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RECHEKCHES

SÉ^I!

,LES GRAINES FOSSILES SILICIFIÉES,

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PAR ADOLPHE nbsp;nbsp;nbsp;quot;--

COMwRvnDEUK 1)K L’ORDHE de la legion DMIONNEUR, H.EMBRE de L\\CAl)iHlE DES SCIENCES, fnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;PROFESSEüR Aü MUSEUM D’IIISTOIRE NATURELLE, ^

y nbsp;nbsp;nbsp;inspecteur GENERAL HONORAIRE DE L'IN TRÜCTIÜN'-lïtjFEUIEUIÏE,

MEMI^: DES SOCÏÉTÉS CENTRALE D’AGRICüLTÜRE ET D’ENCOLRAI^MENT POUR LHNDUSTIilE NATIONALE,

J nbsp;nbsp;nbsp;PRÉSIDENT HONORAIRE DE LA SOCIÉtÉ DMICmïlCULTURË ,

^----^ MEMRRE DE LA SOCIÉtÉ DE ROTANIQUE ET DE LA SOCIKIE GEOLOGJ^E, DE FRANCE, ETC.

MEMBRE DE LA SOCIÉTÉ ROYALE BK LONDRES. \

\ CORRESPONDANT des ACADÉMIES DES SCIENCES DE BELGIQUE, DE,MOSCOI\ DETpETERSBOURI; , DE TURIN,

^ nbsp;nbsp;nbsp;DE BERLIN, DE VIENNR, ETC.

PRECEDEES

D’UNE NOTICE SUR SES TRI’VAUX,

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P\R J.-IL DÜAIAS.

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PARIS.

IMPRIMERIE NATIONALE.

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recherches

SUR

SILICH^


les GRAINES FOSSILES .


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PARIS.

G. MASSON, ÉDITEUR,

LIBRA1P.E BE L’ACADÉMIE DE MÉDECINE, 120, BOULEVARD SAINT-GERMAIN.

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EXLIBRIS

R. FLORIN

RECHERCHES

SUR

LES GRAINES FOSSILES SILICIFIÉES,


PAR ADOLPHE BRONGNIART,

COMMANDEÜR DE L’ORDBE DE LA LEGION D’HONNEÜR, MEMBRE DE L’ACAD^MIE DES SCIENCES, PROFESSEDR AD ÏIDSÉüM D’HISTOIRB NATURELLE,

INSPECTEUR GENERAL HONORAIRE DE L’INSTRDCTION SDPiRIEDRE,

MEMBRE DES SOCIÉTÉS CENTRALE D’AGRICULTDRE ET D’ENCODRAGEMENT POUR L’INDÜSTRIE NATIONALE, PRÉSIDENT HONORAIRE DE LA SOCIÉTÉ D’HORTICDLTDRE ,

MEMBRE DE LA SOCIÉTÉ DE BOTANIQDE ET DE LA SOCIÉTB GÉOLOGIQÜE DE FRANCE, ETC.

ÏIEMBRE DE LA SOCIÉTÉ ROYALE DE LONDRES,

CORRESPONDANT DES ACADÉJIIES DES SCIENCES DE BELGIOÜE, DE MOSCOD, DE PETERSBODRG, DE TURIN,

DE BERLIN, DE VIENNE, ETC.

PRÉCÉDÉES

D’UNE notice sur ses travaux

PAR J.-B. DUMAS.

PARIS.

IMPRIMERIE NATIONALE.

M DGCG LXXXI.
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IVOTICE

SUR

LES DEBNIERS TRAVAUX D’ADOLPHE brongniart,

RELATIFS AÜX VÉGÉTAÜX FOSSILES.

Dès 18 9 9, M. Adolphe Bronpiart, prdludant aux recherches qui n’ont jamais cesse' de loccuper, publiait un Mémoire sur la classification des ve'gétaux fossiles. En 1876nbsp;peu de mois avant 1 epoque ou il fut enlevé aux sciences, il mettait sous les veux denbsp;i’Académie es resultats précieux et inattendus de ses observations sur les (^rainesnbsp;fossiles. tin large domaine, l'ancienne llore du globe, inexploré, pour ainsi dire, ius-qu a lui, aval pus sa place pariiii les mieu.x connus et les plus digues dmtérêl narnbsp;ce traval un enii-siècle, grdce k la puissance de la methode raise dès ses de'butsnbsp;par M. Brongniart au service des études difficiles auxqiielles il se vouait, méthode

«‘11 nbsp;nbsp;nbsp;‘•onl ‘ous sus étnules ont accepté lemploi.

_ Ad.^ nbsp;nbsp;nbsp;elan naturaliste de naisssnce et de tempérament; réducation avail

developpe forlihe en lui celte direction de son esprit. Comment en aurait-il élé autreraent pour ,i„je„„e homrae plein d’ardeurqui avail eu Ie rare bonlieur de vivre

^:::aquot;:pi::;rd T”''quot; nbsp;nbsp;nbsp;lt;1-

P 1 e lui, pour commenter leurs admirables lecons, Ie sccours d’un pere digne de „vabser avee ces grands génies? De nos jours, personne na possédé aquot;nbsp;meme egij qu Adolphe Brongniart ce sentiment juste et ce tact délicat de la méthodenbsp;naturelle, donl il avail recueilli les fortes traditions a leur source et dont il demeii-rait Ie confident respectueux et Ie gardien fidele.

Cest ainsi que des ses premiers pas dans 1’étude des végétaux fossiles. loin de se laisser entrainer par des analogies siiperficielles ou par des ressemblances trompeusesnbsp;il reponssait toule pensfo d'identilication entre les espèces fossiles et les espècesnbsp;vivanles. Les vegelau.v fossiles étaient des êtres qu’il entendait classer pour eiix-mêmesnbsp;et ranger en groupes naturels et définitifs s’il Ie ponvait, arlificiels et provisoires s’ilnbsp;e fallait, en les envisageant pour leur propre compte, comme si les plantes vivantesnbsp;nexistaient pas. Botaniste des époques antédilnviennes, il essayait dén restituer la

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VI nbsp;nbsp;nbsp;NOTICE.

flore et Ie paysage, oubliant d’abord Fexistence des plantes qui nous environnent et Faspect des campagnes qu’elles embellissent.

De cette première consideration dëcoule une consequence qui semble aujourd’hui si naturelle qu’on a peine a se représenter les efforts qu’Adolphe Brongniart eut anbsp;accomplir pour la faire accepter. Personne n’ignore que les ossements fossiles rencontres par Ie hasard des fouilles étaient conside'rés jadis comme les debris d’animauxnbsp;connus, différant seulement par la taille de ceux qu’on observe aujourd’hui, des restesnbsp;de géants par example. II fallut un effort de genie et une longue et merveilleuse étudenbsp;de Fanatomie comparée des animaux actuals pour permettre a Cuvier de caractérisernbsp;ces fossiles comme représentant des espèces perdues.

Mais quelle différence entre les conditions faites par la nature des choses a Fanato-miste et au botaniste! Les animaux nagent, volant, sautent, courant ou se meuvent avec lenteur: leur squelette offre des organes préparés pour la locomotion dans Feau,nbsp;dans Fair, sur la terre ou sous sa surface; la plante est immobile et nul organe denbsp;locomotion ne vient diversifier les végétaux entre eux. L’animal est herbivore, carnivorenbsp;OU omnivore; de la des variations dans la forme des dents ou des becs et dans lanbsp;disposition des machoires; de la encore des modifications dans Ie róle des membresnbsp;et de leurs extrémités, tantót sabots, tantót griffes; la plante puise dans Ie sol sanbsp;nourriture par des racines qui, Ie plus souvent, se ressemblent ou a peu pres, ayantnbsp;toutes a remplir la même function.

L’étude des plantes vivantes avait concentré Fattention du botaniste sur la fleur et Ie fruit, c’est-a-dire sur les organes reproducteurs. Or, dans la plupart des plantesnbsp;fossiles, on ne rencontrait ni fleurs ni fruits, mais seulement des tiges et des feuilles.nbsp;II fallait done créer une nouvelle branche d’anatomie comparée des végétaux et décou-vrir dans les empreintes laissées par les insertions des feuilles et dans les dispositionsnbsp;variées des vaisseaux des tiges des moyens de comparaison que les fleurs et les grainesnbsp;absentes n’offraient pas au classificateur.

Mais ces moyens obtenus, lorsqu’on avait pu donner aux débris des végétaux fossiles leur véritable signification, il restait encore a faire accepter une conception nouvelle,nbsp;a laquelle les esprits n’étaient pas préparés, A mesure que les travaux effectués dansnbsp;les houillères ou dans les carrières avaient mis a nu des empreintes de plantes, on lesnbsp;avait volontiers rapprochées des palmiers, des cactus, des euphorbes. II fallait écarternbsp;toutes ces illusions; d fallait découvrir que si Ie règne animal a ses débuts offre desnbsp;formes simples, dont Forganisation s’élève et se complique a mesure quon traversenbsp;des terrains de plus en plus récents jusqu’a Fépoque de Fapparition de Fhomme sur lanbsp;terre, il en est de même des plantes.

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notice.

Combien d obstacles, cependant! II y a cinquaiite ans, qui aiirait consent! a sacri-fier une plante rare de nos serres pour fournir 4 un jeune savant 1 occasion d’ëtudier la structure de sa hge ? Od trouver alors des Ironcs rapportës des rëgions ëquatorialesnbsp;et representant ces fougères en arbre qui semblaient avoir constitué les depóts trans-formës en liouiilères par 1’action du temps? Pour les botanistes, la fleur et Ie fruitnbsp;attiraient surtout lem’ attention et captivaient leur intërêt, et ces organes récoltés avecnbsp;curiositë et rapportës de loin par tons les voyageurs, comme spécimens de plantesnbsp;vivantes, etaient precisément ceux qui manquaient a la vegetation fossile.

Marchant pas a pas, avec prudence mais avecfermeté, M. Ad. Brongniart répétant saus cesse ses demonstrations, on reconnut cependant avec lui que les espèces fossilesnbsp;des anciens depots diffëraient absolument des espèces actuelles et que les formesnbsp;vegëtales obseryees dans les terrains de ces époques reculées offraient une simpliciténbsp;de structure qm les elmgnait des formes alfectées par les plantes vivantes les plusnbsp;parfaites, dont a ore fossile des terrains récents se rapproche au contraire beaucoup.nbsp;II y avait done symetrie entre Ie progrès des espèces animales et la marche ascen-dante des especes vegetales.

Pour mettre cos re'sultats hors de doute, il fallait posseder au plus haul deare esprit de la methode naturelle, avoir acijuis eet instinct sur qui discenie sous tousnbsp;les deguisements Ie facies vrai des êtres de la nature, connaltre toutes les nuance,nbsp;de la structure m.croscopique des tissus «ége'taux, enfin avoir fixe' sur Ie terrain avec

une connaissance approf„„die de la stratigraphie, Ie gisement des dépots de plantes tossiles.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^

A 1 age de vingt-sept ans, M. Ad. Brongniart avait déja parcouru cette brillante carrière scieny ique ; il avait dégagé quelques régies : les tissus des plantes fossiles sont

nnivr-fruw 'f ''h nbsp;nbsp;nbsp;, anatomiqucs que ceux des plantes vivantes; leur mode de

llLltllllOn CiGVRlt ctre 1g Tnamr». nbsp;nbsp;nbsp;'nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;lt;•

. nbsp;nbsp;nbsp;p^öcedes de reproduction ne semblaient pas oITrir

e r erences essentielles; les espèces végétales fossiles ditféraient toutefois des espèces vivan es, cans^ or re de leur apparition dans les couches du sol, les plus anciennesnbsp;o ren une oiganisation moins complexe; chaque formation géologique, enfin, estnbsp;caiac erisee par une végétation spéciale et distincte. Le temps a confirmé ces décou-vertes et consacre, par une sanction définitive, les preuves de détail sur lesquelles cesnbsp;grands prinmpes^ etaient appuyés et qu on trouve pour la plupart exposés déia avec

une autoiite precoce maïs incontestée dans le Prodrome dune histoire des végélaux Jossiks, pubbe en 1838.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^

On ne se rendrait pas compte de la valeur relative de ces résiiltats, si Ion ne se reportait par la pensee è 1’époque on ils furent obtenus et si Ton ne faisait revivre lenbsp;milieu dans lequel ils se manifestaient. Ad. Brongniart était contemporain d’Élie de

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NOTICE.

Beaumont et d’Agassiz, et comme eux entouré d’une affectueuse sympathie par Cuvier, de Humboldt et de Candolle. Dans trois directions dilTérentes, tons les trois ontnbsp;montre le sentiment profond de la nature, la patience de I’observateur et la hardiessenbsp;d’une imagination inventive qui sait ouvrir des routes nouvelles et s’arreter a tempsnbsp;pour ne pas s’egarer dans leur parcours.

M. Arl. Brongniart n’avait que vingt-sept ans, il est vrai, lorsqu’il publiait le premier volume de son histoire des végétaux fossiles, mais déja il avait visité la France et unenbsp;grande partie de I’Europe; il avait lie des relations personnelles avec les naturalistesnbsp;et les ingénieurs les plus éminents du monde civilisé, et il avait vu s’ouvrir devant luinbsp;toutes les collections publiques on privées. II pouvait dire qu’il avait manié tons lesnbsp;écbantillons caractérisés des plantes fossiles signalées et qu’il avait pris connaissancenbsp;de toutes les études dont elles avaient été l’objet.

Cet empressement a le servir dans l’accomplissement du travail difficile auquel il s’était consacré, il ne faudrait pas l’attribuer, cependant, a la conviction de ses contemporains; ils étaient loin, je puis l’attester comme témoin, de soupconner l’importancenbsp;de ses travaux. Les botanistes dédaignaient des débris qui ne leur disaient rien; lesnbsp;géologues n’y apercevaient pas encore les signes caractéristiques des terrains et desnbsp;formations; la philosophie naturelle n’avait pas compris a cette époque, éloignée denbsp;nous déja, que la flore antique du globe cacbait des mystères d’une importance égalenbsp;au moins a ceux que la faune fossile venait de révéler par l’étude des grandes racesnbsp;perdues, car on n’avait pas fait en ce moment, comme aujourd’hui, la large partnbsp;acquise a la conchyliologie fossile dans la determination des terrains, et les servicesnbsp;de M. Alexandre Brongniart n’avaient pas encore été estimés a leur valeur.

L’accueil fait a AI. Ad. Brongniart partout ou il se présentait pour étudier les plantes fossiles, la libéralité avec laquelle ses désirs étaient satisfaits, les communications em-pressées dont il était l’objet, il les devait a la solidité de son esprit, a l’étendue de sesnbsp;connaissances, au charme de son commerce. Un jeune bomme si sérieux, si instruit,nbsp;porteur d’un nom si respecté, ne pouvait pas poursuivre des études chimériques;nbsp;chacun voulait être agréable a un savant dont la pliysionomie ouverte attirait et dontnbsp;l’inaltérable douceur retenait pour toujours.

C’est ainsi que toutes les illustrations scientifiques du temps s’empressèrent de contribuer a l’oeuvre et demeurèrent unies a l’auteur par les liens d’une étroite con-fraternité.

A partir de cette époque, l’attention fut portée sur les plantes fossiles, jusque-la considérées comme d’informes ou méme comme d’insignifiants débris. De toutes partsnbsp;des explorations bien dirigées révélaient desrichesses nouvelles; des restes jusqu’alors

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NOTICE. nbsp;nbsp;nbsp;IX

négligés étaient recueillis avec soin et soumis a une étude attentive. Ad. Brongniart, a qui les matériaux manquaient au début pour son histoire des végétaux fossiles, senbsp;trouva bientót au contraire gêné par l’excès des richesses.

Peu a peu, des idéés avec lesquelles il y avait a compter tendaient d’ailleurs a s’in-troduire dans la science. S’il était vrai que les terrains qui renferment les plantes fossiles les plus anciennes n’offraient aucune espèce identique avec les espèces vivantes,nbsp;pouvait-on en dire autant des plantes recueillies dans les terrains plus modernes?nbsp;N’existait-il pas des espèces qui, après avoir végété a la surface de la terre etlaissé desnbsp;traces de leur présence dans des coucbes du sol récentes, raais appartenant a desnbsp;époques antérieures a l’apparition de Tbomme, auraient continué a se développernbsp;pendant la période actuelle?

Un autre problème se présentait. Tandis que Cuvier expliquait par des créations successives, interrompues par des révolutions, les changements qu’on observe dans lanbsp;forme et la population des diverses coucbes du globe, de nouvelles vues a ce sujet s’in-troduisaient dans la science. Au lieu de ces créations successives et de ces révolutionsnbsp;intermittentes, la théorie de l’évolution chercbait a faire considérer Tapparition de lanbsp;vie comme ayant eu lieu a l’origine sous une forme rudimentaire et comme ayantnbsp;donné naissance, par un développement lent et par des transformations continues, anbsp;des êtres de plus en plus perfectionnés. Si Ie règne animal s’était constitué par évo-lution, ne devait-il pas en être de même a plus forte raison du règne végétall

II fallait renoncer, dès lors, a l’idée de la permanence des espèces et admettre l’exis-tence de productions transitoires servant de passage d’une forme simple a une forme plus complexe et tenant Ie milieu entre les deux.

Comment nait et comment finit une espèce? Telie était la première question. Comment on passe par degrés insensibles d’une espèce a une autre? Telle était lanbsp;seconde.

M. Ad. Brongniart ne se croyait pas assez éclairé pour répondre, soit a Tune, soit a 1 autre de ces questions. Dans sa jeunesse, il avait connu Lamarck et Oken; il avaitnbsp;suivi les lemons de 1 auteur de la pbilosopbie anatomique, Etienne Geoffroy Saint-Hilaire,nbsp;et il n avait jamais accepté comme article de foi scientifique I’existence de la matièrenbsp;premiere de la vie, 1 Urchsleim, non plus que I’existence d’un plan unique pour toutesnbsp;les especes du regne animal. Jusques a la fin de sa vie, nous I’avons vu convaincu qu’onnbsp;n avait jamais decouvert une forme incontestable de passage d’une espèce vraie a unenbsp;autre espèce vraie. La permanence des espèces lui paraissait indubitable dans lenbsp;monde actuel et dans les époques géologiques du passé. II avait vu, en passant d’unenbsp;formation a 1 autre, des espèces se montrer, d’autres disparaitre; jamais il n’avait vunbsp;une espece se deformer pour revèlir des caractères nouveaux, non plus qu’une espèce

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NOTICE.

naissante revetir peu a peu, par changements successifs, les caracteres definitifs dun type plus avancé et plus parfait.

tcLes espèces paraissent, disait-il, a leur debut, si tant est qu’on assiste a ce debut, telles qu’elles resteront jusqu’au moment ou elles disparaissent, et quand elles sontnbsp;rayees du catalogue desvivants, elles ne laissent apres elles aucune descendance. 57nbsp;Les prototypes de formation, reunissant des caracteres disparates destines, en senbsp;disjoignant, a produire des etres n’ayant plus rien de common entre eux, quoiquenbsp;issus dune rneine origine, ne I’avaient point seduit. 11 n’y croyait pas, s’appuyant dail-leurs sur un seul argument: il n’en avait jamais rencontre, it n’en avait jamais vu.nbsp;cfCe serait cependant étrange, ajoutait-il, qu’apres avoir visité toutes les collections denbsp;plantes fossiles et manié toutes les espèces connues, un vieux praticien comme moi,nbsp;n’ait pu rencontrer ou voir aucun de ces merveilleux prototypes qu’on suppose, offrantnbsp;des associations anomales ou même monstrueuses. rgt;

La transmutation des espèces, l’évolution des espèces sont des doctrines qui n’avaient jamais trouvé son esprit disposé a les accepter, et la permanence des espèces consti-tuait a ses yeux, non un dogme de foi transmis par les ancêtres et légué par la tradition, mais une loi déduite de l’observation et confirmée par les études pratiques denbsp;toute sa vie.

II est digne de remarque, en effet, que Tentbousiasme et la confiance qu’inspirent des découvertes telles que celles du Bathybim et même du Prolo-Bathyhms sont ennbsp;raison inverse de l’étendue des connaissances précises de ceux qui parlent de cesnbsp;étranges nouveautés. Les vrais naturalistes en font peu de cas; les chimistes se per-mettent d’en sourire, tandis que les gens du monde, dont la science de seconde mainnbsp;a été puisée dans quelques lecons suivies a la bate ou dans quelques livres de rbé-torique scientifique, nhésitent pas a prononcer que Ie secret de l’organisation et Ienbsp;mystère de la vie sont la et qu’on les a saisis a l’origine même de leur intervention surnbsp;la terre.

Est-ce a dire que Ad. Brongniart fut convaincu qu’ii n’y avait plus rien a découvrir sur ces sujets, voilés par un doute dont rhornme ne se délivrera peut-être jamais? Non,nbsp;assurément. Mais il considérait l’expérience actuelle comme insulFisante pour lui per-mettre de se prononcer, etil regardait comme dangereuses des opinions dont Ie premiernbsp;et Ie plus clair résultat consiste a dégouter la jeunesse de l’étude precise des faits, qu’ellesnbsp;conduisent a considérer comme inutile et vaine. A quoi bon s’occuper, en effet, de cesnbsp;formes de transition, c|ui n’ont qu’un temps, et Ie mieux n’est-il pas de poursuivrenbsp;la découverte de vérités et de lois qu’on appelle immuables pour ne pas dire éternelles?nbsp;Ge sont des illusions auxquelles M. Ad. Brongniart ne s’est jamais abandonné, de-meurant fidéle, comme botaniste, a la conception de la nature dont il avait puisé

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NOTICE.

XI

les principes a Tecole de Cuvier et a celle de son père Alexandre Brongniart, et dont Agassiz lui-même ne s’est point ecarté, comme zooiogiste.

Les membres de Fancien conseil de I’instruction pnblicjue et ceux de i’inspection générale de TUniversité nont point oublié les exposés lucides et dun sens si droit quenbsp;M. Ad. Brongniart leur faisait entendre toutes les fois que les programmes de l’ensei-gnement des sciences naturelles étaient en cause. Les traditions de l’école francaisenbsp;revivaient tout entières en lui, et soit qu’il y eüt lieu de s’opposer Tinvasion dunbsp;darwinisme, soit qu il pardt nécessaire de faire prévaloir 1 esprit pratique sur les tendances a 1 abstraction exagérée, dangereuse importation de Tétranp-er on était surnbsp;d entendre sa parole convaincue entramant les suffrages et maintenan't d’ans toute leurnbsp;autorité les principes quTl avait recus directement des plus grands maitres de la sciencenbsp;de notre pays.

S'il existail parmi ies e'lèves du Muséum d’histoire naturelle des usages et une soli-danté analogues a ceux qu’on otserve a l’ÉcoIe normale supérieure et a laquelle on doit la publication des cours de M. Verdet par exemple, on n’aurait pas a reoTetternbsp;laperte des lemons si belles, si nourries et si cornplètes, relatives d l’bistoire des plantesnbsp;fossiles, que . . d. Brongniart a faites pendant les années i853, i855, i85q,

quot;^^9’ et dans lesquelles, variant son point de vue, il traitait tantot e a o anique géologique, tantót des espèces fossiles proprement dites tantótnbsp;de la comparaison approfondie des caractères de ces espèces avec ceux de leurs con-génères parmi les plantes vivantes.

N’est-ce pas dans ces sages et savantes lecons qu’il posait les questions suivantes: rcLes diverses c asses du règne végétal ont-elles existé de tout temps ou bien ont-ellesnbsp;au contraire apparu successivement? Les families actueiles ellesunêmes ont-ellesnbsp;apparu simu anement ou bien ont-elles pris naissance è des époques différentes?,, Etnbsp;quand 1 repondait : .Nous l’ignorons!. devant cette ignorance Ldeste de rhommenbsp;qui aval cree a science des végétaux fossiles, comment n’être pas surpris de la faci-1 e avec aque e es moins autorisés trancbent aujourd’bui ces redoutables problèmesnbsp;plems d assurance et sans bésitation !nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;’

Le caradère do renaeig„o„eut de M. Ad. Croug.uart ava.t pour base la plus stride probitc scientifique, et, comme il savait mieux que pcrsonne découvrir, dans ces thesesnbsp;OU la science de a nature se met au service des passions, h quel moment précis l’aunbsp;leur abaudonne ie role de savant pour prendre celui de rhéteur, il se gardait avec soinnbsp;e tout entraniement, 11 n’a jamais prononcé un mol dont il ne fut sfir émis unenbsp;opimon dont il ne fut en état de fournir la preuve. II avail pour syslèmi d’exposernbsp;devant ses auditeurs les données certaiues de l'observation et de 1’expérience, enchai-

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XII nbsp;nbsp;nbsp;NOTICE.

nées de manière a former un ensemble étroitement lié, et de les laisser, pour ainsi dire, maitres de la conclusion.

Jamais dans eet enseignement éloigné de tout charlatanisme on n’entendait formuler comme axiomes ou lois de la nature des opinions personnelles destinées a ëtonner on anbsp;passionner aux dépens de la certitnde, sinon de la véritë, des auditeurs inexpërimentësnbsp;et confiants. Donner des probabilitës, glisser des possibilitës comme autant de propositions démontrëes, c’est un jeu fort a la mode a présent, dans lequel la vanitë dunbsp;professeur peut se complaire, mais dans lequel l’ëlève puise Ie germe de la dëfiancenbsp;pour une science qu’il prend bientót en dëfaut; dont il ne tarde pas a reconnaitrenbsp;l’impuissance, s’il a l’esprit juste; a laquelle il accorde, non sans dommage, une foinbsp;poussëe jusqu a l’absurde, s’il a l’esprit faux.

Les progrès immenses accomplis depuis deux siècles dans l’ëtude de la nature reposent sur deux principes: observation exacte des faits; interpretation ëtroite de cesnbsp;mêmes faits et vërification de cette interpretation par la méthode de Fobservation ounbsp;de Fexpërience. M. Ad. Brongniart a montrë souvent devant ses confrères, a FAcadëmie,nbsp;qu’il ëtait douë de cette imagination puissante qui dëcouvre les voies nouvelles et denbsp;cette facultë créatrice qui fait revivre Ie passé dans un tableau harmonieux et fidele.nbsp;Mais, devant ses ëlèves, comme professeur, il ne se permettait jamais de telles excursions dans Ie domaine de la poësie scientifique.

Gardant les vues nouvelles pour Ie laboratoire, ou elles ëtaient soumises a la discussion la plus sëvère, il réservait les tableaux de la nature pour ces solennitës acadë-miques ou ils trouvaient auprès des lettrés un accueil sympathique et ou les gens du monde en recevaient cette impression favorable qui dispose a se rapprocher des sciences.nbsp;Dans ses cours, M. Ad. Brongniart, plus sëvère, se considërant comme chargé d’unnbsp;sacerdoce, restait avec une bonnête fidëlitë dans les limites des vëritës démontrëes etnbsp;rejetait loin de lui les liypothèses, les tëmëritës, les romans.

cc Comme on se sent disposé a la circonspection, disait-il, quand on voit les plus grands naturalistes demeurer fidèles a Fimmutabilité de Fespèce, appuyés sur lesnbsp;preuves fournies par Fensemble de la vie actuelle sur Ie globe et par les traditions lesnbsp;plus sxires de 1’bistoire, tandis que ceux qui professent fopinion contraire n’ont a pro-duire a son profit que des faits ëquivoques, rares, mal ëtablis et souvent interprétësnbsp;avec une évidente partialité ! N’oublions pas que, lorsqu’il s’agit des grandes lois de ianbsp;nature, Fesprit des hommes illustres qui en ont longtemps ëtudië les mystères s’estnbsp;forraé un instinct qui les conduit a deviner la vërité bien avant qu’elle soit dëvoilée.nbsp;Lorsque Linnë, convaincu que la reproduction des plantes s'opérait par voie de fëcon-dation par Ie concours des deux sexes, divisait Ie règne végëtal en deux grandes sections provisoires: les Pbanérogames et les Cryptogames, il ëtait bien mieiix inspirë que

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NOTICE.

xm

ceux qui, trancliant la queslion en sens inverse, damp;idaienl que ces derniers veVdtanx n’avaient pas besom dbrganes sexuels pour so reproduirc et devaienl prendre ienbsp;d’Agames., On soit oujourd'hui lequel avait raison ou de 1’inslincl large el sune'rienrTnbsp;Linné, ou de la vue etroite et bornée de ses critiques.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^

N’en est-d pas de memo i I’dgard de la generation sponlaiide? La maxime on,,,,-v,mm « avo, soutenue d après 1 experience universelle par les plus éminents esprits combattue par les partisans de eertaines hypotheses ou vues ph.losophiques, „Vt-elle’nbsp;pas etendu pen a pen ses demonstrations jusqu'aux dernières limites du monde visiblenbsp;etdes depoui les des terrains connus? La génération spontanée „est-elle pas forcéenbsp;pour trouver Ie champ dans lequel sa puissance s’exercerait encore ou a rait pu sinbsp;produirejadis de e placer dans les infmiment petits que Ie microscope lui-méme ,nbsp;pereoit pas ou de rem „ter a ces époques reculées qui n’ont pas laissé de vestiges o ganbsp;niques apprecables t qui nous ramènent au dela des premiers dépots de Jsiles surnbsp;la terre? Poursu.vis d „„e etape a lantreet toujours vaincus. les partisans de Ténbsp;ration spontanee, fuyant saus cesse devaut des demonstrations saus répliguf inbsp;repousses hors des limites du monde reel, „e trouvent de retraite que dans un mo’nd

du terrain accessible i lobservation

La question de la permanence des espèces était pour M. Ad Ilrongniarf nh ' mene du ineme ordre Prét i convenir que Fidée large de 1’espèce telnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^

prenait Liiine, avait été profondpmpnf quot; x • i ^ nbsp;nbsp;nbsp;®‘ïue la com-

t t X ^ nbsp;nbsp;nbsp;certains botanistesuui mnlfinEpwf]

especes a entrance, anssi bien rma nn ^ ^ nbsp;nbsp;nbsp;• r inbsp;nbsp;nbsp;nbsp;“ultiplient les

genres, famines, etc. en n ui rnr ?“ nbsp;nbsp;nbsp;-P™es,

Ins citte double conviction T ’

mauentes. nbsp;nbsp;nbsp;' ’ ''nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;«*pèces sont per-

On a tout lieu de croirp nbsp;nbsp;nbsp;’nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;t

nont fait que coufirmer ces’de ^

vivantesoudauscelledes veVéh TT' nbsp;nbsp;nbsp;^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;‘«‘«Ie plantes

en voie de transformation fT Ï nbsp;nbsp;nbsp;.‘‘i' “nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;despéees

dos descendants hétéromoip es nbsp;nbsp;nbsp;en se dédoiiblant

^“Joipües remontant a une origine commune.

Les derniers mémoires de M. Ad. Crongniart avaient trait 4 Pétude des graines fos sues silificiees des terrains d’Antnn pi dp Qov'pi Ff cnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;•nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;°

culièremenl apnelée sur ees f , nbsp;nbsp;nbsp;Sain -Bienne. Son attention avait été parli-

p , nbsp;nbsp;nbsp;. ff.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ossiles remarquables par M. Renault et par M. Grand'

des collaborateurs^ieins d’ari'*“°“'''i‘'* nbsp;nbsp;nbsp;f'quot;®

collaborateurs p eins d ardeur pendant sa vie et demeurés, depuis que les sciences

lont perdu, les hentiers de sa pensée et les continuateurs de sou muvr , MM Renaul

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XIV NOTICE.

et Grand’Eury n’ont pas cesse d’en poursuivre Texecution, et c’est en eux que se per-sonnifie la paleontologie végëtale comprise a la manière de fecole fondée par M. Ad. Brongniart. Le culte dont ils entourent sa memoire donne la certitude que le plan qu’ilnbsp;poursuivait recevra sa complete execution et que les graines fossiles dont il n’avait pasnbsp;terminé I’analyse et la determination, aussi bien que celles dont la decouverte se continue chaque jour, seront Fobjet de travaux complets, sous le double rapport de lanbsp;geologie et de Forganographie, faisant connaitre la place exacte de leur gisement et lenbsp;rang qui appartient dans la classification naturelle aux végétaux qui les ont fournies.

L’Academie des sciences et les deux fils de notre illustre confrere, M. Edouard Brongniart, inspecteur des écoles de dessin de la ville de Paris, etM.le docteur Julesnbsp;Brongniart, ont voulu que tout ce que M. Ad. Brongniart avait terminé avant sa mortnbsp;fut Fobjet d’une publication spéciale, dont les planches avaient été exécutées sous sesnbsp;yeiix et décrites par lui et dont le texte avait été communiqué en partie a FAcadémienbsp;des sciences.

