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Huybert van Buchell (1513-1599)
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Huybert van Buchell (1513-1599)
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AV ROY TRES-CHRESTIEN
DE FRANCE ET DE POLOIGNE
H E Y . T R O I S I E M E. j *. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â¢
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;i entre tot^s les exeellens eÃriuaifis qui ont peinéî
enrichi l HiÃoire deÃs nr^es nbsp;nbsp;qn^opres louantesjilny en
a eu Aucun qui ait mieux ny plus diyaement parlé dâelle que celty qui en peu de langage lâa appellee maiÃreÃe de la Die. Car ces paroües qui comprennent embraÃ'ent toutes les '^tilite':^ de toutes les Dertw^^ diÃiplineSj enÃeignent^ que laDie des hommesà doit dreÃerauxÃcrees loix de lâHi-Ãoire J comme la taille de la pierreà dreÃe à la reÃe ou à lâeà quierre du maÃon. La PhiloÃphie qui eà appellee la^uide^ de la Die humaine (pource quelle nous monÃre les commodi-^^'^iincommodite'^y^^ Ãns deschoÃs bonnes mauuaiÃes demourroit deny-morte à toutes les parolles i les deÃeins^lesÃaiäl^^lesadiions des hommes nâeÃoient rapportées auxL/iÃoiresdeschoÃspaÃees,par leÃqueües eÃnon Ãulement moÃlre ce quiÃpreÃnte ÃnosyeuX) mais auÃt par icelles nous pouuons auecques Dn certain lu^ement amaÃeren noÃreeÃrit^amp;preuoiramp;preluderee qui d(tit aduenir^ amp;nbsp;tirer les enÃeidnemens de ce quiÃe doit fuir ou defirer. LâL/iÃoire Sainte (Sire) nous a monÃre la gloire .grandeur^ puÃance de Dieu immortelj noÃre deuoir enuers luy . noÃre creation . noÃre iÃirmite .noÃrefin. noÃre eÃierance. les poincls de noÃre fy. la pieté enuers nos pe~ res^ merës.la reuerence enuers nos Princes .D^agÃrats .amp; Ãuperieurs. la charité enuers Dn chacun. la iuÃiee enuers tous. DeÃn organe nous auons ouy les Doix amp;les oracles des Trophetes. lâeternelle Die puiÃ'ance des ames.la ÃromeÃe.puis l^ venue du grand LLeÃie.^y^ lâadmirable prediélion de tant dâadmirables choÃs que nous auons Deues nbsp;nbsp;nbsp;que nous Doyons ordinairement aduenir. Les L/iÃoirespropha-
nesfontre^mplies de profits innombrables nbsp;nbsp;nbsp;incroyables. partie defjuelles correÃondent
en certair^ choÃs auxÃintes .mais oultre ice ux lafcilité amp;nbsp;le plaiÃr quiÃnt les deux ^hoÃs qu on a accouÃume de chercher en toutes les diÃiplinesÃnt tellement lici^^ enfemble . en la congnoiÃ'ance de lâHiÃoire. quâil nây aÃience en laquelle ily ait plus defeilité amp;nbsp;de plaiÃr quen elle.Lafeilitéy eÃÃ^ande quefans lâaide .leÃcours. lâoutilj ou inÃrument d aucun autre art elle eà dâelle mefme entendue . Car dâautant quelles autres arts .les vns defquels (ÃntÃbiets à certaines regiesamp;demonÃrations quâon noà outrepaÃer. les autres conÃfient en figures .dilutes. nbsp;nbsp;argument doubteux ) font tous entre eux
..... f
lie^ de meÃ^es liens l vn nepeulf eÃre contprins nbsp;nbsp;entenduÃins la co^noijjance de lâau
tre ^mais /:/ifioire ajÃÃe auÃus haut theatre d'honneur parÃur toutes les autresÃiences n a beÃin^ de l aide Ãcours d aucun art^ ny njeÃnes des lettres çy* caradleres j 'Vf/# par laÃule narration t^u^a langue de celuy (j^ui racompte quelque choÃÃit couler nbsp;nbsp;di-
Ãiller dedans les oreillesÃefeÃouttansj elle eà d oreille en oreille ^yâ d'aage en aa^e des yns aux autres hommes laiÃee a lapoÃerite comme '^n droit hereditaire. Voila pourquy ce grand oracle de Dieu j AdoyÃe jpreuoyant ou la perte deÃes liures ou la ruine deÃa choà ⢠publique j en nsn chapitre de la loy dit : Tu racompteras cecy à tes enÃans. Car encores que les choÃs publiques Jes î^oyaumes les Empires j amp;nbsp;les autres Potentat-;^ çy EÃat:(^ deÃquels parle 1âfdtÃoire'uiennent aÃperdreou que les JÃes amp;nbsp;les njilles deÃquelles elle Ãit mention periÃÃnt ouparÃu ou par inondation des eaux j ou par un engloutiÃement de terre j o// par autre accident ^à eà ce quel PIiÃoire,qui a uneÃois parlé d'elles uit perpétuellement, amp;nbsp;ne penif et que leur nomÃoitdeÃruidl^^u ruiné, ou englouti amp;nbsp;deuorédu fiu, ouinondé des eaux, amp;nbsp;ne peuuentles HiÃoires nullement périr quauecquesl'entière ruine amp;ÃubuerÃoamp;. de tout le genre humain. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ceÃeÃcilité eà ioint leplaiÃr quâon
amaÃe amp;nbsp;reçoit de la narration des belles choÃs, lequel eÃÃgrand que celuy qui uneÃois eÃallechéamp; attiré des douceurs des HiÃoires, nepeultny ne y eult iamais Ãen retirer, amp;nbsp;eà à icelle cloué (y attaché par l'oreille. Il ny a hommeà brutal ( Sire) quinâaitdeÃr d apprendre, y tout ce quiÃapprend, dit, ouÃit en ce monde neà autre choÃe quâune HiÃoire Rentable, yà tous les hommesÃont tant ardamment deÃreux d'apprendre y deÃ^auoir que meÃmes ils prennent plaiÃr d ouyr racompter desÃbles, combien le doiuent ils receuoir plus grand quand ils entendent racompter les choÃs 'Véritables, deÃuelles les oreilles des hommes naturellementÃreÃouiÃent beaucoup plus que des menÃngeres qui ne plaiÃntque quelctuefiis, au lieu que les autres ne peuuent iamais delÃlaireÃnon à ceux qui nâont rien de l'homme que le ne-^, le 'viÃage , lesyeux, y les autres lineamens y pro-Ãrtions, y qui du reÃe reÃÃemblent aux beÃes. Queà ce quâily a au monde plus beau y plus aggreable que de uoir en lâHiÃoire ( qu^eà le tableau y le pourtraiéi des allions des hommes mis à Ãon iour) les meurs y deportemens de nos deuanciersj y par lesyeux de l'eiÃrit Ãconde';!^ des inÃrumens de la le'élure de lâHiÃoire comprendre tout ce qui ÃeÃÃit au mondei QpHle choÃe pourrait eÃre plus plaiÃante uoireplus proÃtable aux hommes meÃmement aux grands Princes ( Sire )Ãnon quâeÃre aÃÃsau tribunal dela'uie humaine, lequel lâ/TtÃoire orne de tous les apparat^ y ornemens quiyÃont neceÃ'aires, y de la 'Voir y contempler à leuraiÃe yÃans aucun danger,les dangers des autres à leurs deÃensÃÃire Ãages amp;nbsp;aduiÃequot;^, par les fortunes bonnes ou mauuaiÃes des autres acquérir 'uneÃience exempte de tout perd y inconuenient, contempler comme dedans'vne tapif-firie tous les hommes tant paÃese^ que prefens entrelaÃeii;^ enfemble par une conformité dâaf Ãires,yÃpare:^ de lieux,de nations, y deÃecles ^Quelprofit yplaiÃry a ilplus grand que de uoir comme dedans un mirouer, les confeils, defeings, y allions de nos aneeÃres^ de la, comme d'un iardin tirer toutes lesfeurs,plantes, y herbes de tous leïexemples que nouspouuons utilement en chacune ebofe accommoder à nos yÃges qiÃflâacquerir par lâexemple des chofes pafèes un iugement y choix de ce que nous deuons defrer ou reieéler ? que dâeÃre non feulement prfens y afiÃans aux grands amp;plus eÃroits confeils des plus grands perÃnnages confultans des plus grands amp;nbsp;importans affaires, mais aujà en yoir lesyfùes,fins,y euenemens ? Dâauantage (ce qui autrementferoit impoffble ueu la breueté delayie des hommes ) conioindre y lier enfimble par la mémoire ,ltsÃecles paffe:^ auecques les prefens, uoir les commenceniens, les inÃitutions, le^ naiffances, lesaccroiÃ
les accroijjemens Jes grandeurs Jes diminutions^ les de clinsj nbsp;nbsp;lesfinsamp;ruine^des grands
Empires amp;nbsp;EÃatS:,^ congnoiÃre clairement les caufes des mauxpriue:^ ou publtccà aUoir deuantnous quelqu ojn qui en 'vne grande amp;nbsp;diÃicile entreprinà nous precede^, nauoirhe-joing d aucune certaine experience^ efpreuue amp;nbsp;exemple : amp;nbsp;four le dire enfomme^, par les choÃespajÃees (qui eà le 'yraji deuoirdâ^jn hommeCage) preuoirj^ement les fins de celles qui fiant a 'venirluger lesprefintes. Ilfiemhle (Sire) quill^oit impojfible depou-uoir comprendre ny penfier vnplus aggreableprofit ny 'vnplaifirplus profitable que celuy la^qui ne fie peut tirer que des Hifoiresfieulesj lefiquelles nont iamais eÃe blafinees d'aucun^, bien que les autres art:^ ficiences ayent efiépar quelques 'unes accufiees dâefireperni-cieufies:, ou du tout inutiles, ou pour le moins peu profitables. Car C'vne 9 efié blafmee de ^^fSl^fierla'uerité amp;nbsp;de mentir comme laâEÃetoriqueÃ'autre de donner trop de plaifir auecques peu dâ'utilité comme la Poe fie, lâautre dâobfiurcir amp;nbsp;brouiller les matière s par Us difiutes commelaDialeélique^maisilnefiefi encore trouué aucun qui aye ^oulu donner aucune note ny tache à la mémoire de l'antiquité ny a lâH foire d'autant quelle feule reprefiente les chofies faitesfiemblables auxparolles^, comprend toute Utilité j nous incite a la 'uertu^ detefie les 'vicesj exauce 0quot; loue les bons amp;nbsp;blafime deprime^^^ abbaifè les 'vicieux.Sâily auoit quelqu'un (Sire)qui la 'voulut blafimer^cefierait pofible celiy qui ^yat dénoncélaguetre à toutes les 'vertus^fiiences nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;dificiplines accufie l'p/ifioire de menfion-
gCimais cefie accufiation appartient aux fiables non aux Hifioiresjefquelles ne doiuent porter ce nom d'Hifioiresfi elles neJont 'véritables car quand elles ne lefint point^eÃes leperdent i nbsp;nbsp;acquièrent celuy de fables menfiongeres. L'Hifioire efiyecejfaire à toutes Cortes
d hommes aux ieunes^ aux 'viels, aux grands, auxpetis, aux Princes, nbsp;nbsp;auxfubieéls.
Ees confeils des 'vieillards Jefijuels le longaage à rendus plusÃges amp;nbsp;expérimente:^) Jont loue^ par les ieunes , mais l'Hifioire efifur les 'vieillards d'autant plus excellente en confiil que la longueur du temps comprend plus d'exemples nbsp;nbsp;nbsp;de chofies que l'aage de l'homme.
Par la diuerfité de fies leçons ôquot; de fies bons aduis, confieils, çy infiruéîions elle rend les ieunes égaux aux'vieillards, amp;nbsp;fortifie d'auttntage le fens gy l'entendement des 'vieils,auj^ ' quels la longueur de la 'vie a donné'vne grande experience des ajfaires du monde. Elle efi 'vnefidelle nbsp;nbsp;hardie confiillere aux PrincesJeurdithardiment,fidellement,amp;fans au
cune crainte leurs 'vices Jeur monfire Cf remonfire leurs deuoirs, leur declare clairement les fuites de leurs predecefeurs par lejquelles ils ont ou encouru la haine de leurs peuples , ou perdu leurs Efiats, ou font tombes^^ en quelque remarquable dejà fire ,amp;nefiefioucie dejà -ueurny de defiaueurfide bon recueil ny de defidain, ainsfie contente pour toute la recompen-fe quelle defire ou merite,defafidelité,'uerité, Cf hardief'e. Elle monfire auxfubieCls leurs deuoirs enuers leur Prince,rend les hommes priue':^^ dignes des Empires,incite les grads cou
dâgrandesCfhautes entreprifies par'vne promefe de gloire ^de louage, quiJonties ou tils de la mort de ceux qui meurét honorablemét ,faitplus prop ts lesfoldats a encourir tous dangers pour leur patrie,Cfpar la crainte de la honte gy de l'infiamie retire les mefihans des entreprifies des mefehas allés.L'honneur principally la caufie de toutes les chofies par lefiquel les lafieîicitç des hommes J^acquiert Ity fiont deues, car elle efi la gardienne de celles qui ont efiejà ites auec la 'vertu ,fie monfirant tejmoing irréprochable des maljà its, amp;nbsp;liberalle de louange a ce qui efi bon.Elle efi la 'vengerefe de la 'vérité,amp; mere de ïaPhilofiphieformat nos meurs a la 'vertu. La pluéjart des hommes à caufie de l'infirmité de la nature pafifent la plus ^ande partie de leur 'vie en oifiueté amp;nbsp;parefè. t^ujfi l'oulfli de leur 'vie gy de leurmortefiegaf'veuquemejmefinfiuytlâ'vne gy l'autre, mais lesJà its de la'vertufiont immortels (y mejmement quand ils fiont fauorifi:^ de l'Hifioire j efiant bien raijonna-
* iij
hie que les nÿrtelT^endtirent beaucoup de trauauxpour acquérir 'vne gloire immortelle. Tous les grands perÃnnages qui ontÃit de grandes choÃsÃnt dignes de grandes louanges, leÃuelles*ils ontreceuespar leÃul benefice de l'Hifioire j lesgejles amp;nbsp;Valeurs defiquels elle a racheté':^ de lâoubliperp^uel amp;nbsp;de la mort : car les autres monumens comme les conque-fies des pays j Zw bafiimens^ des Dilles j lesfindations des Empires nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;lesfitperbes edfices
durei^bienpeu de ternies efians agite'^ nbsp;nbsp;nbsp;trouble^ de deuers accidens j mais la atertu de
bdifioire efj^anduepar tout l niuers apourÃngardien le temps mefime qui confiume amp;nbsp;deuore toutes autres choÃs. bonne nbsp;nbsp;iufie caufie doncques (Sire) les hommes doyuent
ficauoir bongre, rendre graces j amp;nbsp;donner louanges aux efiriuains qui parleurs labeurs eÃritsfiaidlt^poutr l'otilitepublique ontproÃte aux mortel':^, amp;nbsp;ont arrache du tombeau de l oubli de la mort les 'uertueuÃs allions des hommes les beaux exemples défi-quels nous nous pouuonsfieruir en cefie yie humaine. Et encore que lâHifloirefiait propre amp;nbsp;necefidi^e à toutesfiortes degensà efi-ce quelle lâeft beaucoup plus aux Tdrinces amp;nbsp;à , ceux qui manient aÃaires qu aux autres:caren la lediurc dâicelle ils doyuent confidererles exemples par leÃuels ils peuuent eflre enÃigne:^^ comment ils doiuent dignement fie comporter enleurs charges âmettre deuant Icursy eux les exemples des bons Princes ^d^pis, apprendre dâeux comment ils ont gouuerné leurs Efiat:^^^ comme ils fie fiant comportefien leurgouuernement:, comme ils nont eu autrefioing que de h'vtilitèpublique^ comme ils ont fiingulierementhonnoré amp;efiiméla iufiiee gylâéquité, amp;aymé ,Ãuorifie, fioulagé leurs fiubieéî:^. Quenfie deÃendans contre leurs ennemis ils ont eflé dâojn grand amp;nbsp;inuincible ' courage, qu uTont efiéreligieux, clemens, iufies, ataillans, (yâ liberaux, quâils ontfiortiÃe leurs Empires de bonnes loix, meurs, epT couflumes, amp;nbsp;afij'euïéleursperfinnesparla lufii-ce amp;nbsp;par la bien-ateillance de leurs peuples. Outre ce quâils ri ont pour legere occafion en-treprins les guerres, ains diÃmulansfiagement, amp;nbsp;comportans les iniures ontÃitfiouuent la paix pour le bien de leur peuple, ayansfieulemcnt eÃard à h'^tilitépublique non d quelques fiubtilitei^^,tromperies ,finefies,amp; njaines confiiderations nbsp;nbsp;maximes oÃifiont impri
mées en la tefle des Princes par leurs mauua'is cojÃeillers. ^ux exemples des Tyrans les Princespeuuent obfieruer le contraire, leursfins auoir eflécalamiteufies amp;nbsp;mifirables,leurs régnésbrefis,euxtucn^ouchaÃe:^, ouleurpofleritépriuéede leurfiege Ployai,leursfiucce':^ amp;fins dignes de leurs cruautete^ amp;nbsp;de leur^ie, amp;nbsp;les changemens de leurs Eflat^perni-cieux amp;nbsp;deteflables. Les Princes qui lifient nbsp;nbsp;doiuent lire les Hifloires doyuentfie gar
der que fiemblables accidens ne fondent fus eux, car bien que les perfionnes changent^ le monde pourtant ne change point, amp;fiouuent aduiennent d diuers Eflats amp;d diuerfiesper-ÃnnesÃmblables accidens en diuers temps. Pour néant fieraient les Hifloires eficritesamp; remplies de tant amp;nbsp;de fit beaux exemples fi les Princes qui les lifient nây apprenaient la maniéré de regner amp;nbsp;d -vertueufiementgouuerner leurs Efiat:^ amp;nbsp;Seigneuries, nbsp;nbsp;les autres
hommes d'viurefiagement. Defiaçonquenonfians caufieâxm bon amp;nbsp;ancien Hutheurad-monnefle les Pois de lire les Hifioires amp;nbsp;les liures qui enfieignent comme ilfà ultgouuerner les Poyaumes, car(comme iâay dit cy deuant)par la leçon amp;nbsp;liberté de ces hardis Confiil-lers qui nâont aucune crainte de parlerpriuement amp;hardiment d eux,^ qui ne craignent ny deÃaueur ny rebut ils apprennent ce que ne leur ofientdire leursÃuoris, qui ne remplifi-fientles oreilles de leurs maifiires que de chofies vaines,inutiles,^ menÃngeres,daucesg^alt;;r greables auÃdits Princes,quelquefois proÃtables, puisa la logue dommageable s d ceux q-i^ les dirent. Or ÃSirepfiiamais ily a eu Hifloire eflrite remplie de beaux enÃign'ement üro-pres d toutes conditions de perfionnes,tant aux Princes quâaux hommes particuliers (iÃnâe def laÃe aux Grecques nbsp;nbsp;nbsp;Pomaines ) celle delà France efl celle qui en ale plus: car
ÃU
OH I amour de mes Pr mees nbsp;nbsp;de ma patrie me tromperoit^ tout ce qu onpeult ä^Ãrer/voiri
^ rechercher des exemples dereli^ion deuotion jiuÃieejprudencemodeÃie^clemence^ y alliance hardieÃe^Ãj fÿ- (/f toutes autres 'vertusÃ; retrouue^t es Roys 'vos predeeeà ÃeurSjCn leur:) miniÃres tant EccleÃaÃiques que lai:^^^ en leurs conÃitutions j ordonnancesfEditSjlt;^ autres aéîions. Q^ls Roysy a il eu depuis que E d^riÃianiÃne eÃplanté au monde qui eyent plus deuotieujement emhraÃe j ny plus ardamment receu en leurs eà pritSj nyplusÃaintementÃme en leur EÃatjnyplusÃncerementÃait embrafÃera leurspeu^ piesjKy plus 'vaillamment nbsp;nbsp;conÃamment deÃ'endu ^ÃuÃenu contre les hérétiques la
religion ChreÃienne que les Roys de France? En quel autre Royaume à trouuentdffs Roys enÃintetCj deuotion^ religionjÃoy^ nbsp;nbsp;piete égaux aux noÃres? les 'yns'deÃuels ont
plante en leur Royaume la religion ChreÃienne j les autres ont ÃaitbaÃir des temples en fin honneur amp;nbsp;pour fa conÃeruation^ les autres ont fait aÃembler des Conciles pour extirper les hereÃes qui la 'vouloient f^oquer jles autres ont fait des 'voyagesÃinch amp;nbsp;des guerresfainéles aux trou parties de la terre pour la deffence du nom amp;nbsp;de lafiy de I e-s V s CHRIST, amp;nbsp;les autres ont de tout leur pouuoir ÃuÃenu, honnoré enrichi; gy défendu l Eglià amp;les EccleÃaÃiques ^gy'eu'vn c^eleÃnguliera lâextirpation des here-ÃeSj a la conÃruation de la religion ? 'TJoylapourquey entre tous les Roys ChreÃiens ils ontÃuls acquis le nom de TreÃhreÃien j lequel auecques leur couronne c^yRpyaume ils ont laifépatrimonial amp;nbsp;hereditaire à leurs fuceeÃeurs. Pour 'voir des exemples de iu~
gt; Ãiccj de 'VaillanceÃe clemence de libéralitédâautres 'vertus, quelle HiÃoirey a il au ^onde qui enpuiÃe plusÃurnir que celle de France? ny quels Roys Princes en ont e-Ãéplus doue-^ gy orne:^ que les noÃres ? DâouÃntfortis tant de^-ands Princes amp;nbsp;Cap-pita,ines qui font alle'Z chercher leur aduenture^, ^'vnEÃat aux loingtaincs regions cquiy ont acquis conquis^^ eÃabli Empires^^Royaumes^ Ducheâg^jPrincipaute:^:,gy Seigneuries? Nâa ce pas eféla France qui à produit'vn fharlemaigne ou le Grandj qui aÃit 'Voirfes armes par toute lâEurope j'yn Guillaume le Conquérant qui conquit le Royaume . dâAngleterre ^'vn Godefroy de Buillon^'idh Fouques fote dâAniouysn Baudouin fotèquot;de Flandresyvn lean de Brenne ^'vn Pierre dâA uxerre nbsp;tant dâautres qui ont efé couronci^, â
Rois de FIieruf-ilemjamp;Empereurs de ConÃantinople? 'vn Robert GiÃard^'vn Roger 'vn I Bûhemond^'vn Tancred amp;nbsp;autres defquel;^^ font'venw:^ les Rois de Naples^de Sicile ? les Guides Amaulris, les Lyons de LuÃgiien qui ont efé Roà de Cypre^de Hierufalentj gy d? Arménie?amp;tant d'autresfeigneurs qui ont eféRoisdDuc';^amp; Princes de pluÃeurs Pria pautcu^en AÃe^ en lâEuropeyome ilfe 'verra bien clairement au fil de ceÃeHiÃoire?Qt^l Royaumey a il au mondeyrnéjafermi, amp;fortifé de plus belles loix amp;nbsp;ordonnances que ceÃuy cy?Qu eÃ-ce que les autres ont'vne loy SaliquCj'vne loyÃcree duDomaine no aliean ble^'vne loy de reuerfion desAppannages^'vn telre^ement dâiceux^'vne telle inÃituticn des finacesfies Bans GâAirierebansÃes Fief^^^ des droits des 'vaffaux fubieclâ:(^? Ou eÃ-ce quon trouuera ailleurs 'vn tel reglement de tous les Efiats (?y qualité:?^, 'vn tel ordre de Jufiiee^ detelspriuileges quâa lâEglià Gallicane j telle preeminence qu à noÃre Nobleà Ãj tellefureté amp;nbsp;authorité qua nofre peuple, ry telle liaiÃn en tous Efat:^ quily a en France ? Ou fnt ailleurs ces beaux âTarlemens, nbsp;nbsp;ces belles iurfliéîions de diuerfs
fortes ? Ouef ce que les autres Roi^ ont 'vnepufance fi grande ny toutesfois fi bien réglée nbsp;nbsp;moderee? O U font ailleurs ces ceremonies des Sacres j des Pairs de France des
Cheualiers de lâordregy tant dâautres quiÃnt excellentes, amp;nbsp;qui rendent la dïLaieféde nos Rois plus 'venerable a leurs fubieél':(^,(yâaux étrangers? Quel autre Royaume a eu des Rois qui ayent de plus beaux Ãurnoms que les nofresf'vn tyant efé appellé Grand, lâautre Débonnaire j nbsp;nbsp;lâautre Sage, comme nous auons eu 'vn Charlemaigne ou le Grande
Loys le DSonnaire,Philippes xduguÃe,^Conquerant, S.Loy s, Charles le Qmnt dit le Sage,CharlesÃxieme dit le bieÃerui, ÃharlesÃeptieme dit le Ãonqueran t,Charles huiélie-me dit le Viélorieux, Loys doutÃeme voÃre ayeul dit le bon l{,oy pere du peuple, François ⢠nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;premier voÃregrandpere dit le Grand,amp;reÃaurateur des arts amp;nbsp;desÃiences,Henry vo~
Ãrepere reÃaurateur d^ la'dÃcipline militaire,^ lâamour de tous Ellats,amp; Charles yoÃre Ãere zélateur de pieté de luliice. Les autres ontrapportéle nom de quelque marque que la nature auoitmiÃe en eux,ou de quelque accident,comme Ãlodion le Cheuelu,ÃharlesMar ⢠nbsp;nbsp;tel, Pepin le BreÃ,Charle's le Chauue,Loys le Begue,Charles le Gros, Loys dâOutremer,
Hues Capet,L^s le Gros, Loys le leune, Philippes le Bel, Loys Hutin, Philippes le Long, Ãharles le Bel. Il nây a eu aucun qui ait laifé vn nom de mauuaiÃe reputation comme en quelques autresâRoyaumes ily a eudes I^oys ,lâyn deÃquels a rapporté le nom de mauuais ,l'autre de cruel,amp; lâautre de rude.Bien eÃyray que nous en auons eu quelques vns^e la premiere race inhabiles idiots jftiéis compoÃ';^^ de ceÃeÃaçonpar les tiLFIaires du Palais amp;nbsp;leurs autres miniÃres qui ne youloyent que leÃdiHs Roys congnuÃent leurs aÃ-aires ,amp; en auons eu de laÃconde race, vn quiÃut appellé Simple, vn autreÃurnomméFaineant, vices malconuenables au Roys, mais beaucoup plus toUerables que celuy de cruel amp;nbsp;de meÃchant.Et quand ce malheur eÃaduenuala France dâauoireu des Roys imbecilles,ou de lâeÃirit,ou de lâaage, oufçonne':^^ tels par leurs Alaires du Palais, Dieu lâa tellementÃauorÃee quâen recompenÃe il aÃit en meÃme temps naiÃre des Princes, Seigneuri,amp; minifires, vertueux, braues vaillans,^^ bien diÃ^oÃe^duÃens, qui par leurs vertusÃuppleans aux deÃauts de leurs maiÃrcsla relleuerentdes malheurs quiprocedoientdelâmbecilitédes Roys. Or (Sire) la louange dübel eÃabliÃ'ementdeceÃe-Ãat,des belles loix nbsp;nbsp;nbsp;conÃitutions qui leÃouÃiennent, nbsp;nbsp;des bonnes amp;nbsp;louables allions
des Roys vos anceÃres mériterait vn plus grand Åuure queceÃe EpiÃre liminaire, le re-
il nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^(gt;y 'voflre frere, njoiis {Sire, )amp; la R,oyne voÃre mere
I âeüÃes'ven mon ceuure de I EÃat^Ãtccc:^ des aÃÃaires de France im^irime, les deux pré
'I miers liures de fHiÃoire de France non imprime^i^ains feulement eÃcrits à la main,il^leut 7 auditÃu F.oy, a la friere que 'yous, amp;nbsp;la F,oyne âvoÃre mere luy enÃÃes me commander, ojous auÃt(Sire)me le commandaÃes, eHeÃrire en lan^a^e François HâE/iÃoire des Flt;ys de France ajosq^redeceÃeurs cy deuantaÃc;^ mal eÃritepar nos François, nbsp;nbsp;uÃ'e-^ ne^lF
gemment ou enuieufementtraiéléeparles eÃrangers. Et pour me donner moyen amp;nbsp;courage ^entreprendre ceà Åuure, a la remonÃrance amp;nbsp;requeÃe de MonÃeur de ydlequierqui a touÃours ayms mes eÃcripts amp;nbsp;moy,çy qui eÃpreÃque auiourdâhiy leÃeul digne teÃmoing des longsÃeruices qu en plus d^'vneÃrte ie ojous ay Ãaits des atoÃre enÃance, il pleut auÃu F,oy ijoÃreÃere me donner lâEÃat dâHiÃoriographe de France, ^me promettre beaucoup de bien nbsp;nbsp;daduancement, comme aufiÃSire) njous me donnaÃes aÃeurance de mâenÃire
deâvoÃrecoÃe,amp;demeÃirecognoiÃrequemeslongs amp;ÃdellesÃruices mes lalyeurs ordinaires recueilliroient leurÃemence.Ie me Ãnti bien heureux de ce commandement, tant pour le contentement que ïay çy qua bon droit ie doibs auoirde la bonne opinion que y os sJ^aieÃeâ:^ eurent de moy,m'eÃimans digne dâojne telle charge,quepour lâefperance qui me Ãut donnee deÃire en cela ynÃeruice aggreable a yoÃdites JVtaieÃe':^^, honnorable à voÃre race,neceÃaire a France,^profitable à chacun.Depuis lors iâayprefçue ordinairement nuit nbsp;nbsp;iour trauaillèà ceà ouurage, a laÃteur yâpeine de mon corps, aux deviens demes
années,au^and trauail de mon eÃrit,y^ d ladeéfence de ma bourà au recouurement des liures,Filtres,Chartres, AEemoires ,Enchartemens, amp;autres monuments quâil ma con-
venu aiioirpour le baÃiment d'-vnÃ^rand ouiira^e,Ãx ay abandonne amp;nbsp;quifféfnes autres
amp; les moyens de les accommoder^onr me donner tout amp;nbsp;du tout à l^ccomplijje-ment d icel^^duquel ieÃtfsjorti apres cino^ années empltryees aÃn baÃiment apres plu--fieurs iournecspajjees en eÃudcjcnÃlitude^^enÿ^and rompemÿtt de teÃe^aprespluÃeurs y eilles ^apres pluÃeurs nuits à demyyeiUeeS:,^ apres 'vnegrandeleälurCjÃuUetementjre-muement^(^ accord de pluÃeurs liures LatinS:, François amp;nbsp;Italienstant anciens cçue modernes J de pluÃeurs monuments^ papiers jTiltres^paperaÃeSj panchartesÃuillet-tees tournees. îy ay tant eu de peine^fSirc^) queà lorsâque lâentre prins ceà auure ieuÃ-ÃeÃeuoupenÃe le trauailquilyÃilloit prendre j lt;ltie iy ayprinsje meÃuÃe exeuÃe en-uers VOS AdlaieÃe:^^^ cjj' ny euà eu ny don^ny promeÃe^ ry deÃrou edj^era^ce dâhonneur^Se Ãoire.ou dâaduantage qui mâeuÃpeu induire a lâentreprendre. Mais quandie meÃuis veu embarque en ceÃe mer de trauad j amp;nbsp;des trois^uis des quatre cinqÃxÃept huidl:,neuÃ^ amp;nbsp;dix liures de ceÃouurage je nay peu ny voulu retourner au riua^e ains tiré ou du deuoir^(^ quelqueÃois du plaiÃrqu^ieprcnois eneeÃe naui^ation ^^ilmâa ÃlluÃuiurema toutte ^pourÃuiure mon voyage J amp;nbsp;aller ou le 'yentde mon entreprinà nbsp;nbsp;nbsp;de vos corn-
mandemenspouÃoit le vaiÃeau de mes eÃripts . le voyais tant de diuerÃte:^ aux HiÃoi-res qui ont parlé desÃaits amp;nbsp;des acîions de nos Foys j amp;nbsp;tant de conÃuÃon, deprolixité^
^ll^^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ed ^a.illettrs iepreuoyois tant dâenuies amp;nbsp;de calomniesÃur my que
Ãpiiois queliugementy aÃeoirj ny de quelcoÃeme tourner,, ny ce que ie deuois eÃire. ^iievouloisÃuiurel opinion de nos Hiftoriens tant des anciens Latins comme Grégoire de Tours, Hunibaud, SigiÃert, Hildebrand, Bjoegino, le Moine Ãimoinu/S ,amp; de nos Tlifioires zjdTartiniennes amp;nbsp;DionÃiennes,c^ de celle de Saint Germain despre'i^^gsr autres trouuées aux librairies.particulières, iây trouuois tant de langage nbsp;nbsp;tant de choÃesÃu-
bâerflues,aggreablestoutesÃoisapluÃeursperÃonnesquineÃamuÃent quachoÃsbaÃes,que ienâen^iouuotsÃortiramon aiÃe.Ãarle malheurdela FranceaeÃdÃgrandquâilnâyaeu que des eflrangers la plus part enuieux qui lâayentÃaite en Latin, amp;nbsp;ceux des noÃres qui I ontÃüite en ce meÃme langage,ou en Frdçois,Ãontlogs,bauards,menteurs,g;rflatteurs, amp;nbsp;en leur prolixité ne diÃent preÃque rien qufÃrue à lâHiÃoire de nosF,oys,ny à la cognoiÃace de l eÃablÃement amp;nbsp;gritndeur de ceRoyaume,ainsÃeulementÃamuÃentala deÃription de quelques comptes vains,a certaines particularité':^ des bruits du vulgaire, amp;nbsp;à choÃs de peu de conÃequence nbsp;nbsp;deÃuiSl. La plus part des eÃrangers nen parlent que par enuie ou
/â^'^ât'Cquit, Ãmble quâils nâoÃent touchera la vérité de noÃre grandeur, craignansÃpi-quer,g^ tantoÃnousaceuÃentdâvnyice,tantoÃdâ^n autre./IÃaultexcuÃer en nos eÃeri-uains FraçoisÃoit en ceux qui ont eÃerit en Latin,ou és autres qui ont eÃerit en François, la Barbarie de leursÃecles ,auÃquels eÃans les lettres eÃaintes, ils eÃoient comble':(^dâigno-rance,g^ vuides deiugement. Ãar du temps de nos premiers Foys Chilperics, Ghilde-rics,Ghildeberts,Clotaires,amp;autres,eÃant la Barbarieg^lâignorancegeneralle en France, amp;nbsp;preÃque vniuerÃelle par tout le monde, peu de gens meÃmementen FraneeÃamuÃe-renta eÃerire nos P/iÃoires: car alors elle eÃoit pleine de Gots, J^iÃgots,F^andales, Sueues, Saxons,tMldemans.,g^ Francs qui neÃamuÃoientquaâ iouer de lâeÃee ,amp;ne recongnoià Ãoient lâeÃcrime de laplume.Les Francons meÃmes qui depuisÃurentappelle:^Fraçois,amp;les Gaulois premiers nbsp;nbsp;anciens habitans de la Gaule, tourmente':!^ par ces peuples-Barbares
qui a tous coups les chaÃoient de leurs maiÃons,eÃoietÃempeÃche:g^ à Ãe deÃendre cotre leurs ennemis, gg^ eÃans chaÃc's^^à trouuoient en telle extrémitég^peine de^oiÃr quelque nou uelle demeure qu ils n auoient ny loiÃr,ny volonté,ny moyen,ny induflriedeÃrire. Et depuis la venue deMerouee en France quiÃtt celuy qui mena en Gaule les Francs ou Francons peuple d ^llemaigne, g^ qui changea le nom de Gaule en France, elle a demeuré par l e/pace depbis de quatre cens ansÃans ILiÃoiriens, ny Ãans que durant ce temps là aucun
i ?
des noÃres ait eÃcrit ainÃettide nosÃtits hormis Gregoire de Tours c^ui aÃit njn ^rós li-ure de ce Ãe pourroit réduire en la cinquième partie de ce quil contient. DeÃorte quily auoit en ce temps là bien ptu de gens qui ÃceuÃent eÃrire ou lire jamp;cepeu qui reÃoit des bonnes lettres C Ãcience dâeÃcrire ou de parler Latin eÃoitrenÃrme dedans les mona-Ãeres aux tefies des ALvines^ou des autres EccleÃofliques^ à la 'véritéperÃonnages de bonne Ãainte 'vielmals non entendus aux affaires du monde^ny polis de lâoutil desÃiences^r du bien dire^ ains à la relatiçn dâautruy^ loing de la Cour des Ã^oys amp;nbsp;Princes^ de la con-gnoiffance des affaires, amp;de lapgt;olite:^':^e du langage, eÃriuoient tout ce quipouffoit leur pîumCjOU qui leisi'venoit enÃintaÃe .Koyilapourquoy leurs liuresÃont plus plaines de ceremonies EccleÃafliques, des miracles des Saints, des allions amp;nbsp;'vies de leurs EueÃquesÃ' Abbet^ que des affaires dâEflat amp;nbsp;des Princes. Le premier de tous ceux là Ãut leÃuÃdit Gregoire, lequel ilÃult croire,comme celuy qui eÃÃul amp;nbsp;premier autheur teÃnoing de ce quâil a eÃcrit. Les autres comme Adonis EueÃque de Vienne,le ALoine Aimoinus, Si-giÃertjEguinhart,Hildebrant, Hunibault, amp;nbsp;autres qui ont eÃrit ou de lâorigine de ce Royaume, ou lâHiÃoire generatie ou particuliere dâiceluy ,Ãnt tombe:^^ ou en trop grande prolixitéjOU en trop grande breÃueté,amp;nâont parlé de la plus part des choÃs quâà taÃos,amp; preÃquepar deuinations ou conieélures.Neantmoins ils nous ont laiÃe leur opinion teà moignage eÃcrit C^figné de leur main, lequel ilÃult croire malgré que nous en ayons, amp;nbsp;ce qu au uray nousÃfauons de laÃondation ^eÃabliffement de noÃre Royaume,de la 'venue de ALerouee en Gaule,deî geÃes, 'victoires, amp;nbsp;conqueÃes de nos Roys, du progrès
aduancement de ceà EÃat cV deÃes affaires,nous l'auons preÃque emprunté des eÃran-gers.Si que nouspouuons dire que la mémoire des Roys 'vos anceÃres(Sire)Ãejlmiracu-leuÃementÃauuéeparmy la barbarie de tant dâanneeSjdurant leÃuelles on ne cognoiffoitles lettres en France,CJquot; que peuÃe aÃaüu que leur mémoire nayt eÃéaÃomméeparlâ'vniuer-ÃUe ignorance qui en ce temps là regnoit en ce Royaume. Mats il neÃeÃult eÃahirfi 10^ 'Vertu des Gaulois amp;nbsp;des premiers François neÃcognue, amp;à leursÃits par tant deÃecles ont eÃéenÃeuelis au tombeau de lâoubli, car outre ce quâils neÃcriuoient rien, neÃamu-Ãient a eÃrire,lors qu ils 'vindrentà toberÃoubs l'obeiÃance desRomains,ils laifferentper-dre leur langue receuans la Latine,amp; neÃamuÃerent de là en auant quà lâexercice des armesÃansÃe reÃouuenirnyÃucierde recommander leursÃits à lapoÃerité.Et dâauantage la ff}lendeur,grandeur,amp; clarté de l'Empire Romain qui parÃesfircesÃeÃoit rendu maiÃre amp;Ãeigncur de tout le monde,obÃcurciffoient le nomamp;la 'valeur depluÃeurs natios,leÃquel-lespour eÃrepar la ruine dudit Empire 'Venues en quelque lumière grandeurÃurent e-Ãimees nouuelles.Et ceux qui ont depuis eÃcrit de leurs origines les ont baÃies xlvÃ^l^tes à leur plaiÃr,les tirans des Troyens ou dâautres nations plus eÃognées anciennes, lesayas peintes L'vne infinité deÃblesamp; menÃonges: là où fi les François euffent eu des Hifio^ens eloquens comme les Grecgffles Romains, leurs gefie s ne deuroientpas beaucoup à ceux des autres :car les choÃes ne 'vallent que ce quâon lesÃit 'valloir, çy lesÃits des^andspet-finnages meurent auec eux,amp;auec euxfiont enÃeuelis en meÃme tombeau, fi lâartery' laplu-meL'vn bon eficriuainneles rachepte de lâoubli, amp;nbsp;lay ertunefl efiiméefinon dâautant quelleefibiendeficrite,chantee,amp; tUufireede beauxeÃcritsdâeloquentesparoUcs.De toutes ces conÃfios,diuerfitet^,prolixite:(^,amp;labyrinthes(Sirefiefiuisfiorti,^ ayfid lâHi fioire de France des Roys 'vos ancefires le mieux quâil mâa efiépofiible, le nâey pas fjeu laÃirefibien quelle le merite, ie nay peu luy donner fia perfi^ion, ne 'veux blaÃmer les mo) ts ny leur ouurage pour donner louange^aduantage au mien.ALaisÃeulementÃins preÃmption 'vanterie iediray que iâayÃit choÃc qui nâa encore efié Ãaite par autre, ny y eue de nosFrançois,amp;ay donné à lâHifioire deFrance 'vne robbe dot elle n auoit encores
eÃe paree. Jlj/ a (jettes clonesperÃonna^ei(à ce que lay ouy dire)qM la bad^ent. De^ quoy tejuu trcÃtià leferay encore d'auatage quand le ^erray leur ceuure, amp;nbsp;'vouiÃSi-re)deue^ouhadteramp;comanderquepluÃeursy mettetla main^carcefi lâhonneur des vo-Ãres çyquot; le voÃre^quay qu en 'veulent dire les malicieux i^noran?qui ne 'voudroient quelle Jùt eÃcrite.PluÃeurs eÃcriuains qui laÃrot dirot(poÃible)pluÃeurs ch^sque ie nay dites
i enauray dit qu ils ne diront pas.P our le moinsÃil:;^ me deuancet en honneur de trauail^ ié lesdeuanceray en temps,amp;neferay indigne de participer auecques eux de la gloire d'auoir Ãitl HiÃoire de France. îly en a qui laÃront auÃi bië amp;nbsp;mieux que moy,^dâautrespis, maisà le ne gaigne le premier rang entre eux, ie mâaÃ'eure de neÃre mis au dernier.
trouuè moyen de tirer la quinte eÃence de ces groÃes maÃ'es dâHiÃoires antiquesje réduire leurÃuperabondanceÃuperfluite,amp;longueur en chofis neceÃ'aires amp;nbsp;nonÃuperflues, outre cela ne mâeÃant'voulufier à nos Hifioiresamp;Chroniquesfiay tire des efirangeres amp;nbsp;des regiÃres des courts de Parlement ^des chambres des comptes, des Chartres des Eglifies, amp;nbsp;de quelques hures qui m ont eÃepreÃe:^par quelques miens amys ce que ie congnoiÃois pouuoirfieruir à ma matière .JëiPonfiulbuta eflelayerite qui efilâÅildelâHifioire,amp; fans laquelle lâHifioirefierait borgnc,mâefiantpropofiëde blafimer en la ^ie des Fois,de leurs mmifires^de leurs peuples ce quifiera digne de blafime amp;nbsp;de reprehenfion,amp;pareillement de loueramp;exalter en eux ce quifiera louable,'voulant doner a la 'vertu leguerdo de la louan ge,au viceceluy duvitupere,gyà la chofie dont ieparleray la recompëfie digne defion merite, le nay voulu (Sire)flatter nos Fois, nji ma narion,nyfiiire du blanc le noir,pourÃire mon ^ifioire cfiroppiee d'vn membre, ny pour rendre mes eficritsfiuifeéï^ amp;nbsp;rcieëie:^, gy ma reputation dÃamee du nom dâvn ignorant gy mauuais F/ifiorienamp;dâvn menteur.Iepenr-fie(Sirc) que vous ,ny aucun autre ne trouuere^^mauuais fiten mon ceuure iedificour^- librement gy hardiment des allions mauuaifies de nos Fois ,fi quelquefiois ie les blafime gy accufie,gy fit d leur exemple ie monfire à leurs fiuceeÃeurs le mal qui leur peult aduenir fiil':^^ fint le mefime: car en cela monÃrantque iefiçay gy dis la veritë,iefiiis vngrandproÃt aux Princes,aux Gouuerneurs, amp;nbsp;auxpeuplesfiil';^fiçauent le recognoifire, de les enfieigner de bien gyfiagementfie gouuerner en leurs Efiat^, amp;nbsp;en reprenant les y ices de leurs predecefi-fieurs gy les maux qui leurfiont aduenus, leur remonfirergy lesmenaÃerquenfiaifiantle mefine,lemefime leuraduiendra.Ien ay vouluÃire leflatteurny le Courtfiin,ainshF/i-fiorien,amp;dire la vérité,gy n ayfiait ce quefint le s paintresflatteurs qui paignans le 'vifige d vn homme ou d vnefimme,fid aduenture ilfiy trouue quelque imperfiëlion ou quelque ehofiedelaidl,lalaiÃent du tout, oulapaignentÃatteufiement. zS^ais iâay voulu paindre les traiëî-g^ les plus diÃormes auÃ^ bien que les phts beaux, gy parler hardiment gy librement de tout auec 'y ne hardieÃe non accoufiumee amp;nbsp;qui fiera louable gy loueede tous ons leëlcurs,comme par cy deuant iâay Ãit en mon Åuure de lâEflat gyfiucce:g des aÃaires e Fi ance,auquel i ay librement ditplufieurs chofies que deuant moy aucun nauoit voulu ny ofiedire,gyquepoÃibleonn auoitficeues. (fartantaudit ceuuredelâEflatqu en cefluy-cy i ay impugnépjufieurs chofies quifiont de la commune opinion des hommes, comme la venue e nbsp;nbsp;aramod en Gaule,l infiitution de la Eoy Salique quon luy attribue,la creation
es Pairs e France attribuée a Charlemaigne,gy autres points particuliers,ayant eÃefi ur i gy (l'Mérita le^ neatmoins de dire que iamais Pharamond nepaÃa le Fheinpouren^ treren Gau e,gy qu il ne fit iamais la loy Salique pourexclurre lesfilles fle la (uceeÃon de cej e couronne,Ãeu qu il nepaÃa iamais en noflre Frace.Surquoy quelques vns qui fi méfient epar e etout gy nefiçauent rien, gy qui penfient de leurs opinions malfindees ren-uerjer ce es quifiont aÃÃsfiur le iugement de la raifion, ont voulu dire que ie voulois exterminer es principes de noflre HiÃoire quand ie ne veux attribuer lâinfiitution de ladite loy
à Pharamc^d, Ã^ais(Sire) ce nefl cela j ains ie njeuxpurger 'vne anciene erreur meJêm-hlantque la loy Salique ejlajje:^^ ancienne nbsp;nbsp;approuvée puis quelle a efiépraôîiquee com
me loy des lâinfiitution dej^os premiers R,ois(comme vouspourre:^ plus amplement voir au commencement du premier liure de ceÃeHifioire en la vie de Pharamond) amp;nepeultfur celamon opinion donner aucun aduanta^e aux eÃrangers ty Ã:andaliÃr les noÃres ^finon ceux quiÃeÃandaliÃnt de tout hormis de ce quilspenÃnt (^Ãont. Qjpelques vns en ce point J en celuy des Pairs de France en a'autres onttrouué mauuaiÃe ma liberté de langage J diÃans que ieÃis contre le debuoirdâvn HiÃorien de vouloir oÃer à la France amp;nbsp;dbtx François l'ancienne opinion quelle a eue de la venue de Pharamond en Gaule, de ladite loy SaliqueÃite par luy^ amp;nbsp;de lâinÃitution des Pairs de France j amp;nbsp;que ceÃvn crime d'abroger les choÃes deÃquelles l'opinion eÃinueteree nbsp;nbsp;eÃritepar des i^orans qui na-
uoientÃuillette les bons uures^^creuëpar dâautres ignorans qui notny leÃfauoirry lâentendement de lire ly dâentendre les bons amp;nbsp;anciens lt;^theurSj ainsÃamuÃentade vieilsÃ-trasauÃi mal polis que leurs eÃrits.Les bonsHiÃoriens(Sire) ne doyuent en leurs eÃcrits ny en leursparoUesÃuiure les opinions du vulgaireynaisÃeulement les véritables nbsp;nbsp;nbsp;celles qui
Ãntapprouueespar véritables autheurs^oupar bonnes conieElures nbsp;nbsp;preuuesjefà ueües en
multitude bien diÃourues Ãeruent de teÃnoignage veritable^aÃÃurCj quand parla malice du temps la preuue de la vérité nous deÃaultpar eÃrits./e nâlt;y youlu aoncquesÃuiure(Si-re) en ces choÃes là ny enpluÃeurs autres lâopinion commune^ainsÃeulement la vraye. En quoy iepenÃe auoirÃait vn grand bien à lâHiÃoire de France la defbrouillant deplufieurs menteries^Ãables qui la rendent malplaiÃante amp;nbsp;quelqueÃois diÃcordante^oÃantles Le-Ãeurs du doubte de beaucoup de points deÃuels il ne trouuoient en elle la vraye intelligence. En quoy ie m'aÃÃeure eÃre aggreable aux hommes de bon iugement^, careeà à eux a qui ie veux plaire non à ceux à qui mes opinions nbsp;nbsp;mes eÃrits deéjflairront: ciiT'Ãur toutie de-
fire quâilsplaifintà voÃreMaieÃé(Sire) qui eÃes Prince veritable,,qui aue:^ toufiours ay-méa ouyr nbsp;nbsp;dire la véritédonnéeÃperance aux gens de lettres que vousÃerie':^leurÃup-
port^amp;' quelqueÃois voulu lire nbsp;nbsp;ouyr les FfiÃoires. Qe que iepuis dire veritablemétpour
lâauoir cognu des yoÃre enÃance^au temps auquel iauois ceà honneur dâapprocher de^oÃre perÃnncjde 'yousÃaireÃruice, dene tenirpas le dernier rag en ma qualitéde y ous auoir quelqueÃois diÃcouru pluÃeurs belles HiÃoires tant desj{pis y os aneeÃres que des autres ^^yaumes nbsp;nbsp;EÃats.EtÃmaintenant que yous iouiÃ'e':!^ de la paix donnée à vosÃubiets^,
ilvousplaià quelqueÃoisprendre la peine de lire ceà Åuure qui vousÃera autant ouph^^ proffitableque quelques autres qu on vouspourroit preÃenterje mâaÃeure quâil vous donnera tant de plaiÃr amp;nbsp;de contentement què vous n appellere':^ pas cela peinequapres le plaiÃrJe praÃt yous en yiendra^quiÃntles deux choÃes quâon peut recueillir de la leélure des FfiÃoires J nbsp;nbsp;de toutes autresÃiences. Les Princes {Sire) doiuent lire les FfiÃoires de
leur patrie ^nation^gy Ppyaumcjpoury y oir les yies^ aélions de leurs aneeÃres^ les loix ordonances par euxÃaitesje cours de leur regne nbsp;nbsp;Ãigneuricjgy* pour reie fier les mau-
uais exemples d'iceuXjamp;â imiter enÃtiure les bons. Sâils veulent lire ( comme ils le doiuent quelqueÃoiiÃaire) amp;Ãils veulent entendre des beaux diÃcours^eeà à lâFfiÃoire de leur EÃat a laquelle ilsà doiuent attacher premièrementj amp;nbsp;recueillir de leurs predeeeÃeurs les meubles de leurs vertus comme ils en ont recueilli laÃucceÃon.Ily a longtemps^ {Sire) que ceà Åuure vous promu yantpar moy que parautruy.Des que vousÃtÃes arriué en vo-Ãre P^yaume ie vous enfis la promue à Lyon j depuis quelques mois en cefie yille tÃFonfieur de'Eiron qui prend autant de plaifir déliré lesFtifioires quâà leur donner vn bonJubiefl de parler de liy vous en afiuuent parlée amp;nbsp;donné enuie'de la voir. tournois d Auril dernier {Sire)ie vous enpreÃentay en voÃre cabinet au Louure les dou':^^premiers liureSj,
quiÃiitprofejjjon deÃtftortÃr les bonnes lettres.DoncijueS:,(Sire) maintenant o^ue \sohs a~ ue':^^ donné à 'voÃre B^oyaume la paix tant deÃree^neceÃ'aire^ en lionneÃiiÃn pour les let-tresamp;pourles liuresje ojous donne toutl'ceuure entierÃelon mon intention premiere complet de'vinpy-(juatre hures J depuis Pharamondpremier des ^rançons iufquesà la mort de Charlesfeptieme ,nayant 'vonlupaÃer oultre pourijuelejues conÃderations c^ue i ay miÃes dedans la Preface de ceà Åuure nbsp;nbsp;nbsp;leÃquelles ie n^y 'uouiu mettre icy de crain
te dâennuy er 'voflre Maiefléde trop lon^ diÃcours. Toutesfois(Sire)Ãcecy âvoiis eflaggrea-hie amp;nbsp;quâil njousplaiÃe me commander de pourÃuiure^ie leÃeray auecques banne f^ranc^ qua lâimitation des Bois ojos predeceÃ'eurs qui ont aymeamp;fruoriÃe les lettres hanore les lettre'^ dâhonneursamp;de biens njous aure':^ treÃgreables mes labeurs, amp;âvous reÃigt;uuiedre:(^ des lon^s fidellesÃruices qu en plus dâaineÃorte ie 'vous ayÃits des'voÃre efface cir ma ieuneÃe,C^queÃurceux qui trauaillenépour lepubliq 'yousfereâs;^ reluire les rayons de 'vo-fire libéralitéJeÃquels 'vous red^ande:^Ãur tant dâautresperfinnes qui nâont en main les outils pour immortaliÃer'voflre nom amp;pourÃire à 'voflre Maieflé flruice en plus dâ^vneÃa^ fon,comme ont quelques -vns de ceux quifl meflent dâèflrire.
SireieÃuppliele Créateur 'vouloir longuement conÃeruer 'voflre.Maiefléen touteprofl ptriiéfanté,amp; honneur,au bien amp;nbsp;repos de voflre Royaume^ li^ donner tresheureufe amp;nbsp;treflontante yie. De Paris au mois de Juillet. 6.
Voftrctrcshumblc amp;nbsp;trcfobeiffantferuitcur amp;fubieól.
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AD «ENRICVM TERTIVM REGEM GAL-
LIARVM DE REGVM GALLORVM H I S T O R I
à B. Gir^do Haillanio primum colicóla amp;nbsp;digcfta.
ÃO. AVJlt;ATVS POETA REGIVS.
'n Gaüoram Maiefias /parja tropheiSj
Orbis terrarum qua patct yfquefuis, no nonpotuit quia tota 'volumine claudi: Seâbafuit'variis ante 'voluminibus.
Corporis Ct* tanti miÃre diÃe^a iacebant ÿ'ix membra innumeris inuenienda locif
OrpheaÃc ThrejÃasper rura cruenta Poëtam, Bacchum Titanat dilaniaÃÃÃerunt.
KtBaccho Ãmulj èr Bacchi orgiaÃcracanenti, Exitus ^Ãierit par necis exitium.
Sedgenitor caÃus miÃerandi /uppiter^vltorf Pofiquam TitanosÃilmtneÃufiulerat: 'DiÃeälos Bacchi Phcebo legere imperat artut, ParnaÃi leëlos amp;nbsp;tumulare iugo.
Glauco tarnen Pallas corÃuffurataj,recenti nece dum tremulapalpitat ypjne manu:
Hoc ÃbiÃeruauitDea quo cordatioreÃet: /ndeÃbi nomen PaUas^^ ipà tenet.
Sic Franca HiÃoria corpus dum turpiter olim Scriptorum turba depopulante iacet;
Tertius H EN r i c v Sj Gallorum Tuppiter^ter, Hoc miÃransjproauos 'vltus amp;nbsp;IpÃÃuos^
Q^rum aÃeälijuerantper membra labores^ /nÃcelix laceri corpus 'vt Hippoliti:
Hon Phcebum acduitÃed Phcebo patre creatum Girardum^ ojtf^arÃas coUigatHiÃori:^.
^jMS non:,relliquias vtEacchij monte reponat: P^e^iaÃed voluat noële dieque manus.
Cordaque totPjegtttnÃcÃuÃuretur auorum. Itéra ceu P alias^iungat nbsp;nbsp;illaÃto.
FaSius amp;nbsp;hincBegum Bex cordatiÃimus 'vnuf, Omnes vincat auos cordepotenteÃuos.
PREFACE
à mâacquitte,Leclcurs, entiers vous de la promefle que ievous fis il ya quatre ou cinq ans de vous faire quelque iour voir JâHifioire de f rance,amp;defife quâelle vous lôit aufii aggreable que ievous puis afl'eurera-uoir pris beaucoup de peine amp;nbsp;de trauailau baftiraenc dâicelle. Si elle ne peut plaire à to us,com me ie fçay bië quâelle ne pourra plaire aux délicats, aux ignorans, amp;nbsp;aux enuieux( aufquels aufli ie ne Veux plaire)qui donneront leur ibt, leur ignorant J amp;nbsp;leur enuieux itige-ment itir eile,iemâaiïeurc quâelle plaira a cetixlà dâen
tre vous qui trau aillez, qui fçauez cc que vault lâaune du labeur, qui auez le iu-gement purgé de toute paflion, amp;nbsp;qui exeufez honneftcmentles faultes amp;nbsp;inaducrtances quifepourroienttrouueren vnfi grand Åuure.Or,Ledçurs, combien que les Hifi:oires,ou pour mieux dire les Chroniques de France ayent cy deuant elle eferites par quelques François amp;nbsp;autres tant en Latin quâen no-, ftrelangue, fl eft-ce que (fauf lâhonneur que nous deuons tousala mémoire des trefpalTez qui ont trauaillé pour loipublic amp;fait ce quâils ont peu) il nây en a encores eu aucun pour le moins de ceux defquels nous ayons les Åuures entre mains qui lâait traidée de la façon que ielatraiólc,ny quiluyait donélelu-ftre qui appartient à vneHiftoire. lenâaypaspeu attaindreala perfedion qui y eft requife,mais pour le moins lâay-ie mife en vn ordre auqu el les autres nâont feeu attaindre. Gregoire de Tours, le Moine Aimoinus, Hunibaud, Sigiberr, Rhegino, Hilbebrad, amp;nbsp;autres lâont eferite en Latin tel quâil plaifoit à la Barbarie de leurs temps, aufquels pour les guerres que plufieurs cruelles natios amenèrent en Gaule les bonnes lettres eftant efteintes, les bons liures bruflez ou ca-che2,amp;les fcienccs enfouyes fous terre,ils ne peurent ny bien Latinement,ny a-ueciugement,ny aucclacognoiflancedes bons Autheurs eferire lâorigine,ny les geftes des François.Dâauantage pour ce que la plufpart de ceux la efloiêt per fonnes Ecclefiaftiques,(cfquels fouis ce peu de Latin qui reftoit de ces Barbares eftoit reflerré ) amp;eftans eflognez des Cours des Princes, amp;dela communication amp;nbsp;intelligence des affaires dâEftat, ils ont plus eferit des ceremonies amp;nbsp;autres chofes de lâEglife amp;nbsp;de la vie de leurs Prélats que du vray commence-ment) amp;nbsp;accroiffement de ceft Eftat, ou des negotiations,affaires, menees, praôriques,conqueftes,entreprifes,amp; confeils des Rois,princes,^ cappitaines. Ceux qui font venus apres eux,amp; qui ont fait les Hiftoires Dionifiennesamp; Mar-tiniennes, celle de Sainôt Germain des prez, amp;nbsp;dâautres quife treuuent es libraires particuliercsamp;generalles eflofont pareillement gens dâEglife, amp;nbsp;la plus parc
Moines dlt;*S.Denis amp;nbsp;de S.Germain des prez,perfonnages de bone amp;{à inte vie amp;de bon zcle,mais manques de iugement,dela cognoiffance des negotiations, amp;nbsp;de la grace du bic di^e qui efl: nee en noftre Fracc depuis 50. ans. Il faut excu-fer en eux la barbarie de leurs ficclcSjaufqls ils eftoient les mieux difas, amp;nbsp;louer leur bonne affeólió,^ la peine quâils ont prife à eferire ce quâils auoiêt trouuc ez bouquins de leurs deuancicrs,amp;ce dont ils auoient aduis par ceux qui manioiêt les affaires, ou qui fortoient des Cours des Princes, ou qui leur donnoient des memoires de ce quâils auoiêt rccuilli. Apres ceux la font venus quelques Gctils-hâommes,corne Geoffroy de Ville-harduin,amp; lean Sire de loinuille, puis Alain Chartier qui ont fait lâHiftoire de leurs ficelés, amp;nbsp;quelques autres comme Bernard Guidon, amp;nbsp;Guillaume de Nan^s, amp;nbsp;en apres lean Froiffard,amp;: Enguerrand de Monftrelet,à la vérité tous grands perfonnages pour le temps qui les fit nâiîbr^''^^u{qucls nous deuons beaucoup, rgais encore y a il en eux de la prolixité en certains endroits plaifate,en dâautres affez fafeheufeSe fuperfluc es cho fes qui ne touchêt rie à la vraye niftoire.Car les vns Scies autres famufent à défi criredes dialogifmcs dâeux mefmcs auec quelques au tres j des dialogues dâvn ^entilhóme à vn autre gcntil-homc,dâvn capitaine a vn foldat,de ccftuy cyamp;dc ceftuy là ,des apparats des feftins, leur ordre, leur ceremonies^ leurs confitures, leurs fiiulfcs, les habillemens des Princes amp;nbsp;des feigneurs, le rang comme ils c-ftoient aflis, leurs embraffemens, amp;nbsp;autres telles menues choies amp;nbsp;particulari-tez P bilan tes à racorapter emcoramun deuis, mais qui nâappartiennent en rien à lâHiftoire, laquelle ne doit traiôler quâaffaires dâEftat, comme les confcils des Princes,leurs entreprinles, amp;nbsp;les caufes,Ies cffeêts, amp;les euenemens dâicelles, amp;nbsp;parmy cela mefler quelque belle fentencc qui monftre au leêleur le proffit quâil peult tirer de ce quâil lit. Bien peult elle quelquesfois quand il en eft befoing, amp;nbsp;comme en paffant, amp;nbsp;encore auecqucsiugcmenttraitfter quelquâvncdeccs chofes menues deffufditcs, mais de fy atftufer amp;nbsp;en faire au milieu dâvnc negotiation vn grand chapitre entier, cela fert pluftoft à remplir le papier, amp;nbsp;à donner plaifir à ceux qui ayment tels difeours quâau fait de la matière de lâHiftoire, ny quâà enfeigner. Apres font venus dâautres efcriuains Latins qui ont fait Fni-ftoire de France. Robert Gaguin lâa brefuement amp;nbsp;toutesfois aflez bien effrite félon le temps auquel il viuoit. Paul Emile vint apres qui lâa elagamment amp;nbsp;La-tinement Elide,mais trop brefuemet es affaires de France,amp; plus eftendue quâil ne feroit befoing aux guerres fà indes, aux Schifmes de lâEgliff, ôc aux affaires dâItalie. Plufieurs eftrangers lâont pareillement effrite, ou par leurs autres Hi-ftoires ont parlé dâelle, les vns en Latin amp;nbsp;les autres en François. Hunibault en-uironlâandc faluteinq cens a fait celle depuis Pharamondiufquesautempsde Clouis.Hubert Leonard a fait vn Åuurc de lâorigine des François,lean Trittem en a fait vn de leurs geftes depuis quatre cens vingt trois ans deuant lefus Chrift iufquesenlâan de blut 1500. Herman le Comte a effrit les geftes des François iufques en lâan 15x0. Rupert a effrit les geftes des Gaulois contre les Sarrafins, lean le Maire de Belges a fait lâHiftoire Belgique, Beiffel celle de Flandres, Ai-mond celle de%Ducs defBourgongneamp;des Comtes de Flandres,dc Brabant,ôc de Hollande depuis la guerre de Troye iufques à lâEmpereur Charles leQLiint, ôcvne infinité dâautresHiftorics ont fait ou vne Hiftoire particuliere de la France , ou parmy les leurs vniuerfclles ou particulières de leurs natios ont parlé des
$;efi:es Seasons des François, les vns auec paflion amp;nbsp;menfonge, amp;nbsp;les autres rvne,amp;fà ns lâautre.Et veu que nous auons eu à traiéler affaires amp;nbsp;negotiations,amp; â fare guerres auec les Empereurs,les Papes,Iesllt;oys dâAngleterre, les Comtes deFlandreSjles Roys dâEfpaigne,les ducs dcBourgogne amp;nbsp;de Sauoye, amp;nbsp;autres P(tentats,ôr que nous auons fait des guerres en Allé amp;nbsp;cnAfrique cotre les infiddlcs,en Italie ou pour les Papes, ou contre les Empereurs ôc Roys deLombaidiCjOU en fnieurdes Geneuois ou des Florentins, ou alaconquefte du Royaune de Naples, amp;qucnoftre France a cfté brouillée de Schifmcs de lâEglife, ôcque nos Rois ont efté fi grands, firedoutables,amp; fi eiftrcprenas quâil nây a lieu, r;giô,ny nation en la terre qui nâait fentiamp;veu leurs armes,receu leurs fecourSjOt eu frayeur de leur nom,amp; auecques qui ils nâayent eu intelligcccs ôc negotiatics, il eft impoflible de lire les Hiftoires des Papes,des Empeîeurs, dâItalie,dâEffaigne,dâAngleterre,de Flâdres,deBourgogne,des guerres faintes,des Tiircs,desSarrafins,amp; de toutes les nations cy deÃTul-nommeeSjquâô nây voye, life, amp;nbsp;appregne quelque chofe de la France.Nos premiers Roys de la premiere race de.Pl aramond ont eu des affaires en Italie, en Efpaigne,amp; en Allemaigne. Charles IcGrand a fait reluire fes armes par toute lâEurope amp;nbsp;par delà . Sa pofte-rité auecques la France a tenu lâEmpire dâItalie amp;: dâAllemaigne parplufieurs fiecles.Larace de Hues Capet a plante fes armes amp;nbsp;fes enfeignes en tous les en-droiéls derAfie,ôr de lâEurope,amp; en lieux infinis delâAfrique.Elleadonnéles Empereurs a Confiantinople, amp;nbsp;les Roys à Hierufalem, a Sicile, a Naples, à la Cypre,à la Candie alâArménie, les Princes amp;nbsp;Ducs a toutes les Principautez deTAfic, amp;:dclaGrece .Les François depuis quatre cens ans amp;nbsp;plus ont eu guerres,affaires,amp;negociations auecquesles Anglois^auecques lefqucls qntj-îlé faits foixante fix Traiftez de paix.Nous auons eu longues guerres auecques les Comtes de Flandres les Ducs de Bourgogne. Qui efi doneques celuy qui pourra bien faire lâEIifioirc de France qui nâait leuamp; qui ne life toutes les Hi-fioiies de toutes ces nations, qui ne regarde ce que les François y ont fait, Sequi ne tire de la ce qui doit feruir à fl matière? Et comme les affaires des François amp;nbsp;des Anglois depuis quatre cens ans font tellement liez enfemblc quâil nây a eu preique année en laquelle ils nâayêt eu a defmefler quelque chofe enfcmble, ou à fâentreguerroyer, ou à fèirs des Trefucs ou des Traitiez de paix entre eux, il fauhque celuy qui fût lâHifioire de France voye celle dâAngleterre, amp;; quâil accorde les contrarierez qui font entre les deux, foitfur les années, fort fur les caufes de l.a guerre,ou de la rompture de la paix, ou de lâeuencmcnt de lâvne ou de lâautre,ou des ôccaGons dâvne bataille, ou de la fin amp;nbsp;vidoire dâicelle, ou du nombre des morts,ou dâautres telles particularitez : car il y a entre elles bic fou-ucnttantdc differences de leçons,ôede narrations de telles chofesfeomme chacun efcriiuin fauorife fa nation)que lâAnglois blafmera le François de la roptu-rc dâvn Traiclé,le François luy en reieélerala coulpe, amp;ainfi des autres poinéfs cydeffusdeduits.Autant en efi il des autres Hiftoires des autres nations auec ques lefqudles nous auons eu affaire. Doneques il mâa fallu lire devoir tous ces autheut;, accorder les temps, amp;nbsp;quand iâay peu,les opinPons diuerfesdes caufes des guerres dâentre nous amp;cux, amp;nbsp;des caufes amp;nbsp;y fin es des Traiefezde paix,ou dâautres negotiations faites auecques eux. Dequoy ic fuis forti le mieux quâil tnâa eftépofirbleauecques vne peine quinsfe peut nullement croire ny comprendre que par ceux qui l'ont efprouuéc. le puis bien dire fans van-tericqueiefuisle premier qui ait encore mis en lumière THiftoire entière de
⢠nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;PREFACE
⢠nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;France en difcours amp;nbsp;fil contenu dniftoire. Car ce que nous avions vcu cy de-
uanr tant des Hiftoires Martiniênesamp;Dionifiennes,que des Chroniques de Ni-colle Gilles,ce fontfeUtement Chroniques quinefamufent pas à dire les caules amp;lcs confeils des entreprifes ny des fuccez des affaires, ains feulement lâeuenc-ment amp;nbsp;fin dâiceux parles années, fins narration du difcours quieft neceflaire amp;nbsp;requis â lâHifloire.En celafcomme iâay dit)il fault exeufer les tempsamp; les per-fonnes qui les ont eferites.Bien elf vray que François de Belle-foreÃ: duquel les iqimenfes amp;nbsp;indefitigables labeurs méritent grand honneur amp;: recompenfea augmenté, enftchi, ôc illuflré Icfdits Chroniques de Nicolle Gilles, non feulement dâHiffoires par elles obmifesamp;de correôfion de ce qvTel 1 es auciét mal dit, mais aufli des caufes, confeils, amp;nbsp;difcours requis en la delcription des Hiffoi-reSjComoil a aufii fait en THiftoire des neuf Charles. le ne puis alfezmelhahir, Lcôleurs,de ce que vcu que la France depuis ans a produit tat dcxcellens ef-prits,ornez de tant deloquentes langues,amp; de difertes plum.es, les vns defquels ont de leur inuention fait tant de beaux liures en toutes fciencesamp; arts, amp;nbsp;les autres en ont tant traduiét de.Grec Ãd de Latin en François,mefinemet des Hilfoi-res,toutesfüis il nây en a eu encore aucun qui ait ofé ou voulu en fi langue eferi-reJâHilfoire defesRoys amp;dcfi nation, veumefmement quâil y en a qui fça-uent amp;nbsp;bien dire, amp;nbsp;bien eferire, amp;nbsp;qui ont aux trefors de leurs memoires, amp;de leurs librairies tat de belles antiquitez,amp; tant de beaux monuméts, liures,Char tres, amp;nbsp;panchartes dâicclle. On dit quâil y a auiourdâhuy quelques excellcns ôô doéfes perfonnages qui y mettent la main, ôe qui veulent defployer à la France amp;nbsp;effaller aux yeux des viuans amp;nbsp;de la pofl;crité,vne belle Hifloirc Françoife.Si lean de Saint André Chanoine denoftre Dame de Paris, Claude Fauchet Pre-/Tdent aüx7vlohnoyc?7Charles de la Mothe Confcillcr du Roy enfon grand Confeil qui ont plufieurs beaux monuments de PHiftoire de France amp;nbsp;qui ont en main les outils dâefcrire,Loys le Roy dit Regius,duquel les Åuures Philofo-phicques amp;nbsp;Hifforiens courent par le monde,Rcné Chopin qui a fait ceff excel lent Åuure de Domanioamp; autres liures,Effiéne Pafquier auteur des recherches deFrâce,leaj^din auteur de ccffâexcelléteRepubliquc,nô encore veuë en Fra--cÃv...-»- ce amp;detant dâautres Åu tires, AiidrcTlieuet CofmographeduRoy qui a fait ce-fie Cofmographie replie de chofes fi rares, amp;nbsp;Pa pi ri us Ma (Ton qui fait en Lütin vne brcucHifloire de nos Rois,tous doéfes,rares,amp;excellens perfonnages,chacun en fv profeflion,amp; qui ont leurs teflesamp;leur librairies replies de tant de belles chofes appartenantes à lâHifloire de France vouloiêt employer le têps à lâef-crirc, enpcLi dâannecsnotis la verrions la mieux eferite quâautre quifutonc,amp;: pourriôs efperer quâen bien dire,en belles chofes,ôé en beaux cxêplcs elle ne dc-uroit rie aux Grecques ny aux Romaines. Tous quelquesfois concureroient amp;nbsp;faccorderoict en vne chofejlâvn y en mettroit vne que lâautre nâauroit pas veuë, amp;nbsp;lâautre vneautre,amp; ainfi cflat par diners bos autheurs eferite, elle nousfour-niroit de toutes les parties requifes en la perfeéfion dâvn HÃloire accomplie amp;nbsp;parfiiéte. le ne me puis perfuader quequclquâvn de ceux là ( ou poifiblc tous) nây mette aufiî Ãjflla main, car oultre lebruiéf qui en court, la grande con-gnoiffance quâils ont des afEiires de la France, les beaux monuments quâils ont dâelle, amp;nbsp;la profeflion quâils font dâefcrirc,les doibt conuicr,fur penfer, amp;nbsp;nous donne opinion amp;nbsp;efperance que nous laverions bien roll ou quelque iourfortirbien parée de leur boutique. Que tant fâen fault que ie fuffe marry, ny ialoLix, ny cnuieux de,voir quâeux ny cinquante autres fattachaflent a mefnic
AVXLEGTEVRS
mcfmefubicóE amp;nbsp;matière que moy quâau contraire ie vöudróis quenoftrehi- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;*
ftoire rcncontraft vn auifi grand nombre dâefcriuains pour la defcrirc quâellc en eft digne. Chacun en cela ( comme en toutes autres ckofes) fait ce quâil peutj
amp;lesceuures des vnsnedoiuentdeterrerlesautresapourfuiurc amp;nbsp;a bien faire: nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;«
fl parmi tant dâefcriuains qui lâont défia commêcce, ou ^ui apres moy lâefcri- *
ront ie ne tiens Tvn des premiers rangs ie pourray poflible efperer de nâeftre pas mis au dernier, lây ay fait (leôlcurs) ce que iây ay peu, iây ay trau aillé par lâcfpace de cinq années, iây ay defpcndu plufieurs iournees amp;: deminuiôtees,plufieurs * veilles, eftudes, amp;nbsp;folitudes y ont efté employees, amp;nbsp;plufieurs liures, chartres, monumens, panchartes,papiers, amp;nbsp;paperafles y ont efté lcues,fueillettees,tournees,Screnuerfees .lâay eu plufieurs lïurcs, Latins^ François, amp;nbsp;Italiens traittans les hiftoires de France,dâAngleterre,dâAllcmaigne,dâItaIie,dâEfpaignlt;,de Flandres,dâEfcofle,de Bourgogne,d^Bretaigne,dâAniou,de Berry,dâAquitaine, des guerres fiintes en Afie amp;nbsp;en Europe,des vies des Papes amp;nbsp;des Empereurs, amp;nbsp;v-neinfînitédâautres,aucc infinité de panchartes amp;nbsp;anciens monuments. De tout celaiâay tiré la quinte cfience,ie lâay diftillée à lâalambicq de mon iugementamp;dc mon traiaail,ie vous en fais voir la diflillation par ce mien Åuure,amp; vous confef fc gencreufement que ie me fuis feruides Åuurcs des autres tantLatins queFra-, çoiSjôc tant morts que viuans. lâay fuiui en plufieurs endroits amp;nbsp;chofes lâordre' de Paul Emile,eh dâautres non,en dâautres iâay fuiui Gaguin^en dâautres Guillau me Archcuefque de.Thyr,en dâautres Polydore Virgile Hifloricn Anglois, en dâautres nos Chroniques amp;nbsp;Annales, amp;nbsp;ainfi en autres endroits iâay fuiuy les Authcurs'qui me fcmbloiêt auoir biê efcrit cc dont ievoulois parler.Et à fin que ie ne fois ingrat enuers ceux qui mâot accomodé de quelqs Åuures defquels iâay tiré de la matière pour le baftiment dâvn fi grand edifice plufieurs de mes amys mâot fccouru de quelques Monumetÿamp;liures rares,des fleurs defquels iâay orné mo labeur. Philippes Hurault leigneur de Cheuerni,duqucl la librairie outre les autres raritez quelle a, efl: poflible la plus riche nbsp;excellente de ce Royaume en
trefois de lâantiquité de la France,mâa fait voir long têps a plufieurs belles amp;nbsp;excellentes pieces, la comunicatiori defquelles mâa doné vnc grade intelligêce de plufieurs chofes non vulgaires.lean de S. André duql iâay parlé cy deflus, amp;nbsp;qui pareillemêt à plufieurs belles antiquitez de nos François, mâen a fait vné bonne amp;nbsp;liberale part.Guillaume de Haultemer feigneur de Faruaqsamp;Cote de Gran-fey mâa accomodé dâvn gros vieil liure efcrit à la main, trouué entre les threfors de fes ancefl:rcs,duquel iâay tiré plufieurs belles antiquitez peu cognues des no-
Noël du Failh fieur de la Heriflaye Confeiller du Roy en là Cour de Parlement de Bretaigne gentil-homme plein de dodrine amp;dâintcgrité mâa fcmbla-blement enuoy é de Bretaigne vn autre vieil liure efcrit à la main,tiré de la librai rie des anciêsDucs deBretagne,auql iâay trouué plufieurs belles chofes.Fraçois deNoaillesEuefque dâAcqs,cognu par tout le mode,pour les Ambaflà desamp;nego tiatiôs quâil a faites par toiles endroits de lâEurope,ôcauec leql iâay efté en fèsAm baflà des dâAngletcrrcamp;de Venife,depuis z. ans mâa enuoyé dcCoftà tinople vn vieil liure efcrit à la main en vieil |Frâçois,traittât les guerres fifintes des Fraçois en A fie, amp;fait par vn François duql le no cft fupprime.Dc ceft Åuure là , iâay tiré plufieurs difeours des guerres fiiintes des noftres.François deGirard mon frere Seigneur duHaillamâa enuoyé de Bordeaux,plufieurs papiers cocernas les affai res de lacuy éne recueillis par feu Lois decirard noftre pere,amp;pà r Gilles,Marc,amp; ** ij
K g A-
kichard deGirard noftre grad pere,ayeulamp;bifayeul,les deux derniers dcfqucls viuoiet en Bourdelois en charges honorables du teps que la ville de Bordeaux amp;nbsp;le pays de Guyenne durent réduits en lobeilTance des François en lâan mille quatre cens cinquante-vn. Dâauantage ic me fuis ferui des labeurs de plufieurs excellens perfonnagîs viuansamp;morts,amp; quelquefois dâiceux iâay tiréjdiXjquin-zcjvingts lignes,quelque fois vn, deux, trois fueillets entiers de leurs Åuuresôc liures,îans y changer quelque fois que bien peu de mots,amp; quelquesfois iâen ti-rcys la fubftance, ou les mots en la matière qui me fembloient propres à la mié-ne.Ce queievêuxbien hardiment amp;nbsp;genereufement confefler, à finqueienc fembleeftre vn plagiaire,amp; que ie ne veuille frauder autruy de la louange de ce qui luy appartient, ny luy defnier ce que iâay pris de luy. Et voudrois que ceux qui viendfot apres moy fuffent aufli hardis à fe feruir de mes labeurs que ie Iâay efté a me fèruir des Åuures de ceux qui mâontâdeuancé, car iâen fcrayaufi peu marri que les autres le doiuent eftre de ce que iâay prins dâeux,amp;ccux quife fer-uiront de mes labeurs me feront le mefme honeur que ie pêfe auoir fait à ceux des Åuures defquels ie me fuis ferui.Les diligens ôtlaborieux labeurs defeuleâ du Tillet greffier Ciuil en la Cour de Parlement de Paris mâont beaucoup ferui en la defeription des Eftats amp;nbsp;conftitutions de France, comme iâay cy deuat dit en la preface de mon liure de lâEftat amp;nbsp;fuccez des affaires de France.Le liure des Recherches-dâEftienne Pafquier mây a auffi grandement aidé. Quelquesfois de la verfîo^h de Paul Emile faite par lean Regnard fieur delà Minguetiere iufques au Roy Philippes premier, des Chroniques de Frace illuftrees par François de Belle-foreftjde fon Hiftoire des neufCharles,dcs Annales de Bourgogne faites par Guillaume Paradin de Cuifcaux,des Années de Flandres bailies par Pierre dâOndegherll natif de lâIlîc en Flandres, amp;nbsp;dâautres Hilloires tant anciennes que modernes iâay prins demye page,quelquc4bis vne,deux,ou trois entieres,quel-quefois auec changement de quelques parolles,amp;quclquefois des fcntenccs amp;nbsp;de fil de difeours, Dequoy qui ell-cc qui me pourra blafmer puis que ie voyois toute au long bien deferite la matière que ic voulois traiâ:cr,amp;que ie le confefi fe là ns aucune contrainte?Qijant à la dilpofitio, la methode, rordre,amp;le langage de lâÅuureie nâen dois rien quâà moy feula qui Dieu a fait la grace d auoir là ns ayde dâautruy mis la dernicre main à cell Åuure. Or comme les gouHs, les opinions, amp;nbsp;les iugemens des hommes en la Icóture des liures, amp;: mcfmement desHÃloires font fi diuers que ce qui plaill à lâvn ne plaill pas à lâautre,amp;que ce-lluy cy y defirera vne chofe, lâautre vne autre ,ie fçay bien que les plus délicats oupolïible les moins entendus amp;nbsp;les plus ignoransfamulà nsfur vn pontille, tà toll en vn endroit,tatoll en vn autre,trouucrôt quelque chofe à rediras vns pouffez dâcnuieamp;de ialoufic de lâheur q iâay eu de mâellre aquitté de ma promef leamp;dâauoir fait ce gros Åuure,les autres de leur ignorace,les autres de leur mali ce accoullumécjamp;les autres fà s Içauoir rédre raifon de ce quâils y defirerot.Lcs vns lèlo leur profclfionSc naturel cffiquancront mon nomamp;mes eferipts, corne ils ont fait ceux c^ue iâay fait cy deuant, les autres qui ne famufent quâau Ipeda-cle des chofes qui ont plus dâapparence que de proffit amp;nbsp;qui ay ment plus les ceremonies amp;nbsp;les apparats que ce qui ell de lâEllatjfucillctteront mon liure, pour voir fi ie deferis au long la maniéré du là cre des Rois de France à Rheims,amp; tou tes les ceremonies qui fy font.Les autresvoudront voir les ceremonies d vn entrée,ou dâvn enterrement dâvn Roy,de lâentreueue dâvn Roy amp;nbsp;dâvn Empereur, celle
Celle dâvn Roy amp;nbsp;dâvn Pape,lâapparat, lâordre amp;nbsp;la magnificence des feftins des
Rois aux Princes cftrangers. Les autres félon leur humeur amp;nbsp;leur capacité de- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;*
mandcrôt d autres chofes,amp;fils ne les trouuent,incôtinent ils blafineront mon nom 5c mon labeur, amp;nbsp;reieôleront mon liure. Vn autre qui aura leu Froiflard ÃcMonftrelej amp;Igsautres hiftoires amp;nbsp;Chroniques qui dififlnttout, amp;nbsp;qui en nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â¢
vnïiëgëde ville, en vne ceremonie royalle, en vne efcarmouche,en vne battail-le, voire en la moindre faólion de guerre ou autre chofe nomment tous les gentilshommes , efcuy ers, amp;nbsp;quelquefois mefme vn fimple foldat amp;nbsp;vn vallet fans ⢠quâil ait faiél aucune chofe fignalee, trouuera mauuais que ieneblesaye nommez comme les fufdits Hiftoriens. Le Gentil-homme ou autre qui aura trouué parmy ces papiers au fonds dâvn coffre de là mailbn, ou dedans quelque vieille Chronique, que fon bilayeul paternel ou maternel ou quelque fien parant ou allié de bien loing ou quelque aufl'e ait fait quelque chofe remarquable en vne guerre ou autre negotiation, fera feandalifé de ce que ie nâauray point fait mention de luy. Vn autre mâaceufera dâvne autre chofe, amp;nbsp;trouueramauuais queie nâaye dit tout ce quâil defireroit qui fut en mo Hiftoire,amp;nâaura pas le iugement de cofiderer que ce feroit vn labeur qui nâauroit iamais fin de vouloir dire toutes les chofes menues, amp;nbsp;nommer tous les noms des hommes qui ont participé a la gloire de quelque entrepri{c,ou qui ait aflifté à quelque affaire. Apres la vérité (quia efté mon feul but )iâay voulu feulement eferire ce qui appartient aux affaires dâEftat,qui eft le vray point de rHiftoire,amp;:ne mâeff êdre quâaux difeours des affaires,des negotiations,des Ambaffades,des cntrepri{ès,des fieges des villes,des affauts,des batailles, des viôloires, ou deffaites dâicelles, de ce qui en eft aduenu,des Traiôlez de paix,des alliances, affociations,amp;cc)nfederations entre Princes,amp;dâautres telles choies appartenates aux affaires dâEftat qui ne font autre chofe quâvne vraye niftoire. Lay veulu inferer au long quelques harangues amp;nbsp;concions,quelques lettres mifliues,amp; quelques Traidez de paix amp;de confe-deration,dâautant que par iceux on cognoiftra ce qui eft aduenu au parauanr,amp; ce qui pouuoit par apres aduenir. En beaucoup dâendroits en la defeription des Conffitutions anciennes,des Ceremonies, prerogatiues, Eftats,dignitez,Magi-ftrats, amp;nbsp;autres choies de France ie renuoyc le Leéleur à mon liure delâEftat ôc fuccez des affaires deFrance,dâautant que par iceluy iâay amplgnêt dâçfcrit toutes ces chofes,amp;quc ie ne voulois rompre le cours de mon niftoire pour les deff crirc.Iâclpereerrpeu dâannées vous faire voirfLeéfeurs) vn autre nouuclÅuurë nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;d
des affaires deTrance qui vous feruira beaucoup à lâintelligence de celle Hiftoi-re,amp;des affaires de ce Royaume,li ie cognois quâen ceftuy-cy ie fois fiiuorifé de voftre bonne volonté.le nâay pas eferit vne niftoire de ^.ans commeFroiffard.
ny de quatre ^ngts amp;nbsp;dix-fçptt;gns comme Monftrcllet,ny du regne dâvn feul Roy comme ont fait lean Sire de loinuillc, Philippes de Commines feigtteur dâArgenton, amp;nbsp;Alain Chartier exccllens niftorics de leur temps qui ont eferit toutes les chofes,particLilaritez,ccremonies,mots, refponces, amp;nbsp;circonftances quâils ont veué's ou feeuës, mais iâay efeript Iâniftoire dâvnzc cens ans recuillic X-dâvne infinité dâAutheurs,efcrite en vn fieclc plus poli que les trms premiers,! ie cede en matières dâaffaires à Comrninesjlaquelle il mâa fallu refferrer dedans les bornes de rHiftoirc,amp;nâay voulu mettre en icelle que cc quitoucheà rEftat,Sc nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â¢
fi quelquefois ie nome des hommes le nom delquels le Leéteur trop chatouilleux dira nâeftrc pas vn affaire dâEftat, ie luy refpondray quâil mâa femblé ainfigt;
** iij.
PREFACE
que iâay auffi mon iugement que luy le Ãen, amp;nbsp;que {tel pourra il eftre ) ic fçay mieux ce que iâeferis quâil ne fçait iuger de mes écrits. Iâay bien eferit amp;nbsp;mèfle quelques ceremonies»là où iâay veu en eftre belbing, mais qui voudroit en Iâni-ftoire dâvnze cents ans mettre tout ce que Froiflard,Monftrelctj amp;nbsp;les Hiftoires
⢠Dionifiennes amp;nbsp;aiÃres niftoires particulières des Prouinces comme les Annales dâAquitaine,amp; lesChroniques dâAniou,de Bourgongne, amp;nbsp;de Flandres ont cfcritjce feroit vne grofle tour non vn liure.Les fufdites Chroniques defquellcs
⢠ie me fuis ferui là où il en a efté be{oing,amp; qui (ont Hiftoires de petites Prouin-ces au pris dâ\in grand Royaume de Ffance,nommêt(poflible à lâappetit amp;prie-re de ceux de leur nation chacune endroit foy ) tous les Gentils-hommes amp;nbsp;om-eiers de leur pays quand elles parlent de la moindre choies qui foir, amp;nbsp;polîîbic elles en ©omment quelques vns pour gétils-hommes à la prière des fuccefleiirs amp;nbsp;heritiers de ceux là qui ne le furent one. Si Hoc vn Angeuin,vn Bourguigno, vn Flamand,ou autre lit en mon Åuure quelque choie faite en Ion pays, en laquelle lâHiltoire particuliere dâiceluy fait mention de lâvn defes anceftres, 5c quâil ne voy e point en la miéne le nom de fondit anccllrc,il me blafmcra. le luy relpondray quâil aille quérir cefte louange en lâHiftoire particuliere de fa pro-uince,amp;: que ie ne'parle que des chefs des alFaires, ou de ceux qui ont fait quelque chofe lîgnaléc. Vn homme ne peut dire tout, amp;nbsp;vn Åuure contenant lâHi-ftoire dâvne grande nation amp;nbsp;de tant dâannées comme iâay fait le mien,ne peult, ne veut, ny ne doit famufer à ces petites vanitez. A la fin de la vie de chafque Roy,iâay fait vnfommairedifeours des chofes les plus remarquables aducniies au monde durant fon regne,tant celles qui touchent le faid delà rcligion(com-me les Conciles tenus, les Schifmes aduenuz en lâEglilè, amp;nbsp;les ordonnances ôc conftitutions faites par les Conciles amp;nbsp;par les Papes), que les autres les plus co-gnuës aux hômes,amp;les plus dignes dâeftr^ ramêteuës à la pofterite.Ie nâay point voulu pour cefte heure palTer outre la mort de Charles lèptieme pour quelques confiderations. La premiere que le long trauail commençoit de lalfer mon ef-prit,mon eorps,amp; ma plume,amp; que ic voulois me repofer,amp;: leur donner quelque rclafche. La féconde que ic voyois que le Roy Loys vnziemc fils amp;nbsp;fuccef--» , nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;feur dudit Charles a efté felon la commune opinion fîbiendefcritparPhilip-
â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;pes de Cqmmines feigneur dâArgenton que iâeufle oftencé le commun aduis,amp;
fait tort au labeùrHc ce Chcualier amp;à ma reputatio mefime de mettre la main à * ce quâil a faitjfiie ne voulois (comme on dit) rctidrefatoillc, amp;nbsp;redire cc quâil a dit, combien quâil nâa pas commencé fbn niftoire au commencement du regne dudit Roy, ains au temps quâil quitta le fcruicc du Duc de Bourgogne pour venir à ccluy dudit Loys.üâauantage il nâa dit tout ce que les autres pourroient dire, amp;quc dâautres Hiftdîres ont dit des aâ:ions,des vices, amp;nbsp;des cautellcs, amp;nbsp;cru-autez dudit Roy,amp; le louant plus quâil ne deiioit,fait en plufieurs endroits lâOrateur amp;nbsp;le Panegyric, non lâHiftorien, amp;nbsp;en fes longues digreffions pafte bien fouuent les bornes de Iâniftoire. Toutesfois fon labeur eft fi loué amp;nbsp;fi louable, que plufieurs grands Princes plus fins queiuftcs lâont voulu auoir toufiours entre mains : car ?c nâcft pas vne Hiftoire qui enfeigne comme il faut quâvn Prince foit iufte,mais comme il fault quâil foit fin amp;nbsp;cault, amp;nbsp;cornent il doit fe deffairc ⢠nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;de fès ennemis,les tromper,amp; diftiper,amp;rompre leurs moyens,entreprifès,for
ces, Scintelligcccs.Or ce beau labeur dudit de Commincs mâa gardé de toucher au Roy Loys vnziemc ôc à Charles huiëtieme,duquel pareillement il a parlé,
en
en outre Paule loue Slt; Guicciardin qui ont bien élégamment parlé du Roÿ Charles buiéticme fils Sc fucceffeur duditLoys mâont auffi gardé de parler de luy,combien quâôn pourroit dire deluy quelques ebofes c^heles autres n ot dites. lenay voulu fauter par deffus ces deux Roys pour venir parler du Roy Loys douzième duquel pareillement les deffufdits amp;nbsp;puis Cîlaude Seiffel ont cfcrit,ôcdâauantageiehay voulu eferire lâHiboire du Roy Prançois premier F' Æ pour ce qu elle a ebé élégamment traiélée par Guillaume Sc Martin du Bellay feigneur de Langey, ôc Prince dâY uetot freres, defquels le laborieux Åuure de . Memoires que nous auons entre mains ebvn difeours des guerres*duditRoy, plus que de fes actions paiticulicres. Mais ceux qui efcriuentlHiboire deleur tempsdoiuentebrefages derefferrez enleurlangage,amp;;façon dâcfcrire.Amauld f dePerronmon Compatriotte 6c amy Confeiller enla Cour de Parlenaentde Bordeaux,6c trefdotte perfonnageâa cfçritl Htboire des Roys Cbarbs buictie-mc,Loys douzième, ôc Pranc^ois premieLCommentiantlà ohauoit fini PaulE-mrlc.Pt toutesfois pour ce que toutes ces Hiboires qui parlent dudit Roy Pran ^ois premier ontebé faites de fon temps oudeceluy du Roy Henry 1®^ ceux quiles ont eferites fe font plus ebendus en la louange dudit Roy , qu i ne conuenoitpoffibleà fonmerite (combien qui!futvngrand ôc excellent oyj ny au deuoir de lâHiboire ny à la vérité. Ce qui eb vn vice de tous ceux qui cb
feroit cduy qui oieroit toucher auxvices de fou Prince,uy abiaCmer fes actions ny cciies de fes minières, ny à racompter les menées, tromperies, amp;nbsp;deiloy aurez qui fc font commifes durant fon regne ,ny adiré que fon Prince nt vue te c iniuft.ice,commitvne telle paillardife,ny que celluy-cy fuit en vue batat e, que ceftuy la Et vne telle trabifon, que tel commit vn larcin,tel^vnc perftdie amp;tel vn autre fevnblable mefebant afte ? 11 ne U trouuera aucun fr bardt qur tace cela.
Voilapourquoy ceux qui efcriuentlâHiftoirc deleur temps font agitez de diuer fes pafsions, Sc font contraints ou de mentir appertement fârlslouent en tout Sc par tout leurs Princes ou fils fauorifentlcur nation, ou fr en tout ils blasent leurs ennemis,ou de difsimuler ou de pallier la verite,ou de bigarrer les eboles, ou de farder Sedorer debelles parolles leurs eferits Scies aâ¬bibs deleurfditsPrin-ccs,ou( fârls veullerat direla vérité')font contraints de celler leur nom,amp;cfaire irry primer leurs Åuures fans le mettre.Ceux qui efcriucntlâHiboire de leurs deua-ciers ne peuueratÃfârls ne veuleratbc^mber en ce vice,ains peuuentbar diment cou ritenlacampaignedelavetité, delabardieffe Scliberté delangage. Lefdits freurs debangey Sc del etrb, Câpres eux Guillaume Par adin qui afaitlâ Hiboi- y' rcdefontempsiufques en Yan mille cinq cens cinquante-cinq, ÃcPranqois de Kabutin celle des guerres dâentre Y brmper eur Cbarlesle Quint Sc le Koy Henry deuxieme depuis Y an mille cinq cens cinquante-deux iufques en Yan mille cinq cens cinquante neuf, ontbren fagenaent en plufreurs endroits gardé le détroit dâHrboriographe fans trop hatter leur nation ny hlafmer les ebr anger^bt le Sieur de Montagne cy deuar^ xduocat du P^oy aux generaux de Mompel-\ler auec grandlabeur amp;c drligence a efcrrtY ttiborre de ce temps dtepuis la mort du boy ldcnry deuxieme,^pursleanlePrere deb^alSclaPopelyniere ontef-crit celle des troubles deeeKoyaume. Quelque roursTIr'VSreu me fait la grace de viure, Sc fr mes abatreslepermettenthie porarray pourfuiure Sc venir plus a-\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;trant.Ce peradantte regarderay mes ertureuxS^ calomniateurs qui portent enuie
. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;P R E F AâC E
êc haine à mon labeur, amp;nbsp;qui contre luy amp;nbsp;contre moy ielt;5teront les dards de leur malice. Pouuant bien dire véritablement, Lcéleurs, quâen ma fortune, en mes actions ,amp; en%es eferits ienâay efte enuiény bay que des ignorans,dcs fnefchans,amp; de ceux qui ont leurnom,laGnté de leur corps, amp;nbsp;leur réputation fouillée de quelque vice. Il y en a qui nauigans en la tempefte de noftre temps amp;nbsp;efpcrans acquérir réputation amp;nbsp;honneurs,amp; defireux dâefmouiioir le peuple à fedition ont fait des Åuures pour le temps, amp;nbsp;qui mourront deuant leurs au-. thcurs,lefqucls font faits contre la grandeur,exccllcncc, luftre, amp;authoritéde la France, ô^de nos Roys,amp;ont ofc par eferipts empruntez dâautres fattaquer a quelques grands amp;nbsp;doôles perfonnages. Mais lâefperance de grandeur amp;nbsp;de reputation leur a elle oftée parleur ignorance amp;nbsp;honte, amp;; leurs eferipts par lef quels ils appellêt quelques vns nouueaux,i^norans,amp;audacicux efcriuains ont monftré quâils font bien nouueaux à efcrire,amp;: ignorans,audacieux, amp;nbsp;prefom-ptueux, amp;nbsp;ont efmeu des farces amp;nbsp;riiccs contre eux, au lieu quâils en efperoient vn grand honneuramp;aduancement. Leur impofture a efte dcfcouuerte au balli-ment de leurs Åuures: car oultre leur crime de blafmer nos Roys, ils ont efte fi impudés que dâemprunter,en ce qui cft bon en leurs edifices, la main amp;nbsp;Poeuurc de meilleurs maffons quâeux pour les faire. Ceux la vûns de leur malice accou-ftumée feront du nombre de ceux qui fattaqueront à moy,mais ic me fuis pro-pofé de regarder fi attentiuement leur ignorance que ie la matteray,amp; me cou-uriray du voile de la vérité, amp;nbsp;de la bien-yeillance de ceux la dâentre vous, Lc-deurs, qui lires mon Åuurc auecques iugement, 3c qui le prendrez en bonne f)art: car câefi: pour vous pour qui il eft fair,no pour les enuieux,ignorans,amp;ma icieux,qui ne peuucnt rien voir de bon,amp;qui ne fçauent ny iuger,ny eftimer ce qui elbdigne de quelque louange. A Dieu.
DE LâETY-
A plus ^ande partie de ceux qui ont eferit de lâorigine amp;nbsp;de lâEtynaoIogic du nom des Francs ou Francons qui depuis ont efté appeliez François ont peu fidelle-ment amp;foigneulementtraiôlé celle matière. Les anciens modernes qui en ont eferit corne Sigifberr^ Gre-2:oirc de Tours Je Moine Airaoinus, Hunibaud, ôcla plufpartdcnos Chroniqueurs amp;; Annalïftes nâont eu autre recours quâaux Eiblesamp;méfonges,dâautant quâils viuoict en fiecles Barbares^ aufquels les bonnes lettres cfloient mifes fous le pied amp;les bons liures ou brûliez parles Gots, Vandales, amp;nbsp;Huns, amp;nbsp;autres Barbares nations qui eftaignirent fuffoquerent la lumière des bonnes lettres, ou auoientellé cachez feubs terre pour euiter leur fureur,amp; que par ce moyen lefdits elcriuains elloient priuez de la cognoilfance des bonsAutheurs fan^ laquelle ils ne pouuoient lainemet iuger derHiftoiredelanation Fraçoife. Ceux qui long temps aprcsamp; pres de noftre hcclecn ont eferit fot tobez en lamefme erreur fuiuas les traces des autres,pour nâauoir voulu lire que ces autheurs là , fans vouloir prendre la peine de voir les plus anciês quelâaagc poli nous a dcfcouuerts.De forte q les autheurs les mieux reccus des François font ceux qui font le plus méfongers, lefquels ont lai lié vnc opinion enracinée en leur fantafie quâils font ilfus desTroyenSjôcquâils font no-mez François de Francus ou Francion fils de Heôlor, qui apres le fac de ladite ville fe fiuua auec ceux qui peurent efehapper des arm.esamp;du feu des Grecs aux Palus Mæotides,amp;dc fon nom appclla ceux qui le fuiuirent Francos ou Francs. Que pres de ces Palus ils baftirent vne ville quâils nomerêt Sicambrie du no dâv-ne tante de Francus fille de Priam, amp;nbsp;quâils habitèrent en icelle ville iufques au temps de lâEmpereur Valêrinian,amp; quâils furent cotraints de pafferen Allemai-gne amp;nbsp;de là en Gaule^ comme nous dirons cy apres au commencement du premier liure de noftre Hiftoirc. Voila lâopinion de nos François fur lâEtymologie de leur nom,laquelle fi quelquâvn vouloir leur öfter il commettroit (félon leur iugementjvn grand crime, ou pour le moins il feroit en dager de perdre temps. Toutesfois combien que nous nous trouuions afl'ez empefehez^n cefte matière,fi cft-ce que nous dirons les opinions diuerfes de leur Etymologie.
Quelques vns difent quâil y auoit iadis en lâEurope vne nation appellee les Cimmeriens efpars çaamp;là en plufieurs endroits dâicelle, les vns defquels auoict nom les Gimbresjes autres les Sicabres^amp;les autres les Francs ou Francoris qui
pafTcrent aux pays des Pannonies(maintenant diuifees en deux parties 1 vne no-mée la Hongrie, amp;nbsp;lâautre lâAuftrichelors quâils furent par les Gots chaflez de leur demeure du Bol^hore Cimmeriê^lââ de la creatio du mode 35x0. quelques vns difent que ces Cimmcriens fe difent eftre ifliis de ces Fraci qui apparurct en terre apres le deluxe de Noé, ccfl à dire de ces diuifions des terres de 1 vniucrs faites par le partage de la mer mediterranec,defquelles celle qui fut en lâEurope diftinóteamaindroióle donna aux Hebrieuxccs Fraci, toutainfi que lâautre a gauche donna les Africains,y adiouftant la lettre a.Dâautres tirent lâorigine def dits Cimmertens de Gomer fils de laphct amp;nbsp;petit fils de Noé duquel ils ont pris le nom,ay ans change quelques lettres, fc faiGns au lieu de Gomoriens appeller Cimmeriens.Quoy quâil en foit celle nation de Cimmeriés abandonant les der niers confins de la Thraceamp; du fufdit Bolphore fe diuilà en cïiuerfes bandes,! v-ne print le chemin des pannonies,les autres (fe la colle de laGermanie,la ou par les Géographes cil deferite la Cymbrique Cherfonnefe, les autres laiflans lâEurope paflerent en Phrigie, amp;nbsp;tirans plus auant en lâAfie farrellerent fur les nuages du Danube amp;nbsp;du grand Ocean. La vne autrefois ils fe feparerent en deux troupes, dont lâvne entra en lâEurope foubsla conduiôlede leur Roy nomme Francion,Scellant compolce dâhommes vagabonds qui cherchoient nouueaux pays, apres auoir couru vne grande partie de lâEurope auec leurs femmes amp;nbsp;en-fans,en fin ils farrellerent fur les riuages duRhin,pres duquel ils voulurent edif fier vne ville à la fcmblance Sedu nom de Troye capitale de la Phrygie.lls commencèrent les fondemens Sc quelques ediffices dâicelle, mais louurage demeura imparfait,amp;ce pendant lâautre partie qui clloit demeuree fur le riuage du Danube elleut pour Roy vn nommé Torchor, du nom duquel furet ceux la appelâ lez Torches,tout ainli que les autres du nom de leur Roy Francion auoient elle appeliez Francs ou Francons. Eux fc faii;hans de lâEmpire de leurs Roys qui fc glilToit en Tyrannie à eux infupportable , ils les chalTerent, amp;nbsp;lans Roy velqui-rent longuement fous lâanthorité de leurs Capitaines, hommes entre eux choi-fis des plus vaillansamp;iuftes,cherchas toufiours nouueaux pays,mais venat auec le têps ce comandement des Capitaines à prendre corruption ôc à menafler vne vfurpation Tyrannique, ils les chalTerent, amp;nbsp;de rechefelleurent des Roys delà mcfmc race de laquelle les premiers auoient ellé choifis amp;c elleus. ils efleurent donc vn nommé Teudomer fils de Richomer homme de grande amp;nbsp;forte taille,
O
ayant longue cheuclurejiflu de la race de Priam Roy de Phrygieôc de Fran-cion. Si celle opinion elloit veritable elle nous enfeigneroit que lâoriginedes Francons procède des Cimmerics,amp; que celle des Cimmeriés vient de la Phry-gie amp;nbsp;des Troy ens. Aulïi par là on voit commet ils vindrét au Danube, en la pà -nonie, amp;nbsp;au Rhin, là où puis apres le nom des Cymbres fut cognu. Surquoy quelques vns ont voulu dire que lesPhrygiens Afiatiques auoient beaucoup de motsdefquels auiourdâhuy vfcntles Germains nommez Allemans qui fe difent ilTus des Francs ilTus des Phry giens amp;nbsp;Cimmcriens.
Les Cimbrcsquielloientdefcendus des Cimmcriens vindrent aux bords du Rhin quâils habitèrent en lâendroit ou font maintenant les pays de Hollande amp;nbsp;de Gueldres. Eftans chalTez de là parles defbordemens frequensamp;les cllrangcs inondatios des eaux du Rhin,ils paflerent en Gaule,du temps queCamillc fut à Rome elleu Diôlateur,amp; que Brennus Roy des Gaulois Senons mena vne infinie multitude de fes fubicéls en Italie, amp;:dô là en Pannonie, puis en Grèce,
amp; en
DES Francois;
amp;cn Afic.Long temps apres celle nation de Cimbresfefeparanten deux, lâvne retenantlenom de Gimbres vint habiter le pays qui maintenant eft appelle la Dalmatie, là ou peu a peu perdans leur nom ils furent nommez Brenquesoii Bryons, amp;nbsp;fe meflans auecles Pæons amp;nbsp;Gaulois vefquirent en ce pays là bien paifiblcmentiufques au temps de lâEmpereur Tybere. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â¢
Les Sicambriens yllirent de ces Cimbres qui ne bougeret des riüages duRhinj lors que les autres defquels nous auons cy delTus parlé paflerent en Italie, amp;nbsp;de la aux autres regions cy delTus nommées. Et faut entendre que quand les Cimbres vindrent premièrement au Rhin foit quâils y vinflént des l^nnonies par terre,foit que ce fut de la Phrygieamp; de la Thrace par la mer Germanique eflans en nombre de 485)56'0.ils furent par les Teutons amp;nbsp;Thuriens voifins du Rhin nommez Neumagi,câeft à dire noLiLieaux parens ou confins. Puis con^meleur Roy Antenor qui auoit mené tanfde forces eut elpoufé Cambre Dame belle, fage,amp; chafte,natifue du pays delà nretaigne maintenant appellee Angleterre, en faueur dâelleil nomma Ion peuple Sicambriens. Ce qui aduint lâan de la creation du monde trois mille cinq cens cinquatc,au téps que le Roy Artaxerxes re-gnoitfurlesPerfcSjamp;quâAnnibal paffa preraieremet en Italie.Ceux qui ont vou lu fouiller les fccrets de la langue Allemande difent que les Sicambriens furent ainfi nommez de la viôloire du guerroyant, amp;nbsp;quemefmes auiourdâhuy quand les Allemans veulent dire ce mot en leur langue ils difent, Derfig desKhcmpf-fer, qui fignilie viéloire du guerroyant ,amp; qui approche fort du mot de Sicambriens. Plufieurs Autheurs difent que les Cimbres eftoit vne nation ramalfce des premiers Cimmeriens amp;nbsp;Teutons, amp;nbsp;que dâeux font ilTus lesTungres, ceux dâalentour deBofleduc,amp; les Gucldrois,amp;en fin les Francs ou Francons qui ne parloieiit que le langage Teutonic. Quelques fieclcs apres les Cimbres deffirent en Italie Scaurus amp;nbsp;Papyrius gentils-hommes Romains,amp;:marchans plus outre vers le fleuue Ladefe qui cil en LobarJie ils furent deffai es par les Cofuls Marius amp;nbsp;Catulus. Autres difent que ce fut en Prouence près la ville dâAix.Tous ne furent pas tuez, ains ceux qui fe peurent fauuer fen allèrent en Grece, amp;nbsp;de là de rechef retournèrent aux Pannonies,amp; dâautres allèrent au pays maintenant nommé les Grifons amp;nbsp;le Comté de Tyrol.
Antenor Roy des Sicambriens lailTa aux Sicambriens habitans du Rhin pour Roy fon fils Priam,auquelfuccedaMarcomcdequi eftenditfa feigneuriedepuis le riuagc du Rhin iufquesà Thuriuge,au mcfme temps que Periclese-lloit Prêteur à Athenes,amp; queT.Quintius Capitolin amp;nbsp;Furius Agrippa eftoiét Cofuls à Rome.Les autres Rois Sicambriens qui fuccederent à ceux là fe nome rent prefque tous denomsTroyens.Ce qui eft vn bon iugement pour monflrer que les Sicambriens font ilTus des Cimmeriens amp;nbsp;Phrygiens. Entre leurs Roys fut Helenius fécond du nom qui au oit commadé furies premiers Cimbres habitans au Bofphore Cimmerien,amp; porta fccours aux Troyens. Il y eut aufli vn Bafà n premier quâon dit auoir bafti vn challeau au pays de lu ill iers qui auiour-d huy Tappel le Bafanbourg, amp;nbsp;vn autre Bafan deuxieme quâon dit auoir vaincu en Weftphalie Tabor Roy des Tigaricns,amp; auoir fait baftir le claafteau de Mo-thabur furies confluens desfleuues duRhinôc de Lan, pour marque defavi-«îloire lâan de la creation du monde 3710. amp;nbsp;de la fondation de Rome quatre ces quarante neuf. Et depuis ce têps là comme les Sicabriens vindrêt à croiftre pres du Rhin en nombre dâhommes ôcen richefies quelques autres Rois regnerent
D I s C OVRS furcuxquicftcndirent bien auantles limites de leurs feigneurics deçaamp;delalc le Rhin, entre lefquels fut Clodomir Nicanor qui apres auoir chafle lesGots de la Saxonie fut à la parÃn en vne bataille nauale deffaiôl par Orcha Roy des Ifles Orebades lâan du monde trois mille fept cens trente.Les autres Rois furent Mar comir fécond, Clodion,Clodomire fécond, Meradac, amp;nbsp;Bolon, fous la codui-te defquels les Cimbres abandonnas les riuages du Rhin a caufe des frequentes inundations dudit flcuueamp; de la mer fe liguèrent auec les Teutons, amp;nbsp;en grandes troupes fortirent de leur habitation,y laiffans bié peu des leurs, qui en apres eftas par les Humains vaincus auec les autres peuples de Gaule voifins du Rhin non fcLilemêt demeurerêt paifiblcs en leur ancienne habitation iufques au têps du déclin de lâEmpire Romain, mais aulh furent receuz amp;nbsp;fouldoyez pour fol-dats déclins les Legions Romaines,amp; feruirent fidèlement les Romains en toutes leurs guerres. Quelques années apres ils*fe rebellèrent contre lâEmpereur Honorius qui les dcffit en vne bataille, mais puis fereleuans de leur perte ils fc mirent en la bonne grace de lâEmpereur Valentinian. Surquoy quelques vns ont cfcrir,quc pour-ce quâils le fccoururent contre les Alans,amp; quâils les chafle-rentdes palus Mæotides ils furent par luy appeliez Francz,amp; difpenfez pour dix ans du tribut ordinaire quâils deuoient aux Romains. Mais commeau bout des dix ans lâEmpereur eut enuoyé vers eux fes colleôteurs pour Icuer ledit tri-butjils ne voulurent obéir à fon mandement 4 amp;nbsp;les tuerent. LâEmpereur offence de leur rebellion aflèmbia vne grolfe armee cópofee de diuerfes nations, amp;nbsp;la menant contre eux, les vainquit en vne bataille, en laquelle mourut leur Roy Priam, amp;nbsp;leschalfa de Sicambrie leur ville. Eftans chaffezdela, ilsvin-drent en la Germanie qui efioit lors ennemie des Romains, amp;nbsp;femparans delà Thuringe y habitèrent quelque temps foubsle regne de Marcomcdésfils de Priam,amp;deSucnofils dâAntenorlâvn dekurs Roys. Voila ce que quelques vns dilent.Mais quant à .cefte ville de Sicambrie baftie pres les Palus Mæotides non parles Francons maisparlescfcritsdeHunibaut, amp;nbsp;en apres par ceux de Gregoire de Tours, de Rheginon, amp;de Sigifbert,!es bons autheurs fen mocquent, carilsnecongnoifl'oient autre ville nommée Sicambrie que celle fameufequi ellen Allemaigne.
Par ce qui a efté cy delTus deduiôl, il apparoiH que les Sicambriens habitoiét aLixPannonies,amp;quedelà ils vindrent en Germanie furie bord du Rhin, amp;nbsp;que pour ce quâils auoient acquis leur liberté, ils furent lors premièrement appeliez Fracs,córne fi on difoit die fi-eyenberren^, câefi: à dire les libres Seigneurs,amp; par Syncope eftant lâafpiration adoucie,amp;prclque oflee,furent par lesRomains amp;nbsp;autres nations appeliez Frianchi ou Franci. Mais en ce que ces Autheurs di-fentqueles Alans furent foubs Valentinian vaincus parles Francs, ils ne fic-cordent pas auecques les autres Hilloriens. Marcellin fait mention des Francs foubsConflans qui auoit précédé Valentinian. Parquoyilyaquelquecon-icélure que cene fut pas lors que premièrement ils vindrent dePhrygie en Thrace ôè aux Pannonies, mais que ce fut pour cefle occafion feule qui eftoit que pour ce qii^ls efloiét tributaires aux Romains ils faifoiêt en Pannonieguer re contre les Sarmates,amp;lesQuadcs grands ennemis de lâEmpereur Valentiniâ. Il fe peut doc faire quâapres auoirvaincu les ennemis desRomaîs quifefloiét em parez des riuages du Danube ils eurent pour recopenfe de leur bon deuoir amp;nbsp;de leur viéloire raportée,vnepartie delà Panonie,amp; quâainfi pour la troifiemc fois
DES FRANCOIS.' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;*
ils plantèrent leur demeure eii Flllyrie en diuers endroiôts, comme auffi firent IcsCimbresôc les Brenques, ouBrences. Ce difeours dlvn peu embrouillé, combien que nous lâayons expliqué le plus clairemét quâil nous a efté polfiblcj mais pour ce que le fait de foy a plufieurs incidens nous nâadîjns peu les defme-1er plus clairement. Les Hiftoires de Hongrie difent que les Sicambriens def-qucls lâEmpereur Valentinîan fe feruit habitèrent en la bafie Pannonie,là où ils baftirent vne ville nommée Sicambrie pres de celle de Bude qui fut depuis ruinée par Attila,les ruines de laquelle qui monftrent quecâefloit v»e grande vil-le,les Hongres encores auiourdâhuy appeilet Schambri.En icelle a efte trouuéc 1 infeription enfuiuante qui femble confirmer lâopinion que quelques vns tiennent que pour la troificme fois les Francs vindrent habiter aux Pannonies fur le déclin de lâEurope. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â¢
Legio sicambrorvm
Hic præsidio collocatà Civitatem ædIricaVit
Qvam eï svo nomine
SiCAMBRIAM
Vogavervnt.
Orpour rcuenir aux Francs ou Francons foit quâils foient y flus des Sycam-briens, ou des Cimbres, ou des Germains, ou dâautres,il eft affez notoire que deux grandes Prouinces furent par eux habitées amp;nbsp;nommées, aflauoir la France Orientale ou la Franconie au pays de Saxe,amp; le Royaume de FranceenGau-lc,amp;que la premiere fois quâon ouyt parler dâeux, ce fut au déclin de lâEmpire Romain fous les Empereurs AurelianJ?robus,Florian,amp; Proculus. Ce qui fait penferà quelques vns quâils aycnteflé mefme chofeque les Sicambriens, amp;: que ce nom de Francs leur fut donné ou de celuy de leur Roy, ou de leur audace amp;nbsp;courage,ou de ecs Hebrieux Fraci. LâEmpereur Aurelian eut affaire contre eux lors quâils voulurent paffer le Rhin pour venir en Gaule, amp;nbsp;felon que quelques vns recitent, en tua vn bon nombre. Mais ils ne furent pour éclatant affoiblis que par apres ils ne fe rebellaffent contre les Empereurs enfuiuans^ comme contre Florian frere de lâEmpereur Tacitus, amp;nbsp;contre Probus amp;nbsp;Proculus. Il y adesautheurs qui veulent prouuer quâils ont efté Germains, amp;nbsp;quâils parloient le langage Tcuthonique J dâvne grande partie duquel encore auiour-dJiuyvfent les Allemans. Comme les Huns foubsla conduiéleAttilaraua-geoient les Gaules, les Francs fc vindrent ruer fur vne partie dâicelles la plus voifine de leurs terres amp;nbsp;la plus eflogncedes Romains qui fut la Gaule Belgique. Dâautres difent que les Empereurs Romains tenans amp;nbsp;pofledans les Gaules eftoient fi empefehez en autres affaires loingtains amp;nbsp;mefmement en Leuant quâils nâauoiét pas moyêdefecourirrOccidetny le Septêtriô,aufquelslaGaule eft fl tu ee. Ils auoict abandôné Rome ancic fiege de lâEmpire,auoiet iceluy trans fere à Côftantinople,abandôné lâItalie aux Papes,amp;eftoiêt fi empefehez en Afri que cotre GéfericRoy des Vandales quâils ncpouuoiêtfecourirles parties de la Gaule.LâEmpireRoraain començoit à decliner,ôcà eflrc defehiré par morceaux. Les Oftrogots auoiet pris lâItalie, les Vifigots lâEfpaigne amp;nbsp;lâAquitaine iufques a la riuiere de Loirc,les Bourguignos la partie desGaulcs qui eft: depuis Authun iufques à Lyon,amp; plus bas des deux coftez du Rhofhe,amp; les Vâdalcs lâAfrique.
*** in
DISC OVRS
Les Francs feferuans de ceftc occafion entrèrent en la partie de la Gaule quie-ftoitleurvoifine ÃcfÃi emparerent. Yeftans entrez peu à peu ils changerent de langage, car faccommodans auecques lesRomains qui y.eftoiétamp; qvi parv-' ne longue pofleflidn dâicelle y auoient planté leur langage , amp;nbsp;prefque cftaint lâancien Gaulois, ils changèrent pareillement dâvne grande partie du leur,amp;:em-prunterent defdits Romains pluheurs mots defquels auiourdâhuy nous vfons. en noftre France , câeftaflauoir de ceux qui approchent près du Latin comme PanîS^'vinHm:,^omO:, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;autres.Quant aux autres qui font loingtains duLa-
tin il faut prefuppofer que les vns font naturels Gaulois reliez de leur premier langage,les autres inuentez felon la neccflité,proprieté,amp;inuention des chofes, les autras Romains, les autres Gots,les autres Italiensamp; Efpaignols,comme pareillement ils en ont tiré beaucoup des noflrt^ en efehange de ceux que nous a-uons tirez dâeux depuis que nous avions communication auecques eux. On ne fçait point quâelloit lâancien langage des. Gaulois deuant que les Romains en-tralfenten Gaule,car il nâen refie aucun monument, bien ell il certain que des que les Romains polfedcrentles Gaules ils imprimèrent aux langues des Gaulois le langage Romain pour rendre les Gaulois plus affeélionnezâeux, mais ce langage fut depuis côfondu par la venue defdits Francs amp;par celle des Huns ôcGots.Nous auons auiourdâhuy en noflre langue plufieurs traces de la langue Tcuthonique qui font mots Allemans,vn peu neantmoins deprauez amp;nbsp;toutes-fois intelligibles par tous les Allemans, comme font ces mots enfuiuans, Harnois,efperons,dague,heaume,riche,pays,bouë,gerbe,efpriuier, efcriuiffc,bannière,fan,foudart,carcan,bande,efpee,Châpion,pot, flafcon,manche,tcttin,gai ne,bacin,coilïin,cloche,pafle,haye, bourgeois, tailler,her, gratter,laiffer, crier, dacer,amp;infinis autres qui font tous Allemands dâoriginc,amp;y a aufl'i plufieurs Tançons de parler Allemandes defquelles nos François vfent. Les Francs qui fhar bituerent en Gaule furent appeliez Gaulois Francs,amp; ceux qui allèrent demeurer en Germaine,Francs Saliens,pour ce quâils fe tenoient pres du fleuue Sal qui fè defgorge dedans leMcin,qui eft vne grâdeamp;profonde riuiere en Allemaignc, amp;nbsp;de cenom de Saliens veulent nos François faire defcendrela Loy Salique, comme il fera dit cy apres au premier liure de noftre Hifloire.
PourreueniralâEtymologiedece nomdeFrancil yena quinâapprouuans aucunement que ce fut â caufe de lâimmunité que lâEmpereur Valentinian leur donna apres le bon fecours receu dâeux contre les Alans, difentaufli quilles appella dâvn nom Grec,François,qui vault autant à dire comme preux,vaillans, amp;nbsp;hardis, amp;nbsp;par vn mefme moyen affranchis de toutes tailles, fubf des, amp;nbsp;tributs pour dix ans.Mais il nây aEtymologie aucune receuë par nos François que celle que certains autheurs nous veulent faire croire par belles hifloircs forgees à plaifir, quâils fontiffus de ce Francus ou Francion fils de Heélor duquel nous auons cy deflus parlé.Or pour refpondre à toutes les fufdites opinions Sc commencer par la férocité, il nây a aucune apparence quâils ayent prins leur nom de là jcflant cefleÃty mologie arrachée par les cheueux, amp;nbsp;fi lointaine du nom des Francs quâil nâefl ia befoingde mettre en auat autres raifons pour lâobieder que la raifon de la longue diilancc quâil y a entre ces deux mots férocité ^François, ioint que tous les autheurs ontdefcrit les François pour hommes doux, courtois, amp;nbsp;gracieux. Quant à lâautre raifon la plus receuë qui nous force de croire quâils font venus de Fracus ou Francio fils de IHeélor, il efl tout affeuréquâil nây
DES FRANCOIS. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â¢
eut ia'm'ais de Franciis ny de Francion fils de Hedor,cat Heâor nâcut quâvn fils nommé Aftianax qui à la prife de Troye fut par les Grecs précipité du haut dâv-ne tour à fin que nul ne reliât de la race des Troyens qui fe peut fur lesGrecs veger du fac de Troye. De dire que lâEtymologie du nom des F«ancs vient de fran chife amp;nbsp;immunité à eux donnée par lâEmpereurVaIentinian,cela nâa aucune rai fon,car ils cfioientainfi appeliez deuà nt que Valentinianafquit, amp;nbsp;bien que le nom de franchife approche fort de cel.uy des Francs, efi: ce que celle deriuaî-fon ne peut dire receue, dâautant que le nom de celle nation ell p^^is ancien de plus de mille ans que le mot de franchife,qui ell vn mot nouueau au pris de lâau tre, amp;qui par les François amateurs de la'.hberté au departement de leur langue a dlé mis pour lignifier ladite liberté.Deuant Valcntinia Cicéron en vn J,piflre aT.Pomponius Atticus parle des ^rançons, diiant quâils furent lâvn de ces peuples des Germains qui enuoyerent leurs Ambafiadeurs en Gaule vers Aurelius lieutenant du Conful Hircius. Vopifqueen la vie dâAurelian fait mention de piLi/leurs Francons rauageans les GaulesSc qui furent par luy de/Faits. Eutrope au 9 Jiure de fon abrégé de rHifloire Romaine dit que du temps de Diocletian amp;nbsp;Maximian,les François rodoient toute la co/le de lamer Belgique,amp; au dixième liure que Con/lantin fubiugua quelques Roys des Francons. Marcellin aufli tefmoigne que la plufpart des affaires que Iulian lâApo/lat auoit en la Germanie efloiêt contre eux.Ces tefiuoignages mon/lrêt que les François nâeurent lâEmpcreurVaîentiniâ pour parrain,ôc encore moins les mots de frachife ou de férocité qui ont eflé enfantez par eux. Dâautres difent quâils e/loient furnomeZ Salies ou Salies pour ce quâils habitoient pres lariuicredeSal quifedefgorge dedans le Mein grande amp;nbsp;profonde riuiere en Allemaigne amp;nbsp;que leur ville fap-pelloit Salgeflad là où les loix faites par eux furent appellees Saliques.
Quelques homes doéles penfent queâce nom de Fracs nâe/loit point nom propre de nation, ains nom appellatif de gens de guerre aduanturiers feruans à qui plusleurdonneroit, comme deuollre téps (ont les Lanfquenets amp;: Reiflrcs qui ne font noms de natiô,lt;car il nây en a point qui ait nomLanfqucnete ny Reiflre) ains de bandesamp;troiipes dâhomes qui vot à la guerre au feruice du premier qui les employe.De toutes ces opinions de leurEtymologie nous ne fçaurios iuger laquelle eft la plus vrayeamp;certainc, corne nous pen/ons bien quâil /eroit mal ai-fé.Dont fans nous y amufer par trop nous lairros la dc/Tus le Leôleur pour y in-terpofer /on iugemêt,amp; viendros par apres au premier liure de ce/l oeuure à par 1er de leurs progrezôcdefccnte en la Gaule,le nom de laquelle peu à peu ils cha-gerêt tout ainfi que la langue. Nous auons fait cedifeours le plus bref que nous auons peu pour nâembarrafl'er les Lcéfeurs en labyrinthe de parolles, Setoutes-foisnenous fommes tant e/ludiczà brefueté que nous nâayonsvoulu clairemét traiéler ce/le matière qui de foy e/l afl'ez difficile ötobfeure. Nous nâauos point voulu parler de lâEtymologie ny de lâorigine du nomamp;de la nation desGaulois ny des Celtes(matiereaffezamplement traiôléepar diuers autheurs) ains feulement de celle des Francs ou Francons qui defeendans en Gaule cljangerent fon nom, ôcfc meflans auec les Gaulois de deux nations en firent vne, amp;nbsp;peu à peu eftaignirent non la race des autres, mais bien le nom qui nous demeure,comme nous dirons au premier liure de ceflÅuure.Plufieurs autres cho/es fe pourroiêt dire 5cont eflé dictes par autres autheurs,lefquelles nous nâauons voulu repeter pour ce quâelles ne feruoient point à no/lrc matière.
- ' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;iiij
CORVM*HISTORIOGRAPHVM, N. î I L L
fudÃ-uÃra tacitos inierlabentia curait Qi^rimusjoeii lon^i nobisÃolatiaÃti^ V'icltiricjue breui ^ondemftsÃeculaÃunaj NecPario totos tumulo cumfitnere clattdj^ Sed noÃri me mor esÃÃosÃedeÃque quietaSj Ltetdque rura^pios aibi dicuntnjittere Aïaneis, Prodiga q(tos Animtü 'yirtfts^patrite inclira njoitit:
Ães exercet populoSj^ fiquaÃroces nbsp;nbsp;nbsp;â¢
J^rbs domuitj'uiélrix ma^no diÃriminejgentes-Ne dum tempus edax rerataÃeculaÃlce Demetitj intentes animos amp;Ãrtia bello Faóla 'virumpiceopariter demer^at Auerno^ Cui 'virtusÃeruire nequitÃd liberaÃola eÃ^ Et lato ^argit rediuiua nepotibus aruo Semina3 perpétuas laurosciuica quercus ÃduneraNi^ricem qua cingant pramiaÃontemi Sed ueluti tepidos olitor quiÃuminis imbres Ã-mpluitj ardenti dum torret Sirius ore J^urajUC Hjblais halantemfloribus hortum Luidquej^ nimio depaÃumÃolepapauer, E.eddit purpureos a^ri lan^uentis honores^ Nec meliusÃl^et rcÃis Aurora capillis^ Eummatutina deÃudat pampinus auruj Sic quoque marcentem longo iam temporeÃmam jnÃeritille animis hominum rurÃuÃque propagat
'viditPhcebus naÃcentem^ ^numine complet^ Cuique dédit doélos âverj contexere chartas.
Verum inter reliquas inÃgni nominegentes GalliaÃà efferty^ cÅlum caÃtde tangit^ Cui circumÃsluas radianti in ojertice criÃas Cinxit Idumaa crines 'vi^loria palma^ F)um 'uitreo turmas lordanisflumine lauit: Nec 'vero magnis ia^età GraciaÃtis^, Caruleosprinceps quercuquod 'virgineÃuSlus n^roruitj^ diti £^oliauit âvellere PnaÃm.
Jndomitos armis iuuenes nam maÃcula 'virt-us GPracipites egitrapidiÃuperoÃia P^henj^ Expulitac 'öfteres bello aduena turbacolonos^ Et Phiygios dixit Phrygio de nomine camposj Poà late dominaP^pmani nominis hoÃis, Diledlas Cereri terras^^ Belgica rura^ Etprius inuiólas zA^arte atro diruitarces^, kAI uÃnias acies ÃrauitjÃlÃtqueÃub armis
/üîc diii Qdem pamiS:,recUifiaqiie didoeniafParrhiÃafcslixfii'^^'^^^^J^, ,j. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â¢
lufiitidquepotensatqu^'^faÃ^^^ î^icinasdomnit^entes^dut
Edocwit pacem^Ãtorum ac cedere nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'ijererj*
i^^eternümque Dennnnoniti^j^^y
Q^numemt:Utadumflauent^i^^^^^
Manera qw«« carao detondet 'vi aiiondagt;fgt;^
Scire yoteflfirÃtn^Francoru^
^ra la^torpentiglacie nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;arenas,
Qudqîfe dkitó Phceboi
£f qwà n«cïit finas deffèff'o occW^ït
cq»,sgt;amp;
Non fifirrea 'vox.nonà de culm
â AMHami:,aat:Pindi'ycni^intâ^
JdaÃatU di^no pterunt^Ãl^^^^fi^^rida cubf^ P^acqaeGirardejdiuMuÃ^''''^^fl .
Jnui£tGeni«,nofiupr^â^^^^^^^
C ai geÃii florere ^it^non dicerep
FaclcramÃd erat'virtus njerijÃ^^
Tanc incalta cornkj^fcedo ruÃb^f^^
Piifloria,amp;ânaperpüteratt^^â^' â
C altior^tque paer yelutt nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;y^{^trïx,
Q^.m timide à ter^o Ãquiturfi jj y^r^Rif.
iü^ tarnen tremubp^^^
Nancfed maaratisperte nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'
Pt magnas'valitatcircamipccU
Sab pedibaÃqae premitÃtgtenbttp'^^^E
Sacala:,necretrd doclas rernei^'^c
Fe 'Verlöre trubit nigrii eÃedibus 'ym à Qj^dFgt;mgemtitantumpof^^^^yJ^^ PltranecqaiCqaampotuitconfcn nbsp;nbsp;ö j
Teveroniaei lawaait nata G nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Æ
GeflabatreÃaiquateperlittora-ponth
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'â'â âââl/X -ymir^
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Sed qMlt;e te gênait? Dea certe eftj
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Vndantis palmaÃaudisÃecura i^ce tit
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;IFeri Diaa.pater cui tempos nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ynoX
'1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Scire dedit^duroque adamante injcft
Pofleritas legat, nbsp;nbsp;mores nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;yoneÃum
^tveniens Phcebos caputhuicp^cuà Fcehcislauriramo^^tamparturiti
F^iue diojÃc votaDeus tibi âvatis amict
Phabo proÃrs quas auÃice chartas
Clio Itetafiratj Cj/rrhaque altaria ditet PtlapÃtanquam've^erandaoraculaÃceclt. Attua qua longum Diua ambit moenia Tethj/s Alta Mereides hac condere mente i'ubebit.
dum continui 'venientad littoraflu^us oce canant P/j/mpha,Mymphas atque audiat oriis.
IN HISTORIAM B* GIRARDI HAILLANII
FRANCORVM HISTORIOGRAPH!
