Ãwwa^ sun LE CALENDKIEK COPTE ET SES ÃPHÃMÃIilDES * PAR
13. TISSOT CHEVALIER DE L'ORDRE DES SS. MAURICE ET LAZARE INGÃNIEUR AU CAIRE.
ALEXANDRIE
IMPIUMEIUE FEAXÃAIâE MOUBÃS, lîEY ET C, PLACE DE l'ÃOLISE
1867
BIBLIOTHEEK DER RIJKSUNIVERSITEIT
^IRoiiAiciit S'cu'iuftiû) 3c jCeóóep.5.
Les pages qui suivent, inspire'cs par une vive sympathie pour l'Ãgypte, se placent tout naturellement, comme un hommage de respectueuse admiration de leur auteur, sous le bienveillant patronage de lâhomme illustre gui a depuis longtemps consacré à ce pays toutes scs affections, et qui travaille avec tant dâéclat à lui restituer sa grandeur commerciale.
E. TISSOT.
Le Caire, 3 mai 1867.
ÃTUDE
SUK LE
CALENDRIER COPTE
Une première traduction des Ãphémérides servant dâaccompagnement au Calendrier du Caire, a été publiée par nos soins vers la fin de lâannée 1866. Câétait une traduction pure et simple avec quelques notes disséminées dans le texte : elle fut accueillie avec bienveillance, mais plusieurs personnes la trouvèrent incomplète, en tant quâelle manquait dâune Notice préalable, et nous adressèrent une foule de questions suggérées par la nouveauté du document quâelles avaient sous les yeux. â Nous avons lâintention,parles développements qui suivent, de répondre à la plupart de ces questions, et notamment de montrer dans quel esprit les Ephémérides Ãgyptiens nous paraissent avoir été conçus et rédigés.â Les phases diverses quâa dû traverser le Calendrier avant dâarriver à sa forme actuelle avaient leur intérêt, nous les rappelons brièvement au début de cette Notice; â quelques indications de lâAlmanach éveil-
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lent des souvenirs historiques, nous leur consacrons un Chapitre spécial ; â le plus grand nombre se rapporte à des considérations dâhygiène et dâhistoire naturelle, elles font lâobjet du 3â Chapitre.â Enfin nous complétons cette Ãtude par la reproduction de lâAlmanach pour lâannée courante, avec la correspondance des Calendriers Grégorien et Julien. Nous avons omis à dessein dans ces derniers un certain nombre dâEphémérides, afin de mettre en évidence ceux qui nous semblaient avoir des rapports plus directs avec lâOrient ; mais nous nâavons rien retranché du Calendrier Copte, et dâune manière générale nous avons fait tous nos efforts pour conserver au Recueil égyptien, tel que nous le présentons, le plus possible de sa couleur originale.
I.
Origine du Oaleiidricr* Copte.
Les Chrétiens de l'Orient,âGrecs, Syriens (Ij, Arméniens et autres, font généralement usage du Calendrier Romain, tel quâil a été inauguré par Jules César et tel quâil a régné en Europe jusquâà la réforme de Grégoire Xltl. â Seuls, les Chrétiens dâEgypte sont demeurés fidèles aux traditions locales, et ont conservé intacte la forme dâannée quâils tenaient de leurs ancêtres. â Les difl'érentes dominations qui se sont succédées sur les terres pharaoniques nâont rien changé au Calendrier primitif, et la conquête arabe elle-même, tout en imposant sa l'eligion et sa langue aux populations du Nil, a cru devoir respecter ce faible débris dâune civilisation perdue. â Le Calendrier Copte nâa jamais cessé dâêtre en usage dans la vie pratique, les travaux agricoles et lâadministration publique. â Il
(1) Les Syriens commencent lâannée non pas au lquot; janvier, mais au 1quot; octobre, et donnent aux mois Juliens les noms syriaques autrefois en usage dans leur pays â Il nây a que ces dilfcrcnces do détail entre leur Calendrier et celui de Jules César.
se compose de 12 mois de 30 jours avec 5 jours complémentaires auxquels on ajoute un 6® jour tous les quatre ans, pour ramener la coïncidence avec certains mouvements célestes. Les noms des mois ont peu changé depuis lâantiquité, comme on le verra dans le corps du Calendrier ci-après ; leurs signification nâest pas bien connue, ils semblent toutefois dériver des noms des divinités tutélaires de ces divisions du temps.
Lâintercalation dâun sixième jour complémentaire était déjà mise en pratique aux temps des Ptolémées, â dans la forme dâannée connue sous le nom dâannée Alexandrine , et qui a servi de base à la création du Calendrier de Jules César. â Elle nâa pas survécu aux Ptolémées, du moins dans les usages civils, et demeura dès lors confinée dans les secrets du sanctuaire.
Avant les Ptolémées,et concurremment avec lâannée Alexandrine, les Egyptiens se servaient dâune année composée de 365 jours seulement sans aucune intercalation ; â elle avançait ainsi dâun jour tous les quatre ans sur la révolution solaire, et se trouvait avoir avancé de 365 jours, soit dâune année entière, après 1460 ans Juliens ; â au bout de cette période dite caniculaire ou Sothiaque, elle revenait à son point de départ pour recommencer de nouveau à sâen écarter progressivement : elle est connue, dans ce cas, sous le nom dâannée vague. â Le phénomène astronomique servant de repère aux computations faites avec cette espèce dâannée, était le lever héliaque de Sirius sur lâhorizon de Memphis, fixé par les astronomes au 20 juillet Julien.â Le I quot;nbsp;thoth vague ou le 1®® jour de lâannée a coïncidé avec ce leverde Sirius, le 20 juillet de lâan 1322 avant J.-G, â On a donné le nom d'ère de Me'nophrès à lâannée de cette coïncidence qui a acquis une certaine célébrité chez les anciens, parce quelle formait le point de départ dâune nouvelle période caniculaire de 1460 ans.
Lâannée vague se maintint en Egypte jusquâà lâoccupation romaine. â Lâan 22 avant J.-C., lâempereur Auguste en ré
tablissant lâintercalation précitée dâun sixième jour complémentaire tous les quatre ans, la transforma en année fixe, marchant désormais parallèlement à lâannée Julienne.â Au temps dâAuguste, lâavance de lâannée vague sur le ciel était au lieu de tomber le 20 juillet comme à lâère de Ménophrès, tombait 323 jours plutôt, soit le 29 août. â Cette date nâa pas changé, et câest encore le 29 août julien que lâannée Copte commence de notre temps.
1322 â 22
4
= 323 jours, câest-Ã -dire que le 1quot; thoth
de
Ces détails un peu arides étaient nécessaires pour expliquer ce début dâannée qui ne coïncidait avec aucun phénomène céleste, ni aucune des phases de lâannée solaire, contrairement à ce qui se passe généralement dans les autres Calendriers, ainsi que nous allons le voir par deux exemples tirés de notre sujet :
I. Lâannée fixe des prêtres de 363 jours 1/4 commençait avec le lever héliaque de Sirius sur lâhorizon du 30® degré de latitude : â elle était basée sur cette circonstance remar-(juable que lâintervalle de deux levers héliaques de lâastre sur cet horizon était lui-même précisément de 363 jours 1/4, et, pour cette raison, elle sâappelait encore année caniculaire, du même nom que la période qui la ramenait en coïncidence avec lâannée vague au bout de 1460 ans.
II. Sosigènes, lâastronome égyptien, chargé par Jules César de la réforme du Calendrier romain, adopta la longueur de lâannée caniculaire, mais il sentit que son point de départ ne
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pourrait convenir dans un pays habitué à voir lâannée commencer avec lâhiver. â Pour se conformer aux traditions , Sosigènes aurait pu placer le 1quot; janvier au solstice dâhiver du temps de César ; mais sachant bien que son année , un peu plus longue que lâannée tropique, ne tarderait pas à sâécarter de cette origine, il préféra reporter la distribution de son Calendrier à lâépoque de la fondation de Rome et fixer ainsi, par un procédé astronomique particulier, la date dâune ère célèbre. â Pour la dite époque, en effet, qui répond à lâan 753 avant J.-C. â le 1®' janvier aurait marqué le 1®® jour de lâhiver â et le 1®quot;â juillet, le commencement de lâété (1).
Il nous reste maintenant à définir Père des Coptes modernes qui sert à dater les actes publics en Egypte. Elle est rapportée à la 2® année du règne de Dioclétien, appelée communément « ère des Martyrs, » et commence à lâan 28i de J.-C. â Lâannée 1583 de cette ère, qui est lâannée courante, a commencé le 10 septembre 1866 de notre Calendrier, ou le 29 août du Calendrier Julien. âElle est bissextile, câest-à -dire quâelle se termine par six jours complémentaires au lieu de cinq.
Lâère des Coptes est placée à une distance de......... 1460 -j- 146 = 1606 ans après lâère de Ménophrès ; ânous
(1) Pour le temps de Jules César (46 ans avant J.-C.), ces deux saisons commençaient respectivement le 26 décembre et le 25 juin; â et enfin, en lâan 1866 après J.-C., ou 2619 de la fondation de Rome , les deux solstices tombent le 10 décembre et le 9 juin, câest-à -dire que le retard est déjà de plus de 20 jours sur les dates originaires.
On sait que la réforme grégorienne a eu pour objet dâétablir une harmonie plus parfaite entre l'année tropique et lâannée romaine , en supprimant trois bissextiles séculaire.s sur quatre.