On aime a reconnaitre le dévouement apporté par Fhabile dessinateur auquel a été confiée Fexécution des adhiirables planches qui donnent tant de prix a cette publication; il apris la peine d’expliqiier lui-même dans la lettre suivante les motifs qui Fat-tachaient a M. Ad. Brongniart:

rcEn mémoire de M. Brongniart, eet homme que j’ai eu le bonheur de rencontrer dans ma vie, que j’ai vénéré autant que je Fai aimé, et que chaque jour j’ai lieu denbsp;regretter davantage, j’ai mis dans Fexécution des planches de son dernier ouvragenbsp;tons les soins dont j’étais capable,

C’est ainsi que les meilleurs témoins de sa vie scientifique, MM. Benault, Grand’Eury, Cuisin, ses collaborateurs a des titres divers, prenant a tache d’honorer son souvenir et d’entourer ses travaux de leur sollicitude, montrent par leur dévouementnbsp;tout ce que son savoir, sa pénétration, son immense expérience et sa bonté leurnbsp;avaient inspiré de respect et d’alfection.

Je me fais Finterprète des sentiments de FAcadémie des sciences et de ceux de la familie de M. A(F Brongniart en les remerciant pour le concours qu’ils ont prêté anbsp;cette publication, dernier hommage rendu a sa mémoire.

J.-B. DÜMAS,

de l’Académie franfaise.

Secrétaire perpétuel de i’Académie des sciences.

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DESCRIPTION

DES

GRAINES FOSSILES SILICIFIÉES

DU TERRAIN HOUILLER DE SAINT-ÉTIENNE.

CHAPITRE PREMIER.

PÉRIODES DE VÉGÉTATION ET FLORES DIVERSES

QUI SE SONT SUCCÉDÉ A LA SURFACE DE LA TERRE.

L existence des vegétaux aux diverses époques de la formation de la crodte terrestre nous est démontree par la conservation soit de ces végétaux enx-mêmes modifiés, soit de leurnbsp;moule OU empremte dans les roebes formées è ces diverses époques; ce sont ces restes denbsp;vegetaux en oms ans les couches qui constituent l’écorce de notre globe, qu’on nomme desnbsp;vegetaux fossdes; ils peuvent se présenter sous trois formes principales :

1 Les pal ties de vegetaux renfermées dans les couches solides du globe ont seulement per u que ques-uns e leurs éléments, et se sont modifiées de manière a se carboniser plusnbsp;OU moms comp etement sans se détruire entièrement ni être remplacées par des substancesnbsp;mmeia es gt; langcres a eur nature primitive. Les tiges offrent tous les degrés d’altération quinbsp;resu en une com ustion lente, plus ou moins compléte, conservantou ayant laissé dégagernbsp;les matieres volatiles provenant de cette combustion; eest ainsi que les bois fossil es senbsp;traiisforment en ligmte, en bois bitumineux ou en anthracite, que les feuilles et les fruitsnbsp;prennent une couleur fauve, rousse ou noire, suivant que leur carbonisation est plus ounbsp;moms complete. Loi^que l’opacité des tissus altérés ny met pas obstacle, on reconnait aunbsp;microscope tous es détails de l’organisation primitive de ces diverses parties.

2° Les matieres organiques qui constituent les organes des végétaux peuvent être rem-p acees par des substances minérales, ordinairement par de la silice, plus rarement par du carbonate de chaux ou de fer, sans que la disposition des tissus qui forment ces organesnbsp;SOI altérée de maniere que l’étude microscopique de ces végétaux ainsi pétrifiés permetnbsp;souvent de faire une anatomie parfaite de ces parties. Souvent, cependant, les organes se sont

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2 nbsp;nbsp;nbsp;AD. BRONGNIART.

plus OU moins altérés pendant 1’espèce de macération qui a du accompagner leur pétrifica-tion, et on ne retrouve plus que des traces vagues de leur structure intime. Gette transformation de nature constitue la petrification, que Ton observe surtout dans les bois, mais aussi quelquefois dans les fruits et les graines.

3° Le végétal détruit après avoir été entouré par la roche qui Ie renferme laisse dans cette roche une cavité qui est le moule exact de l’organe détruit; cavité qui, dans d’autresnbsp;cas, a été remplie par une matière minérale amorphe, souvent grossière et n’ayant aucunenbsp;trace de l’organisation végétale. Cette destruction du végétal parfois nest que partielle, etnbsp;une même tige ou un même fruit offrira quelques portions du végétal è. l’état charbonneuxnbsp;et le reste sera remplacé par du grès ou de 1’argile; c’est ce qu’on observe trés souvent dansnbsp;les fossiles du terrain houiller.

Quel que soit le mode de conservation d’un végétal fossile, il ne serait pas trés difficile de reconnaitre sa nature et ses affinités avec les végétaux qui vivent encore sur la terre, si 1’onnbsp;trouvait tous les organes qui le constituent réunis et placés dans leurs rapports de positionnbsp;naturelle. Mais il n’en est jamais ainsi. On voit le plus souvent les tiges, les feuilles, lesnbsp;fleurs OU les fruits de la même espèce isolés, mêlés avec des débris appartenant a d’autresnbsp;planles et ne pouvant être associés, pour reconstituer le végétal dont ils proviennent,nbsp;qu’avec beaucoup de difficulté et souvent avec beaucoup de doutes. Dans un grand nombrenbsp;de cas, une partie de ces organes, plus fugaces que les autres, comme les fleurs, tropnbsp;petits, comme les graines, d’un transport facile, comme les bois, sont détruits ou séparés desnbsp;organes les plus nombreux, tels que les feuilles, qui seuls sont conservés en abondance.

Ges diflicultés ont nécessairement ralenti les progrès de l’étude des végétaux fossiles, rendu plusieurs de leurs résultats longtemps incertains, et exigeront encore bien des annéesnbsp;de recherches et d’études approfondies pour que tous les doutes soient levés. Cependant,nbsp;depuistrente ans, on compte assez de faits qui se sont trouvés confirmés pour qu’on puissenbsp;en faire la base d’une histoire sommaire des végétaux qui ont tour a tour vécu a la surfacenbsp;de la terre.

En comparant les végétaux fossiles des diverses couches du globe, on voit, en effet, qu’ils différent trés notablement suivant l’époque du depót de celles-ci. Les espéces renferméesnbsp;dans les diverses couches d’un même terrain, en employant ce mot dans son acception géolo-gique, ne différent pas ou différent trés peu les unes des autres; celles qui sont contenuesnbsp;dans deux terrains qui se succèdent imrnédiatement se distinguent souvent complétementnbsp;comme espéces et assez fréquemment même comme genres; dans quelques cas, les differencesnbsp;vont encore plus loin, ces végétaux appartenant en grande partie a des families ou mêmenbsp;a des classes qu’on ne saurait confondre ou rapprocher.

On peut done considérer comme s’étant déposées pendant une même époque de la création du règne végétal, et comme appartenant a une même flore ancienne, les diverses couchesnbsp;de terrains dans lesquelles on retrouve le même ensemble d’espéces et pendant le dépotnbsp;desquelles quelques-unes de ces espéces au moins ont persisté depuis le commencementnbsp;jusqu’a la fin du phénomène local.

G’est ce c[ui constitue une époque dans l’étude géologique des végétaux fossiles; mais

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GRAINES FOSSILES SILICIFIÉES. nbsp;nbsp;nbsp;3

plusieurs de ces époques se succèdent souvent en conservant un grand nombre de caractères communs dans h nature et la proportion relative des grandes families qui leur appar-tiennent; cette suite d epoques analogues forme une période dans l’histoire du développementnbsp;successif du règne végétal.

En considérant ces transformations dans leur ensemble, un résultat plus général se présente d’une manière incontestable : dans les temps les plus anciens, on reconnait la predominance de lembranchement des Cryptogames acrogènes, telles que les Fougères et les Lycopodiacées; plus tard, celle du sous-embranchement des Dicotylédones gymnospermesnbsp;(Cycadées etGonifères), sans mélange encore d’aucune Dicotylédone angiosperme; enfin, ennbsp;dernier lieu, on constate 1’apparition, et'bientot la prédominance des végétaux angiospermesnbsp;OU a fleurs parfaites, tant dicotylédons que monocotyledons. Ges differences si remarquablesnbsp;dans la nature de la végétation de la terre aux diverses époques de transformation de sanbsp;surface montrent qu on peut diviser la longue série des siècles qui a présidé a la créationnbsp;successive des diverses formes végétales en trois longues périodes, que j’ai appelées le règnenbsp;des Acrogènes, le règne des Gymnospermes et le règne des Angiospermes; expressions indi-quant seulement la prédominance successive de Tune de ces trois grandes divisions du règnenbsp;végétal, sans supposer toujours l’exclusion complete des deux autres.

Les Gryptogames acrogènes et les Dicotylédones gymnospermes existent done sirnultané-ment dans les deux premières et se retrouvent aussi pendant la dernière, quoique dans des proportions trés différentes, mais les Angiospermes paraissent manquer complètement ou nenbsp;sont indiquées que d’uiie manière trés douteuse pendant le règne des Acrogènes et des

Gymnospermes.

On peut exposer ainsi le tableau général des cbangements principaux du règne végétal :

p__Règxe des Acrogènes :

1. nbsp;nbsp;nbsp;Période carbonifère;

2. nbsp;nbsp;nbsp;période permienne.

1I_ .— Règxb des Gymnospermes :

3. nbsp;nbsp;nbsp;Période vosgienne;

A. Période jurassique:

1° Époque keuprique;

2° Époque liasicj[ue;

3“ Époque oolithique;

[i° Épocpie wealdienne.


III. — Règne des Angiospermes :

5. nbsp;nbsp;nbsp;Période crétacée:

r

1® Epoque sous-crétacée; 2° Epoque crétacée;

r

3° Epoque fucoïdienne;

6. nbsp;nbsp;nbsp;Période tertiaire:

r

1“ Epoque éocène;

2” Epoque miocène;

3° Époque pliocène.


Les périodes qui n^ sont pas subdivisées en époques différentes le seront peut-être plus tard, lorsquon connaitra nneux les espèces qui sont propres aux diverses couches ou formanbsp;tions qu’elles coraprennent; mais cornme les caractères de chaque époque reposent ainsi lenbsp;plus souvent sur de simples différences spécifiques, ils restent assez difficiles a établir dansnbsp;une science qui laisse encore beaucoup a désirer.

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h nbsp;nbsp;nbsp;AD. BRONGNIART.

On ne pourra du reste les indiquer ici que d’une manière trés imparfaite, car leurs carac-tères positifs exigeraient 1’énumération compléte des espéces propres k chacune de ces flores, pour laquelle nous sommes obligé de renvoyer a des ouvrages plus spéciaux.

I. — Règne des Acrogènes.

Le règne des Acrogènes remonte jusqu’aux premiers temps de la creation des végétaux sur Ie globe. Les rares empreintes végétales qu’on rencontre dans les couches sédimenteusesnbsp;des terrains de transition les plus anciens olFrent les mêmes caractéres essentiels que cellesnbsp;qu’on recueille en abondance dans les terrains houillers, oü les formes caractéristiques denbsp;cette première période se perpétuent avec tout leur développement.

Les mêmes caractéres, légérement modifiés, se montrent encore dans la flore des terrains permiens, qui termine la série des terrains correspondant A ce règne.

Les caractéres essentiels de cette flore sont la grande prédominance de I’embranchement des Cryptogames acrogènes, et particulièrement des Fougères et des Lycopodiacées, lenbsp;nombre considerable des espéces de la première de ces families, le grand développement desnbsp;végétaux de la seconde, qui constituent le genre Lépidodendron, enfin l’existence de plu-sieurs families tout k fait anomales, et détruites dés les périodes suivantes, families quenbsp;plusieurs points de leur organisation rattachent soit aux Acrogènes, soit aux Dicotylédonesnbsp;gymnospermes.

Les deux périodes que nous y distinguons ne différent entre elles que par des carac-tères assez légers.

Le premier fait qui frappe lorsqu’on examine le tableau des espéces qui constituent cette flore de l’ancien monde, c’est leur petit nombre. 11 est vrai que le relevé des végétaux fossilesnbsp;de la période carbonifère coraprend surtout des espéces provenant des terrains houillers denbsp;l’Europe; mais ceux de l’Amérique du Nord ayant déjé fourni un contingent considérablenbsp;d’espèces, leur étude attentive permet d’affirmer que, pour la plupart, elles sont identiquesnbsp;avec celles d’Europe.

Tandis que l’énumération des plantes de la période carbonifère ne comprend que cinq cents espéces, la flore actuelle de l’Europe compte plus de six mille Phanérogames; cellenbsp;de l’Europe centrale seule plus de cinq mille, et, en y comprenant les Cryptogames, cesnbsp;nombres s’élèveraient respectivement A onze mille pour l’Europe et A neuf mille au moinsnbsp;pour l’Europe centrale.

La flore de la période carbonifère représente done au plus un vingtième des végétaux qui croissent actuellement sur le sol de l’Europe, si l’on considère seulement l’espace qui les anbsp;portés.

Si l’on fait intervenir ie temps dans cette appreciation, le contraste devient encore plus frappant. Le nombre des végétaux reconnus dans les terrains houillers correspond, en effet,nbsp;a toute une longue période, pendant laquelle, sur le même sol, diverses espéces se sont suc-cédé. 11 semble même probable qu’environ cent espéces seulement auraient coexisté dansnbsp;une localité donnée. La pauvreté et Tuniformité de cette végétation, comparées A l’abondance

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GRAINES FOSSILES SILICIFIÉES. nbsp;nbsp;nbsp;5

et è Ia diversité des formes de la nérinftf» nbsp;nbsp;nbsp;a * r

intéressant. nbsp;nbsp;nbsp;plus

Cette réduction dans Ie „„„,b..e des espèces de k /lore ancienne s’expliqne, du reste nar

p/Tpf nrps fïps rrïirïfrp nn/riiiA nbsp;nbsp;nbsp;inbsp;nbsp;nbsp;nbsp;\nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;•nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;önbsp;nbsp;nbsp;nbsp;onbsp;nbsp;nbsp;nbsp;cfl

^ilurope eutière ueTodT “ nbsp;nbsp;nbsp;‘“quot;‘'is

qml P ' ' prodmt que cinquante espèces de Foupères les terrains nu on y explode en ont déia fnnrnl nl„. J jnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;’ * terrains houillers

^ . 1, - ¦ 1 f nbsp;nbsp;nbsp;j “ P “ “®nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;cinquante. Si les families mii om

contnbue a la formation de la houille n'étaient pas „ombreusl. elles étaient done ricL equot;!

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„ nbsp;nbsp;nbsp;11nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;”nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Gomfères et les EiilipdrAp« rl» vv

actuelle, au nombre de vinpt-rinrr ennf m nbsp;nbsp;nbsp;pneürees de 1 Europe

ter^iu bomller, appartenanf nbsp;nbsp;nbsp;^ ^

les espéces rivan.es qni leurfptrnett::

de Fougères absolument disnarne ot rin ' r 'F o i mpte des genres des prèïes, ou des végétaux q„T •.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;‘ Europe nepossMe plnsi

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1. Période carbonifère.

Les cai actèi es de la vegetation pendant la période carbonifère se résument done ainsi ;

1 nbsp;nbsp;nbsp;sence comp ète des Dicotylédones angiospermës ;

2 nbsp;nbsp;nbsp;Absence compléte ou presque compléte des Monocotylédones;

3“ Predominance des Gryptogames acrogènes; formes insolites et disparues appartenant aux Fougeres, aux Lycopodiacées, aux Équisétacées;

A« Grand developpement des Dicotylédones gymnospermes, resultant de 1’existence, é

cette epoque, e amilles disparues non seulement au temps actuel, mais dés la fm de'la période carbonifère.

La prédommance des Gryptogames acrogènes établit entre ia végétation de cette première période et celle des petites iles de la zone équatoriale et de la zone tempérée australe dansnbsp;lesquelles Ie climat maritime est porté au plus haut degré, une analogie que jai souventnbsp;signalee. Toutefois, dMs ces ües, la végétation nest pas absolument dépourvue de végétauxnbsp;phanerogames, dont 1 absence est compléte dans les terrains houillers,

Reduite aux formes les plus simples et les moins parfaites, cette végétation de la période

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6 nbsp;nbsp;nbsp;AD. BRONGNIART.

carbonifère représente-t-elle une première phase de rorgaiiisation du règne vegetal, destinée a se perfectionner avec Ie progrès des siècles, saus solution de continuité, une espèce en en-gendrant une autre, ou bien faut-il considérer les espèces comme ayant une existence propre,nbsp;comine apparaissant sans ancêtres et disparaissant sans descendance? Ce qui est certain,eestnbsp;que les formes de passage ou de transition ne se trouvent nulle part.

IIexistait done,a lepoque carbonifère,trois groupes particuliersde végétaux non seulement complètement détruits maintenant, mais disparus déjA dès les périodes suivantes. Ilsformentnbsp;ainsi un des caractères les plus remarquables de cette végétation primitive du globe, et menbsp;paraissent se rapporter au sous-erabranchement des Dicotylédones gymnospermes; ce sont;

1° Les Astér op hyllitées, végétaux amp; tiges articulées, h feuilles veinées en verticelles, nom-breuses et souvent soudées a leur base, plantes géiiéralement herbacées, quelquefois, ce-pendant, a tiges grosses et ligneuses semblables extérieurement è celles des Calamites, mais ayant une structure interne analogue a celle des Cycadées;

a** Les SigiUariées, grands végétaux arborescents que j’avais d’abord comparés a des Fou-gères arborescentes, mais que leur structui’e interne range dans cette division des Gymnospermes, dont les Stigmaria, si fréquents dans tous les terrains houillers, paraissent être les racines, mais dont les feuilles ne nous sont pas encore bien connues;

3“ Les Nosggerathiées, caractérisées seulement par leurs feuilles presque intermédiaires, en leur forme et leur structure, entre celles des Cycadées et celles de certaines Conifères.

Telles sont les formes végétales dont l’ensemble constitue la flore du règne des Acrogènes, et particulièrement de Ia période carbonifère.

On voit qu’en faisant abstraction des végétaux dont la détermination est tout a fait douteuse, ces formes se rapportent a sept families différentes : trois de la division des Cryptogamesnbsp;acrogènes, ce sont: les Fougères, les Lycopodiacées et les Equisétacées; quatre de la division desnbsp;Dicotylédones gymnospermes, ce sont: les Conifères, envuon douze espèces; les Nceggéralhiées,nbsp;douze aussi; les SigiUariées, soixante, et les Astérophyllitées, renfermant quarante-quatrenbsp;espèces, et comprennent un total d’environ cinq cents espèces, dont la moitié se rapportentnbsp;a Ia seule familie des Fougères.

La prédominance numéric^ue des Fougères, la présence des Lépidodendron, des SigiUariées et des Astérophyllitées, formes anomales et détruites dès les périodes suivantes, enfin l’absencenbsp;compléte des Dicotylédones ordinaires ou angiospermes, et même probablement celle desnbsp;Monocotylédones, ainsi que la rareté des vraies Conifères et l’absence probable des Cycadéesnbsp;proprement dites, sont done les caractères saillants de cette première végétation du globe,nbsp;dont les .débris amoncelés ont donné naissance aux couches de houille ou de cliarbon denbsp;(erre ancien.

On voit corabien cette végétation, puissante par Ie nombre et la grandeur des individus, était peu variée dans ses formes, puisque cinq cents espèces, réparties dans sept ou buitnbsp;families, la constituaient, tandis qu’a l’époque actuelle, en Europe seulement, nous connais-sons plus de six mille espèces de plantes, sans comprendre les Cryptogames inférieures,nbsp;appartenant presque toutes a ces deux grandes divisions des Monocotylédones et des Dicotylédones angiospermes, qui manquent complètement dans la période carbonifère.

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graines FOSSILES SILICIFIÉES. nbsp;nbsp;nbsp;7

2. Période permienne.

La 'periode permienne nest encore connue que trés imparfaitement et ne doit peut-être former qu’une dernière époque de la grande période carbonifère, k laquelle eile se iie dunenbsp;manière trés évidente. Les grès permiens de la Russie, décrits par MM. Montbrison et denbsp;Verneuil, les schistes bitumineux de la Thuringe et, dans mon opinion, les ardoises denbsp;Lodève en offrent les principaux débris. Ce sont des Fougères trés analogues a celles desnbsp;houillères et des Gonifères du genre Walchia, ressemblant aux Araucaria de l’Australie, qui ennbsp;ferment la niajorité; é ces families se joignent, mais comme examples trés rares, une Astéro-

phyllitée, un Lépidodendron, deux espèces de Noeggerathiées et de Galamites. On n’y a pas trouvé jusqu’è présent de Sigiliariées.

Les families les plus remarquables de la période carbonifère semblent s’éteindre vers

cette période et annoncer ainsi la lin de cette création remarquable, qui constitue ce que j’ai noinmé Ie règne des Acrogènes.

11. — Règxe des Gymisosigt;ermes.

Le règne des Gymnospermes, qui y succède, est essentiellement caractérisé par la predominance des deux families qui servant encore de types a cette division du règne vegetal, les Gonifères et les Gycadées; par la reduction du nombr'e des Gryptogaraes acrogènes, prescpenbsp;entièrement bornées è des Fougères, sans Lycopodiacées et surtout sans Lépidodendron;nbsp;enfin par l’absence des families spéciales de Gymnospermes, qui formaient un des caractèresnbsp;les plus remarquables de la période carbonifère, et par celle des Dicotylédones angiospermesnbsp;et peut-être même des Monocotylédones, qui ne se montrent d’une manière bien positivenbsp;que dans les terrains plus modernes. 11 en résulte que les flor es de ces époques n’ont pas

l’aspect anomal de celles de la période carbonifère, mais ressemblent davantage è une petite fraction de la vegétation actuelle de la terre.

3. Période vosgienne.

La piemieie peiiode de ce règne des Gymnospermes est h période vosgienne, comprenant seulemen e gres ugarre des Vosges, si riche en fossiles végétaux dans quelques points, etnbsp;dont les lormes ont ete si bien illustrées par MM. Schimper et Mougeot

Malgré la frequence assez grande des empreintes végétales dans le grès de quelques carrières, les especes sont pen nombreuses, et si 1’on évite les répétitions s’appliquaiit a des organes differents des memos plantos, on verra que cette flore se borne a environ dix espècesnbsp;de Fougeres, deux Itquisetacées, six Gonifères des genres Voltzia et Naidingera, deux Cvcadéesnbsp;douteuses, et cmq ou six plantos de position trés incertaine.

Les Conifoes complèlemenl; dlfférenles de celles des terrains liouillers el de celles des époques plus récentes et les Fougères de formes aussl fort parliculières et la plupart pronbsp;baMement presque arborescentes, sont done les caractères essentiels et trés disLtifs de

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8 nbsp;nbsp;nbsp;AD. BRONGNIART.

cette époque vosgienne qui s’isole parfaitement dans la succession des formes du règne végétal.

La pauvreté de cette flore est dénotée encore par 1’absence de dépots de charLon fossile provenant de ses débris, dépots qui existent, plus ou moins puissants, pendant presque toutesnbsp;les autres périodes.

4. Période jurassique.

La période jurassiqm nous offre un ensemble de végétaux bien plus nombreux et plus varies, mais se modifiant graduellement pendant la succession des terrains qui y correspondent, de sorte qu’on peut y distinguer quatre époques ayant chacune leur flore spéciale.

Le caractère commun aux diverses époques de cette période, et qui la distingue essen-tiellement de la précédente, c’est la présence bien constatée, et le plus souvent la grande variété des plantes de la familie des Cycadées, qui se montrent déja en grand nombre dansnbsp;le keuper et se retrouvent jusqu’a l’époque wealdienne, tandis que pendant la périodenbsp;vosgienne on n’en cite que des indices trés douteux. Aux plantes de cette familie se joignentnbsp;des Conifères de genres particuliers, des Fougères assez variées, quelques Equisétacéesnbsp;remarquables par leur grande dimension, et peut-être une ou deux Lycopodiacées et Marsi-léacées; l’existence de quelques Monocotylédones y parait a peu prés certaine, mais riennbsp;n’établit celle des Dicotylédones angiospermes, et ce caractère la distingue essentiellementnbsp;des diverses périodes suivantes classées sous le règne des Angiospermes.

Cette période se divise assez nettement en quatre époques, qui différent par la nature des espèces qui leur sont propres, et même par l’existence de certains genres et la prédomi-nance de Tune ou de l’autre des families appartenant a ces flores:

\dépoque Jceuprique, qui succède a la période vosgienne, est proportionnellement plus riche en Fougères que les suivantes et plus pauvre en Cycadées et en Conifères. Ainsi, surnbsp;cinquante plantes terrestres signalées dans le keuper de l’Allemagne et de la France, onnbsp;compte vingt-huit Fougères, douze Equisétacées, et tout au plus six Cycadées et quatrenbsp;Conifères assez mal connues; l’abondance des grandes Equisétacées forme un des caractèresnbsp;les plus remarquables de cette époque; elle se distingue aussi par le peu de variété dsenbsp;Cycadées et par leurs formes spécifiques trés particulières.

L’époque liasique comprend au moins soixante-dix espèces, observées en Allemagne, en France, en Angleterre et en Suède, divisées presque également entre les Fougères et lesnbsp;Cycadées, qui comprennent environ chacune trente espèces. Les Conifères et les Equisétacéesnbsp;y sont moins nombreuses; le grand développement des Cycadées, la variété de leurs formes,nbsp;qui permet de les rapporter a des genres divers, sont done un des caractères les plus saillantsnbsp;de cette époque comparée k la précédente, mais qui diffère d’une manière moins trancliée denbsp;1 epoque suivante. C’est pliitót par des differences spécifiques et cjuelquefois génériques qu’ellesnbsp;se distinguent que par les rapports numériques entre les families. Ainsi certaines formes denbsp;Fougères, et surtout le Clatlieropleris meniscioides, plusieurs Plerophyllum et Nilsonia parminbsp;les Cycadées, et quelques Conifères sont tout a fait caractéristiques de cette époque.

h’époque oolilhique, par les rapports numériques des families et par l’ensemble des

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GRATNES FOSSILES SILICIFIÉES. nbsp;nbsp;nbsp;9

formes génériques, diffère peu de la précédente. Sur quatre-vingt-dix espèces connues pro-venant de localités trés diverses, mais surtout de France et d’Angleterre, quarante appar-tiennent a la familie des Fougères, plus de trente i celle des Gycadées, et dix environ a celle des Gonifères. Quelques grandes Equisétacées se montrent encore è cette époque commenbsp;pendant les deux précédentes; plusieurs genres de Fougères observes dans Ie lias ont dis-paru, et l’ensemble des espèces est généralement différent, tant dans cette familie que parminbsp;les Gycadées et les Gonifères; les Otozamites, les Pterophyllum, les Nüsonia, qui caractérisentnbsp;ces deux époques, disparaissent au contraire dans la suivante.

[i° h'époque wealdienne n’a laissé de traces que dans un petit nombre de points de l’AHe-magne, de l’Angleterre et de la France, et eest surtout dans ie Hanovre qu’on a découvert les fossiles qui en ont fait connaitre la flore. Elle comprend déja cependant prés de soixantenbsp;espèces, dont les Fougères et quelques autres Gryptogames forment plus de la moitié, lesnbsp;Gycadées un quart et les Gonifères a peine un dixième. On n’y voit encore aucun indice denbsp;vraie Dicotylédone angiosperme.

Des dépots charbonneux assez puissants, et souvent exploités avec avantage, se trouvent dans les formations oolitbique et wealdienne et prouvent l’importance de la végétation denbsp;cette époque; les bois de Gonifères, passés a letat de lignite et souvent de jayet, en formentnbsp;évidemment la base.

On volt que pendant ces ejuatre époques de la période jurassique ce sont toujours les Fougères, les Gycadées et les Gonifères qui, sous des formes peu différentes, constituentnbsp;presque uniquement la masse de la végétation, sans mélange aucun de Dicotylédones angio-spermes et avec quelques indices seulement de Monocotylédones.

— Règne des Angiospermes.

Le règne des Angiospermes on des végétaux dicotylédons a fleur compléte a, en effet, pour caractere non seulement la prédominance, mais même, autant que nous pouvons en jugernbsp;d apres tous les aits conims, l’apparition sur la surface du globe de cette grande division dunbsp;legne vegeta , qui, ans état actuel de la végétation terrestre, constitue plus des trois quartsnbsp;de son ensemb e. Depuis la destruction des plantes de la période carbonifère, aucunenbsp;transformation plus grande ne s’était opérée dans les caractères de la végétation du globe, etnbsp;on peut dire que son changement complet pendant la période crétacée marque le point denbsp;depart de a orme u regne végétal, tel qu’il existe encore de nos jours, non que les mêmesnbsp;especes aient persiste sur notre sol depuis cette époque, mais paree que dans son ensemblenbsp;la végétation offrait, dès les premières époques tertiaires, les caractères généraux qu’ellenbsp;imssède encore aujourdhui; les différences qui se sont montrées depuis lors entre diversesnbsp;époques étant de meme valeur que celles qui distinguent entre elles les flores des diversnbsp;climats de la surface actuelle de la terre.

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AD. BRONGNIART.

5. nbsp;nbsp;nbsp;Période crétacée.

Cette apparition des piantes dicotylédones angiosperines ne parait pas cependant avoir acquis immédlatement un grand développenient, car pendant la période crétacée ces piantesnbsp;ne se montrent qu’en petit nombre, elles ne présentent que pen de formes diverses et sontnbsp;encore jointes a une trés forte proportion de Gonifères, de Cycadées et de Fougères. G’estnbsp;une sorte d’époque de transition entre Ie règne des Gymnospermes et celui des Angiospermes.nbsp;Les fossiles trés pen nombreus, et généralement dans un état trés imparfait de conservation,nbsp;qui lui appartiennent, exigent encore de nouvelles études; niais certaines feuilles apparte-nant a des végétaux dicotylédones, désignés sous Ie nom de Credneria, constituent un denbsp;ses cai'actères les plus remarquables.

Jusqu’a pi’ésent, je n’ai fait mention que des formes de la végétation terrestre de ces diverses époques; cependant, a la plupart d’entre elles correspondent quelques espèces denbsp;piantes marines, mais ordinairement peu caractéristiques.

A la fin de la période crétacée ou au commencement de la période tertiaire se trouvent, au contraire, des dépóts ordinairement arénacés qu’on a désignés souvent sous Ie nom denbsp;gres a fucoïdes, qui renferment de nombreuses ernpreintes de piantes marines, d’espècesnbsp;trés rapprocbées les unes des autres, formant un ensemble trés distinct que j’ai nomménbsp;époque fucoïdienne.

6. nbsp;nbsp;nbsp;Période tertiaire.

Avec ces dépots marins commence la grande période tertiaire, pendant laquelle la végétation revêt de plus en plus les caractères de celle qui existe encore actuellement. Cependant, cette végétation s’est modifiée pendant Ie dépot successif des terrains tertiaires, et on peutnbsp;aussi la diviser en trois époques, correspondant aux terrains éocènes, miocènes et pliocènes,nbsp;époques toutefois souvent assez difficiles a bien distinguer, k cause des particularités localesnbsp;propres aux divers bassins dans lesquels ces terrains se sont déposés.

1° Pendant i’époque éocène, la végétation marine se montre souvent assez développée et en rapport avec l’étendue ou la nature des terrains marins qu’elle renferme, mais ce sontnbsp;les dépots abondants de lignites correspondant a cette époque qui recèlent Ie plus grandnbsp;nombre des végétaux terrestres fossiles qui lui appartiennent. Le succin qu’ils contiennentnbsp;en a souvent conservé des fragments, dont M. Goeppert a pu déterminer la nature; le calcairenbsp;grossier de Paris, les argiles de Pile Sheppey, dans la Tamise, nous en ont montré d’autresnbsp;en grand nombre. On y a ainsi reconnu c[uelques Mousses et quelques Fougères, des grainesnbsp;de Gliara, diverses Nayadées, mais surtout c[uelques Palrniers bien caractérisés, des Gonifèresnbsp;trés variées, et beaucoup d’arbres, tels que des Noyers, des Protéacées, des Légumi-neuses, etc.

2“ Pendant Vépoque miocène, les Palrniers deviennent plus nombreux et plus variés, les Gonifères et les Arbres amentacés sont nombreux, mais associés a plusieurs formes étrangèresnbsp;a nos climats, indiquant, comme les Palrniers, une température plus élevée et qui per-mettrait de comparer l’ensemble de cette flore a celle du midi des États-Unis ou des zonesnbsp;tempérées du Mexique.

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GRAINES FOSSILES SILICIFIÉES.