⢠nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Francifcus Infulanus PariÃcnfis.
f^Riumphis grauida orbis 'yniuerà L Uirtus Gallicajquaque caterarum
GentiumÃit ojndiquaque terror^ GentiumÃcile aéla caterarum A élisÃrtibus aÃÃueta 'vincit.
A tÃriptis 'veritum^ minuÃque in iUam Partem creditur eÃe cautionts:
Vt cura hiÃoria quaà anteuertant RomanuÃue 'vi^iljoquaxque Gracus.
Seu quod arma ma^ts ^Ãylum quam inermem Phorat GalliaÃeu quod olim eidem
AgendiÃudiis tot occupât a,
Scribendi otia nonÃperÃtere. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â¢
ttue midibus vnui es( Girarde)
' Qtü laudispatria anxiusPecundam Hane partem quoque Gailia nitori Hunc addaSjCumuleÃque laude laudem. Ergo Gallia nunc vtroque tandem
Superbit tituloÃd hacÃubinde Eege/vt innumeris ~yiris priorem, p^ni debeat alterum Girard(i.
IN HISTORIAM B. GIRARDI HAILLANII
FRANCORVM HISTORIOGRAPH!
Io. Bonefonius Aruern. Glaromontanus.
AÃfbitioà tuosÃbi Gallia 'uendicat ortus, FÅlix nataliÃa^a Girarde tuo.
^^patria 'vindex caliginiSjamp; decus illi Antiquum^^ titulos aÃeris è tenebris.
Grande quidem efi in te mater quod Gallia munus Contulit^at debet plus tarnen illa tibi.
F^^m dedit^arêlata eÃanguÃo limite'vita: Atpatria aterna eÃmunere parta tuo.
idem
Idem.
.Ma^i tot Ãbi^ntibusÃba^i^
Gaüica nbsp;nbsp;tulere Ãeptra:
Q^PÃantum im^ferium^cruore tanto ^p^Ãtum haéïenuSj amp;nbsp;cruore tanto ^^ruatum^pietate^ legibufque P ttlferunt du^lici yelut cdlumna. ^^^ni qui meritis 'vtramqueÃolis ^mpieuere domumjdomijfortJq^f^ InÃ^nes ^ariter duces :fed atris tfi tarnen tenebris 'velutÃpulti lacebant
-y^inm corpora^ conte^ebat iderfi ^orum nomina. Tu GirardeÃrip^^ ^^^perennibui excitas ab Oreo.
^antoer^o D
.M.aior
'em?
Non eflÃnepuinere P Alma.
c iôuçaintre qui fait
Hparart la nature a à bien
^1 f y tr cuuc des deux çeu nbsp;nbsp;nbsp;youuragegt;
Nousnenouuonsaffczenaa â^ft-reaaS;® Ceft au pris vn miracle aduenu de n^
Bevoirportraireauvifaeceuxqmo
Bepuis douze cens ans nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1® coU^^^S^*
Vefprit Jc corps ja voix,les nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;? g- curieux
C.omme fait mon Girard qni â , t otecieux Bela Prance cnrichift les men ' g^^ffoitla glol^®â Bes portraits de nos Koys don r
B a fait chofe encor qui paffe Valt;t hnm
Car fans pinceau dâautrny l'^Y ^jPebelle Hift^b'e*
C eft portrait pour iamais
VOVILHAC AV ses.
Lï. SEIGNEVK nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Di
Dï haii-lxn «â5''°fjontcleccgtanâl
T Esbcauxvers qui font paints a i client,
â ^Et tous ceux qui fçauront inger nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;/^utbeur
Biront amp;nbsp;Ã bon droiCt que le no nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;viu^e*
Boit cy bas 6c au Ciel immorte .
11 a, fans fe laffer, peu tout le m®» nbsp;nbsp;«. le labeur
Pour cuillir de nos Koys Bs lai
Lesa,fanslcsffatter,dâvninumci
Seuljtirezdclâobly pour les
Puis quelâÅuure eff Koy al,que ce gr .
Liberal à lâAutbeur fe face recogn
'Y voyant fes ay eux fi viuement p
Par quelle riche don luy enfle le courage, Quâà feruir tant de Rois il nâait perdu ion aage, Affin que de mefny ancre il efcriue fes faits.
QV O ÃATA TRAHVNT*
I. MORE' SECRETAIRE DV ROY A B, DE
⢠GIRARD SIEVR DY HÃILLAN.
içrOs ^neeftres Gaulois iadis plus curieux
Dâenfuiure leurs majeurs que leurs geftos dâeffirirc Plus enclins de nature à bien faire que dire Nâont trafle grands difcours de leurs faits glorieux.
Non pour auoir manque au ftile induftrieux, Ains à euxlâefcriuain qui les feeuftbien déduire; Les Grecs amp;nbsp;les Romains autrement ont fait bruire Leurrenom par eferits tant plus laborieux.
Ores vous de Girard réparant ce dommage. Et noflre hiffioirc ornant dâvn plus poly langage, .A bien faire amp;nbsp;bien dire excitez nos cfprits.
Si rare monument mettant entre nos mains. Vous rendez aux François,amp; en faits ôc en dits, Vaincus ou efgaUez les Grecs ôc les Romains.
L. I. A. M.
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A Kl r 1 s nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;tr» gïiNI®
TEKNà ïKAÃîCJ ac nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;-aucu-
STIANISSIMI nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ç?j.ncWâ^â¢'®^''ââ^'°rpnGs
B, G. HaiUaniir«uȔt»â^;â,ivsP«'Gâââ.
EAi^ireùfi nmcremeare ddreti^^
lÃtque iternm tnajceptr^ nn^nu »
InAnere^ çÿ* chariiÃicilem te redderere^
tibi FranciÃe^boniC lt;5^0 f
pid, diainam tenurent^attdi^ tne
Si ti[?i nec q«îcqMÃW toties dn^eniojnoÃrofedtantumdebity^^
Qen PiÃfirateii com^aéîa labot'ibft^P^^l^ ^l^iceres monimenta tuo cejÃÃ^ ^-AudieraniÃa^ralÃetibipriecordU'^^
Fnoluens^nonjatdi^nisniitnad^^ yor»z»j
OptnJjds «tfiqwew cx iüiSiflfteii^^^^^ Ettneliorlinÿiiedecusadl^i'f'^^^^ ? . ^irelegens.^^ntenorei'Vefttff^ OcjMsJ Uctro5 retro contre
Lemina, Francigenum^mox(jtteittettt^ ^u^bis dncrementäy^ mox promjj'^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;»
V^i^rices tandem iauenui in
. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Ft qux mature inte^HmceÃerep^^ .
^d tuaperpetuo deducens FrueretbriÃisÃaffnentaiacenti^J^j
; nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Scilicet hlt;ecnobiiÃitaliaÃtim^^^, ^rotntt
Nâ¬rant^amp; rigido celeres adä^m^tite nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;bicofttt'/n»
F^tquamuisTibrimquepatrerndFj^^^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Ã/itanttj
^uriÃrumqueTa^um ^TamiÃÃl^[r^ ^nteÃtos currui prim^eua coë^erittte f* rancid, nbsp;nbsp;Ãg^eo ttttttleritylarie^J.^ ^fros:
⢠nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Ft SolymoSj^PharioÃqfieiamp;cu^tdejf^
Nullafides tarnen hifloriaj'viétori^ N«lUbaUitteJles ^quce pop
Virg^ine« incompta reuin^^ tempoâgt;quot;^à ^^centi DwéîarentcboredS nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;-yj^fyltor
Laudarentmadidumypi^triisqftid^â^^
Etf äei, dKplici pfe nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;⢠p^^ncia nor^tâ
Scilicetdmid ma^ quam Phcebum
C«raqMe maioreratÃub le^es mittere 'Vt Quantquot;^el qult;e legerentjniit^t^^^^^^^j a Scri^ere.Tjel LaÃQ âverum contexeve no
ScallebantceuCimyneriacaliginemerJîe -H er o um laudes/veterum decora alta parenfum.' nbsp;nbsp;nbsp;j
dVeccuiquantbeneJatftotusAîeroueus jamp;ille PrimusJinteÃicro lotus Qlodoueus nbsp;nbsp;asn^us.
Non PepinuSj non ^ui maÿtis 'virtutibus orbem Subdidit occiduum JP[aÿ^uSj,non ille Capetus^ ^^emÃiuor euexit clara adÃifligia Kegnij Non (jui conipicuos aÃrorum intermicat i^eis^ Qi^m Tyros ^tcpue iterum Ly bite gens horruit y/la, t^lloiÃis fjuem tupietate reÃrreÃolebas: Liligeram oppreÃit tanta ignorantiaprolem.
^t tu poÃrcÃdes annos^velut excitaÃmno Veridicte Clius oraclain luce locari
OptaÃi amp;nbsp;Francospraduri Martis amantes^ ExemploCIS CT,^tuocaflijÃma Mufas Numina lujjifii colercj^Ãciare Ãradiuo.
Concinuit per teÃcelix Helicone recepto Gallia j Pieritecjue tMganippes largior 'vnda NLunauit3 cpute mille virum doSla ora rigaret. SponteÃua regali auroÃÃrtilis arbos Induit HeÃeridumj nuUi âvigilata T)raconi. Fluxerunt meüe Hyblteo pergramina riui, FÃrunt gemini natis modofloribus amneis^ Lutea c^uos teneris Dea late ampleSbiturulnist PurpureiÃue roÃs circum^tetemoque amarantho^ Smilacequejgjâ 'violiSjÃrrugineÃue lyaci^thiSi LaurUioledque^hederiÃucj^y* amantibus tequora npyrthis, Hine Ligeris 3 PÃodanuÃue rapaxà veÃiit iUinc^ Tum te non piguit GraiaSj LatidÃquefiuere NonÃecus ac natasfiudioque animiÃque CamÅnas. Tum tibi ceuClariopagellte mille legendte3 Mille linenda cedroÃuntmijÃa 'yoluminaÃed non In magna quiÃquamÃriptorumÃirpe repertus3 Hifiorite qui Francigenumà accingeret3 nbsp;nbsp;qui
Expertus tantas auderet tollere moles.
Credibile huic onerruafl-OjCui nemo tuorum ParÃerat(quis enim HaillanioÃe laudibus aquet JngeniÃ)Ãta Henrico meliora nepoti SeruajÃe hunc A tlanta nouu'm3quo Ãante corttÃis Syderibus difiinlla Ducum tot^oriaÃaret. Nunc ergo quacumque Polorum parte reÃlges Afjfice3Ãu te orbes niueoÃlgore micantes: Seu te qua J^mni réparant diÃendia Chela, Seu te CaÃiope3Ãu te meruere Triones3 iMÃicCj complentur tibi 'vota3auiqueprior{s Poflibus effraclis veneranda arcanapateÃunG Et tibiÃe nÃoriapanditÃnus omnis autta^
Et ató tjnow *«q** â âââ^^ttrelt;i»^. eri 'uerit purent ,c DcHorAtgt;^ilHewtnoM^woJMs^ JL Ser4 repenting modo luce crep4
Zure de mes Ubeurs
lPo»r qui t«t ac long â [;â,es
EttmtdcMmumtniiâY ic »»»â»âââSâ
F^parnbjlre'uniuers nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;pc^'^^*
T? Uin de wille
Tâlein de wille dun^^â^^
C.r«rencontrer4ia« nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;»»p4lt;-
Citrm rencontrer^
QMÃDotidront empcpÆ i .
JHille çÿ* wille ignoritws ,f^P nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;prep^^P?^
Te'voudront nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;|j^trdttucâ^^gt;
Ma:^ ne crrtins tout ceU.
Cdr leur pre£uwpttctjgt; ç^rricr^
Ne pourront ewpÿ«^â^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^3
LE CATALOGVE DES
ROYS FRANCE, CONTENVZ.
E N ^lâh ISTOIRE de FRANCE
L^EflabliJJementifindation eflatdn Royaume de Franceamp;'^eleólion dn premierBjy
page nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1.
Pharamond premier poy des F rançons
Francs, on François nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;i
Clodion le Chenelnfils de Pbaramondiy
Aferoneefils de Clodion
Childericfils de Aderonee nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;2./^
Clonis i.Poy Cbrefiienfils de (^hilderic
P Childebert Roy de Paris'} yClotaireFoy de SoiJJonsd yClodamire Roy dâOr[easC [Thyeny Roy de APets J
fils de (^lonis
Cherebert Poy de Paris^, \Sitrifbert Poy de Afets f 1 ri â¢
54
P^oy dâOrléans
5? lO
II IX n 14
^5
18 ip
lO
XI
Clotaire^ z.fils de Chilperic Dagobert-jpremierfils de Clotaire Clonis deuxiemefils de Dagobert Clotaire troifiemefils de filonis
88 ^4
91 91
Childcric denxiemejjrere de filotaire
Thiertyfi-ere de filotaire amp;nbsp;de fihilderic 8
ClonistroifiemefilsdeThyerry 104
Childebert denxiemefi-cre de filonis 104
Dagobert denxieme^fils de fihildebert 104
Thierty denxiemefils de Dagobert nbsp;nbsp;lo8
Childeric^fils deThyerryJnrnomme Fay-neantj-c dernier de la premiere lignee n 8
LA RACE DE PEPIN.
XX Pepin le Brefifils de* fibarles A4artel 1x8 X5 Charles le Grandfils de Pepin^ 14X X 4 premier dnnom^ diél le Débonnaire, fils de fibarles le Grand.
2.^ Charles leCbanne^filsdeLoys Debon. z6-j
Z 6 Loys X. dit le Beguefils defiharles le (^banne nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;180
xy Lois CarlomabafiardsdnBegneiit^ x8 fibarlesle Gros fils dn Begne z^ Endes fils de Pobert Comte dâJüngers iS? 30 diaries le Simple fils de Loys le Begae 190 31 PaonlPoyde Bonrgogne 300 3x Lois dâontremerfils decharlesleStplejOZ 33 Lotbaire^filsdeLoysdâontremer 5^1 34 Loys cinqnieme fils de Lotaire 3^3
LA RACE DE CAPET.
35 H ne s Capet Comte de âParisp^t Ufinenr des François^eflenpoy de France 314
3 Pobertfils de unes Capet
3 7 Henry premier dn nom fils de wnry }}1 3 8 * Philippes i. dn nom fils de Pobert 54^ 39 Loys leGros 6 fin nom fils dePhilippet
49 Loysïe lenneon le âPiteuxfieptieme du nom fils de Loys le Gros
41 Philippeslt;..^ngnfie z.dn nomfilsdeLoj/sle - . CPitenx
4x Loys 8 fils de Philippes .^ngufie, perede
SainSl Loys
43 Saint Loysfils de Loys hniSlierne 33I 44 Philippes ^.fils deSainôlLoys lt;^33 45 Philippes le Beb^. dn nom fils de Philip-pes Poy de France deHanarre 6Ã3 4 nbsp;nbsp;Loys FXntin Poy de Franceamp; de Nauar-^
re fils de Philippes le Bel nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;yoi
41 Philippes le Long fils de Philippes le Bel, P(y de France nbsp;nbsp;de Nanarre nbsp;nbsp;nbsp;lâi-}
48 Charles dit le Bel fils de 'philippes le Bel,
Poy de France amp;nbsp;de Hanarre
49 Philippes de f^aloisfixieme dn nom, fils de CbarlesCote deF'alois,fils dePhilip-3.134
50 lean fils de Philippes de Kalois 19^ 51 Charles le Qyântfils de lean nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;840
52. Charles 6.fils de Charles leQnfiit 880 53 Charles y.fils de Charlesfixieme. iiio
Es îRANCs^ou Erancons , des aduanturesamp; de
Vetymologiedelquels nous auons amplcmét dikou-
ru avi Dikours mis au deuant de ceft Åuure, ay ans a-
près çiukeurs peregrinations,voyages, ôc trauerks e-
Ãeuleur demeure aux Palus MÅotides,pres dicelies
Ãklon lâopinion la plus commune amp;: receue) baftirent
vne ville en lacp.ielle ils habitèrent iukyues au temps de lâEmpereur Valentrnianhls de V alentinian, lequel ris recoururent fi vaillamment contre les Alans qui 1âcoitrentrEn»
® ftoient rebellez contre lâEmpereur, Sc lâEmpire Ko-main, qu en recompenfe de ce bon fecours ôc feruice, lâEmpereur les exempta pour ixansdu payement du trrbut ordrnarre cauris deuorent aux Komarns, voulant qu aubout de ce temps ils retournaffent aleur premiere ferurtude. Les dix ans eftant expirez,on les voulut contraindre de recommeircer a payer ce t but: mais euxaffriandez delà douceur delâimmunite, voulons redurreaper-petuel priuilege ce que lâEmpereur leur auoit accorde par racc,repon rrent fuperbement quâils n entendoient plus payer aucune chok, que puis qu au .u vlà deuifanaamp;audangerà eVeutsviesAs auoient acteeleur immunité,ùs rieftoientoas de\ibereidcnicndte,n7 t^uittet alibon matdie ce quiletiï auoit couké fl cher. EâEmpereur offence de ce reffuz, menavne grolle armee contre eux,amp;les ayant combattuz Slt; deffaias,les chaffa deleurhabitation, fi qu ds lu- kur U.u-rentcontrainasdefaffemblerfoubsla conduite dâvn grand Capitaine dritte eux,nomméMarcomir otiMarcjaieier,qui en vieil langageEranc igni e ou uerneur de pays, Ãc fe retirer en vne prouince delà Germanie a prelent dite Al- encerm^mf. lemaigne, quâils habitèrent, ôc deleur nom appellerent Eranconie, a proumee pat eux occupée. ily aquelques autheurs quineveulent aduouer quel Em- â F,.lt;âKonie, pereur V alentinian les deffit, dâautant qu à la v erité il ne f en trouue rien en cunautheur bienancien ,au contraire Ammian Marcellin ancien veritable hift.oriographe,dit quelors que V alentinian effoit enltalie il eut nouuelles que la grand br etaigne maintenant nommee Angleterre effoitlors courue facca-geeparlesViâ¬l.esôeEfcoffois,S)cferablablement quâvngrandnbbredeErancs, courueparUs êz de Saxons cour oient la Gaule. En ce paffage de cell autheurny ailleurs au difeours de (onHilloire,h ell faite aucune mention que eekEmpereur deffitles Erancs. Ce queffâil euk ellé ainfiâ) ce gentilhillorio graphe h eull obmis: toutef-îoisle plus fouueutjles eCcriuains oublient plufieurs chqfes ou par mefgarde,ou eycr,w(tt»s.
â £ . nbsp;⢠PHAKAMOMD KUY 1.
pource quâils ne les ontfceuès,ou pource quâils penfent quelles ne feruent pas beaucoup à la matiere,quâils traittent,lefquelles pourtant lont tant importantes que leur oubly met la pofterité en vne grande peine. Tant y a que la commune opinion tient qi*e les Francs ne voulurent payer ce tribut apres les dix ans expirez, ôc queftans, à caufe de ce, guerroyez par lâEmpereur Valentinian, ils furent (comme nous auoris dit) chaflèz de leur demeure amp;nbsp;contrainôls dele
⢠fauuer en la fufdite Prouince,là ou voulans choilir amp;nbsp;eftâblir vne maniéré de Fntre les gouLiememei^f de leur Eftat, ils eurent fur iceluy plulieurs contentions : car les lâfa- VUS vouloient quâil fut réduit en Monarchie qui eft le gouuernement dâvn Prin-^on dugou- ce, amp;nbsp;les autres en A.riftocratie, qui eft le gouuernement dâvn nombre certain wwfwm. quelq^ies fages. Surquoy en lâaffemble publique faiéfe à celle occafion, vn dâentre eux nommé Charamond , parla dez:efte façon en faueur de la Monarchie.
JJarangue en faneur delÃ
Monarchie.
Fortunes Jes Francs.
FJttmetfrsdi~ uerf es des ^ouuerneurs dâEÃats,
^ouuerreurs troublent T»
la Morar-chte riÃocratie.
£ yn ~\ray Frince.
Seignevrs puis que nous fommes icy aflemblcz pour délibérer amp;nbsp;nous refoudre de la façon du gouuerncmet de noftre Ellat, alTçauoir fi nous le deuos foubfinettrc a lâEmpire amp;nbsp;à lapuilfance dâvnfeul commandât, qui eft vn Roy ou Prince,ou â celle de quelques homes efleuz des meilleurs amp;nbsp;plus là ges dentre nous,qui efi: vne choie publique, ie vous en diray franchemët amp;nbsp;rondement mon opinion. Mais deuant que la dire,ie veux premièrement me plaindre de noz fortunes, puis vous prefenter amp;remonllrer les remedes dâicelles mon aduis lur ledit gouuernement, auec toute lâalFedion que ie doibs à ma patrie, amp;nbsp;que les Dieux amp;nbsp;la vérité me pourront donner. le vous diray doneques. Seigneurs, que il nous conliderons la caule originale de toutes noz pertes amp;nbsp;dommages , nous trouuerons quâils ont procédé feulement de deux caufes. Lâvne a cfié lâenuie qui fell engendree aux cueurs de noz voifins amp;nbsp;des Romains,ialoux ôcenuieux de la grâdeur de noftre nom,^qui ont tant faiôl quâils nous ont cliaf fez de noftre ancienne demeure: amp;nbsp;lâautre eft la forme de noftre gouuernement diuilé en vn nombre infiny de parties amp;nbsp;d'hommes,les vns delquels y font ia entrez, amp;nbsp;les autres y veulent entrer lans aucune confideration.Les vns font pouffez dâvn bon zele amp;nbsp;dâvnc louable afteôhion enuers la patrie, mais priuez de toute prudcnce,là ns laquelle vn bon zele eft inutile: les autres ayans lâvne 3c lâautre, nâont efté creuz ny relpedez: les autres lont agitez dâvne ardante ambition amp;: delîr de gouuerner amp;nbsp;commander, le ruans â trauers les affaires comme vn foudre qui paffe par tout.Les autres attirez dâvne efperance de gain,font leur proffit pluralité' de particulier au dommage du publicq, comme fils fuffent entrez en vne moilTon doree. Celle pluralité amp;nbsp;diuerfité de gouuernemens amp;nbsp;de gouuerneurs, donne vn grand trouble â noz affaires amp;nbsp;vne bonne elperance à noz voifins de nous ruiner, amp;nbsp;nous menaffe dâvne prochaine fubuerfion de noftre Eftat, fi nous nây donnons vn prompt remede. Ce mal prefent, amp;nbsp;la crainte de lâaduenir me fiiél defirer â noftre Eftat vn bon amp;nbsp;folide gouuernement, non bigarré,non diuerfi-fié, mais tout vn, tout femblable, amp;nbsp;toufiours egal âfoy, qui nous maintienne en repos, amp;nbsp;qui ne donne plus â noz ennemis occalion ny dehr de nous endommager, amp;nbsp;me fera vous prier, coniurer, amp;nbsp;confeiller, de vouloir préférer le gouuernement Monarchique â rAriftocratique,câeft â dire âreietter celuy qui eft copofé de quelques grands amp;nbsp;fiiges, amp;nbsp;prendre celuy dâvn lèul. le vous prie donc(Seigneurs)choifir vn dâentre nous pour voftre chef,guide, amp;nbsp;Prince, câeft alTçauoir vn homme qui furpalTe les autres en rang, ôc en marques de vertus, 3c qui
quot; qui leur fok pareil eiibotéamp;iuflice,qui craigne amp;nbsp;honore les Dieux,face e-
« oâalemêt iuftice à tous fans difi:in£tion,ou afteâsio de pedonnes,qui fort braue amp;:
« vaillant pour nous deffendre contre noz ennemis, qui jpufticnne amp;nbsp;garde le
» droit des plus foibles contre la violence amp;nbsp;opprefoon des plus fortS jqui foit pi- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;-gt;⢠nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.
â toyable enuers les pourcs, conferuateur des riches, amy ddsbons, icuere aux nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â¢
» mefohans, fourd aux paroles des malins,amp; facile a efeouter, refpondre relou-
» drelacaulc dâvnchacun. Dâauantage qu illoitplus enclin a lamilcricorde amp;nbsp;a
« l'equité qtï a la rigueur des peines £c des loix, qu il ferue non feulement aux cou pj,;,
» rages, mais aufh aux yeux de fou peuple,qu il mefprife toutes vohmtez,fo ferne --
quot; gens de bien, reiette les mefohans, nerecoiuelesflaterics ôe memonges,cC qui gaenr des
» ait plus de foing dâexccuter les poindts de fa charge Se de 1 vtilite pub ique qu a loix.
« fes particulières affections .V oil a S eigneurs les parties que ie dchre en ce^iy qt^e
» nous eflirons fur nous pour noftre P rince Se Seigneur,aucc tous ces ons ingu
« liersôc rares que la nature peut donner,amp; que la longue experience luy peutac-
« querir.Ou fil ne les peut auoir tous, qu il en ait au moins vnebonixv. partie, qui
. en quelque forte le rende digne du li^u quâil tiédra.Et ne doutez que ce gouuer-
« nement monarchique ne foitle feul outil inftrument de no r(n'cpos,comme
» celuy quieftdutoutreffemblableà celuy des Dieux amp;nbsp;aux efteas delaNature
» quidefonbongrécntousfesoeuuresafaitvnKoy amp;vne chofo qui commande
» ôcprefide a tomes les autres de fon efpece. Smous avions fuiurc nous ver-
» tons detouscoftez en elle lâexemple Sclâbmpn^ delaMonarchie.Lesmouches
» à miel ont vn Koy, les grues choififfentvne dâetre edes qui valapremieieô: qui
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;» faifolapoinae de leu?efoadron triangulaire,les troupeaux de beftiMl ontvn
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;. chef,commeentreles cheuresleBouc,Slt; entre les moutons lebeher va demnt,
» nbsp;les vns,ôc les autres troupeaux ont vnpaftetir. Smous voulons aller auCiel,
il y a vnfouuerain Dieu qui commande aux autres Dieux Sc qui gouuernecefo « vniuers. Entreles creatures lâhomme ^refide,cntrelesbefoes le yon, entre es « oyfeauxlâÃigle,entrelesgrainslefronient,entrelesbreuuageslevin,cntreles . fenteurs le Baume,entreles membres exterieurs leCAaef, entrelesinterieurs le M j
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;» cÅur,entrelesElemensle fou,entrclespierresle Diarnant, entre .es mcî^x
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;» lOr,amp;tentrelesÃforesleSoleil.Lâameehfouledcfonefpeccenihomme.Vne nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â¢
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;« famille amp;cvne nef qui font les vrais Images dâvnechofopublique,font ^uuer
« nees Recommandées par vn chef. Bref toutes chofesinhitueesi^ar e eur e
â lâvniuers. Reparla nature qui efo fa minifore Re feruante, ont efoe faites en oratie
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â de Monarchie en laquelle vne feule commande a toutes les autres. Si nous vou
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Ions viure foubs vue Chofe-publique qui efo compofee de pluheurs ehe s,nous
« peruertirdslâordre deNature â¢. car ce feroit mettrepluheurs chefs fur vn corps,
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;« pluheurs âmes eniceluy ,pluheurs maifores en vnefamille, pluheurs pilotes fur
« vne nef,pluheursK.oys fur des abeilles, pluheurs gardiens fur vn troupeau , Rc
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;« pluheuYsDieuxalBmpirefouucrainRcvniuerfel du Ciel Rede laTerre.SiNa-
« ture faifoit cela,il fer oitbien r aifonnable de prefer er vne^ Chofe-publique a vne
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;« Monarchie-.mais puis quelaNattire y cbtr arie,que par fes exemples elle le nous
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;« diffuade, quela raifon f y oppofe, Re que 1â experience des autres ^foats y rchfoe,
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;« ilvaut mieux ce me femble, Seigneurs, choihrlaMonarchie, que le gouuerne-
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;« ment de pluheurs que vous netrouuerezpas htofobôs quvnfeul. Et tout atnh
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;« que quand on voit pluheurs Soleils au Ciel, c efo vn prodige qui nous menaffe
\ y de grans maulx,ainh en adulent il du gouuernement depluheurs,entrelefquels de plwficwTs.
PHARAMOND ROY t
f efmeuu^nt ordinairement les diflentions, les faólions, les trahifons, les haines « couLiertes, amp;. les fecrettes inimitiez, pour la diuerfité des opinions : car chacun « veult que la fienne fçit fuiuie, amp;nbsp;portant enuie à celuy qui lâemporte, fiiôlnai- » ftre des fèditionS, defquelles naifient les meurtres qui fubuertifient 1 Efiat, amp;nbsp;le « U fin de commuent en Mqjiarchie.Aux Chofes^publiques il nây a nulle recompenfe or- « donnée aux biensfaits,amp; bons feruices,ny nulle peine bien ordonnée aux male- « fices,qui font les deux liens dâvn eftat:car quant au poinôl des merites,des qu vn « hommeafaiôt quelque belaóle pour le feruice de fa Patrie, foit quâil ait con- « quis vn Pays^ ou gaigné vne ville, ou vne bataille, ou faiôl quelque autre chofe -fignallee,tant f en fault quâil en foit aucunement recompenfe, ny quâon luy face « aucun don,ny quâon lâhonnore de quelque grande dignité, quâau contraire fâ « vertu le faiôl hayr amp;nbsp;craindre, amp;nbsp;engendre vne enuie vniuerfelle de tous fes Ci- « toyens,*qui fe ruent,fe bandent amp;nbsp;fe iettent fus luy. Sa puiffance, fa vaillance, amp;nbsp;« fon authorité,leur font redoutables,ils diffament fà reputation,interpretent fon « bondebuoirenmauuaifepart,luy roignentles ællesle plus quâils peuuent,amp; « en fin pour tout fallaire ils luy drefient vnejpartie,ou dâvn banniflement,ou d v- « ne prifbn, ou dâvn mortel poifbn. Vn Roy effc vn homme duquel vous pouiiez « obtenir ce qui eft raifonnable, il fçait fe courroucer, il fçait pardonner, il fçait lt;* donner, amp;nbsp;cognoiftre la valeur, la vertu, amp;nbsp;les bons feruices dâvn chacun. Vne «« Chofè^ublique fe gouuerne par loix eferites, amp;nbsp;là ou il furuient vn affaire ex- « traordinaire dont les loix ne font aucune mention, elle met les chofes en telle « difficulté amp;nbsp;longueur quâon nâen voit iamais la fin. Les Roys font doux amp;nbsp;de- « mens, amp;: les loix fburdes amp;nbsp;inexorables, amp;nbsp;plus fauorables à vn pauure quâa vn « riche, à vn villain quâà vn Noble, amp;nbsp;ne veulent ny condoner,ny pardonner, ny « rien retrancher ny modérer de leur fèuerité. Les trauerfès, les de^^laifirs, les in- « commoditez,les banniflemens,les ingratitudes,amp; les perfecutions quâont fouf- « fertes tous les plus grands perfonnages Qui ont vefeu foubs les Chofes^jubli- « ques,nous peuuent monftrer combien miferable eft la condition de la vie de « ceux qui viuét foubs elles. Il y a long temps quâil a efté dit, quâil nâeft iamais bon « que tant de gens gouuernêt,amp; quâil ne faut quâvn fèul qui gouuerne.ilnây afer- » uitude plus douce,que celle qui eft foubs vn Prince, auquel feul il eft bien plus « aifé de fà tisfaire quâà tant de volontez defordonnées de tant dâhommes, def- « quels eft compofee vne Chofe^ublique. Quand ie parle dâvn Prince,Seigneurs, « iâentens dâvn bon,dâvn deuotieux, dâvn iufte,dâvn vaillant,dâvn veritable,amp; dvn «
r,yfrÿ}otra-tte, Menar-ehie.
les n^auxet F ingratitude des J^epub.
jBMnijJemens MixRepub,
C/thmntfs,
Naturel dâyn^y.
Maximes tiet ilffftb-
J^igiteitr des loix.
/attsfaire 4 yn.
^alite':^^ i'yn Prinee.
m Tjtm.
^atrtsqiu,-btel^ dâyn Trtnce»
Kn Pritue elott rendre bonsfesfttb~ iets.
tei homme que ie VOUS lâay depainôl au commencement, non dâvn Irreligieux, « non dâvn cruel, non dâvn mefchant, non dâvn defloyal, non dâvn bourreau: car « celuy qui a toutes ces qualitez nâeft plus Prince, ny Roy, ny Maiftre, ny Sei- « gneur: ains eft vn T y ran, amp;nbsp;vn monftre de Nature. le vous figure vn Prince qui « garde fon peuple, comme vn pafteur faidt fon troupeau, qui aime fes fubieds, « corne vn Pere raiôl fes enfans,qui en ait le fomg,come vn pilote ou gouuerneur « ou maiftre de nauire a de ceux quâil tiêt en là nef, q. nâait les aôlios têdues quâau « bien repos,amp; là lut des fiens,amp; qui fur tous autres obieôhs en ait trois pour prin- « cipaux, aflaugir la Religion,la luftice, amp;nbsp;les armes. Car puis que ce Prince doit « eftre ie patron, le mirouer, lâexemple amp;nbsp;la guide de la viç, amp;nbsp;des adions des au- « tres hommes qui feront fbubs luy,amp; que les yeux amp;nbsp;les oreilles de fes fubieâs « vifènt droit à luy comme à leur but vnique, ie fbuhaite quâil fbit non feulement â bon, mais auifi que fon exemple nous rende tous bons, LâEftat dâvn Prince fe « compofe
PHARAMOND R O Y I. LIVREI. y
⢠compofe à lôn exemple, amp;nbsp;fà vie a plus de force au reglement de celle Ses fiens, » que tous les Edids amp;nbsp;ordonnances quâil pourroit frire fur la reformation des » meurs. Les faultes que les Princes commettent, bien quelles foient condaipna-» bles, comme eftans faultes, feroient tollerables, fi elles ne Icruoient à plufieurs « dâexemple amp;nbsp;de patron,amp; Ii elles nâauoicnt beaucoup dâimiaiteurs dâelles,dâau- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;-
ââ tant quâon voit que la mutation des meurs dâvn Prince,engêdre celle des meurs - dâvn Peuple: amp;nbsp;non feulement les Princes recoiucnt les vices, mais aufïi les en-« grauent es cÅurs amp;nbsp;es entendemens des leurs, amp;nbsp;ne faillent pas feulement en ce ⢠. - quâils (è lailTent corrompre, mais aulfi en ce quâils corrompent, portons plus de - dommage par lâexemple que par le péché. Vne verrue ou vn petit fein au vilage - eft plus apparent quâvne grande tache ou cicatrice en tout le refie du corps:ainfi « la momare faulte paroift plus grande en vn Prince (la vie duquel cfi^flifc au « Theatre du monde expofee à la veuë de tous) quâaux hommes particuliers. Et - tout ainli quâvne efquierre nâeft pas feulement droite, mais auiii fert au mafion - à drelTerfapierre, amp;à fairefa taille droittc,ainfi fault il que non fèullementle
⢠Prince fbit Don,mais aufli quâil rende bons les fiens, amp;nbsp;les redrefle au chemin de - la vertu. Or Seigneurs oultre ce que nous deuons eflire vn Roy qui ait les par-» ties requifesà vn Prince, nous luy donnerons de bons Confeillers, qui feront » comme fes Contreroolleiirs,amp; par bonnes loix luy preferirons fbn authorité Sc - puifTance de telle façon, quâil fera feulement, non ce quâil voudra, mais ce quâil - deura faire, fans pouuoir oultre paffer ce qui luy fera prefeript, amp;nbsp;qui luy fera - confeillé à c remonftré, ou fil vouloit fe licencier tant quâil ne voulufi tenir les » conditions,aufquellesnousleconflitueronsfurnous,ifferaennoftrepuifl'ance . « de le débouter de fon fiege: car puis que nous luy donnerons la Royauté,nous » aurons bien par confequent moyen de la luy öfter, fil ne fe comporte amp;nbsp;gou-« uerne comme il doit. Les peuples font deuant les Roys amp;nbsp;les ont faicEs, iadis - ilz pouuoicnt les deffaire: mais il ne fault craindre que celuy que nous efiirons » tombe en tyrannie,ny quâil nous contraigne de le chafler:car oultre ce que nous - nâen efiirons point aucun que nous ne cognoiftions fort homme de bien, fort « deiiotieux, fort iufte,amp; fort vaillant (qualitezrequifès à vn Prince) nous le bri- ** - derons fi bien par les loix, quâil ne pourra faire mal, quand bien il le voudroit.
»⢠Pharamond eft vn Seigneur qui a toutes ces parties, amp;nbsp;duquel (fi nous le vou-- Ions eflire noftre Roy, comme iâen fuis dâaduis, amp;nbsp;le vous confèille) nous rire-* rons toute la iuftice, ramitié,le foing, le fecours,amp; lâaftiftance que fubieéls peu-» uent defirer de leur Prince.Sareligion enuers nos Dieux, fà vaillance en la guer-- re, fa bonne volonté enuers fà patrie, fes bons offices enuers nous, fa iuftice en » fes adiós,amp;fes vertus en fès meurs8é en fà vie,nous fontaffez cognuës.ïl eft fils Aîarcomir, » de ce grand Capitaine Marcomir, qui tant fà gement amp;nbsp;heurcufèmeiu nous a » menez icy, qui tant feurement nous y aeftabliz, amp;nbsp;qui tant vaillamment nous - fauua des menaffes des Romains, quand par lâinégalité de nos forces aux leurs ' â¢* nous fufmes contrainds de quitter les Palus Mæotides. Nous fommes doncq » tenus a Pharamond, pour la mémoire du grand bien faid receu de fon pere, amp;nbsp;» nous le deuons aymer pour fà vertu. Ces deux raifons nous doituant efmouuoir » à le reccuoirpour noftre Roy amp;nbsp;le préférer a tous autres en cefte dignité, tout « ainfi que nous deuons préférer la Monarchie à lâAriftocratie, à laquelle ie co-* gnois que quelques vns des noftres vcullët inclincr,fans preuoirle mal qui nous - aduiendroit dâelle, fi nous la receuions, dâautant quâil fault en cela confiderer
a iij
PHARAMO.ND ROY I.
noftre Ãicienne prefente façon deviLire,qLiieII;trobcirà vnfeLi],nonà p!Li-F^iidt eonfidt- fieurs i^e feniblant que la premiere chofe quâon doit re^ardefa l-efcabliiK.â- -deiftupks. ixieiit dâvn Eftat, eft lâhumeur des habitans dâiceluy, Sgt;c conliderer de quel gou-
uerhement commandement ils font capables, afiauoir du Monarchique on de IâAriftocratiqup. Ainli parla Charamond, amp;nbsp;lors Q^drek, Iâvn des principaux Seigneurs dâentre les Francs, fe leuant fur pieds parla de celle façon cnH-ueur de lâArillocratie.
Seigneurs,poLirce que ce que nous auos à débattre conflle plus en faidqukn « /-««ri« /{f. exéples, ie ne mâarrefteray point à refpondre aux exéples de la Nature que Clw- * fM^ne,. nbsp;nbsp;yjj^ond a nais en auant,ains feulement par railon ic veux maintenir que nous de -
uons pluftoft choilir legouuernement Ariftocratiquc que le Monarchique. -pinf.enn fe». Pout gouuerner,decider amp;nbsp;reloudre les choies grades,les opinions de plulieurs « l?ienvnisamp; faccordans, font beaucoup meilleures,amp; apportent meilleur -remede que lâopinion dâvn leuhcar il ellbien difficile quâvnleul ait tant de la- â ^fie^âe^fZquot;' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;puilfefaire. EnvneChofe^.publiquequieftcompofeedeplufeurs â
/»â¢â¢rt. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;_ telles, il ell maljiifé que parmi les diuerfes opinions dâicelles, (quand bien h quot;
de in trayant i.
l.n teatntien dein fnijjnnce, J
moitié auroit mauuais aduisdâvn affaire) lâautre moitié ne lâait bon, amp;nbsp;que b * vérité ne fe trouue plufloli en la dilpute de plulieurs perlonnages, quâen la â ceruelleamp;lenfualitédâvn feul qui le plus louuent ne veut croire que là fanta- « fie. Câell chofe trefdangereulè charamond, de viurefoubs vne Monarchie, amp;nbsp;« déuenu^'y» ce dâautant quâil eft trefdifficile en ce monde de trou Lier vn Roy ou Prince qui -^çcompfi de toutes les parties quetuas defirees en luy, amp;nbsp;comme il finit -quâil le fbit,pour eftre digne de tel nom: mais en vn nombre dâhommes choi- * nâa, lâautre le peut auoir, amp;nbsp;ainli fe trouue en ce nombre ce qui « fitrenue,»â )gt;». Ãg fc ttouLie Cil VU IcLil homiiie. Et pofé le cas quâil fut polfible dâen tronner -vn de la perfeéfion requife, il y a toutesfois danger pour lâhumaine fragilité, amp;nbsp;quot;nbsp;la grande licence que les Roys ont de Ãire bien ou mal, amp;nbsp;dâexecuter leurs vo- -. Iontez,.,que par fuccellion de temps, ce Prince fempire,amp; depraue, de- « fe»»ent .âem- Liieniie Tytaii. Car on a veu fouuent que ceux qui deuant quâellre Roys e- -.^quot;7* â ,\i ftoient hommes vertueux , amp;nbsp;louez dâvn chacun, des quâils font venus à la « Royauté, amp;nbsp;quâils ont gonflé le plailir amp;nbsp;la licence quâelle donne, font de- « uenus vicieux, infolens amp;nbsp;cruels,comme fi la Royauté efloit de fby chofe lt;⢠rnauuaife amp;nbsp;corrompue qui corrompt les bonnes meurs, amp;nbsp;que ce fut le lie- « ge de la corruption , amp;nbsp;de lâiniquité . Câefl vne grande tentation Chara- * mond, aux plus gens debien, dâauoirpuiffince de tout fiirc, amp;nbsp;quand on lâa,!! «* vient des appétits amp;nbsp;des defirs quâon nâa iamais finon quand on en voit la corn-modicé. Et pour vous dire Seigneurs, les vrayes qualitez de la plufpart des « Princes , defquels nous auons ouy parler (iâentends des mauuais comme de » quelques vns de nos voifins, car il y en a eu de bons, mais qui ont eflé rares) *⢠i^nniiteT^de, Icut proptc amp;nbsp;couflumiet naturel eft de haïr prefque tous leurs fubiets, amp;nbsp;de « plaire plus de la compaignie des flatteurs, des menteurs, amp;nbsp;des miniftres de « voluptez, que des perfoimages vertueux: amp;nbsp;ce qui eft le pis, ils ont toufiours -les oreilles ouuertes aux faux rapports, aux vices, aux calomnies, amp;nbsp;aux men- « fonges, amp;nbsp;le plus fouuent bouchees à la vérité, aux difeours de la vertu, amp;nbsp;fur « tout a la iuftice, laquelle fur toutes chofes ils haïffent fi fort, quâils nâcnveul- â¢Â« X« lumi trdi- lent iamais rapporter le nom, ny eftre nommez iuftes. Bien ont ils prins plaifir -,^,reide,pâ» nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nommct les vns forceurs de villes, les autres foudroyeurs vidorieux, «
amp; con-
⢠Sic conquerans,amp; les autres grands, aimans mieux comme il appert p^ tels lur-» noms, la louange amp;nbsp;reputation procédante de force amp;nbsp;de puiflance, que celle » qui procédé de bonté amp;nbsp;de vertu quâils laiffent en arrière En quoy ils faillcnt « amp;nbsp;f abufent grandement pource que iufticc rend la vie de ceux qui font collo- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;*
â quez en haut degré de fortune de puiflance amp;nbsp;dâautborii«, diuine amp;: celcfte, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â¢
â ôclâiniufticelarendbeftiale Ãclauuage. Sinouseftionsafleurezdetrouuervn
» bonPrùice ieferois bien dâaduis de le prendre, amp;nbsp;de preferer le gouuernement
» Monarchique à lâautre-.mais celaeftbien maljiifé,amp;nây arien pire que les mau-
â uais Princes qui ont certaines maximes amp;nbsp;loix faites à leur aduagtage,nonba- «IMHIMW Prit**
â (lies par la nature ny par le droiél,mais par eux mefmes .Ils fe lot mareurs ôc mi-« neurs à leur fantafie-.maieurs pour faire executer ce quâil leur plaift, amp;nbsp;mineurs - pour roprelafoy promife quad ils péfent tirer q^uelque proflà t ou cdmodité ou auà tage delaroupture dâicelle.lls violet ordinarremétles miuileges de leur pa-
- trie, font tuer ceux quileur lont lufpeétsjes declarer rebelles quand Sc comme » ils veulent,rauilfent les belles femmes^ hiles de leurs fubicts,prenemies biens » deceftuy cy Scdecelluy là , font des mariages forcez contre les volontez des '⢠parens,amp;: bref penfent tout leur eftre permis,ôc eftre conftituez Rois, non pour â garder,confcruer,aimer Si delfendre leurs fubiets,mais pour tout dihiper, per-» dre, tuer,violer, amp;nbsp;prendre. Voilalavray e defcriptiqn dâvn mauvais Prince au-» quel vn bon eh tout contraire; mais le poind gift ale trouuer entre nous qui - fommes corrompus par la licence amp;c mauuaife nourriture que nous auos .V ous â auezbeaume former Si forger vnbonPrince, nonvn Tyran; car le crains que â cefteRoyauté attire à foy vue licence de mal faire, amp;nbsp;que pour pouuoir beau-â coup,elle vueille ce qu elle ne deuroit. Vous ne fc^auriez empefeber vnPrince filregnelonguement,ôcfilnâeftextrememétbommedebie,quilnefacequcl-
- que ade deTy rannie. Si vous fardes fonRoy aume hereditaire, il fera maljule â que fon hls ou fon arrierehls ne tombî en ces vices lbfdits,ôc li vous le faidcs e- â¢Â«a.f.
ïectit, nue I vu deles luccelieuu ne i nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;* - nbsp;nbsp;nbsp;- r...T«i«.6.i..
euvne C^ofe uuUïQue,ne ueuuent en leur admlnlftraûon exer cer aucune me-
â â cHauceté,cgt;uanà breià eleurnaturelslerorenrmecW^amp;cto^ue leurnatu-quot; relfoït corrigé par leslorx cyullcur preCcrluentles clrores oruinalreS.QuuUt aux prejeript»»« â extraorà inarres lt;p.ûfuruiennent,elles (bntballottees,perees,8lt;.balancees alaba-â lance de pluGeurs l'ao^es ru2,emens, tous tendans a vue meune nu, c^ur eitle bien â delà Patrie. V vn noie faire mal de cralnél,e del autre,Ivneft Contreroolleur â des actions de lâautre, Sc tous Corïtreroolleuts generaux les vns des autres,de fa-â lt;^on (yue foit par force ou par amour, ils fout contraints de faire al enui a^cpll * mieux mieux,foit pour le bien AelaCliofejpublicpue fils font ^ens debièli d eux ââ meCuies,ou pour lareputation fils ne tendent cpiaicelle,oupôt\r la crainôiedu - repi-oclie. Q^ndmefmesvue Cliofej^ublicpue prent cmelrpie corruption, câeft â lt;puand elle tombe enlaWonar cbie,lt;pii eUlors cpie cpimcun dâicelle plus Un «pue â tousles autres,f empare delâeft.at,amp;cle transd^ure enPlt;oyaume.V ous fauez lt;pue nous fouîmes dâvn naturel franc Slt;.libre,2lt; lt;pue mal aifemêt pourrions nous eu-durer vu CTouuernemêt ty rannirpue dâvn teul,ny de plufieursimaii à ' autant lt;pu iV quot;nbsp;me femble epue pour les raifous fufditeslaty rame peut pluîfoîl. entrer enlatelle quot;nbsp;Sc aux allions dâvn feul epue de plufieurs,ie foubaite pluHoUle ^ouuernemêt de â plufieurs lt;pue dâvn feul .le ne veux nier cpu'iln'y aiteu,S4 nây ait encores debbnes â Monarcbies'.mais c'eH ebofe affez rare ennoflre temps corrompu-. 5.C leur bonté
8 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;P H A R A M O N D R O V I.
eft comité vn cfclair quinc dure guiercs:carfien vu Eftatily avnbon Prince « regne cn iuftice dix ans, il aura deux ou trois fuccefteurs qui en régneront tcà à üita. cent en iniuftice trannie. Au contraire vne Chofe^publiquc ne fe corrompt « quâapres vn long temps, dâautant quelle eft fouftenue par plufteurs,que tous les « ifj nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;habitais font comme membres collateraux dâicelle, ayans comme -
vne portion proprietaire cn lâeftat ,amp; quelle eft gouucrnec parlesloix qui ne » peuucnt faillir, amp;: là ou il {eprefeiite( comme iâay défia dit) quelque affaire ex- « hj Lux. nbsp;nbsp;nbsp;traordinaire, le fens, lâaffeéfion, lâexperience de plufîetirs qui gouuernent, y -
trouuent plujfoft remede quâvn feul, qui fera ou ieune, ou pafîionné, ou licen- « tieuXjOU oppiniaftre. TumedirasCharamond, quelePrinceades Confeillers » qui font comme Contreroolleurs de les adions; mais ou efface que les Princes » cgt;nr»Bgt;ri it, nos voilînsfe gouuernent en tout amp;nbsp;par tout par leur aduis? Ces Confeillers ne
gouuernent amp;nbsp;manient que les choies,le gouuernemcnt nbsp;maniment defquel- «
les ne donneroient au Prince que peine,amp; que trauaifmais en celles qui ont du « plailir ôc de la volupté,ou aufquelles il veuft gratifier quelcun, il fen fait à croi- -rc, amp;nbsp;en eft le maiftre abfolu. As tu iamais veu des Confeillers de Chofe^publi- » que eftre meurtriers cruels,violateurs de femmes,ny prodigues du dommaine, -amp; des autres finances de lâEftat, comme nous avions veu amp;nbsp;voyons des Roys amp;nbsp;-Princes nos voifins, aufquels il femble que tout eft cn leur dilpofition. Ils don- « r,â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;charges amp;nbsp;dignitez à qui ils veulent,amp; font des hommes comme celuy «
JrefTc vn compte faiôl de les gettons, car ils font tantoft Valloir vn homme beaucoup, puis le dépriment amp;nbsp;abaiffent de telle façon quâil ne vault prefque « rien. Vne Chofe^ublique donne les Eftats par le ftatut amp;nbsp;decreél des opinions « amp;nbsp;des ballottes,amp; ne faiôl valloir les hommes que leur iufte pris.CesPrincesfe « jmftfititmfîtT feruent de leurs fubieds comme il leur plaift,vfà ns enuers eux fi mal de la puif- « fà nce qui leur a efté donnée, quâils les chargent extraordinairement amp;nbsp;f^s fin « de tailles, de grauezzes, de fubfîdes, infpo^tions, maletoftes, gabelles, amp;nbsp;em- « pruntz, les vns fur les autres. La defpence de ces Princes eft fans fin amp;nbsp;mefure: lt;nbsp;efcorchent le pauure peuple, amp;nbsp;tirent amp;nbsp;fucent toute fa fubftance pour lâem- « ployer en vaines amp;nbsp;fuperflues defpences,comme en baftimens de fortereffes ty- « ranniques,amp; de Citadelles pour le garder,amp; pour tenir leurs fubieds en fubie- « étion ; de mailbns de plailà nce, là ou ils font leurs bordeaux : puis en meubles, « en habits, en pierreries, en malques, dances, penlions,dons, amp;nbsp;prefens aux per- » fonnes inutiles, amp;nbsp;bref en toutes chofes voluptueufes, tyranniques, amp;nbsp;non ne- « ccftà ires: mais au contraire trcs^reiudiciables au peuple,qui de fes yeux voit fa » fubftance fè confummer de cefte façon,Voila le naturel des Princes nos voifins « amp;nbsp;leur façon de régner. Tu dis Charamond que ces Princes feauent donner: -Dtniium»»- niais tu ne dis pas à qui:car laplufpart douent à perfonnes indignes,corne aflat- « MH /'n»..*, teurs,putains, macquereaux, amp;nbsp;autres efpcces de gens. Il vaudroit mieux quâvn «
Prince ne donnait rien,que tant donner:car pour enrichir cinq ou fix fauoriz amp;nbsp;. mignons, il appouriravn nombre infiny dâhommes. Les bons Princes donnent « « i.nntnt bien peu,amp; nâoftent rien,amp;: les mauuais,cômc font ceux dont ic parle, font tout « n«T â* le contraire. Yne Chofe^ublique donne les ftatucs, les triomphcs,amp; les autres « marques dâhonneur amp;nbsp;de gloire, qui ne perilTent iamais, qui nâoftent rien à per- « fonne, amp;nbsp;qui donnent beaucoup. Elle ne donne point or ny argent,amp; ne le tire » point du peuple,pour en enrichir vn homme indigne.Les deniers prouenans de « fôn dommaine font employez en chofes,ou honnorables,ou proftitablcs,com- «
me a
1 n. rv K ivi kJ IN U iv 1 nbsp;1. L 1 V ix E, i. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;?
» me abaftimens de fortereffes neceffairesjou feruans à la decoration ôAgt;rnemêt
» des villes, amp;nbsp;referue de deniers pour faire la guerre, à entretenement des Arfe- da *
» naux, ÃC à toutes cbofes honorables Sc proffitables. Le Ay.ce ny les vicieux hy » trouuent aucune faueur, ains la vertu, nbsp;les vertueux y font feulement bien ve-
« nus.Sâil y a quelques Princes dâentre nos voifins,plus lages o^ plus doux,qui ne
» leuentpas grolfes impofitions (ur leurs peuples, ils ne le font pas pour lebien princ«.
« commun,ains pour leur prolht particulier,laiffans pour quelque temps repoler » leur peuple,amn que quad il ferabien gras,ils puiflâent parjrpres trouuer en luy » plus de gre{fe,de fubftance,ôc dâargent,pour fubuenir aleurs defordonnees vo-» luptez. Pour auoir quelque louange de luftice, ils font quelque fois de beaux » Ldióts,amp; debelies ordonnances,ôc deuätle peuple f abillent dâvnhabit de maf- pX«* » que de luftice, cependant que par derriere ils en prennent vn dâauarice ôc dâini-» quite. Qtnntau gouuernement de plufieurs, il heft pas vray femblaldle quâils » loienttous mefchans, ôc quandlâvn deux le feroit,les autres qui lerontbons Iç » refréneront ôccorrigeroitt.V n leul peut plus facilement deprauer la nature que » plufieurs,ôcenla pluralité il ne peult venir qu vn incôuenient,qui eft quand elle Ineonitentent ' » eft diuifee, amp;nbsp;que les Confeillers dâicelle font en different, car alors lâLftat ne fe » peult bien coporter, non plus qu vn inftrument duquel les cordes font difcor-» dantes ne ft^auroit rendre vne bonne harmonie. Lt quant ace C.haramond,que » tu accules lâingratitude ordinaire des C-hofes^ubliques en ce quelles bannif-gt;â fent leurs Citoyens, te te refpondray que qui voudra accorder auec le temps, » les occafions quelles ont eues dâvfer de ces façons de faire cnuersleurs Ci-« toyens,bien quâils les euffent meritees, pofhble il trouuera que telles cho-» fes nâont efté faites fans caufe. Aux Choies^ publiques ,on punit feule-» mentleshommes par lebanniffement, mais aux Monarchies voifines de nous, « fe commettent les maffacr es,les meurtres, les violemens de femmes, toutes » efpeces dâiniuftice qui ne le commetffcnt point en vne Cholej^ubliciue. Les M Monarchies le corrompent par vne infinite de choies ôc à acciuens,Sgt;cles Cho-» les^ubliques par ces deux feules que nous avions à ites,quieft quand elles torn-» bent enMonarchie, ou en diuilion.
» nbsp;nbsp;le me tourneray vers vous Seigneurs Prancs, vous diray que viure lôubs
« vneKoyauté,femblable à celle loùs laquelle quelques vnsdenosvoilinsviuêt, » eftviureenvneperpétuelle cruelle feruitude, que viure louhs vne Cho- joMtsmetteni « fe^nblique,eft viure en touteliberté. Ceux qui peuuent viure enliberté,amp;c le *2* * (onblmettent à laleruituà e,v ous me confeffer ex qu ils lontjaon leulement fols, Les Frlt;t»cs, « maisauffiforcenex.SivoâSeigneursPracs,quiefteslanatio entre toutes les au- Ubr«. » tres natiôs,la plus libre,Sc laplus accouftumee à viure enliberté,Sc quile rnoins » auexlentileiougdelaleruituAe,11 vous disJevousprecipitex devonsjmelrn.es « fans aucune contrainCte à icelle qui eftla K.oy ante, Sc vous foubsjmettex avn « -ftoy hâentends 11 nous auionsvn Vlt;oy corrompu comme quelquesvnsdenos » voilinsYilefontlhy aperfonnequine voâ eftimefols Sc enragez.lelaiffe apart cUes. » ce poinift, quâ en ces Lftats Monarcbicpies nos v oifins, il nây a aucun qui puiffe M dir e quâil ait rien a foy,ny que lesbies forent en fa puiffance,car loperredes bics « eft peu de choie au pris de celle de la vie, mais celuy qui foubsjmet à la difcrc-» ùon Sc violence d autruy ,1a puiffance de fa vie Sc de fa mort, il rî eft moins en-» ragé, Sc ne commet pas moindre crime, que celuy qui contre foy met Ve fer en â¢Â» CEuurc.Car ce qui ne nous eft point permis de faire cotre nous,ne peut par nous
^ef tre des mtiuuais J^is.
eftre petmis ny oélroyé à autre, le vous ay fouuêt ouy dire que les peuples ros voilins qui viuêtfoubs les Roys,ne viuoientpas,ains languilfoient,amp;appelliez le feeptre dcfdits Roy* vne vray e marque, amp;: enlèigne de la perte de la liberté de ces peuples. Doneques maintenant il lemble que vous vueillez receuoir lameft me façon de viure ^ue nagueres vous blalmiez en autruy, amp;nbsp;de vollre confen-tement amp;nbsp;volotc vous vous précipitez aux miferes que vous voyez amp;nbsp;toucheZj amp;nbsp;que vous auezdeplorees aux autres. Vous vous elles à lTembîez en ce lieu en intention dâauifer a lâeftablilfement de lâEftat des Francs amp;nbsp;a leur là lut ôc repos,
Inueiliiies de e^adrek.
mais ie voy bîpn que voulans fuiure lâexemple de nos voilins, vous allez coniu-rer contre voftre Ellat amp;vos vies,que vous vous allez letter en vos malheurs,amp; foLiblinettre vos libertez amp;nbsp;vos telles à lafubieôlion puift'ance de Pharamôd. le voy lÿen que vous auez perdu rentendement,car vous nâauriez pas celle opinion ny enuie, ii vous nâeftiez pouflez de quelque fureur,dc laquelle ie cognois que vous elles tat aueuglez, quâil ell prefque impoftible de vous en dcllourner, ny faire changer dâopinion. Or Seigneurs Francs,voyant le lalut de noftre Ellat defelperé, lans que ma remonftrance y puilfe remédier, ie fupplieray au moins « les Dieux immortels quâils permettent que vos entendemens furieux, defqiieh « imprectitlon. procédera la ruine des Francs,foient perpetuellemêt agitez de furies, fins auoir â aucun repos ny relafchc,aftin que vous ne puilîiez envahi recognoiftre ny pieu- « fer voftre follie amp;nbsp;faulte, amp;nbsp;que pour en vain delirer de recouurer voftre liber- â té,vous ne vous plaignez en vne plus miferable condition de lèruitude que cel- « le que vous prenez. Mais puis que ie voy que le Heraut fe prepare à proclamer « Pharamond pour Roy, amp;nbsp;quâil nous va commander de lâaller là luer amp;nbsp;honorer « pour tel,amp; en ce faifant dâallifter aux funérailles du nom des Francs, nioy, affin » queiedeftournemesyeuxdâvnli miferable amp;nbsp;prejudiciable lpe6lacle,ie men « vois auec toute ma famille en vn volontaire exil, auquel iâaime mieux palier le « relie de mes iours, que demeurer icy à voir perdre la liberté naturelle de mapa- « trie, lâégalité des loix abbattue, amp;nbsp;en Ion lieu la tyrannie regner amp;nbsp;nousre- « duire en vne perpétuelle feruitude. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â
c«
Charamond qui auoit efté dâaduis quâon elleut vn Roy, craignant que la remonftrance de Ã^adrek deftournaft les courages voilages du peuple à vouloir entendre à lâArillocratic, fit fur le champ la remonftrance qui lâenluitpour cm-
i^epliijue tie Chttramond foufienantl, Moturchte.
l' timlitton de f)l»i!enrs 'Voulitns com mundcr.
Seigneurs Francs, Quadrek nous appelle hardiment tous fols amp;nbsp;enragez, amp;nbsp;nous prelagie quelque malheur de celle aflemblee que nous auons faide pour reftablilTement de noftre Eftat, mais ie vous monftreray quâil a non feulement mal,mais aulïi melchamment loullenu Ion opinion. Ce hef point fureur ny ra-Sc,Quadrek,{amp; croy mâen)de vouloir eftaindre les commencemens dâvne rage amp;nbsp;fureur nailîante, amp;nbsp;ne fault appeller lèruitude celle condition de gouuer-nement, lans laquelle nous ne pouuons longuement nous conleruer. Noftre Ellat commence a fe troubler, par des faélions amp;nbsp;feditions ciuiles, que nous voyons naillre, amp;nbsp;par lâambition de plufieurs qui veulent gouuerneramp; commander, amp;nbsp;dotions craindre que la follie de noftre peuple vienne terminer en vraye rage. Doneques nous craignansvne totaledefolation amp;fubuertionde noftre Ellat,vne entière ruine de nos biens,amp;vn euidêt danger de nos vies,auôs refolu auecle bon auis des Dieux, qui ne fe defdaigncnt pas dâobeirau Pvoyal Empire de lupitcr, dâellirc vn Roy, qui puilTe brider amp;nbsp;réfréner la fureur amp;nbsp;lâinfolencc
11
« 1 infolcnce de plulieurs. Ceux là qui pour leur bien amp;nbsp;vtilité obéiront à ce Roy, feront atilfi peulerfs amp;nbsp;efclaues que le font ceux qui eftans dedans vn nauire en temps dâvne forte têpefte, font ce que le maiftre ou pflote dâiceluy leur or-^ donne amp;nbsp;commande. Doneques Quadrek, vaines amp;nbsp;friuolles font tes remon-ftrances, par lelquelles tu nous veux deftourner de la Monarcliie, amp;nbsp;elmouuoir le peuple à vn nouueau tumulte amp;nbsp;remuement dâEftat, auquel il eft beaucoup
« meilleur de bazarder quelque choie, amp;nbsp;rogner quelque parcelle de fon ancien- ConÃdera-
« neliberté,quefouftrirvnnaufFrage amp;nbsp;vne horrible conftifion amp;nbsp;lubuerlion de â toutes chofes. Celuy qui met tes mains ou le fer fur quelques parties de fon » corps,ou qui le fait faire par vn autre,pour coupper les parties vicieules dâiceluy « defquelles on entinét vne putrefiiclion, ou vne cangrene, celuy là disje, nâcft â point mefchà t,ny fol,ny furieux,corne il te femblc,ains eft prudêt amp;nbsp;adtiifé, amp;nbsp;a » loing de faperfonne amp;nbsp;de fit fimté. Quant à ce que les Francs veulét leurs telles - vertes amp;nbsp;licentieufes eftre loubsjiiiles au couftea.u Royal,amp; par iccluy eftre te-« nues en crainte, ils le font pour le cotregarder eux amp;nbsp;leurs biens,amp; par ce moy é entretenir la liberté naturelle, amp;nbsp;lâégalité des loix que tu penfes eftre abbattuc, â lelquelles lont tellemét empefehees par le gouuernemét de plufieurs,ôcpar la li « cêce du peuple qui ropt tous les liés de nature amp;du droiél,quâelles ne peuuct e-quot; ftreny demeurer en aucune authorité fans le gouuernemét Monarchique. Noâ « eftimons q la vraye amp;nbsp;naturelle liberté,eft de ce qui eft licite,no de ce qui plaift. fiÃe!^ hber-â¢' Nous defiros donc la retenir perpetuellemét,amp; affin quâen icelle nous retenios quot;nbsp;les efforts licétieux amp;nbsp;furieux du peuple,nous auos créé vn Roy lur nô^,amp;efteu
vnciufte amp;nbsp;lesitime Seisneurie de Royauté. Nous nâauons iamais accufé la
, . nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, ö nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;o nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;-r Lütyunnii
â Monarchie, mais feulement la I yrannie. Q^nd nous auons veu nos voilms âââ mo-
o»
â tormentez amp;nbsp;oppreftez parles Roys, nous auons accufé la Royauté, amp;nbsp;dilions nmhte acctr^ - que ces peuples là eulfent efté plus heureux de viure foubs vne Chofe^ublique â bien inftituee,que foubs vn Roy tyran amp;nbsp;cruel,tout ainlî que nous eftans main-»â tenant en vn Eftat corrompu amp;nbsp;embrouillé de feditions amp;nbsp;expofé à toutes li-^ â¦â cêces, nous eftimons eftre meilleur de viure loubs Pharamond Roy, Prince al-â⢠fez cognu pour fa vaillace amp;nbsp;Iuftice,que demeurer comme nous fommes. Que »» fi tu (Qiudrek)refufes de luy obeyr,va f en en exil,non leulement de ta propre » volonté,comme tu nous menalfeSjmais aulïi de la volonté de noftre peuple,qui » commande à toy amp;nbsp;à tous les autres qui font de la melme opinion que tu es, de â lâen aller bien loing de noftre patrie, puis quâils font tant les ennemis quâils ai-» rnent mieux quelle fe perde du tout, que li elle eftoit quelque chofe loubs les « Roys,Le nom defquels eft odieux à eux amp;nbsp;à toy,dâautant que toy amp;nbsp;eux voyez » bien que celle puilTance amp;nbsp;authorité eft le feul outil qui peut dompter la felon-nie de vos clprits feditieux amp;nbsp;inquiétés. Ce que ie prie les louuerains Dieux donner moyen de faire à Pharamond noftre nouueau Roy, ôc nous conferuer
comme vn bon Prince doit conleruer les fubiets.
Apres toutes ces difputes, longuement debattues dâvne part amp;nbsp;dâautre, les François qui eftoient plus capables de viure foubs vneN'^ûnar^bie quefoubs vne Cbofe^Liblique (dâautant quâils eftoient hommes libres, hardis, amp;nbsp;courageux, humeurs plus propres à viure foubs vn Roy que loubs le commandemêt de diuers hommes Pages) dâvn commun confentement efleurent Roy Phara- couÃumedes mond, amp;nbsp;felon leur couftume le mirent lur vn pauois, porté lur les efpaules de quelques hommes,ôcie pourmenans trois fois au tour du lieu ou eftoit lâaftem- la
ÃHARAMOND ROY I.
blee,le proclamerêt leur Roy .Ce qui fut lâan de la creation du monde. 4383. amp;nbsp;de lefus Chrifl. 410. ou felon dâautres. 4x6^. ou 4x7. Aucuns difent quâil efloit Marcomir dâautres difont que non. Il auoit nom Pharamond ou VVara-, wond. mond quien vieil langage Franc lignifie homme veritable, amp;nbsp;fault bien peiifer quâil auoit lâeffedlTcmblable au nom, amp;nbsp;quâil elloit perlonnage vertueux, puis quâils lâefleurent leur Roy apres vne fi grande contention, veu que ceux qui défirent viure foubs vne Monarchie amp;nbsp;auoir vn Roy, le veulent auoir homme de ze biendâyn bien, eflant le plus grand bien qui Içauroit aduuenir à vn Ellat quand vn Prince 0» prz»fe. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;dlntegrité amp;nbsp;de verité,amp; de toutes les vertus conuenables a vn Prin-
Zf wf Zyn ce,corne il ne luy pourroit aduenir vn plus grand malheur que dâcllre foubsmis lubiet à la barbarie, amp;nbsp;iniuflice dâvn cruel tyran.
Totftes les hilloires véritables, lâaccordent que Pharamond futlepremier Roy des Francs ou Francons en la Franconie prouince de Germanie,mais elles ne dilent point quâil palTa en Gaule: car aulTi nây fut il iamais, amp;nbsp;de fà iôl lepre-mier dâentre eux qui y palfa, fut Clodion le Cheuelu,fils( felon aucuns)dudiél Pharamond, mais encore ny fit il que donner (à propos de dire) le bon iour, car il fut repou flé,chafré,amp; contrainôl de repalTcr delà le Rhin,là ou il mourut,amp; le premier qui y palî'a à bon efcient fans cllre contrainél de repafîér de dclà ,amp; qui des deux natios des François amp;nbsp;des Gaulois en fit vi^ les reduilà nt en vn corps, ce fut Merouee fils de Clodion, comme il lera dit Ãfon lieu.Pharamoà vit feu-
mauMis
Protce.
pbxfMnoni Tgt;e pdJI'A en C4ule.
MeroHce re-
duifit les lemcnt les nuages du Rhin fans 1 es pafler de deçà , iuy fuffilant de mener les lies rones Gr nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;pour fonder, non le gué, mais la fortune du paflage pour entrer en
Gaule. Eftant efleu Roy il penfà que le plus fort lien qui lie amp;nbsp;forre les Efots 3. lesloixliens vnelonguedurcc,eftlaconfti^iondesloix quine font autrecliofequâvnef^^quot; des EÃats. ion plantée en la nature, cojrimaiidant cliofes honnefles, amp;: deffendant les contraires, amp;nbsp;quelles nâauroiéntefté iamaiffaiôles parles Legiflateursquepourla conforuation des Eftats, Ernpires,Royaumes,Seigneuries,villes,amp; habinuis dicelies. Et pource que les longues guerres amp;nbsp;leur fuite recente auoiet porté à fon peuple vne grande licence de Etire ce quâil vouloir, il délibéra de faire de nou-uelles loix pour Etire viure les liens foubs certaine regle ôc police, conEderant quâaufli peu peut vn peuple viure fans loix, quâvn corps fans membr«s, fang amp;nbsp;nerfs, amp;nbsp;quâil nây a rien E conu enable à la condition de la nature, que la loy, fans laquelle ny aucune maifbn, ny aucune ville, ny nation,ny tout le genre humain ne peut fubfifler,ny demeurer,ny mefrnes la nature des chofos, ny le mode mef me:amp; que le fondement de la liberté, la fontaine dâequité, amp;nbsp;iâentendcment,le cueur, le confeil, amp;nbsp;les volontez amp;nbsp;aduis dâvn Eftat font plantez amp;nbsp;eftablizfur les loix. Sur lâeflabliffement des nouuelles loix quâil voulut faire, il euft Faduis de quatre Baros les plus notables dâentre tous les fiens,les noms defquels efloiét Vifogafl:,Bofogafl;,Salagafl,amp; Vvidagaft.Il fit des loix quâil appella Saliques amp;nbsp;Ripuaires,les chapitres defquellesfonten lumière qui ne pariet aucunemêtdu droiéf general des Royaumes,ains du droit particulier dâvn chacun, mefinemét en lâarticle des*fuccefïions,duquel nos François ont tiré la loy Salique parlant de la fucceflion du Royaume de France, lâinftitution de laquelle ils attribuent a Pharaniond. A quoy nous ne voulos nullement nous oppofcr,feulement nous diros que par les tefmoignages des véritables hifloires, ilne fe trouue point que celle loy Salique fur laquelle les François fahurtent, fut ballie par Pharamond, par laquelle il ait exprelTement declairé quâil nâentendoit que les femmes fucce-
Gaulois en
â¢yn.
CreMton Jes Itixtrefne-cejpMres,
le bien Jes lotx.
PbitriimonJ Ãtles loix Salt^ues.
toy Sali lt;]ue attribuée it Pharamond.
VHARAMUNUKÃYl. L 1 V K E 1. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;15
daffent à la couróne de Frace.Car pourquoy eut Plaaramond faiót cefte loy pour
ladite couróne,veu que iamais il n entra enGaule maintenat appelee Pracc,lur la-
n -1 gt;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â i , nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;rr 1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1 ⢠nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;⢠nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;⢠r nc bajja en
Cruelle n n auoit aucu droit ny pretetion,amp;; ne palla Ie Rh*i,ains Ie tint touliours
enfapi'ouincedePraconie. Biê eftvray quily aauxTables de lesloixSaliques, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â¢
vn^rticïc contcnlt CCS mots.£n la terre Saliijue aucune Portio d^Cheredué ne^iene à la Mondes loi^
femtne,ain!eÃ: laditeportio acqutfeparlefexe 'viril^c'eà adiré le.( fitsfucccdet encefle here-
dite,maislaouapretlon^ temps ilÃtruiet debat entre les arriereÃlsyOu leurs arriercfils ^pour
l'alleu de la terre,qu'elleÃit diuifee no par degrés tie racc^mais par tefics.Pà t ceft article tat
fen fault quâil foit parlé des fucceiPiôs desRoy aumes,q melnae il iw fe parle point
des fiefs,ains feulement des alleuz.Ceux qui nous ont voulu taire croire cela,flt;^a- co«/?«»,e
uoient mal cornet les anciêsRoy aumes des barbares amp;nbsp;leurs Rois te gouuernoiet, des
car c a cité vnc couftume obferuee entre les nations barbares,que iama« les filles
nótfuccedé aux courónes des Roy aumes.Dequoy fortà t vnpeu du fil de'lâbiftoi ctPstsnsdes
ïe no® diros quelques exéples.Cobië que durât le Paganifme amp;nbsp;depuis au comë-^ ^Exm^les'de
cemét du Cbriftianifme,plufieurs rois de Prâce foiët morts,sas hoirs mafles y lait ptaceÃston
fans feulemêt des filles,eftj:e q iamais elles hy ont tucccdé. Childebert Roy de du itoyâMme
Prâce Occidëtale,fils du premier Clouis,laifrafeulemét deux filles,quitoutcsfois
hheriterét âla couronne,ains Clotaire fon frere premier du no y fucceda.Chere-
bert fils duditClotairelaifsât trois filles,elles ne tucccderët,ains Sigifbert sS frere
futRoy apresîuy.GotranRoy deBourgôgne,amp;c dâOrleâs fils vnique dudit Cio-
taire,laifla fa fille vnique Clotilde,qui ne tucceda,ains fut fon neueule Roy Chil nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'
debert^fils dudit Roy Sigifbert so frere. P ar ces exéples dôc eft móftré,quâ é la pre-
mierelignee de noz anciésRois,la couróne de ccRcy aume ne toba iamais en que e^cohm
nouille,ainstouioursenlâceâ.nô que cela fedoiue attribuer âlaloySaliquc,de la- de Frmcene
qlle il ne fe parloitlors,ains â vne couftume qui a touiours efté obferuee entre lej
natiôs barbares,laquelle a toufiours de^-^uis ferui de loy .Et cefte couftume corne-ceeenlapmiereligneedenosrois barbares Sccôtinuee coeloy enlatecôde,puis
enlatroifiéme,pour so authorifatio aefté apellee Saliq, ôc â Pharmôd attribuée, i^ioy
par ceux qpour fe faire Rois, ont voulu foder leur droitt de biéjèâce fur vneloy^
bié anciêne,pourluy dóner par cefte antiquité plus deluftre dâauthorité. Ce i é dis heft pas pour vouloir exterminer les pricipes de noftre hiftoire,côe qlques vns ont voulu direuSc ne doiuëtlesPrices ny les autres fe fcâdalizer,fii ie dy qce-fteloy eft plusfrefche q Pharamôdxar elle eft affez anciéne authétiq,puis qil y afortlógtês qu elle eftpratiquée ôc obferuee enPrâce, dâautât qlesloix entrét cnleur force ôc autorité des le iour de leur creatiÃ,ôcne peut mo opiniô pour cela des lojx.
dónct aucun auâtage aux eftrâgers,ny fcâdalifer les noftr es .Car il hy a aucun hi-ftorié anciê ny bié croyable qui le die,le moine Aimoni®, ny Gregoire deTours qfont deux des plus ancres Sc plus autétiqs que nous ay ós, nâé tót aucune métio, UI031 heftât vray femblable qu eux qui ont fr curieufemét recherché!â origine Sz la gra-deur de ceRoyaume,evrfsét voulu au côméceruét de leurs ceuures,oubliervne tat finguliere cóftrtvrtió faite au comécemét de ceftEftat,amp;c pie pmier Roy ,fr elle eut
gt; nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;efté farte P Pharamod, oufrlsYeuffentfceue*. 2z encor eftrlurorns croyable quâils
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;lâeufsét rgnoree,ou qf ris lâeuftet fceuë,rls lâeufsétv oulu taire-.car r^ lâeufVent iugee
rruportâtepourladefcrrre.Tes pVteueres céfeurs denoftrebrftoire,à isét qellene opinionspw fut point farte parPbaramód,arns rnuétee parPhrlrppesle LogRoy de Prace,pour fruftrer feloV anciéne couftume crjâeffus declaree,la fille de Louis Hutin fa niece delafucceffiódu roy aume,laqlle ala fufcitatiö de fó oncle maternelCóte deBour gógneyvoulutpYetédre,2z!eLógpouï têdre cefte ftuftratió pV autétiq,fibaptifa
Ã4 X 1 IV ivi nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;xv vy x x. 1. lt;7 ro i nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;xv x ..
de Iâobferuatio amp;:cómandemêt dâvne loy anciéne faite(cc difoit il)parPharamod,
puis elle fut biê fort amp;nbsp;ferme fouftenue par Philippes de Valois,contre Edouard dâAngleterre, fils dâYfabei fille du Roy Philippes le Bel, prétendant ledit E-SM-^ue, douard par le droit de fà mere feur de Charles le Bel dernier Roy mort, la fuccef-⢠nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fio de ce royaume.Mais puis quâil faut fuiure en cecy la vulgaire opinio,qui attri
üÿtie.
buQ cefte loy à Pharamond,il fault venir à lâorigine dâicelle. Quelques vns difent quâelle fut ainfi nomee du nom dudit Salogafl,les autres eEimét quâelle print fon Lofâ^- ancienne origine des Gaules,amp; quelle futainfi appellee Salique,au lieu de Galli-que par la pro)«»mité amp;nbsp;voifmage que la lettre. G. en vieil moulle a auec la lettre. S. Robert Gênai Euefque dâAuranches, qui a curieuféitrent recherché plufieurs antiquitez de la Gaule, amp;nbsp;de la Frâce,ra voulu rapporter à ce mot François,Sale: difà nt qu« ceffe loy effoit feulemêt ordônee pour iesSalesamp; Palais Royaux,câefl à dire pour les races desmaifons Royalles. Les autres difent ^lâelle fut appellee Salique du nom dâvne ville nomee Sahcham,ou Selge.{l:ad delà Je R.âiin,là ou elle
fut faite.Les autres La font defcêdre du no
afiaifbnnemét ou fà .ulce,ou coferuation des chofes, corne vouîans dire que celte loy eÃ: vn aflaifonnemetjqui donne gouft à ceft Eflat,amp; qui le côfèrue auflnmais il nous femble que celte interpretatiô nâany gouft ny faulfe. Et les autres penfâns fubtiiizer dâauantage, difent que de la frequence des articles qui fe trouuent dans icelle loy,commençans par ces mots: Si aliquis, Si aliqua,elle print fà deriuaifon, ^fut appellee Salique.Les autres difent que les Francs eftoit vn peuple habitant pres du neuue Sal,qui fè defgorge dedans la Meine,qui eft auflî vue graded pro' fonde riuiere enAllemaignc,amp; de là ils fappellerent Salies,ou Saliensamp;leuf ville principale Selgeftad, là ou les loix par eux faiétes furent appellees Saliques. Et fi
^saU^âe faióle par Pharamond,dequoy plufieurs doubtent, elle fut à la vérité rrayeetimo- appelleeSalique(fans famufer à ces interpretations fantaltiques)à caufe desFrà cs logtedelaloy Salicns, dcfquels eft faite afTez frequente mention dans Marcellin.
Stdi^ue. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;yQIpeult dire de la loy Salique amp;nbsp;de Pharamond premier Ro^
desFrâcs ou Fracos, qui depuis ont efté apellez Frà çois, lequel apres auoir regne dix ou félon dâautres,vnze ans, deceda lâan 431.Nos hiftoires ne luy donnet aucii ne femme,bien que quelques vnes difent que Clodion fon fuccefieur fut fon fils.
De fon tcmps,les Bretons de la grad Bretaigne maintenant nomee Angleterre furet fort trauaillez des EfeofTois amp;Piôles,ôc pource quâils ne pouuoiét plus refi-puiflà nce,ils enuoyerent demader aide amp;nbsp;fecours aux Romains. tenant ^n- Auffi du regne de Pharamod fut tenu le troifiefine Concile general en Ephefe de ^eterre. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;~ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â¢.
xoo.Euefques cotreNefiorius Euefquede Côftatinoplc. Le (Quatrième Schifme vint en lâEglifejS.Eîierofme ôcS. Augufi:in,moururét,rvn aage de 9i.an,amp; 1 autre de y^.apres auoir gouuerné longuement leursEglifes,amp; alors commença la religion Chreftienne a florir par les beaux Sgt;c fâinéts eferits de plufieurs docteurs.
A Pharamond fucceda Clodion furnommé le Cheuelu, felon aucuns fon fils,
Jje Concile
A'Ephefe.
DION tE CHE-
-KO Y Z.
Lit loy des
felon quelques vns nommé Clo2;ion,amp; eftät cfleuRoy par les Fracs,il comen-ça à regner audit an 4^ i.Il fut appeléCheuelu pource que lors il n y auoit que les Roys ou leurs ?nfans, ou les Princes qui portaflent longue cheuelure, ôc a celle caule il fit la loy des cheuelures par laquelle il ordonna que delà en auant nul ne porteroit longue cheuelure quâil ne fut du fang des Roys , amp;nbsp;les autres difent que par icelle il commanda aux Francs de porter les cheueux longs, en fi-cheitelitres. gnc de liberté, pource quc les Romains faifoient tondre amp;nbsp;razer ceux quilsa-uoiét fubiuo;uez,en firae de fèruitude. Depuis entre les Roys de France amp;nbsp;leurs lubiets
fubiets y eut difference notable,pour les difcerner, les fubiets portoiêt cheueux
roignez en figne de fubieótio,amp; lesPrinces du Ãmg logs en figne de dominatio, freies rois et
amp; des leur enfance les laiffoiêt croiftre tât quâils pouuoieiff. Ceux de derriere e- l^^ peuf.es.
ftoiêt cdc ceux des efpoufees, nbsp;nbsp;ceux de deua6treffez,pignez,oingts,parfumez,
Sc gallonez, corne 16 voit en qlques vieilles figures des vieils^^ortaux de lâEglile
S.Denis,amp; de S.Germain des prez.La differêce de ces cbeuelures fut depuis co- i\oss.
gnue en vn exêple de la mort de Clodomire roy dâOrleas fils de Clouis premier du n6,leql eftat tué en vne bataille que les Bourguignos luy dônerêt,ils le reco-gnurét à les logs cbeueux, pource q le voyas ils cognurêtbié q c dftoit Clodomire ou vnPrince du lang Royal de Frâce.Clotaire premier ne voulut aduouer Godebault fon fils,amp;en ligne de dclaueu,le fit par plufieurs fois todrc.Le corps de Clouis fils du Roy Cbilperic tué à la fufeitatio de la Royne Fredegod« la belle mere, amp;nbsp;ietté en la riuiere de Marne, fut par vn pefebeur recognu à fes longs
, cbeueux. Celle lôgue cbeuelure a duré iufqu au têps de Pierre Lobard Euefque deParis, à lâinllance duquel elle fut delaiffee. Autres dilent que celle coullume fut abandonnée parla race de Pepin. ladis toutes les braues natiSs portoiêt longues cbeuelures, comme les Gaulois, les Francs,6c les Sicambriens, qui félon le nbsp;nbsp;nbsp;mtüotis
tefmoignagedc plufieurs auteurs portoient les cbeueux tors 6: nouez. Et de la vint que les ennemis des Rois des Francs, les appedoient par mocquerie Rois de foye, pource quâils auoient tous le pis couuert de poil de leurs barbes, délié comme loye.Celleloy elloitpluftollloy dâornement que de police.
Pour retourner à Clodion,quad il fe vit maillre des llês,cllat boe de cueur[Amïiitïo couoiteux de gradeur dâEmpire 6c de reputati6,il efpiales occafios de f agradir clodim, dâallonger les bornes de fes Seigneuries. Allots les Enapereurs Romains te-noiêtlcs Gaules,mais ils elloiêt fi empefebez en autres affaires lointains 6c mef-memet enLeuat, quâils n auoiêt pas gr^d foin de lâOccidêt ny du Septêtrion. Ils p^m^ns auoiêt abadonéRome ancié fiege de lâEmpire, 6c fellas recoignez en Collanti- jVâ nople en laquelle ils auoiêt cboili leur dcmeure,abadonâsl Italie auxPapes def- nbsp;nbsp;^mpe-
qls alors c6mê(^ala puilsâce, ils auoiêt rêdu la partie de lâEmpire dâOccidêt plus foible. Dont pour ellre moins cberie 6c moins foigneufemêt gardee parlcldits J^Zople^ Empereurs,elle fut dâautatplus expofee aux rapines deleursEieutcnasamp;cVifrois 6c aux entr eprifes de leurs ennemis .Dâauatage lesEmpereurs elloiêt empefebez l occident ex en Afrique cotre Gêfcric Roy des Vadales, 6cbiêlointains de celte patrie delà Gaule quâils poffcdoiêt depuis leRbin itdqucs au lleuue de Loire. Clodion péfa que cepêdat que les Empereurs elloiêt loing des pays de deçà defquels il elloit voifin,illuy feroitbienaifé def êparer de quelque partie de celle Gaule voifine duRbin.tl voy oit aulTi que lâEmpire Romain comêçoit a decliner 6c dâellre de-cbiïépatmorceaux,quecbacttentiroitfapicce,6cquâonfaifoitc6eonfait avn l'emfre arbre r6bé,a^ue cbacuy court pour en auoir dubois.Les Ollrogots auoiêt prins lâIralicdesVifiCTotslâLlbaiffneôc lâAquitaine iufqu à la riuiere de Loire,lesBour- nbsp;nbsp;nbsp;.
â O nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;11 J l^Attons «1«
gtiignos la partie des Gaules qui cil depuis Autnun lulqu a Ly on,6cplus bas des acci,iroient deux collez duRofne,6clesV âdales lâAfrique. Ce décbiremêt donoitbeaucoup I Fwpire, d'affaires auxRomains,6cfauoïifoit grademêtle deffeinScle delir (ieClodiô, qui ne dcfiroitque gaigncr6c qu agradir les côbns deso petit ellaf.car voyatlâLmpi
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;re en tel defoïdre,ii ne demeura ce-pêdat cgourdi,cllat dâvn naturel inllinêl coe «tiS/wr U rw
tous les deuâciers adonné a entreptifes Irautaincs, 6c à cela tacitement femonds Iqui lutta colummatio de la ruine de tout iLmpir o') par les factions 6c intelligé-
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ces qSttiieon SeigneuxRomainbeau^ere delâLmpereur Honorius auoit attec
⢠nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;CLODION RO Y 1.
plufieurs natios Barbares cÃmc il fera dit cy apres. Clodion entioya fes elpions deca leRhiii,pour voir en quel eftat elloiet les pays amp;nbsp;les villes q les Romains y tenoiet. Il eut aduis q la ville de Cab ray amp;nbsp;les pays circouoifins eftoiet mal foi-
. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;gneulemet gardez. Voyat celle belle occafió il mitvne petite armee en capaigne
telle que pouuoitTaire vn nouueau conquerat corne luy, amp;nbsp;entrât aux pays qui eftoient les plus prochains,print le pays qui eft entre les riuieres de lâEfcau amp;nbsp;de frnnierefo- S5me,ou font auiourdâliuy les villes de Tournay,Valentiennes,Monts,amp;Cam-i^e dtclo Erayjamp;deffit les Romains quâil trouua en deffêce en Gau le. Dâautres dilènt quâil
vint iulque^aux enuirons delà ville de Trieues,amp; dâautres dilent quâil paffi la foreft Charbonnière la ou eft maintenant le pays de Flandres. Lâvnamp; lâautre , peut eftre veritable, amp;nbsp;y en a dâautres qui difent quâil eut bataille contre les Romains pres du Rhin,amp; quâil les defflt.Biê eft vray quâil fefcarmoucha fouuent a-Liec euxôc quâil aftbiblit grâdemêt leurs forces.Il y en a aufti qui noâ veulêt faire croire q ceux de Paris enuoyerêt vers luy,amp;: quâil fit alliance aucc cux,mais cela Partie contre nâcft autorfté par aucun auteur digne de foy. Qupy quâil en (oit, trois ans apres
que les Fnaçois foubs la charge dudit Clodio eurét pafte le Rhin de deçà , Stilico pur esc a nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;yiie mauuafte partie pour les chafter de laGaule,amp; par ce moyc dona
nailfwce à beaucoup de maux,amp; à la ruine de lâEmpire Romain.Ce quâIl eft be-foin de déduire pour drefter lâcftabliftemêt de cefte Monarchie qui nalquit des -rX troubles amp;nbsp;de la ruine de lâEmpire,lequel auili fâeftoit acreu cinq ces ans aupar-nes Je lâE:»- auant de lâvfurpation des Gaules.Efhât mort lâEmpereur Theodofè,les deux fils
-^rcadius amp;nbsp;Honorius luy fuccederêt en rEmpire,mais no en fa vertu amp;nbsp;fortu-furfAtionJes ne,de faço quâauec le nouueau regne de ces deux ieunes princes fe chagea la co- â¢. lt;74»//«. nbsp;nbsp;dition de lâEmpire Romain.Theodofeauoit ordonné aux trois parties dâiceluy
trois gouuerneurs fes Lieutenas generaux,aflbauoitRuftin a rOriêtale,Stilicô à â rOccidêtallc,amp; Gildoii à rAftricane,Ie^qls apres la mort de leur maiftre le reft) ^^Dtfandes ltirêt,nô dâeftre gouuerneurs,mais de fe rêdrcSeigneurs proprietaires de ces pro gouMernews uinccs.Lcs deftciiis de Gildô,amp;:de Ruffin eftas dcfcouuerts par Stilico quicftoit dlkt^^^ow nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;quâeux,ils furet par luy mis a mort,amp; fichât mieux q âeux celer fô intétid,
uernemens. qtH eftoit de faite tôber a fon filsEucherius lâEmpire q tenoitHonoriâ,duquel il PejfetnJesn auoit cftc tutcut amp;nbsp;cftoit beaupctc, premieremet il tafeha de fe mettre en la bo-ïÃm opinion amp;volonté des Empereurs nouueaux,amp; de lâautre cofté de leur trou-fireafinÃls. blet tcllemêt leur Eftat,quâil luy fut puis apres plus facile de fé emparer.Et pour ^stdtcm^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;rendre ennemis les Vifigots,il côfeilla pardeftbubs main aufdits Empereurs
quâils ne leur payaflent plus vne certaine pêlio quâils luy payoiêt:mais encor luy femblant q ces enemis ne fuftent fuffifans pour leur troubler lâEmpire, amp;nbsp;voyat lapaixenne- quc la paix qui eftoit lorsvniuerfelle feruoit dâvne forte barrière à fes deft'eins,amp;: «4^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fauorifoit fes mefehâtes iiltcntios, corne couftumieremét la paix eft ennemie
mauLiaifes volotez des malins,amp; q les têps troubles,amp; les guerres les fiiuori-fauorableà fent,il pratiqua aucc tous les nioyês,induftries,amp;promeftes dót il fè peut auifer,
les Vandales(defqucls fes ayeux eftoiét ifruz)les Alas,les Sueues amp;nbsp;les Bourgui' ZM nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;gnôsà laproye,conquefteamp;ruine des Gaules, pour doncr par ce moyen beati-
enGauleen coup dâaffiiiÃîs à rEmpire,amp; faire cepédant les fiens.Toutes ces nations entrans
dedans les Gaules auec toutes leurs forces contraignirent les Francs nouuelle-LesFr^esre- mentpaftcz de dcca (quc iious appellerons toufiours ainfi iufques a Merouee) Je la Je Elire place à leur fureur: car eux voyans ne pouuoirrcfiftcrà la grande in-undation de tant de nations bandees contre eux, cederent au temps, amp;nbsp;furent contraints de retourner delà le Rhin à leur premiere habitation.
9
m h K U V b h, K (J ï 3. L 1 V K b 1. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;17
Cependant les Romains eftoient parles menées dudit Stilicon guerroyez amp;nbsp;aflaillis de toâ collez,Se par tous les endroits de leur Empire.Radagalc Roy des Gots ennemi de nollre religio apres auoir mis a feu amp;nbsp;à llt;^ig la Tlirace,la Pitno-nieamp;rillirie,amp;menaÃät de faire le rneline a ritalie,mcnoitvnc armee de deux cens mille hommes versRome pour la ruiner.Il y auoit aud^ dâautres forces des Gots ( car tous 11 eftoient paslubiets à vnmeliiieRoy)quiauoiétpour ennemy Attila Roy des Huns. Stilicon parmy ces tempeftes,orages,amp; déclins de lâEm-pire Romain baftilfantfes delTeings, ne vouloir pas la fubuerlion dâiceluy, ains 'ynJ^oy. vouloir quâil fut referué pour fon fils. Les Romains le voy ans tnenalfez delà nueedeceRoy barbare Radagafe, attirèrent à leur fecours contre luy, deux grands capitaines,rvn nommé Vldin capitaine des Huns, amp;nbsp;lâautre Sarus capi-raines des Gots auec grandes promeires,prefens,amp; loldes,par lâaide desquels ils donnèrent tant dâaffaires à Radagafe Roy des Gots, quâils le contraignirêt de fc retirer aux pieds des motaignes de Fefuleda ou eftat réduit à lâextremité de toutes chofes,amp; abandonné des fiens,il fut co train cl de letter fes ornemês royaux, pour nâeftrepoint cogneu,amp; de fc là uuer.Mais ne cognoiflant le pays, ny la langue,amp; courant ça Ik par les montaignes, fans fçauoir ou il alloit, il fut inter- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Jef
cepté parles ennemis, amp;nbsp;tué : amp;nbsp;fes fold at s prins amp;: vaincus fins refiftance, fu-rent ou tuez ouvenduz comme vn troupeau de brebis. Sur ces cntrefaiéles, Alaric Roy dâvne autre partie des Gots, amp;nbsp;qui nâeftoit pas grand ennemi des Chreftiens,eftoit entré en Italie. Stilicon voyant la venue de ces barbares,penfà défaire dedeuxehofes rvne,oudeles deffaire incontinent fil pouuoit,ou de les rêdre fes amis, amp;: les obliger a luy,amp; ie feruir dâeux au baftimêt de ion ambi- Malicieux tieux deffein.Et pouuat faire lâvn ou lâautre felo les iocafios qui fâen prefentoiêt, fouuêt il les eut en fà puifrance,amp;fouuat les laifla efchaper,aimat mieux tirer en longueur celle guerre,amp; la nourrir,q Igs exterminer: pource q Ion delTein eftoit fondé fur cela,pêlant par celle longueur coduire fes intentions à la fin quâil defi-roit. Honorius fapperceuat de la malice de Stilico,amp; cognoilfat quâil falloit a cecy doner vnbo nbsp;fouuerainremede pour empefeherla mefchancetéde cell
hôe,luy mâda de faire la paix auec eux,en leur douât pour demeure le pais dâA-quitaine, à laquelle les Vâdales fufeitez amp;pratiquezpar Stilicoauoiétles yeux p^ixauedes ouLierts.Ce que Stilicô fit cotre fon gré,pource q cc nâeftoit pas ce quiâ1 deman- cots en leur doit.Ainfi leur eftat donee vue paix fourree ou malquce,amp;pêlans lesGots eftre en repos,Stilico qui voyoit que celte paix 11 eltoit pas propre a ce qu il deliroit, leur enuoya vn capitaine Hebrieu nomé Saul qui en vn iour de Palques les fur- tescotsfur-prenât a lâimprouifte lors quâils ne penlbiêt à aucune guerre,fit vne cruelle bou- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;tue':^^
cherie dâeux. Alaric le voyat ainli circôuenu,prit foudainemet les armes,amp;tour \e FaÃiuef, nat cotre les ennemis la ruine quâils luy auoient bralfee, leur dona beaucoup de nouueaux affaires.Stilicô fe voyat ainfi preffé,demanda nouuelles forces à Honorius pour refifteraux Gots.Honofiâeiiuoyanouueaux chefs auecnouueaux foldats cotre ces barbares,maîs ils ne firét rie de memorable, leulemét ils tuerêt Stilicon amp;nbsp;Ion fils Eucherius come ennemisamp;: traiftres pariures,amp; pour tels de- stilicon cr clarez,comme eilens caulè de toutes ces guerres:rcceuans vn digiîe guerdon de leur mefchanceté,perfidie, amp;lt;: trahifon. Alaric ce pendant ne dormoit pas: car a- ,. , k J nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;J» 1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1111 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1â 11 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^1'1 nbsp;nbsp;111 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Salaire des
oandonnant. 1 Aquitaine il délibéra daller tout droit a la ville de Rome corn- trahifins. me atfrheatredes affaires du monde,laquelle il print,amp; donnale pillage dâicel-lea fes foldats Gallaquot;Placidia feur de lâEmpereur Honorius y fut priiife,
A -- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;b iij
i8
CLODION ROY
X.
fans quâil luy fut faiél aucun outrage ny villanie. Honorius ne fe tourmenta pas Nomhalance nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fecourir fon Eftat,amp; nâexpofa fon chefà ces dangers,fe rendant comme
â fpeélateur de la mifer^commune. Trois iours apres la prinfe de Rome, Alaric xâ Italie rut- enpartit,amp; de là fé alla courir,rauager, amp;nbsp;brufler toute lâItalie amp;nbsp;peu de temps Cofenfe. Apres fa mort Ataulphe fon proche prit les forces patent fêpata de fes forces,amp; efpoufa Placidia, à la beauté de laquelle il fe laifta tellement furprendre fi doucement conduire aux blandices, attraits, amp;nbsp;alle-chemens, de cefte femme, quâau lieu quâil auoit délibéré de razer la ville de Ro-me,pour en effacer la memoire,aucontraire il la fit à fa requefte reedifier.
Or lâorage qui eftoit apprefté pour foudroyer ritalie,a lâheure fe tourna vers la Gaule, car les Sueues,les Vandales, amp;nbsp;les Huns, la couroient amp;C pilloient, amp;nbsp;Conftarftin Soldat de peu de reputation, fut par la faueur de ce nom de Coftaii-tin quâil portoit,efleu Empereur par les Soldats qui eftoient en garnifon en Bre-taigne maintenant nommee Angleterre, ScafTociaè lâEmpire Conftans fon fils qui parauant auoit efté Moyne profez. Tous deux ayans mené leur forces en Gaule, pour faire de deux chofes lâvne, ou pour faire paix amp;nbsp;amitié auec les Vandales, amp;nbsp;les autres nations leurs aliees amp;nbsp;confederces,ou pour les deftai-re toutes fils pouuoient,ils furent foubs couleur de bonne foy, amp;nbsp;durant vn pourparlé de paix trompez, Qupy voyant Conftans fils de Conftantin délibéra de paffer en Efpaigne, amp;nbsp;comme il fut fur le paffage des mons Pyrenees, deux ieunesSeigneurs dudit païs,freres,richesamp;opulas,rvn nomé Didimus,amp;rautre Seuerianus le luy voulurent empefeher, mais les ayant debellez amp;nbsp;tuez, il paflâ les montaignes amp;nbsp;entra dans les Efpaignes. Les Vandales,les Sueues, amp;nbsp;les A-lans, aduertis du paflage de Conftans le fuiuirent, le chafferent, amp;nbsp;femparerent dâicelles.
dâAtaaric,
Force de la
beanie d'yne
eÃeu Fmpe-
reur,aj/icta fon fils a I'Fmpire,
Les pays ifue Dâautre cofté les Bourguignons tenaient en Gaule les pays des enuirons des les Lurgui- villes dâAuthun,Mafcon,Langres, Chaalons fur la Saone, amp;nbsp;deBezançon. Ce-^ânc nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Ataulphe prenant le chemin de la Gaule, fupplioit lâEmpereur Hono-
* .Juulphe nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;de faire paix amp;nbsp;de contraôfer amitié auec luy,par laquelle il luy promettoit
tn Gäule.
^taulphe tue'.
deluyrendrepaifibleles Gaules,amp;les Efpaignes:maisîâEmpereurnyvoulant entedrCjCnuoya en Gaule vn de fès plus fidelles feruiteurs nômé le Comte Con ftantius grad lie experimêté Capitaine, pour les reprêdre, amp;c remettre en fon O' beiftace. Ataulphe voy at cela print le chemin des Efpaignes,laou il fut tué en b ville de Barcelonne par les fiens,qui difoient que lâamour de Placidia amp;nbsp;du nom de Rome luy filifoient oublier fon deuoiramp; les entreprifès, amp;nbsp;perdre la gran-
Le y tee des marts pour trop aimer leurs fem~ mes.
deur du nom des Gots,comme ils fapperceuoient par le mauuais train que leurs affaires prenoient. Dequoy ils imputoiêt toute la faulte à la trop grande amour quâil portoit a fa femme,à la volonté de laquelle il fe laifloit mener :qLii efl vn vice commun à beaucoup de maris, mefmes à plu fleurs grands perfonnages, qui pour auoir trop creu a leurs femmes, ontâfait des chofes indignes du nom dâhomes, amp;de leur qualité amp;nbsp;debuoir.Segeric fucceda à Ataulphe,lequel pour mef rne foupçon fut tué par les fies. En fin VValliafut efleu roy,à la charge quâil fc' segerie fuc- roit la guerre aux Romains comme il fit,amp; rendit Placidia à lâEmpereur Hono-
rius fon frere, qui la donna pour femme à ce Comte Conftantius duquel nous rralliaefleu auous parlé cy^leffus, pat lequel Conftantin efleu Empereur fut tué dedans lit R^idesGots. ville dâArles,amp;le fils de ce Conftantin nommé Conftans fut à fon retour
paigne, dedans la ville de y ienne, tué, par le Comte Gerontius fon lieutenant.
MEROVEE ROY 3.
La paix fut faite auec les Gots à condition que toute lâAquitaine amp;nbsp;quelques villes de la Prouince Narbonoilèleur feroient données poury habiter, amp;nbsp;lors ils commencèrent dây auoir vne certaine demeure, amp;j)eu apres fe firent maiftres des Elpaignes,amp; furent appelez Vifigots.Les Gots qui habitoient vers donne'e r^-ces pays la eftoient en leur langue nommezViligots,câeft à dire Gots Occiden-taux, amp;nbsp;ceux qui quelque temps apres femparerent de lâItaîie, furent par eux appeliez Oftrogots, câeft à dire Gots Orientaux. Le Comte Conftantius heute-
Lapaix faite auec les Cots
amp; leur fut
Etimologie de Gots ex'
nant de Honorius,ayantfai6l plufieurs belles ebofes pour le feruice de fon mai-ftre/ut en recompenfe de ce,par luy declairé Empereur, mais fept mois apres il mourut laiflant de Placidia £a femme, Valêtinia, qui fut depuisâaulfl Empereur. Eftant mort Conftantius,la charge de ces guerres fut donnée à Ãtius leigneur Romain grand amp;nbsp;braue Capitaine. Durant tous ces troubles amp;nbsp;tempeftesde lâEmpire Romain,Clodion lecheuelu quiguettoit vne bonne occahdîi de re-palTer le Rhin de deça,voyant les Gaules ainfi tiraffees de toutes parts,amp; Us'Ro mains empefehez en beaucoup dâendroitz,fesforça de repaifer. Mais Ãtius len empefeha, non fins beaucoup de peine bien quâil fut le plus fort. Car Clodion quiauoit délibéré de pafrer,le combatit plufieursfois fur le paffage, amp;nbsp;affoiblit kt les fo-grandement les forces des Romains en Gaule,amp; ne fe tenant vaincu ny rebutté pour vne,deux,ou trois fois, ains voulat en quelque façon que ce fut, amp;nbsp;quoy quâil luy couftaft, palTer de deça,airembla vne plus forte armee que deuât,pour b»'**^'* nir à but de fon entreprinfe, mais comme il eftoit fur le point de lâemploy er, il mourut lâan 449.apres auoir régné xo.ans, ou felon dâautres 18 . Defon temps dion. les Papes commancerent de prendre vne grande authorité aux affaires du mon-de,amp; de ne vouloir permettre dâeftre iugez par autres que par eulx mefnes.
Hilaire EuefquedâArles, amp;nbsp;Viéfor Euelque de Catana,e{criuoientdesliures contre les heretiques, amp;nbsp;fut lâItalie faccagee. Clodion eut à femme vne fille du Roy dâAuftrafie, amp;nbsp;de Thuringe : de laquelle on dit quâil eut quatre filz, dont laiûié mourut,amp; les autres trois furent Auberon,Regnault,amp; Rancaire,qui fu-renta (ce que quelques vns veulent dirc)priuez duRoyaume de France par Merouee fucceffeur de Clodion,amp; furent Roys des pays, qui font maintenant appeliez les pays de Hainault, Lorraine, Brabant, amp;nbsp;Namur. Aufli difent quelques Chroniques, que Clodion mourant lailTa fa femme amp;nbsp;ces trois enfans au gouuernement de Merouee,qui en la prefence des Seigneurs François leur iura loyauté ;mais quâapres la mort de Clodion il les chafla,amp;: fe fit eflire Roy par les François,amp;dâautres difent que lediél Merouee eftoit filz de Clodion.
Quoy quâil en foit apres la mort de Clodion le cheuelu, Meronee fut efleU Roy parles François, amp;nbsp;fiult noter que iufques à Hues Capet tous les Roys de France, ont efté efleuz par les François qui fe referuerent celle puiffance dâeflire ôc bannir amp;nbsp;chaffer leurs Roys. Et bien que les enfans ayent luccedé quelque fois a leurs peres,amp; les freres à leurs freres, ce nâa efté par droiél hereditaire, ains par lâeleélion amp;nbsp;confentement des François,qui fe trouuans bien dâvn Roy, ont voulu en recompenfe des biens receus de luy, eflire ôc receuoir pour Roy fon fils,ou fon frere. Ce qui fera veu bien amplement au fil de celle hiftoire.
Sur le comancement du regne de Merouee ou Mciervvic,qui en langage Franc ou Francon fignifie celuy qui eft parjleffus les autres en reputation, Ãtius fai-foit le mieux quâil pouuoit, en Gaule amp;nbsp;en Efpaigne, telle à tant dâennemis bandez contre les Romains, ayant affaire en pluueurs endroits pour les empefeher b iiij
Retint
clodion y eut repajfer en Gaule.
clodion com-
cdgee.
Fils de Clo^-
dton.
Perfidie de iAeroûee^
MERO--V Ã E
ROY 3. }^is de Frdce ele^lifs.
Etymologie de Merouee,
dâentrctplus auant en pays, tantoh contre les Francs amp;nbsp;contre les Bourguignos .Af aire Je gà Gaule,amp; tantoh contre les Vandales, Alans, amp;nbsp;Sueues, en Efpaigne. Mais dâautant quâil ne pouuoit baher à tant dâaffaires,bien quâil fit Ion deuoir,amp; quâil ne chaffa pas toutes ces nations de la Gaule, amp;nbsp;de rE{paigne,comme fon mai-hre Honorius Jâc|it bien defiré, Icdiól Honorius imputant le fuccez contraire defes délits alacouhardifedâÃtius,le rappellades Gaules, amp;nbsp;luy enuoyapour oplnlondes fucccffeur Cahinus.Eii quoy le pcult voir la couhume de plulieurs Princes,qui /gt;rwfM fur eh telle,que fi leurs bons feruiteurs ne font ce quâils proiettent, amp;nbsp;nâexecutent leurs fer nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;dcffeins dc Icuts fiintafics, ils interprètent rimpoiribilité,amp; le bon deuoir de
utteurs. leurs feruiteurs a faulte de volonté amp;nbsp;de courage. Cahinus venant en Gaule a-uec vne nouucllc armee, fe ioignit a celle quâÃtius auoit, amp;nbsp;toutesfois aucc tout cela il nâofi entrer dedans lâElpaigneâcontre lés Vandales, que Bonifiice qui chfiit lieutenant general de lâEmpereur Honorius en Afrique,nâeuh ioinct les forces auec luy. Pour quelque temps ces deux Capitaines lâaccorderent fort bien:mais corne il eh mal aifé que deux hommes de çrand cueur titans a mef gloire puiffent bien lâaccorder cnfemble,melmement quad lâvn voit deLtomma quc lâautte ch plus aymé amp;nbsp;honoré que luy, il aduint que Cahinus voyant Bo-^senfem- nifacc rclpcdé amp;nbsp;chimé plus que luy, commança de luy porter vne fi grande enuie quâil conlpira fa mort. Boniface fapperceuant dececy amp;nbsp;craignant les embufehes de fon cnnemy, fe là uua en Afrique. Sur ces troubles Honorius mourut. Placidialà feurmeredu petit Valentinian depuis Empereur, aptes la mort de fon frété enuoya deux Capitaines Mauortius amp;nbsp;Gallio pour tuer Bo-r» nifiice, mais Boniface les ayant tuez efmeut par les Gaules amp;nbsp;par les Elpaignes Gaule,cy-en VU tel trouble,quc Ics Ftancs qui ne faifoient quâelpier depuis la mort deClo-Bf^gne. nbsp;nbsp;dion,vne bonne occalion de paffer deça,voyans la Gaule en combuhion, y re-
£« FrAtiCs rfpAjfent en Gaule.
palferent loubs la conduite de Meroueenouucau Roy des Francs,ou Francons.
Zes Francs prennent ka-bitatton en Gaule,
Adoncq Merouce au commancemÃit mena vne honne troupe dâhommes en Gaule, Ia ou les premiers venuz amp;nbsp;inhaliez tirèrent de deçà , comme parla main, ceux qui eftoient demeurez delà le Rhin, amp;nbsp;de iour en iour croifTant le
lA yertu AH
befoing reconnue.
nombre de ceux qui pafl'oient, tousenfcmble premièrement ^habituèrent aux pays qui font aux enuirons deTrieues amp;nbsp;deStrafbourgç, puis vindrent habiter aux nuages de la riuiere dâAine. LâEmpereur Valentinian ce pendant croiflbit, éc voyant CCS Francs deha bienauanten Gaule, faduifa de rappeller ce grand Capitaine Ãtius, ôc de fen feruir contre eux : telle amp;nbsp;fi grande eh la force delà vertu quâa lâextrcmitc de toutes chofes, la ou tout le rehe dehault, elle eh rap-pcllec amp;nbsp;honoree. Adoncq Valentinian luy donna vne armee pour venir en Gaule contre lesFracs,mais ehat Ãtius entré en Gaule,amp; voyat leur nôbre ex-cehif, amp;nbsp;vne autre guerre plus forte que nulle des autres qui fe preparoit contre les Romains par lavenue dâAttila Roy des Huns,il fut contrainch de laiffer pour ÆyCE- lâheure courir la bonne fortune des Francs,amp; défaire paix auec eux, à la charge *FrMcs!â de ne leur demander plus rien, amp;nbsp;dâehre fecouru dâeux contre cehe grofie amp;nbsp;eipehe nuce des Huns, la fureur defquels deuoit ehre aufii redoubtable aux Ro mains maihre^ dâvne partie de la Gaule, quâaux Francs qui y choient nouuelle-ment entrez par vn bout.
ïyfttllazsy nbsp;nbsp;Attila Roy des Huns furnommé Fléau de Dieu, apres la mort de fon pere
Mandolque, amp;nbsp;de fon oncle, amp;nbsp;apres auoir fubiugué la Sarmatie,vaincu Marin lieutenant general de 1 Empereur,amp; pahe le Danube,faccagea la Hogrie,la My-
MEROVEE ROY 3â LIVRE I. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;it
la Thrace,en deliberation dâaller influes deuant Conftantinöple*lï par les Lieutcnas dudidl Empereur il nâeuft elle chafle 8gt;c rompu,mais ne {âeffrayant aucunement de ccff accident, ains eftant dcuenu plus cruel^amp; furieux que de-^ uant,fit premièrement tuer Bleda fou frere,pource quâil luy diffuà doit la guerre contre les Romains, puis affemblant vue armee de cinq cens igt;ille combatans, compolee de Erulcs,de Gepides, dâAlans, dâautres diuerles nations, amp;nbsp;ayant ^rmeedâAt pafle le Rhin entra en Gaule, amp;nbsp;de prime arriuee,vint bruller les villes de Cou- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;entr^
logne, deMetz,amp; deTrieues, amp;rauagerlcpays oLicft auiourdâhuy le Duché de Brabant.Dela entrant plus allant en la Gaule,brü{lantj{à ccageant^amp; mettant à feu amp;nbsp;à lang tout ce quâil trouuoit, il brufla la ville de Rheims, en laquelle il IruÃe tout. lit tuer Nicaile Euefquc dâicelle, comme il celebroit le leruice diuiil. Et pour-fuyuant fes cruaultez ôc barbaries,il vint deuant la ville dâOrléans quâil alhco;ca trelcltroiôl:emét,ann que perlonne ne peultlortir q icelle pour appeller lecours. kans. 11 fit mettre deuant chafque porte, vn gros effadron en garde. Ceux de dedans eftoient bien eftonnez amp;nbsp;effrayez de la fureur de ce barbare, qui les menaffoit de les Elire tous cruellement mourir fils failoient reliflance. Eux craignans que cela animafi: dauantage la fureur contre eux, fil aduenoit quâil entraft dedans la ville,amp; defelperez de {ècours,ne fçauoient de quel collé le tourner,eftans quali refoluz de fe rendre, quand Aignan leur Euefque homme de bonne ôc lainéfe vie,les encouragea de tenir bon, amp;nbsp;de ne le denier de la grace, amp;; de la force de Dieu, auquel il auoit plus de fiance quâau fecours des; hommes,comme les gens de bien doiuent auoir. Et pour mieux les réconforter, il les alleura quâen bref ils auroient fecours dâvn endroit,dont ils ne le pouuoient elperer. Il dilbit vray caril entendoit de Dieu, mais eux penfins que ce fut des Romains,ou de quelques autres leurs voifins,lentendoient autremcnt,amp;de fai cl il nâattendoit ny nâe Iperoit receuoir aucun fecours,que celuy que Dieu mettroit dedans les bras de ceuxde dedans pour relifter. Ornefufcefiinôlhomme trompé defonelpe-rance:car il aduintvniour que comme les ennemis eftoient preftez de donner lâaffaut à la ville,qui eftoit prefqtie prilc, il apercent de loin vue grade pouftiere. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;q
Lors il lâeferia pluftoft pour la fiance quâil auoit en la bonté de Dieu, que pour alTeurance de lecours humain,que Dieu ne les auoit oubli ez en ce befoing.Ce qui puis apres fe trouua eftre veritable,car Thierri Roy des Viligots leigneur de rhlerfy lâAquitaine preuoiant que li le Hun entroit fi auat en la Gaule,il pourroit apres laprinfe de la ville dâOrleas paffer la riuiere de Loire, doner iufques en lâA-quitaine, fe refolut de fecourir les aftiegez, no tat pour amour qu'il portail: auf- tntennondes diets affiegez que pour fon particulier intereft:eftant telle la couftume des Prin ces que fouuant ils preftent fecours à leurs voifins, non pour amitié quâils leur donnent. portent, mais pource quâeftans iceux voifins ruinez , ils font les premiers qui apres eux lâen lentent. Thierry doncqarriLiant deuant Orleans à propos pour les affiegez,amp; pour luy,donna de telle façon ados aux Huns quâils furent con- nut (juitterët trainófs de Icuer le liegc,amp; de le retirer aux châps Cathalauniques, la ou ils fu-rent luiuiz par Ãtius chef des Romains accompaigné(fuiuant leur Traitté de pourÃtiuk paix)des Francs,des vieux Gaulois, des Italiens, Bourguignons,amp; Gots, auec plufieurs autres leurs alliez, des principaux defquels eftoient les francs foubs Ia charge de Merouee, quâils auoient elleu leur Roy. Ces champs Cathalauni- terpretations ques font diuerlement interprétez. Les vns difent que ce fut pres de Chaalons en Châpaigne,les autres près de Thoulouze,amp;les autres au pays de Soulongne '
M E R o V E E ROY
3-
pres dT)rleans,mais dâautant que ce poinéb eft encore doubteux, ie ne m eftan-dray plus auant en celle dilpute : tant y a quâon tient pour alTeuré que ce lut _ pres de Chaalons.
lt;^hillt;lmcfils çep-e guerre Merouee auoit auecluy Childeric fon fils qui luy fucceda. Le iour de la baiÿiille il tenoit le collé droich auec fon fils,amp; la viéloiic demeura du collé de luy amp;nbsp;dâÃtius,lequel vn peu deuant la bataille,en celle laçon parla a Ion armee.
' Chalcun de vous, o braues Soldats Romains amp;nbsp;mes anciens compagnons de a. guerre,amp;vous autres nos confederez amp;nbsp;airociez,me confelféra que coultumie-Ægt;» wmee. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;yiic armee la plus grolfe nâell pas celle qui gaigne les batailles:mais bien
presque egalle en nombre,amp; qui fans aucun doubte furpalTe lâautre pM en valeur amp;nbsp;experience de guerre. A celle occalion qui ell-ce qui pourra railon-Iti beuaiUes. nablement conclure quâeflant lâarmee dâAttila trefgrade, amp;nbsp;remplie dâvne multitude ignorante en laquelle il a planté toute fon efperance, il puilTc oudoiue vaincre la vertu des Romains, amp;nbsp;de ces autres peuples ioindls auec eux, lâarmee defquels no feulement lâegalle prelque en nombre, mais aulh nâa point autre nation pareille a eux en valeur, en experience, en force, ny en courage ? Qui ell-ce qui pourra doneques furmonter noz elcadrons fi bien armcz?li bien armez dis-ie de difeipline militaire, de hardielTe, amp;nbsp;de bonnes mains? Romains loldats ie vous appelle tous mes frercs,non leulemét pource que vous elles fideles a lâEmpereur,au Senat amp;nbsp;au peuple Romain,mais aulfi pource que vous elles tous corne nezamp; creez loubs les viélorieufes aiglesRomaines en guerre.Attila nâa aucune vraye armee:bien a-il vne multitude dâhommes vagabons amp;nbsp;confufe, qui nâa aucune vraye amp;nbsp;honorable hardielTe, mais feulement vne témérité amp;nbsp;ardeur de lang grosamp; chaud,delarmee prefque nue, amp;nbsp;deuenue fuperbe par fes pilleries amp;nbsp;brigandages, amp;outre ce nullement acoullumee à combattre contre des guerriers hardis, ny contre ceux qui ûgerflent manient les armes, amp;nbsp;fuiuent les ar-ce^Hiplus mees,la OU plus vault engin que forcc,plusrobeillà nce que lahârdilïe,amp; plus firtala^uer nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fiepeude gens bien rangez amp;nbsp;ordonnez, que de plufieurs (comme
fontceux-cy)confuz, amp;nbsp;lans dilcipline. Qui niera doneques que nous nâayons aduantage lur nos ennemis, que nous ne les dénions vaincre ? Certainement ce ne fera aucun : mefmement Romains, fi vous voulez vous monllrer Ro
mains,fi vous tenez biê vos râo-s,amp; fi vous auez vos côuraîxesamp;vos bras accou-Louange Au Humez. Et fi VOUS Tran CS amp;nbsp;Gaulois hardiz vaillans fur toutes autres nations thef donnée à vousrellouuenez que vous elles ici pour deffendre laFrâcc vollre patrie,vos fils amp;nbsp;vos femmes: ôc fi vous Gots courageux vous relTouuenez que vous côbattez pour rEllat,amp; pour la vie de vollre Roy,amp; pour la conferuation de vollre Roy-aumc,amp; devollre fing:amp; vous Italics amp;RomainspourladelTeneedeiâItalie,amp; pour lâhonneur de lâEmpire Romain,amp;: de Rome qui a touliours elle fauorizec de la bénignité du Ciel,amp;aggrandie par la valeur de voz elpees.
â â quot;'i
Ãtius ayant fini celle harangue, les deux armees vindrent aux mains,amp; fe
S4taille
donnèrent lâvne des plus cmelles amp;£inglantes batailles qui ent iamaisau para-les Huns, uant efté donee,en laquelle Ion combatit depuis le Soleil leué iniques à la nuiót toute noire,y moururent cent quatre vingts mille hommes, auec telle cHu-us Huns fion de lang quâil fit vn torrent qui couloir de lang humain,amp; Attila lut vaincu, â amp;nbsp;Thierry Roy des Vifigots tué. Attilavaincu lâen alla en Hongrie: puis delà ; w se»ftM. prenant le chemin dâItalie,mit le liege deuant Aquilee, la ou fans aucun oblla-
MEROVEE ROY 3- LIVRE I.
Fntyeur trrcfiltftion
cle:il demeura deux ans,amp; durant Ie Eege ruina tout Ie pays dâalentoiff, Sc mit enfuittetoLisIeshabitans dâiceluy. Cc qui donna commencement ala fondation de la ville de Venile, bien que fur cela Ies opinions dÿ Hifcoriens Italiens Fondation de foientdiuerfes. On ne faccorde pas du temps auquel celle bataille adtiint, les vns difent que ce fut lâan 452.. Les autres lâan x 7. de lâEmpire de Valentinian troifielme,les autres autrement. Attila qui ne le promettoit pas moins que lâEm pire du monde, bien eltonnc de cefte perte,fe là uua dedans Ion Cap fins fe pou uoir refouldre de ce quâil deuoit faire, amp;nbsp;craignant quâvu fécond defiftre luy aduint,amp; le fît tombervif entre les mains de fes enncmis,il ic voulut faire mourir. Mais peu apres fe refoluant, amp;trouuant moyen dâefchapperâes Gaules,il cnfortitparlapermifliondefes vaincqucLirs, à ce confeillez par Ãtius,lors que Tborifmond fils de Thierry pour vanger la mort de fon pere, folicitoit Ã-tius amp;nbsp;Merouee,de lâaller affiegerzfaficurant quâil feroitficile Sc aifé deîe prendre dedans fon camp J amp;nbsp;que les Francs efmeuz de gloire amp;nbsp;dâhonneur défi-roient de pourfuiure laviôloire iufques à la fin.Car à la verité,bien quâÃtius fut chef delâarmee,!! efl-ce que laviôfoire efloit deüe aMerouce, qui par ce novgt; uel acte fe rendit fl redoutable aux Gaulois, quâils commencèrent de pancher de fon coffé comme du cofeé de la fortunc,amp; de mefprifer les Romains,Ia puif-fance defquels commençoit fort de fabaiffer.Ce qui eh vue couhume des peu- y,^Xe^ ** pies fubieêls au changement desSeigneurs,dâaymer toufiours les plus heureux, amp;nbsp;de mefprifer ceux defquels les affaires amp;nbsp;la bonne fortune vont en déclinant. Ãtius cognent bien cela,amp;comme aduife quâil ehoit,difhmulapour lâheure ce mal talent,laiirant courir la bonne fortune de ce nouueau Roy des Gaules. Et intention afin que la grandeur des Francs ne faugmentah dâauatage en Gaule, il dehour-nales Francs,amp; leurs alliez de pourfuiure leur vidfoire, leur remonhrant enap- qidiidonna. parence les dagers amp;nbsp;hazardz douteux qui pourroient prouenir de cehe pour-fuitte:mais de faiôl câehoit pour crainte quâil auoit que Merouee amp;les autres fes alliez, ayans par fi glorieufe viôloire amp;nbsp;deffiidfe dâvn tel ennemy,fa,i(h expe-riêce de leurs forces,amp; de la fiiçon de cobattre des Romains, vouluhent ioindls enfemble acheuer lâcntreprinfe dâAttila,amp; par ainfi donner beaucoup dâaffaires a lâEmpire. Et à cehe caufe le faifoit-il, pour les diuertir de laviôfoire quâil prcr-uoyoit leur ehre affeuree, amp;nbsp;de laquelle luy amp;nbsp;les Romains receuroient le premier dommage. Ainfi fouuent on donne vn confeil bon en apparence,amp; colo- Quelaues cS ré deplufieurs belles raifons dâamitié, amp;nbsp;de proffit, qui en effeâ: eh preiudicia- Ãiit bons en ble,amp; quelque-fois deshonorable a cehiy a qui on le donne. Il confeilla auffi le mcfineaThorifmond fils de Thierry, qui vouloir pourfuiure A ttila pour venger la mort de fon pere, luy remonhrant principalement, que puis que fon pere choit morgilfe deuoit haifiuement retirer en fon pays, de peur que fes freres fichans la mort de leur pere,fâemparaffent de fon Royaume. Le Got amp;nbsp;le Franc qui choient grohiers, amp;nbsp;qui nâehoient nourriz en lâefcole du Romain,crcurent ces belles remonhraccs,amp; ne pourfuiuirent ce qui leur ehoit,ou fembloit ehre affeuré. Mais Ãtius eut panure récompéce de ce confeil tant vertueux,comme vous verrez apres, chant ce braue Capitaine malheureux a ehre ^nal recognu de fà fidelité.
fl fe ÃtH»e des Gatdes.
Vous auez veu par cy deuant comment il fut mal traitté amp;nbsp;recopenfé dâHo-norius pour luy auoir faiéfvn bon ôc notable feruice,amp; maintenant vous ver ^^fionun^e-rez qu il ne 1 ch pas mieux de ce maihre. Car Valentinian offence de ce que les âuntinian^'*
X4 MLKOVLL K U ï 3. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;K(J ï 4.
Huns apres leur retour en Hongrie auoient drefle nouuclle armee,amp; icelJ e fai-éle marcher en lâEfclationie, amp;nbsp;en la Dalmatie, lâvne des meilleures contrées de
Cathalauniques,il le fit mourir, luy mettant à fus quâil fe vouloir emparer de emtre^^'e- lâh^phe,amp; que Ã1 euft voulu,il euft bien faiôl mourir Attila, mais quâil lâauoit tins mis à laifle efehapper pour fen feruir a fes defleins. VoycL en quelle peine eft vn hom â me de bien quand il veult bien feruir Ion maiftre, comment vn maiftre ingrat â recompenfe vn bon feruiteur, amp;nbsp;comment vn bon leruice eft mal recompenfé. â La perte de ge perfonnage qui eftoit vn des meilleurs pilliers que lâEmpire ro-main eut en Gaule,fauoriza grandement les affaires amp;nbsp;les deffems de Merouee, lequel fè voyant vainqueur dâvn fi grand Monarque corne eftoit Attila, amp;nbsp;pour cefteogeafion tant honoré des fiens, amp;nbsp;tant redouté des Gaulois, amp;nbsp;des Ro- â ferfonna^es. mains,eftendit plus hault les dcffeins,{elon la couftume du naturel des grands â perfonnages,qui ne fe peuuent contenter de leur bonne fortune prefentc, ains â font pluftoft par icelle animez,amp; pouffez à plus grandesamp; hautes entreprinles. â Merouee nâayant plus les trauerles de la prudence amp;: experience dâÃtius,amp; quot;, voulant iouyr du fruiôl de fes vióloires,ce pendant que les affaires des Romains eftoient fort brouillez en Gaule,amp; fe faire Roy, qui eftoit fon feul but amp;nbsp;def-
Con/jueÃes de Merouce.
feingjfe faifit des villes de Sens,de Paris, amp;nbsp;dâOrléans, amp;nbsp;des pays dâalentour,amp; gaignant tous les iours quelque piece de terre, donna le nom de France à tout ce quâil auoit prins en Gaule,amp; de deux peuples aflcauoir des Gaulois amp;nbsp;Francs ou Françons raifant vn corps non fepare, les nomma tous Francs,ou Francons, qui depuis ont efté appeliez François. Par ainh dorefnauant nous ne parlerons
LA Gaule
thangee au
tf. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;plus de Gaule,ny des Gaulois,ains de France, amp;nbsp;des François. Pour cefte caufê
les Frant^oif nos anceftres le recognoifTans quaïi comme premier Roy qui pafla en ces pays, â'^PPâ^l^oient de luy les François Merouingiens ,amp; en luy commença la lignée LaUgneede dcs Roys de France,qui aduté iufqucs a Pepin. Comme il eftoit fur le poinôt ^ure'Zfques nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;auaiit fcs limites, il mourut le 10. an de ion regne, lâan 4 6 l . ou
Ãpeftn. felon dâautres 459. laifTant en feureté les François en Gaule, lans que depuis ils contrainôls de repalTer le Rhin de delà . Voyla doneques les Francs Gaule. OU Francois en Gaule apres plufieurs trauerfes amp;nbsp;dangers,tant il y euft dâaffaires amp;nbsp;de peine à eftablir celle nation par deçà .
Du temps de Merouee régna en la grand Bretargne maintenant nommee AngIeterre,leRoy Arthus autheur de la Table ronde, auquel la pollente aat-UtauFrSde ttibuc plufieuts aduentures fabuleufes,amp; Attila furnommé fléau de Dieu, corn Leconcilede mc uous auoiis dit,print Rome, amp;nbsp;le Concile general de Chalcedoine, com-chalcedoine. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Euefques lut tcuu, ôc aptes iceluy phiheurs autres petits Conciles
Sainte Ge- furent teuuz cu cc temps,le premier à Aurange,le fécond à Valence, le tiers a Carpentras,le quatrieune à Arles,le cinquielme a Venife,amp;le lixieflue à Tours, CH L D E ôe Sainôle Geneuiefue viuoit à Paris.
RI c, Apres la mort de Merouee, les Gaulois ôc François ioints enfemblc amp;nbsp;nâe-R O Y 4. flans plus quâvn,fâaflcmblans au milieu dâvne campagne, amp;nbsp;tenans comme vne childeric forme dâEftaâs generaux,dâvn commun confentement efleurent Roy Childeric chdikncpre filsdcMerouee, amp;nbsp;félon la couftume des François fut efleué furvn grand pa-ef~ uois qui eftoit porté lurles elpaulles des hommes, amp;nbsp;fut par trois fois porté Zf« far les nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;rairemblee,amp; aucc grand battement de mains amp;nbsp;applaudilTement de
Francois O' . nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, , nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;i nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;-i i ,
Gaulois. nbsp;nbsp;NOIX Sgt;c de huces, receu Roy des François, ôc aulli rut Childeric le premier qui
fut efleu
c H I L D E R I C Pv o Y 4? LIVRE L x;
fiit cfleu Roy du confentemcnt des Gaulois amp;nbsp;François, vniz amp;:m®)rporcz cnfcmblc. Childcric eftoit beaucoup mieux né pour la guerre que pour la paix, amp;nbsp;des ih ieuneile fut tant adonné aux plai/irs, aux voluptez, amp;nbsp;aux vices , que les François nâeurent pas grande opinion jquâfl fut tel quâils lâeuf-fent defire, mais nonobftant cela, la mémoire de Merouee fon pereluyfer-uit tant, quâelle feule fut caufe de le faire couronner Roy, apres fi mort, car il eftoit cognu vicieux. Toutesfois les François auoient quelque efpe-rance, que lâimage de fon pere amp;nbsp;les affaires le tireroient des voluptez, amp;nbsp;attireroient fon efprit a la vertu, aux affaires,au foing du Royaume, amp;nbsp;à fon deuoir . Mais fon naturel du tout enclin au vice , ne fe*changea au throÃie Royal : au^contraire par la liberté , que donne la Royauté ( à laquelle tout ce qui plaift eft permis ) deuint plus infolent. Car des quâil fut de Roy, fon plus grand eftude fut de prendre par force les femmes, amp;nbsp;les ftlles de childeric. fes fubiets,de quelque qualité ou condition quâils fuffent,amp; nâauoit au tour de fiperfonne pour confcillers que des leunes hommes voluptueux, amp;: dâautres qui luy confeilloient les exactions amp;nbsp;tyrannies, amp;nbsp;pour fournira fes voluptez, pnnf«. leuoit fur fon peuple, tailles, emprunts, amp;nbsp;exactions indeuèâs, aigriflant par ce
» moyen, les cueurs de? François: qui font les choies du monde qui plus offen-« cent Ãc irritent les affeéfions des fubiets contre leurs Princes, mefmcment irrité»fu^-â lâhonneur des femmes, comme il f efl veu par infiniz exemples. Les François ieticontre les » doneques indignez de fi volupté,de fes exaéf ions, amp;nbsp;de fes autres mauuais de-« portemens fe rebellèrent contre luy,amp;: le chafferent du throfiie royal,non fans
â danger de fi vie. Par là peuuent apprendre les Princes, le mal qui leur procédé ch^jfe.
