-ocr page 1- -ocr page 2-

v'^'4




-ocr page 3-

i I A.

-ocr page 4- -ocr page 5- -ocr page 6-

UNIVERSITEITSBIBLIOTHEEK UTRECHT

4100 8024

-ocr page 7-

mG-, ooz 51

VEGETAUX FOSSILES

ȟ

TERRAIN HOUILLER DE LA FRANCE

-ocr page 8-

PARIS

J.-B. BAILLIÈRE EÏ FILS

LIBRAIRES-EDITEURS

* ri p. nbsp;nbsp;nbsp;HAÜTEFEÜILLE, 19

-ocr page 9-

VÉGÉTAÜX FOSSILES

TERRAIN HOUILLER DE LA FRANCE

PAR R. ZEILLER

INGENIEUR AU CORPS NATIONAL DES MINES

OUVRAGE ACCOMPAGNÉ D’ÜN ATLAS DE 18 PLANGHES LITHOGRAPHIEES

EXTRAIT Dü TOME lY

DE L’EXPLICATION DE LA CARTE GEOLOGIQUE DE LA PRANCE

PARIS

IMPRIMERIE NATIONALE

M DCCG LXXX

-ocr page 10-

83118801 ZUATiOa7

•¦4


ua


•gt;


ssjjias .H Ukquot;.

/gt;gt; a93iH'?Aflroon'n4 eaitssïéOT 8i sa «ajta Kü*a nbsp;nbsp;nbsp;anA^hro

¦‘

K »:-0ï ijt

•»

f .

.:_ï?«£ST'ij sa’2i£gt;woic.i ¦ ar •., ti quot;quot;. r/r.:

'v: ¦-


. nbsp;nbsp;nbsp;'v'^i


¦:'A:



'-. ^’rïiK


'nnl^ ‘


-V-'


-ocr page 11-

EXPLICATION

DE LA

CARTE. GÉOLOGIQUE DE LA FRANCE.

VÉGÉTAUX FOSSILES DC TERRAIN HOCILLER.

CHAPITRE PREMIER.

INTUODUCTION,

Les fossiles végetaux qu’on rencontre dans les diverses couches de l’écorce terrestre peuvent servir, aussi bien que les fossiles aniinaux, a la determination de I’age de ces couches, la flore ayant subi, comme la faune, unenbsp;sene de modifications successives, grace auxquelles la vegetation de chaquenbsp;epoque a son caractère particulier, ses espèces propres, et ne peut être con-fondue avec celle qui 1’a suivie ou qui 1’a précédée. Toutefois les empreintesnbsp;de plantes sont trop rares, dans la majeure partie des terrains, pour que lenbsp;geologue puisse compter sur leur appui. Les formations marines ne ren-ferment généralement et ne peuvent guere renfermer que des algues, fortnbsp;mal conservées le plus souvent et, par suite, d’une détermination très-diffi-cile; en outre, il arrive pour ce genre de plantes, a organisation tres-simple,nbsp;la inêine chose que pour les animaux les plus inférieurs : les formes en sontnbsp;reslées les mêmes, a peu de chose prés du moins, pendant de très-longuesnbsp;périodes de temps, et Ton ne peut souvent distinguer Tune de I’autre desnbsp;espèces appartenant cependant a des formations d’ages complétement diffé-I'ents. Leur connaissance ne saurait done, dans beaucoup de cas, être d’unnbsp;grand secours pour la détermination des terrains. Les formations d’eau douce

-ocr page 12-

2 nbsp;nbsp;nbsp;CHAPITRE PREMIER.

ont plus fréquemment conserve les restes des végétaux terrestres, qui, par leurs changements de forme, peuvent caractériser les dilférentes époques,nbsp;et la paléontologie végétale est alors appelée a rendre de grands servicesnbsp;dans leur étude; il est même indispensable parfois d’avoir recours é elle,nbsp;dans les cas, par exemple, oü, les fossiles aniinaux faisant défaut, lapaléon-tologie proprement dite ne peut plus fournir de renseigneinents.

C’est Ie cas d’un des terrains les plus importants par son étendue comme par les richesses minérales qu’il renferme dans son sein, Ie terrain houiller,nbsp;dont les couches de gres, de schiste ou de charbon, déposées Ie plus souvent dans l’eau douce, ne renferment que de très-rares débrls animaux.nbsp;Sans doute, les fossiles qu’on y rencontre et ceux des couches surlesquellesnbsp;il repose ou qui Ie recouvrent suffisenl bien k la détermination de son age;nbsp;mais ils ne permettent pas, malgré la grande épaisseur qu’il offre souvent,nbsp;d’y distinguer des époques de formation dilférentes et de reconnaitre lesnbsp;étages naturels qui peuvent y exister.

Ce n’est que par Télude des plantes fossiles, dont les empreintes sont si abondantes dans ce terrain, qu’on a pu distinguer les unes des autres lesnbsp;couches déposées k des ages dllFérents, et des travaux récents, parroi les-quels je dois mentionner en première ligne ceux de M. Grand’Eury^, ontnbsp;établi dans Ie terrain houiller des subdivisions précises, fondées sur les differences de la flora et en parfaite concordance avec les subdivisions résultantnbsp;des études purement stratigraphlques.

Je reviendrai avec plus de détails sur ce sujet; cependant je dois indiquer dés inaintenant qu’il a été reconnu dans Ie terrain houiller proprement ditnbsp;deux étages bien distlncts, mais dont la végétation présente néanmoins, dansnbsp;l’ensemble, des caractères communs, que l’on retrouve dans les couches infé-rieures au terrain houiller véritable, comprises sous Ie nom général de terrain anthracifère. Ce terrain se rattache done, par sa végétation, au terrainnbsp;houiller, et je l’ai désigné, dans Ie cours de ce travail, par Ie nom de terrainnbsp;houiller inférieur, déji fréquemment employé dans ce sens, bien qu’il s’aglssenbsp;en réalité d’un groupe antérieur au terrain houiller proprement dit; les deuxnbsp;étages reconnus dans celui-cl sont alors, naturellement, déslgnés par les nomsnbsp;de terrain houiller moyen et terrain houiller supérieur.

‘ Grand'Eury, Flore carbonijère du département de la Loire et da Centre de la France (Académie des sciences. Mémoires des savants étrangers, t. XXIV, 1877).

-ocr page 13-

INTRODUCTION. nbsp;nbsp;nbsp;3

Ces deux derniers étages surtout sonl excessivement riches en plantes fossiles, et 1’on y trouve non-seulement des empreintes, mais des debrisnbsp;végétaux sllicifiès, dont Fétude microscopique permet d’étudier, dans Ie plusnbsp;grand détail, l’organisation anatomique d’un grand nonibre de ces plantes etnbsp;de préciser leurs rapports avec les divers groupes de végétaux vivants. Mais,nbsp;pour Ie géologue, la connaissance des empreintes sulfit, el, sil était utile denbsp;décrire et de figurer ici les espèces les plus communes et les plus caractè-ristiques des couches houillères de la France, il n’a pas paru nécessaire denbsp;donner de détails sur leur structure intime. Ces détails, très-interessantsnbsp;sans doute au point de vue botanique, auraient exigé trop de développe-menls et n’auraient plus répondu au hut spécial de ce travail, qul est denbsp;faire connaitre, en vue de fétude géologique, les caractères de la llore denbsp;chacun des étages du terrain houiller.

On ne trouvera done, Ie plus souvent, dans la description de chaque espèce, que les caractères qui peuvent s’observer sur les empreintes. Lanbsp;détermination des empreintes présente d’ailleurs, il est bon de findiquernbsp;ici, des difficultés particulières que fon ne rencontre pas, du moins aunbsp;même degré, dans fétude des coquilles fossiles. En elfet, les diverses partiesnbsp;d une même plante ont Ie plus souvent été séparées les unes des autres etnbsp;disseminées avant de se déposer sur les sables ou les limons qui devaienlnbsp;nous les conserver; on retrouve done aujourd’hui des tiges dépourvues denbsp;leurs feuilles, de leurs racines, de leurs épis de floraison ou de fructification, et ces divers organes sont épars ga et la, sans que tien souventnbsp;puisse indiquer s’ils appartiennent ounon a une même plante. D’autre part,nbsp;la classification des végétaux vivants, étant basée principalement sur les caractères des organes de reproduction, ne peul s’appliquer qu’avec de grandesnbsp;difficultés a des empreintes sur lesquelles ces organes manquent Ie plusnbsp;habituellement ou sont indiscernables. Aussi la paleontologie végétale n’est-elle entrée dans une voie scientifique et n’a-t-elle commencé a se développernbsp;que beaucoup plus tard que la paléontologie propremenl dite.

Divers auteurs, au siècle dernier, avaient figure des empreintes de plantes ou de graines fossiles, mais sans essayer de classification sérieuse. En 1818,nbsp;dansun travail sur les végétaux bouillers de l’Amérique du Nord, Steinhauernbsp;appliqua Ie premier a ces fossiles Ie système de la nomenclature binominale,nbsp;adopté depuis longtemps pour les autres branches de fhistoire naturelle;

-ocr page 14-

4 nbsp;nbsp;nbsp;CHAPITRE PREMIER.

mais il se borna, en signalant différents types de troncs, a les comprendre tons sous Ie noni uniforme de Phytolifhus, sans chercher a les distinguernbsp;génériquement. II restait toujours, et c’était Ie plus difficile, a élablir desnbsp;groupes naturels et a en determiner les rapports avec les végétaux vivants.nbsp;C’est ce que tentèrent de faire, en 1820, deux savants allemands, Ie baronnbsp;de Schlotheim et Ie comte de Sternberg. Le premier, dans son ouvrage Dienbsp;Petrefaclenkunde, créa un certain nombre de genres basés sur l’analogie avecnbsp;les plantes vivantes : Palmaciles, FUicites, Casuarinites, etc. Le second, aprèsnbsp;de longues années de recherches, comraengait la publication d’un ouvragenbsp;capital, dont les premiers fascicules furent publiés en même temps en alle-mand et en frangais, sous les titres de Beitrdge zur Flora der Voi'welt et denbsp;Essai sur lajlore du monde primilifK

A la fm de 1822, Ad. Brongniart faisait paraitre, dans les Mémoires du Muséum d’histoire naturelle, son remarquable travail sur la classification desnbsp;végétaux fossiles, qui a posé la base solide sur laquelle s’est développéenbsp;depuis lors la paleontologie végétale. Quelques années plus tard, en 1828,nbsp;il commengait la publication de son Histoire des végétaux fossiles et en fixaitnbsp;d’avance le plan dans un Prodrome détaillé. Pendant que paraissaient ennbsp;France les livraisons successives de ce travail, et en Allemagne les fasciculesnbsp;du second volume du Flora der Vorwelt de Sternberg, Bindley et Hutton, ennbsp;Angleterre, publiaient leur Fossil Flora of Great Britain, contenant la description d’un nombre considerable d’espèces, avec d’excellentes figures.nbsp;Depuis cette époque, les ouvrages traitant des plantes fossiles se sont succédénbsp;en grand nombre, surtout é l’étranger; il est impossible, bien entendu, denbsp;signaler ici même les plus importants, mais on peut au moins citer les nomsnbsp;de MM. Goeppert, Geinitz, Gutbier, Weiss, Andrse, Goldenberg, d’Ettings-hausen, Unger, Stur, Heer, L. Lesqtiereux, etc. En France, il faut men-tionner, après les publications de Brongniart, le classique Traité de paléonto-logie végétale de M. Schimper (1869-1874) et les remarquables travaux denbsp;M. Grand’Eury sur les terrains bouillers du Centre de la France, sansnbsp;parler des belles études de M. B. Renault sur la structure ana\pmique desnbsp;végétaux bouillers d’Autun et de Saint-Étienne.

Grace a tant d’efforls, la végétation des couches bouillères, puisqu il n est

‘ C’est a cetle edition fran^aise que se rapportent les renvois, indiqués plus loin, des citations d’espèces décrites par le comte de Sternberg.

-ocr page 15-

INTRODUCTION. nbsp;nbsp;nbsp;5

ici question que de ce terrain, comnaence k ètre bien comiue; mais, par suite dll grand nombre des travaux publiés, il regne aujourd’hui dans lanbsp;nomenclature une cerlaine confusion ; tantót des noms differents ont éténbsp;donnés a une même espèce, tantót Ie niême nom 4 des especes differentes,nbsp;soit dans des ouvrages parus en même temps et sans que leurs auteurs aientnbsp;pu avoir connaissance du travail 1’un del’autre, soit, plus fréquemment, parnbsp;suite de l’imperfection des figures primitives et de Fimpossibilité de recourirnbsp;a l’examen des échanlillons types eux-mêmes. Mais, outre ces inconvénientsnbsp;et ces erreurs, qu’il était difficile d’éviter, il est arrivé souvent qu'unenbsp;espèce successivement placée par divers auteurs dans des genres différents,nbsp;soit qu’elle fut d’affinité douteuse, soit par suite de la subdivision nécessaire du genre primitif, a regu a chaque changement de genre un nom spé-cifique nouveau et se trouve désignée aujourd’hui, suivant l’auteur qui lanbsp;cite, tantót par un nom, tantót par un autre.

La confusion regrettable qui résulte de ces cbangements successifs dans Ie nom d’un même objet s’est produite de même et a un bien plus bantnbsp;degré dans d’autres branches, plus anciennes, de l’histoire naturelle, etl’onnbsp;reconnait aujourd’hui la nécessité d’y porter remède. La seule base équitablenbsp;et rationnelle quon puisse adopter est celle qui avait été posée, dés i8i3,nbsp;par de Candolle dans sa Théorie élémentaire de la botaniqne, au chapitre denbsp;la Phylographie, c est-4-dire ie mamtien, a travers les changements de genre,nbsp;du nom spécifique Ie plus ancien on, d’une fagonplus générale, Ie principenbsp;absolu du droit de priorité. Pour cjue la nomenclature soit invariable etnbsp;puisse ètre unlversellement acceptée, il faut qu’elie repose sur des principesnbsp;fixes et dont l’application ne prête en rien a l’arbitraire; aussi doit-on s’ennbsp;tenir sans exception, pour chaque espèce ou genre, ainsi que l’avait établinbsp;de Candolle, au nom Ie premier en date , même lorsque ce nom a été depuisnbsp;reconnu impropre et en contradiction avec tel ou tel caractère de 1’objet ounbsp;du groupe auquel il s’applique. Les noms, génériques ou spécifiques, nenbsp;sont en effet que des désignations et non pas des définitions, et, si l’on ad-mettait qu’ils peuvent être changés pour cause d’impropriété, on ouvriraitnbsp;la porte a l’arbltraire, chaque auteur pouvant apprécier différemmenl lanbsp;convenance ou Timpropriété d’un nom.

Ce principe du droit de priorité a été pris pour base fondamenlale, en 1842, par Ie comité de TAssociation britannique pour l’avancement des

-ocr page 16-

f) nbsp;nbsp;nbsp;CHAPITRE PREMIER.

sciences, chargé de fixer les Régies de la nomenclature zoologique, et ii a été inscrit en première ligne dans Ie rapport fait au nom de ce comité parnbsp;M. Strickland h II est adopté maintenant par ie plus grand nombre des auteurs et trouve de plus en plus d’adhérents, è mesure que la science senbsp;complique davantage de noms nouveaux et de doubles emplois; je ne doutenbsp;pas qu’il n’y ait bientót unanimilé pour l’accepter et mettre ainsi un termenbsp;a la confusion croissante de la nomenclature.

II a paridis pour conséquence l’abandon du nom Ie plus généralernent usité pour une espèce, Ie nom spécifique primitif étant presque tombé dansnbsp;foubli a la suite de la substitution d’un nom nouveau dans quelque travailnbsp;devenu classique. Mais eet inconvénient ne doit pas cependant faire hésiternbsp;dans Tapplicalion rigoureuse du principe, car il serait impossible de fixernbsp;d’une fagon absolue les circonstances dans lesquelles il conviendrait d’ynbsp;déroger; 1’appréciation des cas oü l’on devrait aiors, ou Fappliquer, ou ienbsp;laisser de cóté, deviendrait une question d’interprétation personneile, et,nbsp;l’interprétation ne pouvant ètre uniforme, la confusion a laquelle on veutnbsp;remédier persisterait indéfiniment.

J’ai cru devoir, quanta moi, fadopter al)solument, ainsi qu’on pourra Ie voir dans les pages qui suivront. J’ai eu soin, d’ailleurs, d’indiquer la synonymie Ie plus exactement possible, en citant, non pas tous les noms qui ontnbsp;pu être donnés a une même espèce, ce qui eüt exigé souvent des listesnbsp;beaucoup trop longues, mais tout au moins les noms les plus connus et lesnbsp;plus usités.

H ne pouvait, bien entendu, être question ici de décrire toutes les es-pèces de plantes houillères actuellement connues en France. J’ai du me bomer è celles qui m’ont pam se montrer Ie plus communément et qui,nbsp;particuiières a 1’un ou a 1’autre des étages que j’ai cités plus haut, peuvent Ienbsp;mieux servir de guide dans l’étude comparative des niveaux; je ne pouvaisnbsp;non plus figurer toutes les espèces que je décrivais; mais j’ai tenu a fairenbsp;représenter les plus caractéi’istiques et a donner une idéé de chaque genrenbsp;important en en figurant au moins une espèce. J’ai eu sous les yeux, et souventen très-beaux exemplaires, soit dans les collections de l’Ecole des mines,nbsp;soit dans celles de M. 1’inspecteur général du Souich, toutes les espèces

’ Report of the twelfth meeting of the British Association held at Manchester, 1842, p. io6. ¦— Reproduit clans le journal VInstitut.

-ocr page 17-

INTRODUCTION. nbsp;nbsp;nbsp;7

(lont je voulais parler, ce qui m’a permis plus d’une fois d’y reconnaitre des partlcularités ou des caractères non encore signalés. J’ai pu, en outre, parnbsp;l’examen des échantillons types de Brongniart, conserves dans les collections du Muséum d’histoire naturelle, qui ra’ont été ouvertes de la fa^on lanbsp;plus gracieuse, m’assurer de l’identité d’un certain nombre d’espèces un peunbsp;douteuses ou difficiles i reconnaitre sur les figures qui en avaient éténbsp;données.

BASES DE LA CLASSIFICATION BOTANIQÜE.

II convient, avant d’aborder la description des espèces, de rappeler briè-vement les bases de la classification et les caractères principaux des grandes subdivisions du règne vegetal.

On salt que les plantes se groupent tout d’abord en deux grands embran-cbements, les Cryptogames et les Phanérogames.

Dans les Cryptogames, les organes de génération sont assez diverseinent Cryptogames. organisés; ils sont toujours excessivement petits et ne peuvent être observésnbsp;qu’au microscope ; les organes de reproduction sont également très-petits etnbsp;absoluinent difl'érents, dans leur constitution comme dans leur mode denbsp;développernent, des graines des végétaux supérieurs; ils portent Ie nom denbsp;spores OU sporales et sont généralement formes d’une seule celluie.

Les Phanerogames possèdent des organes de génération visibles Ie plus Phanérogame.? souvent a 1’ceil nu. Les organes males, appelés étamines, portent les élémentsnbsp;fécondants, constitués par de petits grains unicellulaires dlts grains de pollen,nbsp;renfermés en grand nombre dans des enveloppes désignées sous Ie nom denbsp;sacs polhnigaes. L’organe femelle, nommé ovale, renferme la celluie destinéenbsp;a ètre fécondée, quon appelle sac embryonnairc; les ovules peuvent ètre nusnbsp;ou abrltés dans une enveloppe fermée, qu’on nomine ovaire. L’ovule, après lanbsp;fécondation, se développe et se transforme en une graine renfermant l’em-bryon.

Les Cryptogames se subdivisent a leur tour en Oyptoganies cellulaires et Cryptogames vasculaires.

Cryptogames

ceBuIaires.

Les Cryplogames cellulaires, dont Ie tissu est uniquement consütué par des cellules, comprennent les Algues, les Champignons, les Lichens, les Cha-racées et les Muscinées; elles sont trop faiblement représentées dans les em-preintes houillères pour qu il y ait lieu d’en parler ici.

-ocr page 18-

8 nbsp;nbsp;nbsp;CHAPITRE PREMIER,

Cryptogames

vascuiaires.

Les Cryptogaraes vascuiaires présenleiit dans leur lissu des elements nel-tement différenciés, savoir : des cellules proprement dites, ayant è peu prés les mêmes dimensions dans les divers sens; des fibres, c’est4-dire des cellulesnbsp;fusiformes, très-allongées par rapport a leur diamètre, et a paroi générale-ment épaissie; et des vaisseaux, c’est-è-dire de longs tubes formes de la réu-nion d’un grand nombre de cellules superposées en file les unes aux autres,nbsp;et dont les parols en contact se sont résorbées. Les Cryptogames vascuiairesnbsp;ont une tige, des feuilles, simples ou ramifiées, et des racines véritables; lesnbsp;spores sont renfermées dans des enveloppes appelées sporanges, qui sont desnbsp;dépendances ou des modifications des feuilles; les spores, en germant, nenbsp;reproduisent pas directement la plante dont elles sont issues, mais ellesnbsp;donnent naissance a une végétation rudimentaire qui porte les organes malesnbsp;et les organes femelles, et ce n’cst qu’après la fécondation de ceux-ci que senbsp;développe une plante semblable a celle dont les spores étaient issues.

Le groupe des Cryptogames vascuiaires forme pour ainsi dire Ie trait dominant de la flore bouillère; 11 se divise en un certain nombre de classesnbsp;ou families, les Éqaisétinées, les Fougères, les Lycopodiacées et les Rhizocar-pées, dont les trois premières comptaient, a l’époque carbonifère, des repré-sentants nombreux, beaucoup plus puissants et d’une organisation plus par-faite que ceux que nous observons dansla flore actuelle; quant a la quatrièmenbsp;familie, son existence dans le terrain houiller n’est pas encore positivementnbsp;établie.

Les Phanérogames se divisent en Phanérogames gymnospermes et Phanéro-games angiospermes.

Phanéi'ogames

gymnospermes.

Le caractère essentie! des gymnospermes est d’avoir des ovules nus; en outre les feuilles primaires de l’embryon, dites cotyledons, sont généralementnbsp;assez nombreuses et disposées en verticille. Enfin le bois de ces végétaux,nbsp;qui tons sont ligneux, est exclusivement compose de fibres, sans vaisseauxnbsp;proprement dits; il nait par couches concentriques, étant produit par unnbsp;anneau continu de tissu générateur, de telle sorte que la tige et les rameauxnbsp;croissent indéfiniment en diamètre. Les gymnospermes actuelles se divisentnbsp;en deux families principales, les Cycadées et les Conifères; celles de la florenbsp;bouillère, qui sont assez nombreuses, paraissent se rattacher è ces families,nbsp;mais elles différent cependant, sous beaucoup de rapports, des végétaux quinbsp;en font actuellement partie.

-ocr page 19-

INTRODUCTION. nbsp;nbsp;nbsp;9

Dans les angiosperaies, les ovules sont renfermés dans une cavité close Phanérogames appelée ovaire. On sépare les angiospermes en deux classes, les MonocotyU- angiospermes.nbsp;dones et les Dicoiylédones.

Chez les Monocotylédones, la feuille primaire de l’embryon, ou cotyledon, Monocotylé-est isolée; Ie bois, chez les végétaux ligneux, ne s’accroit pas par couches concentriques.

Chez les Dicoiylédones, les feuilles primaires de l’embryon sont au Dicotylédones. nombre de deux, opposées Tune a l’autre; Ie bols s’accroit par coucbesnbsp;concentriques, commc celui des gymnospermes; il est formé de fibres etnbsp;de vaisseaux.

Mais les angiospermes ne sont cltées ici que pour mémolre, car on ne les rencontre pas dans Ie terrain honiller; elles n’ont fait leur apparitionnbsp;que plus tard, les Monocotylédones a l’époque triasique ou liasique, lesnbsp;Dicotylédones a l’époque crétacée.

On voit, par les caractères qui viennent d’être brièvement indiqués, que Classification la classification botaniaue repose essentiellement, comme il avait été dit plus

1 nbsp;nbsp;nbsp;1nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Anbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;11 piantes fossiles.

naut, sur ia connaissance des organes de reproduction des piantes, et ion comprend les difficultés qu’il doit y avoir è Tappliquer a des débris végétauxnbsp;incomplets et isolés conime ceux qu’on rencontre sur les empreintes. Heu-reusement, é cóté des caractères primordiaux tlrés des organes reproduc-teurs OU de la structure anatomique, chaque groupe naturel possède, ennbsp;genéral, un ensemble de caractères extérieurs, difficile peut-être è définir,nbsp;mais qui ressort de la comparalson avec les autres groupes et qui suffit anbsp;len distinguer. Ainsi tout Ie monde reconnaitra, du premier coup d’oell,nbsp;une fougère, un conifère, un palmier, sans Ie secours des caractères bota-niques fondamentaux et simplement par 1’aspect géneral, qui ne pevmetnbsp;guère de confondre avec d’autres les végétaux appartenant a ces families.

C’est a ces caractères extérieurs qu’il faut habituellement recourir pour la déterminalion des piantes fossiles; c’est en les examinant judicieusementnbsp;qu’on est arrivé a une classification naturelle, en groupant d’abord parnbsp;genres les espèces qui presentaient des traits comrauns, et en cherchantnbsp;ensuite, dans les végétaux vivants, quels etaient ceux avec lesquels il y avaitnbsp;la plus grande ressemblance ou tout au moins la plus grande analogie.

Parmi ces caractères extérieurs, il faut citer en première ligne la disposition

-ocr page 20-

10 nbsp;nbsp;nbsp;CHAPIÏRE PREMIER.

des nervures des feuilles, sur l’étude de laquelle est basée presque toute la classification des fougères fossiles, de inênie que celle des feuilles isolées denbsp;végétaux dicotylédonés. [..a disposition des feuilles sur les tiges, les cicatrices qu’elles laissent en torabant, Ie mode d’insertion des rameaux, four-nissent en général, quand on peut les observer, autant de traits distinctifs,nbsp;dont il iraporte de lenir compte et qui peuvent aider puissamment a lanbsp;détermination.

Mais, pour certains types, trop dilférents de ceux de la flore actuelle, i’élude des formes extérieures est insuElisante et ne permet pas, k elle seule,nbsp;de determiner avec certitude a quelle familie, ni même parfols a quel ein-brancbement on a affaire; on n’en peut tirer que des inductions, et, suivantnbsp;qu’on s’attache de préférence a tel ou tel caractère, on peut être conduit anbsp;un résultat différent. Les caractères anatomiques sont alors indispensables;nbsp;mais il faut un mode de conservation particulier pour pouvoir les observer,nbsp;et souvent alors les caractères extérieurs ont dispara; il est done assez difficile, dans ces cas spéciaux, de sortir d’incertitude et de savoir quelle placenbsp;on doit clonner dans Ia classification générale a ces types singuliers; mais,nbsp;outre que nos connaissances sous ce rapport font chaque jour de nouveauxnbsp;progrès, ces types n’en sont pas moins nettement caractérisés, ils peuvent senbsp;reconnaitre aisément sur les empreintes, et les espèces qu’on y a distinguéesnbsp;sont encore fondées sur des caractères extérieurs facilement observables;nbsp;s’ils demeurent un problème pour Ie botaniste, ils n’en fournissent pasnbsp;moins au géologue un appui sur pour la reconnaissance des niveaux, etnbsp;c’est ce qui me permettra, comme je l’ai dit plus baut, de ne donner, dansnbsp;la description des genres et des espèces, pour ainsi dire aucun détail ana-tomique.

-ocr page 21-

PRINCIPAUX VEGETAUX FOSSILES DU TERRAIN HOUILLER.

CHAPITRE IE

DESCRIPTION DES PRINCIPAUX VÉGÉTAUX FOSSILES DU TERRAIN HOUILLER.

CRYPTOGAMES YASCULAIRES.

1, Équisétinées.

Tiges généralement creuses, divisées en articles par des diaphragmes transversaux, marquées sur leur surface extérieure de cannelures longitu-dinales plus on moins nettes. Feuilles disposées en verticilles, libres, ounbsp;soudées en gaine ou en collerette sur une certaine longueur, uninerviées,nbsp;quelquefois nulles. Ramcaux primaires naissant de même en verticilles;nbsp;rameaux secondaires verticillés ou disliques.

Fructification en épis; les sporanges sont port és d’ordinaire par des supports spéciaux dits sporangiophores, disposés en verticilles, et souvent élargis au sommet en une sorte d’écusson; c’est alors sur les bords et a la face inférieure de eet écusson que sont fixés les sporanges.

Cette familie ne renferme a l’époque actuelle qu’un seul genre, Ie genre Eguiseiam ou Prêle; elle était beaucoup plus richement représentée énbsp;l’époque houillère.

Genre CALAMITES. Schlotheim.

Calamites. Schlotheim, Petrejactenkunde, p. 3g8.

Tiges cylindriques, articulées, marquées de cótes longitudinales alternant aux articulations; cótes séparées par des sillons plus ou moins pro-noncés, munies a leur partie supérieure et quelquefois aussi k leur partie inférieure de mamelons arrondis ou ovales légèrement saillants.

Les tiges des Calamites etaient creuses, et souvent on n’en trouve que Ie moule interne, qui présente, en empreintes, les mêmes caractères que les

-ocr page 22-

12 nbsp;nbsp;nbsp;CHAPITRE II.

tiges dont l’enveloppe est conservée sous forme de lame charbonneuse, Ces tiges s’infléchlssent a leur base et s’y terminent en cóne renversé pour s’at-tacber i des rbizomes horizontaux, également articulés; les articles, de longueur peu prés constante sur la partie moyenne de la tige, se raccour-cissent de plus en plus a mesure qu’on approcbe de Ia base. Vers Ie sommet,nbsp;les tiges s’amincissent de même peu a peu. Parfois elles émettent des rameauxnbsp;qui s’insèrent sur l’articulation même de la tige.

Les mamelons places au sommet des cótes paraissent représenter les or-ganes foliaires, dont on n’a jamais trouvé de trace en relation positive avec les tiges; quant a ceux qui se voient a la base des cótes, ils correspondent anbsp;rinsertion de radicules, qu’on a trouvées encore attacbées; ces radicules,nbsp;qu’on rencontre parfois en empreintes, se présentent sous une forme ru-banée, larges de 5 a lo millimètres, parcourues suivant leur axe par unnbsp;faisceau vasculaire bien net; leur surface est striée a la fois en long et en travers. J’en ai observe, sur une plaque de scbi.ste de Liévin (Pas-de-Calais),nbsp;des empreintes trè.s-nettes, paraissant s’attacber en verticille a une tige denbsp;C. Suckowi.

Les organes de reproduction des Calamites ne sont pas connus d’une ma-nière precise.

CALAMITES SÜCKOWI. Brongniart.

(Atlas, pi. CLIX, fig. I.)

Calamites Suckowü. Brongniart, Hist, végét.foss., I, p. laA; pl. XIV, fig. 6; pl. XV, fig. i a 6;

pl. XVI, fig. 2,3, 4, an lig. i (?).

Calamites aequalis. Sternberg, Ess. Fl. monde prim., II, p. 4g.

Tiges de 3 a i5 centimètres de diamètre; articles de 3 a lo centimètres de longueur; cótes plates, de i“”,5 a 2 millimètres de largeur, presquenbsp;lisses extérieurement, mais se montrant, sur Ie moule interne, linementnbsp;striées dans Ie sens longitudinal, arrondies aux extrémités. Sillons faibles,nbsp;de o““,5 de largeur, peu accuses a l’extérieur, plus accentués sur Ie moulenbsp;interne, oü ils se monlrent limités par deux stries très-nettes, courant Ienbsp;long des cótes qui les bordent. Mamelons arrondis, peu saillanls, au sommetnbsp;des cótes. Mamelons de la base des cótes légèrement coniques, peu accusés.

Cette espèce est commune dans tout Ie terrain bouiller proprement dit.

-ocr page 23-

13

PRINCIPAUX VÉGÉTAUX FOSSILES DU TERRAIN HOUILLER.

HOUILLER MOYEN.

Bassin du Nord et du Pas-de-Calais. — Vicoigne : fosse n” 'i, grande veine, v. Saint-Louis; f. nquot; 4, V. l’Abbaye. Raismes : f. Thiers, v. Printanière, v. Filonnière, v. Meu-nière, v. nquot; 2; f. Bleuse-Borne, petite veine, v. Décadi, v. Grande-Passée; f. Saint-Louis, V. Nord, V. Filonnière, v. Meunière; f. du Chaufour, v. Laitière. Amin : f. Renard,nbsp;V. Président, v. Paul. Denain : f. Villars, v. Édouard. Aniche : v. Joseph, v. Ferdinand,nbsp;V. Jumelles, grande veine; f. Saint-Louis, v. Marie; f. l’Archevêque, v. Marie, v. Fénelon;nbsp;f. Fénelon, v. Marie; f. Dechy, v. nquot; 12; f. Gayant, v. Dilloy; f. Notre-Dame, v. Wavre-chain. L’Escarpelle : f. n° 3, v. Ernest. (Nord.) — Ostricourt: f. n° 2, v. n° 6, v. n“ 9.nbsp;Carvin: f. n° 1, v. Saint-Julien. Meurchin : f. n“ 1, v. n° 1. Doarges : v. n° 5, v. lÉclai-reuse. Courrières : f. n° 1, v. de la Renaissance; f. n° 2, v. Eugénie, v. Adélaïde. Lens :nbsp;f. n° 1, V. Mariè; f. n” 2, v. Beaumont, v. Dufrénoy; f. n° 4, v. Valentin, v. Auguste,nbsp;V. Édouard; f. n° 6, v. n” 5. Liévin. Bully-Grenay : f. nquot; 3, v. Marie, v. n° 3; f. n“ 5,nbsp;V. Saint-Alexis; f. n° 1, v. Saint-André. Nmux : f. nquot; i, v. Saint-Michel, v. Saint-Augustin,nbsp;1''° veine; f. nquot; 3, v. Sainte-Marie. Bruay : f. n° 1, v. Henri; f. n° 3, v. Edgard, v. Maurice. Marles: f. n° 4, v. Désirée, v. Antoinette. Cauchy-a-la-Toar : v. Saint-Louis. (Pas-de-Calais.)

Bassin du Bas-Boulonnais. —Hardinghen : f. du Souich, f. Providence. Fergues : f. de liCulinghen. (Pas-de-Calais.)

HOUILLER SUPERIEUR.

Bassin de la Loire. — Rive-de-Gier: grande couche. Saint-Chamond. La ChazoUe. La Porchere. Villars. Treuil. Montramberl. Avaize. (Loire.) [Grand’Eury ^.]

Brassac (Puy-de-Dóme). [Grand’Eury.]

Langeac (Haute-Loire).

La Mare (Isère).

Bessèges. Molière. La Grand’Comhe : zone inférieure. (Gard.)

Bashn d’Alais. —

[Grand’Eury.]

Graissessac (Hérault). [Grand’Eury.]

Carmaux (Tarn).

Bassin de Decazeville. La Vaysse. Paleyrels. Firmy. (Aveyron.)

Ahan (Creuse).

Commentry: couche des Pourrats. Montet-aux-Moines. (Allier.) [Grand’Eury.]

La Chapelle-sous-Dan (Saone-et-Loire). [Grand’Eury.]

Bassin de Saone-et-Loire. Blanzy : grande couche supérieure. [Grand’Eüry.]

Bassin d Autun. Epinac : étage inférieur. (Saóne-et-Loire.) [Grand’Eury.)

Ronchamp (Haute-Saóne). [Grand’Eury.]

Pour les locaiites que je n ai pas reconnues moi-même, j’ai indiqué ainsi, entre crochets, Tauteur qui les a 5ignalées comme possédant Tespèce précilée.

-ocr page 24-

14

CHAPITRE II.

Saini-Pierre-Lacour (Mayenne).

Littry : puits Firmichon. (Calvados.) Saint-Nazaire (Var). [Grand’Eury.]

GALAMITES GISTE Brongniart.

Calamites Cistii. Brongniart, Hist, végét.foss., 1, p. 129, pl. XX.

Calamites dubius. Artis. Antedil. Phytology, pl. XIIT.

Diffère du C Suckowi par ses articles généralement plus longs par rapport au diamètre de la tige^ayant en moyenne de 8 a 13 centimetres de longueur, par ses cótes plus étroites, de i millimètre au plus de largeur, unnbsp;peu aiguës aux extrémités, par ses mamelons de forme oblongue, moinsnbsp;nettement accuses.

Les sillons, comme dans Ie C.' Suckowi, sont marqués de deux lignes parallèles sur Ie moule interne. Le C. dubius, fondé sur ce caractère, nenbsp;doit done pas être conservé comme espèce distincte; il me parait devoir êtrenbsp;rattaché au C. Cisfi, dont il représente seulement une forme accidentelle ounbsp;plutót un mode de conservation particulier; mais, comme il ne peut être prisnbsp;pour type de l’espèce, son nom ne doit évidemment pas, quoiqu’il soit plusnbsp;ancien, être substitué a celui de Cisti.

Cette espèce, moins commune que le C, Suckowi, est répandue cependant dans tout le terrain bouiller proprement dit.

HOÜILLER MO YEN.

Bassin du Nord et du Pas-de-Calais. — Vicoigne : fosse n” 1, grande veine, v. Saint-Louis. Raismes': f. Thiers, v. Printanière, v. Filonnière; f. Bleuse-Borne, v. Grande-Passée. Aniche : v. Jumelles; f. Fénelon; f. Notre-Dame, v. Lallier. (Nord.) — Doarges : V. Sainte-Cécile. Courrières : f. n° 1, v. de Ia Renaissance; f. n” 2, v. Eugénie, v. Isabelle;nbsp;f. nquot; 4, V. Sainte-Barbe, v. Augustine. Lens : f. n° 2, v. Dumont; f. n° 4, v. Francois.nbsp;Bully-Grenay : f. n° 3, v. n” 3; f. nquot; 5, v. Saint-Alexis. Braay : f. n° 1, v. Saint-Jules,nbsp;V. Sainte-AIine; f. 11° 3, v. Edgard. Marles : f. n° 3, v. Henriette; f. 11° 4, v. Désirée.nbsp;Caachy-a-la-Tour : v. Saint-Louis, v. Saint-Joseph. (Pas-de-Calais.)

Bassin du Bas-Boulonnais. — HardingJien : f. du Souich, f’. Providence.

HOÜILLER SUPÉRIEUR.

Bassin de la Loire.— Communay (Isère). — Rive-de-Gier. Grand’Croix. Saint-Chamond. La Chazotte. Roche-la-Molière. Villars. Treu.il: 2°, 5° et 8° couches. La Ricamane. La Bérau-dière. Cóte-Thiolbère : 3“ couche. Avaize. (Loire.) [Grand’Eury.]

-ocr page 25-

15

PRINCIPAUX VÉGÉÏAUX FO^SILES DU TERRAIN HOUILLER.

Brassac (Puy-de-Dóme). [Grand’Eüry.]

La Mare (Isère). [Grand’Eury.]

Prades (Ardèche). [Gband’Edry.]

Bassin d’Alais.— Bessèges. Molière. Cessous. (Gard.) [Grand Eury.]

Graissessac (Hérault). [Grand’Eury.]

La Rhune (Basses-Pyrénées). [Bureau.] nbsp;nbsp;nbsp;'

Carmaux (Tarn).

Bassin DE Decazeville.— La Vaysse. Paleyrets. (Aveyron.) [Grand Eury.] Argentat (Corrèze).

Bosmoreaa (Creuse). [Gbahd’Eury.]

Commentry : couche du Marais. (Ailier.) [Grand’Eury.]

La Chapelle-sous-Dan (Saóne-et-Loire). [Grand’Eury.]

Bassin de Saóne-et-Loire. — Blanzy : grande couche supérieure. [Grand’Eury.] Buxière-la-Grae (Ailier). [Grand’Eüry.]

Pionchamp (Haute-Saóne). [Grand’Eury.]

Liüry : puits Firmichon. (Calvados.)

Saint-Nazaire (Var). [Grand’Eury.]

CALAMITES RAMOSÜS. Artis.

Calamites ramosus. Artis, Antedil. Phytology, pl. II.

Calamites nodosus. Sternberg, Ess. Fl. monde prim., I, fase. 2, p. 3o; pl. XVll, fiR. 2; non Schlotheim.

Calamites carinatus. Sternberg, l. c., I, fase. 3, p. 4o, pl. XXXIl, tig. i.

DifTere du C. Sackowi par ses cótes rnoins régulières, moins nettes, ses tubercules souvent k peine distincts, et surtout par Ia présence habituelle,nbsp;aux articulations, de grandes cicatrices raméalesarrondies auxqnelles viennentnbsp;s arrêter les cótes des deux articles inférieur et supérieur, ou bien de rameauxnbsp;encore attachés.

Cette espèce, assez peu commune, parait propre au terrain houiller moyen. Elle n’a été rencontrée que dans les couches les plus basses du terrain houiller supérieur.

HOUILLER MOYEN.

Bassin du Nord et du Pas-de-Calais. — Vicoigne: fosse n” i, grande veine, v. Abbaye. Baismes : f. du Chaufour, v. Laitière. Anzin : f. Benard, v. Paul. Aniche : f. Saint-Louis,nbsp;V. Marie; f. Fénelon. (Nord.) — Lens : f. nquot; 1, nouvelle veine au nord. Liévin. Naux ¦nbsp;veine. (Pas-de-Calais.)

-ocr page 26-

16

CHAPITRE II.

HOUILLER SUPÉRIEUR.

Bassin de la Loire. — Rive-de-Gier. Loreite. Grand’Croix. (Loire.) [Grand’Eury.]

CALAMITES CANNJIFORMIS. Schlotheim.

Calamites cannseformis. Schlotheim, Pelrefactenkande, p. SgS, pl. XX, hg. i.

Tiges légèrenient contractées aux articulations; cótes convexes, de 2 mil-limètres a 2““, 5 de largeur, se terminant en coin aux extrémités; mamelons arrondis, peu accentués.

Celte espèce me parait se rencontrer plutót dans Ie terrain houiller supérieur que dans Ie terrain houiller moyen; je ne l’ai du moins jamais vue dans Ie bassin du Nord.

HOUILLER SUPÉRIEUR.

Bassin DE la Loire. — Saini-Chamond: piiits Dai’non. La Béraudière. Monirambert. Avaize. La Malafolie. (Loire.) [Grand’Eury.]

Langeac (Haute-Loire). [Grand’Eury.]

Nejfiez (Hérault). [Ghand’Eury.]

Commentry : couche des Pourrats. (Allier.) [Grand’Eury.]

Decize (Nièvre). [Grand’Eury.]

Bassin de Saóne-et-Loire. — Blanzy ; couches de couronnement. [Grand’Eury.]

CALAMITES GIGAS. Brongniart.

Calamites gigas. Brongniart, Hist, végét.foss., I, p. i36, pl. XXVII.

Tiges atteignant 3o centimètres de diamètre; cótes larges de 4 a 6 milli-mètres, souvent un peu inégales, se terminant en pointes aiguës aux extré-milés et s’emboitant exactement les unes entre les autres, de telle sorte que l’articulation est marquee par une ligne en zigzag a angles aigus.

Je n’ai jamais vu au sommet des cótes de cette espèce les tubercules pro-pres aux véritables Calamites; par l’absence de ce caractère et par Tinégalité de ses cótes et de ses articles, elle se placerait peut-être mieux dans Ie genrenbsp;Cctlctmodendron et correspondrait peut-être a un moule de canal rnedullaire;nbsp;mais on ne peut actuellement trancher cette question.

Le C. gigas est spécial au terrain permien.

-ocr page 27-

17

PRlNCIPAUl VEGETAUX FOSSILES DU TERRAIN HOUILLER,

PERMIEN.

Brive: carrière du Gourd-du-Diable. Objat. (Corrèze.)

Mines de Bert (Allier). [Grand’Edky.]

Schistes bilumineux de Lolly (Saóne-et-Loire). [Grand Euey.] Plan-de-la-Tour (Var). [Grand’Edry.]

Genre ASTEROCALAMITES. Schimper.

Schimper, Traité de

Calamites. Scldolheini, Petrefaclenkunde, p. 4o2 (pars).

Bornia. Sternberg, Ess. Fl. monde prim., I, fase. 4, p. xxviii (pars), -¦ - paléont. véyét., I, p. 334.

Asterooalamites. Schimper, Terr, de transit, des Vosges, p. Sai. Archaeocalamites. Slur, Culm-Flora, Heft I, p. 2.

Tige cylindrique, articulée, marquée de coles longitudinales continues, n’alternant pas aux articulations; rnunie, sur les articulations, de cicatricesnbsp;ponctiforines ou allongées, placées dans les sillons qui séparent les cótes.

Le genre Bornia de Sternberg, comprenant toutes les tiges articulées inunies de cicatrices ponctiforines, peut d’autant moins être conservé pournbsp;le seul Calamites scrobiculatas, que Sternberg indiquo lui-mêrae que cettenbsp;espèce devrait sans doute constiluer un genre a part. G’est évidemnientnbsp;la le motif qui a conduit M. Stur a créer un nom nouveau, ne pouvantnbsp;prêter a confusion; mais il existait un nom antérieur au sien, M. Sebimpernbsp;ayant, en 1862, créé, pour le Calamites radiaius Brongniart, le sous-genrenbsp;Asterooalamites.

Je laisse ici ce genre parmi les Equisétinées, avec lesquelles ii a de grandes analogies paries caractères extérieurs; mais il serait fort possible qu’il appar-tint piutót aux Galamodendrées; il faudrait pouvoir observer son mode denbsp;reproduction ou étudier sa structure anatomique pour trancher la question.

ASTEROCALAMITES SGROBIGULATUS. Schlotheim (sp.). (Atlas, pl. CLIX, fig. 2.) .

Calamites sorobiculatus. Schlotheim, Petrefaclenkunde, p. 4o2, pl. XX, tig. 4. Bornia scrobiculata. Sternberg, Ess. Fl. monde prim., I, fase. 4, p. xxviii.nbsp;Calamites radiatus. Brongniart, Hist, végét. foss.,\, p. 122, pl, XXVI, fig. i et

-ocr page 28-

18

CHAPITRE II.

Calamites transitionis. Goeppert, in Wimmer, Flora von Schlesien, t. 11, p- 197; in RcBmer, Palwontographica, t. III, p. 45, pl. Vil, fig. 4-

Archseocalamites radiatus. Slur, Culm-Flora, Heft I, p. 2; pl. I, fig. 3-8; pl. H, III, IV ; pl. V, Hg. 1 et 2; Heft II, p. 74; pl- II, fig- 1 a 6; pl. III, fig. i et 2; pl. IV, fig- 1, 1 4;nbsp;pL V, fig. 1.

Cótes plates, de 2 a 4 millimetres de largeur; feuilles verticillées, linéaires, se divisant symétriqtiement trois et quatre fois de suite par dichotomie.

La figure de Schlotheim se rapporte incontestablement A cette espèce, dont elleexprime parfaitement les caractères. Le nom de scrobiculatas, ayantnbsp;ainsi la priorité, doit être substitué a celui de radiatus, plus communémentnbsp;employé.

Cette espèce est particuliere au terrain houiller inférieur.

HOÜILLER INFÉRIEUR.

Niederburbach, prés Thann (Alsace). — Rougemont (Haut-Rhin).

Anthracites de la Basse-Loire. [Bureau.]

La Baconnière (Mayenne). — Sablé (Sarthe). [Grand’Eury.]

Anthracites du Roannais : Valsonne. (Rhone.)—Combre. Régny. (Loire.) [Grand Eurï.]

Genre ASTEROPHYLLITES. Brongniart.

Casuarinites. Schlotlieiin, Petrefactenkunde, p. 397 (pars).

Asterophyllites. Brongniart, Classif. végét.foss., p. 10 (pars).

Schlotheimia. Sternberg, Ess. Fl. monde prim., 1, fase. 2, p. 3i et 3G.

Bomia. Sternberg, l. c., fase. 4, p- xxviil (pars).

Brukmannla. Sternberg, l. c., fase. 4, P- xxix (pars).

Bechera. Sternberg, l. c., fase. 4, p- xxx (pars).

Tiges OU rameaux articulés, lisses ou marqués de cótes longitudinal es peu distinctes, munis aRx articulations de feuilles linéaires, è une settlenbsp;nerv'ure, disposées en verticilles, égales entre elles, et généralement dres-sées; tiges portant leurs rameaux en verticilles; rameaux se divisant eiix-mêmes par ramification distique; rameaux secondaires opposés, étalés dansnbsp;un même plan.

Le nom de Casuarinites, de Schlotheim, qui aurait la priorité, me parait avoir été ahandonné avec raison, les Asterophyllites n’étant point des Casua-rina fossdes.

-ocr page 29-

19

PRINCIPAUX VÉGÉTAUX FOSSILES DU TERRAIN HOUILLER.

ASTEROPHYLLITES EQIIISETIFORMIS. Schlotheim (sp.).

(Atlas, pl. CLTX, fig. 3').

Casuarinites equisetiformis. Schlotheim, Petrefactcnkande, p. 897. Fl der Fom., pl. I, fig. 1; pl. II, lig. 3.

Bornia equisetiformis. Sternberg, Ëss. FL monde prim., I, fase. 4, p. xxviii. — Steininger, Geogn. Beschr. des Landes zwisclien der Saar und dem Rhein, fig. i3.

Asterophyllites equisetiformis. Brongniart, Diet. sc. nat., t. LVII, p. i56.

Annularia calamitoides. Schim|)er, Traité de'paléont. végét., I, p. 349. P^- XXVI , fig. t.

Feuilles linéaires, de 1/2 a 1 millimetre de largeur et 12 a i5 milii-mètres de longueur environ sur les rameaux, atteignant i““,5 ou 2 millimetres de largeur et 4o millimèlres de longueur sur la tige, légèrement arquées vers Ie haut, au nombre de vingt èi vingt-quatre par verticille,.nbsp;autant qu’on en peut juger sur les empreintes; nervure médiane nette.nbsp;Articles plus courts que les feuilles, de sorte que celles-ci empiètent d’unnbsp;verticille sur l’autre. Les diaphragmes tendus dans les tiges creuses, aunbsp;niveau des verticilles foliaires, se montrent souvent assez nettement sur lesnbsp;empreintes, de sorte que les feuilles semblent soudées en collerette a leurnbsp;base. (C’est ce qui a lieu sur réchantillon figure par Steininger, et ce qui anbsp;conduit M. Sebimper ét Ie rattacher au genre Annularia.)

Cette espèce, répandue surtout dans Ie terrain bouiller supérieur, appa-rait déja dans les parties élevées du terrain bouiller moyen, avec des feuilles un peu plus grêles et un peu plus étalées; mais cette forme ne dilfère pasnbsp;assez du type pour pouvoir être regardée comme une espèce distincte.

HOUILLER MOYEN.

Bassin du Nord et du Pas-de-Galais. — Raismes : fosse Bleuse-Borne, veine a filons. Anzin : f. Benard, v. Paul, v. Président. (Nord.) — Courrières : f. n° 4, v. Augustine.nbsp;Lens : f. n° i, v. du Nord; f. n° 2, v. Amé. Bully-Grenay : f. n° 3, v. Désiré; f. n“ 5,nbsp;V. Sainl-Joseph, v. Saint-Alexis; f. n. 2, v. Saint-Vincent. Nceux : f. n“ 1, v. Saint-Augustin. (Pas-de-Calais.)

HOUILLER SUPÉRIEUR.

Bassin de la Loire. — Saint-Chamond. Roche-la-Molière. Qaartiei'-Gaillard : 2° couche. Montraniheri : couche des Littes. La Béraudière (Loire). [Grand’Euey.]

' La figure 3, pl. CLIX, indique des feuilles presque filiformes; en réalité,ces feuilles ont 1/3 a 3/4 de millimèlre de largeur; elles onl élé représentées Irop minces.

3.

-ocr page 30-

20 nbsp;nbsp;nbsp;CHAPIÏRE II.

La Mare. La Motte-d’Aveillam. (Isère.)

Bassin de Decazeville. —- Paleyrets. La Vaysse. Firmy. (Aveyron.) Argeniat (Corrèze).

Cuhlac (Dordogne).

Ahun (Creu.se). jConimentry (Allier).

ASTEROPHYLLITES TENÜIFOLIÜS. Stehnbebg (sp.).

I

Sohlotheimia tenuifolia. Sternberg, Ess. Fl. monde prim., I, fase. 2, p. 36, pl. XIX, fig. 2. Brukmannia tenuifolia. Sternberg, l. c., fase. 4, p. xxix.

Asteroph-yllites tenuifolia. Brongniart, Diet. sc. nat., (. LVIl, p. 167.

Brukmannia longifolia. Slernberg, l. c., fase. 4, p. xxix, pl. LVIII, fig. 1.

Asterophyllites longifolia. Brongniart, l. c., p. löj.

Feuilles linéaires, de 1/2 a 1 millimètre au plus de largeur, sur 4 a 5 centimètres de longueur et plus, très-nombreuses è chaque verticille,nbsp;généralement dressées; nervure médiane souvent peu nette. Longueur desnbsp;articles égale aux deux tiers de celle des feuilles environ.

Cette espèce existe dans Ie terrain liouiller moyen et dans Ie terrain llouiller supérieur; mais elle semble ne se montrer que dans les couchesnbsp;élevées du bouiller moyen el dans Ie bas du houiller supérieur.

HOÜILLER MOYEN.

Bassin dd Noiid et du Pas-de-Galais. — Baümes ; fosse Thiers, veine Printanière. Anzin ; f. Benard, v. Mark, v. Paul. (Nord.) — Dourges : f. n° 2, v. n° 5. (Pas-deCalais.)

HOÜILLER SUPERIEUR.

La Motte-d’Aveillans (Isère). Carniaux (Tarn).

ASTEROPHYLLITES GRANDIS. Sternberg (sp.).

Bechera grandis. Sternberg, Ess. Fl. monde prim., I, fase. 4, p. xxx, pl. ALK, fig. 1. Asterophyllites dubia. Brongniart, Diet. sc. nat., t. LVII, p. 157.

Bechera delicatula. Sternberg, l. c., p. xxxi, pl. XLIX, fig. 2.

Asterophyllites delicatula. Brongniart, l. c., p. 167.

Feuilles linéaires, de 1/2 millimètre au plus de largeur, sur 2 a 4 niilli-

-ocr page 31-

PRINCIPAUX VEGETAUX FOSSILES DU TERRAIN HOUILLER. nbsp;nbsp;nbsp;21

mètres de longueur, du moins celles des derniers ramules, plus grandes sur les rameaux, très-peu nombreuses (six a buit?) par verticille, partant nor-malement a l’axe du rameau et se recourbant vers Ie haut; articles de longueur variable, ayant i a 2 centimetres et plus sur les rameaux primaires.nbsp;égaux seulement aux feuilles sur les derniers ramules.

Cette espèce se rencontre de préférence dans Ie terrain houiller moyen ; mais elle a été signalée aus'si a la base de l’étage supérieur.

HOUILLER MOYEN.

Bassin du Nord et du Pas-de-Galais. —Anzin : fosse Gasimir-Périer, veiae du Nord. Aniche . v. Bonsecours. (Nord.) — Carvin : f. n'’ 3, 3' veine du Sud. Bullj-Grenay ;nbsp;f. n 3, V. n 3. Naeux : f. n° i, v. Saint-Augustin. Bruay : f. nquot; i, v. Henri. Auchy-aii-Bois : f. n° i, v. Maréchaie; f. n” 2. (Pas-de-Galais.)

Bassin de la Vendée. — Épagne. Faymoreaa. (Vendee.) [Grand’Eukv.]

HOUILLER SUPÉRIEUR.

Bassin de la Loire. — Monibressieiix. Moateux. La Niarais. (Loire.) [Grand’Eury.]

Genre CALAMOPHYLLITES. Grand’Eury.

Macrostachya. Scliimper, Traité de paléont. végét., I, p. 332 (pars).

Calamophyllites. Grand’Eury, Comptes rendus Acad. sc., t. LXVHI, p. 708. Flore carlonifère du depart, de la Loire, p. 32.

Troncs des AsterophyUites. Tiges articulées, a articles de longueur variable, lisses OU striées, mais non marquées de cótes distinctes; munies aux articulations de cicatrices foliaires elllptiques, allongées horizontalement et con-tiguës, de 2 millimetres a 2”“,5 de longueur et pourvues elles-mêmes anbsp;leur centre d’une cicatricule ponctiforme. (^la et lè sur la tige, au-dessus desnbsp;lignes de cicatrices foliaires, verticilles de grosses cicatrices rondes, de 1 o anbsp;i5 millimetres de diamètre, correspondant aux rameaux et marquées elles-mêmes d’une cicatrice concentrique plus petite.

Je ne fais que signaler ce genre sans nommer d’espèce, la distinction spécifique élant fort difficile, et ces tiges devant, quand elles seront mieuxnbsp;cönnues, se rattacher aux diverses espèces A'Aslerophyllites et cesser denbsp;former un genre distinct.

-ocr page 32-

22

CHAPITRE II.

Genre VOLKMANNIA. Sternberg.

Volkmannia. Sternberg, Ess. El. monde prim., 1, fase. 4, p- xxix.

Episde reproduction des Asterophyllites, composes de verticilles de feuilles OU de bractées, entre lesquels étaient placés les sporanges. Ceux dont on anbsp;pu étudier Forganisation ont monlré des sporangiophores placés a l’aissellenbsp;des bractées, élargls au sommet en un disque cbarnu, et portant chacunnbsp;quatre sporanges’.

Ces épis s’attacbent en verticilles a des tiges articulées ou sont disposés en deux séries, opposés deux a deux, Ie long de rameaux articulés, coinmenbsp;les rameaux secondaires des Asterophyllites. Ils sont généralement pédi-cellés.

Je me borne amentionner ce genre, destiné, comme Ie précédent, a dis-paraitre quand on pourra rapporter avec certitude ces épis aux tiges qui les avaient portés. La distinction des espèces serait, d’ailleurs, sans grande importance au point de vue stratigraphique.

Genre MACROSTACHYA. Schimpeb.

Macrostachya. Schimper, Traité de paléont. végét., I, p. 332 (pars).

Grands épis, courbés a la base, arrondis au sommet, composés de verticilles imbriqués de bractées soudées les unes aux autres sur une grande partie de leur longueur, étalées a la base, puls redressées verticalement. J’alnbsp;conservé Ie nom générique de M. Schimper, bien que eet auteur réunlssenbsp;sous ce nom des éléments divers, la dépendance des grands épis qu’il figurenbsp;pl. XXIII, fig. i5, i6, 17, et des troncs des fig. 1 3 et i4 n’étantrien moinsnbsp;que démontrée, ces troncs étant ceux des Asterophyllites, et leurs grandesnbsp;cicatrices étant des cicatrices de rameaux feuillés, comme ie montre un ma-gnifique écbantiilon de Saint-Étienne donné au Muséum par M. Grand’Eurynbsp;et représenté très-exactement a la pl. IV de la Flore carbonifère du département

' \ oir Annates des sciences nalurelles, 6° série, Botanique, t. III, p. 17, pl. 11, IV. B. Renault, Fructification de quetques véqétaux sïlicijiés d’Antun et de Saint Etienne.

-ocr page 33-

PRIINCIPAUX VÉGÉTAUX FOSSILES DU TERRAIN HOUILLER. nbsp;nbsp;nbsp;23

de la Loire; mais Tétymologie même du nom Indique que c’est en vue des épis plutót qu’en vue des troncs que M. Schimper l’a créé.

MACROSTACHAA CARINATA. Germar (sp.).

(Atlas, pi. CLIX, fig. 4.)

Brongniart, Classif. végét.foss., pl. IV, fig. 4-

Equisetum infunditouliforme? Brongniart, Hist, végét.foss., I, p. iig, pl. XII, fig. i4 et i5; non Bronn

Equisetum infundibuliforme, var. (3. Gutbier, Abdr. nnd Verst, des Zwick. Scbwarzkolil., p. 3o, pl. III h, fig. 5 et 6.

Huttonia carinata. Germar, Verstein. des Steink. vonWeltinund Löhejün, p. go, pl. XXXII, fig. 1 el 2.

Macrostachya infundibuliformis. Schimper, Traité de paléont. végét., I, p. 333 (excl. syn.), p!. XXIIl, fig. i5 a 17, non fig. i3 et i4.

Épis de i4 a 18 centimètres de longueur et plus, sur 28 A 35 millimèlres de largeur, composés de verticilles distants de 3 A 4 milllmètres environ.nbsp;Ces verticilles sont formes de bractées soudées en un plancher horizontal,nbsp;se redressant ensuite parallèlement a l’axe et se présentant sur les empreintesnbsp;sous la forme de dents de i a i™“,5 de large sur 6 A 8 millimetres de long,nbsp;munies sur Ie dos d’une carène saillante, soudées les unes aux autres sur lanbsp;moitié environ de leur longueur, puis atténuées en une pointe aiguë et alternant d’un vertlcille a 1’autre. D’après les recherches de M. Renault^, les spo-ranges seraient fixes directement sur la portion horizontale des bractées.

Cette espèce est spéciale au terrain houiller supérieur et s’y rencontre fréquemment; elle parait se montrer encore A la base du permien, carnbsp;M. Grand’Eury la signale dans les schlstes bltumlneux d’Autun.

HOUILLER SUPÉRIEUR.

Bassin de la Loire. — La Péronnière. Lorette. Mouillon. Chapoulet. Grand’Croix. La

' La figure dc YEguisetum infundibaUJorme Bronn (in Bischoff, Die kijptog. Gewachse,nbsp;1“ Lief., p. 53, pl. VI, fig. 4) reproduce parnbsp;Brongniart, l. c., fig. 16, me parait corres-pondre exactement a de grands épis de fructification, appartenant sans doute a un Astéro-phyllite et dont l’École des Mines possède unnbsp;fort bel échantillon provenant prècisément dunbsp;terrain houiller deSarrebrück, mais qui sont ab-solument différents de l’espèce dont je parle ici.

Annales des sciences naturelles, 6' série, Botanigue, t. III, p. 20, pl. IV, fig- ig-ad.


-ocr page 34-

2U

CHAPITRE 11.

Porchère. La Malafolie. La Béraudière : 3° couche. Montt'ainbert. Roche-la-Molière : couche du Sagnat. (Loire.) [Grand’Eury.]

Langeac (Haute-Loire). [Grand’Eurï.]

Bassin d’Alais.— Bessèges. Molière. Cessous. Portes. (Gard.) [Grand’Eüuy.]

Graissessac. Nejfiez. (Hérauit.) [Grand’Eury.]

Carmaux (Tarn).

Bassin de Decazeville.— La Vaysse. Paleyrets. (Aveyron.)

Argentat (Corrèze).

Ahun (Creuse).

Commentry : grande couche, couche du Marais. (Allier.) [Grand’Edry.]

Buxière-la-Grue (Allier).

Bassin d’Autun. — Epinac (Saóne-et-Loire). [Grand’Eury.]

.Genre ANNULARIA. Sternberg.

Annularia. Sternberg, Ess. El. monde prim., I, fase. 2 , p. 3i et 36.

Bornia. Sternberg, l. c., fase. 4, p. xxviii (pars).