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remontons à cette dernière époque parce quâelle forme le point de départ des bissextiles Coptes, de- la même manière que lâannée de la fondation de Rome forme celui des bissextiles Juliennes et Grégoriennes.
Sont en effet bissextiles :
Les 1% nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;9â», 13â¢Â®,...... 2621â,..... 3189â, etc.,
années de lâune et lâautre ère, et en général toutes années dont le rang, diminué de 1, est divisible par 4 : telle sera lâannée 1868 de J.-C. qui devient la 2621® de la fondation de Rome â et telle est Tannée 1383 des Coptes qui tombe 3189 ans après lâère de Ménophrès.
II.
Considérations llistoviq nos.
Lâétude comparative des Calendriers aujourdâhui en usage chez les différentes nations, a rendu à la chronologie dâimportants services, en lui permettant de fixer avec précision certaines dates demeurées longtemps dans le vague: nous pensons que cette même étude serait également propre à faire ressortir quelques points de contact qui liaient entrâeux les peuples de lâancien monde, et à révéler ainsi la grande communion dâidées qui semble avoir caractérisé les civilisations dâautrefois.
Nous trouvons par exemple dans le Calendrier Grégorien, la mention dâune période astronomique connue sous le nom de « Jours Caniculaires. » â On dit en Europe que cette période est la plus chaude de lâannée; mais on ignore peut-être que le jour où elle commence, qui est le 24 juillet, est celui où Sirius, lâétoile de la Canicule, se lève en même temps que le soleil sur lâhorizon de Memphis. (1)
(1) Lâalmanach Copte rappelle un seul lever de Sirius, qui a lieu le 1quot; Misreh (6 août) une heure et huit minutes avant le lever du soleil. â Ce phénomène, qui est 'postérieur de 5 jours au lover héliaque de lâastre, ne semble avoir dâautre intérêt que celui dâêtre placé à égale distance des deux termes de la crue du Nil.
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Le Calendrier Arménien de son côté rapporte les principaux mouvements du Nil sous le même parallèle, sans mentionner aucun autre fleuve : â il fixe le premier jour de la crue au solstice dâété et son point culminant à lâéquinoxe dâautomne. â Si cette notion, qui au fond est juste, était le résultat dâun emprunt fait au Calendrier Copte, la première phase serait inscrite quatre jours avant le solstice, et lâautre trois jours après lâéquinoxe, conformément à lâarithmétique égyptienne qui veut cent jours dâintervalle entre les deux limites. â Si donc lâemprunt nâa pas eu lieu, il serait intéressant de rechercher les origines de ces insertions dans le Calendrier Arménien â et aussi par conséquent les motifs qui font figurer dans les Ãphémérides Grégoriens le lever cosmiijue de Sirius au Caire.
Mais alors nous pourrons nous demander avec dâautant plus déraison, pourquoi il est parlé de lâEuphrate dans le Calendrier Copte ? â Comme cette dernière question nous ramène dans notre sujet, nous f examinerons dâune manière spéciale, et nous proposerons, pour y répondre, lâexplication suivante, tirée des annales de la Nation Ãgyptienne. â En remontant au 16â® siècle avant Père Chrétienne, lâhistoire nous montre lâEgypte au comble de sa grandeur, et le Pharaon Touthmès III remplissant par des conquêtes un glorieux règne de 47 ans. â Il étend de tous côtés les limites de son Empire â remonte le cours de lâEuphrate et porte ses armes jusquâaux montagnes de FArménie, où sont les sources du fleuve. â Par une sage administration, la vallée entière demeura sous la domination Pharaonique pendant plusieurs centaines dâannées. â Or il ne fallait pas si longtemps à des observateurs comme les Ãgyptiens pour saisir la loi si régulière de lâEuphrate et sâapercevoir quâil était comme lâimage renversée du Nil : â effectivement il est au point culminant de sa crue pendant que le Nil est Ã
son plus bas étiage, et la baisse du premier commence en même temps que la crue du second ; tous les deux débouchent presque sous le même parallèle et leurs directions en sens opposés semblent les faire marcher à la rencontre lâun de lâautre. â Ces harmonieuses coïncidences étaient faites pour séduire des hommes amoureux de la symétrie comme lâétaient les anciens,âtandis que de leur côté les populations de lâEuphrate, édifiées par leurs Conquérants sur lâintimité des deux fleuves, apprenaient à connaître et à bénir ce Nil égyptien qui nourrissait la Mésopotamie pendant ses années de disette, et leur apparaissait dès lors comme un instrument régulateur et complémentaire de leur propre fleuve.
Il fallait garder la trace de ces grands phénomènes hydrauliques , puisquâils se liaient à lâexistence matérielle de deux nations : on les confia aux Calendriers populaires, ces fidèles gardiens des glorieuses traditions, plus durables que les empires eux-mêmes.
Dix siècles après lâexpédition dâArménie, lâÃgypte avait perdu ses Souverains nationaux et passait sous la domination des Persans. â Chacun a pu remarquer combien étaient grands pour cette « terre-mère » les égards des divers Conquérants qui lâont occupée avant lâIslamisme, et quels soins ils semblaient prendre de faire oublier leur caractère dâétrangers en adoptant bien vite le langage, la religion et même les mÅurs des vaincus; â certains usages toutefois devaient difficilement disparaître dans cette fusion, et celui de fêter le renouvellement de lâannée nationale était de ce nombre pour les Persans.â On sait en effet que même hors de chez eux, les Persans nâont jamais dérogé à cette ancienne coutume qui, durant leur séjour à Memphis, est venue prendre rang dans les
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Ãphémérides Ãgyptiens au premier jour du printemps. â Câest à cette même date que nous la retrouvons aujourdâhui, et que nous voyons la Perse fêter encore avec solennité le « Naou Rouz el Soultani » ou 1°'' jour do lâannée des rois.
A côté de ces faits purement historiques, lâAlmanach nous révèle certains traits locaux qui font songer à une civilisation perdue, nous dirions même, à une sorte de changement dans les conditions physiques du pays. â Nous trouvons au 19 Octobre « lâépoque favorable pour la coupe de lâébène. » â Or tout le monde sait quâil nây a pas dâébène en Ãgypte et surtout au Caire. â Il nây a pas davantage dâautruches, bien que différents passages nous édifient sur la manière dâélever ces oiseaux, absolument comme sâils existaient à lâétat domestique (1). â One dire devant ces franches déclarations ? â Les monuments répondent, du moins sur le dernier point. â Un tombeau de la Nécropole de Memphis, appartenant à lâépoque des premières dynasties pharaoniques , nous montre sur ses murailles encore intactes, le défunt au milieu de sa basse-cour , pleine dâautruches , dâoies et de canards â et donnant ses soins à toute la troupe. â Ce témoignage, vieux de six mille ans, ne vient-il pas justifier la hardiesse du Recueil Ãgyptien et confirmer aussi sa haute antiquité ?
Nous ne voulons pas étendre plus que de raison ces sortes
(1) La limite géographique de rébcnc et de lâautruche est aujourdâhui reléguée au Dongola, dans la Nubie, à 12 degrés au sud du Caire.
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de recherches, mais simplement signaler encore quelques passages pouvant fournir matière à des études intéressantes : tels que la Fête des Roses à Damas , â la légende du Baume dâIIéliopolis, â lâépoque du départ pour la mer des Indes enseignée à un peuple qui ne navigue plus depuis des siècles (1), â le souvenir dâHippocrate dominant lâantipathie depuis longtemps vouée aux Grecs ; â les nuits des ténèbres disséminées dans la froide saison et leurs affinités probables avec la mythologie (2) ; â et enfin cet écho biblique de la descente de la manne et des cailles dans le désert, qui résume le poème de Moïse et fait rêver à toutes les péripéties de lâexode dâIsraël.
Avons-nous épuisé la liste des Ãphémérides susceptibles de rappeler des souvenirs dâune autre époque, â et dont le langage se prête en quelque sorte à des interprétations historiques ? â Nous ne le pensons pas ; mais lâénumération que nous en avons faite suffira peut-être pour attirer lâattention des historiens sur le Recueil national dont nous nous occu-
(1) Au lomps du grand canal qui reliait le Nil à la mer Rouge, les navires indiens, après avoir déchargé à Memphis, descendaient à Suez au commencement de la baisse du fleuve et regagnaient la mer des Indes avec la mousson du Nord-Ouest qui se fait sentir précisément dans le mois de novembre, époque désignée par lâAlmanach pour celte navigation.
(2) Suivant Plutarque, il y avait trois jours dans le mois dâalhyr, consacrés au deuil de la déesse Isis : la retraite du fleuve symbolisé par Osiris, et la chute des feuilles qui dépouillait la déesse de sa parure, en étaient les causes. â Les mêmes phénomènes se retrouvent aujourd'hui dans le mois d'hatour, que le Calendrier fait débuter par trois nuits de ténèbres.
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pons. â Peut-être aussi, les développements qui précèdent engageront-ils des hommes compétents à éclaircir toutes ces questions et à divulguer les mystérieux enseignements contenus çà et là dans cet antique fragment de la littérature égyptienne.
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111.
Considération'« dâHygiène et dLâHistoir'e natuiâolle.