»â de la volupté, de Fexadion, de la Tyrannie,amp; du mauuais confeil: amp;nbsp;que les » Princes voluptueux, exaéfeurs, amp;nbsp;mal confeillez ont toufiours eflé fubiets à »⢠femblable defaftre,qui font trois des principales caufes qui ont toufiours fiiéh « foufleueramp;rebeller les peuples cotre lewrsPrinces.Childeric elfà t chaffé defon
Royaume,fe retira enThuringefque quelques vus difent Lorraine)vers Bifïin, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fi
ouBafînRoy dâicelle, quilereceut amp;nbsp;traitta fort honorablement, amp;Iaat- rhurln^e. tendit la volonté ou le changement de la fortune. Durant fon regne il fe fioit fort au confeil amp;nbsp;en lâamitié dâvn Seigneur de fa court nommé Guyemans, faffeurant quâil lu y feroit autant ami en fon defà flre quâil lâauoit eflé en fapXâlX^ bonne fortune, amp;nbsp;à cefte occaflon lâappellant en fecret, luy demanda ad- deric. uis amp;nbsp;confeil de ce quâil deuoit Elire. Guyemans ne faifant pas ce que
â plufieurs courtifans ont accoiiftumé de Elire, qui laiffent leurs maiftres
quot; en leur mauuaife fortune, amp;nbsp;ne les fument que pour leur promt durant Jms.
» leur bonheur, fe monftrafi Edelleferuiteur de Childeric en'fon aduerfité, que plus fèruit audit Childeric lâamitié dudit Guyemans pour le recouure-ment de fon Royaume, quenâeull: faiél vne forte amp;nbsp;puifEinte armee, amp;nbsp;trom ua Childeric plus de fecours en vn fcul ami, quâen tout ce quâil eut peu fournir de gens de guerre. Guyemans luy confeilla quâil falloir que pourlâheu- sageconfeil re il cedafl à la fureur des François, amp;nbsp;quâil eftoit dâaduis quâil fabfen-taft pour quelque temps de la France, de crainéle que fa prefence augmen-
» taftleur haine contre luy au lieu de la diminuer, difant eflre telle la cou- engendre U. « flume des hommes, que la prefence porte renuieamp; la haine, amp;nbsp;lâabfence faiôl »Yr
» oublier 1 vue amp;nbsp;1 autre. Sur cela Guyemans luy promit, que quelque part qu il foiaoublier.
CHILDERICROY4.
peut alltr,il luy feroit toufiours fidelle feruiteur, 8c que ce pendant il feroit tout ce quâil pourroit pour amollir amp;nbsp;adoucir le cueur des François, 8c iajieee/or faire que Childeric fut remis en fon fege. Difant cela,Guyemans donna a moitié clâviue piece dâor,8caccordèrent eniemble que Childeric ne cnjiemans. feroit foy â mcff^et quelconque,quâa celuy qui porteroit vne de ces moitiez, afhn quâil ne fut lurprins de (es ennemis. Durant lâexil de Childeric,les François ne fe reffouuenans plus des iniures quâils auoient fiiétes aux Romains, 8c . quâils auoiêt receucs dâeux.efleurcnt pour Roy,vn Seigneur Romain Gouuer-les François a rii ilt;- rr r i b nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1
eÃettretpour neut, lelou Ics VUS de Soilious, leiou les autres de la partie des Gaules que Jes i{oyyn Romains tenoicnt de dcça. Ce Seigneur felon aucuns eftoit nommé Gillon, Açw«». nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;jçg auties,Gilles, 8c bien furent aueuglez les François dâeflire pour leur
FineJJe de CujemMS.
Je â.njjatrom f/cr p.zr yn François.
CilkinfatFï' TMurir des Français.
Royâceft homme, 8c de penfer tirer proffit de celuy qui nef eftudioit quâà les tourmenter 8c à leur nuire. Guyemans qui effoit habille homme fe feeut fl bien feindre,quâon le penfoit fur tous autres ennemy dc Childeric, dif f mulant aufli proprement fon amitié quâil aimoit fidellement. Aumoyen dequoy 8c de ce quâil eftoit homme accort 8c de bon conleil, il finfinuaf auant en la bonne grace 8c amitié dc Gillon , que Gillon ne luy celoit aucun affaire dâimportance. Guyemans qui vouloir tromper Gillon au proffit de Childeric, 8c le mettre en la male grace des François, fe voyant tant priue 8c fitmilier de luy,8c auoir telle part en fes plus priuez confeils, luy confeilla dâimpofer fur eux de griefs fubf des,penfant par la efinouuoir vne confpi ration des François contre Gillon : 8c voyant que cela les efmouuoit aucunement, 8c que défia ils murmuroient contre Gillon,il luy confeilla dc faire mourir tous ceux qui grondoient, luy difint quâil cognoiffoit bien le naturel des François, defquels il ne pourroit iamais venir a bout, fil ne les cha-ftioit bien rudement. Gillon croyant ce que Guyemans difoit luy donna charge dc faire mourir ceux qui mutmuroicnt. Guyemans trouuant à propos ïa commodité quâil auoit defiree, accufi de crime de rebellion 8c de confpiration, tous ceux qui auoient efté les principaux autheurs dc la coniu-ration faiéfe contre Childeric, 8c les enuoya à Gillon pour les punir. Gillon leur fit trancher la tefte comme à criminels de leze maiefté. Les Fran-
2{e^nflran-te de Gttye-inans aux François.
çois effrayez amp;nbsp;irritez de la cruauté de ce nouueau Roy, eftimans que Guye-mans nâen fut point participant,fe viennent plaindre aluy, le prièrent de les confeiller de ce quâils auoient à faire. Luy voyant toutes ces menees propres a ion deffeing,leur dit quâil fefbahiffoit grandement de leur legerere amp;nbsp;inconftance, en ce que maintenant ils fe plaignoient de la cruauté deceluy quâils auoient paryiuant tant haut loué, amp;nbsp;effimé digne dâeflre leur Roy: leur remonftrant en outre la grande folie quâils auoientfiiélc dâauoir cliaffé leur naturel Seigneur, pour fe mettre en la fubieéfiô dâvn cruel effrager, amp;nbsp;de nâauoir peu patiemment fupporter la paillardifc de leur Roy, pour fe foubsmettre à la cruauté dâvn Romain , dâautant que plus de mal leur fiifoit tant de fang elpandu par Gillon, amp;lamort de tant dâhommes, que la volupté de Childei^c. Apres ces remonflrances il leur confeilla de rappeller Childc-
les François ric, amp;nbsp;dc tafclier dâadoucir par vn rappel, le cueur de leur Roy, offence r^7/âr/r«r baniiiffement. Eux effneuz amp;nbsp;perfuadez par Guyemans confeffe-rent auoir grandement failly enuers leur propre Roy, amp;nbsp;le prièrent de faire en forte
c H I L D E R I C ROY 4: L I V R E I. 17
cn forte quil pcufl reuenirjalTeurans Guyemansque fils ïçauoient^lieu ou ileftoit, ils ne faudroient de liiy enuoyer leurs AmbalTadeurs pour le prier de retourner. Guyemans voyant lès delTeins prendre vn bon chemin, en-uoyaà Childeric lamoitié delà piece dâor,qui auoit efte rompue en deux pieces, dont la moitié choit demeureea lâvn, amp;: lâautre a lâautre (luiuant.ce qui auoit efté accordé amp;nbsp;conuenu entre eux) luy maftda par ccluy qui la luy portoit, quâil pourroitaceh heure rcuenir feurement en Ion Royaume. Childeric ayant entendu cehe bonne nouuelle, print le chemin de la France, amp;enuoyavers Guyemans le prier de venir au^deuant de luy. Guyemans pour mieux alTcurcr Childçric luy mena des forces. Gomme Gillon eut defcouuert celle menée, il en leuaaufli pour fy oppofer, mais.Chik deric amp;nbsp;Guyemans ioints enlemble le rencontrans, luy donnèrent la bataille, amp;nbsp;le vainquirent, fi quâil fut contrainél de quitter fa couronnoamp;: Ibn Iceptre , amp;nbsp;de le renfermer dedans la ville de Soifl'ons,la ou il palfalerefte de lès iours. Toutesfois cependant il lolicitoit les Vifigots lors alliez des nus es Gaules, qui voulans croillre leurs Seigneuries, couroient en ce temps lâAniou,lePoidou, amp;nbsp;lâAngoumois, amp;tafchoientnonobllantla Garonne,
Childeric retourne en France,
CiUon yam-cu par chil-deric
Guyemant amp;nbsp;ehaffedu
Foyaurnefe quot;
Romains de le fecourir avancer fon iniure:leur rcmonftrant quâautant ou reuraà soif-plus quâa luy leur deuoit eflre fulpeéte la grandeur amp;nbsp;puilTancc des Fran-çois: amp;nbsp;fans doubte les Gots lâeulfent fecouru, amp;nbsp;par leur faueur êc lecours il eut bien toll recommancé la guerre, fans les Bretons nouuellement ve- encanle,
paflèr au pays des Vifigots , qui ellans en celle forte guerre empefehez , ne peurent oneques fecourir Gillon , tant que Childeric demeura paifible du Royaume de France.
Durant le temps que Childeric ehoit hors de fon Royaume, amp;nbsp;quâil elloit
auec Bafin, ou BiHin Roy de Thuringe,il fe monllra enuers ledit Roy aulTi Jn^raiitude^ peu fidelle amy, amp;nbsp;aufli peu recognlt;jillant les plaifirs quâil receuoit de luy, quâil auoit elléparjiuant peu digne Roy. Car oubliant le debuoirdâhofpitali- ho/te. té, qui clUâvn des principaux debuoirsaufqucls lâhomme eh obligé, il fit lâa-mour à la Royne Bafine femme dudit Bafin, amp;nbsp;felon ce quâen dilent quelques. vns,en abufa, amp;nbsp;les autres voulans lâexcufer veulent dire que non.Toutesfois . comme fouuent les chofes font iugees par les elFeôls amp;nbsp;euenemens, ce qui puisjipres en aduint laiél bien iuger quâil eh vray. Car apres que Childeric fut remis en fon Royaume, cehe femme abandonnant fon mary, vint trouuer
, , , , nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;. , nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;/ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;? nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Il 1- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;⢠r ⢠O 1 J / r Safnefem-
Childeric, qui luy demandant pourquoy elle 1 auoit luiuy amp;nbsp;abandonne Ion meduFpyde mary pour venir a luy, elle luy refpondit: Ayant cognu ta vertu, vaillance, rhuringe modehie,iâay ehé efmcue de defirer de f auoir pour mary : car fi au bout du 2l[âch7ldê-monde ie penfois quâil y euh vn plus grand homme que toy, il nây auroit au- rie. cune incommodité ou peine qui me g^irdah de lâaller trouuer. Quelques vns le racomptent en autres parolles, mais toutesfois elles reuiennent ace fens. Childeric qui dâailleurs ehoit enamouré dâelle,oyant le langage de cehe fern- .
â ^1, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;. . nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;y SA P 1» r r
me, amp;nbsp;par lamour oubliant les biens amp;nbsp;plailirs receuz de Balm, lelpoula oublier tout. (bien quâil fut marié ) car par la loy Payenne quâil tenoit, il ehoit permis aux Payens dâauoir plufieurs femmes , amp;nbsp;dâelle engendra ce* grand Roy Clouis fondateur du nom du Royaume de France, amp;nbsp;delà religion Chre- rifionsde hienne en icelluy. Iladuint que la premiere nuiét de leurs nopces quand
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Z nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1 t nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;11 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;⢠gt;1 r 1 n premierenuit
ils furent couchez cnlemble,Baiine pria Childeric pour celle nuict lâabltenir defesnopcet,
S ij
CHILDERIC ROY
4-
18
fforriUes ytà ent.
InterpretA-' tion de cej yiÃons.
Preface de cIoHu pre
mier
ChreÃien.
de lâjcqgnoiftre, ains de fc leuer amp;nbsp;dallera la court du Palais, ôcluy rapporter ce quâil verroit : il y alla amp;nbsp;vit en ladiôle court de grandes belles marchantes, comme Licornes, Leopards, amp;nbsp;Lyons. Childeric tout eflon-né amp;nbsp;effrayé de ceftê vifion,retourna vers fa femme, amp;nbsp;luy racompta ce quâil auoit veu.Elle le pria de ne feffrayer point pour cela, amp;nbsp;de vouloir retourner pour la feconfle, voire pour la troifiefme fois, en la court dudit Palais. Il y retourna pour la fécondé fois, amp;nbsp;vit lors des Ours, amp;; deâ Loups fe cobattâs les vns contre les autres,Et à la troifielme fois y retournât, il vit des figures de chiés,chats,amp;dâaurres plus petits animaux qui fe defchiroiet les vns les autres. Childeric acfenc eftonnc de ces vifions, amp;nbsp;ne fâchant ce quelles prefigioient, fè recouchant dedans fon liôt, les déclara à fà femme, la pria de luy faire entendre ce quelles prognofliquoient, car ilpenfà bien quâelle lespouuoit fçauoir^ amp;nbsp;quâen vain elle ne lâauoit pas enuoyé en celle court du Palais, pour les voir. Elle le pria de rechef de vouloir pour celle nuiôl fabflenir dâelle, luy promettant de les luy declarer quand le iour fèroit venu. Le iour venu elle luy remonflra] que ces vifions ne prefà gioient pas tant les chofes prefèntes que les euenemens des futures, amp;nbsp;quâen la figure dâicelles efloient môflreesleurs aôlions,amp; celles de leur poflerité. Qj^e le fils qui naiflroit dâeux qui efloit monflré par la premiere vifion des Lyons amp;des Licornes, fèroit homme de haute puiffance amp;nbsp;de grande proueffc. Quâen la figure des Loups amp;nbsp;des Ours, efloient demonflrez fes fucceffeurs, defccndans de luy, qui feroient forts amp;nbsp;auides de proyes amp;nbsp;de rapines. Et que la figure des chiens
Tro^oÃtqHt qui efloit vn animal adonné a la volupté, denotoit la lafciueté qui fera en ceux,qui aux dernieres années defcendront de fa poflerité,amp; qui feront Roys chtldew. de France. Que par la figure des petits animaux fe defchirans les vns les autres, efloit dénoté le peuple,fans crainéle de leur Prince,amp; embrouille de tumultes, defeditions, amp;nbsp;de meurti^s.
Voila la vifion de Childeric defcrite bien au long parlemoyne Aimoy-nus, amp;nbsp;autres: amp;nbsp;bien que les Philofophes premièrement, puis les Chrefliens inhibé la creance de telles vifions , fi efQce que fi elles ne font fendHt. croyables, elles ne font pourtant du tout mefprifà bles. Et quand on voit que les effects les enfuiuent femblables à elles , lors on efl contrainél dây adioufler quelque foy. Et de faicl il fell veu que les aétions des fuccef* feurs de Clouis iufques à Pepin,onteflé telles que celle femme les defcriuoit à Ion mary. Toutesfois liquelcun par trop curieux veult dire que câellvn compté inuenté depuis ce temps là , amp;nbsp;accommodé a ce quâon a veu adue-nir,nous luy relpondrons que lâhilloire qui a apparence de vérité, amp;nbsp;contre laquelle ny a aucune oppolîtion, ny preuue du contraire, ell croyable, amp;nbsp;que nous racomptons celle vifion comme nous lâauons veuc aux vieux liures, amp;nbsp;que celuy qui ne croit cela amp;nbsp;autres chofes femblables nâeft pas mariage de Childeric amp;nbsp;de Bahne nafquit ce grand Clouis, du-de^BdftneT' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nous parlerons bien toll. Quelques hilloriens nous racomtent que Chil
deric pres dâOrleans eut vne bataille contre Audoacre Duc desSaxons,amp;quâil idtMlle entre le dcltit, prüft amp;nbsp;ruina la ville dâOrléans,amp; quâapres celle deffaictc, Audoacre échappât, fe lauua en la ville dâAngers vers le Comte Paul Romain iufques ou Childeric le pourluiuit,tua leComte Paul corne receptateur de fes ennemis,Ãc dâAngers. Audoacre craignât la fureur de Childeric luy enuoya deman^
CHILDERIC ROY 4. CLOVIS I. ROY 5. i?
demander la paix quâil obtint, amp;nbsp;par lâayde dâAudoacre,Childeric11onqLiit vne partie de lâAllemaignc tout le long de la riuiere du Rhin. Childeric eflargit bien fort Ibn Royaume, car il adionllaà fon Ellat Javille dâOrléans,amp; toutle pays qui ell le long de la riuiere de Loire iniques à Angers, amp;nbsp;ainfi la France croilîoit peu a peu. Apres anoir régné trente an^ou lelon les au-
T --J nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;J nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;oJlâ Morf de chil
tres Vingt quatre, il mourut. Les opinions des années des règnes amp;nbsp;de Ja mort des Rois iniques au près de Pepin lontli dinerles que nous prierons les leéleurs de ne famuler pas là , car les vns en mettent plus, les autres moins. Exemple des En Childeric les Princes peunent voir vn bel exemple des caules de leurs ruines, amp;nbsp;des coniurations de leurs peuples contre eux, qui font la paillar- Caufes des dile,lâiniullice, la cruauté, les exaélions, les mannais conleils,amp; leurs an- (omurauens tres mauuailes aélions ordinaires, ruines des Princes, amp;nbsp;ordinaires eau- ([âtrcieuts fes de la fubuerfion de leurs Eflats. De Ion temps les Ariens exeenterent Frlnces.^ de grandes cruautez,amp;: lâEmpire dâOccident print fin apres qnâAngnllulusfnt depofé de lâEmpire. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;dent.
Childe RIC mourant laifla fon fils Clouis, que les François efleu- C L o -rent pour leur Roy, amp;nbsp;le mettans fur vnhaultpauois lepourmenerent trois vis r. fois au tour de lâafiemblee ou lâeftoit faiéle lâeleôlion. Son pere lâauoit RO y 5. fiiiél inftruire en tous les exercices dignes dâvn Prince, en tant que la ciuilité du fiecle le pouuoit permettre. Aufii Et il bien prenne de la bonne nourriture amp;nbsp;in-n nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;n nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;lA'/i'ii 1-1
S5
itrudion, car en vaillance, lultice, amp;nbsp;autres vertuz, il lurpaila de bien loing les autres Roys fes predecefleurs, ics luccelfeurs. Des quâil fut Roy la jircmierc Louange de choie quâil délibéra de faire,fnt de le vanger de ceux qui anoient chafie Ion pere horsdefon Royaume, amp;nbsp;pareillement dâautre collé Siagrins fils de Gillon nâa-uoit autre choie dedans la telle, que de vanger lâiniure qui anoit eflé faite a Ion geana. pere,quand par la cantelle deGnyemans,il fut deietté du liege Royal de France. En deux perfonnes contraires elloient*lcmblables délits pour lemblablecanfe de loy, amp;nbsp;dilTemblable en lâeffeél. Telle amp;nbsp;fi grande ell la force du lang, amp;nbsp;la charité du fils entiers le pere,quc les ininres faites aux peres engédrcnt an cuenr des enfans vn défit de vangeance qui demeure perpétuel, amp;nbsp;quelque fois hereditaire a leur pofienté. Clouis allemblant vne armee alla contre Siagrins vers Soiirons,print ladite ville, deffit lâarmee de Siagrins amp;: le contraignit de fe fan- clouis deffit lier a Toulouze vers Alaric Roy des Gots.Clouis manda à Alaric quâil eut à luy rêdre Siagrins, ou autrement il luy feroit la guerre. Alaric craignant dâencourir jecSon. par celle retêtion la fureur du François, dont la grandeur començoit dâellre redoubtable, luy ennoyalié amp;nbsp;garrotté Siagrins,auquel peu apres Clouis fit trancher la telle pour exterminer de tout poinél la race des compétiteurs de la mai- compeMeur fon amp;nbsp;de là couronne, affin quâil nâen reffcall aucun qui peut en apres remuer ce-
Lors les Ofi:rogots,Vifigots,amp; Fraçois firent alliacé enfemble,apres laquelle Thierry Roy dâItalie amp;nbsp;des Oflrogots qui anoit efpoufé Audefledefeur du Roy alliance en-Clouis, appella dâEfpaigne (on la plus gradâ part des Vifigots demeuroiêt de ce temps) vn Prince nommé Entharic quâil fit efponfer à fa fille Amalafmite, ef'pe- nbsp;nbsp;Franco^
rant le faire heritier de fes Royaumes, pour ce que fes deux autres*filles efloient mariées, 1 vne auec Alaric Roy des Vifigots, amp;nbsp;lâautre à Sigifmond fils de Gon-debanlt Roy de Bonrgongne. Clouis apres auoir deffaiôh Siagrins ruina la ville de Soiflbns, ôc venant à celle de RJieims voifinc de Soifl'ons,ny voulut faire au-iij
\ 3^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;C L O V I S I. R O Y 5.
cun malt Toutesfois fes Soldats infolens (comme la guerre a accoutumé dc porter vne grande infolence ) amp;nbsp;dâauantage payens, pilloient les threfors des
luÃiner.
rn [oldat fnnt yn Calice.
Mécontentement det Gaulois ChreÃ-iens.
J^monÃr ante de Hemy SueÃ^ue de l^eims 'a clo-
MIS,
vouloir permettre le pillage des Eglifcs, non pour le lacrilege (pource quâil nâefloit pas Chretien) mais pour le larcin, violence, amp;nbsp;pillerie, dâautant quâil eftoit fort iulle amp;nbsp;droidurier, èc quâil puniflbit rigoureufement les larcins. Entre autres Egliles celle de Rheims fut pillee,amp; au lac dâicelle vn Soldat François le lailit dâvn Calice de grande amp;nbsp;inellimable valleur. Les vieux Gaulois Chrcftiens trouuerent fort eftrange ce pillement des Eglifes, nâayans ac-couftumé de voir ainli accouftrer leursTemples (la demolitiô defquels efmcut autant quechofe du monde lescueurs du peuple) amp;nbsp;commencèrent de murmurer contre leur Roy, amp;nbsp;de perdre peu a peu celle volonté quâils portoient a la repufation de la vaillance ôc iullice de Clouis, craignans quâil feroit mal-aifé de pouuoir viure en leur Chriftianihne foubs vn Roy payen, amp;nbsp;que difficilement fe peut comporter vn Prince auec fes lubiets quand il elE de religion contraire à la leur. Remy Euelque de Rheims, homme de fainôle vie extrêmement marry de ces infolences, amp;nbsp;mefmement du Calice, enuoya vers Clouis desprebftres pour le fupplier de ne permettre que les Chreftiens fulfent ainli molellez, amp;nbsp;que li on ne luy vouloir faire rendre ce qui par les foldats auoit efté prins dedans les Temples des Chreftiens, pour le moins il luy fit rendre ce Calice. Clouis irrité de ce larcin affiembla ffin confeil,
par lâaduis duquel il fut arrefté quâil feroit rendu. Et comme fuiuant leur couftume, le butin faffemblaft pour en faire à chacun part felon fon merite, Clouis eftoit dâopinion que le Calice en fut diftraicl pour le rendre à Remy. jnÃolence dit Ce quc le foldat qui lâauoit delrobbé ( tout furieux ) refufa de foire , difant nâeftre raifonnable que ce quâil auoit vaillamment amp;nbsp;de bonne guerre butiné, fut rendu, mefmement à gens de religion contraire : qui eft vne relponce de tout temps commune en la bouche de ceux qui ont foiél la guerre a ennemis de contraire religion : amp;nbsp;pour ioindre vne infolence de faiél a celle de la parolle, donna vn grand coup de picque au Calice amp;nbsp;le caffa. Pour lâheure le Roy diflimula fo colere, referuant à quelque autre temps la puni-tion de cefte témérité. Si eft^ce que par lâaduis du confeil , le Cà lice fut
Dijsimulatio dnl^ Cle-uis.
Clouif tua le foldat itiÃo-lentci-gt; larron.
rendu aux Chreftiens. Et comme lâan luiuant fe dreftoit le camp des François, ce Soldat fy trouua, lequel pcnlà nt que le Roy ne fe fouuint plus de cefte offence paffa deuant luy. Le Roy lâappellant regarda les armes amp;nbsp;fon equippage affçauoir lâil eftoit bon ôc fuffilant,amp;; trouuant quelque choie à dire fur la picque dâiccluy la ietta par terre. Le foldat fe baiffant pour la re-leuer, le Roy delgaina Ion Cimeterre,ou felon quelques vus print vne hache, amp;nbsp;luy en donna fi grand coup fur la telle quâil le coucha mort par ter-re,puniffant en tcmpsamp; lieu la fuperbe amp;nbsp;le larcin du foldat.
Cela fit efperer aux Chreftiens que Clouis fe feroit Chreftieii, amp;nbsp;de faicl cela y leruit beaucoup, mais aufliyeut il deux autres raifons qui y aidèrent encores dâauantage : lâvne fut les prières continuelles de Clotilde fa femme fille de Chilperic Roy de Bourgongne, qui eftoit Chreftienne, amp;nbsp;lâautre quâil voyoit bien quâil ne feroit iamais bien aggreable à Ion peuple , qui eftoit Chreftien,fil ne lâen failbit aulîi'.confiderant que comme la religion eft la choie du monde qui plus elmeut les cueurs des hommes à aymer ceux qui font de leur
J- kJ V 1 ö 1. K U I J. t 1 V l\£ nbsp;nbsp;1. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;31
leur relis;ion,ou a hair ceux qui nâen font point,il ne fcauroit fe rendr^plus ay-inéjiiy plus agréable à fon peuple que le failant Chreftien, eftant au refte tant ah Æfo'rce de me,honoré,amp; reipethé pour Li vaillance amp;nbsp;iulHce, quâil ne luy reftoit que le Chrihianilme pour gaigner de tout point le cueur de les iLibicéts. Auec cela il y auoit quelque inlpiration diuine qui inclinoit fà volonté ^fè Elire Chreftien, ne voulant attribuer a celle railon premiere la feule caufe qui lâelmeut au Chri-llianilme, mais il le peultdire queioinéle auec les autres, elle y leruit de beau- yeaîtfMre coup. Les Bourguignons deuant ce temps la, elloient inllruiéls des prebllres de Gaule en la religion Chrellienne,comme dit Orofe,amp; lâelloient faidls Chre-lliens,contre la volonté de leurs Roys.Ce quâil a fallu dire en pallant, pour le 1er uir de cela parcy apres. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;gnons
Et pour reuenir a Clotilde fille deChilperic Roy des Bourguignons, fils de Gondenge,ou Gondioch,amp; femme de Clouis, amp;nbsp;qui le fit Chreftien, iî ne lera hors de propos de dire que ce Gondioch ou Gondance, ou Gondenge Roy de BoLirgongne,mourant lailTa quatre fils,Gondebaut,Chilperic,GondcgifillejOu Odegifille,amp;; Gothomar,lcfquels apres la mort de leur perevoulansdiuilerle
- Royaume de Bourgongne en Tetrarchies tombèrent en different pour le meh a-pris que lâvn faifoit de lâautre,eftans les vns amp;les autres lolicitez par des flatteurs ire prmees èc infidèles minillres quâils auoient pres dâeux,qui les irritoient lesvns contre les autres par faulxrapports,pour touliours nourrir leurs querelles. Ces flatteurs Ãattâeur°^â^ chafeun endroiél leur maiftrce,lpcroient le gaing de la caule deuoir tomber au proffitdeleurfdiélsmaillrcs. Ilelladucnule plus fouuent aux Ellats, aufquels Ueffelns des il ya plufieurs freres,melmement quand ils lont ambitieux,dâauoir auprès dâeux des attifc-feux,qui les allument les vns cotre les autres, mais aulli touliours tels Gouuerneurs au lieu dâagrandir leurs maillres, les ont faiél précipiter a la perte de leur ellat, amp;nbsp;quelque lois de leur vie. De telle façon doneques lâalluma la tienti'l^ aux difeorde entre ces quatre frcrcs,quâiis fe^anderent les vns contre les autres,alïà -
⢠II 1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1 -ni 1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;-1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;- h mauuaisconâ
uoir Gondebault, ôc Odegiliile le plus leune des quatre, contre Chilperic amp;nbsp;Æâ/. Gothomar,tellemcnt que ces deux derniers auoient faiélvn deflein dans leur telle de femparer du Royaumc,amp; dâen priuer leurfrere aifiié Gondebault, dâeii chalTer le plus ieune pour feflre bandé contre eux: de maniéré quâils aile- {^^7« rent en Allemagne delà le Rhin, amp;nbsp;amenèrent grand nombre dâAllcmans leurs fr«, confederez, lelqucls auec leur autre armee,ils menèrent iniques au pres dâAu-thun,ou ils rencontrèrent leurs freres en armes. La fut donnée la bataille entre eux,en laquelle fut deffaicle lâarmee de Gondebault, qui ollant lès accoullre-mens royaux fut contrainél de fen fuir,amp; fe retira en lieu ou li fidellement il fut rcceu,amp; tant bien cclé,quc veu quâil nâelloit bruit de ft fuit te, il nâelloit aucune- Gondebault ment bruit de fit mort. A celle occalion fes freres penfans ellre à la fin de leur fi gucrre,donnerent congé à leurs fecours dâoultre le Rhin. Gondebault aduerti de cecy ic remit en câpagne fuiuy de plufieurs, qui de toutes parts accouroient vers luy,conimc à vn homme qui pour miracle elloit reflufcité:à laide defquels ayant remis les forces aux champs, il vint alfieger fes freres dedans la Cité de Vienne en Daulphinè,qui elloit lors des appartenances du Royaujne de Bour-gongne,lefquelsnefecraignansdâaucunenouuelleguerre,fyelloientretirez.
Ceux de la ville conliderans le droiél de laifné ne firent pas grand effort dây re-fifter,tellement que la ville eftant prinfe de plain laut, Chilperic fut prins, au-quel Gondebault fit incontinent trancher la telle. Gothomar voyât le parricide Ãeafinfrere c üij
CLOVIS I. ROY 5.
comis Cl fl a perfonne de fon frere fe fà uua en vne tour,maisGodebaut ne le polluant autrement auoir, fit mettre le feu aux portes, tellement que la tour amp;nbsp;Go-thomar fe bruflerent^ Apres la mort de ces deux freres Gondebault le laifit des deux filles de Cbilperic, lâaifiiee nommee Coronie ou felon les plus frequentes liiftoireSjMucutîîÿie, lâautre Clotilde. Il mit lâaifiiee en religion amp;nbsp;retint pres deluy Clotilde PrincelTc dâexcellente beauté, faifant mourir les femmes amp;les enfans malles de fes freres,pcnfuit par celle cruauté, coupper la racine de toutes querelles, amp;nbsp;des pretentions de fon Royaume.
Menees de nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Goiidcbault peufoitpar ces parricides feftre acquis vn repos,amp; fe voulut ap-
condeb^ult. pyyçj. (iâalliances,ne craignant entre autres fiens voifins rien plus que ce Clouis
Roy de France Seigneur de peu de pays, mais homme de grand courage, amp;nbsp;de haut delTeinjamp;encor de plus haut delir,côme fiGodebaut eut prelà gié,amp; prog-noftiqué là ruinc,amp; la vengeace amp;nbsp;punitio de lès cruautez debuoir prouenir de xW«/ des Fi'â^i2ce.Et comme lâvne des plus grandes leuretez de lâeftablilfement dâvn Eftat, j^ois yotfins eft la pratique de lâamitié amp;nbsp;alliance des Rois voifins, Gondebaut conliderant eÃablijfemet cela,enuoya fes AmbalTadeurs versThierry Roy des Oftrogots qui feftoit faiét dâynsÃaL maillre de toute ritalie,pour entrer auec luy en ligue, voyant que ce puilTant
Roy le pourroit couurir contre la force des François qui regardoient la Bour-gongne de fi pres,quâil nây auoit rien plus à craindre que ce voilinage. Et pour obliger amp;nbsp;ferrer de plus eftroiót lien celle amitié, il fit que Thierry luy accorda mariage de lâvne de fes filles pour Sigifmod fon fils. Aucuns ont dit que Gon-deGonde- debault elpouG la fille dudit Thierry, amp;nbsp;Sigifmondfils dudit Gondebault, la niepee de Thierry: amp;nbsp;de faiôl Thierry efcriuit à Gondebault vne belle lettre par laquelle entre autres lignes dâamitié il luy manda quâil luy enuoyoit des horloges. Dâautre collé clouis comme nouueau conquérant defiroit de deux chofes Pe/n» de ^VnCjOU de lâemparer de la Bourgogne fil pouuoit,ou fil ne pouuoit, au moins clouis. nbsp;nbsp;nbsp;contrarier amitié aucc ledit Gondebafilt Roy dâicelle, pour mieux alTeurer Ion
petit Ellat qui ne faifoit que naillre. Clouis doncq pour cell effedl enuoya vers Gondebault fes AmbalTadeurs lefquels à leur retour en France luy firét tel rap-lâexcellente beauté amp;nbsp;de la grande vertu de la PrincelTe Clotilde, quâil
U yertu, nbsp;nbsp;lâenamoura dâelle,amp; eut volonté de lâelpouler,!! grande efl la force de la beauté, â
amp; de la vertu, que louuent elle efineut les perlbnnes a aimer chofes quâon nâa ia- â maisveuës. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;*
Menees de clouis pour auotrlaSour
SV-.Arrdjuffit-deurde clouts yers Clotilde auec yn anneau de freÃent. Soupçon de Gondebault.
Cependant Gondebault elloit allé en Italie, au lècours du Roy Thierry,qui elloit pour lors le plus redoublé Roy de lâEmpire. Clouis fçaehant le parricide commis par ledit Godebaut,en la perlbnne de Childeric fon frere,pere de Clo-tilde,amp; dâailleurs voyant vne belle occafion de femparer delaBourgongncen Tabfenâe de Gondebaut, ou dâauoir ledit pays par le mariage deluy amp;nbsp;de Clo-tilde,fit par fecrettes pratiques amp;nbsp;menees foliciter Clotilde, amp;nbsp;à ces fins enuoya en Bourgongne vn fien confeiller amp;nbsp;chambellan leeret amp;nbsp;fidele nommé Aure-lian,par lequel il enuoya vn riche amp;nbsp;pretieux anneau à celle pucelle.Ce conlèil-1er François trouua moyen de parler en fecret à elle,encore quâelle eut des gou-uerneursôc gardes qui auoient lâÅil a ce quelle ne fit aucune choie ou entrepri-fe,carGondcbaut comme homme, ayant finderefe dâauoir meurtri les freres, le doutant que Clotilde,qui défia elloit en aage, peut penlèr à la vengeance de la mort de fon pere amp;nbsp;mere, auoit eftabli gardes amp;nbsp;gens qui le prendroient garde de toutes fes contenances ôc parolles, de maniéré quâil fallut quâAurelian par-lallÃ
c LO V I s I. R O Y 5. LIVRE I. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;53
laftaelle alaportedâvneEglifè, en habit de mandiant, amp;nbsp;ht en forte ou apres plufieurs propos, il luy mit lâanneau du Roy Clouis au doigt, faignantluy bai-fer la main, amp;nbsp;fecrettement contracta le mariage de Clouis amp;nbsp;dâelle. Or ellant Godcbaut de retour dâItalie, Clouis ayat faiót drefler vne Ãmbafïade folênelle, de clouu et renuoya Aurelian en Bouivoieneen grande amp;nbsp;honnorable compagnie,qui fâa- P-Qreüant au Roy Gondebaiit demanda fa niepce Clotilde poffreftre femme de fon maiflre le Roy Clouis. Gondebaut fc doutant bien de ce qui luy aduinr,de prime face coméça à fâexeufer, ôc prioit lâAmbafTadeur Aurelian le déporter de foliciter tel mariage,attendu que la hile eftoit Chreflienne,amp; quâil nây auoit or-
en-
U Ota deman^
pume race começa 3.1 excuier, ôc prioit 1 Amoanadeur Aureiian le déporter de clotdde foliciter tel mariage,attendu que la hile cftoit Chreflienne,amp; quâil nây auoit or- fin onde dre felon les loix Chreftiennes, quâvne hile baptifee, full conioinéie par maria-gc auec vn payen inhdele, comme eftoit lors Clouis: eftans leurs profeflions de religion fi contraires, que la vie amp;nbsp;la mort le mettroient pluftoft dâaccord. Parquoy il le prioit de nâen plusfaire inftäce finó q Clouis vouluft abiurer fon paganifme,amp; fè réduire à la cognoiffance du vray Dieu. Ce quâil chimoit a part foy,que Clouis ne feroit iamais, nbsp;nbsp;que telles pourfuittes demenrcroient inter
rompues , amp;nbsp;luy paifible Roy en Bourgongne. Lors Aurelian Ambafîà deur e-ftant bien informé de la volonté de fon maiftre,ne douta point de fâaduancer promettre que le Roy fondit maifire auoit délibéré de fe faire baptifer, amp;nbsp;que promejfe de la pratique de ce mariage quâil recerchoit ne tédoit ailleurs. A ces propos il ad-ioufta tant dâhonnefles coditions amp;: promefres(comme font les médiateurs des mariages)que Gondebaut ne trouua plus que luy répliquer, fînon quâil voufift manifeffement monflrer quâil nâauoit aucune deuotion à ce mariage. Parquoy fut promeffe fiiéte amp;parolle donnée dumariagedelaprincefTedeBourgon-gne Clotilde, à lâAmbafTadeur de France Aurelian, auec la condition que le mAriAge de
Clouis fè feroit Chreflien. Ce qui fut aifé dâaccorder, dâautant que ledit clows lt;c)-Clouis y eftoit deha enclin de fon naturel, commeil a efté cy deffus dit, mef- â °*' mement en ce quâauparauant il auoit d(ÿmé a entendre, par la punition quâil a-iioit faite de fl main, du foldat qui auoit defrobbé le calice dâor en lâEglife de Rheims. Ainfifuthiit le mariage de Clouis amp;nbsp;de Clotilde, amp;nbsp;elleenuoyee clouis eCpott audit Clouis qui lâcfpoufa: toutefois il ne luy tint encores promefle touchant ficlotildc, ûi couerfion au Chriftianihne, iufques au quinzième an de fonrcgné,comme il fera dit cy apres.
Cependant la Royne eut vn hls quelle nomma Yngomire qui mourut incontinent apres auoireftébaptifé.Dequoy Clouis extrêmement fafché repro-chaafà fcmme,queles Dieux quâiladoroit,leluy auoient ofté, pourcequelle mort défi» lâaiioit flit baptifer au no du Dieu en qui elle croyoit.Elle en ht vn autre quâelle nôma Clodomire, lequel bién toft apres fon baptefme, penfa mourir, dont derechef 11 luy ht ce mefme reproche, mais on eut opinion que par les prières de Clotilde lâenfant ne mourut point. Apres ce mariage, la France fut longuemêt en repos, mais le quinzième an du regne de Clouis,les François reprindrent les jrâ François armes, pour fecourir les Sicambriens leurs alliez que nous pouuons appeller fieowent les ceux de Gueldresamp;delulliers,lefquelsles Alemans guerroyoient afprement. clouis eftimant que ce luy feroit vnehoAefâildefnioitfecours a fes amis tant ancicns,defquels les François fe difoient ifrus,mena grandes forcef en Allemai-gne, puis fe ioignant auec les Sicambriens, amp;nbsp;ayant en fi compaignie deux grands Princes François,Sigifbert Auftrafe Duc des Tungres amp;nbsp;de Brabant, la bataille fut liurce aux Allcmans,en laquelle comme Clouis vit quâil corn-
mêçoit ^auoir du pire,defèfperé de tout fecours humain,(e retourna vers Dieu, (comme en telles extremitez on a de couftume de recourir au fecours de Dieu, re quand on fe voit deftitué de celuy des hommes ) amp;nbsp;fe fouuenant de la promcfle â raidie à là femme devant que refpoulèr,aulli quâil auoit ia bonne opinion de no rxttdeclo- ftreloy, il fit veu de fe faire Chreftien fil pouuoit emporter la vidloire. Il y en a ⢠uisdefefai- qui difent queleOucAullraze,quiefi;oit Chreftien,feferiaà haultevoix:
Tt chreÃten. nbsp;nbsp;nbsp;RoyClouis,reduy en ta mémoire la foy par toy baillee en mariage à la Koi
ne Clotilde ta femme, inuoque le nom du grand Dieu des armees,amp; tâacquitte de ta promelfc.Quoy quâil en loit,fon vÅu fut de telle façon exaucé du ciel,que plus luy vallat la faueur du ciel,quc la vaillance des fold at s, fi bien que la frayeur de fon armee fe tournant en ioye amp;nbsp;en nouuelle force, les loldats fe remirent yiâoire fur nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;vigueur,amp; il fefceut fi bien aider de leur vertu , que rechargeant
îfs ^llemas les Allçmans,!! les mit en fuitte, amp;nbsp;remporta vne fi honorable vidloire que leur ^/f«r Aoy Royy demeura, au moyen de laquelle les Allemans furent faits tributaires du ies\Allemas Koy de France, prenans telles loix amp;nbsp;ordonnances quâil pleut au vainqueur, /xz/j tributM Celle bataille fut donnée preslavilledeTolbiac,randelalut499.
Clouis retournant en France,Medard Euefque de Soiirons,hommc de bonne amp;nbsp;religieufe vie, alla au deuant de luy iufques à Thou, tant le perfuada de accomplir Ibn vÅu,quâil nâauoit plus autre enuie,que de le faire. La Roine Clo-tilde lèmblablement y mena Remy Euefque de Rheims, felon aucuns fils du Duc de Laon amp;nbsp;de Soiftbnsjlelo dâautres,dâvn Seigneur nommé Emile,dcmou-rant pres de Laon. Remy duquel nous auons ci delTus parlé,eftoit homme dâaa-^e,de fainôle vie, de fçauoir, amp;nbsp;de dignité fort venerable. AulTi eftoit il befoing a clouis dâauoir de tels perlonnages auprès de luy,pour lâinftruire en la foy amp;nbsp;re ligion Chreftiéne, ôc pour empelcher quâil ne full empoifonné des herefies des .Xmw doéleurs Arriens, qui infedoient les oreillcs,les cueurs, les entendemens de la plulpart des Rois Chreftiens ; melmcs h lÅur Lantielde eftoit de celle fc-ôle:de peur aulfi quâil ne fe penfaft Chreftien amp;nbsp;alTez quittte du vÅu quâil auoit fait combattant contre les Allemans pour fuiurc celle herefie. Ce quâailément il euft creu,eftant plus expérimenté en lâart militaire quâen la difference de la religion.MaisDieu fauorilant les François,lcs en voulut conlèrucr,tout ainfi quâil clouû couer Ics auoit gai'dez en la battaille contre les Allemans.Clouis admirant la dodlrine de Remi fut aifeement conuerti par la predication, en laquelle lès foldats prin-soldahFrM drent tel gouft que fur lâheure trois mille le firent Chreftiens, puis il délibéra ^ois conuertif faire loii cntrce à Rheims pour en icelle ville eftre baptizé,les rues de laqucl-Magmfcëeeà nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fomptueufcment tendues. Et ne fe voioit en celle ville que ieuz amp;nbsp;ef-
l'ëtree declo batemeiis pour receuoir ce grand Roy, amp;nbsp;le conduire au baptclme lors quâil re-»is^Fheims. yenoitdâvne tantheureufevidloire.Leiour du baptefinearriué,la grande Egli-fe toute tendue de riches tapiffcris,reluifoit dâvne infinité de cierges allumez, amp;nbsp;retentiffoit de mainte armonieufe voix,chatans Hymnes SeCantiques .à la louage de Dieu. Le peuple femblablement felmermeilloit de la diuerlité des bonnes odeurs qui dedans eftoient relpandues. Les preftres en leurs Habits là cei-dotaux accompaignoient Remy qtfi le monftroit plus diuin quâhumain, repre-fèntantcefte^euoteaffemblee, vnevrayecompaignie celefte. Le Roy fen al-loit au baptefme entre fes Princes, pompeulèment habillé,ayant la perrucque longue furies elpaules fort artificiellement teftonnee amp;nbsp;parfumée.
JÃntre les François ( comme il a efté dit ) il eftoit feulement permis aux Rois
CLOVIS I. KOï;. LIVRE J. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;35
amp; Princes du Gng de porter longue perruque amp;nbsp;teftonnee, quoy que les Allas, Bour2;uignons, amp;nbsp;Sicambriens lalaiiraflentcroiftre,mais Ians au cun artifice. Remi failant vnfermon de riiumilite conuenante aux Chreftiens, abbailEa tsi-Icmcnt ceftehautefle amp;nbsp;arrogance, que le Roy lailEint touées fes pompes,le pre fcnta pour ellre baptize autant humblement que le moindre de fes hommes. Aulfi fut il oingt dâvn crefine comme miraculeufement enudyc des deux, car corne Clouis eftoit fur les fonds de baptefine, attendant que le chrefme,dont il poulie de deuoit ellre oingt, fut porté,il aduint(come quelques anciens hiftoriés nous ra-comptent) que ne pouuant(à caule de la multitude du peuple ) palier celuy qui â le portoit,vn colomb blaiic(qui eft interprété le laiiid Ãlprit, figuré en lâelpece vilible dâvn colomb)vint porter en Ion bec vne petite Ampoulle pleine dâvne fiinde liqueur, amp;nbsp;la mit entre les mains de Remi, qui en oignit amp;baptizale-diét Clouis.
me fut couronné, amp;nbsp;ne parle point quâil fut oingt ny lacré,ains leulement bapti- tows ne pur zé, amp;ne fait aucune mention de la lainde Ampoulle, bien quâil parle allez dâautres miracles. Celle Ampoulle toutesfois religieulemét gardée dedans lâE-glifefainôl Remi de Rheims, fert à oindre les Rois à leurlacre. Et combien que i\^^mpoulle clouis deuant Ion baptefine portail trois Couronnes de giieulles en champ de argent, depuis ce iour pour plus honorables ,il print les fleurs de lys lans nom-brc,amp; pour Clouis fut furnommé Loys. Quelques chroniques nous veulêt fai-re croire, que parauant les Rois de France portoient troisCrapaux,les autres di- ^âç,eâne! lent troisCroiflans,amp; quâau temps de Clouis il y auoit vn Hermite preudâhom- âtrmomesdes meamp;defainôlcvie,quihabitoitenvnbois presdâvnefontaine,qui de prefent cil appellee loye-en-val pres Poifli,auquel Clotilde auoit vne grande fiancc,amp;: aduint quâvn iour vn Ange fapparut audit Hermite, amp;nbsp;luy dit quâil falloir que Clouis fit razer fes armoiries, l'oit que çe fufl'ent Crapauz ou Croilfans, Sgt;c quâil portail au lieu dâiceux, vn elcu dont le champ full dâazur tout femé de fleurs de Les fleurs de lys dâor, amp;nbsp;hiy dit que Dieu vouloir que dâorelhauant les Rois de France, por- â talTent lefditcs armes.LâHermitc ayant reuclé à Clouis celle apparition,il fit elfa cer ces Crapaux ou Croilfansöc print lefdites fleurs de lys en les armoiries .Dâautres dileiit que cefl; Hermite ayant reuelé celle apparition à Clotilde femme de Clouis,elle fit incontinent effacer lefdits trois Croilfans ou Crapaux,amp; y failà nt nbsp;nbsp;nbsp;; - i
mettre les fleurs-de-lis, les enuoya à Clouis fon mary, qui pour lors elloit en guerre contre le Roy Alaric Sarrazin, amp;nbsp;auoit fon liege deuant la place de â Conflans fur Oife.Q^c Clouis le combattit amp;nbsp;deffit,amp; combien que la bataille commcnçall en la ville, elle fut toutesfois acheUee en la montaigne en laquelle efl a prelent la Tour de Mont-ioye, amp;nbsp;la fut premièrement nommé amp;nbsp;prins le cry des François qui cil Mont-ioie, amp;nbsp;depuis y a ellé adioullé Sain cl Denis, ôc aufli furent prinlcs les armoiries-des fleurs-de-lis. Et en reuerence de la million defdites fleurs-de-lis, fut en la vallce fondé vn monallere de religieux,qui fut amp;nbsp;efl encore appcllé loye-en-val.Dequoy on croira ce quâon voudra. Mais pour Frmçols rcLienir au baptelme de Clouis,afon exemple lalÅur Lantielde ou Andechilde delaiflafonhercfieArriennc,amp;;reuintau giron de la pure amp;vrÃiefoy Chre-llienne,amp; tous les François a lâexemple de leur Roy,amp; a la priere des vieux Gau Layie du lois Chrefticns prindrent le baptefme,Telleamp;li grande efl la force de la vie amp;nbsp;des moeurs amp;nbsp;adiós dâvnRoy, que tous fes fubiets fe compofent afon exemple
Sc imitatió, tel qu eft Ie Prince,tel veult ellre ion peuple,qui fe drefle ou tord, felon que fon Prince tientle cópas,la regle,ou refquierre de ià vie.Par ce moyen clouis fe rendit treGgreable aux Gaulois anciens qui malaifement pouuoient comporter lâEmpir« dâvn Roy de contraire religion a la leur, voy ans tous les Grande ami- iours des euenemeiis amp;nbsp;des effedls qui amenoientvne alteration entre eux amp;nbsp;Et le# Gaulois voyans ainfi les François fellre faiôls Chreftiens, en Fraçois pour receutent vne grande ioye,de façon que de celle conformité de Religion pro-delar'^^'^^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;vnaiiimité de nom, de meurs, amp;nbsp;de loix, amp;nbsp;par ainli dorelnauant nous
cson.
les appellerons tous François. Cela aduint audit an 459. le . an du regne de Clouis. â¢
tes ^de~ mans recourent a Ther-ryroy ^ltd-Itt,
Durant celle ioye amp;nbsp;allegrelTe commune de ces deux peuples mis en vn, les Allemans par^auant vaincus par les François elloienr réduits en vn extreme de-felpoir, car voyans lâheur des François de iour en autre f agrandir, ils nâauoient point dâeljoerance de pouuoir iamais fortir de leur lubieclion, tellement que les Ã)lus apparans accompaignez deceux quiauoient plus en recommendation la iberte(laquelle naturellement les hommes delircnt)ne pouuans dâauantage en durer la leruitude, amp;nbsp;craignansqueli les François fapperceuoient quâils fen voululTent tirer,ils en feroient plus rudement traittez,recoururent au fecoursSc à la faueur de Thierry Roy des Ollrogots amp;nbsp;dâItalie,lors grand amp;nbsp;puilîant Prince.Lequel ayant pitié de la condition delHits Allemans, amp;nbsp;craignant amp;nbsp;redoii-ofirogots tant que la grandeur des François vint trop à , croillre, efcriuit des lettres à Clo-f^aintlagra- uis,par lefquclles il le prioit de leur dire parjipres plus humain quâil nâauoit ellé parjiuant, leur pardonner ce quâils auoient faicl, amp;nbsp;leur permettre de fen retourner en leur pays. Les lettres efloient pleines dâaffeélion amp;nbsp;de mouuement de paflion, mais elles iiâdloient pas Eiióles par Thierri tant a lâauantage des Al-lemas, nbsp;nbsp;pour pitié quâil eut dâeux, que pour efiTiouccr(fî ainh fault dire)la grâ-
yo^n.
cJstirite yer-
ta gr^deur dcut de clouis qui luy eftoit iu{peôle,c^mme toufiours les grandeurs des Prin-^^ineeÃtf- mclmement des courageurs entrepreneurs font luipeéles a leurs voifins, qui craignent que celle tempelle tumbe fur eux.Or les lettres accopaignees de belles perfualions du langage hcnnelle amp;nbsp;des grandes amp;nbsp;longues remonllran-ces des AmbalTadeurs qui les portèrent, firent que Clouis qui lors pour auoir nouuellement prins la Religion Chrellienne, elloit tout enflammé de charité, tuefynckre (qui ell vnc des principales vertus dâvnChrellien) accorda aux Allemans ce que Thierri luy demandoit pour eux, amp;nbsp;Clouis referiuit audit Thierri des lettres pleines de grandes honelletez amp;nbsp;remerciemens. Ces menees fai dies par lâettres ôcpar AmbalTadeurs firent retourner les Allemans pailiblement en leur pays, y. 1^ France penloit dire en repos: mais Clouis qui nâauoit autre choie en fa te-clouû.â'â ft quâvn ardant defir dâeftendre fon petit Empire,chercha nouuelles occafions pour faire vne nouuelle guerre aux Vifigots. Les Gaulois dâAquitaine qui e-les Gaulois Hoient fubieôls des Vifigots qui eftoientArriens,voyans le Roy Clouis Chre-^deÿmflus ftien,deliroient fort lâauoir pour leur Roy,amp; fe fafchoiêt bien fort dâeftre foubs
ment pratiquèrent Clouis, qui ne demandoit pas mieux quâauoir celle bonne occafionde g^uerroyer les Viligots.
Clouis doncques voyant les Vilïgots fï grands Seigneurs, fi voifins defon Ellatjprefque maiftres de toutes les Gaules,de religion contraire,amp; infcólcz de riicrefie Arrienne,ne pouuoitles comporter.il auoit grande enuie de les quereller
V b V V 1 Ã 1. KU I 5, L 1 V K fc 1. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;37
relier,mais du comencemêt il ne fçauoit bonement par quel bout lcsj^cdre,ny quelle caufe il pourroit mettre en auant.Toutesfois eRant fecrettemêt pratiqué par aucuns Gaulois,il faduifà de fonder fà iufte querelle iur le point de lâherefie nbsp;nbsp;clrefiim
Arrienne, de laquelle ils eftoiet infeél:ez;difint ne pouuoi^(côme Chreftiê quâil eftoit) endurer fi pres de luy des heretiques, mais ce nâeftoit pas feulement leur ti^ue. herefie qui lâirritoit cotre eux,ains le droiét de bien^feance,ô?la cupidité de dominer amp;nbsp;de fagrädir qui eftoit en Clouis, felo la couftumedes Princes couuoi-teux dâEmpires,amp; de gloire,qui colorêt leur ambition dâvne caufe fpecieufe: ne leur deflà iflant iamais occafion ou couleur dâicelle,quand ils veulêt entreprédre nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.
vne guerre iniufte.Les Vifigots au déclin de lâEmpire Romain auoêent prins fur les Romains vne grande partie des Gaules,câeft à Içauoir tous les pays le long de la riuicre de Loirc,depuis Orleans iufques aux monts Pyreiiees,aucc les pays de L'Eflat des Berry,dâAuuergne,Limofin,Quercy, Perigort,Angoumois,Agenois,Langue-doc, Prouence, amp;nbsp;autres lieux circonuoifins.
Cefte grandeur de pays qui eut peu feftêdrc plus auant,eftoit ftdpeéle à Clo-uis, qui auec fes precedentes raifons difoit que le Roy des Vifigots nomé Alaric receuoit en fon Royaume les banis de Frace,amp; que mefines il auoit attiltrçz des 1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;⢠/' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1 1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;/ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;rn Clouts contre
nommes pour le venir tuer lulqucs dedans Ion Royaume. Ces caules eftoient its cots. Ipecieuftsfiiffftà ntespouremiouuoirvneguerre,loitquelles fulTentvrayes onnon.Ilyaquelqueshiftoriens quidiftntque Clouis enuoya vers Alaric lès Ambafladeurs pour cótraóler amitié auec luy,amp; que peu apres ils fe virêt amp;nbsp;par lementerét enfèmble fort amiablemêt en vne Ille dedans la riuiere deLoire pres fe-gt;if,rcnt. dâAmboi{è,là ou ils fc feftoyerêt amp;nbsp;iurerêt amitié perpetuelle,qui toutesfois ne duragueres.De cefte opinion eft Gregoire deTours,amp; dâautres difènt q Clouis ayant enuoyé vers Alaric vnAmbaftà deur nome Paternus pour faire alliance de paix auec luy, Alaric promit à Clouis perpétuelle amp;nbsp;afteuree amitié par Iblennel Façon du fer ferment amp;nbsp;par lâattouchement de fa barbe(qui eftoit la couftume du fermer des Gots quad ils vouloient iurcr amitié ou paix) amp;nbsp;quâil inftitua fon heritier en fon Royaume amp;nbsp;adopta pour fon fils,ledit Clouis. Mais que peu apres Alaric rompant fon ferment, il fut befoing q^ue ces deux Rois fe viffent ôr parlementalTent cnfemble:ce qui fut ainfi accorde entre eux à la charge quâils viendroiét a petite compagnie.Ils vindrent doncq en Guyenne, ôc le iour de leur parlement eftant clouis le venu,ils enuoyerent dâvne part amp;nbsp;dâautre leurs côfidans,pour voir fi chacun en- cotfe-yirent droit foy refpeéliuement, obferuoit les conditions arreftees entre eux de ne ve-nir quâauec certain nombre dâhommes limité. Les confidans de Clouis luy rap-portèrent quâAlaric auoit faiélmuflér pres du lieu ou fèfetoit leur parlement, drejfee, parle vne grande troupe dâhommes armez, qui deuoient au millieu de leur pourpar-Ier,tuer ou prendre Clouis, lequel aduerti de cefte trahifon ne voulut fè trou-uer audit parlement, amp;nbsp;de là nafquit vn tel debat entre eux , quâon tenoit .
Jr,. â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;-r» nbsp;⢠nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1 1-1 nbsp;nbsp;/ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1 ri
par tout amp;nbsp;eltoit vray, que ces deux Rois auoient délibéré tous deux leuls -yculet com-^ en camp clos, départir leur querelle, remettans les François amp;nbsp;les Vifigots leur l'^trehem-difeord fur la vaillance de deux fi grands Princes, Ce quâentendu par Thier-ry Roy des Oftrogots, qui fe mefloit dâeftre arbitre de tous les difterents des Ãro^otsarbi-Princes, efcriuit au Roy de France vne belle lettre, par laquelle il4uy fit enten-dre lâennuy qu il receuoit du difterêt qui eftoit entre luy amp;nbsp;le Vifigot,amp; le defir ces. quâil auoit de les mettre dâaccord, mais la fin dcladite lettre eftoit arrogante,car nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;/î
il difoit qu il declaroit fon ennemi celui des deux qui refuferoit la paix promet- clouis.
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CLOVIS I. ROY 5.
tat fecQi^s nbsp;nbsp;aide à lâautre. Cefte lettre audacieufe incita grandcmet Clouis,qui
Internent d» roj OÃrogQt.
voyoit que iâOftrogot fe vouloir entremefler des affaires de tout le monde, amp;nbsp;doner la loy à chacun,amp; que nâeftat pas cotêt dâauoir fait pardoner aux Aliemas il vouloir a cefte lieu»e empefcher les François de guerroyer les Vihgots. Adoc CloLiis luy rcfpodit vue lettre bien courte amp;nbsp;pleine de colere, par laquelle il luy c^cahos cfdefttis declarees,quâil auoit de faire la guerre à Ala-ric. Cefte refponce irrita grâdemêt IâOftrogot. Toutesfois il y en a qui difent, entrclefquckeftlemoine Aimoinus, que Clouis èc Alaric fe foubftnirent de leur different a Thierry Roy des Oftrogots, lequel apres auoirouy les raifbns que les Ambèfladeurs des deuxRois alleguerêt pour la iuftificatiô de leurs mai-ftres,appointa par fa fentêce amp;nbsp;iugemêt,quâvn des cheualiers du Roy Clouis,fi-cheroit vne lance deuât le Palais dâAlaric amp;nbsp;quâiceluy Alaric amp;nbsp;les Vifigots iet-teroiêt rat de deniers dâargêt fur laditelâce,quâelle en feroit toute couuerte,telle met quâô nâen verroit plus lapointe,amp; que tous ces deniers fèroiêt à Clouis. Alaric ne voulat fubir ce iugemêt fit plufieurs iniures aux Ambaffadeurs François.
rfcirtTjf pif-(tteles Prin-ttsChrefiiens tontre Clo
ws.
^itiCons pour ÃtÃiter les e-
Q^y quâil en foit,Clouis qui auoit enuie de quereller le Roy des Vifigots,en quelque façon que ce fut, fe fentit fort irrité pour les caufès fufdites, ou de luy mefines {âirrita tellcmêt quâil afsêbla vne armee cotre Alaric, cotre lequel il alla incontinétfà ce que dftent quelquesvns)niais dâautres difent que non pas fi toft, ains que ce fut apres auoir mis fin a la guerre de Bourgogne,amp; eft cefte opinion la plus fuiuie.Et pour reuenir au comencement,Thierry ayant receu ces braucs lettres de Clouis fut fi offence de fon reffus,quâincôtinêt il enuoya lettres â tous les Rois de la terrc,defquelles on trouue encore auiourdâhuy les vieilles copies, , par lefquelles il les fufeitoit amp;nbsp;irritoit tous cotre les Fraçois amp;nbsp;leur Roy Clouis, leur faifà nt entedre que Clouis ennemi de toute equité,ne faifiint cas de remon-ftrâce quelcôque,amp;ne cherchât que la guerre,remettoit fa fortune en fa forccamp; vaillâce. Leur remoftroit en outre quâils deuoiet tous foppofer a la gradeur du François,amp; que câeftoit le profiat publiq de nâédurer que les Fraçois Ce fiffent tat Ãran^trs con gi'â^nds:amp; quc fl aptcs la deffaite des Aliemas on leur fouffroit de vaincre de re-treles FrAn- chef les Vifigots,ils pouri'oiêt apres fattacquer a tous les autres Rois, amp;nbsp;que rie pæ leur feroit impofnble. Qif il falloir à cefte occafio afi'embler le cofeil de tous les Royaumes,deuant lequel on fommeroit le Roy de France. Que le filut dâvn chacun cofiftoit enlaprouidêce de toâ, amp;nbsp;quâil eftoit befoin dâéuoyer de toutes partsAmbaffideurs vers les Fraçois pour les mcnaffer,amp; en les menaffint les in-timider.Brefilremuoitle ciel amp;nbsp;la terre contre Clouis,amp; des premiers il follici-ta Godebault Roy de Bourgogne oncle paternel de Clotilde femme de Clouis, condelAult cftât Godebault bie difpofé à fecourir Alaric cotre Clouis, non tat pour amitié pm/jwçw»- qLul portaft auxVifigots,que pour le mal talent quâil auoit contre Clouis,a rai-° â fon du mariage de fi niepce,auquel il auoit eflé forcé, amp;nbsp;duquel il craignoit lâorage quâil ne peut depuis euiter, ôcqui tomba fur fon Royaume amp;nbsp;fusfitefte. Ainfi fouuent on donne fecours non pour le refpecl de celui à qui on le donne, « mais pour la haine particuliere de celui contre qui il eft donné. Gondebaultfuf » cité par Thierry, tint quelques propos diffamatoires contre Clouis, amp;nbsp;par fa mauuaifelâgue,de la querelle dâautruy,fallLima vne mortelle guerre cotre foy-mefme,car Clouis lailfant la guerre quâil entreprenoit cotre les Vifigots adrefià fes forces alécontre de Godebaut.Surquoy il fera bô de faire entedre que de toâ les freres de Gondebault qui (corne il a efté dit) eftoiét trois,il nâeftoit demeure
en vie,
L U V 1 5 1. K U ï 5- B 1 V K Jb 1. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;39
en vie,quâOdegefiile ouOdefille le plus ieune de to^,leql voyat quâil n^pouuoit obtenir aucune portio du Royaume du Roy fon frere, iuiuat la conuêtion faite ode^^QUefâ entre eux amp;nbsp;cy-delTus au long déclarée, amp;nbsp;ne pouuant entretenir eftat de fis amp;nbsp;frere de Roy comme il eftoit, ne feeut mieux pourueoirlt;fes affaires que de fe uoirr^ifin retirer au Roy Clouis mari de fa niepee, lequel il pria vouloir moyçnncr eiluers Gondebault luy faire quelque raifon de fon partage. Clouft en pria bien fort ' Gondebault,mais Godebauît nâen ayant voulu rien fairc,Clouis fut aile dâauoir ce pretexte amp;nbsp;couuerture pour luy faire guerre, ioint quâil auoit bone deuotion de vanger la mort des pere amp;nbsp;mere de Clotilde fa femme. Toutes ces caufes ne furent fi fuflifantes pour prendre les armes,que lâenuie quâil auoitede femparer clontsfurU du Royaume de Bourgongnc,come il fe faiél couffumieremêt entre lesRoyau mes amp;nbsp;Rois trop voifins,qui,de toutes les occafios quâils ont de fe guerroyer,la meilleure ou pour le moins la plus mouuate eft la cupiditéamp;le droit debiejea-ce,amp; mefme quâOdegefille auoit couenu auec luy que ayât chaffé fon frereGô-debaut,il prendroit la moitié du Royaume de Bourgongne, amp;luy lâautre.Ode-gifille remonftroit à Clouis,que faute dây auoir droiét ne lesdeuoit empefeher, veu que lâvn dâeux effoit fils du deffunél Roy de Bourgongne, amp;nbsp;lâautre gendre dâvn de celle maifon.Clouis efiaaeu par les raifons deffufdites lailfant pour quel-que têps la guerre des Vifigots,tourna les forces contre Gondebault, amp;: dâarri-uee print toutes les villes de deçà la Saone: ce qui tellement elpouuata Gonde-bault,quedefelperé du tout ne monftroit figne dâaucune relillance. Dont la sonr^on-^ Roine Clotilde fa niepee efineuc de pitié,non de Ion oncle, mais de fon pais amp;nbsp;defimailon ayat femblablemet honte de ce quâaucuns difoiêt que cefte guerre eftoit fondée fiir le recouurement de fon bien, luy fit vne femblable harangue.
S9
Tu as iacôquis,magnanime Roy,la moitié du Royaume deBourgogne,recô- HAr^guede penfe pour ce coup alfez grade de ton heur amp;vertu.Pourquoy dôcques veux tu encores hazarder ta vie amp;nbsp;celle des tiêsj)our acquérir à vn autre ce quâil refie de ce panure Royaume ? qui fefineut pourchaffer la mort de mon oncle Gonde-baut, pour apres icelle donner fes terres à Odegifille encore fà nglat du meurtre , fraternel! qui par fà grade conuoitife tâinduit a faire ce malheureux accord auec luy? As tu bien celle paólion tant recommandée que tu ne faces confcience de ruiner amp;nbsp;defoler ainfi tout vn monde? Cela feroit bien plus feant à ta grandeur excedante celle des autres Rois,de bailler à Odegifille,ce que tu as ia conquis de ce Royaume, que de le fauorifer en la pourfuite de la mort amp;nbsp;couronne de fon frere, t acquérant par ce moyen le blafnaedefonpeché.Maisà quinyDieuny les hommes donneront ils le tort de lâhomicide de Gondebault,ril efl commis
' p^r quelquâvn des ties, eflant toy mefme à la pourfuite? vrayement tu peuz fans bleffer ta foy te cotentant de ce que tu as gagné, auoir pitié de mon poure pais.
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gnon tu baillerois la moitié de Bourgogne à mon oncleOdegifille: nây as tu pas fait ton pouuoir? nâa? tu pas tafché par tous moyens à lâaccompliflement de ta promede ? Les humains nâont puiflance de commander à Dieu ny à la fortune, laquelle a fa volonté conduit la paix amp;nbsp;la guerre principallement: ce que tu peux aflez fçauoir pour lâauoir tant de fois expérimenté. Tu as eniployé tes forcées au recouurement de tout ce Royaume: que veult doncq maintenantOdegi-hlle? le te prie auoir quelque pitié de ma tnn:eire,amp; ne deftruire ainfi la maifon
» qui pour toy mâêgêdra,amp; ü tu as pouuoir dâaçorder mçs deux oncles,ie te fuply
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CLOVIS I. ROY 5.
ne les porter dauatagc.Mais leql eft le plus inique ou dâaider à mon oncle à tuer » fon frere, ou de lâinciter à ce faire? ce que toufiours on croira de toy, b tu ne te » deÃftes du fecours dâOdegilille. Sâil nous eftoit permis fouhaitter la ruine des « noftresjil me femblc que nous deurios pluftofe delirer quelle fe Ht par eftragers « que par nous melfnes. Ne commettre chofe blafmable enuers quelcun eft di- « â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;gne dâvne telle prudknce que la tiêne,affin quâà ton exemple apres toy,tes enfans «c
neviennêt à Elire chofe dont on les puiffie reprêdre. Voudrois tu bien toy qui es « tât lage,de à grade maifon,Roy de nation tât belliqueulè,aprcs f eftre Elit Chre- « ftien,perdrela reputatio dâeftre le plus pitoyableRoy de la terre,amp; par ce moyen « fruftrer les hommes de lâelperace quâils ont en toy ? lelquels f eftimét tant, quâils â te croy et enuoyé de Dieu Sc relider en toy quelque diuinité,pour ne fauoir veu « entreprêdre guerres qui ne fulTent iuftes amp;nbsp;neceftaires, ne rien mettre à fin quâa- « uec grande clemêce amp;nbsp;vertu,tant que ceux mefmes que tu as vaineuz, f eftimêt « craignent, amp;nbsp;aiment comme leur propre pere. Tu as tant de fois pardonné aux « Allemans tes plus grands ennemis: pourquoy donc defire tu lâentiere ruine des « Bourguignons?Toy qui es eftimé du peuple amp;nbsp;pere amp;nbsp;Roy, permets tu bien les « deux freresfe faire guerre? Eftjce ainfi quetuapprenstesenEinsà faimer,amp;à « lâaduenir dâeftre fidelles par entre eux? Leur volonté ne deped que de ton exem- « ple,amp; nây a point de doute que tandis quâilsviuront,ils nâayent defir dâéfuiure ce « que tu fais. Tu as creu ton Royaume iufques à la riuiere de la Saone. Ce que tu « ne peux auoir maintenant par armes,quelquefois tu lâauras finis debat.Tu es par « ta vaillance demeuré vainqueur, amp;nbsp;vn autre tafehe à te charger de fon offence. « Lâoccafion de plus iufte amp;nbsp;proffitable guerre bien toft le prefentera,t affeurant « que la paix nous manquera plus toft quela guerre. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;..
Celle vertueufe Royne tenant les genoux du Roy Ion mari embrairez,en-tremellant fies parolles de pleursôc de foulpirs,fit tant quelle impetra là demande. Gondebault dâautre collé ne fe voyant alfez fort pour refifter aux François, cherchoit tous moyens de les appaifer, amp;nbsp;ne reffuloit aucunes conditions de paix,encores quâelles luy fuffent fort honteufes amp;nbsp;à fon defauantage amp;nbsp;deshon-Gondebaut neur,pour euiter lâoragc prcleiit, amp;nbsp;lâobtint, fe loublmettantà payer tel tribut tm qy Qi-i nbsp;nbsp;vouhit demander. Aucuns ont eferit que Gondebault fut prins en ce
lle guerre amp;nbsp;fut rachapté par vn fien fubiet dâArles nomé Ares fort riche hom-clouis laift me,qui payant la rançon de fon Roy, le mit à plaine deliurance. Filant adonc-^arnifonen ques CCS cliofcs pacifiecs, le Roy Clouis laiffa cinq mille hommes en la Bour-foubs la charge dâOdegilille, mais Gondebault voyant lâarmee Françoife retiree,nc faillit de dreffer vne embufeade à Ionfrere.
Gondebault Lequel eftant en la ville de Vienne lans fe douter de la malice de Ibndit frere, rompt la fut en vn moment affiegé de grolTcs forces quâauoit mifes enfemblele Roy ^t^degifileaf- Gondcbault, pout fe reffentir delâiniure receue de fondit frere, deuant que les. ftege' dedans François luy peulTent donner fecours. Et cependant Odegilille fe voyant en nenne. dcftroiól de liege fans auoir pourueu autrement pour refifter, amp;nbsp;nâayant viures pour fouftenir longuement vn liege, Iâaduila de mettre hors la ville tout le menu peuple, amp;nbsp;toutes perlonnes inntiles à porter âarmes , affin que ce peu de vîures qui eftoit en la ville peut donner moyen aux gens de guerre de tenir encores quelque temps, iufques à ce que le Roy Clouis fut aduer-tide ceft aéle, amp;nbsp;quâileutloifir de remettre fus lès forces pour le venir lècourir. Toutesfois il fe trouua entre le peuple quâon auoit mis hors la ville, vn maillrc
CLOVIS I. ROY 5. LIVRE 1. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;4t
ingenieur qui autresfois auoir eu Ia charge des AqueduóLs ,ou conduisis des eaux quâon fouloit amener en la ville par tuyaux elleuez fur grands ar?s de pierre. Cell ingenieur delpit dâauoir ellé contrainób de vuider la ville auec fa femme amp;nbsp;fes enlans, fadrelfa au Roy Gondebault, amp;nbsp;luy fit OLiij^rture pour le mettre dans la cité par les conduiéls des Aqueduéts; ce quâil fit li dextrement amp;nbsp;prom-ptement, que foudainement la cité fut prinfe,amp; tuez tous elt;i^lx qui fe mirent en deffence. Odegifille Ce trouuant en grand delefpoir de fa vie,fe retira en lâEglife cathedralle, auec lâEuelque qui lors eftoit de lèéle Arricnne, amp;nbsp;la dedans ils fu-rent tous deux mis à mort fans relpeél ny reuerence du lieu. De tel exploiéi le Roy CloLiis plus irrité que deuangfit tout fon effort,pour prendre la vangeance delamefchanceté du Roy Gondebault, defirçon que venant auec puiffinte armee,!! contraignit Gondebaut dâabadonner fon Royaume, amp;fe retirer parde- cenMaah tiers Thierry Roy des Oftrogots,dçuant quâon le peut enclorre, amp;nbsp;tort apres (haÃe de fon mourut en exil. Les Princes amp;nbsp;Seigneurs du pays voyans leur Roy fugitif amp;nbsp;ny auoirordredele recocilierà Clouis, enuoyerentpar deuers la Royne Clotilde, amp;nbsp;luy recomanderent les deux enfans du Roy Gondebault fon oncle,cell à Iça-uoir Sigifmond amp;nbsp;Gondemarfayant Sigifmond elpoufé la fille de Thierry Roy desOllrogots amp;nbsp;delafeiirdeClouis) amp;nbsp;à iceux enfans fut lailfee toute la partie p^rtiedel^ de Bourgono-ne delà la riuiere de Saone,à fçauoir la Sauoy e amp;nbsp;la Prouence. Biê
amp; i? nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;-11 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;{ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Idtjjeeauxen
toll apres décéda le Roy Gôdebaut.Celle alliacé du Roy de Frâce amp;nbsp;deThierry fans de GQn~ différa feulement leur inimitié,amp; ne lâamortit du tout, amp;nbsp;Thierry fe contenta lî bien du partage qui auoit elf é donné âSigifmond Ion gendre,quç de là en auant il ne voulut mal aux François pour fauorifeiTes Vifigots.
Clouis ayant nais fin à la guerre de Bourgongne nâeut autre plus grand defir que dâen commécer vne autre contre les Viligots,laquelle longtemps déuant il cnem en 1 auoit proiettee en fa telle.Ce qui fut lâan jo^.Adonc il mit Ion armee aux chaps, amp;nbsp;palTala riuiere de Loire pour aller tro.uueFAlaric cnAquitaine.Comme il fut pres de Tours il enuoya (lelon que qult;?lques hilf oriens dilent, entre lelqtiels elf le moine Aimoinus) les melfiners faire les offrandes à Dieu, amp;nbsp;à S. Martin de Tours,les requérant de luy doneiTecours cotrelesVihgots.De lail vintiulqu a a famiî-la riuiere de Viéne pres Chinon, laquelle elloit h delbordee de lâinundation des caux,qLiâil ne la pouuoit palier. Clouis ellat en grand delf reife de ce retardemêt, fe mit en denote orailon,par laquelle il lupplioit Dieu de luy faire vn feur palfa- p^ffagede ri ge.Il n eut pas li tolf mis fin à fon oraifon,quâvn cerfvint à lortir de laforell, amp;nbsp;Meremmftri elfant pourfuini des François,il le ietta dedâs la riuiere quâil palfa lors à gué fans nager,leur monllrant le pairage,par lequel lans aucune dilf culté,iis paflerent la rinierc,elfimans leur auoir elf é mollré par vn diuin miracle.De là Clouis alla en diligence rencôtrerAlaric à cinq lieues dePoitiers fur le chemin S.Hilaire en vn lieu pres Chanuigné,ou il nâarrella longuemét, quâil ne luy donall la bataillc,ne dénis laquelle fut h bien combattu,quâon doubta longuement de la viéfoire. Mais les Vifigots ne pounans foulfenir la furie des François, comencerent à braller lans tontesfois ropre leurs rà gs.Ce que voyans les Frà çois redoublas leurs coups,les puitte def * chargerét h alpremêt quâils les côtraignirét preferer la crainte à iâhoneur,amp; leur tourner le dos, fins que leur Roy Alaric les peut retenir ny par ccimmandemet, ny par menace, ny pour leur remonllrer que celle fuitte ne les pouuoit lauuer, amp;nbsp;que toute la gloire de lâhomme de guerre conhlf e en vaillance amp;nbsp;vertu, amp;nbsp;^r»onÃrance tout le deshôneur en vnepuhllanimité: car ils elfoiét li furieufemétpourfuiuis, ffsfoîZts.
d iij
4x
quâen leur endroit la peur demeura maiftreffe, amp;nbsp;continuèrent leur fuitte. Ce que voyaÃt Alaric auec les plus vaillans de fes hommes, fe tint fur la queue, te-nant en celle extrémité le lieu de fage Capitaine amp;nbsp;de vaillant foldat: mais Clo~, de uis qm elloit des premiers à la pourfuitte, amp;nbsp;le fouuenant des menalfes amp;des
satolles audacieules (font il auoit vfé,elmeu de la viéloire, appeteeuant Alaric, ailfales autres amp;nbsp;jjicqua droiélaluy, comme au principal des fiens, le chargeant de fi grande force amp;nbsp;dextérité, que du premier coup il le porta par terre. Au fecours duquel deux CheualiersVifigots atriuerét,qui mettans toute crain-élc arriéré pour la necellité en laquelle ils voyoient leur Prince, donnèrent telle attainte à Clouis, que lans la bonté de fon harnois amp;nbsp;lâaide dâvn ieune Cheua-c/o«» defid nommé dîoderic, il fe trouuoit en fort grand dangier: toutesfois il occit de mdtntud.A- la main Alaric qui par tous moyens tafehoit à fe releuer.Ce qui ell bien rcmar-re~ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;battaille ôc non gueres aduenu, quâvn chef dâvne armee ait de fit
mart^uahle. Tremicre ha-tdiHepoHr le ttom chre~ fiie/f.
Cdm^ ^r-tf»n pres Bordeaux.
main tué lâautre.La viéloire demeura à Clouis amp;nbsp;fut cefle bataille la premiere qui fut donnée pour la deffence du nom Chrellien contre les infidelles. Ce trille Ipeélacle amulà tant les François,que lesVifigots eurent tout loifir de fe fà u-uer. Et pendant que ceux qui elloict demeurez pour la garnifon dâAngoulefme fe vouloient fortifier, la plus grand part de leur vieille muraille tomba qua-fi comme par miracle,dont tellement ils furent effrayez quâils quittèrent la pla-cotspourfiui ce aux François, lefquels marchèrent iufques pres de Bordeaux, ou de-rechef âior^d^^.'* furent combattuz les Vifigots demeurez delà precedente battaille, amp;nbsp;en fut fait tel carnage,que le lieu du combat ou il y a auiourdâhuy vn village,cll appelé camp Arrian à deux lieues de Bordeaux. Cela fut caufe que ceux de Bordeaux, Cahors, amp;nbsp;Rouergue, fe rendirent incontinent, amp;nbsp;les Auuergnats tous les derniers , apres auoir perdu en vne bataille le Duc Apolinaire couhn de leur Euef
fitdlle des KiÃ^ots.
Mort dâyn ^ut preten-elott droit dit X^jdume.
loiife ville capitalle Royalle des Vi'fîgots que tout le pays ne fut en lapuiflan-ce des François, qui toutesfois à la fin la^irent en leur obeifià nce.
Puis le Roy de France rompant Ion camp fe retira en fon Royaume pour donner ordre a quelques troubles qui fy cfieuoienten fon abfence, car durant quâil eftoit empefché en cefte guerre,vn grand Seigneur dâArthois amp;nbsp;de Cam-breli nommé Cannacare enflé de fes biens amp;nbsp;de Ca. puilfance, le vantoit par tout dâeftre iflu de Clodion le Cheuelu, amp;à cefl:eoccahondifoitle Royaume luy appartenir.Clouis auquel telle vanterie ne pouuoit plaire,le fit mourir auec fes frétés amp;nbsp;enfans, affin que la race de ces pretendeurs de droiéf en fon Royaume fuft extermineemâeflant rien au monde qui plus defplaife aux Princes que ceux qui fe vantent dâauoir droiél en leurs Eftats. Ledit Cannacare, amp;nbsp;fes freies amp;nbsp;enfans furent liurez entre les mains de Clouis, par trois de leurs feruiteurs.
Saldire ele trahiÃres.
qui luy auoient promis de luy liurer Cannacare, amp;nbsp;les frétés amp;: enfans, à la charge que Clouis leur donnetoit à chacun,vn corcellet dâor: ce que Clouis leur promit, mais ayant receule ftuicldeleur trahifon, il leur enuoyades corcellets de cuiute ou dâairain vn peu dorez. Eux fe plaignans de nâcllre recompenfez de leur iufte fallaire, Clouisles fit pendre,pour donner exem- « I« Prinr« P^^ atgres de ne trahir leurs Princes, monfttant par là que les Ptin- « dimentldtrd CCS aiment les trahifons, non ceux qui les commettent. Ce qui efl; vue « fin,non le commune afi-eâiion que Ion a vers les mefehans, pendant que lâon a affaire « rx IJ re. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;pj^is lie moiiis quc ceux qui ont affaire du fiel amp;nbsp;du venin de quelques «
belles
CLOVIS I. ROY 5. LIVRE 1.
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« belles venimeufes, qui font bien aifes quand ils les trouucnt,amp; quâils les pren-» nent pour fen fèruir a leur befoing : mais quand ils en ont prins ce quâA en ont « voulu,ils baiffent leur malice. Il y auoitvn autre Seimieurnomé Sisebert.g-ou-uerneur de Coulogne, qui moftroit par toutdes play es quâil auoit receues pour leferuice du Roy,feplaignantdâauoir efléparluymalrecompenfé,amp;aduan-çoit contre ledit Clouis amp;nbsp;fes deportemens amp;: alt;fiions, pluf^urs paroles iniu-rieufes,amp; tendantes a efmouuoir vne rebellion amp;nbsp;fedition. Clouis en celafc monllra fort clement,car il ne luy fit autre mal,linô quâil le priua de fes ellats,amp; les donna a fon fils. Il y en eut aufli vn autre nommé Carraric, qui mefprifà nt le Roy, fe faifoit prefque esal à luy, amp;nbsp;parloir de luy de la mesfme façon quâen
comme le fils fiiifoit abbattre fa barbe amp;nbsp;raire fa couronne, il fe print a dire: Mon pere, ces rameaux couppez cn Iâarbre qui eft encore en fà force amp;nbsp;verdeur viendront bien toft a croiflre. Dieuvueille que celuyquicft caufe que ie fuis moine ôc que ie porte couronne, perifle aulïi toft nbsp;toute fimaifon enfèmblc-
ment,que mon poil ferareuenu. LeRoyaducrti de ces parollcs, fit mourir le pere ôc le fils. Voila comment Clouis chaflioit ceux qui de fait ou de parole ef-mouuoient quelque fedition ou rebellion.
Comme il efloit en Touraine,arriuerent les Ambaffadeurs dâAnaftafe Em-
pereur des Grecs,pour fe coniouir auec luy de fesheureufès viéloires, auec lettres dudit Anallafè, par lefquclles il le là luoit Conful amp;nbsp;Patrice Romain:amp; pareillement luy entioyoit vne Couronne dâor,amp; vne robbe telle que les Sénateurs de Rome la portoient. Clouis ayant receu ces prelens,fit ietter au peuple grand nombre dâargent, enfigne de libéralité,puis fit apporter la Couronne à Rome pour la mettre en lâEglife fainôl lehan de Latran, ou felon que dâautres difent, en lâEglife Sainél Pierre, amp;nbsp;fit de grands prefens aux Ambaffadeurs du-
Clemence de
Clowi,
Pf'^e mis en montÃere
Mentjfe contre yn prince
punitio moine.
Prefens de pEmpereup ^^^ntcfafe It Clouis.
ait empereur.
Ccfte intelligence amp;nbsp;amitié dâentre lâîmpereur Grec amp;nbsp;le Roy de France e-floit fort fufpede a ThierriRoy des Oflrogots, lequel voyant que lâEmpereur ^onpi^onde ne tafclioit quâà remetttre lâEmpire en fon entier, craignoit que lâEmpereur amp;nbsp;Thierry. les François alliez enfemble ne couruffent fus à luy amp;nbsp;à tous les autres Rois,^ veuquelcs Vifigotsefloientprefquedu tout ruinez. Pour à quoy pouruoir,il leua dâItalie,de Sicile,amp; dâautres illes de la mer dâEfclauonnie amp;nbsp;de Dalmatie, qui toutes luy obeiffoient, amp;nbsp;de fes Oflrogots,iufques à quatre vingts mille hommcs,quâil enuoya foubs la conduitte dâIlbe Comte des Gepides a Alma-ricfils de cell Alaric, que le Roy de France auoit occis, lequel il fufcita con-tre Clouis a la vengeance delà mort de fon pere, amp;nbsp;au recou urement de lone- cIoim. fiat. Thierri fufcita celle nouuelle guerre à Clouis, pour luy donner toufiours des affaires,affin que Clouis nâeuîl moyen ny loifir dâeflendre plus auant fes limites . Eflans donques les Oflrogots amp;nbsp;Vifigotsaffemblez, ils deffirent en vne battaille les François, en laquelle il cn fut tué bien vingt mille. Celle viéloire fut caulè que la Gafeongne retourna en la puilîance des V ifîgots, demeurant la re^t^'deffaits ProLience aux Ollrogots,lelquels nâoferent marcher plus auant cn Fraceice qui fit allez cognoiflre quâils ne pretendoient quâà contraindre les François à fe contenter de leurs terres, fins tafeher à conquérir celles dâautruy. Le Roy Clo- clouis mou-ms mourut en ce téps, premier quâil eufl moien de fe venger dâeux, lâan 514. Car penfant apres la mort dâAlaric auoir mis fin à toutes guerres,ôc rêdu fon royau-
d iiij
44
CHILDEBERT L ROY
PAns ydle (apitale de FrMKe.
LA FrAnce erigee en FoyAttme. Cendittons * de clotM»
me paihble, il fie retira a Paris,laquelle il fit chef de fion Royaume, amp;nbsp;dâvn Eftat confuz^e la France en fit vn Royaume folide,eftendant les fins amp;nbsp;limites dâice-luy iufquâà la riuiere de Loire. Il fut feuere punifTeur amp;nbsp;chaftieur des rebelles amp;nbsp;fediticux,ayantfait^ourcefte occafion mourir plufieurs grands Seigneurs def quels il auoit ialoufie amp;nbsp;foupçon,affin de demeurer paifible en fon Eftat: mon-ftrant en cela eftiÿ fort habile homme. Il eftoit fort conuoiteux de gloire, de
grandeuramp; dâEmpire,cherchant ( corne vous auez peu voir) les guerres de tous cpftez,pour agrandir fon Royaume: toutesfois auec beaux prercxtes,qui ne défaillent iamais aux Princes qui veulent fagrandir, amp;nbsp;qui ont enuie dâentamer vne nouuclle guerré.Toutcs Les aélions monftrent quâil efti
Les Princes nont fAUte de prétextes. nouucllc guerré.Toutcs fies allions monftrent quâil eftoit homme aduifé en fès aftaires,dextre,preuoyant, fagc,grand guerrier,iufticier droiéfurier. Il ac-cîouis AU- ci'cut fon Royaume de plufieurs pays, terres, amp;nbsp;Seigneuries, amp;nbsp;lâorna de la foy thcurdelA Chrefticnne, amp;nbsp;de tout poinél extermina la puiflance des Romains en Gaule, /o7 en Fron- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;depuis ils y ayent peu mettre le pied. Il y en a qui afleurêt quâil fut en la
terre Sainâ;e,mais cela eft faulx,amp; dâautres qui difent quâil fit aft'embler en la ci-Concile d'or té dâOi'leans le premierConcile qui fut tenu de rEglifeGallicane,auqucl y auoit trente deux Euefques plufieurs autres Prélats, amp;nbsp;quâen icelluy furent ftatuez
(6
Cf
amp; autres benefices eleélifs.
Durant le regne de Clouis, le PapcGelafe gouuerna lâEghfc Romaine par lâef 0 /fcwj nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ttttribue la diftinélion des liures Authentiques amp;nbsp;des
duPApe Ce- Apocriphcs,amp; lâinftitution des ordres, amp;nbsp;de la Bigamie. Il compofà Flymnes, ^4'^- Colleôles,Rcfponfoires, Graduels, amp;nbsp;Prefaces de la MefTe, amp;nbsp;a icelle adioufta m^^d^ï^A- VERE DiGNVM ET ivsTVM EST. De fon temps le clergé print grand filmens des authofité, amp;nbsp;lors commcnça en France lâédification des Tcmples, amp;nbsp;à eftre He-Temples en lâhoniieur des Sainéfs, amp;nbsp;à eftre nommez de leurs noms.
FrAnce, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;i i nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;i . nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.
Clouis laifla Childebert, Clotaire, Clodomirc,amp;: Thierry, les trois premiers DEBERT nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;luy amp;nbsp;de Clotildc,amp; le quatricfiTie eftoit baftard quâil auoit eu dâvne fem-
i.ROYtr me quâil aima deuant quâefpoufer Clotilde. Or nâcuft-ilfceu aduenir plus grand malheur en la maifon de Clouis que dây laifter tant dâenfans, veu que h multitude dâenfans a fouuent engendré en la maifon des Roys,des guerres do-MAlheurdlA- meftiques amp;nbsp;ciuiles. Ces quatre fils donques partagèrent le Royaume en Te-uoirtropdie. trarchics. Childcbcrt fut Royde Paris, Clotaire de Soiftbns,Clodomire dâOr-
CHIL-
ti
PArtiges des freres en !(oj/Mmes,
TiUres dti
leans,amp; Thierry de Mets. Sotibs le Royaume de Paris eftoient comprinfes Prouinces dePoiôl:ou,du Maine,de Touraineamp;rAquitaine.Sous celuy deSoih fons efhoit Vermandois,Picardie, Flandres, amp;nbsp;Normandie. Soubs celluy dâOfquot; leans efioit la Prouence,la Bourgongne,amp; le Dauphiné iuïqu a la mer, ôc Ibubs celluy de Mets eftoit la Lorraine,lors dite Auftrafie, amp;nbsp;les pays de deçà le RhiJ^ iufques à Rheims.Les Chroniques les appellêt Rois de Paris,Soiflons,Orleans, amp;nbsp;Mets, par vnefaqon ancienne de parler quâon intituloit les Rois du nomfi^ la ville capitalle de leur Royaume. Chacun delHits Rois fe nommoit Roy de France, mais pour fia defignation on adiouftoit tenant fa principallc court â Paris, amp;nbsp;ainfii des autres.Ce quiles afaicteficrireRois de Paris, dâOrléans, de Soifi fons,amp; de Mets,qui a clic vne conftume cnfiuiuie par leurs fùcceflcuts partagez de fiemblables Royaumes, toutesfois le baifie^main la fouueraineté des trois
PArisle pre- Royaumcs eftoitdeuëà celluy quieftoit Royde Paris, comme le pre-mier de tous, amp;nbsp;appartenant à lâaifné.Thierry qui eftoit Baftard fucceda amp;nbsp;partagea
C H ILD E B E RT I. ROY 6. LIVRE I.
4;
tagca dâegalle portion auec Ies freres, car durant la premiere lignee des Roys, les Ballards aduouez partageoient egallement auec les legitimes, cotme on ^adoLtc^me NQit en ceThierry, lie en dâautres qui viendront par cy apres. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;legitimes,
Or pour reuenir à ces quatre freres,comme chacun deux partagé petitement veult lâelgaller a la grandeur du pere,ils ne le peurent contenter dâvue petite fei- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â
gneurie: ce qui fut occafion de leur donner enuie de commencer les premieres guerres contre les eftrangers, lefquelles depuis fe tournèrent en domelliques, amp;c neprindrent fin iufquâà ce que ces quatre Royaumes feparez,fulîènt remis amp;nbsp;incorporez enlemble, amp;nbsp;vinlfentobeiravn feul. Ce qui naduint pas lors leu-lement, mais aulîi louuent depuis on a veu, que toutes amp;nbsp;quantesfois que la France a eile partagée en tant de pieces,elle a toufiours elle tourmetee de guer- la Frmce res ciuiles,qui nâont celfé iufquâà ce quelles foient venues à obéir à vn leul.
Ces quatre freres doncq firent premièrement paix auec Almaric fils dâAlaric Roy des Vifigots, amp;nbsp;pour plus raireurer,ils luy donnèrent en mariage leur leur Clotilde, amp;nbsp;luy rendirent la ville de Thoulouze. Il ny auoit point plus grand moien de croillre leurs feigneuries, que de quereller le Royaume de Bourgon- ^âellefur gne,prochain de celuy dâOrléans.Dequoy Clodomire Roy dâOrléans fut le pre le Royaume mier inllrument,lequel fe voyant voilin de la Bourgogne mit en Ion efprit quâil
« auoit moyen de fen faire Roy . Dequoy il alleguoit quelques bonnes occa-« lionsquirelmouuoientacefaire,amp;quilembloientà vnchafcunellre fort le- oaaÃons de gitimes. Mais comme il a elle dit, iamais les Princes qui veulent faire guerre nâontfaultedâoccalions,ou pour le moins de couleur dâicelles. Lesoccafions de font diuerlèment recitees, les vnsdifent que Clodomire difoit vouloir vanger la mort de Chilperic Ion ayeul maternel,tué par Gondebault, pere de Sigilrnod qui en elloit Roy,amp; recouurer les droiôls pretenduz au Royaume de Bourgon-gne par là meredaquelle elloit fille de Chilperic frere ailné dudiél Gondebault, amp;nbsp;fils aifné de Gondioch,comme il a elle dit ce delTus. Les autres difent que Clodomire pour guerroyer Sigifimod ^enoit fon occalion lur ce que fon peuple Faceufoit dâauoir à la perfuafion de fa derniere femme, fait tuer fon fils nome Suger quâil auoit eu de là premiere femme fille de Thierry Roy des Oftro^ gots ; mais loit que ce fut fur la premiere, ou fur la lecondecaufe, Clodomire tres,^fmond alla à rencontre de Sigifmond,amp; luy liura la bataille, enlaquelle il le deflit lans Ksyde sow grande peine. Les vns dilent que Sigifinond vaincu amp;nbsp;chalTé, fe cuida jetirer en là uueté amp;e refuge en lafiuuegarde dâvne Eglile dâvne Abbaye quâil auoit fon dee,mais que Clodomire nayant aucun efgard à la funchetc du lieu,le fitpren-dreauec fa femme amp;nbsp;fes enfans, amp;e mener à Orleans. Dâautres dilent quâil fut cruaut'de prins en la bataille, amp;nbsp;que luy, fa femme,amp; fes enfans du lecond mariage furent clodomire amenez à Orleans, là ou ils furent iettez dedans vn puis ( mort vrayement tref-cruelle pour Princes amp;nbsp;parens li proches)nonobllant les requelles dâAuitusqui auoit elle précepteur du Roy Sigifmond,amp;: qui remonllroit à Clodomire quâil ne deuoit fi cruellement fouiller fes mains du fang de Ion cou h 11 germain, amp;nbsp;de fes enfans.Mais Clodomire qui auoit enuie dâellre Roy de Bourgongne,amp; qui cupidité de penfoit nâen pouuoifalTeurementiouir fil lailToit en vie Sigifmond ou aucun reiner. de la pollerite,executa celte barbare cruauté. Par la on peultvcjir à quoyin-
â duit fes hommes la cupidité de regner,qui nâa efgard à droid diuin ny humain. MaisClodomire compta fans fon holle,dâautant que lors quâil penfoit iouir du fruid de fes vidoires,ôcde fes parricides,il luy aduint toutle cotraireicar Gon-
demarfrere de Sigifmond,qui après Ja mort dudicfl SigifinondfutefleiiRoy Hc BourgÃngne,ayant entendu la cruelle mort de fon frère,amp; de fes nepueuz, «f-fembla fon camp, amp;nbsp;fen alla trouuer Clodomire. Vn iour comme les deux armées eftoient prochaines, Clodomire qui eftoit inlblent de fa cruelle victoire, clodomire fe delbanda dâauec l'es gens,amp; layant fon oultrecuidance porté au milieu de fes ennemi« les Bourguignons,il fe trouua foudain enueloppé dâiceux. Tellement que lâvn dâeux luy donnant dâvne lance a trau ers le corps, le renuerla de deffus cUoOTw chenal, duquel il fut longuement trainé la tefle en terre. Lors les Bourgui-recogneuit/ès gnons cogneurcnt à fes longs cheueuxquâils auoient tué le Roy Clodomire, ou quelque Prince du fang de France, pource quâil nây auoit en France autres per-fonnes, qui portaflent les longs cheueux que les Roys, amp;nbsp;les Princes du fang Royal.Filant Clodomire recogneu mort, les Bourguignons luy trancherent la telle,amp; la mettans au bout dâvne lance en firent monllre a lâarmee des Fraçois. Quelques vnsdifent que les Bourguignons aduertis que Clodomire louuent le pourmenoit alTez loing de Ion camp,auec peu de copagnie, amp;nbsp;que quelques vns dâentre-eux prindrent elcharpes blanches,fabillerent, ôc lâarmerêt a la Fran-çoile, auec ce liratageme le prindrent amp;nbsp;le tucrent. Celle bataille fut envn lieu du diocefe de Viennc,nommé Vileconte,ran 5x1. Or Clotaire amp;nbsp;Childe-
de ^eâ^X'^enpourfuiurelavengeace, de telle forte quâayans chalTé Gondemar hors clodomire. de la Bourgongne, ils le contraignirent de fen fuir en Elpagne, la ou il mourut, mais les Chroniques de Bourgongnedilent quâils lâcllrangterent.
clodomire lailTade là 1 emme Goldeacque trois fils,Theodoal, Contran, amp;nbsp;Cloud,lefquels apres la mort de leur pere, la Roync Clotilde leur grandâ mere print auprès dâelle pour les faire inllruire. Ces deux Roys oncles paternels de ces petits enfans, manderet à leur mere quâelle les leur enuoyall,pource(difoiét ils)quâilsleurvouloient rendre le Royaume de leur pere, amp;nbsp;leur faire part du Royaume de Bourgongne, lâentreprinfe de laquelle auoit elle commencée par leurdicl pere.Ciotilde croiant que les fils voulullent faire ce quâils diloient,leur enuoia lefdiéls enfans, mais quelques vns des fiddles amis du Roy Clodomire fe doubtans de ce qui depuis arriua, defroberent lus les chemins le plus icunc dâeux,nommé Cloud. Toutesfois ils ne le peurent tant bien celer,quâen fin il ne fut contraint de le rendre moine pour euiter la fureur de fes oncles, lelquels te-c uMt'd' » nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;deux autres,les firentmourir. Dont Clotaire fut le plus blalmé,pource
cles'enuers qtæ de là main mefme il les occit,amp; enlaprcfcnccdc Childcbert, qui combien que du commencement il fut confentant de ce parricide, toutesfois puis apres recognoilTant Ibn crime, en porta longuement vne grade trillcflc,amp; vn remors qui à toutes les heures du iour agitoit fon cueur dâvne furie vagerelTe. Ainfi fut vangeelamort des enfans deSigilrnond par celle de Clodomire amp;nbsp;de fes enfans. Clotaire apres cell execrable parricide, fempara du Royaume dâOrléans, amp;nbsp;elpoufa Goldeacque vefue de feu Clodomire fon frère, amp;nbsp;mere de ces petits moitKafamt nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;tucz. Cloud fe fit mouic ptcs de Paris, en vn lieu qui de Ion nom
Cloud.
Fondemet de Upracetiunt
fappelle auiourdâhuy fundi Cloud. Voila les guerres ciuiles que ces Princes freres auoier^ en ce temps, beaucoup plus cruelles amp;nbsp;iniques que celles quâils firentaux ellrangers. Voila les piteulès tragedies qui le iouoient fur le Theatre de la France,louillee de tant de lang de parentage, le premier fondement de laquelle fut taint du là ng parricide.
Apres
CHILDEBERT I. ROY 6. LIVRE 1.
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Apres toiites ces guerres, Thierry Ballard Roy de Metz Eintitula aufli Roy de Boiirgongiie, en ce temps qui fut enuiron Pan 5x4. regnoient trots freres eft ThtiringejBaderic, Hermenfroy,amp; Bertaire. Hermenfroy pour lâambition qii il auoit dâeftre leul Roy de Tliuringe Ians frere ny compagnon,tua premièrement Bertaire,puis en voulut faire autant â Badcric,qui ie ddendith bien que Frentueyar ce cruel Eîermcnfroy neluy Iceut rien Etire. Hermenfroy qeiivouloif venii: bout de Ion intetion, Et alliacé auec Thierry Roy de Metz amp;nbsp;de Bourgogne, amp;nbsp;1 appella a ion lècours cotre Ion frere, luy promettat quâapres Ion frere vaincu, ils partageroient le Royaume de Thuringe entre eux. Thierry loubs celle elpe-rance luy donna tel fecours que Baderic fut dcHaicl, mais Herm^ifroy ayant EticldeThierry,femocquadeluy, amp;nbsp;femparant de la Thuringe , ne luy en fit aucune part. Le moine Aimoinus dit que Elermenfroy ailné de les trois freres auoitefpoulélafilledeThierry Roy des Ollrogots nommée Amalabergue, à la fufeitation de laquelle il fit mourir les deux freres affin quâil nâeut plus de co-pagnon en fon Royaume : mais la plus commune opinion ell la premiere.
Doneques Thierry Roy de Metz irrité delà perfidie de Hermenfroy délibéra de fen venger,amp; dâauoir par armes ce dequoy la mauuaife foy de Hermenfroy lâauoit priué. Il appella à Ion lècours,amp; à lâelperance de la moitié des coquelles, amp;du butin, Clotaire Ion frcre,amp; tous deux entrèrent dedans la Thuringe, auec vue grolle armee. Les Thuringiens voyas venir les François firent a lâentree de ^,trinteois, leurpais,amp;aulieuouilslesattendoient,de grandes folles couuertes de quelques ballons, amp;: dâvn peu de terre, lans quâil parut quâil y eut rien creux au deE foubs,ny aucune tromperie. Ce quâils firent pour faire précipiter les chenaux des François, dedans ces foliés comme il aduint quâil y en eut du commencement qui fy précipitèrent. Mais les François ayans cogneu ces rules, enuiron-ncrent les Thuringiens par vn autre endroit pres du fleuue Onellrudh,la ou ils firent tel carnage defdiéls Thuringiens, que la multitude de leurs corps lurpaE fiant le cours amp;nbsp;le liél du fleuue,feruit de pont aux François pour le pafler.
Hermenfroy fe rendit fur fa foy,mais peu apres comme Thierry amp;nbsp;luy Ce pour-menhient le long des murs de la ville de Tholbiac Thierry le fit précipiter du perfide trom haultdu mur en bas,amp; ainli mourut ce perfideâ Hermenfroy par la perfidie de Thierry,qui luy Eaulça pareillement la foy, le fondant poflible fur ce commun
â langage de plufieurs,que ce nâell point perfidie de le venger dâvn perfide, ny â tromperie,de tromper vn trom^aeur, mais entre les gens de bien, il ne fut iamais troigt;mr,neà â trouLié bon de rompre la foy, a quelque perfonne que ce foit. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;tromperie.
Pour reuenir aux deux freres Thierry amp;nbsp;Clotaire,apres quâils eurent mis fin a
la guerre de Thuringe, Clotaire trouuant parniy les prilonniers Ragonde, ou Radegonde fille de Bertaire, Princefle dâexcellente beaulté, la print amp;nbsp;lâefpouEi lans en aduertir Thierry fon frere, auquel comme au chef de celle guerre ap-3artcnoitladifpofition,amp; le partage du butin.Et puis ledit Clotaire fit mourir . e frere de ladite Radegode.Toutes ces chofes engédrerét vne infinité de maux, êfC entre autres vne grade inimitié entre ces freres,qui depuis tourméta merueil Icufcmét la France.CarThierry quittant fon frere Clotaire fe ligua auec Childe Guerre entre bert fon frere aifiié, amp;nbsp;eux alliez enlemble firct guerre audit Clota^ie. Gregoire deTours,amp;le moine Aimoinus difent que Thierry voulut par embufehes Elire tuer Clotaire fon frere,de delpit quâil auoit du peu de relpeél que Clotaire luy auoit porté. Mais la plus part des Hiftoriens difent que Thierry ôc Childebert
4« CHILDEBERTI. ROY c.
luy firent guerre ouuerte, ôc que la remonftrance de leur mere Clotilde fondée furie 5euoir de nature,amp; furie fang,ne les en peult diuertir. Toutesfois le iotit quâils deuoient combattre, fur le poinól que leurs armees eftoient ia rangées en bataille,ôcpreftes de commencer la cargue , le temps pour lors ferain amp;nbsp;clair, le changea en tonnerre ôc obfcurité tonnant,greflant, amp;nbsp;pleuuant de telle for-te,quâils furent «ontrainôls fe retirer, amp;nbsp;attribuans celle foudaine mutation de pxîa; entre faer à la volote diuine,ils faccorderent parvne paix, fi bie que leurs foldats par auant Tvn contre lâautre fi animez, par maintes reucrcnces amp;nbsp;embralTemens monllrcrentlafin de leur inimitié.
La France durât ces troubles auoit ellé en piteux amp;nbsp;trille cllat,pour la cruauté de ces guerres ciuiles,amp; du lang parricide elpandu, mais celle paix entre ces freres, leur fit entrepredre vne plus iulle guerre. Car leur lÅur Clotilde maries Clotildefeur ^^^'Tiai'ic, OU Amalaric fils dâAlaric Roy des Vifigots,qui pour lors fuyuoient des i{oif de lâhcrcfie Arrienne,elloit û mal traiélee de fon mary, amp;nbsp;de Tes fubieéls, pource ï'^'^aè^de nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;comme eux, que quand elle alloit à lâEglife ou
autres lieux,ils luy iettoient des pierres, amp;nbsp;de la fange, amp;nbsp;luy difoient mille vil-lanics. Et pour plus indigner fes freres,elle leur enuoyavn linge tout taint de G»frrf con- lonlà ng, ce qui les irrita tellement quâils allèrent en Elpagne contre les Vifi' *ÿ)ts? nbsp;nbsp;nbsp;gots.Gregoire de Tours dit que Cliildebert y alla feul, toutesfois plufieurs au-
treshilloriensdifcnt,queluy amp;: fon frere Thierry y allèrent par cnfemble. Amalaric voyant lâorage de ces deux beaux freres lâappreller contre luy,fe voulut fà uuer dans vn nauire, mais comme il efloit fur le poinél dây entrer, il fe ref fouuint quâil auoit lailTé en fon cabinet plufieurs beaux loyaux, amp;nbsp;pierres pre-tieufos,quâil voulut aller quérir pour les porter auec foy. Et comme il rentroit dans la ville pour les prendre, il fut empefehé parles foldats François qui gar-doict la porte,ôevoyat quâil ne pouuoit fefehapper dâeux,il fe voulut fuiucr de-Amabtrlcuoy daiis Vite Eglife,mais il fut tué fur le fueil de la porte,Les deux freres ayans prins leur four pour la ramener en France, eîle mourut parles chemins, amp;nbsp;fofoifirent de tous les pretieux threfors dâAmalaric. Ils reuindrent en France la ou ils ne fa r nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;rent o-uercs quâils ne retournaflent de rechef contre les Vififfots, fur lefquels ils
^Mre^uer^ P a nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;rr ⢠nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;r nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;s
te contre les reptindrcnt Sarragolle,iadis nommee Cælar Augulte, contraignirent les n^i-rtfi^ots. bitans dâicelle a prendre la foy Chrefliennc, amp;nbsp;pour excellentes amp;nbsp;riches def-pouilles, ils en apportèrent la coflc fainél Vincent Martir, amp;nbsp;la mirent en vnc â Eglife quâils firent ballir aux faulxbourgs de Paris, en lâhonneur dudiél Sainél, zîemrf,» des maintenant appellee Sainél Germain des prez. Ce qui fut lâan de folut 5x5. ^''â^ort de Apres cela mourut Thierry Roy de Metz amp;nbsp;de Bourgongne, amp;nbsp;deux ans deux i{ois. deuanteftoit mort Thierry Roy des Ollrogots, ayant laifîe pour fiiccelfour '^^ePhn nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;arrierefils,fils de fa filleAmaIafunthe,amp;dâEutharic. CeftePrincelTe
Æ fit inftruire fon petit fils en toutes vertus dignes dâvn Prince, amp;nbsp;pour luy affeu-rer fon Eflat, elle fit alliance auec les François,de ce temps la fort redoubtables en Italic,amp; rendit la Prouence à Theodebert Roy de Metz, fils de Thierry, qui peu au parauant efloit décédé. Ce quâelle fitpour obliger les Fraçois à elle con-, Guerre de fu tte ccux qui voudtoient affaillir lâEllat ou la perfonne de fon fils. Thierry Roy rwj ufnres. nbsp;nbsp;Metz efliÿit mort,fon fils Theodebert fut Roy de Bourgongne, amp;nbsp;dâAuflra-
fie,lequel eflant Prince ambitieux, incontinent apres la mort de fon pere Tallin auec Childebert Roy de Paris fon oncle,pour faire la guerre au Roy Clotaire fon autre oncle, pour quelque different quâil auoit auec luy, toutesfois celafe
6.
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pacifia.OrTheodebert qui auoit leue vne armee,pour aller cotre fon onclcClo taire,voyat les choies auoir efté pacifiées entre eux,la voulut employej^en quel que autre enclroit,amp; fiapperceuat que les Danois,natio des parties Septetriona-lescouroiet les codes de lamer Oceane auecgrofie armee de mer, alia,contre eux amp;nbsp;les deffitjles cotraignant de fe retirer en leurs pays. Ãe qui redit fi redoutable la reputation de Theodebert en lâendroit de tous les Rois de lâEurope, amp;nbsp;z« cÃra-mefmemêt en lâItalie.que les Oftrogots qui yfaifoiêt la guerrt contre Bellifaire nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;«
capitaine Romain,lieutenant general de 1 Empereur luitinia, 1 enuoyeret prier tenât deNm de leur donner ie-cours contre les Romains,amp; pour obliger Theodebert a eux, luy quittèrent (comme il a efté dit) ledit pays de Prouence. Theodat eftoit lors chef desOftrogots, ayat efpoufé Amalamnte apres la mort de fondis Atalaric. prançou ab-DâautrecoftérEmpereuiTuftinian pria les François dâauoir pitié de la panure petle'^au fi-Italie, amp;nbsp;ne permettre quâvn fi grand ôz noble royaume full ii longuement en-treles mains de cede nation barbare des Odrogots, gens fi mefehans amp;nbsp;infe-ûez de lâherefie Arrienne,amp; les prioit dâempelcher leur neuen Theodebert de donner lècours à fes ennemis.LâEmpereur pour obliger les François a luy,lcur quida la Prouence quâil pretendoit edre des appartenances de lâEmpire Romain , mais il la donna pource quâil ne la pouuoit tenir.
Ainfi donnoient à lâcnuy les vns amp;nbsp;les autres aux François ce quâils ne pou- Pons de ce uoient garder : mais la meilleure part edoit aux Odrogots qui la quittèrent à Theodebert,amp; anec ce prefent enuoyeret à luy,amp;a Childebert amp;nbsp;aClotaire fes oncles vne grofie Ibmme dâargêf,les fuppliat de les fecou rir,en leur remondrât Frefent en-querEmnereurnâentreprenoit cede guerre pour la pitié de lâItalie, ny pour la J ïT ,1 I - nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ri nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;-n. P P â -O
aeftence de leur religion : mais leulement pour croiltre la Icigneurie, ôc corn-mander aux autres Rois. Sur ces mcnees,praticques, amp;nbsp;ambalfades, les Rois Childebert, Clotaire amp;nbsp;Theodebert relpondirent aux Odrogots que volontiers ils feroieiit leurs amis, mais quâils ne leur çourroient enuoyer lecours des François, pource quâils lâauoient défia promis a rEmpcreur,pour la deffence de lâItalie.Partant fe cotentalfent dâantres gês leurs Inbiets, corne deBourguignos, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,
Thuringiens,amp; autres,à ce quâils ne fanlülTent leur foy .Ce qui edoit vne vraye nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'
troperie laite a lâEmpereur auquel ils auoiét promis lecours.LeRoy nbsp;nbsp;chef des rheodat chef
Odrogots en cede guerre edoit nômé Theodat,qui auoit efpoufé la Roine A-malafimte,apres la mort dâAtalaric fils dâelle,amp;; edoit hóe de peu de cuenr amp;nbsp;de vaillâce. Les guerres edoiét allumées etre lesOdrogotsamp; rEmpereur,Bellifairc grâd amp;experimêté capitaine failoit ce quâil vouloir, amp;nbsp;apres anoir prins laSicilc fur lesOdrogots,prit la ville de Naples qui ne luy voulut onurir les portes:tou- J^aples prin-tesfois il y entra par vn vieil canal,amp; tua tous lesOdrogots qui y furet tronuez. dâ LcsOdrogotsvoyâs leurs affaires aller mal,amp;en attribuas la faute à la negligéee de leurRoyTheodat,le chaffcret,amp; en Ion lieu efleuret pour Roy, Vitigit,côtre nbsp;nbsp;âhajsê.
Oflrogots
t^ire M
de Met':^
lequel Bellifaire alla, amp;nbsp;prit fur luy la ville de Rome,quâil fortifia,amp; la deffendit longuement contre les Odrogots. Durant ces troubles de lâItalie,Theodebert contre les o-Roy de Mets enflé de gloire des viéfoires quâil auoit eues cotre lesDanois entra ⢠dedâs ritalie,laqlle depuis les Alpes iulquâa la merThy rrene il rédit tributaire à . fe cgt;- tribu-d)y,amp; edât par vne maladie qui luy furuint cotraint de retourner en fes pays, il y laiffa en fon lieu trois fiés lientenans,Lotaire, Amingne,amp; Buceilin capitaines Audrafiés,lefquels apres le partemét de leur maidre ne firent que piller Sedef- larrons, rober, fbuillans auec leur reputation celle de leur maidre, amp;nbsp;celle des François,
CQ:uterneHrt
O nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;CHILDEBERT I. ROY 6.
NarÃs.
Milan friÃe.
Déclin des
HoteuÃepaix aiiecles o~
Le moine Aimoinus dit que Bucellin alla en Sicile quâil print,amp; que pareillemct il print plulieurs villes amp;nbsp;places fortes de lâItalie, amp;nbsp;quâil enuoyoït âîon maiftre Tneode^ert les eftrenes de la proye desvaincuz. Gregoire de Tours dit que Theodebert fen retournant de lâItalie en fon Royaume,Iaiflà Bucellin en la ville de Pauie, amp;nbsp;quâil (»onquitvne grande partie de lâItalie apres auoir pluheurs fois combattu contre Bellifaire,amp;: iccluy fouuent vaincu. Qupy voyant lâEmpereur luftinian (jfta Bellilaire de facharge, amp;nbsp;y enuoyaNarIes,duquelilfera parlé cy apres.Ce qui nâeft pas fuiuy de tous.
Orpour reuenir aux Oftrogots, cepedantils afliegerent Milan amp;nbsp;laprindrét, nonobllat laquelle leurs affaires comencerent à decliner en Italie, fi quâils furet cbtraints de 4emâder la paix à lâEmpereur Iuftinian,qui la leur accorda,moyen-nant quâils Ce contcntuiTcnt de la Gaule Cifilpine, en laquelle ils ne prendroienc que la moitié des tailles amp;nbsp;fubfides,amp; le refie retourneroit a lâEmpire.Les capitaines Auflraliens enuoycz par Theodebert leur confeilloicnt nâaccepter celle honteufe paix,leur promettans tout ce quâils pourroient de fecours, amp;nbsp;qui plus efl,de faire palTcr les Roys de France en Italie, pour du tout en chaffer les Gots. Dequoy les Ambafl'adeurs de Bellifaire fe plaignoient fort.Les Gots mefmes fe doubtoient bien que fi à leur perfuafion les François entreprenoiét cefle guerre, amp;nbsp;en venoientaudefrus,ils ne leur feroient moins rudes que les Impériaux,
J^epùtation de Selltfaire.
£ Italie Puri-fice.
gotmernee.
Totilai J^oy, des Cats-
neantmoins cefle paix ne fe peut acheuer, pource quâon nây feeut oneques frire accorder Bellifaire,lequel eftoit de telle reputation entre les fiés, quâil leur fem-bloit que tout ce quâil entreprenoit deuoit heureufement fucceder. La trefue faillie il print Rauenne ville Royalledes Gots, amp;nbsp;emmenale Roy Vitigiten Conflantinople, laiffrnt toute lâItalie paifible à lâEmpire, mais les Lieutenans quâil y commit,hommes du tout inhabilles amp;nbsp;à la paix amp;nbsp;à la guerre,Ia gouuer-f Italie mal uercnt dâvne telle atfdace amp;nbsp;aiiatice, quâà peine deux ans pafferent que Tes principaux des Gots dâvne prompte mutination ne fe reuoltafî'ent contre les Grecs, eflifins vniiomé Ildebault pour leur Rgy, puis vn autre nomé Ardaric, qui en moins de deux ans furet occis en qlques feditios. Puis ils couronerét Totile,oii Totilas home fort braue amp;nbsp;vaillâtcce qui fut lâan de nofire frlut,^43.Au moyen dequoy luflinian fut contraint y enuoyer nouueaux Capitaines, qui a lâeffeél fe -monfirerét de tant peu dâexperiéce quâil y fit de rechef paffer Bellifaire, duquel la venuenâamoindrit aucunement le courage de Totile,car il mit en ce téps là le fiege deuant Rome amp;nbsp;la print, eflant lors Bellifrire detenu dâvne griefue mala-Totllas print die. Lc Got ayant prins Rome enuoya plufieurs citoyés Romains vers lâEmpe-retirluflinian pour traitter de la paix,luy promettat q fâil vouloir permettre aux Demande d nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;viurc fèloii IcLir couflume amp;nbsp;foLibs lâobeiffance dâvn Roy, ils nâauroient
Æ4,x. autres ennemis que les aducrfà ires de rEmpirc,ny amis que fes alliezdinon quâil
raferoit du tout en tout la ville de Rome.LesRomains fen allerer en Grece,amp; fè
prefentans pourement accoufirez a lâEmpereur auecques larmes amp;nbsp;foufpirs, le fupplierent auoir pitié de leur mifere, amp;nbsp;accorder la paix aux Gots.Ce quâils ne peurent onques obtcnir,tellement quâils fâen rctournerêt fans rie frire.Dequoy rulnce les Gots firritetent tant quâils abbatirent entièrement les murs amp;nbsp;rampars de ro/z/rfj et bruflans amp;nbsp;ruinans toutes les maifons, amp;nbsp;apres auoir tué laplufpart des ne en icelle, citoy ens,ils eiTuoy erent le refie en exil, puis pourfuiuans leur viôloire,marche-rent plus auant en pays .Ce qui tellement efpouuenta ceux de Fouille ôc de Ca-de'rottlas^ Libre quâils fe mirent en leur fubieôlion.
C H 1 h U h B h K 1 1. K U Y 6. L 1 V K b 1. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;51
Le grand Capitaine Bellifiire forti de là maladie, entra dedans le Tybre par le port dâOllie amp;nbsp;fe tranlporta à Rome,laquelle dâvne merueilleufe diligence il reediffia,amp;rappellantles citoyens dâexil,il leurperfuada de fortifier leur ville le plufloft quâils pourroient. Cependant Totile enuoya fes Ambaffadeurs vers les â ' Rois Frà çois pour demader leur alliance,amp; les prier de luyèlonner quelctine de leurs filles en mariage, fe penfà nt eftre en reputation dâvn fort grand amp;nbsp;puiffant m.mdel'dl-Roy,pour auoir accouftré dâvne telle façon la ville de Rome,«]ui auoit coman-dé à tous les princes de la terre. Et comme les Ambaffadeurs en leur harangue le nommaffent Roy dâItalie, les François leur refpondirent,quâaucun ne fenpeult vanter Roy, fi Rome nâcft en fon entier.
Ainfi fen retournèrent ces Gots fans rien faire, amp;nbsp;tandis Cloiÿire maria fà fille Clotofinde auec Alboin Roy des Lombards. Peu deuant deux Roys de ^iboin i^oy France eftoient mariez à deux filles de Vachon aufli Roy des Lombards, lâaifheedefquelles nommee VifègardeefpoufiTheodebert Roy deMets,amp;la plus ieune dite Vaderade, efpoufà Theobald fils de ce Theodebert, amp;: dâvne Damoifèlle quâil aimoit,appellee Dentere. Ces trois alliances des Fraçois firent que les Lombards (nation encore peu renommee) vindrent en grande reputa-tion, amp;nbsp;principalement entre les Idongres amp;nbsp;Allemans,pource que les Roys de des LSh^rds. France commandoient lors iufques aux confins de Bauiere.En ce temps Alboin enuoya doiixe mille foldats elleuz contre les Gots pourfecourir Narfes autre- France com~ nient dit Narciffe, lequel (pource que Belliffaire auoit efté rappellé pour effre enuoyé contre les Parthes) eftoit venu lieutenant general de lâEmpereur en Ita-lie,accompaigné dâvne grade armee de Grecs,Thraces,Huns,Herules,Gepides, -lt;«-amp; de quelques braues Perces foubs la charge de leur Capitaine Gingare. Les en-nemis ne peurent fouftenir la furie des Lombards, qui fe ioignans en la Romai- tenatde bm gne auec les forces de Narfes, combattirent Totile auprès dâvn village nommé Brixelle,amp; le deftirent le neunefme an de fon regne, puis 1 ayans occis, ils luiui-rent fes hommes dâvne telle ardeur, que ceux tant feulement fe fauuerent qui a la Tuitte firent plus diligence. Apres cef^ deffaiéfe,Narfes donna congé auxLo-bards,les ayat ^rademêt louezamp; remerciez, puis les rêuoya tout foudain, pour ce que cognoilTant leur vaillance, il auoitpeur,quâattirez de lâaer amp;nbsp;fertilité dâItalie, ils ne voululTent femparer de ce quâil auoit prins furies Vifigots, les fca-chant fort fubiets à changer de demeure. Il eut toutesfois biê toll affaire dâeux, Lob^rdsfub-carTeiaRoy enlaplacedeTotile,fefiantaufecoursde Bucellin menaffoitles de^emeuZ Grecs dâvne forte guerre, amp;nbsp;pour executer les menaffes, marcha contre Narlès Tà a des en la Champaigne dâItalie.
Tandis Bucellin, Amingue,ôé Lotaire pillèrent le Friol,Vincencc,Veronne, Mantoue, Bergame, Pauie, ôç les villes circofiuoifines, y butinans comme fur J ennemy, tellement quâils facquirent la haine de tous ces pays nbsp;nbsp;citez.Narlès reia yaincit
côbattit Teia,le vainquit amp;nbsp;tua;ce qui fut le fecod an de fon regne.Ce noobftat quelques vns des principaux Gots fe râallierent, amp;nbsp;fecouruz des Auftraliens af-fiegerêt vn chafteau nome Tannet de lâobeiffance des Grecs,mais fçachas quâvn Grec appelle Dagifte home de grade experiêce venoit au fecours des alîiegcz,amp; que fil entroit dedans le chafteau,iâe{perance de le prendre leur eftoit entièrement oftee, ils leuerent leur liege, amp;nbsp;le rencontrans, luy donneret la bataille, au comencement de laquelle les Grecs furent recullez,mais reprenans cueur,ils combattirêtde telle vaillance,que la viéloire demeura longuement doubteufe,
i-i. 1
JI nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;CHILDEBERT I. ROY
S'ttMÃt. çn fin toutesfois elle fe tourna Vers les Impériaux.Bucellin fut occis au coiifliâ: amp;: Amingue fe voulant fiiuuer dedans Vcronne, fut par les citoy es dâicelle em-M td cl nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Centrer, amp;nbsp;fi viuement de fes ennemis pourfuiuy,quâen fin ils lâoccirent.
â Clotaire effayatgaigner Trente mourut de maladie.Ladeftaiôleamp; mort de ces trois capitaines AuÃraficns fut caufe que les Gots ne pouuans plus trouuer fe-cours furent du tout en tout chalTez dâItalie, amp;nbsp;leur nom entièrement aboly, tant que les habitons dâicelle le nommèrent de la en anant Italiens.
Pour reuenir à Tlieodebert,cependant qucTotilas capitaine des Gots elloit en grande combufeion de guerre auec Narfes Lieutenant de lâEmpereur lulH-Theadflert niaii, le Roy Tlieodebert Prince de magnanime entreprife, conceut vn delTein merueillc^ileaudace, amp;nbsp;commença de tout fon pouuoir faire gens,«Slt;: argent en italic, par tous Ics moyciis quâil peut, tellement quâil fit vne armee de cent mille lioin-mes,eftant aidé parles Lombards amp;nbsp;Gepides,aufquels il auoit perfuadé quâilnc fdloit endurer q luftiniâ eicriuit en ces tiltres Impériaux, ces fuperbes vateries, foy nommant viélorieux des Frâçois,des Germains, des Gots,des Vadales,des Gepides, dâautres belliqueules nations,amp; que ce leur eftoit grand honte déshonneur de le fouffrir. Que quant à luy,il auoit délibéré dây donner ordre, amp;nbsp;que fon delfein eftoit de mener fon armee enThrace,amp; aller alfieger lâEmpereur luftinian iufques à fonfouyer en Confi:antinople,Içachant bien que toutes les forces dudit Empereur eftoiêt fort occupées en Italie contre les Gots,amp; quâil feroit bien empefehé de fe fauuer luy mefme. En celle refolution plus magnani- ' Tltcodebri nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;difcrete,il fit palTer fon armee en Italie, ou elle fit vn gaft merueilleux,Ià ns
lie, auoir efgard aux terres de lâEmpire, ny à celles des Gots les amis dâvne part 5c dâautre. Ce quâétendant lâEmpereur luliinia, luy enuoya fes Ambalfadeurs qui luy remonftrerent gracieufement que lâeffort quâil faifoit eftoit contre la foy,SC contre les fermens des confederations par luy iureesSc ratiffiees,ôc que fil tiroit outre,ce luy feroit grand deshonneur,{ans le dômage qui luy en pouuoit venir. Et tout ainiî corne dâvne impetuofité de vouloir, il auoit mis fus cefte puiftante de armee,aufti dâvne legereté fort loudaine en fut il diuerty, tellcmét q cefte groflè Tbeodebert. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;renuoycc incotiiicnt en France fans autre exploiét que de pillerie,qui
ne leur fit pas grlt;âd lioneur ny proffit,amp; fi furgrandement dômageable à fèsvoi-rauîtadui- fins.Sur ceft exeple les ieunes Princes doiuent apprendre à bien penler aux deli- â fer ace ^uon bcratios foLidaincs quâils fbnt,amp;à ne les reloudre quâapres auoir cofideré quelle â dehhere. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;pourra eftre 1â1 finc,Cis famufer feulemét à la belle apparece de lâétrec dâicelles â
qui leur promet beaucoup.Les choies eftât en ceft eftat,le Roy Theodebert fef « battât à la chalfe, aduint vhiour quâvn grand taureau fuiuage fut eflancé par les chiés, ôc fut tant pourfuiuy ôc irrité quâil fapperceut de Theodebert,qui le cou-roit a forcc,de façon que le taureau apres plufieurs rufes entra en fi grande furie quâil vint la telle leuee contre Theodebert luy prefèntant la corne. Lors le Roy voyat venir cefte furieufe befte de telle forceamp;roideur cotre luy dâvn lieu haut, ôc quelle renuerfoit en bas tout ce qui le prelentoitdeuant, il le mit derriere vn petit arbre pour luy prefenter lâelpieuen paftà nt, mais cefte horrible befte McrtdeTlj nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;comme le foudre contre ceft arbre, y donna vn coup de la telle
debert. fi merueilleux, que lâarbre fut renuerfé en terre, ôc le Roy Theodebert .attaint dâvne txanche fi cruellement en la telle, que ce iour mcfineil rendit Tel-5K nbsp;nbsp;prit,ran de là lut cinq cens quarante-cinq.Cefte hiftoire recite Agathias hiftorié
Grec,dont ie mâelb^ii comme nos hiftoires nâen font mention, ains dilent quâil
mourut
CHILDEBERT I. ROY e. L I V K E I. *
mourut dâvne maladie au village de Chelles, pres Módrcau fault Yonne.Il laif-la vnfils nome Theodobald, ou Theobal,ou Thibaud fon heritier, ôaifault icy Hotter que ce Roy Theodebert ne tenoit pas la Bourgongne entièrement,ains cn pofledoit la meilleure partie auec le tiltre de Roy de Bourgongne. Ses on-des Childebert amp;nbsp;Clotaire en tenoiêt chacun fà part,par ht diuifîon quâils cn fi-rent quad ils prindrent Gondebatilt.Et fera bon de furc entedre que ceRoyau- sÃendue me tenoit en cc temps là depuis Arles iufques à Geneue, toutle pays des V V al-lQns,Môtbeliard,Soleurre,Ba£le,amp; iniques en Lorraine fans le Duché amp;nbsp;Côté, scur^on^fie. lefquelles deux Prouinces ontfeulles auiourdâhuy retenu le no de Bourgogne.
A Theodebert mort fuccedafon fils Theobald ou Thibault, qui nâeut pas (felon que quelques vns difent) grand foing des terres loingtainfs que tenoit j^oydeMcts. fon pere.Q^oy voyant Narlès,trouuant le pays Veniticn,la Romagne,amp; laLi-gurie fans feignent, il f en enlà ilina, amp;nbsp;y commit Ame gentilhomme Romain com/jueÃes gouuerneur de Pronencc,donnant charge à Francillon autre Gétilhomme Ro-main des prochaines terres des Alpes, pour empefeher le pallage dâItalie aux Frà çois.Toutesfois les annalles de Bourgogne dilent(fuinât le dire dâAgathias) que des que Theobal fut Roy,Iuftinian Iny enuoya demander leconrs cotre les Gots,ou en deffanlt de ce quâil rendift ce que Ion perc anoit occupé de lâEmpire Romain enlariuiere de Gennes:?uqnel ce ienne Roy fit pareille relponce quâil auoit faitte aux Gots, que pour leurs dilferens il ne vouloir en rien greuerlon peuple.Il régna fept ans,amp; mourant là ns enfans il inftitna heritier de lêsRoyau- ThibanL mes dâAuftrafie, Bourgongne, ôc Thuringe, le Roy Clotaire fon oncle, dela-quelle inftitution fut Childebert Roy de Paris Ion autre oncle frere dudit Clotaire grandement defplaifà nt,dont les chofes tombèrent en trouble.
En la mefme faifon de la mort de ce ienne Roy, mourut à Tours la Royne Mort de U Clotilde femme de Clouis,amp; mere de tons ces Roys fnfdits, P rince fie fort ver-tueufe amp;nbsp;denote, qui en là vie vit plnfîeurs trifles tragedies fe iouer en fà mai-fon, ôc plufieurs cruautez fexercer entrées perfonnes de fon fang, amp;nbsp;fut enter-ree à Paris au cofle du Roy Clouis fon mary en lâEglifè qui depuis fut confa-cree à Sainéle Geneuiefne. Childebert Roy de Paris le voyant priué des terres dâAuftrafie, de Bourgongne,amp; de Thuringe, par la donation de Theobald fuf dit, coniurafècrettement contre fon frere Clotaire, anec Cranns fils baftard de Guerre entre fondit frere. Contre lequel le Roy Clotaire fon pere eftoit merneilleufement -ftquot;quot;-irrité, pource quâà fon mandement il ne voulut retourner de Gafcôgne nonuel-lementconquifefnrles Vifigots, dont il anoit le gonnernement, auquel il fe- recontre foa ftoit mal porté, y ayant faidt plufieurs violences amp;nbsp;exces.mais craignant que le A*
* Roy homme fort feuere, ne le punit des follies amp;nbsp;oppreftions quâiï auoit com-mifes en cefte Pronince, il fe retira à garad à fon oncle Childebert,qui fut ioyenx dâauoir occafio de mouuoir guerre à fon frere Clotaire,pour le defplai- re^f^erf^^' fir amp;nbsp;enuic quâil auoit de le voir denenir grand par les fuccefhons de leurs nep-ueux. Ainfi drefferêt Childebert amp;nbsp;Cranâ vne armee cotre le roy Clotaire eftat empefehé en vne guerre cotre les Saxôs,tontesfois fes enfans Cherebert amp;nbsp;Go-tran fe mirent incontinent en armes contre leur oncle Childebert, amp;nbsp;leur frere baftard Cranns: lequel voyant fesfreres à grandes forces venir à luy pour le combattre, fnppofavnadnertifTemQnt à fefdits freres, que leur peà Clotaire c- PMxuJuer^ ftoitmort en la guerre de Saxe. Qupy entendant Cherebert amp;: Contran fi-rent incontinent appointement auec leur oncle amp;nbsp;frere baftard.Childebert vint ^ntrepnfe.
