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VOYAGE

D’I T A L I E.

D E

D ALMATIE,

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GRECE, ET D,u LEVANT^

Fait aux amées lé/f. £5? i6j6.

A LA H A TEy Chez RUTGERT ALB^ TS, 17H'

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Pag. I

VOYAGE

D’lTALlE , DE DALMATIE DE

GRECE ET DU LEVANT.

Livre Qua trie me.

Voyagede Patras^ Lepanthe^ Del-^ pbes, Livadia 6? 'ithebes.

O u s dpnnamesdoncfondaZan^ tele 3. Janvier 1676. qui n’étoitnbsp;que Ic 24. Decembre felon lenbsp;vieux Calcndrier, que les Grccfnbsp;obfcrvent, bien qu’ils foient fu-jets des Venitiens. Nous trou-vamcs au Port I’Oin-David, qui le foir de lanbsp;cempete avoit heureufeinent paffe entrc Tinanbsp;amp; Mycone, amp; étoit arrivé quinte jours avantnbsp;nous. Je m’informay d’un habile Pilote fur ccnbsp;que I’aiguille aimantée ne varie point vis-a-visnbsp;5c Promontoire deTenare, qui eft aujourd’huinbsp;5e Cap de Matapan, a la pointe de la Morée.nbsp;II m’affura qu’en effet elle ne varioit que tres-peu, c’eft-a-dire d’environ un degré amp; quel-^ues minutes, mais que dans lesiflesde 1'Archi-Pel il fe faifoit variation de deux degrez ounbsp;deux amp; derai. Nous nous tintnes deux ou troisnbsp;Tom, II,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Anbsp;nbsp;nbsp;nbsp;jours

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t nbsp;nbsp;nbsp;Voyage de grece.

jours dansles VaifTeaujc fans aller dans la Ville, oü nous n’avions point de pratique , commenbsp;venant du Levant, ou il ya toujours foup^onnbsp;de maladies contagieufes.

Chia-

Le 6. Janviernouspriraesavecnousunhom-me de Zante qui entendoit l’Italien amp; l’An-glois, pour nous fervir d’Interprete, amp; loüa-mes une Barque pour aller a Lepante, amp; de ]a a Athenes. Le trajet de Zante par terre-ferme l la Morée n’cli.que de diK-huit milles;nbsp;mais le vent contraire nous ayant furpris anbsp;inoité canal, nous retournames coucher présnbsp;de Zante a Santa Veneranda, prochedelaquel-le efl; le cimetierc des Anglois. Le Papa denbsp;cette Eglife nous logea cette nuit-la, öc nousnbsp;Ic quittames le lenderaain avant jour. Nousnbsp;fifines 30 milles jufquesa dix heures du matinnbsp;que nous abordamesalaPatrie de Mercurc. Cenbsp;font les ruines de 1’ancienne Ville de Cyllene,nbsp;appellee aujourd’hui Chiarenza; d'oü vientqucnbsp;RENZA-iss Poëtes nommo'ient le Dieu Mcrcure Cytle-nius Heros. Son eloquence n’a pü obtenir quenbsp;du temps, qu’il épargnatlelieu de fa naiflance.nbsp;Lorfque les Venitiens étoient maitres de Ianbsp;Morée, il y avoit la une petite Ville, maisnbsp;prefentement il n’y refteque le tour des foffez,nbsp;amp; qtielques pans demurailles parmiles champs.nbsp;II y en a de fort épais fur le lieu le plus eminent qui regarde la mer; amp; 1’on ne fcauroitnbsp;dire, 11 c’eft un trembleraent de terre , ou denbsp;Ia poudre a canon qui a fait fauterdes muraillesnbsp;15 malTives. A un mille de la il y a un Conventnbsp;de Caloyers. II y avoit autrefois a Chiarenzanbsp;nn petit Port ou Arfenal de Galeres, qui eftnbsp;prefentement comblé; le refle n’eft que plagenbsp;qui a bon fonds, mais qui eft mal-aflurée centre Ia Tramontane, amp; le vent Grec ouNord*nbsp;Eft, qu’on appelle Boreas en ces quartiers-la.

Nüus

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Voy«.ge de Grece. nbsp;nbsp;nbsp;5

Nous y rcncontrames trois Vaiffeaux Frangois a l'ancre, qui faifoient des provifions pour Janbsp;Sicüe, Un bcEuf y valoitalors cinq ou fixpia-ftres, amp; un mouton trois quarts de piaftre»

OU une entiere. Ils y chargeoient auffi du bied qiie les Grecs amp; les Albanois leur appor-toient.

Avant que d’aborder a Chiarenta nous paf-lames entre Ie Gap du même noui, qui eft unc partie du Promontoire Chebnatts, 5c Vécueil d«nbsp;CaucaliJa, lt;iui a des bancs a I'entour. Lesnbsp;gtans batiinens les évitent, cn fe tenant au dehors un pcu au large. Chiarenza n’cft qu’a fixnbsp;tnilles de Caftel-Tornefe, que les Tures ap-psUent Cle/ftoutzi, 8c qu’a ly. milles de Gaf-touni, qui eft une Villc de mediocre grandeurnbsp;a cinq milles de la mer, fur une riviere quenbsp;je crois être Ie Penée. Aprés Midy nous có-toyames la Morée, 8c vinfmes coucher a vingtnbsp;milles au dela a un lieu appellé Ptfchkra, ounbsp;étang de Cotichy. Nous dormimes dans nótrenbsp;Barque; amp; partimes avant jour. Sur lesneufnbsp;heuresnous arrivames au Gap de Conoupeli,nbsp;OU nous nous arrêtames 'quelque tems. On ynbsp;voit encore une Tour quarrée, amp; det ruïnesnbsp;de maifons qui étoient habitées du terns desnbsp;Venmens. Au pied du rocher qui forme cenbsp;Gap» il y a une fource d’eau chaude foufrécnbsp;fie falée, qui coule dans la mer; amp; de deffusnbsp;ce roe ondécouvre une belle plaine cou verte denbsp;Pgt;ns, oü nos Mariniers cueillirent des noix denbsp;pin feches, amp; en firent des gobelets a jufte prix.

Continuant nótre route nous vinmes au Gap ue Ca/ojrM comme les Grecs Ie nomment,nbsp;qui eft Ie mêmequ’on appelle z\iS\ Maurovoum,

¦ nbsp;nbsp;nbsp;^ cü-z-iiïs, Montagne noire. II y a prés de li

* Une petite riviere, quieftapparammentlefleuvc . Gajriffus, bordée de Villages de cóté 8c d’autrc.nbsp;'nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;A anbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Dou-

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4 nbsp;nbsp;nbsp;Voyage de Grece.

Doutc milles au dela on trouvc une autre pointe appellée Tour du Pape, qui étoit quelqucnbsp;garde, lorfque les Venitiens étoient maitresdunbsp;Pays. Dela nous ne continuames pas le longnbsp;de la Morée, mais nous traverfames de I’autrenbsp;cóté pour aller voir Monfieur Pendarvies mar-chand Anglois, chez qui nous avioiis logé anbsp;notre premiere arrivee a Zantc. II étoit a lanbsp;rade fur un Vaiffeau, qu’il faifoit charger denbsp;raifin de Corinthe, vis-a-vis de Mejfalongi amp;cnbsp;d'Anatolico. Ce font deux Villages du paysnbsp;des anciens Etoliens, batis dans les marefts denbsp;la mercomme Venife. Nous y trouvames aufllnbsp;deuxMarfiglianesVeuitiennes qui y chargoientnbsp;du fel. 11 y eii eut une qui fut prife troisnbsp;ou quatre jours aprés par les Corfaires d’Alger,nbsp;qui y envoyercnt un Brigantin avec une quin-zaine de foldats, n’ayant remarquéque quatrenbsp;ou cinq perfonnes dans la Marfiglianc. Pournbsp;mieux j oiler leur jeu, ils avoient en appro-chant deployc labaniere de France, qu’on n’eftnbsp;pas étonné de voir en ces quartiers-la , ounbsp;Ton va fouvent charger du betail pour la Si-cile.

Aprés qu’il nous eut regalé un jour enticr, nous partimes de li pour repailer du cóté denbsp;la Morée, laiflant adroitelcCapdenbsp;qui eft environ a quinze milles de la Tour dunbsp;Pape: puis a dix ou douze milles de Patras unnbsp;Bourg appelle Cammtx.a des deux cotez d'unenbsp;riviere, amp; a trois milles de la mer. Ce lieu-la étoit fans doute autrefois la Ville d’Olenus,nbsp;amp; la riviere , celle de Pirus, que Paufaniasnbsp;met a 8o. ftades de Patras. En approchant dcnbsp;Patras on laiffe fur une eminence la vieillenbsp;Fortereffe abandonnée d’Achata un peu éloignéenbsp;de la mer, amp; plus avant le lit d’un torrent quinbsp;ctoit a fee, que les Grecs appellent maintc-

nant

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Voyage de Grece. nbsp;nbsp;nbsp;f

nantl««cw, amp; les anciens Glancos, commcon peut voir dans Paufanias. Tons ces licux font Icnbsp;long des cotes del’ancienncAchaie du Pelopon-nefe, carily enavoitune autre qui comprenoitnbsp;1’Attique, la Beoce, 8c quelquespays voifins.

PATRAS n’eft qu’a un quart de lieue de la tner fur une éminence, qui touche une mon-tagne aflez haute au Nord. Au lieu Ic plusnbsp;levé de la Villeil y a une Fortereffe, quiétoitnbsp;commandée alors par un Turc appellé Hebby-Bcy. Elle eft fans difficulté au même lieu oftnbsp;éioit celle des Romains. II y avoit dedans unenbsp;Diane furnommée Laphria , 8c le monumentnbsp;du Heros Eurypilus fils d’Evemon, qui avoitnbsp;eftc a la prife de Troye. Dans le partage dunbsp;butin il avoit eu une caifle qui renfermoit uncnbsp;ftatuë de Bacchus fabriquée par Vulcain, 8c don-née par Jupiter aux Troyens. Eurypilus n’eutnbsp;pas plutot regardé dedans qu’il en perdit lef-prit; ce qui 1'obligea, ayantquelques momensnbsp;de raifonneraent, de venir confulter 1’Oraclenbsp;de Delphes, pour f9avoir comment il pourroitnbsp;ótrc delivré de cettc imbecillité d’efprit. Illuinbsp;fut répondu, que lorsqu’il trouveroit un pays,nbsp;OÜ les hommes facnfioient aves des ceremonies etrangeres, il dediat la fa Statue , 8c s’ynbsp;arretat; de forte qu’étant venu peu de teroinbsp;aprés au Port de la Ville d’Aroé , qui depuisnbsp;fut appellée Patras, il s’y trouva .dans le moment qu’on alloit facrifier un jeune garden 8cnbsp;Une fille a I’autel de la Deelfe Triclaria , cenbsp;qui fit connoitre a Eurypilus que c’étoitnbsp;la que I’Oracle lui avoit predit qu’il feroit guerinbsp;de fa folie. En même terns Icshabitans fefou-vinrent, que I’Oracle leur avoit répondu qu’ilsnbsp;feroient delivrez de la neceftité d’un li barbarenbsp;Sacrifice , lorfqu’ils verroient arriver un Roynbsp;qu’ils n'auroient jamais vft, 8c qu’il apporte-A jnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;roil

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6 nbsp;nbsp;nbsp;Voyage de Grece.

roit une caiflc ou étoit la ftatuë d’un Ainfi par cette rencontre fortuite Eurypilus futnbsp;gueri de fa maladie, amp; les habitans dclivreEnbsp;dune fi cruelle ceremonie qui leur avoit efténbsp;impofée par le mêrae oracle , pour expier lenbsp;crime de Menalippus amp; Cometho , qui a-voicnt profané k Temple de Diane par leursnbsp;amours criminelles,

II y avoir auffi dans cette Citadelle le Temple de Minerve Panachaide, c’eft-a-dire Pro-teélrice de route I’Achaie. Car cette Villc é-toit la plus conliderable de cette Province. Sa ftatue étoit d’or amp; d’yvoire.

Je crois que la Ville de Patras s’étendoitan-cicnnement jufqu’ala mer ;car dans les champs, qui lui font voifins il y a encore aifez de demolitions , pour reconnoitre que ce quartier anbsp;efté bati. C’efl la que devoit être le Temple de Cybele amp; d’Atys, que Paufanias dit a-voir efté au plus bas de la Ville; amp;je ne dou-te pas qu’il ne fut affez proche d’une Eglifenbsp;foüs terrc que les Grecs appellenl I’EcoIe denbsp;S. André, oü nous vimes une piece d’unenbsp;belle frife de marbre antique. A cent pas denbsp;la il y a une maniere de Cirque ou Stadiumnbsp;dcs Grecs, qui étoit le lieu ou ils faifoient le»nbsp;jeux 6c les courfes, comme j’ay dit en pavlantnbsp;d’Ephefe. Les cotez étoient un rang d’Arcades,nbsp;qui paroiflbient de loin quand on y arrivoitnbsp;par mer; 6c cela me fit fouvenir d'une medaille que j'ay vue de Patras, avec la reprefcn-tation de fon Port 6c de femblables arcades,nbsp;qui pouvoient bien être celles-cy. Nous.n’ynbsp;pümes trouver les ruïnes du Theatre, ni denbsp;quantité de Temples dont Paufanias fait mention dans fa defcription de la Grece.

Il y avoit au marché un Temple de Jupiter Olympien amp; d’Apollon , amp; a prefent il n'y a

prés

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Voyage ^e Grece. , nbsp;nbsp;nbsp;7

pres du Baiar ou marche des Turcs, que des Mqfquées , qui n’ont aucune rftarque d’anri-quité. Proche du Port il y en avoit un de-*nbsp;dié a Neptune, amp; un autre a Cerés. Celui-cynbsp;ctoit remarquabie par une fontaine, qui n’ennbsp;étqit feparée que par une muraille. On y al-loit confulterl’evencjnent des maladies, 8cvoi-comment on s’y prenoit. On fufpendoicnbsp;iin rairoir avec one fifcelle , de telle manierenbsp;lt;liie le derrierc touchamp;t 1’eau , amp; que la glacenbsp;¦Mgcat deffiis. On regardoit alors dedans, amp;nbsp;1’on y voyoit differentes images felon que lenbsp;wialade devoit vivre ou mourir, Je ne doutenbsp;point que i’Eglife S. André , qui eft prcfqucnbsp;loute a bas n’ait été fondée fur ks ruïnes denbsp;ce Temple , car on voit encore au coin denbsp;l’%life une fontaine d’eaudouce, quoi quecenbsp;foit affez proche de lamer. L’OracIe du Mar-ché étoic quelque chofe de plus plaifant. Cé-toit une ftatuë de Mercure de Vefta. IInbsp;falloit encenfer celles-cy , amp; allumer les 1am-pes qui pendoient autour, Enfuitc on dedioitnbsp;la droite de I’autel une medaille de cnivrenbsp;du pays, amp;ron interrogeoit la ftatuë de Mercure fur ce qu’on vouloit fgavoir, A prés celanbsp;il en falloit approcher I’oreille, amp; aller horsnbsp;du marché les oreilles bouchées. La premierenbsp;voix qu’on entendoit en levant les mains dcnbsp;deifus, cetoic la réponfe de I’OracIe.

La vills avoit quantité d’autres Temples, comme ceux de Venus, de Minerve, de Dia-itc Limnatide, 8c de Bacchusfurnommé Caly-donnien , dont la ftatuë avoit efté apportée denbsp;Calydon, quiétoit une petite Ville vis-a-visdenbsp;Patras, amp; qui n’eft plus qu’un petit village a-pellé Calanta, ou Galata. Du moins la litua-tion 8c la reifemblance de nom , me fait jugernbsp;^ue e’eft le raême lieu. Dans le temps quenbsp;A 4nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;eet-.

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8 nbsp;nbsp;nbsp;, Voyage de Grete.

cette Ville étoit en fa fleur , il y arriva line avanture extraordinare, dont Paufanias nous faitnbsp;le rccit. Corefus Prêtre de Bacchus ctoit de-Tenu éperdüment amoureux de la belle Calli-rlioé. II n’y avoir rien qu’il n’eflayat pour s’ennbsp;faire aimer; maisplusiltémoignoit d’emprefTc-ment auprés d’elle, pluselle lui faifoit paroitrenbsp;de mépris. Sesfoins, fes prefens amp; fes krraesnbsp;n’avoient fervi qu’a 1’irriter; de forte queper-dant patience il s’alla jetter aux pieds del’Idolenbsp;de Bacchus pour implorer fa vangeancc. Lenbsp;Dieu ne fut pasfourd a fa priere, car il envo-ya incontinent une maladie parmy Ics Caly-doniens, qui relfembloit a une yvrognerie,nbsp;amp; ils mouroient comme des gens hors de fens.nbsp;L’Oracle de Dodone étoit alors en grande reputation parmy les Etoliens, le5 Acarnaniensnbsp;amp; les Epirotes, On y envoya des. Deputeznbsp;de Calydon, pour s’informer comment on pour-roit fe delivrer dune fi facheufe maladie. Lanbsp;reponfe fut qu’il falloit appaiferl'indignation denbsp;Bacchus, en immolant a fon autel Callirhoé,nbsp;ou quelqu’autre qui fe voüat pour el!e, parnbsp;les mains de Corefus. La nouvelle leur en é-tant venue, Callirhoé fait tous fes efforts pournbsp;éviter la mort, follicitc fes parens de ne le pasnbsp;permettre; mais on avoit trop de confiance anbsp;1’Oracle , amp; trop d’.interêt a conferver le reftenbsp;des Calydoniens. II falut fe refoudre au facri-fice. On la mene parée de fleurs amp; des orne-mens ordinaires aux viéfimcs , pour être im-molée; mais Corefus ne pouvant avoir le coeurnbsp;de plonger le couteau dansle feinde celle qu’ilnbsp;avoit adorrée, il étouffe fon reflentiment, amp;nbsp;fon amour fe reveille ; de forte que pour lanbsp;fauver il s’egorge foy-raêmc, amp; tombe mort anbsp;fes pieds. Callirhoé touchée d’un fi funeftenbsp;fpeélacle, amp; tout cnfemble de pitié amp; de repen-

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Voyage de Grece. nbsp;nbsp;nbsp;9

pentir , fe va auffi tuer elle-même a la fontai-ne du port de Calydon , qui fut depuis appellee de foil nom Callithoé.

Patras dans les premiers temps de fon origine s’appelloit uiroa ; d’un mot Grcc qui lignifielanbsp;culture de la terre, qu’ils avoient enfeignée lesnbsp;premiers aux Grecs. Triptoleme la vint appren-dre d’Eumelus Roi du pays, amp; la porta en At-tique. Elle fut enfuite appellee Pairs, du nomnbsp;de fon rcftaurateur Patreus fils de Preugene amp;nbsp;petit fils d’Agenor. Mais au commencement dcnbsp;1’Empire Romain , Auguftc la jugeant proprenbsp;aa negoce, amp; a 1’abord des VaitTeaux, 1'au-graenta des habitans des Villes voifines, amp; lanbsp;fit nommer Cclcnia Augujla Aro'ê Patrenfis. Onnbsp;trouve plufieurs medailles fous cc nom. Mon-fieur Reraondin Vice-Conful de Patras en trou-va dans fon jardiii une de 1’Empereur Claude,nbsp;qu‘il donna a Monfieur le Chevalier Clementnbsp;Harbey, qui me k fit voir. E,ll€ avoit poutnbsp;revers le nom de la Ville abregé COL. A. A.nbsp;PATR. amp; les Enfeignes militaires des Legionsnbsp;Romaines , avec ces caraéleres XXII ce quinbsp;m'apprit que k vingt deuxieme Legion ctoitnbsp;jiour lors a Patras.

Nous étions logez dans la maifon du Conful Anglois proche de I’Eglife dediée a Saint Jean ,nbsp;Saint George 8c Saint Nicolas, ou le Papa nousnbsp;fit voir quatre colonnes loniques demarbre; Scnbsp;tme pierre, laquelle étant frotée contre une autre repand une mauvaife odeur a trois ou quatre pas a I’entour. Les Grecs attribuent ceknbsp;a un miracle , difant que le Juge qui condam-na a mort Saint André étoit aflis deflus. Ilsnbsp;ajoütent que cet Apotre avoit demeure long-temps a Patras, 8c qu’il y convertit un Roi ounbsp;Gouverneur de k Moree avant que de fouffrirnbsp;Ic maityre, 11 y avoit deux ou trois Eglifes

A s

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to nbsp;nbsp;nbsp;V')ya‘ge de Grece.

qui luy étoient dediées, amp; la plus grande étoit celle dont j’ai parlé. Ils oiit beaucoup d’Eglifes^nbsp;mals la plupart s’en vont en ruïne. Nous alla-mes a la Metropolitaine laluër l’Archevêquenbsp;Daniel, quicommande lapartie de la Moréequinbsp;eft aucouchant, depuis Patrasjulquesa Coron. 11nbsp;tenoit autrefois Ie trentedeuxiéme rang dans lesnbsp;Conciles. Nous fceümcs de luy qu’il y avoitnbsp;prefque mille Eglifes dans 1 etcnduë de fon Ar-chtvêché , amp; nous trouvames avcc lui un autrenbsp;Metropolitain de la Morée, a fqavoir celui denbsp;Napoli de Romanie , appellée par les Grecs -Anaplia. Les deux autres Metropolitaines fontnbsp;Corimhe amp; Mifitra fituée i quatre milles des ma-zures de Laccdemone. 11 n’y en a que cesnbsp;quatre la dans toute la Morée. 11 y avoit auffinbsp;alors avec lui pluiieurs Papas de Patras, amp; unnbsp;des piïncipaux marchands appellé Dimitrakinbsp;Bofo. Leur negoce eft de foyes qui fe font dansnbsp;la Morée, amp; dont il fe charge plus detroiscentnbsp;bales tous les ans. On enleve auffi de la desnbsp;cuirs amp; cordouans a bon marché, du miel, denbsp;la cire, de la laine 6c du fromage. Les arbrssnbsp;des montagnes voilines portent de la manne,nbsp;inais ils n’ont pas l’efprit de la recueillir.

AbdrAga commandoit alors la Ville en qua-lité de Vapode. 11 me vit promener fur unc terralTe, oü fa niaifon avoit veüe, 8c connoiffantnbsp;que j’étois étranger il me fit appeller par un Ja-nilfaire, 8c enfuite interroger parun Juif, pournbsp;fgavoir qui j’étois, 8c ce que je venois fairenbsp;dans Ie pays. Je répondis que j’étois Medecin,nbsp;8c que paUant dans Ie voifinage, j’allois voir unnbsp;de mes amis qui étoit Conful a Athenes. L’In-terprete me faifant entendre’que je devois avoirnbsp;fiiit quelque prefent a 1’Aga puifque ja fejour-nois dans Ia Ville, je répondis quejc n’étoispasnbsp;marchand, que ce n’étoit que Ie mauvais tems

qui;

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Voyagi Greet. nbsp;nbsp;nbsp;ï t

^ni nous arrêtoir, amp; quot;que je ne portois que cc qui etoit necelTaire pour mon voyage , biennbsp;loin de pouvoir faire des regales a une perfonnenbsp;de fon rang. 11 etoit fnr fon Sofa au coin denbsp;la chambre ^ fumer amp; a boire du Café avecnbsp;quelques amis, amp; c’eJl: la pollute ordinaire oünbsp;I’on trouve ces Turcs, quand ils n'ont pointnbsp;d’affaires. Je me defis de lui de cette manierc,nbsp;amp; me retiray en lui faifant une reverence i lanbsp;Turque. Son frere Haly Bachi qui eft Emin,nbsp;ou Doiianier n’eft pas raoins ardent. II avoitnbsp;fait fetter Ic timon de notre Felouque, de peuinbsp;que nous ne partiflions Jans lui payer fesdroits,nbsp;au cas que nous chargeaftions quelques mar-chandifes. Le Receveur du Caratfeh s’appelloitnbsp;Moulteia Bey, amp; le premier Emir Haffan Dcy,nbsp;Les Emirs font ceux qui fe difent de la racedenbsp;Mahomet, amp; a qui il eft permis dc porter lenbsp;Tuiban vert. Ceux qui font nez lorfque leurnbsp;mere etoit en voyage pour la Meque ont lenbsp;même privilege. Le Cady juse les caufes, Stnbsp;le Vayvode tire les droits, emprifonne amp; faitnbsp;cxecuter les criminels, quand le Cady les anbsp;eondainnez. Les Juifs qui font environ le tier»nbsp;de la Ville, etabliifent des vieillards entre etixnbsp;pour juger de leurs differens, amp; ils ont quatrenbsp;Synagogues. Tous les liabitans en general raon-tent a quatre ou cinq raiile. Les Turcsontftxnbsp;Mofquees, amp; il y en a une oil eft pen'due versnbsp;k toift une cha’ine de fer doré, qui fut caufe,nbsp;a ce qu’ils difent, qu’ils pillerent la Ville lotsnbsp;qu’elle fut prife fur les Venitiens, croyant qu’el-le étoit d’or, amp; par confequent que les habi-fans étoient tres-riches:

On nous paria des jardins de Patras, ou aoK-fent les plus beaux citrons du monde , amp; y étantallez, commeils nelbnt qu’a demi-lieue dcnbsp;i» Ville en ub endroit appelle Gljcaia, pareenbsp;A 6nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;q,«i’ ii

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11 nbsp;nbsp;nbsp;Voyage de Qrece.

qu’il y vient des citrons, des oranges, amp; des grenades d’une douceur tres-agreablc , nous eu-ines deia peine a en trouver. Les Francois denbsp;Sicile avoient depuis pen chargé tout ce qu’il ynbsp;en avoit. Quatre ou cinq citrons n’y valentnbsp;qu’un fol, quoi qu’ils foient de la groffeur desnbsp;deux poings. La chair en eft douce St I'e mange comme une poinme; mais le peu de 1'ucnbsp;qui eft au milieu, eft aigre. On y void auflinbsp;de grofles amp; belles oranges comme celles denbsp;Portugal, dont la chair eft amere , amp; lefucfortnbsp;doux. Les cedres dont Ton fait Taigredecedre,nbsp;ji'y manquent pas'-auffi. II ne faut pourtant pas s’i-maginer qu’il y ait grande propreté dans cesjar-dins, car ils n’ont pas plus de foin de cesarbresnbsp;que nous en avons de nos poiriers St de nosnbsp;pornmiers. Le lieu eft aflez bas. Sc a couvertnbsp;des vents, Sc quelques ruifleaux I’arrofent Iansnbsp;grand artifice.

Nous y admirames fur tout tin fameux Cy-prés, qui eft peut être bicn le plus vieux Sc le plus gros du monde. Auffi Pline allure quenbsp;cet arbre ne fent ni la pourriture , ni la vieil-Iclfe, amp; il le met avec le buys, le cedre Scnbsp;I’ebene entre les arbres eternels. Son tronc eftnbsp;de i8. pieds de tour, il étend fes branches anbsp;20. pieds de diametre, étant de ceite efpecenbsp;de cyprés, qui poulTe ies rameaux en dehorsnbsp;comme la Sabine. Une douzaine d’autres cy-prés qui font autour, quoique fort grands, nenbsp;iui fervent que deluftre. Pline fait auifi mentionnbsp;d’un chenc, qui avoit 35. pieds de circonfercn-ce; mais il y amoinsa s’en étonner, parcequenbsp;c’eftun arbre qui. vient ordinaireraent, fort gros.

En revenant a la Ville, nous paflaines parle Monaftere d’Hierocomlum , ou il y a environnbsp;douze CaloyerSj Sc une Eglifc dediée a Pana-jid,c’eft-a-dire a la Sainte Vierge. Elkcftbatie

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, nbsp;nbsp;nbsp;Voyage êe Grece.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;15

a h Greque avec quelques petites colonnes d’ordre Jonique , tirées des debris de la for-tcrefTe. Achaia , a 10. milks de Patras ,nbsp;lt;^0011110 il paroit par une pancarle de IcurCon-^cnt. J’y trouvay même une infcription par-J^i le pavé, dont je ne pus pas tirer grande lu-miere, paree quelle ell prelque toute ufée.

bn rapprochant encore davantage de la Ville, nous decouvrimes un ancien aqueduc y dont ilnbsp;telle encore plufieurs arcades de bout , fousnbsp;lefquelles pafie un petit ruiffcau. Il eft incertain ft e’eft la riviere Milichus dont Paufaniasnbsp;fait mention, car les Anciens appelloient tonsnbsp;ruiffeaux du mot general potamos, an lieunbsp;Sue nous ne donnonsle nom de riviere qu’auxnbsp;eaux qui coulent en abondance, qui coulentnbsp;toute i'année. Il y en a deux ou trois autresnbsp;feniblables de ce même cóté, que I on paffenbsp;ftns pont 8c fans planche.

Le Confulat des Franqois eft pofledé par le Conful d'Athenes, qui y met en fa place unnbsp;Vice-Conful. Monlieur Remondin de Provence tres-galant horame, la tenoit de Monlieurnbsp;Chaftaignier depuis quelques années ; roais tlnbsp;y a cinq ans qu'un Rochelois nomraé Vitellinnbsp;avoir obtenu des lettres pour la même charge,nbsp;amp; comme il n’y étoit pas encore ftilé , il s’ac-commoda avec Remondin, amp; ils I’exercerentnbsp;cn focieté. A la fin celui-cy s’ennuyantdu pennbsp;de profit rcfoiut de fe retirer, 8c partit avecnbsp;tine Tartane de Marfeille chargée de quelquenbsp;denrées. Il laiffa I’ordre a Vitellin de payernbsp;les droits, qui font plus grands fur les provifi-otis de bouche que fur les autres marebandi-fes; on n’a pas mcme permiffion de les fairenbsp;fortir ouvertement du pays. L’Eroin le vintnbsp;done trouver, 8c lui prefenta la note de xcnbsp;^u’il devoir, a quo! Vitellin lui répondit quilnbsp;A 7nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;étoit

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14 nbsp;nbsp;nbsp;Voyage de Grece.

étoit bien loin de fon compte , amp; qu’il ne vouloit lui payer que trois pour cent , felon les Lettres accorde'es a rétabliflement dffnbsp;leur Confulat. Sur cela I’Emin s’emporta, juf-qu’a rappeller Giaour Diarbek , c’ef-a-dire ,nbsp;Chien de Chrétien , voleur des droits du Grandnbsp;Seigneur , amp; Ic menaga de lui faire mettrelesnbsp;fers aux pieds. Vitellin étonné de cette menace alia fe plaindre au Cady, a qui il repre-fenta I’affaire, avec fes lettres qui ne I'obligeoientnbsp;qu’a payer trois pour cent de tout ce que lesnbsp;Frangois pourroient charger. Le Cady lui ditnbsp;qu'il falloit faire enregiftrer fes lettres dans fonnbsp;livre, amp; qu’aprés cela il n'y auroit point dcnbsp;difficukc; ce qu’il lui promit de faire nioyen-nant un.e piece de drap dpnt Vitellin devoitnbsp;lui faire preferjt, Cependant I’Emin craignantnbsp;peut-être d'être condamné, lui fit parler d’ac-commoderoent , 8c Tautre fans penfer a cenbsp;qu'il setoit engagé avec le Cady, s’y accorda.nbsp;L’Emin lui rclacha cinquante ou foixante écusnbsp;de les pretenlions, 8c figna le compromis.nbsp;D’autre cêté le Cady ne voyoit point venir fanbsp;piece d’étofe , (Sc Vitellin ayant terminé fonnbsp;affaire, n’y fongeoit plus. Le bruit de l’affairenbsp;vint aux oreilles du Cady, 8c il envoya lur lenbsp;champ querir l'Emin pour fgavoir la verité dcnbsp;la chofe , qu’il lui avoüa incontinent, ajoütantnbsp;qu’il lui avoit relaché foixante piaftres. Hénbsp;bien! dit le Cady, je veux que tu luy deman-des encore cette fomme, 8c nous la partage-rons enfemble. Mars, reprit 1'Erain, j'ay'fi-gné le traité fait entre nous deux. N’iraportc,.nbsp;repliqua le Cady, il ne vaut rien, n’ctant pasnbsp;cnregiftré par devers moi. Ils affignent donl Icnbsp;pauvre Vitellin, amp; le Cady fans grande forma-lité le condarana de payer le reliant. Ainfi par'nbsp;fon ménage ces Lettres ne feront point legaü-

iées.

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Fey age de Gme. nbsp;nbsp;nbsp;if

^ccs, amp; ii faudra payer comme auparavant. Ce Confulat devroit valoir quelque chofe depuis lanbsp;Suerre de Sicile; car le Conlul a droit fur tousnbsp;les batimens Fran9ois qui viennent charger de-puis Chiarenza jufques a Patras, amp; mcme dansnbsp;la cote oppofée d’Etolie. Mais comme onnbsp;connoit le perfonnage, la plupart ne veulentnbsp;pas payer, les uns fe difant vaifleaux du Roi,nbsp;les autres de Monfieur de Vivonne. On nousnbsp;oit qu’il n’y avoir pas long-tcms que Viiellinnbsp;stoit allé avec un JanilTaire, dont il payoit lesnbsp;journées, a quinxe lieues de Patras, ou il ynbsp;avoir un batiment Francois, pour fe faire payernbsp;fon Confulat. On lui accorda ce qu’il dcmanrnbsp;, mais il ne lui revenoit en tout pour fesnbsp;uroits que cinq ou fix piaftres, ce qui ctoitnbsp;a peine fuffifant pour payer les frais de fon vo-yage.

Nous primes un billet du Conful Verritien, pareeque nos Mariniers étoient de Zante. Sansnbsp;un billet du Conful on ne pourroit pas paffernbsp;tlans le golfe de Lepanthe; car 1’entrée en ellnbsp;gardée par deux Chateaux, dont les voices denbsp;conon fe croifent an millieu. Ils n’ont pointnbsp;d’autres noms que les Chataux de Morée amp;nbsp;de Romelie, amp; de la jufqu’a Patras il n’y anbsp;que fix milks. Comme nous voulvimes partir,nbsp;nous ne trouvions pas .l’Emin pour nous rendrenbsp;nótre timon , amp; I’ayant trouvé , il falut_ luinbsp;donner une demi-piaftre pour I’avoir. 11 n’y anbsp;point d’adreffe que les Turcs ne f^achent pournbsp;drer de I’argent. Bien que nous fuffions partisnbsp;®prés raidy, nous ne laillames pas d’arriver denbsp;I’onneheure a Lepanthe; car il n y a pas plusnbsp;de douze milks d’une Vilk a I’autre.

LEPANTHE étoit anciennement appelke Lipah-^aupagius, d’un mot Grec qui fignifiebatir un the. Vaiffcau, foit que les Heruclides eufleat^fa-

briqué

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15 nbsp;nbsp;nbsp;J'^oyage de Grece.

br!qugt;“ la le premier Navire, ou les peuples de la LüCiide, comme k veulent quelques Au-ihenrs. Aujourd’liui ceux clu pays I’appellentnbsp;Epaftos. Nous iogeaincs fur le Port cheï lenbsp;lieur Samuel Salomon Ogle Hebreu , Vice-Conlul des Frangois, des Venitiens amp; des An-glois. II nous ccda chez lui une efpece dc ga-Ictas , OÜ le vent palPoit a travers Ics femesnbsp;coraine des arquebuzades. Le froid etoit grandnbsp;alors , amp; nous nous trouvamcs bien d’avoirnbsp;fuivi le confeil qu’il nous donna, de faire doubler nos velles d’une fourrure de renard, cesnbsp;fourrures étant la a bon marché, amp; venant dunbsp;cóté d'Arta 8c de Janina Touteslesmontagnesnbsp;d’autoiir du golfe étoient chargées de ncige, 8cnbsp;les deux inois de Janvier tk de Fevrier cettcnbsp;année-la furent auffi rudes qu’en nótre cli-mat.

Nous renvoyamcs nótre barque, parceque le Vent etoit contraire pour aller plus avant. Lenbsp;lendemain nous vimes arriver le Bacha de lanbsp;Morée, qui avoir ordre de venir a Lepanthenbsp;8c a Sainte Maure pour bruler les Galiotes quinbsp;alloicnt en courfe dans la mer Adriatique amp;nbsp;dans 1’Archipel. ,11 avoit plus de cinq cent per-fonnes a fa fuite, amp; cinquante Efclavons pournbsp;fa garde. On le recent avec quelques coups denbsp;mortiers qu’on tira fur le Port. II etoit prece-dé dc cinq ou fix haut-bois, amp; d’une manierenbsp;dɔtimbale touchée par un More, qui faifortnbsp;la plus miferable fytnphonie du monde , dunbsp;moins a nos oreilles. Le Vayvode lui vintnbsp;baifer la Veile comme il mit pied-a-terre, ÖCnbsp;le fit monter a cheval jufqn’a fon logis, oil ilnbsp;le conduifit. On portoit dcvant lui deux queuesnbsp;dc cheval attachées a un bois peint comme lenbsp;manche d’une lance, mais deux fois plus long.nbsp;.Tout le monde trembloit dans Lepanthe, com-

me

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Voyage de Grece. nbsp;nbsp;nbsp;17

iWc quand on voit venir les grands Jours enquel-Süe ville de France, car la pliipart dcs Corfai-ont leur refuge en ce lieu-la, ce qui fait que quelques-uns 1’appellent le petit Alger ,nbsp;Auffi y voit-on quantité de Mores habitueznbsp;amp; mariez dans le pays, qui font des enfansnbsp;3ufli noirs qu’en Barbaric. II fit d’abord em-Ptifonner un des principaux A gas pour unm curare commis depuis long terns, mais il accom-^oda ibn affaire avec de I’argent.

Notre hote n’ofoit fortir de la maifon, de peur que fa qualitéde Vice-Conful des Francs-ue Ibbligcat a Taller vifiter, amp; lui porter unnbsp;Ptefent, quoi que fa charge ne foit pas de grandnbsp;tevenu. 11 nous confeilla de ne pas fortir quenbsp;Je Bacha ne s’en fuft allé , de peur que fes gensnbsp;qui étoient les plus forts dans la Ville, nenousnbsp;fiffent quelque infulte. Mais cn cela il avoitnbsp;plus d’égard a fon intereft qu’au nötre. Il y a-voit la un de fes amis auffi Hebreu de Religion , qui faifoit le Medecin dans Lepanthe, amp;nbsp;fpchant que e’etoit aufii ma profeffion , ilnbsp;s’entretenoit quclqucfois avec moi. Je recon-Uus que e'etoit un grand Doéteur en lui par-lant d’un malade que j’avois vd a Patras. C’é-*oit la femme d’un Grec qui étoit Gardien dunbsp;logis 0Ü nous avions été, 6c fon mart me prianbsp;fie la voir. Je trouvay une femme aux aboisnbsp;^ je demandai au mari de quelle maniere onnbsp;Tavoit traitée. 11 me dit qu’on ne lui avoitnbsp;fionne aucun remede. Mais pourquoi, repli-qu’ai'je, attendre a Textremitc a lui en donner, amp;nbsp;‘ors qu’il n’eft plus terns? C'cft, reprit-il, par-’-'c qu’on m'a dit qu’il ne lui falloit rien faire,nbsp;^ que fa raaladie venoit des ombres. 11 vou-loit dire des Lutins ou efprits follets qui cou-tent de nuit. Sur cela mon Dofleur me dit ;nbsp;B eft vrai quorii y eft fort fujet en ce pays;

mais

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18 nbsp;nbsp;nbsp;Voyage de Grece.

maïs les Villes murées comme celle-ci en fon' cxemtes, amp;lesefprits n’y f^auroient entrcr. Ynbsp;faülis a lui dire que les ha'bitans de LepantWnbsp;n’avoient done guere d’efprit, amp;jen’aurois pa*nbsp;CU mauvaife railon , puifque lui-même enavoifnbsp;li peu. Ceft un fort beau pretexte a nn madnbsp;de lailTer mourir fa femme fans fecours, qu«nbsp;de fe laifler aller a une pareiile imagination'nbsp;AufTi lorfque leurs femmes meurent, ils plai'nbsp;gnentplus l’argent qu’il leur faut payer auTurC*nbsp;pour les enterrer, que la pertc de leurs cherc*nbsp;compagnes.

Lepaothe eft dans une fituation aflez bizarrï a l’entour d’une petite montagne faite en painnbsp;de fucre, au deffus de laquelle eft.Ie donjonnbsp;de la Forterefle. Avant que d’y arriver ilfautnbsp;percer quatre ou cinq raurailles. Quand onnbsp;vient par mer, il femble qu’elle foit collée a Unbsp;montagne plus haute, qui eft au Nord, maisnbsp;elle en eft feparée par des vallonsquirendoientnbsp;k place alTez forte avant l’ufage du canon-Audi lifons-nous la peine qu’elle a fouventnbsp;donnée aux Romains , en fervant d’azile ault;nbsp;Etoliens peuples broüillons Sc perfides. Cetrenbsp;Fortereffe eft l’ouvrage des Vemtiens, quil’ontnbsp;poffedée avant la Morée. Leur S. Mare ynbsp;paroit encore en divers endroits, 8c les Turesnbsp;quoi qu’ennemis jurez de Ta Peinture Sc de lanbsp;Sculpture, n’ont garde de détruire les marqué*nbsp;de leurs viéloires.

Le port eft fort petit, 8c fe peut fermer l chaine, n'ayant pas cinquante pieds d’ouver-ture , k cinq cens de tour. AulTi n’y entre-t’ilnbsp;que des barques mediocres. Du tems de DuraCnbsp;Bey fes petites Galeres y entroient , mais illnbsp;faiioit tenir Ic Port plus net. J’ai vu quelquc'nbsp;fois de petites barques qui n’en pouvoient for'nbsp;tir, ii’y ayanispas aflei d’eau a 1’embouchüre-

$I

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Voyage de Greet. ^ i P *1 leur falloit attendre que la mcr haudat, carnbsp;quot; fait dans ce golfe unc efpece de flux amp; re-flux. Le matin Veau y entre par le détroit denbsp;deux Chateaux, amp;raprefdinéc el!e s’en rctour-Ce Durac Bey étoit un fameux Corfaire,nbsp;Sui a fait trembler les Chiêtiens. II étoit denbsp;|-'epanthe, oü il avoit la plus belle maifon denbsp;1^ Ville; mais elk n’a prefentement rien denbsp;remarquable , fi ce n'eft qu’elie eft peut-êtrenbsp;plus grande que les autres. Son courage l’a-J'oit avancé a la charge de Capitan Bafla dansnbsp;“ guerre de Candie. Mais elle lui coüta lanbsp;Car incontinent aprés il entreprit de fur-prendre les Venitiens pendant la nuit. lis ennbsp;furent avertis, amp; ils le furprirent lui-même:nbsp;de forte qu’aprés un rude combat fon Efcadrenbsp;fut defaite, amp; il fut tué d’un coup de canon.nbsp;II avoit donné ordre qu’on le jettat dans lanbsp;nier, s’il mouroit dans le combat, de peur denbsp;tomber entre les mains de fes ennemis.

Hors de Lepanthe du cóté du Levant, il y a proclie de la mer de grandes fources de fon-taine, qui font d’abord tourner des inoulins' anbsp;poudre, amp; fervent enfuite a une grande maifon,nbsp;1'on conroye des marroquins, qui font unnbsp;des negoccs de Lepanthe. Ces ruiffeaux quinbsp;coulent au piedd’nne douxainede grands Plata-des forment un endroit fort agreabk pour lanbsp;ftaicheur amp; pour la vüë. II y a aulTi dans cenbsp;quartier-la plufleurs beaux jardins de citrons,nbsp;decedresöcd’orangcrs,quincfont gueres moin-dres que ceux de Patras. Le vin de Lepanthenbsp;des meillcurs de toute la Grece; mals icinbsp;®uflj bien que dans la Morée amp; qu'a Athe-dus , on poiffe les tonneaux ; comme en Al-lemagne on les fouffre pour conferver le vin.nbsp;Les Ltrangers trouvent au comnienceiuent ccnbsp;gout de poix fort defagreablc, mais ils s’y ac-

cou-

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io nbsp;nbsp;nbsp;Voyage de Greet.

coütument peu a pen, amp; a la fin ils ne s’en ap' ’ per^oiveut plus. II y apeu deTurcs a Lepanthc !nbsp;quin’en boivent, caril eft a bonraarche, amp;ilsnbsp;ne font pas les plus zelez pour leur loi. Ils ontnbsp;pourtant fix ou fept Mofquces, amp; il y en anbsp;une tout proche le Port, qui eft peut-être éle-Vée fur les ruines du Temple deNepture, qucnbsp;Paufanias dit avoir été proche de la mer. Hnbsp;parle aulïï de trois autres Temples qui étoientnbsp;aediez a Diane furnommée Etolienne, a Venus amp; a Efculape. Ce dernier avoit été batinbsp;par Phalyfius, a 1’occafion d’unc grande maladienbsp;des yeux, qui 1'avoit rendu prefque aveugle.nbsp;Le Dieu Efculape, qui faifoit des miracles anbsp;Epidaure pour Ia guenfon des malades, fe pre»nbsp;fenta en fonge a la Poëtelfe Anyta. 11 luinbsp;fembla qu’il luidonnoit des tablettesccrites pournbsp;porter a Phalyfius, amp; lui faire recouvrer lanbsp;vüë. Comme elle fe fut eveillée, elle fetrou-va eii eflfet ces tabletes entre les mains. Ellenbsp;*int a Nanpaélus, amp; commanda a eet hommenbsp;de les decacheter, amp; de les lire. Cependantnbsp;lui qui ne croyoit pas le pouvoir faire, mé-prifa au commencement fon avis. Mais com-me elle lui eut expofé fon ordre, il commen-ga d'efperer qu’Efculape lui envoyoit quelquenbsp;rcraede falutaire, amp;: prenant les tabletes il fenbsp;fentit d’abord gueri, les pouvant parfaitementnbsp;bien lire. IJ donna a Anyta deux milles pieces d’or,nbsp;comme il avoit tiouvé écrit dans les tabletes,nbsp;qu’il devoit faire, amp; fit enfuite batir un Temple i Efculape en reconnoiffance de cette gue-rifon miraculeufe.

Les Grecs n’ont que deux Eglifes, une dans chaque Fauxbourg. La principale eft S. Dimitry, qui pourroit a peine tenir centperfonnes;nbsp;auffi font-ils en fort petit nombre, fort mal-traitez, Ce.qui cft caufe que l’Archcvêque s'eft

re-

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Voyage de Grece. nbsp;nbsp;nbsp;zt

retire a Arta, comnie nous avons remarqué en Parlant dc cette Ville. Les Juifs ont trois Sy-r'^gogues , amp; ne font pas a Lepanthe en fi grandnbsp;riombrc qj’a Patras.

Tout ce qui fort du Golfe doit trois pour Cent de Dotiane a I’Emin, qui paye fix milksnbsp;P'aftres par année au Grand Seigneur. Le$nbsp;l^’srchandifcs qu’on y charge font des cuirs, dcnbsp;*huile, du tabac, du bled, du ris amp; del’orge.nbsp;r's ne veuknt pas permettre aux Francs dcnbsp;P^'ffer les Chateaux avec leurs VaifTeaux , maisnbsp;peuvent s’arrêter a Patras, amp; envoyer leursnbsp;“^fques dedans.

. Je m’informai fur cc fujet de notre Eote, fl cepuis cette guerre de Meffine il n’étoit pointnbsp;^'cnu de Frangois charger dans leur golfe. Oiii,nbsp;rrie répondit-il, amp; j’ay raifondem’enfouvenir;nbsp;Car il y cn cut un il n’y a pas long-tems, quinbsp;'^enoit de Meffine; amp; qui avoit fon batimentnbsp;Ws des Chateaux. Il vint id pour traiter avecnbsp;le Douanier des denrées qu’il vouloit enlever.nbsp;LiC vaivodc cn fut averti, amp; f^achant qu’ilnbsp;^toit logé chez inoi, il m’envoya querir , 6cnbsp;•he fit donner cinq ou fix coups de baton fansnbsp;^dre forme de procés, difant quej’amenoisnbsp;^ des Malthois amp; des Corfaires. J’avois beaunbsp;reprefenter que e’etoit un vaifieau de Melli-he, qui étoit maintenant au Roi de France; ilnbsp;h’entendoit point mes raifons, amp; confondoitnbsp;•otijours les Meffinois amp; les Malthois; pareenbsp;•Ih’ils font voifins. Si bien qu’outre cela ilnbsp;obligga encore le Capitaine de lui payer cin-Snante piaftres, amp; de s'efquiver au plutot. 11nbsp;y cn eut un autre , m’ajoüta-t-il , qui yintnbsp;ciuelqnes mois apres a Lepanthe poutle mêmcnbsp;clcflein. 11 voulut faire fa Cour au Vaivodcnbsp;cn lui envoyant un prefent de confitures; maisnbsp;quot;• lieu de lui en fjavoir gré , il m’envoya

dire

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ar nbsp;nbsp;nbsp;Voyage de Greet,

dire; Eil-ce que toa marchand me prend pouf un enfant de m’envoyer des douceurs, amp; nonnbsp;pas du Cafe, ou quelque chofe proprepourdesnbsp;hommes? II y en a pourtant qui fe liazardentnbsp;d’y revenir amp; ils s’accouturaeront peu a peUnbsp;a nous voir, pourvu qu'on fe fqache menagetnbsp;avec eux. Le plus feur eft d’avoir des ferviteurSnbsp;Grecs, qui fïachant laLangue, amp;vetus a leutnbsp;maniere, peuventmieux faire reiiffir les affaires.

Comme il n’y avoir pas de grandes curiofitei ^ voir a Lepanthe, nous etions dans rimpatien-ce de pourfuivre notre chemin. Le vent étantnbsp;contraire nous voulions prendre la terre; maisnbsp;notre luif nous intimida ft fort , jurant quenbsp;nousferions affaffmez, ft nous nous y hazardi-ons, que le ferviteur que nous avions pris anbsp;Zante nous dit abfolument qu’ilnp nousfuivroitnbsp;pas, ft nous allions par terre. II n’étoit accoütu-iné qua aller fur mer, paree qu’il ctoitMarinier,nbsp;amp;: avee fa Felouque il feroit plütót allé en Barbaric, que de paffer de Lepanthe a Salona par terre.nbsp;Nous fifmes marché d’une barque avec un Pilote appellé Dervifeh-Haly , qui demeuroit aunbsp;Chateau de Morée , amp; nous retournames-lanbsp;pour attendre le premier bon vent , jugeantnbsp;que nous n’y pouvions être guere plusmalqu'^nbsp;Lepanthe, ou nous nous ennuyions fort. Nousnbsp;eiimes le mal-heur que le vent contraire denbsp;Nord-Eft continua toftjours, amp; nous fumes obli-gez d’y fejouriier dix ou douze jours nonnbsp;pas dans les Chateaux, oil 1’on ne laiffe pas en-trer les Chretiens, mais dans une petite cham-bre proche de la mer, oil notre Patron nousnbsp;prêta fa voile, pour ne pas coucher tout a faitnbsp;a terre. Nous avions a notre porte unefourcenbsp;d’eau douce, amp; e’eft route la commodité qu’ilnbsp;y avoit; car il nous ifalloit envoyer querir lenbsp;vin a denii lieuS de , le pain a Patras, amp; la

vianr

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Voyage de Grece. nbsp;nbsp;nbsp;aj

^landè dans les monugnes voifins, ou notrc «tviteur Nicolo nous alloit cliercher dans lesnbsp;^‘Os des Bergers quelques agneaux ou che-’'^^aux. Ces Bergers font de pauvres Albanoisnbsp;?''' gardcnt les troupcaux, amp; logent fous desnbsp;nutes de jonc. IIs ne vivcnt prefque d’autrcnbsp;j^^ole que de pain de millet amp; de fromage dcnbsp;quot;febis. IIs ont Ic dixieme du laid! amp; des agne-Sc c’eft la tout leur paycment, les trou-P^aux appartenant aux Turcs. IIs ne lailTentnbsp;pas de payer leur caratfch de cinq écus par tête,nbsp;‘hommeles autres. Monfieur Wvheler y étantnbsp;abe un jour avec Nicolo, ils trouverent unenbsp;gt;oupe jjg ggj Bergers affis cn rond avec leursnbsp;^ouletes a la main, amp; leur petit chapeau dcnbsp;^utre fait en couvercle dc pot dc terre, corn-roe les anciens Bergers de 1’Aftrée , amp; lesfem-roes avec,une coiture extravagante amp; unegroflenbsp;denature de cuir. II voulut s’approcher voirnbsp;^ qu’ils fai.oient, amp; il vid qu’il y avoit unnbsp;parmi cux qui tenoit un papier a la main,nbsp;^ lUettoit cinq petites pierres vis-i-vis de cha-: puij il fonamoit routes les pierres, 6e lenbsp;^’oioit fur fon papier; afin que le lendemainnbsp;Ces pierres fuffent metamorphofées en autantnbsp;Piaftres par ces pauvres gens; car ce Turcnbsp;etoit le Receveur du Caratfch.

^omrae nous n’avions guere d’afiFaires dans . c defert, nous devinmes faifeurs de nates dcnbsp;' ''C » que nous accommodames pour nous ga-^entir de l’humidité de la; terre fur laquellcnbsp;‘°'^s couchions. Nous tuames un jour a coupsnbsp;® Pierre un de ces gros oyfeaux que nous ap-pcilons Pelicans, les Latins Onocrotali, amp; Icsnbsp;j ‘'CCS niodernes Toubano. Je ne f^ay fi c’étoitnbsp;c froid qui l’empêchoit de volet. II a un facnbsp;^^•“5 le bee, oil nous fifmesentrerplus de qain-pets d’eau. Auffi les Grecs difent qu’il va

port

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24 nbsp;nbsp;nbsp;Voyage de Qrecc.

porter de I’eau dans la montagneaux petitsoy ieaux. II ell fort coramun en ces quartiers-l3nbsp;auffi blen que du cóté de Smyrne.

cfl


Au refte Ie batiment magnilique oü nous gions, étoit unc petite voute de deux piefinbsp;dans la terre, large de lix, amp; longue de quinnbsp;Ze, a un bout de laquelle il y avoit un trogt;nbsp;dansla voute, qiii nous 'fervoit de chemi'nbsp;née, maisil y fumoit comme dans une RCnbsp;nardierc. La porte n’avoit que trois pieds dlt;nbsp;haut, amp; ne fefermoitqu’avec un méchantaiJ;nbsp;Nous nous amulions fouvent a raifonner, lt;nbsp;quoi pouvoit avoir fervi cette belle fabriqufnbsp;Je croyois avoir deviné, de dire que q’avoi!nbsp;été un bain Turc ; mais nous étant ennuylt;!nbsp;d’un li méchant fejour, nous allames ailleursinbsp;amp; Monfieur Ie Chevalier Clement, a quinouinbsp;difmes cette particularité, nous alTura que c’c'nbsp;toit un monument d’un Santon Turc', amp; qu’ünbsp;ne falloit pas d’autre pretexte pour nous fair«nbsp;payer une avanie , que d’y avoir coucWnbsp;amp; bd du vin. Cependant il ne nous y af'nbsp;riva point d’accident, nótre Patron Dervifchnbsp;Haly ayant eu foin de nous. Nous fifmes tiflnbsp;autre marché avec lui pour nous mener a uflnbsp;Vaiffeau Anglois, que nous avions laiiTé a lanbsp;rade de MelTalongi, en attendant qu’il nouSnbsp;vint un vent plus favorable. Nous en partPnbsp;mes done aprés onze jours de prifon , amp; vin'nbsp;mes coucher derriere la montagne de Galata.nbsp;dont l’abry fait une efpece de port , prochcnbsp;d’une lource d'eau fort fraiche, qu’a caufedenbsp;cela les Grecs appellent Kryoner'ó , amp; qui eftnbsp;peut être celle de Callirhoé dont j’ay parlélt;nbsp;On va charger la du fuftet, qui eft un arbrflnbsp;qui fert pour la teinture jaune. Les Grecs lönbsp;nomment Chryfoxylon, comme fi 1’on difoit»nbsp;bois doré. Nousy trouvames une Barque, qui

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Voyage de Grece nbsp;nbsp;nbsp;if

'^venoit lt;3e porter auVaiffeau Anglois, atrois Piaftres le millier pefant.

, Avant que d’arriver en ce lieii-Ia , on voit ® ' Eft de la montagne les ruines d’une petitenbsp;''nle, que ceuxdu pays appellent Ebraeo-Caftro,nbsp;Pstce qu'ils difent qu’clle a efté tenue par desnbsp;JU'fs. Aprés avoir demeuré deux jours au Vaif-^3ti, nous repaffames a Patras, amp;y demeura-Utes encore trois on quatre jours, pendantlef-neigea , quoi que les aniandiers fuf-en fleur. Auffi tient-oii Patras pour nial-lam a caufe de 1’inconftance des Saifons. Nousnbsp;ailaines rendre vilite anx Viceconfuls Francoisnbsp;Aemondin amp; Vitellin , amp;auPerePaul deCoin-P’egne Capucin Francois de Napoli de Roma-1 qui étoit dans le delVein de s’etablir a Pa-, OÜ il n’y a encore aucun Religieux Latinnbsp;quot;lonfieur le Chevalier Clement nous re9utnbsp;™rt civilement chealui, amp; nous fitremarquernbsp;fon jardin une preuve de la bonté dnnbsp;^rtoir de Patras. Trois fortes de citrons douxnbsp;^ *'gres en differents ramaux d’un mcme ar-Un citronier enté liir un oranger , quinbsp;Pottoit des fruits de Vune amp;c de 1’autre forte.nbsp;Piovin de citronier, qui pouifoit un autrenbsp;comme nousle pratiquons pour nos vi-Sdes. Tout cela ne laiifoit pas de bien venir,nbsp;T’oique le Jardin nefuft ni arrofé, ni cultivé,nbsp;..'^aufe de 1’abfence du inaitre qui fe tient or-nairernent a Zante.

Ce vent de Ponent qui nous étoit propre a- , enfin le deftus, nousallames de Patras auxnbsp;tateaux par terre pour nous rendre a notrenbsp;^ffiue. Nous ne primes remarquer a moitiénbsp;^uetnin aucuneruine qui put avoir efté k Tem-Le de Neptune , que Ptolomée met en cesnbsp;^^^'^fiers-la. Nous laiflaraes a la droite le villa-oe Sichena, qui eft peut-être le lieu doiit Solinnbsp;U,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Bnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fait

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1(5 nbsp;nbsp;nbsp;Voyage de Grece.

fait mention appelle, quin’etoit rcmar' quable qu’a caufe (Je neuf collinnes couveitelnbsp;de bois fort toufus, oil le Soleil ne pouvoit pref-que penetrer.

Nous partiraes du Chateau le 17 Janvier 1676. amp; laiffaraes a trois milks de la a notrenbsp;droite le Village ruiné de Drepano, proche dunbsp;Cap appellé ancieneroent Trepanum , qui eftnbsp;plus avant dans le golfe que celui de Khium,nbsp;qui eft proche le détroit des deux FortcrelTes,nbsp;quoi que plufieurslesayentconfondus I’unaveCnbsp;I’autre. II y a prés de la une pedte riviere quinbsp;ne porte pas bateau, amp; plus avant dans la ter'nbsp;re ferme un village appellé ^derna. Le ventnbsp;nous étant favorable nous fifmes voile routenbsp;la nuit, amp; nous nous trouvamesle matin al’cn-trée du golfe de Salona , qui étoit autrefois ap'nbsp;pellé Sinus Criffseus, a une petite Ville ruinéenbsp;nommée Pentagioi par les Grecs. C’étoit ap-parem ment la ville d'Oeanthea des Anciens»nbsp;dont ils ne nous ont pas fait un grand recir.nbsp;Faufanias dit qu’il y avoit un Temple de Venus , amp; dans un bois voifin un de Diane. Nousnbsp;trouvames une infcription Romaine dans unenbsp;Eglife Greque. Hors de I’enceinte de fes mu-rallies il y a une autre petite Eglife , appeliécnbsp;jigios Joannis, proche de laquelle nous entra-mes dans une grote fous terre creulee dans lenbsp;roc, oh il y a aux cotez cinq enfoncemenSnbsp;fails pour autant de fepulchres, qui ctoient peut-étre ceux de ces cinq perfonages Saints, quinbsp;ont donnc le nom moderne a cc iieu-la.Pen-tagioi ne llgnifiant autre chofe.

Le lendemain nous vintnesen moinsdedeuX heures au fond du golfe de Salona , paftantnbsp;pres de quatre ou cinq petites Ifles, dans 1’uncnbsp;defquelles il y a un Monaftcre de Caloyers,nbsp;qui enfeignent la jeunelTe du voifinage. Nous

trou'

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Vayage de Grece. nbsp;nbsp;nbsp;aj

tfouvSrnesla des chevaux qui s’en retournoient * Salona , amp; nous les arretames pour y aller.

certain payfant qui fe difoit Receveur de J* Douane nou'; fit payer chacun deux piaftresnbsp;pour notrebien-venue gt; quoiquenous lui diflionsnbsp;•lue nous ne venions pas pour ncgoce. Nousnbsp;?°us en informames apres, mais trop tard , Scnbsp;‘on nous d)t qu'il ne lui ctoitdii que quelquesnbsp;®ipres. Deux de nos Mariniers nous vinrentnbsp;®ocompagner, paree que nous n’avions pointnbsp;JanifTaire. Aprés avoir fait deux milles,

J^ous entrames dans une plaine de bkds amp; d’o-¦J^'^ers, longue de fept a huit milles, au fond uo laquelle eit Salona, ou nous arrivames inbsp;ooux heures aprés midy. D’abord nous rendi-Une Lettre que le fieur Salomon de Le-Panthe avoir ecrite cn notre faveur a Maho-l?‘5t-Bacha Tunefino. Nousne trouvamesquenbsp;‘on afibcié Hafian Bachi, qui nous logea cheznbsp;Un Grec appellé Georagaki Andteno de Livadianbsp;‘fos honnete homme.

.^La Ville de Salona eft habitée moitié des^to ^Ofes, Sc moitié de Grecs. L’Eglife metro-Politaine de ceux-cy fe nomine Panagia Loon-*nrhdis, Elle n’a rien de confiderable, qu’unenbsp;®'.Sk Romaine que nous y remarquames en uncnbsp;plette dctachée. Niger Sc d’autres Geographesnbsp;cru que Salona étoit l'ancienne Ville denbsp;‘^olphes. Je commen^ay d’en douter, ne voyant rien qui repondit aux idéesque j’en avoisnbsp;'unifies ; Sc comine je me fuis toüjours biennbsp;foiivé de confulter lesinferiptions antiques dansnbsp;fortes de difficultez, je m’informai des unsnbsp;. des autres pour f^avoir fi nous n’en pour-^ons point trouver quelqu’une dont je puftenbsp;01 cclaircir. On nous en indiquaune qui étoitnbsp;SA ^onaftere del’Eglife appellée Sotiros mttamor-Phojis, c’eft-a-dire, la trans-figuratio» de Nó-B 1nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;tre-

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2§ nbsp;nbsp;nbsp;Voyage de Grece.

tre-Seigneur, a iin mille hors de la Ville fur Ie pandiant de la montagne voifine. Nous ynbsp;fumes k même jour, luajs comme nous é-tions habiileï a la Turque , Ie turban rougenbsp;en tête, Ie 1’apa de cctte Itglife nous voyantnbsp;vcnir prit la fuite , alia Ie cacher dansnbsp;qticlque trou de la montagne, craignant quenbsp;nous ne fuflions des Turcs, qui lui venoientnbsp;¦ faire quelque infulte. Nous entranies dans lanbsp;cliambre qu’il avoit mal fermée, amp; nous n'ynbsp;trouvames perfonne. Cependant nous n'avionsnbsp;pas envie de nous en retourner fans rienvoir,nbsp;puifque nous avions pris la peine de monternbsp;jufques-la, amp;nousenvoyames nótre Grec pournbsp;Ie chercher. 11 trouva fa femme, a qui ii ditnbsp;qn’ils ne craigniflent rien; que nous étions desnbsp;Chretiens , amp; que nous voulions feulem ent faire \eSta:iroma, c’eft-a-dire , Ie iignede la croixnbsp;dans l'Eglife. Le bon homme vintdonc, Scnbsp;nous le raffiirames par nos paroles, amp; nótrenbsp;mine qui ne tenoit point du Turc. 11 nousnbsp;ouvrit l’Eglife, comme nous lui eumesdemah-dé s’il n’y avoit pas une pierre écrite, il nousnbsp;la fit voir parmi les carreatixdu pavé, Scnousnbsp;la nettoya, afin que nous la pulfions mieuxnbsp;lire. C’cft une belle amp; grande infcription La-line, qui eft comme une lettre ou unrefcriptut»nbsp;du Proconful Rontain , appellc DecimiusSecun-dinus, qu’ii addrellbit aux habitans d’Amphif-fa. C’étoit la juftement ce que nous deman-dions, Sc il ne nous falloit plus d’autres preu-ves que Salona n’étoit pas le lieu de 1’anciennenbsp;Delphes, maisla \\\\t d'Ampkijfa. Aprés 1’avoirnbsp;tnute copiée exadlement, nous remcrcianiesnbsp;nótre Papa avec quelqucs Timins , amp; il nenbsp;¦voulut pas nous lailTer aller, fans nous fairenbsp;goüter de fon vin blanc, qui étoit tres-bon.

' Cette Ville avoit eroprmité fon nora d’Am-

phif'

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Voyage de Grcce. nbsp;nbsp;nbsp;29

PïiilTa fiüe dc Macareus, amp; petite fille d’iEola ^ourtifée par Apollon. Je ne connois pointnbsp;lieu nommé Lambina, que Niger dit êirenbsp;‘^ncienne AmphilVa, amp;je ne donte pas quenbsp;ne foit la une de fes bevües. Les Turcs 8£nbsp;Grecs l’appellent prefenteraent Satona, la pre-^nbsp;’^•ere fyllabe longue. Strabon parle d’AmphilTanbsp;'omme d’une Ville détniitede fon tems. Malsnbsp;ï’^ufanias qui vivoit plus de cent ans après lui,nbsp;•'e lailTe pas d’en écrire les Temples amp;les anti*nbsp;Suitez les plus confiderables, amp; nótre infcriptiorjnbsp;^ui n’eftpas même fi ancienneque eet Auteur,nbsp;^3it bien voir qu’elle avoit été rétablie.

, Le monument de la Nymphe Amphilla en ®toit un des plus confiderables ornemens, 8cnbsp;^nfuite celui d'Andremon amp;defafemme. Dansnbsp;ForterelTe qui ne pouvoit être que la oü eftnbsp;Ftefentement celle des Turcs , fur le fommetnbsp;la colline , autour de laquelle la Ville eftnbsp;Poflée, fe voyoit un Temple de Minerve avecnbsp;fa ftatue de bronze, qui avoit cfté apportée desnbsp;•^^poüilles de Troye , comme quelques-nnsnbsp;afluroient. Mais Paufanias fort éclairé dans cesnbsp;’iiatieres d’antiquité la tenoit plutót pour un ou-''tage de Theodore Samien fils deTelecles, quinbsp;^'^oit enfeigné le premier le fecret de lafonte.nbsp;Paree qu’elle paroiffoit fort antique , 8c qu’ellenbsp;®'oit d’une maniere aflez groffiere, 8c faiteparnbsp;'^onfequent dans un temps que Ia Sculpture é*nbsp;l^'tdans fes commencemens. II y avoit unnbsp;femple des Anaftes , que quelques-uns cro-yoient être Caftor Sc Pollux, d’autres les Gure*

, qui avoient nourri Jupiter lorfqu’il étoiï infant, OU les Cabires , qui étoient particu-quot;Ereinent adorez a Lemnos.

, Au Levant d’Amphiffa paffe nn ruiffeau, 1’on arrofe les oliviers de Ia plaine, en lesnbsp;^‘^bauffant, 6c y conluifant des ligoles. IIs.

B 3 nbsp;nbsp;nbsp;ne

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5 nbsp;nbsp;nbsp;onbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Voyage de Grece.

ne rappellent pas autrcmeiit que Votamo Saloni' tico, riviere de Salona. Nous Ie travcri'amesnbsp;deux OU trois fois, rnais il étoit prel'que a fec.nbsp;II y a quelques fources de fontaine a Salona»nbsp;mais entr’autres une tres-bel!e que nous vimesnbsp;en revenantdu Monaftere dont nous avonspar-Ié. Elle eft proche d’une petite Eglife appelleenbsp;jlgia Parajhevi, amp; vient de dellous une grotenbsp;creufée naturellement dans Ie rocher. Quel-qu’un me dit qu’il y avoir la une infcription.nbsp;J’y entrai pieds nuds jufqu’au genou, mais jenbsp;n’y trouvay rien, amp; ce fut un pretexte de faire gronder les Turcs qui Ie fgurent. De peurnbsp;qu’ils ne nous en fiflent quelque avanie, nousnbsp;partimes dés Ic lendemain matin , auffi n’y a-voit-il plus rien de curieux a voir. Les Turcsnbsp;y ont fept Mofquées, lesGrecs fix EglifesaveCnbsp;«n Evêque, qui depend dji Metropolitain d’A-thenes. Pour des Juifs, il n’y en a point..

Comme nous étions aflurez que Salona n’étoil pas l’ancienne Dclphes, nous nous informamesnbsp;li en allant de la a Livadia il n’y avoit pointnbsp;quelque lieu, oü il pariit encore des antiquitez.nbsp;Nótre hóte nous dit qu’il y en avoit quantiténbsp;au village de Caftti, amp; que c’étoit apparem-ment ce que nous cherchions. Nous parlamcsnbsp;a quelques JanilTaires pour nous y conduite,

6 nbsp;nbsp;nbsp;pourfuivre de la nótre chemin a Livadia amp;Cnbsp;i Thebes; amp; comme nous n’étions pas d’ac-cord avec les premiers, nous arretaines avecnbsp;un frere de Mahomet Bacha , a qui nous a-vions été recommandez ; mais étant montez inbsp;chcval, nous en trouvames encore un autre inbsp;nótre fervice. Nous aimamesmieux les gathernbsp;amp; les payer tous deux que d’en renvoyer un.nbsp;Ainii avec trois Agoiatis , ou Voiturins quinbsp;nous fuivoient apied a caufedes chevauxqu ilsnbsp;nous loüoient, nous nous trouvames une petite

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Voyage de Grece. nbsp;nbsp;nbsp;^

I'tc Caravane de huit perfonnes, dontM. Whe-8c moy étions les deux Agas. Ils nous me-'^srent en quatre ou cinq heures de chemin, cotoyant le pied duParnalTe au village de Ca-“f' gt; 8c nous ne Veümes pas plutot approchc,

5iue nous Ic reconnumes pour être les redes de «celebre ville de Delphes.

cux. C’eft fur le Chant de ReveiUex.-vous « endorrnie, dcc. qui n’eft pas des plus nou-

Ceft cette Ville queVOraclequ’on y venoitDr.i-^ondilter de tons les endroirs du monde ren- phss'-li faineufe, 8c c’eft proprement en celieu-** d'i’on peut juftifier le nom de Biupi, ou de ’’^ontagne a deux têtes queles Poëtes donnentnbsp;ParnafTe. En general ce nom ne lui con-^'cndroit pas bien , puis qu’étant une grandenbsp;^ontagne, on ne peut pas bien dire coinbiennbsp;croupes elle a. Mais il eft vray qu’au def-lus de Delphes elle en a deux confiderables quinbsp;*-*chent la vüë des autres, del'entre-deux def-S'^elles fort la fontaine Caftalienne, dont l’eau ^nbsp;faifoit devenir Poëtes, 8c infpiroit 1’enthoufiaf-'We ^ ceux qui en buvoient. L’air épuré denbsp;ces quartiers la, 8c l’iraagination qu’on peuta-étant fiproche del'ancicn fejour d’A poison 8c des Mufes , d'cn être foudain infpiré ,nbsp;^’enfla d’abord la veine, 8c je fis deux coü-P'cts de chanfon en Grec vulgaire que je nenbsp;•^avois encore qua demi. Je les compofaynbsp;tin air qui n’eft pas moins commun eünbsp;'^'quot;ece qu’en France, foit que les Grecs 1’ayentnbsp;jjnprunté de nous, foit que nous 1’ayons tiré

(j nbsp;nbsp;nbsp;.

kelU

c’eft-

Dot mm na zit ena condigli Na grapfo mian tragediannbsp;Dia ti irthamen eis to vouni-Opott monjais econepfan.

B 4

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Voyage de Grece.

c’eft-a-dire:

Donnez, moy de grace une plutnt ,

§ue je compofe une chanfon,

Puifque nous avons la fortune De voir la tnatfon d'Apollon.

La rime n’eft pas bien jufte, mais auffije nc me pique pas de faire des Vers.

Tora pamen is tin Athina Tin Omorfotatin chorannbsp;Na idoum’ oula ta pala'tcanbsp;Kat ton theón fyndrophian.

Ma veine poëtiqueme quittabrufquement la ,amp; je ne pus jamais faire ce fecond couplet ennbsp;Frangois. Ilfignifie, qu’aprés avoir vü Del-phes il nous faloit aller a Athenes , pour voirnbsp;tine fi belle Vilie , que tant d’antiquitez amp;nbsp;de Temples des Dieuxrendoient celebre.

Avant que d’etre dans 1’ancienne enceinte de Delphes, nous viines au deliors quelquesnbsp;grottes taillées dans Ie roe; dans lefquellesonnbsp;avoit cifelé quelques monumens. Peut-êtrequenbsp;la majefié du lieu faifoit qu’ils n'cnterroicntpasnbsp;dans la Vilie, non plnsqu’on ne Ic permettoitnbsp;pas dans rille de Delos. Aprés que nous ynbsp;fumes entrez par un chemin fait fur Ie roe,nbsp;prochs duquel étoit une des portes de Ia Vilie,nbsp;nous apper^ümes Ie village deCaftria troiscentnbsp;pas de la, en y allant , une petite Eglifenbsp;appelléc uigios Hellas, oü nous entrames pournbsp;voir s'il n’y avoit rieai de remarquable. N'a-yant tien trauvé dedans , nous parcourümesnbsp;des yeux un tas de marbres , qui étoient aunbsp;dehors de l’Eglife, 8c heüreufcrnent nous y ren-

con-

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I'oyage de Grece. nbsp;nbsp;nbsp;^ 3

^ontramcs une piece de marbre, oii il yavoit '“fie infeription imparf'aite, amp;le nom de Del-Pwes, amp; d’lin de fes Archons. KA©AnEP Eïïnbsp;^EAOOIS ArxONTCS ©OINIONOS , 8CC.nbsp;A-oinme c’étoit une pierre raouvante , amp; quinbsp;® pouvoit facilement employer en quelque ba-¦rtient, nous concertames de I'emporter avecnbsp;^oiis de peur qu’eile ne fe perdit. NoticGrecnbsp;que c’étoit un facrilcge de Ja prendre;nbsp;Patce qu’encore que nous I’euflions trouvée dc-ellc appartenoit a I'Eglife. Nous nousnbsp;'¦poquames defon fcrupule, qui lui etoit com-PUin aveclesautres Grecs, amp; laportamesdansnbsp;^otre logis, amp; enfuite a Athenes, d’oii monnbsp;•^stnarade I'envova en Anglettrre avec d’autresnbsp;iParbres.

,, Dans le même endroit il y avoit qrielques Pgnes d'une infeription fur un gros marbrequenbsp;^on ne pouvoit remuer. Cette petite Eg’ife'nbsp;S. Helie eft fur un Terre-plain affe’z, grandnbsp;'Oiitenu- fur le panchant de la montagne parnbsp;Suelques pans de murailles, quireftent encorenbsp;1’ancienne Ville. Mon opinion fut, que e’e-'P't la I’endroit du Temple d’ApoIlon , com-le plus eminent de la Ville ; car biennbsp;Su’ü y en aitun autre tout joignant plusrelevé,nbsp;n’y aaucun efpace deflus pour y avoir pu ba-hr un Temple. S’il n’étoit pas la, je ne fqaisnbsp;le placer. La verite eft qu’il n’y paroJtnbsp;?Pcuns fondemens de murailles que ceux qnenbsp;I® viens de dire, qui font peut-etre celles danbsp;Ville. L’endroit même du Village eft tropnbsp;^ut amp; bas pour avoir opinion qu’il eut étéla;nbsp;^ C elt ce que je trouvois deplus bizarre, quenbsp;^ beu le plus celebre du monde eut eu un telnbsp;^^vers de fortune, que nous fuffions obligezdcnbsp;Phercher Delphes dans Delphes même, amp; danbsp;'«Blander etoit done ce Temple , lorfqne-B s

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5 nbsp;nbsp;nbsp;de Greer.

nous étions fur fes fondemens.

La defeription de Delphes que nous donnc Paufanias nous paroiffoit obfeure fur ce pointnbsp;le plus important. II fembk, a lire Juftin, qu«nbsp;la Ville amp; le Temple n’étoient proprementqu’anbsp;moiiié chemin de ces deux croupes qui paroil'nbsp;fent au deffus, amp; le tout ctoit bati fur le pan'nbsp;chant de la montagne en un endroit ou il y a-¦volt un peu de terre-plain, ce qui en rendoitnbsp;l’accès alfez difficile. A le prendre tout-a-faitnbsp;^u pied il y a deux heures a monter jufques anbsp;-Caftri.

Ce Temple n’avoit été dans les premiers liecles qu’une hute de lauriers coupez danslenbsp;Tempé de Theffalie. Enfuite on le fit de cirenbsp;8c d’ailes d’abeilles qu’Apollon avoir envoyéesnbsp;^ certains peoples Hyperboréens. Mais ceuXnbsp;qui n’ajoutoient pas foy fi facilement aux fables, difoient quec’étoit un nommé Pteras(\M\nbsp;I’avoit rebati, amp; que fon nom avoir donnénbsp;lieu a la Fable, paree quePtera fignifieen GreCnbsp;une aile. La troifiérae fois on refolut de fairenbsp;nn edifice plus folide , amp; on le fit tout denbsp;cuivre, de même que celui de LacedemonCnbsp;dedié a Minerve, appellee acaufedecela Chal'nbsp;eioecos. Paufanias ne f^ait fi ce fut quelque trem-blement de terre, ou quelque incendie qui lenbsp;detruifit. 11 y en cut un quatrieme qui futnbsp;bati de pierre en la place du precedent , patnbsp;Trophonius amp; Agamedes. Il fut embrafé lanbsp;premiere annéedclacinquante-huitiéme Olympiade, du terns qu’Erxiclides étoit Archon anbsp;Athene.?. Le dernier qui reftoit du terns denbsp;Paufanias avoit efté erigé par les Amphic-tions quiy employerent l’Architeéfe Spintharusnbsp;Corinthien. On y voyoituneinfinité d'offran-dcs amp; de rtatuës des meilieurs maitres de 1*nbsp;Crece, amp; Ton y montroit une pierre , qu’ou

ap'

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Voyage de Grece. - nbsp;nbsp;nbsp;^ f

^ppelloit le nombril du monde , paree qu’ils croyoient que 9’cn étoit le milieu ; car ils te-^'ent que la Grece étoit au milieu du monde,

^ Delphes au milieu de la Grece. Pour con-fifniation de cela ils ajoutoient une fable, 8c ‘^iloient que deux aigles étant parties en mêmenbsp;*«'trps de rOrient amp; de I’Occident , elks fcnbsp;i^encontrent a Delphes. Apparemment ils ncnbsp;'^'Ppofoient pas le monde rond comme nous,nbsp;^ ils auroient traité de vifion 1’opinion qu’il ynbsp;3 des Antipodes.

Pour ce qui eft de laVille, ontenoit qu’ellc 3voit efté premiereraent batie park HerosPar-•’sfflis fils de Neptune amp; de la Nymphe Cleo-^tgt;re, 8e que le mont ParnalTe avoir pris fonnbsp;Hora de lui. Que cette Ville ayant efté abt-Hiée par k deluge arrivé au terns de Denca-HOn,5eshabitans fuyamau plushaut de lamon-*agne , fuivant le heurleraent des loops ,nbsp;Hionterent au fommet du Parnafle, oü ils ba-*irent une Ville appellee LyMrelt;ten memoiredenbsp;leurs guides, ear Ljm en -Grec fignifie unnbsp;*^oup. D'autres affurent, que d'Appollon,nbsp;^ de la Nymphe Corycia naquit Lycorus.nbsp;^ui donna fon nora a cette Ville. Quoi qu’ilnbsp;foit , ckft une chok remarquabk , quenbsp;He nom fe foit conferve , quoi qu’un pennbsp;Horrompu par ks gens du pays: car ils appel-|?Ht encore le fommet du Partraffe Liacoura.nbsp;four k nom de Delphes, les Anciens, a quinbsp;'1 ne coutoit rien de forger des Heros, pournbsp;tirer d’illuftres origines , faifoient Delphus filsnbsp;u’Apollon amp;c de la Prêtreffe Thya filk de Caf-falius, qui avoit donné le nom Ï la fontainenbsp;^ïftalienne. Delphus , ajoutent-ils , avoit urtnbsp;®s appellé Pytbis , qui fit nommer fous fortnbsp;Hfigne la Ville de Delphes Py:ho.

Nous log.eames a Caftri dans une mailbn atf-

B 6

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Voyage de Grece,

fez grande amp; aflez commode, qiii fertdeKatt pour les voyageurs. Nous y maiigeaines denbsp;bonnes poules gralles qui valent des cliaponsnbsp;de nótre pays, a un timin, c’eft-a-dire a cinqnbsp;lois la piece. Le Village n’a guere que centnbsp;feux , amp; les, mai-fons font fort mal baties. IInbsp;ii’y a qu’une douzaine de Turcs qui y ontunenbsp;Mofquée, mais il y a cinq ou dx Eglifespournbsp;les Grecs. Ce font de bonnes gens qui nousnbsp;receurent tres-bien ,. amp; il femble qu’ilstiennentnbsp;encore de 1'hofpitalité de leurs Ancêires. L’a-prefdinée nous allames voir leMonaftere, quinbsp;eft a trois ou quatre cent pas du Village. Onnbsp;laiffe en y allant la fontaine Caflalienne a lanbsp;gauche; ce qui me fit juger que les rauraillesnbsp;anciennes qui reftcnt a ce Monaftere , étoientnbsp;3e Gymn-afe ou les Ecoles de Delphes. Pau-fanias m’en donne eet indice. Ceux quimon-tent^ dit-il, du Gymnafe au Temple laiiTentnbsp;a la main droite la fontaine Caftalienne; amp;ainlinbsp;commenousfaifionslecherain contraire, nousnbsp;3a devions avoir a nótre gauche. Ce Monaftere avec fon Eglife eft fur tm plan irreguliernbsp;Ibütenu fur la pante de la montagne degrofles,nbsp;inuraillcs de pierre de taille, qui font les reftes.nbsp;du batiment antique dont nous venons de par-ler. En defcendant du Gymnafe on trouvoitnbsp;a la main gauche environ trois ftades plus bas,,nbsp;c’eft-a-direa prés de quatre cent pas, la riviere Pliftus, qui s’alloit jetter dans le golfe denbsp;Crilfa, a Cyrrha, qui eft le Port de Delphes.nbsp;Ce ruilfeau s’y voit encore, amp; fort de la raon-t.igne plus bas que Delphes, amp; dans la mêmenbsp;diftance q.ue remarque Paufanias. On Pappel-1(- prei'entement Six-alifca. Nous trouvamesnbsp;trois OU quatre inferiptions dans le Monaftere ;nbsp;mais particulierement une, que nous n'cftima- -mes pas moins, pour n’y avoir que trois mots ,

dans

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Voyage de Grece\ nbsp;nbsp;nbsp;57

^3ns unc pierre du pave de rEglife. C'eilque mot de Delphes s’y trouve AEA4)£2N no-AEns nAEAET©EPor, Elle parloit d'un Af-‘f^nchi de la Ville de Delphes. II n’y a lanbsp;Sue deux ou trois Caloyers qui enfeignent a li-J'u aux enfans. Nous admirames qu'un de cesnbsp;“Uns Religieux fgut que Caftri étoit I’anciennenbsp;^dle de Delphes, car ordinairement ils font,nbsp;ignorans dans I’Hiftoire. II eii avoit faitnbsp;*a reinarque fur la defcription de quelque livrenbsp;^rec qu’il nous montra , amp; i! fut bien aifenbsp;Sue nous lui en donnaflions la confirmation parnbsp;Infcriptions que nous y avions obfcrvées. IInbsp;Uous fit goilter du vin blanc de kut terroir ,nbsp;Sui étoit fort bon-aufll bien que celui de no-^'quot;e logis. Leur Eglife eil dediée a ia Sainte.nbsp;’ierge, amp; a deffus la porte quelque infcrip-’uon moderne du terns qu’elle a été rebatie, 8cnbsp;Parmi les materiaux, des marbres amp;c fragmenS'nbsp;S’infcriptions anciennes.

Nous montames en revenant a la celebre fon-^siee Caftalienne, dont I’eau étant bue faifoit *^evenir Poete. Elle fort de I’enfoncement quinbsp;entre les deux croupes du Parnafle , d’oiinbsp;®Se coule environ cent pas dans la pante divnbsp;Bucher, oil elle fait de belles cafcades. Annbsp;fond de cet entre deux du rochcr , nous ap-Pcrciimes 3c. 'pieds au deiSus de notre têteunenbsp;Ouverture dans le roc , par oil nous jettaraes-Pierres. Cétoit une grote, ou il y avoitnbsp;fy I'eau, amp; nous crumes que ce devoir êtrenbsp;Hntre des Ny mphes, que les Poetes appelloientnbsp;“^frufn Corycium; du moins n’en trouvames-®ous point d'autre, qui put avoir été ce lieu-7' ^ L’eau de la fpntaine eft excellente 8c fortnbsp;^f^tche, le Soleii pouvant a peine y donncr unnbsp;Snart-d’heure en tout le jour , a caufe de lanbsp;®iuteui de la roche qui eft derriereSc aux deux

B 7 nbsp;nbsp;nbsp;cotez.

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5? nbsp;nbsp;nbsp;Voyage de Grece.

cótez. Trente pas au deffbus de fa fource if y a un bain quarré a trois ou quatre dégreznbsp;taillez dans Ie roe, ou apparemmem on faifoitnbsp;entrer de 1’eau de Ia fontaine. On voit toutnbsp;joignant iine petite Chapelle abandonnée, ap-pellée Agios Joanms.

¦ Le lendemain matin nous allames rcvifitet nos Antiquitez, amp; voir fi nous entrouverionsnbsp;quelques autres de celles que Paufanias nousynbsp;décrit. Nous y vimes un Stadium , comraenbsp;celui dont j’ay parlé dansladefcriptiond’Ephe-fe. Les degrez de celui-ci étoient de marbre,nbsp;mais le peu de terrain qu’il y a la , l’avoit faitnbsp;faire plus petit. Auili n’étoit-il pas de la beauté, ni de la grandeur deceluid’Athenes, quoinbsp;qu’Herodes Atticus eut fait Ia dépenfe del’imnbsp;amp; de Vautre. II nous en falut tenir la ,nbsp;nous contenter de ce que les Livres nouspou-voient apprendre des richefles amp; desornemensnbsp;de ce !ieu-la; car il n’y a plus que de la mife-re, amp; tout fon éclat a paffe eomme un lon-

ge-

Caftri appartient a un Timar appellé Abd-Aga , qui fait fa relidence a Salona , oü' les Grecs vont plaider devant le Cady. Les ti-mariots font des fiefs qui dependent du Grand'nbsp;Seigneur, 8e cenx qui les tiennent font oWi-gez de le fervir d la guerre a proportion denbsp;leurs revenus. L’Entretien de eeux de ce village vient de quelque eoton qui s’y file , 8enbsp;du tabac qui eft eliimé meiileur que celui denbsp;Salona. Nous avions pris pour guide un Grecnbsp;du Village, qui avoit bien de 1’efprit fous denbsp;mechans haillons. Un importun lui demandainbsp;avec empreffemerrt qui nous étions : Anthropinbsp;ine, ee Jont des hommes, lui répondit-il; Seainlinbsp;Vautre demeura aufii f^avant (ju’auparavant fnbsp;amp; un peu coaft». Nous le priames de veniï

avef

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Voyage de Grece.

nous au deffus du Parnaffe, pournousera Sire voir les particularitei qu’il nous difoir ,nbsp;p II s'jr offrit de bonne grace. Nous deraeu-S-mes une groffe heure a monter jufqu’au dcf-ns des deux croupes par un chertiin dansnbsp;oc moins raboteux que nous ne nous I’etionsnbsp;pguré. Je laiffay monter nótre troupe a pied,nbsp;pur moi qui n’ay pas 1’haleine fi bonne , jenbsp;j pn ferois pas venu a bout qu’avec grande dif-«eulté, d Haly-Chekby un de nos Janiflairesnbsp;sie m’eüt prêté fon cheval qui étoit vigoureuxnbsp;Ppur monter. Nous allames done vifitcr lanbsp;cittie des deux croupes; mais nous n'y trou-^ities que des rochers auffi anciens que Icnbsp;™onde, fans aucun batiment. II y a feule-•sient prés de la une dkaine de hutes de ber-®®i's gt; amp; ils donnent a ce lieu la le nom d’Alo-?'*• De-la nous pourfuivimesnotre cheminfurnbsp;® Parnafle en tirant vers le Nord, amp; avanqa-cinq ou fix milles dans des fonds de val-^°iis amp; de bocages de pins fort agreables, amp;nbsp;^rtpres a la folitude que demande la poefie.nbsp;¦*^11 refte e’eft un pays fee amp; fterile , ce qufnbsp;apprend que les anciens ne logeoient pasnbsp;j * Mufes dans des pays gras 8c fertiles, dontnbsp;® fejour trop delicieux auroit corrompu I’auf-^^rité. La Beoce, qui étoit un pais riche 8cnbsp;pondant dans toutes les chofes neceflaires a lanbsp;avoit le malheur de produire des efpritsnbsp;Sroffiers. Apres ces vallorts nous entramesnbsp;^1? une plaine de fept ou huit milles detour,nbsp;nil y avoir quelques terreslabourées, Sjl’oanbsp;® croiroit plus alors eftre fur une haute mon-^.Sne. Notre guide nous mena diner auprésnbsp;Utie des plus belles fources du monde , quinbsp;Priulfe (jeux ou trois boiiillons de la grofleurnbsp;® la tête , amp; fait en fortant un ruifleau denbsp;* Pt oil huic pieds de large, qui roule deux ou

trois

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40 nbsp;nbsp;nbsp;Voyage de Grece.

trois cent pas parmi ks caillous, Scfeva jette* (Ians uneiang au milieu de laplaine. Les Grecs-appelknt cette fontaine Drojenigo. L’eau cn eltnbsp;fraiche. Sc auffi bonne a boirc que celle denbsp;Delplies- Elk couk toute l’année, niais ellenbsp;a moins d’eau au printems qu’a I’ordina've-L’étang fe deborde de terns en terns par ksnbsp;pluyes, amp; par I’bondance de cette fontaine-II fe decharge par un autre ruiffeau qui en fo't tnbsp;amp; le va engoufrer par une ouverture éiroitenbsp;foüs le rocher. On lient que c’clt la mêinenbsp;eau qui relTort au deffous de Caftri, amp; qui faitnbsp;la petite riviere Six.alifca. Nous vimes Ten-droit, mais le lit du ruilTeau étoit a fee, fi ccnbsp;n’eil: qu’il y avoit un pen d'eau fous le gravier.nbsp;Cette plaine s’étend jufqu’au pied AuLiacoHra fnbsp;que nous n'eumes pas le courage de monter;nbsp;auffi bien n’y aurions nous point trouve de die-min étantfort couvert de neige, quiy demeursnbsp;ordinairement toute l’année; Sc e’eft ce qui luinbsp;a fait donner par le Poete Panialis dans Stra-bon, le nom de vtpisvia. Les endrpits par oitnbsp;nous paffions avoient auffi un pen de neige,nbsp;I’hyver ayant été des plus rudes. Si le che-min étoit frayé, il y auroit encore deux bon-nes heures a monter jufqu'au fommet; de fortenbsp;que le Parnaffe eft alfurement une des plus hau-tes montagnes du monde. Sc non pas feuk'nbsp;ment de la Grece. Nous le decouvrimes aife'nbsp;ment de la. Fortereffe de Corinthe, qui en eftnbsp;éloignée de -plus de So. milks. Sc s'il étoit de-tache des montagnes voiunes, comme le montnbsp;Athos, je ne doute point qu’il ne parut denbsp;beaucoup plus loin. II a de tour une grandsnbsp;journee de cLiemin, Sc n’eft habité que verslanbsp;bas, pareeque e’eft une montagne fort fecli®nbsp;Sc fort froide. II a au midi la montagne dsnbsp;Cyrphis que les Grecs d’a prefent appellen?

Sti^

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Voyage de Grece. nbsp;nbsp;nbsp;4^

“t'va, a caufe d’un village de ce nom qiii eft deffus; Au Levant la montagne d’Heliconnbsp;le village dc Daulia: au nord la plaine qiii eftnbsp;^utoiir du village de Turcochori, ou étoit au-liefois Elatea amp; la riviere Cephiflus, Staucou-'¦hant la plaine de Salona.

Aprés que nous eumes pris un peu de relafche de la fontaine , nous montames a cheval,

^ pn trois beures de terns, moitié, dans cette Pjaine, moitié en defendant le Parnafle, nousnbsp;•Dimes a Arachova.

Arachova eft un grand village de deux ouAra-fois cent feux, au Levant de Caftri, dont ilcHOVA. éloigné que de quatre milles, amp; fitué denbsp;dans la pante de la montagne, prefquenbsp;le pied. Tous les habitans font Grecs 8cnbsp;¦Albanois avec un Soubachi ou Vaivode Turc.

^1 y a plufieurs Eglifcs , dont la principale eft Les autres font S. George, S. Dimi-“• 8c S. Nicolas, avec quelques petites Cha-PDlles. Nous logeamcs chez un bon vieillardnbsp;*PpeHé Barba Dimou, oit nous étions bien , linbsp;n’eft que nous ne trouvions point de provili-?Ds de bouche. Les Grecs fe fervent du motnbsp;^ Sarba comme les Italiens, pour dire Oncle,nbsp;ils le donnent par honneur aux perfonnesnbsp;$,*Se. Nous commenqames de voir dans cenbsp;iilage toutes les femmes ajuftecs avec des piamp;-decinq ibis de France, ou autre monnoycnbsp;la même grandeur, qu’on appelle toutes Ti~

Piles les percent 8c les enfilent Tune I’autre pour en garnir leu'r coifure , leursnbsp;^Drps de juppe 8c leurs manches, 8c accom-Diocient de mérae les enfans qu’elles portent aunbsp;Cela fait un bruit comme un tambour denbsp;..•'fque, lorfqu’elles fe mettent a danfer, 6cnbsp;ai VÜ qui en avoicni fur dies pour cinquan-® *lcus. Nous remarquaines dans une

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4i nbsp;nbsp;nbsp;Voyage de Grece.

Eglife (k S. George un chapiteau lonique, quelques marbres antiquesv Cela nous fit jugefnbsp;que ce lieu-la étoit ancien, amp; bati fur les rui'nbsp;nes de quelque Ville des Phocéens, qui occU'nbsp;poient les environs du Parnafle. En eflet lorf'nbsp;que nous fumes a Athenes, nous confultarae*nbsp;Paufanias, que Ie Conful d’Angleterre avoit»nbsp;amp; nous jugeames que ce Village devoit avoifnbsp;été Ia Ville A’Ambryjfus fituée Ibus leParnaire!nbsp;amp; par la defcription qu’il en fair, on connoitnbsp;qu’elle étoit au Levant de Delphes, puis qu’a'nbsp;pres avoir parlé de la Ville de Süri, qui eft aOnbsp;Levant; il vient a parler d’Ambry flus, amp; en'nbsp;fuite de Delphes. De plus, Ce qu’il marque d®nbsp;la diftance amp; du chemin de Stiri qui fubfifteinbsp;encore fous Ie même nora, Ie confirme; calt;nbsp;il dit qu’il n’y a que ftades, c’eft a direfcplnbsp;milles amp; demi de 1'un a 1’autre , amp;t que 1®nbsp;chemin eft tout a plein dans 1’entre-deux de*nbsp;montagnes. C’eft la même ville d’AmbryIft'*nbsp;que Stephanus appelle CypariÖ'us, qui étoit foönbsp;ancien nom , fous lequel Homere en a fait men'nbsp;tion dans ce Vers.

Oi K.vwdptTO'c^ •jrvQetiói n TtTpijiTo-av, CsHX (jui hahttent a Cyparijfus^ ZP* a Pyth*nbsp;( ei4 Delf hes) Jittiée en un terroir fierren*

II femble pourtant que Paufanias veuille dir® que c’étoit la Ville d’Anticyre, qu’Homereapnbsp;pelloit Cypariffus; ce qui ne peut pas neant'nbsp;moins être vrai; puis qu’Anticyra étoit un Podnbsp;de mer, amp; CyparifTus, comme dit Stcphaiin*nbsp;Byzantinus, étoit proche de Delphes au piedd'!nbsp;Parnafle, qui n’eft pas fi proche de la mer. S*nbsp;ce n’eft qu’on veuille dire qu’AmbrylTus Sc Ao'nbsp;ticyra étoient cenfez comme unc même Vill®'nbsp;Antiryra n’ctaat que Ie Port d’Ambry fifus; doP^

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.. nbsp;nbsp;nbsp;Voyage de Greee.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;4^

j ^foit fort pen éloigné comme Cirrha dtoil ® Port de Delphes. £t Strabon faifant men-'0^ de cette Villc de Cypariffus amp; du Versnbsp;Homere, la place au deflbus du Lycorea*nbsp;j ay dit être Ic fommet du Parnafle.

Nous partimes Ic lendemain matin d’Archo-Sc paffames durant line heure 8c demie en*-'¦e le Parnaffe 8c le Cyrpliis. Nous vinities a 'I'lieii appelle D'lfiomo, 8c pouvfuivant dans lanbsp;Plaine, nous vlmes a trois millcs de nous furnbsp;droite le village de Stiri dont j'ai parlé ,nbsp;^^^rrivames fur le Midy au Convent de S.