Quant on parcourt lâAlmanach du Caire, on ne tarde pas à reconnaître que ses indications quotidiennes se rapportent pour la plupart à lâétat physique du pays, aux phases du fleuve ou à la vie des champs. Quelques préceptes qui touchent à lâexistence matérielle de lâEgyptien et pénètrent souvent dans de plus intimes détails, témoignent, par la naïveté même dont ils sont empreints, de la sollicitude quâinspire la condition du cultivateur. â Le Recueil révèle par là son caractère essentiellement populaire ; car, il nâest pas besoin de dire que de tels préceptes sont observés ponctuellement dans les cam-])agnes comme dans la ville. Nous voudrions donner ici une idée générale de ces différentes indications et montrer, sâil est possible , dans un aperçu des saisons en Egypte, quelle philosophie a présidé à leur rédaction.
Le premier mois dâannée répond, comme nous lâavons vu, à notre mois de septembre, câest-à -dire à la fin de lâété : presque toutes les récoltes sont terminées et serrées ; â le Nil, en pleine inondation, couvre les plaines dâune nappe de six pieds
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dâeau, au milieu de laquelle sâélèvent des groupes de maisons ressemblant à des îlots; â les habitants ne peuvent plus circuler quâen barques, et demeurent alors volontiers dans leurs villages où ils occupent leurs loisirs à la cueillette des dattes, des olives, des grenades et des citrons. Leur temps se passe dâailleurs dans une sorte dâinaction imposée par lâétat actuel du lleuve, et qui vient à propos au commencement de lâautomne pour soulager ces travailleurs des fatigues et des chaleurs de lâété. â Ils doivent maintenant songer à amasser des forces nouvelles pour la saison des cultures ; â mais ce sera à la condition dâuser des ménagements que réclame la saison (1),â car lâinfluence étiuinoxiale doit être prise en considération en Egypte, et ces fortes natures de fellahs elles-mêmes nây sont pas insensibles. â Ãvitez de vous fatiguer, leur dit alors lâAlmanach populaire ; â suspendez vos médications pério-di(|ues qui ne feraient quâajouter à lâébranlement de votre santé ; â habillez vous plus chaudement, car les matinees fraîchissent, les rosées deviennent abondantes, et les coups de vents sont perfides ; â lâeau aussi sâest refroidie, et vous ferez sagement de tien pas boire pendant la nuit, car elle pèserait sur votre digestion et nuirait à votre sommeil. â Ces recommandations dâune hygiène élémentaire surprendront moins, si lâon veut bien se rappeler quâau temps dâHérodote, les Egyptiens étaient déjà cités pour leur bon tempérament,
(1) Les saisons égyptiennes ne commencent pas comme chez nous avec les phases solaires qui les amènent, mais lî à 15 jours avant. â Ainsi lâautomne, au lieu de commencer avec l'équinoxe du 23 septembre, commence le 11 do ce mois ; â lâhiver commence le 8 décembre et non pas le 22 qui est le jour du solstice : celte combinaison semble reposer sur une étude raisonnée des agents almosphériques qui nâattendent pas, en effet, lâaccomplissement du phénomène astronomique pour se diriger suivant l'allure particulière à telle saison.
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et quâils avaient grand soin dâentretenir leur santé par des purgations mensuelles, des vomitifs et des saignées. â Les traditions, comme on le voit, sont vivaces en Egypte.
Lâinfluence équinoxiale prend fin vers le 11 octobre, après avoir duré une trentaine de jours. â La température est dès à présent équilibrée et va suivre son allure normale : chaude encore pendant le jour, fraîche et humide la nuit, mais toujours supportable et bienfaisante. â Le paysan est prêt à reprendre ses travaux et observe attentivement la baisse du Nil qui doit lui en donner le signal. Elle se déclare définitivement dès le milieu dâoctobre pour se continuer sans interruption jusquâau prochain été. â Les canaux et les bassins dâirrigation se sont vidés peu à peu, offrant aux pêcheurs des coups de filet prodigieux de richesse, et aux cultivateurs de grasses terres toutes préparées pour les semailles. â Le poisson que lâon recueille alors provient des Åufs déposés dans le lit des canaux à la crue précédente et vivifiés par le retour annuel du fleuve.
La fin de la pêche dans les bassins agricoles marque le commencement des semailles, qui consistent tout dâabord en lin, orge, lupin, trèfle à fleurs blanches, foin grec, millet, cartha-me, etc. â Le blé qui veut un terrain plus ferme et mieux tassé sera semé un peu plus tard, du 5 au 12 novembre ; il en est de même des fèves et des oignons. â Toutes ces semences auront vite germé et la campagne entière ne fardera pas à offrir cette merveilleuse nuance dâémeraude qui avait tant séduit le lieutenant dâOmar, et qui forme le trait caractéristique de la saison dâhiver.
On voit par là que ce nom dâhiver ne saurait avoir en Egypte le môme sens que dans nos contrées dâEurope, ni éveiller les mômes impressions ; lâhiver égyptien est tout rempli do promesses; â et bien quâil fasse fuir lâhirondelle et rentrer les fourmis sous terre, on aurait tort de sâeffrayer de ses
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rigueurs ; â quand bien même il vous présenterait au point du jour un vase dâeau glacée ou un léger voile de neige tous les quarante ans, (1) il aurait peine à vous faire oublier son moelleux soleil, sa température franche et saine, et ses prairies embaumées, remplies de joyeux troupeaux. â Hommes et bêtes se sentent revivre au frais contact des brises que leur envoie nos montagnes du Nord, et chacun bénit cette saison de bonne santé publique.
Lâétat du Nil à cette époque de lâannée vient en compléter le riant tableau : la baisse qui, à son début avait suivi une marche très-rapide, sâest considérablement ralentie et subit comme une sorte dâinterruption à partir du milieu de janvier ; le courant a perdu toute sa force, la boue tombe et se dépose dans le lit du fleuve ; les eaux se dépouillent peu à peu des matières organiques et autres entraînées par le torrent équinoxial et ne conservent plus que ces bienfaisants principes qui en faisaient autrefois un des éléments les plus précieux du tribut annuel payé par lâEgypte à la Sublime Porte. â La tradition locale résume le phénomène de cette transformation, en disant que la bénédietion du Ciel est deseendue sur lâeau du Nil, â et enregistre cette pieuse croyance au Calendrier populaire, à la date du 16 janvier.
Ces appels au surnaturel ne sont pas rares dans la vie égyptienne, et nous en rencontrerons encore plus dâun exemple dans la suite de cette esquisse. â Ainsi quand le soleil a parcouru sur le zodiaque les deux premiers signes de lâhiver et quâil atteint le signe des poissoiis, sa force croissante répand la tiédeur dans les airs dâabord, puis successivement dans
(1) On a vu de la neige au Caire en 1833, â il y a gelé en 1832 el en 18C3. Le Calendrier mentionne la neige et la gelée dans le mois do décembre.
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lâeau et à la surface de la terre. â Câest la descente du petit Soleil, â dont le contact prolongé est dangereux déjà pour lâhomme, mais non Faction assez puissante pour avoir raison des fraîclreurs accidentelles occasionnées par les coups de vent violents qui vont se multiplier jusquâà lâéquinoxe du printemps ; â une semaine surtout esât à craindre entre toutes : câest celle du Hossoum et du froid des rieillards. â Quâest-ce que le hossoum? (1) Nul nâa pu nous le dire.â Est-ce un souvenir mythologique ? â la victoire de Typhon sur Osiris, par exemple,ou tout autre anniversaire de quelque douloureux évènement? â La tradition populaire est muette sur lâorigine, mais elle affirme la néfaste iniluence : lâenfant qui naîtrait dans cet Intervalle vivrait chétif ou ressemblerait à un monstre; â le champ qui recevrait certaines semences deviendrait stérile; â enfin, les constitutions fragiles paieraient cher toute imprudence, au milieu des froids perfides qui pourraient surgir dans cette semaine maudite.
Lâéquinoxe arrive : câest la descente du grand Soleil (2), celui qui ramène lâhirondelle et réveille la vipère de son engourdissement léthargique ; celui qui fait fleurir les roses et pousser les épis ; câest le soleil fécondant et bienfaisant à tous égards. â Vous, natures maladives, profitez de ses effluves printannières pour rétablir votre santé ; vous entrez dans la saison médicinale qui se prolongera jusquâau commencement de juin ; mais gardez-vous de dépasser cette limite fixée par Hippocrate lui-même, car alors vos médications, avec les clialeurs suffocantes du solstice, vous rédui-
(1) « Ilossoum, » en .irahe, .signifie action de se jeter, do .se précipiter ; mais ceci nâest pas encore une e.xplicalion.
(2) La tradition concernant le petit Soleil et le grand Soleil a été recueillie de vive voix.
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raient à un état de langueur contre lequel de puissants tempéraments ont déjà peine à lutter. â Navigateurs, câest le moment de mettre à la voile, les tempêtes ont pris fin avec lâéquinoxe, et, dès le 17 avril, la Méditerranée sâéquilibre. â Que tout le monde enfin se réjouisse et vienne prendre part à la célébration de la fête du printemps pour saluer dâun dernier adieu cette douce et riante saison qui sâen va.
La fête populaire du Chain el Nessim qui tombe le lundi de la Pâque Julienne, câest-à -dire en avril, marque efîectivement le point de passage du printemps à la période des chaleurs : câest une transition rapide, amenée par des coups de vents chauds qui succèdent brusquement aux brises du Nord. Cham el Nessim, en arabe, signifie littéralement : respirer lâair des zéphirs. Musulmans et chrétiens quittent leurs demeures au matin de la fête et passent la journée au milieu de la verdure et des fleurs.