Tiges articulées, arameaux opposés, naissanl au-dessus des feuilles, tous dans un inêine plan. Feuilles a une seule nervure, verticillées, étalées dansnbsp;Ie plan des rameaux, et non dressées coinme dans les Asterophyllites, soudéesnbsp;les lines aux autres par leur base, au nioins en apparence, par suite de l’eni-preinte laissée par Ie diaphragine qui existait dans la tige a la hanteur denbsp;chaque verticille; feuilles souvent inégales, les plus longues étant placées

sur les cótés du rameau et les plus courtes étant celles qui se trouvent en

»

avant et en arrière.

Fructification en épis désignés sous Ie noni èe Brakmannia; dans ceux de ces épis dont on a pu étudier la structure, on a reconnudes sporangiophoresnbsp;disposés par verticilles alternant avec des verticilles de bractées stériles.

ANNÜLARIA RADIATA. Brongniart (sp.).

(Atlas, pl. CLX, fig. 1.)

Asterophyllites radiatus. Brongniart, Classif. végét. foss., p. 35, pl. II, fig. 7. Annularia radiata. Sternberg, Ess. El. monde prim., I, fase. 4, p- xxxi.

Rameaux assez grêles; feuilles larges de 3/4 de millimètre a t millimetre au milieu, longues de 7 4 18 millimetres, au nombre de douze a vingt parnbsp;verticille, élargies au milieu, atténuées aux extrérnités, très-aiguës au som-

-ocr page 35-

PRINCIPAÜX VÉGÉTAÜX FOSSILES DU TERRAIN HOUiLLER. nbsp;nbsp;nbsp;2amp;

met; nervure médiane plus ou moins accentuée; verticilles assez rapprochés, empiétant un peu les uns sur les autres.

Cette espèce est assez répandue dans Ie terrain houiller moyen; elle m’a paru manquer presque absolument dans Ie terrain houiller supérieur, si cenbsp;nest toutefois dans les couches les plus basses de eet étage.

HOÜILLER MOYEN.

Bassin du Nord kt du Pas-de-Calais. — Vieax-Condé : veine a filons. Vicoigne : f. n” 2, V. Sainte-Victoire. Raismes : f. Thiers, v. Printanière levant. Aniche : f. Saint-Louis,nbsp;V. Marie; f. Saint-René, petite veine. (Nord.) — Carvin : f. nquot; i, v. a sillons; f. n° 3,nbsp;3'veine Sud. Dourges : f. nquot; 2 , v. n° 5, v. 1’Éclaireuse. Courrières : f. n° 1, v. Saint-Denis.nbsp;Lens : f. n° 2, v. Arago. Bally-Grenay : f. n“ 3, v. Désirée.

HOUILLER SUPÉRIEUR.

Bassin de la Loire. — Montrond (Rhone). [Grand’Eury.]

ANNULARIA SPHENOPHYLLOIDES. Zenker (sp.).

(Atlas, pl. CLX, fig. 4.)

Galium spbenopbylloldes. Zenker, in Leonhard el Bronn, Neues Jahrb.Jür Mineralogie, i833, p. 3()8, pl. V.

Annularia brevifolia. Brongniart, Diet. sc. nat., t. LVII, p. i54.

Piameaux grêles; feuilles de 3 a 5 millimetres de longueur, au norabre de douze a seize environ par verticille, en coin a la base, s’élargissant aunbsp;sommet en spatule arrondie, mais apiculées a l’extrémité de la nervurenbsp;moyenne, celle-ci souvent peu distincte. Verticilles rapproches, les feuillesnbsp;de 1’un empiétant légèrement sur celles de l’autre.

C’est a cette espèce que Brongniart avait donné Ie nom d'Annularia brevifolia; mais, comme il ne l’a ni décrite ni figuréeetn’a renvoyé aaucunenbsp;description ni è aucune figui'e, on ne peut adopter Ie nom qu’il avait pro-posé.

VAnnularia sphenophylloides est très-commun dans ie terrain houiller supérieur et peut être rangé parmi les plantes caractéristiques de eet étage; ce-pendant il apparait déja dans les couches les plus élevéesdu terrain houiller moyen.

-ocr page 36-

26

CHAPITRE II.

HOÜILLER MOYEN.

Bassin du Pas-de-Calais. — Dourges. Lens: f. n° i, v. Céline; f. nquot; 2, v. Arago. Bully-Grenay: f. n” 3, v. Saint-Ignace, v. Saint-Joseph. (Pas-cle-Caiais.)

HOÜILLER SUPÉRIEUR.

Bassin de la Loire. — Communay (Isère). — Montrond (Rhone). — La Péronnière. Monthressieux. Saint-Chamond. La Chazotte. Montaud : puits Rolland, piiits Avrii. Villars.nbsp;Bocke-la-Molière. Treuil. Quartier-Gaillard. (Loire.) [Grand’Eury.]

Grosmesnil (Haute-Loire).

Brassac (Puy-de-Dóme). [Gband’Eury.]

La Mare. La Motte-d’Aveillans. (Isère.)— Pelil-Cmur (Savoie).

Bassin d’Alais. — Bessèges. Molière. La Gro-nd'Comhe : montagne Sainte-Barbe. (Gard.) [Grand’Eury.]

Graissessac. Neffiez. (Hérault.) [Grand’Eury.]

La Rhane (Basses-Pyrénées). [Bureau.]

Carmaux (Tarn).

Bassin de Decazeville.— Paleyreis (Aveyron).

Argentat (Gorrèze).

Bosmoreau. Ahan. (Creuse.)

Champagnac (Cantal). [Grand’Eury.]

Decize (Nièvre). [Grand’Eury.]

Commentry: grande couche, couche du Marais. (Allier.) [Grand’Eury.]

Bassin de Saone-et-Loire. — Sainl-Bérain. [Grand’EuRy.]

Bassin d’Aütun. — Epinac : étage inférieur. Grand-Moloy. (Saóne-et-Loire.) [Grand’Eury.]

Ronchamp (Haute-Saóne).

Val-de-Villé,-BL Lalaye (Alsace). [Schimper.]

ANNULARIA STELLATA. Schlotheim (sp.).

(Atlas, pl. CLX, fig. 2 et 3.)

Casuarinites stellatus. Schlotheim, Pelrefactenkunde, p. 097. Fl. der Vorw., pl. 1, hg. 4-Bornia stellata. Sternberg, Ess. Fl. monde prim., I, fase. 4, p. xxviii.

Ailnularia longifolia. Brongniart, Diet. sc. nat., t. LVII, p. i54.

Annularia spinulosa. Sternberg, l. c., fase. 2, p. 36, pl. XIX, fig. 4-

Asterophyllites equisetiformis. Bindley et Hutton, Foss. Fl. of Gr. Britain, II, pl. CXXIV {excl. syn.).

Brukmannia tuberculata. Sternberg,7. c.,fase.4, p.xxix, pl.XLV.fig- 2 (épide fructification).

Rameaiix plus forts que dans l’espèce précédente; feuilles larges de

-ocr page 37-

PRINGIPAUX VÉGÉTAUX FOSSILES DU TERRAIN HOUILLER. nbsp;nbsp;nbsp;27

a 2 millimetres, longues de i 5 a 4o millimètres et plus, au nombre de vingt-quaire atrente par verticille, linéaires-lancéolées, acuminées au sommet,nbsp;a nervure médiane généraleraent nette. Verticilles rapprochés, les feuillesnbsp;de l’un empiétant sur celles de l’autre du tiers environ de leur longueur.

Épis de fructification longs de lo k i 5 centimetres et plus; axe de 2“‘“,5 a 3 millimètres de largeur, articulé, marqué de coles longitudinales, por-tant des verticilles de bractées étalées ou même un peu rélléchies a la base,nbsp;puis dressées, distants les uns des autres de 4 4 5 millimètres, et a 2 ou 3 millimètres au dessus de cbaque verticille de bractées, un verticille fertile compose de pédicelles qui se détachent de l’axe normalement et portent è leurnbsp;extrémité un groupe de quatre sporanges.

Je regrette de ne pouvoir conserver pour cette espèce Ie nom d'Annularia longifolia donné par Brongniart et généralement employé; mais Ie nom denbsp;Scblotbeim, auquel Brongniart renvoie, d’ailleurs, sans donner ni description ni figure, a incontestablement la priorité.

VAnnularia stellata est une des plantes les plus répandues dans Ie terrain houiller supérieur; elle n’aété trouvée qu’exceptionnellement dans Ie terrainnbsp;houiller moyen, et exclusivement dans les parties qui paraissent être les plusnbsp;élevées; on la rencontre encore k la base du terrain permien.

HOUILLER MOYEN.

Bassin du Pas-de-Calais. — BuUy-Grenay : fosse nquot; 5, veine Sainte-Barbe; f. n° 3, v. Désiré, v. Marie. (Pas-de-Calais.)

HOUILLER SUPERIEUR.

Bassin de la Loire.— Commanay (Isère). — Rive-de-Gier. Lorette. Grand Croix. Saint-Cliamond. La Chazotle. Villars. Montaud. Roche-la-Molière. Monirambert. La Beraudière. La Malafolie. (Loire.) [Grand’Eury.]

Sainte-Foy-VArgentière (Rhone). [Grand’Eury.]

Saint-Eloy. Brassac. (Puy-de-Dóme.) [Grand’Eury.]

Grosmesnil (Haute-Loire).

La Mare (Isère).

Bassin d’Alais. — Bessèges. Molière. La Grand’Combe : couches inférieures, Chanip-clauson, montagne Sainte-Barbe. Portes. (Gard.) [Grand’Eury.]

Graissessac. Bonsquet d'Orb. (Hérault.)

Carmaux (Tarn).

-ocr page 38-

28 nbsp;nbsp;nbsp;CHAPITRE II.

%

Saint-Perdoux (Lot). [Grand’Eüry.]

Bassin de Decazetille. — La Vaysse. Paleyrets. (Aveyron.)

Champaynac (Cantal). [Grand’Eury.]

Argentat. Meymac. Lapleau. (Corrèze.)

Cublac. Le Lardin. (Dordogne.)

Ahun. Bosmoreau. (Creuse.)

Decize (Nièvre).

Commenlt;/j ; grande couche, couche du Marais. Montel-aux-Moines. (Allier.) [Grand’-Eüry.]

La Chapelle-sous-Dun (Saóne-et-Loire). [Gramd’Eury.]

Bassin de Sa6ne-et-Loire. — Montchanin. Blanzy : grande couche inférieure. Saint-Bérain. [Grand’Eury.]

Bassin d’Autün. — Epinac : étage inférieur. (Saóne-et-Loire.) [Grand’Eury.]

Val-de-Villé, a Lalaye (Alsace). [Schimper.]

Saint-Pierre-Lacour (Mayenne).

PERMIEN.

Schistes bitumineux de Chamhois et de Millerj (Saóne-et-Loire). [Grand’Eury.]

Mines de Bert (Allier). [Grand’Eüry.]

2. Rhizocarpées.

f^a familie des Rhizocarpées, qui se compose aujourd’hui de quatiê genres seulernent de plantes aqiiatiques, est peut-être représentée dans lanbsp;flore houillère par le genre Sphenophyllam qui présenterait quelqnes analogies, d’après M. B. Renault \ avec legenre vivant Salvinia. La place A attribuernbsp;aux Splienophyllum dans la classification a été fort disciitée : on les a placesnbsp;dans les Equisétinées, A cause de leurs tiges cannelées et articulées, maisnbsp;ils ont un axe plein, formé par trois faisceaux vasculaires, tandis que lesnbsp;Equisétinées ont la tige creuse. On les a réunis aux Lycopodiacées, A causenbsp;de leurs sporanges épiphylles, mais ils s’en écartent par leurs tiges articulées'el par leur structure anatomique. Ils se rapprochent au contraire, parnbsp;la constitution de leur axe ligneux, des Salvinia, qui présentent en outre,nbsp;comme eux, des organes foliaires disposés en verticilles ternaires. Enfin, dansnbsp;les Rhizocarpées, les réceptacles qui renferment les spores sont des dépen-

sur

’ Annales des sciences naturelles, 6* série, Botanique, t. IV, p. 378. B. Renault, Recherches la structure des Sphenophyllum et sur leurs affinités hotaniques.

-ocr page 39-

PRINCIPAUX VÉGÉTAUX FOSSILES DU TERRAIN HOUILLER. nbsp;nbsp;nbsp;29

dances des feuilles; les spores sont de deux sortes : les unes excessivement petites (microspores), dormant naissance aux organes m^les; les autres asseznbsp;grandes, blen visibles a I’ceil nu (macrospores), donnant naissance aux organesnbsp;femelles; les microspores et les macrospores sont renfermées dans des spo-ranges distincls, dits microsporanges et macrosporanges. Ces caractères, quinbsp;paraissent se relrouver dans les épis fructifères des Sphenophyllam, confir-ment encore Ie rapprochement, qui m’a paru suffisamment fondé pour qu’ilnbsp;y ait beu d’inscrire ici Ie nom de cette familie.

Genre SPHENOPHYLLUM. Brongniart.

Sphenophyllites. Brongniart, Classif. végét.foss,, p. 9.

Rotularia. Sternberg, Ess. Fl. monde prim., I, fase. 2, p. 34 et 87; fase. 4, p- xxxii.

Sphenophyllum. Brongniart, Diet. sc. nat., t. LVII, p. 76.

Tiges articulées, renflées aux noeuds, marquées de cótes longitudinales n’alternant pas aux articulations; feuilles disposées en verticilles, au nombrenbsp;de six a dix-huit a chaque articulation, étalées ou dressées, cunéilbrmes,nbsp;arrondies ou tronquées et généralement dentées ou crénelées au sommet,nbsp;dépourvues de nervure médiane, mais marquées de nervures dichotomes plusnbsp;ou moins nombreuses aboutissant au sommet des dents ou des crénelures.nbsp;Rameaux naissant isolés aux articulations, entreles insertions de deux feuillesnbsp;contiguës.

Épis de fructification cylindnques, composes de bractées verticillées sur lesquelles sont portés des sporanges, fixés, soit è leur aisselle, soit k unenbsp;certaine distance au~dessus de leur point d’attache. Les uns paraissent ren-fermer des macrospores et les autres des microspores. Ces épis sont d’ordi-naire assez mal conservés sur les empreintes et trop confus pour qu’on puissenbsp;en dislinguer les détails d’organisation; aussi ai-je cru devoir donner quel-ques détails sur ceux que j’ai pu observer avec quelque netteté.

Le nom Ie plus ancien de ce genre est Sphenophyllites, mais il a été trans-formé avec raison en Sphenophyllam, par suite de l’abandon qu’on s’est décidé a faire de la terminaison ites pour les noms qui ne derivent pas des nomsnbsp;des genres actuellement vivants.

-ocr page 40-

30

CHAPITRE II.

SPHENOPHYLLUM CUNEIFOLIUM. Sternberg (sp.).

(Atlas, pl. CLXI, Eg. i et 2.)

Rotularia cuneifolia. Sternberg, Ess. Fl. monde prim., I, fase. 2, p. Sy, pl. XXVI, %• 4 « et i. Rotularia asplenioides. Sternberg, /. c., fase. 2, p. 34, pl- XXVI, fig. 4 « et b.

Rotularia pusilla. Sternberg, l. c., fase. 4, p. xxxii, pl. XXVI, fig. 4 « et 4.

Sphenophyllum erosum. Lindley et Hutton, Foss. Fl. of Gr. Britain, I, pl. XIII.

Feuilles exactemenl cunéiforme.9, reunies par verticilles au nombre de six a douze, tronquées au soinmet, et a bord divisé en dents pointues,nbsp;toutes égales; Ie nombre de ces dents varie de six a douze, il est Ie plusnbsp;souvent de buit. Feuilles longues de 5 è 10 millimetres, larges au sommetnbsp;de 2 a 5 millimètres. De l’insertion de la feuille part une nervure uniquenbsp;qui se divise presque immédiatement par diebotomie en deux branches, quinbsp;se subdivisent è leur tour un peu plus loin en rameaux également dicho-tomes, la division successive étant telle qu’une nervüle aboutit au sommetnbsp;de chacune des dents. Tiges de 1 a 5 millimètres de diamètre; verticdlesnbsp;espaces de 7 a 20 millimètres.

J’ai observe des épis fertiles de cette espèce sur un échantillon provenant des mines de Lens, veine Omérine; ces épis, longs de 2 centimetres surnbsp;4 millimètres de largeur, sont placés è Textrémité de petits rameaux; i)snbsp;sont composés de verticilles de bractées distants de i“”, 5 è 2 millimètres.nbsp;On ne peut distinguer nettement la forme ni Ie nombre de ces bractées; ellesnbsp;paraissent coriaces et terminées en pointe aiguë; elles ont 3 a 4 millimètresnbsp;de longueur. On apergoit a 1’aisselle d’une ou deux d’entre elles des sporangesnbsp;arrondis, a surface ridée, de 1 millimètre ou i™“,2 5 de diamètre; d’autresnbsp;portent des sporanges ovoïdes, longs de i“i“,5, fixés sur elles vers Ie milieunbsp;de leur longueur. D’après les recherches de M. Renault b que cette observation conlirme, ceux-ci seraient des microsporanges et ceux-la des macrospo-ranges.

Cette espèce est généralement connue sous Ie nom de SphenophyUain erosum que lui ont donné Lindley et Hutton, mais elle doit reprendre celui de cuneifoliam qui a la priorité. Sternberg 1’avait d’abord désignée sous Ie nom

Annules des sciences naturelles, 6' série, Botanique, t. IV, p. 3o3, pl. IX, fig. g et 10.

-ocr page 41-

PRINCIPAUX VÉGÉTAUX FOSSILES DU TERRAIN HOÜILLER. nbsp;nbsp;nbsp;31

(ïasplenioides, qu’il a remplacé ensuite, dans Ie même fascicule, par celui de cnneifoKa : Ie premier de ces deux noms doit être laissé de cóté, un auteurnbsp;ayant évidemment Ie droit de changer un nom donné par lui, tant qu’il n’estnbsp;pas publié. Mais ce droit cesse nécessairement après la publication, Ie nomnbsp;ayant pris alors sa place dans la nomenclature et devant être laissé invariable;nbsp;c’est pourqnoi on doit rejeterle nom de pusilla, proposé trois ans plus tardnbsp;par ie même auteur.

Gette espèce est très-répandue dans tont Ie terrain bouiller moyen; je crois qu’elle se trouve aussi a la base du terrain bouiller supérieur, mais je n’ennbsp;ai pas vu d’échantilions assez nets pour l’affirmer positivemenl.

HOUlLLER MOYEN.

)

Bassin du Nord et du Pas-de-Calais.— Vicoigne: fosse n” i, veine Saint-Louis. Denain: f. Villars, v. Edouard. Aniche : f. Fénelon, v. Marie. (Nord.) — Carvin: f. nquot; 2 et n“ 3,nbsp;V. nquot; 4 et n“ 10. Dourges : f. n° 2, v. Sainte-Cécile. Lens: f. n° i, v. Émilie, v. Céline,nbsp;V. Omérine, v. Ernestine; f. n“ 2, v. Arago; f. n° 4, v. Saint-Louis. Liévin: f. n” 3.nbsp;BuUy-Grenaj : f. n° 3, v. Marie, v. Saint-Ignace, v. Madeleine; f. n° 5, v. Saint-Alexis.nbsp;Noeax: f. n” 1, v. Saint-Augustin. Cauchj-a-la-Tour. Auchy-au-Bois : f. n° 1, v. Maré-chale. (Pas-de-Calais.)

Bassin du Bas-Boulonnais. — Hardinghen : f. du Souich; f. Providence. (Pas-de-Calais.)

SPHENOPHYLLÜM SAXIFRAG.EFOLIUM. Sternberg (sp.).

(Atlas, pl. CLXI, fig. 3 a 6'.)

Rotularia saxifragsefolla. Sternberg, Ess. FL monde pnm., 1, fase. 4, p- xxxii, pl. LV, fig. 4-Rotularia polyphylla. Sternberg, l. c., fase. 4, p- xxxii, pl. L, fig. 4-

Rotularia dichotoma, Germar etKaulfiiss, Nov. act. Acad. natur. curios., t. XV, pars 2, p. 226,

pl. LXVI, fig. 4.

Feuilles cunéiformes, reunies par verticilles au nombre de six a dix-huit, divisées en lobes plus ou moins profonds et terminés par des dents très-aiguës;nbsp;leur mode de division est très-variable : la feuille e.st toujours partagée ennbsp;deux au somrnet par une échancrure qui descend souvent au dela du milieu;nbsp;chacun de ces deux lobes peut être simpleraent divisé a son sommet en deuxnbsp;a quatre dents très-aiguës : plus generalement, il est lui-même divisé en

’ La figure 4 a été a tort un peu grossie; les feuilles de eet echantillon n’ont que 10 millimetres de longueur.

-ocr page 42-

32 nbsp;nbsp;nbsp;' CHAPJÏRE II.

deux lobes par une échancrure plus ou moins prolonde, ces lobes étant eux-mêmes lantót bidentés, tantót simples et très-aigus. La forme qui m’a paru la plus fréquente est celle que j’ai représentée a la figure 5 de la planchenbsp;CLXI, OU la feuille présente deux lobes bien distincts partagés chacun ennbsp;deux dents très-aiguës. J’ai observé enfin, mais rareinent, des feuilles parta-gées seulement, par 1’échancriire médiane, en deux longues dents pointues.nbsp;La longueur des feuilles varie de 5 a 12 millimetres en moyenne. De 1’in-sertion part une nervure qui se divise aussitót, ou a très-courle distance,nbsp;en deux branches qui se bifurquent elles-mêmes en nervules simples ou di-chotomes, suivant Ie nombre des dents, une nervule aboutlssant au sommetnbsp;de chaque dent.

Tiges de diamètre variable, larges de 1 a 7 millimetres; verticillesfoliaires espacés de 5 a 1 5 millimètres.

J’ai observé plusieurs épis fructil'ères de cette espèce sur 1’échantillon dont les figures 3 et 6 représentent deux fragments. Ces épis sont placés al’exlré-mité desrameaux; ils ont 12 millimètres de largeur sur 10 centimètres denbsp;longueur au moins; aucun d’eux n’est complet. Ils sont formés de verticillesnbsp;de bractées espacés de 2 millimètres a 2““,5. Les bractées paraissent bifur-quées dès la base en deux lobes simples, très-aigus; ellesont 10 millimètresnbsp;de longueur, et chaque lobe porte a 4 ou 5 millimètres au-dessus de 1’inser-tion, sur sa face supérieure, un sporange pvoïde de 2 mdlimètres de longueur sur 1 millimètre de largeur, a surface fineraent ridée, attaché par unnbsp;de ses bouts et dressé contrela pointe du lobe. J’ai conslaté lesmêmes détailsnbsp;d’organisation sur un épi Irès-bien conservé provenant des mines du Levantnbsp;du Flénu, prés Mons, et qui figurait k 1’Exposition universelle de 1878. Jenbsp;n’ai pas vu, sur ces épis, de sporanges placés a faisselle des bractées.

Plusieurs auteurs considèrent cette espèce comme une variété de la pré-cédente, dont elle représenterait simplement la partie inférieure, les feuilles plongées dans l’eau étant très-divisées, et les feuilles émergées, occupant Ienbsp;sommet des rameaux, étant entières et seulement dentées au sommet. J’ainbsp;souvent observé les deux types sur les mèmes plaques de schisle, mais ilsnbsp;m’ont paru distincts, les feuilles les moins diviséesdu Sphenophyllum saxifra-geejoliam ayant toujours des dents bien plus aiguës que Ie Sphenophyllum ca-neifoham; d’ailleurs les extrémités de rameaux, représentees lig. 3 et 6, nenbsp;portent jusqu’au sommet que des feuilles divisées de Sphenophyllum saxifra-

-ocr page 43-

33

PRINCIPALS VEGEIAUX FÜSSILES DU TERRAIN HOUILLER.

(jfefolium, et pas une feuille entiere; enfin les épis fruclifères paraissent différents. Aussi ai-je cru devoir maintenir ces deux espèces séparées.

Le Sphenophyllum saxifragcefolinm; coniine Ie Sphenophyllam cuneifoliuin, se rencontre frécjuemmenl dans le terrain houlller moyen; il se inontre aussinbsp;dans le terrain houiller supérieur, niais seuleinent, a ce qu’il in’a paru, dansnbsp;les couches les plus basses.

HOUILLER MOYEN.

Bassin du Nord et du Pas-de-Calais.— Vieux-Condé: veine afilons. Raismes : 1'. Thiers, V. n° 2. Anzin : f. (^asimir-Périer, v. du Nord. (Noid.) — Dourges : I. n** 2, v. n° 5,nbsp;V. Brillante. Courrières : f. n° 4, v. Augustine. Bidfy-Grenaj : f. n° 3, v. n“ 3, v. Saint-Ignace. Nceax : i™ veine; f. nquot; i et nquot; 2, v. Saint-Augustin.

HOUILLER SUPÉRIEUR.

Bassin de la Loire. — Cominunay (Isère). — Montrond (Rhone). — Comhe-Plaine. Montbressieux. Comberigole. (Loire.) [(Irand'Eury.]

La Mure (Isère). [Grand’Eühy.]

Carmaux (Tarn).

Ronchamp (Haute-Saóne). [Grand’Eury.]

SPHENOPHYLLUM OBLONGIFOLIUM. Germar et Kaulfuss (sp.).

(Alias, pl. CLXI, fig. 7 et 8.)

Rotularia oblongifolia. Germar et Kaulfuss, Nov. act. Acad. nalur. curios., t. XV, pars 2 , p. 225, pl. LXV, fig. 3.

Feuilles obovées, réuniespar verticilles au nombre de six en général, par-tagées par une échancrure en deux lobes munis de dents aiguës. Ces deux lobes sont, le plus souvent, de largeurs inégales; ils sont d ordinaire partagésnbsp;eux-inèmes en deux lobules égaux ou iiiégaux par une légère échancrure; lenbsp;nombre de leurs dents varie de deux a six; en général, il ne dépasse pas dixnbsp;pour reiiseinblc des deux lobes de la feuille. Feuilles longues de 8 a i5 milli-nièlrcs. De la base de la feuille partent deux iiervures, d’abord contiguës,nbsp;qui se séparent presque immédiatement pour alinnenter cbacun des deuxnbsp;lobes, et dont cbacune se divise plusieurs fois par dichotomie, mais souventnbsp;en branches inégales; les nervules issues de cetlc division aboutissent au

IV. nbsp;nbsp;nbsp;5

-ocr page 44-

34 nbsp;nbsp;nbsp;CHAPITRE II.

sommet des dents des lobes. Tiges de i““,5 a 2 millimetres de diamèlre; verticilles espacés de 5 a i5 millimetres.

Celte espèce est spéciale au terrain houiller supérieur, dans lequel elle se montre fréquente.

HOUILLER SUPÉRIEUR.

Bassin de la Loire. — Saint-Chamond. La Chazotie. Roche-la-Molière : puits du Crêt. Treuil : 2“ couche. Moniaud : 8' couche. La Béraadière: puits Courbon. La Malafolie.nbsp;(Loire.) [Grand’Eury.]

Sainte-Foy-l’Argentière (Rhone). [Grand’Eüry.J

Brassac : couches supérieures. (Puy-de-Dónie.) [Grand’Eury.]

La Mare. La Moite-d’Aveiüans. (Isère.)

Bassin d’Alais.— Cessous. Porles. (Gard.) [Grand’Eüry.]

Bassin de Decazeville.— La Vaysse (Aveyron). [Grand’Edry.]

Terrasson. Cuhlac. (Dordogne.)

Ahun : puits Sainte-Marie. (Creuse.)

Decize (Nièvre). [Grand’Edry.]

Cornmentry : grande couche, couche du Marais. La Chapelle-sous-Dun. (AHier.) [Grand’ Eury.]

Bassin de Saóne-et-Loire. — Blanzy: grande couche inférieure et grande couche supérieure. [Grand’Eury.]

Bassin d’Autun.— Sully (Saóne-et-Loire). [Grand’Eury.]

Ronchanip (Haute-Saóne).

SPHEiNOPHYLLUM THONI. Mahr.

(Atlas, pl. CLXl, fig. 9.)

SpRenophyllum Thonii. Mahr, ZeitscJir. der Deutsch. geolog. Gesellsch., t. XX, p. 433, pl. VIII.

Feuiiles obovées ou ovales triangulaires, souvent un peu dissymétriqiies, arrondies au sommet et frangées sur les bords par des dents profondes, très-aiguës, de longueurs inégales. Ces feuiiles sont verticillées par six; leurnbsp;forme et leurs dimensions sont assez variables; les plus petites ont i5 a 20nbsp;millimètres de longueur sur y a 10 millimètres de largeur; les plus grandesnbsp;atleignentSo et jusqu’aSS millimètres de long surune largeur de 20 a 25 millimetres. Tantót elles sont tout a fait ovales, seulement rétrécies en coinnbsp;vers la base; tantót elles sont arquées, dissymétriques, elargies et tronquéesnbsp;obliquement au sommet, mais toujours munies de longues dents aiguës sur

-ocr page 45-

PRIlNCIPAUX VÉGÉTAUX FOSSILES DU TERRAIN HOUILLER. nbsp;nbsp;nbsp;35

les deux tiers au raoins de leur contour; ces dents ont 3/4 de niillimètre, quelquefois t millimètre de largeur, avec une longueur de i a 5 millimetres;nbsp;leur nombre varie de trente a cinquante et peut-être plus; au sommet denbsp;chacune d’elles aboutit une nervule. De la base d’insertion de la feuillenbsp;partent quatre nervures qui se diviseut presque aussitót par dichotomie etnbsp;dont les branches se subdivisent a leur tour un grand nombre de fois. Lesnbsp;deux nervures latérales de la base sont toujours moins importantes et beau-coup rnoins divisées que les deux nervures centrales; elles n’alimentent d’or-dinaire que les deux tiers ou les trois quarts inférieurs des bords latéraux,nbsp;Ie reste de ces bords et Ie contour supérieur de la feuille recevant les ner-vides issues des deux nervures du milieu. Tiges de 3 é 6 railiimètres de dia-mètre; verlicdles espacés de 2 a 6 centimètres.

Cette espèce ne se rencontre que dans Ie terrain houiller supérieur, et, é ce qu’il semble, particulièrement dans sa portion la plus élevée, d’oii elle senbsp;continue dans les couches permiennes les plus basses.

HOUILLER SUPÉRIEUR.

Bassin de la Loibe.— Tardy. Chavassieux. Avaize. Montramberi. (Loire.) [Gband’Eury.]

Saint-Pierre-Lacour (Mayenne).

PERMIEN.

Brive: carrière du Gourd-du-Diable (Corrèze).

Mines de Bert (AHier). [Grand’Eurï.]

Plan-de-la-Tour (Var). [Grand’Eury.]

3. Fougères.

Plantes herbacées ou arborescentes, a tige rampante ou souterraine, ou dressée verticalement. Feuilles, dites frondes, enroulees en crosse sur leurnbsp;face supérieure ou ventrale avant leur complet développement; sporangesnbsp;1 éunis par groupes, appelés sores, de forme variable et fixés sur la face inférieure des frondes, dont les parties fertiles sont souvent notablement modi-fiées.

' Les frondes, attachées sur la tige par unpétiole plus ou moins développé, possèdent un limbe généralement divisé très-profondément; quelquefois elles

-ocr page 46-

36 nbsp;nbsp;nbsp;CHAPITRE II.

sont entières; parfois Ie limbe est simplement lobé, sans que les crénelures atteignent l’axe principal ou racbis primaire, constitué par Ie prolongement dunbsp;pétiole; si la division atteint Ie racbis primaire, la fronde, qui semble dansnbsp;ce cas formée de folioles simples, disposées de part et d’autre de l’axe principal conime les barbes d’une plume, est dite simplementpinnéc. Ces folioles,nbsp;au lieu d’être simples, peuvent ètre composées a leur tour: elles constituentnbsp;alors des pennes primaires; si elles sont piiinées, la fronde est dite hipin-née; de même, la division devenant de plus en plus profonde, la fronde estnbsp;Iripinnée ou quadripinnée, suivant que les (olioles simples, elites pinnules,nbsp;qui constituent les derniers éléments de la fronde, sont attacbées sur les racbisnbsp;tertiairesou quaternaires, au beu d’être fixées directement sur Ie racbis primaire ou sur les racbis secondaires, comme dans les frondes pinnées ou bi-pinnées. Les ramifications du racbis sont généralement continues; dans quel-ques espèpes, cependant, les pennes oules pinnules sont articulées a leur basenbsp;et peuvent alors se detacher nalurellement du racbis qui les porte; cefa arrivenbsp;parmi lesFougères vivantes, ebez quelques espèces des genres Adianlam, Also-phila, etc.; mais Ie cas est plus fréquent parmi les Fougères fossiles, notam-ment dans les genres Nevropteris et Diciyopteris.

Les Fougères arborescentes ontdes troncs verticaux généralement simples, rarement bifurqués, qui atteignent souvent de grandes dimensions; les feuilles,nbsp;réunies en bouquet au som met, sont babitiiellement disposées en hélice auteur du tronc, plus rarement en verticilles, quelquefois sur deux généra-trices opposéesdu cylindre; elles laissent après leur disparition des cicatricesnbsp;arrangées en quinconces, arrondies ou ovales, généralement allongées dans Ienbsp;sens vertical.

Sur ces cicatrices on retrouve la trace des faisceaux de fibres et de vais-seaux, ou faisceaux vasculaires, qui se rendaient du tronc dans les frondes, et dont l’arrangement peut servir de caractère distinctif. Sur les parlies agéesnbsp;du tronc, il se développe des racines adventives nombreuses, qui, Ie plusnbsp;souvent, recouvrent les cicatrices d’une épaisse enveloppe feutrée sous laquellenbsp;celles-ci disparaissent complétement. Quelquefois, au lieu d’être.extérieures,nbsp;ces racines naissent et se développent sous l’écorce; c’est Ie cas surlout denbsp;certaines espèces fossiles.

La classification des Fougères vivantes est basée sur 1’organisation des spö-ranges; ceux-ci, qui sont habituellement globuleux, ovoïdes ou pyriformes.

-ocr page 47-

PRINCIPAUX VÉGETAUX FOSSILES DU TERRAIN'HOUILLER. nbsp;nbsp;nbsp;37

sont ie plus généralement coastitués par une niince membraue cellulaire; inais une certaine zone de leur surface est alors composée de cellules plusnbsp;grandes, dont la contraction, ainenée par la dessiccation, entraine la rupturenbsp;de la membrane mince et produit ainsi la dissemination des spores, Cettenbsp;zone de grandes celbdes, désignée sous ie nom d'anneaa élastiriae, peut avoirnbsp;la forme d’unanneau, complet ouincomplet, disposé dans Ie sens longitudinal,nbsp;c’est-a-dire passant par Ie point d’attaclie du sporange, ou dans Ie sens transversal, OU bien encore obliquement. La zone élastique peut avoir aussi Ianbsp;forme d’une calotte terminale ou encore être placée latéraloment. Enfin,nbsp;les sporanges peuvent être coriaces et dépourvus d’anneau élastique.

Les principales families vivantessont: les Polypodiacées, qui ont un anneau longitudinal incomplet; les Cyathéacées, qui onl un anneau oblique complet;nbsp;les Gleichéniées, qui ont un anneau transversal complet et dont les sporangesnbsp;sont groupés seulement par trois a six dans chaque sore, tandis qii’ils sontnbsp;réunis en beaucoup plus grand nombre dans les deux families précédentes;nbsp;les Schizéacées, ou la zone élastique a la forme d’une calotte placée au som-met du sporange; les Osmondacées, oii la zone élastique est réduite a un arenbsp;transversal extrêmement court; les Marattiacées, dont les sporanges coriacesnbsp;sont dépourvus d’anneau, mais naissent toujours a la face inférieure des lobesnbsp;de la fronde; enfin les Ophioglossées, dont les sporanges sont dépourvus d’anneau et naissent dans l’épaisseur de certaines portions de la fronde, ayanlnbsp;l’apparence d’épis ou de grappes.

Dans les Fougères fossiles, ce n’est qu’exceptionnelleinent que l’on rencontre des frondes fertiles, que Foa peut observer les sporanges et recon-naitre comment ils sont constitués; il a fallu alors baser la classification surun autre caractère qui, dans les Fougères vivantes, estregardé comme secondaire,nbsp;sur Ie caractère de la nervation. Les nervures des Fougères se divisent gene-ralement par diebotomie en rameaux qiu se détachent les uns des autres sousnbsp;des angles plus ou moins ouverts, et fantót restent fibres, tantót s’anasto-mosent, c’est-a-dire se soudent les uns aux autres pour former un réseaunbsp;plus ou moins compliqué. En joignant a ce caractère celui du mode de décou-pure des feuilles, on a divigé les Fougères fossiles en trois families principales : les Sphénoptéridées, a pinnules généralement très-découpées, rétréciesnbsp;a leur base, a nervure médiane se divisant au-dessous du somrnet des pinnules,nbsp;a nervures secondaires simples ou diviséesse détachant sous des angles aigus;

-ocr page 48-

38 nbsp;nbsp;nbsp;CHAPITRE II.

les Névroptéridées, a pinnules entières, a nervure médiane ne se prolongeant pas jusqu’au sommet des pinnules, quelquefois n’existant pas, a nervures se-condaires nombreuses, divisées plusieurs fois par dichotomie sous des anglesnbsp;très-aigus, se détachant sous des angles aigus aussi de la nervure médiane,nbsp;si elle existe, et, si elle manque, naissant directement du rachis; les Pécopté-ridées, a pinnules entières, ou rarement dentelées, a nervure médiane se prolongeant presque jusqu’au sommet des pinnules, a nervures.secondaires senbsp;détachant de la nervure médiane sous des angles généralenient ouverts, simplesnbsp;OU divisées par bifurcation.

A la suite de ces trois groupes, oii les nervures sont iibres, vient se placer Ie groupe des Dictyoptéridées, dans lequel les nervures s’anastomosent en ré-seau; les Dictyoptéridées houillères ne comprennent que deux genres, lesnbsp;Dictyopteris et les Lonchopteris, qui se rapprochent a tel point, par tons leursnbsp;autres caractères, respectivement des Nevropteris et des Lonchopteris, que jenbsp;les placerai a la suite de chacun de ces genres, sans faire autrement mentionnbsp;des Dictyoptéridées.

Sphénoptéridées.

Genre SPHENOPTERIS. Brongniart.

Sphenopteris. Brongniart, Classif. végét.foss., p. .83.

Fronde bi- ou tripinnée; pinnules contractées en pédicelle a leur base, plus OU moins profondément lobées; lobes aigus ou arrondis au sommet,nbsp;se rétrécissant souvent en coin vers leur base; nervure médiane se divisantnbsp;généralement au-dessous du sommet des pinnules; nervules simples ou divisées se détachant de la nervure médiane et les unes des autres sous des anglesnbsp;généralement aigus.

Ces Fougères étaient probablement toutes herbacées, c’est-a-dire que les frondes naissaient d’un rhizome et non d’un tronc arborescent,

On ne connait encore la fructilication que d’un très-petit nombre d’espèces de ce groupe. Dans quelques-unes, les sporanges sont groupés en étoile aunbsp;nombre de quatre k six en moyenne; non contigus au centre du sore, ils senbsp;touchent par leurs bords, et leur sommet se trouve è 1’extrémité opposée au

-ocr page 49-

PRINCIPAUX VÉGÉTAUX FOSSILES DU TERRAIN HOUILLER. nbsp;nbsp;nbsp;39

centre; j’ai observe cette disposition sur un Sphetiopieris des mines de Lens; les sporanges m’ont paru coriaces et dépourvus d’anneau élastique, en .tontnbsp;semblables, d’ailleurs, a ceux que M. Stura indiqués corame caractéristiquesnbsp;du genre Oligocarpia Gceppertb Ce mode de fructification indiquerait desnbsp;Marattiacées. Dans d’antres, les sporanges semblent munis d’un anneau élastique : ainsi j’ai vu, parmi les empreintes des mines du Levant du Flénu,nbsp;prés Mons, qni ont figuré a l’Exposition de 1878, un échantillon de Sphe-nopteris hssinghii Andrae, dont chaque pinnule portait a sa face inférieurenbsp;un seul groupe de cinq a six gros sporanges disposés en étoile et munis,nbsp;sur chacun de leurs bords en contact avec les deux sporanges contigus, d’unenbsp;bande élastique très-nette, qu’on ne voyait pas se continuer sur Ie bordnbsp;opposé au centre du sore; peut-être l’anneau était-il complet, mais disposénbsp;obliquement.

On voit, en tout cas, que Ie genre Sphenopteris comprend des espèces qui, par leur mode de fructification, paraissent appartenir a des types très-dilférents, et, lorsque la connaissance en sera plus compléte, on sera sansnbsp;doute amené a Ie démembrer.

SPHENOPTERIS 06TUSIL0BA. Brongniart.

(Atlas, pl. CLXII, %. 1 et 2.)

Sphenopteris obtusiloba. Brongniart, Hist, végét.foss., I, p. 2o4, pl- LUI, fig. 2, non Andrae. Sphenopteris irregularis. Sternberg, Ess. Fl.mondeprim., II, fase. 5 et 6, p. 63, pl. XVII, ög. 4-— Andras, Vorwelt. PJlanz. a. d. Steink. d. Preuss. Rheinl. und Westph., p. 24; pl- VIII;nbsp;pl. IX , fig. t.

Sphenopteris latifolia. Bindley et Hutton, Foss. Fl. of Gr. Britain, II, pl. CLVI; III , pl. GLXXVIII; non Brongniart.

Fronde tripinnée, et même quadripirmée a la base; rachis primaire large de 5 a 6 millimetres et plus, strié longitudinalement ainsi que les rachis se-condaires; pennes prlmaires alternes, se détachant a angle droit du raebisnbsp;jirincipal, divisées versla base et dans la partie moyenne de la fronde ennbsp;pennes secondaires garnies de pinnules plus ou moins profondémentlobées,nbsp;et ne portant plus vers Ie sommet que des pinnules, également lobées. Pin-

' Stur, Culm-Flora, Heft II, p. 2o3, fig. 3i; p. 2o4, fig- 32.

-ocr page 50-

40 nbsp;nbsp;nbsp;CHAPITRE II.

miles alternes, bien séparéeslesunes deslt;autres, d’autant plus divisées qu’elles sont plus voisines de la base de la penne; la plus basse naissant du cólé inférieur, un peu au-dessus,de rinsertion de la penne sur Ie rachis secondairenbsp;OU primaire. Pinnules larges de 5 a 8 millimètres, longues de 8 a lo milli-mètres en moyenne , diminuant peu a peu de dimensions vers Fexlrémilé desnbsp;pennes, coniractées a la base en un pédicelle étimit, divisées en trois a cinqnbsp;lobes arrondis, séparés par des sinus aigus plns ou moins profonds. Nervurenbsp;inédiane s’incurvant a la base pour se réunir au rachis, se divisant au-dessousnbsp;du sommet en branches dichotomes; nervures secondaires divisées par dichotomie, se ramifiant sous des angles très-aigus. La nervation est souventnbsp;peu visible, Ie parenchyme de la feuille étant assez épais.

Je me suis assiiré par l’examen des types de Brongniart, qui se trouvent au Muséum, que l’espèce que je figure est bien Ie Sphenopteris oblusiloba;nbsp;comme, d’autre part, elle se rapporte aussi exactement au Sphenopteris irregularis figuré par Andrae, il faut réunir ces deux espèces, ainsi que M. Slurnbsp;l’a indiqué'; il ne me semble pas, d’ailleurs, que Ie Sphenopteris irregularisnbsp;Andrae soit différent du Sphenopteris irregularis Sternberg, les figures don-nées par les deux auteurs étant très-concordantes.

Le Sphenopteris obtusiloba parait propre au terrain bouiller moyen; peut-être se montre-t-il encore, ainsi que 1’indique M. Grand’Eury, a la base du terrain bouiller supérieur, mais je n’en ai pas vu d’échantillons certains de cenbsp;niveau.

HOÜILLER MOYEN.

Bassin du Nord et du Pas-de-Calais. — Vicoigne : veine Saint-Louis. Baismes : fosse Thiers, v. Printanière. (Nord.) —Meurchiii : f. n° i, v. n° 2. Dourges : v. nquot; 5, v. 1'Ëclai-reuse. Courrières : f. n° i, v. Saint-Jean; f. n“ 4, v. Augustine. Lens: f. n° i, v. Marie,nbsp;V. Céline; f. nquot; 2, v. Arago, v. Amé. Liévin. Bally-Grenay : f. n” 3,v. n° 3, v. Marie;nbsp;f. n° 5, V. Saint-AIexis, v. Saint-Joseph. Nceux: f. n° i, v. Saint-.\ugustin. (Pas-de-Calais.)nbsp;Bassin de la Vendée. — Faymoreau (Vendée). [Grand’Eury.]

’ Stur, Verhancil. der k. k. geol. Reichsanst., 1876, p. 286. Culm-Flora, Heft II, p. 122.

-ocr page 51-

PRINCIPAÜX VEGETAÜX FOSSILES DU TERRAIN HOUILLER. nbsp;nbsp;nbsp;4)

SPHENOPTERIS H(ENINGHAUSI. Brongnurt.

(Atlas, pl. CLXII, fig. 4 et 5.)

Sphenopteris Hoeninghausi. Brongnlart, Hist, végét. Jbss., I, p. 199, pl- LU.

Sphenopteris asplenioides. Sternberg, Ess. Fl. monde prim., I, fase. 4 , p. xvi; II, fase. 5 et 6, p. 62.

Fronde probablement quadripinnée; rachis assez gros, couvert d’écailles; pennes secondaires alternes, parfois presque opposées, partant du racbisnbsp;sous un angle de 5o a 70®, assez rapprochées, de manière que leurs divisions empiètent souvent de Tune sur l’autre; pennes tertiaires alternes,nbsp;variant peu de longueur et ne se raccourcissant qu’assez prés du sommet; lesnbsp;plus inférleures quelquefois bipinnées elles-mêmes vers ia base. Pinnulesnbsp;très-petites, de 1 a 2 millimetres de largeur sur 2 é 3 millimetres de longueur, au nombre de dix a vingt sur une même penne, conlractées en pédi-celle a la base, divisées en trois a cinq lobes convexes, cunéiformes, arrondisnbsp;au sommet, a bord légèrement crénelé. Nervure médiane se ramifiant ennbsp;un petit nombre de nervures secondaires, simples ou divisées, aboutissantnbsp;aux crénelures des lobes.

Le Sphenopteris asplenioides Sternberg serait, d’après son auteur même, identique au Sphenopteris Hoeninghausi Brongniart; mais, bien que le nomnbsp;d'asplenioides soit le plus ancien, il m’a paru qu’il ne pouvait avoir droit denbsp;prlorlté, la diagnose donnée par Sternberg en 1826 étant complétementnbsp;insuffisante, a ce point que Brongniart, la reproduisant dans son Hisloire des vé-gétaux fossiles, suppose que l’espèce doit être bien distincte de toutes cellesnbsp;qu’il a décrltes. On ne peut done admettre que Sternberg ait réellement créénbsp;cette espèce, et Brongniart en reste le véritable auteur.

Le Sphenopteris Hoeninghausi estpropre au terrain houiller moyen; je ne le connais dans le Nord, avec certitude, que dans les couches qui paraissentnbsp;les plus basses. II existerait de même, d’après M. Grand’Eury, dans lesnbsp;couches a anthracite de la Basse-Loire, qui se rapportent plutót au terrainnbsp;houiller inférieur.

HOUILLER MOYEN.

Bassin du Nord.— Vieux-Coiidé: fosse Leonard, veine Neuf-Paumes. Vicoigne : f. n° 2, V. Sainte-Victoire. (Nord.)

Bassin de la Vendée. — Faymoreaii (Vendée). [Grand’Eury.]

-ocr page 52-

42

CHAPITRE II.

SPHENOPTERIS CORALLOIDES. Gutbier.

Sphenopteris coralloides. Gutbier, Ahdr. und Verstein. des Zwick. Schwarzkohl., p. 4o, pl. V, fig. 8.

Fronde bipinnée; rachis droit, lisse, de 4 a ö millimetres de largeur; pennes primaires étalées éi angle droit sur Ie rachis principal, alternes, distantes, dun même cóté de la fronde, de i4 a i5 millimetres. Pinnules nais-sant a angle droit sur les rachis secondaires , quelquefois même a la base desnbsp;pennes, légèrement rélléchies en arrière, alternes, très-rapprochées, em-piétant souvent les unes sur les autres, larges de i‘““,5 a 2 millimètres,nbsp;longues de 5 a 8 millimètres, toutes égales, ne diminuant de longueur qu’anbsp;l’extrémité des pennes, divisées en sept è dix lobes profonds, contractés ennbsp;coin a leur base, arrondis au sommet et plus ou raoins profondément créne-lés, quelquefois même palmatifides. Nervure médiane perpendiculaire au rachis, émettant de part et d’autre des rameaux qui se détachent sous un anglenbsp;assez aigu et se ramifient dans les crénelures ou les palmures des lobes.

Je ne connais cette espèce que dans Ie terrain houiller moyen, oü elle pa-rait concentrée plus particulièrement dans la region supérieure.

HOUILLER MOYEN.

Bassin du Pas-de-Calais. — Dourges : veine Saint-Georges. Biilly-Gremy : f. n° 4, v. du Nord; f. n° 3, v. Marie; f. n° 2, v. n“ 7.

SPHENOPTERIS DELICATULA. Sternberg.

Sphenopteris delicatula. Sternberg, Ess. Fl. monde prim., I, fase. 2, pï. XXVI, fig. 5; fase. 4, p. XVI; II, fase. 5 et 6, p. 60.

Sphenopteris meifolia. Sternberg, l. c., II, fase. 5 et 6, p. 56, pl. XX, fig. 5.

Fronde quadripinnée; rachis primaire large de 3 è 5 millimètres, marqué, ainsi que les rachis secondaires, de stries longitudinales très-fines; pennesnbsp;primaires alternes ou presque opposées, se détachant du rachis primaire sousnbsp;des angles de 5o 4 60“, espacées de 3 a 6 centimètres; pennes secondaires alternes, très-étalées, longues de 20 a 3o millimètres, distantes, d’unnbsp;même cóté du rachis, de 10 4 i 5 millimètres, la plus basse naissant du cóté

-ocr page 53-

PRINCIPAÜX VÉGÉTAUX FOSSILES DU TERRAIN HOUILLER. nbsp;nbsp;nbsp;43

inférieur, presque a finsertion du rachis secondaire sur Ie rachis primaire; pennes tertiaires alternes, assez étalées, longues de 4 a 8 millimetres, distantes, d’unmême cóté du rachis, de 2 a 4 millimètres. Pinnules alternes,nbsp;longues de i““,5 a 2 millimètres, espacées de i millimètre knbsp;nbsp;nbsp;nbsp;d’un même

cóté de la penne, au nombre de cinq a neuf sur une même penne, se déta-chant du rachis sous un angle de 35 a 5o°, décurrentes, contractées en pédicelle a la base, pinnatifides, profondérnent découpées en trois a cinqnbsp;lobes llnéaires extrêmement étroits, obliques sur lanervuremédiane, simplesnbsp;OU bifurqués, obtus au sommet et séparés par des sinus aigus. Les nex’-vures suivent la division des pinnules en lobes, une nervule aboutissant aunbsp;sonimet de chaque lobe ou lobule. Le limbe, qui parait avoir été d’une con-sistance très-délicate, esten réalité réduit a une bande excessivement étrbitenbsp;qui horde les nervures et qui se prolonge le long du rachis des pennes tertiaires, lequel est ainsi bordé d’une bande membraneuse très-mince, faisantnbsp;suite a celle qui constitue le limbe des pinnules. Paridis cette bande membraneuse semble avoir presque disparu, par suite sans doute de la macéra-tion, et les pinnules sout, pour ainsi dire, réduites a leurs nervures.

Cette espèce m’a paru se rencontrer assez fréquemment dans le terrain houiller moyen. Je n’enconnais d’échantiilon unpéu completque d’une seulenbsp;localité, mais j’ai vu plusieurs fois, sur les scbistes du bassin du Nord, desnbsp;fragments de pennes qui m’ont paru s’y rapporter, trop petits cependant etnbsp;trop mal conservés pour pouvoir être déterminés avec une certitude absolue.

HOUILLER MOYEN.

Bassin du Pas-de-Calais. — Bully-Grenay : fosse n° 5, veine Sainte-Barbe. (Pas-de-Calais.)

SPHENOPÏERIS TRIDACTYLITËS. Brongniarï.

Sphenopteris tridactylites. Brongniart, Hist, végét.foss., I, p. l8i, pl. L.

Fronde tripinnée; rachis lisse; pennes altei-nes, se détachant du rachis sous un angle de 6o a 70®; pinnules rapprochées, mais bien séparées lesnbsp;unes des autres, d’autant plus longues et d’autant plus divisées qu’ellesap-partiennent a des divisions plus inferieures de la fróhde, mais variant peunbsp;de longueur sur une mème penne; de 4 a 6 millimètres de longueur sur

-ocr page 54-

44 nbsp;nbsp;nbsp;CHAPITRE If.

344 millimèti'es de largeur; contractées a la base en un pédicelle étroit, di-visées en cinq k sept lobes cnnéiformes, séparéspar des sinus arrondis assez profonds; lobes subdivisés a leur tour en deux ou trois lobules arrondis aunbsp;soinmet. Nervnre médiane nette, s’incurvant a la base pour s’unir au racbis;nbsp;nervures secondaires se détacbant sous des angles aigus et se ramiflant pournbsp;envoyer une nervule dans cbaque lobule.

Le Sphenopteris tridaclylites parait spécial au terrain houiller inférieur ou a la base du terrain houiller moyen. M. l’abbé Boulay Tinclique, il est vrai,nbsp;dans le bassin du Nord, el dans ses couches les plus élevées^; mais les échan-tillons de cette provenance que j’ai vus étiquetés sous ce nom appartenaientnbsp;a l’espèce précédente, et non au Sphenopteris tridaclylites, qui me paraitnbsp;caractériser un niveau très-inférieur.

HOUILLER INFÉRIEUR.

Monlrelais (Loire-Inférieure).

Montjean (Maine-et-Loire).

La Baconnière (Mayenne).

Genre DiPLOTHMEMA. StüR.

Sphenopteris. Brongniart, Classif. végét. foss., p. 33 (pars).

Diplothmema. Stur, Culm-Flora, Heft 11, p. 127 (pars).

Fronde composée de pennes bipartites, bi-, tri- ouquarlripinnatifides : le racbis primaire émet des rameaux nus, qui se bifurquent, sous un angle plusnbsp;ou moins ouvert, en deux pennes a racbis droit, flexueux ou arqué; cbacunenbsp;de ces pennes primaires porte des pennes secondaires profondéraent décou-pées, pinnées ou bipinnées, ou bipinnatifides, dont les dernières divisionsnbsp;sont linéaires ou cnnéiformes. Les nervures se ramifient sous des angles géné-ralement aigus.

M. Stur considère l’axe duquel se détaclient les rameaux qui portent les pennes comme une véritable tige, et ces rameaux comme les pétioles de frondesnbsp;bipartites. D’après les échantillons que j’ai vus, et d’après les figures mêinesnbsp;de diverses espèces données dans la Culm-Flora, il me serable difficile de

N. Boulay, Le terrain houiller da Nord de la France et ses végétaux fossiles, p. 27 et 64.

-ocr page 55-

PRINCIPAUX VÉGÉTAUX FOSSILES DU TERRAIN HOUILLER. nbsp;nbsp;nbsp;45

regarder l’axe principal autrement que comme Ie rachis primaire d’ime grande fronde, portant des pennes priinaires bipartites^

Je crois qn’il convient de restreindre Ie sens de ce genre aux espèces a pennes très-profondéinent déconpées, a divisions fines et étroites, apparte-nant, comme la plupart de celles qua figurées M. Stur, au groupe des Splie-nopteris elegans, dissecta et furcata de Brongniart. La classification des Fou-gères fossiles devant rester longtemps encore fondée sur Ie mode de nervation et de découpure des pennes, ily aiiraitinconvénient èréunir a ce groupenbsp;des espèces telles que les Pecopieris nervosa et mnricata, qui n’ont avec lui, knbsp;première vue, aucune affinité, et dont les pennes sont, du reste, quadripar-tites et non bipartites.

DIPLOTHMEMA FÜRCATUM. Brongniart (sp.).

(Atlas, pl. CLXII, fig. 3^)

Sphenopteris furcata. Brongniart, Diet. sc. nat., t. LVII, p. 5g. Hisl. végét. Jbss., I, p. 179, pl. XLIX, %. 4 et 5.

Diplothmema furcatum. Stur, Culm-Flora, tteftll, p. 121 et 124-

Pennes primaires quadripinnatifides; rachis flexueux, bordés d’une aiie membraneuse étroite; pennes secondaires plus ou raoins étalées, assez écar-tées; pennes tertiaires bipinnatifides, divisées en segments alternes profon-dément découpés; les plus inférieures sont elles-mêmes partagées et commenbsp;bifurquées en deux pennes presque d’égale importance; les segments inférieurs d’une penne sont palmatifides, les autres pinnés ou pinnatifides, ènbsp;divisions linéaires, inégales, séparées par des sinus aigus et terminées ennbsp;pointe au sommet. Nervures nettes, se divisant en nervules qui se continuentnbsp;jusqu’a l’extrémité des lobes. Le limbe se réduit, en fait, k une bande mem-

‘ Par cette ressemblance du rachis primaire avec une tige, par la bifurcation constante desnbsp;racliis secondaires, qui ligurent des pétioles,nbsp;les Diplotimema et, en général, toutes lesnbsp;Fougères de ce groupe me paraissent avoirnbsp;beaucoup plus d’analogie avec le genre vivantnbsp;Lygodium qua vee les Rhipidopteris, auxquelsnbsp;M. Stur les compare. Le corps qu il e observenbsp;dans la bifurcation du Diplothmema suhgenicu-latum, et qu’il regarde comme une fructification, pourrait bien être un bourgeon sem-blable a ceux qu’on trouve fréquemmenl anbsp;cette place dans les Lygodium.

G est par erreur que cette espèce a été indiquée sur la légende de la planche CLXIInbsp;sous son ancien riom de SphenopterisJurcata.


-ocr page 56-

46

GHAPIÏRE II.

braneuse mince, large de o““,5 a i millimètre, qui horde de chaque cóté Ie rachis et ses subdivisions successives jusqu’aux dernières nervules.

Je n’ai pas vu de pennes complètes de cette espèce montrant la bifurcation du rachis primaire nu dans sa partie inférieure; mais M. Stur a constaté, surnbsp;de grands échantillons du musée de Bonn, qu’elle présentait bien ce carac-tère, qui la fait rentrer dans Ie genre Diplothmema.

Elle est propre au terrain houiller moyen.

HOUILLER MOYEN.

Bassin du Nord et du Pas-de-Calais. — Amin : fosse Benard, veine Président. Aniche : f. Saint-Löuis, v. Marie. (Nord.) — Aachy-au-Bois : f. n° 2. (Pas-de-Calais.)

DIPLOTHMEMA DISSECTUM. Brongniart (sp.).

Splienopteris dissecta. Brongniart, Hist, vcget.Joss.y I, p. i83, pl. XLIX, üg. 2 et 3. Diplothmema dissectum. Stur, Ciilm-Flora, Heft II, p- 121 et 1 24-

Rachis primaire lisse, large de 10 a i5 millimetres, portant des rameaux alternes, espaces d’un même cóté de 5 a 6 centimètres, larges de 5 a 7 mil-liinèlres, et présentant sur Ie milieu de leur face supérieure une hande longitudinale, large de 2^3 millimètres, striée transversalement. Ces rameaux,nbsp;longs de 20 a 3o centimètres, sont nus etse partagent par dichotomie k leurnbsp;extrémité en deux pennes quadripinnatihdes symétriques, dont les axes senbsp;séparent d’abord en divergeant sous un angle très-obtus et s’infléchissentnbsp;ensuite légèrement de manière a se rapprocher un pen. Pennes seconda'iresnbsp;alternes, écartées, se détachant du rachis sous un angle de 5o a 70“;nbsp;pennes terliaires longues de i5 a 3o millimètres et plus, les plus basses bi-pinnatifides, les supérieures simplement pinnatifides, partagées en segmentsnbsp;linéaires très-étroits, larges denbsp;nbsp;nbsp;nbsp;a i millimètre, composés simplement

d’une mince bande membraneuse qui horde les nervules et se continue Ie long du racbis. Nervules se divisant sous des angles très-aigus.

Cette espèce se rapproche du Sphenopteris furcata, mais elle en diffère par Ie degrc de finesse plus grand de ses divisions, par ses derniers segmentsnbsp;beaucoup plus étroits et plus aigus.

Elle est spéciale au terrain houiller inférieur.

-ocr page 57-

47

PRINCIPAUX VEGETAUX FOSSILES DU TERRAIN HOÜILLER.

HOÜILLER INFERIEUR.

Mouzeil. Montrelais. La Tardivière. (Loire-Inférieure.) Saini-Lambert. Saint-Georges-Chdtelaison. (Maine-et-Loire.)

Névroptéridées.

Genre CARDIOPTERIS. Schimper,

Cardiopteris. Schimper, Traité de paléont. végét.,l, p. 451.

Cyclopteris. Auct (pars).

Fronde simplement pinnée. Pinnules opposées, rapprochées, se recou-vrant i’une l’autre, ovales ou arrondies, en coeur A la base, dépourvues de nervure médiane. Nervures partant toutes du rachis en rayonnant, se divi-sant plusieurs fois par dichotomie.

CARDIOPTERIS POLTMORPHA. Gckppebt (sp.).

Cyclopteris polymorpha. Goeppert, Nov.act. Acad. natur. curios., t. XXVII, p. 5o2, pl. XXXVIII. fig. 5 a et b.

Cardiopteris polymorpha. Schimper, Traité de paléont. végét., I, p. 452.

Rachis marqué de cicatricules transversales; pinnules ovales-oblongues, contiguës ou se recouvrant en partie Tune l’autre, larges de 15 a 2 o milli-mètres, longues de 20 a 3o et 4o millimètres, quelquefois munies a leur basenbsp;d’un ou de deux lobes distincts, beaucoup plus petits que la pinnule principale. Nervures fines, extrêmement serrées.

Cette espèce est spéciale au terrain houiller inférieur, et plus particulière-ment a l’étage du culm.

HOÜILLER INFÉRIEUR.

Niederharhach, prés Thann. (Alsace.)

Valsonne (Rhone). [Ebbay.] nbsp;nbsp;nbsp;.

-ocr page 58-

48

GHAPITRE 11.

CARDIOPTERIS FRONDOSA. Gobppert (sp.).

Cyclopteris frondosa. Goeppert, Neues Jahrb.für Mineralogie, iSh'J, p- 683. Nov. act. Acad.

natur. curios., I. XXII, Suppl., p. i63, pl. XIV, lig. i et 2.

Cyclopteris Koechlini. Schimper, Terr, de transit, des Vosges, p. 34o, pl. XXVIII.

Cardiopteris frondosa. Schimper, Traité de paléont. végét., I, p. 453, pl. XXXV.

Rachis marqué de cicatriculestransversales; pinnules orbiculaires, en cceur a la base, très-rapprochées, empiétant considérablement Tune sur l’autre, in-sérées sur Ie racbispar une base large de i o millimetres environ, longues elles-mêmes de 6 4 8 et io centimètres, larges de 4 a 8 centimetres, a surfacenbsp;généralement convexe. Nervures très-nornbreuses, extrèmement serrées.nbsp;Cette espèce est, coinme la précédente, propre a l’étage du culm.