3“ Enfin, pendant Vépoque pliocene, la végétation revêt presque entièrement les caractères de celle des contrées tempérées de notre globe et de notre hémisphère. Les Palmiers ontnbsp;disparu, les Conifères se rangent Ia plupart dans les genres de l’Europe ou de I’Amériquenbsp;septentrionale; les Amentacées nous offrent, d’une nianière évidente, de nombreux repré-sentants de nos genres actuels, des Chênes, des Hetres, des Charmes, des Bouleaux, desnbsp;Aulnes, des Ormes, des Noyers, des Peupliers, des Saules, plusieurs Rosacées, Légumi-neuses, Rhamnées, Acérmées, Ericinées, etc. Aucune forme ne semble appartenir è desnbsp;végétaux exclusivement propres aux régions équatoriales.

Cependant cette division en trois époques distinctes des végétaux qui ont vécu pendant la période tertiaire est peut-être une conclusion prématurée; trés nombreuses en effet sont lesnbsp;difierences entre les associations de végétaux observées dans des localités diverses des terrainsnbsp;tertiaires, et il est diflicile, dans l’état actuel de nos connaissances sur la succession et Ienbsp;mode de formation de ces terrains, de dire si ces différences tiennent a des conditionsnbsp;locales particulières ou a la diversité des époques de leur formation. Ainsi, pour ne citer quenbsp;quelques exemples tirés des localités qui, en France, offrent Ia plus grande variété denbsp;fossiles végétaux dans des dépóts tertiaires, plusieurs d’entre eux se rangent sans difficulténbsp;dans la flore miocene telle que nous Ia définissons ci-dessus : ce sont ceux qu on a recueillisnbsp;dans les gypses dAix, en Provence, dans les grès des environs du Mans, d’An^ers et denbsp;Périgueux, oü les empreintes de feuilles de Palmiers sont associées è d’autres plaiitesnbsp;étrangères a nos climats; mais plusieurs de ces plantes exotiques dicotylédones se retrouventnbsp;dans les dépots tertiaires d’Armissan, prés Narbonne, de Gergovia, prés Clermont, et cependant aucune trace de Palmier ne s’y rencontre; ce serait peut-être une époque intermédiairenbsp;entre celle des errains precédents et celle de la vraie flore pliocène, telle que nous loffrentnbsp;les schistes de Menat, en Auvergne, et plusieurs localités de I’AHemagne.

L ensemble de la végétation pendant la période tertiaire conserve done des caractères genéraiix ana ogues a ceux que nous présente Ie règne végétal considéré é fépoque actuelle,nbsp;sui ego e en ler maïs la nature de cette végétation se modifie avec les époques et lesnbsp;localités, comme elle se modifie de nos jours sur la terre suivant les climats, pmir dopnernbsp;naissance aux flores spéciales de chaque région géographique.

Pour recapituler en quelques lignes eet exposé, déja trés sommaire, des modifications que e legne vege a a su jies depuis sa première apparition jusqu’a nos jours, nous rappelleronsnbsp;qu en aisan a s lac ion des Cryptogames celluleuses, qui se trouvent en petit nombre a toutes

es epoques on peut résumer les caractères généraux du règne végétal dans les époques géo-logiqiies de la manière suivante : nbsp;nbsp;nbsp;i a o

Dans les premières périodes (carbonifère el permienne). il „e se composait „ne d’nn peut nombre de families, environ buit, appartenant a denx des grandes divisions du rèanenbsp;vegetal seulement, les Cryptogames acrogènes et les Dicotylédones gymuospermes divisionsnbsp;qu on peut eonsidérer comme oflrant les types les plus simples parmi les végétaui li.neux'nbsp;maïs préseulanf alors des formes plus variées et un plus grand développement qifi unênbsp;epoque plus récente.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^

O” Dans les deux périodes suivantes (vosgienne et jurassiqne), Ie règne végétal reste

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12 nbsp;nbsp;nbsp;AD. BRONGNIART.

encore borne A ces deux meines divisions, les Cryptogames acrogènes et les Dicotylédones gymnospermes, auxquelles s’ajoutent peut-être quelques Monocotylédones.

Les families et les genres particuliers aux périodes précédentes ontdisparu, les families variées de Dicotylédones angiospermes qui apparaissent plus tard n’existent pas encore, etnbsp;Ie règne végétal est presque toujours borné a quatre families de végétaux terrestres :nbsp;les Fougères, les Équisétacées, les Gycadées et les Gonifères, dont les formes, quoique plusnbsp;variées qu’elles ne Ie sont maintenant sur Ie sol de l’Europe, constituent cependant des floresnbsp;assez pauvres, comparativement au nombre des végétaux qui croissent actuellement sur Ienbsp;même sol. G’est du reste un caractère commun a ces premières périodes de l’histoire dunbsp;règne végétal; ainsi, tandis qua l’époque actuelle l’Europe fournit plus de six mille plantesnbsp;dilférentes, les dépots si nombreux de la période carbonifère n’en ont pas présenté plus denbsp;cinq cents, et encore ces espèces ne vivaient-elles pas toutes simultanément, et l’époque cor-respondant au dépot d’une même couche en offre-t-elle rarement plus de cinquante a soixante.nbsp;Les périodes subséquentes sont encore moins riches en espèces, car Ie nombre de celles-cinbsp;y varie de trente a cent vingt pour une même époque.

3“ A l’époque crétacée, la nature de la végétation se modifie trés notablement par l’appa-rition des vraies Dicotylédones angiospermes, mêlées cependant a quelques plantes analogues è celles de la période précédente.

li° Mais eest pendant la période tertiaire que ce caractère acquiert tout son dévelop-pement; la variété des espèces et celle des families rappellent tout a fait alors l’époque actuelle, qui n’est, pour ainsi dire, qu’une continuation de la période tertiaire. H y a, dèsnbsp;cette époque, transformation compléte dans la nature de la végétation terrestre par lanbsp;présence des Dicotylédones angiospermes, c’est-è-dire des végétaux a véritables fleursnbsp;parfaites, que tous les naturalistes considèrent comme Ie degré Ie plus élevé de l’organi-sation des végétaux. Si certains groupes de végétaux ont perdu de leur grandeur et de leurnbsp;variété, comme les Lycopodiacées, par exemple, par la destruction des Lépidodendronnbsp;du terrain houiller, Ie règne végétal, se perfectiennant dans son ensemble, na inontré sesnbsp;formes les plus parfaites ou les plus compliquées, ce que nous considérons commenbsp;synonyme, que dans les derniers temps de la formation de la croAte du globe, pendantnbsp;la période tertiaire L

' Ce chapitre devait être revu par i’auteur : quelques notes indiquent les changements qu’il se proposait d’y nitro-duire, mais elles ne permettent pas de les elTectuer avec la certitude de rendre exactement sa pense'e.

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GRAINES FOSSILES SILICIFIÉES.

CHAPITRE II.

GRAINES FOSSILES

TROUVÉES A L’ÉTAT SILIGIFIÉ DANS LE TERRAIN HOUILLER DE SAINT-ÉTIENNE

Ce chapitre comprend les matières suivantes :

1“ Généralites sur les graines fossiles du terrain houiller; leur mode de conservation, leui’s caractères extérieurs et leur classification;

2° Gisement des végétaux fossiles silicifiés de Saint-Étienne et d’Autun; époque de leur silicification;

3° Mode de conservation des graines silicifiées; les altérations de deux sortes qu’elles ont éprouvées . i pai maceration; a® par pétrification; état primitif de ces graines;

Organisation générale de ces graines; leurs principaux caractères; leurs analogies avec les graines es vegetaux actuels; leur classification;

5“ Description en genres et distinction en espèces de ces graines C

^ Les végétaux fossiles des terrains anciens, et particulièreinent ceux du terrain houiller,

n ont éte connus pendant longtemps que par les empreintes que leurs organes laissaient dans

es schistes ou es grès qui accompagnent les couches de houille; on n’en pouvait apprécier que la forme extérieure.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^

OU graines

Plus recemment, il est vrai, on a souvent étudié des portions de végétaux pétrifiés appar-tenant k ces terrains, maïs ce sont généralement des hois, des portions de tiges, des pétioles, des fructifications de Cryptogames qui ont été lobjet de ces recherches; les fruitsnbsp;n ont donné lieu A aucune observation importante.

ses

Les descriptions dun grand nomhre de fruits du terrain houiller, et surtout de couches supérieures, inscrits sous les noms de Cardiocarpus, de Trigonocarpus et de Bliabdo-carpus, se bornent, en général, k faire connaitre leurs formes extérieures et quelques indicesnbsp;de leur constitution générale, déduits des accidents de leur cassure; la plupart, en effet, parnbsp;suite de leur mode de conservation, ne permettaient pas des études plus précises, aussi lesnbsp;analogies les plus hasardées étaient-elles mises en avant. Presque tons les hotanistes paléon-

' nbsp;nbsp;nbsp;FSnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^ trailer tous les points compris dans ce programme, néanmoins on a cru devoir Ie

reproduire tel qu d se 1 etait tracé.

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14 nbsp;nbsp;nbsp;AD. BRONGNIART.

tologistes, et en particulier MM. Lindley et Gceppert, y voyaient des preuves de l’existence des Palniiers a cette période reculée.

M. Hooker, cependant, signalait 1’analogie des Trigonocarpus avec les Conifères et autres Gymnospermes, et M. Schimper, de son cóté, placait ces divers fruits on graines a la suitenbsp;des Cycadinées. Mais la rareté des échanlillons propres a ces études délicates et la difficulténbsp;des préparations empêchaient des travaux plus étendus.

Un gisement retnarquable de végétaux silicifiés, découvert depuis peu de temps dans Ie bassin houiller de Saint-Étienne par M. Grand’Eury, dont l’Académie connait les importantesnbsp;recherches sur la flore fossile de ce bassin, permet d’aborder ces études avec la certitudenbsp;d’obtenir des résultats plus complets. M. Grand’Eury a bien voulu me confier tous les maté-riaux qu’il a recueillis en ce qui concerne les fruits ou graines trouvés dans ce gisement,nbsp;matériaux qui s’accroissent tous les jours par ses incessantes recherches. Mais, avant d’ex-poser Ie résultat des observations que j’ai faites sur ce sujet, je crois devoir indiquer dansnbsp;c|uelle situation se trouvent les roebes qui renferment ces fossiles. Voici les renseignementsnbsp;que M. Grand’Eury m’a fournis a eet égard :

cc Les végétaux silicifiés se trouvent dans des galets appartenant k deux principaux bancs de poudingues, situés l’un a 200 mètres, l’autre a 6^00 mètres environ au-dessus de lanbsp;grande couche qui occupe la partie supérieure du terrain houiller de Rive-de-Gier, dans Ienbsp;milieu des conglomérats stériles, de 5oo a 600 mètres de puissance, qui sont interposésnbsp;entre Ie terrain houiller de Rive-de-Gier et celui de Saint-Étienne. Ces poudingues senbsp;rnontrent dans plusieurs points, sur plus d’un kilometre d’étendue, a Chavillon, a la Fa-verge et a la Peronnière, prés de Grande-Groix, a Gratieux, aux bois de Corbeyne.

Les fragments de roebes siliceuses brisés et transportés qui composent ces bancs, placés dans les parties les plus inférieures du bassin de Saint-Étienne, au-dessous de toutes lesnbsp;couches de bouille de ce bassin, proviennent évidemment de dépots siliceux encore plusnbsp;anciens, qui ne se rnontrent nulle part d’une manière bien claire, et surtout avec les débrisnbsp;si nombreux de végétaux qu’on retrouve dans les conglomérats qui nous occupent.

Ces dépots siliceux correspondent peut-être a une couche d’origine plutonique, que M. Grand’Eury indique a environ 100 mètres au-dessus de la grande couche de Rive-de-Gier.

Les restes des plantes que ces conglomérats renferment doivent done se rapporter non a la flore bouillère de Saint-Étienne, mais a celle qui fa précédée iramédiaternent, c’est-a-direnbsp;a celle de Rive-de-Gier, qui, du reste, n’en dilfère que trés peu.

Si nous cberchons maintenant a nous rendre compte du milieu dans lequel ces graines ont été déposées et des circonstances qui ont dR accompagner ce dépót, nous verrons que lanbsp;roebe siliceuse qui les renferme est remplie de débris végétaux de toutes sorles : les unsnbsp;trés volumineux, comme de gros morceaux de bois; d’autres assez complets, comme desnbsp;graines, des feuilles de Fougères avec leurs fructifications, de petites branches; d’autres ennbsp;fragments brisés, trés ténus, mais dont les tissus sont parfaitement conservés, mêlés a desnbsp;detritus altérés formant une sorte de terreau sans organisation appréciable.

Quand 011 a examiné de nombreuses lames minces de ces roebes siliceuses pour fétude

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GRAINES FOSSILES SILICIFIÉES. nbsp;nbsp;nbsp;15

de quelques-uns des fossdes qu’elles renferment, il est impossible de ne pas se figurer qu on a sous les veux Ie terreau et les debris de végétaux qui couvrent Ie sol d’une forêt, on quinbsp;se seraient déposés dans Ie fond des mares on des étangs que ces arbres entouraient.

Ce terreau lui-même parait souvent avoir été pénétré par les racines capillaires de petits végétaux croissant a sa surface, tels que de jeunes plantes de Fougères ou d’autres Crypto-games. Ces racines délicates, quelquefois trés altérées, d’autres fois trés bien conservées,nbsp;entourent les tissus spongieux de certaines graines, les pénètrent même, et peuvent, lors-qu’on ne connait pas leur origine, donner naissance k des erreurs.

Ces fails prouvent, en outre, que ces graines ont séjourné longtemps dans ce terreau humide, et qu’elles ont pu y subir des altérations notables avant d’être silicifiées.

On ne sera done pas étonné de voir qu’è cóté de tissus remarquablement bien conservés, il s’en trouve qui sont détruits ou profondément altérés, et que souvent même les cavitésnbsp;résultant de la destruction de certains tissus sont occupées par du quartz cristallisé qui ennbsp;tapisse les parois. Malgré ces altérations, on peut souvent obtenir sur la structure de cesnbsp;graines des données précises qui jettent beaucoup de jour sur leur nature.

On sait que c’est au moyen de lames détachées dans une direction déterminée et réduites a une trés faible épaisseur, qu’on parvient k étudier au microscope la structure des diversesnbsp;parties dés végétaux pétrifiés. Ce mode de préparation, toujours trés délicat, devient trésnbsp;difficile k mettre en pratique lorsqu’il faut, comme on y est obligé pour les graines, et sur-tout pour les petites graines, mettre è découvert et préparer dans une direction déterminéenbsp;des parties qu’une différence d’épaisseur d’un dixième de millimètre ne permettrait plusnbsp;d’observer. C’est grAce aux connaissances scientifiques et é l’habileté de M. B. Renault, dontnbsp;l’Académie a souvent apprécié les importants travaux personnels sur des fossiles recueillisnbsp;par lui aux environs d’Autun, que j’ai pu obtenir les nombreuses préparations nécessaires pour étudier, autant que l’état des échantillons Ie permettait, les caractères de cesnbsp;graines.

Dans les descriptions qui vont suivre, j’emploie toujours Ie mot de graines et non de fruits, celui de tesla et non de péricarpe, paree que ces graines, comme on Ie verra, ont la plus unenbsp;grande analogie avec celles des Conifères et des Cycadées, et que, sans vouloir entrer icinbsp;dans la discussion de la nature de ces organes, je suis plus que jamais convaincu qu’ils repré-sentent des graines nues, ainsi que R. Brown 1’a établi Ie premier et que l’admettent main-tenant les botanistes les plus éminents.

Toutes les graines trouvées dans Ie terrain houiller, et particulièrement celles qui ont été recueillies a Saint-Étienne, sont des graines orthotropes, dont Ie testa présente un bile et unenbsp;chalaze a sa base et un micropyle a l’extrémité opposée; ce testa renferme un nucelle dressénbsp;dont Ie sommet correspond au micropyle. C’est l’organisation des graines des Cycadées et desnbsp;Conifères; mais, a cóté dé cette uniformité dans les caractères fondamentaux, noqs trouvonsnbsp;une extréme variété dans les caractères d’une moindre importance : c’est ce qu’on observenbsp;aussi, quoique a un moindre degré, dans les Gymnospermes actuelles. Ainsi Ie tesia est tantótnbsp;formé entièrement par un tissu dense et évidemment trés dur, comme celui du Pin pignonnbsp;et de rif; tantót il présente plusieurs couches de structure, sans doute de consistance trés

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diverse, formant un endotesta et un sarcoiesta, comme on Ie constate actueliement dans les Cycas, les Gingho, les Cephalotaxus et les Torreya. De sorte que certains genres de ces grainesnbsp;fossiles présentent une succession de modifications semblables A celles qu on observe dansnbsp;une série de genres vivants analogues. Les formes du testa sont en outre trés variées; il offrenbsp;souvent des crêtes ou ailes nombreuses et des prolongements remarquables vers la base ounbsp;Ie sommet, qui fournissent des caractères distinctifs faciles A saisir; sous ce rapport, ienbsp;testa présente des modifications bien plus nombreuses et bien plus prononcées que celles qu onnbsp;remarque dans les Gymnospermes actuelles, et concorde ainsi avec les formes si singulièresnbsp;que nous montrent dans leurs organes de la végétation les Gymnospermes de fépoquenbsp;bouillèreb

Toutes ces graines, lorsqu’on peut les étudier A fétat complet, nous montrent, comme je fai déjA dit, une base qui correspond A la chalaze et un sommet oppose oü se trouve Ienbsp;micropyle. Par des coupes bien dirigées dans 1’axe de la graine, on voit souvent trés distinc-tement Ie faisceau vasculaire, formé de petites trachées ou vaisseaux rayés, qui traverse Ienbsp;testa et va s’épanouir dans Ie disque de la chalaze; ce faisceau donne souvent naissance Anbsp;des faisceaux vasculaires secondaires qui se portent dans les parties extérieures du testa etnbsp;y alfectent des dispositions diverses, suivant Ie genre qu’on examine.

A 1’autre extrémité, tantót Ie micropyle se présente comme un canal oblitéré entouré d’un tissu un peu différent de celui du reste du testa, mais ne faisant pas saillie au dehors;nbsp;tantót, dans d’autres genres, Ie micropyle se prolonge A fextérieur en une sorte de bec ounbsp;de colonne traversé par un canal encore ouvert dans la graine adulte, et dans lequel j’ainbsp;apercu, dans un ou deux cas, des grains de pollen qui s’y étaient engagés.

Celles de ces graines dont je n’ai pas vu les extrémités ressemblent tellement, dans ce qu’on en peut étudier, A d’autres graines plus complètes, qu’il est impossible de douter quenbsp;toutes n’appartiennent au même type et ne se rattachent ainsi aux Gycadées et aux Gonifères,nbsp;tout en présentant des formes absolument étrangères aux genres actueliement existants.

La structure inlérieure de ces graines ne peut malheureusement pas être tracée d’une manière aussi compléte qu’on Ie désirerait, la plus grande partie des tissus qui occupaieiitnbsp;fintérieur de la cavité du testa ayant été détruite, soit par une longue maceration dansnbsp;1’eau ou dans un sol bumide, soit par faction du liquide qui a déterminé la siiicification denbsp;ces organes.

Toutes les parties de la graine qui sont constituées par un tissu cellulaire délicat et peu résistant, rempli de matiéres amylacées, aibumineuses ou oléagineuses, comme fembryonnbsp;et Ie périsperme, ont été détruites ; il n’en reste plus que les membranes plus résistantes quinbsp;les limitaient; la place occupée par Ie reste du tissu est remplie de silice amorphe, ou bien

' Je dois rappeler ici que j’ai toujours considéré, d’a-près la structure de leurs liges, les Sigtllaria et les Cala-modendron comme sé rapportant a des types détruits de végétaux arborescents de la grande division des Dicotylé-dones gymnospermes, contrairement a 1’opinion de plu-sieiirs paléontologistes qui les rangent parmi les Crypto-games, prés des Lycopodiacées et des Equisétacées.

Le nombre et la variété des graines de Gymnospermes que je signale ici confirment celte opinion, que je voisnbsp;avec satisfaction adoptée par M. Newberry dans son mé-moire récent sur diverses graines des terrains houillers denbsp;1’État d’Ohio {Report of the geological Survey of Ohio,nbsp;vol. I, part II, Paleontology; — Descriptions of fossilnbsp;Plants, by J. S. Newberry, p- dSg).

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GRAINES FOSSILES SILICIFIÉES.

présente des cavités tapissées de cristaux de quartz, comme de vraies géodes. L’espace que devait occuper ie périsperme laisse cependant assez souvent voir des traces d’une^ matièrenbsp;brunatre formant des sortes de nuages informes, ou plus rarement de petits amas asseznbsp;réguliers qui semblent avoir rempli des cellules.

Malgré laltération de ces parties intérieures, on peut y reconnaitre presque toujours deux enveioppes membraneuses: 1’une, plus externe, nait au pourtour de la chalaze ou sur sanbsp;surface superieure, et se termine en haut par une extrémité conique qui correspond anbsp;1 orifice du micropy e du testa, mais qui en est souvent assez éloignée : eest la surface dunbsp;nucelle; 1 autre, beaucoup pbs altérée, libre et flottante au-dessus de la chalaze, et se ter-

mmant a quelque distance au-dessous de 1’extrémité conique de la précédente, correspond a 1 enveloppe du perisperme.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^

La membrane externe ou nucellaire paralt quelquefois composée de plusieurs couches superposees Y aurai -il dans quelques-unes de ces graines une membrane interne provenantnbsp;de la secondine de 1 ovule, dont on n’a pas observé la présence dans les Cycadées et lesnbsp;Gonifeies, maïs qui entie probablement dans la constitution des graines des Gnétacées? C’estnbsp;un point que de meilleurs échant.llons permettront seuls de fixerE Sur la surface externenbsp;de cette membrane nucellaire, on peut quelquefois distinguer de petits vaisseaux striés quinbsp;sem len ormer p usieurs faisceaux ramifies faisant suite aux vaisseaux de la chalaze et auinbsp;s élèvent assez baut sur cette membrane : c’est un fait remarquable, mais qui ne semble pasnbsp;entiei emen langei A organisation de certaines Gonifères. La membrane propre du nucellenbsp;est forniee d une couche de cellules bien distinctes, assez grandes, et qui, dans quelques casnbsp;laies, paral se continuer avec Ie tissu même du nucelle moins complètement détruit. IInbsp;sem 1 e aussi que, ans quelques cas, Ie nucelle, au moins dans sa partie inférieure, était uninbsp;a la face interne du testa par une couche de tissu cellulaire interposé.

Maïs il nous leste a etudier la partie la plus intéressante du nucelle, son extrémité supérieure, par laquelle sopère la fécondation.

plusieurs de ces graines, cette extrémité du nucelle, que dans des travaux anciens j ai signee sous e nom de mamelon iimprégnation, a la forme d’un cóne terminé par une sortenbsp;f e^ lou on papr eux, et se montre ainsi avec l’aspect qu’il a dans beaucoup de graines lors-quon c ere e e tissu mort et sphacelé de ce mamelon dans la graine mure; mais dans plusieurs e ces giaines, on peut même dire dans la majorité d’entre elles, et particulièrernent

' L’existence de cette membrane, formant une enveloppe distincte interposëe entre Ie testa provenant de la primine etnbsp;Ie nucelle, parait surtout trés probable dans Ie genre Pachj-testa. De nouveaux ëcbanlillons montrent en effet d’une ma-nière plus distincte que ceux que j’avais étudiés precédem-ment une enveloppe membraneuse se prolongeant en unnbsp;tube grêle, endostome, qui dépasse Ie sommet du nucellenbsp;et s’engage quelquefois dans l’exostome ou niicropyle dunbsp;testa. La secondine, ou membrane interne, qui semblenbsp;manquer dans la plupart des Gonifères actuelles, a e'ténbsp;signalée a plusieurs reprises par R. Brown comme exis-lant dans les Podocarpus et formant a eet égard une exception remarquable a ce que l’on observe généralementnbsp;dans les Gonifères. M. Ern. Favre, dans une notice intéressante (Ann. SC. nat. i865, t. III, p. 879), a répéténbsp;ces observations et a montré en outre dans ie Podocarpusnbsp;sinensis Ie développement remarquable des vaisseaux denbsp;la chalaze, auxquels les vaisseaux de la surface du nucellenbsp;dans ces graines fossiles sont peut-être analogues : l’existence d’une membrane interne et l’extensicfn des vaisseauxnbsp;de ia chalaze autour du nucelle ne seraient done pas desnbsp;fails sans analogues parmi les Gymnospermes actueües.


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chez celles qui s’éloignent Ie plus par leurs formes extérieures des graines des Gonifères et des Cycadées, ce mamelon du nucelle présente une structure tout A fait particulière, dontnbsp;on n’a pas signalé d’exemple parmi les végétaux vivants.

Le sommet du nucelle offre une cavité qui parait circonscrite par un tissu cellulaire Idche et trés délicat, dont la disposition et la structure ne peuvent être bien exprimées que parnbsp;des figures exactes. Get espace vide semble s’ouvrir supérieurement au-dessous du micropylenbsp;du testa. Gette communication est quelquefois bien distincte, mais souvent elle est masquéenbsp;par le rapprochement des bords supérieurs de cette cavité, qui, au contraire, est largementnbsp;ouverte du cóté correspondant a la partie supérieure du sac périspermique, dans laquellenbsp;devait se trouver 1’embryon. Dans un assez grand nombre de cas, on voit dans eet espacenbsp;vide des grains elliptiques entourés d’une membrane bien définie, ordinairement assez colo-rée, quelquefois marquée d’un réseau régulier, qu’il est bien difficile de ne pas considérernbsp;comrne des grains de pollen ayant pénétré, au moment de la fécondation, par le micropylenbsp;jusque dans cette excavation du nucelle.

Je suis, en effet, porté a penser que, dans la jeunesse de la graine, lorsqu’elle était encore a 1’état d’ovule, cette cavité du nucelle ne constituait qu’une dépression, une sorte de cupule,nbsp;dont les bords se sont ensuite rapprochés, comme cela a lieu pour le testa lui-même, dontnbsp;la large ouverture de la primine forme plus tard le micropyle. Ge rapprochement des bordsnbsp;de la cupule nucellaire produirait ainsi une sorte d’endostome qui différerait seulement denbsp;l’endostome ordinaire, résultant du rapprochement des bords de la secondine, en ce qu’ilnbsp;serait formé par les bords du sommet du nucelle lui-même.

Des études spéciales sur ce qui se passe dans cette partie du nucelle de nos Gymnospermes actuelles après la fécondation seront nécessaires pour savoir s’il n’existe pas dans quelques-unes d’entre elles de phénomènes de cette nature. J’ai regretté de ne pouvoir me livrernbsp;dés l’abord a ces recherches.

La membrane intérieure ou périspermique est trés différente de celle qui limite le nucelle; elle est extrêmement mince, et ne parait pas cellulaire, mais marquée d’aréolesnbsp;dues a 1’application des cellules quelle enveloppait, et dont il ne reste généralement plusnbsp;de trace.

Les positions relatives de ces membranes intérieures entre elles et avec le testa ne sont pas exactement celles de ces mêmes parties dans les végétaux vivants, et méritent de fixer notrenbsp;attention. Dans une graine mure et parfaite de Gonifère, le nucelle constituant 1’amandenbsp;occupe toute la cavité du testa, et est appliqué centre sa surface interne; son tissu estatro-pbié, et réduit a une membrane centre laquelle se trouve immédiatement le périsperme.nbsp;Dans nos graines fossiles, le nucelle et sa membrane ne remplissent presque jamais la caviténbsp;du testa; il est comme rétracté, et dans quelques cas d’une manière évidente, de fagon anbsp;s’écarter des parois du testa et de l’ouverture du micropyle; il en est de même pour la membrane périspermique, qui devrait être contigue a celle du nucelle.

Est-ce le résullat d’un développeraent imparfait de ces parties dans des graines stériles ou non arrivées a leur maturité? Le développernent complet du testa rend cette hypothèse peunbsp;probable.

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GRAINES FOSSILES SILICIFIÉES. nbsp;nbsp;nbsp;19

Est-ce plutót l’effet de Ja macération et dun dégagement de gaz, ces tissus délicats ayant été disjoints comme i epiderme est séparé du parenchyme d une feudie ? Cette explicationnbsp;me parait plus probable.

Telle est la structure générale de ces graines, toutes recueillies dans un même gisement du terrain houdler de Saint-Étienne; toutes se rattachent, par leurs caractères les plus essen-tiels, a un raeme type, a celui des Gymnospermes: Cycadées et Conifères; mais beaucoupnbsp;d’entre elles^ eloignent par des caractères trés importants des genres actuellement existants;nbsp;plusieurs même devraient probablement se rapporter è des families de ce groupe actuelle-ment détruites. Les modifications profondes que présente leur organisation m’ont obligé a y

distinguer dix-sept genres, comprenant jusqu’a ce jour vingt-quatre espèces, provenant de ce gisement spécial.

Deux principes peuvent diriger dans leur classification : les caractères les plus importants

seraient ceiix qui sont tirés de l’organisation inférieure, c’est-a-dire de la structure du nucelle,

et particuberement de celle de son sommet; mais dans plusieurs espèces ces caractères nont

jm etre observés, ou ne se sont pas montrés avec assez de netteté pour pouvoir être bien

etudiés. A défaut e ces caractères intérieurs, Ie testa, dans sa structure et surtout dans la

symétrie générale des parties qui Ie constituent, peut être employé avec un grand avantage ;

es caractères qu i ouinit peuvent toujours être constatés; leur importance ne saurait être

niée, autant p us que dans beaucoup de cas ils s’accordent avec ceux qui sont tirés de 1 organisation du nucelle b

Ainsi nous divisons 1 ensemble des genres de graines fossiles que nous avons étudiés en deux groupes principaux :

A. Graines a sjmétriebinaire, plus ou moins aplaties et bicarénées.

Ce groupe, tiès naturel, comprend les anciens genres Cardiocarpus et Rhahdocarpus, et quatre genres nouveaux, que j’ai distingués sous les noms de Diplotesta, Sarcotaxus,nbsp;Mxospeimum e eptocaryon. Toutes ces plantes paraissent se rapprocher des Taxinées, et

on pouriait a u une corrélation entre elles et les genres des Taxinées actuelles, des

modifications analogues diTio nbsp;nbsp;nbsp;ixnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, i inbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,

6 uans les caractères se montrant dans les unes et dans les autres b

trouve quelques-unes a trois angles. Au contraire, sm-un pied de Taxus lardiva Laws., Parlat., Prod., XVI, p. 5o9 {Taxus baccata, var. adpressa Hort.), la plupartnbsp;des graines étaient trigones, et quelques-unes seulementnbsp;présentaient une forme analogue a celle du Taxus baccata.nbsp;Le caractère seul tiré de la symétrie du testa de la grainenbsp;ne suffirait pas pour éloigner des espèces qui n offriraientnbsp;que cette difference; mais, comme je 1’ai dit, ce caractèrenbsp;est le plus facile è employer dans fétat actuei de nos con-naissances.

^ Toutes ces graines paraissent provenir d’arbres du groupe des Cordattes, dans lequel les formes divei'ses desnbsp;organes de la vegetation indiquent l’existence de plusieursnbsp;types génériques.

* L^importance de fa symétrie générale de ces graines est cependant sujette a quelques restrictions, si nousnbsp;en jugeons par ce qui s’observe dans quelques végétauxnbsp;gymnospermes vivants exceptions que j’ai surtout punbsp;constater recemment. Amsi Ie Gingko bitoba, dont onnbsp;recueille mamtenant des graines en abondance dans Ienbsp;jardm botanique de Montpellier, présente généralementnbsp;un endoteata dur formant un noyau lenticulaire avecnbsp;deux carènes opposées; mais cependant un assez grandnbsp;nombre de ces grames ont un noyau trigone è trois ca-renes trés régulières et ressemblant d une manière frappante a un Trigonocarpm. On observe Ie même fait surnbsp;les Taxus. Dans fff commun, la graine est d ordinairenbsp;legerement aplalie avec deux carènes obtnses, mais on en

.3.

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AD. BRONGNIART.


Ainsi

Les Cardiocarpus répondraient aux Gingko;

Les Rhabdocarpus aux Torreya;

Les Diplotesla et Sarcotaxus aux Cephalotaxus;

Les Taxospermum et Leptocaryon aux Taxus.

B. Graines a symétrie rayonnante autour de l’axe a trois, six, Luit divisions, ou a section circulaire.

Ges graines semblent s’éloigner davantage des formes actueUement existantes; la plupart présentent la structure du sommet du nucelle cpie nous avons signalée comme si particu-lière. II me parait probable que ces genres représentent la fructification de ces arbres d’unenbsp;forme également trés anomale, que la structure de leurs tiges et de leurs autres organes denbsp;végétation m’avait cependant fait ranger parmi les Gymnospermes, tandis que plusieurs desnbsp;savants qui se sont occupés de ces questions persistent a les classer parmi les Gryptogames.nbsp;Telles sont les Sigillaidées et les Calamodendrées, auxquelles il faut joindre quelques genresnbsp;admis a la suite des Cycadées et des Conifères.