Les premières chaleurs donnent le signal des récoltes pour les cultures commencées en automne : les campagnes vont se dépouiller en peu de temps de leurs parures, mais généralement câest pour recevoir de nouvelles semences : â le maïs, le sorgho, le sésame, formeront lâélément principal des cultures dâété dans lâintérieur du pays, comme le riz dans les provinces du littoral maritime. Remarquons seulement que le fleuve est à son étiage, câest-à -dire à cinq mètres au-dessous du niveau des terres, et nous aurons une idée de ce quâil faudra de travaux et de fatigues pour fournir aux champs une irrigation en rapport avec la puissance dâabsorption dâun soleil tropical.
Mais là ne sâarrêtent pas les soucis de lâEgyptien pendant la saison des chaleurs : les grands marécages ([ue le Nil blanc traverse au Sud du Soudan, lui livrent depuis le mois de mars des eaux impures et croupissantes qui arrivent au Caire aux premiers jours de juin. â Ces eaux ont une couleur verdâtre.
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elles exhalent des miasmes, prennent un goût saumâtre et sont pénibles à boire : il faut les filtrer ou les faire bouillir, â ou mieux encore y substituer lâusage de lâeau accumulée dans les citernes pendant la dernière crue. â Sur les points non cultivés, la terre éclate en crevasses au fond desquelles se réfugient les reptiles et les insectes : ils y meurent et leurs débris en se putréfiant mêlent leurs miasmes à ceux du fleuve. â Ces soulfrances trouvent un léger adoucissement dans Remploi des parfums et des boissons acidulées, et prennent fin à lâépoque où se fixent définitivement les vents du Nord et la marche ascensionnelle du grand fleuve.
Aussi, on peut se figurer avec quelle anxiété ses moindres phases vont être surveillées. â Dès le 17 juin déjà , la foi populaire a cru saisir un mouvement dans son état de stagnation : câest une rosée divine descendue dans ses eaux pour commencer leur purification ; le Nocta, (1) comme un ferment mystérieux est tombé du Ciel pour gonfler-le sein du fleuve et déterminer sa crue ; mais celle-ci ne commence souvent à se dessiner que huit jours après.
Les Coptes ont pris acte du phénomène du « Nocta » et le consacrent par une fête domestique : en commémoration du vieux Nil qui sâen va pour faire place aux eaux nouvelles, ils jettent le levain de leur dernière fournée afin dâavoir un levain tout nouveau à la fournée prochaine, et font ce jour-là des pains non levés. â Ils y introduisent une fève ou une pièce de monnaie et se les partagent en famille suivant le cérémonial usité chez nous pour la fête des Rois. â Quelques galettes, mises de côté, donneront plus tard des indices sur lâim-
(1) Suivant les astronomes Arabes, la chute du Nocta survient au moment où le soleil quitte le 36' degré du signe des « Gémeaux » pour passer au 27'. â « Nocta » veut dire goutte ou point.
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portance de la crue par lâétat des fentes que la sécheresse y aura produites. (1)
La marche du Nil est dâune grande lenteur au début de la crue ; un pouce dâélévation en deux jours, quelquefois moins, telle est son allure habituelle pendant les deux ou trois semaines qui suivent le « Nocta. » â Toutefois, à partir du 1«'â juillet, lâaccroissement est assez visible pour quâil soit intéressant dâen faire part au public, et de lui en donner dorénavant le bulletin journalier. â A cet effet, le Cheikh du Nilo-mètre convoque à cet observatoire les crieurs de la ville, â constate en leur présence la hauteur des eaux et donne à chacun ses instructions; le surlendemain les proclamations commencent dans les rues du Caire suivant un usage immémorial : â le crieur, accompagné de deux enfants, visite successivement les habitations de son quartier, et dans chaque station, récite en chantant les formules ci-aprcs :
« Que Dieu bénissê le Prophète !
Rép. des enfants : « Que Dieu rende heureux à toujours ceux qui prient pour lui !
« Conserve en bonne santé le propriétaire de cette maison « et sa famille, ô généreux, ô Dieu !
Réponse : « (Plaise à Dieu) ! Incha-Allah !
â « Conserve en bonne santé les dames de cette maison « pour chaque jour de la crue du Nil, ô généreux, ô Dieu !
â « Incha-Allah !
â « Puisses-tu un jour nous réunir tous au tombeau du « Prophète, ô généreux, ô Dieu !
â « Incha-Allah ! »
(1) Les Egyptiens trouveront des pronostics du même genre dans le plus ou moins dâabondance des dattes, â ou des nuages qui se dirigent vers le Sud en juin et juillet; â ou encore des Heurs de lotus qui sâépanouissent dans le Delta.
â 26 â
Après quoi le crieur annonce lâaugmentation constatée au lever du soleil. â Dans les quartiers Coptes, la mention du Prophète est naturellement remplacée par celle du Christ.
Les choses se passent ainsi pendant tout le mois de juillet et une partie d'août, et dâune manière générale jusquâau jour où la hauteur des eaux est suffisante pour lâirrigation des campagnes. â Ce terme se rencontre lorsque le lleuve atteint les deux tiers de sa crue totale, câest-à -dire lorsquâil marque 16 coudées à lâéchelle conventionnelle du Nilomètre. (1 )
Ce jour est une tête nationale,â et depuis les temps où Memphis florissante dirigeait le monde civilisé jusquâà lâépoque actuelle, on nâa jamais omis de célébrer solennellement le mariage du Nil avec la terre égyptienne.â Sous les Pharaons, la fête donnait en même temps le signal de lâouverture du grand canal de navigation qui reliait le Nil à la mer Rouge, â et la prise dâeau de ce canal était le théâtre de la cérémonie ; aujourdâhui ce théâtre est encore une prise dâeau, probablement la môme que jadis, mais le canal quâelle alimente nâest plus quâune étroite artère qui arrose à grand peine les environs de la Capitale et se perd dans la campagne à quelques lieues de son origine. â La fête néanmoins, nâa rien perdu de son antique splendeur, et les nombreuses descriptions quâen ont données les voyageurs, ne sont jamais au-dessous de la réalité. â Ce qui en rehausse singulièrement le caractère, câest la joie ineffable qui remplit toutes ces populations devant les progrès de leur lleuve nourricier, et cette immense action de grâces qui éclate partout et se résume par
(1) Dans une étude spéciale, nous examinerons cette échelle et les rapports quâelle présente avec la chronologie égyptienne. Disons seulement que dans le même langage conventionnel, lâamplitude totale de la crue au Caire est exprimée par 21 coudées.
â 27 â
ces mots : « Dieu a tenu sa promesse » â « Ouafa-Allah ! » â LâEgypte est encore une fois sauvée de la famine â les terres pourront être arrosées, « Ouafa-Allah! » â Quâil vienne un excédent de crue , il sera accueilli comme une grâce nouvelle qui grossira les récoltes, mais à la rigueur les cultures se contenteraient du niveau de 16 coudées.
Lâhistoire a conservé le souvenir de quelques année.s de détresse où le Nil nâavait pu atteindre ce terme si ardemment désiré, â et entrâautres dâune période assez récente de sept années consécutives pendant laquelle il nâatteignit même pas 13 coudées; câétait la reproduction de la famine de Joseph, moins toutefois les mesures de précaution prises par ce grand ministre, car au milieu de tant de maux, lâhectolitre de blé monta à 630 francs ! â Ceci se passait quatre siècles et demi après lâhégire, âentre les années 1059 et 1063 de notre ère.
Grâce à Dieu ces exemples sont rares dans les annales du neuve, et depuis plus dâun siècle, on lâa toujours vu dépasser de plusieurs coudées le niveau du « Oua/'a. »
Reprenons maintenant la trace de nos crieurs de (juarlier. Au jour de la fête nous rencontrons ces humbles messagers du Nil annonçant partout la bonne nouvelle, drapeaux et musique en tête ; ils ont changé le refrain de leurs litanies et disent dorénavant comme tout le monde « Oïiafa-Allali, » Dieu a tenu sa promesse ; â ils reviendront le lendemain et les jours suivants pour vous instruire du progrès continu de la crue, et mettront un terme à leurs visites à la date lixe du 26 septembre â qui correspond à la fête de « l'Exaltation de la Croix » chez les Coptes et les Grecs : ce jour-là , ils vous offriront en manière de présents, du limon du Nil et des fruits, â la cause et lâelïet sous leurs plus naïfs emblèmes, â et vous apprendront en partant que le lleuve a achevé sa carrière ; car il a atteint le point culminant de lâannée, et il
â 28 â
faut sâattendre désormais à le voir rétrograder. â Il baisse en effet au bout de quelques jours, et dès ce moment des saignées sont pratiquées dans les digues des bassins agricoles pour les purger de leurs eaux dâinondation.
Le débit de ces déversoirs est énorme et suflit pour causer une crue temporaire très-sensible sur les points du Nil (|ui reçoivent ces renforts. â Le Caire subit une crue de ce genre toute locale et artificielle, qui parfois dépasse de quelques pouces le niveau dâéquinoxe, et reporte, dans ce cas, le maximum des eaux de la rivière au I i octobre en moyenne. â Le public nâest point informé officiellement de cette dernière phase qui nâaffecte quâune faible portion de la vallée, et demeure sous lâimpression du bulletin dâadieu des cricnrs, (|ui seul intéresse lâEgypte entière, parce quâil est lâexpression des forces vives de son ffeuve.
