veut être, theli na im
dipfa.
*9lj
trapeza
7 ! *%P' nbsp;nbsp;nbsp;
'*®, capnos. Je prens du tabac ou je fume.
gt; capnan Tjj * tutant, fofo»nbsp;ll potiri. Tonneau, yautamp;i
nbsp;nbsp;nbsp;X WiliiwAU ,
tard, vrddiazu Tard, vrady, je tar-
ti^^iarghéo
iVft
cra(op»uU, Tavernier, crafapoulef-
Temps, kir'os. Tempête,II faittei®' Yièts, fortottnévinbsp;im Tel, tétios .rirom;
U TeRe, to hefali Je lhe,jfyro. jai tiré, efyranbsp;Je tiens crato. Timon , temoninbsp;im Tombep, mnima. Tombeaux,nbsp;mnmoïma
II tonne, nironia. Le tonnerre, vrondi Jai tort: ekho ddicon,nbsp;line'Tour, pyrgos. Uh trou , trypanbsp;Tout, pas, pafa , pm. Tous, pandesnbsp;Tourtcrelle, trigodanbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,
Je trouve, evrifco. Jai trouvé , eo/rika.
foyez le bien trouvé, calos s'evrika Je tué , j'airafline, fcotóno ; jai tué, efcotip^-Valeur, vaillance,
je Vas, pao, pats, pat, paomé , paté,
Je fuis allé, eptga. Ou voulez-vous aller, thes na pais. Allons enfemble, as patné ^nbsp;ddma.
C^ela ne vaut rien, etouto den amzd tipote l
quot; nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp; 'nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;¦ erkhóf^i
Je vicns, erkhoma, erkhefk, erketa ,
té, erkhefte, erkhondi. Vim ^a , clado.'^^'^y.
ici, eldte-do. Soyez les bien venus, théte. Quand font-ils venus, pbthe irthad'nbsp;Je vend, ponlo,is,.i. Jai vendu, épodlip^ e.nbsp;Vent contraire, anemos ombrofld, condt'tttttnbsp;fent ceux qui frequentent les Italiensnbsp;Ié Vendredi faint, i mégali Paraskevi
Cefl Ia verité, altthiainé. Veritablement thina
un Verre, gyali; il vient de yelos en literal
les Vers, infeétes, fcokkés Je veux, thelo, is i, omen
Je voulois, it/sela.
ete
ótme amp;
J.eulFc voulu , t
tjO
'^olonté
, gufrcndas. Plar. guérpndes Khira. Village, Khórion.
, ^ortdtis. Vinaigre , xyds
U\ nbsp;nbsp;nbsp;P-quot;'»nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;
,quot;On vin fait mal a Ia tête, calo cract, caco Vigne, ambeli: Plur. ambélianbsp;'''' zo. J'ai vécu , ezif/i. Vivant, zonda-
V nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, afchymos. Vite, gligora
, prófopon
V nbsp;nbsp;nbsp;l'Qis, vlépo. Jai vü, ida
tg gt; gh'uonas: Voifinage, giionfa * Voiles du Vaifleau , t armtna ton cardvka',
' fai voikj armenizo
OU toi en parlant a un feul, efy, ou lou °iou Vous en parlant a plufieurs, ounbsp;Pour parler avec plus de refpeft; tou logonnbsp;, OU ion logon its, ou afendia fon, ounbsp;^^nd'iu [as-, corarae les Itahens Vo-Signo-
- voti'C ferviteur , ego 'mé douleftis thafen-[ou , OU fclavos lis afend'tas [ou methyfménos. Yvrogne, methyPisnbsp;Vvf ^fiyvre, emtihypanbsp;^ye, hira
Grec moderne na point de datif, amp; dti fe decline comme l'ancien, Anthropos,
playe, pitgais. Les verbes noiU prefque
, dnthropon, dnthrope. Les noms en t ^J ^eutres, amp; font Ie genitif en 'iou, Pfomi ,nbsp;du pain. Cormi, Ie corps, cormiou.nbsp;'tci'Pfom'iit, corm'ta. Les feminins en « amp; ennbsp;fii./pnt Ic pluriel en «ir,quot; trapiza , trapézais,
ïu
rsl-ïtr* nbsp;nbsp;nbsp;T »;iovKf»c nnnf nrpl'nni»
autre terns que Ie prefent, Ie paffe Se Ic ^hti ' sexplique tres-fouvent par Ie verbcnbsp;°gt; je vcux. Les lettres de 1Alfabet fe pro-L 3nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;non-;
-ocr page 280-a^8 Petit Dictionaire. noncent ainfi, A. comme nótre a. B, coW'^nbsp;\v Frangois. G. avant \'a, ga, avant \é,nbsp;Gut, g»igt;g9, gu. A a un fon entredeuxnbsp;tre (i 8c « que nous ne fgaurions bien pronbsp;eer, E, «. Z, comme dx.. H. comme nói^ '
©, comme Ie Th. des Anglois, les FranSOi* f9auroicnt bien Ie prononcer sils nont Ianbsp;gue graffe. i, i. K, k. a, l. m, m.N,
O, o. n, f. ?, r. T,, s. OU f. T, t, r, cos'll
P, r. S, r. OU f. T, t. r, conuquot; nötre gt; ou ;y, quand il eft voyelle, 8c q® ,
e, comme une
il eft joint avec 1a ou je, tuiujuc unc j-X. comme nótre k au qu. ¦i, pf. a, coi»* IO.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;(
Aprés Ie N ou Ie r, it fe prononce coff'^j nn5,;r comme un h. r comme un d. encnbsp;que Ie N foit a la fin d'un mot precedent»
ACademie ou Ceramique, Page in Tome
^'^haia, forterefle nbsp;nbsp;nbsp;4 1.1
quot;^^kelopn, Afpropotaini, riviere nbsp;nbsp;nbsp;83 t.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;i
Ctcrofia, Chateau dAihenes 76
flinu, Ifle
4810s Georgios, Anchefmns V'afalouk, Ephefe
t. X 156 t. inbsp;70 t. X
« .'¦luun., Erwtje nbsp;nbsp;nbsp;193nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^
a{* 1 jlquA Sexti* nbsp;nbsp;nbsp;6 f.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;I
*oano , Viila Vomitiani nbsp;nbsp;nbsp;34 f-nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;I
Ati
aplia, Napoli de Romanic, NaupUa
,nhracia nbsp;nbsp;nbsp;ox r,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;i
ft nbsp;nbsp;nbsp;I iNapuil Uw rvuniautc y
i*'atolico, village des Etolicns ^gelocaltro, Ville fur IAchelousnbsp;i'®chova , Ambripfus ou Cyparijjitsnbsp;.feopage
ï^icntiere, Ifle, C'molus, Kimolos , Arelate
ou 1Arta Ville des Acarnaniens «r^^emkaleli,
o t. X 4 t. Xnbsp;83 t. Inbsp;41 t. X
116 r, X 98 t. Inbsp;17 t. Inbsp;8i t. Inbsp;zix t. t
^thatos, Convent nbsp;nbsp;nbsp;100 t. 1
'VF'fp'tia nbsp;nbsp;nbsp;X04 t,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;X
^jj'Snes, Athina, Athen* nbsp;nbsp;nbsp;39 amp;c. 1.1
¦^®nes nouvelle a Delos, olytnp'teum in t. Ball ^ 99 t. 1
''^n, Aqua ou Cafiellutn ad Thermas 1x7
h\ nbsp;nbsp;nbsp;^
BafiUa nbsp;nbsp;nbsp;t. i
*hbouk-kalé, Hierapolis nbsp;nbsp;nbsp;110 r.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;i
L. 4 nbsp;nbsp;nbsp;' Bafcu-
-ocr page 282-If o
Bafculimbei Sainte Baumenbsp;Bologne, Bononianbsp;Boudonitfa
Boudron, Halicarnajfe Boyana, golfe amp; riviere Vrilonbsp;Broufa , Proiifla , Prufa ad Olympumnbsp;Biidiia, Butuanbsp;Caki Scala, Saxa Scironianbsp;Calata , Calydonnbsp;Callirhoé, fontaine dAtheiiesnbsp;Cii/i/V^pé, fontaine de Calydon,
Caminitza, Olcnns Cap de Calogrianbsp;Cap Colonne, Suniumnbsp;Cap Skilly, Promont, ScylUumnbsp;Caramametnbsp;Caramanitis
Carafou, Cayflms, riviere dEphefc
Cary flos, Caftel-Roflb Coflbpo, Cajfupenbsp;Callri, Delphes, Pythonbsp;Caiholicon, Eglife Cathedralenbsp;Cefalonie , CephalUnianbsp;Cephiffianbsp;Cephifjusnbsp;Cerigo, Cytheranbsp;Chalcido» , Cadicui
Chateaux du golfe de Lepanthe Cliiarentza, Cyllcrtenbsp;Chio, Chios
173
i8 t. 40 t;
118 t.J
zijt.
69
J64 t-69 t.'
171
t. '
¦ 7 1
I Z I j) Cryonero ^
.m;.
t.*
15? s
131 -J
J
396 !
20t
71
70 nbsp;nbsp;nbsp;,
IÜÓ f';
771'
i8z 7'.:
i6( *¦'
9-5 t-J 158 'v.
Chalets, Iflc proche de Canftantinople j Chalets, Ville d'Eubee, Negrepont, iS7 ^ j
* i ijót'nbsp;** Jr»'-
p'otios, Colojfes stiioutzi, Caftel-Tornéfcnbsp;pl'ffa, Andttrintnnbsp;^oire
P^nftantiiiople, Stambol, Polis pOnvetit dc S. Luc.
onvents du mont Hymette ^Pdide, Lac de Livadianbsp;p'^rfou, Corcyrii, Phtacianbsp;p^rintlie, Corinthosnbsp;. Ifle
p'^louti, Salamine ^Oürougoulginbsp;pUrzola, Cnrcyra nigranbsp;Crau , Campus lapidtutnbsp;p''sft, Cri/la ou Creftum ^
K^fiani, Cosbachi
K^fdanelles, Chateaux K?Ulia, Daulium
Delos amp; Khema icl'hinia, Onchefiusnbsp;j^'ftomonbsp;nbsp;nbsp;nbsp;43
jj'^^pano, Trepamm jj^lcegno, XJkintumnbsp;Dyrrachiumnbsp;^8 ife S. Denys
Aiafal-ouk
j,*^gt;-hiflar, Laodicée p*^oaiera
b^'an tou Dimofthenis Pf'^^^nce
p [fati, villa Luculli (3gt;Poli, Callipolisnbsp;(Qj guiez , Locus Gargariutnbsp;'ydaronifi, PatrocUia
ifl
204 t. t '3 t. znbsp;64 1.1nbsp;123 t. znbsp;131 t. Ïnbsp;43
131 t. z SO t. znbsp;71 t. tnbsp;I7Z t. znbsp;116 t. I
153 t. z 173 t- ^
67 t.
16 t.
4 t. T19 t.nbsp;x6i t.nbsp;izs t.nbsp;ZÜ4 t. :
102 t. 1 5'z t. 2nbsp;8c 204 t. Ïnbsp;26 t. 2nbsp;69 t. inbsp;69 t. !nbsp;116 t. znbsp;193 t. 1!nbsp;204 t.nbsp;98 t.nbsp;116 t.
42 t. 3Ö t.
33 t-125 t. i8 t.nbsp;ISS t;
Gc-
Genes, Genua nbsp;nbsp;nbsp;lo
Geneve, Geneva.
Gefmé, Erythna nbsp;nbsp;nbsp;2,10nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^
Cranicjue nbsp;nbsp;nbsp;169nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;t-nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;*
Keratopyrgo, Klt;rlt;j/4 nbsp;nbsp;nbsp;167 t- *
Hak-hiflar, Thyatira nbsp;nbsp;nbsp;1741- ,
188 r. *
Heraclea , Perinthus nbsp;nbsp;nbsp;1x9 t- ,
, Riviere nbsp;nbsp;nbsp;119^'^
Bierapolis, Bambouk-kalé nbsp;nbsp;nbsp;zicf-nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;*
Hieres nbsp;nbsp;nbsp;19nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;f-:
Janina nbsp;nbsp;nbsp;83nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;f- '
Jataco, Ithaca nbsp;nbsp;nbsp;78nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;t- '
Joura , Gyaros nbsp;nbsp;nbsp;ggnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;t- '
Lac des Ifles flotantes nbsp;nbsp;nbsp;30nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;t *
Lambrica , ThefpU nbsp;nbsp;nbsp;t.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;*
Lampfaco , Lampfacm nbsp;nbsp;nbsp;ixl5 f-nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;|
Laodicée, Éski-hiflar nbsp;nbsp;nbsp;204 f'nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;*
Laurium nbsp;nbsp;nbsp;155'^'nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;j
Lepanthe , Epaflos, Naupaltus 15 amp; zoj f- , Liacoura , T.ycoreanbsp;nbsp;nbsp;nbsp;35 f- ,
Liefina, Phares nbsp;nbsp;nbsp;lt;5},nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;f' ^
Livourne
Lipfocoutalia, nbsp;nbsp;nbsp;15*^'^'}
Livadia , Lehadia nbsp;nbsp;nbsp;47nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;i
Loupadi, Lopadium nbsp;nbsp;nbsp;169^'nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^
Lycée nbsp;nbsp;nbsp;oónbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fquot; .
119 nbsp;nbsp;nbsp;,
173
iSóT' ^
34 j
205 f- j 80 -j
Wagnefa, Magnefa ad Sipylum Mandragoia, Mandropolisnbsp;Marathon
Marcopoulo proche lEuripe Marini, Villa Martinbsp;Marfcille, Majfdianbsp;Marjias ou Lycus, rivierenbsp;Sainte Maure, Leucada, Ltmatnbsp;Mauroneri, Milatnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ao4
-ocr page 285-X. TA
, OU Penttli
^3gaIo Mould
tVJOUlO
V^elanb, Mylaü
70 t. z 5Z t. znbsp;2.14 t. I
^-dTalongi nbsp;nbsp;nbsp;4 f. 1
7etelin , ieiioj nbsp;nbsp;nbsp;I16 t. i
^tropolis nbsp;nbsp;nbsp;1881.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;I
^indre, AfiWre nbsp;nbsp;nbsp;192196nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;t.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;i
j^ifitra nbsp;nbsp;nbsp;IC4nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;r.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1
t
5 f- ï 131 t. znbsp;118 t. znbsp;117 t. Xnbsp;188 t. znbsp;203 t. znbsp;163 t. Xnbsp;170 t. znbsp;s t. Xnbsp;186 t. z
1631. I
56 t. z 219 t. z
211 t. I
34 nbsp;nbsp;nbsp;f- Inbsp;104 t. Z
99 t. X
35 nbsp;nbsp;nbsp;f- Inbsp;5 r.z
26 t. z 71 t. z
2C3 t. X
207 t. I 186 t. Xnbsp;S f- z
134 f- 2
21 t. I 163 r. Inbsp;Pola,
j^ontagnes de nbsp;nbsp;nbsp;la chimere, 'AcroceramiiTinbsp;nbsp;nbsp;nbsp;f.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;I
^ontagnia, Nuofolis de Bithynie 164 t. JjOlltclimar,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;A-marii
j^*xia, Saxos jJ^grepont, Euhoeanbsp;^®ochori, ThefptAnbsp;Jpornedie, Ifchmit
^quot;¦Sllge, Araufio /'M, Ropo
]p'ï, Parnethes p^Oiie; Pat aviumnbsp;Pj^tcha , Miletusnbsp;p ptïuola, Albalonganbsp;p ^ochori, Laccdtmontnbsp;pf's. Parosnbsp;pJalTc
gt;N'gt;ra
Hymette, Lanabrovouni ^«fée, to fe^gio
p7*agioi, Oeanthea
, Pentelicus
-V'''' nbsp;nbsp;nbsp;____________
Pergamo
.'¦Us nbsp;nbsp;nbsp;¦
1ir, ¦ fiviere
PL.f^lploe, Allafcheir Foia
{jfp®» port Lyon.
:
J i ecueil
-ocr page 286-Pola , Rifp. Polenjis
La Pollona, riviere d'Apollonie
Poros , Calaurea
Port Phalere, Tripirghi
Port Mtmychia
Porto Panormo, Panormus
Pofchiavo
Preventza, Nkopolis Proufa, Pn*fanbsp;Pfara
Phamnus, Evrreocaflro
V.hus, Pateochorio
Rodefto
Rome
Rouvigne
Salon
Salona, Amphijpt Salona, SaUnanbsp;Sapience, sphagianbsp;Sardes, Sardonbsp;Safeno, Safonbsp;Scyra, Scyros
Sebenico, Sebenicum
Segegi, Teos
Selymbria
Serifos
Sichena, Sdoefa Sicne, Senanbsp;Sifanto
Sizalifcha, Plijlut
Smyrne
Spahides
Spalatro, Villa-DiocUtiam
Stamati
S. Stefaao
Stiri
2l
99 1 40(nbsp;ï8o
201
183, (
ï3' \ j 41 '¦
B X E.
Sli
:gt;va.
. -K
471.
S .quot;t Cyrphis j ^'Vali, Strophades . ,
^'¦arnino, Sycaminum nbsp;nbsp;nbsp;;
j,®janta, Atalanta nbsp;nbsp;nbsp;r,
^liiple de Minerve
~ De Jupiter Olympien
--De Thefée
--D'Augufte
De Pandrofe
Oquot;--De Serapis
ijeatre de Bacchus ^Ijcrmia
jhiaki, Dulkhium lt;yatira, Hak-liiflarnbsp;4?iva, Thtbanbsp;, Tenotnbsp;^iVoli, Tibur
yvoli vecchio, Villa Hadriani
i'^Poglia, Cop*
ioülon
{ourbalé
j.^*ou, Jra^urtum
ptorythus j.J'tcochorinbsp;¦y Itulatnnbsp;Vj, Cloinmunenbsp;1 ^rice, VaUntianbsp;V-rY^^one, Aukanbsp;V.'l'ca, Sicyennbsp;Y nife ^
Vi''°oe ¦y'|la
dAttique
¦
*41 t. a,
'¦ nbsp;nbsp;nbsp;93 t. I
ifcö r. z zsa t. znbsp;I30t. t
79 t. 1 ïo81. znbsp;icp t. znbsp;lo6 t. z
93 f- ^ 109 t. znbsp;93 f- inbsp;99 r- rnbsp;78 r. I
174 t- I
51 t. z iamp;o t, Inbsp;, z8 t. I
3z t. X
51 t. z
10 t. I 188 t. I
55 nbsp;nbsp;nbsp;t. Inbsp;117 t. Inbsp;183 t. znbsp;ZOl t, z
33 t- I zzi r. z
Z t. I 69 t. Xnbsp;1.79 t. z
I amp; II7 t. Z
zzo t. z
56 nbsp;nbsp;nbsp;t. znbsp;144 amp;c. t. z
35 1.1 56 t. z
yourla
- ï.5
. â 'â .Vv'-V^ nbsp;nbsp;nbsp;â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â¢
â â -â
â¢1 Nsji';;
* nbsp;nbsp;nbsp;de la Citadellle
' X cimonmm, muraille Meridionale de Citadelle.
3 Temple de Minerve.
'i Tour quon pretend êtrc de lArfenal dc Lycurgue
J Hglife Panagia Spiliotiffa, dans un antre du Rodier qu'on pretend être celui denbsp;r Creufe.
Veritable endroit oü eft la grote de Creufe i la muraille lgt;elaf%icon.nbsp;l Panari tou Dimotthenis.
® Mazures du Temple de Venus Urania. Convent de Caloyeres.
Catholicon , Eglife Cathedrale de» j Crecs.
Colonne dAgios Joannis.
Temple de Jupiter Olynipien.' j3 Mol'quée du Bazar,nbsp;j*! Ruë du Bazar.
¦,} Temple de Serapis. nbsp;nbsp;nbsp;\
® Temple d'Augufte, oü il ne refte quunc j facade.
Mazures du Prytanée. j Areopage.
i' Maifon, Eglife amp; puits de S. Denis.'
^ Temple de Theféc,
Lyon de tnarbre.
24 Keramaia, Ceramiqu0 ou Academie', ,
2y CoHine du Mafée. nbsp;nbsp;nbsp;.
2lt;S Cimetiere des Turcs.
27 nbsp;nbsp;nbsp;Murailk oui-joint le Theatre avec la C*'nbsp;delle. ¦
28 nbsp;nbsp;nbsp;Theatre de Bacchus,
29 nbsp;nbsp;nbsp;Portique dEumeniciis.
30 nbsp;nbsp;nbsp;Portail de la Vilk neuve dHadrien.
3 I Reftè des 120. colonnes dHadrien.
32 nbsp;nbsp;nbsp;Agios Georgios fous les colonnes.
33 nbsp;nbsp;nbsp;Efplanade.
34 nbsp;nbsp;nbsp;Fontaine Callirhei.
37 Temple de Ceres.
36 nbsp;nbsp;nbsp;Agra, OÜ eft k Temple de Diana Agretif*'
37 nbsp;nbsp;nbsp;Stadium Panathenaicum.
38 nbsp;nbsp;nbsp;Pont fur rililfus.
39 nbsp;nbsp;nbsp;Fonderaens du Temple des Mufesnbsp;des.
40 nbsp;nbsp;nbsp;Monaftre dAfomatos.
41 nbsp;nbsp;nbsp;Mont Anchefmus.
42 nbsp;nbsp;nbsp;Refte dAqueduc.
43 nbsp;nbsp;nbsp;Eglife, Sotira Lycodimou,
44 nbsp;nbsp;nbsp;Eglife, Agios Georgios. 'nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;¦
4y Eglife, Agios Theodoros.
46 nbsp;nbsp;nbsp;Egl. Agioi Apoftoli,
47 nbsp;nbsp;nbsp;Egl. Agios Joannis.
48 nbsp;nbsp;nbsp;Egl. Chryfofpiliotifla.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,
49 nbsp;nbsp;nbsp;Enceinte de Iancienne Vilk propreoquot;''nbsp;dite, appellee Afty.
50 nbsp;nbsp;nbsp;Grotte cizekc dans k roc, oü font 'nbsp;ques monumenj.
-ocr page 293-INSCRIPTIONS
i Qiii fonc citées j ou qui ap-I nbsp;nbsp;nbsp;partiennenf.
AU to ME 11.
Vo^aic i Italië de Dalmatte ^ de Grece ^ du Levant.
-ocr page 294- -ocr page 295-Infcripthns ylntiqües. nbsp;nbsp;nbsp;l6i
au Convent Hierocomium^ ci-- tée pag. 15.
plAVRELIO DEC... VETER.
**^0. XI. OMMIB. ORNAMENT. ¦..PROCVR...
¦-..ET DAT D. D.
-.ORATO
quot;-..HONORATO
^ AVRELIO C. F. FRISCO nbsp;nbsp;nbsp;VIR^
Cefi-h-dire.
] A Caius Aurelius Decurion amp; Veteran de 3 Eegion onziéme, honoré de tons les orne-S'ös, amp;c... amp; a Caius Aurelius Prifcus lilsdenbsp;'¦^Us Sextumvir.
I. o. M. RES TITVTORInbsp;AVRVNTIVSnbsp;NOVATVS
Uö
-ocr page 296-aöi nbsp;nbsp;nbsp;Injcriptions
Un certain Auruntius Novatus avoit
ce petit Autel a Jupiter, tres-bon, tres-gr^*^^
comme il Ie croyoit,
amp; qui lui avoit h fanté.
étoit autrefois Ia Viïïe d'Jmphip^ citée d la pag. ly.
DEaM. SECYNDINYS Y. C-'PROCONS. CYRAT. ET DE' FENS. AMFISSENSIYM SALY'nbsp;TEM YT MEMINl NON REPYR'nbsp;GARI MODO AQYAEDYCTYMnbsp;YERVM ETIAMINDYCI AQYAMnbsp;IYSSERAM CONFESTIM IGITYRnbsp;IN YETERES CIS.TERNAS AQYAnbsp;YT SEMPER CYCYRRERAT ir^'nbsp;DYCATYR GRATIAS AGENTFJnbsp;BEATITYDINI TEMPORIS ETnbsp;MODERATION! MEEHE SPERiOnbsp;QYOD FYNDYS QYI AQYAA'Inbsp;PYBLICAM OCCYPAYIT PYBLI'nbsp;CYS NON FIT SANE SI SIMILlSnbsp;INTERCEPTIO ITERYM FIERInbsp;POSSIT IN CISTERNIS IPSIS LA^nbsp;PIDEO TITYLO POSITO YND^;nbsp;AQYA YENIAT ADSCRIBITEnbsp;NYLLA INYADENDIPYBLICYMnbsp;RELINQYATYR OCCASIO M,nbsp;4 MORES ERIITS PER - FEGTA
-ocr page 297-Mameant omnia ante Dl Em decimym kalendarymnbsp;[ANYARIARYM yos ad OFFI-ClYM nyntiare DEBERE OP-Eo BENE YALEATIS.
NJXX latiC nbsp;nbsp;nbsp;will L V i 11V ti V witiiwi 1
;''sles anciennes Cifternes, comme elle avoir
j) Egt;ecimius Secundinvis perfonne tres-illuftre, j.°conful, Curateur amp; Protefteur de ceuxnbsp;Salat. Métant fouvenu que javoitnbsp;I'a'^'niande, que non leulement on nettoyatnbsp;fA^^educ, mais quon y fit auffi paffer 1eau.nbsp;fade done promtement entrer Ieau
C^'oütumé d'y pafler; Rendans grace au bon-du temps Sc a ma moderation. I'clperc le fonds qui a detourné Ieau publique nenbsp;^^iendra pas public. Au refte de peur quilnbsp;.Strive encore une femblable interception ,nbsp;ij ^^tev. line infeription gravee^ fur la p'erre,nbsp;les cifternes mêmes doii vient 1'eau ,nbsp;de ne laifTer aucun pretexte de sappro-le bien public, amp; vous vous fouviendreznbsp;jq® tout foil en état amp; parfait le diziémenbsp;avantles Calendes de Janvier, pour pou-tendre raifon du devoir dont vous vousnbsp;til^^ acquité. Je fouhaiie que vous vous por-^bien.