Les graines fossiles réunies dans cette série ne sont jamais comprimées comme les précé-dentes; elles ont une section polygonale ou circulaire, et souvent une forme générale allongée et prismatique.

On peut les classer ainsi, d’après Ie nombre de leurs parties constituantes et la forme de leur section transversale :

1° A trois parties : Pachylesla. — Trigonocarpus. — Triplerospennarn.

onlto-

2° A six parties : Plycholesla. — Hexaplerospermum. — Polypterospermmn. — spermum.

3“ A buit parties : Eriotesta. — Codonospermum.

lp A section ordinaire : Stephanospermum. — JElheolesla.

§ IL

A. — Graines comprimées a symétrie binaire.

1. Cardiocarpus.— Ge genre, établi dans mon Prodrome de l’hisloire des végélaux fossiles, n’était caractérisé que par sa forme extérieure lenticulaire et cordiforme, qui laissait desnbsp;doutes sur sa structure intérieure et faisait hésiter a Ie considérer comme une capsule, unnbsp;fruit OU une graine.

Sa structure montre une graine ortbotrope, la chalaze correspondant a 1’échancrure basi-laire, et Ie mycropyle a la pointe opposée; Ie nucelle a un sommet conique sans apparence de cavité pollinique ou espace vide au sommet du nucelle destine a recevoir Ie pollen.

Mais ces graines présentent, dans leur testa, deux structures tres différentes et qui pour-raient engager è y distinguer deux genres :

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GRAINES FOSSILES SILICIFIÉES. nbsp;nbsp;nbsp;21

Le C. Sclerolesta ofï're un tesla entièrement dur et nettement iimité a 1’extérieur •

Le C. drupaceus présente, au contraire, un tissu trés dense prés de sa surface interne, qui passe insensiblement a un tissu è grandes cellules plus transparentes, formant une zonenbsp;probableinent charnue comme celle des graines de Gingko, et présentant même des espacesnbsp;plus transparents, assez régulièrernent disposés, correspondant sans doute a des cavitésnbsp;gommeuses ou oléagineuses.

Ge qui in’engage a ne pas séparer ces plantes génériquement, c est l’existence d une forme dans laquelle le testa compact, assez épais et homogène, est recouvert cependant par unenbsp;couche peu epaisse dun tissu cellulaire plus transparentb

2. Rhahdocarpus. ~ Le genre Rhahdocarpus est un de ceux qui d’après des empremtes sen es avaient deja ete etabbs par M. Gmppert, et caractérisés par la presence, A leur surfacenbsp;extérieure, de stiies ou sdlons longitudinaux; mais ce caractère, souvent trés incertain a faitnbsp;donner ce nom a un grand nombre de fruits mal définis du terrain houiller, et leur a faitnbsp;attnbuer les rappor s les plus singuliers avec les végétaux vivants. Ge genre peut être trésnbsp;bien caractérise par ia structure trés remarquable de son testa, dont la couche interne (c.-dotesta) est nettement Innitée et formée d’un tissu cellulaire dense et compact; la couchenbsp;externe (sarcotesta)^ est remarquable par la presence dans le tissu cellulaire qui la constituenbsp;e aisceaux nom leux re fibres solides, s’étendant souvent obliquement de la base au som-met, cons 1 uan une enveloppe charnue et fibreuse qui se prolonge au dela du novau denbsp;ett otesta, an vers^ e sommet que vers la base. A 1’intérieur, on recommit sur Yendotestanbsp;a c a aze e e mici opy e opposés, et le nucelle dressé terminé par un sommet conique sansnbsp;apparence e cavite pollinique : le nucelle parait uni au testa dans sa partie inférieurenbsp;comme on o serve dans quelques Gonifères; la chalaze recoit un faisceau vasculaire centra , ^ OU naissen eux faisceaux vasculaires récurrents qui se continuent en dehors denbsp;a caiene ans ou e son etendue. II existe deux ou trois espèces de Rhahdocarpus dans lenbsp;repo si jceux e am -Étienne; mais il est assez difficile de les définir et dapprécier leursnbsp;rapports avec les espèces déjA signalées dans d autres localités b

3. Dipïotesta. — Ge genre avait été trés bien distingue par M. Grand’Eury par 1’inspection

menie des graines, telles mi’pRoc o ^ nbsp;nbsp;nbsp;. i inbsp;nbsp;nbsp;nbsp;i i ,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^ ^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^

, nbsp;nbsp;nbsp;. r.r ^ j ^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;montrenl dans les cassures de la roche qui les renferme

et j ai éte heureux de conserver le nom qu’il leur avait donné.

Ces graines se distmguent, en elfet, par les deux zones trés nettement limitées qui consti-uen eui es a . une interne, d’un tissu généralement plus coloré, trés dense, et formé de

' Dans ces deux types principaux, il y a des formes diverses, probablement spécifiques, qui se distinguent par leur grandeur absolue et surtout par les rapports de leurnbsp;longueur a leur largeur: dans Tune, en effet, ces deuxnbsp;dimensions sontégales; dans une autre, Cardiocarpus ox-pamus, ie diamètre transversal est au diamètre lonmtu-dinal passant par la chalaze et le micropyle comme 3 estnbsp;a 2.

¦ Une de ces espèces, dont la forme extérieure est al-longée et presque conique, 1’enveloppe charnue se prolon-geant beaucoup au dela du noyau formé par Yendotesta, a été désignée par M. Grand’Eury sous le nom de FJi. co-nicus; 1’autre, d’une forme générale ellipsoïde, a été nom-mée par lui Rh. subtunicatus, a cause de son analogie avecnbsp;le Rh. tunieatus de Gcnppert.


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petiLes cellules uniformes; l’autre externe, a peu prés de niême épaisseur, et composée de cellules plus grandes qui varient de la partie interne a la partie externe de cette zone, etnbsp;sont souvent trés altérées, niais limitées par un épiderme trés distinct.

Ces graines sont elliptiques, peu comprimées, mais cependant marquées de deux carénes opposées peu saillantes. A l’intérieur, la chalaze forme une saillie qui donne è la cavité unenbsp;apparence cordiforme qui ne se manifeste pas au dehors. Le nucelle est presque cylindrique,nbsp;terminé par un mamelon qui surmonte une partie conique. Je n’en connais qu’une seulenbsp;espéce, a laquelle j’ai donné le nom de M. Grand’Eury, qui l’a signalée le premier. II estnbsp;possible que quelques-unes des graines désignées sous le nom de Cyclocarpus appartiennentnbsp;a ce genre C

k. Sarcotaxus. — Ge genre est fondé sur le grand développement du sarcotesta, ou zone externe du testa, qui formait évidemment une pulpe épaisse, molle, dont le tissu est souventnbsp;détruit, mais qui était limité par un épiderme bien conservé, formé d’une seule couche denbsp;cellules, indiquantla surface trés irrégulière ou trés déformée d’une masse molle ou charnue.

h’endotesta, dur et compact, ressemble a celui du Diplotesta; mais il offre, dans la structure de ses tissus et dans l’organisation de la chalaze, des différences qui obligeront peut-être plusnbsp;tard a diviser ce genre ou a rattacher une de ses espèces, le Sarcotaxus avellanus, au genrenbsp;Diplotesta.

Dans l’état actuel de nos connaissances, on peut distinguer trois espéces parmi nos échan-tillons de Saint-Étienne :

Sarcotaxus angulosus. — Sarcotaxus olivwformis. — Sarcotaxus avellanus.

La structure de ces graines permet de les comparer a plusieurs égards a celles des Cephalo-taxus vivants.

5. Leptocanjon. — M. Grand’Eury avait désigné, dans ses envois, sous le nom de Carpolithes avellana diverses graines ovoïdes, légérement comprimées, qui ont du former plusieurs genresnbsp;distincts, Sarcotaxus, Taxospermum, et enfin celui qui me parait leur type principal, et auquelnbsp;je donne le nom de Leptocaryon. Je n’en connais qu’une espéce, le L. avellana : ce sont desnbsp;graines de grosseur moyenne, ellipticjues, peu allongées (12 millimétres sur 10), légérementnbsp;aplaties et bicarénées, dont le testa, presque homogéne, est formé de petites cellules elliptiques OU globuleuses, é parois trés épaisses, se désagrégeant facilement, sans épiderme ninbsp;couche externe différente, mais tapissé a l’intérieur par quelques rangéesde fibres grêles lon-gitudinales. Ce testa est traversé par un canal micropylaire étroit, et présente a sa base unenbsp;chalaze discoïde, sur laquelle repose la base du nucelle; celui-ci parait souvent uni a la facenbsp;interne du testo jusqu’a moitié de la hauteur par un tissu cellulaire interpose, mais souventnbsp;détruit; il est fibre plus haut, et se termine par un sommet conique dont l’extrémité formenbsp;une papille celluleuse saillante sous le micropyle.

' Le nom de Cyclocarpus a été donné a des graines du terrain houiller dont les empreintes ressemblent a cellesnbsp;des Cardiocarpus, sauf i’écliancrure en coeur de la basenbsp;qui caractérise ces derniers. Mais la forme des Cyclocarpus se retrouve dans les noyaux isolés des Bhabdocarpus etnbsp;des Diplotesta, et ne sufllt pas ponr les distinguer.


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GRAINES FOSSILES SILICIFIÉES. nbsp;nbsp;nbsp;23

Ce genre, guoique ressemWant extérieurement au Taxospermum, en difFère beaucoup par la constitution de son lesta et de son nucelle.

6. Taxospermum. —Les graines que je désigne sous ce noui ressemblent, plus que toutes autres,par leur forme extérieure, è celles de notre Ifou Taxus. Elles ont un testa mince, d’ap-parence dure et solide, mais d’une organisation plus compliquée que celle du testa des Taxusnbsp;actuels; d présente un épiderme interne trés distinct, formé d’une seule couche de grandesnbsp;cellules carrées, une couche composée de fibres dirigées parallèlement a 1’axe, une couchenbsp;de tissu dense a ce u es oblongues, et une zone externe mince, composée de cellules plusnbsp;transparentes, sans épiderme distinct. Cette couche externe s’épaissit vers Ie bant, et formenbsp;une sorte de caroncule papiUeuse autour du micropyle.

La chalaze parad constduée par un disque peu épais, dont on n’a pu observer Ie faisceau vasculaire.

Le nucelle est teimine par un sommet conique qui semble creusé d’une cavité pollinique entouree d un tissu cellulaire spécial, et renfermant quelques grains de pollen.

e ne connais qu une espèce de ce genre, déjgi observée trés anciennement a Saint-Étienne, e SUIS leureux e ui onner le nom de M. Griiner, dont les travaux ont tant contribué a

faire connadre la constitution géologique du bassin houiller de Saint-Étienne.

e axosperrmm Grunen est une graine elliptique légèrement aplatie, a deux carènes o uses, ® ^ imetres de long sur 9 millimètres de large, beaucoup plus grossenbsp;pai consequen que es graines de l’If, auxquelles ces graines ressemblent par leur forme

exteueuie, maïs ont e es difïèrent évidemment beaucoup par la structure de leurs diverses parties.

B. — Graines prismatiques

OU cylindriques dont ie testa est organise symétriquement autour de l’axe.

7. Pachytesta. Le genre Pachytesta est évidemment, de tous ceux qui se trouvent dans ces teriains, le plus remarquable par l’énorme volume des graines qui le constituent; ellesnbsp;ont la forme dun ellipsoïde allongé, dont les dimensions varient probablement suivant lesnbsp;espèces, maïs c[ui peuvent atteindre 11 centirnètres de long sur 5 de large.

Ces giaines avaient été désignées par M. Grand’Eury, dans ses envois, sous le nom de Rhabdocarpus giganteus; mais l’étude de leur organisation montre qu’elles n’ont rien de

commun avec le pnre Rhabdocarpus, les stries longitudinales qui se remarquent a sa surface n’ayant pas la même origine.

Le testa qui constitue 1 enveloppe externe de ces graines est entièrement compact et probablement trés dur; il est souvent brisé par la pression; les fragments en sont disjoints,nbsp;mais sans etre deformés. Dans la zone moyenne, ce testa a environ 6 millimètres d’épaisseur;nbsp;dans une variété^ ou espèce, il présente prés de la chalaze 8 millimètres, dans une autrenbsp;12 millimètres dépaisseur; il s’épaissit également au bout micropylaire, au moins dansnbsp;certains échantillons, et acquiert aussi jusqu’a 12 millimètres d’épaisseur.

Son tissu est composé de cellules allongées, sinueuses, repliées de diverses manières,

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suivant Ia zone qu’on examine. Ce testa, formant un eerde trés régulier, est cependant partagé en trois segments par des sortes de sutures déterminées par une lame trés mincenbsp;d’un tissu composé de cellules parallèles; elles correspondent chacune a l’intérieur è deuxnbsp;petites crêtes qui paraissent avoir uni Ie testa au tissu extérieur du nucelle, mais dont lesnbsp;liens sont détruits. Le caractère important qu’on y observe consiste dans la présence, présnbsp;de la surface externe, de faisceaux vasculaires nombreux qui déterminent les lignes sail-lantes longitudinales qu’on remarque sur la surface extérieure. Quelques autres faisceauxnbsp;moins nombreux sont placés plus loin de la surface; ils naissent les uns et les autres, maisnbsp;a des bauteurs différentes, du faisceau vasculaire qui traverse la base du testa pour se rendrenbsp;a la cbalaze.

Gette cbalaze forme un des caractères remarquables de ces graines; elle est élevée sur un pédicelle épais etassez court, surmonté d’un disque concave, comme une sorte de coupe dontnbsp;les bords se replient et s’enroulent en dessous pour donner naissance a la membranenbsp;externe du nucelle. Au-dessus du disque de la cbalaze se trouve une autre membrane,nbsp;probablement celle qui entoure le périsperme. Au dela de cetterégion, tous les tissus intérieurs de la graine sont détruits ou trés altérés, et la cavité de la graine devient commenbsp;une géode tapissée de cristaux de quartz. Nous n’avons jusqu’a présent que des donnéesnbsp;trés imparfaites sur le reste du nucelle et sur l’organisation de son sommetb

8. Trigonocarpus. — J’avais, dés 1828, désigné sous le nom de Trigonocarpus des fruits trigones du terrain bouilier considérés par Sternberg comme des Palmacites, et je les avaisnbsp;laissés parmi les Monocotylédones douteuses. Depuis lors cette désignation a été appliquée è.nbsp;beaucoup de fruits analogues, sans que leur classification ait été fixée d’une manière plusnbsp;certaine; car Lindley (^Fossil Flora) et Gceppert (^Flor. permiensis) les considèrent commenbsp;une preuve positive de 1’existence des Palmiers a l’époque houillère.

M. J. Hooker, dans une Notice sur quelques échantillons a structure conservée (Trans. Soc. Roy. i855^), a émis le premier l’opinion de leurs affinités avec les Gymnospermes;nbsp;mais sa description se rapporte plutót au genre suivant.

M. Schimper, qui ne parait pas avoir connu cette opinion de M. Hooker, les place cepen-

* De nouveaiix échantillons nous ont fourni sur ia structure intérieure de cette graine remarquable desnbsp;données plus précises. Le testa est reconvert a l’intérieur,nbsp;dans toute son étendue, d’une couche de tissu cellulairenbsp;limitée par un épidemie interne qui pourrait être pris,nbsp;par suite de la destruction fréquente d’une partie du tissunbsp;qu'il recouvre, pour une enveloppe distincte; plus a i’in-térieur se trouve une enveloppe tres délicate unie dansnbsp;une grande étendue a celle du nucelle, dont elle se séparenbsp;plus haut et qui parait correspondre a une secondine denbsp;l’ovule; elle se termine supérieurement en un tube grêlenbsp;correspondent au micropyle et formant un endostome.nbsp;C’est au-dessous de ce proiongenient tubuleux que senbsp;trouve le somniet du nucelle; plus bas on distingue encore une sorte de cioison merabraneuse qui separe sanbsp;partie supérieure de la zone qui devrait être occupée parnbsp;le périsperme. R y a ia une structure trés complexe qu’onnbsp;reconnait d’une manière trés évidente dans la cassurenbsp;d’écbantiilons que leur nature cristallisée ne permetlranbsp;peut-être pas de préparer en lames minces.

Je rappellerai que de grosses graines fort semblables a celles-ci ont été considérées il y a déjii longtemps par moinbsp;comme se rapportant probablement au genre Dlwggerathianbsp;(^Comptes rendus, i845, t. XXI, p. iSqa).

^ On the Structure of certain limestone ?(odules enclosed in seams of bituminous Coal, with a Description of some Trigo-


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GRAINES FOSSILES SILICIFIEES.

dant a la suite des Cycadinées, plutót d’après leurs associations géoiogiques que d’après leurs caractères. La structure de toutes leurs parties établit d’une manière positive leur placenbsp;parmi les Gymnospermes.

Ce sont des graines elliptiques trigones, è trois carènes peu saillantes, ne se prolongeant pas en ailes; celle de Saint-Étienne que j’ai étudiée est plus petite que la plupart denbsp;celles qui ont été déja décrites, et surtout que Ie vrai Trigonocarpiis Nceggerathi, qu’on doitnbsp;considei’er comme Ie type du genre, et qui diffère peut-être en quelque point de la grainenbsp;que j’ai examinee.

Ici Ie testa, mince, entièreraent forme d’un tissu dense et compact, offre cependant deux couches superficielles différentes de la zone moyenne, composée de cellules rayonnantes.nbsp;Les trois angles sont marqués surtout vers l’extrémité supérieure, et correspondent dansnbsp;cette partie A trois sutures qui paraissent pouvoir se disjoindre, probablement a l’époque denbsp;la germination. Le testa se prolonge supérieurement en un micropyle tubuleux. La chalazenbsp;est produite par un faisceau vasculaire trés marqué qui traverse le testa è sa base. Lenbsp;nucelle présente un sommet conique, d’une forme trés particulière, et assez variable sur lesnbsp;différents échantillons, mais montrant toujours un espace vide bordé d’un tissu cellulairenbsp;spécial, et contenant quelquefois des grains d’apparence pollinique.

Cette espéce, que je ne puis rapporter avec certitude a ancune des espèces déja décrites, recevra le nom de Trigonocarpus pusillus.

9. Trip ter ospermim. — La graine sur laquelle ce genre est fondé présente la forme générale des Trigonocarpus, et son arnande, dépouiliée du testa, en aurait tous les caractères; mais ce testa, trés épais, se prolonge en trois ailes trés saillantes, et est composé de deuxnbsp;couches trés distinctes : l’interne est formée d’un tissu serré, trés coloré et trés opaque,nbsp;composé de cellules diversement dirigées; l’extérieure, plus large, est constituée par unnbsp;tissu plus lacbe et plus transparent. Ces deux couches sont séparées d’une manière trésnbsp;nette, et sont même quelquefois disjointes; elles se continuent dans les ailes et autour dunbsp;micropyle, qui forme un bec épais et saillant. La chalaze est fournie par un faisceau denbsp;vaisseaux striés ou de trachées trés fines qui, traversant la base du testa, s’épanouissentnbsp;pour former le disque chalazien , et couvrent, dans une assez grande étendue, la surfacenbsp;externe du nucelle. Le sommet de ce nucelle, détruit par la préparation, ne montre quenbsp;son extrémité, assez éloignée du micropyle par la rétraction de l’ensemble du nucelle, ainsinbsp;qu’on l’observe assez fréquemment dans ces graines fossiles.

Je n’ai eu a ma disposition qu’un seul échantillon de cette graine, qui n’a pas permis de multiplier davantage les préparations; cette graine est assez grosse, chacune de ses faces, denbsp;1 extrémité d’une aile a l’autre ou de la base au sommet, ayant environ 3 centimètres.

nwarpon contained in them, by Joseph Dalton Hooker, ^ • D., et Edward William Binney, esq., ik de'c. i85/i.

Si dans le texte de cette notice je n’ai cite que M. Hoo-er, c est que j ai attribuë plus spécialement a ce savant otaniste la question des aliinités de ces graines avec les

végétaux actuels, et plus particulièrement avec ie Gingko OU Salishuria. Les Trigonocarpes étudids par ces auteursnbsp;proviennent de la partie inférieure des couches de charbonnbsp;du Lancashire, par conséquent de terrains carboniferesnbsp;beaucoup plus anciens que ceux de Saint-Étienne.

h


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26 nbsp;nbsp;nbsp;AD. BRONGNIART.

H est possible que certains Trigonocarpus déjA décrits se rapportent au moule intérieur de cette graine, dépouillé de son testa et de ses ailesb

10. nbsp;nbsp;nbsp;Ptychotesta. — Ce genre se distingue facilement par Ia structure toute particulièrenbsp;de son testa. Les six ailes qui prolongent les angles de la graine a section hexagonale sontnbsp;en effet forraées, non par une extension du tissu du testa, mais par Ie testa lui-même repliénbsp;a l’extérieur. Ces ailes ont ainsi une double paroi, identique, quant a sa structure et a sonnbsp;épaisseur, au testa qui entoure Ie corps de ia graine, et sont même élargies è leur extrémiténbsp;libre par l’écartement de ce repli du testa.

Cette enveloppe de la graine, trés mince, est homogène, mais cornposée de lames parallèles a la surface du testa, formées de fibres cylindriques parailèles les unes auxnbsp;autres dans une même lame, mais se croisant dans diverses directions dans les lamesnbsp;superposées.

Les premiers échantillons ne nous avaient montré que des sections transversales de peu d’étendue en longueur; un nouvel exemplaire vient de nous présenter toute la longueur denbsp;la graine fendue par son milieu, mais n’en renfermant pas les parties intérieures : on voit quenbsp;c’est une graine allongée fusiforme, dont la cavité a environ i8 millimètres de long. sur k anbsp;5 millimètres de large, mais qui, avec les ailes, se prolongeant au-dessus et au-dessous,nbsp;atteint environ 3 o millimètres en longueur et i o A 12 en largeur. La graine est en outrenbsp;sensiblenient arquée.

La disposition de ces prolongements et la structure de la chalaze et du micropyle nous sont encore inconnues, ainsi que tout ce qui concerne Ie nucelle.

11. nbsp;nbsp;nbsp;Hexapterospermum. — On n’a trouvé jusqu’a présent que des échantillons asseznbsp;incomplets de ces graines, qui cependant constituent deux espèces bien distinctes par lanbsp;structure de leur testa.

Leur coupe transversale nous montre un testa liexagone se prolongeant aux angles en six ailes trés saillantes.

Dans Tune de ces espèces [H.stenopterum),\Q testa, quoique trés mince, est formé de deux couches trés différentes ; Tune interne, plus dense, constituée par des cellules allongées,nbsp;disposées en bandes longitudinales et transversales; 1’autre externe, cornposée d’un paren-chyrne cellulaire régulier plus transparent. Ces tissus se continuent dans les ailes, qui sontnbsp;minces et aiguës, et autour du micropyle, qui forme un tube trés saillant, dont nousnbsp;n’avons pu voir l’extrémité.

Dans 1’autre espèce [H. pachypterum), Ie testa, trés nettement limité, est coraposé d’un

‘ G’est a ce genre que se rapportent sans doute les Trigonocarpes décrits par MM. Hooker et Binney, et pro-bablement plusieurs des espèces classées dans ce genre etnbsp;qui paraissent avoir une couche extérieure du testa distinctenbsp;d’un endotesta plus dur. Quant a la déhiscence de ce testanbsp;en trois valves, je crois qu’elle a eu lieu, dans ces troisnbsp;genres a forme trigone, par suite du gonflement des parties intérieures, comme on I’observe dans diverses grainesnbsp;au moment de la germination. — Cette division en troisnbsp;valves est signalée dans les empreintes de plusieurs Trigonocarpes non silicifiés, et j’en ai observé Ie commencementnbsp;sur quelques échantillons des graines qui nous occupent.


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GRAINES FOSSILES SILICIFIÉES. nbsp;nbsp;nbsp;27

tissu semblable dans toute son épaisseur, formé de cellules allongées ou oblongues, droites OU courbées, diversement dirigées. Les six ailes correspondant aux angles sont larges a leurnbsp;base, offrent une section transversale triangulaire, et sont constituées enlièrement par unnbsp;tissu compact semblable A celui du iesla. Dans cette espèce, nous n’avons vu que l’extrémiténbsp;chalazienne, qui parait offrir un prolongement des ailes au-dessous de la base de la graine.

Par ce caractère, aussi bien que paria structure des ailes ou plutót des crêtes épaisses du testa, cette seconde espèce semble avoir quelque analogie avec Ie genre Polylophospermum,nbsp;et, plus complètement connue, elle devra peut-être lui être attribuée.

12. nbsp;nbsp;nbsp;Polypterospermum. — Cette graine, dont je n’ai pu étudier qu’un seul échantillon,nbsp;maïs tres complet, est remarquable par Ie nombre et l’étendue des ailes qui naissent de sanbsp;surface.

Elle devait être ovoïde, obtuse vers sa base, aiguë a son sommet; sa section transversale était hexagone, avec six ailes étroites et aiguës aux angles du testa, et six autres ailes plusnbsp;courtes et tronquées naissatit du milieu de cbacun des cótés de riiexagone; Ie testa, trésnbsp;mince, est dense et opaque vers I’interieur, oü sa structure est difficile a reconnaitre; plusnbsp;a l’extérieur, il est formé de fibrilles grêles, sinueuses, diversement repliées, déterminant desnbsp;saillies è l’extérieur.

Les ailes paraissent formées par une expansion de ce tissu : elles sont, en effet, composées de filaments ou cellules filiformes flexueuses, dirigées perpendiculairement a la surface dunbsp;testa, unies entre elles par leur juxtaposition ou par un tissu délicat et souvent détruit; lesnbsp;ailes intermédiaires k celles des angles sont plus courtes, plus larges, tronquées, et semblentnbsp;terminées par de petites cellules; la chalaze, peu étendue, surmonte un reste de funiculenbsp;et ne présente rien de particulier. Le micropyle se prolonge en tube court formé par desnbsp;cellules allongées.

Le sommet du nucelle parait terminé par un petit canal cylindrique surmontant un espace creux spécial, comprenant, dans eet écbantillon, une petite masse coagulée quinbsp;semble formée de granules polliniques agglomérés; la disposition des membranes qui constituent le sommet micropylaire du nucelle est assez remarquable, mais exigerait des figuresnbsp;pour être comprise.

Tous ces détails, obtenus par des sections parfaitement dirigées dans un seul échantillon, sont une preuve du talent de M. B. Renault, auquel je suis heureux de dédier cette espècenbsp;{Polypterospermum RenauUii).

13. nbsp;nbsp;nbsp;Eriolesla. — Je n’ai vu qu’un fragment peu étendu de cette graine, mais il olTre desnbsp;caractères qui la distinguent facilement.

La section transversale, quoique incomplète, indique une graine octogone, dont le testa mince et compact, compose de cellules oblongues dirigées parallèlement a la surface internenbsp;et transversalemeiit par rapport a i’axe, se développe extérieurement en cellules allongéesnbsp;perpendiculaires a la surface, formant des poils qui couvrent toute la surface externe dunbsp;testa, et sont plus allonges vers les angles, qu’ils rendent plus apparents.

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28

AD. BRONGNIART.

Cette graine {£?¦. velutina) a environ 8 niillimètres de diamètre. On ignore son étendue en longueur et la structure de ses autres parties.

14. nbsp;nbsp;nbsp;Polylophospermum. — La forme remarquable de cette graine aurait du la signaler auxnbsp;auteurs des flores du terrain houiller; cependant je n’en trouve aucun indice dans les publications sur les fruits fossiles. Est-elle propre au bassin de Saint-Étienne?

G’est une graine allongée, prismatique, longue de i5 millimetres, sans compter ses prolongements inférieurs et supérieurs. La section de son testa est hexagonale, et chaquenbsp;angle se prolonge en une crête large a sa base; d’autres crêtes plus courtes s’élèvent dansnbsp;l’intervalle du milieu des faces du prisme hexagonal. Ces crêtes, qui sont Ie prolongementnbsp;du testa, sont formées d’un tissu dense et opaque; mais au dehors on voit un tissu cellulairenbsp;plus lAche et transparent, souvent détruit, qui occupe les cótés des grandes crêtes et l’inter-valle entre celles-ci et les plus petites.

C’est sur ces graines que j’ai observé pour la première fois ces radicelles qui, en rampant a leur surface, pénètrent et détruisent ce tissu et en rendent l’observation tres difficile; ellesnbsp;s’introduisent en outre a travers ce tissu Idche dans les parties extérieures de ces graines.

En effet, Ie tissu du testa se prolonge au-dessus et au-dessous de la graine de rnanière a produire supérieurement une sorte de cupule en forme de grelot, ouvert vers Ie haut, etnbsp;composé alternativement de bandes solides faisant suite aux crêtes du testa, et d’espacesnbsp;occupés par Ie tissu cellulaire parenchymateux que ces radicelles traversent souvent. Anbsp;l’extrémité inférieure, l’organisation est trés analogue, si ce nest que Ie centre de ce prolongement est occupé par Ie funicule ou Ie faisceau chalazien, et que l’espace comprisnbsp;entre ce faisceau vasculaire et l’enveloppe externe est rempli par un parenchyma souventnbsp;détruit; la graine proprement dite se prolonge supérieurement en un micropyle tubuleuxnbsp;constituant une sorte de colonne qui occupe Ie centre du prolongement supérieur du testanbsp;et en atteint l’orifice.

Dans l’intérieur de la graine on voit un nucelle cylindrique naissant du pourtour du disque peu saillant de la chalaze. Supérieurement, la membrane du nucelle semble senbsp;dédoubler pour former une chambre pollinique complètement vide, mais qui parait ferméenbsp;en haut par un mamelon cylindrique un peu saillant, et composé de cellules allongées pa-rallèles. Le sac périspermique est bien distinct et ouvert supérieurement.

15. nbsp;nbsp;nbsp;Codonospermum. — Ce genre est certainement, par son organisation, le plus singuliernbsp;de ceux que nous a fournis ce gisement de Saint-Étienne; il parait y être fréquent a l’étatnbsp;d’empreinte, quoique je ne trouve rien qui s’y rapporte dans les publications sur les grainesnbsp;du terrain houiller. A l’état silicifié, nous en avons eu plusieurs échantillons, qui cependantnbsp;laissent a désirer dans quelques-unes de leurs parties. A l’extérieur, cette graine se présentenbsp;sous la forme d’une sorte de cloclie cylindrique dans le bas, et terminée supérieurementnbsp;par une pyramide trés surbaissée a buit angles. La partie cylindrique, qui est un peu plusnbsp;étendue que le sommet pyramidal, se prolonge en buit lobes ou dents qui se recourbentnbsp;en dessous, et vont probablement se réunir au centre ; c’est cette partie dont l’organisation

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GRAINES FOSSILES SILICIFIÉES. nbsp;nbsp;nbsp;29

est encore douteuse; mais elle nest qu’accessoire, car la graine proprement dite occupe Ie sommet pyramidal. Une coupe longitudinale montre en effet que la graine, trés dépriméenbsp;dans Ie sens de l’axe, a la forme d’une tête de clou épaisse, convexe en dessus, plane ounbsp;plus souvent concave en dessous, entourée, dans toute sa péripliérie, par un testa compact,nbsp;opaque, composé entièrement de cellules grêles, longues, parallèles a sa surface, testa quinbsp;se continue au-dessous de la graine pour constituer un prolongement inférieur analogue,nbsp;a quelques égards, a celui qui est a la base du Polylophospermum; mais il parait ferme ennbsp;dessous et n offrir que des ouvertures latérales entre les dents ou lobes signalés plus liaut.nbsp;Quant a la graine elle-même, on y retrouve les mêmes parties que dans les précédentes,nbsp;mais sous une forme trés différente; il y a une chalaze vasculaire, dont les vaisseaux doiventnbsp;avoir été contenus dans un tube solide prolongeant Ie testa inférieurement. Les membranesnbsp;du nucelle semblent au nombre de trois, dont les deux externes, unies dans une assez grandenbsp;étendue, correspondent probablement a la surface du nucelle; 1’interne, é l’enveloppe péri-spermique.

Le sommet du nucelle présente de la manière la plus distincte la chambre pollinique circonscrite par un tissu cellulaire spécial, qui parait naitre du sommet du nucelle, et quinbsp;offre supérieurement un canal trés marqué. Des granules polliniques existent dans eet espacenbsp;vide.