Le niveau du 26 septembre sâappelle niveau de « Salib. » Ce mot signifie croix ou suspension, et, dans la circonstance, convient assez à lâétat du ffeuve qui, pendant plusieurs jours, demeure comme stationnaire dans ses plus hautes eaux et plane majestueux au-dessus des terres. La fête copte du même jour est racontée ainsi quâil suit dans le grand ouvrage de lâexpédition française :
« Le patriarche des Coptes se rend en cérémonie sur le rivage du Vieux-Caire, vis-à -vis du Nilomètre. â Là , assisté de son clergé et entouré dâun grand concours de peuple, il tient une croix dâargent quâil présente trois fois comme on présente le saint-sacrement ; mais il ne commence cette présentation quâaprès quâune voix a fait entendre une première offre en manière dâenchère ; bientôt dâautres voix sâélèvent pour enchérir, et, lorsquâelles paraissent avoir cessé, le patriarche jette la croix dans le ffeuve : à lâinstant, de jeunes et habiles plongeurs sây précipitent pour la retrouver. â La grande hauteur quot;des eaux, leur rapidité et les courants qui
â 29 â
existent au Sud du Nilomètre, rendent très périlleuse eette entreprise qui occasionne souvent des accidents. »
Cet usage cessa lors de lâarrivée des Français en Egypte, et aujourdâhui la cérémonie ne se fait plus que dans tes églises : la croix est jetée dans un bassin (pii symbolise le fleuve, et les plongeurs se disputent encore la gloire de la ramener au-dessus des eaux.â Le vainqueur de cette lice est entouré de soins comme sâil venait dâéchapper à un grand danger, et promené; triomphalement dans le temple.
Nous voici parvenu au bout de lâannée dont cette esquisse a essayé de présenter les phases principales. â Les mêmes circonstances se reproduiront lidèlement dans lâannée qui commence, car, sous ces latitudes privilégiées,Jes saisons marchent, pour ainsi dire, à la piste du soleil et nâéprouvent que des varia lions insignifiantes. â Le Nil, bien différent en ceci de nos fleuves dâEurope, qui, tous, ont plusieurs crues, diversement réparties dans le cours de lâannée, â le Nil subit une seule crue par an, lente, uniforme, toujours féconde, obéissant comme les saisons aux mouvements du soleil sur lâécliptique, â et ne devant ses perturbations quâà des ruptures dâéquilibre atmosphérique dont les causes résident généralement dans les régions septentrionales de notre hémisphère. â A ce dernier point de vue, lâétat physique du bassin du Nil mérite sans doute une place dans les recherche.s comparatives dès à présent organisées sur la météorologie du globe ; â et lâAlmanach Copte, qui résume cet état pour lâEgypte, sera peut-être digne de fixer lâattention des naturalistes.
AtMASACH
lâOCR
Ã/ANNÃE 1^83 DE I/ÃRE COPTE
^Applicable au 1,0quot; de^ré de latitude, d'Ãgypte
ET AUX PAYS AVOISINANTS
TKAhVIT DE lâarabe ET PUBLIÃ
I C. TT I ?S lt;nbsp;gt;
CHEVALIEF^ DE l'ORDRE DES S A I N T S - M A U R I C E ET LAZARE
INGÃNIEUR AU CAIRE
NOTA. â Les indicaiious qui accompagnent chaque jour de l'année dans le calendrier Copte cniprunient un certain intérêt a celte circonstance quâelles sont le résultat de plusieurs milliers dâannées dâobservations des anciens Ãgyptiens, sur lâétal physique de leur pays.
E. T.
LE SOLEIL Aü SIGNE DE LA BALANCE, LE 14 THOUT
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{i) Nous appelons lever matutinal dâune étoile le lever qui a lieu au moment de la prière musulmane du fagr ou de lâaurore, lorsque le soleil est encore à 19 degrés au-dessous de lâhorizon. |
â 3 â
- LE SOLEIL DANS LE SIGNE DE LA BALANCE 'W
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(I) Salih signifie croix ou suspension.â Parvenu à ce point de sa crue {7quot;â6o environ), le Nil demeure stationnaire pendant plusieurs jours en roulant un énorme volume dâeau avec une vitesse sensiblement constante. (2) Les eaux dâirrigation se sont élevées dans les champs à une hauteur menaçante pour la solidité des berges qui les contiennent. â On fait donc des saignées dans ces dernières pour laisser les eaux sâécouler vers le fleuve. | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
LE SOLEIL AU SIGNE DU SCORPION. LE 14 BABEH nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;®
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(1) Lâamplitude totale de la crue au nilomètre du Caire est de 7â87. (2) Vulgairement graine de perroquet, â en arabe Kw'toin. Bershn, nom arabe du trèfle à fleurs blanches, trifolium alexandrinum. |
|
LE |
SOLEIL DANS LE SIGNE DU SCORPION |
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|
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Llendrier grégorien |
CALENDRIER COPTE |
CALENDRIER JULIEN |
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|
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Octobre ISIH» |
I â Babel« 15S3 (ancien Pliaophi) |
Octobre 1 SOG |
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|
i J. 1 |
23 |
Saint Ciiépin . |
16 |
Plantation (les Narcisses dâautomne. . |
13 |
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15 |
|
V. |
26 |
n |
17 |
Bois (|nâen ce temps on abattra, vert cl souple demeurera......... |
14 |
16 | |
|
s. |
27 |
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18 |
Coups de vont â Grosse mer. . . . |
15 |
_____ ,, _____ |
17 |
|
Ã. |
28 |
Sâ Simon 4Jlt)I! |
19 |
Baisse du Nil........... |
16 |
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18 |
|
i |
29 |
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20 |
Epoque du frai........... |
17 |
OSIÃE PROPII. . |
19 |
|
i M. |
30 |
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21 |
Grand Bafraîchissomonl de Pair et do l'eau............ nbsp;. |
18 |
Lue ÃVANG. . . |
20 |
|
M. |
31 |
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22 |
Invasion des inousiicpios. â¢..... |
19 |
JoELPItOPIl. . . |
21 |
|
1 |
Xo 1 |
vembr«^ Toussaint . . . |
23 |
Ãtiagü de lâEiiplirate. â Ãvitez de vous faire saigner........ |
20 |
_____ tt _____ |
22 |
|
V. |
2 |
'I'kepassks . . |
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Rosiios, â humidité...... nbsp;. . |
21 |
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23 |
|
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25 |
Coups do vent dâEst........ |
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24 |
|
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26 |
Ãvitez le contact do lâair frais du matin.............. |
23 |
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25 |
|
L. |
5 |
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27 |
Semailles du blé on Ãgypte..... |
24 |
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26 |
|
M. |
6 |
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28 |
Culture générale on Syrie. â Les animaux inuigrisscnl......... |
25 |
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27 |
|
M. |
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29 |
S. Demetrius. â Semailles de la violette. .............. |
26 |
Démétiucs. . . |
28 |
|
J. |
8 |
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30 |
Venls froids............ |
27 |
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29 |
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à LE SOLEIL AU SIGNE DU SAGITTAIRE. LE 14 HATÃUR
|
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CALENDRIER GRÃGORIEN |
CALENDRIER COPTE |
CALENDRIER JULIEN |
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|
J | |||||||
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lit â Ilatour 15S3 (ancien Atliyr) |
Octobre 1 8lt;!lt;! |
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|
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|
V. |
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1 |
Prptnièfo nuit do ténèbiâps...... |
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|
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2 |
Déptifldc l'Inrondello........ |
29 |
Térence.... |
2 |
|
1). |
11 |
S.MXT 3I.inTiN . |
3 |
Dernière nuit noire. â Lever matuli- | |||
|
nal dâArclurus.......... |
30 |
Il |
3 | ||||
|
L. |
12 |
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4 |
Semailles du blé et do la graine | |||
|
d'ognons............ |
31 |
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|
Novembre | |||||||
|
31. |
1,3 |
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5 |
Départ dos oiseaux voyageurs, â Xiia- | |||
|
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1 |
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|
31. |
14 |
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La eatnpagno est en pleine cul- | ||||
|
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|
J. |
15 |
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7 |
Coups do vent .......... |
3 |
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7 |
|
V. |
10 |
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8 |
Commencement des pluies périodi- | |||
|
ques.............. |
1 |
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8 | ||||
|
S. |
17 |
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9 |
Récolte du Safran......... |
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|
D. |
18 |
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10 |
Bouillonnement de la nier ('), |
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10 |
|
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19 |
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11 |
3'ents du Sud (ilurissi)....... |
7 |
33 3Iartvrs . . |
II |
|
3r. |
20 |
12 |
Envoyez les brebis au pâturage, . . , |
8 |
3Ii(:iiei. arcii. . |
12 | |
|
31. |
21 |
Présent DE 3.-II. |
1,3 |
Pressurage dos graines do radis. . , , |
9 |
13 | |
|
.1. |
22 |
Sainte Cécile. |
14 |
Retraite des reptiles........ |
10 |
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14 |
|
3'. |
23 |
n __ |
15 |
Rois tpi'en ce toinp.s on abattra, au.x |
4. | ||
|
1 |
vers rongeurs échappera...... |
11 |
15 | ||||
;i) Toutes les fois quâil est parlé (le la mer en gént'ral, câest de la Méditerranée qu'il est question.