E ronds que nous navons pas pu cxpii-dans rimprefTion qui manque de ce cha-défaut dOrtografe amp; ces deux let-* V. c. vir clarifmHs, me font juger que
cc
ce Dedmius Secundinus vivoit environ Ie quiéme fiede , amp; quil étoit Chiêtien,nbsp;iayant aucune marque de Paganifme: ennbsp;on trouve dans les Fades du Capitolenbsp;tius Conful dOrient en même temps quenbsp;lix l'étoit dOccident fous l'Empereur Anaijnbsp;fe, lannée de N. S. jii. auffi les Proconf^^**-devenoient ordinairement Confuls, amp; celugt;' ¦nbsp;étoit apparemment Proconful d'Achaie, 1^,nbsp;faifoit fa relidence a Cotintlie, comme les 9nbsp;tres.
....AAEAlt;Igt;0 ...AN HATPONA
.......ErAiiPiil
..TAPXElï BOIfiTOIS TANAFPAS AÏTOISnbsp;EFFONOIS nPOEEnbsp;..nPOMANTEIANnbsp;EAEIAAASTAIANnbsp;nPOEAPIAN nPOAIKInbsp;AN EniTIMAN KAQAnEPnbsp;..AEAd)OIZ APXONTOZnbsp;©OINiaNOZ BOÏAEÏnbsp;..N. rriN.. srrnoAOPornbsp;...PAKAEI.. AAAMOT...
DË^'
-ocr page 299-Antilt;iues. nbsp;nbsp;nbsp;4(5,f
Au Momjiere
XPHSTOS: nPüTor eEssA-AOS AAPEISAIOSnbsp;HE AAS rinTHEnbsp;ETUN IH
EPns
XPHETE XAIPE
fils de Primus Thejfalim de Zarijfa ^fsiole dgé de i8. ans. Adieu, Heros Chreftus.
vent dire auffi bon, amp; s'employe quot;J^ent dans ce fens aux Epitaphes anciennes,nbsp;kromme il y avoit neuf ou dix Villes quinbsp;(jj.^oient Ie nom de Larijfa, Celle dont é-1{ ^ natif cc jeune hommc eft diftinguée parnbsp;^ *jgt;ot Pelafgiotes. Cétoit la même quon nora-,nbsp;Larifla Cremafte ou 1elafgia. Stephanui
('j ^*trc Xei^tTtreo , nbsp;nbsp;nbsp;r,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, WTTö nvétt
Au Convent de S. Luc, p. 4(5.
Tor ÏAATOS ElEArarHN.
SEBAET0IS KAI TH UOAEI THN /HISSJN KAI TA nPOS TOÏS BAOMOrSnbsp;TO EnOIKION EENOKPATHS KAI Eï-Ïj^IAA2 ANE0HKAN EK TQN lAIQN KAI
-ocr page 300-C'eji-a-dire.
J |J
A riionncur dés Dieux Auguftcs 5i « Ville, Xenocrates amp; Euraaridas , ont uinbsp;confacré unc fontainc a leurs fraix, 8c ^ jnbsp;a été neceitaire pour les degrez, Ienbsp;Yoifm, 8c la conduite de Icau.
HPA BASIAIAI KAI TH nOAEI AEBAnbsp;AEfiN MENANAFOS Xl'H-ElMOr lEPHTEïSAS IIEN-TAETHPIAA EK T12Nnbsp;lAIÜN ANEOHKEN lEPH-TEÏOÏSHS THS TTNAI-KOS AÏTOr HAPHSIAEnbsp;THE ONASIMBPnXOr.
Ceflh-dire.
A Khonpeur de la Reine Junon amp; de Ville de Lebadia, Menandre fiis de Chreli'^jjjnbsp;sétant acquité de loffice Sacerdotal pen^^;nbsp;cinq ans, dedie ceci a fes frais 8c dép^* (nbsp;fa femme Parifia fille dOnafimbrotus exef?^ nbsp;¦Ie Sacetdoce.
-ocr page 301-4(,,0niNn APXONTOS BOIQTOIS AEBA-^
^£012....
AnErPAtANTO
' j/^ahantes innAsiN nAMBOiQTiA in*
, 'APxoNTOS
^^Sinnos AïKPATEin ei AArxioNTan ..^SIETONOS
fASoNin EHITIMOS AÏKPATEia ,
^i^iY ¦'' nbsp;nbsp;nbsp;i'
KAAIESKON ANAISeHTON ©EMBON
AEE tO AIKAION EBH HN AOENO-ÏMON
vlTAAIKHZ AAAH2 DAIS IMEPOS ïii
men tenethpes ehei tepas
OANOrEI
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-ocr page 302-zdS nbsp;nbsp;nbsp;Infcriptiomnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;jj
orK hmhn EMnposeE noATN EI TE rENH0HNnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;-nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^ i-
EIS OAirnN ETÉnS EN Anè^^IOS
OTK ANEAPASTON EXÏIN lAION HS AEAAXHN TIS
MOIPHS TATTHN EKTEAESEI nbsp;nbsp;nbsp;KAInbsp;nbsp;nbsp;nbsp;TAFnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;®
TATT EnETPA-PE HATHP Ó SflSIMOS NEK EMEIO
AIMNHSTON EXI2N irrXHS nO0ON A©'^ NATOIO
Du Loir lavoit citée dans fon mais il la commencée par un motnbsp;riHNOS, au licu de skhnos , quenbsp;cXplique irSfict, corpus: amp; il a aüffi mis jjnbsp;qucs mots pour dautres. En voici a peunbsp;fens, dont la Profcnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;diminuënbsp;nbsp;nbsp;nbsp;la beauté.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,ps
Mes Pere amp; Mere honoroient mon ^ de Icurs pleurs, autour de eet infenllbicnbsp;beau, comme on a accoütumé de fair® i^snbsp;défunts, mais mon ame sen eft allee ^nbsp;juftes. Mon nom étoit Nedyraus, fi'^^gurS'nbsp;daé ritalique, regretté a la verité de pli'!(oiS/'nbsp;II n'y avoir pas beaucoup de temps que jnbsp;étant né pour vivre peu dannées par lanbsp;té du fiecle inconftant. Mais il faut q^®^ jesnbsp;cun obeïffé au fort qui Tattend, amp;
Rois nen font pas exernts. Mon Pere j y a écrit ceci pour moi, foflpirant toAl^**nbsp;prés mon ame immortelle.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;jg g'
II eft affés difficile de cohnoitre fi pitaphe eft Chrêtienne ou Payenne, fairsnbsp;point de marque expreffe qui les pjni'nbsp;counoitre: fi ce neft quil femble q®® 5 ]Cnbsp;mortalité de lame qui eft marqués ^nbsp;dernier Vers, appartieat propremem
-ocr page 303-Antiques'. i,lt;^Sgt; ^hrêtien: mais aulE le mot de mOIphs qmnbsp;p'lifie la Parque ou le deftin , eft une expref-^^Payenne. Ainfl jenlaifle le jugement aux
A A T H E N E S,
A EIS AQHUAI QHSEQS H HPIN HO
AIS.
A EIS AAPiANor KOÏXI 0HSEas no*
,*^AI
SEnriMIOS MAPKEAAINOS «DAAM.
Ton iaiqn tops nrAQNAS th no-
AEi.
j^?lavius Septiraius Marcellinus Prêtre des ïühV* ^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;prcfident aux jeux
gt; a fait batir a fes dépens, les pones de
tjja nbsp;nbsp;nbsp;Infcriptions
h Ville: ceft-i-dire .pqutrêtre feulement ds CitaJelle . a qui on donnoit quelquefo'Snbsp;Dom de VilIe. Les Hiftoriens nous apprc'nbsp;les grandes depenfes quon avoit fait poi**nbsp;Propylées ou veftibules de la Citadelle,nbsp;toient aux environs de cctte porte, oü eftl*nbsp;fcriptioii fufdite.
Dans la Galerie du temple de nerve il y a^cette colonne.^ citésnbsp;alapag.^^,
ArA0HI TYXHI
H ES ArEIOnAFOT EOYAH A. EFNAT. , TOPA AOAAIANON ANTI THS HPOSnbsp;TOYS EïNOIAS THS AE KH AEMOI**^nbsp;TtiN AÖHNCSN TON PHTOPA.
C'efi-h-dire.
eC
A la bonne Fortune, Ie Senat de lAreoJ^f hnnort it cette marque il'eflime Luciusnbsp;Vidor Lollianus Orateur des Athenieiis» jlnbsp;confidcration des foins 5c des bons offices lt;1nbsp;leur a rendus.
On .s'efl fervi de la mime Colonne ' graver I'lnfcription fuivante,
ArA©Hl TÏXHI
TON AAMnpOTATON AN0rnATON EAAAAOS FOÏlt;Igt;ION OHSTON KAI APE^V H
TEITHN H ES APEOYHArOY BOYAH q BOT AH TflN TPIAKOSlwN K.AI O AHM® g,nbsp;T7vKT,^iiv enEKA KAI
nOAIN ANESTl^j,^,
A0HNAI«N EYNOIAS SIAS TNS nEPi THN
^^ONoia «DAABlOr nOM. AAAOYXOï TOT
'^2:hmOTATOY KAI AnOKOMITaN
la bonne Fortune,-le Senat de VAreopa-(l avec celui des trois cent amp; le peuple dA-j) , a hmori de cette fiatué Rufius Feftus J^'^onful tres-illuftrc de la Grcce amp;: Areopagi-, gt; en reconnoiflaace dcs bons fentimens quilnbsp;f pour la Ville amp; des bien-faits dont il Ianbsp;f^.'''blée,/4 fijitui a7ant etc ékvée pariesnbsp;'as de Flavius Pom. Porte-flambeau tres-ve-Able de Ceres Se Proferpinc, amp; I'un desnbsp;P aites. Celt ce que les Latins difoient exnbsp;^^itibus. Voyez fur ce mot de Camos Icnbsp;°IFgt;inum Grtco-Barbarum Meur/ii,
J, CALPVRNIO EVTYCHO ^ILETVS PBL. XX. LIB. VICVS FECIT
V
^.^AAnYFNIO. lt;Igt;IMHrOS ((^0£THS EAEY0EPEYS IKO-
EnOIHEEN rNHSlO STPATIOTHI
Vj^l'etus afFranchi amp; Receveur du droit de ((.'quot;''Ifne avoit dreflé octte petite colonne afonnbsp;Quintus Caipurnius Emychus.
celle d!yirtemidort au même Theatre ^ ** i IArt. xxtv. des fdtfles d'Aitiq^iu.
Proiht
-ocr page 306-1 KAB»
i
AN A POKIKOï
I
«peneatis
Cleon fils dAndronicus, natif de Fenc®*j Ville d'Arcadie, avoit cette petite colo^nbsp;fur fon tombeau.
AïSIKPATHS AïSieElAOÏ kikïnnetS ^ XOPHTEI
AKAMANTIS HAIAfiN ENIKA©EnN AïSIAAHS A©HNAIOS EAXAASKE EïA
TOS HrXE
Lyficrates fils de Lyfithides de prefidé aux jeux. La jeuneffe de la tribu A |j{nbsp;mantide a remporté Ie prix, Theon anbsp;de la Mufique. Lyfiades Athenien a fait 1^®nbsp;cits, Evenaetus étant pour lors Arclion.
II y a plufieurs fcmblables lnfcriptio,*jj,nS jeux OU Comedies quon a joüé auiref^i* oönbsp;Athcncs, amp; qui ^ trouvent fur des
-ocr page 307-l'^fes pierres quoa avoit employées a quel-y batimens, quon élevoit pour honorer les liqueurs, 8c retenir la memoire de ces fo-'ODitez. Jen cite dautres a lArt. xxxv. desnbsp;j'*Ples dAttique, amp;c endautresendroits, Onnbsp;^'^onnoit Ie temps de celle-ci par Ie hom d'E nbsp;^nctus qui fut Archon dAthenes la 'fecondenbsp;de la cxi. Olympiade, qui répond knbsp;de la fondation de- Rome 418. ¦amp; a 1an*nbsp;Iwnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;venuë de N. S. Ainfi cette
Petr facilemcnt qn'il y aura beaucoup ifc mnnes qui ne mauront point dobligatiohnbsp;l, '°ir encheri Ie prix de ce livreenraugmeri-dun Tome dInfcriptions; mais je menbsp;ouj que du moins les veritables curieux , amp;nbsp;fp' °nt Ie goüt des bonnes chofes ne raepnbsp;t^j^^unt pas mauvais gré, Sc ceft Ie principalnbsp; dun Ecrivam, de plaire a ceux qui foptnbsp;M 4nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;cap|.
j^icription amp; ce Fanari ou Lanterne.de. De» 'Öüliène font fort anciens , car je he doutènbsp;pint que rinfcription amp;¦ la dite'Touf ou pe-3 Temple naycnt été faits en même temps;nbsp;y ^laj-ailbn que^ay toudiée_quon les. .gu»nbsp;ordinairement dans des monumens dedu-q ® Sc non pas fur des pierres mobiles; outrenbsp;Ie bas relief a tout-a fait du rapport a desnbsp;y Sc reprefentations de jeux ou Comedies,nbsp;jpnitie nous en avons déja parlé a lapag. ico.nbsp;P peut être auffi que Qemoftkene avoit fa mai»nbsp;tpda proche, 6c quainfi fon mom lui en foicnbsp;.¦nd, 8{ ce qui de plus efl reraarquable, ccftnbsp;t.® Demollhcne vivoit dans Ie.temps que futnbsp;(j .® cette Infcription , car il mourut fannéenbsp;tj'ndme de lacxiv. Olympiade, qui ncftjuf-i'j ^nt que quatorze ans aprés, qui fut .auSinbsp;/néc que mourut Ariflote a Chalcis ,I con^-Y Cgt;iogenc Laërce Ie témoigne de lnn 6cc^nbsp;ntre dans la vie de ce dernier.
eapabics dejuger deleurs ouvrages, - ¦ fUctuJJ» viris. Sils ont du refpeét pournbsp;«juité, ils feront bien aifes que je leur aye J?'nbsp;part des Infcriptions aufïï antiques que cel* 'nbsp;ci; qui eft plus ancienne qu.aucune qui ft»*- jnbsp;Rome, fans en excepter celle de Duillius gt; H,.nbsp;ueft quenviron de lannée 493. de lanbsp;tion de Rome , ni celle de Lucius Barbatu*'nbsp;de lannée 459. ou 60»
£ o £
KNO AAPIANOr OI TO EAAIOI^ FEOrrOÏNTEZ TO TPITON KATA 4gt;E'nbsp;PETilSAN H TO OTAOON OI innAf'nbsp;xor xaPiA TA Tno tot oizko^'nbsp;nPAOENTA KEKTHMENOI MONAnbsp;EKEINA TO AIKAION TOTTO EXE^nbsp;KATA4)EPETOSAN AE AM A TO AP'nbsp;tAETAI,..-MEPOS nPOS AOFONTEÏ'
....... MENOY TOIS EAEÓ.... IlP*^'
NOOT ZIN TH_____ AnOFPAtgt;E2 ©AI-'
ZTNKOMIAHS HP....... TON KHPr^quot;^
KAI TO. ..NONTES THOFPA . TSi M®' TA OPKOr. KAI nOSON zyneE*^'nbsp;MISEN TO HAN KAI OTl AIAAO'*'nbsp;AOT TOT AE H AH EAETOEPOY TOPnbsp;AE nsiAHSH TON KAPHON Onbsp;nOTHZ TOY XSmOY H O rEilPFOS ^nbsp;O KAPnïiNHS AHOFPA'PEZTn AEnbsp;TOYS AYTOYS KAI O EH EHAFOP^jnbsp;niHPASKON nOSON ninPASKENnbsp;TINl KAI nOY -OPM., ONON AHOFPA'nbsp;¦ OHS Xiiris.c. IIEEAFOFH KAN
-ocr page 309-AEN H KA. ... TH nOAEI STEPESTU ' fOrnPA... O AE EïAElSAnOrPAlt;lgt;ASnbsp;Ano... H TAS nEPI THE ZENKOMl-
Ahs.. the EHArnrHS h rnEPXQ-
ElOï.....PA «DlSKOr EnPIATO MH
'nnApx,,.. orAooN katenefeon ..
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.... IPEEAM....
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.... attoE rt....
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.... eteimhs. ...
Misr KATEXETO El MH Hfl AEAOl-E.EN H AAMBANETO TO AE HMISÏ E2to AHMOEION FPAOEX en AE KAlnbsp;0 EMHOPOS OTI EEATEI KAI nOSONnbsp;nAPEKASTOY EAN AE MH AHOAPA-¦eamenoe TOPA ©H EKHAEUN ETE-PEl©n EAN AE EKHAErEAS 4gt;©ASHnbsp;Kai MHNY0H FPAOEE ©O KAI THnbsp;riATPIAI AY TOY YHO TOY AHMOYtnbsp;EAn AE TON EK TOY HAOIOY TISnbsp;MHNYXH EHANAFKES O XTPATHFOSnbsp;I'H EEHS HMEPA BOYAHN A0POI2A-TQ EI a YHEPTOYX HENTHKONTAnbsp;'^Mlt;tnPEIS EIH to MHNYMENöN ek-K^AHSIAN KAI AlAOX©n;TOEAEKEAN-TI TO HMirr EAN AE EKKAHSETAInbsp;Tie H EME H ton AN©YnATONnbsp;XEipotONEI to XYNAIKOY2 O AH-INA AE AHAPAITHTA H TAnbsp;*^ATA TilN KAKOYPFOYNTilN. ..nbsp;TEImHX ex TO AHMOEION KATA 3gt;E-*E2©n TO EAAION H TIE AN EN THnbsp;^liPA EI AE nOTE ETCgt;OPIAS EAAIOYnbsp;TEnomENHS HAEONEIH TO EK TONnbsp;TPITQN KAI OFAOfiN KATAitEPQME-^ON TIS EI2 OAON ENIAYTON AH-M Snbsp;nbsp;nbsp;nbsp;MO-
-ocr page 310-MOSIAS XPEIAS EEEÏTn TOIS MHAE nOAOTSIN TO EAAION H HANHME'nbsp;POS AETTEPAN AnorPAOHN HOlH'nbsp;SAMENOIS KAI 4HMOSION TOTE O'nbsp;lt;Igt;EIA0MEN0N nOSION ESTIN . . nbsp;O nOl.. EAEI2NAI H TO APTYPOTAnbsp;MIAOr BOYAONTAI HAP AïTflN AA'nbsp;BEIN.
cn peut tirer.
^Ceft dommage que cette Infcription foit ** gatée amp; fi efFacée en quelques endroitsnbsp;np la puiffe point avoir parfaite. Voicicequ *^**
Lc titre kn0 aafianoy fe doit Eknbsp;nbsp;nbsp;nbsp;A'^gncya, ex Corifihxtiene
m. Suivant Ie decret ou lordonnance de pereur Hadrien.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;..
wu aa ilUiVlWlilC nbsp;nbsp;nbsp;'Y^i^
qui poffedent les champs dHippar^^^jj e Fife a vendus f car ce font les fculs 4
ceux
que Ie____________^
joüiflent dc ce droit) lapporteront tout lernble.
Ceux qui font recolte dhuile, en appo^:; ront la troifiéme ou la huitiéme partie :nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;
cl
La pUrre ejl enfmCt rompuè SCurt loU. qui rend huit lignes imparfaiies, Veid
A vee ferment amp; combien il en a tant par fon ferviteur que par fonnbsp;Que 11 on vend la recolte, il faut quc pa'nbsp;tre du fonds, ou celui qui Ie cultive, o
,, nbsp;nbsp;nbsp;Antiques. ,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;i77
du fruit, amp;c. .......... Et qiie Ic
''tchand fade écrire ce quil emporte amp; cé '*il a pris de chaciin. Que s'il eft convaincii
C V»'---- nbsp;nbsp;nbsp;t. «?nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1 Ïnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;--- J»----t _
Vé
navoir pas fait fa declaration ou davoirle-, 1anchre, on lui confifquera ce quil aura ] ®*tgé: mais sil eft decouvert faifant déja voi-amp; que la chofe foit averée, le peuple ennbsp;'^¦ta a fa patric amp; a moi. Pour ce qui eftnbsp; fefte des procés qaii pourroient furvenir ennbsp;tencontres, jordonne quc le Senatenjugenbsp;jC^1: amp; le cas avenant que quelquun du vaif-^^Ule juge neceffaire, le Gouverneur de lanbsp;fera aflembler le Senat le jourfuivant, amp;nbsp;qui aura été juge pafte cinquante mefu-*nbsp;j)®gt; amp; quon en veuille appeller d mol^u aunbsp;^oconful, le peuple élira des Syndics , lafinnbsp;tout fe fafle en drdre cdntrelesdeliilquaiift.nbsp;*y^ difficile d' en comprendre d'avahtage.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;
Pag. III.
Sur dc petites colonnes^
nAPMENIAHS EIMUKIAHS
^^^rmtniies étoit un incien Philofophe n'afif 1 difciple de Xenofanes amp; dAna'ximan-qui laifTa aprés lui deux autresfucceffeursnbsp;ifciples, Empedocles 8c Xenon E'eate^. ,11nbsp;fj ¦flbit environ- la feptante-ncuviéme Olyiii-Pour ce qui eft Simonides, Suidasennbsp;Iq'.''tention deplufipurs qui ont portécenom.nbsp;Cuj e'eft fans doute' du plus aiicieo quil fautnbsp;«Udre cetie InfcriptiOn, cai il étoit du mê-M 6nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;me
me teogt;ps que Parmenides, puisquil cn la feptante-huiüénie Olympiade , coi»®'*nbsp;remarque Syidas.
. STPATONIKH AnOAAOASiPOÏnbsp;SIKI22A
- Strait «nice Silt (T Apollodorus Sikijfa. Ce ïiier mot eft celui de fon pays qui ne meftP^nbsp;bien eonnu, ft ce neft de Ilfle de Sicinusgt;.?|nbsp;¦ dc la Villc de Sicyon, ou de celle de S'*'nbsp;proche de Conftantinople.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,j|
^ . L.Iufcriptioiv de M:Ufée que jai cilde * ,pag. 119. fe trouve dans 1Anthologie Gréq^nbsp;amp; celle d'Herodes Attieus amp; de fanbsp;Regilla citée a la pag. 113. eft un peunbsp;grande-poar avoir place jci^, S? eft iropf*'®nbsp;a Rome dans une fueille volante.
MAPKOS TYAAIOS..... nbsp;nbsp;nbsp;^O'
vAHAmets the BieïNiAS Ae.maJO^Io^ PIN0IÖ2^ SAiTPNAIOS MONOS KAlnbsp;¦ TflN AtTAinNOS nrKTON NEIKHSAS ^0,nbsp;TA'T0 ESHS nANEAAHNIA OArMfUAnbsp;MIA AAPIANEIA PilMH....,
OATM AIS NEMEl 'rilA ¦nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;A
A©HK, AIS.
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^Mïp nbsp;nbsp;nbsp;*.
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*2ias
Elt;I)E, ,
^ -IKA AE ÖEMATIKOïr KAI TAAAlT-i'OïS ArONAS TPIAKONTA nENTE ETE. .. ETON TPIAKONTA ATO MHNI2N
^^PKOS TYAAI02 EYTTXHS EDOIEI..,. A-
ION EAïlKE KAEITOP12
ÏOnc'*------------
deft-h-dire.
..Marcus Tullius...*... Citoyen dApamée 5® BitViynie,. dAthenes, de Corinthe amp;gt; denbsp;jj'^yrne, feul amp; premier Athlete de tous lesnbsp;1 ^cles, ayant vaincu les jeux fuivans. S^avoirnbsp;1 ^ Panhellcnicns; les Olyinpiens, les Iftmiens,nbsp;Hadrianiens a liorae, amp; lts autrts qut fontnbsp;dans des ronds. Les Olympiens Sc iesNe-
^®'cns deux fois-, les Athenieiis en 1honneur.., ^ les Nemeiens deux fois, eeux qui fe cele-¦^ient ^ Naples , a Smyrne'par la Comniu-3uté de lAfve, ^ Ephefe, tsf Ie rtfle qui ejlnbsp;Mei. Ayant rcmporté tous les jeux de pvix 8cnbsp;plus difficilcs jufquau nombre de 35. étantinbsp;j^ort igi dè y,, ans, irois raqis. Marcus Tub-Us Eutyches föti frere lui a élevé foh monu-'j dont la place a été donnée par Clji-
^1 faut conferer ce. maihre avec Ie iroificmc
c5
du Livrc intitule Marmora Oxonun[i4, ,
j. t. o_____i______'___A
de la même maniere a peu prés que celui-amp; oü lon y trouvera un ample Comnic^^
Je citerai les autres Infcriptions qui cette Eglife de Gorgopico, dans- la lifts nbsp;peuples dAthenes.
H BOTAH EE APEIOnAFOr KAI H TON X KAI O' AHMOS lOTAIAN BEPEK®''nbsp;KHN BASIAI2SAN MEFAAHN lOrAIOT ^nbsp;rpinnA BASiAEns errAOEPA kainbsp;AON BASIAEÏÏN ETEPrETON THS nOAE^J^^nbsp;EKFONON AIA THS HPONOIAS TOTnbsp;MEAHTOr THS HOAEnS TIB. KAAïAJ*^nbsp;eEOrENOïS HAIANlEnS.
te Senat de lAreopage, Ie Confeil deMgt;^ Ie, amp;lc peupk dAthenes, honorent de ssftnbsp;marqué de leur veneration, la grande
marque nbsp;nbsp;nbsp;_______, ... ^______
Berenice fille du Roi Julius Agrippa, Si «endante de plufieurs gtands Rois bienfaft^nbsp;de la 'Ville, par les foins du Pourvoyeur denbsp;Vilie Tiberius Claudius Theogenes du Bou'!'nbsp;Pseanée.