U CHILDEBERTI ROY 6. CLOTAIRE L ROY 7.
Hort cj)il eUhert.
SMaille cotre bâS Sretons,
mb a
fere.
C 1. O-
I.
* nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;f.
a mourir lâan de falut 549. au quarante neufieÃne an de Ion regne amp;nbsp;fut enterre en lâEglise Sainôt Vin'cènt^quâil auoit fondée, qui depuis eft appellee Sainét Germain delprez. Le Baftard Cranus voyant Childebert mort ie dcfelpera du tout, amp;nbsp;fuyant la fureur de fon pere,amp; fe retira vers Conabe ou Cornebeuf, Comte de Bretaignî, dont Clotaire irrité plus que deuant alla contre les Bretons amp;nbsp;les deffit en bataille, fi que Cranus ne fçachant plus ou fe retirer pour fe ià uuer, fe ietta dedans vne mailon de paifant, la ou il fut defcouuert par les gens de fon pere Clotaire, qui foudain commanda le feu eftre mis en icelle mailon, amp;nbsp;ainfi fut Cranus parla cruauté de Ion pere, bruflé tout vif auec là femme Cal-tha fille du Duc dâAquitaine.
Tous les Ã'eres de Clotaire enfans de Clonis ellans morts fins enfans,laMo-
narcbie du Royaume de France qui apres la mort de Clouis auoit eftédiuifee en quatre Royaumes, luy efcheut. Au commencement de fon regne trouuant Y 7. fon Ellat tout brouillé,amp; fe voyant chargé dâaffaires, il voulut prendre le tiers dtireuenudes Egliles,mais Iniuriofus Archeuelque de Tours au nom de tous clotaireyeut Ics auttes Prelats de fon Royaume luy dit quâil nâen feroit rien.Et feftans les Sa-frendrelere- â
ttenu des E-S^ips.
les Saxons deffaits.
xons à ce commäncement de re^ne rebellez, il mena vne grolfe armee contre eux amp;nbsp;les delfit en bataille pres du fleurie de VVilà ire,puis il alla cotre les Thu-ringiens que quelques vns appellent Lorrains, pource quâils auoient fauorifé amp;nbsp;aidé lefdits Saxons les ennemis cotre luy. Auec les Thuringiês ouThuringeois, le ioignirent amp;nbsp;elleuerent de rechef les Sazons, qui cfloient efchappez de la bataille,que Clotaire auoit eue contre eux,mais quand ils fceureut la grande puif lance, ils lâenuoyerent prier de leur donner fi mifericorde, amp;nbsp;de les pardonne^ de leur rebellion,ne demadans auoir que leurs corps fiuues.Mais Clotaire leur Cmjb/ï fo»- ^y^ntrelfufé le pardon, amp;nbsp;eux delperezdâauoir leur vie fiuue par le benefice de uertie enfu- là mifericorde, conuertirent leur craincle en fureur amp;nbsp;delelpoir amp;nbsp;le deflendi-rf«r. j-çjit tellement contre les François,quâils les delfirent, en forte quâil nâen demeu
ra que petit nombre, qui fen fuit auecjcur Roy, lequel à bien grand peine peut efchapper de la bataille. Ce qui eft louuent aduenu aux Princes qui ont reftiifé « doitrefiifer l^tii' mifcricordc ou vn honnefte accord, amp;: plus vault aux Princes vier de de- « ftâ fâ^t'don a nience entiers ceux qui la requierêt,amp; gaigner amp;vaincrc par icelle les hommes, â 5»/ ledeman- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;f jfther de 1 es auoir par la force, amp;nbsp;les mettre en defelpoir, qui a le plus fou- â
tient efté vainqueur de la force. Clotaire vn iour de Vendredy Sainél lâan 533- » Gautier Sei tua Gautliier Seigneur dâYuetot en Nörmädic: dequoy on compte diuerfemêt ià iccafion. Quelques vns dilènt que ce Gauthier eftoit braue amp;nbsp;vailhà t Gentil-cloiaire. homc amp;nbsp;Châbcllan dudit Roy, amp;ftir tout hardi cotre les ennemis de la foy.Ce
qui le rendit grandement aimé du Roy, amp;nbsp;au contraire hay amp;nbsp;enuié de certains courtifins, qui ietterent contre luy tant de calomnies (vices domeftiques aux calumnte cotu'ts des Pi'inces) quâils le rendirent mal voulu dudit Roy, lequel changreant fi comune aux r nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;i ⢠r i n nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;i nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;J nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â c' 1
Cours des Princes.
raueur en haine, ne ht de la en auant plus aucun compte de Gautier, melmcs le menaflbit de le tuer.Gauthier aduerti de ceci,amp; voulant euiter la fureur de fon
Prince,laquelle eft totifiours redoutable .a fon fuict,fablenta figemêt amp;nbsp;fecrct-^^ïredou- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;laCotirt,amp; fut abfent de la Frace par lâelpace de dix ans, durât lefquels
table au fu- il fit fotte guerre par meramp; par terre aux Sarrazins,amp; fur eux obtintpluficurs vi éf oires. Apres lefquelles il fen alla à Rome vers le Pape Agapetus qui le receut ledefirdela nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;honiieur. Et dâautant que Gauthier defiroit fort de retourner en fa
fatriegrand. Patrie, de laquelle le defir fur toutes chofes aguillonne les cueurs des hommes, le
LIVRE 1.
leprioit quâattendu quelediót Gaultliier auoit efté banni par faux rajÿ)orts, amp;nbsp;quâil eftoit home de bien amp;vaillant cheualièrjqui auoit faicl pluiieurs notables leruices a la Chreftienté jl Voufift le recetiôir en grace, amp;nbsp;remettre en les biens.
Gaultliier accompagné de ces lettres arriua à Soilfons ou «ftoit le Roy, le iour du vendredy fainâ:,amp; ainfi que le Roy eftoit en la cliappelle oyant le lcrmcc,amp; voulant adorer la croix,Gaultliier entra en ladide cliappelle^ prefenta au Roy nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;*
les lettres du Pape. Le Roy de prime face ne rccogncut point Gaulthier pour là longue demeure hors du Royaume, mais prenant amp;nbsp;lifant les lettres,amp; le reco-gnoilTant, tirafon elpee, ou felon dâautres gt;nbsp;print celle dâvn loldat qui eftoit la pres,amp;entuaGaulthicr. Le Pape indigne de ceft acte trop cr^el, manda au ^ortJecaul Roy quâil eut à réparer cefte faulte, autrement fon Royaume lèroit interdidl. Alors Clotaire ayant eii la confcielice remords de fon crime ordonna pour reparation dâiceluy que dela^'n auant les Seigneurs dâYuetot amp;nbsp;leurs hoirs, Ce-roieiit quittes de tout hommage, leruice amp;nbsp;obeilîance deue au Roy, pour la 14 wrf terre dâYuetot, vcumelmement que le droicb ciuil commun accordent a cefte Sentence, amp;nbsp;de ce furent par lediôt Clotaire faiétes amp;nbsp;feellees lettres,quit-tans les Seigneurs dâYuetot, ôc leurs fuccelfetirs de tout hommage a iamais.
Mais depuis ce tiltre de Royaume a efté mandé en Principauté, de laquelle ceux delamaifon du Bellay ont iouy iülques ace temps.Ceft exemple monftre que i^s Princes quot;nbsp;lors que les Princes commettent vn adle dâiniuftice, ils font delpouillez amp;nbsp;pri-â uezdeletirpuilTancefouueraine, amp;nbsp;font contraindls de la donner amp;nbsp;quitter à fXâwpwpX celuy contre lequel il ont mal amp;nbsp;abtihuementvfé dâicelle.
Pour reuenir à Clotaire,il eut de diuerles femmes fept fils, amp;nbsp;de Radegonde il eutGontran,Childeric,Cherebert,Gaulthier,Sigilbert,amp;: la fiileClohnde.Lcs autres difent quâil nâeut aucuns enfans dâelle, mais que tous lès enfans font de la taira fécondé nominee Ingunde.Les autres difent que Ingunde eut feulement Chil-peric, que de Chunlene la troifiefine,ou félon dâautres fit concubine,il eut ce baftardCranus,duquelilaeftéparlé c^deftus. Le premier Maire du Palais qui futoncques,futinftituépar ce Roy, amp;nbsp;auoit nom Landregelille, Lantgtaue de Haftie a prefent didle Hefte, lâan lt;nbsp;6 z. Apres Celaenlâan 570.il eut la charge de la dure iournee contre Muînolc^iquel il fera pai'lé cy apres chef de Farmee de Gondouault ftiiuant le moine Aimoinus^qui le dit auoir c{\.câSPrcepoÃtHs eauorumrcpdliiim ^quemsvulgo ConeflAbilem locant aut flabulicomitem. Il y en a aufti qui dilcnt que le premier Chancellier qui fut iamais en Frace,fut vn nommé Baudin érigé par lediôt Clotaire.Dâautres dilcnt que le premier Chancellier nbsp;nbsp;premei-
futMomaldusdehaulte-fueille,inftitué par Merouee,amp; dâautres dilent que Childebert premier du nom, inftitua ordonna les grands Officiers de la cou- jnflitvtion ronne, comme Maire du Palais,depuis nommé Conneftable, Chancellier, Ad- des grands mirafmaiftredes Arbaleftiers,Chambellan,ouChabriercubiculaireôcle Pre-reel des chenaux royaux de France, appellé depuis grand Efeuyer, mais cela a eftetraiéle en noftreOeuurc delâEftat amp;fuccez des affaires de France, amp;nbsp;par ainh retienant a Clotaire apres la route de celle bataille quâil eut contre les Saxons amp;nbsp;Thuringeois, il fen retourna en France, amp;nbsp;le retira en la.ville de Compiegne, la ou eftant fort vieil,il eut enuie dâaller a la chafte, amp;nbsp;taK courut ècCe MortdecU-irauaillaoultre les forces de fon vieil aage,quâil tomba en vne fieure continue, de laquelle il mourut lâan 56^4. apres auoir régné cinquante ans : câeft à fçauoir
e iüj
quarante cinq auec fes freres, amp;nbsp;cinq tout feul, amp;: fut fon corps enterré en lâE-glifefaigét Marc deSoiffbns quâil auoit fondée, amp;y auoit efteu fà fepulture. Eftà nt pres de la mort, amp;nbsp;reduifà nt en fà mémoire les grands maulx quâil auoit pxro//« de faiths amp;nbsp;faiâ; faire, il faifoit de grands foufpirs amp;nbsp;criz,amp; fouuent difoit ces pa-rx»#. rolles. Vah commant eft ce grand Roy du ciel qui ainà tue ócfaidf mourir les « plus grands Rois amp;nbsp;Princes terriens. Puis adioufta: Et comme ceftui ci foit ini- « mortel, aufli eft i^ meilleur que tous les Princes mortels qui font au monde,amp; « puis quâil eft meilleur, il eft aulft plus puiftà nt: à plus puiffant, il eft doncq auffi â effargiffeur de grace amp;nbsp;de mifericorde, lequel nefe plaift point (comme plu- « Ãeurs dâentre les hommes) en la ruine des mefehans, mais doux amp;nbsp;débonnaire «
Dieu clement embraffe pitoyablement la penitence des pécheurs qui à luy fè retournêt. Cefte * faueur doc fault il fouhaitter de tout no ftre cueur, amp;nbsp;ne defèfperer iamais « de lâinfinie boté de fà mifèricorde,amp;ainft il trefpaftà lâan 5(^4. Nousauos dit cd- « meChildebert fondaiâAbbaye de S. Germain devrez de Paris,ou il fut enfeueli. â Il fonda aufti lâAbbaye du Mot S. Michel,lâEglife de S. Germain de lâAuxerrois à Paris, mais le liure intitulé la Mer des hiftoires dit autrement. De ce temps vi-uoit Sainôle Brigide en Efeofle, de laquelle pluÃeurs chofes fabuleufes ont elle controuuees. Lafeftc de la Purification, câeft adiré la Chandeleur fut inftituee
Salnéle Sri-
Infiitution de chofes mémorables.
Compilation desliures des loix l{pmM~ nés.
Ordonnance fur le haptef-me la Cas ne'
Concile de
ure des loix Romaines compilé par luftinian Empereur. Premièrement le Code contenant douze liures, Iccondcmcnt les Digcftes contenent cinquante li-ures,tiercement les Inftitutes,quartcmcnt vn Epitome des Loix, amp;nbsp;luftinian en les conftitutiousnouuelles ordonna que tous Eucfques amp;nbsp;Prebftres celebraft ' fent les prières du Bapteftne amp;dela CÅneà baultevoix amp;nbsp;parolle qui fut entendue du peuple Ciireftien, affin que les efprits des auditeurs ftiftent efleueZ par plus grade deuotion a chater lalouange de Dieu.Rome eft prife ôc bruflee.
par le commandement de lâEmpereur Iuftinian,amp; a la requefte deVigiiius contre Anthemius,Theodore,Seuerus, Picore dâAntioche, Zonra amp;nbsp;autres hercti-confianttno- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;difoicnt que la Vierge Marie auoit enfanté lefufchrift homme feulle-
mcnt,amp; non point Dieu amp;nbsp;homme. I^urja fécondé fois Rome fuc prinfè par les Gotsfoubs Totila,la commemoration des trefpaflezfutadioufteeà la Mef fe,plufieurs Conciles furent tenus tant à Orleans,Tours,amp; Paris, quâailleurs, SC le I^yattme le regne des Lombards amp;nbsp;lâExarchat à Rauenne commêça,là ou il dura 1x4.qui Magiftrat fouuerain,côme le Lieutenant general de lâEmpereur,amp; fut deFauenne Longin Grcc le premier Exarche.
commencent. la France de rechefdiuifee en parts.
Apres la mort de Clotaire,le Royaume de France fut derechef diuifé en Thc-trarchiesparfès enfans, dont fen enfuiuit autant de malheur,que de la premiere diuifion. Les régnés de ces quatre frères ont efté à effranges amp;nbsp;cruels quâon ny voit que parricides de frere a frere,dâoncles à nepueux,amp; de pere â fils. Et eftant entree la Frace en ces malheurs par la diuiÃon de ces pays,amp; lortie dâi-ceux par fà reunion, elle y entra de rechef apres la mort de Clotaire, lailfant quatre fils, Cherebert, Contran, Chilperic, amp;nbsp;Sigibert.
le pu if ne s epard de ht :neilleure
part.
Or aduint que Chilperic qui nâeftoit pas lâaifiié, fe faiÃt incontinent du tre-for de fon per», fçaehant bien que lâargent moyenne le plus fouuent lâamitié des « Princes amp;nbsp;lâobeifTance des gens de guerre, amp;nbsp;fe ietta dedans Paris,deliberant fen -, faire Seigneur,mais les principaux des Frâcois ne voulurét oneques permettre,
pour
pour dons, menafles, ou promefles, qu on leur fifl, que lefilsaifnéperdiilfes droiôls,ne quâautre que luy iouift de la principalle Tetrarcliie. Ce qu«voyant Chilpericjôe que les freresamp; fubiets commançoient à confpirer contreluy,il fe defifta de fon cntreprinfe amp;nbsp;à celle occalion par enfemble les frétés faccor-derent que Clierebert auroit Paris,Gontran Orleans amp;nbsp;Boûrgongne,Chilperic Soiflbns, Sigibert Mets oulâAuftralie, amp;nbsp;delà enauantn y eut pas grande a- partage entre mitié entre eux. Au commancement du regne de ces quatre Ã'cres, lâEmpereur Ægt;â¢lt;âgt;â¢Â« de Grece voyant ne pouuoir refiller à la grande fureur des Lobards, qui elloiêt defeendus en Italie,rendit la Prouence aux Roys de France,affin quâils le fecou-rulTent contre eux. La Prouence ottroyee aux François, Ame qui en auoit elle Ld Prouence faiól gouuerneur par Narfes, la mit entre les mains de Contran Ro^ dâOrléans, pourcé que la baffe Bourgongne ôc le Daulpbiné, defquels elle elloit prochai-ne,releuoient de fou Royaume,Neantmoins Sigibert Roy de Mers, auquel la piel^at entre haute Bourgongne amp;nbsp;prefque toute la Sauoye appartenoit,la debattoit fort,al- pour legant la donation qui en auoit efté faiôle par la Royne Amalafunte à Theode- '* -bert Ion predeceireur,tant que les villes de Prouence efficient en grand double a qui elles obeiroient,
Cherebert autrement nommé Aribert lâailné de tous les frétés, efpotilà vne femme nommee Ingobergue, laquelle auoit auec elle pour lâaccompaigner amp;nbsp;lèruir,deux ieuncs pucelles de grande beauté, qui effioient filles dâvn poute laboureur, lâvne nommee Marcouefc, lâautre Meroflee. Cherebert en deuint fi a-amouteux quâil en cuida laiffier ladite Ingobergue.Dequoy il fut aigrement re-prins par fa femme amp;nbsp;par Germain Euefque de Paris, amp;nbsp;en fourdit vne telle noL fe entre luy amp;nbsp;ladite femme,quâil fen alla de defpit en Aquitaine,amp; mourut lâan 5(^9.au chaffieau de Blaye fur eironde à fept lieues deBordeaux,amp; effi enterré en lâEglife Sainél Romain audit Blaye, ne laifl'ant de luy aucun aéle memorable, tebert. ny aucuns enfans.
Pour reuenir au débat dâentre Sigibeà amp;nbsp;Contran frétés, qui fut du viuant de Chercbert,duranticeluy, les Lombards paffià ns les Alpes amp;nbsp;entrans enCau-le,dônerent bataille à Amé qui les en vouloir empefeher, amp;ledeffitétauecvne cruelle occifion de luy amp;nbsp;de fes gens. Apres laquelle deffiaite Contran en fit gou ^me. uerneurEnnieMumole, natif de la ville dâAuxerre, capitaine de grande expe-rience,duquel il a effié parlé cy deffus,auquel ledit Roy Contran donna vne ar- ^^n^le mee pour aller audeuant des Lobards, qui encore de nouueau effioient defeen- S. duz en Gaule,effians alléchez de la fertilité du pays. Mais leur venue ne fut pas fi heureufe quâelle auoit effié la premiere fois,carMumole les rêcontrât pres la vil- i-ofn^^rds en le dâAmbrun en vn village nômé Muffiia Celines, il le vint trouuer auec fbn ar-mee de Bourguignons, amp;nbsp;les ayans enclos entre des foffiez amp;nbsp;rochers, dont ils ne pouuoient efchapper,enfit telle boucherie , quâil en demeura bien petit fditsen U-nombre pour en porter des nouuelles en leur pay s,ffiifans dâeux aufli grande oc cifion,quâau premier paffage ils auoient faiél de François.Dont tellement firri-tetent les Saxons quâils délibérèrent de paffer en Prouêce, amp;nbsp;la ruiner,tant pour le defir quâil auoient dây butiner,que pour venger lesLôbards leurs anciés com-paignons amp;nbsp;alliez.Ils fetrouuerenttoutesfoisloing de leur compte: car Mu-mole les repouffa fi brufquement, que ne pouuans trouuer paix aticc Contran, ils furent contraints de rechercher lâamitié de Sigibert, laquelle ils defiroient plus que celle de Contran, car voyans que les Lombards ne leur vouloient faire sdxom.
CHEREBERT ROY 8.
t
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part de ce quâils auoient prins en Italie, quoy quâils fuflent participans de tous les perib, amp;nbsp;peines de leurs conqueftes, ils délibérèrent de retourner en leur Ã'remiere habitation, dont les auoient tirez les Lombards, auec promeflede eur départir la moitié de leur gaing.Mais ils ne pouuoient fi le Roy Sigibert ne leur donnoit paflagê par fes pays, pource que toutes les terres que tenoient les If /çojrfMWf François,oultre le Rhin,dependoient du Royaume de Metz,amp; la Saxe mefine, dedans laquelle ^caufe quelle eftoit vague,Sigibert auoit permis lâhabituer vn Lessueues granduombrc deSueues,qui pour leur grande multitude ne pouuoient viurc en leur pays. Les Saxons ayans du tout quitte lâalliance desLombardsjeflaye-Alpes pour retourner Mheptent le en Saxe. MlÃs empefehez de la reliftance de Mumole ils lurent cotrainds ache-pterle paflage à purs deniers, puis trauerfans le Royaume de Sigibert amp;nbsp;le deniers. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;retoumerent en leur ancienne demeure, ou ils trouuerent les Sue-
ues,qui ia par quatorze ans en auoient iouy,amp; y voyans lâaer bon, amp;nbsp;le pays al-fes fertil,f y eftoient grandement multipliez : mais non tant quâils fe penlalTent alTez forts pour refifter aux Saxons,qui en tant de guerres, amp;nbsp;pays h loingtains auoient faiôt pr'euue de leur vaillance.
. Le Roy Sigibert ne fe vouloir mefler de leur different, ains toufiours diffi-tion du nbsp;nbsp;muloit,ne penlà nt equitable dâempelcher lesSaxons de iouïr des terres,lelquel-
si^ibert. les Je fi long temps leur appartenoient, ny dâen chaffer femblablement les Sue-ues,qui par la permilfion y eftoient entrez. Le Roy Chilperic fauoriloit les cbtljpericfu- Saxons de tout fonpouuoir,pour-ce quâa là permilfion ils auoient quitte lâal-li^ï^cedes Lombards.Ce quâil leur confeilla, pour toufiours gratilfier lâEmpereur Tyberefucceffeur de luftin, auquel peu deuant il auoit enuoyé lès Am-prefent de baftà deurs auec force prefens,qui a leur retour entre autres dons apportèrent a Chilperic, cinquante pieces dâor monnoyees,chafcune pelant vne liure, dedans , nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â lefquellesfevoyoitla reprefentation de lâEmpereur trainé en vn char, amp;nbsp;lây
lifoit dâvn cofté ces mots, De t i b e avgvste PERPETVEL,amp;cle lâautre Gloire des romain s.Ce que les Hiftoriês nous laiffent efeript pour chofe digne de mémoire. Les Grecs,ny les Frâçois,ne fe loucioient gucres delà querelle des Saxôs,amp;Sueues,ny de quelle parttourneroit laviôhoire,pour ce que cela ne touchoit en rien les affaires des Lombards. Aulfi quâils preuoy-confiderit- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Slâ-æ les vainqueursdemeuteroiêt en Saxe, fans que les vaincuz euffent
t'ion. apres grand moyen de tourmenter les autres nations. Ce qui delpuis aduint,car les Saxons ne fe contentans de la moitié ny des deux parts de la Saxe qui leur ^x^nl^aux*' furent offertes pour les appaifer, voulurent contraindre lesSaxons dâen Ibrtir, sueues. nbsp;nbsp;Huec ce peu feulement quâils pourroient emporter fur leurs bras : dont les Sue-
ues entrèrent en telle rage,que pluftoft de fureur que de vaillance, ils délibérèrent combatte ceux qui tant les me{prifoient,amp; de faiôl leur donnèrent vne ba-Defiittourne' taillc,en laquelle ils en firêt tel maffacre, quâils nâen laifferent vn feul qui iamais eut feeu pourftiyure la vengeance de cefte cruaulté. Puis aifement f accommodèrent aux autres Saxons qui nâauoiêt faiél le paflage dâItalie auecques Alboin. SAU lie O- Les Lombards,firriterent grandement dequoy les François auoient permis aux s^£o^^ nbsp;nbsp;Saxos,de paffer par leur pays pour fen retourner. Au moyen dequoy ils delibe-
lesLobArds rctent aucctrois de leurs Duez, defeendre en France pour la troifiefine fois, * Tu^tr'^rtrquot; laiffé vn camp à luree pour faire tefte a Francillon Capitaine Romain, fois, craignans quâil leur baillaft à doz,ou quâil leur empefehaft leur retour. Carie demou-
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demourant des Alpes degarny de toute deffence leur eftoit facile a pafler. Vn de leurs Ducz appelle Amon courut la Prouence, pilla Marfeillc, ô^marclia i-âlt;âPyroxenes iufques deuant Aix,mais les citoyens fe rachetèrent eux amp;nbsp;leurs terres de vingt liures dâargent, lâautre nommé Zabaone, apres auoir deft ruift le pays de Diis, afliegea Valenceamp; Rhodane troiiieftne de leurs chefs, Fliina les enuirons de Grenoble. Mumolc ayant raftcmblé lâarmee Françoiie marcha premièrement contre Rhodane, amp;nbsp;par vne deftaifle le contraignit de felaiftier fort bleffé,des prochaines villes,ne luy reftant du combat que cinq cens de fes homes les plus mal armez, auec lefquels il fè retira fecrettement par chemins afpres amp;nbsp;inco-gneuzvers Zabane,auquel ayant racopté fa fortune, il le confeilla fâen retourner promptement, fi en brief il nâen vouloir receuoir vne telle. A ^uoy ficile-ment faccorda Zabane. Se retirans ces deux Capitaines, ils paÃerent par deuat ccnÃil de Syon,dont eftoit gouuerncur pour lâEmxpereur deGrece vn nommé S il ime,qui ne fe fentant aflez fort pourcombattreles Lombards, amp;nbsp;voyant que Mumole conmiunce eftoit encore trop loing,pour a temps le pouuoir fccc\urir,les laiffi paifiblemct quot;nbsp;pafler, tellement que par leur diligente fuitte, ils fefiuuerent. Touresfois lâautre Duc appellé Amon, feftant trop longuement amufé au pillage, nâofa pour la crainéfe des François repafter par ou il eftoit venu, amp;nbsp;fut contrainéf chercher chemin par fus les coupeaux des plus rudes Alpes, efquelles il perdit la plus mon. grandâ partie de fon butin,amp;; fe retira mal aifement.
En ce temps vne forterefle nommée Granuille fize au pays de T rente, fur la frontière dâItalie fe rendit a Chronique Capitaine François, lequel defiit en ba-taille Rugillon homme entre les Lombards de grande authorîté : puis hautain lonLomM. de telle'viéloire, fe deliberoit aftieger Trente. Mais le Duc de celle cité nommé Ennie, le rcpoufî'a,deffit,amp; occit. Ce font les guerres quâauoiêt lors lesFran- snmeDuedt çois contre les eftrangers ,non pour leur querelle, ains feulement pour celle des Grecs. Ncantmoins ils ne fy empefeherét point trop, aymas mieux quelles trainafTent entre les Grecs amp;: Lombard^ que lâvne des parties fut totallemcnt delFaicle, car durant tclz débats, ils faifoient toufiours quelque gaing. Si eft-ce rrdçois four que par entre-eiix ils eftoient bien plus fort efmeuz pour le partage du Royau-
mec
eCherebert Roy de Paris dcccdéfcommc il a cfté dit)fans enfans malles. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;' 7
Apres la mort dudiél Cherebcrt,fes frères ChiIperiCjGontran,amp; Sigibert en- nxfedes rrd trerent en o;uerre pour le partag-e de la fucceflion du mort, amp;nbsp;dura celle inimi- \
./ Æ' 'â nbsp;nbsp;nbsp;1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;if ⢠nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1 nbsp;nbsp;nbsp;. . nbsp;nbsp;nbsp;â â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1 r n tenir les nier
â tie quail tout le temps deleurvic,commeonvoitqueies mimitiez des rreres,amp;: nbsp;nbsp;etreUurs
des parens font de plus difficile reconciliation, que celle des eftrangers. -^oifins. Premièrement fut conuenu entre les Rois,amp; fobligerent fur leur foy,quâaucun dâeux nâcntreroit dans Paris que premier ce Royaume ne fut partagé,amp; quâo ne leurs pà ru-feeut alTeurement de quelles terres vn chacun deuoit iouyr. Contran qui e-ftoit le plus aduifé de tous délirant pacifier les differents de fes freres amp;nbsp;de luy, parens irrecS eftoit dâaduis qnâonconuoquaft lâaffemblee de tous les Euefquesde la Gaule, amp;nbsp;quâils fulîent iuges, amp;nbsp;abitres de leur controuerfe : ce quâils accordèrent du cômencerncnt,mals à la fin cela fe rompit.Car il aduint que corne SigibertRoy entre jreres. de Metz,amp; d Allemagne lâvn des frères, eftoit empelché a repouffer les Huns, qui eftoient entrez en fes pays dâAllemagne, Chilperic Roy de Soifibns fon fre- Les II uns en re efmeu dâvne cupidité qui peruertit tout droiél diuin amp;nbsp;humain,% voyant a-uoir belle occafiondâenuahir fes terres en fon ablcnce,luy courut fus, amp;nbsp;dâem-blee print la ville de Rlieims.Dequoy Sigibert fut fi oft'enfé, quâil nâeut iamais \frere.
ó'O
8.
repos quâil nâen eut eu la raifonjôc quâil nâeut recouuert ce que fon frere auoit pourfereflentir delâiniurereceue, delaiflà nt toutes autres en-treprinfes,alîiegca amp;nbsp;print la ville de Soiflbns capitale du Royaume de ion ire-L'oncleprent ennemy, èc quant quant y print priionnier Theodcbert fon neuen fis lenepue». Je Cliilperic,auqucl51 ne fit autre mal,que de le faire aftraindre par ferment io-lennel, que iamais il ne porteroit les armes contre luy,qui eftoit fon oncle.Ne-antmoins ce fermant fut bien toil faulcé, car ce ieune Prince par le commande-ment de ion ^ere,luy recomença la guerre incontinent, en laquelle encore peu tue,amp; fes gens deifaibls par vn Capitaine de Sigibert nommé Bofion.
Chilperic fe voyant le plus foible pour la perte de fon fils,amp; deffaicie de ies ho-sigihertfit meSjfut conŸrainét fe retirer à Tournay, amp;nbsp;apres celle retraite Sigibert de-meure vainqueur fit ion entree à Paris,accompagné de fon fils Cbildebert, amp;nbsp;de irunelAult iafemme Brunecliildc,OU Brunehault, fille dâAnathagilde Roy des Vifigots, mAuuAifefe- belle,iTiais malicieufe PrinceiTe, amp;nbsp;y fut receu au grand contentement de tout le peuple.Les Annalles de Bourgongne difent quâapres que Theodebert fils de Chilperic eut efté prins,Gôtran ion oncle frere des autres deux Roys,qui auoit '^^ccörden- fa confcience chargee de veoir en guerre ciuile luy amp;nbsp;ies freres,fit en iorte quâil trefreres. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;appointemét entre eux:ce qui fut lâan de falut 571.Lequel toutesfois ne
fut de grande duree, car Sigibert eftant encore vne autrefois retourné contre les Huns,Chilperic nâoublia ion naturel de prendre fon frere à fon deià uantage en fon abfence, tellement que lâayant aifailly auec vne armee, luy fit plufieurs grands dommages.Dont Sigibert conceut en fon cueur telle enuie de vengeance, quâil nây eut plus ordre de les pacifier,amp; fallut combatte à bo cillent. A celle fois auoit Chilperic pratiqué le Roy Contran ion frere, auquel il auoit faiél de grands prefens pour lâattirer aià cordelle, amp;nbsp;ainiî Contran oubliant tout deb-uoir diuinamp; humain,fe lailfa gaigner à rauarice,qui cil le plus grand de tous les maulx. QjJoy voyant Sigibert fe mit en campagne, amp;nbsp;vint rencontrer ion nep-ueu qui luy iaiioit la guerre contre ionjerment, ôc luy donnant la bataille pres dâAngouleiiiie,le dcffit,amp; tua fondit nepueu Theodebert,duquel le corps filât leué du lieu de la bataille, fut porté en fepulture à Angoulefiue. Voila ce que difent les Annalles de Bourgongne, qui pourfuyuant le fil de celle Hiiloire, diient pareillement que Chilperic ie voyant priué de fon fils, ie ià uua à Tour-nay,auec toute fa court,contre lequel fut enuoy ee vne armee pour lâailieger prendre, fil ne le vouloir rendre de Ion bon gré.
Ce pendant Sigibert apres auoir obtenu la viéloire le retira au lieu de Vitry, ou les lubieéls de fon frere Cherebert fe rendirent tous à luy , le recognoilfins pour leur Roy legitime. On ne parloir en ce lieu que de ieuz amp;nbsp;elbatemens: U veue amp;nbsp;lâaccès au Roy nâelloient refufees à perlonne, amp;nbsp;ne fe doubtoit on dâaucun inconuenient, quand voicy venir deux ieunes hommes, bons allalfina-teurs,attiltrez par Fredegonde femme de Chilperic, femme mauuaife amp;nbsp;mali-
Attire perfi diedefrereà frere.
ffAinetmplA CAlfle defrere A frere.
Z y[uArtce le plus gr And de tous les mAuîx.
Pueil pdrmy Ia loye.
Fredegonde cicufc, qui faccollaus du Roy Sigibert dâvn collé amp;nbsp;dâautre, amp;nbsp;en celle grande ffc^tience de gens, ôc au milieu de celle magnificence Roy aile, luy donnèrent parles flancs,chacun dâvne dague, amp;nbsp;le tuerent, clperans fe pouuoir fiuuer au sigibert tue', milicu de la grand multitude du peuple qui toulxours le fuy uoit. A ce malîà crc accoururent tous les Seigneurs de la court,amp; là ns autre forme de iullice, mirct amp;nbsp;defehirerent en vn million de pieces ces deux gallans qui auoient tué Sigi-^ihert tue^ bcrt.Cc quifut caufe quâo nepeut pour lors au vrayfçauoir qui auoit attitré cef meurtriers,
Zes meur
triers de St-
CHILPERICI. ROY 9. LIVREI. et
meurtriers, mais comme vne_conie61:urc fondée furvrayes caufes precedentes, fert d vue vraye preutie, on penla bien que Fredegode, auoit faiót faire ce coup, rndegonie pour deliurer fon mary Chiiperic,de la peine ou il eftoit, eftant afïiegc dedans Tournay. Brunehault (ainfi lâappellerons nous dorefiiauaftt} voyant fon mary mort,cria incontinent que Fredegonde lâauoit fiiôl tuer, amp;nbsp;fut la mefchance- MefebMceté tédâvnefemmedefcouuerte par vne autre femme, encore plfts mauuaife, amp;nbsp;en ce malheur n eut autre chofe a cueur,que de pouuoir fauuer fon filsChildebert, par yne aUquot; eftimant tous les Princes amp;nbsp;Seigneurs de fa court eftre coniurez contre elle, luy par les menees de Clnlperic, de Fredegonde. Au moyen dequoy elle e- brunehault liant lors à Paris,defccndit fon fils dedans vne corbeille par delTus les murailles ÃtuuafSÃls. de la ville, amp;nbsp;le fit fecrettement emporter a Metz, qui elloit le liege de feu fon pere,Roy dâAulIrafie. GregoireArcheuefque de Tours, dit.racomptant la eau- crego^re de fe de celle guerre,quâapres la mort de Cherebert,ou Aribert Roy de Paris,ayat ToursÃwee-Chilperic enuahy Tours amp;nbsp;Poitiers, qui elloient efeheues entre autres villes à Sigibert pour là part, apres que Sigibert eut chafîe par fes capitaines, Clouis ou Clodouee,fils de Chilperic,qui vfurpoit Tours fur luy,Clouis lâen alla allie-ger Bordeaux,qui appartenoit à Sigibert fon oncle, mais vn capitaine de Sigibert nome Sigilphe vint contre luy,amp; le challa honteufement en le pourfuyuat iufquâà Paris,amp; tua grande quatité de fes gens.Qimy fçaehant Chilperic,y ren-uoya Ion autre fils nome Theodebcrtfqui parauat auoit iuré a Sigibert fon on- .
Il te- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;⢠nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â *'1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;11 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1 X T n ' Contjuejfes
cle de ne luy faire iamais guerre) aucc grande armee, amp;nbsp;alla au pais de N eultrie, fur les pays qui eil de prefent appellee Normadie,ou il print le pays qui pouuoit appartenir sichert. a- Sigibert,amp; les citez deTours,Poitiers, Cahors, Lymoges,amp; grad partie dâA-quitaine,amp; Prouence,gallantle pays par feu,amp; par glaiue,demolifrant les mai-Ions amp;nbsp;monallercs,iniuriâtles moynes amp;nbsp;toutes fedes de gens dâEglife, ôc hon niffantla chafleté des religieufes. En quoy il fè gouuernoit comme Tyran,non comme fils de Roy, pendant que fon j^ere dâautre collé pourfuyuoit fort le Roy Sigibert, iufques à luy courir fus amp;nbsp;paffer toute la Cà pagne de Rheims.
A caufe dequoy Sigibert amaffa vn grand nombre de François, amp;nbsp;Aullrafiens, rens proches ⢠pour le venir rencontrer,^ dâautre-part vn nomméGondebault capitaine pour iceluy Sigibert, fit tant parrufès amp;nbsp;finelfes de guerre, quâil deffit la compagnie deTheodebert, amp;futTheodebert tuéeuidant efehapper, amp;nbsp;defpuis enterré enlavilledâAngoulefme. Ce qui fut caufe que Chilperic fit paix amp;nbsp;accord âuec Sigibert fon frere, amp;nbsp;puis eux deux de commun confentement fe meurent contre leur frere Contran Roy dâOrléans, pour quelques caufes non Guerre entre aflez bien déclarées par les autheurs. Toutesfois on peult bien prefumer quelles efloient legeres , puifque legerement la guerre fut rompue, amp;nbsp;la paix accordée amp;nbsp;iuree en lâOratoire de Sainél Loup de Troyes. Néant-moins incontinent apres, les deux Roys, Sigibert amp;nbsp;Chilperic,par les confèils f^âtjeguer amp;nbsp;perfuafions dâaulcuns eurent de rechef de grandes guerres enfèmble.Car re entre fre-^^ les François Auflraficns prefferent Sigibert de fiiire la guerre à Chilperic fonfrere,luy remonflrant quâils nâauoient riengaigné en fon feruice,auquel il les auoit fiüél venir, foubs promeffe de proye, amp;nbsp;de pillage, amp;nbsp;quâil les contrefrere. recompenfafl de ce quâils euffent peu gaigner contre rennemy,t)U bien quâil les mit en befongne cotre iceluy .Ainfi fut Sigibert cotraincl de pourfuiure fon frere,qui défia fâefloit defèmparé de fes forces, ayant doné congé à fes gês dâaller hiuerner en leurs maifons,amp; tellemct le pourfuiuit, q Chilperic fe retira en
62: CHEREBERT ROY 8. CHILPERIC L ROY 9.
fauueté ^Tournay, amp;nbsp;aduindrent ces cholès lâaiijyy.ou 578. auquel an dernier coneiHe/les Sigibert aflaillit la plufpart des villes de Ion trere Chilperic,les prenant Semet-t/e si^fbcrt. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;main amp;nbsp;en fon obeifrance,puis tira vers Tournay ou fon frere Chil-
peric ôc FredegondeXà femme fen eftoient fuiz,voyas que leurs gens les auoiéf , Perplexité a.\:gt;âdonneZySgt;c là les afliegea.Dont Chilpéric fe monftra fort elhahi amp;nbsp;perplex, voyant la grande puiffance quâauoit Sigibert fon frere, fçaehant aufiila grande Ãere. cruautc qui eftoit cn luy,amp; penlà louuêt aux moyens quâilpourroit auoir dâef chaper du peril de mort, amp;nbsp;de lauuer foy,{a ferne, amp;nbsp;fes enfans.Il cftoit au bout delonfenSjamp;neIçauoitquefaire, quand Fredegonde femmemalicieufe,qui auoit vne boutique de malicieufes,amp; cruelles inuentions,voyant la perplexité en laquelle il eftoit pour elle amp;c fes enfans, print deux homes les feruiteurs auf Malieieiife quels elle fit de grandes rcmonfi:râces,ôc par belles parolles ainfi quâelle fçauoit bien faire,les fuborna tellement quâils luy promirent quâils feroient là volonté. Elle leur dit quâils fortilTent hors la cité de Tournay,amp; allalfent à la täte du Roy Sigibert,amp; foubs ombre de dire quâils le vouloient feruir,amp; eftre de fon party, le tuafrent,amp; leur dit quâen ce fiiilà nt ils feroient chofe méritoire amp;nbsp;aggreable à les tnefehans Dieu,du nom duquel qui efi: tout fà inéh, les melchans le veulêt feruir en Icntre-fMnfmde nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;execLition de leurs mefchancetez.Elle leur remôftroit aulfi la cruaulté
Dien. doiit cftoit plain Sigibert,amp; corne il ne talchoit quâa deftruirc le Roy Chilpéric fon frere,amp; efpandre le fang humain,amp;en oultre que fils retournoient,elle leur :^omeÃefat- beaucoup de biens, amp;nbsp;fil aduenoit quâils fulTent tuez, elle feroit tat prier triers. pout leurs amcs,amp; donneroit tant dâaumolnes à Dieu amp;nbsp;aux Sainds, quâils au-roient remiflion de leurs pechez. Les melTagers entreprindrêt à faire le voyage, i-^nt firent quâils vindrent à la tente de Sigibert, amp;nbsp;quad ils virent leur como-dite luy donnèrent de leurs efpees à trauers le corps, fi quâil cheut fubitemét en terre. Cefte mort fembloit auoir efté prophetifee parfà inét Germain Euelquc de Paris:apres laquelle fe leua grad cry amp;nbsp;grand tumulte en lâarmec de Sigibert, dont Chilpéric qui eftoit en la ville de*rournay,quand il ouy t le bruit fefmcr-ueillaquecepouLioiteftrc,carilne{çauoitrien de toute lâentreprinlè quâauoit faiôl Fredegonde là féme,amp; eut crainte que lès ennemis eulTent affailly amp;nbsp;prins la ville par quelque endroit,de forte quâil vouloir tafeher à fenfuyr, amp;nbsp;fè fiiuuet par delTus les murs.Mais Fredegonde fia femme vint à luy,amp; luy comptant fon deffein amp;nbsp;le fuccez dâiceluy,le réconforta,amp; le lâendemain fortans de la ville,les Les Jiommes
Barons amp;nbsp;Chcualicrs de fbn Royaume qui au parauant lâauoient laifleamp; abandonné,vindrent à luy, fuiuâs la fortune, amp;nbsp;lu y comme läge bien aduifé, oubliant le defir de la vengeace les receut en là grace. Le corps de Sigiberr fbn fre re fut enterré en vue ville qui a nom Lombrus,amp; depuis le fit apporter à Sainét Marc de Soiirons,amp;: enterrer honorablement auprès de Clotaire leur pere.
Chilpéric apres la mort de fon frere Sigibert entra dedans Paris, ou trouuant Brunehault, il la fit mener en exil a Rouen, amp;nbsp;le voulant faire paifible Seigneur de toutes les villes de la France, enuoya à Rouen, fon fils Merouee pour en prendre lapolTefiion. Merouee au lieu de prendre la pof fèflîon de ladiéte ville , fe laifla prendre à la beaulté de Brunehault , vef-ue de Sigil^rt fon oncle, amp;nbsp;tellement fe fèntit efpris dâicelle, quâil ne cef fa iamais, quelle ne luy eut promis mariage , lequel elle penlà eftre iufie, pour-ce que Pretextatus Euelque de Rouen qui auoit tenu fur les fonds deBaptefme lediôl Merouee,le luy confeilloitpubliquement,amp;qucle peuple mefiaic
Ãtyuent I4 fortune.
Sagejfe de Chtlperic.
CHILPE
RIC I.
ROY '9.
Le nepueu ej^ouÃt I4 yefue de fon oncle.
Fitulteparco fetl/4fttruj/.
C H 1 L P E R I C 1. R O Y 9. LIVRE 1. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;45
mefine en eftoit dâaduis.Dont Chilpericfirrita de telle forte,que marchant con tre fon fils , il le contraignit fe fauuer auecques fa nouuelle efpou^ en vne Eglife, dontonnelepouuoit faire fortir, finon que fon pere luy promit trou-iier les moyens , par lefquels ceft inceftueux mariage feroit cftimé legitime, moyennant quâen ce pendant ils feroient feparez. LeRo}*donc alla a Rouen, ou il ^rint lâEuefque amp;nbsp;luy fift faire fon proces par plufieurs Euefques,luy met- fâ*â^ * tant a fus que combien quâil fuft bien verfé en lâEfcriture fiiii1Ele,il auoit néant-moins cofenti au mariage de Merouee amp;: de Brunehault,qui en premieres nop-
⢠ces auoit efpoufé Sigibert oncle de Merouee, amp;nbsp;quâil auoit dâauatage doné plufieurs prefens aux principaux de fon Royaumc,lcs follicitant de fe reuolter, amp;nbsp;faire fon fils Roy. Il lâaccufoit encore dâvn larcin, difimt que Brunebault luy a-uoït donné plufieurs riches meubles en garde, amp;nbsp;quâil ne luy en auoit redu que enfé de plu-vne partie,retenant lâautre pour luy. Il ne fe trouue point commet ceft Euefque.f*'^â'^ feiuftifia du mariage inceftueux. Quant aux autres charges, il fen purgea le mieux quâil peut,refpondant au fécond article de fon aceufâtion, que veritable-ment il auoit donné phftieurs prefens aux courtifims les plus fauo riz, mais câe- detEuef'que ftoit à fin que par leur moyen il peut entrer en la bonne grace du Roy. Quant aux meubles de Brunehault,il côfefta dâen auoir retenu quelques vns amp;nbsp;de peu de valeur, fe fiant en la libéralité de cefte Royne. Mais le Roy ne trouuant en fies friuoles aceufations aucune occafion de le condemner, ny confelfion dâau- .. '
cun crime, luy fit dire fecrettement quâil fçauoit trebiê que ledit Euefquc cftoit innocent,mais pource que ledit Roy nevouloit eftre vaincu,afin quâon ne lâefti-maft calomniateur,!! eftoit befoing à lâEuefque pour fqii proffit amp;nbsp;pour fauuer . fa vie,amp; pour dâailleurs acquérir la grace du Roy,quâil confefTafl en lâaflemblee poÃcipAr des Euefques qui luy faifoient fon proces,quâil auoit véritablement mis en 4 la fantafie dudit Merouee dâafpirer au Royaume amp;nbsp;dâen priucr fon pere. Car pour lâatioir leuédes fonds de baptefme il lâeut volontiers fiait Ange de Paradisâ, fil eufi: peu, amp;nbsp;quâil eftoit vray, quâ^l luy auoit perfuadé de prendre a femme Brunehault.Ce quâayant lâEuefque confefte en plaine aft'emblee, ou eftoit le Roy auec les Prélats, le Roy feferiat amp;nbsp;appellat les Euefques pour tefinoins, ôc les priant de nâabfoudre celuy qui en leur prefence auoit confefte crime tant ex- ^Eutfque ecrable,fomma les Prélats de iuger felon la côfeftion de Pretextatus, amp;nbsp;de peur que lâaccufé parlaft dâauantage, ceux de lapart du Roy le fiarfirent, amp;nbsp;luy cou- â urans la telle le tirerent de ce lieu,puis Iâenuoyeret en exil en vne ifte de la Normandie pres de Conftanccs.Cela aduint lâan de falut^So. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;EutÃque
Quant au ieune Merouee couftumierdc viure a la Royalle entre les delices pompes amp;nbsp;grandeurs de la court,il nâeftimoit le cloiftre moins fafeheux quâvne prifon,ny la vie dâvn moyne moins fafebeufe que celle dâvn prifonnier.Dlt;quoy le dotjlrfÃt-il fênuya tât quâil délibéra dâen fortir. Aquoy dâvn cofté lâincitoit le fouucnir de Brunebault (telle amp;nbsp;fi grande eft la force de lâamour quâand vne fois elle gagne Force Jef^c-le cueur dâvn ieune homme) amp;nbsp;de lâautre, le malin amp;: cauteleux confeil de quel- ,
/' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1 r nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;⢠nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1 Malice deFre
ques manuals garions que la Royne Fredegondc (remme qui awoitvne dou-^,^oâ^^. tiquepleine de mefchancetez ) auoit appoftez amp;nbsp;enuoycztout expres vers ce mmums con ieune Prince,pour luy mettre en tefte de fortir, entre autres de Boffon qui fy eftoit retiré pour la crainte de Chilperic amp;nbsp;Sigibert. Ce Boftbn auftit tué Tlif o débondé eB~ debert fils de Cliilperic:ce qui eftoit caufe q Fredegode lâen aimoit dâauantage, ^^^de^finquot; pource quelle nâeftoit q maraftre deTheodebert ny de Merouee femblablemct mary.
jî4 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;C H l L F E R 1 C 1. R O Y »gt;.
qui eftoient fils de Audoucre,felon que dit Grégoire de Tours, amp;nbsp;felon dâautres de Sgrdoere. Ce Boflon vouloir mettre ce ieune Prince au malheur auquel
baye Ãar.^ Martin de Tourigt;
UMfie Je perte otre Ãls.
11 le mit,car le tirant du cloiftre, il luy mena trois cens homes de guerre ( nombre trop petit pour combatte, amp;nbsp;trop grand pour fecrettement fe là uuer ) amp;: fe cuidantretirer, fut ptins furies frontières deîAuxerrois par vn Duc du Roy-Contran nommé Herpon, que les Annalles de Bourgongne appel-â lent Albon,Conn?ftable de Contran. Quelques hiftoriens difent que Mero-uee rhabillant de lâhabit dâvn h en valet f en alla de lâAbbaye ou il eftoit pres du Merotieefe Mans,iufques a faiiiôt Martin dc Touts, la OU il ttouLia Boflou, amp;nbsp;fe ht abfou-dreaforcepar Cregoirc Archeuelque de Tours, comme le mefme Cregoire dit.Ce quâaytnt entendu Chilperic par le mary dâvnc niepee de Cregoire,amp; par vn fien Diacre (lefquels il enuoya en exil à la iuahon de Fredegonde la femme, difint quâils eftoient efpions de Merouee ) manda à Gregoire quâil iettaft hors deladiélc Eglife fiinét Martin, cell: Apoftat Merouee ( le nommant ainfi ) oU bien quâil enuoyroit bruller toute la contrée. LâArcheuefque ne voulut obeïr à cela, dont Chilperic irrite enuoya des gens pour exécuter fon intention. Merouee aduerty de cecy deflogea de la, mais ce pendant il fut en grand danger dâeftre tué par latrahilon de Boflon , auquel il le fioit, carFredegon-^nd^yeult deauoit trouué moyen de le pratiquer, luy promettant de grands dons fil tromper Me- vouloit fuTe fortit Metouee à Certains iours hors lâEglife, amp;le mener envn jjgy çPç enuoyroit gens attiltrez pour le tuer. Ce que fit Boflon mais ceux qui fè deuoient trouuer là , nefây trouèrent pas pour lâheure. Neantmoins h pauure Prince Merouee ne veiquit pas long temps apres,pourcc quâeftant forty de fiiinél Martin de Tours, felon la deliberation de Boflon, amp;nbsp;ce peu de gens quâils auoient auec eux,comme il a efté dit cy defrus,voulut fè retirer auec Bru-nehault, que Chilperic (comme difent aucuns) auoit rendue à fon fils Childe-
Zojfoncorro-
bert Roy de Mets : mais voyant que les Auftrafîens ne le voulurent reccuoif, fl fen nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Champagne esgnuironsde Rheims, ou il fut trahy amp;
rouet. affiegé en vue bourgade par ceux dâvne ville qui fe difoient le vouloir receuoif pour leur Seigneur, amp;nbsp;la fe fit tuer par vnfien valet, nommé Cade, ou Galene, ou Garlene,depeur de tomber vif entre les mains de fon ennemy. Voila deux opinions diuerfes fur ce faiél:, le different defquelles nous ne pouuons iuger, tant y a que la plus part des Hiftoriens recitent, que Chilperic inuenta cefte fourbe pour fe purger du meurtre de fbn fils, que véritablement il auoit faift tuer. Ce qui aduint lâan de falut58i. ou 583^
En cefte fà ifonregorgeantede tant dêcrimes, amp;nbsp;de parricides, lâEftat delà France eftoit tat piteux amp;nbsp;mifcrable, de voir le pere faire tuer le fils à la fufeita-Mtferable nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;concubine, de voir vne villaine commander à ce Royaume, y faire
MtferMe
FrMce.
eftat de la fititc tous les meurtres quâelle vouloir, la France eftre defchirce en tant de parties, ôe fà nglante de tant de parricides,quc la plus part des villes amp;nbsp;Seigneuries de la France ne fçauoiêt à quel Rov obeïr. Et durant les régnés amp;nbsp;diuifions reprint fin de ces quatrclt;freres enfans du Roy Clotaire premier,ou de leurs enfans,la pau-wpoj ,^,jue ure France ne fut quâen trouble amp;nbsp;calamité, iufquâa ce quâelle vint obeïr à vn à yn nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;foubs lé Roy Clotaire deuxiefine du nom^comme il fera dit cy après.
fettl. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Sur ces entrefaiéles Childebert fils de Sigibert Roy de Metz,fè plaignoit de
ce que Contran amp;nbsp;Chilperic fes oncles paternelz auoient vfurpé fur fbn Eftat, toutesfois pource quâil les voyoit nâauoir point dâenfans,ôe quâil fattendoit a la fucceft
iîicceïïion de leurs Royaumes,il defifta de la demande quâil leur vouloir faire, Car le Roy Chilperic nâauoit plus de fils,ayat perdu les vns en guerre,les autres par maladie, ou par le parricide de û femme Fredegonde.Or comme off dit que de mauuailcvie huuuailefin,ainà aduintilà tous ces quatre Rois freres,lel-quels ayans -mal vefeu, aufli moururent ils tous malheurlt;ÿ.ilement. Cherebert laiÃie adonné a toutes voluptez amp;nbsp;ayant chafle fi femme legitime mourut fins hoirs, apresauoirrcgnéneufans,randefilut573.Sigibertp(^irfuiuantlon£re- cherebert te Chilperic, amp;nbsp;lâayant alîiegé dedans la ville de Tournay atiecqucs la fern-me Fredegonde, deux meurtriers attiltrez par elle, allèrent au camp de Si-gibert, amp;nbsp;le tuerent le quinziclme an de fonregne, lâan de nollrc filut, 584. nbsp;nbsp;nbsp;sichert tue.
Chilperic ayant lafclié la bride à toutes voluptez, chalfi fa femme légitimé Audouerevertueufeamp;: fige princeire,pour complaire à fi cocubineFredegon- cypericcoif de, amp;nbsp;depuis efpoufi Gallbnde, fille du Roy Athanagilde dâEfpaigne,promet-tant chaffer ladite Fredégonde. Mais il eftoit fi coiffe de lâamour de Fredegonde, quâen fin il lâefpoufa, amp;nbsp;à la fufeitation fit eftranglcr Galfonde, amp;nbsp;tuer les fils Merouee amp;nbsp;Clouis, amp;nbsp;impofèr fur Ion Royaume vne infinité de tailles,gre- cmuxtc nances foules. Toutes ces chofes rendirent Chilperic tant hay de fon peuple, quâapres fa mort mcfme il ne fut aucunemét regretté, eftant vne choie couffu- fcttittion de miete, que iamais les miuuais Princes durant leurs vies ne font aimez ny apres tredegende. leur mort regrettez, amp;nbsp;celuy qui veut eftre viuant bien aimé, amp;nbsp;apres là mort c-ll:imé,doithonnorer fi vie de fi vertueufes aélions, quelles luy puiffent donner nbsp;nbsp;'regreuéi.
^pres fl mort vne bonne renommee. Les régnés de ces quatre frétés furet malheureux , mefinement celuy de Chilperic, eftant plain de parricides, paillardi-fesamp; exaélions fur fon peuple. Aulli durant iceux plufieurs prodiges aduin-drent, qui furent les vrayes prognoftiques des guerres ciuiles dâentre ces frétés, Lesregnes amp;nbsp;dâvne dyffcnterie amp;nbsp;peftilencc Vniuerfolle,de laquelle mourut vn peuple infi-ni,mefmemêt les enfans du Roy Chilperic:amp; difoit le commun peuple,la voix duquel a fembléfouuent eftre la voix deDieu,quecesmaux auenoientparpu-nitio diuine, amp;nbsp;pour les grades chargcs,amp; exaéfios de tailles amp;nbsp;de fubfides, que Chilperic mettoit fur Ion peuple à la fufeitation défi femme Fredegonde,amp; -Dw*. pour les cruautez quâil exerçoit: amp;nbsp;difent quelques hiftoriens que Chilperic par punition diuinc,deuint comme tout infenfé,amp; puis apres fe repentant de les ex-actions fit aporter tous les liures des impofitions, tailles amp;nbsp;gabelles, quâil auoit ne. mifes fur fonpeuple,amp; de fes propres mains les mit au feu. Le moine Aimoinus »»ÆÂ»Æ* dit quâil fit cela par le conleil de Fredegondc,mais il cft mal-aifé à croire quâvne {(mauLiaife femme comme eftoit Fredegonde luy euft doné ce conleil,car à fi lufeitation il auoit fait mille maux pour trop aimer cefte paillarde, bien quâil ne fuit pas réciproquement aimé dâelle; car elle aimoit vn feigneur François nommé Landry de laTour, ou felon quelques vns, Landrecy, Duc amp;nbsp;Maiftre de la Cheualerie de France,amp; Maire du Palais,amp; autrement Gouuerneur amp;nbsp;Duc de ^mouià dry France, du teps de Chilperic, amp;nbsp;fut le premier qui entreprint de vouloir exer- ^tlaTow. cer amp;nbsp;tenir les deux eftats amp;: offices de Duc de Frace amp;nbsp;de Maire du Palais,que Ælt;â¢Â»Â«# depuis on a faulfement appellé Conneftable, comme nousauons amplement deuxeflMs difeouru au troifieme liure de lâEftat ôc fucces des affaires deFrancc.Depuisce Landry iufques a Pepin perc de Charles le Grand, plufieurs feffoicerent de te- durabis. nir les deux eftats de Duc de France amp;nbsp;de Maire du Palais, corne il fera dit en leur lieu.Chilperic doneques ne fcachant lâadultere qui ordinairement fe corn- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'
mettoit en fa mailon, ôc le laiftà nt aueuglement mener amp;nbsp;conduire aux pipe-LesmefehAtt- ^îes de fa femme, cautc amp;nbsp;malicieufe, ainli que telles femmes fçauent piper r« femmes leuts iiÃi'iz, amp;nbsp;pat flatteries,belles parolles, ôc mines leur clorre les yeux, pour â '^leursm2i':f. ncvoirpoiiit cequclaraifoiileutCommandedcvoit,elle luyfit vn fils nom-â mé Clotaire, dont ie pereferefiouïffoit fort, mais celle ioye ne luy durague- â , res,car quatre mois apres la naiffance de fon fils,il fut malheureulement tué par
NatJfAnce du . nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;i i zr ⢠i t - i nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â r nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â
i{oy clotAtre. la malice de ladióte Frcdcgode,amp; par le deilein de Ladry.Ce qui rut vn vray lu-chilperictue'. gemct deDieu,qui ne voulut laiffer impunis tat de maux amp;nbsp;cruaultez qChilpe-ricauoitfaites.Vniour quâil vouloir aller à lachaffe,eftant tout botte amp;efpe^ róné, il entra dans la chabre de là femme, amp;nbsp;la trouua quelle fe pignoit, ayant fes cheueuj^elpâduz fur Ion vifage qui le couuroicnt.il approcha fecrettement
PAToUesf^Ait nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;d'vne baguette quâil tenoit en la main,luy dona vn coup fur le derriere
[Ardes deFre de la tcfte.Elle qui péfoit que ce fut Ion adultereLâdry,luy dit,Il me lèmble,mo
yettlt.
Douleur d yn ntAry
Landry,quâvn bon Cheualier doit toufiours frapper par deuant,amp; non par der- â riere. Dâautres difent quelle dit, Landry, pourquoy frappez vous par derriere, â frappez par deuant li vous en auez enuie, car ie croy que le Roy loit party. * Qi^y quâil en foit,rvne ny lâautre relponce ne vault gueres,amp; ne pouuoit eftre oit gueres plailà nte à vn mary. Le Roy oyant ce beau langage, entendit à demy fins qu,l ne mot plus quâil nâen vouloir fçauoir,amp; fecouant la telle fen retourna vers fes gés quilâattendoientpouralleralachaffe. Toutleiour il ne fit quereluer amp;fon-ger aux moyens quâil pourroit trouuer de tuer Landry amp;nbsp;Fredegondc,amp; auoit en telle le mal que telles occalions doiuent donner aux mariz. Dâautre collé Fredegondefeftantapperceuedefafaulte,ledit à Landry, qui comme aduifé
Fiudt preue-ntr fin enne-my.
Chilperic tue.
quâil eftoitjuy dit quelle ne fe deuoit foncier de cela,amp; quâil y mettroit vn bon ordre. Et fuiuant lâopinion de ceux qui difènt quâil ne fault iamais donner à fon â cnnemy, temps de penfer à la vengeance, ains fault le preuenir, Landry parla à â deuxdefes plus fidellcsfcruiteurs, enuers lefqtiels il fit tant, quâils tuerent le Roy,comme il reuenoit au foir de la clialTe, accompagné feulement dâvn page. Ces meurtriers auoient 11 bien preueu flieure,amp;le lieu de leur homicide^ amp;nbsp;le .Afiucedes commirent fi loudainement, que chalcunpenlant que le Roy eut efté tué par wfw/r/w. eftrangers, on courut dedans la foreft pour les prendre, ou la comune voix difoit quâils fell oient retirez : amp;nbsp;le là uuerent les meurtriers faignans eftre des plus empelcbez delà troupe,à pourfuiure ceux qui auoient faiôl le coup entre vn grand nombre de gens qui tout incontinent le trouuerent en ce lieu. Ce pi-LA faeondu teux cas aduint à Chelles pres Paris.Les Chroniques de Frace difcnt q les meur
meurtre.
Cautelle des nteurtriers.
triers,de coufteaux amp;: de poinirons,donnerent au Roy plufieurs coups dans la ⢠gorge,amp;parmy lecorps:tellemcnt quâil cheut mort à terre. Lors commencer rent ceux mefines quilâauoient occis à ce reculler loing du corps,ôc à faire grad clameur, amp;nbsp;à crier,hay,hay,le Roy eft mort; Childebert Roy de Metz Ion ncp- â FAulfe A(cn- ueulafaidttuer parfcs clpions, qui incontinent felont misenfuitte. Lorsfaf â jAtiodemeur nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;plulicurs perfonnes tout autour du corps du Roy,dâaucuns en yeut
qui montèrent fiir leurs cheuaulx faignans aller apres les meurtriers, mais ils nâallerent pas loing, ains f en retournèrent, car ils Iccurent bien comment le cltilperlce». meurtre auoif efté faiél. Le corps de Chilperic fut enterré en lâEglife Saincl ^ce^t^n'T nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fà inél Germain des prez ,amp; en mémoire de ce, fur
là fofte à la difference des autres Roys qui y font enterrez, eft mis amp;nbsp;polé fur la reprclèntation SfC lèpulture,Yn Roy qui tient là main à là gorge« Voila la vie amp;nbsp;lafin
CHILPERIC I. ROY 9. CLOTAIRE i. ROY lo. s, k fin dll Roy Chilperic,qui fieftimoit, comme difeiit nos Chroniques, plus fa-ge, que ceux qui portoient la clef de fcience gt;nbsp;amp;nbsp;ne tenant compte quelles rai-Ions tirees de Ion cerueau. Il fit vnc Ordonnance du tout contraire a la Foy de 1 Egide vniuerlSle,voulant que tous les Euefques prelchaflent que la Trinité ne confifte point en la diRinélion des perfonnes mais que feulement il la fault opinion de appeller Dieu, comme ainfifoit (difoitdl ) quâil eft indigne qi^e Dieuperfonne chilpemtou foiteftimé eftre de chair comme vn homme.Ilpaffoit encore oultre,difant que le Pere eft celuy meftne qu eft le Fils, amp;nbsp;que le Sainél Efprit,eft le meftne que le Pere amp;nbsp;le Fils, amp;nbsp;aftermoit qu ainh le portoit le teftnoignagne des Peres, amp;nbsp;des Prophètes.âMais les Euefques cotredilà ns a cefte enragee folie,amp; luy mon-ftrans fon erreur, par la grace de Dieu,il fe defifta de fa pourfuitte* amp;nbsp;ne parla chdperic fé plus iamais de cefte opinion, abiurant ce quâil enauoit dit comme chofe indi-gne dâvn Roy de France, fur le throfiie de laquelle ne faftift iamais aucun He-retique. Pour voiries qualitez de ce Roy paindtes au vif, il fault voir ce que conditions â¢â Gregoire Archeuefque de Tours,qui viuoit de Ion temps,en dit. Il faccagea dit ckilperic, â il,amp; ruina plufieurs regions amp;nbsp;citez. Dequoy il fcliouyftbit tout ainh que fai-â foit Néron voyant brufterla cité de Rome. Souuent il failoit mourir les ho- crudulte'i^^ ââ mes pour auoir leurs richeftes, amp;nbsp;de Ion temps il y eut fort peu dâEuefques ap- chtlpem. â peliez aux Euefehez, pour leurs vertuz amp;nbsp;mérités. Ilauoit à contre cueur les â caufes des pauures, amp;nbsp;ne cefl'oit de blalphemer, amp;nbsp;mefdire des Miniftres amp;nbsp;â Prebftres de noftre Seigneur,h quâeftant en fon particulier, il ne faifoit des ri-quot; fees dâautre cas,que dâeux, amp;nbsp;ne fçauoit fe mocquef dâautres que des Prélats,amp; ⢠â des chofes dâEglife,nâayant rien en plus grande deteftation que lâEglife, amp;nbsp;pour ⢠monftrerreffeôtdefahaine,ilcairoitfouuentlesteftaments de ceux qui don-â noient à leur Téple quelque choie de leurs biens, amp;nbsp;empelchoit quâon nemit â a execution la derniere volonté du Roy fon pere, amp;nbsp;de fes predecelfeurs. Qi^nt p^es dé quot;nbsp;a fa defbauche amp;nbsp;paillardilé,on ne fçauroit rien penfer quâil nâait mis en oeuure, â nâayant autre loing,que dâinuenter touÃours quelque moyen pour tourmen-â terfonpeuple. Siquelquâvnmelprifoitfes commademens,ilauoitles yçuxar-« tachez pour fl penitence, amp;nbsp;il nâayma iamais perfonne de bon cueur, iamais chUperi^do^-« aufli aucun ne luy fut bien afife6lionné,amp; câeft pourquoy luy eftant mort, ne fe »tp ceux trouua iamais homme qui tint compte de luy, ou fe fouciaft de venger fa mort â amp;nbsp;maflacre. Voyez ce que ce bon Euelque en dit, amp;nbsp;quel deuoit eftre ce Ty-ran:puilquevnhhommede bieneft contrainéh de le paindre au vif de toutes , fes couleurs,pour deterrerles autres Roys, de fuiure lâexempledâvn Princeli deteftable que fut ce Chilperic.
Chilperic mourat laifta Clotare deuxieme du nom Ion fils aagé de quatre mois,lequel les François firent leur Roy. Contran oncle paternel du Royen-faut, ayant entendu la mort de Chilperic fon frere,vint à Paris la ou il print le j^qy io, gouuernementdefondi(ftnepueu,auquelilfe portafidellement. Maisdeuant 5 que venir a parler dudiôt Clotaire, nous parlerons de rechef de ce Contran freie de Chilperic,amp;parmelmemoyen de Sigibert,amp; de Cherebert,Rois de France, tous frcres,pour-ce que cela fort à lâFFiftoire . Et premièrement Contran apres la mort du Roy Cherebert fon frere eftant déclaré Roÿ de Bourgon gne, Sigibert fon frere fut marry de la grandeur du Royaume de fondiél fre- /alouÃe dé re, tellement quilfitvnefecretteentreprinfedeladefpouillerde lès S eignen-ries. Pour a quoy paruenir,il fit grolfe aflèmblee de gés, melmes fit efmouuoir
CLOTAIRE ï; ROY lo.
t
Fon-« de si- toute lâAuuergne foubs la charge de Firmin,Comte de Clermont.Dâautre part fôtfiereGon A^ouagrc Capitaine de Sigibert,menant yne puifl'ante armee dâAuftra-*rlt;tn. flens, amp;nbsp;en ceft arroy vindrent aifleger la cité dâArles, ville capitale du Roy-Fnm-f nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;jg Bourgon^ne, laquelle fe rendit de prime face, amp;nbsp;ces deux Capitaines
contraignirent les habitans, de faire le icrment de fidelité amp;nbsp;obeiflance au Roy Sigibert. Deque^ eftant Contran aduerty enuoya foudainement Celfe Maire Frinfed^- de fon Palais, auecques toutes les forces,leqLiel dâentrec print Auigno, amp;nbsp;delà gj^ Arles, laquelle il commença dâenuironner dâvn fort flege. Quoy con-flderantlâEuefque de la ville nommé Sabauder perluadaaux Auftraflens faire vnc faillie fur les Bourguignons du flege: ce quâils firent dâvne telle violence ajjie^cMs. quâiccnx Auftraflens furent hachez la plus parten pieces. Le refte iêvoulans retirer en la ville trouua les portes fermées, tellement quâeftans ^ourfuiuiz, ih Tromperie furent dcflaits ciitre le camp des Bourguignos,ôc les portes de la ville. Enquoy fddkT/on lâEuefque les trompa : car leur ayant perfuadé la faillie, il leur auoit promis de A?/. iesreceuoiren la ville, cas aduenant quâils fulTent vaincuz. Toutesfois il ft monftra ferme amp;fidclle feruiteur amp;nbsp;fubieét de fon Roy,amp; Seigneur Contran , car voyant les Auftraflens pres des portes amp;nbsp;murailles, il attiitra des gens de guerre, amp;nbsp;les habitahs de la ville, qui à force pierres aflbmmoient les Au-ftraflens. Ce qui le peult retirer de cefte infortune, fe voulant là uuer à la courft tira vers le fleuue du Rhoflie, amp;nbsp;le mettant fur les targues, amp;nbsp;pauois feflay*'!
s ItLü' 7 pafler,mais le fleuue impétueux tira en fond la plus part de ces pauuies fl nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;I t nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â¦-» ItA Z^ZÃl^V nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;I A Z* I « 1 « A nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;I Z« f
Kliofne.
des eaux. Les deux Capitaines Firmin, amp;nbsp;Adouagre ayans efté prins prifon-niers,furent renuoyez parCelfèBourguignon,fansauoir aucun delplaiflr. Câeft la piteufe yflue de lâentreprinfe de Sigibert contre le Roy Contran foo hraudecli frcre. Tels furent doneques les régnés des enfans de Clouis,amp; des enfans defts
ttif.
enfans plains de parricides, de meurtres, de cruaultez, amp;nbsp;de fà nglantes guerres ciuilcs, par lefquelles ils affoiblireftt grandement leur race, amp;nbsp;leur Royaume, qui fut longuement affligé amp;nbsp;defchiré en pieces,amp; ne peut iamais cftrc en repos(comme iï a efté dit)iufquâau regne du ieuneRoyClotaire,auqucl il coiu-mença a reioiiidre en vn,tous fes membres couppez amp;nbsp;tronçonnez, ôc de manque quâil eftoit, il dcuicndra par cy apres parfaiél amp;nbsp;entier.
FIN DV PREMIER LIVRE.
HI L P E RI c ayant efte ainn malheureuiement tué Clotaire z, par les meurtriers attitrez par Landry de la Tour adul-tere de la Royne Fredegonde, elle pour couurirdâvn meÃne voile Ion adultere amp;nbsp;fon crime,fit incontinent entendre la mort de fon mary à Contran frere dâice-luy, amp;nbsp;le fit prier de venirlatrouuer, tant pour faire informer de ce meurtre,que pour prendre la charge amp;nbsp;tutelle de la per/onnedu fils deChilperic amp;nbsp;dâelle, a-ueclâadminiftratiô du Royaume.Cefte mefchate femme qui eftoit capable de faire amp;nbsp;commander toutes
mefchancetez, puis quelle auoit fait tuer ion mary, fans compter les autres meurtres quelle auoit fait ,ou fit faire puis apres,ne defiroit rie moinsque la venue deGotran vers elle,car elle craignoit que ce bon Prince fit deux chofes toutes contraires à fon intention, lâvne quâil fit informer du meurtre commis en la perfonne du Roy Chilperic fon mari, amp;nbsp;«que par celle information elle en full freJe^ontle. trouuee coulpable, amp;nbsp;lâautre quâil print le gouuernement du Royaume de France, quâelle vouloir leule auoir,tant pour fexempter de la recherche amp;nbsp;information dudit meurtre , que pour la douceur qui confifle audit gouuernement, amp;nbsp;meimement quand il tombe entre les mains des femmes qui le trouLient beaucoup plus doulx que les hommes, comme chofe à laquelle leur condition nâell accouftumee, amp;nbsp;leur naturel nâell aucunement pro-^quot; pre. Elleluy failbit tenir ce langage pour faire bonne mine, amp;nbsp;pout ce pen- a^muemer, dant faire celTer les crieries du peuple ,qui au commancement de cenouueau regne commançoit «à murmurer de ce quâvne femme commandoit en vn Royaume , de la fuccelfion duquel lâancienne loy de la France excluoit lesyâ//*^^o»«-femmes,difant que puis que les femmes cfoicnt déboutées de lâheritage Sc üic- »fmement ceflion dudit Royaume,elles deuoient à plus forte railon ellre exclules gouuernement amp;nbsp;adminiflration dâiceluy. Voila les bruits du peuple, qui le plulTouueut ne fçait ce quâil demande, amp;nbsp;qui fe forge en la telle dâellranges fan-tafies amp;nbsp;dilcours. Fredegonde efeoutoit tous ces bruits, amp;nbsp;voyoit que le peuple defiroit Contran pour Gouuerneur amp;nbsp;Regent come le plus prochain prince du fang Royal, amp;nbsp;que défia fe drelToient des alTemblees, pour pouruoir au gouuernement de lâenfant amp;nbsp;duRoyaume.Adonc elle le fit appeller pour complaire au peuple,mais pour fe defeharger de lâvne amp;de lâautre crainte fuldite elle cômandaà ceux quelle enuoya vers ledit Contran, de le tuer fils pouuoient. tuer contra.
1.
foKuent des troubles.
Gontraff qui fçauoit bien que celte mefehante femme auoit fait tuer fonma-ry, amp;nbsp;quâelle auoit donné charge de le tuer, dillimula pour lâheure lâvne amp;nbsp;1 autre melchanceté, pr^âferant le bien des affaires de fon ncucu à fon intcrcll particulier, pour ne troubler le regne de ce ieune Prince à fon commencement, qui nâauoit befogig dâaucun trouble, eftant a craindre que lâenfance du Roy, ôc la mauuaife vie de Fredegonde fa mere en excitaffent affez dâeux inclines, d 'Geuueme- autaUt quâil cft loLiuent auenu en plulicurs eltats quelegouuernemêt des fena-^ntde jem i-ncsy a apporté du trouble,amp;: quc renfint,voire mefme le ieuneaagcdâvn Roy a efmeu des faétions amp;nbsp;des {éditions en {on eflat,qui font produiéles par le mépris que font couftumierement les fubiets de leur Roy quand il eft bien ieune, amp;nbsp;par lâambition à laquelle chacun eft pouffé {ans aucun re{peót: ny deuoir durant la ieunelfe dâvnRoy,de manier les affaires. Celle mauuaife femme doiic-
fidélité' de tons ferui-teurs enuers leur teune Trinet.
-ques voyant que Contran nâauoit peu eftre tué, plia bagage, (erra tout ce que elle peut {èrrcr,amp; le donna en garde à Raguemond ou Ramont Euefque de Pâ'i' ris pour fen ièruir, Ãc fen fuir atout cela , fil aduenoit que Contran ou quelque autre luy vouluft faire quelque outrage. Ce pendant les Treforiers amp;nbsp;les principaux amp;nbsp;fideles fèruiteurs du feu Roy Chilperic fc fà ifircfit de tousles trefors dâiceluy,amp; les donnèrent en garde à Chilperic Roy de mets amp;nbsp;de Bour-gongne , fils du feu Roy Sigibert, pour empefener que Fredegonde ne feii fii-fift ,amp; pour le garder au nom du ieunc Roy. Contran qui auoit vne fingulierc Contran affe affeôhon au bien de la France ,amp; vn louable defir de contenir toutes chofes en
f nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;eftat, amp;nbsp;en douceur durant lâenfiincc de fon nepueu,amp;adoucir la rigueur
J'ynlt^oyfor temep^rts.
m^et^du^^y. dcs playesdes mauuais deportemens de Chilperic, craignoit ( comme il adulent touliours aux régnés des Rois cnfans)que quelques troubles fclleuaf-lènt.Dont pour y doner quelque rcmede,il fut dâaduis que ledit Roy enfant fut porté par toutes les villes de {on royaume,pour eftre veu de Ion peLiple,amp; pour cfmouuoir par {a prefence fes fubiet^à pitié amp;nbsp;a la reuerence de leur Prince. Quelques Seigneurs furent dâaduis du contraire, difans,que lâenfiince dâvn Ro/ * engédre toufiours le mefpris,amp;encor plus quad on voit hors de pouuoir de co- â mander,celuy qui le deuroit faire,amp; quâil {croit meilleur de pouruoir par autre * voy e aux affaires,{à ns expofer à la veue dâvn chacû,cc qui doit eftre gardé cónic vne chofe {à inte {ans la profaner.Toutefois lâopinio de Gotran fut la plus forte, amp;nbsp;ain{i fut porté lâêfant de ville en ville amp;dcprouince en prouiiice,là ou le Roy Contran luy faifoit prefter le ferment de fidefité,amp; fiiifoit venir tous les habitas, aulquels au nom amp;nbsp;en la prefence du petit enfant il failbit de belles remonftra-ces du deuoir des {ubiets enuers leurs Princes, en les exhortant à honorer amp;: aimer leur Roy comme leur Prince naturel,ordonné par le fouuerain Dieu,amp; luy eflre plus obeiffans quâils nauoient efté aux autres Rois, en les réconfortât dâvne bonne efperance d auoir quelque iour vn bon Roy en Clotaire. Et dâautat que polfible la mémoire des cruautez, exaélions Sciniuftices de Chilperic euH peu rendre le regne du petit enfant moins agréable, pour crainte quâon euft^i^ quâil {croit tel quefonpere, amp;nbsp;à celle occahon remuer quelque trouble, Gon-ftran perrqf ttoit à vn chacun de venir faire fes plainéles de ce que Chilperic lu/ flaintet auoit fiiél, luy en falloir faire reparation fur le champ, amp;nbsp;Rir tout rendit aux
g^nÃran-te de Gon-tr^tn auxfu~ tells du
Egliles ce que Chilperic leur auoit ofté, pource que câeftoit lâvne des principales chofes dont le peuple qui elfoit fort deuotieux fe plaignoit.
Contran
CLOTAIRE 1? ROY loT LIVRE IL
Gontranayant pourmené fon petit nepueu par la plufpart des vill^ de {on ⢠Eftat, il le ramena à . Paris pour lây faire nourrir,amp; ce pendant pouruoir aux affaires de fon Royaume. Et comme chacun veult auoir part au gouuernemenr, durant lâenfance amp;nbsp;ieuneffe du Roy,Chiidebert couhn gewnain dudit Roy enfant vint à Paris pour fc fà ifir défi perfonne, difant que par droiâ: naturel il cftoit appelle au gouuernement du Roy amp;nbsp;de fonRoyaumt durant fa mino-/'âJ^quot;*^^,r* rité,amp; couuroit fon ambition des couleurs fpecieufes d'efquelles ont accou-{fumé dâvfer ceux qui veulent gouuerner. Mais Contran cognoiflant lâintention de ChildebertjOU voulant commander feul fans compagnon, luy fit fermer les portes de la ville de Paris. Dequoy Childebert offcnfé délibéra fe van- couleurs amp;~ ger,amp; fur cetrouuant vne nouuelle occafion de quereller Contran, enuoya vers luy fes Ambaffideurs,pourluy demander bipartie du Royaume de Bout-gongne que ledit Contran auoit (difoit-il ) oftee à Sigibcrt, pere dudit Childebert. A quoy Contran refpondit quâil nâauoit ofte aucune partie de laBour-gongne a Sigibcrt, ains que ce quâil en tenoit câcRoit par accord fait entre le- Sage refpof)-dit Sigibert luy, amp;nbsp;quâil ne quidleroit iamais la Bourgongne par force, ains fâ' pluftoff par douceur amp;nbsp;libéralité . Childebert Ce voyant refufé de cela, amp;nbsp;dc-firant trouucr quelque occafion de faire guerre a fon oncle, renuoyafes Am-bafladeurs vers luy,le prier fâilvouloir que luy amp;nbsp;fondit nepueu demeuraf-fent amis, ôc fâil auoit enuie de monftrer quâil cfioit iufte, quâil luy enuoyaft Fredegonde pour en faire la punition,comme de celle qui auoit fait tuer Sigi- ât: bert pere deluy, amp;nbsp;Chilperic mary dâelle commis plufîeurs autres cri-mes.Contran luy refpondit quâil nepenfoitpasque Fredegonde eufl fait ce dont on lâaccufoit, amp;nbsp;que quand bien ainfi feroit, il ne feroit pas honnefte de enuoyer au fupplice vne femme, qui auoit receu ceft honneur dâauoir efté femmedâvn Roy,ôc qui eftoit maintenant mere dâvn autre Roy. Les Am- \oynes. bafladeurs irritez de ce fécond refus, dirent en colere au Roy Contran,que puis quâil ne vouloir faire ny permettre quâon fit la iuflice , il fe pouuoit afleurer de mourir de la façon que fon frere Chilperic efioit mort. Ce qui offenfà tellement Contran , quâil les fit rudement tirer hors de fon Palais, de leur fit ietter de la boue ôc des pierres auecques pluficurs autres fortes dâignominies.
Toutes ces chofês,tant les refus fufdits que lâoutrage fait auxAmbaffadeurs, irritèrent le nepueu contre lâoncle, de lâoncle contre le nepueu, de les fit en-treten guerre. Contran rauorifant Fredegonde , qui! auoit amadoue de belles neue». parolles pour nâeflre contraint de la mettre entre les mains de fes ennemis, luy confeilla de fc retirer en Normandie, là ou cefté femme feftant retirec,amp; ne ceffantde proieéler toufiours quelque meurtre dans fon efprit fà nglant, fça-chant que Pretextatus Euefque de Rouen,que fon mary Chilperic auoit faiét mettre en prifon pour les eau fes cy delTus declarees,auoit elfe deliuré par Contran, elle enuoya deux ieunes gallans qui le iour de Pafques donnèrent in-finiz coups à lâEuefque dans fon Eglile mefmes , dont peu de temps apres il mourut. Et bien que ce meurtre fuft faiéf en la prefence du monde, de en lâEglife , pas vn toutesfois nâofà faduancer pour lâempefclier . En ce-* la peult-on bien voir quelle elf la puill'ance des grands qui donne aux » cueurs, aux iugemens , de aux difeours des hommes vne fecrette liberté de » blafmer leurs tyrannies, mais offe la force aux bras pour y refiffer..
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CLOTAIRE 2,: ROY lóf
⢠nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;LâEuefcÿe eftant blefle à , mort amp;nbsp;emporté en fa chambre, FredegonJe qui îôfS
ef}oit à Rouen, lâalla vihtcr comme li elle neuf! point elle caufe de fa mort, èc * commeniça de le conloler, difant eftre bien fort marrie de ce malheureux aôle, mais lâEuefque qui ^ur fe voir fi pres de la mort ne craignoit plus rienduy dift cnlaprefcnce de beaucoup de gens,quâelle en eftoit la feule caufe.Le Roy Gon
⢠tran enuoya trot? Euefques de les pays pour en informer,amp; bien quâil fut trou uéque Fredegonde lâauoitfait fairc,li eft-ce quâil nâen fut autre choie, amp;nbsp;elle [xutre pro- non contantc de cela pratiqua vn ieune homme nommé Holderic pour aller ^rnere du Roy Childe-gpnde. bert.Mais meurtrier delcouuert deuant que venir à lâexecution fut fouetté par Brunehault, amp;nbsp;renuoy é par moquerie à Fredegonde, laquelle ellant ac-couftumee au lang amp;nbsp;à la cruauté fit couper pieds amp;nbsp;mains à ce gallant,amp; ainfi le lailTa aller,lbit quelle fut olfenfee contre luy,de ce quâil nâauoit Iceu executet là charge,foit quelle voulufl: par cela monllrer quelle nâauoit iamais commandé ce meurtre.
Comme ces cruautez de celle mauuaife femme fexecutoient,Contran qui cftoitleul gouuerneur auprès du petit Roy Clotaire,eut dclîr de fçauoir qui c-fnform^tto» ftoient ceux qui auoiêt tué le Roy Chilperic fon frcre,du nobre delquels le troU ria vn nommé Cherulphe premier Chambellan dudit Roy .Cherulphe le voyat aceufé le voulut là uuer en lâEglife SainélMartin de Tours,maisGôtran enuoya ^Aiitrefagef des foldats pourle tuer,fansvouloir plus auant remuer cefaiót,de peur dâefmou ftdeGontra. noucau ttoublc par vne trop leuere information de ce mcurtre,amp; cona meileullpenléauoirbien ellabli ^alfeuré lâellat du petit Roy Ibn nepucu,v-ne nouuelîe guerre lâelineut par vn nômé Godouault ou Gondebault,qui le di-fà t fils du Roy Clotaire,premicr de cc nom(c0iiie de faiôt il clloit mais dâvnc co cubine)pretêdoit droit au Royaume.La mere deGondouault lâauoit nourri ah cr^nde per- Roynlle,luy laillà nt croiftre là perrumje (ligne eminent quâil elloit enfant de r«^«e fi^ne Roy) amp;nbsp;comme il fut dcuenu grand, clle Ic mena vcrs Clotaire à Soilfons,ral-/e^reen- {èutant quâil elloit fon fils. Il ne le voulut toutesfois recognoillre pour tel. Ce font de }{oy. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^1111 r» 1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.-i .
qu entendant Childebert Roy de Pans 1 enuoya quérir, amp;nbsp;pource qu il n auoit aucuns enfans , il le nourrilToit en là Court comme fon propre nepueu, dont Clotaire aduerty efcriuit à fon frere telles parolles.Renuoyez-moy Gondo-tiault, à fin que fil ell mien ie lenourrilTc ainfi que mon enfant, amp;nbsp;que fil nâell à moy, plufieurs le voyans nourry comme enfant de Roy nâen foient abu-fez ⢠childebert le renuoya, amp;:lur lâheure que Clotaire le tint il luy fit ab-battre fa grande pcrrucque,pour ollcr lâopinion quâil full fils de Roy.
' Apres la mort de Clotaire, Cherebert le voulut auoir, luy monftrant grand Ãgne dâamitié,en le traittant fort honnorablement, toutesfois Sigibert fit tant quâil le retira à Metz,amp;luy failà nt couper les cheueux quiiacommençoient a deuenir grands, il lâenuoya prifonnier à Couloigne,dontillbrtitpeu apres. tenemdefils Goiidouault fe difiint par tout edre fils de Roy, alfembla vn gran^ nombre de de roy attire Seigncuts de Ftace delireux de nouuelleté,amp; leur remonilrat quâil elloit fils du teaucoup de dQt-jij-ç premier, amp;nbsp;par colequent leur Roy amp;nbsp;Seigneur naturel, parleur fecours fe fit*Seigneur dâvne grandâ partie dâAquitaine, amp;nbsp;mefmement des pays dâAngoumois,de Perigort, de Bordelois,de Xaintoge, amp;nbsp;dâautres parties de la Guyêne. Apres celle prinfe, Godouault enuoyades lettres aux Seigneurs qui e-doiêt autour du ieune Roy,par lefquelles,felô la coullume de ceux qui veulent â
V L 1 A 1 K b z. K o ï lo. b 1 V K h il. 75
« gagner les pays amp;nbsp;les hommes ïà ns combattre, il leur mandoit quâil eftoit leur Roy amp;, naturel Seigneur, nbsp;nbsp;quâils deuoient le recongnoihre pour tel,â¢les aflèu-
rant quâil les traiôleroit fort doucement, amp;nbsp;de la façon quâvn Prince doittrait-ter fes hibiets. Ces lettres furent interceptées amp;nbsp;portées â Contran, lequel voyant quâelles euflent peu efmouuoiramp; pratiquer desfiommes, les rompit, amp;nbsp;dâailleurs,voyant que ChildebertRoy deMets fon neueu,^ftant offence pour les caufes cy deffus deduiôles, fauorifoit ledit Gondouault en la pretenfion de londroit,il fit tant par pratiques amp;nbsp;menees,quil appaifa amp;nbsp;attira de fon collé ledit Roy Childebert, amp;nbsp;le voyant vieil amp;nbsp;fans enfitns, le fit fon heritier, retenant ce fiage vieillard via ieunc Roy au plus grand de fon feu,tant conuoiteux vanger, amp;nbsp;luy donnât pour frein vne elperance de pouuoir quelqtiefois parue- Jon heritier. nir âfes feigneuries, par ce moyen appaifa le trouble qui fe remuoit en lâeffat jr nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â r nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;lt;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;n' 1 i 1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;11 e7o»zr/(»4-
deion nepueu. Et ayant par celte pratique d autant attoibli Gondouault, la principale force duquel confilloiL au fecours de Childebert, il marcha contre ledit Gondouault,tant quâil le contraignit fc retirer dedans la ville deCommiii-ge,ou il lâaffiegea le print. Si eft-ce quâil ne lâeuff jifeement prins, fil nâeuff e-fté trahi des fiens mefmes,lelquels le rendirent aux François qui tout foudain le firent mourir. Apres la mort,tout ce quâil auoit prins fut aiféement recouuert, puis on donna les pays de Limofin, Auuergne amp;: Quercy à quelques vnsqui mieux auoientfait lcurdeuoir,amp;:legouuernement deProuenceaLandegille, ou a Landegifille apres la mort de Mumolc. Ces guerres auoient diuifé toute la qniâdotent France en factions, car les vns tenoient le party de Gondouault, amp;nbsp;les autres de Contran. LâArcheuefque de Bordeaux nommé Bertcramne, Oreftes Euef-que de Bazas, amp;nbsp;Palladius,que nous difons Palais,Euefque de Xain6tes,tenoi-ent fort amp;nbsp;ferme le parti de Gondouault, lequel eftant à Bordeaux dôna lâEuef-chédâAcqsà vn nommé Fatrftian, dont quelques iours au parauauant le Roy Chilperic auoit pourueu vn Nicetius Comte dudit Acqs, amp;nbsp;commanda à lâAr-chcuelque de facrer ce Fauftian.Ce que i»Archeuefque refulà faire,craignat lâif- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;caufe
file de ces troubles, mais il le fit faire par lâEuefque de Xainéles fon fuÃragant, lequel fut en cela fécondé par ledit Euefque de Bazas.En finGondouault cllant défiait à Cominge par le Roy Gontran,cela alla mal pour ces Euefques,lefquels ^our faire leur accord auec G outran, vindrent a Tours lâan 589. amp;nbsp;fc prefenterét a luy .Au comencement il les rudoya fort, mais apres fadouciflant il les fift dif-ner a fa table.Gregoire Archeuefque de Tours, qui a eferit cccy,amp; plufieurs au tresPrelats qui eftoiêt là ,voulurét trouuer moyê de faire auec leRoy,la paix des fufdits Euefques, ôc dâautres qui auoiêt tenu le parti de Gondouault,amp; fur tous de lâEuefque deXaintes qui luy auoit ioué plufieurs bos tours,pour lefqls il luy vouloir vn grad mal. Adonc ils aduiferent quâil feroit bon que le Diméche dâa-près la premiere veue q le Roy viêdroit lt;à lâEglife, lâEuefque Palais dit la Meflè, doucirynroy
â mais le Roy tout auffi toft quâil lâeuff aperceu commençant lâoffice: Comment * (dit-il)ceiuy qui tant de fois mâa effé dcfloyal, me viédra il maintenant prefeher â¢â les parolles facrees : Non pas fil luy plaiff. le mâen iray pluff off chercher meffe ailleurs, amp;nbsp;en difant cela facheminoit vers la porte de lâEglife pour fen fortir, mais les autres Prélats qui cffoient ià ,le retindrent par douces remq^iffrances amp;c prières, amp;nbsp;fit en fin appeller ledit Euefque de Xainéles, qui feff oit prins a fe retirer tout auffi toff qnâff auoit apperceu la contenance du Roy. Ilrcuint,
achcua la meffe , puis allèrent tous ces Prélats difher auccques le Roy. ^aiÃi
io.
Alafindé'table,ces Eiiefques de Bordeaux amp;nbsp;deXainéles entrèrent en paroi-les, amp;nbsp;douant toute la compaignie, qui eft oit grande j ils fe dirent toutes leurs Veritez,fà ns felpargner,ny fans quelâvncelaftce quâil fçauoitde lâautre. Ce qui donna à plufieuiÿ là prefens vne grande matière de rire, amp;: à dâautres vn ^eredesamp;' grand crcue-cueur m.efmement à celuy qui à eferit cefte biftoire. Le Roy eftant là ^debbera de faire aflembleele lieu amp;nbsp;le temps de laquelle fut aftigné,amp;les prélats foubs bonspleges amp;nbsp;cautions promirent defy trouuer. l'Euefyte Ce quâils firent, amp;nbsp;là fut dcpolc FauftianEuefque dâAcqs, que Gondebault ^^fqsdepo auoitpourueu dudit Euefebé, amp;nbsp;furent condamnez ceux qui lâauoient fà cre, qui fut Bertcramne Arcbeuefque de Bordeaux, amp;: Palais Euefque de Xaindes, ou Oreftes Ãucfque de Bazas au lieu dudit Palais,denourrirpartoutleditde-pofé,amp;luy bailler tous les ans cent efeuz.
Le Roy Contran apres cefte guerre fe retira en fâ ville de Chaalons fur la ciaaionsptr Saone, qui pour lors eftoit le fiege Royal des Roys de Bourgongne. Mais premièrement il donna des 2:ouuerneursauieune Roy Clotaire {onncucuamp; zçoû de Sour pupil, pour no.urrir Ion Royaume en paix. Et eftant Contran plein dâans, il trefpafla le trentiefme an de fon regne, dix ans apres la mort de fon frere Chib peric, lâan de falut 59(7. ou 597. laiftant comme à lâabandon amp;à la mercy des vndesde la fortune, lâcftat amp;nbsp;la perfonnedu Roy Clotaire fon nepueu. Il c-de Contran, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;home droiturier amp;fagc,amp; bien quâil euft fait quatre fils de quatre femmes,
fi eft-ce que tous moururent deuant luy, dont efeheut fon Royaume à Childe-berr Roy de Mets fon nepueu quâil auoit adopté pour fon fils.
Quelques hiftoriensafteurentqtie Contran mourut bien toft apres Chib peric fon frere, amp;nbsp;que Cbildcbcrt Roy de Mets apres la mort de Contran fon oncle,afreuré qffe Fredegonde auoit fait tuer le pere de luy ,amp; le mary dâelle, délibéra de la punir. Qu à cefte occafion il aftembla vne grofle armee,appeb cotr- J2 Gondouauit amp;: le fit chef dâicelle, amp;: lâenuoya deuant la ville de Soiffons, trejrede^on eftoit foLibs la puiflà nce du petit Roy Clotaire amp;defa mere. Q^e Fre-
gondc.
rirllltéde
Fredegonde.
degonde voyant ccftetcmpefte de guerre appreftee contre Ion filsamp; ellcjaf femblavn bon nombre de Seigneurs François, tenant entre lès bras fbn petitj enfant, amp;nbsp;le leur monftrant, comme par pitié, leur remonftra quâencores que-leur Roy fuft enfant, ils nedeuoient pour cela le mefprilèr, ny permettre que tes de Frede- {eurs yeux,le Royaume fuft perdu ôc gafté, amp;nbsp;quâils debuoientfèref fouucnir de la foy quâils luy deuoient,amp; quâils luyauoient promifè de lefct-uir, aimer, bonnorer, garder amp;nbsp;deftendre comme leurvray amp;nbsp;naturel Seigneur. Elle les pria amp;nbsp;coniura par cefte foy amp;nbsp;promefle de garder fon Eftat, èc de le deftendre contre fes ennemis. Et parmy ces remonftrances amp;nbsp;plufieurs autres, elle fe monftroit dâvn cueur fi viril amp;nbsp;bardy, quelle encourageoit les plus mal-afteurez,amp; moins afteôlionnez:amp;afin que les François ne feplai-gniftent point quâils n\uflent vn homme pour leur commander en lâarmce Lmdr de la vouloit drcflcr, elle leur dit que Landry de la Tour braue amp;nbsp;vaillant ro«r. Cbeualier,amp; trefafteôlionné amp;nbsp;fidefle feruiteur de fonmaiftre, fèroit Lieute-
nant general en Iâarmee, Sgt;c leur comanda de luy obeir.Lcs forces furent alfcni' blees,amp; Laijdry leur commandoit. Elleauec vn grand courage,amp; non aucunement attaint de crainte,portoit fon fils en Ion giron pedant à les mammclles. Le portant ainfi le monftrant aux {oldats,clle leur recommandoit Con droiél (on bas aage,les priant de luy garder foy ôc fidelité, le deficndre à , lâen contre de
gt;
C L o T A i K t X. K O Y lö. L 1 V K h 1 1. nbsp;nbsp;nbsp;75
tre delâinuafionde fes ennemis: qui mefprifans fon enfance venoient pour en-
i-r nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Pi nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;n r nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;y 'n r C nortatwn cz*
uahir Ion Royaume, comme li le Royaume eftoit lans Roy, Sgt;c le Koi' lans h~ remonÃrance déliés genfdarmes. Toutesfois quelleauoit efperancedemonftrer aux Bour- djFrale^on-guignons,amp; aux Auftrafiens, que les Roys de France font inuincibles, non par la fleur de leur aage,amp; for ce de leurs corps, ains par la lAille Maiefté de leur nbsp;nbsp;dc o-i»-
nom amp;nbsp;reputation, amp;nbsp;par la vaillance amp;nbsp;fidelité de leurs {ubieéls,amp; de leurs ar-mes. Elle difoit en oultre,qu encore quâil fut enfant dâaage il portoit auvilaige les marques dâeftre de la lignee,amp; femence du grâd Clouis. Qr^ ceux mefmes qui le deuoient deffendre, ôc auoir en leur protcclion,le vouloient defpouiller de fonhereditaire Royaume,affin que la France qui toufiours auoit elbé inuin- LaFmncem-cible, fut afl'ubiectie par ceux aufquels elle auoit eflé couftumiere^e comman-der.Elle les alTeuroit par mefme moicn,deleur dbner tous amp;nbsp;tels prefens qu vn grand amp;nbsp;liberal P rince a de couftume faire apresvneviéfoire obtenue, à ceux qui mieux ont faiâ: leur deuoir-.leur promettant femblablement leseftimerà lâaduenir feuls conferuateurs dunomFrançois,amp;: dubiendefonfils,amp;leurlaif- Frcdegomlc. fer deflors tout le gouuernement du Royaume, à ce quvncbafcun felon fon merite peulteftre recompeiifé. Les Frant^ois efmeus tant des perluafions de â celle belliqueufe femme,que de la pitié de leur ieune Roy,qui e£E vn puiffant amp;nbsp;fort aiguillon, commanccrentlabataille, en laquelle ils firent fibien,que vingt eÃynÃrtM-mille de leurs ennemis y demeurèrent auec peu de perte de leur collé. Aucuns efcriueUt quelaRoyne Fredegonde print fon ennemy par le moyen dâvne rnfe ceux du de guerre, ou llratageme,car marchant la nuiél vers luy, elle auoit faiél pendre au col de quelques chenaux, des clochettes, ou campanes de vaches, amp;; auoit faiél mettre deuant les premiers rangs quelque belliail,voulant faire accroire q cr ruÃe de c elloit vnttoupeau de belliail paiirant,amp; pour mieux perfuader cela,elle auoit Sâquot;â'quot;' faiél prendre aux genfdarmes de grandes branches dâarbres. Ce qui trompa tel-lementlâennemy quâil penfoit à la vérité que ce full vne forell ou pailToit cebe-lliail, de forte quâil fut furpris,ne fe donaant de garde. AulTiles Bourguignons 6c Auftrafiensmefprifoientlâarmee en laquelle cOmmandoit vne femme auec vn enfant Roy,par vne fuperbe confiance de leurs forces, ôc outrecuidé mefpris deleurenncmy -.amp;ainfi ayant remis SCrelafché lâardeur de combattre, amp;c la diligence d^ la difeipline militaire, ils receurent celle ballonnade. Bilans vaincuz ils fe retirèrent auec ignominie, pour raifon de laquelle Childebert concent fi grande melancholic,ne ponuant en fon cueur comporter dâauoir ellé vaincu par vne femm.e,6cvn enfant, quâil tomba en vne mortelle maladie, dont en brief iour il fit efehange de vie à mort. Etbien toll apres le fuiuit fa femme,mais nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;cù
i nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â r nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;r nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;âl-r nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1 debert caufv
non lans quelque tonplt;^on de poilon : melmcs que quelques vns dilent que le ; mary 6c la femme moururent en mefme iour. Ce qui aduint lâan de falut 189. Mary cr Le moy ne Aimon dit,que celle bataille fut donnée apres le mort du Roy Gon-tran, car du viuant dâiceluy, Childebert heull ofé lâentreprendre à caufe que me lonr.
, (comme dit cil il craignoit fa puilfance,6c fijauoit que ce lage Roy h eull onc-'1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ques fouffert quâon eut endomagé celluy duquel il elloit parrain 6c proteéleur,
1 ioinét que Childebert eut perdu par ce moyen, lâheiitage de Contran qui défia
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;lâauoit déclaré fon fuccelfeur.
\ Cela mefme difent quelques hilloriens,mais la pluf-part tient que Contran
\ ne mourut que lâan dixiefme du regne, 6c de lâaage de fon nepueu Clotaire, 6c
\ qu chant mort fans hoirs, fon nepueu Childebert fon fils adoptif luy fucceda
CLOTAIRE 1. ROY lo.
Sei^euries ^ux Royaumes de BoTjrgongnc,dâOrleans,amp;plufieurs autres terres amp;nbsp;feigneu-decentrdn. quûilediâ; Gontrau auoit eues par la fuccelfion amp;nbsp;deces de fon autre frère
Cherebert mort fà nscnfans. Et queftant ainfi grandement accreu lâEftat de Grandeur de Childebci't, de la fuccefiion du Roy Contran fon oncle, amp;nbsp;luy eftant en bonne childebert. reputation vets les I^rinces étrangers , lâEmpereur Maurice Grec luy enuoya iârw/vrw de grands prefen^our le praticquer contre les Lombards, lefquels il preten-* nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;letter hors rftalie,amp; mefmement hors celle partie qui eif entrcles Alpes ô:
le7r~^drds le fleuue du Pau. Ce quâil ne pouuoit executer fans lâaide desFrançois,mais il ne bdlie^ proffita rien, car le Roy Childebert nây voulut entendre, à caufe dâvne coniura-toZ'eGhlde nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;firent contre luy aucuns Princes amp;nbsp;feigneurs fes fubieds, du nombre
defquels fuÃuitfride Duc de Sueuc, lequel il fit griefuement punir. Dâautres c»/«rx/f»w difènt que Childebert alla en Italie contre les Lombards ,amp; que tenant la ville de Milan affiegee contre eux,rEmpereur Maurice luy manda que hardiment il afliegeaftladiäc ville,amp; que dedans le feptiefme iour dâapres il luy cnuoyroit LesFnm^oif fccours, mais ilnc tint pas fà promefle, Sgt;c laifTa morfondre Childebert, amp;nbsp;les François deuant ladilt;5le ville. Surquoy venant lâEftc chault amp;nbsp;ardent,amp; fefiant mife vne grade di/Fenteric dedansle camp des François, ils repafleret les monts de deçà , amp;nbsp;fen retournèrent en France, quand ils virent n auoir aucun fccours de ceux qui les auoient appeliez par delà .
MorUe chil nbsp;nbsp;Childebert quelque teps apres fon retour, mourut,laifiat deux enfans,Theo
debert. nbsp;nbsp;nbsp;dcbcrt Roy de Mets, amp;nbsp;Thierry Roy de Bour^ongne, ou dâOrléans, qui eft
^ongne^**^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;chofe,aufquels Fredegonde vouloir vn li grand mal ( comme elle auoit
etorleasmef- faiôt à Icur pere,amp; grand pcrc,amp; a leur grad mere, amp;nbsp;pour lâenuie quelle auoit wf nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;faire fon fils Monarque de tout le pays des Gaules ) quelle fufeita les Huns
contre ces deux ieunes Roys pupilles,mais ces Barbares ayas efte repoufTez p^ la vaillance des fidelles feruiteurs de ces deux ieunes Roys,cefi;e mauuaife femme qui ne defiroit que tourmenter ces ieunes Princes, anima contre eux fon fils umereirrt- Icur coufin germain. Dâautre cofté Bfunehault leur tutrice amp;nbsp;grand mere qui te fin fils con youloit vn mal de mort à Fredcgonde,amp; qui ne valloit pas plus quâelle,leuavnc ** armeepoureux,pouraller contre celle de Clotaire. La bataille fut donnée pres FduiUepres de Morct cn Gaftinois, fur la riuiere dâAurance,cn laquelle celle de Clotaire ou fii°nou7n^e t^ftoit en perfonnc,vainquit,amp;; fut la tuerie Ci grande, que les corps des morts fdrens. arrefterent le cours de ladiôte riuiere. Fredegonde fit mere trcfinauuaife femme cn rcccut vne ioye incroyable,comme eftat à demy faoullee de fon defir fie vengeance, amp;nbsp;mena fon fils à Paris en grande pompe amp;nbsp;magnificence, comme viôtorieux. Eflant ia fort vieille elle mourut lâan 6 oi. amp;fut enterree prcsfiu ' nbsp;nbsp;Roy fon mary,cn lâEglife faindt Vincent, maintenant nommeeSainôlGcrmain
Gutrre contre le ieune
des prez,laifrant vne villaine mémoire dâelle, amp;nbsp;fon fils Clotaire ia grand, riche, puifTant, amp;nbsp;paifiblement obey de fes fubicdts,duquel heur il ne iouyt longuement, car fes ennemis voyans fit mere morte, penfà ns fa force eftre morte auec clle,commenccrent à fefmouuoir contre luy.Entre autres les deux fils de Chil-
[jtHtrt bd-tMÃ.e pres de SensëtreCou
debert, goLiucmcz amp;nbsp;animez parleur grand mere Brunehault,cfineuz afe venger de la premiere bataille perdue contre Clotaire,dreflerent vne armee, amp;nbsp;mat chans contre luy,le combattirent pres de Sens,fur la riuiere dâYonnc,en champ de bataille, en laquelle le trouuant Clotaire le plus foible, amp;nbsp;cognoilTant la vi-éloire tournee du cohe de les ennemis,il le retira vers Melun auec ce quâil peult fà uucr de lès gens. Les deux Roys freies le pourfuyuans, luy firent fiiire la paix
LLU 1 A IKt 1. KOà 10» Li V Kt 11. nbsp;nbsp;nbsp;77
» à telle códition qu ils voulurent» Ce que les vainqueurs ont toufiours £^t quad
» ils ont.voulu recueillir foudainement le fruiól de leur victoire, deuant que laif-'^,,â^â.
« fer refpirer leur enncmy .Les accords dâentre Clotaire,amp; fes ennemis monftrent Traâ^é
aflez quâil y firvne grade perte,car par icelle il fut dit,que le«oy aume de Bour-
gongne feroit borné de la grand mer Oceane dâvn cofté, amp;nbsp;du fleuue de Loire de rautte,amp; fut laiife à Tlieodebert tout ce qui fe codent entr^les riuicres dâOy fe, ôc de Seine, amp;nbsp;de la grand mer. Ainfi Clotaire fut contrainéf par neceffité yaixdeÃml-faire celle bonteufe paix ; laquelle pour luy eftrc trop defauantageule ne dura
longuement.Celaaduintlall 6q^.
\n peu au parauant les François auoient faiéb guerre auxBretow6,amp; les def- les Bretons firent ,les contraignant de leur obéir, ôc n y a aucunbiftorien qui die lâoccafion de celle guerre,ny la fa^on de laquelle elle fut conduitte,ny quelle cbofe digne de mémoire y aduint. Voila pourquoy nous n en dirons autre cbofe. Les F ran-^ois ennuyez de ces longues guerres fe repoferent neuf ans, apres lefquels fur-uint vnenouuelle occalion de guerre. BertoaldMaire du Palais dâAullrafie,amp; grandement fauory du Roy Tbeodebert fon maillre, craignant que le ieune Roy Clotaire voulut f emparer delaNeuftrie (quiell maintenant iibmeeNor- S'âââââquot;* mandie) y mena des forces pour la garder. Clotaire ne fçacbant a quelle fin ces forces eftoient leuees, en leua auffi de fon cofté, amp;: en donna la charge à Landry delaTour,fefiantenluy de tous fes affaires tant de paix que de guerre (ne lafi^Mt ce que cbant pofiible que Landry euft efté lâadultcre de fa mere,ny quâil euft faid tuer fon pere ) ôcluy cômanda dâaller à lâencontre de Bertoald, lequel Landry pour-fuiuit iufques à Orleans,fans le pouuoir iamais attirer au combat.Doni le Roy Clotaire aduerty,délibéra de luy donner fecours, ôc Thierry Roy de Bourgon-gne auffi aduerty de cela,vint à lâayde de Bertoald. Eftansles deux Roys
i nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;enleurs armees,ils fe caperent pres delaville dâEftampes furlebort delà riüiere iätciHeftres
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;quiy paffc,la ou ils fe dbnerent la bataille^n laquelle moururêt beaucoup dâhb-
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;mes dâvne part Se dâautre, mais le nombre des morts du cofté de Clotaire fut
l nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;plus grand que des autres. Bertoald deuant labataille,auoit forment prouoqué
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;au combat Landry de laTour, ôc au milieu du conflict lâappella (oriuent, mais proKocMiott'
l parmy fes cris il fut tué, amp;nbsp;fut fa mort trefagreable à la Roy ne Brunehault qui I luy vouloir vn mal de mort,pource quâil eftoitbon feruiteur de fon maiftre, ôc * l quâil le côfeilloit toufiours dâeuiter la guerre,contre le confeil de cefte femme, I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;laquelle dâailleurs auoit pour amy vn feigneur nommé Protade, ou Proclade, j^^my dt
l qu'elle defiroitauancer aux honneurs, amp;nbsp;le faire Maire du Palais au lieu du-1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;dit Bertoald.
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Ainh eftoient en mefme temps les Royaumes de F race, de Bourgongne,ôc
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;dâAuftrafiegouuernez par deuxmauuailes femmes,Brunehault ócFredegon- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;de,paillardes,cruelles ôc comblées de tant de mefchancetez,quâen icelles elle ne »« femmes^
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;trouuerent iamais autres femmes qui les egallaffent ou furmontaffent,quâelles *
i leulles entre elles deux. Or pour reuenir a labataille dâentre ces deux Roys, j^ault.
i nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;bien queBertoald euft efté tué, neantmoins fes foldats pffus encouragez de fa
l vaillance, quâefpouuantez de fa mort, firent fibien quâils furent vainqueurs, Sc l nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Clotaire, amp;nbsp;fon Landry furent contrainéts de fe farmer ala fuitte dedans la ville
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;de Paris. Cefte hcureufeviéboire fut bien toft fuyuic dâvne mortelle guerre entre
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;enttelesdeux freres. Thierry aymoitvniquement ce Protade dont nous a-/reres»
1 uons parlé cy deftus,amp;c pour cefte occafion Brunehault, de laquelle Protade
CLOTAIRE 1. ROY IO.
frotade mignon de êrn nehitult.
cftoit le^ignon fauorit, en aymoit dauantage lediót Thierry, amp;: Iâincitoit a ad-uancer,aggrandir,amp; enrichir lediól Protade, hiy remonftrant que Protade eftoit home fort digne,amp; quâil deuoit fe leruir de luy. Thierry qui ne coguoif foitlavillanie de fa^randmcrc,aduanca Protade le plus quâil peut, amp;nbsp;Protade qui eftoit homme aduife fceut dextrement fe mettre, puis le continuer en la bonne grace amp;nbsp;aiflitie de ceieune Prince, qui croioit tout ce que fa grand mere luy difoit.Cefte faueur,amp; la façon dâicelle qui procedoit de la paillardile publi-Prot^de hdy que de Brunehault nbsp;nbsp;de Protade, le rendit fort hay dâvn chalcun, amp;nbsp;il fe ren-
dit encore plus odieux par les infolences dont il vfoit en fa fortune, ne faifant infoltcedyn ^omptc de pcrfonne^renant de tous collez, amp;nbsp;confeillant fon maiftre de faire /4»orj par dcs cxa6tions,le promt delquellcs il tiroit:qui eft vne chofc couftumierc a ceux paill^rdife. par tels moyens villains filles ont eu la faucur des Princes, Theodebert
Roy de Metz frere de Thierry cognoiflbit bien la villanie de là grand mcrcamp;^ les fatwis dc cc Ptotade, Sc à celle caufe la chalfa auec fon mignon, de fa court, non quâil ^TheMert lt;^^1^ publiquement quâil les chall'oit pour leur paillardife, car il ne voulut del-fïsajfalepail- honotcrfonayculle,nelby,maisillafuppliadoucemcnt dele retireren quel-l^y remonftrant que pour ce quâelle eftoit vieille, elle auoit be-sa^ejfi de loing dc repos,amp; quâelle le pourroit mieux trouuer en vn lieu retiré quâa la fuit-Thfodehert. te d vne Court, amp;nbsp;au maniement des affaires. Celle femme fut li indignée dâa-iioir efté par fon filsThcodebert priuee du maniement des affaires,^ de ce quâil auoit pareillement chall'clbn amy Protade, quelle le retira vers Thierry fon autre fils,qui fort honorablement la receut amp;nbsp;traiéla, amp;nbsp;luy conleilla (comiiic il a efté dit) de le lèruir de Protade. Et pour le venger de Theodebert, elle mit en auantà Tlaierry que Theodebert cftoit baftard, amp;nbsp;quâapres la mort de Chih debertleur pere,il auoit defrobbétous festrefors. Q^e par ainfi Thierry deuoit mander à Theodebert quâil eut à luy enuoyer lefdiéls trefors, amp;nbsp;à luy fiire railon de ce quâil auoit prins. Ce ieunePrincc Thierry fut aifé à elinouuoir con tre fon frère, pour le delîr quâil auoit «fauoir le Royaume dâAuftrafie,pourle ioindre à celuy de Bourgongne: telle amp;nbsp;fi grande eft la force de la cupidité liu- »
Prere contre
lacuptdise' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;quâelle fait oublier lamitié,le là ng,amp;tout deuoir diuin amp;nbsp;humain.Ils mi- *,
rêt leurs armees en capagne,amp; le campèrent lâvn près de lâautre. Les principaux pemonfirace Icruiteurs dc Thierry luy remonftroient, combien cftoit delplailà nt à Dieu amp;nbsp;« vwpn««. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;hommes le debat entre les freres, amp;nbsp;quâil failloit quâil conlîdcraft en quel
hazard il mettoit fon Eftat, de vouloir donner vne bataille, qui eft fouuent le /uLb^Ue coup de la partie de la vie dâvn Prince,ou de la grandeur dâvnRoyaume.Le fup-plierent en oultre,de vouloir pluftoft accorder leurs diffèrens par vne bonne con paix,quâen hafirder le iugement à lâefftifion du lang. Mais Protade qui le vou-fesldefertn- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;venger de Theodebert, diffiiada la paix, remonftrant à fon maiftre que ce
tenr.
feroit trop fabaiffer du commencement,de vouloir parler de paix quand on eft fi pres de fon ennemy,amp; quâil failloit elprouuer la force deTheodebçrt.Ce langage de Protade irrita tellement les aurres Seigneurs du confeil de Thierry qui îuy vouloient mal,quâils coniurcrent fa mort des lâheure meftne, de façon que protadetue. pcu aptcs il fut tué. Etbicnqucle Roy Thierry fut grandement marry amp;of-fencé de la mort de cell homme, fi cft-ce quâil fut cotrainél pour lâheure dc dif ftfnulej- £2 douleur,amp; fon indignation, pource que les plus grands Seigneurs de lonarmecauoient fiiéltuerProtade, amp;nbsp;que fileuft faiél femblant dâeneftre »Wf. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;marry ou courroucé, il euft poflible peu irriter contre fa vie ou contre fon eftat
ces
CLOTAIRE I. R O Y IO. LIVRE IL 79
res fèigiicurs qui ne pouuoient endurer lâinfolcnce ôc villanie dâvn tel gaillard inlolcnt amp;nbsp;luperbe.
-55
Voila comment bien fouuet les Princes par mauuaife eleélion de feruiteurs, par mauuais confeil,amp; par leur mauuais deportemens attirent leur malheur,amp; comment quelqüesfois ils font parleurs faultes cotrainebs dâendurerbcaucoup^^/^^quot;yj^^ déchoies indignes. Thierry voyant que Protade qui auoit tdh.ifiours dilftiadé^rio/w,W«-lapaix eftoit mort,amp; que tous les feigneurs qui eftoient pres de luy le confeil--^quot;^^â loient,voire le forçoient dây entendre, fut contrainéb de la faire. Apres laquelle faifte, les vns dilent quâil conuertit la cruaulté contre les fainébes amp;nbsp;relimeulès perlonnes,amp; les autres quâil fe retira en fon pays en deliberation d y^viure en re- tre les Jan-pos,amp; de le marier, pour ce que iufques à lors il nâauoit eu que des concubines, perjon-delquelles il auoit eu deux fils. Il enuoya demander Membergue,ou Hermem-bergue fille de Dateric, ou Berteric Roy dâEfpaigne, amp;nbsp;lâelpoufa, lâaymant de lâamour quâvn loyal mary doit porter à fa femme. Mais Brunehault cefte mali- Brnnehauh cicLife femme ialoufe de lâamitié que Thierry portoit à lon elpoufc,fittout ce quâellc peut pour lâen diuertir,lLiy adminiftrant amp;nbsp;failà nt adminiftrer toutes for tes de voluptez amp;nbsp;de paillardiles,pour deftourner ce ieune Prince de la vraye 2.-fa femme-mour coniugalle. Defaiéblaicunc Princelfe Membergue fut renuoyeeà lon pere. Qî^lques hiftoriens difent que Thierry nâeut iamais affaire à elle, pource que fes concubines dont Brunehault Ibn ayeulle amp;nbsp;maquerelle le fournilToit, par fa pratique amp;nbsp;mcncc,rauoient par quelques moyens charmé pour lâen em-pefeher. Cefte malicieufe femme Brunehault craignoit que Thierry Ion petit fils mit vne fi grande amour en fa femme, quâil ne fit de la en auant aucun corn-pte dâelle. Et a cefte caufe chercha tous moyens pour empefeher que lediól Milice de Thierry nâaymaft là legitime efpoufe. Le Roy dâEÃpaigne offenfé du renuoy, ^runehanlt,. ôc du mefpris de fa fille enuoyafes Ambafiadeursvers le Roy Clotaire,quâil fça uoit ellre ennemy de Thierry pour luv remonftrer quâil fe deuoit relTouuenir de ce quâaux guerres precedentes ledicl Thierry luy auoit faiôl, amp;nbsp;que fi à cefte heure il fen vouloir reflentir amp;nbsp;en auoir larafton, il luy donroit fecours. LâEfpaignol enuoyoit pareillement folliciterTheodebert, amp;nbsp;puis Agilulphe, ou Agon Roy de Lombardie,auquel il fit remonftrer que fil vouloir le mettre en cefte ligue auec Clotaire,Theodebert,amp; luy,il auroit à ce coup vn bo moyê de fe venger des iniures que luy amp;: les liens auoient receuès de Thierry, Theo-debert prefta volontiers lâoreille à cefte guerre,amp; aufti le Lombard fy accorda facilement, pource que fon fils (bien quâil fut bien ieune ) auoit fiancé la fille de Theodebert. Ces quatre Roys alliez enfemble enuoyerentdeffier Thierry,amp;: Thierry def-mirent leurs forces aux champs. Thierry elpouuenté de fi grandes forces nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;îâ'*â
iurees à fl ruine, quitta fa premiere arrogance, amp;nbsp;fit tant par menees amp;nbsp;prati- ââ ques,quâil fit condefeendre fon frere Theodebert a parlementer auec luy de la paix. Les autres Rois faccorderent que Theodebert parlementeroit auec fon pâurparle' frere. Quand les deux frères furent enfemble, Thierry Iceut li bien amadouer de paix entre fbn frere Theodebert par belles parqlles,quâil luy fit oublier les affaires des aip ââZ'JZZ tres trois Rois fes cnnemis,pour lefquels il eftoit venu à ce parlement. Et Theo pa Jon frere-debert gagné par lesdouces parolles de fon frere,nc fit la paix que jèour fon par-ticulier, laiffiiit les affaires des autres fes affociez en arriéré, amp;nbsp;luy furent par le res-Traidé dâicelle,donnez parThierry les pays deTouraine,Champaigne,Artois, amp;nbsp;plufieurs autres terres.
So
CLOTAIRE 1? ROY lo.
quot;ytutre guer re entre fre-
l/itMlle entre freres.
L'^mlntion ruine elei homes.
Thierryyeult tuer j)S mere.
Lcs^oys dâE{paigne,amp; de Lombardie fe voyans trompez parTlieodebert qui auoitfaiól fes beîongnes, abandonné celles dâautruy (vice affez commun entre les bommes)fedenfterent deleur entreprinle pour eftre trop loing des terres de Bourgongne. Ce qui fut caule que Clotaire pareillement f en delilhb mais peu de temps apres Thierry ne craignant plus rien,entreprint de rechef U guerre contre fcA frere, pour trouuer moyen de fe venger de luy, de rauoif ïes terres,que par vne honteufe paix il auoit efté contrainéL de luy donner:amp; de peur quâil ne fut fecouru des François, il fit tant entiers le Roy Clotaire, lequel ne faifoit lors que temporifcr, quâil ne fentremettroit dâvne part ny dâautre,luy promettangfil eftoit vainqueur, luy rendre les'terres quâil auoit eflc contraint de bailler a fon frere Theodebert. Clotaire attiré par ces promefres,amp;: par Lcf-perance du gaing,qui faiét ordinairement oublier tout deuoir amp;nbsp;amitié, luy promit fècours. Ãdoncq Thierry fortiffié du fupport de Clotaire donna la bataille à fon frere près de Thoul en Lorraine,amp; la gaigna, fi que Theodebert fut contrainôldcfefauuer à Metz, puis à Maience,amp;: delà a Coulogne, amp;nbsp;dâaller chercher fecours delà le Rhin. Ayant depuis refaiél vne autre armee, il vint encores rencontrer fon frere Thierry pres Tolbiac,amp; le pourfuiuant plusauant, il fut de rechef rompu pres de Couloigne. Quelques Efcriuains nous racorn-ptent quâil fut prins amp;nbsp;rendu à fon frere, qui le fit degrader, amp;nbsp;lâenuoya prifon-nier à Chaalons fur la Saone,mais les autres difent que Theodebert feftant fau-ué pour la fécondé fois dedâs Couloigne,il y fut afiiegé par fon frere,qui auoK pratiqué ceux de dedans.Theodebert fut mis à mort amp;nbsp;luy fut la telle tranche^ par fes gens mefmes,qui mirent la ville entre les mains du Roy Thierry. Ce qui fut lâan^ I y.La plus feure opinion efl,quâil fut tué,ôlt;: quâapresfà mort,Thierry fempara du Royaume dâAuflrafie qui auoit efté à Theodebert. Les vns difent que Thierry apres celle guerre finie donna au Roy Clotaire ce quâil luy auoit promis,mais dâautres dilent que fe voyant Roy de ces deux grands amp;nbsp;puilTans Royaumes de Bourgongne, amp;nbsp;dâAultrafie,il deuint tant fuperbe, quâoubliant ce quâil auoit promis au Roy Clotaire, il délibéra luy faire la guerre, affin quâil peult regner feul en toutes les Gaules, mais lâambition qui meine Ibuuent les hommes a leur ruinc,ren engarda: car il aduint que voulant elpoulcr la fillede Theodebert fon frcre,qui eftoit la niepce,Brunehault ne pouuant endurer que Thierry fe mariaft, lâen dilTuada ,mettant en auant feulement quâil nâeftoit licite felon les Loix Chreftiennes, fans grand péché, que lâoncle elpoulaft là niece. Thierry tranlporté dâamour,amp;en colere luy reprocha,cobien de fois elle luy n-uoit faiót entendre que Theodebert eftoit fils dâvne iardiniere, amp;nbsp;que des deux collez, tant du pere que de la mere,il ne luy eftoit rie, amp;nbsp;quâa celle occafion elle lâauoit animé a faire tuer fon frere: amp;nbsp;lors Thierry la voulut tuer, mais il en fut
empefehé. Brunehault fe trouuant prinfe par le bec, aima mieux preuenir, que le mal aduenu fe plaindre. A celle caufe craignant que Thierry luy fit vu mau-umerefMH tutiis tour, elle luy mixtionna dâvne viande dont ayant mangé il tomba en vne mounr le dilTenterie amp;nbsp;en mourut. Les autres dilent que ce fut vn breuuage, amp;nbsp;quâapres iceluy beu,il entra dans vn bain la ou il mourut lâan 18. de fon regne, amp;nbsp;de fi' lut I 8. nbsp;nbsp;nbsp;«
Le Roy Thierry mourant laiftà quatre fils,allauoir Chorbe, Sigibert,Theo-debert,amp;Merouce,defquels Brunehault print Sigibert auecelle,amp;le fiiifant proclamer Roy,ce pendant elle regnoit amp;nbsp;commadoit au nom de lâenfant, du-, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;quel de
CLOTAIRE x: ROY æ; LIVRE Ã
quel de Ton authorité prince elle fattribua la tutelle. Tous les Seigneurs de Bourgongne fefmeurent de ce gouüernementpourla haiae quâils portoient à celle mefehante femme, difants que de fon propre mouuement elle ne pou-uoit fingerer à la garde de lâenfant, ny au gouuernement de fin Eftat,ains quâil * falloir que cela fut ordonné parles Seigneurs du Royaume. Ils enuoycrent fup-plierle Roy Clotaire devenir à leur fecours. Ce qu il fit, mais comme Bru-nehault euft efté aducrtic que le Roy Clotaire cftoit entré dedans le pays dâAu-ftrafie, elle luy manda quâil euft à en fortir, pour ce quâil nây auoit nȔ affaire, Sgt;c laloy aux que Icdiét Royaume appartenoit à Sigilbert fils de Tbeodebert . Clotaire luy refpondit que les femmes mefmement en France ne donnoient point laloy aux hommes, ôc quelle ne pouuoit malgré lavolontédes Seigneurs de Bour-gongne en auoir le gouuernement, ôc quâil vouloir auoir 1 Auftralie, comme a luy appartenante.Pour fe deffendre contre Clotaire, elle enuoy a en Germanie quérir fecours. Le chef de cefte ambaffade eftoit Varnare Maire du Palais dâA.uftrafie, mais elle qui comme femme fc deffioit de tout, entra en deflà ance deluy, quâil f eftoit laiffé gaignerà Clo'.aire, Ãc à celle caufeefcriuità Albon, qui eftoit Ambaffadeur auecques Varnare, le tuer. Albon rompit ces let- v tres, ÃC en laiffa tomber les pieces, qui furent incontinent recueillies par vn des amys amp;nbsp;feruiteurs de Varnare, Sc les luy porta ,lequel ayant par icelles recon-gnu la malice ôc deffiancede Brunehault,fit tout le contraire de falegation^ amp;nbsp;pria les Germains de ne donner aucunement fecours à cefte femme, ains à Clotaire Ce quâil obtint, amp;nbsp;fa legation acheuee, il fâen retourna vers elle, fai-fant auffibonne mine quelle, voulant pat vne difliraulation 8c trompette,t trompet vne femme ttompeteffe 8c diffimulee, 8c lapayet de la monnoy e dont elle payoit les autres , amp;folicitatous les Seigneurs de Bourgongnedetedet-
l fendre delà cruauté de cefte roauuaife femme, 8c de fe mettre entre les mains l de Clotaire. Tous ces Seigneurs doneques pat le confeil de Varnare ptie-1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;icnt Clotaire de venir auecques foteesdedans la Bourgongne,8cl Aulltalie,
i luy promettans, felon la couftume des traiftres, ou des fuitifs qui promet-1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;tent ce quâils nâont enleut puiffance,delâaffifter deleuts moyens,pourletai-
1 re Roy de ces deux Beoyaumes. Clotaire praéiique par eux,marcha auec- tralÃrti \ quesvnearmée aupaysde Champaigne,là oùpres deChaalons il rei^ontra5r4âtis pro-\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;celle de Sigilbert, mais ils ne fe combattirent point, ains fe fuy uirent iufques au
1 pays deBourgogne.
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Comme lequot;s deux armees furent fur les bords de la riuicre de Saône,
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Varnare de nuiét fe rendit auecques quelques Gens fidelles amys du Roy Clo-
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;taire, ôc pareillement luy mena Chorbe, Sgt;c Merouce. Qi^lques vns difent
. 1 quâilluy menaChorbe,Merouee, ôcSigilbert,mais dautresdifent quily eut
1 feulement Chorbe Merouce, ôc queSigilbert fevoyanttraby par Varnare \ le fauna à la fuitte, fans que depuis il fuft aucunement veu . Clotaire par ce \ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;moyen gâignalabataille,apres la viéfoirede laquelle Brunebaultluy futme-
\ nce prifonniere auecques Eudeline feeur de Thierry . Quelques*vns difent
\ que Clotaire fit tuer Chorbe , ôc quâil ne voulut point faire mourir Me- * b
\ rouee,pour-cc quâil eftoit fon filleuil.Le vainqueur Clotaire tenant cefte mau- conJ^nna-
\ uaife femme Brunehault entre fes mains, alfcmbla fon confeil, auquel apres a- nbsp;nbsp;nbsp;ÆC,
\ uoirfaidrécit de fes grandes cruautei, ôc comme elle auoit eftécaufe délayé.
«X ⢠CLOTAIRE 1. ROY 10.'
mort de dix Roys, amp;nbsp;de plufieurs autres perfônnes ,il leur demanda ad-uis de quelle mort «Ile deuoit mourir. Le confeil lâayant condamnée pnblic-quement à monrir,Clotaire la fift attacher à la queue dâvnc iument indomptée, â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;U is trainer par fnontaignes amp;nbsp;vallées, pierres, rochers, amp;nbsp;buiftbns, iufques
a ce que lâame fuft feparee dâauecques le corps, lequel fut defehiré en pieces lopins.
Voila la fin de cefte mauuaife femme, laquelle toutesfois cft louée par ccr-£e4nds fer- tains grand% pcrfonnagcs. Gregoire Pape de ce temps la, depuis honoré pour Sain à :, cfcriuant dâelle, la loue grandement,difà nt que de fes propres deniers elle racheta de prifon les deux Roys fes arricre-fils, quâelle fit baftir maintes EgH' fes,amp; releuer plufieurs autres qui de vieillefle tomboient en ruine. Aucuns ont eferit que ce Tragique fupplicedeBrunchault eft chofe fiibuleufê, toutesfois Gregoire de Tours viuât de fon temps lâa ainfi laifle par eferit. Ce qui doit faire croire quâil nâeuft voulu eferire dâvne fi grade Roy en de fbn temps telle chofe, fi elle nâeuft veritable.Dâailleurs Boccacc Poète Florêtin home de gentil efprir, amp;nbsp;fort curieux de rantiquitc,la loue grandement, amp;: diéb que les François lâont ainfihayepour-cequelleeftoit eftrangere. Ainfi fouuenteft-il aduenu,que plufieurs peuples ont hay leurs Princeftes, pour ce feulement quelles eftoient let feufies eftrangeres,amp; que fur elles ils ont impofé plufieurs crimes, amp;nbsp;menfonges. Elle haijfeotles^ fonda lâAbbaye dâEnnay à Lyon, fur les confluens desriuieres du Rhofne,amp;lt;le ^eresV'^^''' U Saonc, amp;nbsp;Celle de S ai nd Martin à Authun,là où quelques vns afleurent quâel le fut enterrée.
mes.