HOÜILLER INFÉRIEUR.

Niederburhach, prés Thann. (Alsace.)

Valsonne (Rhone). [Ebray.]

Genre NEVROPTERIS. Brongniart.

Nevropteris. Brongniart, Classif. végét. foss., p. 33.

Fronde bi- ou tripinnée; pinnules contractées et souvent en coeur a la base, attacbées seulement par un point, entières, généralement arrondies aunbsp;sonunet, plus rareinent aiguës. Nervure médiane nette, se subdivisant généralement avant d’atteindre Ie sommet; nervures secondaires nombreuses,nbsp;se détacliant sous des angles aigus de la nervure principale, arquées, senbsp;dlvisant plusieurs fois par dichotomie, atteignant Ie bord du limbe ennbsp;faisanl avec lui un angle assez ouvert et souvent presque droit.

Ces Fougères avaient, pour la plupart, des frondes de très-grandes dimensions, porlées par de très-forts pélioles; mais ceux-ci nai.ssaient direc-tement du sol sans être portés sur des troncs arborescents.

On ne connait pas d’une fagon positive leur mode de fructification, maïs les caractères anatomiques de leurs pélioles correspondent a ceux des Ma-ratfiacées.

-ocr page 59-

49

PRINCIPAUX VEGETATjX FOSSILES DU TERRAIN HOUJLLER.

NEVROPTERIS HETEROPHYLLA. Brongniart.

(Alias, pl. CLXIV^ lig. 1 et 2.)

Filicites (Nevropteris) heterophyllus. Brongniarl, Classif. végét.foss., p. 89, pl. II, fig. 6. Nevropteris heterophylla. Brongniarl, Diet. sc. nat, t. LVII, p. 62. Hist végét.foss., I, p.243,nbsp;pl. LXXI;pl. LXXn, %. 2.

Fronde a divisions très-nombreuses, tri- etquadripinnée;rachis épais, strié longitudinalement, se ramifiant sous des angles de 45 a 5o°. Sur unenbsp;même penne, les divisions inférieures sont bipinnées 4 leur base et sim-plement pinnées a leur sommet, les divisions supérieures simplementnbsp;pinnées, et Ie sommet même de la penne ne porte que des pinnulesnbsp;entières; entre les divisions inférieures bipinnées, Ie rachis porte souventnbsp;des pennes beaucoup plus courtes, simplement pinnées. Pennes alternes,nbsp;assez rapprocbées, empiétant un peu les unes sur les autres, a contournbsp;général oblong-lancéolé. Pinnules alternes, très-rapprocbées, se recouvrantnbsp;légèrement Tune l’autre, de dimensions variables, longues de 8 a i6 etnbsp;i8 millimètres, larges de 3 a 8 et 9 millimètres, d’autant plus petitesnbsp;qu’elles appartiennent A des portions de penne plus dlvisées, décroissantnbsp;peu a peu vers Ie sommet d’une même penne, mais la pinnule terminalenbsp;toujours plus grande que les autres; pinnules des parties bipinnées d’unenbsp;penne ovales-oblongues; celles des parties simplement pinnées se rétrécis-sant a leur sommet; toutes très-entlères. Nervure moyenne se prolongeantnbsp;presque jusqu’au sommet des pinnules; nervules assez nombreuses, maisnbsp;bien distinctes, arquées, se divisant deux et trois fois de suite parnbsp;dichotomie.

Cette espèce est très-abondante dans Ie terrain houiller moyen; elle ra’a paru manquer dans ie terrain houiller supérieur.

HOUILLER MOYEN.

Bassin du Nord et du Pas-de-Galais. — Vicoigne : fosse n® 1, grande veine, v. Saint-Louis. Vièüx-Condé: L Leonard, v. Neuf-Paumes. Fresnes: f. Bonneparl, v. Neuf-Paumes, V. a l’Ecaille, v. a filons. Raismes: f. Thiers; f. Bleuse-Borne, petite veine. Anzin : f. Ca-simir-Périer, 1quot; veine du Nord; f. Renard, v. President. Denain: f. Villars, v. Édouard.nbsp;Aniclie : v. Ferdinand; f. Saint-Rene, petite veine. L’Escarpelle : f. n° 3, v. Ernest. (Nord.)

-ocr page 60-

50 nbsp;nbsp;nbsp;CHAPJTRE II.

— Ostricourt: f. n” 2, v. n” 6, v. n° 8. Carvin : f. n” 3, v. n” 3 Sucl. Meurchin : f. n“ i, V. n“ 1, V. n° 2. Dourges : f. n° 2, v. nquot; 5. Courrières : f. n“ i; f. n° 2, v. Louise. Lens :nbsp;f. n“ 1, V. Émilie, v. Céline, v. Marie, v. Ernestine; f. n° 2, v. Ai’ago; f. n° 4, v. Amé.nbsp;Liévin. Bully-Grenay : f. n° 3, v. Madeleine, v. Saint-Ignace; f. n“ 2, v. n° i6. Nceux :nbsp;f. n° ], 1’'® veine, v. Saint-Constant, v. Saint-Augustin; f. n® 4, v. Saint-Thomas. Ferfay :nbsp;f. n° 3, V. Justine, V. Joseph. (Pas-de-Galais.)

NEVROPTERIS GIGANTEA. Sternberg.

Osmunda gigantea. Sternberg, Ess. Fl. monde prim., I, fase. 2, p. 32 et 07, pl. XXII. Neuropteris gigantea. Sternberg, l. c., fase. 4, p. xvi. — Brongniart, Hist.végét. foss., l, p. 2liO.nbsp;pl. LXIX.

Nevropteris Dournaisi. Brongniart, mss. Collect, da Muséum d'hist. nat.

Fronde tripinnée. Pennes primaires rapprochées, enipiétant les unes sur les autres: racltis secondaires larges de 10 A 12 millimetres, bordés denbsp;chaque cóté, entre les insertions des pennes, d’une file de pinnules orbicu-laires, en coeur A la base, se recouvrant l’une l’autre par leurs bords. Pennesnbsp;secondaires se détachant sous des angles de 5o a 60 ou 70°, a contournbsp;général ovale-lancéolé, garnies de pinnules très-serrées, contiguës ou senbsp;recouvrant même par leurs bords, croissant d’abord un peu en longueurnbsp;depuis la base jusqu’au milieu de la penne, puis décroissant régulièremenlnbsp;jusqu’au bout, les pinnules terminales étant les plus petites; pinnulesnbsp;alternes, parfois opposées, de forme ovale, un peu rétrécies k la base,nbsp;longues de 20 a 25 millimètres et larges de 7 a 9 millimetres dans lanbsp;partie moyenne des pennes. Nervure médianë marquee sur les deux tiersnbsp;seulement de la longueur de chaque pinnule; nervures secondaires très-fines, extrêmement serrées, arquées, naissant de ia nervure principale et senbsp;subdivisant sous des angles très-aigus. Les pinnules arrondies lixées direc-tement sur Ie rachis sont presque dépourvues de nervure médiane, les ner-vules rayonnant toutes du point d’attache.

Pinnules caduques, se trouvant souvent détachées, éparses dans les schistes.

Je ne doute pas que l’espèce que je viens de décrire, et k laquefle Brongniart avait donné Ie nom de Nevropteris Dournaisi, ne soit identique au Nevropteris gigantea Sternberg. Sur la figure de Sternberg, les pinnules ne

-ocr page 61-

PRINCIPAUX VÉGÉÏAUX FOSSILES DU TERRAIN HOUILLER. nbsp;nbsp;nbsp;51

se recouvrent pas par leurs bords, mais l’absence de contour sur Ie dessin indique que ces bords n’étaient pas conservés, et c’est a tort qu’ils ont éténbsp;restitués sur la planche LXIX de Brongniart.-D’autre part, Ie racbls n’estnbsp;pas indiqué comme bordé de pinnules arrondies, mais ces pinnules ne sontnbsp;pas toujours conservées, et il parait que Sternberg en avait constate l’exis-tence, car j’ai vu dans les collections de M. Ie marquis de Vibraye, anbsp;Gheverny, un écbantillon, présentant ces pinnules très-nettes, étiqueténbsp;Nevropteris gigantea par Sternberg lui-même. Enfin, la nervation, Ie carac-tère des pinnules terminales plus petites que toutes les autres ne me pa-raissent pas laisser de doute sur cette identification.

Cette espèce est répandue, sans être commune, dans Ie terrain houiller moyen et me parait, comme la précédente, manquer dans Ie terrain houillernbsp;supérieur.

HOUILLER MOYEN.

Bassin du Pas-de-Calais. — Courrières : veine de la Reconnaissance. Bully-Grenay : f. n” 4, V. Saint-Paul. Nceux : f. n° i et f. n° 2, v. Saint-Augustin; f. n” 1, v. Saint-Constant. (Pas-de-Calais.)

NEVROPTERIS FLEXUOSA. Sternberg.

Osmunda gigantea, var. jS. Sternberg, Ess.Fl. monde prim., I, fase. 3, p. 4o et 44, pi- XXXIf, fig. 2.

Neuropteris flexuosa. Sternberg, l. c., fase. 4, p- xvx.

Fronde bi- ou tripinnée (?); pinnules alternes, rapprochées, se recou-vrant par leurs bords, se détacliant du rachis sous un angle de 60 a 80°, de forme oblongue, en coeur a la base, arrondies au sommet, longues denbsp;20 a 20 millimètres, larges de 8 a 10 millimetres, décroissant légèrementnbsp;vers 1’extrémité des pennes; pinnule terminale plus grande que les précé-dentes, souvent en partie soudée avec celles qu’elle snit immédiatement.nbsp;Nervure moyenne peu nette, marquée par un sillon qui se prolonge sur lesnbsp;deux tiers de la longueur de la pinnule; nervures secondaires se détachantnbsp;et se divisant sous des angles aigus, nombreuses, mais moins serrées quenbsp;dans l’espèce précédente.

Les pinnules de cette espece etaient tres-caduques et se trouvent fré-quemment détachées, disséminées dans les schistes.

7-

-ocr page 62-

52

CHAPITRE II.

Le Nevropteris Jlexuosa, assez abondant dans Ie terrain houiller nioyen, parait se montrer encore vers la base du terrain houiller supérieur.

HOUILLER MOYEN,

Bassin du Nord et nu Pas-de-Galais. — Raismes : fosse Thiers, veine n° 2, v. n“ 6, V. Printanière. Aniche : v. Constance; f. Fénelon. (Nord.) — Carvin : f. n° i, v. a sillons.nbsp;Bully-Grenaj : f. n” 3, v. Caroline. Nmux :nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;veine; f. nquot; 1, v. Saint-Augustin. (Pas-de-

Calais.)

HOUILLER SUPÉRIEUR.

Bassin de la Loire.—Communay (Isère).— Rive-de-Gier. Monibressieax. Grand’Craix. (Loire.) [Grand’Eury.]

La Mare (Isère). [Grand’Eury.]

NEVROPTERIS AURIGÜLATA. Brongniart.

Va

Nevropteris auriculata. Brongniart, Hist végét.foss., 1, p. 236, pl. LXVI.

Fronde bipinnée; pennes alternes, rapprochées, se détachant du raehis sous un angle de 45 a 5o“; raehis primaire garni, entre les pennes, denbsp;grandes pinnules arrondies, plus ou moins régulières, souvent auriculées.nbsp;Pinnules rapprochées, larges de i5 k 20 millimetres, longues de 3o anbsp;4o millimetres, en emur et souvent un peu dissymétriques a leur base,nbsp;élargies en deux oreillettes, dont l’inférieure souvent plus développée quenbsp;la supérieure. Nervure médiane assez nette, ne se prolongeant pas jusqu’aunbsp;sommet; nervures secondaires nombreuses, très-nettes, naissant de la nervure principale et se subdivisant par dichotomie sous des angles très-aigus.

Cette espèce est spéciale au terrain houiller supérieur.

HOUILLER SUPÉRIEUR.

Bassin de la Loire. — Monicel-Sorhiers : couche. Cros. Roche-la-Molïère: puits Neyron; p. Desgranges. La Porchère. (Loire.) [Grand’Eury.]

Bassin d’AlXis. — Portes (Gard). [Grand’Eury.]

Carmaux (Tarn).

Ahun (Creuse).

-ocr page 63-

53

PRINCIPAÜX VÉGÉTAUX FOSSILES DU TERRAIN HOUILLER.

Genre DICTYOPTERÏS. Gutbier. v

Dictyopteris. Gutbier, Abdr. und Verst, des Zwick. Schwarzkohl., p. 62; non Brongniart', nee Presl.

Iiinopteris. Presl, in Sternberg, Ess. Fl. monde prim., II, fase. 7 et 8, p. 167.

Fronde bipinnée; pinnules contractées et généralement en cceur a la base, attachées seulement par un point, entières, arrondies au sommet. Ner-vure inédiane plus ou inoins nette; nervures secondaires nombreuses, se dé-tachant de la nervure médiane et se subdivisant sous des angles aigus,nbsp;s’anastomosant entre elles, de manière a former un réseau compliquénbsp;d’aréoles allongées^ polygonales, plus grandes au voisinage de la nervurenbsp;médiane, plus petites sur les bords de la pinnule.

Ce n’est que ce dernier caractère qui différencie ce genre du genre Nevropteris, auquel il ressemble singulièrement pour tout Ie reste.

On n’en connait pas encore Ie mode de fructification.

DICTYOPTERIS BRONGNIARTI. Gutbier.

Dictyopteris Brongniarti. Gutbier, Ahdr. and Verst, des Zwick. Schwarzkohl, p. 63, pl. XI, fig. 7, 9 et 10.

Ijinopteris Gutbieriana. Presl, in Sternberg, Ëss. FL monde prim., II, fase, 7 et 8, p. 167.

Fronde bipinnée; rachis primaire large de 10 a 12 millimètres, strié longitudinalement, hérissé de petites pointes spinescentes; pennes primairesnbsp;alternes, se détachant du rachis principal sous des angles de 5 o a 70“,nbsp;distantes de 8 a 10 centimètres d’un même cóté de la fronde, garnies denbsp;pinnules serrées, contiguës, un peu plus courtes k la base qu’au milieu denbsp;la penne, les pinnules inférieures un peu réflécbies en arrière, les autresnbsp;étalées a angle droit sur Ie rachis, parfois légèrement courbées en fauxnbsp;vers Ie haut. Pinnules de dimensions très-variables, larges de 12 è 20 milli-

‘ Brongniart, a la page 376 de YHistoire des végétaux fossiles, a désigné par Ie nom denbsp;Dictyopteris une section de son genre Phlebo-pteris; mais cette page, comprise dans la on-zième livraison, n’a paru qu’en i836, «t Ienbsp;nom est, par conséquent, postérieur a celuinbsp;de Gutbier, qui date de i835.


-ocr page 64-

54 nbsp;nbsp;nbsp;CHAPITRE II.

metres, longues de i5 a 5o millimetres, contractees en cceur a la base, a bortls paralièles, un peu rétrécies vers le haut, arrondies au sommet. Lenbsp;rachis primaire est bordé de chaque cólé, entre les insertions des pennes,nbsp;d’une rangée de pinnules, faisant suite a celie de la penne supérieure, ré^nbsp;fléchies vers le bas, décroissant de longueur en descendant vers l’insertionnbsp;de la penne inférieure, les plus basses étant complétement orbiculaires.nbsp;Nervure médiane peu accentuée, distincte seulement sur Ia moitié inférieure de ia pinnule; nervures secondaires se détachant de la nervure médiane sous un angle très-aigu, a peine arquées, s’anastomosant les unes avecnbsp;les autres de manière a former des files de nombreuses aréoles allongées,nbsp;pointues 4 leurs extrémités.

Les pinnules de cetle espèce étaient très-caduques; on les trouve le plus liabituellement éparses en grand nombre dans les feuillets de schiste, très-rarement au contraire adhérentes aus rachis.

Je me suis assuré par l’examen d’échantillons provenant de Zwickau, qui se trouvent au Muséum d’histoire naturelle, de l’identité de 1’espèce qu’onnbsp;trouve k Saint-Étienne avec celle sur laquelle Gutbier a fondé son Dictyo-pteris Brongniarti.

Cette espèce est spéciale au terrain houiller supérieur, oü on la rencontre fréquemment.

HOUILLER SUPÉRIEUR.

Bassin de la Loire. — Saint-Chamond ; puits du Chateau, Reveum : 9quot; couche. Avaize. Saint-Eiienne: p. Jabin; p. du Gagne-Petit; p Saint-Louis. Montrambert. La Béraudière.nbsp;La Ricamarie. (Loire.) [Grand’Eury.J

Brassac. Saint-Eloy. (Puy-de-Dóme.) [Grand’Euhy.]

La Mure (Isère). [Grand’Eury.]

Graissessac (Hérauit). [Grand’Eury.]

Carmaux (Tarn). [Grand’Eury.]

Bassin de Decazeville. ¦— Bourran. Paleyreis. ( Aveyron.)

Cüblac (Dordogne).

Decize (Nièvre).

La Chapelle-sous-Diin. Buxière-la-Gme. (Allier.) [.Grand’Eury.]

-ocr page 65-

PRINCIPAUX VÉGÉTAUX FOSSJLES DU TERRAIJü HOUILLER.

DICTYOPTERIS SÜB-BRONGNIARTI. Grand’Etoy.

(Atlas, pl. CLXV, fig. 1 et 2.)

Diotyopteris Brongniarti. N. Boiilay, Le terrain houiller du Nord de la France et ses végét. foss-, p. 35, pl. IV, fig. 2 ; non Gutbier.

Diotyopteris sub-Brongniarti. Grand’Eury, Flore carbonifère du ddpart. de la Loire, p. Syg.

Fronde bipinnée; rachis primaire large de 5 amp; 7 millimètres; pennes primal res alternes, se détachant du rachis principal sous des angles de 5 o a 70“, distantes de 25 a 35 millimètres d’un même cóté de la fronde,nbsp;empiétant un peu les unes sur les autrea, a contour general ovale-lancéolé,nbsp;garnies de pinnules serrées, contiguës, se recouvrant même un peu parnbsp;leurs bords, très-courtes a la base, augmentant de longueur jusqu’au milieunbsp;de la penne, puis décroissant vers l’extrémité jusqu’a la pinnule extréme quinbsp;parait être plus petite que les précédentes, étalées a angle droit sur lenbsp;rachis, parfois un peu xéfléchies en arrière vers la base des pennes. Pinnulesnbsp;larges de 7 è 10 millimètres, longues de 6 a 20 millimètres, contractées ennbsp;coeur a la base, a bords parallèles, arrondics au sommet. Rachis primairenbsp;bordé de chaque cóté, entre les insertions des pennes, d’une rangée denbsp;petites pinnules a contour triangulaire ou orbiculaire, un peu rélléchiesnbsp;vers le bas. Nervure médiane distincte seulement sur les deux tiers inférieurs de la pinnule; nervures secondaires s’en détachant sous des anglesnbsp;aigus, très-arquées, alteignant normalement le bord de la pinnule, s’anasto-mosant les unes avec les autres, de manière a former des fdes de nom-breuses aréoles, qui deviennent de plus en plus petites en s’éloignant de lanbsp;nervure principale.

Pinnules très-caduques, le plus souvent éparses, très-rarement adhérentes au rachis.

Je me suis assure, en soumeltant a M. Grand’Eury 1’échantillon que je figure, que c’élait bien cette espèce qu il avait voulu désigner sous ie nomnbsp;de Diclyopteris sab-Brongniarli. Elle diffère nettement de la précédente parses pinnules moins grandes, par la forme des pinnules qui bordent le rachisnbsp;principal et qui sont toutes aussi larges que hautes, enfin par la dispositionnbsp;de ses nervures beaucoup plus arquees. Elle a avec le Nevropteris cjigantea lanbsp;plus grande ressemblance, et n’en peut être distinguée que par sa nervation.

-ocr page 66-

56

GHAPITRE II.

Le Diciyopteris sub-Brongniarii, dont j’al constate également l’existence a Eschweiler, prés Aix-la-Chapelle, et dans les mines du Levant du Fiénu,nbsp;prés Mons, me parait particulier au terrain houiller moyen, oü il se rencontre abondamment, du moins vers la region supérieure.

HOUILLER MOYEN.

Bassin du Nord et du Pas-de^Calais.— Anzin : fosse Turenne. (Nord.) [.^bbé Boulay.] — Dourges: veine Saint-Georges. Courrières : f. n° i, v. Saint-Francois, v. Sainl-Etienne;nbsp;f. n” 2, V. Louise; f. n” 4, v. Sainte-Barbe, v. Sainte-Augustine. Lens ; f. n° i, v. Emilie,nbsp;v. Ernestine, v. du Nord, v. Marie, v. Omérine; f. n° 2, v. Dumont, v. Gassion, v. Du-frénoy, v. du Souich, v. Lavoisier; f. n° 3, v. n° 6, v. n° 8, v. Gérard, v. Lenoir; f. n° 4,nbsp;V. Louis, V. Théodore, v. Alfred, v. Amé; v. Edouard, v. Leonard. Liévin. Bnlly-Grenay :nbsp;f. n° 2, V. n” 7, V. Saint-Jean-Baptiste; f. n° 3, v. n° 3, v. Marie, v. Caroline, v. Madeleine; f. n° 5, V. Saint-Joseph, v. Saint-Alexis, v. Sainte-Barbe; f. n° 6, v. Sainte-Sophie.nbsp;Bruay : f. n° i, v. Sainte-Aline, v. Palmyre. Marles : f. n° 4, v. Désirée. Cauchy-a-la-Toar :nbsp;veine irrégulière. (Pas-de-Calais.)

DICTYOPTERIS SCHÜTZEL Roemer.

Dictyopteris Schützei. Roemer, Paleeontographica, t. IX, p. 36, pl. XII, fig. 1.

Fronde bipinnée; rachis secondaires striés longitudinalement; pinnules étalées a angle droit sur le rachis, mais devenant peu è peu obliques versnbsp;Textrémité des pennes, tout au plus contiguës les unes aux autres, souventnbsp;légèrement écartées, surtout vers le haut des pennes. Pinnules contractéesnbsp;en coeur a la base , portées sur un très-court pédicelle, a bords parallèles,nbsp;un peu rétrécies vers le bant, arrondies au sommet, larges de 8 a 1 5 millimetres et longues de 3 a 6 centimétres, toutes égales dans la régionnbsp;moyenne des pennes, diminuant peu k peu de longueur a leur extrémité, lanbsp;pinnule extréme assez étroite, mais plus longue que celles qu’elle suit im-médiatement, en partie soudée a la plus voisine. Nervure médiane très-nette, se prolongeant presque jusqu’au sommet; nervures secondaires senbsp;détachant sous des angles aigus, très-arquées, prenant rapidement une direction presque normale au bord de la pinnule, formant d’abord, par leursnbsp;anastomoses, de chaque cóté de la nervure médiane, une file de grandesnbsp;aréoles beaucoup plus longues que celles qui suivent immediatement;nbsp;réseau a mailles très-nombreuses et très-fines.

-ocr page 67-

PRINCIPAUX VEGETAUX FOSSILES DU TERRAIN HOUILLER. nbsp;nbsp;nbsp;57

Les pinnules de cette espèce, bien que caduques comme celles des deux précédentes, se rencontrent cependant plus fréquemment attachées aunbsp;rachis.

J’ai observe, dans des schisles houillers de Decize, avec des fragments de pennes et de nombreuses pinnules détachées de cette espèce, de grandesnbsp;pinnules fertiles, détachées également, présentant la même forme et lanbsp;même taille, mais très-épaisses et sur lesquelles je n’ai pu apercevoir aucunnbsp;indice de la nervation; néanmoins, leur association et leur identité denbsp;forme avec les pinnules du Dictyopteris Schützei ne permeltent guère denbsp;douter qu’elles appartiennent réellement é cette espèce; elles paraissent présenter Ie mode de fructification des Scolecopteris et ont, en tout cas, la plusnbsp;grande ressemblance, sauf leurs dimensions plus grandes, avec les pinnulesnbsp;fructifiées du Pecopieris polymorpha^ : elles ont 20 a 3o millimètres denbsp;longueur et portent attachées a leur face inférieure, de part et d’autre denbsp;leur ligne médiane, deux rangées parallèles de grandes capsules de 5 anbsp;6 millimètres de longueur, arquées et terminées en pointe aiguë, et quinbsp;semblent réunies par groupes; les pinnules sont souvent un peu courbéesnbsp;en faux, elles ont les bords fortement recourbés en dessous, enveloppantnbsp;en partie les capsules , dont les pointes les dépassent souvent un peu. Je nenbsp;connais dans les mêmes couches aucune autre Fougère dont les pinnulesnbsp;atteignent ces dimensions, ce qui légilime encore 1’attribution au Dictyopterisnbsp;Schützei de ces remarquables fructifications.

Cette espèce est spéciale au terrain houiller supérieur et cantonnée plutót dans les couches élevées de ce terrain; du moins elle parait manquer a sanbsp;base et se continuer jusque dans la partie inférieure du terrain permien.

HOUILLER SUPÉRIEUR.

Bassin de la Loihe. — Villars. Roche-la-Molière : puits Desgranges. Cóie-Thiollière : 3® couche. Ireuil. Quartier-Gaillard. Saint-Étienne: puits Jabin. La Malafolie. (Loire.)nbsp;[Grand’Edry.]

Bassin de Decazeville.— Rourran (Aveyron).

Ahun (Creuse).

Decize (Nièvre).

Commeniry : couche du Marais. Montet-aux-Moines (Aliier). [Grand’Eury.]

' Voir plus .bas, p. '8i ei; 92.

IV.

-ocr page 68-

58 nbsp;nbsp;nbsp;CHAPITRE II.

Bassin de SaÓne-et-Loire.— Sainl-Bérain. Creusot. (Grand’Eury.]

Kergogne (Finistère). [Grand’Eury.]

PERMIEN.

Mines de Bert (AHier). [Grand’Eury.]

Schistes bitumineux de Chamhois et de Millery. (Saóne-et-Loire.) [Grand’Eury.]

DICTYOPTERIS MÜNSTERI. Eichwald (sp.).

Odontopteris Münsteri. Eichwald, Urwelt Russlands, iquot; Heft, p. 87, pi. Ill, hg. 2.

Dictyopteris Münsteri. Brongniart, Tahl. des genres de végét. foss., p. 19.

Fronde bipinnée; rachls secondaires striés longitudinalement; pinnules un pen obliques sur Ie rachis, se détachant sous des angles de 5o a 8o“,nbsp;assez rapprochées, mais non contiguës, contractées en cceur a la base,nbsp;mais se soudant en partie au rachis par Ia moilié inférieure de leur basenbsp;vers l’extrénaité des pennes, longues de i6 a 20 millimetres, larges de 5 anbsp;7 inilliftiètres, arrondies et légèrement rétrécies au sommel, diminuant denbsp;longueur vers l’extrémité des pennes; la pinnule extréme plus longue, denbsp;forme rhomboïdale a angles et sommet arrondis. Nervure raédiane flexueuse,nbsp;se prolongeant presque jusqu’au sommet; nervures secondaires s’en détachantnbsp;sous des angles aigus et formant d’abord de chaque cóté de la nervure principale une série de grandes aréoies effilées, k extrémités aiguës, puis s’in-curvant fortement pour alteindre normalement Ie bord du limbe; réseaunbsp;a mailles laches et peu norabreuses, ne comprenant, entre la nervure mé-diane et Ie bord de la pinnule, que trois ou quatre séries d’aréoles.

J’ai observé, sur une plaque de schiste des mines de Marles renfermant de beaux écbantillons de Dictyopteris Münsteri, de grandes folloles, atteignantnbsp;4 a 5 centimètres de largeur et 7 a 8 centimètres de longueur, offrant lanbsp;même nervation anastomosée et qui appartenaient selon toute vraisem-blance a cette espèce; elles étaient sans doute lixées sur Ie rachis principal.

J’ai pu m’assurer de 1’idenlité des empreintes de Marles avec XOdontopteris Münsteri d’Eichwald, dont 1’École des Mines possède d’excellents spéclmensnbsp;provenant des mines du Donetz. Peut-être faudrait-il rattacher k cette espècenbsp;Ie Dictyopteris obligua de Bunbury, dont les figures indlquent au moins

-ocr page 69-

PRINCIPAUX VÉGÉTAUX FOSSILES DU TERRAIN HOÜILLER. nbsp;nbsp;nbsp;59

une très-grande analogie, mais ne m’ont pas paru suffire pour affirmer la réunion.

Je ne connais cette espèce que dans Ie terrain houiller moyen.

HOÜILLER MOYEN.

B.\ssin du Pas-de-Calais. — Mcwles : fosse n° 3, v. Louise; f. nquot; 4, v. Gavaignaux. Ferfay.

Genre ODONTOPÏERIS. Brongniyrt. v Odontopteris. Brongniart, Classif. végét.foss., p. 34-

Frondes de grandes dimensions, tri-et quadripinnées, a division souvent irrégulière. Pinnules de forme normale tixées au rachis sur toute la largeurnbsp;de leur base, entières, aiguës ou arrondies au sommet. Nervure médianenbsp;peu importante, n’émettant que peu de nervuressecondaires, la plupart denbsp;celles-ci naissant directement du rachis, nervures dichotomes se divisant sousnbsp;des angles très-aigus. La pinnule inférieure de chaque penne est insérée dansnbsp;Tangle inférieur compris entre la penne et Ie rachis principal, et fixée a lanbsp;fois sur celui-ci et sur Ie rachis secondaire; elle a généralement une formenbsp;particulière, bi- ou plurilobée.

Outre les penn es normales, Ie rachis porte souvent de grandes folioles de Tormes divei'ses, fixées directement sur lui; ces folioles sont Ie plus souventnbsp;orhiculaires, un peu échancrées en cceur 4la base, parcoufues par de nom-breuses nervures dichotomes qui partent en rayonnant du point d’insei'tionnbsp;[Cyclopteris Brongniart); quelquefois elles se divisent en plusieurs lobes, ai-gus OU arrondis.

Comme les Nevropteris, les Fougèresdece genre avaient desfrondes extrè-mement grandes, a ramifications nombreuses, portées par d’énornies pétioles, mais naissant directement du sol et non pas de troncs arborescents.

M. Grand’Eury a observe une foliole fertile d'Odoniopleris portant a Textré-mité de chaque nervure une capsule coriace paraissant se fendre longitudina-lement en deux valves; ce caractère indiquerait une Marattiacée, et les carac-tères anatonhques des pétioles confirment ce rapprochement.

8.

-ocr page 70-

60 CHAPITRE II.

ODONTOPTERIS BRARDI. Brongniart.

I

Filicites (Odontopteris) Brardii. Brongniart, Classif. végét.foss., p. 34, pi- B, fig. 6. Odontopteris Brardii. Brongniart, Hist, végét.foss., I, p. 262, pl. LXXV et LXXVI.nbsp;Odontopteris crenulata. Brongniart, Diet. sc. nat., I. LVII, p. 6q. Hist, véqét. foss., I, p. 204,nbsp;pl. LXXVIII, fig. I et 2.

Rachis slrié longitudinalement par Ie passage des faisceaux vasculaires d’ou se détachent les nervures des pinnules. Pennes normales bipinnées;nbsp;pennes secondaires longues de i5 a 20 centimètres, se détachant du rachisnbsp;primaire sous un angle de 5o A 60”, assez rapprochées les unes des autres;nbsp;pinnules a bords parallèles, faisant avec Ie rachis un angle de 60 a 70quot;,nbsp;tronquées presque parallèlement au rachis, aiguës au sommet, légèrementnbsp;arquées en avant, larges de 7 aio millimètres k la base, longues de 10 Anbsp;i5 millimètres, exactement contiguës, ne diminuant de longueur que versnbsp;Ie sommet des pennes, oü elles se soudent peu A peu les unes aux autres;nbsp;pinnule extréme aiguë, plus cour te que les autres; pinnule inférieure ré-trécie en coin A la base, divisée au sommet en deux ou plusieurs lobes aigus.nbsp;Nervures diebotomes, décurrentes A la base sur Ie rachis, légèrement arquéesnbsp;et se divisant sous des angles très-aigus.

Sur certaines portions des rachis, on observe des pinnules beaucoup plus grandes, atteignant 10 A i5 millimètres de largeur sur 45 A 5o millimètresnbsp;de longueur et parfois plus, A contour divisé en lobes plus ou moins pro-fouds et A dents très-aiguës.

Cette espèce est spéciale au terrain houiller supérieur, dans lequel elle parait même n’exister qu’A une certalne hauteur au-dessus de la base.

HOUILLER SUPÉRIEUR.

Bassin de la Loire. — Lorette. Méons : puits Mars. Beauhrung couche. Treuil : 9' couche. Villars : p. Beaunier. Roche-Ia-Molière : p. Neyron, c. du Péron. La Porchère.nbsp;ünieax: p. Saint-Honoré. (Loire.) [Grand’Eury.]

Lardin. Cublac. (Dordogne.)

Bassin de Saóne-et-Loire. — Saint-Bé rain. [Grand’Eüry.]

Saint-Pierre-Lacour (Mayenne).

-ocr page 71-

61

PRINCIPAUX VÉGÉTAUX FOSSILES DU TERRAIN HOUILLER,

ODONTOPTERIS REICHIANA. Gbtbier,

(Atlas, pl. CLXVI, %. 1 et 2.)

Odontopteris Reichiana. Gutbier, Ahdr. und Verst, des Zwick. Schwarzkohl., p. 65, pl. IX, fig. 1, 2, 3, 5 et 7; pl. X, fig. i3.

Pennes normales bipinnées, a contour ovale-lancéoié, partant du rachis sous des angles de 45 k 60 ou 'yo®,'rappröchées les unes des autres et senbsp;recouvrant en partie; pennes secondaires longues de 8 i i2 centimètres.nbsp;Souvent une portion de fronde est tripinnée du cóté inférieur et bipinnéenbsp;du cóté supérieur : du cóté ou elle est tripinnée, elle est, en outre, garnie,nbsp;entre les grandes pennes bipinnées, de pennes très-courtes simplenientnbsp;pinnées, qui font suite, sur Ie rachis, aux divisions des grandes pennes. Pinnules plus étroites et relativement plus longues que dans l’espèce précédente,nbsp;larges de 3 millimetres a 3““,5 a la base et longues de 8 a g millimetres,nbsp;exactement contiguës, souvent légèrement soudées entre elles a la base etnbsp;séparées par un sinus très-aigu, oblusément aiguës èjeur sommet; pinnulenbsp;extreme de chaque penne plus courte que les autres; pinnule Inférieure ré-trécie en coin a la base, divisée au sommet en plusieurs dents; les pinnulesnbsp;voisines, et notamment la pinnule la plus basse du cóté supérieur de la penne,nbsp;sont souvent un peu dentelées sur leurs bords. Nervrues dichotomes, décur-rentes 4 la base sur Ie rachis, droites et divisées sous des angles très-aigus.nbsp;Nervure médiane généralement peu accentuée. *

Cette espèce est particulière au terrain houiller supérieur, et s’y rencontre fréquemment.

HOUILLER SUPÉRIEUR.

Bassin de la Loire. — Sainl-Chamond: puits du Chateau. La ChazoUe : p.Voron, p. du Gahet. Villars. Cros. Me'ons. Treuil : 2° et 7® couches. Roche-la-Moliere. La Porchère:nbsp;14® couche. Montaad: 8° couche. Moniramherl. La Béraudière. ünieux: p. n® 2. (Loire.)nbsp;[Grand’Eury.]

Lancjeac (Haute-Loire). [Grand’Eürv.]

Brassac (Puy-de-Dóme). [Grand’Eury.]

La Mare (Isère).

Prades (Ardèche). [Grand’Eury.]

Bassin d’Alais. — Bessèges. Molière. La Grand’Combe : Champclauson. Portes. (Gard.) [Grand’Eury.]

-ocr page 72-

62

CHAPITRE II.

Graissessac. Neffiez. (Hérault.) [Grand’Eüry.]

Carmanx (Tarn).

Bassin de Decazeville. — La Vaysse. Paleyrets. (Aveyron.)

AJiun. (Greuse).

Commentry : couche du Marais; grande couche; couche des Pourrats. Montet-aux-Moines. (Allier.) [Grand’Eury.]

Bassin de SaÓne-et-Loire.— Blanzy : grande couche inférieure et grande couche supérieure. [Grand’Eury.]

Ronchamp (Haute-Saóne). [Grand’^Iury.]

Saint-Pierre-Lacoar (Mayenne). [Grand’Eury.]

ODÜNTOPTERIS MINOR. Brongniart.

Odontopteris minor. Brongniart, Hisi. végét. foss., I, p. 253, pl. LXXVII-

Pennes normales bipinnées; pennes secondaiies longues de 7 a lo centimetres; pinnules étroites, larges seulement de 1“®, 5 a 9 millimètres a la base et longues de 7 a 9 millimètres, très-aiguës au som met, plus obliquesnbsp;sur Ie racbis et plus séparées que dans l’espèce précédente. Pinnule inférieure rétrécie k la base, divisée en deux lobes, dont l’inférieur aigu. Ner-vure médiane généralement bien marquée; nervures secondaires droites;nbsp;celles qiil ne naissent pas de la nervure médiane, décurrentes a la base surnbsp;Ie racbis.

Cette espèce est également particuliere au terrain houiller supérieur.

HOÜILLER SÜPÉIUEUR.

Bassin de la Loire. — Roche-la-Molière : puits Palluat. Monisalson : couche des Littes. Avaize. Montaud. Montramhert. La Ricamat'ie : couches n” 1 et n“ 2. La Malafolie. (Loire.)nbsp;[Grand’Eury.]

Bassin de Decazeville. — Bourran. Paleyrets. (Aveyron.)

Champagnac (Cantal). [Grand’Eury.]

Lardin (Dordogne). [Grand’Eury.]

Ahim (Greuse).

Decize (Nièvre). [Grand’Eury.]

Bassin de Saóne-et-Loire. — Saint-Bérain. Blanzy. [Grand’Eury.] Montchanin. (Saóne-et-Loire.)

Saint-Pierre-Lacour (Mayenne). [Brongniart.]

-ocr page 73-

63

PRINCIPAUX VÉGÉTAUX FOSSILES DU TERRAIN HOUILLER.

ODONTOPTERIS OSMUNDjEFORMIS. Schlotheim (sp.).

Filicites osmundaeformis. Schlotheim, Petrefactenkunde, p. 4ia. Fl. der Vorw,, pl. III, flg. 5 et 6.

Neuropteris nummularia. Sternberg, Ess. Fl. monde prim-,, 1, fase. 4, p. xvii.

Odontopteris Schlotheimii. Brongniart, Diet. sc. nat., t. LVII, p. 69.

Pennes prlmaires bipinnées; pennes secondaires longues de 6 A 8 centi-mètres, assez étalées; pinnules larges de 6 a 7 millimetres a leur base, longues de 5 A 6 millimètres, A contour arrondi, légèrement décurrentesnbsp;sur Ie rachis, contiguës et se soudant entre elles A la base, diminuant peu Anbsp;peu de dimension vers I’extremite des pennes, oü elles sesoudent de plus ennbsp;plus; pinnule extréme très-petite. Pinnule basilaire A peine soudée au rachisnbsp;primaire. Nervures arquées, naissanl toutes du rachis sans nervure médiane,nbsp;se divisant sous des angles très-aigus.

Gelte espèce, sans être abondante, parait répandue dans tout Ie terrain houiller supérieur.

HOUILLER SUPÉRIEUR.

Bassin de la Loire.— Cote-Chaade. Tardy. Terre-Noire : couche des Rochettes. Cluzel. La Béraudière. [Grand’Eury.] Firminy. (Loire.)

La Mare (Isère).

Baxière-la-Grue (Ailier). [Giund’Edry.J

Bassin de SaÓne-et-Loire.— Sainl-Bérain. [Grand’Eory.]

ODONTOPTERIS OBTUSILOBA. Naümann.

Odontopteris obtusiloba. Naumann, in Geinitz et Gutbier, Verstein. des Zechsteingeb. and RolJiUeg., Heft II, p- i4gt; pl' VllI, üg- 9, 10 et 11.

Rachis sti'ié longitudinalement. Pennes bipinnées; pennes secondaires très-rapprochées, empiétant Tune sur l’autre, partant du rachis sous unnbsp;angle de 45 A 5o°, longues de 7 A lo centimetres. Pinnules larges de 8 Anbsp;g millimètres A leur base, longues de 12 A i5 millimètres, A bords pa-rallèles, inclines de 5o A 60® sur Ie rachis, complétement arrondies aunbsp;somiuet, légèrement décurrentes sur Ie rachis et se soudant entre elles A lanbsp;base; pinnule extréme rhomboïdale a angles et A sommet arrondis, beau-coup plus grande que les autres; pinnule inférieure légèrement contractée

-ocr page 74-

64 nbsp;nbsp;nbsp;CHAPITRE II.

a la base, arrondie au somraet, quelquefois divisée en deux lobes obtus peu distincts. Nervures très-nombreuses, arquées, naissant toutes du rachisnbsp;sans nervure médiane, et se divisant sous des angles très-aigus.

Cette espèce parait propre au terrain permien; mais elle se montrerait déji, d’après M. Grand’Eury, dans les couches les plus élevées du terrainnbsp;houiller supérieur, par exemple a la Malafolie, a Avaize, prés Saint-Etieene.

PERMIEN.

Schistes bitumineux d'Aatun (Saóne-et-Loire).

Schistes ardoisiers de Lodève (Hérault).

Genre CALLIPTERIS. Brongniart.

Callipteris. Brongniart, Tabl. des genres de végét.foss., 24.

Fronde bipinnée; pennes dressées; pinnules contiguës, oblicjues et unpeu décurrentes sur Ie racbis, auquel elles sont fixées par toute la largeur de leurnbsp;base, entières, arrondies au sommet. Rachis primaire garni, entre les insertions des pennes, de pinnules faisant suite a celles des pennes et qui dimi-nuent peu a peu de longueur en descendant de la base d’une penne versnbsp;l’insertion de la penne inférieure. Nervure médiane nette, décurrente a lanbsp;base sur Ie rachis; nervures secondaires très-obliques, dicbotomes, se divisantnbsp;sous des angles aigus, plusieurs d’entre elles naissant directement du rachis.

.. nbsp;nbsp;nbsp;CALLIPTERIS GIGANTEA. Schlotheim (sp.).

(Atlas, pl. CLXVII, fig. 6 et 7.)

Filicites ffiganteus. Schlotheim, Petrefaclenkunde, p. 4o4.

Neuropteris conferta. Sternberg, Ess. El monde prim., I, fase. 4, p. xvii; II, fase. 5 et 6, p. 76, pl. XXil, %. 5.

Neuropteris decurrens. Sternberg, 1. c., I, fase. 4, p. xvii; II, fase. 5 et 6, p. yö, pl. XX, %¦ 2.

Pecopteris gigantea. Brongniart, Diet. sc. nat, t. LVII, p. Hist, végét. foss., I, p. 298, pl. XCII.

Callipteris gigantea. Brongniart, Tahl. des genres de végét. foss., p. 24-

Fronde bipinnée; rachis primaire stné longitudinalement, large de 4 a

-ocr page 75-

PRINCIPAÜX VÉGÉTAUX FOSSILES DU TERRAIN HOUILLER. nbsp;nbsp;nbsp;65

5 millimètres; pennes primaires se détachant sous des angles’*de 4o a 5o°, longues de lo a i5 centimetres en moyenne, rapprochées les unes des au-tres et se touchant par les extrémités de leurs pinnules; pinnules larges denbsp;5 a 6 OU 7 millimètres, longues de lo a i2 ou i3 millimètres, diminuantnbsp;peu a peu de longueur au bout des pennes, la pinnule extréme plus petitenbsp;que toutes les autres; les pinnules font avec Ie rachis un angle de 6o a 8o”,nbsp;elles sont décurrentes a la base, soudées les unes aux autres sur 3 a 4 millimetres de hauteur, séparées par des sinus très-aigus. Entre les insertionsnbsp;de deux pennes successives d’un même cóté de la fronde, Ie racbis portenbsp;directement deux ou trois pinnules contiguës, successivement décroissantesnbsp;en descendant. Nervure moyenne nette; nervures secondaires fines, souventnbsp;peu distinctes.

Cette espèce est propre au terrain permien.

PERMIEN.

Mines BeH (Allier). [Grand’Eüry.]

Schistes bitumineux de Chamhois et de Millery, prés Autun (Saóne-et Loire). [Grand’-Eury.]

Plan-de-la-Tour (Var). [Grand’Eüry.]

Val de Villé (Alsace).

Genre CALLIPTERIDIUM, Weiss.

Pecopteris. Brongniart, Bist. végét.foss., T, p. 267 (pars).

Callipteridium. Weiss, Zeitschr. der deutsch. geol. Gesellsch., t. XXII, p. 8,o8.

Fronde bi- ou tripmnée; pinnules assez etalees, contiguës, fixees au rachis par toute la largeur de leur base, très-legerement decurrentes, plus ounbsp;moins soudées entre elles a la base, entières, arrondies au sommet. Rachisnbsp;portant, au-dessous de chaque penne simplement pinnée, une ou plusieursnbsp;pinnules fixées directement sur lui et faisant suite a celles de cette penne,nbsp;raais ne descendant pas jusqué la base de la penne placée au-dessous.nbsp;Nervure médiane nette, mais disparaissant avant d’atteindre Ie sommet de lanbsp;pinnule; nervures secondaires obliques, dichotomes, se divisant sous desnbsp;angles aigus; quelques-unes d’entrc elles naissant directement du rachis.

IV. nbsp;nbsp;nbsp;9

-ocr page 76-

66

CHAPITRE II.

CALLIPTERIDIliM OVATUM. Brongniart (sp.).

(Atlas, pl. CLXVI, fig. 3 et 4.)

Pecopteris ovata. Brongniart, Diet. sc. nat.^t LVII, p. 66. Hist, végét.foss., I, p. 328, pl. CVIl,

4-

Alethopteris ovata. Gceppert, Syst. Filic.foss., p. 3i5.

Neuropteris ovata. Germar, Verstem, des Steink. von Wetlin. iind Löbejün/f. 33, pl. XII.

At) Filicites pteridius. Sclilotheim, Petrefactenkunde, p. 4o6. Fl. der Vortv., pl. XIV, fig- 27?.

Fronde tripinnée, paraissant se diviser, au raoins quelquefois, par dichotomie a la partie supérieure; rachis épais, finement striés longitudinale-ment; rachis primaire souvent infléchi en zigzag, garni entre les pennes priraaires bipinnées de pennes secondaires sirnplement pinnées et, au-dessous de celles-ci, de pinnules lobées ou entières. Pennes primairesnbsp;alternes, assez étalées, a rachis principal large de 3 a 5 millimetres, bipinnées dans la plus grande partie de leur étendue, sirnplement pinnées aunbsp;sommet, les pinnules des pennes secondaires climmuant peu a peu et cesnbsp;pennes étant remplacées ensuite par de grandes pinnules simples, d’abordnbsp;légèrement sinuées, puis tout a fait entières, comme dans Ie genre Alethopteris. Pennes secondaires alternes, se détachant sous des angles de 60nbsp;a 90°, suivant qu’elles sont placées du cóté supérieur ou du cóté inférieurnbsp;d’une penne primaire, longues de 8 a 12 centimétres, distantes, d’unnbsp;même cóté du rachis, de i5 a 20 millimèü'es, contiguës, mals n’empiétantnbsp;pas Tune sur Tautre. Pinnules alternes, se détachant sous des angles denbsp;70 k 90quot;, souvent un peu arquées en avant, habituellement longues denbsp;7 a i5 millimétres, larges de 3 a 6 millimètres é leur base, un peu ré-trécies au sommet, mais arrondies, a surface supérieure convexe, soudéesnbsp;les unes aux autres a la base, ne diminuant de longueur que vers Ie bout desnbsp;pennes; pinnule terminale ovale-allongée, plus longue que les précédentes.nbsp;Les pinnules diminuenl, d’ailleurs, de taille vers Ie sommet des pennes primaires; sur les dernières pennes secondaires bipinnées, elles n’ont plus quenbsp;3 a 4 millimètres de longueur; puis les grandes pinnules simples qui suc-cèdent aux pennes bipinnées ont jusqu’é 20 millimètres. Pinnule inférieurenbsp;de chaque penne naissant dans Tangle formé par les deux rachis et adherente par sa base a Tun et a Tautre; au-dessous de celle-ci se trouve une

-ocr page 77-

PRINCIPAUX VÉGÉTAUX FOSSILES DU TERRAIN HOUILLER. nbsp;nbsp;nbsp;67

autre pinnule de forme presque triangulaire, fixée directement sur Ie rachis principal. Au sommet des pennes primaires, les premières pinnules simplesnbsp;qui se substituent aux pennes garnies de pinnules sont munies a leur base,nbsp;du cóté inférieur, d’une oreillette oblique, soudée au rachis, qui tient lanbsp;place de la pinnule placée au-dessous de cbaque penne dans la portion bi-pinnée. Nervure médiane assez forte, marquee seulement sur les deux tiersnbsp;de la longueur de la pinnule; nervures secondaires très-fmes et nombreuses,nbsp;se détachant assez obliquement de la nervure moyenne, se divisant par dichotomie sous des angles très-aigus, courant presque parallèlement les unesnbsp;aux autres et atteignant obliquement Ie bord du limbe.

Le Filicites pteridius Schlotheim me parait se rapporter plutót a cette espèce qu’au Pecopteris pteroides Brongniart, la figure du Beiirag znr Floranbsp;der Vonvelt indiquant notamment des pinnules soudées a la base, tandis quenbsp;dans le Pecopteris pteroides les pinnules sont indépendantes. Mais je n’oserais,nbsp;sur le simple examen d’une figure, affirmer cette identité qui, si elle étaitnbsp;établie, devrait entraïner, pour fespèce que je viens de décrire, le retour aunbsp;nom spécifique de Schlotheim .

Cette espèce est particulière au terrain houiller supérieur et s’y montre assez commune.

HOUILLER SUPÉRIEUR.

Bassin de la Loire. — Treuil: 2® et 5' couches. ViUars. Montaud : 8' couche. La Por-chère. Montramhert. La Béraudière. La MalafoUe. (Loire.) [Grand’Eury.]

Sainle-Foy-l’Argeniière (Rhone). [Grand’Eury.]

Langeac (Haute-Loire). [Grand’Eury.]

Brassoü : zone supérieure. (Haute-Loire.) [Grand’Eury.]

Bassin d’Alais.— La Grand’Comhe : CharapclaLUSon. Porles. (Gard.) [Grand Eury.] NeJJiez (Hérault). [Ghand’Eury.]

Carmaux (Tarn).

Champagnac (Cantal). [Grand’Eury.]

Argentat (Corrèze).

Ahun. Bosmoreau. (Greuse.)

Commentry : grande couche, couche du Marais. Montel-aux-Moines. (Allier.) [Grand’ Eury.]

La ChapeUe-soas-Dan (Saóne-et-Loire). [Grand’Eury.]

Bassin de Saone-et-Loire. — Blanzy. Saini-Bérain. [Grand’Eury.]

Bassin d’Autun. — Sully (Saóne-et-Loire). [Grand’Eury.]

Saini-Nazaire (Var). [Ghand’Eury.]

-ocr page 78-

fxS

CHAPITRE 11.

Genre MARIOPTERIS. Zeilleei.

Sptenopteris. Brongniart, Hist, végét. foss. ,1, p. 169 (pars). Pecopteris. Brongniart, l. c., p. 267 (pars).

Kunth.

Heteropteris. Brongniart, mss. Collect, du Muséum d'hist. nat.; Diplothmema. Stur, Culm-Flora, Heft II, p. 127 (pars).

Fronde composée de pennes quadripartites, a sections bipinnées: ie rachis primaire émet des rameaux alternes, nus, qui se bifurquent sous un anglenbsp;plus OU moins ouvert en deux courtes branches symétriques, dont chacunenbsp;se bifurque a son tour en deux pennes bipinnées, la penne extérieure parnbsp;rapport a la bifurcation principale étant plus petite que celle qui se trouve dunbsp;cóté intérieur. Pinnules plus ou moins rapprochées, tantót soudées les unesnbsp;aux autres, tantót libres et contractées a la base, obliques et un peu décur-rentes sur Ie rachis, entières ou divisées en lobes peu profonds. La pinnulenbsp;inférieure de chaque penne secondaire est babituellement d’une forme unnbsp;peu différente de celles qui suivent, lobée ou pinnatifide. Nervure médianenbsp;nette, se prolongeant presque jusqu’au sommet des pinnules, décurrentenbsp;a 4a base sur Ie rachis; nervures secondaires très-obliques, généralementnbsp;dicbotomes, se divisant sous des angles aigus, naissant pour la plupart denbsp;la nervure médiane, mais quelques-unes, a la base, naissant directementnbsp;du rachis.

Fructification inconnue.

Les Fougères que je réunis dans ce genre présentent ce caractère rernar-quable, que les rachis secondaires se bifurquent de telle manière que les pennes sont en quelque sorte palmées et comme formées de la réunion denbsp;quatre pennes ordinaires; elles se distinguent en outre des Pecopteris leursnbsp;nervures dichotomes, naissant et se divisant sous des angles aigus, et par lanbsp;décurrence des pinnules; elles se rapprochent sous ce rapport des Calliptens,nbsp;dont elles différent, outre la disposition des pennes, par l’absence de pinnules Ie long du rachis principal. Brongniart avait groupé ces formes, dans lesnbsp;collections du Muséum, sous Ie nom de Heteropteris, qu’il n’a pas publié etnbsp;qui ne peut être conservé, ayant été ernployé, dés 1821, pour un genre de lanbsp;familie des Malpighiacées. Outre les deux espèces ci-dessous décrites, cenbsp;genre comprend les Sphenopteris latifolia Brongniart et Sphenopteris acula

-ocr page 79-

PRTNCIPAUX VÉGÉTAÜX FOSSILES DU TERRAIN HOUILLER. nbsp;nbsp;nbsp;69

Brongniart, et vraisemblablement Ie Pecopteris Loshii, que Brongniart avait placé aussi dans son genre Heteropteris. M. Stur range ces diverses espècesnbsp;dans son genre Diplotfimema; mais, comme je i’ai indiquéb je crois nécessaire de les en séparer, les Fougères a pennes quadripartites, a pinnulesnbsp;bien développées, souvent attachées au racbis par toute leur base et plusnbsp;OU moins soudées entre elles, munies d’une nervure médiane nette et de ner-vures secondaires divisées, formant un groupe évidemment distinct des Fougères a pennes simplement bipartites, divisées en lobes linéaires étroits,nbsp;parcourus par nne nervure unique ou très-peu divisée.

MARIOPTERIS NERVOSA. Brongniart (sp.).

(Atlas, pl. CLXVII, fig. 1, 2, 3 et 4.)

Pecopteris nervosa. Brong-niart, Hist, végét. foss., I, p. 297, pl. XCIV; pl. XCV, lig. 1 et a. Pecopteris Sauveurii. Brongniart, L c., p. 399, pl. XCV, fig. .5.

Pecopteris subnervosa. Rcemer, Palwonlographica, I. IX, p. 16, pl. VIII, fig. 11.

Racbis primaire large de 10 a i5 millimètres, couvert d’écailles ou marqué de cicatricules transversales, légèrement flexueux. Racbis secondaires larges de 3 a 7 millimètres, atteignant 12 a i5 centimetres denbsp;longueur, puis se bifurquant sous un angle très-ouvert en deux rameauxnbsp;nus, longs de 10 a 20 millimetres, bifurqués eux-mêmes a leur sommetnbsp;sous un angle variable, très-ouvert dans les portions inférieures de la fronde,nbsp;plus aigu dans les portions supérieures. Les pennes partielles bipinnées,nbsp;formant par leur réunion, au nombre de quatre, la penne entière quadripartite, sont ovales-lancéolées dans leur contour, longues de 20 a 25 centi-mètres vers la base de la fronde, et de 8 a 10 centimètres seulement vers Ienbsp;haut; leurs pennes secondaires, simplement pinnées, sont plus courtes dansnbsp;1’angle intérieur de la seconde bifurcation que du cóté extérieur. Pinnules denbsp;forme triangulaire, entières ou A peine dentelées, longues de 5 a i5 millimètres, larges de 3 a 5 millimètres, attachées au racbis par toute la largeurnbsp;de leur base, décurrentes, assez obliques, légèrement soudées entre ellesnbsp;dans les portions inférieures de la fronde, se soudant de plus en plus et

* Voir plus haut, p. 45.

-ocr page 80-

70 nbsp;nbsp;nbsp;CHAPITRE II.

diminuant de longueur en mème temps dans les portions supérieures et vers Ie bout des pennes; pinnules de la base de la fronde obtusément aiguës aunbsp;sommet; les autres, plus courtes, tout a fait arrondies au sommet. La pinnulenbsp;extréme de cbaque penne secondaire est plus ou moins allongée, ovale ounbsp;ovale-lancéolée, parfois Irès-étrolte; la pinnule inférieure est habituellementnbsp;divisée en deux lobes obtus, moins distincts dans les pennes supérieuresnbsp;oil les pinnules se soudent de plus en plus; sur les pennes secondaires lesnbsp;plus basses, la pinnule inférieure est au contraire parfois plus développée, etnbsp;devient alors pinnatifide. Par suite de la soudure de plus en plus complétenbsp;des pinnules, les sections des pennes primaires supérieures, encore bipin-nées a leur base, sont simplement pinnées vers leur extrémité et dans la plusnbsp;grande partie de Tangle interne de la seconde bifurcation; celles des plusnbsp;élevées sont mème simplement pinnées dans toute leur étendue, Ie degrénbsp;de division diminuant ainsi régulièrement de la base au sommet de lanbsp;fronde. Ces pennes ou portions de pennes simplement pinnées sont garniesnbsp;de grandes pinnules simples, longues de 20 a 4o millimèlres, larges denbsp;6 a 7 millimetres, d’abord sinuées, puis tout a fait entieres. Nervure médianenbsp;très-forte, se prolongeant jusqu’au sommet des pinnules; nervures secondaires nettes, simples ou dicbotomes, se détachant sous des angles aigus,nbsp;celles de la portion décurrente des pinnules naissant directement dunbsp;racbis.

J’ai observé un grand nombre d’échantillons de cette espèce, provenant des bassins houillers du Nord de la France, de la Belgique, de Sarrebriick,nbsp;d’Eschweiler, etc. J’ai toujours vu les pennes, quand elles étaient assez com-plètes, divisées en qualre parties dés leur base et portées par un pétiole nunbsp;assez développé; j’ai pu, sur un écbanlillon bien conservé provenant denbsp;Bully-Grenay C suivre ce pétiole jusqu’a son insertion sur Taxe primaire etnbsp;constater que eet axe avait tous les caractères d’un rachis et non ceux d’unnbsp;tronc. Je ne puis done regarder ces assemblages de quatre pennes que commenbsp;des pennes primaires et non pas comme des frondes completes; d’ailleurs,nbsp;les variations considérables qu’on observe dans Ie degré de division desnbsp;pennes, variations liées par une série continue d’intermédiaires, ne peuventnbsp;correspondre qu’a des portions différenles d’une mème fronde, ainsi que

‘ Cet écliantillon est figuré dans Ie Bulletin de la Sociétë géologique de France, 3' série, t. VII, séance du i3 janvier 1879, pl. V, fig. 1.

-ocr page 81-

PRINCIPAUX VÉGÉTAUX FOSSILES UU TERRAIN HOÜILLER. nbsp;nbsp;nbsp;71

Brongniart Ie supposait pour les trois variétés qu’il a indiquées dans cette espèce. Dans les échantlllons que j’ai figurés, la figure 2 représentenbsp;un fragment d’une penne de la partie moyenne, a pinnules partiellementnbsp;soudées; la figure 1 représente un fragment d’une des pennes supérieures,nbsp;a sommet simplement pinné; on y remarque l’inégalité des pennes secon-daires situées de part et d’autre du racliis; celles qui sont dirigées vers Ie bas,nbsp;étant placées dans Tangle de la bifurcation, sont plus courtes et ont leursnbsp;pinnules complétement soudées, tandis que, du cóté opposé, les pennesnbsp;sont plus longues et garnies encore, sauf les plus élevées, de pinnules biennbsp;distinctes.

Cette espèce est particulière au terrain houiller moyen, oü elle parait assez commune.

HODILLBP. MOYEN.

Bassin du Nord et du Pas-de-Calais.— Vicoigne : fosse nquot; 1, veine Saint-Louis. Fresnes : f. Bonnepart, v. Rapuroir. Raismes : £ Thiers, v. Printanière; f. Bleuse-Borne, v. Grande-Passée. (Nord.) — Carvin : f. n° 2 et n° 3, v. n“ Dourges : f. n° 2, v. Sainte-Cécile,nbsp;V. Saint-Georges. Courrières : £ n“ 1, v. de la Renaissance; £ nquot; 4, v. Augustine. Lens:nbsp;£ nquot; 1, V. Marie, v. Ernestine, v. Céline; f. n° 2, v. Gassion; £ n” 3, v. du Souich.nbsp;Liévin. BaUy-Grenay ; f. n° 3, v. Saint-Ignace, v. Ghrisliau, v. Sainte-Alice; f. u“ 2, v. n° 7.nbsp;Neeux : f. n° 1, v. Saint-Constant, v. Saint-Augustin. Marles: f. n” 3, v. Sophie. (Pas-de-Calais.)

Bassin du Bas-Boulonnais.— Hardinghen : f. du Souich, i’’® veine. (Pas-de-Calais.)

MARIOPTERIS MURICATA. Schlotheim (sp.).

(Atlas, pl. CLXVir, fig. 5.)

Filicites muricatus. Schlotheim, Petrefactenkunde^ ip. 409. Fl. der Vorw., pl. XII, hg. 21 el 23. Pecopteris incisa. Sternberg, Ess. Fl. monde prim., I, fase. 4, p- xx; II, p. i56, pl. XXII,nbsp;fig. 3.

Pecopteris muricata. Brongniart, Hist, végét. foss., I,p. 352, pl. XCV, hg. 3 et 4; pl. XCVTl. Pecopteris laciniata. Lindley et Hutton, Foss. Fl. of Gr. Britain, II, pl. CXXII.

Rachis primaire large de t5 a 20 millimètres, garni d’écailles ou couvert de cicatricules transversales. Rachis secondaires larges de 5 a 7 millimètres,nbsp;se bifurquant sous des angles assez ouverts, du moins dansles pennes infé-rieures, en deux rameaux longs de 10 a 20 millimètres, bifurqués eux-mêmes en deux pennes bipinnées, a contour ovale-lancéolé, longues de 1 o a

-ocr page 82-

72 nbsp;nbsp;nbsp;CHAPITRE II.

2 5 OU 3o centimetres. Pinnules de forme oblongue-triangulaire, aiguës au sommet, larges de 3 a 6 millimètres, longues de 4 a i 5 millimetres, un peunbsp;décurrentes, assez obliques, contractées a la base et non contiguës dans lesnbsp;pennes inférieures, dentées et même lobées; dans les pennes supérieuresnbsp;elles sont plus entières, plus rapprochées, et se soudent même les unes auxnbsp;autres a leur base. Pinnide inférieure de chaque penne généralement plusnbsp;longue que toutes les autres et habituellement pinnatifide, mais se réduisant,nbsp;vers Ie sommet des pennes supérieures, a être simplement bilobée. Aunbsp;sommet des pennes supérieures, les pinnules se soudent de plus en plus,nbsp;formant, par leur reunion, des pinnules a contour dentelé. Nervure médianenbsp;très-nette se prolongeant jusqu’au sommet de la pinnule; nervures secondairesnbsp;se divisant une et deux fois par dichotomie, naissant et se bifurquant sousnbsp;des angles aigus; celles de la portion décurrente des pinnules naissant di-rectement du rachis.