II ell.parlcau 15. chap, des Aéles des Af^'
-ocr page 315-.Antiques.
zHi
cctte Reine Berenice amp; Agrippa Roi ^ JUdée, devant qui S. Paul plaida ft caufe,nbsp;jjj.Sui éloit frere dc Berenice. Leur Pere étoitnbsp;(1 Agrippa, que dautres appellcnt Hero-Agrippa ou Agrippa le vieux, qui futfrap-P3r un Angc a Ceftrée comme il eft ra-au II. chap, des Adles des Apotres. Ellenbsp;fon oncle Herodes Chalcklicus frere dunbsp;Q ' Agrippa le vieux. Pour ce qui eft de cenbsp;Mille,je ne Iai point vü cité dansnbsp;' Jvres, ni danS aucune autre infeription.nbsp;f eft bien fouvent parle de celui des cinqnbsp;[i gt; qui étoit compofé de cinquante perfon-fte chaque Tribu, lorfquil ny en avoitnbsp;® dix, amp; de celui des fix cent, lorfquoiinbsp;deux Tribus nouvelles aux précedentes.nbsp;.?Ppeftoit ces Juges les Prytanes, amp; le lieunbsp;ds salTembloient, le Prytanée: peut-êtrenbsp;des cas dimportance on y joignoit lesnbsp;Tribunaux, qui faifoient ainfi le nom-ïj' de mille. Pour ce qui eft du Senat de IA-le°P3ge, ft Ton fouhaite d'apprendre a fonds,nbsp;^/'ombre de fes Juges, fes regleraens amp; fanbsp;V^iere de prononcer, on peut confulternbsp;t) 'quot;rfius, qui en a fait un traitd exprés. Ti-1, fts Claudius Theogenes, dont-il eft parlé knbsp;qdn de 1'Infcription, étoit auffi Strategos OUnbsp;f '^dverneur dAthenes, comme on Iapprendnbsp;une autre Infeription qui fe void a Athe-
dOTE KYAlOnSA gANQAIS EniKFATOS ^©tPAIS
KAJ
a8i nbsp;nbsp;nbsp;Infcviptivmnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;q,
KAI XAPITOBAE«gt;APOIS OMMASI MENUSnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^
xioNEoisi EnPEnoYSA nposonois ^ nAPEIANnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;j;.
KAl rATKEPOY STOMATOS OnAAirlO*quot; SON IEI2Anbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.
XEIAE2I nOPWEOJEI EAEOANTINEA** OAÓNTONnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ny
nANTOIHN AE APETHN nEFl KAAAEI gt; MA TI0EISAnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;tfl
HN TEKEN EÏTTTXIAHS OENAPn
EPMEPOS AE APIETOMAXOIO HATPOS MHTEPOS
MNHM AAOXil OIAIH ©HKATO
EIKOSinENTAËTHS TEYagt;EPA THAEN NI KEITAInbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^
fill'
dc vingt amp; cinq a.ns., dont ces Vers
Cell' line Epitaphe. fóit galanfe dunc ^.t
_ nbsp;nbsp;nbsp;___0_ nbsp;nbsp;nbsp;^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;___ Tf - nbsp;nbsp;nbsp;'
1efprit amp; la beauté, avec tous les termc* les peuvent mieux cxprimer: S^avoir les j,nbsp;veux blonds, lés yeux doux, Ie vifage denbsp;ge , les joücs amp; la bouche de lis , '^Viienbsp;vres de porphyre amp; les dents dyvoire.nbsp;tappelloit Cilicia Charitopis fille dEu^l'nbsp;des, qui me font aulG peu connus T''® ^nbsp;lautrc.
-ocr page 317-AÏTOKPATOPA AAPIANON 2EBASTONnbsp;OATMniONnbsp;GASIOI
AIA nPESBETTOr KAI TEXNEITOr EEN04gt;ANnbsp;TOr TOT XAPfJTOSnbsp;Em lEPEnS KA ATTlKOr.
Thafiens ont honoré IErapereur Ha-|(j ^ Augufte OJympicn (dc cette Hatue ) pat i '^ins du Deputé amp; MaUre-ouvrier Xeno-5i,''tes fils de Ciiatcs»fous la Pretrife de Clau-
Vtticus.
epithete _
'outes deux a Athencs, avec une troifie-'ty^^Ue M, IAmbalTadEur de P'rance en a en-* gt; Sc une dc Sniyrne.
Ah
frMs Thafiens font ceux de I'lfle de Thafos de la Thrace. Claudius Atrtcus eft lenbsp;avons parlc ï la pag. 114.nbsp;'Ié de fon nom entier Tiberius Claudiusnbsp;^J'-us Herodes, qui fut enfuite Conful foulnbsp;tifj'^nin. Une autre Infcripiion Tappelle Pon-Hq ViK'éfi*- Le türe d'Oljriupien que nousnbsp;dcja remarqué dans Iexplicatioin des me-''Sfe P*o-Tom, 1. étoit donn'é a I'Em-Hadrien, paree quil avoir achevé amp;nbsp;Id temple de Jupiter Olympien. Eunbsp;tij? Une autre infeription Latine qui luidon-'uême epithetc , Sc une Greque , qui
Au coin d'une Egïife de S. NicoU^ i dejfus de chez M. Ie Conjul
....
DIVI NERVAE NEP?,^
IMP. CAESAR. DIVI TRAIAN-.£^^1
THIC. FIL. DIVI NFRVAti TRAIANO H ADRIANO AVG- önbsp;POT. XVI. CoS. III. P. P. OLYMP^nbsp;....A. IVLIA AVGVSTAnbsp;..PER LÉGATVMnbsp;,..V.. IVM LYCVM
AIESTÜN
tl
A TEmpere jr Cefar fils de Trajan ^uc, petit fils de Nerva, Haddennbsp;joüifTant de la puiffance de Tribun pournbsp;ïiéme fois Conful pour la troifiéme, Pf®. ynbsp;la Patrie, Olymfte», ... Julia Augufta 1'nbsp;yant fait eriger cettc ¦ ftatuë ou moiiu®nbsp;d'honneur par... Lycus fon Lieutenant.
XAPIANON tEBASTON lOATMmONnbsp;HBOrAli KAI o AHM02nbsp;AMlt;lgt;inOAElTnN
Lc Scnat amp; Ic peuplc dAmphipolis
j^.'®pereur Hadrien Augufte Olympien.
folit ctoit une Ville dc Macedoine.
deux fragmens quil faut join* die eniemble.
ATTOKFATOPA TFAIANON AAPIANONnbsp;OAÏMniONnbsp;KAI2APA SEBASTONnbsp;ABTAHNOI
TON ATTIiN SnxHPA KAI KTISTHNnbsp;AIA nPESBETSTOTnbsp;MAPKEAAOÏ MAIOPOSnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;r
«5'Empereur Trajan Hadrien Olympien Cefar , eft honoré par ceux dAbydos qiii lenbsp;^.P'ftent comme leur Sauveur amp; leur Fon-Marcellus Major fon Lieutenant ay antnbsp;foin de lui rendre ce devoir.
AYTOKPATOPl
aapianoi OAYMnmi snTHPinbsp;KAI KTISTHI
A
-ocr page 320-A ÏEtnpertur Hadrien Olympien fon S4VVtd Jon Fondateur. Ce qui fe peut rapportcr *nbsp;Ville de Smyrne , j^ui lui donne Ienbsp;Fondateur par flaterie, ou a caufcnbsp;quelle en pouroit avoir receus comniel^^ j]nbsp;tres Villes de Grece amp; d'Afie mineure;nbsp;n'y a point dEmpereur qui ait rcceunbsp;remercimens de fes Provinces, que ccnbsp;genereux, qui eft nommé dans lesnbsp;ReJi4utor £7 locuptetator orbis terrarum :
lel»' t
Trajan fon Pere adoptif dans une Infcrip' qui eft au jardin dü Palais Pakftrine a
cit quaiine t^ropagator orbts terrarum , fletator civium. Au refté toutes ces Infcrip','^ ^nbsp;qui donnent Ie titre dOlympien a Hadfl^j^jnbsp;fervent de confirmation a ce que dit Pauia^jpnbsp;dans Ia defcription dAthenes , quechaquc'^^^nbsp;Ie avoit erigé dans Ie Temple dcJupiterOiy,^^^;nbsp;pien des ftatuës ^ eet Empereur, fous li,]'nbsp;AHadritn Olympitn: ainfi il ne faut pasnbsp;ter que ces Infcriptions ne foient les bafes^jjnbsp;ftatuës que les Thafiens, eeux de- la Cololtnbsp;Julia Augufta, amp;lcs Amphipolitains lui avoRnbsp;drefféer.
Infcriptlo» fur un marhre qui itolt a
chez, Ie neur Fenaldi, cf qui eft preftgt;ft(gt;^f.;i tnAngletene chez M. Wheler; Ou ilnbsp;mention des treize Tribus d'Athenes ,nbsp;plufièurs peubles ou Sotirgs fous chucune denbsp;bus, Voyèï a la pag.
.... nAAAHNEns ANErPA EN.... nAïT^^ Elt;Igt;HBEïSANTA2. .. SOS nAAAHNETS.
a EPExeEiAO^
.^OS o KAI EAEÏSEINIOS KH0 O KAI nAIAE2 AOJXI
¦',02
fos Ernopor ;
UlOE ENrONOT
'Hloj
«tj' tENHS ©AAAOr ,, '^HtpioS ONH2IM-
'' *12 H onïpor
3 nbsp;nbsp;nbsp;KHOnbsp;KH*
4 nbsp;nbsp;nbsp;AAMnbsp;KHOnbsp;KHlt;6
5 nbsp;nbsp;nbsp;lt;!gt;Hrnbsp;KHlt;Igt;
6 EKKH
tj; Ce mot de elt;igt;hbey2antas nous fait ; fiJ^^urer quil eft ici parlé ou de diversnbsp;'Juliets qui avoient fait qijelque faveurnbsp;[s Q^i'quablc aux jeunes gens qui étoient dansnbsp;'tfj^linafe dont Ie nom eft ici cent, oupeut-; .'iuau temps que cette Infcription avoitnbsp;if Sc fous un tel Archontc dontle nor»nbsp;flli^^toit plus , on avoit inferit la jeuneflcnbsp;pour y faire fès exerekes.
Je ne fjai point la taifon pourquoy Ia ¦ Erechtbeïde eft icy nommée la. premierenbsp;t 'ufanias parlant des Heros qui ont donné
l'oi|°u aux Tribus nommeprcmicrementHip-|i5t r gt; 8c il femble par Ia quil veuillc don-j ® .premier lieu a IHippothoontide: mais fifj'^'rois plütót que dans un gouvernementnbsp;¦(j Loc Deraocratique comme celuy dAthenes,nbsp;b^f^iibus étoient égales, 8c navoient auamcnbsp;'«Uip'^®nce Tune fur rautre,,fi ce ncft quellesnbsp;Vs ^ tour a tour, dé même que les Pry-ki j ¦ Pour ce qui eft des perfonnes qui fontnbsp;u Snécs par leur nom propre , celui denbsp;j^'te amp; celui de leur Pafrie , Ic premiernbsp;«H ^Parfait a caufe du Marbre qui eft rongénbsp;endroit. Nous expliqüerons celui denbsp;5 P?ys, qui eft Ie plus important.
^«ft ttiéiTiii/f dc CeftlCa.. Voyez, 1Aï- ^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'tifle
-ocr page 322-tide LXXVII.de nótte Lifte des tique, que nons donncrons cy-aprés.
4. nbsp;nbsp;nbsp;Aa-fiTT^tiii OU Xcifi'irlfcuf de Lampf^nbsp;J)el]ée prelcntement Lambrica. Artic. Xy*
5. nbsp;nbsp;nbsp;ftr.ysri®- de Phigous. Artide ^ W
6. nbsp;nbsp;nbsp;ek de Kidx, comme nous ifnbsp;a 1Artic. LXXV.
^ nbsp;nbsp;nbsp;AiraiAOS.
..©OKAH2 ATTIKOr ,.NEPH KOTPIANOS
nANAIONIAOS.
AOTOAEltoS AOPOAEI AAOYKIOS
tabios EAniNEiKor EAniNElKOS
AIOYSnNIÖS nPOEEN STEI ... TENES SnOFOrnbsp;....i'ESOS
I. Erf/«/il5 de Stiri. Arf. CXLVr. f a. AyUgt;,0$,, du peuplc Angeli. Ad' '
3. MuptniiTtos qui's.écrit aulli Wyrrhinus. Artic. CÏX'.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,
LXXXW^^*^**quot;* Cydathenaeuniquot; ^
5. Kv^iftoiy dc Cytherus. Art. XC.
AESiNTiAOZ.
-ocr page 323-Antiques.
i nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Znbsp;nbsp;nbsp;nbsp;RAIO
IMOPKA
iAHTOr
3 nbsp;nbsp;nbsp;AErK
4 nbsp;nbsp;nbsp;Ernr
_____ nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;EEOI
! Q E'l «(«, du quarticr dAthenes nbsp;nbsp;nbsp;appcllé
Ccramiquc. Voycz TArt,
n«,«7,5. Art. CXIX.
ijj-AttxoKf't/j, de Leuconium, plutot que tl-il'eucopyra, qtii dtoit de la Tribu Antio-«e. Art. XCIX.
i Z'uTvpiS'lli, dEupyridae; Art. LIII,
HTOAEMAIAOS.
OX HPAKAEa...... nbsp;nbsp;nbsp;U-Ar
AfiPOS APTEMn nbsp;nbsp;nbsp;4gt;Aï
NAOS PHTOPIXOr nbsp;nbsp;nbsp;Z BEP
ti,* nbsp;nbsp;nbsp;de Phlyca dont jai.parlé a la
^ nbsp;nbsp;nbsp;nientiou a I'Artic.
^vf/f****quot;^*, du Bourg dc Berenice. ArtJ
AKAMANTIAOS»
T l KElt;6 z nopi
MAS nPOSAEKTOr attikos
!,'¦ AmONOS mosxoy ÏSOAflPOS MOSX
du Bourg de Gephale. Vo* 5Art. LXXIV.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;V ,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.
AAriA.i
n»j05,lt;dc Poroj. Art. CXXXUI.
-ocr page 324-I ,
ntf
v*
0lgt;'
r. SuranJs, du Bourg deBifa- Artic. z. ^nyaievs, dn Bourg de Phigae. Art
3. nbsp;nbsp;nbsp;iï'-xS'et, d'Oa. Art. CXI.
4. nbsp;nbsp;nbsp;A'(pt^gt;ec7ei, dAfidna. Art. XXIII.
OINEIAOS.
XAPITON lt;Igt;IAHTOr.....
TAPrHTTlOS «tlAHTOY AIA. ®IAflNIAHSnbsp;STPATQN OP0ArOPOYnbsp;A0KNAIOS OiAOSTPAT
r. A'^apnif^ dAchama. A-rt. XXIV-1. nbsp;nbsp;nbsp;, de Philaidae. Art; CLXU*'
KEKPOniAOS.
«UEMCN
fSIAOTOS «gt;IAHMONOS EÏOAIANOSnbsp;A@HNAIOS STElt;I)ANOrnbsp;ZasIMOS nOAïK.THTOÏ .
I. Tpitipaai', dé Trineihii. Art. CLl'^' z. Ai^omf, diExoni. Art. Vin. ^nbsp;, d'-E^icikidae.
-ocr page 325-191
MiXinó;, de Melite. Art. CVII.
I nF.ip «EiPnbsp;2 EK Kornbsp;HEIPnbsp;nEip
4|p''''5KrATHS niSTiKor iiQ^rsios rENEe.Mornbsp;ISlAOTOrnbsp;H|E1A2 ZU2IMOÏnbsp;'^Okpatjis rENEGAIOr
I' nbsp;nbsp;nbsp;du Pilée. Art. CXXIV.
' t'x KoiAj;;, de üoüe. Art. LXXX,
AIANTIAOX.
1 nbsp;nbsp;nbsp;MAPAnbsp;AIAPAnbsp;MAPA
2 nbsp;nbsp;nbsp;1)AAHnbsp;3 'PA'I'I
i^^'^Eaenos Ak'^- ArrinnAnbsp;l;p' AïKorpros
Afi^SiN AiONïSIOr
EtaN
j' MctgK^auoi, de Marathon. Art. CIV.
¦ nbsp;nbsp;nbsp;, de Plialere. Arr. CLIX.
¦ nbsp;nbsp;nbsp;de Plaphide. Auic. CLXX.
antioxiaos.
1 nbsp;nbsp;nbsp;nAAnbsp;IIAA
2 nbsp;nbsp;nbsp;'prPN
3 nbsp;nbsp;nbsp;itea
toLEopoEINOS
4gt;7^hianos etnomoï
KAEONrMOr
E nbsp;nbsp;nbsp;. de Pallene. Art. CXX.
i j , P», de Phurn. Artic. CLXIX.
d'ltea. Artic. LXVIII,
attaaiaos.
rop-
N
-ocr page 326-roprrAï hpakaeiaot moskos kofnhaian
BAICXïAOS ËÏKAPnOÏ
I EnENrFA^gt;or.
AIAmN AOTOAEISIOr srN4gt;oros
EXOA02 sasinATPor MANiOS nEIEPiaünbsp;EPMEIASnbsp;NEIKHTHS
.. TIKOS MHTPOAOPOÏ EIIIKTHTOSnbsp;XrXIANOS nEPSEïSnbsp;AOEEPAlllS ZOXIMOrnbsp;APISTOKAElAHSnbsp;AAIOS NHPEaSnbsp;EniXAPHS ISIAOPOS
zasiMOS xprsiMor
... EAliS
OAÏMnOS ArA0HMEPOY ETXrxOS ONHSIMOrnbsp;riAMlt;I)IAOSnbsp;EOHBOS
nPAïITEAHS
AOMITIANOS MAPKEAAOÏ APEXKIIN
MHNolt;DiAos snrr xaxiMos AïrAioxnbsp;innErs eiza
nAPAMONOS
^^2IM0S ANTONElNOr JTIKOS IKEAOrnbsp;^TlnAS NEIKüNOrnbsp;.[fATOKAHS nPEIMOr
*Hnos
j^aqoijois Erlt;igt;HMOr JAOPoAEITOS EÏlt;[)HM0ïnbsp;HPAS
HAiepoS AnOAEINAPIOÏ ^^'K^HiDOPOS AIONTEIOrnbsp;) ^rpnpos KOPNHAIOX AHMITPIOSnbsp;^ÊNTIAPIOS MEAISSOS AiOlt;Igt;ANTOï
EnENEPAOOl étoit une charge dans les , dont il eft encore parlé dans 1Infcrip-de 1Art. CIV. des peoples dAttique. Lesnbsp;'^^''f'ieres lignes ont aufli deux charges. 2,nbsp;fljA^POS , celle de Portier, amp; 3. AENTIA-^ qui meft inconnuë. Hefychius expliquenbsp;, une ceinture Sa-
-ocr page 328- -ocr page 329- -ocr page 330- -ocr page 331-quot;^N appêlhit anciennement du mm de Peupks d At tique , tout es les Villes , tous les Eourgs les Villagesnbsp;de ce pays , 0 tous les quartiersnbsp;dAthenes qui cotnpofoient des Com-^Uautez, rangées jous une des treiste Tribusy ét'nbsp;K* oijoient droit dentrer dans les (barges de lanbsp;éf de fournir des Prytanes, dont on choi-%it cinquante de chaque tribu, qui cOTt!po[oie»6nbsp;des principaux tritunauXy qui Je tenoit au,nbsp;^ytave'e. II ny avoit pas moins de CLXXIV.nbsp;j ^os Peoples aux Communautex, Cornme Stra-éf Eujlatius en jont foy, Ie premier au neu-livre de fa Geographte, éf lo dernier 'lans
Commentaire jur Ie fecond livre de hliade, ^^^peuplss nous Jont prejque tous raportez parnbsp;hj'^^on, Stephanus, Hefychias, Har poer at ion ,nbsp;^^tarque éf Suidas. Meur pus qui a beaucoup tra-^dlê d la gloire de I'ancienne Athenes, en anbsp;n. recued dans un livre intitulé, de Populisnbsp;Ce livre rdétoit utile pour Pexpltcatiottnbsp;J ^es inferiptions dAttique , étquot; jo nay pasnbsp;y^fjue de Ie chercher depuis mon retour de Grece:nbsp;f comme toutes ces oeuvres font devenues forsnbsp;j d peine aurois-je pü trouver celle-cj , finbsp;(?^fieur Galland Antiquaire du Roy, égalementnbsp;dans les helles laettres amp; dans les Anti-
^*5 ne vPeut accords Ie Jien , pour lout Ie 9^ j en aurois hefoin. Ainft je ne penfoisnbsp;profiler de fa leBure, mais d me [ure que je
4.9^ Avts au Lectetjr.
ray par cour u, fay trouve quo rnes hifcription! donpo'ient heaucoup de luflrs, qidelles onnbsp;goient queljues penfdes, amp; quo je ne pouvod ^nbsp;difpenfer en les expliquant de parkr prefquonbsp;ious CCS Peuplo!. Ce qtti rrTa obligé dien tiro^ ^nbsp;qui étdit de plus ejjentiel pour mon fujet , 0 ,nbsp;joindre leur lifie d wes h. fcriptions, la cbarg^^^.inbsp;le mains quo j ay pu de watiere de critiquo- ^nbsp;eji méme arrive qidau lieu de juivre avéug'e''^^^'nbsp;tons hs jestiimesis de J^leurjlus je ks ay unnbsp;exammsz,, jenen ay pas toi/jours éténbsp;fait. J'ay par eximple trouvé tine dout^^'^'nbsp;de 710ms quil met parmi les peuphs dAttiri'*^ ^nbsp;qui ne font que des caps, des écueils ou des rnlt;i»nbsp;tagnes defertes, qu'il y a Jans dcute inttodlgt;nbsp;fourpeuvoir trouver [on compie^ ver.ir ausi»'nbsp;tre de CLxxiv. en même temps yen aynbsp;vd autant quil avoit oubliés , moitiénbsp;adlutheurs que nous avons citd, cff moitié .nbsp;les Infcriptions antiques , que fay eop desnbsp;mon Voyage-, de forte que le itomhre denbsp;sy trouve toujours complet.
échapez a Meurjius, quoiquils fe trouvetd
Je jilts furpris quHarma, Tgt;rymut, Curtiada, Larijfa, Leccon amp; Panaffits
Stephanus gfu dans Hejychius ; car pour let tres ce font proprement les Injcrtptions quinbsp;ont fait connoitre.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^
Voicy ceux que fay retranchéde Meurfu^ vous en pouvez voir les raijons, dans leaf quot;
|
Agroe. Anchefmus.Amphiale. |
Lycabettus. Hydrula.Phaimacuamp;- Aflr |
IPP
Avis au Lecteur. Aftypa'fea.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Phaura.
Atarante. nbsp;nbsp;nbsp;Phoron.
Beibina. nbsp;nbsp;nbsp;Pfyualia.
Bhleflus.
Ei voicy ceux lt;^ue 'fay mis en leur place, com-¦ quot;aous Ie touvez. aujji voir dans l'ordredalpha-* gt; OU ils Jont avec les autres.
LarifTa.
Leccon.
Miletum.
Panadtus,
Phyrn..
Pfaphid«.
Harma.
Diymus.
Fdapteon.
Eleoufa.
Eucontheus.
Thebe.
Curdadae.
Cf nejl pas que je vouluffe ajfurer que la Lijle je donne Joit d prefentdans laaerniereexahi-lt;0- quil ny ait peut-kre pas quelyues peu-d y jouidre, quelques autres d Ster.