LE SOLEIL DANS LE SIGNE DU SAGITTAIRE
|
U X s O U a |
1 CALENDRIER GREGORIEN Novembre 1 SOlt;» |
CALENDRIER COPTE |
CALENDRIER JULIEN Novembre 1SGW |
w X. Cd âJ Cd O | |||
|
Ill â Hatour 1SH3 (ancien Atliyr) | |||||||
|
s. |
21 |
n |
16 |
Rafales.............. |
12 |
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16 |
|
I). |
25 |
S*â Catherine. |
17 |
Ouvert'â de la navigquot;â sur la mer des Indos. | |||
|
â Lever maliitlnal de « et à Balance. |
13 |
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17 | ||||
|
L. |
26 |
__ n |
18 |
Mise bas des bûtes sauvages..... |
14 |
Jeune dè Nilt;;l. |
18 |
|
M. |
27 |
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19 |
Jeûne do Noël. â 40 jours...... |
15 |
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19 |
|
M. |
28 |
20 |
Temps couvert. â Observez les | ||||
|
nuages............. |
16 |
.Matthieu ap. . |
20 | ||||
|
J. |
29 |
_____ »» |
21 |
Ãvilezdovous embarquer sur la Méditer- | |||
|
ranée, les tempêtes sont prochaines. |
17 |
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21 | ||||
|
V. |
30 |
Saint André. . |
22 |
Le gibier dâeau est recherché. ; . . . |
18 |
Platon..... |
22 |
|
Décembre | |||||||
|
S. |
1 |
Saint Ãi.oi. . . |
23 |
Ãvitez do boire do lâeau pondant la | |||
|
nuit.............. |
19 |
Abdias prop. . |
23 | ||||
|
D. |
2 |
Avent ..... |
24 |
Tiirgesconco do la bile. â Coups | |||
|
do vent............. |
20 |
_____ J» _____ |
24 | ||||
|
L. |
3 |
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25 |
lâendilloment do lâécorce de Tarbro à | |||
|
baume ('1............ |
21 |
Présentde A-II. |
25 | ||||
|
M. |
4 |
Sainte Barre. . |
26 |
Rafales.............. |
22 |
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26 |
|
M. |
5 |
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27 |
Pressurage des olives........ |
2.3 |
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27 |
|
J. |
6 |
Saint Nicolas. |
28 |
JIoiT des mouches et moustiques, . . |
24 |
Catherine. . . |
28 |
|
S. |
7 |
____ »» ____ |
29 |
Chute dos feuilles.......... |
25 |
»» ____ |
29 |
|
V. |
8 |
Concep.deN.1). |
30 |
Point de rencontre do doux saisons. . |
26 |
Georges. . . . |
30 |
(1) Amyris apobalsamc. â Câest à Matarich (Héliopolis), près du Caire, que lâon cultivait spécialement cet arbre, dont une légende locale fait remonter l'introduction eu Ãgypte au passage de la sainte Famille par cette station.
|
LE SOLEIL |
AU SIGNE DU CAPRICORNE, LE 14 KIAHK . | |
|
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CALENDRIER GRÃGORIEN |
CALENDRIER COPTE nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;CALENDRIER JULIEN S |
|
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Di^cemhre 1 Hlt;î6 |
IV â Mîalik nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;(ancien Koyakj nbsp;nbsp;nbsp;Novembre IKlt;Hgt; S |
|
n. L. M. M. |
9 nbsp;nbsp;â â â nbsp;nbsp;1 10 nbsp;nbsp;â â â nbsp;nbsp;2 11 Saint Daniel . 3 12 nbsp;nbsp;â â â nbsp;nbsp;4 |
Quiiranlaino de lâÃpiphanie en Ãgypte. 27 nbsp;nbsp;â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1 Mort des reptiles. â Lever matutinal de K Couronne..........28 nbsp;nbsp;â quot;nbsp;â nbsp;nbsp;nbsp;2 Coups de vont. â Rencontre de deux saisons.............29 nbsp;nbsp;â nbsp;â â nbsp;nbsp;nbsp;3 Commencement des rhumes do cerveau et des rhumatismes articulaires. . . 30 André ap. . . 4 â tëremlirc |
|
J. |
13 nbsp;nbsp;â â â nbsp;nbsp;5 |
Coinmencomontdoragnolago dos brebis. 1 Nahum phopii. . 5 |
|
V. |
14 Saint Spihidion 6 |
Envoyez vos chevaux au vert..... 2 Ahacuc propii. 6 |
|
S. D, |
15 nbsp;â â â nbsp;nbsp;7 16 nbsp;â â â nbsp;nbsp;8 |
Coups devent. â Neige.......3 Sopiionte pii. . 7 Ãvitez de Iwiro, pondant la nuit, do lâeau non couverte........ 4 Barbe .... . 8 |
|
L. M. |
17 nbsp;â â â nbsp;nbsp;9 18 nbsp;nbsp;â â â nbsp;nbsp;10 |
Hivernage des fourmis........ 5 nbsp;nbsp;â â â nbsp;nbsp;nbsp;9 Passage dos oiseaux voyageursâEngour dissement léthargique de la vipère. . 6 Nicolas .... 10 |
|
M. |
19 Quatre-Temps . H |
Primeur des cédrats........7 nbsp;nbsp;â â â nbsp;nbsp;11 j |
|
J. |
20 nbsp;â â â nbsp;nbsp;12 |
La respiration se condense en vapeurs. 8 nbsp;nbsp;â â â nbsp;nbsp;12 |
|
V. |
21 Saint Thomas. 13 22 nbsp;â â â nbsp;nbsp;14 |
Coups de vent.âNeige.......9 Co.ncep. dâAnne 13 S. Michel. â Fin de la réculto du riz .(2). nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;10 nbsp;nbsp;nbsp;â â â nbsp;nbsp;nbsp;14 |
|
n. |
23 nbsp;nbsp;â â â nbsp;nbsp;15 |
Transplanlation des grands arbres. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Tl Daniel. .... 15 |
|
t nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1 ⢠nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;(I) Au solstice d hiver, le soleil se lève a 6 h. 55 ni. et se couche a 5 h. 5 in.; les plus longues nuits au Caire 1 sont donc de.13 heures 5ü minutes. | ||
LE SOLEIL DANS LE SIGNE DD CAPRICORNE
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CALENDRIER GRÃGORIEN |
CALENDRIER COPTE |
CALENDRIER JULIEN |
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Décembre ISGG |
IV â Kialik 15S3 (ancien Koyak) |
Décembre ÃSlt;»lt;» |
U CA | |||
|
L. |
24 |
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Commonc* de la froide saison, 40 jours. Mulliplicalion des puces....... |
12 |
Spiridion. . . . |
16 |
|
M. |
25 |
Noël. .... |
13 |
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17 | ||
|
M. |
26 |
Saint Ãtienne. |
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Premier jour de la quarantaine des Syriens ('). â P'rimas....... |
14 |
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18 |
|
J. |
27 |
Sâ Jean évang. |
19 |
S. Daniel. â Gelée sur les montagnes. |
15 |
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19 |
|
V. |
28 |
Les S^â Innoc. |
20 |
Jnnoncia/w«. â Coups do vent. . . |
16 |
Aggéeproph. . |
20 |
|
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Pressurage de la canne à sucre. . . . |
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21 |
|
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Recrudescence dos catarrhes. â Mise bas des chamelles......... |
18 |
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Taille de la vigne. â Froid rude. . |
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nvicr ISGV CincOxXCisiON. . |
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Semailles du pavot. â Vents violents. |
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25 |
Première do.s nuits de ténèbres. . . . |
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S'â Geneviève. |
20 |
Agnelage dos brebis, â Lever maluti-nal de J Seorpion........ |
22 |
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26 |
|
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27 |
Coups do vont. â Prenez des aliments doux.............. |
2,3 |
Dix Martyrs. . |
27 |
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28 |
Dornier jour du jeûne de Noël. . . . |
24 |
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28 |
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ÃlâI PUANTE . . . |
29 |
Noël. â Ãpiphanie des Européens. â Ponte do lâautruche........ |
25 |
Noël...... |
29 |
|
L. |
7 |
Noces de Cana. |
30 |
Ãvitez do boire do lâeau pendant la nuit.............. |
26 |
Sainte Vierge. |
1 |
(lt;) Les Syriens divisent cliaque Siiisons en deux périodes, iâinie de lt;iuaranle, lâantre de cinquante jours.