Cette espèce me parait distincte de la précédente, a laquelle quelques auteurs proposent de la réunir, par ses pinnules beaucoup moins soudées,nbsp;parfois même tout a fait séparées, plus aiguës en général au sommet, fré-quemment contractées a la base, souvent dentées et même lobées, enfin parnbsp;la pinnule inférieure des pennes secondaires généralement pinnatifide.

Elle est également assez commune dans Ie terrain bouiller moyen, auquel elle est particulière.

HOÜILLER MOYEN.

Bassin du Nord et du Pas-de-Calais.— Vieux-Condé: fosse Leonard, veine Neuf-Paumes. Fresnes: f. Bonnepart, petite veine. Anzin : f. Casimir-Périer, i''® veine du Nord; f. Benard, V. Président. Aniche : v. Ferdinand; f. Fénelon, v. Marie, v. du sondage. L’Escar-pelle : f. nquot; 3, v. Ernest. (Nord.) — Carvin : f. n° 3, 3® et 4® veines. Liévin. Aachy-au-Bois : f. n“ 2. (Pas-de-Calais.)

Bassin du Bas-Boulonnais.— Hardinghen: f. du Souich, i’'® veine. (Pas-de-Calais.)

-ocr page 83-

73

PRINCIPAUX VÉGÉTAUX FOSSILES DU TERRAIN HOUILLER.

Pécoptéridées.

Genre ALETHOPTERIS. Steenberg.

Alethopteris. Sternberg, Ess. Fl. monde prim., I, fase. 4, p. xxi. — Brongniart, Tabl, des ejenres de végél. foss., p. ik-

Pecopteris (S II, Pteroides). Brongniart, Hist, végét. foss., I, p. 275.

Fronde tripinnée; pinnules généralement obliques, décurrentes sur Ie ra-chis, auquel elles sont lixées par toute la largeur de leur base, queiquefois libres, plus souvent soudées les unes auxautrespar leur base, assez rappro-chées, entières, 4 sommet tantót aigu, tantót arrondi, et a surface supérieurenbsp;convexe. Pinnule extréme de chaque penne généralement plus longue quenbsp;les précédentes. Rachis non garni de pinnules entre les bases des pennes.nbsp;Les pennes primaires, bipinnées a leur base et sur la plus grande partie denbsp;leur étendue, sont simplement pinnées vers leur sommet, les pennes secon-daires garnies de petites pinnules étant reinplacées, après avoir été en di-minuant un peu de taille, par de grandes pinnules simples. Nervure médianenbsp;nette, se prolongeant presque jusqu’au bout des pinnules; nervures second aires se détaebant sous un angle assez ouvert, puis s’étalant presquenbsp;aussitót pour prendre une direction normale au bord du limbe; nervuresnbsp;secondaires fines, nombreuses, simples ou dichotomes.

Les Alethopteris avaient Ie même mode de végétation que les Nevropteris et les Odontopteris. On ne connait pas leur mode de fructification.

ALETHOPTERIS LONCHITICA. Schlotheim (sp.).

Filicites loncMticus. Schlotheim, Petrefactenkande, p. 4ii. El- der Vorw., pl. XI, fig. 22. Alethopteris lonchitidis. Sternberg, Ess. Fl. monde prim., I, fase. 4, p. XXi.

Pecopteris lonchitica. Brongniart, Diet. sc. nat., t. LVII, p. 66. Hist, végét. foss., I p 276

pl. LXXXIV.

Alethopteris vulgatior. Sternberg, l. c., p. xxi, pl. LIII, fig. 2.

Pecopteris blechnoides. Brongniart, Diet. sc. nat., t. LVII, p. 65.

se

Fronde tripinnée; rachis striés longitudinalement; pennes secondaires

-ocr page 84-

74 nbsp;nbsp;nbsp;CHAPITRE IJ.

détachant sous un angle assez ouvert, alternes, longues de lo a i5 centi-mèlres, rapprochées, empiétant un peu les unes sur les aulres. Pinnules alternes, larges de 4 a 5 millimètres, longues de i5 i 25 millimètres,nbsp;partant du rachis sous un angle de 45 a 6o°, souvent un peu flexueuses etnbsp;légèrement arquées en arrière, oblongues-lancéolées, effilées vers Ie som-met, qui se termine en pointe obtuse, légèrement contractées a la base dunbsp;cóté supérieur, décurrentes du' cóté inférieur et se prolongeant Ie long dunbsp;racbis par une bande étroite qui descend, en se rétrécissant, jusqu’é la pinnulenbsp;voisine. Pinnules souvent assez écartées, distantes de 5 4 lo millimètres,nbsp;mais se soudant les unes aux autres par la bande qui borde Ie racbis, sépa-rées par des sinus très-aigus; diminuant peü a peu de longueur vers Ie boutnbsp;des pennes, mais ia pinnule extréme très-longue; a la base d’une penne secondaire simpleraent pinnée, il y a souvent une ou deux pinnules pinnati-fides OU même pinnées.-Au sommet des pennes primaires, les pennes se-condaires pinnées sont remplacées par de grandes pinnules très-longues.nbsp;Nervure médlane très-marquée; nervures secondaires très-fines et irès-nom-breuses, les unes simples, la plupart bifurquées dés leur base.

Gette espèce est particulière au terrain houiller moyen et me parait can-tonnée, ainsl que Ta indiqué M. l’abbé Boulay, dans les régions moyenne et inférieure de ce terrain.

HOUILLER MQYEN.

Rassiiv dü Nord. — Vieux-Condé: fosse Ghabaud-Latour. [Abbé Boulay.] Vicoigne : f. n° 1, veine Saint-Louis; f. n” 2, v. Sainte-Victoire. Fresnes; f. Bonnepart, v. Neuf-Paumes. Raismes : f. Tbiers, v, Printanière. Anzin : f. Casimir-Périer, i''® veine du Nord.nbsp;Aniche : grande veine, v. Bon-Secours; f. Fénelon, v. du sondage; f. Sainte-Marie etnbsp;f. Saint-Louis, v. Marie. (Nord.)

ALETHOPTERIS MANTELLL Brongniart (sp.).

(Atlas, pl. CLXm, fig. 3 et 4.)

Pecopteris Mantelli. Brongniart, Hist, végét. Joss., L p- 278, pJ. LXXXIII, bg- 3 etA-

Rachis slriés longitudinalemeot; pennes secondaires alternes, assez étaiées, longues de 10 a I2 centimètres, empiétant légèrement les unes sur les autres.nbsp;Pinnules alternes, larges de 2 a 3 millimètres, longues de 12 a i5 mil-

-ocr page 85-

PRINCIPAUX VÉGÉTAUX FOSSILES DU TERRAIN HOUILLER. nbsp;nbsp;nbsp;75

littiètres, partant du rachis sous des angles de 45 a 6o”, légèrement c[uées, a bords presque parallèles, terminées en poinie obtuse, un pennbsp;contraclées a la base, généralemcnt décurrentes Ie long du rachis, assez rap-prochées, distantes de 4^5 millimetres, Ie plus souvent soudées les vinesnbsp;aux autres par la bande qui borde Ie rachis et séparées par des sinus aigus;nbsp;pinnule extrêiue très-longue, de même que les pinnules simples qui termi-nent les grandes pemles. Nervure mediane tres-marquee; nervures secon-daires très-nombreuses, simples ou bifurquees des la base.

Cette espèce se distingue de la précédente par ses pinnules plus pelites, paria forme de celles-ci, presque linéaires, plusétroites et plus rapprochéesnbsp;relativement a leur longueur.

Elle est particuliere aussi atv terrain houiller moyen.

HOÜILLEB MOYEN.

Bassin du Pas-de-Calais. — Meurchin : fosse n° i, grande veine. Nauw: i'quot; veine. Ferfay : f. n° 2, v. Ferain. (Pas-de-Calais.)

ALETHOPTERIS SERLI. Brongniart (sp.).

(Atlas, pl. CLXIII, lig. 1 et 2.)

Pecopteris Serlii. Brongniart, Hist, végét.foss., I, p. 292, pl. LXXXV.

Rachis striés longitudinalement; rachis primaire large de i5 a 20 miili-mètres et plus; pennes primaires alternes, rapprochées, se recouvrant en partie Tune l’autre; pennes secondaires alternes, longues de i5 a 20 centimetres, assez étalées, distantes de 26 A 35 millimetres d’un même cóte dunbsp;rachis, empiétant les unes sur les autres. Pinnules alternes, larges de 5 a 8nbsp;millimetres, longues de i5 A 25 millimetres, partant du rachis sous desnbsp;angles de 60 A 70°, légèrement arquées en arrière, fortement élargies aunbsp;milieu, terminées au sommet en pointe obtuse, contractées a la base,nbsp;décurrentes Ie long du rachis, très-rapprochées, se recouvrant par leursnbsp;bords, soudées les unes aux autres et séparées par des sinus aigus; pinnulesnbsp;diminuant de longueur au bout des pennes, mais la pinnule extréme plusnbsp;longue que les précédentes. Pinnules de la base des pennes souvent un peunbsp;réfléchies en arrière et s’étalant sur Ie rachis. Nervure médiane trêsmette.

-ocr page 86-

76 nbsp;nbsp;nbsp;CHAPITRE II.

se prolongeant jusqu’au sommet de la pinnule; nervures secondaires très-nombreuses et très-fines, simples ou bifurquées.

Cetle espèce me parait propre au terrain houiller moyen, oü elle se montre surtout abondante dans les regions moyenne et supérieure.

HOUILLER MOYEN.

Bassin du Nokd et du Pas-de-Calais. — Anzin : fosse Casimir-Périer, i’’'veine du Nord. Annceullin. (Nord.) — Doarges : f. n“ 2 , v. 5, v. Saint-Georges, v. Sainte-Cécile. Coar-rières : f. nquot; 2, v. Pauline; f. n” 4, v. Augustine, v. Sainte-Barbe. Lens : f. n° i, v. dunbsp;Nord, V. Céline, v. Omérine, v. Emilie, v. Ernestine; f. n° 2, v. Dumont, v. Theodore.nbsp;Liévin. Bully-Gretiay : f. nquot; 5, v. Saint-Joseph, v. Saint-Alexis; f. n° 3, v. Christian,nbsp;V. n* 3, V. Marie, v. Désiré, v. Saint-Ignace; f. n° 2, v. nquot; 7, v. n° 16. Nosux : f. n° 2,nbsp;V. Saint-Augustin. Marles ; f. n° 4, v. Cavaignaux. (Pas-de-Calais.)

ALETHOPTERIS GRANDINI. Brongniart (sp.).

Pecopteris Grrandini. Brongniart, Hist, végét.foss., 1, p. 286, pl. XCl, fig. 1 a 4-

Rachisstriés longitudinalement; pennes secondaires alternes, étalées, em-piétant un peu les unes sur les autres. Pinnules alternes, larges de 5 a 8 mil-limètres, longues de Qoa 26 millimètres, assez étalées, légèrement arquées, hbords presque parallèles, tout a fait arrondies au sommet, légèrement con-tractées vers la base et un peu décurrentes sur Ie racliis, très-rapprochées,nbsp;séparées par des sinus arrondis; pinnules diminuant de longueur et se sou-dant de plus en plus au bout des pennes, Ia pinnule extréme très-courte. Ner-vure médiane très-marquée, ne se prolongeant pas jusqu’au sommet; nervuresnbsp;secondaires nombreuses, simples ou bifurquées A la base et se divisant encorenbsp;a moitié de leur longueur.

Cette espèce me parait particulière au terrain houiller supérieur, oü on la trouve assez abondamment. M. l’abbé Boulay l’indique, il est vrai, dans Ienbsp;bassin du Pas-de-Calais, a Lens et a Bully-Grenay, dans des couches qu’il re-garde comme très-élevées; mais je ne l’ai, quant a moi, jamais observée parminbsp;les nombreuses empreintes de ces provenances que j’ai pu examiner.

HOUILLER SUPÉRIEUR.

Bassin de la Loire. — Saint-Chamond. Terre-Noire : puits Saint-Félix. Treuil : 2®couche. Méons. Chanay : i3“ couche. La Barallière ; 9' a 1 2® couche. Quartier-Gaillard.

-ocr page 87-

77

PRINCIPAÜX VEGETAUX FOSSILES DU TERRAIN HOülLLER.

Montsalson : 3® couche. Villars. Moniaud : 8® couche. Montrambert. JJnieux : p. Saint-Honoré. (Loire.) [Grand’Eury.]

Langeac (Haute-Loire). [Grand’Eury.]

Brassac : zone supérieure. (Puy-de-Dóme.) [Grand’Eury.]

Bassin d’Alais.— Bessèges. La Grand’Combe : couches inférieures. (Gard.) [Grand’Eury.]

Prades (Ardèche). [Grand’Eury.]

Graissessac. Nejjiez. (Hérault.) [Grand’Eury.]

Bassin de Decazeville. — Bourran. Paleyrets. Cransac. (Aveyron.)

Argeniat (Corrèze).

Cablac (Dordogne).

Decize (Nièvre).

Commentry : grande couche. Montel-aux-Moines. (Aliier.) [Grand’Eury.]

La Chapelle-soas-Dan (Saóne-et-Loire). [Grand’Eury.]

Bassin de SaÓne-et-Loire. — Saint-Bérain. Blanzy. Longpenda. [Grand’Eury.] Creusol. {Saóne-et-Loire.)

Bassin d’Autun.— Épinac ; étage inférieur. (Saóne-et-Loire.) [Grand’Eury.]

Ronchamp (Haute-Saóne). [Grand’Eury.]

Saint-Pierre-Lacour (Mayenne).

Kergogne (Finistère). [Grand’Eury.]

ALETHOPTERIS DAVREUXI. Brongniart (sp.).

Pecopteris Davreuxii. Brongniart, Diet. sc. nat., t. LVlI,p- 66. Hisl. végét.foss.. Lp- 279, pl. LXXXVIII.

Pecopteris Dournaisii. Brongniart, Hist, végét.foss.p. 282 , pl. LXXXIX (excl. hg. 2).

Rachis striés longitudinalement; pennes primaires alternes, très-iongues, très-étalées, souvent flexueuses, rapprochées, serecouvrant en partie; pennesnbsp;secondaires alternes, longues de 6 a 10 et i5 centimètres, partant du rachis sous des angles de 70 a 90°, distantes de 10 a 26 millimètres d’unnbsp;même. cóté du rachis, empiétant è peine les unes sur les autres. Pinnules alternes , larges de 2 d 4 millimètres, longues de 4 a 1 5 millimètres et plus,nbsp;suivant la position des pennes auxquellès elles appartiennent, très-étalées,nbsp;souvent un peu arquées en arrière, a bords presque parallèles, è sommet ar-rondi ou au moins terminé en pointe très-obtuse; un peu décurrentes a lanbsp;base, soudées les unes aux autres etséparées par des sinus arrondis; pinnulesnbsp;assez rapprochées, mais au plus contiguës et ne serecouvrant pas, diminuantnbsp;de longueur vers Ie hout des pennes, mais la pinnule extréme plus longue que

-ocr page 88-

78 CHAPITRE II.

les autres. Les pennes primaires supérieures sont bipinnées a la base, simple-ment pinnées au sommet, la transition des pennes secondaires garnies de pe-tites pinnules aux grandes pinnules simples, longues de 20 millimètres, se faisant par des pinnules pinnatifides, ou a bord irrégulièrement sinué. Ner-vure médiane très-nette, se prolongeant presque jusqu’au sommet des pinnules; nervures secondaires très-accentuées, un peu obliques sur la nervurenbsp;pidncipale, bifurquées dès leur base ou un peu au-dessus, la branche inférieure généralement simple, la branche supérieure presque toujours bifur-quée; nervules flexueuses, se rapprochant souvent les unes des autres au pointnbsp;de se toucher presque et de paraitre s’anastomoser.

J’ai vu, sur de nombreux échantillons, les passages entre Ie Pecopteris Da~ vreuxi, correspondant aux pennes inférieures d’une fronde, et Ie Pecopterisnbsp;Dournaisi, correspondant aux pennes supérieures k pinnules plus courtes;nbsp;d’ailleurs les nervations de ces deux espèces, très-exactement figurées parnbsp;Brongniart, /. c., pl. LXXXVIII, lig. 2 A, et pl. LXXXIX, fig. 1 a, sont iden-tiquement les mêmes, et je n’hésite pas a les réunir. Quant a I’echantillon re-présenté pl. LXXXIX, lig. 2 , et que j’ai pu voir au Muséum d’histoire naturelle, il n’appartient certainement pas a cette espèce.

\]Alethopleris Davreuxi est spécial au terrain houiller moyen.

HOÜILLER MOYEN.

Bassin du Nord et du Pas-de-Calais. — Raismes : fosse Thiers, veine Printanière; f. Saint-Louis, v. Filonnière, v. Grande-Passée. Anzin : f. Benard, V. Président, v. Mark.nbsp;Aniche. (Nord.) — Courrières: f. n° 2, v. Pauline; f. n° /)gt; v. Augustine. Lens: f. n“ 1,nbsp;V. Marie, v. Emilie. BuHy-Grenaj: f. n° 7, v. Christian; f. n® 5, v. Saint-Joseph. Nceux :nbsp;f. n“ 1, v. Saint-Augustin. Ferfay : f. n° 2, v. Ferain. (Pas-de-Calais.)

Genre LONCHOPTERIS. Brongniart.

Loncliopteris. Brongniart, Diet, sc. nat., t. LVII, p. 68. Hist, végét.foss., Lp- 867.

Fronde probablement tripinnée; pinnules plus ou moins étalées, insérées par toute la largeur de leur base, souvent un peu décurrentes sur Ie rachis,nbsp;soudées les unes aux autres par leur base, rapprochées, entières, arrondiesnbsp;au sommet. Pinnule extréme de cbaque penne généralement plus longue quenbsp;les précédentes. Pennes primaires bipinnées sur la plus grande partie de leur

-ocr page 89-

PRINCIPAÜX VÉGÉTAÜX FOSSILES DU TERRAIN HOUILLER. nbsp;nbsp;nbsp;79

étendue, mais simplement pinnées vers ie sommet. Nervure médiane nette, se prolongeant presque jusqu’au bout des pinnules; nervures secondairesnbsp;nombreuses, s’anastomosant entre elles, de manière a former un réseau anbsp;mailles serrées, polygonales, plus grandës au voisinage de la nervure médiane,nbsp;plus petites vers les bords de la pinnule.

A part ce dernier caractère, ce genre se rapprocbe excessivement du genre Alethopteris. On ne connait pas non plus son mode de fructification.

LONCHOPTERIS RRICII. Brongnurï.

(Atlas, pl. CLXV, fig. 3 et 4.)

Iioncliopteris Bricii. Brongniart, Diet. sc. nat., t. LVIi, p. 68. Htst. végét. foss., I, p. 368, pl. CXXXI, fig. 2 et 3.

Lonchopteris rugosa. Brongniart, Diet. sc. nat., t. LVII, p. 68. Hist, végét. foss., I, p. 368, pl. CXXXI, fig. 1.

Rachis secondaires striés longitudinalement, larges de 8 a lo millimètres; pennes primaires distantes de i3 a 20 et 26 centimètres; pennes secondaires alternes, longues de 10 a i5 centimètres, étalées, distantes de 20 anbsp;3o millimètres d’un même cóté du rachis, empiétant un peu les unes sur lesnbsp;autres. Pinnules alternes, longues de 10 a 20 millimètres, larges de 4 anbsp;10 millimètres, partant du rachis sous des angles de 5o a 80 et 90“, denbsp;forme un peu variable, parfois élargies vers Ie milieu et tout a fait arrondiesnbsp;au sommet, plus souvent triangulaires, s’amincissant au sommet et terminéesnbsp;en pointe obtuse, légèrement décurrentes a la base sur Ie rachis, presquenbsp;contiguës les unes aux autres, soudées entre elles par leur base, séparées parnbsp;des sinus, tantót arrondis, tantót aigus, .suivant qu’elles-mêmes sont étaléesnbsp;oudressées. Pinnules diminuant de longueur vers Ie bout des pennes; pinnulenbsp;terminale très-mince et longue.

Nervure médiane très-nette, se prolongeant presque jusqu’au sommet des pinnules; nervures secondaires se détachant sous des angles aigus, puisnbsp;arquées, s’anastomosant en réseau, et formant trois a cinq séries de maillesnbsp;entre la nervure médiane et Ie bord du limbe; les aréoles qui touebent lanbsp;nervm-e médiane plus grandes que les autres.

J’ai conservé pour cette espèce ie nom de Lonchopteris Bricii plutót que celui de Lonchopteris rugosa, bien que celui-ci soit peut-être plus générale-

-ocr page 90-

80 nbsp;nbsp;nbsp;CHAPITRE II.

ment employé; mais Ie Lonchopteris mgosa ne se trouve décrit, dans YFlistoire des végétavLx fossiles, quaprès Ie Lonchopteris Bricii, et ily est indiqué commenbsp;n’étant peut-être qu’une variété de celui-ci.

Le Lonchopteris Bricii est spécial au terrain houiller moyen, comme d’ail-leurs les autres espèces du même genre.

HOUILLER MOYEN.

Bassin du Nord et du Pas-de-Calais. — Raismes ; fosse Thiers, veine Printanière; f. Bleuseborne, v. Grande-Passée. Aniche. (Nord.) — Mearchin : f. n° r, v. nquot; i. Auchy-au-Bois : f. n° 2. (Pas-de-Calais.)

Genre PECOPTERIS. Beongniart.

Pecopteris. Brongniart, Classif. végét. foss., p. 33.

Frondes bi- ou tripinnées; pinnules partant du rachis sous un angle assez ouvert, insérées par toute la largeur de leur base, non décurrentes, souventnbsp;soudéesen partie lesunes aux autres,contiguësoupresque contiguës, entièresnbsp;OU lobées, généralement arrondies, rarement dentées, ne variant de longueurnbsp;qu’au bout des pennes et s’y soudant souvent complétement les unes auxnbsp;autres. Nervure médiane nette, se prolongeant presque jusquau sommet desnbsp;pinnules; nervures secondaires partant de la nervure médiane sous un anglenbsp;plus ou moins ouvert, alternes, simples ou bifurquées.

Un certain nombre d’espèces de ce genre peuvent être groupées en sections assez naturelles; on distingue notamment :

1° Les Pecopteris cyathoïdes, k pinnules contiguës, a bords parallèles, partant du rachis sous un angle très-ouvert, entières ou lobées, k sommet arrondi, légèrement soudées entre elles a la base, a nervules étalées : a cette sectionnbsp;appartiennent essentiellement les Pecopteris arborescens, cyathea, Candolleana,nbsp;abbreviata, dont la nervation, cependant, du moins chez ce dernier, présentenbsp;déjè quelque analogie avec celle des Pecopteris névroptéroïdes. Toutes cesnbsp;espèces avaient des fructifications composées de capsules ovoïdes, courtes,nbsp;amincies au sommet, réunles en étoile par trois è cinq, soudées les unes auxnbsp;autres, a sommets convergents vers le centre du sore, constltuant ainsi desnbsp;groupes saitlants, normaux au limbe, qui alFectent dans leur ensemble unenbsp;forme conique {Asterotheca Presl). Ces sores sont disposés sous chaque pin-

¦?

-ocr page 91-

PRINCIPAUX VÉGÉTAUX FOSSILES DU TERRAIN HOÜILLER. nbsp;nbsp;nbsp;81

nule sur deux lignes parallèles a la nervure médiane, de part et d’autre de cette nervure.

2“ Les Pecopteris névroptéroïdes, a pinnules contiguës, a bords parallèles, entières ou lobées, arrondies au somniet, souvent un peu contractées a lanbsp;base et non soudées en général les unes aux autres, a nervures secondairesnbsp;divisées une ou deux fois par dichotomie. Le type de cette section est Ienbsp;Pecopleris pofymorpha, qui diffèreaussi desnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;par sa fructifica

tion coiuposée de groupes de longues capsules arquées, soudées par trois a cinq au sommet d’un court pédicelle normal aulimbe [Scolecopteris Zenker).

3“ Les Pecopleris dits Gonioptériies, a pinnides soudées entre elles sur une partie plus ou moins grande de leur longueur, formant par leur réunion denbsp;longues folioles crénelées ou dentées; les nervures secondaires de chaquenbsp;pinnule sont simples, et se réunissent souvent avec les nervures delapinmdenbsp;voisine sur la ligne de suture commune, A cette section appartient lenbsp;Pecopteris arguia; les fructifications étaient composées de capsules compléte-ment soudées les unes aux autres par groupes de six ousept, normaux aunbsp;limbe.

Ces trois sections rentrent dans la familie des Marattiacées. Mais, pour beaucoup d’espèces, on ne connalt pas encore leur mode de fructification etnbsp;d faut attendre qu’on ait pu l’observer avant de les faire rentrer dans i’unenbsp;OU l’autre de ces sections, qui ont cbacune, sous ce rapport, leur caractèrenbsp;particulier.

La plupart des Pecopte/ ix avaient desfrondes de grande taille et lespétioles en étaient portés sur des troncs arborescents, dont les caractères anatomiquesnbsp;s’accordent avec ceux de la fructification pour faire ranger ces Fougèresnbsp;parmi les Marattiacées.

PECOPTERIS ARBORESCENS. Schlotheim (sp.).

(Atlas, pi. CLXIX, fig. 4.)

Filicites arborescens. Schlotheim, Petrejactenkunile, p. 4o4. Fl- d- Voi'w., pl. VIII, fig. i3. Pecopteris arborea. Slernberg, Ess. Fl monde prim., I, fase. 4, p- xviii.

Pecopteris arborescens. Brongniart, Diet sc. nat., t. LVII, p. 65. Hist, végét. Jbss., I, p. 3io , pl. Cll;pl. CIII,fig. 2 et 3.

Fronde tripinnée; rachis ponctué, assez épais; pennes secondaires alternes,

-ocr page 92-

82 nbsp;nbsp;nbsp;CHAPITRE II.

se détachant sous des angles de 5o a 70“, longues de 5 a 8 centimetres, distantes de 8 a lo millimètresd’un même cóté du rachis. Pinnules alternes,nbsp;courtes, larges de i““,5 a 2 millimètres sur 2““,5 a 3 millimètres seulementnbsp;de longueur, arrondiesau sommet, légèrement soudées entre elles a la base,nbsp;très-étalées, toutes égales, ne diminuant de longueur qua rextrémité desnbsp;pennes. Les pennes priraaires, a leur extrémité, sont simplement pinnées etnbsp;portent quelques pinnules plus grandes, larges de 2 millimètres a 2““,5,nbsp;longues de 5 a 6 millimètres, faisant suite aux pennes secondaires garnies denbsp;petites pinnules. Nervules nombreuses, simples, partant de la nervure mé-diane sous un angle d’environ 5o°.

Cette espèce est spéciale au terrain bouiller supérieur, dont elle semble caractériser surtout les régions inférieure et moyenne.

HOUILLER SUPÉRIEUR.

Bassin de la Loire. — Comnianay (Isère). —Rive-de-Gier: couche Bouirue. Couzon : grande couche. [Grand’Eüry.] Saint-Priest. (Loire.)

Langeac (Haute-Loire). [Grand’Eury.]

Brassac (Puy-de-Dóme).

La Mure (Isère). [Grand’Eüry.]

Prades (Avdèche). [Grand’Eüry.]

Bassin d’Alais.— Bessèges. La Grand’Coinhe : Ghampclauson. (Gard.) [Grand’Eüry.] NeJJiez (Hérault). [Grand’Eury.]

Carmaux (Tarn).

Argentat (Corrèze).

Lardin. Peyrignac. (Dordogne.)

Montet-aux-Moines (Allier). [Grand’Eüry.]

Bassin de SaÓne-et-Loire. — Creusot.

Bassin d’Autün. — Epinac. [Grand’Edry.]

PECOPTERIS CYATHEA. Schlothelm (sp.).

{Atlas, pL CLXIX, fig. 5 et 6.)

Filicites cyatheus. Schlotheiin, Peirefactenkunde, p. 4o3. Fl. der Voi tv-, pl. VII.

Pecopteris Schlotheimü. Sternberg, Ess. Fl. monde prim., 1, fase. 4, p- xvin.

Pecopteris cyathea. Brongnlart, Diet. sc. nat., t. LVII, p. 65. Hist, végét. foss., I, p. 807, pl. Cl. Filicites affinis. Schlotlieim, Peirefactenkunde, p. 4o4. Fl. der Voru)., pl. VIII, fig. i4.

Fronde tripinnée; rachis primaire large de 4 a 5 centimètres, lisse, ou mar-

-ocr page 93-

PRINCIPAUX VÉGÉTAUX FOSSILES DU TERRAIN HOUILLER, nbsp;nbsp;nbsp;83

(jué ca et la de ponctuations ou de petites stries longitudinales. Pennes pri-iiiaires alternes, longues de 5o a 8o centimètres, distantes de lo a i5 cen-timètres d’un même cóté de la fronde, très-étalées, empiétant souvent en partie les unes sur les autres; pennes secondaires alternes, se détachant sousnbsp;des angles de 5o a 8o°, longues de 8 aio centimètres, distantes, d’unnbsp;même cóté, de lo a i5 millimetres. Pinnules alternes, très-étalées, largesnbsp;de i”“quot;,5 a 2 millimètres, longues de 5 a i o millimetres, arrondies ausommet,nbsp;contiguës, légèrement soudées entre elles a la base, presque toutes égales,nbsp;diminuanl de longueur au bout des pennes. Nervure médiane nette; nervulesnbsp;nombreuses, simples ou bifurquées dès la base, très-étalées. '

Pinnules fructifères portant, de chaque cóté de la nervure médiane, six a dix groupes de capsules saillantes, réunies par cinq dans chaque groupe;nbsp;groupes de capsules très-serrés, couvrant toute la face inférieure des pinnules.

Cette espèce est spéciale au terrain bouiller supérieur et s’y rencontre abondamment.

HOUILLER SUPÉRIEUR.

Bassin de la Loire. — Quartier-Gaillard. Avaize. Montaud. Reveux : 13' couche. Villars. La Porchère : i5° couche. Roche-la-Molière : puits Neyron. Beanhrnn. Montsalson. Mon-Iramèert ; couche des Littes. (Loire.) [Grand’Eury.]

Grosmesnil (Haute-Loire).

Brassac (Puy-de-Dóme).

Bassin d’Alais. — Bessèges. Molière. Portes. (Gard.) [Grand’Eury.]

Carmaux (Tarn).

Bassin DE Decazeville. — Paleyrets (Aveyron).

Argentat. Le Cajre, prés Brive. (Corrèze.)

Cahlac. Lardin. (Dordogne.)

Ahan. Bosmoreau. (Creuse.)

Commentry (Allier).

Decize (Nièvre).

Bassin de Saóne-et-Loire. — Monichanin. Creusot. (Saone-et-Loire.)

Ronnhamp (Haute-Saóne).

Carling (Lorraine).

Saint-Pierre-Lacoar (Mayenne).

-ocr page 94-

CHAPITRE II.

PEGOPTERIS CANDOLLEI. Brongniart.

Peoopteris Catidolleana. Brongniart, nbsp;nbsp;nbsp;vége'f. ƒ)«.', p. 3o5, pl. C, fig. i.

Pecopteris affinis. Brongniart, l. c,, p. 3o6, pl. G, fig. 2 et 3; non Schlotheim.

Fronde tripinnée; pennes secondaires alternes, se détachant sous des angles de 5o a 70°, longues de 6 a 10 centimètres, distantes de 12nbsp;i5 inillimètres d’un même cóté, empiétant un peu les unes sur les autres.nbsp;Pinnules alternes, assez étalées, larges denbsp;nbsp;nbsp;nbsp;a 2 inillimètres, longues de

7^12 millimetres, arrondies au sommet, légèrement espacées, quelquefois un peu contractées a la base,'presque toutes égales, se raccourcissant aunbsp;bout des pennes. Nervure médiane nette; nervures secondaires nombreuses,nbsp;partant sous des angles de 45 a 5o®, bifurquées un peu au-dessus denbsp;leur base.

Le Pecopteris Candollei est propre, corome Ie précédent, au 'terrain houiller supérieur et parait se continuer dans les premières couches per-miennes.

HOUILLER SUPÉRIEUR.

Bassin de la Loire. — Vülars. Montaud : 8'couche. Clapier : 7®couche. ünieax. (Loire.) [Grand’Eüry.]

Langeac (Haute-Loire). [Grand’Eüry.]

Bassin d’Alais.— Bessèges (Gard). [Grand’Eüry.]

Prades (Ardèche). [Grand’Eüry.]

Cuhlac (Dordogne).

Commentry : couche du Marais. (Allier.) [Grand’Eury.]

Ahun (Greuse).

Bassin de SaÓne-et-Loire. — Creusoi. [Grand’Eüry.]

Bassin d’Aütün. — Sully (Saóne-et-Loire). [Grand’Eüry.]

Saint-Pierre-Lacour (Mayenne).

Saint-Nazaire (Var). [Grand’Eüry.]

PERMIEN.

Mines de Bert (Ailier). [Grand’Eury.]

Schistes bitumineux de Lally et de Millery (Saóne-et-Loire). [Grand’Eury.]

-ocr page 95-

PRINCIPAUX VÉGÉTAUX FOSSILES DU TERRAIN HOUILLER.

PECOPTERIS ABBREVIATA. Brongnurt.

Peoopteris abbreviata. Brongniart, Hist, végét.foss., 1, p. SSy, pl. CXV, %• i a 4-

Fronde quadripinnée; rachis lisse, marqué ga et la de petites ponctua-tions, assez épais; pennes primaires alternes, se détachant sous des angles de 45 a 70“, longues de i5 a 4o centimètres, distantes, dun même cóté,nbsp;vers la base de la fronde, de 8 a 12 centimètres et, vers Ie bant, de 3 anbsp;4 centimètres, empiétant les unes sur les autres; pennes inférieures tri-pinnées a la base, bipinnées vers leur milieu, simplement pinnées au sommetnbsp;et garnies de longues pinnules lobées; pennes moyennes bipinnées; pennesnbsp;supérieures simplement pinnées, garnies d’abord de grandes pinnules lobées, puis de petitespinnides entières. Pennes secondaires alternes, étalées,nbsp;longues de 5 4 8 centimètres a la base des pennes inférieures et denbsp;3 a 4 centimètres k la base des pennes moyennes ou supérieures. Pinnules des portions les plus divisées de la fronde lai'ges denbsp;nbsp;nbsp;nbsp;a 2 mil-

limètres, longues de 2“”,5 a 4 millimetres, entières, arrondies au sommet, exactement contiguës, un peu soudées entre elles a la base; nervure médianenbsp;nette, nervures secondaires au nombre de deux a quatre de chaque cóté, senbsp;détachant sous un angle de 35 a 45°, bifurquées un peu au-dessus denbsp;leur base. Sur les portions de la fronde moins profondément divisées, lesnbsp;pinnules se soudent plus complétement, formant par leur réunion desnbsp;folioles de lo a 12 milllmètres de long, 4 crénelures arrondies, chaque cré-nelure étant pourvue d’une nervure médiane qui aboutit a son sommet et denbsp;laquelle se détacbent des nervules simples ou bifurquées aboutissant aunbsp;contour de la crénelure, sans s’unir a celles de la crénelure voisine; enfin,nbsp;dans les parties moins profondément divisées encore, les pinnules se soudentnbsp;sur toute leur hauteur, formant des folioles de 5 4 7 millimetres de long, lé-gerement sinuees, 4 nervure médiane nette, 4 nervures secondaires se détachant sous des angles assez aigus et émeltant chacune deux ou trois nervulesnbsp;simples qui aboutissent au bord du limbe. Suivant la soudure plus ou moinsnbsp;compléte des pinnules, la forme des folioles change ainsi notablement dansnbsp;les diverses parties de la fronde.

Fructification en Asterolheca; capsules longnes d’environ o““,75 sur o*quot;'quot;,4o

-ocr page 96-

86 nbsp;nbsp;nbsp;CHAPITRE II.

a o““,5o de diamètre, réunies en étoiles par groupes de quatre ou cinq, couvrant toute la face inférieure des pinnules; sores au nombre de quatrenbsp;a buit sous chaque pinnule; les divisions supérieures des pennes sontnbsp;souvent stériles, les divisions inférieures portant seules des fructifications b

Cette espèce me parait spéciale au terrain houiller moyen et assez abundante surtout vers Ie haut de ce terrain.

HOUILLER MOYEN.

Bassin du Nord et du Pas-de-Calais. — Anzirifosse Benard, veine Gaiileteuse, V. Président. Denain : f. Villars, v. Edouard. L’Escarpelle : f. n° 3, v. Ernest. AnnoeuUin.nbsp;(Nord.) — Meurchin ; f. n” i, v. n° i. Courrières : f. n° 4, v. Augustine. Lens : f. n° 3,nbsp;V. Gérard; f. nquot; 4, v. Valentin. Bulfy-Grenay : f. n° 3, v. n° 3, v. Désiré; f. n° 5,nbsp;V. Saint-Joseph, v. Sainte-Barbe; f. n° 7, v. Christian; f. n° i, v. Constance. Ncbux : f. n° 1,nbsp;V. Saint-Augustin; f. n“ 4, v. Saint-Paul. Marles: f. n° 4, v. Sainte-Barbe. (Pas-de-Calais.)

PECOPTERIS DENT ATA. Brongniart.

(Atlas, pl. CLXVm, %. 3 et 4.)

Pecopteris dentata. Brongniart, Hist, végét. foss., I, p. 346, pi. CXXIII et CXXIV.

Fronde tripinnée; rachis épais, couvert de petites écailles ou marqué de lines punctuations; pennes primaires alternes, longues de 2 5 a,3o centimetres et plus, généralement arquées ou Ilexueuses, distantes de 5 a 10 cen-timètres d’un même cóté de la fronde, erapiétant les unes sur les autres;nbsp;pennes secondaires alternes, étalées, longues de 3o a 4o millimètres, distantes de 1 o a I 5 millimètres d’un même cóté, se recouvrant en partie. Pinnules de la base des pennes un peu arquées, longues de 6 4 10 millimètres,nbsp;larges de 2 millimètres a 2““,5 a leur base, effilées vers Ie haut, bordéesnbsp;de crénelures arrondies, pourvues chacune d’une nervure médiane émettantnbsp;trois OU quatre nervules simples qui se détachent sous un angle aigu. Pinnulesnbsp;des pennes secondaires simplement pinnées, longues de 2 a 4 millimètres,nbsp;larges de i““,5 a 2 millimètres, arrondies au sommet, contiguës, soudéesnbsp;entre elles par leur base; nervure médiane nette, émettant de chaque cóté

* J’ai pu observer nettement ia fructification de cette espèce sur des einpreintes tres-bien con-servées recueillies dans les mines de Bully Grenay. nbsp;nbsp;nbsp;'

-ocr page 97-

PRINCIPAlUX VÉGÉTAUX FOSSILES du terrain HOÜILLER. nbsp;nbsp;nbsp;87

quatre A cinq nervures simples, rarement bifurquées. La forme des folioles varie sensiblement dans les diverses parties de la fronde, moins cependantnbsp;que dans l’espèce précédente, suivant que les pinnules sont soudées seule-ment a leur base, oii se soudent plus complétement pour former de grandesnbsp;pinnules a bord sinué.

Au point d’insertion de chaque penne, au moins dans les portions infé-rieures de la fronde, Ie rachis primaire porte une expansion foliacée mem-braneuse très-découpée, souvent dirigée en arrière, constituée par une bande large de 2 A 3 millimètres, longue de 20 a a 5 millimètres, dé-pourvue de nervure, émettant de chaque cóté deux ou trois ramificationsnbsp;divisées en segments profonds, assez étroits, effilés au sommet en pointesnbsp;aiguës.

J’ai pu observer nettement la fructification de cetle espèce sur des em-preintes bien conservées qui se trouvent a 1’Ecole des mines et qui pro-viennent vraisemblablement d’Eschweiler, prés Aix-la-GfiapeHe. Les pinnules fertiles portent a leur face inférieure des capsules coriaces, allongées,nbsp;rétrécies en pointe vers leur sommet, de o“'“,5o a oquot;'“,75 de longueur surnbsp;o“‘“,2 0 è o™“,2 5 de largeur; ces capsules ne sont pas soudées par groupesnbsp;comme dans les Asterotheca, mais indépendantes; elles sont fixées sur lesnbsp;ramifications des nervures secondaires et allongées sur elles, exactementnbsp;appliquées conlre Ie limbe; une petite portion de la nervure sur laquellenbsp;elles sont couchées se montrant a leur base, elles paraissent parfois pédi-cellées. Queiques-unes m’ont semblé offrir la trace d’une ligne de déhiscencenbsp;longitudinale, ce qui les rapprocherait encore des capsules d'Angiopterisnbsp;evecta, auxquelles elles ressemblent singuli ére ment par leurs dimensions etnbsp;par leur surface semblablement chagrinée, mais dont elles différent parnbsp;leur forme. Le nombre de ces capsules est en moyenne de seize sur chaquenbsp;pinnule des écbantillons que j’ai examinés; elles sont au nombre de trois knbsp;cinq sur les lobes inférieurs, les nervures secondaires y étant plusieurs foisnbsp;ramifiées; sur les lobes supérieurs, elles sont rapprochées seulement parnbsp;deux, et quelquefois même isolées, suivant que la nervure se divise ounbsp;resle simple; l’extrémité même des pinnules ne porte pas de capsules. II ennbsp;est de même de l’extrémité des pennes, qui parait habituellement stérile,nbsp;les divisions inférieures portant seules des fructifications. Le limbe des pinnules fertiles est légèrement contracté, de sorte qu’elles sont un peu plus

-ocr page 98-

88 nbsp;nbsp;nbsp;CHAPITRE 11.

ètroites que les autres. Ce mode de fructification, qiii fait rentrer Ie Pecopieris dentata dans la familie des Marattiacées, m’a paru constituer unnbsp;type nouveau; aussi ai-je cru devoir Ie décrire avec quelques détails.

Cette espèce se trouve aussi bien dans Ie terrain liouiller moyen que dans Ie terrain houiller supérieur, mais elle ne parait pas se continuer jusque dansnbsp;les couclies les plus élevées de celui-ci.

HOUILLER MOYEN.

Bassik dü Nokd et du Pas-de-Calais. — f. Bleuseborne, dure veine. Aiiiche. (Nord.) -Grenay : f. n° 7, v. Christian. (Pas-de-Calais.)


Raismes : fosse Thiers, veine Printanière; - Carvin. Dourges: f. n° 2, v. n° 5. Biilfy-


HOUILLER SUPERIEUR.

Bassik de la Loire. — Montrond (Rhone). — Monthressienx. Rive-de-Gier. Comberi-gole. Saint-Chamond. La Chazotte. Montieux. (Loire.) [Grand’Eury.]

Langeac (Haute-Loire). [Grand’Eury.]

Brassac (Puy-de-Dóme); [Grand’Eüry.J La Mare (Isère). [Grand’Eury.]

Bassin d’Al.ais (Gard).

Prades (Ardèche). [Grand’Eury.]

Saint-Perdoux (Lot). [Grand’Eury.]

Carmaux (Tarn).

Bassin de Decazeville.— La Vaysse (Aveyron).

Bosmoreau (Creuse).

Bassin d’Autun.— Epinac : étage inférieur. (Saóne-et-Loire.) [ Geand'Eury.J Ronchamp (Haute-Saóne). [Grand’Eury.]

Carling (Lorraine).

PEGOPTERIS BIOTL BronGniart.

Pecopieris Biotii. Brongniart, ffist. rege'f.yoss., 1, p- 34i, pl. CXVII, hg' i-

Fronde tripinnée; racliis primaire large de 10 a 1 2 millimetres, finement ponctué. Pennes primaires alternes, longues de i5 è 20 centimetres,nbsp;dressées, légèrement arquées, distantes de 2 a 4 centimetres d’un même cóténbsp;de la fronde, chacune recouvrant la moitié inférieure de sa voisine, linéaires-lancéolées dans leur contour. Pennes secondaires alternes, étalées, trés-

-ocr page 99-

PRINCIPAUX VÉGÉÏAÜX FOSSILES DU TERRAIN HOUILLER. nbsp;nbsp;nbsp;89

serrées, distantes de 4 a 7 millimetres d’un même cóté, empiétant les unes sur les autres, longues de 2 a 4 centimètres, ne se raccourcissant que versnbsp;les bords de la fronde. Pinnules larges denbsp;nbsp;nbsp;nbsp;longues de i“'“,5 a 3 milli

metres, très-entières, arrondies au sommet, légèrement soudées les unes aux autres par leur base sur les pennes inférieures, se soudant de plus ennbsp;plus sur les pennes supérieures. Nervure médiane nette, se prolongeant jus-qu’au sommet des pinnules, émettant de chaque cóté trois ou quatre nervuresnbsp;secondaires dressées, simples ou, plus rarement, bifurquées.

Au point d’insertion de chaque penne, Ie rachis primaire poite, du moins dans les portions inférieures de la fronde, une expansion foliacée membra-neuse, souvent palmée a la base, divisée en segments pinnés a dents aiguës,nbsp;mais moins fmement découpée que dans Tespèce précédente, et qui s’étendnbsp;de l’insertion d’une penne jusqu’a la base de la penne voisine, de sorte quenbsp;Ie rachis est complétement couvert.

Cette espèce se distingue, en résumé, du Pecopieris dentata surtout par ses pinnules plus petites, plus serrées, et par Ie rapprochement plus grandnbsp;des pennes primaires comme des pennes secondaires.

Elle est particulière au terrain houiller supérieur.

HOUILLER SUPERIEUR.

Bassin de la Loire. — Treuil: 2' couche. Cros. Méons. Roche-la-Molière : couche du Sagnat. Monisalson. Moniramhert. (Loire.) [Grand’Eüry.]

Grosmesnil (Haute-Loire). [Grand’Eüry.]

La Mare (Isère).

Bassin d’Alais.— Portes (Gard). [Grand’Eury.]

Carmaux (Tarn). [Grand’Edry.]

Bassin de Decazeville. — Paleyrets (Aveyron).

Cuhlac (Dordogne). [Grand’Eury.]

Argentai (Corrèze).

Bosmoreau. [Gkand’Eüry.] Ahun. (Greuse.)

Decize (Nièvre). [Grand’Eury.]

Commentry : couche des Pourrats, couche du Marais. (Allier.) [Grand’Eury.]

Saint-Pierre-Lacour (Mayenne).

Saint-Nazaire (Var). [Grand’Edry.]

-ocr page 100-

90

CHAPITRE II.

PEGOPTERIS PLUCKENETI. Schlotheim (sp.).

(Atlas, pl. CLXVIII, fig. I et 2.)

Filicites Pluckenetii. Schlotheim, Pelrefactenkunde, p. Aio. Fl. der Vorw., pl. X, lig. ig. Pecopteris Plukenetii. Sternberg, Ess. Fl. monde prim., I, fase. 4, p. xix.

Pecopteris Pluckenetii. Brongniart, Hist, végèt.foss., I, p. 335, pl. CVII, fig. i a 3.

Fronde tripinnée; rachis épais, strié longitudinalement; pennes primaires a contour ovale-lancéolé, distantes, d’un même cóté de la fronde, de 6 anbsp;12 centimètres, einpiétant les unes sur les autres; pennes secondaires al-ternes, assez étalées, longues de 6 a i 2 centimètres. Pinnules alternes, denbsp;forme variable suivant la portion de la fronde a laquelle elles appartiennent,nbsp;généralement a cinq, parfois a sept ou a trois lobes, ou tout a fait entieres,nbsp;atlachées par toute la largeur de leur base et habituellement tin peu soudeesnbsp;les unes aux autres, longues de 4 a lo millimètres, larges de 3 a 7 milli-mètres, se rétrécissant a leur sommet, ne diminuant de longueur que vers lenbsp;bout des pennes. Lobes des pinnules arrondis, tres-convexes sur la face supérieure , séparés par des crenelures peu profondes. Les pinnules sont d’au-tant plus divisees qu’elles appartiennent a des divisions plus inférieures denbsp;la fronde. Nervure médiane assez nette, tin peu decurrente a la base stir lenbsp;rachis, émettant des nervures secondaires souvent peu distinctes, qiii se dé-tachent obliquement au-dessous de la base de chaque lobe et s’y subdivisentnbsp;en nervules simples ou bifurquees, légèrement arqtiées, naissant elles-mêmesnbsp;sous des angles aigiis. Dans les pinnules entières, la nervure médiane émetnbsp;de chaque cóté trois ou quatre nervures secondaires qui se divisent une ounbsp;deux fois par dichotomie.

Cette espèce me parait particulière au terrain hotiiller supérieur, dans lequel elle nest pas rare; peut-être se montre-t-elle déja vers le haut diinbsp;terrain hotiiller moyen, mais je n’en ai pas vu d’échantillons certains de cenbsp;niveau.

IIOUILLER SUPÉRIEUR.

Bassin de la Loire.— Communay (Isère).— Grand’Croix. Lorelle. Comherigole. Treuil: 2' couche. Cóle-Chaude. La Porchere : i4° couche. Montieux : 7® coiiche. Villars. Chanay.nbsp;Saint-Priest. La Barallière : puits clu Cret. Roche-la-Molière. La Béraudière. La Malafolie:nbsp;p. du Ban. (Loire.) [Grand’Eury.]

-ocr page 101-

91

PRINCIPAUX VEGETAUX FOSSILES DE TERRAIN HOEILLER.

La Mure (Isère). [Grand’Eury.]

Bassin d’Alais. — Bessèges (Gard). [Grand’Eury.]

Graissessac. Nejfiez. (Hérauit.) [Grand’Eury.]

Prades (Ardèche). [Grand’Eury.]

Saini-Perdoux (Lot). [Grand’Eury.]

Carmaux (Tarn).

Bassin de Decazeville. — La Vaysse. Paleyrels. (Aveyron.)

Cublac. Peyrignac. (Dordogne.)

Ahun (Creuse).

Commentry : grande couche. (Allier.)

Bassin de SaÓne-et-Loire. — Blanzy : couches de couronnement. [Grand’Eury.] Litiry (Calvados). [Grand’Eury.]

PECOPTERIS POLYM0RPHA. Brongniart.

(Atlas, pl, CLXIX, üg. 1, 2 et 3.)

Pecopteris polymorpha. Brongniart, Hist. végéL Jbss., I, p* 33i, pl. CXIII.

Fronde tripinnée; racliis primaire large de 3 a 4 centimetres, finement strié dans Ie sens longitudinal; pennes primaires alternes, se détachant sousnbsp;des angles de 45 a 70quot;, distantes, d’un même cóté de la fronde, denbsp;12 a 20 centimètres, se touchant par leurs bords, atteignant une longueurnbsp;de 5o centimètres et plus;pennes secondaires alternes, assez étalées, longuesnbsp;de 5 a 1 o centimètres, distantes, d’un même cóté, de 1 2 a 20 millimètres,nbsp;empiétant un peu les unes sur les autres. Pinnules alternes, de formes et denbsp;dimensions légèrement variables, larges de 2 a 4 et 5 millimètres, longuesnbsp;de 5 a 1 5 millimètres, un peu contractées k la base, é bords parallèles, ar-rondies au sommet, contiguës, toutes égales, diminuant seulement de longueur vers Ie bout des pennes, les pinnules extremes très-petites, légèrementnbsp;soudées les unes aux autres. A la base de la fronde, les pinnules sont très-grandes, munies sur Ie bord de crénelures arrondies peu profondes; dans lanbsp;partle moyenne, elles sont un peu molns grandes et très-entières; au haut denbsp;la fronde, elles deviennent plus petites, et sur les dernlèrespennes se soudentnbsp;les unes aux autres pour former de nouveau des pinnules crénelées. Nervurenbsp;médiane très-nette, assez forte, émettant un assez grand nombre de nervuresnbsp;secondaires, souvent bifurquées dès la base, 4 branches simples ou dicho-tomes, faisant avec la nervure médiane des angles de 45 a 5o“.

-ocr page 102-

92 nbsp;nbsp;nbsp;CHAPITRE II.

Fructification de Scolecopleris; capsules longues de 3 a A millimètres, très-aiguës, arquées, réunies par groupes de quatre, généralement rabattues en travers sur les empreintes; groupes de capsules disposés sur deux lignes, denbsp;part et d’autre de la nervure médiane. Pinnules fructifères épaisses, a bordnbsp;généralement recourbé en dessous; les divisions inférieures des pennes pa-raissent porter seules des fructifications, les pinnules supérieures des pennesnbsp;secondaires et les divisions supérieures des pennes primaires restant généralement stériles.

Cette espèce est propre au terrain houiller supérieur; elle y est extrême-ment répandue.

HOUILLER SUPÉRIEUR.

Bassin de la Loire.— Communay (Isère). — Monirond (Rhone).— Rive-de-Gier. Treuil: 2® couche. Cóte-Thiollière : 3' couche. Montaud : 5® couche. Quartier-Gaillard : 6' couche.nbsp;Moniieax : 7® couche. La Barallière. Méons : 8quot; couche. Villars : puits Beaunier. Roche-la-Molière. La Porchère. Chanay : i3° couche. La Béraadière. La Malafolie. (Loire.)nbsp;[Grand’Eury.]

Sainte-FoyA’Argeniière (Rhone). [Grand’Eury.]

Brassac (Puy-de-Dóme).

La Mare (Isère).

Prades (Ardèche). [Grand’Eury.]

Bassin d’Alais. — Bessèges. Molière. [Grand’Eüry.] La Grand’Conibe. Saint-Jean-de-Va-lériscle. (Gard.)

Nejfiez. [Grand’Eury.] Graissessac. (Hérault.)

Carmaux (Tarn).

Bassin de Decazeville. — La Vaysse. Bourran. (Aveyron.) [Grand’Eury.]

Cublac. Peyrignac. Chdtres. (Dordogne.)

Le Gay re, prés Brive. Pont-de-Larche. (Corrèze.)

Champagnac (Canlal). [Grand’Eury.]

Ahun. Bosmoreau. (Greuse.)

Dedze (Nièvre).

Commentry ; couche des Pourrats; couche du Marais. Montet-aux-Moines. Buxière-la-Grue. Bert. (Ailier.) [Grand’Eüry.]

La Chapelle-sous-Dun (Saóne-et-Loire). [Grand’Eüry.]

Bassin de SaÓne-et-Loire. — Saint-Bérain. Blanzy : grande couche supérieure. [Grand’ Eury.] Montchanin. (Saóne-et-Loire.)

Ronchamp (Haute-Saóne).

Littry (Calvados). [Grand’Eüry.]

-ocr page 103-

93

PRINCIPAUX VÉGÉTAUX FOSSILES DU TERRAIN HOTJILLER.

PECOPTERIS ARGUTA. Sternberg,

(Atlas, pl. CLXVI, fig. 5 et G.)

An Filicites foeminaeformis. Schlotheiin, Pelrejactenhumle, p. 407. Fl. der Vorm., pl. IX , fig. 16 ?

An Pecopteris arguta. Sternberg, Ess. Fl. monde prim., I, fase. 4, p. xix?

Pecopteris arguta. Brongniart, Diet. sc. nat.,t. LVlI,p. 66. Hist. végét.Joss., I, p. 3o3, pl. GVIII, fig. 3 et 4.

Polypodites elegans. Gccpperl, Syst. Filic.foss., p. 344, pl- XV, fig. 10.

Goniopteris arguta. Schimper, Traité de paléont. végét.,l, p. 543.

Fronde tripinnée; rachis secondaires larges de 5 a y millimetres, présen-tant sur leur face supérieure une cóte longitudinale assez accentuée et marqués de très-fmes poqctuations correspondant apparemment a des écailles; pennes secondaires alternes, se détachant sous des angles de 5o a go“,nbsp;suivant qu’elies sont placées du cóté supérieur ou du cóté inférieur d’unenbsp;penne primaire, longues de 1 2 a i5 centimetres, distantes, d’un même cóténbsp;du rachis, de 2 5 a 3o millimetres, se touchant par leurs bords ou empiétantnbsp;légèrement Tune sur 1’autre. Pinnules alternes, étalées a angle droit sur Ienbsp;rachis, parfois même un peu réfléchies en arrière, longues de lo a i5 etnbsp;2 0 millimetres, larges de 2““,5 a 3 millimetres, a bord denté en scie, con-tiguës, soudées entre elles a la base, toutes égales, ne diminuant de longueurnbsp;qu’au bout des pennes. Nervure médlane très-forte; nervures secondairesnbsp;saillantes, alternes, au nombre de six a sept de chaque cóté de la nervurenbsp;principale, toujours simples, se détachant de la nervure médiane sous desnbsp;angles de 25 a 3o° et aboutissant au somtnet des dents. Les deux ner-vules les plus basses de chaque pinnule aboutissent aux points de soudurenbsp;des deux pinnules voisines et s’y rencontrent, par conséquent, avec la nervulenbsp;inférieure de celles-ci, formant avec elle et Ia portion de rachis comprisenbsp;entre les deux pinnules consécutives un triangle a peu pres equilateral.

Je me suis assuré, par f examen du type conservé dans les collections du Muséum et qTii provient de Pmnebamp, que l’espèce de Brongniart avaitnbsp;positiveraent les pinnules dentelées, bien que les figures 3 et 4, pl. CVHLnbsp;de YHisloire des végélaax fossiles indiquent des pinnules entières ou a peinenbsp;crénelées sur les bords. Mais je doute un peu qu il y ait identité avec ie

-ocr page 104-

94 nbsp;nbsp;nbsp;CHAPITRE II.

Filicües fceminceformis, Isi figure i6, pl. IX, du Flora der Vorwell paraissant indiquer des pinnules rétrécies en coin vers la base et non soudées les unesnbsp;aux autres. Si 1’identité était établie, il faudrait revenir au nom spécifiquenbsp;de Schlotheiin, qui a incontestablement la priorité; au contraire, s’il étaitnbsp;démontré que ce sont deux espèces distincles, il faudrait adopter Ie nomnbsp;d'elegans, proposé pour ce motif par Goeppert, pour la plante décrite etnbsp;figurée par Brongniart, Ie nom spécifique d'argula étant appliqué parnbsp;Sternberg au Filicites fcemineeformis. Ce nom d'arguta devra done être aban-donné en tout cas; mais je l’ai conservé ici, ne pouvant trancher la question,nbsp;quil faudrait d’abord résoudre, de savoir si l’espèce de Schlotheim et cellenbsp;de Brongniart sont identiques ou sont distinctes.

Cette espèce est spéciale au terrain houiller supérieur et s’y rencontre assez fréquemment.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;•

HOUILLER SUPÉRIEUR.

Bassin de la Loire. — Moiitrond (Rhóne). — Saint-Jean-de-Toalas. Montaad : puits Rolland. Méons. Treuil: accouche. Roche-la-Molière : p. Palluat, p. Neyron. Saint-Eiienne:nbsp;8® couche. La Barallière ; 9® a 12® couche. La Porchère: i5® couche. La Béraudière:nbsp;p. Saint-Joseph. Unieax : p. Pété. (Loire.) [Grand’Eury.]

Sainte-Foy-VArgentière (Rhone). [Grand’Eury.]

Grosmesnil (Haute-Loire).

Saint-Eloy (Puy-de-Dóme). [ Grand’Eury.]

Bassin d’Alais. — Bessèges. La Grand’Combe : Champclauson. Portes. (Gard.) [Gr.and’ Eüry.]

Carmaax (Tarn). [Grand’Euey.]

Bassin de Decazeville. — La Vaysse. Paleyrets. (.Aveyron.)

Cuhlac (Dordogne).

Deeize (Nièvre).

Commentry : couche du Marais. (Aliier.) [Grand’Eury.]

Bassin de Saóne-et-Loire. — Saint-Bérain. Blanzy : couches de couronnement. [Grand’ Eüry.]

Ronchamp (Haute-Saóne).

Saini-Pierre-Lacour (Mayenne).

-ocr page 105-

95

PRINCIPAUX VEGETAUX FOSSILES DU TERRAIN HOUILLER,

Genre anomal.

Genre APHLEBIA. Presl.

Aphlebia. Presl, in Sternberg, Ess. Fl. monde prim., II, fase. 7 el 8, p. j 12.

Schizopteris. Auct., non Brongniart.

Rhaoophyllum. Schimper, Traité de paléont. végét., I, p. 684-

Frondes plnnées ou pinnatifides, présentant a leur surface rempreinte de fibres très-fines, irrégiüières, extrêmementnombreuses, plus ou moins nettes,nbsp;simples ou divisées, qui les parcourent surtoute leur éiendue, ou parfois senbsp;concentrent vers la région moyenne, mais sans qu’on puisse distinguer imnbsp;limbe et un rachis véritables. Lobes de la fronde généralement dentés, a divisions aiguës.

Le nom (TAphlehia, donné par Presl a ce groupe de plantes, me parait devoir être conserve, comme ayant la priorité, maigré l’idée fausse, qu’il donne, de l’absence de nervures, et qui résulte d’une erreur de l’auteur. Les nomsnbsp;génériques, comme les noms spéclfiques, nepeuvent en effet être considérésnbsp;comme devant définir les caractères des objets auxquels ils s’appliquent; ilsnbsp;seraient alors exposés a des changements trop fréquents, tandis qu’ilsdoiventnbsp;rester immuables. Quant au nom de Schizopteris, c’est a tort qu’on l’a étendunbsp;a d’autres plantes que celle pour laquelle Brongniart avait créé ce genre etnbsp;qui en est restée l’unique espèce, ainsi que son auteur l’a fait observer lui-même dans son Tableau des genres de vêgétaux fossiles.

APHLEBIA CRISPA. Gütbier (sp.).

Fucoides crispus. Gutbier, Abdr. and Verst, des Zwick. Schioarzkohl., p. i3, pl. I, fig. ji;

pl. VI, fig. 18.

Aphlebia crispa. Presl, in Sternberg, Ess. Fl. monde prim., II, fase. 7 et 8, p. 112. Schizopteris lactuoa. Germar, Verstein. des Steink. von Wetlin and Löhejan, p. 45, pl. XVIIInbsp;et XIX; non Presl ?.

Fronde de grande dimension, a contour général ovale-lancéolé, longue

-ocr page 106-

96 nbsp;nbsp;nbsp;CHAPITRE II.

de 25 a 35 centimètres, large de i 2 a 18 centimetres. Axe longitudinal,formé d’une bande foliacée large de 2 a 3 centimètres a la base, s’amincissantpeu anbsp;peu vers Ie sommet et émettant une série de lobes alternes, contigus, empié-tant lesuns sur les autres, longs de 3 a 8 centimètres sur 2 a 4 centimètresnbsp;de largeur dans leur milieu, constitués eux-iuêmes par une bande foliacée,nbsp;large de 5 a 10 millimètres, se détacbant de 1’axe principal presque tangen-tiellement, puis arquée et divisée de même a son tour en lobes pinnatifides,nbsp;a dents aiguës, mals peti profondes. Fronde paraissant avoir eu une consis-tance épaisse, crispée sur les bords. Nervation peu distincte, constituée parnbsp;des fibres très-fines, excessivementnombreuses, peu régulières, c[ui occupentnbsp;toute la largeur de l’axe principal et des axes secondaires et forment, seule-ment dans les divisions des lobes primaires, des groupes plus distincts, quinbsp;se subcbvisent pour envoyer des rameaux dans les dents des lobes, mais sansnbsp;que ces rameaux se réduisent jamais a un faisceau unique, comme ceux quinbsp;constituent les nervures dans les Fougères véritables.