J^tve par exemple dans une Infcription d 1'Artk, ONOTAIAA, quejs Jouppomie fort être Ienbsp;***'gt; imparfait de quetque peuple dAttlque. yaynbsp;rencontré dans yithenes trois ou quatre Jn.nbsp;'y^ptions OU tl y a ANTIOXEYS ©¦ ANTIOXI2-j qut me font douter s'il rfy a point eu of Antiochonbsp;¦rittique: autrément il femble que fi c'edt éténbsp;Antioche ou de Syrië ou dé Lydte , on au-marquéquelque chofe pour la dijlinguer, cellenbsp;^ydie étant ordinairement appellée Antiochenbsp;j^e du Mtsandre. quot;fay de mème trouvé unenbsp;^Mption iUadrien d Athenes faite par htnbsp;^fests, qui peuvent d ia verité être ceux de
N 5 nbsp;nbsp;nbsp;tlf-t-
300 Avis au Lecteuh.
lIJle de Thafis prés de la Thraee: mals je lis dis^f Suidas, quon donnoH Ie fohriquet de RaphaO^'nbsp;des d certains Thafiens. Hefjchius dit lanbsp;¦ ehofe du Peuple Laciadae , ^ eet Autheutnbsp;Jure que ce mot de Raphanides e(l un motnbsp;tiqui. II J'emhie même que fi Suidas eüt quot;JOtsl*nbsp;parler des habitans de 'PJJle de Thajos i ilnbsp;Jmplement dit les Thafiens. Jai neanmoins si*nbsp;qu^ilfaUoit tenir un milieu, ^ nepointtropdo*'nbsp;ver aux conjeBures, qutpeuvent auftfacilernS*nbsp;itre détruites par des raijons oppofêes , quoquot;^nbsp;ont été établies avec peu de Jolidité. Je ne rn*^quot;nbsp;tache pas au refle d expliquer beaucoup de ceS l*quot;nbsp;jcriptions que je rapporto , parceque la plup*,nbsp;féont que des rtoms de particuliers j avec celuinbsp;leur Pere amp; de leut Patrie, ce qui eftres-fifnbsp;d entendre, d teux même qui nont qu'unenbsp;gere teinture du Grec. CelUs qui ^ont quenbsp;trots mots, font presque tout es gravées Jufnbsp;petites Colonnes dont park Paujanias,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,
arejfoient Jur les Sepulchres, ff dont nous , fait mention d la p. i u. ^elqu'un feta po*nbsp;ét re Jurpris que lAttique étant un pays fi .nbsp;tut neanmoins tant de lieux habitez. , dont * l'nbsp;en avoit une partie qui étoient des Villes mut ^nbsp;JAais vous ne vous étonnerez pas ,fi vous confido^,,nbsp;que Ie Comtéde HoUande, qui efi d peu pres donbsp;même grandeur, efi fi peuplé de Villes ^ deBoBl
lt;f de Villages, que celafurpajjeprefquelacroj* ,
ce. UAttique étoit amiennement dans n, aujfi florijjant quefi aujourdhui la Idolk* ^nbsp;iw Arts Liberaux, Ie Negoce ff Ie mêtielnbsp;la ptere y étoient: dans leur luflre. Elk congt;^*^.nbsp;éoitprefiqud foutes les Ijles de f Archipel'
-ocr page 335-Avis au Lecteur. 301
fes
propres habitans-, ifif des étrangers que lesétu-
d(s mines dargent dans cesmontagnef. ainji auroit été au contraire hien (iirprenant, iputinnbsp;fi bïen partagé des pre fins de la naturenbsp;^ fgt;rtune,neut pas été extremement peuplé ^de
gt; la dtfiipline militaire , ou Ie commercey atti-La Ville mèine d' Athenes avoit tin tres-^ i^and circuit. Il efi vray qnd ne prendre pournbsp;* yile que ce qu'ils appelloient Afty« dont l A~nbsp;^opo/is qui efi prefintément laCitadelle étoit com~nbsp;Ie centre, eüe riavoit que y. milles de tour-,nbsp;^ois lors quon y comprenoit tout ce qui etoH ren-ar les longues muraiUes qui la joignoient dnbsp;^halere ér au Pirée, elk davoit pas mains denbsp;milles denceinte. Et pour ce qui efi dunbsp;^^finhre des habit ans du pays, Athenée au fixiémenbsp;yre des Deipnojophifies, dit quenla l xo.Olym-^'ie (ous Demetrius Phalereus, fut fait un de~nbsp;^rnhremsnt des habitans de l'Attique , qui finbsp;^^ouva monter d vingt mille Citoyens , dix millenbsp;angers hahituez, dans Ie pays , éf quatre centnbsp;Eficlaves , domefliques ou gens de la lie dunbsp;'pk, qui bien quils foient libres de naijfance,nbsp;^l'lent nètre nés que pour fervir les riches. L»nbsp;^yt qui étoit trop petit four entretenir tant denbsp;y^de, fi déchargeoit de temps en temps en faifantnbsp;fi kolonies dans H Archipel ér dans lApe mineure ,nbsp;Ion bdtijjoit des Villes, dont quelquesunes fontnbsp;fifi^nues aujfi grander ér aufji fiorifantes quA-^^iméme^
302
DES CLXXIV. PEUPLE^ DATTIQ^VE.
cy
N^eli étoit im Village de la tribu ^anc^'! _ Liiids, qui sappelle prefentemenrnbsp;flus , amp; par corruption uimbekkifous , coi^nbsp;me ft l'on difoit lesjardins des vignes. Voy^nbsp;ce quc j'cn, ay dit a la page loo. du denxi'^'^jnbsp;tome de cette Relation. Ceux qui étoierit ^nbsp;cc pcuple fe nommoient Anpkis-, comme ^nbsp;]e peut voir dans cette Infcription des Pty'^quot;'nbsp;nes de la tribu Pandionide. Helych'tis faitnbsp;core mention dun peuple dAttiqiie aV^*'nbsp;mais je croi que cell Ie mêine que celui
A ATHENE S,
Dans la maijon d'tm particttUer-nANAlONlAOS nrïTAWEIS ANE0
|
HAIANIEIS ÏTlATONI- AHS SOSIFE-NOr HPAEIAS AN0E-MIHNOZ A0EOMNHSnbsp;AAK1NAX02 AN-AitiiisCS |
TOS AI0N05 APXIAAMOS KAEIAOr jj. ©EOAOIOS ^nbsp;TIlt;l)ATOr .... OAHMOS Kii'or .......¦ 'aï' |
VAtti^ue. 305 npAsiEisnbsp;apietokahs afi- ZTOKAEIAOr .. XAP____prs ..........f EreTKPATHS ET-©rKFATOr ... XIAS ETKAEI^nbsp;Aor ETEIPIEIS .. . INIAS AEINOgt;nbsp;KPATOT sanrposKPATi-NONTOS XAPIAS APISTC-KAEOr Lijfe de¦'^ï'Sinnos lt;igt;iAi- Nor'^rrEAEis ^eoeenhs epeo-WAor ^sahtos mene-stpatot XAIPEAEl- Aor ^yppinoteioi rgt;0 ATAAMAS A-PISTOAAMAN, ÏOSirENHS so-SlFENor ^rOANHS ANTI- meaoïs ^NrirENKS Ti- moetpatot XlONIS AHMOS-TPATOr *. ETEANAPOS AP-MANTIAO... ONOTAIAA Xaipeas MEAH-sinnoïnbsp;oa©en |
AYEANIAS APIE-TOKAEIAOr KAEOMHAHS A-PIETOKAEIAOrnbsp;MNHEAPXOSnbsp;TIMOSTPA-TOr EY4gt;IAHMOS ... ATOYS |
AO0ENTES Yno THE BOY-AHS KAI TOY AHMOY
h^nous appnrtcnoit felon Harpocration ^ Ia ïribu Acamantide, felon Stephanus a la
Dememade, quifutenfuite nomméePto-
j.^ï'aule , amp; felon Phrynicus au rapport de g/Pl'^anus a lAttalide. Ce dernier fentimentnbsp;Conforme a rinfcriptioii des XIII. tribusnbsp;N 7nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;quc
eP
SoP
lieux qui dépendiflent delles, fans en ótet
que jai copiéé a Atlienes, amp; que M. ^ a cinportée en Angleterre. 11 fe peutnbsp;faire quelle eüt été démembrée ou denbsp;rnantide ou de la Ptolemaïde, pour êtrenbsp;fe fous 1'AttaIide, qui étoit une des nouve^^nbsp;tribus aufquelles on ne pouvoit pas donnet d
même temps a quelquune des anciennes. ~-.r Bom venoit deTarbre cajlus, qui y cfOP'nbsp;foit en abondance, comme Ie remarque Stfnbsp;phanus. On noraraoit celui qui étoit dAgnO^*'nbsp;Agnoufios, comme on voit dans cette Inftdfnbsp;üon.
AïSIKAHS BIOTTOr OH-eEN EXOFHEEI OINHIS a)TAH nAIAÏiN ENIKAnbsp;nAMCilAOS AFNOrSIOS E-AlAASKEN KHlt;l!iSOAi2rOSnbsp;HPXEN
'efd
11 y apluficurs Infcriptions de cette rnPP' a Athenes Voyez 1Artic. XXXV. Ellesnbsp;loient de certains jeux publics ou Com^^nbsp;dont cllcs faifoient mention des princip,^nbsp;Afleurs, amp; de ceux qui avoient reroport^nbsp;prix, amfi jinterprete cellc-cy r
Lyftcles fils de BiottMsdu Bourgd'O'étf dofgt;^^ ieux.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.
La jeunejfe de la tr'thu Oentide a (f* ^ uirt..
-ocr page 339-^emphilus Agnoujien a compofé h Comtdie. ^fphifodorus a été Archon.
Archon étoit en charge, en FOIympiadc Meurfius de Arehonüb. Athen. lii. 4*;
14
A'ygcti
, que Meurfius met parmi les peuple* ynttique, étoit un territoire aux portcs de lanbsp;h'jle, propre a la chafle , a caufc de quoinbsp;V'aiie avoit choifi ce lieu aprés sêtre retireenbsp;Pelos. Enfuite de quoi on lui batit la unnbsp;Temple, amp; on lui donna lefurnomdA-^'°lera. On en fabriqua aulïï un a Ceres présnbsp;l'Iliffus, amp; lon y celebroit les petitsmyfte-de cette Déefle. Voyez a la pag. iz6 Itnbsp;corriger Ie Diftionaire Geographique denbsp;^.^Tari, qui dit Agra locus Bueotid , au lieunbsp;Les Anciens Autheurs ne lui doH;;nbsp;'üt point Ie titre de peuple dAttique.
IIL A'ygcivgt;\^
Graule étoit fous la tribu Erechtheïde 5a. prenoit fon nom dAglaiire fille de Ce^nbsp;^ops premier Roy dAthenes.
^^eurjiut mct Ie mont Anthtfmus- ou du moins fes habitans entre les peoples denbsp;K^^^ique; mais ce nétoit quun petit rochetnbsp;oü perfonne n'habitoit ny ayant pasnbsp;y^'tie de la place pour y batir. Tout cc quilnbsp;,, étoit unc ftatuë de Jupiter. U sap-
pelle
P1
comnie
pelle maintenant Agios Georgios dit a la pag. 70.
AZtnia dependcit de la tribu Hippofho'^^j tide, comme les Ecrivains en tonib^ ,nbsp;d'accord. Voici une trcs-belle Infcription ^ jnbsp;Gymnaliaiques, oü ks Aziniens fontnbsp;nonimez. Je lay copiée a Athenes chez jjnbsp;Ie Conful Giraud; maïs M. V'heler radeP'Jj^nbsp;envoyée en Angleterre , avec neuf on dii'/ (nbsp;tres beaux marbres. Les deux lignes nennbsp;qu'une dans k miarbre.
EIKONA TKN AE nO0EINOS EN Eïlt;Igt;B®^ EI ÜAAAIEPA
TEÏEAS KOEMHTOr ©HKATO NTMlt;PO^^
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KOEMHTHS EOHBfiN nbsp;nbsp;nbsp;,j.
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KAI rnOKOEMHTAÏ iZAOSnONTIOS
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NIETE KAI XAPITQN lATPOKAEOTS TErS
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EOHAPOMinNA NTMlt;I)TAOTOS nïANO-ilONA AHMHTPIOE NïM'I'OAO'*nbsp;ASllNIErE
-ocr page 341-SElAEtlNA A, ANTIGXOS MENANAfOÏ .MEaITEYS
'^'^^IHAIüNA EniKTHTOS W OXIMOT AAM-
^'PErs
^©ESTHPIfiNA MAKPEINOS j '^AAiTPEïSnbsp;'^Pntxihna titos agt;AAY. AAïnos ma-AenNIOS
''PPHAKiNA TITOS «KAAY.... IAN... MA-vJAGJJNIOS ¦^PODOriaNA AN0OS ICAI nAEKAPHS OInbsp;vANgoï AAfAHTPEIS
'¦AToMBAmNA Ï2AOS noNEios mu^o-
^OTOS AKHNIEïS
¦«VuTNIONA nTOAEMAIOS HPnN Si2S. i tl*'-- ï^--
EINOS HPAKAEIAOr EPIKAIEYS ....' I i?^H...
^^EaagS AnOAASlNIOr HElPAIEïS AEA-MEAITEYS
TAAAOY MAPA0QNIOS SEMNOS h^PlNOY MAFAenNIOSnbsp;''Hnos KOSTHPOS EAPEHTTIOS nOM-/^fiNios a: OSTHPOS fapthtnbsp;^quot;^Nysios Erlt;igt;posrNor aeïktitos D3 0-^iMor nAioNi.
^A«)pinN 1XEY0OY rAPEHTTinS t,j!;®ÏSlN10S AHMHTPIOr nEIPAISEnbsp;Hij ^nnNIOS StlTHPOS EAPrHnbsp;Jj AOTIK.OS ATTIKOr AAIMOrSIOS
aiaotphbhs apistün Aigt;POAisior pam-
Li fie
ui m des cótez du mcme marhre.
nAIAEYTAI.
AIKIMNIOS nOAYAINOS KOAHrEMON KTHTOS nPOSA. rp. AIONYSIOSnbsp;TEr-ü HPAKAEIAH2 nOOEINOT EPl. on^^'
MAXOS ASKAHniAAHE nAOYTlANOS
rA0HMEPOYS AIONYSIOS AOTOAISIOY
O... nAIiZN AIOMHAOrS nAAAH____
ZTINOS NIKANOP SDHTTIOS niSTOKPAEf''^ Cgt;IAOSTPA TOT A... ABASKANTOS EïME'^'
nor KH.. EPMIAS TPr3gt;nN02 MAPA0iJ
KEETPO-PrAAE nr0IKOS AISXINHS o KAI tIA...
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Cétoit la bafe dune ftatuë quun eer' Pothinus avoir erigée a l'honneur dOhisnbsp;tius Nymphodotus Azinien qui avoir Ie foin '
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la jeunefle des écoles, amp; l'infpeftion fur meurs amp; leurs reglemens, lors qu'clle p^Jinbsp;quatorze ans: cette charge lui failoit porternbsp;liom de Cefmettes EpebSn: amp; Nymphodoti'^nbsp;pofledoit lannée que Gajus Julius Caliu*nbsp;Stiri étoit Archon d'Athenes. Cc nom , irLj,nbsp;même que plufieurs des autresqui felifent' ^nbsp;cft compofé d'un prénom de Cajus, dunir^j,nbsp;de la familie luüa, amp; du furnom de Glt;r/*^jsnbsp;montre que cette Infcription neft que ^^Lsinbsp;Ie ternps que les Remains fe rendirent .jjnbsp;de la Gréce, amp; que la langue Latine fetr' ..nbsp;pour ainfi dire avec la Grecque : car les P^jnbsp;miers Grecs navoient quun nom feul,nbsp;faifoit fouvent naltre de la confulion
ji^Urs perfonnes qui Ie portoient. Le nom du qu on y ajoütoit fcrvoi: a faire la dif-(,^'^don, avec celui de la Patrie : mais toutnbsp;ne fufBfoit quelque-foispas. La methodenbsp;Romains étoit incomparablement plus belle,nbsp;Q cettc charge de Cofmetcs voyez Marmoranbsp;*^^ienjia, pag. 84. amp; 85.
pas que le mois Boëdromion fut le pre-
! nbsp;nbsp;nbsp;La«i Inbsp;nbsp;nbsp;nbsp;V Inbsp;nbsp;nbsp;nbsp;_
^ marbre mapprent en fecond lieu que les ^jOüvcrneurs des écoles ou Gymnafiarques fenbsp;A^ngeoient tous les mois, amp; il menfeigneeanbsp;iiie temps lordre des mois Atheniens , dontnbsp;Jr^iques Autheurs ont étc en different. Ce
^,'er de Iannee, car il étoit feuleraent le troi-mais peut-être commengoit-on alorsles (P^tcices du Gymnafe , comme nos univerfi-souvrent en quelques endroits au mois denbsp;gt; en d'autres au mois dOélobre. Ecatom-v*** étoitlcpremier mois del'année, qui com-K^tiijoit apparemment a réquinoxe amp; a 1en-du Printcmps; ainfi il répondoit a nosnbsp;Ij'^niers jours de Mars amp; a la plus grande par-dAvril. A/«4^eir»;«» qui répondoit au moisnbsp;étoit le deuxiéme, comme dit Har-Ij'-i'ation. BtféVfnrwin» letroifiéme; Pyanopfionnbsp;[. 'luatriéme, MamaSlerion le cinquiéme. Pe-fe trompe de mettre le Masmaftcrion im-j.'diatement apres le Boëdromion. Scaligernbsp;^quot;^corde avec nótre marbre. Voyez la deflusnbsp;\^*ffnora Oxonienjta pag. 238 amp; 239. Les auPnbsp;fuivent de même quils font dans nótrenbsp;SjYption. La même difpofition des moisnbsp;^3changemens de Gymnafiarques fe voitnbsp;ÏAt nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;marbre que je citerai au titrc
Pour ce qui eft des bourgs ou pe-il '*,^es villes, d'oü étoient ces Gymnafiarques » i?.y a qui chcrcher chacun felon fon rangnbsp;^*Phabet. II y en a feulemcnt un que jc
nea
nentens pas nPOSA... fi ce neft quil fagt;'*** lire npo2n..., qui feroit nrosnAATioï-
V. A'f/notav,
AThmonon de la tribu Cecropide ou étoit ^ Temple de Venus Uranie, bati par 1^^'^.nbsp;Porphirion qui avoitregné dansTAttiquenbsp;Articus, amp; celui de Diane furnommée Atuafynbsp;iia, a riionneur delaquelic fe faifoita AtheP^jnbsp;une Fête de ce nom Lc marbre fuivant f*'nbsp;mention dun de fes Citoiens.
I..NEIS XAPIESSA APISTQNOS ES TMONEIiN
Nicias Archon dAthenes étoit aufli J 'VL monon. Voyez lInfcription du Temple d'A'nbsp;guile a la pag. roti.
VP AlyAi'es Gilia dek tribu Antiochide, tiommée
JË
Tl
(eS
du Heros jïgilus, étoit celebre pou'' bonnes figures: comme on Tapprend dans q.nbsp;theriée amp;i Theocrite. Elle étoit proche ^nbsp;mer, entre Phalcre amp; Sunium.
VII. A
TjnThalldi de k tribu Leontide dont XJj/ les Infcriptions que j'ai trouvées fur nbsp;peu.es colonnes fepulcrales.
-ocr page 345-de VAttique, nbsp;nbsp;nbsp;J11
Aiijafdin d'HuJfein Bey.
AIONÏSIOS
EFOAOTOr
AI0AAIAHS
La même, chez, une veuve appellee Doujman.
AHMHTPIOÏ
APISTÖNOS
AI©AA1AHS
tnême, devant l'Eglife S. DimUry.
AlONt;lt;ri05
AHMHT{i«
ES AI©«A;^lt;uï
VIII A/|sii^.
Xoni de la tribu Cecropide Ce peuple avoir Ie bruit detre fort rnédifant. Leur
j¦gt;tion étoit entre Ie Phalere amp; Sunium _ on Ie peut remarcjuer par ce quen ditnbsp;.quot;^b'on. Dans Ie marbre de lArt. XI M leurnbsp;eft écrit avec un Oiricron AIEONEIS^nbsp;® uiême qua nótre oaibre d'sXIlJ. Tribusnbsp;les Autheurs 1éciivcnt avec Omega
IX.
-ocr page 346-IX. AActi
A Zét JExenides étoit proche du Bourg
dent 6c de la même Tribu , aflez pfO^p
fur
d'rtthencs. Meurlius fait trop Ie critique Ie mot dAlaieui, quil veut toüjours écrire nbsp;laeus, felon lauthorité de Stephanus, mai* ,nbsp;Inlcriptions saccordent avec la premierenbsp;niere décrire.
NIKON
AïSIOÏ
AAAIEïS
©EOOIAOS AioAnpor AFAAIETS EniMEAHOnbsp;TENOMENOS nPÏTANEÏ...
itio?
Vous avez auffi AAATEIS dans lInfcrip^' i ae lAnicle XXXII. amp; dans celle dAugüft«nbsp;la pag. 396. des inferiptions de Grutcrus.
Attf Arafinides de Ia tribu Egeïde, nbsp;nbsp;nbsp;^
pas loiii de Brauron 6c de Marathon on y voyoit un Temple amp; une llatuc denbsp;ne Taurique, comnic on Ie lit dansnbsp;*4 dans Callimachus.
-ocr page 347-3*3
XI. A/'ftotis.
quon peut rcmarquer par ce quen a
dc la tribu Leontide , étoit im bourg maritime proche du port Phalcre:
Öit
j Strabon, amp; par Ie mot dHalimus qui lui j.®nnoit fon nom, amp; qui eft une plante ma«nbsp;On lccrit auffi fans afpiration.
XII.
amp; Loftki de la tribu Antiochide , voifine ^ du Cynofarges, amp; aflei prés de la Villenbsp;f 'on couchant. Cétoit la quétoit né Ie Fhi-quot;nbsp;quot;lophe Socrate, comme Ie remarque Dioge-Laertius, amp; la même quétoit Ie tombea»nbsp;Heros Anchimolius.
XIII. A|tt«|«vTeise.
4M»xantta de la Tribu Hippothoontide * dont jai trouvé cette Infcription.
V
ElFHN H AIOAS2POÏnbsp;EAESAIAnbsp;snsinoAi AOSnbsp;AMAHAN TEÖSnbsp;rïNH
ac
all'
Irene fille de Diodorus dEdefla , ferrlt;nii Solipolis dAmaxante.
Peuples dAttique : maisje ny trouve
Eurfius mer AmphlaU du nombrc
cun fondement: car S'rabon quil cite fait raenrion que comme d'qn Cap qui a''Tjnbsp;goit vers Ie Trajet de Salamine, ik ilnbsp;point quil fut cenfé entre les peuples dAii'jinbsp;nes, commc il dit des autres, auffi ny-^'^bnbsp;Ja aucunes mazures, ni veftiges d'y avoifnbsp;des batimens.
Mphitropi de la tribu Antiochide
on
pas loin de Cephiffia, commc___
juger'par un paffage dEfchines, Orat. Timarch.
Temple dedié a Cybele Mere desD'^
Nagyrus de Ia tribu Erechtheïde avoif
Elle pienoit fon nom ou du Heros
. nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;....nbsp;nbsp;nbsp;nbsp; nUi;
rus, OU dune plante appellée Anagyris jj croidbit en abondance, comme Hefycb'^®nbsp;reinarque. Strabon place ce lieu vers 1^ nbsp;eiitre Phalére amp; Simium proche de Lai^P
Colonm, fur k chemin d'Athtnts »
-ocr page 349-ZnSAPION AnOA-AïiNior ES ANArr-
pasiqn
^EXOEIS ANAPnN ENIKA ^^Teahs MENITOS ANArrPASIOS EXO-
' quot;^omaxos......
K^5 fupplée les deux dernicres lignes par Ie u°yen des Infcriptions femblables, ATATOSnbsp;NIKOMAXOS HPXEN.
b^eft-a-dire,la Tribu Erechtheïdea -vaincu, j^jj^telis fds de Menis dAnagyrus a donné lesnbsp;1), *gt; Aratus a corapofé la Mufique, Nicolaus a été Archon,
Qi^icomachus fut Archon lan 4. de Ia CIX. W^Piade, qui répond a lan CCCCXUl. denbsp;|,°Qdation de Rome, amp; Tannce 340. avantnbsp;^^Uuë de Nótre-Seigneur.
gt;
n.
Jh
APISONIK K EAnlETOrnbsp;ANAFTFASIOïnbsp;©rrATHPnbsp;O
-ocr page 350-yi6
NiKOKAHs HrHsinnor
ANAFTPASIOS EIKONA THN AE ANESH-KEN... MÜN nATPOSnbsp;EAïTOr
A0ANATOISI ©EOlS KOS M£iN lEPAN SAAAMINA
(Peji~a~dire
Pere,
Dicux immortcls, dont il a
Nicodes fils dHcgefippus natif dAnagyru^J^ ici confacré cctte ftatuë de fonnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^
celles des
iIilcfacrée de Salamine.
XVI,
ANaciA étoit apparemment du cêté rée, puifquelle étoit ^ous la tribunbsp;pothoontidc.
XVII,
ANaphlyftus de la tribu Anthiochide je fon nom du Heros Anaphiyftusnbsp;Troszen. Cetoit line petite Villcnbsp;affez prés dAthencs, vers Ie Cap Cobp^JfeS»nbsp;furent portez les debris de la flotte des y^joitnbsp;quiperirent alabataillede Salamine.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;j®
auffi renommee par les Temples de nbsp;nbsp;nbsp;jp'
Ceres, de Venus Coliade des pe*'
-ocr page 351-^ttées Genetylides, qui prefidoitnt ï la nail-des hommes. On faifoit auffi eftime *5 vafes de terre peinte qui sy fairoient,nbsp;^omme Ie remarque Athenée.
TITOS
ANTlOXOr
ANAlt;tgt;AïSTIOS
KAAAISTOMAXOS
KAAAISTOMAXOr
ANA4gt;AïSTIOS
V Crnterus a auffi celle-ci gt; Eni©E£2NOS ap-
KOSMHTOr AIONY2IOÏ MAPKOS v^AOAïSTIOS rEIMNASIAPXHSAS. Sub
^^eone Archontc, Cofmeta Dionyfio Mar-Anaphiyftius Gymnaliarcha.
XVIII.
\PolhniA étoit Ie nom de plufieurs Villc d'Afie amp; de Grece: mais lAttiquc cttnbsp;auffi une fous la tribu Attalidc.
XIX.
-ocr page 352-ARafm, de la tribu Egeide, doü
fon nom Ie village dont nous avons P* Ié, ap^èllé Alse Araphenidcs.
ARgilia, peuple dont Hefychius fait
tion , fans nrarquer fa tribu. Je penfe ^^u cell Ie même dont Karpocration parle
mot A'f^'gt;iT735) appellé A'jyvAiwj »^fsos qui U
toit pas join du Stadium.
[Arma ëtoit une Ville dAttique procb^^ Phyle, vers les frontieres de Ianbsp;6c elle étoit accompagnée dune forterelfe ' jnbsp;un lieu élevé, femblable a celle de Broce Hnbsp;portoit Ie même nom proche de Tan^S j,nbsp;Qn Jappelloit auffi les Bains dAmphiagt;A^,nbsp;Voild ce que Stephanus en dit au motnbsp;J'ai été furpris que Meurfius n'ait pas prisnbsp;«ie a ce pafïage, oü Stephanus donne ,nbsp;ment Ie titre de peuple dAttique a ce_I',nbsp;quoi quil ne marqué point fa tribu, yfjinbsp;At7lt;»?5nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, amp;c. Strabon en fait
mention en parlant de celui de Beoce,
IX. de fa Gcographie.
A
de;
Tint de la tribu Antiochide, que
uns, dit Stephanus, mettent fous 1 mais il ny eüt jamais dc tribu de
-ocr page 353-nikomaxos
MHNOlt;Igt;IAOr
ATHNEïS
XXIII. AVlt;^v«.'
Phidna de la tribu Leontide, devoit fon
--------------------,
(°*nme elle eft dans nótre marbre des XIII.
barque Harpocration.
Caftor amp; Pollux fous Ie regne de Thefée y avoit conduit leur foeur Helene, quil a-enlevce. Lors quon ajoüta aux ancien-Tribus lHadrianide , elle fut tirée de lanbsp;. ®ontide pour ctre fous cette nouvelle Tribu,
j'Ws. Avant même quelle fut de la Leonti-1 elle avoit été fous lEgeide, comme Ic
Lifie
XXIV.
j^^harna de la tribu Oeneide étoit éloig^^®
de foixante ftades dAthenes au couch*® du cóté dEleufis. Les habitaas de cette »nbsp;gagnoient leur vie a vendre du charbon,nbsp;me Ariftophane les en raille dans la Coni^'nbsp;intitulée de leur nom Acharnenfes. Lesnbsp;de ce lieu étoient des plus grands, amp; les g'nbsp;y paflbient pour groffiers.
SMIKTGO?
OIAOKPATOÏ
AXAFNEYS
Au theatre de Bacchus. Elk ejl
a la fag. pj*.
APTEMIAfiPOS
AnOAACDANOr
AXAPNEïS
Proche l'EgUJe du Monajiere de
ArOTIMOS
aiomnhs
AXA.....