Sotn^ de Prince^
14 douetur lt;/âgt;» Prttice 4tnrt la («itrs âei fulfttUf,
Eftans doneques morts tous ces Roys, il ncreftoit plus de la race de ce grand Clouis que Clotaire, lequel fe voyant Roy des quatre Royaumes des Roys deflufdiólSjfitMaire de fbn Palais, Varnare,ou felon dâautres appelle Garnier, par le moyen duquel il auoit eu lâAuftrafie. Clotaire doneques parvenu â cefte grandeur, nâeuft chofe en plus grande recommandation que le repos de fon peuple, amp;nbsp;que les affaires de fon Eftat fuftent reduids en tranquilH-tc,qui défia de long temps par les guerres ciuiles des Roy s freres contre frères, amp;nbsp;oncles contre ncueux,amp; couïins contre confins, auoient cfté reduitz en piteux termes, dont le panure peuple auoit fouffert tant de calamitez amp;opprcf-fions innumcrables. Partant defirant le Roy Clotaire donner ordre à tour.
Sc voulant Ãiire office, non tant de Roy, que de perc du peuple, il voulut mettre en arriéré, amp;nbsp;oublier toutes affeôlions mauuaifes, haines, amp;nbsp;vengeances, eftans la pluf-part de fes ennemis morts de les autres tant abbaiflez, quâils nâa-uoientmoyen de liiy nuyre. Alorsilproteftaiic porter mal-talent ny rancune à homme du monde, amp;nbsp;par ceft ade attira à . luy toutes les volontcz de ceux qui au parauant eftoient mal affeôbez en fon endroid. Ce qui le rendit tant aggreable, amp;nbsp;tant bien veu amp;nbsp;receu detous fes fubieds de tous Eftats, que telle douceur luy concilia plus dâamourSede fidelité dâiceux,que nâeulîentfceu faire toutes les terreurs amp;nbsp;rudeffies dont il eut peu traider mal menerfon ^Doneques le Roy Clotaire fe voyant feigneur de fi grande cftenduc de feigneuries, lefquellesilnâeftoit nullement poffiblede gouucrner feul,eftans icelles comme vn nauire dâadmirable grandeur, quâvn fcul nocher ne peiilt conduire amp;nbsp;gouuerner, fans lâayde des pilotes, comités, forças, amp;nbsp;autres mi-
C L o T A I K E 1. R o Y lo.' L I V R E 11. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;85
orjoff'*
nance efaf~
très miniftres de marine , il tint fcs Eftats feparement des Auftraiiens ôc Bourp-uisnons.enlâaffemblee defquels il donna aux Auftraliens pour gonuer-nciir amp;nbsp;admmiftrateur des affaires, vn grand (eigncur 2? expert a la guerre nommé Rhadon,lequel il inftitua maiftrc ou Maire du P alais, En Bourgongne il ordonna deux gouucrneurs fçauoir vn pour les regions eff ans deçà le mont nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;*
lououluraÃceft auiourdâliuy lemontdainét Claude) qui maintenant lont le Duché ôi Comté de Bourgongne, ôc à ceux la il donna pour Maire du Palais Varnarc,quiau parauant auoit efté grand en la court elcs Roys de Bourgongne . Qiûnt aux Bourguignons Tranfiurains, câeft à dire, qui habitent delà le montlura, qui font maintenant ceux de Sauoy e, Daulphiné, amp;nbsp;Prouence, il y inftitua gouuerneur nbsp;Maire du Palais vn grand feigneur du pays nommé Al
ton defeendu de ce noble Albon,qui gouuernoitle Roy Contran. Et affin que les peuples du pays de Bourgongne eftansdetout temps nourris amp;accouftu- JiS, quot;nbsp;mez de viure foubs leurs Rois,ne fuffent touchez du delir dâauoir dâautres Rois particuliers, illeuf créa des Magiftratz amp;nbsp;gouuerneurs perpétuels, leur iurant quâil ne les depofcroit iamais. Ce qui leur fut tat aggreable qu il lembloit a tous eftjç encorevne fois naiz en vn autre liecle de liberté, ayant vue court dvn Prince en leur pay s, en laquelle ils auoient moyen de lâagrandir, amp;nbsp;aduan-cer les leurs, de maniéré quâils ncfefoucioicnt plus de leurs Roys . Qui fut caufe que iamais Roy ne fut tant aymé, ny plus lidellement feruy que Clotaire. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;r r t r
Aufur-plus les Bourguignons Tranfiurains hommes fiers ôz luperbcs,le voy ans deliurez de la feruitude de leurs Rois,amp; hauoir plus qu vn gouuerneut perpetuel,fe fentans eftre enliberté,ne peurent fupporter le Prince Albon leur magiftrat,qui inceffamment les reprenoit des mauuaifes conditions que l iniu-re Sz lalicence du temps auoient introdi^iéles entre eux,fibien que ce eigncur envoulantfairecorre£tion,futparvneconiurationmis amort. De celle con-iurationauoit eftéchef ôz moteurvn Prince du pays nommé Althee,qui le voyant le plus riche du pays, ne fe peut contenter d auoir faiéf rnourir Albon, mais adiouftant à ce meurtre encore vne plus grade melchancete, enuoya Lcn-demondeEuelquedeSyonenlacourtduRoy de prance Clotaire, ôz luy donna charge de fuborner laRovne Bertrude,Sz luy faire acroire que Althee auoit feeupom le certain parles dminations 6z pronoftiqucs des Aftronomiens, que le Roy Clotaire deuoit mourir celle annee, ôz que li elle vouloir venir enBour-
â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;gongne, il auoit moy en de f en faire Roy par ces intelligences ôz credit, ôz qu il
ïâefpouleroit ,luy promettant fortbon traiélement, Sz plus dâhonneur qu onc-ques ellenâauoit receu en P rance. LaRoyne lefentant grandement oultragee
; nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;de ce que cell Euefque auoit telle opinion d elle, en ce qu il la penfoit eftre per-
, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fuadee dâentreprendre vne telle mefchancete 6z lafebete, que d abandonner
ï nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fon mary pour fuyure la paillardife dvn homme incognu, Sz effranger,fut
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fl eftonnee de telle lollicitation faicle par lediét .Euelque fftê Sy on, contre fon
l nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;honneur , quâincontinent elle la déclara au Roy Ion mary, qui en fut aul 1
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;tant troublé , quâil comm^i^da incontinent que cell Euelque Riff prins.
l nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;EâEuefque aduerty que fa pratique effoit defcouuerte, fe fauua a grand^ba-
l nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ffeenfonEglife deSyon. Le Roy lâenvoulantfairetirer pour effrepuny corne
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;traiffre amp;z deffoyal,ôzbraffant vn fi pernicieux maquerelage,fut diuerty par les
l nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;UnétsEuefqs eff as pres fa perfonne,quile prier et de ne vQuloir violer la liberté
l ~ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ij
lO.
îaliberte'des Je la pkis fortc matiei'e quâils auoient peu. Ainfi le Roy pardonna a 1 Euelquc Lendemonde à la clt;9ndition que iamais il ne mettroit le pied hors de fon Dio-cefe fur peine de la mort. Le Roy venant en Bourgongne fit prendre Al thee,au ⢠nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nom duquel fe nfenoit la marchandife, amp;nbsp;hiy faifant faire ion procès par les
feigneurs, amp;nbsp;lanobleife du pays, fut iceluy condampné a perdre la vie, ôc lu/ fut la telle leueè de delTus les efpaules, auec aucuns coulpables tant de la mort du Prince Albon, corne de la menee que falloir Althee.Iuree Syon eftoient lors en la pretedion des François, mais Agilulphe Roy de Lombardie enuoya Arnulphc, Pompee,amp; Caton en Ambafiade vers Clotaire,pour luy remontrer que ces deux villes appartenoient de droid aux Lombards,veu quâils en auoiet chalfé les Impériaux. Clotaire mit ce different au conlèil, auquel fut ordonne quâelles leur leroient rendues, amp;pour ce faire les Ambaffadeiirsluy donereiit trente hures dâor, amp;nbsp;à trois de fes plus priuez confeilliers chafeun fa liurc, pource qu'ils auoient confeillé Clotaire de rendre lefdides villes, amp;nbsp;vendu / leur aduis.
Quelques vns ont eferit quâen ce temps les François quittèrent aux Lombards vn tribut annuel de douze mille liures. Nous auons cy déliant eferit quel
Paix Attec les Lombards,
le heu nommé p^ue Fr a-ÃOlfit.
f^n Prince doit oublier les iniures.
^'Jal de Ia perfidie.
les guerres eurent les François contre les Lombards, amp;nbsp;les prefensquâilsre-ccLirent de lâEmpereur pour les guerroyer, amp;nbsp;les Lombards pour prefererleui alliance à celle des Impériaux. Bien eft-il vray quâen ce temps Clotaire amp;nbsp;Agi' lulphe firent vne paix qui dura fort longuement. Neantmoins quelques vus ont eferit que peu apres Grimoald Roy de Lobardie deffit par furprinle vne armee Françoife en la Stifinne,amp;: difent que ce Lobard faignant craindre lesFran çois,f en fuyt de fon camp, le laiffant plein de toutes fortes de viures, auquel les François arriuez ne famulerent quâa gourmander, tant que plufieurs enyurez fendormirent,amp;que durant leur fomme, retourna lâennemy qui en fit tel carnage,que depuis ce temps le lieu a retenu le nom dcRiueFrançoile. Si eft ce que la plus grand part des au then rs f accorde que la paix de Clotaire amp;nbsp;dâAgilulphe dura entre les François amp;nbsp;les Lombards iufques au temps de Pepin. Clotaire ayant mis fin à toutes ces guerres auec beaucoup de trauaux amp;nbsp;de peines, amp;nbsp;raf femblant en vn corps tous les membres de la France, nâeut autre choie tanta CLieur que de luy donner quelque repos,de tenir les fubieôls en paix,amp; de guérir par belles loix,les vieilles playes de fes guerres inteftines, amp;nbsp;bien quâil eiift effé guerroyé de tous les parens, amp;nbsp;quâil les eu ft aulfi guerroyez pour la deffen-ce de fon Eftat,il oublia neatmoins tous les tortz quâil auoit peu receuoir dâeux, amp;nbsp;les traicta fi doucement quâon le nommoit pluftoffc pere du peuple que non pas Roy, amp;nbsp;promit amp;nbsp;tint lafoy de ne fe reffouuenir iamais des querelles amp;nbsp;in-dignitez pallees. Ce quâil fit fagemêt,donnant exeple à tous autres Princes dâen â faire le mefme,apres quâils ont promis leur foy, amp;nbsp;dâauoir pluftoft le cueur a la, confernation du repos,amp; âlâoubly des iniures,quâala vengeance,amp; à la perfidie, qui ontfouLientmis lâEftat amp;nbsp;lavie des Princes en dager,lors quâils ont votiliR vfer de rvne*amp;: de lâautre apres vne pacification fuefe,
Eftant doneques de repos, il fit inftruirefon fils en toutes les vertus dignes tttjMiott dâvn Prince par Arnoul Euefque de Metz, homme docFe, amp;nbsp;de bonne vie, 'tnfinïcèfiai confiderant combien eft neceffairc à vnieune Prince quidoibt commander re. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;a tant dâhommes,dâeftre bien inftruiâ:,amp; donnant pareillement vn bel exemple
a tous
Z.
à tous autres Princes de Etire bien amp;nbsp;foigneufement inftruire leurs enfans. Dagobert eftoit né de Bergetrude, 6c apres la mort dâicelle Clotaire elpoufa Sicbinde, de laquelle il eut Aribert, Dagobert eftant graièd, le Roy Ion pere luy donna pour gouuerneur vn (eigneur nommé Sadragelille, homme fort eftimé,quiîuy enfeigna fi bien les vertus,ciuilitez,6c tous les ceercices boneftes dignes des Princes,que le Roy Clotaire donna en recompenfe audiél Sadrage-fiïle le gouuernementdâAquitaine, amp;nbsp;lâen fit appeller Duc, qui eftoit vn nom duquel alors les Gouuerneurs des Prouinces iâappelloient.Sadragelille^felon la couftume de plufieurs hommes qui fenorguilliftent par trop de l^tr fortune) deuint fi fuperbe amp;nbsp;enflé de ce nouuel honneur, quâil commença a defdaigner vn chafcun, amp;nbsp;mefme a ne porter plus à fon ieune maiftre Dagobert,tel relpect quâil cduenoit. Dagobert bien quâil fut icune,fe plaignoit que fon Gouuerneur ne faifoit de luy tel cas quâil deuoitfcar les Princes naturellement des quâils font r« hors du berceau fçauent les poinds amp;nbsp;differences de lâhonneur, 6c des ciuih-JJâ^,jC_ tez) ôctrouuoitfortmauuaisquefon gouuerneur commençoit a faire troplc»e»r.
.-.i
« compagnonauecluy. Pourroitbieneftreauffiquâil nelâaymoit gueres,pour-â cequeFaplufpart des Princes nayment pas beaucoup leurs Gouuerneurs,ny â ceux qui par crainte 6crcmonftranceleur ont monftré lavertu. 11 fit donner i^ur re~ les eftriuieres à Sadragefille,dâautres diftt quâil le fit fouetter, puis luy coupper monfirent. labatbe.Entre autreschofesilfeftoitirrité,que vnfeftinSadragefilleaffistout ioignantluy ,auoit bienofé prendre la couppe dâentre fes mains, ôc boire fon demeurant. Ce qui ne fe doit faire quâentre pareils. En quoy faillit par trop Sa-dragefille'. car on ne doit ïamais faire le compagnon auec fon maiftre, 6c feft toufiours veu que ceux qui ont ioue a ce icu,f en font a la fin fort mal trouviez. Ce panure homme ainfi defehiré 6c barbay é de frais, fe plaignit au Roy, luy monftrant fes play es 6c fabarbe rafe. Dequoy leRoy tellement lâirrita quâil cô-manda prendre fon fils,monftrant le femolant de ne luy vouloir aifement pardonner. Dagoberttafchoit par 1 interceffion de fes amis,ôc des fainétes perfon- Pfrf nés qui eftoient autour de fon pere,que celle offence luy full pai donnée, tou-tesfois ils ny firent rien,car Clotaire perfeuerant enfon ire vouloit par quoique challiment, faire entendre que telles façons de faire luy defplaifoient grandement. Le fils trille au poflible craignant la fureur du pere, fe cachoit es plus le-crets lieux quâil pouuoit trouuer,nâefperant plus que toute rigueur, car il voioft fon pere fi endurcy quâhomme ne luy oloit tenir propos de pardon. Mais le Roy cognoiffant que la crainte ôc fuitte de fon fils vnique eftoient affez fuf-fifant challiment de fon offence, il luy pardonna. Ce que plufieurs difent e- pardon Je lire aduenu par vn miracle, car comme Clotaire cull enuoy e de fes gens pour prendre Dagobert qui eftoit caché en vn village près Paris appelle Catulien ainfi quâils vouloicnt entrer dedans,ils furent furprins de telle frayeur,queper-dans toutes leurs forces, ils nâeurent oneques pouuoir dây entrer . Ce quâeftant rapporté au pere,penfant quâris euffent controuué celle fourbe pour fauori-
\ fer le ieune Prince,luy-mefiare lây tranfporta. Neantmoins il ny feeut met-\tre le pied, que premierenaent il heuft pardonné a fon fils. E4osChroniques affeurent 6c attellent que les corps des SainCts Denis, Rullicq,6c Eleu- u mere eftoient enfouis en celle eau erne, fans qu aucun lâen fuftappercevr ques a ce iour la. quâils le reuelerent a Dagobert en f endornyant, lequel leur promift de leur faire conftiuire vne Ãglife. Dequoy fe fouuenant \ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;h ii)
CLOTAIRE 1. R O Y 10.
quand irfutRoy,il leur fit baftirleTempleSainélDenis en France,tel quâoilb TaÃiment de ygit a prefciit^comme il fera dit cy apres .Celle vilion aduint lâan de falut 6 z 6.
Eflant ainfi pardoiiné,le perc luy donna des lâheure la iouylfance dâvne partie du Royaume dâAüllrafie,la ou il alla pour en prendre la polîclfion, amp;nbsp;peu de * nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;téps apres,îan 6z9.ii elpoufa Gontrude ou Cometrude feur de Sichilde, fem
me de Clotaire fon pere. Dagobert ne fc contétant de la partie que foil pere luy â auoit donnce,luy remonftrant quâelle ne fuffiloit pour fon entretenement, luy demâda entièrement toute ladiéle Aullralic,mais le pere la luy refulant,il y eut quelque diffipret entre le pere amp;nbsp;le fils,qui fut bien toll appailé^ parle moyen de quelques figes feigneurs qui ne voulurêt permettre vne guerre entre le pere amp;nbsp;le fils,amp;Clotairequitta toute lâAuflrafie à fondiél fils, la ou il falla retirer du tout,tanr que le pere vefquit. Il ny fut pas fi toll retiré que les Saxons qui font delà le Rhin,ayans pour fufpeéf le voifmage dâvn fi grad Prince,entrèrent auec iataillecon- armee dans rAufcrafie,foubs la charge de leur Duc Bertaire, contre lequel tre lei Sa- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,⢠nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;r , nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;r i nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;i
xom. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Dagobert co bâtit, amp;nbsp;au combat receut vne fort dangereufe playe en la telle. Si
cuida eflre prins par lefdiéls Saxons. Ce quâon feit incontinent fçauoir au Roy Clotaire fon pere,luy enuoyant pour enfeigne vne partie de fes cheueux encore tous pleins de fà ng.Le pere firritatellement de cela,que dreffantvne forte at-mee,il la mena contre Bertaire, amp;nbsp;alla rencontrer fon fils pres du fleuue de Vi-
Commande-ment (ruel de Clofatre.
fere:amp;pour-ce quâon luy rapporta que lâennemy fe moquant de Ion poil tont blanc, (bien quâil nâcull pas cinquante ans ) le nommoit vieille iument, il fit expres commandement à les gens quâils rognalTent tous les Saxons quâils pren-droient, excedans en hauteur lâefpee dont ils combattoient. Bertaire amp;nbsp;prefqnc tous les homes furent tuez en cefte bataille, apres laquelle Clotaire fen retourna en France,ou il trouua fa femme accouchée dâvn fils nommé Aubert.Ce qui aduint lâan lt;gt;30.
luyauoit donne pour/cmiteuT vn fien amy nommé Rhodoald, qui combien quâilfutylTu de pau lire maifoiijfe voyant cfleué en biens amp;nbsp;honneurs parles mrelencedes biens faits du Prince,deuint(felon la couflume de ceux qui de la profondeur de ^auxht'n-^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;d la haulteur des biens) tant fuperbe quâil acquift lâinimitié de
»em. tous les Auftrahens,amp; par ce moyê celle defon maiftre, duquel fuyat la furent il fe retira vers le Roy Clotaire,efperant que par fes prières ou comandemeiit il poLirroit rentrer en grace. Et de faiél Clotaire en pria fon fils, qui luy fit relpoce que Rhodoald pourroit efperer quelque pardon, moyennant que dorefiiaüant il voulufl 11 bien viurc,que fes vertus peullent effacer vue infinité de mefehacc-tez quâil auoit commifes par lepalTé.Ce quâentendant Rhodoald,amp; pefiint tout luy eftrepardôné,il fen retourna dedans Trieues, ville de lâobeilTance du Royaume de Metz,en laquelle fuiuant le comandement de Dagobert,on le fit mon rir tout deuant les portes du Palais Royal. Peult eftre quâil auoit bien merité h mort,mais on la luy fit louffrir fans proces ny iugemet : ce qui moftra effre vn^ Condemna- vej-i2âeace,amp; colere,nó vne dimie punition. Ce que Clotaire toutesfois ne trou-tionjansut- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;i z'il nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â p i
gement. ua 11 mauLkiis comme les oultrages faicts a SadragelilJe. Clotaire citant de re-
** tour en fon Royaume, délibéra de punir la témérité de Godin fils de Varnare, Maire du Palais de Bourgogne,lequel contre toutes Loix auoit elpoufé la ma-raflre, mais demandant pardon au Roy de ce crime, il luy fut pardonné anec expres comâdemêt toutefois de la laill'er. Dequoy tellemêt lâoffença celle mal-
VLU 1 A IRL 1. KUà IO, LI V Kh 11. nbsp;nbsp;nbsp;»7
heuretife femmCjque délibérant le veger de celtiy qiii lâauoit deiaiïïeejeifc Ãt en nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;*
tedre au R.oy,q Godin auöit délibéré de le tuer.LeRoy le fit venir a luy,amp;pour n auoir autre tefinoin de ce malheureux defiein quâvne femme,il le cótenta que Godin fe purgeaft par lermet fur les reliques des corps SaintSj à Paris de S, Vin-cctjà Soill'ons de Saind Medard,aOrleas de Sainél Aignâ, ôc .^Tours de Sainél Martin. Ce quâil promit faire, mais eftant a Chartres pour aller a Orleans il fut meurtry en plein banquet amp;nbsp;en grofie compaignie. Ce que Ion penla aiioir èfté fait par le commandement ou par la conniüence amp;nbsp;dilîimulation de Clotaire^ car if nâen fut iamaisfaicl autre pou rfuitte. Ainfiontles Rois liberté déviure comme ils veulent, amp;nbsp;leur cfiant donnée la puilTance de la vie amp;nbsp;d^ la mort de ïertedesma» leurs fubiets,les mauuais en abufcnt,amp; font tuer ceux quâil leur plaift.Eftat Go-din mort,le Roy alfembla les eftats de Bourgongne, ou il alïifta en perfonnej ayant luy mefine propolé quâils auoient a délibérer, quel perfonnage il fubfti-tueroit à Godin pour lâadminiftration des affaires du pays, relponce luy fut fai-éle quâils ne vouloient autre gouuerneur que luy, quâils ne defîroicnt obéir a autre perlonne de ce monde quâà luy feui,amp; que la perfonne dâvn feul Roy leur eftoit îuffifinte pour le gouuernement de tous affairesdc fupplians de leur vou- . loir faire ce ll: honneur q^ue de les vouloir prendre luy feul en la charge amp;nbsp;pro- soHr^Ki^nos tection .Cefie relponfe lut trelà greable au Roy, qui, de là en auant ne leur donna aucun gouuerneur particulier de Ion viuant. Vray eft quâil auoit défia donné lcreuenu des pays de Bourgongne à fon fils ailné Dagobert,lequel il auoit affo ciéau gouuernement des affaires de tout fon Royaume.
Sur ces entrefaites felmeut à la Court vne groffe fedition en laquelle Her-maire fut tué.CâeftoitvXvieil Cheualier qui auoit efté ordonné gouuerneur de la perfonne du plus feune fils du Roy, nommé Aribert,tellement que toute la Court eftoit en armés. Le Prince Arian chef de la fadion contraire qui auoit e-fté caufe du meurtre de Hermaire fe fiiutfa à la faneur dâvne groffe garde que le Roy luy donna. Cefte melhie annee qui fut lâan lt;gt;31. mourut le Roy Clotaire, Portât cfy qui fut le quarante-quatrieme an de fonaage, amp;nbsp;defonregnelefeizieme,de-puis que lentiere monarchie des Gaules luy fut venue, amp;nbsp;fut enterré en lâEglifè Sainét Vincent,autrement Sainél Germain des prez. Mourant il recommanda fes cnfiins à Pepin,maire de fon Palais. Le regne de ce Roy fut agité de terribles tépeftes, fouillé de plufieurs parricides amp;nbsp;crimes, amp;nbsp;les affaires en piteux eftat, amp;nbsp;auec luy mourut pareillemêt la grandeur,lagloire amp;nbsp;la fplêdeur des Rois de France gt;nbsp;amp;nbsp;de leur mort nafquit lâauthorité des Maires du Palais, car auparauât les Maires nâauoient comandemêt que fur les domeftiques de lâhoftel du Roy^ mais fous ce Clotaire ils vfurperent le nom du gouuerneur du Royaume. crSJeur des En ce temps les Vifigots delaiflerent leur Arianifme amp;nbsp;retournèrent à la foy Catholique,auffi firentles Lombards. Au Concile de Tolete tenu pour la troii-iefme fois fut ordonné quâes Eglifes le Symbole des Apoftres fuft recité tous les Dimenches à haulte voix, à fin que le peuple fuft mieux difpofé à la commit nion apres auoir fait confeft'ion de foy.Grégoire Pape ordonna plufiêurs cere-
⢠J 1 â » T zr « nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1 rP 1 ^1.1- 1 â r nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1 Cnnctle;
montes de la Melle, amp;nbsp;grande partie desftatuts de lEghle, entre autres que le ceremonies Bigame ne fuft preftre.LâEmpereur Phocas ordonna que Rome feroit le Chef wfiaueesi de toutes les Eglifes, combien que ce fuft auparauant Conftantinople, pource que le Prince y faifoit là refidence. LâEmpire Romain commença dâaller en decadence , car cependant que les Chreftiens fentrebattoient, les Sarrafms occu-
h iiij
88 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;DAGOBERT i. ROY n.
perent ftEgypte lâAfFrique quâils tiennent encore. Aufii quelques vns difent quâen ce temps regnoit fur les Arabes le faux prophete Mahumet qui de panure amp;nbsp;orphelin hit faicl Jlt;oy.
Alors que Clotaire décéda, Dagobert fon fils ehanten fon Royaume
*M4hnmet.
^ER^ I ^â-Arihrafie entendit la mort de fon pere, amp;nbsp;en partit hahiuement pour venir en Frâce,de peur quâen fon abfence ne fourdit quclqué trouble, cfmcu par ceux qui défirent les nouuelletez amp;nbsp;changement des chofes, comme il adulent fou-uent en tels affaires. Il commença de regner en vn fâcheux temps, pource que Clotaire fon pere fur la fin de fes iours auoit entièrement delaiffé le foin de tous fes affaires,amp; nefaifantplus rien par confeil, penfoit tout luy chrelicite,amp;:nefc gouucrnoit que felon fafiintafie,ne fehimât fubict aux conhitutions faites par les Rois,ny aux ordonnances des Loix,tat que les bones cou humes de fes pays
licence Je Prince.
rice ytetl rnnce,
^pitnna^e étonné it fils de Pay.
choient du tout anéanties. Ce qui eh vn vice auquel fe laiflent couler plufieuis * Princes, mefmemcnt ceux qui viennent fut lâaage,!âehans par le long temps de * régner accouhumez à vne licence de faire tout ce quâils veulent. Le ieune Roy * Dagobert preuoy oit bien que femonhrant feuere au commencement de fon regne il acquerroit lâinimitié de fes mefines fubicts,amp;quâvfà nt aufli de fi grande douceur ou priuauté, ilneferoit quâaugmenter lâorgueil amp;nbsp;lâaudace qui pour lors regnoit entfeux. Il donna a fon frere Aribert pour Apannage les pays de Languedoc, Poiélou amp;nbsp;Aniou, duquel partage il ne fe tint pour content, f i comme on voit que la pluspart des enfans des Rois nâont iamais faute demau-uais confeillers qui les animent les vns contre les autres, Brunulphe Duc dâA-^onfiillt^^'^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;foEurs Sichindeamp;Gontrude choient toutes deux Roi-
nés de France, lâvne qui ehoit Sichinde vefue du Roy Clotaire, amp;nbsp;Gontrude femme de Dagobert alors regnant) fe voyât en credit amp;nbsp;auoir la faueur du frere du Royjlâanimoit à faire la guerre au Roy fon frere,luy mettat en tehe q le Roy Clotaire fon pere luy auoitdehiné l^Royaume dâAuhrafie. Brunulphe don-noit ce cofeil au ieune PrinceAribert,à fin quâehant ainfi Aribert partagé,il euft lâentiere adminihration des pays qui luy feroient donnez, amp;nbsp;quâil difpofah du tout à fa volonté, comme gouuerneur principal du Prince. Les vns difent que Dagobert ne voulant donner fupplcment dâApannage a fon frere,aima beaucoup mieux entreprendre vne guerre, que quittât fon droiéf dâaifncflc, il nâeuft la principale partie des Gaules. Les autres difent que voulant euiter vne guerre, pour retrancher à fon frere Aribert amp;nbsp;.a Brunulphe les moyens de drefl'er quelque nouuellctéamp; remuer quelque trouble,il donna à fondit frere fupplément If /^«yxwwf dâApannage, luy donnant le Royaume dâAquitaine, la ville de Thoulouze,amp; Jjfjuitdine nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;igg villes qui font entre la riuiere de Loireôc les móts Pirenees,à la charge
que ledit Aribert quittahôc renonçahâtous autres droidls du Royaume de Dagobert fon frere. Aribert content de ceh Apannage fe retira en fon Royau-
me dâAquitaine , duquel il inftituaThoulouze ville capitale, amp;gouucrnaics fubiets en paix amp;nbsp;en tranquillité,faifà nt obferuer en (es pays les loix amp;nbsp;ancien-in religio et couftumcs dâiceux,ôc quatre ans aprcs fit la guerre aux Gafcons, lefiquels In tufiice. nbsp;nbsp;il reduifit foy bs fon obeiflance.
Dagobert ayant au commencement de Ion regne pacifié le trouble qui euft peu aduenir entre luy amp;nbsp;fon frere, fâaddonna tout a la religon amp;nbsp;a la iuftice,qui font les deux premieres chofes auiquellesvn Prince doit faddonner, parlef â quelles les Roys régnent, qui (ont les deux colonnesdâvn-Eftat. Quantaquot; ce qui
DAGOBERT t. ROY n. LIVRE II. e
Cc qui touche le faiél de la religion, fe fouuenant du vccu fait à Sainà Denis amp;nbsp;à fes conipagnons,defquelsil acfté cy deflus parlé, il les ht en 1 an 631,inhumer honorablement dedans des riches cercueils, Sc leur baftitïb temple Sainéf Denis, tel quâau iourdâhuy on le voit, le ChÅur duquel il ht couurir tout dâargent pf J. hn. 11 y en a qui difent quâil en hft couurir toute lâEghlc,laqucTle il decora amp;nbsp;orna de grands amp;nbsp;précieux ioyaux, ôcy mit des moines quâil dota de plufieurs grands biens. Ayant faiéb celle Åuure pitoyable,il voulut pourfuiure afaire toutes les autres choies qui font dignes dâvn Roy amp;nbsp;de Ion deuoir. Et pource que le principal deuoir dâvnRoy cil de faire iullice ,il fen alla enBour^ftgne amp;nbsp;Au-ftrafie ou ehoit la Rome Gontrude fa femme, là ou il commcnçi a faire le vray office de Roy , car luy mcfmcs en perfonne vouloit cognoillre iuger des dit-ferens Sc procès quâils auoient entrâeux, les accordoit nbsp;nbsp;reconcilioit enfemble,
prenant les vefues, pupil es,amp; panures cnlaproteélion,les deffendant contreles violences des grands, lefquels femblablement ilhonnoroit felonie merite de leurs maifons, nchelles nbsp;vertus.Il ne lailTa en ces deux Royaumes aucune vil
le quâil ne vititall, pour Içauoir entendreluy mefmes les plaintes amp;nbsp;doléances dâvn chacun, ne le haut de telle charge ahomme defamaifon. Celte iu-llicele rendit fi aime des Bourguignons 6c Aullraliens,quâil n choit polhble de â plus, chant la iuhicc vue vertu non feulement aimee,mais qvn hnét aimer ceux â quilâont en recommandation, 6c qui lâexercent, comme a l oppolite Ion con-*â traire,quiehlâiniuhice,eh haye 6c faiahair ceux qui en vfent. Ayà t mis ceh or Princes,
dre en ces pays là ,il prit fon chemin vers Paris, là ou il ne fut pluhoh arriué que toute lanoblcffe 6c ieuneffie Pranlt;^oifc,ne fe rendiffent à fonobeiffiance, mef-me ceux qui peu deuant choient delafaaion de Brunulphe Gouuerneut de fonieune fr er e, remer cians Dieu del heur qu il auoitcnuoyeaux François de
â leur donner vnRoy tant meur dâage,6c dlt;^confell,6c fi iuhe.Mais comme il f eh
â veu fouuent,quc la vertu Sclevice,laiuhice6cliniuhice,laclemence 6(_lacrUâ nfnxfofrlt;t{'-â auté,6c ainfi plufieurs autres vices 6c vertus contraires fe font trouuees â me perfonnage 6c mefmc fubiet,vfans alternatiuemét de leur force 6c pouuoir,
t nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ainh vit on q Dagobert auoit aucc ces vertus,des vices,6c auec fa iuhicc de l in-
I iuhicc. Car vniour fc rclfouuenant du mauuais confcil que Brunulphe auoit l nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;donné à fon here Aribert de luy demander fupplcment dâA^annage, chofe qui
I auoitmis en grand peine ledit D agobert, il donna charge a Almagare, Arno-1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;bert,6c Guilîcbaut grans Seigneurs de laBourgongnc, de tuer ledit Brunulphe.
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;En quoy il rompit cehe iuhiee dont il faifoit telle monhre, 6c de laquelle cha-
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â cunrcceuoitvntelfruiih,6cmonhracombienlavcngeanccadelorceaucucur ForteJelit
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â de lâhomme, 6c combien elle eh douce 6c attrayante, quand elle faict oublier
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â laiuhicc ,lapicté,6c le deuoir . Ce qui fe peult cognoihre en Dagobert qui a-
ï nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;uoit donné telle opinion de fa iuhiee, 6c efpandu fi allant la renommee de fes
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;vertueufes actions, que mefmes les ehrangers barbares ,les Sclaiions 6c les
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Turcs,le fuppliercnt dâehre leur arbitre en vn different qu ils auoient enfemble
l nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;furies conhns de leur pays . Elles Sclauonsluy manderentpar leurs Ambaffa-
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â deurs que fil vouloit aller en leur pays,ils le receuroient pour leur Roy.Regar- Force
de
i « dei quelle force alaiuhice,mefmes au cueur des barbares,dc defirer pour elle l « feuleccqiiellefeulercnddignedâchredefiré,quiehvnbon6ciuhePrince,cô-l « me chofe rare,precieufe,6c peu fouuenttrounce. S il euh ehé feulement vaillât 1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;» usnelâeulfentpas defiré,mais ils ledefirerent,pource quâil auoit cehe ver tu de
5)0
11.
⢠iüfticc,qui efl lapins excellente de toutes,amp; du nom de laquelle font lionnorcz IX tuÃice dS les gens de bien.
^en^^de^bien Mais Dagobert quîaux premieres années de fon regne eftoit tant recomman- â dépourfes Ãngulieres vertus,fe laifla couler aux vices, car allant par toutes les villes de fon Ko)Taume,fous couleur amp;nbsp;en cfpece de faire iuftice, il les defpouil loit de tout ce deplus beau,de plus précieux amp;nbsp;de plus excellêt qu il y trouuoit, amp;nbsp;le prcnoitparforce.AinfiÃfouucnt les Princes font vnc adle de iuftice pour piferies pipcf Ics bommcs. Ce qui leur fort comme dâvne pantliiere pour prendre les * Pnnees. cLieurs le? volontez, amp;nbsp;faire puis apres mille adles d iniuftice,lefquels la nie- â moire de la iuftice fait pour vn temps doucement fupporter, mefmement quad â les Rois difent que câeft pour vn bon Åuure,comme fiifoit Dagobert qui del- â, pouilloit amp;nbsp;defgarniflbit toutes les Eglifes de fon Royaume, pour en orner enrichir celle de Saindl Denis, comme fi toutes les richeffes du monde euffent
, efté deues lt;4 celle feule Eglife. Il print de lâEglife de Saindl Hilaire de Poidliers fadff^èi- le corps dudit Saindl Hilaire, deux portes de bronze dâvne valeur amp;nbsp;artifice in-Icesf ours. eftimable, vn vafe de Baptiftere, lefquels il fit porter par mer à Saincl Denis, mais lâvne des portes fe perdit fur la mer. Et pouce que touÃours ceux qui font â mal, couurent amp;nbsp;pallient leur mal-faidl dâvne raifon bonne en apparence, qtii ' , femble eftre vue iufte caufe,Dagobert difoit quâil lâauoit pris à Poidiers tous es ' fufdidls ornemês dâEglife,pource q ceux de ladite ville lâcftoient rebellez cotre luy, que par droiôl de guerre tous les biens dâvne ville rebelle font acquis confifquez au Prince. Ceft adle fut fuiui de plufieurs adles de paillardife,car pnr tout ou il alloit, il menoit vn troupeau de putains, outre celles quâen plufieurs lieux il tenoit comme en vn ferrail. Dequoy Amand Euefque de Paris,lioininc de bonne amp;nbsp;fiiindle vie, lâayant aigrement reprins,il le chafl'a de fon Royaume, mais peu apres Dagobert recognoiftint fa faulte le rappela. Auft'i auoit le Roy pres de luy, Pepin Maire de fon Palais, Seigneur vertueux amp;nbsp;bon feruiteur de foil maiftre,qui faifant ce quâvn fidele feruiteur doit faire,luy remoftroit cobie Leyice Ud x cftoit vilaiii amp;nbsp;fale à vn Roy qui eft aftis en vn Theatre,veu amp;nbsp;regardé des yeux â vapnof?. Je tous fcs fubiedls, dâeftre ainfi difl'olu en fa vie, meurs amp;nbsp;adlions, amp;nbsp;de faire publiques monftres de fes paillardifes. Dagobert charmé de la volupté, trou-ua bien fouuent ces remonftrances mauuaifes, amp;: en cuida bannir Pepin,qiiine quot;nbsp;Façon de fai faifoit pas comme ont accouftumé de faire les courtifans qui font pres des Rois â nâofent leur dire leurs fautes, qui les permettent amp;nbsp;qui en font les minillrcs â
amp; inftrumens, ou bien quand ils les ont vne fois remonftrees à leurs Princes,quot; fils voyent que Icfdits Princes le trouuent mauuais,demcurent la fans rien re-â pliquer,de peurde perdre leur bonne grace, leur faueur, amp;nbsp;les eftats dont ils quot;nbsp;font honorez : car Pepin nonobftant que fon maiftre le trouuaft mauuais, luy ' réitéra à fouuent fes remonftrances, quâà la fin Dagobert changea de façonquot; deviure,amp;fes vices en vertus. Voila vn bon exemple pour les Princes amp;nbsp;pouf quot;nbsp;les courtifans, à les vus amp;nbsp;les autres fen vouloient feruir, mais la plufpart des â infru^ion Princes ne veulent point ouy r parler ceux qui leur parlent le leur deuoir, ny de ' xka; Fnnccs Jefchardbr de leurs vices, amp;nbsp;nâefeoutent que ceux qui rempliftent leurs oreil- â C^auxeour , nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;i , nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;/ nbsp;nbsp;nbsp;, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;-r â r nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Je»
ttfans. les du doux venin de la volupté amp;nbsp;du vice. Etles courtnans qui font près acs
Princes nâofent leur remonftrer leurs vices, ou fils le font câeft pour vnefois quot;nbsp;cowjwfwfff feulement, apres laquelle fils voyent que leurs maiftres nây prennent pas phi- â fans°'*'^** hfj ils demeurent là , amp;nbsp;laiftcnt (comme ils difent ) pafler la riuiere fous le pont, â aimans
DAGOBERT i. Rß if LIVRE IL â¢
â¢gt; airaans mieux demeurer infidellcspres de leurs Princes en grandeurs, dons amp;nbsp;- faueurs,quâefl:refidellesà leurremonftrerleurdeuoir.
Sur ces entrefaites mourut à Thouloufe Aribert frere de Dagobert,le huitième an de fon regne,laiflant Chilpericfon fils vnique qui ne luy^furuefquit gue-resjdont le Royaume dâaquitaine reuint à Dagobert. Seruate amp;nbsp;Paterne Am-bafladeurs François retournèrent de Confi:3ntinople,ouDagobert les auoit en- Heudt. uoyez pour auoir lâalliance de lâEmpereur Heracle, amp;nbsp;â leur retour lâafleurcrêc de lâamitié que portoit lâEmpereur aux François, amp;nbsp;racontèrent fesheureufes entreprinfes contre les Perfes. Qimlqucs vns difent que ces mefmes Ambafia-deurs aduertirent Dagobert parle commandement de lâEmpereur quâen ce temps les Chreftienseftoient fort menaflez des circoncis j amp;nbsp;pour celle caule^ le confeilloit contraindre tous ceux de celle religion qui habitoient en France
quot; de fc faire Chrelliens.
La France amp;autres nations lîtuées loing de lâAfie auoient bien lors cognoif-fance de la fuperftition amp;nbsp;façon de faire des luifs, mais non des Mahumetilles amp;nbsp;Sarrazins, qui elloient fcmblablement circoncis, defquels la faulfe religion pulluloitfort en ce temps, amp;nbsp;dit on que quelques magiciens auoient aduerty lâEmpereur,que ces infidèles deuoient en brieftourmentergrandemctlaChre- hutntt. llienté Dont cell Empereur le garda là gcmêt,tandis quâil régna,côbien que felon le iugement de plu fieurs,cè ne fut par le confeil de ces Negromà nciens, car apres quâil eu t vaincu Cofdice,amp; rendu lâAfie toute pailible a lâEmpire, il elleut quatre mil foldats,entre la plus accorte icunelTe Sarrafinoife, amp;nbsp;lâen feruoit corne des liens, quoy que véritablement il les eull prins pour oilages,à fin que celle nation adonnée à toute mefchanceté craignit dâorefnauant à faire quelque faute. On dit que Mahumet fut griefuement blelTé en vne guerre quâil eut contre ce Cofdicc,à caufe quâil fe faifoit adoÃr comme Dieu. Les luifs ellans lors en France fe firent baptifer,efmeuz de la fainôleté de nollre religion, amp;nbsp;non pas fainfi quâaucuns ont voulu dire) des menalles de lâEmpereur, car ils commence hftifiiç. rent en Efpaigne par le moyen de Sifibute Roy des Vifigots,lequel cotraignoit en ce temps tous les luifs qui elloient en fes terres, de fe faire Chrefliens. Plu-ficurs ne luy voulans obéir fen fuirent en France, amp;nbsp;le retirerent auec les autres de leur feôle,qui alfemblcz fe trouuerent en fort grand nombre.Dequoy leRoy Dagobertfut foudainaduerti, amp;nbsp;ne voulant quâon lâcllimall auoir lareligion moins recommandée quâauoient les Vifigots, il entreprint dâen vuider fes Royaumes, amp;nbsp;pour ce fi tvn Ediél par lequel il elloit exprelTemcnt enioindà tous
* r rT ⢠nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1 -T r nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;» nbsp;1- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â¢â¢ aiHtrÃtedes
ceux qui ne conrelleroient lefus Chnlt,lortir de ces pays dedas vn certain lour, religions. lequel palTé ceux qui de contraire creance fy trouueroient, feroiêt reputez corne ennemis du Royaume,amp; par ce dignes de mort.Plufieurs clleurcnt pluftolt fortir de la France, amp;nbsp;viure en exil que changer de religion, amp;nbsp;les autres le con-uertirent.Ce que Dagobert fit non tant pour plaire à rEmpereur,que pour le re
â fpeél de la vraye religion, cognoiflantellre mal aifé que deux religions puilTent Df«xr«;-â demeurer amp;nbsp;confiller enfemble en vn Ellat,quâellcs nây amènent vn grand trou gionstmentà â blc,commc il fell veu par infinis exemples. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;tnuUt/,
Sadragcfille Duc dâAquitaine fut tué par quelques fecrets ennemis, amp;nbsp;pour ce que les enfans ne faifoient compte de pourfuiure la vegeance de celle mort, Dagobert confifquatous leurs biens, fuiuat en cela les conllitutios Romaines, qui priuent les enfans de la fuccelfion du pere, duquel ils ne vengêt lâhomicide,
DAGOBERT i. ROY it
il fefmeut en ce temps vne guerre en Efpaigne pour ce quâapres la mort de Sifibute,Scntile fut couronné Roy des Vifigots, qui fut autant vitieux quefon predeceffeur eftoit plein de vertu: dont les Vifigots fefafcherent tant quâvnno-méSiienandeeijfreprint de le chaffer, amp;nbsp;de fe faire Roy. Et pour mieux y par-I« rifigats uenir il demanda fecours à Dagobert,qui luy enuoyaÿnegroffe armee de Bout abanlonnant guignons foLis la conduittc dc deux grands Seigneurs amp;nbsp;Cappitaines du pays, /ownnxwrf Abondance amp;: Vcnerande,qui allèrent iufqucs à Sarragoffe, ou les Vifigots laiifans leur Roy Sentile,fc rendirent à Sifenandc,amp; luy iurerent obeiffanccje-
let GuÃont deffiuts en bataille.
XxcufeJes CuÃons.
la fureur du l{oy redoutable.
ftans efineuz principalemêt de la faueur que luy portoitDagobert.Ce nouucaü Roy en recognoiflancc du fecours des François, enuoya à . Dagobert dix liurcs dâor,qui furent employees à lâacheuement de lâEglifc Sainôl Denis.
Peu de temps apres que les Vibgots furent appaifez, les Gafconsquionttouf' iours eu la tefte à rcfcarmouchc,{e reuoltcrent centre Dagobert, ne voulansb receuoir pour Roy . Dagobert fit vnegrolTeleüée de Bourguignons fous doU' ze cappitaines quâil enuoya contre les Gafcons,aufquels ils donnèrent la batail' le à furieufe,que lesGafeons furent delFaits.Lcs capitaines Bourguignons apres la bataille,feftoient efeartez les vns des autres, eftimans les forces des Gafeons eftre entièrement rompues amp;nbsp;deffaiclesjamp;nefcfouciansderien nefiifoientny guet ny garde. Les Gaicons confiderans cela le rallièrent enfemble enextrenae diligence, ôcrencontrans Arembcrt capitaine Bourguignon feparé des autres troupes,fe ruerent fur luy de telle furie quâils le tuerenr,amp; mirent toute fa troupe en pieces douant quâil peuft cftrefecouru des fiens. Les autres Seigneurs capitaines eftans aduertiz de cefte perte,mettans leur armée enfemble, alloient troLiLier les Gafeons pour venger la mort du capitaine Arembert amp;nbsp;de fes bandes,mais les grands Seigneurs decafeongne vindrent â eux fans aucunes armes, amp;nbsp;en cftat de gens vaincuz, fexcufiinf de la mort dâArembert amp;nbsp;de fes compai-gnons, en donnant la coulpcà vne multitude de pauures gensdu pays,vagabonds amp;nbsp;fins adueu, qui comme dcfelperez feftoient bazardez à la mort pour auoir perdu leurs biens,amp; auoireu cefte guerre. A ceftecaulèils les prioientde ne palier plus outre,amp; pardoner à ceux qui de bon cÅur fe rendoict, amp;mettoy-ent en lâobeilfance du Roy Dagobert,auquel ils fupplioiét quâon deferaft la co-gnoilTance amp;nbsp;iugement de telle delFaiôle. Ce quâayans les Gafeons impetré, les principaux du pays menez par le capitaine Amand vindrent deuers le Roy, qui ne leur fit pas bon vifiige.Dont eux craignans la fureur dâvn Roy, qui a efté rouf iours redoutable à fes fubietSjfe lauuerent à garand dans lâEglife S.Denis,amp;leur fut donné pardon pour lâhonneur des Sainds Martyrs, amp;: apres toute rebellion amp;nbsp;infidélité abiiirec,les Gafeons iurcrent perpétuelle feauté amp;nbsp;hommage à Da-gobert,amp;afesfucceireurs Roys de France. Celaaduint lâan lt;743.
En cemefme temps laBretaigne fut reduitte enlâobeilEmcc dcDagoberr, amp;fans grands affaires, toutesfois les Bretons peu apres firent vn Roy nommé ludicaël ou Gicquel,dont les François folfenferent tant, que Dagobert enuoya Sainéb^Eloy en Bretaigne pour leur remonltrer leur faul te, amp;nbsp;menalî'ercc nouLieau Roy de toute rigueur, à bien toft il ne rentroit en fi fubieétion. Le Saincl-homme accomplit fà legation fi dextrement,quâil amena le Roy deBie-taigne faire hommage de fes pays a Dagobert, qui le reccut honorablement, en la faueur dâvn grand perfonnage appelle Audouene,pour lors Chancelier de France, le renuoya en fon pays auec force prefensjamp;promcffe dâallian ce, amp;nbsp;per
DAGOBERT i. R O Y Ãe LIVRE IL 93 petuelle paix. Et deflors commença laBretaigne à releuer en ionuerai^ete de la ' couronne de France,quoy que les Bretons debatent le contraire. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;lasretaignt^
La France fortant de les guerres demeura en repos iufquâa ce que les Scla-p^^ââ, uons,peuple idolâtre, la vindrent troubler.Que^'-^^^ vnslt;à ifcnt dire ceux que nous appelions auiourdâbuy Boefmes amp;nbsp;Polonois, autrefois venus des Scitbes, sçÃAwni mais il fault pluftoft croire que ce font ceux-là qui maintenait habitent iTftrie nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â¢*
amp; laDalmatie.Ils auoient plufieurs villes, dont quelques vnes prochaines de la Frâconie eftoiêt alliées des François,amp; les autres les bay oient de telle forte quç fans celfe ils couroient ôc pilloiêt leurs terres,failans mille volleries fur les mar-chans deFrace,quitralEquoient en leurs pays. Au moyé dequoy Dagobert en-uoya vers leur Roy nbmé Samb,vn de fes heraux,qui ne pouuât acheuer fa char ge pour les empefehemens que luy faifqiët les principaux dâEfclauonie de par-1er aluy,iettafon accouftrementFrançois,amp;: fabillant à rElclauonne,fe prefen- rAtilt FrAJi' ta deuà tle Roy, corne fil euft efte Efclauon, puis le faifant cognoiftre fe fiant en la liberté de tous temps ottroyee aux heraux, il accomplit facharge, parlant fort audacieufement à Samon,lequelluy refpondit qu encores que les François ij,rAults, lâeulTent maintefois offence, il eftoit neantmoins contant dâeftre aVaduenir leur amy,mais le herault ou trop fuperbe, ou pour auoir commandement de ce faire,luy relpondit quâil n eftoitraifonnable qu vne fibelliqueufe nation, comme eftoit la F rançoife, f alliait de chiens. Celte audacieule parole irrita merueilleu-fement les Efclauons, toutefois ils le renuoy erent (ans aucunement lâoutrager, puis ils commencèrent vne forte nbsp;cruelle guerre.
Les Sarrazins femblablemct indignez dâvne mefmc parole délibérèrent guer roy er la Chreftientc ; car ainfi que les quatre mille qu auoit lâEmpereur Hera-1« clepour oftages demandoientla robbe militaire ordonnée par luftin donton vfe encores auiourdâbuy ,vn Eunuque en ce malheureux téps Treforier general de fes finances,leur refpondit, que ce qui eftoit relerue au gendarme Romain, ne deuoit eftrebaillé aux Chiens.Ces Sarrazins vaillans hommes eurent teUef- Pe/pû de, pit de lâaudace de celt effeminé,que lâen retournas en leurs pays ils efmeuret les C Arabes amp;nbsp;laâplus part de leurs voifins à fairela guerre alâEmpcreur,puisviolâs les droits diuinsôc humains,prindrent toutes les villes amp;nbsp;prouinces de lâEmpire qui leur eftoient prochaines, ôc mefm.emétlâ Ãgy pte. Et voy ans de iour a autre leur armee f enfter de plufieurs grandes forces, ils marchèrent contrelés Perfes La per/èh quâils trouucrent encore tous las des dernieres guerres qu ils auoient eues cotre Heracle. Au moyen dequoy ils les vainquirent ailement, ôcles contraignirent fuiure laloy deMahumet, amp;nbsp;fe nommer Sarrafins, puis ils conquirent toute la Syrie. Ainfi la plus part de la Chreftienté fut lors tourmentée de celte malheu-reufe gent.Ce quetafchoientfcmblablementtaire les Elciauons,neantmoins
â nbsp;nbsp;nbsp;leur deffein ne fucceda h beureulemcnt, pour lequel empefeher,Dagobert en-
uoya vne armee dâAuftraliens,ôc de ceux quiluy obciffoient delate Rhin,mais les Efclauonsles deffirent-.quifut caufe que quelques feigneursSc peuples d Ef-clauonie tenans encores iniques à ce iour lâalliance des Frà çois,furet contraints la laiffer, amp;nbsp;fe declarer leurs ennemis. nbsp;nbsp;Les Saxons fe fians trop en leurs forces
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;prierétDagobert de leur quitter le tribut quâils luy deuoicnt,foub% conditions
qu à leurs propres coufts ôc defpens,ils mettroiet lâEfclauonie en fon obeiffan-
\ ce â¢. ce quâilleur accorda, toutesfois ils ne peurent tenir promefl'e, A celte eau-
\ fe Dagobert fut contraint de recbef eriger lâAuftrafie en Roy aume, ôc le croi-1 1
îgt;4 UAGUÃhKi I. KU Y IE CLUVIS z. KUY li.
'â : nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fire des ^rrcs quâil auoit outre le Rhin, Ã ce que pour icelles comme pour les
leurs meimes, les Auftrahens combattiflent de plus grand cueur. Il en ht Roy Sigibert,amp;ne furet plus déformais lesAuftrafiens vaincuz des EIclauons. Dagobert ayant fait toutes ces belles choies alfembla le s principaux Seigneurs amp;nbsp;Prélats de fon Royaume, en la prclence defquels eftant alhs â * en vne chaire couverte de drap dâor,amp; dâvn daiz de mefme, ayant à fes coftez leiien de la fes deux enfins Sigibert lâailné amp;c Clouis le puifiié,il ht vne belle amp;: logue hara- â ^frem^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;laquelle il exhortoit fefdits deux hls a viure amp;demeurer en paix,amitié â
amp; concorde,leur remonftrant le bien, rauantage,amp; la grandeur qui pouLioit a â lâvn amp;nbsp;cl lâauii-e venir, de viure de celle façon, amp;nbsp;au contraire le mal qui les me- â naçoit fils viuoiêt en difcorde.Il pria auflitous les Seigneurs la prefens dâaimef amp;nbsp;honorer les enfans, amp;nbsp;les recognoiflre comme leurs Rois amp;nbsp;Seigneurs naturels.Cela hiit,en la prefence des delTufcîits,!! ht fon tellament, par lequel il ht le partage à fefdits enfans,donnant à Sigibert le Royaume dâAuftrahc,amp; à Clouh celuy de Franâce,amp; ht pluheurs beaux dons amp;nbsp;légats aux Eglilès de Ion Royaume. Et pource que fes enfans quâil auoit euz de Nantilde fa femme efloient bien ieunes,il leur laifla à chacun vn tuteur,câeR afl'auoir Ega Maire du Palais à Clo' uis,amp; Adelgife Cote Palatin à Sigibert.Dagoberr mourut a Elpinay fur Seine? lâan i6. de Ion regne amp;nbsp;de falut lâan 6'47. Les Chronicques de France difent que quelques années deuant la mort de Dagobert il y eut vne maniéré de gés quâou appclloit Huns qui entrèrent en France,lefquels Dagobert defht en Picardie, labatalllede nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;boLicherie quâau lieu ou fut la bataille il fembloit que ce full vn eftag
lyhons en de là ng, amp;nbsp;y elloient les cheuaux au lang iufques au ventre en aucuns endroits, dont ce lieu qui elloit appelle Lyon fut lors appelle Lyhons en Sangters, pou^ reprefenter queles Huns de leur fang couurirent celle terre là , à caufedequoy le lieu en retient encore auiourdâhuy le nom.
. _ â Delon temps la France print vn grand accroilTement par la diminution à e AccrotJ/emet nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;. f nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;i
France. I Empire Romain en Orient. Ainli Dieu donne reuolution amp;nbsp;changement aux chofes de ce monde. Aulli fut lâEglife fort diuilèe par la fecle Arrienne,de forte que quali chacune ville auoit deux Euefqucs, lâvn Arria amp;nbsp;lâautrdCatholique, .iTrffcwwfi. amp;nbsp;en ces diHipations furuint Mahumet ou Mahomet es parties dâOriét.Il elloit Arabe de lâcllat de marchant amp;nbsp;deuint faux-prophete,amp; hnalement chef amp;nbsp;C3' pitaine de larrons, amp;nbsp;brigans,auec vn moine nommé Sergius qui elloit Arrieu amp;nbsp;Nellorien,amp; auec vn lean dâAntioche heretique, amp;nbsp;vn luif Necromantieiijil copila le mefehât hure de rAlcoran,auquel obeilTent les Sarrazins amp;nbsp;les Tufcs-Alors aulfi fut ordonee la forme de chanter melfe par tout à la mode de Roinc, amp;nbsp;Dagobert apres auoir fondé lâAbaye S.Denis,la dota de gras biês,reuenuz amp;nbsp;meubïes, amp;nbsp;luy doua vne foire amp;nbsp;marché nomé le Lady entre Paris amp;nbsp;S.Denis.
Clovis Dagobert mourat lailTa fes deux hls Clovis 1^. du nô,amp; Sigibert,quiparw-i. ROY gerêt étrâeuxles meublesamp; trelors de leur pere par egale portiô.Ces deuxfrerts facorderêt trelbié,touchât leurs partages: ce quâo voit biê peu fouuêt auenireu tre deux grasSeigncurs freres,amp;durat leur regne y eut entrâeux gradâ amitié,cho SwFLwrf pareillcmêt auient biê raremét, amp;nbsp;qui elf toutefois le lien deleur repos,amp; deux freres. de la feuttéfle leut ellat.Car Sigibert (quoy q Ion pere Dagobertnâen eullainf ult nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;quitta 10 droit dâaifnelfe à fon ieune frere,fe côtétat du Royaume dâAullra-
taÃn droiil CiCjôc de lâhoneur quâil aqroiqgardat les prouinces outre le Rhin cotre les Efdu-a'MfneÃe. uós.Cell accotd fut moyêné parNà tilde leur mere,qui manioit les affaires auec clouis
CLOVIS I? ROY II. LIVRE IL nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;95
Clouis, mais les Seigneurs qui eftoient en la court dudit Pvoy Clouisvoyans Iç Royaume hors dâaffaires ôc paifible,amp; nâay ans dequoy occuper leurs Ãprits au foucy des guerres,abuferêt du bon heur amp;nbsp;de la trâquillité de la faifon, amp;nbsp;ne f a-mufoient quâa confpirer lâvn contre lâautre, à iouer aubovÿLehors,amp; a débattre entrâeux à qui auroit le maniment amp;nbsp;le gouuernement des affaires, amp;nbsp;la faueur amp;nbsp;bonne grace du maiftre. Ce qui eff vn vice comun à tous t^tix qui font pres *
quot; des grans Princes de tafcher de fe hurter,chocquer,fupplanter,amp;defraciner lâvn â lâautre, eftans à cela pouffez par vne infatiable ambition, qui les rend fi infatia-â bles, quâil leur femble que la terrefcommc on dit)leur défaille,corne fi pres des â Princes,quiflt;jauentbien amp;nbsp;fagement diftribuer les biens,honneurs amp;: charges, â ilnây en auoit pas affczpour tous.Mais auffi telle ambition qui porte auecques * ellefafaulce,afouuenteftécaufe de leur ruine, amp;nbsp;de lâeftat amp;nbsp;reputation de â leurPrince,amp;: tels ambitieux ont durant leurs diuifions laifTé aller à la mercy « de la fortune les affaires de leur maiftre, ny plus ny moins que feroiêt les mari-â niets qui fcntrcbattans en temps de tempefte,à qui gouuerneroit le timon du â nauire,lairroient durant leurs diuifions heurter le vaiffeau à vn rochcr,amp;fe per-â droientauecluy.
â Alors commença à bon cfcient la grandeur des Maires du P alais,qui commencèrent à faire les maiftres, amp;nbsp;lors auffi comme par contrepoix commença à f âbaiffer la grandeur amp;nbsp;la maiefté des Rois .Durant ces partialitez Ega tuteur grandeur def du Roy Clouis mourut, amp;nbsp;Ereembault parent du Roy Clouis à caufe de fon ayculeluy fucceda en lâeftat de Maire duPalais,amp; Plaucate,ou Plaucat fut fait MaireduPalais deBourgongne,amp;; Duc, câeft à dire, Gouuerneur de ce qui eft auiourdâhuy la P ranche-Côté. V illebault precedent gouuerneur dudit pays ne voulut venir au mà demet du nouucau Roy ,ains fçachât q Plaucate f y en alloit pour en prëdre le gouuernemêt,vint au deuât de luy aucc vne armee,amp; luy dona labattaille fur fes frbtieres des Suiffes,enlaqllc toutefois il fut tué,amp;;Plauca-te grandemëtbleffé.Nanthilde mere de «louis eftat morte,ôc Ega auffi, Clouis comença de gouucrner fcul les affaires de fonRoyaume. Et lors aduint vne fi grande famine par tout fonRoyaume,que pour y fubuenir il fut contraint de ti
\rcr lâargét delacouuerturedeS.DenisenPrâce,ôclâemploya à Åuures pies,ôc mefmementà ladiftribution des aulmofnes, auxpoures. SigibertRoy dâAu ftrafic fon frere nâay ât aucûs enfans,fut mené de telle forte par GrimoaldMaire nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;dtf-
de fonPalais quâil adoptale fils dudit GrimoaldnbméChildebert ouIldebcrt. Une fc vit gueres pere par adoption quâil ne fe vit pere par nature,car fa femme eutvn fils appellé Dagobcrt.Sigibert mourut toft apres,ayà t régné feize ans fur
i nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;les Auftraliens.Luy mort Grimoald fit couronner fon hls Ildcbert,délibérât de
' le tenir en celle dignité,nô fous couleur delâadoptio feulemët,ains par force tat quâil pourroit. Au moy ë de quoy il ëuoya ce ieunePrinceDagobertfils de Sigi-bert à qlqucs vns de fes amis en Efcolfe,quile firét moine.Dbt ErcêbaultMaire i nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;duPalais dePrà ceaduerti,marchacbtreIldebert,qu ildefht ôcoccit,amp;cfit mener
l nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Grimoald prifonnier à Paris pour le punir de fes demerites .Apres ces deffaites, cbiltóA»:?
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Childeric fecbd des trois fils deClouis eutleRoy aume dâAuftrafie.Clouis mou
i nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;rut en ce tépsle 16 .an de fon regneSede falut 662. .ne laiftat aucu aétg notable ny
l nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;vertueux deluy .lllailfa de fa fémeBaudour ouBathilde trois fils,Clotairc,Chil
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;à eric,ScThierty .Celle Baudour eftoitdupays deSaxe,Scfutfémedebonne ôe
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fainde vie .Elle fonda les Abbayes de Chelles S .Baudour pres Paris ou elle gift,
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;- _ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;i il
Sgt;c Sainól Pierre de Corbie pres Amiens, amp;nbsp;mit à Chelles noniiains, amp;nbsp;à Coiquot;-bie moifces de Sain ch Benoill. Toutesfois dâautres dilènt que ladite Abbaye de Chelles auoit efté premièrement fondée en lâhonneur de Noflre-dame par Clo tilde femme de Clouis, premier Roy Chreftien. Ladite Baudour eut de Clouis fon mari cinq fils,mais la Chronicque ne fait nulle mêtion des deux premiers,ôi les trois derniers furent apres luy îubfecutiuement Rois de France. Câeftalfa-* uoir Clotaire,ChSderic Sgt;c Thierry. En lâan lt;gt;51. Sigifbert Roy dâAuftraftiefre* re de Dagobert voyant quâil nâauoit nuis enfans ny elperance dâen auoir,fit edi-fier ou fonder douze Abbayes ou Monafl:eres,lefqueîs il dota de grands biens, amp;: comme nous auos dit,adopta Ildebert fils de Grimoald Maire de fon Palais, puis eutvnfils.
clouts lom-â nbsp;nbsp;Ce RoyClouiseftoit homme de néant, amp;nbsp;tant adoné à la volupté quelle luy
meJe ncMt. fiebctapeu apeu rentêdement,felon la couftume quelle a dâefteindre par fà lon gue habitude la lumière des elprits de celuy qui abandone la railbn pour fe laif â fer mener amp;nbsp;conduire par elle. En ce teps Hierufà lem amp;nbsp;Rhodes furent prinfes par les Sarrafins, amp;nbsp;le chat de lâEglife Romaine accordât auec les orgues fut in-ftitué par le Pape Vitalian, auquel lâEmpereur Confiantin par grace finguliere confirmales priuileges de lâEglife, lefquelsneantmoins depuis il rompit amp;nbsp;an nichilla, de façon quâil ne fètrouue point que iufques icy lâEglife Romaine ait
/(.O eu pleine domination en la ville de Rome,amp; autres biens quelle pretend de Co ftantinle Grand,finon fous quelques Emxpereurs faciles,ôc encores bien peu.
Puij^ancede S4rra'^ns.
Cruauté de
NosChronicques de France feules difent vne chofe non croyable ny approu uee par aucun autheur,câefl: que Clouis du côfeil de la Royne Baudour alla outre mer pour conquérir la Saincle terre de Fîierufalem,quâil conquifl amp;nbsp;ce pendant laina au gouuernemêt du royaume ladite Baudour,amp;: deux defes fils bien ieunes,que la Chronique ne nomme point.Ces ieunes Princes fufeitez par quel ques flateurs eurent enuie de manier à leur volonté le Royaume, amp;nbsp;à cefte oc-cafion chafferêt leur mere du gouuerwemêt.Ce quâentendant Clouis quieftoit outre mer, fê hafta de retourner. Mais on ne peut affez f efbahir comment nos Chronicqueurs ont ofé dire que Clouis fécond ait efté en Afie,veu que lors les Sarrazins eftoient fi puiftans que lâEmpereur mefine ne pouuoit leur refifter,ô^ que Clouis auoit tant dâaffaires en fbn Royaume,quâil ne pouuoit aller en regio fi loingtaine. Or noftre Chronicque pourfuiuant cefte fable, dit que ces deux ieunes Princes aduertis delà venue deleurpere, aflemblerent vne armee pour aller contre luy,amp; luy liurerent la bataille,en laquelle ils furent prins.Et pource que les Seigneurs du Royaume ne les voulurent condamner à la mort, ladite Baudour leur mere par fon arreft les fit priuer du droiéh du Royaume, amp;nbsp;de la fucceffion de leur pere ,amp; dâelle, amp;nbsp;leur fit bouillir les iambes amp;nbsp;les eneruer, de façon quâils ne peurent plus cheminer, ny faider. Le pere ne pouuant voir le piteux fpeéhacle de la punition de fes enfans, commanda a fa femme de les öfter de fa prefence. A cefte caufe elle les fit metre en vn batteau, auecques vnhomme amp;nbsp;des viures, fans auiron ny gouuernail fur lariuiere de Seine, èc les laiftant aller à lâaduenture, deffendit quâonâ nây touchaft. Le batteau fit porté en Normandie à vn riuage auquel habitoit vnhermite,qui voyant ce batteau le tira à bord, amp;nbsp;demanda à ces ieunes Princes qui ils eftoient. Ayant entendu leur fortune,il le manda à Baudour,qui pour eux fit baftir lâAbbaye de Iumie2;cs audit lieu ou Thermite les auoit trouuez, autrement dicte
1 Abbaye
CLOTAIRE}. ROY13. CHILDERICx.ROY h? 97
lâAbbaye des EnerLiez,amp; les y fit rendre moynes. Cela cfi efcript en L legende de celle Royne BaudoLir,qui eft celebree pour Sainôle, combien quelle ait vfc de celle cruauté enuers fon là na.Lesancicnslnlloriens ne parlent aucunement /âjLT de CCS enfans de Clouis amp;nbsp;de Baudour, Sgt;c la legende nâeitnomme pas vn, mais au contraire dit que des deux enfans que le Roy auoit,la race en fut ainfi ener-uee, mais les moynes qui ont recueilli ladite hilloirc,ont failli en rcfcriuant,amp; nâont pas noté que Thilloire dit quâil y eut cinq enfans, amp;nbsp;que les deux derniers firent celle rebellion,comme ainli foit que les autres trois furent R ois lâvn apres lâautre.
En ce melme temps furent fondées les Abbayes de Laigni amp;nbsp;doSainél Maur des folfez, lâvnepar Sainéf Fourcy qui elloit dâibernie, amp;nbsp;lâautre par Sainél Se-lonnes amp;nbsp;Sainél Foltain les freres,qui vindrent en France comme pèlerins. dâ^Lbayes.
Des enfans de Clouis fon aifné Clotaire troilicme du nom par la volbté de là mere fucceda au Royaume,amp; fit Maire de fon Palais,Erich, apres la mort duquel, Ebroin fut Maire du Palais, homme cruel,ambitieuxamp; perfide, qui fit plulîeurs melchancetez, amp;nbsp;qui fc fit nommer Duc de France. Aucuns tiennent que depuis ce Clotaire iniques à Pepin Rois de France,les Maires du Palais ont elle appeliez Ducs de France.Et y en a qui difent que cell Ebroin fut appelle Se nefehaî amp;nbsp;Baillif, Sc quâil fut Cheualier,Duc amp;nbsp;Prince de France. Ebroin con- dius ds feilla à Ion maillre de faire plulîeurs griefues impolîtions, dont il rendition niaillre amp;nbsp;luy fort hais du peuple.Clotairemourut en lâAbbaye deChelles pres Earis lâan 666. amp;: de fon regne le 4'. Il ne fit chofe digne dâellre eferipte, Imon quâil entretint fesfubieôls en paix, pource quâEbroin elloit fi terrible, que ny les Princes de Frâce,ny les ellrangers nâoferent entrepredre de luy faire la guer-re.Lâhonneur amp;nbsp;des Rois amp;nbsp;du Royaume mourut auec Clotaire, car les Mai-res du Palais faip-nans îrarderlcs droits delà couronne, commencèrent (chacun pour fon auarice) a debatre du gouuernemcnt des alfaires,comme ila a efié dit cy delTus.
Clotaire ellat mort lâan de fiilut 666. Ebroin fc voyat lans maillre,cbfideroit, que file Royaume venoit à tober entre les mains deCniLD eri c, défia Roy childe d Aullrafie frere de Clotaire delfunt,ledit Childeric donroit lâellat de Maire du r i c z. Palais de Frâce ou de Paris a Vlfoalde,qui ia cfloit Maire du Palais dâAullrafie, roy 14, amp;que luy demourroit en blac.Il faduila (felo le naturel des ambitieux)de dref-fervne grande meneepour trouuer moyen de fe maintenir en fa grandeur:dc Naturel det façon qu il perfuada à Thierry le plus ieune des enfans deClouis,de fe dire Roy, ⢠luy promettant de le maintenir amp;nbsp;fouflenir entiers amp;nbsp;contre tous.Ebroin auoit les forces du Royaume de Fracc entre fes mains,tellement quâayant mis Thierry en auât,il le fit Roy, priuat Childeric fon frere aifné de laluccelfib du Royau me.Thierry ellat créé Roy,cr'ea Ebroin Maire de Ion Palais, mais le peuple qui défia auoit en grande haine Ebroin pour les impolitios tortionaires quâil auoit fait impofer par les Rois precedens, f elleua eh armes cotre luy, amp;nbsp;à fon lècours print Childeric le vray Roy.Ebroin fut prins par Childeric, qui ne luy fit autre ckmenct de mal,fino quâil le cbfina dedans le monallere de Luçon au Coté de Bourgogne, ^y. peine a la vérité biê douce pour vn fi mefehant home autheur de Ant de maux.
Thierry ellant aulfi prins, fut dégradé des ornemens Royaux,amp;; confiné au monallere de Sainél Denis en France, amp;nbsp;ainfi demeura paifible le Roy Childe^ rie,qui auoit ellé tant déliré par les François,ôc par eux tant agreablemet reeeu,
i iij
CHILDERÃC X. ROY 14. THIERRY i. ROY 15
foutunt
pour lâefjj^erance quâils auoient quâil foroit bon, iufte, amp;nbsp;droiéà ufier Prince ; cè quiafoutient trompé les peuples, car ils ont veu que ceux quideuant quâeftre gt;» Rois auoient quelque marque de vertu, lâont laiflee efcoüler des quâils font ve- « nuz à la Royauté,amp; ^t auec la dignité changé de meurs. Aufti furent les Fran- « çois bien toft trompez de cefte bonne efperance,qui fut conuertie en vne haine amp;nbsp;indignation co]ftrcChilderic,car il deuint fi fuperbc,cruel,amp; tyran quâil fac-quift lahaine de tout le peuple. Ainfi ont phftieurs Princes(deuant quâils vien- « nent à commander ) donne vne finguliere efperance dâeux, laquelle puis apres « lors quâils ont efté aflis au throfne de lâEmpire ils ot effacée parleurs mauuais de » Zf nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;portemens.Ce qui a faiéfpenfer à plufieursq la Royauté à laquelle tout eft per- *
trop vrandt 1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;. I , f i / , r ⢠nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;i i
iriis par la trop grande liberté de faire ce quâon veult, corrompt les bonnes « meurs, ou bien quâon ne cognoift le vice dâvn homme, finon lors quâil eft con-ftitué en lieu auquel il peult par lâaélion moftrer, quel il eft:tout ainfi quâon ne , cognoit la felleure dâvn pot neuf amp;nbsp;fellé, fi on ne met dedans quelque liqueur. ; Eftantadonc le Roy Childeric deuenu cruel au fiege Royal,battant, tuant ÃC
1^0^ tué par ycn^eance.
maflîterant vn chacun, il fit fans aucune occalion, lier amp;nbsp;garrotter à vn pieu, vil ^rand Sei2;ncLir nommé Badille ou Bodille, amp;nbsp;le fit villainement fouetter. De quoy Bodille fut fi cruellement oultragé en fon cueur,amp;tous les gentils homes François fi irritez,quâil fut par eux fufcité,efmcu,amp; poufte à en auoir la raifon,5^ entre autres, deux grans Seigneurs lâvn nommé Vigobertamp; lâautre Amalbert efineurét vue feditio cotre le Roy,amp;come il eftoit a la chafte, accompagnerét ledit Bodille qui Payant trouué,courant apres le Cerf mal accompagné,fe rua fur luy à coups dâelpec,amp; le tua,amp; pour exterminer là race,à fin quâil ne demeU raft aucun qui peuft venger la mort dudit Childeric,il vint quant amp;nbsp;quant troU uer la Roine Bhtilde,amp; la tua auec fon fruict.Par là les Princes doiuent appren*â *â a ne faire iniure à perfonne, amp;nbsp;fur tout de nâoftencer vn gentilhomme ou au- *, tre grand perfonnage,duquel la generofitéfereftent tellement dâvne iniure re-* dotuentofen ceuè,quela vêgeance amp;nbsp;la fureur luy failà nt oublier tout refpeôlamp;toutdeuoft â ffrdz/f«». diuin amp;nbsp;humain,le force dâattenter à la perfonne de fon Prince. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;0
Thierry I.
Alors fut derechef Roy le fufdit Thierry, carChildericeftanttué,b
Maire du Palais Vlfoalde qui cftoit Ion grand gouucrneur, fen fuit en Auftra-fie fuiuy de pluficurs de fi fadion.Ce que voyas les François, ils firent Landre-Y nbsp;nbsp;nbsp;fil ou Landregefiljou Landefil,fils dâErcembault leur Maire du Palais.Et incon
tinent tirèrent Thierry du monaftere ,amp; le remirent au fiege Royal,eftimans que lâaffiidion quâil auoit enduree eftant moyne au Cloiftre, lâauroit fait läge, amp;nbsp;luy auroit donné meilleur entendement quâil nâauoit au parauant,amp; pen-foient que Landregefil le contiendroit en Ion deuoir. Le commencement de ce regne fut doux amp;nbsp;jiaifible, dont Ebroin qui durant le regne de Childcric efioit demeuré enferme dedans vn contient, voyant toutes enofes eftre en douceur, Ãcen paix fins aucun foupçon,amp; que Thierry fonmaiftreeftoit remis en fa Royauté, penfà quc lâoccafion foffroit bien à propos, pour rentrer en fonc-^E^o^n. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Maire du Palais . Les Seigneurs qui au regne de Childeric aiioicntC'
fié bannis de leurs maifons, amp;nbsp;priuez de leurs eftats, le retirerent vers Ebroin? qui auoit grÃid mefeontentement du regne qui couroit lors,voyant queTliRr-ry qui par fon moyc auoit efié Roy la premiere fois,lè Ibuuenoit fi peu de luy* tellemêt quâil luy perfiiaderêt de fortir du Cloiftre,amp; de repredreles armes con tre fes aduerïà ires, luy promettans quâil nâauroit faulte de forces ny de fupport.
Il ne
THIERRY E ROY 15. L I V R E 11.
Ã1 ne fallut güeres prefcher Ebroin,pour luy faire mettre fus vne nouucllete,car fonefpritnefongcoita autrechofe. Ainfi fcmit aux-champs Ebroin îiiec fes partifans, amp;nbsp;Vne groffc armee,pour cbaifer Landregefil Maire du PalaiSjdc lâad-niiniftration du Royaume. Thierry fçauoit toutes ces mej^ecs, amp;nbsp;ne fen fou-cioit pas beaucoup, comme imbecille quâil eftoit, ne ie reflouuenant plus du » premier bien receu dâEbroin,lors quâil le feit Roy de Prance ^aifant ce quâont « accouftumé de faire plufieurs Princes j qui ne fe fouuienncnt plus de leurs bons Pn»f«o « fcrLutcurs,quand vne fois ils les ont pcrduzdcveuc. Et parla auffi ilsfufcitent fouuent vn grand malheur à leur Eftatj Voire mefmes quelque-fois à leur vie.
» Ebroin doneques feftant mis aux champs efperoit eftre fuiuy de plufieurs,qu il « cognoiflbit eftre couuoiteux de troubles^ôc de mutations. Et de faiól vn grand » nombre de tels hommes le fuyuit: mais non tant quâil fe peult comparer de for-» ces à Landregefil qui auoit le Roy,amp; le Trefor Royal eiï fa puiflance,amp; auquel » le nom amp;nbsp;lâauthorité du Roy donnoit vne grande force, feftant touhours veu ». que ceux qui ont eu cela,ont efté plus forts que les autres. Neantmoins Ebrom /oncfâ marchoit toufiours auec fon armee,de laquelle Landregefil ne tenoit pas grand compte, amp;nbsp;mcfprifoit Ãbroin amp;nbsp;les fiens. D aütre-part Ebroin home de grand difcours, au oit dâheure à autre,des aduertiffemens de fes amis quâil auoit eu lé temps pafte en court,amp;c les follicitoit inceflamment, quâils luy donnaflent aduis de ce quâil auoit à faire. Eux craisnans dâeftre defcouuerts, luy mandèrent feu-
» lement ces deux mots. Souuienne toy de Fredegonde. Luy qui eltoit homme militaire,amp; vn fin renard,cogneut incontinent ce quâils vouloient dire,luy vou-lans faire entendre que tout ainfi que Childebert (comme nous auons dit cy déliant) futfurprins ôc deffaiâ:,luy fonarmee pour auoir mefprifé vne femme menantvne armee,SequeFtedegonde lâauoit furmonte,ainfi pourroit E-broinfurprendreLandregefil,qui lâauoit enmefpris. A celte caufefachant E- layià oiri broinque lâaduancement de faviôtoire confiftoit entièrement promptitude dâexecuter ,1a nuiôt ayant îaidt marcher fon armee, ôc palTer le fieuue dâifere à grand hafte,cntra au logis du Roy en armes, ou il y eut grande alarme. Le Roy fc voulant fauuer fut incontinent aduerty par Ebroin quâil ne luy vouloir faire aucun defplaifir, ains le fupplioitfeulement le receuoir en fon feruice,corne autre-fois il auoit faittjlâaffcurat quâil letrouueroit tresfidclle amp;nbsp;trefobeiflant feruiteur. Ce ieuneRoy le creut,amp;; fe mit en fa puiflance Ebroin Ictraittaen grande reuercnce bonheur, ôc manda à Landregefil quâil auoit enuie de parlementer auecluy,amp; le prioit de fe trouuer en vn lieu quâil luy alfi-gnoit,auec tel nombre de gens quâil voudroit. Landregefil ayant entendu,que Ebroin auoit receu amp;nbsp;traiôté le Roy fort reueremment, ebeeuoit quelque bon traitement dâEbroin,qui ce pendant auoit attiltré gens pour le prêdre amp;nbsp;maf-facrer quand il le prefenteroit pour parlementer. Dequoy ne fe doubtant Lail-dregefil vint au lieu accordé entre eux, Ãê la il fut foudain mis à mort par ceux quieftoient cmbufquez. Par ce moyen demeuraEb roin au delfus de les affaires amp;nbsp;ennemis, feftant fait Maire du Palais par force,ôc Lâdregefil pour fe fier à fon ennemy,auquel il ne le fault fier,fut tué.
Alors Ebroin fe fouuint de fe véger de fes ennemis quilâauôiét cbwaint de fe » faire moine, eftimant que la vengeance eftvne douce paffion q^ui apporte vn â grand contentement. Et voyant fon aduerfaire mort, il ehtreprint feul le gou-\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;uernement de toutes les Gaules,ôc bien fouuent commandoit au Roy mefme,
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;I Ifi)
lOO
THIERRY L ROY 15.
amp;vGnt infolcmmcnt de fa fortune cliafToit, bannifloit, amp;nbsp;tourmentoit tous cru^tfte^ ceux qTii luy auoient cfté ennemis en fa calamité,fe vengeant dâeux à temps amp;nbsp;3.
point,fans auoir efgard à dignité,qualité,ny aage,amp;: donnoit les biens des bannis à ceux qui eftoi#nt de fon party. Il le vengea premièrement de fainél Leger Euefque dâAutbun,auquel pour lâauoir reprins de tyrannie,il fit arracher la lan-gue,creuer les ylt;ix,puis trencher la teftc. La moindre des peines dont ilcha-llioit fes haineux, eftoit lâexil, qui en fauua plufieurs, car de crainte de mort, de tourment,il fen retiroit tous les iotirs vn grand nombre vers les Auftraficns, lefquels apres la mort de leur Conneftable Vlfoalde,firent Martin amp;nbsp;Pepin fuf-nommé le Gros,leurs gouuerneurs,qui eftoient tous deux confins germains,6^ leur obeifloient paifiblemengtantla noblefTe que les autres hommes dâAufira-fie. Mais le Roy Thierry, amp;nbsp;Ebroin qui gouuernoit fon maiflre les firent fom-mer de fè trouucrpar deuers eux. A quoy ils ne voulurent oneques obéir,quâils nâeuflent leué vne armee pour y mener, fe fouuenans encores des anciennes ini-Ne fruit Te nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^æP nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ennemy. Ce que fachant Ebroin,il mar-
frer'nfon en- cha à lâencontre dâeux,amp; leur donna la bataille pres de Laon en Laonois, dont il »fwj. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;emporta la viôloire. Ce qui aduint lâan dSy. Vrayemêt Ebroinfè pouuoit bien
efgaller en experience militaire a tous les plus vaillans amp;: fà ges Capitaines an-ciens,fi la trahifon amp;nbsp;la cruaulté ne luy euffent efté fi familières. Pepin cognoif fant le peu de foy du vainqueur, fçauoit bien que le fèul efloignement le poU' voit affeurer. Au moyen dequoy voyant fes gens deffaiôls,il fe fauua par la pins vifte amp;nbsp;longue fuitte quâil peult. Martin fè retira au prochain chafteau de foà obeiffance, neantmoins oubliant lemauuais tour quâon auoit faét a Landreg^' fil,il fè condefeendit dâaller parler à Ebroin, fans prendre offages de luy, ne lu/ demandant pour toute affeurancc que fon ferment fur quelques faindfes reif F»mefllMt ques. Ce quâaccorda Ebroin, qui effanthomme mefehant amp;nbsp;perfide, ne faifaÃt mej^rtjetout cQ^ipte dâaucLine chofe fiiinéle,ny de iurer,ny de violerfon ferment, amp;nbsp;faifaÃt offer les reliques de leurs chaffes, il lura deuant les Ambaffadeurs de MartiÃ, qui pour ce faiél efioiêt la venuz,de ne luy faire,ny vouloir, ny comander faire aucun oui trage, proteffant que fil faulfoitiamais fon ferment, il vouloir que tout malheur tombaff fiir luy, amp;nbsp;que Dieu le priuaff de la part quâil pretendoir en fon Paradis.
Tout nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Ceffe moquerie de Dieu, qui a toufiours apporté vn remarquable malheur *
fainól nom, amp;nbsp;qui fen font feruiz de voile a leurs * £gt;ieu. mefchancetez,fut caufe que Martin encore non experimcnté,fe redit à EbroiU) mais il ny fut fi toff quâEbroin ne le fift mourir, augmentant de iour'en iour û cruaulté. Et comme il aduient ordinairement que lesmefehans font jpayez de ; la mefme monnoy e dont ils vfent, vn gentilhomme François nomme Ermen- â froy letuaparfurprife. Apres fimort Varaton fut Maire du Palais, amp;nbsp;fit la paix auecles Auftrafiens: toutesfois elle ne dura guercs, car fon fils nommé Gifle-mare peruertiffant dâvne couuoitife de regner les droits tat diuins quâhumains, le ietta hors de fa charge. Ainfi apres la mort dâEbroin exéplaire de toute rnef chanceté, il fen trouua encore vn pire ou femblable. Giflemarefè penfintaffez experimeniK pour f eflre trouué en quelque guerre de peu de confequence, de-liberoit entièrement ruiner lâAuff raîie, mais la mort lâen empefeha. Au moyen de quoy Varaton fut remis en fon lieu, qui de rechef traiéla paix auec les An-ffrafîens,laquelle fut auffi brefue que la precedente pource quâil mourut,§cfofl gendre
THIERRY i\ ROY 15. LIVRE IE ioi gendre nommé Bertaire luy fucceda en IâEftat de Maire du Palais.
Les Auftrafiens apres la mort de Martin feirent leur Gouuerneur Pe|in,qui tant bien fe maintint en fon Eftat, qu il auoit le bruit de mieux conduire les af-faires feul,que quand ils eftoient deux. Il eftoit d vne fi grande amp;nbsp;ancienne mai-fon, que pour n en fçauoir lâorigine, plufieurs dâicelle feyantbient dâeftre ylTus dâAncbile Prince Troy en,pere dâÃnee,a caufeque la plufpart de ceux de leur maifon portoient le nom dâAncbife. Mais André le moyne dit fur leur genea- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;*
logic,qu Aubert Sénateur de Prance Orientalle, eut de fa femme Blitilde, fille du Roy Clotaire fécond du nom,vn fils nommé Arnulpbe qui fut Duc, lequel apres auoir eu vn fils appellé Ancbife, fe fill prebftre,amp; fut Euefque de Metz.
Ceft Ancbife cfpoula Begue fille vnique de Pepin, duquel nous parlons maintenant,homme de fort grande entreprinfe, qui retenant le nom paternel luy fucceda en fes grandes richelTes. Son pere auoit efleué de tout fon pouuoir vn nommé Goüdin quâil trouua petit enfant delailTé^ôc luy auoit faid auoir plu fleurs honorables charges amp;: Eftà ts, mais en recompenfe de cebiénfaid, Gou-din le tua,amp; apres ce meurdre, il f en fuit bien fort loing. Pepin voulant venger la mort de fon pere, fit tant quâil feeut la part ou Goudin f eftoit retiré, ou pour mieux le fiirprendre ne mena atiec luy quâvn feul feruiteur,ôc par long fecrets chemins fe tranfporta en la maifon de Goudin, en laquelle entrant de nuid, ôc par force, il le fit mourir en fa chambre mefme auec toute fa famille.
Celeune Prince quoy quilfuft vaillant ôc entreprenant vfoit toutesfois de confeil en fes entreprinfeSjde diligece es chofes preflees, d attete en choies dan- ,^^tons dé gereufes,ôc en doubteufes dâexperiêce ôc de force, qui font toutes bones aftios amp;nbsp;dignes de celuy qui veult mériter amp;nbsp;exercer grades charges.Doneques apres la mort de Martin, lâentier gouuerncment dâAuftrafie tomba entre fes mains. Ilpéfoit que le Maire du Palais Bertaire,voulut tenir la paix quTuoitfaiétc fon beau pere Varaton auecles Auftrafiens, ôc pour mieux luy induire cela, amp;nbsp;o-fter aux Prançois toute occafion de fe plaindre, il fut dâopinion de renuoyer les bannis de P rance. Mais cherchant le moyen que ce fut auec la volonté du Roy Thierry,il confeilla à ces panures exilez de luy enuoyer Ambaffadeurs pour le fupplier humblement quâil leur permift le retour en leurs maifons,leur r emon-. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ftrant eftre beaucoup meilleur de lâauoir par douceur que par rigueur, ou me-
l nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;naces, ôc au cas que le Roy Thierry ne voulut receuoir ces offres, Pepin leut
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;confeilla de faire entendre audiét Roy,que fils ne pouuoient obtenir cela de
l nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;luy,ils eftoient refolus de changer femblablemét de confeil. Les Ambaffadeurs
' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;des bannis arriviez ala court, fe prefénterent deuant le Roy, auquel le chef de
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;lâAmbaffade vfa de toutes les fupplications, fubmiffions, prières, ôc requeftes,
dontvfent ceux qui implorent la clemence de leur Prince, ôc fit la harangue fenfuit.
« Voz fubieéts ÃRoy trcfdebonnaire) nous ont enuoyez Vers vous,pour ob-» tenir de voftreMaiefté, ce que longuement, ôc aùec grandes,amp;c inftantes prie-i » râ¬s,ils ont requis à la clemence de noftreDieu toUtpuiffant. Ils ne vous requie-4 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;» rent point dâeftre auancez en honneurs, magiftrats ou à ignitez,ôc ne fouhait-
l nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â tent que leur donniez richeffes, ny lieu ou authotité en v offre Roâ^alle courte
l nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;« bien que telles prières ne feroient à reieéber par vnRoy filiberal ôc magnifique
l nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;» quevouseffes-.feulementvousfupplientdeleurrendreleursfemmes,enfants, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;quot;
1 nbsp;nbsp;nbsp;⢠* parcns,pays,ôcmaifons,affin quâil puiffent paffer le reffe de leur vie au pays de
iGi nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1 H 1 h K K Y I. K ü Y 15.
leur nai/rance,amp; leur foit loifible de mourir foubs vous, en voftre Royaume, .en vo^re feruice,amp;que, non en cxil,ains en voz terres ils foient enterrez,pour y attendre la derniere refurredlion. Si ces voz Ribieds ( Sire ) eftoient afl'aillis de
flumble re-euefle de bannis.
quelque force eftragcre,ce (croit vous,qui par droidl deuriez fccourir,amp; ils fe- quot;nbsp;roient obligez defadr^fler à vous pour auoirayde,amp;attendre devons feulvnquot; â¢foulagement de leurs calamitez, amp;c miferes. Mais à prefent, eux nayants autre quot;nbsp;cas à demander que dâeftre remis en leurs maifons,aulîi ne recherchent ils autre * cas que le fecours,afleurâce,amp; débonnaireté de vollre Maiefté Royallc,amp; tref â pitoyable. Vous ne Içauriez les voir, eftas ainfi cfloignez de vous,mais faignez, quot;nbsp;ôc les reprelèntcz deuant voz yeux, vous les verrez plourans amp;nbsp;gemiflants, f â profterner deuant vous,eftre confufement à yoz pieds, vous recommandans a- ' uec larmes leur caufe, côbien que (Sire) ils ayment mieux farrefter, Ce fieren * ptaiKeenJa voftre clemciicc amp;nbsp;bénignité,quâen la iuftice de leur caufe. Ilsontellé dechaf ' ** fez de leurs pays,comme hommes naiz à faire faulte, ou pouffez de la calamite â du temps,ou de ie ne fçay quelle necelfité du deftin amp;nbsp;force de la fortune (fil y * a rien qui porte tel nom auec effort amp;nbsp;puiffance) amp;nbsp;ils (ont pluftoft par ces vio' â lences (brtis deleur terre, quâils nâen ont efté chaffez pour leurs démérites. Or â de tant plus leurs fiiultes (embleront eftrc griefucs, amp;nbsp;infupportables, de tant * plus aulii aurez vous plus de gloire a leur pardonner : ce fera vne grande louan- â ge à vn Roy dâauoir mis foubs fa fauuegarde fes miferables fubiedls, amp;nbsp;les con- ' leruer en leur entier par fr puiffance,les retirât (fi ainfi fault parler) du tombean ' de la mort ou ils eftoient tombez par leurs lottes aéfions amp;nbsp;demerites. Car fan^ quot;nbsp;faillir(Stre)celeur eft vne griefue mort,ou pluftoft vne vie pire quela mort,lt;jn^ â de le voir hors de leurs mailons,amp; loing de leurs parens amp;: amis, au temps mef â me que vous regnez, auquel ils auoient fondé toute leur elperance. Ils fulfentâ commifera- vcnus vets VOUS (Site) lans armes,amp; la corde au col,alfin que par tel Ipeélaclef ââ calamiteux, amp;nbsp;auec lâabondance de leurs larmes, ils vous peulfent efinoutioit) â l^achât bien que pour moindre chol^ vous faiéles milericorde à ceux qui votis â en requièrent, ou bien en vous contentant, ôc fatisfailant pour y receuoirJa ' mort par voftre commandement, amp;nbsp;ainfi mettre fin à leurs mileres: mais ils ont â craint que le prefentans en ceft equipage, cela neredondaft â voftre deshoH'quot; neur, comme fi vous efties tant dur, amp;nbsp;inexorable que pour vous adoucir fallut venir à telle amp;nbsp;fi eftrange extrémité de remedes. Pour celle caule, ils ont â voulu pratiquer cecy par moyenneurs,amp; Amballades,comme chofe digne de â voftre douceur, amp;nbsp;de leur elperance. Ce fommes nous doneqf Roy debonnai- quot;nbsp;re) ceux qui vous apportons les pleurs,gemiirements,amp;: prières treshumbles de ââ voz obeiffans amp;nbsp;affligez lubieôls,amp; lèruiteurs : vous eftant leur Roy,le pere du quot;nbsp;pays, amp;nbsp;devoz citoyens,amp; leur conferuateur, Ibyez encorievous lùpplie,leur ' reftaurateur. le vous fupplie( Roy trefclcment) par le là incl nom de celle Roy- ' aile couronne, par voftre courtoifie, douceur, amp;nbsp;clemence, laquelle fault, que ââ feule foit celle enuers qui gaigne la caufe des affligez, amp;nbsp;vous prie pour voz ci' quot;nbsp;toyens amp;nbsp;lubieéls calamiteux, vagabonds,^ milèrables. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;*
Fhittefirt ruine de! Primes.
Mais le Roy Thierry gouuerné par flatteurs qui font la ruine des Princes, par ceux qui auoienrvfurpé les biens, Eftats,amp; honneurs des bannis ne voulut acc?)rder leur requefte,eftant louuét aduenu que ceux qui ont fait ban- ââ nir leurs ennemis,amp;; iceux failt;ft priuer dâEftats, amp;nbsp;de biens, amp;nbsp;fen font enrichis quot;nbsp;aggrandis,nâont iamais voulu permettre leur reftitution, pour nâcftre con- â
li
io)
« trà inéhs de vomir ce quâils ontdeuorc. Et Bertaire qui poHedoit lavolurité du Roy fon maiftre, amp;nbsp;qui beaucoup mieux redembloit à Ebrom quâa nuÃiutre, fit refponce aux AmbafTadeurs des bannis, quâils nâeiperaflent iamais auoir per- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â
milTion de retourner en leurs terres,dont ils fâeftoient eux nyfmes exilez,quad ils fordrent des pays,amp; de lâobciflà nce du Roy. Ce rcfus.rapporté en Auftralie, les panures bannis findignerent de telle ïorteque conuertilfajjt leur humilité en fureur, leur douceur en dcfcfpoir,amp; leur premiere obeilEince en forte i'e-X7n
â bellion, ils prindreiit les armes,amp; fe mirent en campagne,foubs la conduitte de â Pcpiii,môfi:rans par la, que ceft vne choie couEumiere que ceux qui (ont chai-â fez hors de leurs maiions par la porte de deuant,y veulent rentrer par la porte ® de derriere. Ces bannis donnèrent vne bataille au Roy Thierry, amp;nbsp;au Maire de fon Palais au pres dâvn lieu nome Tefi[ierc,en laquelle peu Pen fallut que le Roy ne fut prins,amp; de faiét il lâeuft efté, fils euffent voulu. Mais ils ne le voulurent pourfuiure pour la reuerence de la Maiefté du nom de leur Roy,au contraire ils luy permirent de fefauuer,ne ievoulans point declarer fes ennemis, difans ne combatte contre luy,ains contre ceux quitenoient fà volonté amp;nbsp;puiflanccen-ueloppees. Voila le malheur amp;nbsp;lâaccelToire auquel ces brouillons deCourt mi-rent ce panure Roy, qui pouuoit cognoiEre(fil euft eu entendement) le prouf- /vp pr fit qui luy prouenoit du confeil que ces flatteurs luy auoient donné, la faü-te quâil auoit faiéle dâauoir irrité (es fubieéls iniuflement bannis parla paflîon ' de leurs ennemis,amp;de leur auoir refufé le benefice de fil clcmtcnce, lors quâils lâimplorerent.
Apres la perte de celle bataille, les François commencèrent dâauoir Bertaire en mefpris, tant pour le voir defconfit,que pour ellre caufe que ces panures ban nis auoient eflé tant fuperbement refufez dâvne li humble amp;nbsp;iulle requelle, lef-quels prenans les armes,nâauoient faiôt que leur deuoir. Et tant creuft cefte haine,que Bertaire fut tué par les fiens propres, tellernent que fa belle mere nommée Aufeflide eftoit melhie foupçonne^ dây auoir confenty. Thierry ellant deliuré de Bertaire,comme dâvn pefant fardeau, ou deflié de luy comme dâvne sert^tentà chaine qui tenoit la volonté liee, il fe laifla gouuerner au fage confeil de Pepin, quileradreflaenvnlibonchemin,queles bannis retournèrent en France, qui par celle reunion amp;nbsp;rcftablilfement fut en ce temps la remife toute en vn, au lieu quâellant parauant départie en tant de membres, elle auoit prelque perdu la gloire de fon nom. Car les Roys qui vindrent apres Clouis en auoient faiôl plufieurs Royaumes,comme celuy de Paris,dâOrleans,de Soiflbns,de Metz,de plufieurt Bourgongne,amp; dâAquitaine,ainli quâil a efté dit cy delfus, combien quâil y eut comunement quelque querelle pour les bornes de ces deux derniers, bien plus fouuentque pour les autres. Tous les Roys de ces Royaumes fappelloient Roys de France , amp;nbsp;ny auoit au commancement autre difference entre eux, linon que celuy de Paris eftoit eftimé le chef amp;nbsp;principal de tous les au-tres.Touteslois depuis que les guerres fefmeurent entre leurs Maires de Palais, ils f attribuèrent toute telle puiflance que faifoit celuy de Paris.
Depuis que Pepin eut vaincu Bertaire, il gouuerna entièrement les Gaules, nbsp;nbsp;nbsp;. nbsp;nbsp;-
failant vn de les principaux amis appellé Nordebert Grad Maiftfe tie la mailbn uernolt Ãcai du Roy, amp;nbsp;gouLicrneur des finances. Il donna la Champaigne a Drogon Ion CAulesi fils ailné, puis il paffa le Rhin, pource quâa lâoccafton des guerres ciuilesqui fi longuement auoient duré en France, ceux dâoutre le Rhin commençoientTïe
104 CLOVIS 3.ROY 16. CHILD.i.ROY 17. DAG. x.ROY 18.
reuolter. Apres quâil les eut appaifez,voyant que les Sueucs amp;nbsp;Saxons qui fucceî[ionde temps feftoient retirez de la fubieëtion des François,nc luy vou-loientobeir,il les tourmenta par plulieurs batailles. Et combien quâils fuflent eftimez inuincibl^s,toutesfois il les ennuya tant, quâils furent contraints fe reæ dre. Aufii auoit il délibéré ne fe laifer de cefte guerre, ny la ceifer quâil nâen fijft venult;à bout. Ainli parfon labeur la France demeura longuement en paix,^' rccouura fa renommee entre les eftranges nations.
Thierry ayant régné ip.ans mourut lâan de ialut 6^93. laüTant de fi fcmrfl^ Clotilde deux fils, cl O vis qui fut Roy apres luy, amp;nbsp;Childebert.Durant régnés de ces deux Roys precedens,la grandeur de la Maieflé royalle des RoiS fe rabaiifa de beaucoup, amp;nbsp;iâEglife de Rauenne ne {âaccordant auec lâEglfie Ro-maine,nâcfi:ant a elle fubieôl:e,{ây rendit voluntairement par lâintégrité du Pup^ Donus,qui augmenta grandement le Clergé dâhonneurs, amp;: de dignitez, telle-ment que lâEglile Romaine f augmenta fort. Le fixielhic Concile general tenu a Conftantinople de xSp. Eucfques,la oufutcelebree la premiere Meflb en Latin, amp;nbsp;lâvià ge amp;nbsp;lâordre dâicelle fait approuuec dudiél Concile. La fut aul^ permis aux Prebftres de Grece de viure en mariage, amp;nbsp;auoir femmes legitimes mais non point aux prebftres de IâEglife Occidentalle, Se iniques alors auoieo*: cfté tenus fix Conciles generaux,afçauoir a Nicene,aConftantinople,à Ephefe, Sfxcottedes Chalcedoine deux,amp; Je fixiefiiie à Conftantinople.En ce temps la aufti,rEm' pereur Conftantin efmeu de la {à indeté du Pape Benoift {econd, ordonna qu^ lâeleéliondu Papedorefiiauantfaiëlepar le CÃergé amp;nbsp;peuple Romain, ferob ftable, fins plus attendre lâauthorité de lâEmpereur, ou de {bn lieutenant ExiHquot; ehe en Italie,{à ns lâauthorité defquels elle nâeftoit au parauant ratifiîee. Les Saxons reccurent la foy Chreftienne,amp; le doéleur venerable Beda viuoit.
CLOVIS
Clovis troifielnac du nom, fils ailné de Thierry, fut Roy apres {on pet^j amp;nbsp;régna felon aucuns,trois ans, felon dâautres, quatre,ne laiJTant de luy aucune
â nc de mémoire.
ItT. CHILDE BERT
ROY 17.
5on frere childebe r t deuxiefme du nom luy fucceda, qui régna dix-lèpt ans,{ans laifTer pareillemêt aucun adle fignalé de luy,non plus que iâll nâeuü point re^né. Durant le regne de ces deux Roys,la Foy Ch reihen ne commença prefque a eftre du tout eftainôte en Orient par la loy Mahumetifte, ôc aulTi co-le ima f d nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;dcbat pout Ics Images des Sainds. Car lâEmpereur Philippique Baf'
donius, qui fit mourir lâEmpereur luftinian x.fitvnEdid par lequel il ordonné, que les Images fiilTent oftez des Temples, amp;nbsp;ce du confentement de lean
' triarche de Conftantinople, pour laquelle caufe Conftantin Pape les excommunia, ôc déclara hérétiques en vn Synode à Rome, mefiues ordonna que lâImage dudidh Empereur ne fut receuë ny taillee en or,argêt,airain,ny en plomb, que fon nom ne la figure ne fuifent receuës, ne mention faide dâeux es prières de la Meife.
DAGO- nbsp;nbsp;Childebcrt deuxiefine du nom Roy de France mourant, laifla vn fils nom*
BERT X. DAGOBERT dcLixiefme du nom, encore bien ieune. Lors les Roys nâe-ROY 18. ftoientRoysquedemine, ôcnclèruoientquede mafque ou dâombre, au lieu Maires du Palais eftoient Roys de fai ct nbsp;nbsp;dâauthorire. Lux ayans com
mence aaggrandirleurpuiflance à la mort de Clotaire, oude Dagobert premier, ils la continuèrent de la en auant li bien,amp; la feeurent fi dextrement garder iniques au regne de Pepin,que depuis Dagobert iufques a Pepin,les Roys font feulc-
DAGOBERT i. ROY « i8. LIVRE 11. nbsp;nbsp;nbsp;105
font feulement Roys de nom, amp;nbsp;leur puiflance toute entre les mains des Mai-res du Palais,c|ui montèrent à celle gradeur par lâefcliclle que la parelfe^a pail-lardifcjôc les vices des Royslailfans abaftardir la vertu de la race de ce grand Clouis,leur drelferent. Et dâautant que leurs predecefleurs oiloient conuoiteux dâellendre bien loing les limites de leur Royaume, dâautant ceux cy remet-toient toute la félicité de leur vie en volupté ôc en pareÃe, S-: nft le monllroient à leur peuple que le premier lourde May, donnans nbsp;nbsp;receuans naturellement
des dons amp;nbsp;prefens, ne f entremettans aucunement des affaires, ôt nayans de \ Roy rien que la mine amp;nbsp;lâaccoullrement. Ils fe fftifoient trainer par pays dedans â ' â ' vn chariot trainé par quatre bceufz,fe mollrans en ce beau triomphe inutiles au gouuernement dâvne grande Monarchie. Ce pendant les Maires du Palais ma- puijfMidis nioient tous les affaires,tenoientles confeilsjoy oient les Ambaffades des Em-
pereurs amp;nbsp;des Roys,leur faifant refponce negotioient auec euxjcontraéboient Traiétez de paix,amp; confederations auec les cftrangers,faifoicnt EdiélsSc ordo-nances:refcindoicnt,caffoient,annulloient,amp; fupprimoient tout ce quebo leur fcmbloit,amp; bref manioy ent tous affaires,tât de paix que de guerre.|Et à mefure quclcs Roys feflognoient de négoces, corne de chofetrop penible,ces Maires augmétoient leur puiffance par la diminution de celle de leurs mailtres, amp;nbsp;f ag-grandiffoient par leur imbecillité.Et corne lâefprit des hommes elt infatiable,Ãc n ell iamais cotent des prefens de la fortune prefente,ains afpire toufiours à cho fes plus grandes ôc plus haultes, les Maires du Palais,!âauthorité dcfquels çftoit du cômcncement petite,la faifans couler peu à peu parmy lâimbécillité de leurs Roy s,f acquirent vne telle grandeur ôc puiffance, quâils cbmencerenude rie faire plus cas de leurs maiftres,ôc aies tenir enfermez dans vne boette, corne a demy prifonnierSjles amufans dans vne chambre a des petis paffe temps corne des enfans,tellement que fi les Roys euffent voulu réfréner lâaudace de ces Maires, pays, a peine!âeuffent ils feeu ny peu faire,veu ^ue toute la puiffance defdiéfs Roys e-lloit auxMaires non à cux,amp; quâils auoient fi longuemét fouffert amp;nbsp;laiffé croi- ⢠v-lire la gradeur des,Maires qui! fembloit que cela leur eftoit deu,ôc quelesRois ne debuoientferuir dâautre chofe que déporter le nom de Roys.
« nbsp;nbsp;De lapeuuent apprendre les Princes, qui! fault bien quâils fe gardent delaif-
« fer auprès dâeux tant croiftre la grandeur amp;nbsp;la puiffance dâvn homme,que puis - apres fon audace leur face telle, ains doiuent coupper la racine deuant qu elle « pregne pied bien auât,car depuis quâelle eff vne fois enracinée,il elt impoffible « dcl^arrachcr quâaueclâentiere ruine de ceux quilaveulêteftaindre. Celadonc-« ques ferue dâexéple auxRois,Empereurs,ôéautrcs Princes,car pour neat feroiét « eferites les hiltoires,ôc replies de tât ôc fi beaux excmples,f ils ny apprenoientla Profit a« « maniéré de regner, Sc à vertueufement gouuerner leurs Eltats ôc leigneuries.
Pour retourner à noltre propos,la nonchalance de noz Rois faifoitbeau ieu à Pepin,amp;luy augmentoit le moyen de faggrandir. Enquoy il n'oublioitdc prendre lâoccafion aux cheueux,amp;: n auoit pas Icbien de la Prance en telle rccb-1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;mandation,quâil ne regardait femblablement au proffit deluy nbsp;nbsp;des fiens,leur
â J
l nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;traffantle chemin pour quelquefois paruenir auRoy aume. 11 eut au commen-
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;cernent la religion en fort grande reuerence,pour laquelle il fit Qtftrre à Rabod
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Duc dePrife encore idolatre,Slt;levainquit envnebataille,puis le cbtraignit re-
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ceuoir vn nbmé Clennent home de fainéte vie, que le P ape Serge enuoy oit en
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Prife,pour en eltreEuefque, ôc anrrqncer auxPtifor« la loy delelus Chrilt,
i nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;~â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;k
ioâ^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;DAGOBERT x? ROY i8.
-t Au m(^cn dequoy la plus part du peuple la reccut,mais les principaux du pays demeurerêt en leur erreur,amp; leur Prince mefme,duquel la fille nommee TheO' â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;dofinde qui eftoit Chreftienne fut mariee au plus ieune des fils legitimes de Pe-*
pin appelle Grimotld.
En ce temps Pepin fit retourner Lambert en ion Euefchédu Traiôt,de la-quelle lâauoit clifflé Ebroin ennemy de toute vertu, amp;nbsp;feftoit ce fainól homme retiré en vn contient comme en lieu de repos, amp;nbsp;de tranquillité. Retournanâ: Pépin fai^ Pepin aux affaires de fa maifon, il fit fon arriéré fils Duc de Champaigne au lieU ; fei affaires, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Drogon fils dudit Pepin,qui peu deuat eftoit décédé,amp; eftant mort
Nordebcrt grand Maiftre de la maifon du Roy,Pepin donna fon Eftat à fon fils Grimoald.Luy venat ainfî toutes chofès à fouhait,il commença (corne on void ,â oubly Ãe communément arriuer ) a delai fier Dieu, fabandonner a toute volupté : en : Pieu. quoy il fut fuiuy par fon fils, tellemêt quâeux deux ftifoient plus de cas Je leurs j concubinés,que de leurs femmes legitimes. Et eftoit Pépin fiabufédâvne Da- | moifelle nommee Alpaide quâil mefprifoit entièrement fi femme Pleôlrude,de laquelle il auoit eu deux fils, Drogon amp;nbsp;Grimoald, répudiant PleCtrudeef poufa ladiéle Alpaide. Lambert qui auoitefté remis en fbnfiege par Pepin, 1^ voulut mefler de luy remoftrer fon péché, amp;nbsp;luyperftiader de laiffer cefte concubine, Mais Pepin print cefte remonftrance en n mauuaife part,quâAlpaide h le proffit âes Ãj. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;pieces par Dodon fon frere. V oila le proffit que reçoiuêt ceux qui â
(CS. veullent faire des remonftrances figes amp;nbsp;vertueufès aux Princes vitieux. Mais quot;nbsp;lâire de Dieu toba bien toft fur ce meurtrier, car en moins dâvn ricn,vne fi puante vermine remplit tout fon corps dâvlceres, que ne pouuant luy*mefme fiip' | porter fl puanteur,il fe ietta en la riuiere de Meule.
En ce mefme tempsRabod ou Raoul Duc de F rife fit tuer,vn nommé Ran-gare fon gendre, amp;nbsp;Grimoald ou Grimeual fils de Pepin, dedans vne Eglilè. que fit ledich Rabod potirledelpit qt^l euft que fondit gendre preferoitvnc de U concubine a fl fille. Voila auffi les maulx que la paillardilè Se lâadultere ap-,.( patUardife. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Pepui reccut tel deuil de la mort de fon fils, quâil en mourut lâan^
cW« Mar Icptiefme de fa Mairie, ayant premièrement a la perfuafion dâAlpaidc,bail-td. lé le gouuernement general de toute la Monarchie de France,à Charles Martel fils de luy amp;nbsp;dâelle, ainfi furnommé Martel, ou à caufe de lâadmirable for
ce de fes bras, ou à caufe de là vaillance. Eftant décédé , la Royne Pleéf ruée tant pour eftre ay eulle de Thibault fils de fon fils Drogon qui lors eftoit Maire du Palais, quâen mémoire de fon deffuncf mary, auoit fort grand credit à la court, amp;nbsp;entiers les Auftrafiens femblablement, mais craignant que Charles Martel iouift du gouuernement dâAuftrafie, elle le fift mettre en prilbn dedans la ville de Couloigne, donnant tout le gouuernement de la France à Thi-bault fils de Drogon fbn fils. Ainfi obeiftoit toute la France a-vne feinmo ; ne femme. vieille,laquelle fe porta fi mal en fon gouuernement quelle fufeita contre elle la haine de tous les François,qui ne voulans obéir à vne femme, fefleuerent en armes contre elle, amp;efleurent vn nommé Ramainfroy ouRainfroyMairedn Palais.La fortunervouloit que les malheurs de ce téps feruiffent dâexêple à ceux qui viendroi?nt apres, amp;nbsp;a cefte occafion, fift que tous les principaux de U court fe ditiiferent en ligues, car les Roys nâauoient aucune puiftà nce,ains eftoit le Royaume agité defaôlions des vns amp;nbsp;des autres. Les vns fiuorifoient Thibault prîcipal de lâvne defdites faóriós,amp; les autres Rainfroy chef de lautre.
DAGOBERT 1.ROY18. CHILPERICi?
107'
11 ne fe parloit plus comme au par au ant de faire guerre aux Auftraficns, car les François mefmes guerroyoiétlesFrançois,ôcde ces quereyes de Court lâengen-j drerent telles guerres, que Rainfroy fe voulant maintenir en la dignité, en la-â quelle les François Vauoient efleuc, deffrt Thibault en batailU ioubs le nom amp;nbsp;â adueu dâvn nommé Daniel quâils appellerent Chilperic, qui auoit efté moine la plus grand part de fa ie une lie. Rainiroy demeura vainqueur, de forte queThi-bault voyant tous fes foldats occis fut cotraint fe lauuer à la fuitte. Si eft-ce que Rainfroy perdit tant de gens quâil heuftle moyen fur lâheure de pourfuyurefa vidoirc,ny de ruiner de tout en tout fon cnncmy,ains fut contraincf de faire re-pofer fes foldats. Apres ce repos,il print fon chemin par la fo reft Charbonnière, quiâdefpend des' Ardennes,comme ftiét aufli celle de Cufe,amp;; ne cefta de brui- quot;nbsp;1er amp;nbsp;gafter tout le pays iufques à la riuiere de Meufe.Depuis Martel eftant de-
« liurérctournaenfonEftat,amp;:hexerçaaucune vengeance cotrefes enncmis,qui
« fut caufe q depuis il profpera toufiours,faifant tout le rebours de ce qu Ebroin auoit fai(ft,amp; ce quâont accouftumé de faire ceux qui apres vne grande iniure receuë viênent à vne grade puiffance de f en venger, fc contétant dâeftre eftably en fa preeminence. Durant le regne de Dagobert, lâEmpereur Theodofe 3. du nom,fift auxTemples reftituer les Images que fon predeceffeur Philippique .v le, jnugt$ uoit faia abbatre,puis lâEmpereur Leon furnommé Ifauricque. câeft à dire, op-pugnateur des lmages,par Ediâ; les fift brufter ôc öfter: dont f efmeut grâd trou bleenrE4ife,amp;lâoïhce dâExarchat ceffa en Italie apres auoir duté 160.ans.
Dagobert replia quatre ans,laiflant fes deux fils chilperic deuxiefmc du nom, amp;nbsp;Thierry qui parles fadions de Martel amp;nbsp;autres Princes afteftans le nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;x.
gouuerncmengfurent faiéts moynes par force, eftans iceuxenfans en fort bas aage,amp;fubieö:s à receuoir iniure. Ce pendant Charles Martel mitcnauantvn Prince du fangnbmé Clotaire oncle du Roy Dagobert dernier mort, ôe foubs lâombre de ceftuy cy obtint la former aine puiffance en F rance, amp;nbsp;auecques luy cLi/perù vainquit ce Chilperic,auquel les François auointofté le nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Daniel,
noient nommé Chilperic deuxiefmc du nom.
i nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Dagobert agrès auoir regne quatre ans décéda de ce ficcle, Schien toft apres. Mort de Prf'
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;lâan 7 xr.mourut auftr Clotaire foubs le nom duquel Charles Martel exerçoir fa
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;puiffance,ScYaccroiffoit fihien deiour eniour,quâonfapperceuoithié quiâilne^
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;tafehoit que dâattirer la cour one de F race en fa maifon, corne il fit,car il dr effa a
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Pepin fon fils lâcfchclle par laquelle il montaà la Royauté.
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Dagobert eftant mort, c H1L P E R i c fut couroné par Rainfroy,lequel il cWpfnc
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;creaMairedefonPalais. CeRainfroy htvnepaéfionanecRahodRoy deFrife
I telle, que Rabod feroit guerre aux Auftrafrens, de fon cofte, tandis quâil les l nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;tourméteroitdedeuerslaFrance.Ees Auftrafrens auoienthienloïsbefoingde
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;quelque vaillant chef pour refifter a deux tels ennemis:Ã quoy la fortune pour-
l nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ueut,car Charles Martel eftant peu deuant forty des mains de Pleéf rudc,affem-
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;bla tous les plus accorts de la ieuneffe dâAuftrafre, amp;c leur faifant prendre les ar-
1 mes,marcha premièrement corrtréRabod, duquel toutesfois il fr.lt; deffaiétôc \ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;chaffé, mais ne perdant point cueur pour ce premier defaftrc,il fe retiraauecp^r Kj-
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;lereftedefesgcnsenlieuxbienfcurs,nemonftrantaucunfcmhlantdevouloir
l combattre. Chilperic Sc Rainfroy bruftoient tout le pays dâAuftrafre, de forte 1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;quâils pafferétiufques à Cqulogne,Sclavoulantaffregçr,Pleéfrudeles gaignaÃ
Jos CHÃLP. i. ROY îi?. THIERRY i.ROY lo.
force dâaf^entjtant quâils fe retirèrent Eins Etire aucun mal. Voyat Charles Mar* * tel lemauuaisordre quâils tenoient en lâen retournant, amp;nbsp;le peu de femblant ri^otrf 4c quâils monftroient dgfedclEer de quelque ennemy, il leur donna fur la queue
' êe print preEjue tout leLW bagage auprès de Cambray, dont luy Sgt;c fes foldats reprindrent tel cult;ur quâils les fuyuirent iufqucs à Troyes,amp; la les defiirent en bataille rangée auccvne merueilleufeocciEonde leurs gens. Apres celte def faiôte,il print fon chemin a Coulogne,amp; cognoilTant que Pleôtrude ne lây vou^ loit rcceuoir,il appellales citoyens,ôc leur remonftrala vidloire quâil auoit emportée fur les ennemis, les priant de luy ouurir les portes. Ce quâils luy accordèrent,puis entra dedans. Et trouuant Pleôlrude, il nâvla enuers elle dâautre rh gueur que de parolles aigres, ne voulant vfet enuers vne femme dâautres armes que de celles dont elles fe ieruent le plus.
Durant ce temps,Chilperic amp;nbsp;Rainfroy cognoilTans aux Friions plus dâarrogance que de fidelité,firent alliance auec le Duc dâAquitaine appelle Eudon, car les Aquitaniens voyants les troubles qui eftoient en France a caufe des Maires du Palais,rauoicnt efleu pour leur Duc, ne fcftimans moindres que les Au-ftmficns,qui de tout temps en auoient eu. Apres celte alliance, Eudon marchât yAincK. nbsp;nbsp;nbsp;contre les Aultraliens,mais il fut vaincu en vnebataille.Toutesfois ne fen vou
lant retourner en fon pays fans rien faire, il emmena le Roy Chilperic,ôc tout Ibn trefor en la haulte Aquitaine. Ce qu entedant Charles Martel,il enuoyaf^ Hérauts vers Eudon,pour rauoir Chilperic, amp;nbsp;ils firêt tant enuers Eudon quâil renuoya Chilperic,amp; la moitié de fon trcfor,fe cotentant du refte,amp; dâvne pai^t que luy accorda Martel. Chilperic fut Roy cinq ans, toutcsfoisonnefçait fl elloit de la vraye race de Clouis ou nom. Voila dequoy fert es guerres le deû^ de fe monltrer vaillanSjôc le grand Ibing quâon a de la viéloire.
Chilperic citant mort lâan y 2.6. Charles Martel qui gouuernoit à Ion plaif tous les aflbtires du Royaume,affin qu*il nâeult faulte de Roy foubs lâombre du-THIER- quel il eut lâentiermaniment des affaires, appella au Royaume ThierR^ R Y 2.. deuxiefme du nom furnomméCala fils de Dagobert. Il auoit cité nourrycu ROY 10. vne Religiô,mais fil eftoit moine ou non, cela ne fe Içait pas au vray. Rainfmy cherchant tous les moyens de fe fauucr, fe retira dedans Paris, puis à Orleans? èe finablement a Angers, neantmoins il fut de fi pres fuiuy,que ne fichant plu^ | de lieu affeuré il fut contrainôt le rendre à Martel qui luy pardonna, ôc luy bailla le pays dâAnjou à ce quâil peult viure le refte de la vie en quelque authority? puis ayant faiélaffemblerles lèigneurs principaux de la France, il fit declarer que lediét Rainfroy nâauoit iamais ellé Maire du Palais,veu que Chilperic qnî Z4«tJîorKf nâeftoit Roy naturel,lâauoit créé fins le confentement des François, fins lequel â les anciens Roys ne pouuoient faire aucune choie de confequence. Thierry régna en mafque comme les autres Rois fes predeceireurs,amp;: Ibubs luy Charle# Martel gouuernoit tout. Et pourcc que les Sueues, les Saxons, amp;nbsp;ceux de Ba' uiere ne pouuoient pas aifement comporter la domination d vn Roy niais? idiot, amp;nbsp;effeminé,tel quâeftoit ce Thierry,qui ne féru oit que de parade pouf entretenir la ^lilîance dâvn Maire duPalais,qui de vallet fe faifoit maiftre,ils le rc-uolterent, amp;nbsp;drefferent vne armee, follicitans leurvoifins contre les François« Mais Charles Martel qui auoit plus de valeur que le Roy nâauoit dâimbecillire? les fit bien repentir de leur entreprife, car les ayants rompus amp;nbsp;deffaits, il les venir à obeiliance. Ce qui fut huicb ans apres la mort de Pepin.
Ce pendant
THIER.1.ROY10.GHAR.MAR.PRIN.DES FRAN. 109
Ce pendant Pleótrude fe retira auec fon arriéré fille Sanichilde vers clt;ux qui y habitent le long du Danube, efperant que Martel pour eftre fi hazardeux, ne nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;*
â pourroit longuement durer^comme on void toufiours aduenir c[ue les perfon-â neshazardeufesnefontdelôgueduree,amp;quelâambiticinles pouffe au hazard, â nbsp;nbsp;le frequent hazard à leur fin. Mais quad elle vit quâil eftoit a^tât ou plus heu- nbsp;nbsp;nbsp;queres.
reux,que vaillant,elle fufcita de rechef ces Barbares contre luy, efperant que ce feroit a ce coup quelle fe vangeroit de luy,5lt;pour ce faire,elle leur remonftroit en pleurant (felonie naturel des femmes qui n ont iamais faulte de larmes, feul- 1« femme? les armes de ce fexe ) la pitié que ceftoit,quâelle qui auoit efté feme legitime de Pepin,amp; Sanichilde fa propre heritiere fuffent cotraindes dâobéir a vn Baftard. Aucc ces remonftrances,elle les intimidoit y leur rembftrant quâils ne deuoient tant laiffer croiftre la grandeur dâvn ietine home ambitieux,amp; tant heureux corne eftoit Mar tel, qui fe fiant en fa vaillance pcfoit tout luy eftre aifé,ôlt;: quâil leur pourroit bien öfter leur comune liberté. Toutesfois Martel ne luy donna loi-fir de faire ce quelle defiroit, car la fuiuant auecvn camp volant, il diffuada CCS Barbares de lâentreprinfe à laquelle ceftevieille lesauoit pouffez,amp; fai-fant paix auec eux, il les pria de luy vouloir mettre entre mains celle qui eftoit la ftammefche de cefte guerre,amp; qui les auoit animez cotre luy, quâils cognoif-foient tant heureux en toutes fes entreprinfes.
Tandis quâil eftoit empefehé à toutes ces guerres, Eudon pcnfânt quul nen deuft iamais reuenir, ôc que ces Barbares le dcftiffent,fit plufieurs courfes
amp; entreprinfes fur les François. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;______,
Mais Martel en fortant à fon honneur, a fon retour fit venir à luy vne corn- CHAR.quot; pagnie des plus notables gens dâEglifes, des plus grands feigneurs de la F rance, les amp;nbsp;des plus honorables hommes dâentre le peuple, en laquelle (ne fe conten- M a R-tant du nom de Maire du Palais) par eux fe fift créer Prince,ou Duc des T i L François, nomplus haultain plus illtfftre que celuy de Maire, ôc ladiébe créé affemblec compofee des trois Eftats du Royaume,luy mit lâentier gouuer- prince nement du Roy aume entre les mains. Cela doit feruir dâexemple que tant plus ov DYC que lâhomme eft grand, amp;: plus il lâattribue dâauthorité. Cefte conuocation des deMartel inuentee parluy fappellaParlement,qui futvneinuentionfuiuiede eran-fesfucceffeurs,amp;mefmementparPepinfonfils,ôcCharleslegrandfonarriere- î; fils, amp;nbsp;depuis auec la reuolution des liecles fuft cbmuee enlâaffcmblee des trois Eftats, comme nous auons dit en noftre liure de lâEltat des affaires de France. fArlemens, OrlaFrâce auoitbien en ce tëpsbefoing dâvn h grad perfonnage,lors q de tous lescoftez fes ennemis lâaffailloient. Eudon Duc dâAquitaine voulant fevenger de lâiniure quâil auoit receuë de Martel, appella à fon fecours les Sarra-lins qui poffedoient lâEfpagne , Se follicita Abderamc leur Roy ennemy de noftre religion Chreftienne , de venir en France , luy propofant les faciles moyens quâil auoit dây venir, 6c lâcfperance certaine de la conquefte de tou-tes les Gaules. Ces Sarrafins follicitez par Eudon,eftoient fi fuperbes,6c enflez de plufieurs grades viéboir es quâils auoient eues en Affrique,en 1â Afie,6c en Eu-rope,pourfe voir vainqueurs desEfpagnes,dompteurs de lâOrient,^ feigneurs
i nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;delâ Affrique, quâils fe promettoi.ent tout lâEmpire du mbde,6c ne péfoient pas
l nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;quâily euft Roy ny peuple au mode qui ofaft leur refifter. Dix ans apres qu ils
I furêtcnEfpagne,quifutlâadcfalut73o.ils délibérèrent paffer plus oultre,eftâs I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;à ce çbuiez par Eudb .Ils defeediretbien quatre cens mille ho mes en Aquitaine,
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;k iij
tio CHARLES MART. PRÃNCÃ DÃS ÃRAN
Conditions gr und C^pit^tne.
^fKturtl dis quot;yMllnns hom mrs.
foubs l^conduitte de leur RoyAbderame, menans auec eux leurs femrilès èc cnfans,comme {âils euïTent ia tenue la vidloire toute {eure, amp;nbsp;que ce pays la leu^^ fut promis,me{pri{^s de telle forte les Chreftiês,quâils les pêfbient eftre ia def faicts. Néant moins cells brauche ne fit peur aux FrâçoiSjnya Martel fage ad-uifé Capitaine, amp;^ui en fcs aflfiiires vloit de diligence,de vaillance,amp; de lagelfe, qui font trois vertus dignes dâvn grand Capitaine, amp;nbsp;grandement nccelTaires a ceux qui manient a{faires,{ôit de guerfe,foit de paix. Il aficmblavne puilfantc armee pour refifter à la fureur de ces Barbares. Toutesfois deuat que venir aux mains il enuoya les AmbalTadeurs vers Eudon,pour luy remÃflrer la faute quâil cômettoit,tant enuers Dieu que les hommes, en ce quâil appelloit en Gaule,les ennemis de la foy,amp; quâil valoir bien mieux vier de réconciliation, que de vengeance defplailante â Dieu,amp; pour le refpcót tant de la religion ,quc du bien de la France,oublier les inimitiez pairees,que dâeftre caufe dâvne fi grade amp;nbsp;piteufe ruine. Martel aimoit mieux par la voy e de paix procéder au falut de lâEftat de b France,quâil cftimoit fien,que le bazarder au peril de la guerre,amp; au ieu des batailles,qui elf incertain,faifiint ce quâont toufiours fait les plus vaillants homes, lefquels ont toufiours elfe les derniers a confciller amp;nbsp;refoudre la guerre, amp;nbsp;les premiers alâexecuter. Ces remonftranccs efbranlerent tellement Eudon,que voyat que les Sarrazins quâil auoit appeliez à fon fccours, au lieu de le fecoufib deftruiîoient amp;nbsp;pilloient toute lâAquitaine, il traitta fecrettement alliance auee les François,leur promettant faire tout ce quâil pourroit pour lâvtilité publique*
Les Sarrazins ayans pillé, bruflé,fiiccage, amp;nbsp;rauagé les pays deBourdelois, dâAngoumois,de Xaintonge,amp; de Poiôlou,vindrentiufques auprès de Tours, qui pour ce quelle eftoultre Loire, amp;nbsp;du cofté de rAquitaine,dependoit lofS dâAquitaine. Lâintention de Martel eftoit de garder la France de lacruaultéamp;^ auarice de ces Barbares, amp;nbsp;voyant que pour ce faire il falloir necefTairemenr eonÃ^- combattre,il délibéra que ce feroit eiTAquitaine appartenant, à Eudon,à ce que M4rteh lâentier dommage de la guerre tombaft lur celuy qui eftoit caufe de tout le md, amp;nbsp;pour le cotraindre aulfi de luy tenir la promelTe faille en leur fecrette alliance, amp;nbsp;auoir efgard à fes fubieôls qui le hayoient merueilleufement. Ayant dou-ques Martel pafle la riuicre de Loire, il fe campa deuant la ville de Tours, les citoyens de laquelle le fecoururent de tout leur pouuoir. Martel grand amp;nbsp;expérimenté Capitaine, voyant q cefte riuiere luy pourroit gradement feruir,tatpour amener viures en fon cap,que pour empefenèr q lâênemi venat auec telle multitude dâhômeSjle peut cnclorre,ne fen remua q premier il ne fut afteuré dâEudo. Ainfti il approcha des ennemis qui pilloient amp;nbsp;ruinoient tout, amp;nbsp;leur prefenU la bataille, amp;nbsp;deuat cobatre fit aux fies cefte belle amp;nbsp;grade harague qui fenfuit-le fiiis ioyeux (vaillans Soldats ) que le têps foit venu, que fans aucun noflrc' peril,nous ay ós moyen de gaigner vne gloire immortelle, amp;nbsp;en deffédat vailh- â ment noftre pays,acquerirle los, amp;nbsp;honneur dâeftre appeliez les deffenfeurs â monde,amp; ceux qui aurot vagé le tort fait aux chofes facrees amp;nbsp;diuines, par lâin^ ââ pieté des homes exécrables, amp;nbsp;fans aucune religion.Ceux cotre qui nous auosaâ côbatre,n^pnt autre cofiâce que la feule multitude pour fortir en capagne,amp; vc quot;nbsp;nir a la bataille, corne fi de leur feule prefènce-ils nous deuoiet eftoneramp; battre. â le nombre Mais fl noLis Ics mefutons, non au nombre ( qui fouuent empefehe Sc nuiff tiU â '^^che^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;armes ) ains par la force, amp;nbsp;gaillardife du cueur,amp; des bras,fi iene fins â
gradement trompé,ie me fais fort, q la victoire nous eft certainement promilc. â
THIERRY 1. ROY lo. LIVRE II. m
quot; Ils fe ruent fans confideration en bataille, amp;nbsp;ne craignent le fer que nous a-* Lions aux mains, efpcrans de nous accabler par lâinfinité de tant de milliers * dâhommes quâils font pour nous affaillir. Que fi vous refroidiflez leur colere â par la ruine des premiers efeadronsqui fe mettront furieufeiaét en auant,foy çtl * feurs que vous aurez bon marché du refte, Scies malfîtrerez, tout ainli que » brebis eftants à la boucherie,fi bien que vous ferez pluftoft las de tuer, amp;nbsp;* meurtrir que de combattre. Et ne fault que leurs conqueftes vous eftonnent, « puis quâils ne fe font faiéls feigneurs de region aucune que de celles qui eftoient â défia elbranlees des feditions ôc troubles domcftiqucs ,oudutoutmi(csà bas twn«;.
