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Georges CARI\ESLC.KAL'DjÉditeius,
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PALËOBOÏANIQÜE
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rfiaamp;: ODL 8M
Jngónieur en chef des Minos,
Professeuv a TEcole nationale supérieure des Mines.
Georges CARllÉ et C. NAUD, Éditeurs 3 , IS U E RACINE, 3
19 o o
RIJKSUNIVERSITEIT TE UTRECHT
2611 1074
-ocr page 8- -ocr page 9-II y a environ trois quarts de siècle qu'on a commence a soccuper sérieusement do l'élude des végétaux fossiles, etnbsp;celte branche spéciale de la botanique, désignée sous lesnbsp;noms de Botanique fossile, de Paleontologie végétale, et plusnbsp;coLiramjuent aujourdhui sous celui dc Paléobotanique, prcndnbsp;de jour en jour, grèce aux observations nouvelles dont ellenbsp;ne cesso de senrichir, un développement plus considerable.
Les empreintes de planles rencontrées dans les couches de Pécorce terrestre et principalement dans Ie terrain houillernbsp;avaient, du reste, dès la lin du xvip siècle, fixé Pattention desnbsp;naturalistes, el des figures en avaient été données par certainsnbsp;auteurs ;mais quelque mérite quaient eu, ppur leur époque,nbsp;les travaux dont elles firent Pobjet, notamment les ouvragesnbsp;spéciaux publiés en 1709 par Scheuchzer sous Ie litre d'Herbarium diluvianum, et prés d'un siècle plus tard, en i8o4,nbsp;par Ie Baron de Schlotheim sous celui de Beitrag zurnbsp;Flora der Vorwelt, la connaissance de la üore fossile nenbsp;sortit de la période embryonnaire que lorsque furent créésnbsp;les cadres d'une classification fondée sur la comparaisonnbsp;avec les végétaux vivants et qu il devint possible de coor-
Zeiller. Paléobotanique. nbsp;nbsp;nbsp;i
-ocr page 10-¦2 nbsp;nbsp;nbsp;INTROIJLCTION
donner et de grouper rationnellement les écliaiitillons recueillis. Cest en 1820 cjue furent établies par Schlotheim,nbsp;dune part, et pat le Comte de Sternberg, de I'antre (i), lesnbsp;premières coupes génériques, dont cpielques-unes ont étónbsp;depuis lors conscrvées sans mollification ; il ny avail lanbsp;toutefois que des traits encore iiicerlains, mais en 1822nbsp;Adolphe Brongniart tracait, dans son mémoire Siir la classification et la clistribution des cégétaux fossiles, les grandesnbsp;lignes dun plan général méthodique, quil allait Ijientotnbsp;après, dans son. Prodrome dune histoire des végétaux fossilesnbsp;paru en 1828, exposer dans tons ses détails, etqui a constituenbsp;la base solide sur laquelle sest élevé lédifice : il a été ainsinbsp;le véritable fondateur de la paléobotanique, et la voie quil anbsp;tracée na pas tardé a ètre suivie par un grand nomljre denbsp;chercheurs.
Il ne saurait être question ici de faire Ilnstorique du déve-loppement de nos connaissances sur la llore fossile, quelque intérêt quil puisse présenter ; mais il faut an nioins rappelernbsp;les noms des auteurs des travaux les plus importants, denbsp;ceux qui ont le plus marqué dans la science. Pour ne parlernbsp;que des morts, je citerai : en Angletcrre, Bindley et Hutton,nbsp;Witham, Binney, Williamson ; en Alleniagne, Gutbier, German, Goldenberg, Goeppert, Schenk, Weiss; en Autriche,nbsp;Gorda, Unger, Stur, O. FeisLmantel, von Ettingshausen ;nbsp;en Russie, Eichwald et Schmalhausen ; on Suisse, Gaudin etnbsp;O. Heer; en Ilalie, iMassalongo, de Visiani, de Zigno ; ennbsp;Arnérique, Lesquereux, Nevvl^erry; en France, Schimper etnbsp;de Saporta ; a qui nous devons, dans des domaines divers,nbsp;une si grande part de ce que nous savons aujourdhui, lesnbsp;uns ayant porté leurs investigations sur les llorcs de tonsnbsp;les ages, les autres ayant applique plus spécialement leui's
(1) Schlotheim h; Sternberg a, (Voir, pour la desig-nation des ouvrag-cs aux-quels se rapportent les lettres tolles que a et b, la liste hibliographiqiic des pages 387 a 404).
-ocr page 11-INTRODUCTION nbsp;nbsp;nbsp;3
rechexches soit ala végélation de la période paléozoique, soit a celle de lépoqiie secondaire on de lépoque tertiaire, quel-ques-uns sétant plus particxdièrement attachés a létudenbsp;anatomiqne des débris végétavix a structure conservée rencontrés a dilFérents niveaux, mais surtont dans les formations carbonifère et permienne.
Il y a vingt-cinq ans, Schimper a donné, dans son admirable Traité de paléontologie végétale, un exposé complet des con-naissances acquises a cc moment, comprenant rénumérationnbsp;et la diagnose de toutes les espèces de plantes reconnues anbsp;létat fossile; mais, si eet ouvrage, qui a imprirné un nouvelnbsp;essor aux études paléobotaniqnes en en rendant laccès plusnbsp;facile, constitue encore aujourdbui un guide indispensable anbsp;tons ceux qui veulent soccuper de paléontologie végétale,nbsp;il ne correspond naturellement plus, sur un bon nombre denbsp;points des plus importants, a Ietat acluel de la science. Biennbsp;des faits nouveaux ont également été enregistrés depuis lanbsp;publication, beaucoup plus récente, de rimportant Haad-biich de Schimper et de Schenk (i); cependant celui-ci nennbsp;reste pas moins, quant a présent, Iouvrage densemble lenbsp;plus complet qui puisse etre consulté, et il conservera tou-jours line haute vale nr scientifique, a raison de la faconnbsp;magistrale dont Schenk y a traité les Dicotylédones fossiles,nbsp;avec un sens critique qui ne saurait être trop loué.
Outre ces deux oeuvres capitales, je dois citer quelques autres ouvrages généraux, moins complets on moins dé-taillés, mais de nature a rendre de grands services a ceux
qui
désirentsinitier alétude des végétaux fossiles : d'abord
le Cours de Botanique fossile dans lequel M. B. Renault a traité successivement, de i88i a i885, les diverses classesnbsp;de Cryptogames vasculaires et de Gymnospermes, et anbsp;résumé scs importantes observations personnelles sur lanbsp;structure anatomiqne des principaux types végétaux de la
(i) SciiiMiEK b ; Schenk g.
-ocr page 12-4 nbsp;nbsp;nbsp;INTRODVCriON
période paléozoïque; piiis VEinleitung in die Palxophyto-logie^ dans laquelle Ie Comte de Solms-Laubach a exposé, diine facon remarqiiablement compléte et substantielle, cenbsp;((lie nous savons, au point de viie botaniqiie, des représen-tants tbssiles des Cry()togames cellulaires, des Gryptog-ainesnbsp;vasciilaires et des Gyninos(iernies, en discutant les opinionsnbsp;émises quant ii lattribution des types litigieux et en faisantnbsp;ressortir, Ie cas écbéant, avec une parfaite netteté, les lacunesnbsp;((uil y aurait a combler et la direction dans laquelle devraientnbsp;être poursuivies les rechercbes; ensuite Fouvrage de Scbenk,nbsp;Die fossilen Pflanzenreste ^ concu a pen prés dans Ie niêmenbsp;esprit que celui du Comte de Solms, mais com|irenant ennbsp;outre les Angiospermes, et oü Fauteur a condensé, en cenbsp;((ui concerne ces dernières, la sulistance de ses précieusesnbsp;observations du llandhuch. Je signalerai enfin Fexcellcntnbsp;Lehrbuch der Pflaiizeiipalasontologie, de !M. Ie D'' Potonié,nbsp;(dus particulièrenient destiné ii l'aire connaitre aux géo-logiies les (irincipaux tjqies de Crjqitogames vasciilaires etnbsp;de Gymnospermes susce(iti])les de servir a la déterminationnbsp;de F^ge des terrains, les autres groupes végétaiix ne faisantnbsp;Fobjet ({ue cFune ra()ide mention ; et, en dernier lieu, Fouvrage, en cours de (lublication, de il. A.-G. Seward, Fossilnbsp;Plants, concu surtout au point de vue botani((ue, et remar-quable (lar sa dar té et sa précision.
Les sources do renseignenients généraux ne manquent done pas, quel que soit Ie (loint de vue au((uel on .sintéresse,nbsp;botanique ou géologique ; aussi ne sagit-il pas ici, ((uel((uenbsp;utilité quil (lourrait y avoir ii inettre entre les mains desnbsp;lecteiirs fran(;ais un ouvrage du niênie genre ((ue Fun ounbsp;Fautre de ceux que je viens de citer en dernier lieu, de riennbsp;tenter qui leur soit conqiaralde. Un ex()osé conqilet, sinbsp;résumé quil (misse ètre, des données actuelles de la paléo-botanique exigerait, daillcurs, des dévelo()pements beau-coup trop considérables ; mais il nia seniblé quil ne seraitnbsp;pas impossible, tout en restant dans des limites raison-
-ocr page 13-INTRODUCTION nbsp;nbsp;nbsp;5
nabies, de donner im apercu sommaire des principavix élé-rnents dont se composent aujourdhvii nos connaissances relatives aux planles fossiles.
Svipposant, bien entendu, conniies les formes vivantes, dont Tétude est du ressort de labotaniquc actuelle, je matta-cberai surtout a donner, pour cbaque elasse de végétaux,nbsp;une idéé des types éteints qui peuvent hu ètre rapportés,nbsp;tout au nioins des plus rcmarquables denlre eux, a signalernbsp;les différences qui les séparent des types vivants dont ils senbsp;rapprochent Ie plus, et a montrer par quelle succession denbsp;formes on est passé peu a pen, des (lores anciennes, a cellesnbsp;qui peuplent aujourdhui notre globe. Je cbercherai, ennbsp;terminant, a dégager de I'ensemble des faits observés lesnbsp;cnseignements généraux qu'il semble possible den déduire.
-ocr page 14-DES VÉGÉTAUX FOSSILES
Avant daborder Fexamen systématique des principaiix types végétaax reconnus a Fétat fossile, il est nécessairenbsp;de dire quelques mots de létat dans lequel se présententnbsp;les échantillons de plantes, toiijours plus ou moins incom-plets, que lon rencontre dans les couches de lécorce ter-restre. Le plus souvent il sagit de fragments détenduenbsp;variable, tiges, écorces, rameaux, feuilles ou inflorescences,nbsp;qui ont été entraihés dans les bassins de dépot par des eauxnbsp;tenant en suspension des éléments minéraux plus ou moinsnbsp;lins, concurremment avec lesquels ils ont peu a peu gagnénbsp;le fond du bassin, et dans la masse desquels ils ont éténbsp;ensevelis. Ces débris végétaux se montrent généralementnbsp;étalés a plat dans le sens de la stiatification, et comme, anbsp;raison de la difference de nature, ils ont dordinaire con-tracté avec laroche une adhérence moindre que les élémentsnbsp;propres de celle-ci nen ont les uns avec les autres, leurnbsp;surface de contact avec elle constitue une suiface de moindrenbsp;résistance suivant laquelle cette roche, schiste, gres ou cal-caire, se fend ou se brise plus facilement que suivant toutenbsp;autre direction ; si le fragment de plante ne se trouve pasnbsp;ainsi mis a nu du premier coup dans toute son étendue, onnbsp;peut presque toujours achever de le dégager en faisantnbsp;sauter au burin, parpression ou par percussion, les portionsnbsp;de roche sous lesquelles il demeure partielleinent caché.
Transformation en charbon. Les débris de plantes ainsi enfouis dans les roebes sont le plus souvent trans-
-ocr page 15-rilAXSFOR MATIOX EN CIIARBON nbsp;nbsp;nbsp;7
formés en charbon; niais, malgré cette transfoimation, si la voche encaissante est a grain siiffisamment fm, les moindresnbsp;détails, les traits les plus délicats de la surface externe,nbsp;quil sagissc de feuilles, dorganes fructificateurs ou denbsp;liges, sont Ie plus généralement parfaitement conserves ;nbsp;on voit netteinent les moindres nervures des feuilles, lesnbsp;plus fines rides des écorces, et lon peut inême quelque-fois, a laide du microscope, en ayant soin de nemployernbsp;que tie faibles grossissenients et en éclairant convenable-mement Tecbantillon, diseerner avec plus ou moins de net-teté Ie réseau épidermique ; si Ton a affaire, notamment, anbsp;des frondes fertiles de Fougères encore munies de leursnbsp;sporanges, on peut fréquemment reconnaitre la constitution de ceux-ci, et, sils sont annelés, la disposition et lanbsp;structure de leur anneau. Sil s'agit de bois, on peut reconnaitre a la loupe, quelquefois nième a loeil nu, surtout surnbsp;los plans de cassure passant par Faxe de la tige ou dunbsp;ranieau, des traces de structure assez nettes, et lemploi dunbsp;microscope permet, dans quelqucs cas, de distinguer, sur lanbsp;surface de ces plans de cassure, Ie mode dornementation desnbsp;tracbéides ou des vaisseaux. On constate ainsi que les élé-ments des tissus se sont modiliés cbimiquement et con-tractés plus ou moins fortement, mais sans se confondre etnbsp;en conservant leur structure primitive ; des coupes minces,nbsp;dunc execution difficile, mais réalisables cependant aunbsp;moyen de la scie et du tour a éineri, permettent souvent,nbsp;en ce cas, bien quelles laissent dordinaire quelque peu anbsp;tlésirer sous Ie rapport de la netteté, détudier au microscope la constitution anatomique de ces bois, ainsi quon Ienbsp;fait pour les bois vivants.
On peut, du reste, recourir encore, pour lexamen de ces bois, aux procédés cbimiques, tels que les a indiquésnbsp;M. von Gümbel(i), consistant a trailer par les réactifs oxy-
(i) Gumbel a.
-ocr page 16-8 nbsp;nbsp;nbsp;MODES DIVERS DE CONSERVATION
dants, acide nitrique et chlorate de potasse, puis par Ialcool ahsolu, de minces esquilles, quon parvient ainsi a rendrenbsp;sui'fisamment translucides pour en discerner la structure aunbsp;microscope. On a pu parlbis, par les mêmes movens, étu-dier la constitution de fragments décorces transformés ennbsp;cliarbon et ofFrant une épaisseur suffisante pour so prèter anbsp;une preparation ; mais lorsquil sagit dorganes de faiblenbsp;épaisseur, comme des fcuilles, la minccur et la fragilitc denbsp;la lame cbarljoniieuse ([ui les represente ne permettent plusnbsp;guère de reconnailre si leurs tissus, eii se transformant,nbsp;ont conserve leur structure, ainsi qiiil y a lieu de le pré-sumer daprès les constatations faites sur les bois et lesnbsp;écorces.
Dans quelques cas, la cuticule n'a pas subi une transformation aussi profonde que les tissus internes; elle a con-servé une certaine cobésion avec une légère élasticité, et Ton peut détacber de la roclie des fragments plus ou moinsnbsp;étendus de lindje foliaire, et isoler la cuticide par Tactionnbsp;successive des réactifs oxydants, puis de rammoniacpie, quinbsp;dissoiit Tacide ulmique fornié par oxydation de la massenbsp;cbar])onneuse intérieure : ces fragments de cuticide senbsp;prètent alors a Texamen microscopique comme sils provc-naient dune plan te vivante.
Plus dune Ibis Tapplieation de ce même traitemciit cbi-mique ii des sporanges dc Fougères, ou d'auties Crypto-games vasculaires de la flore bouillère, ma mis en possession des spores contenues a leur intérieur et encore en {)arfait état de conservation, et m'a permis dc massurer quenbsp;les corps fixes sur les bractées de certains épis étaient biennbsp;des sporanges et Jion des graines.
Je ilois ajouter que quelquefois cette disparition des j)ar-ties non culicularisées des feuilles sest réalisée naturelle-ment, le système libéroligneux ayant toutefois pcrsisté avec la cuticide, dc telle sorte ([ue la feuille est représentéc par unenbsp;mince jiellicule briinatre, transliudde, sur laquellc se déta-
-ocr page 17-MINERALISATION nbsp;nbsp;nbsp;9
client nettement les nervures, plus foncées ; tel est le cas tie certains échantillons du terrain liouiller du centre de lanbsp;France. Lisolcment des cuticules a pu aussi résulter dunenbsp;décomposition des tissus sous-jacents antérieure a Ienseve-lissenient des debris végétaux, conune cest le cas pour lenbsp;Papierkohle de la Russie centrale (i), 1'ormé dvin anioncel-lenient de cuticules de raiueaux de Lycopodinées, agglonié-rées par des matières uliniques deineiirées soluliles dansnbsp;rainmoniaque.
Minèralisation. Si la transformation de la matière végélale en cliarbon est le cas le plus habituel, ce modenbsp;de conservation est loin dêtre le seul, et il nest pasnbsp;rare tie rencontrer des déliris végétaux, surtout des fragments de tiges, dont les tissus ont été complètement miné-ralisés, par Taction sans doute deaux faiblement cliargéesnbsp;de silice, tie carbonate de cbaux, de carbonate de fer, ounbsp;parfois encore de phosphate de cbaux; non seulement lesnbsp;vides des cellides ont été remplis, mais les parois mêmes denbsp;celles-ci ont été imprégnées par la substance minérale, etnbsp;la matièie organique qui les constituait ayant tlonné a cettenbsp;dernière une coloration plus ou nioins foncée, ces paroisnbsp;apparaissent souvent aussi nettement limitées quii Tétatnbsp;vivant, avec tons les détails de leur organisation primitive.nbsp;On peut alors, soit sur des sections polies, soit, mieux encore, sur ties coupes Jiiinces convenablenient dirigées,nbsp;étudier la structure de ces échantillons silicifiés, carbonatésnbsp;OU phosphatisés, aussi parfaitement que si Ton avait affairenbsp;a des véoétaux vivants, et cest ainsi quon a pu acquérir lesnbsp;notions si précieuses quon possède aujourdhui sur lanbsp;constitution anatomique tie bon nombre des types végétauxnbsp;tic la période paléozoïque.
Le plus souvent ce sont des tiges qui ont été ainsi minéra-
(i) Zkiller h.
-ocr page 18-10 nbsp;nbsp;nbsp;MODES DIVERS DE CO N SE R V ATI O X
lisées, parfois encore clebout, a la place rnême ou elles avaient vécu, dautres fois après leur chute, presque toii-jours en assez grand nombre sur un mème point, Ibrmant cenbsp;(juon appelle des « forets fossiles «, telles que celles des
environs du Gaire ou du Parc National des Etats-Unis ; la
«
présence de ces tiges silicifiées parait habituellement liée a la production de phénomènes éruptifs accompagnés de jail-lissements de sources geysériennes, sans cependant quonnbsp;ait pu jusquici se rendre un compte exact du procédé parnbsp;lequel sest faite cette silicification des tissus. Plus rarementnbsp;la minéralisation a porté, non pas seulement sur des tiges,nbsp;inais sur des débris végétaux de toute nature, feuilles, inflorescences, graines, racines, rameaux de toutes dimensions,nbsp;tom])és sans doute dans des bassins oü circulaient les eauxnbsp;minéralisatrices, et quon retrouve empatés dans des rognonsnbsp;plus ou nioins volumineux, parfois dans des masses com-pactes de silice, comme aux environs de Saint-Étienne, denbsp;telle sorte quon nen peut reconnaitre la présence quen brisant les bloes qui les contiennent et en examinant la tranchenbsp;des fragments.
De mème on trouve parfois, disséminés dans certaines couches du terrain houiller, des rognons de fer carbonaténbsp;renfermant dans leur partie centrale un fragment de plante,nbsp;rameau, feuille, épi ou graine, dont la présence a déterminénbsp;cette concentration de la matière niinérale a son pourtour,nbsp;mais dont la minéralisation est fréquemment demeuréenbsp;imparfaite, certaines parties étant seules conservées avecnbsp;leur structure, tandis que dautres ont été simplement mou-lées, Ie dépot sétant fait seulement a leur surface sansnbsp;pénétrer les tissus.
Substitution. ¦ Dans dautres cas, les débris végétaux ont donné lieu, consécutivenient a leur enfouissement dansnbsp;les sédiments, a des actions chimiques de diverses naturesnbsp;qui ont eu pour conséquence la disparition, partielle ou
-ocr page 19-MOVLAGE
SVB STITUTION.
lolale, de ia inalière végétale, et son reinplacenient, soit inunédiat, soit idtérieur, par unc substance minérale, dansnbsp;laquelle il ny a plus alors a chercher aucune trace de lanbsp;structure interne de la plante. Gest ainsi quo dans certainsnbsp;gisements les échantillons de plantes se trouvent rcprésen-tés, non plns par une inatière charbonneuse, niais par de lanbsp;pyrite de fer on de cuivre, par do loxyde de fer, ou par de lanbsp;séricite comme dans les schistes bouillers des Alpes. Lanbsp;conservation est souvent, en pareil cas, lort inqiarfaite, etnbsp;la determination spécifique peut nième devenir impossible,nbsp;par suite de loblitération des caractères essentiels, particu-lièrement sur les échantillons sériciteux ou pyriteux.
Moulage. La matière organique peut encore avoir dis-paru sans ètre remplacée par rieii, et Ton na plus affaire qua des monies en crcux, dont Ie vide correspond a lor-gane primitivement entermé dans la roche. 11 en est trésnbsp;rarement ainsi pour les débris végétaux enlbuis dans desnbsp;sediments deposes au sein des eaux ; mais cest au contrairenbsp;Ie cas Ie plus fréquent pour ceux qui ont été empatés ennbsp;plein air par des dépots, soit calcaires, soit mème siliceux,nbsp;forniés par des sources incrustantes ; de tels moidagesnbsp;peuvent égalenient se rencontrer dans les cinérites, cest-a-dire dans les masses de cendres volcaniques, telles quenbsp;celles quon observe dans Ie Cantal et dans lesquclles ontnbsp;été cnsevelies les forèts qui vivaient sur les (lanes des vol-cans de la région.
Ces moulages sont en général dune grande lincsse, et tons les détails superficiels sy montrent trés bien conservés;nbsp;on peut dailleurs, profitant des cassures ou des ouverturesnbsp;qui mettent les vides internes en communication avecnbsp;1cxtérieur, restituer les organes empatés avec leur formenbsp;et leur relief, en coulant dans ces vides du platre ou de lanbsp;cire eten dissolvant ensuite, sil.s'agit de tufs calcaires, lanbsp;roche encaissante par de l'acide chlorliydrique étendu.
-ocr page 20-12 nbsp;nbsp;nbsp;MODES DIVERS DE CONSERVATION
M. Munier-Chalmas et jM . JJ. Renault ont oLtenu ainsi, avec les tufs de Sezanne, des préparations de feuilles etnbsp;dinflorescences dune merveilleusc délicatesse.
Enfin, dans quekjues cas, daillciirs assez rares, des fragments de plantes entrainés dans les bassins de dépiVt ont pu, après avoir marqué leur enqireinte sur Ie fond vaseux, ètrenbsp;déplacés ou décomposés avant detre reconverts par denbsp;nouveaux apporls, de telle sorte (jue Iempreinte en creuxnbsp;laissée par leur face inférieure a donné lieu a un contre-moulage en relief sur la face inferieure du banc de roclienbsp;déposé sur Ie fond a])rès leur disparilion. Cest ce que Tonnbsp;appelle la fossilisation en demi-relief (i), et cest par cenbsp;procédé qiiont été conservés, beaucoup plns fréquem-ment ([ue les moulages de débris végétaux, ceux des pistesnbsp;tracées sur Ie fond des mers ou des lacs par les animauxnbsp;qui y circulaient, pistes quon a souvent prises a tort pournbsp;des empreintes de plantes.
Empatement dans la résine. 11 reste a mentionner un mode jiarticulier de conservation, celui des débrisnbsp;végétaux ([ui ont été empatés, au pied des arbres résineuxnbsp;danciennes forêts de la jiériode tertiaire, par de la résine,nbsp;transformee ultérieurement en ambre jaune : on retrouvenbsp;ainsi [larfois, dans des fragments dambre, des org-anes trésnbsp;délicats, des fleurs entre autres, en parfait état de conservation, dont létude a fourni a plusieurs paléobotanistes dAl-lemagne, notammment a Gueppert, ii Menge, iv M. Conwentz,nbsp;de trés intéressants renseignements sur la llore de l époquenbsp;oligocène.
Combustibles fossiles. En parlantdela transformation des débris végétaux en cliarbon, je nai envisage que Ie casnbsp;oil les divers fragments de plantes étaienl restés séparés
(i) Saporta g.
-ocr page 21-COMIiUSTIHhES FOSSILES
les uns des autres par les sediments minéraux déposés en inême temps queux; mais il est arrivé souvent que lesnbsp;dépots nont cté 1'oimés que de matières végétales, soitnbsp;paree que les eaux au fond desquelles celles-ci saccumu-laient nétaient pas chaigées d'éléments minéraux, soit pareenbsp;que ces élémenls, plus denses, avaient gagnó Ie fond lesnbsp;piemiers, tandis que les débris végétaux, plus légers, étaientnbsp;entrainés plus loin. Ces débris végétaux ont subi eiisuite,nbsp;probablement sous laetion de ferments microbiens, desnbsp;transformations cbimi([ues qui ont eu pourelfet daugmenternbsp;leur teneur on earbone, rbytlrogéne et Ioxtgene étant éli-ininés sans doutc a Fétat de formène pour run, et dacidenbsp;carboniqiie pour laiitre. Ainsi se sont eonstituées desnbsp;couclies de combustibles fossiles de composition variable,nbsp;la transformation étant, en général, dautant plus profondenbsp;quon a affaire a des dépots plus anciens, les combustiblesnbsp;de l époque quaternaire, se présentant a létat de tourbes,nbsp;ceiix tie Tépoque tertiaire ou secondaire a létat de lignites,nbsp;et ceux de lépoque paléozoïque a létat de liouille ou tl'an-thracite, sans cependant qu'il y ait correlation constantenbsp;entre lAge et la composition, certains gisements secon-daires ou même tertiaires renfermant de véritables houillos,nbsp;tandis quil existe quelques lignites ddge houiller.
Les actions métamorphiques ont vraisemblablement joué un róle dans ces translormations ; mais rétude des conditions, encore trés imparfaitement élucidées, dans lesquellesnbsp;elles se sont accomplies, est plutót du ressort de la géologienbsp;que de la paléobotanique. II en est de même pour ce quinbsp;reo-arde Ie mode de formation tie ces couches de comljus-
O
tibles, au sujet tluquel je me bornerai a mentionner les deux théories en présence, celle de la formation par transport OU formation allochtone, et celle de la formation surnbsp;place ou formation autochtone, daprès iaquelle ces amasnbsp;de débris végétaux se seraient forniés a la manière desnbsp;tourbes ou dans des marécages analogues aux swamps
-ocr page 22-14
MODES DIVERS DE CONSE RYATION
ii Cyprès chauves tie la Louisiane : il ne parait pas douteux quil faille, suivant les cas, expliquer les liiits tantot parnbsp;rune et tantot par I'autre tie ces théories, certainesnbsp;eouclies tie combustibles, notarnment certains lignites ter-tiaires, devant suivant toute Araiseinblance leur origine anbsp;ce dernier mode tie formation, et certains végétanx bouillersnbsp;])araissant bien avoir vécu a la place même on on les retrouve,nbsp;lantlis que, pour la liouille elle-mème, la théorie tie la formation par transj)ort, soutenue, dans ties conditions nnnbsp;pen difterentes, par i\I. GrantlEury et par i\I. Fayol (i),nbsp;recueille tie jour cn jour tie plus nombreux adherents, etnbsp;voit se multiplier les observations tendant a en établir lenbsp;Ijien-fondé.
En general, les debris végétaux dont raccumulalion a constitné ces conches de combustibles fossiles sont dansnbsp;nn tel état de division et tie désagrégation quils noffrentnbsp;plus rien tie discernable etne constituent plus qunne massenbsp;a pen pres homogène; on pentcependant reconnaitre parfois,nbsp;a la surface ties lits de charbon, surtout sil sagit de charbonsnbsp;terreux, des feuilles et ties écorces encore déterminables, annbsp;moins génériquement. Dautrc part, les charljons, quel quenbsp;soitleur age, renferment presque toujours, en plus ou moinsnbsp;grande altondance, des fragments de bois a structure con-servée, tantot friables cl tachant les doigts, comnie le fusainnbsp;ties conches de houille, tantot compacts et susceptiblesnbsp;alors tltMre étndiés par les procédés que jai intlitjnés plusnbsp;haut ; cest ainsi que les lentilles ])rillantes qnon apercoitnbsp;sur la tranche tie certains blocs tie houille, se détachantnbsp;nettement au milieu ties parties mates t[ui les cntourent,nbsp;représcntcnt souvent les sections de liges de végétaux ligneuxnbsp;ou tie Fougères arltorescentes, a organisation encore discernable. Quant a la masse même dn charbon, si elle noffre habi-tnellement ancnne trace tie structure, elle enqtate tlordinaire
I) Gk.vxdEury b: Fayol a.
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line quantité plus on moins considerable de debris encore reconnaissables, tels que des elements ligneux, vaisseauxnbsp;oil Iracbéides, des fragments de cuticules, des grains de pollen, des spores, et quelqiielbis des Algues microscopiqiies.nbsp;Lallaqiie par les réactifs oxydants, suivant la méthode denbsp;M. von Giimliel, permet de reconnaitre avec plus on moinsnbsp;de netteté la plupart de ces éléments; en la faisant suivrenbsp;dlin lavage a rammoniaque, on obtient a létat libre linenbsp;bonne partie de ces petits organes, spores et grains de pollennbsp;notamment, quon pent alors étudier facilement; mais lesnbsp;autres étant dissous avec le charbon amorphe a Ictatnbsp;duimates alcalins, il faut recourir a rexamen do plaquesnbsp;minces pour nen laisser écliapper aucun et se rendre imnbsp;compte exact de tons les éléments encore organisés quinbsp;peuvent entrer dans la constitution dii charbon. Cest ainsinbsp;que M. Renault et M. Eg. Bertrand ont pu constater (i) quenbsp;certains combustibles minéraux, les bogheads, sont entière-nient formes par raccumulation dAlgues microscopiqiies,nbsp;mélangées seulement dune petite quantité dc spores et denbsp;grains de pollen, tandis que ces derniers organes semblentnbsp;ail contraire dominer, par rapport aux Algues, dans un autrenbsp;type particulier de combustible, trés apprécié comme charbon a gaz, le cannel coal (aj, on du moins dans certainesnbsp;variétés de cannels, ceux-ci étant loin doifrir la mêmenbsp;Constance de composition que les bogheads.
(1) nbsp;nbsp;nbsp;Renault n; Bertrand 6, c ; Bertrand et Renault h, c, d.
(2) nbsp;nbsp;nbsp;Renault o, v.
-ocr page 24-A part les organismes microscopicpies, tels cpie ceiix qiii viennent détre mentionnés, les végétaux fossiles se pré-sentent presque toiijours a létat tie debris singulièrementnbsp;incomplets et dans des conditions qui en rendent la determination et Ie classement fort dilïiciles : les tiivers organesnbsp;diine mème plante, fragments de tiges ou de rameaiix,nbsp;racines, fenilles on portions de feuilles, inllorescences,nbsp;graincs, se renconlrent séparés les uns des autres, sans qiienbsp;rien, souvent, pnisse mettre sur la trace de leur dépendancenbsp;mutuelle. Lassociation fréquente tie c,ertains tlélnds ne sau-rait mème être invotpiée comnie une preuve tie t;ette tlépen-tlance, car olie peut, au moins dans beautmiqi tie cas, êtrenbsp;imputéc a Fat^tion des eaux qui les ont transportés, et qui,nbsp;opérant parmi eux un classement mécanique tlépendant a lanbsp;Ibis de la grosseur et tic la densité, ont tléposé sur Ienbsp;mème point tlu bassin tlans lequel elles débouchaient lesnbsp;débris équivalents a ce double jtoint tic viie, tpielle qii'ennbsp;fut Forigine, séparant, au contraire, ii raison de leurs tlill'é-rences tic taille et de densité, les différents organes de lanbsp;mème plante. 11 faiit attendre, pour raccortler ceux-ci lesnbsp;uns aux autres, Ie basartl tFheureuses tlécouvertes livrant iinbsp;Fo])servation des fragments plus étentlus, sur lesquels ils senbsp;montrent avec leurs relations naturelles ; mais jusqua cenbsp;que ces tlécouvertes se produisenl, on en est rétliut a étu-diér séparénient ces divers organes, ou du moins ceux
-ocr page 25-CLASSIFICATION DES YÉGÉTAFX FOSSILES nbsp;nbsp;nbsp;17
(rcnti-e eux qui sc trouvent reprcsentés panui les échan-tillons recueillis et qui consistent beaucoup plus onlinaire-nient en ovganes foliaivcs ou caulinaires quen organes fructificateurs.
On ne peut done, en general, pour la classification des végétaux tossilcs, faire appel aux caractères tirés de 1 étudenbsp;de Tappareil fnictiücateur, lesquels sont précisénient ceuxnbsp;qui servent de liase a la classilication des végétaux vivants ;nbsp;luais il reste la ressource de couiparer les organes dontnbsp;on dispose a leurs homologues actuels et de recliercliernbsp;parmi les plantes vivantes quelles sont celles avec les-quelles les écbantillons examines présentent Ie plus d analogies. Coiuine, dautre part, les grands groupes naturels denbsp;végétaux se distinguent presque toujours les uns des autres,nbsp;inème en ncnvisageant que lappareil végétatif, par unnbsp;ensemble de caractères extérieurs, dordinaire faciles anbsp;saisir et a apprécier,'un examen judicieux permet, en general, de déterminer les rapports des restes de plantesnbsp;lossiles avec les grands groiqies de la flore vivante, malgrénbsp;1 absence vies organes que dans létude de cette dernière onnbsp;tient avec raison pour les plus essentiels. C ost ainsi, parnbsp;exemple, quon reconnaitra généralement sans ditlimdté unenbsp;Ironde de Fougère, un rameau de Oonitère, une feuille denbsp;Palmier, sans avoir recours aux caractères Ijotaniques fonda-mentaux qui caractérisent chacun de ces types de plantes.
Gependant, plus on remonte loin dans Ie passé, et inoins on peut compter, pour Pajipréciation des atfinités, sur lesnbsp;caractères des seuls organes végétatits, rien ne prouvantnbsp;que les végétaux anciens naient pas oftert des combinaisonsnbsp;tlont nous n'avons plus dexemple aujourd hui, et les observations recueillies montrant au contraire que certains tjpesnbsp;de plantes de la période paléozoique jirésentaient, dans lanbsp;structure mème de leurs tiges, des caractères que ne pos-sèdent plus les représentants actuels des mêmes groupes,nbsp;si bien que la constatation de ces caractères a pu faire
Zeiller, Paléobotaniquc. nbsp;nbsp;nbsp;2
-ocr page 26-i8
CLASSIFICATION ET NOMENCLATURE
inéconnaitre assez longtemps la veritable nature des types en question.
Qiioi quil en soit, et quelque incertitude qui puisse sub-sister sur la place a attril)uer a quelques types végétaiix ii earactères ambigus, en réalité Tobservation ultérieure desnbsp;appaieils de fructification est venne dans la plupart des casnbsp;(mnürmer les rapprochements fondés sur une appreciationnbsp;judicieuse de I'ensemble des earactères de lappareil végé-tatif, et a prouvé quon pouvait sy confier, saus trop d(ïnbsp;risqucs derreur, pour la classification des végétaux fos-siles.
iMais, acóté des difficultcs que la disjonction des diverses parties dune mème plante apporte a la reconnaissance denbsp;ses earactères essentiels, elle en fait naitre dautres, d'unnbsp;ordre différent et de moindro importance, qudl est utiJenbsp;dincüqner. Gomme il fallait nécessairement designer parnbsp;des appellations distinetes les olrjets dont on avait a parler,nbsp;on a été eontraint de classer sous des noms génériques etnbsp;spécifiques différents des organes pouvant appartenir a luinbsp;mème végélal, mais dont rien ne démontrait la dé})endance :nbsp;ainsi, pour les Fougères, les rhizomes ou les Irones arbo-rescents, quon trouve toujours dépouillés de leurs feuilles,nbsp;ont du recevoir des noms génériques particuliers, tels quenbsp;eeiix de Rhizoniopieris ou de Caulopteris, tandis que lesnbsp;frondes étaient classées dans dautres cadres, de manièrenbsp;il ne rien préjuger des relations réciproques des uns et desnbsp;autres ; ces troncs ont eux-mèmes donné lieu a létablisse-jnent de plusieurs genres, suivant quon avait affaire a lem-preinte soit de Iécorce externe [Caulopteris], soit ducylindrenbsp;ligneux central, dépouillé de son enveloppe radiculaire et denbsp;son écorce {Ptychopteris), ou bien a des échantillons a struonbsp;ture conservée ne laissant rien voir de leur surface exté-rieuie (Psa/'o/üi/s), et ce nest que plus tard quon a reconnunbsp;([ue ces trois noms se rapportaient siinplenient a des partiesnbsp;(lilférentes ou a des états divers de conservation dun seul
-ocr page 27-SOMENCLATVRE DES VEGE'EAEX FOSSILES 19
et inême type de Li ges. On a souvent anssi fait einploi, sys-téinatiquement, de terininaisons spéeiales combinées avec un niêine radical pour designer les divers organes dunnbsp;mème type générique ; par exemple Sigillarioslrobus etnbsp;Sigillariopliyllum pour les épis fructilicateurs et pour lesnbsp;feuilles détachées du genre Sigillavia, ce dernier nom restant réservé pour les tiges; OU encore Cordaicladiis, Cor-daianthus, Cordaicarpus, Cordaixylon, ])our les rameaux,nbsp;les inflorescences, les graines, les bois des Cordailes^ cenbsp;noin générique deincurant réservé aux feuilles, pour les-quelles il a été créé.
La nomenclature paléobotanique présente ainsi cette par-licularité, quun certain noml)re des terines genériques dont elle fait usage ne sont pas de simples denominations, maisnbsp;ont une signification particuliere et implicjuent, dans unenbsp;certaine mesiire, une definition. Lidéc de donner un sens auxnbsp;noms génériques avail mème été plus largement appliquée anbsp;1 origine, oii lon était convenu que la coinbinaison de la ter-minaison iles avec un nom générique de la flore actuellenbsp;significrait que Ie type fossile avait avec Ie genre vivant,nbsp;sans pouvoir lui être formellement identifié, des rapportsnbsp;plus étroits quavec aucun autre; mais comnie on a été plusnbsp;tl une lois troinpé par de fausscs analogies, les noms denbsp;Casuarinües^de, Convallarites,T^3iV exemple, ayant été appli-qués a des plantes tjui, appartenant en réalitó aux Equiséti-nées, navaient aucun rapport avec les Casuarina ou avec lesnbsp;Convallaria et quon a ties lors débaptisées légilimement, onnbsp;na pas tardé a reconnaitre les inconvenients tlun système quinbsp;pouvait avoir pour conséquence une fócheuse instabiliténbsp;tlans la nomenclature, et si on ne la pas radicalement aban-tlonné, on en a du moins beaucoup restreint Temploi.
On a dailleurs adiuis que la combinaison tVun nom gêné-rique de plante vivante avec telle on telle terminaison indi-tjuant la nature de lorgane observe nimplit[uerait pas néces-sairement une aflinité botanique avec Ic genre vivant, mais
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seulement un cnseiii])lo danalogies, telles qiion peul les constatei' suv Forgane aiu[uel on a affaire : cest ainsi cpie lesnbsp;noras d'Acacioxyloa on de Ternstraniiacitiiuin désignerontnbsp;lt;les Ijoi.s ressendffant par tons leurs caractères aux boisnbsp;des Acacia on a eeux. des Ternslranniacées, mais sans quonnbsp;puisse allirnier (|u'il sagisse de plantes nécessairenient alliéesnbsp;a ce genre on a cette 1'aniille; de mènie le noni de Celastro-phyllum sappli(|nera a des feuilles presentant la forme et lanbsp;nervation de celles des CelasTrus on sijnplenient nième desnbsp;Célaslrinées, sans rien allirnier quant a la parente réellenbsp;avec les types vivants dont le noni est rappelé. Par centre,nbsp;le noin inênie du genre vivant sera employé, quel que soitnbsp;Forgane observe, lorsque Fattribution générique sera cer-taine, quitte a désig-ner provisoirement sous des noms spéci-liqucs différents les différents organes dune nième plante,nbsp;tels, par exemple, quo les cones et les aiguilles dune nièmenbsp;espèce de Pin, jusipiau jour oil, les trouvanten dépendancenbsp;muluelle, on laissera de cóté le nom le dernier en date pournbsp;lie conserve!que le plus ancien.
Ce ne sent pas seulement, an surplus, les divers organes disjoints de la nième plante qui peuvent donner lieu a Féta-blissement de noms différents, mais jiarlbis aussi les diversesnbsp;parties d une nième tige on dune mènie fronde, par suite denbsp;modilicalions des caractères dun point ii iin autre, modifications que des éclianlillons plus complets peuvent seuls per-niettre de reconnaitre coniine dependant simplenient soitdc lanbsp;situation respective des parties observées, soit mènie denbsp;pures variations individiielles.
La nomenclature des végétaux fossiles comporte done, par la force niêine dos clioses, un nomlire de noins génériquesnbsp;et spéciFiques trés supérieur ii celui quon aurait enregistrénbsp;si Fon avail pu étiidier les niènies plantes ii Fétat vivant; etnbsp;si les paléobolanistes sont obligés dy ajouter encore de nou-veaux noms lorsquils rencontrent des formes nouvelles nenbsp;rentrant pas dans les cadres existants, leurs recherches nen
-ocr page 29-NOMENCLATUUE DES V E GÉ TA U X F O S SILE S nbsp;nbsp;nbsp;ai
tendcnt pas inoins a la simplifier peu a peu, Ie hut quils poursuivent étant (rarriver a une connaissance aussi compléte (jue possible des plantes entrant dans la constitutionnbsp;des anciennes flores et de parvenir au raccortlement de leursnbsp;différents organes, reproductcurs et végétatils, (pii peutnbsp;seul permettre de fixer d une facon définitive les rapjiortsnbsp;des types éteints les uns avec les autres et avec les typesnbsp;ïictuels. II nest sans doute pas permis despérer cjue nousnbsp;connaissions jamais tons les végétaux cjui se sont succédé anbsp;la surface du glolie, et ((ue nous puissions nous rendre unnbsp;compte exact des lois (jui ont preside a leurs variations etnbsp;aux transformations successives de la llore ; les chances denbsp;conservation ont, en elfet, toujonrs etc trop réduites, aussinbsp;bien pour les plantes marines, a raison de leur constitvilionnbsp;purement cellulaire, que pour les plantes terrestres, dont unnbsp;trop grand noml)re vivaient loin des bassins de dépot ; maisnbsp;les jalons (|ue no\is pouvons recueillir nen sont (pie plusnbsp;précleux et il nen est que plus nécessaire de sefforcer dennbsp;multiplier Ie nombre et, par une juste interpretation, denbsp;donner a chacun sa véritable place.
-ocr page 30-DES PRINCIPAUX TYPES DE YÉGÉTAUX FOSSILES
Les Tliallopliytes nont laissé clans les c;ouclies cle réeorco teriestre que des traces relativenient pen abondantes denbsp;leur présence, leiirs tissus offrant, a raison niènie de leurnbsp;constitution, moins de resistance ii la decomposition cjiienbsp;ceiix des plantes supérieures. On connait cependant a létatnbsp;fossile un certain nomljre d'Algues, réparties dans toutenbsp;réchelle des terrains, des Characées, et des Champignons.
ALGUES
On a longtemps regardé conime Algues 1'ossiles loiile une série dempreintes, pour la plupart en demi-reliel', affeclantnbsp;lapparence de cordons ou de inibans a surface diversementnbsp;ornementée, et qui ont été idtérieurement reconnues, giAcenbsp;principalement aux travaux récents de ]M. Nalhorsl (i),nbsp;pour nêtre autre chose que Ie moulage, solt de pistesnbsp;daniinaux, soit même simplement de traces ou de ridesnbsp;ibrmées sur un fond vaseux ou sableux par Ientrainementnbsp;de corps inertes ou par Ie ruissellement des eaux. La distinction est souvent fort difficile, et pour un certain nombre de
(i) Xaïhorst C. /;
-ocr page 31-CARACTERES DISTIXCTIIS DES ALGVES FOSSILES
types dempreintes on reste encore incertain sil laat les regarder coinme des Algnes sans analogues immédiats dansnbsp;Ie monde vivant, ou comme des monlages de Irons de versnbsp;OU de pistes danimaux ; les caractères sur lesquels on peutnbsp;sappuyer pour celte distinction consistent dabord, biennbsp;entendu, dans les traces de structure quil est encore possible de découvrir dans quelques cas oü la conservation estnbsp;suffisainment bonne, puis dans la présence de matièresnbsp;cliarbonneuses dénotant lexistence primitive de tissus organises et incompatible au contraire avec un simple remplis-sage minéral ; enfin la présence de petits organismes ani-maux. Iels que Serpules ou Bryozoaires, lixés sur la surl'acenbsp;du fossile examine, prouvant quil sagit bien dun corps ayantnbsp;pu leur servir de support et non dun vide rempli, Iburniranbsp;souvent un indice utile en faveur de lattribution aux Algues.
11 ne sera, bien entend u, question ici que des Algues véri-tables OU du nioins des restes fossiles quon est réellement londé a considérer comme appartenant a cette classe, anbsp;raison des ressemblances quelles olfrent, soit dans leurnbsp;structure, soit dans leur forme extérieure, avec les Alguesnbsp;actuelles. Les conditions de conservation dans lesquellesnbsp;ellcs se présentent sont, dailleurs, extrêmement variables :nbsp;un certain nombre dAlgues ont, comme on sait, les paroisnbsp;de leurs cellules imprégnées ou leur thalle lui-même incrusténbsp;extérieurement de matières minérales, comme les Diatomées,nbsp;les Lithotliamniées et certaines Siplionées ; ce sont naturelle-merit celles qui ont été Ie plus fréquemment et Ie mieux con-servées, et dont linterprétation et lattribution laissent Ienbsp;moins de piise au doute. Pour quelques-unes, la structurenbsp;a été plus ou moins conservée, soit par une silicificatio»nbsp;ultérieure, soit par la transformation des tlialles en masse
diaib
onneuse
aux
a organisation encore discernable. Quant
autres, la forme et Ic mode de division du thalle sont les seuls caractères quon puisse observer, et dans lignorancenbsp;oü lon demeure au sujet des organcs de reproduction
-ocr page 32-24 nbsp;nbsp;nbsp;ALGÜES
coinme clu luocle de coloralion da thalle, il est souvent fort difficile de préciser lenrs affinités avec les types actucls.
Je inentionnerai daljord les principaux représentants fos-siles des groupes dAlgues connus a létat vivant, et j'indi-querai ensuite les types les plus reiiiarquables qia parais-sent devoir ètre rapportos aux Algues, sans cependant que la place a leur attriljuer dans la classification puisse ètrenbsp;regardée coinme définitiveinent lixée.
Dans lordre des Cyaxoi^iiycées, la familie des A'ostocacées parait représentée a létat fossile par quelques formes peunbsp;nombreuses, dont la plus ancienne serait nne algue gélati-neuse microscopique, Gloioconis Bonieti, observée parnbsp;M. B. Renault (i) dans un coprolithe permien et rapprocbéenbsp;par lui des GUicocapsa actuels. Gertaines oolithes parais-sent formées, dautre part, par des organismes de cettenbsp;même familie. Enfin on a signalé dans les couches tertiairesnbsp;un Nos/oc, dont Tattribution laisse, il est vrai, prise a quel-que doute.
Dans lordre des Ciiloiiophycees, une familie est nette-nient connue a létat fossile, celle des Siplionées : elle est principalenient représentée par des Algues calcairesnbsp;appartenant au groupe des Siplionées verticillées, ou Dasy-cladées, auquel M. iMunier-Ghalmas (a) a montré qu'il fal-laitrapporter un grand nomlire dorganismes secondaires ounbsp;tertiaires, considérés jusqueda coinme des Foraminifères ounbsp;des Polypiers, appartenant notaminent aux genres PolyLrypanbsp;Defrance, du Tertiaire, lequel doitrentrer dans Ie genre vivantnbsp;Cymopolia^ Dactylopora Lamarck, du Tertiaire (lig. i), Thyr-soporella Gümbel du même terrain, Diplopora Scliafliautl, dunbsp;Trias, GyfoporellaGgt;\n\ihe\, du Permien et du Trias, retroiivénbsp;jusque dans Ie Grétacé, genres dont iln'y a pas lieu de détail-
(1) nbsp;nbsp;nbsp;Renault r.
(2) nbsp;nbsp;nbsp;Muniek-Ghalmas a.
-ocr page 33-SIlIIONÉES nbsp;nbsp;nbsp;a5
lei' ici les caractères distinctifs. Dune facon généiale, ils se pi'ésentent sous la forme de tid)es cvlindriques, paifoisnbsp;divisés en articles, dont la cavité centrale correspond a l'axenbsp;dn thalle, a paroi travmrsée par des perforations radiales,nbsp;disposées en verlicilles, correspondant anx appendices latc-raux, ii surface souvent divisée en compartiincnts hexago-
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^ ï- Dactijlopora cylindracca Lainarck, cle rEocèiio inoycn. Eohantilloiis du nartoiiion du Fayel, tun vu extérieuremoiit, laulre Lrisê a peu prés suivaiit unnbsp;plan diainélral, grossis 4 luis.
nauxplus ou inoins régidiers; certains de ces genres parais-sent avoir joué un róle considerable dans la lorniation des calcaires triasiques.
rius réceniment M. Slolley (i) a reconnii queles calcaires siluriens de la region de la Baltique, appartenant a létagenbsp;ordovicien, étaient eux-niêiues en grande partic lorines denbsp;types analogues dAlgues calcaires de la triliu ties Dasy-cladées, ofl'rant la forme de tubes cylindriques droits ounbsp;courbes, simples ou ramifies, parfois de trés petit diamètre,nbsp;pour lesquels il a établi les genres Arüiroporella, Rhah-(loporella ^ Vermiporella ^ Dasyporella, Pahieoporella ^ cenbsp;dernier voisin surtout du genre vivant Bornetella; il anbsp;montré en outre quil fallait égalcment rapprocber de ce
(i) Stolley rt, b, c.
-ocr page 34-2(gt; ALGVES
nième genre Bornctella divers antres organismes des mèmes calcaires siluriens, an'ectant une forme globuleuse plus ounbsp;moins régulièi'e et appartenant, entrc autres, aux genresnbsp;Ccclospliseridium Eichwald, Cyclocrinus Eicinvald (lig. 2),
Fig. 1. Cyclocrinus porosus Stolloy, de 1 Ordovicien de la Balliquo. ^ ue extérieure schématique et coupe diametrale, grossics 2 fois (daprès Stolloy).
Mastopora Eilt;dnvald, qiii avaient été jiisqidalors classes paimii les Polypiers. 11 ne parait guèrc doiiteux que Ie genrenbsp;Goniolina d'Orbigny, du .lurassique, qui se présente sous la-forme de corps ovoïdes allonges, parfois ])c-dicellés, a surface diviséo en arcoles bexa-gonales ombiliquées au centre (lig. 3),nbsp;doive de mênie être classé parmi les Dasy-(dadces, dans Ie voisinage du genre Bor-netella.
Dautres oiganismes longtcmps problé-matiques, du Tertiaire, appartenant au genre Acicidaria dArcliiac, ont etc égalcmenlnbsp;reconnus jiar !M. iMunier-Cbalmas pour desnbsp;Dasycladéos, voisincs du genre Acetahula-ria^ et Tattribution en a été définitivemenlnbsp;conlirméc par la découverte qu a faiü'nbsp;ultérieurement Ie (iomie d(ï Solms-Lau-bacli (i) de ce inème type a létat vivant.
Les Siplionées a tliaüe diebotome do la tribu des Bryo-psidées sont de méme représentéos dans Ic Tertiaire, par
(l) SOLMS (l.
-ocr page 35-SIPnONEE s. DESMIDIEES
lt;lo peüls corps ovoïdes creiix, peilbrés a chaque cxlréiuiló, rencontrés dans l'Eocène parisien, constituant Ie genrenbsp;Ovulites Lamarck, et représentant les articles dune Algnenbsp;appartenant probablement ati genre xiyunt Penicilliis (i).
Le genre Caulerpa a été également signalé a létat fossile, notamment dans le Kiinméridien dAngletcrre (2).
11 semble, en outre, cpiil faille rapporter a la tribu des Codiées (3) le genre Sphxvocodiam liothplelz, dn Triasnbsp;alpin, et pent-être le genre GivvanelUt Nicholson et Etheridge,nbsp;dn Silnrien dEcosse, cpii se présentent sons la forme denbsp;concrétions de diainètre Aarial)le, formées de filaments nni-cellnlaires entre-croisés et qni paraissent avoir pris lnn etnbsp;Tantre nne part iniportante a Ia conslitnlion des roclies dansnbsp;lesqnelles on les rencontre.
En tont cas les Codiées sont représentées dans ITnfracré-tacé par nn type génériqne tlemcnré longiemps énigmatiqne, tronvé par Tonla dans le Néocomien snpérienr de Serbie etnbsp;décrit par Ini sons le nom t.\c Boucina : il est constitné par desnbsp;corps calcaircs cylindriqnes, aFintérienr desqnels on ol)servenbsp;lt;les tubes non cloisonnés, ramifies par nne série de dicholo-inies snccessives et olfrant exactement, comme la montrénbsp;^L Steinmann (4), la disposition et laspect de cenx qni for-Ment le thalle des Halinieda, dont ce genre ne difl'éreraitnbsp;gnére, a ce cpdil semble, ([ne par ralgt;sence de ramification.nbsp;Enfin le genre Halimeda a été Ini-mème reconnn ennbsp;em])reinte dans TEocène antrichien (5\
Des Desinldiées ont été oljservées dans ([itelcjnes dépols qnaternaires, sous des formes semblables a celles de la florenbsp;fictnelle.
(1) nbsp;nbsp;nbsp;ilU.MliU-ClIAr.MAS b.
(2) nbsp;nbsp;nbsp;Murray a. b.
(3) nbsp;nbsp;nbsp;Rothplutz a.
(4) nbsp;nbsp;nbsp;Stkinmayy a.
(4) Fuchs a.
-ocr page 36-28 ALG VES
Enfin, Texistence a l'état fossile des Gonfervacees et des Cénobiées parait probal)]e, sans cependant qiie rattributionnbsp;des types qnt leur ont été attril)ués soit a])Soluinent certaine.nbsp;Cestdans cette dernière familie qiieMM. Bertrand et Renaultnbsp;rangent les Algues des boglieads, sur lesquelles je reviendrainbsp;un pen plus loin; il faut sans doute aussi lui rapporter unenbsp;Algue o])servée par iM. Renaidt a Iinterieur de luacrosporesnbsp;de Lépidodendrons du Cidin (i), représentée par des tliallesnbsp;spbériques ou lenticidaires répartis dans une membranenbsp;gélosique tantót continue, tantót contractée en réseau ;nbsp;IM. Renault Ia désignée sous Ie nom générique de Lage-niastrum et la compare au genre vivant Cadasti'uin, de lanbsp;tribu des Ilydrodictyées.
Parmi les Piiéopiiycéks, Ia familie des Diatomées est celJe qui est Ie mieux connue a létat fossile, la presence de cesnbsp;Al gues microseopiques ayant été depuis longtemps constatéenbsp;il différents niveaux du Tertiaire ou du Crétacé : Ia plupartnbsp;des dépots de tripoli sontformés presque exclusivement parnbsp;leur accumulation, et on les rencontre également en abondance dans les guanos de divers giscnients. Elles appartien-nent presque toutes il des types génériques et inênie spéi^i-liques encore vivants, et elles fournissent souvent denbsp;précieuses indications sur les conditions qui ont présidé il lanbsp;formation des dépots dans lesquels on les rencontre, certains de ces dépots ne renferinant que des espèces deaunbsp;douce, dautres que des esjièces marines, et dautres encorenbsp;des espèces deaux saumatres. Jusquii ces dernières années,nbsp;la connaissance des Diatomées fossiles ne remontait pas aunbsp;delii du Crétacé supérieur; mais jNE Ries (a) en a trouvé, auxnbsp;Etats-LInis, dans des couches argileuses appartcnant au Gré-tacé moyen, peiit-être inème a la région supérieure de lIn-
(i) Rexault 7\
(¦2) Ries a.
-ocr page 37-DIATOMÉES. FUCACÉES nbsp;nbsp;nbsp;29
fi'acrétacó, un ceiiain nonibre d'espècos (|iii pafaissciat iden-tiques a des formes actiielles; de sou cdté, M. Cayeux (i) a reconnu des Dialomóes dans la gaize dn Céiiomanien de lAr-gonne et de la Belgique, ainsi que dans eelle de lAlbien desnbsp;Ardennes. Enfin, en 1896, M. Rolbpletz a déconvert (2) dansnbsp;Ie Lias siqiérienr du Wurtemberg- deux espèces qiiil a punbsp;rapporter au genre vivant Pyxidicula, mals qui paraissentnbsp;éteintes Tune et Lautre. Il ne jiarait pas douteux, dès lors,nbsp;quon retrouve des Diatomées dans les autres formationsnbsp;de la période secondaire, et peut-ètre en découvrira-t-onnbsp;encore dans des terrains beaucoup plus anciens, bien quenbsp;leur presence dans la liouille dAngleterre, annoncée il y anbsp;qiielques années par M. lAbbé Castracane, nait pas éténbsp;conOrmée par les observations nltérieures et ])araisse avoirnbsp;élé indiquée il tort. II semble en toutcas, dajirès la compa-raison des formes fossiles les plus anciennes actuellementnbsp;eonnues avec les formes vivantes, que les Diatomées naientnbsp;pas sensililement varié pendant un immense espace de temps.
On a rapproclié de cette familie dAlgues ile petits organismes du Trias, désignés par Heer sous Ie nom générique de BactrylUum, qui présentent une forme et unc ornenien-tation trés analogues, en elfet, a celles des Diatomées ; niaisnbsp;leurs dimensions beaucoup plusgrandes, allantjusqua4 niil-limètres, et leur nature fréquemment ealcairc rendent cettenbsp;attribution singulièrement douteuse.
La présence des Fucacées dans Ie Tertiaire parait devoir être regardée commo certaine, daprès la ressemlilance par-laite de certaines empreintes de LOligocène avec des formesnbsp;vivantes de cette familie, du genre Cysloseira notamment.
Enfin les Floridées sont représentées dans la flore fossile
(¦) Gateux a, h. (2) Rothpleïz b.
-ocr page 38-3o ALGUES
3o ALGUES
par un certain noniln'c de formes, dont les mies ont pu èlre étudiées anatomiquement, tandis que les autres ont étc seu-lement oliservées en einpreintes. Les premières sont desnbsp;.\lgues incrnstantes de la familie des Corallinacées, appar-tenant principalemcnt an genre vivant Litliothamiiiiun^ etnbsp;lt;[ni ont été rencontrées a différents niveanx, a partir dnnbsp;Jiirassique siqiérienr, tantót sous forme de concretionsnbsp;spliéroidales, tantót constituant a elles senles des couchesnbsp;dnne grande importance, comme les calcaires a Niilliporesnbsp;du Tertiaire dAutriche oudAlgérie. Des coupes pratiquéesnbsp;lt;lans la masse de ces roebes on dans ces concretions metten t en evidence la structure cellulaire caractéristi(|ue des Lithothani-niées, les coupes Jongitudinalesnbsp;notammentmontrant des cellules rec-tangidaires régulièrement alignéesnbsp;suiyant deux directions orthogo-nales. Les formes les plus anciennes,nbsp;V compris celles de l Eocène, dilfè-rent de celles des étages snivantsdunbsp;Tertiaire aussi bien que des formesnbsp;vivantes par cette particularité (t-,nbsp;(|ue les tétrasporanges, au lieu detrenbsp;gronpés dans des conceptacles,nbsp;sont isolés, et disposés suivant desnbsp;zones parallèles (lig. 4)1 Dotli-pletz les considère (umime consti-tuant un genre, on tont au nioins unnbsp;sous-genre distinct, pour Icquel il anbsp;propose Ie nom d'ArchiKolilhothcunnium.
II parait assez probable qiiil faut tie même rapporter aux Lorallinacées, a raison de lanalogie de structure, Ie genre
(i) Rothpletz «.
-ocr page 39-CORALLINACÉES. TYPES DATT RIB V TI O N 1N C E RTAIN E 3l
Soleno^iora Dyhowski (i), qiii se trouve principalement clans les calcaires ortloviciens, inais c[ni se moritre encore dans Ienbsp;Jurassique, et cpii offrc égaleiuent des cellules rectangulairesnbsp;allongées, accolées les lines anx autres de nianière a formernbsp;des zones parallèles ou concentricpies, ainsi cpie des indicesnbsp;lt;le conceptacles.
L'attrihiition est nalurellenient plus incertaine pour les ïiniples enipreintes noffrant pas de structure conserveie ;nbsp;néanuioins la ressemldance (jue présentent avec diverscsnbsp;Algues vivantes de lordre des Floridées certaines expansionsnbsp;loliacées diversement ramifiécs ipii se rcncontrent dans Ienbsp;Grétacé et dans Ic Tertiaire, et cpion a classées notamiuentnbsp;sous les noins génóriqiios de Delesserites Sternberg etdenbsp;Jlalynienites Sternberg, donne lieu de croirc quil saglt lanbsp;bien réellement dAlgues trés voisines pour Ie moins desnbsp;Delesscria, des NitopJiylliim et des Halymeiiia actuels {gt;.).
A cêté des Algues fossiles susceplililes detre rappor-tées a des types actuellenient vivants ou tont au moins ran-gées dans des families bien dcVterminées, il en est dautres 'lont la place dans la classification demeure incertaine, biennbsp;'[ue leur attribution aux Algues soit incontestable pour lesnbsp;lines, inliniment vraisemblablep our les autres.
Je nientionnerai dabord des thalles plus ou moins abon-'lamment ramitiés, se divisant par diebotomie en lanières flus ou moins étroites, et atfectant une grande ressemblancenbsp;nvec diverses formes dAlgues vivantes, sans cjuon puisse,nbsp;k défaut de cai'actères suffisamment tranches, préciser leursnbsp;aflinilés. On rencontre des enipreintes ainsi constituées dansnbsp;toute la série des terrains, a partir du Silurien, et on leur anbsp;'lonné les noms géneriques les plus varies : je citerai,
(') ÜROWN a.
d) Sai'okta 1'; BlRkau b.
-ocr page 40-ALGIES
entie autres, les Ilaliserites tlu Dévonien, les Bylliotrephis (les formations paléozoïques (fig. 5), sur quelques-uns des-({uels il a été possible de reconnaitre au microscope lexis-lence de cellules tubuleuses attestant ([uon était bien ennbsp;presence ([organismes végétaux et non de moulages denbsp;[)istes danimaux ou de rigoles formées par Ie ruissellementnbsp;des eaux(i).
A raison de Iincertitude du classement de semljlables
empreintes, M. Seward a propose récemment denbsp;sen tenir au nom fféTié-rique plus compróliensifnbsp;d'Algites^ quil a appliquónbsp;a des Algues du Wealdiennbsp;dAngleterre trés analogues, les unes a AesChon-drus, les autres a desnbsp;Catenella de la üore ac-tuelle (2).
On rencontre sur différents liorizons du Grétacé et du Tertiaire des empreintes a ramification ré-gulière, composées nonnbsp;plus de lanières aplaties,nbsp;mais de filaments cylindriques plus ou moins grêles, disposés suivant Ie mode penné, et (juon a désignées sous lesnbsp;noms de Chondrites^ de Gigartinites, de Phycopsis, celui denbsp;Chondrites étant Ie plus généralement employé (fig. 6). Ellesnbsp;ont fait lobjet de longues discussions, et plusieurs auteursnbsp;les regardent plutót comme des moulages de trous de versnbsp;(|ue comme des Algues; toutefois les études récentes de
(1) nbsp;nbsp;nbsp;Pemiallow c; Kidston h.
(2) nbsp;nbsp;nbsp;Seward c.
-ocr page 41-TYPES DATTRIBUTION INCERTAINE 33
von Giimbel et de M. Rothplety (i) ne laissent guère de donte sur Iattiilnilion anx Algiies, sinon, ])ien entendu, denbsp;tontes les empieintes décrites sons ces nouis génériqnes,nbsp;dn nioins des Chondrites typiqnes, tels qne cenx dn Flysclinbsp;de la Suis__se : M. Rotlipletz a reconnn la préserice, dans lesnbsp;axes et les rameanx des éeliantillons qu il a étndiés, de
paplicules eliarhonnenses qni nexistent pas dans la roche envii'onnante et qni affectent la forme de pelits tnbes souvent ramifies, parfois cloisonnes transversalement, attestantnbsp;nne organisation cellulaire, susceptible de faire songer, soitnbsp;a des Floridées, soit a des Fucacées on a des Lamina-viées.
Fn autre type dont la place exacte demeure indécise est Ie genre Neinatophycns Garruthers {Nematophyton Dawson)nbsp;du Silurien et du Dévonien, représenté par des tiges anbsp;J^tructnre conservée dont le diamètre va parfois jnsquanbsp;gt;111 mètre, et que Sir W. Dawson avait dabord considéréesnbsp;connne appartenant a une Conifère et décrites sons le nomnbsp;génériqne de Prototaxites. Les recherches de MM. Carru-
(l) GtlMBEL b ; ROTlIin-ETZ b.
Zeiller. Paléobotanique.
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ALGVES
liters, Penhallo^Y et Barber (i), jtorlanl sur cliverses espèttes provenant pour la plupart soit de la Grande-Bretagne, soitnbsp;du Canada,ont établi que ces tiges étaient uniquement for-mées par des cellides tultuleuses d'ouverturo variable, par-fois brusqueinent renllées, présentant ca et la des raiuifica-tions, et coupées de cloisons transversales pen nombreuses
et dordinaire peu neltes (fig. 7). M. Penballovv les rap-proclie des Laininariées, etnbsp;en particulier des Macrocys-tis, saus cejtendant quonnbsp;puisse encore tenir ces al'li-nités pour délinitiveiuent dé-niontrées.
O - -i
' jf i?
fr nbsp;nbsp;nbsp;frlt;Po.
IJ. Nematophycus Logani Dawson (sp.), du Siluricn ct du Dévonicn inlé-rieur du Canada, Couxgt;es transversale (A) et longitudinale (B), grossiesnbsp;(daprès Dawson).
Je citerai encore Ie genre Pachytheca Hooker, du Silu-rien supérieur et du Dóvo-nien (2), qui se jtrésenle sousnbsp;la Ibriue de llialles splié-riques de la grosseur d'unnbsp;pois, rorniós de lilaments cel-lulaires ressemblant a ceuxnbsp;(les Cladopliom, dabord en-
tre-croisés dans la region (;en-trale, puis orientés radiale-nient et souvent bifurqués au voisinage de la surface externe; niais les affinités nen sontnbsp;pas assez accentuées pour quon puisse préciser la place anbsp;assignor a ce type générique.
Enfin, je nientionnerai les Algues des bogheads, décou-vertes et étudiées par M. B. Benault etM. Eg. Bertrand (3);
(') CAHRU'niKRS d : Pli.NlIALLOW fl, d, f; Barbur h.
(2) Barbur n.
( t) Rkgt;ai:i.t n, r ; Bertrasd b, c; Bertraxd et Ruxaclt b, c, d.
-ocr page 43-ryPES D'ATTRIBUriON INCERTAIXE 35
oe sont (les Algues gélatineiises luicroscopiques, a thallo sacculaire creiix, formé dune seiile assise de cellules, continue, entourant nn vide central ; dans Ie genre Pila^nbsp;rencontré surtoiit dans les bogheads dEurope, les thallesnbsp;alFectent nne forme sphérique ou ellipsoïdale a pen présnbsp;réguliere (lig. 8); les thalles Aii Pila hibractensh^ dont lac-cunuilation a foriné les bogheads de rAutnnois, mesurentnbsp;en moyenne 170 a 180 ij. de diamètre, et on en compte
2'jo.ooo, qnelqiiefois jusqua un million, par centimètre cube. Dans Ie genre Rcinsckia, observé dans les bogheads dAiis-tralie, les tlialles, de dimensions analogues a celles des Pila,nbsp;mais plus varia])les, sont formés de cellules plus fortementnbsp;épaissies, et ofl'rent une surface mamelonnée; ils allectentnbsp;fréquemment un aspect cérébrifornie (fig. 9); ils sont habi-tuellement plus serrés que ceux des Pila^ et leur nombrenbsp;varie de 3 a 12 millions par centimètre cube.
Ces Algues rappelaient sans doute, par leur abondance et leur rapide multiplication, les fleurs dcau de la florenbsp;actuelle, mais leur place dans la classification reste quelquenbsp;peil incertaine ; AIM. Renault et Bertrand les rapportent auxnbsp;Cénobiées, avec lesquelles elles ont ce caractère commun,nbsp;que Ie développement des thalles ne résulte que de lac-croissement des cellules en dimensions, sans multiplicationnbsp;de leur nombre.
-ocr page 44-36 ALGUES. CITARACEES
Dans certains ])ogliea(ls de Russie, appartenant a Ietage dn Culm, !M. Renault a observe (i) nn aiitre type dAlg'ues,nbsp;a tlialle constitné par des filaments articnlés, rayonnants,nbsp;])lnsieurs fois dichotoines, formant des Imnquets hcmi-sphériques on globnlenx, cpfil a désigné sons Ie nom géné-riqne de Cladiscothallus, et qn'il compare, qnant an portnbsp;general, anx Chxfophora; mais les affinités réelles ennbsp;demenrent indéterminées.
Si les divers types dAlgiies qne je viens de mentionner ne penvent, fante de renseignements plus complets, rece-voir dans la classification nne place débnilive, on pent direnbsp;dn inoins ([n ils ne s'écartent par ancnn trait saillant desnbsp;formes qne nons connaissons a fétat vivant, et il ne semblenbsp;pas ([lie les plantes de cette classe aient alfecté jamais desnbsp;caractères liien dilférents de cenx ([ii elles nons ollrentnbsp;anjonrifbni.
CIIARACÉES
, Les Cbaracées se montrent en assez grand nombre a fétat fossile dans les conches tertiaires, dans celles dn bassin de Paris notamment, reqirésentées Ie plusnbsp;souvent par des oog'ones détachés, pbis rare-nient par des fragments de tiges dont onnbsp;[lent encore discerner la structure hélicoïdalenbsp;caractéristi([ne. On en a en ontre observe,nbsp;mais beanconp plus clairsemées, snr diversnbsp;niveanx dn Crétacé et jnsqne dans Ie Jnras-siqne ; on a même signalé nne Gbaracée dansnbsp;Ie ^Inschelkalk des environs de iloscon,nbsp;la([nelle serait Ie plus ancien représentant de cette classe.nbsp;A 1 exception dnn type particulier, caractérisé par scs
(j) Renault r.
-ocr page 45-37
CIIARACEES. CHAMPIGNONS
oogones ovales, prolongés ii leur soiiunet en forme de eol de bouteille (fig. 10), que G. Stadie (i) a rencontré dansnbsp;les couches de la üalniatie formant passage enlre Ie Gré-tacé et Ie Tertiaire, et qu'il a désigné sous Ie nom géné-rique de Lagynopliora, toutes les Cliaracées fossiles ren-trent directement dans les genres vivants Chara et Nilella^nbsp;aussi bien les plus anciennes que les plus récentes.
CHAMPIGNONS
On a observe fréquemment ii létat fossile des Champignons parasites ou saprophytes, soit a Pintérieur des tissus de tiges, de racines ou de graines a structure conservée, soitnbsp;a la surface dócorces ou de feuilles se présentant ennbsp;empreintes, soit encore dans des coprolithes, et Ponnbsp;a reconnu en eux des formes géncralement trés voisinesnbsp;des types ac-tuels, se répartissant dans les divers ordresnbsp;entre lesquels se divise la classe des Champignons (2).
Les Myxomycktes sont représentés a Pépoque carbonifère par des masses protoplasmiipies irrégulières, semblablesnbsp;iides piasmodes dEndomyxées, observées par M. Renault (3)nbsp;dans des écorces de Lépidodendrons du Culm de PAu-tunois et du Roannais. 11 faut sans doute aussi leur rap-porter Ie genre Bretonia, établi par iNOl. Bertrand etnbsp;Ilovelacque sur des thalles de forme variable rencontrésnbsp;principalement dans les dépots houillers de Pépoque wesl-phalienne (4).
Aux OoMYCÉTES appartiennent de mème divers Champi-
(1) nbsp;nbsp;nbsp;Stache a.
(2) nbsp;nbsp;nbsp;Mesghinf.lli b.
(3) nbsp;nbsp;nbsp;Renault r.
(4) nbsp;nbsp;nbsp;Bertrand b; Bertrand ct Renault b.
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CIIAMPIGXONS
gnons parasites o])servés a Fintérieur de tissus végétaux dès Fépoque houillère et permienne, et dans lesquels onnbsp;a reconnn des Chytridinées, des Miieorinées et des Péro-nosporées.
La presence des Uhkdinées a été également constatée par M. Renault dès Fépoque du Culm (i), des macrosporesnbsp;de Lépidodendrons lui ayant olfert, llxées sur leurs paroisnbsp;internes, des téleutospores seniblables ii celles de certainsnbsp;Puccinia. On a observe en outre de noinbreux Puccinia etnbsp;PEcidiuin sur des feuilles de Fépoque tertiaire.
On a signalé surtout, a Fétat fossile, un grand nombro dAscoMYcÈTES, appartenaiit notaninient aux groupes desnbsp;Pyrénomycètes, des Disconiycètes, ties llyphomycètes,nbsp;parasites sur les feuilles ou a Fintérieur des tiges desnbsp;plantes les plus variées, et ii tons les niveaux ; les urisnbsp;observés seuleinent en enipreintes, comine les Excipulitesnbsp;houillers formant des pustules sur les folioles de diversesnbsp;F^ougères, et conime les Sphxrites, Dotliidites, Hysleriles,nbsp;Phacidites, etc., qui se niontrent sur ties feuilles de tlilfé-rents végétaux, tlepuis Ie Ilouiller jusquau Tertiaire ; lesnbsp;autres rencontrés dans des écliantillons a structure conser-vée, et dontona pu étutlier les périthèces, les conidies, ounbsp;les spores.
Le rdle capita! que les Schizomycetes ou Bactériacées jouent tlans la déconiposition des rnatières organiques, etnbsp;a raison duquel on peut les consitlérer presque cornmenbsp;des agents cliimiques, était de nature ii faire penser quenbsp;leur apparition a la surface du globe avail accompagnénbsp;celle des premiers ètres organisés, mais on pouvait douter
(i) Riïsaulï
-ocr page 47-SCIlIZOMrCÈTES nbsp;nbsp;nbsp;39
cle Ia possibilité den reconnaitre Fexistence a l'élat fos-sile; cependant M. Van Tieghem (i) a pii, en 1879, cons-taler la préseriee dn Bacillus Amylobacter dans des débris végétaux silicifiés dn terrain honiller de Saint-Étienne, etnbsp;dans ces dernières années les recherches de M. Renanlt (a)nbsp;ont étalili qne les Bactériacées se retrouvaient en abondance dans presqne tons les débris organiqnes fossiles,nbsp;aniinanx ou végétanx, ossenients, écailles de poissons,nbsp;eoprolithes, tiges, graines, silicifiées on transfonnées ennbsp;chanbon, et cela qnel qne soit lenr age. Ge sont presqnenbsp;tonjonrs, soit des Bactéries coccoïdes, des Microcoqnes,
«
l'ig'. II. JiaciUus vorax Renault, du Culm de rAuhniois. Grossissc-meut ; 400 diainètrcs (d'après Renault).
soit des Bactéries ])acillaires, des Bacilles, présentant la lorine de ])4tonnets droits ou courbes, isolés on réünis ennbsp;ehainettes, et dans lesqnels Ie protoplasme se montre par-lois condense en masses sphériques qui doivent être desnbsp;spores (fig. ii). Etant donné Ie polymorphisnie bien connnnbsp;des Bactériacées, la delimitation spécifique des formes fossiles présente des difficidtés tontes spéciales, et ponr nenbsp;pas risqncr de confondre sous nne mème appellation desnbsp;organismes distincts, on est forcément conduit a multiplier les noms spécifiqnes, en se gnidant, comme la faitnbsp;iM. Benanlt, snr Ie róle qne ces organismes paraissent avoir
(1) nbsp;nbsp;nbsp;Van Tikghem a.
(2) nbsp;nbsp;nbsp;Renaci.t p, r, s.
-ocr page 48-4o
ClIAMPIGNOSS
joluV et sur Ie] niveau géologique auquel ils apparfierinent. Les Microcoques sont les plus fréquents : on en observenbsp;(lans la plupart des éehantillons un peu altérés, sattacjuantnbsp;d'abord, a ce (juil seinble, aux tissus cellulaires (lig. 12),nbsp;tels que la iiioelle et les rayons niédullaires des tigesnbsp;ligneuses. Dans toutes les formations ([ui lui out fourni desnbsp;éehantillons a [structure conservée, M. Renault a reconnunbsp;deux types de iMicrocoques, dilférant par leiirs dimensionsnbsp;comme par leur mode daction, les plus petits, tels quenbsp;Alicrococcus hynienophagiLS Renault, détruisant les membranes moyeiines et dissociant les cellules ; les plus gros,nbsp;tels que Micrococcus Guignardi (lig. 12), sattaquant auxnbsp;épaississements des parois et faisant parfois disparaitrenbsp;toute trace dornementation sur les trachéides comme surnbsp;les cellules, de manière a en rendre les caractères mécon-naissables. Après avoir accompli leur action, lesBactériacéesnbsp;se groupaient fré([uemment en zooglées sphériques, quonnbsp;observe alors, tant(Vtlil)res, tant(')t occupant Ie centre des cellules dans les tissus incomplètement détruits. Ainsi ([uonnbsp;devaitsyattendre, on retrouve dansles combustiblesfossilesnbsp;eux-mêmes des Ractériacées en abondance, et !M. Renaultnbsp;est porté a voir en elles les agents mêmes de la transfor-jiiation en houille ou en lignite (i), cest-a-dire de rélimina-tion plus OU moins compléte de Thydrogène et de loxygènenbsp;de la matière végétale et de raugmentation de la teneur ennbsp;carbone, sans quil soit toutefois possible de rien aflirmer anbsp;eet égard.
Les Hyméxomvcètks sont représentés par quekpies Ag-ari-cinées et Polyporées trouvées dans les couches tertiaires ; peut-être faut-il leur attribuer également certains thallesnbsp;lilamenteux du Houiller d'Angleterrc décrits par M.M. Ran-
UYMÉNOBlYCiiTES. LICHENS nbsp;nbsp;nbsp;4i
cock et Altliey (i) sous Ie noni gcnérique lt;\'Arclidga-ricon.
Enfin, un certain nonibrc de Lichees, appartenant ii des genres vivants, ont cté observes dans Ie Tertiaire, soit surnbsp;des écorces de troncs darbres des lignites, soit sur desnbsp;feuilles ou des rameaux conserves dans l'ainlire.
(i) Hancock et Aïthey n.
-ocr page 50-On ne connail quun nonibre trés restreinl rclalivenient de Miiscinées fossiles, appartenant les unes a la classe desnbsp;Ilépatiqiies, les aulrcs ii eelle des .Mousses, les eontlitionsnbsp;lt;laiis lesqiielles vivent ces plantes étant en general pennbsp;favoraljles a rentrainenient de leurs déljris dans les hassinsnbsp;lt;le dépot et a leur conservation dans les sediments. La plupart ont été Irouvces dans des couclies tertiaircs, principa-leinent dans des tufs de didérents Ages on dans l'ambre dunbsp;Nord-Est de IAHemagne ; elles offrent les [)lns grandesnbsp;rcssemljlances avec des lypes vivants, sans cependant quenbsp;lon ait j)n toujonrs arriver a des determinations certaines,nbsp;a raison de labsence presque constante des organcs de Iruc-lilicalion.
HEPATIQUES
Les llépaliques sont représentces dans Ic Tcitiaire par des .Marchantiées, appartenant notamment au genre Mai-chdutia^ ainsi que par des Jongermanniées, trouvées lesnbsp;lines dans LEocène, les autres dans LOligocène, mais tropnbsp;1'ragmentaires en general pour ètre susceptibles dune determination precise.
Dans les formations antérieures au Tertiaire on nen con-nait que quebjues-unes : les plus anciennes, désignées par :m. llaciborski sous Ie nom générique de Palxohepalica^nbsp;oliservées dans Ie Trias sujiérieur de la Ilaule-Silcsie et dans
-ocr page 51-IlÉPAriQVES nbsp;nbsp;nbsp;43
Ie Jiirassiqiie inlerieur des environs de Cracovie (lig. i3), alfeetent laspect de thalles aplalis, a ramiliealion dieliotoine,nbsp;trés analogues a oerix des Marchantiées (i) ; iin Marchan-liles, entièreinent sendjlaLle daspect a cerlaines formesnbsp;vivantes de Marchantia, a été signalé par iM. Seward (a) dansnbsp;lo Wealdien dAngleterre.
Le Marquis de Saporta a reconnu en outre dans lUrgonien
du Portugal (3) des déLris de tlialles dietiolomes quil a rajiportés au genre Bljjttia^ et une petite tige feuillée quinbsp;parait appartenir aux .longermanniées et (piil a déerite sousnbsp;le noin généricjue de Jungermannites.
Enfin IM. Knowlton a reneontré dans les couclies de passage du Crétaeé au Tertiaire appartenant au systèine améri-cain de Laramie, des thalles diehotomes a lobes arrondis,
(i) Racibüuski c, d. (u) Seward c.
(3) Saporta p.
-ocr page 52-44 MUSCISÉES
((uil a clésigjics sous Ic iio]ii de Preissites, a raison de leur resseiublance avec ceux des Preissia (i).
MOUSSES
Les ÏNIoiisses propreinent dites iie sont gaière nioins rares que les Ilépatüpies. Parini celles du TerLiaire, quelqucs-unesnbsp;ont été, exceptionnellement il est vrai, rencontrées avec desnbsp;fructifications ou représentées par des capsules isoléesetontnbsp;pu ètre déterininécs généricpienient avec une certitude a pennbsp;prés compléte; celles quinontété observées que sous la formenbsp;de rarneaux stériles ont pu néanmoins ètre reconnues, daprésnbsp;leur mode de ramification, comme apj)artenant, les unes au
groupe des Acrocarpes, les autres au gioupe des Pleiiro-carpes, et rapportées a divers genres vivanfs par une com-paraison attentive des caractères des organes végétatil's. Ges Mousses tertiaires ne comprennent quun trés petit nombrenbsp;de Sphaignes ; la plupart sont de véritables ^lousses, appar-tenant notamment aux genres Thuidinmi Leptoclon^ Fonli-
(i) Kxowltox b.
-ocr page 53-MOUSSES nbsp;nbsp;nbsp;45
nnlis, Polt/tricliiun, Bryuin, Fissulens el Gymnoslomum. Quelqucs ^lousses troiivées dans des dépots quaternairesnbsp;ont pu, en oiilre, ètre identifiées a des es])èccs vivantes.
Quant aiix couclies antérieures au Tertiaire, elles nont Iburni que deux types de Mousses, a savoir dune part lesnbsp;Najadiia du Lias inférieur dAngleterre, que ]M. Gardnernbsp;regarde (i), et avec toute raison, semlgt;le-t-il, non comine desnbsp;Monocotylédones, mais comine des iMousses aquatiques plusnbsp;OU moins analogues a nos Fontinalis; et, daulre part, Ienbsp;Muscites polytricJiaccus^ da Stéphanien supérieur de Coin-mentry (lig. i4), qui nous a paru, a M. Renault et a inoi (2),nbsp;représenter une veritable ^lousse, proliablement acrocarpe,nbsp;rappelant principalement les Polytricliacées, tant par sonnbsp;port que par les caractères de ses tiges, marquees de trésnbsp;fines cannelures longitudinales.
(i) Gardmmi h. (y.) ZlflLLKK {.
-ocr page 54-Si les (iryplog-aines oellulaires nolTrent au paléoliotanisle que dos t}'pes pen différents de ceux de la flore actuelle, etnbsp;si rinsuffisanee des renseignements que nous possédons surnbsp;quelques-uns de ces types fossiles parait être Ie principalnbsp;obstacle a la determination de la place a leur dormer dansnbsp;les cadres de la classification établie pour les plantesnbsp;vivantes, il nen est plus de même pour les Cryptogarnes vas-cidaires. Ges dernières nous ofFrent en efPet, du inoins auxnbsp;époques les plus anciennes dont on a pu étudicr la llore, anbsp;(Até de formes trés voisines a tons égards de certainesnbsp;formes vivantes, des combinaisons de caractères que nousnbsp;ne retrouvons plus chez les représentants actuels desnbsp;mèmes classes, ou même des dispositions, soit pour ce qidnbsp;regarde l'appareil végétatif, soit pour ce qui regarde lappa-reil fructificateur, qui ne ressemblent a rien de ce que nousnbsp;connaissons et qui attestent lexistence de classes bicn dis-tinctes de celles quadmet la botaniqiie vivante. On est dom;nbsp;contraint non seulement délargir les cadres halrituels de lanbsp;systématique, mais den créer de nouveaux, et encorenbsp;demeure-t-on embarrassé pour Ie classement de certainsnbsp;types imparfaitement connus, tant les caractères quils pré-sentent semblent discordants et difficiles ii concilier si onnbsp;les compare a ceux des plantes actuelles. Sans parler denbsp;rhétérosporie de végétaux dont les homologues vivants sontnbsp;exclusivement isosporés, je mentionnerai, comine bun des
-ocr page 55-47
CLASSES OJISERYÉES A LÉTAT FOSSILE
fails les plus saillanls révélés par IV'Uulo, de la (lore paléo-/oïque, la presence, cliez bon nonibre de Lycopodinées et d'Eqiiisélinées de Fépoque carljonifère, diin bois secondaire a accroisseinent ccntrifiig-e, suscepliljle dalleindre unenbsp;épaissenr considerable et olfrant dans sa constiliition desnbsp;c:ara(lères seniblaljles a ceiix que nons offre aujoiirdluii Ienbsp;bois de nos Gvninospernies. 11 ne faut sans doute voir lanbsp;([u'un caraclère d adaptation, correspondant aii développe-inent arborescent des üges dans lesqiielles on Ie constate,nbsp;c.e lt;aaractère paraissant luanquer chez les espèces contenipo-raines non ar])oresccntes ties inêines genres, conime ilnbsp;]nan([iie aujourd'luii chez les représentants, exclusiveiuentnbsp;herbalt;;és, de ces niênies classes. II ne seinble done pas quilnbsp;faille attaidier trop d iniportance a ce caractère, de la presence OU de l aljsence d un bois secondaire, non plus t[uanbsp;celui de I'isosporie ou de riiétérosporie, pour Fapprécialionnbsp;des aliinités.
Coninie je Fai dit tout a Fbeure, certains végêtaux de la ])ériode paléozoït|ue ne rentrant dans aucune des quatrenbsp;(dasses des Fougères, des Ilydroptérides, des Equisétinées,nbsp;des Lycopodinées, il a fallu les consitlérer conunc constituantnbsp;une classe a part, celle des Spliénophyllées, ainsi désignéenbsp;(Fa|)rès Ie noni générique des plantes quelle renfernie. Pournbsp;quelques autres, la place deiaeure tantsoit pen incertaine, anbsp;raison ties affinités quils jtaraissent olfrir siinultanénicntnbsp;avet; plusieurs tie ces classes, entre lesquelles ils seni])lenlnbsp;servir de lien : peut-être devront-ils plustartl ètre égaleinentnbsp;regardés convme les lypes de classes dislinctes ; on peutnbsp;néannioins, dans Fctat actuel tic nos t^onnaissances, les rap-procher provisoirenient de Fune ou tie Fautre ties cinqnbsp;classes qui viennent detre énumérées, quitte a intliquer, anbsp;cóté des caractères qui paraissent justifier un tel rapprochement, ceux qui niiliteraient en laveur dune attribution différente. Gest sous cette réserve que, dans Fexamen que jenbsp;vais faire des principaux types fossiles de Gryptogames vas-
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CUrPTOGAMES VASCÜLAIRES. FOUGERES
(Hilaires, je limiterai aux cincj classes des Fougères, des llydroptt'i'ides, des Spliénopliyllées, des Equisétinées et desnbsp;Lycopoditiées, Ie noinbre des subdivisions de eet eiiibran-ebement.
Les Fougères tienncnt dans la llore fossile iine jilace iinporlante, surtont dans celle des formations paléozoï(]nes,nbsp;oi'i elles ontrent pour nne jnoportion notable, formant souvent a elles seules prés de la moitié du total des espèces, etnbsp;parfois inème davantage. Elles sont représentt^es (juelquefoisnbsp;par dos dcdjris de tiges oa de rhizomes, Ie plus liabituelle-ment par des fragments de frondes, plus ou moins incom-])iets, et ])armi lesquels les éehantillons fertiles ne constituent giièrc quune exception. Pour ceux qui proviennent denbsp;dépots dage relativement récent, une comparaison attentive avoc les types vivants permet en general darriver ii leurnbsp;égard, nialgré labsence dorganes fructificatenrs, a desnbsp;rapprochements qui ne laissent guère prise audoute; mais,nbsp;a mesure quori séloigne de répo([ue actuelle, on rencontrenbsp;des formes sur Ie classement desquelles il est de plus ennbsp;plus permis dhésiter, a ce point que pour certaines dentrenbsp;elles on peut mêmc sc demander si elles appartiennentnbsp;réellement a la classe des Fougères et sil ne faudrait pas lesnbsp;rattacher plutrit a celle des Cycadinécs.
II en est ainsi tout dabord de certaines pennes ou frondes rubanées, rencontrées a dilférents niveaux, et qui, si ellesnbsp;ressemblent a diverses formes vivantes de Fougères, peuventnbsp;également ètre iapprochées des frondes du Stangeria para-doxa^ lesquelles avaient elles-nitunes été prises originaire-ment pour des frondes de Fougères et n'ont été reconnuesnbsp;pour des Cycadinées que lorsquon a pu observer les fructiii-cations qui leur correspondaient. Dautres, appartenant a lanbsp;flore de la période paléozoïque, sont représentées par des
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fi'ondes trés profondémeiit décovipées, dont la foriiie et las-pect general seinblent bien dénoterdes Fougères, mals qul correspondent, diine faeon a pen prés indubitable, a desnbsp;liges dont lorganisation interne est de nature a les fairenbsp;rappro(dier des Cycadinées ; il seinble ainsi y avoir diseor-lt;lance entre les caractères morpbologiques et les caractèresnbsp;anatoiniques, et en labsence de tlonnées certaines sur leurnbsp;appareil fructificateur, il est impossible de se prononeernbsp;dune facon définitive sur rattribiition de ces plantes, quenbsp;M. Potonié a propose récemment (i) de grouper sous Ienbsp;noin de Cycadofiliciiices [Cycadofilices), tout en les laissant,nbsp;jusqua nouvel ordre, parmi les Fougères, auxquelles il ynbsp;a, du reste, des raisons de croire quelles appartiennent ennbsp;réalité. Enfin on peut luème hésiter sur Ie classement denbsp;lt;iertaines frondes fertiles, qui diflerent par la constitutionnbsp;de leurs sporanges de tons les types vivants de Fougères,nbsp;sans s'en eloigner cependajit assez pour quil soit réelle-ment nécessaire de les ranger dans une classe a part.
On voit que Fattribution aux Fougères des types fossiles qu'on a Fhabitude de leur rapporter et dont je vais passer ennbsp;revue les principaux, ne laisse pas de donner lieu il denbsp;sérieuses réserves, et que pour certains dentre eux la décou-verte déchantillons plus complets et suffisamment ])iennbsp;conservés permettra seule de se faire une opinion definitive sur leurs véritables affinités. Pour Ic moment, et jusqua plus ample informé, on demeure fondé a considérernbsp;comme Fougères toutes les frondes ou débris de frondes plusnbsp;OU moins jirofondément divisées que la comparaison avecnbsp;les formes vivantes permet de regarder comme plus sem-blables axix plantes de cette classe qua celles de nimportenbsp;quel autrc groupe et comme ne présentant pas, par rapportnbsp;a elles, de differences scnsiblement plus accentuées que ces
(i) Potonié e.
Zeiller. Paléobolaniquo.
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formes vivanles nen prósenterit elles-mêmes les unes par rapport aux autres.
KROXDES
II a fallu, en Iabsence dorganes friictificateurs, qiii est Ie cas Ie plus fréquent, recourir, pour les frondes lilicoïdesnbsp;qu'on rencontre a létat fossile, a une classification fondéenbsp;sur leur mode de découpure, Ia forme de leurs pinnules etnbsp;ia disposition de leurs nervures; Brongniart en avail posé,nbsp;dés 1822, les premières bases en subtiivisant Ie genrenbsp;Filicites, établi par Scblotheim pour toutes les Fougèresnbsp;fossilcs, en un certain nombre de sous-genres, tels que Sphe-nopteris, Pecopieris, Neiropteris, etc., quil a élevés ensuitenbsp;aurang de genres et qui sont devenus ultérieurement les typesnbsp;de groupes plus ou moins complexes, par suite de fadniis-sion de coupes généric[ues nouvelles. Ces groupes, surnbsp;rexamen ilesquels je reviendrai avec plus de détails, sont lesnbsp;suivants :
Sphénoptéridées^ comprenant les frondes trés profon-dément et linement découpées, a pinnules généralement
assez pelites, rétrécies a leur liase, dordinaire plus ou moins loliées, numies dune ncrvure principale ])lus ounbsp;moins ramitiée (fig. la);
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Pècoptéridées, comprenant les frondes a pinnules non rétrécies a leur base, attachées au racliis par toute leurnbsp;largeur, a bords parallèles ou faiblement convergents, Ie plusnbsp;souvent entiers, munies dune nervure médiane bien accusée
émettant a droite et a gauche, sous des angles assez ouverts, des nervLires secondaires disposées suivant Ie mode pennénbsp;(fig. i6) ;
Odontoptéridées, comprenant les frondes a pinnules attachées par toute leur largeur comme celles des Péco-
Fig. 17. Odontoptéridée. Fragment de penne dOdontopteris Brardi Bron-
gniart, grand. nat.
ptéridées, mais sans nervure médiane distincte, toutes les nervures paitant du rachis parallèlement les unes aux autresnbsp;et se ramifiant par dichotomies répétées (fig. 17);
Névroptéridées, comprenant les frondes a pinnules géné-ralement assez grandes, attachées par un seul point ou par line portion trés réduite de leur base, a contour habituelle-ment entier ou faiblement échancré, a nervures nombreusesnbsp;rayonnant du point dattache, ou se détachant latéralement
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de Ia ncrviire médianc, sil y en a une, et sc divisant, sous des angles aigiis, par niie série de dieholo-mies sinaïossives (lig. i8);
Tènioptéridées, coiuprenant les fron-tles a limbe ou a segments rubanés, a bords parallèles, ])eaueoup pbis longsnbsp;cpie larges, munis dune nervure mé-diane nette émettant ties nervures secon-daires plus ou moins élalées, simples ounbsp;ramiliées par dichotojuie (lig. 19) ;
et Dictyoptéridées^ eomprcnant len-senible des Fougèrcs fossiles a nervation aréolée plus ou moins lt;;omplexe (lig. ao),nbsp;les groupes precedents étant en prin-eipe réservés pour les formes a nervures bbres.