On n’a jamais trouvé de fructifications pouvant serapporter acette espèce; peut-être faut-il faire quelques réserves sur sa place dans la classe desnbsp;Fougères.

Cette espèce est généralement désignée aujourd’hui sous Ie nom de Schizo-pteris lactaca que lui a attribué Germar, réunissant a VAphlebia crispa Ie Schizo-ptens lactuca de Presl, que eet auteur avait cependant eu quelc[ue raison, sans doute, pour regarder comme distinct; mais, comme Presl n’a jamais figure sonnbsp;Schizopleris lactaca, il est difficile de savoir si cette reunion est fondée ou non,nbsp;et, en tout cas, Ie nom spécifique de Gutbier ayant la priorité, c’est a tortnbsp;qu’il a été abandonné.

VAphlebia crispa se rencontre dans Ie terrain houiller supérieur et dans Ie terrain bouiller moyen, mais je ne 1’ai observé dans ce dernier que dans desnbsp;couebesqui paraissent appartenir a sa portion supérieure.

HOUILLER MOYEN.

Bassin dü Pas-de-Calais. — Bully-Grenay: fosse n“ 7, veine Christian. Nmux : f. n° 1, V. Saint-Augustin.

HOUILLER SUPÉRIEUR.

Bassin de la Loire. — Rive-de Gier. Loreite. Sainl-Priest. Treuil: 2' couche. Montaud.

-ocr page 107-

PRINCIPAUX VÉGEÏAUX FOSSILES DU TERRAIN HOUTLLER. nbsp;nbsp;nbsp;97

La BaraUière : 8'couche. Roche-la-Molière. Villeboeuf. La Porchère : i7‘'couche. (Loire.) [Grand’Eüry.]

Bassin d’Alais. — Bessèges. Molière. La Grand’Combe : montagne Sainte-Barbe. (Gard.) [Grand’Eüry.]

Bassin de Decazeville.— Paleyrets (Aveyron).

Cablac (Dordogne).

Bosmoreaa. [Grand’Eury.] Ahun. (Creuse.)

La Chapelle-sous-Dun. Epinac. (Saóne-et-Loire.) [Grand’Eury.]

APHLEBIA PINNATA. Grand’Eury (sp.).

Scbizopteris pinnata. Grand’Eury, Flore carhonifère du depart, de la Loire, p. 200, pl. XVII,

fig. I.

Axe principal de la fronde large de 8 è 10 millimètres, présentant l’appa-rence d’un racliis veritable, strié en long par de nombreuses fibres très-fines, et émettant de part et d’autre des rameaux alternes, parfois presque opposés,nbsp;distants d’un même cóté de 10 è i5 millimètres, plus ou moins étalés, fine-ment striés comme l’axe principal. Ces rameaux se divisent a leur tour ennbsp;lobes alternes, pinnatifides, longs de 8 a 10 millimètres, larges de 4 a 5 millimètres. Ces lobes sont profondément décbiquetés, divisés en dents aiguës,nbsp;crispés, et parcourus par des fibres très-fines reunies en faisceaux.

Les fructifications, composées de grappes de sporanges munis d’un anneau élastique longitudinal, prouvent que cette espèce appartient bien réellementnbsp;è la classe des Fougères.

VAphlehia pinnala est spécial au terrain houiller supérieur.

HOUILLER SUPERIEUR.

La Chazotie. Treuil: 2® couche. Monlaud. Montieux : 8' couclie.

Bassin de la Loire Viïlars. Cóle-Chaude. Méons. (Loire.) [Ghand’Eury.]

Cablac (Dordogne).

Ahun (Creuse).

Decize (Nièvre). [Grand’Eury.]

Commentry : couche du Marais. (Allier.) [Grand’Eury.] Bassin de Saóheet-Loire.— Saint-Bérain. [Grand’Eury.]

-ocr page 108-

98

CHAPITRE II.

Troncs de Fougères^

Genre CAÜLOPTERIS. Lindley et Hutton.

Caulopteris. Lindley et Hutton, Foss. Fl. of Gr. Britain, I, p. xlix.

Sigillaria, sect. Caulopteris. Brongniart, Hist, végét.foss., I, p. 417 (pars).

Caulopteris. Corda, Flora proiogeea, p. 76.

Stemmatopteris. Corda, l. c., p. 76.

Troncs deFougères arborescentes, marqués de cicatrices ovales, allongées dans Ie sens vertical, disposées en quinconce, séparées les unes des autresnbsp;par desintervalles lisses, chagrinés ou verruqueux, parfois en partie effacéesnbsp;par de nombreux sillons longitudinaux, dus a Timpression des radicules ad-ventives. Cicatrices péliolaires présentant Ie plus souvent i leur intérieur unenbsp;seconde cicatrice a peu prés concentrique, liabituellement fermée, et, a l’in-térieur de celle-ci, une troisième, affeclant Ie plus souvent la forme d’un Vnbsp;très-ouvert, ces deux dernières correspondant aux faisceaux vasculaires quinbsp;se rendaient dans Ie pétiole.

II est probable, d’après la connexité de gisement, que les Caulopteris étaient les troncs de certains Pecopteris.

' Les troncs de Fougères dont 1’organisation interne est conservée sont désignés sous Ienbsp;nom générique de Psaronius Cotta. Les Psa-ronius, lorsqu’ils sont complets, présentent ennbsp;coupe transversale la section du cylindre li-gneux, entouré de l’enveloppe des racines ad-ventives. Ce cylindre, souvent un peu déformé,nbsp;est constitué par des bandes vasculaires semi-cylindriques ou arquées et plus ou moins si-nueuses, indépendantes les unes des autres etnbsp;rangées en eerde autour de la masse médul-laire centrale; elles sont quelquefois disposéesnbsp;en plusieurs cercles conceiitriques. Les radi-celles offrent, sur la coupe transversale, unenbsp;section circulaire ou elliptique; elles sont ex-trêmement nombreuses et forment sur cettenbsp;coupe des mouclietures claires entourées d’unenbsp;bordure foncée. Souvent on ne trouve que desnbsp;fragments de l’enveloppe radiculaire, n’olFrantnbsp;pas de trace du cylindre ligneux.

Les Psaronias sont surtout connus a l’état silicifié; mais on les trouve aussi, ainsi que 1’anbsp;montré M. Grand’Eury, dans les couches denbsp;grès liouiller, présentant les parties ligneuses,nbsp;les bandes vasculaires et les radicules, trans-formées en charbon et reconnaissables parnbsp;l’enscmble de leur structure. C’est pourquoi jenbsp;signale en passant ce mode de conservationnbsp;des troncs de Fougères arborescentes, sansnbsp;entrer dans plus de détails sur les caractèresnbsp;des Psaronius.


-ocr page 109-

99

PRINCIPAUX VEGETAUX FOSSILES DU TERRAIN HOUTLLER.

CAULOPTERIS PELTIGERA. Brongniart.

Sigillaria peltigera. Brongniart, Diet. sc. nat., t. LVII, p. 72.

Sigillaria (Gaulopteris) peltigera. Brongniart,//isi. re'^e'f. /oss., I, p. 417, pi-CXXXVIII. Stemmatopteris peltigera. Corda, Flora protogtea, p. 76.

Cicatrices elliptiques, de 60 a 80 millimetres de longuetir, sur 45 a 55 mil-limètres de largeur, séparées Tune de Tautre dans Ie sens vertical par des in-tervalles de 10 a 20 millimetres de hauteur; axes des séries verticales de cicatrices distantsles uns des autres de 5 a 6 centimetres. Cicatrice du faisceau vasculaire principal en forme d’ellipse allongée, longue de 4 5 5 centimètres,nbsp;sur 20 3 25 millimètres de largeur, souvent un pen rétrécie vers la base; cicatrice du faisceau central placée au quart inférieur de Taxe vertical de lanbsp;précédente, présentant la forme d’un are très-légèrement concave vers Ienbsp;haut, long de 1 o a 12 millimetres, et dont les deux extrémités se recourbentnbsp;légèrement en dessous. Ecorce finement chagrmée entre les cicatrices pétio-laires.

Cette espèce est spéciale au terrain houdler supérieur.

HOÜILLER SUPÉRIEUR.

Bassin de la Loire.— Treuil: 2' couche. Montaad : 8® coiiche. Reveux : i3' couclie. La Béraudière. Montramhert: puits Devillaine. (Loire.) [Grand’Eüry.]

Bassin d’Alais.— Bessèges. [Grand’Eury.] Rohiac. (Gard.)

Graissessac (Hérault). [Grand’Eüry.]

Bassin de Decazeville--Paleyrets (Aveyron). [Grand’Eüry.]

Ahan. Bosmoreau. (Creuse.)

Deeize (Nièvre). [Grand’Eury.]

CAULOPTERIS BAYLEI. Zeiller. (Alias, pl. CLXX, fig. 1.)

Cicatrices presque rondes, parfois niême plus larges que hautes, ayant en moyenne 5o millimètres de hauteur sur 5o a 55 naillimètres de largeur,nbsp;séparées Tune de l’autre dans Ie sens vertical par des intervalles de .3 5 4 millimètres de hauteur; axes des séries verticales distants les uns des autres denbsp;6 centimètres. Cicatrice du faisceau vasculaire principal de forme elliptique

-ocr page 110-

100 nbsp;nbsp;nbsp;CHAPITRE II.

OU presque circulaire, haute de 3o a 35 millimètres sur aS a 3o millimetres de largeur; cicatrice du faisceau central placée entre Ie quart et Ie tiers inférieur de l’axe vertical de la précédeiite, présentant la forme d’un are concave vers Ie haut, long de i 5 a 18 millimètres, avec les extrémités légèrementnbsp;réfléchies vers Ie has. Ecorce marquee, entre les cicatrices pétiolaires, denbsp;nomhreuses petites fossettes, rondes ou elliptiques, de i millimetre de dia-mèlre, qui se présentent, naturellement, sur Tempreinte, sous forme de tu-bercules saillants.

Cette espèce est propre au terrain houiller supérieur.

HOUILLER SUPÉRIEUR.

Bassin de la Loire.— Saint-Étienne: puits Rosand. (Loire.)

Saint-Pierre-Lacour (Mayenne).

CALLOPTERIS PATRIA. Grand’Eury.

Caulopteris pelticfera? Zeiller, BuU. Soc. géol. de France, 3'série, (. III, p. 576, pl. XVII, fig. 4; non Brongniart.

Caulopteris patria. Grand’Eury, Flore carbonifère da depart, de la Loire, p. 87.

Cicatrices presque rondes, de 4ö a 45 millimètres de hauteur sur 4o millimètres de largeur, séparéesl’une de l’autre dans Ie sens vertical par des in-tervalles de 3 a 5 millimètres de hauteur seulement; axes des séries verti-cales distants les uns des autres de 55 è 6o millimètres. Cicatrice du faisceau vasculaire principal de forme elliptique ou circulaire, parfois presque hexagonenbsp;a angles très-arrondis, haute de 3o millimètres sur aS è 3o millimètres denbsp;largeur; cicatrice du faisceau central placée au tiers inférieur del’axe verticalnbsp;de la précédente, présentant la forme d’un trait horizontal presque rectiligne,nbsp;long de i5 a ]8 millimètres, très-légèrement concave vers Ie haut etréfléchinbsp;aux extrémités. Écorce lisse entre les cicatrices pétiolaires, mais marquée denbsp;fossettes verruqueuses, rondes ou ovales, de 4 a 6 millimètres de dia-mètre, réunies en nomhre variable sur les bandes longitudinales qui sépa-rent les fdes verticales de cicatrices. Ces fossettes paraissent correspondre knbsp;l’inserlion des radicules qui descendaient, dans cette espèce, a Tintérieur denbsp;l’écorce.

-ocr page 111-

PRINCJPAUX VÉGÉTAUX FOSSILES DlJ TERRAIN HOUILLER. nbsp;nbsp;nbsp;101

Je me suis assure, en examinant au Muséum les échantillons types de M. Grand’Eury, que c’était bien cette espèce que j’avais figurée en i SyS, ennbsp;lui attribuant, avec un certain doute, Ie nom de Caulopteris peltigera.

Elle est, comme les précédentes, particulière au terrain bouiller supérieur.

HOUILLER SUPÉRIEUR.

Bassin de la Loire. — Saint-Étienne : couches supérieures. [Loire.) [Grand’Eury.] Decize (Nièvre). [Grand’Eury.]

Saint-Pierre-Lacour (Mayenne).

Genre PTYCHOPTERIS. Corda.

Sigillaria, sect. Caulopteris. Brongniart, Hist, végét. foss., I, p. 417 (pars).

Ptychopteris. Corda, Flora protogma, p. 76.

Troncs de Fougeres arborescentes, marqués de cicatrices ovales, disposées en quinconce, allongées dans le sens vertical, atténuées en pointe a Tune aunbsp;moins de leurs extrémités et se reliant habituellement les unes aux autres, dansnbsp;une même série verticale, par la prolongation de leur contour; cicatrice pé-tiolaire présentant a son intérieur une seconde cicatrice ovale, non concen-trique, mais placée vers le haut, et se confondant souvent avec elle sur unenbsp;partie de son contour; a l’intérieur de celle-ci et vers le haut, se trouve unenbsp;troisième cicatrice, souvent peu distincte, en forme de V renversé plus 011nbsp;moins ouvert; ces deux dernieres cicatrices correspondent au passage tiesnbsp;faisceaux vasculaires. Les cicatrices pétiolaires sont inarquées de stries ou denbsp;sillons nombreux, irréguliers, dirigés a peu prés verticalement, produits parnbsp;fimpression des radicules adventives, et qui couvrent souvent aussi lesnbsp;portions de l’écorce comprises entre les cicatrices.

Ce genre me parait bien caractérisé par l’excentricité de la cicatrice de I’anneau vasculaire par rapport a la cicatrice qui correspond au contour dunbsp;pétiole.

Les Ptychopteris paraissent, par leur gisement connexe, avoir porté les frondes de certains Pecopteris cyathoides.

-ocr page 112-

102

CHAPITRE II.

PTYCHOPTERIS JIAGRODISCUS. Brongniart (sp.).

(Atlas, pi. CLXX, lig. 2.)

Sigillaria (Caulopteris) macrodiscus. Brongniart, Hist, végét.foss., I, p. 4i8, pl. CXXXIX. Ptychopteris macrodiscus. Corda, Flora protogma, p. 76.

Cicatrices allongées, hautes de 7 a g centimètres sur 20 a aS millimetres de largeur, étirées en pointe au moins a l’extrémité inférieure et se reliantnbsp;les unes aux autres sur une même file verticale; axes des séries verticalesnbsp;distants les uns des autres de 3o a 35 millimètres. Cicatrice de 1’anneaunbsp;vasculaire ovale, liaute de 5o a 60 millimètres, large de 20 millimètres environ, presque tangente ausommet de la cicatrice pétiolaire et se confondantnbsp;presque avec elle sur la plus grande partie de son contour, distincte seule-ment vers Ie bas et se présentant sous la forme d’un are concave vers Ie liaut,nbsp;dont les branches s’elFacent peu a peu. Cicatrice du faisceau central placéenbsp;vers Ie quart ou Ie tiers supérieur de la précédente, en forme de V renversénbsp;plus OU moins ouvert, a branches retroussées vers Ie haut. Cicatrices pétio-laires marquées de sillons longitudinaux qui s’étendent aussi sur les portionsnbsp;d’écorce comprises entre eiles, mais y sont Ie plus souvent moins accen-tués.

Sur Ia figure 2 de la planche CLXX, la cicatrice du faisceau central n’est visible que sur la cicatrice pétiolaire la plus élevée de la série médiane, etnbsp;encore est-elle peu marquée sur Ie dessin; mais je l’ai retrouvée plusnbsp;nette sur d’autres parties du même échantillon, et eile s’observe aussi surnbsp;l’échantillon type de Brongniart, quoiqu’elle soit a peine indiquée sur lanbsp;planche CXXXIX de VHistoire des végétaax fossiles.

Cette espèce est spéciale au terrain houiller supérreur.

HOÜILLER SUPÉRIEUR.

Bassin de la Loire. — La Chazotie. Méons. Treail: 2° couclie. Montieiix : 8' couchc. Roche-la-Molière: puits Palluat. La Porchère: i4° couche. La Barallière. Moniramherlnbsp;3® couclie. (Loire.) [Grand’Eüry.]

Sainte-Foy rArgeniière (Rhone). [Grand’Eury.]

Bassin d’Alais. — Dessèges. Molière. (Gard.) [Grand’Eury.]

Graissessac (Hérault). [Grand’Eüry.]

-ocr page 113-

103

PRINCIPAUX VEGETAUX FOSSILES DU TERRAIN HOUILLER.

Bassin de Decazevilde.—^ Palejrets. Firmy. (Aveyron.) [Grand’Eüry.] Bosmoreau. [Grand’Eüry.] Ahun. (Creuse.)

Decize (Nièvre). [Grand’Eüry.]

Cornmeiitry : couche des Pourrats. (Allier.) [Grand’Eüry.] Saint-Pierre-Lacour (Mayenne).

Genre MEGAPHYTON. Artis.

Megaphyton. Artis, Antedïl. Phytology, pl. XX.

Troncs de Fougères arborescentes, marqués de cicatrices ovales ou ar-rondies, disposées sur deux séries verticales diamétralement opposées. Cicatrices pétiolaires présentant a leur intérieur les cicatrices des faisceaux vas-culaires; celles-ci de forme variable, présentant cbez certaines espèces un contour fermé, parfois profondément déprimé, offrant cbez d’autres la formenbsp;d’un are plus ou moins recourbé a ses extrémités. Troncs marqués, surtoutnbsp;sur les portions de l’écorce comprises entre les deux bandes occupées par lesnbsp;cicatrices, de sillons nombreux, irréguliers, dirigés a peu prés verticalement,nbsp;et produits par l’impression des racines adventives.

On ignore a quelles frondes se rapportent les Megaphylori:

MEGAPHYTON SOUIGHI. Zeiller.

(Atlas, pl. CLXX, fig. 3.)

Megaphytum giganteum. O. Feislmantel, Palcsontographicu, t. XXHI, p. i4i, pl- XX, fig. 2 et 3; an pl. XXI ? non Goldenberg.

Cicatrices ovales, allongées, hautes de 7 a 8 centimètres sur 3 a 4 centimetres de largeur, déprimées, arrondies au sommet, rétrecies et tronquées vers Ie bas, contiguës ou presque contiguës sur une même fde verticale; cicatrice vasculaire en forme d’arc, concentrique au contour du sommet de lanbsp;cicatrice pétiolaire et placée a une distance de 5 a i o millimètres au-dessousnbsp;de ce sommet, a branches descendant vers Ie bas et disparaissant peu a peu:nbsp;elles semblent se rejoindre de manière a former un ovale fermé, mais je n’ainbsp;pu m’en assurer positivement; il parait en outre y avoir deux autres tracesnbsp;vasculaires plus intérieures, situées de part et d’autre du grand axe de la ci-

-ocr page 114-

104

CHAPITRE IL

catrice. Ecorce marquee de fines stries correspondant saus doute a I’insertion d’écailies et présentant de plus, en dehors des séries de cicatrices, des sillonsnbsp;longitudinaux irréguliers, produits par l’impression des racines adventives.

II me parait certain que c’est a cette espèce que se rapportent les troncs figurés par M. O. Feistmantel dans son mémoire intitulé : Die Versteinermgennbsp;der höhmischen Kohlenablagermgen; en tout cas, ils ne peuvent appartenir aunbsp;Megaphyton giganteum Goldenberg, dont les cicatrices sontpresque deux foisnbsp;plus grandes et beaucoup moins allongées proportionnellement a leur largeur.nbsp;M. Feistmantel figure ces troncs dans un sens inverse de celui oü j’ai placénbsp;la figure 3 de la planche CLXX; il me semble que la partie arrondie de lanbsp;cicatrice pétiolaire doit plutót être placée vers Ie haut, les deux branches denbsp;l’arc correspondant a une décurrence du pétiole ; cependant, sur l’échantillonnbsp;même que j’ai figuré, la direction de certaines cicatricules, indiquant l’in-sertion des radicelles, semblerait confirmer plutót l’opinion de M. Feistmantel.

Les couches dans lesquelles cette espèce a été trouvée en Bohème appar-tiennent peut-être a la base du terrain houiller supérieur; je ne la connais, en France, que dans Ie terrain houiller moyen.

HOUILLER MOYEN.

Bassin du Nord. — Raismes : fosse du Chaufour, moyenne veine.

MEGAPHYTON MAC-LAYI. Lesquereux.

Megaphytum Mao-Layi. Le.squereux, Geoloyical Survey of Illinois, t. 11, p. 458, pl. XLVIII.

Cicatrices arrondies, ou plutót en forme de carré a cótés et a angles ar-rondis, présentant une dépression plus ou moins forte au milieu du cóté supérieur, hautes de 7 a 8 centimètres, larges de 8 a 10 centimètres, contiguës OU presque contiguës sur une même file verticale. Cicatrice vasculaire présentant la forme d’un eerde ou d’une ellipse très-peu aplatie, de 55 anbsp;70 millimetres de diamètre horizontal, mais dont Ie contour s’interromptnbsp;prés du sommet du diamètre vertical, pour redescendre a fintérieur en deuxnbsp;branches parallèles qui se rejoignent vers Ie bas, formant ainsi un sinus ennbsp;forme d’U, large de 7 a 8 millimètres et profond de 35 a 4o millimètres.nbsp;De chaque cóté de ce sinus, vers sa partie inférieure et a 10 ou i5 milli-

-ocr page 115-

PRINCIPAUX VÉGÉTAUX FOSSJLES DU TERRAIN HOUILLER. nbsp;nbsp;nbsp;105

metres de l’axe vertical de la cicatrice, on remarque, en outre, une trace vasculaire présentant a peu prés la forme d’un quart de eerde tournant sanbsp;convexité vers faxe de la cicatrice et vers Ie bas. Ecorce marquée de très-fmes vernies, correspondant peut-ètre a des ccailles, et, en outre, de mame-lons arrondis ou ovales, de 3 a 4 millimètres de diamètre, correspondant auxnbsp;racines adventives, qui marquent de sillons longitudinaux nombreux toute lanbsp;portion du tronc comprise entre les deux séries de cicatrices pétiolaires.nbsp;Cette espèce est spéciale au terrain houlller supérieur.

HOUILLER SUPÉRIEUR.

Bassin de la Loire. — Cros. La Barallière. BoisMonzil. (Loire.) [Grand’Eüry.]

Bassin d’Alais. — Bessèges. Molière. (Gard.) [Grand’Eury.]

Ahan (Creuse).

4. Lycopodiacées.

Végétaux herbacés ou arborescents, a tige rampante ou dressée verticale-ment. Les tiges se ramifient par dichotomie, mais Tune des branches de la dichotomie demeure souvent prépondérante, de telle sorte qu’il semble alorsnbsp;qu’il y ait une tige principale et des rameaux secondaires. Feuilles toujoursnbsp;simples, munies d’unc seule nervure, fréqnemment linéaires ou linéaires-lancéolées, plus rarement ovales, aiguës au sommet, habituellement sessiles,nbsp;très-souvent décurrentes Ie long des rameaux qui les portent. Dans certainesnbsp;espèces, les feuilles sont dimorphes, les unes très-petites, appliquées sur lanbsp;tige, les autres plus grandes et étalées, mais réparties toujours régulière-ment, deux séries antérieures, par example, restant très-petites, et deuxnbsp;séries postérieures composées de feuilles plus développées. Les feuilles sontnbsp;généralement disposées en spirale autour des rameaux, plus rarement ennbsp;verticil!es; elles sont d’ordinaire très-nombreuses et couvrent souvent parnbsp;leurs bases d’attache, surtoul dans les espèces fossiles, toute la surface desnbsp;tiges et des rameaux.

Fructification en épis, composée de sporanges fixés sur la face supérieure des feuilles, presque a leur aisselle; quelquefois les sporanges sont portés surnbsp;des feuilles normales, beaucoup plus habituellement sur des feuilles trans-formées en bractées. Dans les espèces arborescentes, les épis de fructification

¦ 4

-ocr page 116-

IOC nbsp;nbsp;nbsp;CHAPITRE II.

prennent la forme de cónes atteignant souvent des dimensions considerables et analogues d’aspect aux cones des sapins. Les spores renfermées dans lesnbsp;sporanges sont tantot toutes semblables et extrêmement petites, tantot di-morphes dans une même espèce, les unes males et excessivement petitesnbsp;(microspores), les autres femelles et assez grandes (macrospores). Les microspores et les macrospores se trouvent d’ordinaire dans le meme epi, maisnbsp;sont contenues, comme chez les Rhizocarpees, dans des sporanges dilférents.

Le mode de ramification, sans parler des organes de fructification et de la structure anatomique, qu’on ne peut observer que rarement, permet ennbsp;général de distinguer les rameaux de Lycopodiacées des rameaux de Coni-fères, avec lesquels ils ont souvent une grande analogie par la forme et lanbsp;disposition de leurs feuilles.

Les Lycopodiacées vivantes sont toutes berbacees et n’arrivent jamais a de grandes dimensions; la plupart des Lycopodiacées houillères étaient arbores-centes; leurs troncs atteignaient parfois et depassaient même 3o mètres denbsp;hauteur avec 3 a 4 metres de diamètre. La classification en est basée sur lenbsp;mode d’attache des feuilles, sur la forme des mamelons qui les portaient etnbsp;des cicatrices qu’elles laissaient apres leur chute.

Genre LEPIDODENDRON. Sternberg.

Lepidodendron. Sternberg, Ess. FI. monde prim., I, fasc. i, p. 25; fasc. 4, p- x.

Sagenaria. Brongniart, Class^. végét.foss., p. g.

Tig es atteignant un diamètre considérable, présentant une écorce divisée a la surface en mamelons plus ou moins saillants, de forme rhomboïdale anbsp;angles latéraux arrondis, allongés dans le sens vertical, disposés en quinconcenbsp;et séparés par des sillons qui forment, en se croisant, un réseau parfaiteraentnbsp;régulier. Ces mamelons présentent, vers le tiers ou le quart supérieur de leurnbsp;axe vertical, une cicatrice correspondant a l’insertion de la feuille. Cette cicatrice foliaire a la forme d’un rhombe ou d’un carré a diagonale verticale;nbsp;Tangle supérieur est arrondi, Tangle inférieur se prolonge habituellement surnbsp;le mamelon en une carène saillante, descendant jusqiTa son extréinité inférieure et plus OU moins ridée par des pils transversaux. De chacun des anglesnbsp;latéraux part une ligne légèrement arquée vers le bas, qui va se raccorder

-ocr page 117-

PRINCIPAÜX VÉGÉTAUX FOSSILES Dü TERRAIN HOUILLER. nbsp;nbsp;nbsp;107

avec Ie contour du mainelon vers Ie milieu de sa hauteur. La cicatrice foliaire est munie de trois cicatricules disposées sur une même ligne horizontale, placée vers son centre ou un peu au-dessous; la cicatricule médiane,nbsp;en forme d’arc concave vers ie haut, beaucoup plus importante que les deuxnbsp;autres, correspond au passage du faisceau vasciüaire qui se rendait dans lanbsp;feuille; les deux autres sont ponctiformes et leur signification n’estpas encorenbsp;hien connue. Les feuilles sont linéaires, aiguës, carénées,, uninerviées; ellesnbsp;étaient décurrentes a la base sur Ie coussinet ou mameion qui les portalt,nbsp;ainsi que 1’indiquent les lignes partant des angles latéraux et inférieur de lanbsp;cicatrice d’insertion.

i.

La forme et la dimension des mamelons varient nofableme’nt suivant la dimension des tiges et des rameaux, c’ést-a-dire suivant 1’age, dans une même espèce, ce qui rend la distinction des espèces assez dilFicile.

La ratiiification a lieu par dichotomie, c’est-a-dire que la division se fait toujours en deux branches de même valeur; mais souvent 1’une des branchesnbsp;devient prépondéranfe, et 1’autre prend alors fapparence d’un rameau secondaire, comme dans 1’échantillon représenté sur la planche GLXXI denbsp;l’Atlas.

Les Lepidodendron se rencontrent souvent dépouillés de leur écorce; leur surface se présente alors divisée en mamelons rhomboïdaux présentant au-dessus de leur centre une saillie plus ou moins forte, correspondant au passage du faisceau foliaire.

LEPIDODENDRON DICHOTOMÜM. Sternberg.

(Atlas, pl. CLXXII, fig. 1.)

Lepidodendron dlchotomum. Sternberg, Ess. Fl. monde prim., I, fase. i, p- 20 et 25, pl. I et II, non pl. III.

Lepidodendron Sternbergii. Brongniart, Diet. sc. nat., t. LVII, p- R*quot;

Mamelons rhomboïdaux, atteignant sur les tiges ègées une largeur de lO a i5 millimètres avec une longueur double, assez peu saillants, a angles latéraux tout a fait arrondis. Cicatrice foliaire placée au quart supérieur de 1’axenbsp;du mameion, exactement rhomboïdale, allongee dans Ie sens horizontal, anbsp;angles latéraux d’environ 6o“, a angles supérieur et inférieur arrondis.nbsp;Carène du coussinet hien nette, mais peu saillante, marquée d’un petit

i4.

-ocr page 118-

108

CHAPITRE II.

nombre de plis transversaux peu accentués. I.es lignes de décurrence partant des angles latéraux de la cicatrice foliaire se raccordent avec Ie contour dunbsp;mamelon un peu au-dessus de son milieu. Cicatricule vasculaire en formenbsp;de croissant, placée au centre de la cicatrice foliaire, et flanquée a droitenbsp;et a gauche de deux cicatricules ponctiformes.

Tiges et rameaux assez souvent ramifies par dichotomie. Feuilles linéaires, longues de i 5 a 4o millimètres, larges de i™‘quot;,5 a 2 millimètres a la base,nbsp;très-serrées, plus on moins étalées, raides, parfois un peu arquées. Sur lesnbsp;jeunes rameaux, les coussinets foliaires sont beaucoup moins allongés que surnbsp;les tiges et présentent une forme presque carrée.

J’ai cru devoir revenir pour cette espèce au nom primitif de Sternberg, la régie admise étant que, lorsqu’on subdivise une espèce d un auteur, Ie nomnbsp;spécifique donné par eet auteur doit être maintenu a Tune des espèces entrenbsp;lesquelles elle se trouve divisée. 11 est d’ailleurs évident que c’est pour lanbsp;plante figurée sur sa planche I que Sternberg a créé Ie nom de dicholomum.

Cette espèce, répandue surtout dans Ie terrain houiller moyen, parait se trouver encore a la base du terrain houiller supérieur.

HOUILLER MOYEN.

Bassin du Nord et du Pas-de-Calais. — Fresnes : fosse Bonnepart, veine Rapuroir. Raismes : f. Thiers, v. Meunière. Aniche : v. Jumelles; f. Saint-René, petite veine. (Nord.)nbsp;— Carvin : f. n“ 3, v. n° 3. Courrières : f. nquot; 1, v. de Ia Renaissance. (Pas-de-Calais.)

HOUILLER SUPÉRIEUR.

Bassin de la Loire. — Monibressienx : puits Sainte-Mélanie, 2® bMarde. Rive-de-Gier. Valjleary. Chapoulet. (Loire.) [Grand’Eury.]

La Mare (Isère). [Grand’Eury.]

Bassin d’Alais. — Bessèges (Gard). [Grand’Eury.]

Nejpez (Hérault). [Grand’Eury.]

LEPIDODENDRON OBOVATüM. Sternberg.

Lepidodendron obovatum. Sternberg, Ess. Fl. monde prim., I, fase. i, p. 21 el 25, pl. VI, bg' 1; pl. VIII, fig. 1 A,a etb; fase. 4, p- x.

Mamelons ovales-rhomboïdaux, atteignant sur les tiges agées 3 o milli-

-ocr page 119-

PRINCIPAUX VÉGÉTAUX FOSSILES DU TERRAIN HOUILLER. nbsp;nbsp;nbsp;109

metres de longueur sur 12 a i3 millimetres de largeur, assez saillants, a angles latéraux arrondis et è cótés un peu flexueux. Cicatrice foliaire placéenbsp;au tiers supérieur de l’axe du mamelon, de forme rhomboïdale, a angle supérieur aiTondi, a angle inférieur souvent assez aigu et se prolongeant parnbsp;line carène très-nette, habituellem^nt dépourvue de plis Iransversaux. Lesnbsp;lignes de décurrence partant des angles latéraux de la cicatrice foliaire descendent rapidement vers Ie bas et se raccordent avec Ie contour du mamelonnbsp;au-dessous seulement de son milieu. Cicatricule vasculaire allongée transver-salement, placée au-^dessous du centre et presque contre Ie bord inférieur denbsp;la cicatrice foliaire, flanquée d’ailleurs de deux cicatricules ponctiformes.nbsp;Immédiatement au-dessous de la cicatrice foliaire, on remarque deux fossettesnbsp;arrondies ou ovales, placées de part et d’autre de la carène, a 1 millimetrenbsp;de distance de celle-ci, a surface souvent ponctuée ou cbagrinée. Le mamelonnbsp;est marqué, au-dessus de la cicatrice foliaire, d’un léger pli transversal, droitnbsp;OU un peu arqué.

Sur les jeunes rameaux, les coussinets sont beaucoup moms allonges, pro-portionnellement a leur largeur.

Cette espèce me parait spéciale au terrain boulller moyen.

HOUILLER MOYEN.

Bassin du Nord et du Pas-de-Calais. — Vicoigne : fosse n“ 1, veine Saint-Louis, V. Saint-Nicolas. Raismes : f. du Ghaufour, v. Filonnière. Aniche : f. Notre-Darae, v. denbsp;Layens. (Nord.) — Carvin : f. n° 3, v. n° 3 Sud. Meurchin : f. n° 1, v. n° 1. Dourges :nbsp;f. nquot; 2. Lens : f. n° 2, v. Dumont; f. n“ 4i v. Theodore. Bally-Grenay : f. n° 4gt; v. Sainte-Adeline; f. n° 3, v. n° 3. Nceax : f. n“ 3, v. Saint-Marc. (Pas-de-Calais.)

LEPIDODENDRON ACULEATÜM. Sternberg.

Lepidodendron aculeatum. Sternberg, Ess. El. monde prim., I, fase. 1, p. 21 et 2 0, pl. VI, fig. 2; pl. VIII, lig. 1 B, a et 6; fase. 4, p. x.

Mamelons rbomboïdaux allonges, atteignant sur les tiges agées 4o a 5o millimètres de longueur sur 10 millimetres environ de largeur, très-sall-lants, a angles latéraux arrondis, a extremites inflecbies en sens inverses. Cicatrice foliaire placée un peu au-dessus du milieu de l’axe du mamelon, aussinbsp;baute que large, a angle supérieur arrondi, a cótés inférieurs un peu con-

-ocr page 120-

UO nbsp;nbsp;nbsp;CHAPITRE 11.

caves vers ie bas. Carène très-nette, marquée de plusieurs plis transversaux très-accentués. Les lignes de décurrence partant des angles latéraux de ianbsp;cicatrice foliaire descendent rapidement vers Ie bas et se raccordent avec Ienbsp;contour du raamelon au-dessous de son milieu, vers Ie tiers ou ie quart inférieur de sa hauteur. Cicatricule vasculaire allongée transversalement, placéenbsp;au-dessous du centre de la cicatrice foliaire, flanquée de deux cicatriculesnbsp;ponctiformes. Immédiatement au-dessous de la cicatrice foliaire, Ie coussinetnbsp;présente deux fossettes o vales placé es de part et d’autre et très-près de lanbsp;carène, a surface souvent ponctuée ou chagrinée. Au-dessus de ia cicatricenbsp;foliaire, Ie mainelon est marqué d’un pii transversal, du milieu duquel partnbsp;une carène saillante qui se prolonge jusqu’a l’extrémité supérieure du ma-melon.

De même que la précédente, cette espèce me parait propre au terrain houiller moyen.

HOUILLER MOYEN.

Bassin du Nord et du Pas-de-Calais. — Vicoigne : fosse n® i, grande veine, v. Sainte-Barbe, v. fAbbaye, v. Saint-Nicolas. Vieax-Condé : f. Leonard, v. Neuf-Paumes. Raismes : f. Sainl-Louis, v. 22, v. n® 24; f. du Chaufour, v. Filonnière. Anzin ; f. Casimir-Périer,

veine du Sud; f. Benard, v. Président. Aniche : f. Saint-René, v. n° 7; f. Gayant, V. 2. L’Escarpelle : f. n® 4, v. n° 5. (Nord.) — Dourges : f. n“ 2, v. 1’Eclaireuse. Lens ;nbsp;f. n° 2, V. Désiré. Ballj-Grenay : f. n“ 3, v. Saint-Ignace; f. n° 5, v. Saint-Joseph; f. n° 7,nbsp;V. Cbristian, v. Madeleine. Brmy : f. n° 1, v. Palmyre; f. n® 3, v. Paul. Marles : f. n° 3,nbsp;V. Henriette,v. Louise. [Pas-de-Calais.)

Bassin du Bas-Boülonnais. — HardiagJien : f. Renaissance. Ferques : f. de Leulingben. (Pas-de-Calais.)

LEPIDODENDRON VELTHEIMIANUM. Sternberg.

(Atlas, pl. CLXXII, fig. 3 et 41.)

Lepidodendron Veltheimianum. Sternberg, Ess. Fl. monde prim., 1, fase. 4, p. Xii, pl. Lll, fig. 3.

Mamelons rhomboïdaux allonges, assez saillants, atteignant sur les tiges agées 15 et 20 raillimètres de longueur sur 6 a 8 millimètres de largeur, anbsp;angles latéraux arrondis, a extrémités aiguës et un peu infléchies, séparés

1

La figure 4 ne donne pas une idéé exaptc de la forme réelle des mamelons.

-ocr page 121-

PRINCIPAUX VÉGÉÏAUX FOSSILES DU TERRAIN HOUILLER. nbsp;nbsp;nbsp;lil

par des sillons d’une certaine largeur, atteignant o'quot;“,5 environ sur les jeunes tiges, et i a 2 millimètres sur les tiges agées. Cicatrice foliaire placéenbsp;a peu prés au tiers supérieur de l’axe du inainelon, aussi haute que large,nbsp;arrondie au sommet, a cótés inférieurs légèrement convexes. Carène peunbsp;nette, surtout sur les rameaux, plus prononcée sur les tiges agées, inarquéenbsp;de plusieurs plis transversaux très-accentués, inais assez courts. Cicatriculenbsp;vasculaire peu visible, placée vers Ie centre de la cicatrice, les autres indis-tinctes.

Tiges assez souvent ramifiées par dichotomie.

Cette espèce est spéciale au terrain houiller'inférieur.

HOUILLER INFÉRIEUR.

Bischweiler. Niederlurhach, prés Thann. (Aisace.) — Rongemont (Haut-Rhin).

Anthracites de la Basse-Loire. [Grand’Eüry.]

Saint-Laurs (Vendée). [Grand’Eury.]

Monijean (Maine-et-Loire).

Anthracites du Roannais : Saint-Symphorien-de-Lay (Loire). [Grand’Eury.]

LEPIDODENDRON LYCOPODIOIDES. Sternberg.

(Atlas, pl. CLXXI.)

Lepidodendrou lycopodioides. Sternberg, Ess. El. monde prim., I, fase. 2 , p. 29 et 35, pl. XVT, fig. 1, 2 et 4-

Lycopodiolites elegans. Sternberg, l. c., fase. 4, p. Vlii.

Lepidodendron elegans. Brongniart, Diet. sc. nat., t. LVII, p. 91. Hist, végét.foss., II, pl. XIV^

Tiges paraissant ne pas atteindre de très-grandes dimensions; matnelons rhomboïdaux saillants, ayant une longueur triple environ de leur largeur, anbsp;extrémités aiguës, a angles latéraux arrondis. Cicatrice foliaire placée vers Ienbsp;tiers supérieur de l’axe du mamelon, rhomhoïdale, souvent peu nette.nbsp;Carène a peine sensible, inarquée de plis transversaux nomhreux très-pro-noncés, qui s’étendent jusqu’aux bords du mamelon. Cicatricules vasculairenbsp;et autres indistinctes.

Tiges fréquemment ramifiées par dichotomie, mais a hranebes souvent très-inégales. Feuilles longuement persistantes, larges de o““,5 a 2 millimètres, longues de 1 a 3 cenlimètres, marquées d’une nervure assez fine,nbsp;étalées a la base, puis arquées et redressées vers Ie haut.

-ocr page 122-

112 nbsp;nbsp;nbsp;CHAPITRE II.

Cette espèce se rencontre dans Ie terrain houlller Uioyen et a la base du terrain houiller supérieur.

HOÜILLER MOYEN.

#

Bassin dü Nord.— Raismes : fosse Bieuse-Borne, veine Décadi. Anzin : f. Renard, V. Paul.

HOÜILLER SUPÉRIEUR.

Bassin de la Loire. — Montbressieux (Loire). [Grand’Eury.]

La Mure (Isère). [Grand’Eury.]

Bassin d’Alais.— Bessèges (Gard). [Ghand’Eury.]

Nejpez (Hérault). [Grand’Eury.]

LEPIDODENDRON GRACILE. Lindley et Hutton. (Atlas, pL CLXXII, fig. 2.)

Brongniart,

liepidodendron gracile. Lindley et Hutton, Foss. Fl. oj Gr. Britain, 1, pi- IX. Bist. végét.foss., II, pl. XV.

Rameaux grêles; mameions rhomboïdaux assez saillants, ayant une longueur triple OU quadruple de leur largeur, a extrémités aiguës, a angles latéraux arrondis. Cicatrice foliaire placée au quart supérieur de l’axe dunbsp;mamelon, aussi haute que large, a angle supérieur arrondi. Carène très-nette, présentant seulement quelques très-petits plis transversaux a peinenbsp;distincts. Les lignes de décurrence partant des angles latéraux de la cicatricenbsp;foliaire se raccordent avec Ie contour du mamelon vers son milieu. Cica-tricule vasculaire peu nette, placée vers Ie centre de la cicatrice foliaire.

Rameaux assez souvent divisés par dichotomie. Feuilles aiguës, longues de ]5 a 20 millimètres sur les rameaux et larges de i““,5 a 2 millimètres anbsp;la base, plus longues sur les tiges, légèrement réfléchies a leur naissance,nbsp;puis arquées et redressées vers Ie haut.

Cette espèce me parait particuliere au terrain houiller moyen.

HOÜILLER MOYEN.

Bassin du Nord et du Pas-de-Calais.—AnnwaUin (Nord).— MearcAöt; fosse n° 1, veines n” 1 etn” 2. (Pas-de-Calais.)

-ocr page 123-

113

PRINCIPAUX VEGETAUX FOSSILES DU TERRAIN HOUILLEP,.

Genre LEPIDOPHLOIOS. Sternberg.

Lepidofloyos. Sternberg, Ess. Fl. vionde prim., I, fase. 4. p. xiii.

Troncs garnis de feuilles portées sur des coussinets rhomboïdaux plus larges que hauts, charnus, très-saillants, imbriqués; feuilles attachées a lanbsp;partie supérieure des coussinets, abase rhomboïdaie. Cicatricefoliaire niar-quée de trois cicatricules ponctiformes placées sur une même ligne horizontale, ia cicalrice médiane plus importante que les deux autres.

Les cicatrices foliaires, se projetant sur Ie tronc au-dessus de la base d’at-tache des coussinets qui les portaient, c’est-a-dire sur les portions latérales et basilaire des coussinets voisins, se trouvent habituellement, sur les em-preintes, masquées en partie par la base ou les bords latéraux de ces coussinets; inais il est presque toujours facile de les dégager a 1’aide d’un burin.nbsp;Les coussinets eux-mêines sont transfonnés en une laine cbarbonneuse asseznbsp;épaisse, cpd se détache par écailles irrégulières et contribue aussi a masquernbsp;les cicatrices foliaires.

LEPIDOPHLOIOS LARICINUS. Sternberg.

(Atlas, pl. CLXXII, lig. 5 it 6.)

Lepidodendron laricinum. Sternberg, Ess. Fl. monde prim., I, fase. i, p. 2?) et aö, pl. XI, fig. 2 , 3 et 4-

Lepidofloyos laricinum. Sternberg, l. c., 1, fase. 4, p- xiii.

Coussinets foliaires rhomboïdaux, larges de i o a i 2 millimetres, hauts de 5 a 7 millimetres, étroitement imbriqués; cicatrice foliaire rhomboïdaie,nbsp;large de 4 a 6 millimetres, haute de 2 a 3 millimètres, é angles supérieurnbsp;et inférieur arrondis, k angles latéraux très-aigus, marquée au centre d’unenbsp;cicatricule vasculaire flanquée de deux autres cicatricules plus petites. Au-dessous de la cicatrice foliaire, Ie coussiiiet porte habituellement sur sa lignenbsp;médiane une petite fossette ou cicatricule, correspondant peut-être a l’inser-tion d’une écaille. Le coussinet présente fréquemment une carène très-peunbsp;accentuée, verticale ou un peu oblique.

Cette espèce se rencontre dans le terrain houiller moyen et dans le ter-

-ocr page 124-

114 nbsp;nbsp;nbsp;CHAPIÏRE II.

rain houiller supérieur, mais elle ne parait pas s’élever dans ce dernier an-dessLis des couches inférieures ou peut-être moyennes.

HOUILLER MOYEN.

Bassin do Nord et do Pas-de-Calais.— Vieax-Condé: fosse Léonard. AnnoeuUüi. (Nord.) [Abbé Boüoay.] — Lens: f. n° 4, veine Franijois. Bully-Grenay : f. n° 3, v. Désiré. Marles :nbsp;f. nquot; 3,v. Sainte-Eugénie. (Pas-de-Calais.)

HOUILLER SUPÉRIEUR.

Bassin de la Loire. — Combe-Plaiiie, Mouillon, Grézieux, prés Rive-de-Gier. (Loire.) [Grand’Eory.]

Carmaiix (Tarn). [Grand’Eury.]

Genre ULODENDRON. Lindley et Hutton.

Ulodendron. Lindley et Hutton, Foss. VI. of Gr. Briiain, I, p. 1.

Troncs couverts de feuilles louguement persislantes, irabriquées, a base rhomboïdale, carénées, uninerviées, aiguës au sommet, dressées et raides.nbsp;Cicatrices vasculaires sous-corlicales linéaires, allongées verticalement.nbsp;Ecorce fréquemnient fissurée en long. Ces troncs présentent en outre denbsp;grandes depressions circulaires, plus ou moins profondes, omliiliquées aunbsp;centre, disposées sur deux files verticales diamétralement opposées, plus ounbsp;moins espacées sur une même file, ou parfois contiguës.

Plusieurs auteurs rattacbent mainten.ant les Ulodendron aux Lepidodendron; je ne crois pas devoir adopter cette manière do voir, du moins pour les Ulodendron majas et Ulodendron minus; j’ai pu étudier notamment cette dernièrenbsp;espèce, a 1’Ecole des mines et au Muséum, sur des échantillons bien con-servés provenant d’Eschweüer; tousm’ont offert des feuilles étroitement im-briquées, é base rhomboïdale aussi large que haute, se rétrécissant un peunbsp;au-dessus de leur base, linéaires, carénées sur Ie dos, mais neparaissant pasnbsp;attachées sur des coiissinets saillants comme celles des Lepidodendron. Surnbsp;les empreintes, ces troncs se montrent divisés en compartiments rhomboï-daux qui représentent simplement Ie moule de la base des feuilles, Ie pro-longement de celles-ci se trouvant engagé dans la roche et masqué par fem-preinte de la base des feuilles voisines, ainsi qii’il est facile de s’en assurer ennbsp;les dégageant a faide d’un burin. C’est ce qii’exprinient, d’ailleurs, très-exac-

-ocr page 125-

PRINCTPAUX VÉGÉTAUX FOSSILES DU TERRAIN HOUILLER. nbsp;nbsp;nbsp;115

lemen! les figures données par Rhode dans ses Beitrdge zur PJlanzenkmde der Vorwelt, pi. Ill, fig. I, et pi. Vil, fig. 3, figures sur la première desqueliesnbsp;Sternberg a établi son Lepidodendron ornalissimum [Ess. FI. monde prim., I,nbsp;fasc. 4, p- xn).

Je ne prétends pas, d’ailleurs, que toutes les Lycopodiacées a tronc muni de grandes dépressions circulaires doivent être séparées du genre Lepidodendron et qu’on ne puisse rencontrer destroncs de ce genre présentantcette par-ticularité; elle existe, en effet, dans Ie genre Bothrodendron, dont les feuillesnbsp;ont un mode d’insertion encore plus différent. Maisje crois cila raison d’etrenbsp;du genre ülodendron comme genre spécial, distinct des Lepidodendron par Ienbsp;mode d’altacbe de ses feuilles.

ÜLODENDRON MINUS. Lindley et Hutton.

Ülodendron minus. Lindley et Hutton, Foss. Fl. of Gr. Brilain, t, pl. VI.

Feuilles imbriquées, attachées par des écussons rhomboïdaux de 3 a 4 mil-limètres de longueur suf 2 a 3 mdlimètresde hauteur, exactement contigus; feuilles dressées, longues de 15 a 20 mdlimètres, linéaires, aiguës au sommet,nbsp;munies sur Ie dos d’une carène saillante, qui descend jusqu’é Tangle inférieur de Técusson d’attache. Cicatrices vasculaires sous-corticales disposées ennbsp;quinconce, linéaires, longues de 2 a 3 mdlimètres. Troncs présentant deuxnbsp;sériesverticales opposécs de dépressions circulaires, profondes de 4 a5 mii-limètres, ayant 20 a 4o mdlimètres de diamètre, ombiliquées et munies aunbsp;centre d’une cicatrice arrondie; ces dépressions sont tantót contiguës, tantótnbsp;plus OU moins espacées; elles sont généralement marquées de rides assez fortesnbsp;rayonnant de leur centre, et portent, comme Ie reste de la tige, des restesnbsp;des bases d’atlache des feuilles, ou des cicatrices sous-corticales disposéesnbsp;en quinconce.

Cette espèce est spéciale au terrain houiller moyen; je crois devoir lui rapporter, mais avec quelque réserve, deux troncs dubassin houiller duNord'nbsp;et du Pas-de-Calais, provenant, Tun d'Aniche, fosse Saint-René, veine n“ 7nbsp;(Nord), Tautre de Courrières, fosse n” 4, veine Sainte-Barbe (Pas-de-Calais);nbsp;mais leur état de conservation n’était pas assez parfait pour permettre unenbsp;détermination absolumenl précise.

i5.

-ocr page 126-

116

CHAPITRE II.

Genre BOTHRODENDRON. Lindley et HütïOxN.

Bothrodendron. Lindley et Hutton, Foss. Fl. of Gr. Britain, II, pl. LXXX.

'I'roncs marqués de cicatrices foliaires extrêmement petites, de forme rhomboïdale a angles arrondis, disposées en quinconce et surmontées cha-cune d’une cicatricule arrondie correspondant vraisemblablement a l’insertionnbsp;d’ime écaille. Cicatrice foliaire munie de trois cicatricules, Tune centrale,nbsp;les deux autrcs placées de part et d’antre et un peu au-dessous. Les grosnbsp;troncs présentent en outre de grandes dépressions circulaires, concaves, plusnbsp;OU moins profondes, disposées sur deux fdes verticales diamétralement op-posées.

BOTHRODENDRON PUNCTATUM. Lindley et Hutton.

Bothrodendron punctatum. Lindley et Hutton, Foss. Fl. of Gr. Britain, II, pl. LXXX et LXXXI; III, pl. CCXVIII.

Ulodendron Lindleyanum. Presl, in Sternberg, Ess. Fl. monde prim., II, fase. 7 et 8, p. i85. Ulodendron Schlegelii. Eicliwald, Urwelt Busslands, fase. i, p. 8i, pl. III, fig. 4.

Troncs de 1 Ö a 20 centimètres de diamètre. Cicatrices foliaires arrondies OU plutót en forme de carré i cótés convexes, k diagonale verticale, ayantnbsp;environ 3/4 de milbmètre de diamètre, disposées en quinconce, espacées denbsp;4 a 5 millimètres, marquées de trois cicatricules ponctiformes excessivementnbsp;petites, Fune au centre, les deux autres un peu plus bas, trè.s-rapprocbéesnbsp;et k peine distinctes. Chaque cicatrice foliaire est surmontée d’une autrenbsp;cicatricule arrondie placée immédiatement contre son bord supérieur, etnbsp;atteignant au plus i/4 de millimetre de diamètre. Ecorce très-fmement eba-grinée et ponctuée, se séparant en feuillets extrêmement minces; cicatricesnbsp;sous-corticales ponctiformes.

Troncs marqués, en outre, de grandes dépressions a contour surélevé, circulaires ou ovales, un peu allongées dans Ie sens vertical, de 9 a 12 cen-tunètres de diamètre, profondes de i5 a 20 millimètres, marquées d’unenbsp;cicatrice au point Ie plus profoncl. Getle cicatrice est babltuellement placéenbsp;au-dessous du centre, vers Ie quart inférieur de i’axe vertical de la depression. Les pai'ois de celle-ci sont marquées des mêmes cicatrices foliaires que

-ocr page 127-

PRINCÏPAI'X VÉGÉTAUX FOSSILES DU TERRAIN HOUILLER. nbsp;nbsp;nbsp;117

Ie reste du tronc, mais en partle effacées, et elles présentent en outre des sillons rayonnanls partant de la cicatrice centrale. Ces grandes dépressionsnbsp;sont disposées en file verticale et sont distantes Tune de l’autre, sur la mêmenbsp;file, de i5 a 25 et 3o centimètres. II est probable qu’elles correspondent anbsp;rinsertion de grands cones de fructification dont la base a été entourée parnbsp;l’écorce et a laissé sur celle-ci l’impression, sous forme de sillons rayonnants,nbsp;des feuilles ou des écailles dont elle était miinie.

L’Ecole des mines possède un fragment de tronc de cetle espèce, long de 75 centimètres, provenant de Meurchin, sur une partie dmpiel l’écorcenbsp;est parfaitement conservée et présente des cicatrices foiiaires très-nettes. J’ainbsp;pu reconnaitre exactement leur forme et leur organisation, et me convaincrenbsp;qu’elles n’avaient aucune analogie avec celles des Lepidodendron ni des ülo-dendron; c’est done avec juste raison que Lindley et Hutton avaient créénbsp;un genre è part pour cette espèce, que divers auteurs ont réunie depuis auxnbsp;Ulodendron, en supposant que les auteurs du Fossil Flora of Great Britainnbsp;n’avaient eu sous les yeux, malgré l’indication contraire qu’ils donnent,nbsp;qu’un tronc décortiqué.

Le Bothrodendron pmetatam est propre au terrain houiller moyen.

HOUILLER MOYEN.

Meurchin : fosse n° 1,

Bassin du Nord et du Pas-de-Calais. — Vicoigne (Nord). veine n” 1. (Pas-de-Calais.)

BOTHRODENDRON MINUTIFOLIUM. Boueay (sp.).

Rhsrtidodendron minutifolium. N. Boulay, Le terrain houiller du Nord de la France et ses végét. foss., p. 39, pl. Hl, tig. 1 et 1 bis.

Tiges de 3 a 8 centimètres de diamètre. Cicatrices foiiaires rhomboïdales è angle supérieur tout a fait arrontii, larges de 1 millimètre a t““,5, hautesnbsp;de o““,75 a 1 millimètre, disposées en quinconce, distantes de 8 a lo mil-limètres, marquées de Irois cicatricules ponctiformes, 1’uneunpeu au-dessiisnbsp;du centre, les deux autres plus petites, placées de part et d’autre de celle-cinbsp;a la même hauteur ou très-peu au-dessous. Chaque cicatrice folialre estnbsp;surmontée d’un très-petit mamelon légèrement saillant, placé contre sonnbsp;bord, el marqué d’une cicatrlcule ponctlforme. Ecorce très-finement cha-

-ocr page 128-

118 nbsp;nbsp;nbsp;CHAPITRE ÏI.

grinée et ridée transversalement, se détachant par feuillets très-minces et présentant au-dessous de chaque cicatrice foliaire une legére saillie allongéenbsp;verticalement, longue de lo a i5 millimetres, produite saus doute par Ienbsp;passage sous l’écorce du faisceau vasculaire qui se rendait a la feuille.

On n’a pas observe sur cette espèce, dont on ne connait, il est vrai, que d’assez petites tiges, les grandes depressions circulaires qui ont motivé pournbsp;l’espèce précédente Ie clioix du nom générique de Bothrodendron; néan-moins, il ne me parait pas qu’on doive la placer dans un genre spécial, lanbsp;forme et I’organisation de ses cicatrices foliaires, ainsi que les caractèresnbsp;de son écorce, indiquant avec Ie Bothrodendron pnnctatum la plus étroitenbsp;alïinité.

Cette espèce n’est connue que dans Ie terrain houiller moyen.

HOÜILLER MOYEN.

Bassin dü Nord et du Pas-de-Calais. — Raismes : fosse du Chaufour, moyenne veine, V. Laitière. (Nord.) = Fresiies : f. Bonnepart. Anzin : f. Saint-Marc. Aniche : f. Saint-Louis. (Nord.) — Vendin : f. n° 2. (Pas-de-Calais.) [Abbé Boulay.I

Genre KNORRIA. Sternberg.

Knorria. Sternberg, Ess. Fl. monde prim., 1, fase. 4, p- xxxvii.

Tiges décortiquées, couvertes de mamelons cylindriques aplatis, plus ou moins saillants, assez longs, effilés vers Ie sommet, souvent tronqués, ap-pliqués sur la surface de la tige parallèlement a son axe, légèrement arquésnbsp;vers Ie haul. La surface extérieure de l’écorce, quand elle est conservée,nbsp;se montre marquée de cicatrices arrondies disposées en quinconce.

Tiges se ramifiant par dichotomie.

Plusieurs auteurs regardent les Knorria comme représentant simplement un mode de conservation particulier des Lepidodendron; mais, malgré cer-taines analogies, je ne puis admeltre cette opinion, n’ayant jamais vu surnbsp;les Lepidodendron décortiqués les mamelons cylindriques allongés des Knorria,nbsp;et ayant observé au contraire, comme je vais l’indiquer pour Ie Knorria im-bricala, que les tiges munies de leur écorce portent des cicatrices ditïérentesnbsp;de celles des Lepidodendron.

-ocr page 129-

PRINCIPAUX VEGETAUX FOSSILES DU TERRAIN HOUILLER. 119

KNORRIA IMRRICATA. Sternberg.

Lepidolepis imbricata. Sternberg, Ess. Fl. monde prim., T, fase. 3, p. 44, pl- XXVII.

Knorria imbricata. Stei’nberg, l. c., fase. 4, p. xxxvii.

Mamelons saiilants, larges a la base de 4 a 5 millimetres et quelquel’ois un peu plus, très-rapprochés, imbriqués, appliqués sur la tige, et Ie plusnbsp;souvent tronqués; atteignant, quand ils sont entiers, jusqu’a 5 et 6 centi-mètres de longueur, effilés vers Ie sommet et légèrement arqués en debors.nbsp;Leur surface, ainsi que celle des portions de la tige qui se montrent entrenbsp;eux, présente des stries longitudinales très-fines. Tigesse divisant par dichotomie en branches égales, qui s’écartent peu a peu Tune de l’autre.

L’Ecole des mines possède une assez grosse tige de cette espèce, provc-nant de Niederburbach, prés Tliann (Alsace), qui présente, sur une portion de son étendue, la surface externe de l’écorce, très-finement striée longi-tudinalement et marquee de cicatrices arrondies ou ovales de 3 millimètresnbsp;environ de diamètre, disposées en quinconce, analogues a celles des Siig-maria; les files verticales de cicatrices sont espacées de 6 é 7 millimètres, etnbsp;sur une même file les cicatrices sont distantes de 3o millimètres.

Cette écorce se montre ainsi, sauf 1’espacement plus faible des cicatrices, qui est en rapport avec Ie moindre diamètre, tont a fait semblable a la figurenbsp;donnée par M. Schimper de VAncislrophyllum stigmariceforme Goeppert, sur lanbsp;planche XI du Terrain de transition des Vosges'^. Dans les parties oii fécorcenbsp;manque, la tige est couverte des longs mamelons cylindriques caractéris-tiques du Knorria imbricata, et, tout Ie long de la portion qui présentenbsp;fécorce conservée, on voit ces mamelons s’arquer et aboutir, a leur sommet,nbsp;précisément aux cicatrices arrondies dont est marquée la surface extérieurenbsp;de fécorce. Malbeiueusement on ne peut distinguer f organisation de ces cicatrices. Quoi qu’il en soit, les mamelons saiilants des Knorria ne peuvent guère,nbsp;d’après cela, être considérés que comme représentant de gros faisceaux vascu-laires qui se rendaient auxfeuilles et qui ont persisté après la destruction denbsp;fécorce; en tout cas, la surface de fécorce ne présente aucune saillie qui

‘ Le teirain de transition des Vosges, par Koseblin-Sebtumberger et Schimper. Strasbourg, 1862.

-ocr page 130-

120 nbsp;nbsp;nbsp;CHAPITRE 11.

leur corresponde, coinine cela devrait être si ces mamelons représentaient des coiissinets foliaires sous-corticaux. M. Schimper avail reconnu^ quenbsp;YAncisirophyllum ne représentait qu’un mode de conservation particulier dunbsp;Knorria imhricala; on voit qu’il en est réelleinent l’élat normal et complet.nbsp;Celte espèce est particulière au terrain houiller inférieur.

fiOÜILLER INFÉRIEUR.

A iederhurbuch, prés Thann (Alsace).

Anthracites clu Roannais : Lay (Loire). [Grand’Eury.]

Genre LEPIDOSTROBUS. Brongni.arï.

Lepidostrobus. Brongniart, Diet. sc. nat., t. LVII, p. gS.

Cónes de fructification des Lépidodendrées, composés d’un axe ligneux portant des bractées disposées en spirale, sur lesquelles sont attachés lesnbsp;sporanges. Ces braclées sont généralement rétrécies vers leur point d’inser-tion et s’élargissent a quelque distance en un limbe de forme variable,nbsp;tantót étroit et linéaire comme les feuilles, tantót triangulaire, ou ovale-lan-céolé, contracté en pointe au sommet. La partie rétrécie est fixée normale-ment a l’axe du cóne, et Ie sporange, qui en occupe toute la longueur, estnbsp;attaché sur sa face supérieure; il a la forme d’un sac légèrement aminci versnbsp;l’axe, un peu renflé vers l’extérieur. La portion limbaire de la bractée senbsp;redresse presque a angle droit, parallèlement a l’axe du cóne. Les sporesnbsp;renfermées dans Ie sporange peuvent quelquefois être observées sur les em-preintes, et l’on reconnait alors a leurs dimensions si 1’on a affaire a desnbsp;macrospores ou a des microspores. Les cónes sont fixés a l’extrémité desnbsp;rameaux et p^raissent avoir été tantót dressés, tantót pendants.