, Convent de S. Luc eft d’un accès difficile, CorJ» ^ '9*1 ne s’y peut rendre que par un cheinin ventnbsp;j^foit, qui j (jgj precipices de cote 8c d’autre, de S»nbsp;naontagne oil il eft fitué s'appelle auffis//ri, l»c.nbsp;^ '6 S. Luc a qui le Monaftere eft dedié n’eftnbsp;I’Evangelifte, mais un S. Luc Hermite denbsp;montagne , comme nous le juftifiame»

;ine,


P®tit fils de Leon furnommé le Philofophe, Jo'’ I’ous fit voir une vicillc pancarte qui par-ic de cette fondation. Il nous mena dans lanbsp;fous I’Eglife, 0Ü les Caloyers'difent quel-i^fois roffice quand il fait bien froid, amp;nbsp;g fit ygjf figyjj tombeaux , qu'il nous ditnbsp;de cet Empereur 8c de fa femme. Je

J’*'' 1’Office de cette Eglife, oil le titre de Sdri-lui donné. Ceil k plus beau Convent 6 toute la Grece, mais il feroit fort mediocrenbsp;nos quartiers. Il y avoir alors environnbsp;cinquante Caloyers. L’Egoumenos, onnbsp;qui fe change de deux en deux ans s’ap-P®lIoit Gregorios , 8c nous nous entretinmesnbsp;pgtems avec lui. 11 f^avoit le Grec literal,nbsp;j ® ‘'li demandai qui avoit été le Fondateur denbsp;t’*'' Convent. Il me dit que c'étoit Romanusnbsp;g^Pereur d’Orient fils de Conftantin feptiéii

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44 nbsp;nbsp;nbsp;Voyage df Grece.

dis alors a 1’Ab'ne qne j’avois vii une infcriptiori fur les murailles de (A)nftantinople, qui parloitnbsp;d'une Eglife que cet E.mpereiir avoir fait batir,

qiic je n’aiirois pas rleviné que ce nift celle-Ja , ii je n’y fufie vena. L’infcription n’a que ceci de parfait, amp; peut-être n'y manquc-t-ilnbsp;guere.

nAcI PnMAmiC METAC EFEIPE PnMA' NOC

NEON nANMEriCTON KAI nrPFON EN EA0PilN.

C’eft-a-dire

He Grand Romanus a élevé pour tout les Greet une fort grande Eglife, ep* a rebdti cette tour dcrnbsp;puis les fondetnens.

Je traduis le mot Romrei par celui deCrecs: car e’eft comme cela qu’on les appelle depuis'nbsp;que I’Empire fut tranfporté a Conftantinoplenbsp;par I'Empereur Conftantin, amp; prefenteraent,encore ils difent imé Romtos, je fuis Grec: milanbsp;Romaika , je parle Grec. Surquoi Sennertusnbsp;Medeciii d'Allemagne a remarqué fort ï propos, que nous avons des compoiitions de Me-decine dans les Auteurs Arabes, que nous tra-duifons Romatnes, qu’il faudroit plütöt appellclquot;nbsp;Greques; comme le Philoniura Romanum, SCnbsp;autres qui lont venues des Grecs, amp; non pasnbsp;des Latins.

II y avoit un autre Caloyer qui fqavoit auffi tres-bien le Grec , amp; il avoit dans fa chanibrenbsp;im volume de S. Chryfoftome raanuferit qu’ilnbsp;étudioit, amp; Ton nous dit qu’il avoit aulii etcnbsp;Abbé. L’F.glife eft bien bavic en croix Grequenbsp;oil racourcie, avec un dome mediocre au milieu,

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Voyage de Grece.

!'u I toute in cruïtée de beau matbre par de-, amp; le lambris d’line Mofaique ancieiine, ïvcc une galerie autour, oii nous vimes présnbsp;''es fenétres dix ou douze de ces pierrestranf-Parentes, dont Monfieur de la Guilletierenousnbsp;* fait tant de myftere dans fa defcription d’A-'henes. Pour moi j’avoiie que cela ne meritenbsp;qu'on en parle; car ce n’eft qu’iin rnarbrenbsp;'anfparent, que la lumiere qui pali'e a traversnbsp;|end rougeatre , amp; en voila toute la fineile.

montrent a cóté de I’Eglife le fepulchrc ''Hide de leur S. Luc, qui fut difent-ils; dé-Potiülé par les Gots, lorfqu'ils faccagerent lenbsp;Pais. Proche de la principale Eglife il y ennbsp;^ une appellée Panagia, oil il y a au portiquenbsp;'’pux belles colonnes de marbre avec leur cha-f'teau Corinthien. L'efpace d’entre ces deuxnbsp;^Siifes eft ime chatnbre couverte, oil ils fontnbsp;Porter leurs malades, qui y guerifTent , difent-'‘S gt; miracLileufement. Monfr. Claude Ponsnbsp;^ütreiois Medecin de Lyon difoit de bonnenbsp;^'^ace , qu'il n'aimoit point ces Saints qui fenbsp;*quot;éloient de fon metier. Il eft vrai qu’il n’y anbsp;Point de pais ou il fdt plus neceffaire que lesnbsp;faints fiffent des miracles pour la guerifon desnbsp;^alades, que dans la Grece, puifque les gensnbsp;y font ft peu fgavans dans la Medecine, quoi-^Oe nous 1’ayons apprife des livres de leurs An-Oetres

Les Caloyers prennent leurs repas dans un pand Refedtoire, qui a de cóté amp; d'autre desnbsp;ables fort longues, mais l'Abbé a une petitenbsp;able pour lui feul vers le haut bout. Ils nenbsp;pangent jamais de viande, non pas memo-HUand ils font malades, ce qui leur eft coin-pun avec tous les autres Coloyers; car il n’ynbsp;’ Parnii les Grecs qu’un feul Ordre , qui ellnbsp;Pinllltution de S. Balile. Lc jeudi, le fame-

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4lt;5 nbsp;nbsp;nbsp;Voyage de Grccê.

mcdi amp;: Ic dimanche ils peuvcnt manger poidbn amp; du fromage, mais les autiesjoursdSnbsp;la femaine, i!s nc touchent qu'a des leguinfi*nbsp;OU a des herbes. Ils s'appliquent a ciiltivelnbsp;la terre, amp; a d'autres ouvrages pour Ie fervic^nbsp;du Convent, foit pour Ie vêtement, foit poiifnbsp;la nouritiire. Ainfi leurs occupations lontnbsp;caure qu’il y en a peu qiii affiftent a l’Offic?'nbsp;Ils.y vont trois fois en vingt quatre heureSinbsp;f^avoir trois heures, avant Ie jour pour Mati'nbsp;nes , trois heures aprés Ie Soleil levé poufnbsp;la Liturgie, amp; deux heures avant la nnitpoufnbsp;Vêpres, fans conter leurs heures qu’ils doiventnbsp;lire Ie matin, amp; les prieres qui fe font au Re'nbsp;feöoire avant diner amp; avant fouper. II y avoijnbsp;un jeune Caloyer appellé Papa Charito , qu'nbsp;parloit bon Italien, 6c nous fervoit d’Interpre^nbsp;te. 11 nous niena voir commc une curiofit^nbsp;la cave du Convent, oii il y a de grans ton'nbsp;neaux de vingt pieds de long , quoi qu'ils n®nbsp;foient guere plus gros que les nótres ordinaireS'nbsp;Nous remarquames dansles muraillcsdel’Eglil*®nbsp;quelque infcription antique, qui parloit d’unenbsp;Villefans en mettre Ie nom , amp; ce pouvoitêtrenbsp;de celle de Stiri, qui eft au voiftnage, car ynbsp;n’y a pas lieu pour y en avoir eu a I’endroitoi*nbsp;eft Ie Convent. On nous avoit fait entendrenbsp;qu'il y avoit quantité de manuferits; maiStoutnbsp;ce que nous en vlmes étoient des Livres treS'nbsp;communs, des Offices d'Eglife, amp; des LeconSnbsp;d’Evangile , mangez la plupart de la pouf'nbsp;fiere. Le plus beau étoit la vie de S. Cómenbsp;amp; de S. Damian ccritc en Grcc literal fur dilt;nbsp;velin.

Ils étoient autrefois maltraitez par lesTures» amp; le Convent a été fouvent expofé a leurs in'nbsp;fultej. Depuis pour s’exemter du pillage il*nbsp;ont pris un Janiflaire, qui loge proche de la pof'

te»

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Voyage de Grece. nbsp;nbsp;nbsp;47

i^leurfert dc Sauvc-garde. Nous j demeu-le refte du jour, öc le lendetnain jufqvi’a , 'dy. Nous nous preflames même d'en par-*' plutot que nous n’aurions fait, a caufe dcnbsp;‘“s Janiflaires, qui fc faifoient donncr des mou-oj)s entiers, du ris , du beurre 8c du vin anbsp;'‘Cretion , cc que ces bons Caloyers ne leurnbsp;oient refufer, car ils fourniflent aux Etran-® tout cc qu'ils ont, 8c ont des chambresnbsp;1 pour Ics rccevoir; tnais en partant onnbsp;ofdinairement quelque charité.nbsp;y tt y a qu’un grand vallon entre leur Con-j-^nt ÖC la montagne d'Helicon , appelle pre-^i^’^itent Zagara , au pied de laquelle il y anbsp;yj Hermite fort agé de leur Monafterc, quinbsp;jj la avcc un jeune frere qui a foin de lui.nbsp;p^lc tiennent pour un Saint, mais ils n’ontnbsp;de cermonics, ni de canonifation parmi


com me dans I’Eglife Latirie.

Q Sur ]e \ii(}y nous leur dimes adieu, 8claif-^ ”tes a notre droite 1’Helicon. Nous paflames village appellé Syrbe , 8c arrivames lenbsp;‘fa Livadia.

1’entrée de la Ville du cóté que nous ve-Lir«r gt;1 y a un Kan, oil nous fumes pour y dianbsp;mais ayant fait la rencontre d’un hom-ye Zante qui parloit Italien, il nous offritnbsp;s'g''f*'fon. Il s’appelle Signor Alexandre, amp;nbsp;tojf vfjs® en Medecin, de chaulfeticr qu'il é-n ; -t Zante. Pour route biblioiheque il n’avoitnbsp;livre Italien dc Pharmacic. Nous fifmesnbsp;ttia' 5°ttnoifl'ance avec le fieur Belifario Focanbsp;la M

8c H

eeux ou trois fortes de mcuo-im-j , i-, affure qu’avec cela il pourra fe faire conn-gt; car il ne manque pas d’efprit, 8c dans

fajj. ^^flf^eine. Il me pria de lui apprendre a quot; fj^f^ltltteslaveroens, Scqnelqucs emulfions,nbsp;Medecines , 8c je

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4^ nbsp;nbsp;nbsp;- Voyage de Grcee,

ui


8c de I’autre maniere. II y eu avoir une q'

c-e pays-la c'eft être tort fgavantque de ne ctre entierementignorant, llaimelacurioiite,^nbsp;coinmeil vitquenous recherchions des infci'ip'nbsp;tions, il nous cnmena voirune belle a la coH*nbsp;de la Mofquée d’Oracr, quiétoit autrefoisun^nbsp;Eglife de S. George. Cette infcription eft dif'nbsp;dice a Junon 8c a la Villc de Lebadia , qu’i'*nbsp;appellent par corruption Livadia. Un Tuf^nbsp;bien fait qui nous la vit copier nous abordainbsp;8c s’offrit de nous en faire voir deuic on troi-'nbsp;II nous mena a une autre Mofquees d’Orn^lnbsp;au bas de la Ville, oil nous entrouvames troi*nbsp;avec le nom de noAic AEBAAEfiN 8c AEBA'nbsp;Aeiedn , car fon nom fe pronongoit de 1’un*

s’étoit faite fous la Magiftrature dt Charofin»^ ^rchon de Lebadia. II voulut figavoir ce qU^nbsp;c’etoit, 8c ft elle etoit bien ancienne ,je luidi*nbsp;qu’elle parloit d’un certain Charopn Vayvod^nbsp;de Livadia; car il n’auroit pas entendu qu’ell^nbsp;charge étoit cellc d’Archon, quoyque les GreC*nbsp;d’a prefent fe fervent de ce mot pour dire uj*nbsp;Gentilhomrae. Mais cominc je lui ajotitoi* ,nbsp;qu’elle étoit ancienne de quinze ou feize cen* ,nbsp;ans, il me répondit qu'eile étoit done des !nbsp;lines, qui eft le vray mot du Grec literal,nbsp;comme Ton appelloit les anciens Grecs foiisl^ ]nbsp;Paganifme. Je fus ctonnéqucce mot-la futfcei* inbsp;d’unTurc; maisj’ay reconnu depuis qu’il ei' ;nbsp;affez en ufage dans le pays, pour fignificr le* ,nbsp;anciens Grecs, 8c que même ils fe fervent d« ,nbsp;ce mot generaleinent pour tousles Payens. II* jnbsp;appellent aufii glojfa helliniki la Langue GreqU^ ;nbsp;ancienne , 8c Romaikt celle d’aprefent. En fot' ]nbsp;tant de la nous rencontrames cinq ou fix gro* jnbsp;Mylords Turcs, qui tenoient de gros cliapelet* ;nbsp;a la main felon leur coutume. Ils s’inform^' inbsp;rent quclles gens nous etions, 8c ayantfceuqi'^

noquot;’

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Voyage de Greet. nbsp;nbsp;nbsp;49

étions des Francs, amp; quej’ctoisMedecin , V y en eut deux ou trois qui me tendirent lenbsp;pras, pour voir fi leur poulx alloit bien. Sinbsp;J^vois ofé, je leur aurois dit qu’ils avoient anbsp;, faindre 1’Apoplexie, car c’étoient tous de grosnbsp;^°tnmes a joües vermeilles, amp; qui n'avoientnbsp;trop d'enbonpoint. II y cn eut un d’euxnbsp;™ me dernanda fi j’etois Medccin des playesnbsp;des fiévres. Je lui répondis que les Me-^'^fns denötre pays ne travailloieni point delanbsp;gt; maïs qu’ils donnoient feuleraent Icursnbsp;ordonnoient ce qu’il y avoit ï faire anbsp;qui traitoient les playes, amp; a ceux quinbsp;otnpofoient les rcraedes; amp; J’entendis enfuitenbsp;P'^ils difoient entr’eux que J’étois un Sophos,nbsp;Jatros, commefi l’on difoitnbsp;Medecin, ou qui a étudic, pour le diftin-Saer de ceux qui font parmi eux , qu’ils n’ap-^^Hent fimplement qn'Iatroi.nbsp;f i^ivadia negocie en étofes de laine qu’ellenbsp;v^f'que, en bleds amp; en ris qu’ellc fournlt inbsp;j la Grece. Elle eft peuplée de Tures amp;nbsp;. ^recs , avec peu de Juifs. Les Tures ynbsp;d'p '^inq OU fix Mofquées, ScfesGrecs autantnbsp;pfglifes, dont les principales font Panagia,nbsp;Anne 8c S. George. S. Dimitry futnbsp;n y 3 quelques années. On nous montranbsp;}q 'J^aiPon de Cuifein EfFendy, oü Monfieur denbsp;j^°mtel Ambafladeur dé France avoit logé ilynbsp;ans. Le Vayvode s’appelloit Muftaphanbsp;djj^jmais il eft inutile de vousdonnerlesnomsnbsp;Parnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ft’ai commandent dans les Places,

8c nbsp;nbsp;nbsp;fe changent de deux en deux ans,

de Selim , de Bajazet, de Muftapha '°fiman, c'eft-a-dire Salomon; d’Ifof, oi

million de perfonnes portent lesmêmes Wv de Mahomet , d’Omer , de Hali , d’I-’ c'eft-a-dire Abraham, d’Orchan, de

ou

IJ

Jo-.

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5*0 nbsp;nbsp;nbsp;V'}yage de Grece.

Jofeph , fc de Jacouf ou Jacob , a quoi ils joütem comme des furnonis les mots d’Eftcrnbsp;dy, de Cheleby , d’Aga , de Bacha ou Sultan»nbsp;quoi que ce ne foit que des geus du commuiiinbsp;qui ne pretendent pasaux qiialitez amp; auxcliat'nbsp;ges que ces noms-la Bgnifient.

Cette Ville étoit autrefois celebre pourl’O' rade de Trophonius qui étoit dans un antredfinbsp;rocher, ouil faloit décendre avec affez de pei'nbsp;ne. Nous vJmes de loin a une lieuë de Li va'nbsp;dia l’entrée d’une grote dans la montagne lt;nbsp;mais je n’ofe precifement alTurer que c'étoitnbsp;celle-Ia, car il l’auroit falu verifier avec la dc'nbsp;fcription que Paufanias en donne. On faifoitnbsp;des jeux publics un jour de l’année a l'honneutnbsp;de ce Dieu ou Heros Trophonius, oü la jeU'nbsp;neffe de la Grece venoit faire paroitre fon a'nbsp;drelJe. Il n’y a aucun Auteur qui en parle;nbsp;fi ce n’eft peut être Julius Pollux , qui ne ditnbsp;autre chofe, finon que les jeux Trophonien*nbsp;prenoient leur nom de Trophonius: lans mat'nbsp;quer en quelle Ville ils fe faifoient : mais j®nbsp;l’ay apprisd’un raarbre que nous trouvames de'nbsp;puis a Megare, qui porte qu’ils fe celebroient anbsp;Lebadia.

Livadia eft partagée par un ruifleau qui a fr fource au pied d’un rocher, joignant lequel 1*nbsp;Ville eft aftife, amp; d’oü l’eau fort en fi grand®nbsp;abondance, qu’elle fait d’abord tourner de*nbsp;Moulins, amp; meine grand bruit par les cafca'nbsp;des qu’elle fait furies rochesamp; furies cailloui-Elle fc jette a une moufquetade de la Vill®nbsp;dans un autre ruifleau qui vient du chemin patnbsp;oü nous avions paiJéa cinqmilles d’Arachova»nbsp;amp; fe rend enfin dans Ie Lacde Livadia, quie^nbsp;Tanden marais Copaïde.

Nous marchames Ie jourfuivant dans la plai' ne, oü eft ce grand étang que nous laiflions ^

nótr®

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Voyage de Grece. nbsp;nbsp;nbsp;fl

*'6tre gauche. Le nom de Copaide lui venoit de la Ville de Copae , qui étoit deffus , amp; qu’onnbsp;^roit être a prefent le Village de Topoglia ,nbsp;•^rivironne d'eau de tons cotez. Pour le ma-¦¦ais, les Grecs I’appellent Limnites Livadias,nbsp;^ non pas comme difent quelques uns de nosnbsp;^eographes Sti-vo , qui feroit plutot celui denbsp;Thebes. II re^oit plufieurs petites riviers, Icnbsp;Cephiflus amp; les autres qui arrofent cettc bellenbsp;Plaine, qui a environ quinze lieiies dc tour,nbsp;^ eft abondante en bleds amp; en paturages. Auffinbsp;^toit ce autrefois un des quartiers le plus peu-h'é de la Beoce. Mais I’eau dc cetétang s’en-de quelquefois ü fort par les pluyes amp; par lesnbsp;*'^iges fondues, quelle inonda une fois deuxnbsp;*^ent Villages de la plaine. Elle feroit mêraenbsp;Capable de fe déborder reglement toutes lesan-Wes, ft I la nature aidée pcut-être de Part nenbsp;*'¦'1 avoit procuré une fortie par cinq grands ca-d»ux foils la montagne voifine de 1’Euripe en-Negrepont amp; Talanda , par oii I’eau dunbsp;s’engoufre, amp; fe va jettcr dans la mer denbsp;*3utre cóté de la montagne. Les Grecs ap-•P^hent ce lieu-la Catabathra. Strabon parlantnbsp;'^^.cet étang ditneantmoins qu’il n’y paroilToitnbsp;Point de fortie de fon temps, ft ce n’eft quenbsp;CephilTus s’en faifoit quelquefois une fousnbsp;'orre_ Mais il ne faut que lire les changemensnbsp;^oil rapportede ce marais, pour nepas s’éton-er de ce!ui-cy. Monfieur Wheler qui alia voirnbsp;1'®o-la aprés mon depart de Grece, dit quenbsp;, oft Une des chofes des plus curieufes du pats,nbsp;„ ttiontagne ayant prés de dix milles de large,nbsp;Ptefque toute de rocher.

^ Nous lailfames ^ gauche un village appellc ^’’amanith, a quatre lieiies de Livadia, amp;nbsp;oe demi-lietie plus avant nous paftames parnbsp;o autre Village d’environ quarante fcux ap-C znbsp;nbsp;nbsp;nbsp;pellc

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Voyage de grece.

pellc ’Dhn'm'ta, c’ell-a-dire deux mots, 8c ils Ic nommentainfi, parccquelebkd qu’ils yfemectnbsp;ii’y demeure que deux mois en terre, les de'nbsp;bordemens du lac empêchant de iferoer avantnbsp;le mois d’Avril. Ce village eft au pied d’uOnbsp;roc afles bas, fur Ic tcrre-plain auquel il y *nbsp;des mafures d’une petite Ville d’environ dcult;nbsp;niilles de tour, queje prens pour celle d’O»-chejius. Nous y trouvames bien quelque fra'nbsp;gment d’infcription, mais ilne nousappritrien-Nous vinmes achever la traite de ce jour la danSnbsp;un village appellé Megala Mould, ou il y a uiinbsp;petit Kan avec quelques chambres. Le motnbsp;de Mould fignifie proprement en langue Tur'nbsp;que quelques metairies dependantes d’un bei'nbsp;g,neur, dont les habitans font comme autantdsnbsp;ferviteurs. Igt;es Grecs appellent aulli cela Calyvi inbsp;qui eft le même mot dont les anciens Grecs ionbsp;feryoient pour dire une hute ;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;AuiS

ces metairies ne font pour I’ordiiiaire que deS hutes de terre , ou les pauvres payfans font lo'nbsp;gez.

The

bes.

Le lendemain matin en trois heures de chC' min nous nous rendimes a Thebes, que ccitinbsp;du pays prononcent Thiua, amp; non pas Siiuatnbsp;ni Stines-, mais la caiife que les Etrangers pren'nbsp;nent icy le change, eft I'ignorance de la Lan'nbsp;gue. Car lorfqu’ils entendent prononccr S'tm»»nbsp;ils croyent que c’eft la le nom de Thebes, a^nbsp;lieu que Ih, n’eft que 1’article .15 abregc. Ainl*nbsp;c’nTiua fignifie a Thebes; de même quenbsp;Grecs difent S’tin Co, pour eistm Co, comin^nbsp;je I’ay remarqué ailleurs. C’eft la même erreutnbsp;qui a fait appcller (Jonftantinople par lesTurcSnbsp;,Stinhol, ou Stanbol, parceque les Grecs 1’ap'nbsp;pcilent polis, c’eft-a-dire la Ville par excellencs»nbsp;comme les Romains difoienr autrefois de Ro'nbsp;Hie. Les Afriquains en difoient de même ds

Cat'

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Voyage de Greet. ƒ5

Carthage qui regar'doit Romed’un oeild’envie;

e’eft ainli que les Grecs, quand jls parlent d’allcr a Conltantinople , fe fervent de cettenbsp;^xprelTion S’tiw polin e’eft-a-dire a la Vilk. 11nbsp;va de mêniedeplufieursautres lieux, cornice en parlant de I’lfle le Lemnos, ils difentnbsp;3ulli Stilemnos , d’oii les Turc9amp; nos Mariniersnbsp;Ont forgé par corruption Stalimm, comme finbsp;C etoit le verritable nom de cette Ifle.

Thebes etoit autrefois la Capitale de la Bcoce, 8c feshabitans nefefontjamaisfignakzque dansnbsp;la guerre qu’ils eurentcontrcles LacedemonienSnbsp;fous la conduite d’Epaminondas, un des plusnbsp;Vaillans Capitaines de la Grece. Ce qui faitnbsp;dire a Juflin, que lagloirede cepeuple naquitnbsp;8c mourut avecEpaminondas. Cadmus fils d’A-genor étoit tenu pour le premier Fondateurdenbsp;cette Viile , lors qu’aprés avoir inutilementnbsp;cherché Europe fa foeur enlevée par Jupiter,nbsp;il n’ofa plus retourner vers fon pere. Enfuitenbsp;Amphion Roy de Thebes I’entoura de murai-les, amp; perfuada par fon eloquence les peoplesnbsp;qui habitoient la campagne 6c les rochers, denbsp;¦venir habiter dans fa Ville. Cela fit due auxnbsp;Poetes, qu’Amphion avoit bati les murailles dcnbsp;Thebes au fon de fa lyre , qui obligeoit lesnbsp;pierres a le fuivre, 6c qu’elles venoient d’elles-luêmcs fe placer oii il falloit. Alexandre lenbsp;Grand la fit rafer k la follicitation de leurs voi-fins, avec qui ils avoient eu la guerre depuisnbsp;long-temps, 8c ellc ne s’en eft jamais biennbsp;pit relever. Strabon dit que de fon temps ellenbsp;dtoit reduite a un Village peu confiderable,nbsp;6c Ovide par une expreffion Poetiquedit qu’ilnbsp;ti’en relloit que le nom. Paufanias qui vivoitnbsp;aprés eux , nous fait neantmoins mention denbsp;piufieurs ftatues, de Temples 8c de monumensnbsp;qui y etoient; mais il feroit prefentement biennbsp;C 3nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;diffi-

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5*4 nbsp;nbsp;nbsp;Voyage de Grece.

difficile d’en pouvoir juftifier quelque chofc* la Ville etajit reduite a ce qui n etoit autrefoisnbsp;que la Fortereffe appellee Cadmeja, dont lesnbsp;murailles 8c quelques Tours quarrees qui y ref-tent font fort antiques. File eft fur une eminence d’environ une lieue de tour. En y ar-rivant nous paflames un petit ruifteau qui cou-le le long des murailles. Ce doit être la rivierenbsp;d’lfmenus, que d’autres avec plus de raifonnbsp;a’appellentqu’une fontaine. Nous allamcs lo-ger chcz un Grec appelle Contanftin fils de Pa-nagioti Luca de Livadia , quoyqu’ily ait deuxnbsp;Kans dans la Ville. II nous mena voir versienbsp;chemin de Ncgrepont le lieu d’ovi Ton tirenbsp;la matiere dont on fait les pipes a fumer dunbsp;tabac. Ceux qui jugent qu'il y en a dans unnbsp;endroit, en achetent le terroir du Vay vode,nbsp;amp; y font creufer quinze ouvingt pieds depro-fondeur, 8c de la largeur d’un puits ordinaire.nbsp;Puis ils font devaler dcs gens qui en tirentunenbsp;terre fort blanche qui s’y trouve, molle com-me de la cire, que Ton travaille, ou fur le lieunbsp;mêrae, ou dans les boutiques avec un couteau^nbsp;amp; enfuite on les fa^onne avec quelques fers,nbsp;pour en faire des botes de pipes a la Turque,nbsp;c’eft-Tdire fans manche, paree qu’ony ajoutenbsp;lt;le grans tuyaux de bois. Cette terre ainfifi-gurée s’endurcit a fair fans la faire cuire, 8Cnbsp;avec le temps elledevientauffi dure qu’une pier-re. La plus pefante eft la meilleure, 8clamoinsnbsp;fujete a fe caller. Nous primes plaifir de vili-ter les boutiques duBazan , ou Ton en travaillenbsp;grande quantité. Les moindresfe vendentcinqnbsp;afpres piece, 8c les plus belles neuf 8c, dix. Onnbsp;la peur conferver quelque jours avant qu'ellenbsp;feche, 8c j'en ay vu travailler a Lepanthe, ohnbsp;j’en voulus faire faire une boite d’êcritoirequinbsp;fc fendit, lorfque j’y mis de I’ancre, pareeque

la

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Voyage de GreCe. nbsp;nbsp;nbsp;f f.

** niatiere n’étoit pas encore affez endurcie. II y a cn ce quartier Ia un Faux-bourg ou Villa-a ttois cent pas dek Vüle, appellé a caiwnbsp;dc cela Tabakides, oii nous vimes un fepul-'•hre de marbrequ’ils difentêtrcdc S. Lucdansnbsp;'ke Eglife qui lui elt dediée. Maisnous ylii-dellus un épitaphe Payen d’un certain Ne-en beaux Vers , qui rie patiënt pointnbsp;S. Luc. Le Papa nous dit la deffus , quenbsp;*¦ stoit un Seigneur du pays , qui avoit faitnbsp;quot;^ettre le corps de S. Luc dans ce cercueil,nbsp;’J'ïis que pqur nepasrexpofer au zele indifcretnbsp;^5® enncmis du Chriilianifme , il y avoit faitnbsp;*Jouter 1’dpitaphe d'un de fes fils. Cela ne nousnbsp;'^itsfaifoit pas aflez. II me vint en penfée,nbsp;Poiir ne pas tout-a-fait m’oppofer a leur tradi-^on , que ce pouvoit être le même S. Lucnbsp;termite dont j’ay parlé, qui auroit cté prc-'^ierement enterré la dans cetombeau de Payennbsp;In’on avoit trouvé vuide, amp; quepeut-ctrede-t'uis que le Convent de Saint Luc avoit été bati,nbsp;^n l’y avoit tranfporté.

, Il y a deux Mofquées dans Thebes, 8cqiian-I'té d'Eglifes Greques ddntla Cathedrale eltPlt;z-’’‘fgia C%ryfophoritz,a, qui n'a rien de fingulier, 5Ue quelques pieces d’infcriptions inferées dansnbsp;® pavé 6c dans les murailles. La Ville peutnbsp;^'^oir ttois OU quatte mille ames, en compre-!^nt les Faux-bourgs, dont le plus beau eft S.nbsp;y^beodore, oü il y a une tres-bellc fontaine,nbsp;'lüi vient d’un refervoir fur le chemin d’Athe-8c ce pouvoit être celle que les Anciensnbsp;®Ppelloient Dircé, qui s’alloit rendre dans I'lf-*Penus.

, Le lendemain matin nous partimes de The-pS gt; paffames une plaine de lept ou buit mit-puis nous traverfames des licux montagneax ^ incultes pendant deux heures, 8c vinmes dinernbsp;C 4nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;a un

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Voyage de Grece.

a un village appellé , paree qu’il eflpcU-pié d’AIbanois, ou de Vlaques, car c’eft Ie nom qu’ils fe donnent dans leur langagc particulier. De la nous traverlamesune petite plai-ne cultivée de trois ou quatre miües de large,nbsp;amp; vinmes coucher fur une montagne , qui eitnbsp;I’ancien Parites ouParncthes, qu’il ne fautpasnbsp;confondreavecleParnafle. Ils l’appellent main-tenant Ozia. C’eft une des principales de l’At-tique, qu’elle divife de la Beoce. Nous cou-chames dans un méchant Kan tout ouvert oönbsp;il n’y avoir de la place que pour fept ou huitnbsp;chevaux , amp; pour autant d'hommes. II fautnbsp;que rout y foit pêle-mêle, Sc l’on n’y trouvenbsp;que les provifions que l’on y porte, puifqu’il n’/nbsp;a pas un payfan a deux lieües a la ronde. Toutnbsp;1’avantage qu’on y a eft une belle fontaine,nbsp;oil les loups, les ours amp; les fangliers viennentnbsp;fouvent appaifer leur foif. Pour nous garen-tir pendant la nuit de leurs approches, nousnbsp;barricadames nótre porte Ie mieux qu’il nouSnbsp;fut poffible avec des branches de pin , dontnbsp;toute la montagne eft couverte.

On voit proclie de la dans 1’entredeux de 1* montagne par oit l’on pafte pour aller a Athe-nes, les mafures d'une ForterefTe ancienne denbsp;figure hexagonc. ün l’appelle maintenant Vi'nbsp;gla, c’eft-a-dirc fentineile amp;c peut-être en étoit-ce autrefois une, pour decouvrir ce qui paft'oitnbsp;de la Beoce dans l’Attique. Nous entrameslenbsp;lendemain matin dans Ie plat-pays, aprés deiiitnbsp;heures de defcente fort rude, 8c paffimes aUnbsp;Village de Cafchia , qui n’eft qu’a trois lieüeSnbsp;d’Athenes. Les Payfans étoient encore toutnbsp;•effrayez de Ia vifite que leur étoient venus ren-dre quelques Corfaires Chretiens , qui les a-voient pillez deux jour auparavant. C’eft unïnbsp;chofe étonnante qu’ils ayent lahardiefle de

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f^oyage de Grece. nbsp;nbsp;nbsp;fy

faire dn ravage ii avant en terrc-ferme, amp; sue les Grecs ayent fi peu d’indullrie pour fnnbsp;P'ecautionner contre une poignée de gens,nbsp;'un nous en prit d etre vêtus a la Turque, 8cnbsp;avoir un Janiffaire avec nous : car s’ils nousnbsp;''oient reconnus pour des Francs, il y avoir anbsp;•¦aindre qu’ik n’eulTent voulu fe vanger fur nousnbsp;® 1’info’ence des Corfaires.

, Le chemin de la julqu’a Athenes eft fort 8c nous Ie fifmes avec d’autant plus denbsp;^aifir, que nous approchionsde cettefameufenbsp;J'lle, oü depuis fi long-temsnous fouhaitionsnbsp;5?, uous rendre. Nous nous imaginames mêmenbsp;Uetre entrei dans un pays plus poli que ceusnbsp;nous avions palfé, 8c en effst nous ren-j^utrions ni berger, ni laboureur, q-uinenousnbsp;j u que nous étions les bien-venus, dans leursnbsp;^fuies ordinaires, Calos Irthete Archondes , oiinbsp;copiafete, c'eft-a-dire, Mejieurs, vous [o-'-es hien-venus; a quoi nous répondions aullinbsp;a la mode du pays, S'to calo, Adieu ,o\\ alabon-^t-heure; Paté cala. Paites bon veyap. Gelsnbsp;fit penfer a la rutticité de la plupart desnbsp;l'ayfans de nos quartiers, quine daignent pref-?Ue pas regarder les gens qui leur demandentnbsp;^ ehemin. En s’avangant vers la Ville , onnbsp;Paffe dans des plainesroutes couvertesd'oTiviers,nbsp;Parmi lelquels les Atheniens ont quelques mawnbsp;'Ons de campagne.

. öeux lieures avant midy nous arrivames a ^‘henes, amp; vinmes defcendre chez Monfieurnbsp;^ Conful Giraud, oü nous repolames Ie reflenbsp;jour, pour nous delafler un peu de la fati-que nous avions eüe depuis nêtre departnbsp;liante. Je crois que vous voudrez bien auflinbsp;je prenne un pen d'haleine pour v®u3 eranbsp;^onner la defcription. Si elle n’eft pas fortnbsp;*‘*öduë,. clle fl’en fera pas moins esadle bsnbsp;C %

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Voyage de Grece.

moins veritable, amp; je tacheray dumoins de nf vous pas dormer fujet de vous plaindre de m»nbsp;fincerité. Vous me direzpeut êtrequ’il eft bien'nbsp;inutile d’ecrire d’Athenes , apres ce que Mlt;nbsp;de la Guilletiere a fi curieufemcnt recherchénbsp;dans le Livrequiaparudepuis deux ans; maisnbsp;corame j’ay fait plufieurs remarques qu’il ncnbsp;nous a pas données, amp; que j’eu ay obfervénbsp;nombre des fiennes qui font un peu malades,nbsp;amp; qui ont befoin de Medecin, je ne crois pasnbsp;entreprendre une aifaire hors de ma portee.nbsp;En tout cas on nepeut pas dire que ce i'oitpafnbsp;un efprit de critique que je le fais, puis qu’unnbsp;an avant luy j’avois donné au jour une Relation de l'état prefent d’Athenes, écrite par lenbsp;R- P. Babin, a quoi j’avois ajoüté quelquesnbsp;icmarques fur fes antiquitez.

La legere connoiflance que j’en avois alors m’infpira le deffein d’aller voir ce qui me ref-toit a apprendre, Surle point de mon embar-quementa Venife je requs par la pofte le livrenbsp;d’Athenes ancienne 8c moderne, 8c il me fer-vit d’un agreable entretien jufques a Zanteoünbsp;je le remR a deux Gcntilshommes Anglois,nbsp;qui s’en alloient a Athenes avant nous, pournbsp;le lire auffi, 8c le laifier la jufques a mon ar-rivee. Monfieur Vernhum qui étoit un dcnbsp;ces deux Gentilshommss , écrivit depuis denbsp;Sinyrne en Angleterre a un de fes amis unenbsp;relation fort abregée de fon voyage; car cenbsp;ir’eft qu’une feuille volante imprimée dans lenbsp;Journal de la Societé Royale d’Angleterre dunbsp;aq. Avril 1676. il dit la qu’il a été fort trom*nbsp;pé par ce Livre, 8c qu’il n’y a rien de veritable dedans, quoique 1’Autheur park fi hardi-ment 8c avec tant de vray-femblance , C’efl:nbsp;poufler la chofe trop-loin. Il n’y a pas dequoinbsp;s’etonner fi un homme qui n’a, demeuré que

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f . nbsp;nbsp;nbsp;Voyage de Grece.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;f9

jours i Athenes, s’elt trompé dans la description de qiielques anciquitez, qui doivenï -jre coniiderées avec plus deloifir; mais auffi ilnbsp;'Icquantité de clioies qui font tres-bien jugécs,nbsp;uien expliquées, amp; qui meritent inieuxnbsp;Approbation que la cenfure. Qnoi qu’il etinbsp;1°'^ je ne fuis ni fon garant , ni fa partie, amp;nbsp;r ”2 voudroispas me faire des affaires avecunnbsp;otnine qui écrit fi bien. Mais il me ferabiennbsp;Permis pour réclairciflèment de Ia verité, lorf-Jjrie Ie fyjet fj,’y conduira , de relever ce quenbsp;ni on les autres auront écrit avec peu decon-Pojffance, fans éparper ce que jen ay moy-^6nie avancé. Mais je vous donneray aupa-Ant un abregé de I’hiftoire d’Athenes, pournbsp;j.® pas Vous faire entrcr d'abord dans des tcr-^5® incoanuè’s, oii nous devoirs faire quelqucnbsp;*®Jonr.

L I V R E V.

^^fcripiond' jdthenes, de Salamine , ^ du Golfe d'Egina..

r E nom d'Athenes coramun a plufieurs Vil-'^cPHK-'es, amp; StephanusByzantiniis encompce juf-N**-a huit. L’Attique, la Laconic, la Carie, la ^'SUrie, ritaüe, la Beoce, l’Euboee amp; l’A-Plfrcanie en avoient chacune une de ce nom,nbsp;j..”ae en met une autre dans Arabic, amp; Ar-quot;r ntie dixiéme fur Ie Pont-Euxin. Mais lanbsp;PPtation de celle dont je dois parler a telle-^nt obfcurci routes les autres, qu’a peine fcnbsp;{i’AA'On fouvenir qu'il y a eu plus d’une A-,v Quelques-uns neantmoins pour la dif-quot;fiiaer d’avecles autres Tont appellee Athenes.

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6o nbsp;nbsp;nbsp;Def 'cription des Antïquitez

d’Attique. Les Turcs amp; les Grecs lanoinmerit encore Athina , amp; c’eft une etrcur qui n’ell par-quot;nbsp;donnable qii’a des Matelots de l’appeller Su‘nbsp;thines, OU Satina, fous pretexte que lorsqu’ilsnbsp;veulent dire a Athenes , ils prononcent s’A-thina, qui n’eft que 1’abregé d’eh Athinan , felon la remarqiie que j’ay faitc fiirla fin du qua-iriéme Livre.

Les Geographes metterit ordinairement A-thenes au 37. deg. amp; quelques minutes de Latitude, amp; au 53. de Longitude ; roais Mon-üeurVernhumGentilhornme Anglois, quivint a Athenes avant nons, trouva par les obferva-tionsqu’ilen fit, qu’elle eft au 38. deg. 3. min'.nbsp;Latitude. Sa fituation eft avantageufe, étanCnbsp;au milieu de laGrece , 6c la Grece étant aunbsp;milieudu monde, commele vent Xenophon,nbsp;cc qu’on afluroit auffi de Delphes.

II y a peu de Villes au monde qui ofent dif-puter d’antiquité avec Athenes. Rome même toute ancienne qu’elle eii, n’a commencé denbsp;paroitre que huit cent trente ans aprés. C’cilnbsp;ce qui donna aux Athcniens Ie nom d’Enfansnbsp;de U terre , amp; d’orginaires du pays qu’ils habi-toient. Car au lieu que les aütrcs devoientnbsp;leur naiflance aux Etrangers, eux au contrairenbsp;avoient envoyé par tout des Colonies, 6c Meur-lius n’en compte pas moins de quarante. IIsnbsp;pretendoient qu’ils étoient nez avec Ie Solei!,nbsp;amp; qu’ils avoient enfeigné a tous les mortels lanbsp;connoiffance des chofes neceflaires a la vie. Lesnbsp;Latins même leur ont rendu ee beau témoi-;nbsp;gnage. Voicy les Athenkns, dit. Ciceron , quinbsp;ent donné naijfance a la politejje des moeurs, aUnbsp;culte des Dieiix, aux Loix e?* d l'Agriculture fnbsp;CiT qui en ont fait part a toute la Terre.

L’antiquité trop credule, qui attribiioitltout ce qu’elle voyoit d'illuftre aua foins de quel-

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de Ia Ville i'Athenei. 61

Divinité, s’imagina que Minerve elle-mê-ïtie avoit pris Ie foin de badr Athenes, amp;l'a-^oit honnorée de fon propre nom , qui eften Grec Athena La plupart neantmeins demeu-fent d’accord , que ce fut Cecrops premier Roynbsp;•les Atheniens, qui en jetta les fondemens,nbsp;^ qui l’appella Cecropia. Mais d’autres difentnbsp;Su’étant queftion de lui donner un nom , Nep-^ine amp; Minerve en voulurent avoir la gloirenbsp;3 1'envi l’un del’autre, amp; qu'on y vit paroi-en même temps un Lac amp; un Olivier. Quenbsp;Roy furpris de ces deux prodiges envoya con-f'dter rOracle, qui répondit que l’eau figni-fioit Neptune, amp; l’Olivier'Minerve, amp; qu’ilnbsp;®toit au choix des habitans de lui donner Ienbsp;|gt;om d’une de ces deux Divinitez. Que Jeanbsp;‘gommes amp; les femmes ayant donné leurs fuf-y'ages, Minerve fe trouva plus forte d'une voix,.nbsp;^_que Neptune fut la dupe de cette Deefl’e,nbsp;^’elf-ce point plutêt qu’ils jugerent qu’il leurnbsp;Rroit plus avantageux de cultiver la terre, quinbsp;Ie plus traitable des elemens, que d’exer-la pyraterie, oude negoeier fur la mer,nbsp;ion a tous les elemens a combattre ? Ennbsp;?fFet les Oliviers confacrex a Minerve y ontnbsp;de tout temps cultivez , amp; on leremarquenbsp;dans Herodöte un des plus anciens Auteurs denbsp;** Grecc. Les Epidauriens, dit-i!, felon ia visnbsp;d^ l’Oracle devoient dreffer des ftatuës a Da^nbsp;^ias amp; Auxefias, faitea de bois d’olivier. Ilsnbsp;Pderent les Atheniens de leur permetre d’ennbsp;^^upet chez eux, paree qu’ils les eflimoientlesnbsp;Pjus precieux, amp; qu’on auroit eu de la peinenbsp;trouver ailieurs. Ils promirentde leurennbsp;onner, a condition de venir tous les ans fa-Jifier i Minerve protedlrice d’Athenes, amp;c k

Êfechtée.

bon Roy Cecrops qui vivoit quclques fie-C 7 nbsp;nbsp;nbsp;clc»

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Defcription dés Antiq^uïtez

des aprcs Ie Deluge , nous eft reprefenté p2t les Poet es a vee deuxvifages, paree qu’on ïef'nbsp;timoit Auteur du raariage, qui faiteomme unenbsp;feule perfonne de 1’homme 8c de la femme'nbsp;On Ie depeignoit aufli demi-homme demi-dra'nbsp;gon, paree qu’il avoit pour ainfi dire liumani'nbsp; les Atheniens, qui vivoient auparavant danSnbsp;des antres de rochers, cömme des bêtes faroU'nbsp;ches.

Maïs Athenes doit fa perfedion a Thefée» qu’elle a confideré depuis, non pas feulementnbsp;comme fon Roy , malseommeunde fesDieiiïnbsp;Tutelaires. II l’agrandit, amp; oblige* ceuxde Ianbsp;campagne d’y venirdemeurer. C’efta caufe denbsp;celaqu'au portail du Palais'd'Hadrien on lit dunbsp;cóté de la Ville un Vers qui fignifie : C'eft icf^nbsp;uithmes qui étoit la Ville de Thefée, Et du cótenbsp;que l'EmpereurHadrien avoit faitbatir, on lit:nbsp;C’efl ky la Ville d'Hadrien , er non pas celle dtnbsp;Thefée. Aprés lui clle fut encore commandéenbsp;par des Roys jufquesa Codrus, qui preferage-nereufement fintereft de fes fujets a celui de fanbsp;vie; car lesAfhenrèns ayantafoutenir laguerrenbsp;contre les Doriens, 1’Oracle avoit répondu qu’ilanbsp;me pouvoient obtenir Ia vidoire que par lanbsp;mort de leur propre Roy. Si bien que luil'ayantnbsp;fgeu , il fe deguifa amp; fe méla parmi les enne-mis, amp; leur ayant fait a delTein quelque que-rclle, il fut tué fur la place; ce que les Do'nbsp;riens ayant reconnu, ils fe retirerent fans ofefnbsp;eombatre.

IIs furent en fuite gouvernez pendant fii censans par des Magiftrats appellez Archentesrnbsp;qui l’étoient dans les com mencemenslpour routenbsp;leur vie; puis fecliangerentde dix en dix anSrnbsp;amp; enfin toiues Icsannées. LaRepublique defen'nbsp;dit vaillamment fes liraites fous eux, amp; maiti'^nbsp;tint fa liberté jufqu'au temps de Piliftrate qugt;'

de?

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ie Ia P’ilJe d'Jthenes. 6^

S^es'f u” Tyran. On lui avoitaccordéquel-^ pour Ie sarentir contre les infiiltes


fon


garentir lui dreiloit


des embüches:-


^itad 11* furvit pour fe rendrc maitre de la' clT,'n ¦ !? gt; ^ ufurper la domination. U en fut


S^^/ix'-fept fois


ufurpi ans aprés


fut

amp; s’y rétablit une'


H par une rufe fort groffiere. II y tre ' Athenes une belle femme de qua-fuf °^uées de haut , laquelle il arma amp; mitnbsp;Vqvnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;triomphe auprés de luy ; en-

« rant devant '


Atiiquot;quot;- uevant des trompettes pour dire aux PiU^^^fus que Minerve ellc même ramenoitnbsp;quot;n b ‘^^ais leur Ville, amp; qu’ils lui fiflentnbsp;de y°*' accueil; ce qu’ils ne manquerent pas-gt; perfuadez que cette femme étoit lanbsp;Hafcb^' enfans furent dépoüillez de la Mo-gt;itij par les Lacedemoniens, amp; la Ville de-Ijii-g celebre fous le gouvernement popu-des '« ^us Perfes quiavoient conjuré la pertenbsp;He „^meniens avec celle de toute la Grece,nbsp;ttiiiij ''irent que deniatiere a leiirvaleur. D’lmnbsp;la de Perfans qui couvroient la terre 6cnbsp;Jiji]! il n’en échapa guere que cinquantenbsp;Con,! ^ une poignée dc Grecs fous la fagenbsp;Vetp'^'^o de Miltiades amp; de Themiftocles ren-Lej |°us les defleins de Darius amp; de' Xerxesnbsp;ëjijr'rs grans coups fe donnerent fur la mer,nbsp;Phatit ®'de deSalaminerendit la Grece triom-Predit^’ la réponfe de 1’Oracle qui avoitnbsp;te ej. Atheniens qu’ils éviteroient leur per-Voyi ^ ^rifermant dans des murailles de bois,nbsp;tou(p”* fignifier par la qu’ils devoient mettrenbsp;viÜQ ‘^urs forces fur leurs Vaifleaux. Ladi-sprés , B'ifla enfuite parmi les Grecs, maisnbsp;rdQnjP‘™eurs fortunes differentes.lesLacede-Sni ^furent prefque ruinez paries Atheniens,nbsp;^ef p^'urent par cct avantage maitres de lanbsp;*See. u y eut peu de fes Ifles qu’ils nc

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lt;54 Defcriptlon des JntiquHez. foumiflent, 8c ils porterent même leurs coH'nbsp;quêtes jufques aux cótes d’Egypte. Ariftopha'nbsp;ne dit qu’ils polTedoient alors mille Villes.nbsp;tinrent pendant ibixante 8c dix ans TEinpiredenbsp;la Grece, qui leur fut enfuite óté par les La'nbsp;cedemoniens, fur lefquels ils Ie reptirent de nouveau.

Aprés tant de fatales revolutions, Epami' nondas General des Thebains, leurdonnabieU'nbsp;de la peine; mais ayant été tué a la bataille dïnbsp;Leuares.ilss’abandonnerentaprés fa mort.auXnbsp;plailirs 8c a l’oiftveté avec tant d’aveuglement lt;nbsp;qu’üs defendirent fur peine de la vie de propo'nbsp;fer Ic rétabliffement des deniers publics poufnbsp;Tentretien de la Milice. Les Macedoniens qu’nbsp;avoicnt jufqu’alors vêcu dans 1’obfcurité feren'nbsp;dirent redoutables, 8c les reveillerent de ce®nbsp;alfoupilTement. Philippe leur óta les Iflesqu’il*nbsp;polfedoient, 8c fon fils Alexandre fe content»nbsp;de les mortifier en leur impofant filence; catnbsp;ils ne s’occupoient auparavant qu’aux Poëfiesrnbsp;aux Satyres 8c aux Declamations, ce qui donna lieu au Proverbe , jltkenis loquacicr, Ph*^nbsp;grand parleur qti' Athenes. On lui donnoit aulunbsp;T’eloge de Mater Sermormm , Mere des difconrs d'nbsp;de l'eloquence.

Aprés la mort d’Alexandre ellefe reffouvin^ de fa premiere vertu, voulut fe rétablir dan^nbsp;fon ancienne reputation; mais Antipater lafor9*nbsp;de recevoir garnifon des Macedoniens, ccnbsp;continua foüs Caffander, jufqu’a ce quenbsp;metrius leur rendit en apparence la liberté, ^nbsp;refervant feulement une de leurs ForterelTesnbsp;deux de leurs Ports. Ils les chafferent enu'’nbsp;par deux fois, 8c fe maintinrent quelqueterup*nbsp;fous laproteéiion des Romains, jufqu’a ce qquot;*^nbsp;Mithridate Roy de Pons s’cn rendit maitf^nbsp;Cc n’étoit pas ia fia de fes difgraïcsv Syll»,^

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ie la Vïlle d'yithems.

J'Us puifTant de tous ks Remains , amp; Ie plus ^uel de tous les hommes Temporta d’aiTaut,nbsp;p pafla tous les habitans au fil de l’épée, denbsp;'otte qu’il n’en feroit pas échapé un feul, iilanbsp;n’eut favorifé leurfuite. Ilrafa leurs mu-fsilles, amp; mit Ie feu au Pyrée amp; a Munychfa.nbsp;^ome aprésavoir aflujciti prefquetout lemon-p avoit tourné fes armes contre elk même.

. ^ vivans au merite des morts. La clemence Ce genereux Prince n’empêcha pas les A-'cniens, lorfqu’ils apprirent fa mort, d’erigernbsp;ftatuës a Brutus 8c a Caffius fes aflaflins,nbsp;^ils placerent auprés de celles d’Harmodiusnbsp;^j-^’Ariftogiton, fignifiant par la qu’ils avoientnbsp;5^ ks imitateurs de ces deux Heros, 8c qu’ilsnbsp;f^ °knt delivré k peuple Romain d'un Ty-comme ceux-cy avoient eifayé d’affran-ks''^clui d’Athenes de la tyrannie des Pififtra-

étant parvenu al’Empire eut du ref-““lent de l’ingratitude des Atheniens. 11 leur

êta

divifions de Marius 8c de Sylla n'eurenl pas Pluiót pris fin , que Cefar 8c Pompéc fe decla-ktent la guerre. Athenes fuivit Ie parti dunbsp;^ernier , qm avoit attiré prcfque tout Ie Senatnbsp;^*05 fes interefts. Zonare écrit que Pompécnbsp;y étant venu, il y trouvadeuxinferiptions Gre-^iies enfon honneur dont voicylefens. Autantnbsp;tu tereconnoitras homme , autant [erat-tu tfli-Igt;ieu. L’autre portc ces mots iHous t'avonsnbsp;^^lendu, nous t'avons adoré , nous t'avons vü,nbsp;^ t'avons accompagné. Peu de temps aprcsnbsp;'-alenus Lieutenant de Cefar s’erapara du Py-f®'; neantmoins quoi qu’il fit Ic degat dansnbsp;l^tites les terres, il ne put pas fe rendre maJ-k de la Ville; mais Pompée étantdefait, cllenbsp;kda a la bonne fortune de Cefar , qui nc lanbsp;\kita pas mal, difant qu’il accordoit la gracenbsp;Mes *nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;•nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;’nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'

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66 nbsp;nbsp;nbsp;Defertption des Antlquitez

6ta 1’Ifle d’Egina avec la Villed’Eretrie,Scleuf defendit de vendre leurBourgeoiiie. On voitnbsp;neantmoins encore un Temple qu’ils dedierentnbsp;2 eet Empereur, par Ie mouvement d'unefla-terie fervüe amp; iiidigne de leur ancienne reputation de Liberateurs de la Grece. Le terapsnbsp;auquel Athenes étoit pofledée par Augufie 1'enbsp;rencontroit environ feize centans aprés fafon-dation , a quoi fil’on ajoütefeize fieclesamp; demynbsp;ccoulez depuislui, clle fetrouvera maitenant an-cienned’environtrois mille deux cent cinquantenbsp;ans; pourne pas m’erabarafler dans le detail desnbsp;Chronologiftes, qui font en different la deffus dsnbsp;quelqiiés années.

A Augufte fucceda Tibere, fousle regne du-quel Gcrmanicus fon fils adoptif paffant paf Athenes, la traita d’ainie 6c d’alliée du peupl«nbsp;Romain, 8c lui donna pouvoir de, ie fervicnbsp;dun Lidieur , qui étoit une marque de fou-yeraineté. Caligula fon fils qui monta fiir lenbsp;tróne enieva d’Athencs la flatuë de Jupitetnbsp;Olympien pour la porter a Rome, 6c y met-tre fa tête si Ia place de celle de Jupiter. Cenbsp;iut au commencement de l’Erapire de Claudenbsp;que S. Paul y vint 8c convertit Denys 1’Areo-pagite. II tira le fujet de fa premiere predication d’un autel dedié au Dieu inconnu, qu’ilnbsp;avoitvü dans Athenes,6creprefenta enfuiteaU''*nbsp;Atheniens que le Dieu du Ciel 6c de la Terrenbsp;n’habitoit point dans les Temples batis par leSnbsp;hommes, 8c n’étoit point honoré par les oU'nbsp;•vrages deleurs mains, comme s’il avoit befoii*nbsp;de fes creatures, lui qui leur donne la refpira'nbsp;lion 8c la vie. Laraifon qui le faifoit étendr®nbsp;Ia deifus - étoit que la Ville fe trouvoit toutsnbsp;remplie de Temples 6c d’Idoles, ce que noU^nbsp;confirme 1’Hiftoire profane. Paufanias nousnbsp;donne la defcription d’un nombre furprenai]^

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67

leurs Temples

de la Ville d’Jthenes.

ayoi -^uipicb, amp; Pline nous affure qu’ily ^üës^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;trois mille fta-

fit un voyage dans l’Achaïe , pour

/» ^ T^2ll*r\1 nbsp;nbsp;nbsp;/VkMnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;laf» /Tvaaf» Ut

hnu

Athe

'eleb,

^ois 1

I3ir» nbsp;nbsp;nbsp;VKjya^\, UAUd 1nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;9nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^v«4,

fajj r^*'oitre fon efprit parmi les Grecs, 6c Ath fi P®fi^ «ns partie de ce tems-la znbsp;, qui en ctoit la principale amp; la plusnbsp;pour les produdtions d'efprit. Jenbsp;Gre* ^J^tne qu'une medaille finguliere, oü lesnbsp;y Cs Ie traitent de Sauveur du genre humain,nbsp;^ été batuë.

1'p'j'Pafien reduifit l’Achaïe en Province de gj Tobligea de fè fervir du Droit Ro-Sonv’nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^°rs qu’elle commenga d’etre

tl’y ''^‘¦t'ée par des proconfuls. II en eft parlé Igt;Onnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Rufius Feftus, dans une infcrip-

d’Athenes proche Ie Temple de Miner-

Ofif '^‘‘tnmander d un Etat de Villes Ithres, qui iej 'Jl’Jtttenu leuf liberté par la valeur, er parnbsp;eliir ^'^nces. Neleur retranche rien de leursfran-fon^L] l^tirs dignitez,, ni même de leur pre-

1’Empereur Trajan l’Achaïe avoit en-ïi]^ une efpece amp; une ombre de libertc, com-Ie peut voir dans une lettre de Pline a que 1’Empcreur y envoyoit. C»»-tfi j‘' ^Ui ditril, que tu vas dans FAchdie, quinbsp;e? veritable Grece, que tu es deftiné

* eny°^,' ^tiis reflexion que cefi Ie pays qui nous tres •nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;loix, cy qui n'en a pas receu des au-

le c’ cefl d Athenes que tu vas, dlaquel-«» attentat barbare t-r inhumain d'óter

Cr Ie nom de liberté qui lui reftent.

Alle

la ef' cie s’étoit pas bien pü remettre depuis en I3 de Sylla, mais les faveurs d’Hadri-lt;ln'j[ J^55®Wirent. 11 y avoit été Archonte, lorf-^'’oitnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;particulier, amp; I’affedlion qu'il

*‘ors pris pour elk , l’obligea dans Ic

vöya-

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68 Defcription des Antiq^iiifez voyage qu’il fit pour viliter fes i'rovinces,nbsp;faire encore quelque fejour a Athenes. II ynbsp;donna des jeux publics, une chaffe de millenbsp;bêtes fauvages. 11 leur accorda des ReglemenSinbsp;unc Bibliotheque amp; des Ecoles. II y confacr*nbsp;un Temple a Jupiter amp; a Junon Panhelleni'nbsp;ens, amp; a Jupiter Olympien , ftc releva unCnbsp;partie des edifices publics amp; facrez que la gu£'nbsp;re 8c le temps avoicnt prefque ruinez.

Antoninus Pins acheva a Athenes un Aquedult;l quefonPredecefleurHadrien avoit comraencé»nbsp;Matc-Aurele augraenta le nombre des Profef'nbsp;feurs, 8c voulut être initié dans les myftereSnbsp;facrez : mais ils n’éprouverent pas la mêm^nbsp;courtoifie de Severe; car ayant été autrefois I*nbsp;pour les études, 8c pour voir les curiofitez d£nbsp;la Ville, il y recent quelque deplaifir, dont jlnbsp;fcyangeaétantparvenu a 1’Empirc, ScilluidPnbsp;rninua fes privileges.

Valerien qui regna aflez longtems apres lui' permit aux Atheniens de relever leurs murail'nbsp;les, cc qui n’empecha pas que la Ville ne fiitnbsp;prife par les Scythes fous fon fils Galien. EH^nbsp;fut reprife par le brave Athenien Cleodemiisinbsp;qui ramaflant des Troupes 8c des Vailfeaux»nbsp;oefit 8c mit en fuiteles Scythes. Conftantinl^nbsp;Grand leur fit de grans biens, 8c honoranbsp;Gouverneur d’Athenes du titre de Grandnbsp;Ils obtinrent aufli plufieurs Ifles de la liberalit*nbsp;de Conftantin fon fils.

Sousle regne d’Arcadius, Alaric facagea 1'^' talie, 8c n’epargna pas la Grece. Zofimenbsp;qu’il refpeéta Athenes, paree qu’il lui fembl*nbsp;que Minerve 8c Achille combattoient pournbsp;de deifuj fes murs. Mais Synellus qui viv^'^nbsp;au mêmc Cede, eft plus croyable. II luinbsp;tribue le mêmc fort qu’au relte de la GrecS’nbsp;8c la compare a un animal, dont tout le

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fcft* confumé par les vers, amp; a qui il nc te que la peau. Juftinien lui voulut du bien ,nbsp;depuis ce temps-la pendant fept

de la FiJle i'Athenes.

cens


. on n’entcnd plus parler d’elle , foit a obf defaut de l’Hiftoire qui eft courte 8cnbsp;] ''^ute dans ces fiecles-la , ou que la fortunenbsp;eüt accordé ce long repos. Elle recom-p, de paroitre fur Ie theatre au treiziémcnbsp;vj '¦*e. Leo Scurus l’afliegea , amp; en* fut re-tnais Ie Marquis Boniface la prit. Ellenbsp;b ‘ «nfuite tenue par un Delves de la tige desnbsp;ptgt;is d’Aragon, aprés la mort duquel Bajazetnbsp;jj^^Psreur des Turcs s’en empaia. Les Cata-Rei prirent a leur tour avec la Beocc, amp;nbsp;^ mier Acciajolo Florentin les en depoflcda,nbsp;Pas I *^^tnit aux Venitiens, quinelagarderentnbsp;h|f *°ng-temps, ayant été reprife par Antoinenbsp;.^td de Reinier. Ainfi cette familie des Ac-jj^ttles fut quelque temps fouveraine de 1’At-jjWe 8c de la Beoce; car Nerius coufin de cenbsp;j^fnier lui fucceda, amp; en fuite un autre An-Pqü 1nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Nerius , amp; apres lui Francus,

•p ^ lequel elle retomba foüs la puilTance des p^^tcs, ayant été affiegée par Mahomet II.nbsp;Qf*' tqjj. 8c prife faute de fecours, que lesnbsp;titis'quot;* ïvoient inutilement demandé aux La-itip' ,depuis cc tems la elle eft toüjours de-fjj'ttée aux Ottomans , amp; apparemmcnt ccnbsp;*tes plufieurs fiecles, puifqu’ils font mat-^ith t toute la Grece, qui fouffre cette fer-qy 1 ^ 3vee autant de filence amp; de timidité,'nbsp;Coy ® a autrefois témoigné d’intrepidité amp; dcnbsp;a maintenir fa liberté.

Pe • nbsp;nbsp;nbsp;a pour bornes au Levant I’Euri-

rtiQ* ^'LCouchant Ie pats de Megare avec Ie au vj.^'theron; au Septentrion la Beoce, 5cnbsp;Pais ft Golfe d'Egina. L'air de tout Ienbsp;^tt tres-pur Sc tres-bon, 6c particuliere-

ment

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bruit qu’iis font dans les livres, que par cel^*!

70 Defcription des ^ntiquitez ment celui d'Athenes: ce qui étoit Ianbsp;qu'elle produifoit des efprits fubtils amp; propt^’*nbsp;auxfciences, comme dit Ciceron: amp;quoiq‘‘^nbsp;ies Atheniens ne s’y appiiquent que tres-rar'!'nbsp;ment, depuis qu’üs font toinbez fous la dotn*'nbsp;nation Othoinane, on ne laifle pas de rems^nbsp;quer en etix une politelfe d’efprit naturelle,nbsp;beaucoup d’adrefle dans toutes les affaires qu’i^*nbsp;entreprennent. Les maladies y font auffi trc*'nbsp;rates, amp; la pefte qui fait fouvent du ravagenbsp;dans les Villes voilines comine Thebes amp;nbsp;grepont, femble n’ofer par rcfped s’approch^^nbsp;d'Athenes. La commodité de fesPortsdern^^nbsp;fait qu’elle fe pafle plus aifement des riviereS’nbsp;car l'llilfus n’ell qu’un torrent prefque toujouf*nbsp;i fee, amp; 1’Eridan auffi bien que Ie Cephitf^®nbsp;ne font que des ruifleaux plus connus par I*

qu’ils font dans leur lit. Le pais eft moity plaine, amp; moitié montagne. Les monts Bh'nbsp;leffiis amp; Lycabettus , ne nous font pas bi^’’nbsp;connus. Le Parnés , qui avoit autrefois 1*nbsp;ftatuë de Jupiter Parnethien eft au Nord dej*nbsp;Ville; Pentelicus a 1’Eft; Hymettus au Su®'nbsp;Eft , amp; Anchefraus au Nord-Eft. Cclui-dnbsp;n’en eft qu’a la portee du canon; amp; les Gre?*nbsp;l’appellent Vouni ton agiou Georgiou , a caul*'nbsp;d’une Chapelle de S. George qui eft au forgt;’'nbsp;met. Mais il faut dernêler unc difficultc ft'''nbsp;naitra a ceux qui auront lü le livre d'Athen^*nbsp;ancienne amp; moderne. Car 1’Auteur a pris ceft^nbsp;montagne de S. George pour le mont Pentequot;'nbsp;cus oü eft le Monaftere de Medelly pour 1’-A**Jnbsp;chefmus. II le repete par plufieurs fois, amp;nbsp;cette fuppofition, il allure qu’il vit les carri^nbsp;res de marbre au mont d’Agios Georgios,.^nbsp;que le mont Anchefmus a fait parler de lui'nbsp;la Porte, a caufe de la chalTe des bètes fau'^f-i

qUK

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- , de la F ilk d'Athene s. nbsp;nbsp;nbsp;jt

tgt;ris / nbsp;nbsp;nbsp;neantmoins certain, qu’il a

cg ^ un pourl’autre; car premierement, pour d’Agios Georgios, ce n’eft point Ienbsp;puifqu’il ne s’y trouve aucun en-d oil 1’on ait tiré du marbre, 8c il feroitnbsp;Petit découvrir, étant unè montagne tres-d'un^ dc fans arbre, que l’on peut voir toutenbsp;Villi'nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;d’on eft au deifus.

Pïufanias dit que 1’Anchefmus eft une ^ jl ?Soe qui n’eft pas ï la veritébien grande,nbsp;f, 'emble qu’il veuille dire par la, qu’il doutcnbsp;la doit appeller une montagne, pliitótnbsp;evjï® eminence, ou un rocher. Strabon toutnbsp;qu’il eft, faifant mention desnbsp;tiig/^Snes de de l'Attique ne parle point d’An-Petit'^ir ^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;meritant pas pour fa

tiiQmais ce n’eft pas de la que je tire dg Q]nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;argument, il faut quelque chofe

quot;Itii fdlide. Je dis done que la montagne Pcu f chemin de Raphty a Athenes-unnbsp;oil pft f droite, ou, ft vous voulez, cellenbsp;de ig Monaftere de Medelly que Monfieurnbsp;a dp ^'^.dletiere appelle Ie mont Anchefmus ,nbsp;^etit f ''^“ös d’Athenes, eft fans contredit Ienbsp;'otiteftnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;raifons que l’on ne peut

qui 1 dor. L’une eft Ie nom même de Pentely, dte a *nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^ prefent. Ne nous en fiant pas mê-

qugqu'on nous en avoit dit a Athenes lorf-a lómes a nótre retour au Convent qui eft 6c Jjjontagne, nousdemandames a 1’Abbénbsp;tiaftgf Calqyers comment s’appelloit leur Mo-qii’ilj^: Ils nous dirent tous unanimementnbsp;Jl’eii- n ^PP^doient Monafliri ton Pendelt-, amp; cenbsp;gairgdd® oos Francs, ou quelques-uns du vul-Ou lesGrccs, qui prononcent Mende-d'onbsp;nbsp;nbsp;nbsp;pourtant que Ie mê-

ïffufp ^ oorrompu. Nous voulumes auffi être r- des Carrières d’ou Pon tiroit ancienne-

ment

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72. Defcription des Antiquitez ment Ic marbre, amp; un Caloyer nous y raen^'nbsp;Elles font une deini-lieüe plus haut que Ie Convent, amp;: proche d’une belle grote de petrific^'nbsp;tions, OU d’eau congelée, ce qui eft fort cuti'nbsp;eux., Un voit tout joignant l’endroit oü oigt;'nbsp;été taillez les marbres qui s'employoient pot'*nbsp;les Temples d’Athenes; amp; ainfi ce quej’avaigt;-ce n’eft pas une fimple conjedture, mais un^nbsp;chofe de fait. Pour ce qui eft de la chafle'nbsp;cllc n’y manque pas ; mais Ie mont Pain/’nbsp;qu’il iie faut pas confondre avec Ie Parnafl^fnbsp;amp; qui eft celui que nous paflames en venan’nbsp;de Thebes, en eft bien mieux fourni, ce q^^nbsp;Paufanias a bien remarqué Si celui qui *nbsp;communiqué fes memoires a M. de la GuiH*^-tiere, avoit confulté Monfieur Giraud, il 1’^Jnbsp;auroit bien averti, mais il fuyoit fa renconP^nbsp;par une politique fort delicate, fonik furnbsp;tnour C7' l'interefi de fa Patrie, qui faifoientnbsp;effet dans fon caeur, dont il fembloit que Girai*^nbsp;fe fut dépc'üillé, ¦voulant faire les affaires d'^\nbsp;Nation qui venoit de fe detacher de la bannid’nbsp;de France. J’aurois crü qu’étant fi fcrupuleuXjnbsp;il fe feroit du moins abftenu de traiternbsp;une perfonne qu’il n’a jamais vü, amp; qu’il ®nbsp;pouvoit connoitre que par Ie rapport denbsp;ennemis, qui lui en ont fait un portrait ffnbsp;fidele, comme d’un hom me fort interelTé,nbsp;mant les plailirs amp; Ie jeu. amp; voulant Mnbsp;fneas dans Ie monde. Quoiquele Confulö''nbsp;raud foit de Lion, amp; qu’il m’ait fait biennbsp;amitiez durant mon fejour a Athenes, lapa^FLnbsp;amp; 1’eftime que j’ai pour, lui m’intereflent mo'

^ defendre fa caufe, que Ie deplaifir de la vertu amp; Ie merite injuftement perfecute'Znbsp;fa perfonne. Je ne veux pas même blame’'«nbsp;facilité de nótre Auteur, mais la malice^nbsp;ceux qui lui en ont donné de fi faufl'es

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de la Ville d'Athenes.

li


qn

cureufe affaire qui auroit tourne a fon

nialh, av

OüKr^'^^'^ Giraud efl Francois, amp; n’a jamais (, lt;ÏU’il l’étoit. II a roujours fervi la Fran-autant d’honneur amp; de ^ele, qued'in-^ nation pendant qu’il en avoit lepouvoir, ennbsp;^ ^f^ant la charge de Conful de nótre Nationnbsp;'jaenes. Meffieurs de la Haye nos Am-, Udenrs en Levant n’en avoient jamais ennbsp;Pq P'aintes; au contraire ils lui témoignoientnbsp;'^^nt par leur bonne volonté amp; pat leursnbsp;confiancc qu’ils avoient en lui. Une

Pj^ntage, s’il avoit eu des amis a la Cour de (.^nce qui euifent pü reprefenter foninnocen-ijy’ ‘ui fit perdre Ie Confulat, amp; la chofe ar-* de cette maniere.

Uug !I Capitaine Provencal qui commandoit Fartane , amp; étoit venu charger au portnbsp;les danrées du pays, eut quelques paro-(1q ®''^ec lui, amp; fans refped de fa charge luinbsp;l^ntia un dementy. M. Giraud, qui jufques-eu patience ne put fe difpenfer de luinbsp;Pij un fouflet; mais ce fouflet que Ie Ca-P|.*'ne avoit li bien merité fit grand bruit ennbsp;fg*nce; car Ie Provencal ètant de retour, amp;:nbsp;^ Au*'nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;plaignit par tout qu’il y avoit

inpy uenes un Conful violent , imperieux amp; ejj^Pportable, qui traitoit les marchands plutótnbsp;avoit ' q^’^u Conful, amp; que lui-même ennbsp;d'ho^ nlTuyé Ie plus grand affront qu’unhommenbsp;qui ^^®nr pouvoit recevoir. Quelques gensnbsp;cW® Juulurent procurer de 1’avantage par lanbsp;k Q ® du Conful, pouflerent eet homme irriténbsp;i]nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;plaintes a la Cour. 11 Ie fit,

fort nbsp;nbsp;nbsp;P®® malaifé de Ie faire paffer pour

par les depofitions des gens dc fuljj Le Confeil Ie priva done du Con-Cgp ’ p le cita pour en venir rendre compte.nbsp;^ ttdanr pour ne pas lailler fa place vuide.

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74 Defcription des Antiquitez

il accorda des Lettres de Confu' au SieurFran* ^ois Chataigner de Marfeille, qui vint prendrenbsp;podeliion de cette charge, amp; fignifia au Sieurnbsp;Giraud fes parentes, amp; la fentence de citation-Notre ami fe difpofoit a y obeïr, mais il ncnbsp;put refifler aux tendrefles amp; aux pleurs d’unenbsp;femme amp; de quatre enfans qui ne pouvoientnbsp;vivre fans lui, ni fupporter les frais amp; la fatigue d’uti fi long voyage. II crut qifil lui fut-firoit d’allerfe juftifier a Conftantinople devantnbsp;I’Ambafladeur de France. Cliataignicr 1’/nbsp;fuivit, amp; Monlieur I'AmbafTadeur connoilTantnbsp;1’innoccnce du premier, l’autorité que Ienbsp;fecond avoitacquife par fes lettres, les lailfoitnbsp;dans 1’embarras. Enfin après s'êtrc confumeZnbsp;en frais de voyages amp; de procez ils s’accom-moderent enfemble, amp; cxercerent cette chargenbsp;de focieté pendant quelques années. L’am-bition de commander leul femblc être naturellenbsp;a l’homme, amp; elle éclate auffi bien dans lesnbsp;petites compagnies que dans les puiffantes Re-publiques, oü les loix s’eftorcent de la brider.nbsp;Le Sieur Cliataignier ne voulut plus de compagnon , amp; le Sieur Giraud s’étant ruiné Unbsp;premiere fois a lui tenir tête; fe trouva danSnbsp;l’impuiflimce de lui difputerdavantagele terrain-Cependant le Comte de Winchelferay Ambalf*'nbsp;deur d'Angleterre a Confantinople fgachant f*nbsp;difgrace, lui envoya des Lettres de Conful denbsp;Ia Nation Angloife. Ce fut un pur motif denbsp;l’eftime 8c de I'affcdion qu'il avoir pour lui»nbsp;qui l'obligea de lui donner cette chargenbsp;fans en être follicité. Je le puis alfurer hai'di-ment, 1’ayant fyu eet hiver de la propre boU-che du Comte qui me fit l’honneur de m’e'*nbsp;entretenir. Ce n’étoit pas fe dépoüiller de*nbsp;fentiraens d’un bon Francois, que d’accept^'’nbsp;uil emploi qui pouvoit 1’aider a 1’entretenie

dans

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de Ja Ville d'Jthems, 7f

«ans un lieu oü il avoit déjatantd'atachemenr.

Pcrfonne n'en eft plus capable que lui, obligation des antiquiteznbsp;do”nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^ Athenes, que nous n’au-

ii’y a den de fi naturel que d’avoir de la ^narité pour foi-même , amp; l’on feroit injuftcnbsp;n’en avoir pas. Mais il aiine, dit on, lesnbsp;P'airirs 8c Ie jeu. Cela ne feroit pas fort fur-Pfenant qu’il les eut airaez lorfqu’il étoitjeune.nbsp;7* ieuneife Franqoife y eft alTez portee, 8cnenbsp;^ cache pas trop. Quelques-uns coramen-^^nt de deyenir fages a trente ans, 8c d’au-‘''5* ne Ie deviennent jamais. Mais Athenesnbsp;j «ft pas une'Ville de debauches , on y eftnbsp;par habitude, ou par neceffité , amp; l’onnbsp;j y fïait ce que c’eft que Ie jeu. Car quelsnbsp;jntieurs y auroit-il ï Athenes i“ Les Turcs ninbsp;«s Grecs n’entendent pas nos jeux , 8c ne fenbsp;jP'^cient pas de les apprendre. Pour les Francs,nbsp;Q font en fi petit nombre, qu’il n’y a pas de-i'ioi en faire une Academie. II n’y avoit lorf-nous y étions, que les deux Confuls, quinbsp;fe voyent qu’en des vilites ferieufes; qu’unnbsp;«¦¦s Capucin, un Arquebufier Franqois, 8enbsp;^~«^ques valets. Je finis ce difcours; en vousnbsp;,““tant que Ie Conful Giraud eft tres-honnêtcnbsp;^omtne, qui ne merite den moins que desnbsp;Q'^fnrcs de cettc nature, ll f^ait Ie Turc, Ienbsp;pfcc vulgaire 8c 1’Italien, auffi bien que Ienbsp;q ®'^Sois ; 8c il entend de plus , Ie La-pj^.* Ie Grec literal , l’Hilloire , la Geogra-p 8c les antiquitez du pais. J’efperc qu'ilnbsp;de^i* donnera un jour une defcription exadlcnbsp;jjj Moréc, que je vids ébauchée entre fes

^ tv nbsp;nbsp;nbsp;--------

Sü’il'°”® avons

lan découvettes dans fix mois de fejour, 5 un feeours femblable. II nous mena lui-«Qie voir ce qu’il avoit obfervé dans la Villenbsp;D znbsp;nbsp;nbsp;nbsp;8c

n*^ti rtUic ron'iVilp niiplni

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'Defeription des Antiquite'Z amp; dans la Citadelle , dont je vais vous donnernbsp;mes reraarques, commen^ant par la dernierenbsp;qui eft Ia plus ancienne amp; Ia plus confiderable.

La Citadelle d’Atheneseft ce que les anciens appelloient Mropolis, amp; auparavant Cecropia,nbsp;du nom de Cecrops qui en avoit fait une petite Ville. Elle eft batie fur un roe efcarpé denbsp;tous les cótez, ft ce n’eft au couchant par oünbsp;]’on entre, oü la montée n’eft pas fort mau-vaife; auffi les murailles font plus hautes 62nbsp;plus épailTes de ce cóté-la. Au -Levant amp; atinbsp;Midy elles font deux faces d’unquarré, lereftenbsp;n’eft pas ft regulier, amp; s’accoinmodeauxpointes amp; au circuit du Roclier: Elles ont douzenbsp;cent pas ordinaires de tour: mais au bas de Ianbsp;collinc on void diftindtement les fondemensnbsp;d’une autre muraille qui l’environnoit prefqucnbsp;toute, amp; la rendoit d'un abord plus difficile.nbsp;Les foldats de la garnifon nc font veritable-nient que de fimples mortepayes, qui y ontnbsp;leur logement 8e leur familie; mais ils n’ontnbsp;jamais eu l’ambition de vouloir pafler pour Ja-nüTaires. On f^ait que cette milice de l’Em-pire Othoman n’eft jamais employee pour lesnbsp;garnifons. Le nom que l’on donne a ces foldats eft Neferjdes, ou Jfarlides en Ture, 8e C4-ftriam en Grec. Dès qu’il eft nuit on les entend faire la ronde 8e crier a gorge deployée,nbsp;pour raontrer qu’ils ne dorment pas. Les voitfnbsp;que nous avons fouvent entendues n’etoientnbsp;pas de leurs enfans qu’ils envoyent a leur place, mais d’liommcs fails; Auffi ne fouffriroitonnbsp;pas parmi eux ime femblable licence , qu*nbsp;pourroit leur attirer quelque furprife; car ft®nbsp;font tofijcurs en defiance des Corfaires Chretiens, qui tont d’étranges ravages dans les village?nbsp;voifins. Depuis qu’ils en ont fi fouvent desnbsp;-nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;alar'

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de la Ville d'Athenes. 77

^Isrines, on ne manque pas de fermer les por-Jes de la ville; qu’on laiffoit autrefois ouver-‘Ss toute la nuit.

Nous eümes aflez de peine S obtenir laper-^iflion d'entrer dans la Citadelle , Ie vieux ,83, qui étoit affez ami des Francs en ayantnbsp;chafle, 8c celui qui en avoir la garde de-pis fept OU huit mois, doutoit s’il nous ynbsp;'*3ifferoit entrer, paree qu’ils craignenttoüjoursnbsp;nous ne foyons des efpions. Nous en vin-a bout par un vieux Officier de Ia Citadellenbsp;étoit fon confident , amp; il lui reprefentanbsp;S'^’on n’en avoit jamais refufé l’cntrée auxnbsp;'’tancs. Nous en fümes quites pour deuxnbsp;®^Mes de café a l’Aga Haly Deli, 8c une inbsp;Ijotre folliciteur. L’Aga eft un homme de peanbsp;p mine, 8c qui n’oferoit pas faire ie méchant;nbsp;.On predecelfeur ayant cté poufie a bout parnbsp;es Grecs d’Athenes, qui 1’ont fait condamnernbsp;pe grofies amandes, 8c Tont depofledé de fanbsp;psrge, pour avoir favorifé Ie Vaivode qui lesnbsp;'tatinifoit. Ils en ont fait encore pis a troisnbsp;J'^tes des principaux Agas d’Athenes, qui leurnbsp;^Ofcitoient tons les jours de mechanics affairesnbsp;^our avoir leur bien. On leur vouloit aufiinbsp;?ottre un nouvel impót fur les marchandifes,nbsp;j '^omme ils ont toüjours aimé la liberté, ilsnbsp;p'^^rent a la fin Ie mafque, 8c deputerent anbsp;jOnftantinople les deux fferes Limbona mar-nands des plus accommodez de la Ville. Ilsnbsp;prtejent les plaintes des Grecs, 8c les preuvesnbsp;P® violences qu’on leur avoit faites, au Ke-Chef des Eunuques noirs , a qui Ienbsp;^J'^nu d’Athenes appartient. lis obtinrent toutnbsp;^0 qu’ils voulurent, firent mettre quelques-unsnbsp;Ie oes Agas en galere, les priverent de routesnbsp;^1 S^3rges, 6c les firent bannir d’Athenesnbsp;OS Limbona y revinrent triomphans avec unenbsp;D 3nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;grande

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78 Defcription des Antiquitez grande mortifications des Turcs. Quelques-unSnbsp;même des principaux Grecs qui trahilFoientnbsp;1’intereft commun, apprenant leurdifgracen’o*nbsp;ferent plus paroitre, entr’autres Jani BeninzC'nbsp;lo qui s’étoit retiré au Convent dePendeli. Uttnbsp;des plus confiderables de ceux qui conduifoientnbsp;cette grande intrigue difoit un jour au Con-ful Giraud, fur ce qu’il témoignoit de leur fef'nbsp;meté amp; de leur hardiefle i s’en prendre au3tnbsp;plus puilTans de la Ville: Voyez-vous, dit-ilgt;nbsp;nous avons toiijours cté broüillons, mais vousnbsp;fgavez que nous n’ayons jamais püfoulfrirceu*nbsp;qui prenoient de l’autorité fur nous, amp; que cenbsp;ne font d'ordinaire que nos meilleurcs tête*nbsp;que nous avons condamnées au banniffcmentgt;nbsp;L’air du pars porte, cela, amp; c’ell une partienbsp;de l’heritage de nos ancêtres que 1’amour dsnbsp;la liberté. Nous en vicndrons a bout, nou*nbsp;en düt-il coüter a chacun la moitié de nótrenbsp;bicn. La fuitc a moiitrc qu’il difoit vray.

La Cnadelle eft prefque a une égale diftaij' ce de deux eminences; l’une (jui eft de la mé'nbsp;me hauteur de la Citadclle, amp;afonSud Oüeft*nbsp;a la portee d’un fauconneau, eft k Mufeunt’nbsp;L’autre eft Ic mont Anchefmus qu’elle a aUnbsp;Nord-Eft , amp; il eft li rude , qu’il feroit fortnbsp;difficile, d’y monter des piecesd'artilleriepoutnbsp;battre la Ville amp; la Citadelle; outre qu'il n’/nbsp;a point de terre-plain defius, amp; quecenefontnbsp;que des pointes de rocher, fur l’un defquelleSnbsp;eft une Chapelle d’Agios Gcergios, oü étoitnbsp;autrefois la ftatuë de Jupiter Anchefmien. Lenbsp;bas de la Ville eft ap Nord de la Citadelle, ^nbsp;quand on vient du cóté de la nier, elle en eftnbsp;fi a couvert, qu’il ne femble pas qu’il y aitnbsp;d’autres raaifons que celles de la Citadelle,nbsp;quelques autres fort chetives vers Ie pied.nbsp;qui eft pcut-être caufe que plufieurs petfonne^

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de Ia Ville d'udthenes.


79


1’ayant vü qne de la mer, ont crü qu'il no que Ie Chateau amp; quelques chaumiercs,nbsp;'-omme du Pinet amp; Onelius fe Ie font imagine Cette fituation lui eft avantageufe pournbsp;fanté de fes habitans, Car comme Ie climatnbsp;chaud, il vaut beaucoup mieux qu'ellc !foitnbsp;^’'Pofée aux fraicheurs de la Tramontane ,nbsp;^^’aux ardeurs du Midy.

En dedans de k premiere porte nous vimej bas relief de deux figures qui fe donnent lanbsp;^^in. C’eft peut-être un mary amp; une femmenbsp;fe difent Ie dernier adieu, comme on Ienbsp;''oid quelquefois fur leurs tombeaux ayec Ienbsp;de VALE en Latin, amp; XAIPE ennbsp;^fec. Sur la feconde on void un traverfierdenbsp;^arbre, OU fe lit une infeription d’un certainnbsp;pavius SeptimiusMarcellinus, qui avoitrebMnbsp;portes de la Ville a fes dépens. Quand on a paf-Y Ce portail, on découvre quelques fondemensnbsp;anciens Propylées, ou d’un avant-portailnbsp;marbre, qui étoit fi fuperbe, qu’onyavoitnbsp;5®Pcnfc plus d’unc million d’écus. Surlatroi-”cine porte eft un aigle de marbre antique ,nbsp;*''^tquc de la domination des Remains, qui ennbsp;cté autrefois les maitres. Aprés que l’onnbsp;J Palfé Ie veftibule, amp; qu'on eft entré tout-a-dans la Citadelle, on trouve amaindroitcnbsp;Temple que Paufanias y a marqué fort pre-p'bment. Je m’étonne que Monfieur de lanbsp;uilletiere n’ait pas remarqué celui-cy qui eftnbsp;Ie grand clierain. C’eft fans doute qu’ilnbsp;d’abord fi frapé de la vüederaugufteTcm-Pc de Minerve, qu’il ne fongea pas au reftc.

*®die, jtgée fe precipita* Nous y mon-D 4 nbsp;nbsp;nbsp;tames

^ petit Temple eft done celui que Paufaniay TPellc le Temple de la Viftoirc fans ailes,nbsp;a'igt;/«cns vióUr'u , comme Amafseus le traduitnbsp;' Un mot nouveau. 11 eft bati prés de lamu-


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8o Defcription des Antiq^uitez

tames aufli, mais I’envie ne nous prit pas dc faire la même folie que lui. En voici rhiftoi-rc en peu dc mots. Egée regardant tous leinbsp;jours s’il ne verrolt point revenir fon filsThe-fée, qui étoit alle combattre le Minotaure denbsp;Crete, amp; qui lui avoir promis que s’il revenoitnbsp;viftorieux il changeroit fes voiles noires cndcsnbsp;blanches, vid un jour arriver cc vaifleau aveCnbsp;des voiles noires qu’il avoir laiflees a caufe de lanbsp;Perte d’Ariane, fans fonger a ce qu’il avoitnbsp;promis a fon Pere; ce bon homme s’imagin*nbsp;;ue Ion fils étoit mort, amp; fans en attendrcnbsp;c nouvelles plus certaines il s’abandonna anbsp;fon defefpoir 8c fe prccipita dcs creneaux deflusnbsp;les rochers qui font au bas. C’eft appareffi'nbsp;ment k caufe de cela qu’ils avoient bati cenbsp;Temple aupres du même lieu; car comme lanbsp;Vidloire eft ordinairement reprefentee aveCnbsp;des ailes, il fembloit que celle dc Thefée n’ennbsp;avoir point, puifquc le bruit n’en vint poin*nbsp;a Athencs avant fon arrivée. Cc Temple eftnbsp;d’ordre lonique avec dc petites colonnes cane-lees, 8c la frife chargée d’un bas relief dc pc'nbsp;tites figures d’aflez bonne main, dont il y eonbsp;a une aflife, 8c neuf ou dix de bout devant 8^nbsp;derrierc. Il n’a qu’environ quinze pieds denbsp;large, 8c il fert maintenant au Turcs de ma-gafin a poudre.

Vis-a-vis a la main gauche du chemin f® void encore un bel edifice, que quclques-unsnbsp;prennent pour 1’Arfenal de Lycurgue. Peut'nbsp;être ont-ils leurs raifons, 8c j’ay les mienne*nbsp;pour ne le pas croire. Je tiens done que c’eftnbsp;un Temple, paree qu’il a une fagade 8c uunbsp;fronton comme les autres; 8c il ne faut qu®nbsp;voir ce qu’en dit Paufanias, 11 y a, dit-il»nbsp;au de la des Propylées a la main gauche I't»

,Temple ou font plufieurs peinturcs ou fculp'

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de la FiJk et Athene t. 8t

fe


Prend en d’autrcs endroits, amp; c’eft ce quï

J'ires de Polygnotus; car je crois bienpouvoir fsduire, Ie mot otkïma dont eet Auteur fenbsp;-ft. pour un Temple, comme on void qu’il

lo-

i.l'ines , paree qu’étant plus hautes de toute

j-^Pond au mot Latin Mdis. II parle irame-^'^tement aprés de celui de la vidloire fans , qui n’a que Ie chemin entre deux. IInbsp;jUd’ordre Dorique par dehors, mais les counties qui Ie foütiennent par dedans font f''

la


j?!nbris, la proportion de i’ordre lonique qui jyjt Ia colonne plus haute que Ie Dorique,'

np^iffeur de l’architrave pour en foütenir lo

Pou nbsp;nbsp;nbsp;moins qui ne dura que trop

par

convenoit mieux. Veritablement, s’il n’a été l’arfenal des anciens Grec , il l’étoitnbsp;P'^enu des Tures d’aprefent , car il n’y a quanbsp;‘ngt ans qu'il étoit plein de poudres öc d'ar-jtes a la Turque. Ifouf Aga qui commandoitnbsp;® Chateau demeuroit deifus dans un bali-ffnnt -a la moderne. II étoit ennemi juré desnbsp;pscs. II leur voulut un jour ruiner une pe-'te Eglife appellee S. Dimitry, qui eft au piednbsp;jln Mulée , a la vüe du Chateavi hors de la Ville.nbsp;* difpofa une baterie de deux ou trois piecesnbsp;canon , qu'il devoit tircr Ie lendemain fousnbsp;ffntexte de quelque Fête qui fe faifoit entrenbsp;p® Tures. Tout étant concerté pour cela ,nbsp;^II» fe repofer, mais ce fut un repos qui ne

' . nbsp;nbsp;nbsp;J-- ____J----- nbsp;nbsp;nbsp;---- A---

‘f lui, car Ie feu s’étant mis aux poudres nn coup de foudre, tout cebatimentfautanbsp;n 1 air, gj 1’emporta ft loin lui amp; fa familie,nbsp;^ °ti n’en a jamais eu de nouvelles. II n’ynbsp;ftu’une de fes filles, qui par bonheur pournbsp;'n je trouva dehors, amp; qui eft prefentementnbsp;®fiée a un Turc d’Athenes. Lc lendemainnbsp;: ?t'n on trouva des fteches 8c des boucliersnbsp;tuftu'a une fteuë de la par la campagne. Lcnbsp;D 5nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;bat

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$Z Defcription des Antiquitez.

bas du batiment qui étoit de fortes muraillc^ de marbre refifta, mais elles furent fcnduës £¦?nbsp;quelques endroits du haut en bas, jufques *nbsp;y pouvoir pafl’er la main. Une porte fort fo'nbsp;lide en fut mile hors de fon niveau. Les inaf'nbsp;ques de ce defaftre fe voyent encore, amp; olgt;nbsp;n’y a pas rebati depuis; quoique l'Aga d’a-pi'S'nbsp;fent ait quelques chambres baffes prés de 1* gt;nbsp;oü il ticnt fes femmes. Les Grecs depuis cenbsp;tems-Ia appellent 1’Eglife qui a été caufe, a ccnbsp;qu’ils difent, de ce miracle , S. Dimitry I®nbsp;Bombardier.' La tour qui eft a la gauche ddnbsp;Temple eft fort élevée, amp; c’eft oü quelqueS'nbsp;uns croyent qu’étoit placce la ftatuë de PallaSnbsp;qu’on voyoit depuis Ie promontoire de Suni'nbsp;um éloigné d’une journée d’Athenes. Cc n’e*nbsp;pas un ouvrage antique, amp; il n’en faut poiu^nbsp;d’autres preuves, ftnon qu’elle eft fur les fon'nbsp;demens de I’aile gauche du Temple, quifcloUnbsp;l’ordre de l’Architeöure doit être égale a cellenbsp;de l’autrc cóté , auffi y void-on vers Ie basnbsp;refte de la fabrique ancienne different^ de cell®nbsp;qui eft au deflus.

Nous nous hatames d’allcr voir la grande Mofquée, qui étoit autrefois Ic Temple de Mi'nbsp;nerve, comrae Ia plusconfiderablcpiece denbsp;Citadelle. Sa vüë nous imprima certain refpetii^nbsp;amp;nous demeurames long-tems a Ie conliderec»nbsp;fans laffer nos yeux. Je louhaiterois que voU®nbsp;euffiez autant de plaifir a lire fa defcription rnbsp;comme j’cn ai eu a voir routes fes beauteïgt;nbsp;amp; je tacherai de vous en donner quelque idé®nbsp;qui vous puiffe fatisfaire.

Paufantas appelle ce Temple Parthenon'. paree qu'il étoit dedié a la Déeffe Minerve qf*nbsp;faifoit profeflion de Virginité. 11 a deux fo'*nbsp;plus de longeur que de largeur, amp; toutnbsp;tout regne un corridor, ou li vous voulex u**

por-

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de Ia Ville d‘jdtherte!.

oftique foütenu de buit colonnes i la facade ^ mutant au derriere, Sc de dix-fept auxcótez,nbsp;'' contant deux fois celles des angles , ccnbsp;fait Ie iiombre de quarantelix. AudevanE

du

Co

de

Temple clt un pronaos, ou parvis couvert .''nime ]e Temple, qui tient prcfque Ie tiersnbsp;toute la fabrique. L’Ordrc eft Dorique,nbsp;^ les colonnes font caneldes Sc fans bafe, IInbsp;qu’on y ait mis les degrez fur lefquelsnbsp;1font élevées, comnic pour tenir lieu denbsp;afes. £]]g5 Qjj). pieds de Roi de haur, Scnbsp;^‘ï'fcpt öc demi de tour vers Ie pied, L’in-‘^''colonne, ou 1’efpace qui eft entte chaquenbsp;olonne eft de fept pieds quatre pouces. Ainfinbsp;, Icingucur du batinient avec les portiques eftnbsp;^ deux cent dix-huit pieds, Sc la largeur denbsp;^quot;quot;ante-huit Sc deray. Mais la longueur dunbsp;Sc du pronaos feuls fans les corridorsnbsp;de 158, pieds, Sc la largeur par dehors dcnbsp;.1- Sc la ncf feulc fans Ie pronaos a pat de-?Qs 90. pieds de longueur; a quoi fi vousennbsp;Joütez fix OU fept pour ia reduire aux piedsnbsp;¦utlienes, qui étoient d’un poucc plus petitsnbsp;les notres, avec trois ou quatre pieds pournbsp;.‘.quot;'uraille, il fe trouvera qu’il étoit de centnbsp;f'^ds au compte des Atheniens; ce qui eft lanbsp;, pour laquelle on appelloit ce Templenbsp;, c’eft-a-dire un cdifkc de centnbsp;Ainli il n’eft pas beloin d’expliquernbsp;'quot;ot en un fens éloignédelalettre, eommenbsp;Harpocration Sc Suidas, qui afturent qu’onnbsp;ainfi nomme , non pas pour fa grandeur,nbsp;denbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fa beauté Sc fymmetrie, Le baut

gj *a facade que les Grecs appellent 1’Aigle , quot;os Arebiteftes Ie Fronton, eft chargé d’^unenbsp;jQ?“Pe de belles figures de marbre, qui pa-Jq d’err bas grandes eomme nature. Ellesnbsp;dc relief enücr ^ 8c raerveilleufemcnt tóeranbsp;D 6nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;tn»-


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§4 Defcription des Jntiquitez travaiüées. Paufanias n’en dit autrc chofe, finonnbsp;quecette fculpture concernela naifiance de Mgt;'nbsp;nerve. Je voudrois vous en pouvoir donner Isnbsp;portrait exaft,maisdu moins en voicila penfée»nbsp;Jupiter qui eft fous l’angle fuperieur du Fronton , a Ie bras droit calJé, dont il tenoit app^^'nbsp;remment Ie foudre. Ses Jambes font unnbsp;écartées, parceque fans doute on y avoitplassnbsp;fon aigle, Quoique ces deux caraderes Isinbsp;inanquent, on ne laifle pas de Ie reconnolttsnbsp;a la barbe amp; a la Majefté que Ie Sculpteur F'*nbsp;a donnée. II eft nud, comrae on Ie reprefen-te Ie plus fouvent , amp; particulierement F*nbsp;Grecs, qui faifoient pour la plupart leurs figU'nbsp;les nuës. A fa droite eft une ftatuë qui a 1*nbsp;tête amp; les bras mutikx, habilléc jufqu'anbsp;jambe , laqiielle on peut juger être une vidoi'nbsp;re, qui precede Ie chariot de Minerve, don*nbsp;elle conduit les deux chevaux. Ils font l’ou-vrage d’une main aiiffi hardie que delicate»nbsp;qui ne 1'auroit pas peut-étre cede a Phidias»nbsp;ni a Praxitele, ft renommez pour les chevauX-II femble que 1’on void dans leur air un certain feu amp; une certaine fierté que leur infpirsnbsp;Minerve dont ils tirent le char. Ellc eft afft'Snbsp;deffus plutót en habit de Déefte des Science®nbsp;que de la guerre , car elle n’eft pas vêtuënbsp;guertiere, n’ayant ni cafque, ni bouclicr, i)'nbsp;tête de Medufe fut la poitrine. Elle a 1’aknbsp;jeune , amp; fa coifure n’eft pas differentenbsp;celle de Venus. Une autre figure de femme»nbsp;qui la tête manque eft aflife derriere elle, avc*'nbsp;«n enfant qu'elle tient fur les genoux. Jenbsp;Tous dirai pas cc que c’eft, mais je n’eus P**nbsp;de la peine a reconnoitre les deux fuivant®*nbsp;qui font les dernieres de ce coté la. C’eynbsp;PEnipereur Hadden affis amp; demi-nud, amp;nbsp;de lui fa femme Sabine, femble qu’ilsnbsp;¦ ¦ ‘nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;...... gaf

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de la Pille d*Atheneü nbsp;nbsp;nbsp;Sr

prdent tons deux avec plaifir Ie triomphe de « Oéefle. Je ne penfe pas qu’on ait pris gardenbsp;®yant moi a cette paiticularité , qui meritenbsp;” etre remarquéc.