Une graine beaucoup plus petite du même genre semblerait indiquer une seconde espèce, L’espèce type portera le nom de C. anomalum b

16. Stephanosjmmum. — Les graines que nous désignons sous ce nom avaient déja été ^ qu es pai . . landEuiy, qui nous les avait envoyées sous le nom de graines couronnées.

sont es p us petites que nous connaissions dans ce terrain, et elles sont en effet remar-q a es par espèce de couionne qui surmonte leur testa et entoure le micropvle. Elles ont une forme cylmdrique ou celle d un ellipsoïde allongé. Leur longueur totale est d’environnbsp;centimetre et leui laigem de 4 millimètres. Le tesla, mince, fait un eerde continu, d’unnbsp;u opaque tiès dense, compose de petites cellules spliériques et d’une rangée de cellulesnbsp;p us transparentes a linteiieur. A la partie supérieure, ce testa se prolonge en une sorte denbsp;couronne continue, du meme tissu que dans le reste de son étendue, amincie surnbsp;or , mais sans divisions. Au milieu de cette cupule s’élève le cube micropylaire, élarginbsp;a sa base et d’environ 2 millimètres de longueur.

testa est un peu renllé a la base et traversé par le faisceau vasculaire qui s’épanouit pour

‘ Plusieurs nouveau* écliantillons n’ajoutent que peu de chose a ce qui concerne ia graine proprement dite; ilsnbsp;indiquent cependant d’une manière plus nette que ies premiers l’existence d’une couche mince de tissu cellulairenbsp;sur la surface externe du testa, et ils nous fournissentnbsp;quelques données plus précises sur la structure du prolongement inférieur de ces graines. On voit que ce prolongement du testa, so repliant en dessous, vient se réunir anbsp;l’axe qui s’étend vers la chalaze, et présente a l’intérieurnbsp;des crêtes sailiantes au nombre de huit qui paraissentnbsp;circonscrire autour de eet axe un espace vide ou occupénbsp;par un tissu iache et détruit formant au-dessous de lanbsp;graine une sorte de ballon déprimé. Cette organisationnbsp;singuiière, quoique mieux indiquée sur ces échantillons,nbsp;est souvent difficile a bien reconstituer, par suite desnbsp;déformations que cette partie a éprouvées par la compression et qui semblent en rapport avec la vacuite' denbsp;cette partie de la graine.


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30 nbsp;nbsp;nbsp;AD. BRONGNIART.

former Ie disque un peu saillant de la chalaze; la paroi du nucelle fait suite au pourtour de ce disque chalazien; elle suit a peu de distance la surface interne du testa, et Ie nucelle se ter-mine en haut par un sommet conique qui correspond, d’une manière plus ou moins immediate , a l’ouverture du micropyle. Gette partie supérieure du nucelle a la forme d’un dóme,nbsp;et présente souvent d’une facon trés nette cette cavité entourée d’un tissu cellulaire spécial,nbsp;contenant trés souvent des grains de pollen bien caractérisés.

Ces graines entières varient un peu de forme, et pourraient peut-être constituer plusieurs espèces. Je désigne l’espèce type par Ie nom de St. akenioides.

17. jEtheotesta. — Graine ellipsoïde ou presque sphérique, de 12 A i5 millimètres de diamètre, a testa épais homogène, formé de fibres ou cellules allongées, dirigées perpendi-culairement a la surface; ces fibres paraissent, sur un écbantillon, entremêlées a de petitesnbsp;cellules globuleuses (peut-être par suite d’une altération du tissu). Ce testa, vers sa base, estnbsp;recouvert, dans une certaine étendue, par une couche d’un tissu Mcbe, formé de cellulesnbsp;allongées ou fibrilles molles, diversement repliées et sinueuses, qui semble constituer unenbsp;sorte d’arille. A l’extrémité opposée (sur un autre écbantillon), Ie testa, aminci dans la partienbsp;qui correspond au micropyle, est surmonté d’une épaisse caroncule formée de cellules fibril-leuses trés transparentes, parallèles entre elles, laissant quelquefois des lacunes étenduesnbsp;par leurs disjonctions; ces cellules, qui paraissent rayonner autour du micropyle, sontnbsp;presque dans la direction de celles du testa qu’elles rëcouvrent. La surface de cette caroncule charnue est trés nettement limitée a 1’extérieur par une zone de petites cellules poly-édriques. A 1’intérieur de la graine on trouve Ie nucelle trés rétracté et déplacé dans unnbsp;des échantillons, s’étendant, dans 1’autre, dans sa position naturelle, jusqu’au-dessous dunbsp;micropyle; il présente toujours un sommet tubuleux surmontant une cavité dans laquellenbsp;on observe quelques grains de pollen.

Les graines de ce genre se reconnaissent facilement, raême sur la cassure, a la texture fibreuse rayonnante de leur testa et A son épaisseur, ainsi qu’A leur forme presque globu-leuse, qui m’a fait nommer cette espèce subglobosa L

‘ II faut bien remarqiier que dans cette graine Ie tissu cellulaire lache de l’exlre'mité micropylaire du testa estnbsp;continu avec Ie tissu même de ce testa, et fait ainsi partienbsp;de cette enveloppe. Au contraire, Ie tissu qui l’entourenbsp;a sa base est étranger au testa, n’y adlière que versnbsp;son milieu, et l’accompagne coinine un arille qui rap-pelle ia sorte de cupule des Taxus et surtout des Da-crydium.


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31

GR4INES POSSILES SILIGIFIÉES.

CHAPITRE III.

STRUCTURE DE L’OVÜLE ET DE LA GRAINE DES CïCADÉES

COMPARÉE k CELLE DE DIYERSES GRAINES FOSSILES DU TERRAIN HODILLER.

Dans mes études sur les graines silicifiées du terrain houiller de Saint-Étienne, j’avais signalé un point trés remarquaMe de 1’organisation d’un grand nombre d’entre elles. Hnbsp;consistait dans 1’existence, vers Ie sonimet du nucelle et dans la partie correspondant aunbsp;micropyle du testa, dune cavité ou grande lacune située dans Ie tissu cellulaire de cettenbsp;region, contenant presque toujours des granules ou vésicules libres qu’on ne pouvait consi-

dérer que comme des grams de pollen, et qui m’avaient fait désigner cette cavité par Ie nom de chambre pollinique.

Je ne connaissais rien de semblable dans les families actuellement existantes de végétaux gymnospermes; mais, parmi ces families, les Conifères avaient seules été étudiées dans lesnbsp;diverses tribus ou sous-familles qu’elles comprennent, et les études nombreuses faites sur Ienbsp;groupe entier par d’excellents observateurs n’indiquent rien d’analogue.

Je désirais, depuis longtemps, soumettre a des études semblables nos Cycadées vivantes; mais ces plantes ne fleurissent dans nos serres qu’è de longs interyalles, et généralementnbsp;elles restent stériles, ne pouvant pas être fécondées. Cependant, depuis quelques années,nbsp;nous possédons des individus mMes et femelles de quelques espèces dans les serres dunbsp;Muséum, OU l’on a récolté leur pollen, et, par une insufflation de ce pollen conservé, faitenbsp;au moment ou les écailles ovulifères d’un cone femelle s’écartent spontanément, on a punbsp;obtenir des graines fertiles.

Cette opération, parfaitement exécutée par M. Houllet, jardinier chef des serres chaudes du Muséum, a été répétée, il y a un mois environ, sur un cóne femelle de Ceralozamia mexi-cam; ce cène, fécondé depuis quinze a vingt jours, a été sacrifié pour 1’étude, ainsi qu unnbsp;jeune cóne d’une autre espèce du même genre (^Ceratozamia Ghieshreghtii), encore fort éloignénbsp;de son développement complet.

Letude anatomique de ces deux cones a été faite avec Ie plus grand soin par M. Renault, qui a bien voulu me prêter son concours dans ces recherches délicates, que ma vue nenbsp;m aurait probablement pas permis de poursuivre moi-même, mais dont jai pu cependantnbsp;constater les intéressants résultats.

Ces résultats établissent l’existenee au sommet du nucelle d’une structure presque iden-tique k celle des graines fossiles pourvues d’une chambre pollinique, et ne laissent aucun

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32 nbsp;nbsp;nbsp;AD. BRONGNIART.

doute, lorsque ces graines sont fécondées, sur ia presence de grains de poilen dans cette cavité du sonimet du nuceile.

Sans entrer ici dans tous les détails de l’organisation de ces ovules, et pour me bomer a ce qui concerne la fécondation, je dirai que, dans les ovules jeunes et non fécondés, Ienbsp;nuceile se termine par un mamelon ou prolongement cylindrique, qui s’engage dans Ie canalnbsp;micropylaire du testa, A peu prés jusqu’a moitié de sa longueur. Ce prolongement, é cettenbsp;époque, est entièrement composé de cellules un peu allongées et ne présente aucune cavité;nbsp;il remplit exactement Ie canal cylindrique du micropyle.

Plus tard, a l’époque de la fécondation , ce prolongement du sommet du nuceile est creusé d’un canal cylindrique qui fait suite a celui du micropyle du testa, dans lequel il reste étroi-tement engagé. Vers son sommet, ce tube a une paroi trés mince, formée d’un seul rang denbsp;cellules; plus bas, il est élargi extérieurement et garni a l’intérieur de plusieurs rangs denbsp;petites cellules.

Vers sa base, ce canal se continue avec un espace vide dont les cellules paraissent avoir été disjointes et écartées; eest une sorte de chambre commune, se prolongeant plusnbsp;profondément en plusieurs lacunes qui, dans cette plante, semblent constituer une caviténbsp;irrégulière ou multiple; c’est dans ces cavités et a diverses profondeurs, quelquefois dans Ienbsp;canallui-méme, que nous avons trouvé, ebezcertains ovules, de nombreux grainspolliniques,nbsp;bien reconnaissables a leur forme et a leur grandeur, et tout é fait identiques avec ceux quinbsp;avaient servi a opérer la fécondation; la présence de ces grains de pollen, que nous avonsnbsp;constatée dans plusieurs ovules, serait probablement plus générale sur des cones fécondésnbsp;naturellement et peut-être avec Ie concours des insectes.

Le tissu cellulaire qui entoure cette cavité est formé de cellules trés fines, trés délicates, dont la direction varie suivant les parties du cóne nucellaire qu’elles occupent, mais nenbsp;parait pas présenter autant de régularité que dans les graines fossiles.

Plus profondément, apparait la membrane qui circonscrit le tissu destiné A former l’albu-men ou périsperme, et dans lequel se trouvent les vésicules embryogènes.

Je n’entrerai pas dans plus de détails sur la structure de ces graines, dans lesquelles on peut constater beaucoup de points d’analogie avec les graines fossiles dont j’ai déja signalénbsp;les caractères les plus essentiels; je dois cependant insister sur ce fait, que dans les grainesnbsp;fossiles la chambre ou cavité poUinique est bien plus nettement circonscrite que dans lenbsp;Ceratozamia que nous avons étudié, et qu’elle semble former un organe plus parfait et mieuxnbsp;défini.

Quant a ce qui concerne les Cycadées vivantes, j’ajouterai seulement qu’un cóne femelle de Zamia furfuracea, quoique non fécondé, et par conséquent sterile, nous a présenténbsp;la même organisation, sauf bien entendu la présence des grains de pollen, maïs prouvantnbsp;ainsi que la formation de la cavité poUinique nest pas une conséquence de la fécondation.nbsp;J’espère, en outre, pouvoir bientót répéter ces observations sur un Dioon edule du Mexique,nbsp;dont un cóne femelle sera sous peu en état d’etre fécondé avec du pollen conservé de lanbsp;même plante. A 1’égard des graines fossiles, je saisis cette occasion pour dire que les nombreux écbantülons que M. Grand’Eury a envoyés au Muséum nous ont permis, non seulement

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GRAINES FOSSILES SILICIFIÉES. nbsp;nbsp;nbsp;33

de compléter la connaissance des espèces déja reconnues il y a im an, mais d’en ajouter

plusieurs a ces genres et niêrae quelgues genres nouveaux a ceux qui avaient été déjA signalés.

Les observations précédentes sur Ie mode de fécondation des Cycadées (car je crois que la stiuctuie observée dans ces Zamiées s étendra a toute la familie) me paraissent confirmernbsp;1 opinion que j avais deja énoncée : que beaucoup de ces genres fossiles ont plus d’analogienbsp;avec es ycadées qu avec les Conitères, ou qu’ils doivent plutót appartenir a une ou a plusieurs amilles de Gymnospermes cycadoïdes, ayant entre elles les mêmes rapports c[ue ceuxnbsp;qui bent les Abiétinées aux Cupressinées ou aux Taxinées.

Ici se terrninent les pages de texte laissées par M. Ad. Brongniart. L’explication des P andies, qu’d avait rédigée en grande partie, a mesure que les préparations qu’ellesnbsp;repiesentent etaient soumises a l’étude, a été complétée et soigneusement confrontée avecnbsp;les pièces originales elles-mêmes par M. Renault. Personne ne pouvait mieux que eet habilenbsp;naturahste suppléer M. Brongniart dans ce travail. Après avoir effectué les préparationsnbsp;matérielles indispensables a ces difficiles études, il n’avait jamais cessé de l’aider dans lesnbsp;observations microscopiques qu’elles rendaient nécessaires pour en tirer scientifiquementnbsp;partie.

II est k souhaiter, dans lintérêt de la paléontologie, que M. Grand’Eury ne se lasse pas de réunir les matéiiaux importants dont les mines de la Loire semblent offrir une réservenbsp;inépuisable.

II nel est pas moins que M. Renault, de son cóté, soit mis en situation de se vouer a la continuation de ces études, dont lintérêt a été bien compris a 1’étranger, si Pon en juge parnbsp;empiessement que M. Williamson a mis a publier, a Édimbourg, des observations qu’onnbsp;pouriait presque croire antérieures a celles de M. Brongniart lui-même, si celui-ci n’avaitnbsp;pus k précaution, en communiquant ses premières recherches k l’Académie, d’annoncer la

I nbsp;nbsp;nbsp;ication ulterieure des beaux dessins que nous mettons aujourd’hui sous les yeux des

naturalistes.

1 ne sera pas difficile de coinprendre que, pour en obtenir la reproduction fidéle, il ait

eaucoup de temps. La mort de M. Ad. Brongniart donnerait d’ailleurs, au besoin, une date trop certaine è son oeuvre.

tionneu^^^^^**^ ^^ssin de Saint-Étienne en fossiles remarquables y attire déja les coHec-établis'^'^^ * nbsp;nbsp;nbsp;.^*^”‘^^ury en connait trop l’importance pour permettre que les

d a • nbsp;nbsp;nbsp;frangais soient privés, au profit des musées de l’étranger, des nouveautés dont

II nbsp;nbsp;nbsp;a SI bien poursuivi l’exploitation.

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AD. BRONGNIART.

Espérons done que les objets remarquables réunis par M. Grand’Eury, et leur étude accomplie par M. Renault, auront bientót pour consequence la publication d’un ouvragenbsp;servant de complément a celui-ci, et dormant a la pensée de M. Ad. Brongniart la sanctionnbsp;compléte que la mort ne lui a pas permis de fournir lui-même.

Remercions, en terminant, llmprimerie nationale et son savant Directeur de s’étre associés, par les soins exceptionnels qu’ils ont donnés a l’oeuvre de M. Ad. Brongniart, anbsp;riiommage rendu au chef d’école de la Botanique francaise par ses collaborateurs, par sesnbsp;confrères de TAcadémie des sciences et par sa familie.

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ATLAS

ET

explication des planches.

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Pl. A.

















Fig. 20.

I n


Ady. BvongniAirt delin -


Ch.: Cuisitv Hth-.


Graines silicifiées du terrain houiller de S*-Étienne.

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37

GRAINES FOSSILES SILICIFIEES.

PLANCHE A.

CARDIOCARPÜS.

Fig. 1. Cardiocarpus drupaceus. Coupe par Ie plan de la carène.

a. Testa epais, charnu a lextérieur.nbsp;h. Cbalaze.

c. nbsp;nbsp;nbsp;Nucelle et périsperme.

d. nbsp;nbsp;nbsp;Extre'mite micropylaire du nucelle (grandeur naturelle).

Fig. 2. Coupe de la même espèce, perpendiculaire au plan de la carène.

Ftg. 3. Cardiocarpus expansus, dont la zone interne du testa est mise a découvert par la cassure de 1’échantillon, et la zone externe charnue a est indiquée dans son pourtour.

Fig. A. Coupe longitudinale du Cardiocarpus drupaceus, variété, montrant l’épaisseur de la zone cellulaire charnue et les lacunes qu’elle présente vers l’extérieur.

Fig. 5. Cardiocarpus sclerotesta. Portion de la base avec la cbalaze, coupée dans Ie plan de la carène.

Fig. 6. Cardiocarpus sclerotesta minor. Coupe dans Ie plan de la carène.

RHABDOCARPüS.

Fig. 7. Rhabdocarpus conicus, Grand’Eury. Forme générale d’après un échantillon cassé avant la préna-ration. Grandeur naturelle. nbsp;nbsp;nbsp;^ i

Fig. 8. Coupe longitudinale de la region micropylaire du mème. a. Testa avec faisceaux fibreux.nbsp;h. Nucelle avec sommet micropylaire.

Fig. 9. Coupe longitudinale perpendiculaire a la carène de la même espèce.

b^iG. 10. Rhabdocarpus suhtunicatus, Grand’Eury. Coupe longitudinale comprenant la cbalaze narallèle

a la carène. nbsp;nbsp;nbsp;quot; ’ ^

a. Endotesta.

h. Cbalaze avec Tongine des faisceaux vasculaires latéraux de la carène se continuant en v.

c. nbsp;nbsp;nbsp;Sarcotesta avec ses faisceaux fibreux.

d. nbsp;nbsp;nbsp;Nucelle avec son sommet micropylaire.

Fig. 11. Coupe transversale de la même espèce. Mêmes lettres.

DIPLOTESTA.

ene.


Fig. 12. Diplotesta Grand’Euryana. Coupe longitudinale perpendiculaire au plan de la carè

a. nbsp;nbsp;nbsp;Endotesta.

b. nbsp;nbsp;nbsp;Sarcotesta.

c. nbsp;nbsp;nbsp;Gavités glanduleuses de la base de {’endotesta.

d. nbsp;nbsp;nbsp;Nucelle avec son extrémité micropylaire.

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38

AD. BRONGNIART.

Fig. 13. Coupe transversale de la même espèce dans la partie moyenne de la graine. Mêmes lettres.

Fig. 14. Coupe transversale pres de la base de la graine, passant par la chalaze et les cavités glandu-leuses.

SARCOÏAXUS.

Fig. 15. Sarcotaxus olivwforniis. Coupe longitudinale, grossie deux fois.

a. nbsp;nbsp;nbsp;Endotesta.

b. nbsp;nbsp;nbsp;Epiderme du sarcotesta.

c. nbsp;nbsp;nbsp;Chalaze.

d. nbsp;nbsp;nbsp;Nucelle terminé par un sommet conique.

Fig. 16. Sarcotaxus angulosus. Coupe transversale, grossie quatre fois.

a. nbsp;nbsp;nbsp;Endotesta avec deux carènes.

b. nbsp;nbsp;nbsp;Epiderme du sarcotesta formant une enveloppe quadrangulaire.nbsp;d. Coupe du nucelle.

LEPTOCARYON.

Fig. 17. Leptocaryon avellana. Coupe longitudinale, grossie deux fois, d’une raine complete.

a. nbsp;nbsp;nbsp;Testa.

b. nbsp;nbsp;nbsp;Chalaze.

c. nbsp;nbsp;nbsp;Micropyle.

d. nbsp;nbsp;nbsp;Nucelle montrant sa hase fixée a la chalaze et son sommet correspondant au micropyle.

TAXOSPERMUM.

Fig. 18. Graine du Taxospermim Grüneri, de grandeur naturelle, vue par la surface aplatie. Fig. 19. La même, vue du cóté d’une des carènes.

Fig. 20. Coupe longitudinale dans Ie plan des carènes, grossie deux fois.

a. nbsp;nbsp;nbsp;Testa.

b. nbsp;nbsp;nbsp;Micropyle.

c. nbsp;nbsp;nbsp;Nucelle.

c'. Son sommet micropylaire.

d. nbsp;nbsp;nbsp;Resie du sac périspermique.

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' r' V'-j?:-’

V- '* ‘



'^ïi£l::wU£,*'



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PL, B.

Fig. Z.














Ady. Brongnixirt cUUn,.


CB. Cuisitv liih/.


Graines silicifiees du terrain liouiller de S-Étienne.

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39

GRAINES FOSSILES SILICIFIÉES.

PLANCHE B.

TRIGONOCARPUS

Fig. 1. Trigonocarpus pusillm, grandeur naturelle.

micropyle, gvossie cinq fois.

Fig. 2. Coupe longitudinale passant par la chalaze et Ie

a. nbsp;nbsp;nbsp;Testa.

b. nbsp;nbsp;nbsp;Chalaze.

c. nbsp;nbsp;nbsp;Micropyle.

d. nbsp;nbsp;nbsp;Nucelle.

e. nbsp;nbsp;nbsp;Cavite du sominet du nucelle avec grains de pollen.

Fig. 3. Coupe transversale de Ia méme graine. Méme grossissement.

a. nbsp;nbsp;nbsp;Testa.

b. nbsp;nbsp;nbsp;Sutures du testa.

c. nbsp;nbsp;nbsp;Membrane du nucelle.

PACHYTESTA.

F,«. h. Coupe longiludlnolo de groudeur „alurello, doul les dimeusions r黄I,e„, d’u„ febontillou

'Z «a”Son°quot;‘ nbsp;nbsp;nbsp;.lgt;ès u„

Partie inférieure du Pachytesta incrassata. a. Testa tres e'paissi vers la base.nbsp;h. Faisceau vasculaire de la clialaze.

c. nbsp;nbsp;nbsp;Vaisseaux extérieurs du testa.

d. nbsp;nbsp;nbsp;Vaisseaux intérieurs du testa.

e. nbsp;nbsp;nbsp;Clialaze en forme dè disque saillant.

ƒ Membrane naissant du col de ia chalaze et limitant Ie tissu interne du testa

g. nbsp;nbsp;nbsp;Membrane du nucelle.

Partie supérieure de la même espèce ? ou du Pachyma gigantea.

h. nbsp;nbsp;nbsp;Testa Gpaissi autour du inicropyl© i,

t. Tube micropylaire ƒ, eeufermant des grauules poUiniques el dépassaol Ie souuuet da „ueelle.

Fig. 5. Coupe transversale du Pachytesta incrassata? a. Testa.

c. nbsp;nbsp;nbsp;Vaisseaux extérieurs du testa.

d. nbsp;nbsp;nbsp;Vaisseaux intérieurs du testa.

f. Membranes externes et internes du nucelle.

tripterospermüm.

F,«. 6 nbsp;nbsp;nbsp;Coupe lougiludlnale de la parlle supérieur, passant „ar Ie micro

pyle, grossie deux lois. nbsp;nbsp;nbsp;^

a. Endotesta se prolongeant en un tube grêle autour du micropyle.

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40 nbsp;nbsp;nbsp;AD. BRONGNIART.

b. nbsp;nbsp;nbsp;Gouche externe celluleuse, spongieuse ou charnue du testa, se prolongeant aussi autour du

micropyle, plus e'paisse a droite, correspondant a Tune des aiies.

c. nbsp;nbsp;nbsp;Micropyle.

d. nbsp;nbsp;nbsp;Sommet du nucelle.

Fig. 7. Coupe longitudinale de la base de la même graine. Même grossissement.

a. Endotesta.

1). Sarcotesta.

d. nbsp;nbsp;nbsp;Chalaze avec son faisceau vasculaire.

e. nbsp;nbsp;nbsp;Membrane externe du nucelle.

ƒ. Membrane interne ou périspermique.

Fig. 8. Coupe transversale de la moilié de la même graine détachée entre les deux coupes longitudi-nales précédentes. Même grossissement.

a. Endotesta.

h. Gouche externe du testa se détachant de I’inlerne. c. Une des trois aiies.nbsp;e. Membranes du nucelle.

PTYCHOTESTA.

Fig. 9. Piychotesta tenuis. Cassure longitudinale de cette graine, grossie deux fois, dans laquelle deux des aiies a a sont divisées par Ie milieu et une troisième a montre son origine interne. L’intérieurnbsp;de la graine manque, on nen voit que quelques restes en b; une fracture transversale a permisnbsp;de reconnaitre sa nature.

Fig. 10. Coupe transversale d’un autre échantillon, grossi deux fois.

a. nbsp;nbsp;nbsp;Testa formant par ses replis six aiies obtuses a 1 extrémite'.

b. nbsp;nbsp;nbsp;Nucelle.

Fig. 11. Une des aiies coupée transversalement, grossie six fois.

HEXAPTEROSPERMUM,

Fig. 12. Hexapterospermum stenopterum. Coupe transversale, grossie trois fois.

a. nbsp;nbsp;nbsp;Endatesta se prolongeant en six aiies a.

b. nbsp;nbsp;nbsp;Exotesta ne se prolongeant pas dans les aiies.

c. nbsp;nbsp;nbsp;Membrane du nucelle.

d. nbsp;nbsp;nbsp;Membrane du périsperine.

Fig. 13. Coupe longitudinale de la region micropylaire. Meme grossissement.

a. nbsp;nbsp;nbsp;Endotesta.

b. nbsp;nbsp;nbsp;Exotesta.

c. nbsp;nbsp;nbsp;Canal micropylaire prolongé et entoure par Ie lissu de 1 exotesta.

Fig. ia. Hexapterospermum pachypterum. Coupe transversale, grossie trois fois.

a. Testa homogene offrant six crêtes longitudinales épaisses, dont trois paraissent se diviser par Ie milieu.

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Pl. C.







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Ad'. Bron.^niart delitv.


Ch. Cuisuv üih:


Graines silicifiées du terrain houiller de S-Étienne.


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GRAINES FOSSILES SILICIFIEES.

PLANCHE C.

POLYPTEROSPERMÜM.

Fig. 1. Polypterospermum Renaultii. Coupe transversale de grandeur naturelle.

Fig. 2. Portion de la coupe transversale du tesla et des ailes, grossie six fois.

a. nbsp;nbsp;nbsp;Endotesta.

b. nbsp;nbsp;nbsp;Exotesta se prolongeant dans les ailes longues et aiguës correspondant aux angles de i’hexagone

et dans les ailes plus courtes et tronquées occupant Ie milieu des faces de l’hexagone.

Fig. 3. Coupe longitudinale de la moitié supérieure de cette graine, grossie quatre fois.

a. nbsp;nbsp;nbsp;Endotesta se prolongeant supérieurement dans Ie tube micropylaire c.

b. nbsp;nbsp;nbsp;Exotesta et portion d’une des ailes principales divisée en bandes de cellules allongées, libres ou

reunies.

d. Nucelle et membrane extérieure d', se terminant supérieurement en une sorte de cloche e ouverte du cóté du micropyle et contenant une masse granuleuse (pollinique ?).nbsp;ƒ. Sac périspermique.

ERIOTESTA.

Fig. A. Eriotesta octogona. Coupe transversale d’une portion de la graine présentant trois cótés de l’octogone, grossie quatre fois.

a. Testa recouvert, dans toute son étendue, de poiis plus longs aux angles de l’octogone.

c. nbsp;nbsp;nbsp;Reste de la membrane du nucelle.

Fig. 5. Portion du testa et des poils qui Ie recouvrent, grossis trente fois.

a. nbsp;nbsp;nbsp;Endotesta.

b. nbsp;nbsp;nbsp;Zone extérieure moins dense du testa.

c. nbsp;nbsp;nbsp;Poils serrés simples qui font suite aux cellules de Yexotesta.

POLYLOPHOSPERMUM.

Fig. 6. Polyhphospermum stephanense. Coupe longitudinale passant par l’axe de la graine, grossie deux fois.

a. nbsp;nbsp;nbsp;Testa de la graine montrant Yendotesta et Yexotesta, souvent en partie détruit et restitué.

b. nbsp;nbsp;nbsp;Membi’ane du nucelle naissant du pourtour de la chalaze c et se terminant par Ie sommet micro-

pylaire d.

6

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^i2 nbsp;nbsp;nbsp;AD. BRONGNIART.

(!. Membrane du sac périspermique.

/. Axe vasculaire proiongeant la clialaze.

g. nbsp;nbsp;nbsp;Prolongements inférieurs des crêtes principales du testa.

h. nbsp;nbsp;nbsp;Tube micropylaire continuant Vendotesta.

{. Prolongement supérieur du testa formant une sorte de cupule au-dessus de la graine.

Fig. 7. Coupe transversale de cette graine, grossie quatre fois.

a. nbsp;nbsp;nbsp;Testa avec ses six crêtes principales a correspondant aux angles de l’hexagone et ses six crêtes

secondaires aquot; occupant ie milieu des faces.

b. nbsp;nbsp;nbsp;Exotesta souvent en partie détruit par des radicelles étrangères c.nbsp;d. Membranes du nucelle et du sac périspermique.

Fig. 8. Coupe longitudinale de la region micropylaire, grossie quatre fois.

a. nbsp;nbsp;nbsp;Testa et origine de son micropyle.

b. nbsp;nbsp;nbsp;Sommet du nucelle avec son mamelon terminal.

CODONOSPERMUM.

Fig. 9. Codonospermuni anomalum, vu par sa surface externe, tel qu’il se présente dans la ruche brisée, montrant les huit angles qui naissent du sommet conique du micropyle et une partie du prolongement inférieur qui s’étend au-dessous de la graine.

Fig. 10. Coupe longitudinale, grossie deux fois, de la graine sans son prolongement inférieur.

a. nbsp;nbsp;nbsp;Testa enlourant complètement la graine et présentant en d Ie commencement de ce prolon

gement.

b. nbsp;nbsp;nbsp;Micropyle.

c. nbsp;nbsp;nbsp;Cbalaze se continuant en un faisceau vasculaire entouré par un tube faisant suite au testa et

s’épanouissant en un disque vasculaire au-dessous du nucelle.

cl. Membrane du nucelle donnant naissance supérieurement a une zone cellulaire qui entoure une cavité s’ouvrant en haut sous ie micropyle et renfermant des grains de pollen.

e. Membrane circonscrivant Ie périsperme altéré et un espace vide peut-être occupé par l’em-bryon.

Fig. 11. Prolongement inférieur de la graine, Ie plus souvent déformé et brisé par la compression, restitué d’après diverses préparations, présentant en a a deux des huit crêtes internes qui paraissentnbsp;s’étendre a 1’intérieur de cette cavité, en b 1’origine de l’axe occupé par Ie faisceau vasculaire cha-lazien, et en c la cbalaze elle-même.

Fig. 12. Coupe transversale de cette région tres prés de sa base, montrant les huit faisceaux fibreux, prolongements du testa, qui l’entourent, et qui, d’après l’examen de Fextérieur de la graine,nbsp;devaient être unis par un tissu cellulaire, détruit ainsi que les parties intérieures.

STEPHANOSPERMUM.

Fig. 13. Stephanospermum akenioides, coupé longitudinalement, de grandeur naturelle.

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43

GRAINES FOSSILES SILICIFIEES.

Fig. 14. Le même, grossi quatre fois.

a. Testa avec ia coupe de son prolongement supérieur en forme de couronne a. ¦nbsp;h. Chaiaze et son faisceau vasculaire.nbsp;c. Micropyle tubuleux en forme de bec.

e. nbsp;nbsp;nbsp;Membrane du nucelle naissant de ia chaiaze et se terminant supérieurement par une zone cellu-

leuse entourant un espace vide renfermant souvent des granules polliniques.

f. nbsp;nbsp;nbsp;Membrane du sac périspermique avec traces de périsperme al tére.

Fig. 15. Coupe transversale de ces graines.

a. Testa uniforme sans traces de carènes ni de sutures.nbsp;h. Membrane du nuceile.

lËÏHEOTESTA.

Fig. 16. Mtheotesta subglobosa. Coupe longitudinale de la region micropylaire, grossie deux fois.

a. nbsp;nbsp;nbsp;Testa.

b. nbsp;nbsp;nbsp;Partie supérieure du testa déveioppé en mie caroncule cellulaire laclie entourant le micropyle.

c. nbsp;nbsp;nbsp;Membrane du nuceile terminé par son mamelon micropylaire.

d. nbsp;nbsp;nbsp;Reste du sac périspermique.

Fig. 17. Coupe longitudinale de la partie inférieure d’une autre graine, grossie deux fois.

a. nbsp;nbsp;nbsp;Testa.

b. nbsp;nbsp;nbsp;Excroissance arilliforme formée d’un tissu cellulaire lache et lacuneux.

c. nbsp;nbsp;nbsp;Nuceile rétracté complet avec son sommet micropylaire et la cavité sous-micropylaire contenant

quelques grains de pollen; un de ces grains a surface aréolée, grossi deux fois.

Fig. 18. Coupe transversale d’une de ces graines, grossie deux fois.

a. nbsp;nbsp;nbsp;Testa.

b. nbsp;nbsp;nbsp;Membrane du nuceile contractée et déplacée.