* parles guerres endurees contre les eftrangcrs. Que li a prefent ils ont fur-» monté les Vifigots, aufli voyons nous que les Allures,amp; Cantabres les ayants » repoulTez, ils fe icttent fur nous, comme li nous eftions moins vaillants ôc reli-» gieux que les Cantabres amp;nbsp;Aftures,amp; comme fils penfoient eftre plus alTeurez « auecleurs femmes ôc enfans parmy nous,que fe tenas en Efpaigne, ôc aux mots » Pyrenees', dâautant que vous les voyez alhchez du delir de butiner, viure de » vols,amp; larcins,amp; non de iufte guerre-.ôc quoy quâils foient en grand nombre,Ãc » ayent chef ôc enfeignes pour les conduire,fi nâen font il pas pourtant moinsyo-» leurs,ôc infignes all'affineurs. Maisie vous prie quelle occalion ont-ils de faire » la guerre, que pour ruiner les fainéts lieux ôc mallacrer les hommes ? Ils ont de » couftume de combattre en lâOrient contre des effeminez, ôc cotre les Elclaues » des Rois Leuantins, mais ils trouucront des hommes en P rance qui leur feront » tefte'.Ãc. contre lefquels ils heu lient oncq ofé dr elfer leurs armes,fi Dieu ne leur euftoftéleurbonlhnsÃquieftlaplusgrandepunitionquil prend des hommes
» en ce monde) alfin quâà vn coup ils foient punis de tant de forfaiéfs abomina- nitio» de rho » bles quâils ont commis par lâeffufion de leur lang, amp;nbsp;perte de vie de leurs amis, « parens,amp; alliez,amp; Dieu nous affiliant, amp;nbsp;deffendant noftre querelle. Il y a cn-^ » corevnmoyen fecret,pour les dompter, amp;nbsp;ruiner, duquel il vault mieux nen « dire rien pour celle heure que de le ptibliâr-.neantmoins en combattant vous co » gnoillrez que ie nâay rien oublié quilerue alaviéloire,feulemét vous priedal-» 1er les alfaillir pleins dâalfetirancc du fecours diuin,amp; delâaffillance amp;bon con-» feil des hommees,vous foutienat de vollre pays,amp; Prouince,laquedle,biê quâelle « nâay e goullé lesdouceurs de la doarineEuâgelique,ne fut pourtà t iamais meut » triere des Chreltiens, ny ne perlccuta ceux qui failoiêt prolelfib de celle fainétc « vie, laquelle grace ie ne fçay fi ïamais Dieu fit à nation quelconque: corne aulTi « les Prant^ois ont cell heur que depuis quâils ont faicl veu, amp;nbsp;fe font liez à la reli-» gion Chrellicnne,on ne veit iamais que lâher efie y ait pris pied,ou que quelque « monllre ayt pris origine en celle belle Protiince: laquelle a ellé des premieres, » qui pour la religion fell armee auec le peril de fa vie cotreles hérétiques, Ãt en-« nemis denollre Seigncür refus Chrill, dbptant amp;nbsp;tuât enbataille vnRoy tref-» puiffant des Arriés. De forte qle Roy de celle nollre nation dona vn exéple de » vcrtu,amp; collance à tous les mortels par la ruine de lâheretiquc,amp;; ainfi fobligea « toutesles autres natiôs qui fe fût fa(^bnees en ce fainddeuoir,avn fi excellent ôc » ChrellienPrince.Les peuples ellrâges à Gnc,ayas aprinslavertti Ãepieté de noz » anceUres, cellraifonque cellenaïucté dereligionSe conllance ôé«nlafoy,amp; » aux cobats apparoiffe en nous,côme naturelle cotre des cnemis, lefquels venas rx gmIcre~ « des derniers coings de la terre,font fihardis q de fe ruer fur laGaule pais coullu
, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;» mier de vaincre,ôt dbpter les pl^ brauesjôc de deffédte la rehgio cotre ceux qui Ã.
fiÿ
nî CHARLES MART. PRINCE DES FRANC.
îafchent de lâaccabler, Si: en laquelle il font Ci fols de pafler, fans confiderer qn^ iâEfpaignc ne leur eft point encore vne pofTeffion paifible,condui{ants icy leurs â femmes amp;nbsp;enfans, comme fils vouloient y drefler colonie. En fomme (mes a- â mis) bien que la vêcloire nous foit certaine en main de ces lacnleges voleurs, de celle trouppe pillaitlc Se larronnefle, fi fault-il fe fouuenir de noz forces â vaillances,amp; peftler de quels parents nous fommes lortis,amp; quelle elperance Si bonne opinion ont conceu de nous,les autres peuples de lâEurope, quelle eftb * ^juüeyjÃte terre qui nous a produits,receuz, elleuez,nourriz, amp;nbsp;qui nous a enleigné les ar- â de derriere- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;apoint dâiiuys de derriere pour nous lauuer : ains fault rendre à cefâ^ *
nollre terre naturelle la vie quâelle nous a donc, ou ( elfans lords de peres vain- â queurs de tout le monde) vaincre(ainfi que ferons) celle canaille AlcoraniqtiC^ â lans pêfer à faire paix ny accord auec ces belles,le lang defquelles il fitult elpaU' â dre amp;nbsp;engreflèr noz champs du malîà cre de leurs charoignes.
Tandis que Martel faifoit fon deuoir dâencourager les fiens,le Roy Abdera-me nâoublia rien de la charge,ains ne pouuant plus fuir au côbat, pour ellre de-jflitué de moyens,amp; de viures, à caufe que les leurs ellans faillis, le pays ne fulf-foit pour nourrir vne fi grande multitude. A celle caufe voyant les liens animez au combat, les y encouragea encore dâauantage,parlant en celle maniéré.
Vofcrc gaillardife, amp;nbsp;defir de combattre, vaillants loldats, nâa befoing dâef- â /^bdera- guillon pour lâinciter dauantage a faire Ion deuoir : amp;nbsp;toutesfois le peu de fens « des enncmis,faiól quâil fault quâencore ie vous die ce petit miot. Nous auons af- â fiibieólie la moitié de la Gaule, laquelle obéit à nollre loy amp;nbsp;fantafie, amp;nbsp;fi tout » le pays entier nâa peu refiller à noz forces, comment leroit-il polfible quâe- â liant ainfi efchantillee, alfoiblie, amp;nbsp;demy morte elle puilTe faire ce dequoy el- â le le deffioit, ayant les forces entières ? Ce feroit grand folie, que les Gaulois, â lelquels ont par contrainte obey fi long temps a lâEmpire de Rome, voyants » que nous atiôs accablé la gloire Romaine, amp;nbsp;rêuerfé fes efforts,tafchent ores de » Frefumption uous Tcfiller, amp;nbsp;fcmacipei' de nollre puifiance. Câell folie à eux de fe penler fot â des^mans tifiier de la ritiieae de Loire, puis que nous auons dompté tant de Mers, pris â Tille de Pvhodes, rauagé amp;nbsp;pillé le pays de Sicile, amp;nbsp;paflé en defpit de tout le â monde,les eflfoyables dellroiéls de Gibaltar,amp;defainél George. Mais direzâ vous,ceux cy Ce fient quâvn peu de fuitte les là uuera, amp;nbsp;que la cité de Tours les auoifinant leur feruira de retraitte : neantmoins fe voyants à grandâ peine » contre dix des nollres, aulfi nâauront ils elperance quâen la fuitte. Auilt « ne Içauront-ils faffeurer, quoy que retirez à Tours, de noz forces, puis quela » cité de Carthage, fell humihee a nous, amp;nbsp;que tant de citez, villes, challeaux, â amp;nbsp;forterelfes nous ont receus pour feigneurs, bien quâelle.s femblalTent irn- â prenables amp;nbsp;inuincibles. Portez doneques ( mes amys ) ce cueur,gaillardife, â amp;nbsp;hardielTe au combat, que ie voy maintenant reluyrc en vous,vous appuytint » en vollre heur félicité, amp;lt;: fur le dellin amp;nbsp;fortune croilfante du nom Sarra- » fin, vous fouLienans que vous combattez non pour la leulc reputation. Si » pour lâellendue de nollre Empire : ains ellans elloignez par fi long traiél de » mer amp;nbsp;de terre de noz pays, femmes, amp;nbsp;enfans,amp; amis, la necelfité nous corn- « mande dâaiiouller à la vertu vne viéloire forcée, ou bien mourir à la pour-» fuitte. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;»
Durant que lâvn amp;nbsp;lâautre Prince par leurs belles remonllrances amp;nbsp;harangues encourageoit leurs armees, les Barbares vouloient a toute force aller au combat,
combat, difans à leur Roy que fil differoit dâauantagc ils le commen^eroienc fans fon commandement.Lâordre de fon armee eftoit extrêmement beau,car il nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;J
ordonna fa bataille des plus vaillas amp;nbsp;des plus aguerris de tout fon cap, laiffant le refte à la garde du bagage,amp;des perfonnes inutiles à la gtferre, corne de vieils hommes,des femmes amp;nbsp;des enfans. Puis il Ht marcber*fes bataillons compofez de diucrles fortes d'hommes , les vns cftoient montez furchtmeaux aucefort ordottnana^ longues efpees quâils tenoient toutes droites,les autres vfans de lâarc eftoient a dei cheual,duits à bien fouuêt feindre de fen fuir pour abufer leut ennemy. Quel-qties vns gouuernoient leurs chenaux auecquesvne iculc verge, fans frainny bridcâ.entre lâinfanterie les vns combatoient de dards amp;nbsp;de fondes, les autres de cymeterres, plufieurs eftoient armez de gros iacques, faits à la mode de leurs pays,lefquclsilsprenoient aifeement amp;nbsp;laiffoient quand ils vouloient: la plus t« grand part dâentre eux portoit de longues piques garnies defers bienpointus.^â^ââquot;-amp; de banderolles pour leur donner plus grand cueur, amp;nbsp;efpouuanterlesPran ^ois.Quiles voians venir tous brûliez du halle, amp;nbsp;auec leur barbes mellees, por tans le Turban en telle,les penfoient vrais monllres, pour hen auoirveuonc-ques detels.Aulîiles Sarrafins cuidans les intimider,ail oient au combatauecfi grands cris amp;nbsp;heurlemens,amp; auec tel bruit dâvne inHnité de clairons, quâon eu II ïugé le ciel ôcla terre debuoir fallembler,amp;marchoient de G grade fureur,quâils fembloicntbclles cnrao-ees,car ellans hors dâefperance de le ponuoir Giuuer à la fuitte pour cllre en pays G loingtain, ils remettoient tout leur lalut en la force de leurs bras,deliberans tous de mourir,ou d emporter la victoire.
Les Chrilliens auoient elle menacez de celle defeente dâinfidelles. Ce que le V encrablc Bede qui viuoit lors recite en ces propres termes .Du temps que les Sarrafins couroient amp;nbsp;pilloicntles Gaules,deux Cornettes f apparurent au Ciel comaus.
â parrefpacedc quatorze iours,dontrvnc monllroit au matin deuantquelc â Soleil futleuc,amp; lâautre au foir apres qu d elloit couché, lefquelles toutes ham-â boiantesregardolent fur lâAqmlon. LesPran^ois mirent tous les premiers le
feu en leurs loges tant pour nâauoir plus dâefperance de ly retirer,que pour fer-uir de fignal a Eudon,amp; le fairehaller .Puis Charles Martel ordonnant fa batail le print hiy mefme la charge de la Caualerie, faifant Childebrand Hls de Martin Coronal de fafantcrie.11 commanda exprelfement qu homme ne rompllb fon rang ny laiflall fon enfeigne,donnant à entédre quâil auoit mis des compagnies
' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;furïa queue, pour tailler en pieces ceux qui commencerolentle defordre .IlHj:
1 faire vn cry tout au tour de labataille,Sc luy mefme dill a ceux quile pouuoiét tei. entendre quâil auoit mandé aux Tourangeaux, quâlL fermalfent les portes de leur ville, amp;nbsp;quâils ne les ouurlffentdéformais quâà ceux qui demeureroient vainqueurs. 11 leur remonllra pareillement quâil ne falloir auolr plus dâefperan-
â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ce quâà bien combattre, ayans deuant eux leurs ennemis , ôc derriere la rluiere
de Loire: quâils nâauolent plus dâautre Gaule ny dâautre terre que celle ou ils e-lloient, dedans laquelle P arnecellité 11 falloir vaincre ces Barbares,ou tous en-
\ femble mourir. La fanterie Pram^olfe ordonnée par plufieurs rangs,faifolt la 1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;polnâe de labataille ,laquelle commenta la charge, donnant de prime arrluee
\ furies gens depledSarra7.1ns,quibraucmetlareceurent. Les ennewils auoient \ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;oïà onnéleursfantafhnsencrol{rant,Screcullolcnt touhours ceux du milieu,
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;à ce que GlesPrançols venoient à donner de furie dedans pour les rompre,les
\ deux pointes fe vinffent enfermer fur eux, afhn de les enclorre. Leurs gens ds
«4 CHARLES MART. PRINCE DES FRANC.
chcual^e prefeiiterent fur les ailles de leurs battailions. Ce que voyant Charle s Marteljil fit marcher là gendarmerie, luy remonlh ant quâil ne falloir aucune-feftonner des accouftremens,montures,ou armes eftranges dont vfoient
ces barbares, Sgt;c qut leurs chameaux eftoient grandes belles lourdes plus pro' pres à la charge,quâau C(5mbat,amp; leurs cheuaux leulemêt duits à porter ce quâils * pouuoient defrofcer. Il mena luy mefmc le hocq qui faifoit lâaefle dextre de à bataille donnant la charge de lâautre a plulieurs capitaines, vaillans amp;nbsp;expérimentez, leur commandant quâils frappalfent lors quâils le verroient commencer . Les Chcualicrs ennemis ne voulurent onques attendre le choc des genfdal mes François, amp;ncfaifoient que volterà lâentour dâeux,fans ofer venirau^ trela nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;quâils lailfetoient leurs rangs, amp;nbsp;par ce moyen romproient leur
tuvs. ordre. Toutesfois quand ils virent quâils trauailloient en vain, ils fapprocherêt peu à peu, toufiours efcarmouchans,pour amufer les nollres, maïs fils eftoient plus duits amp;nbsp;leurs cheuaux femblablement à ces manières de voltes, les François dâautant les furpaffoient en force amp;nbsp;vaillance.Ils eftoiét neantmoins fi petit nombre quâils ne feeurent oneques tant feftendre quâils fc peuflent egallera la largeur de la bataille des ennemis,de forte que les Sarrazins commencèrent a les enuironner du dextre cofté a fin de leur donner à dos. Ceux qui eftoient demeurez dedans leur camp, nâentendoint quâà regarder ce conflit, fefiouiftà ns ou contriftans felon que laviéloire fauorifoitoules defauorifoit, amp;nbsp;ne fault point doubter quâils ne fuffent en grand peinc,facbans bien que tout leur faliât ^rriMs ^en coiififtoit au gaing ou en la perte de cefte bataille, amp;nbsp;ne tafehoient feulement à feflebMaiUf, les admonnefter ains comme fils euftent efté mefrnes au conflit,ils faifoient
fte du corps felon ce quâils voy oient ad uenir à ceux de leur party, mais durant que fi ententiuement ils regardoient le combat, Eudon auec les plus difpos ôi mieux montez de fes hommes entra par derriere en leur camp, amp;nbsp;prefque pluf toft quâils lâeuffent a^perceu : dedans Jequel il commença tant horrible tuerie quâil ne pardonnoit a vieillard, femme, ny enfant, dont ceux qui combattoiet voyans leur camp pris,amp;:entendans le cry des leurs,fc trouuercnt tant eftonnez ZrfWo/rf que la vidloire fi longuement doubteufè tomba deffus les François. Charles MMxZriwfo» îClartcl alloit criant entre les fiens quelâarmeedâEudon eftoit cefte fecrette ine-nee quâil leur auoit fecrettement prédite en fà harangue, quâEudon par ce nou-ueaufecours donnoit à cognoiftre en quelle recommandation il auoit le falut de la France, amp;nbsp;fi quelquefois il lâauoit offencee, le bien que par cefte nouuelle aide il luy faifoit tant à propos,mcritoitquâoii luy pardonnaft. Les François voyans la faueurdiuinede leurcofté,fè donnans courage lâvn lâautre, comme fils euftent efté tous frais,chargcrent les Sarrrazins dâvne fi grande afprete quâils les contraignirent dereculler. Eta lâinftantEudonapres auoirmaflà crc tout ce quâil auoit peu trouuer dedans le camp leur donna fur le derrière, dont ces Barbares prindrent la fuitte, qui nâen peult toutesfois fà uuer que quelques vns des mieux montez, amp;nbsp;tourna lâoccifion principalle fur les gens de pie^gt; rro»; cens foi nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;dcfquels, que de ceux de cheual il demeura trois cens amp;nbsp;foixâte amp;nbsp;dix inil-
le fur le champ, les autres difènt trois cens foxante-quinze, nâayant perdu hs ^Jcr^nTèlef Fi^nnçois q»e quinze cents des leurs : petit nombre vrayement pour vne telle fiits, viéloire, mais câeftoient tous des plus vaillans amp;nbsp;des plus grandes maifbns du
PKoyaume,amp; peu fe fauuerent dâeftre bleftez. Il nâcft mémoire que les Sarrazins fuffent oneques mieux chaftiez,ny perdiftent tant dâhommes amp;nbsp;de vaillans ca-
THIERRY 1. ROY lo.' LIVRE IL 115
pîtaines. Leur Roy Abderame, amp;nbsp;prefque tous les principaux des fiens furent 7 J® rrouuez entre les grans monceaux des morts, feulement eft aints de la pmlTe qui reculla fur eux . Les François firent tout paffer au fil de lâcfpec,amp; ne pardonnèrent aux enfans feulement. Les femmes furent pres que tomes occifcs par ceux qui premièrement gaignerent le camp, de celles qui en^fchapperent quelques Vnes de meilleur courage fe fauuerent à la fuitte,le's autres mc^irurent dâennuy j ou fe tuerent elles mefmes de defefpoit, aimans mieux accompaigner leurs ma-riz à la mort que tomber entre les mains de leurs ennemis, tellement que bien peu dâelles furent prifes viues.Lacbafl'e finie, le butin fut mis enfemble. Les capitaines amp;nbsp;foldats fe refiouiffans de telle victoire, voy oient la campagne pleine des morts de leurs enneitiis en fi grand nombre, quâelle en eftoit toute couuer-tc On Y YOYoitvne infinité dâarmes, amp;nbsp;aucuns de (es pauüres miferables fe-
1 â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;r nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fl nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1
couans encore le larret, les vns en monceaux, les autres leparez félon que la lonnnteZ fortune,labardiefre,ou la crainte les auoientaffemblez ou départis durât le con mom. flit. Mais la plus grand horreur confiftoit en la veuë de leurs profondes playes, car fl dâvn cofté on en voy oit ay as les bras ou iâbes emportées, les autres auoiêt les tripes au vent,ou eftoiêt tranfpercez de part en part ; en quelques vns ne f ap-perceuoit aucunes playes eftans feulement affommez de coups de maffe, entre lefquels plufieurs eft'oient encores en lâagonie delà mort. Ce qui fe voyoit dé logueur amp;nbsp;largeur de terre, eftoit tout arroufé de fang amp;nbsp;ióché de corps morts, iapar les pillars mis tous nuds,bref,depuis que la fureur fut du tout paffee,amp; le bruict du combat Ãc gemiffement des mourans acbeuéje fpeftacle dâvne tant cruelle occifion eftoit fihorrible que fi telle deffaiôlefuft arriueefur dâautres cnnemis,elleeuft peu faire pitié aüx vainqueurs mefmes. Celaaduint lâan 730.
Cefte viftorieufe iournee donna fort grand bruiét aux E rançois,amp;; en firent feuz de ioy e tous les autres Royaumes Chrcftiens,fe refiouiffans merueilleufe-ment,que ces Barbares apres auoir fu^iugue lÃfpaigne,euffent commence par laFrance âvouloir conquérir le refte de lâEurope. Quelques hiftoriens di- d'qu YÃBt 4 fent que cefte heureufe amp;nbsp;memorable viaoireluy donnaleffurnom de Mar-tel,difans que tout ainfi que le fer eft rompu,briféamp;:caffé,6gt;:amolly parle Mmei. marteau, ainfi fut la férocité desBarbaresbrifeepar lavertu du Martel.
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Apres cefte viaoire il affembla tout le butin,amp; le diuifa egalement entre les
l foldats pour recompenfe deleursbons feruices. Eftant a caufe de la longueur l de ces guerres efpuifé à âargent,amp;; de moyës dâenpouuoir recouurer, ôc nâayant ç moyen de donner digne recompence aux gentilshommes François qui fi fide- Recompenfe lementlâ auoicnt ferui en ces guerres, il leur donna les dixmes que les gens dâE-glife auoient aceouftumé de Teuer, amp;: ce auec le confentement dcfdits gens dâE- gens degttejf glife,leur promettat fiDieuluy faifoitla grace deviure,de leur en donner bon-ne ôc iufte recompenfe.Ce qu il ne peult toutefois faire comme il auoit promis. Eudon qui à uoitfaitvenir enErance,leRoy Abderame,ôc qui eftoit rentré en grace auecques Martel pourfuyuant les Sarrazins, en fitvne cruelle boucherie.
Vrayementclt;fiecle là eftoit biê miferable, durant lequel la France hauoit vne feulehcure de repos.Car Abderame eftat vaincu, ôcEudon pet^apres mort, Charles Martel fut aduerty que laBourgongne eftoit occupée parles Sarrazins,lefquels Hunault ou Hurault, ScGaiffre enfans dEudon,marriz de ce qu a pres lamortdeleur pere,Martelneleür auoit donné lâAquitaine,auoient faiét
CHARLES MART. PRINCE DES FRANC.
'*lt;gt;â â venir eixFrance,voulas recoqiiefter ce que IcsFraçois par droit de guerre auoiet vfurpé fur leurs anceftrcs les Rois des Vifigots, Ãcfrelchemcntaleurpere Eu-don amp;nbsp;à eux. Adoncques ils renoucllerent la guerre amp;nbsp;fc monftrerent en armes des en Languedoc, follftitans lefdits Vifigots,qui lors fappclloient Gotticans
Occitans,a tenir leur party, lefquels eftans plus vaincuz que doni' * ptez des Françoi?,eftoient ioyeux de reuoirla pollerité de leurs Rois en armes« Et entreprenans la guerre dâvn grand cueur,appcllcrcnt a leur aide les Sarrazin^ encore ennemis des François,pour raifonde la perte quâils auoientreccue déliant Tours. Ils furent aufli fecourus des Sueues,Alans ôc Vandales,qui fi long temps déliant alaperfuafion de Stilicon auoient couru toute la Gaule,amp; del^^ palTcrent en Elpaigne, ou fabituerent les Gots amp;nbsp;Alans. Les Vandales font vc-nus comme les Huns amp;nbsp;les Gots des parties Septentrionales, amp;nbsp;eftans clialTeï r;« Septen- dc leur pays par les Gots, lâcnruirent vers le Danube, la ou il demeurèrent lon-trtonaks. guement,amp; iiifquâà ce que Gcnfcric Roy des Gotz les en cEafta. Dont recoæ rans a la mifcricorde amp;nbsp;a la proteôlion des Romains, ils fupplierent ConftaÃquot; tin Empereur, de leur donner quelques pais, pour y habiter. Ce quâil fît amp;nbsp;leur donna la Pannonie maintenant nommee la Hongrie, laquelle ils habitèrent iâefpace de foixante ans,iufqucs a ce que Stilicon feigneur Romain {comme iE efte dit cy deftuslafteôtat lâEmpire cotre Arcadius amp;Honorius,les appellaafo*^ fecours amp;nbsp;à la part delà conquefte. Les Vandales eftans ainfi tirez aux GauleS amp;nbsp;les ayans pillces ils en furent chaffez par les Gots, amp;nbsp;contraints de fè rctir^â^ en Efpaigne ,là ou de prime arriuee ils prindrent la ville dâIfpali,amp; appelleren^ ramlaloufte la Tcgion dâalcntour Vandaloufie.Mais lâEmpereur Honorius fafché de ce que les Gots bruloicnt lâItalie, il leur permit de fe retirer en Efpaigne, de la oU ils chafterent les Vandales, amp;nbsp;les contraignirent de fc fauuer en AfFrique,la oU au temps de lâEmpereur luftinian ils furent exterminez parce grand capitaiu*^ Bellifà irefbn lieutenant general. «
, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Mais pour retourner au fait,tous ces Barbares Arrians tat de lâEfpaigne que
des Gaules fè bandèrent contre les François, amp;nbsp;ainfi tous enfemble vindreut CruauteT^ pafTer le Rhofiie, pillans amp;nbsp;buflans tout ce qui cftoit de lâappartenance du Rof fl Ornons nbsp;nbsp;Pr^nce, ne pardonnans a femmes ny vieilles gcns,ny a petits enfans,amp; nâayâs
efgard ny à aage,nyà fexc qùelcoquc.Et firent encore pis aux têples, lefquels il^ defpoLiillerêt de vaiftelle dâor amp;nbsp;dâargct,dâornemês, amp;nbsp;de toutes telles richeffts les ruinans iufques aux fondemens. Sauoye amp;nbsp;Daulphiné principalement re-ceurent le plus deâdommage, ou il ne demeura rien qui ne fut ruine amp;nbsp;réduis: en cendres amp;nbsp;deferts.Toutefois ils nâentrerent point en la ville de Vienne poui' ce voyage, mais allans plus auant,mirent la cité de Lyon en leur puifrance,amp; d' rans outre prindrent quafi toute la Bourgongne, aftauoir Malcon, ChaaloU) bruUie. Dijon, amp;nbsp;Auxerre, amp;nbsp;eftans venus iufques à Sens, lâEuefque de la cité fortitdir eux anec vne groffe trouppe de gens de guerre, amp;nbsp;donna dedans de telle quâil en deffit la plus grand part quieftoientles Vifigots, lefquels fè fentansc-ftre entrez trop auant en France, amp;nbsp;craignans dâeftre enclos par ceux des vilE^ quâils auoient laifTces a dos, retournèrent en mefme haftiueté quâils eftoient ve-nuz,amp; retoiftnans en arriéré, acheuoient de brufler amp;nbsp;deftruire ce qui eftoit demeuré entier,à ce que Charles Martel ne trouuaft rie dâentier apres eux, amp;nbsp;qu d nâeuft aucun moyen de nourrir vne armee pour les pourfuiurc. Ainfi fut tout^ la Bourgongne tant Cifiurainc que Tranfiuraine mife en ruine par les Vifigots,
THIERRY 1. ROY i». LIVRà H. tif
Ãi par les Sarrazins, auant que Martel etift le loifir dele venir fecourir Jcqtiel fe Voyant affailly de toute la Barbarie des Sarrazins amp;nbsp;Vihgots,ne dormoitpasj nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,1^1^
ains pratiqua fi fagement aucc fes voifins,quâil euft incontinent Vn gros fecou rs^ mefmement de Luitprand Roy des Lobars,prince Chreftifti öc Catholique: ôc Lanfroy Duc dâAllemaigne, amp;Odillon de Bauicre luy enuoyerentligrosfe-cours que de prime face lâennemi fe retira de la camp aign e, ô?lâenferma dedans nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;*
AuignOjCn laquelle Maurice gouUerneur de Prouêce luy auoitdoné entree, Ãc dedans Narbóne aulli, qui eftoiêt les deux principaux forts qu ils auoient choi-fiz pour faire la guerre aux Pragois. Ainfi fut alfiegé AthinRoy desSarrazins de dans Auignon,Slt; endura plufieurs alfaux liurez par Childebrad chef de 1 armee des hrançois,efqucls pourtant ils heurent du meilleur, car il en mourut gtand nombre à diuerfes fois,amp; firent les Sarrazins tel deuoitjque par leurs fa.illic3 fit« rieufes ôc impetueufes, ils forcèrent lâarmee de Charles Martel de leuerle liege^ amp;pendâtces a{faux,Charles apres attoir repris tout le pays de Bourgogne,remis Lyon,Vienne,V alienee,amp; les autres villes circbuoifmes en fa puiffance,il arriua deuant Auignon auec fes deux armées, ou il y auoit tant de combattans que le Sarrazin nâoloit plus faire faillies,ny tnonftrer le nez dehors. Sur céj les chefs de lâarmeebrançoife perfuaderent à Charles Martel de liurer lâalfault general aux Sarrazins .Ce quâil fit h horriblemêt, qu ay as les Barbares abandonné la deffen-cedes murailles que lesbrançois auoient prinfes ôc occupées, le Roy Athinfe ni aux samt fauna à grand hafte dedans fes batteaux quâil faifoit tenir prefts auRhofne,en tout euenement du fie^e.V oyant la ville prinfe il fe retira a Narbonne, laquelle eftoit tenue par fes parti(ans,amp; eftoit ville forte amp;nbsp;opulentc,ôc en icelle délibéra dâattendre encore vne fois le fiege,lequel incontinent y fut mis par Charles Martel, qui auoit fuiui le Roy Sarrazin a la plus grande diligence qu il pouuoit, fichantbien qu il hy auoit point de coparaifon entre Auignon ôc Narbóne eiî matière de forterefte, ôc que N arb one leêiendroit longuemêt,puis qu Auignon luy auoit fait lilongucm ent tefte ôc donne tant d affaires»
Eftant donc Martel au fiege dcNarbonne,voici vn autre Roy des Sarrazins nommé Amoree, qui amenoit vne grofte armee au fecours du Roy Athin* Ce confiderant Martel, ôc preuoy ant quâil neluy feroit aifé de vaincre tous les
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Sarrazins cnfemble, délibéra deles cobattre feparez 1 vn deïautre,de forte qu il
1 laiffavne partie defon armee au hege deNarbonne, ayant eftargy ôc eftedu (on 1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;camp fl fagement, que lâennemy Sarrazin ne fe pouuoit prendre garde que lâar-
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;meebrançoife fuft diuifee. En ces termes il alla au deuant de fon ennemi,lequel
' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;il rencontra,^ luy donnabattaille pres dâvn fleurie nommé lllebcre,de tel cou-
ragc,que le Roy Amoree eftant tué des premiers,toute 1âarmee Sarrazine fe mit riltolt-t à vau de route, amp;nbsp;fut la plus part des ennemis noy ce dedans le fteuue.fe cuidans fauuer delamaindesbrançois.EeRov Athin eftant aduertv deladeffaiCte des
fiensAaiffaNarbomie en evandeVïafte, amp;nbsp;montant fur fes nauires.abandonna la , â , Gaule,laquelle lut entieretnet deliuree par Martel,tat des Sarrairns melcroy as, f,âr« des ri quedes Vdigots Arrâiens, tellement que Dieu donna manlfefte fecours ôc fa»-ueur à la Saincte foy Catholique.
Charles Martel eft;antviôtorieu-x,cha(faMaurice Cdtede Marfellle hors de laVroucnce,jouree qu il auoitlaifféle parti des Catholiques,pour fuiure celuy des Sarrazins St Arriens,8lt;misleK-oy Sarrazin dedasAuiCTnon.Auffr il ht met-trele feu dedansles villes deNarhonne, AgdcjNlhncSjöc Beziers quiauoient
Ã,R THIERRY X. ROY lo. CHILDERIG 3.ROY n.
tenu b(lt;i pour Ies ennemis de la foy. Et eft a noter que lors le nommoit le Languedoc Septimania, auoit prins ce nom de la ville de Beziers, laquelle parks antiques fe nommoit Colonia Septimaniorum y à raifon de la feptiefmc legion qn^ y auoit fa garnifon êftal^lie. Lâautre partie de la prouince des Romains fe noin-moit, âTrouincia ^hocenjis.
Cefte guerre eftant finie, il alla contre les Friions quâil combattit fur le flen-ueBourdon, amp;nbsp;les contraignit de fe conuertir à recognoiftrele vray Dieu, Guerre cotre fjjj-g profeftioii de lafoy Chreftienne,car encores lors les Friions leruoient au^ lesFriforts. j nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;donna des Sainôls doôleurs pour les inftruirc en la foy Catholi
que. Les vns difentque cefte guerre des Frifons fut entre la bataille de Tours, amp;nbsp;la guerre faiôlc en Guyenne amp;nbsp;Languedoc.Tant y a que fur la fin de ces gutr res, le Roy Thierry mourut lâan 740. lailfantChildericlbn frere qui fut RoV de nom feulement comme les autres.
CHILDE Childeric troifielmc du nom eftant Roy,le Pape Grégoire tiers du noH^ RIC rrlt;^uerty de la grandeur,force,amp; prolperité de Marteyâenuoya fupplier de voU' ROY xi' nbsp;nbsp;nbsp;fecourir fa perfone amp;nbsp;le fiegc Romain contre Luitprand Roy de Lombar-
-------------⢠t}ie,quifailoit guerre au Pape, pour ce quâil auoit fccouruThralimond Duc
Spolete qui feftoit reuolté contre ledit Lombard.Martel couftumicr de delftiâ dre la religion,delibera de donner lècours au Pape: ncatmoins il ne fut befoin^ I« de mener armee, pource que Luitprand fe delifta de fon erttrcprinle,amp; lailfa Francedeffen paix le Papc, pour lâhonneur du Princc Martel. Depuis lors a lonexemplck feursdciPu- Je France ont toufiours fecouru les Papes, ont efté le refuge du fiegc
main,amp; nâont cefte dâenrichir les Papes.Ce que toutefois lefdits Papes ne veiibâââ confelTcr ny recongnoiftre,ains ont attribue lâhonneur de leurs biens a Conftaââ tin,encore quâil foit tout notoire que le tout prouient de la bénignité amp;nbsp;1 argeftb desRois de Francc,commc ce quâils noment les iuftices ou le patrimoine Saind J Pierre.ôc lâExarchat de Rauenne. Quelques vns ont voulu dire que le nom
Trefdireftten Trel-chrefticn q noz Rois porter, leur procédé de ce qu ils ont efte toufiours U afteélionez au fiegc de Rome. Mais il ne vient de la, ains fut ce Charles Magne, â nbsp;nbsp;nbsp;quifelo aucus leur a acquiscc nom,amp;qui lâa laifte hereditaire a fa pofterité,potir
auoir à lâexemple de fes anceftres viuement defFendu la foy Chreftienne contre les infidèles. Martel fut vn grand perfonnage, comme il appert par les admirables aéfions de fa vie, qui voudra les conférer auec celles de tous les Rois de France,trouuera que ce a efte le plus grand home,foit Roy foit autre qui fk deMurfel. jamais enFrâce,amp; â vray dire ce fut luy qui à Pépin fon fils amp;nbsp;a Charles Magne drefta(commc nous auons dit) lâefchelle par laquelle ils montèrent à leur grandeur. Ayant mis fin à toutes ces guerres, amp;nbsp;fè voyant ia vieil amp;nbsp;cafTc,!! aduifi de difpofer de fes biens. Il auoit quatre fils,Carloman, Pepin furnommé le Court, Gilles Archeuefque de Rouen,amp;GrifFon.En mourat lâan 741. il laiffa à Carloman rAuftrafie,la Thuringe, amp;nbsp;les terres dâoutre le Rhin, amp;nbsp;a Pepin la France, amp;nbsp;Griffon fut oublié.Cc qui le fit reuolter contre fes freres à la perfuafion défi mere Suanachilde venue de la maifon de Bauicre, amp;nbsp;fempara de la ville de Lan en Laonnoi^ mais il fut vaincu amp;nbsp;prins par fes freres,amp; mené prifonnier a Cha-4.frereidif- fte^'iuneufcn Ardenne,qui cftoit vne forte place.Ces quatre freres eftoienttous /frwj e na j jnaturel. Les vns defiroient les biens celeftcs, amp;nbsp;les autres les mon
dains. Carloman apres auoir efté grand guerrier ayant accompagné fon pcrc enfès guerres, amp;nbsp;fon freie Pepin à la conqu efte dâAquitaine, contre Hunault, aban-
II.
Ilÿ
abandonna le monde amp;nbsp;toutes pompes Royales, amp;nbsp;fen alla en vn lie^ d Italie -Æ appelle Soraâ:e,ou ilfe redit moine,amp;de la reuenant en France mourut a Vien-necnDaulphiné lâan 753. Aucuns dilent quâil eut frayeuf dauoir ouy dire a Euchere Euelque dâOrléans que Charles Martel fon p« c eftoit damne, pource quâil auoit ofté les difmes aux Eglifcs,amp;quâil ne les auoit réduis comme il auoit nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;*
promis,amp;que peu de iours apres fon enterremct,fon corps ne lut trouue en fon cercueil, ains y fut trouué vn ferpent fculemet.Cela fe doit rapporter a. la vérité.
Griffon efehappé de Chafteauneuf paffale Rhin,amp; a l aide des Saxos ht guer Cartel re à fonfrere Pepin, en laquelle il fut vaincu,ôc cotraint fe retirer enBauierc dót
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;lamere eftoit yffue.ll en chaflale Dnc nome Thaftillonôcf empara de fonDu-
t nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ché .Neantmoins Pepin le deffit encore vnc fois, amp;nbsp;apres auoir remis le Prince
Thafhllon enfes terres,il le ramena en F rance, amp;nbsp;luy donna la Seigneurie d An-
j nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;dcly fur Seine,auec douze Seigneuries deNormandie,hzes entre les riüieres de
I Oife 6c de Seine,ou il harrefta longuement qu il ne feretiraft vers le Duc Gaft- nbsp;nbsp;nbsp;cj/ions
l nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fre en Aquitaine hls dâEudon 6c frere de Hunault, 6c cognoiflant les gens de ce ^nemers.
l nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;pays là toufiours prompts aux armes, il les efmeut a faire guerre contre Pepin,
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;qui fans grande perte les ht retirer. Dont Griffon ne f ofant plus tenir es Gaules
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;11 y es Allemaioâiics,print le chemin d Italic,auqucl il fut tue en paffant les monts
l nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;par vn gentilliomâme de la Franche Comté nommé Theodin. Or ne fon-
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;geoit plus Pépin ou à acquérir gloire ëc reputation, amp;c cherchoit tous les moy-
I eus quâil pouuott pour les acquérir. Dequoy luy aûuint vnc nouuelle occa-à nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;hon parlaiufte 6c haulte guerre qu il entreprint contre les Sarrazins, lelquels
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;A-oulaas venaer ks pertes amp;nbsp;le deshonneur receu pat cy deuant, voUoient
de rechef paamp;t en îrance. Mais Pepin affemblant les forces, par yne longue
1 cunftadon nevouloit hazarderlehonhcur de la Chreftiente,a leuenenaent
l dâvne bataille qui eft dangereux 6c incertain, ains les mattant,alalonguc les I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;contraignit de repaffer en Efpaigne, faifans les monts Py rences bornes de leurs
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;terres, deffendant expreffement a tous S arrazins de plus les paffer .P epin donc-
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ques apres auoir mis hn à tant de guerres,demeura luy feul maiftre des affaires
1 de France fous Childcric idiot,niais 6c indigne Roy, 6c ne fe côtentant de 1 au-
I thorite quâil auoit comme Roy fans en auoir le nom, proietta en fon efprit de
I rauoir,6c dâeftreRoy de nom, depuiffance,6c de faict.
\ Cependant que ces affaires fe paftoient cnFrance,6c qu clic fouffroit tant de
\ maux delâimbccillité de fes Rois,aufquels elle ne trouuoit aucune cqnfolation
\ foulagemét quâau fupport 6c appuy dePepin,la vertu duquelluy feruoit co-
; me dâvn affeuré pillier, fur lequel elle fappuy oit,lâItalie la regardoit,6c auoit fes
particulièresfecouffes 6c affaires.EuitprâdRoy efeEôbardie,6clePapeRacha-ïicapresvne grade ôcloguc guerre quiauoit cfté entrecux,hrétvne paix enfem uîk irowl-ble,laquelle dona aux Romains,6c à tous les Italics vne b one cfperacecyuelâIta-lie parle moyen dâicelle iouiroitdâvnlogrepos.Mais a^eine començoit la ville
\ deRome6c lltalie à r efpirer des trauaux de la guerrc,amp;ca fe preparer de iotiir du
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;repos de lapaix,quc le Lombard contreiâopinion de tout le monde,alla mettre
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Ã lâimprouiftele hege deuant Rancune. Entiebius Exarche eftoit dedRins qui a-
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;uoit par le P ape Efticnne efté abfonbs de lâexcommunication iettee fur luy , Si
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;qui par ledit P ape auoit efté perfuadé de fe mettre dedans ladite ville, ôc bien
\ quEufrchiusueuftpasfaultedecourage,uy crainte de la force des Lôbars,veu 1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;quelaville eftoitbieufortifiée, ôc rempatee, ôc munie de viures,debonshom- Jre.
no
CHI LD ERIC 3. ROY ii.
amp;^e tout ce qui fert au fouftien dâvn long fiege, fi eft-ce quâil craignoit la â ' longueur dâiceluy. Adonc il pria le Pape dâauoir pitié de lâeftat de la ville de Ra-uennCjluy remonfiÿ.'ant que fi elle nâeftoit fècourue,elle eftoit perdue. Le Pape cnuoyaparles Ambalfièdeurs prier le Lombard de fabftcnir de ce fiege, mais comme ils ne pei^ret rien faire enuers ce Roy fier amp;nbsp;obftiné, il le mit en chemia pour lâaller luy mefime trouuer. Luitprand auoit cependant mis le fiege deuant Rauenne, amp;nbsp;voyant apres auoir gafté tout le pays dâalentour,quâil ne pouuoit rien proftiter là deuà t,il leua le fiege,amp; alla aflieger la ville de Chiazzo,amp; lâayat prinle par la trahifon des habitans eftans en difcorde,ôc icelle pillee amp;nbsp;ruinee,il ramena fon armee à Pauie,là ou le Pape lâalla trouuer. Le Roy lâayat receu atitt tout reipcél amp;nbsp;hôneur,luy redit tout ce quâil auoit aux deux années precedétt^ pris furîuy en la Romagne, amp;nbsp;au territoire de Rauêne,excepté latroifieme patquot; tie delà ville deCeféna.Le Pape ayant faiél ceft accord auec le Lombard f en ftquot; tourna à Rome, là ou il ne fut fi toft arriué, quâil entendit que ledit Roy eftoit mort,amp; que fonneueu Hirprand quâil auoit inftitué fonheritier ,amp; aflbcié polTeftiô du Royaume,auoit efté débouté amp;nbsp;chafte dâiceluy. Les hiftoires LoUt bardes difènt que le mefineiour que Hirprand fut inftitué heritier amp;nbsp;comp^' gnon audit Royaume par fon oncle Luitprand , il fortit en public,tenant main ( félon la couftume en tel cas accouftumée par les Lombards) vne lance, quâvn oyfeau nommé le coquou, feftant planté fur le fer de la lance, chaÃtit ^Mu. nbsp;nbsp;nbsp;de fon chant mal agrcable,amp; que les Lombards efpouuentez amp;nbsp;irritez du
uais augure de ceft oyfeau, qui felon leur creance amp;: luperftitiôn, fignifioitiââ couardile amp;nbsp;pulillanimité de ceft homme,le chafterent du fiege Royal,amp; effitt rent pour Roy vn nommé Rachifé Duc du Friol,lequel à la priere du Pape charie,fit auec luy amp;nbsp;ceux de Rauenne, paix,pour vingt ans. Toutefois le Pupti ne fé fiât pas fort en la longue duree de cefte paix, comme homme qui cognoi^' foit le naturel des Lombards eftre d? peu de foy amp;nbsp;de tenue, iettoit les yeux tous coftez pour chercher quelque fecours contre eux, au cas quâils le voulut' fent tourmenter. Il regardoit en la Grece pour voir fil y en trouueroit. Mais voyoit que la ville de Conftantinople ayant efté long temps férue amp;nbsp;efclaue il® la cruauté de lâEmpereur Leon, qui eftoit nâagueres mort,amp; qui auoit fait roiâ' pre les Images, amp;nbsp;chafte ceux qui les honoroiêt, eftoit entree en plus grande !Æ' rannie que deuant fous le nouueau regne de Conftantin fils dudit Leon. ieune Prince cftant agité de diuerfés diuifions amp;nbsp;difténtions des fiens, pouuoit à peine fouftenir foy amp;nbsp;fon Empire par fes armes. Le Pape donques ne pouuoi*!
frtmce.
Pfpin fe faire
trouuer fecours iiy fupport en Grèce, amp;nbsp;ne voyoit endroit en la terre,dâouil France. Mais dâailleurs il voyoit quâdle eftoit de fort long temps gouuernee par tat de Thierris,Cliilderics,Dagoberts, ChilperiOs, amp;nbsp;autres imbecilles Rois, quâil ne pouuoit auoir aucune elperanc^ de ce cofté la. Il pouuoit biê efperer de Pepin quelque lupport, mais il le voyoit aflez empefehé en la France,(ans quâil euft moyen dâen fortir, pour aller au eftrangers .Et dâautre part, il cognoiflbit bien que Pepin vouloir faire proffit de, lâimbccillité de fes Rois, amp;nbsp;quil tendoit les fillets pour attraper cefte Royauté, comme il fift puis apres,amp; quâil fera déclaré au liurc fuiuant.
riN DV DEVXIESME LIVRE.
te TROIS'
E PIN apres n grandes vi(îïoires fe laifTa couler a lâin-folence, ala vanité, amp;c a lâambition des plus grandes cbofes, qui font vices aufquels tous les plus grans per-ionnages de quelque naturel quâils foicnt,iè laiflbnt ordinairement gliiEer. Il deuint li fier, orgueilleux amp;nbsp;mfolence infolent quâil ne faifoit plus le Maire du Palais,mais le Roy, amp;nbsp;non plus le compaignon auec les autres Sei-
gncurs,mais le maiilre. Et bien que quelque fois par-my fès infolences amp;nbsp;Iiaultainetcz il fit le doux,le gra- *» cicuxjamp;rhonnelfe pour gagner les hommes, fi eft-ce ; que toLifiours il retoLirnoit à la grandeur, dont fesfaidfsluyauoient donné lâopinion, amp;nbsp;la couftume, ôc quelquefois fe perdant en fcs louanges, amp;nbsp;en la com- -memoration de 'fes viéfoires,monfi'roit fa vanité qui luy faifoit perdre la pre- . â ' micre grace de fa maiefté accouftumec, cz aucunement obfcurfir fes faits.Mais Pepin elfoit né homme, amp;nbsp;par cofequent fubict a tomber en cedcffault de vanité qui accopaigne amp;nbsp;talonne toufiours la^Ioire:toutesfois les vns en ont moins amp;nbsp;les autres plus,félon la difpofition du naturel dun chacun. Or recherchoit-il parla louage quâil donoit à fès faits,la volonté des homes,laquelle il vouloir luy leruir dâefchelle pour monter à la Royauté de la couronne de France, amp;defi-roitquela feule mémoire de fa valeur en fit le premier fondement, amp;nbsp;que les affeéfions des François en fufTent les marches. Il faifoit de tous coftez des fub-f^re i^oy. tiles amp;nbsp;malicieufes menees pour y paruenir, amp;nbsp;auoit fes deffeins fondez fur certaines efperances quâil difeouroit, defquelles dâailleurs il trouuoit la demolition parle difeours dephifieurs difiicultez qui (quot;y prefentoient. Le premier poinél dont il fe fèruoit pour paruenir à la dignité Royale, amp;nbsp;pour fè faire par le peuple defirer a eftré Roy,amp; rendre Childeric odieux amp;nbsp;mefprifé, amp;nbsp;a-nimer le peuple contre luy,eftoit le bruit quâil faifoit courir par les oreilles tant des eflrangers que des François,que Childeric eftoit vil home auquel on voioit d nier s effeds de naturel,amp; plufieurs efpeces de hote,amp; folie,car tantoft il eftoit tout niais amp;nbsp;idiot, tantoft fol,mfenfé amp;nbsp;furieux,tantoft fi adonné aux voluptezWe^Z. ou de la paillardife ou de la chafrc,ou de la parefte amp;nbsp;nonchallance, quâil eftoit la plus part du temps, ou à demy hors du fens, ou tout ftupidc, ou f^ hébété par fesplaifirs,quâil nâapprehendoit autre chofe quâeux,ne fe foucioit point de fes affaires , nâentendoit point à iceux , laifToit aller fon Eftat fan deftiis deffoubs, ne faifoit aucune iuftice, amp;nbsp;brief ne recongnoiffoit point les feruices quâon
faifoità ficouronne amp;:à laconferuation defon Royaume amp;de fa perfonnê. Childé^c eftoit à la vérité vn home qualifié de toutes fes indignes qualitez, Si Pepin le feauoit bien dire, amp;nbsp;faire dire par tout par des homes apoftez, qui aile rjââ/y'^^^/^guoiêt fouuét parrgi le peuple les indignitez de Childeric amp;nbsp;la valeur de Pépin? louai^e de a fin que corne le meip^s amp;nbsp;la hayne de Childeric feroit feméjaulfi toft la bone
Pepin.
opinion de Pe^n entraft dedans les teftes amp;nbsp;les cueurs des hommes le faire eflire Roy. Pepin qui commandoit a la France quant à rauthorite,tel-lement quâil ne luy deffailloit que le feul nom de Roy, auoit à fà deuotion plus dâhommes que le Roy mefines , dâautant que câeftoit luy qui conferoit les dons, charges, honneurs, amp;nbsp;eftats, amp;nbsp;qui donnoit les recompeniès, amp;nbsp;au-cun nâen eftoit tenu au Roy, ains à Pepin feulement. A cefte caule les hommes déponent de depeudoiét de luy comme de leur bienfadeur amp;nbsp;conferuateur,amp; non du Ro/, leurbienfa- qyj faifoit aucun bienfaidt, ny aux particuliers ny au Royaume. Ce qui fu*^
caufedelaruinedu Roy amp;nbsp;de la grandeur de Pepin. Il falloir doneques que â Pepin qui dreffoit fes fillets pour attraper la Royauté, commençait par le def' Ãroj« criement des ordes,falles amp;nbsp;indignes adions dudit Childeric, car qui veult refl quot;î rehuir yn Jre odieux ou mefprifé vn homme, il fault premièrement le deferier amp;del'ââj fcc-wOT?. bonnorer, amp;nbsp;qui luy veult nuire, il le fault auparauant rendre odieux ou mef
prifé, pour luy öfter les aftedions amp;nbsp;la faneur des hommes.
peuples enquot;' tiers leurs Princes.
pufferns des lâaffedion des peuples enuers les Princes vient de lâopinion de la vef'quot; tu dâiceux princes, comme au contraire le mefpris amp;nbsp;la hayne des peuples efl',â tiers eux, le premier vient de lâimbécillité, amp;nbsp;lâautre des vices dâiceux Prin- âf ces, amp;nbsp;toutes les coniurations qui par les peuples, ou par les hommes partir^' « liers fefont faicles encontre la perfonne, ou contre lâEftatdes Princes onte-» fté engendrees de la hayne quâon leur a portee pour leur indignité, ou mefpris quâon a faiél de leur neantife amp;nbsp;incapacité. Ce poinét du defed^quot; ment des allions de Childeric ( qui à la vérité eftoit preique tel que Pepin le faifoit trompeter par tout' ) eftoft vn fort hameftona tirer amp;nbsp;allécher h volonté du peuple à Pepin , qui auecques mauuais fon du blafine amp;nbsp;du lt;def criement des vices de Childeric, faifoitfonnerhaultamp; clair, les vertus defoy
Pépin fait nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;feruiccs, fes bien-faiôls, fes vaillances, fes viôloires gaignecs pour la Rc'
louer['a-yer- Jigion Clirefticnne, Sc pour la defFenfe du Royaume,amp; fes bien-faiêts enuersl^ peuple . Ces deux poindls contrepoifez amp;nbsp;balancez, lâvn auccqueslâautre, attiroient dâvne grande force le peuple a la haine amp;nbsp;contre Childeric,^'^ lâaffeôtion enuers Pepin, qui vouloir quelles luy feruiflcnt à Ion intend^ââ' Pfperance et clpcranccs eftoient fondées fur ces deux articles, leiquelles toutesfois defej^oir ftoient recullees par deux craintes qui eftoient comme deux barrières qûi empefehoient le pafta^e , èc la cource libre de fes defteins . Lâvne eftoit U grandeur amp;nbsp;la faindlete de ce nom de Roy de France, laquelle les Françoh^' des â-^^ient enteile reuerence, que qui quâil fuft quiportafteenom de Roy, Prunçois en- ilfot, ou habille, digne ou indigne, eftoit h aimé, honnoré amp;nbsp;reueré des eftimoient leurs Rois eftre vne chofe fainôle. Lâautre eftoit la wc-moire de cc grand Clouis qui pareillemêt eftoit tantreueree pour le grand bien ta mémoire qnâil auoitjaiól a la France, de lâauoir honoree de la Religion ChreftiennCjqi^â^ de clouis, lors que les Rois fes fuccefleurs vindrent a dégénérer de là grandeur, amp;nbsp;mettre toute fur les Maires du Palais, ôc à eftre ièulement mafques de elle
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elle les conferuoitneantmoins en la bien-vueillance amp;nbsp;amitié du pej^^lepram çois, de façon quâil nây auoit aucun fi hardy, qui euft oie Quurir la bouche,dâar- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â
racher le Royaume à la race de Clouis pou r le transferer en vne autre. Mais vn home de grad courage amp;nbsp;aduifé corne cfioit Pcpin,qi^i nâauoit faulte de moy es nonplus que dâambition, ne demeura en h beau chemin à faulte de remedes pour remedier à toutes diflicultez. La grandeur de fon cueur, amp;nbsp;la haultcur de fes defleins amp;nbsp;entreprifeSjlâanimoit a fe faire Roy,amp; lâexperience des aftaircs du trouuer.tr'{çti monde qui enfeigne les rufes, les fubtilitez, les pratiques, les menées, les inuen-lions amp;nbsp;les refolutions, luy fit trouuer vn expedient, le plus beau amp;nbsp;le plus re-ccuqui foit entre tous les autres quâon feauroitinuenter. Ce fut le poinéfdela Religion qui en toutes chofes furpaffe toute afieôlion amp;nbsp;pafiion humaine. Car Pepin voyant, que Rome clloit la four ce de toute vertu amp;nbsp;pieté , amp;nbsp;que le fiege Pontifical fembloit de loing vn Soleil de fainôteté, amp;nbsp;que les François auoient vne finguliere amp;nbsp;deuotieufe reuerencc amp;afiecfion au hege Ro^ rertnJes main, qui de loing efclairoit comme vne lampe de pieté amp;nbsp;religion, il pen fa que le meilleur fcroit de fy addreffer, pour obtenir ce quâil dcmandoit,ôc en ce faifà nt de melier a la commemoration de les meritcs,vne promelîc de feeou-rir le fiege Romain contre les Lombards fon ancié ennemy. Pépin Içauoit bien que le Pape auoit tant debefoing dâvn bon lecours, quâil feroit bien aifé de le gratifier enfà demande pour en auoir la reucnchc,amp; dâailleurs feauoit aufli que les François ne refuferoient aucun commandement ou confentement dudit lie ge, qui effoit lors décoré de la mémoire de tant de Sainófs Peres, qui auoient e-ftéaflisen la plus haulte chaire de la Religion Chrefi:ienne,lefquels ne femel-loient que du melfier de prcll;rife,ne faifms les Princes amp;nbsp;Potentats, ny les gucr riers, comme depuis iis ont faiôl, ny ne fe mellans ny cntremeflas des affaires du monde,ny des Princes eflrangers, quâen ce qui touchoit leur concorde amp;nbsp;amh lié,lâextirpation des herefies,la publicati« de la Sainéle amp;vraye parole de Dieu, amp;nbsp;la denonciatib de la guerre cotre les infidèles. Leur vie fainéle les rendoit ad=-mirables à toutes nations,ôi mefiiiemcnt a la Fraçoife, laquelle bien quelle fut fort affcéfionnce à fes Rois, fi eft-ce quâelle lâcffcoit encore dâauantage audit ficâ-geRomain.Pepin cognoilfant cela fen voulut feruir,amp; dâailleurs penfa que défi-couurir apertement en France aux Francois, fon defir amp;nbsp;les defleins quâil auoit de fe faire Roy, leroit non feulement temps perdu, mais poflible mettre en dan ger la perfonne, veu rafFeéf ion cy deflus declaree des Francois enuers leurRoy, leur Religion enuers leurs promelTes, amp;nbsp;le grand cas quâils failoient de garder knr leur foy,laquelle ils promettoient folennellement a leurs Roys, lors quâils les cflifoiêt amp;nbsp;eourônoLent,de les honorer,fcruir,foufl:enir,maintenir,ôc delfiendrc enuers tous amp;nbsp;cotre tous,moyennant quâil fut religieux,vaillant,iufte,clement, droiéluricr,diligent,amp; entedu aux affaires, amp;nbsp;quâil Iccufl rehfter à fes ennemis, Ãiunir les mefchansçonleruer les bons, amp;nbsp;deffendrela foy Chreftienne. Voila c ferment que les Fracois faifoient a lâelcclion amp;nbsp;courônement de leurs Roys, qui eftoit faiét auec codition mutuelle amp;nbsp;réciproquement obligatoire, amp;nbsp;fault noter (corne nous auons dit cy deflLis)que les Francois depuis Pharamond iul- Fratrç»if ques à Pepin,amp; au defoubs encore bié auat en la race desCarliens defcenduz de eflifiient i.ef Pcpin,de leur propre volonté eflifoient les Roys nâcftat la couronne nullemêt hereditaire, amp;nbsp;fi on a veu les fils, amp;nbsp;les freres fucceder aux peres amp;nbsp;aux freres, ce nâa efté par le droit de fucceiïion, ains feulemement, par lâaffeôlion que les
â¢n4
Exemple 'Ses ^Ofs ejlettl^
Fiti^on depto clamer y»
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Françoi^portoient tant à la mémoire du dernier Roy décédé, quâa la vertu de celuy quâils ellifoient. Vous auez veu cy deuant comme les François à limitation des autres peujîles leurs voifms, efleurét Pharamond au 'Throlne Royal, que puis apres ils efleurent pour leur Roy vn nommé Daniel, qui elloit aupar-auantmbync,amp;«jLiâilslelurnommcrent Chilperic,que dechaflans Chilperic, ils efleurent Gilles Sénateur Romain pour Roy,amp; que fefafchans dumauuais gouuernement deChilperic,enuoicrct prier Sigifbert Roy de Metz fon frere de venir vers eux pour receuoir la couronne du Royaume de France, amp;nbsp;Sigifbert venant en France,toute lâarmee fâaflembla,amp; lâelleuant fur vn hault bouclier oü pauois , qui efloit la façon , de laquelle ils faluoient amp;nbsp;proclamoient pour leur Roy celtiy quâils auoient cil eu à celle dignité,ils le pourmenoient trois fois par le Camp pour le monftrer a vn chacun. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;' r.
Lès Bourguignons ôcles Aullraliens failà ns paix auccques les autres Francois, efleurent Clotaire pour leur Roy en tous les trois Royaumes ,amp; apres efleurent pour leur Roy Childeric qui efloit Roy dâAullrahc,puis apres voyans quâil fe tenoit trop longuement en Bourgongne fins venir en France, ils luy en-uoyerent leurs Ambafl'adeurs ,parlefquelsilsle prioient de venir à eux, dâaæ tant que. fefafchans quâil demcuroit h longuement ablent dâeux, quâils ne pouuoient fl long temps demeurer fins Roy, ils auoient cfleu Roy viinoni' me Odon . Apres le deces de Dagobert, fon fis Clouis ellant en basaage, fut par les François efleu Roy, amp;nbsp;apres la mort de Clouis ils efleurent ab Royauté fon fils Clotaire, lequel mourant quatre ans apres, ils mirent eiifon
chérlef.
Fils Se teteflé du FpyAHme.
Fr4» deric. Il y a encores dâautres exemples,qui feront fpecifiez en leur lieu . Et teeleu-^ijuf- api'cs en lapoflerité de Pepin, que les François par le confentement du Pape ^ues fous Zacharie elleurent pour leur Roy mettans Childeric indigne Roy en vn mo' naflere : amp;nbsp;âpre s la mort de Pépin vi^us verrez que les François dâvn commun Condition de confentcment efleurent pour leurs Rois, Charles amp;nbsp;Carloman fes fils ,à b TelePlton de cfiatgc quâils partageroient egallement le Royaume entre eux. A la fin de la race de Pepin vous verrez quâeftantmort Loys Roy des François,eux voulaflS transferer le Royaume à Charles Roy dâAuflrafle, ou felon dâautres. Duc da Lorraine, ce pendant quâil fit le long à venir. Hues Capet fempara du RoyaU' me. On verra auffi quâvn fils dâvn Roy a eflé répudié amp;nbsp;reieclé, amp;nbsp;vn autre ap-pellé à la Royauté : Car les François mefprifins le ieune aage amp;nbsp;rimbecillite de Charles ieune enfant fils de Loys le Begue aagé feulement de neuf a dix ans, efleurent pour leur Roy Odon fils de Robert Saxon,qui par lesNormas fut tue en vne bataille, amp;nbsp;que deux ans apres fe fafehans du gouuernement amp;nbsp;du regne dâOdon,ils le définirent de la Royauté,amp;y remirêt Charles,lequel puis apres fe goLiu ernant lafchement, fut mis en prifon, amp;nbsp;en fa place inflitué Roy de France Raoul Roy de Bourgogne. Par ces exemples amp;nbsp;autres femblables dót lâhilloire aeleU^s'*â*' France efl: pleine,on lira que les Rois de Franceiadis elloient eleôlifs, amp;nbsp;noa héréditaires, amp;nbsp;encores depuis quâils fe font attribuez la pofleflion hereditaire dâiceluy reieôlans lâelcélion que le peuple en faifoit, efl demeuree vne forma Forme^ele- dâeleôlionquifefaità leurfà cre amp;nbsp;couronnement à Reims, auquel les Pairs lt;la rEglife,de la Noblefre,amp; du peuple, eflifent le Roy là prefent. forme dâeledlionnâefl quâvn ombre de lâancienne.
Pour reuenir à Pepin,duquel nous nous fommes vn peu efloignez pour faire celle
CHILDERICsT ROY XL LIVRE HI. 1x5
celle difgrelTion qui ne fera defplaifante, iJ cognoiflbit les François l^ligieux quâcncorcs quâils euflentvnRoy, duquel ils fefaklioient, amp;nbsp;quâils euHent en grande admiration la valeur dudit Pepin, Ãeft-cc quâils nâeuflent voulu manquer à lâobligation de leurfermentjiiy le rompre,amp;n^aftoit choie qui les en Peuftdiipenièrque lâarreftdelavoixdu Pape. Pepin adonc eipluchantçaute- CMtelle d» leufcm.ent les mots amp;nbsp;les points du ferment que les François l^ifoiêt à leur Roy quand ils le courônoient,amp;: les interprétant à fon aduantagc,faduifa dâenuoyer à Rome vers le Pape pour luy faire remontrer le fens des mots dudit ferment, amp;pour les faire interpreter par le Pape felon fon intention, qui eftoit que puis que la promefle des François à leur Roy, eiloit conditionnelle amp;nbsp;reciproque, amp;nbsp;quâil en faiioit vne femblable à eux, ils eftoienî quides de la leur, puis quâils manquoit à la fienne, dâautant quâil nâeftoit ny religieux, ny vaillant, ny iufte, childeriç, nyrien des autres conditions appofees à leur promeffe, en vertu amp;nbsp;elperance defquelles ils luy promettoient tout feruice, obeiflanee fecours. Il defiroit doncq que le Papediipenfift les François de leur ferment, amp;nbsp;quâil leur perfua-daft de priuerChilderic: amp;nbsp;penfi que par melnie moyen le Pape pourroit auoir
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égard à là vertu,a fes mcrites,amp; aux gras fcruices quâil auoit faids auRoyaume, de la commemoration defquels il fe vouloir preualoir, pour rendre foy fa caufe dâautant plus recommandable, amp;nbsp;celle de Childcric odieufe. Dâauantage il ne vouloir oublier les bons amp;nbsp;notables fèruices que Charles Martel fon pere auoit faits au hege Romain, amp;nbsp;au Pape Gregoiretroiheme, lors quâil entre-print la deffencede lâvnamp;de lâautre , contre Luitprand Roy des Lombards. Guerre life hoir auflî que celle qualité du nom de Maire du Palais, amp;nbsp;les bons fer- ^ards\o»7l» uices que nâagueres il auoit faids aux Chrefliens en la guerre contre les Sar- p^pe, razins, luy pourroient grandement feruir en fes defleins. Bref il nâoublioit aucun artifice, raifon, poind, article, remonflrance,ny perfuahon quâil penfafl pouuoir feruir a vn affaire de tel impogance , comme eft lâvfurpation dâvn grand Royaume , à laquelle les plus fins qui la défirent amp;proiedent, ne trou-uent encores affez de moyens amp;nbsp;dâartifices pour y paruenir. Il auoit gagné lesgensdâEglife,laNoblefl'e amp;nbsp;le peuple, par lâopinion quâil auoit conciteç de Moyens pour fa religion, delà vaillance amp;de fa iullice, qui font les trois chaifhes qui lient des les cucurs amp;nbsp;affedions des hommes, à lâamitié amp;nbsp;rcuerence des grands. Dont pntplch il ne luy refloit quâauoir du Pape la difpenfe du ferment des François, faf-feurant que fans difficulté ils lareceuroient,tant pour le defir quâil leur auoit donné de fè deffaire de leur Roy ( comme dâvn pefant fardeau amp;nbsp;dâvn portraid de nulle valeur amp;nbsp;pris, ) que pour la bonne opinion que chacun auoit de luy, de laquelle il vouloir faire fon arrierc-main, amp;nbsp;tirer ce grand butin; fiifantencelacequefontcouflumierement les habiles hommes, qui apres fe-fire mis en la bonne grace, amp;nbsp;en lâamitié amp;nbsp;bien-vueillance du peuple, veu- Uiles lent en tirer du promd amp;nbsp;de la commodité iufques à fe faire Roys. Pepin doneques enuoya versie Pape Zacharie a Romme, Burchard ou Bouchard, félon aucuns Euefque de Bourges, felon dâautres de VifTibourg, amp;nbsp;Folrad fon chappelain, pour le prier de difpenfer les François de lâhommage fait à Childe-ric. LâEuefque arriué à Romme, amp;nbsp;trouuant la commodité de parler au Pape,
« parla en celle forte:
Ilnâyapaslongtêps(PereSain(d)queles Fraçois,entretant dâaffairesprioict pape.^ deuotement à Dieu, que la iufle amp;nbsp;fainde guerre par eux entreprinfe contre les â â \ nbsp;nbsp;nbsp;â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;-
CHILD ÃRIC 3. ROY 11.
Sarrazii^jlticccdaft fi hcureufemct quelle peuft eflre profitable tant à la Fran- â ce quâau demeurant de la Cbreftienté.Mais maintenant que par la diuiiie fà ucur â ils ont obtenu la victoire, amp;nbsp;réparé les temples autresfois par les infidèles rui-â ncZ)ils ne defirét auftre bien q dâauoir la grace de Dieu,luy requérant contmuel- â lernet quâils peuflent auoir telle fouuenace des chofes pafiees,quâils nâayet aticu â ne crainte des futures. le croy que le plaifir quâils reçoiuent pourvoir la France â par leur vertu remife en la gradeur,amp; par la volonté de Dieu iouilTante dâvne à â heurculè paix,vous eftauccques eux comun, qui pour la dignité de fouuerain '' h Pape fou- Prefire elles eftimé diuin. Vous elles le trelTaincl Pere de to'quot;â Chrelliés,en toute * tterain pre- la terre nây a quelque fidele nation,qui nâait vollre gradeur r)lus recomadee que
Ion biê propre amp;nbsp;qui nâait foing de la côferuation amp;nbsp;defféle de vollre fainél fie- â les sarrafins nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Sarrazins ont vne, deux, trois fois palTé les monts Pyrenees,amp;: defeendu â
Gaule. CS Gaules, de celle mefine deliberation quâils auoient lors quâauec vn fi met' '' ueilleux Camp ils alfiegerent Conllantinople, qui ell lanouuelleRomCjâfiuââ quâapres fellre faits mailtres des Grecs amp;nbsp;des Frâçois,ils peulTent âellruirecelle ». grande cité, ancienne, vraye amp;nbsp;legitime Rome. Puis quâils lont donques enne- * mis detous les RoyaumesChrelliês,amp; beaucoup plus forts que nous,tant pout â les riches amp;nbsp;grandes contrées dont ils font Seigneurs, que pour ellre tous dâvne » volonté,les fiddles amp;nbsp;vous principalement ordonné de Dieu en celle ville poiU â fèruir dâexemple à tous,doiuent diligemment prendre garde que ce peu de terre â¢gt; Chrcllienne, quâils nâont encores feeu coquerir.foit tant foigneulèmcnt garéee, -HemenÃräce quâil nây ait vn feul endroit de la frontière degamy, a fin que fes ennemis coiU' â ^auxsaf^l^ niuns,lèulc ruine de tous humains, ne longeans quâa nous porter encombre, â ~ ny puilTent par force,ou par nollre parelTc faire entree. Car fi vne feule partie ell *
vne fois elbranlee, il nây a point de doute ( ce que Dieu ne permette) que lâen- * tiere perte du relie ne fen enfuiue. Et fi Charles Martel,pere de Pepin nâeull elle * gouuerneur des Frâçois,lors q cell oçige deBarbares molelloit ainli la terre,!.!-â mais on ne veit tant de pauuretez ,onques ville nâendura tant quâelloit en dâgef â
de foufFrir la pauure Cnreftienté. Quant aux faits de Pcpin,ic les tairay,pourc^ ' quâil eft de ce temps, amp;nbsp;ne diray de luy que ce quâen penfent les mcfmcs cnnquot;' â â mis. Lefquels, tandis que le Prince Martel a vefcu, ny pour la merueilleulcd' â fufiondeîeur lang, ny pour le grand nombre des occis, nâont point lailfé dâen- *
th'ddericw
le nmlheur des Frtfnçoisï
treprendre toufiours nouuelles guerres, elïà yans vanger la mort des leurs p^r « leu^ges de celle des nollres. Mais Pepin, lans aucune perte de Cnrelliens a mis fin à celle « guerre, qui auoit tourmenté le grand Martel toute là vie. Siell-ce quelle lèâ. peult recommancer. Les Sarrazins ont toufiours le moyen de palTcr les Pyïc-â nées : ils en fçauent le chemin, ils nâont point de plus belle entree es terres des * fideles, que celle la, amp;nbsp;ny en a pas vne, en laquelle on deuil mettre vn plus vail- * lant amp;nbsp;fage Prince pour la garder.Nous auos Childeric pour Roy,quc pleuff a » Dieu ( puis quâil ne nous relie que la priere) que ic peulTe lans domage de tout^ â la terre me palTer dâen parler. le vous lùpplie Pere Sainél, me preflant lâoreilfij â croire que ie fuis amy des Theodorics amp;nbsp;Childerics, à ce que vous puilTiez co- * gnoillrc, ^ue les François ont pluftoft elleu endLirer,lbus leur regne, des maux « infinis,que lâheritierde la couronne nâait toufiours efté leur Roy. Et afin que* ie palTé oultre, ils ont mieux aymé ellre aceufez de trop grande patience,-que lè plaindre à quelques vns . Mais à prefent nous ne plaignons feule- .⢠ment nollre malheur, ains celuy de toute la Religion. lâay horreur quand-iepen-
CHILDEKÃC 3. ROY iL LIVRÃ 111. H? f
⢠ie pcnfe aux grandes pauuretez, doiït les Theodoricz ôc les Childericz font
⢠caufe , ou pour leur ignorance , ou pource que Dieu les a tant dÃaiffez, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â¢
â quâon neles aveuz iamaisaytner la vertu ,ny tafcEer dâenfuyure leur tant il-« luftres predeceffeursjcfl'ayans pluftoft rellembler à leursfreies,pères,ou ayeuls,
â quâà leurs premiers anceftres,encores auiourdâhuy tÃit recommandez. La « crainte que iâay du futur me contrainôt dâen tenir ces parolles non les mife-*â res qu ont fouffertes les François, par cydeuant. Les ennemis de noftre Foy
font feigneurs de lâOrient, ils ont toute lâAffrique, ils font maiftres des deux â
â Bofpliores,ils tiennent les Lfpagnes,quand ils voudront ils trauerferontles Py-» renees,comme fils fortoient de leurs maifons, ôc viendront en France,quifem-» ble leur eftre expofee en ce lieu,tout expres pour y entrer. Si nous auons lors vit â¢* Roy couart amp;nbsp;pareffeux, comment nous pourrons deffendre ? On dit en com-» munprouerbequeles Lyonsmefmes peuuenteftrevaincuz,fils font menez « par vn cerf. Apres noftre deffaiôteles neges des Alpes garderont ils de paffer les » Sarrafins,quâaucune mer tant impetueute,ny montaignetantbaulte, ou roidc « foit elle,nâont arreftez ? Ny les champs tous ionchez de leurs charongnes inti-« midez? Mais quoy, ie parle feullemcnt des Sarrafms, comme fi en Italie mef-« mes ne fenferoient trouviez qui auroient bien ofémenaffercefte ville, chef de « toute la Chreftienté. Si pour ces malheurs iâ aperçoy voz y eux larmoyer, Pere « Saincl,entreprenez ie vous fupplie vous mefmes la deffenfe de la vertu, retenez üon. » la difpute de noftre foy ôc hommage, dont la cognoiffance appartient avoftre ' « feulle fainôteté. Les François ont taiéb ferment de fidélité aChilderic. Sileft a tantvaillant amp;nbsp;expérimenté quâil les puiffe garder contre les ennemis delà reli-»â gion,fifoubs fa charge ils la peuuent dcffendre,vrayemët câeftlaraifon quils la » luy tiennêt.Maisfileftdefipeudedexterité,dentendementôcmaicfté,quilne '
â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;» foit propre ny au combat,ny au confeil, ny au commandement. Si par la con-
i » duitte les François nâont le moyen de reftfter aux Sarrafms,toufiours conuoi-I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;» teux de reuenir en F rance pour la douceur amp;nbsp;fertilité du pays, câeft le plus feur r*
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;« c[u ils foient difpenfez de leur hommage, car ils ne font tenuz dâvne promeffe
I « tant pernicieufe à tous humains . Or pour retourner au commencement de l nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;=. noz propos,nous rendons graces à Dieu ôc à vous,de ce quelaFrancc a cfté gar
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;» dee par la conduitte de Martel,ôc depuis remife en fa grandeur par labonté Ãc
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â¦' vaillance de P epin,ôc defir ons que le contentement que nous quot;en receuons, en
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â foit perpétuel,autant commun aux autres que à nous mefmes. Ce quây peu-
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;» uentles hommes vous eft referué,6c ne vous euft la diuine prudence donné tel
i nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;« pDuuoir, felle ne lâeuft preueu neceffaire au temps affaires ,tcls que nous
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;« les voyons maintenant. Câeft à vous à mettre en tefte aux infidèles celuy qu ils
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;« craigncntle plus, celuy queles Chreftiens auoientia pour leur bouclier ôc de-
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;« fcnleur. Si nous ne fulhons venuz en ce lieu que pour v ous compter noz mife-
l nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;» res,que pour les plaindre auecques vous,que pour vous en efmouuoir à pitié,
i nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;encore auons nous affez grande occafion dây venir, pour en noz peines ôc mal-
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;» heurs eftre reconfortez de celuy qui eft diéf P er e de tous humains. T outesfois
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fi vous nous y pouuez ay der,fi vous pouuez donner ordre aux affaires qui con-
l » cernentlebien ôcfalutdâvnchafcun, fi vous pouuez garderlavieà ftintdâhom-l nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;» mes,6c ne le faiéfes,vray ement vous en eftes homicide. La douleur amp;nbsp;ncceffité Excujt i»
l nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;» mefont vfer de cefte parollc fi téméraire, ôc me contraignent (vous fuppliant
l « mâexeufer) vous dire encore vne fois quevouseneftes homicide. Dicuvousa^'â^^'
rx8
PEPIN KO Y xï;
conftiaié en telle dignité,Pere fainôl,que vous pouviez foulager la Francc,dont^ CS grades extremitez vous auez cogneu la valeur, amp;: ce failà nt cftre caufe dvn bien infiny a tout le demeurant de la terre. Croyez doncq,que dilpenlà nt feu-Dij^enferles lemcnt lesPrançoiside leur hommage,VOUS vous acquerrez plus defaueur,amp;deâ Dieu,amp;des hommes, ^ue Martel ne feit oneques de reputation en tant devi-' ôloircs contre 1« Sarrafins : pour-autant quâil fen engendroit dâautres guerres, â amp;nbsp;voftre prudence efteindra celles qui pourront aduenir.
clnlderic
Le Pape Zacharie fut fortelbranlé amp;: efmeu de la harangue de lâEuefque, nâofiint entreprédre ny decider incontinêt chofe de Ci grande confequêce. Mais depuis eftat aduerty que tous les principaux desFraçois haiffoient Childeric, fauorifoient Pepin,amp;ie louhaittoiêt pour leur Roy :fçachât aufii lâincapacitéde Childeric,quâil nâauoit aucuns enfans,quâil eftoit feul de la race de Clouis, que pas vn de la Noblefic Fraçoife ne fe foucioit fil perdoit le Royaume ou nô,vcU le peu dâamitié quâon luy portoit, amp;nbsp;quâon failoit fi peu de cas de luy quâhom-me ne fe trouueroit qui vouluft i;«nais faduacer de fecourir fbn party, pour nâa Imbécillité uoir ny par fa vertu,ny par fes biens-faiôls obligé perfonne à foy. Il dilpenfalej Je Childeric. fj-ançois du firmêt quâils luy auoiêt faiôl.Mais ce qui plus efineut lors le Pape a donner cefte dfipence,fut lâelperance de reuache amp;nbsp;fecours quâil tireroit de Pepin contre les Lombards ennemis du fiege Romain, comme nous auons dit cy deffus, amp;nbsp;déclarerons cy apres.
r« nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Les François doneques bien ioyeux de là dfipenle du Souuerain miniftre
pnfteur de lâEglife, pour fevoir defehargez dâvn Prince indigne, affemblerent kleurles trois Eftats, amp;nbsp;dâvn commun conlentement efleurent Pepin Roy ée Pepin France: amp;nbsp;filon lâancienne couftume des François lâeflcucrent bien hault fur vu .^2^ bouclier, amp;nbsp;lepourmencrent par trois fois autour de ladiôle aflemblee: puis en la ville de SoiHoiis fut couronné par la main de Boniface lors Arclieuefque de Majence,amp;depuis martyr. Ce qui futen lande falut 750. apres auoirtenuJn cltUertcmfi Mairie du Palais dix ans,amp; Childeric fut tondu, amp;nbsp;mis en vn monaftere en In-dide ville. Et bien que le changement des grands Empires amene ordinairement de grands troubles, fi eft-ce que la volonté des François eftoit fi grande remue- amp;vnmerfcllc enuers Pepin,amp; au contraire le melpris de Childeric fi grand,qne remua en cecy pour défendre fa caufe. AulTi ne trouua il aucun (^Empire, dcfcnlèur dâicclle,foit de faidt ou de volonté, tant pour nâauoir obligé aucun par fes biens faîds, que pour les voluptez qui eftoient en luy, lefquelles le ren-doient indigne dâeftre Roy, amp;nbsp;tant hay amp;nbsp;li peu eftimé, qu elles luy firent per-inflru^lton jj-g couroiic amp;nbsp;lâhonncur.Cefi: exemple, apres vne infinité dâautres qui mon- ' firent aux Princes que la volupté qui efi en eulx,eft la pepiniere de lâiniuftice, de ' la cruaulté,amp; des autres vices dont ils font relTentir le dômage a leurs fubiefis, '1 efi aufii caufe de leur ruine, les deuroit enfeigner a fuiurc la vertu,à füy r les vo- * lupteZjôc les viccs,à entendre les affaires de leur Eftat, a les manier, amp;nbsp;à ne fen quot;1 fier de tout point à vn feul homme, ains a les communiquer à plufieurs fà gcs. â
Jozwk '^*âtâir nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;doiuent monftrer,quâils ne doiuent famufèr tant à leurs plaifirs de â
foin^delturs pailLirdife, de ieu,de chaffe,amp; autres qui occupent le fens de rhomme,quâils en abandonnent le gouuernement amp;nbsp;le maniement des affaires à leurs minières, lt;
Comment les qui puis apres le font maiftres fur eulx,amp; qui les rendent tant hays de leur peu-pie que la couronne leur tombe de deffus latefte,fans quâils fenaduifint,amp;-'â tgt;cs, ° monte fur celle des feruiteurs, ce pendant que lefdits maiftres famufent a leurs «,
PEPIN ROY XI. LIVRE III.
deliceSjÃc que leurs feruiteurs gaignent les cueurs des hommes, amp;fe font vue 7 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;rlt;y
efchelle pour monter à laRoyauté,eftans bien aifes que leurs maiftr4fnefa- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;« ⢠nbsp;nbsp;â¢
centrien que ce quâils pourront pour fe faire hay r amp;nbsp;mefpriler,pour puis apres fc faire chaffer. ' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;... nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;9 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;. â ni'?
Ainfi print fin en Childeric la race de Merouee amp;nbsp;de ®louis,qui a efté en x.
T, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^1/11 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Æ' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;⢠nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;⢠« Merouee
Roys,amp; a dure plus de trois cens ans en tort grande reputationotant pour auoir câcfc(Wtnô efté caufe de la conuerfion des François a la religion Chreftienne,amp;; pour auoir extirpé les herefies,que pour les belles entreprifes amp;nbsp;grandes guerres que les cejles^e cc^^ Roys dâicelle ont eues tant en leur pays, que contre les eftrangers, lefquelles ils ont partie conduittes en perfonnes, partie par rexperience,VGrtu,amp;: bon coiï-
» feil des Maires du Palais. Ainfi renuerfe Dieu les Eftats ôc Royaumes,ainfi ex-« tirpe il les races des grands Princes pour leurs pechez,ainfi conftitue il les limi-« tes des temps aux Empires qui ont tous leurs temps prefix. Mais cy apres la ra-
ce des Carliens,câeft à dire de Charles le grand fils de Pepin, qui eft la fécondé âes E/ats.
race de noz Rois,a bien efté plus grande en faiths amp;; eftëdue de pays, amp;nbsp;la F ran-ce pour la grandeur dcfdichs Roys a eftébien plus crainte amp;nbsp;renommee, ôc la religion mieux obferuee en icelle,amp; dorefnauant nous en pourrons parler plus carbens. certainement, pource que les autheurs ont parle a,flez doubteulement de ces premiers commenccmens,5gt;c que les choies les plus loingtaines de nous,lont le moins cogneuës, amp;nbsp;le plus mal,amp; le plus obfcuremcnt eferites, efhmtbien mal ailé amp;c difficile dâauoir entière cognoiffance des chofes anciennes par le monu-ment des Hiftoires attendu que les fuccefteurs ont la longueur du temps qui »es. leur brouille amp;nbsp;offufque la nette intelligence des aftaires; Et pouvions dire, que toutainfi que les Hiftoriens qui defcriuentla T erre en figure, ont, accouftumé defupprimer aux extremitez de leurs Cartes ,les regions dont ils nont point de cognoiffance,amp; mettent au marge qvVoultre ces pays delcriptz il n y a plus que profondes lablonnieres fans eaue, pleines de belles venimeufes, ou de la vafe,quâon ne peult nauiguer, ou la Scy thie deferte pour le froid,oubien la rner nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;t
s nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;glac ee; aufti en lâhiftoire de ces premiers Roys nous pouvions bien dire des téps
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;plus anciens amp;nbsp;plus eftoignez du prefent, que ce qui eft au paraviant n eft plus piaâe de fA-
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;que fiction effrange, amp;nbsp;cfvi on nâen troviue que fables monffrueufes femblables
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;à cellesdesPoëtesquot;,ouilnyacertainetény apparence quelconque de vérité.
l . Voiladoncqâ Pepm Roy par vne honneffevfurpation fondée fur quelque I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;dïoiéh,que quelques hiftoriens Iviy attribuent, difants qviil eftoit direéhement
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;defeendu de Pharamond, corne il fera dit en la fin de fa vie, Sc maintenant met- r^mond.
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;trous en aviant vne queftion qui a efté fouucnt débattue, affavioir fi P epin a efté
faiêt Roy de France, ou par lâauthorité duPape,ou par celle des François.
LePapc Gelafe ditaviecplufieurs avithevirs,qvie ce fut le Pape Zacharie qui fit lediaPçpinRoy,ôc qui dilpenfa les François du ferment de fidelité faichaleur Roy Childeric. ôc delaveulttircr vne confequence,quelesPapes ontpuiffance dâoffer changer les Royaumes, 2lt; y mettre des nouueauxRoy s .Mais il fault l . veoirlaverité de ceftehiftoire, ôc nous trouuerons pour tout veritable, que de 1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;tant de Roys eft cuz chaffez,amp;: priviez, que nous avions nommez cy deffus, il
\ ny enaevipasvnqviiayteftécreény depofé parlâavithoritédâavicuftPape. Au \ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;contraire nous avions monftré que ce droiét de creer nbsp;nbsp;depofer les Rois appar- te pounoir
1 tenoitalâaffemblee des trois Eftats.de façon qviâil ne fault croire que en Penin
l feul les François euffentvoulu mefpriler leur droiét ancien ôc immemorial. 3.EjFÃts.
130
PEPIN ROY ïx?
lt; Veneriede Verfeil ameinc letefrnoi^nao'e dâvnvieil hiflorien oui auoit eferi^ lies gStes des François,par lequel celle opinion ancienne qui nous eft deincU' uPA^enefit .ree,amp; qui eflcfcrite par noz hiftoires,que le Pape Zacharie fit Pepin Roy,eft r i^inpoy, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;condamnée de menfonge, amp;nbsp;eft monftré clairement que Childeric
par vne couftume ancienne des François, câeft à dire par lâarreft des trois Elbts de la France,OLfdu peuple, duquel dependoit celle grande amp;nbsp;fouueraine autho rité,futdepolcdefa Royaulté, amp;nbsp;en Ion lieu, Pepin ellcu Roy de France.
Pépin fai^i Lcs iiiots dc ccft hiftorieu font tels : Que par lâaduis amp;nbsp;confentement de tous « Ppy les les Ftançois eftant enuoyé dedroiôl deFellcôlion au liege Apoftolicq, amp;
entêdue lâauthorité du peuple de Frace,le tres hault Pepin par Iâcllecftio*^ * de toute la nation fut elleué au throlne du Royaume auec la confecration Ses-Euelques,amp;lafubieólion des Princes. Par ces mots il appert clairement queP^ lt;nbsp;pinfutelleu parlepeuple,amp; parles Eftats de France,non par le Pape,ains p^^ Lep^pecon- Iccluy feulement confirmé amp;nbsp;approuué. Oultre ce,ledi6l Venericrecite,coiii'gt;â firmafeulle- mc thé dudiél liiftoricn : Pepin Maire du Palais,qui auoit la fouueraine autlio- « metteleâfo. Royalle,fut le premier defdicls Maires qui fut elîeu amp;nbsp;conftitué Roy,apr^^ * auoir fur ce premièrement demandé lâaduis du Pape Zacharie, pource queh-conlcntement du Pontife Romain,fembloit cftre necelfaire a cell affaire. Et^'* gesdelacon^ p^cs lediól hiftorieii dit:Zacharie ayant iugé la demandedefdicls Ambalft'-firmatto» du dcurs vtilc necelfiihe, il confentit à ce quâils demandoient, amp;nbsp;Pepin fut efleu » Roy dâvn commun conlentement des Princes. Aulft Adon Euelque de VicU' » ne fur ce propos dit, quâAmbaffideurs lurent enuoyez à Zacharie,pour fçauoir â deluy fileftoit railbnnablc que les Roys de France dâeuffent ainli demeure^ gt;â veu quâils nâauoient aucune authorité,eftans couronez feullement du feulpo^^^ * i^oncedu Royal. Aulquels le Pape Zacharie relpondit,quc pluftoft deuoit eftre noinm^^* Pape fur la Roy,celuy qui gouuemojt la choie publique,que celuy qui eftoit Roy fins h » ^dZâ^t^fire gouucrner. Les Ambaffadeurs eftam retournez amp;nbsp;Childeric chaffé qui eftoit-, 1^07. alors Roy,les François par lâaduis des Ambaffadeurs amp;nbsp;du Pape Zacharie coii-ftituerentlureulxpourleur Roy, Pepin quâils auoient délia efleu. Et oultre ces autheurs,on void que le Moyne Aimoinus dit: Celle année Pephn fut appclftquot; Roy des François,^: felon leur couftume efleué au throlne du Royaume en la â ville de Soiffons. Geoffroy de Viterbe dit,que Pepin a efté faiél Roy des Fraii' â çois par le Pape Zacharie, fuyuant lâeleôlion des François, apres que Childeric quot;nbsp;Roy indigne fut ietté par les François dedans vn monaftere. Par ces exempts â, 1/ pape ne autres,il eft bien aifé à veoir amp;nbsp;cognoiftre que fi les François ont créé Pepia ^7, ^atnsce l^^-ir Roy aprcs auoir recherché la volonté amp;nbsp;lâaduis du Pape, pour cela il n cil furent les pas dit,quâii ayt efté créé parla puiffance amp;nbsp;authorité dudiél Pape. Car il y a Jifperence entre la puiflà ncede creer vn Roy, de donner aduis dc le créer, Difference amp;nbsp;Hon moindre entre auohla puillance dele creer, amp;la puillà nce dc donner entre creeraduis bien quâen telles chofes aucun nay t puiffance dc donner aduis que celuy à qui il eft demandé. Mais il ny a aucun qui ayt plus clairement explique cc^ lie queftion que Marfile Padouan, lequel au temps de lâEmpereur Loys de Ba-uiere, efcriuit vn liure de la tranflation dc lâEmpire, auquel il parle ainfi. On lit qu» Pepin fils de Charles Martel homme trefuaillant en guerre, futquot; par le Pape Zacharie efleué en lâexcellence du Royaume des François. Mais hquot; moyne Aimoinus eferit bien plus véritablement que cela,qui eft que légitimeâ- quot;nbsp;nient Pepin fut par les François efleu Roy,amp; leué par les feigneurs François,$c quot;nbsp;que ChiE
PEPIN ROY It
III.
» que Childeric qui lors loubs le nom de Roy croupifToit en delices, fut tondu mis moyne. Par la on peuk inferer que Zacharie ne le depofr pas, liUlis quâil
confeiitita ûi depofitionamp; priuatioiii Car telle depoiuion amp;nbsp;priûation dâvn uatiStleâ*chil Roy, Sgt;c inftitution Sgt;c création dâvn autre, nâapartient pas nbsp;nbsp;nbsp;Eucique, ny à vri ^^rici
homme dâEglife,ny a vne compagnie Ecclehaftique^ a»ns a la compagnie vni-iicrfelle des nabitans de la region ou commande le Prince, foôent gentilshom^ ' mes ou autreSjOu au plus grand nombre. ParainfiencefteildroiôllesPapesne ,, peuuent fattribuer aucune au thorite de creer ou depofer les Roys de France,la depofition ôc creation defquels dependoit du peuple. Mais depuis pour obuier fartenoit att aplufleursmenees,praticquesamp;diuifionsquiaduiénnent lepluslbuuent aux cfleôlions,hpftre Royaume ( au grand bien des François ) ck demeuré heredi- . taire, amp;nbsp;neaiîtmoins (y obfertie encore vne forme dâeleélion au ficrc des Roys, laquelle cortime nous avions ia did, nous déduirons cy apres en la vie de Loy s le ieune.
Cefte digrefiion fur la queftion cy delfus mife en auant a efté vn peu longue^ mais tref necefTaire ce me îemble, pour vendiquer noz Roys amp;nbsp;noflre Royau^ me de lapukiance de ceux qui fe la vouldroient attribuer toute fur eux amp;nbsp;fur luy. Ce pendant Zacharie mourut, amp;nbsp;luy fucceda Eftienne z. du nom. Ce qui aduint enuiro lâan 750.ou 751.amp; retournas âPeftabliflemct de la Royauté de Pe nbsp;nbsp;,
pin,bien toft apres quâil eut receu cell honeurdâauoircfté eÃeu Roy de France par le benefice des François,amp; conientement du Pape Zacharie,amp; du hcgc Ro main ,il eut vne bonne occafion de fen reuancher entiers ledid fiege apres la mort de Zacharie,en faueur dâEftienne fon fucce{reur,qui fut efleu Pape au téps dâAftolphe Roy des Lombards,le plus fuperbe,cruel,amp; iniufté de tous les Rois de cede nation,cdme nous dirons bien toR
Pepin eftant monté à la Royaulté penfi que le premier deuoir dâvn Roy, amp;nbsp;mefinementde celuy qui vient nouuellement à lâcftre par le benefice amp;:esle--dion deshabitans de fon Ekat,ckoit dc*monlirer nâauoir aucun foing que de la cortfcruation de la religion,de la patrie,des anciennes loix dâicelle, amp;nbsp;delâad-miniftrationdela luftice :amp; quâil nâyauoit autre meilleur outil, ny plus forte chaîne que celle la, pour lier à foy les cueurs des François. 11 aîFenlbla vn par-lement,câeft a dire,vne aîTemblee gencralle des Eftats de fon Royaume,tant des gens dâEglife,que des Nobles,amp; du peuple,(luyLiant en cela les arres amp;nbsp;la cou-ftume de Charles Martel fon pcre,) pour aduiler auec leur conleil amp;nbsp;aduis aux affaires de Ion Royaume,amp; pour leur monftrer quâil fe vouloir communiquer afes fubieds. Il voulut par celle communication amp;nbsp;familiarité gaigner les af fcdions des François,les obliger à lâaymer, amp;nbsp;rendre Ion nouueau regne agrea-ble,cognoilîà nt que lâamitié amp;nbsp;la bienueillance des fubiedsell le plus alTeuré Jei fondement de la vie amp;nbsp;du repos du Prince. Et confiderant qiie la NoblelTe vail- fubietsfeur^ lanteamp; guerricre ne demandoit que guerre, que les Ecclelialliques defiroient la conferuation de leurs Eglifes amp;nbsp;droiéts,amp;: le peuple vn lullicier, il contenta nbsp;nbsp;nbsp;contenu
par fes diuerlèsamp; honorables aôEions,tous les trois partis. Car incontinant fur- /« ^.Efints, Liintl occafion de la guerre des Saxons, puis celle de Lombardie en faueur dd Pape,la ou il employa les guerriers à la guerre, monlira aux Ecclellaûiques fon zcle enuers la religion, amp;nbsp;au peuple fa grande équité, a vouloir faire confcruer le droiél a qui il appartenoit. Il aduint lors que les Saxons feftans rebellez con-tre luy,il alla contre eux,amp; les deffit pres du fleuue Vifere, la ou lâArcheuefque nbsp;nbsp;nbsp;*
131
PEP IN
2.1.
â¢Hildcgdrcfuttue. Eftant de retour de cefte guerre en France, il entendit que GriiFomon Frere qui Feftoit aufli rebellé contre luy, amp;nbsp;retire vers Gaiffre Duc dâAquitaine eftoit mort, amp;nbsp;par qui ôc comment il auoit cfte tue,amp; ne fut gue-res en paix en Ibn nouucau Royaume, que les affaires de lâItalie ne le contral-
gniffent de fortir de Fftince.
cnn«my du ficge Romain voyant Gregoire 3. monté au fiege Pon trdeT^pe? tifical Commença de troubler amp;nbsp;inquiéter ( non Feullcment lediél fiege amp;nbsp;b ville de Rome ) mais aufli toute lâItalie. Le Pape trop foible pour refifter à b grande force ôc vaillancedâvn fi grand amp;nbsp;fi furieux Roy, amp;nbsp;fe méfiant plus Hc simf)Iicitc prier Dieu, auec grande deuotion ( felon quâil conuenoit a fil fà indte dignité) Sl'^^ nbsp;nbsp;meftier delà guerre,enuoya pluficurs beaux prefcns au Lombard,acco-
Gume(y jnenace Ju iontli^irJ.
Mtdfce Je Ãenfientin.
pagncz de trefdeuotes prieres,de donner la paix,à luy,au fiege pontifical, amp;nbsp;à b tmxentre le villc de Romc, pour quarante ans. Cequâauec plufieurs fureurs amp;nbsp;difficulté^ (ir Aflolphe luy accorda, F obligeant à lâentretenement de ceftc paix, auec grands fermcns amp;nbsp;obligations de parollcs.Mais quatre moys apres il la rompit,en pr^' nant la ville de Bologne, apres laquelle prife, il manda au Pape, que Fil vouloF que ladiéle paix fuftobferuee, il falloir que chafque Romain, amp;nbsp;chafque telle defès terres luy payait par chacun an, vn efeu de tribut ordinaire, amp;nbsp;que lediét pape attêdoit quâil print Romc,amp; fes autres terres par force,il mettroit-^^ fil de lâjsfpee tout ce quâil ytrouucroit. Le pape effrayé des menaffesdâAflol' phe,amp; craignant vnegrofreguerre,enuoya à Conflantinoplevers lâEmpereUt Conftantin,le fupplier de vouloir tn celle calamité,fccourirôc aider le fiege RO main,la ville de Romc,amp; lâItalie: luy remonflrant quâautrement lesvnsamp;lcs autres Fen alloient tomber en la puiffance du Lombard,Fil ne vouloir y mettre la main. Conftantin qui eftoit Grec, ôc par confequent mauuais, amp;nbsp;qui efloit prefque bien aife de veoir les affaires dâItalie aller mal,pour le proffit quâil en ef-peroit, Fcxcufa de pouuoir donner fccours,difant pour fbn exeufe quâil eftoit lî rxcujisJe empefchéà lbuftenirlafureur desBiîlgares qui luyfailoient la guerre, amp;nbsp;que confiantin. dâaillcLirs la pcfte auoit tant faiél mourir dâhommes en Grèce, amp;nbsp;en Afie,quâil ne pouuoit fournir ny hommes ny argent en faueur du pape,ny de lâItalie.
Or fe louuenoit-il encor du tort que luy auoient faiél ceux de Rauenne, bl* quels du temps du Pape Gregoire deuxiefme,en vne fedition tuerent Ion Lieutenant nommé Paul. Pareillement il eftoit grandement irrité de ce que les I^'^' Images Ma- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nâauoicnt voulu obéir à lâEmpereur Leon fon pere, lors quâil feit vn Ediél
^lurLeon. qu^ Images des Sainôls fuflènt oftez des Eglifès de fes terres. Ce qui fut cau-fe que toutes les prouinces dâItalie obeiffantes à rEmpire,efleurent des gouuet-neurs qui difpoferent des affaires amp;nbsp;des officiers, amp;nbsp;prièrent le pape de faire vn Empereur Italien. Ce quâil leur refulà , Icaichant bien que tout le mal ne proce-doitque deLeonféullement, amp;nbsp;de quelques flatteurs qui eftoient autour de luy,amp; nô de tous les Grecs:car plufieurs aimèrent mieux Ibuffrir horribles doloreux torments,quâacorder q les Images des Sainéls ne fuffent plus reuerez rwceJeld en leurs Temples. Telle eft la force amp;nbsp;la paffiondela religion. Voila le motif caufe du reffus que Conftantin faifoit du fecours, lequel il couuroit de ces deux autre» caufes fufdiôles. Les Ambafladeurs du pape Eftienne qui eftoient allez vérs rEmpereurConftantin,ayans madé au pape quâil nây auoit point d cf-fecourir^uquot; petauce de tirer aucun fecours de luy, ledit Pape par lâaduis du peuple Romain * enuoya fupplier le Roy Pépin, de fecourir les Romains, lâEglife Romaine, contre b
PEPIN ROY 11. LIVRE III. 133
contre Ia violence amp;nbsp;perfidie dâAftoIphc, luy renionftrant la bonne jouable couftume de fon pere Charles Martel,qui tant de fois au oit fecouru lencge Ro main,amp; lâobligation que lediél Pepin auoit audiól liege,pour le ccnfentemcnt quâil auoit porté a (on efieébion, amp;nbsp;à la depo/ition amp;nbsp;degn^ation de Childeric fonpredecefieur.Les AmbafTadeurs du Pape Eftienne armez de toutes les per-fuafions de ceux qui demadent fecours en vn extreme befoin^trouuerêt Pepin bien dilpofé à fecourir le liege Romain,par le moyen duquel il auoit en partie receu (à courône,amp; defiroit fur tout Pepin dâeftre facré amp;nbsp;couronné de la main PffmäfÃrt dâvn Pape,affin que là nouuelle promotion au Royaume en fut plus honorable.
Adonc il affeura les AmbafTadeurs du pape de luy donner fecours, amp;: lâenuoya pa^e, fupplicr devouloir facheminer en FracejlâafTeurat que leur entreueue luy feroit rcceuoir de luy amp;dc fon Royaume,tout ce quâil en defireroit.Le pape fe prépara amp;nbsp;difpofii voluntiers à ce voyagc,Iequel il fit trefuoluntiers, tat pource quâil en cftoit requis, que pour la bone enuie que défia il en auoit deuant que Pepin lâen p^pe. priaft.Il fit fes préparatifs le plus fecrettemet quâil peut,affin quâAftolphe le fça-chant,ne fe vint emparer de la ville de Rome,deuât que Pepin,ou par armes,ou par fon authorité lâen peut empefcher. Eftienne nâefloit encore party de Rome, quandverskiy arriucrent les AmbafTadeurs de lâEmpereur Conftantin,qui le prièrent de la parc dudiét Empereur,de vouloir prendre la peine daller vers le Roy Aftolphe,pour remettre fus,les propos de la paix,Ie côfeillas de fe fier plus au Lôbard quâau Frâçois,duquel ils blafinoiêt fort la perfidie,en allegoiêt cer tains tcfmoignages pourfortifierdauatageleurperfuafion. Le Grec vouloir de toutpoint empefcher lâétreueue du Pape amp;nbsp;de Pepin,de peur quâil auoit quelle luy oftaft lâauthorité quâil auoit en Italie,amp; lâefperâce quâil coceuoit de fâen faire maiftre. Le Pape cftoit fi defireux dâentendre à la paix, quâil fe mit en chemin pour aller trouuer Aftolphe,quand de la part de Pepin,rEucfque Rothingrand amp;nbsp;le Duc Anthoine vindrent de rechef 1 jfupplier de fe hafter de venir en France. Eftienne fe trouua en grade perplexité entre les prières de lâEmpereur Con- Perplexiti ftantin,amp; du Roy Pcpin,ne fçachât auquel croire.En fin il fe refolut dâaller vers le Lombard,amp;y alla accompagné des Ambafî'adeurs de ces deux Princes, amp;: parla fort haultement amp;nbsp;librement à lu y,accu faut (fans aucune crainte) la perfi-ndie,amp;: la cruaulté de luy, amp;nbsp;de fes predecefTeurs, amp;nbsp;luy demâda les terres quâil monÃrMt du auoit prinfes fur le fiege Romain. Le Lombard fe laifta maftiner fans mot dire, foit pour fentir fa côfcience chargee de ce dont il eftoit accufé,ou pour la venerable maiefté de la vieillefTe,amp; du râg de ce bô hôme,amp; nevoulut ny luy refpo-drc,ny luy rêdre aucune chofe. Les AmbafTadeurs de pépin voyans q le Pape ne pouuoit auoir q belles parolles de ce tropeur Lôbard,le fupplierét au moins de vouloir permettre audit Pape,Ie pafTage par fes terres pour aller en Frâce.Le Lô- PromeÃisdit bardnâeuft feeu entendre chofe qui plus luy peut defplaire,que dâouir q le Pape vouloir pafTer enFrace.Il tafeha par bellespromeftes de le diuertir de cevoyage, mais le pape ne voulut defifter de fon entreprife, fçachât bien que la crainte fai-fbit ainfi parler doucement le Lôbard,amp; quâincôtinent quâelle feroit pafTee,il ne
» luy foLiuiendroit plus de ce quâil luy promettoit. Vraye couftume des ambi- ^^tureldet J. ticux,Iefquels pour attendre leur têps,nâeftudient quâà fe garder desâperils qui fe M prefentent. Aftolphe qui ne vouloir refufer aucune chofe à Pepin pour crainte
quâil auoit de luy, accordale pafTage au Pape,auquel il nâofoit faire mal,crai-gnant que celle nouuelle faulte irritaft dâauantage les François, quâil voubit
m
appaifenâar douceur. Pour mieux y parVienir,il fit tant enuers 1 Abbe du Mord du Calfin ^âil enuoya Carlomaii (qui fieftoit rêdu moyne enladidc Abbaye)vei'S tombdrä. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Pepin fon frere,pour eftre médiateur dâvne paix entre les François amp;nbsp;les
le Pape am- Lonibards. Le Pap* venant en France,Charles fils de Pepin encore ieunehome ue' enpraee. (qui depuis pour la graScur de fes faits ôc geiles a rapporté le iurnom de Grad)
Ãit par le comâdftuent de fon pere,iniques à la frontière au deuat dudiél Pape, cfcrfr/fj ya ^çc^pjgnc des plus o;râds feig-ucurs deFrâee.LcRoy Pepin ne luy fit pas moins Pape. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;dâhonneur,car il alla au deuant de luy bien fort loing,amp; le rencontrant,mit pieû
à terre,luy baifa le pied,amp; ne voulut depuis remoter a chenal, ains prenat les re-Peptn au je- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;mille du Papç, illé mena touiiours de pied iniques a fon Palais,amp; deh
«Ælt;«Æ?. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;chambre,luy fit tout rhonenr dont il fe peut auifer, ne luy tenir
les Papes isT atitrc propos quc dâamitié amp;nbsp;dâetretenemét de la religion. Deuant ce temps, hs jffaUoieiaax Papes auoicnt accouftumé de fe retirer aux Empereurs, mais ceftuy fut le pi'C' Empereurs. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;trahiporta vers les antres Roys. Le Pape ne fut fi toit party dâauet
Aftolphe,qne lediét Aftolphe craignât que le Pape en Frâce luy apreftaft quelque orage qui en aprcsviêdroit tôber en Lobardiejlâenuoya prier de fen retoué ner vers luy,auec belles promeifes de luy rendre tout ce quâil Inyauoit prins. telle'duiôm- Mais Ic Pape ne fe fiant aux parolles du Lôbard,fe haila de paifer les Alpes pour gaigner la France. Apres les honneftes recueils amp;nbsp;ceremonies faides tant par Roy Pepin,qnc par le peuple,au Pape Efi;ienne,ils parieret enfemble du voyagé de Lobardie.Lâhyuer començoit alors quad Pepin promit au Pape tout iecoiit^ promeffede printéps enfuyuant,amp; ce pédant fit tOLis les préparatifs de guerre qui eiloier pepin a»pa- neceiraircs,afiémblant liommes de tous coftez : amp;nbsp;attendant la faifon propre^ commencer le voyage, le Pape fiicra amp;nbsp;couronna Pepin Roy de France en 1 f' glife fainét Denis en Frace,amp; par meime moyé fit Childericprofez,fiins quâaucun fauanceait de rempefcher,dont plufieurs fefmerueillerent bien fort. Pepi*â
ronnTpeftn. ^tioit cité premièrement conroné (cô^ne il a cité diél) par Boniface Euefqueée
Maycnce,ran 750. amp;nbsp;puis vn an apres il fut par le Pape Eitienne oingt amp;nbsp;coU-i« enfansde i:onnCjamp;c ics dcux fils Charles amp;nbsp;Carloman, furent oingts pareillement par ïe^par^^T Pape,qui dbna audiét Roy èc a fes enfans ia bcnediction,amp;à toute leur race fb pape. ture,en priant Dieu auec les ceremonies à ce requiies, quâà lâaducnir toutes eh^ fes leur iLiccedaifent heuretifemét, maudiifant amp;nbsp;anathematifant tous ceux 9^^ leur voLildroient porter encombre. Le Pape en couronnant repin luy fit cdl*^
remoiiftrance bien briefue amp;nbsp;lententieufc.
^monfirace Pepin les Frauçois dâvn commun confentement des troisEftats, par ma niaiu Peptn.^ te mettent iur la teffe cefte couronne Roy aile, marque onereufe amp;nbsp;honorabbgt;
amp; te décorent des deipouilles de Childeric. Ils ne haifl'ent point ny fà farnil^^â â ny la mémoire de fes predeceffeurs, mais fes meurs defbordees,amp; ont efleuei^^ yeuxà lalumieredetavertu,laquellc ils ayment. Mais fils cognoiffent que tu laifi'es efleindre vne fi grande clarté par fuperbe,ou lâobfcurcir par vne noncha-lanccôc indignité,que penfes tu que feront de toy,ceux du benefice defquels tu mentl^pefin defpends,veu le feuere iugemét quâils ont donné cotre celuy qui de fon droid, non par le benefice dâautruy tenoit la couronne de France ? Aprens doneques Pepin à lâezfemple, amp;nbsp;au dommage dâautruy à faire le Roy, câeft à dire de pWæ ter tout ton foing, amp;nbsp;tes penfees au falut amp;nbsp;conferuation de ton peuple.
Voila la petite amp;nbsp;belle remonflrace que fit le Pape Eflienne au Roy Pepin, laquelle il nây a mot qui ne porte vne belle fentence.
11.
Apres ce couronnement,Ie pape amp;nbsp;le Roy ne parlèrent que du voyage, amp;nbsp;de lâcntreprife dâItalie contre lé Roy de Lombardie, lequel voyant nâauoi^eu par promefles amp;nbsp;belles parolles reuocquerle pape de fon voyage de France,délibéra dâaller ruiner la ville de Raucnne,amp; de tuer tout ce quifleroit dedans, pour puis apres en faire autant à Rome. Mais cefte premier^ôc foudaine fureur fut retardée par vn nouueau deflein dâvne tromperie. Il fuborna Cîlrloman frere de CArkmAnfre Pepin,qui(comme nous auons dit) feftoit rendu moyne en lâAbbaye du Mont re de Caflin,amp; le pria dâaller en France vers le pape, amp;nbsp;le Roy fon frere, les dilTuader de leur voyage dâItalie, ôc de la guerre contre les Lombards. Ce nâeftoient que fillets de tromperie pour amufer lâvn amp;nbsp;lâautre, amp;nbsp;ce pendant rompre leurs en-treprifes, amp;nbsp;luy doner moyen de fe fortifiier. Mais tant f en fault que pépin vou lut aucunement efeouter Ion frere Carloman,£oit quâil penfiift que ledietCar- de pepinà loman eut lècrette intelligence auec le Lombard, ou que le meftier quâil faifoit Æ de fe mefler des affaires du monde fut contre fi profeflion,quâau contraire il le tira dudiél conuent du MontCaflin, amp;lcrellega dans le contient de Vienne, ou puis apres il mourut. Quelques hiftoriens afleurent tout le contraire, amp;di-fent que Carloman fit en faueur du Lombard vne longue Harangue au papeamp; au Roy, par laquelle apres auoir Humblement au nom dudiét Lombard cofef-fé les faultes,par fes predecefreurs,amp; par luy commifes contre le Hege Romain, amp;nbsp;rcmonftré les bons deuoirs que fes predecefl'eurs auoient faiôls à la conferua tion de lâItalie, amp;nbsp;les iuftes occafiôs qui lâauoient efmeu à guerroyer les Papes, il fupplioit ledid pape de le retenir à obeiffant fils, amp;nbsp;le Roy Pepin pour amy fi-delle amp;nbsp;parfaiôt. Voila ce que difent lefdiéls hiftoriens, mais quelques autres tiennent lâautre opinion. Carloman de fafeherie quâil eut de ce rebut de fon frere mourut audiél contient de Vienne,amp; pour le moins fa venue en France carlomM porta ce proffit, quâAftolphe ayant efperance que fit legation ditiertiroit le * Pape amp;nbsp;le Roy pépin de la guerre de Lombardie, fabftint de la ruine amp;nbsp;du fà c amp;nbsp;bruflement de la ville de Rauenne. ^epin deuant que monftrer aperte-ment les armes,lefquelles il affembloit de tous collez de fon Royaume,amp; vou- Pepinenuoyu lant par vne douce voye troutier remede aux affaires de ritalie,enuoya fes Am-baffadetirs vers Aflolphe,potir fçauoir fi faifant la paix auec le pape, il luy vou- la^d. loit rendre ce qui luy appartenoit, amp;nbsp;fe defilier de plus tourmêter lâItalie, amp;nbsp;fil auoit enuie de préférer la paix a la guerre. Durant ces legations qui fè faifoient en têps dâhyuer,Pepin faifoit fes préparatifs de guerre. Les Ambaffadeurs furet Honorablement rcceuz par AflolpHe, lequel apres auoir entendu leur charge, cauteleufe leur refpodit auec belles parolles, quâil auoit totifiourscti le fainél fiege en gra-de reuerêce,amp; que fi quelquâvn luy vouloir faire ennuy,il ne fatidroit à le fecou ^mhAjrA 3 rir. Sâil auoit prins ou fes predeceffetirs aucune chofè de lâappartenâce des Ro-mains,ou du faincl fiege,il cfloit prefl de le rendre,mais quâil efloit ignorant de leurs feignetiries, veu quâils auoient toufiours obey aux Empereurs de Grece. Toutesfois q pour lâhoneur des Frâçois,il efloit cotent dâofler fes garnifons des terres de lâEglife. Qi^t aRatiêne quâil auoit côqtiife de bone guerre fur lâEmpe-retir decrece déclaré heretiqtic,il nâelloit délibéré de la rêdre,difat quâelle efloit ntye^tren-fi loing des Romains,quâils ne fe deuoient foncier qui en fut feignent. Les Am-baffadeurs retonrnezvers pépin luyfirêt entedre la refpoce du LÃbard,par laqlle pépin cognent biê q puis quâil retenoit Rauêne fous la iuflice de laqlle tonte lâItalie fe rçgloit,il ne fe mettoit hors defperace de conqrir le demeurât de 1â1 talie.
CarlomAnfit
quot;yne hAraÿte enfitueur du
Lon^arJ.
Pr»fw dtt
Lobard au ftt
vyp nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;PEPIN ROY ii.
Au moven dequoy Pépin fit alTembler le coleil des trois Ellats,ou pour mieux dire,vnParlement par la deliberation duquel fut drelTee vue armee quâau priæ palfer les monts. Les François allèrent de bon courage à celle guerre,^our la fingulierealFeâ;ion quâils portoient au Pape, amp;nbsp;au liege Romain,par le cdîilentement duquel ils auoient eu le pouuoir dâelîire vu lt;7rAtitudede fi brauc Roy CO Ame elloit Pépin ; pépin auoit fi grande obligation au pape,' lae voulut oublier aucun poinôl de diligence amp;nbsp;fidelité, pour le reuenchef entiers luy,du grand benefice parluyreceu à fon couronnement. Dâautre collé le Lombard pouruoioit à fes afià ires, ôc alfembloit gens de toutes parts.
Neantmoins les Duez de Beneuent, nbsp;de Spolete ne voulurent marcher à fou
mandement , ce qtû luy fit craindre dâauoir plus dâaffaires contre fes fubiedSj' ⢠que contre les ennemis, amp;nbsp;ledeffioit bien fort de leur fidelité. Pepin entioya deuant vne bonne trouppe de cauallerie pour fe là ilirdes palfages des monts, amp;nbsp;luy la fuyuit auec toutefon armee. La cauallerie quâil enuoya deuant,ellaut
^ntri nut-hce dn Lüm~ igt;Ard.
T.etonhrd cn petit nombre, rencontra Aftolphe auec fes forces qui eftoient plus grande^ quot;Vrfzwf«. ladióte cauallerie,neantmoins elle lâattaqua ô: luy donna lachalTe. Pepii^ panie aÃf. là ns aucunc refinance entra en Italie ,amp; alla aflieger la ville de Pauie,bruflant ôc ruinant les pays dâalentour. Les ruines amp;nbsp;bruflemens ordinaires efineurcnt: le rape â letter larmes des yeulx, nâayant acouftumé deveoir aux cloiftresdc fonEglife, icuè'r les tragedies fanglantes de la guerre. Dont il Eipplia le Ro/ de trouuer moyen de faire la paix auec le Lombard à quelque conditions qu® ce fuft.Pcpin donna eiperance à Aftolphe de luy donner la paix fil vouloir rendre à lâEglilè Romaine ce quâil luy auoit ofté. Alors lâopiniaftreté du Lombard vaincue de la crainte du peril prcfentamp; pendant, amp;nbsp;voulant euiter le mal qui luy pendoit fur la telle,promit cauteleufement de faire tout ce quâon luy dema^ deroit, louant auecparolles trompereires,la bonté amp;nbsp;figelTe du pape,qui preff' roit le bien publicq, à fi particuliere vtilité. 11 promit fur là foy de rendre au Pî' pela ville de Rauenne, amp;nbsp;toutes les autres chofes qui auoient eflé prinfesau^ Papes ou aux Romains,amp; plus encore quâil ne demandoit, amp;nbsp;ayant par ces bd' fMx^entrej^e nbsp;nbsp;nbsp;promelfes euité le peril, amp;gaigné la paix, Pepin incontinent quitta lâItalie,
i/rnhard. fen retourna en France, lailfant auec le pape, Garnier lâvn des vaillans fd-Fepin retour gneuts dâciitrc lesFrançois,pour faire accomplir ce qui auoit elle capitulé entf^ Le Pape vouloir que le Lombard luy rendit incontinent les villes quâd^.-
durant lequel il peut remettre fus, le territoire deTauic qui auoit effcé ruine. le Pape de Le Pape fe fiant à la parolledudiél Lombard, f en retourna à Rome auec Gar-retourai^- nier,mais ce pendant que le pape prenoit le chemin de Rome,amp;: Pepin de la
France, Allolphe voyant les deux nuces de lâorage qui elloit tombé fur luy, lâCquot; lire lèparees, raflembla incontinent vne armee, alla deuant Rauenne, amp;de la Jtpwf tr le nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;chemin de Rome, laquelle il alTiegea auec le pape dedas, amp;nbsp;y tint le fie-
fapeaCfiegeT^ gc trois mois durant,fiiifant plus de crainte amp;nbsp;de degall aux enuirons,que p^^
lâefpace de 340.ans nâauoient faiélles Vifigots, les Erules,les Ollrogots,
mefmes premiers Lombards . Or au commencement de ce liege lediól pape le pape de- los RoiTiaiiis de rechef recoururent à lâaide amp;nbsp;au lecours de Pépin, 5c en-madeRecours uoyercnt vers luy auec Garnier deux Ambalfadeurs, qui par mer arriuerent a
fiuucté à Marfeille, amp;nbsp;de la vindrent trouuer le Roy Pepin bien auant dedans Ibn Royaume , amp;nbsp;implorer là faueur. Pepin auoit défia entendu que la guerre
PEPIN ROY 11. LIVRE III. 137
guerre feftoit renouucllee en Lombardie,amp; deteftant la perfidie dâAftoJ|^he,amp; voyant que Ia guerre ne ie fiiifoit pas feulement contre le Pape, mais aufii cotre Peptnyeult foy-mefme qui auoit accordé la paix au Lombard, faflembla fes forces pour quot;nbsp;aller fecourir le Pape en fon extreme danger.
Mais cependant que lâItalie amp;nbsp;Rome chef dâicelle font agite« de tant de tem peftes, Confiantin Empereur des Grecs, fe rendoit ïpcélateur de la fortune de , cenflantin lâvne amp;dcrautre,fans fe mettre en aucun deuoir de les fecourir,fexculant fur cc. queles Turcs (nation Scythiquc,alors non gueres cogneue ) eftoient fortis de fecourir le la Scythie pour aller courir en lâAfie, amp;nbsp;quâil effoit Iicmpefchc à leur refifter, amp;nbsp;à defendre les parties de Lcuant,quâil ne pouuoit penfer ailleurs, ny enuoyer forces en Italie â la defence de Rome,ny du Pape. Il eftoit aufli marry amp;nbsp;cour-rouffé de ce que le Pape fe voyant alEegé par le Lombard, auoit enuoy é deman der fecours,au Roy de France, car il craignoit que foubs lâombre diâiceluy, les (yalnte de François femparafient de quelque ville dâItalie, amp;nbsp;y miflent tellement le pied, confuntm, quâon ne les en peuft pas apres tirer, eftant la coufiume de ceux quâon appelle à fccours de femparer des pays aufquels on les appelle. Cela fut caufe que le Grec enuoya prier amp;nbsp;confeiller le Pape,de renuoyer à Pépin fes forces amp;nbsp;fbn fecours.
Mais le Pape ne voulut faire ce que le Grec luyconfeilloit, dont les deux Am-bafladcLirs Grecs enuoyez de lapart de Confiantin, faduiferent dâaller vers Pe-pin,pour le diuertir dâenuoyer fccours au Pape. Le Pape craignant quâils ledi- deun Grecs, uertifTengenuoyadeux autres Ambaffadeurs des fiens auec ceux cy,fupplicrle Roy de ne dcfiftcr de fa premiere bonne volonté amp;nbsp;entreprife,amp; quâil fe baftaft de donner fecours à Iuyamp; aux Romains. Les Ambaffadeurs de Confiantin amp;nbsp;du Pape ne furent fi tofl arriuez a Marfeille, quâils entendirent que Pepin auec vne groffearmeeauoit paffé les Alpes. Lors les Ambaffadeurs Grecs, lâvn def- ^utrefi-quels auoit nom Gregoire fècrettaire dudiél Empereur, amp;nbsp;lâautre lean Silentia-ne,lequel vneautre fois lâEmpereur auoit^nuoyé vers le Pape, vfans dâvnefi-neffe Grecque, voulurent perfuader aux Ambaffadeurs du Pape de fen retourner à Rome, mais quand ils virent que les autres nâen vouloient rien faire,de nuiélfecrettement ifs partirent, amp;nbsp;fen allèrent vers Pepin, quâils trouuerent au fiegedePauie. Lequel ( apres luy auoir de la part de leur maiffre, offert plu- PfplnauÃe-fieurs beaux amp;nbsp;précieux prefens pour le gaigner ) ils fupplierent de vouloir faire rendre à leurdiétmaiftre, la ville de Rauennc,amp; les autres terres de lâExarchat, qui appartenoiét à lâEmpire no au Pape.Pepin refufant les prefens,refpon-dit aux Ambaffadeurs Grecs quâil ne combattoit pour Confiantin ny pour homme du monde, ains pour la deffence de lâEglife Romaine,amp; quâlt;à celle oc-cafion il auoit prins les armes, pour venger amp;nbsp;deliurer le fiege Apoftolicq, des pefn. iniures amp;nbsp;oppreffions de fes ennemis. Que ce quâil en faifoit efloit pour la re-tierence quâil portoit à fa religion Chreflienne, amp;nbsp;audiél fiege Romain, non pour compfiire aux appetis des hommes, amp;nbsp;que par deux fois il auoit paffé les Alpcs,en intention que Rauêne, amp;nbsp;toutes les autres villes amp;nbsp;pays que les Lom-bardsauoient pris par armes amp;nbsp;force, fuffent foubmis a lâobeiffance de lâE-glife Romaine. Dâautres difent, quâilrefpondit quâil auoit pour celle fécondé rois entrepris ce voyage contre les Lombards,non pour efpcrance dâAicunere-compenfe temporelle, ou des richelfes du mode, mais que pour auoir commis plufieurs pechez enuers Dieu, au peril de fon ame,il auoit voulu pour les purger, ou pour le moins les effacer en partieapporter cefecours ( eii tant
m iij
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PÃPIN
que f^uiflance fe peult eftendre) afiiind Pierre, amp;nbsp;au Pape fon füccefreur,amp;^ lâEglS Romaine. QtTa celle occafion il nây auoit, ny promefre,ny dons,ny cl' j perance, qui le peult diuertir de la continuation de fon entreprife,amp; du Ic' j cours promis au fapc,amp; du defir quâil auoit de deliurer fon ame,amp; de deftrui' | fe^inytub j-e les Lombards,pour les contraindre de rendre au Pape,amp; au fiegc RomAÃn, । la ville de RaLfcnne,rExarchat,amp; les autres villes dâItalie par eux furprinles. ^ui luy up- Quoy quâil en foit,amp; foit quâil fit celle refponfe ou lâautre, les AmbafladeurS furtttm. Qj-ecs voyans quâils ne pouuoient auec leurs prefens rien faire auec P^in, fert
retournèrent vers leur maiftre. Allolphe nâendura pas longuement ce hege de-if iJinAurd nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Pauie,ou il feftoit iette : ains fut contraint de demander hum'
demmdt lu Element la paix à Pepin,auec tels articles quâil plairoit audiél Pepin,qui la lu/
accorda. Mais ne voulant Pepin fe fier en fa parolle, pour auoir défia vne foi^ ellé trompé de luy, print quarante ollages, amp;nbsp;fe retira au pied des Alpes,attcn'
rendift au Pape,non feulement Rauenne,ains aulli toute la Romagnc entière^ mcnt,amp; lâExarchat. Ce quâil auoitiafaiót, amp;nâen reftoit plus que Ferrate ^Mtremth- Faenze,Iors que pcnfà nt par quel moyen il pourroit tromper le Pape amp;nbsp;Pepingt; « du nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;depart, ôc furprendre les villes quâil auoit rendues, vn iour à la chaÃ^
3Awt i»
il tomba de cheual,amp; mourut. Les autres difent quâil mourut frappé du foudre du Ciel, les autres quâil fut tué dâvn Sanglier. Les autres quâil mourut dâapæ plexic, lâan 755. Didier quieftoit Comte dâEftable,ou felon les autres DnC dâEllrurie,amp; lieu ten at general fur les armees de fon maiftre,luy fucceda en fo» Royaume. Il y en a qui difent que ces villes ne furent pas données par Pepin 3^ Pape,ains feulement données en garde, mais que depuis Charles le grand fo** fils (qui ruina le regne des Lombards) les donna â lâEglife Romaine,côme noiiî monftrerons en la vie dudiél Charles.
Efiant cefie guerre finie,Pepin f en vint en la ville de Compiegne, la ou il 1^^ Eftats geiietaux de fon Royaume(lelon la couftume que nous auon^ ^EÃMs. cy delfus diéle, ) pour pouruoir à plufieurs affaires dâiceluy, amp;nbsp;mefinement faire de belles ordonnances fur la police la lufticc, qui durant fes deux voy3' ges faiéls en Italie,amp; fon abfence auoient efté fort corrompues,côme il rwduient i^lfence toufiours,ou coufi:umierement,qucquand vn Prince eft longuement horsd^ « teuTcence.^ Eftat, plufieuts cottuptions fe mettent en iceluy, amp;nbsp;quâvne longue giKt^^ amené la licence,amp; lâiniuftice. La vindrent dâautres Ambaflà deurs de ConH^n^, tin rEmpereur,qui apportèrent à Pepin plufieurs beaux prefens en figne dâami' Erefens de tié,entre lefquels elf oit le chef Sainôl lean baptifi:e,amp; des Orgues qnâon nâauoit encores veuè's en Frace.Taflilon duc de Bauicre fils de la feur de Pepin vint a Cópiegnc,accópagné des plus grads fêigneurs de fon païs,amp; felo la couflume des homages que les fubieôts font à leurs fcigneurs,mit les mains ioinéles entre Tdjfllon Duc celles du Roy, luy faifat homage de fon Duché,amp; promit amp;nbsp;iura fidelité furie deSMiereÃj cqj-^s fà inôt Denis,tat audit Roy Pepin,quâa les fils Charles amp;nbsp;Carloman. Mais fol^hé. â iio fculemêt lors,ains aufli depuis fur les corps Saint Martin de Tours,amp;Sainlt;^
Germain,par vn pareil fermcn«,il promit de garder là foy tout le teps de fà viej3
eftoient venuz,promirent aux mefines lieux là ints amp;nbsp;venerables,de garder armais la foy au Roy amp;nbsp;a fesenfans. Toutcsfois puis apres Talîilon /êreuoB contre PepinjCommenous dirons cy defloubs.
Pepin
PEPIN ROY iT LIVRE III. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;139
Pepinpenfoit eftre ch quelqiie'repoSjqliâd dercchefles Saxons(nati^ acou. *7* ftliince à fe reuolter)fe rebellerent.il alia cotre eiix,amp;les vainquit-,tellei^t quâil les contraignit de faire delà enauantce quâil leur commanderoit,amp; queclial-cunan ils ameneroient à Iâalfemblee des Ellats generaux, trlt;fis cens cheuaux,amp; qu ils feroient tributaires aux Rois de France,amp; ennemi?des ennemis desFran-çois. Ce qui aduint Tan 757.0U felon aucuns Pan 758. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;* nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;⢠â
Or apres la mort dâAftolphe Roy des Lombards, Didier Duc de Hetrurie (comme nous auons dit)fefl:ant emparé du Royaume, aduint que Rachife fre-re dâAftolphe qui auoit quitté le monde,pour fe faire moyne,laifta Iâhabit amp;c co mença de fen dire Roy,de forte quâen peu de temps la plus grande paq» des Prill ces amp;nbsp;Seigneurs, Sgt;c du peuple dudit Royaume, fe retirerent vers luy j ne pou-uans oublier leur prince naturel, amp;nbsp;fen fuft enfuiui vne grofte guerre fans iâau-thorité du Pape,qui fit que Didier demeura Roy des Lombards à caufe quâil re^^ mit Faenze amp;nbsp;Ferrare cn Iâobeiftance de IâEglife.Au Pape Eftienne 2. mort fiic-ceda Paul premier,qui régna dix ans, durant le pontifi cat duquel aduint la mort de Pepin,commenous dirons cy apres.
Enuiron ce téps qui fut lâan 759. oti felon dâautres 758. Berthe femme de Pépin luy fit vn fils quâil fit appeler defon nom,Pepin,qui décéda trois ans apres, pepi» Ãb dt
Pepin Ce trouua aftez lôguernêt en paix,pour le rnoins plus quâil nâauoit acou » ftumé, quand craignant que la paix quâil auoit aüec les eftragers, ( la longueur » de laquelle apporte oifiuete quiamollift amp;relafchelescueurs, öclesfiidt cou-* 1er amp;nbsp;glifter aux voluptez)leur fit oublier la difeipline militaire amp;nbsp;lâexercice des armes,il les voulut employer en vne bone occafion contre vn ennemi commun lt;le lâEglife amp;nbsp;de foy,ne pouuant fouftfir quâen fes terres on fit tort à la Religion, laquelle il auoit deftendue en fi loinuin pays.
Vaifterou Gaiffer ou Gaiftier Duc dâAquitaine, duquel fe difent defeen- dm duz quelques familles de ce Royaume , tourmentoit merueilleülement les nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â
£gliles,à laprofperité amp;nbsp;aux biens defquelles on commençoit défia de porter lesEgUÃs. enuic.La plus grade part de Celles de ce pays là ,eftoient en debat,amp; nâen (çauoit on afleurement les bornes, dâautant que les Vifigots hérétiques Arriens les auoient prelque toutes vfurpees, lors quâils en eftoient Seigneurs,amp; depuis les Sarrazins les auoient entièrement ruinées . Pepin qui eftoit défia vieil amp;nbsp;las de
». tant de guerres,amp;qui felon la couftume des fiiges vieillards, amp;nbsp;des Princes bien â¢â aduifez,aimoit mieux procéder au commencement par douces voyes j que par ». la violence des armes, enuoya prier Gaifter de vouloir rendre aux Ecclefiafti-ques ce quâil leur auoit prins. Mais Gaifter par fes fuperbes relponces. amp;nbsp;par ion opiniaftreté irrita la bonté de Pepin contre luy, de forte que Pepin aifemblant vne groffe armee alla en Aquitaine,iurat de pourfuiure par armes, le droiét des pepin en Eglifes, puis que par honeftes prières amp;nbsp;paroles, il ne lâauoit peu tirer de ce re- w«-
. belle. Pepin eftant auec fon armee à Thouars en Poiéhou, Gaifter craignant ce grand orage quâil voyoit vAir fondre fur luy,enuoya demander la paix à Pepin Galice de auecquespromeifes quâil feroit ce quâil luy commanderoit. Mais Gaifter qui a-uoit vn efprit femblable à celuy dâAftolphe, amp;nbsp;qui ne demandoit quâà diflîper les nuces de lâorage quâil voyoit le menacer , ne faifoitcela que pour fuir le ^G^n\pe~ peril prefent,tromper Pepin,amp; le renuoyer en fon Royaume, comme il aduint. fin.