Ges divers groupes, avec les coupes génériques dans lestjuelles ils se subdivisent, permettent de classer toutesnbsp;les Irondes ou pennes quon |)eut rencontrer, sans rifui
préjuger de leurs rapports avec les fajiiilles vivantes fondées sur les caractères des sporanges; mais les recherches doiventnbsp;tendre, pour chaque espèce, ii la détermination de ses rapportsnbsp;avec les types actuels, par la découverte décbantillonsnbsp;fructifiés assez bien conservés pour quon puisse y recon- 1nbsp;naltre Ia constitution des sporanges. De grands progrès ontnbsp;été realises a eet égard dans les vingt-cinq dernières années.
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C LASSIl'ICA TI ON NA TVRELLE 53
otlon a pu étaljlir, pai'allèleinent ii la classification artificielle loiidce siuleslVondes stériles, iin commencement de classification naturelle daprès les frondes fertiles (i) comprenantnbsp;déja, en dehors des représentantsnbsp;Ibssiles de genres vivants, iin nom-bre important de lypes gcncricfiiesnbsp;particuliers, dont les uns rcntrentnbsp;sans dillieultó dans les families ac-luelles, tandis que les autres nof-
frent avec ellcs (pie des allinilés -----------------
incertaines oii s en é(;arlent mênuï tig. 20. Dictyoptéridée.
. , nbsp;nbsp;nbsp;Frag-niciit de penne, e-rossi
notablement. nbsp;nbsp;nbsp;(daprès Schenk).
Je vais passer en revue les prin-(dpaux genres ainsi reconnus, en me bornant a une simple mention pour eeux {|ui vivent encore aujourd'hui et sur lesnbsp;caratJères descjuels il serait inutile dinsister; jexaminerainbsp;ensuile les genres établis sur des frondes stériles.
GENRES ÉTARLIS SLR ÜES FRONDES FERTILES
Les deux grands grou|)es entre lesquels se répartissent nos Fougères actuelles, les Eusporangiées et les Leptospo-raiigiées, se distinguent aisémentpar la constitution de leursnbsp;S|)oranges, celles-ci ayant des s[)oranges a paroi niincenbsp;forniée dune seule assise de cellules et munie dune plaquenbsp;OU dnne bande de cellules plus grandes, a parois épaissies,nbsp;constituant un anneau élastique bien délimité et nettementnbsp;différencié, tandis que clie/. les Eusporangiées la paroi desnbsp;sporanges comprend jilusieurs assises de cellules, et quilnbsp;nya pasdanneau, oudu moins danneau comparable a celuinbsp;des Leptosporangiées, car cbcz les Angiopteris il existe unenbsp;l)ande de cellules quelque peu dilférenciées, qui sétend anbsp;partir du sommct sur les deux cótés du sporange et cons-
(1) Ziiii.LKR d, h. !lt;; S ixn c, lt;1: Kidsto.n e.
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litue line sorte danneaii rudimentaire, qiii parait devoir joner un róle dans la dehiscence. .
Chez les Fougères fossiles, et en particulier chez les Foii-gères paléozoïqiies dont on a pn, sur des échantillons silici-liés, étiidier la constitution des sporanges, on a reconnu également, dune part, des sporanges ii paroi mince, a anneaunbsp;bien accusé, qiii présentent tons les caractères des Lepto-sporangiées et ne différent pas sensihlement des types qiienbsp;nous connaissons aujourdhui, dautre part, des sporangesnbsp;a paroi épaisse, dépourvus danneau et ressemhlant absolu-ment a ceux que nous olfrent aujourdhui les INIarattiacées;nbsp;mais on a constaté aussi la présence, sur des sporanges iinbsp;paroi formée de plusieurs assises de cellules et se rattachantnbsp;paria aux Eusporangiées, de plaquettes ou de handes par-fois bien délimitées formées de cellules nettement différen-ciées, a parois épaissies, tont a fait comparables daspect iinbsp;1anneau des Leptosporangiées. La présence dun tel anneaunbsp;ne constitiie done pas, a elle seule, pour les Fougères fossiles, pour celles tont au moins qui reniontent a la périodenbsp;paléozoïque, un caractère absolument sur en faveur de Fat-tribution aux Leptosporangiées, et lorsquon a affaire ii desnbsp;échantillons conservés en empreintes, dont on ne peut étu-dier anatomiquement la structure, il est prudent de fairenbsp;quelques réserves quant au classement définitif.
Sporanges sans anneau. Eusporangiées.
Les Eusporangiées, auxquelles on est en droit de rapporter toutes les Fougères ii sporanges sans anneau, comprennentnbsp;anjourdbui les deux families des Opbioglossées et desnbsp;Marattiacées.
Les Ophioglossées ne comptent ii Fétat fossile quun représentant incontestable, a savoir un Ophioglossum ivoxwè
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(lans TEocène dlLalie et appartenant au groupe de VOpIi. vulgatiim (i). Stur leur a loutcfois rapporlé eertaines Fou-gères du Culm, du genre Uhacopteris^ sur lesquelles ilnbsp;a observé des sporanges globuleux, rappelant eeux desnbsp;Botryddum^ et formant une panicule terminale dont laxenbsp;porte des pinnules (voy. lig- 78 ci-après) qui ne laissent pasnbsp;davoir elles-nièmes quelque analogie avee celles des Botry-chiuin (2); elles différeraient en tont cas des Ophioglosséesnbsp;actuelles en ee ([ue les fructifications, au lieu detre locali-sées sur un lobe ventral, occupent la partie supérieure de lanbsp;fronde ; en labsence de détails suHisants sur la constitutionnbsp;de ces sporanges, Tattribution ne peut être admise que sousnbsp;réserves.
11 en est de niême pour un fragment dépi cbarbonneux observé par M. Renault dans Ie Permien des environsnbsp;(rAutun (3), ofl'rant une série de logetles supeiposées ren-lermant des spores et souviant cbacune par une lente tians-versale ; lauteur Pa désigné sous Ie nom dOphioglossilesnbsp;(latiquus^ ii raison de ses analogies avec un épi d'Opldo-glossiun, mais non sans faire lui-mème des réserves surnbsp;1 attribution définitive, a raison notamment de la largeurnbsp;considéiable de eet épi, qui devait dépasser 2 centimètres.
Enfin on peut signaler la ressemblance que présentent, conime forme et comme nervation, avec VOphioglossumnbsp;palinaium eertaines frondes palmatifides du Trias supérieurnbsp;du Wurtemberg, désignées parKurr sous Ie nom génériquenbsp;de CJdropleris, mais connues seulement a létat stéiile.
Gontrairement a ce qui a lieu pour les Ophioglossées, les jMakattiacées sont largement représentées a létat fossile,nbsp;particulièrement dans la llore paléozoïque, oii elles comptent
(1) nbsp;nbsp;nbsp;ScniMPER a.
(2) nbsp;nbsp;nbsp;Stuk a, c.
(3) nbsp;nbsp;nbsp;r.
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iin noiiil)re de formes génériques trés supérieur a celui de la flore actuelle, dans lacpielle elles n^possèdent (pieles quatrenbsp;genres Angioptevis^ Marattia^ Danxa et Kaulftissia. De cesnbsp;quatre genres, deux ont été observes dés la base du Juras-sique, Ie genre Marattia dans Ie Pihétien dEurope et dAsie,nbsp;avec Ie Mar. Miïnsteri Gteppert (i), Ie genre Danaia dans Ienbsp;Lias inoyen ou siq)érieur de Pologne (2), représentés lun etnbsp;Pautre par ties étdiantillons fructifies assez ])ien conservesnbsp;pour que la determination nen soit pas douteuse; onnbsp;retroiive ensuite des traces de Pun et de Pautre jusque dansnbsp;Ie Tertiaire. Peut-être faut-il également rapporter auxnbsp;Dansea Ie genrenbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Heer, du Trias supérieur (3), qui
sen rapprocbe singulièrement par ses sporanges rangés en bles Ie long des nervures, enfoncés, a ce qiPil senible, dansnbsp;Ie tissu de la feuille et sonvrant par un pore apical circulaire ou peut-être elliptique. On na pas, jusquici du moins,nbsp;rec.onnu Ie genre Kaulfussia a Pétat fossile, et si Pon a rap-proché des Angiopleris divers fragments de pennes, leurnbsp;attribution positive a ce genre nest cependant rien moinsnbsp;que certaine.
Quant aux types génériques éteints qui doivent ètre rap-portés aux Marattiacées, les uns présenlent, comme les Angiopteris., des sporanges liljres, les autres des sporangesnbsp;soudés, au moins en partie, les uns aux autres dans cbaquenbsp;sore et constituant ainsi des synangiinn plus ou moins complexes, analogues a ceux des Kaulfii,s.sia, des Marallia ounbsp;des Danasa. Je ne mentionnerai que les plus intéressantsnbsp;(Pentre eux.
Dactylotheca/e'iWcv. Sporanges ovoïdes, indépendanls, couches Ie long des nervures, offrant une l)ande longiliuli-
(1) nbsp;nbsp;nbsp;ZEILI.ERg-; RaCIBORSKI h.
(2) nbsp;nbsp;nbsp;Raciborski (¦/.
(3) nbsp;nbsp;nbsp;SciiEXK e.
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jiale (Ie cellules plus étroiles suivant la(|uelle clevaü s'op(:'rer la dehiscence (lig. 21).
Ce type de IVuctilicalion s'observe (diez ((erlains Pecop/e-ris, depuis Ie Guliu juscpiii la l)ase du Permieu.
1jg. Al. Baciljlotheca pJumosa Artis (sp.), du Hoiiiller. A, seg'iucnt fertile, g'rossi (Jfois; B, sporange, grossi 35 fois.
ReneaiUia Zcillcr. Sporanges ovoïdes ou piril'onues, indépendants, la'uinis en petit nonihre ii rextréinitó des ner-vures (fig. aa}.
A ce geni'e apparliennenl un assez grand noinhre de
lig. A'A.. A, B. Renaultia microcarpa Lesfpicrcux (sp»), du AVestphalicii. Pinnules fertiles, grossies (d'après Kidston). G, Renaultia chipropht/lloules Brongniaetnbsp;(sp.), du Wcstj^halieu supérieur. Sporange, grossi 35 fois.
Sphenopteris du terrain luniiller, principalenient du ^^quot;esl-plialien.
Spliyropleris Stur. Sporanges indépendants, fixes sur unc expansion terminale du liinhe de la pinnule afi'ectant lanbsp;1'orme dune bande étroite perpendiculaire a la nervurenbsp;mediane (fig. a3).
Ce genre, imparfaitement étudié, coinprend divers Splie-nopleris de la flore westpbalienne.
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Discopleris Star. Sporanges inclépeiidants, inais véunis en grand nonibre sur un réceptacle saillant, foriné par nnnbsp;relèvement de la nervnre, constituant ainsi, soit au voisi-nage de la nervnre niédiane, soit a rextréinité des lolies,nbsp;des sores presque globuleux (lig. 24)? coinnie ceux qiion
Fig. 23. Sphyropteris Crepiiii Stiir, du Westphalioii, Pinuulenbsp;fertile, grossie 2 fois (daj^rosnbsp;Star).
Fig. 24. A, Discoptcris karwinensis Stur, du Westphalicji. 13, Disc. Schumanni Stur,nbsp;du Westplialieii. Segments fertiles, grossisnbsp;2 fois (daprès Stur).
observe actuellenient cliez les Gyathéacées, dans Ie genre Alsopliila. Le genre Discoptcris séloigne par la des Marat-tiaeées actuelles, oii les sporanges aflectent nne dispositionnbsp;« radiée unisériée » (i), occupant tons le niêine niveau dans
Fig. 25. Discopteris nbsp;nbsp;nbsp;Zeiller, du Westphalien. Sporanges vus, les uns en
dessous (A, 13), Tautre eu dessus (G), grossis 40 fois.
chaque sore. Bien quil ny ait pas, a propreinent parler, danneau, les cellules qui constituent ia paroi externe desnbsp;sporanges oftrent, dun point a Tautre, une did'érenciationnbsp;visible (2), leurs dimensions et répaisseur do leurs parois
(1) nbsp;nbsp;nbsp;Bower a,-
(2) nbsp;nbsp;nbsp;Zeiller t.
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latérales allanl en diniinuant de la face dorsale a la face ventrale, oü la ligne de déhiscence est marquee par unenbsp;lile de cellules trés étroites, ii parels plus minces (lig. a5).
Au genre Discopteris appartiennent divers Sphenopteris de Iepoqne liouillère.
Asterotlteca Presl. Sporanges ovoïdes, disposés par trois ii six, Ie plus souvent jiar quatre, autour dun receptacle commnn failjlement saillant, sondes entre eux et ii cenbsp;receptacle sur une partie de leur hauteur, souvrant par une
2(). A, Asterotlieca Miltoni Artis (sp.), du Wcslphalien. Pinnules fertiles grossies 2 fois. B, sviuuigiiun A'Astcrothcca, grossi environ G fois. C, coupenbsp;longitudinale dune pinnule lt;ïAsterotheca, passant jnir trois synangium,nbsp;grossie (daprès GrandEury).
fente ventrale (lig. 26). Sores bisériés, plus rarement pluri-sériés, rangés de part et dautre de la nervnre médiane, parallèlement a elle.
Ce type de fructification se rencontre sur un trés grand nomhre de Pecop/e/v'x houillers, et a persisté jusque vers lanbsp;lin de Tépoque triasique.
Ghez les Asterotlieca typi(pies, les sporanges noflrent pas a leur surface de diÜ'érenciation sensible; mais surnbsp;qnelques Foiig-ères a synangium constitiiés exactement denbsp;mèine, les sporanges présentent sur leur face dorsale desnbsp;cellules j)lus grandes, a parois épaissies, formant une plaquette OU une bande bien accusée, plus ou inoins nettementnbsp;délimitée; tel est Ie cas notamment du genre Sturiellanbsp;Weiss (i) ; mais ces types particnliers sont trop imparfaite-
(1) Rhxault g; Zeillek h, h.
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luenLconnus poui qu'on puisse se pronoiiccr sur leurs aiïi-
nités, bien qiiil seia])le assez iialuvel de les rapproelier des
%
Asterotheca.
Scolccopteris Zenker. Synangiuni eonslitués (;oninie ceiix des Asterotheca^ mals pédicellés, et formes de spo-ranges longuement effilés en pointe (fig. 27).
A nbsp;nbsp;nbsp;B
Figquot;. A, Scolecopterls elegans Zenkcr, du Pcrniien inférieur. Coupe transversale dunc pinnule fertile, grossie (daprès Zenker). B, Scolecopteris polymor^ pha Brongfdart (sp.), du Stéphanien. Coupe longitudinale dune pinnule fertile,nbsp;grossie (d'a])rès GrandEury).
Ge genre, qui est aux Asterotheca a pen prés oe qiie Ie genre on sous-genre Eupodium de la flore aetuelle est auxnbsp;Marattia, comprend un certain noinbre de Pecopteris dunbsp;Ilouillcr supérieur et clu Permien.
Ptychocaipas Weiss. S[)orang'es disposés au nombre de cinq a buit autour dun réceptacle conunun trés saillant.
Fig. 28. Ptychocarpus uniliis Brongniart (sp.), du Stéphanien et du Permien. A, B, pinnules fertiles, grossies (daprcs GrandFmry). C, coupe transversalenbsp;d'un synangiuni, grossie environ 3o fois (d'aprcs Renault).
sondes a ce réceptacle et les uns aux autres sur toute leur bautcur, s'oiivrant sans doute par un pore apical. Soresnbsp;disposés coninie ceux des Asterotheca. (fig. 28). Ces sjnan-
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giiiniont, par la soiulurc laterale compléte des sporanges qui les constituent, une ressem])lance maiquée avec ceuxnbsp;d)i genre vivant Kanlfussia.
Ce type de fructification sobserve chez certains Pecopteris dela lloie houillère supérieure et permienne.
Danoeites Goeppert. Sporanges disposés, au noniljre de huit a seize, de part et dautre des nervures, plus ou moins
Fig. 29. Danlt;eites fiara^ponianiis Stur, du ^Vestphalien, A, pinnule fertile grand, nat. ; B, coupe de deux sores contigus, grossie ; C, sore compose denbsp;Bi sporanges, grossi (daprès Stur).
plongés dans Ie parencliyme, et souvrant par un pore api-cal (fig. 29).
Cette disposition, trés analogue, bien que non coinplè-tement identique a celle des nbsp;nbsp;nbsp;vivanls, a été reconnue
sur quebpies Pecopteris houillers.
Dans les divers genres qui viennent detre énumérés, les pinnules lértiles sont, (uunme chez les ^larattiacées actuelles,nbsp;semblables aux pinnules stériles; mais on a rencontrénbsp;quelques fragments de frondes fertilcs a linibe trés réduitnbsp;OU mème totalemcnt privées de lim])e, dont les sporanges,nbsp;dépourvus danneau, présentent tons les caractères desnbsp;Marattiacées : je mentionnerai notamment les types géné-riques suivants, qui sont les principaux et les plus fréquents.
Urnalopleris Kidston. Sporanges ovoïdes, disposés on deux files contiguës de part et dautre des ramifications du
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rOUGERES
rachis, souvrant par iin pore apical (fig. 3o). Ge dernier caracière rappelle les Danaea., mais les sporanges sont indé-pendants.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;*
Fig. 3o. Vï'natopieris ienella Brongniart (sp.), duWestphalien. A, fragment de 1'rondcnbsp;fertile, grand, nat.; B, sporanges, grossisnbsp;(daprès Kidston),
Ge type de fructification a été observe sur im Spheno-pteris de la llore ¦svestphalienne.
Crossotheca Zeiller. Sporanges ovoïdes allongés, pendant a la face inférieure de folioles a liinbe extrêmeinent rédiiit, peut-être partiellenient soudés entre eiix a leur basenbsp;(fig. 3i).
A ce type appartiennent divers Sphenopteris de la llore hoiiillère et sans donte aussi certains Pecopteris de la llorenbsp;perniienne, Ie Pecopteris exigna Renault (i) et Ie Pee. pi/i-natifida Gutbier (2) paraissant appartenir a ce genre.
Calymmalotheca Stur. Sporanges fnsiformes, réunis par cinq a six, et quelquefois davantage, au sommet dun
(1) nbsp;nbsp;nbsp;Rknavlt
(2) nbsp;nbsp;nbsp;Zkiller 1; PoTOKii': c.
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pedicel]e comnum plus ou moins sondes entre eux a leur base (fig. Sa).
Des pennes, entièi'ement dépourvues de limlje, garnies de fructifications ainsi constituées, ont été trouvées a diversnbsp;niveaux du terrain houiller, depuis Ienbsp;Culm jusquaii Stéplianien ; quelquesnbsp;échantillons, encore en rap])ort avecnbsp;des portions stériles de frondes, ontnbsp;pu être reconnus pour appartenir a desnbsp;Sphénoptéridées.
M. Kidston rapproche (i) ces grou-pes de sporanges des synangium des Kaïdfnssia; dautre part, les transitionsnbsp;qui paraissent exister, sur certainesnbsp;pennes, entre les portions stériles et lesnbsp;portions fertiles (a), donnent a pensernbsp;que les sporanges des Calyminatotliecanbsp;pourraient bien provenir dune transformation integrale dunbsp;linil)e, plutót que dune production épidermique, ce quinbsp;tendrait a les ra])proclier des Opbioglossées. Peut-ètre a-t-onnbsp;affaire la a un type intermédiaire, a certains égards, entrenbsp;les deux families dont se compose aujourdluii Ie groupenbsp;des Eusporangiées.
Sporanges annelés.
Ge que jai dit tout a riieure de la dilférenciation des cellules superlicielles des sporanges des Discopteris et de certains types plus ou moins voisins des Asterotheca semblenbsp;indiquer quil y a pu y avoir passage graduel entre les Fou-gères a sporanges sans anneau et les Fougères a sporanges
(i) KidsïOgt;' c, e. (i) Zeilcek i.
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nuinis (rune placjue on d un anneau (laslicjiie V(riLal)lc. Néaninoins, dans les eonehes les plus anciennes oil Ton anbsp;rencontré des végélauxa jilruclure conservée, dans Ie Culm,nbsp;on observe di'ija des spi^ranges a calotte laterale nettenientnbsp;délimitée, tout a fait semblables a ceux des Osmondées i C,nbsp;ct dont la paroi parait formée dune seiile assise do cellules ; tels sont ceux, notanuncnt, (jue Renault a.dcsi-i^-nés sous le nom de Todeopsis (2). J'en ai signalé éga-
lenient (fig. 34) dans le Permien de IbVutunois ; mais on n'a trouvé ces sporanges (piisolés, et on ignore a quellesnbsp;frondes stérilcs ils corres[)ondaient.
11 existait en tout cas de véritables Osmoxuées dès la base du terrain jurassique : jai pu reconnaitre en elfet pour desnbsp;Todea certaines Fougères rliétiennes désignées cominenbsp;Asplenites on Aci'oslicliites, et pent-i'tre faut-il rapporternbsp;égalenient a ce genre quelqiies espèces de la llore tria-sique;le genre Todea parait, du rcste, avoir été asseznbsp;ricliement representé a Fépoque jurassi(|ue (3). Quant annbsp;genre Osimuukp il reniontc an Lias iiioycn on supérieur (4),
(1) nbsp;nbsp;nbsp;SolMS-LaUHACH Cj.
(2) nbsp;nbsp;nbsp;Rkaault r.
(3) nbsp;nbsp;nbsp;Rhnaui.t g; Saporta c ; Raciborski a, d.
(4) nbsp;nbsp;nbsp;Raciborski a, d.
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et se snit èi partii' de la a travers les couches secondaires et tortiaires jusqaaux formations les plus récentes.
11 semble quon doive rapprocher des Osmondées, du moins daprès la constitution extérieure de ses sporanges,nbsp;Ie genre Kidslonia Zeiller, étal)Ii sur un Spheuoplerisnbsp;fructifié des dépots weslphaliens dAsie ^Nlineure (i) : les
1ig. 34. Kuhtonia heracleensis Zeillev, du Wcslphalie». A, portion dune pinnule fertile, vue en dessous, grossic 3o fois ; B, sporange vu de cóté, grossi 40 fois.
segments fertiles des pinnules, réduits a détroites lanières, portent cliacun a leur Ijase un sporange unique, muninbsp;(Iline plaque dorsale nettement ditfcrenciée et délimitée,nbsp;qui parait occuper prés des trois quarts de riicmisphèrenbsp;supérieur (lig. 34) ; la déliiscence seffectuait vraiseni])la-Ijlement, comme chez les Osmondées, suivant l'axe dunnbsp;fuseau formé de cellules étroites et a jiarois plus minces.nbsp;^lais ces sporanges nayant été oJjservés quen empreintes,nbsp;on ignore si leur paroi était I^ien constituée par unc seulenbsp;assise de cellules.
II en est de mème en ce qui regarde les sporanges du genre Senfteiibergia Corda, étahli sur une Pécoptéridéenbsp;houillère, chez lesquels {2) Hiémisphère supérieur tont
(1) nbsp;nbsp;nbsp;ZliILLF-R i.
(2) nbsp;nbsp;nbsp;Gouda u; Zeiller d.
Zeiller. Paléobotanicpio.
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entiei est occupc par line calotte conique de cellules diffé* renciées, a l exccption d'un fuseau trés étroit de cellidesnbsp;allongées a parols minces, suivant lequcl avait lieu lanbsp;dehiscence (lig. 35). Ainsi constitaés, ces sporanges, uniquesnbsp;dans cha([ue sore, ressemblent singulièrenient a ceux desnbsp;Schizéacées, a cctte dillorence prés, que leur calotte senbsp;compose de pliisieurs rangées de cellules étagées ; mais les
I'ig*. 35. Scnftenhergia elegans Corda, du Westphalicn de la llohciuc.
A, fragment dc penne fertile, grossi 4 fois et demie ; 11, sporange; grossi 38 fois.
sporanges des Lygodium présentant parl'ois, comme je Iai niontró (i), deux étages de cellules sur certains points denbsp;leur calotte, cette iliü'érence ne senible pas faire obstacle iinbsp;ce qu'on rapporte, ii Iexemple de Corda, les Senflenbergianbsp;aux Schizéacées, sauf la réserve relative ii la constitutionnbsp;lie la paroi de ces sporanges. Le genre Kidstonia^ qui a lui-merne avec le genre Senftenbergia certaines analogies, sanbsp;plaque élastique si développée pouvant presque être regar-dée comme vine calotte apicale incomplete, pourrait être con-sidéré comme étalilissant, par rintermédiaire de ce dernier,nbsp;un trait dunion entre les Osniondées et les Schizéacées.
La familie des Sciiizé.vcées est, dailleurs, nettement repré-
(i) Zeillek t.
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sentée dans Ie Lias moven ou supérieur par un genre parti-(uilier, Ie genre Klukia Raciboïski (i), dont les spoianges, disposés sur des pinnules pécoptéroïdes exactement commenbsp;eeux des Senfleiibevgiri, sont inunis dune calotte apicale anbsp;une seule rangée de cellules (lig. 36).
Quant aux genres actuels, deux seulenient ont été o))ser-vés a létat fossile : Ie genre Lygodium et Ie genre Aneimia^ dans Ie Grétacé et principalement dans Ie Tertiaire.
. nbsp;nbsp;nbsp;iW.:-
Fig. 30. Klukia e.ri/ls Phillips (sp.), du Lias de Cracovie. Pinnule fertile, gvossie 20 fois (daprès Raciborski).
Peut-ètre faut-il rapproclier des Aneimia le genre Ruffor-dia Seward, du Wealdien dAngleterre (2), dont les frondes fertiles présentent, coinine celles des Aneimia^ des fructifications cantonnées sur la paire de pennes inférieure ; mais lanbsp;constitution des sporanges nayant pu ètre reconnue, I'at-triluition de ce genre aux Schizéacées denieure incertaine.
IIyménophyllpies. II ne parait pas douteux quil faille rap-porter aux Ilyiuénophyllées certaines Sphénoptéridées du terrain liouiller, qui présentent, au moins extérieuieinent,nbsp;les caractères de cette familie (3), cest-a-dire des sporanges
(1) nbsp;nbsp;nbsp;Raciborski ö, d.
(2) nbsp;nbsp;nbsp;Seward c.
(3) nbsp;nbsp;nbsp;Zeiller d, h.
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lïumis (Iliii anneaii transversal complet, réiinis a rextrémité des lobes des pinnules, et vraiseniljlal)le)nent attachés surnbsp;Ie prolongenient des nerv*ires (fig. 3^) ; ce type de fructification est désigné sous Ie nomgénérique A'HymenophylLites,nbsp;propose par Gceppert. M. Renault a reconnu, dailleurs, surnbsp;des sporanges détacliés paraissant appartenir a ce genre,nbsp;lt;[ue la paroi de ces sporanges était forinée dune seulenbsp;assise de cellules (i).
Peut-ètre Ie genre Acrocarpus Schenk, du Houiller et tlu
Fig. 37. Ilymenophyllites qtiadridactylites Gutbier (sp.), du Westphalicn. A, li, segiuents fertiles, grossis 9 fois ; G, D, E, sporanges, grossis 35 fois.
Trias, étaljli sur des Fougères a pinnules trés découpées, portant a Textréniité de chaque lohe un sore ovale ou glo-buleux qui sem])le reconvert par une indusie liivalve ounbsp;cupuliforme (2), et dont on na pu observer les sporanges,nbsp;appartient-il également aux Hyménophyllées, avec les-quelles il a extérieurenient une ressem])lance des plus niar-(juées.
On a rapporté en outre aux llyinénophyllées un certain nonihre de Fougères des périodes secondaire et tertiaire,nbsp;qui paraissent alliées de trés prés, soit avec certains Hymeno-phyllum, soit avec certains J^richomanes de la llore actuelle,nbsp;mais dont on na pu étudier les organes fructificateurs.
Gleichéniées. Jai fait connaitre, du teriain perniien dAutun (3), des sporanges munis dun anneau tranversal
(1) nbsp;nbsp;nbsp;Renault /.
(2) nbsp;nbsp;nbsp;POTONIÉ e.
(3) nbsp;nbsp;nbsp;Zeiller A.
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complet, c|ui, par leur forme et par leur réunion en sores peu fournis, mont paru positivement assimilables a eeuxnbsp;des Gleichéjiiées (fig. 38).
Je crois également quil faut ranger dans cette familie Ie genre Oligocarpia Gmppert, du terrainnbsp;houiller, caractérisé par des sores formésnbsp;dun petit nombre de sporanges munis (i),nbsp;a ce qu'il semble, dun anneau transversalnbsp;complet, disposé un peu obliquementnbsp;(üg. 39); ces sores, bien semblables a ceuxnbsp;de certains Mertensia., sobservent sur desnbsp;Sphénoptéridées et sur des Pécoptéridéesnbsp;a frondes régulièrement pennées et nenbsp;présentant pas la division par dicliotomienbsp;caractéristique de la plupart des Gleiché-niées actuelles. La presence dun veritable anneau sur ces sporanges a été, il est vrai, contestée par Stur, qui rapporte
Fig. 39. A, Oligocarpia Guthieri Geeppcrt, du Houiller de la Saxe ; sore grossi 38 fois. ¦ B, Olig. lindsseoides Ettingshausen (sp.), du Houiller de Ia Bohcme ;nbsp;sporange vu de cóté, grossi 55 fois (daprès Stur).
les Oligocarpia aux Marattiaeées ; mais il a lui-même reconnu des Oligocarpia dans certaines Pécoptéridées du Trias (2),nbsp;dont Paffinité avcc les Gleichéniées est si accentuée quenbsp;M. Fontaine les a classées (3) sous Ie nom générique denbsp;Mcrtensides.
(1) nbsp;nbsp;nbsp;Zkillei! d, h,
(2) nbsp;nbsp;nbsp;Stur e.
(.'i) Fogt;'TAIne a.
-ocr page 78-;o nbsp;nbsp;nbsp;FOUGERES
A iin niveau un pen plus élevé, dans Ie Lias (i), on rencontre, dailleurs, des représenlants non doutcux du genre Gleichenia, reconnaissaljies a la fois a leurs organes fruc-tificateurs et au mode de 'sion de leurs frondes ; Ie ty[)enbsp;se continue a partir de la j usque dans Ie Tertiaire, large-nientreprésenté surtout dans Ie Grétacé, oiiTon a observe (3 ),nbsp;particulièrement dans les couches crétacées, tant inlerieuresnbsp;que supérieures, du Groenland, plusieurs formes spéci-fiqiies de Mertensia aussi bien que de Gleicheaia.
Matoniées. Ce groupe, intermédiaire en (pielque sorle entre les Gleicbéniées et les Cya-ihéacées, se ra])procbant des premièresnbsp;par Ie mode de groupement des spo-ranges, réunis en petit nombre dansnbsp;cbaque sore, et des dernières par lanbsp;forte obliquité de lanneau, ne coniptenbsp;aujourdbui que deux espèces, appar-tenant a un seiil genre, Ie genrenbsp;Matonia; mais il parait avoir été plusnbsp;largenient représenté ii létat fossile.
11 faut lui rapporler dabord Ie genre Laccopteris Presl, caractérisénbsp;par ses frondes pédalées (fig. 4o),nbsp;constituées exactement comme cellesnbsp;du Mat. pectinata actuel, mais iinbsp;nervures généralement libres, et dont les sores (4) ne différent de ceux de cette dernière espèce que par labsence,nbsp;au moins apparente, dindusium (fig. 40 i Laccopteris
(1) nbsp;nbsp;nbsp;Raciborski d.
(2) nbsp;nbsp;nbsp;ZiGNO a,
(3) nbsp;nbsp;nbsp;Heer d; Velexovsky f.
(4) nbsp;nbsp;nbsp;Zeiller /'.
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CYATIIEACÉES
71
lt;)7it óté ii la fois a])ondants et variés depuis Tépoque rhé-tienne jiisquau débat de la période crélacée.
Le genre jurassiquc Microdictyon Saporta, luoins l)ien eonnu, ofl're des sores send7la^gt;jf,'s a ceuxnbsp;Ac'S Laccopteris (i), niais les neivares denbsp;ses Iblioles sanastoiiiosciit en résean régulier.
TjO genre nbsp;nbsp;nbsp;Schenk, du Wcal-
dien, avee des sores ovales, indnsiés, parait égalenient Aoisin du genre Matonia.
Enfin celui-ci a élé lui-niêine trouvé a létat Ibssile, dans le Cénoinanien de lanbsp;Moravie (2), sous une Ibrnic trés voisine du Mat. pecli-nata.
Peut-être doit-on encore rapprocher des Matoniées les genres rhétiens Seleuocaipiis Schenk et Andrianianbsp;F. Braun (3), ii frondes digitécs, a sporanges inunis dunnbsp;anneau o])liquc com])let, réunis en petit noinhre danschaquenbsp;sore, niais non élalés ccpendant autournbsp;dun centre coniniun conmie dansles genresnbsp;precedents.
Gyathkacéks. ¦ On ne connait pas de Cyathéacées dans la llore paléozoïque, hiennbsp;(pi on puissc se demander sil ne faudraitnbsp;pas leur rapporter un sporange isolé, anbsp;anneau Irès olilicpie, presque longitudinal,nbsp;et SLisceptilile de faire également songernbsp;aux Pol}'podiacces (dg. 42), oliservé par ^f. B. Benault dansnbsp;le (luim de rAutunois (4). -Mais elles sont assez ahondanles
(1) nbsp;nbsp;nbsp;Raciborski (h
(2) nbsp;nbsp;nbsp;Krasser a.
{3) Schenk a, c. (4) Renavi-t r.
-ocr page 80-72 forGERES
dans la lloro secondaire, du moins a partir de Fépoque liasique (i), représentées par pliisieurs genres : d'aljordnbsp;le genre Dicksonia, dpnt on a trouvé de noinbreuses formes spccifiques, et auquel il faut attribuer, suivant toutenbsp;vraiseiiiblance, les liges arlmreseentes du Jurassique etnbsp;du Grétacé décrites sous le nom générique de Protopieris,nbsp;qiii ressemblent de tout point a celles de certains Dickso-nia actuels ; puis le genre Tkyrsopieris^ a segments fer-tiles dépourvus de llml^e, et aiupiel on a rapporté sansnbsp;doute un trop grand nombre despèces, de rinfracrétacénbsp;principalement, observées senlenient a létat sterile; enfinnbsp;le genre Alsophila (a), quon retrouv^e encore dans le Tertiaire de nos régions et ([ui se niontre notamment reprc-senté a Sezanne, dans lEocène anc,ien du ])assin de Paris,nbsp;])ar line espèce non donteuse, accompagnée peut-ètre denbsp;formes spécifiques des genres Cyathea et Ileniitelia, maisnbsp;dattrilnition moins certaine.
Des tiges plus ou moins analogues a celles des Cyathea et Alsophila ont également été rencontróes, a létat fossile, dans les couches crétacées.
PoLYimDiAcÉp:s. De mème que pour les Cyalbéacées, rien nindique la presence des Polypodiacées ii Pépoquenbsp;paléozoïque ; mais il faut vraisembla])lement leur rap[)orternbsp;un certain nombre de Fougères de Pépoque jurassique, ajipar-tenant notamment aux genres Clathropteris et Dictyophyl-lurii^ (lont je parlerai plus loin, et qni se montrent dès lenbsp;Tiias siqiérieur ou le Rbétien ; ces genres, éta])lis da])ord snides frondes stériles, ofl'rent des fructifications tont a faitnbsp;semblaliles a celles des Polypodium du sous-genre Dipte-ris (3), il savoir des sores pen fournis, trés nomlireux et
(i) Raciborski (f.
(a) Raciborski d.
(3) ScHE^K a ; Raciborski d.
-ocr page 81-POLYP O Dl ACHES.
nOTRYOPTERIDEES
:3
irrégiüièrement répartis, formés de sporanges annelés ; il na pas été possible toutefois de sassiirer avec ime complétenbsp;certitude sil sagissait ])ien la dun anneau longitudinalnbsp;incomplet, comnie celui qui caractérise les Polypodiacóes.
On connait en outre dans Ie Jurassique un certain nonibre de Ibrines spécifiquesplus ou moins directenient assiniila])lesnbsp;au genre Davallia (i) ou au genre Onycldum (a).
En tout cas, dans rinfracrétacé apparaissent des représen-tants non douteux de cerlains genres actuels de Poly])o-diacées (3), du genre Aspidiam notainment dans Ie Néo(;o-niien des Etats-Unis; etils deviennent de plus en ])lus abundants et variés dans Ie Crétacé supérieur et surtout dans Ie Tertiaire, oii Pon a reconnu, entre autres, de nombreuxnbsp;Pteris, des Blechiuim, des WootUvardia, des Aspleiiiwn, desnbsp;Lasti-psa, des formes diverses de Polypodium., des Chryso-diiiin, etc., dans Ie detail desquels il nest pas possiblenbsp;dentrer.
BoTRYOPïKRinÉES. Je place ici, a la suite des Fougères fossiles a sporanges annelés susceptildes d'ètre rattacbéesnbsp;plus ou moins directenient aux families actuelles de celtenbsp;classe, un groupe particulier, daflinités encore incerlaines,nbsp;appartenant alallore paléozoïque, celui des Botiyoptéridées,nbsp;que M. B. Pienault, a qui la connaissance en est due (4),nbsp;regarde comme ayant possédé des spores de deux sorles, etnbsp;comme intermédiaires, ii raison de ce caractère, entre lesnbsp;Fougères, dont elles se rapprochent a tons les autres pointsnbsp;de vue, et les llydroptérides.
Les Botryoptéridées, étudiées surtout sur des éclian-tillons siliciliés, avaient des frondes filicoïdes a raidiis par-couru par un faisceau libcroligneux de forme varialile, alfec-
(1) nbsp;nbsp;nbsp;Raciuokski tl.
(2) nbsp;nbsp;nbsp;Yokoyama a.
(3) nbsp;nbsp;nbsp;Fontaixe b.
(4) nbsp;nbsp;nbsp;Riigt;'AVi.T b, tl, Jii, r.
-ocr page 82-74 FOUGEHES
lant en coupe transversale tanlót la forme d'un II ou (Iline ancre double, tantot celle dun o), tantót celle dune barrenbsp;transversale, suivant les genres. Les sporanges, a paroisnbsp;épaisses, formées de plusieurs assises tie eelhdes, et senbsp;rapprocbant par la de ceux dos Eusporangiées, sont niunisnbsp;d'une bande unilatérale ou dun anneau longitudinal coin-j)let, fornié de plusieurs rangées de cellules nettement diffé-renciées ; ils renferinent, dans les deux genres Bolryopterisnbsp;et Zygopteris oii on a pu en observer Ie contenu, des sporesnbsp;globuleuses, toutes senibla]gt;les ])ar leurs dimensions, maisnbsp;(lont les lines présentent ii leur surface trois courtes lignesnbsp;divergeant ii 120° (lig. 43 A), tandis tpie les autres semlilent
A nbsp;nbsp;nbsp;B
Fig. 43. Spores de Botrijopteris forensis Renault, du Stóphuiiien do Saint-Etieniie, les unes triradiées (A) (macrospores ?), les autres pluricellulaires (B) (inicrospores ?), fortement grossies {d'apros Renault).
dépourvues de ces lignes et sont divisées ii Iinterieur en un certain nonibre de cellules polyédriques (fig. 43 B). M. Pienaultnbsp;regarde celles-lii conime des macrospores et celles-ci commenbsp;des inicrospores, non cependant sansadmettre quelles puis-sentètre les unes et les autres de mème nature, et tpi'un tissunbsp;cellulaire se soit développé dans un certain nomlire seide-ment dentre elles. Une telle bypotlièse na saus doute riennbsp;([ue de fort plausible, mais peut-ètre encore peut-on senbsp;demander si ces spores sont réelleinent cloisonnées et sinbsp;lapparence quelles présentent ne résultc pas siinplement,nbsp;comme dans dautres cas (i), de plissements profonds de len-
(1) Bertrand e.
-ocr page 83-BOrUYOPTEniDEES
(lospore; aussi I'lieterosporie ne me sem])le-t-ellc pas assez nettement établie pour que je croie devoir exe.lure les Bo-tryoptéridées de la classe des Fougères; au surplus, fiit-ellenbsp;démontrée, riiétérosporie ne me paraitrait pas, a elle seule,nbsp;de nature a légitimer ime pareille exclusion, les Fougères,nbsp;aujourdliui isosporées sans exception, ayant pu autrefois,nbsp;comme cest le cas pour les Equisétinées, comprendre éga-lement des types hétérosporés.
Le genre qui a donné son nom a la familie est le genre Botryopteris llenaidt, du Stcphanien et du Pei'inien, connu
seulement ii létat silicifié et caractérisé par ses faisceaux ))étiolaires ii section en forme dto, par ses sporanges réunisnbsp;en J)ouquets sur des rami/ications jiiiiBipliées du racliis,nbsp;entièreinent dépourvues de limlje, et munis sur le cóté dunenbsp;])ande élastique ii plusieurs rangs de cellules («, lig. 44)nbsp;Les sporanges les plus extérieurs étaient stériles, a paroinbsp;fortement épaissie, et constituaient vraisemblablement unenbsp;sorte denveloppe protectrice autour de Fainas de fructifications. Les frondes, ii lobes arrondis peu accentués, étaient,nbsp;en partie au moins, flottantes, niunies de stomates sur leur
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face supérieure, et sur leur face inférieure de longs polls articulés présentant, au bout de cha([ue article, de petilesnbsp;dents appliquées, et offrant ainsi Taspect de Frêles nvicros-copiques.
Le genre Zygopteris Corda est connu a la fois en enqireintes et ii létat silicilié ; le faisceau pétiolaire présentenbsp;une section en forme d'II ; les sporanges, réunis en petitsnbsp;groupes le long de rachis dcpourvus de liiiibe ou ne portantnbsp;de pinnules qua leur l)ase^ sont munis dun anneau longitudinal complet a plusieurs rangs de cellules (lig. 4^) ; lesnbsp;Irondes, trouvées dans le Peianien et le Stéplianien, étaien-régulièrement pennées, a pennes stériles garnies de pinnulesnbsp;dentées, trés analogues a celles de certains Sphenopterisnbsp;qui, par les caractères de leurs friictilications, appartiennentnbsp;au genre Covynepteris.
Le genre Corynepteris Baily nest connu qna létat d'em-preintes : il conq)rend un certain noml)re de Spliénoptéri-
Fig. 46. A, Corifucpteris Essinghi Andrae (sp.). du Westphalien. Fragment de pemie fertile, grossi 0 fois. B, Coryn. coralloUies Gxitbicr (sp.), du Westphalien. Fragment de penne fertile, grossi4 fois. IV, sorc de la mème cspoce, vu denbsp;eóté, grossi 28 fois.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;
dées et Pécoptcridées du terrain liouiller, dont les pinnules fertiles portent (diacune un sore unique, forme de cinq a dixnbsp;sporanges groiqiés autour dun centre commun, munis dun
(') Zkii.i.kr (/, h.
-ocr page 85-BOTRYOPTERJDEES nbsp;nbsp;nbsp;77
anneau longitudinal complet a plusieurs rangs de cellules et se touchant par les ])ords de ces anneaux (fig. 46). Cenbsp;genre présente des aiïinités troj) évidentes av^ec Ie précédent, dont il ne diffère guère que par la non-disparilion dunbsp;limlm sur les portions fertiles de la fronde, pour ne pas êtrenbsp;rapporté également aux Botryoptcridées ; il sendjle, dautrenbsp;part, avoir, par tons les caractères de ses frondes, aussi biennbsp;lertiles que stériles, sa place marquee parmi les Fougères,nbsp;et il Iburnit un argument a lappui du rattachement a cesnbsp;dernières de la familie des Botryoptéridées.
Cette familie devrait, a raison de la constitution de ses sporanges, a paroi Ibrinée de plusieurs assises de cellules,nbsp;ètre rangée dans les Eusporangiées, sans pouvoir étrenbsp;cependant rapprochée des Maratliacées non plus que desnbsp;Ophioglossées.
GEXRES ÉTAREIS SER DES FROXDES STÉRILES
Considérées au point de vue du mode de division et de décou|)ure de leurs frondes, les Fougères fossiles, mênie lesnbsp;plus anciennes, ne dilfèrent pas sensi))lement des formesnbsp;actuelles, si bien que Gmppert avail cru pouvoir trouver dansnbsp;Féludc des frondes stériles des caractères permettant desnbsp;rapprochements avec des genres encore vivants, et availnbsp;propose Femploi de termes géncri([ues tels, ])ar exemple,nbsp;([ue Cyatlieites^ Hemitelites^ pour des Pécoptéridées houil-lères ([ue des observations ultérieures ont démontré, malgrénbsp;leur ressemblance apparente avec certains Cyathea oa Henii-telias nètre pas des Cyatliéacées, mais ])ien des Maratlia-cées, appartenant aux genres Astevolheca ou Dactylothecd.
Cependant, malgré cette similitude générale de forme, bon noiubrede Fougères des temps paléozoïques offrent, dans lanbsp;lt;-onstitution de leurs frondes, certaines particularités qui nenbsp;sobservent plus ou ne sobservent du luoins que rarenienlnbsp;chez les Fougères vivantes. Je mentionnerai dabord ce fait
-ocr page 86-FOVGE RES
(jiie, die/, la plupart des Fougères liouillères, Ie premier segment de cliaque penne en partant de la base est situé surnbsp;Ie liord inférieur du rachis (catadrome) et est en generalnbsp;Ie plus développé de tons, tandis que chez les Fougères
vivantes cest beaucoup plus généralement sur Ie bord supérieur du rachis (anadrome) que nait Ie premier segment de la penne, lequel est en même temps, dordinaire, plus développénbsp;que les suivants; ce nest pas la cependant une régie absolue,
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car un certain nom])re de Fougères de la flore actuelle, notain-nient painni les Gyatliéacées et les Osinondées, ainsi que divers Pleris et Nephrodium, présentent a eet égard la niêiiienbsp;disposition qne les Fougères paléozoïqiies.
Une antre parlicularité consiste dans la présence fré-
qiiente, cliez ces dernières, de pennes oude pinnulesliétéro-nioiplies fixées soit sur Ie rachis principal, tantót a sa base, tantót a la naissance des pennes latérales, soit a la basenbsp;niênie de celles-ci, tantót des deux cótés, et tantót d'un seul.nbsp;Cest ainsi quon rencontre fréqueminent dans Ie terrainnbsp;bouiller ou perrnien de grandes expansions foliacées a division pinnatifide, a segments lobés ou dentés, a nervationnbsp;généralement confuse, comparables conime aspect a desnbsp;feuilles de laitne frisée, et dont Finterprétation est restéenbsp;incertaine jiisquau jour oii elles ont été trouvées fixées surnbsp;de gros rachis de Fougères (fig. 47) appartenant a des Péco-
-ocr page 88-8o FOUGERES
ptéridées; il faut voir dans ces feuilles, quon a désignées sous Ie noni générique iVAplilebia^ des pennes anomales oitnbsp;du nioins hétóroiuorplies, lioiuologues sajis doute de cellesnbsp;quon observe a la base des petioles de certaines Cyathéa-cées arborescentes, de Vllemitelia capensis Br., ou denbsp;VHem. selosa 31etl;., notanunent. Le uiênie noiii AAphlehio. anbsp;élé ap[)liqué a des folioles beaucoiq) moins développées,nbsp;divisées en étroits segments aigus, cpii se montrenta la basenbsp;des pennes priniaiies de certaines frondes, notanunent chez
des Pécoptéridces appartenant par les caractères de leurs fructifications au genre DactijlolJieca : ces folioles, quon anbsp;prises longtemps pour une végétation parasite, sont atta-cliées par paires sur le racbis. Tune sur la face antérieure,nbsp;lautre sur la face postérieure, a la naissance de chaquenbsp;penne laterale (fig. 48) ; on ne peut guère les comparer,nbsp;])armi les Fougères vivantes, quaux pennes ou pinnulesnbsp;bétéroniorpbes qui sobservent cliez certaines Gieicbénicesnbsp;anx j)oints de ramification du rachis, attacliées soit sur lesnbsp;rachis latéraux, soit a la base des pennes basilaires denbsp;dernier ordre (fig. 49)- Enfin parfois les pinnules basilaires
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(diaqiie penne se montrent différentes des suivantes, soit diiii seal cóté du rachis, soit des deux cotés, divisées parnbsp;dieliotomie en lanières étroites, tantót faildement diver-gentes, tantót étalées en éventail (fig. oo): il en est ainsinbsp;notaninient chez un assez grand nomlne de Sphénoptéridées.
Fig*. 5ö. Types divers d'Aphlebia : A, Sphenopteris coralloides Gutbier. du Wcslpha-lien; gross, x fois, B, Sphen. karwinensis Slur (sp.), du Westpbalien (daprès Stur); C, Sphen. keracleensis Zeiller, du Westplialien ; gross, une fois et demic.
Ces pennes ou pinnules hétéiomorphes se rencontrent, d'ailleurs, chez des espèces appartenant, par leur mode denbsp;fructification, aux tj pes les plus divers , tels, notaminent,nbsp;que Dactylotheca, Discopteris^ Kidstonia, OUgocarpia, Cory-iieptepis, et il est par conséquent iinpossi])le de tirer de leurnbsp;presence aucun indice en faveur du rattacheinent a telle ounbsp;telle familie naturelle des formes sur lesqtielles elles senbsp;prcsentent.
Jai indiqué plus haut les nonis et les caractères des six groupes principaux établis sur les caractères des frondes,nbsp;indépendaniment du mode de fructification, trop souventnbsp;inconnu pour quon puisse y avoir recours pour la classification et la determination courante des espèces fossiles. Jenbsp;passe done, sans revenir sur leur definition, a lexamen desnbsp;genres les plus importants compris dans cliacun dentrenbsp;eux.
Zeiller. Paléobotanique.
-ocr page 90-8 a FOVGERES
Sphénoptéridées.
Le type de ce groupe est Ie genre SphenopLeris Bron-gniart, earactérisé par ses pinnules rétrécies a leur base, a contour plus ou nioins profondéinent lobé ou denté, consti-tuant, par leur réunion le long des rachis de divers ordres,nbsp;des frondes régulièrenient pennées, a liuibe finementnbsp;découpé.
Dans la (lore actuelle, le Davallia teRidfolia Sw., YAsple-niain rnta muraria L., par exemple, seraient des Spheno-pLeris.
Je ne puls nientionner, a titre dexeinple, que trois ou
quatre espèccs de ce genre, largeinent reprósenté a toutes les époques, notanunejit pendant la période houillère, etnbsp;surtout a répo([ue westphalienne ;
Sph. ohtusiloha Brongniart, Tune des espèce» les plus earactéristiques du Westjdialien, ii pinnules assez dévelop-pées, a lobes arrondis, a nervures plusicurs fois dichotomesnbsp;(fig. 5i), a fronde généralement blfurquée. Gette espècenbsp;fornie le centre dun groupe assez nond)reux, celui desnbsp;Sphenopteris névroptéroïdes, a assez grandes pinnules anbsp;lobes arrondis, parcourues par de nonilueuses nervures.
-ocr page 91-SPIIÉAOPTERIDEES 83
Sph. lUrninghausi Brongniart, égalemeni diiWestphalien, a pelites pinnules Jjoinljées, a rachis ócailleiix, a fronde
bifurquée presque dès la base, paraissant avoir porté des fructifications de Calymmatotheca (fig. Sa).
Fig. Ai. Sphen. bella Slur (sp.), du Westphalien. Fragment de fronde, grand. nat.
Sph. bella Slur (sp.), du Westphalien encore, a petites pinnules finenient découpées, a fructification de Renaultianbsp;(fig. 53). Des pinnules apen prés de nième taille, et de formenbsp;plus OU inoins analogue, rétrécies en coin a la base, a liinbe
-ocr page 92-84
FOUGERES
phis OU luoins profondément lolié ou denlé, se i'etiouvent oliez un assez grand nondire despèces, dont on jiourraitnbsp;être tcnté de croire quelles consliluenl nn groupe vrainienlnbsp;nalurel; mais si plusieurs dentre elles apparüennent ennbsp;eIT'et, par leur mode de fruclification, a ce méine genrenbsp;Renaiiltia, une bonne partie appartiennent a des genresnbsp;différents, coniine, par exemple, Ie SpJi. karwineasis Sturnbsp;(sp.), du Westplialien (fig. 5o B), au genre Discopteris, Ienbsp;Sph. qaadridactyliiesGoÜnev (sp.), dumtune terrain (dg. 37),nbsp;au genre Hymcnophyllites, d'autres aux genres Urnaloplevis,nbsp;Kidsiouia, ete.
Sph. coralloides Gutbier, du Westplialien, ii pennes li-néaires, a pinnules toutes égales, découpées en lobespalinatinerviés (fig. 5o A), a fructification de Coryiiepteris.
Sph. Essinghi Andra:-, du \^'estplialien, a petites pinnules toutes égales, dyssymélri-cpies, dentéès sur leur bord antérieur, Ibi-niant des pennes linéaires (fig. 54 et 46 A),nbsp;a fructification de Coryiiepteris coinnie Ienbsp;Sph. coralloides.
Un certain nomlire despèces bouillères ont été rencontrées a létat fructifié, et reconnues pour appartenir, entre autres,nbsp;aux genres 7?e/n7«7/^V^ Sphyropleris, Discopteris, Crossotheca,nbsp;Calymmatotheca, Hy/neiiophyllites, Oligocarpia, Corynepte-ris. Parmi les Sphenopteris secondaires qui ont niontré desnbsp;frondes fertiles, on a reconnu principalement des Thyrso-pteris, des Dicksonia, des Davallia, des Aspidiuni, desnbsp;Aspleniuin, etc. Quant aux Sphénoptéridées tertiaires, ellesnbsp;ont pu presque toutes être rapportées avec une certitude anbsp;peu prés compléte a des genres vivants, de sorte quil nanbsp;pas été nécessaire de rocourir pour elles a lemploi dunbsp;terme générique de Sphenopteris.
Genre Rhodea Presl. On désigne sous ce nom les Spheno-
-ocr page 93-SPIIENOPTERIDKES ¦ nbsp;nbsp;nbsp;8)
pterisix pinnules divisées en lobes filiformes, la nerviu'e étant seuleiuent bordée dune bande de limbe a peine perceptible. Ce genre se rencontre prineipaleiuent dans Ie Culninbsp;et Ie Westpbalien.
Genre nbsp;nbsp;nbsp;Saporta, établi sur des Spliénoptéridées
jurassicpves, a l'rondes ile petite taille, a petites pinnides ovales, contractées en avant, décurrentes en arrière, plusnbsp;OU moins lobces, a nervures peu nombreuses, presquenbsp;indistinctes, Ie limbe ayant été trés épais (lig. 55). Daprèsnbsp;les indices de fructification quon a pu oliserver, les Sclero-pteris se rapprocheraient des Onycliium et des Crypto grammenbsp;actuels.
Genre Stachypteris Pomel, caractérisé par des pinnules stériles découpées en trés petits lobes ovales, a limbe épais.
Fig. 55. Scleropteris tenuisecta Saporta, dii Corallieii. Fragment de fronde,nbsp;grand. nat. (daprès Saporta).
et par des pinnides fertiles trés réduites, disposées les unes a la suite des autres a Fextrémité des pennes, de maniére anbsp;foiiner des sortes de petits épis comparables daspect auxnbsp;segments fertiles des Lygodium (fig. 56). Les affinités de cenbsp;genre, propie ii la flore jurassique, demeurent probléma-tiques.
Genre Palmatopteris Potonié. Ce genre comprend une
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série de Sphénoptcridées hoiiillères, piincipalement west-phaliennes, a pinnules divisées en lo])es presqno linéaires, et chez lesqnelles les pennes priinaires se monirent diviséesnbsp;en deux branches presqne égales, la penne secondaire lanbsp;plus basse étant a elle seule presqne anssi développée qiienbsp;Fensenible des suivantes et affectant elle-inênie une appa-
rence bifurquée par suite de la prédojiiinancc de son segment inféiieur (lig. 07).
Lune des espèces de ce genre, dont les diverses formes spécifiques paraissent étroitement alliées entre elles, Ie Palnbsp;mat.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Brongniart (sp.), a montré des fructifications du
type Calymmatotheca (i).
Genre Diplotmema Stur, caractérisé par la Ijifurcation régulière des pennes priinaires de ses frondes, constituées
Zeiller t.
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chacune pai im axe nu do longueur variable, portant ii son soininet deux pennes feuillées, plus ou moins divergentesnbsp;(fig. 58).
Les Diplolnietna, répandus surtout dans Ie Culm, doü ils se continuent jiisquau coiumenceiuent du Permien,
|)cuvent être compares, au point de vue de la constitution de leurs frondes (i), peut-être grimpantes, dune part auxnbsp;Lygodiüin^ dautre part ii certains Merteiisia, au Mert. pecli-nala Willd. en particulier. On na que des renseignementsnbsp;trop incertains sur Ie mode de fructification dune ou deuxnbsp;espèces seulement de ce genre pour pouvoir en appréciernbsp;les affmités, et peut-ètre les diverses formes quil comprendnbsp;nappartiennen t-elles pas toutes, a ce point de vue, a un seulnbsp;et même type.
Pécoptéridées.
Le genre Pecopteris Brongniart comprend essentiellement les Fougères a frondes régulièrement pennées, portant desnbsp;pinnules, de taille généralement médiocre, attachées parnbsp;toute leurliase au rachis, a bords parallèles, le plus souvent entières et arrondies au sommet, parfois lobées ou
(i) Zeillek d,
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dentées, munies dune nervure médiane bien caractériséc.
Dans la flore actuelle, Ie Nephrodium Oreopteris ^ ])ar exemple, de luême que ]jon nombre daiitres espèces dunbsp;même genre ainsi que des genres Cyathea et Alsopliila, senbsp;rangeraient parmi les Pecopteris.
On peut distinguer, parmi les Pecopteris de la llore paléo-
zoïque, trés abondants surtout dans la llore stépbanienne et permienne, trois groupes principaux : celui des Pecopterisnbsp;cyathoïdes, ayant pour type Ie Pee. cyathea Schlotheim (sp.)nbsp;(lig. 59), du Stéphanien et du Perniien. a pinnules libres, ou
a peine soudées entre elles, non contractées a leur base, a nervures latérales peu divisées ; la plupart dentre euxnbsp;appartenaient, par leurs fructifications, au genre Asterotheca,nbsp;quelques-uns au genre Dactylotheca /nbsp;celui des Pecopteris névroptéroïdes, a pinnules quelquenbsp;peu contractées a leur base, a nervures latérales deux ounbsp;trois Ibis bifurquées, représentés notanunent par Ie Pee.
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polyinorplia Brongniart, Ju Stéphanien et Ju Permien {lig. 60), lequel se range, par ses fructifications, Jans Ienbsp;genre Scolecopteris;
et celui Jes iinitsp, c est-a-Jire Jes Pecoptevis ii pinnules plus OU moins souJées, coninie cest Ie cas chezle Pee. unita
Brongniart, Ju Stéphanien et Ju Permien, oü les pinnules, unies seulement a leur ])ase Jans la région inférieure etnbsp;moyenne Je la fronJe, se souJent, vers les borJs Jecellc-ci,
sur toute leur hauteur, constituant ainsi Jes pennes simples a borJ onJulé (fig. Gi). Le Pee. unita a été trouvé fructifié,nbsp;etconstitue Ie type Ju genre Ptychocarpus; mais il estle seulnbsp;Je ce groupe Jont on ait observe les fructifications. On peutnbsp;mentionner encore utilement, comme appartenant a cenbsp;mème groupe, le Peeoptcris feinimpforinis SdJotheim (sp.)nbsp;(fig. 62), a pinnules munies Je Jents aigucs, fréquent Jansnbsp;le Stéphanien et Jans le Permien inférieur.
En Jehors Je ces trois groupes, les Peeopleris houillers comprennent encore, comme formes utiles a citer, le Pee.nbsp;Pluckeneti Schlotheim, Ju Stéphanien, a granJes pinnulesnbsp;lobées, a fronJe Jivisée par ramification Jichotome, avecnbsp;bourgeon susceptible Je Jéveloppement ultérieur Jans
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90 FOUGERES
Tangle de chaqiie ])ifiircation, disposition sendjlable ii eelle de bon nond)re de Gleiebéniées; des éehantillons Irnctifiésnbsp;out niontré (i) des soies inarginaiix paraissant mnnis dnnnbsp;indiisinm ])ivalve on ciipidiforme et rappelant cenx desnbsp;Dicksonia (fig. 63), niais la constitution des sporanges nanbsp;pil être oliservée. Une autre espèce a pinnules presque semblaliles, Ie Pee. Ster-zeli Zeiller, offre de grandes frondesnbsp;régidièrement pennées, qui ont été trou-vées réunies en bouquet au soinniet d unnbsp;tronc arborescent (2).
La plupart des Pecopteris houillers, tout au nioins des Pecopteris cyathoïdes,nbsp;paraissent, dailleurs, avoir été arliores-cents; je parlerai plus loin de leurs tiges,nbsp;connues sous les nonis de Caulopteris et de Psaronius. 'nbsp;On comprend égaleinent sous Ie terme générique denbsp;Pecopteris diverses espèces de la llore secondaire et quel-ques autres, inoins nondireuses encore, de la llore tertiaire,nbsp;qui nont pu être avec quelque certitude rapprocbées desnbsp;formes vivantes.
ün certain nonibre de Pécoptéridées, principalenient des couclies secondaires, ont été, dautre part, détacliées dunbsp;genre Pecopteris et groupées sous Ie noin générique de Cla-dophlebis^ proposé par Brongniart pour les espèces anbsp;grandes pinmdes souvent dentées, plus ou nioins arquéesnbsp;en avant, a nervures latérales ascendantes plusieurs foisnbsp;bifurquécs ; une parlie assez notalile de ces Ciadophlebisnbsp;paraissent être des Osmondées, principalenient des Todea.
Brongniart a créé en outre un noni générique s celui d'Anomopteris., pour un type particulier du Grès
(i) Stkrzel a, b. (2) Zeilleu l.
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])igarrc, a frondes ])ipinnées, portées sans doiite sur un tronc peu élevé, a trés petitcs pinnules toutes égales, insé-rées un peu en travers sur Ie raehis et se recouvrant en par-lie les lines les autres ; plusieurs des échantillons recueillisnbsp;paraissent fructiliés, niais ils sont trop mal conserves pournbsp;ipi'on ait pu en étudier Ie mode de fructification.
Enfin, il faut mcntionner ii la suite des Pecopteris Ie genre Weichselia Stielüer, étalili pour des Fougères crétacées (i)nbsp;qui ne dilfèrent des Pecopteris que par Ianastomose donbsp;leurs nervures latéralcs, formant un réseau ii petites maillesnbsp;jiolygonales.
Dans les types génériques qui vienncnt detre énumérés, Ie raidiis reste nu entre les pennes de divers ordres ; dansnbsp;les trois genres qui vont suivre, il est, au contraire, feuillénbsp;sur loute son étendue.
Genre Callipteridium Weiss. ¦ Ce genre, stéplianien et permien, se distingue du genre Peco-pleris, dune part par ses jiinnules gé-ncralement élaigies a la base, a nervures latérales nombreuses, dressées,nbsp;et ])lusieurs fois Jiifurquées, dont lesnbsp;plus inférieures naissent directementnbsp;du raehis, dautre part par la presence,nbsp;sur les raehis, dune ou deux pinnules triangulaires dans chacun desnbsp;intervalles compris entre les pennesnbsp;simplement pinnées, ainsi que de petites pennes simjilement pinnées entrenbsp;les pennés bipinnées (lig. 64). 11 semblerait que la frondènbsp;soit constituéc par la iamification dun raehis porlant desnbsp;ponnes simplement pinnées, et di^¦isé par une série de
(i) Nathorsï k
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dichotoiiiies successives en branches (lyssymétriqiies, formant alternativement liine la continuation du rachis primaire et Tautre u'ne penne laterale. Lespèce la plus fréquente est Ie Call. pteFidiiun Sclilotheim (sp.).
Aucune espèce de ce genre na été, jusquici du moins, rencontrée a létat fertile.
Genre Callipteris Brongniart. ¦ Frondes généralement bipinnées, a pinnules plus ou moinsnbsp;contractées en avant, décurrentesnbsp;au contraire vers Ie bas sur Ie rachis,nbsp;ii nervures o])liques, bifurquées, lesnbsp;plus ])asses du cóté inférieur nais-sant directement du rachis, apennesnbsp;se prolongeant Ie long du rachis parnbsp;line série de pinnules graduellementnbsp;décroissantes vers Ie bas (lig. 63).
Lcspècc typique de ce genre, lequel appartient en propre a la llorenbsp;permienne, est Ie Call, confer lanbsp;Sternlierg (sp.), ii pinnules pécojité-roïdcs tout a fait entières ; mais Ienbsp;genre CalUpLeris comprcnd en outrenbsp;des espèccs a pinnules spliénopté-roïdes (i), Ie passage des formesnbsp;jiécoptéroïdes aux formes spbéno-ptéroïdes se faisant pour ainsi direnbsp;graduellement par des formes k pinnules dabord faiblenient loliées, puis a contour profondé-ment incisé, et enlin ii lobes cux-inêmes loljulés. On nennbsp;a oljservé jusqua présent aucun specimen fertile.
Genre Loinatopteris Schimper. ¦ Ge genre, essentielle-mcnt jurassiipie, reproduit Ie type des Callipteris., avec cette
(l) ZlilLLER U.
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difference, qiieles pinnules extremes des pennes latérales se soiident généralement les lines aiix aiitres en ime longuenbsp;pinnule terminale simple, que de plus répiderme, étantnbsp;extrêiuement épais et coriaee, lorme sur les empreintes unenbsp;sorte de bourrelet ou de bordure continue tout Ie long- du
o
contour des pinnules (fig 66) ; la nervation est presque indistincte. On nen connait pas non plus déchantillonsnbsp;fructifies.
Genre Mariopteris Zeiller. Ge genre est caractérisé par la double bifurcation du rachis des pennes primaires,nbsp;lesquelles sont constituées par un axe nu divisé a son sommetnbsp;en deux courtes liranches portant cliacune a son extrémiténbsp;deux pennes feuillées plus ou moins divergentes ; les pinnules, tantót simples, tantót dentées ou lobées, parfois con-tractées a la base et devenant alors sphénoptéroïdes, senbsp;soudent, vers rextrémité des pennes primaires et sur lesnbsp;pennes primaiies supérieures, de manière a former desnbsp;pennes simples, a liords ondulés ou dentés ; elles sontnbsp;munies dune nervure médiane nette, émettant des nervuresnbsp;secondaircs dirigées obliquement, ha])ituellement diclio-tomes. La pinnule basilaire de chaque penne de deimier
-ocr page 102-94
FOUGETtES
peut-ètre im point dappid sur les plantes voisines. Ces frondes, proljaldement grinipantes, devaient olfrir, commenbsp;celles des Diplotinema^ un port analogue a celui des Lygo-diinn ou du Mertensia pectinatd.
Le M(ir. mw'icala Scblotheini (sp.), caractéristique de la llore westplialienne (lig. 67), peut ètre considéré comruc lenbsp;type de ce, genre, répantlu surtotitdans le Westplialicn, beau-
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lt;;onp plus rai'e dans le Stéplianien, an dela duquel on ne le retrouve plus. On nen a rencontré jusqua présent aucunnbsp;échantillon Iructifié.
Section des Aléthoptéridées. On pev\t grouper sous ce noin toule une série de Pécoptéridées a grandes pinnidesnbsp;généralement obliques sur le racliis, plus on nioins élargiesnbsp;vers leur milieu, décurrentes vers le bas, et se soudant lesnbsp;lines aux autres a rextréinité des pennes de manière a former, soit de grandes pinnules terminales simples, soit desnbsp;pennes simples on ii peine lobées succédant aux pennesnbsp;sini[)lement pinnées qui se trouvaient un pen plus bas. Gcstnbsp;ce qui a lieu actuellementnbsp;cliez plusieurs espèces denbsp;Pte/'is, notamment cliez le Pi.nbsp;aquiliaa.
Genre Aletliopteris Sternberg. Ce genre, qui appa-rait dans le Dévonien et se montre trés répandu dans lenbsp;Houiller et le Permien, prin-cipalement dans le Westpba-lien, est caractérisé par sesnbsp;grandes pinnules décurrentes, plus ou moins espacées,nbsp;souvent élargies au milieu,nbsp;niunies dune nervure mé-diane bien accentuée, et denbsp;nervures secondaires noni-breuses, assez étalées, unenbsp;OU plusieurs fois bifurquées
(lig. 68). Le bord du limbe est souvent replié en dessous, co qui avail fait croire jadis a la jirésence de fructifications mar-ginales conime chez les Pteris, doi'i le nom donné au genre.
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Les Aletliopteris avaient de trés grandes frondes, au moins tripinnées, a ramification pennée régiüière, peut-être parl'ois ])ifurquées, portées par dénormes petioles par-tant vraisemblablement dune tige pen élevée, et afl'ectantnbsp;ainsi un port plus ou moins analogue a celui des Augio-p ter is.
M. Renault a reconnu (i) sur des fragments de rachis por-tantdes pinnules A'Aletliopteris une structure anatondque qui lui a permis de les rattacber aux Mye-loxylon, dontil sera question plus loinnbsp;et qui dependent eux-niêmes des Me-dallosa, ces tiges dattribution encorenbsp;énigmatique, appartenant au groupenbsp;des Cycadofdicinées. Etant donné lesnbsp;analogies que ces tiges paraissentnbsp;avoir, par certains caractères de leurnbsp;structure, avec les Cycadinées, la con-naissance du mode de fructificationnbsp;des Aletliopteris aurait une importancenbsp;capitale ; malbeureusement on ne pos-sède a eet égard, du moins jusquanbsp;présent, aucune observation précise.nbsp;Je dois cependant signaler une pinnule
re-
i-VAletli. Serli Brongniart, trouvée
cemnient dans les dépots bonillers du Pas-de-Galais, qui montre a sa surfacenbsp;des g-ranulations régulières offrantnbsp;toute Lapparence de sporanges globuleux disposés en deuxnbsp;bandes de part et dautre de la nervure médiane (fig. 69),nbsp;ce qui confirmerait Tattribution aux Fougères des Aletliopteris et des tiges dont ils dépendaient; toutefois Ie grainnbsp;de la roche est trop grossier pour quon puisse discer-
(i) Renaultg-, h.
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A LETIIOPriiRIDEES
la lt;3onstitution de ces ffrannlations et affir
ner
mier que ce
soient réellement des sporanges. Get échaiitillon ne fournit done pas une preuve, luais senleiuent une assez forte pré-somption en favevir de cette altri])ution ; en tont cas, anciinnbsp;indice analogue nayant encore été recueilli,nbsp;il nia paru inériter detre inentionné et
Genre LoncJiopleris Brongniart. Les espèces comprises dans ce genre, exclusi-vement \vestphalien, oflrent tons les carac-tères des Aletliopteris, a cette senle dille-rence prés, que les nervures secondairesnbsp;des ])inindes sanastoiuosent en un réseaunbsp;régulier (lig. 70). On na aucun renseigne-inent sur leur mode de fructification.
Genre Thinnfeltlia Ettingsliausen. Ge genre, propre a la flore jurassique, si on
en exclut quelqiies espèces qui lui ont été indiunent rapporlées, présente, avec desnbsp;Irondes de taille réduite, paridis simplmnent pinnées, plusnbsp;souvent bipinnées, les caractères de forme et de nervationnbsp;des Aletliopteris, maïs avec cette différence que la nervurenbsp;niédiane des pinrudes y est beaucoup moins développée etnbsp;sévanouit bien au-dessous du sommet; les nervures secondaires, moins serrées, sont fortement dressées ; de plus, Ienbsp;liml)e parait avoir été trés épais et coi'iace.
Lattribution de ce genre aux Fougères a inspiré quelques doutes jnsquau jour oü M. Raciborski en a observé (i) desnbsp;pinnules fertiles montrant des sores non douteiix, disposésnbsp;de part et dautre de la nervure médiane (lig. 71), mais dont
(i) Raciborski d.
Zeiller. Palóobotaniqiie.
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les sporang'es, reconverts, ;i ce c(iiil seiii])le, dun inclusiuni épais, nontpu être étiuliés dans Ic détail de leur constitution.
Genre Cycadopteris Zigno. Les Cycadopteris, assez analogues aux Thinnfeldia^ ont nn liin])e encore plus épais, paraissant sur les einpreintes bordé dun ourlet marginalnbsp;continu, comine cela a lieu cliez les Lomatopteris^ avec
Fig. 71. Thiiinfcldia rhoniboidalis Fig. 7:^. CycadopterisBrauniana7.\^\\o, Ettingshausoii, clu Lias. Pinnule fertile dc l Oolitlic. Portion defronde, légère-grossic 2 fois (daprès Paciborski).nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ment réduite.
lesipiels ils paraissent avoir également des alïinités. Leurs pinnules sont nmnies dune nervure médiane nette, attei-gnant presque jusqua leur sommcl, et de nervures laté-rales nondireuses plusieurs 1'ois ])i(ur([uées.
Lune des espèces de cc genre, jiropre a la llore juras-
a ofl'ert, ii la
sique, Ie Cycad. Brcuiniaua Zigno (lig.
(ace inférieure de ses jiinnules stériles, des cryptes stonia-tifères en forme de boutonnieres allongées entre les nervures, et sur dautres écbantillons tics indices de Iructi-ficatioiis formant une bande continue parallèlc aux liords dos pinnules, et alfectant ainsi une disposition qui rappellenbsp;(udle des Pellxa actucls (i).
(/) Zeiller b.
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ODOXTOPTERIDEES
Odontoptéridées.
Le genre Odontopleris Brongniart, propre a la flore sté-phanienne et permienne, est caractérisé par des pinnules attachées au racliis par toute leur base, tantót ogivales,nbsp;(¦oiume cliez les Od. Brardi Brongniart (fig. i^) et Od.nbsp;minor Brongniart (lig.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;tantót arrondies au soniniet,
(;omme chez VOd. lingulata Gcnppert (sp.) (fig. 74)1 parcou-rues par des nervures plusieurs Ibis bifurquées, naissant directenient du rachis, sans nervuire niédiane véritaljle. Lanbsp;pinnule liasilaire inférieure de chaque penne est générale-inent bilobée ou palmatilobée.
Les frondes, a ramification irréguliere, paraissent avoir eu leurs rachis plusieurs fois biftirqués, ne portant denbsp;pennes que sur leurs dernières divisions ; celles-ci étaientnbsp;garnies, du cóté interne de la bifiucation, de pennes simple-ment pinnées, et du cóté externe de pennes bipinnées com-prenant entre elles de petites pennes simplement pinnéesnbsp;(üg. 73) ; les portions du rachis situées au-dessous desnbsp;dernières bifurcations étaient généralement niunies, toutnbsp;au moins chez certaines espèces, de grandes pinnulesnbsp;simples, a contour orbiculaire, ovale ou réniforme, a nervation rayonnante, et a bords frangés [Ci/clopteris).
Ges frondes atteignaient vraisemblalilement de trés grandes dimensions, comme celles, jilus régulières, des Alethopteris,nbsp;et il est plus que probable que leurs petioles, de même quenbsp;ceux des Aletliopleris et des Nevropleris, appartiennent parnbsp;leur structure au genr-e Myeloxylon.
Le mode de fructilication des espèces de ce geme, quil serait particulièrement intéressant de connaitre pour sassu-rer si ce sont bien réellement des Fougères, et non desnbsp;Gvcadinées a frondes lilicoïdes, demeure énigmatique.nbsp;Gependant M. GrandEury a récolté a Saint-Étienne unenbsp;penne AOd. lingulutci qui parait bien être une penne fer-
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ODONTOPTÉniDÉES nbsp;nbsp;nbsp;loi
tile (i) : les pinnules des deux cótés du raoliis sont repliées les lines centre les autres et cliacune de leurs nervuresnbsp;porte a son extrémité une sorte denbsp;capsule ti quatre cotes longitudinalesnbsp;cannelées transversalement (fig. ^4)?nbsp;donnant Timpression dun synangiumnbsp;analogue a ceux des Marattia, mais quinbsp;aurait quatre rangées de sporangesnbsp;au lieu de deux. II est malheureuse-nient impossible darriver a une certitude quant a Iinterpretation de cetnbsp;échantillon, dont on peut toutefoisnbsp;tirer une assez sérieuse présomptionnbsp;dans le sens de Tattribution des Odontopteris aux Fougères.
(ienre Clenopteris Brongniart. Ce genre, propre ii la flore rhétienne et jurassique, ofFre des Frondes bipinnées,
ii pennes latérales décurrenles sur le rachis conime celles desnbsp;CalUpteris ^ ii pinnules entièresnbsp;légèreinent arquées en avant, iinbsp;nervures naissant toutes du rachis , ii limbe généralement co-riace.
Lespèce la plus répandue est le Cten. cycadea Brongniart (sp.)nbsp;(fig. 70), du Rhétien.
On nen a pas observé déchan-tillons Fertiles, et Ton sest deman-dé sil ne s'agissait pas lii de Frondes de Cycadinées plutót que de Fougères.
Genre Dichopteris Zigno. Frondes bipinnées, parFois
(i) GkandEury a.
-ocr page 110-102 nbsp;nbsp;nbsp;FOUGERES
bifarquées, a pinnules légèrenient conlractées a la base, ogivales au somniet, a nervures naissant loutes du raehisnbsp;sans nervure inédiane, a linilje coriace. Pennes latéralesnbsp;non décurrenles sur Ic raehis.
Le baron de Zigno (i) dit avoir observe sur des échantil-lons de ce genre, qui appartient a ia llore jurassique, des sporanges annelós, inunis dhin anneau complet, couvrantnbsp;toLite la surface inférieure des pinnules.
Névroptéridées.
Le groupe des Névroptéridées, auquel se rapporteraient, par exemple, dans la llore actuelle, le Triclioinanes reni-forme comme type de foliole a nervation rayonnante sansnbsp;nervure médiane, \'Osinmida regalis, VAneimia mexicana,nbsp;comme types de folioles ayant une nervure médiane, coni-prend un noinbre important de formes de la flore paléo-zoïque, dont je ne mentionnerai que les plus remarquables,nbsp;en commencant par celles oii il ny a pas de nervurenbsp;médiane.
(lenre Adianlites Goeppert. Ce genre, qui se rnonlre dans le Dévonien et ne dépasse guère le Westpbalien, ayant dansnbsp;le Cuhn son développement principal, est caractérisénbsp;par des pinnules entières, contractées en coin a la base, anbsp;contour ovale ou triangulaire, en général peu serrées, formant, par leur reunion le long des raehis tie divers ordres,nbsp;des frondes tri- ou quadripinnées. Les nervures rayonnentnbsp;a parlir du point d'attache (lig. 76); il y a cependant quel-quefois un indice de nervure médiane.
Aucun échantillon fertile na été rencontré.
(i) ZiGKO a.
-ocr page 111-NE VROPTÉRIDEES io3
Genre Archaiopieris Da^Ysoll. Frondes bi- ou tripin-nées, a pinnules ovales, rélréoics vers leur base, insérées o])liqiicnient sur les raehis, toutes égales et formant desnbsp;pennes a ])ords parallèles ; nervures rayonnant de la basenbsp;(ratta(die. Ge genre, principaleinent dévonien, se montre
encore dans Ie Culm, mais ne passe pas dans Ie Wesl-phalien.
Lespèee type du genre, VAi-ch. hibernien Yovhe'S (sp.), du Dévonien supérieur, a été trouvée fructiliée, les segmentsnbsp;lértiles reduits a un axe nu, sur lequel sattachent des capsules bisériées (Hg. yy), qui paraissent devoir ètre consi-dérées comme des sporanges coriaces, comparables a ceuxnbsp;des Maraüiacées ; a la base dune fronde de la mème espèce,nbsp;M. Kidston a observé (i) une paire dexpansions slipulairesnbsp;assimilables a celles quon observe a la mème place clieznbsp;les Angiopteris et les MaraUia^ et dont la présence vient anbsp;Fappui de Fattribution aux Marattiacées.
(i) Kidston d.
-ocr page 112-io4 nbsp;nbsp;nbsp;FOV GERES
Genre Rhacopteris Schimper. Ge genre est caracté-risé par ses frondes siinplement pinnées, parfois ])ifiir-cpiees, a pinnules trapé/.oïdales on rhoinlioïdales, en coin
a la base, pins on inoins pro-1'ondénient lobées, a nervation rayonnante. II se inontre dans lenbsp;Giilin etdansle Iloniller, sansetrenbsp;trés abondant a aucnn niveau. 11nbsp;oll're cet intérèt, qne Tune desnbsp;espèces dn Gnlin, le Rh. paaicu-lifera Stur, a été troiivée fructi-liée, le racbis se terininant parnbsp;line ramification dichotome, dontnbsp;les dernières brandies portentnbsp;des bouquets de sporanges globu-leux (fig. 78), qne Stur a, coininenbsp;il a etc (lit plus liaut, rappro-chés de ceux des Rotrychium;nbsp;mais il nest rien moins (jue certain (pie ce rapprochement soitnbsp;fbndé.
Genre Cdvcliopteris Schimper. Frondes siinplement pinnées,nbsp;a pinnules orbiculaires on ovales,nbsp;souvent dassez grande taille, plusnbsp;on moins contractées en cceur,nbsp;attachées au racbis par nne portion réduite de leur base, a nervures z'ayonnantes.
Ce genre, dont on ne connait pas de spécimens fertiles, estpropre ala flore du Culm.
Genre Nevropteris Brongniart. Le genre Neii'opteris, qui va dll Dévonien jusque dans le Permien et se inontre surtoutnbsp;développé dans le Westpbalien, est caractérisé par des pin-
-ocr page 113-NE VROPTERIDÉES io5
nules en coeur a la base, a bords paiallèles, plas rarenient eonveigents, a soiiiinet arrondi, oii quelquefois aigu, irumiesnbsp;d ime nerviire médiane nette et de nervnres secondairesnbsp;nonibreuses, arquées, plusieiirs fois bifarqiiées (lig. i8).
Les Nevropteris avaient des frondes de grande taille, Ie plus souvent tripinnées, comparables conimeporta celles desnbsp;Alelliopteris et des Odontopteris, a racbis souvent bifurqués,nbsp;et garnis, du moins cbez certaines espèces, au-dessousnbsp;des ramifications extremes portant les pennes feuillées,nbsp;de grandes pinnules ¦ orbiculaires ou réniformes, a contour entier, a nervation rayonnante [Cycloptei-is], irréguliè-
rement réparties. Des fragments de racbis siliciliés portant des pinnules de Nevi'opteris ont été reconnus par AI. Renaultnbsp;pour des ramifications des gros petioles désignés sous Ienbsp;noni de Myeloxylon.
Parmi les trés nonibreuses espèces de ce genre, je citerai seulement deux types principaux : Ie A^evr. gigantea Sternberg, du AVestplialien, a pinnules décroissant peu a peu versnbsp;Pextrémité des pennes, a racbis garni, entre les pennes quinbsp;s'en détaebent, de pinnules semblables a celles de ces der-nières, comme si la fronde était Ibrniée des ramificationsnbsp;successives et répétées d un axe garni toujours des mêmes
-ocr page 114-loG nbsp;nbsp;nbsp;FOUGÈIiES
A E VR OP TE RIDEES 107
A E VR OP TE RIDEES 107
niinale plus grande que toutcs les autres, a pinnules se soudant an voisinage des bords de la frondc en grandesnbsp;[)ennes simples succédant aux pennes siinplement pinnées,nbsp;a raniifieations souvent dyssyinétriques tl itn cóté a l autrenbsp;dll racliis, par suite des liifurcalions de celui-ci, les pennesnbsp;comprises dans Tangle interne étant luoins développéesnbsp;et moins divisées que cellesnbsp;du bord externe, enfin a ra-chis restant nu en tre les pennes feuillées, mais souventnbsp;garni au-dessous delles denbsp;grandes folioles cyclopté-roïdes (lig. 80). Parmi lesnbsp;espèces al'lines au Nevi'. hete-rophylla^ je mentionnerai Ienbsp;Nevr. rarinervis Bunbury, anbsp;trés petites pinnules parcou-rues par de fortes nervures,nbsp;peu nombreuses et trés ar-quées, intéressant par sonnbsp;cantonnement dans Ie West-plialien supérieur, dont ilnbsp;constitue Tune des formesnbsp;les plus caractérisliques.
Le New. lieterophylUi. est la seule espèce du genre sur
laquelle on ait observé des indices de fructification, un échantillon, malheureusement fort incomplet, ayant offert anbsp;M. Kidston (i) des fragments de pennes dont les rachis mon-trent a leur base une ou deux pinnules stériles et se divi-sent ensuite en brandies dicliotomes portant chacime a sonnbsp;sonimet un corps qiiadrilolié (lig. 8i), dont on n'a pu discer-ner sil représente une sorte de synangiiim a quatre spo-
(i) Kidston c.
-ocr page 116-io8 F OU GERES
ranges, ou un involucre (piadrivalve ayant renfermé les organes reproducteurs. La rareté, ou pour luieux direnbsp;lalisence de specimens fruclifiés ieconnaissables sexpli-quei'ait dès lors, pour Ie genre Nevropteris^ comme pournbsp;plusieurs autres sans doute, par rinipossiljilité presquenbsp;constante de rattacher aux formes connuesnbsp;ii iétat sterile les pennes fertiles ainsi dé-pourvues de limbe.
- ^Vni
Genre Linopteris Presl [Dictyopteris Gutbier, non Lamouroux). Ce genre nenbsp;diffère du précédent que par Fanastomosenbsp;des nervures secondaires en un réseau ré-Fig. i-i. Linopteris gulier (fig. 82). On y rencontre, dailleurs,nbsp;obhqua Bunbiuy point de vuc de la constitution des
(sp.), du vVestpha- nbsp;nbsp;nbsp;'¦
lien supérieur. Pin- frondes, les dcux mémes types que chez sie'^J^fois**'^'^^**quot; ^^ii'opleris, Ie Lin. Brongnutrli Gutbiernbsp;(sp.) correspondant au Nevr. gigriniea, etnbsp;Ie Lin. Gennari Giebel (sp.) au Nevr. lieterophylla. II fautnbsp;vraisemblablement rapporter a ce Lin. Gennari^ répandunbsp;dans Ie Stéphanien et Ie Permien, des pinnules fertiles, ii
limbe trop épais pour quon puisse en discerner la nervation, mais dont Fassociation constante, Fidentité de taille et de forme avec les pinnules stériles de cette espèce ne per-
-ocr page 117-NE V HOPTE BIDE ES.
TENIOPTERIDEES
109
niettent giière de douter qiielles lui appaitiennent (i) : elles portent a leur face inféiieure de longues capsules pen-dantes, disposées en deux séries de part et dautre de lanbsp;nervnire inédiane, proJjablement groupées en synangiuninbsp;(lig. 83), et paraissent ollrir les caractères du genre Sco-hcopteris; on aurait done affaire la a unenbsp;Maratliacée.
Les Linopteris apparaisscnt dans Ie West-plialien supérieur, et ne dépassent pas Ie Perinien.
Genre Nevropteridiiim Schiinper. Ge genre, rencontré seulement dans Ie Pernio-trias de llnde et de FAinérifpie du Sud etnbsp;dans Ie Trias inférieur de PEurope, diffèrenbsp;du genre Nevropieris par ses frondes sim-plenient pinnées, par ses j)innules a ner-vure inédiane décurrente vers Ie lias, anbsp;base généraleinent dvssyniétri cpie (tig. 84).
11 est plus quc probalile ipie les écban-tillons du Grès Jiigarré décrits sous Ie noin générique de Crematopteris (2) représen-tent des frondes lertiles de Nevropleridiiim., a pinnules con-tractées, entièrcnient cliargées, ou pcu sen faut, de fructifications ; les Nevropteridium auraient été en ce cas trésnbsp;analogues, tout au moins comine port, a certains Loinaria.
Ténioptéridées.
Le genre Tipniopteris Brongniart, établi sur les Foiigères fossiles a liinbe rubané, muni dune nervure inédiane nette.
(1) nbsp;nbsp;nbsp;Zkiller i, k.
(2) nbsp;nbsp;nbsp;ScHiMPER et Mougeot a.
-ocr page 118-no nbsp;nbsp;nbsp;FOUGEIIES
émetlant des nervures secondaires asscz étalécs (fig. 19), eoinprcnd aiissi liieii des espèccs a frondes simples qiie desnbsp;espèces a frondes line on plusieiirs fois pinnées. On Ianbsp;signa leen Amériqne ilans Ie Garbonifère inférieur, iiiais ennbsp;Europe on nen eonnaiL de représenlants bien nets quanbsp;partir du milieu ou mênie du somniet du Stéplianien; il senbsp;continue de la dans Ie Permien et se niontre surtout asseznbsp;développé dans la flore secondaire.
Certains échantillons fructifies ont pu, ainsi qu'il a déja été dit, être rapportés a des genres de iMarattiacées encorenbsp;vivants, Marattia ou Dansea^ ou rapprocliés de ce derniernbsp;genre, conime les Danozopsis triasiques; mais aucune desnbsp;espèces paléozoïques na encore étérencontrée a létat fertile,nbsp;et bon peut se demander, jiour une parlie au moins dentrenbsp;elles, comme pour plus dunc espèce de la llore secondaire,nbsp;sil ne faudrait pas, malgré leur ressemblance avee les formesnbsp;reconnues pour des MaraLtici ou des Danaia^ voir en ellesnbsp;des frondes de Gycadinées plus ou moins analogues il cellesnbsp;des Stdiigeria^ plutót qiie des Fougères; leur attrilnitionnbsp;demeure ainsi quelquc iieu douteuse.
On a dislingué sous un nom générique jiarticulier, celui de Mnci'otazaiopteris Scliimper, les espèces ii frondes simplesnbsp;de grandcs dimensions, mais il est a pen prés impossiblenbsp;dètablir entre les Taiuiopleris et les Macrolasiiiopteris unenbsp;déniarcation un peu nette.
En outre de ces deux genres, les Tènioptéridées com-prennentquelques formes jialèozoïques rèpandues surtout en Amérique, et dont il convient de mentionner tout au moinsnbsp;les plus anciennes, constituantle genre Megalopteris Dawson.nbsp;Ge genre, représenté dans Ie Dévonien moven du Canada etnbsp;dans Ie Garbonifère inférieur des Etats-Unis, est caractérisènbsp;par des frondes simplement pinnées, ii pennes décurrentesnbsp;Ie long du racliis, a nervation presque névroptéroïde, lesnbsp;nervures latérales élant fortement dressées, arquées, et
-ocr page 119-TÉXIOPTÉRIDÉES III
pldsieiirs fois Infurqiiêes (lig. 85). II semble se lier, d'nne part, aiix Txjiiopteris, cl dautre part, par rinterinódiaire
despècc.s a pcnnes plus réduites, MXxAlethojrteris; peut-être 1'audrait-il voir en lui la souche commune des uns et des
-ocr page 120-112 nbsp;nbsp;nbsp;F or GEM ES
autres (i), mais il est difficile de rien avancer a eet égard, ne connaissant que des frondes slériles.
II faut également rapproclier des Megalopteris le genre Lesleya Lesquereiix, qui offre le nièiiie type de nervation,nbsp;mais avec des frondes simples, plus on moins rétréciesnbsp;vers leur liase; trouvé daliord dans le Garlionilere inférieurnbsp;des Elats-Unis, il se montre cii et lii a travers le llouiller etnbsp;jusque dans le Permien. On nen a pas non plus rencontré denbsp;spécimens fertiles.
Dictyoptéridées.
On pent dislinguer deux groupes dans les Dictyoptéridées: le premier, auquel se rattacheraient les trois genres anbsp;nervation aréolée déja énumérés, Weichselia, Lonchoptei'isnbsp;at Linopteris, comprenant les formes a nervures toutes denbsp;même valeur, sanastomosant en un réseau a mailles uniformes; le second, comprenant les formes a réseau complexe,nbsp;résultant de l'anastomose de nervures dordre différentnbsp;et dimportance inégale, comnie cela a lieu, par exemple,nbsp;parnii les Fougères actuelles, chez les Polypodium du sous-genre Pliymatodes.
Outre les trois genres du premier groupe déjii cités, jen mentionnerai trois autres, dont les deux premiers, Glosso-pleris et Gangainoptei'is, caractérisent la flore permocarlio-nifère de la plus grande partie de riiémisplière austral, ounbsp;plus exactement du Sud de FAfrique, de la région australo-indienne et de rAinérique du Sud, cette llore différant ennbsp;même temps de celle qui ])eu[)lait ,a Ia même époque PEu-rope et rAinérique du Nord par lalisence de la plupart desnbsp;types liabituels de celle-ci. Je reviendrai dailleurs plus loinnbsp;sur ces differences de llore, me bornant pour le moment anbsp;la simple indication du cantonnement de ces deux typesnbsp;génériques.
(i) White a.
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Genre Glossopteris Brongniart. ¦ Frondes simples, de taille médiocre, a contour entier, spatulé ou ovale-linéaire,nbsp;graduellement rétrécies vers Ie bas, a nervure médianenbsp;nette, ii nervures secondaires obliques, arquées, anastomo-sées en réseau a mailles allongées (fig. 86).
Ges frondes étaient portces par des rhizomes marqués de sillons longitudinaux plus ou moins profonds, coupés canbsp;et la par des plis transversaux correspondant aux insertionsnbsp;des frondes (fig. 87); ils étaient en outre munis de petitesnbsp;feuilles écailleuses (fig. 86 B), offrant la mème nervationnbsp;que les frondes normales, saul labsence parfois compléte
ZiiiLLiiR. Paléobolanitjue. nbsp;nbsp;nbsp;8
-ocr page 122-ii4 FOVGE RES
(Ie nei'viirc médiane (i). Ces rhizomes, donl Tiriterpréla-tion est demeiirée longtemps (!nig'mati([ue, sont eonmis
sous Ie nom gtuiéricpie de Ver-tehraria Royle.