6.

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Pi,. I.


Cardiocarpus drupaceus , Yar. expansus, ;\d. Br.

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GRAINES FOSSILES SILICIFIEES.

PLANCHE I.

CARDIOCARPUS DRUPACEUS, Var. EXPANSES. Ad. Br.

Hauteur de la graine, 4o a I12 millimètres. Largeur, ho a 43. Epaisseur, ao a 22.

Cette graine est remarquable par Ie développement considerable qu’a pris Ie sarcotesta.

Fig. 1 (prép- «)¦ Coupe longitudinale d’une graine, passant par Ie micropyle et la chalaze, et dirigée dans Ie plan principal. Gross, f.

a. nbsp;nbsp;nbsp;Albumen ^ contenu dans Ie sac embryonnaire.

b. nbsp;nbsp;nbsp;Membrane du sac embryonnaire.

c. nbsp;nbsp;nbsp;Enveloppe du nucelle, a laquelle est soude'e sur une certaine étendue la membrane du sac

embryonnaire.

n. Cliambre pollinique, extrêmement réduite et représentée seulement par un mamelon sphacelé. ch. Extrémité chalazienne de Yendotesta.

d. nbsp;nbsp;nbsp;Endotesta.nbsp;g. Sarcotesta.

r, r. Nombreuses petites racines qui se sont de'veloppe'es dans l’intérieur et aux dépens du sarcotesta.

menie

Fig. 2 (prep. P). Coupe longitudinale passant par Ie micropyle et la chalaze d’une graine de la espèce, mais dirigée perpendiculairement au plan principal. Gross, f.

a. nbsp;nbsp;nbsp;Albumen.

c. nbsp;nbsp;nbsp;Enveloppe du nucelle re'duite a son epiderme.nbsp;ch. Region chalazienne de Yendotesta.

mi. Region micropylaire.

d. nbsp;nbsp;nbsp;Endotesta.

g. nbsp;nbsp;nbsp;Sarcotesta.

l. Méals remplis de gomine ou de re'sine, creuse's dans Ie tissu du sarcotesta.

Fig. 3 (prép. EN). Coupe longitudinale de la région chalazienne d’un Cardiocarpus drupaceus var expansus. Gross.

h. nbsp;nbsp;nbsp;Membrane du sac embryonnaire.

c. nbsp;nbsp;nbsp;Epiderme du nucelle.

d. nbsp;nbsp;nbsp;Endotesta.nbsp;g. Sarcotesta.

l. Lacunes ou meats du sarcotesta.

ep. Epiderme qui limite nettement l’enveloppe extérieure de la graine.

vc. Faisceau vasculaire qui va s’épanouir a la base du nucelle, après avoir éiiiis hiléralement deux branches vl, qui monlent en suivant ie plan des carènes.

Fig. h (prép. EN). Portion de la figure précédente, prise sur Ie parcours du faisceau vasculaire chala-zien. Gross, y-

b. nbsp;nbsp;nbsp;Enveloppe du sac embryonnaire.

‘ Comme ia plupart des graines décrites ne paraissent pas avoir été fécondées et que l’on trouve encore dans beaiicoup d’entre eiles des corpuscules, nous euiploierons 1’expression d'albumen de preference è ceile de périsperme.

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46

AD. BRONGNIART.

c. Épiderme du nuceile.

cl. Couclie interne de Yendotesta.

i'. Couche moyenne.

ö ¦

vc.

Couche interne du sarcotesta.

Faisceau vasculaire chalazien émettant les deux branches latérales d et s’épanouissant en y au-dessous du nuceile.

Fig. 5 (prép. EN'). Coupe transversale faite dans la inême graine, a peu pres a la moitié de la hauteur. Gross, f.

c. nbsp;nbsp;nbsp;Épiderme du nuceile.

d. nbsp;nbsp;nbsp;Couche interne de Yendotesta.nbsp;d'. Couche moyenne.

g. Sarcotesta.

vl. Faisceau vasculaire correspondant a Tune des carènes.

/. Lacunes creusées dans Ie sarcotesta. ep. Épiderme limitant les enveloppes de la graine.

Fig. 6. Portion de la figure précédente, prise dans Ie voisinage de Tune des carènes. Gross. a. Albumen.

c. nbsp;nbsp;nbsp;Épiderme du nuceile.

d. nbsp;nbsp;nbsp;Partie interne de Yendotesta, détachée accidentellement de la portion plus exterieure.nbsp;d'. Couche moyenne de Yendotesta.

vl. Faisceau vasculaire coupé transversaiement et qui s’élève Ie long des carènes. gquot;. Couche de cellules réticulées qui accompagnent ce faisceau.nbsp;g’. Couche interne du sarcotesta.nbsp;g. Couche moyenne.

/ƒ. Couche externe du même. li. Cellules hypodermiques.nbsp;ep. Épiderme.

/. Lacunes creusées dans Ie sarcotesta.

vue sous un

Fig. 7 (prép. ENquot;). Coupe longitudinale d’une partie des enveloppes de la même graine, grossissement de y.

ep. Couche cellulaire revêlant intérieurement la première couche de Yendotesta. La figure 8 montre que ces cellules sont a parois assez épaisses; elles sont vues avec un grossissement denbsp;d. Première couche de Yendotesta; les cellules sont longues, a parois incrustées, et terminées parnbsp;des surfaces horizontales. La figure 9 les montre avec un grossissement denbsp;d’. Deuxième couche de Yendotesta, mais complètement détruite.

gquot;. Première couche du sarcotesta, formée de cellules polyédriques, dont les parois peu épaisses sont percées de Irous irréguliers. Voir la figure 10, g”. Gross.nbsp;vl. Coupe longitudinale de l’un des faisceaux vasculaires des carènes, vu plus fortement grossinbsp;figure 11. II est accompagné de cellules allongées et réticulées.nbsp;g. Couche moyenne du sarcotesta, formée de grosses cellules a parois minces. Voir la figure 12, g'.nbsp;Gross.

g. nbsp;nbsp;nbsp;Couche extérieure du sarcotesta, composée de cellules analogues de forme, mais leurs parois

plus épaisses sont nettement perforees. Voir la figure i3, §¦. Gross. -4^.

h. nbsp;nbsp;nbsp;Tissu hypodermique dont les cellules, de plus faible dimension que celles qui forment ie tissu

précédent, ont leurs parois incrustées; elles ont subi une certaine désagrégation. ep. Épiderme formé de cellules a section rectangulaire. La grande dimension du rectangle est perpendiculaire a la surface de la graine.

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Pk. II,



Cardiocarpus sclerotesta. Ad. lir.

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47

GRAINES FOSSILES SILICIFIÉES.

PLANCHE II.

CARDIOCARPÜS SCLEROTESTA. Ad. Bk.

Hauteur de la graine, i5 millimetres. Largeur, i5 a i6. Épaisseur, 6 a 7.

Fig. 1 (prép. DV'). Coupe longitudinale passant par Ie micropyle, la chalaze et Ie plan principal de la graine. Gross, -p.

a. Albumen bien conservé, renfermé dans Ie sac embryonnaire. h. Restes peu visibles de la membrane du sac embryonnaire.

c. nbsp;nbsp;nbsp;Enveloppe du nucelle réduite a son épiderme.

co. Les deux corpuscules, places symétriquement dans Ie grand plan de Ia graine, au-dessous de la chambre poHinique.

m. Chambre poHinique, peu de'veloppée dans ce groupe de graines et creusee, comme ion sait dans ia partie supérieure du nucelle, lequel est réduit ici a son épiderme et a cette chambre'

d. nbsp;nbsp;nbsp;Endotesta.

mi. Canal micropylaire du testa, conduisant a la chambre poHinique. ck. Region chalazienne de la graine.

Fig. 2. Portion de la figure précédente. Gross. ”•

a. Albumen. A sa partie supérieure ainsi qu’a sa partie inférieure, figure 6, EL. on peut distinguer les cellules qui en formaient la masse.

CO. Les deux corpuscules, de forme ovoïde. II a été impossible de reconnaitre aucune formation cellulaire dans leur intérieur.

c. nbsp;nbsp;nbsp;Membrane, enveloppe du nucelle réduite a son épiderme.

m. nbsp;nbsp;nbsp;Partie supérieure de 1’albumen, terminée en forme de mamelon et correspondant a la chambre

poHinique.

n. nbsp;nbsp;nbsp;Restes de la chambre poHinique.

d. nbsp;nbsp;nbsp;Endotesta. Les cellules qui composent cette partie de la graine sont forlement incrustées et tres

opaques.

gquot;. Sarcotesta. Cette région interne du sarcotesta est formee de cellules ailongées et réticulées. mi. Canal micropylaire creusé dans le testa et permettant aux grains de pollen d’entrer sans ditB-culte dans la chambre poHinique, situee au-dessous.

Fig. 3. Partie de la figure 2, prise en A. Gross. 4^.

ep. Épiderme tapissant l’intérieur du canal micropylaire du testa.

d'. Couche moyenne de Yendotesia, dont les cellules ont été tellement lignifiées qu’elles sont demeu-rées complètement opaques dans cette preparation. gquot;. Tissu réticulé formant la couche la plus interne du sarcotesta.

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48 nbsp;nbsp;nbsp;AD. BRONGNIART.

Fig. h (prép. EL'). Coupe transversale faite a la hauteur des corpuscules. Gross. — Cette coupe montre que les corpuscules sont au noinbre de deux seulement, comme dans les graines de ginckonbsp;actuels.

a. Albumen.

c. nbsp;nbsp;nbsp;Enveloppe du nucelle.nbsp;co, co. Les deux corpuscules.

d. nbsp;nbsp;nbsp;Endotesta.

Fig. 5 (prép. EL ). Portion de la figure précédente, prise en B. Gross, ep. Èpiderme de Yendotesta.

d'. Cellules de la couche moyenne de Yendotesta, fortement incrustées.

gquot;. La plus interne des couches du sarcotesta. Cette enveloppe a presque complètement été détruite dans cette espèce, qui semble alors ne posséder que la première enveloppe ou endotesta.

Fig. 6 (prép. EL). Coupe longitudinale de la region chalazienne d’une autre graine appartenant a la inême espèce. Gross, y.

a. Albumen. Les cellules de la partie inférieure sont bien conservées.

c. nbsp;nbsp;nbsp;Èpiderme du nucelle.

V. Faisceaux vasculaires, qui mentent dans l’enveloppe du nucelle a une hauteur un peu moindre que la moitié de la graine.

d. nbsp;nbsp;nbsp;Endotesta, a elements fortement ligniliés.nbsp;gquot;. Première assise du sarcotesta.

ch. Canal par oü s’élève Ie faisceau vasculaire clialazien h, qui distribue les elements vasculaires a l’enveloppe du nucelle et qui envoie, en traversant Ie sarcotesta, les deux cordons vasculairesnbsp;des carènes vl, vl.

Fig. 7. Partie de la figure précédente, prise en C. Gross.

d'. Couche moyenne de Yendotesta, formée de cellules polyédriques a parois fortement épaissies et lignifiées.

gquot;. Cellules réticulées, arrondies, de la couche la plus interne du sarcotesta.

g'. Cellules plus allongées que les précédentes, ponctuées et réticulées, qui accompagnent les faisceaux vasculaires latéraux vl.

vl. L’un des deux faisceaux qui mentent longitudinalement Ie long des carènes. vv. Faisceau vasculaire d’ou est partie la branche vl, et qui va se terminer en s’épanouissant dans lanbsp;partie inférieure de Penveloppe du nucelle.

Fig. 8. Grandeur naturelle. Graine trouvée isolée dans les schistes houillers de Grand-Croix, pres de Saint-Étienne, transformée en houille, et paraissant se rapporter a i’espèce qui vientd’être décrite.nbsp;Dans cette figure, la graine est vue de face.

nous

Fig. 9. La même, vue de profil. De chaque cóté, et a des hauteurs inégales, existe un renflement particulier cpe l’on n’a pas rencontré dans les graines silicifiées, incomplètes, commenbsp;l’avons vu.

Fig. 10. La méme, vue par sa face inférieure, correspondant a la chalaze et a son point d’insertion.

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Cardiocarpus augustodiir.ensis. Ad. lip.


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GRAINES FOSSILES SILICIFIÉES.

PLANCHE IIL

CARDIOCARPUS AUGUSTODUNENSIS. Ad. Bb.'

Hauteur de ia graine, 9 a lo millimètres. Largeur, 788. Epaisseur, 5 a 6.

Fig. 1 (prép. Ha). Coupe longitudinale passant par la chalaze et Ie micropyle. Gross. ^ .

b. nbsp;nbsp;nbsp;Membrane du sac embryonnaire. L’albumen n’a pas e'té conserve'.

c. nbsp;nbsp;nbsp;Epidemie du nucelle.

d. nbsp;nbsp;nbsp;Endotesta.

vc. Faisceau vasculaire de la cbalaze.

vl, vl. Les deux faisceaux des carènes, qui ont pris naissance sur Ie faisceau de la chalaze. mi. Re'gion micropylaire du testa.

biG. 2 (prép. Hè). Coupe longitudinale passant par la chalaze et Ie micropyle. Gross.

a. Albumen.

h. Membrane du sac embryonnaire. c. Epiderme du nucelle.nbsp;vl. Faisceaux vasculaires des carènes.nbsp;vc. Faisceau vasculaire de la chalaze.

Fig. 3 (prép. Hc). Coupe longitudinale passant par Ie micropyle et Ie plan principal de la graine.

a. nbsp;nbsp;nbsp;Albumen.

b. nbsp;nbsp;nbsp;Membrane du sac embryonnaire.

c. nbsp;nbsp;nbsp;Epiderme du nucelle.

co. Les deux corpuscules places a la partie supérieure de Faibumea. n. Resfes de la chambi’e pollinique creusée dans Ie nucelle.

d. nbsp;nbsp;nbsp;Endotesta.

mi. Canal micropylaire de Fendotesta.

Fig. 4 (prép. Hd). Coupe transversale dirigée a mi-hauteur de la graine. Gross. |.

c. nbsp;nbsp;nbsp;Epiderme du nucelle. L’albumen a disparu.

d. nbsp;nbsp;nbsp;Endotesta.

l. Lacunes creusées dans fépaisseur de Fendotesta.

l'. Anfractuosite's dispose'es avec assez de régularite' a la surface extérieure de Fendotesta

Fig. 5 (prép. H/t). Coupe transversale d’une autre graine, montrant les mêmes détails que celle qui est représentée figure 4.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;inbsp;nbsp;nbsp;nbsp;4

Fig. 6 (prép. H/). Comme les figures précédentes.

Fig. 7 (prép. Hg). La graine représentée en coupe transversale dans cette figure a été compriniée et les deux parois de iendotesta rapprochées 1’une de 1’autre. En g, figures 4 et 7, on voit une couchenbsp;cellulaire assez mal conservée se moulant sur Fendotesta, et qui représente les restes du sarcotesta.

‘ Cette espèce de Cardiocarpus provient des gisements silicifiés d’Autun, dans lesquels on la rencontre assez fréquemment; toules les autres espèces, au contraire, ont été découvertes dans ies quartz des environs de Saint-Élienne.

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50 nbsp;nbsp;nbsp;AD. BRONGNIART.

Frc. 8 (prép. Hc). Partie supérieure de la figure 3. Gross, y-

a. nbsp;nbsp;nbsp;Albumen.

b. nbsp;nbsp;nbsp;Membrane du sac embryonnaire.

c. nbsp;nbsp;nbsp;Epiderme du nuceile.

co. Corpuscules. Celui de droite contient quelques vacuoles ou de grandes cellules dans sou intérieur. n. Cliambre pollinique renfermant encore quelques grains de pollen. Elle est surmontée d’un canalnbsp;dont les parois sont formées de cellules prismatiques, allongées dans Ie sens transversal.nbsp;cl. Enclotesta,

mi. Ouverture micropylaire du testa.

Fig. 9 (prép. H«). Coupe longitudinale de la chalaze. Gross, y, prise a la partie inférieure de la coupe Hfl.

h. Membrane du sac embryonnaire.

c. nbsp;nbsp;nbsp;Epiderme du nuceile.

d. nbsp;nbsp;nbsp;Endotesta.

vc. Faisceau vasculaii’e de la chalaze, qui s’épanouit en v au-dessous du nuceile et donne naissance aux deux faisceaux latéraux des carènes vl.

Fig. 10 (prép. Hg). Coupe transversale faite dans la region de la carène, a moitié de la hauteur de la graine. Gross.

d. Couche interne de Yendotesta. d’. Couche moyenne de Yendotesta.

iï'. Couche extérieure, dont les cellules polyédriques ont leurs parois fortement incrustées el colo-rées dans ia partie profonde de cette couche. l. Lacune creusée dans Yendotesta, dans la region des carènes.

biG. 11 (prép. Hf). Coupe transversale faite égalemcnt dans la régioii de l’une des carènes, sur un autre échantillon, mais plus prés du sommet de la graine. Dans Ie plan principal, on peut remar-quer des cellules allongées transversalement o, dont les parois sont peu épaisses. Gross.

ddquot;. Endotesta.

g. Restes mal conservés du sarcotesta.

Fig. 12 (prép. Hd). Portion du testa de la graine, figure 4. Gross.

dquot;. Partie extérieure de Yendotesta, dont les cellules sont trés épaissies. l. Lacune creusée dans cette couche du testa,nbsp;g. Sarcotesta mal conservé.

Fig. 13 (prép. Hc). Région micropylaire du nuceile. Gross. c. Epiderme du nuceile.

n. Cliambre pollinique, contonant quelques grains de pollen p.

n. Canal conduisaut a la chambre pollinique. Les cellules qui en forment les parois sont prismatiques et leur grande longueur est dirigée perpendiculairement a l’axe du canal.

Fig. 14 (prép. He). Coupe tangentielle dirigée dans l’épaisseur de Yendotesta. Gross.

clquot;. Couche extérieure de Yendotesta, formée de cellules polyédriques régulières et a parois 1'orte-ment incrustées.

l. Lacunes creusées dans Yendotesta, occupées peut-être par des matières gommeuses. ep. Epiderme qui tapisse 1’intérieur de ces lacunes.

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Ciusifi d*'l. et tith.


hnprintcrie Nationale.


Cyclocarpus imTnmular.is. Ad. Br.

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51

GRAINES FOSSILES SILICIFIEES.

PLANCHE IV.

CYCLOCARPUS NUMMULARIS. Ad. Br.

Hauteur de la graine, 17 miliimètres. Largeur, i5. Epaisseur, ?.

Fig. 1 (pi’ép. Ct). Coupe longitudinale faite suivant Ie plan des carènes et passant par la chalaze et Ie micropyle. Gross, -f.

a. Albumen en partie détruit. h. Membrane du sac embryonnaire.

c. nbsp;nbsp;nbsp;Epiderme. Dernier reste du nucelle.

d. nbsp;nbsp;nbsp;Endotesta.nbsp;g. Sarcotesta.

ch. Re'gion chalazienne de la graine.

vv. Faisceaux vasculaires enveloppant la base du nucelle.

vl Faisceaux vasculaires qui s’inlléchissent, apartir de la chalaze, pour remonter jusqu’au sommet de la graine en suivant les carènes.nbsp;mi. Canal micropylaire du testa.

Fig. 2 (prép. Ct). Partie supérieure de la figure précédente. Gross, y-

c. nbsp;nbsp;nbsp;Membrane enveloppe du nucelle représentée seulement par son e'piderme.nbsp;e'p. Epiderme interne de \endotesta, séparé de ce dernier par la maceration.

d. nbsp;nbsp;nbsp;Couche interne de ïendotesta.nbsp;d'. Couche moyenne du même.nbsp;dquot;. Couche externe.

vl. Faisceaux vasculaires qui s’e'lèvent jusqu’au sommet de la graine, en suivant les deux carènes latérales.

g'. Couche interne du sarcotesta. g'. Couche moyenne.nbsp;g. Couche plus exte'rieure.

ep. Épiderme formé d’un rang de cellules, dont Ie grand axe est perpendiculaire a la surface de la graine.

mi. Canal micropylaire du testa.

Fig. 3 (prép. Ct). Région chalazienne de ia figure précédente. Gross. “•

c. nbsp;nbsp;nbsp;Enveloppe nucellaire parcourue dans sa partie chalazienne par de nombreux faisceaux vascu

laires.

d. nbsp;nbsp;nbsp;Couche interne de ïendotesta, formée de cellules un peu allongées.nbsp;d'. Couche moyenne.

d'. Couche extérieure.

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52 nbsp;nbsp;nbsp;AD. BRONGNIART.

vl. Faisceaux vasculaires dirigés dans ie plan des carènes. On peut suivre dans la figure la marclie de ces faisceaux, qui prennent leur origine en v, se réfléchissent en v'v’, puis se relèvent en vl,nbsp;après s’être rélléchis une seconde fois.

gquot;. Cellules re'ticulées formant la couclie dans laquelle s’élèvent les faisceaux vasculaires récur-rents vl.

g’. Couche moyenne du sarcotesta.

g. Couche extérieure.

ep. Epiderme.

De ch a v s’élève verticalement Ie faisceau vasculaire chalazien, qui donne naissance aux deux ordres de vaisseaux indiqués précédemment, l’un qui appartient a l’enveloppe du nucelle,nbsp;l’aulre qui parcourt Ie testa.

Fig. ^ et 5. Sarcotesta et endotesta. •

Fig. 4. Coupe longitudinale faite suivant la ligne MN de la figure i (Ci). Gross.

ep. Epiderme extérieur formé de cellules a parois épaissies, et dont Ie grand axe est perpendiculaire a la surface de la graine.

g. Hijpoderme on couche sous-épidermique du sarcotesta. Les cellules qui la composent sont étroites et allongées dans Ie sens de l’axe de la graine.

g'. Couche moyenne, formée de cellules arrondies a parois épaisses canaliculées. La cavité intérieure est assez irréguliere.

gquot;. Couche interne du sarcotesta, dont les cellules réticulées entourent les faisceaux vasculaires vl.

Fig. 5.

vl. L’un des deux faisceaux vasculaires latéraux qui suivent les carènes. d'd'. Couches externe et moyenne de Yendotesta. Les cellules en sont arrondies, polyédriques, a paroisnbsp;épaissies; les canalicules qui existaient dans leurs parois ont disparu.

d. Couche plus interne de Yendotesta, formée de cellules a parois minces et plus hautes que larges. e'p'. Epiderme de Yendotesta.

CU. Partie de l’épiderine détachée lors de la macération que ces graines ont subie en se pétriliant.

Fig. 6 (prép. Cf). Même graine. Coupe transversale d’une portion du tssta (^sarcotesta). Gross.

ep. Epiderme mal conservé. La couche hypodermique a été complètement détruite dans cette partie de la graine.

g'. Region moyenne du sarcotesta. La coupe, ayant été faite en dehors du plan des carènes, ne ren-ferme pas la couche de cellules réticulées que 1’on a désignées plus haut par gquot;.

dquot;. Première couche de Yendotesta.

Fig. 7. Gross. ^4^.

Cellules muiiies d’aspérités assez régulièrement disposées, isolées dans Ie tissu du sarcotesta, en gquot;, figure 3. Ces cellules, dont Ie diamètre est de oquot;quot;”,o5 environ, doiveiit etre regardéesnbsp;comme ayant pénétré par quelque fente accidentelle existant dans Ie testa de la graine.

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Cardiocarpus tenuis. .'\d. Bp.

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53

GRAINES FOSSILES SILICIFIEES.

PLANCHE Y.

CARDIOCARPUS TENUIS. Ad. Br.

La graine qui constitue cette espèce n’élant représentée que par des échantilloas incomplets, il ii’est pas possible d’en donner ies dimensions exactes; cependant, on peut en évaluer approximativement la hauteur a i o ou i a millimètresnbsp;et la largeur aio millimètres.

Fig. 1 (prép. Ec). Coupe longitudinale passant par la chalaze. Gross, -f. d. Endotesta.

vc. Faisceau vasculaire chalazien.

vl, vl Faisceaux vasculaires qui se détachent en v du faisceau de la chalaze, pour s’incurver ensuite et longer les deux carènes.

Fig. 2 (prép. Ec). Gross. \°.

c. nbsp;nbsp;nbsp;Restes de fépiderme du iiucelle.

d. nbsp;nbsp;nbsp;Première couche de Yendotesta. Les éie'ments cellulaires qui forment cette couclie sout allonge's.nbsp;d'. Couche moyenne de Yendotesta.

vc. Faisceau vasculaire de la chalaze qui, parvenu en v, donne naissance a deuxordres de faisceaux, Ie premier compreriant les deux faisceaux vasculaires vl des carènes, Ie second, en nombrenbsp;variable, parcourant la partie infe'rieure de 1’enveloppe du nucelle.nbsp;vl. Vaisseaux des carènes.

Fig. 3. Portion de la figure précédente prise en MN. Gross, . ep. Epiderme interne de Yendotesta.

d. Couche interne de Yendotesta. Les cellules en sont un peu plus longues que larges et a parois épaissies.

d’. Couche moyenne de Yendotesta, a cellules polyédriques arrondies et a parois incruste'es. d'. Couche externe de Yendotesta. Les cellules qui la composent sont de même forme, mais plusnbsp;lignifie'es que celles de la couche moyenne.

Fig. A (prép. Ec ). Coupe longitudinale passant par Ie micropyle de la graine. Gross. a. Albumen.

co. Les deux corpuscules. Celui de droite seul est bien conserve. m. Mamelon formé par fextrémité supérieure de falbumen.nbsp;d. Endotesta.

Fig. 5 (prép. Ec'). Figure précédente. Gross, y. a. Albumen.

i. Membrane du sac einbryonnaire.

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54

AD. BRONGNIARÏ.

co. Les deux corpuscules. Celui de gauche est mal conserve.

m. Mamelon formé par l’extrémite supérieure de l’albumen. A sa base,il semble exister des canali-cules dirigés vers les corpuscules.

c. nbsp;nbsp;nbsp;Epiderme du nucelle. La chambre pollinique n’a pas été rencontrée, soit paree qu’elle était

détruite, soit paree qu’elle avait été rejetée en dehors de l’axe de la graine, et qu’alors la coupe n’a pu la contenir.

d. nbsp;nbsp;nbsp;Couche interne de Yendotesta.nbsp;d'. Couche moyenne.

gquot;. Sarcotesta {!).

Fig. 6 (prép. am). Coupe longitudinale passant par la chalaze. Gross.

b. nbsp;nbsp;nbsp;Membrane du sac embryonnaire.

c. nbsp;nbsp;nbsp;Nucelle réduit a son épiderme et a quelques faisceaux vasculaires, qui s’élèvent de la chalaze

j usque vers Ie milieu de la hauteur de la graine.

d. nbsp;nbsp;nbsp;Couche interne de Yendotesta.nbsp;d'. Couche moyenne du même.

vc. Faisceau vasculaire chalazien, qui se divise en v, comme précédemment, en deux ordres de faisceaux, l’un qui parcourt l’enveloppe du nucelle, l’autre qui se compose des deux faisceaux récurrents vl, d.

Fig. 7. Portion de la figure précédente. Gross.

vc. Faisceau vasculaire chalazien.

vl. Faisceau vasculaire récurrent des carènes.

V. Faisceaux vasculaires qui entourent la base du nucelle.

gquot;. Partie du testa qui, dans Ie voisinage des faisceaux vasculaires, est composée de cellules réti-culées.

Fig. 8 (prép. am). Portion de la figure précédente, prise en A. Gross. —. ep. Épiderme interne de Yendotesta.

d. Première couche de la même enveloppe. Les cellules en sont réticulées et allongées, leurs parois sont assez épaisses et incrustées.

d'. Conche moyenne de Yendotesta, formée de cellules polyédriques régulières, a parois tres épaisses et fortement lignifiées.

Fig. 9 (prép. am). Portion de la même figure prise a droite, en C. Gross. ep. Épiderme interne de Yendotesta.

d. Couche interne de Yendotesta. Les cellules sont un peu plus hautes que larges. d'. Couche moyenne, formée de cellules polyédriques, a parois fortement incrustées et parcouruesnbsp;par un fin réseau de canalicules.

Dans aucun des échanlillons examinés, on n’a rencontré l’enveloppe plus extérieure désignée sous ie nom de sarcotesta. Dans les figures 2 et 6, la marche des vaisseaux récurrents, quinbsp;ne se sont pas encore recourbés dans l’épaisseur du testa pour remonter Ie long des carènes,nbsp;indique que cette épaisseur devait être plus considerable et que, si l’on n’a pas observé Ienbsp;sarcotesta, c’est qu’il avait été détruit.

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Leptocaryon avellana. .Vd. Pr.

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55

GRAINES FOSSILES SILICIFIEES.

PLANCHE VI.

LEPTOCARYON AVELLANA. Ad. Br.

Hauteur de ia graine, ih a i5 millimètres. Largeur, ik a i5. Epaisseur, lo a 13.

Fig. 1 (prép. E/i). Coupe transversale faite vers Ie milieu de la hauteur de la graine. Gross. }•

a. Restes de l’alb urnen contenu dans Ie sac embryonnaire.

I). Membrane du sac embryonnaire.

c. nbsp;nbsp;nbsp;Epiderme du tegument du nucelle.

h'. Re'gion oü la membrane du sac embryonnaire est encore sendee au te'gument.

d. nbsp;nbsp;nbsp;Enveloppe protectrice ou endotesia.

e. nbsp;nbsp;nbsp;Crêtes de Vendotesta, produites par la carène qui entoure la graine, suivant son plan principal.

A cbaque crête, on voit deux prolongements late'raux, indices d’un tissu plus exte'rieur moins resistant, formant une deuxième enveloppe ou sarcotesta, qui géne'ralement n’a pas e'té con-servée, mais dont on trouve des tracés dans quelqucs échantillons.nbsp;ƒ Silice amorphe, mais contenant de nombreux debris de ve'gétaux, dans laquelle était noyée lanbsp;graine.

Les trois figures 2, 6, 8 ont été faites d’après trois pre'parations tirées de la même graine, Tune transversale, figure 2, EK, les deux autres longitudinales el passant par Ie micropyle,nbsp;figure 6, EKquot;, et par la cbalaze, figure 8, EK'. Gross. |.

Fig. 2 (prép. ER). Coupe transversale passant a peu pres vers Ie milieu de la hauteur de la graine. Gross, y.

a. nbsp;nbsp;nbsp;Albumen, mieux conserve' et moins re'tracte' que celui de la graine pre'ce'dente.

b. nbsp;nbsp;nbsp;Membrane du sac embryonnaire.

b'. Re'gion ou la membrane du sac embryonnaire est reside soude'e au te'gument du nucelle.

c. nbsp;nbsp;nbsp;Épiderme interne du te'gument du nucelle.

d. nbsp;nbsp;nbsp;Première enveloppe protectrice ou endotesta.

e. nbsp;nbsp;nbsp;Saillies de la carène circulaire qui entoure la graine.nbsp;ƒ. Silice amorpbe.

Fig. 3 (prép. EK). Portion de la graine prise a gauche de la figure 2, dans la région de la carène. Gross, y.

a. nbsp;nbsp;nbsp;Albumen.

b. nbsp;nbsp;nbsp;Membrane du sac embryonnaire.

c. nbsp;nbsp;nbsp;Tégument du nucelle, dont il ne reste que 1’épiderme. Les cellules qui forment ce dernier ont

bien leur face libre tournee vers 1’extérieur. Ce tégument n’est vraisemblablement que Ie nucelle lui-même, réduit a son épiderme.

d. nbsp;nbsp;nbsp;La plus interne des couches de {'endotesia, formée d’un petit nombre d’assises de cellules ayant

une certaine tendance a s’allonger, comme Ie montre la figure 9, d, qui les représente dans Ie sens longitudinal.

d'. Couche moyenne de Yendotesta, composée de cellules plus arrondies, a parois trés épaisses et incrustées, qui se prolonge sous forme de bande jusqu’aux carènes en e.nbsp;d”. Couche extérieure de Yendotesta, composée de cellules plus arrondies, a parois trés épaisses, etnbsp;rendues presque entièrement opaques par I’incrustalion.

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56 nbsp;nbsp;nbsp;AD. BRONGNIART.

gquot;. Restes du tissu cellulaire, qui parait avoir forme une enveloppe plus extérieure [sarcotesla)‘gt; presque entièrement détruite.

vl. Coupe transversale du faisceau vasculaire, qui, partant de la chalaze, montait Ie long de chaque carène e, entre Yendotesta et Ie sarcotesta.