Je me borne a mentionner ici ce genre, dont les diverses espèces devront, un jour, pouvoir être rattachées auxtigesqui les ont portées. La figure 2 denbsp;la planche CLXXII représente Ie cóne du Lepidodendron gracile, qui étaitnbsp;vraisemblablement pendant, a en juger par Ie changement de courbure dunbsp;rameau qui Ie porte.

Traité de paléontologie végétale, t. II, p. 118.

-ocr page 131-

121

PfilNCIPAUX VEGETAUX FOSSILES DU TERRAIN HOUILLER.

PHANEROGAMES GYMNOSPERMES.

1. Gycadées.

Les végétaux houillers que Ton a été amené a rapporter aux Gycadées différent notablement, par leurs caraclères extérieurs, des végétaux vivantsnbsp;de cette familie, de telle sorte que‘ je ne dirai que peu de chose sur lesnbsp;caractères de ceux-ci. Les Gycadées actuelles, comprenant un très-petilnbsp;nombre de genres et d’espèces, sont des végétaux ligneux,qui se distinguentnbsp;par l’absence presque absolue de ramification et ont, a ce point de vue, unenbsp;cerlaine analogie d’aspect avec les Palmiers et les Fougères arborescentes.nbsp;Leur tronc, Ie plus souvent simple, qnelquefois bifurqué a la partie supérieure, porte au sommet une couronne de grandes feuilles, habituellementnbsp;pinnées, qnelquefois bipinnées. Les folioles de ces feuilles sont générale-ment coriaces; dans les Cycas, elles sont munies d’une seule nervure; dansnbsp;ia plupart des autres genres, elles sont marquees de nombreuses nervuresnbsp;longitudinales parallèles. Le tronc est parcouru, suivant son axe, par un largenbsp;canal médullaire, entouré par Tanneau ligneux. Les fleurs males ont l’aspectnbsp;d’épis OU de cones, dont les écailles portent sur leur face dorsale de nom-breux sacs polliniques; les fleurs femelles ont tantót la forme de cones, dontnbsp;les écailles portent les ovules, tantót ce sont des feuilles transformées, dansnbsp;lesquelles les ovules occupent la place des folioles.

On a reconnu, par l’étude anatomique des tiges et des feuilles a organisation conservée, que divers végétaux de l’époque houillère devaient se rat-tacher aux Gycadées, qui avaient alors un développement considérable; on en distingue deux groupes principaux, les Sigillarinées et les Cordaitées, et pro-bablement faut-il leur en rapporter un troisième, celui des Dolerophyllées.

Les Sigillarinées comprennent des végétaux ligneux a tronc simple ou quel-quefois bifurqué vers la partie supérieure, portant des feuilles simples, uni-nerviées, disposées en séries verticales bien accentuées. Ges feuilles étaient caduques et ne garnissaient que le sommet des tiges; par ce caractère,nbsp;comme par leurs troncs simples, ces végétaux ofl'rent avec les Gycadées unenbsp;certaine analogie d’aspect.

Les Cordaïlées comprennent des végétaux ligneux, a ramification irrégu-

-ocr page 132-

122 nbsp;nbsp;nbsp;CHAPITRE II.

lière, mais assez multipliée, qui portaient de longues feuilles coriaces, par-courues par de nombreuses nervures longitudinales parallèles, et reunies d’ordinaire en bouquet au bout des rameaux.

Peut-être faut-il rapprocher des Cordaïtées Ie groupe des Dolérophyllées^, comprenant des végétaux a feuilles épaisses, rétrécies en coin ou échancréesnbsp;en coeur a la base, munies de nervures rayonnant toutes du point d’attachenbsp;et divisées par dichotomie, et parcourues en outre dans leur épaisseur parnbsp;de nombreux canaux gommeux qui produisent de fines stries entre les nervures et les masquent souvent. Ce groupe n’est pas encore bien connii, et sanbsp;place n’est pas fixée avec certitude; mais Ie seul genre dont je parlerai icinbsp;présente une certaine analogie avec les Cordaïtées dans 1’aspect de sa nervation, a cela prés que les nervures sont divergentes au lieu d’êtré parallèles.

Sigillarinées,

Genre SIGILLARIA. Brongniart.

Sigillaria. Brongniart, Classif. végét.foss., p. g.

Tiges atteignant iin diamètre considerable, habituellement simples, quel-quefois divisées par bifurcation, marquées de cicatrices foliaires disposées en séries verticales nettes. Tantót l’écorce présente des cótes longitudinalesnbsp;saillantes, sur Ie milieu desquelles sont placées les cicatrices; tantót l’écorcenbsp;est unie, plus ou moins ridée ou rugueuse, mais sans cótes; sur une mèmenbsp;fde verticale, les cicatrices peuvent être plus ou moins rapprochées, parfoisnbsp;même contiguës; de même, les séries verticales de cicatrices sont tantót toutnbsp;a fait contiguës les unes aux autres, tantót plus ou moins écartées. Les cicatrices foliaires ont la forme d’un hexagone a diagonale horizontale, a anglesnbsp;tantót nets, tantót arrondis, ou du moins dérivent de cette forme par la dis-parition d’un ou de deux cótés, devenant alors pentagonales ou rhomboï-dales; elles sont généralement plus hautes que larges. Elles présentent trois

‘ Voir Comptes rendiis de l’Académie des sciences, t. LXXXVIl, p. SgS. De Saporta , Sur Ie nouveau groupe des DolérophyUées.

-ocr page 133-

PRINCIPAUX VEGETAUX FOSSILES DU TERRAIN HOUILLER. nbsp;nbsp;nbsp;123

cicatricules, Tune placée sur l’axe vertical de la cicatrice, un peu au-dessus du milieu, et correspondant au faisceau vasculaire de la feuille, les deux autresnbsp;placées a droite et k gauche de celle-ci et correspondant probablement,nbsp;d’après les recherches de M. B. Renault h a des canaux gommeux La cicatri-cule vasculaire est tantot ponctiforme, tantot lineaire et allongée transversa-lement, ou en forme d’arc concave vers Ie haut; les deux autres cicatriculesnbsp;sont linéaires, dirigées a peu pres verticalement, droites ou courbes, et alorsnbsp;tournant leur concavité vers la cicatricule vasculaire. Les tiges décortiquéesnbsp;se montrent toujours marquées de stries longitudinales plus ou moins accen-tuées; on n’y distingue netlement, d’ordinaire, que les deux cicatriculesnbsp;latérales.

Feuilles très-longues, linéaires, aiguës au sommet, uninerviées, habituel-lement marquées d’un sillon sur la face supérieure, et souvent de deux plis secondaires longiludinaux, fréquemment décurrentes sur la tige par leursnbsp;angles latéraux, mais non piar une carène dorsale comine celles des Lepido-dendron.

On remarque parfois des cicatrices de forme particuiière, isolées ou formant des séries longitudinales entre les files de cicatrices foliaires; d’après leur forme et leur position, ces cicatrices paraissent devoir être attribuées anbsp;des racines adventives plutót qua des organes de fructification.

res-


1, un

On ne connait pas Ie mode de reproduction des Sigillaires; quelques auteurs leur ont rapporté des épis qui paraissent renfermer des spores, et les ont, d’après cela, classées parmiles Cryptogames; mais cette attribution d’épisnbsp;a des troncs avec lesquels ils n’étaient pas en relation directe n’a que la va-leur d’une bypothèse. Je n’ai pas a entrer dans Ie détail des caractères anato-miques des troncs de Sigillaires, mais je regarde les travaux de M. B. Renaultnbsp;sur la structure de ces troncs et sur l’organisation des faisceaux vasculairesnbsp;de leurs feuilles comme ayant tranché la question et établi positivemènt lanbsp;nature phanérogamique des Sigillaires et leur afGnité avec les Cycadées. Onnbsp;trouve, d’ailleurs, sur certains troncs de Sigillaria des cicatrices particulièresnbsp;placées dans la même série verticale que les cicatrices foliaires, et qui corrnbsp;pondraient bien a l’insertion d’épis floraux. Je figure pl. Cl.XXlV, fig

* Académie des sciences. Mémoires des savants étrarigers, t. XXII, n° 9. R. Renault, Étude sur Ie Sigillaria spinulosa.

^ Comptes rendus de VAcadémie des sciences, t. LXXXVII, p. n4 et4i4-

16,

-ocr page 134-

124 nbsp;nbsp;nbsp;CHAPITRE II.

fragment d’écorce de Sigillaria Brardi qui offre cette particularité, etj’ajoute que I’Ecole des mines possède un tronc décortiqué d’une SigiUaire a cotes,nbsp;provenant de Roclie-la-Molière et donné par M. Grand’Eury, sur lequel onnbsp;remarque de grosses cicatrices arrondies ou ovales piacées sur les cótes entrenbsp;certaiues des cicatrices foliaires. Mais la nature des organes qui s’attachaientnbsp;a ces cicatrices est encore inconnue, et Ton ne peut trop insister sur l’intérêtnbsp;scientilique qui s’attaclie a la recherche des organes de reproduction desnbsp;Sigillaires.

Je serais porté a laisser avec les Sigillaires Ie genre Syringodendron Sternherg, constitué par des tiges cannelées, hahituellement striées en long et marqueesnbsp;de cicatrices arrondies ou elliptiques, simples ou géminées, disposées en sériesnbsp;verticales occupant Ie mdieu des cótes, ces tiges pouvant bien n’ètre, commenbsp;ie pense M. Schimper, que des Sigillaires dépouillées d’une partie de leurnbsp;écorce. On n’y observe jamais, en elFet, de cicatrices nettement délimitées,nbsp;comme cela devrait être si l’on avait affaire a une tige complete présentantnbsp;encore la surface extérieure de son écorce; en outre, les cicatrices simplesnbsp;que j’ai pu examiner m’ont paru composées de deux cicatrices géminées rap-prochées et presque confondues en une seule, et vers la partie supérieure denbsp;leur axe vertical j’ai presque toujours constaté la présence d’une très-petitenbsp;cicatrice ponctiforme, qui correspondrait au passage du faisceau vasculaire;nbsp;de même, dans les espèces a cicatrices géminées bien distinctes, on trouvenbsp;une petite cicatricule entre ces cicatrices. Ainsi, sur les unes comme sur lesnbsp;autres, on retrouve les trois cicatricules caractéristiques des Sigillaria.

Le genre Sigillaria, très-riche en espèces, peut être subdivisé en trois sections assez naturelles :

I. Rhytidolepis. Sternberg. — Troncs marqués de cótes longitudinales plusnbsp;ou moins saillantes, sur le milieu desquelles sont piacées les cicatrices foliaires.

II. nbsp;nbsp;nbsp;Clathraria. Brongniart. —Troncs sans cótes, cicatrices portées sur desnbsp;mamelons saillants, contigus, disposés en quinconce et séparés par des sll-lons obliques.

III. nbsp;nbsp;nbsp;Leiodermaria. Goldenberg. — Troncs sans cótes et sans sillons obliques.nbsp;Cicatrices plus ou moins espacées; écorce lisse ou ridée entre les cicatrices.

-ocr page 135-

125

PRINCIPAUX VEGETAUX FOSSILES DU TERRAIN HOUILLER.

Section I.

Rhytidolepis.

SIGILLARIi LyEVIGATA. Brongniart.

Sigillscria laevigata. Brongniart, Diet. sc. nat., t. LVII, p. y3. [list. végét. foss., 1, p. 471, pl. CXLIII, fig. 1, a A et B.

Cótes plates, larges de 2 a 4 centimetres, lisses, séparées par des sillons assez profonds; sillons larges de 5 a 8 millimetres, i section aiguë. Cicatricesnbsp;foliaires distantes, sur une même lile verticale, de 2 a 4 centimètres, larges denbsp;7 a 8 millimètres, en forme d’hexagone presque régulier a angles inférieursnbsp;arrondis; angles latéraux donnant naissance k deux lignes légèrement sail-lantes qui forment Ie prolongement des deux cótés situés au-dessus de lanbsp;diagonale horizontale, puis descendent presque verticalement, en s’atténuantnbsp;peu a peu, et disparaissent un peu au-dessus de la cicatrice immédiatementnbsp;inférieure. Cicatricule vasculaire ponctiforme, placée un peu au-dessus dunbsp;centre de la cicatrice foliaire et llanquée de deux cicatricules linéaires, anbsp;peine arquées, longues de 2 millimètres a 2““,5. A 2 millimètres environnbsp;au-dessus de chaque cicatrice foliaire, on remarque généralement une très-petite cicatricule ponctiforme, correspondant sans doute A finsertion d’unenbsp;écaille.

Sur les tiges dépouillées de leur écorce charbonneuse, les cótes se mon-trent marquées de stries longitudinales assez accentuées; on distingue les cicatricules vasculaires, flanquées de deux cicatricules très-nettes, larges denbsp;oquot;’“,5 a 1 millimètre, hautes de 4 a 6 millimètres.

Feuilles longues de plus de 3o centimètres, marquées d’un sillon prononcé sur leur face supérieure.

Je rapporte a cette espèce de grandes feuilles que j’ai trouvées souvent associées aux tiges dans les mêmes schistes, et dont j’ai pu observer la basenbsp;d’insertion, correspondant bien, par sa forme, aux cicatrices foliaires dunbsp;Sigillaria leevigata; je n’ai jamais pu suivre ces feuilles dans toute leur étendue.

Le Sigillaria Icevigata est spécial au terrain houiller moyen.

-ocr page 136-

126

CHAPITRE II.

HOUILLER MOYEN.

Bassin du Nord et du Pas-de-Calais. — Anzin (Norci). [Brongniart.] — Lens: fosse n° 2, veine Buffon. Bülly-Grenay : f. n° 3, nouvelle veine. Ncenx : f. n° i, v. Saint-ïhéo-cloi'e, V. Saint-Casimir. (Pas-cle-Calais.)

SIGILLARIA RUGOSA. Brongniart.

(Atlas, pLCLXXm.fig. 3.)

Sigillaria rugosa. Brongniart, Diet. sc. nat., t. LVIl, p. 72. Eist. végét. foss., I, p, 476» pl. CXLIV, fig. 2.

Cótes plates, larges de i5 a 20 millimetres, présentant cinq bandes lon-gitudinales distinctes, la bande moyenne portant les cicatrices foliaires; cicatrices distantes, sur une même cóte, de 25 a 3o millimètres, ovales, rétrécies vers Ie haut, légèrement échancrées au sommet, larges de 5 millimètres,nbsp;hautes de 8 è 9 millimètres. Des bords latéraux de chaque cicatrice partentnbsp;deux lignes légèrement saillantes, qui descendent verticalement jusqua lanbsp;cicatrice immédiatement inférieure, circonscrivant la bande moyenne, quinbsp;est marquée, sur toute la longueur comprise entre les cicatrices, de finesnbsp;rugosités, plus accentuées dans la partie médiane, sur une largeur de 2 anbsp;3 millimètres. Les deux bandes immédiatement contiguës, de part et d’autre,nbsp;ala bande moyenne, larges de 2 millimètres a 2“quot;*, 5, sont presque lisses;nbsp;enlin les deux bandes extrêmes de ebaque cóte, larges de 3 a 5 millimètres,nbsp;sont marquées de lines stries longitudinales ou un peu obliques, et formentnbsp;les bords des sillons. Cicatrices foliaires marquées de trois cicatricules pla-cées un peu au-dessus du centre, la cicatricule vasculaire ponctiforme, lesnbsp;deux autres droites ou a peine arquées, longues d’environ 2 millimètres.

On remarque parfois sur les cótes de petites cicatricules arrondies, placées a 2 OU 3 millimètres au-dessous des cicatrices foliaires.

Cette espèce me parait propre au terrain honiller moyen.

HOUILLER .MOYEN.

Bassin du Nord et du Pas-deCalais. — Fresnes : fosse Bonnepart, veine Rapuroir. Raismes : f. Thiers, v. n° 6; f. Bleuse-Borne, dure veine. (Nord.) — Dourges : v, l’Éclai-reuse. (Pas-de-Calais.)

-ocr page 137-

127

PRINCIPAÜX VEGETAÜX FOSSILES DU TERRAIN HOUILLER.

SIGILLARIA ELONGATA. Brongniart.

Sigillaria elongata. Brongniart, Ann. sc. nat., t. IV, p. 33, pl. II, fig. 3 et 4. Hist, vétjét. foss., I, p. A'j3, pl. CXLV; pl- CXLVI, fig. 2 et a A.

Cótes plate,s, larges de lo a 20 millimètres, séparées par des sillons peu profonds. Cicatrices foliaires hexagonales allongées verticalement, a anglesnbsp;arrondis, légèreinent échancrées ausommet, occupant en largeur Ie tiers ounbsp;Ie quart de chaque cóte, distantes entre elles d’une longueur égale a deux foisnbsp;et demie leur hauteur, Cótes marquees de fines rugosités tout ie long d’unenbsp;mince bande partant de la partie inférieure de chaque cicatrice, et descendant jusqu’a la cicatrice placée au-dessous; a droite et a gauche des cicatricesnbsp;les cótes sont lisses, puls elles présentent Ie long des sillons, surune certainenbsp;largeur, des stries longitudinales ou un peu obliques. Au-dessus de chaquenbsp;cicatrice, on remarque un léger sillon en forme d’arc, concentrlque a sonnbsp;bord supérieur, et sous eet arc une petite cicatricule ponctiforme correspon-dant sans doute k l’insertion d’une écaille. Cicatrices foliaires marquées, au-dessus de leur centre, de trois cicatricules, la cicatricule vasculaire ponctiforme OU un peu allongée verticalement, les deux autres droites, longues denbsp;a 2 millimètres.

Sur les tiges décortiquées, les cótes sont striées longitudinalement; les cicatricules vasculaires sont indistinctes; les deux autres, très-rapprochées,nbsp;paraissent souvent confondues en une seule.

Cette espèce se présente sous deux formes différant par leurs dimensions, mais ayant les mêmes caractères; aussi ne paraissent-elles devoir être distin-guées que comme variétés.

Var. a. major. Brongniart. — Cótes larges de 15 a 20 milbiuètres.Cicatrices foliaires larges de 5 a 6 millimètres, hautes de 10 a 1 2 millimètres, espacéesnbsp;d’environ 26 millimètres, échancrées au sommet; ces cicatrices sont un peunbsp;obliques sur la tige, étant portées sur un mamelon légèrement saillant, quinbsp;reporte en avant leur bord inférieur. Le mamelon s’accuse par deux lignesnbsp;partant des cótés de la cicatrice foliaire et descendant sur la cóte en s’effa-gant peu a peu. Bande rugueuse de 2 a 3 millimètres de large, occupant lenbsp;milieu de chaque cóte entre deux cicatrices consécutives.

Var. jS. minor. Brongniart. — Cótes larges de 8 a i o millimètres. Cicatrices

-ocr page 138-

128 nbsp;nbsp;nbsp;CHAPITRE II.

foliaires larges de 3 a 4 millimetres, hautes de 6 a 8 millimetres, espacées de i5 a 25 millimètres, échancrées au sommet, fai.sant une légère saillie ennbsp;avant, étant portées sur un mamelon un peu moins accentué que dans lanbsp;variété précédente. Bande rugueuse de 2 millimètres de large, occupant Ienbsp;milieu de chaque cóte.

Cette espèce, sous ses deux formes, est particuliere au terrain houiller moyen, et s’y rencontre assez fréquemment.

HOUILLER MOYEN.

Bassin du Nord et du Pas-de-Calais. = Var. major. — Anic/ie ; veine Constance. (Nord.)

— nbsp;nbsp;nbsp;L’Escarpelle : fosse n° 2, v. Canicule. Carvin : f. n“ 3, v. n° 3 sud. Meurchin : f. nquot; i,nbsp;V. n” i. (Pas-de-Calais.)

Var. minorRaismes : f. Thiers, v. Printanière, v. Fiionnière; f. Bleuse-Borne, petite veine. Anzin : f. Benard, v. Président. Aniche : v. Constance; f. Gayant, v. n° i. (Nord.)

— nbsp;nbsp;nbsp;Meurchin : f. n° i, v. n° i. Liévin. (Pas-de-Calais.)

SIGILLARIA CORTEI. Brongniart.

(Atlas, pl. CLXXIV, fig. 4.)

Sigillaria Cortei. Brongniart, Diet. sc. nat., t. LVII, p. 72. Mist. végét. foss., 1, p. 467, pl. CXLVII, fig. 3 et 4.

Cótes arrondies, larges do 6 a 10 millimètres, séparées par des sillons élroits, a section aiguë. Cicatrices foliaires a peu prés hexagonales, allongéesnbsp;dans Ie sens vertical, étroites vers Ie haut, plus larges et arrondies a la partienbsp;inférieure, a angles latéraux saillants; elles sont larges de 4 a 5 millimètres,nbsp;hautes de 6 a 8 millimètres, espacées de i5 a 20 millimètres, et portées suinbsp;des mamelons peu accentués. Des angles latéraux de chaque cicatrice partentnbsp;deux lignes légèrement saillantes, qui descendent sur les cótes sur 4 ou 5 mil-limètres de longueur. Cótes marquées, sur leur partie moyenne, de fines ridesnbsp;transversales ou un peu obliques, bien accentuées sous Ie hord inférieur desnbsp;cicatrices, moins neltes au-dessus d’elles. Les cótes présentent, au-dessus denbsp;chaque cicatrice, un pli en are olfrant souvent la forme d’un V renversé; onnbsp;remarque en outre une très-petite cicatricule ponctiforme immédiatementnbsp;au-dessus du bord supérieur de la cicatrice foliaire. Cicatricule vasculairenbsp;ponctiforme, placée vers Ie haut de la cicalrice foliaire, flanquee de deuxcica-tricules rectilignes, allongées.

-ocr page 139-

129

PRINCIPAUX VÉGÉÏAUX FOSSILES DU TERRAIN HOUILLER. Tiges décortiquées striées longitiidinalement.

Cette espèce est particuliere aussi au terrain houiller moyen et s’y montre assez commune,

HOUILLER MOYEN,

Bassin du Nobd et du Pas-de-Calais. — liaismes : fosse Thiers, veine n° 2, v. Printa-nière, v. Filonnière, v. Meunière. Amin : f. Benard, v. Paul. (Nord.) — Lens : f. nquot; 2, V. Buffon. Bully-Grenay : f. 3, v. n° 3; f. n° 6, v. Sainte-Sophie. Bruay : f. n° i,nbsp;V. n” 9. Marles : f. n° 3, v. Marie, v. Marguerite. (Pas-de-Calais.)

SIGILLARIA SGUTELLATA. Brongniart.

Sigillaria scutellata. Brongniart, Classif. végét, foss., p. 22, pl. I, fig. 4- Bist. végél. foss-, 1, p. 455, pl. CL, fig. 2 et 3; an pl. CLXIII, fig. 3 ?

Cótes arrondies, iarges de 1 o a 1 2 millimètres, séparées par des sillons étroits. Cicatrices foliaires présentant la forme d’nn he,xagone è angles supérieurs arrondis et ayant les trois cótés inférieurs reraplacés par un are circulaire , Iarges de 6 a 7 millimètres, hautes de 5 è 8 millimètres, espacéesnbsp;de 20 a 3o millimètres, è bord inférieur assez saillant. Angles latéraux don-nant naissance a deux lignes divergentes qui descendent dans les sillons.nbsp;Cótes marquées, sur leur partie moyenne, sur 4 a 5 millimètres de largeur,nbsp;de fines rides transversales ou un peu obliques, et présentant au-de.ssus denbsp;chaque cicatrice un très-léger pli transversal un peu arqué. Cicatricuie vasculaire ponctiforme placée presque au centre de la cicatrice foliaire, flanquéenbsp;de deux cicatricules assez courtes, droites ou a peine arquées.

Cette espèce, comme les précédentes, parait propre au terrain bouiller moyen.

HOUILLER MOYEN.

Bassin du Nord et du Pas-de-Calais. — Raismes : fosse Bleuse-Borne, grande veine, V. Grande-Passée. Anzin : f. du Chaufour. Aniche : f. Saint-René, v. Marguerite. [Abhénbsp;Boulay.] Anzin : f. du Moulin. [Brongniart.] Fresnes : f. Bonnepart, v. Neuf-Paumes.nbsp;(Nord.)'— Bully-Grenay : f. n” 3, v. Christian. (Pas-de-Calais.)

-ocr page 140-

130

CHAPITRE II.

SIGILLARIA ELLIPTIGA. Brongniabt,

(Atlas, pl. CLXXni, %. 1.)

Sigillaria eUiptica. Brongniart, Diet. sc. nat., t. LVIt, p. -jS. Hist, végét. foss., I, p. 447, pl, GUI, fig. 1 a 3; pl. GLXIII, fig. 4.

Gótes arrondies, larges de 8 ét la mlllimètres, séparées par des siüons droits OU parfois légèrement ondulés. Cicatrices foliaires généralement hexa-gonales, a cóté supérieur arrondi, légèrement échancré en son milieu, anbsp;angles latéraux très-saillants, a angles inférieurs tout a fait arrondis, a bordnbsp;inférieur porté en avanl par un mamelon légèrement saillant. Les anglesnbsp;latéraux sont souvent masqués sur les empreintes par 1’écrasement du mamelon, et les cicatrices offrent alors un contour elliptlque presque régulier;nbsp;mais on peut d’orclinaire dégager les bords en faisant sauter au burin lanbsp;roebe qui les couvre, el retrouver ainsi la forme normale. Les cicatrices fo-iiaires ont 7 è lo millimètres de largeur et 8 è 10 millimètres de hauteur;nbsp;leur espacement vertical varie de i5 a 20 millimètres. Leurs angles latérauxnbsp;se prolongent par deux llgnes divergentes qui descendent dans les sillons. Lanbsp;parlie moyenne des cótes, correspondant a la partie antérieure du mamelonnbsp;placé sous les cicatrices, est marquée de fines rides transversales très-accen-luées, sur 4 a 7 millimètres de largeur; au-dessus de chaque cicatrice, lesnbsp;cótes présentent un pli en are, concentrique au bord supérieur de la cicatrice, et, sous ce pli, une très-petile cicatricule ponctiforme. Cicatriculenbsp;vasculaire ponctiforme, placée un peu au-dessus du centre de la cicatricenbsp;foliaire, flanquée de deuxpetiles cicatricules légèrement arquées.

Tiges décortiquées striées longitudinalement, porlant a !a hauteur des insertions foliaires les trois cicalricules bien visibles.

L’échantillon que j’ai figuré présente, dans les sillons, plusieurs cicatrices allongées, arrondies ausommet, pointues vers Ie bas, larges de 3 a 4 millimètres, hautes' de 10 a i5 millimètres, munies au centre d’une cicalriculenbsp;ponctiforme, et au voisinage desquelles les cicatrices foliaires sont sensible-ment déformées. Leur position en dehors des files de cicatrices foliaires nenbsp;me parait pas permettre de les regarder comme correspondant a des insertions d’organes de reproduction; elles ne peuvent, dès lors, être atlribuéesnbsp;qu’a des racines adventives.

-ocr page 141-

PRINCIPAUX VÉGÉTAUX FOSSILES DU TERRAIN HOUTLLER.

131

Celte espèce est fréquente dans Ie terrain honiller nioyen et se rencontre encore vers la base du terrain honiller supérieur.

HOUILLER MO YEN.

Bassin du Nord. — Fresnes et Vieux-Condé: veines Six-Paumes et Huit-Paumes. [Bron-GNiART.] Vicoigne : fosse n” i, v. Saint-Nicolas. Vieux-Condé : v. Saint-Joseph. Raismes : f. Thiers, v. Meunière, v. Filonnière; f. Saint-Louis, grande veine. Amin : f. Benard,nbsp;V. Paul, V. Mark. Aniche : f. Saint-René, v. Bernicourt. (Nord.)

HOUILLER SUPÉRIEUR.

Bassin de la Loire. — Rive-de-Gier. Lorelie. (Loire.) [Grand’Eurï.]

Bassin d’Alais.— Bessèges. La Grand’Combe : montagne Sainte-Barbe. (Gard.) [Grand’ Eury.]

Prades (Ardèche). [Grand’Eury.]

SIGILLAEIA MAMILLARIS. Brongniarï.

Sigillaria mamillaris. Brongniart, Ann. sc. nat., t. IV, p. 33, pl. II, fig. 5. Hist, végét. foss., 1, p. 45i, pl. CXLIX, fig. 1.

Cótes larges de 4 a 6 millimètres, séparées par des sillons étroits. Cicatrices foliaires a peu prés régulièrement hexagonales, un peu élirées vers Ie liaut, larges de 4 a 6 millimètres, avec une hauteur égale, a angles latérauxnbsp;saillants, occupant toute la largeur des cótes, espacées de 8 a 12 millimètres,nbsp;obliques sur latige, a hord inférieur porté en avant par un mamelon saillant.nbsp;Mamelon marqué, sur sa partie antérieiue, de fines rides transversales;nbsp;cótes présentant au-dessus de chaque cicatrice, a la base du mamelon quinbsp;porte la cicatrice supérieure, un pli transversal ou un peu arqué. Cicalriculenbsp;vasculaire ponctiforme ou un peu allongée transversalement, placée au-dessus du centre de la cicatrice foliaire, flanquée de deux cicatricules recti-lignes, très-courtes.

Tiges décortiquées striées longitudinalement, présentant les trois cicatricules assez nettes; mais souvent les deux cicatricules latérales paraissent se réunir par leurs extrémités et former un eerde encadrant la cicatricule vasculaire.

Cetle espèce est particulière au terrain houillor moyen et s’y montre assez abondante.

'7-

-ocr page 142-

132

CHAPITRE II.

HOUILLER MOYEN.

Bassin du Nord et du Pas-de-Galais.— Fresnes et Vieiix-Condé. [Brongniart.] Vicoüjne : veine Sainte-Barbe, v. Sainte-Victoire. Anziii: fosse Renard, v. Président. AnicJie : f. Dechy,nbsp;V. n° i/i- L’Escarpelle : f. n° i, v. Amable-Marc. (Nord.) — Dourges : v. TEclaireuse.nbsp;Lens : f. n° 2, v. Buffon; f. nquot; 3, v. Gérard; f. n° 4, v. Amé. Bulfy-Grenay : f. nquot; 3,nbsp;V. 11“ 3, V. Madeleine; f. n° 5, v. Saint-Joseph; f. 11° 2, v. Saint-Jean-Baptiste; f. n° 1,nbsp;V. Saint-Pierre. Marles : f. n° 3, v. Henriette; f. n° 4, v. Désirée. (Pas-de-Calais.)

SIGILLARIA TESSELLATA. Brongniart.

(Atlas, pl. CLXXIII, fig. 2.)

Sigillaria tessellata. Brongniart, Diet. sc. nat., t. LVII, p. 74. Hist, végét. foss., I, p. 43(), pl. CLVI, fig. i; pl. GLXII, fig. 1 a 4-

Sigillaria Knorrii. Brongniart, Diet. sc. nat., t. LVII, p. 78. Hist, végét. foss., I, p. 444, pl. CLVI, lig. 2 et 3; pl. CLXII, fig. 6.

Sigillaria sexangula. Sauveur, Végét. foss. des terrains hoiiillers de la Belgigae, pl. LIII, fig. 1.

Cótes peu saiüantes, larges de 8 a 10 et quelquefois i4 millimetres, séparées par des sillons droits ou parfois un peu flexueux, les cótes s’élar-gissant légèrement k la hauteur du milieu des cicatrices. Cicatrices foliairesnbsp;de forme un peu variable, d’ordinaire régulièrement hexagonales, a anglesnbsp;plus ou moins arrondis, larges de 5 a 7 millimètrés, hautes de 4 a 8 millimetres, presque exactement contiguës, séparées seulement par un pli transversal bien net, plus ou moins étendu, mais qui n’occupe jamais toute lanbsp;largeur des cótes et ne va pas jusqu’aux sillons. Cicatricule vasculaire poncti-lorme ou un peu allongée transversalement, placée au-dessus du centre denbsp;la cicatrice foliaire et flanquée de deux cicatricules très-courtes, légèrementnbsp;arquées.

Sur les tiges décortiquées, les deux cicatricules latérales paraissent Ie plus souvent se réunir par leurs extrémités, et forment alors un eerde enca-drant la cicatricule vasculaire.

On observe assez fréquemment sur cette espèce des cicatrices particu-hères, rondes ou ovales, larges de 2 a 4 millimètrés, hautes de 4 4 6 milli-mètres, munies au centre d’une cicatricule ponctiforme et placees dans les sillons qui séparent les séries de cicatrices foliaires. II y en a toujours plu-

-ocr page 143-

PRINCIPAUX VÉGÉTAUX FOSSILES DU TERRAIN HOUJLLER. nbsp;nbsp;nbsp;133

sieurs a la même hauteur sur la tige, disposées comme en verlicilies; tantót il n’y a qu’une cicatrice dans cbaque sillon, tantót 11 y en a plusieurs, denbsp;trois a buit, superposées en une seule file et exactement contiguës; enfin onnbsp;observe parfois, mais plus rarement, deux files semblables placées cóte anbsp;cóte, sur les bords d’un même sillonb Les cicatrices foliaires voisines sontnbsp;toujours sensiblement déformées. Comme celles du Sigillaria elliptica, cesnbsp;singulières cicatrices me paraissent devoir être atlribuées a des racines ad-ventives.

Je réunis a cette espèce Ie Sigillaria sexangula Sanveur, qui n’en est qu’une forme particuliere; j’ai, en effet, observé plus d’une fois sur une mêmenbsp;tige, et en particulier sur I’echantillon dont un fragment est représenténbsp;pl. GLXXIII, fig. 2, de notables variations dans la forme des cicatrices : dansnbsp;une région, elles sont nettement hexagonales, un peu plus larges quenbsp;hautes, a angles nets, comme dans Ie Sigillaria sexangula, et dans une autrenbsp;région elles sont presque ovales, un peu plus hautes que larges, a contournbsp;arrondi, comme dans Ie Sigillaria tessellata type.

Cette espèce est répandue surtout dans Ie terrain houiller moyen; mais on la rencontre encore a la base du terrain houiller supérieur.

HOUILLER MOYEN.

Bassin du Nord et du Pas-de-Calais. — Fresnes : fosse Bonnepart. Aniche : f. Saint-Louis. [Abbé Boülay.] Raismes: f. Thiers, veine Filonnière; f. Bleuse-Borne, v. a filons; f. Saint-Louis, v. Filonnière. (Nord.) — Courrières : f. n° 2, v. Joséphine, v. de ia Reconnaissance. Lens : f. nquot; i, v. Clémence. Bully-Grenay : f. n° 3, v. Marie, v. Désiré; f. n° 5,nbsp;V. Saint-Joseph. Nmix : f. n° i, v. Saint-Casimir, v. Saint-Micbel. Marles : f. lU 3, v. Marguerite. Ferfay: f. n” i, v. Espérance. (Pas-de-Calais.)

HOUILLER SUPERIEUR.

Bassin d’Alais (Gard). [Brongniart.]

Carmaiix (Tarn).

La figure 6 de la planche GLXII de YHistoire des végétaux fossdes reproduit, mais d’une fagoïi très-défectueuse, un échantillon, conservé dans les collections du Muséum, qui présente un grandnbsp;nombre de cicatrices de ce genre.

-ocr page 144-

134

CHAPITRE II.

SIGILLARIA ELEGANS. Sternberg (sp.).

Favularia elegans. Sternberg, Ess. Fl. monde prim., I, fase. 4, p. xiv, pl. Lil, fig. t\. Sigillaria elegans. Brongniart, Diet. sc. nat., t. LVII, p. 74. Hist, végét. foss., I, p. 438,nbsp;pl. CXLVI, fig. i; pl. CLVIII, fig. 1.

An Palmacites hexagonatus. Scblollieim, Peirefactenhunde, p. 304, pl. XV, fig. 1 ?

An Sigillaria hexagona. Brongniart, Hist, végét. foss., l, pl. CLV ?

Tige parfois divisée vers Ie haut par bifurcation. Cotes peu accentuées, larges de 4 a 7 milliinètres, séparées par des sillons droits ou plus ordinai-rement fléchis en zigzag, les cótes s’élargissant a la hauteur du milieu desnbsp;cicatrices pour se contracler ensuite. Cicatrices foliaires liexagonales, a anglesnbsp;supérieurs et inférieurs arrondis, a angles Igtéraux saillants, souvent légère-ment échancrées a la partie supérieure, larges de 4 a 6 inillimètres, hautesnbsp;de 3 a 5 millimètres, contiguës, séparées par un pli transversal très-accentuénbsp;occupant toute ia largenr de la cóte, et encadrées sur les cótés par les sillons, inflécliis parallèleinent a leur contour. Cicatricule vasculaire poncti-forme, placée vers Ie tiers ou Ic quart supérieur de la cicatrice foliaire,nbsp;flanquée de deux cicalricules courtes, légèrement arquées.

Sur les tiges décortiquées, les cicatricules latérales semblent souvent reunies par leurs extrémités et forment ainsi ua eerde encadrant la cicatricule vasculaire.

J’ai observé également dans cette espèce, sur un échantillon provenant des mines d’Anzin (fosse Casimir-Périer, iquot;quot;® veine du sud), des cicatricesnbsp;arrondies, munies au centre d’une cicatricule ponctiforme et placées dansnbsp;les sillons; ces cicatrices se montrent, a une même hauteur, de deux en deuxnbsp;sillons, plus rarement dans deux sillons consécutifs, et sont isolées dansnbsp;chacun; mais il v a trois verticilles semblables, écartés de 76 et qö millimètres. Elles donnent lieu aux mêmes remarques que celles des Sigillarianbsp;dlipiica et tessellata.

Le Sigillaria elegans établit un passage entre ia section dee Rhylidolepis et celle des Clalliraria, par ses cótes souvent a peine accentuées et par les sillons continus qui encadrent les cicatrices, les sillons latéraux compris entrenbsp;deux séries longitudinales s’unissant aux sillons transversaux qui séparent lesnbsp;cicatrices.

-ocr page 145-

PRINCIPAUX VÉGÉTAUX FOSSILES DU TERRAIN HOUILLER. nbsp;nbsp;nbsp;135

De même que la précédenle, celte espèce se rencontre et dans Ie terrain houiller moyen, et a la base du terrain houiller supérieur.

HOUILLER MOYEN.

'Bassin du Nord et Pas-de-Calais. — Aniche: fosse Saint-Louis; f. Gayant. [Abbé Boulay.] Vicoüjne : f. n° i, grande veine; f. nquot; 2, v. Saint-Joseph. Anzin : f. Casimir-Périer,nbsp;i'quot; veine du sud. (Nord.) — Doarges : v. TEclaireuse. (Pas-de-Calais.)

HOUILLER SUPERIEUR.

Bassin de la Loire. — Monthressimx : puits Sainte-Mélanie, 2' batarde. Pdve-de-Gier. Loretie. (Loire.) [Grand’Eurï.]

Bassin d’Alais. — Bessèges (Gard). [Giund’Eury.]

Section 11. — Clathraria.

SIGILLARIA BRARDI. Brongniart.

(Atlas, pl. CLXXIV, fig. 1.)

Clathraria Brardii. Brongniart, Classif. végét.Joss., p. 22, pl. I, fig. 5.

Sigillaria Brardii. Brongniart, Diet. sc. nat., t. LVII, p- ']k- Hist, végét. foss., I, p. 43o,

pl. CLVIJl, tig-4.

Sigillaria Menardi. Brongniart, Diet. sc. nat., t. LVII, p. 74. Hist, végét. foss., I, p. 43o, pl. CLVIII, fig. 5 et6.

Tiges parfois divisées par bifurcation. Cicatrices foliaires de forme hexagonale, plus larges que hautes, a angles supérieurs et inférieurs tont a fait arrondis, a angles latéraux aigus, légèreinent échancrées é la partie supérieure, larges de 6 a 10 inillimèlres, bautes de 4 a 6 miilimètres, portéesnbsp;sur dus mamelons saillants de 10 a 16 miilimètres de largeur el de 7 anbsp;9 miilimètres de bauteur, séparés les uns des autres par des sillons plus ounbsp;rnoins profonds. Les angles latéraux des cicatrices se prolongent sur les mamelons en deux lignes légèreinent saillantes, plus ou moins accentuées,nbsp;aboutissant aux angles latéraux de ces mamelons. La distance entre deuxnbsp;séries verticales contiguës de cicatrices est ii peu pres égale a la largeur des

-ocr page 146-

136 nbsp;nbsp;nbsp;CHAPITKE II.

cicatrices elles-mêmes, de sorte que les mamelons d’une série viennent s’emboiter par leurs extrémités latérales enlre les bords inférieur et supérieurnbsp;des mamelons des séries voisines. La surface des mamelons est généralementnbsp;lisse, plus rarement un peu ridée. Cicatricule vasculaire allongée transversa-lement, un peu arquée, placée au-dessus du centre de la cicatrice foliairenbsp;et flanquée de deux cicatricules nettement arquées.

Tigesdécortiquéesmarquéesde strieslongitudinales légèrementflexueuses, et olFrant les trois cicatricules bien distinctes a la bauteur de cbaque cicatrice.

L’échantillon que j’ai figuré pl. CLXXIV, fig. i, présente une série de grandes cicatrices bexagonales , disposées en verticille, placées dans les sériesnbsp;verticales de cicatrices foliaires et munies au centre d’une forte cicatricenbsp;arrondie correspondant au passage d’un gros faisceau vasculaire; il est vrai-semblable cpi’elles répondent a 1’insertion d’organes de reproduction. Au-dessus de ce verticille, Ie nombre des séries verticales de cicatrices foliairesnbsp;parait diminué d’un, les cicatrices sont moins régulières et plus espacées.nbsp;Une tige, en partie décortiquée, de la même espèce, provenant de la Bérau-dière, et donnée a l’Ecole des mines par M. Grand’Eury, m’a offert égale-ment de grosses cicatrices rondes placées nettement dans les séries verticalesnbsp;de cicatrices foliaires. Germar figure, d’ailleurs, dans ses Versteinerungen desnbsp;Steinkohlengebirges von Weilin and Löbejan, pi. XI, fig. i, un écbantillon denbsp;Sigülaria Brardi présentant des cicatrices de ce genre disposées en verlicilles.nbsp;Le fait parait être fréquent dans cetteespèce, et je l’ai observé surplusieursnbsp;échantillons, de diverses tailles et de provenances variées, qui se trouventnbsp;a 1’École des mines.

Le Sigülaria Brardi est spécial au terrain houiller supérieur et s’y rencontre fréquemrnent.

HOUILLER SUPÉRIEUR.

Bassin de la Loire.— Rive de-Gier. La Chazotle : puits Baby; p. Jules. La Calaminière: p. Petin. Reveax : iS^couche. Roche-la-MoUère : p. Neyron. Villars. Treuil : 5' couche.nbsp;Avaize. Villeboeuf. Monirainbert. La Béraudière. (Loire.) [Gband’Eury.]

La Mare (Isère).

Bassin d’Alais. — Bessèges. Portes. (Gard.) [Grand’Euuy.] nbsp;nbsp;nbsp;•

Graisseisac. Nejfiez. (ïlérault.) [Grand’Eury.]

Carmaux (Tarn).

Bassin de Decazeville.— La Vaysse (Aveyron).

-ocr page 147-

137

PRINCtPAUX VEGETAUX FOSSILES DU TERRAIN HOUILLER.

Cablac (Dordogne).

Ahun (Creu.se).

Decize (Nièvre).

Bert (Allier). [Gband’Eüry.]

Saint-Nazaire (Var). [Grand’Eury.]

Leiodermaria.

Section III.

SIGILLARIA LEPIDODENDRIFOLIA. Brongniart.

Sigillaria lepidodendrifolia. Brongniart, Hist, végét. foss., 1, p. AaG, pl. CLXI, fig. i a 3.

Cicatrices foliaires rhomboïdales, ii angles supérieur et inférieur arronclis, larges de lo a 12 millimetres, liautes de 12 a i5 millimètres, espacéesnbsp;d’environ 2 5 millimètres sur une mêine file verticale. Séries verticales denbsp;cicatrices distantes entre elles de 7 a 8 millimètres. Bord inférieur des cicatrices porlé sur un mamelon légèrement saillant, marqué de fortes ridesnbsp;ondulées, parallèles au contour de la cicatrice. Cicatricule vasculaire poncti-forme, placée au quart supérieur de la cicatrice foliaire, flanquée de deuxnbsp;cicatricules longues de 2 millimètres a 2““,5, fortement arquées et se rejoi-gnant presque par leurs extrémités supérieures.

Feuilles linéaires, en goultière sur leur face supérieure, aiguës, longues de 4o centimètres et plus.

Cette espèce parait propre au terrain houiller supérieur,

HOUILLER SUPÉRIEUR.

Bassin de la Loire. — Montand. Villars. Treuil: 3' et 5® couches. Roche-la-Mohère. La Malafolie. (Loire.) [Grand’Eury.]

Bassin de Decazeville.— La Vaysse (Aveyron).

SIGILLARIA RHOMBOIDEA. Brongniart.

(Atlas, pl. CLXXIV, fig. 2.)

Sigillaria rhomboidea. Brongniart, Hist, végét. foss., I, p. 425, pl. CLVII, fig. 4.

Cicatrices foliaires rhomboïdales, a angles supérieur et inférieur arrondis,

IV. nbsp;nbsp;nbsp;18

quot;lx

-ocr page 148-

138 nbsp;nbsp;nbsp;CHAPITRE II.

Jarges de 5 a 7 millimèlres, haules de 5 a 6 millimètres, espacéès de i5 ^ 20 millimètres sur une même fde verticale. Séries verticales de cicatricesnbsp;distantes enire elles de 7 a 8 millimèlres. L’écorce présente entre les cicatrices de très-fines rugosités et, de plus, des rides longitudinales flexueusesnbsp;qui contournent les cicatrices; a 2 ou 3 millimèlres au-dessus des cicatrices,nbsp;on remarque un trè,s-léger pli en forme d’arc, qui encadre leur moitié supérieure, et sous eet are, presque immédiatement au-dessus du somrnet denbsp;chaque cicatrice, unè très-petite cicatricule ou fossette poncliforme. Cicatri-cule vasculaire arquée, placée au-dessus du centre de la cicatrice folia ire elnbsp;flanquée de deux cicatricules divergentes, légèrement arquées.

Je ne connais cetle espèce que dans Ie terrain houiller supérieur, oü elle se rencontre surtout dans les couches voisines de ia base.

HOUILLER SUPERIEUR.

La Mure (Isère). Carmaux (Tarn).

SIGILLARIA SPINULOSA. Rost (sp.).

Lepidodendron spinulosum. Rost, DeJilic. ectjp., p. 9.

Sigillaria spinulosa. Germar, Verstein. des Steink. von VVeltin und Löbejün, p. 58, pl. XXV fig. 1 el 2.

Cicatrices foliaires rhomboïdales, a angles supérieur et inférieur arrondis, souvent tronquées au sommet et devenanf, alors pentagonales, légèrementnbsp;échancrées a la partie supérieure, larges de 8 a lo millimètres, hautes denbsp;7 a 8 millimètres, espacées de i8 a 20 millimètres sur une même file verticale. Séries verticales de cicatrices distantes entre elles de 12 a i4 miili-mètres. Ecorce marquee de rides longitudinales ondulées, qui contournentnbsp;les cicatrices. On remarque souvent au-dessus des cicatrices une très-petitenbsp;cicatricule ponctiforme, et, plus rarement, contre leur bord inférieur ounbsp;entre elles, un ou deux tubercules saillants, de 2 a 3 millimètres fle dia-mèlre, marqués au centre d’une cicatricule arrondie et correspondant sansnbsp;doute a l’insertion de radicules adventives. Cicatricule vasculaire arquée,nbsp;placée au-dessus du centre de la cicatrice et flanquée de deux cicatriculesnbsp;légèrement arquées, un peu divergentes.

-ocr page 149-

139

PRINCIPAUX VEGETAUX FOSSILES DU TERRAIN HOUILLER.

Cette espèce est très-voisine dvi Sigillaria rhomhoidea; elle en diflFère cepen-dant par la dimension et l’espacement plus considerable de ses cicatrices et par l’absence de fines rugosilés sur l’écorce, qui n’est marquée que de slries

longitudinales.

Elle est particuliere au terrain houiller supérieur.

HOUILLER SUPÉRIEUR.

Bassin de la Loire. — La Chazotte. La Calaminière : puits Petin. La Porchère. Méons. Qaartier-Gaillard. La Béraudière. (Loire.) [Grahd’Edry.]

Bassin d’Alais.— Portes (Gard). [Grand’Eury.]

Bassin de Decazeville. — La Vaysse. Boarran. [Grand’Eury.] Paleyrels. (Aveyron.) Terrasson (Dordogne). [Grand’Eury.]

Decize (Nièvre). [Grand’Eury.]

Ahan (Creuse).

Bassin de SaÓne-et-Loire. — Saini-Bérain. [Grand’Eury.]

Bert (Allier). [Grand’Eury.]

Genre STIGMARIA. Brongniart.

Variolaria. Sternberg, Ess. Fl. monde prim., 1, fase. i, p. 23 et 26; non Acharius.

Stigmaria. Brongniart, Classif. végét.foss., p. 9.

Rameaux cylindriques dirigés borizonlalernent, divisés par bifurcation, marqués de cicatrices rondes ou ovales é bord saillant, disposées en quin-conce et manies au centre d’une cicatricule ponctiforme placée au sommetnbsp;d’un léger mamelon. Ces cicatrices correspondent a 1’insertion d’organesnbsp;appendiculalres charnus, de forrne cylindrique, contractés a la base, s’effi-lant vers leur extrémité, généralement simples, rarement bifurqués, par-courus par un faisccau vasculaire axiie.-

1! est cl noter que les Stigmaria se rencontrent presque exclusivement au mur des couches.

On a longuement discuté sur la nature des Stigmaria : on les a considérés tantót comme des tiges rampant k la surface du sol, tantót comme des rhizomes OU tiges souterraines, et leurs organes appendiculalres comme desnbsp;feuilles, dans l’un et l’autre cas, tantót enfin comme des racines et leursnbsp;organes appendiculalres comme des radicelles. Plusieurs observations faites

-ocr page 150-

140 nbsp;nbsp;nbsp;CHAPIÏRE ir.

sur place paraissent avoir confirmé cette dernière opinion et établi que les Stigmaria sont les organes radiculaires des Sigillaria : on a vu en effet desnbsp;troncs de Sigillaires s’élargir a la base, puis se diviser en grosses branchesnbsp;bifurqiiées présentant tons les caractères des Stigmaria. Cependant Ie fait anbsp;été contesté, et Ton a fait remarquer, entre autres raisons, que les Stigmarianbsp;se rencontrent en abondance dans l’étage du culm oii Ton ne trouve pasnbsp;de Sigillaria; mais ce n’est qu’une preuve négative, qui serait évidemmentnbsp;détruite par la découverte de troncs de Sigillaires dans eet étage. Aussi, m’ennbsp;tenant aux preuves positives qui ont été données, placerai-je ici Ie genrenbsp;Stigmaria a la suite des Sigillaires, tout en faisant remarquer qu’il y a la unenbsp;question du plus haut intérêt a résoudre d’une manière definitive.

STIGMARIA FIGOIDES. Sternberg (sp.).

(Atlas, pl. CLXXIII, fig. 4.)

Variolaria ficoides. Sternberg, Ess. Fl. monde prim.., I, fase. i, p. aS et 26, pl. XII.

Stigmaria iicoides. Brongniart, Classif. végét. foss., p. 28, pl. I, fig. 7.

Rameaux de 10 é 20 centimetres de diamètre; cicatrices rondes, de 5 a 7 millimètres de diamètre, e.spacées de 1 5 a 20 millimetres. Organes appen-diculaires longs de 20 a 25 centimètres, larges de 10 a 12 millimètres.

Sous cette forme, Ie Stigmaria ficoides me parait être propre au terrain houilier supérieur.

HOUILLER SUPÉRIEUR.

Bassin de la Loire. — Communay (Isère).— Mouillon : couche batarde. Montbressieux : puits Sainte-Mélanie. Rive-de-Gier: p. Moïse; p. Sainte-Barbe. Saint-Chamond. Roche-la-Molière : c. du Sagnat, c. du Péron. Montcel. La Porchère : i4° couche. Montaud. Mon-trambert. (Loire.) [Grand’Eury.]

Bassin d’Alais. — Bessèges. La Grand’Combe : couches inférieures. Cessom. Porte.i. (Gard.) [Grand’Eüry.]

Neffiez (Hérault). [Grand’Eury.]

Carmaax (Tarn).

Lardin (Dordogne). [Grand’Eury.]

Ahan. Bosmoreau. (Creuse.)

Commentry. Bert. (Alher.)

La Chapelle-sous-Dun (Saóne-et-Loire). [Grand’Eury.]

Bassin de Saóne-et-Loire. —- Le Creusot. [Grand’Eury.]

-ocr page 151-

PRINCIPAUX VEGETAUX FOSSILtlS DU TERRAIN HOUiLLER. nbsp;nbsp;nbsp;UI

— nbsp;nbsp;nbsp;Var. minor. Geinitz. — Rameaux plus petits, ne dépassant guère lo knbsp;12 centimetres de diamètre. Cicatrices plus petites et plus rapprochées, denbsp;3 a 4 millimetres de diamètre, espacées de 8 a lo millimetres. Organesnbsp;appendiculaires larges de 5 a 7 millimetres.

Cetle variété, très-répandue dans Ie terrain houiller moyen, se rencontre aussi vers la base du terrain houiller supérieur.

HOUILLER MOYEN.

Bassin dü Nord et du Pas-de-Calais. — Vicoigne : fosse n“ 1, grande veine, v. Sainte-Victoire. Vieux-Condé: v. Escaille, v. Rapuroir. Raismes: f. Bleuse-Borne, v. Grande-Passée; f. Saint-Louis, petite veine, v. Filonnière; f. du Chaufour, grande veine du Nord. Anzin : f. Saint-Marc, 3” veine du Nord. Aniche : f. Saint-Louis, v. Georges; f. 1’Arche-vêque, v. Marie. (Nord.) — Carvin : f. n° 2 , v. n° i4. Courrières : f. n“ 2, v. Pauline,nbsp;V. Louise, V. Sainte-Barbe. Lens : f. n° 1, v. Céline; f. n° 2, v. du Souich; f. nquot; 3,nbsp;V. Lenoir, v. Montgolfier. Bully-Grenay : f. n“ 5, v. Saint-Alexis. Ncenx; i’’” veine. Briiay :nbsp;£.0“ 1, V. Saintc-Aline. (Pas-de-Calais.)

Bassin dü Bas-Boulonnais. — Hardinghen : f. Providence. Fiennes : f. l’Espoir. Fergues ; f. de Leulinghen. (Pas-de-Calais.)

HOUILLER SUPÉRIEUR.

Bassin de la Loire. — Monthressieux : puits Sainte-Mélanie. Comhe-Plaine. Mouillon. Lorette. Valfleury. Chapoulet. (Loire.) [Grand’Eury.]

La Mare (Isère).

Bassin d’Alais.— Bessèges (Gard). [Grand’Eury.]

Neffiez (Hérault). [Grand’Eury.]

Saint-Perdoux (Lot). [Grand’Eury.]

Carmaux (Tarn).

— nbsp;nbsp;nbsp;Var. mdalata. Goeppert. — Cicatrices a contour très-nettement saillant, de 4 a 6 millimetres de diamètre, espacées de 10 a 12 raillimètres.nbsp;Organes appendiculaires larges de 8 d 10 millimètres. Ecorce souvent mar-quée de stries longitudinales ondulées, contournant les cicatrices.

Cette variété est particulière au terrain houiller inférieur.

HOUILLER INFERIEUR. Niederhurhach, prés Thann (Alsace).

-ocr page 152-

i42

CHAPITRE ir.

Cordaïtées.

Genre CORDAITES. Unger.

Flabellaria. Sternberg, Ëss. Fl. monde prim., I, fase. 2, p. 36 (pars). Pychnophyllum. Brongniart, Tahl. des genres de végét.foss., p. 65; non Rémy.nbsp;Cordaites. Unger, Gen. et sp. plant, foss., p. 277.

VégétauN arborescents, a ramification irréguliere. Feuilles altcrnes, reunies en bouquet au bout des rameaux. Feuilles sessiles, simples, de forme ovale-lancéolée ou spatulée, obtusément aiguës ou tont a fait arrondies aunbsp;sommet, souvent divisées par laceration vers leur extrémité. Ces feuillesnbsp;étaient coriaces, épaissies vers la base, et laissaient sur les rameaux, aprèsnbsp;leur chute, des cicatrices disposées en hélice, généralement plus larges quenbsp;hautes, ovales ou arquées, tournant leur convexité vers Ie haut, légèrementnbsp;décurrentes par leurs extrémités latérales, et marquées de plusieurs cica-tricules vasculaires ponctiformes, égales, disposées sur une même lignenbsp;horizontale. Les feuilles sont parcourues de nervures longitudinales paral-lèles, très-rapprochées et Ie plus souvent inégales, des nervures plus fortes,nbsp;espacces (i intervalles a peu prés égaux, comprenant entre elles un certainnbsp;nombre de nervures plus fines. Entre les nervures on distingue a la loupenbsp;de fines rides transversales.

l.es tiges et les rameaux présentaient k leur intérieur un canal médullaire de diamèlre considerable, dans lequel, la moelle était concentrée en unenbsp;série de diaphragmes plus ou moins rapprochés, perpendiculaires a l’axe ounbsp;légèrement obliques. On trouve assez fréquemment des monies de cesnbsp;canaux médullaires [Aiiisia Sternberg), tantót cylindriques, tantót angu-leux, marqués de sillons transversaux étroits quelquefois embranchés lesnbsp;uns sur les autres et plus ou moins espacés, ces sillons correspondant auxnbsp;diaphragmes.

Inflorescences en épis, portant les uns des organes males, les autres des

-ocr page 153-

PRINCIPAUX VÉGÉTAUX FOSSILES DU TERRAIN HOUILLER. nbsp;nbsp;nbsp;143

organes femelles *. Les épis males sont gènéralement composes de plusieurs petils bourgeons écailleux alfectant une disposition dislique, c’est-a-direnbsp;rangés en deux séries diamétralement opposées; ces bourgeons renfermentnbsp;les étamines, groupées Ie plus souvent vers Ie centre, c’est-a-dire a Textré-inité de 1’axe du bourgeon, et dont les loges sont quclquefois visibles surnbsp;les empreintes, faisant saillie au-dessus des écailles qui les entourent. Lesnbsp;épis femelles sont composés de jeunes graines placées a l’aisselle de bractéesnbsp;et affectant souvent aussi une disposition distique. Les graines mures pré-sentent une forme ovale ou orbiculaire, Ie plus, souvent a section transversale elliptique, a sommet généralement aigu et a base un peu échancrée ennbsp;coeur.

Le nom de Pycnophyllam, donné en 1849 ^ genre par Brongniart, a dü être abandonné pour le nom plus récent d’Unger, M. Piémy l’ayant attribuénbsp;en 1846 a un genre de Caryopbyllées.

CORDAITES BORASSIFOLIÜS. Steunbeiig (sp.).

Flabellaria borassifolia. Sternberg, Ess. Fl. monde prim., I, fase. 2, p. 01 et 36, pl. XVlll.

— Corda, Flora protogwa, p. 44, pl. XXIV.

Cordaites borassifolia. Unger, Gen. et sp. plant, foss., p. 277.

Feuilles ovales-lancéoiées, variant de 20 a 60 centimètres de longueur sur o a 8 centimètres de largeur, a sommet obtus, mais paraissant parfoisnbsp;terminées en pointe aiguë, soit paree qu’elles sont incomplètes, les bordsnbsp;ayant été lacérés et enlevés, soit paree que, vers l’extréraité, les bords sontnbsp;enroulés en dessous, ce qui modilie le contour de la face supérieure. Cesnbsp;feuilles sont souvent divisées par lacération, a partir du ^sommet et très-profondémenl, en lanières parallèles plus ou moins nornbreuses. Nervuresnbsp;parallèles très-régulières, alternativement fortes et fines, deux nervures fortesnbsp;comprenant entre elles une nervure plus fine; l’espacement des nervures denbsp;même force varie de i/3 a 1/2 millimetre; parfois la différence entre les nervures s’atténue, et elles paraissent alors toutes de force presque égale.

' Voir, pour forganisation des fleurs de Cordaites, Grand'Eury, Flore carbonijere du département de la Loire, p. 226; et B. Renault,

Comptes rendus de 1’Académie des sciences, tLXXXIV, p. 782 et 1328.


-ocr page 154-

Ikk nbsp;nbsp;nbsp;CHAPIÏRE II.

Cette espèce est répandue dans Ie terrain houiller supérieur et dans ie terrain houiller moyen; elle m’a para se trouvor, dans celui-ci, plus particu-lièrement dans les couches les plus élevées.

HOUILLER MOYEN.

B.a^ssin du Nord et du Pas-de-Calais. — Aniche: fosse Fénelon, veine du Sondage. (Nord.) — Dourges : f. n” 2, v. a trois sillons. Courrières : f. 2, v. Eugénie, v. Josephine. Lens : f. n” 2, v. du Souich; f. n“ 4, v. Francois. BuUy-Grenay : f. n° 3, v. n° 3;nbsp;f. n° 5, V. Sainte-Barbe sud. Nwux : f. n” 1, v. Saint-Augustin. (Pas-de-Calais.)

HOUILLER SUPÉRIEUR.

Bassin de la Loire. — Montrond (Rhone). — La Chazotie : puits Ghaleyer. Montieux. Roche-la-Molière : couche du Péron. Treuil : 2' couche. La Malafolie. (Loire.) [Grand’nbsp;Eury.]

Brassac : la Combelle et zone supérieure. Saint-Èloy. (Puy-de-Dóme.) [Grand’Eury.]

La Mare (Isère).— Moutiers (Savoie).

Prades (Ardèche). [Grand’Eury.]

Graissessac (Hérault). [Grand’Eury.]

Bassin de Decazeville. — La Vaysse (Aveyron).

Decize (Nièvre).

Bassin de SaÓne-et-Loire. — Blanzy : grande couche inférieure. [Grand’Eury.]

Bassin d’Autun.— Epinac. Sally. (Saóne-et-Loire.) [Grand’Eury.]

Saint-Pierre-Lacoar (Mayenne).

GORDAITES ANGULOSOSTRIATUS. Grand’Eury.

(Atlas, pl. GLXXV, fig. 2 et 3.)

Cordaites angulosostriatus. Grand’Eury, Flore carbonifère du depart, de la Loire, p. 217, pl. XIX.

Feuilles ovales allongées, atteignant leur plus grande largeur au dela du milieu, longues de 35 k 80 centimètres, larges de i5 a 25 millimètres a lanbsp;base, atteignant plus loin 4 é 12 centimètres de largeur, arrondies aunbsp;sornmet, habituellement entières,'rarement lacérées; marquees de nervuresnbsp;fortes, un peu inégales, espacées de i/3 a 2/3 de millimètre, comprenantnbsp;entre elles des nervures très-fines en nombre variable, de deux a cinq habituellement.