A la gauche de Jupiter font cinq ou fix figu-dont quelques-unes ont perdu la tête, amp; apparerament Ie eerde des Dieux, ownbsp;pPiter veut introduire Minerve, 5c la fairenbsp;^'^onnoltre pour 1'a fille. Ainfi voila un petitnbsp;ornmentaire fur Paufanias. Le fronton ditnbsp;erriere reprefentoit felon le même Autheur lanbsp;~upute qu’eurent Minerve amp; Neptune pournbsp;^ oinrner la Ville, mais toutes les figures en fontnbsp;J^'nbées, excepté une tête de cheval marin,nbsp;êtoit la monture ordinaire de ce Dicu. Cesnbsp;Sures des deux frontons n’étoient pas fi an-!®nnes que le corps du Temple bati par Peri-gt; 5c il n’en faut pas d'autre Argument,nbsp;celui de la ftatuë d’Hadrien qui s’y void,nbsp;^ le marbre qui en eft plus blanc. Tout lenbsp;yftc n'a pas été touché. Au dedans du por-Ij'lvie , fur la raurailk même du Temple elïnbsp;frife chargée d’un bas relief auffi ancien,nbsp;le batiment. La bofle en eft moinsrelcvécnbsp;celle des fiecles fuivans, mais elle nelaiflcnbsp;d'etre fort galante. F.lle reprefente desnbsp;V^cefllons, des facrificcs 6c autres ceremoniesnbsp;anciens Atheniens. En dehors de la galerienbsp;^^Snent auffi tout autour fur ia frife, des car-°^jches oü fe voyent des figures de demi-bolTe,nbsp;^ ’ domptent des chevaux, ou qui combattentnbsp;des Centaures; mais elles font la plüpartnbsp;{ “^‘lées. Monficur Ie Marquis de Nointel fitnbsp;j, deffigner lorfqu’il paffa a Athenes. Sonnbsp;y travailla deux mois, 6c faillit a s’ynbsp;Ifïs yeux, paree qu’il falloit touttirerdcnbsp;haut, fans échafaut,

^ous vimes foiis le portique du cóté de Ia D 7nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fajade

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86 Defcription des Antiquitez

facade ime petite colonne avecune infcriptioTï de chaque cóté que je vous donneray aveCnbsp;les autres. L’une eft en l’honneur d'un certain Lucius Egnatius Vidor Lollianus Orateurnbsp;d’Athenes, amp; I'autre eft d’un Proconful de 1»nbsp;Grcce appellé RufiusFeftus, que Ie» Atheniensnbsp;avoient honoré du titre d’Areopagite. C'é-toit un Romain de qualité, natif de la petitenbsp;VilledeVuIfinium, appellée prefentcmentBol*nbsp;fena fur Ie chemin de Fife a Rome , oü j’aynbsp;trouvé fon epitaphe dans un marbre de Unbsp;Cefarini , en beaux vers Latins de fa fa^on;nbsp;ear il étoit bonPoëte, Scl’on void encore quel-ques-uns de fes Ouvrages foüs Ie nom de Fef-tus Avienus. Les deux infcnptions fe ferventnbsp;mutuellement l’une a I’autre; car celle de Rome dit qu’il a été deux fois Proconful, cellsnbsp;d’Athenes m’apprend Ie Proconfulat de Grecegt;nbsp;ll y a auffi prés de la un tres-grand vafe denbsp;marbre, qui étoit pcut-étre un tons de Baptê-me, du temps que les Chrêtiens en avoientnbsp;fait une Eglife; car pour avoir fervi de bené'nbsp;tier, il n’y a pas d’apparence, les Grecs n’ennbsp;tenant point dans leurs Eglifes. II eft vray qu’il^nbsp;font de Peau benite un jour de I’année , inai^nbsp;aprés l’on en emporte chacun chez foy. Le*nbsp;Turcs fe fervent a prefent de ce vafe pourunnbsp;refervoir, amp; pour y tenir de 1’eau pour ceu*nbsp;qui entrent dans la Mofquéc; amp; même ils ontnbsp;pratique une citerne, qui s’emplit de l’cau de®nbsp;toids fous Ie choeu.r., a faute d’eau de fon'nbsp;taine , car il n’y en a point dans toute la Cit»'nbsp;del Ie.

Je dois avant que de palfer outre , donns^ un avis fur une erreur * de quelques Mod et'

negt;

* Meurfii Athem Attiu p, 1x6. it l* tiert p, XÓ8. e? zóp. ^

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cle Ia Ville d’Jfhenes.


touchant ce Temple, fondez fur unc de ^¦''Ption mal exprimée 8c malentenduë, qnenbsp;^heodofe Zygomala en a donnée a Mattinusnbsp;y^fius, dans iinelettre Greque impriméedansnbsp;remarques fur la Grece en l'année. lyyy.

^ dit-il, h Pantheon, qui efi l'edifice U éleiié üquot; Ie ptus confiderable d’Athemi, oknbsp;void de dehors les hifioirei des Grecs, e? prirt-j ‘^‘ernent celles qui regardent les Dieux, Entrau-/ar Ie grand portail, oh il y a deux chevauxnbsp;diroit étre vivans , amp; fe vouloir repaitrenbsp;p ^bair humaine. On dit qu'ils font l’ouvrage dtnbsp;'V^^tele, oh il s’efl furpaffé lui mime. O' ouilnbsp;^ ‘‘«nné une ame a la pierre par une exprejpon finbsp;\^^*trelle. II n’y rien de fi certain qu’ii par-du Templede Minerve, amp; que cesdeuxnbsp;^yaux font ceux qui tirent fon chariot. Maisnbsp;j, ? pas raoins vray qu’il fe trompe del’ap-g un Pantheon , amp; apparemment ce Zy-gJ^ale étoitquelque bon Caloyer, plus f^avantnbsp;'On Breviaire que dans l’Hiftoire ancicnne;nbsp;lg*^.^*^tremcnt il n’auroit pas ignore que c’étoitnbsp;tonbsp;nbsp;nbsp;nbsp;de Minerve, par la conformité de

J ee que les Auteurs en ont dit; Outre que j Pantheons, c’eft-a-direles temples dediez,nbsp;les Dieux, fe taifoient de forme ronde,nbsp;les ftatuës des Dieux fe legardaffcntnbsp;le$ unes les autres. De plus, les che-öe font point dePraxitele, puifqu’ils fontnbsp;d’Hadrien, 8c qu’il a vêcu long-temgt;

Simon Cabafilas écrite au mëme (jg ^iir n’ctt pas plus f^avante , puifqu’il parlcnbsp;Plc ^'^^^ofquée, commeli c’eüt été leTem-luj Dieu inconnu, au lieu que c’étoit ce-'l't'n^ ^ Declfe la plus connuë de toutes cellesnbsp;itiQ quot; ®doroit a Athenes. Ces autels des Dieuxnbsp;'^nuj qu’Epimenides avoit drcffez, étoient

prés

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88 Dejcription des Anti quitez prés du port Phalere. Nous regardamesnbsp;foin fur Ie frontifpice amp; ailleurs, fi nous n’/nbsp;trouverions point cette infcription , qu’on pf®'nbsp;tend que les premiers Chrétiens y ont fait®nbsp;en incmoire de eelle qui fournit a S. Paul 1®nbsp;fujet de prêcher aux Alheniensun Dieu quileutnbsp;avoit été incomiu jufques alors. Mais elle n®nbsp;s’y void point, ni perfonne ne fe fouvient d®nbsp;1’y avoir vüe. Cabafilas même ne dit pas qu “nbsp;y en aitvu aucune de cette forte.

Quand nous fümesentrez dans lePronaoS» on nous fitremarquerune groffe pile de inaPnbsp;fonncrie, que Ie Keflar-Aga a fait faire poufnbsp;foutenir les foliveaux du couvert. On dit qu '*nbsp;y a depenfé deux mille piaftres, n’ayant ja'nbsp;mais-pu trouvcr une poutre traverllere all^*nbsp;grolTe en la place de celle qui manquoittnbsp;ce qui lui auroit évité cette dépenfe, amp; ce q^*nbsp;prouvc je peu d’induftrie des Turcs. II fa^'*nbsp;que je vous avoüe qu’étant cntré dans la Mo*'nbsp;quée, je ne fus pas étonné comme d'autreStnbsp;de fon obfcairité, quoi-quej’obfervafle qtietou'nbsp;te la luraiere qu’elle regoit vient du fond q®^nbsp;les Chretiens avoient ouvert en faifant Ic chcet'trnbsp;amp;: qu’ainfi du tems desPayens ce Temple na'nbsp;voit aucun Jour que celui qu'il pouvoit rec®'nbsp;voir par la porte, amp; qui s’afFoibliffbit en vc'nbsp;nant dans Ie pronaos, qui ne recevoit auff)nbsp;clartc que par Ie premier portail. Je ne vo®'nbsp;lus point critiquer Ie deflein de 1'Architect^nbsp;Itftinus, qui 1'avoit bati ; J'aurois même ®t®nbsp;plus furpris d’y voir des fenétres, qu’il eftbi^®nbsp;plus difficile de trouver dans les Temples a®nbsp;eiens. Mais eft-il poffible qu’ils fiffent 1®®nbsp;Temples fans jour ^ Oüy fans doute,nbsp;voicy d’autres exetnplcs. Le Pantheon de Pnbsp;me n’a qu'un trou rond au delRis du donj®^nbsp;par oü le jour entre, 6c apparemment ^

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fees y ont fait dans la voute fans aucunc

j de la Ville dAthenes. %9 ^f^quc Ics Chretiens Tont reduit en Eglife,nbsp;a été fait. Dans la même Ville il y anbsp;«ux petits Temples toutentiers, qui fontpro-tie Santa Maria in Cofmedin; 1’un eftqnar-j,® iong, amp; fert d’Eglife aux Armeniens, amp;nbsp;/Wre eft rond , tons les deux ne recevantnbsp;pjourquepar Ia porte. Nous avons aufiinbsp;®öiarquée en parlant dc Spalatro , qu'il y anbsp;. ®tix Temples entiers, l'unoöogone, amp; I'au-® quarré, qui n’ont de même de la himieienbsp;par la porte. Et fans aller plus loin qu'a A-'^®nes, il y a Ie Temple des Thcfée qui ne re-witdejourque par denxoutroistrous, que les

J.'f'tnetrie, lorsqu’ils s’en font voulu fervird’E-gt; amp; l’on reconnoit bien que du tems des ffeiens il n’y en pouvoit ven ir que par lefeulnbsp;™rtai]. Et la Tour ou Ie Temple des Ventsnbsp;. a jamais CU que paries deux portes, quiynbsp;^?foiflcnt. Remarquez auffi ce que je vousnbsp;bien-tót du Temple de la Fortune, dentnbsp;hrte fait mention : caril ne park que des por*nbsp;Je pourrois en apporter d’autres preuvesnbsp;j ® je paffe foüs filence ponr neme pas rendrcnbsp;j.fjruycux. lis s’imaginoicnt fans doute quenbsp;j ®°kurité avoit quelque chofe de plus majef-qnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;qui imprimoit plus derefpefta ceux

entroient dans cesTeroples. Geil apparem-de la qu’eft venu l’ufage des kmpes dans deux facrez. Et c’eft peut être la raifonnbsp;Ie dedans du Temple dc Minerve ni denbsp;|g“®kc, n’étoit pas orné de bas reliefs commenbsp;qgt;.^®dors, puis qu’ils y euflent été inutiles,nbsp;j knt pas éclairez; comme l'a judicieufementnbsp;L^’fqué M. Galand Antiquaire du Roy, quinbsp;qj \ ^ds dans fon voyage du Levant, 6c quinbsp;pas éloigné dc ma pénfée. Ce n’eft

pas


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pO Dcfcription des Antifnitez pas que je voulitfe affurer que tous les TC'Ti'nbsp;pies des Payens fuflentdc même, ils pouvoie^''nbsp;avoir des raifons de les batir de diftcrcnj^*nbsp;inanieres, amp; peut-étre qu’il y avoir certain?nbsp;Dieux a qiii i!s les faifoient mieux édairezqu*nbsp;d'autres; comme cenx d’ApoIloir.

Au dedans de ce Temple on void tout aöl .tour deux rangs de colonnes de marbre, q'*’nbsp;font line maniere de galerie. J1 y en a t-Vnbsp;en haiit, amp; 2.2. en bas , paree qu’on n’en ^nbsp;pas mis devant la porte, pour ne pas einbaf'nbsp;rader Ie paflage. Les Tures y ont encot^nbsp;laiffé Ie daix de 1'autel qui y étoit du temP*nbsp;des Chretiens. Elks ont été tirées de quelqi'*nbsp;debris d’un aufre Temple. A cóté tl y a u'’nbsp;reduit maffbnné par les Tures, oü font deti^nbsp;petites colonnes de Jafpe j ik au milieu du TeiH'nbsp;ple fur Ie cóté gauche eft une tribune élev^^nbsp;iur de petites colonnes de marbre, ce qiii^'nbsp;toit fans doute la chaire du Predicateur.nbsp;de r?.tgt;tre cóté ü y êh a line faite 4 i'ufagenbsp;Tures , oü 1’Iman explique l’Alcoron ; cagt;nbsp;pour cette chaire de marbre qui eft au fon“nbsp;du choeur, elle ne leur fert de rien. C'étonnbsp;la place de l’Archevêque ; lots qu’il ofEcioi^'nbsp;Les autres Papas étoient affis, a cóté furnbsp;bancs de marbre.

Joignant cette chaire font les deux piert^* de marbre tranfparent qu'on nous a vouluft'^jnbsp;pafler pour un miracle de nature. J'en ay défnbsp;dit quelque chofe en parlaiit du Convent de/'nbsp;Lite. C'eft la pierre que Pline appelle Phenêigt;‘nbsp;au 36 livre de fon hiftoire naturelle. II “'jnbsp;u’elle fut trouvéedans la Cappadoce du tettjnbsp;..e Neon , ik qu’i! en biitit un Temple ^nbsp;Fortune, oü pendant Ie jour il faifoit fortd^'nbsp;dedans, les portes ménie n’étant pas

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de la Ville d'Jthenes. p i t?* : ce qui-devoit étre bien curieux. On 3nbsp;quatre ou dnq trous a celles-cy, par ou Ianbsp;lt; ^liere paffe, amp; les rend un peu rougeatres.nbsp;lafs c’cft pouffer 1’hyperbole bien loin de comber cette rougeur a celle d'une efcarboucle.

enfin de nuit cette pierre n’a non plus dc ^tté qu’une pierre ordinaire.

. A cóté du choeur il ya quatre armoiresfer-ees de tables de marbre , queperfonne n’ofc ,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Les Titrcs difent qu’on fe hazarda

jour de Ie faire, 8c que celui qui lesouvrit , ,naourut , la pefte fe mettant incontinentnbsp;pNs dans la Ville. Monfieur 1’AmbalTadeur dcnbsp;.jjance les auroit ncantmoins fait ouvrir, filesnbsp;. *'tcs fcrupuleux l’eulfent voulu permettre, 8cnbsp;^®Ut-étre y auro t-on trouvé quelques livresnbsp;ornemens d’Eglife que lesGrecs y tenoient.nbsp;j nous montra la place d’oü l'on avoit tirénbsp;Grangers de marbre qu’on avoit enleveznbsp;porter a Conftantinople, maisle Vaiffeaunbsp;^Ait. Le couvert du Temple étoit de grandesnbsp;^‘^fres quarrées a compartim'^P»^ ^ J'-pi en

encore quelques unes en bas qui fonttom-II y a dix-huit ans que Ie Conful Gi-efl i Athencs , mais il n’a jamais vü ni ieVnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Mofquée fut devenuë ce-

par les pelerinages des Muffulmans, 8c ^ plus vieux d'Athenes ne s’en fouviennent


Poi


ut.


la


II n'y a pas même des lampes, a l^ierve d'une demi-douzaine qu’on tient dansnbsp;''^ftibule, Scqu’on apporte lorfqu’on fait lesnbsp;^fes de nuit. Ainfi il n’y a aucun ornement;

au


eorriger Ie texte de eet Auteur en eet oitt”'* les uns lifent foribus apeitis. er lesnbsp;tra


^ rej non opettis ; uü qu'il nj •

'PeTti ‘ f‘*^^‘tii lire ainji, au hen de foribus



auroit rien d'ex-


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dont toute la fabrique eft batie ; en quoi , furnaffe celle de Sainte Sophie de Conftantia j ^

„gt;__- ____ r.. L.....;n-- ;_____ApêS'* .

pi Defcription des Antiquiteit ; ^ au contraire les Turcs par une ftupidité inC jnbsp;yable 1’onttoutblanchy par dedans, quoinbsp;fut infiniment plus beau que Ic marbrc par^^,!.

ple , qui n’en a que fes murailles incrufle^* amp; en quelques endroits on y remarque lanbsp;que qui ell dedans. Ce marbre fe tiroit Jnbsp;mont Pcntelicus a fix milks d’Athenes, coi”.' ]nbsp;me je 1’ay dit plus haut. On void encorf ,nbsp;la voute une reprefentation de la Sainte (nbsp;ge, qu’ona laiflee , paree qu'on dit qu’un ,nbsp;y ayant un jour tiré un coup de mourqiJ^ | inbsp;la main de ce profane fecha aufli-tot. ^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;:

Turcs ont élevé au dehors un minaret, cOp : me aux autres mofquees , 8c de delfiis onnbsp;couvre entierement la Ville 8c la Citadd'fnbsp;Nous laifiames Minerve, aprés avoir fait qquot; .jnbsp;que prefent au Turc qui nous en avoit f'‘'\nbsp;voir Ics myfieres, 8c nous allames cherchernbsp;tres antiquirez.

parmi les mafures 8c les maifons des foldats

Nous n’c-anics pas fait beaucoup de clieni|

dt

rechtee du cóté qui regarde la Ville. On *

la garnifonquenous'trouvamesle Temple^- jj

connoit par deux indices qu’en donne PaUp

autn

trouve ailleurs de femblables

Bias: I’un, qu’il eft doublequot;, e’eft-a-dire qu’i' a deux Temples joints enfemble; 8c I’avitt^'nbsp;qu’on trouve la ce puits celebre d’eaii fal^^*'nbsp;que nous ne pümes pas voir , paree qu'il Y \nbsp;voit dans le batiment oil il eft enclos, desnbsp;mes logées, 8c qu’il n’y a que le raaitre ^nbsp;Serrail qui y puilTe entrer. Paufanias n’adrnnnbsp;pas tantquecetteeau foitfalée , paree qu’ils^.j!

_____ - ......... uw nbsp;nbsp;nbsp;, quune

particularité qu’elle a. Cell que de fon ten’ .J quand le vent du Midi foufloit on y enteno^|,,nbsp;un bruit femblablc a celui des vagues de la n’

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tipvis affura que prefentement il étoit pref-j ^ ftc. Ces deux Temples fout d'ordrc m avec des colonnes canelées, amp; toutnbsp;5^ ^tbre comme celui de Minerve, Legrandnbsp;^5 ?• Pieds amp; demi de long, ,8c 36. 8c deminbsp;Cts j'^êe; Le petit 19. delong, 8c 21. 3. pou-.'le large

de ïa Vitte d'Jihenes.

'autre cóté du Temple de Minerve, ou ^Midi, fe voyent quelques mafures ancien-^ ‘l^'elques ftatuës de femmes enclavéesnbsp;Ota rour, qui étoienl peut-être les troisnbsp;Socrate y avoit taillé ; car lesnbsp;^H'^urs remarquent expreflement que quoinbsp;H) ^ les reprefentat ordinairement nuës, neau-Socrate les avoit fait habilées, commenbsp;^5 j^,elles-ci. Ce pouvoit être la le Templenbsp;la ^.quot;^ctve Poliade, c’eft-a-dirc proteélrice dcnbsp;pule, 8j(Je la Nymphe Pandrofe.

Paufanias 1’eft en ce point, non feu-^ Pa nbsp;nbsp;nbsp;'1 ‘l'*-nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;muraille dont je viens

¦- nbsp;nbsp;nbsp;. mais auffi paree qu’on y void en-

fortant du Chateau nous entrames dans Iqij “^atre de Bacchus, oü les Atheniens al-autrefois voir les Comedies 8c les Tra-éc j ® de Icurs illuftres Poëtes. II eft au piednbsp;Hn * Citadelle, a laquelle il eft joint par unenbsp;'e o ¦ ‘1'^' Paufanias appelloit Auftrale, par-Midi. Je ne puis concevoirnbsp;pljjquot;'*'pnt M. de la Guilletiere l’a mis dans lanbsp;ait éloignée de la Citadelle, fi ce n’eft qu’ilnbsp;tbcat'^'* les fondemens de 1’Areopage pour ccnbsp;claifnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;refte, on ne fgauroit être plus

de'

j ' » taiaiS AUXi-i nbsp;nbsp;nbsp;'i'* a-'a»nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;]nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;» v»»» wa*

aïQj °®hs les degrex la petite grote , oü 1’on

'^Oti

^ieu 1^ trepied d’Apollon; fur lequelce Icsnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Diane mettant a mort

de Niobé. Meurlius fe trompe de telgLJ*® eette grote pour la mêmc qui devintnbsp;^®Par les intrigues d’Apollon 6c de Creüfe,

dont

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P4 Defcription des Antiipuitez

doiitje parleray cy-aprés. Les dcgrex theatre ayant la coüine de la Citadefic pourap^nbsp;pui, il n’avoit pas beloin de ce l'uperbc ^Pnbsp;pareil de voutes a triple étage , 8c de portiqU^nbsp;les unsfur lesautres, de la maniere qu’onnO'J’nbsp;les icrayonnez; Sc'pour toutes lesautresnbsp;ties que lui donne l’Auteur d’Athenes ancie*’nbsp;ne 8c nouvelle, elles n’y font pas a(Iureroei|'’nbsp;8c on ne les ftj'auroit jullifier avec Ie plan. ^nbsp;nombre des degrez, 8c des corridors, nitoU^^^nbsp;les autres fubtilitez qti’il nous debite ne s'ynbsp;contrent pas auffi, 8c ne font tout au plus tl''^nbsp;des preuves de Tefprit 8c de 1’étude de eetnbsp;teur. Pourcequieftde moy, je n’ay pasl'^nbsp;pritfi ralEné, amp; je dis les chofes naivement ^nbsp;fans art. La mefure inême qu’il nous ci’,*nbsp;donnée eft trop petite de deux tiers ; carnbsp;plan de l’edifice étoit tine portion de cerd^’nbsp;dont Ie diametre étoit de deux cent quarant^nbsp;trois pieds de Roy. Le demi diametre qu’ilnbsp;êtfe léulement de 47. p. Sc demi ne pouv^'nbsp;être que pour l'Orcheftre fans y comprendfnbsp;les degrez. Je n’entreprens pas d’en donP^nbsp;d'autres proportions, il y auroit fallu biennbsp;tems 8c de l’exaétitude, même nous n’clj'^^’jnbsp;pas faire pour cela tout ce que nous aurjo’’^nbsp;bien voulu. Car fix mois auparavant lenbsp;Vernhuni Anglois prenant toutes les meftiresnbsp;cc theatre a fon aife, fut aperceu par lesnbsp;dats de la garnifon , qui en mtirmurerentnbsp;amp; voulurenttirerfiir lui, fans la confideratiO'^nbsp;du Conful Giraud qui les appaifa. II nenbsp;pas s’étonner li des 'Tures qui n’avoicnt jnbsp;être jamais vü les inllruniens 8c machinesnbsp;il fe fervoit, en prilTent du foupqon ,nbsp;lierement au pied d’une Citadelle, puifquenbsp;Venitiens qui ont bien plus d’efprit pde.'i*'nbsp;nous avoient auffi pris pour des Ingenieiits^^j

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de la Ville d'Athmes


Pf

_____ Com-

cj'g Gentilhomrae étoit habile Mathemati-®tia ^ Architeéte , il faut eiperer que nous fjij '^•'ons un jour des connoiflances plus par-Poini’ Infulaires de Seripho qui Ie dc-tjj . fur mer, luien laifferentlesMemoi-L ¦ ^ fi 1‘on peut les recouvrer apre's lemal-'lui lui ell arrivé en Perfe.

'uuraille de derriere la fcene ell ce qui plus entier. Ce font trois rangs de fe-les unes fur les autrcs. Les fpeélateursnbsp;afTis fur les dcgrcz qui font un peu plusnbsp;^y-cercle, comme je 1’ay remarqué knbsp;lej^* ue Delos. On y étoit a couvert de tousnbsp;, excepté de celui du Midi, qui paf-travers dés fenêtres. Ce vent, commenbsp;têtg^'Ppocrate, erabarrafle l’oüye, charge lanbsp;Ceiig obfcurcit la vuê; dC'forte que fi l’ex-Architeéle Philon avoit confulté laMe-


^fpions en Dalmatie amp; a Corfou.


\llCi


- plutót que d’autres raifons ^ui nous font


autoit placé ce theatre au Nord tijw, Citadelle, du cótéque fe trouve mainte-felle de la Ville , oii l’on n’auroit pasnbsp;^j^^Pofé au vent de Sud, amp; aux ardeurs dunbsp;Nofj A la verité il ell fort a couvert dunbsp;lt;jUi ,'*^üell, qu’ils appelloient a Athenes sktron,nbsp;ttpjj.®''oit êtrc un vent pluvieux, puifqu’ilellnbsp;'i’ea., Air la tour Oétogone avec un vafe ‘nbsp;^ fenverfé ^ ^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^


a la main.

'gt;yoit autrefois dans ce theatre les


lla-


OUvf'^® pluüeurs hommes lllullres, dont les degjSesy étoient ellimez. Efchyle, Euripi-hiiig^ophocle y tenoient Ic premier rangpar-Ihiqy Auteurs Tragiques; mais pour les Co-te nVft jnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;avoit pas de fort celebres, li

lt;le leur Poëte Menaudre. Ces raonumens önbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fout détruitc, mais leur gloire

etcinte. Nous y trouvames deux ou


trois


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g6 Defcription des Jnficjuitez

irois infcriptions, Sc cntre autres une d'un tain Artemidore fils d Apollophanes Achar»^^''/nbsp;qui tenoit peut étre rang parmi eux;

étoit iin Autheur Comique, qui avO mis au jour cinq ouvrages dramatiques raplt;^ ^nbsp;tez par Suidas. Les arcades qui touchentnbsp;edifice font apparemment des reftes dunbsp;que d’Eumenicus, oü fe faifoient les reps* _nbsp;tions des pieces de theatre, 5c une des plt;'’'’.(nbsp;cipales promenades d’Athenes. On n’ynbsp;feulemcnt pour fe proraener 5c quot;f^ur i

pas

poquot;*',,,

prendre Ie frais, mais pour s'aboucher avecj j gens d’étude , 6c raifonner avec eux. C ^nbsp;d’oü vint Ie nom de Peripateticiens aux ^ .nbsp;mirateurs d’Ariftote, parce^qu’ils philofophoi^^^nbsp;cn fe promenant, de meme que Ie nom ^nbsp;Stoiques aux partifans de Zenon; car poanbsp;gnifie un portique, 6c c’étoit-la qu’ils avoic”*nbsp;leur rendez-vous , comme nous voyonsnbsp;nos Villes des pcletons de nouvelliftes quis’^nbsp;femblent aux places publiquespour philofoph^nbsp;fur les affaires du tems.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,

On ne void point en ce quartier Ia d’atb^' ni de refte d’aqueduc , auffi ne fuis-je pp’'?^nbsp;dans Ie fentiment que Ie Lycée y fut, mais Jnbsp;crois qu’il étoit plütót cntre la Ville 6c Ie m”^'jnbsp;Anchefrnus, oü Agios Georgios aux environbsp;dlune Eglifequ’on appelle encore Sotira

, comrne fi nous difions Nótre-Dame jj Lycée. Du moins Jufqu’a ce qu’on m’ennbsp;donné une explication plus claire , jenbsp;tiendrai-Iaj' Ildevoitmême s’étendre plusnbsp;vers la riviere, car Strabon parlant de l’Ilifl‘'j( inbsp;dit qu’il venoit de plus haut que Ie tetr® |nbsp;d’Agra 8c du Lycée. Cette Eglife n’eftnbsp;veritablement plus ancienne que l«snbsp;Chretiens, mais elle a beaucoup de pierresa^^nbsp;tiques, 8c entres deux Chaizes ou Fauteüd*


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êi la Filled’Jthenes.

Jiarbre blanc, un dehors 8c un dedans, ou il Mquelque fculpturc, 8c furie bord du dolTiernbsp;du Sculptcur en ces deux mots: boh-02 AioA, Boethus fils de Diodore. Pline faitnbsp;j'^ntion d’un Sculpteur celebre de ce nom, quinbsp;*'^elloit particulierement aux ouvrages d’argent.nbsp;Jc reviens a l’endroit oü nousétions, quieftnbsp;3 lias de la Ciiadelle, 8c a fon Midy. Aunbsp;de la murailleeftl’EglifePa»lt;i|MS/gt;A/w/;^,nbsp;.3''* Dame de la grote, pour Ic traduire inbsp;3te mode, car c'elt une grote naturelle quinbsp;3 dans Ie roe. On croit que c’elt l’antre fa-oh Apollon fit violence a Crcüfe fillenbsp;3 Hoi Erechtée, 8c qui avoit été dedié anbsp;j- Pollon, amp; a Pan. Tous les Voyageurs ennbsp;fit perfuadez, 8c je 1’ai même cru plütót parnbsp;^3plaifmce que par connoilTance de caufe;nbsp;après l’avoir examiné , j’ai commencénbsp;®fi douter: Je ne fjais fi c'cft mon chagrin,nbsp;3 ’hon ignorance qui me jettedanscedoute;nbsp;ï fitoins j’ai Euripide 8c Lucien demoneóte.nbsp;Ij® premier dit dans fes vers, que cette cele-grote étoit a la partie Septentrionale de Ianbsp;fJ^delle, Scl’autrc, qu’elle étoit fous la mu-Wr ®PP^l'de Pelafgicon; au Ueu que cettenbsp;f^^fie de Panagia cft juftement au Midy, 8cnbsp;Pas*niuraille Cimonium. Ainfijene doutenbsp;a *'lfie ce ne foit une autte grote, oü il n'ynbsp;¦Vjy^fiicnant rien de bati, que nous avions ennbsp;la „nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1^ maifon du Conful Giraud, qui étoit

pote de Creüfc.

ïtend nbsp;nbsp;nbsp;r^^ti^res ell de ne

*gt;es r nbsp;nbsp;nbsp;prejugé des opinions commu-

Ug fi on ne les examine foi-même, 8c fi on Pat e* ^ balance de la raifon. II n’y anbsp;Hesnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;perfonne, qui en parlant d’Athc-:

^ü’on a nbsp;nbsp;nbsp;belles colonnes de marbre

fi dccouvre du Golfe d’Egina, font des «nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Enbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ref-

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pS Defcriptien des j^ntiquitez

reftes da palais d’Hadrien. Cependant ce roit la chofe la plss bizarre du monde d’alli-''^nbsp;batir uri' palais la dcffus, amp; I’on pourroit prO'nbsp;prement dire que ce feroit un chateau enTairJnbsp;car elles ont 51. pieds de Roi de hauteur avfiCnbsp;3e Chapiteau; fur 17. amp; 9. pouces de circoO'nbsp;ference. Ce n’cft pas qu’elles ne puflent avoi^nbsp;fervi a rornement des Palais que eet Empereutnbsp;avoit tait batir en ces quartiers-la, neantmoin®nbsp;dies n etoient qu’une cfpece de portique, foU®nbsp;lequel on joüillbit agreablement de la proffit'nbsp;nade. Ce font les fix vingt colonnes de maEnbsp;Ere Phrygien plus blanc amp; plus beau que celu}nbsp;de Pentelicus, qu’il y avoit fait drefier. Quo*nbsp;qu’il n'en refte que dix-fept, nous juftifiamS*nbsp;fur Ie plan qu’il y en avoit euautant que Pa^*'nbsp;fanias en compte, amp; qu’elles etoient difpofé^*nbsp;en fix rangs paralleles, vingt a chaque rang’nbsp;Ces belles colonnes font des preuves convain'nbsp;quantes de la liberalité d’Hadrien, amp; des foif*nbsp;qu’il avoit pris pour I’embelliircment de ^nbsp;Ville. Elles font d’une belle architedliire, ni'nbsp;neldes , amp; d’ordre Corinthien, mais de pl“'nbsp;fieurs pieces. La petite Eglife qui eftdeflbiis»nbsp;bien loin d’être Ie Temple de Jupiter amp;Jui)lt;^!Jnbsp;Panhelleniens, que Ie même Empereur avogt;nbsp;fait batir, n’eft qu’un ainas prefque fansnbsp;de pieces de colonnes, dont 1’on a fait cet^®nbsp;Chapelle , que les Grecs appellent ^gwsnbsp;nis eis iais colonnais: S, Jean fous les colotin^*.'nbsp;11 n’y a point même de fabrique ancienne,nbsp;au cimetiere des Tures qui elt voifin, app^'!^nbsp;par les Giecs ta mnitmuria, ni dans les en'J,*nbsp;rons, oü l’on puiffe trouver quelque indice “nbsp;ce Temple.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^ .

Ce quartier bati par les foins d’Hadrien étd cenfé comme fa Ville propre; cequi fait ‘3’tnbsp;dans l’infcription du portail voifin il y a

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I

■%:,

I

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^ de laFilk d'Jihefies. Sgt;9 lt;^otgt;t j'ay parlé, qui fignifie, C'eft hi Unbsp;d Hadrien, er non f as cellt de Jhefée, Oanbsp;J^^PPelloit auliï la nouvelle Athenes, commenbsp;‘apprent par l’infcription de l'Aqueducquinbsp;j Portoit de l’cau. Elle ell dans une frife quinbsp;fur deux pieds de colonnes joniques, aunbsp;du mont Anchefmus. Je me fuis étonnénbsp;atis mes additions a la Relation d’Athenes dunbsp;jp Babin, que Meurlius eüt pris cette A-novi, OU Athenes nouvelle pour la Villenbsp;d'Athenes, a caufe que Stephanus fait'nbsp;^ option d'une petite Ville de 1’Ifle de Delosnbsp;jPpellée Olympioum, ou Athens, novs batie parnbsp;Atheniens : inais je m’étonne maintenantnbsp;® lïion étonnement 8c de mon ignorance de-jPPis que j’ay vü cette inicription. Gruterusnbsp;w '^itée a Milan dans S. Ambroife, Jenef^aisnbsp;jg équivoque: étant a Athenes, commenbsp;^ ^ous ai deja dit. Je 1'avoiscopiéeen paflantnbsp;(j r*ra dans nn manuferit de deux cens ansnbsp;cblnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^ Athenes, 8c oü elle eft cou-

toute entiere, au lieu que ce qui en tjh' ^ P'^sfent n’eft que la moitié. C’eft cenbsp;f'dt que bien des gens qui l’ontvuëavantnbsp;o\ne 1’ont pas comprife, paree qu’ils nefon-(. °'^tit pas qu’elle étoit imparfaite , voyantnbsp;q frife en ion entier. Mais ayant remar-toifnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;commencement d'arcade qui ref-

je compris aifement la difpofition qui desr • maniere que vous verrez dans Ienbsp;Port^'” ‘lue je vous donne. Le fens qu'ellenbsp;fy] eft que 1’Empcreur Antonin Pie, Con*nbsp;troifiéme fois, avoit achevé 8c de-aqueduc que fon pere Hadrien avoitnbsp;Ppnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;dans la nouvelle Athenes. Mais

eft ^ ^ ''oid plus de refervoir. La fontaine qui demnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;pas de la eft d’un aqueduc mo-

^ des Tures, qui vient fous terre duvil-E a nbsp;nbsp;nbsp;lage

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i 00 Defcription des yfntiquitez

lage Amfeiokipous , ou Angelokipous , quc jc c;ois être Ic Bourg que les Anciens appclioientnbsp;Angeli de Ja TriJju Pandionide , a un miled’A'nbsp;thenes,. L,es Turcs appellent ujne fontaine eJ*nbsp;gpneral , cequi dans l ancien Grec liters*nbsp;iignifie .aujii une Jburce.

Entre la Ville amp; ce village ij ya une Egli^* amp; un petit Con-veni de Caloyers dedié a Slt;nbsp;Micliel furnommé Afomatos, corame qui d*'nbsp;roit U Saint qui n'a point de corps. Nous troU'nbsp;v:ames.a cent pas de U une Chapelle de S. Geof'nbsp;gc, amp; une infcription dedaps ; amp; ep leve-nant nous envimcs deux au jardin d’HuflaiUnbsp;Bey.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,

eft au delTus eft coinaje unelampea troisbee*

Quand 1’op rentte dans la Ville par ce cóte' . la, on peut voir cette antiquité remarquablSnbsp;appeJléelanari tou Demoflhetiis, c’eft-a-ditf»nbsp;la Lanterne de Demollhene, qui cft a l’Hofpi'nbsp;ce des Capucins. On pretend qlie c’eft lanbsp;ce grand Orateur s’enfertna pour étudier ave^^nbsp;plus d’application Tart de bien dire, amp; qU®nbsp;pour fe contraindre de ne point fortir en publj*'nbsp;il avoit fait couperla moitié de fa barbe: magt;5nbsp;on n’apporte aucune raifon pour appuyer ce^nbsp;te tradition. Je vous en ferai la peinture, quot;nbsp;puis je vous en dirai raon fentiment. C’eft up*nbsp;petite tour de marbre faite commeune guerij*nbsp;de lentinelle, dont Ie couvert eft foutenunbsp;Jjx colonnes canelées, de neuf pieds de haut»nbsp;amp; d’un pied 6c demi pourle chapiteau. Top‘nbsp;font diametre n’eft que de cinq pieds amp; dein*'nbsp;Le couvert qui eft taillé en écailks n’eft qu’un*nbsp;inêrne piece ave.c la frife. L’ornemeni

de

ce qui lui a peut-êt.re fait donner le nom lanterne, quoi qu'apparemmentcela n’aitnbsp;mis que pour rerabellifferaent. Lesentre-de“nbsp;des colonnes font cinqgrandespierres detain*^


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de Ia Vïlh d Athenes. nbsp;nbsp;nbsp;lol

for lefquelles dans Ie haut paroiflent quelqucï ^fepieds en bas relief. Lc cóté oü il n’y en anbsp;Pas eft 1’entrée. La Frifc eft chargée d’urienbsp;Pafle taille fort galante. Je crus du commen-‘^ement, que c’étoknt les douxe travaux d’Her-^“le, mais il y a quatorze groupes de deux fi-güres chacune, dont 1’une a prefque tóüjours-** dépoüille de Lion. II y en a quelques-unesnbsp;combattent , amp; d’autres qui facrifient. Lanbsp;P‘üs remarquable de ces figures eft un Her-oudumoins un homme quiportc la peaunbsp;Lion, amp; qui met Ie feu a un bucher , furnbsp;Jp'iuel eft affis un autre homme les mains liée»nbsp;'‘^rriere Ie dos, amp; un ferpent qui fait plufieursnbsp;pPlis derriere lui. Lc bucher paroit être drelTénbsp;quelques rochers. Sur Ie haut de la frife dunbsp;'oté qui regarde la rue, iï y aune infcriptionnbsp;^kque , que nos Authcurs n’ont pas remar'nbsp;II y en a dans Athenes cinq ou fix fem-j ^Wes, aux propres noms prés qui parlent tou-.?*de quelques jeux publics,- ou de pieces denbsp;-PsStrcjdefignantceux qui avoient recitéle fu-gt; qui avoient reprefenté, amp; qui, avoient eu Ienbsp;ce qui me perfuade que ce Fanari étoiïnbsp;monument de gloire crigé a l’honneur denbsp;qui avoient vaincu dans unedecesaéhonsnbsp;j. kbres. Car les autres infcriptions de cettenbsp;ne font que fur des frifes, ou autres picr-j ® qui ont fervi a quelque bStiment. Peut-I) ® mêrne qu’on dedioit ceslieux-la a quelquenbsp;» amp; que celui-ci étoit confacré a Her-Psree qu’on void deffus quelques-unesnbsp;h'a- ?^'ous illuftres aflez bien reprefentées.

’*^*^*^ Thelée Roy d’Athe-Pou’ • nbsp;nbsp;nbsp;fujets lui

avoir procuré eet honneur. Si Ton oit mêmc donner quelque chofe de plus^ènbsp;^ujeéinfg, je dirois que cette piece dc thea-E 5nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;tt®

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ÏOi Defcriptio» des Jntiquitez ^ . trc‘ qui avoir donné fujet a l’infcription, étö‘‘nbsp;pcut-être 1’HercuIe furieux qui fe brülanbsp;mont Oëta. J’avois dit dans Ia Relation d’A'nbsp;thenes irnprimée avant mon voyage, qu^nbsp;collonnes canelées n’étoient pas plus anci^^'nbsp;nes que Ie tems des Empereurs Romains, ^nbsp;jat confequent que celles-cy ne pouvoientnbsp;étredu temps deDemofthenc; trompé quej’^'nbsp;tois par un paflage qu’on m’avoit dit fe troquot;'nbsp;Ter dans Vitruve , qui n’en fait pourtantnbsp;cune mention. J’ay reconnu depuis pat ^nbsp;voyages, que les colonnes canelées font desnbsp;anciennes; mais ce je viensdedireeftfuffifant'nbsp;pour faire que cette antiquité n’eftpas ce qu’*^?nbsp;la croit vulgairemenc. Paufanias n’en a pasnbsp;Tour mention» non plus que de la Tour desnbsp;des dont Vitruve a neantmoins donné la defcripti^’1nbsp;Vents, Voicy ce qu’il en dit. Ceux qui ont recheft^‘nbsp;plus curieufement les differences des venss, ennbsp;habli huil, Cf particulierement Andronkusnbsp;rhefles, qui donnet cetnodele a-Athenes. Il yb/*lnbsp;done me tour obtogone de tnarbre , ev danschacff,nbsp;de fes faces il grava la figure d’un vent, dunbsp;qu'il foufloit. Sur la tour il avoit mis une pet^^nbsp;fyratnide de tnarbre, O'deffus un Triton de bron^’^nbsp;qui tenoit de la main droite une baguette, de p,nbsp;quelle il montroit Ie vent quifoufioit, l'ayantnbsp;pofé d'unefafonquilpouvoitfacilement fe retourt‘‘ 'nbsp;Varron donne i cette Tour Ie nom d’hoi'loS^inbsp;paree qu’il y avoit a Chaque cóté un qua^*®nbsp;au Soleil, dont I’on void encore les lig'’^{nbsp;Chaque face de l’oftogone étoit d’environnbsp;pieds amp; 'demi de Roy en largeur. EIls gt;’.j ,nbsp;recevoit de jour que pat deux portes, dont ^ !nbsp;y en a une qui eft murée. Dans la frifnnbsp;deffus de chaque vent, eft gravé fon nomnbsp;l’Athenienne, de la maniere fuivante.

^EïPOS, Eurus qui fe prefente Ie

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de la Ville d'Jthettes, nbsp;nbsp;nbsp;lO^

cóté de la rue , eft entre Ie Midi amp; Ie Le-^ant, amp; c’eft Ie même qu’on appelle aujourd’bui mr l'Ocean Sud-ejl, lur la Mediterranée Shoe.nbsp;eft reprefenté en jeune lioramc.nbsp;AnHAiaTHS Apdiotes, que les Latins ap-P^lloient SubfoUms eft Ie Levant ou l Eft. II eftnbsp;^^prefenté jeune, amp; potte dans Ie pli de fonnbsp;bianteau des pommes, des citrons Sc des gre-'^ades, dont apparemment il rendoit Ie paysnbsp;*srtile. Soa vol n'eft pas preeipité.

Kaikias Céicias , eft un vieux barbon , qni I''^«fente en volant un plat d’Olives, ce qui Ienbsp;‘^evoit rendre Ie favori des Atheniens, puifquenbsp;*oute leur richeffe vient de la recolte qu’ils fontnbsp;‘ies Olives C’eft celui qu’on appelle fut I’Oceannbsp;^ord-ifl. Sur la Mediterranée vent Grec amp; furnbsp;Golfede Venife,iS«ri»ö.

Bopeas h Nord, OU la Tramontane vient ?|pres. Ce vent la vole tres-vite avec desnbsp;“otincs, aux jambes,amp;un manteau dont il fenbsp;*^aclie Ie ncz pour fe garantir du froid. II nenbsp;Potte rien , parceque c’eft un vent fterile.

Skipsin, Sciron, qui étoit Ie même vent %'ArseJles. On l’appelloit ainli i Athenes,nbsp;Paree qu’il venoit du cóté dcs rochers Scironi-?es, comme Strabon 8c Pline raffurent, 8c furnbsp;Pont-Euxin on Ic nomraoit Thrapiiat. II anbsp;Ia barbe au menton, 8c porte de même quenbsp;Vent de Nord une veftc 8c des bottines,nbsp;’’'•ais il a outre cela un vafe d’eau renverfé a lanbsp;'^ain: ainfi il falloit que ce vent de Nord-oueflnbsp;^Maejlro fut pluvieux a Athenes, quoyquenbsp;'’ans nos quartiers il difilpc ks nuages. Quel-'^quot;es-uns difent que c’ctoit Ie même que Cscias;;nbsp;|?ais je dois fuivre mon modele 8c les Au-*oeurs fe contredifent.bieJt fouvent les uns lesnbsp;*utres.

2Elt;i)rpos I« Ztphir , ou Tavon’m fslon les

É 4 nbsp;nbsp;nbsp;La-'

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104 Defcription des Antiquitez Latins, eft le vent ^Owdtnt, Oue(i ou Pontnf-11 eft jeune, 6c a I’eftomac 6c la jambe a nud-II prelente des fteurs dans le devant de foOnbsp;manteau, 6c fe tient prefque affis fans qu’oflnbsp;s’apperqoive qn’il vole. Auffi eft-ce un ventnbsp;doux 6c agreable , qui eft amy des fleurs, ^nbsp;ne les abat pas commc les autres. Lcs dcult;nbsp;autres vents font engagez dans le batiment, ^nbsp;c’étoient fans doute ceux qui fuivent.

NOTOS, Notus, Aufter, Sud , ou vent ^ Midi, qui eft un vent pluvieux 6c turbulent.nbsp;Les Grecs modernes le nomment encore ATffrrf»nbsp;les Italiens Oflro, 8c les Provenqaux le Mari»’

M-fr, Lij)s, que les Latins appelloient Afl'' tus , 6c ks Modernes Sudoaefl, Garbin 8c L»quot;nbsp;betche. Je me fouviens d’avoir vvile deffeind*nbsp;cctte Tour dans un manufcrit en velin denbsp;I’annee 1465;. fait par un certain Francefci^nbsp;Giambetti Architedfe, ou cc dernier ventnbsp;marqué comme je 1’ay mis.

Ce manufcrit eft dans la Bibliothequc BarbC' rinc a Rome, 6cil y a dedans quelqucs autre*nbsp;defteins des antiquitez de la Grece, 8c enttcnbsp;autres des mafures de Lacedemone, qui font *nbsp;quatre ou cinq milks de Militra, a un endroJtnbsp;qu'on appelle PaUochori, ou I’ancien village 'nbsp;car Mijiira n’eft point fur le plan de I’ancienn®nbsp;Ville de Sparte; comme jele fjay de Monfiet*^nbsp;Giraud, de Monlieur Vernhum 8c d’autres q'*'nbsp;ont été fur ks lieux, quoique nous en ait voU'

lu perfuader I'Autheur d’Athenes ancienne dS

moderne, aprèsSophianus, Niger 8c Ortelii'*'

J’eftime ce manufcrit d'autant plus curieuit. quc les defteins en ont été tircz avant que k’nbsp;Turcs fe fuflent rendus maitres de la Grelt;^®.nbsp;amp; euflent ruiné plufieurs beaux monumensnbsp;étoient alors en kur entier. Au refte cesnbsp;reliefs des Imit rents font de bonne main,

jB»

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de la Fille d'Athenes. rof ils ne poiivoient manquer de 1’être, ayarttnbsp;faits au teraps que la Sculpture floriffbit eiinbsp;^tece. Chacun de ces vents a de grandes ailes,nbsp;ils n’ont pas les joües enflées , commfenbsp;Peinfres amp; nos Graveurs fe plaifcnt de ksnbsp;^ttr faire a prefcnt.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,

Le Bazar oumarchén’cft'pas loin (Je la. iln’y ^ aucune apparence que la grande ruë qui eftnbsp;tout joignanf, amp; qu’on appelle a catife decela'

'a ruë du Bazar, foit l’ancien Ceramique, 8c ce Jjomelldu toutinconnu aux Athenicns, qui nenbsp;*^ontpas fortinftruits dansl’liiftoire. Le Cerami-luede dedans étoitaucouchant d’AtheneS pro-chc la porte de Dipylon, qu’on appelloit auflinbsp;Ceramita-. deinême que l’ancien marché^

Stti n’ctoit pas éloigné du Temple de Thefée. La ^ofquée qu’on void dans cette ruë dü Bazarnbsp;^foit autrefois I’Eglife Metropolitainc des Grecs;nbsp;totals elle eft toute refaite, amp; clle n’a rien d’an-ni de fuperbe, bieU' loin d’etre 1’ancwn'nbsp;Pantheon. Nous y cherchames inutilcment ces-Pfetendus chevaux de Praxitele, amp; j’ay remar-Saé cy-deflTus que l’cquivoque eft venu de 1»

'®ttre de /ygomala. Nous y vimes feul’ement '^^ns la Cour deux chapiteaux Corinthiens,nbsp;bafe ronde creufée peut-ctre par les Chrê-t'ens pour fervir de fons deBaptêine; A Ten-toiir étoit une chaine de fe.ftons foütenus parnbsp;têtes de bceufi Ce qtiartier étoir omé de-Pmfteurs portiques, 8c de quelques autcls, dontnbsp;® ne refte que les noms qui nous ont été con--par les Autheurs. Ptès de la Mofquéc'nbsp;une maifon de Dervis ou Rcligieux TureS',nbsp;nans la cour defquels il y a un fepulchre' de'nbsp;^arbre avec Ie couvert gravé a écailles, 8cdeS'nbsp;nftons autour . foutenus paruneaigle bientra-L’infcription qui eft fur Ie bord a-été'nbsp;-HUcéc ideffeia par quelque bigot, qui » crAinbsp;E 5:nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;faiV

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lo6 Defcription des yfnti^ui^z faire fervice a Dicu, de fupprimer Tepitapl'^nbsp;d’un Paycn.

L’Ëglife Metropolitaine que les Grecs ont maintenant, eft un peu plus bas: ils rappellen^nbsp;Ie Catholkon. II pourroit être que Ie TemP^^nbsp;de Vulcain füt au mêmelieu. Nous n’y troU'nbsp;vames potiitant aucuns fóndemens, nideruti'nbsp;railles antiques , qui pulTent nous en donnetnbsp;quelque indice, non pkts qu’a la Mofquéevoi'nbsp;fine, qu’on pretend être Ie Temple de VcnU^nbsp;Vranie. Cette Eglife eft affcx bien ornée, ^nbsp;ils en ont fait faire la Peinture, Sela Sculpttt'nbsp;re de menuiferie a Venife. Au dellus de 1*nbsp;elóture du Chceur il y a quatre cicognesnbsp;bois doré , qui font peut-être mifes la pou*nbsp;Tornement, 8c pour fignifier la pieté 8c la vi'nbsp;gilance des Evêques 8c des Palieurs qui veil'nbsp;lent a la conduite de leurs Eglifesr car d’aü'nbsp;leurs on f^ait qu’ils ne foufFrent pas des figure®nbsp;en boffe pour leur rendre quelque veneratioU'

Au Sud-Oüeft du Bazar eft un frontifpice lt;1^ Temple qu’on apprend par l’infcription qui s’?nbsp;lit, avoir été dedié a Kome a Augujie foü®nbsp;Nicias fiis de Serapion. U ne refte que quat^nbsp;colonnes Doriques canelées avec l’architravee?nbsp;Ie fronton, au deflus duquel eft une,pierrenbsp;ports une infeription a l’honneur de Gajus Ce'nbsp;far fils d’Agrippa, 8c petit fils d’Augufte.nbsp;des colonnes entre dans une petite Eglife Gr®'nbsp;que appellee Tou Setiros. Dans la muraille lt;1*nbsp;]a maifon qui eft vis-a-vis , eft cnclavee un^nbsp;belle infeription de I’Empereur Hadrien po“‘'nbsp;k reglement de la vente 8c du debit des huil^®'nbsp;qui ont été de tout terns un des principal*nbsp;commerces d’Athenes. C’étoit une complaifan*-met veilleufe de ce bon Prince, de vouloir bicftnbsp;être informé des diiferens des particuliers. ^^nbsp;I’affaire, dit un de ccs articles, paffe pas

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de Ia Prille ddAthenes. nbsp;nbsp;nbsp;i ©T'

««ciiK^uante mtfures d’huile , Ie Seiiat en founts jouveraintment, v fi Me va plus haut, Itnbsp;P^f*ple en decidera con\oïntemtnt avea- lui;

on en pourra appeUer d mol, ou a mon Pro-^ Ce marbre a fait juger a quelques-uns ,nbsp;Süi n’avoient pas lü I’infcription de la fa^'ade»nbsp;cette fabrique étoit celle du Prytance, oünbsp;3 gardoit lesloix de Solon , amp;les autres con-'ï^utions Juridiques: maisil eftvifible quec’eltnbsp;’’e pierrequi peut avoir été apportée d'ailleurs,nbsp;P^quot;s qu’elle eii raile en oeuvre dans une mu-moderne. Ce n'eft pas que comme ellcnbsp;g fort grande, cela nc donne au moins quel-indice, qu’elle n’a pas été tirée de bieanbsp;j?'Pgt; amp;: que Ie Prytanée en étoit alfeï voifiiunbsp;y a quelque portail, amp; quelques fondemensnbsp;’''iques, cn montant de la vers la Citadelle ,nbsp;Pciivent être une partk de ee vafte bati-'^ent.

dela du Baiar, allant ducóté de Ia ports ^.^leuiis on paffe fous Ic veftibule d’un grandnbsp;qui a été nndes plusmagnifiques d'A-jP^nes. C’cfl: une muraille otnée par devantdcnbsp;colonnes de marbre Corinthien. J’avoüenbsp;''^01’Autheur d'Athenes ancienne amp;i moderne,nbsp;jWe c'eff icy oü lesvoyageurs prennentfouventnbsp;. change; mais par malheur il Pa fait commenbsp;Patres , ayant pris ceci pour la portc denbsp;^‘pylon. Sc Ie Gymnalium de Ptolomée, quinbsp;féequot;’nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;de la proche du Temple de.Tlie-

même que 1’ancien raarcbé. II n’jr denbsp;nbsp;nbsp;nbsp;plus d’apparence que ce foit Ie Palais

Q fhemiftocles , paree que quand ee brave H'P‘**irie eüt même été Roy d’Athenes , ilnbsp;p^l'Foüpas voulu demeurer dans un fi beat*nbsp;fieucm fi grand hon-C’ét'' P^emi des gens fi amoureus de la liberté,nbsp;done felon mon fentimentle Temple denbsp;JE. amp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Jtt-

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I o8 Defcriptions des Antiquitez Temple Jupiter Olympien, pourplufieurs raifons. CefJnbsp;deji4- que Ie devant eft fait en fa^on de Temple a-filer O- vee un veftibule amp; un fronton , qu'il eft en lanbsp;lym- partie baiïe de la Ville en dcfcendant du Pry'nbsp;fitn. tanée, comine Paufanias Ie marque; qu'il n'/nbsp;a aucun autre lieu oü 1’on voye des mafuresnbsp;qui puffent être prifes pour celles de ce TeiH'nbsp;ple, dont il eft liien vray-fcmblable qu’il doftnbsp;refter quelque partie confiderable, ayant étéftnbsp;vafte amp; fi fuperbe. Mais Ie plus fort argumentnbsp;que j’en aye eft fon circuit; car felon Paufa'nbsp;nias il avoir environ quatre ftades de tour, ^nbsp;ayaat mefuré Ie cóté- du Nord qui' refte pref'nbsp;que tout- entier, nous juftifiames qu’il avoit dnnbsp;moins une ftade, c’eft-a-dire iij, pas de long'nbsp;Ainfi il eft evident qu’étant quarré-long, cortJ'nbsp;me celui de Minerve, cebatiraentponvoitbiei*nbsp;avoir quatre ftades ou 500. pas de tour: carle?’nbsp;alles OU portiques qui étoient autour, Sc qni'nbsp;n’y paroiftent'plusaugmenteient fa^ circonferen'nbsp;ce. A quoi il faut ajoüter qu’il eft au Nornnbsp;4e h Citadelle, comme Thucydide Pa-remar*nbsp;qué au deuxiéme livre de fon hiftoire. Une pat'nbsp;tie de fes murailles parort avoir été couvert®nbsp;de plaques de metail, Sc les trousdes crampon*nbsp;s’y remarquent encore., On voyoit autrefoi*^nbsp;proche de ce Temple Ie tombeau de Deuca'nbsp;Kon , Sc un trou dans la terre , par oü ils cro'nbsp;yoient que les eaux dü Deluge s’étoient écod'nbsp;léés; en memoire dequoi 1’ou y jettoit ton*'nbsp;les ans un gateau confacré;

Dans Ie plan qne Ie même Auteur nous doHquot; ne d’Athenes, il place ces trois portails Sc eet'nbsp;te muraille tout^a-fair hors de Ia Villéiversnbsp;Nord', au lieu qu’ils font prefque au niilj®nbsp;d’Athenes, Sc'qu'il n'y a proprement qnt'j^nbsp;portail Sc quelque faufle porte. Nous vifit®'nbsp;Hiesdoigneufemcnt l’endroit, ouil pretendftn

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de }a Viïïe d''Athenea, nbsp;nbsp;nbsp;ïo^

cc fameux Temple, nous'n’y trouvames ^U’une douiainc de grofies pierres de granite,nbsp;ont fervi a qiielque frife, 8c que Monfieurnbsp;« Comte de Winchelfeay fit enlever il y anbsp;S'ielques mois, qu’il pafla a Athenes;, pourlesnbsp;®nvoyer par met en Angleterre.

Le Temple de Serapis étoit apparcrament grand pan de muraille antique fort élevé ,

^y’on void au-Sud oüell 8c proche du Tem-de Jupiter Olyrapien. II y a la ime inai-OU Ie peuple dit qu’il vientdes efpritsfo-qui font bien du bruit 8c du ravage: mais Pour moy, je n’oferoisl'afiürer, nelefgachantnbsp;'luc par oüy dire, 8c je fuis fort perfuadé quenbsp;*^£8 apparitions d’efprits ne font Ie plus fouventnbsp;des fantêmes d’une imagination bleffée,nbsp;^'’gendrez par la peur, 8c nourris par l’igno-'¦^nce. II y avoit plufieurs autres ’Temples ennbsp;quartiers-la , mais on n’en peut rien dire denbsp;^^rtain.

. Le Temple de Thefée eft plus au de la nTem^t 'irant au couchant hors de l’enceintedela Ville*nbsp;?fioderne, car autrefois il étoit prefque aumi-/«- vnbsp;, les murailes s’étcndant un quart de licuënbsp;P'usloin qu’elles ne font, commeonle recots-•’oit par quantité de ruines. Je me retratSe denbsp;que j’ay autrefois dit qu’il n’y avoit pas d’ap-P^tence, que ce Temple fut celui-la mêmenbsp;avoit été bati aptes la bataille de.Miirathonnbsp;j l’honneur de ce Heros. Le raifonnementlenbsp;ceder a la vüe, quoique la vüe ne fervenbsp;*^'^.rien fans lui- I! eft bati de marbre de Penquot;

8c eft de mêrae fabrique que celui de *^gt;nerve. J’oierois même alTurer qu’ils n’ontnbsp;f*! 1'un 8c l’autre qu’un même Architeéle. La inbsp;t p*iaille des Centaures 8c des Lapithes, dontnbsp;^^«fanias fait mention, eft reprefentéc fur lanbsp;de la faqade 8c du derriereau dedans dunbsp;E 7.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;por?

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110 nbsp;nbsp;nbsp;Defeription des yintiquitez

portiqup qui I'environne , amp; aux cótez il ble que Ic Sculpteiir ait laiiré imparfait ks pc*nbsp;tits quarrez, oii doivent .être les principak*nbsp;adions de Thefée comme Ie même Auteur knbsp;remarque.' On en void un , oii il precipit^nbsp;dans la mer Ic voleur Sciron. On ne peutnbsp;juger qu’ilait CU befoin des reparations d’Adrien»nbsp;amp; les Chretiens ont plus gaté que reparé a ccnbsp;qu’ils ont touché. II ell appellé prefentementnbsp;Agios Georgios. On y ditalTezrarementrOf'nbsp;fice, paree qu’il efl: hors de la Ville , mais i'nbsp;n’eft pas dilEcile aux Etrangers d’y entrernbsp;parlant a un Grec qui en tieilt les Clefs. L*nbsp;longueur par dehors eft de cent pieds AthC'nbsp;niens, amp; la largeur de quarante quatre.

Deux cent pas au de la fur le chemin d* Lepftna on Eleufis eft un beau Lion de mar'nbsp;bre parfaitement bien fait amp; couche fur k^'nbsp;pates, mais un peu.gaté qui a fervi felon k*nbsp;apparences a une fontaine; car on luivoid unnbsp;grand trou qui iui traverie la tête, 6e qui re'nbsp;pond a la gueule. Pollux en fait mention d’uUnbsp;autre de bronze qui étoit a Athenes prochenbsp;d’une fontaine, a caufe de quoi on lui dontioi*nbsp;Ic nom de Crenophilax, ou de garde-fontaine-

On trouve dans ce chemin la pluficurs refle*' de Temples ou d’autres monumens. Auflinbsp;trois que e’eft le celebre chemin de I'Acade-mie, dont Paufanias dit qu'il y avert tout knbsp;long des fepukhres d’Atheniens 8c d’llluftr^®nbsp;Grecs morts en diverfes guerres du pays.nbsp;etoient reconnus par de petiies colonnes denbsp;marbre, fur Icfquelles étoientécritsleurs norn=nbsp;amp; leurs families. Le TraduCteur dePaufan'*®nbsp;y a voulu ajoftter du Sen, difant quel’infcriP'nbsp;tions portoit auffi un eloge , amp; d'autres AU'nbsp;teurs ont fuivi fa tradudfion, fans prendrenbsp;•de que ie texte ae k difoit pas,. CependaP^

JJOUS

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ie 'la 'Fille i'Jlhenes. 11 f avons troiivé en differens endroits d’A-''«nes quarante ou cinqiiantc de ces colonnesnbsp;'^pulchrales, amp; il n’y en a pas unc qui ait unnbsp;® i§egt; mais feulement Ie nom du deffunt 6cnbsp;^^'ui de fa patrie. Je crois que c’étoit par unenbsp;politique, pour inciter les braves a meri-de bonne heure des temoignagnes d’hon-^ur de la republique , parceque n'étant pasnbsp;^compenfci pendant leur vie, ilsnedevoientnbsp;Pis s'attendre de 1’êtrc apres kurrnort. Peut-auffi vouloit on éviter par la I’envie quenbsp;^'Ite pratique auroit fomenté entre des Repu-^'fluains, qui vouloient être traitei égalementnbsp;apres leur mort.

1 -^yant pouffe plus avant environ iin mille

la Ville, amp; laiffant le chemin d’Eleufis i Jcitde-¦Viin gauche, nous vinmes aux maifons demie, P'lH'ance 8c beaux jardins de Sepollia, que nous ou C**nbsp;^'ttles être 1’endroit de I’Academie, a caufe ragt;ni‘nbsp;'^.la beauté du lieu, 8cde la bonté du terroir,^»*.

5^' Porte des citroniers 6c des Grangers fans ^lucoup de foin. La Tour deTimonle Mi--Urope n’en étoit pas éloignée. C’étoit cenbsp;^naeux bourru qui ne trouvoit point de re-?^de aux chagrins de la vie, que de fe pem-Paufanias dit auffi que plufieurs Fhilofo-be * ^ perfonnes llluftres avoient leuis tom-j.vaux a 1’Academie, 8c il fe trouve la en ef-non feulement plufieurs reftes d’antiquité,,nbsp;particuliereraent de ces colonnes oil é-gravez leurs noins. Nous y cn vimesnbsp;^ ^'ques-uns dans les jardins 8c dans les che-j, !'*) entre autres de Parmenides 8c de Simo-de q’ '^’Eutymia fille de Nicias , de Milet 8cnbsp;jy-^fi’atonice fille d’Apolodorus ; car il y anbsp;dan*nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;femmes qui fe font rendues llluftres

fon nbsp;nbsp;nbsp;Philofoph’ie de Platon , qui avoir la

•^nditoirc6c qui y fut enterré. Nean-

moins,

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112 Defcriptton des Anfiqaitez. moins, coramc je ne fuis pas entêré de rnc^nbsp;premieres opinions je trouve dans les Auteursnbsp;qae TAcademle étoit au Fauxbourg du Cera'nbsp;mique , qui étoit a la gauche du chemin d’E'nbsp;kufis, au lieuque Sepoltia eft a la droite. Nou*nbsp;y paflames eu allant a Salamine, comme i®nbsp;diray ci-aprés. Ainfi 1’Academie étoit a un«nbsp;demi lieuë de la, 85 peut-être auffi fcpouvoit'nbsp;clle étendre jufques a Sepollia. Le lieu s’ap'nbsp;pelle eneore Keramaia, paree qu’on y fait desnbsp;tuiles d’uneterre grade qu’on tire de ces chamP*nbsp;d'oliviers: 8c c'étoit auffi acaufe de celaqu’ohnbsp;nomraoit ce Pauxbourg-la Cerawiijxs, ow Ja*quot;nbsp;demit, paree qu’un particulier nomméAcade*’ 'nbsp;mus avoit donné aU' peupled'Athenesles fondsnbsp;qu’il y poffiedoit, dont on fit enfuite un College. Neantmoins on ed: eneore en peine denbsp;f^avoir fa veritable fituation: car Mr. Whefnbsp;Ier mon compagnon de voyage m’a oppof*^nbsp;une raifon de poids, pour prouver qu’èllenbsp;toit point en ces qtiartiers-la. C’eft que Sui- 'nbsp;das parlant -du Ceramique dit que c’elt un lie^ ’nbsp;élevé: or a deux ou trois milles a la ronde denbsp;Sepollia, ni du quaitier oü je le veux mettre»nbsp;il n’y paroit aucuneeminence, mais feulcnientnbsp;une campagne rafe pleine d'oliviers ; de foft®nbsp;qii’avec quelques autres conjeéiures de raoin'nbsp;dreforce, il le vouloit placer furie chemin denbsp;Cap Colonne a un mille d’Athenes ,• diretde'nbsp;ment a 1’oppofite de Sepollia , fur une eminence oil font les raazuresd’uncEglife, Sequ^jnbsp;ques marbres antiques. Cell: auffi i peunbsp;k même fituation que lui donne le R. P.nbsp;bin dans fa Relation d’Athenes, qtie je fisnbsp;primer il y a quelques années. A quoinbsp;repliqué qu’a la verité ce paflage denbsp;Biembarraflbit fort , amp; que peut-être n^'nbsp;aucune raifon de 1’appeller un lien bi

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ie la Ville i'Athenes. i r}

* fi ce n’eft paree qu’il y avoit une haute oü i’on montoit, aux jeux des courfesnbsp;flambeaux qui fe faifoient aux Fêtes Pana-?jlcnées: que Suidas même fait mention de cettenbsp;pOiit dans ce paffage: que Ie lerre-plain dunbsp;'quot;®famique, quoi qu’^ peu prés au niveau denbsp;d’Athenes, pouvoit être confideré commenbsp;^evé au refpeéf du Pirée 8c du rivage de Ia

: que Ie chemin d’Athenes a 1'Academie ^ j^loit plutót en defcendant, comme on Ie re-l^arque dans un Vers d'Ariftophane. Quaufli ^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^

f^Autheurs anciens, comme Hefychius, Pau- •lt;* v'f'ias 8c Harpocration, ne difoient point qu’ilnbsp;Jut élevé. Que j’avois même d’autres raifons a»;**»*-fortes de Ie placer de ce cóté-la, non pasK*vi«vnbsp;Ie cóté oppofé d’Athenes au chemin dunbsp;'“3p-Colonne: paree qu’il confte par un pafla- a-aT«nbsp;de Ciceron , que Ie Ceramique étoit fix fta-

ourg de Thria 8c les Champs Thriafiens étoient ^tre Ie Pirée 8c Eleufis, proche du Cephiffus.nbsp;xü’oti pouvoit enfin remarquer la defcriptionnbsp;WAppian Alexandria fait du fiege du Pyrée,.nbsp;Sylla avoit tenté de prendre d’aflaut: carnbsp;‘'yant été vigoureuleraentrepouffé par Arif-. il fe retira du cóté d’Eleufis, pour pre-wer des machines de guerre, 8c attaquerde nou-ceite Place; 8c que Ie bols qui étoit ne-

eefgt;

^ Suidas KiptcjuliMf tÓx©-'

^ wfrÉAsv ol ’AöüvaTof kut’ èr®^ }\.au,-

gt;0 nbsp;nbsp;nbsp;«yavet vTcctp^ii'i ê's licÜG-inbsp;nbsp;nbsp;nbsp;?ry^-

^ nbsp;nbsp;nbsp;uvrov «vtft/JcevTtfC êiofpeiv

j nbsp;nbsp;nbsp;öTflWnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;alt;puvecinbsp;nbsp;nbsp;nbsp;JtfltTfi»*

c’cft-a-dire 750. pas au deli duDipylon , avutfi-étoit une potte de la Ville appellée aupa- |iis. J^^vant Thnajia-. paree qu’on fortoit parnbsp;^ pour aller a Thria. Or il eft certain que \tftofh.

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I r 4 Defeription des jintiquitez ceffaire pour cet efFet, éroitcoupé ciansnbsp;demie. Ainfi qu'il eft bienplus croyable qu’eii®nbsp;éruit dans cequarrier-la, qu’au chemin du Capnbsp;de Sunium, qui eut été trop éloigné pournbsp;faire tranfporter de grofles peutres. Que rnê'nbsp;me il^eut faflu faire nn grand tour dc la Vi!’^nbsp;du cole du Nord , amp; qu’on n’eut pu évitequot;^nbsp;I’embufcade des Atheniens; enfin que les niU'nbsp;rallies qui joignoient Athenes au Piree amp; a**nbsp;K£.port Phalere, empêchoient qu’on n’y putalft'fnbsp;(itfici- cn droite ligne par le cote Meridional de la Vil'nbsp;h Ic: qu'enfin le Ceramique étoit aflez voifin denbsp;Kfcts-m la nicr, comme on apprend par un pafl'aged®nbsp;Pliiloftrate dan» la vie d’Herodes Atticus. Ai*nbsp;xaTTii fonds il faut avolier qiie e’eft une chofe eton'nbsp;«4i£~»ai nante, qu’on foit reduit a faire de grandesrC'nbsp;tVl w flexions amp; a deviner pour ainfi dire, ou c'nbsp;tMvirt- toit ce lieu fi celebre par tout le monde, ^nbsp;-»(sv x«'(fiont tomes les Academies du monde oritdepoisnbsp;jr«/i(/3«-fuit gloire de porter le nom. On en peut amnbsp;aiwav tant dire du Lycée amp; du Cynofarges, dont oUnbsp;aura Void non plus aucuns reftes. Ce qui m®nbsp;-rupee- fait refibuvenir d’une confolation que Sulpiciufnbsp;donne a Ciceron fur la mort de fa fille Tullia»nbsp;r'n Ti- dans la cinquiéme Epitre du livre iv. Com»gt;*nbsp;iiUn-yi-je revtneis, A\t-\\ d’Afie il y a quelque terns e/nbsp;«av. que je faifois voile d'Egina u Megare, je cotUquot;nbsp;i. e. Exttienfay de jetter les yeux fur les pays qui étoieufnbsp;Cera- flutour de mot. laijfois derriere moi Egina,nbsp;mhonbsp;nbsp;nbsp;nbsp;voyois devant moi Megare, J'avois d ma dfod^,

uero nbsp;nbsp;nbsp;le Piree O' a ma gauche Corinthe: qui on* ét*

cum autrefois quatre Villes flarijjdntes , O qui folvif- maintenant rtiinees O enfevelies fous leursnbsp;fet mil- nes. ^ Ce qui me fit faire cette reflexion. Hel***'nbsp;Is re- chetives creatures que nous femmes, nous nousfl'nbsp;mis, adfligeont ft quelquun de nos proches , dont lanbsp;F.leufi- efl toujours courts , vient d étre tuk , ou a /wcmnbsp;nium rir plutot que nous ne I’avions apprehendk ;nbsp;ptrzegt;-

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de ïa Fiïle ^Athenes 115“

^'^tnoins nous ne jettons point de larmes fur tant »tjfe tl-ludavres de Villes que nous voyons en un feul ludque ^‘tys. Donnons des hornes k nos piaintes, ^ fou' einum-'‘^tnons-nous que notre naijjance ne nous o. fait que dtec-‘}tt hommes. Si tufais, ajoü-t-il en s’adrcffant»,

quot;* Ciceron , les mimes conft derations que moi , Pelafgi-en reffentiras de la conjolation. §uoy done ? eum de perfonnes illujlres font mortes, cr tu t’a- murumnbsp;^^tfes k regretter la perte d’unefimple femme, quiptjte-pou-voit au bout du comptevivi e que quelques an-tiiffe.nbsp;*‘ées de plus. Souviens-toy que tu es Ciceron , es'

* imite pas les mauvais Medecins , qui fe van-^ent d'avoir des remedes pour toutes les maladies des autres, es* ne/pavent pas fe guerir eux-mêmes.

^ nbsp;nbsp;nbsp;peut-«ie pour inlpirer cespenfées aiix

^hilofophes qui frequentoient ces Colleges; Sü’outre les Temples des Dieux, il y avoitnbsp;de tons cótez des fepuklires d’lioramesil-‘^'ftres. Si Minerve , les Mufes amp; l'Amour ynbsp;^''oient des autels, Thefée , Oedipc 6c Plafon y avoient des tombeaux. Ces objets fu-'^^ftes fervoient de matierc a exarcer leurmo-^ïle. Je remarque auffi qu'ils n'enterroientnbsp;fo'nt dans 1’enceinte delaVille. Marcus Mar-ayant été poignardé au Pirée par un denbsp;p, dotneftiques .Servius Sulpicius fon colleguenbsp;iP* voulut rendre les derniers devoirs, amp; Ienbsp;pte entetrer dans laVille: tnaisles Atheniensnbsp;*^1 firent entendre que c’étoit un fcrupule denbsp;-^'Jgion parmi eux, 8c que cela n’avoit jamaisnbsp;accordé a perfonne. Qu’il Ie tit enterrernbsp;^us quel College il liü plairoit, hors de Ianbsp;die. Deforte que choififfantl’Academie com-Y ® plus noble College de toute la terre, ilnbsp;y nt brüler 8c lui erigea un monument denbsp;P^oportionné a fa qualité, comme ilnbsp;donne avis a Ciceron.

Ciceron u. IV'.

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Ji6 Defcription des Antiquitez Je reviens au quartier de la Ville que ']^tnbsp;quitté pour la promenade de I’Academic,

\Arto-

«1 valoit bien la peine. Au Midi du templ^ de Thefée font les mafures de l’Areopag^ ’.nbsp;dontles fondcmens font en demi-cercle dept®' ¦nbsp;digieux quartiers de roehe taillez en pointed*nbsp;diamant. Ils foütiennent une efpianade d'ei*'nbsp;viron 140 pas de long, qui étoit propremes^nbsp;la Sale ou fe tenoit eet auguftc Senat. Carnbsp;jugeoient a découvert, afin que tout Ie mond*nbsp;put être témoin de la juftice de leurs Arrefl^'nbsp;Auffi 1’on void que-eet édifice n’a point été*'nbsp;levé plus haut qu’i rez de chaulfée; ce quif*'*nbsp;que je m’étonne davantage qu’on Paitprispoufnbsp;tin plan de theatre, dont il n’a point la form*'nbsp;Au milieu il y a une efpece de Tribune taill^^nbsp;dans k roe, laquelle a a dos un mur dunbsp;me rocher, amp; un banc cizelé a fes cótez,nbsp;les Senateurs étoientaflis. Proche de cettetef''nbsp;ralTe il y a deux ou trois voütes taillées dansl*nbsp;roe, que quelques-uns pretendent avoir étél**nbsp;prifons. Hefychius fe trompe de plaeer TAreO'nbsp;page dans la Citadclle, mais peut-être y a-t-’»nbsp;une faute dans fon texte.

Entre l’Areopage 8c Ie Temple de Thef*^ il y a une Eglife ruinée de S. Denys Areop*'nbsp;gitc. On eroit que la maifon voifine eft 1“^nbsp;les fondemens de eelle oü demeuroit eetnbsp;ftre Sênateur , qui fut Ie premier Chrêtiequot;'

amp; Ie premier Evêquc d’Atlienes. L’Arch*' vêque y a fon logement, 8c e’ctoit alof*nbsp;un Caloyer de Morée appellé jlnthi0i*^.'.nbsp;Nous lui rendimes vifite par deux fois, S*'nbsp;nous receut a la Turque fur un tapis étenm'nbsp;par terre, en nous prefentant Ie café. IInbsp;Ic Grec literal, 8c les Peres de l’Eglife Gr*'nbsp;que. Il nous dit ipcme qu’il en avoit pluüeu^*nbsp;manuferits qu’il avoit mis en depót au Conv*^

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^Ue Pstti

g^te d’Evêque d’Athenes a S. Denys , amp; a la j)!.. *1 y a une page qui n’eft point dans les im-C’eft comme un fymbole de S. Jeatinbsp;gg ^ngelifte envoyé a S. Gregoire Taumatur-^ Evêque de Neocefarée. Si l’on étoit affu-

/gt;ous achetames. Celui qui m’eft refté en ^gc donne dans tous les commencemensle

j de Ia Fille tPJthenes IIJ *¦ Luc, amp; il nous fit feulemcnt voir uanbsp;S, Denys Areopagite ancien de cinq ounbsp;jj. '^^ns ans, avec ie Commentaire de S. Ma-j^us. On nous ditqnc Monfieurl’Ambafla-l'efr^ France lui en avoit oSèrt 50. écus. IInbsp;j ^iiTioit davantage; mais nous en trouvamesnbsp;‘lui nous coüterent iin peu moins, par-7 les livres tTun de la familie des Beninzeles,

qu’il

fut veritablement tcte,

cti

de lui, comme il ^ porte Ie nora en tcte , cc fcroit quelquenbsp;gt;iofe de bien curieus, puifque Ie nom inêmenbsp;j^.la Trinité, qui ne fc lit pas dans TEcrituranbsp;\'nte, s’y trotive exprimé. II fe trouva par-les mêmes livres im S. Auguftin de la Ciiénbsp;/ Dieu traduit en Grec par Maximus Planu-On en fait état d’un femblablc dans lanbsp;'oKotheque de S. Mare i Venife. Nous vt-chez lui un Commentaire Grec furies pe-j'® Prophetes, de Theophylaéle Archevêqnenbsp;u- Eulgarie, qui a auffi ccrit des Commen-®'fes fur les Evangiles. L’Archevêque eft fervinbsp;w ^ deux OU trois Caloyers. Nous flumes d’uiinbsp;f ^ux Papa qui a toüjours été avec lui, quanbsp;jj,*' Archevêché ne vaut tout au plus quequa-® mille écus de rente, qu’il y a 14. ansqu’ilnbsp;en pofleiïion, amp; que s’il avoit voulunbsp;Q,® Patriaréhe de Conftantinople, ill’auroit été.nbsp;Ij 11 eft en reputation d’faomme d’efprit, Scnbsp;plus grande marque qu'il en ait donnée felon

u fens, eft de s’être contenté de fa

lioti

Am nbsp;nbsp;nbsp;Am COUdl^

fans ca atabitionner unc fi haute, maïs

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118 Defcription des jintiquitez fi mal affurée. II a cinq Evêchez fous U'l'nbsp;Salona amp; Livadia dont j’ay parlé; Boiidor/il^^nbsp;furie chemin d’Athcncs aLarifla; Talantai'^nbsp;1’Euripe, 8c I’llle de Scyros daus I’Archip*^*'nbsp;Monfieur de la Guilletiere lui en donne fepf’nbsp;amp; il nomine mêrae quatre lieux, dont il n/nbsp;en a aucun de ce nom dans la Grece; Port^'nbsp;«la, Diaulis, Heterotopia , amp;i la Valonne.nbsp;dernier lieu eit dans 1'Albanie fur la cote de 1**nbsp;mer Adriatique, 8c n'a rien a deméler ave*-Athenes. Ceux qui ont donné des memoite*nbsp;a. cet Autheur ont cu peu de bonne foi de li?*nbsp;avoir fuppofe ces trois autres mots faits a plagt;'nbsp;fir. Caryftos amp; Andros reconnoiifent le Metro'nbsp;politain de Negrepont. Nous flumes de I’Af'nbsp;chevêque même qu’il y a dans Athenesnbsp;Eglifes, qui ont chacunc leur Papa, maisqu'*nbsp;y en avoit bien ioo. ou dans la Ville, ou au*nbsp;environs, oil 1’on difoitquelquefois rOIBce.

Grecs ne peuvent dire qu’une Mefle par dans chacune ; auffi font-elles pour la plup*'^^nbsp;fort petites, 8c les MefTes fort longues. IInbsp;jouta qu’il n’y avoit dans tout fon Diocefe qo®

150. Eglifes, oil fe dit ordinairement rOiBoOj

8c qui contribuaffent a fon revenu. Le puits qO' cftproche de la maifon, eft, dit-on, lemêro_

les

grand nombre d’Eglifes vient de ce que

le


oil S. Paul fe cacha apres avoir émeu le peup*

Mufh,

par la predication qu il fit dans I’Areopage. ^ voifinagc du lieu, 8c la converlion de S. DeO*’nbsp;donnent quelque fondement a cette opinion-En allant vers le Midy, Ton trouve le Muft®nbsp;au Sud-oüeft de la Citadellc. Cette colliO^nbsp;avoir pris fon nom de I’ancien Poëte Mulonbsp;difciple. d’Orfée , qui y venoit reciternbsp;Vers. Une infeription que j’ai trouvée ‘lo J ^nbsp;le fait fils d’Eumolpus , au lieu que Suid?.nbsp;fait Eumolpus fils de Mufee , amp; Muie^

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^ de h Ville d'Jthems. nbsp;nbsp;nbsp;ilp

SUcIques-uns de nos Francs la collme de l’are Iénbsp;nbsp;nbsp;nbsp;leroit avoir eu peu de curioli-

. ^‘itiphemus. II eft vray qu’il y a eu un Jre Eumolpus, ayeul du Poëte Mufée, 8cnbsp;les defcendans reprenoknt fouventle noinnbsp;d leuis Ancêtrcs. Le même marbre dit quenbsp;j.^*'fepulchre étoit au port Phalere, amp; Pau-j^ias écrit qu’il étoit a la colline même dunbsp;g^'^l'ée. Le vulgaire appelle cettebute to ,

gt; de ri'être pas allé voir cette antiquité ; mais ^ ''ids a vee furprife quece n’étoit point un arenbsp;kiomphe, amp; même que cela n’avoit poiritnbsp;fait, ni pour Trajan, ni pour Hadrien, com-. ^ nos faifeurs de relations 1’ont afluré jufqu’anbsp;jj^fent: mais que c’étoit un monument d’hon-erigé pour un Conful Romain appellénbsp;‘’/«I Julius Antiochus Philopapfius. C’eft unicnbsp;^H'aille de marbre legerement enfoncée endfl-. '¦cercle, fur laqucllc du cóté qui regardsnbsp;^'denes eft gravé un char de triomphe a qua-^'jftievaux, quiportece Conful, precedé parnbsp;^jj'lues figures, 8c fuivi d’une Viétoire. Aunbsp;fon ^ eft fa ftatuë affife dans une niche, avecnbsp;^ ’'Om fous les pied en caraéteres Grecs ,nbsp;**AonAnnos ehioanoïs bhsaiets.nbsp;^^ilopappus fils d'Epiphanes de Bt/a (Bourgnbsp;. de l’Attique)

latT dtoite il y a une femblable niche, fous i^elle on lit ce nom;

^^SlAEïS ANTIOXOS BASIAEJ2S ANTIO-^

Xor.

^ . Le Roy Antiochus fils d'Antiochus.

Poü* gauche il y en devoit avoir une autre jv ” faire la fym metric, mais ce cóté de lanbsp;eft tombé.

Ure les deux niches qui reftent eft un pila-Piis ^'r' nbsp;nbsp;nbsp;qualitez de ce Philopap-

gt; fans doute qu’au cóté qui eft ruiné il y

CU

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I lo Defcription des Antiq^uitez

cn avoit un femblable quifiniflbit 1’infcriptioO' qui n’eft qu'a denii dans cclui-ci. Commenbsp;nom -d-c Trajan s’y rencontre, c’eft ce qui *nbsp;donné occafion a ceux qui n’examinent pasc^’nbsp;antiquitez a fonds, de croire que c’étoit u^nbsp;monument de gloire dedié a Trajan. Voiwnbsp;ce qui s’y lit.

C. 1 V L I V S C. F. FAB. A N T I Onbsp;CHVS PHILOnbsp;PAPPVS COS.nbsp;FRATER ARnbsp;VALIS SVLLEnbsp;CTVS INTERnbsp;PRAETORInbsp;OS A B. IMP.nbsp;C A E S A R Enbsp;N E R V Anbsp;T R A I A N Onbsp;O P T U M Onbsp;GERMANICOnbsp;D A C I C O

ft?

Ceft-a-dire, Ca]us luUus Antiochutnbsp;Philofapfus, fils denbsp;Cajtis, de la Triha Fa-hia, Conful, Frere Ar-vale, aggregé parminbsp;les Prttoriens parnbsp;riimpereur amp; Cefarnbsp;JFlerva Trajan, tresbon ty tres-Aagufie,nbsp;qui a triomphe desnbsp;Altmans amp; des Daces,

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de la Ville d'Athenes. ilï

Cccy cxplique ce que Paufanias n’a dit fort obicurement; car en parlant du Mu-il marque qu’on y avoit erigé un monument d’honneur a un certain Syrien, amp; eetnbsp;Antiochus Philopappus, bien qu’il fut natif dcnbsp;p Ville de Bifa dans 1’Attique, étoit fans dou-m Syrien d'Originc. Ce qui fe reconnoit; tantnbsp;fon nom d’Antiochus commun prefque inbsp;les Rois de Syrië, que par la ftatuë d’unnbsp;ces Princes qu’on avoit mife a fon cóté,nbsp;un de ces illuftres Ancêtres , a quinbsp;m^tne Ie peuple d’Athencs avoit de l’oblige-, amp; a l'bonneur duquel il avoit confacrenbsp;ene (Je fes Tribus qui fut nommée Antiochidc.'nbsp;¦gt;, Ce qui fait de la difficulté eft que dans lesnbsp;^nbles Confulaires on ne void point Ie nom denbsp;® Conful. Tout ce qu’on peut dire eft qu’ilnbsp;p Conful Suffe6lus, c’eft-a-dire un de ceuxnbsp;j On fubrogeoit aux Confuls qui mouroientnbsp;Jj^nt la fin de l’année. Ce qui me furprendnbsp;^oore eft que ce'cte infeription eit citée parnbsp;tuterus fur la foi de Scaliger, comrae li ellenbsp;^ Andrinople, quoi qu’elle n’ait jamaisnbsp;w® quot;lu’a Athenes, étant énclavée dans cettenbsp;j ^faille ancienne. Apparemment il l’avoit euenbsp;t-^.^Oelque voyageur'qui l’avoit écrite fur fesnbsp;, fans s’être bien expliqué de l’endroitnbsp;étoit, comme on peut fouvent con-j^ljute ces chofes quand on n’y apporte pas du

^ nbsp;nbsp;nbsp;paffe au pied du Mufée, mais il étoit

‘orfque nous étions a Athenes, amp; ill’eft les n toüjours, a moins que les pluyes ounbsp;de j. ’ges du mont Hymette ne lui fourniffentnbsp;Jbenbsp;nbsp;nbsp;nbsp;o’eft proprement qu’un torrent

tain-* remontant fon canal on trouve la fon-de nbsp;nbsp;nbsp;*loi a fa fource dans Ie litmême

me


j^^uffus. nbsp;nbsp;nbsp;peuple 1'appelle encore du mê-


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tzt nbsp;nbsp;nbsp;Defeription des Antiq^iiltez

eil


quelques autres les diftinguent. Celle qui

me nom, ce qui me fait étonner qu’on nous 1'ait figurée bien loin de la dans une prairie»nbsp;vü qu’il n’y en a aucune ni autouj: d'Athenes»nbsp;ni même dans tout Ie Levant, fi ce n’cft qu’oHnbsp;donne Ie nom de prairie aux paturages; cafnbsp;!es Grecs nourrilfent leurs chevaux de paille»nbsp;amp; non pas de foin que l’on n’y f^auroit troU'nbsp;ver. Les Tures ont fait tout auprés deux foB'nbsp;taines a leur mode, dont il n’y en a qu’un*nbsp;qui donne de l’eau. L'Enneafrmos que Pi^'nbsp;urate avoit fait faire, amp; qui Ie degorgeoit pa^nbsp;neuftuyaux , pouvoit être prife de celle-e/nbsp;qui ne taritjamais; d’oii vienc que quelques'nbsp;uncs les confondent 1’une avec l’autre, amp; qB?

z, ils ne manquent Jamais d’y mettre ^ a cóté, 8c même aux images de 5

Saints, ils

au milieu de Ia Ville proche de la maifon o® logeoit autrefois Ie Conful Franqois, ne pfB’^nbsp;pas être 1’Enneacrunos, commeleP. Babinnbsp;foupqonnoit , puifqu’elle vient par des cop'nbsp;duits modernes des Tures, de même quetroi*nbsp;OU quatre autres qui font par les ruës. K.nbsp;trente pas de l’autre cóté de 1’Iliflus eftle pfj:nbsp;Temple de marbre dedié autrefois a Ceres, oünbsp;celebroient les myfteres de cette DéelTe.nbsp;cule y voulut être initié, mais les grands ngt;rnbsp;(teres fc faifoient a Eleafis Les Grecsnbsp;change ce Temple en Eglife appelleenbsp;amp; 1’qnt rempli de peintures a frefque de 1-jnbsp;maniere qui eft tres-miferable, car ilsfonttoB^nbsp;les nez 8c les droigts fort longs comme desnbsp;feaux, 8cle refteauflimalproportionné,nbsp;cy même font prefque routes effacées, 8cnbsp;y vimes l’ombre de ce Crucifix dont onnbsp;avoit fait cas, qui n’efl; rien de plus fininbsp;refte. Auffi quand les Grecs reprefentent

premie''^

Hom

Chrift amp; de la. Sainte Vierge. Aux

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de U Vilk d* Athene s.~ nbsp;nbsp;nbsp;IZJ

''s écrivent iïïi xp^, amp; aux autrcs , mhp ?EOï; c’eft-adire en abregé lefus-Chrift, amp;

,* Mere de Dien. II faut avoüer pourtant que ‘^5 couleurs font fort douces, amp; qucleurspor-‘’’^its femblent de miniature, mais Ie defleinnbsp;J«i eft l’ame de la peinture y manque prefqucnbsp;j^iijours. Ils ne peignent guere qua frefquenbsp;^.furlebois. Mais puifque j'en fuis fur leurnbsp;pinture, je vous donne ici Ie deflein d’un denbsp;Crucifix, oü vous voyez qu’ils attachentnbsp;^ötre-Seigneur avec quatre clous, ce quiaéténbsp;‘'^trefois une grande queftion, fgavoir s’il n’ynbsp;avoit que trois, commc nos Peintres Ie re*nbsp;^¦¦sfentent, ou s’il y en avoit quatre, de fortenbsp;5'^’il eüt les deux pieds feparez. Les Grecs Icnbsp;toüjours de cette derniere maniere, lu^nbsp;’*iettant un petit ais fous les pieds.

En remontant plus haut Ie canal de I’lliflus rencontre un pont trois arcades bati denbsp;Ê^olTes pierres de taille jointes'fans chaux. II anbsp;j^viron 40. pieds de lar^e, ce qui donnoicnbsp;ï'lez d'efpace pour y batir un Monaftcre denbsp;^^ligieufes I, qui l’abandonnerent dès que lesnbsp;i'^tcs furent maitres d’Athenes. Ce pontnbsp;Ie paiTage pour ceux qui alloient au Sta- Sta~nbsp;fav”*nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;vis-i-vis. C’étoit Ie lieu oü {ediarx^

^Uoient les courfes amp; les jeux publics de oute l’Attique , appellez Panathenées. Cenbsp;bsl qu’Hadrien donna une chalfe de millenbsp;fauvages au peuple. On void encore quot;nbsp;Pa fon circuit, qui eft un plan de izj-,

I ue long, c’eft-a-dire d'une ftade, cc qui en donnoit Ie nom, amp; il en avoit zö. ounbsp;tifi ¦ fnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;étoitentouré d’une collinear-

fona ^ ^ nbsp;nbsp;nbsp;rentree du pont. Le

^'il'anias

8c qui eft préfque

pa

y a rcnrarquéc, F a


ell en dcmi-cercle, amp; l’on y dilcerne h uie en un endroit la double muraille que

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1^4 Defcription des Antiquitez

par tout cachée 'par la terre éboulée de ce tcf' tre. Les degrez de marbre qui appuyoien*^nbsp;deffus n’y paroiflent du tout plus. II avoitnbsp;dté rebati par les foins amp; par la liberalité d’He'nbsp;ipdes Atticus un des plus riches Citoye»*nbsp;qu’Athenes ait jamais eu.

On trouva deux infcriptions a Rome commencement de ce fiecle; 1’une eft de eetnbsp;Herodes amp; l’autre de fa femme Rcgilla. Ca-faubon donna 1’explication de la premiere »nbsp;mais tout fgavant amp; éclairé qu’il etoit, il ƒ*nbsp;trompa d’avoir pris celui qui a regné en Judée-Arcudius l’expliqua plus heureufement , 24nbsp;montra qu’elle parloit de eet illuftre Herodesnbsp;l’Athenien; mais comme il n’elt pas connu denbsp;tout Ie monde, je vous en diray quelquespat'nbsp;ticularitez. 11 étoit né dans Marathon ; quinbsp;dtoit une des petites Cours d’Athenes de lanbsp;Tribu Ajantide, amp; doriiloitfoüsTryan, Ha'nbsp;drien, Antonin amp; Marc-Aurele. Son ayeulnbsp;Hipparchus, ou comme Suidas l’appelle, FlU'nbsp;tarchus, avoit été a fon aife, mais étant aC'nbsp;eufé d,e coneuflion 8c de tyrannic, 1’Empereurnbsp;lui confifqua fes biens, 8c fon fils Atticus pet®nbsp;de nótre Herode yccut en particulier a Athe'nbsp;nes dans une fortune tres-mediocre. Mais celui'nbsp;H ayant trouyé un grand trefor dans une mal'nbsp;fpn qu’il poffedoit proche du theatre, il de'nbsp;vint topt d’un coup fort riehe. Sa prudent®nbsp;ne Ie ceda pas a fon bonheur, car appreheu'nbsp;dant que cela ne vint a être fceu, 8c que patnbsp;l’obligation qu’on a de rendre les trefors qu’punbsp;a découverts, aux Süuverains, il ne retombatnbsp;dans fa premiere neceflité; il écrivit ennbsp;termes a I’EmpereurNerva. Sei^murj'aynbsp;m trefor dans ma tnaifon, quordonnes-titnbsp;fenfajfe^ Le Prince lui fit réponfe en ces tet'nbsp;Bies, Ufe de ce qpeas trouvé, Neantru^^^

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, , de Ia Ville ^Atheneai nbsp;nbsp;nbsp;tif

¦^^ticus craignant encore qu’on ne lui lift quel» affaire , veu I’importance de la chofe ,nbsp;®'^fivit une fcconde fois k l’Empereur, amp; luinbsp;c ft'*® trefor furpaflbit beancoup lanbsp;Condition d’un hornme privé, Mais l’Erapc-^Ur iépondit avec la même generofité; Abujinbsp;ƒ; tif veux, du gain iao^iné qui tu asnbsp;'‘’**1 car il eft tien-. De cette maniere il devintnbsp;fes-pui(fant, amp; ayant époufé une femme fortnbsp;, fon fils Herodes Ie furpalfa en biens amp;nbsp;magnificence; car il éleva dans la Greccnbsp;jmfieurs edifices facrcz amp; profanes, amp; leguanbsp;fon teftament dix ecus a chaque Athe-II n’eut pas moins de merite que denbsp;, quot;Une fortune, amp; il étoit fi bien verfé dans lesnbsp;^®ftes Lettres amp; dans I’eloquence; qu'on Ienbsp;5**mma la Langue d’Athenes; aufli avoit ilnbsp;difciple du celebre Phavorinus, Mare Au-amp; Lucius Verus , qui furent tous deuxnbsp;vmpereurs en mêrac tems, firent gloire d’etrenbsp;ft® fes auditeurs. Son nom entier étoit Tiberiusnbsp;^lt;*udius jltticusHeredes ,covame on Ie peut jufti-j ®gt;' par une infeription qui eft a Athenes chexnbsp;fleur Michaeli Limbona, oü il eft qualificnbsp;j ontife des Erapereurs. Je la donneray avecnbsp;®s autres a la fin de ce volume. Philoftratenbsp;‘Spotte quelques-uns de fes ouvrages , qui ncnbsp;pas venus jufqu’a nous. II fut outre celanbsp;^onfui Romain avec Torquatus l’année de J,nbsp;^ • r43- amp; époufa une matrone Romaine tres-ertueufe appellee Regilla, a la memoire de la:-ft^clle il batit a Athenes un theatre de Mufi-ftquot;® tout couvert, amp; orna après qu’elle futnbsp;®‘'te toute fa maifon de marbre noir de Les-gt; afin que les pierres fulTent des témoinsnbsp;j^®tnels de fon deuil. II lui erigea même unnbsp;j,*?Plc dans fa maifon de plaifancc appelleenbsp;proche de Rome, amp; ce fut la qu’on tpou-F 3nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;va

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125 Defcription des AnliquiteZ

va les inlcriptions dont j’ay parlé, amp; que j’ay veües ^ Ia vigne Borghele. II mourut agé a®nbsp;foixante feize ans, amp; laifla deux enfans don*nbsp;1’Hiftoire ne nous apprend rien. II avoit ordon'nbsp;né a fes Affranchis de Venterrer a Marathon»nbsp;roais les Atheniens.le voulurent avoir chezeux »nbsp;Ie faifant .enlever par la jeuneffe, ils 1’enfeveli'nbsp;rent au ftadium Panathenaicum qu’il avoit bati»nbsp;tout Ie peuple I’accompagnant amp; Ie pleurant»nbsp;comme’des enfans auroient fait un pere.