Fig. 87. Vertehraria inclica Rovlo, du Pcrmotrias de lIndc. Fragments de rhizomes, róduits aux 3/4nbsp;de grand. nat. (daprès Oldham).
des sporanges.
Le genre Glossopteris apparait pour la première fois dans Ie Ilouiller dAustralie ; il se montre abundant et varié dans lenbsp;Peinnotrias de la région délinie un peu plus haut, et ne semblenbsp;pas dépasser le Ilbétien ; il parait sètre introduit en Europenbsp;vers Ia fm de répo([ue permienne, ayant cté ol)servé dansnbsp;la Russie septentrionale dans des dcplt;5ts de eet age, maisnbsp;ne pas y avoir persisté (.'5).
II semlde, daprès certains échantillons, malheureusementnbsp;incomplets et mal conserves (2),nbsp;([ue les Glossop/en's avaient desnbsp;sores arrondis ou ovales, disposés en deux 011 plusieurs séries longitudinales de jjarl etnbsp;dautre de la nervure médiane,nbsp;comnie ceux des Poli/podiiiiii,
mais on ignore la constitution
Genre Gangamopteris MCoy. Frondes simples, en-tières, l'ailtlement rétrécies a la base, dépourvues de nervure médiane, laxe de la fronde ctant occupé seulemcnt par desnbsp;nervures parallèles, souvent un peu plus serrees, anastomo-sées (;a et la ; nervures latérales arcpices, anastomosces ennbsp;un réseau ii longues mailles (fig. 88).
Ce genre, dont on na jamais observé de spécimens lertiles.
(1) nbsp;nbsp;nbsp;ZeILLEII ([.
(2) nbsp;nbsp;nbsp;o. FJ:ISTMA^TEL a; Zeii.i.kk y.
(3) nbsp;nbsp;nbsp;Amalitzky a; Zeiller x.
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DICTYOPTÉHIDÉES iiS
se montre canlonné dans la même aire géographique qne Ie genre (ilossopteris; mals il parait avoir eu ime durée plusnbsp;limitée, ne se rencontiant guère au-des-soiis du soniineldu Houiller et devenantnbsp;tout au inoins rare dans Ie Trias. II a éténbsp;également signalé dans Ie Permien supérieur de la Russie septentrionale.
Genre Cteiiis Lindley et Hutton.
Frondes siinpleinent pinnées, a pennes latérales entières, attacdiées par toutenbsp;leur base, graduelleinent rétrécies de lanbsp;base au soniniet, pareouiues par des ner-vures parallèles sanastoinosant en unnbsp;réseau ii mailles allongées.
Ce genre, propre a la flore jurassique, seiulRait, a certains égards, susceptiblenbsp;detre rapporté plutdt aux Cycadinéesnbsp;quaiix Fougères ; niais M. Racil)orski ennbsp;a oljservé ties s[)é(:imens fertiles (i), anbsp;pennes couvertes sur leur face in férieure,nbsp;soit en totalité, soit dans leur moitié lanbsp;plus éloignée du rachis, de sores globu-leux. La constitution des sporanges na pu être observée,nbsp;inais Fattriltution aux Fougères nen est pas moins définiti-venient confirmée.
Du second groupe de Diclyoptéridées, je nientionnerai seulement les deux genres suivants, coinme étant parmi lesnbsp;plus importants.
Genre Clalliropteris Brongniart. Frondes profondément palmatifides, 1ormées de pennes a bord denté, affectant unenbsp;disposition pédalée, plus on moins largement soudées entre
(i) Raciborski d.
-ocr page 124-ii6 FOVGERES
elles a leur base (fig.89). Nervure médiane de chaque peniie émettant de fortes nervures latérales assez étalées, a])outis-sant au soiiimet des dents, et réunies les unes aux autres
par des nervures droites ou faibleinent sinueuses, formant un réseau a mailles rectangulaires subdivisées elles-mêmesnbsp;en aréoles polygonales moins accentuées (fig. 90 A). Spo-ianges annelés, réunis en sores ponctiformes pen fournis,nbsp;maïs trés nombreux et irrégulièrement répartis (fig. 90 B).
Les Clathropieris rappellent singnlièrement, par leur port et par leur fructification, les Dipteris actuels, et semblent,nbsp;pour autant quon a pu observer leurs sporanges, apparte-nir aux Polypodiacées. Ils se inontrent dans Ie Trias supé-
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rieuretne paraissenl pas dépasser Ie Lias moven. Le Clalhr. platyphylla Gceppert so])serve en al)ondance dans le Rhé-
lien sur tons les points du globe oü lon a reconnu cette formation.
Genre Dictyopliylliun Lindley et Hutton. Frondes palméesnbsp;OU pédalées, comme celles dunbsp;genre précédent, mais a pennesnbsp;])rofondément pinnatifides, anbsp;j)innules plus ou moins obliques, soudées entre elles a leurnbsp;])ase, peil a pen rétrécies versnbsp;le sommet, munies dune ner-vure médiane nette, a nervuresnbsp;secondaires anastomosées en unnbsp;réseau a grandes mailles poly-gonales subdivisées elles-inêmesnbsp;en un réseau plus lin (lig. ao etnbsp;91). Sporanges annelés, réunisnbsp;en sores ponctiformes jieu four-nis, mais trés nombreux.
Le ge,Yi.ve DiclyopJiylluni, qui semble, comme le précédent.
-ocr page 126-FOVGERES
devoir appartenir aux Polypodiacées, eoiniiienee dans le Pvhé-lien et se suit, a travers le Jurassique, juslt;[uc dans Tlnfra-orétacé.
ÏIGES ET PETIOLES
En dehors des frondes, dont il a été question dans les pages qni précédent, on rencontre parfois a Fétat 1'ossile, soitnbsp;en empreintes, soit avec leur structure conservée, des tigesnbsp;de Fougères, troncs arborescents on simples rhizomes, ounbsp;encore des petioles, séparés les uns comnie les autres desnbsp;frondes quils out portées, et pour lesquels il a fallu, ne pou-vant les raccorder a ces deinières, étalilir des cadres géné-riques spéciaux. Je vais en indiquer quelques-uns des typesnbsp;principaux, en conimencant par ceux dont rattrihulion auxnbsp;Fougères ne fait pas question, et en mentionnant ensuitenbsp;ceux qui présentent des affinités a la fois avec les Gycadinéesnbsp;et avec les Fougères, et pour Fensemble desquels !M. Potoniénbsp;a proposé le noin de Gycadolilicinées.
Des tiges arhorescentes de Fougères ont élé ohservées dans le Dévonien moyen et sujiérieur de PAmérique dunbsp;Nord; elles sont assez imparfaitement conservées, niaisnbsp;paraissent trés analogues a celles, heaucoup mieux connues,nbsp;de la formation jierniocarbonifère ; celles-ci ont, dailleurs,nbsp;ainsi quil va ètre dit, donné lieu a Pétahlissement de j)lu-sieurs genres, suivant leur mode de conservation.
Le genre Psaronius Gotta comprend les tiges a structure conservée, composées dun cylindre ligneux central entourénbsp;d'nne zone corticale parenchymateuse plus ou moins épaisse,nbsp;dans laquelle descendent de nomhreuses racines a axenbsp;ligneux présentant en section la forme d'iine étoile a cinqnbsp;ou six branches, a écorce externe sclérenchymateuse, anbsp;écorce interne parenchymateuse, tantót continue, tantót lacu-neuse, suivantles espèces, etparcourue jiarfois jiar des tubesnbsp;gommeux. Le cylindre ligneux central est liii-même constitué
-ocr page 127-TIGES DE FOVGEHES
par iin plus ou inoins grand noiiibre de slèles en forme de bantles aj)lalies, réparties sur plusieurs cereles eoncentri-(pies dans nn lissii conjomvtil parencliyinateux, sanasLo-mosant niutuelleinent ca et la, et souvent entremêlées, versnbsp;la |)ér]phérie surtout, de bandes sclérencliymatenses intcr-calées entro olies et eonstituant iin ap])areil de soutien ;nbsp;parfois Ie cylindrc ligneux est
cntouré dnne gaine sclérenchy-niateuse continue. Les cordons 1'oliaires, en forme de bandes concaves vers Ie centre, naissent (i)nbsp;des anastomoses des stéles péri-pliériques, elles-mèmes concavesnbsp;vers Ie centre, avec les stéles apla-ties ([ui les avoisinent (lig. 92).nbsp;Ces stéles sont formées, commenbsp;celles des Fongéres vivantes, denbsp;tracliéides scalariformes et ninnies dun lilier concentrique.
Le plus souvent les liandes foliaires sont disposées en plu-sienrs séries tont autour du cy-
lindre ligneux; dans certaines espéces, a frondes distiqnes, elles ne fornient ipie deux séries opposées : dans ce cas lesnbsp;stéles du cylindre central sont elles-mèmes disposées ennbsp;deux groupes diamétralement opposés, correspondant auxnbsp;intervalles compris entre les deux séries de feuilles; on con-nait aussi qnelques espéces tétrastiques.
Les Psaronius^ fréquents dans certains gisements stépha-niens et permiens, avaient été dés i84a rapportés par Corda aux Marattiacées, a raison de leurs analogies de structurenbsp;avec les tiges des Angiopteris; cette attribution a été con-
(i) SjEsziii. a; Zeiller k.
-ocr page 128-120 nbsp;nbsp;nbsp;F or GERES
firince paries relalions qiie jNI. GrandEury a pii conslater a Sai nt-Etienne (i) en tre les Psaronius et les Pecopteris a frue-tifications A'xisterolheca ou de 6'co^eco/;Ze/'ds, lescpiels repré-sentent les frondes portées par eux. Ces Foiigères se dis-tinguent toiitefois par la constitiilion de leurs cordonsnbsp;Ibliaires, forinés dune bande continue, des iMaraltiacéesnbsp;actuelles, on Ic systèinc libéroligneux des petioles est coni-posé de nombreiix cordons indépendants.
Le genre Caulopteris Lindley et Hutton comprend ces mêines tiges a létat dempreintes, montrant leur écorcenbsp;externe avec les cicatrices pétiolaires, tandis que cettenbsp;écorce externe a presque toiijours disparii cliez 1^% Psaroniusnbsp;a structure conservée : les Caulopteris sont caractérisés parnbsp;de grandes cicatidces ovales, disposées en files longitudi-nales généralenient assez rapprochées, coinprenant a leurnbsp;intérieur une cicatrice concentrique correspondant a lanbsp;bande libérolignense : celle-ci affecte tantót la forme dunnbsp;fer a cbeval ouvert par le bant, a exLrémités recour])ées ennbsp;dedans, tantót et plus souvent celle diine ellij)se fermée,nbsp;accompagnée, au-dessous de lextrémité supérieure dunbsp;grand axe, dune seconde cicatrice en forme de c renversénbsp;(lig. 93, partie supérieure), cette double cicatrice prove-nant de la soudure des bords de la bande foliaire. Entrenbsp;les cicatrices ibliaires, Fécorce est parfois creusée de fos-settes aérifères scmblables a celles des troncs de Fougèresnbsp;actuels.
Le genre Plycliopleris Gorda a été établi sur les tiges réduites a leur cylindre ligneux central, Fécorce externe etnbsp;Fanneau de racines ayant disparu : les empreintes de cenbsp;nom montrent ties cicatrices correspondant a la sortie desnbsp;bandes foliaires, entourées extérieurement dune cicatricenbsp;elliptiquo légèrement excentrique, généralement ouverte
(i) Gra^dEury a.
-ocr page 129-riGES DE FOUGÈIiES nbsp;nbsp;nbsp;I2i
vers Ie bas, et correspondant a ime gaine sclérencbyma-tense qui envcloppait en partic la bande libéroligneusc. Les racines qui entouraient Ie cylindre ligneiix central ont
en outre laissé Ie plus souvent leur einpreinte a sa surface sous forme de sillons üexueux irréguliers (fig. 93, particnbsp;inférieure).
Certains échantillons ont inonlré (i) ces deux types, Cau-(1) Zeiller i.
-ocr page 130-122 nbsp;nbsp;nbsp;l'OUGERES
lopteris et Plychopteris^ encore en place l un par rapport a I'antre, disposés conccntriqnement, et séparés par im inter-valle correspondant a Iannean de racines, coniine Ie repré-sente, un peu schéinatiqiiement, Ia figure qd.
Le genre Megapliyton Artis coin])rend les tiges ii frondes distiques, aiixqnelles correspondent cer-tains Psai'ouius : il est caractérisé parnbsp;des cicatrices disposées siiivant deuxnbsp;Ji génératrices diainétralejiient opposées,nbsp;jfllh et alternant de liine a Iantre.
Les Megapliyton se niontrent dtqii vers le, niilien du Westphalien, pour se continuer jusque dans le Perniien, tandisnbsp;que les Caulopleris lypiques nappa-raissent que dans les couches de passagenbsp;du Westphalien au Stéphanien.
Dans les couclies secondaires, les tiges de Fougères arborescentes sont asseznbsp;rares : on en connait quelques-unes
Srda) nbsp;nbsp;nbsp;(lans le Trias inférieur, portant des (dca-
trices pétiolaires ou des restes de petioles de taille médiocre, sur lesquelles ont été établis un certainnbsp;noinbre de genres assez impaiTaiteinent déliniilés et quil estnbsp;inutile de nientionner.
Dans le Jurassique et le Crétacé on rencontre parfois des tiges il cicatrices pétiolaires ovales ou arrondies, montrantnbsp;une cicatrice vasculaire en forme de fer ii idieval étranglénbsp;vers le milieu et conune trilobé ; ces tiges, désignées sousnbsp;le nom générique de Protopleris Sternlierg (fig. 94), ressem-blent de tout point, aussi Jiien coinme structure interne (i)nbsp;quextérieurenient, aux tiges arborescentes de Diclsonia
(1) Renault g.
-ocr page 131-TIGES ET PETIOLES 123
ot ont clii poi'ler (|uek[iies-unes des IVondes de cc genre qui se inontrent dans les inèines formations.
Enfin, il a déja été fait mention plus liaut de la presence dans Ie Crétaeé de troncs ressemblant, soit par leur structure, soit par les caractères de leurs cicatrices pétiolaires, anbsp;(;eiix des Cvatliéa(!ées.
A la suite des tiges arl)orescentes, il convient de citer un certain nom])re de types de tiges cle petite taille, apparte-nant a des Fougères herbacées, et encore entourées de nom-])reux restes de petioles, qui ont été trouvées a létat silicifiénbsp;il divers niveaux du Culm, du Stépbanien ou du Permien, etnbsp;ont servi de base il Pétablissement de divers genres, fondésnbsp;sur les caractères tant des faisceaux pétiolaires que de laxenbsp;ligneux central (i) :
Tubicdalis CoiiOi, il axe libéroligneux en forme de cylindre creux, il faisceaux foliaires ii section lunulée, comme ceuxnbsp;des Osmondes, niais tournant leur convexité vers la tigenbsp;centrale ;
Asteroclilama Corda, a axe libéroligneux foiané de plu-sieurs lames rayonnantes partant dun centre commun et une ou plusieurs fois ]jifur([uées vers leur extrémité, iinbsp;faisceaux foliaires tantot en forme de barre renüóe aux deuxnbsp;bonts, tantót lunnlés et orientés soit comme ceux desnbsp;Tuhicaulis ^ soit en sens inverse comme ceux des Osmondes;
Anaclioi'opteris Corda, ii axe liliéroligneux massif, en forme de colonne creusée il la périjiliérie de cannelures })ro-fondes, ii faisceaux jiétiolaires lunulés tournant leur conca-vité vers la tige ;
Zygopteris Corda, a axe central constituc comme celui des Anachoropteris ^ il faisceaux pétiolaires ii section en formenbsp;il'll OU de double 1 ;
Boiryopteris Renault, ii axe ligneux plein, cylindrique, ii
(i) Stexzel h.
-ocr page 132-124 F OU GE RES.
faisceaiix pétiolaires a section en forme cIm toiirnanl leur concavité vers la tige.
Les caractères des frondes et des fructifications trouvées en rapport avec des petioles de Boiryopteris et de Zygopte-iis ont été indicpiés plus liaut; quant aux autres genres quinbsp;viennent detre cites, on na aucun renseignement sur lesnbsp;frondes qui pouvaient leur appartenir.
Quelques fragments de tigcs lierbacées ou de rhizomes ont été égalenient rencontrés a divers niveaux des formations secondaires ou tcrtiaires; notamment, dans Ie Rhétien,nbsp;des empreintes de rlii/.omes (i), désignées sous Ie nom gé-nérique de Rhizomopteris Schimper, olfrant des cicatricesnbsp;pétiolaires circulaires, avec cicatrice vasculaire en forme denbsp;fer a clieval, et paraissant devoir correspondre a des Dictyo-phyllmn; dans Ie Tertiaire, des tiges ou rhizomes dOsmondesnbsp;a structure conservée.
Quant aux rachis a structure conservTm, trouvés principa-lement dans les formations paléozoïques, il suflit de men-tionner rexistence de plusieurs types spécifiques, compris sous Ie nom générique de llachiopteris ^Yilliamson; quel-ques-uns dentre eux correspondent aux Psaionius et Cdii-lopieris, leur appareil lihéroligneux olTrant la dispositionnbsp;caractéristique des handes foliaires qui ahoutissent aux cicatrices pétiolaires de ces derniers.
Cycadofllicinées.
Les tiges a structure conservée qui constituent Ie groupe des Cycadofilicinées se distinguent essentiellement denbsp;celles des Fougères actuelles par cefait, que les stéles dontnbsp;se compose leur ap[)areil lil)éroligneux présentent a leur
(i) !Nathorst rt, b.
-ocr page 133-CYCADOFILICINEES 125
péripliérie vin bois secondaire plus ou luoins épais, a déve-loppement centrifuge, tout a fait senilvlable a un Ijois de Gymnosperine, inuni de rayons inédullaires, et formé dansnbsp;quelques cas de tracliéides ponctuées; en outre, chez la plupart des tiges de ce groupe, les stéles sont pourvues dunenbsp;moelle centrale plus ou nioins développée; enfin chez cer-taines dentre elles les petioles sont parcourus par des cordons libéroligneux a liber collatéral, et non concentrique.nbsp;Par ces divers caractères, les Cycadolilicinées se rapproche-raient des Gycadinées plutót que des Fougères, et peut-êtrenbsp;faudrait-il voir en elles, sinon des Gycadinées vérilables, dunbsp;inoins un groupe intermédiaire, en quelque sorte, entrenbsp;celles-ci et les Filicinécs. Cependant, il ne faut pas oubliernbsp;que cliez presijue toutes les Fougères les dernières ramifications des faisceaux ne sont ])ourvues tie liber qne surnbsp;leur bord externe, que chez les Ophioglossées on rencontrenbsp;dans lepétiole méme des faisceaux libéroligneux collatéraux,nbsp;([uenfin chez les Bolrychium et les Ileliniiithoslachys il senbsp;forme dans la tige un hois secondaire ii développement centrifuge. II serait done téniéraire d'cxelure, daprès ces seulsnbsp;caractères, les Cycadofilicinécs des Fougères; mais il fautnbsp;reconnaitre quelles constituent tout au moins un groupe anbsp;part, sans analogue immédiat dans la flore actuelle. Il nenbsp;sera fait mention ici que des principaux types de ce groupe,nbsp;propre a la llore paléozoïque.
Genre Cladoxylon Unger. Ce genre(i),qui appartient au Culm inférieur, comprend des tiges polystéli((ues de taillenbsp;médiocre, dont les stéles seprésentent, en coupe transversale,nbsp;avec des sections en foiane dellipses plus ou moins allongées,nbsp;et parfois de bandes aplaties a section sinueuse : ces stéles,nbsp;dépourvues de moelle, sont formées dune bande de boisnbsp;primaire composé de tracliéides scalarifornies, occupant la
(i) Solms-Lavbach f.
-ocr page 134-126
FOUGKRKS
region (X'ntrale, etenloiirée d'un bois secondaire rayonnanl, i'ormé des monies éléinents, avec des rayons médullairesnbsp;plus on inoins nondireux.
Sur quekpies cchanlillons, plus jeunes, les stéles sont uniqueinent eomposées de bois primaire, et il ny a alorsnbsp;aucune difference avee line tige de Fougère; sur dautres, onnbsp;voit Ie bois secondaire apparailre en quelques points ii lanbsp;péripbérie du bois primaire. Un des écbantillons recueillisnbsp;porte une base de petiole dont Ie faisceau libéroligneuxnbsp;affecte la Ibrme dune barre plate munie sur une de sesnbsp;faces de deux saillies longitudinales de part et dautre dunbsp;milieu, et pourvue d'un liber concentrique; un tel petiole,nbsp;trouvé isolé, eut été rapporté sans hesitation aux Fougères.
On na aucun renseignement sur la nature des frondes qui correspondaient aux tiges de ce genre Cladoxylon^ les-([uelles ne différent, en sonime, du type babituel des tigesnbsp;de Fougères que par la presence d un bois secondaire, tonsnbsp;les autres caractères demeurant normaux.
Genre Heterangiuni Corda. ¦Le genre Heterangium^ rencontré il divers niveaux depuis le Culm jusquau Permien, estétablisur des tiges nionostéli([ues (i), dont Faxe centralnbsp;est formé de bois primaire, composé de trachéides ponctuéesnbsp;il ponctuations plurisériées et de parenchyme conjonctif,nbsp;présentant ii la péripliérie un certain nombre de faisceauxnbsp;collatéraux, en continuité directe avec les faisceaux libéroligneux qui se rendent dans les pétioles. Ces faisceaux péri-pliériques sont imnstitués coniine les faisceaux foliairesnbsp;des Cycadinées, les elements trachéens sy trouvant aunbsp;voisinage du bord externe, mais il quelque distance de cenbsp;bord, et le développemcnt ayant lieu ii la fois en direiqionnbsp;centrifuge et en direction centripète : du coté interne, cesnbsp;faisceaux sont formés de trachéides ponctuées, et du coté
(i) Williamson et Scott rtg.
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externe lie tracliéicles scalariformes. Sauf cette constitution particulière ties faisceanx périphéritpics, la stéle centralenbsp;(les Helerangluvi rappelle, comine structure, celle de cer-taines tiges de Fougéres inonostélitpics, telles que les Cxlei-chenia; niais sur les tiges ])lus agécs, elle sentoure de lamesnbsp;rayonnantes de Lois secondaire ((ig. qS), Ibrnié de trachéidesnbsp;ponctuées a ponclualions aréo-lées, ressemblant a celui desnbsp;Cycadinées. Lécorce est for-niée, dans sa zone externe, dt'nbsp;bandes rayonnantes alternanles,nbsp;cntrecroisées, de parenchyine etnbsp;de sclérencbyme.
All sortir de la tige, les fais-ceaux libéroligneux des petioles, toujours dépourvus de bois secondaire, deviennenlnbsp;concentriques, et les ramifit-a-tions de ces petioles portent des folioles trés finementnbsp;découpécs, semlilaliles a celles de certains Sj)heiioptei'Ls\nbsp;avec une structure senililable a celle des pinnules de Fou-gères. Des sporanges annelés ont été trouvés au contact denbsp;quelques-unes dentre elles, niais il parait fort douteuxnbsp;quils leur appartiennent.
II est certain en tont cas que b's frondes des lleterangium olfraient, dans la structure de Jeurs racbis et de leurs pinnules comme dans leur mode de découpure, tons les carac-tères de frondes de Fougéres. On na, dailleurs, sur aucunnbsp;échantillon, trouvé la moindre trace dépis ou autres appa-reils friictificateurs.
Genre Lyginopleris Potonié {Lygiiiodendroii Williamson, non Gourlie). Les Lyginopleris (i), trouvés dans Ie llouiller
(1) PoTONii: f.
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inférieur, ont, comme les Heterangimn^ une tige monostélique, mais a stéle composée, de même que celle des Osniondes,nbsp;dun certain nombre de faisceaux eollatéraux répartis a lanbsp;périphérie dime raoelle centrale (i) ; ces faisceaux sontnbsp;constitués exacteinent comme ceux des Heter an giuin^ avecnbsp;leur protoxylème situé a quelque distance du bord externe,nbsp;et formés, en dedans, de tracbéides ponctuées, et de tra-cliéides scalariformes en dehors du protoxylème. Ges faisceaux, qui sont en continuité avec les faisceaux foliaires,
servent en outre de points de depart a autant de coins de bois secondaire formés de lames rayonnantes de tracbéidesnbsp;ponctuées, séparées par des rayons médullaires. Lécorcenbsp;offre la même constitution que celle des tiges A'Heterangiuin,nbsp;avec des bandes rayonnantes, entrecroisées en coupe tan-gentielle, de tissu sclérenchymateux, séparées par du tissunbsp;parenchymateux (fig. 96). Les faisceaux foliaires, en sécar-tant de laxe de la tige, ne tardent pas ii se dépouiller denbsp;leur ])ois secondaire, puis ils se divisent en deux branches
(i) Williamson et Scott «g.
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jiiinelles, qui, en pénétrant dans Ie péliolc, deviennent con-(en triqnes, de collatérales qiielles étaien t daljord, et demeu-rent toujoiirs dépoiirvues de liois secondaire.
Les pétioles ont pn être suivis jnsqnaux folioles portées par lenrs ramificalions, et ces folioles se sont montréesnbsp;identiques a celles dn Spheiiop/eris Il(Xiiiiighausi, ne diffé-rant dailleurs en rien, coinine structure, des pinnulesnbsp;normales de Fougères. Les Lyginopteris représenteraientnbsp;done les tiges de Sphenopleris du groupe du Spit. Hacniug-hausi, lesquels semblent Lien, ainsi quil a été dit plusnbsp;haut, avoir eu des fructifications de Calynimatotheca, etnbsp;devoir étre de vérital)les Fougères. Toutefois ce derniernbsp;point, qui aurait une si grande importance, de la dépendance de ces Sphenopte/'is avec les fructifications quonnbsp;leur rapporto, n'est pas, malheureuseinent, définitiveinentnbsp;acquis.
Enfin, les racines ont été égaleinent étudiées ; a leurs débuts, elles présentent, en section transversale, une res-semblance inarquée avec celles des Psaroniiis; mais il nenbsp;tarde pas a sy développer un bois secondaire rayonnant anbsp;accroissenient centrifuge ; ces racines ainsi pourvues denbsp;bois secondaire avaient d'abord été observées a létat isolé,nbsp;et décrites par Williamson comme un type générique particulier, sous Ie noni de Kaloxylon ; elles ont été ultérieure-ment trouvées en rapport direct avec des tiges de Lyginopteris.
Genre Calainopitys Unger. Le genre Calamopitys, du Culm inférieur, est établi sur des tiges monostéliques denbsp;faible diamètre, dont l'axe est constitué (i) par une moellenbsp;centrale entourée dun anneau irrégulier de bois primairenbsp;dans lequel on distingue plusieurs groupes déléments tra-(diéens, et de la périphérie duqiiel partent des lames
(1) SOLMS f.
Zeiller. Paléobotaniquo.
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FOVGERES
rayonnanles de bois secondaire formé de Lrachéides ponc-tüées, séparées par des rayons médidlaires coniposés. De eet axe central se détachent des faisceatix libéroligneuxnbsp;aplatis, a liber concenlriqiie, sans Ijois secondaire, (|ui senbsp;sidjdivisent, en ])énétrant dans les petioles, en pliisieursnbsp;branches disposées sur un niènie eerde autour de laxc dunbsp;petiole.
Ce genre, qui, a beaucoup dégards, se rapproclie du précédent, offre ainsi tons les caractères dune tige de Fou-gère, a part la presence dun l)ois secondaire a trachéides [)oncluées. On ignore quelles étaient les frondes qui poii-vaientlui correspondre.
Ctenrea MedulloscL Cottii el Myeloxijlou Brongniart. De ces deux genres, rencontrés dans les formations houillère etnbsp;permienne, Ie premier coniprend des tiges et Ie second desnbsp;pélioles, quiont été longtemps considérés comme liien dis-lincts les uns des aulres, celles-la paraissant se rapprociiernbsp;des Cylt;;adinées, et ceux-ci des Fougères, bien que présentaTitnbsp;par ([uelques caractères des allinités cycadéennes. dais certains échanlillons ont montré des Myeloxylon en rap[)ortnbsp;direct avee des 3fediillosa, et dautre part M. Renault anbsp;retrouvé les caractères essentiels des Myeloxylon sur tiesnbsp;raeliis portant, les uns des pinnules dMZet/my^te/'ix, les autresnbsp;des pinnules de Nevropteris. Linterprétation de ces genres,nbsp;([ui forment, avee quelques autres types moins importants,nbsp;Ie groupe des Médidlosées, olfre done un grant! intérèt, tUnbsp;cojistitue actuellement Fim des principaux proldènies paléo-l)olanit[ues.
Les Medullosd, donl Ie type spécifique principal est Ie Med. slellata Gotta, du Stéphanien et du Perniien, sont des tigesnbsp;polystéliques, de diamèlre variable, comprenant en généralnbsp;ilans leur région centrale des stéles t;ylintlriques tie faiblenbsp;diamètre, nayant parlbis que la valeur de laisceaux liliformes,nbsp;(U a la péripliórie un ou plusieurs cercles concentriques tie
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stéles plus développées, aplaties en forme de rubans, con-eaves vers Ie centre, parfois plus ou moins sinueuses, se soudant quelcpiefois sur un mênie eerde en un anneaunbsp;continu (i). Toutes ces stéles ont une inoelle centrale, ounbsp;du moins un axe central parenchymateux, renfermantnbsp;des groupes plus ou moins nombreux, irrégidièrementnbsp;réparlis, de trachéides primaires, rayées ou spiralées, etnbsp;sont pourvues, tout autour, dun anneau continu de boisnbsp;secondaire centrifuge formé de trachéides a ponctuationsnbsp;aréoles ])lurisériées, avec de larges rayons médidlaires, et
entouré lui-mêmc de liber sur tout son pourtour (tig. 9^). Sur les stéles péripliériqucs, ce bois secondaire est généra-lement plus développé du cóté exteime que du cóté interne,nbsp;et il acquiert parfois une épaisseur considéral)le. Ghez cer-taines variétés de iled. slellala on a observé, sur Ie bordnbsp;externe de ces stéles péripliériques, plusieurs zones consécu-tives de bois secondaire ayant chacime leur liber, ct repro-
(i) ScuKNK f; o. Wkbeii et Steiizel a; Solms g.
-ocr page 140-i32 nbsp;nbsp;nbsp;fovgères
cluisant ainsi la disposilion hion connue des anncaux li])é-roligrieiix siicccssifs des Cycas on des Enceplialartos.
Les faisceaux ([ui se rendent aux feuilles paraissent se rattacher aux faisceaux de ])ois primaire des stéles périphé-rifjues.
Ges stéles sanaslomoscnt dailleurs entre elles, non seule-nient sur un inènie eerde, mais dun eerde a lautre, a peu prés coinme Ie font les stéles des Psaronius.
Au voisinage de leur bord externe, les tiges des Medul-losa présentent frécjueniinent de noinbreux faisceaux bypo-deriniques de sdérencbynie, a section circulaire, ou allon-gée dans Ie sens radial.
Une forme un peu plus simple de ce inèine genre Medul-losa a été rencontréc réceminent, dans Ie Ilouiller inférieur du Lancasbire, et décrite par M. Scoft sous Ie nom de Med.nbsp;aitglica[i) : les stéles, toutos seinblables, nysontau nombrenbsp;(jue de trois, ou parfois de quatre, chacune dentre ellesnbsp;olfrant a peu prés exactement la constitution dune stélenbsp;fEHeterangium.i les faisceaux qui se rendent aux feuillesnbsp;sont, a leur origine, pourvus dun bois secondaire, avecnbsp;liber concentrique ; mais en traversant récorce, ils senbsp;réduisent a leur bois primaire, et se divisent en cordonsnbsp;plus grèles, a liber collateral. Ges tiges de Med. anglicanbsp;ont.cté trouvées munies, entre les bases des petioles quinbsp;leur sont adherents, de nombreuses racines adventives,nbsp;pourvues dun faisceau central tripolaire de bois primaire,nbsp;liabituellement entouré dun ])ois secondaire rayonnant anbsp;développement centrifuge.
Quant aux Myeloxylon (2), ce sont de gros petioles, attei-gnant parfois un décimétre et plus de diamétre, parcourus par de trés nombreux cordons libéroligneux disséminésnbsp;dans un tissu conjonctif parench3jaateux, et parfois assez
(1) nbsp;nbsp;nbsp;SCOTT C.
(2) nbsp;nbsp;nbsp;Uenavlt c, ^/.Zeiller k.
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végulièremcnt rangés en cercles concentriques, ainsi qiié par des cordons ou ties lames de selérenchyme, cantonnésnbsp;dordinaire dans la region périphéritjne et souvent accom-pagnés de larges canaux sécréteurs, tjiii paraissent êtrenbsp;des tubes gommeux (lig. 98).
Ges faisceaux libéroligneux sontdcs falsceaux collatéraux, a liber externe, Ic plus souvent détruit,nbsp;a l)ois (;entripète 1'ornié de traeliéidesnbsp;scalariformes. D'après les oliservationsnbsp;de M. Renault, les Myeloxylon. a faisceaux sclérencbymateux péripbéritpiesnbsp;oft'rant une section circulaire ou ellip-titpie {M. Landi'ioti Renault) corres-pondraient aux Alethopteris^ et ceuxnbsp;oil ces faisceaux alfectent la forme denbsp;lames radiales (J/. i'adiatiim Renault)nbsp;nuy^Nevropleris. Les Myeloxylon repré-senteraient en outre, suivantiM. Grand
Eury, les petioles des Odoiiiopteris.
M. Renault et Williamson (i) sétaient ¦dailleurs accordés a voir en eux desnbsp;petioles de Fougères, susceptildes
detre rapportos aux iMarattiacées et comparables siirtout a ceux des Angiopteris ^ dont ils sécartcnt cependant parnbsp;la constitution collatérale, et non concentrique, de leursnbsp;faisceaux, qui les rapproeberait j)lutót des Cycadinées.
Penballow est arrivé de son coté a des conclusions ii peu prés identiques a celles de iM. Renault et de Williamson (2), ayant oliservé notamment, sur un Myeloxylon dunbsp;Ilouiller des Etats-Unis, des canaux sécréteurs de deuxnbsp;sortes, dont les uns paraissent être des canaux gommeux,
(i) Williamson a vii. (.i) Penhallow e.
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FOVGEHES
et les autres des canaux a mucilage, tout a fait seuiblal)les a ceux des petioles AAngiopteris.
Gertaius écliantillons du Permieu de la Saxe out luontré ces Myeloxylon eu relatiou directe avec des Medullosa^ eunbsp;particulier des petioles duu type trés voisin pour le luoiiisnbsp;du Myel. Landrioti attachés a une tige de Med. Leuchavli;nbsp;de plus, on a observé dans les uiêmes gisements des frondesnbsp;de Calliptevis disposées de telle sorte autour dune tige denbsp;Meditllosa., qiiil y a tout lieu de croire a leur dépendancenbsp;mutiielle. Les pétioles qui partent des tiges du Med. anglicanbsp;sont également des Myeloxylon., appartenant a ce luêmenbsp;type, du Myel. Landrioti, et leurs ramifications portent desnbsp;pinnides filico'ides, dont la structure et la forme, aulantnbsp;qu'on a pu juger de cette dernière, concordent avec cellesnbsp;des pinnules CiAletJioptevi.s (i).
II nest done pas doutenx ([ue les Mednllosa aient porté des frondes A'Alethopteris, Ae Nevropleris, AOdonloptevis, de,nbsp;Callipteris, et la question se pose de savoir sil faut les con-sidérer réellement comnie des Fougères, ou bien comme desnbsp;Cycadinées a frondes filico'ides. Dun cóté, la constitutionnbsp;de leurs stéles, les faisceaux collatéraux de leurs pétiolesnbsp;militeraienten faveur de cette dernière bypotlièse; d'un autrenbsp;cóté, la disposition relative de ces stéles, comparable a cellenbsp;quon observe chez les Psaronins, Pabondance des racinesnbsp;adventives observées chez le Med. anglica, les indices denbsp;fructifications, malheureusement incomplets, reconnns cheznbsp;certains Alethopteris, Odontoptei'is et Nevropteris, le fait quenbsp;du bois secondaire centrifuge et des faisceaux collatérauxnbsp;se montrent chez les Ophioglossées, donnent a penser quilnbsp;peut bieri sagir la de véritables Filicinées, constituantnbsp;peut-étre (2) un groupe intermédiaire entre les Ophioglossées et les jNIarattiacées.
(i) Scott c. (i) Zeiller k.
-ocr page 143-CYCADOFILICINKES.
HYDROPTERIDES
i35
Les observations faites plus haut a légard des Calymma-loiheca viendraient a Fappui de l'existence dun tel groiipe, el il nest peut-être pas inutile de remarquer, a ce propos,nbsp;qiie ce type des Calyminatotheca parait correspondre,nbsp;coinme fructification, a certains Spheaopteris dont les Lygi-nopteris représenteraient préciséinent les tiges.
Peut-être aussi faudrait-il voir dans les ^Médullosées, el, d'une facon plus générale, dans les Gycadofilicinées, Funnbsp;des chainons dont on est porté a soupconner lexistencenbsp;entre les Fougères et les Gycadinées.
Pour Ie moment, la question de leur attribution demeurc ouverte, et elle ne pourra être résolue que par la découvertenbsp;déchantillons fournissant sur leur mode de fructificationnbsp;des renseignements suffisamment précis.
HYDROPTERIDES
Des quatre genres dont se compose actiiellement la classe des Hydroptérides, les deux genres PilulcLvia et Marsilia,nbsp;([ui forment la familie des Marsiliacées, sont représentésnbsp;dans Ie Tertiaire par ties sporocarpes, Ie premier d'unenbsp;facon un peu douteuse, Ie second avec certitude ; celui-ci anbsp;été également signalé par Heer dans Ie Grétacé du Groenland, mais daprès des échantillons un peu problémaliques.
De la familie des Salviniacées, Ie genre Salvinia sest montré a divers niveaux du Tertiaire, ainsi que dans Ie Grétacé supérieur, avec des feuilles bien reconnaissables, trésnbsp;voisines de certaines espèces actuelles; il parait piobable,nbsp;en outre, quil faut rapporter au genre Azoüa. certainesnbsp;empreintes du Miocène du Ganada, décrites (i) sous Ie nomnbsp;générique A'Azollophyllum Penhallow.
(i) Dawson f.
-ocr page 144-i36 IIYDROPTERIDES
Peut-être faut-il égaleinent ranger parmi les Salviniacées, tout au moins parmi les Ilydroptéricles, quelques types beau-eoup plus anciens, inais encore imparfaitement connus.
Tel est, daborcl, Ie genre Protosalviaia^ établi par Sir W. Dawson sur des sporanges globuleux trouvés en quantitésnbsp;innombrables, les uns dans Ie Dévonien supérieur de IbVnie-rique du Nord ou du Brésil, les autres a divers niveaux denbsp;la formation permocarljonifère, notamment en Tasmanie ;nbsp;quelques-uns de ces sporanges, dont Ie plus grand nombrenbsp;seraient des macrosporanges, et les autres des microspo-ranges, se sont montrés contenus dans des sacs quinbsp;paraissent assimilaljles a des sporocarpes de Salviniacées (ii;nbsp;on ne les a pas trouvés en rapport avec des tiges léuillées,nbsp;niais il se pourrait, daprès Sir W- Dawson, quils corres-pondissent a des axes portant des feuilles linéaires distiques,nbsp;rencontrés dans les mèmes formations, et décrits par luinbsp;sous Ie nom généinque de Ptilophyton.
Tels sont encore les genres Sporocarpon AVilliamson et Garrutbers, établis sur de petits corps spbériqtiesnbsp;a structure conservée, trouvés dans lellouiller dAngleterre,nbsp;munis a leur surface de poils ou de protul)érances spini-formes, renfermant des spores a leur intérieur, et que Ienbsp;Gomte de Solms-Laidjacli et Schenk saccordent (a) a rap-procher des massules des Azolla.
M. Penhallow rapporte également aux llydroptérides, en Ie rapprochant des Pilularia, Ie genre Pdvka Fleming, dunbsp;Dévonien inférieur dEcosse (3), fondé sur des groupes denbsp;sporanges ovoïdes réunis dans des enveloppes communesnbsp;quil est naturel dinterpréter comme des sporocarpes et quinbsp;semblent avoir renfermé a la fois des microsporanges et desnbsp;macrosporanges ; lappareil végétatif serait constitué par des
(1) nbsp;nbsp;nbsp;Dawson d.
(2) nbsp;nbsp;nbsp;SoLMS a; ScHKNK e.
(3) nbsp;nbsp;nbsp;Dawson et Penhallow a; Penhallow b.
-ocr page 145-SPI/EyOGLOSSUM. SAGENOPTERIS i37
tiges rarapaiiles, raniifiées pai dichotomie, porlant des feuilles liliformes. Mais on na, somme toiite, sur ce typenbsp;générique, cpie des renseignements insul'fisants poiir appré^nbsp;cier avec cerlitode ses affinités.
II en est de nième en ee qiii regarde les deux suivanls, élablis sur des organes foliaires, et qui ont été bun et 1autrenbsp;rapproc])és, au moins provisoireinent, des Marsilia : daljordnbsp;Ie genre Spheiioglossum, créé par Emmons pour un groupenbsp;de quatre folioles cunéiformes ii Ijord extérieur arrondi, dis-posées en croix, trouvées dans Ie Trias supérieur des Élats-Unis (i), et dont la forme et la nervation reproduisent en elfetnbsp;Ie type des Marsilia ; ensuite, Ie genre Sagenopleris Pres), quinbsp;se montre représenté par plusieursnbsp;espèces, depuis Ie Rliétien, sinonnbsp;même depuis Ie Trias su])érieur,nbsp;jusquau AVealdien, et qui com-prend des feuilles composées denbsp;quatre folioles ovales-cunéiformesnbsp;réunies les unes a cólé des autresnbsp;au sominet dun pétiole comniunnbsp;situé dans Ie même plan quelles,nbsp;les deux latérales un pen plusnbsp;petites que celles du milieu, niu-nies dune nervure médiane plus
OU moins développée, a nervures secondaires anastomosées en un réseau ii mailles allongées, assez semblable a celuinbsp;des frondes de Glossopieris, avec les(juellcs ces folioles ontnbsp;été longtemps confondues (fig. 99).
Le rapprochement avec les Marsilia repose moins, dail-leurs, sur la constitution quadrifoliée de ces feuilles que sur Passociation fréquente avec elles de petits corps arron-dis OU ovales, parfois pédicellés, qui leur ont été attribués
(i) Foktaine a.
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SP IIE .V OPIIYLLEES
et ont été regardés coiiime des sporocarpes ; mais celle attril)utio]i et cette interpretation demeurent qiielqne pennbsp;donteuses.
Les Sphénoplivllées ne cornprennent qunn seid genre, Ie genre Splienopliyllum Brongniart, propre a la llore paléo-zoïqne, connu a la fois sous la forme deinpreintes etnbsp;décliantillons a structure conservée qui ont permis dennbsp;étudier en détail Porganisation.
Les Sphenophyllam étaient des plantes de taille médiocre, a tige articulée, renflée aux noeiids, et munie dun petitnbsp;nombre de cannelures longitudinales saillantes nalternantnbsp;pas aux articulations, ])ortant des feuilles verticillées, cunéi-formes, ii l)ord supérieur tronqué on arroiuli, quelquelbisnbsp;entier, Ie plus souvent mimi de dents plus ou moins déve-loppées, a linibe parcouru par des nervures plusieurs Ibisnbsp;dichotomes aboutissant au sommet des dents. Les rameauxnbsp;naissaient isolés aux articulations, vraisemblablenient entrenbsp;deux feuilles plutót quii laisselle de Pune delles.
Les feuilles, qui sont Ie plus souvent au nombre de six par cbaque verticille, se niontrentcliez plusieurs espèces, notam-ment chez Ie Splie/i. ciineifoLiiun Sternberg (sp.), trés fréquent dans Ie Westpbalien, assez variables dune région iinbsp;Pautre de la mènie plante (lig. loo), se divisant, par des écban-crurcs plus ou moins profondes, en deux ou plusieurs lobes,nbsp;et ces lobes devenant eux-mêmes, par suite de Papprofon-dissenient des échancrures, des feuilles indépendantes,nbsp;quelquelbis rcduites a des lanières filiformes tout a faitnbsp;simples, dont Ie nombre peut atteindre et dépasser 24.nbsp;Cette division des feuilles en lanières, qui rappelle cellenbsp;qu'on observe chez les llenoncules aquatiques, a donné lieunbsp;de penser quc les Sphenopltyllinn devaient vivre en partie
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CARACTERES EXTERAES DES SPIIEXOPIIYLLUM I Jy
iininergés, niais il nest pas absolument certain qiiil en ait été réellement ainsi, Ia division des feuilles paraissant ennbsp;rapport avec la force des ranieanx plutót qnavec leur position relative : cest ainsi qne certains rameaux, notain-inent les rameaux spicifères, qui devaient être émergés,nbsp;])ortent des feuilles prolbndément découpées, et que desnbsp;rameaux a feuilles entières se mon-trent au mème niveau ou inême placesnbsp;plus bas que des rameaux a feuillesnbsp;divisées; en fait, les tiges un peunbsp;grosses ont Ie plus souvent des feuilles
Figquot;. 100. Sphenophylhun cuncifolium Stornberg* (sp.), du Wostphalien. Frag-jnenls dc tiges ct de rameaux, réduits aux 3,4 de grand. nat.
prolbndément écliancrécs, parfois mème des feuilles tout il fait simples en lorme dótroites lanières, et les rameauxnbsp;qui sen détaclient, ii nimporte quelle hauteur, des feuillesnbsp;moins divisées. La longueur des feuilles va en mèmenbsp;teinjis en diminuant quelquc peu, ii mesure quon a affairenbsp;il des rameaux dordre plus élevé. Chez certaines espèces,nbsp;la variation ne porte que siir la taille, Ie nombre étant tou-jours de six et Ie degré de découpure ne se modiliant pasnbsp;sensiblement.
Enfin, chez quelques autres, les feuilles se montrent
-ocr page 148-i4o SP HE X O P11YL LEES
i4o SP HE X O P11YL LEES
a chaqiie verlicille rapprochées deux par deux, en trois paires inégales, une paire antérieure plus courte et deuxnbsp;paires latérales plus longues, étalées les unes et les autresnbsp;dans Ie plan du rameau (lig. loi); cette disposition, qui paraitnbsp;constante chez certaines espèces, tellesnbsp;([ue Ie Spheii. speciosum Royle (sp.) dunbsp;Pennotrias de Pinde, et qui avait servinbsp;de base a Pétablissement dun genre spécialnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Royle), se montre associée
chez dautres, telles que Ie Sphe/i. obloii-gifoliinn Gerinar et Kaull'uss (sp.) du Sté-plianien, a la disposition normale, avec des passages de Tune a Pautre. On anbsp;pensé quelle correspondait a des ra-meaux lloRants, inais il est permis dennbsp;doutcr, des feiiilles ii limbe étalé dansnbsp;Ie plan du rameau sobservant parfois,nbsp;cbez les végétaux acluels, sur des tigesnbsp;on des ranieaux ])urement aériens,nbsp;ainsi quon Ie constate, par exemple, cbez Ie Gentiana ascle-piadea^ oii, sur les tiges grêles poussces a Pombre et inflé-cliies borizontalement, les feuilles, nornialenient opposéesnbsp;en croix, prennent Papparence distique et sétalent toutesnbsp;dans Ie plan borizonial qui eontient la tige.
Des écbantillons a structure conservée ont été étudiés par M.M. Renaidt, Williamson et Scott (i), principalcmentnbsp;par Ie premier dcntre eux. Ils ont montré des rameaux onnbsp;des tiges a axe plein, constitué, dans la region centrale, parnbsp;une stéle de bois primaire a développement centripète afl'ec-tant en section transversale la forme dun triangle equilateral a cótés concaves : a cbacun des sommets du trianglenbsp;se trouvent, suivant les espèces, tantdt un pole trachéen.
(i) Rexault a, e, r; Williamsox a v; Williamsox el Scott rtj.
-ocr page 149-STRUCTUBE DES TIGES i4i
tanlüt deux poles Irachéens trés rapprocliés, doü partentles cordons foliaires : Ie bols primaire est composé dal^ord denbsp;trachéides iayées, au voisinage des poles, puis, plus présnbsp;du centre, de trachéides ponctuécs a ponctuations aréolées.nbsp;Autour de ce l)ois primaire (fig. loa) il sc forme un bois
secondaire a développement centrifuge dontles premiers élé-ments remplissent dabord les concavités formées par les cótés du triangle, de telle facon que laxe ligneux prend peu a peunbsp;un contour circulaire régulier. Ge bois secondaire est consti-tué par de larges trachéides, sinon inême de véritables vais-seaux, munies de ponctuations aréolées, plus rarement sca-larifonnes, assez régulièrement disposées en files radialesnbsp;ainsi qu'en zones concentriques, avec interposition de cellules allongées dans Ie sens radial et constituant, chez cer-taines espèces, des rayons médullaires réguliers; Ie diamètrenbsp;des trachéides varie dailleurs quelque peu suivant la position quelles occnpent, les portions du bois secondairenbsp;situées en regard des angles du bois primaire se montrantnbsp;formées délénients plus petits et plus serrés que celles quinbsp;sont accolées a ses faces latérales (lig. 102). Autour du boisnbsp;secondaire existe une zone cambiale annulaire, puis vient Ie,nbsp;liber, formé d'éléments parenchymateux et de tubes criblés,
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etensiiite lécoice, avec iine ou phisievirs assises subéreuses.
Lappaieil fruetificateiir (i) se compose dépis sporangi-leres portés a Fextremite de rameaiix 1'euillcs, et composes de verticilles successifs de bractées comprenant entre eux,nbsp;clans chaqiie entrenauid, ime série de sporanges disposésnbsp;tantót en nn eerde unique contigu ii Faxe, tanteVt en cerclesnbsp;concentriques au nombre de deux ou de trois. Les bractées,nbsp;soudées entre elles en forme dentonnoir sur une certaine
étendue, deviennent ensuite indépendanles et se redressent parallèlement a Faxe. Les sporanges sont portés par desnbsp;pédicelles filiformes qui se détachent de la face ventrale desnbsp;bractées a une distance variable, de leur lease, et senbsp;rccourbent vers Faxe a leur extrémité (lig. io3) ; dans Furie
(i) Zeiller m ; Williamso-n et Scott a^; Solms e.
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ÉPIS DE FRUCrjFICATIOX
des espèces étiuliées (i), cliaque pédicelle se bilurque iin peu au-dessous de son sommet, et porte deux sporanges ;nbsp;dans les autres, cliaque sporange est isolé aFextrémité dunnbsp;pédicelle. Ges pédicelles sont parcourus par un faisceaunbsp;ligneux ii bois centripète, qui se détache du faisceau foliaire,nbsp;du coté tourné vers Faxe de Fépi, avant son entrée dans lanbsp;bractée : ils représentent par conséquent des lobes ventrauxnbsp;des bractées. La paroi du sporange paralt Ibrniée, sauf aunbsp;voisinage de sa base, dune seule assise de cellules, qui estnbsp;la continuation de Fassise épidermique du pédicelle; lanbsp;region dorsale de celui-ci est occupée, de mêine qiFune par-lie de la surface du sporange, par de grandes cellules épais-sies, qui jouaient vraisemblablenient un róle dans lanbsp;délliscence.
A Fintérieur du sporange sont renferinées des spores ii surface plissée et niuriie de crètes saillantes anastoinosées,nbsp;toutes seinblaliles dans un mèine épi, ce qui donne ii pensernbsp;que les Sphenopliyllum étaient isosporés. ^1. Renault lesnbsp;regarde toutefois coinine hétérosporés (a), daprès certainesnbsp;dilférences daspect observées entre les sporanges sur unnbsp;épi inalheureusement trés jeune et imparfaiteinent conservé,nbsp;ainsi que daprès les différences de taille que présentent lesnbsp;spores dépis différents ; inais ces épis nappartenant jias anbsp;la inèine espèce, on ne peut affirnier que les unes soient desnbsp;inacrospores et les autres des inicrospores. La question nenbsp;pourra être résolue que par la découverte de nouveauxnbsp;écliantillons a structure conservée.
Ainsi constitués, les Sphenopliyllum ne peuvent être rat-tachés a aucune des classes de Gryptoganies vasculaires de la flore actuelle. Rapportés jadis aux Equisétinées, a cause denbsp;leurs tiges articulées et de leurs feuilles verticillées, ils sennbsp;éloignent par la constitution de leur axe ligneux coinme
(2) nbsp;nbsp;nbsp;Rknault g, r.
-ocr page 152-144 SPIIENOPIIYLL K E S
cle leur appai-eil friurtificateiir. Sils se rapproclient iin pen des Lycopodinées par leur bois primaire cenlripète, ils ennbsp;dillerent par tons les caractères extérieurs de leur appareilnbsp;végétatif, eomme par leurs fructifications. A ce dernier pointnbsp;de vue on peut les comparer dune part aux Opliioglossées,nbsp;dautre part aux Marsiliacées, oii lappareil fructificateur estnbsp;également constitué par un lobe ventral de la feuille; lesnbsp;variations quon oljserve dans la disposition des s[)orangesnbsp;rappellent même singulièrement celles qui existent, dunenbsp;espèce a Tautre, dans la disposition des sporocarpes desnbsp;Marsilid, mais les sporanges des Sphenophylhun nont avecnbsp;ces derniers cpiune ressemblance purenient extérieure. Enfinnbsp;]M. Renault et après lui ]M. Potonié (i) ont rapprocbé lesnbsp;Sphenophylliiin des Salvinia^ a raison notamment de la disposition des feuilles cliez ces derniers en verticilles ternaires,nbsp;et de la présence, dans leur tige, de trois faisceaux mutuel-Icment soudés.
En fin de conq^te, il semble que ce soit avec certains types do Filicinées que les Spheaophyllum aient Ie plus danalo-gies, mais sans ([uon puisse Ie moins du monde voir en euxnbsp;ni des Fougères, ni des Ilydroptérides. lis constituent donenbsp;une classe particuliere, sans allinité réelle avec aucun typenbsp;vivant.
Les Sphenbphyllum se montrent aux Etats-Unis dès la base du Dévonien moyen [Sphe/i. vetustum Newberry) (2);nbsp;en Europe on nen a pas observé au-dessous du Culm ; ils senbsp;rencontrent surtout en abondance dans Ie Westpbalien et Ienbsp;Stéphanien, et paraissent séteindre dans Ie Permien, tont aunbsp;moins en Europe, 1espèce de Pinde, Sphen. speciosumWojlenbsp;(sp.), correspondant peut-être a un niveau un peu plus récent,nbsp;a la base de la formation triasique.
(i) Potonié d, e. (a) Kewbeiirt c.
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EQ UISETINEES
EQUISETINEES
Les Équisélinées fossiles coinprennent, dane part, de noJii-breuses l'ornies spéciliques du genre actuel Eqaisetiini^ ([ui parait avoir été largement représenté surtout durant lanbsp;période secondaire, et dautre part une série assez complexenbsp;de tjpes éteints, appartenant pour la plupart a la llore paléo-zoïque, ([ui, tout en se rapprochant assez desnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;pour
quil faille les ranger dans la mêine classe que ceux-ci, en différent par d'impoitants caractères, notamnient par Thété-rosporie dune partie au moins dentre euxet paria présencenbsp;fréquente, dans leurs tiges, dun bois secondaire centrifugenbsp;parfoistrès développé, qui avait conduit Brongniartet plu-sieurs paléobotanistes de son école a voir en eux des Gym-nospernies.
Le genre Equiselum est connu a létat fossile sous forme dempreintes de tiges ou de raineaux articulés, portant a leursnbsp;arliculations des feuilles linéaires soudées les unes aux autre snbsp;sur une bauteur varia])le en gaines plus ou moins étroite-nient appliquces.
Des empreintes seju])lables se montrent déja dans le terrain houillcr, luais sans (pion puisse, en ral)sence de fructifications, alïirmer quil s'agisse vraiment de rcprcsenlanis du genre Equiselum ^ aussi les désigne-t-on sous le nomnbsp;générique Eqiiiseliles Sternberg, qui indique seulcmenlnbsp;Ie rapprochement; il nest, daillcurs, pas doutcux cpic quelnbsp;([ues-unes des gaines foliaires classées sous ce nom appar-tiennent ii des types éteints, nolamment au genre Auuularia^nbsp;dont il sera question plus loin, ct chez lequel ceriabnesnbsp;espèces portaient, sur leurs tiges principalcs, des feuillesnbsp;ainsi soudées en gaines. Gependant il parait pro])able que lenbsp;genre Equiselutn existait dans la llore westplialienne, Kid-ston ayant recueilli daas le terrain houillcr du Yorkshire des
Zeiller. PaléoboUiiiiquc. nbsp;nbsp;nbsp;lo
-ocr page 154-146 nbsp;nbsp;nbsp;ÉQUISÉTIXÉES
épis a sporangiopliores affectanl la forme (l'écussons hexago-naiix, et olTrant exactement Faspect de ceiix des EquiseUun actnels (i); quelques tiges du Stéphanien, a gaines étroitemenlnbsp;appliquées, ressemhlent aussi singulièrement a de vraisnbsp;Equisetuin (2).
En tont cas Ie genre est eonnii, sans doute possil^le, dans Ie Trias, reprósenté notaniment dans Ie Trias supérieur parnbsp;des formes géantes, telles que YEjq.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Jaeger (sp.),
dont les tiges, portant jusqua 120 fenilles par verticille, atleignaient nn diamètre de 20 centimèlres et plus, et dontnbsp;on connait les épis fructilicateurs et les rhizomes, consti-tués les nns et les autres coinine ecux des Préles actuelles,nbsp;ces derniers parfois renflés en tuhercides glohuleux commenbsp;eeux de certaines espèces vivantes. Des espèees géantes ontnbsp;élé également reneontrées a divers niveaux du Juiassique,nbsp;a cüté de formes de taille plus réduite. Les espèees erétaeéesnbsp;et tertiaires se rapprochent, sous ce rapport, des formesnbsp;vivantes, les plus grosses tiges trouvées dans Ie Tertiaire,nbsp;eelles de \Eq. Lombar dia nu ni Saporta, de FOligocène dunbsp;(iard (J), ne dépassant pas de beaucoup les dimensionsnbsp;des plus grandes formes tropicalcs actuelles.
Quant aux types éteints, surtout a eeux, particulièrement variés, de Fépoque hoidllère, leur classement présente desnbsp;dillicultés considerables, ii raison de Fimpossibilité oü Fonnbsp;est Ie plus souvent de raccorder les unes aux autres lesnbsp;différentes parties d'une même plante, les ramcaux feuillésnbsp;se trouvant séparés des tiges, les épis fructilicateurs étantnbsp;baljituellement détachés, les portions de tiges a structurenbsp;conservée ne pouvant, en général, étre identiflées a cellesnbsp;(pFon rencontre sous forme d'empreintes, et chaque caté-
(1) nbsp;nbsp;nbsp;Kidston Skward ,
(2) nbsp;nbsp;nbsp;Renault /.
(3) nbsp;nbsp;nbsp;Saporta i.
-ocr page 155-ÉQUISÉTIXÉES PALÉOZOiqVES nbsp;nbsp;nbsp;147
gorie dorganes ayaiiL du par conséquent ètrc classée a part, au inoins a titre provisoire, inais sans quon ait pu encore, saut'nbsp;de rares exceptions, reconstituer avec certitude lensemblenbsp;de types végétaux dont on connait cependant toutes les par-lies, inais dont on ne trouve jamais que des ineinlires épars.
Envisagées dans leur structure, les tiges des Equisétinées paléozoïques se inontrent constituées sur Ie inênie plannbsp;general que celles des Equisetum, olïrant suivant leur axenbsp;une large lacune longitudinale interroinpue aux nceuds parnbsp;des diapliragmes niédullaires, entourée dun étui de tissunbsp;parencliymateux qui présente lui-mênie une série de lacunesnbsp;longitudinales équidistantes disposées en eerde autour dunbsp;vide central, alternant en general ddm entrenoeud a Tautre,nbsp;et correspondant ii autant de faisceaiix tracliéens dont lesnbsp;éléments ont disparu en totalité ou en partie. Dans quelquesnbsp;cas, onne trouve accolé a cliacune de ces lacunes quun grêlenbsp;laisceaii libéroligneux, conimc cliez les Eqaisetuin; mais Ienbsp;]dus souvent la lacune constitue lorigine d'un coin ligneuxnbsp;composé de lames rayonnantes de liois secondaire a déve-loppement centril'uge, etrensemble de ces coins ligneux jux-taposés les uns auxautres forme un anneau complet entourénbsp;a sa périphérie par une zone annidaire de cambium fononbsp;tionnant exactement comme chez les Gymnospermes et lesnbsp;Dicotylédones. Les indices de développement secondairenbsp;observés par^I. Gormack(i) dans les nocuds de lEq. Telnia-teia Elirli. donnent, dailleurs, a penser quil ny a pas, a cenbsp;])oint de vue, entre les Equisélinées vivantes et celles de lanbsp;})ériode paléozoïque, une difference aussi absolue quon au-rait élé por té a Ie penser.
Les feuilles, au lieu detre largement soudées en gaine comme chez les Eqidselu/ii, sont souvent tout a fait libres,nbsp;ou a peine unies entre dies ii leur base ; dans quelques cas,nbsp;au lieu de rester sinq)les, dies se divisent, par une série
(1) COILMACK a.
-ocr page 156-148 nbsp;nbsp;nbsp;ÉqUISÉTINÉES
de ])ifurcations successives, en pliisieurs lanières prescjue eapillaires.
Quant a lappareil fructificateui', il est fornié dépis a elements verticülés, mals dans lesquels des verticilles de bractées stériles sinterposent Ie plus souvent entre les verticilles fertiles, alternant doi'dinaire régulièrement avec eiix.nbsp;Ces verticilles fertiles se coinposent de sporangiophoresnbsp;plus OU moins dilates en écusson aleur soinniet, couiiue ceux
des Equisetuin^ mais ne portant en general que quatre sj)o-ranges, disposés symétriquement, deux a droite du plan passant par Ie sporangiophore et par laxe de lépi, etnbsp;deux a gauche. On a distingué parmi ces épis deux typesnbsp;génériques principaux, quil est utile de inentionner dèsnbsp;maintenant, savoir ; CaUunostachys Schimper, dans lequelnbsp;chaque verticille fertile est situé a mi-liauteur entre deuxnbsp;verticilles stériles, et les sporangiophores sont a peu présnbsp;normaux a laxe (fig. 104) ; et Palxoslacliya Weiss, dansnbsp;lequel les verticilles fertiles sont contigus ou presque contigus aux verticilles stériles, les sporangiophores naissantnbsp;immódiatement ou presque immédiateinent au-dessus de lanbsp;I)aso des bractées stériles et étant alors obliques sur laxe denbsp;lépi (fig. io5). Enfin, beaucoup de ces épis sont hétéro-sporés, tandis que les Equisetuin actuels sont exclusivernentnbsp;isosporcs.
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Les principaiix types génériques élablis sur les jtiges, les rameaiix leuillés, et les épis fructificateurs des Equisétinéesnbsp;paléo/.oïques, souvent désignées sous Ie nom de Calamariées,nbsp;sont les suivants.
Genre nbsp;nbsp;nbsp;Brongniart.Ge genre eomprend les
tiges artieulées, dépourvues de feuilles, dont la surface est niarquée de cótes longitudinales, plus ou moins accentuées,nbsp;alternant dun entrenoeud a lautre. Le plus souvent, ces cótesnbsp;sont pourvues a leur extrémité supérieure dun inamelonnbsp;légèrement saillant, arrondi ou ovale (fig. io6); elles pré-sentent quelquelbis aussi ii leur extrémité inférieure unenbsp;protubérance moins accentuée, ou une cicatrice ponctiforme,nbsp;correspondant peut-être a une insertion foliaire.
Une partie des empreintes ainsi constituées représentent
-ocr page 158-i5o nbsp;nbsp;nbsp;ÉQUISÉTiyÉES
siuipleiiient Ie iiioule, formé par remplissage, tie Ia cavilé interne cle tiges étfiiisétoïdes dorit les tissiis ont disparii;nbsp;ees moides se distingiient en général par rétrangleinent plusnbsp;on inoins prononcé qnils présentent anx articidations. Maisnbsp;Ie plus souvent Ie tissu inêine de Ia tige se jnontre conservenbsp;en totalité ou én partie sous Ia forme dime lanie cliarJ)on-neuse plus ou nioins épaisse; chez certains types spécifitpies,nbsp;cette lame charlmnneuse est constajnment réduite ii ime pel-licule des plus minces, ce qui donne lieu de penser quon anbsp;affaire a des tiges Iierbacces, ou du znoins a système ligneuxnbsp;trés pen développé; quelques-unes de ces mnpreintes mon-trent, du reste, encoie attacliées a certaines articulations, tan-tót des racines disposées en couronne ou en faisceaux, tantötnbsp;des épis de fructification (i), de telle sorte quil nest pasnbsp;douteux quon ait réellement sous les yeuxia surface extei'nenbsp;de Ia tige. Dans dautres cas, Ia lame charbonnense atteintnbsp;une épaisseur notable, et il est alors évident quil sagit (binbsp;tiges pourvues dun système ligneux trés développé; on peutnbsp;dailleurs, quelquefois, sur Ia section transversale de Ian-neau de cliarizon qui entoure Ie monie pierreux central,nbsp;reconnaitre a la loupe, ou tout au moins au microscope,nbsp;lexistence de coins de bois rayonnants semblables ii ceuxnbsp;que lon constate sur les échantillons silicifiés. Mais lesnbsp;formes a enveloppe charbonnense épaisse se lient si intinie-ment a celles qui nont quune mince pellicule de charbon,nbsp;quil parait impossible de les séparer en groupes distincts,nbsp;tont au moins lorsquon naaffaire qua des empreintes. Peul-ètre y avait-il entre les unes et les autres quelques dilfé-rences quant au mode de végétation, certains Galamitesnbsp;ligneux se terminant verticalenient a leur pai'tie inférieure,nbsp;avec des racines verticillées a leurs articulations, et parais-sant ainsi avoir vécu sous forme de tiges indépendantes (2),
(1) nbsp;nbsp;nbsp;Weiss b,
(2) nbsp;nbsp;nbsp;GkaxdEury a.
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kindis que cliez les Galaiiiites dappaionce licrbaeée on voit souvent, chez Ie Cal. Suckowi Brongniart nolaininent, Ilinonbsp;(les espèces les plus eonununes lt;lc la llore liouillère, lesnbsp;liges sincurver horizontaleinent a leur partie inférieure pournbsp;venir satlaclier en plus ou inoins grand noinbre aux articulations successives, soit de tiges seniblables, soit de rlti-zoines tracanls comparables, sauf leur plus grand diamètre, anbsp;ceux des Equisetnm : la longueur des entrenceuds va, dansnbsp;ce cas, en diniinuant régulièreinent jusqua la base, et lanbsp;lacune centrale se rctrécissant en mênie temps pen a pen, lesnbsp;monies d'étuis médullaires qui correspondent a ces basesnbsp;de tiges incurvées se montrent généralement terminés ennbsp;pointe conique régulière (fig. io6).
Ces tiges de Galamites présentent parfois a leurs articulations des cicatrices circulaires plus ou moins fortes, vers lesquelles viennent converger plusieurs mites, et qid correspondent a Finsertion de rameaux, quon trouve dailleursnbsp;encore en place dans ([uel([ues cas. La disposition de cesnbsp;cicatrices est assez variable, et a donné lien, de la part denbsp;Weiss (i), a Fétablissement de coupes généricjues quil nestnbsp;pas inutile dindiquer, l)ien que la valeur systêmati({ue ennbsp;paraisse ([uelque pen discutable ; dans les Slylocalamiles^nbsp;les rameaux sont toiijours rares, et leur disposition nestnbsp;soumise a aucune régie ; parfois mènie ils paraissent man-quer absolument ; cest Ie cas de plusieurs Galamites dappa-rence lierbacée, tcls que Ie Cal. Suckowi; dans les Calami-tina., les rameaux sont disposés en verticilles réguliers,nbsp;séparés par un certain nombre darticulations sans rameaux,nbsp;et la longueur des entrenceuds varie régulièrement dunnbsp;verticille de rameaux au suivant; enfin, dans \es Eucala-Riites, loutes les articulations sont pourvues de cicatricesnbsp;raméales, alternant de Func a Fautre ; ces deux derniersnbsp;lypes se rencontrent aussi bien sur des tiges ligneuses quo
(») Wkiss b.
-ocr page 160-152 nbsp;nbsp;nbsp;ÉqUISÉTINÉES
sur des liges a mince pellicule cliarbonneuse ; certains laniites ont été reconnus pour représenter les tiges ou toutnbsp;au moins la portion inférieure de tiges portant des iameauxnbsp;iVAmudaria : Ie Cal. rnmosus Artis a été ainsi trouvé ennbsp;rapport avec des rameaux feuillés A'Annttl. radiata, Bron-gniart (sp.).
Quant a la structure interne, elle na guère pu ètre obser-vée que sur des Calamites ligneiix, a part quelques fragments de rameaux berbacés, appartenant a des Anaularia ou a des Asterophyllites^ et qui ont présenté une constitutionnbsp;a pen prés identique a celle des Equisetum. Tons ces Gala-mites ligneux, dont lorganisation a déja, dailleurs, éténbsp;indiquée plus baut dans ses grandes lignes, ont leur anneaunbsp;ligneux fornié (i) de coins de bois rayonnants, (pii partentdesnbsp;lacunes situées a la péripbérie de Tétui médullaire central,nbsp;et alternent régulièrement, sauf quelques dérangementsnbsp;locaux, dun entrenceud a lautre, cbaque faisceau se bifur-quant aux deux extrémités de rentrenoeud pour sunir auxnbsp;faisceaux avoisinants des entrenoeuds contigus, ainsi ([ue celanbsp;alien cbez les Equisetum; comme cbez ceux-ci, Ie faisceaunbsp;foliaire se détacbe du faisceau ligneux de la tige a la partienbsp;supérieure dun entrenceud, au point mème oii il se bifurquenbsp;pour s'unir a ceux de lentrenoeud suivant. Sur les écban-tillons jeunes, la structure est de tont point semblable a cellenbsp;des Equisetum (2), les lacunes qui entourent Ie vide centralnbsp;étant limitées du cêté interne par du tissu cellulaire, etnbsp;flanquées sur leur bord externe et sur leurs cótés de tra-cbéides rayées, tandis quii leur intérieur on observe souvent des debris de tracbées spiralées ou annelées représentant Ie protoxylème ; sur les fragments de liges un pen plusnbsp;égées, on voit au bord de cjuelques lacunes les élémentsnbsp;vasculaires, plus nombi'eux, se disposer en bles radiales
(i) Williamson a i, x ; Rknault l, r, q; Williamson et Scott «j. (li) HicK a; Williamson ct Scott
-ocr page 161-STRl CTURi; DES CADAMITES nbsp;nbsp;nbsp;rgt;3
((ig. loj); puis sur daulres on o])serve des coins ligneiix bien dtiveloppés, séparés seulenient les uns des autres par desnbsp;rayons primaires, et divisés eux-niênies par des rayonsnbsp;médullaires secondaires interposes entre les bles rayon-nantes de trachéides. Le liber, rareinent conserve, estlbrménbsp;de cellules parencliyniateuses et de tubes criblés. Lécorce,nbsp;trés rarement conservée aussi, est formée, pour la plus
grande ])artie, de tissu cellulaire, avec bandes longiludinales de bbres bypodermiques ; cpielques écbantillons ont niontrénbsp;des restes dassises subéreuses. En general, le rayon primairenbsp;interpose entre deux coins de bois présente a sa partienbsp;supérieure, immediate inent au-dessous de larticulation,nbsp;une lacune radiale, provenant de la destruction délémentsnbsp;plus délicats, que Williamson a désignée sous le nom denbsp;canal infranodal, et (pii correspond au mamelon situé sulles empreintes de Calamites lierliacés comme sur les nioiilesnbsp;internes détuis médullaires, ii la partie supérieure denbsp;cliaqiiecote; sur les uns comme sur les autres, les cotes correspondent, en effet, aux rayons primaires, les sillons mar-quant dans le premier cas la place d'iine lacune longitudinalenbsp;llanqiiée dun faisceaii libéroligneiix pen développé, et dansnbsp;le second provenant de l'impression laissée sur le moiilenbsp;interne par les coins de bois, moins comprcssibles que lesnbsp;1ayons qiii les séparent. M. Renault a constaté que lesnbsp;racines adventives, quand elles se développaient, étaient en
-ocr page 162-1^4 nbsp;nbsp;nbsp;i:quiseti.\ees
rapport avec ces lacunes oii ces niaiiielons, auxcpiels il a (lonné Ie noin d'orgaiies rliizifères (i), et qiie E.-G. Jeffreynbsp;regarde, dans un travail récent (¦gt;.), coniine les honiologiiesnbsp;des liourgeons rhizogènes quon observe iniinédiatenientnbsp;au-dessous des noeiids sur les tiges souterraines des Equi-setii/ii; loutefois cette assimilation ne saurait ètre considéréonbsp;comnie posilivement étal^lie, et la signification de ces mame-lons tlemeure, en fin de compte, quelque pen indécise.
Létude détaillée de ces tiges ligneuses de Calamiles a
structure conservée, désignées souvent sous Ie nom general de Calaniodeiidrées, a conduit a distinguer parmi elles troisnbsp;types génériques : dans Ie genre Arthropitys Gmppert, lesnbsp;rayons priniaires interposes entre les (;oins ligneux sontnbsp;uniquement formés de tissu parenchyinateux (fig. io8) ; lesnbsp;coins ligneux sont constitués par des trachéides rayées,nbsp;réticulées ou ponctuées, suivant les espèces, les plus voi-sines de la lacune étant fréquemment rayées, et les suivantesnbsp;réticidées ou ])onctuées ; dans Ie genre Ai'throdendroiinbsp;Scott (3)nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Williamson, nou Unger), les rayons
])rimaires, souvent pen étendus dans Ie sens radial, sont
(1) nbsp;nbsp;nbsp;Ren-ault r.
(2) nbsp;nbsp;nbsp;Jei-fkey a.nbsp;(ü) Seward
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CA L .1.1/ ODE\D IIÉE S
formós cle cellviles prosenclvymateuses, et non parenehynia-teiises;les trachéides lignciises sont généralenient rcticu-lées; dans Ie genre Calamodendron Brongniart, les rayons priniaires sont forinés de tissu pareneltymateux, maïs flan-qiiés de bandes de tissii prosencliyinateux interposéesnbsp;eritre eux et les coins ligneux (flg. 109); les trachéidesnbsp;ligneuses sont rayées on réticulées.
Des racines ont ététroiivées altacliées, sur certains échan-tillons, a ces tiges a structure conservée (i) ; olies se sont
i , i
niontrées forniées dun axe central compose dune moelle eiitourée dun nombre variable de faisceaiix de bois primairenbsp;centripète, a la péripliérie desquels se développe un lioisnbsp;secondaire centriliige avec rayons médidlaires, un rayonnbsp;assez large se trouvant toujours en regard des premiersnbsp;elements du bois primaire centripète, ainsi que cela tloitnbsp;ètre chez des racines. Lécorce de ces racines, qui avaientnbsp;été primitivement décrites (2) sous un nom générique particulier [Astroinyelon Williamson), est pourvue de grandesnbsp;lacunes allongées dans Ie sens radial. La constitution de
(i) Rexali-T r ; Williamsoa' el Scott (i) WlLLIAMSOX a, IX, XII.
-ocr page 164-l56 nbsp;nbsp;nbsp;ÉQUISÉTiyÉES
ces orgaiies est dailleurs a pen prés la même, qiielles appartiennent a des Artliropitys ou a des Calamoclendron.
^lalgré les resseml)lanees généiales de structure de ces tiges de Calainodendrées avec celles des Equisetum, leurnbsp;attribution a donnélieu, a raison du bois secondaire dontellesnbsp;sont pourvues, a des discussions prolongées : a Fexenipledenbsp;Brongniart et de Goeppert, ^1. Renaidt les a longtenips consi-dérées cojnine des Gyinnosperines plus ou moins rappro-chées des Gnélacées, interprétantcoiniue des grains de pollennbsp;plutót qtie coinnie des microspores les petits corps grou])és
en tétrades trouvés dans certains épis que la constitution de leur axe laisait reconnaitre coinine ap par tenant a des Gala-niites ligneux; la majorité des paléo])otanistes, daccord avecnbsp;^Yillianlson et Weiss, voyaitau contraire en elles desCrypto-games vasculaires ctroitenient alliées aux Equisétinées. Lanbsp;((uestion ne seinble plus discuta])le aujourdhui, tout aunbsp;]noins en ce qui regarde les Artliropitys^ des épis du typenbsp;Calainostachys^ trouvés dans Ie terrain boniller dAngleterre,nbsp;ayant offert(i), avec nn axe a constitution A'Artliropitys^ desnbsp;sporanges a macrospores et des sporanges a microsporesnbsp;réunis les uns a cóté des autres, tantot dans des verticillesnbsp;contigus, tantot dans un même verticille, et parl'ois attachésnbsp;a un même sporangiopliore (tig. iio). M. Pienault a.
(i) Cash a ; Williamsox et Scott
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crailleurs, reconnu lui-mème (i) des microspores groii-pées en tétrades et des macrospores dans des épis dn type Macroslachya, encore attachés a des tiges dont Ie bois,nbsp;transfornié en honille, présente les caractères du bois d*4/--thropitys.
Quant au genre Calamodeadron^ un épi qui parait lui appar-tenir par la structure de son axe ligneux, et dont la constitution est de tont point conforme a celle des CalainostacJiys, a offert a Renault des tétrades qui différent de celles desnbsp;microspores A'Arüiropüys par la forme spbérique plutot quenbsp;tétraédrique de leurs grains, lesquels se montrent en outrenbsp;divisés en plusieurs cellules, et par la présence dune membrane enveloppant cbaque tétrade (2); des tétrades sem-bla])les ayant été rencontrées par lui dans des graines denbsp;Giietopsis, il présume quil sagit la de grains de pollen, plu-tót que de microspores. Mais, outre que les allinités des Cala-inodendron et des Artliropitys sont trop étroites pour quonnbsp;])uisse admettre quils différent aussi profondément les unsnbsp;des aulres, la segmentation des grains, constatée, dailleurs,nbsp;sur des spores de Botryoptéridées, ne constitue pas plus unnbsp;caractère phanéroganii((ue que cryptogamique, et la présencenbsp;de ces tétrades ou de tétrades semblables dans la chambrenbsp;pollinique de certaines graines ne prouve pas nécessairementnbsp;quelles aientété aptes a en produire la fécondation (3). II estnbsp;a soubaiter néanmoins que de nouvelles découvertes per-mettent délucider plus complètement la constitution desnbsp;appareils reproducteurs des Calamodendron.
Bien ([uon ne jmisse raccorder avec certitude les types connus par leur structure et ceux observés sous forme
(1) nbsp;nbsp;nbsp;Renault lt;73.
(2) nbsp;nbsp;nbsp;Renault r, yj.
(3) nbsp;nbsp;nbsp;11 uest peut-ètre pas inutile de rappeler, a lappui de cette observation, quenbsp;M, llirasé iva observe parfois, dans la chambre pollinique du Ginkgo biloba, qnenbsp;dos grains de pollen appartcnant a dautres plantes, ii des Pins notammentnbsp;(HlltASÉ «, p. )o8).
-ocr page 166-l58 nbsp;nbsp;nbsp;ÉqilSÉTINÉES
d'eiiipreintes, Ie iiuxlc de ramificalion des Arthropitys, dont la plupart paraissent avoir porlé de distance en distance desnbsp;verticilles de raineaux, (Ronduit a les regarder coinine corres-pondant, au inoins eii partie, aux Calainitina; (p?ant auxnbsp;Calaniodendron^ ils auraient en, daprès M. GrandEury (i ),nbsp;une ramification irrcgulière, et reproduiraient en enipreintesnbsp;Ie type des Stylocalamite.s; niais lii également des observations plus coinplètcs seraient fort désiraljles.
Les Calaniites se rencontrent soit en empreintes, soit avec leur structure conservée, depuisnbsp;Ie Dévonien, tont au inoins depuis lanbsp;région supérieure du Dévonien nioyen,nbsp;jusipie dans Ie Perinien; mais cestdansnbsp;la formation houillère cpiils sont Ie plusnbsp;fréipients.
Genre CalamophylUtes Grand'Eury. GrandEury a distingué sous cenbsp;nom générique les tiges de Calaniitesnbsp;encore miinies de feuilles linéaires anbsp;leiirs articulations, ou montrant tont aunbsp;inoins les cicatrices laissées nar ces
iii); ces cicatrices sont
Utcs Gwpperü nbsp;nbsp;nbsp;('fllt;
hausen (sp.), du Ilouil- nbsp;nbsp;nbsp;V U
Ier. Fragment de tige clliptiques, pliis laiges qiic hautcs, tail-
avec cicatrices foliaircs nbsp;nbsp;nbsp;. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.
et cicatrices raméales; tot COntlgUCS, tailtot CSpaCCeS, lïlUnieS rédmt aux a/S de grand. Janc cicatiicule niédianc correspondant
luit. (dapros Weiss).
au passage du faisceau libéroligneux. Les feuilles, simples, sont indépendantes; peut-être étaient-elles dabord partiellenient soudées, et se séparaient-ellesnbsp;par fissuration. Ces tiges, a surface tantot lisse, tantótnbsp;costulée, auxquelles correspondent une partie au inoinsnbsp;des Calamitina^ portaient de distance en distance des verticilles de raineaiix, qui ont laissé, en se détacliant, des
(i) Graxd'Eurt c.
-ocr page 167-,1 STER O CA LA MITES nbsp;nbsp;nbsp;i59
('icalrices raniéales situées iiujuódiatement au-dessiis dos ok'.alrices foliaires. Les raiiieaiix trovivés en rapport avec,nbsp;elles sont des raiueaiix A'Asteropliylliles.
Le genre CulamopliylUles sc rencontre a divers niveaux dn lloniller et du Peianien.
Genre Asterocalaviiles Scliiinper (Bornin Auct., non Slcrn-berg ; ArcJiiBOcalaniites Stur). Ge genre, propro au Dévonien et au Culm, ne ditFere des Calamiles propre-nient dits, quen ce ([ue les cótes longitudinales des articlesnbsp;successifs nallernent pas aux articulations et sont lial)iluelle]nent dépourvuesnbsp;de manielons a leur sonnnct; on o])servenbsp;en general une cicatrice ponctiforme iinbsp;rinterseclion de cliaque sillon avecrarti-culation. Ces cicatrices correspondent auxnbsp;leuilles, qui, trouvées encore en placenbsp;sur quelques échantillons (i), se inon-trent divisées par plusieurs dichotomiesnbsp;successives en longues lanières prcsqvienbsp;(ilit'ormes (lig. 112).
Des échantillons a structure conservée ont offeit a M. Renault (2) une constitution voisine de celle des ArÜiropitys^nbsp;a savoir des coins de bois rayonnants pourvus dune lacunenbsp;a leur origine, et Ibrmés de trachéides ponctuées ; mais cesnbsp;coins nalternent pas dun entrenosud ii Tautre, tont ennbsp;sunissant a chaque articulation par des bandes oljlique^ denbsp;trachéides ; en outre, ils se soudent presque iniiuédiatementnbsp;les uns aux autres par leurs bords latéraux, au lieu denbsp;dcnicurcr séparés par des rayons médullaires priniaires unnbsp;pen étendus.
(1) nbsp;nbsp;nbsp;Stuk a.
(2) nbsp;nbsp;nbsp;Renault r.
-ocr page 168-i6o nbsp;nbsp;nbsp;ÉquisÉTiyÉES
diine longue
Les épis friictificateiirs sont formes
série de verlicilles consécutifs de sporangiopliores, inter-rompue de distance en distan(;e par line articulation transversale portant un verticille de bractées stériles bifurquées en lanières dliforines. Les sporangiopliores, dont cliacunnbsp;porte quatre sporanges, sont disposés en files longiliidinalesnbsp;continues, nalternant ni dun verticille a lautre, ni dunnbsp;entrenoeud au suivant.
Le genre AutophyRites GrandEury, observé dans Ie Sté-phanien, oii il est, dailleurs, fort peu répandu, se rap-proche du genre Asterocalaniites par ses feuilles assez souvent bifuripiées (2); niais les cótes alternent a cbaquenbsp;articulation, les feuilles, nioins étroites, sont légèrementnbsp;soudécs en collerelte il leur liase, et les épis, grêles et courts,nbsp;sont exclusivement composés de verticilles fertilcs.
Genre Asterophyllites Brongniart. Ge genre coinprend les ranieaux fcuillés, a articulations munies de feuillesnbsp;linéaires uninerviées, indépendantes, et généralement dres-sées. En général, ces ranieaux sont munis de raniules dis-tiques, opposés par paircs il cbaque articulation, munis denbsp;feuilles semblaliles ii celles du rameaii dont ils dépendent,nbsp;mais plus courtes (lig. ii3).
Ges ranudes sont parfois translbrmés, soit tont enliers, soit dans leur region supérieure, e.n épis fruclilicateiirs,nbsp;constitués, suivant les espèces, sur le type Calainostachysnbsp;OU sur le type Pdlxostachya.
Les AslerophyUites^ rencontrés déja dans le Dévonien, abondants surtoiit dans le Ilouiller et le Permien, ont éténbsp;trouvés quelquefois en ra[)port avec des empreintes de Cu-lamophyRiles; le plan dans lequel sctalent leurs ramules
(1) nbsp;nbsp;nbsp;Kidston a.
(2) nbsp;nbsp;nbsp;GRA^DEuRy c.
-ocr page 169-ASTEROPHYLLITES i6l
ctail, apparemiuent, perpendiculaire au plan passant par laxe de la tige el par celui du raineau. Une partie au moinsnbsp;des Aslerophyllites doivent corrcspondre aux Avlliropitys.
M. GrandEury a distrait de ce genre (i), pour les com-prendre sous Ie lerine généritfue de Calamocladus Schim-per (e/n.), des rameaux feuillés constitués un peu différem-ment, (piil rapporte aux Calamocleadron; ils se distinguent
(i) GraxdFlry c.
Zeiller. Palcobotanique.
-ocr page 170-i6a nbsp;nbsp;nbsp;ÈquiSÉTINÉES
par leur ramification irrégulière, leurs rainiiles étant Ie plus souvent isolés aux articulations et dirig-és dans des plansnbsp;différents ; leurs feuilles, parfois légèrement soudées entrenbsp;elles aleur liase, sont, sinon plurinerviées, du moins muniesnbsp;de fines stries longitudinales assez rapprochces. Les épisnbsp;fructificateurs trouvés en rapport avec eux sont souventnbsp;uniquement i'orinés de verticilles fertiles, sans interpositionnbsp;de liractées stériles; sur quelques-uns de ces épis, les spo-rangiopliores seinlilent porter des sporanges en nonibrenbsp;supérieur a quatro, coinnie cela a lieu chez les Eqnisetiim.
Genre Aanularia Sternlierg. Ge genre est étalili, (;oinine Ie genre Asterophyllites, pour des rameauxfeuillés, a rainulesnbsp;distiques, mais il diffère de celui-ci paree que les feuilles,nbsp;parfois soudées ii leur liase en nne étroite collerette annu-laire, sont toutes élalées dans Ie nième plan que les rainules,nbsp;au lieu détre dressées tont autour des axes aiixquels ellesnbsp;appartiennent. Ges feuilles, généralenient lancéolées ounbsp;spatiilées plutot que linéaires, sont souvent sensibleinentnbsp;inégales dans iin iiiênie verticille, les feuilles latérales étantnbsp;dans ce cas plus longues que les feuilles antérieures et pos-térieures, ou parfois que les feuilles antérieures seulenient;nbsp;enfin les rainules, au lieu de demeurer simples, sont quel-([uefois eiix-mêines rainifiés, pourvus de ramusciiles distiques, étalés toujoiirs dans Ie inêine plan (lig. ii4)-
Get étalenient de tons les organes dans un seiil et iiiénie plan a donné lieu de penser que les rameaux des Aanularianbsp;étaient llottants ; cependant ces rameaux ont été trouvés ennbsp;rapport avec des tiges dressées, ceiix de IM/i/o radiatanbsp;Brongniart, ilu Westplialien, notaininent, avec les tiges dunnbsp;Galamite du type Eucalamites^ Ie Cal. raaiosus Artis, quinbsp;portaient nécessairenient les rameaux de leurs articulationsnbsp;siiccessives ii des hauteurs dilférentes. Be plus, les épis,nbsp;quon peut penser avoir dü ètre éinergés, se sont montrés,nbsp;du moins cliez Ibl/^/o stellata Sclilotlieim (sp.), rune des
-ocr page 171-i63
ANNVLAniA
espèces les plus comimines du Stéplianien, attachés non sur les raineaux, mals sur les articulations de trés grossesnbsp;tiges et disposés en verticille tont autour (i). 11 y a donenbsp;lieu de douter cpie les rameaux des Annularia aient éténbsp;réellement étalés sur leau plutótnbsp;([ue dans lair.
Les tiges de quelques-unes des espèces de ce genre ont été trou-vées niunies a leurs articidatiousnbsp;de feuilles soudécs en gaine surnbsp;une certaine hauteur, et présen-tant ainsi les caractères des Eqiii-setites.
Quant auxépis de fruclihcation, tons ceux qui ont été observes,nbsp;appartenant a plusieurs espèces,nbsp;sont du type CalamosU/chi/s, avecnbsp;les veiticilles fertiles et les verti-cilles stériles alternant ii distancesnbsp;égales; parini eux, ceux de YAii/i.nbsp;stellata ont été rencontrés silici-fiés, et ont oft'ert des niicrospo-ranges dans leur region supérieure, avec des macrosporangesnbsp;a leur base (2).
Le genre Amiiilaria a été observe dans le Dévonien, et on l'a mème signalé dans le Silurien, niais daprès des échantillons dont linterprétationnbsp;paiait quelque peu douteuse; il ahonde dans le Houiller etnbsp;le Permien.
Genre Phyllolheca Brongniart. Ge genre a été établi ])our les Équisétinées fossiles a feuilles linéaires libres sur
(é) Renault L (2) Renault g, r.
-ocr page 172-i64 nbsp;nbsp;nbsp;ÉQUISÉriSÉES
ime certaine longiiciii, mais soudées a leur l)ase sur une hauteur plus OU iiioins eonsidérahle en une gaine tantót étroile-nient applicjuée autour de la tige, tanlèt allcetant la Ibrnie diin entonnoir plus ou inoins ouvert.
11 a été longtenips considcré eonune ajant apparlenu ('n propre, durant Ia période pcrmocarbonifère, a la regionnbsp;australo-indienne, et eoinine ayant eu son développenient
niaximuni a Tépoque jurassique ; inais il a été trouvé récenuuent ennbsp;.Vsie iMineure dans des dépotsnbsp;houillers renlernuuit la llore Avest-plialienne normale, et il faut pro-])al)lement, dautre part, rapporlcrnbsp;au Pcrinien pluLót quau Jurassique les gites charljonneux denbsp;IWltaï et de la Tongouska Inlc-rieure dans lesquels il se montrenbsp;particulièreinentYarié(i). Le genrenbsp;Phyllolheca serait alors surtout paléozoïque, bien quayantnbsp;persisté quelque temps durant la période secondaire, sesnbsp;espèces les plus róeentes ajant été trouvées dans rOolitlu',nbsp;nférieure, les unes en Italië, les autres en Sibérie ; maisnbsp;ilparait douteux quil soit bien homogène, ([uel([ues-unesnbsp;ides espèces qui lui ont été rapportées paraissant avoirnbsp;des aftlnités bien différentes. G'est ainsi, tont dabord,nbsp;que lespèce westphalienne dAsie Mineure, Pliyl. lialUinbsp;Zeiller (fig. n5), se rapprocherait surtout des Aniiularid^nbsp;et en particulier de VAiin. radiata^ tant par ses épis denbsp;fructification que par le mode de ramification de sa tige,nbsp;constituée comme le Calainites ramosiis (2). Certains ra-meaux feuillés du Stéphanien du Card, qoi par la soudurenbsp;de leurs feuilles devraient ètre classés comme Phyllolheca,
(1) nbsp;nbsp;nbsp;SciiMALHACSEN a; Zeillek r.
(2) nbsp;nbsp;nbsp;Zeiller y.
-ocr page 173-VllYLl.OrilIiCA i65
onl paru, d aiitrc part, a (Irand Eiiry se rattacdier aux Cahunoclndiis et ont été désigriés par lui (i) sous Ie noni denbsp;CaJamocladus frondosiis. Eriliu, Ie Phyl. deliqtiescens Gcep-l)ert(sp.), de la Tongouska Inférieure, a oll'ert (a) des fructi-li(;alions formées de sporangiopliores a plusieurs sporanges,
disposés en vertieilles sur des en-Irenoeuds pourvus ii leurs extré-niités de gaines Ibliaires sembla-bles a celles des ranieaux slériles (lig. 116), se inontrant ainsi ])eau-lt;x)up plus comparable ii certaines
lorines anomales A'Equlseliun (3) qu a son congénère du Westpli alien.
Le caraclère sur lequcl Ie genre est fondé est, il est vrai, d'iinportance fort contestable, conime beaucoup de ceuxnbsp;(|iion est réduit ii employer, au nioins provisoirement, ennbsp;paléoljotanique, et il est fort possible lt;[ue les espèces qui y
(ï) Gragt;,'dEury c.
SCHMALIIAUSEN ü.
( gt;) POTOMÉ e.
-ocr page 174-166 nbsp;nbsp;nbsp;ÉQUISÉ m\ÉES
ont été rangées appartiennent a pliisieiirs types ])ien tlis-tincts par les caractères de leur appareil fructiflcateur; mals la plupart dentre elles, et en particulier celles du Juras-sique, nont pas encore été rencontrées a létat fertile.
Genre Schizoneura Schiniper et Mougeot. Ce genre, rencontré dans Ie Perniotrias de lInde et dans Ie Trias denbsp;TEurope (i), coniprend des tiges équisétoïdes de taille médiocre, a longues feuillcs linéaires soudées dabord en gainesnbsp;sur toute leur longueur, ])uis se séparanten tout ou en partienbsp;les lines des autres, mais demeurant parfois soudées en deuxnbsp;groupes qui forinent alors coinme deux feuilles opposéesnbsp;(fig. 117).
On ne connait Ie mode de fructification daucune des espèces de ce genre.