-ocr page 155-

PRINCIPAUX VÉGÉTAUX FOSSILES DU TERRAIN HOUILLER. nbsp;nbsp;nbsp;145

J’ai vu sur deux écbantillons de cette espèce, provenant de Saint-Élienue et donnés a I’Ecole des mines par M. Grand’Eury, des épis inêles encore attachés aux rameanx, au milieu du bouquet de feuilies dont ceux-ci étaientnbsp;garnis. Chacun de ces épis est composé d’un petit rameau de 2 millimètresnbsp;ïi 2““*,5 de diamètre, long de 5 a 6 centimètres, nu sur i5 a 20 millimètresnbsp;et portant sur Ie reste de sa longueur de petits bourgeons floraux qui pa-raissent distiques. Ces bourgeons sonl ovoïdes, longs de 3 a 4 millimètres,nbsp;formés d’écailles imbriquées; on apergoit a leur soramet des anthères sail-lantes, de 3/4 de millimètre de longueur, paraissant formées de deux ounbsp;peut-êlre de quatre loges amincies en pointe vers Ie bas, accolées ensemble,nbsp;mais un peu disjointes vers Ie sommet. E’un de ces écbantillons est d’ailleursnbsp;représenté sur la planche CLXXV avec une fidélité parfaite.

Cette espèce parait propre au terrain houiller supérieur.

HOUILLER SUPÉRIEUR.

Bassin de la Loire. — Sainl-Chamond : puits du Chateau. La Chazotte. Montcel. Méons. La Barallière : 8' couche. Montaud : puits Avrii. Cóte-Thiollière. Reveux :nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;couche.

(Loire.) [Grand’Eury.]

Bassin d’Alais.— Bessèges (Gard). [Grand’Eury.]

Graissessac. Nejfiez. (Hérault.) [Grand’Edry.]

Commentry (Ailier).

Bassin de SaÓne-et-Loire. — Blanzy : grande couche inférieure. [Grand’Eury.]

CORDAITES FOLIOLATUS. Grand’Eury.

Cordaites foliolatus. Grand’Eury, Flora carbonifère du départ. de la Loirej p. 219, pl. XXL fig. 3.

Feuilies ovales allongées, de 4 a 8 centimètres de longueur, larges a la base de 5 a 10 millimètres, atteignant au milieu 10 a 20 millimètres denbsp;largeur, a sommet obtus, marquees de nervures presque égales, espacées denbsp;1/4 a 1/2 millimètre.

Cette espèce parait propre au terrain houiller supérieur, ou elle se montre surtout dans les régions inférieure et moyenne.

'9

-ocr page 156-

146

CHAPITRE II.

' nbsp;nbsp;nbsp;HOÜILLER SUPERIEUR.

Bassin de la Loire.— Saint-Chamond. La Chazotle. La Calaminière. Sainl-Priest. Cros. Cóte-Thiollière. Reveux. (Loire.) [Grand’Eury.]

Brassac : la Combelle. (Puy-de-Dóme.) [Grand’Edry.]

La Mare (Isère). [Grand’Eury.]

Bassin d’Alais. — Portes (Gard). [Grand’Eury.]

Carmaux (Tarn).

Ronchamp (Haute-Saóne). [Grand’Eury.]

Genre POACORDAITES. Grand’Eury.

Poacordaites. Grand'Eury, Flore carbonifère du depart, de la Loire, p. 222.

Ce genre se distingue du genre Cordaites par la forme de ses feuiiles, qui sont linéaires, très-élroites et très-longues, aniincies vers Ie bout et obtusesnbsp;au sommet. Elles sont marquées de nervures fines, serrées, presque égales,nbsp;et s’attacbent a des raraeaux grêles, qu’elles garnissent sur une assez grandenbsp;longueur.

Les organes floraux paraissent analogues a ceux des vrais Cordaites-

POACORDAITES MICROSTAGHYS. Goldenberg (sp.).

(Atlas, pl. GLXXV, fig. 1.)

Cordaites microstachys. Goldenberg, in Weiss, Foss. FI. derjüngst. Steinkohl. and des Rothlieg., p. 194; p. 195, fig. 1 a 4.

Poacordaites linearis. Grand’Eury, Flore carbonifère du départ. de la Loire, p. 226, pl. XXIII; pl. XXIV, fig. I a .3.

Feuiiles linéaires, longues de 3 a 15 et 20 Gentimètres et parfois plus, sur 4 a 8 millimètres de largeur, obtuses au sommet, et marquées de nervures espacées de i/4 é i/3 de millimetre, comprenant entre elles une ounbsp;deux nervures un peu plus faibles. Ces feuiiles s’attachent a des rameaux denbsp;3 a 10 millimètres de diamètre, sur l’écorce desquels elles laissent, aprèsnbsp;leur cbute, des cicatrices de 3 a 4 millimètres de largeur sur 1 a 2 mil-

-ocr page 157-

PRINCIPAUX VÉGÉTAUX FOSSILES DU TERRAIN HOUILLER. nbsp;nbsp;nbsp;Ui7

limètres de hauteur, a bord supérieur arqué, a bord inférieur presque droit.

Sur réchantillon figuré a la pianche CLXXV, on distingue un petit épi, naissant a 1’aisselle d’une feuille, et qui parait porter de jeunes graines anbsp;contour ovoïde, a sommet aigu, fixées a l’aisselle de courtes bractées etnbsp;affectant une disposition distique.

M. Grand’Eury indique lui-même 1’identité de son Poacordaites linearis avec Ie Cordaites microstachys, public en 1871 par Ie docteur Weiss, et dontnbsp;la figure, d’ailleurs, ne peut laisser aucun doute; Ie nom spécifique denbsp;microstachys, ayant incontestablement la priorité, doit done remplacer celuinbsp;de linearis.

Cette espèce parait propre au terrain houiller supérietu', dans lequel elle n’est pas rare.

HOUILLER SUPÉRIEUR.

Bassin de la Loire. — La Chazotte. Treuil: 2° couche. Quartier-Gaillard. Moniaud : puits Rolland, Méons. Moniramheri. La Béraudière. (Loire.) [Gkand’Eury.] '''

Bassin d’Alais.— Pories (Gard). [Grand’Eühy.]

Carmaux (Tarn).

Bosmoreau. [Grand’Eury.] Ahan. (Greuse.)

Genre DORYCORDAITES. Grand’Eury.

Dorycordaites. Grand’Eury, Flore carbonifère du départ. de la Loire, p. 21U-

Ce genre diffère du genre Cordaites par la forme et la nervation de ses feuilles, et vraisemblablement aussi par l’organisation de ses inflorescencesnbsp;et par sa structure anatomique. Les feuilles sont lancéolées, aiguës aunbsp;sommet, parcourues par des nervures toutes égales, très-fines et extrême-ment serrées; ces derniers caractères suffisent a les distinguer même desnbsp;Cordaites a nervures égales. Je ne fais d’ailleurs qu’indiqner ici ce genre,nbsp;signalé par M. Grand’Eury dans les couches supérieures du bassin de la Loire,nbsp;mais qui n’est pas très-répandu et n’est pas encore bien connu, et je ne croisnbsp;pas utile d’en décrire spécialement aucune espèce.

19-

-ocr page 158-

148

CHAPITRE II.

Dolérophyllées.

Genre DOLEROPTERIS. Grand’Eüry.

Doleropteris. Grand’Eury, Flore carbonifère du départ. de la Loire, p. igA-An Cyclopteris. Brongniart, Hist, végét. foss., I, p. 2i5 (pars) ?

Feuüles a contour arrondi, généralement dissymélriques, entières ou divisées par lacération, atténuées en coin a la base, ou bien en ccnur etnbsp;inunies de deux oreillettes séparées ou se recouvrant Tune l’autre. Nervuresnbsp;nombreuses, inégales, souvent peu nettes et pen- régulières dans leurnbsp;cours, rayonnant toutes de la base, arquées ou flexueuses, divisées parnbsp;dichotomie.

Je doute qu’aucun des Cyclopteris décrits dans VHistoire des végétaux fos-siles appartienne-a ce genre, car Brongniart indique pour eux tous des nervures égales, tandis que les nervures des Doleropteris sont au contraire iné-gales, les unes assez fortes, les autres, comprises entre ce)les-ci, beaucoup plus fines et souvent discontinues.

DOLEROPTERIS PSEUDOPELTATA. Grand’Eüry.

Doleropteris pseudopeltata. Grand’Eury, Flore carhonijère du depart, de la Loire, p. igÖ,

pl. XVI, iig. 1 E.

Feuilles très-grandes, a contour orbiculaire ou ovale, alteignant i5 a 25 centimètres de diamètre, ayant l’apparence peltée, c’est-a-dire attachéesnbsp;par Ie centre ou par un point voisin du centre, en réalité pourvues a leurnbsp;base d’insertion de deux grandes oreillettes arrondies qui se recouvrent com-plétement Tune l’autre, de telle sorte que Ie contour général du limbe présente a peine une échancrure ou parait même tont a fait continu. Nervuresnbsp;nombreuses, rayonnant toutes du point d’inserlion, arquées vers Ie bas, senbsp;divisant par dichotomie sous des angles très-aigus, mais d’une fa^on asseznbsp;peu nette vers Ie centre et bien distincte au contraire vers les bords du limbe.

-ocr page 159-

PRINCIPAUX VÉGÉTAUX FOSSILES DU TERRAIN HOUILLER. nbsp;nbsp;nbsp;I^i9

Enlre les nervurcs vraies on distingue de fausses nervures plus fines, très-serrées, interrompues 9a et la, et provenanl de la presence, dans l’épaisseur de la feuille, de nomfireux canaux gommeux qui suivent la même marchenbsp;fjue les nervures.

Cette espèce est particulière au terrain houiller supérieur,

HOUILLER SUPÉRIEUR.

BiSsiN DE LA Loire.— Saint-Chamond. Saint-Étienne : puits Jabin; p. du Mout; p. Mars. La Barallière. Avaize. [Grand’Eury.] Cros. (Loire.)

Bassin de SaÓne-et-Loihe. — Saint-Bérain. [Grand’Eury.]

2. Gonifères.

Les Gonifères vivants sont excessivement nombreux et d’aspect extrêine-ment variable. Ce sont tous des végétaux ligneux, a ramification abondante, munis de feuilles simples de forme très-variable, rarement épanouies ennbsp;un limbe véritable; ces feuilles sont d’ordinaire petites, très-simples, asseznbsp;épaisses, et ont fréquentment la forme d’aiguillons ou de crochets; elles sontnbsp;disposées en spirale sur les rameaux, et quelquefois verticillées. Un certainnbsp;groupe, dont plusieurs auteurs font une familie a part, les Gnétacées, présente des rameaux articulés. Les fleurs males, très-diversement organisées,nbsp;sont composées de feuilles transformées, réunies en épi, et portant a leurnbsp;face inférieure les sacs polliniques. Les fleurs femelles sont aussi très-variablesnbsp;d’aspect; Ie plus souvent les écailles qui portent les ovules sont rapprocbéesnbsp;les unes des autres et disposées en spirale autour d’un axe ligneux, formantnbsp;ainsi des cones, comme dans les pins, sapins, cèdres, etc.

Parmi les plantes houillères que je réunis ici comme appartenant aux Coni-fères, les unes s’en rapprochent par leurs caractères anatomiques, les autres, dont 1’organisation n’est pas connue, s’en rapprocbent par leur aspect. Ainsinbsp;Ie groupe des Calamodendrées, comprenant les genres Calamodendron etnbsp;Arthropitys, parait, par sa structure, par ses tiges et ses rameaux articulés,nbsp;devoir être placé parmi les Gonifères, prés des Gnétacées L Quant aux genres

' Voir Comptes rendus de 1’Académie des sciences, t. LXXXIII, p. 546. B. Renault, Des Calamodendrées et de leurs ajfinités lolaniques probables.

-ocr page 160-

150 nbsp;nbsp;nbsp;CHAPITRE II.

Walchia et Dicranophyllum, dont on ne connait que des empreintes, c’est par leur mode de ramification, par l’ensemble de leurs caractères extérieurs,nbsp;qu’ils se montrent allies aux Conifères, Ie premier surtout, qui porte denbsp;véritables cónes et dont les rameaux feuillés ressemblent beaucoup èi ceuxnbsp;des Araucaria; pour Ie second, ses feuilles divisées en fourche n’ont guèrenbsp;d’analogue, au premier abord, dans Ie monde vivant; mais on trouve desnbsp;feuilles bilobées chez certains Conifères avec lesquels on l’a comparé, et lanbsp;presence fréquente de bourgeons a Taisselle de ses feuilles ne permettaitnbsp;pas de Ie ranger parmi les Lycopodiacées, seule familie a laquelle on eut punbsp;songer en debors de celle-ci.

Genre CALAMODENDRON. Brongniart.

Calamitea. Cotta, Dendrolithen, p. 67 (pars).

Calamodendron. Brongniart, Tahl. des genres de végél. foss., p. 5o.

Végétaux ligneux, articulés, munis de rameaux disposés en verticilles, naissant aux articulations, et de feuilles également verticillées. Les tiges sontnbsp;parcourues suivant leur axe par un canal médullaire de grand diamètre. Lenbsp;bois est formé de coins ligneux rayonnants, occupant la périphérie du canalnbsp;médullaire et séparés par des bandes fibreuses ou cellulaires. L’alternancenbsp;de ces lames dififéremment organisées donne au contour de la zone ligneusenbsp;un aspect cannelé, les bandes cellulaires ou fibreuses, moins résistantes,nbsp;ayant dii former des sillons entre les bandes ligneuses, qui ont pris l’appa-rence de cótes. Ces bandes alternant d’un entre-noeud a l’autre et se croisantnbsp;aux articulations, il en résulte que les cótes et les sillons alternent a cbaquenbsp;articulation, comme dans les Calamites. Les tiges de Calamodendron présenten!nbsp;habituellement une écorce cbarbonneuse, plus ou moins épaisse et presquenbsp;lisse, a la surface de laquelle on distingue cependant, en l’examinant denbsp;pres, des sillons longitudinaux équidistants, qui correspondent aux sillonsnbsp;sous-corticaux, c’est-A-dire aux lames cellulaires ou fibreuses. Ces sillonsnbsp;occupent la bauteur de cbaque entre-noeud et s’arrêtent aux articulations,nbsp;dont Ia place est indiquée par leur interruption, et de part et d’autre des-quelles ils alternent régulièrement. Les articulations sont en outre marquéesnbsp;de cicatrices rondes, a contour plus ou moins net, laissées par des rameaux

-ocr page 161-

151

PRINCIPAUX VÉGÉTAUX FOSSILES DU TERRAIN HOUILLER.

vralsemblablement caducs; ces cicatrices sont disposées en quinconce, étant placées a l’intersection des articulations, de deux en deux, avec une sérienbsp;de lignes verticales équidistantes; les sillons de-l’écorce s’infléchissent aulöurnbsp;de ces cicatrices-

Le moule interne, dépourvu d’écorce charbonneuse, se montre contracté aux articulations; les entre-noeuds en sont marqués de cannelures plus ounbsp;raoins régulières; les cicatrices raméales y sont indiquées par la convergencenbsp;de plusieurs cótes (six é buit environ) de chacun des deux entre-noeuds; ennbsp;outre on remarque des cicatrices plus petites, correspondant sans doute auxnbsp;insertions des feuilles, et auxquelles viennent converger deux ou trois desnbsp;cótes de chaque entre-noeud. Enfin, sur le moule, les cótes portent fréquem-ment a leur partie supérieure ou é leur partie inférieure, c’est-a-dire irnmé-diatement au-dessus ou au-dessous de l’articulation, un mamelon saillant,nbsp;arrondi ou ovale, semblable a ceux des vrais Catamites et paraissant corres-pondre a un groupe de cellules particulières. Je n’ai jamais vu ces mamelonsnbsp;se montrer sur 1’écorce charbonneuse.

En résumé, ces tiges se distinguent des Catamites par la régularité beau-coup moindre des cannelures, a peine sensibles sur les tiges encore munies d’une écorce charbonneuse, par 1’absence fréquente de tubercules au sommetnbsp;des cótes, par la convergence de ces cótes, sur les monies décortiqués, versnbsp;le centre des cicatrices foliaires et des cicatrices raméales, enfin par fappa-rence même de ces cicatrices raméales, moins grandes, k contour moins net-tement délimité, et disposées en quinconce régulier sur les articulations.

On ne connait pas avec certitude les rameaux feuillés des Catamodendrori, mais il parait incontestable qu’on doit considérer comme tels certains Aste-rophyttites i rameaux ligneux et ó. feuilles coriaces. D’ailleurs, M. Grand’Eurynbsp;a signalé è la réunion de VAssociation frangaise pour t’avancement des sciences.nbsp;a Paris, au rnois d’aout 1878, la découverte qu’il avait faite d’un rameaunbsp;d’Astérophyllite offrant, a l’aisselle d’une de ses feuilles, un épi mèle, com-posé de bractées portant a leur face inférieure des sacs polliniques semblablesnbsp;a ceux de certains végétaux gymnospermcs. Mais je me borne signaler icinbsp;les tiges, sans parler plus longuement des rameaux, la distinction entre lesnbsp;Astérophyllites gymnospermes, correspondant aux Catamodendron, et les As-térophyllites cryptogames ne pouvant actuellement être établie d’une fa^onnbsp;positive.

-ocr page 162-

152

CHAPIÏRE II.

Je clois faire remarquer que Ie genre Calamodendron, fondé par Bron-gnlart, d’après Cotta, principalement sur les caractères anatomiques de tiges a structure conservée, a été dédoublé depuis par Goeppert en deux genres, ienbsp;genre Arthropitjs'^, dans lequel les coins de bois sont séparés par des bandesnbsp;cellulaires seuleinent, et Ie genre Calamodendron, dans lequel les coins denbsp;liois sont séparés par des bandes cellulaires et par des bandes fibreuses.nbsp;Je n’ai pas a insister sur cette division, qui ne peut s’appliquer qu’aux tigesnbsp;oü l’organisation interne a été conservée. J’ajouterai senlement qu’il paraitnbsp;probable, suivant M. B. Benault, que l’espèce décrite ci-dessous appartientnbsp;plutót, d’après les caractères qu’on peut distinguer sur l’écorce charbon-neuse, a un Arthropilys qu’a un Calamodendron proprement dit. En tout cas,nbsp;je laisse ici au genre Calamodendron Ie sens général c[ue lui avait donnénbsp;Brongniart.

CALAMODENDRON GRUCIATUM. Sternberg (sp.).

(Atlas, pi. CLXXIV, fig. 3.)

Galamites cruciatus. Sternberg, Ess. Fl. monde prim., I, fase. 4, p. xxvil, pl. XLIX, fig. 5. Calamites regularis. Sternberg, l. c., p. xxvii, pl. LlX.fig. i.

Tiges de 1 5 a 20 centimètres de diamètre en moyenne, a articles de longueur très-inégale, habituelleinent longs de i5 é 35 millimetres, mais descendant quelquefois a i o millimètres et pouvant aller d’autre part jusqu’è 5o centimètres. Cótes de i““,5 a 2 millimètres de largeur; sillons élargisnbsp;au voisinage des articulations, du rnoins sur Ie moule interne. Cicatricesnbsp;raméales rondes, déprimées, de 6 a 8 millimètres de diamètre sur les tigesnbsp;munies de leur écorce, babituellement réduites sur Ie moule interne a unnbsp;petit tubercule central de 1 millimètre environ de diamètre, Ces cicatricesnbsp;sont espacées, sur une même articulation, de 6 a 8 centimètres, et ennbsp;nombre variable avec Ie diamètre des tiges.

On voitquelquefois, sur lesmoules, les cótes s’elfacer peu a peu sur la partie moyenne des entre-noeuds et ne rester bien distinctes qu’au voisinage desnbsp;lignes d’articulation : Ie type extréme de ce genre de modification présente,

‘ Gceppert, Fossile Flora der permischen Formation, p. i83. (Palceonlographica, t. XII.)

-ocr page 163-

PRINCIPAUX VÉGÉÏAUX FOSSILES DU TERRAIN HOUTLLER. nbsp;nbsp;nbsp;153

au-dessus et au-dessous de chaque articulation, une bande légèreinent saillante, nettement délimitée, de largeur inégale, haute de 2 a 5 inillimètres,nbsp;sur laquelle les cótes sont bien marquées; la partie moyenne de l’entre-nceud,nbsp;comprise entre ces bandes, est au contraire complélement lisse.

La face postérieure de réchantillon que j’ai figure présente fempreinte en saillie d’une branche qui s’esl probablement trouvée entrainée dans i’anneaunbsp;d’écorce avant que celui-ci fut rempli de vase, et sur laquelle l’écorce a éténbsp;nioulée par la compression. Cette branche, qu’il parait assez naturel de rap-porter au Calamodendron craciatum, a 4 mlllimètres de diamètre; elle est arti-culée, et reuflée aux articulations; les entre-noeuds ont 3o a 35 millirnètresnbsp;de longueur; de chaque articulation partent deux ramules opposés, étalésnbsp;tous dans Ie même plan, faisant avec Ie rameau un angle d’environ 4o°; ilsnbsp;sont articulés, et la longueur de leurs articles est de 10 a 20 mlllimètres; lesnbsp;articulations en sont également renflées, mais on n’y aper^oit aucune tracenbsp;de feuiiles.

Cette espèce est particulière au terrain houiller supérieur, et s’y rencontre abondamment.

HOUILLER SUPERIEUR.

B.\ssin de la Loiue. — Saint-Chamond. La Chazotte. Boche la-Molière : couche du Sagnat, couche du Pcron. Méons : couche. Montaud. La Porchère : ilp et lcouches. Treuil.nbsp;Cros. Cóte-ThioUière. La Barallière : puits du Crêt. Avaize. La Béraudière. Montramhert:nbsp;couche des Littes. La Malafolie. (Loire.) [Grand'Eury.]

Bassin p’Alais. — Bessèges. La Grand’Combe. Champclauson. Porles. (Gard.) [Grand’ Eury.]

Graissessac. Neffiez. (Hérault.) [Grand’Eury.]

Bassin de Decazeville.— La Vaysse. Firmy. (Aveyron.)

Ahun. Bosmoreau. (Creuse.)

Decize (Nièvre).

Commentry : couche du Marais, grande couche, couche des Pourrats. Bert. (Allier.) [Grand’Eury.]

Saint-Eloy (Puy-de-Dóme). [Grand’Eury.]

Bassin de SaÓne-et-Loire. — Saint-Bérain. Longpendu. [Grand’Eury.] Montchanin. (Süóne-et-Loire.)

Bassin d’Autun.—. Grand-Moloy (Saóne-et-Loire). [Grand’Eury.]

Sainl-Pierre-Lacour (Mayenne).

Liitry (Calvados).

Saint-Nazaire (Var). [Grand’Kury.]

-ocr page 164-

154

CHAPfTRE II.

Genre WALCHIA. Sternberg.

Lycopodiolithes. Schlotheim, Petrefactenkunde, p. 4i3 (pars).

Lycopodites. Brongniart, Classif. végét. foss., p. g et 3i. Diet. Sc, nat., t. LVIl, p. 89. (Pars.) Walchia. Sternberg, Ess. Fl. monde prim., I, fase. 4, p. xxii.

Végétaux arborescents. Troncs portant, sans doute en verticiües, des ra-meaux pinnés, cest-a-dire garnis de ramules naissant sur deux lignes oppo-sées et étalés dans un niême plan. Feuilles simples, sessiles, Irès-noni-breuses et très-rapprochées, élargies et décurrentes a la base, souvent arquées, amincies vers Ie sommet, carénées sur Ie dos, généraleinent asseznbsp;courtes, disposées en hélice autour des rarneaux et des ramules. Les organesnbsp;de Iructilication étaient des cones, portés a Textremite des ramules etnbsp;composés d’écailles imbriquées très-serrées; on n’en connait pas exactementnbsp;l’organlsation.

WALCHIA PINIFORMIS. Schlotheim (sp.).

(Atlas, pl. CLXXVl, fig. 3.)

Lycopodiolithes piniformis. SchloÜieiiii, Petrefactenkunde, p. 4i5, pl. XXIII, tig. 1 u; pl. XXV, fig. 1.

Walchia piniformis. Sternberg, Ess. Fl. monde prim., I, fase. 4, p. xxii.

Rarneaux de 6 a 12 millimetres de diamèlre, garnis de ramules dis-tiques très-étalés, longs de 6 a i5 centimetres, espaces d’un mème cólé de 5 a 10 millimetres; ramules droits ou un peu flexueux, presque égaux, nenbsp;diiuinuant de longueur que vers l’extrémité des rarneaux. Feuilles étroite-ment imbriquées, décurrentes é la base, se détaebant des ramules sous unnbsp;angle de 45 a 70°, puis courbées en faux et redressées, se terminant ennbsp;pointe aiguë. Feuilles des ramules longues de 6 a 8 millimètres, larges denbsp;I A 2 millimètres; feuilles des rarneaux un peu plus larges, longues de 12nbsp;a i5 millimètres, plus étroitement appiiquées.

Cónes placés a l’extrémité des rarneaux, ovoïdes, ou cylindriques et aiTondis aux deux bouts, longs de 2 A 4 centimètres sur 1 centimètre denbsp;diamètre.

-ocr page 165-

155

PRINCIPAUX VEGETAUX FOSSILES DU TERRAIN HOUILLER.

Cette espèce, répandue surtout dans Ie terrain permien, se rencontre déja dans Ie terrain houiller supérieur.

HOÜILLER SUPÉRIEUR.

Bassin de la Loire. — Montrond (Rhone). — Grand’Croix. Landuzière. Treuil : U® et 2' couches. Roche-la-Molière : puits Neyron. ünieiix : p. Rabouin. (Loire.) [Grand’Eury.]nbsp;Bassin d’Alais. — Pories (Gard). [Grand’Eüry.]

Bassin de Decazeville. — La Vaysse (Aveyron). [Grand’Eury.]

Cublac (Dordogne). [Grand’Eury.]

Buxière-la-Grue (Allier). [Grand’Eury.]

Bassin de SaÓne-et-Loire. — Blamy: grande couche inférieure. Le Creusot. [Grand’ Edry.]

Saint-Nazaire (Var). [Grand’Eury.]

PERMIEN.

Mines de Bert (Allier). [Grand’Eury.]

Schistes bitumineux de Charmoy, de Chambois, de Lally, prés Autun (Saóne-et-Loire). [Grand’Eury.]

Brive : carrière du Gourd-du-Diable. (Corrèze.)

Schistes ardoisiers de Lodève (Hérauit).

WALCHtA HYPNOIDES. Brongniart.

(Atlas, pi. CLXXVI, fig. 4.)

Fucoides hypnoides. Brongniart, Hist, végét.foss., I, p. 84, pi- IX bis, fig. i et 2.

Walchia hypnoides. Brongniart, Tnbl. des genres de végét.foss., p. 71 et 100.

Cette espèce dilFère du Walchia piniformis par les dimensions moindres de toutes ses parties : rameaux de 3 a 4 millimètres de diamètre; ramulesnbsp;longs de 3 a 6 centimètres, espacés d’un même cóté de 3 a 5 millimetres,nbsp;droits OU un peu arqués. Feuilies imbriquóes, décurrentes, se détachant desnbsp;ramules sous un angle de 4o é 5o°, faiblement arquées, aiguës au sommet.nbsp;Feuilies des ramules longues de 2 a 3 millimètres, larges de i millimètre;nbsp;feuilies des rameaux un peu plus longues et plus étroitement appliquées.

Cónes places a l’extrémité des ramules, ovoïdes, longs de 7 a lo millimètres sur 445 millimètres de diamètre.

Cette espèce est surtout répandue dans le terrain permien, mais on la trouve déja vers le sommet du terrain houiller supérieur.

-ocr page 166-

15G

GHAPITRE II,

HOUILLER SUPERIEUR.

Bassin de la Loire. — Saint-Priest. Roche-la-Molière : puits Neyron. Sorhiers. (Loire.) [Grand’Eiiry.]

PERMIEN.

Schistes bitumineux deCharmoy et deChamhois, prés Autun (Saóneet-Loire). [Grand’ Eury.]

Schistes ardoisiers de Lodève (Hérault).

WALCHIA IMBRICATA. Schimper.

Walchia imbricata. Schimper, Trailé de paléont. végét., II, p. aSg, pl. LXXIII, fig. 3.

Cette espèce difTère du Walchia piniformis par ses feuilies plus épaisses, plus serrées, et obtuses au sommet. Rameaux de 6 a 8 rnillimètres de dia-mètre; ramiiles se détachant sous un angle de 45 a 5o°, longs de 6 a 8 cen-timètres, espaces d’un même cóté de lo a i5 milllinètres, droils ou unnbsp;peu arqués. Feuilies étroitenient imbriquées, très-serrées, épaisses, A section tétragone, décurrentes a la base, légèrement arquées, appliquées lesnbsp;unes sur les autres, terminées en pointe obtuse, netternent carénées sur Ienbsp;dos. Feuilies des ramules longues de 4 a 8 rnillimètres, larges de i™‘quot;,5 anbsp;2 rnillimètres; feuilies des rameaux longues de loa i 5 rnillimètres, largesnbsp;de 2 rnillimètres, dressées et appliquées. Les ramules garnis de feuiliesnbsp;ont de 6 a 1 2 centimètres de largeur et se toucbent les uns les autres,nbsp;tandis que dans les deux espèces précédentes ils sont toujours netternentnbsp;séparés.

Cette espèce se rencontre vers Ie sommet du terrain bouiller supérieur et dans Ie terrain permien.

HOUILLER SUPÉRIEUR.

Bassin de Decazeville.— La Vaysse (Aveyron).

PERMIEN.

Schistes bitumineux de Charmoy. [Grand’Eury.] Autan. [Schimper.] (Saóne-et-Loire.)

-ocr page 167-

157

PRINCIPAUX VEGETAUX FOSSILES DU TERRAIN HOUILLER.

WALGHIA FILIGIFORMIS. Schlotheim (sp.).

Lycopodiolithes filiciformis. Schlotheim, Petrefactenkunde, p. 4i4, pi- XXIV ; an pl. XXIII,

fig. 1 i? nbsp;nbsp;nbsp;j-

Walchia filiciformis. Sternberg, Ess. El. monde prim., I, fase. 4, P- xxii.

Walchia affinis. Sternberg, l. c., p. xxii.

Rameau de 4 a 6 inillimèlres de diamèlre; ramules longs de 8 a lo cen-timètres, espacés d’un même cóté de 5 a i 5 raillimètres, droits ou un peu arqués. Feuilles très-serrées, se détachant a angle droit des ramules ounbsp;même un peu réfléchies a la base, puis redressées et courbées en croebet,nbsp;aiguës au sommet, Feuilles des ramules longues de 3 a 5 millimetres, largesnbsp;de I millimetre; feuilles des rameaux longues de lo a 12 millimètres, unnbsp;peu moins étalées.

Cette espèce parait spéciale au terrain permien.

PERMIEN.

Schistes bitumineux de Chamhois et de Milleij, prés Autun (Saone-et-Loire). [Gband’ Eury.]

Brive (Correze).

Schistes ardoisiers de Lodève (Hérault).

Genre DICRANOPHYLLUM. Gkand’Eury.

t. LXXX, p. 1021. Elore carbonijere

Dicranophyllum. Grand’Eury, Comptes rendas Acad, sc da départ. de la Loire, p. a72.

Végétaux ligneux a ramification irrégulière et peu Iréquente. Feuilles linéaires, divisées par bifurcation en deux lobes également linéaires,nbsp;simples ou bifurqués de nouveau, termines en pointe plus ou moins aiguë;nbsp;nervures parallèles au bord de la feuille et paraissant se diviser par dichotomie. Les feuilles étaient insérées en hélice sur les rameaux, très-nom-breuses, contiguës par leurs bases; elles s’attacbaient par un écusson rbom-boïdal allonge dans Ie sens vertical; dressées vers i’extrémité des rameaux,nbsp;elles s’étalaient sur les portions de branches plus égées et finissaient souventnbsp;par se renverser complétement en arrière.

-ocr page 168-

158

CHAPIÏRE II.

On a trouvé, sur plusieurs échantillons, de petits bourgeons écaillenx placés a l’aisselle desfeuilles et qui étaient peut-être des bourgeons floraux;nbsp;mais on ne connait pas Ie mode de fructification de ces végétaux.

DICRANOPHÏLLUM GALLIGÜM. Grand’Eüry.

(Atlas, pi. CLXXVI, fig. i et 2.)

Dicranophyllwm gallicum. Grand’Eury, Flore carbonifère du départ. de la Loire, p. 276, pl. XIV, fig. 8 a 10.

Feuilles longuement persistantes, attachées par un écusson rbomboïdal de 2 a 3 milhmètres de largeur sur 4 a 6 millimetres de longueur, largesnbsp;de 2 millimètres environ, linéaires et simples sur i5 a 20 millimetres denbsp;longueur, puis se partageant sous un angle d’environ 3o“ en deux branchesnbsp;symétriques de i o a 15 millimètres de longueur, dont chacune se bifurquenbsp;de même sous un angle de 4o a 5o° en deux dents aiguës, longues de 8 anbsp;1 o millimètres. La première partie de la feuille est marquee de Irois ner-vures parallèles, dont la médiane se bifurque en même temps que la feuillenbsp;elle-même, et dont les deux plus extérieures s’inflécbissent pour se prolongernbsp;dans cbaque lobe. Cbacun des deux lobes est ainsi parcouru par deux ner-vures parallèles, qui s’inllécbissenV a la bifurcation et se rendent dans lesnbsp;dents, qui sont uninerviées. La nervure médiane de la portion simple correspond a un pli saillant qui se prolonge en une carène sur l’écussonnbsp;d’attache; Ie point ou se détache la partie libre de la feuille est placé versnbsp;le quart supérieur de I’axe de i’écusson, lequcl ofFre ainsi, avec sa carènenbsp;longitudinale, une grande analogie d’aspect avec les rnamclons foliaires desnbsp;Lepidodendron. Les feuilles, dre.ssees au sommet des rameaux, se renversentnbsp;plus tard completement en arrière; la figure 1 de la planche GLXXVI, quinbsp;represente un rameau déja un peu age, doit être placée en sens inverse.

Cette espèce est particulière au terrain bouiller supérieur, oü on la rencontre assez fréquemment.

HOÜILLER SUPERIEUR.

Bassin de i.a Loire. 'Grakd’Eury.1

Montrond (Rhone). — Saini-Chamond. Saint-Elienne. (Loire.)

-ocr page 169-

159

PRINCIPAÜX VEGETAUX FOSSILES DG TERRAIN HOUILLER.

Langeac. Grosmesnil. (Haute-Loire.)—Brassac (Puy-de-Dóme). [Grand’Eury. Argenlat (Corrèze).

Bosmoreau. [Grand’Eüry.] Ahun. (Creuse )

Commetdry : grande couche. (Allier.) [Grand’Eury.]

Bassin d’Auïun.— Ëpinac : étage inférieur. (Saóne-et-Loire.) [Ghand’Eury.] Bonchamp (Haute-Saóne). [Grand’Eüry.]

3. Graines fossiles.

On tróuve assez fréquemment dans Ie terrain houiller des graines de ('ormes et de dimensions très-variables, qu’on ne peut rapporter avec certitudenbsp;auxvégétaux qui les ont portées, et qu’on est par conséquent oblige de classernbsp;apart. L’étude anatomique de ces graines, conservées en grand nombre anbsp;l’état silicifié, a montré a Brongniart qu’elles appartenaient toutes a la classenbsp;des gymnosperines et comprenaient un nombre de genres distincts très-considérable, bien supérieur au nombre des genres établis dans cette classenbsp;sur les empreintes de feuilles ou de tiges. II faut done admettre, ou que l’onnbsp;ne connait encore a l’état d’empreintes qu’une assez faible partie des végé-taux gymnospermes de la llore houillère, ou plutót peut-être que les genresnbsp;établis sur les formes extérieures comprennent des types distincts et asseznbsp;diversement constitués, au moins en ce qui concerne les organes de reproduction. C’est ld, en effet, ce qui arrive pour les graines elles-mêmes, qui, d’a-près les caractères extérieurs, se groupent en un nombre assez reslreint denbsp;types différents. N’ayant en vue ici que les empreintes, je me bornerai,nbsp;comme je l’ai dit, a ces caractères e.xtérieurs et je ne signalerai que les typesnbsp;principaux, sans donner même, pour cbacun d’eux, la description spécialenbsp;d’aucune espèce.

Genre TKIGONOCARPÜS. Brongniart.

Trigonocarpum. Brongniart, Diet. sc. nat., t. LVII, p. i3y.

Graines ovoïdes, plus ou moins allongées, marquées de six cotes longltu-dinales équidistantes, dont trois plus prononcées que lestrois intermédiaires. La base est d’ordinaire marquee d’une aiéole hexagonale, des angles de

-ocr page 170-

160 nbsp;nbsp;nbsp;CHAPITRE 11.

laquelle partent ies cótes : la section transversale de la gralne a généralement la forme d’un hexagone, quelquefois d’un triangle a cótés convexes. Lenbsp;sommet est acuminé. Parfois ces graines sont fendues suivant les cótes.

Genre CARDIOCARPUS. Brongniart.

Cardiocarpon. Brong-niart, Diet. sc. nat., t. LVII, p. gS.

Graines cordiformes ou réniformes, habituellement aplaties, a section transversale elliptique ou lenticulaire, acuminées au sommet, plus ou moinsnbsp;échancrées a la base, présentant souvent une carène saillante tout le long denbsp;leur contour dans le plan diametral principal.

Genre RHABDOCARPUS, Goeppert et Berger.

Rhabdocarpos. Gceppert et Berger, De fruct. et semin. ex form, lithanthracum, p. 20.

Graines ovales, entourées d’une enveloppe fibreuse, atténuées en pointe au sommet, arrondies a la base. La surface de 1’enveloppe se montre marquéenbsp;de stries longitudinales nombreuses, plus ou moins fines. On distingue parfois sur les erapreintes le contour de la graine elle-même, ovale oit ronde,nbsp;obtuse au sommet, et placée a quelque distance de l’extrémité aiguë denbsp;l’enveloppe.

-ocr page 171-

CARACTERES DE LA FLORE DES ETAGES DU TERRAIN HOUILLER. 161

GHAPITRE III.

CARACTERES DE LA FLORE DES DIFFÉRENTS ÉTAGES DU TERRAIN HOUILLER.

J’ai, dans les pages qui précédent, indiqué les localités ou chaque espèce a été rencontrée, et j’ai rapporté ces localités a l’un ou a l’autre des étagesnbsp;du terrain houiller. Je dois maintenant revenir sur cette division du terrainnbsp;houiller en étages et montrer comment ce classement chronologique résldtenbsp;de l’étude de la flore fossile.

Si r dn se borne, par exempie, a considérer les deux bassins les plus importants de la France, Ie bassin du Nord et Ie bassin de Ia Loire, et si,nbsp;1’aisant abstraction des indications de niveau, on dresse Ie tableau desnbsp;plantes que j’ai signalées comme appartenant a la flore de chacun de ces deuxnbsp;bassins, on formera ainsi deux séries, qui, a cóté d’un nombre assez consi-dérable d’espèces propres a cbacune d’elles, olïriront cependant un certainnbsp;nombre de termes communs. Mais, parmi les espèces communes aux deuxnbsp;bassins en question, la plupart, très-répandues dans i’un des deux, ne senbsp;montrent, au contraire, dans l’autre, que sur un petit nombre de points.nbsp;Celles qui sont plutót fréquentes dans Ie bassin du Nord ne se retrouventnbsp;guère, dans Ie bassin de la Loire, en debors des coucbes de Rive-de-Giernbsp;OU des parties les plus profondes du système de Saint-Étienne. Inversement,nbsp;celles qui sont abondantes dans la Loire sont limitées, dans Ie bassin dunbsp;Nord, aux coucbes que les études slratigraphiques conduisent a regardernbsp;comme les plus élevées. II y a ainsi un lien intime entre la zone supérieure du bassin du Nord et la zone inférieure du bassin de la Loire, et Ienbsp;nombre des espèces communes a 1’une et a l’autre apparaitrait encore plusnbsp;considérable, si je ne m’étais attaché ici a décrire de préférence les plantesnbsp;les plus caractéristiques de l’un ou de l’autre des deux grands étages houil-lers, laissant de cóté forcément un assez grand nombre d’espèces, moinsnbsp;importantes au point de vue de la distinction des niveaux et répanduesnbsp;dans cette zone de transition.

-ocr page 172-

162 nbsp;nbsp;nbsp;CHAPITRE III.

On est ainsi conduit fox'cément a regarder la base du terrain houillor de la Loire, sinon comme contemporaine du sommet du terrain houiller dunbsp;Nord, du moins comme lui ayant succédé immédiatement ou presque im-médiatement dans I’ordre chronologique. Car, s’il y a eu un intervalle entre lanbsp;cessation de Tun des dépots et Ie commencement de I’autre, eet intervalle anbsp;du être reiativement faibie, puisqu’il n’a correspondu qu’a de légers chan-gements dans la végétation. On arrive done a former une série k peu presnbsp;continue, ayant a son sommet le terrain permien, dont la flore, plusnbsp;pauvre que celle du terrain houiller, nest de mème que la continuationnbsp;de celle-ci.

II ne semble pas qu’il y ait la même liaison entre la flore de la partie inférieure du terrain houiller du Nord et celle des terrains anthraciferes de 1’ouest de la France; mais celle-ci est peut-être trop peu connue encore pournbsp;qu’on puisse saisir les rapports qui peuvent exister entre elles. En tout cas,nbsp;dans d’autres bassins de I’Europe, notamment en Bohème et en Silésie, lanbsp;flore bouillère apparait comme la suite directe de la flore du terrain anthra-cifère, de telle sorte qu’on est amené a raltacher ce terrain au terrain houillernbsp;proprement dit et a le considérer simplement comme l’étage inférieur denbsp;tout eet ensemble.

Depuis plusieurs années, divers paléontologistes avaient reconnu cet en-chainement des flores et les differences que présente la végétation des différents niveaux du terrain houiller. M. Schimper I’avait indiqué dans son Traité de paléonlologie végélale; il avait signalé plusieurs espèces comme particulières,nbsp;les unes aux couches houillères les plus profondes, les autres aux couchesnbsp;supérieures. M. Stur, dans différents travaux sur les formations houillèresnbsp;de l’Autriche et sur la flore du culm de Moravie, avait fait connaitre l’ordrenbsp;de superposition que l’étude de la flore l’avait conduit a admettre pournbsp;divers bassins. Toutefois il n’avait été donné nulle part de tableau completnbsp;des flores des différents étages houillers, et les limites mém es de ces étagesnbsp;n’avaient pas été précisées. C’est a fixer ces limites, comme è montrer lesnbsp;différences survenues dans la végétation, qiie M. Grand’Eury a consacré lanbsp;deuxième partie de son travail sur la Flore carbonifère du département de lanbsp;Loire. Je dois indiquer comment les grandes divisions qu’ll a tracées rnenbsp;paralssent absolument justifiées par les fails.

La llmite entre le terrain houiller inférieur et ce que j’ai appelé, d’accord

-ocr page 173-

CARACTÈRES DE LA FLORE DES ÉTAGES DU TERRAIN HOUILLER. 163 avec M. Grand’Eury, Ie terrain houiller moyen, s’impose tout d’aborcl commenbsp;étant la limile admise depuis longlemps cntre Ie terrain anthracifère etnbsp;Ie terrain houiller proprement dit. La subdivision de celui-ci en deuxnbsp;étages peut prêter a plus de discussion; cependant, si Ton revient aux tableaux que je supposais formés tout k l’heure pour les deux bassins du Nordnbsp;et de la Loire, et auxquels il faudrait ajouter, pour éviter toute erreur, lesnbsp;espèces dont je n’ai pu parler, on verra dominer : dans la flore du premier denbsp;ces bassins, les genres iSp/icnopfens, Nevropteris, Mariopteris, Alethopieris, Le-pidodendron et Sigillaria (sect. Rhylidolepis)\ dans la flore du second, lesnbsp;genres Odontopteris, Callipleridiam, Pecopteris, Caalopteris, Sigillaria (sect.nbsp;Clathraria et Leiodermaria), Calamodendron, Walchia, Dicranophyllum. Quel-ques-uns de ces genres sont absolument particuliers au groupe dans lequeinbsp;je viens de les citer; les autres, outre qu’ils sont plusrépandus dans l’un, nenbsp;sont représenlés dans l’autre que par des formes bien distinctes de cellesnbsp;sous lesquelles on les renconti'e dans Ie premier. Ce sont la des differencesnbsp;capitales, et l’on peut dire cjue, tout en conservant certains traits fixes par lanbsp;permanence de divers genres, la vegetation a subi, de Tune é I’autre des deuxnbsp;époques, un renouvellement presque complet.

Ce changement de physionomie est d’autant plus frappant que les divers genres et espèces se sont succédé par voie de substitution et non par voienbsp;de transformation. Chaque espèce, depuis sa naissance jusqu’a sa dispari-tion, est restée fixe ou du moins enfermée dans un cercle de variationsnbsp;fort étroit, et la flore houillerc est aujourd’bui trop bien connue, dans I’es-pace et dans le temps, par la masse énorme d’échantiilons qui ont passénbsp;sous les yeux des paléontologisles, pour qu’on puisse admettre, comme onnbsp;le prétend pour les fossiles animaux, que les formes de transition ont punbsp;échapper jusqu’ici et se révéleront peut-être un jour. Je ne veux pas discuternbsp;le problème de I’origine des espèces, dont la solution me parait devoirnbsp;échapper toujours a I’intelligence humaine; j’lnsiste seulement sur ce pointnbsp;que, si les diverses espèces d’un même genre et les divers genres d’unmêmenbsp;groupe ont entre eux des affinites réelles, ils demeurent cependant nette-ment distincts et ne s’enchainent point par une série graduelle de transformations. Le changement de la flore n’a, bien entendu, pas eu lieu brusque-ment : a toute époque de la période houillère, quelques espèces ont punbsp;s’éteindre et être reraplacées par d’autres; mais ce mouvement de renouvel-

-ocr page 174-

164 nbsp;nbsp;nbsp;CHAPITRE III.

lement a été particulièrement rapide a un certain moment, et il a afFecte alors non seulement les formes specifiques, mais les types génériques eux-mêmes. II semble évident que c’est a ce moment qu’il convient de placer lanbsp;limite séparative entre les deux étages que les caracteres de la flore con-duisent a distinguer dans le terrain houiller.

Cette fixation de la limite a établir paraitra encore plus naturelle si I on remarque qu’en un grand nombre de régions des changements importantsnbsp;dans les conditions géologiques ont coïncidé avec ce maximum d’intensiténbsp;du renouvellement de la végétation. C’ost alors qua cesse, dans le nord denbsp;notre pays, le dépot des débris végétaux qui devaient former la houille,nbsp;et que des dépots semblables ont commencé a s’opérer dans le centre et lenbsp;sud-est, dans différents bassins indépendants et relativement peu étendus.nbsp;De même en Belgique, a Sarrebrück, a Eschweiler, en Westphalie, en An-gleterre, les dépots houillers paraissent avoir cessé ou au moins s’être inter-rompus vers cette époque. Les indications paléontologiques sont done d’ac-cord avec les indications stratigraphiques, et il en est de même a la base dunbsp;terrain houiller propreinent dit, la flore ayant subi aussi, vers la fin du dépotnbsp;des terrains anthracifères, de profondes modifications.

Flore

lt;!n

terrain houiller inférieur.

La flore du terrain houiller inférieur, plus pauvre que la flore houillère veritable, se fait remarquer par la prédominance des Lépidodendrées et desnbsp;Spbénoptéridées, qui en forment les traits caractérlstiques. Elle possède ennbsp;propre ïAsterocalamites scrobiculatas, qui s’y rencontre, plus ou moins abon-damment, a tous les niveaux. Les Calamites ne s’y montrent guère que dansnbsp;les régions supérieures, avec des formes a larges cótes qu’on ne voit pas senbsp;poursuivre dans le vrai terrain houiller. Les Annularia paraissent manquernbsp;totalement; le genre Sphenophyllum est a peine représenté par une ou deuxnbsp;espèces, distinctes de celles dontj’ai parlé.

Parmi les Fougères, il n’y a encore, pour ainsi dire, aucune Pécoptéridée; on rencontre quelques Névroptéridées, notammentles Cardiopteris et diversesnbsp;espèces du genre Palceopleris, dont je n’ai pas parlé paree que je ne I’al pas vunbsp;de provenance fran§aise, genre caractérisé par des pinnules rétrécies en coinnbsp;a la base, k nervures rayonnantes dichotomes. Les Paleeopteris, qui existentnbsp;deja. dans le terrain devonien, sont surtout cantonnes vers la base de 1’étagenbsp;houiller inférieur, tandis que les Spbénoptéridées se développent dans lanbsp;région moyenne et abondent vers le sommet; il faut citer notamment une

-ocr page 175-

CARACÏERES DE LA FLORE DES ETAGES DU TERRAIN HOUTLLER. 165

grande variété de Diplothrnema et, parmi ceux-ci, les Diploihmema elegans et Diplolhmema dissectum, qui semblent très-répandus.

Les Lycopodiacées comptent plusieurs genres, dont Ie plus développé pa-rait être Ie genre Lepidodendron, avec plusieurs espèces, parmi lesquelles Ie Lepidodendron Veltheimianum est une de celles qui se montrent de la manièrenbsp;la plus constante dans toute la hauteur de eet étage. A cóté des Lepidodendron, je citerai les Ulodendron et les Knorria: les premiers représentésnbsp;surtout par rZ7/odendron commulatam, que quelques auteurs regardent commenbsp;n’étant qu’un état particulier du Lepidodendron Vellheimianum; les secondsnbsp;comprenant deux ou trois espèces, dont la plus répandue est Ie Knorria iin-hricala. II y a un quatrième genre, Ie genre Cyclosiigma, alüé de très-près,nbsp;a ce qu’il me semble, aux Boihrodendron el qui, rencontré déja au sommetnbsp;du terrain dévonjen, s’arrête dans les couches les plus basses du terrainnbsp;houiller inferieur.

Les Sigillaria n’apparaissent, au contraire, que dans les couches les plus élevées, tandis que les Stigmaria se montrent dès Ie bas de l’étage, de manière a faire douter, comme je l’ai dit, de leurs relations de dépendancenbsp;avec les Sigillaires. Enfin, on connait déja dans celte flore quelques Gor-daïtées.

Flore

du

terrain liouiiler

Dans Ie terrain houiller moyen, ce sont les Sphenopieris, les Nevropteris, les Alethopteris, les Marioplcrü, avec les Sigillaria et les Lepidodendron, qui constituent Ie fond de la végétation. Les Calamiies sont fréquents et se continueront moyennbsp;presque sans changement jusqu’au sommet de l’étage suivant; les Asteropliyl-liles, qui ont commencé a paraitre, mais faihlement représentés, dans l’étagenbsp;inférieur, deviennent plus nombreux, et certaines espèces, l'Asteropliyllitesnbsp;grandis hotamment, paraissent propres a l’étage moyen. Le genre Anna-laria se montre assez répandu avec YAnnularia radiata, de même que lesnbsp;Splienophyllam caneifoliuin et Sphenophyllum saxifrageefolium.

Toutefois ces plantes, bien qu’elles puissent servir aussi de repère pour la détermination des niveaux, restent subordonnées aux Fougères, aux Lycopodiacées arborescentes et aux Sigillaires, et ne tiennent dans l’ensemblenbsp;qu’une place secondaire. Les Sphénoptéridées elles-mêmes ont une importance relative moindre que dans l’étage précédent; outre les espèces que j’ainbsp;décrites, el dont les Sphenopieris oblasiloba et Sphenopieris JLceninghausi, avecnbsp;le Diploihmema farcaiam, paraissent les plus fréquentes, on en rencontre un

-ocr page 176-

166

CHAPITRE III.

assez grand nouibre d’autres, apparlenant augroupe du Sphenoj) ter is delicatula, a pinnules très-finement découpées, a liinbe d’apparence mince et délicate,nbsp;dont la distinction spécifique est plus dilFicile et n’est peut-être pas encorenbsp;parfaitenient élablie. Toutes ces espèces, vraisemblablement herbacées,nbsp;sont dominéés, par la masse comme par la taille, par les Nevropteris et lesnbsp;Alelhopteris, qui, s’ils n’étaient pas arborescents, avaient du moins d’immensesnbsp;frondes, portées par des pétioles énormes. Le Nevropteris heterophylla, sur-tout, est particulièrement abondant, et après lui le Nevropteris gigantea; etnbsp;tous deux manqueront dans l’étage supérieur. Parmi les Alethopteris, \es,Ale-thopteris lonchitica et Alethopteris Serli paraissenl tenir la plus grande place, lenbsp;premier plutót peut-être dans les couches les plus basses, le second au contraire dans les plus élevées. A cóté des Alethopteris se rangent les Loncho-pteris, qui ne reparaitront plus dans le haut du terrain houiller. Les Dictyo-pteris ne disparaitront pas comme eux, mais les formes sous lesquelles ils senbsp;rencontrenl ici, Dictyopteris sab-Brongniarti et Dictyopteris Munsteri, serontnbsp;plus tard remplacées par d’autres. Les Mariopteris, comprenant quelquesnbsp;espèces assez peu distinctes les unes des autres, sont encore parmi les plantesnbsp;les plus fréquentes de l’étage moyen et s’élèvent jusqu’a son sommet, pournbsp;disparaitre ensuite,a ce qu’il me semble, d’une fagon absolue. II fautsignaler,nbsp;parmi lesFougères, l’apparition des Pecopteris vrais, représentés par les Peco-pteris pennceformis, Pecopteris ahhreviata, Pecopteris dentata, dont les deuxnbsp;premiers, d’ailleurs, ne se retrouveront pas plus haut; cependant toutes lesnbsp;formes communes dans l’étage supérieur manquenl encore complètement.nbsp;II y avait, parmi les genres que je viens de passer en revue, peul-être parminbsp;les Pecopteris, certaines espèces arborescentes, puisque l’on trouve quelquesnbsp;troncs, du genre Megaphyton; mals elles étaient assurément peu nombreuses.

Les Lepidodendron sont abondants et paraissent arrlver a leur apogée pendant cetle période; on en rencontre un grand nombre de formes Irès-variées, parmi lesquelles je n’ai décrit que les plus fréquentes et les mieux caracté-risées. Le genre Lepidophloios, inconnu dans l’étage inférieur, se montre icinbsp;pour la première fois, n’occupant, d’ailleurs, qu’une place assez peu importante. Les Bothrodendron, les Ulodendron, ne reparaitront pas plus haut etnbsp;peut-être même n’arrivent-ils pas jusqu’au sommet de l’élage moyen. J ai anbsp;citer, pour compléter l’énumération des Lycopodiacées, le genre Halonia,nbsp;allié aux Lepidodendron et caractérisé par la présence sur la tige de tubercules

-ocr page 177-

167

CARACTÈRES DE LA FLORE DES ETAGES DU TERRAIN HOUILLER.

saillants, arrondis, disposés en quinconce; on en rencontre et la des re-présentants dans les couches moyennes, trop rarement toutefois pour que j’aie jugé utile de ie mentionner plus particulièrenaent.

Les Sigillaires, dont on ne connait que fort peu d’espèces, et de formes particulières, dans Ie terrain houiller inférieur, prennent ici un énormenbsp;développement, presque exclusivement sous la forme Rhytidolepis, c’est-a-dire des Sigillaires a cótes; on en trouve une grande variété d’espèces et unenbsp;grande quantité d’individus; sur plusieurs points, les couches de houillenbsp;sont principalement formées de l’accumulation de leurs écorces. Quelquesnbsp;espèces, en petit nomhre d’ailleurs, prolongent leur existence jusque dansnbsp;l’étage supérieur, mais elles ne tardent pas a disparaitre a leur tour. Au contraire, les deux autres types, Clalhraria et Leiodermaria, manquent ici toutnbsp;a fait, Ie premier du moins; Ie second, inconnu dans la majeure partie denbsp;l’étage moyen, apparait dans ses couclies les plus élevées, avec une espèce denbsp;forme toute spéciale, Ie Sigillaria rimosa, é cicatrices espacées, é écorce sillon-née de stries singulières, qui vont, par faisceaux, d’une cicatrice aux cicatricesnbsp;voisines et dessinent sur la surface de la lige les lignes des quinconces; cenbsp;typeh trop peu répandu dans 1’élage moyen pour que j’aie voulu ie décrirenbsp;en détail, se retrouve 9a et la dans Ie terrain houiller supérieur, avec lesnbsp;autres espèces du groupe.

Les Cordaïtées commencent a se montrer assez ahondantes, surtout avec Ie genre Cordaites proprement dit; il parait même y avoir des Dorycordaites,nbsp;car j’ai trouvé parfois dans les empreintes du Nord, nolamment a Hardinghen,nbsp;des feuilles k nervation exceSsivement line et serrée. Mais Ie type Poacordaitesnbsp;ne figure pas encore dans ces couches. On ne rencontre pas non plus denbsp;Conifères, i moins qu’il ne faille rattacher aux Caiamodendrées certainsnbsp;Astérophylliles k feuilles d’apparence coriace; il n’y a du moins ni Wal-chia ni Dicranophyllam.

En tout cas les graines de Gymnospermes ne sont pas rares, sans être

‘ M. Grand’Eury a créé pour ce type un genre spécial, PseadosigiUaria, qu’il rangenbsp;panni les Lycopodiacées. Malgré les caractèresnbsp;particuliers qu’il présente, je serais assez porténbsp;a Ie laisser parmi les Sigillaires véritables;nbsp;j’ai reconnu, en effet, sur un Pseudosigillarianbsp;monosligma de Saint-Étienne, les trois cicatrl-cules caractéristiques des Sigillaria, i’une ponc-tiforme, les deux autres fortement arquées,nbsp;placées de part et d’autre de la première, tandisnbsp;que, dans toutes les Lépidodendrées , les cica-tricules latérales sont ponctiformes, commenbsp;celle du milieu.


-ocr page 178-

168 nbsp;nbsp;nbsp;GHAPITRE III.

cependant aussi communes et aussl variées que dans 1’étage supérieur. J’ai vu surtout, dans le Nord, des Trigonocarpus, et quelques Cardiocarpus etnbsp;Rhabdocarpus.

Flore

du

terrain liouiller siipérienr-

La flore houillère supérieure est caractérisée par 1’abdndance des Odonto-pleris et des Pecopteris arborescents, qui forment, avec les Cordaïtées, les trails principaux de la vegetation. Les Calamites sont les mêmes que dans l’étagenbsp;moyen. Parmi les Asterophyllites, VAsierophyllites equisetiformis et, après lui,nbsp;YAsterophyllites hippuroides sont les plus répandus. Le Macroitachya carinaia,nbsp;qu’on rattache au même groupe comme épi de quelque Astéropbyllite, estnbsp;encore plus caractéristique, car il n’avait pas été rencontré plus bas. Le genrenbsp;Annularia se trouve représenté par deux espèces, les Annalaria sphenophyl-loides et Annularia slellata, qui, nées vers le sommet de l’étage précédent,nbsp;se substituent a YAnnularia radiata et ne tardent pas a pulluler. Parmi lesnbsp;Sphcnophyllum apparaissent aussi des types nouveaux, le Sphenophyllum oblon-gifoliam d’abord et, plus haut, le Sphenophyllum Thoni, la plus grande espècenbsp;du genre; a la base et en quelque sorte a cheval sur les deux étages, onnbsp;rencontre fréquemment aussi une autre forme, le Sphenophyllum majus, anbsp;assez grandes feuilles cunéiformes, partagées au sommet en deux lobesnbsp;crénelés.

Les Sphenopteris n’ont pas disparu complètement, bien que je n’en aie signalé aucun du terrain houiller supérieur; seulement ils tiènnent un rangnbsp;très-effacé, avec des formes particulières, a assez grandes pinnules décou-pées en dents aiguës, inais soudées par leur base au racbis et se rappro-cbant par la des Pecopteris, parmi lesquels, du reste, Brongniart les avaitnbsp;rangés.

Les Nevropleris conservent encore pendant quelque temps certaines formes de ia flore moyenne, mais ils sont surtout représentés par des espèces nou-velles, par le Nevropleris aariculata notamment, et par d’autres a pinnulesnbsp;aiguës au sommet, tantót a nervation assez peu serrée, telles que le Nevro-pteris cordata, tantót a nervures excessivement fines et nombreuses, telles quenbsp;le Nevropleris fasciculala, que j’ai rencontré a Ahun, et dont les pinnules sontnbsp;parfois soudées entre elles par deux ou par trois sur une partie de leur longueur. Les Diclyopleris de l’étage précédent sont remplacés par d’autres espèces, le Diclyopleris Brongniarli et le Diclyopleris Schnlzei. Au surplus, cesnbsp;genres n’occupent qu’une place secondaire, et le plus important du groupe

-ocr page 179-

CARACTERES DE LA FLORE DES ÉTAGES DU TERRAIN HOUILLER. 169

des Névroptéridées est maintenant Ie genre Odontopteris, qui se présente sous diverses formes, dont ia plus fréquente parait être VOdontopteris Reichiana.

Les Alethopteris sont aussi en décroissance, du moins sous ie rapport de la diversité des espèces; peut-être ïAlethopteris Serli se continue-t-il encorenbsp;quelque temps, car il est indiqué, au moins en Bohème, dans des couchesnbsp;assez éievées; entoutcas, c’est YAlethopteris Grandini qui domine. A cóté de cenbsp;genre, il faut citer Ie genre Callipteridium, qui ne s’était pas encore montrénbsp;et qui est représenté principalement par Ie Callipteridiam ovatum.

Mais Ie premier rang, parmi les Fougères, appartient aux Pecopteris, qui sont aussi variés qu’abondants; deux espèces surtout se rencontrent dansnbsp;tout l’étage supérieur avec une fréquence extréme, Ie Pecopteris cyatheanbsp;et Ie Pecopteris polymorpha. Le groupe des Goniopterites me parait avoir fait icinbsp;sa première apparition : il compte plusieurs espèces, notamment le Pecoptemnbsp;arguta, dont j’ai parlé, le Pecopteris nnita, a pinnules entières, arrondies aunbsp;sommet, plus ou moins soudées entre elles, le Pecopteris longifolia, a pinnulesnbsp;complètement soudées et formant par leur réunion de grandes pennesnbsp;simples, è hord a peine ondulé ou crénelé. Un grand nombre de ces Fougèresnbsp;étaient arborescentes, a en juger par la quantité de troncs enfouis a cóté denbsp;leurs frondes et appartenant aux genres Caulopteris et Ptychopteris, qui n’a-vaient pas été signalés plus bas.

Les Lépidodendrées ont notablement diminué et ne tiennent plus dans la flore qu’une place tout a fait secondaire; il y a encore quelques rares Lepido-dendron, dilférents de ceux du terrain houiller moyen, dont les derniersnbsp;pai'aissent s’être éteints vers la base de l’étage supérieur. Les Lepidophloiosnbsp;persistent quelque temps, sous un petit nombre de formes, notamment lenbsp;Lepidophloios laricinus et une autre espèce k coussinets plus grands, le Lepidophloios macrolepidotus, signalé par M. Grand’Eury a Loretle et que j’ai rencontré a Bosmoreau. On trouve également quelques Halonia; maïs, commenbsp;je fai dit, les Ulodendron et les Bothrodendron ont disparii sans retour.

De méme, les quelques espèces de Sigillaires a cotes qui se sont éievées au-dessus dusommet du terrain houiller moyen nelardent pas a s’éteindre et a faire place aux espèces des deux autres groupes, Sigillaria Brardi, Sigillaria lepido-dendrifolia, Sigillaria spinulosa. Les Stigmaria, peut-être liés dans leurs formesnbsp;aux divers types de Sigillaires, se continuent dans le terrain houiller supérieur,nbsp;avec des cicatrices généralement plus grandes et plus espacées qu auparavant.