Cinquante pas au deflus du pont fe ,void I® plan de quelque Temple rond qui fut de'coU'nbsp;vert par un debordement dcl’Iliffus il y aquel'nbsp;ques années. II caufa cent mille écus de pertenbsp;aux Atheniens, amp; entraina plufieurs maifon*nbsp;de campagne. Ce Temple eft apparemmen*nbsp;celui des Mufes Iliffiades , puifqu’il eft fur I®*nbsp;bords de I'lliflus, amp; c’eft prés de la que la Nym*nbsp;phe Orythie fut enlevée par Boreas. Sy 1’onnbsp;paffe de l’autre cóté de I’lliffus on rencontre»nbsp;Comme Paufarrias l'a remarqué, Ie Temple ^®nbsp;Diane Agrottra, qui eft maintencnt une petit®nbsp;Eglifcnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Stauromenos Petrou, Ie crutifints»^.

de S. Pierre, OU fe void encore un ancien pav® a la Mofaïquc. Ce fut en ce quartier-lk qn®nbsp;Diane vint premièrement chaffer, aprés qu’elj®nbsp;fut partie de Delos, amp; il y a encore affez n®nbsp;lievres pour donner del’occupation aim Chai'nbsp;feur. C’eft ce que les Anciens appelloient Agt*nbsp;OU Agrafe, amp; il y a un petit torrent qui viei’^nbsp;du mont Hymette proche du Convent de Cf'nbsp;riani , amp; qui fe joint avec l’Iliffus, dontnbsp;fourcc eft plus haut au pied de la même mont*'nbsp;gne.

En revenant a nótre logis nousentramesp*'' la porte qui va a Rafti, pour voir cette r*t?'nbsp;piece que M. de Ia Guilletiere appelle unnbsp;tlinium, ,c’eft-a-dire un bas relief, qui rept®'

^ fent®

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deU Fiïle cVAthenei ï tj •pftte on repas des Anciens. Pour nous qni c-‘lons aucoütumez de voir en Italië des chofcsnbsp;“eaucoup plus belles, nous n’y trouvaraes riennbsp;^ui meritk nótre admiration. Ce n’eft qu’unnbsp;™arbre dedeuxpiedsdelong, amp;d’un dehaut,nbsp;Ie travail ell fort mediocre, amp; les figuresnbsp;mal traitées. II ne reprefente pas mêmenbsp;Triclinium, mais plutót Serapis amp; Ifis aflisnbsp;leur Utiijiermut» ou lit de parade, Ie prebier avec un boiflcau fur la tête , qui Ie faitnbsp;^^conoitre pour tel, amp; une corne d’abondancernbsp;^ des fruits devant lui pour cxprimer la ferti-utc du Nil. Au pied du lit eft aflife une figurenbsp;femme, 8c autour on void debout quatrenbsp;cinq autres pcrfonnes. Nous trouvdmes anbsp;“diamine un petit bas relief tout femblable, quenbsp;^on camarade a envoyé en Angleterre. II y anbsp;^uantité de maifons a Athenes, ou l’on voidnbsp;même fur la porte de la ruë de petites fta-^^ës , amp; des fragmens de bas reliefs que lesnbsp;¦Aaltres y ont fait inferer; amp; même en quel-S'^es cndroits des infcriptions, que nous avionsnbsp;foin de copier; mais il y avoirpeu d’Eglifes oünbsp;*lons n’en trouvaffions quelqu’une.

Nous adrairamcs fur tout TEglife Panagia ^orgopiko , qui eft prefque toute remplie denbsp;'^otniches, de frifes, de bas reliefs 8c d'infcrip-l^'ons antiques, 8c dans la cour il y a un qua-quot;fan folaire d’un marbre creufé en croiflant,nbsp;*ait par un ancien Grec dont Ie nom eft écritnbsp;un coin: phamp;drus fiU de Zdilus iu Bourgnbsp;jnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Nous vimes auffi des infcriptions dans

maifons de quelquesparticuliers, 8c entr’au-chez Kyra Irim; chcz lani Miftrigo , oü j y en a une belle a 1’honneur de Berenice fillcnbsp;Roy Agrippa; chez Ie fieur Capitanaki, quenbsp;fumes voir deux ou trois fois , 8c quinbsp;^oiis fit beaucoup de ci vilité; a la cour de Geor-F 4nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;gal^ï

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118 Defcription des Antiq^uitez

gaki Livaditi, amp; chez plufieurs aiitres.

II y en a auffi une affez galante a l’entrée d’une Eglife que l’Autheur d’Athenes croit ^nbsp;tre un Temple ancien de Jupiter; mais c’e»nbsp;une fimple chapelle des Grccs, laqnelle n’arie»nbsp;de confiderable pour Tarchiteélure, de niêmenbsp;que plufieurs autres qu’il a pris pour antiques gt;nbsp;amp; oü j’avoüe de bonne foin’avoir pas eu d’af'nbsp;fez bons ycux pour y decouvrir aucune marquenbsp;d’antiquité. Dans l'Eglife du Monaftere Agiosnbsp;Joannis il y a une infcription remarquaUe»nbsp;qui donne a Hadrien Ie titre d’OIympien , ^nbsp;caufe qu’il avoit achevé amp; fait la dedicace dunbsp;Temple de Jupiter Olympien , amp; quelqueSnbsp;medailles rares lui donnent auffi Ie méme fur-nom, dont aucun Autheur ancien n’a fait denbsp;mention.

Nous ne pfimes rien apprendre du 'Fanad tou Biogenh, amp; Ie bon homme Capitanaki ^nbsp;qui nous en parlames, en lui difant l’endroit »nbsp;ob nous avions ld qu’il devoit être, nous ditnbsp;qu’a Ia vcrité il y aroit eu quelque fabriquenbsp;ancienne quieftdétruiteaprefent.mais qu’il nenbsp;l^avoit pas comme on la nommoit, ni ce qu®nbsp;ce pouvoit avoir été.

Proche de l’Eglife de S. Dimitri, qui n'eft pas loin de la maifon du Conful Giraud, il ?nbsp;a un grand refte d’une belle muraiile, amp; d’ui»nbsp;portailde marbre, qui peut avoir été du Tempi®nbsp;de Venus Uranie, ou de quelqu’autre; car Itnbsp;fituation de quantité de Temples fe trouvcnbsp;marquee fiambigüment, qu’il n’eft pas poffib*®nbsp;de la f9avoir toüjours bicn debrouiller. Je n®nbsp;me hazardc pas non plus de vous marquer 1®*nbsp;cndroits de plufieurs portiques, des portes d’A'nbsp;thenes.ni même duDipylon, dontil ne paroitnbsp;lien du tout; ni enfin des tombeaux de pl^'nbsp;ficurs Heros, Sides Temples de Neptune, de

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. nbsp;nbsp;nbsp;de la Ville d'AtheneS.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;12,9

ProitietViée 8c dc Dime, ni du Palais de The-*liiftocles, quoi qu’on nous 1’ait indiqué a lil 'Uaiion du Drogueman Gaitas, oii il neparoJtnbsp;®ucune vieille fabrique , cettc maifon étant foitnbsp;“jiiTe 8c peiitc. 11 n’y a auffi aucunc marquénbsp;d’antiquitc dans les appartemens ni dans l’E-Ê'ire du Caloyer Damaskinos mort dcpuisdeuxnbsp;trois ans. 11 étoir tres-bonnête homme,nbsp;JJeantmoins it n’avoit pas la qualité de Grandnbsp;^icaire de l’Arclievêque, done il n’étoit qufinbsp;piiple Secretaire , 8c il enfeignoit auffi 11nbsp;l^unefle. II n’a pas laifTé de Bibiiotheque considerable , l’Archevêque nous dit que les ma-I'wfcrits que Ie Caloyer avoit étoient des flensnbsp;Wil lui avoit prêtez. ¦nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Lt

Aprés aïoir bien confideré pendant prés d’un'^^jj^ ’bois les antiquitei de la Viile, nousnbsp;lies auffi en voir les dehors. Lc mont Hy-^^nbsp;Wtte metitoit bien une longue promenade,nbsp;nous primes des chevaux pour y alleravec*

Wtre hóte. 11 eft a uuepetitelieüe d’Athenes, p H’a guere moins dc fept ou huit lieües de'nbsp;l^ur. Lc delfus n’eft ni habité , ni cu1tivé.r'nbsp;^otnine KOUSy fdmes arrivés, laneige nous ynbsp;’^fprit ce qui nous obligea de Ie quiter plutót-911e nous n’aurions feit dans une autre iaifon,

^ous vinmes defcendreau Convent de CyrM»»,.

,9'^i eft au Nord de la montagne. Les Tures ijppelient Cojhirchi,^ caufe d’une tête demou-;

‘On qui eft a une fontaine.

V Ce Convent eft aflez beau pour Ie pays, oamp;

Crccs n’ofent fe montrer fuperbes en bati-^ens. On y fait qirantité de miel qui eft fort ' ^umé a Conftantinople, amp; quandon y en por-j.® d’autre, pour Ie bien vendre, on Ie fait paf-j t pour du miel deCosbachi , quon tient pournbsp;tooillcur. Je ne fgais fi c’étoir pout êtrenbsp;Ksvenus- dc cette opinion que nous lc trou-F {

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1^0 nbsp;nbsp;nbsp;Deferipiign des Jntiquitez

vames excellent, amp; lt;juc nous en mangeSme* beaucoup fans nous en degoüter. Je remaf'nbsp;«juai qu’il n’étoit point acre , amp; qu’il n’alteroitnbsp;¦pas, comme font d’ordinaire les autres forte*nbsp;de miel. Aufli les Anciens croyoient que Ie*nbsp;premieres abeilles amp; Ic premier miel tiroientnbsp;leur origine dumontHymette, 5c nousdifion*nbsp;entre nous que c’ctoit peut-être en ce mêmCnbsp;endroit, puifqu’il y ell: en eifet bien plus eX'nbsp;cellent qu’aillcurs. II eftd’une bonne confiftan-ce, 6c d’une belle couleur d’or, 6c porte plu*nbsp;d’eau qu’aucun autre, quand on en veut fair®nbsp;du forbet, ou de 1'hydrommel. LesCaloyer*nbsp;s’étonnoient, lorfque je leur difois que nótrenbsp;miel de Narbonne étoit Ie plus eftimé en FraH'nbsp;ce, bien qu’il fut blanc,, la blanchcur étantfc'nbsp;Ion eux une marque que Ie miel n?eft pasaffelnbsp;cuit 6c perfeöionné par la nature, ou par Ie*nbsp;abeilles qui k recueillcnt des fleurs. StraboOnbsp;dit que Ie meilleur miel du raont Hymette é-toit celui qui fe faifoit prochc des mines d’ar-gent, qui font maintenant perdues. On 1’ap'nbsp;pelloit Acapniftnn, paree qu’il ctoif fait fan*nbsp;fiimée. Auffi Ie fait-on de même a prefentrnbsp;fans étoufer les abeilles , pour vielles qu’elle*nbsp;fóient, avee Ia fuméc dufoufre, commecelanbsp;fe pratique en quelques pays. C’cft la raifof*nbsp;pourquoy elles y multiplientbeaucoup,. 8cqu’ilnbsp;ïc faitquantitc de miel, non feulement dan*’nbsp;ce Convent, mais dans les autres du mont Pen'nbsp;teli, Leurs ruches font couvertes de einq oHnbsp;fix petites- planches, oii ks abeilles. commen'’nbsp;cent d’attacher leurs rayons „ avec un petit toitnbsp;de paille par deiTus-. Ainfi,. quand ils veulen*nbsp;partager leurs ruches, ils n’ont qu’a tirer la moitiC-des planches- qui tiennent les rayons attache^»nbsp;5c les inettre dans line autre ruche. Pour k*'nbsp;moiüs effarouchexils attendent qu’il y en

¦ nbsp;nbsp;nbsp;¦ unC

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ie ïa FilU iAthenei. nbsp;nbsp;nbsp;rj t

panic en campagne, Sc alors ils mettent ruche neuve au même endroitde la vicil-natie de la même fa^on; de forte qu’dlesy,nbsp;j‘*^nnentle foir, croyant que c’eft leur anciennbsp;ne trouvant rien dedans, ellcscommen-*nbsp;ƒ ut a baiir leurs cellules. Les. hcrbes Sc lesnbsp;J^uts odoriferantes qui croiflent au mont Hy-^ette ne contribuent pas peu a l’admirable ma»nbsp;u^fture de ces petites ouvriers.nbsp;g C!e Monallere nepaye pour tous droits qu’ui*nbsp;au Vayvode , en void 1’origine. Lori-Athenes fut prife par Mahomet II. I’Abbénbsp;Ce Convent lui vint prefentcr les clefs aunbsp;de la Ville, Sc ce Prince pour en téntoi-|i'cr fa joye Sc fa reconnoiffance, voulut qu'i!

franc de toute forte de carafch Sc d’iinpo-'.'otis. Le Sequin ne fe donne que par ma-'®re d’hommage. Celui qui en eft prefente-¦ ent Abbé s'appelle Sufaki. II demeure toil-JUürs a Athenes, fans aller jamais a fort Con-j®ut, amp; ne fort guere de cher lui non pas -^™e, dit-on, pour aller a 1’Eglife. Nous luinbsp;ndJmes vifiie. II f?ait tres-bien Ie Grec li-j ^ . 1'liiftoirc ancienne, amp; il fe mêle un peunbsp;Medecinc, oü il n’eft pasfi f9avant qu’aunbsp;II eil outre cela bon Philofophe Sc fiirnbsp;grand Platoniden. On nous dit qu’il avoitnbsp;^J'jours quclquc piqué avee Dimitri Benin-8j que cc dernier difoit hautement qu’ilnbsp;n .'|cvoit pas être fi f^avant que I’on cfoyoit,nbsp;j ne 1’avoit jamais fait paroitre m ennbsp;jjj'Chant , ni en enfeignant; qu’il n’avoit en-Ptoduitaucune preuvedefonf^avoir. Neant-j lorfquc nous étions a Zante, il nous ennbsp;ya*^^ rronime d’un tres-habilc homme ; car a-^rittérnoigné du regret de la mort de Da-, ^skinos y il nous aflura que l’Abbé- Cyrianinbsp;un genie bien plus relevé, amp; que nousnbsp;F 6nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;trou»-

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151 Deferiptïon des Anü^uitez

trouverions en lui ce que nous aurions cherchö cn l’autre Les autres Monafleres du montHy'nbsp;inettc font Agios Joannis o Carias, Agios Georgias o Coutelas, Afleri, Agios '^oannis o Kyneest

Agios Joannis o lheologos. L'Ahhé du Cariiigt; l’eft en mêmc tems de l’Afomatos au piednbsp;inont S. George.

Au Conchant de la raontagne une pevitö lieuê d’Athenes i! y a un chetif village d'Alba*nbsp;nois appellé Caramament , au Midi un auH6nbsp;qui fe nomme Lambrica, amp; auparavant Lampritnbsp;a caufe de quoi ilsdonnent a ce cóté dumontnbsp;Hymette Ie nom de Latnprovouni y amp; au reftönbsp;Telovomi. Quelques Francs nomment cettenbsp;montagne Monte-tnatto par corruption , au lie'*nbsp;d’Hymetto. Nous y trouvames qnantité dcnbsp;plantes, mais entr’autres de la Mandragore eHnbsp;quantité, amp; une cfpcce de Tithymalus Spinofufnbsp;i fleur jaune, 8c une forte de Scorzoner qo*nbsp;ala racine ronde comme un oignon de lisgt;nbsp;inconnuë dans nos quartiers. Us. Fappellen*nbsp;Galochorton , paree qu^elle eft pleinede lait, ^nbsp;qu’elle le tail venir auxfemmes. Mais aproposnbsp;de la Mandragore, il faut que je vous dife c*nbsp;qui arriva au Conful Giraud avant nótre arri'nbsp;•vée. Se fentant échauté il voulut boire de I*nbsp;ptifane, 8c ayant envoyé demander de la re'nbsp;guclilTe chez fon Drogueman. Mourati, qo*nbsp;connoit les plantes, 8c fe rack de Chirurgie»nbsp;fa femrne qui fe trouva fcule a la raaifon , don'nbsp;na au lieuderegucliifedela racine de Mandra'nbsp;gore qu’elle, ne conoiffoit pas. On en mi*nbsp;dans k ptifane, 8c il on but mais quelqu^nbsp;Jicures aprés il lui prit des maux de coeur 0*nbsp;des dcfaillances juiqu’a ne fe pouvoir prefqo*nbsp;pas foftienir. 11 lui fembloit a tout moroeo*nbsp;qu’il alloit mourir, les yeux lui étinccioien*»nbsp;amp; il étoit prcfque hots de lui-mcme.-

rat*

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de hVilhi'Athenes. nbsp;nbsp;nbsp;¦

*ati' furvint qiii Ie trouva en eet état, amp; re-Sardant ce qu’on avoit mis dans la ptifane, vid c’étoitdela mandragore. AinficonnoifTantnbsp;^icaufe de fon mal, il hu fit prendre de la Con-d’Hyacinthe amp; drla Theriaque, dont ilnbsp;trouva bien; mais il demeura neantmoins deuxnbsp;•^urs entiers avant que d’etre parfaitement gueri,nbsp;fans Ie prompt fecours qui lui fut donné, ilnbsp;t^ouroit rifque de la vie,furtout s’il eut conti-®tié de boire de fa ptifane , ce qu’il auroit fait,nbsp;h Mourati ae fut heureufement furvenuinbsp;Nous fifmes une autre courvée pour voir lesnbsp;Ports d’Athenes, amp;avecdes chveaux de loüa-Êo nous vinraes droit a Trifirghi , qui efi lanbsp;pointe Oriëntale du port Phalcre, éloigné denbsp;¦* Ville d'environ deux milles. II y avoit au-^tofois au chemin qui y menoit, un Templenbsp;Junon , que Mardonius General de l'arméenbsp;Prefes fit brüler. Ge Portétoit fort grand,nbsp;^ avoit plus de trois milles de tour : mais ilnbsp;J}eft pas fermé eomme lePyrée, amp; les Vaif-‘Oïux font oblige! de fe tenir un peu au large,nbsp;Pour avoir bon fonds. II ell tout a découvertnbsp;Sud, cc qui fut caufc qu’on l’abandonna.nbsp;A la pointe Occidentale il y a un petit Portnbsp;fermé, quifervoit peut-êtrede Darfepournbsp;^Oelques terques , amp; quelques galeres. Lesnbsp;^*'ocs ne lui donnenr point d’autre nom quenbsp;or/a j gj tQyt joignant on void fur une emi-once les ruines d’uneFortereffequile comman-amp; qui defendoit l’entrée du. port Phalcrenbsp;*^0 Göté-la. En continuant nótre route aunbsp;. ouchant nous viraes a une demi-lieüe de lanbsp;port denbsp;nbsp;nbsp;nbsp;qui étoit petit , mais tres-

Sc bien fermé; prefentement il n’y a point de fonds,. amp; il efl entierement aban-Il parolt la dansla merdesfondemensnbsp;Routes comme d’un Arfenal pour loger desnbsp;F 7nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;sa-

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1^4 Defcription des ^ntiquifez

galercs, amp; dans Ie champ voifin les reftcsd’u* Temple quarré depierres de taille , avec qiiel'nbsp;ques pieces de colonnes fort anciennes , qu'nbsp;pouvoienc être du Temple de Diane Munf'nbsp;chia. De la au Pyrée il y a 4 peine dcii*nbsp;moufquetades, mais pat mer a caufe des con'nbsp;tours (Sc pétites langues de terre il y a deult;nbsp;niillesf ce qui fait voir comme Ptolomée s'eftnbsp;mépris,quandil Icsifict éloignez 1'un del’autrsnbsp;de dix milles.Il fe trompc aulli dans la defcriptioOnbsp;des CCS trois Ports, mettant Ie Mimychia au LC'nbsp;vant de Phalere , au lieu qu'ilcftau Couchantgt;nbsp;Le Piréc eft appellé par lesGrecs moderne*nbsp;'jPirét, Porto-Draco , amp; par les Francs Porto Lione gt;nbsp;1’un amp; l’autre a caufe d’un beau Lion de mar-bre de dix pieds de haut, trois fois plus graii'tnbsp;que nature, qui ell furie rivage au fond dnnbsp;Port. II eft aftis fur fon derrière, la téte fortnbsp;haute, percée par trou qui répond a la gueii'nbsp;Ie , a la marque d'un tuyau qui montoit 1®nbsp;long du dos, ce qui fait, connoitre qu’il fef'nbsp;voit a unefontaine, comme celui qui eftpro'nbsp;clie la Ville. Je ne pus apprendre de nouvePnbsp;les de celui qu’on dit être a la Citadelle, fi c®nbsp;n’eft qu’on ait pris un devant de cheval dansnbsp;le mur au Nord du Chateau, pour celui d'uönbsp;Lion. Ainfi je me contenteray de dire, 'I'’*nbsp;peux bien dormir , Lhn d'Athtna , celui dttPcffnbsp;veilte pour toy, a caufc de la difterente poftur®nbsp;de ces deux Lions. Quelques-uns attribuent^'nbsp;1'imagination frapée de ces Lions , le monftrenbsp;dont line fem»:iie Turque accoucha a Athene*nbsp;dans la flitadelle, 1’an i66y. au mois d’Oéfei'nbsp;bre. Llle le porta neuf mois comme un en'nbsp;fant. Quand il vint au monde il fauta auW''nbsp;tot en terre, amp; commenqa a marcher, a crie*nbsp;amp; i marmolter certainsaccens qui approchoien^nbsp;dcd’abboyemeat d’un cbiea. li avoitles oren'

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de la Fille d'Athenes nbsp;nbsp;nbsp;l'5f

droites comme un lievre, amp; fon mufeaii ^flembloit a celui d’un Lion. II avoir les yeuxnbsp;j^'ncehns, deux groflcs dents lui fortoient denbsp;® Douche; fes pieds paroiffoient covnrae ceuxnbsp;un enfant, amp; fes mains comme des ferresnbsp;?oyfeau de rapine. Enfin on eut de la peincnbsp;? Pouvoir difcerner fon fexe. Le Vayvode amp;

' Ladis 1’allerent voir trois jours aprés fanaif-^Dcc, porterent fentence de mort contre luiy Jdonnant qu’on feroit une grande foffc , 8cnbsp;^Mprcs y avoir dté jetté on la rcmpliroit denbsp;yl^ftes; ce qui futexecuté Ic 8 d’Oét. Le fleurnbsp;puchon Chirurgien Francois demeurant pournbsp;a Athgnes, pria qu’il lui fut permis d'em-^¦'Uiner ce corps monfttueux pour l'envoyer ennbsp;.‘'^tvce,. ce qui lui fut refufé , les Turcs di-qvie c’étoit un diable, 8c qu’il en falloitnbsp;iQufer la memoirc , jufqucs-la même qu’ilsn’o-J^'ent pas s'approcher de fa fofle.

^ Ventréc du Port eft étroite , de forte qu’i ^'ne y pourroit'il paifer deux gakresa la fois,nbsp;quand on eft dedans, il y a bon fondsnbsp;quot;t tout ft cen’eftdansun de cescnfoncemens,nbsp;étoit peut-être comme une darfe pour lesnbsp;r'eres, amp; qui eft prefque tout corablé.. II dlnbsp;^ bonne tenue amp; bien ferme s amp; ce qui lenbsp;^ödplus confiderable ,eft quequand même lesnbsp;7^‘ffcaux feroient portev. a teire par quelquenbsp;j‘’jPétc, ils nc fe tomproient pas, paree qu’il ynbsp;, ^ftez d’eau ,amp;qu’il n’y a point derochers, ninbsp;® brifans cachez, ce que Ton a vüpar l’cxpe-. ence de cinq n’avires Anglois, qui eurent tousnbsp;1cables rompus dans une nuit par uncnbsp;.outafque. Les Anciens difoient que ce portnbsp;capable de contenir 400. vaiileaux , *

:• maïs

7» nbsp;nbsp;nbsp;.37* Piille vaiffMttpc j- mah

ftSpon nbsp;nbsp;nbsp;0xa£l ne dit que 400.

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1Defcriptlon des Antiquitez

mais ^ prefent quc les nótres font de grandf* machines , quarante ou cinquante auroientnbsp;la peine a s’y ranger- On voidlelongdunbsp;¦ quelquesfondemens’de murailks, Scceuxd'un*nbsp;tour quarrée vers I'embouchdre. Le tombea^Jnbsp;de Theiniftocle, qui,avoir fait le Pireeeequ'dnbsp;a été dcpuiSj étoit la proche; mais je n’oferoiSnbsp;affurer que ce foit un grand cerciteil de piC'nbsp;re, qui eft environ a cent pas du Port procb^nbsp;de quelques grotes taillées dans le roc. II n?nbsp;refte plus rten de la petite ville du Pirée, ibnbsp;de ces beaux portiques dontPaufaniasfait men'nbsp;tiotgt;. Le fcul batiment qu’on y void eft n”nbsp;Magalin pour recevoir les marchandifes, SC 1nbsp;payer les droits de la Doiianc.

lin revenant de la a Athenes, on voidpreiquot; que tout le long du chemin , les fondementnbsp;de la muraille, qui joigrroit le Pirée ala ViPnbsp;le, amp; qui fut detruite par Sylla. Ou I’appelloi^nbsp;Macra teichi, c’eft-a-dirc Us longues muraille! rnbsp;car elles n’avo'ient pas moins de cinqmillesdenbsp;long, puis qu’il y cn a autant du port Pirée jnbsp;jufqu’a Athenes. Environ a moitié chemin “nbsp;y a un puits avec quelques Oliviers auprcs ’gt;nbsp;mais il eft trop profond pour fe perfuader qn*nbsp;ce fut autrefois la fontaine qui étoit prochnnbsp;d‘un petit Temple dedie a SocrafCi' Onnbsp;pclloit ce chemin, la rue du Pirée, amp; les clt;Pnbsp;tea en étoient habitea , au heu qu’a prefe*’*^nbsp;ce nc font que dss champs 8c des Oliviers.

Athenes peut contenir huit i neuf mille W' bitans, dont les trois quarts I'ont Grecs, 8cnbsp;autres Turcs. Ceux-ci ont quatre Mofqnée*nbsp;dans la Ville, amp; une cinquiéme dans le Cf”*'nbsp;teaji. Les Juifs n-y font pas foufferts, .8c-être ne pourroient ils pas bien s’accorder n’’'nbsp;femble car les Atheniens ne font pas moins^'nbsp;tiroits qu’cux, Sc j’ay oiii dire' qdelquefois^

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de la Ville d'Athenes. nbsp;nbsp;nbsp;137

quot;foverbe qui court en ces quartiers la : Dieu fious garde des Juifs de Salonique, des Grecsnbsp;^Athenes, 8c des Turcs de Negrepont. Lesnbsp;^sliometans d’Athenes parlent leur Langue ,nbsp;JJJïis non pas li elegamment qu’a Conftantino-P*®' Ils fijavent tous Ie Grec pour s'entretenirnbsp;les Grecs , de même qu’une partie desnbsp;^tecs f^ait Ie Turc.

Voici quelles font les Jurifdidlions d’Athe-öes.

-Ce Vayvodt, qui tient fa charge du Keflar-^§a Chef des Eunuques noirs pour trente mil-

écus qu’il lui donne tous les ans au com-J|l®ncement de nótre mois de Mars. Auffi a 1^1 de beauxrevenus; la Doüane, leCarafch,nbsp;I® poids de la Ville , les dimes amp; les avaniesnbsp;p appartiennent. Ceux d’Athenes qui veu-aller a la foire de Mofcolouri , ouaquel-^gt;16 autre, ne Ie peuvent faire fans lui payernbsp;'*’1 certain droit. II y avoir plus de cinquantenbsp;que le carafch étoit fixe a quatre piaftresnbsp;p demi par tête , depuis peu les Vayvodesnbsp;} ont mis a cinq, comme prefque par tout ail-*eurs.

Le Sardar commande les Janiflaires d’Athc-, amp; de tous les environs.

, Le Spahilar-Aga commande Ics Spahis, qui la Cavalerie Turque, 8c qui tiennent quel-fief du Sultan.

Le Di/dar ou yiga du Chateau n’a d’autorité fur les Neferides, c’efl-a-dire, fur les fol-^^|s de la gareifon, qui logent dans la Cita-

j Le Cady e!l le Juge de tous les differe-, tant des Chretiens , que dcs Mulful-‘‘'ans.

J.J ^1 eft vray que les premiers pour éviter Ic vUs qjj'jjg peuvent ce Tribunalfevere, taclient

de

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15S DefcriptioH des Antiquitez

«3e regler leurs difFerens par les nbsp;nbsp;nbsp;ouF'r^'

thiardos, qui font huit de leurs anciens qu’oi’ change tous les fix mois, amp; l’on en prendnbsp;de chacune des huit Paroiffes, Les Benini^'nbsp;]es, les Paleologues, les Limbona, lesPero^'nbsp;]i, amp; les Cavalaris en ont prefquetoujourso*^nbsp;leurs families, qui font les plus confiderab!^®nbsp;d’Athcnes. Les Chalcondyles qu’ils nomrae’’nbsp;Charcondyli font dans unc fortune peu élevé^'nbsp;Stamati Charcondyli qui defcend de l'liiftorie^nbsp;de ce nom qui a ecrit l’biftoire des Turcs,

'un fimple petit raarchand, qui fe tient prefqi’® toüjours a Mifitra. II a pourtant maifon a A'nbsp;thenes au deflbus du Chateau. PolimenoZa('nbsp;li eft un marchand affez a fon aife, maisnbsp;pas ëté Vecchiardo non plus que Ie fieur Caf''nbsp;'tanaki, qui eft d’aillcurs untres-honnêtehoht'nbsp;me: mais qui ne fe foucie pas de fe mélcr dc*nbsp;affaires de la Ville. Ce ne font pas aulli 3'®nbsp;feuls Epitropes, qui portent de grandestoqac®nbsp;^ petits bords de laine veloutée; mais tousl^®nbsp;Archontes ou principaux marchands, dés qu’3gt;®nbsp;ont laiffé croitre la barbe. Lés autres ne pogt;''nbsp;tent qu'une calote rouge , avec la tête r*'nbsp;fe.

L’habit des Grecs d'Athenes eft fort rent de celui des Turcs; car ils ne portent q**®nbsp;des vertes étroites, de couleur noire ouobfr'*'nbsp;re, avec des botines noires joignant la janib^,'nbsp;au lieu que les Turcs ne portent des botes q^^nbsp;Ia campagne, ou dans Ie mauvais temps, ^nbsp;ces botes-la font jaunes, avec dê larges vcfts’nbsp;de couleur, amp; Ie tulban fur la tête; maisce^nbsp;les des Grecs font pour 1’ufage de la ville aubnbsp;bien que de la campagne: amp; il femble quenbsp;foit une chauftiYe qu’ils ont herité des anciequot;’nbsp;Aihenlens amp; particulierement des Philofop''^nbsp;qui les portoieat noires, on les appelloit Pj

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^ de la Vitte d'Athenes. i Leurs Prêtres les portoient blanches ;nbsp;hot ¦nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;auffi leurs Dieux avcc ces

»li’oü vient que Juvenal les appclle quot;^(afiani, a la fatyre 3.

aliojuid prAclamm Euphranoris amp; Toleden ,

^kicafianerum vetera ernamenta Veorttm.

^es femmes qui ne forteivt que tres rarement j^'^la tête voilée cVune toile de coton , amp; parnbsp;cffus Ia vefte un mantelet de velours cra-' OU violet, avec des boutons d’argent grosnbsp;^°^me des noix, mais qui ne font pas maf-

j Les filles ne Portent point de la maiPem avant j jour de leurs noces, amp; il faut que leurs ga-leur falTent l’araour par procureur, amp; parnbsp;tiers qui ait accez aupres d’elles , cc quinbsp;5® peut geure ctre qu’un parent, au rapportnbsp;^^quel ils Pe doivent fier. Le ConPul Giraudnbsp;3*^'a épouPé une yertueufe Greque de la mai-On des Paleologues, qui a cté, comme cha-fgait une familie illuftre juPqu’ii donnernbsp;g'f, Imperatrices a Copfiantinople, m’a aflurénbsp;3’^ il en avoit uié comme les auires, amp; qu’ilnbsp;vid Pon accordéc que le jour qu’il l’époufa.nbsp;n'i tccompenPe on les promene bien ce jour-fi on ne leur fait pas faire beaucoup de clie-on le leur fait faire au moins fort knte-j'^nt, amp; (j'un air fort grave; carellesdemcii-prés de deux heures d’horloge dans leurnbsp;/J^tche ; depuis 1’Eglife juPquesa la maifon dunbsp;, ^ri, jvec quelques haut-bois, tambours denbsp;p^lque amp; autres inftruinens qui les precedent,nbsp;^ndant la ceremonie amp; la promenade ellesnbsp;une groG'e couronne de filigrainme amp;nbsp;^ Perles, qui les embarrafie fort, Sc ksgcfne

de

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140 Defcrlption des Antiquitez de foite, qu’il faut qu’elles fe tiennent droit^|nbsp;comme un jonc. Mais la fête ne feroitnbsp;belle, fi, elles n’étoient fardées, ou plütótnbsp;trées fort groffierement, amp; 1'on ne peut 0^1nbsp;plus fedifpenfer d’appeller ce jour-la une fj’’”nbsp;deufe , qti’une coifeufe dans nos quartiers.nbsp;precautions font caufe qu’on ne peut pasnbsp;ter le beaufexe, on y eft chafte par neceffit^!nbsp;amp; on y regarderoit comme un crim'e; cenbsp;ne pafferoit parmi nous que pour une gala»'nbsp;terie,

II s’eft VÜ de notre terns a Athenes exemple dc vertu , qui va du pair avec I»’nbsp;aftions heroiques des anciens Grecs. Tro'’nbsp;ou quatre Turcs dans un exccz de debaud'^nbsp;allerent chez une Gteque de leur quarticf'nbsp;qui étoit une des mieux faites de la Vilt»'nbsp;mais des moins accommodées des bicns de I*nbsp;fortune. 11s crurent qu’ils pourroientlagagndnbsp;par argent, par carelles, ou par menaces »nbsp;mais voyant qu’elle étoit inflexible , amp; q»^nbsp;tous leurs efforts étoient inutiles, ils Ini do»'nbsp;nerent de rage plufieurs coups de couteau, ^nbsp;crurent I’avoir entiereraent facrifiée a leur ve»'nbsp;geance. Les Confuls de France amp; d’Angleter^nbsp;apprenant le traitement barbare que lesnbsp;avoient fait a cette fille, 8c admirant fa co»'nbsp;ftance, envoyerent penfer fes playes, 8c p*‘nbsp;une éfpece de miracle, il ne s’en trouva poi»'nbsp;de raortelle. Ils I'cnvoycrent en fuite av»''nbsp;quelques auiiiónes qu'ils liii firent, dans I'/tt»nbsp;d'Egina oü il n’y a que des Grecs, pourn’eb'®nbsp;plus expofée a la brutalité des Turcs.nbsp;toire dc cette vertueufe Athenienne eftnbsp;pen plus veritable que celle de Johahi , P',nbsp;connue maintenant en France qu'i Athefrnbsp;oil le Kcfiar-Aga n'a jamais envoyé pour V»'nbsp;vode d'Eunuque noir, qui en ait pft fa'»»

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de Ia Fille d'Athenes. 141 Auili n'y a-t-il qu’environ trente ansnbsp;^ Athenes eft fous la proteöion, amp; c’cft lanbsp;'“6 même qui l’a recherchée: mais ilfemblcnbsp;la plüpart des voyageurs ne font mainte-des livers’que pouri divertir leurs Lec-, amp; non pas pour les inftruire, amp; pournbsp;faire des recits fideles de ce qu’ils ont^ vünbsp;? sppris dans leurs voyages, comme jc tichcnbsp;® Wl'en aquiter.

Les Francs n'ont que la chapelle '.des Capu-, qui ell au Fanari tou Dimoftenis. Les p°gt;ifuls de France amp; d’Angletcrre y ont deuxnbsp;égaux, auffi ont ils également foinnbsp;1® l’entretien de la Miffion. 11 n’y avoit,nbsp;fjnous étions a Athencs que Ie Pere Se-jP‘'in très-honnête homme, a qui un Turcnbsp;? 'a garnifon prit un jour fa ceinture decor-foit par malice, ou par un effet de dé-^^che, l’ayant rencontré fur Ie chemin dunbsp;.^‘‘t'Lion , d’oü il revenoit feul gt; de voirnbsp;y'jflques Fran/qoi? d’une Tartane qui y étoitnbsp;i {.^ticrc. Le bon Pere tout mortifié de cettenbsp;Q en envoya faire des plaintes au Difdar.

«lui fit rendre, aprés en avoir un peude-°^ytdi ic dos dn foldat.

les o* Peres Jefuites étoient a Atheries avant K Capucins, amp; n’en ont jamais été chaflez.nbsp;UjA * la relation même du R. P. Babin de la.

Compagnie, que je fis imprimer il y a. avo^ . on ne void pas qu’il fe plaigne d’yrnbsp;Pil] ƒ êté perfecuté, ni que leur maifon ait éténbsp;Pj Ls ne fe font re.tirez i Nepiepont, quenbsp;^®,.*iu’ils y ont trouvé plus d’occupation,nbsp;1'av y a plus de Francs qu’a Athenes. Jcnbsp;nZ ?^u du Pere 1’Aftringent qui eft en cesnbsp;^o^“^*'s-la, amp; de plufieurs autres perfonnesnbsp;Icmfpi. Voici toute 1’affaire qu’ils eu-, '^Athenes, amp; qui fut fans fuite. Dansles

der-

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14i nbsp;nbsp;nbsp;Defcription des, ^ntiquiiez

dernieres années du fiege de Can die,

Seigneur craignant qu’on ne donnat des velles de la place i Conftantinople, fit arrêt®’^nbsp;a- Saloniki un Courtier du Conful Flamand»nbsp;qui étoit pourlors a Athenes, amp; qui portoi^nbsp;des lettres de diverfes perfonnes, amp; entr’a'*'nbsp;tres des Peres Jefuites. Le Cady d’Athe''^*.nbsp;cn ayant eu le vent, appella le Conful, 8^ f'*nbsp;dit qu’il fe donnat de garde de ne point dctif®nbsp;de nouvelles, amp; il donna le même avisnbsp;Peres Jefuites, poun lefquels le Conful Gii'iquot;^nbsp;demeura caution, II n’en fut autre chofe, “nbsp;même ils ne quitterent la Ville qu’unenbsp;aprés, pour fe retirer a Negrepont.nbsp;Hofpice étoit prefque d I’extremite de la Vu'nbsp;le du cóté de la maifon de 1’Archev®'nbsp;que. Pour ce qui eft des Capucins, ils fo*''nbsp;etablis ï Athenes depuis'l’année 1658. amp;: le Fe''®nbsp;Simon acheta le Fanari amp; la maifon joignan'-en 1669. y. aysnt eu d'autres Religieux de figt;i*nbsp;ordre av^nt lui dans la Ville. II feroit treS'nbsp;rare de voir que quelque Grec fe vint coO'nbsp;feffer chez enx, car ils ont trop d’averfio^nbsp;pour !es Latins. II n’y a perfonne entretouscj*nbsp;Grecs qui avoiie que le Saint Efprit procelt;i®nbsp;du Fils auffi bfen que du- Pere.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;¦nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,

Le people d’Attique étoit anciennement vife en dix Tribus, qui prenpient leurs no’’’*nbsp;d-’autairt de Heros du Pays , amp; occiipoi^f!nbsp;chacune unc partie de la Ville amp;! quelques vs'lnbsp;lages. On y en ajofita enfuite trois, cenbsp;faifoit le noftibre detreize, amp;ilfallut deroc^'nbsp;brer quelque portion des autres pour dtabhnbsp;les nouvelles; ce qui fait que certainsnbsp;fe trouvent niarquez dans les Autheurs ennbsp;ferentesiTribus. Nous en trouvimes vine tres-b®^'nbsp;le infcription, dans un dégré de marbre dunbsp;Benaldi. Mon eamarafde 1’acheta depuis,

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de la Ville d'j^thenes. i45'

tfaiifporter en Angleterrc. Void le rang qu’el-y tiennent, amp; quelques noms des lieux qqi attvibuez a cbacune. UErechtheide, qui tiroitnbsp;3 oom du Roy Erechtheus, avoit fous elle Cc-

Phlffu nbsp;nbsp;nbsp;*nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;r »nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;_nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Vnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;T-.

Ke ^

^ttfieurs Bóurgs fous ellc; mais notrc infcriptioa * qne celui de Gargettus, oil Stephanus ditnbsp;r^^toit le tombeau d’Euryftée, La Pandioni-* 1’lionneur de Pandion Roi d’Athenes, a-^“¦nes villages de Stiri, Angeli, Myrinus amp;nbsp;u'^fiathene. La Leontide qui avoit pour fon

fal,

fit

, Lampra amp;PhigoiiS. VJEgéide, a qui E-,pere de Tbefee avoit donné le nqra , avoit

'^tos Leon , qui devoiia fes filles pour Ic de 1’Etat , avoit Oia, Paeonidse amp; Eu-jjpdae. La Ptolemdide a I’honneur de Ptolo-fils de Lagus, avoit Phlya 8c Berenicid®.nbsp;j-, -f^camantide, qui portoit le nom d’Acaraasnbsp;sfdc Thefée, avoit plulieurs .Bourgs i dontnbsp;.'^Ite marbre ne cite que ceux de Cephale 8cnbsp;A® vorosi On avoit donné a I'Hadr/awde Bifa,nbsp;Qp^tidna, amp; k quartier de la Vilk , appellénbsp;p OÜ fe rendoient les efclaves. UOmide;nbsp;reconnoiffoit pour fon Heros Oineus filsnbsp;krel de Pandion, tenoit entr’autres Achar-Q. ^ Philaidae. Stephanus attribuë pourtantnbsp;j dernier lieu a I’^geide. La Cecropide poiTc-8?\k quartier de Melitc, Trinemis, iEvoninbsp;.^Piéikidse. Hippothoon fils de Neptunenbsp;!*¦ k Patron de I'Hippothoontide, fouslaquel-^oit le Pirée. L’.^jantide ,.am(L nommée inbsp;fy°^5^ur d’Ajax fils de Telamon, s’étendoiünbsp;tonnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, Phalere 8c Pfaphis prqche d’O-

8c avoit foüs ellc la petite ville de Apollonia , amp; Agnous, qne qudl-

ques-

Ant'^* -dnsiechide, dont 1‘on avoit honoré ^ tiochas fils d'HcrcuIe , s’attribuoit. Pallenenbsp;Stephanus donne al’Acamantide,nbsp;f^ehde preiioit fen nom d!Attalus Roi de

Sq

ihimn


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144 Defcription des Jniiquitez ques-uns, comme dit Stephaniis, pla^oicfltnbsp;atiffi dans 1’Acamantide,

Prefentement la ville d’Athenes eft divdéc CU huit quartiers, appellei Platomata , doo^nbsp;void les noms. placa eft au Levant versnbsp;Fanari, l’Eglife d’Agia Kira amp; la maifon d**nbsp;Confiil Giraud. Sotirastou Cotaki eft Ie quarti^,^nbsp;qiii regarde l’Eglife Lycoderaou. Monocalup‘nbsp;eft au milieu de la Ville vers la Mofquce neU'nbsp;ve tis Beynas, qui eft Ie nom d’une veuve qU‘nbsp;la fit batir. Roumbi aux environs de l’Eglif?nbsp;Pania Camoucaria, amp; vers Ie quartieroüfefa*’’nbsp;la chaux Boreas Platoma au Nord de la ViH®nbsp;oü eft l’Eglife de Chryfofpiliotifa. Pfiri Platos*nbsp;au Couchant de cette Eglife, amp; aux environ*nbsp;de la Colonne appellée Agios Joannis. Gef'nbsp;lada au bas du CMteau amp; de l’Eglife appell^*nbsp;Agio Nicolo.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Colymboi, ou Olym^oi dd ;

cöté d’Eleufis; amp; du Temple de Thefée.

lt; Pour ce qui eft de la campagne, il s’enfaut beaucoup qu’elle ne foit fi peuplée qu’elle Yé'nbsp;toit anciennement; car on y contoiti74. Vil'nbsp;lages ou Bourgs, dont quelques-uns valoidil^nbsp;bien des Villes. Prefentement malgré toute*nbsp;les guerres amp; les infultes des Corfaires, il y *nbsp;encore aflez grand nombre de Villages , princi*nbsp;palement dans Ie Mfoia ou Mepgia, qui eftnbsp;une piaine fertile au Levant amp; auSuddu mon^nbsp;Hymette; dans laquelle font les Villages fid'nbsp;vans, que je tiens de M. Giraud.

Mitropis,

Keratia,

prés de Rafti,

Mifochori,

Choviirades,

Eladal,

Marcopoulo, il y a un autre Hmoj?oülogt; Couifala,

Phyglia, autrefois Phlyea.


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ï 46 Defcription des ^ntiejuittz

Proche d’Athcnes parmi les oliviers;

SepoUia, ou SopoUia.

Mainidi, , nbsp;nbsp;nbsp;'

Cacovaoncs,

Patifdia,

Ambclokipous, au dicmin dc Penteli.

Callirhoécc font les inaifons proche de i* fontaine.

Lc negoce d’AtheBCS n’eft guere que des denquot; rees du pays, amp; d'un peu de foye qu’elle tirC'nbsp;de fes voifins. II y vient tous les ans plufieuisnbsp;Tartanes de Marfeille, qui y chargent particu'nbsp;lieremcnt des huiles tres-excellentes. Elles ftnbsp;vcndent 60 piaftres la tonneladc, qui pefe dunbsp;poids de Marfeille 176; livres. Leur quintalnbsp;cfl de 131 livres Marfeilloifes, amp; revient cH'nbsp;viroh a' trois piaflres.

Anis, a. piaftres amp; un quart Ie quintal*

Cumin, 3. p. Ie q.

Laine, a. p. Ie q.

Fromage de brebis, 2 p. amp; un quart Ie q.

Miel excellent, 4 p. Ie q.

Cirejaune, 22. p. Ie q'.

Cordoüans, 14. a i j. p. Ie q.

Autres cuirs amp; bufles fuivant leur grandeur ,amp; qualité.

Fernocoki graine pour les teintures, 2 piaf' tres les trois livres.

Guüran amp;c Poix-refine , 40 fols Ie quinquot; laknbsp;nbsp;nbsp;nbsp;_

Quatre ou cinq fortes de foyes grofles oi fines.

Savon fait avec la cendre de Lentifce.

La Vclanede, qui fe cucille descliênes verd*

d’Eleufis. nbsp;nbsp;nbsp;_

Le fel qui fe fait vers Cabo-Colonnc. trois dernieres marcliandifcs font a grand

. j^cs

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de la. Ville iAthenes. nbsp;nbsp;nbsp;147

1 Les autres deurées pour l'ufage ordinaire des •’^bitans font en abondance a Athenes. Lcnbsp;°5tail n'y manque pas, 6c la Moréeluienpeutnbsp;^ncDte aifemeni foutnir. Le poiffon de mernbsp;Sui eft excellent nc coüte pas plus d’un fol Unbsp;b''fe. On ne le pêche ordinairement que lanbsp;^hit, avec un peu de lumiere que lc poiffonnbsp;''*ic. Dès qu’ils l'apper^oivent ils lui lancentnbsp;1''' Trident, ou baton a trois fourches fortnbsp;. qui ne leur fort pas des mains, Sc ils nenbsp;manquent guerc. Nous donnames ordrenbsp;jour, qu’on nous en pêchat pour le lende-*'’3in, amp; nous fumes étonnez qu’on nous ennbsp;'fPorta cinquante ou foixante livres , qu’ilsnbsp;en une nuit. Leurs Tridens font juf-ppicnt comme eeux que les medailles amp; lesnbsp;^intres donnent a Neptune.

Le vin eli tres-bon a Athenes; mats quand. ?h n’y pjs accoütumé , on y trouve d’a-un goflt de poix defagreable; carj’ay re-^ ^fqué aillcurs que les Grecs en enduifent lesnbsp;n^heaux pour empêcher les vins de fe gater.nbsp;^ font quelquefois mcilleurs a Lepanthe ,nbsp;on n’eft pas affez delicat a Athenes, pournbsp;Lire venir de fi loin. Pour ce qui eft desnbsp;5nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, elles y font .excellences , mais il y

,.Q. ® particulierement une efpece qu’on au-lie la peine a trouver aiileurs , Sc dont q^. he peut point faire d'huile ; car lorf-te les garde , ou qu’on les laiffe long-® a 1’arbre, elles fe pourriffent au lieu de fenbsp;ïDn ^ deviennent pas noires. On lesnbsp;quot;lue 1nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, 8c elles font ft eflimées ,

ïgfp . Grand Seigneur les lait prefque toutes *letvnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;** bouche. Elles font groffes, amp;c

fy^i-^^'bon goüt. Athenée au livre 4 8c Hc-Pfêté nbsp;nbsp;nbsp;Colymbades , les olives ap-

dansla faumure, dont les Anciens fe

fer-



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148 Defcription des Antiquitez

fei voient pour exciter I’appetit, paree qu’elles y nagent, car col'jmhan lignifie nager : amp;nbsp;noin leiireft (iemeuré parte qu'on leurfaiten'quot;nbsp;core le niême apprêt.

Le langage Grec des Atheniens eft plus pur que celui des Ifles de i’Archipel .oil il y ^nbsp;plus d’ltalien mélé. Ils ont même confereenbsp;quelques mots del’ancien Grec, quineieroientnbsp;pas entendus aillcurs, comme Pyr du feu •’nbsp;neantmoins ils le nomment auffi comme lesnbsp;autres Grecs Photia: Phrear un puits , qu’oiinbsp;appelle ailleurs Pigadi. Mais il ne faut pa*nbsp;conclure de la qu’ils entendent le Grcc literal, car lorfque nous éiions a Athenes, iln'ynbsp;avoit que trois Grecs qui y fuflent f^avans gt;nbsp;1’Arcbevêque, l’Abbé de Cyriani, amp; Je fieutnbsp;Georgio Medecin Candiot; carje ne compt®nbsp;pas Beninzclos, qui eft a Zaifte depuis troisnbsp;ans. Ils ont aufti des mots tout particuliers;nbsp;qomme pour fignifier une araignée , que le*nbsp;autres Grecs appellent Roca , ils difentnbsp;fandis, ce qui lignifie aulfi uii Tifierand ; denbsp;même que Ics Allemands la nomment Spnvtynbsp;e’eft-a dire une fiieufe. fls ont a Athenes, *nbsp;Thebes amp;c a Negrepont une prononciatioftnbsp;tonte particuliere du amp; du iCi, qu’ils pt^'nbsp;poncent comme fi nous écrivions Tché, lehttnbsp;de même que le C. dcs Italiens, au lieu qtgt;®

]e refte des Grecs le prononcent comme nouS ferions en Francois le K. dans ces mots Kéda-rin Sc Kyrie elpifon. En general la langue lU?'nbsp;derne des Grecs a la plus grande partie de ft®nbsp;mots qui fe terminent en i, au lieuqu'ancied'nbsp;nement, felon Athenée, il n’y avoit qq®. ,nbsp;mot de meli, du raiel, qui fc termini ainfi»nbsp;quoy qu'a la veritc il y en cut quelques autres de même terminaifon , dont cet Auth®^nbsp;ae fe fouvenoit pas. Les Atheniens retien'*^,,.

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, de ïa Pitte d’’Atheneii nbsp;nbsp;nbsp;14!?

ösancoup de noms anciens des pkntes , mais Jluelquefois un pen corrompüs. lis appeJIentnbsp;Pin Peucos, amp; les pommes de Pin tottcona-ce qui a été inconnual’Interpretede No-Jjus Autheur Grec de Medctine , car il ndnbsp;•?*Voit ce que ce mot pouvoit fignifier. Ilsnbsp;quot;?mment Ic thym Thimuri, la Fumcterre Cap-Ie Romarin Vendroltbamn, Ie Perfil Ma^nbsp;‘^iki, Ie Lierre Kijjos, la Scorzonere Galo^

^ paree qu’elle a un fuc plein de laidt, il s’cn trouve une efpece 4 Athenes, quinbsp;? *3 racine ronde , comme un petit oignon,nbsp;^3 Bugloffe Voiiioglojjon, la Sqnille skilechor-Ic Plantain Pentamuron, Mais ce qui eftnbsp;^^marquablc, ils diftinguent fort bien les deuxnbsp;®’Peces d’Arbutus, que'Diofcoridc a tres-biennbsp;j ^'^tites, amp; que Matthiole ni d’autres Botanif-n’ont pas compris. Ils appellent Ie malenbsp;coumaros, paree qu’il fait un petit fruitnbsp;”’3iratrc: amp; la femelle Cokkinosesumaros, par-qu’il jette ce fruit rouge qui fe mange com*nbsp;les fraizes, amp; que nous appellons Arbottf^nbsp;{'*• Ils nomment ce fruit Mamakilo, Diofco-k-, l’appelle Memekikn, amp; Hefychius Mima^nbsp;].‘”*1 ce qui n’eft pas fort different 1’un denbsp;Je ne fgaurois vous dire pour quellenbsp;,^’lon ils donnent 4 la camomille , Ie non»nbsp;- 7''^* dt s. George, fi CC n’eft peut-être pareenbsp;arJ a beaucoup de vertu, de même qu'ilsnbsp;iftbuent de grandes aélions a ce Saint ,nbsp;lequel ils ont une particuliere venera-

fai^ **^l3etay 4 Athenes un inftrument pour la ^ Snée inconnu dans nos pays , 8c que lesnbsp;3ppellent Balejlra. Je vous en feray lanbsp;‘¦'‘¦Ption. C’eft une maniere de petite arba-^ta ’nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fleche feit de lancette , laquellc

''t dans un tuyau creux eft poufféc par la G 3nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;corde

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ïfO Defcription des Antiq^uitez corde ;qui paffe au travers du manche. Ainfinbsp;clle ne peut pas aller plusavant, queccqu’onnbsp;a jugé qu’il lui falloit pour ouvrir la veine »nbsp;car on la peut faire fortir autant que l’onveutnbsp;cn paffant la corde de l’arc plus oumoinsprO'nbsp;che de la lame de cette lancette. Le manchenbsp;a une coche pour l’arrêter avant que de la de*nbsp;cocher. L’arc eft de cóte de baleine , 2c lenbsp;tuyau par oü fort la lancette eft de cuivre, ^nbsp;a deux avances au bout qu’on appuyefurl’eö'nbsp;droit que l'on veut piqucr, pour tcnirla veinenbsp;en raifon; amp; pour la corde, ce ne font quenbsp;deux petits boyaux, commelcs moindrcscof'nbsp;des de violon. La pointe de la lancette eft unnbsp;peu arondie, de peur de bleffcr l'arterc. Onnbsp;fc fert de eet inftrument au Monte Santo onnbsp;mont Athos, oü il y a plus de vingt mille Ca*nbsp;loyers. Un Chirurgien de Corfou meditqu’d'nbsp;tant allé a l’Me de S. George de Scyros,nbsp;fceut que le Chirurgien de ce licu-la)fe fervoifnbsp;d’un pareil inftrument pour la faignée. II In'nbsp;en vid faire trois ou quatreparfaitementbien!;nbsp;amp; il lui affura qu’il ne s’cn étoit jamais ferVinbsp;d’autre, les faignées lui ayant toüjours biennbsp;rcüffi. Le Chirurgien de Corfou lui demand*nbsp;s’il n’avoit jamais laigné avee nos lanccttcs.nbsp;lui dit que non , amp; même qu'il ne fqavoitp**nbsp;comment elks étoient faites. Alors il lui f''nbsp;fit voir une , amp; faigna devant lui a nótve m*'nbsp;niere un de fes maTades ; ce que le Cliimf'nbsp;gien de Scyros trouva aulD merveilleux , qquot;*nbsp;I’autre trouvoit fa methode bizarre. 11 ne poij'nbsp;voit comprendre comment on peut avoir 1*nbsp;main 11 affurée que de n’aller pas trop avant »nbsp;ui auffi trop peu. Ce Chirurgien de Scyrf^nbsp;étoit Rulle de Nation , auffi cft-ce de ce pay*'nbsp;la qu’eft venu l’ufage de cette forte denbsp;te. Au reftc qiioi qu’elle paroiffe affez gtoff '

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deïaVilkd'Jthenes: nbsp;nbsp;nbsp;ifl

re, 8c qu’il femble qu’elle ne peut pasctrebien Propre lorfque les veincs ibnt profondes ,nbsp;Peantmoins ellc a auffi fon utilité , que nou*nbsp;He trouvons pas a nótre lancette, ni a la fla-Hiette. Car ceux qui craignent la faignée inbsp;Hfaignent moins en ne voyant point de lancet-*e, amp; on peut de la forte tromper, pins aife-Hient des enfans. Outre cela en. cas de befoinnbsp;Hn homme fans être Chirurgien pourroitfeha^nbsp;barder de faigner , principakment des veine»nbsp;Hiperficielles, amp; 1’on verroit plus rarement pi,nbsp;9Her l’artere, comme je l’ay, déja remarquénbsp;Voici quelle eft la figure de «ette petite ijaar-«ine.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.1

^ Lej Tures fe fervent aulTi du cóté d’Alep n. :? aiguifé 8c prepare avec l'emery, crnbsp;Pav* ) '^HHctte , 8c fans dome en d'autresnbsp;*ut ¦ ™onde l’on employe encore quelquenbsp;ijiftrumcnt plus extravagant, pour une

ppc;

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tfz Defcr'tpion des Anüq^uite'amp;

operation fi neceflaire dans mille occurrences de la vie.

Saia-

MINE,

II n’y avoir pas d’apparence de quitter 1’At' tique fans aller voir la fameufc We de Salami'nbsp;ne, qui a autrefois tant caiifé de bioüilleriesnbsp;entrc ceux d’Athenes amp; de Megare , qui pre'nbsp;tendoient chacun fe l’appropier, a caufe dunbsp;Toilinage. Les plus forts 1’emporterent , ^nbsp;les Megariens furcnt contraints de fonger euX'nbsp;ïnêmes a defendre Icurs propres murailles. E'nbsp;tant hors d’Athenes nous laiffames Ie cheminnbsp;d’Eleufis a droite , amp; pafllmesademi-liciiedenbsp;Ja Ville par un bois d’Oliviers, oü il y a denbsp;la terre graffc rouge, dont l’on fait des tuilesnbsp;siu Printems, a caufe dequoi ils appcllent Ienbsp;Jieu Karamdia. C’étoit autrefois Ie fauxbourgnbsp;de Ceraraique, a qui la fabrique des tuilesnbsp;donnoit un nom femblable. 11 n’y a plus denbsp;maifons, mais un peu plus avant on trouvenbsp;une Eglife feule , dont Ie tcrrotr d’alentournbsp;porte Ie nom AePaUochori, c’eft-a-dire, l’an-cien village. L’Academie étoit done en ccnbsp;quartier la, a ce qu’on en peut juger par 1*nbsp;defcription qu’en font les Auteurs, plutótquenbsp;par aucunes mafures qui en puiflent donnerdenbsp;connoiflance. Ayant fait deux autres lieüesnbsp;de chemin, nous vinmes au Perama , c'eft-»'nbsp;dire, au trajet pour paffer enl’We. Une bat'nbsp;que va 8c vient tous les jours pour la comquot;nbsp;modité des infulaires, qui portent leurs den'nbsp;récs a Athenes. Nous en rencontranies plU'nbsp;fieurs qui y portoient du charbon 8c de la een-dre de lentifque.

Nous paflames done ^ Salamine avec no cheyaux, 8c vitnes a nótre droite l’écueil denbsp;iiera qui eft aflez grand, 6c plus au dela eC'nbsp;lui de Ktra, qui fait comme un doubleécuen»nbsp;i’an qui s’appcllc megalo-Kira , 8c 1’autre


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ie ïa Fille d'Jthenes i jTJ

^'¦«-iC/V/tc’eft-^-dirc, Ie grand amp; Ie petit Kira. C ctoit Je roclier Keras , oö Xerxes s’affit fuxnbsp;tróne d'argent pour faire reveüe de fon ar-’’lée navate, avec laquelle il croyoit engloutitnbsp;foute la Grece. Le canal entre 1’Ifle 8f Jatcr-ferme n'eft que de deux milles de largeur 8cnbsp;f’u pcu moins i l’endroit oü nous traverfd-,nbsp;ffies; vers Megare il n’eft pas moins étroit.

Salamine s'appelle prefentement Coulouri. Le principal Village qni porte le mêrae nom ,nbsp;5’eft pas du cóté de terre ferme, mars au fondnbsp;°U port, qni eft i Ia partic meridionale. Cenbsp;Port eft un des plus bcanx qui foient au mon-•^e, ayant fept ou huit milles d'enfoncemcntnbsp;Jins 1’lfle, 8c trens milles environ de large.nbsp;L’embouchure va un peu en braifant , 8c ilnbsp;femble lots qu’on y eft entré , qu’on eftnbsp;^*ns un Tac a couvert des terres 8c des collines de rifle, ce qui en rend 1’anchrageparfar-fement bon. L’entrée eft par Ie Sud-Oüeft ,nbsp;^ au devant il y a deux écueits appellez Ca-^ouli 8c Prafiuli, le dernier portant ce nomnbsp;^ caufe des porreaux fauvages qu’il pro-

, ^^o^s logeames chez Ie Papa Joannis, fort-puiiête homme, 8c le moins ignorant de tous Parpiflieus, puis qu’il f^avoit que 1’lfle s’é-autrefois nommée Salamine, 8c il nous ditnbsp;Wil l’avoit fceu de fon perc. Ce village peutnbsp;'°utenir environ deux cent maifons fort pau-8c fort chetives. Ils avoient autrefois un;nbsp;^“yvode 8c un Cady, qui gouvernoient Egi-jx ’ Poros 8c Coulouri; maïs cette année lanbsp;? avoient fait une bourfe entre eux pour a-neter du Capitan Bacha ces deux Offices ,nbsp;jPm ils lui payerent 785. piaftres pour ces troiinbsp;j , moyennant quoi on n’avoit rien a leurnbsp;inlander, Hs étoient dans l’inccrtitude s’ilsnbsp;G 5nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;foiv*


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I f4 Defcriptkn des Antiqnitez

continucroient, car ils font fort pauvres com^ me Ie font prefque tons les Albanois difpeifésnbsp;dans la Grece. Tont leur petit entretien vienEnbsp;du bied, de l’orge, du guitran, de lapoixre-iïne, delapefche.du charbon , desépongesöSnbsp;des cendres qu’ils vont vendre a Athenes. Cenbsp;village n’eft pas fur Ie plan de l’ancienne Vil-1« de Salaminc, qui Aoit a quatre ou einqnbsp;milles de-la vers un petit Village de vingtmai-fons appellé Ambelaki, oü nous vifmes Ie portnbsp;aflez petit, qui eft en face d’Athencs, des ruines de batimens proche de la mer, 8c fept ounbsp;huit petites inferiptions anciennes; entre autresnbsp;on en void une proche des niafnrcs d’une fi'nbsp;glife des Francs oü fe lit Ic nom de Salamine,'nbsp;ce qui nous réjoüit autant que fi nouseuffionsnbsp;trquvé un trefor. Cette Ifle qui étoit autrefois Ie Royaume d’Ajax, n'a qu’environquin-ze lieuës de tour, 8c il n’y a inaintenant qr.enbsp;les deux villages que j’ay dit, 8c un conventnbsp;de Caloyers appellé Mitropoli, accompagné denbsp;quelques maifons. Si les Corfaires ne leurve-noient rendre de tems en tems des vifitcs incommodes, ils pourroient amalferquelquebien'nbsp;de la culture de la terre , qui eft de grande é-tenduë, au regard du petit nombre d’Infulai-res, qui ne monte guere qn’a un millier d’a-mcs.

Mais puifque je fuis dans l'e golfe d’Egftiabo-Saronique, córame on l’appelloit autrefois, * caufe du fleuve Saron , qui s’y dechargeoitnbsp;proche de l’Ifthme de Corinthe, il eft jufte denbsp;vous en donner quelque connoiiTance . étantnbsp;tres-cekbre dans l'hiftoire ancienne., C’eft dunbsp;Conful Giraud que je tiens les particulariteïnbsp;dont je veux vous faire part , avec ce qn®nbsp;j’en ay pu remarquer pioy-mêmc dans snoanbsp;voyage.

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de la, Vïllèd^Athenes. nbsp;nbsp;nbsp;ï ff

Les deux caps de rembouchuredagolfeï'oiit ^u cóté de l’Attique, Ie Cap Colonne , Sc dunbsp;cóté de la Morée Ie Cap Skilli, appellé parlcïnbsp;anciens ScyllMnt promontorium. Le Cap Colonne eft nommé par les Grecs modernes Cn-“^0 Colonnais, amp; par les anciens Sunium. C’cftnbsp;oü étoit le Temple de Minerve Suniade , donenbsp;1’on void jufqu’a prefent dix-neuf colonnesnbsp;Loriques fur pied, 8c plufieurs reftes de fabri-'lue qui cotnpofoient un boürg du mêmenomnbsp;^Ue le cap. Paufanias dit qu’il y avoit un pcunbsp;?U de la unc mine d’argent vers Laurium , 8cnbsp;Ö y a des vieillards qui fe fouviennent d’une denbsp;Plomb, que les gens du pays ont laifléperdre,nbsp;de peur que les Tures y voulant faire travail-Icr ne leur fuffent a charge. On apporte mê-itic des villages voifins du plomb, qui a quel-^ue qualité plus parfaite que l'ordinaire , puif-'luc ks Orfevres venant a le raffiner y trouventnbsp;Un peu d’argent.

Tout le golfe depuis Sunium jufqu’au' Cap 'kylli a- environ 8o. milles de tour, amp; l’on ynbsp;'oid ks Iflcs fuivantes.

Commen9ant par le Cabo colonne , a qua-milks au dega du cap eft l’Ifle PAtrocleïa y ^*^0 quelques-uns nomment encore de même,nbsp;le nom k plus vulgaire eft Gaydaronifi ;nbsp;p Ifle des Afnes , OU kbanonifi , c'eft-a-dir»nbsp;* Ifle de l’Ebene , parceque eet arbriffeau ynbsp;ffoit; mais du teras que les Venitiens avoientnbsp;^ guerre en Caftdie, on en a beaucoup gaté.

*ulanias fe trompe de croire qu’il ne produit Point de feuilks.

“lus au deqa en cótoyant la terre d’Atti-uUe eft pifte d'Elifo, qui eft peut-être la mê-Strabon appelle Eleoujfa. On trouve ‘u l’écucil de Phtega, 8c cinqautresnommei!:

Cfinbos eft un bouton de chapekt.


G 6 nbsp;nbsp;nbsp;Ak

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1 f6 Defcription des jintiquitcz _ Au milieu du golfe eft, JEgina, 8centregt;ffiquot;nbsp;gina amp; F.leufis, Coulouri. A 1'embouchürc di*nbsp;détroit entre Coulouri amp; Ia Terre-ferme eftnbsp;Lipfocoutalin, qui ctoit Vlfie de Pfyttalée pro-che du port Piréc. Elle eft pleine de lievresnbsp;èc de lapins, qui y meurent de vieillefte; carnbsp;les Tures n’y ofent aller chafler, de peur d’c-eux-mêmes chaftez par nos Corfaires Chretiens ; amp; pour les Grecs, ils ne mangent gue-re de viande, a caufe de leurs frequens Ca-icmes amp; de leurs jours maigres. La plupartnbsp;d’eux n'ont pas même des armes a feu , quinbsp;ne font pas Ia ft communes que parmi nous.nbsp;Je ne fgay comment Meurfius la met entre lesnbsp;peuples de 1’Attique , puis qu’elle n’a jamaisnbsp;eu d’habitans , amp; Strabon qu’il cite 1’appellenbsp;tine Ifle deferte, de même que Paufanias.

Entre aEgina amp; Coulouri, il y a une petite Ille appellee Laoit[a , amp; tout prochc trois petits écucils.

Entre la même Ifle d’Egina amp; Ia Ville de Corinthe font les Ifles jigios Thomas , ViafO'nbsp;ria, Ebrto, Agio lani, Platonifi, amp; quelquesnbsp;petits écueils qui n’ont pas de nom.

Entre aEgina amp;les terres de Morce font Ie* Ifles d'Anpftri , Metopi , Vorotifa , c?quot; Mot^nbsp;Entre Ie cap d’^gina 8e Ie cap Skily il y *nbsp;deux Ifles appellees Coufinidia, comme 11 l'of*nbsp;difoit, les Corbeilles» 8c une autre plus grandenbsp;appellêe Poros.

Au devant du cap Skily il y a deux autre* Ifles nommécs Kelevenaii. Mais de toutes ce*nbsp;Ifles il n’y en aquetroishabitées , Mgsna, Cod’nbsp;Louri 8c Poros..

.^ginaportetoüjoursfon nom ancien, quoi-que nos Matelots 8c nos Geographes la degut' fentfoüs celui i’EngU inconnu dans Ie pays,

Ie eft cloignéc de ;8. millcs de la plage d’A-

thene* r


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tie ïa Vïïïe d'Athene!. nbsp;nbsp;nbsp;t fj

^enes, de zj. du port Lion, amp; de rz. de la ^orée, en face des champs d’Epidaure, oü ilnbsp;y il encore des villages appellez Bpedama. El-a environ 36. milles detour. II n’y a pointnbsp;^ port pour les vaiffeaux, amp; ils font obligesnbsp;donner tonds entre Angiftri amp; Doroufa ,nbsp;entre Moni amp; iEgina, comme a quelque-*ois fait toute l'armée Venitienne. ^Cette Iflenbsp;Ha prefentement qu’un village de même nom,nbsp;une Forterefle audelTus, quifut gatéeparnbsp;Venitiens eni654. 11s en enleverent fix centnbsp;ytecs qu’ils mirent en galere pour s’être ofénbsp;^sfendre contr’eux 11 n’y a rien derernarquablenbsp;ce Chateau , que la fituation fort clevée,

H oh I’on decouvre plnfieurs Ifles de I’Archi-. jufqucs a Antimilo. II y avoit dedans cinq, i^'ternes qui paroiflent encore, 8c prés de foi-*^nte maifons: deux Eglifes jointes enfemble ,nbsp;*une pour ceux durit Latin , I’autre pour ceuxnbsp;uu rit Grec, 8c une fcpulture de raarbred’iin Pro-'^editeur Venetien, quicommandoit I’lfiefeule,nbsp;*vant que lesTurcs enfuflent maitresily a -jo-.nbsp;HHSo.ans. La Ville contient environ 800. mai-, mais qui font ruinees pour la; plus grandenbsp;Portie.

H ne fe trouve point de lievres dans toute ^ ‘Se, mais bien une prodigieufe quantité denbsp;P^rdrix rouges; de forte que pour le grand preju-qu’clles portent auxfemences, tous lesansnbsp;commencement, duPrintems, par ordrcdeinbsp;‘tchidrdos ou Epitropes du lieu, les habitansnbsp;°Ht tous obligexde forth en campagne, hommes Sj femmes , pour aller chercher 8ccaflernbsp;oeufs de perdrix.

j. Le peu qui refte d’antiquitex dans I’lfle con-en deux Temples, I’undefquels apparem-.^Cnt felon Paufanias doit ctre le Temple de quot; ^HUs. 11 efi: au Nord-oiieft de I’lfle 8c ilnbsp;G 7nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;n’ea

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1 f8 'Dijcripüon ies Antiquitex n’en reftc que deux colonnes de pierre, iin tri'nbsp;verfier, Scquelques debris parterre. Lefccondnbsp;cft de l’autre cótc de la Ville a quatre milles»nbsp;cn face d’Athenes, dans un bois, fur nne col'nbsp;line en fort belle vüe. C’étoit Ie Temple d®nbsp;Jupitp, qn’^acus premier Roy de l’Ifle avoitnbsp;dedié. II a [encore ir. colonnes de pierre denbsp;taille fur pied, avec les architraves de 13. piedsnbsp;amp; demi de long. Les colonnes font Doriqiies rnbsp;canelées, amp; de 21. pieds 8c demi de hauf.nbsp;devoit avoir jo. colonnes difpofées de cette ma*nbsp;Biere, quatre achaque rang, maiscinqaudcuenbsp;2iéme.

0000 00000nbsp;o. 00

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ï.’cfpacc entre les colonnes eft d’un pas amp; demi autant dans la longueur que dans la largeui''^nbsp;D’iEgina a Coülouri de cap-a-cap il y anbsp;Brilles de trajet.

Ptrfs a 18 milles de circuit. Ellen’eft habited que par des Albanois, qui ont la plus grandfnbsp;partje de leur bien en terre-ferme. C'ctoitnbsp;anciennement 1’Illede Calaurea celebre par feXquot;nbsp;de Demollhene, amp;enfuitepar fa mort, ayantnbsp;du poifon pour fuir la perfecution d’Antipatet-

II y a quclques annees qu’un Brigantin de Corfaires Chretiens fut furpris dans Ie

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dt h Filled'Athenes. nbsp;nbsp;nbsp;tfpi

^’-Sgina par deux gakresTurques, qui lui don-^erent la chafle. Ceux-U voyant qu'ils alloient ^tre pris fe lauverent dans l'Ifle defertc d'An-Siftri, oü ils fijurent fi bicn fe cacher , qü'en-cotc qu’elk ne foit pas fort grande, les Turcsnbsp;Jc purent jamais les trouver de forte qu’ilsnbsp;furent obligcz de s’eia retourner, amp; de fe con-^nter de la prife du Brigantin. Gependant lesnbsp;Gorfaires, qui s’ëtoient peut-être cachcz dansnbsp;*3üelque cavcrne inconnuë aux Turcs , firentnbsp;'^ette nuit-la un radeau Ic mieux qu’ils purentnbsp;*vec lequel ils vinrent fans bruit au port dcnbsp;Goulouri, d’oü ils dctachercnt adroitement quel-5ue barque, amp; fe fauverent avant que Ie Journbsp;venu, les Turcs amp; les Grecs demeuranté-Salenient furpris de leur bonheur èi de leura-dreffe.

Je vous diray une autre avanture qui n’cll 1*^5 i'uoins remarquable, èc qui fe palfa dans Ienbsp;^êine golfe. Un brigantin de Corfaires étoitnbsp;de même pourfuivi par quclques galeres Tur-S'^es, qui croyoient qu’il ne leur pourroientnbsp;^chaper, paree qu’elles Ie chaffoient du cóténbsp;d® 1’Iflhme de Corinthe, qui leur fermoit Icnbsp;Mais les Turcs furent bien étonnesnbsp;511® les CoriTaires y étant arrivez avant qu’onnbsp;®ut pu atteindre, ils tirerent leur Brigantinnbsp;j^terre; amp; comme ils ne voyoient pas liennbsp;d® fe fauver dans un pays qui eft tout auTurc,.nbsp;TO ving-cinq ou trente qu’ils étoient; ils char-ëeteni leur brigantin fur leur dos, amp;: Ie portelt de l’autre cóté de l’Ifthme, quin’eftlargenbsp;j ® de quatre ou cinq milles. Ainli ils entre-leunbsp;nbsp;nbsp;nbsp;golfe de Lepanthe, fe retirant ^

toi'^ *'f®» bienaffurez que les Turcs n’en pour-Iftb P^s faire autant de leurs galeres. Cet jjj i®® farneux borne Ic golfe au Couckant,

15 u u’y j jueun iicu quj j’appelle Ptlkaf-

in ,

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I éo Tgt;efcription des Anf. dAlhenes

tro , fi ce n’eft qu’on ait voulu dire Paho-Cajird, eomtne li Ton difoit le Vieax-Chateau , acau-fe des mafures des amphitheatres Scdc; templesnbsp;qui s’y voyent; car cctoit-Iaque fe faifoientnbsp;ces jeux celebres deia Grece appellez Iflhmi',nbsp;ques.

Etant de retour a Athenes, nous meditaraes wn autre petit voyage a Eleufis , a Mcgare.nbsp;amp; a Corinthc. Joanaki nótre agojati , e’eft'nbsp;a-dire Voiturier, dont nous nous etions toü'nbsp;jours fervis 8c tres-bicn trouvez, nous fournitnbsp;trois chevaux pour yo. fols de nótre monnoyenbsp;par jour les trois , s’étant obligé de les nour-rir, 8c il nous fuivoit a pied. 11 nous fervoi*nbsp;admirablement bien, car en chemin-faifant»nbsp;il vilitoic toutes les Eglifes, 8c toutes les ma'nbsp;fures, ohl’onpouvoit trouver quelque antiqui'nbsp;té. Dés qu’il voyoit uue infeription, il nousnbsp;erioit d’abord en langue Franque Infcrittionttnbsp;inferittione, 8c aufli-tot mettant pred-a-terre rnbsp;nous allions la voir 8c la copier. Ainfi il nousnbsp;évitoitla peine de defeendre en beaucoup d’eii'nbsp;droits; car il s’étoit fait a cela avec le Con-ful Giraud , 8c avoit bonne vde pour les dé-eouvrir. Enfin il s'accoinraodoit fi bien è nó-'nbsp;tre curiofitc, que nous euines tout fujet de Ifnbsp;Iqiier de fa diligence, 8c d’êtrc contens de lui'nbsp;Nous priSmes Monfieur Giraud de nous don-ner fon Drogueman Mouratr pour venir aveCnbsp;Bous, ce qu’il ne nousaccorda pas feulement,nbsp;mais il eut la complaifance de venir lui-raêmfnbsp;BOus accompagner jufqu’a Eleufis,

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Voyaged'Zhuf. Megare ö* Cor. i6t

L I V R E VI.

Voyage d'EleuJtne^ Megare., Corinthe, Marathon, 0* Negrepont. Fluxnbsp;reflux de VEuripe. Retour a Lion parnbsp;V°nije 13 les Grifons.

A Pres avoir ampkmcnt fatisfait a n6tre curioiite, amp; vü avec affez de loifir toutnbsp;qu’il y avoit de plus remarquablc dans A-^lienes, nous en partimes !e 15. Fevrier 167Ónbsp;^ vinmcs en deux heures a un Monaftre denbsp;^alqyers a reoitié chemin d'B.leufis entie deuxnbsp;^ollines. On I’appelle Vafni, qtii fignifie unnbsp;laurier, a caufe de 1’abondance des Lauriers-*'oles, qui font versla marine, ScquelesGrecsnbsp;^Ppellent Picrc-Dafni. lls difent que ce Consent a été fondé par la belle Maguelone. IInbsp;entoure de murailles, amp; a une aflez bel-Eglife avec un dome au milieu, qui eft unnbsp;plus hauts de la Grccc. Auhautdela voii-on void Notre-Seigneur repiefenté en Morgue ancienne. Ce Convent eft prefque a-yndonné a caule des frequentes infultes desnbsp;'Enrcs 8c des Corfaires Chrêtiens , étant dansnbsp;p grand chemin , 8c a une demi-heure denbsp;« tner. II n’y a d’ordinaire qu’un ou deuxnbsp;Caloyers, les autres fe tenant'retirex dans unnbsp;^onaftere de la rnontagne voifine. En unenbsp;beure de terns nous fumes de la an bord denbsp;j Petite riviere dc Cephiflus; mais avant quenbsp;be la traverfer on void certains petits étangsnbsp;beau faiégj dont Peau s’écoule dans la mer,nbsp;fit. b.btoit ce qu'anciennemcnt on appelloitnbsp;itlvii, qui faifoiciit les limites de 1'Attt-

que


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ï5t Voyage d'’Ekuftne, que amp; du Territoire d’Eleuiis. Le chenii*nbsp;qui conduifoit depuis Athenes juf^u’acetteW'nbsp;le-la étoit appellé le chemin facré, a caufede»nbsp;rnylleres de Ceres amp; de Proferpine , qui fe cS'nbsp;lebroient dans le Temple fameuxd’Eleufis.nbsp;de^a du Cephiffusfe voyoit le tombeau de TheO'nbsp;dore cclebre Autheur Tragique , amp; tout jo*'nbsp;gnant le ruiffeau étoient les llatuës de Mn£i‘'nbsp;maque 8c de Ion fils, qui confacroit fes chc'nbsp;Teux au Dieu Cephiffus; car c’étoit la coütu'nbsp;Hie des Grecs de faire ce prefent aux Rivietc-*nbsp;Les Grecs n’appellent celle-cy, que Veau dUnbsp;vieux Moulin , Nero is topaUo-milo, paree qu’autrefois il y en avoit un. Quoique ce foit 1*nbsp;fon embouchure, elle n'avoit pas alors dix oUnbsp;douze pieds de large, 8c deux ou trois piedsnbsp;de protondcur: mais les pluyes 8c les neigesl*nbsp;groffilTent qtielqucfois fi fort, qu’elle inondunbsp;toute la campagne voifine. Elle a pourtant cel^nbsp;avantage fur I’llillus, qu’elle coule toute Tan-née, amp; ne tant pas entiereraenr. II ne fau*nbsp;pasaureftelaconfondreavec le Cephiffus, qutnbsp;fe jette dans 1'étang Copaïde dont j'ay parlé»nbsp;ui avec 1’autre Cephiffus de Strabon , qui paEnbsp;foit au Couchant d’Athenes proche des longucSnbsp;murailles, 8c s’alloit jetter dans le port Phale-re , 8c qui eft le raême que d’autres appelleutnbsp;1’Eridan : outre ces trois Cephiffus il y en avoitnbsp;encore nn quatriérae dans le pays d’Argos.

Une lieuë plus avant, a deux milles d’EleU-fis nous vlmes les mafures d’un petit Tempi® ancien, que nous jugcamdS être celui de Cy*'nbsp;mita , qui étoit peut-être, comme lejugePaU'nbsp;fanias, un Heros qui enfeigna le premier a fé-raer les feves; car Cyamos veut dire en Gre®nbsp;«ne feve.

Un autre mille plus loin fe voient les mafU' les d’un autre Temple, 'dont il relle un pan d®

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Megare ^ Corinthe. ï (? 5

•’^urailles de groflcs pierres grifatres, amp; c’eft ap-Paremrnent celui de Venus, dont Iefrontifpi-ditcemême Autheur, ccoit de pierres grof-

P A 1’entréc des ruines d’Eleufis elt une petite ^8'ire de S. George, qui a encore autour troisnbsp;®'-‘.quatre colonnes de marbrefans chapiteaux,

*3ui font debout, amp; deux groffes bafes rondes,

Sui ont quelque infcription imparfaite. C’étoit ‘a fans difficulté, qu’étoit Ie Temple de Diananbsp;^’’ofyUa ainfi nomraé, paree qu’ilétoit devantnbsp;^ porte de la Ville ; amp; fur 1’entrée delamêmenbsp;Eglife fe void inferée une infcription d’une cer-Jaine Nicoflrate initiéc dans les myfteres des deuxnbsp;^eelfes.

Eleulis appellee prefentement Lepfma, étoitEtEU-yne Ville raifonnabk pendant qu’Athenes fio-sis. a^ffoit. Elle eft deebuë avec elle, amp; mainte-Rant les Corfaires Chretiens de beaucoup plusnbsp;^“humains que les Tures, Tont li maltraitée»nbsp;tons les habitans generalement ont deferté,

^ qu’on n'y void plus que des ruines. Maisa • Ptopos des Corfaires, il faut vous dire l’avan-qui nous y arriva, amp; qui nous'fit pren-dre pour des gens de ce carafterc. Faute denbsp;kgis 8e de couvert pour nous recevoir, nousnbsp;dtions venus mettre pied-a-terre dans les debrisnbsp;Temple de Ceres ; 8c comme la curiofiténbsp;tefroidiroit fort, fi l’on n’avoit rien a manful» nous faifions boüülir une marraite de risnbsp;nnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;de ces fuperbes marbres , fans ref-

de Ceres, ni deProferpine, pourlefquel-Ie terns n’en a point eu. Pendant que nó-te Drogueman ik nótre Voiturier faifoient la diline. nous nous amufions Monfieur'Whelernbsp;^ rnoy a chercher 8c a copier des inferiptionsnbsp;‘tente ou quarantepasd'eux. Quelques mo-***«113 aprés nous entendimes deux décharges dc

fufii

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tó4 Voyage d'EïeuJlni,

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fufil ^ 1’cndroit oü ils étoient, 8f je vids ^*^' nir mon camarade a moi tout efFrayé, quinbsp;vint dire: Hé, Monfieur! a quoi vaus am^'nbsp;fez-vous ? Nous fommes pcrdus, onnousa^at-fine amp; un des nótreseft tombé parterre. VoUSnbsp;vous taillcz, lui dis je, c’cft qu’on a voulu ti'nbsp;rer a quelque oyfeau. Cela leraflura, amp;noUSnbsp;allames pourtant voir ce que c'étoit. Noüsnbsp;trouvames Monfieur Ie Conful bien empécb^nbsp;a faire revenir Mourati d’un cvanouifleinent inbsp;amp; void comme la chofe étoit arrivée. ÜUnbsp;lievre s’étant levé prés d’eux parmi les pierres tnbsp;Mourati amp; loanaki s’étoient faifis chacun d’unsnbsp;carabine pour tirer deifus par divertifl'emenf'nbsp;Ces carabines étoient celles que nous portion*nbsp;M. Wheler amp; moy, öc la mienne qui étoitnbsp;chargée depuis long-tems n’avoit pas nioins cï®nbsp;trois bales avec de la poudre a proportion-Comme Mourati l’cut tirée, l’ayant appuy^^nbsp;furies cótes, elle lui donna un fi furieux coup»nbsp;qu’clle Ie renverfa parterre comme mort. Etafltnbsp;Hiême revenu a lui, il crut avoir quelque cótcnbsp;rompuë, fentant une douleur per^ante , amp; n®nbsp;pouvant prefque Ib foütenir. Je Ie vifitay, ^nbsp;n’y trouvai que de la coniufion, ce quile coO'nbsp;fola. Cependant certains Atheniens qui venoientnbsp;vers Eleufis pour aller a Megare , ayant eH'nbsp;tendu tirer ces deux coups, amp; vft promenctnbsp;quatre OU cinq hommes parmi ces mafures »nbsp;erdrent que c’étoit une embufeade de Corfai'nbsp;res, amp; fe fauverent a demi lieuë de la, oünbsp;fe cacherent lans ofer paroitre aflez long-tcrn*-Mais enfin fe doutant qu’ils pouvoient bien s’c'nbsp;tre trompez , ils envoyerent un petit garqonnbsp;pour decouvrir quellcs gens nous étions. 'nbsp;s’approcha , amp; ayant reconnu quelqu’un ^nbsp;nótre compagnie, il apprit ce que c'étoit, ^nbsp;alia tirer fes maitres d’erreur. Il ne sien étd

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Megare Corinthe. löf manqué que Moniieur Giraud ou moinbsp;j euffions tiré de Ja même arme cejour-Iaparnbsp;^chemins, amp; Ie moins qui nous auroit pAnbsp;nver eCit été de nous caffer la machoire, ounbsp;® tomber de cheval.

tp ; ^rnple qui lui étoit dedié. Ce qu’elle por-

lUf ’ nbsp;nbsp;nbsp;¦nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;-nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;• ¦nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;¦

j A prés avoir diné des provilions ^ue nou» j 'Ons avec nous, 8c un peu ri denótreavan-nous vifitames inieux a nótre aife lesnbsp;quot;ies du Temple de Ceres amp; de Proferpine ;nbsp;j il nous fut impoffible d’en bien compren-plan. Tout eft en confufion, 6c cenbsp;j-^1 qu’un amas informe de colonnes, de fri-« de corniches de inarbre. Nous y re-jj^^l^uames un chapiteau lonique tres-beau amp;nbsp;Q^diocrenient gros, 8c Ie refte de la ftatuë denbsp;j^.^res de tres-beau marbre blanc parfaitcmentnbsp;travaillé: atifli écoit-elle peut-être de Pra»nbsp;, comme celle qui étoit a Athenes dans

c’eft comme des épisnbsp;avoit en-

Pp

la tête eft extraordinaire;

Panier, autour duquel font gravez leinbsp;nbsp;nbsp;nbsp;des fleurs, paree qu’elie

j ue Je lanbsp;Pernbsp;^?ire

g,ëné la culture de la Terre a ceux d’Eleufis, tl?es javelles de pavots qui lui étoient dediez,nbsp;crayonnai alTez bien pour vous en don-^'l'ielque idéé, mais alTez mal pour vous ennbsp;comprendre les beautez. Élle eft troisnbsp;jjie grande que nature , 8c nous trouva-p so. pas de la une bafe enterrée a demi,nbsp;Ü j..^'^Pvoit lui avoir fervi de pied-d’eflal: carnbsp;* autre ebofe écrit delTus que Ic nom denbsp;qninbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Kigrimas Heraut facré des Héejfes ,

tiig peut-être eu Ie foin d’élever cettefta-b^f’ Mais cc qui eft remarquable dans cette ï'^oc mnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;reprefente la

que les Atheniens faifoient en me-ig de ce que Ceres alia chercher par tout ondg fj chfre Troferpinc que Pluton avoil

en-


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1(5(5 Voyage d'Eleafme.

enkvée. Ces petites figures font aiTei mal con^ fervées; on void neantmoins qu’elles marchei'^nbsp;deux a deux, quelques unes portent desnbsp;beaux a la main, ce qui ctoit une des ceremo'nbsp;nies eflentiellcs. Ceux qui avoient foinnbsp;flambeaux étoient noramez Dadaushi.nbsp;dc la nous vimes une bafe enterrée , oünbsp;roifibit rimpreffion de deux pieds dc ftatué lt;nbsp;ce qui Eous fit juger qu’i I'un des cótezdevOgt;_^nbsp;étre I’infcription de celui a qui elle étoit dedié^'nbsp;en quoi nous ne nous trompames pas ;nbsp;aprés avoir óté toute la terre qui étoit autoof*nbsp;nous decouvrimes une belle infctiption a 1’h.on'nbsp;near de Marc Aurele. Apres cela nousnbsp;trouvames d’autres dans des Chapelles ruiné^*nbsp;de S. Taxiarches, c’cft a-dire, S. Michel ,

S. Dimitry amp; de S. Nicolas.

La Ville pouvoit avoir deux millesde toub Une panic étoit proche de la mer amp; unepaj''nbsp;tie fur la colline, au pied de laquelle étoit 1*nbsp;Temple. La rade peut fervir par tout depots»nbsp;dtant a couvert par rifle de Coulotiri.nbsp;plaine voifine a fcpt ou huit milles tie long ^nbsp;quatre de large, amp; eft toute labourée.

En quittant Lepfina nous vimes dans le ch^' min un tronc de raarbre fans piednitete,nbsp;nous reconnuracs pourtant être un mouton»nbsp;animal qui étoit dedié a Ceres. Cette Dee®®nbsp;avoir encore un Temple au port de Megara;nbsp;oil on la nommoit Ceres Malophoros, comrne®nbsp;1’on di^okportelaine, ancien fur nora que 1^*,nbsp;Bergers du pais lui avoient donné.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,

II y a environ douze milles d’Athenes * Eleufis, amp; vingt-fix jufques a Megare. AP’'®*-avoir'raarché un mille ou deux, nous abbrc®'nbsp;vames nos clievaux a une fource , qui étoinbsp;peut-être anciennement le puits ou Ceres s'éto}nbsp;affifc , f® trouvant fatiguéc du chemin f jj

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_ Megare ff? Corinthe. iG'f HqJ pour chercher Proferpine. On Ienbsp;*nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^ p»'ts fleury. Le chemin d’Eleufis

I^^Ssre eft affez beau, fi ce n’eft qu’il faut ojj pu monter dans un chemin fur un cóteaunbsp;Corfaires font fouvent des prifes fur lesnbsp;icsnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Ie haut eft unc tour ruinée que

........O f ^ A nbsp;nbsp;nbsp;-----

^'*oure que c’efi: Ia montagne qu on nom-Vj^nciennement Kerata,

^ i nbsp;nbsp;nbsp;«iiif

appellent Keratopyrgo , ce qui fait

ItlOit

gjre ^ ^^trée de ia nuit nous arrivames ï Me- Mega-» • oü nótre Mourati fe trouvant encore re.

8né nbsp;nbsp;nbsp;fon coup , je lui ordonnai la fai-

ciwgt; Sc lui-mêrae fe la fit. Nous logeames Un Grec, oü la fumée nous étoufoit,

® uu nous dit qu’il en alloit prefque par tout parceque la plüpartdesmaifonsn’ontnbsp;ouverture que la porte, ou tout au plusnbsp;petit trou vers Ie plancher pour la laiflernbsp;II y a bicn a Megare un Kan , mais il ellnbsp;^ ^nialtenu. Nous eniployaines tout le lende-aj’' \voir les antiquitez de cette Ville, quinbsp;^yWaitement confervé fon ancien nom, amp;

Co/ ®PPehe encore aujoud’hui Megara. Elle a en-ag-p^Uelquc forme de bourg, les maifons étant ro5 Pfeflees, raais trcs-chetives. Hyena cnvi-do ^''ois ou quatre cent, batics pour la plus gran-% pftie de gafon cuit au Soleil, amp; couvertes dcnbsp;6c terre par deflus. Tous les habitans fontnbsp;Vi(jp fort attachez a leursjceroraonies. J’eanbsp;malade de pleurefie, qui ne tarda pas denbsp;paree qu’étant-alors dans leur grandnbsp;^5 il ne vouloit pas prendre des boüillonsnbsp;Pitr gt; ui même de beurre amp; d’oeufs ,

Pt/,® lt;3ue le tout leur eft également defendu Co ^®ut ce tems-la. On n’a pas befoin dcleurnbsp;COtfj 1’obfervation ; car il n’y a perfonnenbsp;JH,i ®ux, ni vieux, ni jeune, ni fain , ninbsp;^'‘equis’en ofe ou s’en veüillc difpenfer.

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TöS Voyage d'Eleufine^

II n’y a que les Grccsfujetsdes Venitiens, fl®! ayent appris ï n’être pas fi fcrupuleux, ni *nbsp;cruels a eux-mêmes.

Les Turcs n’ofent plus demeurer a Megar^j depuis qu’un de leurs Vayvodes y fut etile''nbsp;par des Corfaires Chretiens. Ces pauvresnbsp;étoient toüjours dans l’apprehenfion de lesnbsp;voir chez-eux; amp; dès qu’il y avoit plulic'lfnbsp;chiens qui fe mettoient a abboyer de nuit,nbsp;commengoient a pikt bagage croyant quenbsp;fuflent des Corfaires. Quelques Anglois lt;lquot;nbsp;vinrent un jour a Athenes eurent leur ^nbsp;d'une femblable terreur panique , amp; avoiclnbsp;déja cache leur bourfe foüs une pierrc; m*'*nbsp;il fe trouva que ce n’étoit qu’un faufle allar®^^nbsp;Pour mettre ces Grecs en fureté Ie Confiil Ff^'nbsp;5ois d’Athenes les a fait accommoder av^^nbsp;Crevillier Ie principal de CCS coureurs de Ib'^Jnbsp;chipcl; a qui ils donnent tousles ansdeux ce^nbsp;cinquante itiefures de froment , pour nenbsp;point inquieter. Ils s’entretiennent des terk'nbsp;qu’ils cultivent , dont les Turcs, a qui cF**nbsp;font en propre leur donnent la moitié de laf®'nbsp;colte. Ils s'occupent auffi a faire des planch^nbsp;amp; du guitran a la montagne, ou Ie pinnbsp;manque pas. Nous remarquames aux en''*'nbsp;rons de Megare un arbrilTeau qui porte les Ga'nbsp;robes: ou comme on les appelle en Italic*’*nbsp;les Caftagnoles. Ils les nomment Xylokera)i^

amp; c’eft de ce fruit que mangeoit 1’enfant digue, amp; non pas du gland, qui n’eftpas u”®nbsp;viande que l'eftomac de 1’homrae puilfe F'Pnbsp;porter. C’eft une écofle longue amp; plate,nbsp;ne de grains, amp; d’un fuc douceatre conarnC*nbsp;cafle. II n’a rien de mauvais, mais il eftnbsp;amp; dégoutant, quand on en mange beaucoUP'nbsp;II fe cueille au mois d’Aouft, ös 1’arbrinP^nbsp;ïcffemblcauThercbiöthe.

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Mc gare ^ Corinthe. i6p

Mous y trouvames plulieurs belles infcriptions, *^''tr’autres unc qui étoit ^ l’entrée d’un Sa-'^ellum quarré, qui cft vers l’endroit oü étoitnbsp;^ porte pour aller au port. La difference qucnbsp;Anciens faifoient de Temple amp; de Sacel-‘«m OU Cliapelle, eft que Ie Temple étoit cou-gt; au lieu que Ie Sacellum nc 1’étoit point. Cc-lui-cy étoit fait a l’honneur deque'que HerOs,nbsp;''°it l'infcription nc marque pas lenom; maisnbsp;®lle dit feulcraent les jeux qu'il avoit gagncznbsp;cn divers endroits du monde; ce qui nousap-^’’^Rdbien des chofes que nous nc trouvonspasnbsp;''*is les Autlieurs; 8c l'on void encore la mar-des picdsde la llatuë qu’on avoit drefféeinbsp;illuftre Megarien. Voici la lifte des jeux amp;nbsp;'Combats publics, oil elle dit qu’il avoit été vic-toiieux.

Les jeux Olyrapiques a Fife dans 1’Elidc,’ fe celebroient a 1'honncur de Jupiter.

Les jeux Pythiens a l'honncur d'Apollon, i ^«Iphes.

Les Nemécns a Argos, par 3. fois. j Les Iflhmiques dans I'lfthme de CorintheJnbsp;tois.

Les Panathenées a Athenes, deux fois,

Les Olyrapiques auili a Athenes. #

^ Les Panhellenicns, c'eff-a-dirc j dc toutc la a Athenes.

L^s Eleuiiniens, la même, trois fois.

¦^.Les Heracleiens a I’honneur d’Herculcs, a ^ ‘'«hes.

J-'Ss Trophoniens a Lebadia, deux fois.

Eleutheriens a Platéc.

Bouclier de Junon , ^ Argos, ss Pythiens a Milet dans rionic.

. Pythiens a Magnclie, phe ^ jeux communs dc I'Afie, a Philadcl-

2’ow».


n.