â 10 â
LE SOLEIL AU SIGNE DU VERSEAU, LE 14 FOUBAH
|
« U s fi |
CALENDRIER GRÃGORIEN Jaiiiirr 1 M69 |
CALENDRIER COPTE V â Toiibah 15S:i (ancien.Toby) |
CALENDRIER JULIEN Décembre ftKGG |
Sd X. U O «.lt; U fi | |||
|
M. |
8 |
_____ »gt; _____ |
1 |
Cueillette des oranges douces cl aigres. . Cueillette du tamarin........ |
27 |
Ãtienne . . . . |
2 |
|
M. |
9 |
gt;» ____ |
2 |
28 |
20,000 Martyrs |
,3 | |
|
J. |
10 |
â â |
3 |
Abstenez-vous do fèves et autres légumineuses............ |
22 |
14,000 Innocquot;. |
4 |
|
V. |
11 |
», _____ |
4 |
Saison de bonne santé publique. . . . |
30 |
J» _____ |
5 |
|
S. |
12 |
3 |
Ãvitez do boire de lâeau non couverte .............. |
31 |
_____ »» _____ |
6 | |
|
U. |
13 |
Hapt, de J.-C. |
6 |
Greffe de la vigne à grappes rouges. . |
Jn 1 |
nvicr IStt? ClHOONCISION. . |
7 |
|
L. |
14 |
?» |
7 |
Gelée............... |
2 |
â â â |
8 |
|
M. |
13 |
_____ »gt; _____ |
8 |
Forts coups de A'ent......... |
3 |
MOLÃCIIIE PROPII. |
9 |
|
M. |
16 |
â â |
9 |
La bénédict. du Ciel descend sur lâeau du Nil.âLevermalulinal dey Sagittaire. |
4 |
70 Apôtres . . |
10 |
|
J. |
17 |
Saint Antoine. |
10 |
Fin de la quarantaine do VÃpiplia-nie............... |
3 |
â â â |
11 |
|
V. |
18 |
gt;» |
11 |
Epiphanie............. |
6 |
Ãpiphanie . . . |
12 |
|
S. |
19 |
â â |
12 |
Le sein de la terre commence à se réchauffer............ |
7 |
Jean-Baptiste. |
13 |
|
D. |
20 |
gt;gt; |
13 |
Greffe de la vigneà grappes blanches. . |
8 |
Georc.es. . . . |
14 |
|
L. |
21 |
gt;gt; |
14 |
Recrudescence dos catarrhes..... |
9 |
Pol.YEUCTE . . . |
13 |
|
M. |
22 |
____ ,» _____ |
13 |
Lâeau du Nil devient limpide et savoureuse.............. |
10 |
»J |
16 |
|
â I I â | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
â 12 â
LE SOLEIL AU SIGNE DES POISSONS, LE 13 AMGHIR
|
= s |
1 CALENDRIER GRÃGORIEN |
CALENDRIER COPTE |
CALENDRIER JULIEN | ||||
|
2 U â |
F |
Ãtrier 1S6V |
VI â iïinehir l5H:t (ancien Mécliir) |
Janvier tSti? |
U | ||
|
J. |
7 |
1 |
Deuxièmes nuits de ténèbres do la |
â | |||
|
saison dâhiver.......... |
26 |
,, |
2 | ||||
|
V. |
8 |
____ ii |
2 |
Vents variables. â Buvez de lâeau cou- |
,, | ||
|
rante à jeun........... |
27 |
3 | |||||
|
s. |
9 |
-- â -- |
3 |
Les bêtes do boucherie et les bêtes de |
,, | ||
|
travail entrent en rut....... |
28 |
l | |||||
|
D. |
10 |
gt; i |
4 |
Fin des nuits de ténèbres...... |
29 |
_____ ,, |
5 |
|
L. |
11 |
____ »» ____ |
5 |
Plantation générale des arbres. . . . |
30 |
_____ ,, |
6 |
|
JI |
1-2 |
_____ gt;gt;nbsp;_____ |
6 |
PuriÃcation............ |
31 |
,, |
7 |
|
Février | |||||||
|
M. |
13 |
_ |
7 |
Abondance de laitage........ |
1 |
*} |
8 |
|
J. |
11 |
__ U __ |
8 |
Circul'quot;' de la sève dans toutes les plantes. |
2 |
PcnlEICATlOX . |
9 |
|
V. |
15 |
-- â -- |
9 |
Les bergers el leurs troupeaux campent | |||
|
dans les prairies......... |
3 |
â â |
10 | ||||
|
S. |
16 |
», |
10 |
Saison des violettes.âDiminution du Iroid. |
4 |
_____ ,» _____ |
11 |
|
D. |
17 |
Septcagésijie . |
11 |
Floraison des amandiers. â (lommen- | |||
|
cernent de la crue do lâEuphrate. . . |
5 |
â â |
12 | ||||
|
L. |
18 |
», |
12 |
Maturation de la graine de lin. âVents | |||
|
variables............ |
6 |
â â |
13 | ||||
|
M. |
19 |
_ |
13 |
jMtiédissemenI de lâair........ |
7 |
â â |
II |
|
M. |
20 |
_____ i) _____ |
11 |
Accüupl' desoiseaux. â Vents variables. |
8 |
â â |
13 |
|
J. |
21 |
- -- |
13 |
Saison des triill'es de Syrie (htniiahâ. . |
8 |
»⢠|
16 1 |
â 13 â
LE SOLEIL DANS LE SIGNE DES POISSONS
lt; CALENDRIER GRÃGORIEN
w
â¢y, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;------
a, 1 Février lN(t9
CALENDRIER COPTE
VI â Aiiieliir (5S3 (ancien Méthir)
|
CALENDRIER JULIEN | |||
|
DE LA LUNE
V.
S ü.
L.
M.
M.
J.
V.
S.
D.
L.
M.
M.
J.
V.
22
23
24
25
26
Saint Mathias.
|
27 |
â â |
|
28 |
â â _ |
|
Mars | ||||||||||||||||
|
16
17
18
19
2û
21
22
23
24
23
26
27
28
29
30
ÃchauirAinenl de la bile et des humours.............
Réveil des passions sensuelles. . . .
Coups (lèvent du Sud-Est......
Ãvitez le contact du soleil......
Attiédissement de l'eau, nbsp;nbsp;â
7 jours.............
Migrations des grands poissons. . . . Primeurs dos concombres/fa/if/w;. . .
Départ des grues..........
Fin d(-s semailles et des plantations dâarbres.............
Plantation du jasmin et du rosier. . .
Primeur des concombres kiah. â Invasion des punaises........
Attiédissement de la surface d.' la terre. â 7 jours............
Plantation de la canne à sucre. . . .
Multiplication des oiseaux terrestres et aquatiques...........
Saison des cédrats.........
|
Février 1867 | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
â li â
LE SOLEIL AU SIGNE DU BELIER, LE 13 BARMAHAT
| ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
(lt;) Hossoum^ semaine venteuse avec des alternatives de fraîcheur redoutées des constitutions fragiles. (2) Le naou rouz es soultani est le premier jour de lâannée nationale des Persans, â on le fête encore aujourdâhui en Perse avec solennité. | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
(3) Cham el Nessim signifie littéralement, respirer lâair des zéphyrs. â Cette fête des Ulémas se lie sans doute an souvenir dâune fête du printemps qui se célébrait au temps en Ãgypte de la domination persane.
â IS
LE SOLEIL BANS LE SIGNE DU BÃLIER
|
â¢/} » as U |
r CALENDRIER GRÃGORIEN |
CALENDRIER COPTE |
CALENDRIER JULIEN |
U quot;J | ||||
|
à a |
nars IHO9 |
VU |
â Barmalint 15S3 (anc. Pliaménoth) |
Mars |
U O | |||
|
1). |
24 |
ÃCULI..... |
16 |
Mise bas des juments. â Lever matutinal de y Verseau......... |
12 |
J, |
_ |
18 |
|
L. |
25 |
Annonciation . |
17 |
Ponte des reptiles, grenouilles, etc . |
13 |
__ n |
19 | |
|
M. |
26 |
â â |
18 |
La température et les vents se régularisent ............. |
14 |
_____ gt;gt; |
â |
20 |
|
M. |
27 |
_____ gt;gt;nbsp;_____ |
19 |
Calme. â Les campagnes avec amourre-cevront la pluie en ce jour..... |
15 |
____ gt;gt; |
â |
21 |
|
J. |
28 |
Mi-Carème, . . |
20 |
Bon temps pour cohabiter...... |
16 |
-- â |
â |
22 |
|
V. |
29 |
21 |
Floraison des rosiers. â Les chameaux en rut ............. |
17 |
_____ »J |
â |
23 | |
|
S. |
30 |
,» _____ |
22 |
Semailles du cumin . . ...... |
18 |
-- â |
â |
24 |
|
D. |
31 |
Lætare . nbsp;nbsp;. . |
23 |
Semailles du coton......... |
19 |
gt;) |
â |
25 |
|
L. |
Av 1 |
ril gt;gt; _____ |
24 |
Culture des concombres Kahtah . . . |
20 |
gt; gt; |
â |
26 |
|
M. |
2 |
25 |
Apaisement des catarrhes...... |
21 |
_ |
â |
27 | |
|
M. |
3 |
â â |
26 |
La menthe fleurit. â Les nuages se dissipent............ Métamorphose des vers à soie .... |
22 |
Basile . |
28 | |
|
J. |
4 |
Saint Ambroise |
27 |
23 |
»» |
â , |
29 | |
|
V. |
5 |
_ |
28 |
La plupart des céréales poussent leurs épis.............. |
24 |
Zacharie |
PROP. |
30 |
|
S. |
6 |
____ )gt; _____ |
29 |
Bon temps pour voyager sur mer. . . |
25 |
Annonciation . |
1 | |
|
I). |
7 |
Passion . , . |
30 |
Bon temps pour se purger...... |
26 |
Gabriel |
ARCn. |
2 |
â 16 â
LE SOLEIL DANS LE SIGNE DU TAUREAU, LE 13 BARMOUDEH
| ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
(1) K/tooaresm, région du Turkestan occidental, sur les rives de l'Oxus ou Dji-Houn, au sud de la mer d'Aral. | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
(a) Saison à choisir de préférence pe ur se faire traiter : elle est suivie d'une période de 75 jours pendant laquelle Hippocrate interdit de se médicamenter.
(5) Le mois de Nissdn, des Syriens, est le même que le mois dâAvril Julien.
â 17 â
LE SOLEIL DANS LE SIGNE DD TAUREAU
|
CALENDRIER JULIEN Avril ISCV 11 Bazilk 12 13 14 Paqi es. . . 16 17 18 19 20 22 Georges. . . 23 24 Marc kvaxüél. | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
DE LA LUNE
18
1!)
20
21
23
24
25
26
27
28
29
(lt;) Celle fêle loiiibe le lunili de la Pâque julienne. â Tonie la populalion du Caire passe relie journée à la eampaguc pour y respirer la fraîrlieur, en prévision des venls chauds qui, sous les uoiiis de Aliamessin, Duounrah, Simoum, etc., voul sucressivenienl alTecler la lemperalure. â La saison des venls dils Jihamessiii dure 5(1 jours, soil depuis le eliam cl nessime jusquâà la Penlerôle julienne.