Fig. 4 (prép. l). Coupe longitudinale faite perpendiculairement au plan des carènes. Gross, f.

a. nbsp;nbsp;nbsp;Albumen.

b. nbsp;nbsp;nbsp;Membrane du sac embryonnaire.

c. nbsp;nbsp;nbsp;Epiderme appartenant vraisemblablement au nucelle dans lequel s’est développé Ie sac embryon

naire.

n. Restes du nucelle, représenté uniquement par l’épiderme dont on vient de parler et par ce mamelon sphacelé n. La chambre pollinique creusée au sommet du nucelle était, commenbsp;i’on sait, peu développée dans ce groupe de graines.

l. Lacune produite par Ie décoHement du sac embryonnaire et des restes du nucelle.nbsp;mi. Canal creusé dans ïendotesta et conduisant a la chambre pollinique.

Fig. 5. Partie supérieure de la figure précédente. Gross.

a. nbsp;nbsp;nbsp;Albumen.

b. nbsp;nbsp;nbsp;Membrane amorphe du sac embryonnaire.

c. nbsp;nbsp;nbsp;Epiderme du nucelle.

l. nbsp;nbsp;nbsp;Lacune produite par le décoilement du sac embryonnaire et des restes du nucelle n.nbsp;n. Chambre pollinique, tres réduite et rétractée.

d. nbsp;nbsp;nbsp;Couche interne de Vendotesta, composée de cellules un peu allongées dans le sens de la longueur

de la graine.

d'. Couche moyenne de ïendotesta, en partie détruite.

d“. Couche externe du même, formée de cellules a parois fortement épaissies et incrustées.

mi. Canal creusé dans les enveloppes extérieures de la graine et conduisant a la chambre pollinique.

Fig. 6 (prép. EKquot;). Coupe longitudinale passant par le micropyle. Gross.

a. nbsp;nbsp;nbsp;Albumen.

b. nbsp;nbsp;nbsp;Membrane du sac embryonnaire.

c. nbsp;nbsp;nbsp;Epiderme du nucelle.

b'. Région OU la membrane du sac embryonnaire est restée soudée a l’épiderme du nucelle, dont le tissu a été absorbé par la formation de l’albumen du sac embryonnaire.nbsp;co. L’un des deux corpuscules. On sait que, dansles graines fossiles bicarénées, le nombre des cor-puscules est constamment de deux.

c'o'. Place occupée par le deuxième corpuscule, qui n’a pas été conservé.

m. nbsp;nbsp;nbsp;Sommet du sac embryonnaire.

n. nbsp;nbsp;nbsp;Restes du nucelle et de la chambre pollinique.

d. nbsp;nbsp;nbsp;Endotesta.

f. Silice amorphe.

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Fig. 7. Partie supérieure de ia figure précédente. Gross, y-

a. nbsp;nbsp;nbsp;Albumen.

b. nbsp;nbsp;nbsp;Membrane du sac embryonnaire.

m. nbsp;nbsp;nbsp;Mamelon formé par la partie supérieure de l’albumen et correspondent a la chambre pollinique.

c. nbsp;nbsp;nbsp;Restes de la partie supérieure du nucelle.nbsp;co. Un des deux corpuscules.

c'o'. Vide laissé par la destruction de l’autre corpuscule.

n. nbsp;nbsp;nbsp;Restes sphacelés de la chambre pollinique.

d. nbsp;nbsp;nbsp;Endotesta.

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GlUINES FOSSTLES SILICIFIEES.

Fig. 8 (prep. EK'). Coupe longitudinale passant par la clialaze. Gross, f-a. Albumen.

c. nbsp;nbsp;nbsp;Tegument nucellaire traverse', suivant son e'paisseur, par des faisceaux vasculaires parlant de la

chalaze. ch. Chalaze.

d. nbsp;nbsp;nbsp;Endotesta.

Fig. 9 (prep. EK'). Portion de la figure précédente, prise suivant la ligne MN. Gross.

c. nbsp;nbsp;nbsp;Tegument nucellaire. Les cellules epidermiques ont leur face libre tourne'e vers Texterieur de la

graine.

d. nbsp;nbsp;nbsp;Première couclie de Vendotesta, fbrme'e de cellules le'gerement allonge'es et libreuses.

d'. Couclie moyenne de ïendotesta. Les parois incrustées des cellules qui composent cede region sont percees de canalicules nombreux rr.

d'. Couclie plus externe de I'endotcsta, dont les cellules polye'driques sont plus réguiières que celles de la couclie pre'cedente. Leurs parois sont egalement traverse'es par de nombreux canalicules.nbsp;La coloration foncee qu’elies presentent indique un état de lignification plus avance'.nbsp;gquot;. Cellules allonge'es, a parois reticule'es, accompagnant coiistamment le faisceau vasculaire vl.nbsp;vl. Coupe longitudinale de fun des faisceaux vasculaires qui s’appliquent sur la saillie de la carene.

Fig. 10 (prep. E/f). Coupe longitudinale passant par la chalaze. Gross.

ch. Region clialazienne de Vendotesta, par ou pénètre verticalement le faisceau vasculaire qui va s’t'panouir en forme de cupule vv a la base du nucelle.nbsp;vv. Faisceaux vasculaires, qui s’e'levent a une certaine hauteur dans le te'gument nucellaire. Cettenbsp;hauteur ne de'passe pas la moitie de la longueur du nucelle.nbsp;d. Region moyenne de Yendotesta, mal conservee.

d'. Region plus extérieure, et composee de cellules tres lignifiées, rendues opaques par le carbone qui pénètre la silice.

vl. LTm des faisceaux vasculaires latéraux, qui prend son origine a la base de la graine, sur le faisceau chalazien central, et monte le long des carènes, dans le plan principal de la graine.

Fig. 11 (prep. cm). Coupe transvei’sale d’une variété de Leplocaryon. Gross. -• a. Albumen.

h. Membrane du sac embryonnaire.

c. nbsp;nbsp;nbsp;Tegument nucellaire.

N. Couche parliculière, appartenaut aux enveloppes de la graine, dont les graines précédemment de'erites n’offrcnt pas de traces.

d. nbsp;nbsp;nbsp;Couche interne de ïendotesta.

d. Couche moyenne, mal conservée.

Fig. 12 (prép. cm). Une portion de la figure précédente, vue avec un grossissement de

N. La plus interne des enveloppes proteclrices de la graine, formee de cellules délicates, a parois minces, limite'e par deux épidermes ep, e'p', intérieur et extérieur. Cette enveloppe est distinctenbsp;de ïendotesta, dont nous retrouvons les cléments suivants:nbsp;d. Couche interne de I’endotcsta.

d, d'. Couches moyenne et extérieure de ïendotesta, fortement incrustées.

g”. Couche interne du sarcotesta, représentée seulement par quelques assises de cellules réticulées.

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Cardiocarp-as orbicularis. Var. a. Ad.Bi*.

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59

GRAINES FOSSILES SILICIFIÉES.

PLANCHE VIL

CARDIOCARPÜS ORBICULARIS. Ad. Br. Var. a et b.

Hauteur de la graiiie, 3o a Sa miilimètres. Largeur, a8 a 3o. Épaisseur, ai a aa.

VAitiÉfÉ a.

Fig. 1 (prép. EO). Coupe longitudinale passant par la chalaze et Ie plan principal. Gross.

a. nbsp;nbsp;nbsp;Albumen contenu dans Ie sac embryonnaire, notablement contracte'.

b. nbsp;nbsp;nbsp;Membrane du sac embryonnaire.

c. nbsp;nbsp;nbsp;Épiderme du nucelle.

Cette graine est recouverte de deux enveloppes, qui paraissent indépendantes l’une de 1’aulre, et non intimement liées comme Vendotesta et Ie sarcotesta des autres graines du groupe desnbsp;Cardiocarpées; elle rappellerait, a ce point de vue, certaines graines de Gne'tacées [Gneluninbsp;thoa, Gnetum urens, par exemple).

D. Première enveloppe protectrice.

G. Deuxième enveloppe.

vl. Faisceau vasculaire des carènes.

Fig. 2 (prép. EO). Partie inférieure de la figure précédente. Gross. {.

a. Albumen. c. Épiderme du nucelle.

V. Faisceau vasculaire qui s’épauouit au-dessous du nucelle.

D. Premiere enveloppe protectrice de la graine.

G. Deuxième enveloppe, dans laquelle se trouvent les faisceaux vasculaires des carènes.

Fig. 2 bis. Quelques trachées prises en t, figure 2, vues sous un grossissement de

Fig. 3 (prép. EO). Portion des enveloppes de la graine, prise en M dans la figure i. Gross.

Première enveloppe :

dd. Gouche interne. Les cellules, complètement lignifiees, n ont pu etie rendues transpaientes. g . Gouche moyenne. Les cellules polyédriques qui la forment ont leurs parois nettement reti-culées.

g'., Gouche externe, dont les cellules polyédriques sont a parois trés épaisses. Leur cavité a complètement disparu.

cp. La surface de cette première enveloppe, nettement limitee, laisse soupQonner un epidemie, que 1 opacite de la preparation n’a pas permis de constater.

Deuxième enveloppe :

ep'. Épiderme interne de ia deuxième enveloppe, dj. Gouche interne. Cellules polyédriques, a parois non incrustees.

8,

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60 nbsp;nbsp;nbsp;AD. BRONGNIARÏ.

gjgy Couche moyenne. CeRules plus liautes que larges, tenninées par des surfaces planes. C’est dans cette couche que se trouvent plongés les faisceaux vasculaires vl qui montent Ie long desnbsp;carènes.

«jPj. Couche externe, Ibrmée de cellules incrustées et complèteinent opaques.

Fig. 4 (prép. EO'). Coupe longitudinale passant par Ie micropyle. Gross, y.

b. nbsp;nbsp;nbsp;Membrane du sac embryonnaire.

c. nbsp;nbsp;nbsp;Épidemie du nucelle.

n. Chambre pollinique, extrêmement reduite dans cette graine.

D. Première enveloppe protectrice de la graine.

G. Deuxième enveloppe.

Fig. 5. Portion de la même coupe. Gross, -f.

e. Restes des membranes du nucelle. n. Chambre pollinique.

d. nbsp;nbsp;nbsp;Épiderme interne, détaché de la première enveloppe de la graine.

D. Première enveloppe protectrice de la graine.

G. Deuxième enveloppe protectrice.

vl. Faisceaux vasculaires laléraux, qui s’élèvent jusqu’au sommet de la graine en suivant les carènes.

Variété b.

Fig. 6 (prép. EOquot;). Coupe transversale faite vers Ie milieu de la hauteur de la graine. Gross, -f.

a. nbsp;nbsp;nbsp;,41bumen.

b. nbsp;nbsp;nbsp;Membrane du sac embryonnaire.

c. nbsp;nbsp;nbsp;Épiderme du nucelle.

d. nbsp;nbsp;nbsp;Coucbe interne de la première enveloppe, reudue opaque par I’incrustation des cellules.nbsp;gquot;. Couche moyenne, formée de cellules a parois réticulées.

ep. Lambeau d’épiderme détaché des enveloppes de la graine.

Fig. 7 et 8. Cellules prises dans deux regions de la couche moyenne gquot;, au bord interne et au milieu. Gross.

La deuxième enveloppe n’a pas été conservée.

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Cardiocarpus orbicularis, Var, c. Ad, Br,

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oraines fossiles silicifiées.


61


PLANCHE VIII.


CAIIDIOCARPUS ORBICULARIS. Ad. Br. Vau. c.


Fig. 1 (prép. Em). Coupe longitudinale passant par la chalaze. Gross.

a. Albumen.

c. nbsp;nbsp;nbsp;Epidemie du nucelle.

d. nbsp;nbsp;nbsp;Première enveloppe protectrice de la graine.nbsp;ch. Faisceau vasculaire de la chaiaze.


Fig. 2. Partie supérieure de la même graine. Gross. ~ .

c. nbsp;nbsp;nbsp;Épidemie du nucelle.

d. nbsp;nbsp;nbsp;Première enveloppe protectrice de la graine.


Fig. 3 (prép. Em'). Coupe transversale de la même graine. Gross. |.

a. Albumen.

c. nbsp;nbsp;nbsp;Epiderme du nucelle.

d. nbsp;nbsp;nbsp;Première enveloppe protectrice.

e. nbsp;nbsp;nbsp;Saiüie ou carène circulaire de la première enveloppe.

Fig. tl (prép. Em). Region chalazienne de la figure i. Gross,

c. nbsp;nbsp;nbsp;Épiderme du nucelle.

ch. Faisceau vasculaire de la chaiaze, qui enveloppe la base du nucelle en « ep. Epiderme détaché de la première enveloppe de la graine.

d. nbsp;nbsp;nbsp;Couclie interne.nbsp;d'. Couclie moyenne.

dquot;. Couclie externe, nettement limitée par un épidemie.

IiG. 5 (prep. Em ). loition de la figure 3, comprenant la carène. Gross.


d. Couclie interne de la


première enveloppe, fortement incrustée.


d. Louche moyenne, qui s étend jusqna l’extrémité des carènes, d . Couche externe, fortement incrustée et opaque.


eii e.


Fig. 6 (prep. Em). Portion du tissu de la coupe transversale représentée figure 5. Gross. —

d. Couche interne, dont les cellules, a sections rectangulaires, ne sont visibles que sur les bords de Ia preparation.

d. Couche foimée de cellules polyédriques, a parois fortement épaissies.

g . Couche moyenne, dont les cellules, plus considerables, ont leurs parois minces, réticulées et poreuses.


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62

AD. BRONGNIARÏ.

Fig. 7. Même preparation et même grossissement du tissu.

gquot;. Les ceRules précédeiites, qui s’agrandissent vers Lextérieur de ia couclie moyenne.

g'. Couche extérieure, dont les celiules polyédriques ont leurs parois de plus en plus épaissies en s’approcbant de la surface.

ep. Epiderme qui limite nettement cette première enveloppe.

Fig. 8 (prép. Em). Portion du tissu de la coupe longitudinale représentée dans la figure 3. Gross,

ep'. Epiderme interne de l’enveloppe de la graine.

d. Couche interne, formée de cellules a sections rectangulaires.

d'. Couche dont les cellules polyédriques sont fortemenl incrustées et de couleur trés foncée.

gquot;. Couche moyenne, composée de cellules plus grandes que celles de la couche précédenle. Les parois en sont réticulées dans la zone intérieure et poreuses vers l’extérieur, gquot;, figure 9.

Fig. 9 (prép. Em). Portion du tissu de la même coupe longitudinale, mais prise plus extérieurement.

Gross.

gquot;¦ Partie plus extérieure de la couche moyenne. Les cellules qui la composent, de dimensions plus grandes que celles de la région profonde, ont leurs parois non plus réticulées, maisnbsp;poreuses.

g'. Couche extérieure, dont les cellules polyédriques out leurs parois fortement épaissies. La cavité centrale a presque entièrement disparu, surtout dans celles qui sont piacées a la périphérie.

ep. Epiderme extérieur, limitant tres nettement la surface extérieure de cette enveloppe de la graine.

L’analogie de forme et de dimensions qui existe entre cette graine et celle qui a été décrite précédemment, plancheVII, figure 1 (prép. Eo), la ressemblance des tissus de son enveloppenbsp;et de ceux qui composent la graine dont la description a été donnée figure 3, même planche,nbsp;et désignés par les lettres d, g’, g', permettent de supposer que, de même que la variété a,nbsp;la graine formant la variété c possédait une seconde enveloppe extérieure, qui na pas éténbsp;conservée.

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PL. IX .



Rhabdocarpus subtunicatus. Ad. Br.

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63

GRAINES FOSSILES SILICIFIÉES.

PLANCHE IX.

RHABDOGARPUS SÜBTUNICATUS. Ad. Br.

Hauleur de la graine, 3o a 3a millimètres. Largeur, 17318. Épaisseur, ik a i5. Les coupes repre'sentées par les figures 1, 3 et 5 appartiennent a la même graine.

‘’“'pvfeGLfï nbsp;nbsp;nbsp;portie supérieure de I» graine. pass.,., par |e ,„ier„-

Albumen. Lr membrane dn sac embryonnaire est reste'e soudéo a l’épiderme du nncelie

c. nbsp;nbsp;nbsp;Epiderme du nucelie.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nuuBjie.

d. nbsp;nbsp;nbsp;Endotesta.

ep. Epiderme de'tache' de la surface interne de Xendotesta. mi. Canal micropylaire de Xendotesta.nbsp;g. Sarcotesta.

m'i'. Ouverture micropylaire du sarcotesta.

biG. 2 (prep. Hl). Partie superieure de la figure precédente. Gross.

c. Epiderme du nucelie. ddquot;. Endotesta.

g. Couclie interne du sarcotesta.

particulier et remar-

ep. Épidemie trés neltement conserve sur une partie de la graine. mi. Épidemie qui lapisse 1 intérieur du canal micropylaire de Xendotesta.

Fig. 3 (prép. Hl). Coupe longitudinale passant par la clialaze. Gross. |.

a. nbsp;nbsp;nbsp;Albumen.

b. nbsp;nbsp;nbsp;Membrane du sac embryonnaire, qui est séparée, dans cette moitié inférieure de la uraine de

l’épiderme du nucelie c.

c. nbsp;nbsp;nbsp;Epidemie du nucelie.

ep. Épiderme interne, séparé de Xendotesta.

d. nbsp;nbsp;nbsp;Endotesta.nbsp;g. Sarcotesta.

cit. Faisceau vascnlaire de la chalaze, qui sepanouit en v sous ie nucelie et Ie sac embryonnaire ef donne naissance, en outre, aux deux faisceaux récurrents des carènes vl,nbsp;vl. Faisceaux lécurrenis des carènes, qui montent dans Ie sarcotesta.

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64

AD. BRONGNIART.

Fig. 4. Portion inférieure de ia figure précédente. Gross, f.

cc. Restes du nuceile réduit a son enveloppe, dans laquelle se rendent les faisceaux vasculairesr'r', partant du disque cbalazien v.nbsp;d. Première couclie de Vendotesta.nbsp;d'. Deuxième couche.nbsp;gquot;. Couche interne du sarcotesta.nbsp;g. Couche externe, formée de cellules tres allongées.nbsp;ep. Epiderme limitant Ie sarcotesta.nbsp;ch. Faisceau vasculaire chalazien.

vl. Faisceaux vasculaires récurrents, qui suivent les carènes.

Fig. 5 (prép. Hf). Coupe transversale passant par ie milieu de la hauteur de la graine. Gross, -f-a. Albumen.

h. Membrane du sac embryonnaire.

c. nbsp;nbsp;nbsp;Epiderme du nuceile.nbsp;ep. Epiderme de Yendotesta.

d. nbsp;nbsp;nbsp;Endotesta.

g. nbsp;nbsp;nbsp;Sarcotesta.

Fig. 6 (prép. cf). Coupe longitudinale perpendiculaire au plan principal de la graine. a. Albumen.

h. nbsp;nbsp;nbsp;Membrane du sac embryonnaire.

c. nbsp;nbsp;nbsp;Epiderme du nuceile.

d. nbsp;nbsp;nbsp;Endotesta.nbsp;g. Sarcotesta.

n. Chambre pollinique. mi. Canal micropylaire de Yendotesta.

Fig. 7. Portion de la figure précédente. Gross.

c. nbsp;nbsp;nbsp;Epiderme du nuceile.

n. Chambre pollinique, dont Couverture est Ibrmée par des cellules prismatiques disposées hori-zontalement.

ep. Epiderme interne de Yendotesta.

d. nbsp;nbsp;nbsp;Couche interne de Yendotesta, fortement incrustée.

d'. Couche externe, a cellules régulières bexagonales. L’intérieur des cellules est opaque, tandis que les parois sont Iransparentes.nbsp;mi. Canal micropylaire de Yendotesta.

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Pl.X,


P'iq. 6


Fi^. 5.


Fi^. Z. i££.



E*?quot;-r--aÈrïsi


Rhabdocarpus subtunicatus. Ad. Br.

Détails anatomiques.

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65

GRAINES FOSSILES SILICIFIÉES.

PLANCHE X.

RHABDOCARPÜS SUBTUNICATUS.

DÉTAILS ANATOMIQUES.

Fig. 1 (prep. H; ). Coupe transversale. Partie du testa prise en M dans la figure 5 de la planche IX Gross. Y-nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;‘

d. Couche interne de Xendotesta.

d'. Couche moyenne.

d'. Couche externe.

g”. Couche interne du sarcotesta.

g’. Couche externe.

ep. Epiderme du sarcotesta.

Les figures suivantes, faites au grossissement de représentent, dans Ie même ordre les memes couches du testa.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;’

Fig. 2.

d. Couche interne de Xendotesta. Les cellules sont a parois épaisses et comprimées. d'. Couche moyenne de Xendotesta. Les parois des cellules sont fortement incrustées; les membranesnbsp;primitives des cellules, qui existaient avant 1’incrustation, seules, sont restées transparentes.

Fig. 3.

dquot;. Couche plus extérieure de Xendotesta. Les cellules sont plus grandes que dans la zone précédente, mais également incrustées.

Fig. 4.

gquot;. Couche interne du sarcotesta, formée de cellules assez irrégulières, grandes, a parois minces et réticulées.

Fig. 5 et 6.

g, g. Couche externe, dont quelques cellules, celles qui sont foncées de couleur, ont pris un allon-gement considerable. Dans la figure, elles sont vues en coupe transversale.

Les figures portant les nquot;quot; 7, 8, g, 10, 11, 12 et i3 représentent, avec Ie même grossissement les détails microscopiques pris dans Ia figure 2, planche IX.

Fig, 7. Region externe du sarcotesta. ep. Epiderme.

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66


AD. BRONGNIART.


y. Cellules du sarcotesta, qui out pris un accroissement considerable en longueur et se présenlent sous la forme de longs tubes non terminés en biseau a leur extrémité. C’est a la presence denbsp;ces tubes qu’est du l’aspect fibreux offert par les empreintes de ces graines dans les schistesnbsp;du terrain houiller.

y. Cellules a sections rectangulaires, a parois souvent épaissies, qui séparent les ilots de cellules allongées.


Fig. 8.


yquot;. Partie superieure du sarcotesta dans la region micropylaire. Les cellules, allongées, sont coupées obliquement et surmontées d’une couche cellulaire placée au-dessous de 1’épiderme, qui n’anbsp;pas été figure.


Fig. 9.


a. Épidemie interne du canal micropylaire creusé dans Vendotesta.


Fig. 10.


/3. Épiderme du même canal, pris un peu plus bas.


Fig. 11.


g'. Cellules a parois réticulées du sarcotesta.


Fig. 12.


dquot;. Couche externe de Vendotesta.


Fig. 13.


S. Cellules formant 1’épiderme du nucelle. Leurs parois paraissent fiiiement réticulées.


Les figures qui portent les n°* 14,15,16,17 et 18 représentent, sous Ie grossissement les détails microscopiques pris dans ia coupe longitudinale de la figure 4, planche IX.


Fig.


14 (prép. H/). Zone externe du sarcotesta. ep. Épiderme du sarcotesta.

y. Cellules qui ont pris un accroissement considérable en longueur, et disposées par groupes. y'. Cellules a section rectangulaire, a parois épaisses, qui séparent les groupes de cellules précé-dents.


Fig. 15.


Fig.


Fig.


gquot;. Couche interne du sarcotesta, composée de cellules a parois réticulées. 16 et 17.

d'd'. Couche extérieure et moyenne de Vendotesta.

18.

d. Couche interne.


Fig.


19. Region chalazienne, prise dans la même coupe que précédemmeut. Gross. vc. Faisceaux vasculaires ascendants de la chaiaze.

vl, vl. Les deux faisceaux vasculaires récurrents qui prennent naissance sur Ie faisceau chalazien et


mentent Ie long des carènes.


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67

GRAINES FOSSILES SILIGIFIÉES.

Fig. 20 (prép. ag'). Coupe longitudinale d’une graine de la même espèce, passant par Ie plan principal de la graine. Gross, -f.

a. nbsp;nbsp;nbsp;Albumen.

b. nbsp;nbsp;nbsp;Membrane du sac embryonnaire.

c. nbsp;nbsp;nbsp;Epiderme du nucelle.

co. Cavités laissées par les deux corpuscules, qui ne se sont pas conserves.

d. nbsp;nbsp;nbsp;Première couche de Yendotesta.nbsp;d'. Couche moyenne.

d'. Couche externe. gquot;. Sarcotesta.

y\ y. Zone d’aspect fibreux et cellulaire du sarcotesta.

Les détails representés par les figures 21, .2, ^3, ai et ^5 ont été pris dans l’épaisseur des miveiop^s de cette derniere graine, aux places marquées par les lettres correspondantes.

Fig. 21.

parois marquées d’incrustations

d. Couche interne de 1 endotesta. Les cellules sont allongées et leurs en forme de réseau.

Fig. 22.

d'. Couche moyenne.

Fig. 23.

dquot;. Couche externe.

Fig. 24.

g . Zone inteine du sarcotesta, composée de cellules a parois minces et réticulées.

Fig. 25.

y. CdTlules du sarcotesta, allongées en tube et disposées par groupes.

y. Cellules rectangulaires, a parois épaissies, qui séparent les groupes de cellules précédents eg. Epiderme limitant nettement Ie sarcotesta.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^ eccuents.

Fig. 26 (prép. C4). Coupe transversale d’une autre preparation. Gross. H. Pa figure est prise dans Ja region de 1 une des carènes.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^

a. nbsp;nbsp;nbsp;Albumen.

b. nbsp;nbsp;nbsp;Enveloppe du sac embryonnaire.

c. nbsp;nbsp;nbsp;Epiderme du nucelle.

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d'. Couche moyenne.

dquot;. Couche extérieure.

g”. Première zone du sarcotesta.

vl. Coupe transversale du faisceau vasculaire, qui monfe Ie long des carènes. g'. Couche moyenne du sarcotesta.

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e'p. Epiderme limitant Ie sarcotesta.

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PL. XI.


Rhat do carpus coni'cus. Ad. Br.

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69

GRAINES FOSSILES SILICIFIEES.

PLANGHE XI.

RHABDOCARPUS CONICUS. Ad. Br.

Hauteur de la graine, 3o a 35 millimetres. Largeur, i6 a 17. Épaisseur, 12 a i3.

Fig. 1 (prép- Coupe longitudinale passant par Ie micropyle et Ie plan principal de la graine. Cette espèce se distingue du Cardiocarpus subtunicatus en ce que les enveloppes du testa sont nioinsnbsp;épaisses et la partie supérieure de la graine plus allongée et de forme conique.

a. Albumen.

h. Membrane du sac embryonnaire. co. L’un des corpuscules; 1’autre n’a pas été conserve.

c. nbsp;nbsp;nbsp;Epidemie du nucelle.

n. Resles de la chambre polliniqiie, tres reduite dans Ie groupe des Rhabdocarpus.

d. nbsp;nbsp;nbsp;Endolesta.nbsp;g. Sarcotesta.

Fig. 2 (prép. ai'). Coupe longitudinale passant par la clialaze et Ie plan principal de la graine. a. Albumen.

c. nbsp;nbsp;nbsp;Membrane du sac embryonnaire et enveloppe du nucelle, soudees ensemble dans cette partie de

la graine.

d. nbsp;nbsp;nbsp;Endotesta.

g. nbsp;nbsp;nbsp;Sarcotesta.

ch. Faisceau vasculaire de ia chalaze, qui s’épanouit en v dans Penveioppe du nucelle, après avoir donné naissance aux deux faisceaux vasculaires récurrents vl.nbsp;cl. ï'aisceaux vasculaires récurrents, qui montent Ie long des carenes.

Fig. 3 (prép. aiquot;). Coupe transversale prise a la inoitié de la hauteur de la graine qui a fourni les deux coupes précédentes. Cross.

a. Albumen.

h. nbsp;nbsp;nbsp;Alembrane du sac embryonnaire.

c. nbsp;nbsp;nbsp;Epiderme de Penveioppe du nucelle.

d. nbsp;nbsp;nbsp;Endotesta.nbsp;g. Sarcotesta.

Fig. li (prép. ai). Region micropylaire de la figure 1, représentée avec un grossisseinent de y. a. Albumen.

co. Corpuscule, dans lequel apparait uno vésicule sphérique qui enoccupe Ie centre.

m. nbsp;nbsp;nbsp;Mamelon terminant Ie sommet de Palbumen.

n. nbsp;nbsp;nbsp;Cbambre pollinique, réduite a un petit cone spliacelé.nbsp;ep. Epiderme du canal micropylaire traversant Ie testa.

d. Endotesta.

g. Couclie interne du sarcotesta.

Fig. 5. Portion de lepiderme du canal micropylaire du testa, prise dans la figure 4, en a. Cross.

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70 nbsp;nbsp;nbsp;AD. BRONGNIART.

Fig. 6. Portion du menie épiderme, prise dans la même figure, en (2. Gross.

Fig. 7. Portion de Yendotesta, prise en y, figure i. Gross.

d. Couche interne de Yendotesta. Les cellules sont allongées dans Ie sens de la longueur de la graine, et a parois e'paisses.

d'. Couclie moyenne de Yendotesta. Gross.

Fig. 8 (prép. ai'). Portion de tissu prise en S de la figure lo. Gross, y- Couche moyenne de l’endo-testa.

Fig. 9. Couche interne d de Yendotesta et couche moyenne d', prises dans la figure 2 (prép. ai'), en e. Gross, i? ».

Fig. 1 0. Region chalazienne de la figure 2, vue avec un grossissement de y. d. Endotesta.nbsp;a. Sarcotesta.

(•}gt;. Épiderme interne de Yendotesta.

cli. Faisceaii vasculaire clialazien, qui forme un disque épais en v au-dessous du nucelle el du sac embryonnaire, et envoie des branches latérales v'v' dans l’enveloppe du nucelle.nbsp;vl. Faisceaux vasculaires re'currents, qui montent dans la region des carènes.

Fig. 11. Tissu du sarcotesta, pris en i, figure lo (prép. ai), formé de cellules a parois réticulées.

Fig. 12 (prép. aiquot;). Coupe longitudinale d’un deuxième échantillon, faite dans la région micropy-laire et dirigée perpendiculairement au plan principal de la graine.

ep. Tegument interne de la graine, qui a pris ici un développement spécial.

d. Couche interne de Yendotesta.

d’. Couche moyenne.

g”. Couche interne du sarcotesta, formée de cellules a parois minces et réticulées.

g. Couche externe du sarcotesta.

ep'. Épiderme qui limite la graine.

mi. Canal micropylaire creusé dans Ie sarcotesta et 1 endotesta, par ou les grains de pollen pouvaient arriver jusqu’a Ia chambre pollinique.

Fig. 13. Portion du sarcotesta, prise dans la figure 12, en e'p'. Gross, yquot;.

e'p'. Épiderme.

7. Cellules allongées en forme de tubes, colorées en noir dans leur intérieur el disposées par groupes plus ou moins nombreux.

7'. Tissu cellulaire qui sépare ces groupes. Les cellules qui Ie composent sont souvent assez forte-ment incrustées.

Fig. 1 A. Partie de la figure 1 2 , vue avec un grossissement de J-y et prise en ep.

cp. Tégument interne de la graine, dont les cellules ont acquis un tres grand développement dans celte région.

d. Couche interne de Yendotesta, formée de cellules allongées. Les parois des cellules paraissent êlre couvertes d’un fin réseau.

d'. Couche moyenne, dont les cellules polyédriques sont fortement incrustées.

Fig. 15. Extrémité micropylaire du tégument interne de la graine. Gross.

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Pi.. XII,




Rhabdocarpus cyclocaryon. Ad, Ur.

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71

graines possiles siligifiées.

PLAIVCHE XII.

RHABDOCARPUS CYCLOCARYON. Ad. Br.

FfG. 1 (prép. Cg). Coupe longitudinale d une araine nascant n... i •

suivant son plan principal. Gross. |. nbsp;nbsp;nbsp;’ ^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;® micropyle et la chalaze et dirigée

a. Albumen.

ó. Enveloppe du sac embiyonnaire. co. L’un des deux corpuscules.

preparation et na pu

c. nbsp;nbsp;nbsp;Épidemie du nucelle. La chambrenbsp;nbsp;nbsp;nbsp;*

être %uree. nbsp;nbsp;nbsp;Polbnique s est trouvee en dehors de la pré

d. nbsp;nbsp;nbsp;Endotesta.nbsp;g. Sarcotesta.

'mi. Canal micropylaire creusé dans Ie testa, ch. Re'gion chalazienne.

Fm. 2. Portion de la figure précédente. Gross.

a. Albumen, avec son mamelon terminal. co. Un des deux corpuscules. Dans son mm •nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;j- .•

c. nbsp;nbsp;nbsp;Épidemie du nucelle.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;’nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ovoïde.

d. nbsp;nbsp;nbsp;Couche interne de ï’endotesta.

d'. Couche externe de ïendotesin j .....

disposfa e„ files reclilig„e“ nbsp;nbsp;nbsp;“quot;“W'»'™. I'» ««Hule, sort

gquot;. Couche interne du sarcotesta.

graine de ia inême espèce.

biG. 3 (prép. Kf). Coupe longitudinale, passant par la chalaze, d’une aulrc Gross. 7-

a. nbsp;nbsp;nbsp;Albumen.

b. nbsp;nbsp;nbsp;IMembrane du sac embryonnaire.

c. nbsp;nbsp;nbsp;Épidemie du nucelle.

d. nbsp;nbsp;nbsp;Couche interne de l'endotesta.nbsp;d'. Couche externe de Yendotesta.nbsp;gquot;. Couche interne du sarcotesta.

g. Zone externe, d’aspect fibreux, du sarcotesta.

vc. Faisceau vasculaire de la chalaze.

vl. Faisceaux vascuiaires récurrents des carènes.