Les



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170 Voyage d'Hleufine^

Les jeux Aliens pour Apollon a Nicopo^ lis.

Les Pythiens a Side, deux fois.

Les mêraes a Perga, quatre fois.

Les raêmes a Theli'alonique.

Les Afclepidiens a I'honneur d’EfcuIape, ^ Epidaure.

Les Capitoliens i Rome.

Ceux dc Minerve Promachos a Rome, qua-trc fois.

Ceux qu’on appelloit Eufebeia a Poui-zol.

Les jeux I I’honneur des Empereurs, a Na' pies.

Nous viraes une autre fort belle infcriptiou de Sabine femme d’Hadrien, faite fous lePrO'nbsp;confulat d’Acha'ie de Julius Canditus, amp; un®nbsp;autre que le Senat amp; lepeuple de Megare avoitnbsp;fait graver en reconnoilTance des bien-fth®nbsp;qu’jls avoient rcceus d’Herodes Atticus.

. La mer n’el): qu’a deux milles de la Vilic» amp; il y a un petit Port qu’on appelloit an'nbsp;ciennement NifM,QU 1’on void encore les rui'nbsp;nes d’un Convent amp; quelques Eglifes defertesnbsp;fans aucune habitation. Au Nord de la Vin®nbsp;il y a dc memc dans la plaine neuf ou dilt;nbsp;Eglifes, autour defquelles il y avoit un villagenbsp;qu’on a abondonné amp; laifle tomber en ruin^nbsp;Us appelknt ce lieu-la Palfochorio , Ic vicn*nbsp;¦Village, {‘c e’etoit apparemment ce que P*^'nbsp;fanias appclle Rhus. Nous y trouvames qu'^*'nbsp;ques inferiptions anciennes, amp; une entr’autr^nbsp;li'un certain Nicias fils d’Hennias, qui fut *.nbsp;premier a ce que dit Plinc liv. 7. ch. 56.nbsp;inventa Ic metier des Foulons.

Lc 17. nous partimes ^ la pointe du jotj’’' pour pouvoir arriver a Corinthe avantla n^nbsp;la traite étant un peu plus longue que d ^

thenf’ ’

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Megare ö* Corintbe. nbsp;nbsp;nbsp;171

tlienes a Megare, amp; n’y ayant pas une feulc Siiaifon entre deux , depuis les ravages dcnbsp;Corfaires ; ce qui eft caufc que lesnbsp;Turcs tremUcnt de peur cn faifant cettcnbsp;^oute. II y en eut un qui fe joigiiit k nous,nbsp;''oyant que nous étions des Francs , amp; qupnbsp;^ous avions le Droguernan d’Angleterre avccnbsp;*'9^5. Pour fe mieux cacher, il avoir fait uncnbsp;^^inture de fon Turban , amp; n’avpit qu’unpnbsp;*^®Iote rougs'.a la Grcquc. Le plus grand danger eft a Caki Scala, oil les Corfaires fe mel^-en embufeade. C’eft un tres-mécliant che-l!}in, amp; c’eft ce que ftgnifient ces deux motsnbsp;prees. II n’eft éloigné que de ,cinq ou fix mil-'es de Megare, amp; pendant trois quarts d’heurenbsp;ft faut deliler par un chemin qui eft fort étroitnbsp;^ ftui a la merd’un cóté.oüen faifant un fauxnbsp;^on'feprecipiteroitbien aifement. De 1’autrcnbsp;*• ^ft un rocher efcarpé. C’eft ce paflage fameuxnbsp;Paries brigandagesdeSeiron,qui precipitoiten*nbsp;.'rite ceux qu’il avoir dépouillez : mais Theféenbsp;Jft fit foufFrir le memc fuppliee, 6c depuis cetnbsp;quot;droit a toujours été appellé Saxa Scironia,nbsp;l.jQuatrc ou cinq milles avant que d’arriver anbsp;Jftfime nous viines les raafuresd’un petit Tem-‘jj.' Oéfogone, que nous jugeames être celuinbsp;t; Latous, que Paufanias marque en ce quar-jj. r-la. II vr paroit quelque refte de bufte 8cnbsp;bas relief tout gate,

rfthme de Corinthe n’a au plus e'troitque Q ft® ou cinq milles; mais plus proche dcnbsp;Pul] quot;ffie il en a fix, a caufc dequoi on I’ap-I,p ®nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, de même qu’un méchant vil*

quot;ne A Albanois, qui eft la pofte prefque dans de £j|*i®^iftance dcs deux golfes d’Egina amp;

'’oid encore au plus étroit quelquesreftes ® muraille qui traverfoit d’une raer a I’au-H znbsp;nbsp;nbsp;nbsp;tre;

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171 nbsp;nbsp;nbsp;' Voyage d'Kleuftm.

tre; amp; que les Peloponnefiens avoient autrC' fois fait faire pour tenir ce patfage plus aifc'nbsp;ment. Les Venitiens I’avoient rcnouvellce dunbsp;terns qu’ils. polledoient la Morce.

Nous mimes pied-a-terre pour voir les beau* relies d’un Theatre de pierre blanche amp;nbsp;phifteurs Temples qui étoient en ce lieu-I^-Paufanias en fait mention de quelques-unsgt;nbsp;mais il y en avoit beaucoup davantage, coui'nbsp;me nous I’apprimes d'une belle infcription q^^nbsp;nous y trouvames, ou il eftparlc de quantit®nbsp;de Temples qii’un certain Publius Liciniu*nbsp;¦Prifcus Juventianus y avoit rebati. Le princi'nbsp;pal etoit dedié a Palaemon ou PortumnuS*nbsp;com me les Latins I'appelloient, a I'honneufnbsp;de qui fe faifoient les jeux Ifthmiqnes , oUnbsp;toute la Gtece fc rendoit. Les autres étoieu^nbsp;dediez a Neptune, au Soleil, a Ceres, aPtO'nbsp;ferpine , a Bacchus, a Diane , a Pluton, •nbsp;i’Abondance , 8c a la Nymphe Napé.

CO

RIN'

THE.

On remarque encore I’endroit, oil Ton avou commencé de creufer Tlfthme pout faire uD®nbsp;Ille de la Moree. Paufanias dit que ceux q'’*nbsp;avoient entrepris cet ouvrageenfurentdetoui'nbsp;nez par I’Oracle, amp; moururent avant qu’ilnbsp;avancé. Les Grecs modcrnes qui ne fontnbsp;fort f^avans dans I’Hiiloire, difent que ceu*nbsp;qui voulurent y travailler, virent fortirdufau»nbsp;de la terre qu’ils remuoient, ce qui les oblig®*nbsp;de defilier de leur entreprife. Il paroit qu’il Y *nbsp;encore ed la un Village il n’y a pas long-teu'?'nbsp;Ceux de Corinthc y envoyent toüjours qu®|.'nbsp;ques fentinelles d’Albanois pour lesavertirlo”'nbsp;qu'il arrive quelque batiment Corfaire dansnbsp;golfe d’Egina, afin de fe tenir fur leursnbsp;des.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;_nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^

Onxompte cinq millcs de la jufques a ihe, oil nous arrivames »vant la niiit, ^ ^

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MegAfe nbsp;nbsp;nbsp;Cor int he.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;175

•^ous logcamcs clicz Ie fils de Diolandi- Athe-, dans une maifon de Zecheriel Efendy 'quot;i des plus puiffans Agas du pays, de mêmenbsp;^''e fün frerc Muftapha Efendy. ] .es maifonsnbsp;cette Ville font accoinpagnées de jardinsnbsp;citronniersamp;d Orangers, amp; font par grou-'nbsp;pc de dix OU douze en un endroit, d’une ving-7'i'e en l'autre , Sc de la terre labourée en-deur. Le plus gros de la Ville oü il y anbsp;plus de batimens joints enfemble eft le ba-» qui n’eft pas fort beau. Ainfi je feroisnbsp;^en en peine de vous dire ce que c’eft quenbsp;'-«rinihe, étant un peu irop grand , amp;nbsp;^yant des habitans irop riches pour ne luinbsp;donner que le noiti de village. Nous fü-^cs falucr Panagioti Cavallari inarchand A-‘henien, qui fait prefque toüjours Ia fa refi-dence. Son frere deracure auffi au bazar ,nbsp;nous vimcs chez lui une infcription Lati-de de Fauüine femme de rEmpereur Anto-Pin.

Nous allames voir uue douzaine de colon-'Cs, qui paroiffent de loin fur une eminente : un peu plus haut que Ie Bazar, a Ia mai-du Vayvode. Celt le refte de quelqhc crnple des Payens. Ces colonnes me paru-les plus antiques qu’aucunes que j’euffeja-vues, a caufe de leur extraordinaire pro-jjCftion Car bien qu'elles foient d’Ordre Dori-Jy^e, elles n’ont point la même proportion quenbsp;1 ^ autres qui fe trouvent a Athenes , amp; ail-j.| drs. piine dit que le Dorique doit avoir dcnbsp;^^^teur fix fois plus que le Diametre du piednbsp;p 7 colonne , cependant celles-ci n’en ontnbsp;fe/ ^dulement quatre fois plus; car la circon-cnce des colonnes vers le bas eft de 18. pieds,nbsp;fji tend 6. pieds de diametre 8e devroitnbsp;•¦c une colonne de 36. pieds de haut, au liet»nbsp;H 3nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;que

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l^oydge i’Eleufine^

la ce que UT fouhaites, en même tems

que celles-cy n’cn ont pas plus de 23. y coW' pns même Ie chapiteau. Du refte elles fontnbsp;Icmblables i celles d’Athenés étant canelées ^nbsp;fans bafe. Les architraves qui reftent encorcnbsp;deffus font de grandes pierres de 12. piedsnbsp;long. Ce Temple étoit peut-être celui qu'üsnbsp;Svoifint dedié a Diane d’Ephefe , que Pauft'nbsp;Bias marque au deffus du marché. La curio*nbsp;llté quehous eümes d’aller confiderer amp; tnS'nbsp;furer même ces colonnes faillit a nous attirctnbsp;nne mauvaife affaire, quoi que nous cruffion*nbsp;h’avoir été vüs de perfonne que d’un ferviteufnbsp;du Vayvode, qui nous avoit offert lui mêin®nbsp;line perche pour mefurer leur hauteur: car coW'nbsp;me nousretöurniotisinótielogis, leCadynoU®nbsp;envoya querir par deux ou trois Albanois poufnbsp;lui vCnir parler. Nous y allames avec nótr®nbsp;Droguêraan, a qui il dit qu’il avoit apprisqu®nbsp;nous allions conliderant les maifons de Corin'nbsp;the, amp; qu’on nousavdit même vü prendre quel'nbsp;ques mefures; que peut-être nous étions de*nbsp;efpiohS des Francs, qui leut iroieht decouvritnbsp;Ie foible de chaquc lieu. Mourati lui repon*nbsp;dit que nous étions des Anglois , amp; que p*!'nbsp;fant ï Corinthe nous avions vü quelque anf'nbsp;quité, fur laquelle nous avions arrêté Icsyeuï»nbsp;pour pouvoir dire quand nous retournerionsnbsp;nótre pays , ce qUe neus aurions obfcrvé donbsp;temarquablc dans chaoüe lieu. Lc Cady voU'nbsp;lant f^avoir qui il’étoit lüi-niêmc : Sultanuiu»nbsp;lui dit-il, je mis Ie Drogueman du Conful d’^AU'nbsp;fleterre d’Aihenes , amp; voila Panagioti Cav’S*'nbsp;lari, qui eft prefént, de qui je fuis cönnu dO'nbsp;puis long-tems. Mais, dit Ie Cady, as tudonbsp;lettres dfe nótre Sultan pour pouvoir aller avO“nbsp;ces Etrangers par routes lès villes? Je ne mat'nbsp;che pas fans cela, lüy rcpliqua Mourati, jnbsp;...nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;. s il

pret


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Megare fj? Corinthe. nbsp;nbsp;nbsp;iff

Pfefcnta une patente que Ie Conful lui avoic obtenuë du Grand Seigneur, afin quil ne foiEnbsp;Ppint inquieté dans tous les voyages quil fait,nbsp;l’' ceux qu’il accompagne. Le Cady la prit 8cnbsp;lut, öc voyant qu’il appartenoit au Confulnbsp;^^glois, 8c que nous étions fous fa^protcdtion ;nbsp;f^é-bien, dit-il, les Anglois font bons amis denbsp;Empereur, vous foyez ks bien venus,nbsp;oü il vous plaira.

[ W •

ParnalTe , Ia campagne de Sy-tiej gt; *es nies de Coulouri 8c d’Egina, Athe-^OiK j Colonne 8c 1'Tfle de S. George, decouvrions aulïi aifement Ccnchrée port

des

f Comme on fceut que le Cady nous avoit bien receus, on nous fit moins de diffi-'Wté pour nous laifler entrer dans le chd-, 8c nous en fumes quites pour cinqnbsp;|ï^ fix livres de café qu’il fallut prefenter anbsp;qui y commandoit. L’aprefdluée nousnbsp;^ niohtamcs fur nos clievaux ; car il n’ynbsp;®§yere moins d’une heure de chemin juf-ce qu’on foit a la porte de ï'Acroccrin-j c’elt comme l'on appelloit anciene-cette citadélle. Les avenues en font fortnbsp;^^3*'Pées, 8c le chemin fort étroit. II n’y )nbsp;dne feule entrée, mais il faut pafkr deuxnbsp;jPortes avant que d’etre tout-a-fait dedans. El-j '^ontient trois Mofquées avec leurs mina-• 8c cinq ou fix petites Eglifes de Grecs. S.nbsp;j^^''^oIas eft la Mctropolitaine, 8c nous y vi-{ '^quelques manufcrits, entre autres iineLi-fQüf'® de S. Ghryfoftome fur un parchemin ennbsp;pU, qui étoit la maniere ancienne de fairénbsp;quot;uol » Sc cc qui leur donna le nom denbsp;Quand nous fumes tout au delTus,nbsp;de * P?,'^es une des plus belles vues du mon-8j', C’étoit celle des deux golfes , d'Egina ,nbsp;l’L, ?. Lcpanthe, 8c nous voïons outre cela


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176 nbsp;nbsp;nbsp;V'gt;y^ge S'Eleuftne.

des Corinthiens, qu’ils appellcnt encore X''»' threai, oü il ne refte qu’une tour; 8c Ie pot^nbsp;de LechMut. Ce chateau ctoit apparemmcntnbsp;bien peuplé, amp; comine iine petite Villenbsp;tems qu tl ctoit poffedé par ks Vcniticns; c*quot;;nbsp;il y refte grande quantité de maifons,nbsp;qu’une partic tombe en ruine. C’eft Ie refi'g®nbsp;des Turcs centre les dekentes des Corfaires-Ses raurailles qui fuivent les contour du circuit. I*nbsp;y a vers Ie plus haut de l’eminence unenbsp;Iburce d’eau , 8c qui en fournit beaucoup. C'eftnbsp;Ja fontaine Pirene, oulccheval Pegafe fut pf'®nbsp;par Bellerophon qui s'cn faiftt pendant qu’ft inbsp;biivoit. li y en a encore une autre ntoindre»nbsp;Sc plus dc deux cent puits ou clternes. Aunbsp;vant amp; au Noru du Rocher il y a deux petft*nbsp;chateaux ^ttachei au grand , qui ont chacuquot;nbsp;Icuvs Agas particulicrs qui les commandent;nbsp;inaisil nc s’y tient perfonne. Le premiernbsp;n’étoit que comme un ballion refifta long-tc*’^*’nbsp;apres la prife dc la principale P'orterefl'e.nbsp;tre cfl appellé Hebr/to-Cafirs, parcequc c'étc‘nbsp;le quartier des Juifs, qui font maintenant chquot;^'nbsp;fez de Corinthe. Les inuraiiles font biennbsp;tretenuës, mais nous vimes peu de canons, ^nbsp;encore moins de foldats. Toutes ks fabriq'^^^nbsp;qui y font n’ont rien de remarquable pourf^’^nbsp;tiquité, tont cfl: du tems des Chretiens. 1'1 5nbsp;dehors une eminence au Sudoücll un peu nio'*'^nbsp;haute, par oh Mahomet II. nelailfapas deb^f'nbsp;tre le Chateau, qui fc defendit qiiatorrenbsp;centre ce redoiitable Conquerant, öccedac''*nbsp;a la bonne fortune.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,,

La Ville cft au Nord 8c au Nord-Eft dcclt;^ gj montagne. 11 n'y a que deux Mofquccs,,^,nbsp;une Egtife de Grecs appellee Panagia , oü jnbsp;incure le Metropohtain de Corinthe. Squ® ^nbsp;niurs du Chateau du cóté de la Ville,

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^ne


Megare ö* Corinthe


VI


“ petite Kglij'e pratiquée dins Ie roe amp; de-


diée ¦¦


ces


a S. Paul On rtproche aux Chretiens de


= quartiers-la , qtiand on les vent railler.


ils font de la race de ces anciens Corinthiens ‘icredules, qui fe moqnoient des predicationsnbsp;^ cet Apótre, amp; 1’on ajoüte que 1'un d’euxnbsp;^ prenant \’Antidorotz, ou Ie plain qne Ie Pa-donne aprés la Liturgie a tousles AlTiftans,nbsp;neii de mordrefeulementle pain , il lui inor-**-, Sc arraclii Ie doigt, amp; i'alla pendrc a la


^'^inte d’un rocher, qui cll fur cette Chapelle. ‘S verilé ils montrent encore fort peu de


de


Pas


''otion , amp; il ne s’y en trouveroit peut-être


. quot;Pn , exceptc 1’Archevêque, qui fut capable 'ire.öc d’entendre les Epitres qui leur font


j'adteffees pas S. Paul, Auffi en void-on tons


jours qui fe font Tures; amp; la Ville, oule ''tllar- -nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;’nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;’


«ft


lage , comme vous votidrex Ie noinmer


rnaintenant la raoitié de Mahometans. On


raconta entv'autres chofes, com-ine trois s’étoient fait Tures l’année precedente.


?ü’il


,y en eut un qui dans ia dcbauche avoir dit


fbr,'* nbsp;nbsp;nbsp;quelques Corfaires dansuae mai


ce qui fut rapporté au Vayvode qu-i Ie fit PPeller. Comme c’étoit Ie vin qui 1’avoitfaitnbsp;¦ il ne s’tn fouvenoit plus, amp; nia d'en


ij-j- k^voir. Lc Vayvode croyant qu’il fiiij


, intelligence avec cux lui fit donnet cent


Cn 6^

y ';'ps de baton, amp; Ie condamna a lagalcre» II - conduit, amp; on lui rafa fa grande barbe,nbsp;Prétres amp; les Galoyers laiiPent croitre;


«e


k chagrina de telle maniere, qu’iP dit


jSj ’ k vouioit faire Turc. On Ie pritaumot,-kete '®PPclladepuisMuftapha-Papa. Undefes tuit f ’ nevaloitgueremieuxque lui , han-Stamati Cavailari, amp; prit un jour fonnbsp;jUtl Y 1°^*^ voler; aprés quoi il s’enfuit dans


ge avec une femme qu’il entretenoit.

H 5 nbsp;nbsp;nbsp;Sta^



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%“}% Voyage d^EIeuJine. .

Stamati envoya dcs gens apiés lui, amp; voyant qu’il nc pouvoit pas echaper de leurs main*'nbsp;il les traita mal de paroles, amp; illeur ditqu'H®nbsp;friffent bien garde a ce qu’ils feroient, par*-®nbsp;qu’il étoit Turc. Une parolelachée a la vole®nbsp;eft un engagement dont on nc peut revenit»nbsp;amp; il fut obligé de renier fa foy. 11 y en e®'’nbsp;iin autre qui fut prefle par l’Archêveque d®nbsp;iui payer Ie droit de fon Eglife. II lepria d’*'nbsp;Toir patience, lui reprefentantfon extreme paU'nbsp;•vreté. Le Prélat ne Ie voulut pas écouter,nbsp;1’óta de cette place, 8c la donna a un autre-Ivlais ce qui facha d’avantage ce pauvre Prêtr®nbsp;fut, qu’a la Meflie du jour fuivant on ne I®.*.nbsp;donna point d’encen» comme aux autres, 8c '*nbsp;en fut tenement irité, qu’aprés l'Office s’étaffnbsp;fort mis en colere contrele nouveau Papa q'**nbsp;cccupoit fa place, Sc jettant par terrefonboo'nbsp;net, il fortit de l’Eglife, 8c s’alla faire d’abor®nbsp;circoncire.

11 n’y a guere plus dc quinze cens ames dap^ Corinthe ; mais la campagne eftpleinc de''^'*'nbsp;lages, 8c de Zeugaris ou Metairies. Entre Sf,'nbsp;cion 8c Corinthe nous en comptamesnbsp;¦vingt-cinq. Ainfije ne m’étonne pas q^vnbsp;Cady ait, comme on dit, fous fa jurifdidt'^jnbsp;trois cent Villages. Les revenus du pays fft!?.nbsp;du fqoment, de l'orge, des olives 8c del’hud,.nbsp;d'un^ excellente bonté, des laints , du bdt*'nbsp;amp; du vin. 11 y a quelques Agasaffez puiftan*'nbsp;mats ils font toüjours daas la craintc des Cogt;'nbsp;faires; 8c j’ay appris que depuis mon depad^nbsp;y en étoit venu qui avoient tout faccagé»nbsp;coupé les jarets st tousles cheveaux; afinqr*nbsp;ne put pas courir après eux.

Le lendemain nous niontames a cheval p*’ Sycion, 8c hous primes ï la droite, pournbsp;ime infeription qu’on nous dit que nous g.

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Megare ö* Corinthe. 179 'si'ions^ lamaifon deMouflelin Naibou Lieu-*^nant du Cady. Nous la vimes dans la Cournbsp;? Une maifon qui cft !c Serrail de fes femmes,

^ s’il n’eut pas été abfent, nous n’aurions pas credit d’y entrcr. Nous ne nous y ar-que pour la copier , amp; nous trouva-^es qu'elle parloit d’un Temple d’Apollon de-'‘'é par Lucias Hermidias Celfus amp; quelques au-ce qui nous apprit que c’étoit la qu’é-‘O'tle Temple de ce Dieu, dont Paufanias mar-tres-bien la fnuation Ceax , dit eet Au*nbsp;^^5Ur,^«j prennent k chtmin dt S'jckA depais le mar-. trouvent a main droitt ie Temple d’Apeknbsp;avec fa flatu'e' de caivre.

_ Voila toutes les antiquitez qui fe trouvent a ^oiinthc, avec quelques pans de murailles, amp;cnbsp;'' faiit remarquer , que toutes les inferiptionsnbsp;'1'^e nous y trouvames font Latines , de mc-que leurs medailles, parceque c’étoit unenbsp;^olonie de RomainS qui s’y étoient venuséta-, depuis que Ie Conful Memmius eut fac-la Ville amp; diffipé les anciens habitans.

^ous n’y decouvrlmes point Ie tombeau de P'ogenele Cynique, qui fe voyoit en entrantnbsp;gt;, Corinthe vers la portc du cóté de L’Iftlirae.nbsp;v(a fon epitaphe qui eft a Venife , 8cnbsp;apparemraent a éte apportÉe de ce licu-

j demoties, 8c trois families j ’itant de Grec;. On a de la une belle vüefurnbsp;V Solfe de Lepanthe, car Vafilica eft dansunnbsp;fort élévé a trois ou quatre milles de lanbsp;f Avant que d’y monter on pafte un ruif-qui eft, ^ce quejecrois, l’ancicn Afipas,

Sycio» eft ^ tróis heures de Corinthe, 8c s’ap- Sr-pfefeiitcment Vdfilica. C’étöit une petite cioi«.’ . 'llé du tems que les Venitiens étoient mai-j. du pays, maintenant il n’y a que des mai-

Cfi'


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i8o Voyage d'Eleu line ^

entre lequel amp; Corintlie il y en a encore deU* autres qui arrofent la plaine fertile en olivic*'nbsp;Nous ne voulümes pas revenir coucher dan*nbsp;Corinthe, amp; nous nous arrêtamcs a un pc'*'’nbsp;village a deux millesdu Lcchaeurn anciennbsp;des Corinthiens, qui eft prefque tout coniblc-Le lendemain nous revintnes coucher anbsp;gare , amp; le jour fuivant a Athenes , oü no»*nbsp;ftfmes nos adieux a tous nos amis, amp; a tou'nbsp;tes les belles antiquitez que nous y avion*nbsp;veuës.

Ne voiis êtonnez pas au rede, qui je n’ay® pas décrit plus grand nombre d’antiquitez, d’un®nbsp;Ville dont il femble qu’il devoit y avoir tantnbsp;de chofes a dire. Ceft tout ce que j’y ay P“nbsp;remarquer; amp; je crois mêrac que quand noU*nbsp;y aurions fait beaucoup plus de fejour non*nbsp;n en fenons pas fottis plus fatisfaits. Solonnbsp;difoit anciennement a un de fes amis en conü'nbsp;derant cette grande Vtlle amp; ce grand noinbrcnbsp;de raagnifiques Palais de marbre qu’ellerenftf'nbsp;moit, qu’il confiderat quece n’étoitqu’un grandnbsp;amp; riche Hopital rempli d’autant de miferablc*nbsp;que cette Ville contenoit dhabitans. Onnbsp;roit bien plus de fujet de parler ainfi prelentc'nbsp;inent, niais plutotde direqu’Athenes n’ellpl'*^nbsp;qu'un grand amp; pauvre hopital , qui conticn^nbsp;autant de miferablcs que 1’on y void de Cht^'nbsp;tiens foils la domination du Turc. Ilya poUf'nbsp;tant quelque riches marchands Grecs; mais o»nbsp;n’y void plus tous ces beaux Palais de marbrenbsp;qui faifoient rornement de la Ville. Le temp*nbsp;eft venu a bout, de ce que Ics guerres avoien*-épargné. On ne rematque plus aucun relledenbsp;ces beaux Poniques que les plus celebres Pe'’*'nbsp;tres amp; Sculpteurs prenoient plaifit a I’envidic'*''nbsp;richir de quelque belle piece de leur métiC''nbsp;On nc void aivcuns fondemens dc ïodeuf»

'j'bC'

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£sire

Megan 13 Corlnlhe. i S x ^hciire de Mufique , qui étoit prochede Fllif-8c (je )j fontaine Calhihoé, du batimentnbsp;“'Ppellé la Tente de Xerxes , de celui qu’onnbsp;JPptrnoitPompeum , des Temples deLucine,nbsp;^Ëfculape, de Mercure, d’Eacus, de Neptii-j®gt; dc Perdix iceur de Dedale, de Cranaüs,nbsp;Graces, des Heurcs, deSocrate amp; duMe-Anftomachus; car ils avoient de toutenbsp;“f'e de Dieux amp; de Heros. On ne fgait ennbsp;endrojt prcctfement étoit Ie College denbsp;Jolpmée, la porte du Dipylon amp; ces beauxnbsp;j Armmens qui étöientauprés: nitous ces An-_nbsp;que lafuperftition desAthenicns avoitdref-'nbsp;Ia Mifericorde, a la Joye, a la Pudeurnbsp;^ * la Renoramée. On ignore quel deftinontnbsp;^ les fameufcs ftatuës de Cecrops , de Pan-^'ori, de Philippe de Macedoine, d’AIexandrenbsp;Cettc belle Venus qu’on voyoit dans lesjar.-r'ts, amp; tous ces autres beaux ouvrages desnbsp;.^’Tteux Sculptcurs Phidias amp; Praxitele , quenbsp;1’Antiquité a ad/nirez. Je roe üiis con-de decrire ce qui rcfte en fon entier,,nbsp;-^^me ces beaux Temples de Minerve Sc danbsp;jlquot;siee, amp; les autres precieufesantiquitezdontnbsp;refte que des debris; fansvoulojr vousennbsp;accroirc plus qu’il n’y en a.

Stands Convents de la Grece, amp; il y a 1], ^ de cent Caloyers qui ont de bonsrcvenus.nbsp;Yj P^yent tous les ans de Carafch fix mille li-Pcfant dc raid, pour la Mofquee neuvc

) ,^ous avions refolu d’allcr par terre a Thef-Y'Pnique, amp; de la a Sophie, a Belgrade amp; a ,^bne enAuflriche; mais nous voulumesvoiïnbsp;jj. Paravant quelques lieux hors de la route or-ii^^ire. Le 9. de Mars 1676. fur Ic jour denbsp;depart, amp; nousnevinmes coucherqu’au.nbsp;Q^'A’cnt de Penteli , oil Monfieur le Confulnbsp;^ud nous vmt accompagnen Ceil un des,nbsp;gfands Convents de la Gnbsp;l]j ^ de cent Caloyers qui ont de bonsrcvenus.

de


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i81 nbsp;nbsp;nbsp;Vlyage d'Elcuftne.

de la Sultane Validé mere du Grand Seigneur gt; amp;ils en envoyent encore autantqu’on leur pay^nbsp;a raifon de cinq piaflres Ie quintal. Ilsen ontnbsp;eu jufques a cinq mille ruches, mais il n’ynbsp;a pas toui-a-fait rant aujourd’hui. Nous p*'”'nbsp;courüraes toute leur Bibliotheque manufcrite»nbsp;Ils ont prefque tous les Peres Grecs amp; un be^Unbsp;S, Denis Areopagitc; mais nous ne pümesjamais trouver l’ApoIogic du Chriflianifme pre-fentée a Hadrien par Ic Philofophe ArillideS»nbsp;qui y étoit confervée, a ce qu’on nous avoitnbsp;alTuré.

Ce-

PIIIS-

SIA.

Les Caloyers nous traiterent tout Ie jourqu® rous nous arrêtames a leur Convent, amp;nbsp;mieux qu’il leur fut poffible. Le froid y étafl^nbsp;grand, ils nous faifoient grand feu avec troi*nbsp;OU quatre gros troncs d’arbre a la fois. Bief*nbsp;qu’on ne voye que rarement de la glace ennbsp;pays-la, le froid nc laifle pasd’y êtrepergant»nbsp;particulicrernent qüand il ell accompagnénbsp;Vents, qui palTentpar desmon^agnescouverte®nbsp;de neige, comrae il faifoit alors. Nous avion®nbsp;vefte fur veile, une fourrure 8c un capot, ^nbsp;nous fentions le vent froid , comme fi noU®nbsp;euffions prefque été nuds. Ces Caloyersnbsp;cband que j’étois Medecin me vinrent confquot;}'nbsp;ter fur leurs incommoditez, qui étoient d'ord^nbsp;naire des obftruflious, des maux d’eftomac ^nbsp;de rate; mats h la verité j’étois au bout dernonnbsp;Lalin avec des gens qui ne mangent prèlV®.nbsp;autre chofe que des legumes 8c du fromag^'nbsp;De la nous primes le chemin de Marathon»nbsp;8c pafsames premierement a Giphijpa, quin^nbsp;qu’a deux milles de Penteli. C’eft un vil!®»®nbsp;aflezjoli amp; affez grand, qui a prefque reten^nbsp;fon ancien nom de Cephiffia. C’étoit au com'nbsp;mencement une des pétites villes de i’Attitjn^^nbsp;8c dans lafuite des temps, ellen’ctoit

{pai


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Megare £f? Corinthe, 185

^aifon de plaifanced’HerodesAtticusdoiitj’ay Pïrlé. 11 s’y Yoid encore pvoche de la Mofquécnbsp;Süclque refte d'une ancienne muraille de bellenbsp;P’ffre de taille.

Continuant nótre route par an village riiiné ^Ppellé Stamati, nons defcendlmes fept ou hiiitnbsp;Jellies au de la de CephilTia dans Ia plaine denbsp;^^faihon, amp; arrivames aun méchant village,

“ plutót ^ dix OU doiize metaiiies d’Alba-On appelle ce lieu-la UYana , qu’on ne ^'-Onnoittoit plus pour la petite ville de £elt;»»-BRAt7rnbsp;oü étoit un Temple fameux de Diane Ro».nbsp;^.''^uroniennc. De la a Marathon il n’y a pasnbsp;d’une demi-heüe. Nous Ie laifsSmes anbsp;puche, Sc vinmes couclter deux milles au denbsp;^ dans la même plaine aux Calivi de Chouli,nbsp;font prcfque au bord du marais des champsnbsp;^.Marathon, oü perit une partie des Perfans,nbsp;fuyoient de nuit aprés la bataille qui a ren-P Ce lieu ft celebre , Sc c’eft -lè qu'étoit an-'^nnernent Ie bourg ieTricorythus. II,y aqtiel-a'ies ruifTeaux qui fe déchargent dans ce maré-j’Ss j qui eit prcfque tout couvert d’herbes Scnbsp;^joncs, qui y naiffent: cequile feroitpren-pour une prairie, fi 1’on n’en approchoitnbsp;P*; Quelqucfois même il s’en manque peunbsp;dJJ d ne foit a fee. Ceux de Penteli y tien-'’t quantité de bufles, qui fe plaifcnt dans lesnbsp;amp; qui y demeurentmême tóutela nuit.

J ont la un Meteki, oü quelques-uns d’eux fe Ce mot s’cft confervé de l’anciennbsp;Sc fignifie prefentement une metairiedenbsp;^.°ttvent, parccque ce font comme des Cokgt;»nbsp;qu’cnvoye Ie principal Motiafterc. Lesnbsp;p '“^niens celebroient uneFêtedel’année, quinbsp;•p^ommoit Meteikia, en memoire de ce quenbsp;.. beféc avoir reduit les dome Böurgs de 1’At-‘'‘1'ie en forme dc Republique, 8c qu’il avoit

obfi-

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184 J^-^cyage de Negrepont.

oblige ceux de Ja campagne ci'y aller demeui'^' commc en une nouvelle Coloine.

Ce niarais a quelque poilTon , mals eiitr’a^'' tres des anguilles groffes comme la jambe d u/*nbsp;homme, qtie les Caloyers y vont quelquenbsp;pécher. Ce haineau oü nous couchamesnbsp;iejour d’hyver des Albanois du village de ChotiTnbsp;Jy; mals en Eté a eaufe des moucheronsnbsp;seleveiit de l’etang ils n’y peuvent pasdemcijrnbsp;rer, amp; ils s’en retournent a Chouly , qiiinbsp;dans Ia montagne. Paufanias dit qiie depu’*nbsp;la bataille de Marathon, Pon entendoit toutesnbsp;les nuits dans ces champs comme des cn's d*nbsp;chcvaiix , qu’il y parolffoit des fantójncs dsnbsp;gens qui combattoient; amp; que ceux qiii y vE'nbsp;noient expres pour entendre ou voir ces Spelt;-'nbsp;tres en étoient mal-traitcz. Je n’examinenbsp;ft cetüient verjtablement quelques Lutins 0^nbsp;cfprits follets, OU des imaginations p tant y *nbsp;cue les habkans de ce village 8: des envirofl*nbsp;oifent encore qu’ils y entendent jouvent de nui^nbsp;des voix qu’ils ne connoiffent point, amp; quil^^^nbsp;épouvantent. L'AIbanois Gouma qui nouslo'nbsp;geoir, dilbit qu'il en avoit fouvent entendunbsp;refi'embloient a celle ri’une femme qui fe pl^^'nbsp;gnoit, amp; que quand il alloit du cóléouill'eP'nbsp;tendoit, elle fe retir-oit plus loin.

Rh'am- lendemain nous fiimesunecourfedeqt'*'

KUS. nbsp;nbsp;nbsp;inilles au dela des champs deM^J

Jies de marbre, dont il ne relle que les pieo^f'

ri „ , „1. i nbsp;nbsp;nbsp;.1._.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;v,-.‘ :nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;. !. vlP

' ¦ rathon fur Ie bord de l’Euripe , oü Ton void des raafures d’une petite ville que les Gre*^*nbsp;inodernes nomment Tauro Caftre , ou Ebrt'gt;'nbsp;Cafiro. C’éioit l'ancienne ville de Hhamn»^nbsp;Gent pas au deflits fur une eminence lont 1^!nbsp;debris du Temple de la DcclTe Nemefis , q^'nbsp;étoit quatré, amp; qui avoit quantité de coloi’'

;I] y a vis-a-vis dans 1’ifle de Negrepont je

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jj f'^oyage de Negrepont. . ï Sf ] de Igt;ifio, k. iin peu pJus bas au Midi dansnbsp;?j,Ifle un port nonimé Porto-Bufalo. Cenbsp;.einple ctoit faineux dans toute ia Grece, amp;nbsp;^ quot;Qias l'avoit encore rendu plus rccoiiiman-


Hle par la llatuë de Nemefis qu’il y fit. Stra-dit Gue c’étoit Agoracritus Parien qui 1’a-


“y int que c etoit Agoracritus i-ancu qui r a-faite, mais que ce ouvrage necedoit pas ^6ux de Phidias.

“our ce qui eft de la niontagne amp; de la B ote dg Pan ^ dont les Anciens difoient tantnbsp;inerveilks, nous n'en pümes rien apptcii-

: La plaine de Marathon, qui s’appclle toü-|?»gt;s Catnpï MurathoHy ,z environ douzemillcs tour, k confifte pour Ia plus grande par-en des champs labourcz , qui vont depuis

llioJ nbsp;nbsp;nbsp;* T y-v J fi tv^ la


pled des iiionUgnes voifiiies jufques a la - La petite riviere de Maralhon ladivife,


l-i'd pCLUe rJViCJC uc

^ e’cfi peut-êirc ce que 1'on appelloit ancien-.^^oient Macaria. Elle vient du mont Parne-


the


amp; paflc mainteiiant par Ie milieu du vil-


j. ^ pitllC 111 1 m Ct i AU l. plt;u i»„ itiaitvvt 'ifc* y tt.

j, Se de Marathon, oü nous vinines palTer, amp;Mi, degorge dans rüuripe. Ce lieu li cclcbreuA-


’^^•‘s rAiuiqiiilé n’iii plus qu’vn peth «roas de xh'ó'k.'


Metairies des


^'jinze ou ving! Zeugaria, ou - oeniens, ou il v a environ 'to. habitans


uu y a environ '50.

^ eanois, fans aucune marqué d’Antiqiiité, ü exceptez Ie nom qui lui cn eft refté. It


de trois mtlles de la.nier, amp; de foinbsp;nbsp;nbsp;nbsp;d’Ebrteo-Caftro., qui rëpoiid aiiif

j^-'^nte-quatre ftades que Paiifanias met entre pj^'®gt;hon amp; Rhamnus. 11 nous fallut rep.iflernbsp;d/ premier lieu, quoi qu’il foit plus loinnbsp;ch ^^grepoiit que Rhamnus , parceque Ienbsp;en eft plus frayc. Nous paffames parnbsp;de xinbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Calinghi a une heure amp; demi

de 1'gt; de Capandriti encore amant au fut Ie haut de Ia montagne , amp; trois

lieu-;



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iSö Voyage de JNegr'epont.

Oh.0-

PUS.

heures aprés al’entrée de la nuit nous au village de Marcopoulo prés de i’Earipe- ^nbsp;Le jour fuivant nous Ie cotoyames H P^”*quot;nbsp;mes foüs Ropo grand village de Grecs dc P'_nbsp;de 100. feux , qui étoit 1'ancienne Vilied'0''^nbsp;pos, OU Oropus, pour laquellcles Athenien*^nbsp;les Beotiens étoient fouvent en conterte, p^'*quot;nbsp;qu’elle étoit fur les frontieres. Elle eft anbsp;milles de Ia mer, amp; a fix du village denbsp;copoulo. Trois milles au dela nous traveo^”nbsp;mes une petite riviere qui vient desmonta^'’^nbsp;cntre Thebes amp; Athenes, amp; qtie je crois êtfnbsp;l’Afopus, n’y en ayant point d’autre de con*''nbsp;derable jufqu'^ Negrepont. Au dcla de cel',nbsp;riviere paroit fur les bords un grand villagenbsp;h’efi: guere moindre que le precedent, amp;nbsp;nous aurions pris poiir Oropus mcme , a caugt;®nbsp;de quelques infcriptior.s que nousy trouvain^?’nbsp;entre lefquelles étoit l’epitaphe d’un certa’^nbsp;jiphrodiftus fits ie Zopyrus natif d'Oropos. M**'nbsp;les noms qui font demeuret, amp; a Oropo gt; ^nbsp;SrCA- * celui-cy qu’ils appellent encore Sycmino,nbsp;ÜINUM. Scamim , quand ils parlent vite, nous fiG’’nbsp;cohnoitre que c’étoit cette petite ville de rnbsp;Beoce qu’on nommoit anciennement Syce'Vnbsp;»vn. Les Grecs y ont plufieursEglifes, ent'quot;nbsp;autrcs celles oü nous vimes des infcription^nbsp;uigioi Saranda , les quarante Saints, Panagisf ^nbsp;uigios Helias- amp;de la i Negrepontil n’y anbsp;cinq heures de chemin, pays gras amp; fertile. Nf*]!nbsp;pffames par le village de Dmmifch , qui nnbsp;habité que dc Pécheurs , amp; n’étant plusnbsp;uhe bonne lieüe de Negrepont, nous vin’'',nbsp;tin affez beau port qu’on nomme prefentern^’lj^nbsp;MegaU-Vati^ on Bathy, amp; dont Strabonnbsp;mention foüs le même nom. II y en a cpnbsp;fuite un autre appellé Mkro-Vathy , amp;nbsp;celui que fait Ie recourbement des terres de

j5eO'

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b^es Grecsjippellent c«te ViWeE^ripoi, aufli pp q ' “ ‘

^ fait

Voyage de Negrepont. 187 °oce, qui efl; comme un golfe, ou il ya parnbsp;bon anchrage, amp; c’étoit ce fameux portnbsp;,,^uHde, oü toutc la fiote Greque qui deVoitnbsp;*'!¦ a Troye, fe vint alTcmbler. Il ne rellenbsp;fien de laVilled’Aulis, qui étoit fort pro-«e de celle deChalcis, appellée prefcntcmentnbsp;pies Francs Negrepont, oir nousarrivamesdcnbsp;Q.’^ne heure. Nous logeames chez Ie Ireurnbsp;‘ofeppe Roffo efclave Malthois marié a Ne-PPont, oil il fait la charge de Conful Fran-j ’^1 fe mélant auffi un peu de la Medecine amp;nbsp;Chirurgie.

-'Pque Ie Detroit de l'Euripe , Sc^c’eH cequl

^ 'ait quc leg premiers Francs qui y font venus, fendant dire aux gens du pays, eis ton Egn-quot; gt; ce qui fignifie a Egripos, ont crü qu’ilsnbsp;jPpelloient Ie lieu Ncgripon, confondant lanbsp;^rniere lettre de l’article ton avec Egripon. IInbsp;faut done point aller forger d'autre originenbsp;Ij^pe nonl fur I’erreur des Italiens qui l’appel--pPf Nigröponte, comme s’il y avoit quelquenbsp;de pierre noire qui pafsat de la Beocé

rifle.'

pene fous nne töur au niilieu du canal bdtic

Detroit de l’Euripe cft plus ferréla qu’eil jj '^Pii autre endroit, amp; venant de la Beocenbsp;PPf traverfer dans 1'Ifle , on palTe premierc-(.jpf fur un pont de pierre de cinq petites ar-^ qr,i n’a qu’environ ^o. pas de long,^amp;

Da '

fP Venitiens. On void encore S. Marc porte. De la töur dans la Ville il n’y anbsp;f*ont-levis en dos-d'afne d’environ 20.nbsp;I5 long, qui fe leve la moitié du cóté denbsp;amp; la moitié du cóté de la Ville, pournbsp;Pr palTage aux galeres amp; autres batimensnbsp;ajr'y veulent paffer, ce qui ne fe peut fa-renbsp;*^Pnt qu’cn rctirant les rames. Je parleray

de


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l88 Foyage de Ncgrepont. . de ce Detroit, amp; de fon flux lt;k reflux,

Ne-

€RE-

roNT

je vous donnerayune relation fidelleamp; aprés que je vous auray dit quelque cliofs unbsp;la Ville de Negrepont,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^

rouge verniiTé.

rifle, 8c une partie de la Beoce , amp; en abfence, il a fon Kiaja ou Lieutenant 8c ' .nbsp;Sous Kiaja. II y a aufli un Bey qui a lanbsp;ques revenus; dontildoit entreteniruneg*!^ j,nbsp;Lc Palais d’Achmet, Bacha frere du Capd’j,nbsp;Bacha cil dans la Ville, amp; c’éroit celui dunbsp;Ie OU Provediteur des Venitiens. On y ' gjnbsp;des caves voütées; par oii Ie Provediteurnbsp;coihraandoit dans la Ville lorfque Muho'”Jinbsp;II. Ia prit, voulut fe fauver ; mais Ienbsp;Seigneur ayant eii des cfpions , s’en fa'A^auinbsp;Ie fit mourir cruelleinent. Une de fesnbsp;étoit parfaitement belle aima mieux ftnbsp;poignarder que de recevoir les carelfesnbsp;tan. J'y trouvay dans la Cour fur une

L’enceinte de les murailles efl d’environ os'^ niilles; mais il y a plus de maifons amp; plusnbsp;peuple aux fauxbourgs oü font les ('iiiêtieD*/nbsp;ue dan's la Ville oii font les Turcsamp;les Juu 'nbsp;-^es Tures y ont deux Mofquées , amp; jnbsp;autres au dehors, oerles Grecs ont aiiflinbsp;Eglifes, 8c tons les habitans peuvent montefnbsp;ptès de quinte mille , parrai kfquels il ynbsp;OU buit families de Francs, amp; quelques eU- gnbsp;ves fur les galeres, qui s'y tiennent une padnbsp;de I’année. Les Jefuites y ont une inaüuu jnbsp;OU ils enfeignent la jeunelle. II n’y avoit '.nbsp;lors que Ie Pere l’Aflringent, amp; un autre fl'inbsp;nous receurent fort civilement. La Vilknbsp;feparée des fauxbourgs par un grand fofle a fuUnbsp;de cuve, Ie tout dans un lieu plain 8c uni. ^nbsp;Serrail du Capitan Bacha qui efl fur l’EutiP j*nbsp;cft enjolivé de galeries amp; portiques de .

C'eft lui qui commandetoU


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^ Voyage de Negrepont. l S 9

p. ? Pilier uae infcription de l'année 1173. qui W rd’unc Chapelle de S. Mare , batie parnbsp;du du Baile Nicolas Miliani , amp; de lesnbsp;Iv] Confeillers Michiel de Andro, ftc Pierrenbsp;d J^yer. J'en fis voir Ia copie a mon retournbsp;du |*ntc au Provediteur de cette Ifle , qiü eftnbsp;fo), ^familie des Navayers» Icquel m’cn fqcutnbsp;,,°on gré.

du a tien de fibeau, que de voir les jours qui Ic tiennent tous ksDimanches.nbsp;Pr.f ^yfans d’une partie de la Beoce amp; denbsp;(jj''que toute 1’Ifle, fe rendent a la Ville donbsp;gfjSrepont, comme a une foire , amp; en tres-[qj''d nombre, ce qui fait que les dcnrées ynbsp;1 tres-grand marché. La livre de mou-Pq ne vautpas tout-a-faitunfoldenótremon-p:^) celle de chevre ne coüte que fix de-amp; Ia livre de poiffbn que trois liards;nbsp;Uj peu plus. On a pour trois afpres Ienbsp;rup^dyri de vin, ce qui revient environ a unnbsp;Cq.'2 pot mefure de Lion. Le confitures denbsp;de poiresS: d’amandes au vin cuit, quinbsp;np ''leilleur la qu’en lieu du monde, ne valentnbsp;^ p 'luinze deniers la livre.nbsp;p/^our ce qui eft du flux amp; reflux de 1’Euri-an-’ lt;1001 j’ai promis de vous entretenir , c ellnbsp;(jpi*‘'®ntent une chofe des plus merveilleufcsnbsp;fu’feient au monde. AuflS dit-onqu’Ariftotenbsp;Vpj dedans de depit qu’il eut de n’en pou-PfPenetrer la caufe, amp; qu’en s’y jettant ilnbsp;Vuj ces paroles; II faut que tu me reqoi-Cf..’ Puifque je ne te puis pas conCevoir. Jcnbsp;jy ^ifément que cela eft fabuleUx: car nousnbsp;tiip''^ «les hiftoires plus certaines, qui rappor-VqJ *'itrement fa mort. II faut pourtant a-que ce flux amp; reflux extraordinaire eftnbsp;f^j.^°yfme amp; un écueil de la raifon car il fcnbsp;' * 'l^ns un Déuoit de l'Archipel qui par tout

ail-

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jpo ailleurs n’a aucun

Voyage de Negrepont. . .iiii.u.i, rfucun flux Sc reflux. Sonnbsp;ment ell quelquefois femblable a celui fle 1 .nbsp;cean, c’eft-a-dire , qu'il a ibn flux ^ u-(ieiix fois en vingt-quatreheurcs: Maisend**nbsp;tres tenis il l’a jufques a quatorze fois ,

_me vous verrez par Ie difcours fuivant juftifié avec cc quetous leshabitans ennbsp;amp; ce que Ie Pere 1’Aftringent m’en a conü'^f 'nbsp;Dans ks.deux jours que nous nous ynbsp;mes, il avoir Ie même mouvement que \’Oc^\|nbsp;amp; courpit de fix en lix heures tantotauNo'^^^nbsp;tantót au Midi; mais étant convaincu

quej’en ay appris fur Ie lieu même, je ne

pas faire comme du-Loir, qui aflTure Relation de fes voyages que 1’Euripe n’anbsp;de flux amp; reflux different de 1'ocean ,nbsp;qu’il 1’avoit vu Ic jour qu’il y étoit ,nbsp;cela. Gyllius qui a fait la Topographicnbsp;Conftantinople, dit dans ce mêmelivre,nbsp;tant venu a Negrepont il s’en voulutinforiflCnbsp;amp; qu’on lui alTuraquePEuripeavoit deuxnbsp;yemens ; que quelquefois il fuivoit celui -jnbsp;rOcean, amp; qu’en d’autres jours il change^nbsp;plus fouvent; mais que s’étant inforfflCnbsp;jours aufquels ceflux étoit plus frequent, !*ƒnbsp;vint quelque Turc , qui entendant qu’ilnbsp;loit fe faire inftruire des particularitez dup®'^nbsp;cria avec menaces que c’étojt un efpiou» j(nbsp;que d’autres s’affemblant fe mirent ennbsp;de lui faire quelque avanie. Ainficela a lic’i jg-ré cache jufqu’a prefent que Ie R. P. Babi’’-' ^nbsp;fuite fqavant amp; curieux, qui a demeurénbsp;ans k Negrepont , nous en a donné anbsp;lation exaéfe [dans une lettre qu’il anbsp;nbsp;nbsp;nbsp;jnit

Monfieur d’Abbé Pecoil Chanoine de S. de Lion, tres curieux amp; tres-intelligentnbsp;la langue Grecque amp; les belles Lettres.; Bnbsp;fait la grace de me la communiquer,

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^ Foyage de Negrepont Ipl privcrle public. Je dois leulementajoü-'l'je Ic Pere 1’Aftringent m’a dit y avoifnbsp;Coynbsp;nbsp;nbsp;nbsp;c’eft que quand la mer monte amp;

ïipe nbsp;nbsp;nbsp;mêrae cótc au plus étroit de l’Ëu-

p) gt; on remarque quelquefoisqu’elle ceffe dc un quart d'lieurc, ou une demiheure,nbsp;Si’^’elle court toüjours ; qujainfi elle anbsp;toenbsp;nbsp;nbsp;nbsp;montans dans un même flux, 6c

gj ‘tailleurs il n'avoit point obfervé de chan-'lUi nbsp;nbsp;nbsp;folftices,. niaux equinoxes. Ceux

Pq *'ennent les moulinsqui fontfurce courant P) confirmerenf Ja jnêms chofc des deuxnbsp;a^^emens differents de 1’Ëuripefelon les joursnbsp;\'a Lnnf.


receu depuispeu des lettres du R.P.Ba-p]y ' par lefquelles il me proraetdesremarques Cpp* *niples du flux amp; reflux de l'Euripe, qucnbsp;Pj^Sque je rousdonneicideluimême: nean-,^*^5 comme Ia diftance des lieuxöcfes occu-tjpeuvent retarder fon deffein affes long-(ij * ie ne veux pas pour cela prim Ie publicnbsp;^op ® premieres penfées , attendant de vousnbsp;p,J'et les fecondes, lorfqu’il m’en aura faitnbsp;gfj gt; avec d’autres remarques fur 1’Ifle de Ne-(li(^''rrt 8c ks coütumes defeshabitans, 6cuncnbsp;qu’il nous fait efperer par deffus ,nbsp;(i^ ^ioucolacas ouifaux reffufcitez parmi lesnbsp;, quj fgj-a une piece fort curieufe , dontnbsp;tjj ^ntre Pere a qui il avoit donné des memoj*nbsp;* fait iraprimcr quclque chofc.

RE'

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remarq_ueS

FLUX REFL UX

D E

L’ E U R I P E ,

Contenués d^ns une Lettre

A Mr. L’ABBE’ PECOI^'

On slEUR,

Je-vous cnvoyai il y a qiielque tems tit diTcours touchant Ie flux 8c reflux denbsp;ripe, amp; Ie bon accueil que vous lui ave*nbsp;m’a oblige d’y repalTer la tnain, 8c dynbsp;quelqnes particularitei , aprés avoir con» ^nbsp;plus foigneufetnenr Ic cours de cette e^U’..^nbsp;metreenquis plus deligcmmentdelaverite-ajoutc aufll quelqnes'^nouvelles obfervati® jj,snbsp;afin que les curiei\x puiffent acquerirunenbsp;parfaite connoilfance de l’Euripe par cett^,j-^(,tnbsp;ture, que celle qu’on en peut avoir eOnbsp;ks anciens Auteurs, krquels n’ont écrit snbsp;ne partie de cc que j’ai vu durantnbsp;de finite dans de different flux 8c refluï-

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Flux Reflux de VEuripf. Ï95 . Quoy qucl’Euripe foit Ie fymboledcl'incon-®9nce, il a neanmoids cct avantage cte n’avoirnbsp;fouifert c\e changemens fi remarquablcs,nbsp;'iüc d’autrcs chofes qui nous ont éié decdtesnbsp;les Anciens, comme font lesantiquitexdcnbsp;^fnyrne, la magnificence d'Atliencs, Ie coursnbsp;Xante, du Simoïs , du fleuve Meles , dcnbsp;* ll'ffus, amp; de plufieurs autres rivieres renom-qui ne font plus,dans l’état oü on les anbsp;^üës autrefois ou du moins qui nenous paroif-plus telles que les Hiftoricns ScGeographcsnbsp;‘^Ous les reprefcntent, ces antiquitex ayant etcnbsp;^'iinées par les incendies, comme Troyc, ovjnbsp;les tremblemens de terre comme Smyrne,nbsp;par les gueres comme Athenes, amp; l’eaudcnbsp;rivieres s’étant peut-être perdue en diversnbsp;j.^’droits, 6c divifée en plufieurs ruiffeaux; aunbsp;qu'on nous alTure qu'elles couloienc auitc-fuperbement.

^ nbsp;nbsp;nbsp;----j---- ---- -O”-------- y

tg”* ‘l'-fon ait entrepris de Ie fermer amp; d’arrê-^jj..‘on cours par une digue, comme il feroit ® de faire en joignant 1'lfle de Negrepont 3nbsp;p^^Te ferme de la Beoce. Elles ne font fe-que pat un petit pont de pierre 6c utinbsp;h de bois, entte lefquels eft une Tour ou

Mais l’Euripe elt tel qu’il a toüjours été, 8c j,'en que 1'ancienne vüledeChalcis fur l’Euripenbsp;jOit detruite, 8c changée en celle qu’on appel-Pvefentement Negrepont, dont il lave 6car-les murailles amp; Ie donjon , il eft demeurcnbsp;jJ^ejours au mêrae état malgré routes les revo-j'^lons de tant de liecles amp; les tremblemens denbsp;Jte qui font aiiex frequens dans la Beoce 6cnbsp;1'Eubée qu’il bat également de fes fiots

de cp’^l'^dles, fur une rochc qui eft au milieu

bati par les Venitiens, dont 1'on void Lions ailcz de matbre aux portos 6c

Letroit.

VOU!

‘“We.

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IP4 Flux 13 Reflux de VEuripe.

Vous vous étonnerez peut être, ócvouscroi-rez que je tombe en quelque contradiftion f quand je vous parlerai de l’Euripe autrenicn'^nbsp;que les Anciens ne nous Font décrit, api'és 3'nbsp;voir avancé qu’il n’a FoufFerr aucun change*nbsp;ment. Maisj'ai déja été au devant de cettsnbsp;objedion , quand j’ai dit que les anciens Hn'nbsp;toriens amp; Geographesn’onlaifféparccritqu'Uf®nbsp;partie de ce qui en eft , foit qu’ils ne l'aye”'^nbsp;jamais vü, en parlant feulenient felon Ic raP'nbsp;port que 1’on leur en avoit fait; foit qu’ilsnbsp;1’ayent jamais confideré attentivement amp;nbsp;divers tems felon les divers quartiers de la Lj'!nbsp;''*e, amp; les divers jours du mois ; commenbsp;fflit plufieursfois, fans ra’en rapporten aceq^’^nbsp;1’on m’en difoit, quoiqueje fois tombé d’aC'nbsp;cord avec ceux qui Font confideré avec mo'-J en ay conferé avec des Turcs amp; des Grelt;^*nbsp;qui ont foin de deux Moulins qui font furnbsp;Detroit. Perfonne n’en peut être mieuxinfoj'nbsp;mé qu’eux, puifque les roües tournent tanto'quot;nbsp;d’un cóté, tantót de Fautre felon Ie flux 8enbsp;flux de Feau depuis quatorze ou quinzenbsp;qu’ils y font. Voici done ce que j’en aynbsp;marqué, amp; qui eft conforme au rapport qt*“nbsp;m’en ont fait.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^ r

L'Euripe eft un Detroit de la mer Egée gt; ^ ferré amp; de fi peu de largeur, qu’a peine t”’nbsp;galere y peut palier fous un pont qpi Ie ^nbsp;vre entrelaCitadelle amp; Ia Tour ou Ie DonJ^jjnbsp;de Negrepont. Non feulement eet endroit^^nbsp;eft Ie pont eft appellé Euripe, mais encore^

dco?'

pied 8c_ vient ^

oü fon canal étant plus large, fon cours ftant n’eft pas du tont ft vjfible qu’au pgt;^“

OU douze lieües 8c davantage de chaque co

bée, nomméc aujourd'ltuy Negrepontgt;

Chateau. Tout Fefpace oü n va ugt;. • —,.pu' entre la terre ferme de la Beoce 8c Flfl^ “


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Flux öquot; Kèjtux de VEuripe. \Sgt;3

^3 principale Ville de cete grande ifle, d'oü ‘ent qu’il elt appellé par quelques Auteurs Ei*~nbsp;'’'Pas Euboïcus, Ui par quelques autres Chalcidi-^nbsp;de l’ancienne Ville de Chalcis, proche desnbsp;“'nes de laquelle elï batie celle que nous ap-pllons Negrepont, èi a qui les Grecs donnentnbsp;“ nom ancien de l’Euripe isfw©- ou par cor-^“Ption Egripls.

P'u:

Lune jufques au 8. de la nouvelle , j '1 fe deregle amp; gate Ie 9. fon cours demeu-1“''3infi trouble jufques au 13. inclufivemenr.nbsp;il fe racomraode amp; reprend fes forces,nbsp;“'s il fe deregle derechef Ie 11. jufqu’au 17,nbsp;Ij, “‘nre il fera plus facile de Ie coraprendreparnbsp;'¦“ble fuivante.

^ clairs, il eft reglé depuis les trois derniers

^ürant ces dis ou douzelieiiesdechaqucco-j nn trouve plufieurs petitsgolfes, oul'onpcut “niarquer par l'accroilTement amp; Ie decroilfe-'“ent de 1'eau la diveriité de ce flux amp; reflux,nbsp;j. Cours de l'Euripe doit être confideré ennbsp;^'^''ers tems. 11 y a dix huit ou dix-neuf joursnbsp;n^lue mois, ou pour mieux dire chaque Lu-sfr’ “nfquels il eft reglé; amp; onze autres joursnbsp;'jj^nels il eft dereglé amp; gaté. Ce font, les ter*nbsp;“s dont on fe fert a Negrepont, pouf expli-gt;“er cettc merveille cóntinuelle de la nature.nbsp;‘1 eft en fa force, ou pour Ic dire en termes

® des jours reglez. amp; dereglez du flux amp; rejlux de l'Euripe , felon ceux de la Lune.

l^““vel- Q I feglé comme l’Ocean. “ne 1 reglé.

3 nbsp;nbsp;nbsp;reglé.

4 nbsp;nbsp;nbsp;reglé.

5 nbsp;nbsp;nbsp;reglé.

7 re-

6 nbsp;nbsp;nbsp;reglé.

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iplt;? F/hx 6? Reflux

de VEurtpe,

Premier T)

7 regie, k rcglé.

Quartier

9 dereglé.

de ii;

10 dereglé. i

13. OU

11 dereglé. ]

gt; 14. flux

li dereglé. 1

amp; autant

13 dereglé. J

de reflux.

Pleine •

14 nbsp;nbsp;nbsp;reglé.

15 nbsp;nbsp;nbsp;regié.

Lune

16 regie.

Dernier C

17 nbsp;nbsp;nbsp;reglé.

18 nbsp;nbsp;nbsp;reglé.nbsp;rp reglé,

20 reglé.

11 dereglé. 22 dereglé.

Quartier

23 dereglé.

24 nbsp;nbsp;nbsp;dereglé,

25 nbsp;nbsp;nbsp;dereglé.

26 nbsp;nbsp;nbsp;dereglé.

27 nbsp;nbsp;nbsp;reglé.

28 nbsp;nbsp;nbsp;reglé.

29 nbsp;nbsp;nbsp;reglé.

Ainfi chaque Lune il a it. jours de deregl’-'j ment, amp; les i8. ou 19. autres il efl: regie. , lnbsp;elt done dereglé depuisle premier Quartierj'’'”nbsp;qu’environ au plein de la Lune , amp; depujs,nbsp;dernier Quartier qu’elle commence a defailquot;'^!nbsp;qui eft Ie 21. Auquel tems l’Euripe qui reff^^nbsp;la force de eet Aftre participe a ce defaut;nbsp;qui eft caufc que durant ces jours-la il vanbsp;me un homme qui a Ic cerveau troublé »nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.

comme une bale dansun jeu de paurae, j la corde qui eft au milieu reprefente Ienbsp;levis avec ces chaines qui eft fur Ie miüc^ .nbsp;canal de l’Euripe , comme les trous, lesnbsp;tres amp; les galeries reprefentent tous ces

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Flux Reflux de VEunpe. IP7

qiü font dc part amp; d’autre dans cc canal,

* dans lefquels la nature fc joüe de cette eau. ..f’endant les jours de fon dereglement , il anbsp;''^ris un jour naturel, c’eil-a-dire , en 14. ounbsp;^Mieures, ii, 11. 13. amp; même 14. fois fonnbsp;Scautant de reflux,felon que je 1’ai obfervcnbsp;.quot;’oi même amp; que m’ont affuré ceux qui fontnbsp;les jours aiix inoulins, 8c voyent changernbsp;'s roües plufieurs fois chaque jour felon Ie dif-.^feiit cours de cette eau. Le flux ne vientnbsp;jOnc pas feulement 7. fois conime Tont écritnbsp;anciens, mais bien davantage.

, J’ay une fois demeuré pendant uneheure 8c ®^itie au moulin qui eft fous le Chateau, 8cnbsp;que le Tent fiat afleT. fort, je vids chan-pr trois fois le cours de 1’cau. J’ay remarquénbsp;oiivcnt la même chofe étant dans le port., furnbsp;VJj(peJ^x pyf jej barques de France ,nbsp;p' je demcurois tant de tems que je vouloisnbsp;^quot;^'ar confiderer ces divers mouvemens de la mernbsp;plus de liberté; quoique-cene füt pasavecnbsp;* biême facilité,. a caufc de la largeurdu port.

, Lorfque le cours de I’Enripe elt regie pen» les autres 18. ou 19. jours ilacelade fem»nbsp;Jable avec la mer Oceane amp; avec le golfe dcnbsp;y^nife, qn’en 14. ou 13. heures il a feulementnbsp;oF'-'x fois fon reflux, amp; chaque jour il retardenbsp;''’te heure c-onime 1’Ocean, 8c dure fix heuresnbsp;foil montant, 8c autant en fon defcendant,nbsp;Pq!' qn Hyver, foit en Eflé; foit que le ventnbsp;(j'’iolent, OU qu’il y ay t bonace. Dans lesjoursnbsp;heinbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, le montant eft d’environ derai-

gt; 8c le defcendant de trois quarts d'hcurcw outes ces marées de 1’Euripe reglces , ounbsp;Cep ‘'^ë'ées ont encore deux differences d’avecnbsp;•'em * de l'Ocean ; car 1’eau ne s'éleve ordinai-jpP^dt dans fon montant que d’unpied , 8c ra-••ent elk vient jufqu’a deux ; au lieu quenbsp;I 3nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;VO7

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1S)8 Flux ö* Reflux de VEurips. l’Oce?n s’éleve quelquefois jufqu’a la hauteurnbsp;de 8o. coudées , coiiime aux ports de Bretagne; quoi qu’aux Iflcs de l’Amerique il nes^'nbsp;leve pas plus haut que l’Euripe. En fecondli^'*nbsp;j’y ay remarqué cette difference, que dansl’O'nbsp;cean, lorfque l’eau s’écoule amp; s’abbailfe ,nbsp;fe retire en haute mer, comme au contrait^nbsp;elle s’éleve amp; couvre plus de terre quandnbsp;s’approche des cótes. L’Euripe va d’uneanH'®nbsp;inaniere; car fon montant arrive, quandnbsp;eau s’écouk vers les Ifles de 1’Archipel , oiinbsp;mer elt plus grande ; amp; fon defcendant loo'nbsp;qu’elle court vers la Theflalie, 8c qu’elle snbsp;coule dans Ie canal par oü les galercs palf'^'’nbsp;pour aller a Thelfalonique , 8c pour arrivénbsp;plutót 8c avec plus de feureté a Conftantinopk'nbsp;Entre Ie montant 8c Ie defcendant il y anbsp;petit intervale, qui faitparoitre l’eau en rep®*’nbsp;amp; comme croupiifante, de forte que les pl^*'nbsp;mes 8c la paille reftent fur 1'eau fans mouV^'nbsp;ment, a nioins qu’il n’y ait du vent.

¦ Que fi 1’on me demande la raifon pour 1^' quelle l’Euripe eft reglé aux jours quej’aynbsp;qiié, 8c dereglé aux autres, je differerai de re'nbsp;pondre jufqu'a ce qu’on me dife auparavapt gt;nbsp;pourquoi en quelques endroits, comme a DiePnbsp;pe, les grandes marées font deux ou troisjo^' •nbsp;aprés la nouvelle 8c la pleine Lune ^ pourqu^^,nbsp;clles croilfent a la nouvelle Lune , quand enbsp;Aftrealemoinsdeforce, Scqu’ellesdiminned !nbsp;lorfqu’il commence a fe fortifier } Pourqu®nbsp;dans une certaine mer desïndes, l’eau eftq}''''j

ze jours a monter, 8c quinzejoursadecendr^^j Pourquoi dans les ports de Cambayelesgratrnbsp;marées ne font qu’a la pleine Lune ;nbsp;port de Calicut, qui n’en eft pas fort dl®’? nnbsp;elles a’arrivent qu’a la nouvelle Lune? ,nbsp;Yoyons nous dans eet Element

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Flux Reflux de TEuripe, icjs

^nervejjles , ciont nous ne pouvons-rendre rai-

-ni en connoitre parfaitement les caufcs.

fon

s’ell refervé la connoiiïance de cesfecrets nous faire davantage admirer fa puiflancé,

? Pour nous faire avoüer avec Ie Prophete '°yal, que Dieu fajt autant paroitre de mer-dans la mer qu’en aucune autre de fesnbsp;J'^stures; amp; que fes elevations Ibnttout-a-faitnbsp;quot;'quot;'veilieures.

j. ^fais il elf plus important d’accorder les fen-'fhens qu’on a eus de l'Euripe , qui n’a pas d’agitations differentes, qu’il y a eu d’o-^'¦^'onslur ce fujet. Antiphylus natif de Bi-p^^ce dit dans une Epigram me Greque quenbsp;Enripe a fix fois fon montant 6i fon dcfcen-Scrabon , Pline , Suidas , amp; pluficursnbsp;J^tres foütiennent que cc flux amp; reflux fe faitnbsp;ƒ ' füis. Pomponius Mela elf plus conforme anbsp;^ '’erité , alTuranc qu’il fe fait ,14. fois, quoi-par fes paroles il femble qu'il veuille direnbsp;^'^en tout tems l’Euripe va amp; vient 14. hcu-Voici comme il en parle au liv. 2. ch. 7.nbsp;y court rapidemer.t tantót d'un coté ian~ Martnbsp;le‘fh ^ ‘ccitre fejgt;t fois Ie jour amp; fept fois l.i nuit;

^flcts retsurnans d'oh ils vestoiint auparavant , nbsp;nbsp;nbsp;^

courfe, CT qu'Hs empêchent de même de remon-^ ies Vaijfeaux qui viennent a pleines voiles. femble êtrc de même opinionnbsp;^ de fes Tragedies, oü il parle ainli:nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;r;^,

fcint de precip.itio:t que Ie vent narrêtc point

u

fepties ‘ CP*nbsp;feptiesnbsp;noélenbsp;flutlibusnbsp;invl-eemvp.r-

II

juripm undas fleêlit htftabilis vcigas. ^^pcemque curfus flePlit , CP' totidem refert,nbsp;^urn lap.x Titan mergat Oceano juga.

gt; öc dans la mer Indienne, ou il y I 4

afluxyi«en/ , ut ven-

fljj ^ ïifé de voir par Ia qu’il ne compte ces fept fisadeb reflux que jufqu’au coucher du Soleil. iwjwo-tiij [^''2 fe fait pas ici comme fousle Pole Are- dko

teglé

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200 quot;Flux Cf? Reflux de PEuripe.

des courants qui font d’une nature toute partit'*^

JUS e- reglement deux fois Ie jour, fans qu’il fe tiam lt;«c jamais Ia nuit; ni comme dans la nier Perü'nbsp;filenis qiie, oü il ne fe fait quc la nuit. Mais 1^nbsp;¦velis agitations periodiques de l’Euripe fe font aufl*nbsp;navigia bien la hult quc Ie jour. II fembic mêmeqi'®nbsp;fruftre- P.line veut dire qu’il a Ic flux amp; reflux fcF.|nbsp;$ur. fois Ie jour , amp; autant la nuit, quoi qti’'nbsp;ne s’explique pas affez en ces termes: ll y ‘

0- Here, comme celui des Tauromeniens qui vient gt;

pace pour fe mettre a couvert du courant' foit dans Ie grand Port que les murailles de *nbsp;Citadelle couvrent, foit dans celui qui cflnbsp;1’autre coté du Pont, comme j’ai fouventnbsp;marqué, Pan itióp.que l’armée navale des Tut*quot;nbsp;hyvernoit a Negrepont.

Toutes ces opinions ne font pasfi oppofé^®'

ruiidam revient plufieurs fois ', csr celui de l'Èubée qui Mftua- fait par fept fois , Ie jour Cjr la nuit.nbsp;riorum Tite-Live croit avoir mieux trouvé Ia v2'nbsp;privata rité que tons les autrcs. L'Euripe, dit-il,nbsp;natura pas fept flux CTquot; reflux reglez dans un jour , ceif*jnbsp;t(i, ue- me la renomsnee Ie publie; mass il court tanio^nbsp;lutTau-d’un cóté : tantot de l'autre , a la manicre t''*nbsp;romini- vent, comme un torrent qui tombe avec precipd^quot;nbsp;ani fa- tion par la pente d’une montagne. Cela conviePnbsp;ftusesr affez bién aux jours dereglez , mais ilfe tronif^nbsp;in Eu- quand il ajoute qu’il n’y a point de port pf^nbsp;boca fep- mauvais que celui de Clialcis , a caufenbsp;ties die Courant ; car ce flux amp; reflux ne fait nup^,'nbsp;ac ment remuer les vaiffeaux qui ont alfez de*'

recipro-

eantis.

qu'on ne les puiffe accordcr, puifque tous

Autheiirs ont dit la verité; mais ils n'en dit qu’une partie. Les uns 1’ont confidet^ Inbsp;quand la violence du vent retardoit Ie cout^*nbsp;de 1’ean , d’oü vient qu’ils ne font vu que d»^nbsp;les jours dereglez. Pour cc qui efl des ¦p .nbsp;theurs moderncs, qui difent que les Anci^j-^

1

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. Flux 6? Reflux de l'Eunpe. ao i ' Cont mocquez de nous, amp; quMs nous ontnbsp;^pnté des fables touchant l’Euripc, vü qu’iinenbsp;|.y Pafle rien de plus extraordinaire que dansnbsp;V^can, OU a Venife , jelestrouveauffi teme-^¦tes que fcroit une perfonne , qui ayant vünbsp;“'1 Ver a foye quand il eft formé en papillon ,nbsp;? ftioqueroit de ceux qui lui donnent Ie noinnbsp;p Vers. De même il y a dlverfes chofes dansnbsp;ï'lature qui demandent d’etre confiderées ennbsp;Jpts tems, a caufe des changeinens aufquelsnbsp;font fujettes , entre lefquelles l’Euripe ,nbsp;ptnrne nous l’avons vü, tient Ie premier rang.

peut dire.qu’il reffemble a une fievre qui ^*quot;«5 accés, fes redoubkmens, 6c fes fympto-,nbsp;en divers tems.

Les Italiens 1'appellent Cajlelref-fj’ 6c les Francois C/'irMwaj-rwa;. C'eftapre-(une Fortereife des Tures, oü leurs gale-p ® ''ont iouv^nt fe retirer. La Ville de Ne-gj Pont, quoi que petite eliaifezforte Sc aflez munie de canons. II y a de beaux Aqtie-Ifqui y menent l’eau d’une fource qui eft i

I refte l'Ifle de Negrepont abonde en hui* j?‘ cn bied, en vin Sc en toutes fortes de fruits,nbsp;(j y a de liautes montagnes convenes de neigcnbsp;^ tnois de Tannée, grand nombre de villagesnbsp;j , Une Ville nommée Carifios, dont Horaerenbsp;• ^ mention, r es Traliens Vannpllent CallAritr.

lieuës de la. Les fauxbourgs oü nous fom-füf* ’ ^ nbsp;nbsp;nbsp;quarticr des Chrêtiens, la

f, P^lfent en grandeur. Je fuis toüjours avec :

O N S I E U R.

yótre tres-humble Sc-tres-obcïlfant fer-viteur, Jaq^ues Paul BabiN,nbsp;de la Compagnienbsp;de J E sus.

I 5 nbsp;nbsp;nbsp;te.

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lot Retour a Lyon par Venife ¦ Le \6. de Mars nous nous rendimes deNC'nbsp;grepont a Thebes en fix heures , quoique le®nbsp;chemins fufient mauvais, a caufe de la pluy®nbsp;Sc il n’y a pas plus de quinze ou feize inillf*nbsp;de fun a 1’autre. Environ a moitié chemin oi*nbsp;laifle fur la mam gauche trois villages appellc®nbsp;Spahides, amp; a un mille de Thebes un haineaunbsp;nommé Chorovayvoda.

Le 17. nous palfames par le memc chemi^ que nous avions tenu lorfque nous allames»nbsp;Athenesj mais nous laiflames a notre gauch®nbsp;Livadia, amp; vinmes coucher a Turcochori aUnbsp;Nord du mont Parnafle, oü il y a un Kangt;nbsp;Avantqued'y arriveron palfe trois petites riviC'nbsp;res qui fe joignent amp; fe rendenc dans le maraisnbsp;Copaïde, appellé prefentement Eflang de Lj;nbsp;vadia ou de Topoglia. Une de ces rivieresnbsp;le Cephiflus, qui prenoit fa fource vers Lilsa*nbsp;Ces rivieres arrofoient leterroir d’Elatée, dofltnbsp;il ne refte pas memc le nom. Turcochorinbsp;roit neanmoins avoir été anciennement qu'^.fnbsp;quc chofe d’alTez confiderable, car on y voi^*nbsp;beaucoup de fragmens de colonnes Sc de mat'nbsp;bres antiques. 11 n’eft prefque habité quenbsp;des Turcs qui y ont une mofquée. Sc il 7 *nbsp;hors du village une chapelle pour les Grelt;^sgt;nbsp;Comme nous avions pris ce chemin pournoi'Snbsp;rendre a Boudoniiza, de-la a Zeython ^ *nbsp;LarilPr, nous apprimes que les neigesnbsp;f\ hautes, qu’on n'y pouvoit paifer qu’avp'-beaucoup de danger, amp; nous vimes des voi'nbsp;turiers d’Athenes qui avoicnt chargé du lavo^nbsp;pour Zeython , qui s’cn retournoient ap)“_nbsp;avoir attendu huit jours que les cheminsnbsp;fent ouvi rts. Céla nous fit d’abordnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,

d’autres mefures, Sc comme j’étois dans patience de m’en revenir, je refolus dcm ad ^nbsp;crabarquer fur le golfe de Lepanthe , poquot;''

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^5? Les GrifoMS.

^'ndre au plutót a Zante, amp; dc II a Venife. “^011 camarade n'éioit pas de eet avis, ftc ditnbsp;qu’il nc vouloit pas rifquer a fe mettre fur mernbsp;Ic Printems ne fut venii, 8c qu’il demeu-encore quelque teras dans Ie pays; denbsp;Ipi'te qu’il me falut feparer d’avec lui aveebieanbsp;du déplailir.

, n partit done de Turcochori avec loanaki, ? voulant un peu mieux coniiderer Ie païs,nbsp;*j alia voir la fortie du lac de Livadia , qui fenbsp;decharge par deflbus la montagne , 8c l'e vanbsp;’’^iidre dans l’Euripe , comrae je 1’ay ditnbsp;*dleurs. Ce foir-la ils coucherent dans unenbsp;•dailon d’Albanois ,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;amp; ayant entendu la

düit qu’ils confultoient enfemble pour fija-'oir ce qu’ils fcroient d’iin cheval qu’ils ^''oient dérobé,. ils partirent de grand matin,nbsp;d? peur qu'il ne leur en arrivat autant, ounbsp;rfe, fe confiderant entre les mains des vo-pUrs. Ils furent voir la Ville lt;\eTalania aunbsp;dotd deTEuripc, 8c ils y ttouverent quelquesnbsp;jd^rques d’antiquitez. Hlie eft voitine d’unenbsp;^dte Ifle qu’on appelloit autrefois Atalanta,

] Sui lui a donné fon nom. De la traverfant d lendemain Ie terroir de Thebes ils vinrentnbsp;d pied du mont Helicon, appellé prefente-j ®titnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, oü lis trouverent les ruines de

^ Petite Ville de Theffin, 8c une infeription en porte Ie nom, a un mille du village denbsp;j^^ochori , 8c a quatre d’Erimo-caftri. Lenbsp;fiiivant ils paiferent par Ic pays des an-jjdds Platéens, oü tl y a plufieurs villages ap-der. encore Pl^tani , amp; vinrent defcendrenbsp;'a plaine d’Eleufis, 8c de la fe rendirent anbsp;denes, d’oü il partit trois feniaines ou unnbsp;I -il* apres pour prendre le chemin de Zantenbsp;1 Cnife , après avoir encore vifité lecapCo-dd8 Öc le port de Rafty.

I 6 nbsp;nbsp;nbsp;Tour

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104 Retour a Lyon par Venife^

Pour ce qui eft de moi je partis de cochori avec mon Drogueman Mourati,nbsp;vins en 3. heures a Daulia, appellé autrefo'*nbsp;Daulium m pied du Parnaffe vers le Nord-eftgt;nbsp;amp; a cinq ou fix milles de Livadia, Celt uj?nbsp;village de 40. ou 50. maifons, ft: 1’on yvoidnbsp;les ruines d'unc petite Fortereffe qui ctoitnbsp;line eminence. II y a trois ou quatre Egld^*nbsp;de Grecs Sc une mofquce. Sc dans le villag®nbsp;mcme fort d’entre les rochers du Painalfc 1*nbsp;premiere riviere que nous avions palTéc en **'nbsp;lant a Turcochori; a laquelle ceux du pa)**nbsp;donnent le nom de Mauroneri : c’eft-a-diregt;nbsp;cau noire, Sc c’eft fans dome la rivierenbsp;qui fe melo^,, comme dit Strabon avce le Ce'nbsp;phiifus, car ce mot de melas fignifie noir. ^nbsp;deux heures de la nous vinmes au villagenbsp;Diftomoqui eft environ a quatre millesnbsp;la raer, ou je fis privifionde vin pour m’etfl^nbsp;barquer; Sc fgachant qu’il y avoir unebarqi'®nbsp;au port voifm 6! Afproffitia, qui devoit fair?nbsp;voile ce foir la pour Lepanthe, je m’y rendijnbsp;fans perdre terns. J’y trouvay un marchanf*nbsp;itthenien qui demeure a Talenta, qui voulo**nbsp;auffi aller a Zantc Sc a Venife, Sc avec I®'nbsp;quel je fis- amitié. Je renvoyay Mouratinbsp;m’avoit fervi fidelement, Sc qui nc rn’eto**nbsp;plus neceflaire.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, •

Un vent contraire s’étant levé ce foir-l* ' nous ne pümes partir. Comme j’entrois aft^*nbsp;tard dans la barque, la planche étant mal aftV'nbsp;réc, je tombay dans la mer, ce qui n’eto'*nbsp;guere agreable dans une faifon fort froid^ jnbsp;mais je n’en refleniis pas beaucoup d’incoii*'nbsp;modité, m’étant allé fecher aupres d’unnbsp;feu que nos matelots avoient alluiné jnbsp;ricage, Sc m’étant bien fait cou-vrir je p^quot;^^nbsp;ia nuit aftez chauderaent. Le aieme ventcq*j'

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^ Les Grifons. nbsp;nbsp;nbsp;lOf

fgt;ire nous obUgea de demeurer tout Ie lende-^ain dans cc même port d’Afprofpitia, quieft petite anfe au picd de l’Helicon.

1 nbsp;nbsp;nbsp;19. de Mars nous fimes voile avcc uti

On vent, qui nous porta Ie foir a Lepanthe, U je revins loger chez Ie fleur Samuel Salomon. Mais parcequc nous étions alors a leursnbsp;^tes de Paques, amp; quc les Juifs ne veulentnbsp;^'^¦nt fouffrir de pain levé dans leurs maifonsnbsp;^fant ce tems-la , il nous mit k fleur Mirhelnbsp;^^rcantado marchand de Talantaamp;moidansnbsp;bas i plein pied de Ia ruë, oü nous fimesnbsp;*'ous-niêmes nos provifions. Celles de monnbsp;^^inarade furent bien-tót faites, paree qu’étantnbsp;carême il ne mangeoit prefque quedu painnbsp;des olives, amp; moy je n’avois ide plus qucnbsp;j ¦ que quelques fardines falées, qui étoittoutnbsp;® Poiflbn qui fe trouvoit a vendre. C’éioitnbsp;tres mechantc faifon a voy^er; car alorsnbsp;ne trouve ni viande, ni poiflon, lesTuresnbsp;/ contentant de ris amp; de café, amp; tuant peunbsp;jj'quot;'eqt quelques moutons; amp;c pour lesGrecs,nbsp;jy ne vivent dans Ie carême de Paques que denbsp;gt; de Ic gumes, ?£ de boutargup.nbsp;j. Mais puifque nous fommes fur cette matic-¦ je ne veux pas quitter la Grece fans vousnbsp;mot des carémesSc jours maigres qu’ob-^.'^'^ent les Grecs, ce que perfonne peut êtrenbsp;pas encore expliqué bien nettement.

dy’ ^ette femaine-la Tyrnt, car Tyri flgnifie Pg^|’'Omage. Les autres fept fcmaincs ils ne

PI Grecs ont quatre carêmes l’année. Le §rand amp; le premier cll cc lui de Paques;nbsp;hh'^ appellent» migalt teffaracofii 8c qui durenbsp;jjl^'Meniaines. La premiere femaine ils ont lanbsp;de manger du poiffon, des lt;®ufs, dnnbsp;^ fromage, a caufe de quoi ils appel

^¦¦om3gg_ Leg autres _ ___________ ...

''ent poiflt manger de tout cela; neanraois I 7nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Ü

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zod Retour a Lyon par Venife t

ce


jours entiers fans manger quoi qpc


il y a qvielques poiiTUns qiii leur font permis» f^avoir, ceux qui n’ont point de fang, com'nbsp;me les huitres, les polipes , les feches, Icsnbsp;moules, les orfins, les elcargots de mer, IcSnbsp;Petalides, les gaidaropoula de pinais qui lonjnbsp;des poiflbns a coquille; la boutargue qui f,nbsp;lake des oeufs fechez, du poiflbn appelle 1nbsp;tard , amp; le Caviard qui font d'autres oeufs ui*nbsp;poiflbn appellé Moroni, qui vient de hnbsp;noire. Ainfi leur nourriture pendant ce teiiiS'nbsp;la eft dc ces chofes maldaines , amp; de dure m'nbsp;geftion , avec des legumes, du ris, du miel»nbsp;des olives amp; des herbages. A Zante la p'l'^nbsp;part des Grecs ne veulent pas mêine mangc*^nbsp;de I’huyle, paree qu’il eft gras, quoi qu’ils n®nbsp;faflent pas fcrupule de manger des olives.nbsp;Grece il n’y a ^ue les hommes amp; les femmc*nbsp;qui ont embraiTe la vie monaftique, amp; qud'nbsp;qucs autres qui veulent paroitre les plus de'nbsp;vots, qui s’en ablliennent. J’en ai vü qui peH'nbsp;dant ce teras-la demeurent chaquc I'emain*

trois Ibit,

Le fecond carême eft celui d'Agioi Jpofto»’ a 1’honneur des Saints Apbtres. 11 commencenbsp;huit jours apres la Pente-cote , amp; les jom^quot;nbsp;n’en lent pas fixes; car il y a quelques anncC’nbsp;qu'il dure trois femaines, amp; quelquefois pli*?'nbsp;11s mangent dans ce caieme du poiflon, mil'nbsp;non pas des laitages, ni autre chofe quinbsp;le moindre rapport avec de la viande.

Le troifiéme tis agias Parthenon, comnie’'' ce le premier d'Aoult, 6c fe fait a I’honnei'nbsp;de la Sainte Vierge pendant 14. jours,nbsp;ne mangent ni viande ni poiflbn , fi ce n c-^nbsp;le 6. d'Aouft, qui eft le jour de lanbsp;ration de Jelus-Chrift , appellé MetamorpkoJ

Uu Sotirot, car ce jour il lepr ell permis -nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;jnan


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o? Les Grif ons, nbsp;nbsp;nbsp;zoj

fe


Rencontre avant la femaine fainte. L’auttc

^Jtiger feulement dn poiHon. Et il faur rc-jjiarquer que dans Ie grand Carême de Paques ^ ont auffi deux jours aufqiiels ils ont la mê-licence de manger du poiflbn , f^avoir Ienbsp;de Mars jour de V Annonciation qu'ils ap'«nbsp;p'Ient Evangdifmos, pourvü que ce jour li

eft k Dimanche des Rameaux qu’ils ap f^llent tou vaghio».

*-e quatriéme Carême tón Chriflogenón ptnmcnce quarante jours avant Noèl, amp;durcnbsp;piqu’^ ce jour-la ; mais tout ce Carême la ilsnbsp;^®üvent manger du poiffon, excepté les Mcr-^'’fidys amp; les Vendrcdys.nbsp;j Les Caloyers ont outre cela trois jeufnes.nbsp;ppremier avant laS. Dimitry, qui dure vintnbsp;jours. Le deuziéme qui coramfence Ie pre-per de Scptembre amp; dure quatorze-joursnbsp;.''3nt la fête de l’exaltation de la Croix. Lenbsp;p^ifiéme huit jours avant la fête de S. Michel,nbsp;j'^ke cela tous les Grecs obfervent les Mer-j-^pdvs amp; les Vendredys, amp; quelques-uns plusnbsp;j,®'des,'lc Lundy. Neanmoins la femainenbsp;^^pres paques, amp; celle d’apres la Pentecóte ilsnbsp;?^0gent de la viande toute la femaine , amp; a-Noëldouzejours entiers, amp; une femainenbsp;'^here avant le grand Carême.nbsp;j Pour des Vigiles; ils n’en obfervent que cesnbsp;d1’année: la veille de 1’Epiphanie, ou fêtenbsp;f'^oys, jour que les Latins au contraire con-]g'^''‘=nt a la debauche. Cette Vigik s’appel-, Se ce jour-la les Grecs vonibap-la mcr en grande ceremonie, lis atta-un petit vafe au bout d'un grand batonnbsp;^^cunecroix deflus qu'ils plongent dans Ianbsp;öc ils difent que 1’eau qu'ils en tirent eftnbsp;La feconde Vigik elt celle de la fêtenbsp;Jean Baptjfle, amp; la Jerniere celle de la

Croix,

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208 Retour-a Lyon par-Fenifit Croix. Us ne mangent ni poiflbn , ni vian^nbsp;dans ces jours la.

Tout bien compté, iln’ya environ quecenj trente jours dans I’annce qu’ils peuvent mange*nbsp;de la viande; ni les vieillesgens, nilesenfan’nbsp;n’cn font point exemts, ni mêmc lesmalades»nbsp;comme je I’ai déja rcmarqué.

Je leur difois quelquefois en raillant , q*^® c’ctoitces grands jeunes qui lesrendoientilfe*^*nbsp;amp;fibilieux, car ils font Ja plupart promts^nbsp;coleres, grans jureurs 8c grands blarphemateurS'nbsp;lis jurent par Ie nom. de Dieu amp; de la Vierge*.nbsp;par leur tête 8c par S. Nicolas, quieftcomn’^nbsp;ie plus grand ferment de tous. Les femine®nbsp;ne jurent quediatonafendicofmeu. c’eft-a-diregt;nbsp;par Ie mahre dti. monde. Jls furpalTentles autrC^nbsp;Nations en injures amp; en paroles profanes,nbsp;qui leur a fans doute attiré Ia colerc 8c les cfad'nbsp;timens de Dieu en les foümettant a la fcrvi'nbsp;tude de l’Empire Ottoman. La fourbe ,1*nbsp;trahifon, la médifance, l’indcvotion, l’avarif®nbsp;amp; la firaonie rcgnent aulli parrai eux.nbsp;d’aiUeurs voici les vertus dont ils meritent d'|'nbsp;tre loüez: lafrugalité, lafobiieté, lachaftetc»nbsp;la modeftie aux habits 8c la fermeté qu’ilsnbsp;moignent contre les perfecutions des TurcS’nbsp;lis font gens d’cfprit, laborieux. 8c charitable^jnbsp;Ils ne boivent jamais Ic vin que pur, 8c quandnbsp;ils.boivent en compagnie , Ie gobele: palD ^nbsp;la ronde, fe portant l'un a 1’autre la fanté dc*nbsp;vivans, Sc priant Dieu qu’il pardonne aux inortS'nbsp;Ce n’eft pas qu'ils croyentdePurgatoirc; w®'*nbsp;ils difent que perfonne ne fera jugé qu’a la «dnbsp;du monde, 8c qu’ainfi les prieres pour les defunt'nbsp;peuventifervir a flechir la raifericorde deDi^'^inbsp;fans determiner pourtant oii fe tient l'ame ju*'nbsp;qu'au jour de la refurredion. II eft vrainbsp;a delemsDodeurs qui publient «ne Podlf!?

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l' nbsp;nbsp;nbsp;6? Les GriPoK-s.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;aop

approchant de l’opinon duPdrgaroi-^'eft qu’ils difent que tous ceux qui vont ttii' gt; n'y font pas pour I’cternité , H.nbsp;(g’Pfés un certain terns il y en a qui en for-fondez qu’ils font fur ces paflagesde^Ecr^-l, Sainte, oii il cftparlé despecliez queDteunbsp;jj’ P'trdonnera ni dans cc fiecle ni dansl'autre ,

Oil ij gjj jjjf q^,g j^igjj gij. ggjyj qui fail; (jg.

Impure aux cnfers amp; en fait reinontcr. Ce font l'j* ’¦sifons dont fe fert Ic Caloyer Gregoire denbsp;de Schio , dans fon livre des Dogmes

Sdre.

i’EgUfe imprimé a Venifc en Grec vul-

•’quot;C.

Ij ne veux pas toucher d’autres points de dodlrine, paree qu’ils n’en fcavent guercnbsp;raifon eux-mêmes, qué nous avonsnbsp;livres qui en rraitent. Pour les chofes denbsp;j)] 'gt; 8c dont j’ai été témoin, j'en puis parlernbsp;aifeincnt. A Con'.hntinople , non fcule-p^Pt les Caloyers, mais aulPi la plus grandenbsp;du peupie, ont des chapclets; mais dansnbsp;’¦«ce, iis nê fortt guere en- ufage que par-‘Os Caloyers, te peupie ne pquvant pass'ennbsp;p paree que la plupart ne fjavent pas leur

uquot;P‘'.Miche! Mercantado, Ic Kiaja ¦ ’’PPt du Vayvode 1’aborda, amp;: il c...

'avec lui en Turc, que je n'entendois ........ ^ . ‘ __:

tjj^ous demeurames cinq ou fix joursa Lepan-jq' Ou attendant Ie bon tems pour Zante. Un que je me promenois pat la 'Ville avec Ienbsp;eiifnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;OU Lieii-

gt;oit

^ Il lui dit de Ie fuivre, 8c moi voulant p quoi tout cela aboutiroit, je Ie fuivisnbsp;bails' ^ meua cheziui, 8c nous fit entrernbsp;Ptjp* Pue chambre que je jugeay bien être lanbsp;hiiy ’ PPree qu'il y avoir dedans cinq ou fixnbsp;t{^ Albanois, dont les pieds étoient fer-*utrc deux grolTcs poutres, cc qui eft pira

que

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2.10 Retour h Lyon par Venifef

que d’avoir les fers aiix pieds, car ils ne vent pas bouger d’une place. Cette chanabrnbsp;n'étoit ornée que de batons, que de chaisenbsp;amp; d’autres inttrumens de la cruauté desnbsp;Trois OU quatre ePclaves dtoient a la garde ^nbsp;ces miferables, amp; leur donnoient quelquefo'^nbsp;des coups fur ie dos avec une petite maffe d af'nbsp;gent, quand ils vouloient murmurer. Jenbsp;mandai d'abord au Sieur Michel pourquoinbsp;l'avoit amené la , amp; il me dit que Ie ICjajaS*'nbsp;maginoit que c’étoit lui qui avoit amenénbsp;golfe une barque d’orge qu’il ne vouloit r,nbsp;decliarger a Lepanthe , amp; quoi qu'il Feut a’'nbsp;furé qu’il Ie prenoit pourun autre, amp; quenO*f’nbsp;étions venus enfemble fur une barque de bU'^*’nbsp;il avoit voulu s’en cclaircir.. Ainil cominc ^'1nbsp;n’en vouloit point'a moi, je ni'offris a ali^‘nbsp;chercher Ie Patron qui nous avoit condud;nbsp;lequel reprefenta au Kiaja qu’il fe trompoP'nbsp;amp; celui qu’on cherchoit amp; qui étantnbsp;nien comme lui avoit été caufe de la nieP’’'*nbsp;fe, fut mené en prilon en la place du Silt;f‘’'nbsp;Michel qui fut incontinent relaché. Com'”®nbsp;Forge étüit rare a Lepanthe, Ie Vaivodenbsp;traignit Ie prifonnier apres avoir été ari'éf.,nbsp;vingt-quatre heitres, de donnet camionnbsp;araeneroit fa barque dans Ie port, oh elle ff'nbsp;roit dechargée, quoi qu’il eüt defiein de 1’^ 'nbsp;Ier vendre a Zante.