â 18 â
LE SOLEIL AU SIGNE DES GÃMEAUX, LE 14 BAGHANZ
| |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
(lt;) Les pluies de Nissdn en Syrie peuvent être retardées jusqu'à cette époque; leur durée moyenne est alors de quinze jours. | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
(2) Holcus Sorghum (Linné); â Doura bèlèdi des Arabes â vulgairement
(3) Lâexactitude du récit biblique se vérifie encore périodiquement dans la presquâîle du Sinaï ; â la manne sây recueille sons la forme dâune gélatine blanchâtre, et le passage des cailles par le désert coïncide avec ce phénomène.
â 19 â
LE SOLEIL DANS LE SIGNE DES GÃMEAUX
| ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
(gt;) Fête lt;iui SC célébrait autrefois le jour oit l'on exprimait l'huile (les graines de lâarbre à baume de Matarieb. â Les Kalifes distribuaient aux souverains de lâEurope et de l'Orient cette huile précieuse qui ne sâemployait que dans les cérémonies religieuses ou au sacre des rois, (Voir la note page 7.) | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
â SO
LE SOLEIL AD SIGNE DD CANCER, LE 15 BAONAH
| ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
{â¢) j\'octa veut dire rioutte; câest le principe ou le germe de la crue du Nil au Caire. |
(2) Au solstice d'été, le soleil se lève à 4 li. SG m. et se courlie à 7 li. 3 m . â Les plus longs jours ,-iu Caire sont donc de 14 heures? minutes.
â 21
| ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
J) SimoHm veut dire poison; â vents Siinomn^ veuls eiiipoisonnes, (JcssccIkiiiIs.â laut que h' Nil ne s est pas lepuiidii dans les campagnes, ratmosphère est, en effet, embrasée pendant le jour, et n'est rafraîchie par aucune rosee pendant la nuit. | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
â 22 â
LE SOLEIL DANS LE SIGNE DD GANGER
|
H |
CALENDRIER GRÃGORIEN |
CALENDRIER COPTE |
CALENDRIER JULIEN |
J»5 | |||
|
U -J | |||||||
|
O |
« | ||||||
|
U a |
Juillet IH69 |
XI â Abib i5S3 (ancien Ãpiplii) |
Juin ISBI |
Ed a | |||
|
D. |
7 |
1» ____ |
1 |
Conlinualion do la crue du Nil ... . |
25 |
â â - â ââ |
5 |
|
L. |
8 |
2 |
Derniers coups de vent du désert (Ba- | ||||
|
ouarah')............ |
26 |
â â â |
6 | ||||
|
M. |
9 |
____ tt ____ |
3 |
Coups do vent du nord....... |
27 |
â â â |
7 |
|
M. |
10 |
Sept Fiières |
4 |
Saison dâabondance du miel, â | |||
|
MARTYRS. . |
15 jours............ |
28 |
____ A» |
8 | |||
|
J. |
11 |
____ 1» ____ |
5 |
Commencement des vents étésiens. . |
29 |
Pierre et Paul |
9 |
|
V. |
12 |
tt |
6 |
Gemmation des cédrats. â Bons vents |
30 |
Les 12 apôtres |
10 |
|
Juillet | |||||||
|
S. |
13 |
»» ____ |
7 |
Saison des raisins......... |
1 |
_____ »» |
11 |
|
D. |
14 |
_ _ |
8 |
Dissipation des miasmes...... |
2 |
____ », |
12 |
|
L. |
15 |
»⢠|
9 |
Disparition des puces........ |
3 |
,» |
13 |
|
M. |
16 |
N.D. DU (Jabsiel |
10 |
Récolte du blé. â Fin des semailles du | |||
|
riz............... |
gt; |
____ », |
14 | ||||
|
M. |
17 |
gt;1 ____ |
II |
Rouissage du lin. â Lever matutinal | |||
|
de â / Gémeaux.......... |
5 |
â â |
15 | ||||
|
J. |
18 |
â â â |
12 |
Forte chaleur. â Vent faible .... |
6 |
Isaïe propii . . |
16 |
|
Y. |
19 |
____ tf ____ |
13 |
Coups de vent. â Dispersion des nua- | |||
|
ges. â Grande foire do Tanlah. . . |
7 |
TnOAIAS AP. . . |
17 | ||||
|
S. |
20 |
Sââ Marguerite |
14 |
Saison des vents Simoum. â 40 | |||
|
jours .............. |
8 |
____ ,, |
18 | ||||
|
D. |
21 |
_ _ |
15 |
Passage dos perdrix........ |
9 |
_____ ,, _____ |
19 |
â 23 â
LE SOLEIL AD SIGNE BU LION, LE 17 ABIB
| ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
(*' La moyenne des plus hautes températures observées au Caire par le doeteur Figari-bey a pour expression : 38 degrés centigrades à lâombre et 55 degrés au soleil. | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
(2) Daouahir^ gros vents qui régnent pendant huit à dix jours sur les côtes de Syrie, et dans lâarchipel grec.
â 24 â
LE SOLEIL DANS LE SIGNE Dü LION
|
Cd ce cd à O (d a |
CALENDRIER GRÃGORIEN Août ASO7 |
CALENDRIER COPTE XII â Misrcli 1583 (ancien Messori) |
CALENDRIER JULIEN Juillet 18(1« |
id â quot;J Cd O | |||
|
M. |
6 |
Transfigurât. |
1 |
Lever nocturne de Sirius...... |
23 |
tt ____ |
3 |
|
SI. |
7 |
gt;» |
2 |
Fortes chaleurs. â Fin du Baouahir. |
26 |
â⢠â â |
6 |
|
J. |
8 |
____ gt;gt;nbsp;____ |
3 |
Buvez de lâeau fraîche à votre le- | |||
|
ver............... |
27 |
â â |
1 | ||||
|
V. |
9 |
____ gt;) |
4 |
Grande abondance des pastèques en | |||
|
Higypte............. |
28 |
8 | |||||
|
S. |
10 |
_____ )gt; _____ |
5 |
Arrivée à maturation des pistaches en | |||
|
Syrie.............. |
29 |
â â |
9 | ||||
|
D. |
11 |
____ gt;gt;nbsp;____ |
6 |
Culture des radis et des carottes. . . |
30 |
____ ft |
10 |
|
L. |
12 |
»» ____ |
1 |
Commencement do la récolte du co- | |||
|
ton............... |
31 |
_____ tt _____ |
11 | ||||
|
Août | |||||||
|
M. |
13 |
n |
8 |
Préparation des fromages de lait. â | |||
|
Lever matutinal de à Cancer . . . |
1 |
Jeine de N.1). |
12 | ||||
|
M. |
14 |
____ gt;gt;nbsp;____ |
9 |
Primeur des grenades........ |
2 |
gt;» ____ |
13 |
|
J. |
15 |
jVssomption . . |
10 |
LâÃgypte redoute la pluie sur les cul- | |||
|
turcs.............. |
3 |
Isaac...... |
14 | ||||
|
V. |
16 |
____ t) |
11 |
Limite de lâinterdiction dânippocrate('). |
4 |
Sept Martyrs. |
13 |
|
S. |
17 |
ft |
12 |
Continuation des vents du nord . . . |
0 |
⢠tt |
16 |
|
D. |
18 |
__ n |
13 |
Les feuilles jaunissent........ |
6 |
Tiiaxsfigchat. |
17 |
|
L. |
19 |
ft |
14 |
Coups de vent du sud........ |
7 |
___ » ____ |
18 |
|
M. |
20 |
___ nbsp;nbsp;nbsp;5, nbsp;nbsp;nbsp;____ |
13 |
Isolez le bétail........... |
8 |
â â |
19 |
(lt;) Voir au*26 barhaiiz, page 19.
â 25 â
LE SOLEIL AU SIGNE DE LA VIERGE, LE 18- MISREH
| ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
(1) Câest le jour où le Nil atteint les deux tiers de sa crue, soit îiquot;2!i au-dessus de lâctiage normal. â La date désignée est une date moyenne. (2) Viiiaif/rier^ nom vulgaire du sumac, /thus couiitrifi^ â en arabe serunk nu siinak-, â la feuille de cet arbre sâemploie en Ãgypte en guise de tan. (5) Qua'cus ballota, â en arabe hnllout. | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
â 26 â
LE SOLEIL DANS LE SIGNE DE LA VIERGE
|
1 2 3 4 6 | |||||||||||||||||||||
CALENDRIER COPTE
JourN ÿpagomènes i 583 (Naci)
Premier des jours épagomenes . .
Coups de vent, chaleurs. . .
Diminulion des
Naissance des poissons. â Lever matutinal de Regulus.........
Récolte de Pognon du colchique. . .
Séparez les béliers des brebis.. .
Dernier des jours épagomènes pour les années bissextiles (').......
CALENDRIER JULIEN
Août 1S«V
24
25
26
27
28
Bartiiélemyap.
Jfoisiî
10
(lt;) Le calendrier copte est clos par la formule suivante dans le texte arabe : /lieu en sait pliis long i/ue les hommes sur les indications qui précèdent.
NOTA. â Les personnes qui relèveraient des inexactitudes dans le present travail obligeraient infiniment lâauteur en lui en donnant avis.
E. T
I'AniS. â imprimerie poitevin, rue DAMIETTE, 2 ET 4