KPIS FRUCTiriCATEURS ISOLES
On trouve souvent les épis fructificateurs des Equisétinées ii lélat isolé, soit avec leur structure conservée, soit sousnbsp;forme dempreintes : ils sont reconnaissables dans ce dernier cas a leur axe articulé, mimi de bractées stériles ounbsp;de sporangiophores, disposés en verticilles ; les bractéesnbsp;alternent dun verticille a Fautre.
On a désigné sous Ie terme générique de Volkmannid Sternberg les empreintes dépis détachés des Equisétinéesnbsp;paléozoïques ; niais on peut, dans beaucoup de cas, recon-naitre sur les empreintes la disposition des sporangio-pbores et sassurer si Fon a affaire au genre Calamostachysnbsp;ou au genre Palxostachya. Les caractères distinctils de cesnbsp;deux types génériques ont été indiqués plus haut. Ghez Funnbsp;comme chcz Fautre les bractées stériles sont Ie plus souventnbsp;soudées les unes aux autres sur une certaine étendue, puis
(i) ScHiMPER et Mougeot a; O. Feistmantel a.
-ocr page 175-EPIS DE FRUCTIFICATION 167
EPIS DE FRUCTIFICATION 167
indépendantes, et en nombre dou])le de celui des sporan-giopliores. Cliacim de ceux-ci est parcoiiini par nn faisceau vasculaire ([ui so divise au souiiuet en deux branches bori-zontales, lesqnelles se bifurquent elles-mènies presquenbsp;iininédiateinent, un faisceau aboutissantnbsp;a la base de cbacun des quatre sporanges.
La paroi de ceux-ci est forinée dune seide assise de cellules allongées, a Ijords plis-sés, sengrenant les unes avec les autres.
Dans plusieurs de ces épis ont été trou-vées, coniine il a déja été dit, des inacro-spores et des niicrospores ; quekpies-nns cependant paraissentisosporés, difl'éientsnbsp;écbantillons, spéciflquement identicjnes,nbsp;ayant tons niontré des spores dune seulenbsp;sorte.
Genre Macroslachya Scbiniper. Un autre type dépis est celui pour lequel anbsp;été créé ce noin générique : ce sont denbsp;larges épis, forniés de verticilles alternants, imbriqués, de ])ractées dabordnbsp;soudées en un disque continu, puis re-lt;lressées en une longue pointe nninerviée ^ '
(lig. 118).
Ges épis, recourbés a leur Ijase, ont été trouvés attachés directement a la surface de Ironcs du type des Calcmiopliyl-k7e.v(i), portant de distance en distance des verticilles denbsp;grosses cicatiices, les unes correspondant a des rameauxnbsp;feuillés, les autres, plus fortes, aux épis, ces verticilles denbsp;rameaux stériles et do rameaux fertiles alternant régulière-nient. M. Renault a reconnu sur ces troncs, qui paraissent
(1) Uli^¦AL¦l,T l.
-ocr page 176-i68 GKXItKS DAFFIJVITES COMPLEXES
avoir porté des rauieaux dAstéropli}dlites, iin ])ois constitué comiiie celui des Arthropihjs, et a pu, ainsi quil a été indi-(jué plus haiit, conslater (i ) la presence de macrosporanges etnbsp;de niicrosporanges entre les bractées de ces épis, mais sansnbsp;pouvoir determiner leur disposition ni leur mode dattaclie.
Le genre Macroslachya se rencontre dans Ie Ilouiller et Ie Permien.
GENllES D'AFFIMTES COMPLEXES
Je place ici, a la suite des Ecpiisetinées, mais sans les leur rattaclier, deux genres dallinités complexes, qui sem-blent se rapproclier, dune part des plantes de cette classe,nbsp;dautre part des Spbénoplijllées.
Le genre Cingnlaria ^^'eiss, connu seidement du Westplia-lien de Ia Sarre (2), est constitué par des rameaux articulés, a longues feuilles linéaires aigues, libres jusqua la base,nbsp;avec des épis fructificateurs 1'ormés de verticilles alternative-ment stériles et fertiles. Les l)ractées stériles sont a peuprèsnbsp;semblables aux feuilles, mais elles sont soudées en disquenbsp;OU en entonnoir sur la moitié enviion de leur longueur ; lesnbsp;bractées fertiles, plus courtes, et totalement tlilférentes desnbsp;sporangiophores haljituels des Ecpdsétinées, sont situéesnbsp;imniédiatement aii-dessous des bractées stériles et en partienbsp;soudées a elles (3), affectant la forme de lames cunéiformes,nbsp;tronquées au sommet, et soudées latéralement les unes auxnbsp;autres sur une certaine étendue ; leur partie libre, plus ounbsp;moins profondément bilobée par une incision radiale, portenbsp;a sa face inférieure quatre sporanges pendants, contigus lesnbsp;uns aux autres, deux en debors et deux en dedans (fig. i iq).
(1) nbsp;nbsp;nbsp;Kknaui-T yj.
(2) nbsp;nbsp;nbsp;Weiss b.
(3) nbsp;nbsp;nbsp;Fischer a.
-ocr page 177-CjyGVLARIA CIIEIROSTROIIVS 169
II est doliteux quo ces braclées alternent dun entrenceiid ii Taiitre, et Ton pent se demander si Ie genre Cingularid,nbsp;généralement classé parini les Ecpiisétinées, ne devrait pasnbsp;ètre rapproclié pliitot des Sj)liénopliYnées ; seiilement lesnbsp;bractées fertiles seinbleiaient ici ètre des loipes dorsaux, etnbsp;non pas ventranx, des ])ractées stériles. 11 est, dailleurs,
impossible, en ra])sence de tont renseignement snr la constitution anatomiqne, démettre nne opinion raisonnce sur la place a attribuer a ce genre, quil ma paru utile de luen-tionner, malgré sa rareté, ii raison mème de la singularitó denbsp;ses caractères.
Genre Cheirostrobus Scott. Ge genre a été ctabli récem-ment pour un cone a structure conservée, dun diamètre de 3',5, provenant du Carbonifère interieur dEcosse (i) :nbsp;il présente nne série de verticilles successil's, alternati-venient stériles et fertiles, ces derniers composés de sporan-giophores peltés naissajat immédiatement an-dessus de lanbsp;base des bractées stériles, et portant cliacnn qnatre spo-i'anges, disposition qni rappclle tont a fait celle des Palxo-Riachya; luais ici les sporangiopliores sont en nombre égalnbsp;a celui des bractées stériles, superposés a elles, et ces bractées nalternent pas dun vcrticille ii lautre ; les sporanges,
(i) ScOTï b.
-ocr page 178-170 GENRES DAFFIMTÉS COMPLEXES
ail lieu detre gdobuleux on ovoides, sont tiibuleiix, allonges parallèlenient a Iaxe du sporangiopbore. 11s ne renleriiieiitnbsp;quune seule sorte de spores.
Quant a la structure, elle est toute différente de celle des Equisétinées : Iaxe du cone est plein, Ibriné dune stéle denbsp;liois primaire présentant a la périphérie douze arêtes longi-tudinales proéniinentes, correspondant a autant de cordonsnbsp;tracliéens qui courent parallèlenient les uns aux au tres, etnbsp;doü partent les faisceaux qui se rendent aux bractées; cenbsp;bois primaire est formé de traclicides ponctuées a ponctua-tions aréolées, pluiisériées; il ny a pas de bois secondairenbsp;dans Taxe du cóne, mais te pédoncule est pourvu dunenbsp;zone annulaire étroite de liois secondaire, formé de blesnbsp;radiates de tracbéides scalariformes, avec interposition denbsp;rayons médullaires.
Les bractées sont soudées trois par trois a leur base, chaque gronpe représentant en réalité une bractée unique
il lindic tripartite; il en est de même des sporangiopliorcs quinbsp;leur correspondent et qui, ii leurnbsp;base, sont en outre soudés auxnbsp;liractées (fig. lao) : ii chacun denbsp;ces groupes correspond un fais-cean vasculaire qui, avant de sé-chapper de laxe, se divise dabordnbsp;en trois branches dans Ie sensnbsp;tangentiel; pnis la liranche médiane, plus importante, senbsp;divise en deux dans un plan radial, la bianclie inférieurenbsp;et les deux premières branches latérales formant les ner-vures du limlie bractéal tripartite ; la branche supérieure scnbsp;divise ensuite a son tour dans Ie sens tangentiel en troisnbsp;branches, qui se rendent dans les sporangiopliorcs ; il y anbsp;ainsi, a chaque verticille, 36 segments foliaires, dont chacunnbsp;SC bifurque en deux pointes drcssées verticalement, etnbsp;36 sjiorangiophores.
-ocr page 179-CIIEJROSTROBVS nbsp;nbsp;nbsp;171
Ceux-ci 1eprésentenl évideinment, commc chez les Splie-nophylluiii.1 des loljes ventraux des bractées, ct la constitution de laxe se rapproclie égalenient de celle des tiges de Splienophylliim^ sauf que les gToupes tracliéecns sontnbsp;beaucoiip plus nonibreux. En coupe transversale, eet axenbsp;ressemble plutót a un axe de Lepidodendron^ inais les cordons tracliéens, au lieu detre ilirigés oljliquement et denbsp;sanastoinoser en réseau conune dans ce dernier genre,nbsp;sont verticaux et indépendants; la division palmatifidenbsp;des bractées rappelle aussi les Splieiiopl/yllum, bien quenbsp;chez ceux-ci les cordons li])éroligneux sc divisent toujoursnbsp;en deux Ijranclies, et non pas en trois.
On ne peut toutefois, quelque marquees cjiie soient ces analogies, aïïirnier quil sagisse ici dune Sphénopbyllée, étant donné dune part quon ne sait rien de ra])pareil végétatif,nbsp;et dautre part que les ressemljlances avec les Equisétinées,nbsp;en co qui regarde la constitution des sporangiophores et lanbsp;disposition des sporanges, sont loin detre négligeables.nbsp;Peut-être l'aut-il voir dans ce type singidier Ie représentantnbsp;dun groupe intermédiaire entre ces deux classes, etlindice,nbsp;cn ce qui les concerne, dune origine commune ; znais onnbsp;ne peut, dans létat a(;tuel de nos connaissances, faire anbsp;eet égard que des hypotheses.
LYGOPODINEES
Les Lycopodinées fossiles peuvent ètre divisées en deux groupes : Ie premier, comprenant des formes génériquementnbsp;identiques oii du moins alliées de trés prés aux plantosnbsp;actuelles de cette classe, compto des représentants, peunbsp;nonibreux dailleurs, ii presque tons les niveaux géologiques,nbsp;depuis les plus anciens jusquaux plus récents ; Ie second estnbsp;composé de types éteints, reniarquables, pour la plupart,nbsp;par leur développement arborescent, ct par la présence
-ocr page 180-172 nbsp;nbsp;nbsp;LYCOPODIXEES
fréquente dans leurs liges, liée sans doute ü cc dcveloppe-nientmême, dun bols secondaire susceptible daLteindre unc épaisseur nota])le ; ces types éteints ont joué un róle inipoi-tant dans la llore paléozoïque, et seinblent avoir définitive-nient disparu dés Ie début de la période secondaire ; sansnbsp;pouvoir être rattacbés directeincnt ii aucun des groupesnbsp;(lont la reunion constitue aujourd'hui la classe des Lycopo-dinées, ils olTrent avec plusieurs dentre eux des affinitésnbsp;assez étroites pour que leur attribution a cette classe nenbsp;puisse soulever de dilïicultés.
Le premier groupe comprend tout d'al)ord, réunis sous Ie noin générique de Lycopodites Brongniart, des ranieauxnbsp;herbacés, assimilables par leurs caractères extérieurs, soitnbsp;aux Lycopodium^ soit aux Selaginella, les uns olfrant desnbsp;iéuilles acicidaires, parl'ois ii linibe ovale-lancéolé, toutesnbsp;seniljlables, (lis])osées en hélice autour de laxe (]ui les porie,nbsp;les autres des feuilles tétrastiques, diiuorpbes, celles desnbsp;deux rangées postéineures plus grandes et plus étalées quenbsp;celles des deux rangées antcrieures, comme cela a lieu clieznbsp;les Sélaginelles. Le premier de ces deux types se rencontrenbsp;déja dans le Dévonien, et quelques écliantillons ont offert anbsp;la base de feuilles, soit normales, soit modifiées etgroupéesnbsp;en épis, des corps ovales ou globuleux qui ne ])euvent êtrenbsp;regardés que comme des sporanges (i) ; le second se montrenbsp;dans le Westphalien, et tons deux se continuent, fort clair-semés du reste, jusque dans le Tertiaire. Dans Limpóssibi-lité oil Ton est, en général, de sassurer sil sagit de formesnbsp;isosporées ou bétérosporées, on sest abstenii de denominations génériques plus précises.
Jai pu cependant constater riiétérosporie de certains épis du Stéphanien de Blanzy, jiortés a rextrémité de ranieaux anbsp;feuilles étalées latéralenient et rappelant les Sélaginelles,
(ij Pexha-Llow b ; Kidston b.
-ocr page 181-LYCOPODITES MIADESMIA 173
Ie traitoment de leurs sporanges pai les réaclifs oxydanls 111ayant permis de reconnaitre des macrospores dans cenxnbsp;de la base, et des inierospores dans les autres. 11 sagit donenbsp;la dvin type infmiment voisin dn genre Selaginella, mais qninbsp;pourtant ne semble pas pouvoir lui être forinelleinent iden-tifié, les macrosporanges de ces épis renlermant iin nombrenbsp;de macrospores notablement supérieur a celui qu'on observenbsp;ebez les Sélaginelles, oii l'on nen compte normalement qiienbsp;quatre dans chaque macrosporange.
De son cóté M. C.-E. Bertrand a décrit (i) sous Ie nom générique do Miadesmia de grêles rameaux du Ilouillernbsp;dAngloterre a structure conservée, munis dun faisceau bipolaire, portant de petites feuilles tétrastiques pourvues dunenbsp;ligule, et olFrant ainsi tous les caractères des Selaginella;nbsp;toutefois, les organes fructificateurs nayant pas été rencontrés, lidenlité générique ne saurait être positivement affir-mée.
On ne peut done, quant a présent, conclure lt;[ua une allinité trés étroite entre ces formes anciennes et les Sélaginellesnbsp;actuelles, et il est de même impossi))le de rien affirmer quantnbsp;a Fattribution au genre Lycopodium des specimens de lanbsp;llore paléozoïque qui paraissent susceptibles de lui apparte-nir, du iiioins tant que leur isosporie naura pas été nette-ment établie ; mais il est permis de penser que ces deuxnbsp;genres Selaginella et Lycopodium, dout la présence dansnbsp;les formations secondaires et tertiaires ne donne lieu anbsp;aucun doute, doivent tout au moins, sils ne remontent pasnbsp;cux-mèmes jusquaux temps paléozoïques, descendre direc-tement des types anciens qui olfrent avec eux des ressem-blances si marquees.
Le o-enre Isoetes L. a été rencontré, netternent reconnais-
O
sable, dans Ic Tertiaire et jusque dans ITnfracrétacé (2), et
(1) nbsp;nbsp;nbsp;Bertrand d.
(2) nbsp;nbsp;nbsp;Saporta p.
-ocr page 182-174 nbsp;nbsp;nbsp;LYCOPODISÉES
peiit-être faiulrait-il lai rattacher parement et simplement Ie genre Isoe/opsis Saporta (fig. lai), de l'Oligocène inCérieurnbsp;tie Provence (i), rpii ne se distingue que par Favortenientnbsp;du limbe des feiulles fertiles, réduites anbsp;leur gaine, converlie en écaille.
Enfin, il faut inentionner en dernier lieu, rattril)ution en étant des plus douteuses,nbsp;tpielques enipreintes, les unes du Ilouiller,nbsp;les autres du Tertiaire, qui ont été rappro-(diées des Psilotum sous les noms de Psilo-tites Goldenberg ou de Psilotopsis Heer,nbsp;mais (lont les caractères sont trop indécisnbsp;pour quil y ait beu de syarrêter.
Le groupe, beaucoup plus important, des Lycopodinées paléozoïques arborescentes, se compose de plusieursnbsp;genres, qui pcuvent ètre répartis en deux sections princi-pales, les Lépidodendrées et les Sigillariées. Chez les unesnbsp;conune cliez les autres, a en juger tout au moins d'après lesnbsp;quelques types dillerents dont on a pu étudier la structure,nbsp;le système libéroligneux de la tige est constitué ])ar un boisnbsp;primaire a développejnent centripète fornié de tracbéidesnbsp;scalarilbrmes, le plus souvent entouré, du moins chez lesnbsp;tiges et les rameaux agés, dun anneau plus ou moins épaisnbsp;de bois secondaire formé également de tracbéides scalarilbrmes. Lécorce, souvent lacuneuse dans sa region interne,nbsp;est forniée en dehors, tantót dune zone sidjéreuse continue,nbsp;tantbt de ])andes radiales sinueuses de sclérenchyme mutuel-lement anastoniosées, et de tissu parenchymateux iemplis-sant les mailles du réseau ; les écorces de ce dernier typenbsp;sont hahituellement désignées sous le tenue générique denbsp;Diclyoxylon. Les feuilles, parfois trés longues, et dimi-
(i) Saporta. k.
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miant do laille a ]iiosure quo se rédiiit Ie dianiètrc do laxo ((iii les porte, sont gcnéralemenl 1'oriuées de deux parlies,nbsp;un liiubc longiieuvcnt acieulaire, plus ou moins rapideiuenlnbsp;cadiie, et line base élargie, consliliiant un coussinet qui faitnbsp;corps avec récorce, mais qui doit être eonsidéré coiiimenbsp;dependant de la feuille, a raison de la présence sur son bordnbsp;supérieur, iinniédiateinent au-dessus de l insertion du liinbenbsp;caduc, dune ligule cluirnue, de tont point coinparaljle anbsp;celle (pd existo a la base des feuilles des Seldginella et desnbsp;Isoetes. Ge coussinet est marqué, après la chute de la partienbsp;lil)re de la feuille, dune cicatrice a contour rlioni])oïdal ounbsp;hexagonal, correspondant a la base dattache du liinlje foliaire,nbsp;a l intéricur de laquelle so voient trois cicatricules, généia-lenient rapprochées sur une même ligne horizontale, et dontnbsp;la médiane, en forme de barre ou darc concave vers Ie liaut,nbsp;correspond au faisceau foliaire, tandis (pic les deux latéralesnbsp;correspondent a deux cordons tie tissu parenchymateuxnbsp;formé de cellules a parois minces, qui prennent naissancenbsp;dans lécorce et accompagnent Ie faisceau foliaire jusqua sanbsp;sortie. Ges cordons, parfois lacuneux, paraissent être ennbsp;rapport avec un tissu semljlaljlement constitué qui avoi-sine dans la feuille les ouvertures stomatiques, groupéesnbsp;suivant deux bandes longitudinales, a la face inférieure dunbsp;limbe, dans des rainures plus ou moins profondes, de partnbsp;et dautre de laxe median. On a done alfaire la a des appa-reils aérifères, peul-être af[uifères, mais tlont la constitutionnbsp;el Ie role n'ont pu cependant être encore nettement élucidés.
Les troncs des Lépidodendrées, coninie des Sigillariées, se divisaient a leur partie inférieure en grosses branches,nbsp;dordinaire au nombre de quatre, lesquelles senfoncaientnbsp;ou plus souvent sallongeaientpresque horizontalement dansnbsp;Ie sol, pro])ablement vaseux, se divisant par dicbotoinie, etnbsp;portant des organes appendiculaires fusifonnes, régulière-inent disposés en quinconce, qui laissaient après leiw chntenbsp;des cicatrices circulaires munies dune cicatricule centrale
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LYCOPODIMiES
(orrespondant au passage du faisceau lil)crolignenx. Ges l)ranclies souterraines, désignées sous Ic nom généricpie denbsp;Stigmavia Brongniart, ont donné lieu a des interpretationsnbsp;diverses, plusieurs paléol^otanistes les considérant ooinmenbsp;des racines, et dautres coniiue des rhizomes ; il en sera,nbsp;dailleurs, parlé ultcrieureinent avec plus de tiétail.
Quant a Tappareil fruetifieateur de ces plantes, il se présente sous la forme dépis comparables a ceux des Lycopo-dinées actuelles, mais dordinaire beaucoup plus importants, constituant de véritables cones, dont Ie diamètre dépassenbsp;parfois a centimetres, composes de bractées sporangifères,nbsp;il sporanges renlermantles uns des macrospores et les autresnbsp;des microspores.
Gomine tonjours, les différents membres, liges, rameaux, feuilles, cones de fructification, se rencontrent habituelle-ment séparés et doivent être classés indépendamment lesnbsp;uns des autres, bien quon trouve parfois des cones encorenbsp;attachés a lextrémité de rameaux assez étendus. Lesnbsp;rameaux et les tiges se montrentle plus souvent déponillésnbsp;de leurs feuilles et offrant seulement leurs coussinetsnbsp;foliaires avec les cicatrices laissécs par la chute du limbonbsp;caduc : cest sur des échantillons ainsi conserves quont éténbsp;établies la pliqiart des espèces; mais il arrive assez fré-quemment que ces coussinets étaient déponillés de leurnbsp;épiderme, ou même avaient disparu par suite du décolle-ment de la zone la plus extérieure do lécorce, et la determination spécilique dcvient alors impossible ; la dispositionnbsp;des feuilles demeure néanmoins reconnaissable, da])rès lesnbsp;traces laissées ii la surface tie tels échantillons par Ie passage, il travers l'écorce, du faisceau foliaire et des cordonsnbsp;de tissu parenchymateux qui Iaccompagnent, traces désignées sous Ie nom de cicaii'ices soHS-corticales.
Gomparées les unes aux autres, les Lépidodendrées et les Sigillariées se distinguent par les caractères suivants. Cheznbsp;les Lépidodendrées, les insertions ties feuilles, trés nom-
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I.ÉPIDODENDMEES ET SIGILLARJÉES
])reuses et trés rapprochées, forment a la surface des tiges des séries obliques nettement accusées, mais au milieu des-quelles il est généralement impossible de discerner lesnbsp;séries longitudinales ; il semble, daprès ce quon sait de lanbsp;constitution des tiges dont on a pu étudier la structure, quenbsp;ce caractère soit lié a la disposition des cordons trachéens,nbsp;lt;lirigés obliquement a la périphérie du bois primaire et sa-nastoinosant en un réseau, des noeuds duquel partent lesnbsp;cordons foliaires. En outre, les deux cicatricules qui flan-qvient de part et dautre, dans la cicatrice foliaire, la cica-tricule niédiane correspondant au faisceau libéroligneux,nbsp;sont généralement moins importantes quelle, presque ponc-tiformes, et sur les échantillons dépouillés dune paidie denbsp;leur écorce elles se fondent avec cette cicatricule médianenbsp;en une cicatrice sous-corticale unique, allongée verticale-ment, les deux cordons de tissu parenchymateux qui acconi-pagnent Ie faisceau libéroligneux ne devenant distinctsnbsp;qu au voisinage inimédiat de la sortie et se confondantnbsp;jusr[ue-la en une masse unique, accolée au bord antérieur dunbsp;cordon foliaire ou Tcntourant même en partie.
Chez les Sigillariées, les séries longitudinales de feuilles, moins rapprochées, se dessinent avec une parfaite netteté :nbsp;les cordons trachéens situés a la périphérie du bois primaire, et qui donnent naissance aux faisceaux foliaires, sontnbsp;eux-mèiues dirigés verticalement, parallèles les uns auxnbsp;aiitres, et ne semblent pas sanastomoser. Les cordons denbsp;tissu parenchymateux placés de part et d autre du cordonnbsp;foliaire ayant une importance plus grande et demeurant distincts dans leur parcours a travers lécorce, les deux cicatricules qui leur correspondent dans la cicatrice foliairenbsp;sont plus développées que celle du faisceau libéroligneux,nbsp;alfectant la forme de deux barres verticales ou convergentesnbsp;vers Ie haut, ou de deux arcs tournant leur concavité lunnbsp;vers lautre; elles sont plus accusées encore sur les échantillons dépouillés dune portion de leur écorce, donnant lieu
Zeiller. Paléobotanique. nbsp;nbsp;nbsp;12
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lYCOPODiyÉES
a des cicatrices sous-corticales gémiTiées, ou pliitöt triples, formées de deux arcs ou de deux barres, avec unc cicatricenbsp;ponctiforme, parfois peu visible, entre les deux, cette der-nière correspondant au faisceaii libéroligneux.
Néanmoins, pour certains types, Iattribution peut offrir quelques difficultés, et il est permis de penser que ces deuxnbsp;groLipes, bien différenciés ii Tépoque houillère, ont pu anté-rieurement nêtre pas aussi distincts, certains Lepidoden-dvori du Culni ressemblant quelque peu a des SigUIarianbsp;par la disposition de leurs cicatrices 1'oliaires en sériesnbsp;longitudinales bien nettes. On ne peut toutefois faire quenbsp;des conjectures a eet égard, laute de renseignements surnbsp;lorganisation interne des formes quon serait ainsi tenténbsp;dinterpréter comme marquant une liaison entre les Lépi-dodendrées et les Sigillariées.
Lépidodendrées.
Le geni-e Lepidodendron Sternberg, établi sur des tiges ou des raineaux, est caractérisé par des coussinets foliairesnbsp;saillants, a contour rhomboïdal allongé dans le sens vertical,nbsp;trés rapprochés les uns des autres, le plus souvent mêmenbsp;exac tement con tigus, marqués au-dessus de leur milieu dunenbsp;cicatrice foliaire de forme a peu prés rhomboïdale, habituelle-nient plus large que haute, munie elle-mênie de trois cica-Iricules internes généralement placées au-dessous de sonnbsp;milieu, et dont les deux latérales, ponctiformes, sont moinsnbsp;accentuées que la cicatricule médiane.
Le plus souvent ces coussinets foliaires présenten! suivant leur axe longitudinal une carène saillante qui part de leurnbsp;angle supérieur, sinterrompt a quelque distance au-dessusnbsp;de la cicatrice foliaire, et reprend a Tangle inférieur de celle-ci pour se suivre jusqua Tangle inférieur du coussinet; ellenbsp;est paifois coupée de rides transversales plus ou moins pro-fondes, qui sobservent surtout sur les tiges ou les rameaux
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ages. Des angles latéranx de Ia cicatrice foliaire partent deux lignes saillantes, avquées, qui descendent vers Ie bas, et senbsp;raccordent plus ou inoins rapidement avec Ie contour dunbsp;coussinet (fig. 122). Au-dessus du bord supérieur de la cicatrice foliaire'et a trés faible distance, on distingue générale-inentsur Ie coussinet une cicatricule ponctiforine qui marquénbsp;rouverlure dune petite chainbre creuséenbsp;dans Ie tissu et au fond de laquelle se tronvenbsp;la ligule. An-dessous du bord inférieur denbsp;la cicatrice foliaire, on oljserve en outre,nbsp;du inoins cliez certaines espèces, deux fos-settes arrondies ou ovales, niarquées denbsp;lines punctuations, placées de part et dautrenbsp;de la carène, et qui sont en rapport, daprèsnbsp;les observations de M. Renault comine denbsp;iM. Potonié (i), avec un tissu lacuneux dé-pendant des cordons de tissu parenchyina-tcux qui aboutissent dans la cicatrice foliairenbsp;aux deux cicatricules latérales; M. Potoniénbsp;voit dans ces fossettes un appareil de trans-jiiration ; peut-être encore sont-ce des fossettes aérifères, ou des apparéils sécréteurs.
Les Lépidodendrons étaient pour la plupart de véritables arbres, susceptibles datteindre jusqua 2 metres de diamètrenbsp;a la base, avec une vingtaine ou une trentaine de mètres denbsp;hauteur; ils se ramiliaient assez abondamment, par unenbsp;série de dichotomies successives a branches parfois iné-gales, et les dimensions de leurs coussinets foliaires allaientnbsp;en diminuant peu a peu, suivant Iiniportance des rameaux;nbsp;niais, sauf sur les derniers rainules oü ils navaient pasnbsp;encore subi leur allongement définitif, on voit ces coussinets conserve!- a peu prés les mêmes proportions relatives,nbsp;et leur forme demeure assez constante, de même que celle
(i) PoTOgt;'iÉ b; ReAAXJLT r.
-ocr page 188-i8o nbsp;nbsp;nbsp;LYCOPODINÉES
de la cicatrice foliaire, Cest sur ces caractères, lirés de la forme comme de la position relative de la cicatrice foliaire etnbsp;du coussinet, quont été établies les diverses espèces quonnbsp;a distinguées dans Ie genre Lepidodeiidron^ en même tempsnbsp;que sur ceux que peut fournir la disposition quaffectent lesnbsp;coussinets eux-mêmes les uns par rapport aux autres : dor-
dinaire exactement contigus et limités seulement par dé-troits sillons plus ou moinsnbsp;flexueux qui courent oblique-ment sur la tige, comme cestnbsp;Ie cas chez Ie Lepid. aculea-tLLin Sternberg (fig. laS), runenbsp;des formes les plus répan-dues dans Ie Westphalien,nbsp;ils se montrent séparés cbeznbsp;certaines espèces par desnbsp;bandes planes plus ou moinsnbsp;larges, tantót lisses, tantótnbsp;ridées, se reliant quelquefoisnbsp;les uns aux auties sur unenbsp;même file oblique par Ienbsp;prolongement de leurs ca-rènes longitudinales ; jiarfois la carène manque, et Ie coussinet nolfre au-dessous de la cicatrice foliaire que quelquesnbsp;rides transversales ; enfin chez quelques espèces, tellesnbsp;notarnment que Lep. Volkmanui Sternlierg et Lep. Glinca-nurn Eichwald (sp.), de la flore du Culm (i), les coussinetsnbsp;foliaires, au lieu de former des séries obliques, salignentnbsp;en files verticales trés nettes, de manière a rappeler les Sigil-laires et a suggérer, ainsi quil a été dit plus haut, Fidéenbsp;dune origine commune pour les deux genres.
Lesfeuilles, aciculaires, uninerviées, plus ou moins rigides,
(l) StUR a; SciIMALIIA-USEN b.
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LEP ID ODE.IDDÉES l8i
en ce cas une
ne se renconlrent giière en place qne sur les ramcaux de dernier ordre ; cependant on en Irouve quelquefois encorenbsp;attachées sur de grosses tiges, et atteignant
longueur considéiable, pouvant aller jusqua un mètre.
Un nombre important déchantillons de Lepidodendron, bien reconnaissables a leurs coussinets foliaires nettementnbsp;caractérisés, ont ólé trouvés a divers niveaux du Culm et dunbsp;Houiller, principalement en Angleteire, quelques-uns aussinbsp;cn France et en Allemagne, offrant leur structure interne
parlaitement conservée ; ils ont fait l objet, principalement de la part de Binney, de Williamson, de iMM. B. Renault,nbsp;.1. Felix, C.-E. Bertrand, Hovelacque, de Solms-Laubach (i),nbsp;détudes détaillées, grace auxquelles la constitution desnbsp;tiges et lt;les rameaux de ce genre est aujourdhui biennbsp;connue.
Gertaines espèces, telles que Lep. Harcourti Witham et Lep. rhodumnense Renault, nont jamais montré quun boisnbsp;primaire, et semblent avoir ététoujours dépourvues de boisnbsp;secondaire : chez Ie Lep. Harcourti, Ie bois primaire cons-
(1) Binxey a, b; Williamson a ii, iii, x, xi, x.vi, xix ; Renault f, r ; Felix a , Bertrand a ; Hovelacque a, f; Solms cq.
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tiliie uii arineau assez pen épais entourant ime inoelle centrale et présentant a sa péripliérie des pointements tra-chéens fortement saillants, des anastomoses inutuelles desquels partent les cordons foliaires (lig. 124) ; chez Ienbsp;Lep. rJiodumiiense, laxe central de bols primaire est plein,nbsp;sans interposition déléments cellulaires, avec pointementsnbsp;trachéens péripliériqiies faiblement saillants.
Mais Ie plus souvent il se développe, au pourtour du l)ois priinaire, nne zone cambiale qui donne naissance a un l)ois
secondaire centrifuge, lequcl apparait dabord, tont au moins chez Ie Lep. selaginoides Sternberg, sous la Ibrmenbsp;dun are incomplet, qui sétend ensuite peu a peu sur toutcnbsp;la péripliérie du bois primaire, et Ibrme alors un anneau continu (lig. 125). Chez les espèces ainsi pourvues dun boisnbsp;secondaire, laxe de bois primaire se montre tantbt plein,nbsp;tantüt formé de trachéides rayées et de cellules irrégulière-inent interposées entre elles, sauf ii la péripliérie, tantbtnbsp;enfin muni dune nioelle centrale bien nette; mais cesnbsp;variations paraissent dépendre principalement, daprès lesnbsp;recherches de ^Yillianlsoll, de lage ou, plus exacteinent, dunbsp;calilire du rameaii, les échantillons de laible diamètre offraiit
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iin ]jois primaire plein, et ceux de grand diamètre uno niocllc centrale plus ou moins puissante.
L'écorce, toiijours beaucoup plus é|)aisse que Ie système lil)éroligneux, est généralement Ibrmée, au voisinago denbsp;(udui-ci, dune ])reinière zone de tissu lache et quelquefoisnbsp;largenient lacuneux ; plus en dehors elle se niontre cons-tiluée tantot par un tissu suLéreux a pennbsp;prés uniforme, et tantot par des bandesnbsp;selércncliymaleuscs anastomosées, compre-nant enlre elles des mailles parcncliynia-teuses, suivanl Ie type Diciyo.tylon. Lesnbsp;cordons foliaires, munis dun liber concen-triqiic, sacconij)agnent sur leur bord externe, en traversant Idcorce, dabord délé-mcnls sécréteurs plus ou moins nombreux,nbsp;puis dun cordon du tissu parenchymateuxnbsp;j)articulier déja mentionné plus bant, dési-gné par M. Bertrand sous Ie nom de parich-/m.sqqui, en pénétrant dans Ie coussinet, senbsp;])artago en deux lobes, lcs(|uels vont almutirnbsp;dans la cicatrice foliaire aux cicatricules latérales, et parais-sentetroen outre en rapport avec les fossettes du coussinetnbsp;lorsquil en existe. Enfin, un pen au-dessus du cordonnbsp;foliaire, et a peu de distantie de sa sortie, se trouve lanbsp;ligule, enfermée, ainsi que la reconnu M. Ilovelacque etnbsp;que dalitres Lont égalemcnt constaté après lui, au fondnbsp;tfune chambre assez j)rofondc dont elle natteint pas lori-ficc (fig. 126).
Paries détails de leur constitution anatomique, les Lepido-dendron se i'approchent ainsi de divers types actuels de Lycopodinées, Psilotum. offrant, comme plusieurs dentrenbsp;eux, line couronne annulaire de bois primaire munie denbsp;pointements tracbécns périphériqueS;, mais circonscrivantnbsp;une masse centrale de tissu sclércncliymateux et non paren-cbyniatcux, les Isoetes, dautre part, possédant une assise
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cambiale et des formations ligneuses secondaires, et leurs feuilles étant pourvues dune ligule.
Les épis friictificateurs, désignés sons le terme générique de Lepidostvohus Brongniart, ressemblent an contraire davan-lage, par la disposition des éléments qui les constituent, anbsp;ceux des Lycopodes et des Sélaginelles ; ils sont composesnbsp;de nombreuses bractées, attachées en hélice antour d'unnbsp;axe central, et dont chacune porte iin sporange attaché sur
sa face ventrale. Ges bractées sont anbsp;nbsp;nbsp;nbsp;formées de deux parties : unc par-
' tie inférieure, a linibe étroit, dirigée normalement a laxe et qui doit ètrenbsp;considérée coinme riiomologuc dunbsp;coussinet des feuilles végétatives, etnbsp;un limbe uninervié dressé verticale-ment, mais pourvu souvent a sa basenbsp;dune sorte de talon ou do prolon-gement court dirigé vers le bas. Lenbsp;sporange, de forme ovoïde, allongénbsp;dans le sens radial, est fixé sur la partie inférieure de lanbsp;bractée, un pen au-dessous de la ligulc (i), comme chez losnbsp;Sélaginelles et les Isoetes (fig. 127); la paroi en est épaisse,nbsp;constituée dordinaire par deux assises de cellules; a Finté-rieur on observe paridis des lames radiales de tissu stérilenbsp;qui sélèvent sur tout ou partie de la hauteur de la cavité,nbsp;comme les trabécules des sporanges A'Isoetes {dj. La plupartnbsp;des Lepidostrobus observés soit en empreintes, soit avecnbsp;leur structure conservée, ont montré deux sortes de spores,nbsp;de grosses macrospores triradiées, et des microspores grou-pées en tétrades, renfermées dans des sporanges distincts,nbsp;les macrosporanges occupant généralement la région inférieure du cóne, et les microsporanges la région supérieure.
(1) nbsp;nbsp;nbsp;Maslen a.
(2) nbsp;nbsp;nbsp;Bower a,.
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II se pourrait cependant, certains échantillons, incomplets il est vrai, nayant offert que des sporanges d'une seiile sorte,nbsp;que chez quelques espèces les macrosporanges et les micro-sporanges eussent été localisés sur des cónes différents.
Ges cónes paraissent avoir été Ie plus ordinairement pendants a lextréiuité des rameaux; peut-être certaines espèces du Galm avaient-elles des cónes scssiles, attachés latérale-ment sur de gros rameaux, quelques échantillons ayantnbsp;montré de larges dépressions orhiculaires ou ovales prove-nant de Tempreinte laissée sur lécorce par la base de sem-blables cónes ; mais rattribution générique de ces échantillons demeure quelque pen incertaine.
Le genre Lepidodendron se rencontre dès Ia base du Dévonien, et se continue jusque dans le Permien, après avoirnbsp;eu a lépoque westphalienne son développement maximum.
Genre Lepidophloios Sternberg. Ce genre diffère du genre Lepidodendron par la forme des coussinets foliaires,nbsp;qui sont plus allongés dans le sens transversal que dansnbsp;le sens vertical, et qui en outre sont généralernent, dunbsp;moins sur les tiges ou les rameaux agés, plus ou moinsnbsp;renversés vers le bas ; sur les empreintes, la cicatricenbsp;foliaire peut ainsi se trouver placée tout a fait a la partienbsp;inférieure du contour rhomboïdal correspondant a la basenbsp;du coussinet, ou même un peu plus bas ; les coussinets,nbsp;toujours exactement contigus, masquant alors en partienbsp;la base les uns des autres, les empreintes sont parfoisnbsp;assez confuses, et il faut recourir au burin pour mettre a nunbsp;les cicatrices foliaires. Ces coussinets sont, dailleurs, cons-titués comme ceux des Lepidodendron, avec une carènenbsp;médiane et deux carènes latérales partant des angles de lanbsp;cicatrice foliaire, et une cicatricule ligidaire au-dessus denbsp;celle-ci. La cicatrice foliaire, marquée a lintérieur des troisnbsp;cicatricules habituelles, affecte une forme rhomboïdale trésnbsp;régulièce, allongée horizontalement (lig. 128).
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i86 LYCOPODINEES
Certains rameaiix de Lepidophloios se inontrent miinis de protubérances onibiliquées a contour arrondi, disposées ennbsp;quinconce suivant pliisieurs bles longitudinales, et corres-pondant aux points dattaclie de cones de fructificationnbsp;caducs ; létude anatoniique de semljlafjles écbantillons anbsp;inontré des stéles de faible importance, telles que doivent en avoir desnbsp;ranieaux destines a une fonction éplié*nbsp;mère, sc détachant de laxe ligneuxnbsp;central pour aboutir au centre de cha-cune de ces protubérances. Ces ranieaux spicifères, quon avait regardésnbsp;longtemps comnie un type génériquenbsp;particulier, sont désignés sous Ie noinnbsp;de Halonia Lindley et Hutton.
II a étó rencontré quelques specimens de Lepidophloios a structure con-servée (i), dont l'axe central a présenté une organisation semblable ii celle des Lépidodendrons du type du Lep. Hur-courti; toutefois les tiges agées se monlrent pourvuesnbsp;dun anneau de bols secondaire centrifuge. Sur dautresnbsp;éehantillons on a pu reconnaitre la ligule, disposée commenbsp;chez les Lépidodendrons au fond d'une chambre étroitenbsp;creusée dans la région supérieure du coussinet. Ce genrenbsp;est cependant moins complètement connu que Ie genre Lepi-dodendroii.
11 se montre depuis la base du Westpbalien jusque dans Ie Permien, avec un nombre restreint despèces, dont Tunenbsp;au moins, Ie Lep. lariciniis Sternberg (fig. 128), semble avoirnbsp;persisté sans modification appréciable pendant toute lanbsp;durée de lépoquc bouillère.
On désigne sous ce
Genre J^epidophylluin Brongniart.
(i) CoRDv a ; WiLLiA.visoN a xix; Potoml h ; Kidston i ; Skwahd /i.
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nolu (les Ijractées sporaiigilères a litnl^e linliaire-lancéolé, souvent trés (léveloppij, a base triangulaire, qiion presume,nbsp;niais sans preiive posithe, avoir appartenu aux Lepido-phloios (lig. 129). On les trouvc Ie ])liis souvent isolées, inaisnbsp;(juelc]iiefois encore attacliées en ])lus ounbsp;moins craiul nonibre autour d un axe com-
O
nam, sans ee])endant qu'on ait janiais rencontré de c(jnes tout ii fait intacts.
Oenre Ulodeiulron Lindley et Hutton.
Vig. r2(). ¦ Lepido phyllam lanceola-ium Linclley etnbsp;Hulton, du lloüil-Icr. Bractcc déta-chée, grand. nat.
Ce genre a été ótabli pour des tiges ou de gros rameaux a écorce divisée, par des sil-lons o]:)liques entrecroiscs, en comparti-nients rbomboïdaux a peu prés aussi largesnbsp;c]ue hauts, correspondant, non plus, commenbsp;dans les deux genres precedents, ii desnbsp;coussinets foliaires, mais aux bases mèmesnbsp;d'insertion de feuilles inibriquécs. De ])lusnbsp;ces rameaux présentent liabituellement deuxnbsp;séries longitudinales, diamétralemenl opposées, do grandesnbsp;(lé])ressions om])iliquées,a contour circulaire ou ovale, par-lois contigués sur une même lile (fig'. i3o), correspondantnbsp;aux insertions de grands cones sessiles de fructification,nbsp;sur la base dcsquels récorce sest Jiioulée et dont on anbsp;retrouvé parfois (juekpies débris encore en place.
Les feuilles, linéaires, univerviées, paraissent avoir été prescpie indélinimcnt persistantes ; cependant, quekjuesnbsp;échantillons ont laissé voir leurs cicatrices dinsertion, dontnbsp;les cicatricules inteimes, ])ar leur position au voisinage dunbsp;bord supérieur, comme par leur importance relative, rappel-leraient plutót les Sigillariées que les Lépidodendrées (i) ;nbsp;mais les feuilles ne semblent pas, en général, clisposées en
(1) Kidston f; Wiiiss f.
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files verticales nettes, et les cicatrices sous-corticales sont toujours simples et linéaires, ce qiii conduit a classer lesnbsp;Ulodendron parmi les Lépidodendrées, du moins jusquanbsp;plus ample informé. Un échantillon a structure conservée,nbsp;étudié par Williamson (i), a montré, dailleurs, une consti-
tution trés analogaie a celle des Lepidodeiidroii du type du Lep. llarcoiirti.
Le genre Ulodendron na été rencontré quc dans Ie Culm et le W^estphalien.
Genre Bothrodendron Lindley et Hutton. Le genre Bothrodendron diffère des precedents par scs cicatricesnbsp;ibliaires lieaucoup plus petites, plus espacées, etdépourvuesnbsp;de coussinets : eiles présentent en general un contournbsp;rhomboïdal a angles supérieur et inlérieur arrondis, ifordi-naire un jieu allongé dans le sens horizontal, part'ois aussinbsp;hautque large, avec un lüamètre rarement supérieur a i niil-limètre ounbsp;nbsp;nbsp;nbsp;elles sont flanquées, contre leur bord
supérieur, dune cicatricule ponctilbrme correspondant évi-demmcnt a une chambie ligulaire, et pourvues a leur inté-
(l) WlLI.IAMSOX a II.
-ocr page 197-LÉP/DODENDBÉES nbsp;nbsp;nbsp;189
rieur de trois cicalricules ponctiformes, placées tantót au milieu de la hauteur, tantót un peu aii-dessus ou un peu au-des-sous du milieu. Lécorce est marquée, eiitre les cicatrices, de fines punctuations et de rides sinueuses dirigées tantótnbsp;verticalenient, tantót horizontalement,nbsp;suivant les espèces. Les cicatrices sous-corticales sont simples, linéaires, commenbsp;dans les genres précédents (lig. i3i).
Quelques échantillons ont été trouvés ramiliés, avec des branches dichotomes,nbsp;les derniers ramules encore garnis denbsp;petites leuilles linéaires-lancéolées, trésnbsp;serrées, et ressemblant a sy méprendrenbsp;a des ramules de Lycopodes. Certainesnbsp;espèces {Botltr. piinctatum Lindley etnbsp;Hutton) avaient vraisemblablement denbsp;grands cones sessiles, attachés latérale-ment Ie long des rameaux, sur Lécorcenbsp;desqiiels ils ont laissc Fenqireinte denbsp;leur base sous la forme de grandes depressions ovales, om])iliquées, disposées en file longitudinale. Dautres [Botlir. jniiiutifoliiuii Boiday (sp.)] avaientnbsp;des cónes terininaux de petite taille, ne dilférant des Lepi-dostrohus qiie par la disposition verticillée de leurs brac-tées (i).
On na, malheureusement, pas trouvé déchantillons a structure conservée.
Le genre BoLlirodendroii, rattaché aux Sigillariées par quelques auteurs (2), mais quil est plus naturel de classernbsp;parmi les Lépidotlendrées a raison des caractères fournisnbsp;tant par les cicatrices sous-corticales que par la dispositionnbsp;des feuilles, non rangées, en général, en séries verticales
(1) nbsp;nbsp;nbsp;Kidstos f.
(2) nbsp;nbsp;nbsp;Weiss f.
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reconnaissables, se rencontre dans le Dévonien snpérieiir, Ie Culm et le Westphalien ; uno seulc espèce a été retrouvéenbsp;dans le Stéphanien.
Sigillariées.
Les Sigillariées ne comprennent quiin genre : le genre Sigillaria Brongniart, caractérisé par ses cicatrices 1'oliairesnbsp;allectant la forme dim liexagone a diagonale horizontale,nbsp;tantót a ]ieu prés régulier, tantót plus ou moins allongé ounbsp;surbaissé, rangées en bles verticales biennbsp;nettes, munies au-dessus de leur milieu denbsp;trois cicatricules dont les deux latérales,nbsp;linéaires ou arquées, plus importantes quenbsp;la médiane, ainsi que par ses cicatricesnbsp;sous-corticales ternées ou géminées, lanbsp;cicatrice centrale, correspondant au faisceaunbsp;libéroligneux, étant flanquée de deux cicatrices ovalcs, trés développées, parfois con-tiguës et jn'esque confluentes.
Des angles latéraux de la cicatrice foliaire partcnt souvent deux lignes saillantes, plusnbsp;OU moins obliques sur la verticale, correspondant aux angles dim coussinet plus ounbsp;moins proéminent sur lequel était portée lanbsp;base de la feuille (lig. i3a); ties lignesnbsp;semblables se détaclicnt parfois des deux angles inférieursnbsp;de la cicatrice; mais il ny a jamais de carène médiane. Cenbsp;coussinet, plus ou moins nettcment délimité, est marquénbsp;fréquemmcnt de rides transversalcs ou obliques dont lanbsp;disposition parait assez constante dans cbaque type spéci-lique. Au-dessus de son bord supérieur, la cicatrice foliairenbsp;est accompagnée dime cicatricule ponctiforme, indiquantnbsp;lexistence dime chambre ligulaire, et souvent surmontéenbsp;elle -même dim pli transversal plus ou moins arqué.
-ocr page 199-alGI LLARIÉES nbsp;nbsp;nbsp;191
On pent distinguer dans le nbsp;nbsp;nbsp;Sigillaria denx gronpes
principaux, celui des Sigillaires a cotes on Sigillaires can-nelées, et celui des Sigillaires sans cotes: dans le premier, lécorce présente des cêtes longitudinales plus ou moinsnbsp;convexes, séparées par délroils sillons rectilignes ounbsp;Ilexueux, et dont (diacune ])orte une série verticale de
léuilles ; ces cotes so])servent ________
niênie sur les échantillons dé-poidllés non seidement de leur épidemie, niais dune partie desnbsp;couches externes de leur écorcc ;nbsp;dans le second groupe, lécorcenbsp;est tantót unie, tantot relevée denbsp;coussinets Ibliaires plus ou moinsnbsp;proéminents, séparés les uns desnbsp;autres par des sillons entrecroisés,nbsp;mais sans cotes longitudinales.
Le
groupe des sigillaires a cotes comprend lui-mème deuxnbsp;séries de Ibrmes, pour lesqiiellesnbsp;Sternberg avait propose les nonisnbsp;de Rhytidolepis et de Favularia,nbsp;les formes de la première sérienbsp;olfrant des cicatrices Ibliairesnbsp;assez espacées (lig. i33), et cellesnbsp;de la seconde des cicatrices rapprocliées, presque conti-guös, séparées les unes des autres par des sillons trans-versaux plus ou moins étendus, allant parfois jiisqiiauxnbsp;sillons latéraiix et divisant en ce cas les cótes en niame-lons indépendants superposés les uns aiix autres (fig. i34).nbsp;Mais récartenient des cicatrices dans le sens vertical varienbsp;qiielquefois cliez une inèine espèce dans des limites asseznbsp;étendiies, le développement des tiges ayant pu ètre plusnbsp;OU moins rapide, et paraissant même, chez certains typesnbsp;spécifiques, sêtre ralenti ou accéléré périodiqiiement;
-ocr page 200-192 nbsp;nbsp;nbsp;LYCOP ODINÉES
Fig. i34. Sigillaria elcgans Brongniart, du Westphalien. Empreinte d'un fragment de tige, avec cicatrices drnsertion dépis ; grand. nat.
Fig. i35. Sigillaria tessellata Brongniart, du Westphalien supérieur. Fragment de tige, avec cicatrices dinscrtion dépis disposées en séries dans les siilonsnbsp;séparatifs des cótes, réduit aux 3/4 de grand. nat.
SIGILLARIEES 193
SIGILLARIEES 193
raulrc, les eieatrices Ibliaires se rapprochant ou s'éloignant peu a peil. Ces variations rendent assez difficile la distinction des formes spéciliqiies, bien cjue certains caractères,nbsp;tels que la largevir relative des cicatrices et des cotes, lanbsp;disposition des rides que ces cótesnbsp;[xuivont présenter, Tallure rectilignenbsp;ou ondulée des sillons, fournissent desnbsp;caractères qui paraissent suffisaminentnbsp;(ixes.
écartement relatif
Des variations analogues sobservent cgalenient chez les Sigillaires sansnbsp;cètes, parini lesquelles on avait distingue, ii litre tie sous-genres, sous Ie nomnbsp;de Clathrarid, Brongniai't les formes anbsp;cicatrices portées sur des coussinetsnbsp;saillants sé[)arés par des sillons llexueuxnbsp;entre-croisés, et sous Ie nom de Leio-de.rmaria Goldenberg les Ibrines anbsp;écorce unie, dépourvue de coussinetanbsp;et marquee seulement de rides plusnbsp;ou moins accentuées; mais plusieursnbsp;échantillons, découverts dans ces der-nières années tant en France quennbsp;Allemagne et en Angleterre, ont jnon-tré les types mèmes de ces deux sous-genres, Ie SigilUiria [Clathraria) Brardinbsp;Brongniart et Ie Sigillaria {Leiodennn-rid') spidulosa Germar, succédant 1unnbsp;a Fautre sur les mèmes tiges, la saillienbsp;des mamelons salténuant peu a pennbsp;au fur et a mesure de Fespacementnbsp;ties fcuilles, parfois mème sans modifications bien notables dans leurnbsp;(lig. i36).
Les deux sections du second groupe se lient done Fune Zkiller. Paléobotanitj[ue.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;i3
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i\ Tautre coinme celles clu premier, et il cxiste inênie des formes cle passage entre les deux groupes, certains Favularianbsp;a sillons longitudinaux inflcchis eri zigzag, a coussiiietsnbsp;hexagonaux el nettement délimités, pouvant a peine êtrcnbsp;distingués de certaines formes de Claihraria. Les diffé-rentes espèces forment ainsi une cliaine continue, et biennbsp;quun bon nonibre dentre delles conservent toujours lesnbsp;caractères dune même section, le genre Sigillaria se montrenbsp;trop homogène pour qu'on puisse accorder une grandenbsp;valeur aux suljdivisions quon avait tenté dy établir et quenbsp;quelques paléobotanistes avaient propose délever au rangnbsp;de genres.
Les Sigillaires, bien que susceptibles datteindre une hauteur de 3o mètres et plus, avec un dianietre de plus dun inètre a la base, ne se rainifiaient que trés rarenient, leurnbsp;tronc demeurant le plus souvent colomnaiie et simplenbsp;jusqua son sommet; chez quelques espèces seulement,nbsp;telles que Sig. elegans^ du groupenbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ou Sig. Brardi,
du groupe Clatliraria^ il se divisait par une ou plusieuis dichotomies successives, mais toujours pen nombreuses,nbsp;en gros rameaux plus ou moins divergents. Les feuilles,nbsp;trés longues, aciculaires, ressemblant singulierement anbsp;celles des Lépidodendrons, paraissent avoir été assez rapi-dement caduques, etil estrare de les rencontrer encore atta-chées, groupées dans cc cas en bouquets rigides au sommetnbsp;de la tige ou de ses subdivisions. Dans Iun de ces bouquets, M. GrandEury a observé (i) des épis fruclificateursnbsp;encore en place, mais ces épis étaient eux-mêmes rapi-dement caducs, et le plus souvent on nobserve surles tigesnbsp;que leurs cicatrices dinsertion. Ces cicatrices, a contournbsp;arrondi ou elliptique, ombiliquées au centre, se montrent (2)
(1) nbsp;nbsp;nbsp;GrandEur-ï c.
(2) nbsp;nbsp;nbsp;Zeiller u.
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tantót disséminées irrégulièrement, tantdt et jdus souvent groupées en plus ou inoins grand nombre a une mcme hauteur sur la tige, déforinant et dérangeant cpielque peu lesnbsp;cicatrices foliaiies avoisinantes. Sur les Sigillaires cannelées,nbsp;elles sont généralenient placées dans les sillons séparatifsnbsp;des cótes (fig. i33), et chez certaines espèces, coniine Ienbsp;tessellata Brongniart, trés fréquent dans Ie Westphaliennbsp;supérieur, elles sy succèdent paridis en nombre plus ounbsp;moins considérable, cliacun des sillons étant occupé a lanbsp;inême hauteur par une chaine continue de cicatrices (fig. i35),nbsp;et cette apparition se reproduisant a intervalles réguliers;nbsp;dans dautres cas, elles sont placées indilféremment surnbsp;les cótes OU au fond des sillons (fig. i34), et il en est denbsp;mênie chez les Sigillaires sans cótes, oh on les observe tantótnbsp;entre les séries de feuilles, tantót intercalées dans ces sériesnbsp;niêmes.
La constitution anatomique des Sigillaires est beaucoup inoins bien connue que celle des Lépidodendrons, les échan-tillons a structure conservée sétant toujours niontrés exces-sivement rares ; il en a été rencontré néaninoins dans Ie Per-mien inférieur dAutun, appartenant au groiipe des Sigillairesnbsp;sans cótes, a savoir au Sig. Menardi Brongniart, du typenbsp;Clalhraria^ et au Sig: spinulosa Gerinar, du type Leioder-maria., reconnu, dailleurs, ainsi quil a été dit précédeni-nient, pour nètre quune forme du Sig. {Clatlirari)a Bvardi.nbsp;Étudiés dabord par Brongniart, puis par INI. Renault (i), ilsnbsp;ont offert les uns et les autres une constitution a peu présnbsp;identique, sauf quelques différences dans lécorce, quinbsp;dans cette dernière espèce appartient au type Dictyoxylon,nbsp;tandis que celle du Sig. Menaidi possède une zone subé-reuse continue. Laxe de la tige est occupé par une largenbsp;nioelle entourée de faisceaux de bois primaire a section senii-circulaire ou lunulée, ii développement centripète, a course
(.1) Brongïüart e; Renault ci, f, r.
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verticale, disposés en cercle et contigus par lenrs Ijords; a chacun deux est accolé extérieurement un coin de boisnbsp;secondaire a développement centrifuge formé de lamesnbsp;rayonnantes constituées, comme Ie bois primaire, par desnbsp;trachéides rayées, et entre lesquelles sinterposent un certain nombre de rayons médullairesnbsp;(fig. iSy). Le bois secondaire forme ainsinbsp;un anneau complet, avec une assisenbsp;cambiale a sa périphérie. Sur quebpiesnbsp;échantillons, les faisceaux de bois primaire se sont montrés unis les uns auxnbsp;autres par leiirs bords en plus ou moinsnbsp;grand nombre, constituant eux-mènicsnbsp;un anneau a peu prés (;ontinu (i). Lesnbsp;cordons foliaires partent de la face externe des faisceaux de Jmis primaire,nbsp;dans le plan médian de chacun d eux,nbsp;et se montrent formés, du cóté de laxe,nbsp;dune masse de bois centripète qui, ennbsp;traversant lécorce, sétale peu a peu ennbsp;forme de lame allongée transversalenient,nbsp;et, du cóté extérieur, de courtes lamesnbsp;de bois centrifuge allouffées dans le sens
O
radial et disposées en éventail, avec liber externe; mais ce bois centrifuge dispa-rait a la traversée du coussinet, et lenbsp;cordon, en pénétrant dans la feuille,nbsp;nest plus formé que dune lame de bois centripète avecnbsp;liber concentrique.
On a reconnu, en outre, sur les échantillons a structure conservée, que les deux cicatricules qui llanquent, dans lanbsp;cicatrice foliaire, la cicatricule due au passage du faisceaunbsp;libéroligneux, correspondent a deux cordons de tissu paren-
(i) SoLMS a; Kidston j\.
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chymateux qui prennent naissance dans lécorce interne et accompagnent latéraleinent Ie cordon foliaire ; on distingue anbsp;leur intérieur des tubes longitudinaux qui ne peuvent êtrcnbsp;regardés que comme des tubes sécréteurs. Sur les tigesnbsp;dépouillées des couches externes de leur écorce, ne pré-sentant plus que leurs cicatrices sous-corticales ternées ounbsp;géminées, et désignées sous Ie terme générique de Syrin-godendron Brongniart, ces deux cordons latéraux se montrentnbsp;dautant plus développés quon a affaire a des tiges plusnbsp;agées et a des écorces plus épaisses; ils atteignent parfoisnbsp;jusqua 2 centimètres de diainètre vertical; ils renfermentnbsp;alors un nombre considerable de ces tubes, vraisemblable-nient gommeux ou résineux, qui devaient constituer un puissant système sécréteur.
Les rares échantillons de Sigillaires a cotes a structure conservée qui ont été rencontrés en Angleterre ont offertnbsp;aWilliamson (i) une constitution identique a celles des tigesnbsp;silicifiées des environs dAutun, sauf que Ie bois primairenbsp;y forme autour de la moelle un anneau plus épais et parfaite-mcnt continu, mais entouré extérieurement de coins de boisnbsp;centrifuge soudés latéralement les uns aux autres, et offrantnbsp;exactement la disposition reconnue dans les Sigillaires sansnbsp;cütes.
Lorganisation des tiges de Sigillaires ne diffère en somme, dans ses traits essentiels, de celle des tiges de Lépidoden-drons que par lépaisseur moindre du bois primaire, souventnbsp;divisó en faisceaux distincts, simplement contigus, par lanbsp;course verticale des faisceaux trachéens péripliériques, etnbsp;par lapparition constante et presque immédiate, a ce quilnbsp;seml)le, du bois centrifuge, auquel les cordons foliaires em-pruntent une partie de leurs éléments constitutifs, mais pournbsp;ne les conserver, dailleurs, que sur un parcours limité, cesnbsp;mêmes cordons, observés dansla feuille, ne différant de ceux
(») Williamson a ii, (p. 35).
-ocr page 206-igS nbsp;nbsp;nbsp;LYCOPODINEES
des feuilles de Lépidodendrons que par des détails dim-portance secondaire.
Les épis friictificateurs, quil a fallu classer ii part, comme toujoiirs, sous ie nom générique de Sigillariostrohus Schim-per, faute de pouvoir les rattacher aux tiges dont ils dépen-daient, sont composés de bractées sporangifères disposées,nbsp;généralementen verticilles alternants, autourdun axe porté anbsp;Textrémité dun long pédoncule, feuillé sur une partie de
son étendue (i). Ges bractées sont formées dun linibe rhomboïdal-lancéolé, uninervié, dressé, rétrécinbsp;a la base en un étroit onglet cunéi-forme dirigé normalement a laxe,nbsp;quelquefois même légèrement ré-fléclii vers Ie bas. De grossesnbsp;macrospores triradiées, atteignantnbsp;parfois jusqua 2 millimètres denbsp;diamètre, ont été trouvées groupées sur eet onglet, la paroinbsp;du sporange ayant disparu (fig. i38). II est infiniment probable que les sporanges devaient être disposés et constituésnbsp;conune ceux des Isoetes, et que leur paroi se détruisait a lanbsp;maturité. La plupart des cónes observés nont montré quenbsp;des macrospores ; cependant un échantillon étudié parnbsp;M. Kidston parait renfermer des macrosporanges a sa basenbsp;et des microsporanges a sa partie supérieure.
Quelques-uns de ces cónes, bien que détachés, ont pu, dail-leurs, être rapportos sans doute possible au genre Sigillaria, les coussinets foliaires de leurs pédoncules étant disposés ennbsp;files longitudinales bien nettes, et présentant la même orne-rnentation que ceux de certaines Sigillaires trouvées dansnbsp;les mêmes couches, avec des cicatrices de forme identique.nbsp;Leur découverte a tranché ainsi la question de lattributionnbsp;des Sigillaires, que Brongniart et les paléobotanistes de son
(r) Zeiller e, h ; Kidston /g.
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ccolc avaienl, considcrées comuie des Phanérogames et rap-procltées des Cycadiaées, a raison de la présence dans lenrs tigcs dun l)ois secondaire a développenient centrifuge, et denbsp;la constitution de lenrs cordons 1'oliaires, diploxylés, cest-a-dire formes dune partie centripète et dune partie centrifuge.nbsp;Toutefois ces cones, déterininables comine cones de Sio-il-laires, apparlenant a des Sigillaires a cotes, et la structurenbsp;de celles-ci étant moins l)ien connue que celle des Sigillairesnbsp;sans cutes, la discussion s'est prolongée davantage a légardnbsp;de ces dernières, iNI. Renault hesitant a voir en elles desnbsp;Cryptogames; mais les Sigillariostrobus trouvés dans Ienbsp;Stéphanien a des nivoauxoii ne sc rencontrent que des Sigillaires sans cotes, identiqucs dailleurs a ceux quenbsp;iM. GrandEury a observes encore en place (i) sur Ie Sig.nbsp;Birivcli^ étant eux-mènies constitués exacteinent coinme ceuxnbsp;des Sigillaires cannelées et renfermant entrc lenrs bractéesnbsp;des macrospores triradiées, il ne parait 2)as doutenx que lesnbsp;deux groupes, des Sigillaires sans cotes et des Sigillaires anbsp;cotes, aient été aussi étroitenient allies et aussi hoinogènesnbsp;en ce qui regarde leur mode de reproduction quils Ie sontnbsp;par tons lours caractèros extérieurs ainsi que jiar la structurenbsp;interne de lenrs tiges.
Les Sigillaires sont, en fin do comj^te, do véritables Lyco-podinées, comme les Lépidodendrons, et semblent, par la disposition de lenrs sporanges et Ie mode de disseminationnbsp;de lenrs spores, se rapprocber particnlièrement des Isoétées.
Le genre Sigillaria nest connu avec certitude quii partir de Culm, oü il est, dailleurs, fort rare ; mais il abonde dansnbsp;le Westpbalien et le Stéphanien, représenté surtout, danslenbsp;premier de ces étages, par des espèces a écorce cannelée,nbsp;et dans le second par des espèces sans cotes, dont la plupartnbsp;se continuent dans le Permien. 11 semble niêine quil aitnbsp;persisté jusquau début de Pépoque triasique, un fragment
(i) Gr. Evry c.
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de tige du Grès bigarré de Commerii paraissaiit devoir lui être rapporté (i) ; mais on n'en retrouve plus ensuite auciinenbsp;trace.
Stigmariées.
On désigne sous Ic nom générique de Stig/naria Bron-gniart des branches cylindriqnes, parlbis divisées par dichotomie, marquées de cicatrices circidaires a contour saillant, ombiliquées au centre, disposces ennbsp;quinconce et plus ou moins rapprochées,nbsp;auxquelles sont encore attachés, dansnbsp;beaucoup de cas, des organes appendi-culaires charnus, fusiformes. eililés ennbsp;pointe a leur extréinité, quelquefois bilur-qués, parcourus par un i'aisceau axile, etnbsp;dordinaire régidièrenient étalés a anglenbsp;droit sur laxe de la branche donl ils dependent (fig. 139).
Ces Stig/naria ont été trouvés a diverses reprises partant de la base de troncs encore debout et reconnaissaJ)les, tantêt etnbsp;plus généralement comine des troncs denbsp;Sigillaires, tantót coniine des troncs denbsp;Lépidodendrons. Doixlinaire, ces troncsnbsp;se partagent a leur base en quatre gjosscs branches disposéesnbsp;en croix, étaléeshorizontalementou légèremcnt plongeantes,nbsp;qui sedivisaient ensuite par une série de dichotomies succes-sives. Les Sligi/iaria, quon rencontre de])uis Ic Dévoniennbsp;jusqiie dans Ie Permien, ahondants surtout dans Ic Houiilernbsp;et remplissant partbis Ie mur de certaines couches, re])ré-sentent done Ie système souterrain des Sigillariécs et desnbsp;Lépidodendrées. Leurs bianches peuvent être plus ou moinsnbsp;étalées, bifurquées a plus ou moins grande distance, et
(i) Weiss d.
-ocr page 209-SriGMARIÉES
M. Grand'Eiiry a proposé Ie nom de Stigmariopsis pour les Ibrmes a Ijranches plongeantes, a ramification fréquente, anbsp;diamètre rapideinent décroissant, qui sont les plus fréquentesnbsp;dans Ie Stéphanien et Ie Perinien et paraissent correspondrenbsp;aux Sigillaires sans cótes ; mais la distinction générique estnbsp;souvent difficile, et il est nième a peu prés impossible, dans lanbsp;plu])art des cas, de distinguer parnii les Stigmariées desnbsp;formes spéciliques tant soit peu caractérisées, les difierencesnbsp;qu'on observe parfois dans Ie mode dornementation denbsp;lécorce, dans la disposition de ses rides, se ré vélant en géné-ral comnie de simples accidents locaux ; de fait, presquetousnbsp;les écliantillons rencontrés rentrcnt dans un seul et mênienbsp;type, Stigmaria ficoides Sternberg (sp.), qu'ils appartiennentnbsp;a des Sigillariées ou a des Lépidodendrées, les unes et lesnbsp;autres ayanteu leur appareil souterrain constitué exactementnbsp;de mème, tout au moins en ce qui regarde les caractèresnbsp;extérieurs.
l'n assez grand nombre décbantillons a structure conser-vée ont été recueillis, tant aux environs dAutun quen Allemagne eten Angleterre : ils ont offert en général(i)nbsp;une moelle centrale entourée a Ia j)ériphérie de faisceaux,nbsp;dordinaire peu importants, de bols centripète ; parfois mênienbsp;ces faisceaux semblent manquer, ayant été détruits avant lanbsp;fossilisation ; plus rarenient ils présentent un développementnbsp;assez notalile, rappelant beaucoup ceux des tiges de Sigil-laires, se reliant parfois entre eux de manière a former unnbsp;anneau continu autour de la moelle, ou mêrne constituant unnbsp;axe central tout a fait plein ; mais il semble que cette absencenbsp;de tissu médullaire nait été constatée que sur les échan-tillons de petit diamètre, comme cela a lieu chez les Lépi-dodendrons du type du Lep. selaginoides. A ces faisceauxnbsp;dc bois primaire, composes de tracliéides rayées, sontnbsp;fecolés extérieurement des coins do bois secondaire a
(i) Hkxault i,', i, /¦; Williamson i; Solms a.
-ocr page 210-202 nbsp;nbsp;nbsp;LYCOPODIX E E S
développement centrifuge, formés de tracliéides rayées disposées en files rayonnantes avec interposition de rayonsnbsp;inédullaires, et constituant un anneaii continu entouré lui-niême dune assise génératrice.
Lécorce, en grande partie Ibrniée de tissu parenchy-mateux, est ordinairement conservée ; certains écliantillons des environs dAutun, sur lesquels elle a pu être étudiée,nbsp;ont montré dans la zone corticale externe des bandes prosen-chymateuses entre-croisées, rappelant un peu Ie typenbsp;Dictyoxylon. Les cordons qui se renden t aux organesnbsp;appendiculaires prennent naissancc a la périphérie du boisnbsp;primaire, a son contact avec Ie bois secondaire ; ils présen-tent, non seulement dans la traversée de la tige, mais dansnbsp;les appendices eux-inêmes, oii ils ont pu ètrc suivis, unenbsp;section triangulaire a pointe tournée vers Ie liaut et occupéenbsp;par un groupe de tracliéides de faible calibre, auquel sac-colent extérieurenient, cest-a-dire sur Ie bord inférieur, desnbsp;tracliéides plus larges, souvent disposées en files raj onnantes,nbsp;avec libcr collatéral.
Williamson, considéraiit ces faisceaux comme des fais-ceaux radiculaires unipolaires, comparables a ceiix des Lycopodes et des Isoetes, regardait les Stigmaria comme denbsp;véritables racines. M. flenault a montré (piil fallait plutótnbsp;voir en eux des rhizomes, plusieurs des écliantillons étudiésnbsp;par lui ayant offert, a Lintérieur dorganes appendiculairesnbsp;dailleurs semblables ([uant a leur apparence extérieure,nbsp;deux types différents de faisceaux libéroligneux, les unsnbsp;diploxylés, c'est-a-dire formés, du cdté de laxe, dun cordonnbsp;primaire centripète, et extérieurenient dunc série de lamesnbsp;rayonnantes de bois secondaire disposées en éventail, avecnbsp;liber externe, les autres a section également triangulaire,nbsp;mais avec élénients tracliéens a cliacuii de leurs angles et anbsp;développement centripète ; les premiers représentant desnbsp;faisceaux foliaires, les seconds des faisceaux de racinesnbsp;tripolaires ; de fines radicelles ont niéiiie été observées se
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détachant des angdes de eeux-ci. Les organes appendicu-laires des Stiginaria représentent done, pour la plupart, des feuilles, probablement souterraines, interpretation quinbsp;Concorde bien avec leur disposition en quinconce régulier;nbsp;entre ces feuilles naissaierit des racines, a peu prés sem-Ijlables aux feuilles par leur aspect extérieur, et de la pré-sence dcsquelles dépendent sans doute les irrégularitésnbsp;quon oljserve parfois dans la répartition des cicatrices,nbsp;principalement sur la face inférieure des échantillons.
Enfin, cette interprétation a été confirinée par les observations de M. GrandEury (i), qui a pu constater la formation, sur certaines liranches de Stiginaria^ de bourgeons ou denbsp;bulbes quil a retrouvés a différents degrés de développement,nbsp;et quil a reconnus ainsi représenter Ie premier stade denbsp;troncs de Sigillaires.
Type générique dattribution incertaine.
On a généralement rapporté aux Lycopodinées, en Ie rap-procliant des Psilotum^ un type générique encore énigma-tique, du Silurien supérieur et du Dévonien de IbVméricjue du Nord, décrit par Sir W. Daxvson sous Ie noin de Psilo-phytoii (a) et dont Fespèce principale, Ps. princeps^ offriraitnbsp;des rameaux dichotomes dépendant dun rhizome tracant,nbsp;enroulés en crosse a leur soinmet, et munis de petits appendices spiniformes, regardés comme des feuilles ; diversnbsp;échantillons ont montré des sporanges coriaces, ovoïdes ounbsp;fusiformes, pendant a lextrémité des dernières ramifications.nbsp;-\Iais la dépendance mutuelle de ces divers organes ne paraitnbsp;pas établie dune facon assez décisive pour quon ne pnissenbsp;se demander sils proviennent bien tons de la nième plantenbsp;et si quelques-uns dentre eux ne devraient pas ètre rappor-
(i) Gr. Eury c.
(a) Dawso.n (i, b, e.
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r.ycoiODiNÉiis
tés aux Fougères, les autrcs pouvant apparteiiir a des Lyco-podinées. Des observations plus completes et plus positives seront nécessaires pour quon puisse formuler une appré-ciation a légard de ce type générique, mentionné ici a raison même de sa singularité et des affinités complexes quilnbsp;semblerait posséder.
-ocr page 213-De int'iTic (jue les Pry[)tolt;ranies vasculaires, les (lymno-sperines Ibssiles coiiipreiinent, a coté de types directement assimilaLles a ceux ([iie nous avons aujourdliui sous lesnbsp;yeux, des foruies éteintcs depuis plus ou luoins longtempsnbsp;et dont 11 nest pas toujours facile de lixei- la place dans lesnbsp;cadres de la classilicalion établie poiii' les plantos vivantes.nbsp;La plupart dentre ellens se rapprochent asscz, cependant, denbsp;lelie OU telle des classes acluelles pour ])ouvoir y ètre ratta-chécs, sauf, pour quelques-unes, a les considérer (^oiniue ynbsp;constituant un ordre a part, ainsi quon est force de Ie faire,nbsp;par exemple, pour les Bennettitées par rapport aux Cycadi-nées. Dautres séloignent trop des uncs et des autres de cesnbsp;classes pour pouvoir trouver place au milieu delles et ontnbsp;du, de mème que les Sphénopbyllées parmi les Gryj)togainesnbsp;vasculaires, ètre groupées dans une classe spéciale, commenbsp;les Cordaïtées. D'aulres encore sonl trop imparfaitementnbsp;connues pour quil soit possible dapimécier exactementnbsp;Icurs aflinités, a ce point que pour certaines dentre elles,nbsp;représentées seuleinent par des portions de tiges a structurenbsp;conscrvée, Lattiibution menie aux Gymnospermes, quelquenbsp;vraisendilable quelle soit, nolfre pas un caractère de cer-lilude absolue. Eniin on connait, parliculièrement a Tépoquenbsp;bouillère, un grand nombrc de types de graines, quel'etudenbsp;anatomique a montrées ètre des graines do Gymnospermes,nbsp;sans quon puisse les raccordcr aux organes végétalifs aux-
-ocr page 214-206 CORDAITK ES
qiicls elles correspondaient el qui, dailleuis, nc nous sont peut-ètre pas connus.
Sans Youloir entrer dans trop de détails sur ces types encore un pen probléinatiques non plus que sur ces noni-breuses formes de graincs, il paralt utilc de mentionner aunbsp;moins les principaux dentre eux ; je leur consacrerai dom;nbsp;quelques mots a la suite de rexamen du groupe de Gymno-spermes qui parait être Ie plus ancien en date, celui des Gor-daïtées, et avant daborder les groupes encore vivantsnbsp;aujourdhui, des Cycadinées, des Salisburiées, des Goni-fères et des Gnétacées.
GOllDAÏTEES
Les Gordaïtées ontpour type principal Ie genre Cordaites Unger, établi sur des empreintes de feuilles ovales-lan-céolées OU spatulées, tantót aiguös, tantot arrondies au som-met, de longueur variable depuis quelques centimètresnbsp;jusqua plusieurs décimètres, parcourues par de nombreusesnbsp;nervures parallèles ou trés faiblement divergentes se divi-sant de loin en loin par dichotomie (lig. i4o).
Ges feuilles, cj[ui se rencontrent a divers niveaux depuis Ie Dévonien jusque dans Ie Permien, fréquentes surtout dans lanbsp;formation houillère, avaient été lontemps considérées conunenbsp;des feuilles de Monocotylédones, et quelques-unes denlrenbsp;elles, reunies en bouquet et étalées en éventail, avaient éténbsp;prises pour des feuilles flabellifornies de Palmier.
Les recherches de M. GrandEury dabord, puis de M. Pie-nault (i), ont permis de raccorder les unes aux autres les différentes parties des végétaux auxquelles elles apparte-naient et de se rendre compte de leur port comme des principaux détails de leur constitution.
(i) Gk. EüRY a : Rexault f, r.
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CAItACrKRES DES CORDAITÉES 207
Les Cordaïtes étaient des végétaiix arborescents, suscep-libles daLteindi-e iine hauteur de 3o a 4o mètres, se ramifiant abondaiiiiiient, inais saus régularité, et ne portant de leuillesnbsp;quo sur leurs dernières branches. Ges feuilles, disposées ennbsp;Jiélice, laissaient, après leur chute, sur les rarneaux [Cordai-cladus Gr. Eurvl des cicatricesnbsp;transversales a contour ellip- ;nbsp;tique surbaissé, marquées denbsp;plusieurs cicatrices ponctifor-nies corresj)ondant au passagenbsp;des faisceaux libéroligneux.
Laxe de la tige et des rarneaux était occupé par une largenbsp;rnoelle, massive a létat jeune,nbsp;condensée plus tard en unenbsp;série de diaphragmes transver-saux OU légèrenient obliques,nbsp;irrégulièrement répartis, maisnbsp;toujours assez rapprochés : lesnbsp;sédiinents étant venus a rem-plir la cavité médullaire desnbsp;fragments de tiges ou de ra-meaux entrainés dans les bassins de dépot, on trouve asseznbsp;fréquement Ie moulage de cette cavité, sous la forme denbsp;cylindres pierreux de diamètre variable ou de prismes anbsp;angles arrondis, présentant des sillons transversaux plusnbsp;OU moins profonds, marquant les étranglements qui corres-pondaient aux diaphragmes de rnoelle ; ces moules internes,nbsp;connus sous Ie nom générique A'Aj'tisia Sternberg, avaientnbsp;été considérés primitivement comme des tiges de Monoco-tylédones comparables a celles des Yucca ou des Dracsena.
Autour de cette rnoelle centrale existe un anneau ligneux dépaisseur variable, considérable souvent, a développementnbsp;exclusivement centrifuge, compose dabord de trachéesnbsp;spiralées ou annelées, puis de trachéides réticulées ou
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rayées, représentant probal)lenient Ic l)ois primaire, et ensiiite de trachéides ponctuées, marquees sur leurs facesnbsp;radiales de ponctuations aréolées plurisóriées, ii aréolesnbsp;eontiguës et polygonales, comparables a celles des Araucaria. Entre les lames ligneiises sintercalent des rayonsnbsp;médullaires souvent composes. A la périphérie existe unenbsp;zone cambiale annulaire. Lécorce, généralement rormcc denbsp;tissu subéreux dans sa region interne est coniposée plusnbsp;en dehors de tissu parencliymateux parcouru l'réquemmentnbsp;par des tubes gommeux et par des cordons ou des lames,nbsp;dimportance varial)le, de libreshypodermiques. Les l'aisceauxnbsp;loliaires prennent naissance a la périphérie tie la moelle etnbsp;présentent cette particularité, tout au moins une fois entrésnbsp;dans les feuilles, quilssont diploxylés comme ceux des Cyca-dinées, les elements tracbccns sy trouvant, non sur leur bortlnbsp;interne, mais ii rintérieuret au dela de leur centre tie figure,nbsp;plus prés du liord externe, la portion tlu l'aisccau tournéeversnbsp;laxe étant Ibrmóe ile tracbéiiles rayées et ponctuées tie largenbsp;calibre, a développement ixmtripète, et la portion tournéc
en dehors, a développement centrifuge, de trachéides ponctuées plus fines, disposécs en are sur un ou plusieurs rangs. Le liber est placé sur Ic liord externe. Chaque nervure estnbsp;accompagnée de tleux liantles de lilires hypotlermiques pla-cées furie au-dessus tfclle, fautre au-dessous, tlonnant naissance sur la face inférieure comme sur la face supérieure tlunbsp;limbe a une nervure plus ou moins saillante qui marqué le
-ocr page 217-GENRES PRINCIPAUX INELORESCENC E Snbsp;^09
parcours de chaqiie cordon libérolignetix (fig. i4i)- Enlre deux nervures voisines sintercalent généralement dautresnbsp;bandes hypodermiques semblables, ordinairement inoinsnbsp;développées, qui Ibrinent a la surfacve du limbe des nervuresnbsp;plus fines courant enlre les nervures proprement dites. Onnbsp;distingue souvent, entre ces nervures, de fines rides trans-versales, dues a Iexistence dans le tissu de lacunes allon-gées perpendi(;ulaireinent a Iaxe de la feuille.
Le noml)re et la force relative de ces nervures, combines avec la forme générale et la dimension des feuilles, ontnbsp;permis détablir parmi les Cordaites un nombre assez important despèces, dont la distinction, il est vrai, ne laisse pasnbsp;detre parfois assez délicate. Elies ont été réparties dansnbsp;trois genres, désignés par M. GiandEury sous les noms denbsp;(Cordaites, Dorycordaites et Poacordaites, le dernier de cesnbsp;noms étant créé pour les feuilles linéaires, beaucoup plusnbsp;longues que larges, plus on moins graminiformes, a nervuresnbsp;généralement inégales, tandis que les feuilles ovales-lancéo-lées, a limbe plus large, a bords non parallèles, se répartis-sent dans les deux autres genres, daprès les caractères denbsp;leur nervation : le genre Dorycordaites comprend les feuillesnbsp;a nervures fines, toutes égales, trés serrées, a contour lan-céolé généralement aigu au sommet, le nom de Cordaitesnbsp;demeurant réservé pour les feuilles a nervures inégales,nbsp;deux nervures fortes comprenant entre elles une on plu-sieurs nervures fines.
Des inllorescences, tant males que femelles, désignées sous le nom générique de Cordaianthus^ ont été observéesnbsp;fréqueinment en rapport avec des rarneaux de Cordaitesnbsp;encore munis de leurs feuilles, et par conséquent détermi-nables ; quelques-unes ont été trouvées silicifiées et ontnbsp;pu être étudiées anatomiquemcnt. Elles alfectent généralement la forme dun épi, composé de petits bourgeons üoquot;nbsp;raux OU dépillets, tantót distiques, tantót disposés en hélicenbsp;autour de laxe. Les inllorescences males sont forméesnbsp;Zeiller. Palóobotanique.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;14
-ocr page 218-COIIDAITEES
détamines constituées par un filet portant a son sonimet trois OU ipiatre anlhères tubuleuses, disséminées entre desnbsp;bractées stériles, ou bien groupées au centre de ces liractéesnbsp;et couronnant Ie sornmet du bourgeon (fig. 142). Les inflorescences femelles sont tantót composées simplementnbsp;dovules placés a la base des bractées et formant un épi dis-
tique, tantót de bourgeons comprenant chacun plu-sieurs bractées portant anbsp;leur aisselle ou entourantnbsp;un nombre variable dovules brièvement pédicellés.nbsp;Les ovules sont toujoursnbsp;ortliotropes, el présentenlnbsp;au sornmet du nucelle unenbsp;chambro pollinique dansnbsp;laquelle sont fréquemrnent
groupés des grains de pollen ; il a mème été ren-
contré de
core engagés dans Ie canal micropylaire. Les grains de pollen des Cordaites sont ovoïdes et se niontrenl liabi-tuellement segmentés ii lintérieur en plusieurs cellules ;nbsp;mais il semble, au moins dans un certain nombre de cas,nbsp;quil ny ait pas segmentation réelle et que cette apparencenbsp;de cloisonnement provienne simplement de plissemenlsnbsp;profonds de Fintine (i). Aucun de ces grains na jamaisnbsp;offert de tube pollinique et M. Renault avail pensé daprèsnbsp;cela quils avaient pu émeltre des antliérozoïdes ; la décou-verte, due a IMM. Ikeno et llirasé, danlhérozoides chez lesnbsp;Cycas et chez Ie Ginkgo (2) a prouvé que cette hypothèsenbsp;navait rien que de parfaitement vraisemblable.
(1) nbsp;nbsp;nbsp;Bertrand e.
(2) nbsp;nbsp;nbsp;Ikeno a ; Hirasé a.
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Les ovules, comme les graines mures, sont presque tou-joiirs plus OU moins aplatis, avec iin contour ovale ou cordi-forme : Ie laisceau vasculaire qui aboutit a leur base se divise en deux parlies, dont Tune se partage en branches noin*nbsp;breuses qui enveloppent, en formant une sorte de coupe, lanbsp;portion inférieure du nucelle, tandis que lautre se bifurquenbsp;en deux cordons opposes qui sélèvent dans les téguments,nbsp;en suivant Ie plan de symétrie. Les graines des Cordailes^nbsp;désignées sous Ie nom de Cordaicarpus Geinitz, sont géné-ralement cordiformes, plus ou moins échancrées a la base,
a enveloppe ligneuse entourée souvent dun épisperme char-nu; elles sont dordinaire sessiles ou trés ])rièvement pédi-cellées (lig. i43).
Chez quelques-unes dentre elles, que M. GrandEury rapporte aux Dorijcordaites, Ie pédicelle sallonge considéra-blement a la maturité, bien au dela du sommet des bractéesnbsp;constituant lépillet ou Ie bourgeon üoral; les graines por-tées par ces pédicelles sont ordinairement de petite taille,nbsp;etmunies dans leur plan de symétrie dune aile membraneusenbsp;habituellement écbancrée au sommet; ces graines ailées sontnbsp;désignées sous Ie nom générique de Sainaropsis (fig. i44)-
Les Gordaïtées se rapprochent des Gycadinées par leur
-ocr page 220-212 nbsp;nbsp;nbsp;CORD A I TEES
large moelle, par la constitution de leur faisceau foliaire, par la disposition du système vasculaire de leurs graines ;nbsp;mais elles sen écartent par leur abondante ramification, parnbsp;leurs leuilles simples, par leurs inflorescences males, dontnbsp;la constitution, avec de véritables étamines, tendrait plutótnbsp;a les rapprocher des Gnétacées. Elles nont, dailleurs, avecnbsp;les Conil'ères que des analogies encore plus éloignées, etnbsp;doivent par conséquent être considérées comme constituantnbsp;une classe particulière parnii les Gymnospermes.
II ne me parait pas douteux quil faille rattacher aux Cordaï-tées un genre de la flore houillère et permotriasique de la region australo-indienne, sud-américaine et sud-africaine, Ienbsp;genre Nocggerathiopsis O. Feistmantel, a leuilles semblables anbsp;celles des Cordaites ou des Poacordaites et n'en différantnbsp;guère que par labsence de nervures fines entre les ner-vures correspondant aux faisceaux libéroligneux; cesnbsp;leuilles nont été trouvées quisolées, mais il a été rencontré avec elles, dans les gisements probablement rhétiensnbsp;du Tonkin, des lambeaux décorce portant des cicatricesnbsp;Ibliaires de dimensions correspondant a celles de leursnbsp;bases dinsertion et ol'i'rant exactement laspect et la disposition de celles des Cordaicladus fO.
II seinble, dailleurs, que ce type des Gordaïtées, généra-lement considéré comme essentiellement paléozoique, ait persisté, avec un moindre développement, pendant unenbsp;grande partie de la période secondaire et quil faille lui rap-porter un certain nombre de genres établis sur des feuillesnbsp;linéaires-lancéolées a nervures parallèles, et dont quelques-uns avaient été classés parmi les Monocotylédones, a raisonnbsp;notamment de la présence, entre les nervures, de nervillesnbsp;transversales plus ou moins nettes provenant peut-être sim-
(i) Zeillek c.
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TYPES AFFINES AUX COHDAITES
plement de Iexistence, dans le parenchyrne, de lacunes analogues a celles des feuilles de Gordaïtes (i). La |)ré-sence, dans le Lias moyen, de monies détuis médullaires anbsp;sillons circulaires transversaux, du type Artisia (2), cons-titue un puissant argument a Iappui de cette attribution.nbsp;Parnii les genres qui représenteraient ainsi les Cordaïtéesnbsp;dans la flore secondaire, je mentionnerai, sans entrer dansnbsp;plus de détails, le genre Yuccites Schimper et Mougeot,nbsp;dont on rencontre les feuilles a différents niveaux dans lenbsp;Trias et le Jurassique et auquel correspondent peut-êtrenbsp;ces Artisia du Lias, le genre Eolirion Schenk, de IUrgoniennbsp;de la Moravie et du Groenland, a feuilles linéaires dis-posées le long du rameau comme celles des Gordaïtes, etnbsp;le genre Kraunera Gorda, du Grétacé moyen de lAutriche,nbsp;a feuilles lancéolées a sommet arrondi, tout a fait sernblablesnbsp;()ar la nervation comme par la forme a celles des Cordaiiesnbsp;houillers.
On a rencontré également des feuilles sernblables a celles des Poacordaites a la Ibis par leur forme linéaire allongéenbsp;et par leur nervation, mais qui, au lieu dêtre éparses lenbsp;long des rameaux, se sont montrées réunies en bouquetsnbsp;sur de trés courts ramules, comme celles des ^lélèzes ounbsp;des Ginkgos : le genre Desmiophylliiin Lesquereux, dunbsp;Houiller des Etats-Unis (3), a été établi sur un rameau por-tant un certain nombre de ramules latéraux ainsi réduits cha-cun a un bompiet de feuilles; le genre Plurnicopsis Heer, dunbsp;Jurassique de la Sibérie et de la Norvège (4), comprend desnbsp;ramides détachés, composés chacun dun certain nombre denbsp;feuilles groupées de même en bouquet et entourées décaillesnbsp;a leur base. On peut se demander si ces types génériquesnbsp;ne devraient pas être rapprochés plutot des Gordaïtées que
(l) Co.VIPTKH a.
(ï) Ligxipr b.
(3) nbsp;nbsp;nbsp;Lksqui-keux c.
(4) nbsp;nbsp;nbsp;Heer d.
-ocr page 222-2 l4
TYPES D ATTRin VTWN INCERTAINE
(les Salisburiées ou des Conifères, prés desquelles ils avaient été provisoirement placés. ^lais tant quon ne con-iiaitra de ces divers genres que les organes foliaires, on nenbsp;pourra se prononcer sur leurs véritables aflinités.
TYPES GENERIOUES DATTRIBUTION INCERTAINE
Parmi les types génériques mentionnés plus bant comme trop imparfaitement connus pour quil soit possible de fixernbsp;dune facon positive la place quils doivent occuper dans lanbsp;classification, les uns sont représentés seulement par desnbsp;f'raerinents de tiges ou de rameaux a structure conservée,nbsp;dautres par des organes foliaires observés soit ennbsp;euipreintes, soit a Pétat silicifié, et dont ([uelques-uns sontnbsp;transformés en appareils reproducteurs. II ne sera faitnbsp;mention ici que des plus remarquables dentre eux.
Le genre Poroxyloii Renault, établi sur des échantillons silicifiés du Stéphanien de la Loire et du Permien des environs dAutun (i), coniprend des tiges et des rameaux pour-vus au centre dune moelle assez développée, autour denbsp;laquelle sont répartis un certain nombre de faisceaux cons-titués a la fois comme ceux quon observe a la même placenbsp;dans les tiges des Lyginopteris, et comme les faisceauxnbsp;foliaires des Gycadinées, cest-a-dire a éléments tracbéensnbsp;situés a quelque distance en dedans de leur bord externe,nbsp;et comprenant ainsi, dun c()té des éléments a dévelop])e-ment centripète, a savoir dabord des trachéides rayées, puisnbsp;des tracbéides a ponctuations aréolées plurisériées, et denbsp;lautre des éléments a développement centrifuge consistantnbsp;en trachéides aréolées. Au bord externe de ces faisceauxnbsp;saecolent des lames rayonnantes de bois secondaire, compo-
(i) Bertrand et Renault a.
-ocr page 223-POROXYLEES nbsp;nbsp;nbsp;2i5
sees de Irachéides mimies sur leurs faces radiales de ponc-tiiations aréolées plurisériées, avec rayons médullaires simples ou composés, formant nn annean ligneux continunbsp;souvent fort épais ; eet annean ligneux est eritouré a la péri-phérie dune assise cambiale, a laquelle succède nne zonenbsp;libérienne constituée par des cellules parenchymatensesnbsp;alternant régulièrement, Ie long dun méme rayon, avecnbsp;des tubes criblés. Les faisceanx périmédullaires sont ennbsp;continuité directe avec les faisceanx foliaires, chacun deuxnbsp;se dirigeant a son extrémité supérieure vers une feuille,nbsp;et se raccordant a son extrémité inférieure avec nn desnbsp;faisceanx voisins. Dans leur region inférieure, ils se dépouil-lent peil a pen de leur bois centripète et ne sont plus formésnbsp;((ue déléments centrifuges; dans les feuilles, au contraire,nbsp;la portion centripète se montre largement développée ; Ienbsp;liber y est accolé, comme dans la tige, au bord externe dunbsp;bois centrifuge. Ges feuilles ont présenté nn limbe épais,nbsp;parcouru par de nombreuses nervnres dichotomes, a bordnbsp;probablernent entier, souvent replié en dessous, atténué anbsp;la base en un pétiole dun centimètre au moins de largeur.nbsp;Les rameaux naissaient a laisselle des feuilles. Les racines,nbsp;grêles, munies dun faisceau bipolaire, olfrent la structurenbsp;des racines de Gymnospermes.