-ocr page 355-MENinnos metAKAEOSnbsp;AXAFNEïS
j^aufanias parle dun certain Menippus fils' Megareus enterré dans Ic Prytanée: peut-faudroit-ilcdrrigerle mot de MErAPEiiS,nbsp;fi peut facilement sy être introduit au lieunbsp;MEFAKAEOS , commc il eft dans cettenbsp;5cription. Cc même Autheur fait ailleursnbsp;^^Wion dun Megacics Sculpteur celebre quinbsp;tait quelque ouvrage a Corinthe.
f^RSlKAEIA AnOAAQNIOY AXAPNEOS OP-ton EATTHS anapa so^oicahn ^^OKAEOÏS AXAPNEA AAAOÏXHSANTAnbsp;^HTPI KAI KOPH.AIS ANEöHKEN
Ced-h-dire.
^.^leJicUe fille d' Afollomus Aoharnhn, initiie les tnyjieres facrez, a cenfacré fan marynbsp;^t^ocles Acharnhri portant les flambeaux, auxnbsp;^flles Ceres CT Proferpine.
K^ous pouvez voir auffi lInfcription TAIOS if'OY AXAPNEïS, amp;c. dans Gruterus pag.nbsp;1,,^' 8c dans mes ignttorum Deorum ara pag..
Qa
3
Ia tribu Hippothoontide'Sl^^Pquot;
phan. Byzanf..
XXyi. A'xiich
iaigt;
ChraioHs Stephanus en fait mention, il ne marque pas fa Tribu.
Qu Vathy de la, Tribu Egeide. BÉa/3ivet.
tit'
Elbtm. Meurfius met eet écueil ou p^ Ifle parmi les peuples dAttique: ni^^jjnbsp;ny a aucun témoignage dans les Autb^'J |nbsp;quelle ait éié liabiréc, amp; commc elle eft *nbsp;petitegt;,il ny a pas de 1apparence.
fon
BErtnictd^ de Ia tribu Ptolemaïde prenoit^^,.
nom de Berenice femme de premier Roi d'Egypte. Nous avons trouv^^jnbsp;ne Infcription dame autre Berenice fille du r|jnbsp;Agrippa, que nous avons mifc ci-delfus *nbsp;page iSo.
!fa de la tribu Antiochide. Elle fe 'f-Ajn' crirc avec une / fiinple, pour Ia
P-
-ocr page 357-de BilTa de Locride; comme Ie remar-Jue Strabon, auquel les Infcriptions font con-'ortnes. Voyez celle que jai cite'c a la pag; *''9- amp; cellè-ci.
BUtadade ktribu Oeneidc , prenoit fonnom-du Heros Butes. II y avoit auffi a Atheneslt; familie illuftre de ce nom, dont on choi-%oit les Sacrificatcurs de Minerve proteftricenbsp;la Ville. Vo'jcx Mcurpui de Populis jitM*.
BRauron étoit ime petite Ville proche de* Marathon, amp; peut être de la mémeTri-El!e étoit celebre a caufe de fon Templets Diane fumommée Brsuronienne , amp; dés ¦nbsp;^tes quon cclebroit a fon honneur. P^uj'an,-Hlleeft'a dcrai-lieüe ¦ de Mirathon',,nbsp;'^,sappelle maintenant Urana-, ce neft plus.
^ ua.Hknicau. nbsp;nbsp;nbsp;'*£ iSgv
0:5j nbsp;nbsp;nbsp;Sifpi-
)Bo(A«(rlt;ro5 üriUffus , que Meurfius met p*''
- ¦ t- nbsp;nbsp;nbsp;^PLnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;_nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;______ |cs
I pir^ciiits uc la iriDu E,gciuc , OU eiuj'
Vjr tombeau dEurifthée, prenoit fon du Heros Gargettus, dont Paufanias faitnbsp;tion. Cétoit la patrie dEpicure.
A A T H E N E S,
MEAITH HATAiiPOï ErrAprHTTiflN
H.AIOS KAI KAAYAIA.. r. KAATAION 2EIAI-ANON nOAYKPiXONnbsp;TON riON MTH0ENTAnbsp;Aï» ESTIAS TAIN ©E-AIN ANE0HKANnbsp;Eni lEPEIAS KAATAIASnbsp;teimoqëas thS teimo-©Eor rAPTHTior ©r.
Dans ma premiere relation dAtEenes ¦¦¦jp. mée il y a trois ans, javois cite cettenbsp;fcription, mais mal correëte comroe onnbsp;1avoir donnée; ces deux mots fur toutnbsp;AIANOnOAE KPITHN sy étant introduits^^nbsp;Eeu de SEIAIANON nOATICFITON. ''
comment je Texpliquc en Fransois.
-ocr page 359-- ^laudius amp; Claudia om confacrè leun fils Claudius Silianus Polycrilus , 'initié au fo-[acre des Déejfes, feus la Prêtrife de Clau-limothea fille de Timotheus du Bourg Garget-'s.
, 4* estias , a foco, eft expliqué dans Sui-A(p' ês-luf «xo T?5 etxicci «4*^ erlcti ftuT-*1, aip lr(«4 fAiVOfAH®- , «Ö)jk*7(^ ivi
XXXIII. Aati'uXlS'ai.
bJEdalida de la tribu Cecropide, tiroit fon nom de Daedale qui sy étoit refugié,nbsp;pourfuivi pour un meurtre par les Areo-%tes.
XXXIV. Asigdhi.
lEirades de la tribu Leontide. Celui qui en étoit, fe noramoit Diradiotis ou Dei-^diotis. Voyei ci-deflbus au titre CIV.
APXONTOS
V. - iepens APOYSOY YHATOr MENNEOY ipAYEYS
^'^KAITOS AFISTOICAEOYS X4gt;HTTÏ0Zquot;
nEPieoiAHS.. 0ES-
\ IIOaEMAPXOE Ï'THEA AAKETOXnbsp;¦ j^OQETOY
^KLoa sEnaios khlt;igt;eisiexs
(WAÏiTAS ©EOAnror irMYPINÓYNTI! AHMHTPIOS KYNEOY KYAAOHNAIEïSnbsp;ÏESXTIOS AEYKIOY AlPAAm THSnbsp;A0HNOAnPOS' EYriTONOS «PPEAPPIOSnbsp;AAEïANAPOS AAEHANAPOY ©PIASIOSnbsp;KHPYS TH2 ES APEIOYHAPOr BOYAHS ^nbsp;AEiiNIAHZ AJfcONIAOY MEAITEYSnbsp;APXONTI
AIOAaPOS EPMEIOS AYAHTHS ISIOIAOS ASKAHniAAOY A0MONEYSnbsp;ESTIAIOS AIONYZIOY MIAHZIOS
eit
Cétoit un marbrc mis apparemment nbsp;nbsp;nbsp;.
memoire de quclque edifice auqucl perfonnes avoicnt contribué, lorfquenbsp;fils de Tibere fut Archon a Athenes, qui
une particularité que 1'hiftoire ne nous app''^quot;
----- f------------- a.vauo
pas. Le Polemarque dom il cft aufli faitm
lei''
tios), étoit celui a qui les Atheniens - noient 1armée a commander, amp; le Thel^'*nbsp;thctc celui qui prefidoit aux jeux publics.
Ecelea de Ia tribu Hippothoontide. efi-aiTcs fou-vent parié dans lhiftoir^^
que.-
I.
o AHMOS EXOPHEEI nY©APATOZ HPX ArnNOQETHZ ©PAZYKAHSnbsp;©PASYAAOY AEKEAEYS
innooofiNTirnAiAaN enika jjjt!
-ocr page 361-quot;Ehn ghbaios htaen ^^onomos ©h baios^ eaiaasken:
Le peuple a donné ks jeux, Pytharatus Archon, amp; Trafycles fils de Thrafyllusdenbsp;^eceléc ayant prefidé. La vidtoire. remportécnbsp;la tribu Hippothoontide de la jeuneflenbsp;Aeon a eu foin de la Mufiijue, Pronomus dc.nbsp;¦1'hebes a prononcé.
AHMOS EXOPHEEI nY©APATOS HPXEN ^riiNOGETHS ©PASYKAHS ©PASÏAAOÏ-AE KEAF.rS
llANAIONIS ANAPnN ENIKA ^IKOKAHS AMBPAKIOTHS HTAEInbsp;^ÏEinnOS APKAS EAIAASKEN
commencement de ctUe-ci eft femblahle a la fj'ecedente, mais tl y a enfuite: La Tribu Pan-Anide des Hommes a eu la viftoire, Nicoc-ks dAmbracia a eu foin de la Mufique, Lynbsp;Ppus Arcadien » recite.
Ces deux Infcriptions aufli bien que la fui-^ante font citées dans ThIvH Vrftni icones illitf-eium vtrorum : fans marquer Ie lieu oü ellesfe' kouvoient, amp; un peu moins correftementnbsp;'iüelles ne font ici. Ellles font tres-anciennes,nbsp;fuifque Pytharatus fut Archon la feconde an-?ée de la CXXVII. Olympiade, quf repond'nbsp;lannée 171. avant la venuë de N. S. amp; i-*nnée de latondation d'c Rome 483. Athenécnbsp;^ Stiidas font mention de ce Pöëte Lyfippus;nbsp;Alttheur de plufieurs Tragediesf
O 1 nbsp;nbsp;nbsp;J.
-ocr page 362-Lifi'é
y, Lhrmème.
ePASTA^OS ©PASTAAOT AE KEAEï2^ NEeHKEN
yOPHrüN NIKHSAS ANAPA2IN inno0Olt;fi^' TIAI lt;tgt;ÏAHI
EYIOS XAAKIAETS HTAEI NEAIXMOS XEN
KAPKIAAMOS SaxiOS EAlAAEICEN
Thrafyllus fils de Thrafyllus de Decele* * dedié ceci ayant vaincu en donnant les jeuügt;nbsp;avec les hommes de la Tribu HippothoontidCnbsp;Evius de Chalcis- a fait les accords de Md*''nbsp;que , Nesechmus a été Archon, amp; Carcidan'*^nbsp;Sotius a compofé Ia Fable.
Naaechmus fut Archon la premiere ann^* de la CXV. Olympiade, qui répond a lanti^®nbsp;434. de la foadation de Rome, amp; a lann^*nbsp;310. avant la venüe de N. S. Voyez Meurliquot;*nbsp;dans fon livre des Archons ch. 15. livr.4. A'd*'nbsp;CCS 3. Infcriptions font remarquables p*quot;*nbsp;leur grande antiquité, étant plus anciennesnbsp;cclle de Duillius a Rome. 11 cft au reflc 'Pnbsp;portant dajouter ici la remarque de Fulv^lnbsp;Urlinus dans Ie livre que nous avons cité, ^ ^;nbsp;que ces Infcriptions répondent a celles ^ ,nbsp;font au commencement des Comedies denbsp;rcnce: car comme ces infcriptions ont »nbsp;duffi celles de Terence portentnbsp;Eom des Edilcs Curnles a qui Ie foinnbsp;appartcnoit: De cetce maniere, ^£lanbsp;gaknfibus M. Fulvio amp; M. GUhrionenbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^
Cumlibus. Enfuite 6ém nbsp;nbsp;nbsp;«ilar; répont*^,
ces term es, modos fesit Flitccm Claudi tibiis paribus dextris amp; finiikis»
-ocr page 363-répond a ceci Gr Ma Menandru , qui ^arque lAutheur de la Piece. Staix/Minbsp; enfin de mêmc que dans celles de Teren-fs^gt; qui ajoütent les Confuls, fans lefquels lanbsp;j OtTiedie a été joüée; edita M. Marcello Gn,nbsp;^gt;¥cio Cof
Plutarque dans la vie de Themiftoclés cite Infcription de lui, ©fftirnK^ïs »
A^£iVo«*t«5 igX*quot;
XXXVI. Aiólt;i£/«.
blomea de la tribu Egeide, prenoit fon nom de Diomus favoii dHerculc, qui avoitlinbsp;Temple amp; une Fête a fon honncur. Vonbsp;Meurfius de popul. Att.
XXXVII.
\/fEurJgt;us na point parléde cc peuplc. Cé-¦^Vl. toit une Ville entte la Bcoee amp; lAtti-dit Harpocration; a quoi il ajoüte quA-fjftotc en met une de ce nom dans la Bcoce amp; ^utre danslAttique. He/'^chitts placeaufilDry-'''üs dans lAttique ;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^üipuv Ar-
Iamp;1 'Pgigto'). Dry mus, dit-il, cft unterroii ** Attique amp; une Fortcrefle.
ÊToapteon. Je ne connois ce peuple quim-parfaitement par une^ Infcription antique ^es-iififiie, que nous copiamcs proche d Athc»
3^0 nbsp;nbsp;nbsp;Lifle'
X A I R E
A@HNAEir 0EOICP1TOÏ EAAnTEÜN ?ArSTOS AEONTOE MEIAHSI02
Irtfiiü de la tribu Acamantide. XL. EiKaAii.
)Cali de Ia tribu Lcontide, oü sadoroitJ**
piter furnommc Ecalien. XLI.
^Lius de la Tribu Hippothoontidé, dtoitfjj
E-
paremment cntrc les bois doliviers, il pjenoit fon nom.
XLIl. EP^iSrce,
MEurftus , qui a mis pluficurs écueil* golfe Saronique parmi lesnbsp;d'Atrique, na pourtant pas mis £/««lt;/'*nbsp;Strabon fait mention. Je trouve neanni^^^jnbsp;quelle avoit dés h'abitans qui failoien^^ jenbsp;Communauté comme les autres pcuples»nbsp;Fapprens par 1Infcription fuivante , qui r^Ifi-ce fous la Tribu Hadrianidc. LInfcrip'J'J eSnbsp;FArt. CIY. park auffi dmi Archon
-ocr page 365-de rAttifue. nbsp;nbsp;nbsp;i'
Joitimé Philoderaus, qui étoit dElcoufa. Cet-I Ifle prefentcrnent inhabitée eft un des deux Eliflb ou Laoïifa dugolfc dEgina,dontnbsp;''^Us avons parlé a la page 156.
Sur une fïerre creufée pour tenir de l'huile, d la maifon de Nicoïo Mi-Jdlaroti^ proche Panagia tounbsp;Blaflarou.
ATAGH TÏXH
npn- Tor Mlt;tEpnN AHMOSTPATOÏ Ma. ... ' . . nbsp;nbsp;nbsp;01 nAIANIEIS ThS AA. ANTES EEÏ-TOïS... ATTOKFATfiP.. .nbsp;OS AAPIA-....... j^Eots. .. ^ItAIAEIOZ. , OAQEN 1' 02 EPMEIOr AEpq2 KAAAIS- *'^E©A10S |
1. e» i. e.T£;ji4^lt;r«VTtJ. . . AIES IEP04)ANTHS lEPOKHPTSnbsp;EniBOMOInbsp;KHPrS IOTA. NE...nbsp;MOï OÏOniSKOÏnbsp;' rPAMMATETSnbsp;pöü AHS KAI AfJMOÏ.nbsp;aaesanafosnbsp;nEPI TO BHMAnbsp;ONHSIMOSnbsp;EYTTXIAOrnbsp;ANTirPAlt;Igt;ErSnbsp;¦ ErnopiSTOs. AA, |
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lEPEYS. nbsp;nbsp;nbsp;.
KAI EniSKIAAOS EPMEIASnbsp;A SC HNIEïSnbsp;nPOrPAMMATEïSnbsp;MrPÜN.
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4)IAnN EAEY2INIOY ATNEANAPOS EAET-SIBX
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.. S..' M. MOYNATIOr MASIMIAK^* OYOniSKOïnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.
.... nPYTANEIAS Ol nPXTANEIS KEKPO..
TIMHSANTES ATTOYS KAI TOYS SITOïS ANErPAi-AN
TEPEYS AHMHTP^®^ AHAÏHTPIOSnbsp;AIA. AAAOYXOSnbsp;EFENNIOS lEPO-KHPYE
MEM. EniBQMOl
AAAIEIS,
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-ocr page 367-2TE4gt;H4gt;OP0r ^^SlMOS STEOïH,-
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''MorENHS EPMEIOr *^IQEIS.
**^gt;OAnP.. HMO (4apor
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f'^ApiSTOX
^V^Mmateïs Bor^
).^ÏTnN STPA-
OArMmor meaiTeys
»^ette Infcription eft trcs-confiderable quoi ^ dcfccftueufe , paree quellc nous apprendnbsp;Vjeurs chofes qui nc font pas dans Ics Li-ii'j®- I. Que les Elcuficns dont Meurfiusnbsp;Kpas mêmc dit un mot, étoient un peuplcnbsp;(^ttique fous la tribu Hadrianide. a. Quenbsp;jj/ dtoit aulfi fous eettc Tribu, ayant été de-l^^ibree de la Pandionide, it laquclle les Au-Iattribucnt pour être fous cette tribunbsp;tj^^drien ajoütéc aux anciennes. 3. Quenbsp;tribu avoit plufieurs charges, commenbsp;dc Hierofantis, eeft celui qui avoit foinnbsp;V tuyfteres facrez. Daduchus eft celui qui a-luMoin des lampes amp; flambeaux. lertkeryx,nbsp;h^eraut facré qui annon^Oit aux people lesnbsp;amp; les ceremonies. Keryx, \t Heraut.nbsp;^°otnos, celui qui avoit foin de IAutel.nbsp;\^gt;»3ateus, le Secretaire. Antigrammateut,nbsp;^^Atrolleur. Pnirmmateus, I'Ecrivain. Peri
-ocr page 368-ri te bma , qui avoir foin dii Chccur.
Que ceux de Pithos nbsp;nbsp;nbsp;que Mcurlius
f^u fous quellc Tribu ranger, étoient
le Prêtre. leraulis, le inaitre de Muiiqu^' 7'
1 *
Cccropide. aisitoi rEfitoi, étoient ceu*, qui le Senat amp; le peuple avoient accordenbsp;nourriture dans le Prytanee, commc onnbsp;void un Decret fait en faveur d'Hippocrat^nbsp;amp; imprimé dans fcs oeuvres. Cc font lesnbsp;nies que Hefyehius appclle Aeifitoi. AoV;t'
0 £^ èxarp nbsp;nbsp;nbsp;h tw jr^'jranlu
XLIII E*A£yr/?.
étogt;^
Leu^lsAc\^ Tribu Hippothoontidc
la Patrie du Poete Aifchyle. Nous en
lici'
vons affez parlé dans notre Relation, amp;, vo __________________
?lAKAS AOPO0EOY EAEïSmiOS
©PASYmAXOS :
MlKinNOS
EAErSINIOS
eAFEiAi;
©PASYMAXOr
eaeyeinios
I! me lemblc qu'Eleufis, qui eft toute
_ nbsp;nbsp;nbsp;^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;------j nbsp;nbsp;nbsp;jnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;¦
truite, n a pas neanmoins perdu fon pcS nom,,quoi que nos Gcographes amp; les
Gcographes
G(CCi
l.fccs qui parlent prefque toüjours des VilJcs a difcnt Leufma par abregé il'Eleuft-prononcant a la yentéLeffma, paree quilsnbsp;'^''ononcent Vv, comme une .
. Noiis y trouvames outre les inferiptions qiie ,''us avions citées dans ceite Liftc des pcuplesnbsp;1Attique, cellc-ci.
OI nANEAAHNES APISTA....
KAPnor An apxhs
santos thn Enn.
J^.'KA. SïSniAOS AAAOÏXOr V®- KA. AïSIAAOï AAAOïXOrnbsp;t ''NKAHTIKnN ANEQ. . .
^ANEA KAI AEKATO-----
biOÏ AinAlï T12...
j^riSTHN katahe. . . v^IAaïPIOIS xaipü,.,nbsp;j^fSlNErSI ©HBA...
^ AE AAAHS APETHS
-ocr page 370-AeHNAIS
SOTHPIAOS
NIKOMHAISSA
APXIAS
aama
TANAr-PAIOS
ONASIKAEIA
AHMHTPIOX
AïPIAOï
errATHP
o AHMOS TITON niNAPIONnbsp;TITOr ÏION 'APETHS
eneka
o AHMOS nbsp;nbsp;nbsp;.ysJ'
EIOlt;Igt;ANTIN AM^IOr OIAANAFA * EHAS ENEKEN THS..
©EAS ANE©HKEN
-ocr page 371-337
.. TOr AYTOK [PA]
.. TOPOS ANA..
.. ANKPATEPO..
APXIEPEÏS
AXAIAN
ASTOS n. n. TAIS ©EAIS Hr ATEN
zin peu plus haut. ïm lEPEIAS «tAAYIAS AAOAAMIlS:nbsp;Ld auprés.
JAIONt MEMMION SABEI
HOn heisanapon
''«ppléez
HPÏKEYSANTA KAI nasiapxhsanta ais
i2NO©ETHSANTA TON
TOÜ
ON KAISAPHON SEBAS-STPATHrHSANTA S onAEITAS AISnbsp;.... lt;DIAOnATPIN
AÏTOKPATOPAKAISAPA M. ArPHAIOU TflNINON rpPMANlICON HAP©IKONnbsp;KON AnOAAfiNIA TAI OI KATA KYPHJ^^jJ,nbsp;AIA M. lOïAIOr nPASIAOS nANBA^nbsp;NOS.
Lts ApollonUns d'auprés de C'prtne oni ré de cette fiatué lEmpertur Marc-Aurélenbsp;m;i, Gsrmanitjue, Parihitjue es* MediqUt inbsp;les fihis de Mams Jtilius Praxis 'nbsp;nien.
XLIV. É^viiac,
Erna eft un peuple dAttique donr o'Uj!
fqait pas la Tribii. Le Scholiafte de limaclius en fait mention, amp; le joint ^nbsp;leufis, dont il ctoit peut-être voifin. Jc.nbsp;¦quil en eft .auffi parlé.dans. cett? Infcrip*'*?.;,nbsp;quoi quil y aitécrit ANNios au licunbsp;foit par la faute du Sculpteur, ou parnbsp;cence de Dialeftc.
li y a CU un Poctc Mofchion dont on j.
I nbsp;nbsp;nbsp;deVAtiique.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;3^9
? ^tuë dans les Images dcs homines iUufties ' Fulvius Urfinus.
XLV. EV;5lt;x/J«f.
EPmkidi., dc la Tribu Cccropidc. Stephanos Byzantinus amp; notre marbre dcs 13, *hbus cn font mention,
XLVI.
EPicephiJJla de la tribu Ocneide étoit appall remmcnt quclquc Village proche Cephif-
XLVII.
Gutckthta de la tribu Egeide prenoit fon nom ^ du Roy Erechthcns. Cctoit la patrie dunbsp;'^lebrc Orateur Ifocratc
XLvin. rgi^.cc.
^SJctia appartcnoit a la Tribu Egeidcd XLIX. eV»s*
MErwwr de la Tribu Acamantide, ctoit cH'^ trc Athcncs 8c Elcufis,
TO EnEPOTHMA THS U APEOrnA-
roï BOïAHS KAI THS BOTAHS.....
TOr AHMOï Ti2N A©HNAmN TO^* AFSANTA THN TOï BASIAEHS EN 0^^'nbsp;MOöETAIS APXHN KAI APHANTA THNnbsp;nnWÏMON APXHN KAI nANHrïPIAPXff'nbsp;SANTA KAI ArllNOQETHSANTA TQNnbsp;rAAIlN nANA©ENAUiN OIKOQENnbsp;HANATH. n. EPEN. AEHinnON nTOA®'nbsp;MAIOr EPMEION TON PHTOPA KAInbsp;TPA^EA APETHS ENEKA OI HAIAES
'EiRoiaJ^ de la Tribu Hippothoontidc.
Rchtia de Ia Tribu Egeide. Cetoit la . trie de Xenophon., qui ccrivit la vic ¦nbsp;Cyrus , amp; qui fut furnommé iAbeillc dA^nbsp;que.
^jilt;
EUcontheas ne fe void en aucun livre, j je lai trouvc dans lInfcription fui'*nbsp;fur une petite colonne tumulaire.
AIONïSIA AIONTSIOY KlIAHSIA ©EOOPASTOTnbsp;TOT AIONïSIOr
EïKONQEflS
rïNH
-ocr page 375-34*
EUjiyridu de Ia tribu Leontide, felon Ste-phanu* amp; felon nótre marbrcdcs 13. Tri-gt;Us. nbsp;nbsp;nbsp;i
LIV. E'vatvfiêf,
de k tribu Erechthcide, prcnoit fon nom du Heros Evonymus fils de Cc»nbsp;fliiffus.
©PASÏMHAHS ©PASTA Aor
ErONrMEïS
AAEOÏ .. ISINIKHnbsp;o ErQNïMEöSnbsp;H nxAios
o AHMOS A.... NION
STPATICTHN.....
Enilt;Igt;ANHN EnirENOr ET DNTMEAnbsp;AlHS EnOIHEEN
Sur un has relief d'un enfant ^ avec choüete h fes pieds.
ZOXIMOS
AHMOSOENOrS EïnNïMEïS
LV.
^Chelidt tiroit fon nom du Heros Ecbe^ Ce lieu nétoit pas loin du Pircc, m»'®nbsp;Xribu ne nous eft pas connuc;
0^
ion Qiioic quc ijaione avoir nbsp;nbsp;nbsp;,5
dApollon amp; de Diane, ou com me
^Ojkr ëtoit un Cap proche de Suniuni» ^ lon difoit quc Latone avoit accou'^ ,
autres difent, oü elle avoit dcfait fa ceint' ^ ce qui lui avoit donnë Ic furnom de ^nbsp;de même qui Apollon 8c ï Diane, qu' 5^nbsp;voient des Autels, audi bien quc Minerve-
LVII.
quot;UEphifiia de Ia trifau Acamantide, nvoit 'jj Temple de Vulcain amp; un d'HcrcuI'Vpijnbsp;nétoit pas éloignée de CephilEa qui étoit»nbsp;Nord.
LVIII.
j'Hthes dont nous ignorons la Tribu: y avoit une Vüle dansnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;poi»
-ocr page 377-de VAi'tique. auffi bien que dans la Beoce. Stephanasnbsp;nomme neuf Villes qui portoient Ie noni'nbsp;Thebes , dit ixr^ igt; t? A.t1ix^, la fixiémc'nbsp;J*Qs 1Attique ; cc qui me fait étonner que'nbsp;^curfius,. qui pofledoit fi bien eet Autheur,nbsp;ï® 1ait point mife parmi fes peuples dAttique.