Le beau tems étant revenu nous loiiam”’ pour fix piaftres une barque, qui devoit no”'nbsp;mener Ic fieur Michel ik moi jufqu'a Za”'®'nbsp;Nous y vinmes heureufement moüillernbsp;deux jours, amp; comme nous venions denbsp;rée, on nous fit faire dix Jours de quaraiii*’'nbsp;ne 3u Lazaret; mais il fallut qu'un balotnbsp;foye de mon camarade en fifi trente, ce fi.nbsp;l’obligea i s’y arrèter plus dong-tems que

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j, nbsp;nbsp;nbsp;^ les Grifons.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;iit

jy dans ce Lazaret, c’ell-a-dire dans Ia ^^ifon oü fe fait la quarantaine , une Eglifenbsp;j ' a deux choeurs aux deux extremitez , l'unnbsp;les Latins , Sc l’autre pour les Grecs.nbsp;V ^^5t-ci avoicnt alors leur femaine Saintenbsp;v^^dant laquelle ils font quelques 'Ceremoniesnbsp;P'^oliques, du moins dans les Villes qui- de-/¦'dent de la Republiquc de Venife , oü ilsnbsp;1 en liberté. Le Jeudi Saint l’Eivêquc lavenbsp;5[?Pieds a douze Papas, ce quenonsnepüraesnbsp;voir, parceque nous étions au Lazaret,nbsp;font auffi des reprefentations du S. Sepulchrenbsp;leui's Eglifes cotnme les Latins, amp;lavei!-[' Ou le Samedi de Paques aprés la minuit ilsnbsp;''endent a 1’Eglifc, aprés s'être lavéles mainsnbsp;ie vifage avec de l’eau , ce qu’ils appellentnbsp;^^•tOüveller leur Baptême. 11 y avoit avec nousnbsp;L^azaret un Caloyer du mont Athos , quinbsp;b ’e Service , oü nous affillames. Dans lesnbsp;^Sliles riches ils font un Sepulchre avec Beau-d’ornemens; mais nótrc Caloyernepou-mieux faire, fe contenta de couvrir unnbsp;d'un linceul, le mettant hors de TEghle,nbsp;(, ^Prés avoir leu quelque Office, il prononcanbsp;^ 'loi fuit, moitié en chantant. Chriflos anejiinbsp;thanato thanaton patifrs hai tt% en titnbsp;zoin charijamenos. Ceft-a-dire, Chrijinbsp;4nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;des marts, ayant vainctt la mort par

Cljl'* f’Eghfe ce qui reprefentoit le S. Sepul-Bc le Caloyer continua 1’Office pendan-t ' oeure, faifant plulieurs reverences , amp; en-

^ ^quot;tt même , es* donné la vie d ceux qui étoient ^ l^ptiUIort. En même tems on apporta

au cercucil , amp; repetant fouvent x^^^^as amfti , avec les affiftans qui tiennentnbsp;un cierge a la main. Puis il vient 8cnbsp;tj- ^ois lignes de croix avec autant d'inclina-du corps, 8c baife l’Evangile pofé fur Ic

Se-

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ziz Retour a Lyon, par Venije,, _ ^ Sepulchre, de même qu’un Crucifix peintnbsp;cóté d’unc croix, amp; Jefus-Chrift fortantdunbsp;pulchre de l’autre.cóté, aprés quoi chacur)nbsp;fait autant, amp; va baifer celuj. qui officie »¦ jnbsp;ceux qui affiftent, en repetant tofijoursnbsp;tos amfti, amp; enfin le Papa donne la bene“‘'' !nbsp;tion. Les femmes en font demeroeentr’ell^*’nbsp;dans leur appartement feparé, car prefquenbsp;tes les Eglifes ont un lieu a part pour-Tous les jours de la femainedePaques,.nbsp;mejulques a la Pente-cote, quand les ^nbsp;rencontrent unami par la Ville qu’ils n’ontplnbsp;VÜ depuis que c.e tems-la a coramencé, ilsnbsp;baifent de même en fe difant I’un a l’at'^'5nbsp;Chriftos anefii, Chrift eft refiufoité,. ce quM-,nbsp;une ancienne coütume des Chrêiiens dei'ÉU'^nbsp;fe primitive. Le jour de Paques on dit co'^'nbsp;me les autres fois la Liturgie ie S. Chryfofi^nbsp;me, fi ce n’eft qu’on repete plufieurs foisnbsp;Chrijios anefii, amp; a la fin de la Meffe lenbsp;ple communie s'approchant duPapa-quileti^”.nbsp;a la porte devant l’AuteV, au milieu de la eif'nbsp;fon qiii fepare l'Eglife d’avec le clioeur. ^nbsp;lui qui veutcomraunierfaittroislignesdecroi^’nbsp;amp; met fa tête fous un livre, ou ïe Papa litnbsp;priere pour le pardon des pechez,. amp; lenbsp;immiant doit dire tout bas ces paroles:

KyrU kai tmologo oti efy its alithes o yios tou 1quot;^, j toH Zondos o ekhon eis ton cojmon amartolous filanbsp;én profos imi ego. Ce qui eft en Grec literal ^nbsp;fignifie: Je creis, Seigneur, V je confejfenbsp;€j veritablement le Fits du Dieu vhant , 'jjnbsp;•venu au monde four fauver les fecheurs, defi'‘‘^^nbsp;je fuis le premier. Le Papa en lui donnatitnbsp;Communion dit ce qui fuit : Kyr Petre , ¦.nbsp;Joannis o doulos tou Theou, metalambanenbsp;mion kai panagion Soma kai aima tou Kyriounbsp;Jefou Chrijieu. eis afifm ion amartié» kai .

aie«“

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les Grifons. nbsp;nbsp;nbsp;zij

C’eft-a-dire : Siêur Pierre , OU Jea» lenomducommuniant, ferviteur de Dien,nbsp;gt;f{ precieux cs* tres-faint corps esr fang de.No-(}j ^^^neur Jefus-ChriJï pour la remiffion des

Gf la z/ie éternelle. Les Grecs ne s’age-jamais, amp; ils re^oivcnt deboutiepain ^dans Ie vin confacré que Ie Papa leurnbsp;la boüche avec line petite cuiJJiercnbsp;appellent Lavida. Ils confacrent avec dunbsp;oinnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;quot;’y ^ Ie milieu du pain,

connoil-e laiffcnt

fj mot abregé de Jf.sos eft imprimé , qui a la communion de quatre ou cinq per-fa'^es. Le refte du pain aprcs iabenediélion,nbsp;Oy.'^'fttibué dans un baffin a tous les affiftans ,nbsp;],' prennent chacun un morceau en baifantnbsp;fj 'quot;^in du Papa, amp; quoi qu’ils nousnbsp;j, ^ Pour n’être pas de leur rit, ils nnbsp;1J ‘le nous en piefenter. C’cft ce qu’ils appel-y -Antidoron.

vids faire aufli a Zantc une ceremonie ; Q ' eft ]j commemoration du miracle dejEsus-lorfqu’il multiplia les pains amp;lcspoif-Ils ont quelque Office particulier pournbsp;g^lour-la, amp; le Papa benit dans l’Eglife unnbsp;baffin de bied legerement cuit mélé denbsp;• d’orge, de raifins, amp; d’amres petits fruitsnbsp;les lieux. Dimitry Beninzelo m’en don-gf.'lü'il avoit beni , oü il y avoit auffi desnbsp;Cy '’'5 de Grenade amp; de petites dragees. Cha-Prendune petite poignéc dece qui.eft: dansnbsp;amp; les enfans s’empieflent a ramaflernbsp;''eftes. Les Grecs font tres-fouvent des fi-li^ de croix. Ils en font d’ordinairc fept ounbsp;trQj entrant a l’Eglife, amp; jamais raoins denbsp;pour denoter laTrinité. Ils portent pre-lenbsp;nbsp;nbsp;nbsp;la main au front, en fiiite a 1’épau-

amp; puis a la gauche au contraire des » apres quoi ils font unc profonde incli-

na-

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414 Retour a Lyon par Penile t

nation! C’ert ce qui a donne lieu a ce dit d'ord'naire en ce pays-la, qu’on ne ''0‘nbsp;point de cliiens dans les KglilesdesGrecs,nbsp;ceque ces bêtes croyent qu’en fe baiffant aiiiu'nbsp;ils levent des pierres pour les chalfcr.

Eglifes out le chceur tourne versie Levant, ^ quand ils prient, on dans 1'Eglife, ouailleuf^’nbsp;ils fe tournent toüjoürs de ce cóté-la.nbsp;prieres dans I’Eglife, ou le matin en fe levs*!’'nbsp;ne confident prefque qu’en ces fignes de erdfnbsp;reiterez, ou en ces mots qu'ils prononcent ,^nbsp;bafle voix: Kyrie eleifon , ou Chrifte xecheUj^nbsp;was, Seigneur aye piiié de nous, Chrifl parde^,^nbsp;ne-nous. Ils fe confeffent avant les grandes

tes; raais les payfans, amp; les Albanois font tr^P

ignorans pour le faire.

huit Medccins a Zante, mais il n’y en a deux qui ont gage. Le plus vieux étöit

Je ne fejournay a Zante que pour atten‘1'’^ I’occafion dem’embarquerpour Venife,nbsp;dant fept ou huit jours qui s’écoulerent apf^nbsp;iiotre fortie du Lazaret, j’y confultai ennbsp;d’Armenien pour trois malades. 11 y a

%

Saumur qui ^'etoit marié aZante, ra’cxhoi''® fort a écouterleurs propofitions. Mais l’a®°^nbsp;de la Patrie eut plus de pouvoir fur inoi , ^nbsp;m’obligca de m’embarquer pour Venife fuf ^ ^nbsp;Londre chargee de tabac, qui alloit a von^nbsp;a ramc.

Le premier jour nous fimes cent mifi^® cinq heures, amp; vinmesmoüilIeraPcfcarda P 5nbsp;de Cefalonie. Le refle du voyage nenbsp;fiheureux, car, les mauvais terns nous m

Hebreu agé de 87. ans, pour lequcl je fis de mes confultes, amp;comme on prevoyoitb'nbsp;qu’il nevivroit plus guere,on m'ofFrit fanbsp;amp; d'augmenter même le gage en manbsp;Le Sieur André Cormoi fils d’un Medec'*’

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ff? les Grifons. nbsp;nbsp;nbsp;^ t f

3j. jours a faire cette traite deZan-

tjjQ. '^enife, expofez aux pluiescontinuellesdu *'i'Avril, lans aucun couvert qu’une tentcnbsp;ton'u'!®nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fervoit de guere. Nous

§j|l^hames aux Ifles de Sainte Maurc , dePaxo,

: du Curzola amp; de Liefina , amp; étant a Rouvigne , nous y laiflames nótrcnbsp;paree qu’elle vouloit traverfer a Fer-Ij»; Le kndemain fe devoit faire a Vcnifenbsp;de I’Afccnfion , oü le Due va fur Ienbsp;^'-^ntaurc pour époufer la mer. Un Geiitil-Anglois de nótre compagnie, le Sieurnbsp;^ quot;'itri Catiphoros, le Prieur du Lazaret denbsp;moi qin étions vcnusenfemble depuisnbsp;profitaiTies de l’occafion d’une barquenbsp;fQjJ’'gce d’écrevifle de mer, dont le Pilote fai-Yj fon compte d’arriver a la pointe du jour inbsp;- nife. Nous firaes 40. milles en moins denbsp;heures avec un vent frais, qui fe ren-I5, ^ la fin contraire, amp;c nous obligea d’aller anbsp;^jquot;°ulinne; de forte que nous entendimes lesnbsp;^g''i,*'’Ses du canon pour la ceremonie dujournbsp;fj ' ^fcenfion , comme nous étions encore inbsp;*^u huit lieucs de Venife. Mais par mal-fortant des canaux pour entrer dans lesnbsp;fupnes, nous nous allames engager dans lesnbsp;, oü nous failliraes a perir, la Tramon-1)q- s’étant levée tres-forte , amp; ne trouvantnbsp;de moyen de fortir de la Ce qui étoitnbsp;kifpitoiable eftque nótre Pilote avoit pournbsp;dj ® jnariniers trois fils amp; un neveu, 6c autantnbsp;t'ét que la barque donnoit contre les fables ,nbsp;'^'ent autant de coups de poignard pour lui.nbsp;pas, a ce qii’il difoit, qu’ilapprehends» ^niort, mais voyant toute fa familie ennbsp;cela le mettoit au defefpoir. De Ianbsp;ilj 5® qu'ils avoient faite pour fe tirer de la ,nbsp;'Voient rompu leurs raines, 6c ils avoient

par

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2,15 Retour h '‘Lyon par Vemfe.^

par deux ou trois fois tout abandonne. jiuit s’approchoit, 6c nous ciions en dangnbsp;de la paffer fort mal a notre aife; mais ay^'^jnbsp;apperceu tine felouque Venitienne a- un


\gt;


delieuë de nous, qui ne nous voioit p^s J a ceux qui y etoi^


leur perfuadai de cticr pour nous venir aider a nous tirer de ccs


cn'!


ir

cK


bles. Nous eumes de la peine a nous faire ^ tendre, mais a la fin ils vinrent a nous, ^ jnbsp;nos inftantes pricres, ayant bien voulu pregt;’'j{nbsp;,une corde que nous leur jettames, a force, ^nbsp;rames ils nous tirerent de la en moins d ,nbsp;quart d’heure, par des détours que nousnbsp;rions pii trouver fans eux. LeSieur Dimitri.*!jnbsp;avoit plusde peur que tous 6c qui avoit déjanbsp;dans la mer des pctits pains de Saint Nicor'ynbsp;que Ics Grecs croyent être bons pourconitibjnbsp;Ie mauvais terns, fut Ie premier a mettrenbsp;main a la bourfe pour reconnoitre un finbsp;office.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;t

Comme nous venions du Levant, nous , puraes fortir que Ie lenderaain matin,nbsp;que Meffieurs de la fanté eurent vti nos P^'^.ynbsp;tes, en fuite dequoi ils nous donnerentla D,.nbsp;tique, c’efl-a-dirc, qu’ils nous permirent dnbsp;trer dans Venife fans faire quarantaine,nbsp;fleur Patin Medecin de Paris affez connu Fnbsp;ks beaux livres d'Antiquité qu’il a misaujc^.jinbsp;étant pour lors a Venife, quelqu’unluidit^ jpnbsp;y avoit un Arraenien qui apportoit desnbsp;les du Levant, 6c qu’il s’y connoifloit uunbsp;L'impatience 8c la curiofité de voirunboquot;’Linbsp;de cette forte amateur des antiquitez i

favo'*


qu'il me vint chercher a la place de S ou a peine m’auroit-il reconnu fi je nenbsp;abordé en riant comme une perfonnc pCnbsp;ni étoit pas inconnuë. Je fus logcr ch^J ^,^5nbsp;bonne veuve, oü je reucontrai un autre



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£5? hi Gr if ons.

nommé Monfieur Au^out, qui nc fut pas j^oins furpris de me voir fi halé, amp; dcguifadcnbsp;iidrte. Quclques jours aprés I’Acadcmie desnbsp;vj^'lonei s'affembla en faveur du Prince dcnbsp;i^^ubourg. Elle eft compofée de foixantcnbsp;^^ntilshomraec amp; Dodeurs, qui ont prefente-b^nt pour chef de I’Academie Monfieur Icnbsp;pfon de Taffis II s’y lit des poëfies amp; au-pieces d’efprit, 8c ils y regoivent quelque-5°'^ par honneur des Etrangers , comme I'onnbsp;r ce jour-li Monfieur Auiout de Paris , tres-Mathematicicn 8c Aftronome, Sc quel-p's années avant Iiii MonfieurPatin 8c Mon-Vaillant tres-celebres Antiquaires, Onnbsp;aufifi que je valois quelque chofe , puif-j'avois fait un grand voyage par pure cu-j°utc, 8c Monfieur le Dodeur Bon me vintnbsp;^^tcher pour m’y introduire 8c m’y faire re»nbsp;f^'^oir; mais je ne me trouvay pas a la mai-j n’en ayant pas été avetti. Je ne man-pas d’aller rcraercier Monfieur le Baronnbsp;Taffis de fa bonne volonté, 8c il me fit en-Ce jour-la dans fa gondole pour aller a I’Ar-qu’on faifoit voir alors an Prince dcnbsp;. ^tibourg. Je ne quittay point mon habit d’Ar-a Venife , ni même jufqu'a Lion, ccnbsp;nie donna lieu dc me divertir plufieurs fois.nbsp;jour que je faifois apportcr a Venifenbsp;(jj'*^ _logis voifm deux plats pour mon d!-^^M’oiiisunc femme qui dit : lt;$laeflo Armtnanbsp;vivire ancore luii c’eft-a-dirc, cet Ar-him trailer. Elle avoit raifon dcnbsp;^tonner,car cette Nation eft fort mefquinc,nbsp;gjj,®fcfcrt guerc de plat quand il faut man-

Pj?® Venife je fus a Padoiie voir monfieur qui'.me retint chez lui un jour 8c demi,nbsp;Ptopofai dc me faire cchange deceufounbsp;//.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1Cnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;dix

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no Retour a Lyon far Venife.],

dix medailles antiques, pour un cheval lt;3quot; ’ avoir dans fon ecuric amp; qui m’etoit utile poquot;!nbsp;achever mon voyage. II I’acccpta d’abordnbsp;agreaWement, amp;jc partis de la avec un jet*'nbsp;ne Gentilhorame de Lion demesamisnorn***®nbsp;Monfieur Fermond, qui ne voulut pas paö jnbsp;par le Milanois a caufc de la guerre ; amp; nte'nbsp;par la même raifon craignant que fi j’y éW*’nbsp;reconnu pour Francois foüsun habit Levanti**,’nbsp;on ne me prit pour cfpion,, jc refolus de f**'nbsp;re la même route que lui par la Yaltoline amp;nbsp;Grifons.

Le premier jour de notre depart de Padoü* Vero-Z3. May i6']6. nous vinmes coucher anbsp;HE, ne , oil nous vimes le lendemain le beau Cal’*'nbsp;net d’antiquités, de chofes naturelles amp; denbsp;bleaux du Comte Mofeardi, amp;: quiétoit autrf'nbsp;fois celui de Calceolariiis: mais ce Comte I*nbsp;beaucoup augmenté. J’y vids environ quin*-inferiptions, entre lefquelles il y en a une rnbsp;park de la viétoire de Marius fur les Cimbre^'nbsp;laquellc infeription eft indubitable ment faufl^.'nbsp;quoique je ne doute pas que quelqu’un ue l^Lnbsp;donnee au public pour antique. Les autresknnbsp;bonnes amp; curieufes, amp; piles font imprim^Vjnbsp;dans 1’hiftoirc de Veronc. Nous vimes annbsp;ramphithcatre dont tous les Itineraires nonnbsp;cntretieimcnt, amp; quclqucs autres chofes rajnbsp;qui font a Verone , comme des beaux jard***nbsp;amp; des tableaux fort excellens.

Le 14. nous ne partiraes que tard, nous tant arretex ï voir routes ces curiofitez, ^ jjnbsp;vinrnes coucher qu’i quatre ou cinq Iküns ^nbsp;Veronc. Nous pafsames le lendemainnbsp;chiera Fortcreife des Venitiens, Se nenbsp;au gite qu’a S. Marco a dix milks de

Le 2.6. nous dlnames de bonneheure a fia, S: vimnes coucher a Ifeo au bord

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V nbsp;nbsp;nbsp;les Grlfonsnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ZZt

'ïuLïc, OU commence Ia Val-commune, eft encore aux Venitiens.nbsp;j^Vuoique nous ne fuffions qu’au mois de

gt; nous avions fenti de grandes chaleurs o''* ces plaines de Verone amp; de Brefle; maisnbsp;j nous commengames a entrer dans un au-Y^climat beaucoup plus froid , amp; er.tre desnbsp;’‘Ons fertiles amp; fort habitez. Les mauvaifesnbsp;^ Ux y rendent pourtant les gens de mauvaifenbsp;lleur, amp; fujets a prendre unc groffe gorge,nbsp;^j^U’on appelle en ce pays Ie gouêtre.

^.‘^ous palsames en barque Ie Lac d’Ifeo, 8c l '^lnies en trois jours par la Val-commune amp;

f°«quaire, qui nous fera encore fouvenir nótre vie de Pofchiavo. Ce maitre Apo-

^ * altoline a l’entrée du pays des Grifons, i Bourg appellé Pofchiavo, oü mon camara-^ ®’étans plaint de douleur de reins Ie jour denbsp;f ''ant, jetta hors la petite verole , dequoi ilnbsp;j/*- bien maladc. Je I’afliftai en qnalité d’aminbsp;? *^2 medecin pendant cinq femaines entieres,nbsp;^ui nous fera fouvenir long-tems de l’illuf-12 Pofchiavo, ou 1’on nous faifoit des boüil-vj]*'* pour nótre malade avec de la viande faléc,nbsp;q'jjót a faute de fraiche, que par bêtifc. Désnbsp;de ^ gueri, nous nevouUlmes pas attendrcnbsp;Q ^'ottres du pays pour partir, Ie Signor Cefarnbsp;p.®ori, qiii connoiflbit la familie deMonfieurnbsp;jj'tihond nous ayant offert de I’argent dontnbsp;avions befoin, le nótre s’étant confuraénbsp;incident, amp; par la tyrannic de nótre

to,

nous mettoit fur fes parties Ics bouteil-Xj ^0 ptifane quine tenoient que pinte, a quin-H' quoique I’excellent vin de Valtolinc coütc pas cinq. Son corapte ctant excef-l^’p^'cius fümes obligez de le faire venirdevantnbsp;- Odeftat, qui nous fit rabatirc quelquecho-K znbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fa.

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Retour a Lyon par Venife^ fe. Quand nous etames paffe la montagne^^®nbsp;la Berline a demi-journée de Pofchiavo 1’hot^nbsp;cbeiqui nous dinames nous confola cn qquot;®*'nbsp;que forte d’avoir etc ft fort pincez de cetnbsp;bile Pharinacien, en nous aluirant qu’il lu'nbsp;voit fair autrefois payer neuf piftoles de deu’fnbsp;bouteilles de ptifane laxative , qui a la vet''?nbsp;avoit gueri fa femme d’unehydropifie; ceff^*nbsp;me remit en mcrnoirc la plaifante definitie*'nbsp;qu’un Medecin de Paris faifoit d’nn Apotiquair^'nbsp;Kft'.animal difoit-il, hentfachns paries, amp; lucr0^nbsp;mirabillter; e’eft-a-dire, e’eft un animal qui f^^j*nbsp;bien faire fes parties, amp; qui gaigne mervcj'nbsp;leufeincnt. Auffi le nótre m’avoit dit en rad'nbsp;lant, qu’il y avoit trois lieux au monde ,nbsp;k's gens de fe profeffion ecorclioient les Etrait'nbsp;gers, Sc taxoient bien les parties, aFlorenC®’nbsp;a Geneve amp; a Pofchiavo.

Les Grifons, qui font ceux que les Ancief® appelloient Rhati, demêmeque lepaysEilt;««^nbsp;habitent dans des entredeux de montagnes, ynbsp;des pays couverts de neige fix ou feptraoisdjnbsp;Pannée. 11 en tomba au mois de Juinpenda»quot;nbsp;que nous étions a Pofchiavo; mais I’Engadinquot;nbsp;qui eft le plus rude amp; le plus fauvage ,nbsp;beaucoup plus froid que tout le refte.nbsp;eft neanmoins habité, amp; a peine peut-oniu^'nbsp;chcr une demi-heure fans trouver un bon vd'nbsp;lagc, quoique le pays n’ait prefque autre c!gt;®'nbsp;le que du fourrage: mais il tire du vin denbsp;Valtoline, du bled de Chiavenna, Scderargcd''nbsp;des Efpagnols.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,

Unc journée de chemin avant que d’arrir'^^ k Coire nous allames gouter dcs eaux mincr*^nbsp;Jes de S. Maurice, dont les Suifles vont bodnbsp;1'Ëté. Elks font lerrees Sc vitriolées Scnbsp;froides, quoi qu a la fource on leux voye

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* nbsp;nbsp;nbsp;les Grifons.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;225

'ïc petit! boüillons. II s'y étoit tenu un j Ttiode huit jours auparavant de tous les Gri-oü il y avoit 140. Miniftrcs.

I .y y a dans ces montagnes d’admirablement »j cafcadcs d’eau qui tombent du haut desnbsp;J'*Pes, amp; c'cft unc me.'veille de trouverdansnbsp;'s lieux fi élevez quantité d'étangs pleins denbsp;,~^on, 8c particulicrcment de petites truitesnbsp;delicater.

En quittant ces chemins fiilts en tablature de j- ^'fique on defcend a Coirc capitale des Gri- CoiR».nbsp;oü nous arrivamesen quatre petitesjour-de Pofchiavo. C’eft la oü fe tiennent ksnbsp;des trois ligues des Grifons qu’on nom-f * 1’Engadine , la Maifon-Dieu 8c la ligue Gn-Nous nous informames la de deux chofes,nbsp;nous avions déja eu quelqüc inftruftionnbsp;quot;orchiavo- L’une eft de ces bales qu’on tiou-dans 1’eftomac des Chamois, t.lles font denbsp;groffeur d’une bale de tripot, 8c niême quel-^•^efois un peu plus groffes. Les Alleinanslesnbsp;'Ppellent Kcinskouguel, 8c pretendent s’enfer-1'^ htileraent commedu bezoard, quivientdenbsp;J! hiênie maniere dans reftomac de certainesnbsp;devres des Indes. M. Cefar Gaffori me ditnbsp;en avoit fouvcnt eu, 8c qu’il m’cn cn-j^yeroir. L’autre curiofité étoit celle de cesnbsp;1^8 des Alpes,-qui fe trouvent en ces quartiers-t’.,. lis font de la groffcur a peu pres d’uncnbsp;On nous cónfirma ce que nous avionsnbsp;|.|J',dire, que ces animaux faifant provifionnbsp;pour l'Hyver du foin , fc autres herbesnbsp;dj*' leur font neceffaircs, pours’en aquiter plusnbsp;Miateraent, il y en a un qui fert de charretenbsp;1 ^ettantfur Ie dos, les pattes en 1’air 8cem-f ^Eant Ie foin, 8c un autre qui fert de char-,jl*er 6c Ie tire par la qtieüe, jufqu'a leurtan-®re; ce.qvii eft caufe qu’on leurtrouve ordi-K 3nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;naire-»

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Retour k Lyon por Ventje •gt; nbsp;nbsp;nbsp;^

nairemcnt Ie dos tout pelé. Dela Zurich ce font des plaincs entrc les montagB^nbsp;amp; des lacs fut lefquels on s’embarque, amp;nou^nbsp;fifmcs ce chcmin en trois journées ,nbsp;des gens qui ne vouloient pasfe fatiguer.nbsp;traverfames le Rhin a deux heures de ’nbsp;amp; pafsames en barque Ie Lac de Walleflat,nbsp;prés quoy nous cótoyantes celui de TjxtSf- jnbsp;oü les cnfanss’attroupoient pourmeconiidcr^ ’nbsp;nc voyant pas ibuvent paffer des gensnbsp;Armenien comnie j’étois. Le Valet d’écurienbsp;l'Epée, oil nous logeanies, leur fit accoire q''nbsp;itous aincnionsdestygresamp;autrcs bêtes cu:'^nbsp;fes du Levant, 8c les renvoya au lendema»’'nbsp;Tout hale 8c tout change que j’étois, :nbsp;fieur Morel de Bcrne de mes anciens amisnbsp;s’y rencontra, me reconnut en entrant dans *nbsp;iogis, 8c me vint embraffer. VouspouveaO'^^nbsp;re que nous nous entretinmes tout ce foitnbsp;de plufieurscuriofitez, car c’eft l’hommelcp'^nbsp;curieux en tailles douces 8c en medailles de tot*

¦h Suifle. nbsp;nbsp;nbsp;.fg

Le lendemain je pris un habit alaFran?°'j, ,pour aller en Ville. Je rendis viiite a Mr.

qui fjait plusdeGrec que toute laGrece enR

hlc, 6c a Mcifieurs Lavater pere 8c fils ceR^ Medecins que j’avois connu auparavant »nbsp;me firent voir deux cranes de deux jjnbsp;qui étoient nez avez des yeux prefqucnbsp;tête; Ic crane d’un homme, dont la tablp ^nbsp;terieure étoit caffée, bien qu’il ne parütnbsp;1’exterieure. II avoit rcceu un coup de bo'nbsp;a la tête en joüant, 8c l’on n’ofa pas lenbsp;ner, paree qu’il ne paroiflbit aucune f*? ^ *nbsp;au dehors, mais il en mourut. Audinbsp;caufc de cela qu’Hippocrate appellc cettenbsp;turenbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, malheur ou intortwne. J’»/ jjj

Touki faire cette remarque paree , qu’*' y

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G? Les Grifans.

IZf


qui nc fe peuvent pas perfuadcr que la jüofe foit poffiblc. Ils nous fircnt auffi voirnbsp;(Je jj jjjube d’un enfant de cinq a fix ans,nbsp;en are par la violence des convulfions.nbsp;. me fervit a me confirmer la belle obfer-o’^ion de Medecinc que raon coufin Charlesnbsp;a trouvéc parmi les memoires de M,nbsp;Medccin de Lyon, oü 1’on void que lesnbsp;Peuvent perdre leur folidité , 6c fe courbernbsp;’Ij^lqucfois, au lieu de fe rompre. Comme lanbsp;Pofe ^(.5 p^^5 fujptcnantes, ]c veux vousnbsp;faire part; car quoi que j'écrive un voyage ,nbsp;f Pc dois pas pour cela faire difficulté de fin-jf‘'.fompre par des digreifions de cette naturenbsp;’Pj fervent a delafler Ie Leifleur du cheminnbsp;25 lui fait faire fur les pierres 6c dans lesnbsp;**'“Ptagnes.

iiapport d'une maUd\e extrawdi' mire ^ar un Chirurgim denbsp;Sedan.

r ^ curiofité de plufieurs perfonnes f^avantes w ayant follicité quelques-uns de mes amis inbsp;demander une relation d’un cas tout-a-faitnbsp;j. ^Pge 8c monftrueux, arrivé en ces quartiers.,nbsp;j y cru ctre obligé pour leur fatisradion dcnbsp;Porter ici ce que j’ay vd 8c reconnu par mesnbsp;i^^pfcs fens, 8c cc que ks proches parens dunbsp;lade tn’ont écrit de plus particulier, ce quinbsp;être confirmé par Ie téraoignage de quan-j yc gens qui virent encore.

1651. Ie zj. de Janvier, Pierre Siga CgjToCois de Sedan, agé dc 31. ans eft de-1'gpp audit lieu , aprés avoir été detenu au litnbsp;Pace dc 1. ans, ou environ dans une en-K 4nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;_ ticre

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au lit il n’avoit ordinairement qu’une fet''

2.2lt;? Retour a Lyon par Vcnife, tiere impuiflance de fe foüteniv. Cette i»'nbsp;difpofition fut precedee d’unc plusnbsp;re, ayant été un peu auparavant airêté au ''nbsp;dune doiileur aigue a im dcs talons, laqu^''*^nbsp;Teinontant lui travailla Ic genoiiil, amp; en fuij®nbsp;les articulations des cuiffcs amp; des hanches,nbsp;forte qu’apres avoir etc traité aflez long-te'”®’nbsp;fans foulagementjilfutobligé defcfervirdepO'nbsp;tsnces pour marcher, ce qiii dura pres d'”^nbsp;an. Enfin il tomba dans rimpuiffance fufd'j.nbsp;dc marcher, amp; fut contraint de gardcrnbsp;jufqu’a I'hcure de fon deccds. Tout ce tent*'nbsp;la il eut Jes fondtions tant de I’efprit que “nbsp;corps fort fibres, hormis celles qui dependc’’^nbsp;de la foliditc des os, qui dc durs amp; Iblides deV''nbsp;Tcntpeu a peu mols, amp;cedansau tadl; defo''^nbsp;que fcs jambes, fes cuiiTcs amp; fes brasprenoie”'nbsp;diverfes figures, droites, tortuesamp;angulairc®’nbsp;felon qu'ils étoienl fituez, amp; enfin fe trouv^'nbsp;rent fi mols-, qne les mufcles fe retirant vC,nbsp;leur origine fans ctrc aucunement retenu*’nbsp;Jes cuiffes dc cet hommc , qui etoit aupiiTnbsp;vant d’une belle amp; riche taille. Sc bien ^nbsp;cuir, furent telleraent racourcis, qua jnbsp;avoit-il demi pied de long du haul denbsp;jufqucs au genoiiil , comme jc Pay fouv^nbsp;mciurc, les autres parties du corps s’etant ^nbsp;courcies a proportion , de manicre que Pj,nbsp;avant fa mort, depuis la plante du pied rnbsp;qu’au fommet de la tête il n’avoit que lenbsp;teur d’un enfant dc quatre ans. Les os denbsp;poitrine faifoient une figure pointue en d^''nbsp;comme 1’ellomac d’lm oifeau maigre; La ^nbsp;avecle vifage étoit devenue prefqueauffi Pjnbsp;qu’une boulc. Sc durant tout le terns

me'’;

in'

fur le corps pour tout linceul. Au com

.VI. nbsp;nbsp;nbsp;v^v..nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.... -- r.iren'-

cement dc cettc maladic, les douleursiu^j


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ff? Lts Grif ons. nbsp;nbsp;nbsp;2.ij

*ffei aigueS,quot;^celles des deux dernieres années fupportables , 8c l’appetit ne lui manquanbsp;deux jours avant fa mort. Voila au vrainbsp;411e j’cn ay vü amp; appris.

Sigsé A. BAUDA , Chirurgien a Sedan.'

I nbsp;nbsp;nbsp;Pc Zurich nous vinmes a Bade oil font des Bade

d’eau chaude aflez renommez, amp; ou fe la Diete dcs trcize Cantons qui y ctoicntnbsp;j'ots aflemblez. Le lendemain nous paifamesnbsp;f . riviere d’Aar a Aarau, 8c vinmes Ic journbsp;’?'yant a Baile , oh Monficur PalTavant a qui Basie.nbsp;Ijij'honneur d'êtreallié, nous regala fort bicn ,

^,je pourrois dire trop bien pour moi, qui

II nbsp;nbsp;nbsp;f*-*nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;/-«n

pc de ragout. J eus bien de plailir de revolt ® beau cabinet de curiofitez de Monfieur Fefch,

I'te j’avois vvl fix ans auparavant dans mon ''°yagc d'Allemagnc. Soleurre amp; Berne nenbsp;j^ous arreterent que quelques heures, 8c nousnbsp;j'*Prochant de notre pais mon camarade 8c moinbsp;quot;?us doublions le pas, comme une pierrejet*nbsp;en fair qui retombe avec d’autant plus denbsp;j^rce qu’clle fe raproche du lien de fon repos.

^QUs vtmcs en paifant 8c fans defcendre de ^^va! la chapelle Mourat depofitairc desosdesnbsp;^'rrguignons qui furent defaits par ks Suiffes.

°gt;ent croyant faire fortune de quelque trefor, ^ yyant tout bouleverfé. Quelques-uns qiiil’a-.jkntvu avant qu’il füt ainli maltraité; nousnbsp;g~^nt qu’il y avoir plufieurs figures d'oifeaux ,nbsp;^ Plulieurs compartimens, 8c qu’on y remar-Knbsp;nbsp;nbsp;nbsp;quoit

dinames a Avanches, 8c apprimes avecAvAN-^^Plaifir qu’on avoir entierement gatéun pavécH£$. j, Mofaïque qui s’étoit trouvc fur la fm dcnbsp;1674. pres de la Ville; ceux qui y travail

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2i8 Retour a Lyon par Venife ,

lt;]uoit des lettres écritcs avcc des pierresderap' port, qui cxprimoicnt les noms des Confuls»nbsp;foüs lefqueis ce licu-la, qui apparemmentétoitnbsp;quelque Temple, avoir été dediif. Voidnbsp;qu’on y lifoit au milieu dans un grand rond^

POMPEIANO ET AVITO SULIBUS KAL. AVG.

D’oii Von apprenoit tjuc cette confecratio” s’étoit faite le premier d’Aouft fous le Confi*'nbsp;lat de Porapejanus amp; Avitus, qui etoient e’’nbsp;charge Pannée de Notre Seigneur zop. foüsnbsp;regne de I’Empereur Severe ; d’autres m’oP^nbsp;dit qu’il y avoir kai. ian. mais cela eft de pfi**nbsp;d’lmportance.

En pafTant a Payerne que les Allemans aP' pellent Peterlingue, nous vimes la felle qn’o**nbsp;pretend ctre de lules Cefar. C’eft unc felleave*^nbsp;le harnois amp; la bote route d'unc piece denbsp;ou d’acier, oü le Cavalier étoit emboité pre*'nbsp;que jufqu’a la ceinture d’unc plaifante mani^lnbsp;tC:, 8c je crois qu’il ne lui étoit pas fort ai^nbsp;d’en fortir. Cell quelque piece Gothique, ^nbsp;non pas Romaine; car on n’a jamais vü dansnbsp;nionumens antiques des Remains des fellesnbsp;cette forte; outre qu’il y a des éperons,nbsp;n’ont jamais été cn ufage parmi les RomainS'

Nous nous rendimes de Payerne a Gene^ en deux petite* journées, 8c ne voulant po''*'nbsp;aller cn Ville avec raon equipage a laGrequ®’nbsp;je me repofai au logis, ayant vu autrefoisnbsp;loifir routes les curiolitexde cette Ville, 8c pl'*^nbsp;lieurs inferiptions antiques, qui meriteroic”^nbsp;un Volume a part. Enfin nous arrivamesnbsp;reufement a Lyon, ou jerendisd’abordgi'^*' ^nbsp;a Diet! de m'avoir prefervé pendant mqnnbsp;yage de vingt-deux mois de tous lesaccidcquot;^

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Les Grifons. nbsp;nbsp;nbsp;129

*'ifquc!s 1'experiencc fait voir que touslcsvo-y^geurs fontfnjets; repaffant maintctiant avec Piaifir les agreables idéés de toutes les bellesnbsp;^hofes que j'ay vüës. Monfieur Wheler a rap-Porté plus de mille rares plantes de cc voyage,nbsp;^ moi j’en reviens chargé de plus de deuxnbsp;’’''lies iuferiptions, tant de l’Italic, que de lanbsp;^tece, qui nont point encore vülejourdansnbsp;®os Livres.

Mous avons de plus ramalTc l’un amp; I’autre ^•iviron cinquante maniifcrits Grccs, amp; plusnbsp;fix cent medailles antiques etitre lefqucl-il y en a plufieurs Hiftoritjues amp; Geogra-Phiques pour la connoiffance-d^s Villes dontnbsp;i *y parlé dans cette Relation^

fin in II, Ttm

PE-

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Petit Dictionaire,

PETIT

DICTIONAIR^jk

Dh Grec vulgaire^ comme tl fe par Ie ^ fe prononce prefentement. dans lanbsp;ie : En faveur des curieux , ^nbsp;ceux qui voudront voyager dans tlnbsp;pays~ld,

’A B E.A I s s E, Camilório. Ecriv®^

; Car les Grecs dernes écrivent avec les ral'nbsp;mes lettres Sc les mcraes a*-'nbsp;cens quc les anciens.

Abcille, Mdtfa : les Abeill^*' Meliffais.

Abondance, Ftinia, c’eft comme 11 fe Bonce; mais ils écrivent «kS-ïh'», Abondai^^

OU a bon marché, Ftinos. A meilleur rn*^' ché, Ftinóteros, A tres-bon marché,nbsp;latos,

J’abbreuve, Potiz.0. Que j’abbreuve ouabbj'®'^ ver na potifo-, car les Grecs d'aprelent n’®,^nbsp;point d’infinitif, amp; quand ils veulentnbsp;Faire , ils dilcnt, lt;^e je fajjè. Na cll Ienbsp;me que iria des anciens.

Abfent, Lipondas, mais il faut écrire Tsti. Je luis abfent, Lipo, j'ay étc abfeo''

,,,

Tout a cette heure, prefentement, Jóra, nbsp;nbsp;nbsp;‘

Cela vient de tï nbsp;nbsp;nbsp;.

J’achete, Agordui. Acheler, que j’achete, ^gordfo.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, r

3’accommode, Vhthimo. J’ai accommode^,^j^_

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Petit Tgt;iBiom\re.

Cela elt il accommodé? I»é fout*

, nbsp;nbsp;nbsp;, s’to calo , fii ri »*/«.

Affaire , Pramma. Toutes les Affaires, VafA Pgt;'‘»»ma. A-l’il bcaucoup d’affaires ? Itfhtnbsp;. folia pramniata !

jStieau, Arni-. petit Agneau, Arnaki.

?'guillc ^ Velogni: Ecrivez /Si/óiii.

¦'^'lïie, A gaps, as, a, oume , ate, oune. Je Vous veux aimer, Ego ft ihile agapan. Jcnbsp;.lie peux pas 1’aimer, Dt boro na ton agato,

, Eilos. Amour , Eramp;thas ou Pathos. Ainandes, Amygdala. Emulfion ou eau blan-]

ame, S’ti Pfychi mtu. Amertume , chagrin, Picra,

, chie avec les Araandcs, Faros.

Able, pfychi. Sur noni Aftier , Pierosnbsp;¦[, ^icrotita.

An /so: quej’allume, nanapfo. Al-. lURiex la chandelle, Anapfe to keri.

A I’cnvers, a rebours, fans deffus deffons ;

Anapoda. Lcs Anciens le difoient auffi. Vo-. yez Htfyehius.

Afiguille, Aksgli, 'Afi'ehv. II vieut de Tanden

. '';K£Atgt;5.

Agt;inée, Chrónos. Bon jour amp; bon an , Cali^ ^tra, Colos chrónos, ou Cali Archiminia ,nbsp;'lui veut dire bon commencement de mois,nbsp;L’année paffee, éptrfé. II y a deux ans, pro-,nbsp;oMó..

pfPetit, 'orexis.

¦'^pprête, ordiniasA. Etes-vous pret, ifé ordi-. ’^‘afnjénos.

miti. Aptés deraain, mtt'avrion. ^Pprens , manthano. J’ai appris, imathalnbsp;¦•^Pprendrai, thelo na mdtho. II apprendra,nbsp;» ’ Vent apprendre, thiii na tndthi.

^§née, Eoga. Anafandis, afatpa/iif a Athe-

Je

K7

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Petit DiSiionaire.

Je m’arrïte, ftamatizo. Pr£et. tftamatif^-Argent, aftmi. Hcfychius Arbre, dendron. Arbre de vaifleau, catxrtf- .nbsp;Armes, drmata. Atmés, armata. J’arme,nbsp;matóno: pui eft zrmé, armatoménos,nbsp;J’arrive, fona. Je fuis arrivé, efofa.

J’aifemble, max.óno Tiamp;t. tmdz.oxa. nbsp;nbsp;nbsp;«j

Jc fuis affis, cathix.0. AfTeyci-vous, cathife, ^

¦ en parlant vite ctitfé. nbsp;nbsp;nbsp;,r

*J’atreins oii je touche , fthdno. J’ai atteint»

• thafa.

J’attens, cartérf. Atten, cartirL Balance , fiatira , «-«Tijfte.

Banc, y£4»j»i.

‘Barbe, ta génia. Barbier, Counts, Sarb^ri^ Barque , Batteau, Varca , Varcopoulo.

Baton ,.rdbdi, decaniki.

Je bats ery/gt;ó, «, i, oumtn, ete, ount.

Beau, ómorfos. Bellement, ómorft,

^’Bczacoü^ , foUd, polly.

¦J’ai befoin , echo crian ou chriazeneè,

Beurre , voutyro, fidivgcv.

Bifcuit de Vaiffeau, paxmddi.

Biflac, dijfdkf.

Blanc, afpros. Je blanchis, afprizo. Blanche**’^' a/prdda. Afpron lignifie aulli une ffionfloynbsp;appellée Afprc.

Bleu, fldvos, mais il s’écrit nbsp;nbsp;nbsp;.

Bied, fitdri, amp; par abrcgé Jlari. Les DoniS * i font neutres.

Botuf, vodi. Bufle, voufdli.

Boccai, Idim, Boccali.

Bois ,xylot). Bois verd, chlorón xylon.

Bonace, bomtza. II fait bonace, bonttfd^' ; Bon jour, cali méra. Bon foir, califptra. Bt’,nbsp;¦c nuit, cali-niHa, Bon reveil, calo x’j”'

. hcd'

Jc bois, ƒ«»(); j’ai beu, epia: boy, pif‘gt; °

-ocr page 265-

Petit DiBienairei 2.55

, pUti. D.onnez-nioy a boire, da mou


pie.


bottes, Jlivadia, apodimata. Tirei-moi mes


j “ottes,, tfgale men ta Jhvadia,


Boucher, MakelUris. Bouchcrie , Makel-


Je


bouche, thamboeit, vtulone. Bouclion , votf Bn


^^'^^*rgue, vautarachoi.


grain de chapelet, r^bllon , x.oumi. Bouilli, -vrax-nUne.nbsp;POiivr^ !......-l: nbsp;nbsp;nbsp;____


homghi. II s’écrit ftarayu.


s. bratfe. II fignific auiS we mcfurc d’cn-j yjron demi aiine. jj ’“e, briglia, ou falivari.


, private , wjojSar»*


•quot;foch


le a rotir fouvli. J« rsets a,la broche^


brüie , cap/one. Brülé, cauminon.


n “rule , capjone. j Q-^pPan, CaipM.


^otnnic , avdnia. Je cotoranic, avamze; ds ? orient le mot d’Avanie, pour dire Amen-;


V

Q**'ons d’artillcrie, Oomdtia, Caninia, Q^Pitainc, Capttdnos.

, Saracofti. Carneval, Apocriais'. r*''allerie. Cavaiaria. Cavalier, Cavallaris,nbsp;n^tgt;dr -nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;¦ - - ¦ -


, yiaiiii. Cerf, lafi.


Cb, kerd(ia. Cerveau , amiahs.


, pafa enas. Pa/éaof.


Cjj^^bre, camera, Je ) cambes.


Jj^^bange, yjlla(Je-. j'ai changé, ellexai

clia nbsp;nbsp;nbsp;..nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^


Q '-bante, tragouddo. Chanfon, tragoudia. Je P^»U , capélt. Chapon, capini


¦ lt;^batge, fertino. ïreft’uop charge, ini p*-^‘^(’^fteménes. nbsp;nbsp;nbsp;Char-


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1^4 Pefif 'Di^ionairi.

Charbon , c/irvoéno. Chat. gdto,

Chatagnes, caflagnia Chaud, !ujïbs. Chaleur ,¦ edpfa.

CYïcm'm , jlrata.. En chemin, stiftrati', jna Chemife, to ptcamifo mou.

Cher, «crivos. Cheixé , acrivia.

Je cherche, ghhevo. J’ai cherché, eghireffi' Les cheveire, lalainc, ta mdlia.

Chcvrc, gida. Chevreau, ertfi.

Cheval, alogon. Je vai a cheval, cavalkevo-fuij mont^ a cheval, ecavalkepfa.

Chien, Skiliy. Petit chien, Skildki. Scyhft'*' Cileau , pfalidi. Plur. pfalidU, Coutcaa, tfnbsp;chain. Cuiller, coatali, Citadellc, Chate*nbsp;Caftro.

Clef, clidi, V.M~h. nbsp;nbsp;nbsp;1,

Clou, carfi. Clou de girofle, Moskhócarfl- ' cibüe, carfóno.

Colere, crghi. Je ftiis en colere, imc orghij nos.

.Comment vous va, pós pais. Bien pour fervir, cald is ton, orifmon fas.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;jf

Combien coute-t-il,/lo/o» cojldri, ou poft»* roneta.

Je commande, orizo. Quc vous Commandez, irifé. Avec vötre permilB^nbsp;mtt orifmon fou.

Je Compre, kgaridzo. Compte, logarUfin^’-Cordonnier., Tzagdris. Cuir, pétzi.

Je cours, trékho. J’ai couru, etrexa.

Je cous, rafto. Je coudrai, thelo na rdpft-Coaronne, ftefdni. Je couronne,

CoAxnxae, fynethia.

Couverte , flejfada è Zante: a nbsp;nbsp;nbsp;gt;

dromt da. Voyez Hefychius, au mot

Convcrcle, tkepafma. Je couvre, sktpdzo- .^f, Je crains , fovoümé. Je craignis, \inbsp;Craintc, fóvos.

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» nbsp;nbsp;nbsp;Petit DiSlionaire.

p Crie, fonazj). J’ai crié, efonkxa. Cry , font, p'oix, ftauros. Crucifix , flauroméno.

) viandc cruc , creas apfiton.

, ^Vantage, Plio, periffótera eft meilleur. 'iécouvre, nnaskepdao.

‘'«dans , apomefa. Dehors, apl'Sxo. Deffus, af ^0. Deffbus, apo-cdto. Devant , owbrofid.nbsp;^erriere, tipop'ijo. De loin, opo macrid. Denbsp;I ‘ fés, apo condd.

demancic, z-ito. Erctdo. Que demandes-tii ? js yotds ?

j «gt;flain , avrion. Demain matin , tnki. dents , ta dondia, rd oS'itttx.

*116 déplait: j’en fuis faché, mept ctcefémê,

'tf’^’^otpaheTai.

dépouille, xe[iolizo. E^dyo.

)^«din , hazard , rifque, rizika. tx«^'x, dyo. De deux ans, dicbrones.

'«Ü vueilleque vous vousportiez bien. aThiis dofi na ifè cald.

‘'•«u voHS benifle, yd fou\ au plnr. y^yiw.Dieu ^it loüé, doxds' a Éheos, C'eft la volontcdcnbsp;jv^ieu, ine apo Theou.

^’ï'anche, imtra Kyriaki.

^dis, /«go, lea. Je difois, ehga. Que vouS a-K.^’il dit ? Ti fan eipê. Dites moi, /ler mou. jl'%race, malheur. Cacorizikia.

'dine, gutvomt, yeviimi, J'ai diné, egeftha. diner, to ghyoma.

'he doit, moi4 theli.

‘'h, kaniski. Je donne, dino: j’ai donné, e-jy‘‘0f4. Donne-moi, dot meu.

I , au refte, enfin, Upon: Aaixb. dqrs, kimouma, xoifiafMi. J ai fort biendor-‘quot;11 amorfa ekim'ttica.

'quot;'leur, pónos. Tout le corps mefakmal, f» eórmi mou ponl.

' dputc, aporl. Un doute, aporima,

'11

-ocr page 268-

és lie«^ les It*'

nbsp;nbsp;nbsp;Petit DiBtonaire.

II dure, crati, nbsp;nbsp;nbsp;hnrM fc dit

qui ont plus dc commerce avec liens.

Eeau, nbsp;nbsp;nbsp;Les caux , M mra.

Ecrivain, Grammh'tcos. Ecriroirc J’e'cris, J’ai ccrit, egrapfa,nbsp;ihelo na grapfo. Encre, meUgni.

Ecueil, xira , fcógl'Wi J’écoute, aeoiió. Jecoutois, icoupa,

Egal, idos. Egilement, icia.

(0»'

FEgypte , Meffiri. Egyptien , Mejfrioth. j’cmpêche, emhodiie.o, Empêchement,nbsp;difma.

T^m^Ws, guemóno. J’aicmpli, eguimopa.

Enflé, prifmeitos. Enflurc, prifma. j’cntre,/lt;i£i me(a. Entre deux, ana meptunbsp;Enforcelé , enchanté , magarifinénos.nbsp;j’cntens, «griedo. J’ai entendu, egrixa,nbsp;Epcrons, ta fpirenni». Etrieux,/«ias.nbsp;Excufez^moi, fymhdticé men.

Exemple, xompli. Experience, dokimi. j'exhorte, je prie , paranguélo.

I'.ai Fiim, pinda. AfFamc, pinafmems. je Fais, camno. J’ai fait, ecama. Cela eftnbsp;, tout-o’nt camammo. Qu’il faffe comme ü ‘p,nbsp;plaira. Ascamni oti theli. Qu’y ferois-jcgt;,'nbsp;va came. Dieu faffe, Dieu veuilJe, quot;nbsp;Thees.

Farine, alévri.

Fafeolcs , fefouUa Feves , cmkkia. f emme, gynlt;tca. Fille, copèla. Sa fille, /nbsp;gaiera tou. Mon fils, paidi man , yos mat*-Fcnêtrc, parathyri. Fenouil, marathon.

Fer, sideron. P’er dc cheval, pétalon,

Veu, fetid, fiia. Pyr, a Athen. nbsp;nbsp;nbsp;;

Fievre, thermi, capfa, J’ai la fiévre

Fa, clofmpt, loland,

-ocr page 269-

*37'

fflos. Je finis, teliono. Prset. tteliefa.

Ve-t\t Diüionaire^

Hf' nbsp;nbsp;nbsp;'

, Liuióudi: des fleurs, louloudia.

bi nbsp;nbsp;nbsp;galifi/i. Je ïiAtic , gdifix.o.

* nbsp;nbsp;nbsp;J I ' f tnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;/-Inbsp;nbsp;nbsp;nbsp;I I

y hiJttUWHUt . nbsp;nbsp;nbsp;ilUUlS t *vl-t^VAUrlU»

caridri f qui lïgnifie auffi une plante.

b'^l^demcns, thcmilia.. Fontaine, vryfs:

.Ojij nbsp;nbsp;nbsp;^..jn------

j/4-

dyaatos.'^Foxcs, dynamis. Par force,

'2, tripon , mdndos, per'tdromos.


fv- nbsp;nbsp;nbsp;f — r---I..... ' i

aderfis. Freres, aderji ou aderfa. Francs, FranghL Un Francois, Frant

t

. cryos. Le froid

., cryos. L.e froid , cryóda. J’ai froid , ^^''yóne, rriArgmo. Froid extreme, cryodijiko.

^öiTiagc frais, chloro tyw Poiiloii trais, thUrk

p^*^ée, capnos. II fume, ^^',*tier, coprion. Fuzil, touféki.

b V'in.

^ . -‘vi y ifUf/i mtf. 1 u^ii f tuifj KA*.

i ,‘jïclt;iri. Ganif, macharaki.

Q gaigne, kerdtno. Gain , diaforan.

X^^\^gt;pfara. Galeux, plorifménos. _

, cdtérgo. Galiote, cattrgaris. homme,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ou ffgnénUoi.antr»*

Po:.

jj'^^ands, chirortia

Q/^arde, fyldo. La garde, fylaki.

, leerwr. A gauche, z.ervid. ^

Q^‘'cives, agouli. Machoire ,.fagouni,

^^''dre, gambras.

i5j'''eral, jjsweruiw. Guerre . am/J/iA/.

*^2noux, ta gonatia. Je m’agcnoiiille, ga*

Ij'^filbomme, dnhondas. Plur. drchondes, _

'a Q , pagos. Je glace, /'ll ó»o. ie p''te , gottartmaüto.

Qj ouverne, kibernat.

^d, gros, megdlos. Plus grand, tnigaliteros'. Ftes grand, megalotatos. Fcminc grolfe , gy~nbsp;*‘*^0'engajirominknbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Grec,

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Petit DiSiionaire.

Crec, K»ms.os. Parlcz-vous Grec, entend^* vous le Grec, Xevris 'Romuka,nbsp;je Gueris, gl'jtono. Je fuis £;ueri, egl'jtofa.nbsp;Habile homme, procsmenos anthropos.

Habits, hardes, rouca. Habillé , end-’pmeri^^-Harangs-forets amp; autres poifTons futnez'» ^

' ,

Harangue ou fcrmon , iidachi. Plur.

. nbsp;nbsp;nbsp;Its

le Heurte a la porte, ctypo tin bortan: car ‘

p apres les n fe changcnt en la pronoP*^ tion du b.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Les portes,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;portals.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;i.

Hier, opfés, thtés, oil echt és. Avanth'cr,

this. nbsp;nbsp;nbsp;,

Hontc; tndropl nbsp;nbsp;nbsp;Qui n’a point dc

te, effronté nbsp;nbsp;nbsp;,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;endropiafmóncs.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;jp

Humide, ogr'os. Humidité y ogrótita. Je nioquot; Is, ogrtno.

ei'

LeJ'

Huile, ladi. Moulin a huile, ladourghi. Hydromcl, neromelt. Hyver, chimènas.nbsp;Jamais, pote, mtdépote.nbsp;ja Jambe, rs poddri. Les jambes, ta podafgt;'’‘nbsp;^ardin , perhêli. Jardinicr, perivoldris.

Je jeune , niftevo. J’ai jcuné, enilieffa ne, mftta.

Jeune, néos. Jeune homme, palikdri. nbsp;nbsp;nbsp;up»

Illuftre, eclambros. Trcs-illuftre, eclatn^^^ tos.

Image, hana. Petite image , icenifmatakt-Infortuné, cacomiros. Infortune, cecemira-Innocent, qui ne fait point de mal, lt;*r^*'* J’interroge, eraoto, Fïiet. eroiipa.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;jfp'

un Interprete , Dragoumanos. J’interprete gt; goumattix,o. Je joüe aux cartes, pdisco^nbsp;tia. j’ai ioüé, epaxa. L.s ]s\i , to paset-Jours de la femaine, Imkrais tis

Dimanclie, Kyriaki. Lundi, Defiéra.yt»^^. 2'riti. Mercredi; letradi. Jeudi,

-ocr page 271-

Petit DiSlionaire. ^9

Ï , Paraskevi. Samedi, Stbat».

Cara. J'ai eu dc la joye, etarha. xegriana. Que j’irritc, na xegriofa.

Petite Ifle, rtigopoulo. critis. Jejuge, crino.

Jj .^i diktes. Juftice, diktofyni. t l^re, catnao orcon. J’ai jure, tcama ercon.

1 gala. Lait aigre, jaourti, a Conftantino»

jA'*yë, marouli. Plur. tnarottlia.

I ^aifle, aftno; j’ai laiffe, afica,

1 ttipe , lyChnes, lampdda.

I, lardi. Larron, ekftis. j5 !Se, platys. Largeur, platytUa.

*-ave, plyno. Lavé, plynominon.

, dlafros; legereté, alafrótita.

? Lettre, Lcttre d’alphabet, gramma. Ij^Qinme de Lettrc, grammattfménos.nbsp;l .l-evres, ta chilia.

quot;erté, eUftheria. Libre, eleftheros. Jedclivre, jj ‘^‘fieróno.

jMc, dée. J’ai lie, éde^a. Lie, demines, K ccla , des'to.

Hii (, lagos. Levraut, lagipeulo. jjHon, Leonddri. Un Loup, Lycos.

^'s, diavizo. Ledleur, Diavajiis , Anagni-. Un livre , tna caret. Une livre, mia li-Libraire, CfjrrawlirrM, ou Cartopoulitis.nbsp;jUt, crevdti,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Uh linceuil, fytti

l«r'’

/^tic une maifon, ntkidzo ena [pin. Jc loiic cheval, naulis.e en alogon. loiiage, na-

long-tems, apo pollek. . ie e, fos. La Lunc, fengdri.

fago, trógo. Je veux manger, thiU j* f«o. Mangel,/ac. J’ai mange, ifaga, egt;nbsp;Lc manger, te faghi,

Mai$i

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Feilt Di^ïonairel

Mais, tnd, atni. Encore, acomi.

Maifon , fftti. Plur. fpitia.

Maigrt, iuhnos, ou, ftathos, d'unc béte. jj Malade, arroftos: Maladie, arrojlia.nbsp;maladc, arroftino.

De cette manicre, wias lóghis. nbsp;nbsp;nbsp;t,

Wafché , Fcros, Baz.ari. Marchand , Pragm^^^^ tis. Plur. Pragmateftades. Marchandife ,nbsp;tnatia. J'ai marchandé beaucoup,.nbsp;polld.

De bon matin’, pourna, s’tin afghtn,

Martcau, Sfiri. Manche , maniki.

Mariagc, nopces, gdmos. Je me marie, drévomi. 'iïommc raztié, pandreménosnbsp;Maudit, anat hernat hij menos. Je maudis,nbsp;themattzjs.

Medecin, Jatria. Medccin, lams.

Melon , pepóni. Melon d’eau, angodri.

Je mendie, diaconévo. Mchdiant, diacondrH’ Mtriton , pigoüni. Mtnxtrit, pfefma.

Métier, techni. Maitrc de métier, maflorii-y; Meurs,’ apothmo. 11' mourut , afethnd^^nbsp;Quand ils parlent d’une béte, d’un Jui^».^,nbsp;d’un Türc, ils difent esyójamp;e , c’eft-a-di^nbsp;il eftcrevé. La mort, thdnatos-. Unnbsp;me mort, apethaménos. dnthropos.

Ta’ Mer s’cft appaifée, i thaldjja efgdneffe. ma Mere, manna mou.

Miroir, c4/c/iri, gyali.

Miferable , taUporoj, cayménos , qui veut proprement brülé. Malhcurciix, cacAmit'^''nbsp;Monfieur, Aféndh. Madame, Kyrat/a,nbsp;Montagne, vouni, ou vouno,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.

Monnoyc, monéda. je Mors, dacono. Prset. edacofa.nbsp;itn Mot, enas logos.

une Mouche, mya. nbsp;nbsp;nbsp;A

Moulin a vent, anemómylos, Moulia ^ uerómylo.

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. Petit Tgt;iBiomire. m

inouülé, imé vremtms. j^°Won, monoMot. Mulct, mouUri,

. VOHVOS.

k nbsp;nbsp;nbsp;pyg^^i OU tUhos.

M , iol'jmhb.

fcrvietc, mouchoir, man/Uïi.

, caravi. Patron de navirc, ou dc batgt;

gt; cara’jek'tris.

^Ötnoins, mo oula toutt. jiy» ^pflairc, antinkM, aytcyKteilf,

quot;?*’gence, anamelia. Je nc me foude pas,’, mi cófti.

'§e , chióni. II ncigc, chionm. pallrïcos. Jc nettoye, pajirévi. Nctte-j^.''^incnt, corrediement.

kenoürios, Quellc nouvelle, ümandó^^

, i miti; ou mitys.

, Arcondas. Noblcment, arc’ondica. ''Jdbres. Un, ems. Deux, dyo. Trois, mVnbsp;xüatrc, ui^tra. Cinq, pmdi. Six, txi. Sept,nbsp;Huit, oPlo. Neuf, e%na. Dix, dêca.nbsp;indeca. Douxe, dódeca. Treize, de-***'¦/,. Yingt, icoci. Trente, tnanda. ^ua-, fardnda. Cinquante, pen'tnda Soixan-gt; exmda. Septante , tfdominda. Huitantc,nbsp;’’M'^inda. Nonante, egndninda. Cent, ecato?f.nbsp;I^JIille, chilU. _ _

mavris. JC noireis, mavrizo.

Nüix, carydi. Noix mufeades , mofcocary^

No.

oiské, Ne, dtn de. Non feukment^ ie x?‘ m'onacas.

tS'ö^'^ürris, tréfi. Nourrice, vizdftra.

,V.®. edices-mas. Vótrc, idicof-fas. Mlcn y’^'^fmoH. Tien, edicos-fot*. Sien , edicos-tou,.nbsp;, edico$-ton.

H fc fait nuit, n^jSim. Minuit,

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^4* Petit DiBionaire.

mefany^a. 11 ell venu de nuit, irthe nyila.

Nud, liymnos. Les nuées , m fynefa.

Odeur, myródia. Odoriferant, myródato. , L’oeil, to mdti. Mes yeux, moii cher,nbsp;mou.

Oeuffrais, afgon nofon. Oeufs du jour, r'tna afga.

Oignons, crammydla. Olives, tlUs.

Ombre, iskios. Once, onkia.

Oncle, barbas. Les ongles, ta nychla.

Orange, ntrdntz.o. Plur. Nerantzia.

Orge, cr'tthari. Ecau d’orge, critharómr». j’Ornc, Jiolizo. Ornement ,Jiólifma.

De 1 or, mdlama , ou chryfafi.

a0

Oreille , afti. Orciller , proskéfalon.

Oil vas tu, pou pais. D’oii viens tu, poui erkefé. Ici ou ]i , edb i ekhi.

Ouy, m, naské. Ouy vraymant, amh j’Ouvre, anigo. Put anixo.

Pain, pfomi. Plur. ta p/omia. Pain d’orge»

tharin'o pfomi. la Paix, agedpi.

Palais, Paldti. Faille, Akira.

Panier, canijlri. Papier, carti. nbsp;nbsp;nbsp;.ft

mon Parent, edicos mou. Notre parente , mas. Parrain, fiauropatéras. Marraine,nbsp;romanna.

Par ici, edóthen. Par la , ekUhen.

Part, merdico. Je fais des portions, mirai-*'

Je parle, rnilo-. J’ai parlé, emilipa.

Je pars, mifévo. Je fuis parti, emifepfa. ^

Je pardonne , Xechorizo. Prtet. Exschoriff Je pafle, pernao. J’ai pafle, epérafj'a. Pafl^'. ^(1nbsp;la riviere, mas parnai to potami. Cenbsp;palTé, aperajméno.

V itience, apomoni. Impatient, anypom»tgt;d^‘' Pauvre, ftokhis. Je paye, pleróno.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^]jf,

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Petit DiSliofiaire. 2^45

fourktx.0. Pendez cc-


cr'iina. Pecheur, amartoios.


.Pcnds a une potencc,

’ b ^ 1 cremnife teuto,

^^gt;Pateras. Mon Pere, Kyis mou, Jfendss

jj^Perlc, mtrgarita,

» khans; j'ai perdu, tkha^a, f !°nne-; qui que ce foit, canenas,

'f» micros. Plus petit,

Ji microtatos.

iigis, moindre, ligouros. Moins, ligktra,

fjyes-peu, ligaki, ligouUkt.

l^Spodi.

Pjjf gt; copanlzo. Put. copanifó.

, tenifiéra. Poule, cóta. Poulet, pttini-^

j)|f

, fanida. Place, cdmbos,

Plante, khortdri. Je plante, ena ftdto.

’ g»‘f”dtos. Je remplis, gmmóno.

*‘i-il? orick. Cela me plait, ou m’agrce, t-i| mou arejfi.

» •vréchi. Pluyc, vroch'i.


tnicrkeros, TfCS-pC-


^lomp, volimi.


. Plume a écrire, ou poingon a écrire, con-Plume d’oyfcau, ƒ;«/¦lt;».


milon. Pommc de pm, coucounart.


PqI poires , apidia.

, pfari. ?olype, o^lapodi. de ] ¦^ ,fdrmacon. J'empoifonne , farmacmo.nbsp;Poix , piffa. Des pois, pifu.

’ ^‘^iocamomcms.

Shofyri- Un pot, pigndta.

Poii'f^aux,


prafa.


4 nbsp;nbsp;nbsp;/• s f ¦ --jnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;•

dftj pAAca. Puce, pfilos.

P,.....


^.^urte, pória'. Je porte,/cm. Un Portier,


livadi. flur. livddia. --


U.


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144 nbsp;nbsp;nbsp;DiBlonmre. _ ^

je prens, je re^ois, j’acquiers, faro, «, lt;• pris , efha. j'avois pns , 'tkha parm»^, .nbsp;Prens, épare. On dit auffi piano. Prset. ip^^Lnbsp;fa. Prenei cela, piajio. IIs lont pris amp; ^nbsp;en prifon, ton epiafane ka tvalane is ty (tnbsp;ki.

un Prêtre, Papas-, des Prêtres, Papddis. fnntems, Calokari, Anixis.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;-

pr'ic, paracalo, is, t. J’ai prié, eparac^^^r Priere, efki, s’écrit, hxn-Pucelle, coracida. Putain, Poutdna.

Puanteur, -vraw. II put, -vromai. un Puis, Pigadi, Phrear a Athen.

Qiiand, pote, opote. Quoi ?

Qui eft-ce.'’ Pios iné. Que veut-il? Ti Ce que je vous ai dit, touto' p‘ Jou ipa.nbsp;qu’il eft, opios opou iné.nbsp;uue rame, coupi-. Plur. ta coupia.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;r

Railins, ftafydia. Raifins de Corinthe, /'*•'

das.

Je rafe, xyriz.o. Un rafoir,

Pour quelle railbn ? dia ti afirmi. II a raifo*’ ’ echi dikao.

Recuite, moufitra. Des reliques, ta lipfr”^' Je répans, khyno, Praet. ekhifa. Je me rep^”’nbsp;metan'oo. Praet. emttanoipa.

II rede, lipi.

Je me réjouis, kiro, ou ovranoma.

Je retourne, ghyriz.o. Retour , ghyrifma.

. nbsp;nbsp;nbsp;ploucios.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, plouciotita.

Je ns,gheldo. J’ai ri, eghélapa.

Riviere, potami: RuilTeau, potatnaki. ..u, Rofe , triandafyllon. Romarin , dendrt^'nbsp;non.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.jlf

un Roi, enas Rigas, ou Vajiléas, titre donnent proprement au Gr. Seigneur.nbsp;Royaumc, Rigdda.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^ . pfi'

Je rods, pfsno. J'ai ioü,epJifa, Durótij^pj mono.

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Petit DiEtionaire.


»4r


Saf nbsp;nbsp;nbsp;dramas.

^ nbsp;nbsp;nbsp;, falata. Sale, mal propre, afafiras.

Savant, Grammatifménos, s, gt; ixevra. T’ai feu , ixévra.

,atls j-i ,


^ nbsp;nbsp;nbsp;. dikhes ou xhóris.

Santé , s'sin hjgian fan, jaiau. l^f^ónaus sis afendias fan.

5 gt; “Uti. Sale, alatifménas, armyras.

|[ gt; xerós. Je feche, xerana.

femble que, man finéts pas. SP^'nelle , -vigla. Je veille , -vigUva.

’ Pourvd que , an. Seulement, móné, l^^^nakhas.


Pollans


Seul,


jji-.quot;rj**- J’ai foif, nbsp;nbsp;nbsp;,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.

.‘Ommeil, nyfiazrO, j’ai fonge, Ida ts ton

leT?”-

^oleil fc leve, o BtUos Viagni, Le Soleil fc a^üche, 0 Hilios VaJiUvi: eft couché;

fouliers, tapapoutfia. thiafi. Soye, meiaxt.

gt; nbsp;nbsp;nbsp;f^ydrina. J’ai fué , hydrous

gt; nbsp;nbsp;nbsp;x.acdri.

/-'iis, ime: tu es,;;é; il eft, int. Nou* •''times, imafthé. Vous étes, : ils font,nbsp;J’etois, ou je fus, tu étois, amp;c. imou-“j gt; i(oma, itané, imounamé, ifomafié, ho-Yjif; 11 veut être, theli na im


dipfa.


*9lj


trapeza


7 • ! *%P' nbsp;nbsp;nbsp;•

'*®, capnos. Je prens du tabac ou je fume.


gt; capnan Tjj * tutant, fofo»nbsp;ll potiri. Tonneau, yautamp;i


• nbsp;nbsp;nbsp;X WiliiwAU ,

tard, vrddiazu Tard, vrady, je tar-


ti^^iarghéo


•iVft

cra(op»uU, Tavernier, crafapoulef-


Temps,


-ocr page 278-

X\.6 Petit DiSlionaire.

Temps, kir'os. Tempête,II faittei®' Yièts, fortottnévinbsp;im Tel, tétios .rirom;

Tendrc, delicat, tryferos, a, o»

U TeRe, to hefali Je lhe,jfyro. j’ai tiré, efyranbsp;Je tiens crato. Timon , temoninbsp;im Tombep, mnima. Tombeaux,nbsp;mnmoïma

II tonne, nironia. Le tonnerre, vrondi J’ai tort: ekho ddicon,nbsp;line'Tour, pyrgos. Uh trou , trypanbsp;Tout, pas, pafa , pm. Tous, pandesnbsp;Tourtcrelle, trigodanbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,

Je trouve, evrifco. J’ai trouvé , eo/rika.

foyez le bien trouvé, calos s'evrika Je tué , j'airafline, fcotóno ; j’ai tué, efcotip^-Valeur, vaillance,

je Vas, pao, pats, pat, paomé , paté,

Je fuis allé, eptga. Ou voulez-vous aller, thes na pais. Allons enfemble, as patné ^nbsp;ddma.

C^ela ne vaut rien, etouto den amzd tipote l

quot; nbsp;nbsp;nbsp;’nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;”nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;” 'nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;¦ erkhóf^i


Je vicns, erkhoma, erkhefk, erketa ,


té, erkhefte, erkhondi. Vim ^a , clado.'^^'^y.


ici, eldte-do. Soyez les bien venus, théte. Quand font-ils venus, pbthe irthad'nbsp;Je vend, ponlo,is,.i. J’ai vendu, épodlip^ e.nbsp;Vent contraire, anemos ombrofld, condt'tttttnbsp;fent ceux qui frequentent les Italiensnbsp;Ié Vendredi faint, i mégali Paraskevi


C’efl Ia verité, altthiainé. Veritablement thina

un Verre, gyali; il vient de yelos en literal

les Vers, infeétes, fcokkés Je veux, thelo, is i, omen


Je voulois, it/sela.


ete


ótme amp;


J-


J.’eulFc voulu , t


tjO‘


-ocr page 279-

'^olonté

, gufrcndas. Plar. guérpndes Khira. Village, Khórion.

, ^ortdtis. Vinaigre , xyds

U\’ nbsp;nbsp;nbsp;P’-quot;'»nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;•

,quot;On vin fait mal a Ia tête, calo cract, caco Vigne, ambeli: Plur. ambélianbsp;'''' zo. J'ai vécu , ezif/i. Vivant, zonda-

V nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, afchymos. Vite, gligora

, prófopon

V nbsp;nbsp;nbsp;l'Qis, vlépo. J’ai vü, ida

tg gt; gh'uonas: Voifinage, giionfa * Voiles du Vaifleau , t armtna ton cardvka',

' fai voikj armenizo

OU toi en parlant a un feul, efy, ou lou °iou Vous en parlant a plufieurs, ounbsp;Pour parler avec plus de refpeft; tou logonnbsp;, OU ion logon its, ou afendia fon, ounbsp;“^^nd'iu [as-, corarae les Itahens Vo-Signo-

- voti'C ferviteur , ego 'mé douleftis thafen-[ou , OU fclavos lis afend'tas [ou methyfménos. Yvrogne, methyPisnbsp;Vvf ^fiyvre, emtihypanbsp;^ye, hira

Grec moderne n’a point de datif, amp; dti fe decline comme l'ancien, Anthropos,

playe, pitgais. Les verbes n’oiU prefque

, dnthropon, dnthrope. Les noms en t ^‘ƒJ ^eutres, amp; font Ie genitif en 'iou, Pfomi ,nbsp;du pain. Cormi, Ie corps, cormiou.nbsp;'tci'Pfom'iit, corm'ta. Les feminins en « amp; ennbsp;fii./pnt Ic pluriel en «ir,quot; trapiza , trapézais,

ïu

rsl-ïtr* nbsp;nbsp;nbsp;T »;iovKf»c n’nnf nrpl'nni»

autre terns que Ie prefent, Ie paffe Se Ic ^hti ' s’explique tres-fouvent par Ie verbcnbsp;°gt; je vcux. Les lettres de 1’Alfabet fe pro-L 3nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;non-;

-ocr page 280-

a^8 Petit Dictionaire. noncent ainfi, A. comme nótre a. B, coW'^nbsp;\’v Frangois. G. avant \'a, ga, avant \’é,nbsp;Gut, g»igt;g9, gu. A a un fon entredeuxnbsp;tre (i 8c « que nous ne fgaurions bien pro”nbsp;eer, E, «. Z, comme dx.. H. comme nói^ '

©, comme Ie Th. des Anglois, les FranSOi* f9auroicnt bien Ie prononcer s’ils n’ont Ianbsp;gue graffe. i, i. K, k. a, l. m, m.N,

O, o. n, f. ?, r. T,, s. OU f. T, t, r, cos'll


P, r. S, r. OU f. T, t. r, conuquot; nötre gt; ou ;y, quand il eft voyelle, 8c q”® ,

e, comme une ƒ

il eft joint avec 1’a ou je, tuiujuc unc j-X. comme nótre k au qu. ¦i, pf. a, coi»’* I’O.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;(

Aprés Ie N ou Ie r, it fe prononce coff'^j nn5,;r comme un h. r comme un d. enc”nbsp;que Ie N foit a la fin d'un mot precedent»


-ocr page 281-

TABLE

FilJes^ amp; frimipaux lieax doni il eji parU dans ks deux Volumes precedens.

ACademie ou Ceramique, Page in Tome

i.

^'^haia, forterefle nbsp;nbsp;nbsp;4 1.1

quot;^^kelopn, Afpropotaini, riviere nbsp;nbsp;nbsp;83 t.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;i

Ctcrofia, Chateau d’Aihenes 76

flinu, Ifle

4810s Georgios, Anchefmns V'afalouk, Ephefe

t. X 156 t. inbsp;70 t. X

« .'¦‘•luun., Erwtje nbsp;nbsp;nbsp;193nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^

a{* 1 jlquA Sexti* nbsp;nbsp;nbsp;6 f.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;I

*oano , Viila Vomitiani nbsp;nbsp;nbsp;34 f-nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;I

Ati

aplia, Napoli de Romanic, NaupUa

,’nhracia nbsp;nbsp;nbsp;ox r,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;i

ft nbsp;nbsp;nbsp;I iNapuil Uw rvuniautc y

i*'atolico, village des Etolicns ^’’gelocaltro, Ville fur I’Achelousnbsp;i'’®chova , Ambripfus ou Cyparijjitsnbsp;.feopage

ï’^icntiere, Ifle, C'molus, Kimolos , Arelate

ou 1’Arta Ville des Acarnaniens «r^^emkaleli,

o t. X 4 t. Xnbsp;83 t. Inbsp;41 t. X

116 r, X 98 t. Inbsp;17 t. Inbsp;8i t. Inbsp;zix t. t

^thatos, Convent nbsp;nbsp;nbsp;100 t. 1

'VF‘'fp'tia nbsp;nbsp;nbsp;X04 t,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;X

^jj'Snes, Athina, Athen* nbsp;nbsp;nbsp;39 amp;c. 1.1

¦^®nes nouvelle a Delos, olytnp'teum in t. Ball ^ 99 t. 1

''^n, Aqua ou Cafiellutn ad Thermas 1x7

h\ nbsp;nbsp;nbsp;^

• BafiUa nbsp;nbsp;nbsp;t. i

*‘hbouk-kalé, Hierapolis nbsp;nbsp;nbsp;110 r.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;i

L. 4 nbsp;nbsp;nbsp;' Bafcu-

-ocr page 282-

If o

TABLE.

Bafculimbei Sainte Baumenbsp;Bologne, Bononianbsp;Boudonitfa

Boudron, Halicarnajfe Boyana, golfe amp; riviere Vrilonbsp;Broufa , Proiifla , Prufa ad Olympumnbsp;Biidiia, Butuanbsp;Caki Scala, Saxa Scironianbsp;Calata , Calydonnbsp;Callirhoé, fontaine d’Atheiiesnbsp;Cii/i/V^pé, fontaine de Calydon,

Caminitza, Olcnns Cap de Calogrianbsp;Cap Colonne, Suniumnbsp;Cap Skilly, Promont, ScylUumnbsp;Caramametnbsp;Caramanitis

Carafou, Cayflms, riviere d’Ephefc

Cary flos, Caftel-Roflb Coflbpo, Cajfupenbsp;Callri, Delphes, Pythonbsp;Caiholicon, Eglife Cathedralenbsp;Cefalonie , CephalUnianbsp;Cephiffianbsp;Cephifjusnbsp;Cerigo, Cytheranbsp;Chalcido» , Cadicui

Chateaux du golfe de Lepanthe Cliiarentza, Cyllcrtenbsp;Chio, Chios

173

i8 t. 40 t;

118 t.J

zijt.

69

J64 t-69 t.'

171

t. '

¦ 7 1

I Z I j) Cryonero ^

.m;.

t.*

15? s

131 -J

J

396 !•

20t

71

70 nbsp;nbsp;nbsp;,

IÜÓ f';

771'

i8z 7'.:

i6( *¦'

9-5 t-J 158 'v.

Chalets, Iflc proche de Canftantinople ’ j Chalets, Ville d'Eubee, Negrepont, iS7 ^ j

* i ijót'nbsp;** Jr»'-

-ocr page 283-

TABLE,

p'otios, Colojfes ‘stiioutzi, Caftel-Tornéfcnbsp;pl'ffa, Andttrintnnbsp;^oire

P^nftantiiiople, Stambol, Polis pOnvetit dc S. Luc.

onvents du mont Hymette ^Pdide, Lac de Livadianbsp;•p'^rfou, Corcyrii, Phtacianbsp;p^rintlie, Corinthosnbsp;. Ifle

p'^louti, Salamine ^Oürougoulginbsp;pUrzola, Cnrcyra nigranbsp;Crau , Campus lapidtutnbsp;p''sft, Cri/la ou Creftum ^

K^fiani, Cosbachi

K^fdanelles, Chateaux K?Ulia, Daulium

Delos amp; Khema icl'hinia, Onchefiusnbsp;j^'ftomonbsp;nbsp;nbsp;nbsp;43

jj'^^pano, Trepamm jj^lcegno, XJkintumnbsp;Dyrrachiumnbsp;^8 ife S. Denys

Aiafal-ouk

j,*^gt;-hiflar, Laodicée p*^‘oaiera

b’^'an tou Dimofthenis Pf'^’^^nce

p “[fati, villa Luculli (3’‘’gt;Poli, Callipolisnbsp;(Qj guiez , Locus Gargariutnbsp;'ydaronifi, PatrocUia

L J

ifl

204 t. t '3 t. znbsp;64 1.1nbsp;123 t. znbsp;131 t. Ïnbsp;43

131 t. z SO t. znbsp;71 t. tnbsp;I7Z t. znbsp;116 t. I

153 t. z 173 t- ^

67 t.

16 t.

4 t. T19 t.nbsp;x6i t.nbsp;izs t.nbsp;ZÜ4 t. :

102 t. 1 5'z t. 2nbsp;8c 204 t. Ïnbsp;26 t. 2nbsp;69 t. inbsp;69 t. !nbsp;116 t. znbsp;193 t. 1!nbsp;204 t.nbsp;98 t.nbsp;116 t.

42 t. 3Ö t.

33 t-125 t. i8 t.nbsp;ISS t;

Gc-

-ocr page 284-

2fi TABLE.

Genes, Genua nbsp;nbsp;nbsp;lo

Geneve, Geneva.

Gefmé, Erythna nbsp;nbsp;nbsp;2,10nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^

Cranicjue nbsp;nbsp;nbsp;169nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;t-nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;*

Keratopyrgo, Klt;rlt;j/4 nbsp;nbsp;nbsp;167 t- *

Hak-hiflar, Thyatira nbsp;nbsp;nbsp;1741- ,

188 r. *

Heraclea , Perinthus nbsp;nbsp;nbsp;1x9 t- ,

, Riviere nbsp;nbsp;nbsp;119^'^

Bierapolis, Bambouk-kalé nbsp;nbsp;nbsp;zicf-nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;*

Hieres nbsp;nbsp;nbsp;19nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;f-:

Janina nbsp;nbsp;nbsp;83nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;f- '

Jataco, Ithaca nbsp;nbsp;nbsp;78nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;t- '

Imbros nbsp;nbsp;nbsp;jio

Joura , Gyaros nbsp;nbsp;nbsp;ggnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;t- '

Lac des Ifles flotantes nbsp;nbsp;nbsp;30nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;t‘ *

Lambrica , ThefpU nbsp;nbsp;nbsp;t.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;*

Lampfaco , Lampfacm nbsp;nbsp;nbsp;ixl5 f-nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;|

Laodicée, Éski-hiflar nbsp;nbsp;nbsp;204 f'nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;*

Laurium nbsp;nbsp;nbsp;155'^'nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;j

l.echéLum nbsp;nbsp;nbsp;.

Lepanthe , Epaflos, Naupaltus 15 amp; zoj f- , Liacoura , T.ycoreanbsp;nbsp;nbsp;nbsp;35 f- ,

Liefina, Phares nbsp;nbsp;nbsp;lt;5},nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;f' ^

Livourne

Lipfocoutalia, nbsp;nbsp;nbsp;15*^'^'}

Livadia , Lehadia nbsp;nbsp;nbsp;47nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;i

Loupadi, Lopadium nbsp;nbsp;nbsp;169^'nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^

Lycée nbsp;nbsp;nbsp;oónbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fquot; .

119 nbsp;nbsp;nbsp;,

173

iSóT' ^

34 j

205 f- j 80 -j

Wagnefa, Magnefa ad Sipylum Mandragoia, Mandropolisnbsp;Marathon

Marcopoulo proche l’Euripe Marini, Villa Martinbsp;Marfcille, Majfdianbsp;Marjias ou Lycus, rivierenbsp;Sainte Maure, Leucada, Ltmatnbsp;Mauroneri, Milatnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ao4

-ocr page 285-

X. TA

, OU Penttli

^3gaIo Mould

tVJOUlO

V^elanb, Mylaü

70 t. z 5Z t. znbsp;2.14 t. I

^-dTalongi nbsp;nbsp;nbsp;4 f. 1

7etelin , ieiioj nbsp;nbsp;nbsp;I16 t. i

^tropolis nbsp;nbsp;nbsp;1881.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;I

^indre, AfiWre nbsp;nbsp;nbsp;192196nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;t.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;i

j^ifitra nbsp;nbsp;nbsp;IC4nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;r.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1

t

5 f- ï 131 t. znbsp;118 t. znbsp;117 t. Xnbsp;188 t. znbsp;203 t. znbsp;163 t. Xnbsp;170 t. znbsp;s t. Xnbsp;186 t. z

1631. I

56 t. z 219 t. z

211 t. I

34 nbsp;nbsp;nbsp;f- Inbsp;104 t. Z

99 t. X

35 nbsp;nbsp;nbsp;f- Inbsp;5 r.z

26 t. z 71 t. z

2C3 t. X

207 t. I 186 t. Xnbsp;S f- z

134 f- 2

21 t. I 163 r. Inbsp;Pola,

j^ontagnes de nbsp;nbsp;nbsp;la chimere, 'AcroceramiiTinbsp;nbsp;nbsp;nbsp;f.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;I

^ontagnia, Nuofolis de Bithynie 164 t. JjOlltclimar,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;A-marii

j^*xia, Saxos jJ^grepont, Euhoeanbsp;^®ochori, ThefptAnbsp;Jpornedie, Ifchmit

^quot;¦Sllge, Araufio /'’M, Ropo

]p'ï, Parnethes p^Oiie; Pat aviumnbsp;Pj^tcha , Miletusnbsp;p ptïuola, Albalonganbsp;p ^ochori, Laccdtmontnbsp;pf's. Parosnbsp;pJalTc

gt;N'gt;ra

Hymette, Lanabrovouni ^«fée, to fe^gio

p7*agioi, Oeanthea

p7^s , Col. A. A. Fasrtnfis

, Pentelicus

-V'''' nbsp;nbsp;nbsp;____________

Pergamo

.‘'¦Us nbsp;nbsp;nbsp;¦

1‘ir, ¦ fiviere

PL.f^lploe, Allafcheir Foia

{•jfp®» port Lyon.

:

J i ecueil

-ocr page 286-

if4 T A B L

Pola , Rifp. Polenjis

La Pollona, riviere d'Apollonie

Poros , Calaurea

Port Phalere, Tripirghi

Port Mtmychia

Porto Panormo, Panormus

Pofchiavo

Preventza, Nkopolis Proufa, Pn*fanbsp;Pfara

Phamnus, Evrreocaflro

V.hus, Pateochorio

Rodefto

Rome

Rouvigne

Salon

Salona, Amphijpt Salona, SaUnanbsp;Sapience, sphagianbsp;•Sardes, Sardonbsp;Safeno, Safonbsp;Scyra, Scyros

Scyros, S. George de Scyros

Sebenico, Sebenicum

Segegi, Teos

Selymbria

Serifos

Sichena, Sdoefa Sicne, Senanbsp;Sifanto

Sizalifcha, Plijlut

Smyrne

Spahides

Spalatro, Villa-DiocUtiam

Stamati

S. Stefaao

Stiri

2l

99 • 1 40(nbsp;ï8o •

201

183, • (

ï3' \ j 41 '¦

-ocr page 287-

B X ’ E.

Sli

:gt;va.

. -K

471.

T ..

S .quot;t Cyrphis j ^'Vali, Strophades . ,

^'¦arnino, Sycaminum nbsp;nbsp;nbsp;;

•j,®janta, Atalanta nbsp;nbsp;nbsp;r,

•s*^nourIy nbsp;nbsp;nbsp;i,;

^liiple de Minerve

~ De Jupiter Olympien

--De Thefée

--D'Augufte

— De Pandrofe

Oquot;--De Serapis

ijeatre de Bacchus ^Ijcrmia

jhiaki, Dulkhium lt;yatira, Hak-liiflarnbsp;4?iva, Thtbanbsp;, Tenotnbsp;^iVoli, Tibur

yvoli vecchio, Villa Hadriani

i'^Poglia, Cop*

ioülon

{ourbalé

j.^*ou, Jra^urtum

‘ptorythus j.J'tcochorinbsp;¦y Itulatnnbsp;Vj, Cloinmunenbsp;1 ^rice, VaUntianbsp;V-rY^^one, Aukanbsp;V.'l'ca, Sicyennbsp;Y nife ^

Vi''°oe ¦y'|la

d’Attique

¦

*41 t. a,

'¦ nbsp;nbsp;nbsp;93 t. I

ifcö r. z zsa t. znbsp;I30t. t

79 t. 1 ïo81. znbsp;icp t. znbsp;lo6 t. z

93 f- ^ 109 t. znbsp;93 f- inbsp;99 r- rnbsp;78 r. I

174 t- I

51 t. z iamp;o t, Inbsp;, z8 t. I

3z t. X

51 t. z

10 t. I 188 t. I

55 nbsp;nbsp;nbsp;t. Inbsp;117 t. Inbsp;183 t. znbsp;ZOl t, z

33 t- I zzi r. z

Z t. I 69 t. Xnbsp;1.79 t. z

I amp; II7 t. Z

zzo t. z

56 nbsp;nbsp;nbsp;t. znbsp;144 amp;c. t. z

35 1.1 56 t. z

yourla

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s.


. ■'■.Vv'-V^ nbsp;nbsp;nbsp;■nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;•


■■ -’


•1 Nsji';;



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ir;

EXPLICATIO N

Chiffres qui font au plan d' A-thenes,

* nbsp;nbsp;nbsp;de la Citadellle

' X cimon’mm, muraille Meridionale de Citadelle.

3 Temple de Minerve.

'i Tour qu’on pretend êtrc de l’Arfenal dc Lycurgue

J Hglife Panagia Spiliotiffa, dans un antre du Rodier qu'on pretend être celui denbsp;r Creufe.

” Veritable endroit oü eft la grote de Creufe i la muraille lgt;elaf%icon.nbsp;l Panari tou Dimotthenis.

® Mazures du Temple de Venus Urania. Convent de Caloyeres.

Catholicon , Eglife Cathedrale de» j Crecs.

Colonne d’Agios Joannis.

Temple de Jupiter Olynipien.' j3 Mol'quée du Bazar,nbsp;j*! Ruë du Bazar.

S Tour des vents d’Andronicus Cyrrhcf-, Mofquée ncuve th Bcynas.

¦,} Temple de Serapis. nbsp;nbsp;nbsp;\

® Temple d'Augufte, oü il ne refte quunc j facade.

Mazures du Prytanée. j Areopage.

i' Maifon, Eglife amp; puits de S. Denis.'

^ Temple de Theféc,

13 Lyon

-ocr page 292-

'Explication

Lyon de tnarbre.

24 Keramaia, Ceramiqu0 ou Academie', ,

2y CoHine du Mafée. nbsp;nbsp;nbsp;.

2lt;S Cimetiere des Turcs.

27 nbsp;nbsp;nbsp;Murailk oui-joint le Theatre avec la C*'nbsp;delle. ¦

28 nbsp;nbsp;nbsp;Theatre de Bacchus,

29 nbsp;nbsp;nbsp;Portique d’Eumeniciis.

30 nbsp;nbsp;nbsp;Portail de la Vilk neuve d’Hadrien.

3 I Reftè des 120. colonnes d’Hadrien.

32 nbsp;nbsp;nbsp;Agios Georgios fous les colonnes.

33 nbsp;nbsp;nbsp;Efplanade.

34 nbsp;nbsp;nbsp;Fontaine Callirhei.

37 Temple de Ceres.

36 nbsp;nbsp;nbsp;Agra, OÜ eft k Temple de Diana Agretif*'

37 nbsp;nbsp;nbsp;Stadium Panathenaicum.

38 nbsp;nbsp;nbsp;Pont fur rililfus.

39 nbsp;nbsp;nbsp;Fonderaens du Temple des Mufesnbsp;des.

40 nbsp;nbsp;nbsp;Monaftre d’Afomatos.

41 nbsp;nbsp;nbsp;Mont Anchefmus.

42 nbsp;nbsp;nbsp;Refte d’Aqueduc.

43 nbsp;nbsp;nbsp;Eglife, Sotira Lycodimou,

44 nbsp;nbsp;nbsp;Eglife, Agios Georgios. 'nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;¦’

4y Eglife, Agios Theodoros.

46 nbsp;nbsp;nbsp;Egl. Agioi Apoftoli,

47 nbsp;nbsp;nbsp;Egl. Agios Joannis.

48 nbsp;nbsp;nbsp;Egl. Chryfofpiliotifla.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,

49 nbsp;nbsp;nbsp;Enceinte de I’ancienne Vilk propreo’quot;''nbsp;dite, appellee Afty.

50 nbsp;nbsp;nbsp;Grotte cizekc dans k roc, oü font 'nbsp;ques monumenj.

-ocr page 293-

INSCRIPTIONS

4 N T I Q.U E S

i Qiii fonc citées j ou qui ap-I nbsp;nbsp;nbsp;partiennenf.

AU to ME 11.

Vo^aic i Italië de Dalmatte ^ de Grece ^ du Levant.

-ocr page 294- -ocr page 295-

Infcripthns ylntiqües. nbsp;nbsp;nbsp;l6i

A PATRAS,

au Convent Hierocomium^ ci-- tée pag. 15.

plAVRELIO DEC... VETER.

**^0. XI. OMMIB. ORNAMENT. ¦•••..PROCVR...

•¦-..ET DAT D. D.

‘••-.ORATO

quot;-..HONORATO

^ AVRELIO C. F. FRISCO nbsp;nbsp;nbsp;VIR^

Cefi-h-dire.

] A Caius Aurelius Decurion amp; Veteran de 3 Eegion onziéme, honoré de tons les orne-S'ös, amp;c... amp; a Caius Aurelius Prifcus lilsdenbsp;'¦^Us Sextumvir.

A PENTAGIOI, Tag. a(J.

I. o. M. RES TITVTORInbsp;AVRVNTIVSnbsp;NOVATVS

-ocr page 296-

aöi nbsp;nbsp;nbsp;Injcriptions

Un certain Auruntius Novatus avoit

ce petit Autel a Jupiter, tres-bon, tres-gr^*’^^

comme il Ie croyoit,

amp; qui lui avoit h fanté.

A S A L O N A,

étoit autrefois Ia Viïïe d'Jmphip^ citée d la pag. ly.

DEaM. SECYNDINYS Y. C-'PROCONS. CYRAT. ET DE' FENS. AMFISSENSIYM SALY'nbsp;TEM YT MEMINl NON REPYR'nbsp;GARI MODO AQYAEDYCTYMnbsp;YERVM ETIAMINDYCI AQYAMnbsp;IYSSERAM CONFESTIM IGITYRnbsp;IN YETERES CIS.TERNAS AQYAnbsp;YT SEMPER CYCYRRERAT ir^'nbsp;DYCATYR GRATIAS AGENTFJnbsp;BEATITYDINI TEMPORIS ETnbsp;MODERATION! MEEHE SPERiOnbsp;QYOD FYNDYS QYI AQYAA'Inbsp;PYBLICAM OCCYPAYIT PYBLI'nbsp;CYS NON FIT SANE SI SIMILlSnbsp;INTERCEPTIO ITERYM FIERInbsp;POSSIT IN CISTERNIS IPSIS LA^nbsp;PIDEO TITYLO POSITO YND^;nbsp;AQYA YENIAT ADSCRIBITEnbsp;NYLLA INYADENDIPYBLICYMnbsp;RELINQYATYR OCCASIO M,nbsp;4 MORES ERIITS PER - FEGTA

-ocr page 297-

jfntiques. nbsp;nbsp;nbsp;465

Mameant omnia ante Dl Em decimym kalendarymnbsp;[ANYARIARYM yos ad OFFI-ClYM nyntiare DEBERE OP-Eo BENE YALEATIS.

p

^^P^kation de cette Ordonnance: dont ks V. font faits comme des T. 0*nbsp;les E ronds.

NJXX latiC nbsp;nbsp;nbsp;will L V i 11V ti V witiiwi 1

;''sles anciennes Cifternes, comme elle avoir

j) Egt;ecimius Secundinvis perfonne tres-illuftre,’ j.°conful, Curateur amp; Protefteur de ceuxnbsp;Salat. M’étant fouvenu que j’avoitnbsp;I'a'^'niande, que non leulement on nettoyatnbsp;fA^^educ, mais qu’on y fit auffi paffer 1‘eau.nbsp;fade done promtement entrer I’eau

C^'oütumé d'y pafler; Rendans grace au bon-du temps Sc a ma moderation. I'clperc le fonds qui a detourné I’eau publique nenbsp;^^iendra pas public. Au refte de peur qu’ilnbsp;.Strive encore une femblable interception ,nbsp;ij ^^tev. line infeription gravee^ fur la p'erre,nbsp;les cifternes mêmes d’oii vient 1'eau ,nbsp;de ne laifTer aucun pretexte de s’appro-le bien public, amp; vous vous fouviendreznbsp;jq® tout foil en état amp; parfait le diziémenbsp;avantles Calendes de Janvier, pour pou-tendre raifon du devoir dont vous vousnbsp;til^^ acquité. Je fouhaiie que vous vous por-^bien.

E ronds que nous n’avons pas pu cxpii-dans rimprefTion qui manque de ce cha-défaut d’Ortografe amp; ces deux let-* V. c. vir clarifmHs, me font juger que

cc


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2.64 nbsp;nbsp;nbsp;Infcriptions

ce Dedmius Secundinus vivoit environ Ie quiéme fiede , amp; qu’il étoit Chiêtien,nbsp;iayant aucune marque de Paganifme: ennbsp;on trouve dans les Fades du Capitolenbsp;tius Conful d’Orient en même temps quenbsp;lix l'étoit d’Occident fous l'Empereur Anaijnbsp;fe, l’année de N. S. jii. auffi les Proconf^^**-devenoient ordinairement Confuls, amp; celugt;' ¦nbsp;étoit apparemment Proconful d'Achaie, “1^,nbsp;faifoit fa relidence a Cotintlie, comme les 9“nbsp;tres.

ADELPHES,

Fragment d'Infcription emporté par JVheler en Angleterre j citénbsp;d la pag. 3 3.

....AAEAlt;Igt;0 ...AN HATPONA

.......ErAiiPiil

..TAPXElï BOIfiTOIS TANAFPAS AÏTOISnbsp;EFFONOIS nPOEEnbsp;..nPOMANTEIANnbsp;EAEIAAASTAIANnbsp;nPOEAPIAN nPOAIKInbsp;AN EniTIMAN KAQAnEPnbsp;..AEAd)OIZ APXONTOZnbsp;©OINiaNOZ BOÏAEÏnbsp;..N. rriN.. srrnoAOPornbsp;...PAKAEI.. AAAMOT...

DË^'

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Antilt;iues. nbsp;nbsp;nbsp;4(5,f

A DELPHES,

Au Momjiere

XPHSTOS: nPüTor eEssA-AOS AAPEISAIOSnbsp;HE AAS rinTHEnbsp;ETUN IH

EPns

XPHETE XAIPE

fils de Primus Thejfalim de Zarijfa ^‘‘fsiole dgé de i8. ans. Adieu, Heros Chreftus.

vent dire auffi bon, amp; s'employe quot;J^ent dans ce fens aux Epitaphes anciennes,nbsp;kromme il y avoit neuf ou dix Villes quinbsp;(jj.^oient Ie nom de Larijfa, Celle dont é-1{ ^ natif cc jeune hommc eft diftinguée parnbsp;^ *jgt;ot Pelafgiotes. C’étoit la même qu’on nora-,nbsp;Larifla Cremafte ou 1’elafgia. Stephanui

('j ^*trc Xei^tTtreo , nbsp;nbsp;nbsp;r,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, WTTö nvétt

Au Convent de S. Luc, p. 4(5.

Tor ÏAATOS ElEArarHN.

SEBAET0IS KAI TH UOAEI THN /HISSJN KAI TA nPOS TOÏS BAOMOrSnbsp;TO EnOIKION EENOKPATHS KAI Eï-Ïj^‘’IAA2 ANE0HKAN EK TQN lAIQN KAI

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Infcriptions

C'eji-a-dire.

J |J

A riionncur dés Dieux Auguftcs 5i « Ville, Xenocrates amp; Euraaridas , ont uinbsp;confacré unc fontainc a leurs fraix, 8c ^ jnbsp;a été neceitaire pour les degrez, Ienbsp;Yoifm, 8c la conduite de I’cau.