Ainsi constituées, les tiges des Poroxylons rappellent qiielcpie peu celles des Lyginopteris, mais ici Ie faisceaunbsp;libéroligneux des appendices foliaires, au lieu de jierdrenbsp;son bois centrifuge et de devenir concentrique en quittantnbsp;la tige, demeure diploxylé et collatéral; de plus la ramification est neftement axillaire. Ges faisceanx foliaires sontnbsp;constituós, dautre part, comme ceux des Gycadinées, avecnbsp;cette dilférence toutefois que leurs éléments centripètesnbsp;apparaissent dans la tige même: mais cette particularité nenbsp;fait pas obstacle a un rapprochement entre les Poroxylon etnbsp;les Gycadinées, la presence déléments ligneux a développe-ment centripète ayant été récemmcnt constatée par M. Scott
-ocr page 224-u6
ryPES ü'ATTRinurwN incertaine
cliez ces deriiières dans les pédoncules des cones males ou femelles de [)liisieiirs genres (i). Les Poroxylou paraissentnbsp;done devoir ètre rapproeliés des Cyeadinées pliilêt qiie desnbsp;Cycadofilicinées, et classes parmi les Gymnos[)ermeS, biennbsp;quon nait encore aucun renseignenient sur la nature denbsp;leurs organes reproducteurs.
llenault a également ra])proché des Gycadinéos, sous Ie nom de Cycadoxylées^ destiges trouvées dans lePermiendesnbsp;environs dAutun (2), dans lesquelles ii a observe plusieiirsnbsp;anneaux ligneux concentriques, continus ou discontinus,nbsp;avec tissu parenchymateux interpose entre eux, formés tienbsp;lames rayonnantes, souvent trés étroites, de trachéides aréo-lées, séparées par de larges bandes médullaires; a rorigincnbsp;de chaque lame on remarque tpielques trachéides rayées ;nbsp;mais les anneaux ou portions danneaux ligneux internes senbsp;montrent orientés en sens inverse des |)ortions correspon-dantes de Ianneau externe, tournant leur liber vers Ie centrenbsp;de la tige, de sorte que Iensemble de ces bandes ligneuscsnbsp;externes et internes olfre une disposition trés analogue anbsp;celle des stéles rubanées périphéritpies des Medullosa,nbsp;lorsque celles-ci se montrent soudées en un anneau continunbsp;ou presque continu suivant Ie type gamostéle. M. Renaultnbsp;avait, dailleurs, a raison de cette analogie, rattaclié lesnbsp;Medullosa a ses Gycadoxylées, mais les deux genres Cyca-doxylon Renault et Ptychoxylou Renault, qiii constituentnbsp;essentiellement Ie groupe des Gycadoxylées, paraissentnbsp;sécarter des Medullosa par [)lusieurs caractères : les bandesnbsp;ligneuses de leurs tiges ne Ibrnient pas toujours desnbsp;anneaux fermés, leurs extrémités se repliant parfois Tunenbsp;par-dessus Fautre sans se rejoindre; les faisceaux de boisnbsp;primaire répartis dans la moelle des stéles des Medullosa
(1) ScOTTft.
(^) RkNA-ULT r.
-ocr page 225-CrCA ü OXrLÉ ES-IJ OLE no PTE Ills nbsp;nbsp;nbsp;217
seinblent faire défaut, de iiiême que les stéles cylindriques de petit diamètre quon observe généralement dans lanbsp;région centrale des tiges de ces niênies Medidlosa; enfin lesnbsp;faisceaux Ibliaires, tont aii nioins dans Xnnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Plychoxylon,
sont nettement diploxylés, coniprenant sur leur bord interne un groupe de trachéides rayées et ponctuécs ii développe-nient centripète, auqiiel saccolent des lames rayonnantes denbsp;bois centrifuge; de plus, dans ce dernier genre la tige paraitnbsp;avoir émis des rameaux régulièreinenl disposés en hélice.
Ces tiges de Gycadoxylées jirésentent ainsi des affinités diverses, rappelant les Médullosées dune part, et se rap-jirocliant de lautre des Cycadinées; jusqua plus amplenbsp;inlbrmé leur position demeure indécise.
Le genre Doleropteris (jvvmiïYLnvy [Doleropliyllutn Saporta) ne donne pas lieu aux mêmes incertitudes, la connaissancenbsp;quon a de ses organes males permettant de le classer sansnbsp;hésitation parmi les Gymnospermes (i). 11 a été établi (2)nbsp;pour des feuilles du Stéplianien et du Permien, a contournbsp;orbiculaire ou rénilbrme, échancrées en cocur a leur base,nbsp;a nervation rayonnante Ibrmée de nervures arquées plu-sieurs Ibis dicbotomes, ressemblant beaucoup, saufleurs dimensions plus grandes, aux pinnules cycloptéro'ides desnbsp;Nevropteris, mais a limbe plus cbarnu, jiarcouru enlre lesnbsp;nervures jiar de nornbreux canaux gommeux. Ges feuillesnbsp;ont été trouvées également silicifiées, parfois encore grou-pées et enroulées les unes aulour des autres en gros bourgeons coniques; leurs cordons liljérolignenx sont diploxylés, formés dun faisceau centripète de trachéides rayéesnbsp;et dun are centrifuge de tracliéides rayées et ponctuées,nbsp;avec liber externe, rappelant ainsi ceux des Gordaïtéesnbsp;comme des Cycadinées. Ces feuilles sont accompagnées de
(1) nbsp;nbsp;nbsp;Renault r.
(2) nbsp;nbsp;nbsp;Gr. Eury rt.
-ocr page 226-2i8 TYPES DATTRIBVTION IXCERTAINE
feuilles de mème forme, mais de dimensions beaucoiip moindres, dont Ie parencliyme est crensé de nombreusesnbsp;logettes tiibnleuses renfermant de gros grains de pollennbsp;ellipsoïdaux présentant deux sillons longitudinaux rappro-chés (fig. i45), suivant lesquels lexine se lendait, Iinline,nbsp;toiijours ])luricellnlaire, devant séchappcr par Touvertiire
résidtant du départ de cette sorte dopercule. i\I. Renault a désignénbsp;ces grains de pollen sous Ie nomnbsp;de prépollinies; il en a observenbsp;de trés analogues, dépouillés denbsp;leur exine, dans la chand)re pol-lini([ue de certaines graines sili-cifiées, et a constaté sur les pa-rois externes des cellules de lin-tine des perforations lt;[uil presumenbsp;avoir pu servir a lémission dan-thérozoïdes.
On ne peut faire toutefois que des conjectures relalivenient iinbsp;lattribution de ces graines aux Doleropteris^ sur les inflorescences femelles desquelles on ne possède aucun ren-soigneiiient.
malgró
11 nest peut-être pas inutile de faire observer que la grande ressemblance de forme et de nervatioii qui existenbsp;entre les Cijclopteris et les feuilles des Doleroptens^ on nenbsp;[)eut songer a rapprocher ceux-ci des Névroptéridées et anbsp;tirer de la constitution de leurs inflorescences males unnbsp;argument en faveur de lattribution des Névroptéridéesnbsp;et, en ternies plus généraux, des iNlédidlosées aux Gyninos-permes, les faisceaux foliaires des Nevropteris ^ comnienbsp;lt;!eux des Alethopteris, et en général des Myeloxijlon,nbsp;étant dépourvus de bois centrifuge, tandis que ceux desnbsp;Doleroptcris sont nettement diploxylés ; la ressemblance estnbsp;done purement extérieure.
-ocr page 227-GRAINES DE GYMNOSPERMES nbsp;nbsp;nbsp;219
En labsence cle tont renseignement snr la structure des tiges de Doleropleris^ sur leur mode de ramification, et surnbsp;la constitution des inflorescences femelles, il est impossiblenbsp;de préciser la place a assignee a (;e genre parmi les Gym-nospermes.
GRAINES DE GYMNOSPERMES
On rencontre fréquemmenf a létat fbssile des graines isolées, appartenant a des types trés divers, dont un certainnbsp;nombre, provenant principalement des terrains secondaires,nbsp;ont présenté des caractères extérieurs assez tranchés pournbsp;permettre leur iattachement tantót a la classe des Cycadi-nées et tantót a la classe des Gonifères, lesquelles sontnbsp;représentées Tune et lautre assez abondamment dans lesnbsp;nièmes terrains. Pour celles des terrains paléozoïques, létudenbsp;anatomique qui a pu en ètre faite, notamment par Ad. Bron-gniart et par M. Renaidt (i), sur des échantillons a structure conservée, a montré que ces graines étaient toutes desnbsp;graines orthotropes, munies, au sommet du micelle, dunenbsp;chambre pollinique, et se rapprochant des graines desnbsp;Cycadinées par Ie mode de division du faisceau chalazien,nbsp;qui se divise a la base en deux parties, dont Tune, la plusnbsp;interne, se ramifie de manière a former autour du micellenbsp;line sorte de cupule montant parfois jusqua sou sommet, etnbsp;dont Pautre se partage en un certain nombre de branchesnbsp;disjiosées symétriquement, quisélèvent dans les téguments :nbsp;dans beaucoup de cas la conservation sest trouvée asseznbsp;parfaite pour qiPon piit observer les archégones ou corpus-cules, placés au sommet du sac embryonnaire, générale-ment au nombre de deux. Une constitution semblable a éténbsp;signalée plus haut pour les graines des Cordaïtées, et une
(i) Brokgxiart /'; Renault g, r.
-ocr page 228-¦110 nbsp;nbsp;nbsp;GRAINES DE G Y K O S P E R M E S
bonne part des graines fossiles des formations paléozoïques doivent appartenir a cette classe.
Mais létude de ces graines a i'ait reconnailre parnii elles un certain nond)re de types, de valeur vraiseniblablementnbsp;génériqiie, trés supérieur a celui des t)'pes génériques éta-blis sur les organes végétatifs des inênies formations suscep-tibles detre rapportés aux Gymnospermes. Cette disproportion peut sexpliquer de diverses manières : il est possible,nbsp;dabord, que, parnii les organes végétatifs que nous observonsnbsp;a létat dempreintes, nous ne connaissions que ceux desnbsp;plantes qui occupaientle voisinage immédiat des bassins denbsp;dépot, les feuilles de celles qui vivaient a jilus grandenbsp;distance, dans des stations plus élevées, ayant pu ne pas par-venir dans ces bassins ou du moins ny parvenir (jue dansnbsp;un état de rnacération et de lacération éqiiivalant a unenbsp;destruction compléte, tandis que leurs graines, plus résis-tantes, seraient arrivées a pen prés intactes, de même ipie desnbsp;fragments de leurs bois, dans les bassins de dépot, oii les eauxnbsp;chargées de matiéres minérales ont, dans quelques cas, péné-tré leurs tissus et conservé les détails de leur organisation.nbsp;II se peut, dautre part, que des plantes a feuilles a pen présnbsp;semblables daspect aient porté des graines de tvpes dille-rents et que nous confondions sous un même nom géné-rique des organes végétatifs provenant de plantes générique-ment distinctes : cest ainsi, par exemple, sil sagissait denbsp;Conifères actuelles, quon pourrait aisément confondre, ennbsp;empreintes, des ranieaux A'Araucaria avec des rameaux denbsp;Cryplomeria^ des rameaux de certaines Taxinées avec ceuxnbsp;de certaines Abiétinées. La deuxième bypothèse est donenbsp;tout aussi plausible, pour Ie moins, que la première.
Enfin il faut reconnaitre que cette di.sproportion entre les types de graines et les types de feuilles disparaitrait sil venaitnbsp;a ètre établi que les Cycadofilicinées, les ^lédullosées en par-ticidier, avec leurs frondes AWlelhopteris^ A'Odontopteris ounbsp;de Neiropteris, étaient des Gymnospermes a frondes filicoïdes
-ocr page 229-GHAINES A SYMETRIE BILATÉRALE nbsp;nbsp;nbsp;221
et non des Foiigères; inais les laits constatés sont peu favo-rables a vine telle interprétation, les graines, nombrenses et variées dans Ie Stéphanien et Ie Permien, étant relative-inent raves dans Ie Westpbalien, oii les Alelhopteris et lesnbsp;Nevropteris sont particulièreinent abondants et diversifiés;nbsp;elles nianqnent niême presqiie complèteinent dans desnbsp;dépots, tels notainment qne cenx des environs dIIéracléenbsp;en Asie Minenre, oii ces deux derniers genres sont large-nient représentés. Quant aux Sigillaires et aux Galamoden-drées, auxquelles on avait songé jadis a rapporter quelques-unes de ces graines, outre que Pon peut répéter pour lesnbsp;Sigillaria ee qui vient detre dit pour les ISevropteris etnbsp;les Alethopteris, leur mode de reproduction est aujour-dhui trop Ivien établi pour quon puisse les inettre ennbsp;cause.
11 est done vraisemblable que cest dans lune des deux premières hypothèses cpie doit être clierchée la solution dunbsp;problèinc, mais il est a craindre quelle denieure longtemps,nbsp;sinon toujours, ineertaine.
Je ne mentionnerai ici quun certain nombre de ces types de graines, me bornant aux plus répandus ou a ceux quinbsp;olïrent un intérèt plus particulier. Toutes ces graines denbsp;(lymnospermes paléozoiques peuvent, dailleurs, se répartirnbsp;en deux groujves : les unes a symétrie bilaterale, plus ounbsp;moins coniprimées ou aplaties; les autres a symétrie rayon-née, de 1'orme ollipsoïdale ou ovoïde, parfois munies denbsp;carènes ou ile crètes longitudinales en nombre variable sui-vant les types considérés.
Graines ëi symétrie bilatérale.
Genre Cardiocarpus Brongniart. Ce genre comprend des graines aplaties, ii section transversale lenticulaire,nbsp;souvent bicarénées, a contour cordifbrme ou rénilbrme, plusnbsp;OU moins échancrées en ceeur a la base. Elles offrent gêné-
-ocr page 230-GRAIN ES DE GYM NOSPERM ES
ralenient une coque ligneuse, entourée dun. épisperme charnu (fig. i46).
Un ceitain nombre dentre elles ont été reconnues pour appartenir a des Cordailes et reportées dans Ie genre Cor-daicarpus.
On trouve des graines de ce type a tons les niveaux du Houiller et du Ponnien.
Fig. 148. Sajnaropsis inoraidca Ilelinhao-ker, du Perniien.nbsp;Grainc, de grand,nbsp;nat.
Genre Rhnbdocarpus Goeppert et Berger. Graines a contour ovoïde ou cordiforine, a coque dure entourée dunnbsp;épisperme plus ou moins charnu parcouru par de nom-breuses fibres hypodermiques (fig. i47)-
Ce genre est surtout répandu dans Ie Stéphanien et Ie Permien.
Genre Samaropsis Goeppert. Graines généralenient assez petites, elliptiques, ovoïdes ou réniformes, parfoisnbsp;échancrées au sommet, niunies tout Ie long de leur contour,nbsp;dans leur plan diamétral principal, dune aile membraneusenbsp;plus OU moins développée (fig. i44i i48)- Le contour géné-ral de laile est dailleurs trés variable, tantot orbiculaire,nbsp;tantót longuement elliptique, dépassant les extrémités de lanbsp;graine et susceptible de rappeler quelque peu laspect desnbsp;fruits dAilantes ou de Frênes.
-ocr page 231-GRAIN ES A srMÉrRIE RAYONNÉE nbsp;nbsp;nbsp;2a3
Ce type de graines, dont quelques espèces paraissent devoir appartenir a des Dorycordaites, se montre depuis Ie Dévo-nien jusqiie dans Ie Permien.
Graines ó, symétrie rayonnée.
Genre Trigonocarpus Brongniart. Graines ellipsoïdales, a coque ligneuse munie de trois carènes longitudinales sail-lantes, comprenant parfois entre elles des plis ou des carènesnbsp;parallèles nioins marqnés (fig. i49)-
De telles graines ont été rencontrées a différents niveaux, depids Ie Dévonien jusque dans Ie Permien.
Genre Polyplerospermiim Brongniart. Graines longne-ment ellipsoïdales, a section transversale hexagonale, niiinies de douze ailes longitudinales, dont six plus développées cor-respondant aux angles de Ia section et les six autres aunbsp;milieu des intervalles des premières.
Ge type nest connu que dans Ie Stéphanien.
Genre Codonospermum Brongniart. Graines ovoïdes, parfois surbaissées, a section octogonale, divisées en deuxnbsp;parties par un léger sillon transversal, la partie supérieurenbsp;renfermaiit Ie micelle, la partie inférieure occupée par unenbsp;ehamhre annulaire vide, devant jouer Ie role de flotteurnbsp;(hg. i5o).
-ocr page 232-22/, nbsp;nbsp;nbsp;GRAIAES DE G Y M N O SP E H M E S
Ce type de graines appartient au Sté})hanien et au Per-mien.
Genre Pachytesta Brongniart. Graines ellipsoïdales a section transversale circulaire, atteignant 8 on lo centi-mètres de longueur, a coque dure niarquée de stries lon-gitudinales nombreuses correspondant a des faisceaux libé-roligneux.
Ces graines, du Stéphanien et du Permien, ont été trou-vées parlbis réunies au nombre de cinq ou six de part et dautre dun axe commun, alï'ectant une disposition distiquenbsp;qui rappelle certaines inllorescénces de Cordaïtes.
Genre Gnetopsis llenault. Petites graines ellipsoïdales surmontées dun appendice pluineux a trois ou quatrenbsp;branches, qui devait servir a leur dissémi-nation (fig. i5i).
Fig. if)!. Gnctop-üis hcxagona Renault, dïi Stépha-nien. Graine iso-lée, do grand. nat. (daprcs Renault).
Un échantillon des environs de Saint-Étienne a structure conservée a inontré a Renault de jeunes graines de ce typenbsp;réunies au nombre de quatre dans des in-llorescences coinposées de deux bractéesnbsp;opposées, soudées par leurs bords jusquaunbsp;tiers environ de leur liauteur, plus oumoinsnbsp;profondément dentées a leur soinmet etnbsp;garnies de poils sur leur face ventrale; chaque bractée portenbsp;deux ovules, 1un a sa base, 1autre un peu au-dessus.nbsp;M. Renault a considéré ces groupes de deux bractées, quilnbsp;présuine avoir diï être réunis en grappe ou en épi sur unnbsp;axe commun, conime des ovaires rudimentaires comparablesnbsp;a ceux des Gnétacées, et il avait pensé que les Gnetopsisnbsp;pouvaient appartenir aux Galamodendrées (i); mais on peutnbsp;se demander si cette soudure partielle des bractées constitue
(i) Yoir supra, p. 157.
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bien im caractère sufïisant pour faire attribuer ces inflorescences aux Gnétacées, dont aucun autre organe ne semble indiquer la présence dans Ia flore paléozoïque, les Gala-modendrées devant dailleurs être rapportées aux Equiséti-nées.
La présence des Gnetopsis na été constatée avec certitude que dans Ie Stéphanien et a la base du Permien.
CYCADINEES
Les Cycadinées sont représentées a létat fossile princi-palement par des frondes, plus rarement par des troncs, dont les ressemblances générales avec les organes hoiuo-logues des Cycadinées vivantes sont assez maniléstes pournbsp;que leur attribution ne pnisse, au inoins pour Ie plusnbsp;grand noinbre, soulever de difficultés ; la plupart appar-tiennent a Ia llore secondaire, dans laquelle cette classe denbsp;Gymnospernies a eu un développement notable, du moinsnbsp;sous Ie rapport du noml^re et de la variété des formes, car aunbsp;point de vue de la taille les Cycadinées secondaires étaient,nbsp;en général, bien inférieures a celles de lépoque actuello.nbsp;Excessivement rares dans la flore tertiaire de nos régions,nbsp;elles ne se montrent non plus que trés clairseniées dans lanbsp;flore paléozoïque, ny aj)paraissant qua l'époque permocar-bonifère, pour se multiplier ensuite rapidement dès la fln denbsp;lépoque tiiasique. Avec ces frondes et avec ces troncs, on anbsp;rencontré paridis des organes fructificateurs, dont quelques-uns resseinblent de trés prés, soit ïi ceux de nos Cycadées,nbsp;soit a ceux de nos Zamiées, tandis que les autres présententnbsp;une constitution toute particulière, aussi différente desnbsp;cónes des Zamiées que des carpophylles des Cycadées pro-prement dites, dénotant lexistence, a cóté de ces deuxnbsp;ordres encore vivants, dun ordre actuellement éteint, celuinbsp;des Beimeltitées, ainsi nommé daprès Ie nom de sou prin-
Zeiller. Paléobotanique. nbsp;nbsp;nbsp;i5
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CrCAI)Ix\SBS
cipal genre; dassez nombreases tiges ont été reconniies comme correspondant a ces oiganes fructificateurs et ont punbsp;ètre ainsi rapportées a eet ordre des Bennettitées ; maïs sinbsp;lon est Ibndé, daprès la proportion de ces tiges et de cesnbsp;fructifications par rapport a celles qui paraissent provenirnbsp;de Cycadeies ou de Zaïniées, a penser quun bon nombrenbsp;des Irondes de Cycadinées de la üore secondaire doiventnbsp;appartenir aux Bennettitées, on demeure néanmoins dansnbsp;rincertitude, pour la majeure partie dentre elles, ([uant anbsp;lattribution individuelle. Aussi est-il impossible, du moinsnbsp;quant a présent, de chercher a répartir dans les trois ordresnbsp;en question les types génériques établis sur les frondesnbsp;détachées.
FRONDES DE CYCADINÉES
Ges frondes sont toutes des frondes simplement pinnées, mais dont quelques-unes passent, accidentelleinent ou nor-malement, a des frondes simples par la soudure de leursnbsp;folioles. Ces folioles offrent, d'ailleurs, des types semblablesnbsp;ou tout au moins analogues a ceux quon observe chez lesnbsp;Cycadinées vivantes, soit uninerviées, comme celles desnbsp;Cycas, soit plurinerviées et tantót attachées par un seulnbsp;point ou par une base trés rétrécie, comme celles desnbsp;Zamia^ tantót fixées au rachis par toute leur largeur, commenbsp;celles des Dioon. Le type Stangeria, a folioles rubanées,nbsp;a nervure médiane émettant des nervures latérales, n anbsp;pas été rencontré a létat fossile, a moins quil ne faille,nbsp;comme on la quelquefois pensé, lui rapporter certainsnbsp;Txniopteris^ classés sans preuve positive parmi les Fou-gères.
Les principaux genres ainsi établis sur des frondes vont ètre dabord passés en revue, en les répartissant en troisnbsp;groupes daprès les caractères de nervation et de modenbsp;dattache des folioles qui viennent dètre indiqués.
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Folioles uninerviées.
Genre Cycadites Sternberg. Ce genre eoinprencl les frondes a folioles linéaires uninerviées, plus ou moins éta-lées, généralenient contigucs, comme Ie sont celles desnbsp;Cycas (fig. iSa).
lm
i
11 a été signalé dans Ie Culm [Cyc. taxodinus Goeppert), mais daprès des échantillonsnbsp;trop iniparfaits pour que sanbsp;presence dans la üore paléo-zoique puisse ètre eonsidéréenbsp;comme établie (i). II est connunbsp;en tout cas avec certitude anbsp;partir du Rhétien ou j)lutót dunbsp;Trias supérieur, et il se suit anbsp;partir de la, plus ou moinsnbsp;clairsemé, a travers toute lanbsp;série des formations secondai-res. Ses frondes se sont mon-trées parfois associées, dansnbsp;les niêmes couches, a des car-pophylles [Cycadospadix) res-semblant absolunient a ceuxnbsp;des Cycas vivants : il est done fort possible que ces frondesnbsp;soient celles de véritables Cycas et que ce genre remontenbsp;ainsi presque au début de la période secondaire.
II ne parait pas douteux, dans tons les (;as, quil faille rapporter au genre vivant les frondes et les carpophyllesnbsp;du Crétacé moyen du Groenland décrits par O. lieer (2) sousnbsp;Ie nom de Cycas Steeiistrupi et dont la ressemblancc avecnbsp;Ie C. revoluia actuel ne saurait être méconnue.
(1) nbsp;nbsp;nbsp;Gceppert f.
(2) nbsp;nbsp;nbsp;Heer d.
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CYCADINÉES
Folioles plurinerviées ó, base rétrécie. Zamitées.
Les frondes fossiles a folioles plurinerviées, rétrécies a leur base, rappelant plus ou inoins celles des Zamia, avaientnbsp;été a lorigine comprises presque toutes dans Ie genrenbsp;unique Zamites Brongniart, qui a été depuis lors largementnbsp;subdivisé.
Quelques empreintes de ce type ont pu, dailleurs, être rattachées, vu la concordance de tous les caractères, a desnbsp;genres vivants (i), savoir : deux au genre Encephalartos^nbsp;provenant Tune du Crétacé moyen des Etats-Unis, lautrenbsp;de rOligocène de lEubée; une autre, de lInfracrétacé desnbsp;Etats-Unis, au genre Zaïnia^ et une quatrième, du Mio-cène de Styrie, au genre Ceratozamia ; enfin il est infi-niment probable quil faut également classer dans ce dernier genre un fragment de fronde de TOligocène dItalie,nbsp;décrit par M. Meschinelli (2) comme Ceratozamites. Peut-être devrait-on en outre rapporter au genre Zamia ou aunbsp;genre Macrozamia Tune des espèces les plus caractéris-tiques de la flore infracrétacée, classée provisoirement parnbsp;jNI. Nathorst (3) sous Ie nom de Zamiophylluin, Zam.nbsp;Buchianum Ettingshausen (sp.), dont les frondes, garniesnbsp;de longues folioles linéaires-lancéolées, trés rapprochées,nbsp;ressemblent singulièrement a celles de certaines espècesnbsp;actuelles. Ge sont la, avec les Cycadites ou Cycas mention-nés tout a l'heure, les seules frondes fossiles de Gycadi-nées assimilables a des genres encore vivants.
Le genre fossile Podozamües F. Braun comprend des frondes de taille médiocre, a folioles lancéolées ou ovales-
(1) nbsp;nbsp;nbsp;Lesquereux d; Saporta f; L. Ward c : Ettingshausen e.
(2) nbsp;nbsp;nbsp;Meschinelli a.
(3) nbsp;nbsp;nbsp;Nathorst /(.
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ZAMTTEES 229
lancéolées, gradiièllement rétrécies vers Ie bas, tantót arron-dies, tantüt aiguës au sommet, toujours assez espacées Ie long du rachis et plus ou moins dressées, articulées a lanbsp;base et facilement caduques, a nervuresnbsp;presque parallèles, plusieurs fois bil'iir-quées (fig. i53).
Il est représenté par de noinbreuses Ibrmes spécifiques, échelonnées depuisnbsp;Ie Rhétien jusquau Crétacé nioyen ounbsp;nième supérieur.
Le genr*e Zaïnües Brongniart est au-jourdhui restreint aux frondes a Iblioles lancéolées, plus ou moins aiguës au som-met, brusquement coiitractées a la basenbsp;et munies dune callosité a leur pointnbsp;d'insertion, attacliées sur la face supérieure du rachis, généralement contiguës ou presque con-tiguës, assez étalées, munies de nervures dichotomes anbsp;peine divergentes (fig. i54).
II compte un grand nombre despèces, réparties a différents niveaux depuis le Trias jusque dans le Grélacé, au delii duquel on ne le retrouve plus, l indication qui avait éténbsp;donnée de sa présence dans TOligocène de Provence parais-sant devoir ètre attribuée a une erreur de provenance denbsp;léchantillon cité (i).
Lune des espèces du Lias dAngleterre [Zanütes gigas Morris) a été trouvée avec des frondes encore attacliées ennbsp;liouquet au sommet dnne courte tige et comprenant au milieunbsp;delles une inflorescence du genre Williamsonia Carruthers,nbsp;voisin du genre BemiettUes, laquelle était vraisemblablementnbsp;en place, quoiquon ait longuement discuté sur ce point. IInbsp;est done plus que probable quune partie au moins des
(i) Saporta c (t. 11, p. 91-92).
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CrCADINEES
espèces du genre Zamites, et sans doute des genres Giosso-zamites et Olozamites qui lui sont étroitement alliés, doivent appartenir aux Bennettitées.
Genre GlossozamUes Schimper. Ce genre a été établi pour un groupe de Zamites caractérisés par leurs Ibliolesnbsp;lingialbrmes, a bords parallèles, a sommet arrondi, a ncr-vures légèrenient divergentes vers Ie haut (fig. i55), quinbsp;paraissent cantonnés dans Tlnfracrétacé.
Genre Dictyozamites Oldham. On a cdassé sous ce nom parmi les Cycadinées, a raison de leur extréme ressem-blance avec celles des deux genres précédents, des 1'rondesnbsp;qui ne différent de celles des Zamites et surtout desnbsp;Glossozamites que par leur nervation aréolée, leurs ner-vures sanastomosant en réseau a mailles allongées, et par*nbsp;labsence dépaississement calleux a leur base (fig. i56).
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Ge type générique, observé dabord dans Ie Jurassique inférieur de lInde, a été retrouvé plus réceinment (i) dansnbsp;Ie Jurassique du Japon ainsi que dans Ie Lias inférieur denbsp;l'ile de Bornholm.
Genre Otozamiles F. Braun. Ge genre coinprend les Zamiles a folioles munies a leur base, du cèté antérieur,nbsp;dune oreillette arrondie plus ounbsp;moins développée, élalée sur Ienbsp;rachis et couvrant souvent la basenbsp;des folioles voisines. Ges folioles, munies dune callosité a leurnbsp;point dinsertion, sont, dailleurs,nbsp;de forme assez variable, tantótnbsp;courtes, a contour ovale, tantót allon-gées, plus ou moins effllées versnbsp;Ie sommet et parfois trés aiguës,nbsp;ii nervures divergentes, du moinsnbsp;dans la région basilaire auriculéenbsp;(fig. 107).
Les Otozamiles, déjii représentés dans Ie Trias supérieur, se montrent trés abondants etnbsp;variés dans Ie Jurassique, mais ils ne paraissent pas sélevernbsp;au-dessus du Wealdien, oii Ie .genre semble avoir attaint
(i) Yokoyama a; Natiiorst h.
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son apogée, du moins au point de vue du développement des frondes (i).
(lenre Ptilophyllum iNlorris. ¦ Le genre Ptilophyllum dif-fère du précédent par ses folioles décurrentes vers le bas, se recouvrant mutuellement a leur base, a oreillette antérieurenbsp;laiblement accentuée, obtusénient aigues au sommet et souvent plus OU moins arquées en iaux (lig. i58).
II na été signalé, jusqua présent du moins, que dans le Jurassique de IInde.
Genre Sphenozamites Brongniart. On comprend sous ce nom générique les frondes a folioles rétrécies en coin anbsp;leur base, a contour souvent rliomboidal ou trapézoïdal, iinbsp;bord généralement denticulé, a nervures dichotonies diver-gentes (fig. nip).
Ge type de frondes, qui comprend des formes trés analogues a certains Zaïnia^ se montre a différents niveaux, sans être commun nulle part, depuis le Permien inférieurnbsp;jusquau sommet du Jurassique.
Genre Sewardia Zeiller [Withamia Seward, non Unger). ^I. Seward a séparé (2) avec raison du genre Sphenozamites^
(1) nbsp;nbsp;nbsp;Seward c.
(2) nbsp;nbsp;nbsp;Seward c ; Zeiller u.
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aiiquel il avail été dabord rapporté, im rémarquable type de ('rondes a folioles orbiculaires, a nervation rayonnante, anbsp;rachis muni an-dessous de chaque 1oliole dune forte épinenbsp;recourbée vers Ie bas (fig. 160).
Le genre Sewardia na été trouvé jusquici que dans Ie
Jiirassique supérieur et dans Ie Wealdien.
Genre Plagiozamiles Zeil-ler. Le genre Plagioza-
miles dilfère des Zamites proprement dits (i) par Ie mode dinsertion des folioles, qui, au lieu de sattacher a plat sur Ianbsp;face supérieure du rachis, sont presque amplexicaules a leurnbsp;base, contournant Ie rachis davant en arrière et de bas ennbsp;bant (fig. 161); en outre leur bord est finement frangé etnbsp;elles sont dépourvues de callosité a leur base.
Les Plagiozamiles se rapprochent par ces caractères du genre N(x;ggeralhia, tont en ofl'rant avec les Zamiles unenbsp;ressemblance générale trop marquée pour quon puisse dou-ter de leurs affinités récipioques. IIs appartiennent a Ia Ilorenbsp;Btéphanienne supérieure et permienne.
Genre Ncrggerathia Sternberg. Le genre N(Xggerathia est caractérisé par des folioles ovales-cunéiformes, a base insé-
(i) Zkiller n.
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rée obliquement sur Ie rachis, a bord entier ou lrangé, a nervures rayonnantes trés serrées (fig. 162).
Qiielques échantillons en orit été recueillis, présentanl des IVondes modiflées, dapparence spicilbrnie, dont les folioles,nbsp;a limbe qnelque peu réduit, portent sur une de leurs faces,nbsp;qui parait être la face supérieure, un certain noml)re denbsp;petits corps ovoïdes charbonneux brièvement pédicellés
(fig. i63), qui ont été diversement interprétés. Stur les a considérésnbsp;comme des sporanges, daprèsnbsp;une observation de K. Feistinan-tel (i), qui a reconnu a leur inté-
rieur la présence de spores, ou du moins de corpuscules ellipsoïdaux ; il a en conséquence classé les NocggeraUiianbsp;parini les Fougères et les a rangés dans les Opbioglossées,nbsp;a cóté des Rhacopteris. Weiss, au contraire, voyait (2) dansnbsp;ces petits corps, des graines fixées a la face supérieure dunenbsp;écaille, et il a regardé, daccord, dailleurs, avec un grandnbsp;nombre de paléobotanistes, les Ncvggerathia comme desnbsp;Gymnospernies. On sest demandé égaleinent si ces corpsnbsp;charbonneux ne représenteraient pas des sacs polliniques,nbsp;Ie fait rjuils seraient fixés a la face supérieure du limbe, etnbsp;non a la face inférieure comme ebez les Cycadinées et les
(1) nbsp;nbsp;nbsp;Stur c ; K. Feistmantel a,
(2) nbsp;nbsp;nbsp;Weiss c.
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Conifères, ne paraissant pas plus anornial pour dés sacs polliniques de Gymnospermes que pour des sporanges denbsp;Fougères.
En labsence de données plus précises, la position systé-matique des Nücggeralhia est évidemment impossible a fixer dune l'acon definitive ; il semble cependant plus naturel, anbsp;raison de leurs analogies bien marquées tant avec les Sphe-iiozamites quavec les Plagiozamites, de les ranger, aunbsp;moins a titre provisoire, parnii les Cycadinées.
Le genre Ncrggernthia, auquel on a souvent rapporté a tort des formes appartenant en réalité a de tout autresnbsp;genres, notamment des f'euilles de Gordaïtées, ainsi que desnbsp;1'rondes AePlagiozamites, na été, en réalité, observé jusquanbsp;présent que dans le Westpbalien supérieur de la Bohème.
Folioles plurinerviées ó, base non rétrécie. Ptérophyllées.
Le type de ce groupe, a folioles attachées au rachis par toute leur largeur, est le genre Plerophyllum Brongniart,
restreint aujourdhui, par suite des démembrements quil a subis, aux frondes a folioles beaucoup plus longues quenbsp;larges, a bords parallèles, plus ou moins étalées, paridisnbsp;arquées en avant, a base souvent un peu élargie, a sommet
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tantót tronqué, tantót arrondi, tantót aigu, a nervures parallèles se divisant par dichotomie (fig. i64). La dimension des frondes est, dailleurs, trés variable dime espèce a^nbsp;laatre, de même qiie la largeur des folioles, qui peutnbsp;atteindre deux centimètres et plus, comme elle peut, dautre'nbsp;part, sabaisser a quelques millimètres.
Le genre Pterophyllum apparait dans les couches les plus élevées du Stéphanien et se montre abondant surtout dansnbsp;le Trias supérieur, oü il est représenté, entre autres espéces,nbsp;par le Pter. Jxgeri Brongniart, ainsi que dans le Rhétien etnbsp;le Lias ; il devient plus rare dans lOolithe et ne seirible pasnbsp;avoir dépassé le Grétacé moyen.
Genre Dioonites Miquel. Ge genre différe du précédent parlalbrme triangulaire allongée des Iblioles, dont les bords
commencent dés la base a converger vers le sommet, et qui se ter-minent en pointe aiguë ou obtu-sément aigue, reproduisant ainsi laspect de celles du genre vivantnbsp;Dioon.
Les premiers Dioonites connus appartiennent au Rhétien, et le typenbsp;se suit a partir de la jusquau milieunbsp;du Grétacé.
Genre Pterozaniites Schimper. Le genre Pterozaniites comprendnbsp;les frondes a folioles a peine plusnbsp;longues que larges, trés étalées,nbsp;tronquées obliquement a lextré-niité, et affectant par suite un contour plus OU moins trapézoïdal a angles arrondis ; les nervures, normales ou presque normales au rachis, se divisentnbsp;une OU deux Ibis par dichotomie (fig. i65).
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Ge genre se montre dans Ie Rhétien, oii il est représenté par plusieurs formes spécifiques, principalement par Ienbsp;Pteroz. Münsteri Presl (sp.), et il ne seinble pas dépassernbsp;rOolithe inférieure.
Genre Anoinozamites Schiniper. Le genre Anomozamites est caractérisé par des folioles rectangulaires, assez courtesnbsp;relativement a leur largeur, tronquées a leur sommet paral-lèlement au rachis, quelquefois un peu élargies et séparéesnbsp;a la base, le plus souvent exactement con-tiguës et se soudant parfois les unes auxnbsp;autres sur une partie de la fronde en unenbsp;lame plus on moins étendue, parcouruesnbsp;par des nervures parallèles dichotomesnbsp;(fig. 166).
Laspect de ces frondes peut varier dans dassez larges limites, tantót munies surnbsp;' presque toute leur longueur de foliolesnbsp;égales, indépendantes, tantót entières a lanbsp;base et au sommet, et divisées dans leurnbsp;région moyenne en segments plus ounbsp;moins inégaux; il peut être assez difficile, dans ce derniernbsp;cas, de savoir si lon a affaire a une fronde de Cycadinée dunbsp;genre Anomozamites^ ou a un Tseniopteris^ cest-a-dire a unenbsp;Fougère a fronde entière accidentellement lacérée.
Un échantillon AAnom. minor Brongniart (sp.) du Rhétien de Scanie a montré a ól. Nathorst (i) des tiges plusieurs Ibis bifurquées, avec des feuilles encore en place, groupées en bouquet a chaque bifurcation et entourant unenbsp;fructification du type Williamsonia 167). Le genre R/io-mozamites appartient done, a nen pas douter, aux Bennet-titées.
(i) Nathokst .
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II apparait dans Ie Rhétien et se suit a partir de Ia jusque dans rinl'racrétacé, qiiil ne parait pas dépasser.
Genre Nilssonia Brongniart. Dans Ie genre Ailssonia, les folioles, sendees les imes aux autres, ferment une
frende simple a berd entier eu plus eu meins incise, a limbe parfeis irrégulièrement lacérè par des lentes nermales aunbsp;rachis, a nervures teujeurs simples (lig. i68).
Lattributien de ce genre aux Cycadinées ne laisse pas de prêter a quelques deutes, Schenk et dautres paléebetanistesnbsp;layant classé parnii les Feugères, a raisen de la presencenbsp;sur certains échantillens de pretubérances penctifermes ali-gnées entre les nervures, qui leur ent paru être des seres, maisnbsp;dans lesquels en na pu distinguer de speranges, et quinbsp;peuvent nêtre que des Ghampignens. La censistance ceriacenbsp;du limbe, la ressemblance de ces frendes de Nilssonia Si\ecnbsp;certaines frendes anemales de Cycas a felieles seudées
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TIGES DE CYCADINEES 239
latéralement les unes aux autres (i), donnent a penser que la place (les Nüssonia est plutót parmi lesnbsp;Cycadinées, a cóté des Anomozamiles^ quenbsp;parmi les Fougères.
Le genre Nilssonia se niontre dans Ie Rhétien, oii il est assez abondant, repré-senté par le Nils, polyinorpha Schenk; ilnbsp;se relrouve ensuite, assez clairsenxé, anbsp;divers niveaux du Jurassique, et jusrjuaunbsp;commencement de rinfracrétacé, oii il pa-rait avoir ses derniers représentants.
TIGES DE CYCADINEES
Des tiges de diamètre variable, a surface divisée en compartiments rhomboïdauxnbsp;contigus, tantót saillants, tantcit en cr(iux,nbsp;représentant des bases de petioles, et reproduisant exacte-ment laspect des tiges des Cycadinées vivantes, ont été ren-contrées a différents niveaux des formations secondaires,nbsp;offrant en general des dimensions sensiblement inférieuresnbsp;a celles des Cycadinées vivantes, et en rapport avec la taillenbsp;relativement réduite des frondes trouvées dans les memesnbsp;terrains. Elles ont donné lieu a létablissement de plusieursnbsp;genres, dans le détail desquels il est inutile dentrer, Ibndésnbsp;dune part sur la taille et la forme des échantillons, tantótnbsp;cylindriques, plus ou moins grêles, tantót bulbiformes,nbsp;dautre part sur la forme des restes de pétioles, tantót trésnbsp;élargis a leur base, et se prolongeant vers le haut en senbsp;rétrécissant rapidement, tantót tronqués a faible distance denbsp;leur base et non rétrécis(2).
Divers échantillons a structure conservée ont offert les
(j) Seward c. ('-i) Saporta c.
-ocr page 248-240 CYCADINEES
caractères anatomiques des troncs de Cycadinées, notam-inentiine nioelle centrale trés développée, un anneau ligneux peu épais, et, dans ce qiii reste des pétioles, des faisceauxnbsp;foliaires comprenant des elements a développement centri-pète, accolés au bord interne dim groupe déléments centrifuges, cesmêmes faisceaux ne présentant dailleurs, dansnbsp;la tige elle-même et jusqua la base des pétioles, que desnbsp;éléments centrifuges.
On a trouvé aussi parlbis des monies cylindriques a surface munie de saillies rliomboïdales plus ou moins régu-
lières, correspondant au moulage de létui médiillaire, rem-pli par les sediments avant la décomposition de lanneau ligneux et cortical.
Un bon nombre de ces troncs ont présenté a leur surface des sortes de rosettes formées dune cicatrice arrondie,nbsp;entourée de petites cicatrices rhomboïdales régulièrementnbsp;disposées, venant sintercaler entre les bases des pétioles,nbsp;et dénotant lexistence de rameaux insérés latéralement, ounbsp;peut-être nés au somniet de la tige et reportés sur ses flancsnbsp;par Ie fait de son dév'eloppement ultérieur (fig. 169).
-ocr page 249-TIGES DE CrCADINEES. BENNETTITÉES
Quelques-iins dc ces raiueaiix ont été trouvés encore en place, enferniés entre les bases accrescentes despétioles, etnbsp;ont été reconnus pour des ranieaiix florifères, garnis latérale-ment de bractées stériles et portant a leur sominet une inflorescence du type Bennettites^ dont certains écliantillons anbsp;structure conseivée ont permis détudier en détailla constitution. Ces troncs, pour lesquels on réserve aiijourdhui Ie nomnbsp;généri([ue de Cycadeoidea Buckland, primitivement appli-lt;pié k tons les troncs fossiles de Gycadinées, appartiennentnbsp;ainsi a lordre des Bennettitées et ont offert, avec une structure générale conforme a celle des troncs des Gycadinéesnbsp;vivantes, quelques ])articularités qui les distinguent de ceux-ci (i) : les bases de leurs pétioles sont toujours chargéesnbsp;lt;run épais feutrage de polls lamelleux, souvent trés dévelop-])és et Ibrmés de plusieurs assises de cellules, rappelant lesnbsp;écailles des pétioles de Fougères; cliaque pétiole ne recoitnbsp;de la tige qu'un seul faisceau, a course verticale, et non,nbsp;comme chez les Gycadinées actuelles, deux faisceaux anbsp;course dirigéc presquo horizontalement et contournant ennbsp;sens inverses une moitié du pourtour de la tige ; ces fais-ceaiix, en pénétrant dans Ie pétiole après sètre divisés ennbsp;plusieurs brancbes, y acquièrent, dailleurs, la structurenbsp;caractérisllque des faisceaux foliaires des Gycadinées. Enfinnbsp;la tige présente, naturellement, a son intérieur, de nom-breuses ramifications de lappareil libéroligneux, corres-j)ondant aux rameaux florifères cpii ont laissé leur trace a sanbsp;surface.
Ges tiges do Cycadeoidea se sont montrées particulière-ment abondantes dans les couches les plus élevées du Juras-sique et dans Tlnfracrétacé, notamment en Angleterre et aux Etats-Unis.
(i) Rkx.wi.t /; SoL.vis i, h: Seward f.
Zeilleh. Paléobotanique. i(gt;
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APPAREILS REPRODUCTEÜRS
On a trouvé a quelques reprises dans les formations secon-daires des inflorescences mêiles en forme de strobiles, quon a désignées sous Ie nom générique AAndrostrobusnbsp;Schimper, formées dun axe portant de nombreuses brac-
tées disposées en liélice et mu-nies sur leur face dorsale de sacs polliniques étroitementnbsp;serrés les uns contre les autres ;nbsp;ce sont la, manifestement, desnbsp;inflorescences de Gycadinées,nbsp;mais on ignore a (juelles frondesnbsp;elles peuvent correspondre.
également
On a rencontré des inflorescences femelles assi-milables, les unes a celles desnbsp;CycaSi les autres a celles desnbsp;Zamiées.
Les premières, classées sous Ie nom de Cycadospadix Schimper, sont formées dun axe nunbsp;dilaté k son sommet en unnbsp;limbe frangé et portant latéra-lemenl des cicatrices correspon-dant aux insertions des graines,nbsp;et sont par conséquent de tout point semblables aux carpo-phylles des Cycas actuels ; un de ces édiautillons a mêmenbsp;montré une graine encore en place (lig. 170). La présencenbsp;de ces Cycadospadix ii divers niveaux du Jurassique, et dansnbsp;des couches renfermant des empreintes de Cycadites, donnenbsp;lieu de penser, ainsi quil a déja été dit, que ceux-ci peuventnbsp;être les frondes de vérital^les Cycas.
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iPPAREIL S MfJPR Ol) UCTE VRS 243
Les autres, designees sons divers noins, et reunies souvent sous Ie tenue générique de Zamiostrohus EndJicher, comprennent, dune part, des cones globuleux ou ovoïdes,nbsp;offrant extérieurenient une grande ressemblanee avec desnbsp;cones de Zamiées de petite taille, dautre part, des inflorescences plus léehes, composées denbsp;bractées disposées en hélice autour dunnbsp;axe eoniuiun et dont cliacune porte deuxnbsp;graines, exeeptionnellement trois, tour-uées du eoté de laxe : tantót, eoinnie dansnbsp;eertaines inflorescences du Rhétien denbsp;Scanie,' la braetée se réduit a un pédicelle
bifurqué a son soimuet (lig.
conime dans d'autres échantillons, du Jurassique d.:Vngleterre, la bracitée estnbsp;1'orniée dun éeusson pédicelle, sur lesnbsp;Ijords internes duquel sont attacliées lesnbsp;graines, oft'rant ainsi une disposition toutnbsp;a 1'ait conforme a celle des Zamiéesnbsp;vivantes. De semblables cones ou inflorescences ont été rencontrés a diversnbsp;niveaux des formations secondaires, etnbsp;jusque dans l'Oligocène, attestant quunenbsp;partie des 1'roudes de Cycadinées recueil-lies dans les iiièmes terrains doivent
appartenir a (les Zamiées, mais sans quori puisse savojr a quels tvpes génériques de frondes ils correspondent.
(luanl aux inflorescences trouvées encore en place sur eertaines tiges de Cycadeoided et sur lesquelles a été élablinbsp;Ie genre Beiiiieltites Carruthers (i), elles se composent dunnbsp;axe mimi de bractées linéaires-laneéolées plurinerviées,nbsp;dont lös plus élevées enveloppent une fructification de
(l) C.KRRUTHERS a; Soi-MS b, h Ligmer a.
-ocr page 252-a44 CYCADlyEES
forme ovoïde on ellipsoïdale oft'raat une constitution aussi différente de celles des Zamiées qiie de celles des Cycadées :nbsp;laxe florilére se terniine par un réceptacle boinbé, surnbsp;lequel sinsèrent de nombreiix organes, quil laut, suivantnbsp;toutc vraisemblance, reg-arder coinnie des organes foliaires
transl'ormés ; les uns, les plus nombreux, désignés par M. Lignier sous Ie noni décailles interséminales, sont sté-riles, formés dun pédoncule c}diiulrique renllé en massue anbsp;son sommet; les autres sont fertiles, formés dun ]iédonculcnbsp;portant une graine ii son extrémité ; ceux-ci sont un peunbsp;moins longs que les premiers, de soite que chaque graine senbsp;trouve cnfermée entre cinq ou six écailles stériles, se pro-longeant toutefois en un bec plus ou moins prononcé, et
-ocr page 253-APPAHEILS RP:PR0DVCTEURS. RFyxErTirjiES
traversé par Ie micropyle, jusqua l'orifice du tube demeuré li]ne entre ces écailles (fig. 17a). Lovule est orthotrope, etnbsp;Iembryon, norrnalement orienté, est pourvu de deux cotyledons. La surface de rinflorcsc^eiKuy dépouillée des bractéesnbsp;(jui renlourcnt, se nioritre divisce en pelites aréoles poly-gonales, correspondant au sominet, renllé en massue et Ibr-nié de tissu sclérifié, des écailles interséininales ; entrénbsp;ces aréoles, de petites dépressions ponctilbrines inarcpicntnbsp;la place occupée par les graines.
A raison de cette constitution partic'ulière, ainsi que des caractères anatoniiques constatés dans les tiges, spéciale-ment en ee qui regarde la inarche des laisceaux 1'oliaires,nbsp;((uelques paléobotanistes ont séparé les Bennettitées desnbsp;(iycadinées et les ont considérées comme formant un groupenbsp;de luènie valeur que celles-ci, quils présuinent ètre descendunbsp;parallèlement a elles dune souche ancestrale commune. Onnbsp;nc saurait toutefois méconnaitre Ie nom))re et Iiniportancenbsp;ties caractères communs reconnus lant dans la structurenbsp;générale des tiges et dans la constitution des faisceauxnbsp;foliaires, que dans Ie port et Laspect extérieur, les tiges etnbsp;les feuilles, qucl que soit Ie type générique auquel celles-cinbsp;appartiennent, ofl'rant les plus grandes analogies avec cellesnbsp;des Cycadinées actuelles ; aussi semble-t-il plus naturel denbsp;regarder les Bennettitées comme constituant simplementimnbsp;ordre particulier de la classe des Cycadinées, ii cóté de ceuxnbsp;des Cycadées et des Zamiées, ces deux ordres ofl'rant déja,nbsp;dans la constitution de leurs inflorescences femelles, desnbsp;différences aussi profondes que celles tpii jjcuventles séparernbsp;des Bennettitées.
A coté du genre Ijeiiiielliles^ bien connu maintenant par 1étude anatomique qui a pu en èlie faite, il parait exister unnbsp;autre type générique dinflorescences femelles, représenténbsp;seulenient jusquici par des monies ou des empreintes, etnbsp;désigné sous Ie noni de WilUamsonia Carruthers : ces inflo-
-ocr page 254-246 CYCADIXEES. SALJSBVIilEES
rescences (i) sontportées, comme celles des Bennettites, pac un axe muni de bractées a limbe linéaire ou linéaire-laiicéolé,nbsp;maisle réceptacle terminal, au lieu dêtre légèrement bombé,nbsp;afFecte la forme dun cóne assez allongé, sur la surface duquelnbsp;seraieirt insérés des pédoncules séminifères et des écaillesnbsp;interséminales, peut-être de longueur uniforme, mais disposés les uns par rapport aux autres comme cbez les Bennet-tites, a en juger par les empreintes, divisées en aréolesnbsp;polygonales, qui paraissent correspondre a la surface externenbsp;de quelques-unes de ces inflorescences de WilUainsonia. Ennbsp;outre, au sommet de cette protidiérance conique serait attaché, du moins cbez Ie Will, gigas Garruthers, un appen-dice foliacé en forme dentonnoir, a contour supérieurnbsp;lobé, constitué par des bractées stériles soudées latérale-ment les unes aux autres.
Des inflorescences de ce type générique ont été trouvées, notamment, associées aux frondes du Zamites gigas Morris,nbsp;du Lias inférieur dAngleterre, et même, semble-t-il, encorenbsp;en place au sommet dune tige couronnée par un bouquet denbsp;ces frondes ; dautres {Will, angustifolia i:\A[\\0Yüi) ont éténbsp;observées parM. Nathorst au milieu des bouquets de frondesnbsp;de VAnomozamites minor Brongniart; mallieureusement lanbsp;structure des unes ni des autres na pu ètre clairementnbsp;élucidée.
Le genre Williams o nia., plus fréc[uent que Ie genre Ben-nettites., a été rencontré a différents niveaux des formations secondaires, depuis le Rhétien, sinon même depuis le Triasnbsp;supérieur, jusque dans le Crétacé.
SALISBURIÉES
Réduites aujourdhui a un seul genre, avec une espèce unique, qui semble inénie ne plus exister a létat sauvage et
(i) Saporta c.
-ocr page 255-24quot;
GINKGO
navoir été maintenue que par la culture, les Salisburiées out été relativement abondantes aux époques antérieures anbsp;la notre, principalement a lépoque jurassique, et elles sem-blent sétre toujours distinguées par un ensemble de carac-tères des plus tranchés aussi bieii des Taxinées, auxquellesnbsp;on les a Ic plus souvent rattachées, que des autres familiesnbsp;de la classe des Gonifères. La découverte de M. Hirasé, relative a la formation danthérozoïdes dans le tube polliniquenbsp;dll Ginkgo biloba et au role que joue ce tube pollinique,nbsp;établit, dailleurs, entre elles et les Gonifères line différencenbsp;profonde et tendrait a les rapprocber plutot, au point de vuenbsp;des phénomènes intimes de la fécondation, de la classe desnbsp;Cycadinées, dont elles sont cependant bien dissemblables anbsp;tous les autres points de vue. Aussi me paraissent-ellesnbsp;devoir être considérées comme constituant, parmi les Gym-nospermes, une classe particulière, de valeur systématiquenbsp;égale a celle des Gordaïtées, des Cycadinées, des Gonifèresnbsp;oil des Gnétacées.
Les Salisburiées comprennent ii létat fossile dassez nom-breuses espèces du genre Ginkgo^ et de plus une série dautres genres plus ou moins étroitement alliés a celui-ci,nbsp;quil nest pas sans intérêt de passer en revue et qui se dis-tinguent surtoiit par le mode de découpure de leursnbsp;feuilles, dont le limbe se niontre cbez quelques-uns partagénbsp;jusqua la base en lobes tout ii fait indépendants, cbeznbsp;dautres rédiiits ii détroites lanières bordant les divisionsnbsp;successives des nervures.
Le genre Ginkgo parait représenté déjii dans le Permien par des feuilles, bien caractérisées par leur forme et par leurnbsp;nervation, les lines ii bord entier, les autres bifurquéesnbsp;ou échancrécs, trouvées soit aux environs dAutun, soit ennbsp;Russie (i), et dont il est difficile de dire si elles appartien-
(i) Renaui.t k : Saporta ct Marion lt;/.
-ocr page 256-2.18 SAIASBVRIEES
nent a des espèces distinctes ou si dies correspondent senlenient ii des formes différentes dune mèine espèce.nbsp;On a trouvé siirtont de nombreuses feuilles de ce typenbsp;dans Ie Jnrassique, parliciilièreinenl^ on Sibérie ou aunbsp;Spitzberg, les unes a peine différentes de certaines formesnbsp;de lespèce actuelle, dautres plurilo])ées (lig. 173;, d'autres
Fig. .:3.
encore profondément palmatipartites, a lobes nombreux éla-lés en éventail; a ces feidlles sont associées des inflorescences, tant males que femelles, parfaitement conformes a celles du Ginkgo vivant (lig. 174)- Le genre se suit ainsi anbsp;travers le Grétacé, et jusque dans le Tertiaire, oii lon anbsp;recueilli sur différents points, au Groenland, en Angieterre,nbsp;en Italië, des feuilles [G. adiantoides Unger [sp.]) a pen présnbsp;impossibles a distinguer de celles du 6. biloba actuel, indi-quant la presence, sur une aire des plus étendues, duncnbsp;espèce qui nest autre, probablement, que celle dont nousnbsp;observons aujourdhui les derniers représentants.
-ocr page 257-SA POItT EA . aiNKGODIUM
On doil, sans doute réiinir au genre Ginkgo Ic genre Saporlxa Fontaine et White, qui n'cn difi'ère (jue })ar lanbsp;divergence plus accentuce des deuxnbsp;loljes jnuncipaux de la Icuille, étalés anbsp;angle droit sur Ie petiole, et par Ienbsp;développement plus considerable dunbsp;liiube, et lt;pii n a été observe jusquicinbsp;que dans Ie Perinien des Etats-Unisnbsp;et Ie ^^'esl[)balien supérieur du Canada (i).
Le genre Ginkgodiiun Yokoyania, trés voisin cgaleiuenl du genre aciuol,nbsp;se distingue au contraire par un lindjcnbsp;graduellenient atté-nué vers le bas en unnbsp;court petiole, tantotnbsp;a peine échancré aunbsp;sonimet, tantot nette-nientbilobc; du soin-inet du petiole par-
lent, corniue cliez le Ginkgo, deux nervures lt;pu suivent les ])ords du lind)e, inais lesnbsp;nervules qui s'eji détaclient soiit loutesnbsp;simples et a pen prés parallèles (lig. 17a).
Ce genre n'a été signalé jusquici ([ue dans rOolilhc inlerieure du .Japon (a).
I^e genre Whittleseya Newberry, dont les feuilles semblent trop analogues a ('diesnbsp;du genre précédent pour quon puisse douter de ses affi-nités avec le genre Ginkgo, présente un limbe cgalement
(1) nbsp;nbsp;nbsp;Dawson a, e.
(2) nbsp;nbsp;nbsp;Yokoyama a.
-ocr page 258-25o nbsp;nbsp;nbsp;SALISnUlUEES
attéiuié a la base en un court [)éliole, mais troiiqué en are (Ie eerde au sominet et a l)or(l denté (i): les nervures sontnbsp;simples, ou bifurquees dés leur base, mais plus fortes quenbsp;celles des feuilles de Ginlgt;godinm., et formées, au moins ennbsp;apparence, de plusieurs filets réunis en faisceau (fig. 176).
Le genre Whittlcseya, trouvé dans Ie Culm des Etats-Unis, est, jusquii présent, le plus ancien représentant connu denbsp;la familie des Salisburiées.
Le genre Rhipidopsis Schrnalhausen comprend des feuilles de grande taille, a contour général orbiculaire ou ovale, formées de cinq a dix folioles cunéiformes, arrondies a leurnbsp;partie supérieure, a bord entier, disposées en éventail aunbsp;sominet dun pétiole commun, de dimensions graduellementnbsp;croissantes depuis les plus inférieures jusqua celles dunbsp;milieu, parcoiirues par des nervures rayonnantes plusieursnbsp;fois dichotonies (fig. 177).
Ce genre, qui rappelle un peu certains Ginkgo juras-siejues a feuilles profondément palmatipartites, a été ob-servé dans le Permien de la Russie septentrionale, ainsi
(1) Lesquereux c.
-ocr page 259-PSYGMOPHYLLVM . GIN KG OPIIY LLU M aSi
que dans le Permotrias de Ilnde et de la République Argentine (i).
II faut, suivant toute vraisemblance, en rapprocher le genre PsygmophyHum Schimper, du Permien de IOural, ou tout annbsp;moins Pune des espèces de ce genre(2), Ps. expansum Bron-
gniart (sp.), qui ne difFère guère des Rhipidopsis que par la décurrence de ses folioles, généralement soiidées les unesnbsp;aux autres sur une partie de leur longueur et se rétré-cissant peu a pen a leur base enun pétiole coinrnun (fig. 178).
Le genre Ginkgophyllum Saporta a été établi pour des 1'euilles également atténuées a leur base en un long pétiole,nbsp;mais a limbe nettement cunéilbrme, tantot entier, tantotnbsp;divisé en plusieurs lobes par des incisions plus ou moins
(1) nbsp;nbsp;nbsp;ScHMALHAüSEN KuRTZ h; Zeiller r.
(2) nbsp;nbsp;nbsp;ScHMALHAUSEX C.
-ocr page 260-SALISBVRJÉES
profondes, a nervures rayonnantes divisées par dichotomie (fig- 79)-
Ges fcuilles ont été Irouvécs encore en place sur des rameaux, dcciirrentes a leur Ijase, disposées en hélice et
assez rap])rocIiées, maïs non gj'oupées en bouquets sur desnbsp;rameaux courts comme cellesnbsp;du (li/ihoo actuel.
dAngleterre et
Ce lype générique a été rencontré, représcnté par des formes assez diverses, dans Ie \Vest[)lialiennbsp;dans Ie Permien.
Le genre Ihiiera F. Braun comprend des léuilles profon-dément palmatilobées, atté-nnées a la base en un pétiolenbsp;de longaieur variable, a linibenbsp;divisé par une série de dichotomies snccessives plus ounbsp;moins nombreuses en segmentsnbsp;linéaires rayonnants, a lobesnbsp;extremes tantót aigus, tanièt arrondis au sommet 'lig. 180;.
Quelques-nnes de ces fcuilles out été trouvées reunies en bouquets, comme celles des rameaux courts du GiiiLgonbsp;biloha. De plus, un certain nombre desj)èces se sont mon-trées représentées, non seulement par des fcuilles, mais parnbsp;des inllorescences males et des ijilloroscences femelles, lesnbsp;premières différant de celles des Giiiligo ])arce que cbaquenbsp;pédicelle staminal porte a son sommet a a 7 sacs pollini(piesnbsp;au lieu do 2 a 3, les inflorescences femelles aifectant une disposition en rapport avec la division plus répétée du limbenbsp;foliaire, formées dun axe court deux ou trois ibis bifurqué etnbsp;(lont cbaque branche porte un ovule a son extrémité.
-ocr page 261-BAIKHA. CZEKAyOWSKIA i53
Le genre Baiera se suit, représeiité par un grand noinbre despèces, depuis le Permien juscfue vers le sonimet dunbsp;Crétacé.
Peiil-être est-ce a coté de ce genre, coinine 1avait pensé Heer, que devrait être placé le genre Phcenicopsis, déja rnen-tionné plus liaut, chaque feuille sy réduisant a im segmentnbsp;unique, lineaire ou ovale-linéairc.
Le genre Czekanowskia Heer coinprend des feuilles a limbe plusieurs 1ois diebotome, conime celles des Bdicra^ mais anbsp;segments dressés, extrêmement étroits et presque filiformes.
On les a trouvées souvent groupées en bouquets sur des i'ameaux courts, entourées décailles a leur base (fig. i8i),nbsp;et associées ii des inllorescences males trés analoguesnbsp;a celles des Ginkgo, ainsi qua des inflorescences femellesnbsp;formées d'un axe pourvu de courts rameaux latéraux portantnbsp;cbacun deux petites graines a leur sommet.
Ge genre se montre a partir du Rhétien et sélève juscfue dans rLb'gonien.
-ocr page 262-234 SALISBURIIi E S
Le genre Trichopitys Saporta possède également des feiiilles a limbe plusieurs fois dichotome et a segments trésnbsp;étroits, mais a division irrégulière, et qui, au beu detrenbsp;réunies en bouquets sur des rameaux courts, se sont inon-trées, chez une espèce du Permien de Lodève, disposées ennbsp;hébce tout le long de rameaux normalement développés. La
mème espèce a offert, a raisselle des feuilles, des axesnbsp;munis de courts ra-mules latéraux dontnbsp;chacun se terminenbsp;par une graine ovoï-de (tig. 182); la va-leur morpbologi-que de ces axesnbsp;reste malhcureuse-ment indéciso, biennbsp;quil send)le naturelnbsp;de voir en eux des
foliaires
translprmés; si cette interprélation est exacte, le genre Tvi-chopitys se rattacherait positive ment aux Sabsburiées.
Des feuilles de ce même type ont été retrouvées a différents niveaux, depuis le Permien jusque dans le Jurassique supérieur.
II faut enfin mentionner, comme ayant été souvent rattaclié aux Sabsburiées, le genre Dicvanophylluni GrandEury, quinbsp;comprend des rameaux garnis sur toute leur longueur denbsp;feuilles dis[)osées en hébce, trés rapprochées et légèrementnbsp;décurrentes ii leur base, a bnilie bnéaire se bifurquant une ounbsp;plusieurs fois sous des angles plus ou moins ouvertsnbsp;(fig. i83). Ges feuilles se distinguent de celles des Trichopitys par leur division plus régubère, et par leur élargisse-
-ocr page 263-JJlCIiJyOPJI YL L UM 255
ment a la base en iin coussinet rhomboïdal, allonge dans Ie sens vertical, muni dune earène longitudinale et rappelantnbsp;un peu ceux des Lepidodendron.
Des échantillons tronvés a llonchamp onl montré (i) de pctites graines ovoides attachées en file, et a ce quil seniblenbsp;en deux séries parallèles, sur la partie inlerieure, non divisée,nbsp;defeuilles |)resque semblablesaux l'euilles normales, mais une
seule fois Jjil'urquécs (lig. i84). On ne peul nialheureuscment, sur les empreintes, se rendre comptc si les léuilles sont toutesnbsp;fcrtiles, ou si les feuilles séminiléres sontplaeécs a laissellonbsp;de l'euilles stérilcs; 1étude (réelianüllons a structure con-servée jjermettiait seule une interpretation exacte de la constitution de CCS fructifications, qui font songer plutbt auxnbsp;Conifères quaux Salisburiées, dont les DicranopkijUiun pa-raissent cependant se rapprocher par la bifurcation répétéenbsp;de leiirs feuilles, construites sur Ie mème plan que cellesnbsp;des Czekanowskui ou des TrickopUys.
11 est impossible, dans ces conditions, dc préciser la place
(1) Renault l.
-ocr page 264-256
COXIFERES
de ce genre, qai na été observe jnsquici qiie dans Ie Sté-phanien, ou il est représenté par trois oii quatre espèces.
COXIFERES
Incoimiies dans les formations paléozoïques jiisqiie vers la lin de lépoqne honillère, les Conifères nont cominencé iinbsp;])rendre une place appreciable dans la üore Ibssile qua partirnbsp;dn débat de lépoqiie perniienne ; trés abondantes et trésnbsp;^afiées diirant toute la période secondaire, elles ont joucnbsp;snrtout iin role inqmrtant dans la flore jurassique, concur-remment avec les Gycadinées ; mais tandis que ces dernièresnbsp;n'ont laissé que fort pen de traces dans les couches ter-tiaires, les Conifères au contraire y sont assez frécpientes,nbsp;avec des formes pour la plupart génériquement, quelqiiefoisnbsp;même, sendjlc-t-il, spécifir[uement identiques a celles de lanbsp;llore actuclle.
Les Conifères fossiles se montrent Ie plus souvent repré-sentées par des rameaux feuillés, conservés a létat dem-preintes, portant quelquefois encore des chatons inÉiles ou des cónes femelles plus ou moins intacts ; bien quon puissc,nbsp;dans quelqucs cas, en presence de semblables empreintes, hé-siter surlattribution, soitentreles Conifères ctles Lycopodi-nées sil sagit de rameaux ii feuilles simples, soit entre lesnbsp;Conifères et les Cordaïtces sil sagit de feuilles plurinerviées,nbsp;Ie j)lus ordinairement Ie mode de ramification, la forme etnbsp;Ie mode dinsertion des feuilles sullisent pour faire recon-naitre dans ces échantillons des restes de Conifères et niêmc,nbsp;assez fréquemment, pour en permettre Tassimilation avecnbsp;des types génériques encore vivants.
IVéanmoins si, même a Tépoque setmndaire, un assez grand nombre de formes se montrent fort analogues a des formesnbsp;vivantes, on denieure souvent embarrassé sur la questionnbsp;de savoir dans quelle familie de la classe des Conifères
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(loiveiiL öli-e ranges do seiu])lal)lcs dól)ris, ol inèiiio s'ils |)ouvcnt ètro direclcmcMit ratlacliós a l'nne 011 raulre desnbsp;lainilles exislanles, les earaelèros Iburnis par les seulsnbsp;raineaiix nétant luillemenl déeisils, les al'linités (jti ils sein-blent oll'rir étant |)arlbis assez complexes, el la coiistiliilionnbsp;des lt;;ónes eiix-mèmcs, lorsquon est assez heureux [)our lesnbsp;Irouver eiunjre en relation avee les rameanx leiiillés, nenbsp;ponvanl pas tonjonrs èlre claireinenl reconnne sur des em-preinles. On rencontre bleu, il est vrai, dans (piebpies gisenbsp;nients ties cones on des Ijois a striieture conservée, commenbsp;par exemple dans les couches a nodules phospbalés de lln-IVaerétacé ; mals oulre tpie les bois ne donnent pas lonjo\irsnbsp;des renseignenients décisifs, on ne retrouve généralenientnbsp;pas dans cesgisenients les rameanx correspomlants, et l'iden-lification avec les échantillons trouves en empreintes dansnbsp;des couches de mème age demon re des plus iticerlaines.
11 fautnoter en outre tpie des rameanx presque idenlitpies d'aspect pcuvent apparlenir a des types généi'itpies dillerenls,nbsp;comme Ie prouve, par exemple, dans la llore aetindle, la res-semblance des rameanx de Crtjplojiieria avet^ ceux de certainsnbsp;Araucaria. Aussi, pour un certain nombre des formes denbsp;Oonileres fossiles qui nont [)u ètre ide.nlillées a des genresnbsp;vivants, la place a leur atlriltuer resle-l-elle (piebpie pennbsp;indécise et laut-il, en attendant de nouvelles découverles etnbsp;ties renseignemetits [)lus complets, se borner a les rapproebernbsp;ties families avee lest^uelles les analogies semblenl les plusnbsp;martpiées.
0'est sous la réserve de celle observation tpie vont tire passés en revue les cinf| groupes des Taxinécs, des Arau-i'iées, des Taxotlinées, des Cupressinées el des Abiélinées,nbsp;en comprejianl dans cliacun, a ebté des formes (|ui onl éténbsp;rcconnues pour lui apparlenir réellement, celles tpii ontnbsp;paru devoir en ètre rapprochées, au moins provisoirement, anbsp;raison de la similitude de leurs caractères,
Ouelques mots seront consacrés, a la suite de lexamen de
Zkiller. Palécibotailiquc. nbsp;nbsp;nbsp;17
-ocr page 266-258 CONIFERES
ces groupes, aux principaux types génériques qiiil est possible de distiiiguer parrni les bois de Conifères rencontrés a létat fossile.
II ne sera, dailleurs, question ici, parnii les genres trés nombreux entre lesquels ont été réparties les Conifères fos-siles, que de ceux qui sont les plus importants ou les plusnbsp;caractéiistiques, ou qui peuvent ofPrir un intérêt particuliernbsp;au point de vue de lhistoire de la succession des formesnbsp;végétales dans les temps géologiques.
Taxinées et formes similaires.
On ne connait a létat fossile quun nombre assez restreint de types susceptibles détre rattachés aux Taxinées, et lanbsp;plupart dentre eux appartiennent a des formations relative-merit récentes, ayant été rencontrés dans Ie Grétacé ou dansnbsp;Ie Tertiaire.
On a signalé cependant dans Ie Trias et Ie Jurassique, en les classant sous Ie nom générique de Taxites Brongniart,nbsp;un certain nombre de rameaux a feuilles linéaires distiques,nbsp;portées sur des coussinets légèrement saillants et décur-rents, et rappelant ceux des Taxus; mais il est impossible,nbsp;en labsence de fructifications, daffirmer quils appartiennent réellement a des Taxinées plutót, parexemple, quii desnbsp;Taxodinées.
Le genre Taxus parait être représenté dans Ie Tertiaire, notamment par des graines, de rnême qne les genres Torreya et Cephalotaxus. II ne parait guère douteuxnbsp;quil faille rapporter aux Torreya certains rameaux de ITn-fracrétacé du Groënland ainsi que des Etats-Unis et dunbsp;Japon, et la présence de lespèce actuelle du Japon, T. nuci-fera^ a été reconnue avec certitude dans le Pliocène auxnbsp;environs de Lyon ainsi quen Auvergne. Des rameaux feuillésnbsp;ressemblant de tont point a ceux des Cephalotaxus ont été.
-ocr page 267-TAXiySES ET FORMES SIMILAIRES 2^9
d'aiitre part, observes clans Tlnfracrétacé des Etats-Unis, et rlécrits (i) sous Ie nom générique de Cephalotaxopsis Fontaine.
Le genre Phyllocladus a été signalé également dans Ie Crétacé, notamment dans le Crétacé moyen du Dakota (2),nbsp;daprès des empreintes qui ofl'rent en eflet une trés grandenbsp;ressemblance avec les phyllodes des espèces actuelles de
Enfin des léuilles assimilables a celles des Podocarpus ¦ont été rencontrées dans le Crétacé et dans le Tertiaire a
dillerents niveaiix : les couches inl'racrélacées des Etats-Unis ont 1'ourni notamment de nombreuses empreintes de rameaux a 1'euilles disticjucs, plus ou moins contractées a lanbsp;base, effilécs au sommet en pointe aigue, ii limlje pluri-nervié, cjuc M. Fontaine a classées (3) sous le nom denbsp;Nageiopsis (fig. i85)etqui rcssemblent en efi'ct singulière
(1) nbsp;nbsp;nbsp;Fost-Uise b.
(2) nbsp;nbsp;nbsp;Lesquerecx d.
(3) nbsp;nbsp;nbsp;FoNTAircE b.
-ocr page 268-26o COXIFERES
ment a certains Podocarpus de la section des Xageia; ce genre Nageiopsis, représenté dans les couches du Potomacnbsp;par plusieurs rornies spécifiques, a été retrouvé eu outrlt;vnbsp;dans Ie Grétacé du Japon ainsi que dans Ie Wealdicn dAn-gleterre (i), et parait avoir été assez largement répandu anbsp;co niveau.
On a ohservé en outre dans Ie Grétacé moyen de Bohème et dans plusieurs gisements appartenant aux dilFérents étagesnbsp;du Tertiaire, mais principalement a TEocène, des l'euillesnbsp;uuinerviées, de dimensions variables, qui paraissent hiennbsp;a|)partenir a des Podocarpées de la section des Eupodocar-pus.
Araucariées et formes similaires.
Parmi les formes assimilahles aux Araucariées, les unes, provenant de dépots relativement récents et représentées parnbsp;des cones aussi bien ([ue par des ranieaux, ont pu ètre rap-portées avec certitude a c.ette familie et sont nième rentréesnbsp;pour la plupart dans des genres encore vivants; les autres,nbsp;plus anciennes, ne peuvent ètre (pie rapprocliées des Araucariées, hien que, pour (|uelques-unes au moins, ce cpie lonnbsp;sait de la constitution do leurs strobiles vienno a Tappui denbsp;ce rapprochement.
11 en est ainsi [)Our Ie type générique Ie plus ancien de ce groupe, Ie genre Walchia Sternberg, caractérisé par la disposition régulièrement pennée des ramules, étalés dans Ienbsp;plan du rameau et trés rapprochés les uns des autres, garnisnbsp;de petites feuilles falciformes, carénées, élargies et décur-rentes a la base, tantot dressées, tantót étalées (lig. i86).
Les rameaux de Walchia resseni])lentainsi dune facon frappante a ceux de certains Araucaria^ de lA/'. excelsa en parti-r cidier. Quelques-uns ontété trouvés encore munis (2) de cones
(1) nbsp;nbsp;nbsp;Yokoyama. b; Seward c.
(2) nbsp;nbsp;nbsp;Bekgerox a.
-ocr page 269-ARAVCAliJÉES ET FORMES SJMILAIRES 261
cylindriques attachés a rextrémité de vamides plus ou moins développés {] V. piniformis Schlolheiiu [sp.]), mais il na pasnbsp;élé possible de reconnaitre la constitution de ces cones. Surnbsp;lt;l'autres, appartenant a une espèce dillerente (11'. filiciforviisnbsp;Schlotheini [sp.]), les cones se sont montrós (i) torinésnbsp;décailles peu épaisses, rappelant a eet égard celles des conesnbsp;lt;le ('iinniiigltainia^ et portant une seule graine chacune.
conmie celles des Araucaria et des Dammara. Dautres encore ont oH'ert des graines disposées entre les léuillesnbsp;vers rextrémité de raineaux en apparcnce a peine inodi-liés (.i), niais sans quon piusse affiriner, la conservation ennbsp;élant trop iin])arl'aite, que les feiullcs a raissclle desquellesnbsp;ces graines paraissent fixées ne sélargissaient pas égale-jiieiit en écailles peu épaisses. Certains échantillons sem-blent pourvus de chatons males, C3'lindriques, portés ii Iex-trémité des ramules.
Enfin, a ces débris de rameaux on trouve souvent associés des nioides détuis médullaires marqués sur toute leur
(i) Zeiller J.
(tA) Gr.vmd'Eüry a .* Rey.vvlt r.
-ocr page 270-202 C ON IF E RES
longueur de saillies ovales-linéaires disposées en quin-conce et divisées en deux branches par un sillon médian, olFrant parfois, de distance en distance, des renflementsnbsp;correspondant a des verticilles de rameaux {Schizodendronnbsp;Eichwald), et ressemblant singulièrement aux inoules homo-logues que donneraient des Araucaria; des fragments denbsp;bois encore adhérents a ces moules ont montré la structurenbsp;des bois dAraucariées (i).
II semble done quon puisse légitimement rapprocher des Araucariées ce genre Walchia, qui apparait vers Ie sommetnbsp;du Stéphanien et se montre trés abondant dans Ie Permien.
Le genre Gomphostrobus Marion, trouvé dans Ie Permien inférieur (2), nest connu que par des fragments de rameauxnbsp;identiques daspect a ceux des Walchia^nbsp;portant des cones a écailles caduques, mo-nospermes, mais bifurquées a leur sommetnbsp;en deux pointes aiguës plus ou moinsnbsp;longues et plus ou moins divergentes, cenbsp;qui les distingue des écailles des cones denbsp;Walchia (lig. 187).
M. Potonié regarde, il est vrai, ces écailles comme des bractées sporangifèresnbsp;de Lycopodinées voisines des Psilotum (3);nbsp;mais la ressemblance avec les Walchia menbsp;parait trop étroite pour laisser iin doute sur les afiinitésnbsp;réciproques de ces deux types génériques.
Le genre Ullmannia Gosppert, qui appartient enpropre au Permien, présente des rameaux a ramification irrégulière etnbsp;peu abondante, garnis de feuilles charnues, tantót presquenbsp;cylindriques, tantót en crochet, trés serrécs, et marquées
(1) nbsp;nbsp;nbsp;Potonié a ; Zeiller l.
(2) nbsp;nbsp;nbsp;Marion b.
(3) nbsp;nbsp;nbsp;Potonié c.
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de ponctiiations alignées en üles, correspondant a des sto-niates.
Quelques cones, dassez petite taille, ont été trouvés attachés a des vamediUK iV UUrn an nia, mais la constitution na pu en être reconnue.
Lanalogie de ces iameaux avec ceux du genre suivant, et la structure de bois qui paraissent leur appartenir et ren-Irent dans Ie type Araucarioxylon, conduisent a rapprochernbsp;les Ullmannia des Araucariées, mais sans quon puisse riennbsp;ai'firmer quant a leurs affinités réelles.
Le genre Pagiophylluin Heer, qui apparait dans Ie Trias et se suit jusque dans lInfracrétacé, ollre également desnbsp;rameaux a ramification rare et irrégulière, garnis de l'euillesnbsp;1'alciibrmes épaisses, tétragones, plus ou moins aiguës aunbsp;sommet, décurrentes et imbriquées a leur base, trés analogues daspect aux rameaux de certains Araucaria (fig. i88).
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C OM FEU KS
Los cónos, glo])iileux et do potilo taille, sont eoinposós dóoailles Jio-iieuses, ój)aissos, rappelaiil colJos dos coiiosnbsp;(ïAraucaria et monosperiues eoiinno olies.
Le goiire Albertia Scliiinpcr et IMoiigeot, du Trias, nest eoiiiiii fjue ])ar des raiiicaux poiirvus de feuilles ovalcsnbsp;alloiigées, décurrentes a leur base, a liiii])e ])luriiierviénbsp;(lig-. iHpl, rajipelant ccdles dos Araucaria du type Cohjmheanbsp;el celles des Dammara ; sa pla(;e roste fort iiulécdse.
Le genre Araucaria se inontre dans le Jurassique, re])ré-senló a la Ibis par des raineaux et par des ebnes ou des éeailles donl l attribution ne parad pas diseutable ; il se suitnbsp;en Europe a travers le Crétaoé jus(]uc dans 1'Eoeènc, repró-senté, surtoiil dans le (irélacé moven, par de noinl)reusesnbsp;ibrmes spéci(i([ues, les iines a leuillos en croediet du ly|)enbsp;EuUisra, los autres a Ibuilles planos, plurinorviées, du ly[)Cnbsp;Colij nibea.
11 a éló reconnu également dans l'hé-misplière austral, notanunent dans le Tertiaire de la Xouvelle-Zélandc ainsinbsp;quo de la Torre de Feu (i).
Le genre Pseudoaraucaria Fliclie, connu seulement |nu des ebnes a strin--ture eonservée trouvt;s dans ITnlraercdacé de l'Argonne (2),nbsp;se distingue du ganvn Araucaria paria presence sur chaquenbsp;écaille de deux graines placées do j)art el daulre de la lignenbsp;médiane (lig. 190), ainsi que la soudure moins inlime denbsp;Tétaulle ovulifère avec la bractée, caractères (pu tendent anbsp;ra[)proclier ee ly])e des Abiclinées, tons les autres, Ibrmenbsp;et eaducité des éeailles notanunent, étant conlbrnies a cenbsp;(pie I on ol)S(nvo cliez \i',^ Ai-aucaria.
(i) nbsp;nbsp;nbsp;d;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;o.
{¦?.) Fi.iciii; c.
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ARAVCARIEES ET FORMES SIMIRAIRES 205 '¦
On a ra|)p]'onhé du genre Dannuara, sous Ie noni tie Daininariles., des ieuilles ovalcs-laneéolées, plurincrviées, anbsp;liinbe trés développé (i), itrovenanl du (n-étacé moven dunbsp;Dakota, et kon a mème rapporté lormellenunrl a ee genre desnbsp;éeaiües de tnnies trouvées a peu prés au mème niveau, en'nbsp;Bohêjue, au Oroënland et aux Etals-Unis (a); mais lattril)!!-tion de ces écailles comine de ces reidlles tienieure un peunbsp;incertaine, de mème tpie celle tic cónes g-lol)u]eux du Crétacénbsp;moven tie Bohème tdassés dabord comme Dauimariles etnbsp;reg-artlés plus tarti par kl. Nddenttvsky (3;, mais sans preuvenbsp;Ijien formelh', a cx' tjuil sendtie, conune représenlant nonnbsp;ties cones, mais tics exirémitèsnbsp;tie rameaux, renllées et g-arniesnbsp;tic coussincts Idliaires sailkuils,nbsp;ajtparlenant au genre l\rt/iiiiera.
ke gcni'e Ditnuncird semble tou-tel'ois posillvemcnt représenté a létat i'ossüe, dans Ie (irélacé supérieur el tlans Ie Tertiaire de lanbsp;Xouvelle-Zélande (4).
11 faul, en tout cas, tdasser dans Ie grou[)e des Damntarées Ie genrenbsp;èteint JJoliostrobiLs iMarion (5), anbsp;rameaux irrégulièrement ramiliés,nbsp;garnis tie t'euilles aciculaires |)lusnbsp;f)u nit)ins tlévelop[)ées, tantót ap-])litpiées, lanlüt assez étalées, a
cones globuleux tli; taille rctluite composes trècailles t;adLi-tpies, aigucs au sommet (lig. ipD, portant chacune une
(i! Lj:slt;)ukiu:l'.\ d.
{¦1} lÏEEii è/; Newberry d. (j) Veee.novsky a.
(4) Etti.ngshausex d.
(.4) Mario.v a.
-ocr page 274-266 CONIFERES
graine unique, libre, et munie dune aile latérale, comme celles des Damrnara.
Le genre Doliostrobus, qui ne laisse pas de rappeler nn pen les Pagiophyllurn, a été rencontré dans lEocènenbsp;et le Miocène, niais il parait avoir été surtout abondant anbsp;Fépoque oligocène.
Peut-ètre faut-il rapprocher de ce type générique le genre Cyparissidium IIeer{i), a raineaux grêles, garnis de petitesnbsp;feuilles aciculaires appliquées, portant des cones ovoïdes ounbsp;globuleux, il écailles épaisses, monospernies.
Ce genre, dont la place deineure assez incertaine, a été observé dnne part dans le Rliétien, dautre part dans le Cré-tacé, oü il senible avoir été assez répandu.
Enfin, on a classé sous le noin de Cunninghanütes Sternberg OU nièine rapporté directement au genre Cunninghamia desnbsp;rameaux garnis de feuilles étroitement lancéolées, subdisti-ques, assez seniblables en elfet a ceux du Cunninghamia sinensisnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;et dont quelques-uns ont été trouvés portant a leur
extréniité des cones allongés, composés décailles rappelant iin pen par leur forme celles des Danimara (a).
Ge type générique na été observé jusquiei que dans le Grétacé nioyen ou supérieur.
Taxodinées et formes similaires.
Outre les formes qui ont pu ètre positivement attribuées a des genres encore vivants, on a rapporté aux Taxodinéesnbsp;ou tout au moins rapproché de cette familie plusieurs typesnbsp;de Conifères fossiles, dont les cones ont montré des écaillesnbsp;polyspermes a bord lobé ou crénelé, comme le sont cellesnbsp;de la plupart des Taxodinées, et dont un certain nombre ont
(1) nbsp;nbsp;nbsp;Heer d.
(2) nbsp;nbsp;nbsp;Velegt;'Ovsky b.
-ocr page 275-TAXODINÉES ET FORMES SIMILAIRES 267
offert dans leurs feuilles im dimorphisine plus ou moins prononcé suivant la place quelles occuperit sur les iameaux,nbsp;rappelant celui quon observe chez les Taxodium et les Glyp-tostrohus; néanjnoins, pour quelques-uns de ces types géné-riques, lattribution deineure tant soit peu indécise, les ren-seigriements fournis par les empreintes nétant pas toujoursnbsp;suffisamment précis.
De ces divers genres, dont les principaux seront seuls mentionnés ici, Ie plus ancien est Ie genre Voltzia Bron-
Fig. i9.2. Voltzia licicropJiylta Schimpcr et Moug-eot. du Gros bigurré des Vosges ; A, rameau avec feuilles dimorphes, réduit aux 2/3 de grand, nat.; B, fragmentnbsp;de cóne, réduit aux 2/3 do grand. nat. (d'aprcs Scliiniper et Mougeot).
gniart, a rameaux garnis de rainules distiques assez espa-cés, portant des feuilles falcifornies, carénées, décurrentes a la base, et parfois, dans leur portion supérieure, de longuesnbsp;feuilles linéaires subdistiques (lig. (92 A).
Les strobiles, de forme cylindriquc, trés allonges, sont coinposés décailles Mchement imbriquées, en forme denbsp;coin, munies sur leur bord supérieur de trois ii cinq lobesnbsp;arrondis ffig. 192 B) et portant deux ou trois graines ailées.
-ocr page 276-268
COX/F I-II ES
Cc genre a clé observe dans Ie Perjuicn etsurlout dans Ie Trias.
Le genre Leplostrobus tieer, du .Jurassique de Si])érie, oftre ties cones a pen prés idcnLiqucs a ceux ties Vollzia,nbsp;portés ii rexlréinité de ranicanx garnis de couiles feuillesnbsp;lalcilbrines appliquées, et en outre des raiueaux courts gar-nis tic longues feuilles linéaires on l)ouquct, c,c qui le distingue du genre précédent.
Le genre Chcirolepis Sell ini per est caractérisé par ties rameaux irrégulièreinerit rainifiés, ii |)tTites feuilles sf[uann-forines tlressées, inibriquées ii la base, et par ties conesnbsp;cyUntlrit[ues formés tl'écailles assez rapprochées, rétréciesnbsp;en un court pédicelle ciuiéiforme, divisées au sonunet par denbsp;profontles éclianinaires en cin(| lobes aigus, et porlant cba-cune deux a-raines brièvemcnt ailées.
O
11 a été rencontré dans le Rliétien et dans le Lias.
Le genre Pdlissya Endlicber présente, coninie le genre Vollzia, des ranieaux ii feuilles dimorplies, les unes courtes,nbsp;falciformes, décurrentcs ii la base, les autres, occiqiant lesnbsp;raniules extremes, linéaires-lancéolécs, aigucs au soinuiet,nbsp;uninerviées, plus tm moins tordues ii la base et étalées laté-ralement ('lig. iqil A).
Los coucs, laches, de forme cylindriquo, sont composés décailles étalées, assez longues, aiguës au sommet, portantnbsp;plusieurs graines (tig. iy3 ; niais les interprétationsnbsp;varient ii leur sujet : suivanl les uns (i), ces ccaillesnbsp;seraieiit munies de lobes latéraux arrondis, portant tdiacunnbsp;une graine; suivant Schenk (2), los écaillcs auraient le bordnbsp;entier et les graines scraient tlisposécs en file sur leur axenbsp;inédian, Lapparence de lobes résultant de ce que, sur les
(«) Sapokta C. (u) Scnr.NK g.
-ocr page 277-rAXOUi.\i:j:s et foumes simila/res nbsp;nbsp;nbsp;269
einpreinles, ces graiiu's ronncnt des saillies successives sur Ie contour dc l'tM'aillc.
On 11e peut, en somme, se pi'ononcer sur les alïinitcs rceiles de cc genre, qut a été asscz aljondant ii ré|)Of[ue rhé-
big. H)'J. Paliss^a Jiraujii V.udlivhov, chi Kliótion. A. raiuetui : ij, fóiu* ; icduits anx '}/j (Ic grand. j)at. (d apras Stiporla).
tiejinc et cpii parait, daprès des cn)j)reinles dc raineaux, inallieureuseinent non accoinpagnés de cones, se retrouv'crnbsp;tlans Ic Jurassicpie ile lInde.
Le genre Brachyphylluin Brongniart coinprend des rajiieanx généralenient épais, a raniification disticpie, irréguliere, garnis dc léuillcs squaniilbrines trés courtes, dappa-rence charnue, allectant la Ibrnie dccussons a contour idioin-boïdal OU hexagonal plus on inoins régulier inunis d'unenbsp;carène dorsale et prolongés en une pointe tantot mousse,nbsp;lantot aiguë, plus ou inoins prononcée (lig. 194).
Avec leurs feuilles ainsi conslitiiées, ces raineaux res-seinhlcnt dune part a ccux de certains Athrotaxis, daiitre part a des raineaux A'Araucaria du type do l.lr. imhricatanbsp;dont les léuilles seraient réduitcs, par ravortcinent du liiiibc.
-ocr page 278-COXIFERES
a leur écusson basilaire. Des cones ovoïdes ou globuleux ont été trouvés, chezquelques espèces, encore attachés a cesnbsp;rameaux : ils offrent des écailles a écusson terminal dépriménbsp;au centre, lesquelles paraissent avoir porté de une a trois
graines brièvement ailées. II senible, daprès ces caractères,nbsp;que les Brachyphyllum doi-vent, comme Font adinis Heernbsp;et Schenk (i), ètre rapprochésnbsp;des Taxodinées, tandis quenbsp;Saporta (2) les regardait plutótnbsp;comme alliés aux Araucariées,nbsp;a raison de la grande ressem-blance de certains dentre euxnbsp;avec les Pagiophylluin. Létudenbsp;de cones mieux conservés, sinbsp;Fon peut en découvrir, per-mettra seule de se prononcernbsp;positivement sur les affinités denbsp;ce type générique.
Le genre Brachyphyllum, rencontré déja dans le Rhétien,nbsp;se montre trés abondant et variénbsp;dans le Jurassique, etse suit jusque vers le milieu du Crétacé.
Le genre Athrotaxopsis Fontaine a été établi pour des rameaux garnis de ramules distiques régidiers, assez rapprochés, a petites feuilles squamiformes étroitement appli-quées, carénées sur le dos, les ramules inférieurs souventnbsp;trés réduits et portant dans ce cas des cónes globuleux ounbsp;ellipsoïdaux de petite taille, composés décailles ligneusesnbsp;monospermes.
(i) IIekr d; Schenk g. (¦j) Saeortjl c.
(3) Fontaine b.
-ocr page 279-TAXODINEES ET FORMES SIMJLAIRES nbsp;nbsp;nbsp;271
La constitution des cones ne parait pas toutet'ois assez nettement précisée pour permettre de juger si ce genrenbsp;est réellement allié aux Athrotaxis^ avec lesquels il ofFre,nbsp;dailleurs, au point de vue des caractères extérieurs, unenbsp;ressemblance inarquée.
Le genre Athrotaxopsis na été observe jusquici que dans rinfracrétacé des Etats-Unis, oii il est représenté par plu-sieurs espèces.
Le genre Sphenolepidium Heer comprend des rameaux en général assez grêles, a ramification distique irrégulière,nbsp;garnis de petites feuilles squarniformes, arquées, imbriquéesnbsp;il la base, plus ou moins carénées, et portant de petits cónesnbsp;globuleux il écailles tronquées au sommet, sur chacimenbsp;desquelles sont fixées de trois a cinqgraines.
Ge genre, qui se suit depuis le Rhétien jusque dans lIn-fracrétacé, ressernble a tel point au genre Sequoia quon peut se demander sil ne devrait pas être siinplement fondunbsp;avec lui; mais la constitution des cories nest pas connuenbsp;avec une précision suffisante pour quon puissc se pronon-cer il eet égard.
En tout cas, le genre Sequoia se monlre dans rinfracrétacé, avec des cónes identiques de tout point a ceux des deuxnbsp;espèces actuelles, et des rameaux appartenant aux deuxnbsp;types représentés par celles-ci, les uns a feuilles squaminbsp;formes, les autres ii feuilles linéaires élalées latéralement. 11nbsp;se suit a travers le Grétacé, oii il comple de nombreusesnbsp;formes spécifiques, et a travers le Tertiaire, jusque dans lesnbsp;couches pliocènes dltalie, représenté notamment par unenbsp;espèce, Seq. Langsdorffi Brongniart (sp.), qui parait êtrenbsp;lancêtre direct du Seq. sempervirens de Galifornie, dont ellenbsp;ne se distingue par aucun caractère un peu important.
Le genre Geinitzia Heer parait se rapprocher du genre
-ocr page 280-i-i nbsp;nbsp;nbsp;co.\ii''Kni:s
Sequoia, clonl il dillere siirlout par ses (u'nies cn liiulricpies trés allonges, ii axe épais, a écailles dilatées au sonuiiet ennbsp;un éeusson liexagonal aussi liaut ([ue large ; les raineauxnbsp;sont garnis de pelites l'euilles falcifornies, ini])riffuées, earé-nécs sur Ic dos, et trés serrées.
Ce genre na óté reneontró (pie dans Ie Crélacé moven et supérieur.
Le genre Crjptomeria a élé reeonnu dans lEocéne do IAnglcterre ainsi (pinde lOuest de la France (i), représentcnbsp;par des raineaux et par des ei'ines ressemblant infininient anbsp;eeux du CrjjpL. japouicM aetuel.
Enliii les genres vivants Ta.xodiuni et CHyplosIrobiis ont été également Irouvés a létat fossile, hien reeonnaissalilcs anbsp;leurs ci'mes, encore en [ilace au bout de (piekpies raineaux.