¦'^ naffurerai pas que les inferiptions fuivantes ont ce nom la parlent de celle dAttique;nbsp;7*ntmoins il y a plus de vrai-femblance que'nbsp;de Thebes du pays oü eft lTnfcription quenbsp;autres Villes étrangcres du même nom*
ANTIKAEIA AnoAAOAOPET ©TFATH? ©HBAIA.
.. M Erlt;Igt;IAHTOS....
EX©HIAlin...
©HBAIOS...,-
Voyez auffi celle que jai citée au peuplè ^ï^keaeia, OU vous lirez ©Eün ©hbaios,.
LIX.
^Hemacss eft rangé fous la tribu Erechtheidc V par Harpocration, 8c fous la Ptolemaidcnbsp;Phrynicus, dans Stephanus Byzantinus.
LX.
-ocr page 378-344
LX. QifuL-
de la tribu Antiochide, étoit uii maritime entre Phalcrc amp; Sunium.
'J['Horkas de TAcamantide étoit litué entf* Sunium amp; Potamus, appcllé maintenai*nbsp;Porto-Rafty.
. nbsp;nbsp;nbsp;- nTAXIKAHS,
ETOPONIOr rcNn AEnbsp;KAAAJKPATOrnbsp;«OPiKior
LXII. GgJtt,
'J^Hria de la tribu Oeneide, dont les chatlP* des environs sappelloicnt campi Tiniai** 'nbsp;étoit entre Athenes amp; Eleufis. 11 en eft ,nbsp;vent parié dans Thucydide 8c dans les ^nbsp;Hiftorieiis des guerres d'Athenes. C étoit )aP*nbsp;trie du Poëte Crates, dont Suidas rappo*^,nbsp;quelcjues ouvrages Comiques. La Porte dA'nbsp;thenes par laquelle on fortoit pour y aller snbsp;pelloit pofia thriajia, amp; fut aufii enfuitenbsp;mée Ceramka amp; Dipylen.
-ocr page 379-34r
LXIII. GplilVt
quot;XHrlon étoit im autrc pcuple, qui prenoit nom-du Heros Thrias.
LXIV. Qvf/JiiTa^'uu
^Hymoitadi de la tribu Hippothoontidc por-; toit k iiom du Heros Thymoites.
JLXV.
quot;XHygonidu é\.o\t de la tribu Ptolemaide; mais . il avoir cté detnembré delAiantide, aquinbsp;** appartenoit, comme lalTure Harpocration..
LaXVI. VtCX.pt 06,
tC4gt;/4 de la tribu Egeide, étoit une petite-, montagne de lAttique, parmi les pcuplesde l^quelle avoit été premierement facrifiée lanbsp;^bevre pour avoir ravagé les vignes, 8c ce futnbsp;chez eux que fut mventée la Comedie.nbsp;/oyez Athenes ancienne amp; moderne pag.a78.nbsp;^Marmora Oxonienfia, pag. 103.
LXVII. ï'TrTrtrapM^at,
\\lppotamadi de la Tribu Oeneide. Mcurfius Croit quil faut léciire HipfodameiaJx dunbsp;'^tn dHippodamus Mileficn qui avoit faitnbsp;'¦'^tillruire une place de inarclic au Pirée.
LXVIII. lrU.
fuivant Stepbanus, Suidas, Harpocration dc Helychius e'toit de la tribu Acamantide:
P 4 nbsp;nbsp;nbsp;mais
niais felon nótremarbre des 13. Tribus ce plc eft rangé fous IAntioeliide: amp; peut-e^*^nbsp;que dans un temps )1 a été fous une lt;ienbsp;Tribusamp; dans un autre temps fous 1auti'^-jnbsp;car je noferois pas dementir quatre Antb^quot;nbsp;de reputation comme ceux que nous aV^^nbsp;nommé.
i.
JOnid^ de la tribu Egeide, doii étoit tre cette femme dont il eft parlé dans 1 nbsp;fcription fuivante:
^ E L E U S J S.
AïXrKPATHS ANAEONOS ANAEIOSiNOS KAAISESinbsp;1S2NA MATHP ANEeHKE
MATHP pour MHTHP eft fuivant Ie te Attique.
Stephanus en fait mention au
AyyfA^, amp; c'eft peut-être Ie même
quAthence p. zvi. appelle «x7i) fujlt;-lietus: car ce lieu maritime étoit habitél f jj quil parle de 1'Orateur Cmcilius qiii ynbsp;né. Harpocration dit aufli que ytéïi étoit gjnbsp;quartie.r maritime de IAttique qui portoit*nbsp;anciennement ce nom.
-ocr page 381-347
LXXI. Kiifici^Ki-
¦EidadA de Ia tribu Hippothoontide. LXXII. K«J«ft£IOS ê È|IT«S,.
Ceramiiiue de dedans ctoit un quartier dc la Ville; oü il y avoit plufieurs beaux Por-liques, amp; cctoit une des principales prome-lades dAthenes, amp; Ic rendez-vous des Cour-*i!anes. Voyez Meurfius denbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, 8e
^thenes ancienne amp; moderne de M.. de la ^uilletiere.
LXXIII. nbsp;nbsp;nbsp;o
Ceramique de dehors étoit un Fauxbourg dAthenes, oü 1on faifoit des tuiles, cenbsp;quot;Idi lui donnoit fon nom, 8c Ic lieu sappellenbsp;^hcorenbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, comme nous avons dit a lai
{ï^ge .iii. Cétoit dans ce Fauxbourg quétoic 'Academie oü Platon enfeignoit la Philoib-^hie, furquoi vouspouvez confulter Paufariiasnbsp;fMeurfius, quil n'eft pas neceffaire de co^-fier.. II étoit dc la tribu Acamantidc.
LiXXIV.
Ijïl Bourg de Ce/rhale dc lai tribu Acamantidc avoit un Temple de Caftor 8c Pollux...
H lEPA TEPOYSIA M. AY-PHAION AIOO'JOPON nPO-SAEKTON niSTOKPA-TOYS KElt;igt;AAHOEN OPES-BEYSANTA HPOIKA TIMH-©ENTA AE YnO 0EOY KQMMOAOY TH P O AI A-1S2N nOAEITEIA APHAN-TA TOY KHPYKnN TE-NGYS AP2ANTA THS lE-pAS TEPOYSIAS EYSEBE-lAS ENEKA
ATTIKOS EYAOEOY S4)HT-TIOS EnOIHSE
jf Ceres amp; d Proferpine. Le [acre Seuat
recette ftatuë Marcus Aurelius Litopheriis
dsHus fils de Pifiocrates, du Bourg de
qui a fail autrefois la fonólion dAmha(j^^y
ajant éié honoré par U divin Empireur
4* de la bourgeoifse Bj/adtK ^ o'qtei a fonde ^^6
-ocr page 383-'^luflre la charge des Herauts, amp; Ie facré tonfeil ^es vieillards, (jni donne ici des témoignages de fanbsp;''^connoijfance envers [on bienfaiteur. Et defious,nbsp;^tticus Sphettien fils d'Eudoxus a fait eet tie-quot;^^age,.
LXXV. K?«V.
ï^7i^lt;e dont Mciirfius ignoroit la Tribu eft mis fous 1'Erechtcide, dans nótre beau marbrenbsp;.^fs 13. Tribus: car ces quatre lettres qui s'ynbsp;*fent EKKH fc doivent fansdifficultc cxpUquernbsp;®Kk,HA12N, comtne dans Demollhenc Orat,
Euergtim. Ilvho^epiu lx. kAu7.
LXXVI. Kr.rU.
«
de la tribu Lcontide étoit la patrie dEubulus Auteur Comique, dont Suidasnbsp;mention.
LXXVII.
^Ephifia de la tribu Erechtbcide retient encore fon nom, Sc neft qua cinq ou fix J'illes dAthenes. Cette petite Ville dans fanbsp;''^cadence étoit dcvcnuië une firr.ple maifon denbsp;Maifance d'Herodes Atticus, comrae on peutnbsp;''o-ir dans Aulus Gellius. Le Poëte Menandrenbsp;¦f étoit né, comme on apprend par une In-'^tiption citée dans Gruter, pag dccccxviu.;
^^ANAPOS AIODEieOïS B-HIUSIEYS,, Scc,
hide
0Ï'
HPAICAEnN HPAKAEJiNOS KHlt;Igt;EISirS AOPi2©EA ISIFENOrS MïFPINOïiSIOÏnbsp;FATHP
Heracleon Herachmis fijius Cephifnnfis tha^ Ijigenis Myrrinujii fiita.
Heracleon fils dHeracleon de Cephifli^ * Dorothée fille dliigenes de Myrrhinus.
LXXVIII. K/xt)nlt;«.
ci-delTus a la page 171. LXXIX.
Q^hynna oh fè faifoit une Fete folemnell^ * I'honneur d'Apollon, etoit de la trihunbsp;camantide. Voyez I'lnfcription de Lyficrai^-'
étogt;'
^Othccidai amp;oxit la tribu ell: incertaine, la patrie du fameux Orateur aEfchinSS*
Q^Oilé étoit proche dAthenes. Meurfiu* j* point fceu fa tribu. Notre tnarbre desnbsp;tribus nous apprend quelle étoit denbsp;thoontide, dans cette lignc Aioxrsio^nbsp;KÏSI.OÏ. EK. Koiq^ui elt rangée lous cctic
-ocr page 385-; car ces deux mots ek KOI font labregé ®Ek koiahs , comme dans- iEfchincs »»nbsp;yffibhent. il sy lit entier.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ó ék KoI^k, ¦
lepukhre de lhiftorien Thucydide y ctoif ^''ec cette Infcription fur une Colonne, ©or«nbsp;'^fAiAHS OAoïor AAiMOïsios, dit Mar*nbsp;'cllinus dans la vie de ce grand homnve. ^
LXXXI. KoAAvtc?,
QoUytus étoit un quartier de Ia Ville même' dAthcnes, de la tribuEgeide: On difoitnbsp;^üe les enfans y commenifoient a parler ua'nbsp;'tiois plutót que dans Ie reftc de la Ville.nbsp;Ceft la qiiétoient nei, Ie divin Platon 8c lanbsp;^»meux Mifantlirope Timon. Ce quartier 8cnbsp;^elui de Meliios étoicnt voifins 1un de 1autreinbsp;Meurfius critique Ie Poëte Alciphron, amp; Dio-6ene Laêrcc, de cc qu'ils écrivent ce mot a-Vec deux A, 8c non pas avec un fe'ul, com-öic Hcfyebius, ./ïfchines 8c StraboHi Maisnbsp;lous nos marbres saccordent avec cette pre*nbsp;biicre manicre decrire, 8c peut-êtrc nétdit-nn pas autrefois Efpeculatif pour 1oïtographenbsp;des noms de ces pctitcs Villes.
^ A T H E N E S.
o KOSMHTHS TflN Elt;1gt;HEQN MAPKOS lOr-AtOS ffiHNilN AlAPA©QNIOS KAI O ANTI *^02MHTHS OdHAA-IOS AFISTON KOAAÏ*nbsp;ÏErS amp;C.
Voyez PArt. CIV. 8c PArt. IV. oii (c U» 4IKINNI0S nOAïAlNOS KOAAÏTEXS,
rAIOS ICAPPEINAS
AIOÏMHAHS
KOAArXErS
KAPPEINA
TIA OlAHTH
785.
^Olónffs Bippios ,¦ Equejfris Cellis, Ia collit'^ Equeftre étoit une eminence hors denbsp;Ville, dont elle étoit éloignée de 1500. p»®nbsp;oü il y avoit des Temples de Venus, deN^H'nbsp;tune , de Promethée amp;: des Fnriers, amp; cétoi''nbsp;la quoti trouvoit les cochets 8c voituriersdo*^nbsp;on avoit befbin. Oedipe y demcuranbsp;refugié amp; tourmenté des Furies.
(^Olonos Agoraios, Ia collinc du Marché ctei^ un qtiattier de Ia Ville oii ceux qui vop'nbsp;loient trouver maitre fe rendoient, prochenbsp;marclié amp; des Temples de Vuleain- amp; dEüf)!'nbsp;iaces, Cclï cTun dc ces deux Colon osnbsp;toient. Mcn-ecrates amp; fon fils Conoti dont ü' .nbsp;pai-ré dans ces deux colonnes, dont jenbsp;ainfi la premiere.
-ocr page 387-deTJitique. nbsp;nbsp;nbsp;355
au Village- d' Amhelachi,
fisïtKPATHS
eEOFENOr
xaAayNH©EN
Lh -méme,
KONHN
MENEKPATOT
KOAaNH©EN
LXXXIV.
QOnthyli de la tribu Ptokmajde, ou feloH dautres de la Pandionide.
LXXXV.
Q^Orydallus de 1Hippothoontide, étoiticpeu-ple dunc moBtagnc de ce nom, oü les perdrix avoient un chant different des autresnbsp;perdrix. Elle étoit vis-avis de Salaminc, cntrcnbsp;Eleufinc amp; Ie Piréc.
^Rioa de la tribu Antiochide.
fprdathemum de la Tribu Pandionidc f dö'J étoit nalif lOratcur Andocides dontnbsp;tarque a decrit la vie.
LXXXIX.
{ppcAantUi dé la Tribu Egeidé, felon Harpo cration amp; Stephanus, amp; de la Ptoleinai*nbsp;felon Hefichius 8c Phrynicus.
XC, Küöïjgay.
(p^Tthérum dé la Tribu Pandionide, comw* les Autheurs 8c nótre marbre des 13. TTnbsp;hbs Ie mettent, étoit la patrie du Poëte P^'^nbsp;loxenus, dont parle Diodorus Siculus 1. I4-
A V E N I S E ,,
^Ynofariei proche de lAreopage, étoit une . colline oü il y avoit un Gymnafe amp;- annbsp;^emple d'Hercule, dans lequel les Atheniensnbsp;*''oient mis im Decret gravé fur Ie marbrcnbsp;Joncernant Alcibiade. Cétoit Ik quon expo-les batards. Voycz Meurfius,, amp; Athene»nbsp;^ticiennes amp; moderne, pag. 319.
XCIl. lKtV^Tia.^utê
de la Tribu Acamantide. Meurfius a tout-k-fait oublié ce peuple dans fon li-Ve de populis Attiu; quoi quil foit lort dif-'juftement dans Hefyehius. Kt/prieti'tti
XCIII.
XjAciads. de la Tribu Oeneidé, doü étoient . ces deux grands Capitaines Miltiades amp; fonnbsp;Cimon, II y avoit la un Temple du He-Lacius, qui avoit donnéle nom a cepeur
Me.
XCIV. nbsp;nbsp;nbsp;KteSuTipB-ii,
X^Ampra fuperieure de la Tribu Erechteide sappelle encore PaUt Lambrica.
XCV. Aai^nr^a iis-inp6n^
X^Ampra inferieure voifine de la precedènte amp; de même Tribu , étoit proche de la racrnbsp;Sunium amp; Phalere. On y voyoit danssnbsp;¦'He OU dans l'autre Ie tombcau.de Cranaus
Roy
-ocr page 390-rAMHAinNA EniKTHTOS SOSIMOr AAM^'
TPErs See.
J^Airiffa.% dont Meufius ne fait point mention* Stephanas cn met pourtant unc dansnbsp;tique, au titre xapurtra, parlant des different^*nbsp;Villes qui portent cc nom. K») t» t? At?'quot;!*
tfi Aafurrei^
\^Eccum qui appartenoit a la Tribu Antioi^^' de, n eft point marqué dans Metirn'*nbsp;quoi qu'Helychius Iait exprimé auffi diilgt;' 'nbsp;tement que les autres peuples. Ai«.amp;i,t^r,i*oi
-ocr page 391-C, AtUKOTV^Oi»
^Eucopyr* de la Tribu Antiochidc.
Cl. AtjyaM,
hEn^um étoit un quartier de la Ville oö fe , celebroient les jeux, avant quon eut con-^'uit Ie theatre de Bacchus, qui apparernmcntnbsp;avoir pris Ic nom, a caufe du Temple denbsp;Dieu, quon appelloit auffi Lenaeus, quinbsp;dans ce quartier.
Ie Conful Giraud, prefentement e» AngUterre^ chez M- Wbekr.
^SEFIOï KAAYAIOÏ KAIS.
'i'Aen TTXH Eni MHTPOAnpor apxon4
^iONrSOAnPOY lt;Ïgt;AïEQS HrEMONOS lt;Sgt;1* Aostpatoï
^'¦'lANAIOr nAIAOTPIBOYNTOS EYOPOSÏ* .l^OY lt;1)AAHPE£2S OnA...
ANTirONOY HAAAHNEOS AAEEAK-^IOS AZHNIEYS lt;Igt;IAO...
2ïNElt;Jgt;HBOYa
HPAKAIQN HFAKA....nbsp;AIAPA©...
^^AlIiNA ^«TlnATPOÏ
©EO-
/MONYXOAflPON SKAMANAPON
OE... .
dont la Tribu eft incertaine étoit quartier prochede laVille ou il y avoit ^nbsp;Temple de Bacchus, dans lequel on celebr®nbsp;a fon honneur une Fete Ic ii. du moisnbsp;theftirion, amp; on y taifoit coinbattre desnbsp;nes gens ^ la lutte. Cétoit dans cc Tcto?lnbsp;oh dans ks premiers fiecks dAlhenes JJtnbsp;foitun decretdes Atheniens, quiobligeoit
¦^Utheiirs ne difent pas quelle fut habitée, fi neft par les Joups, ce qui lui donnoit fonnbsp;'gt;om.
CrV,
l^^rathon étoit celebre par k defaite des Perfes, amp; nous en avons parlé a la pag,nbsp;*8;. Stephanus mer ce Bour§ fous la tribunbsp;^eontide, mais nótre marbre des 13. Tribus,nbsp;'lui jajoute plus de foi , Ie pla^e fouslAiaH-ide. Voyez lInfcription au titre IV,
AÏPHAIOS
EYEAniSTÖS
MAFAQaNIOS
HPESBYTEPOS
une -veuve Gre^ue
^ kosmhths tgn eohbqn MAPK02 lor-
aHNON MAPATONIOS KAI O ANTI I^OSMHTHS Oagt;IAAIOS APISTON ICOAAY-TOïS te STNAPXONTAS KAI TOYSnbsp;^^HBErSANTAS Eni APXONTOS OIAOTEI-
toy apkesiahmoy eaeoysioy ane-
fA-PAN nAIAOTPIBOYNTOS AIA Blor E-'^KTHTOY toy OIAEPGTOS S4gt;HTTI0Y E-
TOSI
-ocr page 394-TOSI TPAMMATEïONTOS AIA Bior STT-*' TONOS TOX KieAIPfiNOS AXAPNECSnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,
SnOPONISTAI
APISTOBOYAOS SXMMAXOY MAP. HAI. EnirONOS XOAAP.nbsp;apietobotaos AnoKAnNior nEinbsp;SYMlt;tgt;ETON EH OlOXnbsp;ArAÖHMEFOS HAOTOT DAAAH.
eaexseinios MHNOAaror aeip.-xno EQlt;Ilt;PONISTAI
rXMNASlAPXAI
»iï'
SOHAPOMinNA lOïAIOS EX-4)PANnp MAPAeaNlOE STPATHrOS HYANO-PIONA AHMHTPIOS MAPKOYnbsp;SAIE.
MAIMAKTHPIONA ErMMAXOS APISTOBOYAOS MAPA0ONIOSnbsp;noSEIAEÖNA APTEMON MHNOAOPOXnbsp;. TIOS
Le refte des Gymnaftarques manq^^
nxOAEMAIAOS
5ÖI
^lOAilPOS SYMMAXOY JHmhtfios stmmaxoï
^IKomAXOS AOPOAE12IOT KAAAITrXOÏnbsp;^PfiNAIOS KAAAITYXOYnbsp;^KAHniAAHS K.AAAITYXOT
AKAMANTIAOS
^^TrxlANOS SQTOr 'lAi, EniroNosnbsp;^Al. aziatikosnbsp;'IAISTOS EnAFAeOÏnbsp;Aapoz EnAFAeoxnbsp;'^pistoboïaos
aapianiaos
^Pmeiaz EiziAnPOX ^IrYFOS AN©OÏnbsp;AN©or
EnEHrpAKOI
Qï. TP0lt;Igt;1M0S ^Uhtosnbsp;JpZiMOSnbsp;^AeiMOS
SO-
JPySOS EISIAOTOr Trolt;^iMornbsp;^^AenMEPOSnbsp;^J'TEMIAüPOS Z£2SIM0Ynbsp;^^ONxSIOX AOTOAElSIOr
-ocr page 396-SnXiMOS o KAI BASIAEOAn
KA. MAVSiN
STEOANOS
EYKAPnOZ
«gt;A. nPEIMOS A0HNAIOS EISIAOTOynbsp;MTPISMOS ASKAHniAAOÏnbsp;AeHNIilNnbsp;SflTAS
AFAGonors ropFioï
i. HNOAi2POX EY0FOSINO3f
Cctte belle Infcription a été aciictce par camarade de voyage , amp; envoyée ennbsp;terre, on elle tiendra un jour rang partninbsp;marbres antiques dOxford. Je ne lay pasP.,nbsp;écrire dans cc petit volume de la manicreq^^jnbsp;]c eft, a fgavoir les quatre petites colu'^'l,nbsp;XOtPPONISTAI , rrMNASlAFXAI ,
AIAIAOS amp; EnENFPA-toi a cötélunedelr
trc. Hefychius explique ccft-a-dirc Cenfeur ou Correfteur de lanbsp;neffe du Gymnafe , ce font les mêmes
«TüS»
Theophylaifte Simocatta nomrae t»;
, a la 64. de fes Lettres hérort^j,j Et celui qui pofledoit cctte charge avoitnbsp;pcrfonne fous lui , amp; corame fon Subft*'^nbsp;quon appelloit Hyptfiphrentfla.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,
Cc marbre mapprend auffi que ces charges du Gymnafe , de Paedotribanbsp;Gymnafiarque nétoicnt point Ia mêmenbsp;fe , comme Ie Commentateur desnbsp;¦Oxonienfia nous Ie veut perfuader.nbsp;iriba étoit celui qui avoit foin des cxercic ,nbsp;Ia jeuiieife, auffi Hefychius expliquenbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,
Sell , eiMlTelai , yufMclTeil PtdoiribA gt; Qyp-
-ocr page 397-Gymnaflic qui ne veut pas dirc GymnAfiarchs. : 8c Ie mêmc Autheur cxplique yvuKx^iTui ,nbsp;^kutxi yvu.vaa-lti , »irKtilt;ri( Theophylaiftcnbsp;^Ue nous avons dté, dans fa lxiv. Lettrcnbsp;tious apprend la même chofe , yvfimfctt u's»nbsp;«5r«f«iri}Toi5 vxia-l. Ce Psedotri-8a lecoit pour route fa vie AlA Bior fe fai-foit une fonélion femblable a celle des Maitresnbsp;dexerciccs dans nos Academies de Gentils-8orames, comme feroit Ie maitre de danfe ,nbsp;Ou Ie maitre darmes. Pour Ie Gymnafiarquenbsp;^uHefychius appellefoZluroï, il fc chan-gcoitde möis enmois, comme cetteinferiptionnbsp;8c la precedente au titre Azinia Ie prouvent, ^nbsp;oétoit Ie Reékur du Gymnafe amp; la premierenbsp;Charge, a caufe de quoi ils ne la donnoient pasnbsp;Pour la vie, de peur que celui qui 1eut poffe-dée, ne prit trop d'authoiité ; ce quine fe feroitnbsp;pas accommodé avec raverfion ajue les Athc-tiiens avoient pour les Ombres memc dun étatnbsp;Monarchique. Mais a propos des Marmoranbsp;Oxonienfia , jobferve encore que Ie Com-bientateur na pas bien expliqué Ie marbre quinbsp;lui a donné fujet de pariet de ces chargesnbsp;du Gymnafe , car pour remplir cc défaut
dn nbsp;nbsp;nbsp;... .mhtetontob
U marbre _ j^^osmhtetontos ^ '
ll met au premier KOSMHTErONTOS amp; au econd KAI KOSMHTETONTOS, d'oü il con-olud quil y avoit deux Cofmet^ ; mais cettenbsp;'^aniere dexprimer auroit eté extraordinaire,nbsp;de dire deux fois kosmhteyontos au lieunbsp;de KOEMETETONTON pour tous les deux. IInbsp;''e r^ait auffi ce que ceft que KA2I, qui eftnbsp;nom propre, comme vous avez pü voir anbsp;1'lnfcription d'Azinia FAior kasioï , amp;c.nbsp;Pour ce qui eft de fupplter. cette fecondcnbsp;^07», II.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Qnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;lignc,
-ocr page 398-ligne, je ne doute point qu'il ne fiillc AN' TlKOgMHTEïONTOS, comme il y adansnö'nbsp;tre marbre preoedent Cofinetes amp; Anticofm^'nbsp;tes , ou.comrne daas 1Infcription de lArtilt;^-IV. Cofraetes amp; Hypocolaietes. Mais part®nbsp;que Imfcription quil cicc eft venuë dAth®'nbsp;nes, je la mettrai tout au long, amp; de lanbsp;niere quil la faut corriger.
II y a au milieu un, Hercule couché d'un arbre, en bas relief.
KOSMHTETONTOS STA SEFAnitlNOS XO^' AEIAOT
ANTIKOSMHTETONTOS KASI. AHOAA^'' Nior STEIPIEOS
Snlt;I)PONISTHS A0HKAIOS SHENAONTO'' EAETSEfNlOSnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;g
TOIS Elt;DHBOIS TON HPAKAEA AJIO EN EAEYSEINI NEIKHS.nbsp;nAIAOTPIBOrNTOS ABASKANTOr __nbsp;TOT EYMOAIlOr KH®EISIE£2S ETOS B-I
Ceft-a-dire que ce bas relief avoit été Hercule en memoire de quelque viöloirenbsp;jeunejfe a Elenfh, dans Ie temps que Stafi*^ unbsp;rapïon dn Hourg de ChoUida. avoit la Char$nbsp;Cofmetes , CP Caftus Apollonius de Stift r'nbsp;d' Anticofmetes, Athenaus fils de Spendpnnbsp;Kien étant Cenfeur, amp; Abafcantus filsnbsp;pus de Cephifia maitre desexercices dep nis i.}-'*
cV'
-ocr page 399-CV. MiXotneii OU McMtttci.