Il promit donques de rendre aux Ecclefiaftiques leurs terres amp;nbsp;pofTefTions, amp;nbsp;de les laiflcr d orefnauant viure en leurs droits amp;nbsp;libertez, amp;nbsp;de donner tels o- â
. ' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;m iiij
140
t^idlice etye» gcMKc de âGtùffer,
Parltment.
fef ln toMre CMffer.
à Pepin,entre lefquels ii donna Adalgar amp;nbsp;Ifthcr, deux des plus grands Seigneurs de Ion pays. Parcelle compofition, GaifFer appaifa courroux de Pepin, qui quitta deflors lâAquitaine, amp;nbsp;fen retourna en France. Mais GaifFer voy.iht Pepin retourné en France, retournant à fon mauuais natu rel,amp; Ce voulant veng?r des iniures receues de Pépin, amaflà des forces amp;nbsp;entra dedans les tcrre?du Roy, pillant amp;nbsp;rauageant tout par ou il pafl'oit,amp; vint iuf ques à la ville de Chaalons. Ce quâentendant Pepin, qui lors tenoit lâalFernblee des Eftats generaux en la ville de Duna, 1 an 759. ou 7^0. délibéra de retourne^ en Aquitaine,amp; de fi bien chaftier GaifFer, quâil ne le tromperoit plus. Il y en/ aquidif^t que Pepin efiant ia vieil, nâalla point encefte guerre, mais quâil Æ enuoya Charles fon fils,qui fut depuis furnommé le Grad. Dâautres difent quâil mena fon fils aucc luy, qui entrant dans le pays de fon cnnemi,print les villes de Chantelles,Bourbon,Clermont en Auuergne nbsp;nbsp;en vne rencontre furent tueî
tiune.
Pitrlemefit 4 tfeuaj.
Chilpingue amp;Amingue,rvn Comte dâAuuergnc,amp; lâautre Comte de PoidoU« Quelques pays amp;nbsp;villes fe rendirent à Pepin, ou a Charles fon fils, fi tant eH quâil eftoit feul chef de cefte guerre, fins vouloir attendre la force amp;nbsp;la fureur du vainqueur iuftement irrite. De la pépin reuint en France, SepafFant fonjh/' uerà Creil fur Oyfe,au printemps enkiyuant entra en lâAquitaine, defirant mettre vne bonne amp;: afFeureefin à cefte guerre, amp;: print pour ceft an les villes de Bourges amp;nbsp;He Thouars auec les pays de Poidou amp;nbsp;de Berry. Il reuiur a Neuers, ou il tint lâafFemblee de fes Eftats generaux,aufquels fut derechefr^'
rtrfidie dt T4Ãlllo».
folue la guerre en Aquitainc,pour nây plus retourner. Pepin y retourna menuur aucc luyTaiFillon Duc de Bauiere,qui en chemin contrefaifant le malade eut congé de fen retourner en fes pays, amp;nbsp;faulfant fa foy, iura de ne tenir plus b parti des François. Pepin aduerti de la perfidie de Taftilonfctrouua bien eiu-pefehé pour fe voir prefle entre deux guerres,rvne celle dcGaift'er amp;nbsp;lâautre que la deftoyauté de Taftillon luy amenoit de nouueau. Adoncq ii tint rafTemble^â de fès Eftats generaux en la ville de X^vormes, là ou fut refolue la guerre contrlt;^ jpxr/flw« A Taftillon,laquelle toutefois il fauifit de différer pour quelque temps,pour md' /âTwtfrww. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;\ nbsp;nbsp;11 nbsp;1âA nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ii'in*!/'* nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;A
tre cependant fin a celle a Aquitaine a laquelle ileltoit beloin de la mettre** bonne, quâil nây falluft plus retourner. Pepin donc retournant en France, tint tAtlement a Nï\e autte afteiTiblee desEftats generaux à Orleans,là ou il aflembla vne noiiueh ^rlcAiM. Je nbsp;nbsp;gaillarde armee, pour aller en Aquitaine.il y alla, amp;nbsp;print fur GaifFer
villes dâAngoulefmc, dâAgen amp;nbsp;de Perigueux, là ou il trouua Rameftan oncle de GaifFer quâil fit pendre amp;nbsp;eftrangler, pour ce quâil eftoit de fi peu de Cojt que fbuucnt il auoit laifte le party de fon neuen pour fauorifer les François, . êc fbuuent celuy des François pour fecourir fon neueu. En quoy Rameftan re-
ceut le guerdon digne de ceux qui ont leur robbe à deuxenu ers, nâeftant rien* Ãrej. plus à louer en vn homme quâeftre confiant en fes afFeóliós, moyennà t quelles '
foiét fondées fur la raifon.LeRoy auoit enuie de ne bouger de lâAquitaine quâil nâeut mis fin à la guerre dâicelle,mais vn differ et quifuruint en laReligion «ntre
Orientale ôc lâOccidentale le fit retourner vers Paris,pour aflcmblcrv» Concile, amp;nbsp;y mettre quelque bonne amp;nbsp;fiiincle refoulution. Eftant adoncqncs nee vne qttf ftion vn different enre lefdites deux Eglifes, câeft à dire entre les Grecsêc les Romains, fur la SainéleTrinité les images des SainCts,le Roy Pc-cXï/ * nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;aflembla vn Concile à Gentilly pres Paris auquel il fit debatre lefdites deux
pAfii. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;qucftions.Le Concile eftat fini il retourna derechef en Aquitaine, amp;nbsp;paflà nt par â
â . quot;quot;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â â â â nbsp;nbsp;nbsp;â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;le Lan-
PEPIN KO Y 11. LIVRE ILE nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;141 nbsp;nbsp;â ,âe
le Languedoc print les villes dâAlbi amp;;de Thoulouzc,amp; plufieurs cliafteaux en- ' clauez dans les montagnes des Seuenes. De là il alla tout le long de la n^erc de Garône, les pays de laquelle il mit en fon obeiflancc.il tira en Xaintonge pour-fuiuant toufiours Gaiffer, eftant fa rcfolution de lâauoir moit ou vif, mais tandis Gaiffer fut tué des fiens mcfmes. On ne Iceut fils corftmirent ceft execrable Mort decaîf
forfait,pour acquérir lâamitié de leur tant puiflant amp;nbsp;vertueux «rnemy,ou pour quelque autre plus iufte occafion, amp;nbsp;fut Gaift'er enterré dans vn marais pres la Ville de Bordeaux, derriere lâEglile Sainét Seurin,là ou encor appert vn grand tombeau de pierre, lequel par nom corrompu, amp;nbsp;par vne opinion ignorante, ceux du pays appellent la tombe de Caipbas. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;rej^res Sor-^^
Pepin voyant que par la mort de Gaiffer la guerre dâAquitaine eftoit pareil- âitMx lement morte, amp;nbsp;fentant fon cors aggraué dâannees,amp; de longs trauaux,fe refo-lut de pafler le refte de fes iours en repos,amp; à faire iuftice, fans plus fc mefler du faiéà des armes, defquellcs il vouloir remettre tout le faix à Charles fon fils. Dehors il tomba malade ôc fe fit doucement porter à Paris, là ou il décéda lâan fonfils. de fon refîne 18. de falut 768 . lehuiâiieme des kalendes dâOdobre,le dixième amp;nbsp;dernier an du pontificat du Pape Paule, amp;nbsp;fut fon corps portée enterré^«^.â^^^'-cnlâEglifeSaincf Denis enPrance, en laquelle depuis Dagobert, eff deftineela ââ fepulture des Kois de Prance.
Voila lavie Scies grans faiâis de pépin le Bref ou le Court, ainfifiarnommé pour fa petite ftaturc pour nauoir que quatre pieds ôedemy de hault.Néant-moins en la petiteffe de ce corps logeoit vn grand cueur, qui le fit afpirer ôc at- Grandeur taindre à la couronne deprance, delaquelle auparauant ilneftoitquevaffal Sc feruiteur. p.nquoy onpeultveoir que la grandeur de fon courage excedoit la proportion de fon corps, Ãc que ne pouuantveoir la ruine de la noble Monarchie de Prance (dont il eftoit lâvn des princes 6c pilliets ) laquelle ilvoyoitfe perdre par la negligence 6c neantife dâvnKoy voluptueuxôc inutile,il prétendit au Royaume,ioinét auffi que par diuetfes genealogies il eftoit defcêdu de Pha-ramond 6c des autres Rois de P rance, comme il fera déduit par 1 ordre fuiuant.
Clotaire Roy de Prance premier du nom eut vne fille nbmee Vleide ou Bitildc qui fut mariee à Aubert ou Aucelbert Duc 6c Sénateur dâAuftrahe, qui dâelle eutvnfils nommé Arnould qui frit Sainét 6cP.uefque de Metz. .Ledit Sainét Ar- de U^ene^dn 1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nouldengêdraAnchifife,ledit AnchififeengëdraPepinHeriftelquifutDucdeS''^^â
i nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Brabant, 6c maire du palais, 6c ledit P epin engendra Charles Martel qui fut pe-
V nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;rede ce pépin Roy à ePrance,lequel de fa femme nbmeeBerthe au grand pied,
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;eut deux enfans,affauoir Charles Sc Carloman, lefquels par 1âelection des P ran-
; cois furent apres la mort deleurpetefaiéts Rois de Prance, ala charge quils partageroient egallemcment entre eux le Roy aume.
Quelques vns attribuent à Pepin,lâinftitution de ces anciens parlemens def- nbsp;nbsp;-
quels nozRois fe feruoiêtbien forment pour communiquer auecleurs fubicts, des plus vrgens affaires,foit des entreprrfes de la guerre, ou des Traittez de paix des parlemes auecles eftrangers,ou des Ordonnances 6c P,diôts de iuftice 6cpolice, 6c mef-mes leshiftoires eftrangeres luy attribuent lâinftitutiondu Parlement de Paris.
Mais cela eft faux,car philippes le B el lâinftitua à deux faifons de 1âanÃee,6cLoy s Hutinle fitfedentaire,6c quant aux anciés parlemens ce fut Charles Martel pe-re duditpepin qui en futle premier autheur, comme nous auons dit cy deuant en fa vie,6c pépin,comme il f eft veu au fil de fonhiftoire,nâ entreprenoit aucune
. ; PEPINROYiï.CHARLES LE GRAND ROY x3-
â chofe fans lâaduis dcfdits Parlemens que nous auos fouuent appelez lâancrnbU^ PArlemtns et nbsp;nbsp;nbsp;El^s gencraux, amp;cy apres on verra en la vie de Charles le Grand,combien
wuxtQM^yn fouuent il a fait celle conuocation dâairemblecs,pour communiquer des graM^ affaires aues fes ful^ets.
Par le difeours des »fiions de là vie,on a peu voir combien il a efté religiën^ enuers Dieu amp;nbsp;f«sEglifcs,doux amp;nbsp;clemêt enfes viôloires,amp; enuerslès ennemis amateur de la paix, amp;nbsp;grand iuflicicr. Il fit plufieurs guerres pour la deffence la Religion Chreflicnne,comme cotre les Lombards amp;nbsp;Saxons. La guerre qu Guerres pour fit Contre Allolphc Roy de Lombardie fut pour la deffence du liege Romain, contre Gaiffer Duc dAquitaine,fut pour le Ibullien amp;nbsp;fecours lt;1^ * ' Cierge, amp;nbsp;pour remettre les Ecclelialliques en leurs droits amp;nbsp;authoritez, leur faire rendre ce que Gaiffer lcurauoitrauy,amp;: celles quâil fit contre les Saxons fut pour les conuertir à la foy Chrcllienne.il fit édifier lâEglife Sainélpici^' Æ.»- PC de Xainôles,amp; y mit Chanoines aufquels il donna grands terres amp;nbsp;reuenuz-^es fer pe- LâEmpcrcur Conllantin luy ayant enuoy é le chef Sainôl lean BaptilLc,il fit ciquot; f'â' fier lâEglilc de Sainôl lehan dâAngeli, la ou il fit mettre ledit chef, amp;nbsp;y inffciti^^ »nn v«n JePefin nbsp;nbsp;nbsp;moincs. Il donna à lâEglife Sainôl Denis en France vn ornement de piePquot;
Ctemtnce Je Pefin.
U I^E^lifi res preciculcs, que Gaiffer portoit en les bras aux feiles folennelles,amp; le fit pen' jj.g. Jej-j-iere Je grand autel, amp;nbsp;lâappelle-lâon le don Gaiffer. Mais depuis ce don fut mis au bras du Crucifix dâor. Pépin fut tant amateur de la paix, quâil ne von lut pas ruiner le Royaume des Lombards, corne il eufl bien peu frire,amp; li gran' de fut là modellic amp;nbsp;continence que bien quâil le trouuafl par plulîeurs fbisl^ plus fort en Italie,il nây voulut iamais |)rêdre vn pouce de terre, pour môllrcr^ foy enuers le Pape, qui lâauoit appelé en Italie, non pour y rien acquerir,mai5 feulement pour le deffendre contre les iniurcs du Roy Lombard. Sa clemen' ce fcmonllre bienen cequeparplufieursfois il pardonna aux rebellions des Saxons, leur permettant de viure felon leurs loix, en leur impolânt lèulcmcn^ vn tribut de 300. cheuaux tous les ans,amp; aux perfidies réitérées du Roy Lom' bard,lequel il pouuoit ruiner amp;nbsp;mettre à mort.Qi^nt à là iullice,elle elloit telle, quequand les guerres luy donnoient quelque relafche,il employ oit tout h temps a faire droiâ a vn chacun,amp;: à faire de belles ordonnances de iufticc.
Tufiict Je Ptfin.
^uthortte
Or fi grande fut fon authorité enuers toutes nations,que les Lombards,n/ Didier leur Roy, apres la mort dâAflolphe nâoferent rien entreprendre en Italie, ny contre le Pape Paul fucceffeur dâEflienne tout le temps de fbn P0tificat, tant que Pepin vcfquit.
CHAR- nbsp;nbsp;Voicy vn grad difcours,amp; vne ample matière dâvne grade hifloire que nous
LES LE donne Charles furnommé le Grand, fils de Pepin, pour la grandeur GRAND de fes faills. Eflant donc Pépin décédé,les François efleurent Rois,CharIes ROY X3. Carloman fes fils,à la charge quâils partageroient entrâeux egalement le Royau-me.Charles eut pour partage la France amp;nbsp;rAquitaine,amp; fut couroné à Noyou, amp;nbsp;Carloman ayant toutes les prouinces qui efloient delà le Rhin fubiettes ah eefensJepe- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;France,fut couronné à Soiffons,amp; mourut trois ans apres,laifîhnt
fin.
Charles fon frere heritier de lès terres.
SchiÃne en ^E^iÃt.
Sur ces «ntrcfaiôles, entre la mort de Pepin amp;nbsp;de Paul Pape, qui fut prc/quc en mefme têps,amp; le couronncmct de Charles le Grand, aduint vn grand SchiP me en lâEgli^ parles menées de Didier Roy de Lombardie.TotonDuc de Ne-pezo a Iâinftigation duditDidier,fit par perfonnes pratiquées les vncs pâr force, â ~ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;les au-
CHARLES LE GRAND i. ROY xs- LIVRE III. ui
les autres p,ar ardent, cflire Pape, Conllantin fon frcre,amp; fit confemir à nbsp;nbsp;nbsp;ele-
étion plulieurs Euefques,lcs vns par force,les autres par corruption.Toton me- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â¢
na fl grande force dedans la ville de Rome., amp;nbsp;mit vne telle frayeur aux cueurs
des Romains qu il fit depofer de la dignité Papale,vn nomm? Pliilippique, qui auoit efte efleu légitimement Pape par les voix de quelques Eucfques.Conftan-tin donqties c.lleu Pape demeura pres d vn an en la charge Papafe,amp; lelo la cou-ftumc des Papes, conféra benefices, creaEuefques preftres, amp;nbsp;faifoittous a-cles pontificaux,iLilques a ce que le Pape amp;nbsp;le clergé le falchans de Ion infolen-ce, èc faffemblans enlâEs-life Sainél Adrian eficurent canoniquement pour Pa-pe,Eftiennc troificme, Sicilien de nation,homme de bone vie.T. outcstois pour cela,Conftantin qui trouuoit de la douceur amp;nbsp;de la puiffance au pontificat, ne voulut fe defmcttre dâiceluy . Eftiennefe fentant eftre légitimement efieu, des le huidicme iotir de fon eledion commenta dâvfer de fa puilfitnee, nbsp;nbsp;donner
benefices, charges amp;nbsp;honneurs, amp;nbsp;enuoy a vers Pepin Roy de France,vn nommé Sergius (dâautat que la nouuelle de fa mort heftoit encore arriuee à Rome) le fupplicr que fclb la bonne amp;nbsp;louable couftume de CharlesMartel fon pere amp;: dcluy,illuy pleuftluy enuoyer fecours pour foppofer à laviolence deCôftan-tin ,amp; des Euefqucs pour tenir vn Sy node,amp; pour aduifer a purger lâEglife des erreurs dont lâimpieté de Conftantin lâauoitfouillee.Mais Sergius trouuant en France Pépin decedé, troiiua Charles amp;nbsp;Carloman fes enfans imitateurs delà pieté paternelle,amp; de la couftume que leur pere amp;nbsp;ay cul auoient ia prife de fou ftenir £lt; delFendre le fiege Romain.Quelques vns difent qu il n y eut que Char claries lé les qui accorda à Sergius la requefte qu il auoit charge de taire a ton pere,amp; biê volontiers enuoyade France douze prélats a Rome, aufquels le pape donna puiffance dâeflire tels autres prélats dâItalie qu ils vouldroiet, pour tenir par en-femble vn Concile. Eux donques affemblez à Latran tindrent vn Concile par lequel Conftantin Antipape fut condamnai,ôc fes conftitutions,arrefts,ôc^ades conale dé
C r â s nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Latratti
calle2,rctcindcz,ôc anulez.
â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Comme ces chotes fe paffbient, Didier Roy de Lombardie cault amp;nbsp;diflimu-
â léhomme fil en fut oncqties, en cela furpaflant fon predeceffeur, Rcrettement
fauorifoit en ce quâil pouuoitle parti de ceft Antipape Conftâtin,n ofant aperte
' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;mét le faire,de crainte qu il auoit de Charles, lequel il fçaùoit grad imitateur de
i labone volonté que Pepin fon pere auoit portee auxPapes , Mais il defiroit fur I touteschofes,quclcsFraçoisheuffentaucunepuiffanceenltaliejqueles Grecs
leur fifl'ent perpétuelle guerre, ôc que le fainét liege fuft toufiours en debat, aE
1 fin que durant ces troubles il peuft croiftre fes teigneurics. Rome auoit pour
1 gouuerneur vn Seigneur Grec,gentilhomme delà chambre deConftantin Em- Lombard »
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;pereur de Grcce,nommé PaulFqffaialtc, lequel bien qu il ne gouuernaft pas la
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ville de Rome comme il deuoit felon fa charge,lieft-cequeftant appuyé fur la
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;faneur du Roy Didier,amp; de quelques Seigneurs Romains defireux de nouuel-
letcz,conferuoitquclquechofe de lancienne liberté delâEmpire.Didier auquel
â cftoit fufpeéte amp;nbsp;redoutable la bonne affeéfion que Charles portoit auxRo- Zf â mains ,ta{cho it par le moyen decePaulà fairemettrelavilledeRome entrou â ble, ôc à ietter fapuiffance dans celle delâEmpire, amp;nbsp;pour mieux y paruenir, a madouafi bien le Pape de belles parolles, que par luy il le fit conu ier avenir a
â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Romevers luy,amp;LavifiterlâEglifeS.Pietre.Lc Lombard vint doncaRomefai-
l nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;gnant porter vne grande deuotion à la Religion Chrefticne, Sc par celle fainti- -y a a Kämei
144 CHARLES LE GRAND i. ROY 13.
mulice Cr (tutelle tie tombttrd.
Cc vou^t tromperie Pape,nâeftant au monde aucun artifice plus propre a tromper les hommes,que ladilfimulation de ce qui eft Sainôh de loymclme,comme f Apparence eft la Religion. Dedans lâEglilefainóh Pierre, il parla fi honneftement au Pape, Ion trompe ^^7 fitÃ^nt fi ampl?declatatio de fon affection entiers le liege Romain,quâil my Itshommes. donna elperance que îc fiege Romain auroit vne paix perpétuelle auec les Rois Lombards. Les promefles amp;nbsp;la proteftation de ce trompeur Lóbard,cftas iurees fiir lâautel Saincft Pierre,il voulut en la prefence du Pape parler à Paul Ephialte, amp;nbsp;quelques Seigneurs Romains,lelquels au parauant il auoitfecrettemcnt pratiquez à efmoLiuoir la ville de Rome contre le Pape. Et apres auoir auec eux longuement difeouru des aôlions de Conftantin, amp;nbsp;de Philippique auparauant Papes, corne inualèurs vfurpateurs du fiege Papal, il confeilla le Pape de faire informer contre ceux qui auoyent perfuadé lefdits Conftantin amp;nbsp;Philippique à fe faire Papcs,amp; contre ceux qui les auoy et elleus,fouftenus,amp; défendus.Puis failà nt auec bone mine,vne rigoureufe reprimende a Ephialte qui auoit la charge de faire punir les fedicieux de Rome,de ce quâil ny alloit pas affez rudement, luy fit faire commandement par le Pape, de mettre la main fur le collet a Chri-ftophle. Ion premier amp;nbsp;principal Secretaire, qui eftoit lâvn des plus grands Seigneurs de Rome, amp;nbsp;qui auoit efté plus que tous les autres Romains,contrair^ au Pape Conftantin, au demeurant grand amateur du fiege Papal amp;nbsp;du bien^^ . la choie publique Romaine, amp;nbsp;fort affedlionné aux François. Le Lombardiii^' foÃe, polà plufieurs faulces aceufâtions audit Chriftophle, pour le rendre odietixtiu Pape, amp;nbsp;pour le faire punir : amp;nbsp;failbit cela pource queledit Chriftophle eftoit partilà n des François. Paul Ephialte qui fentêdoit auec le Lombard,ne demttæ doit pas meilleure commillion,amp; en la prelence dudit Lombard,creua les
3. seirneurt audit Chriftophle,amp; à Serge fécond lecretaire dudit Pape. Et quad le Lombatt^ fm; Parti Jg Rome, Paul, duquel la puillance auoit efté augmentée par le Lombard, fit mettre en prilon amp;nbsp;enuoyïi en exil plufieurs Romains tenans le François. Non contant de cela, il le ligua auec vnnommé Michel Menulîtt qui nâeftant pourueu en aucunes des Sainéles ordres, lâeftoit faict Archeuefçi^^ de Rauenne. Le Pape voyant que ce Michel ne vouloir aucunement lafchei'tt-fte dignité epifcopale, amp;nbsp;que par ce nouuel exemple le mal pouuoit allct^ auant,que la dignté papale feroit du tout defolee, enuoya prier Charles h Pr,âfrelt;/«P4 Grand de faire prier Didier Roy de Lombardie, quâil nâeuftplusà fentremef-fea Charles, lcr des affaires de lâEglife, amp;nbsp;ne tourmenter dâauantage le fiege Romain. Charles délira de faireenfaueurdu Pape amp;de lâEglife Romaine,ce dont le pape 1â^ prioit,amp;y euft volontiers employé lès forcesôc fes armes,fil n euft efté cotraim de les employer en la guerre dâAquitaine.
Durant ces affaires qui aduindrent au commencement du regne de Charles, lâAquitaine qui eftoit venue en partage à Charles, y eftant depuis la mort de .yt^uitaine. Gaiffcr demeuree quelque flammèche de guerre couuertelbubs la cendre, peut demeurer longuement en paix. Car Hiinault grand Seigneur des paysdo delà , delcendu de la race des Gots,voulant fe faire Roy dâAquitaine,folicito^â' lescueurs des habitans dudit pays à vn remuement amp;nbsp;Ibubfleuation contm Charles, eftant encore en leur eftomach quelque relie de lâancienne haine des Gots,qui au oient poffedé ce pays la. Charles voulant conferuer les pays qui p^^ le lort de lâeleélion luy eftoient venuz en partage,amp; délibérât dây mener forces pour obuier aux menées amp;nbsp;pratiques de Hunauld, pria Carloman fon frere de
CHARLES LE GRAND i.â ROY i? LIVRE III. 145 le fecourir.Mais Carloman ieune Prince mal aduilé,luy refufa le fecou^ eftant a cela confeillé par maunais côfeillersamp; minières,amp; par des ieiines fîlstpi ordinairement enuironnent les pcrfonnes,amp; rompent les oreilles des iennes Princes pluftofi: que ne font les Pages amp;nbsp;experimêtez Confeillers.CA la plufpart des ieu nés Princes aiment leurs femblables,câeft à dire,les bomiîies maladuifez,incon-liderez amp;nbsp;non expérimentez,qui font bien aifes de mettre vne fkloufe amp;nbsp;inimitié entre deux freres, empefeher leur intelligence amp;nbsp;amitié, pour iouyr plus a lâaife de la ieunefle de leurs maiftres.
Adonc Charles drelîa vne groÃe armee de foldats les plus vieux amp;nbsp;les mieux expérimentez amp;nbsp;aguerriz de Ion Royaume,lefquels lâaimoient lingulierement, pource quâil auoit employé beaucoup plus de fi ieunefle en guerres quâà la mai fon,car incotinét quâil fut en aage dâen fouffrir la peine,il y acopaigna touflours fon pere,amp;en quelques vnes melmes auoit eflé le Ibuuerain chef. Au moyen de i!dmour de quoy tant faNoblelfe quâautres gens de guerre,rauoient en fort grande teuere-ce. Aufli fa vertueufe ieunefle promettoit choies merueilleufes de luy tat pour la gêtillefle de fon elprit, que pour eftre vn des plus fors hommes de Ion temps.
Son frere Carloman eftoit ialoux du bon-heur de Charles, tant de la beauté amp;nbsp;uleuÃede difpofition de fon corps, que de la faneur quâil auoit de la Noblefle, amp;nbsp;des fol-dats,amp; craignoît que cefte commune bien-vueillance donnaft volonté amp;nbsp;occa-Iion à Charles de luy ofler fon eftat, comme bienfouuent il y aialoufle entre deux Princes freres, amp;nbsp;queceluy qui ale moins de faneur du peuple, craint amp;: enuie lâautre. Cefte ialoulie amp;nbsp;enuie plaifoit merueilleulcment non feulement a plulieurs François, qui eftoient bien aifes de voir ces deux freres en dinilion qui commença fur le partage du Royaume apres la mort de leur pere,mais auiïï aux eftrangers. Or eftoit-il befoin à Charles pour le recouuremct de fon pays dâAquitaine, dâvferdâvne merueillcule diligence, pour ce que la difficulté des affaires des Princes, amp;nbsp;la bonne opinion^qne leur peuple côçoit dâeux,conlifte en reftablilfemét de leur puiirance,amp; au bon amp;nbsp;mauuais fucces de leurs affaires au commencement de leur regne, amp;nbsp;fuiuant la premiere opinion que leurs peu- kws pies conçoinent dâeux, dâorelnauant ifs les craignent ou mefprilent. Hunault a-uoit prins le refte de lâarmee de Gaiffer, amp;nbsp;feftoit emparé du plat pays dâAquitaine,pource que tant Pepin que Gaiffer durant leurs guerres,auoiêt abbatu les murs des plus fortes places, qui y fulfent. Voila la Guy enne ou lâAquitaine en parede guerre,en combuftion,amp; en proye. Car Hunault qui auoit efté efleu Duc dâA-quitaine, en fiueur du fils aifné dâEudon amp;nbsp;dâvn autre Seigneur de la balfe Aqui taine nommé Loup, homme de fort ancienne maifon,fut efleu Duc de Gafeon-gne.En cefte guerre la fortune fà uoriza la vertu.Car les Xain(ftongeois,Poi(ftc-uins amp;nbsp;Angoulmoifins refuferent à Hunault de prendre en fa faueur les armes pour refifteraux François, difans quâils ne vouloientauoir guerre contre leur
Roy. Hunault defelperé de ce mauuais commencement, amp;nbsp;de la defobeilfance Hunkit de-de fes fubiets, fe retira vers le Duc Loup en Gafeongne, lâincitant à entrepren- Pfperéfe re-dre enfemble vne mefme amp;nbsp;commune guerre contre Charles, en luy remon-ftrant le danger commun, qui pendoitfur la tefte de lâvn amp;nbsp;de lâautre , par la guerre que Charles vouloit faire en Aquitaine. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â¢
Loup fufeité par Hunault, craignant que Charles fè vint ruer fus fon E- ' n r nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fil nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;r
irat comme«vn rouldre , voulut aflembler des forces pour lâoppoler a luy. Charles, Charles manda à Loup, que fil ne luy rêdoit Hunault,il iroit vers luy,pour luy
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CHARLES LE GRAND i. ROY
filtre receuoir le dommage amp;nbsp;la repentance de fa defob ci fiance. Loup clpotuiaquot; té des î^enafies de Charles, amp;nbsp;fe voyant trop foible pour refifter à fi grande tciti â fiifnau.lt ren pelle, luy rendit incontinent Hunault atiec fa femme, que Charles mit prifoæ niei-s/pBjJes aïtendant le retour des Ambafiadeurs quâil auoit enuoyczvtt^ Loup, fit bafiirfur leTonfiuentdes riuieres de Dordogne amp;de Ville, vn cha' fteau quâil nomÃia FronlTac ôc efi; encore atiiourdâhuy appellé ainfi, alTis furV' ne haulte montaigne deuant la ville de Libourne, amp;nbsp;{âappelle ledit chafteauti^ Latin jFi-owcmcmw, qui vault autant à dire (felon aucuns) comme frons Sarriâ cenoruw, câeft à dire, front des Sarralins, pour ce quâil le fit faire pour tenir cfl bride ce peuple Gothique amp;nbsp;Sarrafinde lâAquitaine,ouyro»rrf^«iïraw, câeft dire front des eaux, pource quâil eft comme vn front efleiié fur les deux ritiiert^ de Dordogne amp;nbsp;de Ville.Tant y a quâil le fit baftir en alïiete tresforte,pour eftf^ comme il a efté dit, comme vne Citadelle qui tiendroit le pays dâalentour râ fubiecVion. Loup pour auoir rendu Hunault fut receu âpardon, moyennsÃââ foapÃfl ho nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;homage de fon pays de Galcongne. Charles fins coiâP
mage 'a char fcrir, ( ayant Hunault entre fes mains)print tout Ie pays dâAquitaine que naulr auoit prins auec grand trauail.
lal^ine Ber the ya à me.
Charles fe
Apres cefte guerre finie, Charles alia a Vvormes,la ou il tint vne alTembh^ -generalle des Eftatsde fon Royaume,durant laquelle la Royne Berthe finrC' re accompaignee de Ion fils Carloman, fit vn voyage à Rome, pour vifiter fts corps des Apoftres,amp; palTant par la Lombardie, traittaauec Didier Roy dâiceb le,le mariage de la leur ou fille dudit Roy nommée Theodore,amp; du Roy Cfirf les fon fils, qui bien toft facheua. Neantmoins à peine Van Ce pafEi que Char' o-re- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;rcpudiaft Theodore, amp;nâenfçait-on la caulè. Dontle Roy Didier,amp;h
me.
fudiefafem RoineBctthe l'cn falcherent merueilleufemêt,amp;: fen enfuiuirêt de grades guer-res. Apres cefte repudiation Charles elpoufa Idegonde ou Hildegarde filleéa Duc Hildebrand de Sueue, amp;nbsp;tint vi^e autre aftemblee generalle fur le fleiiueéc lâEfcau en la ville de Valécicnnes,là ou il feeut le trelpas de Ion frere CarlomaD^ quidcccda au village de Salmoignac, Van^yi.Dont Charles pour fe fiifirét^ pays de fon frere,alla a Carbognac, la ou il receut fort honorablemet plufieurs seriiiteursde nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;de Catloman fon frere,(bien quâils ne fufient guercs bons amis durât
Carloman bië vie ) mais pour les auoir cogneuz fort fideles enuers leur maiftre, il penfi '^cCl^ Icsreceuant à fonferuice, ils ne leferoient pas moins enuers luy. Les prind-
Sgt;c quelques autres gens dâEglife, amp;nbsp;gentilEommes de la maifon,entre lefqticls -furent Guarin amp;nbsp;Adelhart. La femme de Carloman nommee Berthe fe retin'i premièrement atiec deux fils quelle auoit, vers Taflillon Duc de Bauiere:mais cognoiffant fes puiffiinces trop petites pour ce quâil entrcprenoit,ellc le trafpor-ta vers Didier Roy de Lobardie, ennemy capital de CharleSjpour ce quâil auoit répudié fa feur.Cc quelle fit pour lâenuic quelle portoit à la gloire, grandeur, amp;nbsp;Naturel ^y Bonheur prefent dâIdegonde ou de Hilde2:arde,femme de Charles,comme coU â ne femme. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;i , nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;P,, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;n â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;i nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1
itumiercmet le naturel d vne reme elt impatient de toutes paihos,amp; pour la ven â gcâce enclin à tout mal,amp;pêfoit q la mémoire de fon mari Carloma peutaque-rir tat dâanfts à fes enfans,que cela portail: quelque trouble aux afifaires deChai-le lombard Ics. Didier la reçeut atiec grande ioye,pen(ant au comencement, que fi le Pape ^âde'*~ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;coLironer Rois de Frâce ces deux garçons,toute la puiflance de la Frace
Charles. fc diuifcroit en deux factions,amp; par ce moyen les forces de Charles en leroienc dâautant
CHARLES LE GRAND i. ROT £3.' LIVRE HL 147 dâautant .imoindries ,amp; moins à luy redoutables, lelôuclles cllant oy^ucunc- 77^ mentafFoiblies ou brouillées de difcorde d|)meftique,vn moyen kiy feroit préparé de pouuoir quelque iour fè faire maiftre de lâItalie, quand elle ne pourroit auoir aucun lecours eftranger. Charles fut grandement irrité delafuitte delà Vefue de Carioman fon frere, amp;nbsp;y en a qui difent que de defj^t de cela, il répudia la leur ou fille dudit Didier (à femme, amp;nbsp;efpoufa ladite Hildegarde.Toute ch^lfsref,» foisCharles auoit défia répudié ladite Theodore,amp;elpoulé Hildegarde. Di-dier craignoit grandement les François,à caufe quâapres la mort de Pepin le pen lânt hors de toute crainte, pour voir les deux freres mal fentrâaccorder, il auoit fait guerre aux Romains, amp;nbsp;tourmenté le lainéHiege, amp;nbsp;à celle occafion fâc-Iloit engendré le Schifinc cy delfus déclaré. Paul Emile racompte ceschofes cuerre d» dâautre façon, qui toutefois renient prefque à ce mefine poinél. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;lornhArdcon
En cell ellat donc fè portoient les affaires de France, quand le Pape Eflienne trefpaffajle troifiemeanamp; demi de fon Potificat ran 77x.amp;: 1 uy fucceda Adrian premicr,gentillhommc Romain, ifï'u de grande ôfïlluflre famille. Des quâil fut peaprès la Pape il mit hors des prifons ceux que Paul Ephialte y auoit mis,amp;rappela dâexil ceux que lâautre y auoit chaffez.Le Lombard craignant la grandeur du courage Romain dâAdrian, lâenuoya prier par fes Ambafïadeurs de vouloir par enfem-blerenoLieller vnepaix à toufiours durable. A quoy Adrian rcfpondit quâil a-uoitvn fmgulier defir quâil y euftvne bonne paix entre les Papes amp;nbsp;le peuple lombard Romain dâvne part, amp;nbsp;les Lombards dâautre. Toutesfois quâil nâauoit pasgran- rejwwrt le de efperance que cela fc peuft faire,veu quâauTraitté de paix,que ledit Didier a-uoitfaiôlauec Eftienefon predeceffeur, Didiernâauoit aucunement monflré la foy quâil auoit tantfiiinélemcnt promife: au contraire quâil auoit cherché tous les moyens aluypollibles de ferner des troubles à Rome, amp;nbsp;en lâItalie contre le fiege Pontifical,^ quâil fâefloit efforcé tat à Rome quâailleurs, de diminuer amp;nbsp;ceduPapeait fouller lâauthorité des Papes,amp; de ropre le comun repos de lâItalie. Doc Didier ne pouiioit efperer du Pape,ny de fa braue amp;nbsp;hautaine refponfè, aucune paix,amp; nâé poLiuoit craindre aucune guerre,quad il recent vne efperace toute nouuelle de ne deuoir plus auoir peur des armes des François qui lâaiioient tant menaffé.
Ce qui no feulemet à Didier,mais auffi a fon Royaume amp;nbsp;aux Lombards porta leur ruine,corne fouuent il aduient que dâvne gradâ ioye naift vne gradâ trifteffe.
A plufieurs occafions de la haine que Charles portoit au Lombard, tat pour les iniures que le Lobard faifoit ordinairement au fiege Romain,amp; fes réitérées amp;nbsp;frequêtes perfidies,que pourauoirreceu Berthevefue de Carloman,amp; fes en fans,vne nouuelle occafion dâvne nouuelle haine fattacha. Ce fut que Hunault deh^nede* apres auoir obtenu congé de Charles dâaller .iRome fous ombre de pèlerinage, Charles cotre auec grand ferment de retourner en Frâce,allatrouuer le Roy Didier en Lobar- * nbsp;nbsp;nbsp;ââ
die.Lequclffelon la couflume des banis ou des ennemisqui efimcuuêt toufiours contre leurs ennemis ceux quâils peuuêt)irrita Didier à faire la guerre aCharles, Itiy propofant plufieurs voyes faciles pour en venir à bout. Didier qui ne co- couÃame gnoilfoit ce Hunault,a lâouir difcourir,reflimoit capitaine beaucoup plus expc des bannis, rimêté quâil nâefloit, pource q Hunault luy faifoit entêdre que Chapes ne lâcuft iamaisvaincu fil nâeuft eflé vedu par les fiés mefmes.Didier defiroit que lePapc coronnafl les deux fils de Carloma Rois du Royaume de leur pere, penfint que lesFrâcois qui portoiétvne finguliere reueréce au fiegeRomain,approuueroiét
' âiC ⢠O quot;/'J nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;⢠r-y nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;⢠nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;⢠nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1 Joins dn Lont
tout ce qu il rcroit,amp; colideroit q ril pouuoit remettre ces deux Princes en leur bard,
« ij
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'V \ 'â¢? Royaun^ paternel, la France ne feroit de long temps fans guerre,car fe fouüó^ nans des plaifirs quâils auroient rec^uz des Lombards, amp;nbsp;des torts q leur auoit fait le Roy Charles leur oncle, ils ne faudroient a le guerroyer, luy eftat em-pefché en ces guerre? il nâen entreprendoit point contre les eftrangers.Mais qu^ poLiuoit efperer Didier du Pape, de la volónté duquel dependoit lefted deles deffeins? Il vit bien à la fin que le Pape ne feroit rien de tout ce quâil dclTeignoit, fromtf de nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Hunault tranfporté de padion feroit bien aife pour fon particulier de le
aunAHlt AH mettre en ieu. Carilfevantoit, alTeuroit Didier quâau premier bruit de guet fe,rAquitaine ne faudroit à fefmouuoir,amp; les Gafeons principalement pour le defir quâils auoient de recouurer leur anciêne liberté,ayans encore en mémoire la ruine de leurs villes, villages, amp;nbsp;pays, que les François auoient faidle. Et di-(oit d auâtage, que h les capitaines amp;nbsp;principaux dâentre eux, que Charles auoit misenexii,trouuoientquelquâvn qui vouludeftre leur chef, ils fe rendroieiit vers luy, pour fe venger contre Charles des iniures receues deluy, eftans en aflez grand nombre,amp; âyans alTez de vaillance amp;c de courage ,fils auoient queb quâvn qui les menaft, qui hft quelque belle entreprile. Didier voyant quâil ne pouuoit obtenir du Pape Adrian ce quil demandoit,amp;: voulant fe vanger de luy,incontinent commença de troubler la paix dâItalie pour appaifer lâorgueil quâil voyoit au Pape, amp;nbsp;premiereaient il alla aflieger Rauenne, bruflant,là cca-géant amp;nbsp;pillant le pais dâalentour. De là il Calla emparer de toutes les villes du empare de vicil Exatchat. Le Pape cuLioya plier Didier, de rendre à ceux de Rauenne amp;nbsp;ffxmU. aux autres,ce quâil auoit prins fur eux, mais voyant quâil ne pouuoit auoir rien de luy, que menafles amp;nbsp;braueries, il enuoyafes Ambafladeurs en France versie Roy Charles, le prier de donner promptement fecours à rEglifc,qui choit me-naflée dâvne grolFe guerre, amp;nbsp;fut contraint enuoyer fes AmbalTadeurs par mer, pource que tous les chemins par terre eftoiêt fermez, ou pour le moins fort dà -ftà charles, gereux,à caufe des Lombards.Didier«aduerti de iâAmbaflade que le Pape auoit enuoyé vers Charles, partit de Pauie auec Berthe amp;nbsp;fes deux enfans fils de Carloman, amp;nbsp;venant à Spolete manda au Pape, que luy,amp; ladite velue amp;nbsp;fes enfiins prenoient le chemin de Rome,pour lâaller voir. Le Pape cognent bien la fineflé de Didier, qui tendoitaux fins, quâeftans parle Pape les enfans de Carloman couronez Roys du Royaume de leur pere,il perdroit par là , la faneur amp;nbsp;amitié . de Charles, amp;nbsp;que ce couronnement ameneroit quelque trouble en France, amp;nbsp;quâà cehe occafion, lâItalie eftant delnuee de tout lecours de France, ponrroit aifeement venir en la puiflance des Lombars. Mais le Pape voyant que le Loin Lard venoit à Rome, non comme amy ains comme eunemy, la fortifia amp;nbsp;rem-para en grande diligence. Didier eftoit défia bien pres de Rome, quand le me. Pape enuoya vers luy trois Euefques, commander à luy amp;nbsp;à la troupe de lor-tir hors du territoire de Rome fur peine dâexcommunication. Vn mefiage Ci rigoureux imprima quelque crainte de religion au cneur du Lombard, amp;nbsp;à cefte occafion fe retira-il en arriéré.
Le Roy Charles auoit lors infte occafion de faire guerre au Lombard,voyat quâil fe mel^oit tant du partage du Royaume de France, amp;nbsp;quâil nourriflbitv-ne querelle entre luy amp;nbsp;les deux neueux,de laquelle il vouloir luy mefine eftrc iuge:amp; ce qui plus lâirritoit il retiroit Hunault Ion ancien ennemi,amp; lâayant fiiit armee, il luy auoit baillé la garde des deftroits des Alpes. Ce grand Roy neantmoins comme fiage amp;nbsp;bien aduifé, amp;nbsp;ne voulant feulement croire
LE GRAND i. ROY 2.3. LIVRE HL 149
croire aux parolles ne voulut rien entreprendre temerairemeut, pour ne mon-rtrer enluy aucune' conuoitife: amp;nbsp;pour le donner à cognoiftre, il envoya les ambaflà deurs en Italie, qui auoient charge expreffe, que h a leur arriueeen icelle, Didier nâauoit rendu au Pape ce quâil au oit prins ^ir luy,ils allaflent vers luy le prier, exhorter de fa part,dele faire,amp; de fitisEiire au Pape. Mais nylâauthorite de Charles,ny lacraindequi de ladepc«doit,nepeurent cLX fléchir le cueur du Lombard à aucune ûtisfà dion. Bien fit il à fa façon accou- Lombard.
ftumee, vne honnefte refponce aufdits Ambafiadeurs, leur remonflrant que ayans de tout temps efté les Lombards amis des François, il nâauoit pour Ion particulier eu aucune inimitié auecques le Pape, ny occafion de luy fai-reguerre,linon que toutes les fois quâil luy auoitdemandé la paix,il lâauoit lombard. toufiours refufee,tant quâil eftoit contraint de fe deffendre. Dâauantage quâil cftoitbienaduerty que le Pape faifoit entendre aux autres Rois, que luy feul e-ftoit caufe de tous les troubles qui aduenoient en la Chreftienté. Pareillement il les afleuroit, quâil monftreroit au Roy leur maiftre quâil nâauoit iamais faid ade quinefuft dirae dâvn Roy, moyennant quâil vouluft pluftoft adiou- lufllficMlott fL r nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;L nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â.Æâ nbsp;nbsp;nbsp;Jââ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'Jquot;quot; t. LombttrU.
iter royaux choies vrayes,quaux menlonges des irritez, qui ordinairement par leurs pallions iettent des chofes contraires a la vérité, amp;nbsp;qui penfent amp;: veulent faire penfer aux autres, que tout ce quâils font eft bien faid, mcimcs de refufer la paix à qui la requiert. Et pour mieux perluader fon innocence aufdits Ambafladeurs, il leur promit dâenuoyer derechef vers le Pape poura-uoir la paix,les priant fils nâeftoient trop preflez defen retourner en France, quâils attcndilTent à fçauoir la rdponcc de ceux quâil auoit enuoyez vers le Pape.
Les Ambaflà deurs François, voyans les honneftes gracieufes parolles du Lombard, aufquelles feulement ils famufoient, fans pénétrer au fonds de fa maligne intention,luy accordèrent de demeurer, amp;nbsp;creurent ce quâil di-â¢foit. Didier véritablement demandoit vhe paix au Pape, maiscâeftoit foubs condition que luy amp;nbsp;les Romains tiendroient dâorefenauant fon party. Se voyant refufé de celle demande, il le déclara entièrement ennemy du Pape, amp;nbsp;dellors commença de courir aux terres de lâEglife, 6c au terrouer de RaLienne,ou il print Facnze,Ferrare,amp;Comachie, la Campaignc,6c Romadio-Ic. LâItalie elloit en ces troubles, amp;nbsp;bien près dele veoir foubfinifeà lalerui-tude du Lombard, nâayant autre efperance quâaux François, quand Charles pour cell efleét ellant venu auecque fon armee ( quâil auoit apprellee pour aller contre les Saxons , qui durant tous ces affaires felloient rebellez) iuf-ques aGeneue ville aflifeenSauoye,tintvneaflemblee generale,laiifcptccns feptante amp;nbsp;trois,ou il fut refolu dâenuoyer ladite armee delà les monts au le- ceneue. cours du Pape amp;nbsp;de lâItalie, contre le Lombard, dont le Roy mefme print la charge, ôc auecques vne bonne partie dâicelle tira vers le mont Cenis, autre-ment dit le mont Denis,ouCinis,à caufe que parle feu amp;nbsp;la cendre lepaf- wn. läge y a ellé faiól, de baillant le reffe de fon armee à fon oncle Bernard, il luy commanda de faller faifir du mont Sainû Bernard. Ils pafferent tous- deux par ces deux chemins, ayans premièrement deffait ceux quâils y troquèrent à la reliftance du paflà ge.Charles effant entré en Italie enuoya derechef fes Ambaf-fadeurs à Didier, pour tenter derechefauecques bonnes parolles, 6c auecques promeffe de quatorze mille efcuz dâor, fil y auroit aucune raifon en luy.
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CHARLES LE GRAND i. ROŸ i?;
Y nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Mais qtiand il vit que pour cefte derniere fois il nây auoit plus efperance d'auoît
paix au^ ceft homme, il commanda à fon armee dâvfer de toutes voyes dâho-'iaftaille con~ ftilité. Entrant en Piedmond il eutvne cfUelle bataillé contre les Lombards)
^om^4rds deffati}!.
depuis encore Vse autre pres dâvn lieu appelé Meurtrie, en laquelle plufieurs vaillans hommes François furent occis, toutesfois ils demeurèrent vainqueurs* Didier efpouua»té de celle grande perte, abandonna labelle amp;nbsp;gaillarde année quâil auoit, enuoya Ibn fils Adelgife, auecques la vefue amp;nbsp;les enfans de Carloman à Veronne, amp;nbsp;luy il fe ietta dedans Pauie, ville fatale aux Rois des Lombards, dây eftre alfiegez,amp; aux Fraçois de les y alïieger. Il fe fioit en la forterefle de ladite ville,laqueile il auoit tellemêt fortifiée, quelle luy fembloit imprenable, mais nonobllant la grande fortification quelongtemps deuantil y auoit faiôhe, il y fut alnegé,fe fiant neantmoins en la fortereffe dâicelle, amp;nbsp;que pat lalongueurdu liege, il matteroit les forces, amp;nbsp;la fureur de Charles. Les femmes amp;nbsp;enfans des Lombards qui auoient efté occis aux precedentes battailh^ j7^âx«/^^^/tuerent Hunault à coups de pierre, tant pource quâil auoit efté lâvne desprin-pales torches qui auoient allumé la guerre en leur, pays, amp;nbsp;à icelle fufeité lent Roy, que pource que toufiours il lâauoit dilTuadé de faire la paix auecques h Roy Charles amp;: le Pape. La deftaiéfe de Didier fufeita de grands changemem Ãaffeäion cnItalie,tantauxaffaires quâaux cueurs amp;nbsp;volontez des hommes, commei^â* fuit la fort» adulent ordinairement que les affeélions fuyuent la fo rtune, amp;nbsp;inclinent à h* bonne fortune dâvn homme heureux, amp;nbsp;fe retirent de la mauuaife des malfieu- â
reux. Les Spoletins Slt;: les Reatins qui auoient refufé Didier de Ie fecourir con- â tre les François,voyans les affaires de Lombardie pancher plus du cofléHe Charles que de Didier, fe foubfmirent eux amp;nbsp;leur pays en lâobeifTance du Fidfîîte Jes nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;lâEglife, pour mieux donner a cognoiftre au Pape que celaleurvc^
spoletains et noit dâvnetiumble amp;fidelle volonté ,nondâvne faintife amp;nbsp;craindejpourlèquot; conder la courfe amp;nbsp;la faueur du temps ( comme plufieurs font ) ils feftoieflt faiul abbattre la barbe amp;nbsp;les clieuetix, de la longueur defquels les Lombards (defquels ils eftoient) auoient prins lenom,eflans appelez Lombards, qu^^^ longues-barbes,amp; vouloient que cefte rafure de barbe amp;nbsp;de cheueux fuft coni' me vn ferment dâvne perpétuelle fidelité. Toft apres ceux dAncone, de Fern^^ amp;nbsp;dâOfiino les enfuiuirent,amp;Tupplierent le pape de les vouloir receuoir à RO' me, amp;nbsp;leur donner quelque lieu pour y demourer, difà ns y defirer eftre, amp;nbsp;cf-perery viure plus feurement quâen autre lieu. Quelques Saxons enuironcc mefme temps vindrent à Rome defirans y auoir demeure, dont le Pape donna aux Lombards amp;nbsp;aux Saxos le couftau du Vatican,qui à celle occafionfiit ap-pellé la rue des Lombards amp;: Saxons, iufques à ce que le pape Innocent troifie* J me y ballit vn holpital qui eft auiourdâhuy appellé du Sainch Elprit. Plufieurs
autres nations de la fubieélion du Lombard pareillement fe rendirent, amp;nbsp;leur fut faiéle mefme courtoifie quâaux autres.
Ã4»-/« â ''au Pendant ce temps Charles eftant deuant pauie , fit venir de France vers Ãf^tJf P4-luy fà femme lldegarde,amp;: fes enfans,pour monftreraux afïiegez,la refolüquot; tion quâil auoit faiéfe de mourir deuant la ville,ou de lâemporter. Maise-
â flans fl famme, amp;nbsp;fes enfans venuz, il laiffa la charge du liege a Ion oncle Charles aÃie nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;i nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;n ⢠nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1 r C-
^e Keronne et Bernard, qui ( felon que quelques vns dilent ) eltoit Ion neueu fils de Ion irere, les en pouf [oufiours touimenter Didier, amp;nbsp;alla deuant Vcrone,laquelle auec les en-hman! fans SiC la vefue de Carloman en peu de iours il print par compolîtion,bien que les Lom-
CHARLES LE GRAND LlOY 15: ⢠LIVRE 1ÃL 15t ' ^es Lombards Iâcftimaffent la plus forte place de leur Royaume, mais celle red- T'y dition fut faille par la frayeur de Berthe amp;nbsp;de fes enfans encore ieunes/qui ne nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;*
pouuoient endurer vn fiegc,amp; qui craignoient la force de Charles. Toutesfois nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;»
Adclgife here de Didier, ne voulut tôber entre les mains de Charles,ains voy at que celle femme commençoit à parlementer de fe rendis, elle, fes enfans, amp;nbsp;la ville,il fe fauua,6c f en alla fecrettement à Conllantinople vers l^mpereur Con-ftantin.Charles les challiant feulemet de parollesdes enuoy a en France,côman- nbsp;nbsp;nbsp;confié
dant quâils y fulfent honorablement traittez. Quelques vns efcriuent, que les nno/â/f*
V enitiens enuoy erent au fecours desFrançois deuat Pauie,vingt Galleres quâils firent monter contre mont le Pau,qui de la entrèrent auThefin,pour toufiours faire cognoiftre à Charles le dehr quâils auoient de fon amitié, laquelle tout le cours à monde dcfiroit en ce temps. Toutesles villes ôcpeuples qui font entre la riuie- ^5^* nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,
te du Pau les Alpes,fuyuans lâexemple de V eronne fe rendirent aulTi.Charles ayant iouy de celle viéloire,auec petite compagnie f en alla a Rome,ou il fut charUs, magnifiquement receu,ayanx acquis celle reputation,d ellre autant débonnaire apres la vi6toire,que braue amp;nbsp;vaillant au débat dâicelle, qui font deux belles ver ius,amp; dignes de la grandeur dâvn grand Prince. Il donna par ce voyage à co- Ãquot; gnoillrela gradeur de fon courage, amp;nbsp;la reuerëce qu il portoit a la religion,ycu qhellât encore venu à chef de celle guerre, il au oit fans ellre acbpaigné de forces,paffe 1âAppennin,Sc la meilleure partie de lâItalie, ce q^ iamais home hauoit peu taire quelque grade armee quâil y eut peu mener. Aulli les P rât^oisy palTerêt blé auecplusgrâd^efeureté,carvoyanslesltalienslafiance qccgildRoy auoit en eulx,ils lâaymerent amp;nbsp;rcuererent merueilleufement. Il y auoit défia fix moy s quâil elloit en Italie, Scia felle de Pafques delâan 773. fapprochoit,à laquelle il dcfiroit ellre à Rome. Le Pape eiluoya au deuant de luy,le Clerge,la Nqbleffe, \ lcpeuple,8c trente mille luges, chofe qui ell non feulement mal ailée à croire, ains prefqucimpolTible, fi les hilloriens Blondus amp;nbsp;Sabellique n affeuroient a-Uoir leu que tous ceux qui auoient Ellats ,âofhces amp;nbsp;magillrats, Sc qui le mef-loient de la iullice, ou de la chiquanerie, f appelloient luges. Les Romains a-uoientvne incroyable ioye de la venue, ôeveue de ce grand Prince, 6c prièrent
[ Dieu que celle venue fut authheureufe 6c agréable aux Prançois 6c aux Italics, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;de ù
l comme elle elloit au fain£lPere,6c au peuple Romain, 6c luy ramenteuans les l nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;biens,6c le fecours qu ils auoient receuz, tant de luy que de fes prcdeceffeurs,
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ilslefupplierent prendre leur bonne volonté en recompenle,ainfi queles grans
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Roys ont de coullume. Adrian recueillitGharles fur les degrez de lâEglife Saint Entreuené
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Pierre,amp;c ne voulut iamais Charles fe lailfer embralfer de luy,que premieremët
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ilneluy eullbaifélespiedz,6c dit on quâayant ellélc premier Roy quiaytbaifé nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;les pieds au Pape,il a donne cell exemple aux autres Roy s,qui toufiours depuis Les roù
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fe font foubmis à celle reucrence. Apres, Adrian le mena au grand autel, la ou
1 les Prancois 6c les Romains iurerent entre-eux immortelle 6c fainéle amitié,6c l nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ligue deffenfiue 6c offcnfiue, 6c fut ce ferment faiét auec tant de v olonté 6c de
l nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;dembllration de religion,quâil fembloit queleP ape,ne fut pas feulemet arbitre, TrMte et4«
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;mais aufii telmoing ou iuge prefent,par la volonté 6c cbmandement duquel il 'quot;g« gt;
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;eftoitfaia6c lurédedansfonTemple. LePape6cleRoy fefamiliarhans lâvna
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;lâautre apres les premieres 6c deuës ceremonies faiaes, tous deux f admiroient,
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;êcVvndes perfeaions de lâautre. Car le Roy elloit debelle ôc grande taille,ôc cUrles de'
I , auoit vne grande maieflé en foy ,6cle Pape qui helloit feulement noble de race,
r^z CHARLES LE GRAND i. ROY 13-
mais auffi entièrement de toutes meurs, móftroit bien eftre forty de cefte gran-
de âgeienne ville,nâefi:ant moins digne dâeftre Pape,pour fon fçauoir amp;: bon-charlesyiÃ- .^e yje, que Roy pour fes vertus amp;nbsp;grandeur de courage. Le Roy employa qua-fes^â^ iours entiers a ÿifiter les Eglifes de Rome,aufqLielles il dona de grads biens, fît lafefte de Pafque*enla maifondu Pape, amp;nbsp;futhuiél iours dedans Rome. Durant lefquelsble Pape le pria quâil luy pleut confirmer à foy, amp;a la pofterite ries Papes,les terres que Pepin fon pere,luy mefme, amp;nbsp;fon frere, auoient don-vonationde nees à lâEglife de Rome. Ce grand Prince monftrant parenfemble fa religion
amp; Ca. libéralité, ne confirma pas feulement la demande du Pape, mais auffi voulut que lâExarchat de Rauenne fuft de la en âuant de lâobeiff ance du liege Romain. Nous auons diet cy delTus en la vie de Pepin, quâil ne donna pas au Pap^ Oftnions dl- ny au fiege Romain lefdiéles terres,ains les donna feulement en garde,amp; y en .'i
Charles au Ãe^el^main.
4UC ceft vne Eiblc de parler de cefte donation,laquelle eft refutee paï tin. IâHiftoire de Loys le Débonnaire, qui diftingua les villes dâItalie,amp; quelles il vouloir qui fuflent à lâEmpereur, amp;nbsp;quelles au Pape. Et quâil rendift au Pap^ celles que les Lombards luy auoient oftees, amp;nbsp;en donna quelques autres, mais quâil voulut que les autres fiiflent libres. Cefte donation faiôle par Charles aü cofr'ins papc comprenoit vne grande partie de lâItalie, amp;nbsp;y a des autres qui nous alTeU' rent que Charles donna au papc,rifle de Corfe,amp; tout ce qui fe contient de b Ligurie,depuis les vieilles ruines de la ville de Lunaiufques aux Alpes. Crai' gnant aufli quâon penfà fl: qu'il eu ft entreprins la guerre par conuoitife de gaiog» coÃJerahon il rendit le Duché de Spolete a Vinigife,le Friolà Rigaut, amp;c Beneuent à Ara' feftoit pointmeflé des querelles de foi* beau-pere, ôc nâen retint feulement que lâhommage.
Mais affin que Charles remportaft quelque rccompenfe de fi grandes libera-charlescrei litez,le Pape le créa Patrice Romain,qui eftoit vn degré pour monter quelqnâ^ Patrice nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;rEmpire,tout ainfi que laMairrie du palais auoit pouffe fes predecefleiirs
a la couronne. Charles partit de Rome le huiétiefme iour apres fon arriueejS«' Charles re- retouma au fiege de pauie,amp; au bout de fix mois la print par compofition, ........' quot;nbsp;1' qui aduint par la neceffité dâvne grade pefte qui fe mit dedans, laquelle conm'ii-frmt. gnit les affiegez de fe rendre. Didier fut prins amp;enuoyé par Charles à Lyof'» le Lombard les autres difciit au Liegc,en bone amp;nbsp;feure garde,laiffà nt des feigneurs François pour Gouuerneurs a la nation Lombarde vaincue. Lefquels enuers elle vfem^^'-fi modeftement amp;nbsp;doucement de leur viéloire, quâelle oublia bien toll le gon-uernement amp;nbsp;la mémoire de fbn Roy,amp; le defir de plus retourner foubs fono-beiflance. Auffi Charles donna à ceux de Beneuent, amp;: de Forli,priuilege wwn tnjit- uoirdes Gouuerneurs de leur mefme nation,amp; partans de la Lombardie il com mmida aux Fmnçois Gouuerneurs, quil y laiffa, de traitter les nouueaux fub-Lombardie. ieôts auec telle douceur amp;nbsp;police, quâils nâeuffent point dorefiiauant regret a cowwew on premiers Roys : monftrant en ce commandement la façon de laquelle les fe doit ^ou- princes amp;nbsp;les Gouuerneurs doiuent gouuerner, tenir les peuples, amp;nbsp;les pays noZuulimët î^oâ-^â^ebement conquis. .
conquis. Incontinent apres que Charles fut party de Rome, le pape Adrian fift tenir dm- Concil^ de 15 3. Prélats : par lequel fut donné a Charles amp;nbsp;en fafaueurafes ueÃititredo- fiicceffeurs, pour les grands biens quâil auoit faiéls à lâItalie, à Rome, amp;nbsp;au fiege droidl quâon appelle droiél dâinueff:iture,qui efl,quil dona audit Cliar-
ChÃrla re-
tourna a Pa'
uie, la
Cauuer-
tue'^ far
Charles en
Pape,
CHARLES LE GRAND i. R O Ÿ LIVRE HL 15à -^7^^
pape A ordonner du fiege Romain toutes amp;nbsp;quates fois quâil feroit vaquant.
Audi il le fit Prince amp;nbsp;defenleur de tous les Royaumes ôc terres de ïrome,or- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â¢
donna que tous les Archeuefques,Euefqucs,Ãbbez,amp; rtelats de toute laChrnc'^atlX ftienté fuflent par luy ,amp; no par autres inftituez en leurs bei«.âfices,amp; q fi aucuns trame-, y vouloient entrer lans fon congé amp;nbsp;confentement, quâTls ne fuflent de nul la-crez, amp;nbsp;Charles peut laifir leurs biens. Le Pape CxcomifTunia de lautho-rité de fainétPierreA S. Paul,ceux qui viendroient au contraite de ce Decret, amp;nbsp;priuilege.Mais apres Loy s le Débonnaire fon filsÃcomme il lera dit en la vie) renonceatrop voluntaitemct à iceluy,amp; y a quelques autheurs qui dilent que ta les igt;riut-celle donation fut vne hy pocrilie amp;nbsp;taintife,n^llant ce priuilege que perfônnel qui ne détroit cxceder la perfonne de lâEmpereur,comme il fera dit cy apres en lavie dudiét LoySÃ
Ce Concile fetenoit à Rome durant que Charles efl;oitdeuantPauie,laotl
il mit fin au regne des Lombards, lâan de lalut 776. ôc 104.011 io8.ans apres Flnclurepii lâanque Alboin fut maiftre de lâItalie. Didier fut le 31. Roy de ladiéle nation ^âstobards, depuis Alboin premier des Roys, qui furent tous diflemblablcs,entre lefqucls quelques vns furent vertueux,mais les autres qui eurêt en fin la recompenle de nbsp;nbsp;^Sbards,
leur tyrnanie, cruaulté, iniullice, ôc parricides,mon[lrerentles exemples amp;nbsp;tef-moignages de lâire diuine contre les forces Tyranniques. Didier defirant les biens dâautruy perdit les liens,amp; voulant lubiuguer 1 Italie entra en la feruitude
« quâilluy vouloir donner. Ainfi coulent amp;nbsp;glillent les grandeurs du mode,ainli subnerjinti
« finiirentlesRoyaumes,amp;Empires,aufquelsDicuaccnftituéleurs finsamp;limi-
« tes. Ainfi voit on quâil nây a rien fi certain icy bas que la certaine incôllance des efiats,
« chofes. Ainfi permet Dieu que les fucceflèurs des Eftats,les perdent pour les pe
» chez deleurs predecelleurs,6c les leurs mefines. Maisbie que Charles eut prins
ôc 2;ai2;né le Royaume des Lombards,^ leur Roy, fi eft-ce quâil ha pas changé le nom du pays qui encore auiourd huy rappelle Lombardie. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;retenu fo»
Ce pendant que Charles elloit en Italie,les Saxons qui a toutes les occafions »»m, quâils trouuoient de fe reuolter,repréoientles armes, trouuâs vne belle occalio
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;de les reprendre pour la loingtaine abfence deCharles,afliegeret dedans laville
1 d'Lrefbouïg,les Praçois qui y choient en garnifon. Lâordinaire caufe delà guer
I re de Saxe, oultreles haines amp;: ialoufies qui ordinairement naiffenf entre deux B nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nations voifines, pour le foupcon amp;nbsp;crainte de lâaccroilfement de leur puiflam
â ce-.8c outreles cbtentibs ôc débats des finages deleurs terres,cn amena vne plus de îa I « grande amp;nbsp;mortelle, quifutla diuerfité des religions, qui eh la choie du monde \ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;» qui plus irrite Sc anime les cueurs des hommes à ay mer ceux qui font de meC
V nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;» me religion, ou à hayr ceux qui font de contraire. Car les Pram^ois choient
, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;« Chrehïens, Scies Saxons Ethniques. Charles chant fouucnt aflailly par leurs
t nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;armes A nrouoqué ôc irrité par leurs iniures Ãc courfcs,leut fit louuentla guer- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â
â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â , t 1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;t. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;rn i nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Continuelles
l nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;re,que Ion pere,ôc Ion grand pere leur auoient taicte,qui dura 33.ans, durà m. la- febeUtons dej
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;quelle les Saxons fe rebellèrent à toutesoccafions.LesPranc^ois qui choient de- saxons,
1 dans Erelbourg fe deffendoient fort vaillamment, mais corne vn iour ay ans l nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;faiét vne faillie,ils cbbatoient trop) hardiment, les ennemis faignans r eculler,fi-
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ïent tant quâils les attirèrent iufques pres dâvne groffe embufeade deâlcurs gens,
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;qui tellement les chahierent que peu f en retournèrent dedans laville. T outef-
Y nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fois ceux quiy reherent,la gardèrent de fi grande opiniahrété,quâils en rappor-
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;⢠tetentvne grande louange. V oy ans neantmoins que dâvn h petit nombre quâils
stl CHARLES LE GRAND i. ROY 15.'
'''k'quot;''quot; '' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â c
eftoient,il fen tuoit toufiours quelquâvn, amp;nbsp;que de iour en iour les ennemis ic addition de reforç^entjils fc rendirent foubs Condition,quâiis ieroient feuremêt conduilt;^s iufqties «à Si-gifbourg,qui eftoit vne ville fort belle, amp;nbsp;ancienne, ou il y auoit garnifon Françoiflt;*,qui puis apres fut parles Saxons alïiegee. Les Françoisqüi arx«f reft- eftoient dedans,delibererent de fe garder figement fins faire quelque failli^â des Fra deftendiTct-fts Cl bicn,que les ennemis ennuyez dâvn fi long temps leue-rent leur fege, marchèrent en prochaines terres de lâobciftance de Charles -quâils ruinèrent entièrement, amp;voulnas brufler lâEglife de fiinôt Boniface martyr, ils furent frappez dâvne fi foudaincamp; effrayante peur,quâilsfen fuirent cU/« de fans ofer mettre le feu , comme eftants furprins dâvne fureur. Charles re-rrto«rw/r4 tourna fiir cc poind en France, amp;nbsp;fut aduerty de la rebellion des Saxons. H tint vne affemblee des Eftats generaux en la ville de Durïa, la ou fut refoluc la Charles ya guetrc Contre les Saxons,amp; paffant le Rhin diuifi fon armee en quatre, amp;nbsp;dâvne «»/re/« en fit quatre pour mieux deftruire brufler toute la Saxe ( dont les Saxons fef-
st.
vtms.
pUtÃeurt feufgt;lts fi rendent n Chtirlet,
tes Siixons fgt;ttr fraude deÃirent les trançoif.
saxtnsdef- niieremcnt. Trois de ccb petites armees trouuerent les ennemis quâils defi-faiHs. rent du tout,amp; la quatriefine ne rencontrant rien,gafta defolavn grand pays* Les Fraçois firent tant quâils paruindrent a Erefbourg,laquelle ils réparèrent fortiflierent,puis paffans par Sigifbourg ils louèrent grandemét ceux de la gaf-fM^^deïâ pour feftrefi bien deffcnduz.Puis venant Charles au flcuue de Vvifere,1^ defiit vn gradnombre de Saxons,qui luy vouloient empefeher le paffage dice-luy. Le Roy lâayant pafle,amp; marchant vers le fleuue Obacre, FÃeflo lâvn Hes plus grands fèigneurs dâentre les Saxons, vint au deuant de luy auec tous les Oftfaliens, promit amp;nbsp;iura au Roy le ferment de fidelité, amp;c luy donna tels ofa-ges quâil voulut. A lâimitation de ceux la,les Angraircs fe rendirent a Charles, iurerent auftî le fermer de fidelité,cc pendat q lâarmee quâil auoit laiffee au fleU' UC de Vvifère fufant mauuais guet,fut furprife par La fraude des S axons. Car co' me les fourrageurs des François retournèrent fiir les neuf heures du matin an camp, les Saxons fe meflerent auec eux, comme fils euffent efté leurs compagnons, parlans amp;nbsp;deuifans enfemble le langage Allemand, que Charles plus part des fiens parloicnt,amp; ainfi entrerêt dedans le cap,amp; trouuas les François encore endormis, amp;nbsp;faifins mal la garde, les efueillerent à coups de coigt; ftelas,amp; en tuerent plufieurs. On noioit dedans le camp, que cris amp;nbsp;plaintes de fttr- ces panures miferables,quiauoiêtefténaurezamort,amp;ny voyoitonqucroffl-ââ pre cordes, amp;nbsp;abattre tantes amp;nbsp;pauillons, taintes de leur fang, tant que le bruit en vint iufques à ceux qui eftoient logez aux plus loingtains quartiers, lefquels ia commençoient de fen fuir,quand fè voyans tellement preflez, ils furent con-i^traitte des traînts de fe deffendrc.Dont reprenans courage ils fe rallièrent, qui futcaufe ennemü. que les cnncmis tous laffez de tuer, fe retirèrent au petit pas, fans que ceux du camp les ofiffent oneques fuyure,bien que quelques autheurs nous ayent lailTé eferit que ceux qui nâeftoientpoint endormis les pourfuyuirent,amp; en firentvne grande boncherie,pour venger la mort des leurs qui auoient efté tuez parfor-prinfe.Charles aduerti de cccy,amp; venât en rarmee,la ou par faulte de bône garde cc maflacre auoit efté faiôl,cafta amp;c dégrada des armes plufieurs de ceux auf-ix/çr# re^ qucls il auoit donné la charge du camp, amp;nbsp;par vne longue haraguc il reprint ai-cMeslfin nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;foldats de feftrelaiffez deceuoir, furprendre, amp;nbsp;occire a vne tant
«â¢wff. nbsp;nbsp;nbsp;lourde nation, amp;nbsp;de fi peu de faiôt: leur remonftrant que combien quâils fuffent
les
CHARLES LE GRAND i. ROY 13? LIVRE HL 155 les plus forts, neantmoins pour fruité de garde, amp;nbsp;pourmelprilèr la t^^cipline militaire, ils auoient elle lurprins : dont ils eftoieut caufe que les François par-auant ce iour efimez inuincibies,auoient receu telle honte. Parquoy il ne pl ai-gnoit point ceux cy qui auoient efté tuez ou bleirez.Ca^qtielle peine (difoit il) ' cft fuflifante, pour punir lefoldat qui par ia pareffelaiïTe enu'er lâcnnemyde- Peine orJon» dansfon camp,amp; de nuid? amp;nbsp;mefmes lors que fon Prince elt abfent, auquel téps il ic doit plus garder de furprinfe ? Bref,il donna a entêdre quâils ne ic pou- gneux. uoient purger de ce defhonneur,amp; que iamais il ne les eftimeroit gens de guerre, que premier ils nâeulfent abattu lâorgueil, amp;nbsp;la fuperbe q les ennemis auoient emportée de cefte derniere delfaide, amp;nbsp;quâils leur eufTcnt faiéf rognoill;rc,quâil eft: impoftible de tromper deux fois les François, veu quâils ont bien le moyen de fe venger promptement dâvne honte receué. Il leurremonftroitparcillemêt quâil nâeftoit rien fi aifé que de vaincre les Saxons, leur difant, que venans corn- saxons. ' me larrons les furprédre de nuiôt,iIs monftroient bien nâauoir la hardielfe de les aftaillir de iour,ny les combatte en vaillans hommes.
Ainli apres que parEeft aduertilTement il eut afprement çhaftic les foldats,amp; leur eut rcmonftré leur faulte, amp;nbsp;iceux incitez de prendre la vengeance de cefte vergoigne receuë,ils furent tellement efmeuz de la reprimande, amp;nbsp;remonftran-ce de leur Roy,quâils ne defiroient autre chofe que combattre. Adoncqâle Roy les voyant en cefte bonne volonté,fit marcher fon camp, pour acheuer de ruiner ce quâil nâauoit ruiné en fa premiere courfe, amp;nbsp;affin de ne laifî'cr longuement lâennemy refiouy de la furprinfe des François. Eux demy enragez ne tueret pas ren^eâeedej feulement les femmes,hommes,amp; enfans, ains les cheuaux,bocufs amp;nbsp;vaches,amp; autre beftail,nc laiflans après eux aucun arbre de bout portant frui.d, ou autre.
Quant aux bruftemcns,il ne pardonoient pas à vne petite logette,no point à vne Majfamso* cfcabellc: bref, ils exerceoient toutes les cruaultez dont ilsfe pôuuoientadui-fer, de forte quâon noyoit en ce païs,qLic cris,pleurs,amp; gemiffemens de ces pau- deZn^eZ ures malheureux,qui toutesfois ne pouuoient dâvn feu 1 poindt appaifer lâire des François. Tant que quelques vus des Saxons,quifeftoicnt retirez dedans leurs forts,fe tranfporterent deuers le Roy Charles,lcquel fut contraindl de les ouyr, Depute-^sles quoy que fes foldats le priaffent du contraire. Ils le fupplierent humblement, dâauoir pitié de leurs miferes,amp; de regarder pluftoft à fa couftumiere clemence quâa leurs grandes faultes,luyremonftrant quêtant les coulpables que les in-nocens eftoient aflez chaftiez dâauoir enduré la fureur dâvne fi cruelle guerre: dont il deuoit pardoner à ceux qui par lâintereft de leurs corps amp;nbsp;biens, auoient z« saxons cognoiffancc de leurs meffiiôls,amp; les confeffoient. Ils lâafTeurercnt femblable-ment qu il ne deuoit craindre quâils fe reuoltaflent dorefnauant, ou 1 oftenfaf- pardon. fent en aucune maniéré, veu quâils auoient, amp;nbsp;a leurs defpcns expérimenté les malheurs quiauiennent à ceux qui font fi peu de cas de leur foy promife. La plus grâd part des Saxons furent induits par les Princes François à ic faire Chre- Repentance fticns,ôc à ceux la on pardonnoit fans quelconques oftages,mais on prenoit des des'saxons. autres qui demouroient obftinez en leur fiulce foy, les plus coulpables, qui auoient le plus offencé. Les Saxos feftas retirez es plus loingtains fôr]^,enuoye- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;y^-
rentleurs Ãmbalfadeurs deuers Charles, qui lâaffeurerent quâilsfe rendroient, rechreÃiens. amp;:prendroientlafoy Chreftienne,moyennant quâil leur voulut enuoyer gage, de ne les faire mourir. Le Roy voyant quâil eftoient queftion de la religion, ne penfa point fe faire tort,ny aux François femblablemêt,de leur bailler des fiens reli^wn.
1^6 CHARLES LE GRAND i. ROY 13?
princip^ix en oflage,qui fut caufe quâils fe rendirent, amp;nbsp;fe firent baptifer, puis a contre les Vvefl:phaliens,lefquels par vne de fiai ôte il mit en obeifTance.
ta obeifftnce.
Peffr de cbarles a faire iuÃice,
.Adelgife ereé Patrice.
Ayant pour celle fois efté mife vne bonne fin à la guerre des Saxons, Charles retourna en France^our auoir quelque repos, amp;nbsp;durant iceluy aduifer aux affaires de laluï^ce, amp;nbsp;à faire des ordonnances fur le faicl dâicelle, mais celle fainôte intention fut rompue par vn nouuel remuement dâaffaires. Car Adelgb fe fils de Didier Roy de Lombardie, feftant retiré ( comme nous auons dit cy deffus ) vers Conflantin cinquiefme du nom Empereur de Conftantinople, par luy créé Patrice,qui eftoit le tiltre de leurs plus grands Princcs,amp; renotnez Capitaines,efmouuoit leditSt Empereur contre la France: luy rcmonftrant quâil
irriteTpm- fcftonnoit comme il enduroit que les François foubs couleur dâvne religion /'quot;»r Grec hberté,lny eufl'ent ofté toute lâItalie, amp;nbsp;mefmes la ville de Rome,qui eftoit chd rEmpire,de forte que fi lediôl Empereur ny donnoit ordre, le Roy Charles fefà ifiroit déformais de ce quâil verroit luy eftre commode, amp;nbsp;que lâEmpC' penwuÃran- reur deuoit preuoir à quelle fin eftantiaRoy des Gaules, il fâeftoit faiél fei' , reurGrec^^' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Iralies,amp; maintenantguerroioitles Saxons. Queluy fault-ilplusfdi''
foit le ieune Lombard au Grec) tenant maintenant la Lombardie,ayant le Pape â
Le Lombard anime fort le Grec.
lettres du lobard tiux fet^neurs de Lombardie.
à fà deuotion, vous ayant depoffedé de lâExarchat de Rauenne, eftant efleu PH' â trice Romain, finon prendre les habits Imperiaux,amp; fiire la Frace le fiegevni' â uerfel amp;nbsp;fouuerain de rEurope,ordonnât îoix, amp;nbsp;faifà nt droidl amp;nbsp;iuftice à tout * le monde ? le mâaffeure que fon deffein nâafpire ailleurs que la,que de chaffer les * Grecs de lâItalie, pour vfer des droidls amp;nbsp;delà prerogatiue dâEmpereur en Oc- â cidentjCe qui eft feulement deu à la race, amp;nbsp;au fang de ce grand Conftantin. quot;nbsp;Ce ieune.Prince Lombard oultré de douleur ôc de defpit, de feveoir prin^ de fon Royaume, enuoyoit aufti plufieurs lettres aux plus grands feigneiirs de Lombardie,amp;: à fes parens amp;nbsp;amis, les priant que fe recordans de leurs anciens Roys,ils vouluffent remettre lâItalie en fon entier, amp;nbsp;les aduertiffoit de fon en-trepri£ê,amp; du fecours que lâEmpereur dâOrient luy donnoit. Or le Grec lânuûir^
f Italie ts'ou blee.
le vouloir oppofer,puis partit Icdiâ ieune Prince de Conftantinople. Ce quiliâ^ penfer a plufieurs,qLie fon depart amenoit de grads troubles en Italie qui eftoit en repos. Sur ce poinôl eftantlcs cueurs des Italiens diipofez à vnenouuellete? par les menées qui fe faifoienten Italie, Rhogand auquel Charles auoit donne le Friol en tiltre de Conté,fut le premier qui quitta le party des François,fe fai-ûnt chef de ceux qui le viendroient ayder à les chalTer de Lombardie,dont plu-lespeuples fieuts cfineuz de la mifere de leurs premiers Roys, fc retirerent par dcuersluy, * ferejfouuicn nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;touliouts OU longuement les hommes ne fe refTouuiennent *
nent de leurs , nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, , nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;o nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1 *
Fnncts.
de leurs Princes, bien qu ils ayent cite mal traittcz d eux. Or en cecy Charles vfa dâvne grande diligence qui luy feruit plus quâautre chofe, comme ceft le â Ladiligence pjqg fecourablc OLitil dont lâhomme fe pourroit ayder, car en attendant quâil y â infinimetle aller, il cnuoya premièrement fes cheuaulx legers, qui dâarriuee defeonh-Hhomme. rent amp;nbsp;tuerent Rhogand,fà ns faire grade occifion de fes gens,fe contêtans fern xhogand re- Idj^cnt de le voir tue. Il y en a qui difent quâil fut prins vif,amp; que Charles luy fit belle tue. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;r n nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;y-i'' â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1 r- â S nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;*â
coupperJatelte,amp;quilerigealeFriolen gouuernement de Prouince, y com-
Le Priai en- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1 1 nbsp;nbsp;i- a nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;-1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;I / gt;1 1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;' quot;nbsp;J
ge en Duché', mettant gouLicmeurs François, puis 11 en fit vn Duché quil donna a vn grana
^ytutre reuol te des Saxos.
feigneur de France nommé Henryjôc y adioufta les prochaines terres, comme Carinthie amp;nbsp;Stirie. Charles ne fut h toft la,quâil entêdit que les Saxos feftoient
CHARLES LE GRAND 1.ROY15. LIVRE HL 157 ç.
de rechef reuoltez, amp;nbsp;auoicnt affiegé Erelhourg auec plus grande force que parauant, de laquelle moyennant pluficurs mines,vn grand pan de »uraillc f/ ' eftoitverlé. Parquoy il délibéra dây aller. Les Saxons auoientdreflc à Eref-bourg leurs efcbelles puis mcttans toute crainte arriéré iâel^oicnt efforcez d y entrer,avans fi bien laidt que le chef de la garnifon Frençoile qui eftoit de-dans, perdant toute elperance de loultenir telle rureur, auoét loue a quitte ôc double , amp;nbsp;de faidt, tandis que les ennmis eftoicnt empeichez à l affault auoit faidk vne faillie par vne des portes , ff foudaine amp;c tant bien execu-tee,quc pour le grand meurtre qui fen eftoit enfuiuy, les Saxons auoient cfté contraindls leuer le liege . Le Roy doncques aduerty de cecy, fen alla parlement 4 à Vvormes ,1a ou il tint vne affemblee generalle, les vns difenten la ville de normes, Duria,les autres en celle de Gramaria,la ou fut refolue la guerre contre les Saxons. 11 leuafoudainement des forces, amp;nbsp;auec telle diligence arriuaen Saxe, que par icelle ildeuancea tous les apprefts de guerre quâils faifoient, amp;nbsp;trou-uant pres de la fontaine Lippia,vne grande multitude dâhommes quivenoient à fon deuant luy demander pardon, il le leur donna,bien quils euftent autre pardon Jöni chofe dedans le cueur. Mais la neceflité les faifoit foubsmettre à ce beau fern-blant, attendans vne autre occaflon de fe rebeller plus a propos, comme ils fi- ndeux. rent depuis bien fouuent. Les plus grands Seigneurs de Saxe le vindrenttrou-uer en vn lieu certain, fors Vvindichind Prince des Orthemphalcs lâvn des plus faftieuxhommes dudid pays, qui pour fentir (a confcience trop chargée de plufieurs crimes, amp;nbsp;pour auoir efté lâvn des principaux autheurs de la reuolte du peuple Saxon,hofoit comparoiftre deuant Charles,amp; f eftoit fauué vers Si-giftridRoy de Danemarch. Tous ces Seigneurs luy requirent mercy ôc miferi- sig^frid i^oy corde,que le Roy leur donna, à la charge que fi plus ils retournoient à leurs rebellions accouftumees, ils perdroient leurs franchifes ôc libertez, ôc faifant venir Versluy, le Senat amp;nbsp;le peuple de cefte gent perfide,leur fit vne aigre re- pardon done printende de leurs reuoltes ordinaires . Vite bonne partie dâeux fe fit baptifer plus pour acquérir la grace du Roy, quâils ne faifolent pour lefalut de leurs antes,contnte puis apres ils monftrerent en fe rebellans bien fouuent. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Prei[uentes
Comme il eftoit en cefte guerre, il fut aduerty que Adelgife auoit perdu rebeüwns des toute efperance du recouuremcnt de lâItalie , eftant ladidte guerre ache-uee , la France auoit entre toutes nations acquis vne grande gloire , tant j.^^iâ-âcde pour lâheureufe paix qui pour lors regnoit en icelle , que pour les grandes la France, viftoires que Charles auoit eues contre les eftrangers. La F rance, lâItalie, Sc lâAllemaignc, eftoient fubiedtes à luy, la premiere par droidt de fucceffion, amp;nbsp;les autres par la force de fa vertu, 6c de fa bonne fortunemefteesenfem- cr^deurde ble , Sc de ce temps qui fut enulron lâan 777. nul autre Royaume Chre- ^^^sFri^oZ' ftlen,enrlchefie,honneur,ou vaillance, nâeftolent comparables aux Gaules, 6c le Roy dâIcelles eftoit en telle reputatlonpar tout le monde, quâon lâegallolt aux plus renommez Capitaines anciens. Mais 11 ne louyt longuement de ce-
quot; fte paix,car cognolffant les Francois Impatiens dâvnlong repos,auec lequel 1« Fram^ois quot;nbsp;llfault,ou quâils faddonnentauxvoluptez,ou quâils fentrequerellent eux mef-â mes,quand Ils ne trouuent a fe battre contre les eftrangers,ll cogneat eftre ne-
ceffalre deles employer en quelques endroldVs.11 fen offrit doncq vnebelle oc-cafion par vne caufe qui furulnt dâaller faire la guerre en Efpalgne.
CHARLES IE GRAND i. ROY i;.
Les Sarrafms qui tenoient vne grande partie dâicelle, craignant que Clur^ les, quà cn fon ieune aage durant la vie de fon pere les auoit domptez,ne cbercball les moyens dâaller fur les Efpaignes, amp;nbsp;les quereller aulfi bien quâil auoit fait lâItalie, lâAllemaigne,elloient aux efeouttes de ce qui leur deuoit aduenir : amp;nbsp;atwndoient de tour à autre que quelque orage de France vint tomber fui»eux. Et ce qui plus leur donnoit celle crainôle, elloit lâaffli-tié que les Alluriens, amp;nbsp;Galliciens leurs voyfms portoient ci Charles, au-^ MAjÃt- quel ils auoientcnuoyé leurs AmbalTadeurs, pour fcconiouyrauecqucsluyf cTf ils de fes viôloires gannnees, de la foy quâil auoit donnée aux Saxons, amp;nbsp;des bons -ctrllquot;^ * offices quâil auoit uicls au Pape, pour la conlêruation de fa dignité contre* les iniures de fes ennemis. Le fupplioient auffi, que puis quâil fembloit e- *
lire né pour ellendre le nom du Sauueur Ies vs CHRi st, il luy plena * PrièresJes Elùagnols, lefquels le plus fouuent prins des Sarrafms, ay-* n-jieux endurervne cruelle mort, que non pas lèulement renoncera* la foy : ains ( qui moins eft ) de demeurer en leur leruitude. Qifil auoit bien * voulu conferuer les Saxons infidelles, moyennant la promelTe quâils luy fi'â rent de fe faire Chreftiens, amp;nbsp;quâa plus forte raifon il acquerroit plus gran- â cloireenuers o-loîte cnucts Dicu, amp;nbsp;Ics homiiies , fi contre les infidelles amp;nbsp;Barbares* ï)Hrn'la' deffendoit les Chrelliens, amp;nbsp;fil les deliuroit du ioug, amp;nbsp;de la cruelle fer-* chreÃtens. uitiide de leurs ennemis , amp;nbsp;fil dâellournoit de leur gorge le coufteaii des -Sarrafms. Que puis que fon ayeul Charles Martel , auoit fi bien honiiO'* rablement commencé la guerre contre lefdiéls Sarrafins , laquelle fon pere* auoit tant bienaduancee, amp;nbsp;que luy-mefincen fa ieuneffe lâauoitfort pour''* fuyuie,il luy plcullmaintenant,ellant fi grand,fi glorieux, amp;nbsp;fi valeureux* â CranteJes en fesfaidts, la mettre à fin. Les Sarrafins voyans de loing quâil falloir que* pg^,ç{f^|j.gjp^ent il leur tombafl fur la telle quelque tempelle venue de la France, cognoiffims bien que par leurs forces ils ne la pourroient dellourner, vejÃ'insJes fongcoient par quelques moyens,artifices,amp; finefl'es,ilsle pounoient faire.
S^rvitfins.
Jilnifbala P^ny Je S4rragojfe ytm en Pran
fe.
Il y auoit p ulieurs petits Roys par entre eux, qui auoient plus de loing de la conferuation de leurs perfonnes, que de celle de leur Ellat amp;nbsp;Seigneurie, entre lelqucls elloit Idnabala Roy de SarragolTe, homme plus fin aux affaires que vaillant a la guerre,lequel voyant la mauuaife lailon qui couroit pour les Sarrafins, vint en France vers Charles, auquel aucc belles amp;nbsp;tromperelfes pa-rolles, il fit entendre , que par les liens il auoit ellé chalFé de Ion Royaume, pour-cc quâils diloient quâil auoit drelFé des trahilons, amp;nbsp;parties aux CMtelle autres Roys de la fcôle,-amp; quâon auoit intercepté des lettres, par lefquelles Idnabala. pjccufoient dâauoit contrarié fecrette intelligence, amp;nbsp;amitié auecquesles François. Le Roy Charles ne fçaichant bien fil deuoit croire ce Barbare,
lessens Je lien eÃiment les Mires tels.
PemonÃrace
Jetirsa char les.
amp; mefurant vn cliafcun à foy, comme toufiours les gens de bien penfent que tout ce quâon leurdiót, foit veritable, amp;nbsp;que cliafcun foit femblable a eux, y adioufta quelque foy. Sur cedifcourant en foy-mefmes, penfint de ce quâil deuoit faire, il fut en grand doubte fil deiioit aller en Elpai-, gne, amp;nbsp;y employer fon armee, ou rompre du tout celle entreprinfe, puis quâil nantit plus à quoy lâemployer,ny contre qui faire la guerre,amp; quâil auoit la paix vniuerielle , amp;nbsp;guigné tant de vidloires. Les Ambaffadeurs dâAfturie, qui elloient venuz la lors que Idnabala y arriua , remonftre-rentau
CHARLES LE GRAND I. ROY 13. LIVRE HL 159
rent au Roy quâil ne falloir pas quâil famufift tant aux parolles dâfonabala, quâil ne regardaftbien auant a la conlequence, amp;: aux efoeds, amp;à ce qui c-ftoit cache au defl'oubs dâelles : car diloient-ils, quand les Sarralîns ont faid quelque butin fur nous, ils font touts dâvne alliance^ iflais maintenant les finance des Efpagnols elperans lecours des François, tant couftumiers de vaincre,ont sarrajins.
â reprins tel cueur,que le fentans prefque aulliforts quâeulx, ils leur font te-quot; fte, amp;nbsp;empefehent dâentrer en noftre pays , qui eft caufe que ces inhdelles quot;nbsp;(nations plus quâautre fubiedeau larcin)font contrainds fe piller lâvn Fau-â tre. Le Roy elFoit lors à Noyon, la ou il tint vne alTemblce generalle,en laquelle il lerefolut dâaller en Elpagne, amp;nbsp;y alla, non a la requefte dâIdna-bala, mais tout ainh que fi on euft deu combattre tous les Barbares qui y cftoient. Aucun fecours de quelque part quâil vint ne fut refulé, car allant
Parlement à Noyon.
Charles ya en Ej^ai^e,
contre tant de Barbares nations, il ne poutioit atioir aflez de forces, amp;nbsp;non feullcment y vindrent ceux qui clfoient ou des terres de fon obeyfïà ncc, ou fes tributaires, ou fes voifins , mais aulîi quelques ieunes grands Seigneurs Danois y vindrent, defîrans de veoir la guerre, amp;monftrer leur vaillance. Ils furent fort honnorablement rcceuz , tant pource quâils eftoient eftran-gers, quepoLir lefecours quâils portoient, pour leur louable volonté. Les fob dats François accouftumez de palîer les monts , pour auoir fouuent palTé ceux des Alpes, ne lâcftonncrent pas fort aux pafl'ages des Pyrenees, ny de lâafpreté des lieux,ny des baults rochers,ny deveoir les coupeaux dâiceux enfoncans leurs poindes dedans les nuees, amp;nbsp;toutes blanchiflantes de ne-ges, attaindre prcfque le Ciel. Ils ne receurent poindl de frayeur, ny de crainôle de veoir les chemins lî droids, rabotteux, amp;nbsp;cftroids, ny de voir
Cens yien-nent de tou~ tes parts à darmee de Charles, Hardtejfe des foldats pran t^ou,
Ve/crifuioa des monts Py renees.
de fl grands amp;nbsp;haults precipices, ny de rencontrer les vallees fi horrible -ment profondes, ny ne fe fafehoient poind du bruit des torrents tombans du hault des montaignes, ny de trouuer le pays fi inhabité amp;nbsp;fafeheux. Nonobftant toutes ces difficuleez , Farmee Françoife pafla les monts, Gns trouuer aucune rencontre, ny embufeade. Les noms des Seigneurs qui fuy-uirent Charles en Efpaigne, fenfuy tient: Turpin Archeuefque de Rheims, ^2**quot;nEÃ4 Rolland Comte dâAngliers, ou dâAngers , amp;nbsp;du Mayne, ôc Seigneur de gne. Blaye fur Garonne fiïs de Milon amp;nbsp;de Berthe feur de Charles , Oliuier
Comte de Geneue, Efeueilh Comte de Langres, fils du Comte Odon. Araftagne Roy de Bretaignc . Angelier Duc dâAquitaine, Gaiffrede Bordeaux, Gondouauld Roy de Frife , Oel Comte de Nantes , Arnould de Bellandequi tua depuis Aigoland, Ogier Roy de Dannemarch, Lambert Prince de Bruges, Sanfon Duc de Bourgongne , Garin Duc de Lorraine, Renauld de Montauban pres Bordeaux, diéf de Blanche Efpinc , ôc plu-fieurs autres braucs Princes, Seigneurs , amp;nbsp;Cheualiers. Eftants doneques Charles defeendu en Efpaigne,iî alla alTieger la ville de Pampelune, le fie- charlesaf-gc de laquelle dura trois moys. Charles enuoya demander aux Sarrafins qui la tenoient, fils la vouloient rendre, ou attendre la fin amp;nbsp;le hazard dâvn long fiege. Ils demandèrent vn iour de terme pour relpondre à celle fommation. Ce quâil leur accorda : puis ils luy mandèrent, que fil luy plaifoit de leur donner le loifir dâaduertir les autres Roys amp;nbsp;alliez de leur fcóle , que fi dedans quinze iours, ils nâeftoient fecouruz dâiceux Roys,
O ij
i6o CHARLES LE GRAND i. RÃY 15.
ils ne Eiudroient de fè rendre amp;nbsp;mettre leur.ville entre fes mains. Quelques furent dâadtiis quâon leur deuoit accorder cefce requefte , remonté» nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;valloit mieux auoir cefte ville entière, que lors quâelle leroit rui-
ffltffK. nec,tant par les aflaflkms,que les alfaillis,veu quâils ne fçauroient li viuemenc la battre, quâelle peulT bien fouftenir leur effort quinze iours entiers,amp;que ü les ennemis lavenoient fecourir,il les faudroiticombattre: car filles poU' uoient deffaire j toutes les villes par apres fe rendroient à leur feul mandement, amp;: leurferoit plus grand honneur amp;nbsp;proffit, tant pour eux que pour les Efpaignols,queces pauures villes quâils eftoient venuz mettre en liberté demeuraffent en leur entier, que leur faire experimenter la fureur dâvn fie-ge , dâvn affault, dâvne prinfe. Mais le Roy cognoiffant que les Sarra-rfmeîu^H demandoicnt ce delay , que pour refroidir la volonté amp;: furie pre-naicre,dont fes foldats auoient commencé cefte guerre , amp;nbsp;iugeant fige-' Affaires. ment quâen tous affaires le commencement eft le principal poinéb dâautanr ' que dâiceluy deljaend tout le demeurant,il leur refufa leur demande, amp;nbsp;le loifr ' de fç fortifficr. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'
Les Sarralîns auoient vne couftumedeuant quâils euffent cognoiffance des de remettre toute leur fortune fur lâeuenemcnt dâvne bataille, tou-fias. quot;nbsp;tesfois ne fen cftants iamais gueres bien trouuez , ils ne faifoient plus dilayer, amp;nbsp;fuyuans la couftume des vieils Efpaignols, ils ne combattoieiif en ce temps que par quelques rencontres, fans ainîi tout dâvn coup fe bazarder. Si eft-ce que fils trouuoient leuraduantage,ils le potirfuyuoient fort ff/c» nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,vlà ns es chofes douteufes de confeil, amp;nbsp;temporifins es dan-
Its MCKlens. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;U 1 -r. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1 n rC nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;y i nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,
gereuies. La ville de rampelune citant alliegee, Charles commanda quâon appreftaft tout ce qui clloit neceffaire pour battre vne ville, remonftranta fes foldats quâil ne falloir effre fi pareffeux en ce fiege , comme ils auoient j^monflrâce cffé en ccluy de Pauie,lors que Didier efioit dedans ; a caufè quâils eftoient aux foldats, deuant vne ville Cbrefticnne, dont le Roy cftoit Chreftien , auquel pont lâhonneur de fa iioblefte ondeuoit par railon donner la vie, mais ayans affaire a ces Barbares ennemis de la relimon , il falloir fe délibérer de nâen prendre aucun à mercy. Parquoy les charpentiers commencèrent à befon-gner, ôcles gens de guerre à rompre les maifons des faulxbourgs, amp;nbsp;à leur 4?« apporter le merrain , amp;nbsp;tout le monde mettoit la main à lâceuure . Lesen-nemis fcmblablement eftoient fort foigneuxdefedeffendre,amp; faifoient plu-fieurs faillies , garniz de feu pour le ictter au camp de Charles, tant fouuent ôefi a propos , que les François nâeftoient en quelque temps amp;nbsp;lieu, bien af-feurez, car ils les auoient pluftoft fur eux , quâils ne fe doutoient de leur venue, amp;nbsp;apperceuoient pluftoft le meurtre amp;nbsp;le feu, que ceux mefinesqui les faifoient, lefquels fe rctiroient fi foudain quâon ne les pouuoit attain-dre. Ils donnèrent fouuentesfbis lâalarme iufquâa lâentree du camp, amp;nbsp;combien quâon mift pluficurs corps de garde deuant les portes de leur ville, on ne les pouuoit nonobftant empefeher dâen fortir quand ils vouloient, iuf quâa tant gue les tranchées amp;nbsp;approches fuffent paracheuees. Puisfevoyans enfermez , ils fe deffendoient fi valeureufèment quâils donnoient a cognoi-ftre fe fier beaucoup plus en leur vaillance, quâen lefpoiffeur de leurs murail-icelle, ils deffendoient les murs de leur ville, non leurs mursj â leur vaillance.
Les Fran-
CHARLES LE GRAND tHOYij. LIVRE III.
Les François auoiêt faidl deux grandes tours de bois qui fe pouuoient trainer fur roulleaux, lefquelles elloient plus haultes que les murailles dlt; la ville, a ce quâauecques le traiél il chalïà llent les Sarrafms de leurs dcflenccs,amp; par mefme moyen cntralTent fur eux. Neantmoins ils ne Ics^urent plulloll ap- Piligence des prochees, que les ennemis auec leurs engins ne leurlt;itttaircnt du feu en fi grande abondance , que la flamme qui en fortoir, cfblou)à îoit ou brulîoit la pltifpart de ceux qui les trainoient. Dont quelques vns fâefpouuanterent tellement, quâils fenfuirent, de forte que celle qui elloit la plus proche des murs, fut entièrement delaiflee, amp;nbsp;lâautre quâon approchoit par vn chemin rude amp;nbsp;mal poly, tant par la pefà nteurde ceux qui efloient dedans que pour nâauoir fon contre-poix,fcpanchafur les roues dedeuant, amp;nbsp;demeura en ce lieu. Ce qui fafcha merueilleufement les François, amp;nbsp;au contraire refiouyt les Sarrafins, lefquels attribuoient la ruine de celle tour a vn miracle, pen-fans que Dieu les y eufl fauorifez , amp;nbsp;leur croifloit le courage de iour en iour. Pour tout cela, le Roy Charles ne feflonna point, ains cncourageoit les flens à pourfuyure ce quâils auoieiit commencé. Comme le flege dure Ejferaneedes longuement, amp;fe continue en efperance dâen venir a bout ( CO mme to u fl o u rs les guerriers efperent dâemportervneville aflicgee,amp;en donnent efperance a leursfoldats pour les diuertir de lâcnnuy dâvn long fiege, ) les Roys Barbares ne voulurent pas venir donner vne bataille au Roy pour luy faire le-uerle flege, mais felon que les occaflonsfe prefentoient, enuoyoient de la Cauallerie legere par chemins couuerts , amp;nbsp;à eux cogneuz qui plus lou-uent la nuiél que le iour, venoientaflaillir les François, amp;nbsp;y firent quelques vus fl bien, quils entrèrent dedans la ville malgré toutes les gardes du camp: ce qui donna grande efperance aux afliegez. Ce grand Roy qui nâauoit ac-couflumé dâeftre vaincu, nâenduroit ayfcment cefle honte : au moyen dequoy il alTemblatousfes Capitaines au confcil, amp;c apres iccluy leur commanda, amp;nbsp;« a leurs foldats aufli ,que chafeun fut diligent a fa faclion, leur remonflrant « quâils fe trompoient bien fort, fils penfoient la vaillance eflre feulement re-3. quife envn homme de guerre, veu que fon deuoir confifce principallement de guerre. « en diligence, amp;trauail: ôcquâvn bonfoldat,oultrequâil doittouflourseflre » prefl de combattre, il fault auffi quâil veille la plus grand part des nuiôls,amp; 33 trauaille la meilleure part du iour. Il leur mettoit pareillement deuant les 33 yeux, le grand defhonneur que ce leur feroit, quand on diroit à lâaduenir que 33 CCS Barbares auoient eu plus dâinduftrie amp;nbsp;vaillance à fecourir les afliegez, que 33 les François amp;nbsp;leurs alliez à les prendre. Doneques il4es prioit que chafeun â mit peine de nâeflre plus furpris, amp;nbsp;que pluflofl ils enflent touflours les ar-33 mes furie dos : enchargeant aux Capitaines de veiller eux-mefines à la garde.
La y ai U Allie ne Ãuffit A, ~i/n homme
aauoiriÅii pnncipaiiement lur les Lanipellades ôc corporals, K poier aux plus dangercLifes aduenues les meilleurs de leurs hommes en fentinelle, leur guerriers, promettant que luymefmes bien fouuenten prendroit la charge. Il leur dh foit aufii quâil leur eltoit autant facile dâempefeher ceux du camp de lâennemy de les furprendre,amp; ceux de la ville de fortir^come dâen auoir tant de fois vaincu dâautres en pleine bataille. Apres cefte remonftrance il ht fa utâ des tranchées tant du collé de la ville,que du collé dâou venoient les ennemis, prenant autant de peine à ce que les ennemis nâeulfent moyen de faire faillies, comme . 'r nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;11 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;T nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;r nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;f i-rr- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;-1. Diltgtucede
le garder de deuers les champs. Les Sarrahns toutesfois ne lainoient point d y Charles.
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lÃi nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;CHARLES LE GR AND i. RO Y ij.
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reuenir, penfans tou fours y faire leur proffit comme deuant, mais ayant fou-uentesfÃs efté vaillamment rcpoulîez, iis lâen delifterent amp;c comme quelque fois ceux de la ville fulTent lortiz à vn lignai que Icurauoient faidl leurs compagnons , ils furentii viuement rembarrez, quâon les ramena battans iniques a îeursportes,efquelle??lyauoittelle prelTc à rentrer quâils tomboientmelmeS les vns furies autres. Puis on lesalîiegea fi eftroiôlement quâils nâolbient plus mettre le nez dehors, amp;: toufiours fe renforçoit la batterie. Il y auoit dedans le camp des François fi grand nombre de bons hommes, tant de braues Capitaines, amp;nbsp;vri Roy h vigilant,quâil nâelloit rien oublié à ce qui effc requis à la prinfc dâvn fort alîiegc,ny de vaillance,ny de rulc,ny de diligêce. Ils auoient tantfaid faire dâengins, tant de ponts, amp;nbsp;tant dâefchelles,quc la batterie amp;nbsp;allarme conù* nuoient iouramp; nuictice qui terriblement effraya Icsalfiegez. Les François aux afliegez donnèrent vn adault dâvne fi grande furie, que ceux qui n auoient point dâefchclles pour montcr,grimpoicnt meliTies aux muraillcs,quelquesvns fe hauffoient les vus lur les autres,plufieurs grauoiêt lelong de leurs picques,amp;: bref,ils fy portoient fi bien, quâils gaignerent le deffus du rampart, faifins paffer ati fil de lâefpee tous ceux quâils y trouucrent. Puis entrans dedans la ville,iV y firent telle boucherie,quâef!;ant rapportée au Roy, il en eut tant de pitié, quâil commanda quâen pardonnaft à ceux qui ne fe mettroient point en deffence.
Ces Barbares iufqucs à ce iour couftumiers de pluftofl mourir les armes au fioing, que de fe rendre, fe iettoient à genoux, fupplians humblement quâon eur donnaft: la vie. Quand la furie fut paffee, les François fe mirent à faccaget cefte ville toute plaine de richeffcs,que les Sarrafins auoient pillees prefquepat tout le monde. Apres le fà c de laquelle on en fit rafer les murailles, pour don-crainte aux autres : qui fut caufè que Sarragoffe appartenante à Idnabafns fut fi obftinee,car ayant feullemét enduré le fiege par quelque iours,cllc fe rendit : promettant les citoiens dâicelle au Roy Charles, nâempefeher dorefhauant les Chreftiens dây annoncer la foy delEsvs christ, amp;nbsp;femblablement rccognoiftre Idnabal,ou Idnabala pour leur Roy, dont tellement feipouiun-snrrnfins tcrcut Ics dcux Roys, quifaignoient auoit chaffé Idnabalahors de fonRoynu-rin- me,rvn nommé Abutaure, amp;nbsp;lâautre Deiiisfezc, quâils fe tranfportercnt nuec direntnchar fopce nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Jçg François, pour fe mettre en lâobeiffancede ChnrlcS)
lequel les y receut,moyennant certain tribut quâils accordèrent, puis il cnuoyn fccours à Adelphonle Roy dâEfture, ou dâAfture, amp;nbsp;de Gallice. Bref Charles fit tant que les Eipagnes tremblerent foubs fon nom , efquellcs depuis ce iour les Sarrafins tant itdoutez du premier, nâont point efté plus forts que les
Clirelliens.
Il ne fault pafler Ibubs filencc vne chofe que plufieurs ChroniqueurSjamp; An-naliftes de France difent eftre aducnue deuant ce voyage dâElpagne, qui e/t cfimonfur Charles allant en celle guerre, choifit dâentre tous les feign eu rs qui lây accom-TereEltondes pagnerent,douze des principaux, lelquels il appella Pairs de France,quafi com-pnirs (Fra nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;elgaulx à luy,cn puifl'ance authorité, par le conleil defquels il k
vouloir entièrement gouuerner. Et de là on dit eftre venue lâinftitution à es douze PaiA de France,qui eftoient amp;nbsp;font encore, LâArcheuefque Sc Duc à e Rheims, Doyen des Pairs clercs, le Duc amp;nbsp;Euefque de Laon, le Duc Euefque de Langres, le Comte amp;nbsp;Euefque de Beauuais , le Comte amp;nbsp;E-s uefque de Noyon, ôc le Comte amp;nbsp;Euefque de Chaalons fur Marne.
CHARLES LE GRAND i. ROY 13. LIVRE III. iéÿ Voilales fix Pairs Ecclefiaftiques.Les autres fixlaiz eftoient le Duc de Bour-gongne, Doyendes Pairs laiz, le Duc de Normandie, le Duc de Gu^j^tine, le Comte de Flandres,le Comte de Thoulouze, amp;nbsp;le Comte de Champaignè. Mais d autant quecâefi; vne fable pluftofl: quâvnehiftoire comme nousauons au long déduit au troifieme liure de noftre Åuure de lâE^t^ôc fucces des aiîai-* res de France, fi cft-ce que {c prefentant en ce lieu celle occafign de parler def-dits Pairs, nous loulagcrons dâautant les leôleurs, amp;nbsp;lans les renuoyer là , nous leur déduirons prefentement celle matière,amp; fuiuant prefque les mefmes mots amp;nbsp;les mefmes arres de nollredite Åuure, nous dirons pour confuter lâopinion enuieillie entre les hommes qui nous veulent faire croire, que Charles le Grand inllitua Icfdits douze Pairs, que de fon temps les fiefs nâelloient encore heredi- Poirs-taires amp;nbsp;patrimoniaux(comme aufii nous auons dit audit Åuure en lâarticle des ficfs)auxDucs ny aux Comtes qui elloient officiers.car les Ducs,câelloient gou ucrncurs de grandes prouinces,amp; lesComtes gouuerneurs des villes,amp; delaiu-nldiction ou diocele d icelles. Dauantagc leshiftoires elcriptes du temps de Charles, qui font en bon nombre, entre autres ceiledeTurpin amp;nbsp;dâEginhart, nâen font aucune mention,lefquels nâeullentvoulu taire vne ù notable conllitu- z« anciens tion'jlielle cull elle parluy raidie, amp;nbsp;beaucoup dâanciens hilloriens qui font vcnuz depuis,comme le moine Aimoinus, Hildebrand, amp;nbsp;Sigilbert nâen pariet point. Et quand bien Charles cull créé ces douze Pairs, ce nâeulTcnt elle ces fix clercs amp;nbsp;fix laiz, cy dclTus nommcz:pourcc quâils ont eflé depuis créez en digni îé Ducale amp;nbsp;Comtale, amp;nbsp;que lefdits pays elloient en partie à luy : amp;nbsp;ilefl tout certain que Charles gouuernoit fes pays de lâauthorité de luy feul, non de la ne-ceffité des Ducs, Comtes amp;nbsp;Euefques, amp;nbsp;quâil nâeull voulu auoir pour Pairs ou cMes^nu* femblables à foy, ôe pour compagnons,ceux qui dependoient totalemêt de Ion authorité amp;puillà nce. Et ceux qui font vn Duc de Guyenne amp;vn Comte de nte. Thoulouze Pairs de France feparez, fe trompent,car lors la Guyenne elloitfe-parree amp;nbsp;coupce en pieces, lâvne partie entre les mains des heritiers de Hunault, tgt; 1 T 1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1 nbsp;1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;*'1 rr nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;t 11-1
l autre de Loup,l autre des heritiers de Cailler,ennemis deCharles,amp; lors la viD tes. ledeThoulouze elloit dedans le pays de Guyenne, fubiette aux Seigneurs dâi-celle,nâayant ny Comte ny Seigncur,ains fculemêt des iuges amp;nbsp;adminillratcurs de iullice.Lors auffi on ne parloir point deNormandie,car elle,fappclloit Neu-llrie,amp;elloit occupée par les Pyrates, Danois amp;nbsp;Normans peuples Septentrio- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'f
naux, qui depuis foiibs Charles le Simple,de leur nom la nommèrent Normandie. La Bourgongne elloit polTedce par Rois particuliers cntiltre de Royau-me. La Flandres nâclloit ny Comté ny Seigneurie, ains elloit à demy inhabita-ble amp;nbsp;deferte, ôc gouuernec feulement par vn fimple grand foreftier : amp;nbsp;le pre-mier qui en lut Comte fut Baudotiyn grand forcllicr dâicelle,lors quâil elpotilà ludith fille de Charles le Chatitie,qui en fauetir du mariage erigea le pays de Flandres en Comté. La Champaignè elloit du Royaume de Bourgongne. Ou-tre ce ayant Charles le Grand conquis lâAquitaine fur Loup, amp;nbsp;fur Hunault, amp;nbsp;leurs heritiers, il la donna en partage à Loys le Débonnaire fon fils en tiltrede Royaume,amp; depuis ledit Loys le Débonnaire, dona à Pepin fon fils,le Royau- cnyëneladit me dâAquitaine, puis cllant mort ledit Pepin, elle fut donnée à Chapes le Chau ue fon dernier fils. Par ainfi ce font des comptes, de dire que Charles le Grand nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.
inllitua ces douze Pairs, amp;nbsp;neletrouue en aucune ancienne hilloire, aucune lesiz.paârs^ mention des douze Pairs,amp; quand elles parlent des Parlemens, ou aifemblees
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k4 CHARLES LE GRAND i. ROY x3.
gcnerallcs tenues par ledit Roy, elles ne mettent point en compte les Pairs (le France^oila quant aux laiz,amp; quant aux Clercs nous trouuos que Floard chi-pxin c/o-«. noinede Rheims, a laifleeferit que Raoul Roy de France amp;nbsp;de Bourgongne
ôc Hebert Comte de Vermandois eurent vn grand difterent pour le Comte lt;lc Laon, que ledit C(?m^^ Hebert demadoit pour fon Fis Eudes,audit Roy,lequd neantmoins le c^na à Roger fils du Cote Roger. Dequoy ledit Hebert fut fort offence contre ledit Roy Raoul.Ledit Floard dit aurtî,que le RoyLoys d outre mer enuirô lâan 937.dona à Artholes Archeuefquc deRlicims,amp; à ladite Eglife le Coté de Rheims,amp; le droiél de forger monnoyc,amp; nâeft au fà cre du Roy lippes premier,rArcheuefque de Rheims appelé que Comte,mais quelque teps érigée en Pairie amp;nbsp;Duché,regnant le Roy Robert, lâan 1015.Eude^ Tws hères. Comte de Champaigne donna a fon frere Roger Euefque de Beauuais, amp;nbsp;ah' dite Eglifè, le Comté de Beauuais. La ville de Noyon eftoit Comté appartenant à vn Comte, duquel le Roy Robert aima la fille. HuestroifiemeDucde Bourgongne auoit eu par efehange le Comté de Langres de Guy de Saux, amp;h dona a fon oncle maternel Gaultier Euefque de ladite ville,amp; à lâEglife dâiçelle» amp;nbsp;ledit Euefque acheta de Henry Cote de Bar le droicl quâil y pretendoit.
ces exêples appert que du téps de Charles leGrad,ny Guycne,ny Bourgengn-» ny Normandie nâefloiét Duchez,ny Thoulouze,Flandresamp; Châpaigne Coin-tez, ny les Euefques de Beauuais, de Chaalons, amp;nbsp;de Noyon Comtes, ny ceux de Rheims,de Laon, amp;nbsp;de Lagres Ducs, lefquels furent crigez Comtes amp;nbsp;Dues quand ils furent erigez Pairs, amp;nbsp;la petite eftendue de leurs Du chez amp;nbsp;Comtek monflre que lefdites dignitez leurs furent données pour honorer leurs Pairries-Mt- Or plufieurs tiennent que Loys le icune,ran 1179.donnant à lâEglife de Rheims ntonjttrles , nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;i r â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;i r, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;i i nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;l,i
la prerogatlue de lacrer amp;nbsp;couronnner les Roys au parauant debatue entre plu fieursEucfques,amp;celuy de Rheims,crcalefdits douzePairspouralIifteraufdits facres amp;nbsp;couronnemcns,amp;pour iugerauec les Rois,les grandes caufes en Ptit-lemét,Iequel depuis fon inflitutio faiéle par Philippes leBefpour celle caufe,5î pource que les Pairs ont ce priuilege de nâeflre iugez ailleurs de leur honneur amp;nbsp;cflat, eft appellé la Court des Pairs,amp; eux les Pairs de la Court de Frace.On dit aufTi que la premiere entière affemblee des Pairs qui fetrouua aux facres, futa celuy de Philippes le Bel,non en tiltre de Ducs de Bourgongne,de Normandie amp;nbsp;de Guyenne, ny de Comtes deThoulouze, de Champaigne amp;nbsp;de Flandres, car lors la plus part de cesDuchez amp;nbsp;Comtez efloient vniz à la couronne,cell a ^Ã^âJoir la Normandie, amp;: la Guyêne,par les coquefles du Roy Philippes Augu-des patrs. fle,Thoulouze par le deccs dâAlphonfe frere du Roy Sainél Loys,amp; heritier de par fa femme de Ramod Comte de Thoulouze, duquel il auoit efpoufé la filh* La Châpaigne par le mariage dudit Roy Philippes le Bel, amp;nbsp;de laniie Roync de de; Pairs aux Nauarre, Comteffe Palatine de Champaigne amp;nbsp;de Brie. A cefle occafion ledit pr«. nbsp;nbsp;nbsp;le Ãel erigea en ce Royaume Ducs amp;nbsp;Comtes â lâimage des anciens, amp;nbsp;voulut
que fix de fes plus fauoris reprefèntaffent ceux-là , lâvn le Duc de Boui^ongne, Pfulip^es le lâjm-j-e celuy de Normandie,amp; ainfi des autres. Et quant aux fix Clercs, il y en a Pel Ãl les fix nbsp;nbsp;â t-r nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;11I-rgt;11 nbsp;- n- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1 li^l
Clercs, quiuifent que ledit le Bel les inllitua pour rendre la Court plus célébré, amp;nbsp;le nôbre plus^rand du nôbre de douze, amp;nbsp;plus venerable amp;nbsp;augufte de fix laiz,amp; de fix Clercs,qui efloiét lefditsEuefques furnomez. Lefquels pour eflre lors les Confeillers plus fauoris,amp; en plus grad credit entiers luy, il doua pour lâamour dâeux ce mefme priuilege âleurs fucccffeursjduqlils ont toufiours depuis iouy.
Il yen
CHARLES LE GRAND i. ROY 13- LIVRE III. 1^5
Il y en a d antres qui Ie fondans fur la vraye femblancc,qui quelquefois es an cicnnetûz tient lieu de vérité, mefmement en chofes efquelles les liures ffous de-' fiillcnt, difentquilyaplusdâapparancc, que foubs Hues Cappet cefte diftri-butioii ait prins fon cours, lors que tous les Ducs Comtes ayans elchangé leurs offices en fief, luy faifoieht tefle, amp;nbsp;a fon excrnpllt;^emparèrent de leurs gOLiuernemens, les rendans héréditaires a leur pofterité. Au n^yen dequoy on poLirroit aiuffe occalion dire que Hues Cappet euff efté contraint de recognoi lire tous ces grans Seigneurs comme fes Pairs amp;nbsp;égaux, hors mis le ferment de fidelité quâils feroient tenuz luy prefter,amp; feruiroit à celle opinion grandemét, pour ce quâil fembleroit quâil eufl voulu gratifier fon frère Elcnry Duc de Bout* gongne ( auquel ledit Duché cfloit venu par la mort dâOtho fon frere, qui lâa-Lioit eu par le mariage de la fille de Gilbert Duc de Bourgongne ) du Doyenné entre les Pairs, mais lâopinion de leur creation faiclc par Loys le leunefcomme^Jç/ il a efte dit cy defîus ) cfl la plus certaine. Cefte parité de fix Pairs laiz, amp;nbsp;de iîx Clercs, efl tirée de lâancienne facondes iugemens de noz anciens Rois,car de leurs temps,tous les grands iugemens fefaifoient par vn nombre égal de Baros Ce de Prélats, amp;ainfi la iurifdiétion Ecclefiaftique amp;nbsp;la temporelle mellees, marchoicntcnfcmbîc pour fâaiderlâvnea lâautre. Voila ce que nous auonsdeu dire pour öfter lâancienne opinion qui par la fabuleufe antiquité fâcfl enracinée au cueur deshommes, que Charles inflitualefdits douze Pairs.
Maintenant reprenant les arres de cefl endroiél ou nous fommes demeurez des prinfes des villes de Pampehme amp;nbsp;dc Sarragoffe,Charles félon le dire de plu fleurs autheiirs, amp;nbsp;mefmes de Turpin, duquel le liurc(ou pour le moins celuy qui court fous fon nom, traittant desfaiéls de Charles efl pluflofl vne fable quâvnc vraye hiftoire)alla par toutes les Efpaignes depuis vne mer iufques a lâau fable. tre, ôcy conquefta les plus grandes Sefameufes villes dâicelle. Dâautres Hi-ftoriens difent que lors lâEfpaigne efloit poffedee par deux Rois, lâvn nommé Idiiabala, lâautre Denifés,amp; que voyaris quâils ne pouuoient refifler à la grande pLiiflance de Charles, firent paix aiiec luy, aux conditions quâil fe contenteroit de lâEfpaigne voifine des Monts Pyrenees, en luy eftantpar eux payee grande fomme dâor. Dâautres difent quâil y eut trois Rois qui entrèrent en cefl accord. Turpin racomtc,mais fans autre vérité approuuee dâautres autheurs,quc Charles eut pluficurs batailles en Efpainne contre Aig-oland Roy Sarrafln, contre les Maures, amp;nbsp;contre pluiieurs troupes de Sarralins, amp;nbsp;dit que deuant que les tre ^iÿ,rà lt;l Chreftieus donaflent Vntdaataille quâils luy donnèrent, les lances amp;nbsp;haches des s^frraÃn, cheualliers Chreftieus qui dsuoienr mourir en icelle, furent trouuees fleuries amp;nbsp;branchues en terre. Il farcit fon oeuure de pluf leurs autres femblables fables, qui le font reputer pour menteur par tous ceux qui le lifent .â Mais Eginhart fè-crettaire de Charles, qui a efeript fon hifloire, ne parle point de cela ,ny de plu-f 1 eurs autres fiieries femblables, dont Turpin a rempli fon liure.
Mais pour reuenir au fil de Lhiftoire, amp;nbsp;reprendre lâendroit ou nous avions dit que toutes les Efpaignes tremblèrent foubs le nom de Charles,efquelles de-puis ce iour les Sarrafins tant redoutez au commcncemcnt,nâont point eflé plus é forts que les Chrefricns,nous dirons que lâEflé eflant pafl'é, Charles Famena fon armee en France,eflimant auoir pour vn coup allez augmenté noflre foy,amp; pareillement la gloire des Fraçois. Durant ce paflage en Efpaigne amp;nbsp;le feiour que Charles y fit,il ne cognent aucune marque de traliifon en Idnabala,qui efloit la
ifitf
CHARLES LE GRAND j.ROY is?
chofedont le Roy le gardoit le plus. Siefl-ce quâau retour il iouavn tour de Tromperie fonmelTier, car Charles viótorieux paflant les monts Pyrenees pour fen re-tourner en France, fut (a ce que quelques vns difent) pres de Ronceuaux affail-i^nccuatix. li par les Efpaignob Gafcons,qui au commencement ne voulurent pas 1 attaquer en battaiîle, maïs feulement voiler amp;nbsp;piller le bagage. On ne pouuoit ap' perceuoir que 1 Arain de ces larrons, car ils fçauoient trefbien les addreffes dn pays, poury eftre accouftumez,amp;y auoit tant de cauernes a fe retirer, quih* ftoit impoflible de les prendre.
ro s commun du camp tenoit que les Gafeons toufiours prompts a la piH^ ktn ptUe/ leur drefTerent ce beau mefnage. Comme les François pafîêrent entre lesde-flroits de ces haultes montaignes, les Gafeons montez fur icelles, amp;nbsp;du haul^ leur tiroiêt des coups de traid, amp;nbsp;ainfi eftans les François enfermez en ces lieti^ eftroits fans pouuoir aller en auant ny en arrière, receurent vne grande perte, furent deffaits plufieurs grans Cheualiers, entre lefquels mourut AnfèlmeEgt' bard,amp;: ce vaillant Cheualier Rolland nepueu de Charles, à . ht valeur amp;nbsp;vailht^ ^rj Jei^- jQql la pofterité a adiouflé tant de fables,amp;: fur lequel tat de Romans ont prin^ leur fubiet,amp; dit on quâil mourut non à la bataille, mais apres icelle, non defer, mais defoif. Celle deffaiôle vint ( à ce que difent quelques hifloriens, entrelef Tr^hifinJe nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Gaguiii ) par la trahifon de Ganes ou Ganelon, qui par argent vendit
CMclon, trahit lâarmee des François a Marfille Roy Sarrafin, mais la punition enfiù^^J bien toll celle trahifon. Car Charles lâayant defcouuertc, enuoya Ganelon surraftn. Aîx la Chappelle en Allemaigne, ôe la luy fit tirer les membres par quatre cW' uaux. Voila cc que nous racoptent quelques hilloriés,qui difent celte deffnilt;^^ auoir elle faiôle a Ronceuaux, toutesfois là delTus y a plufieurs difiicultez,oit quelques vns mettent la delFaiôle de Ronceuaux en Ion premier voyage, autres au fecôd,les autres au troifieme, mais les plus véritables difent que cfcrfr/« fut IcsnepalTa que deux fois en Efpaigne, amp;nbsp;quâà la derniere vn peu deiiantlî s/paione. mort, il receut celle delFaiôle à Ronceuaux, en laquelle lâarmee des François
recent vne grande perte en ces dcftroits. Ceux qui difent que Charles futtroi^ fois en Eiraigne, racomptent que la premiere fut à lâinftigation du fufdit bala, laquelle nous auons deduiôle, amp;nbsp;la fécondé a la priere requefte Adtlphonfe phonie ou dâAdclphonfe furnommé le chafte Roy de Nauarre,comme cy tl^^' u°4rre^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Charles, amp;nbsp;qu audit premier voyage il
Prwfes df Utiles.
les villes de Pampclune, de SarragofTe, Sgt;c autres, amp;nbsp;que fen retournant après ces choies fiiélcs en France, les Gaicons amp;nbsp;Nauarrois pour luy empefchcr h paflage du retour, mirent dedans les baricaues des monts Pyrenees, des troup-pes, pour donner fur ion auantgarde:mais les François qui en furent aducrtis les deffirent. Autres difent quâils furent deffaidhs, amp;nbsp;en courut le bruit par tout, amp;nbsp;dauantage quâils prindrent les villes de Bordeaux , de Narbonne amp;nbsp;deThou-louze,amp;laProuence que lors les Sarrafins occupoient.
ryit'chind Sttxon.
Voila le premier voyage qui fut lâan de ià lut 777. apres lequel Charles alb cotre les Saxons qui feftoient reuoltez par les menees de Vvindokind ou VvF , tichind, comme iliera dit cy apres. Le fécond voyage en Eipaigne ( fitanteft quâil en fitfreux)fut felo lâaduis la computation de ceux qui nous Fafleiircnt, ran7B8. deux ans deuant la mort dudit Charles, qui y alla à la priere du fufdit Adelphonfe.Doncques nous nous referuerons a parler dudit voyage à la fin de la vie dudit Charles, amp;nbsp;reprenant la fin de ce premier voyage, Charles gagnant
CHARLES LE GRAND i. ROY i;. LIVRE HI. iS?
villes 2c forterelfes en Elpaigne,2c faifant rafer leurs murs pour engarder les Sar ralins de plus fe fortiher,il aduint quâAigolà d Roy Sarralin,auccques*,'ne grof-fearmee, apres plufieurs petites 2c legeres elcarmouches ,hiy liura labattaille yi^oire de pres de Bayonne,là ou moururët quaratc milleChrelticns^Milon Côte d An-gliers ou dâAngiers pere de ce grand Cheualier RolamifCc qui menoitl armee, y lut tué, 2c eiiltellé toute lâarmec deffaiébe lanslaprompti^vertu de Charles, qui receuant bien toll apres fecours des forces qui luy vindrent d ltalic,empel-cha que la victoire dâAigoland ne palfa pgt;lus auant. Aîgoland enfle de celle grandeviétoirc,voyantlâarmee des Prançois fortihcc de nouuelles forces, 2c de nouueau fecours, de nuiét leua la fienne, 2c lâen alla aflieger la ville d A-
gen,ou 11 riitlept mois, ce eitant pouriuiui par e^uai nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;iv
â;onge,amp; pres delà ville de Xaindtes fut vaincu en vnc grofle bataille qti il per-dit. Apres celle grande pcrte,il fe lauua en Efpaigne pour y renouncllcr la gner-re. Charles fen reuint halliuemcnt en Prace,ramairer des torces pour retourner incôtinent entlpaigneiôc pour remettre fus vnc pins grolle armee epue denant, il mit vn chacun en liberté, à hn que chacun allall à la guerre d hlpaigne,fi q^u il lit vue armee de cent trente mille hommes, ayant en fa compaignie les Princes dtCheuahers cydelfusnommez,ôcainli accompagne entra en Efpaigne auec fl grand nombre dâhommes, que(,f il ell vray ce que dit Turpin) de douze on entendoitlebruit de lâarmec. Charles eftant entré dans lâEfpaigne, Aigoland amp;nbsp;luy parlementèrent cnfemble, nbsp;bien qu il menait auec luy les Rois de Cojâ
doue, amp;nbsp;de Seuille,amp; vne fi grande armee, quelle lembloit prelque inuin,cible, toiitesfois il craignit lâheur à valleur de Charles,ôc ne voulutluy donner laba-taille,ains le pria\ue pçur euitcr vne fi grà de perte ôcdelolation de tat de genre humain,quimourroitfiisfedonnoicntvnebattaille,lcs Sarralins amp;nbsp;les Pran-(jois combattilfent par trouppes diuifees, comme h c elloit yn combat de dem, ôc que reuenement de leur combat, 2c la victoire adiienue a 1 vne partie, mon-llreroit quelle Religion des deux Icroitla plus agréable aDieu. Charles fy ac
Psurpärkr de Chitrles et
corda , 2c f eltans ainfi attaquez en diucrles parties les Sarrafins ôc les Prançois, toufioursles Chrelliens elloiëtles vainqueurs.DelialeBarbare f elloit reduityt ce pôin£t,qu il ht dire à Charles,qle lendemain il fe vouloir fairebaptifer. Ay à t donclâalfeurance devenir au cap de Charles,pour traitter delapaix,2cpour re-ceuoir le fainét lauemét de baptefme, il furuint en la tente de Charles lors quâil
difnoit, ayà taueciny afûs à tablcpluueurs Seigneurs rrac^oisÃielo lacouitume des anciens Kois de P rance,que qlques Seigneurs difnoiet auec eux pour eftre eunetenuzde bons difcoursd LeKoy AigolandfefmerueiUa^grandement du grand,beau aççarat duferuice deCbarïes,5lt;delamagnificéce des Seigneurs qui difnoient auccluy nbsp;nbsp;voyant là auprès quelques panures hommes prefque piufteurs mH
nuds,di(nans à terre,il demanda qui ils eftoient auquel Cnarles quiÃ^auoitbie parler lalangue des ennemis, refpbdif.Ce font Aigolandles meifagers du Dieu du Ciel qui font venuz à moy,amp;: Aigolandrepliqua:Suiuray-ie donctonDieu pottres mef-desmeîfagers duquel tu fais fi peu de cas,Se que ce pendant que les a.utres dif-âie nent friandement 8lt;. magnibquemenement, ceux-cy foient tous nuds, nbsp;nbsp;dif-
nentà terreaueclemcfpris dâvn chacun. ADieu auectafoy Sc.taKeligiom ôc difantees paroles f en retourna en foncamp,ôcfe prépara pour donner vneba-taille.Celibreamp;Lhardi reproche du harbare,picquale cueur de Charles qui de ^oUntl, là en auant donna ordre que douze panures qui de tout temps difnoient auprès
tl
CHARLES LE GRAND i. ROY 15.
de luy, fuflent mieux vcftus amp;nbsp;traittez. Etapres fenfuiuit vnefurietife bataille, en laquelic Aigoland fut tué de la main dâArnould de Beilande, puis fut prinfe ////Zâ Päpelnne,amp; grande cruauté exercec contre tous ceux de dedans,là ns efpargner Pompelune aucun fexc ny aage .^ais les François ne ionirent longuement du plaifir de CC' Ã-e viéf oire car plulieWrs dâentre eux la pourfuiuans,pour piller amp;nbsp;tuer,amp; fe re-tirans trop tard eigt;leur camp, furent furprins en embufeade par les Roys de Se-uillé ôc de Cordoue,qui les deflirent prelque tous,de façon que peu en efehape-rent. On combattit anfli henreufement contre Surria Roy de Nanarre. Deb on alla à Nasere là ou il y auoit vn homme trefuaillant dâvne haulte amp;nbsp;defme-Ferr^^u/ r n nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;i 1a
furee Itatnre, nomme Ferragnt,leqücl Amurat Goliath de Babylone, auoit cn-uoyé en Elpaigne au feconrs des Sarrafins auec vingt mille Turcs,Ce que Tuf-pin(leqnel en cell article nous auons fuiui,amp; Sabellique auec luy,auec quelque crWr«»- doute de la vérité) dit de la grandeur amp;nbsp;hauteur de cell: homme,eft vn peu hors dcFefra^ui. dcs bomcs delà commune creance, bien que plufieurs figes autres hommes, mefmement des modernes, confentent à celle opinion, referans toutes chof s à la force des allres.Mais tant ya que Turpin amp;nbsp;autres hiftoriens dilènt,quepl^^ fleurs François par luy défiiez, furent vaincuzamp; menez dedans la ville. En apres auoir par lâelpace de deux iours,debattu fil le deuoit combattre, le combattit,premieremêt à cheual,puis à pied, amp;nbsp;plus par art amp;nbsp;finefle quep^ï force le vainquit,ayant cflé par luy blcfle au petit ventre qui efloit(ce dilèntles Romans fabulateurs) la feule partie de Ion corps qui peut receuoir coup, eflant au refie inuincible. Lors donequesfut tuéFerragut, amp;lavilledeNagereprin' cordoue fç .Delaon allaaflieger Cordoue, là ou les François furent aflaillis plus parvn^ â moquerie quâen battaille, car là deuant à rimprouille,fe prelenta vne armee
Sarrafins tous voilez le vilà ge, portansdes clochettes qui faifoientvn gran^ desarr^fms. btuit, Celle figure dâhommes non accoullumce,amp; le fon des clochettes du eo' mencement ellonna la cauallerie Françoife, mais le lendemain ellant celle perils Sarralins furent delFaits par les François iufques à tant quâils furent fis Frani^ou. nbsp;nbsp;detucr,amp; Cotdoue le rendit. Celte guerre cefla pour quelque tcmps,duranth'
4 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Charles alla vifiter lâEglife de Sainél laques en Gallice, à laquelle il fit phi-
fleurs beaux amp;nbsp;riches prefens, amp;nbsp;luy donna plufieurs belles amp;nbsp;grandes terres. Turpin,auecques luy neuf autres Prélats (comme il dit luy mefme)conlà crab'
M^rÃÃf Heilmaand frcres.