A' L I V A D 1 Aj Pa^. 48

HPA BASIAIAI KAI TH nOAEI AEBAnbsp;AEfiN MENANAFOS Xl'H-ElMOr lEPHTEïSAS IIEN-TAETHPIAA EK T12Nnbsp;lAIÜN ANEOHKEN lEPH-TEÏOÏSHS THS TTNAI-KOS AÏTOr HAPHSIAEnbsp;THE ONASIMBPnXOr.

Cefl’h-dire.

A Khonpeur de la Reine Junon amp; de‘ Ville de Lebadia, Menandre fiis de Chreli'^’jjjnbsp;s’étant acquité de l’office Sacerdotal pen‘^^;nbsp;cinq ans, dedie ceci a fes frais 8c dép^*’ (nbsp;fa femme Parifia fille d’Onafimbrotus exef?^ ‘nbsp;¦Ie Sacetdoce.

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jlntiques. nbsp;nbsp;nbsp;1^7

la même VilU^ fag. 48.

4(,,0niNn APXONTOS BOIQTOIS AEBA-^

^‘£012....

AnErPAtANTO

refte n’eft autre cliofc que des noms af-®®icez, amp; delTous. nbsp;nbsp;nbsp;,v

'^Aotoe innAPxos dans un fragment Ia prochcnbsp;'J'H AEBAAEIEQN ANE0H KAN TPE-tfli

' j/^ahantes innAsiN nAMBOiQTiA in*

, 'APxoNTOS

^^Sinnos AïKPATEin ei AArxioNTan ..^SIETONOS

fASoNin EHITIMOS AÏKPATEia ,

A T H É B E S,

Ie cercueil que les Grea prétendent '^^^e de S. Luc: quoyque rinfcriptionnbsp;Joit d'm avtre, pag. 77.

^i^iY ¦'' nbsp;nbsp;nbsp;i'

KAAIESKON ANAISeHTON ©EMBON

AEE tO AIKAION EBH HN AOENO-ÏMON

vlTAAIKHZ AAAH2 DAIS IMEPOS •ïii

men tenethpes ehei tepas

OANOrEI

OïK

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zdS nbsp;nbsp;nbsp;Infcriptiomnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;jj

orK hmhn EMnposeE noATN EI TE rENH0HNnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;-nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^ i-

EIS OAirnN ETÉnS EN Anè^^IOS

TOS AlilN nbsp;nbsp;nbsp;-Jl

OTK ANEAPASTON EXÏIN lAION HS AEAAXHN TIS

MOIPHS TATTHN EKTEAESEI nbsp;nbsp;nbsp;KAInbsp;nbsp;nbsp;nbsp;TAFnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;®

, SIAHES nbsp;nbsp;nbsp;jl-

TATT EnETPA-PE HATHP Ó SflSIMOS NEK EMEIO

AIMNHSTON EXI2N irrXHS nO0ON A©'^ NATOIO

Du Loir l’avoit citée dans fon mais il l’a commencée par un motnbsp;riHNOS, au licu de skhnos , quenbsp;cXplique irSfict, corpus: amp; il a aüffi mis jjnbsp;qucs mots pour d’autres. En voici a peunbsp;fens, dont la Profcnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;diminuënbsp;nbsp;nbsp;nbsp;la beauté.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,ps

Mes Pere amp; Mere honoroient mon ^ de Icurs pleurs, autour de eet infenllbicnbsp;beau, comme on a accoütumé de fair® i^snbsp;défunts, mais mon ame s’en eft allee ^nbsp;juftes. Mon nom étoit Nedyraus, fi'^^gurS'nbsp;daé ritalique, regretté a la verité de pl’i'‘!(oiS/'nbsp;II n'y avoir pas beaucoup de temps que jnbsp;étant né pour vivre peu d’années par lanbsp;té du fiecle inconftant. Mais il faut q^®^ jesnbsp;cun obeïffé au fort qui Tattend, amp;

Rois n’en font pas exernts. Mon Pere j y a écrit ceci pour moi, foflpirant toAl^**nbsp;prés mon ame immortelle.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;jg g'

II eft affés difficile de cohnoitre fi pitaphe eft Chrêtienne ou Payenne, fairsnbsp;point de marque expreffe qui les pjni'nbsp;counoitre: fi ce n’eft qu’il femble q®® 5 ]Cnbsp;mortalité de l’ame qui eft marqués ^nbsp;dernier Vers, appartieat propremem

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Antiques'. i,lt;^Sgt; ^hrêtien: mais aulE le mot de mOIphs qmnbsp;p'lifie la Parque ou le deftin , eft une expref-^“^Payenne. Ainfl j’enlaifle le jugement aux

A A T H E N E S,

^ur nbsp;nbsp;nbsp;Port ail de marhre, citêe^p. 62,

A EIS AQHUAI QHSEQS H HPIN HO

AIS.

Cefi-d-dire,

id Athencs qui étoit prcmiercment IS ‘ de Thcfee.

Et de rautre cotê.

A EIS AAPiANor KOÏXI 0HSEas no*

AlS.

la Ville d’Hadricn, amp; non pas cells a hefée.

^ur la feconde porte de la Citadelle Athencs f citée pag. 79.

,*^AI

SEnriMIOS MAPKEAAINOS «DAAM.

Ano ArsiNoeETfiN

Ton iaiqn tops nrAQNAS th no-

AEi.

j^?lavius Septiraius Marcellinus Prêtre des ïühV* ’ ^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;prcfident aux jeux

gt; a fait batir a fes dépens, les pones de


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tjja nbsp;nbsp;nbsp;Infcriptions

h Ville: c’eft-i-dire .pqutrêtre feulement ds CitaJelle . a qui on donnoit quelquefo'Snbsp;Dom de VilIe. Les Hiftoriens nous apprc'’”nbsp;les grandes depenfes qu’on avoit fait poi**nbsp;Propylées ou veftibules de la Citadelle,nbsp;toient aux environs de cctte porte, oü eftl*nbsp;fcriptioii fufdite.

Dans la Galerie du temple de nerve il y a^cette colonne.^ citésnbsp;alapag.^^,

ArA0HI TYXHI

H ES ArEIOnAFOT EOYAH A. EFNAT. , TOPA AOAAIANON ANTI THS HPOSnbsp;TOYS EïNOIAS THS AE KH AEMOI**^nbsp;TtiN AÖHNCSN TON PHTOPA.

C'efi-h-dire.

eC


A la bonne Fortune, Ie Senat de l’AreoJ^f hnnort it cette marque il'eflime Luciusnbsp;Vidor Lollianus Orateur des Athenieiis» ’jlnbsp;confidcration des foins 5c des bons offices lt;1nbsp;leur a rendus.

On .s'efl fervi de la mime Colonne ƒ' graver I'lnfcription fuivante,

ArA©Hl TÏXHI

TON AAMnpOTATON AN0rnATON EAAAAOS FOÏlt;Igt;ION OHSTON KAI APE^V H


Eon^:


TEITHN H ES APEOYHArOY BOYAH q BOT AH TflN TPIAKOSlwN K.AI O AHM® g,nbsp;T7vKT,^iiv enEKA KAI

nOAIN ANESTl^j,^,


A0HNAI«N EYNOIAS SIAS TNS nEPi THN


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V nbsp;nbsp;nbsp;'Antiques.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;17*

^^ONoia «DAABlOr nOM. AAAOYXOï TOT

‘'^2:hmOTATOY KAI AnOKOMITaN

la bonne Fortune,-le Senat de VAreopa-(l” avec celui des trois cent amp; le peuple d’A-j) , a hmori de cette fiatué Rufius Feftus J^'^onful tres-illuftrc de la Grcce amp;: Areopagi-, gt; en reconnoiflaace dcs bons fentimens qu’ilnbsp;f pour la Ville amp; des bien-faits dont il I’anbsp;f^.'''blée,/4 fijitui a7ant etc ékvée pariesnbsp;'as de Flavius Pom. Porte-flambeau tres-ve-Able de Ceres Se Proferpinc, amp; I'un desnbsp;P aites. Celt ce que les Latins di’foient exnbsp;^^itibus. Voyez fur ce mot de Camos Icnbsp;°IFgt;inum Grtco-Barbarum Meur/ii,

¦^ul’heatre de Bacchus a ^thcnes^ citée a la pag. lt;)f.

J, CALPVRNIO EVTYCHO ^ILETVS PBL. XX. LIB. VICVS FECIT

V

^.^AAnYFNIO. lt;Igt;IMHrOS ((^0£THS EAEY0EPEYS IKO-

EnOIHEEN rNHSlO STPATIOTHI

Vj^l'etus afFranchi amp; Receveur du droit de ((.'quot;''Ifne avoit dreflé octte petite colonne afonnbsp;Quintus Caipurnius Emychus.

celle d!yirtemidort au même Theatre ^ ** i I’Art. xxtv. des fdtfles d'Aitiq^iu.

Proiht

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VJi, nbsp;nbsp;nbsp;Infcripions

Proche du 1’healre.

1 KAB»

i

AN A POKIKOï

I

«peneatis ’

Cleon fils d’Andronicus, natif de Fenc®*j Ville d'Arcadie, avoit cette petite colo^nbsp;fur fon tombeau.

Infcripion du Fanari tou

citée (I la fag. loo.

AïSIKPATHS AïSieElAOÏ kikïnnetS ^ XOPHTEI

AKAMANTIS HAIAfiN ENIKA©EnN AïSIAAHS A©HNAIOS EAXAASKE EïA

TOS HrXE

C'e(i~a‘dtre:

Lyficrates fils de Lyfithides de prefidé aux jeux. La jeuneffe de la tribu A |j{nbsp;mantide a remporté Ie prix, Theon anbsp;de la Mufique. Lyfiades Athenien a fait 1^®nbsp;cits, Evenaetus étant pour lors Arclion.

II y a plufieurs fcmblables lnfcriptio,*’jj,nS jeux OU Comedies qu’on a joüé auiref^i* oönbsp;Athcncs, amp; qui ^ trouvent fur des

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Antiq^ues, nbsp;nbsp;nbsp;^ ^75

l'^fes pierres qu’oa avoit employées a quel-y batimens, qu’on élevoit pour honorer les liqueurs, 8c retenir la memoire de ces fo-'ODitez. J’en cite d’autres a l’Art. xxxv. desnbsp;j'*Ples d’Attique, amp;c end’autresendroits, Onnbsp;^'^onnoit Ie temps de celle-ci par Ie hom d'E nbsp;^nctus qui fut Archon d’Athenes la 'fecondenbsp;de la cxi. Olympiade, qui répond knbsp;de la fondation de- Rome 418. ¦amp; a 1’an*nbsp;Iwnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;venuë de N. S. Ainfi cette

Petr facilemcnt qn'il y aura beaucoup ifc mnnes qui ne m’auront point d’obligatiohnbsp;l, '’°ir encheri Ie prix de ce livreenraugmeri-d’un Tome d’Infcriptions; mais je menbsp;ouj que du moins les veritables curieux , amp;nbsp;fp' °nt Ie goüt des bonnes chofes ne ra’epnbsp;t^j^^unt pas mauvais gré, Sc c’eft Ie principalnbsp;‘ d‘un Ecrivam, de plaire a ceux qui foptnbsp;M 4nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;cap|.

j^icription amp; ce Fanari ou Lanterne.de. De» ‘'Öüliène font fort anciens , car je he doutènbsp;pint que rinfcription amp;¦ la dite'Touf ou pe-3 Temple n’aycnt été faits en même temps;nbsp;y ^laj-ailbn que^’ay toudiée_qu’on les. .gu»nbsp;ordinairement dans des monumens dedu-q ® • Sc non pas fur des pierres mobiles; outrenbsp;Ie bas relief a tout-a fait du rapport a desnbsp;y Sc reprefentations de jeux ou Comedies,nbsp;jpnitie nous en avons déja parlé a lapag. ico.nbsp;P peut être auffi que Qemoftkene avoit fa mai»nbsp;tpda proche, 6c qu’ainfi fon mom lui en foicnbsp;.¦nd, 8{ ce qui de plus efl reraarquable, c’cftnbsp;t.® Demollhcne vivoit dans Ie.temps que futnbsp;(j .® cette Infcription , car il mourut fannéenbsp;tj'ndme de lacxiv. Olympiade, qui n’cftjuf-i'j ^nt que quatorze ans aprés, qui fut .auSinbsp;/‘‘néc que mourut Ariflote a Chalcis ,I con^-Y Cgt;iogenc Laërce Ie témoigne de l’nn 6cc^nbsp;ntre dans la vie de ce dernier.


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27 nbsp;nbsp;nbsp;Infcriptions

eapabics dejuger deleurs ouvrages, - ¦ fUctuJJ» viris. S’ils ont du refpeét pournbsp;«juité, ils feront bien aifes que je leur aye J?'nbsp;part des Infcriptions aufïï antiques que cel* 'nbsp;ci; qui eft plus ancienne qu.’aucune qui ft»*- jnbsp;Rome, fans en excepter celle de Duillius gt; H,.nbsp;u’eft qu’environ de l’année 493. de lanbsp;tion de Rome , ni celle de Lucius Barbatu*'nbsp;de l’année 459. ou 60»

Infcription d*Hadrien pour te deUt buUei^ dtée dia pag. 106,

£ o £

KNO AAPIANOr OI TO EAAIOI^ FEOrrOÏNTEZ TO TPITON KATA 4gt;E'nbsp;PETilSAN H TO OTAOON OI innAf'nbsp;xor xaPiA TA Tno tot oizko^'nbsp;nPAOENTA KEKTHMENOI MONAnbsp;EKEINA TO AIKAION TOTTO EXE^nbsp;KATA4)EPETOSAN AE AM A TO AP'nbsp;tAETAI,..-MEPOS nPOS AOFONTEÏ'

....... MENOY TOIS EAEÓ.... IlP*^'

NOOT ZIN TH_____ AnOFPA‘tgt;E2 ©AI-'

ZTNKOMIAHS HP....... TON KHPr^quot;^

KAI TO. ..NONTES THOFPA . TSi M®' TA OPKOr. KAI nOSON zyneE*^'nbsp;MISEN TO HAN KAI OTl AIAAO'*'nbsp;AOT TOT AE H AH EAETOEPOY TOPnbsp;AE nsiAHSH TON KAPHON Onbsp;nOTHZ TOY XSmOY H O rEilPFOS ^nbsp;O KAPnïiNHS AHOFPA'PEZTn AEnbsp;TOYS AYTOYS KAI O EH EHAFOP^jnbsp;niHPASKON nOSON ninPASKENnbsp;TINl KAI nOY -OPM., ONON AHOFPA'nbsp;¦ OHS Xiiris.c. IIEEAFOFH KAN

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Antiques. nbsp;nbsp;nbsp;zyf

AEN H KA. ... TH nOAEI STEPESTU ' fOrnPA... O AE EïAElSAnOrPAlt;lgt;ASnbsp;Ano... H TAS nEPI THE ZENKOMl-

Ahs.. the EHArnrHS h rnEPXQ-

ElOï.....PA «DlSKOr EnPIATO MH

'nnApx,,.. orAooN katenefeon ..

....TSAEAA....

.... IPEEAM....

....TON AF....

.... attoE rt....

;... ETOMEN.. ES....'

.... eteimhs. ...

Misr KATEXETO El MH Hfl AEAOl-E.EN H AAMBANETO TO AE HMISÏ E2to AHMOEION FPAOEX en AE KAlnbsp;0 EMHOPOS OTI EEATEI KAI nOSONnbsp;nAPEKASTOY EAN AE MH AHOAPA-¦eamenoe TOPA ©H EKHAEUN ETE-PEl©n EAN AE EKHAErEAS 4gt;©ASHnbsp;Kai MHNY0H FPAOEE ©O KAI THnbsp;riATPIAI AY TOY YHO TOY AHMOYtnbsp;EAn AE TON EK TOY HAOIOY TISnbsp;MHNYXH EHANAFKES O XTPATHFOSnbsp;I'H EEHS HMEPA BOYAHN A0POI2A-TQ EI a YHEPTOYX HENTHKONTAnbsp;'^Mlt;tnPEIS EIH to MHNYMENöN ek-K^AHSIAN KAI AlAOX©n;TOEAEKEAN-TI TO HMirr EAN AE EKKAHSETAInbsp;Tie H EME H ton AN©YnATONnbsp;XEipotONEI to XYNAIKOY2 O AH-INA AE AHAPAITHTA H TAnbsp;*^ATA TilN KAKOYPFOYNTilN. ..nbsp;TEImHX ex TO AHMOEION KATA 3gt;E-*’E2©n TO EAAION H TIE AN EN THnbsp;^liPA EI AE nOTE ETCgt;OPIAS EAAIOYnbsp;TEnomENHS HAEONEIH TO EK TONnbsp;TPITQN KAI OFAOfiN KATAitEPQME-^ON TIS EI2 OAON ENIAYTON AH-M Snbsp;nbsp;nbsp;nbsp;MO-

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275 nbsp;nbsp;nbsp;Infvriptlons

MOSIAS XPEIAS EEEÏTn TOIS MHAE nOAOTSIN TO EAAION H HANHME'nbsp;POS AETTEPAN AnorPAOHN HOlH'nbsp;SAMENOIS KAI 4HMOSION TOTE O'nbsp;lt;Igt;EIA0MEN0N nOSION ESTIN . . • •nbsp;O nOl.. EAEI2NAI H TO APTYPOTAnbsp;MIAOr BOYAONTAI HAP AïTflN AA'nbsp;BEIN.

cn peut tirer.


^C’eft dommage que cette Infcription foit ** gatée amp; fi efFacée en quelques endroitsnbsp;np la puiffe point avoir parfaite. Voicicequ *^**

Lc titre kn0 aafianoy fe doit E‘knbsp;nbsp;nbsp;nbsp;A'^gncya, ex Corifihxtiene

m. Suivant Ie decret ou l’ordonnance de pereur Hadrien.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;..

wu aa ilUiVlWlilC nbsp;nbsp;nbsp;'Y^i^

qui poffedent les champs d’Hippar^^^jj e Fife a vendus f car ce font les fculs 4

ceux

que Ie____________^

joüiflent dc ce droit) l’apporteront tout lernble.

Ceux qui font recolte d’huile, en appo’’^:; ront la troifiéme ou la huitiéme partie :nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;•

cl

La pUrre ejl enfmCt rompuè SCurt loU. qui rend huit lignes imparfaiies, Veid

A vee ferment amp; combien il en a tant par fon ferviteur que par fonnbsp;Que 11 on vend la recolte, il faut quc pa'nbsp;tre du fonds, ou celui qui Ie cultive, o‘


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,, nbsp;nbsp;nbsp;Antiques. ,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;i77

du fruit, amp;c. .......... Et qiie Ic

''’tchand fade écrire ce qu’il emporte amp; cé '*il a pris de chaciin. Que s'il eft convaincii

C V»'----• nbsp;nbsp;nbsp;t. «?nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1 Ïnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;--- J»----t _

n’avoir pas fait fa declaration ou d’avoirle-, 1’anchre, on lui confifquera ce qu’il aura ] ®*tgé: mais s’il eft decouvert faifant déja voi-amp; que la chofe foit averée, le peuple ennbsp;'^‘¦‘ta a fa patric amp; a moi. Pour ce qui eftnbsp;“ fefte des procés qaii pourroient furvenir ennbsp;tencontres, j’ordonne quc le Senatenjugenbsp;jC’^1: amp; le cas avenant que quelqu’un du vaif-^^Ule juge neceffaire, le Gouverneur de lanbsp;fera aflembler le Senat le jourfuivant, amp;nbsp;qui aura été juge pafte cinquante mefu-*nbsp;j)®gt; amp; qu’on en veuille appeller d mol^u aunbsp;„^oconful, le peuple élira des Syndics , lafinnbsp;tout fe fafle en drdre cdntrelesdeliilquaiift.nbsp;*y^ difficile d' en comprendre d'avahtage.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;‘

A S E P O L L I A, !

Pag. III.

Sur dc petites colonnes^

nAPMENIAHS EIMUKIAHS

^^^rmtniies étoit un incien Philofophe n'afif 1 difciple de Xenofanes amp; d’Ana'ximan-qui laifTa aprés lui deux autresfucceffeursnbsp;“ifciples, Empedocles 8c Xenon E'eate^. ,11nbsp;fj “‘¦‘flbit environ- la feptante-ncuviéme Olyiii-Pour ce qui eft Simonides, Suidasennbsp;Iq'.''tention deplufipurs qui ont portécenom.nbsp;Cuj e'eft fans doute' du plus aiicieo qu’il fautnbsp;«Udre cetie InfcriptiOn, cai il étoit du mê-M 6nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;me

A dmi^ieue £Athenes^ cite'e d la

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A78 nbsp;nbsp;nbsp;Inferipf ionsnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;j

me teogt;ps que Parmenides, puisqu’il cn la feptante-huiüénie Olympiade , coi»®'*nbsp;remarque Syidas.

jIu mcme Ika.

. STPATONIKH AnOAAOASiPOÏnbsp;SIKI22A

- Strait «nice Silt (T Apollodorus Sikijfa. Ce ïiier mot eft celui de fon pays qui ne m’eftP^nbsp;bien eonnu, ft ce n’eft de I’lfle de Sicinusgt;.?|nbsp;¦ dc la Villc de Sicyon, ou de celle de S'*'nbsp;proche de Conftantinople.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,j|

^ . L’.Iufcriptioiv de M:Ufée que j’ai cilde * ,pag. 119. fe trouve dans 1’Anthologie Gréq’^nbsp;amp; celle d'Herodes Attieus amp; de fanbsp;Regilla citée a la pag. 113. eft un peunbsp;grande-poar avoir place jci^, S? eft iropf*'®nbsp;a Rome dans une fueille volante.

^ A r H E N E Si

A VE^ife Pmagia Gorgapikoy la page i zj.

MAPKOS TYAAIOS..... nbsp;nbsp;nbsp;^O'

vAHAmets the BieïNiAS Ae.maJO^Io^ PIN0IÖ2^ SAiTPNAIOS MONOS KAlnbsp;¦ TflN AtTAinNOS nrKTON NEIKHSAS ^0,nbsp;TA'‘T0 ESHS nANEAAHNIA OArMfUAnbsp;MIA AAPIANEIA PilMH....,

OATM AIS NEMEl 'rilA ¦nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;A

A©HK, AIS.


IX0MI

A


jjEAf'



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i7P

Antiqüei.

aOH. . A(5gt;H..

^OaIN

^Mïp nbsp;nbsp;nbsp;*.

Air

Ï^OINON

*2ias

Elt;I)E, ,

^ -IKA AE ÖEMATIKOïr KAI TAAAlT-i'OïS ArONAS TPIAKONTA nENTE ETE. .. ETON TPIAKONTA ATO MHNI2N

^^PKOS TYAAI02 EYTTXHS EDOIEI..,. A-

ION EAïlKE KAEITOP12

ÏOnc'””*------------

deft-h-dire.

..Marcus Tullius...*... Citoyen d’Apamée 5® BitViynie,. d’Athenes, de Corinthe amp;gt; denbsp;jj'^yrne, feul amp; premier Athlete de tous lesnbsp;1 ^cles, ayant vaincu les jeux fuivans. S^avoirnbsp;1 ^ Panhellcnicns; les Olyinpiens, les Iftmiens,nbsp;Hadrianiens a liorae, amp; lts autrts qut fontnbsp;dans des ronds. Les Olympiens Sc iesNe-

^®'cns deux fois-, les Athenieiis en 1’honneur.., ^ les Nemeiens deux fois, eeux qui fe cele-‘¦^ient ^ Naples , a Smyrne'par la Comniu-3uté de l’Afve, ^ Ephefe, tsf Ie rtfle qui ejlnbsp;Mei. Ayant rcmporté tous les jeux de pvix 8cnbsp;plus difficilcs jufqu’au nombre de 35. étantinbsp;j^ort igiy,, ans, irois raqis. Marcus Tub-Us Eutyches föti frere lui a élevé foh monu-'j dont la place a été donnée par Clji-

^1 faut conferer ce. maihre avec Ie iroificmc

M 7 nbsp;nbsp;nbsp;du


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aSo


Infcriptions


c5


du Livrc intitule Marmora Oxonun[i4, ,

j. t. „o_____i______'___A


de la même maniere a peu prés que celui-amp; oü l’on y trouvera un ample Comnic”^^


Je citerai les autres Infcriptions qui cette Eglife de Gorgopico, dans- la lifts “nbsp;peuples d’Athenes.


^ AtHENES^ Chez Jani MiHrigo.

Sur une grande bafe quarrée^ ciléc Pag. izj.

H BOTAH EE APEIOnAFOr KAI H TON X KAI O' AHMOS lOTAIAN BEPEK®''nbsp;KHN BASIAI2SAN MEFAAHN lOrAIOT ^nbsp;rpinnA BASiAEns errAOEPA kainbsp;AON BASIAEÏÏN ETEPrETON THS nOAE^J^^nbsp;EKFONON AIA THS HPONOIAS TOTnbsp;MEAHTOr THS HOAEnS TIB. KAAïAJ*^nbsp;eEOrENOïS HAIANlEnS.

Ceji-a-dire.

te Senat de l’Areopage, Ie Confeil deMgt;^ Ie, amp;lc peupk d’Athenes, honorent de ssftnbsp;marqué de leur veneration, la grande

marque nbsp;nbsp;nbsp;_______, ... ^______

Berenice fille du Roi Julius Agrippa, Si «endante de plufieurs gtands Rois bienfaft^nbsp;de la 'Ville, par les foins du Pourvoyeur denbsp;Vilie Tiberius Claudius Theogenes du Bou'’!'nbsp;Pseanée.

II ell.parlcau 15. chap, des Aéles des Af^'

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.Antiques.

zHi


cctte Reine Berenice amp; Agrippa Roi ^ JUdée, devant qui S. Paul plaida ft caufe,nbsp;jjj.Sui éloit frere dc Berenice. Leur Pere étoitnbsp;(1 Agrippa, que d’autres appellcnt Hero-Agrippa ou Agrippa le vieux, qui futfrap-P3r un Angc a Ceftrée comme il eft ra-au II. chap, des Adles des Apotres. Ellenbsp;fon oncle Herodes Chalcklicus frere dunbsp;Q ' Agrippa le vieux. Pour ce qui eft de cenbsp;Mille,je ne I’ai point vü cité dansnbsp;' Jvres, ni danS aucune autre infeription.nbsp;f eft bien fouvent parle de celui des cinqnbsp;[i gt; qui étoit compofé de cinquante perfon-fte chaque Tribu, lorfqu’il n’y en avoitnbsp;® dix, amp; de celui des fix cent, lorfqu’oiinbsp;deux Tribus nouvelles aux précedentes.nbsp;.?Ppeftoit ces Juges les Prytanes, amp; le lieunbsp;ds s’alTembloient, le Prytanée: peut-êtrenbsp;des cas d’importance on y joignoit lesnbsp;Tribunaux, qui faifoient ainfi le nom-ïj' de mille. Pour ce qui eft du Senat de I’A-le°P3ge, ft Ton fouhaite d'apprendre a fonds,nbsp;^/'ombre de fes Juges, fes regleraens amp; fanbsp;V^iere de prononcer, on peut confulternbsp;t) 'quot;rfius, qui en a fait un traitd exprés. Ti-1, fts Claudius Theogenes, dont-il eft parlé knbsp;qdn de 1'Infcription, étoit auffi Strategos OUnbsp;f '^dverneur d’Athenes, comme on I’apprendnbsp;une autre Infeription qui fe void a Athe-

-rf A T H E N E S, citce a la pag. i z8.

dOTE KYAlOnSA gANQAIS EniKFATOS ^©tPAIS

KAJ


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a8i nbsp;nbsp;nbsp;Infcviptivmnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;q,

KAI XAPITOBAE«gt;APOIS OMMASI MENUSnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^

xioNEoisi EnPEnoYSA nposonois ^ nAPEIANnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;j;.

KAl rATKEPOY STOMATOS OnAAirlO*quot; SON IEI2Anbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.

XEIAE2I nOPWEOJEI EAEOANTINEA** OAÓNTONnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ny

nANTOIHN AE APETHN nEFl KAAAEI gt; MA TI0EISAnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;tfl

HN TEKEN EÏTTTXIAHS OENAPn

XAPiranis nbsp;nbsp;nbsp;(j/

EPMEPOS AE APIETOMAXOIO HATPOS MHTEPOS

MNHM AAOXil OIAIH ©HKATO

EIKOSinENTAËTHS TEYagt;EPA THAEN NI KEITAInbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^

fill'

dc vingt amp; cinq a.ns., dont ces Vers

Cell' line Epitaphe. fóit galanfe d’unc ^.t

_ nbsp;nbsp;nbsp;___0_ nbsp;nbsp;nbsp;^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;___ Tf - nbsp;nbsp;nbsp;'

1’efprit amp; la beauté, avec tous les termc* les peuvent mieux cxprimer: S^avoir les j,nbsp;veux blonds, lés yeux doux, Ie vifage denbsp;ge , les joücs amp; la bouche de lis , '^Viienbsp;vres de porphyre amp; les dents d’yvoire.nbsp;t’appelloit Cilicia Charitopis fille d’Eu^l'nbsp;des, qui me font aulG peu connus T''® ^nbsp;l’autrc.

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-/intilues. nbsp;nbsp;nbsp;283

^ ^^giife d'Jgios Joannis y. pag. iz8.

AÏTOKPATOPA AAPIANON 2EBASTONnbsp;OATMniONnbsp;GASIOI

AIA nPESBETTOr KAI TEXNEITOr EEN04gt;ANnbsp;TOr TOT XAPfJTOSnbsp;Em lEPEnS KA ATTlKOr.

C'cH’h'dire.

Thafiens ont honoré I’Erapereur Ha-|(j ^ Augufte OJympicn (dc cette Hatue ) pat i ’'^ins du Deputé amp; MaUre-ouvrier Xeno-5i,''tes fils de Ciiatcs»fous la Pretrife de Clau-

Vtticus.

epithete _

'outes deux a Athencs, avec une troifie-'ty^^Ue M, I’AmbalTadEur de P'rance en a en-* gt; Sc une dc Sniyrne.

Ah

frMs Thafiens font ceux de I'lfle de Thafos de la Thrace. Claudius Atrtcus eft lenbsp;avons parlc ï la pag. 114.nbsp;'Ié de fon nom entier Tiberius Claudiusnbsp;^J'-us Herodes, qui fut enfuite Conful foulnbsp;tifj'^nin. Une autre Infcripiion Tappelle Pon-Hq ViK'éfi*- Le türe d'Oljriupien que nousnbsp;dcja remarqué dans I’explicatioin des me-''Sfe P*o-Tom, 1. étoit donn'é a I'Em-Hadrien, paree qu’il avoir achevé amp;nbsp;Id temple de Jupiter Olympien. Eunbsp;tij? Une autre infeription Latine qui luidon-'uême epithetc , Sc une Greque , qui


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Infcriptions

Au coin d'une Egïife de S. NicoU^ i ƒ dejfus de chez M. Ie Conjul

....

DIVI NERVAE NEP?,^

IMP. CAESAR. DIVI TRAIAN-.£^^1

THIC. FIL. DIVI NFRVAti TRAIANO H ADRIANO AVG- önbsp;POT. XVI. CoS. III. P. P. OLYMP^nbsp;....A. IVLIA AVGVSTAnbsp;..PER LÉGATVMnbsp;,..V.. IVM LYCVM

AIESTÜN

tl

A TEmpere jr Cefar fils de Trajan ^uc, petit fils de Nerva, Haddennbsp;joüifTant de la puiffance de Tribun pournbsp;ïiéme fois Conful pour la troifiéme, Pf®. ynbsp;la Patrie, Olymfte», ... Julia Augufta 1'’’nbsp;yant fait eriger cettc ¦ ftatuë ou moiiu®nbsp;d'honneur par... Lycus fon Lieutenant.

A Tautel d'une ¦petite Egïife de gia, a Athenes.

XAPIANON tEBASTON lOATMmONnbsp;HBOrAli KAI o AHM02nbsp;AMlt;lgt;inOAElTnN

Qefl-a-dire.

Lc Scnat amp; Ic peuplc d’Amphipolis •


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J.J, nbsp;nbsp;nbsp;Antiques.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;zBf

j^.'®pereur Hadrien Augufte Olympien.

’ ‘folit ctoit une Ville dc Macedoine.

^ CONSTANIINOPLE,

Monfteur VAmhajfadeur de France.

deux fragmens qu’il faut join* die eniemble.

ATTOKFATOPA TFAIANON AAPIANONnbsp;OAÏMniONnbsp;KAI2APA SEBASTONnbsp;ABTAHNOI

TON ATTIiN SnxHPA KAI KTISTHNnbsp;AIA nPESBETSTOTnbsp;MAPKEAAOÏ MAIOPOSnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;r

Ced-a-dire

«5'Empereur Trajan Hadrien Olympien Cefar , eft honoré par ceux d’Abydos qiii lenbsp;^.P'ftent comme leur Sauveur amp; leur Fon-Marcellus Major fon Lieutenant ay antnbsp;foin de lui rendre ce devoir.

A S M Y R N

AYTOKPATOPl

aapianoi OAYMnmi snTHPinbsp;KAI KTISTHI

A

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lS^6 ' Infcfiptions

A ÏEtnpertur Hadrien Olympien fon S4VVtd Jon Fondateur. Ce qui fe peut rapportcr *nbsp;Ville de Smyrne , j^ui lui donne Ienbsp;Fondateur par flaterie, ou a caufcnbsp;qu’elle en pouroit avoir receus comniel^^ j]nbsp;tres Villes de Grece amp; d'Afie mineure;nbsp;n'y a point d’Empereur qui ait rcceunbsp;remercimens de fes Provinces, que ccnbsp;genereux, qui eft nommé dans lesnbsp;ReJi4utor £7“ locuptetator orbis terrarum :

lel»' t

Trajan fon Pere adoptif dans une Infcrip' qui eft au jardin dü Palais Pakftrine a

cit quaiine t^ropagator orbts terrarum , fletator civium. Au refté toutes ces Infcrip','^ ^nbsp;qui donnent Ie titre d’Olympien a Hadfl^j^jnbsp;fervent de confirmation a ce que dit Pauia^jpnbsp;dans Ia defcription d’Athenes , quechaquc'^^^nbsp;Ie avoit erigé dans Ie Temple dcJupiterOiy,^^^;nbsp;pien des ftatuës ^ eet Empereur, fous li,]'nbsp;A’Hadritn Olympitn: ainfi il ne faut pasnbsp;ter que ces Infcriptions ne foient les bafes^jjnbsp;ftatuës que les Thafiens, eeux de- la Colo’ltnbsp;Julia Augufta, amp;lcs Amphipolitains lui avoR‘nbsp;drefféer.

Infcriptlo» fur un marhre qui itolt a

chez, Ie neur Fenaldi, cf qui eft preftgt;ft(gt;^f.;i tnAngletene chez M. Wheler; Ou ilnbsp;mention des treize Tribus d'Athenes ,nbsp;plufièurs peubles ou Sotirgs fous chucune denbsp;bus, Voyèï a la pag.

.... nAAAHNEns ANErPA EN.... nAïT^^ Elt;Igt;HBEïSANTA2. .. SOS nAAAHNETS.

a EPExeEiAO^


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Antiques.

.^OS o KAI EAEÏSEINIOS KH0 O KAI nAIAE2 AOJXI

¦',02

fos Ernopor ;

^Hto2 ahmht Fioir aqnios so4gt;or

UlOE ENrONOT


'Hloj


«tj' ‘t’ENHS ©AAAOr ,, '^HtpioS ONH2IM-

'' *12 H onïpor


Z87


3 nbsp;nbsp;nbsp;KHOnbsp;KH*

4 nbsp;nbsp;nbsp;AAMnbsp;KHOnbsp;KHlt;6

5 nbsp;nbsp;nbsp;lt;!gt;Hrnbsp;KHlt;Igt;

6 EKKH


tj’; Ce mot de elt;igt;hbey2antas nous fait ; fiJ^^urer qu’il eft ici parlé ou de diversnbsp;'Juliets qui avoient fait qijelque faveurnbsp;[s Q^i'quablc aux jeunes gens qui étoient dansnbsp;'tfj^linafe dont Ie nom eft ici cent, oupeut-; .'iu’au temps que cette Infcription avoitnbsp;•if Sc fous un tel Archontc dontle nor»nbsp;flli^^toit plus , on avoit inferit la jeuneflcnbsp;pour y faire fès exerekes.

Je ne fjai point la taifon pourquoy Ia ¦ Erechtbeïde eft icy nommée la. premierenbsp;•t '•ufanias parlant des Heros qui ont donné

l'oi|°‘u aux Tribus nommeprcmicrementHip-|i5t r gt; 8c il femble par Ia qu’il veuillc don-j ® .premier lieu a I’Hippothoontide: mais fifj'^'rois plütót que dans un gouvernementnbsp;¦(j Loc Deraocratique comme celuy d’Athenes,nbsp;b^f^iibus étoient égales, 8c n’avoient auamcnbsp;'«Uip'^®nce Tune fur rautre,,fi ce n’cft qu’ellesnbsp;Vs ^ tour a tour, dé même que les Pry-ki j ¦ Pour ce qui eft des perfonnes qui fontnbsp;u Snécs par leur nom propre , celui denbsp;j^'te amp; celui de leur Pafrie , Ic premiernbsp;«H ^Parfait a caufe du Marbre qui eft rongénbsp;endroit. Nous expliqüerons celui denbsp;5 P?ys, qui eft Ie plus important.

^‘«ft ttiéiTiii/f dc ‘CeftlCa.. Voyez, 1’Aï- • ^ •nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;•nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'tifle

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z88 nbsp;nbsp;nbsp;Infcripüons

tide LXXVII.de nótte Lifte des tique, que nons donncrons cy-aprés.

4. nbsp;nbsp;nbsp;Aa-fiTT^tiii OU Xcifi'irlfcuf de Lampf^’nbsp;J)el]ée prelcntement Lambrica. Artic. Xy*

5. nbsp;nbsp;nbsp;ft’r.’ysri®- de Phigous. Artide ^ W

6. nbsp;nbsp;nbsp;e’k de Kidx, comme nous “ifnbsp;a 1’Artic. LXXV.

^ nbsp;nbsp;nbsp;AiraiAOS.

’..©OKAH2 ATTIKOr ,.NEPH KOTPIANOS

I. Tufvirli®' de Gargettus, dont je a 1’Art. XXXII.

nANAIONIAOS.

AOTOAEltoS AOPOAEI AAOYKIOS

tabios EAniNEiKor EAniNElKOS

AIOYSnNIÖS nPOEEN STEI ... TENES SnOFOrnbsp;....i'ESOS

I. Erf/«/il5 de Stiri. Arf. CXLVr. f a. A’yUgt;,0$,, du peuplc Angeli. Ad' '

3. MuptniiTtos qui's.’écrit aulli Wyrrhinus. Artic. CÏX'.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,

LXXXW^^*^**quot;* Cydathenaeuniquot; ^

5. Kv^iftoiy dc Cytherus. Art. XC.

AESiNTiAOZ.

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Antiques.


» nbsp;nbsp;nbsp;•nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;lnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ESOl

i nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Znbsp;nbsp;nbsp;nbsp;RAIO

IMOPKA

iAHTOr

3 nbsp;nbsp;nbsp;AErK

4 nbsp;nbsp;nbsp;Ernr

_____ nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;EEOI

! Q • E'l «(«, du quarticr d’Athenes nbsp;nbsp;nbsp;appcllé

Ccramiquc. Voycz TArt,

n«,«„7,5. Art. CXIX.

ijj’-AttxoKf't/j, de Leuconium, plutot que tl-il'eucopyra, qtii dtoit de la Tribu Antio-“«e. Art. XCIX.

i Z'uTvpiS'lli, d’Eupyridae; Art. LIII,

HTOAEMAIAOS.

..........i; nbsp;nbsp;nbsp;I lt;Igt;AY

OX HPAKAEa...... nbsp;nbsp;nbsp;U-Ar

AfiPOS APTEMn nbsp;nbsp;nbsp;4gt;Aï

NAOS PHTOPIXOr nbsp;nbsp;nbsp;Z BEP

ti,’* nbsp;nbsp;nbsp;de Phlyca dont j’ai.parlé a la

^ nbsp;nbsp;nbsp;nientiou a I'Artic.

^vf/f****quot;^’*, du Bourg dc Berenice. ArtJ

AKAMANTIAOS»

T l KElt;6 z nopi

MAS nPOSAEKTOr attikos

!,'¦ • AmONOS mosxoy ÏSOAflPOS MOSX

du Bourg de Gephale. Vo* 5‘Art. LXXIV.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;V ,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.

AAriA.i


• n»j„05,lt;dc Poroj. Art. CXXXUI.

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I ,

ntf

v*

0lgt;'


r. SuranJs, du Bourg deBifa- Artic. z. ^nyaievs, dn Bourg de Phigae. Art

3. nbsp;nbsp;nbsp;iï'-xS'et, d'Oa. Art. CXI.

4. nbsp;nbsp;nbsp;A'(pt^gt;ec7ei, d’Afidna. Art. XXIII.

OINEIAOS.

XAPITON lt;Igt;IAHTOr.....

TAPrHTTlOS «tlAHTOY AIA. ®IAflNIAHSnbsp;STPATQN OP0ArOPOYnbsp;A0KNAIOS OiAOSTPAT

r. A'^apnif^ d’Achama. A-rt. XXIV-1. nbsp;nbsp;nbsp;, de Philaidae. Art; CLXU*'

KEKPOniAOS.

«UEMCN

fSIAOTOS «gt;IAHMONOS EÏOAIANOSnbsp;A@HNAIOS STElt;I)ANOrnbsp;ZasIMOS nOAïK.THTOÏ .

I. Tpitipaai', dé Trineihii.’ Art. CLl'^' z. A’i^omf, d’iExoni. Art. Vin. ^nbsp;, d'-E^icikidae.

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191

y^ntiquss.

MiXinó;, de Melite. Art. CVII.

mnoeonNTiAos.

I nF.ip «EiPnbsp;2 EK Kornbsp;HEIPnbsp;nEip

4|p''''5KrATHS niSTiKor iiQ^rsios rENEe.Mornbsp;ISlAOTOrnbsp;H|‘’E1A2 ZU2IMOÏnbsp;'^Okpatjis rENEGAIOr

I' nbsp;nbsp;nbsp;du Pilée. Art. CXXIV.

' t'x KoiAj;;, de üoüe. Art. LXXX,

AIANTIAOX.


1 nbsp;nbsp;nbsp;MAPAnbsp;AIAPAnbsp;MAPA

2 nbsp;nbsp;nbsp;1)AAHnbsp;3 'PA'I'I

i^^'^Eaenos Ak'^- ArrinnAnbsp;l;p‘' AïKorpros

Afi^SiN AiONïSIOr

EtaN

j' MctgK^auoi, de Marathon. Art. CIV.

¦ nbsp;nbsp;nbsp;, de Plialere. Arr. CLIX.

¦ nbsp;nbsp;nbsp;de Plaphide. Auic. CLXX.

antioxiaos.

1 nbsp;nbsp;nbsp;nAAnbsp;IIAA

2 nbsp;nbsp;nbsp;'prPN

3 nbsp;nbsp;nbsp;itea

•toLEopoEINOS

4gt;7^hianos etnomoï

KAEONrMOr

E nbsp;nbsp;nbsp;. de Pallene. Art. CXX.

i j , P», de Phurn. Artic. CLXIX.

d'ltea. Artic. LXVIII,

attaaiaos.

rop-

N

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igz nbsp;nbsp;nbsp;Infcriptions

roprrAï hpakaeiaot moskos kofnhaian

BAICXïAOS ËÏKAPnOÏ

1. nbsp;nbsp;nbsp;SotmiEus, de Sunium. Art. CXLIV.

2. nbsp;nbsp;nbsp;, d’Agnous. Art. II.

3. nbsp;nbsp;nbsp;KTroTii-wii, d’Apollonie. Art. XVIII*

I EnENrFA^gt;or.

AIAmN AOTOAEISIOr srN4gt;oros

EXOA02 sasinATPor MANiOS nEIEPiaünbsp;EPMEIASnbsp;NEIKHTHS

.. TIKOS MHTPOAOPOÏ EIIIKTHTOSnbsp;XrXIANOS nEPSEïSnbsp;AOEEPAlllS ZOXIMOrnbsp;APISTOKAElAHSnbsp;AAIOS NHPEaSnbsp;EniXAPHS ISIAOPOS

zasiMOS xprsiMor

... EAliS

OAÏMnOS ArA0HMEPOY ETXrxOS ONHSIMOrnbsp;riAMlt;I)IAOSnbsp;EOHBOS

Arp 20THPIX0S

nPAïITEAHS

AOMITIANOS MAPKEAAOÏ APEXKIIN

MHNolt;DiAos snrr xaxiMos AïrAioxnbsp;innErs eiza

nAPAMONOS

Erxrxos azkahotaaos


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tj nbsp;nbsp;nbsp;jfntiques

^^2IM0S ANTONElNOr JTIKOS IKEAOrnbsp;^TlnAS NEIKüNOrnbsp;.[fATOKAHS nPEIMOr

*Hnos

j^aqoijois Erlt;igt;HMOr JAOPoAEITOS EÏlt;[)HM0ïnbsp;HPAS

‘HAiepoS AnOAEINAPIOÏ ^^'K^HiDOPOS AIONTEIOrnbsp;) ^rpnpos KOPNHAIOX AHMITPIOSnbsp;^ÊNTIAPIOS MEAISSOS AiOlt;Igt;ANTOï

EnENEPAOOl étoit une charge dans les , dont il eft encore parlé dans 1’Infcrip-de 1’Art. CIV. des peoples d’Attique. Lesnbsp;'^^''f'ieres lignes ont aufli deux charges. 2,nbsp;fljA^POS , celle de Portier, amp; 3. AENTIA-^ qui m’eft inconnuë. Hefychius expliquenbsp;, une ceinture Sa-

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AVIS AU LECTEUR.

quot;^N appêlhit anciennement du mm de Peupks d At tique , tout es les Villes , tous les Eourgs les Villagesnbsp;de ce pays , 0“ tous les quartiersnbsp;d’Athenes qui cotnpofoient des Com-^Uautez, rangées jous une des treiste Tribusy ét'nbsp;K* oijoient droit dentrer dans les (barges de lanbsp;éf de fournir des Prytanes, dont on choi-%it cinquante de chaque tribu, qui cOTt!po[oie»6nbsp;des principaux tritunauXy qui Je tenoit au,nbsp;^ytave'e. II ny avoit pas moins de CLXXIV.nbsp;j ^os Peoples aux Communautex, Cornme Stra-éf Eujlatius en jont foy, Ie premier au neu-livre de fa Geographte, éf lo dernier 'lans

Commentaire jur Ie fecond livre de hliade, ^^^peuplss nous Jont prejque tous raportez parnbsp;hj'^^on, Stephanus, Hefychias, Har poer at ion ,nbsp;^‘^tarque éf Suidas. Meur pus qui a beaucoup tra-^“dlê d la gloire de I'ancienne Athenes, en anbsp;“n. recued dans un livre intitulé, de Populisnbsp;Ce livre rdétoit utile pour Pexpltcatiottnbsp;J ^es inferiptions dAttique , étquot; jo nay pasnbsp;y^’fjue de Ie chercher depuis mon retour de Grece:nbsp;f comme toutes ces oeuvres font devenues forsnbsp;j d peine aurois-je pü trouver celle-cj , finbsp;(?^fieur Galland Antiquaire du Roy, égalementnbsp;dans les helles laettres amp; dans les Anti-


^*5 ne vPeut accords Ie Jien , pour lout Ie 9^ j en aurois hefoin. Ainft je ne penfoisnbsp;profiler de fa leBure, mais d me [ure que je

N 4 nbsp;nbsp;nbsp;l'uy


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4.9^ Avts au Lectetjr.

ray par cour u, fay trouve quo rnes hifcription! donpo'ient heaucoup de luflrs, qidelles onnbsp;goient queljues penfdes, amp; quo je ne pouvod ^nbsp;difpenfer en les expliquant de parkr prefquonbsp;ious CCS Peuplo!. Ce qtti rrTa obligé dien tiro^ ^nbsp;qui étdit de plus ejjentiel pour mon fujet , 0“ ,nbsp;joindre leur lifie d wes h. fcriptions, la cbarg^^^.inbsp;le mains quo j ay pu de watiere de critiquo- ^nbsp;eji méme arrive qidau lieu de juivre avéug'e''^^^'nbsp;tons hs jestiimesis de J^leurjlus je ks ay unnbsp;exammsz,, jenen ay pas toi/jours éténbsp;fait. J'ay par eximple trouvé tine dout^^'^'nbsp;de 710ms qu’il met parmi les peuphs d’Attiri'*^ ^nbsp;qui ne font que des caps, des écueils ou des rnlt;i»‘nbsp;tagnes defertes, qu'il y a Jans dcute inttodlgt;‘nbsp;fourpeuvoir trouver [on compie^ ver.ir ausi»”’'nbsp;tre de CLxxiv. en même temps yen aynbsp;vd autant quil avoit oubliés , moitiénbsp;adlutheurs que nous avons citd, cff moitié .nbsp;les Infcriptions antiques , que fay eop desnbsp;mon Voyage-, de forte que le itomhre denbsp;s’y trouve toujours complet.

échapez a Meurjius, quoiqu’ils fe trouvetd

Je jilts furpris qu’Harma, Tgt;rymut, Curtiada, Larijfa, Leccon amp; Panaffits

Stephanus gfu dans Hejychius ; car pour let tres ce font proprement les Injcrtptions quinbsp;ont fait connoitre.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^

Voicy ceux que fay retranchéde Meurfu^’ vous en pouvez voir les raijons, dans leaf quot;

Agroe.

Anchefmus.

Amphiale.

Lycabettus.

Hydrula.

Phaimacuamp;-

Aflr


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IPP

Avis au Lecteur. Aftypa'fea.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Phaura.

Atarante. nbsp;nbsp;nbsp;Phoron.

Beibina. nbsp;nbsp;nbsp;Pfyualia.

Bhleflus.

Ei voicy ceux lt;^ue 'fay mis en leur place, com-¦ quot;aous Ie touvez. aujji voir dans l'ordred’alpha-* gt; OU ils Jont avec les autres.

LarifTa.

Leccon.

Miletum.

Panadtus,

Phyrn..

Pfaphid«.

Harma.

Diymus.

Fdapteon.

Eleoufa.

Eucontheus.

Thebe.

Curdadae.

Cf nejl pas que je vouluffe ajfurer que la Lijle je donne Joit d prefentdans laaerniereexahi-lt;0- qu’il ny ait peut-kre pas quelyues peu-d y jouidre, quelques autres d Ster.

J^tve par exemple dans une Infcription d 1'Artk, ONOTAIAA, quejs Jouppomie fort être Ienbsp;***’'gt; imparfait de quetque peuple d’Attlque. y’aynbsp;rencontré dans yithenes trois ou quatre Jn.nbsp;'y^ptions OU tl y a ANTIOXEYS ©¦ ANTIOXI2-j qut me font douter s'il rfy a point eu of Antiochonbsp;¦r‘ittique: autrément il femble que fi c'edt éténbsp;Antioche ou de Syrië ou dé Lydte , on au-marquéquelque chofe pour la dijlinguer, cellenbsp;^ydie étant ordinairement appellée Antiochenbsp;j‘^e du Mtsandre. quot;fay de mème trouvé unenbsp;•^Mption iUadrien d Athenes faite par htnbsp;^‘’fests, qui peuvent d ia verité être ceux de

N 5 nbsp;nbsp;nbsp;tlf-t-


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300 Avis au Lecteuh.

l’IJle de Thafis prés de la Thraee: mals je lis dis^f Suidas, qu’on donnoH Ie fohriquet de RaphaO^'nbsp;des d certains Thafiens. Hefjchius dit lanbsp;¦ ehofe du Peuple Laciadae , ^ eet Autheutnbsp;Jure que ce mot de Raphanides e(l un motnbsp;tiqui. II J'emhie même que fi Suidas eüt quot;JOtsl*nbsp;parler des habitans de 'PJJle de Thajos i ilnbsp;Jmplement dit les Thafiens. J’ai neanmoins si*nbsp;qu^ilfaUoit tenir un milieu, ^ nepointtropdo*'nbsp;ver aux conjeBures, qutpeuvent auftfacilernS*nbsp;itre détruites par des raijons oppofêes , quoquot;^nbsp;ont été établies avec peu de Jolidité. ’Je ne rn*^quot;nbsp;tache pas au refle d expliquer beaucoup de ceS l*quot;nbsp;jcriptions que je rapporto , parceque la plup*’’,nbsp;féont que des rtoms de particuliers j avec celuinbsp;leur Pere amp; de leut Patrie, ce qui eftres-fi‘fnbsp;d entendre, d teux même qui n’ont qu'unenbsp;gere teinture du Grec. CelUs qui ^ont quenbsp;trots mots, font presque tout es gravées Jufnbsp;petites Colonnes dont park Paujanias,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,

arejfoient Jur les Sepulchres, ff dont nous , fait mention d la p. i u. ^elqu'un feta po*nbsp;ét re Jurpris que l’Attique étant un pays fi .nbsp;tut neanmoins tant de lieux habitez. , dont * l'nbsp;en avoit une partie qui étoient des Villes mut‘ ^nbsp;JAais vous ne vous étonnerez pas ,fi vous confido^,,nbsp;que Ie Comtéde HoUande, qui efi d peu pres donbsp;même grandeur, efi fi peuplé de Villes ^ deBoBl

lt;f de Villages, que celafurpajjeprefquelacroj* ,

ce. UAttique étoit amiennement dans n, aujfi florijjant qu’efi aujourd’hui la Idolk* ^nbsp;iw Arts Liberaux, Ie Negoce ff Ie mêtielnbsp;la ptere y étoient: dans leur luflre. Elk congt;^*^.nbsp;éoitprefiqud foutes les Ijles de f Archipel'

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Avis au Lecteur. 301

fes


propres habitans-, ifif des étrangers que lesétu-

d(s mines d’argent dans cesmontagnef. ainji auroit été au contraire hien (iirprenant, ipu’tinnbsp;fi bïen partagé des pre fins de la naturenbsp;^ fgt;rtune,neut pas été extremement peuplé ^de

gt; la dtfiipline militaire , ou Ie commercey atti-La Ville mèine d' Athenes avoit tin tres-^ i^and circuit. Il efi vray qnd ne prendre pournbsp;* yile que ce qu'ils appelloient Afty« dont l’ A~nbsp;^’’opo/is qui efi prefintément laCitadelle étoit com~nbsp;Ie centre, eüe riavoit que y. milles de tour-,nbsp;^ois lors quon y comprenoit tout ce qui etoH ren-ar les longues muraiUes qui la joignoient dnbsp;^halere ér au Pirée, elk davoit pas mains denbsp;milles denceinte. Et pour ce qui efi dunbsp;^^finhre des habit ans du pays, Athenée au fixiémenbsp;’yre des Deipnojophifies, dit qu’enla l xo.Olym-^'“ie (ous Demetrius Phalereus, fut fait un de~nbsp;^“rnhremsnt des habitans de l'Attique , qui finbsp;^^ouva monter d vingt mille Citoyens , dix millenbsp;angers hahituez, dans Ie pays , éf quatre centnbsp;Eficlaves , domefliques ou gens de la lie dunbsp;'’’‘pk, qui bien qu’ils foient libres de naijfance,nbsp;^l'lent n’ètre nés que pour fervir les riches. L»nbsp;^“yt qui étoit trop petit four entretenir tant denbsp;y^de, fi déchargeoit de temps en temps en faifantnbsp;fi’ kolonies dans H Archipel ér dans lApe mineure ,nbsp;Ion bdtijj’oit des Villes, dont quelquesunes fontnbsp;fifi’^nues aujfi grander ér aufji fiorifantes qu’A-^’^iméme^

LIS-

-ocr page 336-

302

L I S T E

DES CLXXIV. PEUPLE^ D’ATTIQ^VE.

I. A'yfiXii

• cy


N^eli étoit im Village de la tribu ^anc^'ƒ!” _ Liiids, qui s’appelle prefentemenrnbsp;flus , amp; par corruption uimbekkifous , coi^nbsp;me ft l'on difoit lesjardins des vignes. Voy^nbsp;ce quc j'cn, ay dit a la page loo. du denxi'^'^jnbsp;tome de cette Relation. Ceux qui étoierit ^nbsp;cc pcuple fe nommoient Anpkis-, comme ^nbsp;]e peut voir dans cette Infcription des Pty'^quot;'nbsp;nes de la tribu Pandionide. Helych'tis faitnbsp;core mention d’un peuple d’Attiqiie aV‘^*'nbsp;mais je croi que c’ell Ie mêine que celui

A ATHENE S,

Dans la maijon d'tm particttUer-nANAlONlAOS nrïTAWEIS ANE0

HAIANIEIS

ÏTl’ATONI-

AHS SOSIFE-NOr

HPAEIAS AN0E-MIHNOZ A0EOMNHSnbsp;AAK1NAX02 AN-AitiiisCS

TOS AI0N05 APXIAAMOS

KAEIAOr jj. ©EOAOIOS ^nbsp;TIlt;l)ATOr

.... OAHMOS

Kii'or

.......¦ 'aï'


-ocr page 337-

VAtti^ue. 305 npAsiEisnbsp;apietokahs afi-

ZTOKAEIAOr

.. XAP____prs

..........f

EreTKPATHS ET-©rKFATOr ... XIAS ETKAEI^nbsp;Aor

ETEIPIEIS .. . INIAS AEINOgt;nbsp;KPATOT

sanrposKPATi-NONTOS

XAPIAS APISTC-KAEOr

Lijfe de

¦'^ï'Sinnos lt;igt;iAi-

Nor

'^rrEAEis ^eoeenhs epeo-WAor

^sahtos mene-stpatot

XAIPEAEl-

Aor

^yppinoteioi

rgt;0 ATAAMAS A-PISTOAAMAN, ÏOSirENHS so-SlFENor

^rOANHS ANTI-

meaoïs

•^NrirENKS Ti-

moetpatot

XlONIS AHMOS-TPATOr

*. ETEANAPOS AP-MANTIAO...

•• ONOTAIAA Xaipeas MEAH-sinnoïnbsp;oa©en

AYEANIAS APIE-TOKAEIAOr KAEOMHAHS A-PIETOKAEIAOrnbsp;MNHEAPXOSnbsp;TIMOSTPA-TOr

EY4gt;IAHMOS ... ATOYS


AO0ENTES Yno THE BOY-AHS KAI TOY AHMOY

II‘ A’y’ioai.

h’^nous appnrtcnoit felon Harpocration ^ Ia ïribu Acamantide, felon Stephanus a la

Dememade, quifutenfuite nomméePto-

j.^’ï'aule , amp; felon Phrynicus au rapport de g/Pl'^anus a l’Attalide. Ce dernier fentimentnbsp;Conforme a rinfcriptioii des XIII. tribusnbsp;N 7nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;quc


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504 nbsp;nbsp;nbsp;M

eP

SoP

lieux qui dépendiflent d’elles, fans en ótet

que j’ai copiéé a Atlienes, amp; que M. ^ a cinportée en Angleterre. 11 fe peutnbsp;faire qu’elle eüt été démembrée ou denbsp;rnantide ou de la Ptolemaïde, pour êtrenbsp;fe fous 1'AttaIide, qui étoit une des nouve^^nbsp;tribus aufquelles on ne pouvoit pas donnet d

même temps a quelqu’une des anciennes. ~-.r Bom venoit deTarbre cajlus, qui y cfOP'nbsp;foit en abondance, comme Ie remarque Stfnbsp;phanus. On noraraoit celui qui étoit d’AgnO^*'nbsp;Agnoufios, comme on voit dans cette Inftdfnbsp;üon.

A ATHENE S,

Sur la forte du Bazar.

AïSIKAHS BIOTTOr OH-eEN EXOFHEEI OINHIS a)TAH nAIAÏiN ENIKAnbsp;nAMCilAOS AFNOrSIOS E-AlAASKEN KHlt;l!iSOAi2rOSnbsp;HPXEN

'efd

11 y apluficurs Infcriptions de cette rnPP' „ a Athenes Voyez 1’Artic. XXXV. Ellesnbsp;loient de certains jeux publics ou Com^^nbsp;dont cllcs faifoient mention des princip,^nbsp;Afleurs, amp; de ceux qui avoient reroport^nbsp;prix, amfi j’interprete cellc-cy r

Lyftcles fils de BiottMsdu Bourgd'O'étf dofgt;^^ ieux.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.

La jeunejfe de la tr'thu Oentide a (f* ^ uirt..

-ocr page 339-

de VAttique. nbsp;nbsp;nbsp;^oj*

^emphilus Agnoujien a compofé h Comtdie. ^fphifodorus a été Archon.

Archon étoit en charge, en FOIympiadc Meurfius de Arehonüb. Athen. lii. 4*;

14


A'ygcti

, que Meurfius met parmi les peuple* ynttique, étoit un territoire aux portcs de lanbsp;h'jle, propre a la chafle , a caufc de quoinbsp;V'aiie avoit choifi ce lieu aprés s’être retireenbsp;Pelos. Enfuite de quoi on lui batit la unnbsp;Temple, amp; on lui donna lefurnomd’A-^'°lera. On en fabriqua aulïï un a Ceres présnbsp;l'Iliffus, amp; l’on y celebroit les petitsmyfte-de cette Déefle. Voyez a la pag. iz6 Itnbsp;corriger Ie Diftionaire Geographique denbsp;^.^Tari, qui dit Agra locus Bueotid , au lieunbsp;Les Anciens Autheurs ne lui doH;;nbsp;'üt point Ie titre de peuple d’Attique.

IIL A‘'ygcivgt;\^

Graule étoit fous la tribu Erechtheïde 5a. prenoit fon nom d’Aglaiire fille de Ce^nbsp;^ops premier Roy d’Athenes.

^^eurjiut mct Ie mont Anthtfmus- ou du moins fes habitans entre les peoples denbsp;K^^^ique; mais ce n’étoit qu’un petit rochetnbsp;oü perfonne n'habitoit n’y ayant pasnbsp;y^'tie de la place pour y batir. Tout cc qu’ilnbsp;,, étoit unc ftatuë de Jupiter. U s’ap-

pelle


-ocr page 340-

P1

comnie

^o6 nbsp;nbsp;nbsp;Li fie

pelle maintenant Agios Georgios dit a la pag. 70.

IV.

AZtnia dependcit de la tribu Hippofho'^^j tide, comme les Ecrivains en tonib^ ,nbsp;d'accord. Voici une trcs-belle Infcription ^ jnbsp;Gymnaliaiques, oü ks Aziniens fontnbsp;nonimez. Je lay copiée a Athenes chez jjnbsp;Ie Conful Giraud; maïs M. V'heler radeP'Jj^nbsp;envoyée en Angleterre , avec neuf on dii'/ (nbsp;tres beaux marbres. Les deux lignes n’ennbsp;qu'une dans k miarbre.

A ATHENES,

EIKONA TKN AE nO0EINOS EN Eïlt;Igt;B®^ EI ÜAAAIEPA

TEÏEAS KOEMHTOr ©HKATO NTMlt;PO^^

Tor

Em THE TAIOï lOïAIOY KAEIOY S

:TÏ*'

PIEÜE ArXHS

KOEMHTHS EOHBfiN nbsp;nbsp;nbsp;,j.

fiAOS nONTIOS NTMiamp;OAOTOS NIEYS

KAI rnOKOEMHTAÏ iZAOSnONTIOS

TPIOS Aan nbsp;nbsp;nbsp;,,

éA*

NIETE KAI XAPITQN lATPOKAEOTS TErS

rrMNAEIAFXAI KAGtlS ErYMNASlA’’^ EAN

EOHAPOMinNA NTMlt;I)TAOTOS nïANO-ilONA AHMHTPIOE NïM'I'OAO'*nbsp;ASllNIErE

-ocr page 341-

SElAEtlNA A, ANTIGXOS MENANAfOÏ .MEaITEYS

'^'^^IHAIüNA EniKTHTOS W OXIMOT AAM-

’^'PErs

^©ESTHPIfiNA MAKPEINOS j '^AAiTPEïSnbsp;'^Pntxihna titos agt;AAY. AAïnos ma-’’AenNIOS

''PPHAKiNA TITOS «KAAY.... IAN... MA-vJ’AGJJNIOS ¦^’PODOriaNA AN0OS ICAI nAEKAPHS OInbsp;vANgoï AAfAHTPEIS

•'¦AToMBAmNA Ï2AOS noNEios mu^o-

^OTOS AKHNIEïS

’¦«VuTNIONA nTOAEMAIOS HPnN Si2S. i tl*'-- ï^--

••• EINOS HPAKAEIAOr EPIKAIEYS ....' I i?^H...

“^^EaagS AnOAASlNIOr HElPAIEïS AEA-MEAITEYS

TAAAOY MAPA0QNIOS SEMNOS h^PlNOY MAFAenNIOSnbsp;''Hnos KOSTHPOS EAPEHTTIOS nOM-/^fiNios a: OSTHPOS fapthtnbsp;^quot;^Nysios Erlt;igt;posrNor aeïktitos D3 0-^iMor nAioNi.

^A«)pinN 1XEY0OY rAPEHTTinS t,j!;®ÏSlN10S AHMHTPIOr nEIPAISEnbsp;Hij ^nnNIOS StlTHPOS EAPrHnbsp;Jj AOTIK.OS ATTIKOr AAIMOrSIOS

aiaotphbhs apistün A‘igt;POAisior pam-

^orxios

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3o8


Li fie


ui m des cótez du mcme marhre.

nAIAEYTAI.

AIKIMNIOS nOAYAINOS KOAHrEMON KTHTOS nPOSA. rp. AIONYSIOSnbsp;TEr-ü HPAKAEIAH2 nOOEINOT EPl. on^^'


MAXOS ASKAHniAAHE nAOYTlANOS


rA0HMEPOYS AIONYSIOS AOTOAISIOY

O... nAIiZN AIOMHAOrS nAAAH____

ZTINOS NIKANOP SDHTTIOS niSTOKPAEf’''^ Cgt;IAOSTPA TOT A... ABASKANTOS EïME'^'


nor KH.. EPMIAS TPr3gt;nN02 MAPA0iJ


KEETPO-PrAAE nr0IKOS AISXINHS o KAI tIA...


EïAO.. OïPaE


(JÏ


•tJ'quot;

ifl'


C’étoit la bafe d’une ftatuë qu’un eer' Pothinus avoir erigée a l'honneur d’Ohisnbsp;tius Nymphodotus Azinien qui avoir Ie foin '


rS

la jeunefle des écoles, amp; l'infpeftion fur meurs amp; leurs reglemens, lors qu'clle p^Jinbsp;quatorze ans: cette charge lui failoit porternbsp;liom de Cefmettes EpebSn: amp; Nymphodoti'^nbsp;pofledoit l’année que Gajus Julius Caliu*nbsp;Stiri étoit Archon d'Athenes. Cc nom , ‘ir’Lj,nbsp;même que plufieurs des autresqui felifent' ^nbsp;cft compofé d'un prénom de Cajus, d’unir^j,nbsp;de la familie luüa, amp; du furnom de Glt;r/*^jsnbsp;montre que cette Infcription n’eft que ^^Lsinbsp;Ie ternps que les Remains fe rendirent .jjnbsp;de la Gréce, amp; que la langue Latine fetr' ..nbsp;pour ainfi dire avec la Grecque : car les P^jnbsp;miers Grecs n’avoient qu’un nom feul,nbsp;faifoit fouvent naltre de la confulion



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(. nbsp;nbsp;nbsp;deVJttique.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;5 09

ji^Urs perfonnes qui Ie portoient. Le nom du qu on y ajoütoit fcrvoi: a faire la dif-(,^'^don, avec celui de la Patrie : mais toutnbsp;ne fufBfoit quelque-foispas. La methodenbsp;Romains étoit incomparablement plus belle,nbsp;Q cettc charge de Cofmetcs voyez Marmoranbsp;*^^ienjia, pag. 84. amp; 85.

pas que le mois Boëdromion fut le pre-

•! nbsp;nbsp;nbsp;La«i Inbsp;nbsp;nbsp;nbsp;V Inbsp;nbsp;nbsp;nbsp;_

^ marbre m’apprent en fecond lieu que les ^jOüvcrneurs des écoles ou Gymnafiarques fenbsp;A^ngeoient tous les mois, amp; il m’enfeigneeanbsp;iiie temps l’ordre des mois Atheniens , dontnbsp;Jr^iques Autheurs ont étc en different. Ce

^,'er de I’annee, car il étoit feuleraent le troi-mais peut-être commengoit-on alorsles (P^tcices du Gymnafe , comme nos univerfi-s’ouvrent en quelques endroits au mois denbsp;gt; en d'autres au mois d’Oélobre. Ecatom-v*”** étoitlcpremier mois del'année, qui com-K^tiijoit apparemment a réquinoxe amp; a 1’en-du Printcmps; ainfi il répondoit a nosnbsp;Ij'^niers jours de Mars amp; a la plus grande par-d’Avril. A/«4^eir»;«» qui répondoit au moisnbsp;étoit le deuxiéme, comme dit Har-Ij'-i'ation. BtféVfnrwin» letroifiéme; Pyanopfionnbsp;[. 'luatriéme, MamaSlerion le cinquiéme. Pe-fe trompe de mettre le Masmaftcrion im-j.'diatement apres le Boëdromion. Scaligernbsp;^quot;^corde avec nótre marbre. Voyez la deflusnbsp;\^*ffnora Oxonienjta pag. 238 amp; 239. Les auPnbsp;fuivent de même qu’ils font dans nótrenbsp;SjY’ption. La même difpofition des moisnbsp;^3changemens de Gymnafiarques fe voitnbsp;ÏAt ““nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;marbre que je citerai au titrc

Pour ce qui eft des bourgs ou pe-il '*,^es villes, d'oü étoient ces Gymnafiarques » i’?.y a qu’i chcrcher chacun felon fon rangnbsp;^*Phabet. II y en a feulemcnt un que jc

n’ea


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^lo nbsp;nbsp;nbsp;Lijïenbsp;nbsp;nbsp;nbsp;;

n’entens pas nPOSA... fi ce n’eft qu’il fagt;'*** lire npo2n..., qui feroit nrosnAATioï-

V. A'f/notav,

AThmonon de la tribu Cecropide ou étoit ^ Temple de Venus Uranie, bati par 1^^'^.nbsp;Porphirion qui avoitregné dansTAttiquenbsp;Articus, amp; celui de Diane furnommée Atuafynbsp;iia, a riionneur delaquelic fe faifoita AtheP^jnbsp;une Fête de ce nom Lc marbre fuivant f*'nbsp;mention d’un de fes Citoiens.

A ATHENE S,

A PE^ife Panagia Gorgopico.

I..NEIS XAPIESSA APISTQNOS ES TMONEIiN

Nicias Archon d’Athenes étoit aufli ‘J 'VL monon. Voyez l’Infcription du Temple d'A“'nbsp;guile a la pag. roti.

VP AlyAi'es Gilia dek tribu Antiochide, tiommée

Tl

(eS

du Heros jïgilus, étoit celebre pou'' bonnes figures: comme on Tapprend dans q.nbsp;theriée amp;i Theocrite. Elle étoit proche ^nbsp;mer, entre Phalcre amp; Sunium.

VII.

TjnThalldi de k tribu Leontide dont XJj/ les Infcriptions que j'ai trouvées fur “nbsp;peu.es colonnes fepulcrales.

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de VAttique, nbsp;nbsp;nbsp;J11

A ATHENE S,

Aiijafdin d'HuJfein Bey.

AIONÏSIOS

EFOAOTOr

AI0AAIAHS

La même, chez, une veuve appellee Doujman.

AHMHTPIOÏ

APISTÖNOS

AI©AA1AHS

tnême, devant l'Eglife S. DimUry.

AlONt;lt;ri05

AHMHT{i«

ES AI©«A;^lt;uï

VIII A’/|sii^.

Xoni de la tribu Cecropide Ce peuple avoir Ie bruit d’etre fort rnédifant. Leur


j‘‘¦gt;tion étoit entre Ie Phalere amp; Sunium _ on Ie peut remarcjuer par ce qu’en ditnbsp;.quot;^b'on. Dans Ie marbre de l’Art. XI M leurnbsp;eft écrit avec un Oiricron AIEONEIS^nbsp;® uiême qu’a nótre ’oaibre d'sXIlJ. Tribusnbsp;les Autheurs 1’éciivcnt avec Omega’


IX.

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Lijie

IX. AActi

A Zét JExenides étoit proche du Bourg

dent 6c de la même Tribu , aflez pfO^p

fur

d'rtthencs. Meurlius fait trop Ie critique Ie mot d’Alaieui, qu’il veut toüjours écrire ƒnbsp;laeus, felon l’authorité de Stephanus, mai* ,nbsp;Inlcriptions s’accordent avec la premierenbsp;niere d’écrire.

A ATHENES,

Au theatre de Bacchus,

NIKON

AïSIOÏ

AAAIEïS

Prés de chez Ie Conful Giraud.

©EOOIAOS AioAnpor AFAAIETS EniMEAHOnbsp;TENOMENOS nPÏTANEÏ...

itio?

Vous avez auffi AAATEIS dans l’Infcrip^' i ae l’Anicle XXXII. amp; dans celle d’Augüft«nbsp;la pag. 396. des inferiptions de Grutcrus.

Attf Arafinides de Ia tribu Egeïde, nbsp;nbsp;nbsp;^

pas loiii de Brauron 6c de Marathon on y voyoit un Temple amp; une llatuc denbsp;ne Taurique, comnic on Ie lit dansnbsp;*4 dans Callimachus.

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3*3

de VJttique,

XI. A’/'ftotis.

qu’on peut rcmarquer par ce qu’en a

dc la tribu Leontide , étoit im bourg maritime proche du port Phalcre:

Öit

j Strabon, amp; par Ie mot d’Halimus qui lui j.®nnoit fon nom, amp; qui eft une plante ma«nbsp;On l’ccrit auffi fans afpiration.

XII.

amp; Loftki de la tribu Antiochide , voifine ^ du Cynofarges, amp; aflei prés de la Villenbsp;f 'on couchant. C’étoit la qu’étoit né Ie Fhi-quot;nbsp;quot;lophe Socrate, comme Ie remarque Dioge-Laertius, amp; la même qu’étoit Ie tombea»nbsp;Heros Anchimolius.

XIII. A’|tt«|«vTeise.

4M»xantta de la Tribu Hippothoontide * dont j’ai trouvé cette Infcription.

V

A A ‘T H E N E Dans TEglife Stauromenos.

ElFHN H AIOAS2POÏnbsp;EAESAIAnbsp;snsinoAi AOSnbsp;AMAHAN TEÖSnbsp;rïNH


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Lifle

C'eji-a-dire:

ac

all'

Irene fille de Diodorus d’Edefla , ferrlt;nii Solipolis d’Amaxante.

Peuples d’Attique : maisje n’y trouve

Eurfius mer AmphlaU du nombrc

cun fondement: car S'rabon qu’il cite fait raenrion que comme d'qn Cap qui a''Tjnbsp;goit vers Ie Trajet de Salamine, ik ilnbsp;point qu’il fut cenfé entre les peuples d’Aii'jinbsp;nes, commc il dit des autres, auffi n’y-^'^bnbsp;Ja aucunes mazures, ni veftiges d'y avoifnbsp;des batimens.

Mphitropi de la tribu Antiochide

’on

pas loin de Cephiffia, commc___

juger'par un paffage d’Efchines, Orat. Timarch.

Temple dedié a Cybele Mere desD'^

Nagyrus de Ia tribu Erechtheïde avoif

Elle pienoit fon nom ou du Heros

. nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;....nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;• nUi;

rus, OU d’une plante appellée Anagyris jj croidbit en abondance, comme Hefycb'^®nbsp;reinarque. Strabon place ce lieu vers 1^ ’nbsp;eiitre Phalére amp; Simium proche de Lai^P

Colonm, fur k chemin d'Athtnts »

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de VAtUque.

ZnSAPION AnOA-AïiNior ES ANArr-

pasiqn

A ATHENE S,

A Pamgia Gorgopikp,

^EXOEIS ANAPnN ENIKA ^^Teahs MENITOS ANArrPASIOS EXO-

Hï.....

' quot;^omaxos......

K^5 fupplée les deux dernicres lignes par Ie u°yen des Infcriptions femblables, ATATOSnbsp;NIKOMAXOS HPXEN.

b^’eft-a-dire,la Tribu Erechtheïdea -vaincu, j^jj^telis fds de Menis d’Anagyrus a donné lesnbsp;1), *gt; Aratus a corapofé la Mufique, Nicolaus a été Archon,

Qi^icomachus fut Archon l’an 4. de Ia CIX. W’^Piade, qui répond a l’an CCCCXUl. denbsp;|,‘°Qdation de Rome, amp; Tannce 340. avantnbsp;^^Uuë de Nótre-Seigneur.

A SALAMINE,

gt;

ffs Ie Village d’Ambelakj ^ citée ^ Ja pag. if4.

n.

Jh

APISONIK K EAnlETOrnbsp;ANAFTFASIOïnbsp;©rrATHPnbsp;O

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yi6

Lifie

Au même lieu '.

NiKOKAHs HrHsinnor

ANAFTPASIOS EIKONA THN AE ANESH-KEN... MÜN nATPOSnbsp;EAïTOr

A0ANATOISI ©EOlS KOS M£iN lEPAN SAAAMINA

(Peji~a~dire

Pere,

Dicux immortcls, dont il a

Nicodes fils d’Hcgefippus natif d’Anagyru^J^ ici confacré cctte ftatuë de fonnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^

celles des

i’Iilcfacrée de Salamine.

XVI,

ANaciA étoit apparemment du cêté rée, puifqu’elle étoit ^ous la tribunbsp;pothoontidc.

XVII,

ANaphlyftus de la tribu Anthiochide je fon nom du Heros Anaphiyftusnbsp;Troszen. Cetoit line petite Villcnbsp;affez prés d’Athencs, vers Ie Cap Cobp^JfeS»nbsp;furent portez les debris de la flotte des y^joitnbsp;quiperirent alabataillede Salamine.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;j®

auffi renommee par les Temples de nbsp;nbsp;nbsp;jp'

Ceres, de Venus Coliade des pe*'

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de V Attique. nbsp;nbsp;nbsp;5 vf

^ttées Genetylides, qui prefidoitnt ï la nail-des hommes. On faifoit auffi eftime ”*5 vafes de terre peinte qui s’y fairoient,nbsp;^omme Ie remarque Athenée.

A ATHENE S,

au jardin du fleur Baïgi.

TITOS

ANTlOXOr

ANAlt;tgt;AïSTIOS

A ATHENES,

« BEgUfe de Panagia Cameucaria,

KAAAISTOMAXOS

KAAAISTOMAXOr

ANA4gt;AïSTIOS

V Crnterus a auffi celle-ci gt; Eni©E£2NOS ap-

KOSMHTOr AIONY2IOÏ MAPKOS v^AOAïSTIOS rEIMNASIAPXHSAS. Sub

^^eone Archontc, Cofmeta Dionyfio Mar-Anaphiyftius Gymnaliarcha.

XVIII.

\PolhniA étoit Ie nom de plufieurs Villc d'Afie amp; de Grece: mais l’Attiquc cttnbsp;auffi une fous la tribu Attalidc.

XIX.

-ocr page 352-

5x8

ARafm, de la tribu Egeide, d’oü

fon nom Ie village dont nous avons P*‘ Ié, ap^èllé Alse Araphenidcs.

XX. A’j'/Mia.

ARgilia, peuple dont Hefychius fait

tion , fans nrarquer fa tribu. Je penfe ^^u c’ell Ie même dont Karpocration parle

mot A’'f^'gt;iT735) appellé A'jyvAiwj »^fsos qui U

toit pas join du Stadium.

XXI.

[Arma ëtoit une Ville d’Attique procb^^ Phyle, vers les frontieres de Ianbsp;6c elle étoit accompagnée d’une forterelfe ' jnbsp;un lieu élevé, femblable a celle de Broce Hnbsp;portoit Ie même nom proche de Tan^S j,nbsp;Qn J’appelloit auffi les Bains d’Amphiagt;A^,nbsp;Voild ce que Stephanus en dit au motnbsp;J'ai été furpris que Meurfius n'ait pas prisnbsp;«ie a ce pafïage, oü Stephanus donne ,nbsp;ment Ie titre de peuple d’Attique a ce_I',nbsp;quoi qu’il ne marqué point fa tribu, yfjinbsp;At7lt;»?5nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, amp;c. Strabon en fait

mention en parlant de celui de Beoce,

IX. de fa Gcographie.

XXII. a’tw^

A

de;

Tint de la tribu Antiochide, que

uns, dit Stephanus, mettent fous 1 mais il n’y eüt jamais dc tribu de

-ocr page 353-

t^ctite ^olonne, chez Ic Naib du Cady.

nikomaxos

MHNOlt;Igt;IAOr

ATHNEïS

XXIII. AVlt;^v«.'

Phidna de la tribu Leontide, devoit fon

--------------------,

(°*nme elle eft dans nótre marbre des XIII.

barque Harpocration.

Caftor amp; Pollux fous Ie regne de Thefée y avoit conduit leur foeur Helene, qu’il a-enlevce. Lors qu’on ajoüta aux ancien-Tribus l’Hadrianide , elle fut tirée de lanbsp;. ®ontide pour ctre fous cette nouvelle Tribu,

j'Ws. Avant même qu’elle fut de la Leonti-1 elle avoit été fous l’Egeide, comme Ic

'tpj,

Ynoitié chemin d'-^tbenei d Sdla^ mine j

les materiaux d'une Tour, mats ^ife ld fans defein^ et la renverfe.

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Lifie

XXIV.

j^^harna de la tribu Oeneide étoit éloig^^®

de foixante ftades d’Athenes au couch*® du cóté d’Eleufis. Les habitaas de cette »nbsp;gagnoient leur vie a vendre du charbon,nbsp;me Ariftophane les en raille dans la Coni^“'nbsp;intitulée de leur nom Acharnenfes. Lesnbsp;de ce lieu étoient des plus grands, amp; les g'”nbsp;y paflbient pour groffiers.

^ S A L A M IN Ey

SMIKTGO?

OIAOKPATOÏ

AXAFNEYS

A A T H E N E S,

Au theatre de Bacchus. Elk ejl

a la fag. pj*.


APTEMIAfiPOS

AnOAACDANOr

AXAPNEïS

A ATHENE S.

Proche l'EgUJe du Monajiere de

nam.

ArOTIMOS

aiomnhs

AXA.....

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de VAttiq^ue. nbsp;nbsp;nbsp;®

Dam la Ciiadelk.

MENinnos metAKAEOSnbsp;AXAFNEïS

j^aufanias parle d’un certain Menippus fils' Megareus enterré dans Ic Prytanée: peut-faudroit-ilcdrrigerle mot de MErAPEiiS,nbsp;fi peut facilement s’y être introduit au lieunbsp;MEFAKAEOS , commc il eft dans cettenbsp;5cription. Cc même Autheur fait ailleursnbsp;^^Wion d’un Megacics Sculpteur celebre quinbsp;tait quelque ouvrage a Corinthe.

A E L E U S I N e'

f^RSlKAEIA AnOAAQNIOY AXAPNEOS OP-ton EATTHS anapa so^oicahn ^^OKAEOÏS AXAPNEA AAAOÏXHSANTAnbsp;^HTPI KAI KOPH.AIS ANEöHKEN

Ced-h-dire.

^.^leJicUe fille d' Afollomus Aoharnhn, initiie les tnyjieres facrez, a cenfacré fan marynbsp;^t^ocles Acharnhri portant les flambeaux, auxnbsp;^flles Ceres CT Proferpine.

K^ous pouvez voir auffi l’Infcription TAIOS if'OY AXAPNEïS, amp;c. dans Gruterus pag.nbsp;1,,^' 8c dans mes ignttorum Deorum ara pag..

Qa

XXV,


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3

Lifie ^

XXV. A

Ia tribu Hippothoontide'Sl^^Pquot;

phan. Byzanf..

XXyi. A'xiich

iaigt;

ChraioHs Stephanus en fait mention, il ne marque pas fa Tribu.

XXVII. b«t,'.

Qu Vathy de la, Tribu Egeide. BÉa/3ivet.

•tit'

Elbtm. Meurfius met eet écueil ou p^’ „ — Ifle parmi les peuples d’Attique: ni^’^jjnbsp;n’y a aucun témoignage dans les Autb^'J |nbsp;qu’elle ait éié liabiréc, amp; commc elle eft *nbsp;petitegt;,il n’y a pas de 1’apparence.

XXVIII.

fon

BErtnictd^ de Ia tribu Ptolemaïde prenoit^^,.

nom de Berenice femme de premier Roi d'Egypte. Nous avons trouv^^jnbsp;ne Infcription dame autre Berenice fille du r|jnbsp;Agrippa, que nous avons mifc ci-delfus *nbsp;page iSo.

XXIX.

!fa de la tribu Antiochide. Elle fe ‘'f-Ajn' crirc avec une / fiinple, pour Ia

• P-

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dè VJttique.

de BilTa de Locride; comme Ie remar-Jue Strabon, auquel les Infcriptions font con-'ortnes. Voyez celle que j’ai cite'c a la pag; *''9- amp; cellè-ci.

La-mêrne.

BUtadade ktribu Oeneidc , prenoit fonnom-du Heros Butes. II y avoit auffi a Atheneslt; familie illuftre de ce nom, dont on choi-%oit les Sacrificatcurs de Minerve proteftricenbsp;la Ville. Vo'jcx Mcurpui de Populis jitM*.

BRauron étoit ime petite Ville proche de* Marathon, amp; peut être de la mémeTri-El!e étoit celebre a caufe de fon Templets Diane fumommée Brsuronienne , amp; dés ¦nbsp;^tes qu’on cclebroit a fon honneur. P^uj'an,-Hlleeft'a dcrai-lieüe ¦ de Mirathon',,nbsp;'^,s’appelle maintenant Urana-, ce n’eft plus.

^ ua.Hknicau. nbsp;nbsp;nbsp;ƒ'*£• iSgv

0:5j nbsp;nbsp;nbsp;Sifpi-


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)Bo(A«(rlt;ro5 üriUffus , que Meurfius met p*'”'

- ¦ t- nbsp;nbsp;nbsp;^PLnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;_nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;______ |cs

I • pir^ciiits uc la iriDu E,gciuc , OU eiuj'

Vjr tombeau d’Eurifthée, prenoit fon du Heros Gargettus, dont Paufanias faitnbsp;tion. C’étoit la patrie d’Epicure.

A A T H E N E S,

C^ez Ie Sicur Benaldi.

MEAITH HATAiiPOï ErrAprHTTiflN

U S I N E.

H.AIOS KAI KAAYAIA.. r. KAATAION 2EIAI-ANON nOAYKPiXONnbsp;TON riON MTH0ENTAnbsp;Aï» ESTIAS TAIN ©E-AIN ANE0HKANnbsp;Eni lEPEIAS KAATAIASnbsp;teimoqëas thS teimo-©Eor rAPTHTior ©r.

Dans ma premiere relation d’AtEenes ¦¦••¦jp. mée il y a trois ans, j’avois cite cettenbsp;fcription, mais mal correëte comroe onnbsp;1’avoir donnée; ces deux mots fur toutnbsp;AIANOnOAE KPITHN s’y étant introduits^^nbsp;Eeu de SEIAIANON nOATICFITON. ''

comment je Texpliquc en Fransois.

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de r-Unique. nbsp;nbsp;nbsp;gif

- ^laudius amp; Claudia om confacrè leun fils Claudius Silianus Polycrilus , 'initié au fo-[acre des Déejfes, feus la Prêtrife de Clau-limothea fille de Timotheus du Bourg Garget-'“s.

, 4* estias , a foco, eft expliqué dans Sui-A’(p' ês-luf «xo T?5 etxicci «4*^ erlcti ftuT-*1, aip‘ lr(«4 fAiVOfAH®- , «Ö)jk*7(^ ivi

XXXIII. Aati'uXlS'ai.

bJEdalida de la tribu Cecropide, tiroit fon nom de Daedale qui s’y étoit refugié,nbsp;pourfuivi pour un meurtre par les Areo-%tes.

XXXIV. Asigdhi.

lEirades de la tribu Leontide. Celui qui ‘ en étoit, fe noramoit Diradiotis ou Dei-^diotis. Voyei ci-deflbus au titre CIV.

A CONSTANTINOPLE,

^hez M. VJmhajfadeur de France^, apportée d' AtheneSt

APXONTOS

V. - iepens APOYSOY YHATOr MENNEOY ipAYEYS

^‘‘'^KAITOS AFISTOICAEOYS X4gt;HTTÏ0Zquot;

nEPieoiAHS.. 0ES-

\ IIOaEMAPXOE ’ Ï'THEA AAKETOXnbsp;¦ j^OQETOY

^KLoa sEnaios khlt;igt;eisiexs

a 6;.


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3i6- nbsp;nbsp;nbsp;Lijïe

(WAÏiTAS ©EOAnror irMYPINÓYNTI! AHMHTPIOS KYNEOY KYAAOHNAIEïSnbsp;ÏESXTIOS AEYKIOY AlPAAm THSnbsp;A0HNOAnPOS' EYriTONOS «PPEAPPIOSnbsp;AAEïANAPOS AAEHANAPOY ©PIASIOSnbsp;KHPYS TH2 ES APEIOYHAPOr BOYAHS ^nbsp;AEiiNIAHZ AJfcONIAOY MEAITEYSnbsp;APXONTI

AIOAaPOS EPMEIOS AYAHTHS ISIOIAOS ASKAHniAAOY A0MONEYSnbsp;ESTIAIOS AIONYZIOY MIAHZIOS

eit


C’étoit un marbrc mis apparemment nbsp;nbsp;nbsp;.

memoire de quclque edifice auqucl perfonnes avoicnt contribué, lorfquenbsp;fils de Tibere fut Archon a Athenes, qui


une particularité que 1'hiftoire ne nous app''^quot;


----- f------------- a.vauo

pas. Le Polemarque dom il cft aufli faitm


lei''


tios), étoit celui a qui les Atheniens - „ noient 1’armée a commander, amp; le Thel^'*’nbsp;thctc celui qui prefidoit aux jeux publics.


Ecelea de Ia tribu Hippothoontide. efi-aiTcs fou-vent parié dans l’hiftoir^^

que.-


A ATHENES,

A rEglife de Panagia SpUiotifi'

I.


o AHMOS EXOPHEEI nY©APATOZ HPX ArnNOQETHZ ©PAZYKAHSnbsp;©PASYAAOY AEKEAEYS

innooofiNTirnAiAaN enika jjjt!

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de ridftique, nbsp;nbsp;nbsp;^7*

quot;Ehn ghbaios htaen ^^onomos ©h baios^ eaiaasken:

C’eJi-A-dire^

Le peuple a donné ks jeux, Pytharatus Archon, amp; Trafycles fils de Thrafyllusdenbsp;^eceléc ayant prefidé. La vidtoire. remportécnbsp;la tribu Hippothoontide de la jeuneflenbsp;Aeon a eu foin de la Mufiijue, Pronomus dc.nbsp;¦1'hebes a prononcé.

z. La-même.

AHMOS EXOPHEEI nY©APATOS HPXEN ^riiNOGETHS ©PASYKAHS ©PASÏAAOÏ-AE KEAF.rS

llANAIONIS ANAPnN ENIKA ^IKOKAHS AMBPAKIOTHS HTAEInbsp;^ÏEinnOS APKAS EAIAASKEN

commencement de ctUe-ci eft femblahle a la fj'ecedente, mais tl y a enfuite: La Tribu Pan-Anide des Hommes a eu la viftoire, Nicoc-ks d’Ambracia a eu foin de la Mufique, Ly—nbsp;”Ppus Arcadien » recite.

Ces deux Infcriptions aufli bien que la fui-^ante font citées dans ThIvH Vrftni icones illitf-‘eium vtrorum : fans marquer Ie lieu oü ellesfe' kouvoient, amp; un peu moins correftementnbsp;'iü’elles ne font ici. Ellles font tres-anciennes,nbsp;fuifque Pytharatus fut Archon la feconde an-?ée de la CXXVII. Olympiade, quf repond'nbsp;l’année 171. avant la venuë de N. S. amp; i-•*nnée de latondation d'c Rome 483. Athenécnbsp;^ Stiidas font mention de ce Pöëte Lyfippus;nbsp;Alttheur de plufieurs Tragediesf

O 1 nbsp;nbsp;nbsp;J.

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Lifi'é

y, Lhrmème.

ePASTA^OS ©PASTAAOT AE KEAEï2^ NEeHKEN

yOPHrüN NIKHSAS ANAPA2IN inno0Olt;fi^' TIAI lt;tgt;ÏAHI

EYIOS XAAKIAETS HTAEI NEAIXMOS XEN

KAPKIAAMOS SaxiOS EAlAAEICEN

Thrafyllus fils de Thrafyllus de Decele* * dedié ceci ayant vaincu en donnant les jeuügt;nbsp;avec les hommes de la Tribu HippothoontidC’nbsp;Evius de Chalcis- a fait les accords de Md*''nbsp;que , Nesechmus a été Archon, amp; Carcidan'*’^nbsp;Sotius a compofé Ia Fable.

Naaechmus fut Archon la premiere ann^* de la CXV. Olympiade, qui répond a l’anti^®nbsp;434. de la foadation de Rome, amp; a l’ann^*nbsp;310. avant la venüe de N. S. Voyez Meurliquot;*nbsp;dans fon livre des Archons ch. 15. livr.4. A'd*'nbsp;CCS 3. Infcriptions font remarquables p*quot;*nbsp;leur grande antiquité, étant plus anciennesnbsp;cclle de Duillius a Rome. 11 cft au reflc 'P”nbsp;portant d’ajouter ici la remarque de Fulv^lnbsp;Urlinus dans Ie livre que nous avons cité, ^ ^;nbsp;que ces Infcriptions répondent a celles ^ ,nbsp;font au commencement des Comedies denbsp;rcnce: car comme ces infcriptions ont »nbsp;duffi celles de Terence portentnbsp;Eom des Edilcs Curnles a qui Ie foinnbsp;appartcnoit: De cetce maniere, ^£lanbsp;gaknfibus M. Fulvio amp; M. GUhrionenbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^

Cumlibus. Enfuite 6ém nbsp;nbsp;nbsp;«ilar; répont*^,

ces term es, modos fesit Flitccm Claudi tibiis paribus dextris amp; finiikis»

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V nbsp;nbsp;nbsp;de VJttique.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;3 i9'

répond a ceci Gr Ma Menandru , qui ^arque l’Autheur de la Piece. Staix/Minbsp;‘‘ enfin de mêmc que dans celles de Teren-fs^gt; qui ajoütent les Confuls, fans lefquels lanbsp;j OtTiedie a été joüée; edita M. Marcello Gn,nbsp;^’gt;¥cio Cof

Plutarque dans la vie de Themiftoclés cite Infcription de lui, ©fftirnK^ïs »

A’^£iVo«*t«5 igX*’’quot;

XXXVI. Aiólt;i£/«.

blomea de la tribu Egeide, prenoit fon nom de Diomus favoii d’Herculc, qui avoitlinbsp;Temple amp; une Fête a fon honncur. Vonbsp;Meurfius de popul. Att.

XXXVII.

\/fEurJgt;us n’a point parléde cc peuplc. Cé-¦^Vl. toit une Ville entte la Bcoee amp; l’Atti-dit Harpocration; a quoi il ajoüte qu’A-fjftotc en met une de ce nom dans la Bcoce amp; ‘^utre dansl’Attique. He/'^chitts placeaufilDry-'''üs dans l’Attique ;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^üipuv Ar-

Iamp;1 'Pgigto'). Dry mus, dit-il, cft unterroii ** Attique amp; une Fortcrefle.

XXXVIII. E'^uTTlim.

ÊToapteon. Je ne connois ce peuple qu’im-parfaitement par une^ Infcription antique ^es-iififiie, que nous copiamcs proche d Athc»

A PA;

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3^0 nbsp;nbsp;nbsp;Lifle'

A P A L iE O C H O R r-

Sur ïe chemin de Salamine,

X A I R E

A@HNAEir 0EOICP1TOÏ EAAnTEÜN ?ArSTOS AEONTOE MEIAHSI02

Irtfiiü de la tribu Acamantide. XL. E’iKaAii.

)Cali de Ia tribu Lcontide, oü s’adoroitJ**

piter furnommc Ecalien. XLI.

^Lius de la Tribu Hippothoontidé, dtoitfjj

E-

paremment cntrc les bois d’oliviers, il pjenoit fon nom.

XLIl. EP^iSrce,

MEurftus , qui a mis pluficurs écueil* golfe Saronique parmi lesnbsp;d'Atrique, n’a pourtant pas mis £/««lt;/'*nbsp;Strabon fait mention. Je trouve neanni^^^jnbsp;qu’elle avoit dés h'abitans qui failoien’^^ jenbsp;Communauté comme les autres pcuples»nbsp;Fapprens par 1’Infcription fuivante , qui r^Ifi-ce fous la Tribu Hadrianidc. L’Infcrip'J'J „eSnbsp;FArt. CIY. park auffi d’mi Archon

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de rAttifue. nbsp;nbsp;nbsp;i'

Joitimé Philoderaus, qui étoit d’Elcoufa. Cet-I Ifle prefentcrnent inhabitée eft un des deux Eliflb ou Laoïifa dugolfc d’Egina,dontnbsp;‘''^Us avons parlé a la page 156.

A ATHENE S,

Sur une fïerre creufée pour tenir de l'huile, d la maifon de Nicoïo Mi-Jdlaroti^ proche Panagia tounbsp;Blaflarou.

ATAGH TÏXH

npn-

Tor Mlt;tEpnN

AHMOSTPATOÏ

Ma. ...

' . . nbsp;nbsp;nbsp;01 nAIANIEIS

ThS AA.

ANTES EEÏ-TOïS... ATTOKFATfiP.. .nbsp;OS AAPIA-.......

j^Eots. ..

^ItAIAEIOZ. , OAQEN

1' • 02 EPMEIOr •AEpq2 KAAAIS-

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T£;ji4^lt;r«VTtJ.

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IEP04)ANTHS lEPOKHPTSnbsp;EniBOMOInbsp;KHPrS IOTA. NE...nbsp;MOï OÏOniSKOÏnbsp;' rPAMMATETSnbsp;pöü AHS KAI AfJMOÏ.nbsp;aaesanafosnbsp;nEPI TO BHMAnbsp;ONHSIMOSnbsp;EYTTXIAOrnbsp;ANTirPAlt;Igt;ErSnbsp;¦ ErnopiSTOs.