EUna appartenoit i la Tribu Antiochidc. CVI. M-iXirr,,
ctoit un quartier dAthcncs de la Tri-bu Cecropidc , comrae Harpocration amp;c lótre inatbre des Tribus Ie mettent. Ce quinbsp;^oit I'emporter fur lopinion de Stephanusquinbsp;range lous lEgeide. II yavoit laun Templenbsp;dedié a Euryfaces, un a Melanippe fils de Thefcc,nbsp;^una Diane furnommée Ariftobulos, oü Tonnbsp;^nterroit ceux qui étoient morts de la main dunbsp;öourreau. Ce Temple aroit été bati par The-*'^iftocles, qui avoir la fon Palais. Phofion ynbsp;*Voit auffi Ie lien de même que les Adleursnbsp;'les Tragedies. Voyez ce quen a dit aflez am-?lement Meurfms dt po^alis Attic*: a quoi ja-Joüte la reraarquc de M. Galland Antiquaircnbsp;'}'i Roi, qu'HercuIe y avoit un Temple oü ilnbsp;^toic furnommé Alexicacus, comme Ic rap-t'orte Hefycbius au motnbsp;Voyez rinfcription au titre iv. amp; celle quinbsp;dans Griiter pag. ccccv. oü il y a plulieursnbsp;'iutes , entrautres AN©ESTHFI0S , dont lanbsp;'faduxftion fait un homme, au lieu dAN0EE-^Hpiois, qui eft une Fête, amp; un pcu aprésnbsp;quot;Inaios pour olNAios dOenoé.
Lifle
Chez le Conful Giraud^ ö* mainteti^^^ en Angleterre chez M. dVhekr^
Eni APXONTOS KAHPAKAEI AOI MEAITEnS KOEMHTEtnbsp;ONTOS ATTIKOr TOY...
TOS rAPEHTTlOE
KAI SrSTATAI AYTOIS ANErPA-^AN T. AIAIOE AETKOE HAAAH. . .
«tlAOITIOS TAMOr MEAIT.
ONHSIMOS MENEKPATOrS SUEIEOS ISIFENOrS nH...
TEAES4gt;OPOS MENEKP. ..
evil. 2Asl?[i}lty.
J^lletum. Trois ou quatre inferiptions ques des Milefiens que jay trouvées anbsp;thenes amp; aux environs, mont fait foup^onn^nbsp;quil y avoit peut-ctre un Bonvg dc cenbsp;dans IAttique, outre le quartier denbsp;dont les habitans étoient nommez meAIT®*^/nbsp;amp; ceux-li MEIAHSIOI ou MfAHElOI: ^nbsp;fedlivement jay trouvé que Pline en faitnbsp;tion, en parlant de IAttique. Rhamnusnbsp;Itcus SfciTathon, 'Campus Thriajius, eppidutf^nbsp;iitum, V Oroftts in cunfinio Boeatig. LcS,!%nbsp;velles Editions ont Melita, mais quoi qu nbsp;foit, ce feroit toujours un lieu differeo,,^,nbsp;Mélite, qui étoit une partie de la Villcnbsp;thenes, au lieu que ce Melita ou Mil®nbsp;felon les vieilles Editions, eft qualifié dunbsp;dOppidum; amp; pour plus grande preave*nbsp;yc21'lufcription au titre XXXIV. ou entr ^
-ocr page 401-dourainc de peupics dAttique qui y font tiomraez , elle diftingue fort bicn ces deujsnbsp;peupks dans ces deux lignes.
AEüNMHX AEONIAOT MEAITErS
amp;
EETIAIOS AIONYSlOr MIAHXIOS
Car ce Milefios ne pent pas être de Mileteii Afie mineure, puis quil neft queftion dansnbsp;cette Infcription, que des peuples dAttiquc.,nbsp;Voycz aufli l'Infcr. Art. CIV.
XAIPF
A©HNAEIS ©EOKPITOr EAAnTEOBt ?AYXTOS AEONTOS MEIAHSIOS
ENNEIPIKO.. nos .. SIS MEIAHSIOïS
ErriMiA NiKior MIAHSIA
368 nbsp;nbsp;nbsp;Lijie
EnirONA MOSXIONOS MEIAH2IA
MdXT-ti.
quot;^olfus eft citédans Hefychius. móaws, « Sofmg. croit qu'il feut,nbsp;Aid^eq, amp; que ceft un peuple d'Attiqu*nbsp;mais il ny a ppint cu de Tribu iEulide: AP'nbsp;paremment Hefychius veut dire que Ic motnbsp;Aielfot hgnifie un peuple, chei les iEolienS-
'^^n'gchia étoit un des ports dAthenes, un Bourg, coinme nous avons dit a **
pag. 133.
'^Tri(gt;muf de h Tribu PanJionide proc^^ de Marathon, prenoit fon notn desnbsp;tes qui y naiflbient. Diane y avoit unnbsp;ple oü clle étoit furnomraée Colanide de 6^nbsp;senus ancien Roi du pays avant Cecrops.
HPAKAEtiN HPAKAEONOS KHlt;I)EISrErS AOPiieEA EiFENors MrppiNorsiornbsp;TATHP
Voyci auffi les inferiptjons aux titres
-ocr page 403-cxLiii. oü Ic nom de ce Boiirg cll avecuH
CX. Sv:reTJ?.
'^Xpni de la Tribu Cecropide, étoit appellee dans les premiers fiecles dAthenes, lyom,nbsp;Paree que Teucer Ie Troyen s'y étoit retire.
CXI. o\.
Q.ï étoit au commencement de la tribu Pan-dionidc, comme plufieurs Autheurs lecri-'ent, amp; même lInfcription dtée au ritre I. Mais lors quon ajoüta la Tribu Adrianideauxnbsp;Anciennes , elle fut rangée fous elle, commenbsp;On Ic peut remarquer a lInfcription de Tart.nbsp;^iii.
EYltAlAEIOS OAeEN Ölt;C.
CXII. oV
o* de la Tribu Oeneide, doü étoit Lyfi-clcs, dont cette Infcription qui elt a Tart. fait mention.
¦^ÏSlKAHS BlOTIOr OH0EN 6CC.
CXIII. Oi«v i'exeXux^v.
Deceleicum, ceft-a-dire proche deDc-celca, reconnoiflbit la TnbuHippothoon-
yl demi-
-ocr page 404-Lilli
A demi~Vteüe d^Athenes^ chemin ca^ Colonne.
HFOAOr
CXIV. Oio» xigitfieixcv,
(^Enm Ceremicum étoit un quartier dAthcnS* proche du Ceramique, de la Tribu Leo^'nbsp;tide, comme Harpocration amp; notrc marbr®nbsp;des Tribus le marquent; car EHOL qui sy-eft labregé de EE oior, Ce quartier portof*nbsp;ail refte ce nom dOeon,, comme qui dir^''nbsp;un defert, paree quon n'y voyoit pas IafBb'nbsp;cnce du peuple qui étoit au Ceramique, b'*nbsp;qu'ils fc touchaflent. De la Guillet. pag.
CXVi O!iiogt;i ïïs
Qi'Jloe'de la Tribu Ajantidc yers Ics limif^® de 1Attique amp; de la Beoce, prochenbsp;Eleutkeriens.
CXVI. 0(»0)J
QyEnoe de la Tribu Hippotboontide pro de Marathon, étoit unc des quatrenbsp;mieres amp; plus anciennes Villes de IAttiq^^®'nbsp;Meurf. de pof. At.
CXVII. Tlttioata xa^uTTi^S-ev.
'pjEania Cathyperten ou fuperieure de la bu Pandionide, étoit la patric denbsp;thene, ou la fuivante.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;GXVi* '
-ocr page 405-37*
inferieure appartcnoit a la même Tri-hu quc la precedente, amp; cétoit de Tune Oil de Iautre quétoit natif Tiberius Claudiusnbsp;Theogenes, qui commandoit 14 milice, dontnbsp;il eft parié 4 Ilnfcription de 1Article CLII. dcnbsp;même quun certain Phedre fils dc Zoilus, quinbsp;a-voit fait un Quadran Solaire, qyi fc void;nbsp;maintenant,
A A T H E N E S,
4gt;AIAPOS SaiAOT HAIANIETS. EnOJE
CXIX. naiatiS^eth
p^mdi de la Tribu Leontrde, doii étoit natif UB certain Cinefias dans Ariftophanc.
GXX. necMvnl.
pAllenegt;de k' Tribu Antiochidc , étoit un Bourg prochc duquel fc donna une barail-'e entre Pififtrate amp; les Atheniens. Ses habi-kns ne fe marioient point-avec ceux dAgrnbsp;tious, 8c vous cn pouvez voir la raifon dansnbsp;U vie de Thcfée écrite par Plutarquc. Vóycïnbsp;a Ilnfcription de IArticle IV. nAlüN AlOMH-Aors. oAAAHrfvs amp; a rArt. cv. Sc ciLuii
57^ nbsp;nbsp;nbsp;J-ftf-
......ITOI
HS KAl' AHMOY 02 nAAAHNEï2nbsp;0lt;I)ANTHSnbsp;O KHPTEnbsp;102 AAA0YX02
CXKl. Xict-lAQoiT^Ctt,
Amhotadi. de Ia Tribu Erechtjieidc.
p Ana^li^s dont Meurlius na point parié, une Ville entre la Beoce amp; IAttique.
Ion Harpocration; 8c ce qui nie la fait don ner plutót a lAttique, eft ce que ditnbsp;cllius. n«»stKT05 i öpiyMsi TÓ?r«; itnbsp;rixSi: outre ce que dit Stephanus Byzantion^ nbsp;riavanT»»nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;at7i»Ï5. CeJi-a-dirC', PiP*
turn cft une I'onereffe de VAuique.
CXXIII.
LE mont Parnetht étoit une des plus conlgt;^^ rabies montagfies de 1Altique, öc^tioifl .nbsp;le.s Autheurs neaprimcnt pas ü elle avoitnbsp;habitans qui fiffent une Cominunauténbsp;trat dans k Catalogue des 174. peuples
-ocr page 407-que, reanmoins il eft afifz vrai-femWable, a caule de fa grandeur quclle nen manquoitnbsp;pas, outre que nous lifons plufieurs Autels quinbsp;étoient dreflez; f^avoir a Jupiter Parnethien ,nbsp;a Jupiter Apemien amp; a Seinaleiis. Voyez cenbsp;cue jen ay dit a la pag. 70.
'pirxus, Ie Pirée étoit une petite VilleJointe au Port de ce nom , amp; reconnoifloit lanbsp;Tribu Hippothoontide. Voyez ce que j'en aynbsp;dit a Ia p. r34. de ma Relation , amp; li vousnbsp;en fouliairez davantage , comfultez Paufaniasnbsp;amp; Meurlius, qui en ont decrit les antiquitez.
H BOÏAH H ES APEIO...
TJ2N ESAKOSinN.. .
KAA-rAION KAISAFA...
AïTOKPATOPA YIT. ..
TO AETTEPON APXIE...
KHS ESOYSIAS...
AlOKAEOrS......
Eni- TON nElPAIEA AIS .. AIPHOï KAI 0EOIS MEP.,
Eni TOYS OnAITAS .,. SAiEns EnaNYM....
H boyah h ee APEiOYnArox kai h
BOYAH nbsp;nbsp;nbsp;Q Ónbsp;nbsp;nbsp;nbsp;TCN,
-ocr page 408-574
TON ESAKOSIÜN KAI O AHMOS TIB*' PION
ICAAïAION KAISAPA XEBAZTON ATTOKPATOPA THATONnbsp;TO AEÏTEPON, APXIEPEA MEFIXTON A**'nbsp;MAP XI-
KHX EEOrXlAX EniMEAHQENTOX AIOKAEOrX ZTPATHrHXANTOXnbsp;Eni TON nEIPAlEA 6CC.
Lt Semt de Pyireopage , le Senfit fix cent^ 0* le peuple a honoré FErnpiquot;nbsp;reur 'Tiberius Claudius Cefar Cotlfr^nbsp;four la deuziéme fois, maitre de la puif'nbsp;fame des Tribans ^ 6? grand Pontifi^nbsp;par les foins de Diodes Gouverneurnbsp;Pire'cy amp;c.
Chez k fieur Benaldr.
Oi Elt;PHBOI TON EATTON KOXMHTHN lEPEA ETKAE-lAX KAI ErNOMIAX APXE-AAON AnOAAflNIor HEI-PAIEA ErXAPIXTlAX ENE-KA ANE©.
c'tl
-ocr page 409-v$
La jeunefle a confacré cc monument dé f» teconnoiflancc a Archclaiis Prêtre des Dieux,nbsp;fils dApollonius du Pircc, leur Prcceptcur, knbsp;caufe de fajuftice. Voyczauffile titre CXLIII.nbsp;oil vous trouverez Ie mot de PeitMus.
CXXV. nsvTtA,'.
LE mont Penttli ou Ptndeli, comme on Ic prononce encore sL prefent ctoit de lanbsp;Tribu Antiochide. Voycz cc que jen ay ditnbsp;a la pag. 70.
CXXVI.
'^Ergafi étoit placée fous la Tribu Erecbthci-r de.
CXXVII.
quot;^Erithtidt. de la Tribu Ocneide, prenoit foa nom de Pirithous compagnon de Thefée.
NlKOJVtAXOS
AnoAAOAflroï
nspiöcwAHS
-ocr page 410-AITSTQNOH
nATPanjos
HEFIOOMOr
eïrATHP
APXEAAOÏ
nEPi©oiAor
FÏNH
AnKe»lt;amp; fiiU (fe Patro Pirithoid'i, amp; fifP* me d Archelaus du mhne liètii
CXXVIII.
quot;pEnhidA ctoit premierement de la Triba iïantidc, puis il fut donné a rAmiochicic»nbsp;cotnme ApMdn» proehe d'e laquclle étoitnbsp;peuplc.
CXX'fX. iTiXorts PJlAits de 1» Tribu Antioehide.
CXXX. nlSoi.
pithts de la Tribu Cecropide prenoit fonnoo* du mot Pithos,. fju.i fignifie up tonneaa »nbsp;paree quancictiTiement il sy en--faifoït quantit^-Voyea lInfcription a lArticle VII. oü on li'
5r(Vj/5.
CXXXI. JVuAifik PLothiia de la Tribu Egeide.
CXXXIE
-ocr page 411-377
CXXXII. nvu'5.
étoit un quartier de la Ville oü saf-lembloic Ie peuple quand on vouloit élire utl Magiftra:, Sc dans les premiers fiecles dAthe-nes, c'étoit ld qtie fe faifoient toutes lesnbsp;tangues amp; les AlTemblées publiques. Ce lieunbsp;nétoir pa«- loin du Mufée, amp; ce fut la que.lesnbsp;Amazones donnerent la bataille a Thefce.
CXXXIII. n«gt;5.
pOrw étoit de la Tribu Acamantide., felon les Auteurs amp; felon nótre marbrc des 13.nbsp;Tribus.
CXXXIV.
po/lt;*OTcjdeIa TribuLeontide, étoitunBourg maritime au dela du Sunium en regardantnbsp;du cóté de lEuripe. Cell ce quon appellenbsp;maintenant Port de Rafti, oü il ny a plus au-cune habitation. Cétoit la quétoit Ie monument dlon fils de Xuthus.
A ATHENE S,
STPATOKAEOrS nOTAMlOT...nbsp;errATHP
CXXXV.
-ocr page 412-578
CXXXV.
quot;P'RaJin de la Tribu Pandionide ,. étoit un maritime du cóté de 1Eubée, ou il y avoitnbsp;un Temple dApollon , auquel on envoyonbsp;les premices quon vouloit confacrcrè ceÖ*^'^
dans rifle de Delos, les Atheniens ayantlefoif
de les y faire tranfporter. Exyfichton revena^,^ de cettc Ifle mourut i.Prafirc, amp; on lui amp; ?nbsp;fon tombeau. Voyez lInfcription de lArt. *'nbsp;amp; du CLXV.
ONHTflF
nPASI£ï2
Harpocration fait mention d'un certain setor, a qui Demoflfeene adrefle quelqueHa'nbsp;rangue: amp; Suidas a fon accoütumée , copl*nbsp;mot a mot ce quén dit Harpocration.
CXXXVI. r,,/3^A/»A.5.
quot;VKobaVmtlius de Ia. Tribu Pandionide ,
une Ville maritime du cóté de Marathon» amp; une des quatre plus anciennes de IAttiqno-Gelui qui étoit de ce lieu.fe. nommoitnbsp;bien Probalilios que- Probaliathios, quoinbsp;veuillc prononcer la deflus Ie f^avant Men*'nbsp;fiuscar les marbres nous en font foy.
-ocr page 413-de TAttique. nbsp;nbsp;nbsp;yj9
me Chapelle de S. George proche Ie Momftre ^fomafo.
EPMOKAHX
EPMOrENOr
nPOBAAIXJOS
A S A L A M I N
a l'EgUfe Panagia d'Ampelaki.-
®gt;EOlt;lgt;IAOS «)IAIZTIAOÏ nPOBAAlSIOS. AIGKAEIA APXEBIOrnbsp;ÏKAMBONIAOr eïFATHPnbsp;4gt;IAISTIAHS ©E04gt;IA0r nPOBAAISIOS
Theofhile fils de Philiftiies de ProMinthus-Jiiecleia fille d' Archebius de Seambenida Phi^, fiidet fili de Theofhile de Sfobalinthtes.
CXXXVII, nargcicM/
'^AitecUia , l'Ifle de Patrocledontj'ai fait mention i la Pag. 155. prenoit fon nom dun. certain Patrocle Commandant des Galercs E-gyptieimesqui la foitifia au temps quAnti-gonus fils de Demetrius ravageoit TAttique^nbsp;Ses habitans , dit Stephanas, fc nommoient:nbsp;Patrocltnifioi.
CXXXVIII. Ilfio-jrtfAT».
^^effalta de Ia Tribu Acamantide, avoit ua Temple dedié a Ceres Sc ï Profcrpine. Ses
habt-
-ocr page 414-5 So nbsp;nbsp;nbsp;Lijie
liabitans paffoient pour des criiiques , amp;
certain ancien Póëte'nommé Eupolis ,
fait une Comedie contr'eux intitulée
dont Ariftophane , Athenée amp; fuivlas font foU'
vent mention.
CXXXIX. nraia.
quot;^Telea appartenoit a ]a Tribu Oeneidc.
CXL.' Vü/^noui.
'^ffamnus étoit de Ia Tribu iEantide, amp; avoit un Temple dedié a la DeelTe NemefiS'nbsp;fur quoi vous pouvez revoir ce que jai dit de*nbsp;inazure* lt;te cette Ville , i la pag. 184.nbsp;Temple etoit devenu fameuxpar la belle,ftatn^nbsp;dc la DeelTe quAgoi'acritiisy avoir mife. Cétoi^nbsp;un difdple dC Phidiasaulfi bien qu'Alcamenc^.'nbsp;Ces deux iilultres Sculpteurs fe piquerent anbsp;feroit ime plusbcllc ftatuedeVenus, amp;nbsp;rent toiue leur fcicnce. Lorfquclles furcntacbc'nbsp;vées, ils lyirent Ic peuplc dAfhcncs pour af'nbsp;bitre : maiscomme Alcamenes étoit Athenien gt;nbsp;amp; Agoracrtfos de IlUe de Paros-, ils jugerenlnbsp;en faveur de leur Citoyen, quoi quafliirenie'*nbsp;roovrage du dernier fdt plus beau que I'autrd*nbsp;amp; ils lie lui perm-irent point de le vendre po**
ct-ne mis dansAtheties. II sen accommoda ave**
ceux de Rhamnus, Sc appella fa ftatuëNet«^' lis, qui etoit la Deefle de la vengeance: voU'nbsp;lant peat-être-fignifier paria, quil fe vange®'^nbsp;aflcz des Athenienscnlamettantdans unTep*nbsp;pie, oil on pourroit facilement 1aller voif»nbsp;amp; lui donner la preference^ celle dAIcam^'nbsp;nes. Varroneftimoit plus cette ftatue que toU'nbsp;tes ics autVes-qiiil avorc vöes.
Quoi que je naye gueres acoütuméde cite^
-ocr page 415-dautres Infcriptionsque celles qui nont jamais «é impriraées, je ne laiiTerai pas den rappor-ter une qui eft dans Gruterus page txxxiv.nbsp;paree quelleny eft pas correde, amp;quilnen anbsp;point donné dexplication. 11 y a apparcnccnbsp;lu'elle acté apportée dauprésd'Athenes; quoinbsp;quelle foit,
A P A D O V E.
6E04)1A0S ©eolt;igt;iaoï
ANTIOXEïS MEAANH-POrOS Thn koniasin tot
IlASTOPOPlOr KAI
Thn rPAfPHN ton Te TOlXilN KAT THXnbsp;OPOlt;Igt;HS KAI THN ETnbsp;KaISIN TJiN ©YPnNnbsp;Kai Tors nPOMoxeoTSnbsp;Tors EO TOÏS TOIXOISnbsp;Kai tas En attois saniaas
ANE0HKEN SAPAniAI ISIAl ANOTBIAI APHOKPATEInbsp;Kni lEPEQZ SEAEïKOTnbsp;tor ANAPONIKOÏnbsp;PAMNOïsror
U eft Theophilus Tcophiïï Antioclwiliis Mc-Unephorus dealbationem facri hujus tedorii, Piduramque parieium 8e contignaiionis amp; en-^aufticam piduram portarum, nee non mutulosnbsp;5üi in parietibus funt amp; iis impofitas tabulasnbsp;dedieavit Serapidi, Anubidi, Harpocrati, fubnbsp;Sacerdote Seleuco Aodronici Rhamnufio.
Cela veut dire, quun certain Theophilus '^Antioche avoit fait les dépenfes pour Ie blan-*^hiirage des parois, pour les peintures, amp; fesnbsp;^litres ornemens dun Temple, Sc quil avoit
. nbsp;nbsp;nbsp;confa-
-ocr page 416-coHfacré tout cela a Serapis , Ifis, Anubis ^ Harpocrate ^ fous la Prêtrife de Seleucus ^nbsp;dfAndronicus, du Bourg de Rhamnus,
* Le f^avant Cavalier Urlati La auffi Mcnum, Patav. pag. 263
CXLI.
^Emachidi de la Tribu Antiochideprenoitfö'| nom de Semachus,. dont leslilksavoientr®nbsp;ceu Bacchus dans leur logis, doü leur futnbsp;cordé le privilege que les Prêtres de ce D'*nbsp;ftjflent choifis dcntre leurs defccndans.
M BOYAH H ES APEIOnAFOY KAI O AHMOS NEIKOSTPATHN MENNE..:
EPNEIKIAOr ©rrATEPA MTHGEISA» ^, A« EZTIAS AHMHTPI KAI KOPH ANÊ®*^nbsp;KE
EniMEAH0ENTOS; THS ANAGEEEQS Toï EniTPonoï ArrHS rAiornbsp;KAZIOÏ SHWAXIAOÏ
Le Senat de lAreopage amp; le Peuple a
fecré Nicoftrate fille de......initiée aux
teres du Foyer facrc des Deefles Ceres fcrpine, fon tuteur Gaius Cafius de Scrna'-®nbsp;ayaat cu le foin.de cette confccration.
-ocr page 417-^Ciron entre Athenes amp;EIeulis, étoit un licu oü il Y avoit un Temple de Minerve Sci-tade, oü fe faifoit une Fête a fon honneurlenbsp;douziémc duraois Scirophorion. Voyez Suidusnbsp;itinbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Meurfms de Pop. Au. amp; de
^eriis Grsecorum, 6c Fafoldil'tpc^jiyi» Graeco-¦«m.
CXLIV.
^XJniatn étoit un BourgauCap decenom, ap» pellé maintenant Cap-Colonnc, premiere-lïient de la Tribu Leontide , puis de lAt-'alide, coinme ü eft placé dans nótre tnarbrc.
lieu fut celebre pour fon beau Temple de Minerve Suniadc, bati de la maniere de celuinbsp;Minerve a Athenes amp; d'ordre Dorique. Nep-Mne y étoit aufli adoré fous Ie titre de Suninra-^ amp; on y faifoit pendant les Fêtes Panathe-^écs des combats de Galcres.
584
01 Elt;Jgt;HBEÏSANTE2 EN EfiE...
BASIAEÜS POIMHTAAKA.. .
APXONTOS ENIAÏTni. , IIAI-^OTPIBOïNXnN IPENAIOr. .
MHON ïnO nAlAOTPIBOïNTOS
AHMOS©ENOrS TOÏ MPPCNOS
KTAAGHNAIEJiS
AXAOS BASEOY nAAAHNETS
AEONTIKOS AIONTXIOr XOrNIEYS
BASSOS TA..,. TIOS
A©HNAtS
OIAHMON TE MYPINOïNTlOS XABPEAS TIMOKPATOS nElPAEYSnbsp;APISTOTEAHS TIMOKPATOSnbsp;ETMHAHS AHMHTPIOrnbsp;NAïKYAHS ISIAOTOrnbsp;A-tPOAlSlOS «iIA^MON-..
Rhometalces Roi dc Thrace, dont il eft parié, regnoit dutemsdAuguiie, car onnbsp;fa têce joiutc i celle de eet Empeteur danbsp;^uelques medailles. Durefte, cotnme cettcl'nbsp;fcription ncft pas entiere, je ne pretens pasnbsp;Fcxpliqucr.
de rAttique. nbsp;nbsp;nbsp;gSf
*A. nAPAMOHQX AIAIA ABIAIANOS HpaKAEIAOÏ «DATErS EIXIAS ESOïNlEON
EEorNiEiïN neft aufre chofe a mon avis, tjuc EK soïNiEUN, puifque Ic 2 ell unc let-trc qui vaut Ic K amp; Ie s.
CXL*.V.
^Pori'ilos eft rapporté parmi les peuples dAtti-quc dans Stephanus.