Le [ucinier dentre eux se luontre dans lEocéne et jiarait avoir été trés largement répandu pendant Fépocpie miocénenbsp;dans toute rEurojie ainsi (juaux bltats-Unis, re[)résenlé parnbsp;line forme spécilicjue bien connue dans toutes ses parties,nbsp;ramcaux, lleurs et cinies, ('t im[)ossiblc a séparer dunbsp;Tax. dislicliuiii (jui peuplc aujourdhui les saamps de lanbsp;Louisiane.
lm second, représenté dés rinlfacrétacé [lar des raineaux ('t des débris de ci'ines dont rattribulion ne semble pas dou-teuse, a occu|)é aussi une place importante dans la ilorenbsp;terliaire depuis FOligocène jusijuau Pliocéne, avec unenbsp;espéce, Glypt. europxus Heer, (jui a laissé de nomlireuxnbsp;débris, raineaux, indorescences males et femelles, etimnes,nbsp;dans la jilupart des dé[)(')ts deau douce de FEiirope et denbsp;lAniéri([ue du Xord.
(i) Gakdaer a; Boulay h.
-ocr page 281-CUPIlESSrXKES ET TORMES SIMITAIHES
Cupressinées et formes similaires.
Les Cupressinées senihlent iiioins larg-ement reprcseniées ii l'élal Ibssilc cpie les Araacariées el les Taxoilinées, et ellesnbsp;[)araissent renionter un peu moins haat, les premiers débrisnbsp;susceptiljles de leur ètre attri])ués ayant été troavés seule-mont dans Ie Trias supérieur et dans Ie Rliétien. On leur anbsp;rapporté, dune lacon générale, tons les rameaux de Coni-l'ères plus ou moins aplatis, munis de feuilles opposéesnbsp;disposées par paires alternantes, et oll'rant ainsi laspeiUnbsp;earactérislicjue ([ui distingaie la plupart des Cupressinéesnbsp;aetuclles; jnais il n est pas certain lt;[ue tons les rameauxnbsp;ainsi eonstitués a[)partiennent réellement aux Cupressinées,nbsp;certains rameaux iifeuilles décussées trouvés dans Ie Crétacénbsp;du Groenland (genre luolepis lieer) sétant montrés pour-vus de cones a écailles spiralées, et non verticillées, dont lanbsp;disposition fait penser plutot a des Taxodinées.
Quoi (|uil en soit, on a réuni sous Ie nom de Thiiyites Brongniart les rameaux a aspect de Cupressinées, mais nonnbsp;suseeptibles dune détermination généricpie plus sure, rap-pelant ceux des Thuya par la disposition décussée de leursnbsp;feiulles, a feuilles i'aeiales et latérales bien distinctes, celles-i'i arquées, j)lus ou moins aiguës au sommet.
De tels rameaux ont été trouvés il diiférents niveaux, depuis Ie Rliétien jusque dans Ie Crétacé siqiérieur.
Ün a classé, dautrc part, sous Ie nom de WiddringLoniles Endliclier des raniules garnis de feuilles scpiamiformes plusnbsp;OU moins comprimées, arquées, tantót spiralées, tantótnbsp;ojiposées, comnie Ie sont celles des rameaux iigés desnbsp;Widdringtouia, mais saus que bon puisse rien allirmernbsp;([uant il lattribution aux Cupressinées de la plupart dentre
(MIX.
Des rameaux de ce type ont été reconnus ii diiférents
ZiULLER. PaléoboLaniquc. nbsp;nbsp;nbsp;i8
-ocr page 282-^74
COMFliRES
niveaux depuis Ie Trias supérieur jusque vers Ie sominet du Grétacé.
Le genre Widdringtonia est, du reste, représeiité k létat fossile par des raiiieaux encore munis de petits cones cpia-drivalves bien reconnaissablcs, Irouvés, les uns dans Ienbsp;Jurassic]lie supérieur, dautres dans le Crétacé moyen,
daulres encore ii divers niveaux du Tertiaire.
Le genre Callitris s'est nion-tré également dans le Tertiaire, particulièrement dans lOligo-cène et le Miocene, sous desnbsp;1'ornies trés voisines du C. qua-drivalvis actucl du Xord denbsp;rAlric]uc.
Le genre Frenelopsis Sclienk comprend des ranieaux articu-lés, a raniules disticjues alternants, a feuilles a peine distinonbsp;tes, probalilenient verticilléesnbsp;par cjuatre, soudées sur toutenbsp;la longueur de chacjue articlenbsp;(fig. 19a), et marcjuées de fines ponctuations disposées ennbsp;files verticales, corrcspondant aux stomates. Sur deux espècesnbsp;(lont la cuticule a pu être ctudiée, Fren. Hoheneggeri Ettings-hausen (sp.) ei Fi'cn. occidentalis Heer, ces stomates se sontnbsp;niontrés (i) Ibrmés, non pas conime ii lordinaire de deuxnbsp;cellules, mais de cjuatre, cjuelcjuefoLs de cincj ou de six cellules, disposées autour d un centre conunun et donnantnbsp;lieu a line ouverture stomaticjue en étoile ii c[uatre ii sixnbsp;branches (lig. 196).
(i) Zeilleu h.
-ocr page 283-CVPIiESSISEES ET FORMES SIMILAIRES nbsp;nbsp;nbsp;2-5
Le genre Frenelopsis a été o])servé a divérs niveaux du Crélacé, mais répandu surtout dans rinfracrétacé. On nennbsp;connait pas encore Fapparcii fructifi-cateiir.
Figquot;. igO. Frenelopsis oc-cidentalis Hoer, do Tlii-fracrétacé du Portugal. Portion dc cuticule, monnbsp;trant les stomates ciinbsp;etoilo; gross, : 90 diain.
Lc genre Lihocedrus a etc reconnu dans le Crétacé moven et supérieurnbsp;ainsi quc dans le Tertiaire, particuliè-rement dans rOligocène et le Miocène,nbsp;avec des rameaux nettement caracté-risés.
II l'aut sans doute en rapproclier le genre Moriconia Debey et Ettingsliau-sen, ii rameaux et ramules aplatis, anbsp;ramification pennéc, a 1'euilles latérales étroitement appli-quées, a léuilles faciales tronquées au sommet en are dcnbsp;eerde (fig. 197).
Cc genre a été oLservé dans le Grétaeé moven ou supérieur de rAllemagne, dunbsp;Croënland et des Etats-Unis.
Le genre Palxocyparis Saporta eom-prend des rameaux laiblement comprimés, a raiuifieatiou pennéc plus 011 moins régu-lière, ii léuilles squamiformes opposées-déeussécs, dordinaire étroitement appli-quées, a sommet aigu 1'aiblement saillantnbsp;(lig. 198).
Le cone, observe ebez une seule es-pèce, sest moiitré eomposé décailles peltées, décus-sécs.
Ce genre, qui se rapproche surtout des Cupressus et des C/tantseci/paris, est représenté par plusieurs espèces, appar-tenant les uncs au Jarassique moyen, les autres, les plus
-ocr page 284-2/6 CONIFERES
2/6 CONIFERES
noiii])reiises, aii Jiirassique siipérieiu, (nicl([iics aiitres a rinfracrétacé.
II y a lieu de inentionuer enfin les genres vivants Cupressus, Cluimse-cjjparis^ Biota., Thuya, comine recon-nus a dilférenls niveaux du Tertiaire,nbsp;représentés notamiuent par des débrisnbsp;])ien déterininables dans rand)re dunbsp;Samland, et Jmiiperus, observe dansnbsp;Ie ¦ Grétacé inoyeii ou supérieavr sousnbsp;des formes appartenant a la sectionnbsp;Sabina et dans Ie Tertiaire sous desnbsp;formes appartenant aux deux sectionsnbsp;Sabina et Oxycedrus.
Abiétinées et formes similaires.
On ne possèdc que des données fort incomplètes et incer-laines sur les ju'emiers représentants des Abiétinées, et bon ne saurait niême préciser ia date ii lacpielle on peut lesnbsp;faire remonter. On a cepcndant signalé dans Ie Permien (i),nbsp;sous les noms gcncri([ues de Piaites Gmppert ou A'Abietitesnbsp;Mantel!, des rameaux garnis de feuilles linéaires étalées quinbsp;ressemblent en cd'et a des rameaux dAbiétinées, et lanbsp;préscnce dans Ie Perniien dAutun dun l)ois du typenbsp;Cedroxylon montre qu'il existait a rc()oque permienne desnbsp;Oonifères possédant déja certains caractères propresnbsp;aujourdluii aux Abiétinées ; mais en labsence de tout rcn-seignement sur les organes de fructification, on ne peutnbsp;aiiirmer qu'il sagisse Iti dAbiétinées véritables.
II nen est plus ainsi ii lépoque rliétienne, oii leui pré-sence parait bien établie (2) par des feuilles aciculaires, par
(1) nbsp;nbsp;nbsp;Henax:lt r ; Potonié c.
(2) nbsp;nbsp;nbsp;TSathorst a ; Saporta c.
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lt;_les graines ailées et par iin cóne, troiivés dans Ic Rhélicn (l(i Scanie, ce cóne ressemblant a la ibis a nn cóne de Mélè/.enbsp;et siirtont a un cóne de Gèdre (genre Protolarix Saporta).
Les couches jnrassiques, principalement celles du Spitzberg et de la Sibérie, ont olFert égaleinent (i) de nom-breuses leuillcs, les unes planes, ressemblant a celles desnbsp;Abies^ les antres longuement aciciilaires conime celles desnbsp;Pins ; certaines de ces dernières [Piiius prodroiiius Heer),nbsp;provenant de TOolitbe inférieure du S[)it/.berg, paraisscntnbsp;ètre lasciciilées par cinq et indiquer un veritable Pinus.nbsp;Des ramcaux et des cónes inq)arfaitenient conservélfe, niaisnbsp;daspect bien seinblable a eeux des Pins, ont été en outrenbsp;troiivés au Spitzberg dans Ic Jiirassique supérieur (:gt;.).
Toutefois ce nest guère quc dans Ilnfracrctace ipi'il a été possilile, grace surtout ii Ietude des cónes a structuri!nbsp;conscrvée troiivés dans les gisenients de phosphates (3),nbsp;de reconnaitre avec certitude la presence de genres vivants,nbsp;OU du moins de formes inlininient voisines. Le genrenbsp;Cedrus Link sy montre représenté par des cónes dattri-bulion incontestable, et parait avoir été assez largenientnbsp;représenté ii cettc époque ; niais on neii rctrouve plusnbsp;ensuite que des traces fort clairsemées, dune part dans lonbsp;quot;lertiaire de la Sibérie, dautre. part dans le Miocene dunbsp;A'ivarais et dans ie Pliocène de FAuvergne (4).
Des cónes extrèmement voisins de ceux du genre Abies ont été égalenient reconnus dans 1Infracrétacé, et le genia;nbsp;SC snit :i partir de lii jusquau sommet du Tertiaire.
11 en est de niêiiie dn genre Picea, observé dans ITnfra-crétacé, puis dans le Grétacé iiioyen, et retrouvé a différents
(1) lIüEH lt;/,
(a) XaTHORST 1)1.
(j) Fi.iche c.
(4) lïOULAY a, d.
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Tliveaux du Tertiaire, ainsï que du genre Tsuga, représenté, a ce quil semlde, dans rinlraerétacé par des cones trés analogues a ceux des espèces aetuelles du genre, et oljservénbsp;en outre dans Ie Tertiaire du Spitzberg.
Le genre Larix na été reconnu dunc facon certaine que dans Ie Miocène et le Pliocene, ainsi que dans quek[uesnbsp;dépots quaternaires.
Quant au genre Pii/us, il est trés largenient représenté a létat fossile de])ius ré])0(pie infracrdtaca'c justpia la lin du
Tertiaire, tant par des cones que par ties rameaux Icuillés et parnbsp;des aiguilles, groupées toujoursnbsp;par tleux, par Lrois ou par cinq,nbsp;comme elles le sont aujourdhui.
Les principales sections du genre, Strobus, Pinaster, Tseda,nbsp;se niontrcnt déja bien reconnais-sables dans ITnl'racrétacé, luaisnbsp;associées ii des Ibrnies tpii sein-blent les relier, soit les unes auxnbsp;autres, soit aux sections Pseiido-strohus et Ceinbra, nioins nette-nient représentées a ce nivt'au, ounbsp;bien tïonstituer des sections a part,nbsp;OU niérae oll'rir quelques allinilésnbsp;avec les autres genres db\])iétinées. Ges diverses sections,nbsp;saufpeut-être celle des Ceinbra dont on na retrouvé que peunbsp;de traces, se suivent ensuite dans le Crétacé et le Tertiaire,nbsp;comptant surtout dans lEocène et rOligocène de trés noin-breuses formes spécifiques.
Enfin, il faut trés probablement rapporter aux Abiétinées le genre Entomolepis Saporta, établi sur des corics de lOli-
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gocène des environs de Narbonne (i), innnis de longs appendices ailectant la forme tie lames étroiles, soiivenlnbsp;recourbées et rélléchies en arrière, a bords dentelés, anbsp;sommet aigu (lig. 199;, qui rapjK'llenl par leur aspect lesnbsp;bractécs mères de certains Abies et surtout celles des Pseu-dotsuga; mais ces appendices paraissent constitués parnbsp;Ie prolongement des écailles ovnlifères plntdt cpiindépen-dants de celles-ci, de tellc sorte qiril y anrait simplementnbsp;ressem])lancc extérieure, mais non aflinité réelle avec Funnbsp;OU Fautre de ces genres, et que les analogies seraient pliitètnbsp;avec certains Picea. La place de ce type génériqiie demeurenbsp;ainsi quelque pen inccrtaine.
li o ] S D K C o X 1 F K 11E S F O S S I L E S
Lcinde des bois de Conilères a montré que les caractères généraux de leur structure no permettaient de caractérisernbsp;qiFun certain nombre de grands groupes, mais non denbsp;reconnaitrc les divers genres. On a établi en consequence,nbsp;pour les bois de Gonii'ères fossiles a structure conseivée,nbsp;impossibles a raccorder avec les rameaux ou les cónes quinbsp;leur appartenaient, les coupes principales tpii sidvent (2).
Araucarioxylon Kraus : bois Ibrmé, comme celui des Araucaria et des Daininara^ de traebéides ponrvues surnbsp;leurs faces radiales de ponctuations aréolées, généraleinenlnbsp;plurisériées, contigues, a aréoles liexagonales.
Ce mème ty]gt;e se retrouve chez les Cordaïles, dont Ic bois, caiaclérisé en outie par la presence dun large étuinbsp;médullaire occupé par ties diaphiagmes de moellc, estnbsp;désigné sous Ie nom de Cordaix.ylon Gr. Eury.
Les bois fossiles de Fépoque paléozoïque a structure
(1) nbsp;nbsp;nbsp;SAPOrxTA rt.
(2) nbsp;nbsp;nbsp;SoUENK
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A'Araiicarioxylon cjiii nc ])eiivent ctre reconruis pour des hois de Gordaitées sont assez généraleiueut désigiiés sous Ienbsp;noiu de Dacloxylon Endlicher, celui A' Araucarioxylonnbsp;deineurant réservé (i) pour les bois qui, trouvés dans lesnbsp;Ibriuations secoridaircs ou tertiaires, peuvent être présuuiésnbsp;avee plus de vraisemblance appartcnir réellenient ii denbsp;vérilables Araucariées.
Cedroxyloii Kraus : bois rormé, conunc celui des Ceclrus el des Abies, de tracliéides a laces radiales iminies de pononbsp;tualions aréolécs unisériées, et dépourvu déléiacuts rési-iiifères, ou du moins a jiarencbynve résinilère Irès pennbsp;abondant.
Ge type a élé observé dés l époque pcrinicnne.
Cupressiiioxyloit. Gueppcrt : bois 1'oriaé, coaiaie celui des Ginkgo, des Podocarpées, des ïaxodiaées et des Gupressi-nées, de tracliéides ii ponctuatioas aréolées presque toujoursnbsp;unisériées, pourvu de cellules résinileres abondantes, aiaisnbsp;saas caaaux résiaeux.
Ge type a été observé ii paiiir de IMafracrétacé, et il est a présuaier quil se reacoalrera daas des formations plusnbsp;anciennes.
Pi/yoxylon Kraus : bois formé, comaie celui des Pinas, des Larix, des Picea, de traebéides h ponctuatioas aréoléesnbsp;unisériées ou géminécs, et pourvu de eanaux résinileres.
Ge type de bois, signalé déjii dans Ie Jurassique, est surlout Iréquent dans Ie Tertiaire. Ge sont des arbres de cenbsp;type, probablement du genre Pinas ou Picea, apparte-nant a lépoqiie oligocène, donl la résine, modiliéc j)arnbsp;la fossilisatiou, a l'ormé raml)re jaune de la region de lanbsp;Haltique.
(i) Kxowlto?, a.
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Taxoxylon Kfaus : Ijois fornié, coinine celui des Taxus, de tracliéides spiralées et miinies en outre de ponctuationsnbsp;aréolées sur leurs faces radiales.
On a recueilli quelcpies ])ois de; ce type dans Ie Tertiaire.
OMETAGEES
On ne possède pour ainsi dire aucune donnee certaine sur Texistence des Gnétacées a létat fossile, bien quon leur aitnbsp;rapporto ou quon en ait rapproché un certain noinbre dc^nbsp;débris végétaux provenant de ililférents niveanx.
II a été fait mention plus bant des inflorescences et des graines du Sté])banien et du Perniien sur lesquelles M. Renault a étal)li Ie genre Guetopsis, rattaclié ]iar lui auxnbsp;Gnétacées, iiiais dont raltribiition reste quelque jieu conjee-turale etnest aj)puyée par la présence dans les mènies gise-nients daucun aiitre organe oflVant quelque affinité avec; lesnbsp;[)lantes de cette classe. Dautre part, quel([uesgraines niuniesnbsp;d'ailes latérales syinétriques, troinées soit dans Ie Rhétiennbsp;de Suède, soit dans Ie .lurassique de Sibérie (i), et classéesnbsp;eoinnie Samaxopsis, ont été rapprochées, daprès leursnbsp;caractères extérieurs, les unes des graines de Wehvilschia,nbsp;les autres des graines lt;S'Ephedra, inais sans quon puissenbsp;conclure des ressemblances constatées quil sagisso vrai-inent lii de graines de Gnétacées.
Certains lainbeaux de feiulles du Corallien de la Cóte-d'Or, iniinis de nervures parallèles et de plis longitudi-naux irréguliers, tlécrils par Saporta sous Ie nom généricpie de Changarideva (2), ont été signalés par lui coinnie oflTantnbsp;peut-être quelques analogies avec les feiulles de WelwiL-schia, analogies trop pen jirécises toutelbis pour autorisernbsp;un ra[)prolt;dienient posilil.
(1) Natiiürst l); Heek cl. (2j S.vi'or.T.v c.
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Enfin qiielques fraginenLs de ligcs arliciilécs provenant soit du Jiuassique, soit principalement du Tertiaire, ont éténbsp;décrits sous Ie nom A'Ephedriles Ga?ppert et Berendt, ounbsp;rapportos mêine au genre Ephedra, sans que, pour aucunnbsp;deux, Iattribution puisse ètrc regardée comnie oertaine,nbsp;sauf peut-ètre pour quelques ramules de fOligoeène inférieur de Provence (i), les autres pouvant étre des rameauxnbsp;A'Eqidsetum ou de Callitris, et certains dentre eux ayantnbsp;mêine été reconnus pour des Loranthacées,.
(i) Saporta/(.
-ocr page 291-Tandis qiic les (A'yplogaiaes celhilaires, les Cryptogamcs vascidaires eL les (iymnos])ei')ucs sc iiiontrenl représenlécsnbsp;dans les coindies paléozoïqiies les plas aac'ienaes rcnl'er-niant des restes de végélaux, oa da aioins de végétaax ler-restrcs, les Aagiosperaies seaibleaL aavoir appara qaenbsp;beaacoap plas lai'd, aacan débids susceplible de lear ctrenbsp;rappoi'lé nayanl jamais élé reaconU'é dans les foraiaLionsnbsp;|)aléozoï(pies, el les premières ])rcavcs certaiacs de leurnbsp;existence ae remontant (jaau débat de I'epocjue infracré-tacée. On a trouvé, il est vrai, dans Ie Trias et ii différentsnbsp;niveaux da .rarassi((ne des empreintes d interpretation dou-teuse, dans lesqaelles on a été longtemps porté a voir, soitnbsp;des Monocotylédones, soit des Dicotylédones prototypiqaes,nbsp;et qae Ie iMarqais de Saporta avait groupées sons lappella-tion caractéristiqae do Proangiospennes ; mais poar la plupart dontrc olies, l eludc altérieure d'écliantillons mieuxnbsp;conservés a établi ([aon avait allaire soit a des Algues, soitnbsp;il des Foagéres, soit a des Oordaïtées oa a des Bennettitées,nbsp;soit nième a des restes animaax ainsi quil est arrivé pournbsp;les Palaioxyris ou Spirangium, regardés longtemps cornmenbsp;des Iruils a valves tordues en hélice, et reconnus il y anbsp;pcu dannées pour des oeufs de poissons du groupe desnbsp;Plagiostoines (i). Si loutes ces empreintes réont pas encore
{i) Zeillf.r i'.
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P [I A NÉROGAUES AXGIO SP E I! M E S
recii line interpretation definitive, du nioiiis le noniJirc de celles (jiii deineiirent éniginaliqiies est aiijourdhiii sing'ii-lièrenient rédiiit, et tont porte ii penser ((iielles aiiront lenbsp;mêiiie sort qiie les aiitres, poiivant ètre attribiiées, avecnbsp;aiitant de vraiscniblance pour le inoins, ii daiitres enibran-chenients ipiii celui des Angios[)crines. II est, dailleurs, iinbsp;noter (|ue, parmi les ccbantillons ii slructiirc conservéenbsp;récoltés dans les niènies couches, il ne scst jamais trouvénbsp;le nioindrc frag-nient de bois non plus ((ue de i'ruit ou denbsp;graine dyVngiosperme, et cependant de tels fragiiienlsnbsp;auraient eu chance de parvenir saus troji daltératiounbsp;jusquaux bassins de dépot. On ne peut sans doute alfiriuernbsp;que les iVngiospernies aient été réellement alisentes de lanbsp;llore jusipie vers la fin de I cpoque jurassiquc, et peut-ètrenbsp;ravenir nous rcserve-t-il il leur égard des ilécouvertes inat-tendues; il 1'aut reconnaitre ce])endant que l'espoir ([uonnbsp;pourrait avoir de trouvcr un jour dans des formations plusnbsp;anciennes des traces de leur existence diminue nécessai-rement de plus en plus ii mesiire quaugmente la ([uantiténbsp;lies documents recueillis.
Les restes lossiles qiii peuvent ètre atlribués aux Angio-spernies sont pour la plupart, ainsi qu'il arrive jioiir les autres groupes, des organes foliaires plus ou nioins complets, des troncons de tiges, parfois avec leur structurenbsp;conservée, plus rarement des déliris dinllorescences, lleurs,nbsp;fruits OU graincs; mais ces difi'érents organes étant presquenbsp;toujoiirs séparés, le classement en est fort difficile et exigcnbsp;une coiiqiaraison des jilus attentives avec les organes homo-logues des végétaux vivants. Les caractères tirés de la formenbsp;et de la nervation permettent i:ependant en général, lorsqii'ilnbsp;sagit de fcuilles, de reconnaitre sans (leine sil sagit dcnbsp;*MonocotyIédones OU lie Dicotvlédones, bien que bon ue soitnbsp;pas il eet égard ii 1abri de toute erreur, quelques Dicotylé-dones olfrant des fcuilles graminiformes ii iicrvures paral-lèles, de mème que certaines Monocotylédones, certaines
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Aroïdces iiolamment, possèdcnt des IVuiilles a nervation eoinplexe sur rattribiilion desquelles il serait permis dhési-ter. Dans tons les cas, les formes fossiles se rajiprochentnbsp;assez des formes actiielles pour cpiil ait été prestpie toujoursnbsp;|)ossible de les ratta(dier, au moins avee beaucoup de proba-bililé, il des families vivantes, et Ie plus souvent mème iinbsp;des genres encore existants ; les genres éteints semlilentnbsp;relativenient pen nonilireux et oll'rent dordinaire asseznbsp;danalogies avee tels ou tels lypes génériipies vivants pournbsp;pouvoir êtrc rangés prés deux sans quil soit liesoin denbsp;modifier en rien les cadres principaux de la classificalion,nbsp;([iielque doute (pi on puisse avoir parfois sur la veritablenbsp;place il leur donner.
II en est ainsi des Angiospermes fossiles ii pen prés comme des (iryptogames celhilaires, en ce sens quo nousnbsp;ne trouvons parmi elles aucun type dill'érant d'une facon unnbsp;])eu trancbéc de eeux (pie nous avons aujovirdbui sous lesnbsp;yeux, et leur étude ne nous offre, au point de vue général,nbsp;comparatii ement a celle des Gryptogames vasculaires et desnbsp;(iymnospermes, cpie des faits dune importance secondaire.nbsp;Elle fournit, il est vrai, ((intéressants renseig-nements surnbsp;les rapports des espèees anciennes avee leurs congénèresnbsp;actuelles, sur les variations (piellesont sullies dune époquenbsp;il lautre, tant dans leur forme ipie dans leur répartitionnbsp;géograjiliiijue (i), niais ii la condition ((examiner cliarpienbsp;type en détail, ce qu'il nest pas possilile de faire ici.
Je me Jiorncrai done ii lui exposé rapide de ce que Ion sait aujourdbui des rejirésentants fossiles des Angios[)ermes,nbsp;en insistant de préférence sur les principaux groupes et sulles faits les mieux établis.
(i) Voir Iiotammciit Sai'Okta j, ii; Sciiexk »¦.
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MONOCOTYLliüONES
MONOCOTYLEDONES
Ainsi que je l'ai dit plus haiit, on avait priniitivement classé pai'iui les Mouocotylédones nne série de types denbsp;leuilles a contour lineaire ou linéaire-lancéolc, a nervuresnbsp;parallèles, trouvées les unes ilans les terrains [)aléozoïquesnbsp;conime les Gordaïtes, les autres dans les 1'ormations secon-daires coinine les Yuccites et les Eolirion^ quon est porténbsp;aujourdhui a rapproclier des Cordaïtées; les Williamsonianbsp;avaient été, daiitre part, compares a des inllorescences denbsp;Pandanées, de même que les Goniolina du Jurassique, dontnbsp;rattribution aux Siphonées verticillées ne seinble plus laissernbsp;place au doute. Mais il reste encore quebfues t\q)es problé-matiques qudl pvut ètre utile de menüonner, l)ien que leurnbsp;attribution aux Monocotvlédones compte de inoins en moinsnbsp;de partisans : tel est dabord Ie genre Aithophylliun Bron-gniart, du Gres bigarré, établi sur des tiges rameuses, nui-nies de ranieaux teriuincs par de longs épis, et paraissantnbsp;avoir porté des leuilles linéaires verticillées, dans lequel onnbsp;avait pensé voir une Tyi)hacée, mais que Schenk (i) regardenbsp;comme pouvant lort bien nètre autre chose qu'une Equisé-tinée g'énériquement identique aux Schizoneura; tel est éga-lement Ie genre Echinostacliys Brongniart, du même niveau,nbsp;établi sur des épis ovoides allongés, de constitution indis-cernable, et qui ])euvent ètre soit des épis sporangifères,nbsp;soit, plus vraisemblablement, des inllorescences males denbsp;Gymnospermcs. Tel est encore Ie genre Canlomorplia Sa-porta, créé pour des rhizomes trouvés dans Ie Jurassique (2;nbsp;qui ne laissent pas de rappeler ceux de certaines Monocoty-lédones, Graminées ou Naïadécs, mais qui pcuvent tout
(1) nbsp;nbsp;nbsp;SCIIK.NK g.
(2) nbsp;nbsp;nbsp;Saporta C.
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aussi Lien appai'tenir a des Giyptogames A'asciilaires. II on esl de luêinc des empreinles dii Rhétien de Scanie décritesnbsp;par M. IXatliorst sous le noni généricpie de Dasypliylliim (l i,nbsp;et qui presell tent quelque analogie avec des rhizomes denbsp;Zostéraeées, mais dont la conservation impari'aitc autoiisenbsp;toiites les conjectures, si liieii qnon ponrrait également voirnbsp;en elles des rameanx i'ortenient altérés de Gonifères, ou peut-être dEqiiisétinces. Enlin, on a trouvé parlbis, a diversnbsp;niveaux, depiiis le Trias jusqu an sommet dii Jiirassiqiie,nbsp;des lamlieaiix de 1'euilles linéaires, munis de nervures lon-gitudinales parallèles et, ii ce quil semble, do nervillcsnbsp;transversales, démats par Ileer (2) sous le nom génériquenbsp;de Clatlirophylluni, par dautres auteurs sous celui de Poa-cites^ et dont rattrihution demeure des plus incertaincs,nbsp;line partie au moins d'entre eux pouvant, comme les Yuccites^nbsp;être rapjirochés des Cordaïtées, les nervilles transversalesnbsp;qu'ils semblent présenter provenant peut-ètre de rexistenconbsp;dans le parencbvme de lacunes semblables èi celles que Tonnbsp;a constatées chez les leuilles des Cordaïtes.
On ne peut évidemment tirer de semblalilcs debris aucune indication positive et il est des plus douteux quil sagisscnbsp;réellement la de iNlonocotylédones, les échantillons a structure conservee trouvés aux mèmes niveaux appartenantnbsp;exclusivement soit a des Gymnospermes, soit a des Crypto-ganies vasculaires ou cellulaires ; niais la date première donbsp;Tapparition des iMonocotyledones nen reste pas moins, tantnbsp;qu011 nc sera pas défiuitivement lixé sur Tattribution de cesnbsp;quelques tvpes, enveloppée dune certaine obscurité. Dunbsp;moins leur presence dans rinl'racrétacé semble-t-eJle borsnbsp;de discussion, certaines 1euilles du Valanginien du Portugalnbsp;décrites par Saporta (3) comme Alismacites (voir la lig. 202nbsp;ci-après) ne pouvant donner lieu ii une hésitation.
(1) nbsp;nbsp;nbsp;Xathokst b.
(2) nbsp;nbsp;nbsp;Heer b.
(3) nbsp;nbsp;nbsp;Saeorta [gt;.
-ocr page 296-288 -1/ OK OCOTYL K D U X E S
Les restes fossiles cle Monocolylccloiics sonl, on geiicral, assez Iares, la [)laparl; ties j)]antes do cette classc élant desnbsp;|)lantes herliacees, dont les debris avaient pen do oliaiKiesnbsp;detre entraincs dans les bassins de dépot, et leurs reuillesnbsp;souvent sucoulentes se décomposant assez rapideinent. Onnbsp;a pu cependant reconnaitre des représentants diin noinl)renbsp;important de rarnilles, bien c[ne rattribution généri([iie,nbsp;l'ondée sur la l'orine et ia nervation des leuilles, et snr lanbsp;('oniparaison avec les types vivants, noffre pas toujours linenbsp;compléte certitude, des leuilles presque seml)la]jles senbsp;retroiivant parl'ois cliez des genres appartenant a des familiesnbsp;dilférentes.
Gramininées.
On rapporto anx Oiwmiiskhs un grand nombre de 1'euilles OU de fragments de feuilles trouvées, les unes dans Ie Cré-tacé supérieur, la plupart dans Ie Tertiaire, et pafnii lescpiellesnbsp;on a pu re(a)nnaitre, a raison snrtout de leur associationnbsp;avee des tiges ou des rhizomes sulbsamment bien conserves, des genres encore vivants, tels notamment que Phrag-miles, AriHHlo Banihusa; ce dernier genre, en particulier,nbsp;a été rencontré dans Ie Pliocéne du Centre et du Sud-Est denbsp;la Franco, notamment dans les cinérites du Cantal, repré-senté })ar des formes spécillques trés voisines, a ce (ju'ilnbsp;semble, de certaines espéces tie la llore actuelle de la Chinenbsp;et du Japon.
Les Cyi'Éuacées se niontrcnt de mème dans lo Tertiaire, avec des feuilles classées tantót comme Cyperus^ taritotnbsp;comme Cyperites, mais dont Fattribution ne laisse pas (|uel-(juefois.detre un peu discnta])le, et avec des utricules fructi-féres rcconnaissablcs pour des utricules de Cdvex, attestantnbsp;lexistence de ce genre dés la fin de rcpo([ue éocène.
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Peut-êtic faut-il, en outre, rapprocher des Cypéracées uii genre éteint, Ie genre Rkizocaulon Saporta(i), qui paradnbsp;avoir joiié un róle assez important dans la llore palustre d('nbsp;répoquc oligocène, et auquel Saporta rapporte égalementnbsp;diverses empreintes provenant, soit du Crétacé supérieur denbsp;Fuveau, soit de llnfracrétacé ou mêine du Jiirassique toutnbsp;ii fait supérieur du Portugal.
Les Rhizocaidoii^ dont on trouvc de nombreux échantillons silicitiés dans POligocène tie Provence, avaient des tigesnbsp;dressées, croissant en toulfes serrées au ])ord des eaux, etnbsp;niunies de feuilles rubanées, obtusément aigues au sonimet,nbsp;plus OU moins engainantes a la base, a linibe pourvu denbsp;nomJjreuses lacunes longitiidinales et perforé par places parnbsp;les racines adventives qui naissaient cn grand nombro sulles tiges. Ces racines présentent dans leur écorce externenbsp;une laro'C zone lacuneuse, a lacunes allongccs tlans Ie sensnbsp;longitudinal, séparées par des cloisons radiales (fig. 200).
1^1. Scbumann, par unc comparaison de la structure de ces organes avec ceux de diverses Cypéracées, du Cladiuin
(ij Saporta a, o; Schumann a. Zeiller. Paléobotanique.
'9
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290 MONOCOTYLEDONES
Mariscus notamment, a été amené a regarder les Rhizocau-lon comme des Cypéracées. Saporta, leur attribuani, non sans raison, des inflorescences affectant la forme d'épis composes, constituées par des épillets ovoïdes aplatis (lig. 201),nbsp;([ui leur sont associécs dans la plupartnbsp;des gisements et qui ressemblent a cellesnbsp;dc certaines Restiacées, sappuyant d'au-Ire part sur les ressemblances de leursnbsp;leuilles avec celles de diverses Eriocau-lóes, rapprochait les Rhizocaidon a la foisnbsp;des Eriocaulées et des Restiacées, plutótnbsp;que des C}q)éracées. Mais en labsencenbsp;de renseignenients sur la constitution denbsp;ces épillets, sur la structure des organesnbsp;lloraux quils renfermaient enlre leursnbsp; bractécs, il est évidemment impossiblenbsp;de se prononcer avec certitude sur lesnbsp;allinités de ce type, qui pai-ait avoir dis-paru vers la fin de Fépoque oligocène ounbsp;au commencement de Fépoque miocène.
II est difficile également de préciser la place a donner au genre Podostachysnbsp;Marion, établi sur des inflorescences anbsp;épillets solitaires unillores on pauci-üores, trouvées dans FOligocène dn Velaynbsp;ainsi que de la Provence, et qui semble pouvoir appartenirnbsp;aux Centrolépidées, sans quon piasse cependant rien affir-mcr quant a cette attribution, faute de renseignenients surnbsp;la structure des fleurs.
Les N.vïadxcées sont principalement représentées par des rhizomes de Zostéracées, ordinairement désignés sous Ienbsp;nom générique de Caulinites Rrongniart, trouvés soit dansnbsp;Ie Crétacé supérieur, soit a divers niveaux du Tertiaire,
-ocr page 299-GRAMII\iyÉES.
JONCINÉES
¦291
On a rencontré également dans Ie Tertiaire des fruits de
notaraiucnt dans lEocène parisien, ces derniers Irès voisins de ceux du genre Cymodocea^ aucjuel il serait fort possiblenbsp;quïls düssent ètre rapportés (i).nbsp;ég
Najas el des feuilles tie Potaniogeton.
Les Ahoïdées fossilcs coniprennent, dune part, des feuilles de Pistia, Iroiivées les unes dans Ie Crétacé supérieur desnbsp;Bouclies-du-Rhóne, les autres dans Ie Tertiaire des Etats-Unis, dautre part des inflorescences A'Acorus provenant dunbsp;Tertiaire.
On connait également, de différents niveaux du Tertiaire, des restes bien reconnaissables de Typuacéks, a savoir desnbsp;rhizomes et des feuilles de Typlia^ ainsi que des feuilles etnbsp;des inflorescences de Sparganium.
On a rapporlé aux P.vxdanéks, en les classant dans Ie genre Pandanus, un certain nomljre de feuilles a bortls dentés,nbsp;provenant les unes du Crétacé supérieur, les autres du Tertiaire, et (lont ({uelques-unes tout au moins scnddent en clfetnbsp;devoir appartenir réellcment a ce genre.
Enfin, peut-être faut-il rap[)orter aux Cyclaxtuagées cer-taines feuilles de rÉocène de Sézanne, classées par Sa[)orta sous Ie nom génériquc de Ludoviopsis et rapprocliécs par luinbsp;des Carludovica et des Lndovia.
Joncinées.
Dans Ford re des Joncinées, la familie des Eriocal'lées, dont Saporta rapprochait a certains égards les Rhizocaulon,nbsp;serait représentée, suivanl Lesquereux, dans Ie Tertiaire des
(1) Bureau a.
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Etats-Unis par des rosettes de feuilJes appartenant au genre Eriocaulon, mais dont la détermination nest pas absolumentnbsp;hors de doute.
On peut faire les mêmes réserves a Fégard de Tattribution aux .luNCAGiNÉES des quelques débris fossiles qui leur ontnbsp;été rapportés par Heer, a saA^oir des fruits du Grétacé supérieur du Groënland, ct une inflorescence du Miocène denbsp;Suisse, classée par lui sous Ie nom générique de Laliarpianbsp;et rapprochée du genre Scheuchzeria, avec lequel elle a ennbsp;effet quelque analogie, mais sans quon puisse en conclurenbsp;ii une affinité posith^e.
On possède des données plus certaines sur la familie des Palaiiehs, dont lexistence a létat fossile est attestée par denbsp;nombreuses émpreintes de feuilles aisément reconnais-sables, les unes palmées, les autres pennées, ainsi que parnbsp;des fruits et des fragments de tiges a structure souA^entnbsp;conseiAée.
Les représentants les plus anciens de cette familie actuel-lement connus sont précisément des fruits, trouvés dans Ic Génomanien inférieur de lArgonne, et dont M. Fliche a punbsp;étudier la constitution anatomique (i) : ce sont des noyauxnbsp;de Gocoïnées, de forme glo])ideuse, ii coque percée de troisnbsp;perforations par Tune desquelles Fembryon fait saillie anbsp;Fextérieur; ces fruits, trés Aoisins pour Ie moins de ceuxnbsp;des Cocos 1 ont été décrits sous Ie nom générique de Cocoop-sis, taiulis que dautres, désignés par Fauteur sous Ie nom
Asirocaryopsis, paraissent se rapproclier de ceux des Astro-caryuni.
Quant aux empreintes de feuilles, trouvées en nombre assez reslreint dans Ie Grétacé supérieur, mais beaucoupnbsp;plus abondantcs dans Ie Tertiaire, surtout dans FEocène et
(i) Fi.iohe f.
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rOlig'ocène, les unes ont été g-roiipées sous des noms géné-riques provisoires, tels que Flahellaria Sternberg eompre-nant les ieiiilles en éventail, P/nvnicites Brongniart oonipre-nant les fenilles pennées dn type des Dattiers, Hemiphaeiii-cites Visiani coinprenant les lenilles pennées a rachis prin-(upal relativeinent rédiiil, a Iblioles plus on moins soudées les unes anx autres, intermédiaires en quelque sorte entre Ienbsp;(ype palnié et Ie tyj^e pe7iné ; les antres ont pu ètre rangéesnbsp;dans des genres encore vivants on rapprocliées au nioinsnbsp;de tels OU tels de ee genre.
(lest ainsi que, parnii les Palniiers a feuilles llabellées, on a reconnu dans Ie Tertiaire des feuilles de Sahal^ biennbsp;earactérisées par leur rachis prolongé, au moins a la facenbsp;inférieure de la feuille, en une longue pointe triangulairenbsp;sur les bords de laquelle sinsèrent les Iblioles. On a rencontré avec ces feuilles, notamment dans lOligocène denbsp;Provence, des rainules ilexueux, jnunis sur leurs bords denbsp;petites cicatrices, regardés primitivement comme apparte-nant au genre aiistralien Leplonievia de la familie des San-talacées, et dans lesquels Saporta, qui en a groupé lesnbsp;diverses formes spécifiques sous Ie nom générique de Pala'O-rachis^ a reconnu des fragments dinllorescences de Pal-miers (i), ressemblant de tont point a des ramules fructifèresnbsp;de Sahal dépouillés de leurs fruits. Dautres feuilles pal-niées ilu Tertiaire, du type Flabellaria, a pétiole brusque-ment lerminé eji angle droit on obtus, paraissent devoirnbsp;ètre rapportées aux genres Chaimerops on Trachycarpas.nbsp;Dautres encore, de TEocène dTtalie, ont été rapproidiées dunbsp;genre Latania.
Oertaines feuilles pennées de IPlocene de Velay ainsi que de POligocène des Basses-Alpes ont pii ètre recon-nues pour appartenir positivement au genre Phoenix., cellesnbsp;dll giseinent da Piiy-en-Velay notamment ayant été trou-
11) SAiOr.rA /,
-ocr page 302--v o y o c o m kd oyE s
vées associées a un régime seml)lable u ceitx des Üatticrs.
Dautres, a folioles planes, provenant les nnes de rEocène du Véronais, les aiitres de lOligocène de Ligarie, ont [)[inbsp;êlrc rapprochées, soit des Areca, soit des Kentia., el elas-sées sous les noms AArecites ou de Kentites (i).
Ces juêmes gisemenls de Ligiude ont fourni égalemenl des lénilles assimilables, les unes au genre Calamus^ lesnbsp;autres au genre Cocos^ ainsi que des Ibrines nouvelles, anbsp;l'oliolcs armées dépines, paraissant appartenir aux Bactri-dées, et sur lesquelles M. Squinabol a établi les genresnbsp;fsselia et Perrancloa^ dont i! ne parait pas utile dimliqiu'rnbsp;iei les earaetères distinctil's.
Enlin certaines feuilles pennécs du Tertiaire ont été rap-procbées des Calamus, sous Ic noni générique lt;le Calaniop-sis Heer.
Quant aux feuilles a folioles plus ou nioins soudées, appar-ienant au type [lemipfaxiiicUcs, renconlrées, les unes dans Ie Crétacé supérieur de rAutriche ainsi (jue du Sud de ianbsp;Eranee, les auties dans Ie Tertiaire de Suisse ou dTtalie, unnbsp;(¦(U'tain nombrc dentre olies, du nioins parmi ces dcrnières.nbsp;ont pu être rapportées aux genres Geouoma ou Manicaria,nbsp;OU tout au moins en êire rapprochées, a raison de leur res-scunblance avec des formes vivantes de Tun ou de Taiitrc'.
Ontrem les fruits de Gocoïnées du Crétacé de IhVrgoniu^ mentionnés plus haul, on a rencontré un certain nond)re denbsp;fruits fossiles de Palmiers, ])rincipalement dans Ie Tertiaire,nbsp;et notamment des fruits ovoïdes tricarénés, souvent ctivc-loppés d'unc bourre fibreuse, et offrant tons les earaetèresnbsp;de ceux des Nip(( : lt;;es fruits, désignés sous Ie nom générique de Nipadilcs Bowerbank, se sont montrés particulièrmnbsp;incnt abondanls dans les couches éocènes de Belgique elnbsp;dATigleterrc; il en a été observé également dans Ie Crétacénbsp;supérieur de Fuveau.
{l) SoviNABÜE n ; liultKAU (L
-ocr page 303-joaci.\j:es. LILIIXEF.Snbsp;29'gt;
Un ceiiairi iiombrc d'cmpreintcs de tiges do Palmiers, reconnaissaI)les aux cicatrices laissées par les insertions desnbsp;petioles et ressemblant les lines a des tiges de Gocoïnées,nbsp;daulres ii des tiges de Plianiix, ont été de nièine trouvées anbsp;divers niveaux du Tertiaire ; elles sont (dassées sous Ie nomnbsp;de Palmacites Brongniart.
Enfin des fragments de tiges ii structure conservée ontclé rencontrés fréquemment, quelques-uns dans Ie Crétacénbsp;supérieur, Ie plus grand nomlu'e dans Ie Tertiaire dEuropenbsp;OU dAmérique; on les désigne sous Ie nom générique denbsp;Palmoxylon Schenk, et lon peut distinguer parmi eux deuxnbsp;types principaux, lun a 1'aisceaux sclérencliymateux de petitnbsp;diamètre disséminés dans Ie tissu Ibndamental, en dehorsnbsp;des laro'cs 1aisceaux de même tissu accolés aux faisceaux
O
libéroligneux, et fautre ii tissu fondamental dépourvu de ces petits faisceaux scléreux; mais il ny a pas lieu dentrer anbsp;leur égard dans dautres détails.
Au point de vue de la répartition, les Palmiers se sont comportés comme la plupart des types do régions chaudes,nbsp;fréquents dans nos dépots tertiaires jusque vers 1époquenbsp;miocène, puis diminuant pcu a pen et ne se montrant déjiinbsp;plus dans Ie Pliocène que fort clairsemés et réduits a un trésnbsp;petit nombre de types.
Les .loxcACKKS ont été également reconnues a létat fossile avec certitude, mais représentées seulement par trois ounbsp;quatre formes spécifiques appartenant au genre Juncus,nbsp;trouvées dans Ie Tertiaire nioyen de la Suisse ou de lanbsp;Bohème.
Liliinées.
II faut vraiscmblablement rappor ter aux Alismacées Tune lt;les empreintes les plus anciennes ou, pour mieux dire, lanbsp;plus ancienne qui puisse ètre classée avec certitude comme
-ocr page 304-296 MONOCOTYLEDONES
Monocotylédone, consistant en ime fenille ovale allongée^ plurinerviée, provenant du Valanginien du Portugal, et que-Saporta a décrite (i) sous Ie nom A'Alismacites primosvnsnbsp;(fig. 202), non sans faire remarquer cependant lexistence denbsp;formes analogues chez les Potamées.
M. Lester Ward a rapporté, de son cóté, au genre Sagit-laria une feuille provenant de Ilnfracretace des Etats-Unis (2), maïs qui pourrait peut-etre apjiar-tenir plutót au genre Sinilax. En outre, M. Velenovsky (3) a rapproché du genre
L'ique
Biitomus, sous la denomination sféné
de Butomites, des fragments de rliizoraes, de feuilles et dorganes floraux du Géno-manien de la Bohème.
Divers aulres débris fossiles provenant du Tertiaire ont été cgalement rangés parminbsp;les Alismacées et classes dans les genresnbsp;Alisina, Sagittaria et Butomus, bien que pour plusieursnbsp;dentre eux la détermination ne soit pas absolument horsnbsp;de doute.
Les PONTÉDÉRIAGKES soiit représentées a létat fossile par des feuilles de lEocène inoyen, trouvées autour de Paris,nbsp;et qui, attribuées dabord au genre Potamogetoip ensuite aunbsp;genre Ottelia de la familie des Ilydroeharidées, ont éténbsp;récemment reconnues par M. Bureau comme appaiTenant aunbsp;genre Monoclioria
On a rapporté aux Liliacées un assez grand nombre de feuilles, dont la plupart ont pu être déterminées générique-ment avec certitude : ce sont principalement des feuilles de
(1) nbsp;nbsp;nbsp;Sapokta p.
(2) nbsp;nbsp;nbsp;L. quot;Ward c.
(3) nbsp;nbsp;nbsp;Velei^ovsky d.
(4) nbsp;nbsp;nbsp;Bureau c.
-ocr page 305-LILIlMiES. iniDiyEES nbsp;nbsp;nbsp;297
Dracxna el des feuilles de Sniilax, trouvées tant dans Ie. Grélacé supérieur qnc dans Ie Tertiaire, celles dn Grétaoénbsp;supérieur étant daillenrs dattrilintion un jieu moins sure.
.Je mentionnerai en outre des tiges, trouvées dans Ie Tertiaire et notainment dans FEoeène rnoyen de Faris, (pii onl été rapportées au genre Yucca mais saus (pion puissenbsp;affirmer qnelles ne soient pas snsceptibles dune autre tléter-mination.
Iridinées.
Qiielques feuilles du Crétacé et du Tertiaire out été attri-Imées avec assez de vraisemblancc aux Dioscoréacées et elassées, soit eommc Dioscorea^ soit sous Ie noni de iffOAoo-rites Saporta.
«
Des Ihidées ont été de mèine signalées dans Ie Tertiaire de différentes régions, les luies cpiebpie peu douteuscs,nbsp;dantres, niieux earactérisées, provenant du ^Miocene dQilnin-gen, représentées a la 1ois par des feuilles et par des rhizomes. et qui ont pu ètre (dassées avec certitude dans Ienbsp;genre Iris.
l^a familie des Broméliacées parait égalenient représentée dans Ie Tertiaire par des feuilles a marge épineuse, ti'ouvéesnbsp;dans Ie Miocene de Suisse et ra[)portées par lieer au genrenbsp;Broinelia.
Des feuilles bien semblal)les a celles de divers genres de la familie des Scitaminées ont été rencontrées ii diversnbsp;niveaux du Tertiaire, tant en Europe qnaux Etats-Unis onnbsp;en Nouvelle-Zélande ; Ie plus grand nombre paraissentnbsp;appartenir anx Musacées et ont été elassées sous Ie nomnbsp;générique de Musophyllum Go'ppert; ([uelques-unes, rap-
(i) Bt'EEAi; b.
-ocr page 306-298 M O NOCOTYL K D O A' E S
portées aux Zingibéracées, ont élé décriles comnie Zingibe-rites Heer; dautres enfin seniblent devoir être rangées parmi les Cannées et ont étó rapprochées soit dii genrenbsp;Canna sous Ie noni de Cannophyllites Hrongniart, soit dunbsp;genre TJialia sous Ic noni de PalxothaUa Scjuinabol.
Des bullves garnis de leuilles suseeptibles detre altribués aux Orciiidées ont été signalés par Massalongo dans TEocènenbsp;du Yéronais sous Ie noni de Proloi chis; luais ee sont la lesnbsp;seuls indices qu'on possède de rexistence de cette l'amillenbsp;a létat lossile, et encore nc sont-ils pas absolunient siirs.
Enfin, quelqucs genres de la laniille des lIvnuocuxiunÉEs ont été reconnus dans Ie Tertiaire avoc une certitude a [leunbsp;prés compléte, a savoir Ie genre Vallisiieria représcnté (i)nbsp;dans rOligocène inl'érieur de Provence par des feuilles,nbsp;peut-être un pcu discutalilcs, et dans celui du (iard par desnbsp;llcurs dattribution plus siire, Ie genre Ilydrocliavis dans Ienbsp;Miocene de Suisse et dAlleniagne, et Ie genre Straliolcs,nbsp;représenté dans FOligocène par des graines trouvées (uinbsp;abondance dans divers gisements, mais demeurées longlenipsnbsp;énigmati([ues {FollicuUies kallennordheimcnsis Zenker); Heernbsp;a observé également des fleurs de ce genre dans Ie Miocenenbsp;de Suisse, et^l. Staub en a remieilli des leuilles dans Ie d'er-tiaire supérieur ile Transylvanie ; ('nfin des graines de les-pèce actuelle, Sir. aloides, out été rencontrées en quantitésnbsp;innombrables dans certains dé()()ts interglaciaires du Nordnbsp;de IWllemagne (2).
DICOTYLÉDOYES
Les gisenicnls renrermanl des végétaux 1'ossiles étant extrènienient rares dans llnfracrétacé, on est resté longtemps
(i) Sapoiita a; Laurent a. (2) -Staub h : Kkiliiaek a.
-ocr page 307-DICOTYLEDONES 299
sans connaltre aucune Dicotylédone antérieure an Céiionia-nien : la première qai ail été signalée a été nne feuille de Peuplier, reconmie par Ileer il y a environ vingt-cinq ansnbsp;parini des empreintes de IUrgonien de Korne an Groenland,^nbsp;mais aiiciine anlre feuille de Dicotylédone nayanl etc rcn-contree dans les niêmes couches, on avail pu se demandernbsp;sil IIy avail pas eu confusion el si cel échantillon ne venailnbsp;pas d'un autre niveau, plus élevé. Les doutes quon avail punbsp;conserve!' sur la presence de Dicolylédones dans la llorenbsp;infracrétacée nonl été levés quen 1888, par la découvertenbsp;([ua faite M. Fontaine de nonilneuses empreintes de plantesnbsp;de cette classe tlans les couches du Potomac, aus Etats-Unis,nbsp;dont les différentes sulidivisions paraissent séchelonnernbsp;depuis Ic Valanginien ou la l)asc du Néocomien jusquanbsp;FAlhien. Presque en mème temps, Saporta reconnaissaitnbsp;cgalementdes Dicotylcdones dans FlnfracréLace du Portugal,nbsp;il des niveaux ii pen prés identiques il ceux des Etats-Unis ;nbsp;mais tandis ([uen Amérique cos couches infracrétacécsnbsp;reposaient en discordance sur des couches heaucoup plusnbsp;anciennes cl quon jiouvait imagine!' que les Dicotylédonesnbsp;ctaient depuis plus ou nioins long'te!i!ps étalilies dans lanbsp;region et se seraient peut-ètre !!!0!!trées encore plus has sinbsp;la série cut été continue, en Portugal les couches ii plantesnbsp;de rinfracrctacé succédaient ii des couches jurassiques
supe!'!eu!'es
renferniant dyalement des vétrétaux fossiles et
dans les([uelles, mcme dans les |)Ius élevées, on na pas trouvé la !noindre trace de Dicotylédones, la (lore qiiellesnbsp;renferment élant exclusivement composée de, C!'yptoga!nesnbsp;vasculaires et dc Gyninospermes, avec ([uelques indices denbsp;Monocotylédones, mais ceux-ci des plus douteux, ainsi quilnbsp;a été (lit plus haul.
Ges premières Dicotylédones, datlriliution générique assez incertaine, et que Saporta a classces si!nplement coniinenbsp;DicotylophyUnDE lout en signalant leiirs analogies avec desnbsp;feuilles de Gc/'civ pour les lines, avec des feuilles de Popiiliis
-ocr page 308-3oo nbsp;nbsp;nbsp;DICOTYLÉDOy ES
pour les au tres, se montrent daborcl fort clairsemées ; maïs on les volt, a mesure quon sélève, Jevenir bientot de plusnbsp;en plus nombreuses et de plus en plus variées, eomme si lonnbsp;assistait a l'éclosion du groupe et a son expansion graduelle.nbsp;La iiiême marche ascendante a dailleurs été constatée ennbsp;Amérique dans les coiudies du Potomac, oii les Dicolylé-dones deviennent, dun niveau a Tautre, de plus en plusnbsp;abondantes. Tbappés de cette soudaineté d'apparitiou, denbsp;cette rapidité de développement, Saporta et après lui Lester Ward sétaient demandé (i) si les Dicotylédones navaientnbsp;pas des racines beaucoup plus anciennes, et sdl nc fallait pasnbsp;en voir les premiers représentants dans certaines feu diesnbsp;orbiculaires ou réniformes de lInfralias et du Lias, a limbenbsp;entier ou crénelé, palmatinervié, a nervures anastomoséesnbsp;('n un réseau complexe, connues sous Ie nom généri([ue denbsp;Protorhipis Andrte et considérées par la plupart des auteursnbsp;eomme des frondes de Fougères analogues aux frondes sté-riles des Drynaria ou des Plalycerium. Mais la découverte,nbsp;dans Ie Lias de Bornholm eomme de Steierdorf (a), déchan-tillons Iructifiés démontrant la légilimité de rattribution desnbsp;Protorhipis aux Fougères et établissant leurs affinités avecnbsp;certaines Polypodiées, avec les Dipteris en particulier, estnbsp;venue infirmer déliiritivement cette hypothèsc, de telle sortenbsp;que les Dicotylédones de lInfracrétacn! demeurent biennbsp;positivenient les plus anciens représentants fossiles de cettenbsp;('lasse; et Ie fait quen Portugal on no])servc aucune tracenbsp;de leur présence dans les couches jurassiques les plus éle-vées, dans la region mème oii s en montrent, un peu plusnbsp;baut, des débris nettement reconnaissables, ne permetnbsp;guère de penser quon vienne plus tard a rencontrer surnbsp;dautres points des Dicotylédones dans des formations plusnbsp;anciennes.
(1) nbsp;nbsp;nbsp;Saporta p ; L. Ward d.
(2) nbsp;nbsp;nbsp;Bartholin a ; Zlii.li-k u.
-ocr page 309-GENERALITES 3oi
Les restes de Dicotylédones enfouis dans les couches dc récorce Leviesti'e sont Ie plus généralement des feiiilles,nbsp;quelquefois des fragments de bols, plus rareinent des inflorescences, des lleurs détachées, des fruits ou des graines.nbsp;Mêine dans ces derniers cas, la determination nen est pasnbsp;toujours aisée, la conservation étant fréqueinment inipar-faite, et la forme générale de lorgane demeurant souventnbsp;seule discernable sans quon puisse reconnattre les carac-tères essentiels; on a cependant trouvé quelquefois desnbsp;fleurs ou des fruits assez bien conserves pour quon aitnbsp;pu les étudier en détail, principalement dans lambre dunbsp;Nord de rAllemagne, ou même, exceptionnellement, a létatnbsp;dempreintes. Mais dordinairc on na affaire qua des em-preintes de feuilles, et lon se fera une idéé de la dilficulténbsp;de la détermination de semblables restes si lon songe anbsp;celle quéprouverait un botaniste, même connaissant biennbsp;Iensemble dc la llore vivante, a reconnaitre, fut-ce seule-mcnt a titrc générique, des feuilles isolées ; les caractèresnbsp;anatomiques, structure des faisceaux libéroligneux, dunbsp;parencbyme ou de répiderme, lui fourniraient, il est vrai, denbsp;précieux éléments dinvestigation, mais cest la une ressource il laquelle on ne peut généralement pas recourir avecnbsp;des emprcintes. Le seul moven dont on dispose est unenbsp;comparaison attentive avec les feuilles vivantes, en satta-chant aussi bien aux moindres détails quaux caractèresnbsp;généraux de la forme et de la nervation. On peut sans doutenbsp;restreindre quelque ])eu les recbeicbes en sattachant denbsp;préférence, parmi les végétaux vivants, aux formes arbo-rescentes, les feuilles des plantes berbacées, si ce nestnbsp;celles qui croissent au voisinage des eaux, nayant guère punbsp;parvenir jusquaux bassins de dépot; mais encoi'e ne faut-ilnbsp;pas exclure aljsolument les végétaux berbacés, surtout sinbsp;lon a affaire a des tufs, par exemple, ayant empèté surnbsp;place les plantes de toute nature qui croissaient aux alentours des sources incrustantes.
-ocr page 310-3oï BICOTYLEUOyES
L'iine des diHleultés principales est (pic Ie luèiiie lypt', aiissi bien coiiime nervalion que comiiie foriae du liiube,nbsp;se vctrouvc paridis dans des families bien difïerenles, etnbsp;(pion peut alors bésiter entre des groupes sing-ulièrementnbsp;éloigiiés; cependant lidentité nest presqiie jamais al)solae,nbsp;lt;U; la saillie plus ou moins prononcée des nerviires, lépais-seur relative du limbe pourront souvent, en pareil eas,nbsp;1'ournir des elements utiles de determination. Iiiversement,nbsp;la forme et la nervalion sont quelquefois suseeptibles, (dieznbsp;unc uième cspèee, lt;le variations considerables, suivant l age,nbsp;sidvant les conditions dans lesquelles se trouve la plante,nbsp;lelie espèce a feuilles habituellement eiilières, a nerviiresnbsp;secïondaires normalcmcnt arquées et anastomosées a leursnbsp;exlrémités, pouvant, par exemple, offrir, a Foccasion, ticsnbsp;feiulles dentées, avee des nervures a])outissant au somnietnbsp;des dents, comme cest Ic eas, notamment, jtour Ic Movernbsp;commun (l i; il est done nécessaire de tenir compte de lanbsp;possil)ilité de sernblables variations. Enfin il est elair que sinbsp;Ton a aifairc a des types éteints, on pourra ne trouver,nbsp;parmi les végélaiix vivants, que des analogies sans rcssem-blance formelle, ct Iattribution demeurera forcément intlé-cise, ricn naulorisant a eonelure, de simples analogies denbsp;forme ct de nervation, a une allinité systéniatique, sur laquellenbsp;rétudc ties organes lloraux pcrmetlrait seule de se pro-noneer; tel est Ic eas pour quebjues types, heureusementnbsp;peu nombrcux, tlonton n'a pu encore déterminer la veritablenbsp;[)lace.
jNIalgré tonics ces tlilficultés on est parvenu, en general, a force de recherches, et en rectiliant successivement lesnbsp;attributions trop Iiatives, a classer avec une assez grantlcnbsp;certilutle la plupart ties feuilles fossiles de Dicolylédones,nbsp;tout au moins de celles tpd étaient assez bien c.onservées etnbsp;tlont la nervation était sullisamment nette. Le mérite en
(i) Fligiie b.
-ocr page 311-a K NE ft A LITE .S nbsp;nbsp;nbsp;ioo
revient principalenient aux travaux trUnger, de C. von Ettingshaiisen, de Heei-, de Lescpicreux, de Saporla, denbsp;Schenk, et dans bien des eas la décoiivcrle ultérieure denbsp;i'ruits OU de graines est venue conlimier la determinationnbsp;établie sur les organes foliaires. Ces tléterminalions nennbsp;exigent pas moins une atteiilion et une cireonspcM'lionnbsp;extremes, ainsi que la montré Schenk (i), qiii a procédé anbsp;une revision détaillée des travaux relalii's aux Dicotylédoiiesnbsp;Ibssiles, et a fait justice avec un admirable esprit crililt;pienbsp;de quantité d'attributions erronées, les unes fondées surnbsp;des débris tro]) incomplets, les autres procédant didéesnbsp;préconeues ou résullant de comparaisons insullisantes; |)eiit-ètre est-il allé ])arl'ois un peu loin dans cette voie et a-t-ilnbsp;dans quelques cas accordé trop peu de conliance a ccrtainesnbsp;déterminations suflisamment justifiées ; mais la partie dunbsp;Traité de paléophylologie consacrée par lui aux Dicolylé-dones fossiles constituera toujours un guide indispensablenbsp;a consulter pour tons ceux qui voudront aborder cette parlienbsp;de la paléobotanique. Les études de C. von Ettingshaiisennbsp;sur la forme et la nervation des feuilles vivantes, dout il anbsp;donné des reproductions autotypi([ues dune rare perfection (3), peuvent en outre faciliter beaucoup les recbezcbes,nbsp;bien quil faille toujours, en fin de compte, en venir a unenbsp;eomparaisoii directe avec les échantillons dherbiers.
Le nombre des types principaux que jzcuvent présenter les feuilles, tant eommc forme que comme nervation, estnbsp;d'ailleurs assez réduit. 11 y a dabord a distinguer, (bunenbsp;part les feuilles composées, les unes pédalées ou paimées,nbsp;les autres pennées, dautre part les feuilles simples. Parminbsp;ces dernières, outre les petites feiulles a limbe étroit, muriiesnbsp;d'une seule nervure visible, rarement rencontrées a létatnbsp;fossile, on peut mentionner notamment : les feuilles peltées,
(1) nbsp;nbsp;nbsp;Schenk g.
(2) nbsp;nbsp;nbsp;EtTINGSHATJSEN (Z, b.
-ocr page 312-3o4 nbsp;nbsp;nbsp;DlCOTYLÉDOI^ES
a liinbe enüer ou lobé, a nervation rayonnante; les feiiilles palinatifides, ii nervation palmée, chez lesquelles Foriginenbsp;comnuine des nervures peut se trouver placée soit au bordnbsp;mèine du liinbe, a Fextrémité du petiole, soit au dela dunbsp;sommet du petiole, en dedans du liinbe, comnie si celui-cinbsp;était décurrent sur Ie petiole, ainsi quc cela a lieu souvent
Fig-. 2o3. 'A'ypc (Ic nervation aero- nbsp;nbsp;nbsp;Fig. 204. quot;lype de nervation camjjto-
drome : fcuille de Cinnamomuni gla- drome : feuilie de Ficus lutescens, de hruni, de grandeur naturelle (daprès grandeur naturelle (daprès Ettings-Ettingshausen).nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;hausen).
chez Ie Platane ; enfin les leuilles penninerves, a liinbe tantót entier, tantót denté, tantót pinnatifide, parnii lesquelles onnbsp;peut distinguer trois types de nervation : Ie type aerodrome,nbsp;a nervures secondaires peu nonibreuses, naissant sous un.nbsp;angle aigu et se redressant parallèlenient a la nervurenbsp;niédiane pour se dirigcr vers Ic sommet, comme ehez lesnbsp;Cinnamomuni (tig. 2o3j ; Ie type camptodrome, a nervuresnbsp;sceoiidaires naissant sous des angles [ilus ou moins ouverts,nbsp;se recourbant vers Ie liaut au voisinage tlu liord du liinbe
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GKNE It A LI TKS Soi)
et sanastomosant les lines avee Ics autrcs (fig. 204); ct le type craspédodi'ome, a nerviires sccondaires, se eontinuantnbsp;jusquaii bord dii iimlic (fig. 200), ainsi cpie cela a lieu die/,nbsp;la plupart des I'euilles dentées. Les autres earactères anbsp;prendre ensuile cn considération consistent dans le nonibrenbsp;et récartenient relatif des nervuresnbsp;dotroisiènie ordre, dans la direclionnbsp;quelles ail'cetent les uncs par rapport aux autres ct par rapport a lanbsp;nervure niédiane, dans la 1'ornie desnbsp;mailles de divers ordres rormées parnbsp;ces nervures et par leurs ramifications, jusqua celles qui constituentnbsp;Ics elements les plus fins du réseau.
L'examen microscopic[ue do lépi-dernie, ou fout au moins de la cuti-cule lorsquon peut en obtenir des pi'cparations, fournira aussi d'utilesnbsp;cléments pour la comparaison.
On trouve égalcment quelquefois, ainsi f[uil a etc dit, des fragmentsnbsp;de bois a structure conservée, dont
I'ctude anatomique pent permettre de determiner ii pen prés surement les affinites ; mais dans ce cas encore, la determination ne peul se faire que jiar comparaison avec les diversnbsp;typos de bois A'ivants, en tenant comple de tons les carac-tères que peuvent offrir des tissus ligneux, tels ((ue lornienbsp;et rapports relatifs des divers elements, et en particuliernbsp;mode d'ornementation cl distribution des vaisseaux, et cllenbsp;exige dcs recherches aussi longues et aussi niinutieusesnbsp;jiour le moins que la ilétermination des feuillcs.
Bien que les Dicotylédones de Ilnfracretacc ne soient pas toutes déterminées avec unc certitude absolue, la conservation dun assezbon nonibre déchantillons laissant quelquenbsp;pen ii desirer, il semble que les Gamopétales ne soient pas
Zrn.LF.R. Palcobolaniqnc. nbsp;nbsp;nbsp;20
-ocr page 314-3o6 DlCOTYLEDOy'ES
représentées parmi elles et quelles naient fait leur apparition que vers Ie milieu de lépoque crétacée : des deux autres groupes, Apétales et Dialypétales, ce seraient lesnbsp;Apétales qui tiendraient au début la première place, maisnbsp;les Dialy[)étales auraient pris Ie premier rang au commencement du Tertiaire, sinon sous Ie rapport de labondance, dunbsp;moins sous celui du nombre des formes spécitiques. On nenbsp;peut sans doute admettre ces résultats que sous certainesnbsp;réserves, la valeur des formes décrites comme espèces nenbsp;laissant pas detre assez discutable ; mais il semble ccpen-dant que les Dicotylédones aient suivi dans leur dévelop-pement une marclie a peu prés conforme ii lordre dansnbsp;le([uel on est conduit a ranger les uns par rapport auxnbsp;autres les trois groupes des Apétales, des Dialypétales etnbsp;des Gamopétales, daprès la complication et Ie perfelt;rlion-nement relatifs de leur appareil lloral.
Apétales.
Tfimportante familie des OnnuLiFKRES est représentée a Ictat fossile par des restes nombreux, appartenant auxnbsp;divers genres de ses trois tribus.
Le genre Betida parait exister dans Ie Crétacé moven des Etats-Unis ; en tont cas, il se montie, ainsi que le genrenbsp;Alaus, sous la forme décailles et tie samares pour lun, ticnbsp;cones femelles [tour Fautre, en mème temps que sous lanbsp;forme tie feuilles, tlepuis la Itase tie FEotunie jusque dansnbsp;le Quaternaire, olfrant tléja dans FOligocène des formes trésnbsp;voisines de celles qui habitent aujourd'hui nos régions.
Les genres OsLrija^ Carpinus et Coryliis sont également connus, par des feuilles et par des fruits, a partir tie 1Oligo-cène inférieur ou moven.
Le genre Fagus se niontre tians le Orétacé moven ties Etats-Unis, et se suit au travers du Tertiaire, avet; ties I'ttrmesnbsp;se rapprochant it la fois duF. sjlvaticfi et tlu F. ferrugi/iea,
-ocr page 315-APÉTALES nbsp;nbsp;nbsp;io-]
Fig. 2oG. Dryophijl-Inm Dcwalquei Sa-porta ct Marion, do rEooène inlériciir dcnbsp;BoJgiqiie. Foiiillo redui te aux2/'gt;de grand,nbsp;nat. (d'après Saporlanbsp;et Marionj.
inais paraissanl dcperidre dim soul et inème type spétdfiqiie, F. Feroniai Unger, cpii semble devoir ètre regardé cominenbsp;la souche commune de lespèce européenne et de lespècenbsp;américaine actuelles. En Australië et onnbsp;.Nouvello-Zélande, ainsi qua la Terre denbsp;Feu (T les Fagus tertiaires se rappro-ohcnt plus des Notliofagus que des Eufa-gus de riiémisphère nord, mais quelques-uns dentre eux paraissent établir unnbsp;passage entre rune et lautre section. Lenbsp;genre Castanea est (;onnu avec certitudenbsp;depuis rOligocènc. Quant au genre Quer-cus, aiupiel on a rapporto un nonibrenbsp;i;onsidérablc dempreintes, il parait re-nionter a Tepoque cénomanienne, maisnbsp;avec des formes a feuilles entières quinbsp;nexistcnt plus dans nos regions : denbsp;celles qui habitent aujourdhui nos pays,nbsp;les groupes des Cerris et des Ilex senbsp;rencontrent déja dans nos formationsnbsp;éocènes, tandis que ceux des Robur, desnbsp;Toza et des Infecloria ne commencent anbsp;se niontrer que dans le Miocene ou aunbsp;début du Pliocene. Enfin, il faut a pennbsp;prés certainement rapprocber des Cas-taned et des Querciis le genre Dryo-phylliini Debey, du Crétacé et de lEo-cène, établi sur des feuilles allongées ilnbsp;bords dentés (fig. 206), ressemblant sur-tout a celles des Chènes tic la section Castaaopsis.
Jajoute ([uon a trouvé a divers niveaux du Tertiaire des bois de Bouleau, de Cbarmc, de Ilètre et de Gbène.
(1) Ettingshavsen c, d; Duskm a.
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Dans la familie des Juglandées, on connait a létat fos-sile les quatre genres Juglaits, Carya, Pterocarya et E}i-gelhardtia^ représentés a la fois par des feuilles et par des fruits, et Ie premier en outre par un bois. Le genre Juglansnbsp;a été rencontre dans le Génonianien de rAllemagne et dunbsp;Groenland ; les trois autres ne sont connus qua partir denbsp;rOligocène; tons se suivent a travers le Tertiaire jusque dansnbsp;le Pliocène, ii lexception ton te fois du genre Engelhardtia,nbsp;qui ne sem])le pas avoir persisté en Europe au dela du milieunbsp;de Fépoque miocène.
On a rapj)orté au genre Myrica^ de la familie des Myuicées, un nombre considérable d'empreintes de feuilles, rencon-trées a différents niveaux depids le Crétacé moyen jusquaunbsp;sominet du Tertiaire, aiusi que quelques fruits et débrisnbsp;dinflorescences. On remarque notamment, parmi cesnbsp;feuilles, plusieurs formes spécifiques, les unes crétacées, lanbsp;plupart tertiaires, qui avaient été jadis rapportées, du moinsnbsp;une partie dcntre elles, aux genres Banksia on Dryandranbsp;de la lamille des Protéacées, et qui ont été reconnues depuisnbsp;lors pour des Myrica de la section Comptonia, aujourdhuinbsp;rédiiite a une seule espèee.
La familie des Salicinées, représentée par un grand nombre despèces des genres Salix et Populus, est une de celles quinbsp;semblent le plus anciennes, des feuilles nettement attri-buables a lun et lautre de ces genres ayant été rencon-trées dans les couches infracrétacées, sans parler dautresnbsp;empreintes classées seulement sous les norns provisoiresnbsp;de Populophyllum ou Saliciphyllum; on en compte desnbsp;formes trés variées dans le Tertiaire, dont quelques-unesnbsp;accompagnées dinflorescences males ou femelles biennbsp;reconnaissables. Plusieurs dentre elles se rattacdient visible-nienta des formes actuelles, «t semblent navoir subi, depuisnbsp;Pépoque oligocène, que des modifications peu sensibles.
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APETA LES
On a rapporté aux Gasuarinées un certain nombre dein-preintes du Tertiaire dEui-ope dont I'attribution ne laisse pas dêtre fort contestable ; la présence du genre Casuarinanbsp;est plus vraiseni])lable en Australië, oii G. von Ettingshansennbsp;la signalé dans les couches tertiaires. Gertaines empreintesnbsp;de ITnfracrétacé des Etats-Unis paraissent également denbsp;nature a être classées dans ce genre (i), au nioins avec beau-coup de vraisemblance.
Les Artocarpées comptent, dans Ie Grétacé et Ie Tertiaire, un grand nombre de représentants, consistant pour la plupartnbsp;en 1'euilles, classées les unes comine Ficus, quekpies-unesnbsp;simplement comme Ficophyllum, et dont les plus anciennesnbsp;ont été trouvées dans ITnfracrétacé dAmérique ; avec cesnbsp;'feuilles on a rencontré paridis, du inoins dans Ie Tertiaire,nbsp;des inllorescences ou des fruits bien déterminables ; il ennbsp;est ainsi notanunent pour Ie Ficus carica, reconnu sansnbsp;doute possible dans certains tufs quaternaires du bassinnbsp;parisien.
Le genre Artocarpus a été également trouvé a létat fossile, en particidier dans le Génomanien de file de Disco aunbsp;Groenland, représenté ii la fois par une feuille et par unnbsp;fragment dinllorescence bien reconnaissable (2), ainsi quenbsp;dans le Tertiaire des Etats-Unis.
Les Ulmacées sont connues par un grand nombre de feuilles et de fruits, rencontrés a divers niveaux du Tertiairenbsp;et appartenant principalement aux genres Ulmus et Zelkovci,nbsp;observés le premier a partir de lEocène, le second a partir ilenbsp;rOligocène; lun et 1autre se montrent dailleurs a ce derniernbsp;niveau sous des formes trés voisines déja de certainesnbsp;cspèces vivantes.
(1) L. Ward c. (a) Nathorst
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Le genre Cellis, de la familie des Celtidées, est de même
DfO-
représenté dans le Tertiaire, du moins ii partir de lOli cène, par des feuilles et par des fruits.
Les PLA.TAXÉES se montrent dès le Crétacé moyen, avelt;-des feuilles reconnaissables pour appartenir au genre Platanus, et des fruits qui en confirment lattribution; les feuilles a lobes peu accentués paraissent dominer dans lenbsp;Crétacé; les lobes deviennent ensuite de plus en plusnbsp;marqués chez les espèces tertiaires, auxquelles se rattachentnbsp;manifcstement les espèces actuelles (i). Des bois de Pla-tancs ont été égalemenl trouvés dans le Tertiaire.
Peut-être faut-il rapprocher des Platanées ou des Urtici-nées un certain nornbre de types de feuilles, rencontrés* principalernent dans le Crétacé, et qui nont pu être iden-tifiés a aiicune forme vivante : ces divers types, réunisnbsp;souvent sous le terme général de Cuedxéuuées, ont dü servirnbsp;de base a rétablisscment de genres a part, dont le jirincipalnbsp;est le genre Credneria Zenker, du Crétacé moyen et suj)é-rieur, établi sur des feuilles a lirnbe orbiculaire ou ovale,nbsp;ollrant généralement trois nervurcs principales dont lori-gine commune est située a Pintérieur du limbe, a quelqucnbsp;distance du bord, le limbe étant en quelque sorte dccurrentnbsp;sur le pétiole (lig. aoj); les nervures de troisième ordre,nbsp;prcsque a angle droit sur les nervures secondaires, formentnbsp;un réseau trés acccntué, a mailles rectangidaires allon-gées, qui rappellc celui de beaucoup de feuilles de Tilia-cées j)lutót que celui des feuilles de Platanes ; cependantnbsp;quelques espèces rangées prijiiitivement dans ce genre ont éténbsp;reconnues ultérieurement pour des feuilles de Platanus. Ounbsp;a rapprocbé aussi les Credneria des Urticacées, des Méni-spermées, des Stercnliacées et des Hamamélidées ; mais
(i) L. Wakd a, Ja^ko a.
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AP ETA LES
lant quori neii connaitra que les feuilles, rattribution definitive en denieurera nécessairement incertaine.
A Cüté du genre Credneria semblent devoir se placer dabord les geni'es Aspidiophyllum Lesquereux et Pi'oto-phyllum Lesquereux, du Grétacé dAmérique, Ie premier a
feuilles trés analogues ii celles des Credneria., niais subpel-tées et habituellement trilobées, Ie second a feuilles penni-nerves, a nervures inférieures a peine plus accentuées et plus ramifiées que les suivantes ; ce dernier genre otfre,nbsp;daprès Schenk, une certaine resseinblance avec Ie genrenbsp;vivant Laportea de la familie des Urticacées. Ges deuxnbsp;genres ont été aussi comparés aux Platanées et aux Méni-
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spermées, ainsi qiiaux Sterculiacées et particiilièrement au genre Pterospennuin.
Le genre Ettingshausenia Stiehler, du Crétacé nioyen, parait également voisin du genre Credaeria^ inais avec desnbsp;leuilles plus petites, atténuées en coin a leur base; on l'anbsp;compare notaminent au genre Fothergilla de la l'amille desnbsp;Ilamamélidées.
Enfin le genre Mac-CUiitockia Heer, trouvé dabord tlans le Crétacé supérieur du Groënland, puis dans lEocène,nbsp;présente dos leuilles cunéiformes, trinerviées, a nervuresnbsp;partant a la base du limbe, qui rappellent surtout celles denbsp;certaines Urticacées, niais qui ont été rapprochées aussinbsp;des Ménispermées.
Des PiPÉRACÉES fossiles ont été signalées dans (fuelqiies dépots tertiaires des régions tropicales, notaminent desnbsp;formes voisines du genre Piper ii Sumatra et a Java, et desnbsp;feuilles (PArthante dans lEquateur (i ).
On a trouvé dans le Tertiaire quelques resles de Polygo-N.vcÉES et de CHÉNOimniACÉES, en particulier des feuilles et des fruits de Polygonum, et des fruits de Salsola.
La familie des Photkacées est une de celles, a raison sans doute de la remarquable diversité de formes de feuillesnbsp;quon rencontre dans ses dilférents genres, a laquelle on anbsp;rapporté le plus grand nombre dempreintes de feuilles denbsp;Dicotylédones, en les attribuant notaminent aiix genresnbsp;Protea, Persoonia, Grevillea, Ilakea, Banksia, Dryandra, etc.nbsp;Mais la plupart de ces déterminations génériques, de iiièinenbsp;que celles fondées sur des graines, désignées comme Em-hothrites, ont été révoquées en doute par beaucoup dau-teurs, notaminent par Schenk, et un bon nombre dentre
(r) Exgelhakdt c.
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.1 PE TALES
elles ont même été reconniies positivement mexactes, en particulier pour les Dryandra, rapportés presque tonsnbsp;aujourdhui aux Myrica. Saporta a inontré dautre part (i)nbsp;quun certain nombre de feuilles classées coinme Loinatianbsp;oil Lomatites devaient ètre reportées dans la 1'amille desnbsp;Goniposées et rapprochées du genre Baccharis.
II semble néanmoins que les Protéacées aient été repré-sentées a lépoque crétacée, et il se peut qu'elles aient per-sisté dans nos regions jusque vers Ie milieu de Iépoque tertiaire : diverses feuilles de Tlnlracrétacé du Portugal etnbsp;des Etats-Unis, comme du Grétacé moyen dEurope, classéesnbsp;sous Ie noin générique de ProteophyLlum Velenovsky, sem-blent en elfet se rapprocber réellenient de certains typesnbsp;actuels de Protéacées ; dautre part, M. Velenovsky a oliservénbsp;dans Ie Génomanien de la Bohème des capitules llorauxnbsp;comparables a ceiix des Protea, quil a décrits sous Ie nomnbsp;de Proteopsis; et des capitules ii peu prés semblaljles ontnbsp;été également rencontrés dans Ie Grétacé moyen des Etats-Unis (2) ; toutefois Ia constitution des lleurs elles-mêmesnbsp;na pu ètre déterminée.
On a rapporté aux Thymelkackes un certain nombre dcm-preintes du Tertiaire, quon a rangées les unes dans Ie genre Daphne, les autres dans Ie genre Pimelea, mais sans quonnbsp;puisse, ainsi que Ie fait remarquer Schenk, considérer cesnbsp;attributions comme démontrées.
Les nièines doutes existent pour les feuilles du Tertiaire classées comme Santalum; mais Pcxistence de la lamillenbsp;des Santalacées nen parait pas moins certaine, quelquesnbsp;fleurs ressemblant, les unes a celles des Thesinm, les autresnbsp;il celles des Osyris, ayant été trouvées dans Iambre de lanbsp;Baltique, qui correspond ii lépoque oligocène.
(1) nbsp;nbsp;nbsp;Saporïa k.
(2) nbsp;nbsp;nbsp;Hollick a; Newberky lt;/.
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DICOTYLEDOXKS
On a rencontré égaleinent dans l anibre des ramules et des inflorescences de Loranthacees, dans lesqnels a cténbsp;reconnne iine forme générique nouvelle, Palzea Gomventz,nbsp;voisinc du genré actuel Arceulhobium. Ouelques feuillesnbsp;du Tertiaire ont été aussi rapportées ii la niême familie,nbsp;notamment des empreintes de l Equateur, classées parnbsp;Engelhardt dans Ie genre Phoradendron.
Les Aristolochiacées paraissent, elles aussi, représentées a létat fossile, par quelques feuilles ou fruits du Tertiaire,nbsp;qui ont été rangés dans Ie genre Aristolochia; dautresnbsp;feuilles, du Grétacé dAmérique, ont été en outre rappro-chées de ce même genre.
Dialypétales.
On a rapporté aux Magnoliacées un nondjre assez important de feuilles fossiles, piovenant tant du Grétacé que, du Tertiaire, dont les unes ont été rangées dans Ie genre Magnolia, les autres dans Ie genre Liriodendron.
Le genre Magnolia, auquel Saporta a attribué un éclian-tillon trés fragnientaire de rinfracrctacé du Portugal, paralt en tont cas représenté dans le Grétacé moven dEuropcnbsp;commc des Etats-Luiis, et il se suit dans nos régions jusquenbsp;dans le Pliocene ; on en a trouvé dans le Tertiaire desnbsp;fruits non douteux.
Le genre Liriodendron se montre également dés le Grétacé moyen, sous des formes assez diverses, bien recon-naissables cependant ii la troncature du sominet du limbe, terniiné en angle rentrant, ainsi quaux caractères de la nervation ; la forme crétacée la plus répandue, Lir. Meeki Heer,nbsp;a des feuilles simples, plus ou nioins élargies dans leurnbsp;nioitié inférieure (fig. 208), conime on Pobserve encorenbsp;chez certaines variétés de lespèce vivante ; elle se relie,nbsp;dailleurs, par divers intermédiaires, aux formes ii lobes
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DIALYPETALES 31;)
latéraiix plus ou moiiis accentués, plus ou moins subdivi-sés, qui se iencontrent a peu prés seules dans Ie Tertiaire, associées a des l'ruits bien reconnaissables, et auxquellesnbsp;lespèce vivante se rattache visible-ment(i); Ie g-enre a persisté dans nosnbsp;pays jusque vers la fin du Pliocene,nbsp;sous une 1'orme a peine distineto denbsp;la foruie actuelle.
II a été signalé dans Ie Crétacé et dans Ie Tertiaire quelques léuilles ounbsp;graines dAxoxxcÉEs, rapportées aunbsp;genre Anona.
Les Ménispermées paraissent repré-sentées dans Ie Crétacé, particulière-nient aux Etats-Unis, par des feuilles rencontrées a différents niveaux a par-tir de rinfracrétacé, et classées sousnbsp;Ie iioin générique de Meaispermilesnbsp;Lesquereux. Plusieurs genres du groupe des Crednériéesnbsp;ont été égalenient rapprochés de cette familie. On a rangé ennbsp;outre dans Ie genre Cocculus un certain nombre de feuilles,nbsp;Irouvées, les unes dans Ie Crétacé moyen du Groenlandnbsp;OU de la Bohème, les autres dans Ie Tertiaire et jusque dansnbsp;Ie Pliocène.
On a rapporté aux Beuhéiudées , en les classant dans Ie genre Berberis^ diverses feuilles de 1Oligocène ou du Miocene. Lesquereux leur a attribué également un type générique particulier, décrit [lar lui sous Ie nom de Winchel-lia (2), établi sur des feuilles trifoliées, a segment médiannbsp;cunéiforme largement développé, provenant du Tertiaire
(1) nbsp;nbsp;nbsp;]N'oe vox Akchexegg a.
(2) nbsp;nbsp;nbsp;Lesogkrelx e.
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inférieur des Etats-Unis, et coinparées par Ivii a celles dune espèce du genre
Les Lauracées sont représentées a létat fossile par un grand nonibre de feuilles, rapportées a plusieurs genres dif-lérents, dont les uns apparaissent dans llnfracrétacé, telsnbsp;qiie Laurus et Sassafras, les autres dans Ie Crétacé moyen,nbsp;conirne Persea, Cianamomum, Litsxa, Oreodaphne; les unsnbsp;et les autres se continuent dans Ie Tertiaire, accoinpagnésnbsp;des genres Actinodaphne, Benzoin, Phoebe, et représentésnbsp;parlois par des inflorescences et des fruits dont une bonnenbsp;partie appartient au genre Cinnamoinuin, trés répandu sur-tout dans TOligocène et Ie Miocene. Plusieurs de ces genres,nbsp;Sassafras, Persea, Benzoin, Oreodaphne, ont persisté dansnbsp;nos régions jusqua Fépoque pliocène ou inêine jusqucnbsp;dans Ie Qfuaternaire.
Dautres feuilles, daffinités moins certaines, du Tertiaire ou du Crétacé, ont été désignées siinplenient sous les nomsnbsp;génériques de Daphnogene Unger, ou de Daphnophyllumnbsp;Heer.
Enfin on a trouvé dans Ie Tertiaire des bois semblables a ceux des Laurus et des Persen.
Les Nymphéacées ont, a raison inèine de leur station aquatique, laissé dassez nombreux restes, feuilles, rhizomesnbsp;et graines, dans les formations deau douce.
Le genre Neluinhiain a été reconnu dans Ie Crétacé moyen du Groenland, dans le Crétacé supérieur des environs denbsp;Marseille, et il se snit jusque dans le Miocène, représenténbsp;notamment dans lOligocène de Provence par une formenbsp;extrêmement voisine de Fespèce indienne actuelle.
On a trouvé de même a divers niveaux du Tertiaire des feuilles de Nympheea, avec des rhizomes bien reconnais-sables, parfois de dimensions considérables. Les dépotsnbsp;oligocènes duSud de la France ont fourni en outre un genre
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particuliei, AiiaCtomeria Saporta, earaclérisé notammenl par la présence, dans les cicatrices 1'oliaires du rhizome, denbsp;deux lacunes aériteres beaucoup plus larges que leurs voi-sines, ainsi que par quelques détails de constitution dunbsp;fruit.
Le genre Brasenia^ auquel Sir W. Dawson rapporte des feuilles ])eltées trouvées en abondance dans le Crétacénbsp;supérieur du Canada (i), est représenté dans le Tertiaire etnbsp;le Quaternaire dEurope par des graines classées longtempsnbsp;sous des noms génériques particuliers [Holopleura Caspary,nbsp;CraLopleura Weber) et dont les plus récentes, provenantdesnbsp;formations interglaeiaires, ne sem])lent dilférer par aucunnbsp;caractère appréciable de celles du Br. purpurea actuel (2).nbsp;Enfin Saporta a rapproché de ce même genre, sous le nomnbsp;générique de Braseniopsis, certaines feuilles do lAlbien dunbsp;Portugal.
De la familie des Sterculiacées, le genre Sterculia parait représenté déja dans ITiifracrétacé des Etats-Unis, ainsi quenbsp;dans le Crétacé moyen du même pays et dans le Crétacénbsp;supérieur du Groenland; il se continue a travers le Tertiairenbsp;jusque dans le Pliocène. On a en outre rapproché du genrenbsp;Plerospermum, sous le nom de Pterospermites Heer, desnbsp;feuilles trouvées a divers niveau.x depuis le Crétacé supérieur jusquau sommet du Miocène, et avec lesquellesnbsp;certains types de Crednériées ne laisscnt pas dolfrir eux-inêmes quelque analogie. Dautres feuilles, du Tertiairenbsp;inférieur on moyen, ont été comparées a celles dn genrenbsp;Doinheya et classées sous le nom de Dombeyopsis lieer.
Enfin, le genre Bombax est représenté par des lleurs bien conservées, rencontrées dans lOligocène inférieur dc Provence, ainsi que par des feuilles provenant de gisementsnbsp;miocènes.
(r) Dawson c.
(2) Weberbauer a: Andersson h.
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DICOTYLÉDO .Y E S
On a reconnii clans Ie Tertiaire a clifFérenls niveanx clepnis JOligocène des feuilles de Tiliacées appartenant aux genresnbsp;aetiiels Tilia et Grewia, ainsi que des inflorescences du premier de ces deux genres ; on a, en outre, rapproché dunbsp;dernier dentre eux, sous Ie nom de Grewiopsis Saporta,nbsp;dautres feuilles dattribution plus douteuse, provenant lesnbsp;lines du GrcVtacc'; moven dbVrnérique, les autres de lEocènenbsp;du bassin parisicn. Le genre Elxocarpus a cTé égalemenlnbsp;reconnu dans rOligoccme, représenté par des feuilles et parnbsp;des fruits, ainsi quo dans le Pliocc'me du Japon. Enfin on anbsp;rapprochc; du genre Apeiba, sous le nom géniïricpie A'Apei-bopsis Heer, des fruits giobuleux plurivalves, ii valves marquees sur leurs bords de ponctuations ou de cicatriculesnbsp;arrondies, cpii ont été rencontrés fréquemment dans le Tertiaire, et SC montrent peut-ètre mème di'ja dans le Grétacénbsp;du Groenland, maïs dont linterprétation dcmeure tant soitnbsp;pen incertaine.
Los Terxsïiue.vilvckks sont représentées dans le Tertiaire, et peut-i!tre dans ie Grétacé, par des feuilles rapportées auxnbsp;genres Teriistrcxmia et Saiirauja; en outre des lleurs biennbsp;détorminables, appartenant notamnient au genre Stuartia, ontnbsp;été renconirées dans Iambre de la Ballique. Des bois parais-sant présenter les caractèrcs do ceux de cette familie [Teni-stra-miacuHum] ont été en outre signalés dans rEocèno.
11 semlde ((uil faille attrilnier aux Glusiacéks une graine ii structure imparfaitement conservée, inais bien semblablenbsp;a celles des Maminasa^ décrite par jNI. Fliche (i) commenbsp;MammaAles, et provenant du Génomanien de rArgonne.
Des feuilles et des fruits de Dipïérocarpées, reconnais-sables pour appartcnir au genre Dipterocarpus, ont été trou-vés dans le Tertiaire do Sumatra et do Hornéo.
(i) Fliche c.
-ocr page 327-ü IA L YPÉ TA LES nbsp;nbsp;nbsp;319
On a rapporto aiix EupiioniuACÉES un (pertain nomhre de 1'euilles du Tertiaire et dn (]rétacé, dattributioii doiilevisenbsp;dailieurs, ét dont une partie ont éte désignées simplenientnbsp;ooniuie EuphovbiophylLuni Ettingsliausen.
Saporta a décrit on outre, sous Ie noni générique de Choff'a-tiep des einpreintes de lUrgonien du Portugal consislant en boucpiets de petUes feuillesnbsp;attachés Ie long dun rhizomenbsp;vraisendjlablement lloLtant (fig.
209), et qui seniblent devoir appartonir a un type trés voi-sin du Phyllaathus flidtansnbsp;actuel (i).
Enfin on a trouve dans 1am-bre de PAIIeniagne du Nord ties lleurs fjien conservóes tlEu-
1 nbsp;nbsp;nbsp;1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;/nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;l'iiT- p-00. Choffat'ia 1'rancheti Sa-
l)hoi'biacees, qiu ont nu etre nbsp;nbsp;nbsp;* i n r ^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;' i o
1 nbsp;nbsp;nbsp; Inbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;porta, dc 1 Inlraeetace du Por-
elassées dans Ie genre vivant Uigal. Rhizome et bouquets de
feuillej?, giossis deux fois (d apr«3s -nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Saporta).
Les Buxagées n'ont été renconivées jusqiGa présent que tlans Ic Pliocene et Ie Quaternaire, sous la forme de feuillesnbsp;tie JJiixiis, les unes trés voisines de celles de notre espècenbsp;ai;tuello, les autros identitjuos ü celles-ci.
Les P.vssiFLORÉEs semblent rcprésentées a 1état fossile par tjuclques feuilles trilobées, rapporlées au genre Passi-floTa, et trouvées tlans Ie Tertiaire tlAHemagne.
Le genre Coriai'ia, tie la familie des Coiuakiées, sest mon-Iré ca et lii dans le Tertiaire, tlepuis POligocène jusquau Pliocene, représenté par dos feuilles et paridis parties tlébrisnbsp;tPinllorescences.
(i) Sapohta,/gt;.
-ocr page 328-320 DICOrYLKDOXES
La presence des Zygopiiyllées dans Ie Tertiaire parait indi(piée par des fruits ailés. recueillis a diiférents niveaiixnbsp;et susceptibles detre raj)portées aux Zygophyllum. On anbsp;signalé en outre, dans Ie Tertiaire dItalie, sous Ie noin denbsp;Guajaciles iNIassalongo, des feuilles voisincs de ceJles desnbsp;Giuijaciun.