AA,


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lAfie

IEPAYAHS

aotoaeisios

lEPEYS. nbsp;nbsp;nbsp;.

KAI EniSKIAAOS EPMEIASnbsp;A SC HNIEïSnbsp;nPOrPAMMATEïSnbsp;MrPÜN.

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DA... HQN... i2T®r

4)IAnN EAEY2INIOY ATNEANAPOS EAET-SIBX

K.. A.. N

4gt;IAOKAHS

.. A©HI TYXHI

.. S..' M. MOYNATIOr MASIMIAK^* OYOniSKOïnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.

.... nPYTANEIAS Ol nPXTANEIS KEKPO..

TIMHSANTES ATTOYS KAI TOYS SITOïS ANErPAi-AN

TEPEYS AHMHTP^®^ AHAÏHTPIOSnbsp;AIA. AAAOYXOSnbsp;EFENNIOS lEPO-KHPYE

MEM. EniBQMOl

AAAIEIS,

ANNI02 niSTOKPA-

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skpito.... KOS NIKON... AOPOY

AISJTOI ,

lOYA. lEPO

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2TE4gt;H4gt;OP0r ^^SlMOS STEOïH,-

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^pmeias

. ^MEIAS

''MorENHS EPMEIOr *^IQEIS.

**^gt;OAnP.. HMO (4apor

.....

f'^ApiSTOX

^V^Mmateïs Bor^

).^ÏTnN STPA-

OArMmor meaiTeys

»^ette Infcription eft trcs-confiderable quoi ^ dcfccftueufe , paree qu’ellc nous apprendnbsp;Vj‘‘eurs chofes qui nc font pas dans Ics Li-ii'j®- I. Que les Elcuficns dont Meurfiusnbsp;Kpas mêmc dit un mot, étoient un peuplcnbsp;(^ttique fous la tribu Hadrianide. a. Quenbsp;jj/ dtoit aulfi fous eettc Tribu, ayant été de-l^^ibree de la Pandionide, it laquclle les Au-I’attribucnt pour être fous cette tribunbsp;tj^^drien ajoütéc aux anciennes. 3. Quenbsp;tribu avoit plufieurs charges, commenbsp;dc Hierofantis, e’eft celui qui avoit foinnbsp;V tuyfteres facrez. Daduchus eft celui qui a-lu’Moin des lampes amp; flambeaux. lertkeryx,nbsp;h^eraut facré qui annon^Oit aux people lesnbsp;amp; les ceremonies. Keryx, \t Heraut.nbsp;^‘°otnos, celui qui avoit foin de I’Autel.nbsp;\^‘’’’gt;»3ateus, le Secretaire. Antigrammateut,nbsp;^^Atrolleur. Pnirmmateus, I'Ecrivain. Peri

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5 54 nbsp;nbsp;nbsp;Lifle

ri te bma , qui avoir foin dii Chccur.

Que ceux de Pithos nbsp;nbsp;nbsp;que Mcurlius

f^u fous qu’ellc Tribu ranger, étoient

le Prêtre. leraulis, le inaitre de Muiiqu^' 7'

1 *

Cccropide. aisitoi rEfitoi, étoient ceu*, qui le Senat amp; le peuple avoient accordenbsp;nourriture dans le Prytanee, commc onnbsp;void un Decret fait en faveur d'Hippocrat^’nbsp;amp; imprimé dans fcs oeuvres. Cc font lesnbsp;nies que Hefyehius appclle Aeifitoi. AoV;t'’’

0 £^’ èxarp nbsp;nbsp;nbsp;h tw ’jr^'jranlu

XLIII E*A£yr/?.

étogt;^


Leu^lsAc\^ Tribu Hippothoontidc


la Patrie du Poete Aifchyle. Nous en


lici'


vons affez parlé dans notre Relation, amp;, vo __________________


Ics inferiptions que nous en avons trouvcés


?lAKAS AOPO0EOY EAEïSmiOS

A S A L A M 1 N Ei,

©PASYmAXOS :

MlKinNOS

EAErSINIOS

eAFEiAi;

©PASYMAXOr

eaeyeinios

I! me lemblc qu'Eleufis, qui eft toute


_ nbsp;nbsp;nbsp;^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;------j nbsp;nbsp;nbsp;jnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;¦”

truite, n a pas neanmoins perdu fon pcS’ nom,,quoi que nos Gcographes amp; les


Gcographes


G(CCi


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^ nbsp;nbsp;nbsp;de VAttiq^ue.

l.fccs qui parlent prefque toüjours des VilJcs a difcnt Leufma par abregé il'Eleuft-prononcant a la yentéLeffma, paree qu’ilsnbsp;'^''ononcent Vv, comme une ƒ.

. Noiis y trouvames outre les inferiptions qiie ,''us avions citées dans ceite Liftc des pcuplesnbsp;1‘Attique, cellc-ci.

A E L E ü S I S,

^ans U petite EgUfe Agios Georgios.

OI nANEAAHNES APISTA....

KAPnor An apxhs

Levant la même E^ife^ fur um grojfe Colonne.

santos thn Enn.

J^.'KA. SïSniAOS AAAOÏXOr V®- KA. AïSIAAOï AAAOïXOrnbsp;t ''NKAHTIKnN ANEQ. . .

^ANEA KAI AEKATO-----

biOÏ AinAlï T12...

j^riSTHN katahe. . . v^IAaïPIOIS xaipü,.,nbsp;j^fSlNErSI ©HBA...

^ AE AAAHS APETHS

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Lille

Dans me petite Egïife rainée^ S. Taxiarchs.

AeHNAIS

SOTHPIAOS

NIKOMHAISSA

La-même,

APXIAS

aama

TANAr-PAIOS

¦^u même Iku,

ONASIKAEIA

AHMHTPIOX

AïPIAOï

errATHP

Dans me autre Chapelle appe^^^ S. Nicolas.

o AHMOS TITON niNAPIONnbsp;TITOr ÏION 'APETHS

eneka

Dam S. Dimitry.

o AHMOS • nbsp;nbsp;nbsp;.ysJ'

EIOlt;Igt;ANTIN AM^IOr OIAANAFA * EHAS ENEKEN THS..

©EAS ANE©HKEN

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337

de VAttïque.

^ans les mafures du Itempïe de Ceres de Proferpine.

.. TOr AYTOK [PA]

.. TOPOS ANA..

.. ANKPATEPO..

APXIEPEÏS

AXAIAN

Prés de Ih.

ASTOS n. n. TAIS ©EAIS Hr ATEN

zin peu plus haut. ïm lEPEIAS «tAAYIAS AAOAAMIlS:nbsp;Ld auprés.

J’AIONt MEMMION SABEI

HOn heisanapon

FRAGMENT.

''«ppléez

HPÏKEYSANTA KAI nasiapxhsanta ais

i2NO©ETHSANTA TON

TOÜ

ON KAISAPHON SEBAS-STPATHrHSANTA S onAEITAS AISnbsp;.... lt;DIAOnATPIN


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5j8 nbsp;nbsp;nbsp;Lïfle

Bafe de fiatuê citée cl la pag.

AÏTOKPATOPAKAISAPA M. ArPHAIOU TflNINON rpPMANlICON HAP©IKONnbsp;KON AnOAAfiNIA TAI OI KATA KYPHJ^^jJ,nbsp;AIA M. lOïAIOr nPASIAOS nANBA^nbsp;NOS.

C'eji-d-dire.

Lts ApollonUns d'auprés de C'prtne oni ré de cette fiatué l’Empertur Marc-Aurélenbsp;m;i, Gsrmanitjue, Parihitjue es* MediqUt inbsp;les fihis de Mams Jtilius Praxis 'nbsp;nien.

XLIV. É^viiac,

Erna eft un peuple d’Attique donr o'Uj!

fqait pas la Tribii. Le Scholiafte de limaclius en fait mention, amp; le joint ^nbsp;leufis, dont il ctoit peut-être voifin. Jc.nbsp;¦qu’il en eft .auffi parlé.dans. cett? Infcrip*'*?.;,nbsp;quoi qu’il y aitécrit ANNios au licunbsp;foit par la faute du Sculpteur, ou parnbsp;cence de Dialeftc.

Broche d'Athenes.

li y a CU un Poctc Mofchion dont on j.


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I nbsp;nbsp;nbsp;deVAtiique.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;3^9

? ^tuë dans les Images dcs homines iUufties ' Fulvius Urfinus.

XLV. EV;5lt;x/J«f.

EPmkidi., dc la Tribu Cccropidc. Stephanos Byzantinus amp; notre marbre dcs 13, *hbus cn font mention,

XLVI.

EPicephiJJla de la tribu Ocneide étoit appall remmcnt quclquc Village proche Cephif-

XLVII.

Gutckthta de la tribu Egeide prenoit fon nom ^ du Roy Erechthcns. C’ctoit la patrie dunbsp;'^lebrc Orateur Ifocratc

XLvin. rgi^.cc.

È ..

^SJctia appartcnoit a la Tribu Egeidcd XLIX. eV»s*

MErwwr de la Tribu Acamantide, ctoit cH'^ trc Athcncs 8c Elcufis,

A A r H E N E S, Proche d’une Fontaine.

TO EnEPOTHMA THS U APEOrnA-

n. nbsp;nbsp;nbsp;Pnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;roï

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540 nbsp;nbsp;nbsp;Lifie

roï BOïAHS KAI THS BOTAHS.....‘ ‘

TOr AHMOï Ti2N A©HNAmN TO^* AFSANTA THN TOï BASIAEHS EN 0^^'nbsp;MOöETAIS APXHN KAI APHANTA THNnbsp;nnWÏMON APXHN KAI nANHrïPIAPXff'nbsp;SANTA KAI ArllNOQETHSANTA TQNnbsp;rAAIlN nANA©ENAUiN OIKOQENnbsp;HANATH. n. EPEN. AEHinnON nTOA®'nbsp;MAIOr EPMEION TON PHTOPA KAInbsp;TPA^EA APETHS ENEKA OI HAIAES

L. E'jmiéiS'teL.

'EiRoiaJ^ de la Tribu Hippothoontidc.

LI.

Rchtia de Ia Tribu Egeide. Cetoit la .— trie de Xenophon., qui ccrivit la vic ¦nbsp;Cyrus , amp; qui fut furnommé i’Abeillc d’A^nbsp;•que.

LII, i^vxotSeui.

^jilt;

EUcontheas ne fe void en aucun livre, j je l’ai trouvc dans l’Infcription fui’'*nbsp;fur une petite colonne tumulaire.

J S A L A M 1 N E.

AIONïSIA AIONTSIOY KlIAHSIA ©EOOPASTOTnbsp;TOT AIONïSIOr

EïKONQEflS

rïNH

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34*

de VAttique. Lilll. B'vTS’v^lS'ai.

EUjiyridu de Ia tribu Leontide, felon Ste-phanu* amp; felon nótre marbrcdcs 13. Tri-•gt;Us. nbsp;nbsp;nbsp;i

LIV. E'vatvfiêf,

de k tribu Erechthcide, prcnoit fon nom du Heros Evonymus fils de Cc»nbsp;fliiffus.

A S A LA M 1 N E,

©PASÏMHAHS ©PASTA Aor

ErONrMEïS

jiu même Ika, ,

AAEOÏ .. ISINIKHnbsp;o ErQNïMEöSnbsp;H nxAios

A AT HE N ES^

Sous Ie Chateau.

o AHMOS A.... NION

STPATICTHN.....

Enilt;Igt;ANHN EnirENOr ET DNTMEAnbsp;AlHS EnOIHEEN

pi nbsp;nbsp;nbsp;yE;

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54^ nbsp;nbsp;nbsp;'

A V E N I S E,

Sur un has relief d'un enfant ^ avec choüete h fes pieds.

ZOXIMOS

AHMOSOENOrS EïnNïMEïS

LV.

^Chelidt tiroit fon nom du Heros Ecbe^ Ce lieu n’étoit pas loin du Pircc, m»'®nbsp;Xribu ne nous eft pas connuc;

LVI. Zeirlg.

0^

ion Qiioic quc ijaione avoir nbsp;nbsp;nbsp;,5

d’Apollon amp; de Diane, ou com me

^Ojkr ëtoit un Cap proche de Suniuni» ^ l’on difoit quc Latone avoit accou'^ ,

autres difent, oü elle avoit dcfait fa ceint' ^ ce qui lui avoit donnë Ic furnom de ^nbsp;de même qu’i Apollon 8c ï Diane, qu' 5^nbsp;voient des Autels, audi bien quc Minerve-

LVII.

quot;UEphifiia de Ia trifau Acamantide, nvoit 'jj Temple de Vulcain amp; un d'HcrcuI'Vpijnbsp;n’étoit pas éloignée de CephilEa qui étoit»nbsp;Nord.

LVIII.

•j'Hthes dont nous ignorons la Tribu: y avoit une Vüle dansnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;poi»’

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de VAi'tique. auffi bien que dans la Beoce. Stephanasnbsp;nomme neuf Villes qui portoient Ie noni'nbsp;Thebes , dit ixr^ igt; t? A.t1ix^, la fixiémc'nbsp;J*Qs 1’Attique ; cc qui me fait étonner que'nbsp;^curfius,. qui pofledoit fi bien eet Autheur,nbsp;ï® 1’ait point mife parmi fes peuples d’Attique.

¦'^ n’affurerai pas que les inferiptions fuivantes ont ce nom la parlent de celle d’Attique;nbsp;7*ntmoins il y a plus de vrai-femblance que'nbsp;de Thebes du pays oü eft l’Tnfcription quenbsp;autres Villes étrangcres du même nom*

A ATHENE Sy è VEglife dd Agios Georgios Syjiratnnis.

ANTIKAEIA AnoAAOAOPET ©TFATH? ©HBAIA.

A Panagia Gorgopiko.

.. M Erlt;Igt;IAHTOS....

EX©HIAlin...

©HBAIOS...,-

Voyez auffi celle que j’ai citée au peuplè ^ï^keaeia, OU vous lirez ©Eün ©hbaios,.

LIX.

^Hemacss eft rangé fous la tribu Erechtheidc V par Harpocration, 8c fous la Ptolemaidcnbsp;Phrynicus, dans Stephanus Byzantinus.

LX.

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344

Li^e

LX. QifuL-

de la tribu Antiochide, étoit uii maritime entre Phalcrc amp; Sunium.

LXI. QcgtKaf.

'J['Horkas de TAcamantide étoit litué entf* Sunium amp; Potamus, appcllé maintenai’*nbsp;Porto-Rafty.

A ATHENE S,

««jardin d'Hu^ein Bey.

. nbsp;nbsp;nbsp;- nTAXIKAHS,

ETOPONIOr rcNn AEnbsp;KAAAJKPATOrnbsp;«OPiKior

LXII. GgJtt,

'J^Hria de la tribu Oeneide, dont les chat’lP* des environs s’appelloicnt campi Tiniai** 'nbsp;étoit entre Athenes amp; Eleufis. 11 en eft ,nbsp;vent parié dans Thucydide 8c dans les ^nbsp;Hiftorieiis des guerres d'Athenes. C étoit )aP*nbsp;trie du Poëte Crates, dont Suidas rappo*^,nbsp;quelcjues ouvrages Comiques. La Porte dA'nbsp;thenes par laquelle on fortoit pour y aller snbsp;pelloit pofia thriajia, amp; fut aufii enfuitenbsp;mée Ceramka amp; Dipylen.

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34r

ie r Jtüque.

LXIII. GplilVt

quot;XHrlon étoit im autrc pcuple, qui prenoit nom-du Heros Thrias.

LXIV. Qvf/JiiTa^'uu

“^Hymoitadi de la tribu Hippothoontidc por-; toit k iiom du Heros Thymoites.

JLXV.

quot;XHygonidu é\.o\t de la tribu Ptolemaide; mais . il avoir cté detnembré del’Aiantide, aquinbsp;** appartenoit, comme l’alTure Harpocration..

LaXVI. VtCX.pt 06,

tC4gt;/4 de la tribu Egeide, étoit une petite-, montagne de l’Attique, parmi les pcuplesde l^quelle avoit été premierement facrifiée lanbsp;^bevre pour avoir ravagé les vignes, 8c ce futnbsp;chez eux que fut mventée la Comedie.nbsp;/oyez Athenes ancienne amp; moderne pag.a78.nbsp;^Marmora Oxonienfia, pag. 103.

LXVII. ï'TrTrtrapM^at,

\\lppotamadi de la Tribu Oeneide. Mcurfius Croit qu’il faut l’éciire HipfodameiaJx dunbsp;‘'’^tn d’Hippodamus Mileficn qui avoit faitnbsp;'¦'^tillruire une place de inarclic au Pirée.

LXVIII. l’rU.

fuivant Stepbanus, Suidas, Harpocration dc Helychius e'toit de la tribu Acamantide:

P 4 nbsp;nbsp;nbsp;mais


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^4^

niais felon nótremarbre des 13. Tribus ce plc eft rangé fous I’Antioeliide: amp; peut-e^*^nbsp;que dans un temps )1 a été fous une lt;ienbsp;Tribusamp; dans un autre temps fous 1’auti'^-jnbsp;car je n’oferois pas dementir quatre Antb^quot;nbsp;de reputation comme ceux que nous aV^^nbsp;nommé.

IvXIX.

i.

JOnid^ de la tribu Egeide, d’oii étoit tre cette femme dont il eft parlé dans 1 ‘nbsp;fcription fuivante:

^ E L E U S J S.

AïXrKPATHS ANAEONOS ANAEIOSiNOS KAAISESinbsp;1S2NA MATHP ANEeHKE

MATHP pour MHTHP eft fuivant Ie te Attique.

EXX.

Stephanus en fait mention au

A’yyfA^, amp; c'eft peut-être Ie même

qu’Athence p. zvi. appelle «x7i) fujlt;-lietus: car ce lieu maritime étoit habitél f jj qu’il parle de 1'Orateur Cmcilius qiii ynbsp;né. Harpocration dit aufli que ytéïi étoit gjnbsp;quartie.r maritime de I’Attique qui portoit*nbsp;anciennement ce nom.

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347

de VAttique.

LXXI. Kiifici^Ki-

¦EidadA de Ia tribu Hippothoontide. • LXXII. K«J«ft£IOS ê È|IT«S,.

Ceramiiiue de dedans ctoit un quartier dc la Ville; oü il y avoit plufieurs beaux Por-liques, amp; c’ctoit une des principales prome-“lades d’Athenes, amp; Ic rendez-vous des Cour-*i!anes. Voyez Meurfius denbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, 8e

^thenes ancienne amp; moderne de M.. de la ^uilletiere.

LXXIII. nbsp;nbsp;nbsp;o

Ceramique de dehors étoit un Fauxbourg d’Athenes, oü 1’on faifoit des tuiles, cenbsp;quot;Idi lui donnoit fon nom, 8c Ic lieu s’appellenbsp;^hcorenbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, comme nous avons dit a lai

{ï^ge .iii. C’étoit dans ce Fauxbourg qu’étoic 'Academie oü Platon enfeignoit la Philoib-^hie, furquoi vouspouvez confulter Paufariiasnbsp;“fMeurfius, qu’il n'eft pas neceffaire de co^-fier.. II étoit dc la tribu Acamantidc.

LiXXIV.

Ijïl Bourg de Ce/rhale dc lai tribu Acamantidc avoit un Temple de Caftor 8c Pollux...

Xi/i.

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US

Bafe de ftatu'é d Eleufim^' ahmhtpi kai kophi;

H lEPA TEPOYSIA M. AY-PHAION AIOO'J’OPON nPO-SAEKTON niSTOKPA-TOYS KElt;igt;AAHOEN OPES-BEYSANTA HPOIKA TIMH-©ENTA AE YnO 0EOY KQMMOAOY TH P O AI A-1S2N nOAEITEIA APHAN-TA TOY KHPYKnN TE-NGYS AP2ANTA THS lE-pAS TEPOYSIAS EYSEBE-lAS ENEKA

ATTIKOS EYAOEOY S4)HT-TIOS EnOIHSE

C’cft-a-dire j

jf Ceres amp; d Proferpine. Le [acre Seuat

recette ftatuë Marcus Aurelius Litopheriis

dsHus fils de Pifiocrates, du Bourg de

qui a fail autrefois la fonólion d’Amha(j‘^^y

ajant éié honoré par U divin Empireur

4* de la bourgeoifse Bj/adtK ^ o'qtei a fonde ^^6

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de V Attique. nbsp;nbsp;nbsp;34^

'^luflre la charge des Herauts, amp; Ie facré tonfeil ^es vieillards, (jni donne ici des témoignages de fanbsp;''^connoijfance envers [on bienfaiteur. Et defious,nbsp;•^tticus Sphettien fils d'Eudoxus a fait eet tie-quot;^^age,.

LXXV. K?«V.

ï^7i^lt;e dont Mciirfius ignoroit la Tribu eft mis fous 1'Erechtcide, dans nótre beau marbrenbsp;.^fs 13. Tribus: car ces quatre lettres qui s'ynbsp;*‘fent EKKH fc doivent fansdifficultc cxpUquernbsp;®Kk,HA12N, comtne dans Demollhenc Orat,

Euergtim. Ilvho^epiu lx. kAu7.

LXXVI. Kr.rU.

«

de la tribu Lcontide étoit la patrie d’Eubulus Auteur Comique, dont Suidasnbsp;mention.

LXXVII.

^Ephifia de la tribu Erechtbcide retient encore fon nom, Sc n’eft qu’a cinq ou fix J'illes d’Athenes. Cette petite Ville dans fanbsp;''^cadence étoit dcvcnuië une firr.ple maifon denbsp;Maifance d'Herodes Atticus, comrae on peutnbsp;''o-ir dans Aulus Gellius. Le Poëte Menandrenbsp;¦f étoit né, comme on apprend par une In-'^tiption citée dans Gruter, pag dccccxviu.;

^^ANAPOS AIODEieOïS B-HIUSIEYS,, Scc,

A.A.THEd-

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hide

A A T H E N E S,

ji rEgl'tfe Panagia Gcrgopikj,

0Ï'

HPAICAEnN HPAKAEJiNOS KHlt;Igt;EISirS AOPi2©EA ISIFENOrS MïFPINOïiSIOÏnbsp;FATHP

Heracleon Herachmis fijius Cephifnnfis tha^ Ijigenis Myrrinujii fiita.

C'efi-h-dire:

Heracleon fils d’Heracleon de Cephifli^ * Dorothée fille d’liigenes de Myrrhinus.

LXXVIII. K/xt)nlt;«.

ci-delTus a la page 171. ’ LXXIX.

Q^hynna oh fè faifoit une Fete folemnell^ * I'honneur d'Apollon, etoit de la trihunbsp;camantide. Voyez I'lnfcription de Lyficrai^-’'

étogt;'

^Othccidai amp;oxit la tribu ell: incertaine, la patrie du fameux Orateur aEfchinSS*

Q^Oilé étoit proche d’Athenes. Meurfiu* j* point fceu fa tribu. Notre tnarbre desnbsp;tribus nous apprend quelle étoit denbsp;thoontide, dans cette lignc Aioxrsio^nbsp;KÏSI.OÏ. EK. Koiq^ui elt rangée lous cctic

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. nbsp;nbsp;nbsp;de VJtti^ue.

; car ces deux mots ek KOI font l’abregé ®Ek koiahs , comme dans- iEfchincs »»nbsp;yffibhent. il s’y lit entier.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ó ék KoI^k, ¦

lepukhre de l’hiftorien Thucydide y ctoif ^''ec cette Infcription fur une Colonne, ©or«nbsp;'^fAiAHS OAoï’or AAiMOïsios, dit Mar*nbsp;'•cllinus dans la vie de ce grand homnve. ^

LXXXI. KoAAvtc?,

QoUytus étoit un quartier de Ia Ville même' d’Athcnes, de la tribuEgeide: On difoitnbsp;^üe les enfans y commenifoient a parler ua'nbsp;'tiois plutót que dans Ie reftc de la Ville.nbsp;C’eft la qii’étoient nei, Ie divin Platon 8c lanbsp;^»meux Mifantlirope Timon. Ce quartier 8cnbsp;^elui de Meliios étoicnt voifins 1’un de 1’autreinbsp;Meurfius critique Ie Poëte Alciphron, amp; Dio-6ene Laêrcc, de cc qu'ils écrivent ce mot a-Vec deux A, 8c non pas avec un fe'ul, com-öic Hcfyebius, ./ïfchines 8c StraboHi Maisnbsp;lous nos marbres s’accordent avec cette pre*nbsp;biicre manicre decrire, 8c peut-êtrc n’étdit-nn pas autrefois Efpeculatif pour 1’oïtographenbsp;des noms de ces pctitcs Villes.

^ A T H E N E S.

o KOSMHTHS TflN Elt;1gt;HEQN MAPKOS lOr-AtOS ffiHNilN AlAPA©QNIOS KAI O ANTI *^02MHTHS OdHAA-IOS AFISTON KOAAÏ*nbsp;ÏErS amp;C.

Voyez PArt. CIV. 8c PArt. IV. oii (c U» 4IKINNI0S nOAïAlNOS KOAAÏTEXS,

A A T HE*

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A A T H E N E S,,

precamp;e Vlïtjfm.

rAIOS ICAPPEINAS

AIOÏMHAHS

KOAArXErS

KAPPEINA

TIA OlAHTH

785.

^Olónffs Bippios ,¦ Equejfris Cellis, Ia collit'^ Equeftre étoit une eminence hors denbsp;Ville, dont elle étoit éloignée de 1500. p»®’’nbsp;oü il y avoit des Temples de Venus, deN^H'nbsp;tune , de Promethée amp;: des Fnriers, amp; c’étoi''nbsp;la qu’oti trouvoit les cochets 8c voituriersdo*’^nbsp;on avoit befbin. Oedipe y demcuranbsp;refugié amp; tourmenté des Furies.

LXXXIII. Koigt;i«»«5 A'yelx.7o;.

(^Olonos Agoraios, Ia collinc du Marché ctei^ un qtiattier de Ia Ville oii ceux qui vop'nbsp;loient trouver maitre fe rendoient, prochenbsp;marclié amp; des Temples de Vuleain- amp; d’Eüf)!'’nbsp;iaces, Cclï cTun dc ces deux Colon osnbsp;toient. Mcn-ecrates amp; fon fils Conoti dont ü' .nbsp;pai-ré dans ces deux colonnes, dont jenbsp;ainfi la premiere.

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deTJitique. nbsp;nbsp;nbsp;355

A S A L A M I N E,

au Village- d' Amhelachi,

fisïtKPATHS

eEOFENOr

xaAayNH©EN

Lh -méme,

KONHN

MENEKPATOT

KOAaNH©EN

LXXXIV.

QOnthyli de la tribu Ptokmajde, ou feloH d’autres de la Pandionide.

LXXXV.

Q^Orydallus de 1’Hippothoontide, étoiticpeu-ple d’unc moBtagnc de ce nom, oü les perdrix avoient un chant different des autresnbsp;perdrix. Elle étoit vis-avis de Salaminc, cntrcnbsp;Eleufinc amp; Ie Piréc.

LXXXVI.

^Rioa de la tribu Antiochide.

LXXXVIl.

^Rtfia de la Tribu Leontalc.

lASXVIffi

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fprdathemum de la Tribu Pandionidc f d’ö'J étoit nalif l’Oratcur Andocides dontnbsp;tarque a decrit la vie.

A ATHENE S„

Sur une petite colonne,.

LXXXIX.

{ppcAantUi dé la Tribu Egeidé, felon Harpo’ cration amp; Stephanus, amp; de la Ptoleinai“*nbsp;felon Hefichius 8c Phrynicus.

XC, Küöïjgay.

(p^Tthérum dé la Tribu Pandionide, comw* les Autheurs 8c nótre marbre des 13. TTnbsp;hbs Ie mettent, étoit la patrie du Poëte P^'^nbsp;loxenus, dont parle Diodorus Siculus 1. I4-

A V E N I S E ,,

Au Palais Grimani, EniKTHSiz oNA2or Kr©HPior ©rrATUP'

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3fr

^Ynofariei proche de l’Areopage, étoit une . colline oü il y avoit un Gymnafe amp;- annbsp;^emple d'Hercule, dans lequel les Atheniensnbsp;*''oient mis im Decret gravé fur Ie marbrcnbsp;Joncernant Alcibiade. C’étoit Ik qu’on expo-les batards. Voycz Meurfius,, amp; Athene»nbsp;^ticiennes amp; moderne, pag. 319.

XCIl. lKtV^Tia.^utê

de la Tribu Acamantide. Meurfius a tout-k-fait oublié ce peuple dans fon li-Ve de populis Attiu; quoi qu’il foit lort dif-'juftement dans Hefyehius. Kt/prieti'tti

XCIII.

XjAciads. de la Tribu Oeneidé, d’oü étoient . ces deux grands Capitaines Miltiades amp; fonnbsp;Cimon, II y avoit la un Temple du He-Lacius, qui avoit donnéle nom a cepeur

Me.

XCIV. nbsp;nbsp;nbsp;KteSuTipB-ii,

X^Ampra fuperieure de la Tribu Erechteide s’appelle encore PaUt Lambrica.

XCV. Aai^nr^a iis-inp6n^

X^Ampra inferieure voifine de la precedènte amp; de même Tribu , étoit proche de la racrnbsp;Sunium amp; Phalere. On y voyoit danssnbsp;¦‘'He OU dans l'autre Ie tombcau.de Cranaus

Roy

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rAMHAinNA EniKTHTOS SOSIMOr AAM^'

TPErs See.

./f A r H E N E S..

J^Airiffa.% dont Meufius ne fait point mention* Stephanas cn met pourtant unc dansnbsp;tique, au titre xapurtra, parlant des different^*nbsp;Villes qui portent cc nom. K») t» t? At?'quot;!*

tfi Aafurrei^

XCVIII. AsKHtt,

\^Eccum qui appartenoit a la Tribu Antioi^^' de, n eft point marqué dans Metirn'*’nbsp;quoi qu'Helychius I’ait exprimé auffi diilgt;'’ 'nbsp;tement que les autres peuples. Ai«.amp;i,t^r,i*oi

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derAttiqut. nbsp;nbsp;nbsp;35T

C, AtUKOTV^Oi»

^Eucopyr* de la Tribu Antiochidc.

Cl. AtjyaM,

hEn^um étoit un quartier de la Ville oö fe , celebroient les jeux, avant qu’on eut con-^'uit Ie theatre de Bacchus, qui apparernmcntnbsp;avoir pris Ic nom, a caufe du Temple denbsp;Dieu, qu’on appelloit auffi Lenaeus, quinbsp;dans ce quartier.

A ATHENE S,

Ie Conful Giraud, prefentement e» AngUterre^ chez M- Wbekr.

^SEFIOï KAAYAIOÏ KAIS.

‘'i'Aen TTXH Eni MHTPOAnpor apxon4

f os KOSMHtou

^iONrSOAnPOY lt;Ïgt;AïEQS HrEMONOS lt;Sgt;1* Aostpatoï

^'¦'lANAIOr nAIAOTPIBOYNTOS EYOPOSÏ* .l^OY lt;1)AAHPE£2S OnA...

ANTirONOY HAAAHNEOS AAEEAK-^I’OS AZHNIEYS lt;Igt;IAO...

2ïNElt;Jgt;HBOYa

HPAKAIQN HFAKA....nbsp;AIAPA©...

^’•^AlIiNA ^«TlnATPOÏ

©EO-


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/MONYXOAflPON SKAMANAPON

OE... .

dont la Tribu eft incertaine étoit quartier prochede laVille ou il y avoit ^nbsp;Temple de Bacchus, dans lequel on celebr®nbsp;a fon honneur une Fete Ic ii. du moisnbsp;theftirion, amp; on y taifoit coinbattre desnbsp;nes gens ^ la lutte. C’étoit dans cc Tcto?lnbsp;oh dans ks premiers fiecks d’Alhenes JJtnbsp;foitun decretdes Atheniens, quiobligeoit


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de VAtti^ue.

¦^Utheiirs ne difent pas qu’elle fut habitée, fi n’eft par les Joups, ce qui lui donnoit fonnbsp;'gt;om.

CrV,

l^^rathon étoit celebre par k defaite des Perfes, amp; nous en avons parlé a la pag,nbsp;*8;. Stephanus mer ce Bour§ fous la tribunbsp;^eontide, mais nótre marbre des 13. Tribus,nbsp;'lui j’ajoute plus de foi , Ie pla^e fousl’AiaH-’ide. Voyez l’Infcription au titre IV,

A A T H E N E S,

Aft* Momftere de S. Andri.

AÏPHAIOS

EYEAniSTÖS

MAFAQaNIOS

HPESBYTEPOS

A A T H E N E S,

une -veuve Gre^ue

Doujman^

^ kosmhths tgn eohbqn MAPK02 lor-

aHNON MAPATONIOS KAI O ANTI I^OSMHTHS Oagt;IAAIOS APISTON ICOAAY-TOïS te STNAPXONTAS KAI TOYSnbsp;^^HBErSANTAS Eni APXONTOS OIAOTEI-

toy apkesiahmoy eaeoysioy ane-

f’’A-PAN nAIAOTPIBOYNTOS AIA Blor E-‘'^KTHTOY toy OIAEPGTOS S4gt;HTTI0Y E-

TOSI

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^6o nbsp;nbsp;nbsp;Lifte

TOSI TPAMMATEïONTOS AIA Bior STT-*' TONOS TOX KieAIPfiNOS AXAPNECSnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,

SnOPONISTAI

APISTOBOYAOS SXMMAXOY MAP. HAI. EnirONOS XOAAP.nbsp;apietobotaos AnoKAnNior nEinbsp;SYMlt;tgt;ETON EH OlOXnbsp;ArAÖHMEFOS HAOTOT DAAAH.

eaexseinios MHNOAaror aeip.-xno EQlt;Ilt;PONISTAI

SEPAninN iso^iAor rAprHxi

rXMNASlAPXAI

»iï'

SOHAPOMinNA lOïAIOS EX-4)PANnp MAPAeaNlOE STPATHrOS HYANO-PIONA AHMHTPIOS MAPKOYnbsp;SAIE.

MAIMAKTHPIONA ErMMAXOS APISTOBOYAOS MAPA0ONIOSnbsp;noSEIAEÖNA APTEMON MHNOAOPOXnbsp;. TIOS

Le refte des Gymnaftarques manq^^

ce marbre qui ed rompu^ maisd'^^ té il y a encore ces deux colonnesnbsp;criture

nxOAEMAIAOS


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5ÖI

de V-^ttiqiie.

^lOAilPOS SYMMAXOY JHmhtfios stmmaxoï

^IKomAXOS AOPOAE12IOT KAAAITrXOÏnbsp;^’PfiNAIOS KAAAITYXOYnbsp;‘^KAHniAAHS K.AAAITYXOT

AKAMANTIAOS

^^TrxlANOS SQTOr 'lAi, EniroNosnbsp;^Al. aziatikosnbsp;'“‘IAISTOS EnAFAeOÏnbsp;‘Aapoz EnAFAeoxnbsp;'^pistoboïaos

aapianiaos

^Pmeiaz EiziAnPOX ^IrYFOS AN©OÏnbsp;AN©or

EnEHrpAKOI

’Qï. TP0lt;Igt;1M0S ^Uhtosnbsp;JpZiMOSnbsp;^AeiMOS

SO-

JPySOS EISIAOTOr Trolt;^iMornbsp;^^AenMEPOSnbsp;^J'TEMIAüPOS Z£2SIM0Ynbsp;^^ONxSIOX AOTOAElSIOr

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l6t nbsp;nbsp;nbsp;Lifk

SnXiMOS o KAI BASIAEOAn

KA. MAVSiN

STEOANOS

EYKAPnOZ

«gt;A. nPEIMOS A0HNAIOS EISIAOTOynbsp;MTPISMOS ASKAHniAAOÏnbsp;AeHNIilNnbsp;SflTAS

AFAGonors ropFioï

i. HNOAi2POX EY0FOSINO3f

Cctte belle Infcription a été aciictce par •camarade de voyage , amp; envoyée ennbsp;terre, on elle tiendra un jour rang partninbsp;marbres antiques d’Oxford. Je ne l’ay pasP.,nbsp;écrire dans cc petit volume de la manicreq“^^jnbsp;]c eft, a fgavoir les quatre petites colu'^'l,nbsp;XOtPPONISTAI , rrMNASlAFXAI ,

AIAIAOS amp; EnENFPA-toi a cötél’unedelr

trc. Hefychius explique c’cft-a-dirc Cenfeur ou Correfteur de lanbsp;neffe du Gymnafe , ce font les mêmes

«TüS»

Theophylaifte Simocatta nomrae t»;

, a la 64. de fes Lettres héro’rt^j,j Et celui qui pofledoit cctte charge avoitnbsp;pcrfonne fous lui , amp; corame fon Subft*'^nbsp;qu’on appelloit Hyptfiphrentfla.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,

Cc marbre m’apprend auffi que ces charges du Gymnafe , de Paedotribanbsp;Gymnafiarque n’étoicnt point Ia mêmenbsp;fe , comme Ie Commentateur desnbsp;¦Oxonienfia nous Ie veut perfuader.nbsp;iriba étoit celui qui avoit foin des cxercic ,nbsp;Ia jeuiieife, auffi Hefychius expliquenbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,

Sell , eiMlTelai , yufMclTeil PtdoiribA gt; Qyp-

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de T-^ttrque. nbsp;nbsp;nbsp;jö'j

Gymnaflic qui ne veut pas dirc GymnAfiarchs. : 8c Ie mêmc Autheur cxplique yvuKx^iTui ,nbsp;“^kutxi • ’yvu.vaa-lti , »irKtilt;ri( Theophylaiftcnbsp;^Ue nous avons dté, dans fa lxiv. Lettrcnbsp;tious apprend la même chofe , yvfimfctt u's»nbsp;«5r«f«iri}Toi5 vxia-l. Ce Psedotri-8a l’ecoit pour route fa vie AlA Bior fe fai-foit une fonélion femblable a celle des Maitresnbsp;d’exerciccs dans nos Academies de Gentils-8orames, comme feroit Ie maitre de danfe ,nbsp;Ou Ie maitre darmes. Pour Ie Gymnafiarquenbsp;^u’Hefychius appellefoZluroï, il fc chan-gcoitde möis enmois, comme cetteinferiptionnbsp;8c la precedente au titre Azinia Ie prouvent, ^nbsp;o’étoit Ie Reékur du Gymnafe amp; la premierenbsp;Charge, a caufe de quoi ils ne la donnoient pasnbsp;Pour la vie, de peur que celui qui 1’eut poffe-dée, ne prit trop d'authoiité ; ce quine fe feroitnbsp;pas accommodé avec raverfion ajue les Athc-tiiens avoient pour les Ombres memc d’un étatnbsp;Monarchique. Mais a propos des Marmoranbsp;Oxonienfia , j’obferve encore que Ie Com-bientateur n’a pas bien expliqué Ie marbre quinbsp;lui a donné fujet de pariet de ces chargesnbsp;du Gymnafe , car pour remplir cc défaut

dn nbsp;nbsp;nbsp;... .mhtetontob „

U marbre _ j^^osmhtetontos ^ '

ll met au premier KOSMHTErONTOS amp; au •econd KAI KOSMHTETONTOS, d'oü il con-olud qu’il y avoit deux Cofmet^ ; mais cettenbsp;’'^aniere d’exprimer auroit eté extraordinaire,nbsp;de dire deux fois kosmhteyontos au lieunbsp;de KOEMETETONTON pour tous les deux. IInbsp;''e r^ait auffi ce que c’eft que KA2I, qui eftnbsp;nom propre, comme vous avez pü voir anbsp;1'lnfcription d'Azinia FAior kasioï , amp;c.nbsp;Pour ce qui eft de fupplter. cette fecondcnbsp;^07», II.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Qnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;lignc,

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5^54

ligne, je ne doute point qu'il ne fiillc AN' TlKOgMHTEïONTOS, comme il y adansnö'nbsp;tre marbre preoedent Cofinetes amp; Anticofm^'nbsp;tes , ou.comrne daas 1’Infcription de l’Artilt;^-IV. Cofraetes amp; Hypocolaietes. Mais part®nbsp;que Imfcription qu’il cicc eft venuë d’Ath®'nbsp;nes, je la mettrai tout au long, amp; de lanbsp;niere qu’il la faut corriger.

A O X F O R .

II y a au milieu un, Hercule couché d'un arbre, en bas relief.

KOSMHTETONTOS STA SEFAnitlNOS XO‘^' AEIAOT

ANTIKOSMHTETONTOS KASI. AHOAA^'' Nior STEIPIEOS

Snlt;I)PONISTHS A0HKAIOS SHENAONTO'' EAETSEfNlOSnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;g

TOIS Elt;DHBOIS TON HPAKAEA AJIO EN EAEYSEINI NEIKHS.nbsp;nAIAOTPIBOrNTOS ABASKANTOr __nbsp;TOT EYMOAIlOr KH®EISIE£2S ETOS B-I’

C’eft-a-dire que ce bas relief avoit été Hercule en memoire de quelque viöloirenbsp;jeunejfe a Elenfh, dans Ie temps que Stafi*^ unbsp;rapïon dn Hourg de ChoUida. avoit la Char$‘nbsp;Cofmetes , CP Caftus Apollonius de Stift r'nbsp;d' Anticofmetes, Athenaus fils de Spendpnnbsp;Kien étant Cenfeur, amp; Abafcantus filsnbsp;pus de Cephifia maitre desexercices dep nis ’i.}-'*

cV'

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de rAttique.

CV. MiXotneii OU McMtttci.

EUna appartenoit i la Tribu Antiochidc. CVI. M-iXirr,,

ctoit un quartier d’Athcncs de la Tri-bu Cecropidc , comrae Harpocration amp;c lótre inatbre des Tribus Ie mettent. Ce quinbsp;^oit I'emporter fur l’opinion de Stephanusquinbsp;range lous l’Egeide. II yavoit laun Templenbsp;dedié a Euryfaces, un a Melanippe fils de Thefcc,nbsp;^una Diane furnommée Ariftobulos, oü Tonnbsp;^nterroit ceux qui étoient morts de la main dunbsp;öourreau. Ce Temple aroit été bati par The-*'^iftocles, qui avoir la fon Palais. Phofion ynbsp;*Voit auffi Ie lien de même que les Adleursnbsp;'les Tragedies. Voyez ce qu’en a dit aflez am-?lement Meurfms dt po^alis Attic*: a quoi j’a-Joüte la reraarquc de M. Galland Antiquaircnbsp;'}'i Roi, qu'HercuIe y avoit un Temple oü ilnbsp;^toic furnommé Alexicacus, comme Ic rap-t'orte Hefycbius au motnbsp;Voyez rinfcription au titre iv. amp; celle quinbsp;dans Griiter pag. ccccv. oü il y a plulieursnbsp;'iutes , entr’autres AN©ESTHFI0S , dont lanbsp;'faduxftion fait un homme, au lieu d’AN0EE-^Hpiois, qui eft une Fête, amp; un pcu aprésnbsp;quot;Inaios pour olNAios d’Oenoé.

A ATHE-

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Lifle

A ATHENE S.

Chez le Conful Giraud^ ö* mainteti^^^ en Angleterre chez M. dVhekr^

Eni APXONTOS KAHPAKAEI AOI MEAITEnS KOEMHTEtnbsp;ONTOS ATTIKOr TOY...

TOS rAPEHTTlOE

KAI SrSTATAI AYTOIS ANErPA-^AN T. AIAIOE AETKOE HAAAH. . .

«tlAOITIOS TAMOr MEAIT.

ONHSIMOS MENEKPATOrS SUEIEOS ISIFENOrS nH...

TEAES4gt;OPOS MENEKP. ..

evil. 2Asl?[i}lty.

J^lletum. Trois ou quatre inferiptions ques des Milefiens que j’ay trouvées anbsp;thenes amp; aux environs, m’ont fait foup^onn^nbsp;qu’il y avoit peut-ctre un Bonvg dc cenbsp;dans I’Attique, outre le quartier denbsp;dont les habitans étoient nommez meAIT®*^/nbsp;amp; ceux-li MEIAHSIOI ou MfAHElOI: ^nbsp;fedlivement j’ay trouvé que Pline en faitnbsp;tion, en parlant de I’Attique. Rhamnusnbsp;Itcus SfciTathon, 'Campus Thriajius, eppidutf^nbsp;iitum, V Oroftts in cunfinio Boeatig. LcS,!’%nbsp;velles Editions ont Melita, mais quoi qu ’nbsp;foit, ce feroit toujours un lieu differeo,,^,nbsp;Mélite, qui étoit une partie de la Villcnbsp;thenes, au lieu que ce Melita ou Mil®nbsp;felon les vieilles Editions, eft qualifié dunbsp;d’Oppidum; amp; pour plus grande preave*nbsp;yc21'lufcription au titre XXXIV. ou entr ^

-ocr page 401-

de ^Attique.

dourainc de peupics d’Attique qui y font tiomraez , elle diftingue fort bicn ces deujsnbsp;peupks dans ces deux lignes.

AEüNMHX AEONIAOT MEAITErS

amp;

EETIAIOS AIONYSlOr MIAHXIOS

Car ce Milefios ne pent pas être de Mileteii Afie mineure, puis qu’il n’eft queftion dansnbsp;cette Infcription, que des peuples d’Attiquc.,nbsp;Voycz aufli l'Infcr. Art. CIV.

A PALiEOCHORI, Proche d'Athenes.

XAIPF

A©HNAEIS ©EOKPITOr EAAnTEOBt ?AYXTOS AEONTOS MEIAHSIOS

A A T H E N E S gt;

Chez Ie fteur BemUu

ENNEIPIKO.. nos .. SIS MEIAHSIOïS

A S E P O L L I Ay

ErriMiA NiKior MIAHSIA

A ATHE-r

-ocr page 402-

368 nbsp;nbsp;nbsp;Lijie

A ATHENE S,

¦A la Cour de Giorgaki Livadili.

EnirONA MOSXIONOS MEIAH2IA

MdXT-ti.

quot;^olfus eft citédans Hefychius. móaws, « Sofmg. croit qu'il feut,nbsp;A’id^eq, amp; que c’eft un peuple d'Attiqu*’nbsp;mais il n’y a ppint cu de Tribu iEulide: AP'nbsp;paremment Hefychius veut dire que Ic motnbsp;Aielfot hgnifie un peuple, chei les iEolienS-

CVIII.

'^^n'gchia étoit un des ports d’Athenes, un Bourg, coinme nous avons dit a **

pag. 133.

CIX. MvlpitoS;,

'^Tri‘(gt;muf de h Tribu PanJionide proc^’^ de Marathon, prenoit fon notn desnbsp;tes qui y naiflbient. Diane y avoit unnbsp;ple oü clle étoit furnomraée Colanide de 6^nbsp;senus ancien Roi du pays avant Cecrops.

a Panagia Gorgopko.

HPAKAEtiN HPAKAEONOS KHlt;I)EISrErS AOPiieEA EiFENors MrppiNorsiornbsp;TATHP

Voyci auffi les inferiptjons aux titres

-ocr page 403-

de I'Atiique.

cxLiii. oü Ic nom de ce Boiirg cll avecuH

real.

CX. Sv:reTJ?.

'^Xpni de la Tribu Cecropide, étoit appellee dans les premiers fiecles d’Athenes, lyom,nbsp;Paree que Teucer Ie Troyen s'y étoit retire.

CXI. o\.

Q.ï étoit au commencement de la tribu Pan-dionidc, comme plufieurs Autheurs lecri-'’ent, amp; même l’Infcription dtée au ritre I. Mais lors qu’on ajoüta la Tribu Adrianideauxnbsp;Anciennes , elle fut rangée fous elle, commenbsp;On Ic peut remarquer a l’Infcription de Tart.nbsp;^iii.

EYltAlAEIOS OAeEN Ölt;C.

CXII. oV

o* de la Tribu Oeneide, d’oü étoit Lyfi-clcs, dont cette Infcription qui elt a Tart. fait mention.

¦^ÏSlKAHS BlOTIOr OH0EN 6CC.

CXIII. Oi«v i'exeXux^v.

Deceleicum, c’eft-a-dire proche deDc-celca, reconnoiflbit la TnbuHippothoon-

Wde.

yl demi-

-ocr page 404-

Lilli

570

A demi~Vteüe d^Athenes^ chemin ca^ Colonne.

Aiomtios,

HFOAOr

EH oior

CXIV. Oio» xigitfieixcv,

(^Enm Ceremicum étoit un quartier d’AthcnS* proche du Ceramique, de la Tribu Leo^'nbsp;tide, comme Harpocration amp; notrc marbr®nbsp;des Tribus le marquent; car EHOL qui s’y-eft l’abregé de EE oior, Ce quartier portof*’nbsp;ail refte ce nom d’Oeon,, comme qui dir^''’nbsp;un defert, paree qu’on n'y voyoit pas I’afBb'nbsp;cnce du peuple qui étoit au Ceramique, b'*’’nbsp;qu'ils fc touchaflent. De la Guillet. pag.

CXVi O!iiogt;i ïïs

Qi'Jloe'de la Tribu Ajantidc yers Ics limif^® de 1’Attique amp; de la Beoce, prochenbsp;Eleutkeriens.

CXVI. 0(»0)J

QyEnoe de la Tribu Hippotboontide pro de Marathon, étoit unc des quatrenbsp;mieres amp; plus anciennes Villes de I’Attiq^^®'nbsp;Meurf. de pof. At.

CXVII. Tlttioata xa^uTTi^S-ev.

'pjEania Cathyperten ou fuperieure de la bu Pandionide, étoit la patric denbsp;thene, ou la fuivante.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;GXVi* '

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37*

d’e r Clique. CXVIII. n«(*»vi«.«^év£f?{»»

inferieure appartcnoit a la même Tri-hu quc la precedente, amp; c’étoit de Tune Oil de I’autre qu’étoit natif Tiberius Claudiusnbsp;Theogenes, qui commandoit 14 milice, dontnbsp;il eft parié 4 I’lnfcription de 1’Article CLII. dcnbsp;même qu’un certain Phedre fils dc Zoilus, quinbsp;a-voit fait un Quadran Solaire, qyi fc void;nbsp;maintenant,

A A T H E N E S,

k- PEgUfe. Pamgia Gorgopico, fur un; ^adran de marbre,

4gt;AIAPOS SaiAOT HAIANIETS. EnOJE

CXIX. naiatiS^eth

p^mdi de la Tribu Leontrde, d’oii étoit natif UB certain Cinefias dans Ariftophanc.

GXX. necMvnl.

pAllenegt;de k' Tribu Antiochidc , étoit un Bourg prochc duquel fc donna une barail-'e entre Pififtrate amp; les Atheniens. Ses habi-kns ne fe marioient point-avec ceux d’Agrnbsp;tious, 8c vous cn pouvez voir la raifon dansnbsp;U vie de Thcfée écrite par Plutarquc. Vóycïnbsp;a I’lnfcription de I’Article IV. nAlüN AlOMH-Aors. oAAAHrfvs amp; a rArt. cv. Sc ciLuii

Ai A-THEi

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57^ nbsp;nbsp;nbsp;J-’ftf-

A ATHENE S,

Sur k mont Amhefmus^ a l'Egftfi d'Agios Georgios.

......ITOI

HS KAl' AHMOY 02 nAAAHNEï2nbsp;0lt;I)ANTHSnbsp;O KHPTEnbsp;102 AAA0YX02

CXKl. Xict-lAQoiT^Ctt,

Amhotadi. de Ia Tribu Erechtjieidc.

cxxir. xicivi)tKTg^,

p Ana^li^s dont Meurlius n’a point parié, une Ville entre la Beoce amp; I’Attique.

Ion Harpocration; 8c ce qui nie la fait don ner plutót a l’Attique, eft ce que ditnbsp;cllius. n«»stKT05 i öpiyMsi TÓ?r«; itnbsp;rixSi: outre ce que dit Stephanus Byzantion^ ’nbsp;riavanT»»nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;a’t7i»Ï5. C’eJi-a-dirC', PiP*

turn cft une I'onereffe de VAuique.

CXXIII.

LE mont Parnetht étoit une des plus conlgt;^^ rabies montagfies de 1’Altique, öc^tioifl .nbsp;le.s Autheurs n’eaprimcnt pas ü elle avoitnbsp;habitans qui fiffent une Cominunauténbsp;trat dans k Catalogue des 174. peuples

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^eVAttlque'. nbsp;nbsp;nbsp;57?

que, reanmoins il eft afifz vrai-femWable, a caule de fa grandeur qu’clle n’en manquoitnbsp;pas, outre que nous lifons plufieurs Autels quinbsp;étoient dreflez; f^avoir a Jupiter Parnethien ,nbsp;a Jupiter Apemien amp; a Seinaleiis. Voyez cenbsp;cue j’en ay dit a la pag. 70.

CXXIV.

'pirxus, Ie Pirée étoit une petite VilleJointe au Port de ce nom , amp; reconnoifloit lanbsp;Tribu Hippothoontide. Voyez ce que j'en aynbsp;dit a Ia p. r34. de ma Relation , amp; li vousnbsp;en fouliairez davantage , comfultez Paufaniasnbsp;amp; Meurlius, qui en ont decrit les antiquitez.

FRAGMENT a ATHENES,

è la mai/ofi de Nicolo Trini.

H BOÏAH H ES APEIO...

TJ2N ESAKOSinN.. .

KAA-rAION KAISAFA...

AïTOKPATOPA YIT. ..

TO AETTEPON APXIE...

KHS ESOYSIAS...

AlOKAEOrS......

Eni- TON nElPAIEA AIS .. AIPHOï KAI 0EOIS MEP.,

Eni TOYS OnAITAS .,. SAiEns EnaNYM....

Elk Je petrt fuppléer prefque toute de cette maniere, par les Ihfcfiptionsnbsp;femWaWs.

H boyah h ee APEiOYnArox kai h

BOYAH nbsp;nbsp;nbsp;Q Ónbsp;nbsp;nbsp;nbsp;TCN,

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574

TON ESAKOSIÜN KAI O AHMOS TIB*' PION

ICAAïAION KAISAPA XEBAZTON ATTOKPATOPA THATONnbsp;TO AEÏTEPON, APXIEPEA MEFIXTON A**'nbsp;MAP XI-

KHX EEOrXlAX EniMEAHQENTOX AIOKAEOrX ZTPATHrHXANTOXnbsp;Eni TON nEIPAlEA 6CC.

C’cft-a-dire y

Lt Semt de Pyireopage , le Senfit fix cent^ 0* le peuple a honoré FErnpiquot;nbsp;reur 'Tiberius Claudius Cefar Cotlfr^nbsp;four la deuziéme fois, maitre de la puif'nbsp;fame des Tribans ^ 6? grand Pontifi^nbsp;par les foins de Diodes Gouverneurnbsp;Pire'cy amp;c.

A A T H E N E S,

Chez k fieur Benaldr.

Oi Elt;PHBOI TON EATTON KOXMHTHN lEPEA ETKAE-lAX KAI ErNOMIAX APXE-AAON AnOAAflNIor HEI-PAIEA ErXAPIXTlAX ENE-KA ANE©.

c'tl

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v$

ie VJtït({ue. C'efi-ct-dire.

La jeunefle a confacré cc monument dé f» teconnoiflancc a Archclaiis Prêtre des Dieux,nbsp;fils d’Apollonius du Pircc, leur Prcceptcur, knbsp;caufe de fajuftice. Voyczauffile titre CXLIII.nbsp;oil vous trouverez Ie mot de PeitMus.

CXXV. nsvTtA,'.

LE mont Penttli ou Ptndeli, comme on Ic prononce encore sL prefent ctoit de lanbsp;Tribu Antiochide. Voycz cc que j’en ay ditnbsp;a la pag. 70.

CXXVI.

'^Ergafi étoit placée fous la Tribu Erecbthci-r de.

CXXVII.

quot;^Erithtidt. de la Tribu Ocneide, prenoit foa nom de Pirithous compagnon de Thefée.

A A T H E N E a,

Cbe^i Janl Mifirigamp;,

NlKOJVtAXOS

AnoAAOAflroï

nspiöcwAHS

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Lfjïe

Lk-même.

AITSTQNOH

nATPanjos

HEFIOOMOr

eïrATHP

APXEAAOÏ

nEPi©oiAor

FÏNH

AnKe»lt;amp; fiiU (fe Patro Pirithoid'i, amp; fifP* me d Archelaus du mhne liètii

CXXVIII.

quot;pEnhidA ctoit premierement de la Triba iïantidc, puis il fut donné a rAmiochicic»nbsp;cotnme ApMdn» proehe d'e laquclle étoitnbsp;peuplc.

CXX'fX. iTiXorts PJlAits de 1» Tribu Antioehide.

CXXX. nlSoi.

pithts de la Tribu Cecropide prenoit fonnoo* du mot Pithos,. fju.i fignifie up tonneaa »nbsp;paree qu’ancictiTiement il s’y en--faifoït quantit^-Voyea l’Infcription a l’Article VII. oü on li'

5r(Vj/5.

CXXXI. JVuAifik PLothiia de la Tribu Egeide.

CXXXIE

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377

de V^ttlque.

CXXXII. nvu'5.

étoit un quartier de la Ville oü s’af-lembloic Ie peuple quand on vouloit élire utl Magiftra:, Sc dans les premiers fiecles d’Athe-nes, c'étoit ld qtie fe faifoient toutes lesnbsp;tangues amp; les AlTemblées publiques. Ce lieunbsp;n’étoir pa«- loin du Mufée, amp; ce fut la que.lesnbsp;Amazones donnerent la bataille a Thefce.

CXXXIII. n«gt;5.

pOrw étoit de la Tribu Acamantide., felon les Auteurs amp; felon nótre marbrc des 13.nbsp;Tribus.

CXXXIV.

po/lt;*OTcjdeIa TribuLeontide, étoitunBourg maritime au dela du Sunium en regardantnbsp;du cóté de l’Euripe. Cell ce qu’on appellenbsp;maintenant Port de Rafti, oü il n’y a plus au-cune habitation. C’étoit la qu’étoit Ie monument d’lon fils de Xuthus.

A ATHENE S,

d VEgUfe d'Jgioi Jpadoli.

STPATOKAEOrS nOTAMlOT...nbsp;errATHP

CXXXV.

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578

CXXXV.

quot;P'RaJin de la Tribu Pandionide ,. étoit un maritime du cóté de 1’Eubée, ou il y avoitnbsp;un Temple d’Apollon , auquel on envoyo’‘nbsp;les premices qu’on vouloit confacrcrè ceÖ*^'^

dans rifle de Delos, les Atheniens ayantlefoif

de les y faire tranfporter. Exyfichton revena^,^ de cettc Ifle mourut i.Prafirc, amp; on lui amp; ?nbsp;fon tombeau. Voyez l’Infcription de l’Art. *'nbsp;amp; du CLXV.

Dam me EgUfe^ chetnin d'Athenes h Rafiy.

ONHTflF

nANAior

nPASI£ï2

Harpocration fait mention d'un certain setor, a qui Demoflfeene adrefle quelqueHa'nbsp;rangue: amp; Suidas a fon accoütumée , copl*nbsp;mot a mot ce qu’én dit Harpocration.

CXXXVI. r,,/3^A/»A.5.

quot;VKobaVmtlius de Ia. Tribu Pandionide ,

une Ville maritime du cóté de Marathon» amp; une des quatre plus anciennes de I’Attiqno-Gelui qui étoit de ce lieu.fe. nommoitnbsp;bien Probalilios que- Probaliathios, quoinbsp;veuillc prononcer la deflus Ie f^avant Men*'nbsp;fiuscar les marbres nous en font foy.

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de TAttique. nbsp;nbsp;nbsp;yj9

HORS D’ATHENES,

me Chapelle de S. George proche Ie Momftre ^fomafo.

EPMOKAHX

EPMOrENOr

nPOBAAIXJOS

A S A L A M I N

a l'EgUfe Panagia d'Ampelaki.-

®gt;EOlt;lgt;IAOS «)IAIZTIAOÏ nPOBAAlSIOS. AIGKAEIA APXEBIOrnbsp;ÏKAMBONIAOr eïFATHPnbsp;4gt;IAISTIAHS ©E04gt;IA0r nPOBAAISIOS

Theofhile fils de Philiftiies de ProMinthus-Jiiecleia fille d' Archebius de Seambenida Phi^, fiidet fili de Theofhile de Sfobalinthtes.

CXXXVII, nargcicM/

'^AitecUia , l'Ifle de Patrocledontj'ai fait mention i la Pag. 155. prenoit fon nom d’un. certain Patrocle Commandant des Galercs E-gyptieimesqui la foitifia au temps qu’Anti-gonus fils de Demetrius ravageoit TAttique^nbsp;Ses habitans , dit Stephanas, fc nommoient:nbsp;Patrocltnifioi.

CXXXVIII. Ilfio-jrtfAT».

^^effalta de Ia Tribu Acamantide, avoit ua Temple dedié a Ceres Sc ï Profcrpine. Ses

habt-

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5 So nbsp;nbsp;nbsp;Lijie

liabitans paffoient pour des criiiques , amp;

certain ancien Póëte'nommé Eupolis ,•

fait une Comedie contr'eux intitulée

dont Ariftophane , Athenée amp; fuivlas font foU'

vent mention.

CXXXIX. nraia.

quot;^Telea appartenoit a ]a Tribu Oeneidc.

CXL.' Vü/^noui.

'^ffamnus étoit de Ia Tribu iEantide, amp; avoit un Temple dedié a la DeelTe NemefiS'nbsp;fur quoi vous pouvez revoir ce que j’ai dit de*nbsp;inazure* lt;te cette Ville , i la pag. 184.nbsp;Temple etoit devenu fameuxpar la belle,ftatn^nbsp;dc la DeelTe qu’Agoi'acritiisy avoir mife. C’étoi^nbsp;un difdple dC Phidiasaulfi bien qu'Alcamenc^.'nbsp;Ces deux iilultres Sculpteurs fe piquerent anbsp;feroit ime plusbcllc ftatuedeVenus, amp;nbsp;rent toiue leur fcicnce. Lorfqu’clles furcntacbc'nbsp;vées, ils lyirent Ic peuplc d’Afhcncs pour af'nbsp;bitre : maiscomme Alcamenes étoit Athenien gt;nbsp;amp; Agoracrtfos de I’lUe de Paros-, ils jugerenlnbsp;en faveur de leur Citoyen, quoi qu’afliirenie’'*nbsp;roovrage du dernier fdt plus beau que I'autrd*nbsp;amp; ils lie lui perm-irent point de le vendre po**’’

ct-ne mis dansAtheties. II s’en accommoda ave**

ceux de Rhamnus, Sc appella fa ftatuëNet«^' lis, qui etoit la Deefle de la vengeance: voU'nbsp;lant peat-être-fignifier paria, qu’il fe vange®'^nbsp;aflcz des Athenienscnlamettantdans unTep’*nbsp;pie, oil on pourroit facilement 1’aller voif»nbsp;amp; lui donner la preference^ celle d’AIcam^'nbsp;nes. Varroneftimoit plus cette ftatue que toU'nbsp;tes ics autVes-qii’il avorc vöes.

Quoi que je n’aye gueres acoütuméde cite^

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del'Attique. nbsp;nbsp;nbsp;581

d’autres Infcriptionsque celles qui n’ont jamais «é impriraées, je ne laiiTerai pas d’en rappor-ter une qui eft dans Gruterus page txxxiv.nbsp;paree qu’ellen’y eft pas correde, amp;qu’iln’en anbsp;point donné d’explication. 11 y a apparcnccnbsp;‘lu'elle acté apportée d’auprésd'Athenes; quoinbsp;qu’elle foit,

A P A D O V E.

6E04)1A0S ©eolt;igt;iaoï

ANTIOXEïS MEAANH-POrOS Thn koniasin tot

IlASTOPOPlOr KAI

Thn rPAfPHN ton Te TOlXilN KAT THXnbsp;OPOlt;Igt;HS KAI THN ETnbsp;KaISIN TJiN ©YPnNnbsp;Kai Tors nPOMoxeoTSnbsp;Tors EO TOÏS TOIXOISnbsp;Kai tas En attois saniaas

ANE0HKEN SAPAniAI ISIAl ANOTBIAI APHOKPATEInbsp;Kni lEPEQZ SEAEïKOTnbsp;tor ANAPONIKOÏnbsp;PAMNOïsror

U eft Theophilus Tcophiïï Antioclwiliis Mc-Unephorus dealbationem facri hujus tedorii, Piduramque parieium 8e contignaiionis amp; en-^aufticam piduram portarum, nee non mutulosnbsp;5üi in parietibus funt amp; iis impofitas tabulasnbsp;dedieavit Serapidi, Anubidi, Harpocrati, fubnbsp;Sacerdote Seleuco Aodronici Rhamnufio.

Cela veut dire, qu’un certain Theophilus '^’Antioche avoit fait les dépenfes pour Ie blan-*^hiirage des parois, pour les peintures, amp; fesnbsp;^litres ornemens d’un Temple, Sc qu’il avoit

. nbsp;nbsp;nbsp;confa-

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5„8z nbsp;nbsp;nbsp;Lifte

coHfacré tout cela a Serapis , Ifis, Anubis ^ Harpocrate ^ fous la Prêtrife de Seleucus ^nbsp;dfAndronicus, du Bourg de Rhamnus,

* Le f^avant Cavalier Urlati L’a auffi Mcnum, Patav. pag. 263

CXLI.

^Emachidi de la Tribu Antiochideprenoitfö'| nom de Semachus,. dont leslilksavoientr®nbsp;ceu Bacchus dans leur logis, d’oü leur futnbsp;cordé le privilege que les Prêtres de ce D'*nbsp;ftjflent choifis d’cntre leurs defccndans.

A ELEUSINEy è VEglifenbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Georgios.

M BOYAH H ES APEIOnAFOY KAI O AHMOS NEIKOSTPATHN MENNE..:

EPNEIKIAOr ©rrATEPA MTHGEISA» ^, A« EZTIAS AHMHTPI KAI KOPH ANÊ®*^nbsp;KE

EniMEAH0ENTOS; THS ANAGEEEQS Toï EniTPonoï ArrHS rAiornbsp;KAZIOÏ SHWAXIAOÏ

G'eji-a-dire:

Le Senat de l’Areopage amp; le Peuple a

fecré Nicoftrate fille de......initiée aux

teres du Foyer facrc des Deefles Ceres fcrpine, fon tuteur Gaius Cafius de Scrna'-’®nbsp;ayaat cu le foin.de cette confccration.

-ocr page 417-

CXLIII. 'Zufi').

^Ciron entre Athenes amp;EIeulis, étoit un licu oü il Y avoit un Temple de Minerve Sci-tade, oü fe faifoit une Fête a fon honneurlenbsp;douziémc duraois Scirophorion. Voyez Suidusnbsp;itinbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Meurfms de Pop. Au. amp; de

^eriis Grsecorum, 6c Fafoldil'tpc^jiyi» Graeco-’¦«m.

CXLIV.

^XJniatn étoit un BourgauCap decenom, ap» pellé maintenant Cap-Colonnc, premiere-lïient de la Tribu Leontide , puis de l’At-'alide, coinme ü eft placé dans nótre tnarbrc.

lieu fut celebre pour fon beau Temple de Minerve Suniadc, bati de la maniere de celuinbsp;Minerve a Athenes amp; d'ordre Dorique. Nep-Mne y étoit aufli adoré fous Ie titre de Suninra-^ amp; on y faifoit pendant les Fêtes Panathe-^écs des combats de Galcres.

A ATHE-

-ocr page 418-

584

A ATHENE S,

Chez A!. Giraud^ ö* maintenaut Angleterre.

01 Elt;Jgt;HBEÏSANTE2 EN EfiE...

BASIAEÜS POIMHTAAKA.. .

APXONTOS ENIAÏTni. , IIAI-^OTPIBOïNXnN IPENAIOr. .

MHON ïnO nAlAOTPIBOïNTOS

AHMOS©ENOrS TOÏ MPPCNOS

KTAAGHNAIEJiS

AXAOS BASEOY nAAAHNETS

AEONTIKOS AIONTXIOr XOrNIEYS

BASSOS TA..,. TIOS

AHNAIOS ES OIOr

A©HNAtS

OIAHMON TE MYPINOïNTlOS XABPEAS TIMOKPATOS nElPAEYSnbsp;APISTOTEAHS TIMOKPATOSnbsp;ETMHAHS AHMHTPIOrnbsp;NAïKYAHS ISIAOTOrnbsp;A-tPOAlSlOS «iIA^MON-..

Rhometalces Roi dc Thrace, dont il eft parié, regnoit dutemsd’Auguiie, car onnbsp;fa têce joiutc i celle de eet Empeteur da”nbsp;^uelques medailles. Durefte, cotnme cettcl”'nbsp;fcription n’cft pas entiere, je ne pretens pasnbsp;Fcxpliqucr.

A ATHË-

-ocr page 419-

de rAttique. nbsp;nbsp;nbsp;gSf

A A T H E N E S,

a Pmugiti Gorgofico.

*A. nAPAMOHQX AIAIA ABIAIANOS HpaKAEIAOÏ «DATErS EIXIAS ESOïNlEON

EEorNiEiïN n’eft aufre chofe a mon avis, tjuc EK soïNiEUN, puifque Ic 2 ell unc let-trc qui vaut Ic K amp; Ie s.

CXL*.V.

^Pori'ilos eft rapporté parmi les peuples d’Atti-quc dans Stephanus.

CXLVI. quot;ZrsipU.

^Teiria de la Tribu Pandionide, fondéparles habitans de Stiri de la Phócide , dont j’ainbsp;Parlé a la pag. 41. Ce Bourg n’etoit pas éloi-8né de Brauron, amp; Platon fait mention d’unnbsp;chemin qui y conduifoit , ou fe trouvoit Ienbsp;torabeau d’Hipparchus. Ilfaut queje vous faflenbsp;Part d’une belle Infcription , oü font nom-ttiez les Prytancs de la Tribu Pandionide, quinbsp;avoient honnoré ceux qui étoient nourris aunbsp;Prytanée appellcz jSfitot, comrae »ous avonsnbsp;dita l’Artic. XLII. pour quelque raifon particuliere qui ne nous eft pasexprimêe. CesPrytanesnbsp;étoient des Juges de la Police d’Athenes, quinbsp;lenoient leur Tribunal au Prytanée, amp; qui é-foient choifis aunombre de ^cdechaque Tri-liu, corame on 1'apprendde quelques Auteursnbsp;^ de ce marbre oü l’on en lit cc nombre. Onnbsp;1’appelloic Ic Confeil des cinq ccntlors qu'il

n'y

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585 nbsp;nbsp;nbsp;Lifte

u’y avoit que dix Tribus, qui enfourniffo'^” chacune 50. amp; Iqrs qu’on y enajoüta deux o'’nbsp;l’appella Ie Confeil des fix cent, coinrae on**nbsp;void dans une infcription au tems dc I’EmP^'nbsp;reur Claude, a l’Anide CXXIV. amp; CLU*;nbsp;11 eft en maniere d'une grofle colonne ou b*'nbsp;Xe ronde, gravée en deux endroits

A ATHENE S,

Dans Ie Temple de Thefée.

ArA©HI

Tïxm

Sni TOY META TE...... ION nONTlK®^

ArXONTA ENI AYTOT H nPÏTANEIAS ° nPïTANEIS THS DANAEIONIAOSnbsp;TEIMHSANTES AïTOïS ai SEITOYS AI^^'nbsp;rPA-pAN EnflNTMOS ©EOIIOMnOS

AANOr nAlA.

•nAIANIEIS 4)A. APPIANOS

^A. nrpoopos

4gt;A. lt;1gt;IAOTEIMOS AIA. KAAAIASnbsp;STA. MAliNnbsp;KA. ©EÏAIANOSnbsp;KA. AnOAAnNiOSnbsp;ANTIAOXOSnbsp;AEIOS nïTOYnbsp;laNIKOS ABPflNoSnbsp;... IMOS A©H-NAIOr

STEIPIEIS FEAA. TEIM0©E°^nbsp;4gt;A. NEIKOMAXO^

©EOAapos npfi ©EPAOPOSnbsp;NP.

nPASIEIS HPI2AHS AEiï-

NÏT

ArrEAHOEN APTEMIIN Eï-XA.

TAXIAIOS


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de

EnAOPOAEI-TOi; A0HNAI ®EJ2is[ AIONï-21 or

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2ior

Èïn0P02 EP-MONAKTOS SAPnHAaNnbsp;ANTIOXOrnbsp;A.lt;1)P0AEIII02nbsp;nOAXMNHnbsp;K0PrMB02nbsp;¦fPntüN EHA-«gt;POAEITOTnbsp;©E04)1A0Snbsp;ï=;rAA©HAlEISnbsp;CA ¦ AMBAK-XI02 Erno-P02

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TAftique.

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1IPEIM02 AAESAKAPOr ANTirONOX NOTMHNIOrnbsp;AOPOAEIXIOX E12IAOTOÏnbsp;2n2IM02 EI2IAOTOTnbsp;Heinapiox «WAHMON.

ANTirPAlt;lgt;EX2 nA.. X02 ftEPI TO BHMA KOFMENE20Enbsp;IEPATAHZ. . 0N02 EmXiCI..nbsp;^norPAMMATEXZ MYPQ..

II y a un autre cóté de cette bafe écrit: toais il nous fut impoffible-d’cn découvrir qucnbsp;Ttmt 11.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;R.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;qu’el-

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^SS nbsp;nbsp;nbsp;Lifts

quelques lettres.; mon. nONTiKON JH?--» paree qu’elle eft jointe contre Ia inuraiilenbsp;Choeur de TEglifc, oü clle a été mife po“‘'nbsp;fervir appaxemment de fons de Baptême, SCnbsp;creuféc alTcz profond pour tecir de I’caii.

CXLVII. ¦ZvQ.ll»,.

^Tbrtdi de Ia Tribu Erechtheide.

^Yfaluttts de Ia Tribu Cccropide.

CXLIX.

^fhtniale de la Tribu Hippothoontide,

CL. 2^)iT7««.

^Phettus de Ia Tribu Acamantidc , prenoit fon nom du Heros Sphettus fils de Tr®'nbsp;ren, amp; il en eft fouvent fait mention dansnbsp;Orateurs 8c autres Ecrivains Grecs. Le vinai'nbsp;gre y étoit fort piquant, 8c les perfonnesfor*nbsp;fatyriques, com me on l'apprend dans Arifto'nbsp;plianc amp; Athenée.

A CONSTANTINOPLE,

Chez M. VAmhajfadeur de Nointel, a apporté cette Infcriptionnbsp;d'Athenes.

AHMH'

AHMHTTIOS

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de VAttlque.

AHMHTPIOr

24gt;HTTIOS

Voyft auffi rinfcription a l’ArticIc LXXIV. Ou fc trouve Ie root s«gt;httios fur la fin.

CLI. TtSfUfi

'J^Ithtas de la Tribu Egeide, prenoit fon noin de Tithras fils de Pandion. Ce lieu avoitnbsp;Ie bruit d’avoir des habitans tres-méchans, Senbsp;des figues ties-excelienlcs. Suidat, Ar'tfioph,nbsp;Athtntus.

A SJLA MINE,

KAAAIS Ta ANTiAnrornbsp;TEierASior

CLII. TiTeacl^ui,-

quot;J^ltacidi de la Tribu iEantidc, prenoit fon nom du Heros Titacus, qui livra Aphidnanbsp;a Caftor 6c Pollux, lors qu’ils vinrent dansnbsp;1’Attique, pour tirer leur foeur Helene desnbsp;mains de fon ravifleur Thcfée, commc Ic re^nbsp;cite Hcrodüte au 9. livrc de fon hiftoire.

CLIII.

^TRicorythus de la Tribu ^antide étoit pro-che de Marathon , fur Ie bord du roared des champs Marathon'ens, oü perit unc partienbsp;de 1’armée des Perfes, dans cette celebre ba-taille, qui preferva les Grecs de 1’efclavage desnbsp;Barbares. II n’y a plus dans eet endroit qu’unnbsp;R inbsp;nbsp;nbsp;nbsp;roe-

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590 nbsp;nbsp;nbsp;Lijie

inéchant harneau appellé Calyvi s’to SouU'i • comme j’ay dit a la pag. 183. Cependant ü *nbsp;cté uil temps que l’on comptoit ce lieunbsp;line des quatre Villes de l'Attique, qui doU'nbsp;noit Ie nom de Tetrapolis a ce quartier, ^nbsp;CCS quatvc Villes étoient, Ocnoé, Tricor/'nbsp;thus, Probalinthus amp; Marathon , oü faifoit 1*nbsp;relidence Xuthus gendre du Roi Etechthée.

A A T H E N E S,

proche l'Eglife d'Jgia Kyra.

ESTIA'KAI AnOAAnNI KAI 0EOIS TOIS KAI THI EOTAHI THI ES ArElorflA'nbsp;ror KAI THI EOTAHI TfiN ESAKOSI^^^nbsp;KAI TOI AHMHI 0IAOEENOS AVAamp;O'nbsp;KAEOïS lt;I)AïEïS ANE©HKEN EK THEl I'nbsp;AIÜN nOIHEANTOS TOT HATFOS ATAöO'nbsp;KAEOTS TOT 4gt;IAOEENOr «tATEnj;nbsp;THrOTNTOS EHI TOTS O HAÉlTASnbsp;KAATAIOT ©EOTENOTS HAIANIEiiS

EHIMEAHTOÏ THS HOAEliS..... TElK-O'

FT- ....

C'efi-d-dire.

A riionncur de la DéelTe Vcfta U des Di«“* Auguftes, du Confeil de 1'Areopage, amp;nbsp;Confeil des fix cent, amp; du peuple. Philoxetquot;^*nbsp;fils d'AgathocIes de Phlya , a confacré ce mo'nbsp;nument a fes propres dépens: Agathocles U'nbsp;de Phtloxenus ayant eu Ie foin de Ie faire : dll’'nbsp;Ie temps que Tiberius Claudius Theogen^nbsp;Pteanien étoit Gouverneur de la milieu» ^

Pourvoyeurdela Ville........ 13

Tricorithus......

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ck V Jttique, nbsp;nbsp;nbsp;59*

II eft parlé de ce même Tiberius Claudius Theogcnes dans la belle infeription de Berenice, pag. ci-delTus.

CL IV.

'YKinemeis de la Tribu Cecropidc, donnoit la naiH'ance a la petite riviere de Cephii-fus, dont Strabön parle, amp; cju’il femble corr-fondre avee cellc que d’autres appelknt Eri-dan.

CLV.

'^UrmuU de la Tribu Oencide, dont il cft fait mention dans cette Infeription, quoinbsp;qu’avec cette petite difference qu'ft y a un Enbsp;a la fcconde fyllabe: aufli s’ccrivoit-il peut-ê-tre differemment, puis qu'Harpocration Ic metnbsp;avee un El.

A FLORENCE,

Chez k Marquh Richanli.

IXIAI XPE2THI EnIKOni SEAETKOS 20KP.AT0T EïXHNnbsp;Eni lEPEnX AIOKAEOTSnbsp;TOr AIOICAEOÏZ XïPAlEAOr

J. t. Ificïi-conceientï ohfequent't Seleucnt So-eraiis filins •uttum pofuit fub Ponsijlce Dioclr Vioclis fiUo Turmedj.

HefycliiuS fait mention du même titre d’P-picoos, que les Chalcedonicns donnoient a Vc-

R 3 nbsp;nbsp;nbsp;CLVI.

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3pz

Li/fe

CL.VI.

quot;y^Thad* de la Tribu Leontide , dont celui qui étoit habitant fe nomraoit Hybadesoönbsp;Hybadeus, commc ces deux Infcriptions nienbsp;l'apprennent.

A A T H E N E S,

Proche de 1'Eglife jigioi ApoJioU. Tiagt;ANH2; nreiONOZ ïbaahsnbsp;A ATHENE S,

¦A la Cour du Sleur Beninzeloi.

aptemiin

ZQnrpoï

ÏHBAAEÏS

ï ^ftVTK,

7E nc puls me refoudre a mettre Hydrouff' *' qui n'étoit qu'un écueil proche d’Athene*»nbsp;cntrc fes peuples, comnae fait Meurliusnbsp;aucune preuvc,

CLVII. ïV’jt'7»!'

I^Tmeitrés. Le mont Hymette dtoit apparetB' ment habité en beaucoup d’cndroits, pu'®nbsp;qu'il s'y faifoit quantité de miel, commc ^nbsp;prefent. On en tiroit da marbre» qui éto'ynbsp;employé a Athencs, commc celui de

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de rjttique. nbsp;nbsp;nbsp;395

Les Atheniens croyoient auffi qu’il y avoitdes mines d'or: amp; raêmc un jour Ie bruit courutnbsp;qu’on avoit dccouvert en certain endroit denbsp;la pouffiere amp; des raclures d'or: mais que cc-la etoit gardé par des fourmis extraordinaire-ment grandes amp; courageufes, qui fc battoieiitnbsp;tres-bien avant que lacher prife : de raanierenbsp;qu’ils s’avifcrcnt d’y aller bien armez amp; biennbsp;équippei pour enlever ce tlirefor, ayant mê-me fait provifion de vivres pour trois jours:nbsp;mais Gomme ilseurent bien cherché, amp; qu’ilsnbsp;n’curent rien trouve, ils s’en revinrent en fenbsp;raillans les uns les autres de leur trop de ere*nbsp;dulité; amp; les Comediens ne manquerene pasnbsp;de tems en tems de les faire refTouvenir de lanbsp;fameufe guerre contre les Fourmis. Le montnbsp;Hymette abondoit autrefois en feyrpolet amp; ennbsp;thym, qui font des plantcs que les abeillcs

cherilTcnt, amp; il n'en cftpas encore moinscou* jrert qu’il etoit alors.

CLVIII.

étoit un peuple d’Attique proche d’Oe* noë, vers les frontieres de Ia Beoce: maisnbsp;Herudoie qui en fait mention ne dit point anbsp;quelle Tribu il appa'rtenoit.

CLIX.

IE Phalere qu’Harpocration donne a la Tribu Antiochide, amp; nótre marbre ü rAian-tidc, dtoit Ic plus ancien port d'Athencs, 8c habité de mêrae que le Piréc. II devoLt fonnbsp;nom a I’Argonaute Phalerus, a qui on y avoitnbsp;dreffé un Autel. On y voyoit Ics Templesnbsp;de Ceres, dc jiipitcr, dc Minerve Scirade ,nbsp;des fils de Thelee, d'Androgée fils dc Minos.

R 4 nbsp;nbsp;nbsp;amp;

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5P4

amp; les Autels des Dieiix inconnus, que Ie ftge Epimenides y avoit drelTés, amp; qui iVrvirentnbsp;de matiere i la premiere predication de S.nbsp;Paul dans Athcnes, Cétoit la patric de Detue'nbsp;trius Phalereus, dont la vie a dtc decritcnbsp;Diogene Laërce.

4gt;Xpf4,tiK^a-XI,

quot;pHarmacuft étoient deux pctites Ulej ou e-cueils entrc Ie cap d’Ampliiale amp; Coryda-lus proche dc Salamine: dans la plus grande defquelles on niontroit Ic monnrnent de Cit'nbsp;cé, mais la petite n’cll; pas cclle oü Attalu*nbsp;futtué, comme dit Ferrari; car Stephanusditnbsp;bien a la vcrité que e’étoitdans iine Ifle decenbsp;nom, mais qui étoit proche de Milet en Afienbsp;mineure. La grande eft, fi je ne me trompc»nbsp;celle qu’on appellc maintenant jipos Georgiostnbsp;amp; Ia petite Sarptdona; toutes deux de tres-peunbsp;d’étenduë 8c inhabitées, comme je croiqu’el'nbsp;les étoient ancicnnement, ainfi je ne leur fai^nbsp;pas 1’honneur de leur donner rang parmi lesnbsp;prupies d’Attique, comme fait Meurfius, nojtnbsp;plus qu'a rille de Pkavra , dont Strabon f*'*nbsp;bien mention, mais il nc Icurdcnne pointnbsp;titre,

CLX. nbsp;nbsp;nbsp;T?5 A.]yr,lc'^.

quot;PHigaia eft attribuée parquclques-uns a la Tri' bu Egcide , 8c par d’autres a l’Aiantidc ¦nbsp;mais nötrc marbre la met fous 1’Hadrianidc.

CLXI. ^tiyaia t?5

y avoit une autre Phigaia delaTribu Pan' dionide, felon Ie témoignage de

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del'Unique. nbsp;nbsp;nbsp;fpf

CLXII. Oiiyeuf.

'pTiigous étoit de la Tribu Erechtheide , amp; c'elt Ie mêinc peupie qu’Harpocration arellcnbsp;PhigoufioB.

CLXIII.

'pHilaid^ qui prenoit fon nom de Philseus fi'ls d’Ajax, étoit Ia patrie de Piliftrate, Scfeloanbsp;Stephanus elle étoit de la Tribu Egeide, maisnbsp;felon notre marbre des 13. Tribus, j1 la fauïnbsp;langer fous l'Ocneide.

A ATHENE S,

Cbcz Ie frere de Cafitanaki.

Alrms ANAPP.N ENIKA ETAEIAHS KTHSIOÏ «maiahs exopheeinbsp;AY2IMAX1AKS EniAAMNIOE HYAEInbsp;XAriAAOS AOKPOE EA1AA2KE EYQYKPI-TOS HPXEN

Cefi-a-dircj

La Tribu Egeide des bommcs a eu la vic-loire , Euagides fi's de Gtefias de Philaidse a preftdé aux jeux , Lyfimachides Epidainnien anbsp;CU foin de la Mullque , Cdiarilaus Locricn anbsp;,recite, Euthycritus a été Archon.

Fulvius Urlinus a cite cette Infcription fans marquer le lieu oii elle ctoit dans fes Imagesnbsp;des hommes illöftres.

R 5 nbsp;nbsp;nbsp;CLXiy,

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Lifie

CLXIV. 4.Avlt;*.

pH/y»! étoit de la Tribu Ptolemaide felon nÖ' tre roarbre amp; felon Hefychius ; ainfi StC'nbsp;phanus amp; d’autres Autheurs qui la mctfent fousnbsp;la Cecropide peuvent s’être trompez. Cet ancien Bourg qni eft dans Ie Mefoia entre Raft'nbsp;ic Ie cap Colonne confcrvc encore fon nom-Cetoit la patrie du Poëtc Euripide, maisily*nbsp;eu trois Poëtes celebres de ce nom-Ii. Paufa-nias fait mention de plufieurs Temples 8c Au-tels, qui étoient a Phlya; comrae entr’autresnbsp;d'Apollon, de Diane, de Bacchus Sc des En-iKcnides.

A ATHENE S,

a PEglife Agm jipojioli.

JEAEïKOS.

EENUNOS

«ATErS

CLXV. 0»p/i.!rlci,

'pHormiJti dont on. ignore la Tribu eft rapport^ par Dinarchus Orat. in Vtmoflh.

CLXVI.

PHrclt;wr» de la Tribu Leontide, étoit la paff^ du grand Theiniftocles. II eft fait mentionnbsp;de ce pcupledansrinfcriptiondel’Art.XXXI'*nbsp;amp; dans ap Ftagtaenr,

suf

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Sur Ie ment Anchefmusy a PEgliJe cPAgm Georgios.

'VHrittii, dont la Tribu eft inconnuc , Ie troUTft * dans Alciphron que cite Meurfius.

'pHyle de la Tribu Oeneidc étoit i ccntftade* d’Atheiies prochcde la Beoce amp; fut Icrcn-dez-rous de Thtafibule, lors qu’il chalTa 1?$ 30;nbsp;Tyrans.

A ATHENE S,

A CONSTANTINOPLE,

Chez M. V AmbaJJudeur de Nointely qui Va apportée d'Athenes^

M. nOMnHIOS ISIAOPA nPAEITEAOYJ XÏOAOS EK «YAAEmN

K Ö nbsp;nbsp;nbsp;CLXIX,

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fyS nbsp;nbsp;nbsp;Lfjïe -

CL#’XIX. lt;ï)£;^v , , ,

p/fy»-».... efl: mis dans rinfcription des Trf' bus foils I’Antiochide, c’efl tout ce que j cpnbsp;puts f^avoir, auciin Auteur n’en ayant patl^'quot;

CLXX.

'psaphidi que Ie marbre des 13. Trib. rang^ fous l’Aiantide elt inconnu a Meiirfius.nbsp;fe trouve pourtant dans Strabon qui Ie metnbsp;jiroche d’Oropus, 8c dit que c etoit-l;\ procli^nbsp;qu’étoit rOracle d’Amphiaraus. EiTflïnbsp;rav IpoTtlut. Surquoi Ie fqavant Cafaubon , qt’’nbsp;n’avoit point vu ailleurs ce nom de PfaphiSfnbsp;doutoit s’il n’y falloit rien changer, maisnb'nbsp;tre marbre en ote tout Ie fcrupulc.

CLiXXI. Xirdfij,

Q^nitone étoit un licu ou fc celebroitnne de Diane furnoramée a caufc de cela Chi'nbsp;tone, dont il eft fait mention dansune InfcriP'nbsp;tion de Grutcrus VIRGINI CHITONE SACRUM, 8cc. pag. XL.

CLXXII. x«A«s{yó{,

(^Hokr^cs e'toit rangé fous Ia tribii AcamaOquot;

‘ tide.

CLXXIII. XiXfdS'tci,

^HollidA de la Tribu Egeide, qui fe

vcut

trop fcrupulenfe de Meurlius point la diphtonguc EI,

, qui n y


aufli écrit xoaaeiaai nialgréla critiq»®

A ELEÜ'

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deVAttique. nbsp;nbsp;nbsp;JPP

A ELEUSINE,

Sur uns petite colonne.

fe ne mets pas 1'Ifle de Pfyttalée entre les ' Peuplesd'Attique; pareeque felonie téinoi-gnagne de Strabon c’étoit une Ille deferte ;nbsp;Suppofé même qu’elle ait été habitée en certain temps, elle étoit plutót de la dependancenbsp;de 1’Ifle de Salamine, dont elle eft voifine,nbsp;«jue du reffbrt de l’Attique.

CLXXIV. üfO'prif.

(\Koput OU Oropos appellé maintenant Zepf, commej’ai dit a la page 186. avoit auffinbsp;lieu parnii les peupks d’Attique, quoi qu ciicnbsp;fiit difputéc par ceux de la Beoce aux Athc-niens , comine font ordinairement les Villesnbsp;Frontieres a deux Ëtats.

A Sycamino.y h 4. milles d'Or opus. Duns l'Eglife d'Agioi Surundu. ..

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INSCRIPTION d'Her odes At (kus f citecakp. 1x4*nbsp;A Athenes chez le fieur Limbona.

C'efl-k-dire, La Tribu Antiocbide a conft' cr6 Tiberius Claudius Atticus Herodes Mar®'nbsp;thonien Pontife des Empereurs, a caufc de '*nbsp;bicnvudllaace Sc de fej bkn-faks envers la P®'nbsp;trie.

A M E G A R E, citée a la pag. 170.

C’ejl-a-dirc, Le Senat amp; le Peuple df •are heuore le Conful Tiberius Claudius Ariv

cuS»

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de VJtUque. nbsp;nbsp;nbsp;401

cus, pour fes bicnfaits 8c la bienvucillance cn-Vcrs la Viile.
Son Confulat lut cn l’annéc 89Ó. de la fön-daiion de Rome fous l’Empire d’Antonin.

A M E G A R E,

h Ventree d'un Sacelhm ancien, ^ tée a la pag. 109.

OAYMHIA EN nEISHnbsp;HANEAAHNIAnbsp;EN AGHNAIS

nreiA en AEAO'OIS B,nbsp;NEMEIA ENnbsp;APEEI r.

lXegt;MIA B.

HANAenNAlA EN A0HNAISnbsp;OATMniA EN

A0HNAIS EAErSEINIAnbsp;EN A0HNAIS

r.

HPAKAEIA EN ©HBAISnbsp;TP04gt;flPNEIAnbsp;EN AEBAAEIA

B.

EAEÏ0EPEIA EN HAATEIAISnbsp;THN EIS AP

ros AsniAA


Vis-a-vis fur unc autrc pierre.

nreiA en WEIAHT«nbsp;nr0iA ENnbsp;MArNHSIAnbsp;KOINA ASIASnbsp;EN lt;Igt;rAAAEA-0EIA

AKTIA EN NEI-KOnOAEI B. nr©iA ENnbsp;SIAH B,

ASKAHnlAEIA EN EniAAï-Pai

KAHETaAIA EN P«MHnbsp;A0HNAS nranbsp;MAXOr ENnbsp;PfliMH A.nbsp;ErSEBEIA ENnbsp;nOTlOAOlSnbsp;ZEBASTA EN

ns-



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402 nbsp;nbsp;nbsp;Lifl'e

nreiA en nbsp;nbsp;nbsp;I neahoaei

HEprr A. nreiA ennbsp;eESSAAO-NEIKH

Je I’ay mifc en Fran5ois a I» pag. 169. je ne juge pas iiecefTaire d’expliqiier ici tousnbsp;ces jeux. Meurfius les a pour la plupart dan*nbsp;fon livre intitulé Gruti* FeriatA. Mals cette In*nbsp;fcription lui auroit été utile pour augmeniefnbsp;le nombre de fes Fêtes; n’ayant point parlcnbsp;des jeux Pyihiens amp; Nemeiens. Reinefius eiC'nbsp;plique dans . Tes Vari^ LeÉiiones la Fete dUnbsp;Bouclier de Junon a Argos.

A M E G A R E,

Sur tine frife i citce a la pag. 170.

XABEÏNAN BASIAIESAN SEBA2THN NEA^* AHMHTPA AÏTOKPATOPOS AAPIANOT Tï'nbsp;NAIKA ilAMlt;Jgt;TAOI ïno THN EDIMEAEIArlnbsp;lOAlOr KANAITOÏ TOT KPATISTOT AHquot;nbsp;ernATOY srPATHroyNToS aisxiqnoSnbsp;TOT AAMOKPATOTS

C’lt;(l-k-d}rt, Les tribus ont lionore dc cettc Infcription 1'lrnperatrice Sabine nouvellementnbsp;confacrée a Ceres, par les foins de Julius CaU'nbsp;ditus Proconful ^Achaie, TEfdiion fils denbsp;mocratcs étant pour lots Commandant dcsnbsp;mes.

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H EOrAH NEIKIAN EPiMEIOrnbsp;EASIAETXANTAnbsp;APETEIS XAPIN

Le Senat honorc Nicias fi!s d’Hermias, qui a eu 1’Ofïice de Roi iarnr les jeux pul/lics, ^nbsp;caufe de (a vertu..

Nicias de Mrgare qui avoit inventél’art des Foullons dont Püne fait tnention, éioit apparnbsp;rfmment plus anciec que ceiui-ci, quoi qucnbsp;j'en aye dit a la pag. 170. oü il faut corrigernbsp;ainfi, dont un de cc nom tut le premier.

l'Iftlme de Corinlbe ^ citéc p. 172.

n. aikinios nrAiM hpeis kos ioyoïen;

riAN02 APXIEPEYS AIA EIOY TAS KATA AYZE12 TOIS Ano THS OIKOYMENHS Eninbsp;TA IseMIA nAPATENOMENOlS A0AHTA-12 KATE2KErA2ENOArT02 JCAI TO TIAA-AIMONION TOI2 IIPOSKCSMHMASIN KAInbsp;TO EN AriOTHPION KAI THN lEPAN El-20A0N KAI TOYS Tan DA^TPIiiiN ©EaNnbsp;EiiMOYS SYN Ta HEPIEOAa KAI HPONAwnbsp;KAI TOYS ENKPITHPIOYS OIKOYS KAI TOYnbsp;HAIOY TON NAON KAI TO EN AXTaATAA-MA KAI TON HEPIBOAON TON AE HEPI-BOAON THS lEPAS NAHHS KAI TOY2 EM

AYTH

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404 nbsp;nbsp;nbsp;Lijïe

AÏTH NAOrS AHMHTPAS KAI KOFHS AIONTSOÏ KAI APTEMIAOS SrN TOISnbsp;ATTOJS AFAAMAZIN KAI nPONAOlSnbsp;T»N IAI»N EnOIHSEN KAI TOïS NAOÏ^'nbsp;ETETHPIAS KAI KOPHS KAI TO nAOïT'i''nbsp;NEION KAI tas ANABASEIS KAI TA A'nbsp;naahmmata rno seism£2N kai haaaiO'

THTOS AIAAEAïMENA EHESKETASEN o aytos kai THN STOAN THN nPOSnbsp;2TAAi« STN TOIS KEKAMAPaMENOIS Ol'nbsp;KOlS KAI nPOSKOSMHMASIN THEP AfO'nbsp;?AN0MIAS ANE0HKEN

Je I’ai prefque cxpliquée ï h pag. 171. Cc qui efl de plus marqué, font les appavtenance*nbsp;amp; les ornemens des Temples que ledit Lici'nbsp;nius Prifcus ayoit fait batir, amp; mcme unPolrnbsp;tique proche du Stadium.

A CORINTH E,

Frt/e chez Mouffèllem, Naib ou LieU‘ tenant du Cadi^ citée a la pag. I7p.

h. HERMIDIVS CELSVS ET L. RV-TILIVS...

AVGVSTI ET L. HERMIDIVS MA* XIMVS ET L. HERMIDIVS .nbsp;AEDEM ET STATVAM APOLLINISnbsp;AVGVSTI ET TABERNAS DE'nbsp;CEM.

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de VJttque. nbsp;nbsp;nbsp;40f

INSCRIPTION

citée a la pag. 189.

t ^Nq_AB MCARNATIONE DNl Nïa IHV XPI MILLE CCLXXIII.nbsp;MES MAIO HOC OPVS FEC. IG-CHOARI NOBIL. VIR DN VS NICO-LAVS MILIANIBAIVL, NIGROPON-TIS ET EIVS CONSILIARir DNInbsp;MAHEL DE ANDRO ET PETRUSnbsp;NAVAIARIO IN HONORÉ DEI ET;nbsp;BEATI MARCI EVAG.

C'eft-a-dire, L’an de I’Incarnation de Nó-tre Seigneur Jefus - Chrifi: 1273. au raois de May , Noble ficur Nicolas Miliani Bailc dcnbsp;Negrepont, amp; fes Confeillers les fieurs Michel de Andro amp; Pierrc Navaier ont fait com-mencer eet ouvrage a 1’honneur de Dieu amp; denbsp;Saint Mare l’Evangelillc.

^ Neoehori a 4. milks d'Erimocatlri j

citée a la pag. aoj.

©ESninN OY nAlAES KAI nAPOIPOIKON-..,

PMA____ OMENON EN ©ESniAIS npOTO-

TENDN AP.. . TON KAI IJATEPA KAI EY-ErrETHN EATTOH

lin dts inferiftims du Tornt 11.

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