CXLVI. quot;ZrsipU.
^Teiria de la Tribu Pandionide, fondéparles habitans de Stiri de la Phócide , dont jainbsp;Parlé a la pag. 41. Ce Bourg netoit pas éloi-8né de Brauron, amp; Platon fait mention dunnbsp;chemin qui y conduifoit , ou fe trouvoit Ienbsp;torabeau dHipparchus. Ilfaut queje vous faflenbsp;Part dune belle Infcription , oü font nom-ttiez les Prytancs de la Tribu Pandionide, quinbsp;avoient honnoré ceux qui étoient nourris aunbsp;Prytanée appellcz jSfitot, comrae »ous avonsnbsp;dita lArtic. XLII. pour quelque raifon particuliere qui ne nous eft pasexprimêe. CesPrytanesnbsp;étoient des Juges de la Police dAthenes, quinbsp;lenoient leur Tribunal au Prytanée, amp; qui é-foient choifis aunombre de ^cdechaque Tri-liu, corame on 1'apprendde quelques Auteursnbsp;^ de ce marbre oü lon en lit cc nombre. Onnbsp;1appelloic Ic Confeil des cinq ccntlors qu'il
n'y
-ocr page 420-uy avoit que dix Tribus, qui enfourniffo'^ chacune 50. amp; Iqrs quon y enajoüta deux o'nbsp;lappella Ie Confeil des fix cent, coinrae on**nbsp;void dans une infcription au tems dc IEmP^'nbsp;reur Claude, a lAnide CXXIV. amp; CLU*;nbsp;11 eft en maniere d'une grofle colonne ou b*'nbsp;Xe ronde, gravée en deux endroits
ArA©HI
Sni TOY META TE...... ION nONTlK®^
ArXONTA ENI AYTOT H nPÏTANEIAS ° nPïTANEIS THS DANAEIONIAOSnbsp;TEIMHSANTES AïTOïS ai SEITOYS AI^^'nbsp;rPA-pAN EnflNTMOS ©EOIIOMnOS
AANOr nAlA.
nAIANIEIS 4)A. APPIANOS ^A. nrpoopos 4gt;A. lt;1gt;IAOTEIMOS AIA. KAAAIASnbsp;STA. MAliNnbsp;KA. ©EÏAIANOSnbsp;KA. AnOAAnNiOSnbsp;ANTIAOXOSnbsp;AEIOS nïTOYnbsp;laNIKOS ABPflNoSnbsp;... IMOS A©H-NAIOr STEIPIEIS FEAA. TEIM0©E°^nbsp;4gt;A. NEIKOMAXO^ ©EOAapos npfi ©EPAOPOSnbsp;NP.nPASIEIS HPI2AHS AEiï- NÏT ArrEAHOEN APTEMIIN Eï-XA. TAXIAIOS |
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II y a un autre cóté de cette bafe écrit: toais il nous fut impoffible-dcn découvrir qucnbsp;Ttmt 11.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;R.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;quel-
-ocr page 422-quelques lettres.; mon. nONTiKON JH?--» paree quelle eft jointe contre Ia inuraiilenbsp;Choeur de TEglifc, oü clle a été mife po'nbsp;fervir appaxemment de fons de Baptême, SCnbsp;creuféc alTcz profond pour tecir de Icaii.
CXLVII. ¦ZvQ.ll»,.
^Yfaluttts de Ia Tribu Cccropide.
CXLIX.
CL. 2^)iT7««.
^Phettus de Ia Tribu Acamantidc , prenoit fon nom du Heros Sphettus fils de Tr®'nbsp;ren, amp; il en eft fouvent fait mention dansnbsp;Orateurs 8c autres Ecrivains Grecs. Le vinai'nbsp;gre y étoit fort piquant, 8c les perfonnesfor*nbsp;fatyriques, com me on l'apprend dans Arifto'nbsp;plianc amp; Athenée.
AHMH'
AHMHTTIOS
-ocr page 423-AHMHTPIOr
24gt;HTTIOS
Voyft auffi rinfcription a lArticIc LXXIV. Ou fc trouve Ie root s«gt;httios fur la fin.
CLI. TtSfUfi
'J^Ithtas de la Tribu Egeide, prenoit fon noin de Tithras fils de Pandion. Ce lieu avoitnbsp;Ie bruit davoir des habitans tres-méchans, Senbsp;des figues ties-excelienlcs. Suidat, Ar'tfioph,nbsp;Athtntus.
KAAAIS Ta ANTiAnrornbsp;TEierASior
quot;J^ltacidi de la Tribu iEantidc, prenoit fon nom du Heros Titacus, qui livra Aphidnanbsp;a Caftor 6c Pollux, lors quils vinrent dansnbsp;1Attique, pour tirer leur foeur Helene desnbsp;mains de fon ravifleur Thcfée, commc Ic re^nbsp;cite Hcrodüte au 9. livrc de fon hiftoire.
^TRicorythus de la Tribu ^antide étoit pro-che de Marathon , fur Ie bord du roared des champs Marathon'ens, oü perit unc partienbsp;de 1armée des Perfes, dans cette celebre ba-taille, qui preferva les Grecs de 1efclavage desnbsp;Barbares. II ny a plus dans eet endroit quunnbsp;R inbsp;nbsp;nbsp;nbsp;roe-
-ocr page 424-inéchant harneau appellé Calyvi sto SouU'i comme jay dit a la pag. 183. Cependant ü *nbsp;cté uil temps que lon comptoit ce lieunbsp;line des quatre Villes de l'Attique, qui doU'nbsp;noit Ie nom de Tetrapolis a ce quartier, ^nbsp;CCS quatvc Villes étoient, Ocnoé, Tricor/'nbsp;thus, Probalinthus amp; Marathon , oü faifoit 1*nbsp;relidence Xuthus gendre du Roi Etechthée.
ESTIA'KAI AnOAAnNI KAI 0EOIS TOIS KAI THI EOTAHI THI ES ArElorflA'nbsp;ror KAI THI EOTAHI TfiN ESAKOSI^^^nbsp;KAI TOI AHMHI 0IAOEENOS AVAamp;O'nbsp;KAEOïS lt;I)AïEïS ANE©HKEN EK THEl I'nbsp;AIÜN nOIHEANTOS TOT HATFOS ATAöO'nbsp;KAEOTS TOT 4gt;IAOEENOr «tATEnj;nbsp;THrOTNTOS EHI TOTS O HAÉlTASnbsp;KAATAIOT ©EOTENOTS HAIANIEiiS
EHIMEAHTOÏ THS HOAEliS..... TElK-O'
FT- ....
A riionncur de la DéelTe Vcfta U des Di«* Auguftes, du Confeil de 1'Areopage, amp;nbsp;Confeil des fix cent, amp; du peuple. Philoxetquot;^*nbsp;fils d'AgathocIes de Phlya , a confacré ce mo'nbsp;nument a fes propres dépens: Agathocles U'nbsp;de Phtloxenus ayant eu Ie foin de Ie faire : dll'nbsp;Ie temps que Tiberius Claudius Theogen^nbsp;Pteanien étoit Gouverneur de la milieu» ^
Tricorithus......
-ocr page 425-II eft parlé de ce même Tiberius Claudius Theogcnes dans la belle infeription de Berenice, pag. ci-delTus.
CL IV.
'YKinemeis de la Tribu Cecropidc, donnoit la naiH'ance a la petite riviere de Cephii-fus, dont Strabön parle, amp; cjuil femble corr-fondre avee cellc que dautres appelknt Eri-dan.
CLV.
'^UrmuU de la Tribu Oencide, dont il cft fait mention dans cette Infeription, quoinbsp;quavec cette petite difference qu'ft y a un Enbsp;a la fcconde fyllabe: aufli sccrivoit-il peut-ê-tre differemment, puis qu'Harpocration Ic metnbsp;avee un El.
IXIAI XPE2THI EnIKOni SEAETKOS 20KP.AT0T EïXHNnbsp;Eni lEPEnX AIOKAEOTSnbsp;TOr AIOICAEOÏZ XïPAlEAOr
J. t. Ificïi-conceientï ohfequent't Seleucnt So-eraiis filins uttum pofuit fub Ponsijlce Dioclr Vioclis fiUo Turmedj.
HefycliiuS fait mention du même titre dP-picoos, que les Chalcedonicns donnoient a Vc-
R 3 nbsp;nbsp;nbsp;CLVI.
-ocr page 426-3pz
CL.VI.
quot;y^Thad* de la Tribu Leontide , dont celui qui étoit habitant fe nomraoit Hybadesoönbsp;Hybadeus, commc ces deux Infcriptions nienbsp;l'apprennent.
Proche de 1'Eglife jigioi ApoJioU. Tiagt;ANH2; nreiONOZ ïbaahsnbsp;A ATHENE S,
aptemiin
ZQnrpoï
ÏHBAAEÏS
ï ^ftVTK,
7E nc puls me refoudre a mettre Hydrouff' *' qui n'étoit qu'un écueil proche dAthene*»nbsp;cntrc fes peuples, comnae fait Meurliusnbsp;aucune preuvc,
CLVII. ïVjt'7»!'
I^Tmeitrés. Le mont Hymette dtoit apparetB' ment habité en beaucoup dcndroits, pu'®nbsp;qu'il s'y faifoit quantité de miel, commc ^nbsp;prefent. On en tiroit da marbre» qui éto'ynbsp;employé a Athencs, commc celui de
-ocr page 427-Les Atheniens croyoient auffi quil y avoitdes mines d'or: amp; raêmc un jour Ie bruit courutnbsp;quon avoit dccouvert en certain endroit denbsp;la pouffiere amp; des raclures d'or: mais que cc-la etoit gardé par des fourmis extraordinaire-ment grandes amp; courageufes, qui fc battoieiitnbsp;tres-bien avant que lacher prife : de raanierenbsp;quils savifcrcnt dy aller bien armez amp; biennbsp;équippei pour enlever ce tlirefor, ayant mê-me fait provifion de vivres pour trois jours:nbsp;mais Gomme ilseurent bien cherché, amp; quilsnbsp;ncurent rien trouve, ils sen revinrent en fenbsp;raillans les uns les autres de leur trop de ere*nbsp;dulité; amp; les Comediens ne manquerene pasnbsp;de tems en tems de les faire refTouvenir de lanbsp;fameufe guerre contre les Fourmis. Le montnbsp;Hymette abondoit autrefois en feyrpolet amp; ennbsp;thym, qui font des plantcs que les abeillcs
cherilTcnt, amp; il n'en cftpas encore moinscou* jrert quil etoit alors.
CLVIII.
étoit un peuple dAttique proche dOe* noë, vers les frontieres de Ia Beoce: maisnbsp;Herudoie qui en fait mention ne dit point anbsp;quelle Tribu il appa'rtenoit.
CLIX.
IE Phalere quHarpocration donne a la Tribu Antiochide, amp; nótre marbre ü rAian-tidc, dtoit Ic plus ancien port d'Athencs, 8c habité de mêrae que le Piréc. II devoLt fonnbsp;nom a IArgonaute Phalerus, a qui on y avoitnbsp;dreffé un Autel. On y voyoit Ics Templesnbsp;de Ceres, dc jiipitcr, dc Minerve Scirade ,nbsp;des fils de Thelee, d'Androgée fils dc Minos.
R 4 nbsp;nbsp;nbsp;amp;
-ocr page 428-5P4
amp; les Autels des Dieiix inconnus, que Ie ftge Epimenides y avoit drelTés, amp; qui iVrvirentnbsp;de matiere i la premiere predication de S.nbsp;Paul dans Athcnes, Cétoit la patric de Detue'nbsp;trius Phalereus, dont la vie a dtc decritcnbsp;Diogene Laërce.
4gt;Xpf4,tiK^a-XI,
quot;pHarmacuft étoient deux pctites Ulej ou e-cueils entrc Ie cap dAmpliiale amp; Coryda-lus proche dc Salamine: dans la plus grande defquelles on niontroit Ic monnrnent de Cit'nbsp;cé, mais la petite ncll; pas cclle oü Attalu*nbsp;futtué, comme dit Ferrari; car Stephanusditnbsp;bien a la vcrité que eétoitdans iine Ifle decenbsp;nom, mais qui étoit proche de Milet en Afienbsp;mineure. La grande eft, fi je ne me trompc»nbsp;celle quon appellc maintenant jipos Georgiostnbsp;amp; Ia petite Sarptdona; toutes deux de tres-peunbsp;détenduë 8c inhabitées, comme je croiquel'nbsp;les étoient ancicnnement, ainfi je ne leur fai^nbsp;pas 1honneur de leur donner rang parmi lesnbsp;prupies dAttique, comme fait Meurfius, nojtnbsp;plus qu'a rille de Pkavra , dont Strabon f*'*nbsp;bien mention, mais il nc Icurdcnne pointnbsp;titre,
CLX. nbsp;nbsp;nbsp;T?5 A.]yr,lc'^.
quot;PHigaia eft attribuée parquclques-uns a la Tri' bu Egcide , 8c par dautres a lAiantidc ¦nbsp;mais nötrc marbre la met fous 1Hadrianidc.
CLXI. ^tiyaia t?5
y avoit une autre Phigaia delaTribu Pan' dionide, felon Ie témoignage de
-ocr page 429-CLXII. Oiiyeuf.
'pTiigous étoit de la Tribu Erechtheide , amp; c'elt Ie mêinc peupie quHarpocration arellcnbsp;PhigoufioB.
CLXIII.
'pHilaid^ qui prenoit fon nom de Philseus fi'ls dAjax, étoit Ia patrie de Piliftrate, Scfeloanbsp;Stephanus elle étoit de la Tribu Egeide, maisnbsp;felon notre marbre des 13. Tribus, j1 la fauïnbsp;langer fous l'Ocneide.
Alrms ANAPP.N ENIKA ETAEIAHS KTHSIOÏ «maiahs exopheeinbsp;AY2IMAX1AKS EniAAMNIOE HYAEInbsp;XAriAAOS AOKPOE EA1AA2KE EYQYKPI-TOS HPXEN
La Tribu Egeide des bommcs a eu la vic-loire , Euagides fi's de Gtefias de Philaidse a preftdé aux jeux , Lyfimachides Epidainnien anbsp;CU foin de la Mullque , Cdiarilaus Locricn anbsp;,recite, Euthycritus a été Archon.
Fulvius Urlinus a cite cette Infcription fans marquer le lieu oii elle ctoit dans fes Imagesnbsp;des hommes illöftres.
R 5 nbsp;nbsp;nbsp;CLXiy,
-ocr page 430-CLXIV. 4.Avlt;*.
pH/y»! étoit de la Tribu Ptolemaide felon nÖ' tre roarbre amp; felon Hefychius ; ainfi StC'nbsp;phanus amp; dautres Autheurs qui la mctfent fousnbsp;la Cecropide peuvent sêtre trompez. Cet ancien Bourg qni eft dans Ie Mefoia entre Raft'nbsp;ic Ie cap Colonne confcrvc encore fon nom-Cetoit la patrie du Poëtc Euripide, maisily*nbsp;eu trois Poëtes celebres de ce nom-Ii. Paufa-nias fait mention de plufieurs Temples 8c Au-tels, qui étoient a Phlya; comrae entrautresnbsp;d'Apollon, de Diane, de Bacchus Sc des En-iKcnides.
JEAEïKOS.
EENUNOS
«ATErS
CLXV. 0»p/i.!rlci,
'pHormiJti dont on. ignore la Tribu eft rapport^ par Dinarchus Orat. in Vtmoflh.
PHrclt;wr» de la Tribu Leontide, étoit la paff^ du grand Theiniftocles. II eft fait mentionnbsp;de ce pcupledansrinfcriptiondelArt.XXXI'*nbsp;amp; dans ap Ftagtaenr,
Sur Ie ment Anchefmusy a PEgliJe cPAgm Georgios.
'VHrittii, dont la Tribu eft inconnuc , Ie troUTft * dans Alciphron que cite Meurfius.
'pHyle de la Tribu Oeneidc étoit i ccntftade* dAtheiies prochcde la Beoce amp; fut Icrcn-dez-rous de Thtafibule, lors quil chalTa 1?$ 30;nbsp;Tyrans.
Chez M. V AmbaJJudeur de Nointely qui Va apportée d'Athenes^
M. nOMnHIOS ISIAOPA nPAEITEAOYJ XÏOAOS EK «YAAEmN
K Ö nbsp;nbsp;nbsp;CLXIX,
-ocr page 432-CL#XIX. lt;ï)£;^v , , ,
p/fy»-».... efl: mis dans rinfcription des Trf' bus foils IAntiochide, cefl tout ce que j cpnbsp;puts f^avoir, auciin Auteur nen ayant patl^'quot;
CLXX.
'psaphidi que Ie marbre des 13. Trib. rang^ fous lAiantide elt inconnu a Meiirfius.nbsp;fe trouve pourtant dans Strabon qui Ie metnbsp;jiroche dOropus, 8c dit que c etoit-l;\ procli^nbsp;quétoit rOracle dAmphiaraus. EiTflïnbsp;rav IpoTtlut. Surquoi Ie fqavant Cafaubon , qtnbsp;navoit point vu ailleurs ce nom de PfaphiSfnbsp;doutoit sil ny falloit rien changer, maisnb'nbsp;tre marbre en ote tout Ie fcrupulc.
CLiXXI. Xirdfij,
Q^nitone étoit un licu ou fc celebroitnne de Diane furnoramée a caufc de cela Chi'nbsp;tone, dont il eft fait mention dansune InfcriP'nbsp;tion de Grutcrus VIRGINI CHITONE SACRUM, 8cc. pag. XL.
CLXXII. x«A«s{yó{,
(^Hokr^cs e'toit rangé fous Ia tribii AcamaOquot;
tide.
^HollidA de la Tribu Egeide, qui fe
vcut
trop fcrupulenfe de Meurlius point la diphtonguc EI,
, qui n y
aufli écrit xoaaeiaai nialgréla critiq»®
A ELEÜ'
-ocr page 433-deVAttique. nbsp;nbsp;nbsp;JPP
Sur uns petite colonne.
fe ne mets pas 1'Ifle de Pfyttalée entre les ' Peuplesd'Attique; pareeque felonie téinoi-gnagne de Strabon cétoit une Ille deferte ;nbsp;Suppofé même quelle ait été habitée en certain temps, elle étoit plutót de la dependancenbsp;de 1Ifle de Salamine, dont elle eft voifine,nbsp;«jue du reffbrt de lAttique.
CLXXIV. üfO'prif.
(\Koput OU Oropos appellé maintenant Zepf, commejai dit a la page 186. avoit auffinbsp;lieu parnii les peupks dAttique, quoi qu ciicnbsp;fiit difputéc par ceux de la Beoce aux Athc-niens , comine font ordinairement les Villesnbsp;Frontieres a deux Ëtats.
A Sycamino.y h 4. milles d'Or opus. Duns l'Eglife d'Agioi Surundu. ..
-ocr page 434-C'efl-k-dire, La Tribu Antiocbide a conft' cr6 Tiberius Claudius Atticus Herodes Mar®'nbsp;thonien Pontife des Empereurs, a caufc de '*nbsp;bicnvudllaace Sc de fej bkn-faks envers la P®'nbsp;trie.
Cejl-a-dirc, Le Senat amp; le Peuple df are heuore le Conful Tiberius Claudius Ariv
cuS»
-ocr page 435-A M E G A R E,
|
OAYMHIA EN nEISHnbsp;HANEAAHNIAnbsp;EN AGHNAIS nreiA en AEAO'OIS B,nbsp;NEMEIA ENnbsp;APEEI r. lXegt;MIA B. HANAenNAlA EN A0HNAISnbsp;OATMniA EN |
A0HNAIS EAErSEINIAnbsp;EN A0HNAIS r.HPAKAEIA EN ©HBAISnbsp;TP04gt;flPNEIAnbsp;EN AEBAAEIA B. EAEÏ0EPEIA EN HAATEIAISnbsp;THN EIS AP ros AsniAA |
|
nreiA en WEIAHT«nbsp;nr0iA ENnbsp;MArNHSIAnbsp;KOINA ASIASnbsp;EN lt;Igt;rAAAEA-0EIA AKTIA EN NEI-KOnOAEI B. nr©iA ENnbsp;SIAH B, |
ASKAHnlAEIA EN EniAAï-Pai KAHETaAIA EN P«MHnbsp;A0HNAS nranbsp;MAXOr ENnbsp;PfliMH A.nbsp;ErSEBEIA ENnbsp;nOTlOAOlSnbsp;ZEBASTA EN ns- |
402 nbsp;nbsp;nbsp;Lifl'e
HEprr A. nreiA ennbsp;eESSAAO-NEIKH
Je Iay mifc en Fran5ois a I» pag. 169. je ne juge pas iiecefTaire dexpliqiier ici tousnbsp;ces jeux. Meurfius les a pour la plupart dan*nbsp;fon livre intitulé Gruti* FeriatA. Mals cette In*nbsp;fcription lui auroit été utile pour augmeniefnbsp;le nombre de fes Fêtes; nayant point parlcnbsp;des jeux Pyihiens amp; Nemeiens. Reinefius eiC'nbsp;plique dans . Tes Vari^ LeÉiiones la Fete dUnbsp;Bouclier de Junon a Argos.
Sur tine frife i citce a la pag. 170.
XABEÏNAN BASIAIESAN SEBA2THN NEA^* AHMHTPA AÏTOKPATOPOS AAPIANOT Tï'nbsp;NAIKA ilAMlt;Jgt;TAOI ïno THN EDIMEAEIArlnbsp;lOAlOr KANAITOÏ TOT KPATISTOT AHquot;nbsp;ernATOY srPATHroyNToS aisxiqnoSnbsp;TOT AAMOKPATOTS
Clt;(l-k-d}rt, Les tribus ont lionore dc cettc Infcription 1'lrnperatrice Sabine nouvellementnbsp;confacrée a Ceres, par les foins de Julius CaU'nbsp;ditus Proconful ^Achaie, TEfdiion fils denbsp;mocratcs étant pour lots Commandant dcsnbsp;mes.
-ocr page 437-H EOrAH NEIKIAN EPiMEIOrnbsp;EASIAETXANTAnbsp;APETEIS XAPIN
Le Senat honorc Nicias fi!s dHermias, qui a eu 1Ofïice de Roi iarnr les jeux pul/lics, ^nbsp;caufe de (a vertu..
Nicias de Mrgare qui avoit inventélart des Foullons dont Püne fait tnention, éioit apparnbsp;rfmment plus anciec que ceiui-ci, quoi qucnbsp;j'en aye dit a la pag. 170. oü il faut corrigernbsp;ainfi, dont un de cc nom tut le premier.
n. aikinios nrAiM hpeis kos ioyoïen;
riAN02 APXIEPEYS AIA EIOY TAS KATA AYZE12 TOIS Ano THS OIKOYMENHS Eninbsp;TA IseMIA nAPATENOMENOlS A0AHTA-12 KATE2KErA2ENOArT02 JCAI TO TIAA-AIMONION TOI2 IIPOSKCSMHMASIN KAInbsp;TO EN AriOTHPION KAI THN lEPAN El-20A0N KAI TOYS Tan DA^TPIiiiN ©EaNnbsp;EiiMOYS SYN Ta HEPIEOAa KAI HPONAwnbsp;KAI TOYS ENKPITHPIOYS OIKOYS KAI TOYnbsp;HAIOY TON NAON KAI TO EN AXTaATAA-MA KAI TON HEPIBOAON TON AE HEPI-BOAON THS lEPAS NAHHS KAI TOY2 EM
AÏTH NAOrS AHMHTPAS KAI KOFHS AIONTSOÏ KAI APTEMIAOS SrN TOISnbsp;ATTOJS AFAAMAZIN KAI nPONAOlSnbsp;T»N IAI»N EnOIHSEN KAI TOïS NAOÏ^'nbsp;ETETHPIAS KAI KOPHS KAI TO nAOïT'i''nbsp;NEION KAI tas ANABASEIS KAI TA A'nbsp;naahmmata rno seism£2N kai haaaiO'
THTOS AIAAEAïMENA EHESKETASEN o aytos kai THN STOAN THN nPOSnbsp;2TAAi« STN TOIS KEKAMAPaMENOIS Ol'nbsp;KOlS KAI nPOSKOSMHMASIN THEP AfO'nbsp;?AN0MIAS ANE0HKEN
Je Iai prefque cxpliquée ï h pag. 171. Cc qui efl de plus marqué, font les appavtenance*nbsp;amp; les ornemens des Temples que ledit Lici'nbsp;nius Prifcus ayoit fait batir, amp; mcme unPolrnbsp;tique proche du Stadium.
h. HERMIDIVS CELSVS ET L. RV-TILIVS...
AVGVSTI ET L. HERMIDIVS MA* XIMVS ET L. HERMIDIVS .nbsp;AEDEM ET STATVAM APOLLINISnbsp;AVGVSTI ET TABERNAS DE'nbsp;CEM.
-ocr page 439-de VJttque. nbsp;nbsp;nbsp;40f
INSCRIPTION
citée a la pag. 189.
t ^Nq_AB MCARNATIONE DNl Nïa IHV XPI MILLE CCLXXIII.nbsp;MES MAIO HOC OPVS FEC. IG-CHOARI NOBIL. VIR DN VS NICO-LAVS MILIANIBAIVL, NIGROPON-TIS ET EIVS CONSILIARir DNInbsp;MAHEL DE ANDRO ET PETRUSnbsp;NAVAIARIO IN HONORÉ DEI ET;nbsp;BEATI MARCI EVAG.
C'eft-a-dire, Lan de IIncarnation de Nó-tre Seigneur Jefus - Chrifi: 1273. au raois de May , Noble ficur Nicolas Miliani Bailc dcnbsp;Negrepont, amp; fes Confeillers les fieurs Michel de Andro amp; Pierrc Navaier ont fait com-mencer eet ouvrage a 1honneur de Dieu amp; denbsp;Saint Mare lEvangelillc.
^ Neoehori a 4. milks d'Erimocatlri j
©ESninN OY nAlAES KAI nAPOIPOIKON-..,
PMA____ OMENON EN ©ESniAIS npOTO-
TENDN AP.. . TON KAI IJATEPA KAI EY-ErrETHN EATTOH
lin dts inferiftims du Tornt 11.
-ocr page 440-1 ^
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