]ja familie des Rutackes est représentée par des feuilles de Dictamniis trouvées dans Ie l^lioeène, ainsi c[ue par desnbsp;feuilles de Zaïit/to.tyloii et par des feuilles et des fruits ilenbsp;Plelea^ ])rovenant de différents niveauxdu Tertiaire, depuisnbsp;rOligocène inférieur justjuau Mioeène supérieur.
On a rapporté aux iMÉLiAcéns des feuilles du iMioeène d'Autriclie, rangées dans Ie genre Cedrela, ainsi que tiesnbsp;graines ailées, de divers gisenients tertiaires, attribuéesnbsp;dabord aux Protéacées sous Ic noin A'Einbolhi'ites, etnbsp;elassées plus tard txtnune Cedrelospenuitm par Saporta, tpiinbsp;a observe en outre des graines de ee même type a la basenbsp;de rinfracrétac.é ilu Portugal (i).
Le genre Ailanlhus^ de la familie des Simaiilbacées, a été reconnu sur plusieurs points, a différents niveaux du Tertiaire, sous la forme de feuilles et de fruits bien caracté-risés.
Les Axacahdiackes comjttent, a létat (bssile, dasse/ nom-l)reux représentants, a savoir ; ties feuilles et des fruits tlu genre Rlius, reconnu a partir tlu Crétatm moyen, et observénbsp;dans le Tertiaire jusque vers le sommet tlu Miocene ; desnbsp;feuilles et des fruits tie Pistacia, trouvés depuis lOligo-eène jusque dans le Quaternaire ; enfin ties formes allinesnbsp;a des ty])es tropieaux, t;onsistant dune part en des feuilles.
(i) Saporta, /«,
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Crétacé oii du Tertiaire, classées sous Ie noiii A Ancicar-dites Saporta, (Tautre part en des inflorescences ou des Iruits i calice Ibrmé de sépales scarieux en nonilire variable, pro-venant de TOligocène ou du Miocène, qui rappellent quel-qne peu les genres Astronium et Parishia^ et pour lesquelsnbsp;Saporta a établi Ie genre Heterocalyx.
a classé dans les Sapindackes un assez grand noinbre
feuilles ou de fruits fossiles, qui ont été rapporlés a dif férents genres. II faut mentionner principalement des feuillesnbsp;fe Kaïlr enter ia, du Miocène, des feuilles et des fruits denbsp;^cphelium, de TOligocène de IEubée, des feuilles et desnbsp;fruits Ae Dodouxa, de TOligocène et du Miocène, des fruits etnbsp;des inflorescences de Sapindus, rencontrés dans Ie Gretacénbsp;rooyen et supérieur ainsi que dans Ie Tertiaire jusqu aunbsp;Pliocène ; en outre certaines feuilles de Tlirfracretacé d Ainé-i'ique et du Portugal ont été rap])rochées de ee mème genie,nbsp;sous les noms génériques de Sapiadopsis Tontaiiie ou de
^o-pindophyllum Velenovsky.
On a rencontré ég-alenieuL des feuilles et des graines d vEs-cidasA^xr-, Ie Miocène et Ie Pliocene dEurope, et des feuilles
lt;fe Staphylea dans Ie Tertiaire iTAinérique.
Enfin Ie genre xicer sest rnontré largement représenté a différents niveaux, depuis Ie Crétacé nioyen ou sa presencenbsp;est attestée aux Etats-Unis (i) par des saniares bien recon-naissables, jusque dans Ie Pliocèneetle Quateinaiie. On ennbsp;eonnait de trés noinbreuses formes spécifiques, appartenantnbsp;aux différents groupes entre lesquels se repartissent les
espèces actuelles.
Les AIalpighiacées se montrent dans 1 Oligocène et Ie Miocene, avec des feuilles et des saniares appartenant a divers genres, tels notaninient que SUgmaphyllum, Banisteria,
(i) Newberry d.
Zeiller. Paléobotanique.
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Tetrapterys et Hirsea. Des bois silicifiés trouvés a lile dAn-tigua doivent également leur être rapportés.
La grande familie des Légumineuses compte a létat Ibssile, depuis Ie Crétacé jusquau sommet du Tertiaire, de noni-breux représentants, consistant en feuilles et en goussesnbsp;détachées, qui se rangent dans les trois tribus des Papilio-nacées, des Gésalpiniées et des Mimosées.
On asignalé notamment, parmi les Papilionacées, des Cyti-sus, des Colatea, AesRobinia^desSopkora, Ae?,Calpuriiia,])vo-venant du Tertiaire ; et des Dalhergia provenant du Crétacé inoyen du Groenland ainsi que de divers niveauxdu Tertiaire.
Parmi les Gésalpiniées, les genres Cassia et Bauhinia se rencontrent dés Ie Crétacé moyen et se continuent dans Ienbsp;Tertiaire dEurope jusquii un niveau assez élevé ; les genresnbsp;Ceratonia et Cercis se suivent depuis 1Oligocène jusquaunbsp;sommet du Tertiaire, ce deimier même jusque dans Ie Qua-ternaire, Ie Cercis siliquastrum ayant été rencontré dans desnbsp;tufs sur divers points du bassin parisien, oii il nexiste plusnbsp;aujourdhui. Les genres Gymnoclaclus et Cxsalpinia ont éténbsp;également observés dans différents gisements tertiairesnbsp;dEurope, ainsi que Ie genre Gleditschia, souvent repré-senté par des épines détachées. On peut citer encore Ienbsp;genre Parkinsonia^ dont la présence a été récemment cons-tatée dans lOligocène du Sud de la France (i), ieprésenténbsp;par des gousses bien caractérisées. 11 semble quil faille ennbsp;outre rapporter a cette même tril^u des Gésalpiniées unnbsp;type générique vraisemblablement éteint, ])robablementnbsp;voisin des Tamarindus, auquel lieer a donné Ie nom denbsp;P o do go! duin 1 et qui comprend des rameaux portant desnbsp;feuilles paripennées et des gousses monospermes, provenant de rOligocène et du Miocène, des Etats-Unis aussinbsp;bien que dEurope.
(i) Laurent «.
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ont été signalés en outre dans Ie
Enfin, on a rencontré dans Ie Tertiaire des feuilles et des gousses de Mimosées, parmi lesquelles on a reconnu,nbsp;entre autres, les genres Prosopis, Acacia^ higd-, Hymensea,nbsp;dont les deux derniersnbsp;Crétacé moven de la Bohème.
Parmi les restes fossiles rapportés aux Rosacées, je men-tionnerai dabord des léuilles du genre CratcXgus, trouvées, les unes dans Ie Grétacé moyen et supérieur, notamment auxnbsp;Etats-Unis et au Groenland, les autres dans Ie Tertiaire ;nbsp;puis des léuilles quelque peu douteuses de Pirus, provenantnbsp;également du Grétacé ainsi que du Tertiaire ; des feuilles etnbsp;des fruits de Cydonia, de TOligocène et du Miocene; desnbsp;feuilles de Coioneaster, (\'Ainelaiichiei\ de Sorbus^ de dilfé-i'ents niveaux du Tertiaire ; des feuilles de Rosa, de Fraga-ria, de Spireea, du Tertiaire ; des feuilles de Dryas octope-tala, dans Ie (^luaternaire, caractérisant les formations gla-ciaires ; des lleurs voisines de celles du genre Quillaja,nbsp;observées dans Tainbre de la Baltique et décrites commenbsp;genre nouveau sous Ie nom de Mengea Gonwentz; enfinnbsp;des feuilles et des noyaux de Prunus et A'Amygdalus provenant du Tertiaire, principalement du Miocène.
On a rapporté a la familie des Gélastracées un assez grand iiombre de feuilles, trouvées a divers niveaux du Grétacé,nbsp;depuis ITnfracrétacé jusquau Grétacé supérieur, principale-luent en Amérique, ainsi que dans lEocène, et qui, pouvantnbsp;être rapprochées de plusieurs formes génériques actuelles,nbsp;ont été siniplement classées sous Ie nom de Celaslrophyllumnbsp;Ettingshausen ; des lleurs de lambre, reconnues égalementnbsp;pour appartenir aux Gélastracées, ont été décrites commenbsp;Celaslrinaathium Gonwentz ; en outre, on a rencontré dansnbsp;Ie Tertiaire, a partir de TOligocène, des feuilles qui ont punbsp;être rattachées aux genres Celastrus et Evonymus.
Les Ilicacées ont fourni, depuis Ie Grétacé moyen jusquau
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sommet du Tertiaire, de nombreuses formes de feuilles dIlex, ainsi que des fleurs du même genre, observées dansnbsp;iambre.
On a trouvé égaleiuent dans Fambre des fruits dOLACACKES, rapportés par i\I. Gonwentz au genre Xiinenia.
La familie des Vitées parait remonter a lépoque infracré-tacée, los dépots de cette époque ayant offert, tant aux Etats-Lnis quen Portugal, des empreintes de feuilles quisemblent lui appartenir et qui ont été classées sous les noms, soit denbsp;Cissites Heer, soit de Vitiphyllum Fontaine ; cependant lanbsp;determination nen est peut-être pas absolunient sure, nonnbsp;plus que cello des feuilles analogues trouvées dans les étagesnbsp;supérieurs du Grétacé. II n'y a, en revanche, aucune incertitude a avoir sur la plupart des feuilles tertiaires, qui ontnbsp;pu être rangées dans les genres Vitis^ Cissus et Arnpelopsis,nbsp;et dont quelques-lines ont été trouvées associées a desnbsp;graines bieu caractérisées; Ie genre Vitis en particulier senbsp;montre sans doute possible dans FEocène de Sézanne et senbsp;suit jusque dans Ie Quaternaire avec des formes de plus ennbsp;plus voisines de notre Vitis vinifera.
La familie des Hhamnées est représentée a Fétat fossile principalement par des feuilles ainsi que par quelques fruits,nbsp;appartenant aux genres Rhamnus ^ Zizyphus et Paliwus,nbsp;observés tons trois dans Ie Grétacé moyen et supérieur desnbsp;15tats-Unis, mais plus abondamment dans Ie Tertiaire, oiinbsp;on fes suit, dans nos régions, tout au moins les deux premiers, jusque dans Ie Pliocène. On a rencontré égalementnbsp;dans FOligocène et Ie Miocène des feuilles de Bercheniia.
De la familie des Saxifiiagacées, la tribu des Saxifragées ne comprend, a Fétat fossile, en dehors de certaines espècesnbsp;encore vivantes de Saxifvaga trouvées dans Ie Quaternaire,
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que des fleurs empatées dans Tambre et appartenant aii genre Stephanostemon.
La tribu des Hydrangées est représentée par des fragments de fleurs de Deutzia, également trouvées dans lambre, ainsi que par des feuilles provenant du Pliocènenbsp;du Japon.
Aux Escalloniées appartiennent des fleurs de lambre, voisines de celles du genre Itea^ et des feuilles A'Escallonianbsp;du Tertiaire de Bolivie.
Enfin, un certain nombre de feuilles de lOligocène et du Miocène ont été rapportées aux genres Cunonia^ Ceratope-talum, Callicoma et Weimnannia^ de la tribu des Guno-niées, mais sans quon puisse, tout au nioins pour ces troisnbsp;deiniers, regarder rattribution comine certaine.
La familie des Hamamélidkes a fourni un certain nombre de restes, principalement des feuilles et des fruits non dou-teux du genre Liquidambar^ qui se inontre aux Etats-Unisnbsp;dans Ie Crétacé moyen ou supérieur, et se suit en Europenbsp;depuis TEocène jusque dans Ie Pliocène-avec des formes denbsp;plus en plus voisines du Liq. styracifluum actuel(i).
On a signalé également dans Ie Crétacé et Ie Tertiaire des feuilles de Parrotia^ ainsi que des feuilles analogues a cellesnbsp;des Hainamelis^ qui ont été classées comme Hamamelites;nbsp;des fleurs voisines de celles des Hamainelis ont été aussinbsp;observées dans lambre.
Le genre Trapa, de la familie des Onagracées, reconnu en Amérique dans les couches de passage du Crétacé au Tertiaire, se montre ensuite a différents niveaux du Tertiaire etnbsp;jusque dans le Quateimaire, représenté par des feuilles etnbsp;suitout par des fruits.
(i) Standfest a.
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DICOTYLEDON ES
Dans la familie des Haloragées , les genres Hippuris, Myriophyllum et Ceratophyllam ont été observ'és soit dansnbsp;Ie Pliocène, soit dans Ie Qiiaternaire, représentés principa-mentpar des fruits ; ce dernier genre a été en outre signalé
dans rOligocène de Provence (i).
On a rapporto aux Myrtacées un assez grand nombre de feuilles fossiles, provenant du Teitiaire ou du Crélacé supérieur OU nioyen, quelques-unes niême de Plnfracrétacé, quinbsp;ont été attribuées a des genres vivants tels que Myftiis^nbsp;Myrcia, Eugenia^ LepLospermum^ Callistemoa, Eucalyplus,nbsp;OU rapprochées de quelques-uns de ces genres sous les nomsnbsp;de Myvtophylliim Heer, Leptosperinites Saporta, Calliste-mophyllum Ettingshausen. Des fragments d'inllorescencesnbsp;paraissant apparlenir aux genres Leptospennum et Calliste-mon ont, dailleurs, été signalés par M. Velenovskv dans Ienbsp;Cénomanien de Bohème (2); dautre part lexistence du genrenbsp;Eucalyptus a Pépoque crétacée est positivenient attestée parnbsp;les fleurs et les fruits dont on a fréquemment Irouvé lesnbsp;einpreintes associées aux feuilles dans Ie Crétacé moven denbsp;1Europe centrale aussi bien que des Etats-Unis ; toutefoisnbsp;la présence de ces genres exotiques dans Ie Tertiaire denbsp;nos régions ne parait pas établie avec la niême certitude.nbsp;Quant au genre Myrtus^ il se suit jusque dans Ie Quater-naire.
II en est de même du genre Punica, dont on a Irouvé dans Ie Pliocène des feuilles et des ])outons floraux.
On a atü'ibué aux Ombellifères quelques fruits, dont Pun provenant de lAlbien du Portugal; niais leur attributionnbsp;demeure tant soit peu pro])lématique, a Pexception cepen-dant de fruits de Chairophyllum trouvés dans ram])re, ainsi
(r) Sa-porta n.
(2) Velenovsky d.
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Dl A LIP ET ALES
((lie de l'niits d'Oiiianlhe el de Pencedamtm du Pliocene supé-i'ieur dAngleterre.
Les Araliacées se monlrent représentée.s dans Ie Tertiaire et dans Ie Grétacé par dassez nombreuses feuilles, dont lanbsp;majeure partie ont pu être rattacdiées a des genres vivants.
Déja dans ITnfracrctacc des Etats-Unis on rencontre desnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;
1'euilles palinatilobées, resseni-blant beaucoup a des feuilles dWralia, ([ui ont été désignéesnbsp;sous Ie noni généricjue d Ara-liophylluni Fontaine; daulresnbsp;1'euilles, du Grétacé moven, ontnbsp;jni ètre rapportées directementnbsp;au genre Aralici, qui se montrenbsp;largement répandu dans Ie 1 er-tiaire inférieur et moven.
Le genre Cussonia a été re-connu également dans 1 Oligo-eène de FEubée.
II faut jirobablement, en outre, ranger ])armi les Araliacées iin type particulier de feuillesnbsp;palmées ou péfialées, a loliolesnbsp;étroites, tlu Grétacé nioyen etnbsp;supérieur et de 1 Eocène, décrit
sous les noms génériques de Deheya iMiquel et Dewalquea Saporta et *Marion (lig. aio), que les auteurs de ce derniernbsp;genre étaient portés a attribuer aux Ilelléborées, niais quilnbsp;semblo plus naturel de rapprocher des Aralia.
Enfin le genre Hedera a été reconnu dans le Génomanien et le Grétacé supérieur, et a laissé ca et la quelques em-preintes dans le Tertiaire, dont plusieurs trés voisines denbsp;notre Lierre grimpant.
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üicorrLÉDOXEs
Lexistence des Pittosporées a lépoque tertiaire est attes-tée par des fleurs trés voisines pour Ie nioins de celles des BiUarcliera, rencontrées dans larnbre de la Baltique. On anbsp;signalé en outre des feuilles de Pitlosporum dans TEocènenbsp;et Ie Miocène, et de Barsaria dans TOligocène de Bohème.
Enfin, on a iapporté a la familie des Cornées, en les ran-g'eant dans les genres Conius et Nyssa^ un certain nombre de feuilles, trouvées les unes dans Ie Crétacé inoyen ounbsp;supérieur des Etats-Unis et du Groënland, les autres dansnbsp;diflerents gisements tertiaircs; on a observé en outre, dansnbsp;ces dei'niers, quelques fruits ([ui, sans étre bien nettementnbsp;déterminables, viennent cependant ii lappui de ces attrilni-tions.
Gamopétales.
La familie des Ericacées est représentée a létat fossile par quelques iestes de valeur inégale, qui ont été classesnbsp;dans différents genres. Je mentionnerai dabord des feuilles,nbsp;un peu douteuses, (VAj-hutus et de Gaultheria, signaléesnbsp;dans lEocène et Ie Miocène; puis de nombreuses feuillesnbsp;A'Andromeda, accompagnées parfois de débris dinflores-cences, trouvées principalement dans lOligocène et Ie Miocène, et dont une bonne partie parait appartenir au groupenbsp;des LeucotJioe; Ie genre Andromeda seinhle, du reste, remon-ter a lépoque crétacée, a en juger par quelques feuilles dunbsp;Crétacé moyen des Etats-Unis qui lui ont été attribuées ;nbsp;des échantillons de fleurs et de fruits avec des ranieauxnbsp;feuill és, trouvés dans l ambre, établissent en outre la presence, a lépoque oligocène, du genre Cassiope, ainsi quenbsp;dun type trés voisin du genre Orphanidesia.
On a également observé dans Lambre des fruits de Clethra, et des feuilles de ce même genre ont été rencontrées dansnbsp;Ie Miocène de Stvrie. Un certain nombre de feuilles de LOli-
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gocène (i) et princijialement du Miocène ont été rapportées au genre Rhododendron, qui se montre en outre repré-senté dans Ie Quaternaire du Tyrol et du versant Sud desnbsp;Alpes par des feuilles bien déterminables, appartenant anbsp;i'ne espèce encore vivante, Ie Rhod. ponticurn.
Enfin des feuilles de Vaccinium ont été reconnues dans Ie tertiaire a differents niveaux, a partir de lOligocène.
Lexistenee des Myrsinées a lépoque tertiaire est établie par des lleurs trouvées dans l anibre et reconnaissables pournbsp;appartenir a eette familie : elles ont été classées sous lesnbsp;noms génériqucs de Myrsinopsis Goinvenlz et de Berendtianbsp;tioeppert. On a en outre signalé, en sappuyant sur la détermi-nation, toujours assez délicate, de feuilles détachées, Ia pré-sence du genre Myrsine dans lEocène, IOligocène et Ienbsp;Miocène, et celle du genre Ardisia dans Ie Miocène.
On a attribuc aux Sapotées différentes feuilles du Crétacé «upérieur des Etats-Unis et du Groenland, ainsi qne dunbsp;Tertiaire, qui out été classées siniplement sous Fappellationnbsp;générique de Sapotacites Ettingshausen; niais la determination en denieure quelque pen douteuse, de même qnenbsp;celle de divers autres écliajitillons du Tertiaire rapportésnbsp;aux genres Achras, Bumelia, Sideroxylon et Chrysophyl-luin.
Les Ebéxacées sont connnes a 1 état fossile par un certain nonibre de feuilles, de lleurs ou de Iruits, dont une bonnenbsp;partie au moins ont pu être rapportés a des genres vivants :nbsp;1un des mieux représentés est Ie genre Diospyros, signalénbsp;déja dans Ie Crétacé moyen des Etats-Unis, et largementnbsp;répandu dans Ie Tertiaire depuis lEocène intérieur jusquaunbsp;Pliocène. Le genre Royena se montre avec des Iruits nette-
(1) Laukent a.
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DICOTYLÉD OS ES
ment déterminaliles dans Ie Crclaeé de la Ldn'e, et on lui a rapporté en outre cpielques leuilles du iMiocène. Les genresnbsp;Euclea et Maba ont été également signalés dans Ie Tertiaire,nbsp;mais daprès des determinations inoins (^erlaines. Des boisnbsp;du Grétacé et du Tertiaire ont été en outre reeonnus pournbsp;appartenir aux Ebénacées.
Les genres Symplocos et Siyrax. de la l'amille des Styra-CKEs, ont été de méme observés a divers niveaux du Tertiaire, Ie premier k partir de TEoeène inférieur, Ie second a partir de TOligocène, non seulement sous la forme de leuilles,nbsp;mais aussi de fruits et de lleurs nettement déterminables.
Les families des Solaxées et des Borragixées eomprennent seulement, a Tétat fossile, la première une fleur de TOligo-eène inférieur de Provence, décrite eomnie Solanites Saporta,nbsp;la seconde des fragments dorganes lloraux ou de fruits denbsp;TOligocène ou du iMiocène, désignés sous les nonis de Bora-ginites Heer et Ileliotropites Ettingsliausen.
Le genre Poraiia, de la familie des Coxvolvulacées, a été trouvé sur quelques points dans le Tertiaire moven, ennbsp;Europe et en Amérique, représenté par des ealices ])ieTinbsp;(;aractérisés, aeconipag-nés de leuilles détacbées.
De ia familie des Apocyxées, on connait avec lt;;ertilude a l'état fossile dassez nombreuses leuilles du genre Xeriti?n,nbsp;bien reconnaissables a leur nervation et aecompagnées par-fois de lleurs ou de fruits ; le genre se suit depuis le Grétacénbsp;supérieur et TEoeène, oii il se montre sous des formes ana-éigues aux tormes indiennes a(3tuelles, jusque dans le Plio-i;ène, oii il est représenté par une forme spécilique impossible a séparer du Nerium Oleander.
On a de plus, rapproché des Apocynées des feuilles de divers niveaux du Tertiaire, désignées simplement sous les
-ocr page 339-'53i
GAMOPJiTA LES
noms génériques d'Apocynoph-ylltnn Heer et de Neviliniuin linger, ces dernières ne rappelant que de lort loin celles desnbsp;Nerium.
Enfin, on a compris sous la désignalion d Echitoniiun Unger, des feuilles, des fndts et des graines de lEocène,nbsp;de rOligocène et du Miocène, qui semblent assez voisinsnbsp;de ceux du genre Echites actuel.
La familie des Asclépivdkes ])arait représentée a 1 état lossile par un certain nond)re de leuilles, dont les mieuxnbsp;délerininables, rencontrées soit dans Ie Crétacé supérieur dunbsp;Groenland, soit daiis Ie Tertiaire, principalement dans Ienbsp;Aliocène, ont été rapportées au genre Acerates.
Dans la familie des Oléacées, Ie genre Olea a été reconnu dans Ie Tertiaire a différents niveaux, compris dans 1 Oligo-cène et Ie Miocène. Les genres Ligustnun et Phillyrea ontnbsp;été de mênie observés, Ie premier dans LOligocène de 1 Au-tricbe, Ie second dans Ie Pliocène du !Midi de la brance(i).nbsp;Enfin Ie genre Fraxinus se niontre représenté, d abord parnbsp;des feuilles dans Ie Crétacé su|)érieur du Groénlajid, puisnbsp;par des feuilles et des fruits bien reconnaissables, depuis lanbsp;base jusquau sommet du Tertiaire et dans Ie Quaternaire.
La familie des Bigxoxiacées ne ('omprend guère, comme nettement déterminables, et en laissant de coté quelquesnbsp;feuilles douteuses du Crétacé et du Tertiaire, que des fe.dlles,nbsp;des fruits et des graines tie Catalpd^ rencontrés d une partnbsp;dans Ie Tertiaire des Etats-Unis, dautre part dans lOligo-cène inférieur d'Aix-en-Provence.
On a signalé dans Ie Tertiaire quelques genres de Yeiibé-jSAcées, savoir Vitex et Petvxu dans 1 Oligocène de 1 Alle-
(i) Boulay c.
-ocr page 340-332 nbsp;nbsp;nbsp;DICOTYLÉDONES
magne, Clerodeudron dans lEocèno dAiigleterre et lOli-gocène de la Saxe, et Citharexylon dans Ie Tertiaire do Coloinbie ; inais la déterniination nen est rien nioins qnenbsp;eerlaine, dn inoins pour les trois premiers.
On a rapporté a la familie des Rübiacées un certain nombre de feuilles du Tertiaire, décrites comme Cinchonidiuin Unger,nbsp;mais dattril)ution trés incertaine ; les restes les mieuxnbsp;déterminables sont des fruits, de 1Eocène, de rOligocènenbsp;et du Miocène, qui ont pu être reconnus pour appartenir aunbsp;genre Gardenia. On peut citer encore quebpies fleurs denbsp;Rubiacées oljservmes dans lambre, ainsi que des feuillesnbsp;du Tertiaire de la Colombie et de TEquateur, classées parnbsp;M. Engelhardt (i) dans les genres Bothriospora et Endli-cliera, et des bois du Pliocène de Java, présentant les carac-tères de ceux de certaines Ginchonées et décrits sous Ienbsp;nom générique de Naucleo.rylon (a).
Parmi les Capiuioliacées, Ie genre Ie plus largement représenté ii létat fossile est Ie genre Viburnum., auquel onnbsp;a rapporté un nombre considerable de feuilles trouvéesnbsp;a divers niveaux du Crétacé et du Tertiaire, depuis Ie Géno-manien jusquau sonimet du Pliocène, tant au Groenland etnbsp;ii la Terre de Grinnell quen Amérique et en Europe. Desnbsp;fleurs de Sambucus ont été observces dans lambre de lanbsp;Baltique. On a, de plus, rapporté au genre Lonicera unnbsp;fruit, dattribution dailleurs un peu douteuse, du Miocènenbsp;dGiningen. Enfin, Sir \V. Dawson a rapproché (3) du genrenbsp;Symphoricarpus, sous Ie nom de Symphoricarpophyllurn,nbsp;des feuilles trouvées dans Ie système de Laramie du Ganada,nbsp;cest-a-dire dans les couches de passage du Grétacé au Tertiaire.
(1) nbsp;nbsp;nbsp;Emgeliiardt c.
(2) nbsp;nbsp;nbsp;Crié a.
(¦?) Bawson c\
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La grande familie des Composkks nest corinue a Létal 1'ossile que par iin nombre fort restreint dempreintes, dontnbsp;lattribution ne laisse pas detre ]gt;arfois iin peu ineertaine.nbsp;Je meritionnerai dabord des leuilles voisines tie celles desnbsp;Silphium^ de lOligocène moyen d Italië, décrites sous Ienbsp;nom générique de Sïlphidium Massalongo, piiis des feuillesnbsp;de rOligocène inférieur dAix-en-Provence, priinitivementnbsp;rapportées aux Protéacées et classées coniine Loinatites, quenbsp;Saporta a ensuite rapprochées du genre Baccliaris et dési-gnées sous Ie noni de Bacchaviles. Ce méme gisenient desnbsp;gypses ePAix a fourni en outre des débris de eapitides flo-raux décrits par Saporta comnie Hievacites. Lnlin, outre desnbsp;akènes de Bidens trouvés dans Ie Pliocène supérieur dAngle-terre, on a rapporto aux Composées, sous 1 appellation générique de Cypselites Heer, un assez grand nombre d akènesnbsp;pourvus a leur sommet dune aigrette sessile, provenant denbsp;différents niveaux du Tertiaire, principalement de 1 Oligo-cène inférieur dAix-en-Provence et du Miocene dCEningen.
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On a [)n voir par ce ([iii a été dit précédenuneiit de chaciin des groupes végétaiix qui ont été passés en revue, qu'im certain noml)re d'entre eux n'ont apparu qua une date plus ounbsp;nioiris récente, que dautres au contraire ont disparu depuisnbsp;plus OU moins longtemps ou ont perdu une bonne partie denbsp;riinportance qu'ils avaient ene antérieurement, et qu'ainsinbsp;la composition de la flore, telle du moins que nous pouvonsnbsp;nous la représenter daprès les données que nous avonsnbsp;recueillies, a subi, au cours des temps géologiques, de trésnbsp;notables modifications. Ges modifications nont pas éténbsp;brusques, comme on lavait cru jadis, et il ny a jamais en denbsp;renouvellement intégral de lensemble des types végétaux,nbsp;pas plus que des types animaux ; mais il sen faut de beau-coup cependant que Ie mouvement ait été régulier et iini-fbrme, et les changements ont été plus rapides et plus pro-fonds a certaines époques, favorisés sans doute par lesnbsp;transformations qui saccomplissaient dans la configurationnbsp;dvi relief terrestre, et qui se répercutaient sur les conditionsnbsp;dexistence des formes végétales.
Gest ainsi quon a pu depuis longtemps distinguer, dans lhistoire de la flore, trois grandes périodes principales : lanbsp;première, qui correspond a lenseinble des temps paléo-zoïques, est caractérisée par une séine de types qui sem-blent sêtre éteints pour la plupart au cours de Tépoquenbsp;permienne ou tont au moins de Tépoque triasique, tels notain-
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ment qiie les Splicnopliyllées, les formes arborescentes d Eqoisétinées et de Lycopodinées, et lion nombre de typesnbsp;génériques de Fougères : eest ce quon a appelé lère desnbsp;Cryptogames vasculaires, a raison de la predominance desnbsp;plantes appartenant a eet embranehenient, a eóté desquellesnbsp;les Gymnospermes nocciipent qiFune place fort restreinte.nbsp;La seconde, qiii est Vère des Gymnospermes, embrasse unenbsp;jiarlie, mais non la totalité des temps secondaires, séten-dant seiilement jnsqu'a Ia fin de Tépoque jiirassiqne sansnbsp;comprendre Tépoque crétacée ; elle est caractérisée par lanbsp;predominance des Cycadinées et des Conifères, les Fougèresnbsp;occiqiant encore une place appreciable dans la flore, maisnbsp;ayant perdu beaucoup de leur importance, et les E(piiséti-nées, les Lycopodinées surtout, ne jouant plus quun rolenbsp;insigniliant. La troisièine commence avec Fépoque crétacée,nbsp;caractérisée par Fapparition et Ie développement des An-giospermes, des Dicotylédones en particulier, qui, absentesnbsp;jusque-la, ont rapidement conquis Ie premier rang : ces^nbsp;Vère des Angiospermes, a laquelle appartient Fépoquenbsp;actuelle.
Si 1on entre dans Ie détail, on peut, dans chaque période, suiv're les mo dilications qui se sont produites dans la végé-tation dune époque a la suivante, parfois dun étage a Fautrenbsp;dun mème terrain, et se rendre compte des caractères quinbsp;distinguent la llore de cliacune de ces époques géologiques,nbsp;et qui permettent, Ie cas échéant, de determiner Fage durienbsp;formation par Fétude des végétaux fossiles quelle contient.
Les couches les plus anciennes de Fécorce terrestre ne renferment malheureusement pas de débris végétaux, nonnbsp;plus quaniniaux, et si Fon a quelquefois attribué une origine végétale aux importants dépots de graphite du Lauren-tien du Canada, il est certain quon na pu relever dans lanbsp;constitution de ces graphites aucun indice de structure orga-nique susceptible dêtre invoqué a Fappui de cette hypo-tlièse.
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SUCCESSION DES FLORES
Les premières plantes reconnaissables qiii aien t étc obser-vées se sont montrées dans Ie Silurien et ont pii ètre, sans donte possible, rapportées aux Algues : ce sont, d'abord,nbsp;dans Ie Gambrien ou Silurien inférieur du Canada (i), desnbsp;rameaux articulés, correspondant peut-étre a des Siphonées,nbsp;mais trop imparfaitement conserves pour que linterpréta-tion nen denieure pas un peu incertaine. Pareille hesitationnbsp;nexiste plus |)our toute une série dautres Algues du Silurien ])roprement dit, renoontrées a diflerents niveaux tantnbsp;de rOrdovicien que du Gothlandien, et dont les unes appai-tiennent au genre Nematophycus^ probablement voisin desnbsp;Laminariées, les autres a divers genres éteints de Siphonéesnbsp;verticillées, faisant partie pour la plupart du groupe desnbsp;llornetellées.
Quant aux plantes terrestres, les plus anciennes qui aient été signalées ont été trouvées dans l'Ordovicien ou Siluriennbsp;nioycn de lAmérique du Nord (a) et consistent principale-nient en que.kjues verticilles de feuilles, dont les uns rap-pellent les Auuularia et les autres les SphenopJiyllum, ennbsp;rameaux attribués Duyi Psilophyton, et en fragments de tigesnbsp;comparables a certaines Sigillaires sans cótes ; mais desnbsp;doiites sérieux ont été élevés (3) sur Tinterprétation dunenbsp;|)artie au moins de ces empreintes, qui auraient peut-étrenbsp;été prises a tort pour des végétaux, et que je ne mentionnenbsp;ici que sous loutes réserves.
En revanche, on a recueilli dassez nombreuses plantes terrestres ])ien déterininables dans Ie Dévonien, tont aunbsp;moins dans ses étages moyen et supérieur. Le Dévoniennbsp;inférieur na fourni en effet que quelques échantillons fortnbsp;mal conservés, trouvés en Bohème (4), mais dans lesquels
(1) nbsp;nbsp;nbsp;Matthew a.
(2) nbsp;nbsp;nbsp;Lesquereux b.
(3) nbsp;nbsp;nbsp;Foerste a.
(4) nbsp;nbsp;nbsp;Stur b.
-ocr page 345-FLORES DÉVONIEENE E T P EU M 0-CA RB O M F E It F nbsp;nbsp;nbsp;J gt;7
Oil peul néanmoins recoimailre cles Foiigères el des ra-iiieaux cle Lépidodendrées. Le ])évonien moven el Ie Dévo-iiien supérieur sont eux-mèmes, en Kiirope, assez pauvres en einpreinles, et les gisenienis de rirlande, de la Belgique, dunbsp;-Xassau, de la Puissie nont donné lieu qua des récojlesnbsp;assez |)eu abondantes et pe'u varieos; niais ces nièinesnbsp;elages se sont niootrés aux Elats-linis et au (janada relati-\onient riches en végétaux fossiles, et on a pu ainsi obtenirnbsp;des renseignenients assez complets sur la constitution denbsp;!a tlore dóvonicnne.
Bes principaux tvpes de cette flore sont des Bougères, a savoir'des Spliénoptéridóes, des Archseopteris, den Megalo-piefis, des AdiaiiUtes, c[uelques Alethopteris et Aetgt;ropleris^nbsp;avet; un petit nornlire de tiges de Fougères aidioresiumtes,nbsp;des Sphenopliyllani, des Ecjuisélinées, principalement dunbsp;genre Archtpocalamites^ ainsi que des rameaux d Asierophyl-htes et OiAunularia^ des Psilophylon, des Lepidodendroip etnbsp;des Cordaïtes ; a qnoi il l'aut ajouLer les sporocaiqies ounbsp;sporanges tlésignés sous les noms génériques de Parku elnbsp;de Protosalviaia et rapjiortés aux Iljnlroplérides, et d asseznbsp;nombreuses Algues, dontles plus caractéristi(|ues appartien-nentaii genre Neuutlophycus.
La (lore permo-carlionilère, ([ui lait suite a la (lore dévo-nienne, est Fune des mieux connues, a raison du nombre considerable dempreintes recueillies dans les exploitationsnbsp;liouillères et des renseignenients lournis par les gisemenisnbsp;de végétaux ii structure conservec qui ont étó renlt;;ontresnbsp;a diderents niveaux depuis le Cubn jusqu au Pcrniien : lesnbsp;lariations qua subies sa composition conduisentay étalilirnbsp;I rois grandes divisions, correspondant au (nilm, au\\ estpha-(ien et au Stépbanien, la (lore permienne n étant ([ue lanbsp;suite il peine modiiiée de la llore stéplianienne.
La (lore du Gulni renternie ii la Ibis des types géné-riipies dévoniens, tels que Archxopleris^ dlegalopleris,
Zkiller. Palóobotailiquc. nbsp;nbsp;nbsp;2-2
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Adiautites^ Ai'chxocalamites, et des types houillers, mais elle est surtoiit earactérisée par diverses espèces de Splié-noptéridées, principalement des genres Rhodea et Diplo-tmenia, par les Cardiopteris, par qiielques espèces de Rha-copteris, de Pecoptei'is, de Sphenophyllum, bien que cesnbsp;deux derniers genres y soieiiL fort rares, et par certainesnbsp;formes spécifiques de Lepidodendron, dont quelques-unes anbsp;cicatrices foliaires disposées en séries verticales trés nettcsnbsp;coinnie celles des Sigillaires, ainsi que par quelques Ulo-dendroii et Rothrodendron. Cest dans Ie Culm des Etatsnbsp;Unis quont été rencontrées les premières Salisburiées,nbsp;représentées par Ie genre Whittleseya.
La flore westphalienne, dont Ie développement rapide semble avoir eu pour consequence une prompte élirninationnbsp;des formes spécifiques du Culm, cornprend dans sonnbsp;enseml)le une trés forte proportion de Fougères, parmi les-quelles les Sphénoptéridées, extrèmement abondantes etnbsp;variées, occupent Ie premier rang, avec de nombreux Sphe-nopteris, des Palniatopteris et un certain nombre de Di-plotmenia ; les Mariopteris y constituent lun des typesnbsp;génériques les plus caractéristiques, de mênie que les Loii-chopleris, qui semblent cantonnés dans Ie Westplialiennbsp;moyen ; il y a en outre de nombreux Nevropteris et Alethopte-ris, et quelques espèces de Pecopteris. Les Sphenophylluni ynbsp;sont représentés par plusicurs espèces caractéristicjues, des-tinées a disparaitre assez rapidenient au début de lépoquenbsp;stéplianienne pour faire place a dautres formes du mêmenbsp;genre, tandis que parmi les Equisétinées diverses espècesnbsp;tant d'AsLerophyllites (\vie de Calainites, semblent passer sansnbsp;modilication du Westplialien dans Ie Stéphanien et jusquenbsp;dans Ie Permien. Les Lycopodinées, qui, comme nombre etnbsp;comme variété, occupent Ie second rang dans la flore west-pbalienne, venant immédiatement après les Fougères, com-Jirennent, avec quelques espèces des genres Ulodendroa etnbsp;Rothrodendron, qui manqueront presque totalement dans Ie
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Stéphanien, diverses formes de Lepidodendron, de Lepido-phloios et siirtout une importante série de Sigillaria, appar-tenant presque toutes au groupe des Sigillaires cannelées.
Les Gymnospermes sont représentées par des Cordaïtées, principalement des Cordaites et des Donjcordaites, et parnbsp;quelques trés rares Salisburiées, a savoir iin Ginkgopliylluinnbsp;trouvé dans ie Weslphalien moyen dAngleterre et nnnbsp;Sapurteea trouvé dans Ie Westphalien supérieur du Canada.nbsp;II fant citer encore une Cycadinée, du genre Naeggerathia^nbsp;dans Ie Westplialien de la Bohème.
La iiore sest, daillenrs, modifiée dune manière assez sensible dun bout a Lautre de lépoque westphalienne :nbsp;relativement pauvre au début, elle se montre beaucoup plusnbsp;riche dans Ic Westphalien moyen, oü certaines espèces denbsp;la zone inférieure semblentséteindre définitivement, tandisnbsp;quon voit apparaitre quelques formes spéciales destinées anbsp;se développer dans la zone supérieure ; celle-ci est carac-térisée notamment par certains Nevropiei'is et Liiiopteiis^nbsp;en même temps que par lapparition de diverses espècesnbsp;stéphaniennes, notamment des genres Pecopteris et Odon-topteris^ qui se rencontrentdans les couches les plusélevées,nbsp;tandis que les espèces westphaliennes caractéristiquesnbsp;déclinent peu ii pen.
II y a ainsi passage graduel de la tlore westphalienne a la llore stéphanienne. Dans celle-ci les Fougères prennent unenbsp;prédominance de plus en plus accentuée, les Lycopodinéesnbsp;arborescentes perdaht au contraire de leur importance;nbsp;])armi les Fougères, ce sont les Pecopteris qui dominent, avecnbsp;des formes arborescentes, dont les tiges sont représentéesnbsp;par les Caulopteris et les Ptychopteris ; les Nevropteris et lesnbsp;A let hop te ris, si développés dans la llore westphalienne, sontnbsp;nioins fréquents et moins variés, tandis que les Odontopterisnbsp;sont a leur apogée; il faut mentionner en óutre les Callipte-ridiuin, qui ne sétaient pas rencontrés dans les couchesnbsp;même les plus élevées du Westphalien supérieur. Parnii les
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SUCCESSION DES FLORES
Lycopodinées, les Lépidodendrées deviennent iares, et les Sigillaires ne sont plus guère représentées que par desnbsp;espèces sans cótes. En rev^anche, les Equisétinées arbores-eentes sont de plus en plus abondantes. II en est de mêmenbsp;des Gordaïtées, avec les genres Covdaites^ Dorycorclaites etnbsp;Poacordaites ; les graines de Gyninosperines se montrentnbsp;particulièrement varióes, de nianière a donner ;i penser, ounbsp;([ue nous ne eonnaissons les organes végétatifs que dunenbsp;partie des types qui leur correspondent, ou que les Gynuio-spernies stéplianiennes offraient moins de diversité dans leurnbsp;teuillage cpie dans la constitution de leurs organes repro-ducteurs. Gependant de nouveaux types font leur apparition,nbsp;etcestdans Ie Stéplianien que se rencontrent les premièresnbsp;(ionifères que nous connaissions, représentées notanimentnbsp;[)ardes lEd/cAfr/, des Gycadinées, des genve's Plerophylluinnbsp;et Plagiozamites, se montrent ii leur tour dans les couchesnbsp;les plus élevées.
Gomine dans Ie Wcst[)lialien, les variations de la (lore per-mettent de distinguer plusieurs zones successives, la zone inférieure renfermant encore quelques types westphaliens,nbsp;Tiotamment un certain noinbre de Sigillaires a cótes, la zonenbsp;moyenne se distinguant par Fabsence de ces types welsplia-liens en même temps lt;pie par Fabondance et la variété desnbsp;Gordaïtées et des Fougères, et la zone supérieure étant carac-térisée tant par Ie développement des Galamodendrées quenbsp;par la présence de quek[ues espèces non encore observéesnbsp;plus bas et api)artenant, entre autres, aux genres Pecopteris,nbsp;Odontopteris, Nevropteris^ Spheiiophyllum, Poacordaites^ quinbsp;deviendront plus communes dans Ie Permien.
On passe ainsi par une transition a peine sensible de la llore dll Stéplianien supérieur a la llore permienne, celle-cinbsp;lie se distinguant, pratiquenient, que paree qu'elle possèdenbsp;en propre le genre Callipteris, avec quelques espèces parti-ciilières de Txniopteris et tie Walchia^ sans parler desnbsp;genres Ginkgo elBaiera^ qui ne sétaient pas niontrés encore,^
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iiiais (juon ne rencontre quexceptionnellenient. A mesure quon s elève, les WalcJda deviennent de plus en plus abon-dants, les Ccdliptcris de plus en plus varies ; néanmoins Ien-seinble de la flore parait en voie d'appauvrissement, et lesnbsp;diflerents types génériques caractéristiques de la périodenbsp;bouillère déclinent visildement.
Nous navons malbeureusenient que des indications lies incoinplètes sur la constitution de la flore de la seconde inoi-tié de Tépoque permienne, les couclies du Zecbstein d Alle-inagne ayant seules fourni quelques rares empreintes, lortnbsp;mal conservées. On a signalé cependant en Russie et aunbsp;Canada, a lile du Prince Edouard en particulier (i), desnbsp;couches a plantes qui sendilent correspondre au 1 eimiennbsp;supérieur, et dont la flore établirait, entre la flore perino-carbonifère et la flore triasique, Ie passage graduel que nousnbsp;ne pouvons que soupconner, nepossédanta son égard aucunenbsp;donnée positive; inais la flore de ces couches n a pas encorenbsp;été étudiée et Ie pen quon en connait ne permet pas de senbsp;laire une idéé un peu exacte de sa composition.
Dans ce qui vient d'être dit de la flore paléozoïque, il na été question que de ses variations dans Ic temps , il con-vient, avant de passer a la flore triasique, de résumei briève-ment ce quon sait des dilTérences qu elle a présentées, a unnbsp;moment donné, dune région ii lautre du globe.
Quel que soit Ie point oü on les ait observées, la flore dévo-nienne et la flore du Culm se sont montrées partout d une uniformité parl'aite, les empreintes recueillies par exemplenbsp;en Australië ou dans IAmdrique du Sud appartenant auxnbsp;mêmes tvpes que celles des gisements contemporains denbsp;lEurope,'^ de 1Asie, de lAmérique du Nord ou des régionsnbsp;arctiques. La flore bouillère et la flore permienne apparais-sent éffalement semblaliles a elles-memes sui une portion
O
(i) Bain a.
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SUCCESSION DES FLORES
(ïorisidérable du globe, en particulier sur presque lout Thé-niisphère Nord, les giseinents des Etats-Unis et du Canada renfermant, aux niènies niveaux, non seulement les nièmesnbsp;genres, mais les mêmes espèces, tont au inoins comiuenbsp;types essentiels, que ceux de lEurope et de lAsie iNlineure,nbsp;et les quebpies localisations quon a pu constater n'intéres-sant jamais quun petit nombre de formes, généralementnbsp;assez rares, telles que les Cingulai'ia, Naeggerathia, Wliittle-seya, dont la presence ou ral)sence ne modilie en rien Ienbsp;caractère general de lensemble. En Cliine, la flore desnbsp;gites charbonneux des provinces septentrionales, qui appar-tiennent a la formation liouillère, est de niême conforme dansnbsp;son ensemble ii notre llore stéphanienne supérieure. Dansnbsp;riiémisphère Sud on a retrouvé encore, dans IAfrique australe, au voisinage du Gap la llore xvestphalienne, et dans lanbsp;region du Zambèze la llore stéphanienne inférieure ounbsp;moyenne, telles exactement que nous les connaissons ennbsp;Eiurope.
Une aussi compléte identité de végétation perniet de con-clure a Eidentité des conditions cliniatériques sur tons les points, situés cependant sous des latitudes fort diverses, oiinbsp;ont vécu ces lloreshouillère et permicnne dontla compositionnbsp;a été résumée un peu plus haut. La nature des plantes quinbsp;les constituent, les analogies notamment que présenteiit Imnnbsp;nombre de Fougères liouillères avec certaines formes tropi-cales OU sul)tropicales, telles que les ^larattiacées ou lesnbsp;r'ougères arborescentes,rabsence a peu prés constante, dansnbsp;les tiges a structure conservée, de différcnciation quelconquenbsp;entre les couches ligneuses successives, susceptible dindi-quer un arrêt ou un ralentissement de la végétation, per-mettent de croire, pour la période paléozoufue, a un climatnbsp;uniforme, chaud et luimide, trés analogue pour Ie moinsnbsp;celui des regions tropicales. Peut-ètre doit-on, coinnie on lanbsp;souvent pensé, attribuer cette égalité des conditions clima-tériques a lépaisseur plus grande de ratmosphére terrestre,
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et :i la presence dane proporlion an pea plas êlevée de vapear deaa, ne dépassant pas cependant la liinite do sata-ration ; il ne seinble pas, en effel, (pie cetlc atmosphère aitnbsp;été constamnient bramease et imparfaitement transparente,nbsp;ainsi ([aon Ia (jaelqaelois avancé, le développement desnbsp;cellales en palissade, observe sar les feailles des plantesnbsp;hoaillèies dont on a pa étadier la stractare, ne perniettantnbsp;pas dc penser ejae ces 1eailles n étaient pas soaniises a Faction directe de la laniière (i).
Cette aniforniité dc cliinatrend daalant plas reinar(|aables les differences cpie présentent, par rapport a nos flores hoail-lère et permienne, les flores contemporaines dane partie denbsp;rbémispbère aastral ainsi (pie da Sad de FAsie, et (pii senbsp;inanil'estent dabord en Australië (2). Les conches a plantesnbsp;ne fornient nialheareasement pas, dans cette region, anenbsp;série continue, les dépijts carbonifères y étant principale-inent des dépots niarins ; inais tandis (pie le Calm dAastra-lie renfermait encore ane llore semblable a celle da Calmnbsp;earopeen, on voit apparaitre, dans la Nouvelle-Galles danbsp;Sad, il an niveaa qai correspond peat-être ii la base da Sté-phanien, des Glossopteris, an PhyUotheca, an Ncxggevaihio-psis, assoinés a qaelqaes types de notre llore lioaillère, no-tamnient ii an Amiulana. Un pea plas haat, on ne rencontrenbsp;poar ainsi dire plas de formes ipii noas soient familières, sinbsp;noas ne considérons pas coniiae telle le genre Phylloiheca^nbsp;il peine entreva sar an on deax points aa milieu de la llorenbsp;hoaillère normale, et Fon nest plas en présenee qae denbsp;Glossopteris, Gangamopteris, denbsp;nbsp;nbsp;nbsp;associés
ii des Phyllotheca et a aa petit noinhre de Sphénoptéridées et de Conifères : il ny a ni Aléthoptéridées, ni Aévroptéri-dées, ni Sphénophyllées, ni Lycopodinées arborescentes.nbsp;(iette llore spéciale, singalièrement pea variée, connae sous
(i) Seward a. (¦gt;] Zeiei.er s.
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Ie nom de flore a Glossopteris, sc retrouve svir pliisievus aiilres points tie TAustralie, en Tasinanie, a Bornéo, dansnbsp;rinde, dans rAinóriqiie du Sud, dans IAfrique australe elnbsp;jusque dans lAfrique oriëntale allemande (i), oü elle a suc-oédé aux llores westphalienne et stéphanienne reconnues aunbsp;Gap et au Zaïnbèze. II y a eu ainsi, a la fin de lépoque houil-lère et pendant Tépoque permienne, deuxgrandes provincesnbsp;botaniques bien distinctes, dont on peut jalonner la liiuitênbsp;commune au moyen des mcdanges de formes quon observenbsp;sur certains points, dans les gisenients les plus septen-trionaux de la flore a Glossopteris : cest ainsi quon trouvcnbsp;des Glossopteris ou des Gangamopteris associés dans Ie Sudnbsp;du Brcsil el dans la République Argentine a des Lépidoden-drées, dans lInde a des S])liénophyllées et a des Fougèresnbsp;voisines de quelques-uns de nos types perrniens, dans Ienbsp;Transvaal a des Lepidodendron et a des Sigillaires sansnbsp;cóles.
()uelques-uns de ces gisements, ceux de ITnde et de la République Argentine, comprennent en outre certainesnbsp;formes particulières, Nevropteridium, Schizoneura, Rhipi-dopsis, Voltzia^ qui se retrouvent en Europe au sommet dunbsp;Permien ou a la base du Trias, et dont on peut se deniandernbsp;a laquelle des deux provinces ils appartiennent en propre ;nbsp;mais Ia découverte récemment faite par M. Amalitzky, dansnbsp;les couclies les plus élevées du Permien supérieur de Russie,nbsp;de Glossopteris et de Gangamopteris^ mélangés a des Calli-pteris, des Txniopteris^ des Equisetum et des Schizoneura,nbsp;indique quil y a eu immigration en Europe, vers Ie milieunbsp;OU la fin de lépoque permienne, de types de ia flore a Glos-sojiieris, et donne a penser que la présence, a la base dunbsp;Trias européen, de ces genres Nevropteridium, Schizoneura,nbsp;Voltzia, doit être imputée a cette immigration, et quil sagil
(l) POTOA'IÉ f.
(.2) Amalitzky a ; /filler .r.
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lil de types veiiiis avee les Glossopteris et ayant subsisté ([iielque temps, tandis que les Glossopteris et les Gangamo-pleris semblent avoir presqiie immédiatement dlsparu de nos
II y a eu, d'ailleurs, écliange mutuel de formes végétales entre les deux provinces en question et extension rapide desnbsp;lypes propres a notre flore secondaire, car dès 1époqiie tria-sique les differences de flore seffacent presque complète-ment, et 1'on ne remarque plus dans lAfrique australe, dansnbsp;l inde, en Australië et dans lAmérique du Sud, quun trésnbsp;petit noinbre de formes particulières, noyées, avec quelquesnbsp;survivants de la flore ii Glossopteris, dans un ensemble denbsp;types conforme a celui quon observe, aux mêmes niveaux,nbsp;en Europe et aux Etats-Unis.
La flore triasique appartient déja a Tére des Gymnospermes ])ar la predominance des plantes de eet embranchement elnbsp;par Iabsence des formes de Cryptogames vasculaires carac-léristiques des époques précédentes ; on y remarque cepen-dant encore, bien que trés clairsemés, quelques types de Fou-gères paléozoïques, notamment des Pécoptéridées du genrenbsp;Asterotheca, et, ii ce quil semble, quelques Lycopodinéesnbsp;arborescentes, tout au moiiis une Sigillaire sans cótes (i), quinbsp;semble être Ie dernier représentant de ce groupe, jadis sinbsp;important. Les Cordaïtées y sont sans doute représentées,nbsp;elles aussi, les iuccites paraissant, notamment, susceptiblesnbsp;de leur être rapportés. iMais ce sont les autres classes denbsp;Gymnospermes qui occupeut Ie premier rang, entre autresnbsp;des Cycadinées des genres Zamites, Otozamites Pterophyl-luin, celui-ci comprenant, du moins dans Ie Trias supérieur, de nombreuscs formes spécifiques, des Salisburiéesnbsp;du genre Baiera, et des Conifères des genres Voltzia, Alber-tia, Pagiophylluni, Widdringtonites. Parrni les Cryptogames
(i) Weiss (t.
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vasciilaires, les Eqiiisélinées se font reiuarquer par des formes géantes du genre Equisetam, auxcjiielles sajoutentnbsp;quelques Schizoiieura; les Fougères comprennentnotammentnbsp;des Péeoptéridées du genre Oligocarpia^ des Ténio])téridéesnbsp;plus ou moins voisines, les lines des Daiiaea, les autres desnbsp;Marattia, des Nevropteridiam, eantonnés dans le Triasnbsp;inférieur, des Anoinopteris dans le Trias inférieur et iiioycn, etnbsp;quelques Clathropteris cX Dietyophyllum dans le Trias supérieur. Telle est du moins la composition, a pen prés uniforme, des llores oliservées dans les gisoments triasiquesnbsp;de TEiirope et des Etats-Unis.
Dans la région de la llore ii Glossopteris, oil le Trias se lie intimement an Permien, et oil il ne senible pas y avmirnbsp;(le lacune comnie en Europe et aiix Etats-Unis, les dilfé-rcnces sont moins trancliées, niais on voit apparaitre, dansnbsp;la portion supérieure de cette série permotriasiqiie, denbsp;nombreuses formes identiques génériquenient ou memonbsp;spéciliqueinent ii celles de la llore triasique européenne,nbsp;auxquelles se mélangent encore des Glossopteris, des Phyl-lotheca^ des Nceggeratldopsis, et quelques espèces particu-lières de Fougères, qui semblent navoir pas dépassé lesnbsp;liniites de la province ii Glossopteris.
.\u somniet du Trias, la llore senricliit sensiblemeiit, et les dépijts cbarbonneux de Fépoque rhétienne ont fourni, surnbsp;un grand nombre de points du globe, dabondantes récoltesnbsp;de végétaux fossiles, comprenant loujours, en Euro[)e, ennbsp;Perse, en Chine, dans FAmérique duiXord, dans le Honduras,nbsp;au Tonkin, an Chili, dans la République Argentine, une fortenbsp;proportion despèces partout identiques ii elles-mèmes ; cenbsp;sont notaniment, parmi les Fougères, des formes ii frondesnbsp;palmées ou pédalées des genres Lnccopteris, Dictyophylluin.,nbsp;Clathropieris, des TieiUopteris, dont quelqucs-uns apparte-nant au genre Marattia, des Ctenopteris; parmi les Hydropté-rides, des Sagenopteris; parmi les Cycadinées, des Cyca-dites, des Podozainites, des Olozariiites, des Pterop/iylluin,
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des Pterozainites^ des Anomozajuites, des Nilssonüi; parmi les Salisburiées, des Daiera et des CzekauoKVskia; [)arminbsp;les Conifères, des Brachyphyllum, des Cheirolepis, desnbsp;Sphenolepidium^ et principaleinent des Palissya.
Quelques Glossopteris se iiiontrent encore ati milieu de cette flore dans les gites cliarbonnenx de la Chine méridionale et du Tonkin, et dans ces derniers lon oijserve éga-lement des Na'ggeratkiopsis; luais on peut dire que, dansnbsp;son ensemble, la llore est redcvenue aussi unilbrme, dunbsp;moins a bien peu prés, quelle létait a Tépocjiie du Culin,nbsp;avant la constitution de la province a Glossopteris.
La flore liasique nest (jiie la continuation de la llore rhé-tienne, a cela prés que certains types, de Fougères notam-ment, tels que les Clatkropteris^ y deviennent rares et ne tardent pas a disparaitre, tandis que dautres au contraire synbsp;dcveloppent davantage, conune les Cladopklebis et lesnbsp;Thimifeldia^ ou y font leur apparition, tels que Clenis elnbsp;Klukia, tels encore que certains genres actuellement vivants,nbsp;PaiiiXia, Osrniiiida, Gleicheiiia^ Dicksonia, (pii navaient pasnbsp;été reconnus plus bas.
Dans la flore oolithique, les Fougères, qui ctaient assez largement représentées dans Ie Lias et surtout dans Ienbsp;Rhétien, paraissent tenir une place moins importante, biennbsp;(ju'aux genres reconnus dans ces deux étages, et dontnbsp;la plupart persistent jusqua la lin de 1époque jurassique,nbsp;sajoutent quelques Ibinnes génériques spéciales, conunenbsp;Scleropteris, Stachypteris, Lo/natopteris, Cycadopteris. Lesnbsp;Equisétinées figurent encore avec des Prèles géantes, etnbsp;avec quelques espèces de Phyllotlieca, observées notaminentnbsp;en Italië et en Sibérie. Les Cycadinées comprennent lesnbsp;mèmes genres que dans Ie Rhétien etlc Lias, maisles Zamitesnbsp;et les O to zajnites aont particulièrenient nondireux et varies.nbsp;Les Salisburiées jouent elles-mènies un róle appreciable,nbsp;avec les genres Ginkgo, Baiera, Czekanowsldci. Ejifin, les
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principales Conileres oolitliiqiies sont des Pagiophyllum, des Brachypliyllum, des Palseocyparis, a eêté desquels ilnbsp;eonvient de citer quelqiies espèces des genres vivants Araucaria et Widdriagtonia. En dehors des giseinents européens,nbsp;on a observé sur un grand noinbre de points, notainnient annbsp;Spitzbeig, en Sibérie, an Japon, dans 1Inde, en Australië,nbsp;an Slid de IAfrique, les inêmes formes végétales, associéesnbsp;de la mème inanière, dénotant encore line reniarquable iini-Ibrinité de la llore et, ii ce quil senible, des conditions cli-matériques. Quelqiies genres cejiendant paraissent avoir éténbsp;plus OU nioins étroitenient cantonncs, commc les Ptilopliyl-luin dans llnde ou les Ginkgodium au Japon ; et peut-être Ienbsp;fait quc lon na pour ainsi dire pas observé de débris dAbió-tinées en dehors des gisements les plus septentrionaux, telsnbsp;que Ie llbétien de Scanie et Ie Jurassique du Spitzberg ou donbsp;la Sibérie, indiquerait-il un commencement de différenciationnbsp;des climats et de refroidissenient des régions boréales ; celanbsp;semble toutefois pen admissible, étant donné que les aiitresnbsp;végétaux jurassiques des mêmes gisements ne différentnbsp;en rien de ceiix quon rencontre aiix latitudes plus basses, etnbsp;que ce quon sait de la constitution de la flore infracrétacée desnbsp;régions arctiques ne vient nullement a Tappui de cette idéé.
La flore infracrétacée otïre en elfet, daprès les données fournies par les divers gisements explorés, une compositionnbsp;ii pen prés uniforme partout, et indépendante de la latitude :nbsp;elle renferme de nombreiises Fougères, dont une partie ontnbsp;été reconnues pour appartenir ii des genres vivants, telsnbsp;que Osrnunda, Aspidium, Aspleniim, Thyjsopteris, Gleiche-nia^ ce dernier notamment largement représenté au Groenland ; des Cycadinées, appartenant, les imes a des genresnbsp;déjii rencontrés précédemment, niais dont quelqiies-uns,nbsp;comme Otozaïnites, Anomozamites, Nilssonia, ne sélève-ront pas plus bant, dautres a des types génériqiies parti-culiers comme Glossozarnites, dautres encore apjiartenant
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a des genres vivanls on sen rapproehant, eomine Zamia el ZamiophylUiin. Les (^onii'ères y sont nonil)renses, avec lesnbsp;genres Pagiophyllum, lecjiiel a dans eetle flore ses derniersnbsp;représentants, Freuelopsis, SpJieAiolepidium^ Sequoia^nbsp;tostrobus, Torreya, Nageiopsis, celui-ci parlieulier a I'lnfra-(n'étacé; les Abiétinées, snrtout du genrecoininencentnbsp;a se nionirer assez répandues et variées, particulièrenientnbsp;dans les coindies les plus élevécs, dans IbULien.
Sauf les variations secondaires dues aux dilï'érenees de niveau, on a retrouvé ces memos types a pen prés partout,nbsp;dans Ie Wealdien dbAngleterre et dAllemagne, en France,nbsp;en }3elgi({ue, en Portugal, aux Elats-Unis, au Groenland, aunbsp;Japon ;mais dans (|uelc|ues-uns de ces gisements on a observenbsp;en outre des *Vngiospermes, et particulièrenient des Dicotylé-dones, dabord trés rares et trés clairsemces, puis devenantnbsp;plus frécpientes et plus variées a mesure (|u'on scléve ; ilnbsp;('11 est ainsi au Groenland, et surtout au Portugal et aux Etats-Unis, dans lEtat de Virginie, oii de nomlircuscs cm[)reinlesnbsp;de Dicotylédones ont été rencontrées, les unes susceptiblesnbsp;detre rap|)ortées a des genres vivants, tels cntrautres ((uenbsp;Populus, Sallx, Casuaviua^ Ficus. Laiirus^ Sassafras^ Ster-cidia, dautres rappelant beaucouj) certains types vivants,nbsp;mais didentification encore un (icu incertaine, conune Menl-spennites., Sapindopsis^ Celuslrophyllam, Cissiles, Viliphyl-hun, Arcdiophyllum.
Dans Ie Grétacé proprement dit, les types actucllenient vivants se développent de plus en plus, tandis cpie ceux (juinbsp;sont aujourdluu éteints noccupcnt plus ([u'une place res-Ireinte dans la llore. Parmi ces derniers, on peut citer lesnbsp;Podozcuniles., les Zamiles, les Buierci, observes en [dus ounbsp;moins grande abondance dans les formations précédentes etnbsp;(pii ne dépassent pas Ie sommet du Grétacé; dautres parais-sent propres au Grétacé moven ou supérieur, comme lesnbsp;Krannera., cpii se rattaclienl peut-ètre aux Gordaïlées, dont
-ocr page 358-330 nbsp;nbsp;nbsp;SUCCESSION DES FLORES
lis seraieiitles derniers représentants, coniine les Weichselia parini les Fougères, comine les Cuaiiinghamites^ les Morico-nia^ les Geinitzia parini les Gonileres, coniine les Credné-riées, oil dii inoins la inajeure partie dentre elles, parini lesnbsp;Dicotylédones. Bon iiombre des genres actuels font a leurnbsp;tour leur apparition dans cette dore crétacée, les uns dansnbsp;le Génonianien, dautres dans le Turonien, le Sénonien onnbsp;le Danien : il sullit de rappeler, parini les plus importants,nbsp;les genres Cycas, Potlocarpus^ Betula^ Fagus, Quercus,nbsp;Juglans, Myrica^ Artocarpus, Platanus, Liriodendron, Per-sea, Cinnamoinum, Acer, Ilex, Liquidambar, lledera, Conius,nbsp;Nerium, Viburnum. 11 faut citer encore dassez nombreuxnbsp;Palmiers, dont une partie trés voisins, a ce quil seinble,nbsp;de formes vivantes, a en juger daprès les fruits de Gocoïnéesnbsp;observés dans le Génonianien inférieur de rArgonne.
Un fait digne de remarque est la présence dans cette flore crétacée, aiissi bien dans les gisements dEurope et desnbsp;Etats-Unis que dans ceux dAustralie, de certains typesnbsp;génériques propres aujourdliui a riiémisplière austral, etnbsp;parini lesquels le genre Eucalyptus est ii la Ibis Iun desnbsp;plus caractéristiques et Fun de ceux dont la déterminationnbsp;est le plus certaine ; il seinble bien quon doive mentionner,nbsp;en outre, des Protéacées, ainsi que dautres Myrtacées,nbsp;appartenant ii des genres tels que Leptospermuin on Calli-stemon on a des formes trés voisines.
Quelques-uns de ces types se sont sans doute maintenus dans nos régions pendant une partie au nioins de lépoquenbsp;éocène ; mais on ne saurait couclure de leur seule présencenbsp;qne notre llore crétacée et notre llore éocène aient eu,nbsp;comme on Iavait soutenu jadis, un caractère australien,nbsp;les déterminations sur lesquelles on sappuyait pour leurnbsp;attribuerun tel caractère ayantété, au nioins pour une bonnenbsp;part, reconnues inexactes, ainsi quil a été dit plus haut.
Il seinble bien que les climats aient commencé iv se dessi-
-ocr page 359-DIFFERENCIAriO^ DES CUM ATS 35i
ner vers Ia tin de Tépoque erétacée, a en jager par les qaelqnes tlift'érences qiii se iiianit'estent eii el la dans la composition de la üore, sidvant les latitudes ; cest ainsi ({uenbsp;dans Ie système de Laramie, qui ctablit, dans la region occidentale de IAmerique du Nord, un passage entre Ie Grétacénbsp;et Ie Tertiaire, on reraarque, aux mêmes niveaux, que desnbsp;fvpes comme les Palmiers, les Ficus, les Cinnamomum, senbsp;rencontrent de preference sous des latitudes plus basses qiu',nbsp;certains autres types génériques, tels que Populas ou Cory-las, qui paraissent cantonnés dans les gisements j)lus se[)-lentrionaux. Ge mouvement de dillerenciation, une fois com-mencé, sest graduellenient accentué pendant la période tertiaire, de sorte quil nest plus guèrc possible, a parlir de cenbsp;moment, de pai'ler pour la llore de caractères généraux : onnbsp;est inême parfois cpielque peu embarrassé pour determinernbsp;l age relatif des llores observées sous des latitudes diHé-rentes, les formes qid se rencontrent a un moment donnénbsp;sous une certaine latitude se retrouvant un peu plus tard,nbsp;par suite de labaissement de la temperature, sous une latitude plus basse. Un examen plus attentif a montré notam-ment quune partie au moins des couches a plantes desnbsp;regions arctiques classées primitivement par O. Heer commenbsp;miocènes, daprès la sinulitude de leurs llores avec la llorenbsp;miocène de la Suisse ou de rAllemagne, appartenaient ennbsp;réalité a un niveau un peu plus ancien, cest-a-dire a lÉo-cène OU a la base de TOli gocèue, et que les types végétauxnbsp;qui constituent ces llores étaient peu a peu descendus versnbsp;Ie Sud, au fur et a mesure du changement des conditionsnbsp;(dimatériqiies. 11 serait impossible de suivre ici dans Ienbsp;détail, région par region et niveau par niveau, ces modill-calions graduelles de la llore qui ont abouti fmalement anbsp;létat de choses actuel : aussi me hornerai-je a résumernbsp;rapidement pour chacune des grandes divisions de Tépoquenbsp;tertiaire, les traits principaux de Ia llore, en mattachantnbsp;spécialement aux fails observes dans nos regions.
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Tja flore éocène, lelie quelle se inontre, par exemple, dans Ie bassin parisien, dans lOuest de la France, ou en Angle-terre, a encore iin caractère franchement tropical, avec desnbsp;Tongères arborescentes, des Lygodium^ des Aneimia, denbsp;nonibreiises Artocarpées, Lauracées, Sterculiacées. Tiliacées,nbsp;Tjéguminenses, Araliacées, affines a des formes appartenaiUnbsp;aux regions chaudes dn globe ; elle comprend en outre unnbsp;certain nombre de types éteints, tels notamment (pie Dryo-pkyllum, Mac-Clintockia, Dewalqiiea; mais on y remarquenbsp;aussi ([iielques formes, notamment des genres Oiiercus,nbsp;Alnus^ Betula^ Populus, Lauras, Vitis, Hedera, Viburnum,nbsp;|)lns OU moins voisines despèces actuellement indigenesnbsp;dont elles représentent peut-ètre la souche.
A Fc'poqne oligocèno, sur la flore de la({uelle les lleurs conservées dans Fambre de FAllemagne du Nord out fourninbsp;de précieux renseignements, les types des regions chaudesnbsp;sont encore sensiblement prédominants : les l^abniers,nbsp;notamment, y sont trés nombreux et trés varies, se montrantnbsp;jusque dans Ie Nord de FAllemagne, et olfrant dans Ie Suilnbsp;de la France, mais surtout en Ijigurie, une remarquablenbsp;ricliesse de formes. (,)uel([ues types éteints, déja entrevnsnbsp;dans FEocéne, et qui se retronveront encore dans Ie Miocène,nbsp;sont [larticulièrement développés a cette époque, tels quenbsp;les genres Doliostrobus, Rhizocaulon, Anucctomeria. Mais,nbsp;a cèté de ces formes destinées ii disparaitre, celles qui senbsp;rattachent a des types encore vivants, exotiques ou indigenes, deviennent de plus en plus nombreuses ; on peutnbsp;citer notamment, les Conifères des genres Callitris, Glypto-strobus, Taxodium et Sequoia, les espèces actuelles de cesnbsp;deux derniers genres en particulier ne diderant pour ainsinbsp;(lire par aucun caractère, surtout en ce qui concerne lesnbsp;Taxodium, de leurs congénères do la llore oligocène ; onnbsp;peut mentionner égalementune ou deux Gycadinées, les der-nières de nos regions ou peu sen faut, certaines Liliacées,
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clivers Palmiers, plusieiirs Gupulifères, Lauracées, Nymphéa-cées, Anacarcliacées, Sapindacées, 'Araliacées, Ericacées, Styracées, Oléacées, Bignoniacées, directemeiit alliées a desnbsp;espèces actuellement vivantes, inais cjui habitent aiijourdhuinbsp;dautres régions, bien quappartenant encore pour la plupartnbsp;a rhémisplière boreal. Mais, ce quil est Ie plus intéressantnbsp;de noter, ce sont les liens manifestes qui existent entrenbsp;plusieurs des espèces oligocènes et certaines de nos espècesnbsp;indigènes actuelles, appartenant entre autres aux genresnbsp;Juniperus, Alniis, Ostri/a, Fagus, Popidus, Salix, Ulmus,nbsp;Laiu'us, Pislacia, Acer, Rliamnus, Styrax, Olea, Fraxinus,nbsp;cjui seinblent navoir pas sensiblement varié et ne sêtrenbsp;pour ainsi dire plus déplacées depuislors.
La llore luiocène ne diffère de la (lore oligocène cjue par rélimination graduelle d'une partie des types Ie plus nette-luent tropicaux, auxquels se substitue une proportion crois-sante de types a feiiilles caduques, eten particulier de formesnbsp;allines a celles qui vivent aujourdbui sous nos clirnats : onnbsp;peut citer en particidier, parini les plus importants, lesnbsp;Cbênes des sections Robur, Toza et Infectoria, qui navaientnbsp;pas encore été rencontrés plus bas.
Dans son ensemble, la llore miocène rappelle surtout la llore nord-américaine actuelle, qui en représente en quelquenbsp;sorte la continuation, FEurope et lAinérique du Nord ayantnbsp;été peiqilées a bien peu prés des mêmes végétaux, et la dis-parition du sol de FEurope dune bonne partie dentre euxnbsp;paraissant j)ouvoir être imputée a la limitation de notre continent par la Méditerranée, qui ne leur a pas permis de senbsp;réfugier, lors du rel'roidissement glaciaire, a des latitudesnbsp;plus basses pour venir ensuite se réinstaller sur les pointsnbsp;oil Ie récbauffement du climat leur aurait depuis lors permisnbsp;de se maintenir.
A Fépoque pliocène, Ie mouvement vers Ie Sud des types
Zeiller. Paléobotanique. nbsp;nbsp;nbsp;23
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SUCCESSION DES FLORES
tropicaux ou subtropicaux saccentue cle plus en plus, Ien-semble de la flore conservant, d'ailleurs, un caractère juar-qué de ressemblance avec la flore de rAmérique du Nord ; on trouve bien encore dans nos régions, surtout dans lenbsp;Sud de la France, nombre de types de régions plus cliaudes,nbsp;tels notaminent que des Palmiers, des Stercidiacées, et cer-taines Lauracées ou Fougères identiques a des espècesnbsp;canariennes actuelles; inais le trait essentiel de la florenbsp;pliocène reside dans Iassociation a ces Ibrnies subtropicalesnbsp;et a dautres formes exotiques de régions tenipérées, dunnbsp;nombre croissant despèces indigènes actuelles ou de formesnbsp;si voisines qua peine peut-on les considérer comme desnbsp;variétés. Je mentionnerai, comme exemple dissociations denbsp;ce genre, celles quon a reconnues dans les cinérites dunbsp;Gantal (i), oii Ton trouve VAbiespeclinata ou line forme trésnbsp;voisine, VAlnus glutinosa, le Cbêne rouvre, le Hêtre, le Peu-plier tremble, la Vigne, en mélange avec des Lauracées desnbsp;genres Sassafras^ Oreodaphae^ Benzoin, avec un Sterculia,nbsp;et avec diverses espèces, les lines caucasiennes, ajipartenantnbsp;par exemple aiix genres Zelkova et Pterocarya, les autresnbsp;japonaises, appartenant entre autres aux genres Bainbusa etnbsp;Acer.
Des observations analogues a celles qui viennent detre résumées ont été faites siir tons les points de Phémisphèrenbsp;boréal oü Pon a recueilli des végétaux tertiaires, attestantnbsp;partout cette même marche continue vers le Sud, preuvenbsp;dun refroidissement graduel duclimat, et la comparaison denbsp;ces flores successives avec celles qui leur ressemblent lenbsp;plus aiijourdliiii ii la surface du globe a permis de se fairenbsp;line idéé au moins approchée de Ia valeur de ce refroidissement : cest ainsi que Heer et Saporta (2) ont été amenés ii
(1) nbsp;nbsp;nbsp;Sapokta d.
(2) nbsp;nbsp;nbsp;Heer d ; Saporta e.
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adineltre pour nos régions une tempórature moyenne annuelle denviron aa® a Tépoque éocène, de ao a aaquot; iinbsp;Fépoque miocène, de 17 a 18 a Tépoque pliocène. Jleer anbsp;(dierché en outre, daprès la eomparaison des llores tertiairesnbsp;observées sur divers points de Ia zone areticpie, a la Nou-velle-Zend)le, au Spitzberg, en Islande, au Groenland, a Ianbsp;Terre de Grinnell, a la Terre de Banks, au voisinage de reni-boueliure du ^Mackenzie, et dans lAlaska, (lores qu'il regar-dait coiume conteiuporaines et classait coiume miocènes, anbsp;se rendre conq)te de la répartition des temperatures autournbsp;du pole, et il a montré que les lignes isothermes tracéesnbsp;daprès ees observations ne sécartaient pas plus des paral-lèles géographiques que ne sen éeartent les isothermesnbsp;actuelles, les courants marins, la distribution relative desnbsp;terres et des eaux pouvant expliquer les quelques deviationsnbsp;constatées sur certains points. On sest demandé eependantnbsp;si un relèvement de la temperature moyenne, si prononcénbsp;lt;[uil flit, suffisait a justifier la présence de ces végétaux a desnbsp;latitudes aussi élevées, surtout en ce qui concerne la Terrenbsp;de Grinnell, ou bon a observe, par 8i 44' de latitude, unenbsp;(lore renfermant Sapins, Gyprès chauve, Roseaux, Bouleaux,nbsp;Goudrier, Peuplier, Saule, Orme, Nymplisea^ Tilleul etnbsp;Viorne (i), laquelle semble diriicilement compatible avec lanbsp;basse tempórature liivernale qui doit résulter dime nuit denbsp;([iiatic a cinq mois.
Dautre part, quehjues anomalies ontété relevées sur certains points, principalement au Japon, oii la llore de ilogi (a), qui parait correspondre au sommet du Pliocène, dénoterait,nbsp;a linverse de ce (pie Ton constate ailleurs a la mème époque,nbsp;une tempórature plus basse que celle qui règne aujourdhuinbsp;dans ie pays. Faisant appel, pour expliquer une telle discor-cordance, a lhypothèse soutenue par Neumayr, dun dépla-
(1) nbsp;nbsp;nbsp;IIekr lt;/.
(2) nbsp;nbsp;nbsp;Nathokst d, c.
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cement du pole géographiqiie, M. Natliorst avail fait remar-([iier que, si Ie pole avail été plus rapproclié du i\ord-Est de lAsie, il en serail résulté pour Ie Japon un refroidissementnbsp;du cliniat, landis que les regions du Groenland, dn Spitz-])erg et du Nord de TEurope auraient au contraire bénéfi-cié dun abaissenient de latitude, grace auquel la presencenbsp;des llores quon y a reconnues naurait plus rien eu de biennbsp;surprenant. ÏNIais si une telle liypotlièse rendait compte dunenbsp;inanière satisfaisante, au moins en apparence, de la plupartnbsp;des fails observes, elle était mécaniquement peu admissible,nbsp;et de plus elle sest trouvée contredite par les observationsnbsp;iaites sur la flore tertiaire de la Nouvelle-Sibérie (i), quinbsp;dénote un cliniat au moins tempéré, alors que les iles de lanbsp;Nouvelle-Sibérie auraient été, dans ce cas, beaucoup plusnbsp;rapprochées du pole quelles ne Ie sont actuellement; il ennbsp;eüt été de niènie, au surplus, bien qua un moindre degré,nbsp;de la région de lAlaska, dont la flore fossile ne diffère pournbsp;ainsi dire pas de celle du Groenland. Les anomalies eussentnbsp;done été, aveccette hypolhèse, beaucoup plus graves quavecnbsp;cellc de linvariabilité du pole, seule daccord avec les tbéo-ries de la mécanique céleste, et a laquelle les observationsnbsp;de Heer apportent en réalité une reniarquable confirmation.nbsp;La constitution de la flore de Mogi semble dailleurs pouvoirnbsp;sexpliquer, soit par des modifications locales de relief, soitnbsp;en admettant pour elle une date un peu plus récente que Ienbsp;Pliocene, et considérant Ie refroidissement quelle dénotenbsp;cornine un indice de lapproclie de lépoque glaciaire.
Quant a la presence au Spitzijerg, au Groenland, a la Terre de Grinnell surtout, de végétaux tels que ceux quon y anbsp;observes, on a mis en avant, pour en rendre coniple, Ihy-potlièse dune condensation moins avancee de Iastre central, par suite de laquelle, le soleil ayant encore un diamètrenbsp;a[)parent considerable, les nuits polaires auraient été sup-
(l) SCHMALUAUSEN d.
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])riinées ou tont au moins nota])lement réduites ; mais il parait impossible dadmettre (pie Ie soleil, dont révolutionnbsp;est néeessairement des plus lentes a raison même de sanbsp;masse, ait pu être, a une époque relativement aussi rappro-ehée de la notre, soit quon la rapporte au Miocène ou anbsp;FEocène, tellement différent de ce quil est aujourdhui.
II semble done, en fin de compte, quil faille sen tenir uni-quement, eomme explication desfaits constatés, a lélévation plus grande de la température moyenne annuelle, imputaldenbsp;peut-ètre, eomme il a été dit plus bant, a une épaisseurnbsp;plus forte de ratmosplière terrestre, et admettie qua cesnbsp;latitudes élevées les hivers étaient encore assez modérés etnbsp;surtout les étés assez cliauds pour permettre a la végétationnbsp;ar])orescente de sy maintenir, ainsi quelle Ie fait dailleursnbsp;aujourdhui dans Ie Xord de la Sibérie.
II peut être intéressant, avant de résumer ce quon connait de la llore quaternaire, de mentionner encore les observations faites sur les llores tertiaires de quelques points situésnbsp;soit dans rhémisphère austral, soit a pen de distance au-dessus de réquateur, tels que Sumatra, Java, Bornéo, lanbsp;Colombie, lEquateur, la Bolivie, Ie Chili, la Terre de Feunbsp;et lAustralie.
Au voisinage de 1 équateur on a recueilli en général, a des niveaux dailleurs assez mal précisés pour la plupart, desnbsp;formes tropicales visiblenient affines a celles qui peuplentnbsp;aujoiirdliui lesmèmes regions : les llores tertiaires de lEqua-teur et de la Colombie, sur lesquelles M. Engelliardt (i) anbsp;publié des renseignements détaillés, paraissent notammentnbsp;trés analogues aux llores tropicales ou subtropicales actuellesnbsp;de lAmérique du Sud et fort différentes, dans leur ensemble,nbsp;des llores tertiaires' de rhémisphère l)oréal. II en est denbsp;même en Bolivie, oii lon a toutefois constaté des modifiea-
(i) Exgelhaudt c.
-ocr page 366-358 SUCCESSION DES FLORES
tions sensibles des conditions eliniatériques locales conipa-rativement a létat de choses actuel, la flore des tufs volca-niques dii Cerro de Potosi(i) comprenant, sinon des arbres, tout au inoins des arbustes et des plantes ligneuses buisson-nantes, alors que I on ne rencontre plus aujourdhiii sur lesnbsp;mêmes lieux quune végétation désertique, coiuposée denbsp;plantes lierbacées.
Plus au Sud, au voisinage de Concepcion, les couches éocènes ou oligocènes du Chili ont ollert une riche sérienbsp;de plantes (2), trés voisines pour Ie iiioins de celles qui peu-plent aujourdhui les Antilles et les regions chaudes denbsp;rAinérique centrale et de rAniérique du Sud, el appartenantnbsp;pour la plupart a des types génériques quon ne voit pasnbsp;hgurer dans nos dépots tertiaires de Phéniisphère boréal ;nbsp;inais elles prouvent, conune leurs coiitemporaines de nosnbsp;régions, que Ie cliniat était alors, a de telles latitudes, sensi-blement plus cliaud quaujourd'hui et qu'au fur et a inesurenbsp;de labaisseinent de la temperature moyenne les formes tro-])icales ont du se rapprocher pen a a peu de réquateur.
Enfin a la pointe extréme de rAméricpie du Sud, il a été observe, dans les dépots tertiaires de la Terre de Feu (3),nbsp;appartenant probablement a lépoque oligocène, une florenbsp;comprenant principalement des formes variées de Ilêtre,nbsp;dont quelques-unes affines a nos formes de 1hémisphèrenbsp;boréal, au Fagiis sylvalica ou au F. ferruginea, mais Ie plusnbsp;grand nombre appartenant au groiq)e des Nothofagus. Lanbsp;prédominance de ces types propres a la flore actuelle denbsp;1hémisphère austral est dautant plus intéressante qua peunbsp;de distance au Nord-Ouest, non loin de Santa-Cruz, lesnbsp;couches crétacées du Sud de la Patagonie renferment (4ï nne
(1) Exceliiakdt b. {ï) Engeluarbï o.nbsp;(t) Dusen a.
(4) Keutz c.
-ocr page 367-FLORES TERTIAIRES AVSTRALES nbsp;nbsp;nbsp;Sjg
llore identique, ou a bien pen pvès, a celle dii Cénoma-nien des Etats-Unis.
En Australië et en Nouvelle-Zélando, les couches tertiaires ont, de mème queles couches crétacées supérieuies, offert anbsp;C. vou Ettingshausen (i) im ensemble de types qui lui aparunbsp;dillerer sensihlement de la flore actuelle de ces mêmes pays,nbsp;en ce sens quon y remarqucrait un bon nond^re de formesnbsp;affmes a celles de rhémisphèrc boréal associées a des formesnbsp;propres a la région australiennc ; celles-ci seni])lent cepen-dant prédominantes, et les Hètres notamment y appartien-draientpresque tons a la section des ISoihofagus^ quelques-unsnbsp;dentre eux offrant, il est vrai, des caractères intermédiairesnbsp;entre ceux-ci et les Eufagus. II parait toutefois difficile,nbsp;étant donné la conservation visiblement imparfaite des échan-tillons recueillis, de préciser les affinités de la plupart de cesnbsp;empreintes, et de tirer de bexainen de ces flores fossiles aus-Iraliennes des conclusions definitives. II en est de même ennbsp;ce qui concerne les échantillons, trop peu nombreux, recueillis dans Ie Crétacé de laNouvelle-Calédonie. II semljle cepen-lt;lant qua fépoque crétacée tont au inoins il ny ait pas eunbsp;encore, entre ces regions et les nótres, de différences denbsp;flozes bien tranchées, et C. von Ettingshausen était arrivé anbsp;cette idéé que toutes les flores actuelles étaient dérivées, parnbsp;de simples diversifications locales, d'une flore unique (2) qui,nbsp;a une époque en somme assez peu éloignée de W notre, senbsp;sei'ait étendue a peu prés sur toute la surface éhiergée dunbsp;globe et dont certains types se seraient développés et multi-pliés dans certaines régions tandis qufils se seraient éteintsnbsp;dans dauties, les formes australiennes, par cxemple, dispa-raissant peu a peu de rhémisphère boréal et devenant aunbsp;contraire prédominantes en Australië.
II est certain que runiformité de la flore jurassique sur
(1) nbsp;nbsp;nbsp;EtTINGSII.USEX lt;¦, tl, g.
(2) nbsp;nbsp;nbsp;Ettixcshausex /'.
-ocr page 368-36o SUCCESSIOA' DES FLORES
les divers points, inalheureusement trop peu noiubreux, oii on la observée semble plaider en faveur diine telle hypo-thèse; mais nous possédons trop peu de renseignementsnbsp;sur cette flore et sur celle de lépoque crétacée pour pouvoirnbsp;afflrmer que certains types naient pas été, dès Ie début, plusnbsp;OU moins localisés; et sil y a eu dans chacun des deuxnbsp;hémisphères, ainsi que cela semble établi par uue sérienbsp;dobservations concordantes, descente graduelle vers léqua-teur des formes végétales cantoniiées tout dabord sousnbsp;des latitudes plus élevées, il ny a pas lieu de sétonner desnbsp;différences que bon constate aujourdhui entre des typesnbsp;venus, les uns des régions arctiques, les autres des regionsnbsp;antarctiques; tout au moins les observations de M. Engel-hardt sur les llores tertiaires de FAmérique du Sud font-elles ressortir de trés notables dissemblances entre ellesnbsp;et les flores tertiaires de riiémisphère boréal, et tendent-elles a faire attribuer aux unes et aux auties des originesnbsp;différentes. Au surplus, nous ne possédons actuellementnbsp;que des données trop incomplètes et trop incertaines pournbsp;pouvoir, du moins en ce qui concerne les régions tropicalesnbsp;et riiémisphère austral, discuter utilement une semblablenbsp;([uestion et nous faire une idéé des tranformations quontnbsp;subies depuis Ie milieu des temps secondaires la constitution de la flore et la répartition des types végétaux.
Dans riiémisplière boréal, nous avons vu la flore se main-tenir a peu prés la rnêine en Europe et en Amérique, au moins dans ses grands traits, jusque vers lépoque pliocène,nbsp;et il semble, ainsi quil a été dit, que ce soit au refroidis-sement glaciaire et a la configuration du continent euro-péen quil faille imputer la disparition de la plupart desnbsp;types nord-américains de notre flore tertiaire. Les formesnbsp;caucasiennes et japonaises observées dans nos dépots pliocenes indiquent dailleurs une remarquable similitude denbsp;flore entre Ie continent européen et Ie continent asiatique
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jiisquen Extréme Orient, et cest encore a Iinvasion gla-ciaire qne doit ètre imputée, siiivant toute vraisemblance, la différenciation qui sest prodnite depuis lors, les formesnbsp;éliminées dlme région n'ayant pu y rcvenir plus tard, anbsp;raison des obstacles climatériques qui sopposaient a leurnbsp;passage, par suite de la configuration du relief, etles stationsnbsp;abandonnées par elles ayant été occupées par de nouvellesnbsp;formes centre lesquelles il leur eut été peut-ètre difficile denbsp;hitter.
Les restes de végétaux fossiles observés sur divers points dansles dépots quaternaires ont permis, dailleurs, de saisirnbsp;sur le fait quelques-uns au moins de ces déplacements desnbsp;types végétaux, qui ont about! linalement a la répartition quenbsp;ceux-ci affectent aujourdhui. Cest ainsi que, sur un grandnbsp;nombre de points, on a rencontré, dans des tufs ou dansnbsp;des tourbes, des restes de la flore des régions arctiques ounbsp;montagneuses qui vivait au voisinage des glaciers, et coni-prenait notamment le Dryas octopetala^ accompagné dordi-naire dune série phis ou moins nombreuse de Saules dunbsp;groupe des Glaciales^ parmi lesquels le Salix polavis est lenbsp;plus caractéristique : on en a observé des témoins en Suèdenbsp;et en Norvège, et jusquen Saxe, jalonnant la limite desnbsp;glacés descendues du Nord, ainsi quautour du massif alpin,nbsp;marquant les points extrêmes atteints par les glaciers lorsnbsp;de leur extension maxima. A plus grande distance de ceux-ci, on reconnait simplement, comme dans certains lignitesnbsp;de lEst de la France (i) une llore forestière de régionsnbsp;Ifoides, avec Mélèze, Epicea, et Pin de monlagne.
Mais après une première extension des glacés, celles-ci se sont rclirées |)endant un certain temps pour faire ensuitc unnbsp;retour ofi'ensif, et cette période de retrait, connue sous lenbsp;nom de période interglaciaire, a été marquée jiar un réchaufïe-ment notable de la température, grace auquel différents types
(i) Fliche d.
-ocr page 370-36a SUCCESSION DES ELORES
végétaux out pu vivre sur des points oii ils iiexistent plus aujourd'hui : cesl ce que l'on constate notamnient dans beau-coup de dépots tourljcux de rAlleniagnc du Nord, dunbsp;Danemark, de la Russie centrale, oii, a une flore coinposéenbsp;dabord principalenient de Pins, de Trembles et de Bmüeaux,nbsp;succède une flore plus (diaude comprenant entre autres Ienbsp;Noisetier, Ie Charme, Ie Cbêne, Ie Tilin platypJiylla quinbsp;nbabitc plus les mêmes lieux, lErable cliampètre et Ienbsp;Roux; en même temps vivaient dans les eaux oii se dépo-saient les débris de cette flore Ie Nymphxa alha et un Bra-senia probablement identique au Br. purpurea actuel (i).nbsp;Gest vraisemblablement a la même époque que correspondent les tid's des environs de Paris et du Nord-Est de lanbsp;France (2), ou l'on observe Ie Ficus carica, Ie Buxus seniper-vireiis, YAcer opulifolium, Ie Cercis siliquastruni^ associés anbsp;des Saules et a lErable Syconiorc, dénotant un climat unnbsp;peil plus cliaud, inais surtout plus bumide et plus égal quau-jourdliui, par suite duquel on constate en Provence desnbsp;associations presque identiques, Ie Tilia platypliylla etnbsp;rOrme ile montagne sy niontrant dans certains tufs a cóténbsp;du Laurier des Canaries et du Figuier.
Sur dautres points, dans Ie Tyrol et sur Ie versant Sud des Alpes (3), on a observé, associées dans les dépots inter-glaciaires ii des espèces vivant encore sur les mènies lieuxnbsp;ou tout au nioins dans la même région, des espèces de lanbsp;flore pontique ou caucasienne, comnie Ie Rhododendron pon-ticiini et YAcer insigne, que la deuxième époque glaciaire anbsp;fait disparaitre sans retour.
Des 1'aits du même genre, bien que moins frappants, ont été reconnus également dans diverses autres régions donbsp;TEurope, en Ilongrie, en Italië, bien quen Italië, ii raison de
(1) nbsp;nbsp;nbsp;Nehrisg a ; C.-A. Webek a ; Axderssox b.
(2) nbsp;nbsp;nbsp;Fliche a, tl; Bleicher et Flichë u.
(3) nbsp;nbsp;nbsp;quot;W'ettstein a : Fischer b.
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la latitude plus l)asse, Iinduenee de rextension glaciairc ait été 1'ort atténuéc et Ie récliauffenient interglaeiaire a peinenbsp;appréciablc.
En Norvège eten Suède (i), ré])o(|ue glaciaire napas subi d'interruption, Ie retrait interglaeiaire nayant pas atteint desnbsp;latitudes aussi élevées, et il na pas pu être fait de eonstata-tions analogues ; inais 1 étude des niveaux successifs denbsp;touiEes OU de tuis a peinnis du nioins de suivre étape parnbsp;étape les ehangeinents de vegetation qui se sont aceomplisnbsp;deptiis l'époque glaciaire jusqua Tépoque actuelle : cestnbsp;ainsi qu a la (lore a Dryas et a Salix polaris succède unenbsp;llore de Bouleaux marcpiant l établissenient des premièresnbsp;1'orêts et caractérisée par la predominance du Betula oclo-rata, puis une llore de 1ins, a laquclle sont venus sajouternbsp;plus taial leTilleul commun, Ie Noisetier, et quelques autrosnbsp;essences accusant une temperature moyenne légèrementnbsp;supérieure acelle daujourdbui. Ensidte est venu Ie Gliène,nbsp;au(|uel sest ultérieurement substitué Ie Ilêtre, par suitenbsp;dun rel'roidissejnènt graduel de la température, et enfin estnbsp;arrivé lEpicéa, qid occupe aujourd'liui une si large placenbsp;dans la végétation lorestière de la Scandinavië.
Dans nos régions, les variations climatériques consécu-tives a lépoque glaciaire ont été moins accentuées, mais rinlluence de la deuxième invasion glaciaire est attestée parnbsp;la présence, a la base de certaines tourbes de la Lorraine,nbsp;de la Champagne et de la vallée de la Somme, du Pin sylves-tre, accompagné de Saules de stations froides ou dautresnbsp;^égétaux dénotant ógmlement iin abaissement de la température. Gelle-ci sest ensuite relevée, vraisemblableinent anbsp;lépoque néolithique, et Ie llètre est venu remplacer Ie Pin,nbsp;sans qu on puisse, malgré (pielques alternances de séche-resse et dliumidité, saisir depuis lors dans la végétation denbsp;modifications bien scnsibles.
(i) Axdersso^.' a : Bltït a ; jS'atiiokst l.