-ocr page 180-

170 nbsp;nbsp;nbsp;CHAPITRE III.

Les Cordaïtées sont ici a leur apogee, avec les trois genres Cordailes, Poa-cordailes et Dorycordaiies; le premier surtout compte un grand nombre d’es-peces: Cordailes borassifolius, qui existait déja dans I’etage moyen, et les autres, nouvellement parues, Cordailes principalis, Cordailes angulososirialas,nbsp;Cordailes lingulalus, Cordailes foliolalas, etc. Leurs feuilles et leurs ecorcesnbsp;ont contribué , pour une part considerable, a la formation de la houille.

Les Conifères, enfin, font leur apparition certaine, qu’on leur rattache on non les Calamodendrees, abondamment représentées dans tout I’etage supérieur par le Calamodendron cracialum; il faut, en effet, leur rapporter en toutnbsp;cas les Walchia, qui se montrent pour la première fois, et sans doute les Di-cranophyllam, type particulier a cet étage.

Les Gymnospermes semblent même encore plus développées que ne 1’in-diquentles empreintes, a en juger par le nombre etla diversite considérables des graines qu’on doit leur rapporter. Les Trigonocarpus sont devenus rares,nbsp;mais les Rhabdocarpus, et surtout les Curdiocarpus, sont extrêmement abon-dants, et avec eux d’autres formes, les Pachylesta, énormes graines ovoides,nbsp;striées longitudinale ment, les Samaropsis, munis d’ailes latérales, et diversnbsp;autres types que fétude anatomique permet de bien différencier.

Flore

du

terrain permien.

Dans le terrain permien, du inoins dans le terrain permien inférieur ou rolhliegende, car ce nest que cet étage que j’ai eu en vue, la flore parait dé-croitre rapidement.

Les Calamiles, les Annularia, les Sphenophyllum, s’y éteignent, ainsi que les Lépidodendrées et les Sigillaires. Les Spbénoptéridées sont représentées sur-toul par un type particulier, les Eremopleris, a frondes liabituellement dicho-tomes, a pennes découpées en étroits segments cunéiformes. Les Nevropterisnbsp;ontpresque complètement disparu ; les Odonlopleris persistent, mais surtoutnbsp;sous les formes è pinnules arrondies, a nervures très-fines et nombreuses.nbsp;ün type nouveau apparait, le genre Callipleris, remplagant les Callipleridiiiinnbsp;du terrain houiller supérieur. Un aulre, è peine connu plus bas, se développenbsp;ici, les 1'mniopleris, a grandes folioles simples, è bords parallèles, parcouruesnbsp;par une forle nervure médiane et par des nervures secondaires très-étalées,nbsp;pai’allèles, simples ou dichotomes. Les vrais Pecopleris paraissent s’éteindrenbsp;peu a peu. Les Cordaïtées sont également en décroissance, tandis que lesnbsp;Walchia arrivent a leur maximum de puissance et que les Dicranophylliimnbsp;font place a d’autres genres analogues, Gingkophyllum et Trichopilys.

-ocr page 181-

171

CARACTERES DE LA FLORE DES ETAGES DU TERRAIN HOUILLER.

Je veux, avant de terminer, insister sur ce que, si certaines plantes sonl propres a tel on tel étage, il ne faudrait pas cependant accorder trop de con-fiance a des determinations de niveau fondées sur une ou deux espèces seule-ment. II n’y a de vraiment caractéristiques que les associations d’espèces, etnbsp;il faut connaitre i’ensemble de la flore pour arriver a fixer sürement l’é-poque de formation d’une couche ou d’un groupe de couches. Au voisinagenbsp;surtout de la limite d’un étage, on risquerait de commettre de graves er-reurs si Ton ne se rendait pas compte qu’on a affaire a un mélange d’espèces plus propres, les unes a une époque, les autres a l’époque suivante,nbsp;et si l’on ne cherchail pas a déterminer quelle est leur abondance relativenbsp;et quelles sont celles qui dominent. D’une fa^on générale, il est certain que,nbsp;plus on veut dcscendre dans Ie détail pour les déterminalions des ages, plusnbsp;ii faut examiner de prés la flore, comme la faune, des couches qu’on étudie,nbsp;cliercher A reconnaitre la proportion quantitative et souvent même Ie modenbsp;d’associalion des espèces, en se gardant d’ailleurs de vouloir faire des assimilations trop précises entre des points trop éloignés, Ie mode de groupementnbsp;des plantes ayant pu n’être pas rigoureusement identique partout, quelqucnbsp;constante que la flore puisse être dans son ensemble.

-ocr page 182-

,a3JJiJoa Aimmv !jgt;‘ nbsp;nbsp;nbsp;asu agt;i^r.! i ' - 5U31ïTü. ,u /

UlOi i5^gt;itKiEj i|j3l?n'i !gt;'• :-: ,‘ii ]l 0'gt; JtM nbsp;nbsp;nbsp;-tl

-utgt;»slgt; qm) quot;JolytOJiaJS In53‘i'?‘'.j‘'V‘! i :':*JUi.i ¦ 's uv'.io i'i' ‘ i'H n -alüört «3Uikf'’3^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;¦ 3nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;. i !'•;'•gt;';/! !- quot;fi.gt; '!;lt;: ,;s ;b li

¦:;’i nbsp;nbsp;nbsp;ii. ¦'. ifJrL j;

rfriPt ü;: v: ;¦: lt;(

illOs'ff' _ ia n'iaaa

¦. 'o ». ,-;OÏ ja: Ja . .'i.,, .tioa .’quot;'afja.'ip i;.'nbsp;ac? ¦nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;-¦ tiJq.

____

'•il nbsp;nbsp;nbsp;Anbsp;nbsp;nbsp;nbsp;;••! ,il ri ¦,,*' -li t*;T.

agfHaHi.v u/. .fquot;)ifajKO-otgt;r aqïiO'i'.' :.:U! uti -.tl':

-la '^svri^ afo ö-iJJanwooa'ab^Uiist; h uo -iKa'b aj^atiiaia- nu é ‘j'iwHa b^o'jj] :• qv !' jnbsp;,agt;nBvii« aujpi^a'i ji^rtSOtliTfi avi „uijp:gt;':]u m.nbsp;a iJnlainbsp;nbsp;nbsp;nbsp;¦müi.'it'.anbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.’it r.’Mnalyb ¦' ¦ ^

,9«P jOtSJiRttJasv i*. nbsp;nbsp;nbsp;f?:- ; ¦ -jmj'ünbsp;nbsp;nbsp;nbsp;-

«ülq nbsp;nbsp;nbsp;: »! ¦:i;'..-(|nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;..

,d|iwiy jio'up ey(j:)Up_3 aai» éfAJ f^ il abyiii ‘n auiy .. teavjjüc; ia oviiBliii p ..ui-rjqo'in - i '

Hiuiaafi aa|t«ï4e^.iiöifitiv “i- v. jis. iii-. ¦¦ t^^»illytjüo'l^ yJx-ï»ijaj6fi al gt;^*^^,'101» q i ;:nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;;;

¦joploup .JjiolTöfj o«pigt;Bftbi nbsp;nbsp;nbsp;«cq

.aWm'^eaa noa «ncij oi'j

tivviitwöïi;.



U nbsp;nbsp;nbsp;1;

- * l

-ocr page 183-

TABLE ALPHABÉTIQUE

DES GENRES ET DES ESPÈCES.

(Les noms synonymes sont en caractères italiques.)

Pag€s,

Alethopteris. Sternberg. . ....... 78

- Davreuxi. Brongniart (sp.)..... 77

- Grandini. Brongniart (sp.)......................'................ 76

- lonchitica. Schlotheim (sjr.)........ 73

Alethopteris lonchilidis. Sternberg...................................... y3

Alethopteris Mantelli. Brongniart (sp.).,............................... 74^

Alethopteris ovata. Goeppert.......................................... 66

Alethopteris Serli. Brongniart (sp.). .................................. 76

Alethopteris vulgatior. Sternberg...................................... 78

Ancistrophjllum stigmarimforme. Goeppert............ 119

Annularia. Sternberg............................................. 2 4

Annularia hrevijolia. Brongniart................ 25

- calamitoides. Schiniper......................................... ig

- longifolia. Brongniart.......................................... 26

Annularia radiata. Brongniart (sp.). .................................. 24

- sphenophylloides. Zenker (sp.).............. 25

Annularia spinulosa. Sternberg............ 26

Annularia stellata. Schlotheim (sp.). . nbsp;nbsp;nbsp;. . .......... 26

Aphlebia. Presl................................................... 9 5

-- crispa. Gutbier (sp.).................... 95

_ pinnata. Grand’Eury (sp.)......................................

Archmocalamites. Stur............................................... ly

- radiatus. Stur........................................... i8

Arthropitys. Goeppert............................................... .i52

Artisia. Stemberg................................................. 142

-ocr page 184-

174 nbsp;nbsp;nbsp;TABLE ALPHABETIQÜE DES GENRES ET DES ESPÈCES.

Pages.

Asterocalamites, Schimper.......................................... i y

- scrobiculatus. Schlotheim (sp.).................................. ly

Asterophyllites. Bi'ongniart.......................................... i8

AsterophYllites deUcatula. Brongniart................... 20

- dabia. Brongniart................. 20

- equiseiiformis. Lindley et Hutton.................................. 26

Asterophyllites equisetiformis. Schlotheim (sp.).............. 19

- grandis. Sternberg (sp.)........................................ 2 0

- hippuroides. Brongniart,.................. 168

Asterophyllites lonqifolia. Brongniart.................................... 20

- radiatas. Brongniart........................................... 2 A

Asterophyllites tenuifolius. Sternberg (sp.).............................. 2 0

Asterotheca. Presl........ 80

Bechei'a. Sternberg................................... i8

-- delicatala. Sternberg........................................... 20

- grandis. Sternberg........................................gt; ¦ ¦ ¦ nbsp;nbsp;nbsp;20

Bornia. Schimper.................................................. 17

Bornia. Sternberg........................................... 17, 18, 24

- equisetiformis. Sternberg..............................•.......... 19

- scrohiculala. Sternberg.......................................... 17

- stellata. Sternberg............................................. 26

Bothrodendron. Lindley et Hutton..................................... 116

—— minutifolium. Boulay (sp.)...................................... iiy

- punctatum. Lindley et Hutton............................... 116

Bruhmaimia. Sternberg........... 18

--longifolia. Sternberg........................................... 20

- tenuifolia. Sternberg........................................... 20

- tuberculata. Sternberg................................... 26

Calamitea. Gotta................................................... 15o

Catamites. Schlotheim.............................................. 11

Calamites. Schlotheim....................................... . ...... ly

- cequalis. Sternberg............................................. 12

Calamites cannseformis. Schlotheim..............................., ¦ • • i6

Calamites carinatus. Sternberg....... i5

Calamites Cisti. Brongniart........................ r4

Calamites cruciatus. Sternberg......................................... 182

__duhias. Artis................................................. l4

Calamites gigas. Brongniart......................................... 16

-ocr page 185-

TABLE ALPHABETIQUE DES GENRES ET DES ESPECES. nbsp;nbsp;nbsp;175

Pages,

Calamites nodosus. Sternberg........................................: . i5

—— radiatus. Brongniart.............................. 17

Calamites ramosus. Artis........................................... l5

Calamites regularis. Sternberg......................................... iSa

- scrohimlaUis. Schlotheini........................................ 17

Calamites Suckowi. Brongniart....................................... 12

Calamites transitionis. Goeppert........................................• nbsp;nbsp;nbsp;18

Calamodendron. Brongniart.......................................... 102

Calamodendron. Goeppert............................................ 162

Calamodendron cruciatum. Sternberg (sp.)......... 162

Calamophyllites. GrancTEury......................................... 21

Callipteridium. Weiss........................................... . nbsp;nbsp;nbsp;65

- ovatum. Brongniart (sp.).............................. 66

Callipteris. Brongniart................................ . nbsp;nbsp;nbsp;64

-- gigantea. Schlotheim (sp.)...................................... 64

Cardiocarpus. Brongniart................................ . nbsp;nbsp;nbsp;160

Cardiopteris. Schiinper................................. 47

- frondosa. Goeppert (sp.)........................................ 48

-- polymorpha. Goeppert (sp.)..................................... 47

Casuariniies. Schlotheim............................................. 18

- equisetiformis. Schlotheim....................................... 19

--- stellalas. Schlotheim........................................ 26

Caulopteris. Lindley et Hutton....................................... 98

—^— Baylei. Zeiller................... 99

--patria. Grand’Eury............................................ 100

--- peltigera. Brongniart......... 99

Caulopteris peltigera? Zeiller.. . ....................................... 100

Clathraria. Brongniart......................................... 1247 nbsp;nbsp;nbsp;i35

Clathraria Brardii. Brongniart....... i35

Cordaites. Unger.................................................. i42

- angulosostriatus. Grand’Eury................................... • 144

- borassifolius. Sternberg (sp.).................*.................. 1 43

-- foliolatus. Grand’Eury......................................... i45

—— lingulatus. Grand’Eury.............................. 170

Cordaites microstacliys. Goldenberg..................................... i 46

Cordaites principalis. Germar (sp.).................................... 170

Cyclopteris. Auct.................................................. 47

Cyclopteris. Brongniart............................. 5g, nbsp;nbsp;nbsp;i48

—— frondosa. Goeppert............................................. 48

—— KcecMini. Schimper............................................ 48

-ocr page 186-

176 nbsp;nbsp;nbsp;TABLE ALPHABETIQUE DES GENRES ET DES ESPECES.

Pages.

Cyclopieris pofymorpha. Goeppert....................................... 4-7

Cyclostigma. Haughton............................................. i65

Sicranophyllum. Grand’Eury....... 167

- gallicum. Grand’Eury.......................................... i58

Dictyopteris. Brongniart............................................. 53

Dictyopteris. Gutbier............................................... 53

Dictyopteris Brongniarti. Boulay....................................... 55

Dictyopteris Brongniarti. Gutbier............... 53

- Munsteri. Eichwald (sp.)........./.............................. 58

- obliqua. Bunbury............................................. 58

- Schutzei. Roemer............................................. 56

- sub-Brongniarti. Grand’Eury.................................... 55

Diplothmema. Stur................................................ 44

Diplothmema. Stur................................................. 68

Diplothmema dissectum. iirongniarl (sp.) .............................. 46

- elegans. Brongniart (sp.)............. i65

- furcatum. Brongniart (sp.)...................................... 45

-----subgeniculatum. Stur.......................................... 45

Doleropteris. Grand’Eury............................................ 1 48

--pseudopeltata. Grand’Eury...................................... i48

Dorycordaites. Grand’Eury.......................................... i47

Equisetum infundihuliforme? Brongniart................................. 23

Equisetum infundibuliforine. Bronn..................................... 2 3

- var. (3. Gutbier....................................... 2 3

Eremopteris. Schimper............................................. IJO

Favularia elegans. Sternberg. ......................................... i34

Filicites ajflnis. Schlotheim..................... 82

- arborescens. Schlotheim.. ....... ,.............................. 81

- Brardii. Brongniart............................................ 60

-- cyatheus. Schlotheim........................................... 82

- faeminwformis. Schlotheim.............. 98

- giganteus. Schlotheim.......................................... 64

- heterophyllus. Brongniart........................ Ag

- lonchiticus. Schlotheim..........:.............................. ~3

-- muricatus. Schlotheim............................ 71

_ osmundaformis. Schlotheim...................................... 63

_ Pluckeneii Schlotheim........................ go

-ocr page 187-

TABLE ALPHABÉTIQUE nbsp;nbsp;nbsp;DES GENRES ET DES ESPECES.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;177

Pages.

Filicites pteridius. Schlotheim......................................... 66

Flabellaria. Sternberg............ ida

-- lorassifolia. Sternberg.................................... i43

Fucoides crispus. Gutbier...................... 96

- hypnoides. Brongniart................................ i55

Galium sphenophylloides. Zenker....................................... 2 5

Gingkophyllum. Saporta............................................ 170

Goniopteris arguta. Schimper............................... gS

Goniopteriies. Brongniart............................................ 81

Halonia. Lindley et Hutton.......................................... 166

Heteropteris. Brongniart............................................. 68

Huttonia carinata. Germar..................... 23

Knorria. Sternberg. ............................................... n 8

- imbricata. Sternberg........................................ • 119

Leiodermaria. Goldenberg...................................... 124. 187

Lepldodendron. Sternberg........................................... 106

--aculeatum. Sternberg..................... 109

- dichotomum. Sternberg........................................ 107

Lepldodendron elegans. Brongniart...................................... ni

Lepldodendron gracile. Lindley et Hutton............................... H2

Lepldodendron laricinum. Sternberg....................... ii3

Lepldodendron lycopodloldes. Sternberg................. lil

--obovatum. Sternberg. ........................ 108

Lepldodendron ornatissimum. Sternberg.................................. ii5

- spinulosum. Rost. . . .............. i38

--Sternhergii. Brongniart...................... 107

Lepldodendron Velthelmianum. Sternberg.............................. ilO

Lepidolepis imbricata. Sternberg....................................... 119

Lepldophlolos. Sternberg............................................ Ii3

- lariclnus. Sternberg........................................... Il3

__— macrolepldotus. Goldenberg (sp.)................................. 169

Lepidostrobus. Brongniart........................................... 120

Linopteris. Presl.................................... 53

_ Gaibieriana. Presl............................................. 53

Loiichopterls. Brongniart............................................ 78

- Brlcil. Brongniart....................... 79

IV. nbsp;nbsp;nbsp;2 3

-ocr page 188-

178 nbsp;nbsp;nbsp;TABLE ALPHABETIQUE DES GENBES ET DES ESPEGES.

i'ages.

Lonchopleris rugosa. Brongniart........................................ 79

Lycopodiolithes. Schlotheim.......................................... i54

- elegaiis. Sternberg............................................. 111

-filiciformis. Schlotbeim........... 107

- piniformü. Schlotheim................. i54

Ijjcopodites. Brongniart.............................................. i54

Macrostachya. Schimper............................................ 2 nbsp;nbsp;nbsp;2

Macrostachya. Schimper............................................. 2 nbsp;nbsp;nbsp;J

Macrostachya carinata. Germar (sp.)..............................• • ¦ • nbsp;nbsp;nbsp;2 3

Macrostachya infundibaliformis. Schimj)er........... 23

Mariopteris. Zeiller................................................ 68

i- muricata. Schlotheim (sp.)......... 71

- nervosa. Brongniart (sp.). ...................................... 69

Megaphyton. Artis................................................. io3

Megaphyton giganteam. Feistmantel..................................... io3

Megaphyton giganteum. Goldenberg................................... lo4

Mac-Layi. Lesquereux.................. io4

- Souichl. Zeiller......... io3

Nevropteris. Brongniart............................................ 48

- auriculata. Brongniart............................... 52

Nevropteris conferta. Sternberg............. 64

Nevropteris cordata. Brongniart...................................... 168

Nevropteris decurrens. Sternberg...................................... 64

- Dournaisi. Brongniart.......................................... 5o

Nevropteris fasciculata. Lesquereux.......... 168

- flexuosa. Sternberg............................................. 51

gigantea. Sternberg. . . . , heterophylia. Brongniart

................................. 5o

.................................. 49

Nevropteris nummalaria. Sternberg. - ovata. Germar............

................................. 63

................................. 66

Odontopteris. Brongniart.

........................................ 39

Brardi. Brongniart.

..................... 60

Odontopteris cvenulata. Brongniart............................... 60

Odontopteris minor. Brongniart......... 62

Odontopteris Munsteri. Eichwald. ............................. 58

Odontopteris obtusiloba. Naumaiin.................................... 63

- osmundaeformis. Schlotheim (sp.)................................ 63

-ocr page 189-

TABLE ALPHABÉTIQUE DES GENRES ET DES ESPÈCES. nbsp;nbsp;nbsp;l79

Pages.

Odontopteris Reichiana. Gutbier...................................... 61

Odontopteris Schlotheimii. Brongniart........................... 63

Oligocarpia. Goeppert............................................. . Sg

Osniunda gigantea. Sternberg......................................... 5o

______ var. (3. Sternberg...................................... 5 i

Pachytesta. Brongniart............. lyo

Palseopteris. Schimper............................................. i64

Palmacites hexagonalm. Schlotbeim........................... i3.4

Peoopteris. Brongniart............................ 8o

Pecopteris. Brongniarl............................................ 65, 68

- § pteroides. Brongniart......................................... 78

Pecopteris abbreviate. Brongniart.................................... 85

Pecopteris affinis. Brongniart........................................... 84

- arborea. Sternberg.............................................. 81

Pecopteris arborescens. Schlotbeim (sp.)............................... 8}

- arguta. Sternberg.. ........................................... 9 3

_— Bioti. Brongniart............................... . ............. 88

Pecopteris blechnoides. Brongniart................................ 78

Pecopteris Candoliei. Brongniart..................................... 84

- cyathea. Schlotbeim (sp.)....................................... 82

Pecopteris Davreuxii. Brongniart....................................... 77

Pecopteris dentata. Brongniart................................ 86

Pecopteris Doarnaisii. Brongniart............................... 77

- gigantea. Brongniart................................. 64

- Grandini. Brongniart................. 76

- incisa. Sternberg.............................................. 71

- laciniata. Bindley et Hutton..................................... 71

- lonchüica. Brongniart.......................................... 76

Pecopteris longifolia. Brongniart...................................... 169

Pecopteris Loslüi. Brongniart.................................... 69

-- Mantelli. Brongniart........................................... 74

- muricata. Brongniai t............................................ 71

- nervosa. Brongniart. .................... 69

_ ovata. Brongniart.................................... 66

Pecopteris pennseformis. Brongniart.............................. j66

_ Pluckeneti. Schlotbeim (sp.) .................................... qo

- polymorpha. Brongniart........................................ 91

- pteroides. Brongniart.......................................... 67

Pecopteris Sauveurii. Brongniart....................................... 69

23.

-ocr page 190-

180 nbsp;nbsp;nbsp;TABLE ALPHABETIQUE DES GENRES ET DES ESPÈCES.

Pages.

Pecopteris SchloÜieimii. Sternberg........ 82

- Serli. Brongniart.................................... ¦jö

- subnervosa. Rcemer............................................ 69

Pecopteris unita. Brongniart.......................................... 169

Phlebopteris. Brongniart............................................ 53

Poacordaites. Grand Eury........................................... i46

Poacordaites linearis. Grand’Eury...................................... i46

Poacordaites microstachys. Goldenberg (sp.)............................ i46

Polypodites elegans, Goeppert., ........................................ 93

Psaronius. Cotta ............................................... 98

Pseudosigillaria. Grand’Eury.......................................... 167

- monostigma. Lesquereux nbsp;nbsp;nbsp;(sp.)......................... 167

Ptychopteris. Corda................................. loi

- macrodiscus. Brongniart nbsp;nbsp;nbsp;(sp.).................................... 102

Pychnophylliim. Brongniart............................................ i42

Rhabdocarpus. Gceppert et Berger......................... 160

Rhacophyllam. Schimper............................................ 96

Rhytidodendron minutifolium. Boulay..................... 117

Rbytidolepis. Sternberg........................................ 124, 125

Rotularia. Sternberg......................... 29

- asplenioides. Sternberg. ....................................... 3o

- cuneifolia. Sternberg........................................... 3o

-..dichoioma. Germar et Kauifuss................................... 31

_ ohlongifolia. Germar et Kauifuss........................... 33

---polyphylla. Sternberg........................................... 3i

- pusilla. Sternberg............................................ . 3o

- saxifragmfolia. Sternberg........................................ 31

Sagenaria. Brongniart............................. 106

Samaropsis. Goeppert............................................... 170

Schizopieris. Auct........... 95

- lactuca. Germar.............................................. 95

- pinnata. Grand’Eury.......... 97

SchiQiheimia. Sternberg.............................................. 18

- ienuifolia. Sternberg.................................... 20

Scolecopteris. Zenker.............................. 81

Sigillaria. Brongniart............................................... 122

Sigillaria, sect. Caulopteris. Brongniart.............................. 98, 101

Sigillaria Brardi. Brongniart......................................... i35

-ocr page 191-

TABLE ALPHABÉTIQUE DES GENRES ET DES ESPÈCES. nbsp;nbsp;nbsp;181

Pages.

Sigillaria Cortei. Brongniart......................................... 128

-- elegans. Sternberg (sp.)........................................ i3/l

- elliptica. Brongniart........................................... i3o

- elongata. Brongniart........................................... 127

Sigillaria hexagona. Brongniart................................. i34

Sigillaria laevigata. Brongniart. ...................................... 120

Sigillaria Knorrii. Brongniart......................................... i32

Sigillaria lepidodendrifolia. Brongniart......... i37

Sigillaria macrodiscas. Brongniart...................................... 102

Sigillaria mamillaris. Brongniart..................................... i3i

Sigillaria Menardi. Brongniart........................................ i35

- peltigera. Brongniart.......................... 99

Sigillaria rhomboidea. Brongniart..................................... i37

- rimosa. Goldenberg............................................ 167

- rugosa. Brongniart............................................ 126

- scutellata. Brongniart....................................... 129

Sigillaria sexangnla. Sauveur......................................... 13 2

Sigillaria spinulosa. Rost (sp.)................... l38

- tessellata. Brongniart.......................................... l32

Sphenophyllites. Brongniart................................. 29

Sphenophyllum. Brongniart.......................................... 29

- cuneifolium'. Sternberg (sp.)..................................... 3o

Sphenophyllum erosum. Bindley et Hutton................................ 3o

Sphenophyllum majus. Bronn (sp.).................................... 168

- oblongifolium. Germar et Raulfuss (sp.)............................ 33

- saxifragaefolium. Sternberg (sp.)........................... 3i

- Thoni. Mahr................................................. 34

Sphenopteris. Brongniart............................................ 38

Sphenopteris. Brongniart.......................................... 44, 68

- acuta. Brongniart............................................. 68

- asplenioides. Sternberg......................................... 4i

Sphenopteris coralloides. Gutbier..................................... 42

- delicatula. Sternberg.......................................... 42

Sphenopteris dissecla. Brongniart....................................... 46

- elegans. Brongniart................ /^5

Sphenopteris Essinghii. Andrae....................................... 3g

Sphenopteris furcata. Brongniart....................................... ^5

Sphenopteris Hoeninghausi. Brongniart................................. ^

Sphenopteris irregularis. Sternberg............ 3g

- latifolia. Brongniart.........................i.................. 68

-ocr page 192-

182 nbsp;nbsp;nbsp;TABLE ALPHABETIQUE DES GENRES ET DES ESPECES.

Pages.

Sphenopteris latifolia. Lindley et Hutton................................. Sg

- meifolia. Sternberg.......... 42

Sphenopteris obtusiloba. Brongniart................................... 89

- tridactylites. Brongniart........................................ 43

Slemmatopteris. Corda............................................... 98

- peliigera. Corda............................................... 99

Stigmaria. Brongniart.............................................. iSg

- ficoides. Sternberg (sp.)........................................ 14o

Syringodendron. Sternberg........................................... 124

Taeniopteris. Brongniart............................................ 170

Trichopitys. Saporta............................................... 1 70

Trigonooarpus. Brongniart.......................................... ibg

Uiodendron. Bindley et Hutton'....................................... ii4

--commutatum. Schimper................ i65

Uiodendron Lindleyannm. Presl........................................ 116

Uiodendron majus. Lindley et Hutton.................................. ii4

- minus. Lindley et Hutton....................................... iiS

Uiodendron Schlegelii. Eichwald....................................... 116

Variolaria. Sternberg............................................... iSg

-ficoides. Sternberg............................................. i4o

Volkmannia. Sternberg............................................. 22

Walohia. Sternberg................................................ i54

Walchia affinis. Sternberg................................... iSy

Walohia illiciformis. Sclilotheini (sp.).................................. rby

- hypnoides. Brongniart......................................... i55

- imbricata. Schimper.......................................... 106

--piniformis. Scblotheim (sp.)......... i54

-ocr page 193-

TABLE DES MATIERES

Dü QUATRIEME VOLUME (SECONDE PARTIE;

, nbsp;nbsp;nbsp;Pages.

CHAPJTRE PREMIER. — Introduction..................... i

Bases de la classification botaniqce............................... 7

Cryptogames................................................ 7

Phanerogames............................................. 7

Cryjitogames celkilaires............................. 7

Cryptogames vasculaires........................ 8

Phanéi ogames gymnospermes.................................. 8

Phanérogames angiospermes.................................... y

Monocotylédones............. y

Dicotyledones............................................... 9

Cla.ssification des plantes fossiles................................ . nbsp;nbsp;nbsp;9

CHAPITRE II. — Description des principaux végétaux fossiles du

TERRAIN HOUILLER . ....... 11

Cryptogames vasculaires....................................... • nbsp;nbsp;nbsp;11

1. nbsp;nbsp;nbsp;Équisétinées............. 11

Genre CALAMITES. Schlotheim............................. 1 i

- ASTEROCALAMITES. Schimper........................ 17

.- ASTEROPHYLLITES. Brongniart....................... i8

_ CALAMOPHYLLITES. Grand’Eury...................... 21

- VOLKMANNIA. Sternberg............................. 22

- MACROSTACHYA. Scbimper.......................... 22

- ANNULARIA. Sternberg............................... 2 4

2. nbsp;nbsp;nbsp;Rhizocarpées............................................ 28

Genre SPHENOPHYLLUM. Brongniart......................... 29

-ocr page 194-

184 nbsp;nbsp;nbsp;TABLE DES MATIERES.

Pages.

3. nbsp;nbsp;nbsp;Fougères............................................... 35

Spbénoptéridées........................................... 38

Genre SPHENOPTEBIS. Brongniart........ 38

- DIPLOTHMEMA. Stur............................... 44

Névroptéridées............................................ k']

Genre GARDIOPTERIS. Schimper........................... k']

- NEVROPTERIS. Brongniart........................... 48

- DICTYOPTERIS. Gutbier............................ 53

. ODONTOPTERIS. Brongniart......................... 5g

- CALLIPTERIS. Brongniart........................... 64

- CALLIPTERIDIUM. Weiss............................ 65

- MARIOPTERIS. Zeiller.............................. 68

Pécoptéridées............................................. 7 3

Genre ALETHOPTERIS. Sternberg.......................... 73

_ LONCHOPTERIS. Brongniart......................... 78

__ PECOPTERIS. Brongniart............................ 80

Genre anomal............................................ 98

Genre APHLEBIA. Presl.................................. 95

Troncs de Fougères........................................ 98

Genre CAULOPTERIS. Lindiey et Hutton..................... 98

- PTYGHOPTERIS. Gorcla............................. roi

- MEGAPHYTON. Artis............ io3

4. nbsp;nbsp;nbsp;Lycopodiacées................................... io5

Genre LEPIDODENDRON. Sternberg......................... ro6

- LEPIDOPHLOIOS. Sternberg.......................... ii3

__ ÜLODENDRON. Lindiey et Hutton.............. ii4

- BOTHRODENDRON. Lindiey et Hutton................. 116

- KNORRIA. Sternberg................................ xi8

- LEPIDOSTROBÜS. Brongniart........................ 120

PhANEROGAMES GYMNOSPEBMES...................................... 121

1. Cycadées............. .................^................. 121

Sigillarinées............................................. 122

Genre SIGILLARIA. Brongniart............................. 122

Section I. — Rhytidolepis............................... 125

Section II. — Clathraria................................ l35

Section III. — Leiodermaria............................. iSj

Genre STIGMARIA. Brongniart............................. 189

-ocr page 195-

TABLE DES MATIERES. nbsp;nbsp;nbsp;185

Pages.

Cordaïtées............................................... x 4 2

Genre CORDAITES. Unger..............................;. 142

___POACORDAITES. Grand’Eury......................... i46

- DORYCORDAITES. Grand’Eury....................... 147

Dolérophyllées........................... 5^48

Genre DOLEROPTERIS. Grand’Eury......................... 148

2. nbsp;nbsp;nbsp;Conifères............................................... 149

Genre CALAMODENDRON. Brongniart....................... i5o

--WALCfllA. Sternberg............................. i54

-----DICRANOPHYLLUM. Grand’Eury...................... 167

3. nbsp;nbsp;nbsp;Graines fossiles....................................... . ¦ 169

Genre TRIGONOCARPÜS. Brongniart........................ 159

_ CARDIOCARPUS. Brongniart......................... 160

-- RHABDOCARPUS. Gceppert et Berger................... 160

CHAPITRE III. — Garacteres de la flore des différents étages du

TERRAIN HOUILLER......................... l6l

Flore du terrain houiller inférieur............................... i64

---houiller nbsp;nbsp;nbsp;nioyen................................ i65

--houiller nbsp;nbsp;nbsp;supérieur.............................. 168

--permien .................................... . 170

Table alphabétique des genres et des espèces............................. 178

FIN DE LA TABLE DES MATIERES.

-ocr page 196-

'e«i


¦ ¦' *

«Ai Öf ¦nbsp;. A •

'¦C i '' ¦. J


1

1gt;C 1 ¦ .nbsp;{ 3 J I


• .^'rtBWJUlfcTtO

.... •,.... ‘ -....... . ::.::vvVv,y.f?üS^ka nbsp;nbsp;nbsp;......- - nbsp;nbsp;nbsp;^

;¦..: nbsp;nbsp;nbsp;.Wa'bimrK ^3T!A(i/llt;vgt;/;'

^ So.................V. ii;gt;.:U.Oi .c: nbsp;nbsp;nbsp;i

‘; . /S'; nbsp;nbsp;nbsp;.«i/iamos? ioaa:.rgt;s

¦•¦ó -Vj^TKa;-' i--:.S.., •.

.....;¦:lt;. nbsp;nbsp;nbsp;i'-lM* -nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.;.,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;............ ¦ . nbsp;nbsp;nbsp;S

; ,‘ .SSv'- :-: ‘’’' Sr-Wf^r^fl'.KOnlt;IZHaOMAJ/^gt;rKtS«ï . .

, . .-vv. S :'^ nbsp;nbsp;nbsp;----- -

.. .-•-;-J- gt; nbsp;nbsp;nbsp;,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;. ^i!as»0--a .ifii.u/U'Kv/,Hr'ia----So. - ^


•,,' •

. nbsp;nbsp;nbsp;........ tïKÏagoüiH .^TSÏf.ÓfTrCwj/.*-nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^

............j -S,^ rrNfiinïxr *'quot;'quot;' nbsp;nbsp;nbsp;^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^


n-.


: , I -:i.; 'igt;

'.{lt;¦... nbsp;nbsp;nbsp;. . .nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;. .nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.'.......fflJi!;l''.;i

:'i* nbsp;nbsp;nbsp;...... ,• .acsfötiui iti.niijlt;-.'i ii.ij-'ili' '.'h

a3Ylt;y;: 'ia!!::i(iii .........- —

«gt;'...........iir/*,-.. nbsp;nbsp;nbsp;»»,,iijfgt;ix%qur -itiliificfi _., -nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.

”'Sr-A,K-Msn*/As---’¦ • ,: -'wn/i- nbsp;nbsp;nbsp;¦ -

! - • ¦ ¦ ¦¦ ¦ ;¦


i ^jan-! “lil


.eïKw; ¦’ nbsp;nbsp;nbsp;' Inbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'^?,L


.Ks.isiT/ w 83'! :•lt; laii i.i sa /.ri


.i. .'

-ocr page 197-



D


'• t ' nbsp;nbsp;nbsp;'

-■■W.

? liFC'



i l-' H ■' -i {,\


è tM



'y ■■/vV. . nbsp;nbsp;nbsp;^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;’


, -i -■, -/.' ,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.■■-■-■-Sf'






*V


■; gt;?.



■ ■ j'. ^





:



', ■ r--i ■



-ocr page 198-

\




-ocr page 199-

r nbsp;nbsp;nbsp;r

YEGETAUX FOSSILES

DU

TERRAIN HOÜILLER DE LA FRANCE

ATLAS

-ocr page 200-

PARIS

J.-B. BAILLIERE ET FILS

^*1 nbsp;nbsp;nbsp;i 3 ^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;LIBRAIRES-EDITEURS

RUE HAÜTEFEUILLE, 19

-ocr page 201-

VÉGÉTAUX FOSSILES

DU

TERRAIN HOUILLER DE LA FRANCE


FAH R. ZEILLEl!

INGÉNIEUR AU CORPS NATIONAL DES MINES

ATLAS

DE 18 PLANCHES LITHOGRAPHIÉES

EXTRAIT DU TOME IV

DE L’EXPLICATION DE LA CARTE CÉOLOGIQÜE DE LA FRANCK.

PARIS

f

IMPRIMERIE NATIONALE

M DGGG LXXX

-ocr page 202-

Tt DGCC rizi ' nbsp;nbsp;nbsp;ö

7 /JJ07M F

C ’

i,r 1 . nbsp;nbsp;nbsp;.': JS -rMCKÜÖf E ! V kinitas-

nn nbsp;nbsp;nbsp;u.

( V3 ,gt; ; .

V-P

T/CKAiWiB -yf. COVM BfilüVfl' UBlt; aiïK»

lgt;/R K' SRIITEK

5’' M' | / ¦ #

j^y E-¦ ï

11/ UOltirrEif DE TY EB/^CE

o r.

-ocr page 203-

VÉGÉTAUX FOSSILES

TERRAIN HÜUILLER DE LA FRANCE.

PLANCHES CLIX A CLXXVI.

Zeii.lkp,. — Vétrélaux fossUes.

-ocr page 204-

PLANGHE CLIX.

EXPLICATION DES FIGURES.

Fig. ]. — Calamites Suckowi. — Brongniart. — Fragment de tige de taille moyenne.

On voit sur une partie de Fechantillon le moule interne et sur une autre la surface extérieure de Fecorce conservee sous forme d’une mince lamenbsp;charbonneuse.

HouiUer moyen. Mines d’Anzin , fosse Thiers, veine printanière levant (Nord).

Fig. 2. — Asterocalamites scrobiculatus. V. Schlotheim, sp. — Fragment de tige de petite dimension, munie de cicatrices ponctiformes aux articulations.

HouiUer inférieur [culm). Rougemont (Haut-Rhin).

Fig. 3. — AsterophyUites equisetiformis. V. Schlotheim, sp. — Fragment de rameau garni de verticilles de feuilles et de ramules feuillés.

HouiUer supérieur. Mines de Gommentry (Allier).

Fig. 4. — Macrostachya carinata. Germar, sp. — Epi de taille moyenne, en partie conservé a l’état d’une lame de charbon assez épaisse; sur une partie denbsp;fechantillon, il ne reste que le moule externe.

HouiUer supérieur. Mines de Carmaux (Tarn).

N. B. Ces figures ont été dessinées directement sur la pierre, sans le secours du

miroir, et sont par conséquent inverses des échantillons eux-mêmes.

-ocr page 205-

PL CLIP



Uessme dap rial et nth Dsr II I’brrnanl,

-ocr page 206- -ocr page 207-

PLANCHE CLX.


-ocr page 208-

PLANCHE CLX.

EXPLICATION DES FIGURES.

Fig. I. — Annularia radiata. Brongniart, sp. — Fragment d’une plaque présentant plusieurs verticilles de feuilles.

Hoiiiller moyen. Mines de Vicoigne, fosse n° 2 , veine Sainte-Victoire (Nord).

Fig. 2. — Annularia stellata. V. Schlotheim, sp. — Fragment de rameau portant trois verticilles de feuilles.

Hoiiiller supérieur. Mines de Saint-Pierre-Lacour (Mayenne).

Fig. 3. — Annularia stellata. V. Schlotheim, sp.— Fragment de tige portant a chaque articulation deux rameaux opposés, munis chacun de plusieurs verticillesnbsp;de feuilles.

Houiller supérieur. Mines d’Ahun (Creuse).

Fig. 4. —Annularia sphenophylloides. Zenker, sp. — Portion d’une grande plaque portant divers fragments de rameaux, munis de verticilles de feuilles et denbsp;rameaux secondaires.

Houiller moyen [couches supérieures). Mines de Lens, fosse n° 2, veine Arago (Pas-de-Calais).

N. B. Les figures 2,3 et 4 ont été dessinées directeinent sur la pierre, sans le secours

du miroir, et sent, par conséquent, inverses des échantillons eux-mêmes.

-ocr page 209-

P] CLX.



-ocr page 210- -ocr page 211-

PLANCHE CLXI.

-ocr page 212-

PLANCHE CLXI.

EXPLICATION DES FIGURES.

Fig. 1. — Sphenophyllum cuneifolium. V. Sternberg, sp. — Fragment de rameaux portant des verticilies de feuilies, et verticilles isolés.

Houiller moyen. Mines de Liévin, fosse n° 3 (Pas-de-Calais).

Fig. 2. — Feuille grossie du même échantillon, montrant Ie détail de la nervation.

Fig. 3. — Sphenophyllum saxifragsefolium. V. Sternberg, sp. — Fragment de tige portant un rameau inséré a l’une des articulations.

Houiller moyen. Mines d’Anzin, fosse Casimir-Périer, 3' veine du Nord (Nord).

Fig. 4. — Sphenophyllum saxifragsefolium. V. Sternberg, sp. —Fragment de rameau avec un verticille de feuilies.

Houiller moyen. Mines d’Anzin, fosse Casimir-Périer, 3“ veine du Nord (Nord).

Fig. 5. — Feuille grossie du même échantillon, montrant Ie détail de la nervation.

Fig. 6. — Sphenophyllum saxifragsefolium. V. Sternberg, sp. — Sommet d’un rameau garni de nombreux verticilles de feuilies.

Houiller moyen. Mines d’Anzin, fosse Casimir-Périer, 3° veine du Nord (Nord).

Fig. 7. — Sphenophyllum ohlongifolium. Germar et Kaulfuss, sp. — Fragment de rameau portant plusieurs verticilles de feuilies.

Houiller supérieur. Mines de Saint-Pierre-Lacour (Mayenne).

Fig. 8. — Feuille grossie du méme échantillon, montrant Ie détail de la nervation.

Fig. 9. — Sphenophyllum Thoni. Mahr. — Fragments de rameaux portant plusieurs verticilles de feuilies; l’un de ces rameaux porte un ramule, naissant anbsp;1’articulation.

Houiller supérieur. Mines de Saint-Pierre-Lacour (Mayenne).

N. D. Méme observation que pour la planche CLIX.

-ocr page 213-

PL. CLXÏ



-ocr page 214-


•A. -♦


'i-J






%VtAr’-'


■ nbsp;nbsp;nbsp;'nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1 2 '■*' i ■;■




-ocr page 215-

PLANCHE CLXIÏ.

-ocr page 216-

PLANCHE CLXII.

EXPLICATION DES FIGURES.

l'Tcr. J. — Sphenopteris obtusiloba. Brongniart. — ENagment d’une penne primaiie, portant plusieiirs pennes secondaiies, la plupart simplement pinnées,nbsp;quelques-unes bipinnées a la base.

Houiller moyen. Mines de Grenay, fosse n°4, veine Saint-Alexis (Pas-dc-Calais).

E’ig. 2. — Pinnule grossie du méme échantillon, monlrant Ie détail de la nervation.

ETcr. 3. — Sphenopteris furcata. Brongniart. — Fragments de pennes.

Houiller moyen. Mines d’Anzin, fosse Renard, veine Président (Nord).

PiG,. 4. — Sphenopteris Hoeninghausi. BrongniArï. — ETagment de fronde portant trois pennes primaires.

Houiller moyen. Mines de Vieux-Condé, fosse Leonard, veine Neuf-Paumes levant (Nord).

ETg. 5. — Pinnule grossie du même échantillon, montrant Ie détail de la nervation.

N. B. Méme observation que pour la planche CLIX.

-ocr page 217-

PL.CLXIl



Dossme d'ap nat,cl liLh.par ld.Formant.

Imp.Jjemerciep amp; C‘f Fans.

-ocr page 218- -ocr page 219-

PLAlNCHE CLXIII.


ZK1M.EB. — Végétaux fossiles.


-ocr page 220-

PLANCHE CLXIIL

EXPLICATION DES FIGURES.

Fig. 1. — Alethopteris Serli. Brongniart, sp. — Fragment de penne, montrant trois pennes secondaires.

HouiUer moyen. Mines de Grenay, fosse n° 3, veine üésiré (Pas-de-Calais).

Fig. 2. — Pinnule grossie du même échantillon, montrant Ie détail de la nervation.

Fig. 3. — Alethopteris Mantelll. BrOiNGniart, sp. — Fragment de penne, montrant l’extrémité simplement pinnée, garnie de longues pinnules, et la partienbsp;moyenne bipinnée, divisée en pennes garnies de pinnules plus petites.

HouiUer moyen. Mines de Meurchin, fosse n° i, grande veine (Pas-de-Calais).

Fig. 4. — Pinnule moyenne et pinnules extremes d’une penne du même échantillon, grossies pour montrer Ie détail de la nervation.

N. B. Même observation que pour la planche CLIX.

-ocr page 221-

PL.GLAUI.



n^RSinp rl'ap,. naliirp ,:| lilh.parH, Formant,


Imp.Lemercier cScC‘quot;Parts,


-ocr page 222-


; nbsp;nbsp;nbsp;,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;5




vV



i . *¦•

^V.


fr



'1

iJ

'.3

.-ï

- i.

-ocr page 223-

PLANCHES CLXIV ET CLXV.

-ocr page 224-

PLANCHE CLXIV.

EXPLICATION DES FIGURES.

Fig. 1. — Nevropteris heterophylla. Brongniart. — Fragment d’une grande plaque présentant l’empreinte de l’extrémité d’une penne, sur laquelle on voit lesnbsp;divisions supérieures simplement pinnées, garnies de grandes pinnules, etnbsp;les divisions inférieures bipinnées, garnies de jiinnules beaucoup plusnbsp;petites.

Houiller moyen. Mines de Meurchin, fosse j, veine nquot; 2 (Pas-de-Calais).

Fig. 2. — Nevropteris heterophylla. Brongniart. — Pinnule de petite taille, grossie pour montrer Ie détail de la nervation.

Houiller moyen. Mines de Lens, fosse n° 1, veine Ernestine (Pas-de-Calais).

N. B. Menie observation que pour la pianche CLIX.

PLANCHE CLXY.

EXPLICATION DES FIGURES.

Fig. 1. — Dictyopteris sub-Brongniarti. Grand’Eury.— Fragment de fronde sur lequel on voit Ie rachis garni, entre les pennes, de pinnules orbiculaires ounbsp;triangulaires.

Houiller moyen. Mines de Lens, fosse n° 2, veine Du Souich (Pas-de-Calais).

Fig. 2.

Dictyopteris sub-Brongniarti. Grand’Eury.— Pinnule détachée, grossie pour montrer Ie détail de la nervation.

Houiller moyen. Mines de Lens, fosse nquot; 4, veine Theodore (Pas-de-Calais).

Fig. 3.

Lonchopteris Bricii. Brongniart. — Fragment de penne, montrant vers la base une pinnule lobée indiquant que plus bas la penne devait étrenbsp;bipinnée.

Houiller moyen. Mines'd’Aniclie (Nord).

Fig. 4. — Pinnules grossies du même échantillon, montrant Ie détail de la nervation.

-ocr page 225-

Pl.CLXlV.



-ocr page 226-

•■■ S'afe^jsïsJ 'ils^v


-ocr page 227-

PL.CLXV,



]mj5. Leinercier 8cC'Paris


-ocr page 228- -ocr page 229-

PLANCHE CLXYI.

-ocr page 230-

PLANCHE CLXVI.

EXPLICATION DES FIGURES.

Fig. 1. — Odontopteris Reichiana. Gutbier.— Fragment d une penne primaire, portant du cóté supérieur des pennes simplement pinnées, du cóté inférieur desnbsp;pennes bipinnées, et entre celles-ci des pennes simplement pinnées. Onnbsp;voit, en travers de ce fragment de penne, un fragment d’une penne secondaire bipinnée, qui en cache une parlie.

Ilouiller supérieur. Mines de Roche-la-Molière (Loire).

Fig. 2. — Pinnule grossie du même échantillon, montrant Ie détail de ia nervation.

Fig. 3. — Gallipteridium ova turn. Brongniart, sp. — Empreinte dun fragment de penne primaire, portant plusieurs pinnules fixées directement sur Ie rachisnbsp;principal.

Houiller supérieur. Mines d'Ahun, puits Francis-Robert (Creuse).

Fig. 4. — Pinnule grossie du même échantillon, montrant Ie détail de la nervation.

Fig. 5. -- Pecopteris arguta. V. Sternberg. — Fragment d’une penne primaire.

Houiller supérieur. Grosmesnil (Haute-Loire).

Fig. 6. — Portion grossie d’une penne secondaire du même, montrant la soudure des pinnules a leur base et Ie détail de la nervation.

-ocr page 231-

Pl.CLXVL



Dessiné d’ap.nat et liIh.par C,Cuisin,

Imp Lemercier el Cp Paris

-ocr page 232-

■7:

/ ■■ ':


'1



7.


- f


■ •

quot;;tv



■ .i.

-ocr page 233-

PLANCHE CLXVII.

-ocr page 234-

PLANCHE CLXVII.

EXPLICATION DES FIGURES.

Fig. ). — Mariopteris nervosa. Brongniart, sp. — Extrémité d’une penne, encore bi-pinnée du cóté inférieur, et simplement pinnée vers Ie sommet par suite de la soudure complete des pinnules.

Houiller moyen. Mines de Courrières, fosse n° 4, veine Augustine (Pas-de-Calais).

Fig. 2. — Mariopteris nervosa. Brongniart, sp. — Partie moyenne d’une penne, bi-pinnée dans toute son étendue.

HoiiilliT moyen. Mines de Liévin, fosse 5 (Pas-de-Calais).

Pig. 3. — Pinnule basilaire d’une des pennes secondaires du même échantillon, grossie pour bien montrer sa forme bilobée ,^ainsi que Ie détail de la nervation.

Fig. 4. — Pinnules moyennes du même, grossies pour montrer Ie détail de la nervation.

Fig. 5. — Mariopteris muricata. V. Schlotiieim, sp. — Fragment de fronde, montrant Ie rachis divisé deux fois par bifurcation, et les pennes inférieures muniesnbsp;a leur base d’une longue pinnule pinnatifide.

Houiller moyen. Mines de Carvin, fosse nquot; 3, veine n° 3 (Pas-de-Galais).

Fig. 6. — Callipteris gigantea. V. Schlotheim, sp. — Fragment de fronde, montrant Ie rachis principal garni de pinnules faisant suite a celles des pennes.

Permien inférieur. Val-de-Villé (Alsace).

Fig. 7. — Pinnule du même échantillon, grossie pour montrer Ie détail de ia nervation.

N. B. Même observation que pour la planche CLIX.

-ocr page 235-

PLCLXVIJ



-ocr page 236- -ocr page 237-

PLANCHE CLXVIII.


-Zeiller. — Végétaiix fossiles.


-ocr page 238-

PLANCHE CLXVIII.

EXPLICATION DES FIGURES.

Fig. ]. — Pecopteris Pluckeneti. V. Schlotheim, sp. — Fragment de fronde, niontrant la variation de forme des pinnules, ii cinq lobes sur les pennes inférieures,nbsp;entières sur les pennes supérieures.

Houiller supérieur. Mines de Carinauv (Tarn).

Fic. 2. — Pecopteris Pluckeneti. V. Schlotheim, .sp. — Pinnule d’un autre échantillon, grossie pour montrer Ie détail de la nervation.

Houiller supérieur. Mines de Carmaux (Tarn).

Fig. 3. — Pecopteris dentata. Bkongniart. — Fragment d’iine grande plaque, présentant fempreinte des pennes inférieures d’une fronde.

Houiller supérieur. Mines d’Alais (Gard).

Fig. 4. — Pinnule du même échantillon, située vers la base d’une penne, et grossie pour montrer ses lobes et Ie détail de sa nervation.

N. B. Méme observation que pour la planche CLIX.

-ocr page 239-

PI CU(VIII



-ocr page 240-

-ocr page 241-

PLANCHE CLXIX.

-ocr page 242-

PLANCHE CLXIX.

EXPLICATION DES FIGURES.

Fi(ï. 1. — Pecopteris polymorpha. Brongniaht. — Fragment d’une penne stériie appar-tenant a la partie inférieure d’une fronde.

IJouiller supérieur. Mines d’Ahun (Creuse).

Fig. 2. — Pinnule grossie du même échantillon, montrant Ie détail de la nervation.

Fig. 3. — Pecopteris polymorpha. Brongniart. — Petit fragment d’une penne fertile; on voit la face inférieure des pinnules entièrement garnie de longues capsulesnbsp;aiguës, associées par quatre.

Houiller supérieur. Mines d’Ahun (Creuse).

Fig. 4. — Pecopteris arborescens- V. Schlotueim, sp. — Fragment d’une penne sterile. Houiller supérieur. Saint-Priest, prés de Saint-Étienne (Loire).

Fig. 5. — Pecopteris cyathea. V. Schlotheim, sp. — Fragment d’une penne sterile. flouiller supérieur. Mines de Beaubrun (Loire).

Fig. 6. — Pinnule de dimension moyenne, du même échantillon, grossie pour montrer Ie détail de la nervation.

-ocr page 243-

PL.CLAIX



llr.r.sini' lt;ia.p.nat,elli(h par G Cmsin.

[mp Lemercicr amp;-C‘' Pans.

-ocr page 244- -ocr page 245-

PLANCHES CLXX ET CLXXI.

-ocr page 246-

PLANCHE CLXX.

EXPLICATION DES FIGURES.

Fig. 1. — Caulopteris Baylei. Zeiller.— Fragment d’une plaque présentant l’empreinte d’une portion de tronc munie de grandes cicatrices arrondies. On voitnbsp;nettement la trace des deux faisceaux vasculaires, l’un ferme, de formenbsp;circulaire, l’autre en forme de V trés ouvert; entre les cicatrices, on re-marque, sur l’écorce, des tubercules correspondant aux racines adventives.

Houiller supérieur. Mines de Saint-Pierre-Lacour (Mayenne).

Fig. 2. rrrr Ptychopteris macrodiscus. Brongniart, sp. — Fragment de tronc présentant plusieurs cicatrices allongées, a demi effacées par fimpression des radiculesnbsp;adventives.

IloiiiUer supérieur. Mines d’Aliun (Creuse).

Fig. 3. — Megaphyton Souichi. Zeiller. — Empreinte d’un fragment de tronc présentant deux grandes cicatrices et sillonné de chaque cóté de nombreuses radicules adventives.

Houiller moyen. Mines d’Anzin, fosse Chaufour, moyenne veine (Nord).

PLANCHE CLXXI.

EXl'LICATION DE LA FIGURE.

Fig. 1. — Lepidpdendron lycoppdioides. V. Sternberg. — Fragment de tronc garni de feuiBes et portant deux rameaux feuillés, dont chacun se bifurque plu-sieiirs fois,

Houiller moyen. Mines de Raismes, fosse Bleuse-Borne, veine Décadi (Nord). N, B. Méme observation que pour la planche CLIX.

-ocr page 247-

PL.Gl.AX,



!mp .l.eniprcie.r elG'.'' Fans


-ocr page 248-


•a quot; t ::\


•. v:-f ■Ï5-;./'. A ,-

.', i.-, nbsp;nbsp;nbsp;• • ’■••■ t»:- -



-V»quot;' ■’ nbsp;nbsp;nbsp;i-if.A‘ ■■nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;' ’nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;' ■-'lt; •



-'v r'•' ^l. '■•'■ \»ï- nbsp;nbsp;nbsp;quot;••'^

jgt; • Aquot; . - ** •. •*• nbsp;nbsp;nbsp;'■;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'?^L'V*t





I-.

-ocr page 249- -ocr page 250- -ocr page 251-

PLANCHE CLXXII.

-ocr page 252-

PLANCHE CLXXII.

EXPLICATION DES FIGURES.

Fig. 1. — Lepidodendron dichotomum. StERNBERG. — Empreinte d’un fragment de tronc, présentant encore quelques traces de la couche corticale externe,nbsp;conservée sous forme de mince pellicule charbonneuse.

Houiller moyen. Mines d’Anzin, fosse Bonne-Part, veine Rapuroir couchant (Nord).

Fig. 2. — tiepidodendron gracile. Lindley et Hütton. — Fragment de rameau portant a son extrémité un cóne de fructification.

Houiller moyen. Mines de Meurchin, fosse n° i, veine n” i (Pas-de-Calais).

Fig. 3.— Lepidodendron Veltheimianum. V. Sternberg.— Empreinte d’un fragment de tronc.

Houiller inférieur [culm). Bitschweiler, prés de Thann (Alsace).

Fig. tl. — Portion grossie du même échantillon, montrant Ie détail des cicatrices.

Fig. 5. — liepidophloios laricinus. V. Sternberg.— Empreinte d’un fragment de tronc.

Houiller moyen. Mines de Marles, fosse n” 3, veine Sainte-Eugénie (Pas-de-Calais).

Fig. 6. — Portion grossie du même échantillon, montrant Ie détail des cicatrices.

N. B. Même observation que pour la planche CLIX.

-ocr page 253-

PL.CLXXIl.



Dessiné (l’ap.nat.ellilh papH.Fopmanl .

Imp.l.emercier cl C*'Paris,

-ocr page 254- -ocr page 255-

PLANCHE CLXXm.

Zeiller. — Végétaux fossiies.


-ocr page 256-

PLANGHE GLXXIII.

EXPLICATION DES FIGURES.

Fig. 1. — Sigillaria elliptica. BuoNGNiART. — Empreinte d’un fragment de tronc, pré-sentant, entre les cotes qui portent les cicatrices foliaires, des cicatrices aliongees, muiiies k I’interieur d’une cicatricule, et correspondant sansnbsp;doute a des radicules adventives.

Houiller moyen. Mines d'Anzin, fosse Renard, veine Mark (Nord).

Fig. 2. — Sigillaria tessellata. Brongniart. — Fragment d’une grande plaque presen-tant I’empreinte d’un tronc sur lequel on remarque, a une certaine hauteur, plusieurs séries de cicatrices de forme spéciale, miinies au centre d’une cicatricule, et placées entre les cotes qui portent les cicatricesnbsp;foliaires; ces cicatrices correspondent sans doute a des radicules adventives.

Houiller moyen. Mines de Ferfay, fosse n° i, veine Espérance ( Pas-de-Calais).

Fig. 3. — Sigillaria rugosa. Brongniart. — Empreinte d’un fragment de tronc.

Houiller moyen. Mines de Raismes, fosse Bleuse-Borne, dure veine (Nord).

Fig. k. — Stigmaria ficoides, var. minor. Geinitz. — Empreinte d’un fragment de branche portant plusieurs radicules encore attachées.

Houiller moyen. Mines de Raismes, fosse Bleuse Borne, veine Grande-Passée (Nord).

N. B. Même observation que pour la planche CLIX.

-ocr page 257- -ocr page 258- -ocr page 259-

PLANCHE CLXXIV.

-ocr page 260-

PLANCHE CLXXIV.

EXPLICATION DES FIGURES.

Fig. 1. — Sigillaria Brardi. Brongniart. — Empreinte d’un fragment de tronc, pré-sentant, a une certaine hauteur, une série de grandes cicatrices polygo-nales, marquees au centre d’une cicatrice vasculaire, et correspondant sans doute a des insertions de rameaux; on remarque qu’au-dessus denbsp;cette ligne de cicatrices les cicatrices foliaires sont beaucoup moins rap-prochées qu’au-dessous.

Hoailler supérieur. Mines de la Machine, prés de Decize (Nièvre).

Fig. 2. — Sigillaria rhomboidea. Brongniart. — Empreinte d’un fragment de tronc, montrant les stries particulières que présente l’écorce entre les cicatricesnbsp;foliaires.

Houiller supémeur. Mines de Carmaux (Tarn).

Fig. 3. — Calamodendron cruciatum. Sternberg, sp. — Fragment de tige, sur lequel on voit une partie de l’écorce, presque lisse, munie de cicatrices raméales,nbsp;disposées en quinconce. Le reste de l’échantillon présente Ie moule internenbsp;de la couche corticale, avec des cótes beaucoup pjus accusées, convergeantnbsp;vers les points d’insertion des rameaux.

Houiller supérieur. Mines de la Machine, prés de Decize (Nièvre).

Fig. li. — Sigillaria Cortei. Brongniart. — Empreinte d’un fragment de tronc; a la partie supérieure on voit une portion de l’écorce conservée sous forme denbsp;lame charbonneuse épaisse.

Houiller moyen. Mines d’Anzin, fosse Renard, veine Paul (Nord).

N. B. Même observation que pour la planche CLIX.

-ocr page 261-

PI CI,XA1V.





^Aamp;^É^amp;M:':^--;,, f'vfe ^



‘\ Tir£^'

fv* j '


Dessmé dap nalellitk.par ILt'ormalil,



J'XW'ëÉ ¦gt;.

....._,3S' r''lt;f'.!vfe»'K'3l


-ocr page 262- -ocr page 263-

PLANCHE CLXXY.

-ocr page 264-

PLANCHE CLXXV.

EXPLICATION DES FIGURES.

Fig. I. — Poacordaites microstachys. Goldenberg, sp. —Fragment de rameau encore garni de ses feuilles et portant a Taisselie de 1’une d’elles un petit épinbsp;floral.

Houiller sapériear. Mines d’Ahun, puits Francis-Robert (Creuse).

Fig. 2. — Cordaites angulosostriatus. Grand’Eury. — Fragment d’un gros rameau encore garni de ses feuilles, brisées a peu de distance de leur point d’attache, et muni d’un grand nombre d’épis floraux males.

Houiller supérieur. Mines de Montaud (Loire).

Fig. 3. — Bourgeon floral d’un des epis du même échantiilon, grossi pour montrer les anthères qui font saillie a son sommet.

-ocr page 265-


Dessiné dap.nat, etliüv.par Cuism.

Imp. Lemercier et Fans

-ocr page 266- -ocr page 267-

PLANCHE CLXXYI.

-ocr page 268-

PLANCHE CLXXVI.

EXPLICATION DES FIGURES.

Fig. 1. — Dicranophyllum gallicum. Grand’Eüry. — Empreinle d’un fragment de ra-meau, garni de ses feuiiles deux fois divisées en fourche. Get échantillon a été figure Ie bas en haut ; il présente un rameau déja agé, dont lesnbsp;feuiiles sont complètement réfléchies vers Ie bas, et non pas dressées.

Houiller supérieur. Mines d’Ahun, puits Francis-Robei't (Creuse).

Fig. 2. — Dicranophyllum gallicum. Grand’Eury. — Sommet d’un jeune rameau, garni de nombreuses feuiiles dressées.

Houiller supérieur. Mines d’Ahun, puits Francis-Robert (Creuse).

Fig. 3. — Walchia piniformis. V. Schlotheim, sp. -*¦ Fragment de rameau, garni de feuiiles et de ramules feuiiles.

Permien inférieur. Lodève (Hérault).

Fig. 4. — Walchia hypnoides. Brongniart. — Fragment de rameau, garni de feuiiles et de ramules feuiiles.

Permien irférieur. Lodève (Hérault).

FIN DE L’EXPLICATION DES PLANCHES.

-ocr page 269-

PL CLAAVI.



-ocr page 270- -ocr page 271- -ocr page 272- -ocr page 273- -ocr page 274-