Fig. 4 (prép. K/). Region chalazienne de la figure précédente. Gross.

cc. Faisceau vasculaire ascendant de la chalaze. En r, il s’épanouit a ia base du nucelle et euvoie des piolongements vv, qui enveloppent ce dernier jusqu’a une certaine hauteur.

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72 nbsp;nbsp;nbsp;AD. BRONGNIART.

vl. Faisceaux vasculaires récurrents, prenant naissance sur ie faisceau chalazien, tres pres de ia base du nuceile, el qui entourent ia graine en en suivant ie pian principai.nbsp;d. Couche interne de i'endotesta.nbsp;d. Couche moyenne.nbsp;dquot;. Couche externe.nbsp;gquot;. Couche interne du sarcotesta.

Les figures 5, 6, 7 et 8 représentent, sous un grossissement commun de ies détaiis micro-scopiques des enveloppes de la graine, pris en MN, figure 3.

Fig. 5.

ep. Restes du te'gument interne de ia graine.

d. Couche interne de Yendotesta. Les ceiiuies qui ia composent sont ailongées, et souvent on re-marque des stries fines et serrées sur ieurs parois.

Fig. 5 et 6.

d'. Couche moyenne, forme'e de ceiiuies a section hexagonale, et dont ies parois sont assez forteinent incrusle'es.

Fig. 7.

dquot;. Couche externe de Yendotesta. Les cellules en sont plus arrondies, a section égaleinent hexagonale, mais a parois moins incrustées.

Fig. 8.

carenes

g'. Couche interne du sarcotesta, dont les cellules sont a parois minces et réticulées. vl. Coupe longitudinale de lun des faisceaux vasculaires récurrents, qui monlentle long desnbsp;dans la couche profonde du sarcotesta.

Les figures 9, 10 et 11 représentent ies détaiis anatomiques pris dans la figure 4, en d', dquot;, gquot; Gross. ^4^.

Fig. 9.

d. Couche moyenne de lendotesta. Les cellules, dans cette region, ne sont pas ailongées comme dans la couche precedente d, figure 5, mais leurs parois sont percées de pores.

Fig. 10.

d'. Couche externe de \endotesla. Les parois des cellules sont peu épaisses, transparentes, mais 1’intérieur de celles-ci est fortement coloré.

Fig. 1 1.

e • 0.

Couche profonde du sarcotesta, formée de cellules assez volumineuses, a parois réticulées. Portion de la paroi cellulaire, qui s’est contractée sous finfluence du liquide pétrifiant.

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Sarcotaxiis avellana. Atl.Br


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73

GRAINES FOSSILES SILICIFIÉES.

PLANCHE XIII.

SARCOTAXUS AVELLANA. Ad. Br.

Hauteur de la graine, i4 a i5 millimetres. Largeur, ii a 12. Epaisseur, 839.

Fig. 1. Graine encore incluse dans sa gangue siliceuse et representee en vraie grandeur. gr. Graine proprement dite, présentant Faspect cordiforme propre aux Cardiocarpus.nbsp;d. Endotesta.nbsp;g. Sarcotesta.

s. Gangue siliceuse riche en feuilles de Cordaïtes, qui entoure la graine.

Fig. 2 (prép. gli). Coupe longitudinale passant par la chalaze, Ie inicropyle et Ie plan principal de la graine.

a. nbsp;nbsp;nbsp;Albumen.

b. nbsp;nbsp;nbsp;Membrane du sac embryonnaire.

c. nbsp;nbsp;nbsp;Membrane du nucelle.

n. Restes de la chambre pollinique, tres peu développée.

d. nbsp;nbsp;nbsp;Endotesta.

ep. Epiderme que Ton trouve a une petite distance du testa, et qui limitait extérieurement Ie sarcotesta, détruit dans eet échantillon. ch. Faisceau vasculaire de ia chalaze.

vl. Faisceaux vasculaires récurrents, qui montent Ie long des carenes.

Fig. 3 (prép. Da?). Coupe longitudinale un peu oblique d’une graine de la ineme espece. Cross. -f.

a. Albumen. co. Corpuscule.nbsp;d. Endotesta.

g. Sarcotesta assez mal conserve. ep. Épidemie.

mi. Region micropylaire du sarcotesta.

Fig. li (prép. Eè). Coupe longitudinale faite en dehors du micropyle et de la chalaze. Cross. -f.

a. Albumen. d. Endotesta.

g. Sarcotesta, mieux conserve que dans les graines précédentes.

Fig. 5 (prép. xg^ Coupe longitudinale passant par lè inicropyle et ia chalaze, inais en dehors du plan principal de la graine. Cross. -f.

«

a. Albumen.

c. Epiderme du nucelle.

n. Restes de la cbambre pollinique.

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74

AD. BRONGNIART.

d. Endotesta.

ep. Restes de Tépiderme du sarcotesta. ch. Faisceau vasculaire de la chalaze.

Fig. 6 (prép. la). Coupe transversale faite a peu prés a mi-hauteur d’une jeune graine. Gross, -f.

c. nbsp;nbsp;nbsp;Restes du nucelie.

tg. Tegument interne de la graine, iimite' intérieurement par un épiderme.

d. nbsp;nbsp;nbsp;Endotesta.

Fig. 7 (prép. /c). Coupe transversale, un pen oblique par rapport a l’axe de la graine, faite dans Ie voisinage de la chalaze.

c. nbsp;nbsp;nbsp;Restes du nuceile.

d. nbsp;nbsp;nbsp;Endotesta.

I. Lacunes existant a cette hauteur dans l’épaisseur du testa.

Fig. 8 (prép. uK). Coupe longitudinale faite dans la region micropylaire d’une graine de la niême espèce. Gross,

tg. Épidemie du tegument interne de la graine. d. Couclie interne de Yendolesta. Les cellules en sont allongées.nbsp;d'. Couclie moyenne, formée de cellules a parois fortement incrustées.nbsp;mi. Canal micropylaire creusé dans les enveloppes de la graine.

Fig. 9 (prép. If). Coupe longitudinale dirigée perpendiculairement au plan principal de la graine et passant par la chalaze.

d. Endotesta.

ch. Faisceau vasculaire de ia chalaze.

I. nbsp;nbsp;nbsp;Lacunes creusces dans Tépaisseur de Yendolesta.

ep. Épiderme du sarcotesta, dont les autres parties n’ont pas été coiiserve'es.

Fig. 10 (prép.g-A). Partie supérieure de l’enveloppe du nuceile prise dans la préparation gh. Gross, f. a. Albumen.

c. nbsp;nbsp;nbsp;Épiderme du nuceile.

II. nbsp;nbsp;nbsp;Restes spliacelés de la cliainbre pollinique.

Fig. 11 (prép. gh). Portion de la préparation gA, prise dans la region de la chalaze. Gross, y. a. Albumen.

ch. Faisceau vasculaire de la chalaze, qui s’epaiiouit en v et forme les expansions vasculaires v', v', qui entourent la base du nuceile.

d. nbsp;nbsp;nbsp;Endotesta.

vl. Faisceaux vasculaires récurreiits, qui inoiitentle long des carènes. tr. Randes vasculaires qui entourent la partie inférieure du nuceile.

Fig. 12 (prép. If). Portion de la coupe représentée figure 9. Gross. “•

c. Restes du nuceile. d'. Couclie moyenne de Yendotesta.

ch. Faisceau vasculaire de la chalaze, qui s’épanouit au-dessous de la base du nuceile et forme les prolongements vasculaires v'.nbsp;g'. Couclie interne du sarcotesta.nbsp;l. Lacunes de Yendolesta.

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75

sarco-

GRAINES FOSSILES SILICIFIÉES.

Les figures i3, i/i et i5 représentent, sous un grossissement de des portions de tissu du testa et de ïendolesta.

La figure i3 se rapporto a une portion de sarcotesta prise en B de la coupe Eb, figure 4.

ep. Épiderme du sarcotesta. g. Couche externe du sarcotesta.

g'. Couche moyenne, formée de cellules assez inégales et incrustées.

ire 9.


Les figures i4 et i5 représentent des parties de Yendotesta prises en c de la coupe gh, figun dquot;. Couche externe de Yendotesta.

d'. Couche moyenne, formée de cellules a parois fortement incrustées.

d. Couche interne de Yendotesta, composée de cellules a parois également épaissies, mais plus allongées cpie celles de la couche d'.nbsp;ep'. Épiderme qui limite intérieurement Yendotesta.

Fm. 16 (prép. Ic). Portion de l’enveloppe du nucelle prise en A, figure 7. Cette enveloppe est formée, a sa parlie inférieure, par des éléments essentiellement vasculaires tr, qui, par leur juxtaposition,nbsp;offrent l’aspect d’une membrane continue.

Fig. 17 (prép. /e). Coupe transversale faite a moitié de la hauteur dune jeune graine. Gross.

c. nbsp;nbsp;nbsp;Restes du nucelle.

tg. Tegument interne de la graine. e'p'. Épiderme qui limite intérieurement ce tégument.

d. nbsp;nbsp;nbsp;Endotesta.

Le testa des Sarcotaxus se rencontre souvent divisé en deux moities, qui se separent suivant Ie plan principal de la graine. La forme et la disposition des cellules de 1 endotesta dans le voi-sinage des carènes ca facilitent cette séparation.

Fm. 18 (prép. E4'). Coupe transversale faite prés de 1’une des carenes. Gross, y. d. Endotesta.

g'. Couche interne du sarcotesta.

g. Couche externe du sarcotesta. Les cellules en sont notablement plus petiles que celles de la couche plus interne g'.nbsp;ep. Épiderme limitant le sarcotesta.

Fm. 19 (prép. la). Coupe transversale d’une jeune graine. Gross, y.

tg. Tégument interne de la graine non encore réduit a l’état de simple membrane, comme cela se présente dans les graines plus agées.nbsp;d'. Endotesta.

ca. Rupture du testa de la graine, due a une compression accidentelle et qui s’est effectuée suivant ie plan principal.

Le sarcotesta n’a pas été conserve dans eet échautillon.

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GRAINES FOSSILES SILIGIFIÉES.

PLANCHE XIV.

DIPLOTESTA GRAND’EURYL Ad. Br.

Hauteur de la graine, i5 millimètres. Largeur, 12. Epaisseur, 11.

Fig. 1 (prép. xh). Coupe suivant Ie plan des carènes. Gross, f

c. nbsp;nbsp;nbsp;Restes de 1’enveloppe du nucelie.

d. nbsp;nbsp;nbsp;Endotesta.

vc. Faisceau vasculaire de la clialaze. vl. Faisceaux vasculaires récurrents.

Le sarcotesla na pas élé conserve dans eet échantillon.

Fig. 2 (prep. xd). Coupe perpendiculaire au plan des carènes. Cross.

a. Albumen.

c. nbsp;nbsp;nbsp;Nucelie.

d. nbsp;nbsp;nbsp;Endotesta.nbsp;g. Sarcotesta.

Fig. 3 (prep. xc'j. Coupe perpendiculaire au plan des carènes. Cross. a. Albumen.

c. nbsp;nbsp;nbsp;Enveloppe du sac embryonnaire et du nucelie.nbsp;n. Cbambre poHinique.

d. nbsp;nbsp;nbsp;Endotesta.

g. Sarcotesta, avec des traces d’épiderme.

Fig. li (pi’ep' * )• Coupe transversale faite sur ia base de la graine. Cross. -J-.

vc. Faisceau vasculaire de la chalaze. cc. Enveloppe du nucelie.nbsp;d. Endotesta.

biG. o (prep. Cl’). Coupe transversale faite vers le milieu de ia graine. Cross. j.

a. Restes de falbumen. d. Endotesta.nbsp;g, Sarcotesta.

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78

AD. BRONGNIART.

Fig. 6 (pi’ép. i). Coupe transversale faite vers Ie milieu de la graine. Gross. a. Albumen.

c. nbsp;nbsp;nbsp;Enveloppe du nucelie.

d. nbsp;nbsp;nbsp;Endotesta.nbsp;g. Sarcotesta.

'OSS.


Fig. 7 (prép. zhy Coupe longitudinale suivant Ie plan des carènes, faite pres de la clialaze. Gr

vc. Faisceau vasculaire de la chalaze.

V. Faisceaux vasculaires qui embrassent la base du nucelie. vl. Faisceaux vasculaires récurrents.nbsp;tg. Te'gument interne de la graine.

d. Partie interne de Vendotesta, formée de cellules un peu allongées. d!. Partie moyenne de Yendotesta, formée de cellules polyédriques fortement incrustées.nbsp;g'. Partie interne du sarcotesta, formée de cellules allongées a parois poreuses.nbsp;g. Partie externe du sarcotesta, dont les cellules sont arrondies et a parois peu incrustées, maisnbsp;souvent largement perforées.

e'p’. Epiderme limitant extérieurement Ie sarcotesta. Les cellules de cette enveloppe .sont allongées et prismatiques.

Fig. 8 (prép. cu). Coupe transversale d’une portion du sarcotesta. Gross. -jC

g. Cellules a parois peu incrustées, arrondies el souvent largement perforées.

Fig. 9 (prép. i). Coupe transversale d’une portion de Yendotesta. Gross,

d. Partie de Yendotesta dont les cellules polyédriques ont leurs parois tres incrustées. g'. Couche interne du sarcotesta.nbsp;e'p . Epiderme qui limite Ie sarcotesta.

Fig. 10 (prép. zhy Coupe longitudinale des enveloppes de la graine. Gross,

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d'.

vl.

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e'p'.

Tegument interne, qui se rencontre dans les jeunes graines.

La plus interne des couches de Yendotesta; les cellules sont allongées et a parois épaisses. Couche moyenne, formée de cellules polyédriques et a parois fortement incrustées.

Couclie extérieure, dont les cellules, également polyédriques, sont beaucoup nioins liguifiées. Faisceau vasculaire récurrent, qui inonle ie long d’une carène.

Couche interne du sarcotesta.

Couche moyenne.

Couche externe.

Epiderme qui limite Ie sarcotesta.

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PL.rv'.


CuisUi- del-, et Jith-.


Lmprirrurie- Nationale .


Taxospermum G-runeri. Ad. Br.

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79

GRAINES FOSSILES SILIGIFIÉES.

PLANCHE XV.

TAXOSPERMUM GRUNERI. Ad. Br.

Hauteur de la graine, 17 millimèlres. Largeur, 12. Épaisseur, y.

Fig. 1 (prép. ad). Coupe longitudinale perpendiculaire au plan des carènes. Gross.

c. nbsp;nbsp;nbsp;Enveloppe du nucelle et du sac embryonnaire.nbsp;tl. Chambre pollinique.

tg. Tegument commun au nucelle et aux enveloppes extérieures.

d. nbsp;nbsp;nbsp;Endotesta.

g. Sarcotesla, en grande partie détruit.

Fig. 2. Portion de la coupe précédente inontrant Ie téguinent tg, dont un des replis recouvre Ie nucelle c et l’autre tapisse Yendotesta d. Gross.

c. nbsp;nbsp;nbsp;Membrane du nucelle et du sac embryonnaire.

d. nbsp;nbsp;nbsp;Couclie interne de Vendotesta.nbsp;d'. Couche moyenne.

g. Couche interne du sarcotesta.

Fig. 3 (prép. cy). Coupe transversale faite vers Ie milieu de la liauteur de la graine. Gross, f-

a. Albumen. d. Endotesta.

vï. Faisceaux vasculaires des carènes. ep. Épiderme.

Fig. 4 (prép. xy). Coupe longitudinale passant par Ie plan des carènes. Gross, -f-

a. Albumen. co. L’un des corpuscules.nbsp;n. Restes de Ia chambre pollinique.nbsp;d. Restes de Yendotesta.nbsp;vl. Faisceaux vasculaires des carènes.

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80

AD. BRONGNIART.

Fig. 5 (préj). xy). Region micropylaire de la même graine. Gross.

c. Extrémité supérieure du nucelle. n. Chambre poRinique.

p. Grains de pollen contenus dans la chambre pollinique.

«. Albumen. co. Corpuscules.

Fig. 6 (prép. cy). Coupe transversale d’une portion de la graine prise dans la region des carènes. Gross,

cp. Épidemie interne de Yendoiesta, qui n’est peut-être que la portion externe du tegument tg (voyez figure a), adherente a Yendotesta.nbsp;d. Endotesta, couche interne.nbsp;d'. Couche externe du même.

vl. L’un des faisceaux récurrents montant Ie long des carènes. g. Sarcotesta.

e'p'. Épiderme limitant Ie sarcotesta.

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Pl. XVI.


Fuj. O. Ku.



Steplianospermum akeBioides. Ad, Br.

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81

GRAINES FOSSILES SILIC[FIÉES.

PLANGHE XVI.

STEPHANOSPERMUM AKENIOIDES. Ad. Br.

Hauteur de la graine, 9 a lo millimètres. Largeur, 4 a 5. Épaisseur, /i è .5. (Graine circulaire, sur une coupe transversale.)

Fig. 1 (prép. Er). Coupe longitudinale passant par Ie micropyle et la clialaze. Gross, f.

a. Albumen.

h. Membrane du sac embryonnaire, généralement soudée a ce qui a persisté du nucelle, c’est-a-dire a son épiderme; cependant, dans cette graine, elle se montre toujours vers ia partie supérieure, comme une membrane tendue horizontaiement, séparée du nucelle par déchire-ment, et ayant entrainé avec elle des debris de ce dernier.

c. nbsp;nbsp;nbsp;Membrane épidermique du nucelle.

n. Chambre poliinique.

n. Tissu lache et lacuneux, caractéristique, au milieu duquel se trouve creusée la chambre polli-nique, dans laquelle on reconnait la presence de quelques grains de pollen.

d. nbsp;nbsp;nbsp;Testa.

mi. Canal micropylaire traversant ie testa, terminé en pointe aiguë.

s. Partie circulaire du testa en forme de cupule, dont les bords continus produisent cette sorte de couronnement qui a valu a ce genre Ie nom de Stephanospermum.

Fig. 1 bis. Grandeur naturelle de cette graine, noyée dans la silice.

oss.

Fig. 2 (prép. Er). Partie de la figure précédente, i-eprésentant la chambre poliinique. Gr

b. nbsp;nbsp;nbsp;Membrane du sac embryonnaire.

tr. Quelques cellules et trachées, détachées du nucelle et enlrainées iors du décollement de la membrane du sac embryonnaire.

n. Cavité creusée dans Tintérieur du nucelle et destinée a recevoir pendant quelque temps Ie pollen. n'. Cellules formant un tissu lache dependant du nucelle, au milieu duquel est creusée la chambrenbsp;poliinique, qui ne parait pas avoir eu un épiderme limitant sa cavité.

c. nbsp;nbsp;nbsp;Membrane du nucelle, réduite a ^n épiderme etaux faisceaux vasculaires qui la parcouraient.nbsp;p. Grains de pollen, de forme ovoïde, volumineux, que 1’on rencontre constamment dans la

chambre poliinique de ce genre de graine.

Fig. 3. Grains de pollen contenus dans la chambre poliinique. Gross. Les parois sont marquees de reticulations provenant soit d’un plissement de Tintine, soit dune division cellulaire interne,nbsp;point qui ne pourra être éclairci que par de nouvelles preparations.

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82

AD. BRONGNIART.

Fig. /i (prép. Es).

a. Albumen.

co. Deux corpuscules, places a la partie supérieure de Talbumen.

h. Membrane du sac embryonnaire, séparée, dans cette partie de la graine, du nucelle, et tendue liorizontalement.

c. nbsp;nbsp;nbsp;Restes du nucelle, dans lesquels est creusée la chambre pollinique.

n. Chambre pollinique, renfermant encore quelques granules polliniques. mi. Canal micropylaire, creusé dans Ie testa.

Fig. 5 (prép. Es). Region supérieure de la figure précédente. Gross, y.

a. nbsp;nbsp;nbsp;Albumen.

co. Les deux corpuscules places a la partie supérieure de falbumen.

b. nbsp;nbsp;nbsp;Membrane du sac embryonnaire, séparée du nucelle, et ayant entrainé avec elle une partie de

l’enveloppe du nucelle renfermant des trachées. n. Cbambre pollinique.

d. nbsp;nbsp;nbsp;Testa.

?. nbsp;nbsp;nbsp;Grains de pollen contenus dans ia cbambre pollinique.

s. Couronnement circulaire de la partie supérieure des graines de Slephanospermum. mi. Canal micropylaire, ouvert dans Ie tissu du testa.

Fig. 6. Coupe longitudinale passant par Ie micropyle et la cbalazeC Gross, y.

a. nbsp;nbsp;nbsp;Albumen.

b. nbsp;nbsp;nbsp;Membrane du sac embryonnaire, fibre seulement dans sa partie supérieure.

?. nbsp;nbsp;nbsp;Nucelle, dans la partie supérieure duquel est creusée la chambre pollinique.

?. nbsp;nbsp;nbsp;Granules polliniques.

s. Couronne qui surmonte la partie supérieure de la graine. ch. Région cbalazienne.nbsp;d Testa.

Fig. 7 (prép. Ei).

a. nbsp;nbsp;nbsp;Albumen.

b. nbsp;nbsp;nbsp;Membrane'du sac embryonnaire.

?. nbsp;nbsp;nbsp;Restes du nucelle.

n. Chambre pollinique.

d. Testa.

s. Couronne de la graine.

Fig. 8. Partie de la figure précédente. Gross, y. a. Albumen.

h. Membrane du sac embryonnaire. nbsp;nbsp;nbsp;'

n. Chambre pollinique. p. Grains de pollen.nbsp;s. Couronne de la graine.

* Cette preparation a été envojée a M. 'Williamson par M. Brongniart, lors tin voyage en Angleterre de M. Grand’ Eury en 1873.

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83

GRAINES FOSSILES SILICIFIÉES.

Fig. 9 (prép. Em). Coupe longitudinale passant par la chalaze et Ie micropyle. Gross, -f.

a. nbsp;nbsp;nbsp;Albumen.

h. Enveloppe formée par la reunion de la membrane du sac embryonnaire et de celles du nucelle. b'. Membrane libre du sac embi-yonnaire.

c. nbsp;nbsp;nbsp;Partie libre des enveloppes du nucelle.nbsp;n. Chambre pollinique.

ch. Faisceau clialazien de la graine.

Fig. 10 (prép. Er). Coupe longitudinale faite dans la partie du testa qui porte la couronne. Gross.

d. nbsp;nbsp;nbsp;Coucbe interne du testa, formée de cellules allongées dans Ie sens de la longueur de la graine.nbsp;d'. Coucbe externe, dont les cellules polyédriques, a parois lortement épaissies, n’offrent plus

qu’une cavité centrale étroite et allongée. s. Couronne qui entoure la partie supérieure de la graine.

Fig. 11 (prép. Ea?) Y'

b. nbsp;nbsp;nbsp;Membrane du sac embryonnaire.

e. nbsp;nbsp;nbsp;Membrane du nucelle.nbsp;d. Testa.

ch. Chalaze.

Fig. 12 (prép. Eg). Gross, y- Coupe transversale faite vers Ie milieu de la hauteur de la graine.

c. nbsp;nbsp;nbsp;Membrane commune au nucelle et au sac embryonnaire.

d. nbsp;nbsp;nbsp;Testa.

Fig. 13 (prép. Ez). Gross, y- Coupe faite transversaleraent dans 1’épaisseur de la couronne, pour montrer qu’elle est continue et que ses bords ne sont pas dentelés.

s. nbsp;nbsp;nbsp;Bords continus de la couronne.

n. Partie supérieure de la chambre pollinique, vue en dessus.

mi. Canal micropylaire, qui permettait aux grains de pollen de pénétrer dans la chambre pollinique.

Fig. ia (prép. Ero). Graine dont a été enlevée la partie supérieure, c’est-a-dire celle qui comprend Ie canal micropylaire du testa et la couronne. Le nucelle est vu en dessus.

m. nbsp;nbsp;nbsp;Canal micropylaire, qui conduit a la chambre pollinique.

n. nbsp;nbsp;nbsp;Tegument extérieur du nucelle, marqué a sa surface de sillons rayonnants, et au-dessous duquel

se trouve la chambre pollinique.

t. nbsp;nbsp;nbsp;Testa.

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Pi., .XVII.



PachytesLa gigantea. .\d, Ih-,

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85

GRAINES FOSSILES SILICIFIÉES.

PLANCHE XVII.

PACHYTESTA GIGANTEA. Ad. Br.

Fig. 1. Coupe longitudinale d’une graine engagée dans la silice. Grandeur naturelle.

a. Testa charnu.

I). Chalaze.

d. nbsp;nbsp;nbsp;Membrane du sac embryonnaire.nbsp;t'. Cristaux de quartz.

s. Silice amorphe empatant ia graine.

Fig. 2. Moule interne d’une graine du Pacliytesta. Grandeur naturelle. a. Sillon correspondant a Tune des trois divisions du testa.

Fig. 3. Coupe transversale d’une graine du Pachytesta. a. Testa.

b, b. Lignes suivanl iesquelles la separation en trois valves du testa pouvait s’efl'ectuer.

Fig. 4. Coupe longitudinale de la région micropylaire. Gross, -j. a. Testa.

m. Canal micropylaire du testa.

c. Géode de cristaux de quartz tapissant 1’iulérieur du testa.

Fig. 5. Coupe transversale d’une portion du testa. Gross. -J. a. Testa.

cp. Epiderme interne du testa détaclié par la maceration. ƒ. Faisceaux vasculaires parcourant Ie testa dans toute son étendue.

e. nbsp;nbsp;nbsp;Silice amorpbe emprisonnant la graine.

Fig. 6. Coupe longitudinale de la région clialazienne du Pachytesta incrassata. Gross, f. a. Testa.

e. Première zone de faisceaux vasculaires du testa, é. Deuxième zone de faisceaux vasculaires,

ƒ. Cordon vasculaire a son entre'e dans la base de la graine, avant sa division.

Fig. 7. Coupe longitudinale de la partie inférieure du Pachytesta gigantea. a. Testa.

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8()

AD. BRONGNIART.

rh. Region chalazieiine. np. Epiderme interne détaché du testa,nbsp;d. Membrane du sac embryonnaire.nbsp;c. Cristaux de quartz.

8. Coupe transversale du testa du Pachylesta gipautea. Gross. “. a. Testa.

ep. Zone extérieure et épidermique du tesla, f. Faisreaux formant Ie eerde extérieur vasculaire du tesla.

I'. Faisceau vasculaire du eerde intérieur. h. Fente produite par la separation de deux divisions du tesla.

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Pachylesta óióantea. Ad. Br.

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GRAINES FOSSILES STLIGIFIÉES.

PLANCHE XVIII.

PACHYTESTA GIGANTEA, Ad. Br. (Suite.)

Fig. 1. Gross. . a. Testa.

ep. Epiderme interne du testa qui s’est de'taché. se. Membrane du sac embryonnaire.nbsp;cp. Ghainbre poilinique.nbsp;m'. Extrémité supérieure du nucelle.

m. nbsp;nbsp;nbsp;Canal micropylaire du testa.

n. nbsp;nbsp;nbsp;Membrane commune au nucelle et au tegument.

s. Gristaux de silice qui tapissent l’intérieur du sac embryonnaire.

Fig. 2. Coupe transversale d’une partie du testa du Pachyte.sta gigantea. Gross.

ep. Coucbe extérieure du testa, formée de cellules a parois épaissies limilées par nn épidemie tres net.

a. Coucbe moyenne du testa, formée de cellules a parois minces, dont les parois sont percées d’ou-vertures qui les mettent en communication. ƒ. Faisceaux vasculaires qui parcourent Ie testa suivant sa longueur.nbsp;ep. Coucbe interne du testa, formée de cellules a parois épaissies et de plus petit diamètre que lesnbsp;précédentes el revêtues d’un épidenne.nbsp;e'p'. Epiderme du légument interne de la graine.

e'pquot;. Coucbe commune au tegument interne et au nucelle, dont Ie lissu est parcouru par de nombreux faisceaux vasculaires /', /'.

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Pl. XIX.



Pachylesla, incrassala. Ad. Br.

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89

GUAINES FOSSTLES SILIGIFTÉES.

PLANCHE XIX.

PACHYTESTA INCRASSATA. Ad. Br.

Fig. 1. Coupe longitudinale passant par Ie micropyle. Ri’oss. j.

a. Tissu charnu du testa.

m. Membrane du tegument interne, dont 1’extremite forme un canal micropylaire. p. Grains de pollen ayant pénétré dans ce canal,nbsp;s. Si lice amorphe remplie de debris organiques.

Fig. 2. Coupe longitudinale de la region chalazienne du testa. Gross.

a. Partie cbarnue du testa. La couche externe n’a pas ete conservee.

h. Faiaceau vasculaire entier avant sa separation en trois systemes de cordons disposés concenlri-quement.

ƒ. Premier système de cordons vasculaires, ie plus intérieur. ƒ. Deuxième système de cordons vasculaires.

(Ces deux systemes parcourent te premier tegument de la graine.)

ch. Region supérieure du faisceau au point on il sirradie en coidons nombreux qui selevent dans la partie commune au tegument interne et au nucelle.nbsp;g. Disque cbarnu sur lequel est placé Ie nucelle.

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91

GRAINES POSSILES SILIGIFIÉES.

PLANCHE XX.

PACHYTESÏA INCRASSATA. (Suite.)

Fig. 1. Coupe longitudinale d’une portion du testa. Gross. ^ .

a. Tissu cellulaire de la partie charnue du testa. Les cellules out leurs parois marquees de pores trés inégaux.

/'. Faisceau ^vasculaire parcouraut Ie testa longitudinalement.

Fig. 2. Coupe longitudinale passant par Ie canal inicropylaire du tegument interne. Gross. p. Grains de pollen, de lorme et de grandeur variables, engages dans ce canal.

Fio. 3. Coupe longitudinale de la region clialazienne. Gross. -.

a. Tissu cliarnu du testa, ep. Épidemie limitant extérieurement Ie testa.

ch. Faisceau chalazien au moment oii il va se divisei pour Immer la cupule vasculaire embrassant la base du nucelle.

/'. L’un des l'aisceaux, qui moute dans la region commune au tegument interne el au micelle. ep'. Épidemie exteTieur du te'gument interne, dont Ie tissu est en grande partie détruil.

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I’I.. XXI.



Cnisin dvi.cl. lith .


hnprhncriF .\aJwnoh.


Pachytesla giganlea. Ad.l’.r,


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93

GRAINES FOSSILES SILICIFIEES.

PLANCHE XXI.

PACHYTESïA GIGANTEA. Ad. Br.

Ere. 1. Eoupe transversale du testa. Gross.

a. Cellules poreuses formant la couche charnue. ep. Epiderme interne du tegument externe.

Fig. 2. Coupe longitudinale du testa. Gross, i-^.

a. Cellules poreuses de la couche charnue. ep. Epiderme interne du testa.

hiG. 3. Coupe transversale dune portion du tegument interne. Gross. —.

ep. Epiderme intérieur du premier tégument. e'p. Epiderme extérieur du deuxième te'guinent.nbsp;g. Tissu de la partie commune au nucelle et au tégument interne.nbsp;ƒ. Coupe transversale de 1’un des faisceaux qui parcourent cette region.

Fig. 4. Coupe longitudinale faite dans la même partie de la graine. Gross.

ep. Epideiine intérieur du testa ou premier tegument. ep. Cellules dnsjoinles de 1’épiderme du tegument interne.nbsp;g. Tissu cellulaire de la partie commune au nucelle et au tégumeiil.nbsp;j. Faisceau vasculaire coupé longitudinalement.

IG.

5. Details de tissus plus fortement grossis. Gross. •

.. Cdlales de 1. p.rtie chernue da ««, pour nionlrer leurs p.rois percfa de pore. Ires megeax. f Portion do fciseeao rasculaire danbsp;nbsp;nbsp;nbsp;compose de rais.eau* raps et relicules. Qaellt;iueB-ao.

de ces vaisseaux seal formfe de cellule, r.yamp;a ou reticulee. .uperpo.ee. im.laul de ,rai. vaisseaux.

F.e, 6. Porlioii du li..u eliurau da «1., fai.aat roir ,»e lea fa«Mgt;«

sont perforees et qu’il existe des lacunes entre elles. Gross. ,

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