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SUCCESSIOA DES FLORES
.\ux Etats-Unis et au Canada, Tétude de la llore qiiater-naire a révélé des faits semblables, montrant, luen qiie dime facon peut-être moins accusée, la répétition des inêines vicissitudes quen Europe. Ainsi, dans lun coinine dans lautrenbsp;continent, a linvasion des végétaux de régions froides cor-respondant a la période glaciaire, a succédé leur recul versnbsp;Ie Nord et leur remplacement par dautres types venus dunbsp;Sud, lesquels ne se sont définitivement établis qua une datenbsp;relativement trés récente a la place oü nous les voyonsnbsp;aujourdhui.
-ocr page 373-II est permis, conime suite aux apercus qui viennent dêtre donnés sur les formes végétales qui se sont succédé a lanbsp;surface du globe, de se demander si, de lordre dans lequelnbsp;elles ont apparu, de letude de leurs affinités réciproques,nbsp;il est possible de tirer quelque enseignement sur la questionnbsp;de leur origine, cest-a-dire des Hens génétiques qui peuventnbsp;exister entre elles et les rattacher les unes aux autres. Nousnbsp;ne possédons sans doute sur la composition des flores anté-rieures a Hépoque actuelle que des renseignements fortnbsp;incomplets, les couches a végétaux fossiles ne constituantnbsp;que des hezbiers partiels, oü manquent vraisemblablementnbsp;bon nombre de types intéressants ; cependant ces herbiersnbsp;partiels sontassez multipliés et assez riches, tout aumoins anbsp;certaines époques, et la composition en est assez concordantenbsp;pour que nous soyons en droit daccorder quelque conliancenbsp;aux documents quils renfermenl et aux indications, mêmenbsp;négatives, quils nous fournissent, Iabsence constante denbsp;certains types jusqua une date donnée, a partir de laquellenbsp;ils ne cessent plus de se montrer, pouvant difficilement êtrenbsp;mise sur le compte dune lacune fortuite dans la série desnbsp;matériaux recueillis. Aussi, sans vouloir nier la possibiliténbsp;de découvertes ultérieures, susceptibles de modifier grande-ment les connaissances actuellement acquises, devons-nousnbsp;en considérerla probabilité comme trés réduite, et sommes-nous fondés a admetlre que nous avons sous les yeux un
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tableau suf(isaniment fulèle du déveloj)pemenl de la vie végé-tale. Or il semble bien, au premier coup doeil, que ce déve-loppement se soit accompli suivant une marche progressive a peil prés rcgulière, les végétaux inférieurs se montrant lesnbsp;premiers, les Cryptogames vasculaires occupant ensuite Ienbsp;premier rang, les Gymnospermes devenant a leur tour pré-doniinantes, les Angiospermes apparaissant les dernières,nbsp;et les grands groupes de Dicotylédones aiTectant eux-mêmesnbsp;un ordre en rapport avec la complication de plus en plusnbsp;grande de leur apjiareil lloral. 11 est difficile de ne pas voirnbsp;dans cette succession lindice dune evolution graduelle,nbsp;de ne pas concevoir lidée dune filiation rattachant les formesnbsp;plus complexes et plus perfectionnées aux formes plusnbsp;simples qui scmblent les avoir précédées ; mais encorenbsp;convient-il (rexaminer si les documents recueillis nousnbsp;perrnettent de suivre la marche de cette evolution et denbsp;retrouver la trace des liliations présumées. 11 est nécessaire, il eet ell'et, dinterroger les diüerents groupes, denbsp;reclieridier tlabord sil existe sur leurs limites des formesnbsp;marquant un passage de luri il Tautre, et ensuite sil est possible de saisir dans un même groupe un enchainement entrenbsp;telles OU telles de ses subdivisions, entie diverses formesnbsp;génériques dune même familie, entre diverses formes spé-cifiipies dun même genre.
Parmi les Cryptogames cellulaires, les Champignons, adap-tés il la vie parasitaire, peuvent évidemment ètre laissés de coté. Quant aux Algues, on nest sans doute qiiassez impar-faitenient renseigné sur leurs premiers représentants, maisnbsp;il est reniarquable de constater que ceux ipti ont pu être Ienbsp;mieux étudiés sont venus se ranger tout naturellement dansnbsp;des groupes vivants, tels, par exemple, que les Siphonéesnbsp;verticillées, que dautres, coinnie les Ne/natophyeus, seni-blent de même extrêmement voisins de certaines formesnbsp;actuelles et pourraient trés probablement leur ètre ratlachés
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si Ton était mieux fixe sur les détails de leur organisation. On pent hésiter également sur Ie classeinent de divers autresnbsp;types, coinine, par exeinple, les Algues des bogheads, inaisnbsp;sans quils offrent pour cela aucun caractère susceptible denbsp;faire douter de leur attribution aux Algues. Ainsi, dés Ienbsp;premier moment oii on les observe, les Algues se montrentnbsp;a nous sous les traits liabitinjls que nous leur connaissons,nbsp;bien distinctes de tons les autres types végétanx, et il nousnbsp;est impossible de découvrir Ie moindre indicc dune liaisonnbsp;avec aucun dentre eux.
11 en est de mème en ce qui concerne les Characées, cpii nont été, il est vrai, rencontrées quapartir de 1 époejue tria-si([ue, mals (pii nont jamais varié et qui semblent avoir cons-titué toujours un groupe aussi distinct et aussi nettementnbsp;liniité quaujourdhui, les empreintes tlu Dévonien inlérieurnbsp;de Bohème quien avaient été rapprochées par Stur (i) étantnbsp;depuis lojigtemps reconnues par tons les paléobotanistesnbsp;po u rdes rameaux mal conservés de Lépidodendrées etnbsp;nayant aucun rapport avec les Characées.
Les Muscinéesne nous fournissent non plus aucun rensei-gnement sur leur évolution, ne nous ayant laissé que quelques rares empreintes, mais dont les [)Ius anciennes nous appa-raissentdéja nettement spécialisées, avec les caractères desnbsp;^lousses pour les unes, des Marchantiées pour les autres.
Pour les Gryptogames vasculaires, nous rencontrons, dès les premiers niveaux qui nous aient offert des plantes ter-restres, des représentants non douteux et parfaitement dis-tincts de leursquatre classes principales, Fougères, Sphéno-phyllées, E([uisétinées, Lycopodinées, ainsi que des indicesnbsp;séideux de la presence des Hydroptérides. Les Spliénophyl-lées constituent, dailleurs, un gToupe aussi hien caractérisénbsp;que Ie sont les Fougères, les Equisétinées et les Lycopodinées, et ne sauraient ètre considérées, maintenant surtout
(i) Stuh b.
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quori les connait plus complèternent, comme intermé-diaires entre telle ou telle des autres classes de Ieni-Ijranchement. On peut toutefois se demander si le genre Cheiroslrobus du Culm, cpii seinble se Iappiocher delles,nbsp;tout en rappelant les Ecpiisétinées par ceitains détails denbsp;constitution de son appareil fructificateur, ne représenteraitnbsp;pas préciséinent un de ces types intermédiaires dont il y anbsp;lieu de chereher la trace et ne témoignerait pas dune oiiginenbsp;commune pour ces deux groupes, des Equisétinées et desnbsp;Sphénopliyllées ; il est malheureusement trop imparfaite-ment connu encore pour fournir autre chose quune pré-somption, et dans tons les cas lépoque a laquelle il senbsp;montre, alors quil existe déja des Equisétinées et desnbsp;Sphénopliyllées bien caractérisées, ne permet pas de le con-sidérer comme marquantlui-.même le passage dune classe anbsp;Iautre. On ne saurait, évidemment, méconnaitre lintérêt denbsp;l'indice quil fournit, mais sil nous autorise a conjecturernbsp;lexistence dun type ancestral commun a ces deux classes,nbsp;nous demeurons dans le domaine des hypothèses et il nousnbsp;est impossible de rien affirmer.
Peut-être les Psilophyton, si la reconstitution quen a faite Sir W. Dawson est exacte, décèleraient-ils de mème unenbsp;parente anciennc entre les Fougères et les Lycopodinées ;nbsp;mais le type générique dont il est ici question est trop malnbsp;connu pour quon puisse tirer de la complexité des carac-tères qui lui ont étéattribués aucune indication sérieuse.
()uant il une parenté des Cryptogames vasculaires avec les Cryptogames cellulaires, le fait de la bifurcation fréquente des frondes ou des pennes des Fougères paléozoïques,nbsp;notamment de certaines formes du Culm ou du Dévonien, anbsp;paru il quelques auteurs pouvoir être rapproché de la division dichütomique du thalle dun grand nombre dAlgues,nbsp;telles notamment que les Fucacées, et invoqué comme unnbsp;indice de iiliation; mais si Fon peut concevoir que les Fougères et plus généralement les premières plantes terrestres
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soienteiiefFetdélivées des Algiies, la concep tion est parement conjectiirale, comine toutes celles par lesquelles on sellorcenbsp;de remonter au dela des données positives de la paléonto-logie et dimaginer, par voie dindiiction, comment ont punbsp;ètre constitués les ancêtres présumés des plus anciens repré-sentants connus de tel ou tel groupe dêtres.
Si nous passous maintenant aux Gymnospermes, nous devons rappeler tout dabord quelles se montrent, dès lanbsp;base des couclies de Gaspé au Canada, cest-ii-dire dèsnbsp;lépoque la plus ancienne qui nous ait laissé des débris denbsp;plantes terrestres, représentées par des Gordaïtées, cest-a-dire jaar un type déja trés perfectionné et spécialisé. Nousnbsp;ne poLivons done tirer des documents paléobotaniques qnenbsp;nous possédons aucune iiulication sur lorigine de ces premières Gymnospermes : la division pluricellulaire que sem-blent présenter leurs grains de pollen, labsence de tubenbsp;pollinique peuvent ètre, il est vrai, inteiprétés comme desnbsp;restes de caractères cryptogamiques, mais cest a peine silsnbsp;sont plus accusés que ceux de mèine nature que présententnbsp;encore les Salisburices et les Cycadinées actuelles, et nousnbsp;ne parvenons pas a saisir sur Ie fait Ie passage que nousnbsp;sommes })ortés a supposer entre les Cryptogames et lesnbsp;Gymnospermes. On en peut dire autant des premiers repré-sentants des Salisburiées, dont les principaux types séclie-lonnent depuis Ie Culm jusquau Permien sans nous olfrirnbsp;aucune forme susceptible detre notée comme marquant plusnbsp;spécialement une liaison avec tel ou tel type cryptogamiquenbsp;antérieur.
11 sendjle, en revanche, que pour les Cycadinées nous soyons mieux documenlés, la llore paléozo'ique cornprenantnbsp;un certain nombre de types qui peuvent ètre interprétésnbsp;comme olfrant a la Ibis ties aflinités avec elles et avec cer-taines classes de Cryptogames vasculaires. Je nentends pasnbsp;parler ici des Sigillaires, bien quelles aient été longtemps,nbsp;lorsque leurs organes fructificateurs étaient encore inconnus,
Zeu.ler. Paléobotaniquc. nbsp;nbsp;nbsp;24
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regardées comme assez proches parentes des Cycadinées : il me parait en efFet que leur constitution anatoinique ne peutnbsp;guère plus que celle des Lepidodendron ou ties Sphenophyl-lum être invoquée a 1appui dun rapprochement, non plusnbsp;que la constitution de la tige des Botrychiiun, par exemple,nbsp;nautoriseaattribuer a ceux-ci des aflinités phanéroganiques,nbsp;Mais il y a lieu de se demander si les Cycadolilicinées nenbsp;forment pas, avec les Gycadoxylées et les Poroxylées, unenbsp;chaine reliant les Fougères aux Cycadinées ; il est impossiblenbsp;en effet de méconnaitre les analogies que certains types denbsp;Cycadolilicinées ofFrent, dans la structure de leurs tiges,nbsp;avec les Cycadinées, tont en sc rapprochant a tons les autresnbsp;égards des Fougères. II se peut toutefois quelles repré-sentent simplement un type spécial de Filicinées, a stélesnbsp;pourvues dun bois secondaire, et les indices de Fructilicationnbsp;observés sur quelqucs Frondes lt;ïAletliopteris^ A'Odontopte-ris et de Nevropteris peuvent être invoqués en Faveur denbsp;cette hypotlièse. 11 est done, bien tlil'licile, quant a présent,nbsp;de juger de leur valeur en tant que terme de passage entrenbsp;les Cryptogames vascidaires et les Gymnospermes, et dail-leurs, a moins de supposer iine plante dans les niacrospo-ranges de laquelle il se Formerait tantót un sac embryonnairenbsp;avec endosperzne et arebégones, et tantót des macrosporesnbsp;libres, on concoit mal lui type vraiment intefinédiaire entrenbsp;les lines et les autres. Aussi convient-il dé suspendre toutenbsp;appréciation délinitive jusquau moment oü nous serousnbsp;mieujy éclairés, grace a quelque heureuse découverte, sur Ienbsp;mode de Fructification de ces quelques types encore problé-niatiques, Cycadolilicinées, Cycadoxylées, Poroxylées. 11nbsp;semble liicn dailleurs, quils constituent des groupes dis-tincts, ayant leurs caractèi'cs propres, et saus contester Fin-térèt quils présentent, nous ne pouvons guère, indépendam-Jiient des réserves ii Faire sur leur interprétation, voir en euxnbsp;c|uc des tenues comj)lémentaires de la série, échelonnés entrenbsp;les Fougères et les Cycadinées, suggérant lidée dune
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origine commune, mais nétablissant pas entre elles an lien immédiat et continu.
En ce qui regarde les Gonifères, nous ne relevons aucun indice qui permette de les rattacher a quelque type antérieur,nbsp;les premières formes que nous rencontrons, dans les couchesnbsp;stéphaniennes, offrant immédiatement des caractères biennbsp;tranches; il y a, sans doute, entre les Gonifères en généralnbsp;et les Lycopodinées arborescentes, dassez nombreuses res-semblances, et lon peut imaginer une série de niodificationsnbsp;conduisant des unes auxautres; mais les documents suscep-tibles détablir la réalité de ces modifications, lexistencenbsp;de ces termes de passage, font absolument défaut, et leurnbsp;absence est dautant plus digne de remarque que les premières Gonifères nc se montrent qua une date oü Ton est,nbsp;depuis longtemps, en possession de riches documents surnbsp;la constitution de la flore.
11 est a peine utile de faire mention des Gnétacées, sur les représentants fossiles desquelles nous ne possédons aucunnbsp;renseignement précis et dont nous ne pouvons pas plusnbsp;saisir rorigine que nous ne pouvons reconstituer leur his-toire. Lattribution des inflorescences et des graines du terrain houiller qui ont paru susceptibles de leur être rattachéesnbsp;est loin detre définitivement étal)lie, et si les Galamoden-drées avaientpu paraitre, a raison de qnelques ressemblancesnbsp;extérieures, susceptiljles detre rapprochées delles, lhété-rosporie l^ien constatée des épis de ces mêmes Galamoden-drées ne permet plus, cc me semble, de douter quelles senbsp;rattachent Iranchement aux Equisétinées et de voir en ellcsnbsp;un type intermédiaire entre ces dernières et les Gnétacées.
Des deux classes qui composent Iembranchement des Angiospermes, celle des Monocotylédones nous offre quelquenbsp;obscurité quant a la date a laquelle nous pouvons rapporternbsp;ses premiers représentants, bien quil semble peu probablenbsp;quon puisse légitimement lui attribuer aucun des restes denbsp;plantes aiitérieurs a la fin de lépoque jurassique quon avait
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cru primitivement devoir lui appartenir; en tout cas ces quelques restes ne nous apprendraient rien sur leur origine,nbsp;les hesitations quon peut avoir sur leur classement entrenbsp;les Monocotylédones et telle ou telle classe dun autrenbsp;endjranchement, ii savoir notamment les Gordaïtées, résul-tant uniquenient de leur mauvaise conservation en inêmenbsp;temps que de ressemblances superficielles entre les unesnbsp;et les autres, et ne pouvant ètre sérieusement invoquéesnbsp;comme nu indice de relations génétiques. En fait, les [)re-mières Monocotylédones non contestables que nous con-naissions sont a pen prés contemporaines des premièresnbsp;Dicotylédones par nous observées, cest-a-dire du commencement de lépoque infracrétacée ou de la fiu de lépoquenbsp;jurassic{ue, et pas plus pour les unes que pour les autres ilnbsp;nest possible de découvrir Ie moindre lien qui les rattacbenbsp;a dautres types antérieurs. Les conditions dans lesquellesnbsp;elles se montrent a nous, particulièrement en ce qui regardenbsp;les Dicotylédones, apjjaraissant dabord rai*es et clairseméesnbsp;au milieu dune üore parfaitement scmblable a celle desnbsp;couches sous-jacentes oii Ton nobservait aucune trace denbsp;leur existence, puis se multipliant et se diversifiant avecnbsp;une rapidité remarqualde, sont de nature a nous faire pensernbsp;quil sagit réellement la de leur première manifestation, etnbsp;constituent Tun des faits les plus notables quait enregistrésnbsp;la paléoljotanique, étant donné rimpossibilité oii nousnbsp;sommes de discerner, parmi les éléments plus anciens de lanbsp;végétation, la souche doü elles ont pu vraisemblablejnentnbsp;sortir.
On a, il est vrai, émis quebpiefois, pour les Angiospermes et notamment pour les Dicotylédones, ainsi dailleurs quenbsp;pour les Conifères, lidée que les transformations par suitenbsp;desquelles on peut penser quelles ontpris naissance sétaientnbsp;accomplies a grande distance des bassins de dépot, de tellenbsp;sorte quil navait pu parvenir dans ceux-ci aucun débris denbsp;ces formes inlcrmédiaires quil serait si intéressant dobser-
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ver; mais on rentre la dans lo domaine parement conjectural, et si Ton vent former des hypotheses, il semble que cello qui vient le plus naturellement a Iesprit, daprès cenbsp;quon salt de la marclic générale des types végétaiix a partirnbsp;de lépoque crétacée jusqua la lin de la période tertiaire,nbsp;consisterait a penscr que les premières Dicotylédones ontnbsp;di'i apparailre dans les regions polaires pour descendre pennbsp;a pen vers des latitudes plus basses au fur et a mesure desnbsp;modilications des conditions climatériques. On nhésiteraitnbsp;guère, sans doute, a radmettre, si 1 on était dans 1 ignorancenbsp;surla constitution de la flore jurassique et infracrétacée desnbsp;regions arctiques; mais ce que Ton sail de cette llore, etnbsp;notamment de la llore urgonienne du Groënland, dansnbsp;laquelle les Dicotylédones ne sont pas plus abondantes onnbsp;plutot semhlent Ietre moins encore quen Virginie on ennbsp;Portugal, ne permet guère de penser quelles aient eu la leurnbsp;premier berceau. On voit done avec quelle réserve il fautnbsp;accueillir les hypothèses mèine les plus vraisemblables, etnbsp;comme ici nous cberchons essentiellement a nous rendrenbsp;conipte des fails et a voir dans quelle mesure ils nous per-jnettent de suivre Pévolution des types végétaiix, nousnbsp;sommes contraints, pour les Dicotylédones, et plus généra-lement pour les Angiospermes, davouer Iignorance oil nousnbsp;sommes sur leurs origines et de reconnaitre que leur apparition et leur expansion semhlent sêtre faites dans des conditions de rapidité déconcertantes.
En somme, de eet examen desgroupes principaux du règne végétal, il semble ressortir que la plupart se montrent, dèsnbsp;le début, aussi tranebés quaujourdhui; pour quelques-unsnbsp;seulement certains types éteints viennent sintercaler entrenbsp;eux, augmentant le nombre des tenues de la série, et parais-sant diminiier les intervalles qui les séparent, mais ils néta-blissent pas, des uns aux autres, le passage gradiiel qu'onnbsp;pouvait sattendre ii observer, et suggèrent seulement lidéenbsp;dune origine commune, quil faudrait, semble-t-il, faire
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remonter ti une date antérieure a celle de nos plus anciens documents. II est intéressant de noter que des jalons de ccnbsp;genre semblent venir se placer entre les Fougères et lesnbsp;Gycadinées, cest-a-dire entre deux classes appartenant a desnbsp;embranchenients différents; toutefoisles affinités des tenuesnbsp;intermédiaires ne peuvent être, a raison de Iinsuffisance denbsp;nos connaissances, assez exactenient précisées pour per-niettre daflirmer la valeur de Iindication quils semblentnbsp;donner, et nous ne saisissons aucun point de contact analogue entre les autres classes des mêmes embranchenients,nbsp;quelque portés que nous soyons a en présumer, par exemple,nbsp;entre les Lycopodinées et les Conifères. Enfin, en ce quinbsp;regarde les Angiospermes, les documents paléobotaniquesnbsp;semblent plutot de nature a accentucr qua atténuer lanbsp;démarcation entre elles et les autres groiqies.
Si maintenant nous reprenons les principales classes de végétaux pour nous livrer dans cbacune delles a un examennbsp;analogue, nous ne pouvons, pour les Algues, que constaternbsp;1absence, dans les formations même les plus anciennes, denbsp;types susceptibles detre considérés comme établissant unnbsp;lien entre tels ou tels des ordres ou families dont elles senbsp;composent: ainsi quil a été dit plus haut, la majeure partienbsp;des Algues fossiles rentrent sans difficulté dans des familiesnbsp;vivantes, et si pour quelques-unes leur conservation tropnbsp;imparfaite ne permet pas den déterminer exactenient lanbsp;place, il ne semble pas quaucune dentre elles puisse êtrenbsp;mentionnée comme dénotant dans Ie passé lexistence, entrenbsp;des families parallèles, daffinités plus étroites que cellesnbsp;que nous constatoiis aujourdliui.
Les Fougères, plus intéressantes a ce point de vue, nous offrent, dans les couches paléozoïques, une riche série denbsp;types dont quelques-uns paraissent présenter des affinitésnbsp;complexes de nature ii faire présumer des liaisons entre desnbsp;groupes aujourdluii bien tranchés: cest ainsi que les
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inatotheca font songer a la fois aux Marattiacées et aux Ophio-glossées, sans cependant qu'on piüsse suivre la chaine dont on serait porté a voir en eux Tun des anneaux; cest ainsinbsp;égaleinent que lon troiive, particulièreinen t dans Ie Westplia-lien, iin certain nombre de types de sporanges qiii semblentnbsp;sécbelonner entre les formes a paroi non dilférenciée, net-teiaent dépourvues danneait élastique, et les formes a calottenbsp;OU a anneau bien délimité : on peut citer notamment certainsnbsp;types a sporanges groupés en synangium semblaliles a ceuxnbsp;des Astei'olheca, oii les cellules de la paroi présenteut surnbsp;iijie cortaine étendue des épaississements marqués ; il ennbsp;est de mème cliez les Discoptevis^ oü les cellules sallongentnbsp;et s'amincissent graduellement de la region dorsale a lanbsp;region ventrale, comme sil y avait un acheminement vers lanbsp;constitution dune calotte semblable ii celle des Osmondées;nbsp;dautre part, les sporanges des Kidstonia pourraient, avecnbsp;ceux des Senflenbergia, être regardés comme établissant unnbsp;trait dunion entre les Osmondées et les Schizéacées, et Tonnbsp;passerait ainsi des Eusporangiées anx Leptosporangiées;nbsp;mais il ne faut pas oublier ((ue, dés lépoque du Culm, onnbsp;connait des sporanges a une seule assise de cellules ofl'rantnbsp;tons les caractères de ceux des Osmondées, de sorte quonnbsp;ne peut considérer les formes observées dans leWestplia-lien comme marquantles étapes de la filiation ; elles semblentnbsp;plutót, demênie que plusieurs autres formes intennédiaires,nbsp;devoir être interprétées comme correspondant a des branchesnbsp;issues dune mème origine, mais dont la souche communenbsp;nous reste inconnue.
II en est de même pour les passages qui semblent se révé-ler cii et la entre les groupes établis sur les caractères de forme et de nervation des segments des frondes, gronpesnbsp;dont la valeur ieste dailleurs fort problématique, dans ligno-rance oü lon est du mode de fructification de la majeurenbsp;partie des espèces qui y sont comprises : les Megalopterisnbsp;ressemblant a la fois aux Alethopteris et aux Teentop te ris, et
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CONSIDÉRATIONS FINALES
rappelant les Nevi'opteris par leur nervation, on serait tenté (Ie pénser quils ont donné naissance a la fois aux Téniopté-ridées et aux Aléthoptéridées, peut-être inême aux Névro-ptéridées ; mais lon rencontre en inêine temps queux dansnbsp;Ie Dévonien moyen des Alethopteris et des Nevropteris biennbsp;caractérisés, tandis c{ue les Tamiopteris napparaissent qnenbsp;plus tard, lorsque les Megalopteris ont déja disparu depuisnbsp;quelque temps. Les Névroptéridées et les Odontoptéridéesnbsp;donnent lieu a une remarque analogue, les formes quinbsp;semblent Ie plus nettenient intermédiaires entre elles senbsp;rencontrant dans Ie Stéphanien supérieur et Ie Permien, alorsnbsp;que les Nevropteris et les Odontopteris ont acquis leur complet développement, de telle sorte ({uon pourrait songernbsp;plutót a un croisement qua un passage des uns aux autres.
Nous ne pouvons non plus suivre, dans les couches secon-daires, 1évolution qui aurait donné naissance aux types si caractéristiques quelles renferment, conime les Fongères anbsp;1'rondes palmées du Rbétien, les Gleichenia du Lias, et biennbsp;dautres ; etquoiqueles dépcRs dans lescjuels on les rencontrenbsp;soient remarquablement riches en empreintes, les tenues denbsp;transition y font défaut.
Ghez les Eqnisétinées, les types principaux paraissent avoir été peu plastiques, et dés les premiers niveaux oü onnbsp;les obseive, ils se montrent déja pourvus de tons leurs carac-tères distinctifs ; il semble cependant quon remarque quel-cjues formes de passage, Ie Phyllotheca Ralliiparaissant élroi-tement allié aux Annularia, et Ie Phyllotheca deliquescensnbsp;aux Equisetum; mais Ie genre Phyllotheca nétant fondé quenbsp;sur les caractères des gaines foliaires,la valeur sys tématicjuenbsp;en est trop douteuse pour quon puisse attaclier grandenbsp;importance a ces relations, et dailleurs Ie genre Equisetumnbsp;se rnontre a cóté des Aanularia dés Fépoque westplialienne,nbsp;cest-a-dire a un niveau bien inférieur a celui oii bon rencontre Ie Phyllotheca deliquescens^ (jui aurait pu être inter-prété comme établissant la liaison.
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Parini les Lycopodinées, les genres actuels Lycopodia et Selaginella paraissent (ixés, ou peu s'eii faut, dès lesnbsp;temps paléozoïqiies, et Ton ne saisit ancim lien direct entrenbsp;eux et les types arborescents rencontrés eux-mèmes dès lesnbsp;premières couches oil I on ait trouvé des plantes terrestres ;nbsp;mais il semble que certains Lepulodendron dn Culm, avecnbsp;leurs cicatrices foliaires rangées en séries verticales biennbsp;visibles, puissent suggérer lidée d'une parcnté entre lesnbsp;Lépidodendrées et les Sigillariées, sans pouvoir néanmoinsnbsp;ètre regardés comme établissant eux-mèmes Ie passage, leurnbsp;attribution au genre Lepidodendron ne laissant prise anbsp;aucun doute : ici encore la série des formes intermédiairesnbsp;échappe a lobservation. II en est de mème de celles quinbsp;sembleraient devoir relier les Lycopodinées arborescentes,nbsp;Lépidodendrées et Sigillariées, aux Isoétées, qui les rap-pellent par divers traits de leur organisation et qui constituent un type a part au milieu des Lycopodinées actuelles :nbsp;nous ne pouvons que présumer la parenté, nous ne savonsnbsp;rien de la filiation.
Les Cordaïtées ne donnent lieu a aucune reinarque, non plus que les Salisburiées, dont les différents types génériquesnbsp;semblent se dérouler parallèlement depuis la période paléo-zoïque jusqua la fin de la période secondaire sans offrirnbsp;entre eux, ni par leurs formes, ni par leurs dates dappari-tion, de relation susceptible de les faire considérer commenbsp;dérivés les uns des autrcs.
Parmi les Cycadinées, les trois ordres qui les composent se montrent de mème de trés bonne lieure nettement déli-niités, ainsi que Ie prouvent les divers types dappareils fruc-tificateurs trouvés dans les couches rhétiennes; mais lesnbsp;documents antérieurs ne nous fournissent aucune liimièrenbsp;sur la facon dont ces différentes branches peuvent se rat-tacher il la souche commune dont nous sommes fondés anbsp;préjuger lexistencc daprès les ressemblances si marquéesnbsp;quelles présentent dans la structure de leurs tiges comme
-ocr page 386-3y8 nbsp;nbsp;nbsp;CONSIDÉRATJONS FIX A LES
cle leurs frondes. II semblc seulcment quc, parmi les formes paléozoïques, nous observions, avee les Plagiozamites dunbsp;Stéphanien supérieur et du Permien, un tenue de passagenbsp;digne dêtre note cntre les Nocggerathia du Westphalien etnbsp;les Zamites de la flore secondaire ; malheureusement Figno-rance oü nous sommes sur leurs organes de fruclilication,nbsp;et les doutes auxquels donne lieu Finterprétation de ceuxnbsp;des NiKggerathia ne nous permettent pas de tirer de conclusions précises des rapports que nous constatons cntre lesnbsp;organes foliaires.
En ce qui concerne les Conifères, nous sommes de même trop imparl'aitement rcnscignés sur Ia constitution de Fap-pareil fructificateur de leurs premiers représentants pournbsp;nous rcndre compte des rapports originels quont pu avoirnbsp;entre elles les diverses families de cette classe; cependantnbsp;les quelques types dont on a pu étudier les cones semblcntnbsp;venir se ranger dans Fune ou dans Fautre de ces families, etnbsp;pour celles dont on ne constate la présence que dans lesnbsp;couches secondaires, comme les Taxinécs el les Cupressi-nées, il est également impossible de saisir Ie lien par lequelnbsp;elles pourraient se rattaclier, soit a telle ou telle de leursnbsp;voisines, soit a une souche ancestrale commune. Ge nestnbsp;pas cependant que certaines formes génériques nolFrentnbsp;parfois des affinités un peu complexes, comme Ie genrenbsp;Pseudo ar aiLcar ia de FInfracrétacé, qui, tout en se rattachantnbsp;aux Araucariées, ne laisse pas de se rapprocher des Abié-tinées, notaininent par ses graines géminées; mais il senbsp;montre a une époque bien postérieure a celle oii ontété recon-nues les premières Abiétinées comme les premières Araucariées, et Fon ne peut songer a voir en lui la souche desnbsp;unes et des autres. II est de nature cependant a évoquernbsp;Fidée dune parenté originelle, de même que certains autresnbsp;types du même niveau semblent constituer des points denbsp;contact entre les diverses sections, aujourdhui bien déli-mitées, du genre Pinas, ou même entre ce dernier et eer-
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ORDRES ET FAMILIES
tains autres gcnies dAbiétinées ; inais ces divers types, contemporains des formes entre lesqiielles ils paraissentnbsp;intermédiaires, ne peuvent être regardés comme établissantnbsp;la filiation des unes par rapport anx autres, et nous consta-tons une fois de plus faugmentation du nombre des termesnbsp;de la série et leur plus grand rapprochement sans pouvoirnbsp;remonter a leur commune origine.
II ny a pas lieu de sarrêter aux MonocoLylédones, sur lesquelles nous sommes trop imparfaitement documentés, sinbsp;ce n est pour rappeler (|ue, dés la liase du Crétacé propre-ment dit, des families comme cellc des Palmiers sont en possession de tons leurs caraclères et nous olfrent déja desnbsp;tribus liien délimitées.
Quant aux Dicotylcdones, si nous avons sur elles de plus nombreux renseigiiements, 1 alisence presque totale dor-ganes autres que des feuilles détachées nous iend trés difti-licile lino ap})rcciation motivée sur les rapports mutuels denbsp;leurs premiers représenlants : les quelques petites feuillesnbsp;de rUrgonien du Portugal décrites comme Dicotylophyllurnnbsp;nolfrent, sans doute, que des affinités assez indécises, denbsp;même quun certain nombre de celles de PInfracrétacé desnbsp;Etats-Unis, dont il na été recueilli que des écliantillonsnbsp;fragmentaires et mal conservés ; mais a raison même denbsp;1imperfection de leur conservation, on ne peut faire grandnbsp;fonds sur finterprétation, déja critiquée par Schenk, daprèsnbsp;laquelle elles devraient être regardées comme des formesnbsp;(( archaiques » réunissant les caractères de plusieurs genresnbsp;dilférents, et Pignorance oii nous sommes sur la constitutionnbsp;des appareils lloraux qui leur correspondaient nous interditnbsp;de rien affirmer ii eet égard. Au surplus, la majeure partienbsp;des empreintes tant soit peu complètes et bien conservéesnbsp;des mêmes couches ont pu être rapprochées avec beaucoupnbsp;de vraiseniblance, avec certitude même pour plusieursnbsp;dentre elles, de families el de genres actuellement vivants,nbsp;de telle sorte que, si les Dicotylédones nétaient pas en pos-
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session de toutes les formes que nous connaissons anjour-dhui et dont un bon nombre ne se montrent que dans des couches plus récentes, il semble cependant que dès cenbsp;moment une partie au nioins des groupes actuels aient éténbsp;délimités et fixés avec les traits distinctifs sous lesquelsnbsp;nous les observons actuellement; et lorsque plus tard appa-raissent des représentants de nouvelles families, ils senbsp;montrent également a nous avec des caractères bien arrêtés,nbsp;sans que nous puissions saisir les passages qui nous per-mettraient de les rattacher a dautres formes antérieures.
Lexamen comparatif des types génériques dune même familie, quelle que soit la classe a laquelle nous nous adres-sions, nous donnerait des résultats analogues ; dans cer-taines families, telles par exemple, que les Marattiacées,nbsp;nous observons une richesse de genres beaucoup plusnbsp;grande dans Ie passé qua lépoque actuelle, mais ces genresnbsp;se rangent les uns a cóté des autres sans quil ressorte, ennbsp;général, de leurs rapports mutuels aucune indication vrai-ment nette de filiation ; ce nest quexceptionnellement quenbsp;nous pouvons saisir quelque lien de parenté, conime entrenbsp;les DaniBopsis du Trias et les Dansea du Lias, et encorenbsp;sagit-il parfois de formes génériques si voisines qif a peinenbsp;peut-on dire quil y ait passage de Tune a lautre plutótnbsp;quidentité mutuelle. Dans dautres families, comme il arrivenbsp;en particulier pour celles dont rapparition semljle avoir éténbsp;Ie plus tardive, Ie nombre des types génériques se multiplienbsp;il mesure que nous approchons de lépoque actuelle, ainsinbsp;que nous Ie constatons, par exemple, parmi les Fougèresnbsp;pour les Polypodiacées, parmi les Conifères pour les Taxi-nées OU les Gupressinées, de même que pour la plupart desnbsp;families dAngiospermes, mais il est bien rare que lobser-vation des formes les plus anciennes nous fournisse quelquenbsp;lumière sur les origines de ces types génériques. II semblenbsp;pourtant quon puisse dans quelques cas rattacher certains
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de ces types actuels a des types antérieurs, comme, par exeniple, les Lithothamnium aux ArcliBeolithothamnium, lesnbsp;Cupressus et les Chamxcyparis aux Palxocyparis, ou les Cas-tanea aux Dryopliyllum, bien que pour ces derniers l'ab-sence ou tout au inoins rinsuffisance de renseignements surnbsp;les organes lloraux ou fructificateurs nous laisse dans 'Ienbsp;doute sur Ie degré réel daffinité et ne nous pennette que denbsp;pressentir la filiation sans pouvoir raffinner positivenient.
Ge qui parait ressortir en tout cas de lexamen de ces genres actuels lorsquon les suit dans Ie passé, cest la Constance de leur pliysionoinie générale, si on les envisage aunbsp;point de vue du plus ou inoins de variabilité et de plasticiténbsp;des formes spécifiques qui les constituent : ainsi que Ie faisaitnbsp;reinarquer Saporta dès Ie début de ses études sur la végéta-tion de lépoque tertiaire, et que bont confirmé les observations faites depuis lors sur les llores tertiaires et crétacées,nbsp;« les genres féconds en espèces montrent autrefois la mêmenbsp;fécondité ; au contraire, les genres restreints dans la naturenbsp;actuelle a des combinaisons peu variées présententégalementnbsp;autrefois dinévitables répétitions des mêmes formes » (i).nbsp;On peut citer, comme exemples des premiers, les Asplenium,nbsp;les Aspidiurn, les Polypodium parmi les Fougères, Ie genrenbsp;Pinus parmi les Gonilères, les genres Quercus, Myrica, Salix,nbsp;Populus, Ficus, Acer, Aralia, Viburnum, parmi les Dicoty-lédones ; comme exemples des seconds les genres Callitris,nbsp;Taxodium, Oslrya, Platanus, Liriodendon, Liqiiidamhar,nbsp;dont quelques-uns, monotypes aujourdhui, paraissentlavoirnbsp;été a toute époque, les formes qui les représentent sur unnbsp;même niveau se ramenant a un seul et même type spécifi-que, lequel semble d'ailleurs navoir pas sensiblementnbsp;varié d un horizon a Tautre.
Les espèces, a leur tour, fournissent matière aux mêmes
(i) Sapokta « (I, p. 8).
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oonstatations : au lieu de se transformer pen a peu les unes dans les autres, elles nous olfrent en general une individualiténbsp;bien accusée, demeurant fixes pendant tont Ie cours de leurnbsp;existence, ou du luoins ne variant ([uentre des liinites déter-niinées et Ie plus souvent trés resserrées. Gest ce quonnbsp;rcmarque notaniment dans la flore liouillère, ou cependantnbsp;les documents ne manquent pas et oii rabsence de formes denbsp;transition ne peut guère ètre imputée ii Iinsuffisance ilesnbsp;matériaux recueillis : les espèces, comme les genres, senbsp;succèdent par voie de substitution et non par voie de transformation graduclle, et il en parait ètre de mème a tous lesnbsp;niveaux. Gest ainsi que nous pouvons, principalement dansnbsp;les couches lertiaires, reconnaitre, tantot, par exenq)le, anbsp;partir de rOligocène, tantot a partirdu Miocène, des formesnbsp;spécifiques ([ui, pour avoir recu parfois des noms particuliers,nbsp;nen sont pas moins impossibles a séparer de certaines denbsp;HOS cspè(;es actuelles, comme Ie Sequoia Langsdorffi si peunbsp;distinct du Seq. sempervirens^ ou Ie Taxodium distichuin^nbsp;comme telles ou telles espèces appartenant, notaniment, auxnbsp;genres Fagus, Ostrya^ Popalas^ Ulmus, Platanus, Lirioden-droii, Acer, ou autres, et dont on connait, au moins pour lanbsp;plupart dcntrc elles, les fruits aussi liien que les feuilles,nbsp;de telle sortc ([uil ne reste aucun doute sur leur attribution.
Elles peuvent toutefois donner lieu, au point de vue de revolution, ii des interpretations quelque peu dilférentes,nbsp;suivant quon sattaclie aux ressemblances ou aux dilférencesnbsp;de détail quelles sont susceptibles dolfrir par rapport auxnbsp;formes actuelles, sidvant quon comprend lcspèce tlans unnbsp;sens plus ou moins largo ; la forme des feuilles en particulier étant toujours plus OU moins variable sur Ie type vivant,nbsp;on peut, dune mème série dernprcintes, conclure a la permanence du type spécifique, les difïerences que lon relève entrenbsp;les formes fossiles et les formes vivantes étant de mêmeordrenbsp;([ue celles que présentent ces dernières les unes par rapportnbsp;aux autres, comme on peut aussi conclure a la transformation
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ESP 11 CES
«¦vaduelle de lcspèce, interp rétant comme des recurrences alaviqiies les variations qui, chez lespèce vivante, reprodiii-sent telle ou telle des formes observées a l'état fossile et tantnbsp;soit pen éloignées du type normal. Cest ainsi, par exemple,nbsp;que Ie genre Lirioclendrou so montre a ré[)oque crétacéenbsp;représenté principalement par des feuilles dépourvues denbsp;lobes latéraiix(Lw. Meeki), et accessoirenient par des feuillesnbsp;plus OU iiioins prolondénient lobees qui ont étc désignéesnbsp;sous différents noms spécifiques, tandis qu a 1 époque tertiaire les formes lobées prédomiuent, comme chez notrenbsp;Tulipier actuel ; mais celui-ci offrant lui-mème assez fré-(fesfeuilles non lol^ees, seml^lables a celles du Lii\nbsp;Meeki, et reproduisant, dans les variations assez étenduesnbsp;dontil est susceptible, toutes les formes observées a létatnbsp;fossile, on peut conclure, suivant la manière denvisager lesnbsp;choses, a la permanence du type aussi bien qua 1évolutionnbsp;«raduelle. On en peut dire ii peu prés autant pour lesnbsp;llètres terliaires, dont les différentes formes demeurentnbsp;contenues entre des limites assez étroites, et qu on peutnbsp;considérer comme ayant about! par voie dévolution auxnbsp;espèces actuelles européeniie et nord-américaine, Fugusnbsp;sylvalica et F. ferniginea, de mème quon peut, a aussi bonnbsp;droit regarder celles-ci comme représentant simplementnbsp;deux races locales dun seul et mème type spécifique, impossible ii séparer du F. Feroniae^ en comprenant sous ce nom,nbsp;comme constituant une espèce unique, les diverses formesnbsp;rencontrées dans nos couches tertiaires. Les Platanes donne-raient lieu encore, ainsi que bien dautres types, a desnbsp;remarques analogues.
On voit, en résumé, que Iinterpretation des documents recueillis est, du moins dans une certaine niesure, et en particulier en ce qui vegarde la question de variabilité ou denbsp;permanence de 1ospèce, affaire dappréciation personnelle.nbsp;Mais si lon envisage lespèce dans un sens plus large, si Ton
-ocr page 392-384 nbsp;nbsp;nbsp;CONSIDERATIONS FINALES
examine spécialement celles qui sent éteintes et dont on pent suivre les variations clans toute leur étenclue, on voitnbsp;ces variations s'arreter a certaines limites, sans franchir lesnbsp;intervalles (|ui les séparent des espèces les plus voisines. IInbsp;en est de inême pour les genres, et lorscpion cherclie anbsp;suivre les formes, génériques ou spécifiques, cpii se sontnbsp;succédé dans Ie temps, en les rapprocliant de celles quinbsp;semblent, tant par leur age relatif que par leurs affinitésnbsp;plus marc[uées, susceptibles detre considérées comme ayantnbsp;avec elle des liens génétiques, la série se montre toujoursnbsp;plus OU inoins discontinue, quelque complets que soient nosnbsp;renseignenients sur la flore de lépoque a latjuelle appai'-tiennent les formes étudiées ; les analogies dans certainsnbsp;cas sont assez accusées pour c[ue fidée dune fdiation sim-pose a notre esj)rit, mais si nous sommes fondés a soupc-on-ner Ie passage d'une forme a lautre, les phases intermé-diaires qui en établiraient la réalité se dérobent a nosnbsp;constatations. La discontinuité est, on Fa vu, plus accentuéenbsp;encore lorsc[uon sadresse a des groupes d'ordre plus élevé :nbsp;si en elfet cjuelques jalons nous mettent sur la trace de rela-tioïis de parente entre tels ou tels de ces groupes ou vien-nent, en sintercalant entre eux, diminuer la distance cpiinbsp;les séparait et faire présumer leur convergence vers unenbsp;origine commune, les termes de transition nous font défautnbsp;OU les ancêtres présumés nous échappent.
Nous ne pouvons cependant, si disjoints que nous appa-raissent les anneaux de la chaine, mécoiinaitre la signification et la portee des différentes indications cjui viennent a Fappui de Fidée dune évolution progressive, mais il semblenbsp;qu'aulieude saccomplir graduellement, les transformationsnbsp;dont elles nous suggèrent la pensée et par suite desquellesnbsp;des formes nouvelles ont pu se constituer, se soient presrjuenbsp;toujours opérées, sinon soudainement et par modificationnbsp;bruscjue, du moins trop rapidement pour cjue nous en puis-sions retrouver la trace. En tont cas, les origines des plus
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g-ramls groupes Jemeiirent enveloppés tie la plus pt'olbncie o])S(iirité, iion seulement en ee qiii eoneerne eeux poiirnbsp;lesqiiels 11 nous laiulrait remoiiLer a une date antérieure anbsp;cello des plus anciens docuincnls tpie nous possédions, inaisnbsp;mèiue en ce qui regarde ceux dont il sendilait, comnie cesl Icnbsp;cas pour les Dicotylédones, qu lis lussent apparus assez tardnbsp;pour nous pcrnicttre de nous rendre (;ompte par lobserv'a-tion directe des conditions dans lesquelles ils ont pris nais-sance.
Zkii.lek. Pt-kléobotanuiue.
-ocr page 394-ü,S Tf* nbsp;nbsp;nbsp;' * s*nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;quot;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;*nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp; .nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'
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---/ Ktudes sur Ia llore fossile des dcjiots houillers et pcrniicns des
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---Ill l'itude sur la constitution de 1appareil Iructilicateur des Spliciio-
pbyllum (Mém. Soc. Géol. Fr., Palcont., IV, Mém. n ii). 1898.
-11 Notes sur la llore des couches permieniios de ïricnbaeli (Alsace)
-- .0 Sur les subdivisions du Weslphalion du Nord de la 1'T'ancc
d'aprés les caraclères de la llore [Ihid., XXII, p. 483). iSgj.
---p Note sur la llore fossile des gisoineuls houillers de Rio (Iraude
do Sul (Brésil meridional) [Ihid., XXIII, p. 601). 1896.
- (/ Utude sur quelques plautes fossiles, en particulier X'ertebraria
et Glossopteris, des environs de Johannesburg (Transvaal) [Ihid.. XXI4,
----r Remarques sur la llore fossile de l Allaï. etc. (Ihid., X.XIV,
p. 486). 1896.
---s Les provinces botaiiiques de la lln des temps priniairos [lier.
Gén. des sciences, VUI, p. 5). 1897.
--l Observations sur quelques Fougèros des dépots houillers d Asie
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--u Revue des travans de paleontologie végétale publiés dans Ie cours
des années 1893-1896 [Hes'. Gén. de Bot., IX, p. 3a4, p. 36o, p. 899. p. .j.iq; X,p. aG, p. 69). 1897-1898.
---c Contribution a Tétude do la llore pléridologlque des sebistes
permiens de Lodèvc [Buil. Muséum de Marseille, I. fase. II, p. 9). 1898.
- .r Sur Ia découvcrle, parM. Amalilzky, de Glossopteris dans Ie
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Abies, 2~().
Abies peeliiiata, Abielificics, 27b.
Abictitcs, 27lt;i.
Acacia, Wgt;.
Acacioxyloii, 20.
Acer, 32 1.
.Veer cainpcstro, 3(gt;2.
Acer insigne, 3()2.
Acer opulifoliuin. 3^2.
Ac(u' pseudopUUaiius, !(!,gt;..
Acei'atc.s, 33i. Acelabularia, 2().
At3ilys, 3iG.
Acliras. 329.
Acicularia, 2G.
Acorns, 291.
Acrocarpiis, (gt;8. Acrosticiiites, 04*nbsp;Aclinodaphne, 3i().nbsp;Adianlites, 102.
Adianlitcs teiiuirolius, io3. .Keidium, 38.
yKsculus, oil. .Elhopliyllum, 28().nbsp;Agarieinees, 40.
Ailanthus, 320.
Albertia, 2O4.
Albcriia Branni, 2()3. Aléthoptcridées, 9,).nbsp;Aletboptoris, 90, j33.nbsp;Alelhopteris Serli, 90. pG.nbsp;Algites, 02.
Alg'ucs, 22.
Alisma, 29G.
Alisniacécs, 290.
.Vlismacites, 287.
Alismacites primaevus, 20G.
Aliuis, 3oG.
Alnus glulinosa, 3:)4.
Alsophila, 72.
Amclancbier, 323.
Ampelopsis, 324.
Aiuygdalus, 32.3.
Anacardiacees, Sao.
Anocardites, 321.
.Vnachoroptcris, ;2gt;.
Andriauia, 71.
Andromeda, 028.
Androstrobus, 242.
.Vi\eiinia, G7.
-Vngiopteris, 53, 5G.
Annularia, i52, 1G2,
.Vnmilaria radiata, [,)2, rGi. -Vnnularia spheiiophylloides, iG3.nbsp;AnnnJaria stcllata, 1G2.nbsp;Ai\actonicria, 317.
Anomopteris, 90.
Aiiomozaniites, 2.37.
Anoinozauiites iiiconstans, 237. Anomozamites minor, 237,, 238, 2 pi.nbsp;Anoiia. 3[5.
Anonacees, 3i;).
Antidesma. 319.
.Vpeiba, 3i8.
Apeibopsis, 3i8.
Aphlebia, 80.
Apocynecs, 33o.
.Vpocynophylluin, 331.
.Vralia, 827.
Araliacécs, 327.
Araliophylliim, 027.
-ocr page 414-4o6
Bacillus Amylobactcr, .gt;9.
Bacillus vorax, 39.
Bactcriacées, 38.
Bactrylliuni, 29.
Baicra, 2.32.
Baiera gracilis, 253.
Bambusa, 288.
Banisteria, 32 1.
Banksia, 3o8, 3i2.
Bauhinia, 322.
Beniietliléos, 22;), 2ji, 243. Bcuiiettiles, 229,243.
Bennetlites Morierei, 244. Benzoin, 3iG.
Bcrbéridóes. 3i3.
Berberis. 3i3.
Bercbemia, 32.4.
Berendtia, 329.
Betula, 3oG.
Betula fruticosa, 3o3.
Betula odorata, 3G3.
Bidens, 333.
Bignoniacées. 33 i.
Billardiera, 328.
Biota, 27G.
Blccbiiuiu. 73.
Blyttia, 43.
Bombax, 317.
Boraginites, 33o.
Bornetclla, 2), 2G.
Bornia, 139.
Borraginées, 33o.
Bolbriospora, 332. Botbrodendron, 188.nbsp;Bolhrodcndron niinutifolimu. 189.nbsp;Botbrodendron punctatiiiu, 189.nbsp;Botvychivuu, 33, 104. 120.nbsp;Botryoptéridées, 73.
Botryoptoris, 74, 73, i23. Botryopteris lorensis, 74, 73,nbsp;Boucina, 27.
Brachypbyllum, 2G9. Bracliypbylluni nepos, 270.nbsp;Brasenia, 317.
Brasenia purpura, 317. 3G2. Brasoniopsis, 317.
Bretonia, 87.
Bromelia, 297.
Broinéliacées, 297.
Bryopsidécs, 2G.
Bryum, 43.
Buiuelia, 829.
Bursaria, 32S.
Biitomites, 29G.
Butomus. 29G.
Biixacécs, gt;19.
Buxus, 319.
Araucaria, a()4.
Araucaria excelsa, 2G0.
Araucaria iiubricata. aOQ.
Araiicariées, aGo.
Araiicarioxyion, aGj, 279.
Arbutus. 328.
Arceuthobiuin. 3i4.
Archaeocalainitcs, Arcbaeolilhotluunniuiu, 3o.nbsp;Arcliaiolilliolliamnium nuimuulilicuin,nbsp;3o.
Arclueopteris, io3.
Archseopteris bibertiiea, io3. Archag-aricou, 4-ArcUsia. 329.
Areca, 294.
Arocites, 294.
Aristolocbia, 3i4.
Ai'istolochiacécs, ':U\.
Aroïdéos, 291.
Artbaate, 3i2.
Artlïrocleuciroii. i:)4-Artbropitys, i,43, i34, laG.
A rtbi*o p i ty s ca) 111 ui u 11 i s, 13 ^. Artbroporclla, 2,3.
Artisia, 207, 2i3.
Artocarpées, 309.
Artocarpu.s, 309.
Arundo. 288.
Asclépiadées, 331.
Ascomycètes, 38.
Aspidio])bylIiim, 3ii.
AspidiuiJi, 73, 84.
Aspleuites. (gt;4.
Asploniuni, 73. 84.
Asterocalainiles, !:)9.
Asterocalamites scrobiculatus, 1,39. Asterochlaejia, i23.
Asterophyllites, i.32, iGo. Asterophyllites cquisetiformis, iGi.nbsp;Asterotheca, ,59.
Asterotbcca Miltoiii. .39.
Astrocaryo2gt;sis, 292.
Aslrocaryuiu. 292.
Astroiuyelon, ia;).
Aslroiiium, 321.
Athrolaxis, 2G9, 271.
Aibrolaxopsis, 270.
Autophyllites, iGo.
Azolla, i3;). i3G.
Azollopbylluin, i3;3.
Baocbaris, 3i3, 333. Baccbarites, 333.nbsp;liacillus, 39.
-ocr page 415-DE CLASSES, DE FAMILIES, DE GEXRES ET DESPÈCES 407
|
Buxus seinpervircns, Bytliotrej^his, 32. Bytliotrepliis ^vorstonensis, 32. C Cjesalpinia, gt;22. Calamariées, 149. Calamitcs, 149. Calaiïiitcs ramosus, i52. Calainites Suckowi, 149. i-gt;i«nbsp;Calamitina, i5i, i58.nbsp;Calamocladus, 161. Calamocladus frondosus, iG.3. Calariiodeiidrées, i54.nbsp;Calainodendron, i55, 157.nbsp;Calainodendron striatum, i.k).nbsp;CalamophyJlites. i58, jOo.nbsp;Calamophyllites Gmppcrti, i58.nbsp;Calainopitys, 129, i54-Calamopsis. 294. Calamostachys, i4^* Calaniostachys Casheana, laö.nbsp;Calamus, 294. Callicoma, 323. Callipteridiuni, 91. CalHpteridium pteridium, 91, 92. Callipteris, 92, i34-Callipteris coiilerta, 92.nbsp;Callistemon, 32(1.nbsp;Callistemophyllum, 32(1. Callitris, 274. Gallitris quadrivalvis, 274. Calpiirnia, 322. Calymmatolhcca, (I2. Calymmatuthcca Stang'eri, 03.nbsp;Caniia. 298. Cannées, 298. Gajniophyllitos, 298. Gaprifoliacées, 332. Gardiocarpus. 221. Cardiocarpus renitormis, 222. Gardiopteris, 104. Carex. 288. Garludovica, 291. Gaiq^iuus. 3o(l, Garpinus betulus. 3()2. Carya. 3o8. Cassia, 322. Gassiope. 328. Gastanea, 307. Gastanopsis, 807. Casuariiia, 309. Casuariiiées, 309. Gasuarinites, 19. Gatalpa. 33i. Gatenclla, 32. |
Caulorpa, 27. Gaulinites, 290. Caulomorpha, 28O. Caulopteris, 18, 90, 120. Cedrela, 820. Gedrelospermum, 320. Gedroxylou, 280. Gedriis, 277. Célastracées, 323. Celastrinanthiurn. 323.nbsp;Celastrophyllmn, 20, 323.nbsp;Gelastrus, 323. Geltidées, 3io. Celtis, 3io. Geinbra (Pinus), 278. Cónobiées, 28, 35. Gentrolépidées, 290. Gephalotaxopsis, 289.nbsp;Cephalotaxus, 258. Geratonia, 822. Ceratopetaluni, 325. Geratophylliiin, 32G. Geratüzaïnia, 228. Geratozamites, 228. Gereis, 822. Gereis siliquastrum, 822, 302. Gerris (Quercus), 807.nbsp;Gésalpiniées, 822. Ghaerophyllum, 32(1. Ghsetophora, 30. Chamascyparis, 27O. Ghamserops, 298. Champignons, 87. Changarniera, 281. Gliaxa, 37. Characées, 30. Cheirolopis, 2O8. Gheirostrobus, 1O9. Gheirostrobus petlyeuiensis, 170, Chénopodiacées, 812. Ghiropteris, 55. Chloiophycées, 24. Ghoffatia, 319. Choffalia Franoheti, 819. Chondrites, 82. Chondrites Targioni, 33. Chondrus, 82. Chrysodium, 78. Ghrysophylluin, 829. Ghytridinées, 38. Cinchonées, 882. Cinchoiiidium, 882. Cingiilaria, 1O8. Cingularia typica, 1G9. Cinnamomnm, SiC). Cinnamomum glabruin, 3ü4. Gissites, 324. |
4o8
|
(Jissus, 324. Citharexylon, 332. (.¦ladiscothallus, 3(5. Cladium Mariscus, 289. Cladophlebis, 90. (dadophora, 34-Cladoxyloii, 12;). (dathraria, ipi. (^lathrophyllinn, 287. (dathropleris, 72, ii;). Glathropteris platyphylla, ii(5, ii;nbsp;Cderodendrori, 332. Cletlira, 328. Clusiacées, 318. (^occiilus, 3i:). (Jocoïnées, 292, 29:'». Cocoopsis, 292. Cocos, 292, 294. Codices, 27. (gt;odonospermiiiii. 223. Codonosjjcrinimi aiiomaliim, 223.nbsp;Clt;x*laslrum, 28. Coflospliaeridiiim, 2(5. Colutca, 322. Colymbea, 204* Composées, 333. Coriiptoiua, 3o8. CoJifcrvacées, 28. Coiiifères, 25(5. Coiivallarites, 19. CoiivolvuJacées, 33o. Coralliiiacées, 3o. Cordaianlhus, 19, 209. Cordaicarpus, 19, 211.nbsp;Cordaicladiis, 19, 207. Cordaïtécs, 20(5. Cordaitos, 19, 20(5, 209. Cordaites angulososUiatus, 210. Cordaitcs lingulatus, 207, 208.nbsp;Gordaixylon, 19, 279. Coriaria. 319. Coriariéos. 319. Cornécs, 328, Coriiiis, 328. Coryliis, 3ü(5. (^orylus avellana, 362, 363. Coryiiepteris, 76. Coryiieptoris coralloides. 7(5, 81. Corvnepteris Essinghi, 76, 84-(Jotonoaster, 323. (.raia^gus, 323. Cratoplcura, 317. (Jredneria, 3io. (d'cdiieria triaoïiniinala, 3ii. Crcdnériées, 3iü. Crematoptens, 109. Crossotheca. 62. |
Crossotheca Grcpini, 62. Cryptograinnie. 85.nbsp;Cryptomcria, 272. Cryptomeria japonioa, 272. Ctenis, ii5. Ctenopteris, loi. Ctenopteris cycudea, 101. Cuuninghamia, 2(5(5.nbsp;Gunninghamia sinensis, 266.nbsp;Cunninghainites, 2(56. Gunonia, 325. Cuiioniéos, 325. Giipressinées, 273. Cupressinoxylon, 280.nbsp;Gupressiis, 27(5. Gupulilères, 3o6. Cussonia. 327. Gyanophycées. 2^. (Jyathea, 72. Gyatliéacées, 71. Gyatheites, 77. Gycadeoidea, 241. Cvcadeoidea inarylandica, 240. Gyoadinécs. 220. Gycaditos, 227. Gycadites rectat)gulai'is. 227. Gycadites taxodimis. 227.nbsp;Cycadolilicitiées. 49, J24.nbsp;Gycadopleris, 98. Cycadopteris Brauniana. 98. Gycadospadix, 227. 2.42.nbsp;Gycadospadix lïeiinofiuei, 2i2.nbsp;Cycadoxylées, 21 (5.nbsp;Cycadoxylon, 21 (5. Gycas, 226, 227. Gycas rovohita. 227. CyoJis Stceiistrupi. 227. Cyclantliacces. 291.nbsp;Gyclocrinus, 2(5. Cyclocrinus porosns, 26. Cyclo})teiis, 99, loo. Cydonia, 32». Gymodocea. 291. Cymopolia. 24. Cyparissidiiini. 2(5(5. Cyj^éracécs, 288. Cyperitcs, 288. Cypcriis, 288. (iypselites, 333. Gystoseira, 29. (5y(isns, 322. Gzekaiiowskia, 2)3. Gzekanowskia rigida, 253. Dactylopora. |
DE CLASSES, DE FAAIILLES, DE GEAIRES ET D'ESIÈCES 4»9
|
Dactylopora ovlinclracea, 25. Dactylothcca, oO. Dactvlolheca piumosa, 57, 79. Dadoxyloii, 280. Dalbergia, 322. Dammara, 205. Daiiiniaritos, 205. Danaea, 50. iio. Danëcites, Oi. Daiiaiites sarscpotitaiius, Oi. Daiiaeopsis, 50, uo. Daphne, 3i3. Daphiiogene, 3i0. Daphnophylluiu, 3i0. Dasyclaclées, 24. Dasyphylluin, 287. Dasyporclla, 25. DavaJIia, 73, 84. Debeya, 327. Delcsseria, 3i. Dolcsserites, 31. Desniidiées. 27. Desnuophylliiin, 2i3. Deulzia, 325. Dewalquea, 327. Dewalquea goliiidcnensis, ^27. Diatoiiiées. 28. Diehopteris. loi. Dicksoiiia, 72, 84, 122. Dicotylédoties, 298. Dicütylédones apétales, 3a0. Dicotylédonos dialypétalcs, 3i4-Diootylédoiics ganiopélales, 328.nbsp;Diootylophylluni, 299.nbsp;Dicranopliylluii). 2 )4.nbsp;Dicrunophylluiii gallieuni, 255.nbsp;Dictamnus. 320. Dictyopbyllain. 72. 117. Diotyophylluni ^ilssoiii. 117. 12.;.nbsp;Dielyoptèridées. 52, 112.nbsp;Dietyopteris. 108. DiclyoxyJon, 174, i83, 190. Dietyozaniites, 23o. Diclvüzaiuiles indicus, 23i. Dioon. 22(), 230. Dioonites. 230. Dioscorea. 297. Dioseoréacécs, 297, Dioscorites, 297. Diospyros, 029. Djplo2gt;ora. 24. Diplotnienia, 80. Diplolineiiia dissectuiii, 87. Dipteris, 72, 3oo. Diptérocarpées, 318. Dipterocarpus, 318. Discoinvcctes, 38. Discopleris, 58. Discopteris karwiiicnsis, 58, Si. Discopteris Hallii, 58. Discopteris Schuinanni, 58. Dodonaea, 32i. Dolcrophyllum, 2!'-. Dolero2)toris, 217. Doliostrobus, 205. Doliosti'obiis Steviibergi, 2()5. Dombcya, 317. DoiJibcyopsis, 317. Dorycordaites, 209. Dothidites, 38. Dracaena, 297. Dryaudra, 3o8, 3i2, 3i3. Dryas octopetula, 323, 301. Drynaria, 3oo. Dryophylliiin, 307. Dryophyllum Dewalcpiei, 307. 1' Ebénacécs, 829. Echinostachys, 28(gt;. Echites. 33 (. Echiloniuni, 33i. Elaeocarpus, 3i8. Einbolhritcs, 312, 320. Eiiccphalartos, 228. Eiidlichera, 332. Endoniyxcc'^, 87. Engeliiardtia, 3o8. Eutoniolepis, 278. Eiitoniolepis cyiiarocephala, 278. Eolirion, 213, 28O. Ephedra. 281, 282. Ephedriles. 282. Equiséliiiées , 145. Equiselites, 145. Eqiiiseluni, i45.. Eqiiisetuiii areuaceum. 14O. Kquiseltiin Lonibardiaiiuin, 14O.nbsp;Eqiüsetuni Tclniateia, 147.nbsp;Ericacées, 828. Eriocaiilées. 290, 291. Eviocauloii, 292. Escalloiiia. 325. Escalloiiiées. 320. hZUingsiiausenia, 3i2.nbsp;Eucalaniites, i5i. Eucalyptus. 320. Euclea. 33o. Eiilagus. 307. Eugenia, gt;20. Euphorbiacées. 019. Eiiphorbiophyllum, 319.nbsp;Euj)odiiim. (gt;o. |
4io
Glossopteris Browniana. m3. Glossozaïiiites, 23o.nbsp;Glossozamites Zitteli. 23i.nbsp;Glyptostrobus, 272.nbsp;Glyptostrobus ouropaïus. 272.nbsp;Guétacéos, 281.
Gnotopsis. 137, 224. 281. Guetopsis liexagoïia. 224.nbsp;Goinphostrobus, 2G2.nbsp;Gompbostrobus bifidus, 2G2.nbsp;Gonioliiia, 2G, 28G.
Goniolina geoinetrica. 2G. Goniolina Jancti, 2G.
CTraiues de Gymnospeiunes, 219. Graminées, 288.
Grainininées. 288.
Grevillea, 3i2.
Grewia. 3i8.
Grewiopsis. 3i8.
Guajacites, 32o.
Guajacum. 320-Gymiiocladus, 322. Gyinnostoinuiii. 43.nbsp;(jyroporeUa. 24.
11
Hakea, 3i2.
Jlalimeda, 27. llaliserites, 32.
Haloragéos. 32G.
Halymeiiia, 3i.
Halyinenitos. 3r. liamamélidóes, 320.nbsp;llamamelis. 32.3.
Hamamelitcs, 320. lledera, 827.nbsp;lledera helix. 327.nbsp;lleliotropitcs, 33o.nbsp;Ilelininthostacbys, 12.3.nbsp;Hemiphauiicitos, 293, 294.nbsp;Hemitelia. 72.
Hemitclia capensis. So. Hemitelia setosa, 80.nbsp;llemitelites, 77.
Hé2)atiquos, 4^-He teran gi u m. 12.G. Uetcrangium Ducliarlrei. 127.nbsp;Heterocaly.x. 321.
Hieracitos, 333. llipjïuris. 32G.
Hirana, 322.
Holopleiira, 317.
Hydraugées, 32.5. Hydrocharidées, 298.nbsp;Hydrocharis, 298.nbsp;Hydroplérides, i33.
Eupodocarpus, aOo.
Eusporangiócs, 5'J, ;)4.
Eutassa, iiG4-Evonymu?,
Excipulitcs. 38.
1'
Fagus, 3o().
Fagus Feroniac, doj.
Fagus l'erriigiiica, 3oCi. 3,)8.
Fagus sylvatica. 3oG, 334, 3:)8, 3G3. Favularia, ipr.
Ficopliyllum, 3olt;).
Ficus, 309.
Ficus carica. dop. 3()tgt;..
Ficus lutesceiis, 3()4-Filicites. 5o.
Fissidens, 4-3.
Flabcllaria. 293.
Floridécs, 29,
Folliculites kaltonnordheimensis. 298. Fontinalis. 44, 43.
Fothcrgilla, 312.
Fougères, 48.
Fragaria, 323.
Fraxiuus, 331.
Fronelopsis, 274.
Frenelopsis Hohonoggori, 274. Frcnclopsis occidcntalis. 274, 275.nbsp;Fucacées, 29.
Cl
Gangauiopteris, 114.
Gangamopteris cyclo2)teroidcs, 113. Gardenia, 332.
Gaultheria, 328.
Geiiiitzia, 271.
Geonoma, 294.
Gigartiuitos. 32.
Ginkgo, 247.
Ginkgo adiantoides, 248.
Ginkgo biloba, 247. gt;.48.
Ginkgo lluttoni, 248.
Ginkgo pseudo-lluttoni, 249. Ginkgodium, 249.
Ginkgodiuin Xathor.sti, 249. Ginkgophyllum, 201.nbsp;Ginkgophyllum Grasseti, 232.nbsp;Girvanella. 27.
Gleditschia, 322.
Gleiehenia. 70.
Gleichéniées, (gt;8.
Glo^ocapsii, 24.
Gloioconis Borneti. 24. Glossopteris, 11 3.
-ocr page 419-DE CLASSES, DE EAMILLES, DE GEXRES ET D'ESPECES /^\iIlymeiiaca, 323. Hyiuénomycètos, 4lt;-Hyménophylléos.. G;. Hyiiienophyllitos, G8. Hymenophyllites ([uadridactylites, 08. Ilymenopbyliuin. (gt;8.nbsp;lïypliomycètos, 38. Ilvsterites. 38. Jlex. 324. Ilex aquifoliuiu, 35p, 302. Ilex (Quereiis), du;,nbsp;llteacées, 323. Infectoria (Quercus). 307. liiga, 323. Inolepis, 273. Iridées, 297. Iridinées, 297. Iris. 297. ïsoeles, 173. Isoelopsis, 174. Isoetopsis siibaphylla, 174-Isselia, 294. Itea. 325. Joncacées, 29;). Joiicinécs, 291.nbsp;Jongermanniées,nbsp;Jiiglaiidées, 3ü8.nbsp;.lu«^laiis, 3ü8.nbsp;.liiricaginées, 292.nbsp;Juiiciis, 295.nbsp;Jungermannites, 43.nbsp;Juiiiperus, 27G. Kaloxylon, 129. KauU'ussia, 50, 61, 63. Kentia, 294. Keiitites, 294. Kidstonia, 05. Kidstonia hcraclecnsis, 05. 81. Klukia, O7. Klulda exilis, O7, Koelreuteria, 821. Kraiiiiera, 2i3, 205. J.Laeoopteris, 70, Laccoptcris Ga])2)erti, 70. |
'iLacco2gt;teris Münsteri, 71. Lageniastrum, 28. Lagyii02)hoia, 87. Lagyiiojjhora liburnica, 30, Laharjiia, 292. Lainijiariées, 33, 34, La})ortea, 3r i. Larix, 278. Larix europaca, 30i. Lastraja, 78. Latania. 298. Lauracées, 3i0. Laiirus, 3i0. Laurus caiiarieiisis, 302. Légumineuses, 822. Leiodermaria, 193. Lépidodeiidrées, 174, 176, 178.nbsp;Lejiidodendroii, 178.nbsp;Le2)idodendron aculeatuin, 180.nbsp;Lepidodendron Glincaiiiun, 180.nbsp;Le})tdodeadi*oii ïlarcourli, i8/.nbsp;Lejiidodendron rhodumnense, i8i.nbsp;LejDidodendroTi selaginoides, 182.nbsp;Le^^idodeadron Yolkmanui, i8o.nbsp;Lepidoj^hloios, i85. Lopidophloios laricinus, 18O. Le2)ido])byllum, 18O.nbsp;Lepidojibyllum lanccolatum, 187.nbsp;Lejddostrobii.s, 1S4. Leptodon. 44. Lei)tomeria. 298. Lejgt;tos2)erinites, 826. Leptospenniim, 826.nbsp;Lejitosjïoraiigiées, 53.nbsp;Leptostrobus, 2O8. Lesleya, 112. Leucothoe. 828. Liboccdrus, 27,5. Lichens. 41-Ligustrum, 331. Liliacées. 29O. Liliinóes. 295. Linopteris, 108. Linoj^teris Brongniarti, iü8. Linopteris Germari, 108.nbsp;Liqaidambar, 325. Liquidambar styracifluum, 325. Liriodendron. 814. Liriodendroii Mceki, 3i4, 3i5. Lithotbamnium, 3o. Litsaea, 3i0. Loinatia, 3i3. Lomatites, 3i3, 333. Lomatopteris, 92. Lomatojjteris ambigua, qS. Loncbopteris, 97. Louchopteris Bricei, 97. |
4 I'2
L(»niccia, 332.
Loranthacées, 314.
Ludovia, 291.
Ludoviopsis, 291. Lycopodinées, 171.nbsp;Lycopodites. 172.
Lycopodium, 172. 173. Lyginodendron, 127.nbsp;Lyginopteris, 127.
Lygiiiopteris Oldhamia, 128. Lygodium, 67.
M
Maba, 33o. nbsp;nbsp;nbsp;^
Mac-Clintoolda, 3i2. Macrocystis, 34.
Macrostachya, i57, 167. Macrostachya carinata, 1G7.nbsp;Macrotseniopteris, 110.nbsp;Macrozainia, 228.
Magnolia, 3i4*
Magnoliacées, 3i4. Malpighiacées, 321.
Manymeea, 3i8.
Mammfeites. 3i8.
Manicaria, 294.
Marattia, 30, 1 10. jVlaratiia Mtlnsteri, 56.nbsp;Marattiacees. 55.
Marchantia, 42.
Marchantiees, 42. Marchantites, 43.
Mariopteris, 93.
Marioptcris muricata, 94. Marsilia, i35, 137.
Matojiia, 70, 71.
Matonia pectinata, 70, 71. Matonidium. 71.
Matonices, 70.
Mastopora, 2O.
Modullosa, 9O, i3o.
Medullosa anglica, i32, i34-Medullosa Leuckarti, i3i, i34. Mcdullosa slcllata, ijo, i3i.nbsp;Megalopteris. iio.nbsp;Megaloptcris Hartti, 111.
M e ga jgt; h y to n, 122.
Méliacées, 320.
Merigea, 323.
Móiiispermécs, 3i5. Monispermites, 3i5.
Merleiis'ia, 70.
Morloiisia glauca, 8a. Mertcnsidcs. 69.
Miadosniia, i 73.
Micrococcus, 39.
Micrococcus Guignardi, 89, 4^-Micrococcus hymenophagus, 40. Microdiclyon, 71.
Mimosees, 323.
Monochoria, 2g().
Monocotyledones, 286.
Moricoiiia, 270.
Moriconia cyclotoxon, 275.
Mousses, 44.
Mucorinees, 38.
Musacecs, 297.
Muscites polytrichaceus, 44^ 4 gt;. Musopliyllum, 297.
Myeloxylon. 9O, i3o, i32.
Myeloxylou Laiidrioti, i33, lij. Myeloxylon radiatum, i33.
Myrcia, 326.
Mvrica, 3o8, 3i3.
My ricees, 3o8.
Myriopliyllum, 32O.
Myrsine, 329.
Myrsinées. 329.
Myrsino^^sis, 329.
Myrtacces, 32(gt;.
Myrtophyllum, 32().
Myrtus, 32().
Myxoinycelcs, 3;.
X
Nagcia, 260.
Nageiopsis. 209.
Xageiopsis hctcropliylla, 259. Naïadacées. 290.nbsp;rs'ajadita. 4-^-Xajas, 291.
^auclcoxylon. 332.
Nelumbiuin, 316.
Nematophycus, 33.
^icmatophycus Logani, 34. Xcuiatopbylon, 33.
Xcphelium, 321.
Neriliiiium, 331.
Ncriuin, 33o.
!Nerium Oleander. 33o.
Névroptóridóos, 5i, 102. Xevroptcridium, J09.
Nevropteridium imbricatum, 109. Nevropteris, 104, i33.
XeYroj)teris gigantca, [o5.
Xevropteris heterophylla, 52, 106, ugt;7 Nevroptcris rariimrvis, 107.
Nilssonia, 238.
Nilssonia polyniorplia, 239.
gt;sipa, 294.
Xipadiles. 294.
Nitella, 37. '
-ocr page 421-|
rsitopliylluiii, 3i. ]Slt;x*g-g:ei*alhia, *^.33. TSaggerathia foliosa. 234-iS'a'ggoratliiopsis, 212. IS'ostoc. 24. Tvostocacées, 24* Tsotliof'agLis, 307. lS'viHpba;a. 3ï(gt;. TSvmplia^a alba. 3()2. TSYiii])béa(écs, 3ib. ISyssa. 328. O Otlüniopléi'iclécs. :u. Qp. Odontopteris, 99, i33.nbsp;Odontopteris Brardi, 5i, 99.nbsp;Odontopteris liiigulata, 99. 101.nbsp;Odontopteris minor, 99, 100.nbsp;(Enantho, 327. Oiacacées, 324. Olea, 331. Oléacées, 3)i. Oligocarpia, (m). Oligocarpia Gulbieri, (gt;9. Oligocarpia lindsa^oidcs, (gt;9,nbsp;Ombellifères, 320. Onagracéos, 32:). Onychiuni. 7 ), 8.). Oomycèles, 37. Ophioglossées, o4-Ophioglossiles antiquiis, :)J. Opliioglossmn. :^4-Ophioglossum palmatum, :):knbsp;Ophioglossiini vnlgatnin, o:gt;.nbsp;Orcliidóes, 298. Oreodapline, 3i(gt;. Orphanidesia, 328. Osinondées, 04-Os mil 11 da, 04. Ostrya, 3o0. Osyris, 3 f3. Otozaïniles. 281. Otozaniites Terqucmi, 23i. Ottelia, 29O. Ovulites. 27. OxYcedrus (Juniperus), 27O. Pacliytcsta, 224. Pacliytlieca, 34-Pagiopbylluni, 263. Pagiopbyllum ])eregrinum, 263.nbsp;Palaïoeyparis, 27:).nbsp;Pala3oeyparis olegans, 27O.nbsp;Palambepatica, 42. |
Palaeohejiatica Rostafinskii, 43. Palaioporella, 2:3. Palaïorachis, 293. Palseostacliya, 14.8, iGO. Palaeotlialia, 298. Paheoxyris, 283. Palissya. 2O8. Palissya Branni. 269. Paliuriis, 324. Palinacites, 29:). Palmatopteris, 83. Palinatopteris alata, 80.nbsp;Palmatopteris 1urcata, 80.nbsp;Palmiers. 292. Palmoxylon. 293. Pandanées, 291. Pandanus, 291. Papilionacées, 822. Parisbia. 821. Parka. i30. Parkinsonia, 822, Parrotia, 32:3. Pa.ssitlora, 819. Passillorées. 819. Patzea, 3i4* Pécojilérldées, ;3i, 87. Pecopteris, 87. Pocopteris cyathea, 88. Pecopteris exigna, O2.nbsp;Peco])teris feiuinadorinis, 89.nbsp;Pecopteris pinnatifida, O2.nbsp;Peeo})leris Pliiekeneti, 89, 90.nbsp;Pecopteris plu mosa, 79.nbsp;Pecopteris polymorpha, 88, 89.nbsp;Pecopteris Slerzeli, 90.nbsp;Pecojiteris nriita, 89. Penicillus, 27. Péronosporées, 38. Perrandoa, 294. Persea, 3i0. Persoonia, 812, Petra'a, 331. Peucedanum, 827. Pbacidites, 38. Phéopliycées, 28. Pbillyrea, 331. Pba'be, 3i0. Pbttniiciles, 29 ). Plucnicopsis, 218, 253. Plmmix, 298. Pboradendron, 3i4. Pbragmites, 288. Pbycopsis, 82. Pbyllantbiis lluitans, 319. Pliyllocladus, 209. Pbyllotbeca, i03. Pliyllotbeca deliqiiescens, i03. |
I.XDEX ALPUAnKTIOUK DES XOMS
|
Phyllolhcca Uallii, 1G4. Picea, y.77, 279, y8o. Picea excelsa, 361. 3()gt;. Pila, ja. Pila bibraclcnsis. 35. Pilularia, ij5, ijO. Pimelea, jjj. Pinaster (Pinus), 278. Pinites, 27O. Pinas, 277, 278, 280. Pinus inoiitana, gt;()[. Pinas prodroinus, 277. Pinas sylvestris, 3()3. Piper, 312. Pipéracées, ji2. Pirus, 323. Pistacia, j20. Pistia, 291, Pittosporées, gt;28. Pittosporum, 32.8. Pityoxylou, 280. Plag-iozaïnites, 2.33. Plagiozaïnites Planeharcli, 233.nbsp;Platanécs, 3io. Platanus, jio. P1 a ty c e r i u in, 3 o o. Poaciles, 287. Poacorduites, 209. Podocarpas, 259. Podogoniuia, 322. Podostaohys, 290. Podozaniites, 228. Podozamites distans, 229. Polygoïiacécs, 312. Polygonum, 3 [2. Polypodiacécs, 72. Polypodia m, 7 ;. Polyporées, 40. Polyp terospormuin, 22 3. Polylrichain, 45. Polytrypa, 24. Pontédériacées, 29(1. Populopliyllum, 3o8. Populiis, 3o8. Populus trcmula, 354. Porana, 3jo. Poroxylon, 214. Potaniogeton, 291, 29G. Preissia, 44-Preissites, 44-ProangiospermeSj 2.83.nbsp;Prosopis, 32.3. Protoa, 312. Protéacées, 3i2. Protoophyllum, 3i3.nbsp;Proteopsis, 3i3. Protolarix, 277. |
Protopliyllum, 311. Protoptcris, 72, 122. Protopteris punctata, 122. Protorchis, 2.98. Protorhipis, 3üo. Protosalvinia, 136. Prototaxites, 33. Prujius, 32.3. Psaronius, 18, 90. 118. Psarornus Faivrei, 119.nbsp;Pseadoaraacaria, 264.nbsp;Pseudoaraucaria major, 264.nbsp;Pseudostrobus {Pinas}, 278.nbsp;Pseudotsuga, 279. Psilopbyton, 2o3. Psilophyton princeps, 2o3. Psilotitcs. 174. Psilotopsis, 174. Psilotum, 174, 2o3, 262. Psygmophylluni, 20 r.nbsp;Psygniophyllum expansum, yji.nbsp;Plelea, 320. Pteris, 7). Pterocarya, 3o8. Ptórophyllóes, 2j5. Pteropbyllani, 2.35.nbsp;Ptorophyllani .JcCgeri, 2.35.nbsp;Pterospcrmitcs, 317.nbsp;Ptcrospermum, 317.nbsp;Pterozaniites, 2.3(). Pterozamites Miittstcri, 2.36, 2.37 Ptilophyllam, 2.32. Ptilojjhylluni acutifolium, 232. Ptilophyton, 1 30. Ptychocarpus, Go. Ptycliocarpus unilus, Go. Ptychopteris, 18, 120.nbsp;Ptychoxylon, 21G. Puccitiia, 38. Punica, laG. Pyrénomycotes, 38. Pyxidicula, 2.9. u Qucrcus, gt;07. Qacrcus robur, 354» 362, 3G3. Quillaja, 32.3. Wachiopteris, 124. Reinstbia, 35. Reinschia australis, 35. RenauUia, 07. Renaiiltia cbüerophylloides, .07 |
DE CLASSES, DE EAMILLES. DE GEMiES ET DESPECES 4i5
|
Renaultia iiiicrocarpa, Hestiacées. -^.po. Rhabclocarpus, rry.. Rhabdocai'pus lunicatiis, Rhabdoporella, Rhacopteris, a;), io.|. Rhacopteris patiiculifcra, 104, Rhainnées, b^4-Rhamiius, 324-Uhipidop!?is, -i5o. Rhipidopsis giiikgoides, y-5o. Rhizocauloii, 9.89, y-pi-Rhizocaiilon Brongiiiarti, 289.nbsp;Rhizocauloti polvstacbyuni. -mjo.nbsp;Rhizomopteris, 18. 1^.4* Rhodea, 84. Rbododendrot», gt;9.9. Rhododendron ponticuni, 3-29, 302. Rhns, gt;20. Rhylidolepis. 191. Robiaia, 322, Robur (Querous), 307. Rosa, 323. Rosaoéos, 323, Royona, 329. Rnbiaeées, 332. Rnflordia. O7. Rntaeécs, gt;20. s Sabal, 293. Sabina {Juniperus), 27O. Sagenopteris, 1)7. Sagenoplcris rhoilolia, 1)7, Sagiltaria. 29O. Salioinées, 3ü8. Salieijdiylluin, gt;08. Salisburiécs, 24O, Sallx, 3ü8. Salix polaris, 301, 303. Salsola, 312, Salvinia. i3:), i44-Sainaropsis, 211, 222, 281. Samaropsis inoravica, 222.nbsp;Sainaropsis Pitcairnia;, 2m.nbsp;Sanibueus, 332. Santalaeécs, 3i3. Sanlalnni, 3i3, Sapindacées, 32 f. Sapindophyllnni, 32 r.nbsp;Sa2)indo])sis, 321, Sai)inc]us, 32i. Saportaea, 249. Sapotaoites, 329. Sapotécs, 329. Sassafras, 3i0. |
Saiirauja. 318. Saxifraga, gt;24. Saxilragac^ées, gt;24. Saxifïagóes. 324. Schcuehzeria, 292. Schizéaeées, (gt;0, Scdiizodendron, 2O2. ScJiizoinycètcs. 38. Sehizoneura, lOO. Sehizonenru gondwanciisis, lOa. Scilaniinéos, 297. Scleropteris, 84. Sclcroplcris tenuisceta, 8,'). Sooleoopteris, Oo. Scoleeopteris elegans, (k). Scoleeopteris polyinorpha, Oo. Selaginclla, 172. 17». Selenocarpus, 71. Senltenbergia, (ia. Scnt'tenbergia elegans, 00. Sequoia. 271. Sequoia Langsdorlfi, 271. Sequoia seinpervirens, 271. Sewardia, 232. Sewardia latifolia, 233. Sideroxylon, 329. Sigillaria, 19. 190. Sigillaria Rrardi, iql, 194, 199. Sigillaria elegans, 192, 194. Sigillaria elongata, 190. Sigillaria Meiiardi, 19.), 19O. Sigillaria seutellala, 191. Sigillaria S2)inulosa, 19), 19.4. Sigillaria tessellata, 192, 190. Sigillariées, 174. 177, 190.nbsp;Sigillariophylluin, 19. Sigillariostrobus, 19, 198. Sigillarioslrobus Tieglienii, 198.nbsp;Silphidiuni, 333, Sil^ïliiuni, 333, Siinarubaoées, 320. 51] )honées, 24. Sniilax, 29O, 297. Solanées, 33o. Solanilcs. 33o. Solenojiora, 3i. So^diora, 322. Sorbus, 323. Sjnirganiuin, 291. Sj)hau'ite.s, 38. 52) tneroeodiuiu, 27. Sphaignes, 44. S]gt;hc]ioglossuni, 137, S2)henolepidium, 271, S2:)hénoj)hyllóes, i38. Sjdienophyllum, i38, Splieno^diylliiuicuncifoliuin, i38,139.142. |
iiG
|
Sphenophyllum oblongifoliuui, I4.0. Splienophylluiu plurifoliatnm. 1:^1.nbsp;Sphenophyllum speciosiini. 140. 144.nbsp;Sphenophyllum vetustum, 144.nbsp;Sphénoptéridéos, 5o. 82.nbsp;Sphetioptoris, S^.. Spheno])teris hella, 84. Sphenopteris ooralloides, 81. 84. Sphenoptoris Essinglii, 84-Sphenopteris heraclcensis, 8i.nbsp;Sphenopteris Ileeninghaiisi, 83. I'Mj.nbsp;Sphenopteris karwiiiensis, 8j, 84.nbsp;Sj^heiioptcris obtusiloba. 8^^..nbsp;Sphenopteris cpiadridactylites, 84.nbsp;Sphenozamites, EVi. Sphenozamites Rossii, Sphyropteris, iyj. Sphyropteris Crepini, 58. Spiraea, 3a3. Spirangium, 283. Sporocarpon, 130. Stachyjileris, 85. Staehypteris spicans, 85. Stangeria, iio. 22O. Stangeria paradoxa, 4S. Staphylea, 32i. Stephanostemon, 325. Sterciilia, 317. S terculiacécs, 317. Stigiuaphylluni. 321. Stiginaria, «76. 200. Stiginaria tieoides, 200, 201. Stigmariées. 200. Stiginariopsis, 201. Slratiotes, 298. Stratiotes aloides, 2pS. Strobiis (Piiuis), 278. Stuavtia. 318. Sturielia, 59. Slylocalainites, i5i, i5S. Styraeóes, 33o. Slyrax, 33o. Symphoricarpophyllurn, 332. S y in p h o r i c a rp u s, 3 3 2. Symplooos, 33o. Syringodcndron, 197. T Taeda (Pimis), 278. Taniiopteris, 109, 22O, Taniarindus, 3*22. Taxinées, 2.58. Taxiles, 208. Taxodinóes, 2OO. Taxodiurn. 272, Taxodiujii disticlium. 272. |
Taxoxylon. 281. Taxus, 2.58. Téniojïléridéos. 02, 109. Ternstrlt;emia, JtS.nbsp;Xeriistrmmiacécs, 318.nbsp;Ternstreeiniacinium, 20, 318.nbsp;Tetraptcrys. 322, Thalia. 29S. Thesium, 3i3. Thinnfeldia, 97. 'Phinnfeldia roinboidalis. 98. Thiiidium, 4}. Thuya, 27O. Thuyitcs, 273. Thyméléacées, 3i3. Thyrsoporeila, 24. Thyrsopteris, 72, 84. Tilia, 3i8. Tilia parvifolia. 3()3. Tilia platyphyila, 302. Tiliacées, 3i8. Todca, O4, 90. Todeopsis, O4. Torreya. 258. Torreya nucitera. 2.58. Toza {Querciis), 307. Trachyoarpiis, 293. Trapa, 325. Traquairia. TIO. Triehomanes. 08. Triehopitys. 2.54 ¦ Triehopitys hcleroinorpha, 2.54. Trigonocarpus, 22.3.nbsp;Trigonocarpus No'ggerathi, 223.nbsp;Trizygia, 140. Tsuga, 278. Tubicaiilis, 12.3, Typha, 29 [. Typhacées, 29[. u TJllmannia, 2O2.. LTmaeées, 009. LTmiis, 309. UImus montana. 302. Ulodeiidron. 187.nbsp;lllodendron minus, 1S8.nbsp;Urédinées, 38. Ui'juitoptcris, Oi. Uriuitopteris tenella, O2. Urticinées, 3io. Vaceiniuiïi, 329. Aallisneria, 298. |
DE CLASSES, DE FAMILLES. DE G E y R E S E T D'E S P E C E S 417
28(). Verbónacées, TW. Vermiporella, 'gt;y.nbsp;Vcrtobraria. 11:,.nbsp;Vertebraria indica, 114.nbsp;Vlburiiuni, 'Xi-?.. Vitées, Vilex. .gt;gt;1. Vitiphyllum, )24. Vitis. 'gt;94. Vitis virnfera. Volknuiiniia, i()0. Voltzia. 207. Voltzia heterophylla, 9.i)-. W Walcbia, 2G0. Walchia filiciformis. y.Gi. Walchia hypnoides, Walchia piniforinis, 2()i. Weichselia, 91. Weinmannia, Welwitschia, 281. Whittleseya, 249. Whittlescya olegaiis, 25(). Widdringtonia. 274-Widdringtonites, 27J.nbsp;Wiliianisonia, 229, 2'gt;7, 24a, 28G.nbsp;Williamsonia angustifolia, 246.nbsp;Wiliiamsonia gigas, 24C.nbsp;Winohellia, 3ia. |
Wilhamia. 2)2. Woodwardia, ' Xinienia, gt;24. Yucca, 297. Yuccites, 21), Zaïriia. 22(), 228. Zauiiophylluni, 228. Zaïniopbyllnni Buchiaiiuin, 228.nbsp;Zaïniostrobiis, 24 ). Zamiostrobus steiiorliachi!?, 24'). Zaniitées, 228. Zaïnilcs, 228, 229. Zaïiiilos Feueouis, 2j0. Zaniites gigas, 229, 24O. Zanthoxylon, gt;20. Zclkova, 309. Zingibéracées, 298. Zingiberites, 298. Zizyphus, 324. Zostéracées. 290. Zygopiiyllées, 320. Z }¦ go p li y 11 u 111, 3 2 o. Zygopteris, 74, 7(4, 12). Zygopteris piiitiata, 7a. |
INTRODUCTION........................ i
MODES DIVERS DE CONSERVATION DES VÉGÉTAUX FOS-
SILES............................ 6
'J'raMsformation cn charboii................. 6
Mineralisation....................... 9
Substitution........................ lo
Moulage.......................... 11
iLmpalemenl (Ians la la-sine................. lA
Combustibles fossiles...................
CT.ASSIFICATION ET NOMENCLATURE DE.S VÉ(iÉTAU\ FOSSILES ............................ iG
1-XAMEN SYSTÉMATIQU]-: DF:S PRINCIPAUX TYPES DE VÉ(i]-:-TAUX FOSSILES......................
Thallophytes........................ 2-2
AlGUKS........................... '22
CHARACKES..........................
Champignons......................... 37
Muscinées.......................... 4-^
Hépati()Lt:s . ........................ 42
Mousses........................... 44
Cryptogames vasculaires................... 4G
Fougi:hj;s...........................[8
FY*ondes......................... 5o
C(*nrcs (.tablis sur das troudos fertiles.......... 53
Sporanges sans anncau. Ibisporangiiies...... 54
Sporanges anneb's................ . nbsp;nbsp;nbsp;63
Genres etablis sur dcs 1'rondes sleriles.......... 77
Sphénopt(3ridécs................... 82
-ocr page 428-4'iO nbsp;nbsp;nbsp;TA r»LK DES MA TIERES
Péc.optérulées.................... ^7
Odontoplérldécs................... 99
Névroplóridécs...................
Téniopléridéos...................
Dictyoptcridées...................
Tigcs ct pélioles.....................
Cvcadordicinéos.....................
Uydroptkridks........................ I gt;
Spiiéxophyllrks.......................
l'^QUISKTINKKS......................... ^
Ipis fructiilcatcui's isolés.................
Gkgt;:rks daipimtfs compli.xks.................
Jjépidodeiulrées..................... 17^
Sigillaripcs......................190
Sliginariées...................... ^00
Type gcncrique dallribulion iiicorlaiiie...........'-^oy
Phanérogames Gymnospermes................*
CORDAÏTÉFS................ ..... nbsp;nbsp;nbsp;
TyPKS ('rKAKKIQLKS daTTRIRLTIOA' IXCMRTAINF ...........2l4
GrAINES I)V: OYMNOSPr.RMKS...................219
Graiuos a syinélidc bilaterale...............2*21
Graiiics a symétrie rayoniiée..............22 5
Ca'CADIAÉFS.........................22J
Frondes de Cycadinées..................220
Folioles uiiinerviées..................227
Foliolos phirinerviées a base rélrécie. Zamiléos .... nbsp;nbsp;nbsp;228
F'oUolcs plurinorviécs a base non rétrécie. Pléropbyllées 2 35
'figos de Cycadinées...................239
Appareils reprodiioleurs.................242
Salisruriéi:s.........................24b
COMIÈRKS.........................2)0
'J'axiliées Ct tormes similaires............. 2 )b
Araucarices et formes similaires.............2O0
Taxodinées ct formes similaires. .............26O
Cupressinées et formes similaires............27 gt;
Abiétinées et formes similaires..............27O
Bois de Conifèrcs fossiles...............279
Gnktachks..........................281
Phanérogames Angiospermes................283
Monocotylédom-s....................... 28O
(rramininées.......................288
Joncinéos........................291
liiliinées........................29)
-ocr page 429-TAliLE DES MATIERES nbsp;nbsp;nbsp;4'ii
Iridinócs.........................297
1) u; o T Y L K1) o gt;' r: s........................298
ApcHales........................joG
Dial ypéliiles.......................3i4
(ïaiuopólalos.......................3^8
si:cci':ssiox Diiis flouks. climats...........334
COXSIDKRATTOXS FINALES..................3(L
liisTi: lUiu.Tor.iiAi'niQui' m:s ouvragks citks.............387
IxDKX AT.PilAHlVri()UR DKS gt;OMS DK CI.ASSKS, Di: FAMII.LKS, DK Gi:Xlli;S KT d'kSImA.KS........................
F V 11 E L X , I M P R I -M E R I E DE G 11 A. R L E S II É R I S S E \
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