CdfJelon coT-
Ce nâeftoit pas faitjCar il falloit encore combattre en Elpaigne les Rois Mar-fille amp;nbsp;Bcllingand frcres,lefquelsAmurath de Babylone y auoit enuoié,pourl^ conquérir. Doncq Charles defirant mettre vne bonne fin a celle guerre, en laquelle il auoit tant eu de viôloires, leur enuoya Ganes ou Ganelon,leur dire, ou quâils enflent à receuoir la foy de lefus Chrift ou à luy payer en tribut, certaine fome dâor amp;nbsp;dâargêt. Ganes alla vers eux,mais eflant corropu par la pronieflede rompu lâargent que les Barbares luy firent, fit le trahiftre, amp;nbsp;le proditeur,non lâorateur trai[}re. pj^i^ibafladeur, car il aduilà auec Marfille Sgt;c fon frère, par quel moyen, ou - nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;. par quelle force, amp;nbsp;par quelle tromperie amp;artifice,il leur pourroit donner en
trahù. main,amp; mettre dedans les fillets,! armee Françofle,pour la dettaire a leur aiu.
Ganes ayanf prins des Barbares vne grande fomme dâargent,dift au Roy Charles quâils vouloient faccorder aux conditions fufdites, amp;nbsp;le confeilla, de puflhr auec fon armee les ports Cefareans,fen retourner en France, amp;nbsp;cependant laufet Rollâd fon neuen auec les meilleurs vingt mille hommes de fon armee,pout receuoir
CHARLES LE GRAND i. ROY 13? LIVRE HL 169 rcceuoir le tribut que les Barbares luyvouloient donner, amp;nbsp;à fin que ces vingt mille hommes fulTent au fecours des liens, fi dâauanture il aduenoit^ue celle nation Barbare, leur voulut faire quelque empefehement au pafîagc des monts Pyrenees, Rolland auecques lefdits vingt mille hommes o»c Ion oncle Eiy laifi If fa,falla camper au lieu de Ronceuaux. Marfille fon fi^c oui eftoient en cm-bufeade dedans les baricaues de ces montaignes les alîailhi^nt. Ils auoyent cinquante mille combattans auecques eux, lefquels ils diuiferent en deux troupes , la premiere, qui eftoit compofee de vingt mille hommes, le trouua mal dâauoir alTailly les François, car par la vaillance de Rolland elle fut defïaiôle. raillMce à « Mais comme lâautre qui eftoit de trente mille hommes, vint charger les Fran-çois défia las de vaincre, de tuer, amp;nbsp;de pourluiure, il leur fut bien aifé de les FrAnlt;^ois def-tuer,amp; adoneques furent les François taillez en pieces, tant les Cheualiers que fimples foldats,amp;là mourut Oliuier, ôôplufieurs autres vaillans champions. Rolland fut par force tiré de la preife, combattant furieufement, amp;nbsp;oliuifrmort. entre autres aélesfignalezquâil fit ceiourlà de fa main, il tuaMarfille. Mais puis apres fefentant affoiblir, tant pour le grand trauail quâil auoiteu a tuer, MurÃUetul. combattre, que pour lâcxtreme foif quâil enduroit, il voulut rompre fon ef-pee nommee Durandal faiéte dâvn admirable artifice, (comme difent les Romans, ) à fin quelle ne tombaft entre les mains des ennemis. Mais il eftoitfi foible, quâil ne la peut rompre, car elle eftoit fi bien trempee, amp;nbsp;eftoit fi forte, que bien que par pluficurs fois il la ieéfaft contre vii grand rocher pres de luy,il ne la peult pourtantiamais brifer. Baudouin furuintamp; trouuantRolland eftendu fur la terre à la renuerfe , ia tirant à la mort, monta diligemment fur fon cheual, amp;nbsp;picquale plus quâil peut, pouraduertir Charles de ce-fte defeonfiture.
Rolland mourut le quarante-deuxiefme an de fon aage, lequel fon oncle Charles fit enterrer en la ville de Blaye fur Garonne, en lâAbbaye fainélRo- enter main,amp;ordonna que fonefpecfuft mifefurfon chef,amp; foncor afes pieds, mais depuisfoncor fut porté en lâEglife Sainéf Seurin lez Bordeaux, amp;fon cfpecà Reque-Amadouren Lymofin. Oliuier amp;nbsp;Oger le Danois furent en-terrez à Bellin : autres difent que ledit Oger fut enterré pres Rolland. Gaïf- de ceux ^ui fer Duc de Bordeaux, Renauld de Montauban amp;nbsp;Angelier Duc dâAquitaine moururent à Bordeaux: Aftulphe,Samfon, Salomon, amp;nbsp;Arnauld de Beilande en Arles. Charles bien eftonné de cefte nouuelle, tourna bride, amp;nbsp;pourfuiuant haftiue-mentles cnnemis,en tuaiufques à fe faouler de tucr,amp; enuoyale traiftre Ganelon à Aix la Chapelle,là ou il fut tiré à quatre chcuaux,come nous auons dit. Et c^oelon tiré fl ce fut au premier ou fecod voyage de Charles en Efpaigne,qui furet bien toft à ^.cheuaux. lâvn apres rautrc,celaaduintlâa778.oufï ce fut au dernier vn peu deuatfà mort, ce fut lâan de fà lut 79(j .Nous accordons bien voloticrs auec ceux qui difent que cela aduint deux ans deuant la mort dudit Charles,au Pontificat de Leon,durat lequel Charles retourna en Efpaigne, la guerre de laquelle faiéfe à diuerfes fois dura lâefpacc de quatorze ans comme dit Turpin. Mais ceux qui ont efeript les louangesôc les hiftoires des Efpaignols,nient totalement ce que les autres eferi-uains attribuer de gloire amp;nbsp;dâhonenr à Charles,aux conqueftesôc bc^ailles dâEf-pagne,amp; au côtraire,Turpin (fi tant eft que le liure qui court fous fon nom, foit à lLiy)faccorde à cefte opinion,receuë par la fabuleufe antiquité. Charles voy at que ce defaftre pouuoit obfcurcir fes faits,amp; enfler le cueur de fes ennemis,vou-
lyo nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;CHARLES LE GRAND i. ROY xj.
lut le venger des Galcons, tjui luy auoient loué ce bon tour, bruHa leurs pays, /tir Jeyrs vill?s J amp;c Ictus villtt^cs ôc fit motirir les principéitix cl entre etix âyn.nt les nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Je les tous paiïèrpâr le fil de lâefpce, fila rebellion des Saxons ne
leut faid haâcr dc«iâen retourner en France, pour y remedier amp;nbsp;pour aller contre eux.
Les François Ãmais ne faiibient aucune guerre hors de la France, quicon-Pf Holte des nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Saxons ne le rebelîaficnt oublians leur promclTe iuree lt;à Charles, fans
Saxons. Ce foncier des oflages quâils auoient baillez. Quand ils entendirent la perte que Charles auoit receue aux montsPyrcnees,ils fe reuolterent,cfi:ans à cela efrneuz par Vvindocinde ou Vvitikind Prince Saxon Duc des Angriuares, lâvn des plus grands Seigneurs de Saxe,grand guerrier,homme de prompt amp;nbsp;fubtil entendement, amp;nbsp;de grandes menees. Il eftoit banny de Ion pays, pource quâil cftol^ Pay en, amp;nefe vouloir faire Chreftien en nulle fitçon quelconque, amp;efmoU-uoit les Saxons à reicdler le Chriflianilnae amp;nbsp;lâobeilldncc promile à , Charles.
Adonc durant que Charles eftoit en Elpaigne,ceVvindokind(ainli Tappele-rons nous dâorefirauant ) lollicitoit par pratiques amp;nbsp;menees, les cueurs des liens à fe reuolter, amp;nbsp;les Danois alesfecourir. Ayant faiclalTembler vne alFcniblec jprfwoA/«/«-(Tcneralle des Danois, il lesperfuada de donner fecours aux Saxons,leurre-ch'llrLTâ^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;premièrement les forces amp;nbsp;les entreprinfes des François quii*'^
prenoient vne trop grande puiiraiice,efi;oient a craindre aux autres Rois,Poten-tats, amp;nbsp;nations. Que luy eftant banni,qui auoit accoutumé de viure entreper-fonnes libres en liberté, leur pouuoit leruir dâexemple, amp;nbsp;deconlèil de pout-\emonÃräce uoir a Icurs afhures,pour empefeher quâils ne tombalTent enferuittide, amp;nbsp;ne pcf deryttikiP.d Ji/pgnj; empire auec leur liberté. Que cependant que toutes les forces de b tton^ii^^e France efioient en Elpaigne il feroit bon entrer en la France delnuee dâhomnifS contre char- nbsp;nbsp;Je fccoui's. Que fils fiiifoieiit cela,non feulement ils pourroient acquérir
grande gloire, amp;: vn grand butin amp;c fe releuer de leurs pertes, mais aulîi telk' ment affoiblir èc ruiner la France, que par apres elle auroit plus de befoing de le conlcruer, que de hardielTe de courir fur les Empires des autres nations. Vvin dokind quine pouuoit trouucraucune mercy en Charles, dâautant que bien « louLicnt il auoit efmcu les Saxons à fe reuolter, eulb elbé bien aife de fairefoubf- 1 Qoufiume nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Saxoïis, fclcn la couftume des bannis, qui voulans rentrer en leurs i
des binnis^ bicusSc maifons,veulent de leur caufe particuliere faire vne generalle,amp; elrnou
Hoiries autres. laies Danois commençoient à luy preller lâoreille quandvndes^ plus grands Seigneurs dâiceux fe leuant leur remonftra, que Vvindokind ou ^reryit'- Vvitikind vouloir, que fa caufe particuliere lèmblaft à vnchacun ellrelagc-l':^nd. neralle de tous les Danois, à fin de melier lès affaires delèlperez auecques les
Ieurs,qui lors eftoient tant heureux amp;nbsp;profperes, fe là uuer couurir des armes des autres,puis quâil nâa peu le faire auecques les liennes. Qinl parloir r» nulheu- comme celuy quivoLidroitbien auoir des copaigons enfonmalheur, veu que XlîriXow eftoit irremediable, mais que les Danois nâauoient que faire de cela,amp; i quâils ne deuoient aucunement fecourir Vvindokind dâautre chofe, que dâvn reconfort dâexil. le Içay bien ( difoitee Prince Danois ) quâil lâoffre vne belle Æ occafion ue faire bien fon proffit, amp;nbsp;de gaigner vn fort grand butin, mais c ek îa^rance nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;appaft, auquel ceux qui tafteront, feront eux mefmes prins en proye.
Jamais fa France nâeft fi vuydc,amp; delpourueuë de forces, quâelle nayt^ toLilîours '
CHARLES LE GRAND i.ROYij. LIVRE HL 171 toufiours aflez dâhommcs, de cheuaux, darmes, amp;nbsp;de traids,pour refifler à la force des eftrangers. Pluftoft fortiroit-il de la terre des hommft armez, amp;les pierres farmeront,quâelle foit defpourueuë delaicuneife qui vucille mou-rirpoLirfideffcnce.Nous nations point beloingde trou^'r Ion repos, à cefte heure quâelle le prent,ny nous le noftre qui raLions,amp; dâ;ratant queCiiarles a me né plus de forces en Efpaigne, dâautant deuons nous craindrc^on retour,li ores degayeté de cueur, nous Itiy commençons la guerre. Quil demeure hardimét en Efpaigne, ie ne lâen tireray pas. Tant quâil fera läge (comme il cffc ) il ne fera iamaisla guerre aux Danois, ny a la Danic, laquelle nous eft autant quâelle le doit, pour eftre noftre patrie. Le plus grandheur quâayent les Danois câefl dâe-ftre panures amp;nbsp;vaillans,amp; dâauantage il fault cofidercr que plufieurs de noz ieu- .. nés nommes, font maintenant à la guerre atiec Charles,auquel le fuis contraint grand heur. defirer toute profperité,puis que ie la defire aux noflres. Le Roy Charles cfl vn Prince tref-vaillant tref-magnanime èc vertueux, lequelie voudrois autant Ei-uorifcgque ie fouhaitte quâil nous fauorife. Or comme il ne fiult que la parolle, laremonflrance ôc lâauthorité dâvn grand perfonnage pour cfmouuoir ou diuer tir beaucoup dâhommes amp;nbsp;de volontcz,ceflc remonflrance eut tant de force en lâendroit des Danois , quâil ne fut publicquement ny promis ny donné aucun fecoursa VVindokind. Bien mena-il quelques hommes qui de leur volonté le fuiuirent, auec dâautres de fon pays, amp;nbsp;pafîant le Rhin entra en France bn:C lant amp;nbsp;faccageant le pays,amp; tout ce qui efl depuis la ville de Thuit, maintenant pctitvillagc, iufques à la Mofelle fut tout mis a feu amp;nbsp;a fang, les Temples bruE lez amp;nbsp;ruines, amp;nbsp;nul refpeél tenu a fexc'ny à aage, monflrant en cela ce Barbare quâil nâauoit pas entreprins cefte guerre pour butiner , mais pour fe venger des François. Charles efloit en la ville dâAuxerre quand il entendit cecy, amp;nbsp;a cefle caufeenuoya foudainemêt quelques copaignies pour Etire telle à Vvindokind qui ne fapprocherent pluflofl de luy, quâil ne le rctirafl auec quelques vns des fiens tous chargez de butin, mais les autres ne le voulâs fuiure, furent tous tail- (^^^rlacn lez en pieces par des François qui les trouüerencendefà rroy . Quand Charles fut arriué en Saxe auec fonarmeeamp; euttrouuéquc VVin.dokind, ôdesautres Seigneurs Saxons fefloient retirez vers Taffilon Duc de Bauicre, qui auoit eE poufé Luitperte Elle de Didier Roy de Lombardie, foudainement il eut enuic de fen venger,mais cognoiffant que ce feroit trop grande cruauté de prendre la nbsp;nbsp;fault fe
vengeance fur les oftages, amp;nbsp;autres qui nâefloient coulpables de cefle guerre,il quot;^^ngerfur fendefifla. Toutesfois a fin dâabolir peu à peu lenom Saxon,5c quâeuxmefmes euffent de leur bon gré defir dâaller habiter en autres pays, amp;nbsp;dâeflre du nom rang de ceux qui viuent foubs couflumes plus douces amp;aifecs,il leur bailla des loix les plus feueres dont il fe peut aduifer, amp;nbsp;entre autres chofes,il leur ofla feueret lapuiffance de faire teflament,amp; ordonna que les parans feulement fuccede- donneet au» roient a ceux qui feroient morts fans tefler, puis les priuant de toutes charges ôc offices publics, il les bailla à eftrangers, ôe principalement a Efcoflois,cn la vallcLir amp;nbsp;fidelité defquels il auoit vne grande fiance. Neantmoins lâopinia-flreté des Saxons efloit telle, quâil ne les pouuoit reconcilier ny attirer à foy par dessaxont. douceur,ny matter par les viéloires quâil auoit fur eux,ny appaifer p^ la comu-nication de la religion,ny flefehir par iufles loix,ny dompter par les ordonnances rigoureufes quâil auoit faiéles en ce dernier voyage,voire ny par la crainélç de perdre les oflages, que leur Prince auoit donnez pour gage de leur foy, ains
i72.
â CHARLES LE CR AND i. ROY 13.
parmi les occupations des voyages des François aux guerres eftrangeres chefâ choient^oufiours nouuellesoccafionsdefe reuolter.Le Roy Charles ayao*^ enuoy é la plus grande partie de fon armee farrefta a Coloigne auec bien peu ée forcescomme eftgm entre la paix amp;nbsp;la guerre.
Quelques hillorî^s difent que durant ce temps, les Sorabes braue ôcvailquot; les Soya es. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;natioü, coftimencetent dâentrer dedans le pays de Saxe. amp;nbsp;y faire la gucP
re, mais dâautres tiennent que cefte guerre contre les Sorabcs, fut apres la fub uerhon de lâEftat de Bauiere. Surquoy nous voulons bien admonnefter les h-Débat entre étcuts, quâenti'c les hiftotiens qui ont elcript de la vie amp;nbsp;des faids de Charles leseÃrinains y a vne grande controuerfe des temps amp;de lâordre des chofes. Mais nous3' t^hAr'Nquot;fuyui lâopinion de ceux qui ont eflc les plus curieux alafupputation del* dióhs temps, Charles doneques enuoya en celle guerre vne armee foubs la ge deGeillonfon Connellable, amp;nbsp;de Wolrad Comte de fon Palais, amp;dA' dalgilè fon Chambellam,auecques charge de foire quelques compaignieseiâ Saxe des hommes les plus aguerriz , ayant afi'euree opinion que dâorélflJ' Liant les Saxons luy feroient fiddles, amp;nbsp;qtiâils fçauroient bien (e deffenér^ contre ceux qui leur voudroient foire iniure. Il fit femblablement venir 1^^ lesFraeonies Ftanconiens qui toLifiours lâauoient fidellement ferui, les pays defquels onap' deÃuelsfont pedoit lots France Orientale,dont(ainhquâon dit)fontdelcenduz lesFr^iiâ' ks TrM^is. Ãols. Incontinent ils fuyuirent en armes ces trois Seigneurs, amp;nbsp;ne firent guC' res de chemin, que le Roy fut aduerty que les Saxons aufquels on deman-doit lècours felloient rebellez par le confoil de Windokind. Au moyen^l'^
quoy il enuoya toutfoudain vn Comte fon parent nommé Theodoric potiâ fecoLirir Geillon amp;nbsp;les autres, amp;efteindrece tumulte,lequel arriué au cai»Pgt; on tint confeil, ou il fut ordonné que premier que de combattre on feroita^' Fault fituoir feurédu nombre des ennemis ôc de leur deliberation. On trouua quâils efoi-1 r' '1
econfei ,«gt;â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;animez contre les François, que contreles Sorabes, qui gafloient^'
It Hombre des ennemis.
Diflribtition ^wmees.
pilloient leurs terres ,amp; quâils eftoient campez de lâautre codé delà procM' nemontaigne, de laquelle onnepouuoitapprocher,quâonne palfallvnepeW' te riuiere.Parquoy on trouuabo que Theodoric auecques la moitié de lâarme^ demoureroit deçà la riuiere, amp;nbsp;Geillon auecques lereftelapalferoit.Ainfi c-doient deux camps lâvn pres de lâautre , ayant bien preueu Theodoric que lc$ ennemis edans en plus grand nombre quâeux, amp;nbsp;bien plus hadifs ne foudroient a les venir alfoillir, amp;nbsp;par ce moyen ils feroient dedaits. Car vn camp fècour-roit lâautre,amp; ne foudroit aies enclorre. Les vns penfoient, que Geillon deuoit commander à cede armec,acaule de fo charge de Connedable, ou Comte dâEdable, les autres attribuoient cc commandement a Theodoric,pourla gran deur, veu quâil edoit parent du Roy, amp;nbsp;ne doubtoit on point que fil fefaifoit quelque chofe de bon en cede entreprinfe ,tout lâhonneur nâen retournaft fit JaleuÃe en- luy î potircc quc Cliatles lâauoit ia foiél Gouuerneur de Saxe. Ce que bien con-tregens de gnoilfont Geilloii, il délibéra dâen emporter tout feul la gloire, amp;nbsp;commuai' qyant fon intention enuieufe à fes deux compaignons, il fut refolu que de nuiél ils afoandonneroient Theodoric. Ce quâils firent, dont mal leur en print.
Forcedlenuie Voyez qiTClle foi'ce a reauie,amp;: combieiï elle ed aueugice,quelle fiiiél tellement perdre les fens aux hommes,que pour fe venger dâautruy,ilsfeper-
dent eux mefmes.
Adoncques Geillon accompagné des autres deux,de nuid fe fepara de Theo-doric,
CHARLES LE GRAND i. ROY 15^ LIVRE HL 175 donc, amp;nbsp;tournoyant la montaigne il arriua au poinôl du iour à laveu^des en-nemis,quâil arriua tous rangez en battaille Sc prefts à combatte. Ce que voyant, il enborta les hommes de bien faire, amp;c de chaftier les Saxons, qui apres auoir efté mille fois vaincuz,feftoientmille foisrcuoltez. encoresquil euft beaucoup moins de gens quâeux ) il donna dedans pluftoit dâemiie qu il portoit à Theodoric, que de haine quâil leur portaft : au Pu ne dura il gueres, car il fut tué,ôcprefquc tous les hens auecques luy,Scccux qui peurent efchapper,f en re- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;tttf-.
tournèrent au camp deTheodoric.
Le Roy aduerti de celle deffaite,fit vne nouuelle armee,ôc luy mefmes la me na en Saxe. Qmfutcaufe que les Saxons ne iouirent gueres dufruiét de leur vià oire, car ils fe rendirent par contrainte, puis ils furent tellement chaftiez, que quinze cens des plus coulpables delà fedition eurent latefte tranchée, ôc punition des vrayementleur faulte eftoit fi grande, quâon ne les pouuoit aP.cz punir. Corn- saxons rcM^ bien que cefte nation fut fi cruelle amp;nbsp;indomtable, h y en auoit il quelques vns réduits pour le zele de leur nouuelle loy ; lefquels ennuyez de tant de miferes,
* nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fe tranfporterent à Rome,ou le Papeleur dbna vne partie du Vatican pour fha-
bituer. Alors la Saxe demeura fans quelques gens de confeihà raiiqn de quoy rtrët lt;t
î prcfque tous les plus ieunes amp;nbsp;forts, voy ans que leurs affaires ne fuccedoient point bien heureufement en leur pays, feu allèrent en V veftphalie, ôc contrai-
: nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;gnitentlesVvcftpVales,moitié pat force,amp;moiué par amour, de prcndielcs
armes contre lesPrançois. Ce quils accordèrent mal-atieemcnt,pource que contre les Charles auoit des otages de leur foy promife. A la hntoutcsfois ils feioigni- ç»». rent auecques les Saxons, ôc donnèrent vne battaille aux François, en laquelle ils furent vaincuz, amp;nbsp;perdirent tous leurs Capitaines. Neantmoins apres cefte deffaite ,lcRoy leur pardonna, amp;nbsp;d leurs oftages pareillement. Il auoit bien lors le moyen de ruiner entier cm et les Saxons, mais h ne peut-il tant faire qu ils fe reuoltaffent encore vn coup, ôc ne fe Effent vaincre peu apres, auecques vne cruelle occihon des leurs. Car ceux qui reftoientde tantde battailles paffees, fe tallians auecques la icuneffe demeuree en leurs pays, combattirent dere-chef les François. Mais ne fe voyans affez forts,ils fe rendirent,fefians en la clemcnce du Roy, quâils auoient tant de fois expérimentée. Auffi leur par-donna-il, quoy quâil euftbien occafion ue les faire tous mourir, pour auoir fi
\ fouuent rompu la paix. Et voyant qu entre vn fi grand nombre qui eftoit deuant luy, pluheurs monftroient quelque apparence de Noblcffe, ou au-thotité, il les print, Ãc auecques leurs femmes ôcenfans les Et paffer en la G au-
⢠nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;le quot;Belgique, qui eft maintenant le pays deP icar die, 5z leur affignapour demeu- saxons tranf
r e lelong de la cofte delà grand mer, commandant a Ly der ic general de fes na- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;-
uires de les tenir en feurté.
Charles Et vn nommé Bouchard Conneftable a.u lieu de Geillon. Vn Con-neftable alors eftoit celuy qui auoitla fuperintendence des grands chenaux du nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â
Roy, comme le mot Latin Cornes Jl d t wh , le figniEe, mais depuis la charge des
\ armes a efté donnée à cefte qualité, ôc celle des chenaux aux grands Efcuy ers, comme nous auons amplement difeouruen noftreceuurc de lâEffet ôc fucces des affaires dcErance.
Charles laiffa pareillement ie Royaume dâAllemaigne à fon Els Charles, Et auffrfon autre Els Pepin Roy dâItalie, pour refifter fermement aux Grecs qui y vouloient faire guerre, Ãc auffi pour fe donner gatde dâAtagife Duc cbwlcs.
P iq
CHARLES LÃ GRAND i. ROY ij.' â
de Beneucnt, quâil auoit fort fufpccl.Piiis il donna lâAquitaine au plus ieune*ip' pelle Loys, Ãc luy bailla la charge de la guerre dâEfpaigne contre les Sarrazins-Incontinent que Zathe Roy de Barfelonne entendit que Loys deuoit Etire re en Eipaign e,il clli^ya fes AmbaiEtdeurs en France, qui dirent au Roy deu . part, quâil auoit le cucur François, amp;nbsp;quâà la premiere occafion qui fe prefente-^nols/ertJët il fc mettfoi?en fon obeiflancc. Le Seigneur de Huefea, nommé Aze, en-4 chéries, noya femblablemcnt les clefs de la ville à Charles. Abdelle ieune Prince Fis
Ibminange Roy de Mauritanie vint atifii le trouuer en fa ville dâAix la Chapef , force prefens, Ãc luy dit à fon arriuee,quâayant entendu Et grandeur, ïbn chérlts. heur amp;nbsp;les riches conquefees quâil auoit Eaidtes par lavaillance des François, il eftoit venu pour demander fon alliance amp;nbsp;amitié. Le Roy le receut fort hon-norablement, amp;nbsp;le traiéla par quelques iours, puis luy départant pluficurs grands dons, il le renuoya en Efpaigne auec fon fils Loys, auquel il commanà i ^»tnptricde quâfi le fit conduire iniques es pays de fon pere. Tous ces Barbares Eentrc-en-teneloient, amp;nbsp;ne Etifoient ces mines que par faintife. Carie Roy Ibminangt'^' uoit fon armee de mer, quipilloit les Iflcs de Maillorque amp;nbsp;Minorque, quo/ quelles fuflent en la protedon des François,à caufe quâelles eftoient Chrelfieæ nes. Zate amp;: Aze fe mirent de pleine arriuee en robcilEince de Loys, amp;nbsp;toiitllt;^ £Ef nbsp;nbsp;® dâArragon femblablement. Neantmoins incontinent que par le coinm-'iæ
dement de Charles il fur retourné en France,ils fe reuolterent tous. Au mo/e*â de quoy vne armee Françoiie aifiegcaBarcelonne, amp;nbsp;la print, amp;nbsp;la vilh de Huefea pareillement. Zate Roy de Barfelonne fut enuoyé en exil en Aufirafe.
pefté pQ^j. lâbonneur du nom de Roy, Charles luy donna la vie, bien quâil fuE Eoj, trahiftre. Puis les François prindrent Pampelune, que les Sarrafins auoientre-gaignee par la trahifon de Idnabala aulE homme de bien que les prccedens.
Lâautre fils de Charles nommé Pepin ayant paifé les Alpes, efleut Ei princi-AÃittte de pde demeure à Milan, pour voir ceEe ville aihie en vn fort beau pays ôc fertil, amp;nbsp;qui meriroit apres Rome eftre dite la principale dâItalie. Et toutainfiq^it les Grecs, Italiens Ãc OErogots auoient trouué la demeure de Rauenne propre iwtZx» «wo- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;affaires dâOrient, aulTi Pépin trouua Milan commode pour celles
de pour tita dâItalie, des Gaules amp;nbsp;dâAlIcmaigne, pource que cefte ville eft affife comme au iie,G4uleey' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;p^yg â Princes Italiens accouftumez dâobeir à vn Roy,E
refiouylfoicnt fort dâen auoirvnauecqueseux,qui leurferoit droiôt de leurs difierens, amp;lcsaccorderoit, amp;nbsp;qui femblablement pour la grandeur du nom defini pere Ãc du fien, empefeheroit que les eftrangers oEilfent dâorefiiauant leuer la telle contre eux.Ce quâils nâauoient encore veu.Ildebrand DuedeSpo-Icte lâalla voir à Milan auecques toute Et plus apparente NoblelTe, potirlefi-luer Ãe lâaccompaigner en fon voyage de Rome,luy failant tout lâhonneur dont ffeuneurfait E fepouLioit aduiler. Par tout ou paflbit Pepin, non feulement les riches citoy-* nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ens des grandes villes alloient au deuant deluy, ains les paiEans mefmes y acou-
roient en tel nombre quâil le contentoit autant de celle ruralle multitude, que delà magnificence des autres. Les Romains ne luy firent point moins dâhonneur à fon aitree, quâils auoient faiél à fon pere, Ãc fur tous autres le Pape amp;nbsp;le fepin couron Clergé. Ir fut COU roiiné au grand contentement dâvne infinité de peuple, qui B^^yd!t4 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Apres fon couronnement, il tafeha partons moyens de Elire con-
gnoillre quâil nâeftoit moins prompt à lecourir lâEglife, ny moins liberal entiers elle,quâauoit eflé le RoyCharles Ion pere.
Le Duc
CFtARLÃS LE GRAND i. ROY 13. LIVRE III.
Le Dug de Beneueilt à lâexemple de Didier,dont il à uoit efpoufé la fille,tour-tnentoit le Pape Adrian,amp; vfurpoit quelques villes en la terre de Labour appar- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â
tenantes au liege Romain,luy railant touliours guerre pour les bornes des pays denouueaudonnezà lâEglile. Mais Içaicbantlâaflemblec^^ Pape ôc de Pepin, il eut telle crainte,qu il enuoya Ion fils nommé Runaud accompaigné de plu-fieurs grand perfonnages, pour prier Pepin de ne faire paffer Ãn armee en fou
Duché deBeneuent,amp; quâil fatisferoit au Pape félon le lugement des François.
Toutesfois Pépin ne voulut oneques ouyr ce ieune Prince,ains luy fit comman der quâil fen retourriaft^ puis il mena fon armee en la terre de Labour. Ce qui tellement cfpouuenta ce Duc,quâilnâofaoncq f enfermer en fa ville de Beneuét, g»trre m fcfouuenant bien comme ileneftoit prins au Roy Didier fon beaupere^ aiiis fenfuyt à Salerne,qui pour lors eftoit libre (corne ville Imperiallc) de lâEmpire saleme yilli de Grcce.Dou pour fa derniere efpcrace il enuoya vn fecbd Ambaffadeur à Pe pin, qui pour bien temporifer obtint finablement fa demande. Car d autant que Pépin fe reculloit du Pape, dâautant eftoit-il moins irrité contre le Duc,amp;: plus patiemmét oyoit il les bumbles fupplicatibs de Ion Amballadeur.Delor-te quâen fin il luy accorda vne paix loubs condition que le Duc rendroit au du Duc ds
, tout ce quâil tenoit du fiege Romain, amp;nbsp;que pour plus grande feurté, ilbaillcroit aux François fon fils Grimoald en oftage, quG les citoiens de Bene-uentferoient hommage au Roy de France, amp;nbsp;qu'ils bailleroiet douze tels ofta-ges que Pcpin voudroit cboifir.'Tous ces articles furent accordez, ôi ainli d vne peur fengendravne paix,amp; fen retoutnale Duc en fa maifom
Les Annales de France racomptent que cefte guerre fut faicte par Charles le Grand pere dudit Pepin, quel an 7 81. pour la fécondé fois il alla a Rorne,la ou il mcnalaRoy ne Idildcgardc fa femme, Ãg fes fils P epin ôc Loy s, amp;nbsp;qu il fe- Jeconde fait. iourna premièrement à P auie,puisqu il alla a Rome,la ou le P a^e Adrian le re-t ceutfort honnorablement Sc couronna lefdicts deux fils, c eft a fçauoir Pépin » nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Roy de Lombardie, amp;nbsp;Loy s Roy dâAquitaine, amp;nbsp;la(comme aucuns difent) fut
\baptifévnautrePepinfils duRoy,que lePapc mefrne tint fur les fons. Quele
PapeSc luy parieret de la reuolte deTbaffilô qui auoit promis au feu Roy P epin du fonpere,Ãc à luy,foy ôcloyaulté: ceneantmoins il feftoit par diuerfes lois départi defafidelité,ôclâanneepreccdentefeftoit efteué contre luy parlâenborte-ment de fa femme fille de Didier Roy de Lombardie. Or refolurêt enfemble le Papc,ôi le Roy quâils enuoy roient admbneftcr lediét Tbaffilon de tënir la pro-f nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;meffe. Voila ce que difent noz Cbroniques,mais les plus certains biftoriens di-
â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fent queCbarles ne fit que deux voy ages aRome,lâvn quad il fut créé Patrice,ôc
ïautre quand il fut couronné Empereur : ôc noz biftoires continuantes en cefte ' opinion de ce voy age de Cbarles à Rome, difent que ce pendant quâil y eftoit,
Vvitikind Saxon (duquel nous avions parlé cy deffus) fçaebant que Charles e-ftoitaRome,fufcitaderecbefles Saxons à fercuolter contreluy, ôc fur ces en-t nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;trefai(ftesvindrentnouuellesà Cbarlesqucles Albiens,lesSorabes,£lt;lesEfcla- xans.
i nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;lions quibabitoient entreles fteuues dâAlbe ôc de Salen eftoient entrez es terres
l desThoringiens.LeRoy y enuoya aucuns Princes qui premièrement rencon-1 tïerentlcs Saxons,les combatirent fi indiferetement par enuie qui fe mit en-I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;treles P rinces de lâ armee,pour le defir que ebafeun auoit dâacquérir honneur Sc
l nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;§^oire, que les François furent dcffaiéts, amp;; y en mourut beaucoup. P uis apres
\ conte difent nofdieds biftoriens,le Roy en petfonne alla en Saxe, ôc feeut que
\ P ihj
CHARLES LE GRAND i. ROY xs?
ceftcreuolte eftoit de rechef aduenue par les tnenees de Vvitikind,lequel il ne peut appréhender,car il fen eftoit fuy. Si luy baillèrent quatre mille cinq cens hommes qui eftoient confentans de la trahifon,lcfquels il fit mener fur vn flcii-nommé Alara,lt;^l^ lieu qui a nom Fridi, amp;nbsp;la les fit tous décapiter. Apres cela Charles fen retourna en France. En celle là ilon, auant que la guerre fuf diélefecommenceaftjCommeleRoy eut pafte le Rhin à Cologne, arriuerent vers luy les Ambaftadeurs de Sigifroy Roy des Danois, qui auoient charge de la part deleurmaiftre,de contraólcr amitié amp;nbsp;intelligence auec Charles.
MortdeHil- nbsp;nbsp;Peu de temps apres mourut la Royne Hildegarde femme de Charl es, de h-
SÃZ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;auoit eu trois fils,Pepin qui fut Roy de Lombardie, Loys qui fut Roy
/«. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;dâAquitaine,amp; vn autre nomé Charles,amp; trois filles,Bertrudc,Berthe,amp; Gifle,
pource quâil eut nouuelles que les Saxons feftoient de rechef rebellez contre luy,il alla contre eux, amp;nbsp;les combattit en vn lieu qui a nom Charmel, fi qne peu en demeura. Puis le Roy fen retourna en France,amp; efpoufi vnc autre feiH' Hie nommee Faftrade fille de Radulph Duc de Franconie,amp; en eut deux filles-tre femme de Enuiron ce temps qui fut lâan 784. mourut la Royne Berthe, diôhe au gran^ la picd,mere de Charles,amp; de rechef Ce reuoltans les taxons, il alla en Saxe,knet' ter- tant le feu par tout ou il paftoit. Il feeut que V vitikind amp;nbsp;Albien les deux pk^ grands Seigneurs dudiéh pays,amp; qui eftoient les principaux autheurs des ik' . , quentes rebellions des Saxons,eftoient en vn lieu nommé Hardongrant. Illeur
Cratntedes Ji nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;t n / i nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;i nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;⢠i â
rfwifw; des nt remonftrcr de laifter leur defloyaute amp;nbsp;de venir a luy a mercy, mais ils no-rebelles. (ercnt venir vers luy,quâils nâeuffent des oftages pour la feurté de leurs period' nes,amp; Charles leur en enuoyant,ils vindrent vers luy:amp; en receurent le pardon amp;nbsp;la courtoifie quâils en defirerent, moyennant ce quâils promirent defcamp;rc baptifer,amp; de garder loyauté.Par ce moyen,les Saxons furent allez long teinp^ Clemence de cn paix,fans efinouuoir aucune rcuoltc,amp; par ceft exêplc on peut voir en Chnf Charles. nbsp;nbsp;nbsp;les vn bel acte dâvne grande clemence,de pardonner à ceux qui tant de fois fle-
ftoient reuoltez cotre luy,cftant aufii couftumier de pardonner,que les Saxons à Ce reuolter.
Noz Chroniques de France continuant ce mefine fil dâhiftoire, difent auflb que enuiron ce temps la qui fut lâan 785.ou 78lt;î. les Bretons fereuolterentcon' tre luy,difiins ne luy deuoir foy ny hommage, côbien que ludicael ou Gicquei zes sretons Icur Roy eut faid hommage de fon Royaume de Bretagne, à Dagobert x-W France. Charles y enuoyaauec vne armee, Adulphe, qui les contraignit de ar es. ^nrcr fidelité,amp; pour afteurance dâicelle de luy donner oftages. Voila ce que difent noz Annales,amp; mefmes Eginhard parlant de celle guerre, la met deuant le fécond voyage de Charles en Italie, amp;nbsp;deuant la guerre quâil fit au DucdeBc-r? Pue de neuent, parlant de laquelle il dit, que Charles cftant à Capue, manda à ceux de teneuem Cf Beneuent,que fils ne fe rcndoicnt,il les en feroit repentir. QcqAragife Duc de rend a char- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;enuoya vers le Roy fes deux enfans Rumold amp;nbsp;Grimoald auec gra
fomme dâargent,amp; le fiipplia de les vouloir prendre pour oftages,amp; quâil feroit tout ce quâil luy commanderoit,hors-mis vne chofe,qui eftoit de n élire poi^ contrainéhde venir au deuant de luy. Le Roy ayant plus d egard alvtilite ceux de Beneuent,quââ lâobftination de leur Duc,receut les oftages qu il luy vfl g»» uoya,amp; luy oélroya quâil ne feroit point mené deuant luy,amp;: retenant lèuleinct le puifné de fes enfans pour oftage,râcnuoyalaifiié afon pere,amp;receutle ferffl^ de fidelité des Beneuentains. Voila ce quâen dit Eginhard. Or en ceft cndrqi ôc prefque
CHARLÃS LE GRAND i. ROY 15. LIVRE HL 177
a; ïârcfquc en tous les points de 1âhiïloii'c de Charles comme nous auons dit,il
- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Æ* nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;5 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;GTà fidc cóti^
y a vne grande controuerie entre les autheurs^tant pour le tait d vne cMole, que t^ouerfic en- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â¢
fur les temps ôc années. Caries vns racomptentvnecEofe lt;iâvnefaçon,ôc lesau- tre les e]mâ tresdâvne autre, ôc les vns difent vnechoie cftrcfaidteduraÿvnetelleannee,amp;;
les autres apres. Les vns mettent pluheurs reuoltes ôc guTOces des Saxons,amp; les les^ autres moins, les vns plufieurs voyages à Rome, amp;: les autres«leux leulement, lesvns vn voyage en Lfpaigne,amp; les autres deux. En quoy nous nous fommes trouuez fort embrouillez amp;nbsp;empefebez pour accorder ces autbeurs en la diuer-fité de leurs opinions.
Pour rcuenir au Duc de Beneuent, oultre quâil faifoit la guerre au Pape,amp;: a-tioit tante de furprendre en la campagne, les villes fubieftes au Papat, pour la deffence duquel Charles defcêdit enltahe,encore cftoit il fort fufpeót aux Eran ^ois, pource quâil auoit efpoufé Adelbcrgue fille de Didier,amp; en auoit des en-lans; amp;c pource aulfi quâil auoit retiré en les terres, Paul Diacre de lâEglife dâA-quilee,h6me fort dode amp;nbsp;de bonne maifon,lequel Charles auoit trouué con-uainctidecrimede leze Maiefté. Didier durant l'on régné auoit fort ayméce Paul,à catife de la gentilleffe de fon efprit, amp;nbsp;de fon grand f^auoir,amp; pour mef-me occafion Charles lâauoit retenu auprès de foy,en la plus priuee familiarité. Mais quand il defcouurit, que Paul faifoit des fecrettes menées , pour tiret Didier de fon exil, il le bannit luy -mefme, ôc I enuoy a en l Ille de Tremuti, pres la nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;j)',acre
Pouille dót il fortit fe retira vers Aragife. Charles qui de fa nature eftoit trel- /xjfr»r de cleinét ôc benin,nc trouua point mauuais que ce doéte perlonnage eut fans fon quot;nbsp;commandement pallé les limites des lieux prefix par Ion bannillement ,bicn que plufieurs Seigneurs luy confeillalfcntdele punir de celle rebellion,ôc Pepin mefme par le commandement de fon pere pardonna au Duc de Beneuent, celle faulte delâauoir retiré. Paul a la requelle du Duc ôc de laDuchelfe de Be-
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;neuent employale temps à eferire des hillolres,commcceantlaRomaine,la ou hifioires,
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;le petithillorienEutropius a fini,qui ctl au regne de l Empereur Ionian. Il fit o-C4t»^«es.
l aulfi apartlhilboire de Lobardic, amp;nbsp;pluheurs autres ceuures, amp;nbsp;des Cantiques I quâauiourdâhuy on chate aux Eglifes. Aragife cllant mort,il lâalla mettre de fon l nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;bon gré enlâAbbaye du Mont Callin,la ou il palfa le relie âe fes iours auec gra-
1 de religion èc aullcrité de vie. Le Roy voulut que Grimoald fils dâAragife fuc-\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ccdall à fon pere au Duché de Beneuent,la ou il lâenuoy a pour refillcr a lâentre-
l nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;prife des Grecs, en la proteélion defquels elloitla Sicile, ôc toute la Calabre.
Adelgife fils de Didier fortit derechef deConllantinople, ôcfe tranfportaen
' Italie,ou il lut receu en grandeioye de ceux qui tenoientle party desGrecs,ac- nbsp;nbsp;itahefM-
compagné defquels il entra au Duché deBeneuent, amp;y commeni^ala guerre, rtla^uerre. MaislesErancoisappcllansaucceux lldebrandDuc de Spolete,amp;: Grimoald Duc deBeneuent, luy donnerentvnebataille, en laquelle il fut occis, Sz tant feshommes que les Grecs dorefnauant en lieu de prendre les armes,dchberc-
\rent de chercher lâamitié des Erancois.
Encore y auoit-ilen Italie, certains hommes cpii fccrettement tenoient le ^cngtMicede l nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;party des Lombards. Luitperte fille de Didier fe reffentant de ce que fon pere femme.
l nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;auoit ellébanny ,2lt; fon frereP atrice de Conllantinople tué,ne cell^ dâefmou-
\ voir Thafhlon fon mary à prendre la vengeance de tant dâiniur es. Il auoit Ãcom Tl^ffdonne
\ meilaeftedit'i parauant retiré Vvindokindennemy iuré desEra(^ois,amp;c animé
i les Huns, 6cles Auares maintenant diétsHongres contre Charles. Le Pape Us.
lyS CHARLES LE GRAND i. ROY X3.
Adrian fentremit de le mettre dâaccord aucc lePvoy â la charge quâil confeHc' roit tewr fon Eftat en foy amp;nbsp;hommage de la couronne de France,amp; de donner au Roy pour oftages fes cnfans. Mais les Amhafl'adeurs qui de la part de Char-ââ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;les efloient allez \Års le Pape, luy refpondirent quâils n auoint point charge
promettre aucunecilofe,ains feulement dâentendre la demande du Roy.De celte relponce hijc Pape grandement courroucé. Si les excommunia, amp;c lâen retournèrent fans rien faire. Dont le Pape quitta le Roy de tout ferment faiâ^ TxcammH- ThalElon,fil ne luy obeilî'oit,amp; donna abfolution à fes foldats des fies amp;nbsp;bruf' quâils pourroient faire déformais au pays dcThalhlon,fiir lequel amp;nbsp;Ãr lès alliez tombant lâindignation diuine, il protefta que les François en feroicnr inno cens ,eftans contrainéls de vuider leurs diHerens par armes. Charles ce pendant le fit fommer defetroutier à vneafiemblce generalle de fes Eftatsdc' uant fon cofeil compofé de gens dâEglifc amp;nbsp;de Chcualicrs,alhfi;cz de quelque^ 'confeih des lurifconfultes, comme nous auons dit cy delTus, que les alfemblees conîeils ⢠mtiensRçjs. Roys eftoient compolèz de ces trois fortes de gens. Car en ce temps la iln/ | auoit encore de Pairs de France,ny de Ducs,ny de Comtes, qui ont efté erigcz I depuis,comme nous auons pareillement cy delTus declairé. On eftoit prell quot;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;donner la fentence ou arrell contre luy, quand de bonne fortune pourluy/^
:femme vint à deceder, pour-ce quâapres fa mort, le Pape luy remit tout, amp;nbsp;lu/ - rendit rcmilEon des precedentes cenfures.
Il y en a qui difent que Charles entendant que ThalTilon auoit contracte li- ; gueauecles Huns voilîns des Bauares ducoÃéde lâOrient, amp;nbsp;feftoit reuohe contre luy,entra auec grandes forces dedans le pays de Bauiere, amp;nbsp;vint iufques Z4rtweredu la riuierc du Lech,qui diuife les Bauares des Allemans.Et f eftant campé fur 1® riuage dudiél fleuuc,il voulut deuant quâentrer plus auat en pays,tanter le courage de Thalfilon,amp; enuoya vers luy fes Ambalfadeurs pour tafeher à le redui- i clarlesntene quelquc bonnc compolition. Mais Charles trouuant Ibn courage oblliné, I _Armeeen Sa- diuilà fon atmce en trois,iâvne defquelles il donna a Pépin fon fils, qui fempara »'«â¢f- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;enuiros de Trcntc,rautre il la retint auec foy, amp;nbsp;auec lâau- s
tre enuoyales Aull:rafiens,lcs Thuringiens, amp;nbsp;les Saxons vers le Danube. ThalTilon eftonné de le voir alTailIy de tous collez, falla rendre à la mercy du Roy (ce que quelques vns difent quâil fit à la fuafio du Pape)dônant douze olla-rhafÃlon fe gcs,lefquels au premier traitté de paix il auoit promis de donner, amp;nbsp;donna fon rend4 la mer fils Theon pour oflage,iurant au relle,amp; promettant lolenncllement,de ne fui- ' chAr- ype iamais autre party,quc celuy du Roy, amp;nbsp;dâellre amy amp;nbsp;ennemy de fes amis , ennemis. Alors le Roy mit dedans le pays de Bauiere, des gouuerneurs, ne Thxfjtk» fi voulant plus fe fier en Thalîilon,lequel(felon aucuns)lè reuolta bien toll apres. » renolte. nbsp;nbsp;nbsp;Dâautres difent que fe repentant de la foubfmilTion quâil auoit faiéle au Roy,5C
voyant quâà raifon dâicelle il elloit mocque amp;nbsp;melprifé dâvn chalcun,il fe defpi-ta amp;c fafcha de telle façon,que quittant le monde, comme delelperé il fe rendit
1.4 force dis moyne auec Ion fils Theon. En quoy le peut voir la force amp;nbsp;la violence du def- »' defelpoir dâvn home qui apres feflre veu grand,fc voit de ûi grandeur » Pgt;recipité en vne profonde mifere. Quelques vns difent que le Roy pour oller «. a Thallilo/ Sgt;c à Ion fils,tous moyens de renouueller aucun remuement amp;nbsp;fedi-tion,les enferma tous deux dedans vn monallere,quâêcore auiourdâhuy on voit pres de Heildelberg, amp;ell nommé Laurec. Ainfi Thalïilon efmouuantvne guerre no necelTairejôc pour trop delirer de fe venger,amp; pour craindre ce dont
il ne
CHARLES LE GRAND i. ROY i;. LIVRE HL 179 il ne deuoit auoir aucune crainte, feictta dedäslcs meftncs dagers quâil vouloit fuyr,comme il adulent fouuent que les hommes haftent amp;nbsp;attirent a fo^ amp;nbsp;aux leurs,les malheurs amp;inconuenicns que par mauuailes intentions amp;mauuais malheurs. confeilsjils veulent chaffer bien loing dâeux, amp;nbsp;ainfi eftai^|^riué de ion Eftat, porta la peine de fes pratiques, amp;nbsp;de (es feditieufes menées, ôc delà vengeance priuee quâil auoit attâtee cotre leRoy .En luy print fin le Roy atfhie ou lâEftat de Ftn du F.nyatt Bauiere,qui auoit commencé lâan de falut 456. lors que les courfes amp;nbsp;hircurs â des Huns commencèrent à rauager toute lâEurope. Au cdmencement lefdiéts Bauarcs fappelloient, quot;Boij ou Sôze^,amp; fut leur premier Roy nomme Adalger: duquel par longues années,amp; longue race de fucceffeurs continua le Royau-mciufques audidThaffilon,auquel il finit lâan 788. apres auoir duré 337^^^^â quesvns difentquele nom desBauares eft compofé des deux nations 3?oÿ' Etymokgie la region defquels CharlesÃapres auoir chaffé ôc vaincu les Huns)adiou-
ftâ à celle des quot;Boits nbsp;nbsp;nbsp;la pofterité de Charles tint le pays de Bauiere iufques Ã
lâEmpereur Othon premier du nom,qui la ddna à Ion here EIenry,lc fils du fils duquel nommé Henry fut mis au nombre des Saintts, letiuel mourant ians en- i^euolutions fans,donnarEftat de Bauiere à Henry frere de fa femme Cuncgundc. Apres la mort duquel la Bauiere rcuint a lâEmpereur Henry 3.amp; depuis elle a changé de
beaucoup de mains.
Ce pendant que Charles eftoit empefehé à cefte guerre de Bauiere,Conftan-tinEmpereur de Grèce voulant faire proffiedes longs trauaux ôedes longues guerreUeCharles,folicitoit par diuerfes menées amp;nbsp;pratiques,les peuples de Menees de grande Grèce-a vouloir fe foubf-leucr en armes contre Charles, pour luy offer confiât,»^ ïltalie,ôc la deliurer des Eran^ois quâil y auoit laiffez en garniion ; de faifoit entendre aux peuples dâItalie quâils effoient ierfs amp;nbsp;efclaues des Erançois, dé o-ue filsvouloientfefoubf-leucr deioindre aucclesautres,ils pourroicntreprendre
attn Co
it
â leur anciennelibertéquelesEran^ois leur auoientoffee. Ce nom de liberté qui doux breu-
â eft vnbreuuage lequel afouuent empoifonne pluficurs lois, qui en ont voulu gouftcr,fit prendre les armes à plutieurs peuples qui fe loubf-leuer et, de entrans dedans les pay s des douchez de Spolete de de Beneuent, mirent a feu de a fang tous les lieux par ou ils pafferent. Ildebrand Duc de Spolete de Grinaoald Duc deBeneuent, voyansles pays de leurs Eftats ainfi rauagez, fe mirent en armes de en deffence contre ces peuples enragez, Se en vnc bataille qu ils donnèrent a ces Grecs ,les battirent de telle façon, que de long temps apres ils h oferent at- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,Stre
tantet aucune chofe. Cela adtiint lâan 7 88.Dâautres difent que durant que Char l^tcrecs def-Icseftoità Rome pour la fécondé fois, Irene mere de Conffantinenuoyavers Charles fes Ambaffadeurs ,luy requérir vne de fes filles en mariage pour Con-ftantinfonfils.Mais queledictCharles laluy refula,pource que laduffc Imne dtfondià filseftoientinfeaezdâvnenouuelleherefie ,dffant ne vouloir doner
' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â fa fille à vnherctique.Dequoy Irene offencee(^comme il hy a chofe qui plus of- «mte les^er-
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;* fence le cueur des perfonnes, de mefmement celuy des femmes, que le mefpris f®âquot;â-
i nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;dele refuslenuoya vne groffe armeeauDuchc deBeneuent,de de Spolete,dont
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;les Ducs f effoient mis en la fubieftion de Charles. Mais lâarmcci^c ladiéte ycâe dcffai-
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Irene fut deffaiéle par les forces defdidts Ducs.
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Or Charles continuant le cours de fes frequentes victoires, apres auoir mis
1 laBauiereenfonobciffancc.allafairelag-uerreauxEfclauons.qui effoientlors
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;appelez V villes, ou V viltziens,demeurans oultre le neuue dâAlbe pres du neu Us fjeU««.
â¢aSo
CHARLES LE GRAND i. ROY 13?
ue Iflre. Entre autres nations que Charles auoit en fon armee,il auoit des Saxos i qui coWtre leur bon gré y eftoient. La caufè qui elmeut Charles à leur faire h priere que les Abotrites,ou les Abdorites anciens amis des Frâçois luy vindrent fair^c les fecourir cotre lefdiéls Efclauos,qui ordinairement fai-foientdes courles cWeurs pay s, fans que dâeux melmes, fans fon fecours ilh^ en peuifent em^cfcher. Ilya vnriuagecourbé en lâOcéan tirant vers lâOrient, duquel la longueur nâeftoit lors encore cogneuë, mais large enuiron cent mille pas,amp; en pluheurs lieux de moins, qui eftoit habité de pluheurs nations,cont' me de ces E(clauôs,des Abdorites,amp; des Normas Danois,defquels depuis font vrtÿnedei nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Ics Normans de la Gaule [comme nous dirons enleur heu.) Les plus
U Gaule.
forts de tous ces peuples eftoient les Efclauons, contre lefquels Charles fin h guërre, amp;nbsp;en vn cfté brifi tellement leurs forces, que de la en auant ils nâeurent plus dâenuic de courir fur leurs voy fins,ains leulement dâobeir aux commande-Efiîauons Q-jçns nbsp;nbsp;Charles,qui leur enfeigna quel proffit receuoiét ceux qui faifoientin-
'^aincu'^
iure à fes amis amp;nbsp;alliez.
Mais la plus grande amp;nbsp;forte guerre que iamais eut Charles, apres celle qu'il , Forte guerre eut tant de fois conti'e les Saxons,fut celle que les Huns fufeitez par les Bauares â leurs alliez,luy firent, amp;nbsp;mefines Thafidon (encore quâil fe full rendu moynd Huns aulûMr fut de la partie. Les Huns eftoient ces peuples qui auiourdâhuy fappellent «fkj Bon- gj-esjg^; tenoient la Pannonie auiourdâhuy nominee Hongrie,amp; les Ifles du nube. Doneques ils drcllercnt vne armee pour enuoy er au fecours des B autres, , amp;nbsp;Charles en drefta vne autre pour leur faire tefte,mais quand les Bauares virée £« Sauares les forces de Charles fi pres dâeux,amp; celle des Huns Cl loingtaines, ils commen-à fendent a cQ]-ent de penfer à leur confcience, amp;nbsp;pour ne pouuoir auoir fecours des Huns, fe foubsmirent à la mercy de Charlcs,qui leur pardonna leur faulte,amp; luy promirent de le fecourir,amp;accompagner contre les Huns. Voila doncq les Huns dâamis,deuenuz ennemis, amp;nbsp;entendans comme les Bauares feftoient foubsniis à Charles,furent cotraindls fen retourner,fe ïèntans fi offenfez de ce que lesB^-uares aüoicnt mieux ay mé fe fier en la foy des Fraçois que hazarder vne bataille, quâils delibcrcrent léur faire guerre, amp;nbsp;pour en prendre vne iufte occafion â Fault auQir (comc il fault toufioLirs que cetrx qui veulent faire guerre en foiét garniz dvne * ffrela^^quot;- 4*^^ foit veritable,ou qui ait appafece de vcrité,amp; qui ferue dâvne belle couleur) * re. mirent en auat que les Bauares auoientvfurpé quelque chofeoultre les bornes de leurs Seigneuries. Les Bauares feyoulurétfoubsmettre à lâarbitrage de leurs amis amp;nbsp;voifins communs, rriaîs les Huns qui vouloient leur faire la guerre en quelque façon que ce fut,fins entendre à aucun accord, arbitrage, ny raifon,nc le voulurent iam*ais fairc,ny fe foubsmettre à aucunes loix,ou couftumes quel-cW« ya conques,ains cômencerent à faire courfes en Bauiere. Charles doneques acco-â pagné amp;nbsp;fecouru des Bauares marcha cotre eux, amp;; diuifà nt fon armee en deux en dona vne partie à Theodoric Comte de fon Pâlais,amp; à Megniffid,ou autre- . ment Alafrede fon Chambellan leur comandant dâaller tout le long dâvn colle . du riuage du Danube, amp;nbsp;luy auec lâautre partie rnarcha tout le long de lâautre Pannonie au- riuage,amp;entrant dedans la Pannonie auiourdâhuy diéle Hongrie,commandaa plâJ^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;degaft quâils pourroient. Les Bauares fuiuoiét le camp
auec force baftcauxf^amp;grande abondance de viures, ne leur fouuenant plus de salnEl quot;^le lâalliance amp;nbsp;cofà nguinité des Huns,irritez de ce que lefdiéfs Huns leur auoient Charles, commencé la guerre. Les Huns partirent leur armee en deux,amp; le Roy aduerty quâils appro-
CHARLES LE GRAND Ã.ROYij. LIVRE HL 181 quâils approchoient de luy,amp; fçaehant quâil auoit affaire contre vne nation cruelle amp;nbsp;Barbare, amp;nbsp;grandement ennemie de la religion Chreftienne, ôc^oulant monftrcr atout le mondc,qué lâoccafion qui lâefinouuoit à lesguerroyer,efloit le fiiôl de la religion, pour laquelle il faifoit amp;nbsp;entreprenqù^utes ces guerres, commanda quâen vne grande amp;nbsp;Ipacieufc compagnie on melîà ll des Autels,amp; sampleor~ que chafeunlè confeffall d8uotcment,amp; rcceut le là crement d? lâautel. Ce que tous ceux de Ion armee firent, amp;nbsp;apres fellrc deiiotemêt recomandez à Dieu,fe refoluent ou de mourir, ou de faire vn cruel carnage des Huns. Lefquels ayans veu corne les François amp;nbsp;Barbares apres auoir penfé à leur confcience auoient prins vne ardate enuie de combattre,cntrcrcnt en vne fi Ibudainefrayeurquâils Fuite Jes abandonnèrent les villes quâils tenoient fur le Danube, fenfuyrent avau de routte, les vns en Scythic, dont ils efloient defeenduz, amp;nbsp;les autres feiettans en batteaux, quâils auoient fur le Danube, deuallercnt de telle villeffe, que les François ne pouuans marcher affez tofl,à caufe de leur grade armee,ne les feeu-rent oneques attaindre. Charles voyant que ce feroit follic de les fuy ure: puis quâils nâauoient defîr de combattre, fit faire vn fort en Hogrie, amp;nbsp;y laiffa Hen-ry Duc de Friol,amp; Gerold gouucrneur de Bauiere,auccques la plus grade partie de fon infanterie,leur cômandant de tourmenter continuellement les Huns,
Charles en
affin de les dompter,amp; leur faire cognoiftre que mal a point ils f eftoient mis en dcuoir de le guerroycr.il y en a qui difent que les Huns fe fauuans par bafteaux furie Danube, fcmparercnt dâvne forte amp;nbsp;riche IIlc fur lâemboucheure de Ra- clemencetle ba,amp; que Charles les pourfuyuant, en trouua quelques trouppes quâil deflît, traitta felon là coullume tres doucemcnt,ccux qui fc rendirent. Et apres auoir demeuré vn an en celle guerre, amp;nbsp;deffaiét la plus grande partie de la Nobleïfe ta gnerrt des Huns,quifut lâan 7p1.il dona la charge du relie de celle guerre(qui dura en-cores feptans)à fon fils Loys,qui depuis fut Roy Empereur,amp;nome Loys le 7 ââ^. Debonnaire,amp; ramena là Caualleric en France,à caufe quâvne telle maladie fe-Iloit mife entre les cheuaulx,quâil en clloit bien mort huicl mille.
tiers les Hits.
Eflantdoncques vainqueur de celle guerre,il conflitua la haulte Pannonie . borne de fon Royaume vers lâOrient contre les Huns amp;nbsp;Auares,amp; ayant diuifé partition en deux Royaumes la Germanie conioinôle à la Gaule, le collé de la Germanie qui touchoit a la Gaule,fut lors nomme dâvn nom Allemand F veiflre'icn, c ell de Charles. à dire,RoyaumeOccidental,amp; ce qui regarde lâOrient, fut nommé Oflerretch, câeft à dire,Royaume Oriental,la borne duquel eflant vers lâOrient,amp; eflant re-centement la Pannonie ollee aux Huns,le nom de la Pannonie fut fupprimé,ôc occtdent4. fut nomec MArkpflemtchy câeft à dire, borne du Royaume Oriental. Et de celle appellation Germanique OÃerreich, eft venu le nom dâAuftriche, qui corn- ^ttflrlthe. prendauiourdâhuy partie de lahaute Pannonie, auec le paysde Vvitemberg. Loys fils de Charles demeura en ladiôle Pannonie fept ans apres fon pere, amp;nbsp;dellruifit totallcmcnt les Huns . Et lors à caufe de pluficurs batailles quâil j^^medes leur donna, tant de lang fut refpandu, amp;nbsp;tant dâhommes tuez, que la Pan- Hûns. nonie demeura vuide dâhabitans, amp;nbsp;la maifon Royalle du Roy Cagan, ou Hagant, tant ruinee , quâil nây apparoiffoit aucune marque de b||ftiment. En ces guerres mourut toute la nobleffe des Huns , leur grande gloire fy perdit, amp;nbsp;leurs grands thrclbrs , qui par tant dâannees ils auoient gaignez, leur furent oftez. Et iamais deuant ce temps là , les François nâauoient faiôl aucune guerre, en laquelle ils filTent vn plus grand butin, quâils firent lors. fur les ÃM» .
,81 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;CHARLES LE GRAND i. ROY 13.â
Car ayans efté iufques alors panures, ils troüuerent tant dâor amp;nbsp;dâargent dedans la mailÃi Royalle de Cagan Roy des Eluns, .amp; rapportèrent tant de riches del-pouilles,amp; tantdethrefors,amp;: de pierreries, quâil fiiult croire que les François ofterent iuftemet JI^Huns,ce quâau parauat ils auoient ofté aux autres natios. Il nây eut que deux Seigneurs Frà çois,qui moururent en celle guerre,Eric Pne Meureufi (Jg Forli,amp; Gcroîd gouuerneur de Bauieré, furent les François li heureux eiâ icelle,que peu dâentre eux y demeurerêt,amp; fut celle guerre prelquefans y atioir ire les Huns, eu de fing Fiançois rclpà du,nâellant en rien falcheulc, quâen la lôgueur du teps, quelledura,quifutlâelpaccde huidtans.
Maintenant.il fault reuenir à ce que fit Charles apres fon depart de la Panno-jj ,^11^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Franconie,en laquelle il auoit elté né:là ou apres auoir demeure
â Concile ten» A^tx laCha felle,Jur les images.
Inimitié' en-
deux ans, mettant ordre aux affaires du didh pays, le Pape Adrian enuoyavers luy deux Ãuefques,iâvn nommé Theophile ou Cleophile, amp;nbsp;Ellienne, pouraf-fembler vn Concile dâEuefques dâAlleniaigne amp;nbsp;de France. Le Concile donc-ques fut tenu à Aix la Chapelle,auquel fut ordonné celuy que lâEmpereurdc Grece auoit faidl tenir fur lâabolition amp;nbsp;abattement des Images, qledidl EmpCquot; reur diloit ellre le lèptiefme qui auoit efté tenu pour les abattre : Se fault noter
ire les Pnpes, lâEmpereur Crée.
Herejie de Felix.
Papes appuicz fur la faucur amp;nbsp;fecours des Frâçois,ne tafclioiêt quâà faire perdre au Grec,cc quâil auoit en Italie, amp;nbsp;le mettre entre les mains des François. En'cc Concile donc tenu à Aix,les Imagesfurent approuuez amp;nbsp;remis, amp;; condamnée pareillement lâherefie Felicienne, Pour en fçauoir lâorigine,!! fault entédre,qne peu auparauant il y auoitvn nomméFelix,EuefquedeRauenne, qui enlon Euefelaé prefehoit lâabolilTement des Images, diloit que lefus Chrifteftoit feulement fils adoptif de Dieu le Pere. Dâautres dilènt quâil y auoit vne petite ville fur les Monts Pyrenees,nommee OrgiflâEucfque de laquelle noinmcEe
de, ce quâil croyoit de lâhumanité de lefus Chrift noftre Sauueur, à Içatioir lien . tant quâil eft homme, il falloir le croire eftre fils propre ou adoptif de DieuJ^' didl Felix refpondit contre la dodhrine ancienne de lâEgifte, que non leulement ledidt leius Chrift nâeftoit que fils adoptif,mais aufti en efcriuit des liures audit Euefque de Tolede, par leiquels auec grande opfiniaftreté il deffendoit fon o-pinion heretique. Adonc le Roy Chaides le fit venir vers luy,amp; en fi preface Felix déclaré affemblaiit le fufdidl Concile dâEuefques,il fut ouy toufiours perfeueratenfon hereiitiue. bcrefie,amp;: fut coiiuaincu dudidl crime,amp; déclaré heretique, puis fut eniioyean Pape Adriandà ou en fi prelènce ledidt Pape dedans lâEglilè fiindl Pierre condamna fon herefie,amp;: le chaffa,amp; neantmoins il retourna à Ion Euefehé.
Eftant fur ce poindl Charles aduerty,que les Huns retirez en leur Royaui^ , eftoient aufti forts q les Fraçois, quâil auoit laiffez pour les tenir fubiets,amp; qui^^ ïstreksHus^ començoient à leur rcfiftcr,il enuoya fon fils Pepin Roy de Lôbardie cotre eux,
amp; fit paffer Hêry Duc de Friol en Italie, craignant q quelques troubles fy Fontdeboif uaffeiit.Pour efpouatcr les Huns par autres moyens que par armes, il ht fairea '^'aier^'^'^ Majciice pont de bois fur le Rhin,amp; enuoia des ingenieurs pour cognoiftre, fi du Rhin,ou de quelque riuiere defCendant du Rhin,on pourroit faire vn Ca-Uautaine en- nal pournauiguerau Danube,ou en quelcun decesfleuues. Ils luy rapporte-auoient trouué deux riuieres , lâvne appellee Reguetz, amp;nbsp;l autie Unaui^atio. Alman , bien pres lâvne de lâautre : dont lâvne tomboit au Rhin , amp;nbsp;1 autre
CHARLES LE GRAND i. ROY 13? LIVRE HL 183 au Danube,luy remonftrans que câeftoit vne grande amp;nbsp;difficile cntreprinle, ne-antmoins digne dâvn Roy,de faire tat quâon peut nauiguer toutes les^arties de nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;* â¢
lâEurope, amp;nbsp;que parce moyen il ne fe feroit plus tant de volleries,amp; fcroient les guerres moins cruelles. Car (difoient ils) on pourra entreiÃe la mer Meditcrra-nee,dedans le Rliofne, du Rhofne en la Saone,de laqilffle ainfi quâont voulu faire quelques Princes anciens (felon Tacite)on peut conduift vn canal iufques p/fthles., â en. la Mofèllc,qui tombe dedans le Rhin. Et h du Rhinonnauigueau Danube-, on ira iufques en la Mer de Pont: par ainfi toutes marchandifes feront commu-nes,les fecrets de la terre defcouuerts,amp; qui plus eft, les François pourront mener leurs armees la part quâil leur plaira. Le Roy entreprint cell Åuure,amp; à uoit ondefiamenéceCanallargede3oo.pas,iulqucsalalongueurdâvnelieue amp;nbsp;dc-n'iie,ie ne fçay de combien profond :mais il elf oit neceflaire quâil le fut, tant que les grads Nauires amp;nbsp;de guerre,amp; de marchadife y peuffient voguer. Toutesfois tant plus on alloit en auant,il fy trouuoit tant de marefeages Sgt;c de limon,que ce faire ces ca^^ quâon auoit fouy le iour,fc rempliflbit la nuidl : dequoy les entrepreneurs furet fort eftonnez, amp;nbsp;attribuans cela à quelque miracle, firent tant enuers le Roy, quâil fe defifia de fa deliberation. Parquoy la forme de lâouurage de naturc,que Charles auoit voulu changer, demeura en la forte que du commencement elle lâauoit compofee,amp; ainfi le plus fouuent les plus grandes amp;nbsp;haultes entreprin- p, fes des hommes deuiennent à rien. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;4
La vaillance des François amp;nbsp;la vertu de Pépin qui en cefte guerre ne fe mon-lira point dégénérer de fon pere, effrayèrent tant les Huns apres leurs grandes pcrtes,quâvn de leurs plus grands Seigneurs appelle Tudin,qui apres le Roy e-floit le premier en dignité, fit alliance,par le confentement de tous les Huns auec Pepin,amp; receut parvn mefinemoyen, la cognoiffimee de noftre foy. dompte':^ Peuapres,vn nommé Theodore Chreflien amp;dâeffeél amp;: de volonté, fut efleu en la place de leur Roy,Cagan,ou Hacant qui mourut en ce temps, amp;: fut pareillement ce Theodore nommé Cagan, duquel nom les Roys de celle nation fefont longuement appeliez. Voila ce que Pepin faifoit en Pannonie, durât que cagM. fon pere efloit ailleurs empefehé,en pluficurs guerres amp;nbsp;affaires. Car apres a-uoir faiél tenir le Concile cy deffus mentionné,amp;: autres choies par luy faiétès: il entendit que les Huns auoient rompu la paix faiéle,entrc eux amp;nbsp;les François: qui fut caufe quâil commanda quâon leuall en Saxe quelque bandes de gens de â guetté,des plus accorts,dcliberantles enuoyer pour fecours aux François,quâil auoit en Hongrie. Les Saxons ne refulèrent pas feulement de venir au mandement du Roy,ains pour monflrer que véritablement ils auoient enuie de fe re- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,
beller,ils tuerét tous les Capitaines quâil leur enuoioit pour faire les copagnies, amp;nbsp;par vn mefme moyen, tous les officiers quâil leur auoit laifrez,amp; mefmes vn udte des sa^ Ambaffadeur nomé Godcfcal,qui par fon comadenlét alloit deuers les Danois. , Puis fçaehant que les Abrodites (qui font gens fort belliqueux) pour lors alliez ^^rodit» des FrâçoiSjVenoient au fecours de Charles,ils marcherêt au deuat amp;nbsp;leur dref-ferent quelques embufeades. Ils les furprindrent de telle forte quâils entuerent la plus part,amp; leur Roy mefmes appellé Vizin, grad amy des Fraç^s.Come on racoptoit ces trifles nouuelles a Charles,vn pifremeffager luy fit entendre,que comme ceux quâil auoit mis en garnifon,fur les frôtieres dâEfpaigne,tafchoient de recouurerBarcelone,que les Sarrafins auoientreprinfe,ils auoient eflé re~
/r nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;quot;1^11 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;-r- V 1.1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ueUesaCh^r
pouliez auec vne grade perte de leurs gens. Et tout fur 1 heure vn autre cour- gt;
184
CHARLES LE GRAND i. ROY 15.'
ricr arriua,quiraduertir,quâainfi q Gcroald ou Gerold gouuerneur de Bauiere, vouloir effipelcher la rebellion des Huns,il y efloit mort, amp;nbsp;cinq cens des mcib î 0» fte pua leurs hommes de fa Cauallerie. Et vraycinent les Roys ne peuuent long temps quot;nbsp;â¢yiure'âf^( viure,quâils ne cogn^Ãnt que la fortune prêd le plus fouuêt plaifir à leur faire * ifMilaeur. experimenter fes deu^uiirances:amp; les Princes font miorts bien ieunes, qui '
tous leurs faiélslâtîlittoufiours eue pour copagne ôeamicxar felon mon iugC'â lt;nbsp;ment, Dieu ne veut point permettre que l'on puifle trouuer es chofes humaines * j vnc bone felicité.Ne voyez vous pas,que comunement ce grâd Roy,au milliei^ â » de lès profperitez,elloit battu de quelque malheur,amp; en fes plus grandes fafche ; ries réconforté de quelque bonne aduâture?La rebellion reiteree des Saxons 1^ tourmentoit plus,que le refle.Mais pour luy doncr mal fur mal,fiiruint la mort â ^^de^* Roy ne Faflrade fa feme quâil fit enterrer à Maj éce au monafterc de faind
A;iban.Ayant faiél les funérailles de fi femme,il dreffa vnc armec,laquellc û coufl:ume)il diuifi cn deux:auec lâvne il entra en Saxe,ôédona lâautre à {onf^5 cttemm s* Charlcs,auec laquelle il palfa le Rhin à Colcgnc,ôr par deuers lâOccident entra *'â â audiélpays. EtcobienquclePKoy eufl failt;flpaflerdeçalcRhin,tousceuxqtiil auoit cogncLiz de deflence ou authorité par entre eux: neantmoins ceux quire' floicnt,ay moient mieux finir leur vie cobattant pour leur liberté,qucviure loU' guement cnfcruitude.Mais que cefle indomptable natio le reuoltafl toufiours? go^iwrnt ôc creafl nouucaux Ducs,elle ne pouuoit toutesfois cômander à la fortunc,^tii â gouucrne toutes choies lelo Ion plaifir.Les Abdoritcs pour venger le dómag^» le deshoneur quâils auoient reccu furet les premiers qui les chargèrent, tuèrent 4ooo.petit nobre a ouy r parler,mais grad pour eux, apres tat de batailles perdues depuis trete ans,que la guerre leur duroit. Tellcmêt que Charles en eut pitié,ôc ne chaflia ceux qui demeurèrent que de parollcs feulement, leur re-. .. , monflrant que Dieu punit toufiours ceux qui le pariurent. Parquov il ne vou-â ftrutres. nbsp;nbsp;loit d eux autre oitage que leur roy,iaqueiie il dnoit elcre la meilleure afleuracn â
amp; le plus afleuré gage des homes. Piufieurs dâentre eux fen efloiêt fuiz delà hs ' riuiercs dâAlbe amp;; de Sal,qui eflvne riuierc,que quelques vnsveulent direauoir
Je nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;François Saliens, que fa loy Safique cn a fcmblablemenf â
Fraçoif S4- prins Ibn nom,corne cy delFus nous auos dit. On fit des ponts fur ces deux riui^ ' nes,pour faire palfer rarmee,qui fubiuguatout ce pay s,ou par force,ou par^, relatalxs. mour. Lcs Veliatalcs melmcs, ô: quelques autres nations amp;: peuples de peudlt;^ nom,fc mirent enlâobeilTance des François, Icfquels cobattirent en celle fortheureufement, combien quâris y perdilfent de bons hommes, amp;nbsp;des/neH: leures mailons de France.
Enuiron ce mteime temps, les Normans ( peuple Septentrional,habitnns cii rebellèrent pour la fécondé fois. Premièrement ils ne viuoient que ée
Pyraterie,quâilsfaifoient autour de leurs cofles:pui3allans plus auant,vindrent , roder amp;nbsp;pyratilèr le long des colles de la Germanie,amp; delà Gaule. Non con- ' tens de cela, ils failoient des courlès fur les Abdoritcs, amis de Charles, lefqueh
6r-^ueiUeux de leurs ytiloi-rts.
luy cn vindrct faire'leurs plaintes, amp;: le prier de les deffcndre Sc fècourir contre celle nation^arbare. Le Roy des Normans,ndmé GeolFroy,elloit tcllemét enfle de gloire,amp; de vaine elperace,quâil le donoit défia lâEmpire de la Germanie, de iaGaulc,amp; de laFrilc,amp; le vatoit dâaller aflieger Charles dedas là ville dâAix. Il auoit défia fou finis à fà puiflance les Abdoritcs, amp;nbsp;iceux renduz tributaires a foy, amp;nbsp;eufl: done beaucoup dâaffaires à Cliarlcs,fil nâeufl: cilc tué par vn fien fetquot; uitcurjôi
CHARLES LE GRAND i.ROYi5. LIVRE HL 185 uiteur:amp; ainfi ce meurtre liafta la vie,amp;; la fin de la guerre quâil proie^oit. Les nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â¢
» c t.
Normans fe voyans priuez de leur Roy,fe rendirent à Charles, amp;nbsp;feirent tant a ÆÆ force de prefens,quâil leur accorda la paix. Charles retournant en France,bailla Charles. la charge de la guerre contre les Huns,à fon fils nommé ^^rles corne luy ,com mandant à Pepinfon autre fils, fâen retourner en fon Royaume dâItalie, pource quâil eftoit bruit que les Grecs y vouloiêt faire quelque entreprinfe,amp; que ceux deBcneucnt,quilont prochains de leur Empire,auoient faiéb alliance aucc eux. Cela aduint fur la fin du Pontificat du Pape Adrian,ôc du comencement de ce-luy de Leon troifiefme. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;t
En ce mefmc têps,il aduint que Irene mere de Conftantin Empereur de Con-ftantinoplc,laquelle auoitladeuotion à la vierge Marie,amp; aux Sainôls amp;nbsp;Saintes, auoit au parauant à la requefte du Pape Adrian amp;nbsp;de Therahus Euefque de Conftantinople,airemblc vn Concile à Nicc,nommé le feptiefme,de 350.ou de conc'de de 3i5.Euefques;auquelfvit ordonné, que non feulement aux Temples ilyauroit cöÃatincfle des Images,mais auffi quâelles feroient adorces de droiét, amp;nbsp;que tous contredi-fans feroient excomuniez. Toutesfois celle ordonnâce fut toll apres abolie par Conftantin fils dâIrene,lequcl lâan n.de fon Empire priua fa mere du gouucrne-mentImperial,fit abbatre les Images des Temples,caira tous les Decrets,Ediéts images ab^ amp;nbsp;ordonnances quâelle auoit faiéles, chafla tous ceux qu elle auoit aduancez amp;nbsp;mis en honneur,amp; prenant luy feulle maniement de fes affaires,ne voulut plus endurer le gouuernement par trop impérieux de fa mere. Elle fe fentant irritée de fe voir du tout priuee de lâEmpirCjfe laiffa tellement aller à la rage de lâambition, Sc à la vengeance contre fon fils,que voulant retourner au gouuernement, ellefollicitapar prefens, quelques Capitaines pour faire mourir fon fils. Adonc 14meref^i^ ils guettèrent lâEmpereur,amp; luy Creuerent les y eux,en mefme iour que cinq ans âquot;âquot;Jquot; auparauà tillcs auoit creuez à Nicephore fon oncle,amp; le mirent en prifomou il demeura félon aucuns peu de iours apres,amp; felon dâautres y mourut, ou felon dâautres y demeura quatre ans, au bout defquels fa mere fut relcgueeauec luy, corne cy deffoubs fera dit. Mais quelques Docteurs portans affeétion à Irene,a nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;de la
caufe quâelle fit reftablir les Images ,lâexeufent de ce cruel aôte, amp;nbsp;difent quâelle ne le fit point faire,ains que les Conftantinopolitains le firent,en haine de ce que leur Empereur eftoit neretiquc,pour auoir faiét abbatre les Images, corne
⢠nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;cy deffoubs nous dir ós en fon lieu. Tant y a que celle cruauté enlaperfonne de
lâEmpereur Grec f exerçoit à Cóftatinople,ce pédant que le Roy Charles amp;nbsp;fes enfans eftoiét empetchez aux guerres,tant cotre les Saxons,que cotre les Huns £cEauares,qui ne donerent aucun relafche à ce grand Princedequel feiournant charlesteuf-enlaville de Cuffeftein,qui eft afhfe près de Majence fur la riuiere du Mein,tint vne aftemblee de fes Eftats generaux, là ou il fe refolut de mener vne armee en p^rlewent Saxe pour labrufter ôc ruiner du tout,afhn dâofter aux S axons,tous moyens de plus fe reuolter.il y alla donc ôc eftat entré en Saxe,mitle feu par tout ou il paf- cuerre en foit;ôc eftant arriué à â Barà emhumh,là ou il attédoit le fecours quelesEfclauos luy menoientà lfutaduerty,queVvifmRoy des Abdorites,enpaffantle{leuuc dâAlbia,venà t au fecours de Charles,auoit efté tué par les Saxons,Sci^tté dedas nbsp;nbsp;^bdorl-
Icditfteuue.Celairritadâauà tageCharles cotre eux,dôtilhruftatoutleur pays. *âj^e7s4xons Mais eux 1 felonleur couftume) fevoyans hors de moyen de pouuoir fouflc-, trâpenrs re~ nir leur follie commcncee,ôc nefe pouuoir plus ay der delà force, eurent re- 7X7»«* Je* cours à la tromperie,Ãc fe rendans a la mifericorde de Charles, qui y eftoit VuX. *
TH
i8lr
CHARLES LE GRAND i. ROY
toufiours bien difpofé,le fupplierent de leurs pardonner, amp;nbsp;croire que ce qti iiâ en auoient faiéb, auoit efté à la fufeitation de quelques vns des leurs, qui les fe* paifioient dâvne certaine amp;nbsp;vaine efperancc de liberté.Le Roy voulut auoir des oftagesjlefquels ilsM^mercnt:amp; aduint cela lâan de falut 795.
r? rape nbsp;nbsp;Leon troifiefme du nom,homme ia vieil,ôc de grade nbsp;nbsp;rare do(ftrine,amp; bone
* nbsp;nbsp;vie,eftant mont^tu fiege Pontifical, voulut gratiffier Charles, amp;nbsp;le difpofer^
Prefens du luy donner fecoLirs en fes affaires (comme Charles auoit fitit à fon prcdeceficur) ^eifeacaar- gjmoyj Lg clefs de fainét Pierre,amp; ie goufianonde la ville de Rome,auee
j^lulieurs autres prefensje priant de vouloir entioier quelquâvn de fes Seigneurs à Rome,pour prendre en fou nom, le ferment de fidelité, du peuple Romain-Charles qui ne vouloir eftre vaincu,ny en guerre,ny en ciuilité de courtoifies^ liberalitez,enuoya a Rome, Angilbert Abbé de ûinôl Riquier,par lequel il en' trefens Je uoya à lâEglife filinôt PieiTc,Vite grande partie du threfor,que peu au parauanr ^0 Henry Duc du Friol au oit rapporté de Pannonie, du fac de la mailbn RoyaU^ wf. de Cagan,ou Hagan, Roy desHuns,ayant donné lâautre partie aux Seigneurs^' Cotirtifans, aux Gentilsjicmes amp;nbsp;loldats qui lâauoicnt fidellement feruye'^ cefte guerre,pour leur donner meilleur courage de cobattre vne autre fois/O' â gnoifià nt que le (bldat,aprcs auoir combattu pour rhonneur,veut ôc deman^^J * le proffit, qui font les deux chofes qui luy font bazarder liberallemcntfavie^'â tous dangers. Sur cepoinél il entendit bonnes nouuelles dâEfpaigne : car il aduerty quâAdclphonfeRoy dâEllure,oudâAfi:urc,amp;deGallice,auquelilaiâO*^ enuoyé forces cotre les Sarrafins,auoit par le moyen de ce fecours des Fraçois» deffaiét lefdiéls Sarrafins,amp; prins fur eux la ville de Lifbonnc,qui efl la princi' pâlie de Portugal,amp; quâil les auoit chafl'ez de Maiorque amp;nbsp;de Minorque,ay^nâââ mis à fons partie de leurs Gallercs, prins vne autre, les Barbares remis fon^^ lâobeiffance des Chrefliês. Ilnâeuftpas defiré reccuoirmeilleuresnouuelles(]^^ celles qui concernoient quelque ruine des Sarrafîns:amp; eflant lors à Aix la Cb' pcllc,il tint vn Parlemêt folennel,cefl; .a dirc,rafrcmblee de fes Eflats générant pour pouiuoir (felon fà coLiflumc) aux affaires dâimportance. Là vindrentb AmbafTadeurs dâAdelpbonfe,qui luy apportèrent de la part de leur maillrcp^^ fleurs beaux amp;nbsp;riches prefens, amp;nbsp;amenèrent plufieurs prifonniers prins fur b Sarrafms en cefte guerre dâEfpaigne,amp; le remercièrent humblcmêt du fecours quâil leur auoit donné, fans lequel ils confefferent que iamais ils nâeu fient uoir vne telle vidoire furies Sarrafins.
Ie foliiatco-i^at pour tko
SarraÃns deffaiéli.
parlement .i^ix.
Alors lâItalie iouyfioit dâvne paix afleuree, quand Irene mere de Confiuntin Empereur de Conftantinople gouuernant lâEmpire, apres auoir faiôl ( comme Grec. nous auons dit)creuer les yeux à fbn fils,contenoit en paix amp;nbsp;repos les peuples dâItalie fubieéfs à lâEmpire Grec.Lefquels luy portoiét vne finguliere afteélion, pource quâeftans fort detiotietix enuers les Images des Sainôls,elle les auoit remettre contre les Decrets defbn fils. Elle defiroit entoures chofes gratiffief Charlcs,amp; ne lâirriter, pour la crainte quâelle auoit de fa vallcur, amp;nbsp;de fa verub cognoifiant bien quâelle eftoit trop foible pour luy refifter,quand vne fois elh Jâauroit irÿté.Pour y paruenir,ô^ pour couurir la barbare amp;nbsp;deteftable impi^ comife en la perfonne de fon fils dâvne belle amp;nbsp;fpecieufè couuerture, elle efeU' Liit des lettres à Charles,par lefquelles elle taftha de rétorquer cefte crtiaulté fut les habitans de Conftantinople. Charles ne voulut croire ny meferoire ceU pource quâil confiftoit en prenne amp;nbsp;en faiôt,Ãc quâil auoit dâautres chofes a del-..... nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;mefler en
Images re-
Malice Je Irene.
CHARLES LE GRAND i. ROY 13. LIVRE ÃÃL 1^7
mefler en plufieurs guerres quâil auoit fur les bras. Alors il hy eut que lè peuple Romain leul qui abufaft de la paix,que la grandcur,la reuerenceôc la lAyeur du nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â¢
nom de Charles auoit do nnec à lâItalie. Le Pape Leon,quipeu de temps deuant (comme nous auons dithauoit efté créé Pape, dés la icunc^^ulques a Ion extreme vieillelfe menoit vne vie trefreligieufe, Sc digne de c^iy qui eftoit aflis fur lehault theatre des Chreftiens. Au commencement de fon PdhtiGcat trouuant corriger les la ville de Rome trefpaifible,il f addonna à toutes chofes fainftes, comme à in- rnÅnrs ftruirc ôc exhorter les EccleGaftiqties à la difeipline del Eglifc,le peuple a la de-uotion,à lapieté ôcà lacharitéenuerslespauures,amp;:vnchacun à fon deuoir.
Mais tant plus il enfeignoit à vn chacun, comme il falloit viure,amp; plus il fufei-toitj contre luy la haine des mefehans, qui ne pouuoient reccuoir G bonne do-élrine, eftans les cueurs des Romains pour lors addonnez au vice, par la licence que les longues guerres leur auoient données. Vn iour comme il alloit en proceftron generalledeLatranalEglifcfainétLaurés,iladuintquedeuant lE-ghfe (aina Silueftre,Pafchal Primicere,amp; Campul preftreÃlefquels peu aupara-uantil auoit aigrement reprins deletir deshonnefte ôc dcRordeevie) eftans ac- rnife enuers compagnez de quelques hommes perdus deletir forte ,1c vindrent furprendre, luy oftans les habits amp;nbsp;ornemens pontiftcaux,ftrent fuir tous ceux qui eftoict à la proccflionâ.puis incontinent ictterent ce fainttvieillard par terrc,eftant défia en lâan 70. de fon aage, amp;nbsp;lâayant mis en ce piteux eftat, luy voulurent cre-ticï les yeux ôc arracher la langue. Autres difent quils Grcnt 1 vn ôc 1 autre. mais bien luy Grent ils auecques leurs ongles plufieurs grandes coches de-dans les ioues au deffotis des y eux. En ftn, apres 1 auoir battu, mutile, ôc blefle
en plufieurs endroits,le mirent en prifon dedans l Egliie de Sam et Eraime,la ou ceux epridifent cpaeles yeux luy furent creuez, affeurent que par vndiuin miracle , la veuë la par oil e luy furent rendues. Klais les plus alfeurez liiftoriens di-fent, que ces meurtriers ne luy ofterent ny y eux ny langue. Eft ant ce bon vieillard réduit en G piteux eftat, indigné de la fupreme dignité, la Gdelite d vn fren varier de cbanabre, nommé Albin, fe monftra grande enuersluy, amp;nbsp;donna vn /er«lt;je..r c«-prompt rcmede à fa mifere : lequel de nuiét ay ant trompe les Gardes de ce bon nomme,le tiraliors de prifon, Se le mena a Sain£t Pierre, la ou il enuoy a prier Viuigife Duc de Spolete de venir à fonfecours. Scie tir er de la calamite en laquelle fes ennemis lâauoient letté. Le matin quand P alcbalôc Campulnttrou- pxpet(relt;ie uerent dedans la rgt;rifonny le Pape, ny le varier de cbambre, ils allèrent piller Ãc fffâquot;* ruiner leurs mailons,iettans fur les pierres leur baine prinfe cotre le SainétPere.
Viuigife venant à Komc auec vnbon nombre de foldats,tirale Pape de la peine , 5c delà prifon ou ileftoit, gclemenabienbonnorablement dedans fa ville de _ Spoleteâ.mais le Pape nefutgueresla, quâil ne print le chemin pour aller vers Charles, quilors choit en Saxe,empefché en vnc nouuclle guerre contreles re- iej. belles Saxons .Pafchal êc Campul cntendansle depart duPape, enuoyerent a-prcsluy leurs mcG'agcrs, pour exeuferleur faiéb deuant Chaînes, Sc charger de calomnies la vie duPape.LePapearriua ou eftoitlebonK.oy,quilors auoitv-ne groffe guerre fur les bras. Mais apres que Charles lâeut receu ensure reue-i nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;léce amp;hóneur,fexcufaenuersluy decequepourlâheureilnelepoimoitfecou- «oientontr«»*,
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;lir ,1c fupplia amp;nbsp;exhorta de retournér aKomc ,luy promettant cpi apres cefte
\ guerre hnie ,luy mefmes iroit aKome pour informer de ce faict,^ pour redui-\ xeladite ville ôc toute lâItalie à certaines loix Sc couhumes. Ce pendant il tint \ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;a
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LE GRAND i. ROY 13.
vne aflcmblee generale, au lieu qui a nom Lippia,fur le Eeuue du Rliin,amp; deb r^rlement 4 entra bien auant en Saxe, mettant le feu par tout ou il pafloit. Dâautre collé k
Pape accompagné dâvn grand nombre dâEuefques, que Charles luy auoit donnez pour lâaccomi^ner honnorablement,entra dedans la ville de Rome, la on il fut de tout le peu^' receu auec grand honneur. Ce qui aduint lâan 79p.
Apres que Clltirles eut par diuerles fois entré coup lur coup en Saxe, icelk k tâhuilée amp;nbsp;ruinee, il vint à Aix la Chapelle, là ou il tint vne autre alTembleedc lach^ fes Eilats generaux: par lâaduis Ãcconleil de laquelle il mit ordre a plufieurs af' faires, la recent plufieursAmbalIadeurs, quide diuers endroits vindrêt à luygt; tant des ellrangers que de fesfubiets . Et pour monflrer quâen toutes chofèsil vouloir deferer le premier honneur à la Religion, il voulut premièrement ouyt amp;nbsp;reccLioir vn moine nommé Zacharie,qui venoit de Ierulà lem,amp; qui luy pot-toit de la part du Patrïarehe dâicçlle, quelques prelens beaucoup plus a ellinief Prefïw Je nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fainéleté qui y elloit, que pour la magnificence. Câelloient les clefs dn
Sainteté'er Sainól Sepulchre, amp;nbsp;le Goulfanon ou Ellandart du mont Caluairc. Quelques yns difent,quc cclteAmbalTade vint à Rome,mais les plus alTeurez hilloricns di fent à Aix.Ãulfi ledit Prellre aireura,que bié toll deuoit venir vers luy,vneAin' ballade dâAaron Roy de Perfe,amp; des prefens de lâAfrique. Apres il reccut lâAm' balTadeur dâAdzan, gouuerncur de la ville dâOfea en Elpaigne, lequel mettant au nom amp;nbsp;par le commandement dudit gouuerneur,ladite ville en lâobeiflà ncc de Charles,lâalïcLira que ledit gouuerneur amp;nbsp;tous les Sarrazins habitans enladi-, .te ville, auoient receu la foy Chreftienne. Les Ambaflà deurs de lâImperatrtf
Itene aulïi y vindrent, promettans au nom de leur maiUrclTe, alTeuree amitié ÃtJettrs, intelligence auec Charles.Puis vindrent des Illes de Maiorque amp;nbsp;de Minorque, dâautres AmbafladeurSjtedre ladite Ille à Charles, amp;nbsp;le remercier de ce quâauen fbnfecoursjils auoiêt en bataille vaincu les Sarrazins,amp; iceux chaflez de leur II-le.La vint Guy Cote de Bretaigne, qui porta plufieurs belles delpouilles quâd^' uoit gaignees fur les Bretos,qui f elloicnt rebellez. Charles entendit nouuclhs, Charles fon fils challioit li biê les Huns, que par apres ils nâauroiét plus en-uie de fe rebeller:quc les habitans des riuieres de Salaamp; dâAlbis ne remuoietau-cune choie,amp; que lâItalie fe tenoit coyc là ns fe remuer.Mais en contrâéchangeil fut aduerti,quc les NormansDanois,côtreuenans au Traitté peu au parauatfak entre Charles amp;nbsp;eux, rodoient la colle de la mer Bclgiquc,pillans tout ce quih ueoÃeJeFt ttouuoient. Le Roy partant dâAix, allavifiter ladite colle, amp;nbsp;mit garnifonamp;: foru- nauircs aux lieux amp;nbsp;hautes,aufquels il cognent en ellre befoin: amp;nbsp;pres de la vilb jieef^rch^r Jg Ãgulognc fut la mct cn Picardie, fit tepater ccftc gtolTe amp;nbsp;fupcrbe tour,qui auioLirdâhuy fappclle la tour dâOrde, au hault de laquelle il ordonna ellre orui-idTourXor naitemcnt mis denuiél vn grand flambeau,qui feruill de far,de lignai amp;:de gui-JeaBoulo^ne au chemiii des vailTeaux, amp;des mariniers. Quelques vns mettent ce voyage fur les colles de la mer Belgique, Ibir la fin de fon regne,enuiron lâan 813,duquel nous parlerons cy deflbus. Il fe tint longuement à Gand,ville affile lur laf-femblement de plufieurs riuieres, à ce quâil peull touliours fçauoir des nouiiel-leSjtant de la mer que de la terre. Il fit venir en ce lieu, Ion fils Pepin dâItalic:amp; !Â©ÆÆ wt nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;forïâ¬utre fils Loys comme Relent en France,il fen alla à Maience, ou il
en Fftoxe, alTembla Ion confeihpuis accompagné de Pepin,il alla en Italie,ôc palTant parla
Marque Treuifane,il vengea la mort de Henry Duc de Friol, que ceux de ce pays auoient occis, comme il fen retournoit de la Pannonie, apres y auoir par
CHARLES LE GRAND k ROY 15. LIVRE 1ÃL nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â
Iâcfpaec de Euiä; ans fi lieureufcment fait la guerre. Le Roy fit trancher la telle Ã
ceuxquifetrouuerentcoulpablesdece meurtre, ôcmitvnDucauFr»l.Delà Pi^mtiondd ⢠nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;*
le Roy alla à Rauêne,là ou il entêdit que Grimoald Duc de Beneuent lâcftoit re-uolté ; dont il fit partir Pepin fon fils, amp;lâenuoya en VAbr^.20. Mais Pepin ne fut fi toll arriuc à Ancone, quâil ne lailfall Ion chemin ; ô?^ns quelques autres forces ny compaignie, que de Ion train, il f en alla à Rome, dedans laquelle on attendoit, il y aucit ia vn an, lâarriuee du Roy Charles fon pere. Il y en a qui di- replu à Kofui fent quePepin ellant entré dedans laDuché de Beneuent,donnabeaucoup d affaires à Grimoald,Sc que voulant aller trouuer fon pere a Rome,il lailla la charge du relie de celle guerre, à Vinigife Duc de Spolete,amp;; lâen vint à Rome, vers ton pere Charles,aprcs auoir trauerfé toute lâItalie,amp; entra dedas la ville de Rome , laquelle clloit fi pleine de gens, qui de toutes parts y ^couroient ^our le voir,quâon n y en vit iamais tant: mefmes du temps qu elle commandoit a toute laMonarchic du mondcDa plus part du peuple dâItalie, amp;nbsp;des pays circonuoi- in» P ettr y oir fins proches Se lointains y accouroit, oyantlebruitqueleRoy de Prance y de-voit arriuer,pour cognôillr^du different du Pape Se quot;de fes aduerfaires. Charles clloit de grande taille,Se affez gros,bien proportionne de tous fes membres. Il auoitlevifaoâcbeau, Se luy commenc^oit ialabarbc a grifonner. il demonflroit vne arande St nraue meieffé.Tout le monde le defiroit voir auecques le Sainél Pere^, en la pluîrcucrec Eglife amp;nbsp;principale ville de toute la terre, n efperant la-mais voir fi lt;Trande chofe!Les chemins ellcicnt pleins de ce peuple,dont la plus partdifferoient de langue nbsp;de religion. Au moyen dequoy il eftoit tout diuer
femêt accoullr^ Le Pape Leon commanda que chafquc nation le diuifall,pour
' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;aller par bandes au deuant duRoy. V ous eulfiez veu tantoll les Romains,tan-
l nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;milles Lombards,tantoftlcsErancs,tantoftlcsSaxonsmarcher.Toutceÿul^^.
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;y auoit de riche Sc de magnifique a Rome ,fut lors atteint,vn chacun en fa lâgue
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;vhantoitles louanges de Charles . Parquoy les Princes ôc cappitaincs, voyans
i nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;leurs faiéls ctlre ex'''ltez aRome, des nommes cie toutes les parts du monde,co-
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;gnoiffoiét lors qffils effoiet cogneuz en tous lieux: dont ils louiffoient de celle
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;gloire duratleur vie, Sc dâvne efperance qu il en feroit mémoire a ïamais. Le P a-
l nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;pe vniour deuant effoit allé audeuant de Charles iufques à Nomento,amp;:le len-
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;demain matin choit entré dedans la ville pour le recelioir ,amp;le receut lur les de-
\ grez de lâEglife Saina Pierre. Celaaduint lâan 800. ou felon dâautres 801. au \ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;mois deDccembre. Lehmaiemeiour apres fon arriuce aRome,Charlesvou-
l lantf enquérir ôe informer eu faia ôc du melcnantaac commis par Campul amp;nbsp;cb/rUs pAr \ Pafchal enlaperfonneduPape ,fit affembler le Cierge ôt le peuple en lEglile lep^pe^Fss-1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;SainaPierre,eS enlaprefencc de plu fleurs Euefques,tantltaliens que E ram^ois
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;vindrentles aceufateur s duPtipe, quile chargèrent de pluheurs coneufftons ôc
i nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;impoftures-.fibien quelePapefe trouua acculateur ôe aceufe, £cles aduerfaires
\ acculez Sc chargez de pluheurs crimes par le P ape, fe tr ouucrent pareillement nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;4,^
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;délateurs 2c criminels. On fit par le commandenvcntduRoy,vn grand filence,^-»?^-
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;durant que la caufefc plaidoitdâvnepartêc dâautre.Eftanslcs plaidoyers finis,.
\ Charles fcleua pour demander aux Prélats leur opinion : mais au ô^mmence-\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ment ils feteurent ,puis ils conuioient lâvnlâautre adirelc premier opinion,
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;le delerans ainhparhbneur le premier rang. Alaparfinles Euelques ne pouuas estre'«
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;plus diffimulcr, ny tair eleur aduis, pour auoir plus dâefgar d au lieu que tenoit
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;\e SainôiP ere, qu à la maiehé du Roy, bien qu elle fuh gr anà e:tous dâvne v oix
ipo
CHARLES LE GRAND i.ROY 15:
refpondirent, que Ie fiege Apoftoliquejqui eftoit Ie chef amp;nbsp;Ie maiftre de toutes * les Eglif« de Dieu,ne pouUoit eftre par autruy iugé que par foymefmes.Et que * Ti^erwfmquot; bien que CEatles fut vn grand Prince, fi eft-ce quâil ne pouuoitcognoiftre aesâ accuïations dâvn Pa^, qui fcul dcuoit eftre iuge en la caufe. Que le fiege Ecclc- â fs^lifenefi fiaftique nâeftoit fuOTt aux Princes laiz, amp;nbsp;que puis que Dieuauoit donne au ' jtibiette MX Pape,telle puiftà îfce fiir tous les humains, on pouuoit croire que le iugcment,ô^ â lâarreft que le Pape prononceroit de loy mefincs, leroit fans aucune paflion,col â ruption, amp;nbsp;affedlion, veu quâil nâauoit autre tefmoingdc là confcience qu^* Dieu,qui le deuoit punir fil raifoit faulte. Apres quelepouuoir dcceiugemetâ' fut ofté au Roy,qui fen refiouiftbit fort,pour ne vouloir eftre contrainct de iu-ger la caufe de ceîuy, auquel il ne vouloir en rien defplaire, Leon monta au fege pontifical, ôca^esauoir par ferment folcnnelprotefté dâeftre innocent des crimes que fesennemisluy mettoientà fus,il dit quâil auoit toufiours fuiu/ la trace de fès predecefleurs Papes,amp; que le lendemain il rcfpodroit aux caloiH' lulliÃMion nies de fès accufà teurs. Le lendemain matin fe trouuans au mefine lieu tous b faSie^pro Pi^^lats amp;nbsp;Icpeuple Romain,le Pape montant fur fSn fiege, amp;c çuis feproftern^*' fre. à terre,amp; tenant les SaindlsEuangiles entre fès mains,re^oôdit a tous les poind^ des accufà tions de fès accufà teurs: puis derechefprotefta les chofès fufdites, par fa propre fentcnce,fabfolutamp;eutce tefmoignage prononcé dcfà bôuchlt;^ autant deforceamp;dâauthorité, que fil euft efté déclaré amp;prononcé parvnaU' me. * tre: tant vault en temps ôc lieu le tefmoignage à vn homme de bicn,amp;: protêtâ â tion de fby-mefme.
Smperenrt ancMttfe,
üifK tma^es.
CriMUté Uitent enuers fon Ãls.
Ce pendant que ces chofès fè fà ifbient à Rome, Pépin ayant fà ccagé tout le Duché de Bcneucnt,laifra à Luceria auec forces,Vinigifè Duc de Spoletefcom-orJreMx^f niénous auons dit ) luy commandant de faire en forte quelesBcneuentins iV /4zr« ta te Ãaucuiies courfès,fiir les pays fubiets aux Romains,amp; eftoit(commc novgt; auons ia dit) Pepin venu à Rome trouuer fbn perc,pour eftre a fon fà cre amp;nbsp;cfâ*â ronnement. Depuis la fondation de la ville de Rome il nâeftoit point memoif*^â que lesRomains eufïènt iouy de plus grande liberté,ny le fiege Romain dep^^^ TuijÃfice des dâauthorité. La puiflance des Empereurs commençoit à faneantir amp;nbsp;mefpris, tant par quelques defà ftres qui leur eftoient fùccedez en pluficursg'^'^'â res,que pour lâopinion quâils auoient quâil falloir abattre les images des Et dâautant que lors les Chrcfticnsportoientvne fingulierereuerence élion aufdits images, ils haiffoient par confèquent ceux qui les vouloientfiirc abattre. Ce qui fut caufe de la ruine des Empereurs de Grece,qui pour eftre ennemis des images, fe rendirent leurs fubiets ennemis,amp; en fin furent chaffez ée leur Empire. Les Princes Romains eftoient deplufieurs opinions,car voyansb fiegeImperia!commevuide,ils penferent que Dieu enuoyoit lâoccafiondy mettre le Roy de France,quâils cognoifToiét plus que le mériter,pour les granf!^ biens quâil auoit faits à la Religion. Il auoit ia acquis tant de viéloircs, quâc!' les luy pouuoient feruir de degrez,pour monter à ceft honneur, à fin que h plus grand de tous les Rois, iouift du plus honnorable tiltre de la terre, amp;feni-bloit que lylieu, lâannee, amp;nbsp;raftèmblee de tant de peuple le demandaffent. DÆ-uantagelePapeamp;: les Romains nevouloientplus eftre foubs lafiibiediondv-ne femme,câeft à dirc,dâIrene, laquellefcomme nous auons dit)auoit fait cretier les yeux à fon fils Conftantin Empereur de Grece, amp;nbsp;au fils de fon fils, dontib eftoiét (à ce que les vns difent) morts, amp;(felô dâautres)cn exil en lâifle de Lefbos, ou ée
Empereur iGrecenexd,
CHARLtS LÃ GRANDI. ROY x3. LIVRE lit ilt;)t
ou deMetEelin,amp; elle feule tenoit lâEmpire. Il y a des auteurs qui di^utle cou- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;«
traire,ôc affeurent quelle nâvfa iamais de cefte cruauté,ains que ce furent les ha- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â¢
titans de Conftatinople quila commirent, Se que toutesfois les François,pour la haine quâils portoient aux Grecs,imputcrent ce crimçj^adite Irene. Tant y a queledit Conftantin eut les yeux creuez,amp; fut enuoye en exd.
Donequesvenu leiour de Noeldelâan Soi.lePape Leon durant la folenni-té de la fefte dedans lâEglife Saindt Pierre couronna, oignit, amp;nbsp;proclama ledit Charles Empereur des Romains,à la priere Sgt;c par le conlentement des Princes, ronne £mpe* qui de toutes parts eftoient alfemhlez a Rome pour voir ce grand Roy ôc les re«r François. Puis il lâaffeuhla du manteau ,amp; autres aornemens Impériaux, amp;nbsp;le nomma Charles Cefar Augufte.Lors le peuple des Romains commença à crier
â dâvne commune voix,Heur,vie, amp;c victoire a Charles AugQfte,diuinement cou
- ronné, grand amp;nbsp;pacifique Empereur .Cela aduint le 3 3. an du regne de Charles,
apres que lâItalie eut demeure 330 .ans fans auoir Empereur, ny aucune marque, ny qualité dâEmpire. Depuis cefte couftume dura longuement entre les Enape- /uîie 330. leurs, que ceux qui légitimement le faifoient proclamer Auguftes ,fe faifoient couronner par les Papes. Apres que Charles eut elle couronne ôcoingt,lePape fe tournant a Pepin fon fils,pareillemcnt le couronna Roy dâItalie,ôc l oignit de la mefme onction, dont il auoit oingt le pere : Sz de la nafquit vue grande mu-tation de beaucoup de chofes,comr^ae cy apres il fera dit, amp;nbsp;mefmement la par- ne\oy tition amp;nbsp;diuifion de lâEmpire Romain,dâauec celuy de Grece . Apres le Pape amp;nbsp;lâEmpereur (ainfi dorefnauant appellerons nous Charles ) allans par la ville vi-fiter les Eglifes, furent extrêmement prelfez des femmes, filles,enfans amp;nbsp;menu deux Empi* peuple, qui vouloient lâapprocher pour le voir ,toucher, nbsp;nbsp;faluer.Mais faifans
letter delà monnoye au peuple,il f y amula de telle faço, que cela diflipalapre -fe dâentour dâeux-.puis ils fe retirerent au Palais de Iulian, amp;. de la tâen allèrent tee. aux Eglifesôc places de Rome,la ou lâEmpereur fe monftra,amp; permit qu vn cha cunluy touchaft la main.Rome amp;les autres villes rcccurentynemcrueillcufc
k ioye,voyans lâEmpire quafi comme par quelque diuin recouurement reuenu 1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;en Italie, apres en auoii: eftépriuee par 330. ou felon dâautres 468.ans quily a-
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;uoit que les Empereurs f en eftoient allez enThrace. Delà enauat Charleslaif-
l nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fa le nom de Roy , Sc fe furnomma Cæfar Augufte, ôc E.mpereur, amp;nbsp;fut diftrait
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Sc feparé de tout,lâEmpire de Rome,dc celuy de Conftantïhople,lequel auoit
I efté efieué par Conftantinle Grand nbsp;nbsp;par luy de nouuel edifiee la Cite de Con-
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ftantinople, au pays deThrace, ôc nommee de fon nom Conftantinople, c eft a
dire, la ville de Conftantin : car auparauant elle auoit nom nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fut
ledift Charles le premier Empereur des Romains, de la nationErançoife,ôc porta lâEmpire a fa race,lequel y demeuralongtemps,iufques a ce quela nean-1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;tifedefes fucceffeurs le laifferent perdre, amp;nbsp;transferer, non feulement en autre
\ race, mais auffr en autre nation, comme il fera dit en fon lieu.
\ EîN BV TKOlSltML L 1 V R t. \
LE QVATRIEME LIVRE
DE LâHISTOIRE DE FRANCE.
E IO VR D E N O E L, amp;nbsp;Euiôl ioLirs apres fe paÃ^' renten la celebration des ceremonies du couronné' ment, ondlion de Charles, Empereur de Rome Roy de France, amp;nbsp;de fon fils Pepin Roy dâItalie,amp; la vifite des lieux Sainôls. Cela fait il falut aduifer affaires delà ville de Rome, amp;nbsp;de lâItalie, qui efloith feule occafion,pour laquelle il eftoit venu là ,no poUf receuoir le Diadème Impérial, lequel du comment^' ment il refufa,monftrat en cela fa naturelle modefü^'
de façon que comme ledit Papehiy mitla couroniâ^ ,.. J ImpcriallefurlateftedlprotcftaquefilcutfceuqueleditS.Pereluy euftvouW Modefite de V nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;l r n ii / '^ â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Pr irr- ni-»- re
chdrles. doner ce tiltre amp;nbsp;nom d Empcreur,il ne fuit aile ce lour en 1 Eglile lainct Piem-Adoneques il fit plus rigoreufement q deuat informer cotre Pafchal à c Capu', qui auoiêt meurtry le Pape Leon,amp; les faifânt conoaincre des crimes à euxmi^ dus,il les fit (félon les loix Romaines) codamner à perdre la telle,corne attains poaee puni- conuaincuz du crime de leze-maieflc.Mais à lapricre du Pape, la peine leur Eut tioncontrelef modei'ee, amp;nbsp;commuée en vn exil, dont ils furent bannis en France. De là en a-lâEmpereur tout le relie de lâhyuer quâils furet enfcmble,iufqucs
-apres Pafques au 14 dâAuril,ne firent autre cholc,quâà donner vn bon reglcwet aux affaires dâItalie, amp;nbsp;de Rome, à fin que par apres il nây furuint aucun trou-ble,amp;: de mettre vn fi bon ordre à ceux des Grecs amp;nbsp;des Lombards, qui encore tourmentoient lâItalie, que par apres Rome amp;nbsp;lâItalie peuffent iouyr dâvnepaix affeuree amp;nbsp;longue. Qi^ant à ce qui touche à la nation Lombarde,apres auoirpar lâcfpace de z^z ans iouy,prefque de la meilleure partie de riralie,elle ne retenoit rien de fbn ancienne religion, ny premiere façon de viure, ny j)relque plus que lâvmbre de fon premier amp;nbsp;ancien nom. Celle là uuage cruauté, dont les Lorn-E)ards vfoicnt ,lorsqUC premièrement ils entrèrent en Italie Ibubs la coiiduidc itdlie. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;de leur Roy Alboin, elloit abolie. Car pour auoir hanté les Italiens,ils auoient
du tout apprins leurs coullumes amp;nbsp;manières de faire, tellement quâen laThuf-cane, amp;nbsp;aux Duchez de Spolctc, de Beneuent, du Friol,amp; dâIurcc, il elloit mal-aifé de les dj^ingucr dâauec les premiers habitans, 11 nây auoit que ceux qui habitèrent les villes de Rhege, Panic, óc Milan,.amp; la Gaule Cilà lpine, qui obfcruc-rent toufiours trclTupcrbementles anciennes façons de viure deleurnation'.car câclloient les villes amp;nbsp;Iieux,aufquels leurs Rois le tenoient le plus Ibuuent. Par-quoy le Pape amp;nbsp;lâEmpereur iugeans quâil ne lcroit bonde chalTcr, ny honnellc, ains
CHARLES LE GR AND i. R OY 13. LIVRE lllL .195 ains tout contraire à lâhumanité,dâexterminer,abolir, amp;nbsp;deftruirc du t^ütlana- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;* nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â¢
tion Lombarde, qui par tant dâafhnitez dâalliances eftoit coniointe à tant de peuples dâItalie, ordonnèrent quelle, amp;nbsp;le pays que fes R^s amp;nbsp;elle auoient G stimolo^i'e longuement tenuz porteroietleur nom ancien,amp; lâappelli^it Lombardie. La- lât Lombar quelle contiendroit tout ce qui eft entre lâApcnnim,ôc les Alplt;s, le lac de Gar-de,ôê la riuiere du Mince, ou bien (felon les anciens Chroniqueurs Lombards) j'alfine.
ce que les fleuues dâAdige,du Pau,amp;:du RhinBolonois (eparent du refte de 11-talie. Dauantage ordonnèrent, que ce qui premièrement f appelloit Flaminie, où eft fituee Rauêne lors principale ville de lâExarchie,fut nommée Romagne, nbsp;nbsp;nbsp;?quot; V
à ce que la nation Lombarde oubliant les Gréez, fe rendift plus obeiflante aux piuÃeun Romains.Les Lombards receurent vne extreme ioy e de voir,apres auoir perdu leur Royaume,la meilleure ôcplus belle contrée delaGauleCilalpinenomee de leur nom, veu que du temps deleurs Roys ilz nâanoient point de terre propre qui fâappellà ft Lombardie.
Tandis que ces affaires fe delpefchoient a Rome, au grand contentement de tous,le Roy Pepin filz de Charles eftat enuoy é par fon pere en l Abruzzo y fai-foitla guerre, amp;nbsp;auoit affiegé Grimoald dedans la ville de Beneuent,lequel fort brauement fe deffendoit,ôc tourmentoitle Camp des François de telle lotte ôc par tant de faillies,que les viuandiers ny ofoient aller, tant quilz fcmbloict plus toftaffiegez quâaffiegeans . CeuxdeBeneuent auoientfai£t prouihonde tout «fof. ce qui eftoit neceffaire pour fouftenir vn long hege, ôc eftoientbien refoluz de bien deffendre eux ôc leur ville, ay ans opinion quâil leur eftoit blé plus ailé qu il nâauoitpascfté à ceux de Paule ; 6c pour leurs râlions dlfolent quil femblolt qucPaule,fitucecnlaGauleClfalplnealadefccnte des Alpes,fuft commevn lardin,là ouïes François fortans des trauaux, 6c des montées amp;nbsp;defeendues des montz, deuffent aller fe repofer, 6c quâelle deuft eftrc expofee à eux en proy e: rrrefines que Charles y eftat au fiege,pour fe volr h pres de fés terres,y auoit lait
I venir fa Femme 6c toute fa malfon. Au contraire, queleDuche de Beneuente-\ ftoltloingdetous ces peuples Tranfalplns,6c proche des Grcez 6c de leur Em-\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;pire,amp;c qui plus eft,fitué en lâ Abruzzo, nation de tout temps eftimee Indomta-
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ble : au moyen dequoy Grimoald ne fe voulut lamals rendre.ll auoit mis vn de
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fes plus fidelles amis, nomméRofelin, dedans la ville de Chlefi, pour la garder
l nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;contre les F rançois ,lcquel ne la garda pas fort long temps : neantmolns en-
1 couragea les citadins dâIcelle à conferucr lâhonneur 6c la liberté de leur pays . U \ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;foïtlt contre P epln quila vôulolt affteger,6c combattirent luy 6c fes gens de tel-
1 le valllaùce, quelaviéboire fut long têps en grand doubte, Gnon que Vinlgife,
Duc deSpoletc arriuaauec nouueau fecours,qulles fit retirer dedans leur fort, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;yu-
i nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;LesFrançois 6c Spoletins combattirent alâenuy a qui emportetoitlâhonneur de rieux da
\ laprinfe de cefte ville .Parquoy ilz commencèrent à lâaffaillir dâvne grande fu-^''quot;â^'â'^-\ rcur,à e forte que cefte honorable ambition leur donna la victoire ; car corn-\ bienqueledangery fuftgrand,toutesfoisilsncfâen eftonnerentpoint,ainçois \ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;tncfprifans6cplayes 6c mort,ils eftoienttoufiours plus ardensa lâa^ault.Bref,
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ils firent fibien, qu ilz entrèrent dedans cefte ville de Chieti, fur laquelle ils iet-
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;terent toute leur fureur -.tant que paffans à Ortonne ils n y fir eut aucun mal,ains
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;doucement la receur et enleur ob eiffance. Ces chofes acheuees ,P epin fe retira Ã
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Rome vers lâEmpereur fon pere ,laiffantVinigife General de fon armee deuant yon ptre
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Beneuent,lequel fe haftoit de mettre cefte guerre a fin, premier que E epin fuft
i5gt;4. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;CHARLES LE GR AND i. RO Y zj.
retournera ce quâil en eufl?lt;-toutc la gloire amp;nbsp;lâhonneur. Si eft-ce que les folHats nâentroient plus en ces diiputes à qui auroit lâhonneur de la prinfe de Beneuen^-Car Grimoald le deffcndoit trop bien : aulli ne combatoit il, ainh que failoit Vinigifç, pour la qtî^elle dâautruy, ains pour la henne propre pour les biens, Z4-ï7f amp;nbsp;pour la vie: quilont deux chofes qui animent beaucoup plus lâhomme a co- ââ /fjizfn;à nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;poLir autruv : amp;nbsp;auoit Vinigife dedans le cÅur vne haine com- â
des fJitJ lions nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;r nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;J ⢠nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;n â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â ï'I i r» n
en lâhomme, me hereditaire contre les François, a caule qu il eltoit arriere-nlz du Rioy Li'
dier,quâils auoiêt chafle de Ion Royaume. Voyant le Duc de Spoleteque les al' Eiires alloient tant mal, tomba malade de fâcherie,ou pour le moins faignit de lâeftre, ôc la delTus print occalion de lortir de Spolete, amp;nbsp;de changer dâair: dont rt^hra dedans Luceria,où Grimoald lâalïiegea tout foudain. Et premier spolete â Charles luypeuft doner fecours,il emporta celle ville dâalIaut,amp;printVinigde, auquel il fit fort bon traitement, pour-ce quâils eftoient proches parens Douceur de aulli pource que par cefte premiere clemence il vouloir donner,vne bonne opi' à nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;autres Princes de lâItalie vne bonne volonté de fe rendre i
â luy. Puis comme fi cefte guerre euft encore commence, il voulutfonderlafim tafiede Vinigile,luy mettant deuantles yeux, quâil deuoit plus tofttafchertr tirer les Lombards de feruitude, que de nuire à leur liberté , luy remonftrtmt quâil faifoit en mauuais patriote de ruiner la patrie en laquelle il auoit prins naiirance,dilà nt quant à foy, quâil vouloir viure amp;nbsp;mourir pour la patrie : i^ais Vinigife ne fit pas grand cas des rcmonftrancesamp; perfuallons de Grimoald,aiiis ' ne luy failant aucune refponce, monftra bien a la contenance, que iamais il nt faccorderoit à ce que lâautre luy perfuadoit. Auftî la vertu , amp;nbsp;le bonheur lâEmpereur, amp;la grandeur des François, le failoit tant redoubter,que la yertuefi feulement ce Spoletin nâolà entreprendre ce recouurement de liberté, lU^i^ redoutable, pjyg voyât ce Duc de Beneuent quâil ne le pouuoit attirer, quoy
Ictintprifonnicr, luy mcime délibéradâobeir au temps amp;nbsp;à la fortune, uer lès terres amp;nbsp;fit vie auec celles de les poures fubieds, qui tant de fois auoient efté vaineuz. Tellement quâeftant alfeuré des François, quâils trouucroitquch que grace enuers lâEmpereur, il fe rendit peu apres. Pepin le relïbuuenantdutâO traitement que le Duc de Beneuent auoit faicl a Vinigife,Iuy donna la vie, p^'^^ lâEmpereur îâeniioya en exil à Pauie, lans luy bailler aucune garde. Rofdw^^^ banny en Auftralie. Ces grandes conqueftes efineurent dâautres palïionsamp; affections aux cÅurs de toutes natios, les vnes eftans ioyeufes de la bonnefor-ïinheur'ïa» rEmpereur,enuoyerêt leurs Ambaffadeurs vers luy,pour lâen coniouif auec vne vraye amp;nbsp;non fainte allegrefle: les autres lècôdans au temps, amp;nbsp;lè troii-Liansbien eftonnez de cefte grandeur, le faifoient malgré leur volonté. Entre tous les autres, les Grecs furent ceux qui enreceurentplus dâeftonnement. Qr eftans auxefeoutes,pour veoir quelle fin prendroient les affaires dâîwlie,il^ auoient bien penfé,que la guerre de Beneuent leroit bien plus forte amp;nbsp;pins longue quâelle ne fut, amp;nbsp;que lâentreprife de Grimoald fucccdcroit bien autrement.
^ndoit en efperance, que quelques troubles fe drefteroient cotre les talie. François, tant en Sicile,quâen celle part de lâItalie, qui anciennement fe noinoit la Grâd Grece.Mais quad ils entediret que la ville de Chieti auoit efté rafee,celle deBcneuét prife, amp;nbsp;Grimoald enuoyé en exil,ils perdirét toute leur efpernce, amp;c mefines ceux de la Grad Grece cômêcerct dâauoir lesFraçois en grade amp;nbsp;bone eftime. Alorsfcômc nous auons dit) Irene poffedoit lâEmpire de leuat, laquelle
, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;enten-
CHARLES LE GRAND i.ROY 13.LIVRE IIIL 195
entendit les cEofes qui fe paffoient en Italie, Sc mefmement à Rome fur^e nou- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â¢
ueau couronnement de CEarles Empereur Sc de fon Elz, penfa que tout cela portoitvn grand cEangement,Sc vn grand trouble a fcs affaires. Adonc elle en-uoyaverslâEmpereur les ambaffadeurs pour requérir fon amitié,entrelefquels charier.
Eit Leon grand Spatbaire. D autres dilent, que ledit Leon au defceu de ladite Irene,fen allavers lâEmpereur,pour lâefmouuoir à auoir foin des affaires de Le-uà tScà en chaffer Irene,lâEmpire de laquelle eftoit odieux aux gras, qui ne vou-loient eftre commandez par vne femme,Sceftoit feulement agréable au peuple, pour ce qu elle ne faifoit point de guerre, Sc qu elle auoit fait remettre les Images, aufquels le peuple portoità comme nous auons dit) grande reueréce. Dâautres dilent que ledit Leon allât de la part de ladite Irene vers lâEmpereur, auoit charge de traiter alliance, Sc iurer amitié auec luy, de parler de mariage dç luy Scd'elle*. Seau casque ledit Empereur ne vouluft entendre au mariage ,fea-uoir fl dotcfnauâtlâEmpire ferolt diuife en deux parties.D autres affeurent,quc Charles enu oy a le premier,lâEuefque dâAmiens Scie Comte Eligand vers Irene âConftâtinoplcjtant pour lâamitié,q^ue pour le mariage. D autres,quâil eft bien vray quâil lesenuoyavers elle, mais que ce fut apres auoir receu fes Ambaffadeurs, pour la remercier de fes bons offices, Sc que ledit Euefcyue Sc ledit Comte auoient charge de traiter ce mariage,penfans par le moyen d iceluy ,que lâEmpire Romain ancien, qui eftoit diuifé en deux pieces,c eft affauoiï en celuy dâItalie,Seen celuy de Grece, fe pourroit réduire Sc raffembler, Sc les membres dâiceluy feparez fe ioindre, Sc par ainfi leditL Empire reuenir en fa premiere grandeur amp;nbsp;eftat. Difent auffi, que ladite Irene oy ant parler de ce mariage leur donna quelque cfperance qulifepourroit faire,mais les pria deluy donner
⢠temps ây penfer. Ce fut vne rcfponce pleine de diffimulatio Sc couftumiereau y^eJeÃiedes « malque delamodcftie des femmes, qui mefmes aux chofes que plus elles défi-- rent,donnent vne dilation pluftoft pour vne feinte, que pour vne modeftie.Il y
enaqui difent, queles Ambaffadeurs dâirene furent les premiers qui parlèrent de ce mariage remonftrâs à lâEmpereur lebien qui en prouiédroit pour la reunion delâEmpire,Sc quâIrene eftoit encore ieune*. Sc au cas quâil ne le peuft faire, auoient charge de luy mettre en auantles propos des confins de leurs deux Empires*. mais ils cogneurêtbienâlarefpbfc qu onleur feit,quelâEmpereur n auoit pas enuie dâefpoufer cefte mauuaife femme, qui premièrement eftoit debas Sc infime lieu Ãcar elle eftoit fille dâvn fimplchomme dâAthenes, indigne dâentrer Jrcncfcrtk enlâalliance dâvn fl grand Empereur) Seau demeurant femme cruelle,qui auoit nbsp;nbsp;**
faiéf creuer les y eux â fon fils, pour lâambition de commander, Sc fi accouftu-mee â commâder, qu il voy oitbien qu elle ne ft^auroit obey r a luy, qui vouloit ebmandernon eftre commandé, ny auoir, ny femme ny autre pour copaignon enfonEmpire,ny enchofe qui dépendit de fon autorité Sccommandemët. Les
' Ambaffadeurs Grecsvenusvers lâEmpereur, cogneurent bien auffi alarefpon-
1 fe fage quâil leur fit quâil eftoit mal ailé, que deux Empereurs peuffent longue- jl ejï mil ajÃê
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ment regner en paix, Sc quant âla demâde quâils firêt des confins des deux Em~ *
\ pires,!â Empereur remit cela â vne autre fois,5c âlâarbitrage SciugetrietduPapc.
\ Cefte refpbfe eftoit faite â cautelc.Car lâEmpereur ne defiroit autres bornes a 10
\ Empire, que celles quelapitié quâil auoit du piteux eftat des affaires de Grece,
\ Scfavaillâcc,luy pourroient acquérir, Sc ne vouloir partager auecvne femme,
\ ny fe mettre âlâ egal auec elle .En finies Ambaffadeurs fir et tat,quâ ils obtindr eut
^96 CHARLES LE GRAND i. R O Y 13.
vnc paWjqui fut caufe q Pepin,qui aflembloit fon Cap dâItalie,fut rappelle.Ceb fifcha fort ce ieunc Price, qui eftoit côuoiteux de gloire amp;dâliôneur,come fopi: ordinairement les ieunes Princes, qui ont dedans le corps logee vne grandeur-
Cependât Nice^ore grad Seigneur entre les Grecs,efl:ant aduerti de lâAni' baffade quâIrcn« auoit enuoyé vers Charles, prit la dcifus occafion,dâaccufer^^ tre h-eae. calônicr ladite Irene,tât enuers les Seigneurs,quâcnuers le comun peuple,dc que parle mariage quelle vouloir corraóler auec lâEmpereur Charles,elle voU' Ioit,come vendre nbsp;trahir lâEmpire deCrece aux Fraçois. Quelques vns difeo'â
queNicephore lâauoit demâdée en mariage,pour par ce moyen moter au tliro'' nederEmpire,mais quâelle le refufi,amp; quâeftat oftenfé du refus,quiefl:lacliôb du mode qui autât irrite les grads courages, il luy pourchafla de là en auattoü^ Jemal quâil pou uoit. Quoy quâil en fut, Nicephore fufcita vne telle haine Seigneurs cotre cefte femme,amp; du peuple mefme,qui tat lâauoit aimee,qiicû'ââ quâaucû trouble en aduint,il la chafTa de rEmpire,fe fit Empereur,amp;la relega^ââ
Lefbos, ou felo dâautres en Methelin. Les vns difent quâil lâenuoyaJH^ * nbsp;nbsp;' nbsp;nbsp;nbsp;Côllantin fon fils en Lefbos, carplufieurshiftoriês afI'eurêt,quelediótCóftati^
ne mourut pas en prifon, ôc que fà mere ne luy creua pas les yeux , ains quefej' lernet elle le fit depofer de lâEmpire corne heretique,à caufe quâil auoit faid(cO' me nous auons dit ) öfter les Images des Temples des Chreftiens : eflantenc^h aidé par les Grecs,qui fou ft en as la caufe des Images chafferét leur Prince. Irene apres auoir par lâefpace de quatre ans régné feule en lâEmpire dcGrece,fut depofee dâiceluy par Nicephore.
Durant que ces chofes fc pafToient en Grece,Charles eftoit à Rome, là ou à demeura tout Jâhy uer,amp; la plus grade partie du printéps,donnât ordre aux aff^ pan res de lâeftat dâItalie,pour le laiflcr paif]blc,tant au Pape,quâà fon fils Pepin, traf fitl''faite et tant fort doucement les Princes amp;nbsp;grands Seigneurs Italiens,en efïà yant de lei'f partde^me nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;cognoiftte en quelle recommandation il auoit leur liberté, amp;nbsp;fembb'
blemêt celle du peuple.Entre autres chofès il voulut que leurs loix amp;nbsp;ordon'â^' ces anciênes fuffent obferuees: puis il partit de Rome le i4.iour dâAuril du W** dit an 801.Il arriua à Spolete le dernier iour dâAuril,où le DucVinigife le rwwt/ewff fâort honorablemêt,amp; en grande magnificêcedà où eflant il aduint vn fi elet^rremer- amp;C effroyable tremblement de terre que tout le pays d'Italie en fut fecoüé, amp;nbsp;*ânalieââ brâlé:amp; par cefte fecoufte,la couuerture de lâE glife de S.Pierre de Rome fut uij fè pour la plus part par terre, auec fes trefs, poultres, amp;nbsp;cheurons: voire y eut-« des lieux ou les villes furent demolies,amp; dâautres englouties,les fondernens des maifons abifmez en terre,ies montaignes applanies,Ie cours les riuicres les phs furieufes en retournerêt deuers leur fôurcc,amp; la mer en plufieurs endroits fet^' cula de fon canal acouftumé, fe defbordant es autres,auec la plus grande imp^' tuofité quâo y euft iamais cognue.En Gaule mefme cefte têpefte cachee es coca uitez fecretes de la terrc,fut fêtie le log du Rhin,amp; en Allemaigne,là ou la nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;j
y trébla,n6 fans grandeftonement des habitans.AulE les fà ifons decefteannee saifins it furet tout^ autres que de couftumedâhyuer fut auffi chault amp;nbsp;auffi beau queh ief. printépsic^i cotraire lâefté y fut tà t froid quâil gela le iour de la S. Iehà ,amp; y fit
^tà d frimaz.Ce treblemét de terre,amp; cefte fubuerfio de la difpofitio des faifons furent fuiuies,rAutône enfuiuant,dâvne grande peftilêce,à caufe delâindifpofi-tion de lâair-.ce qui merueilleufèment effraya amp;nbsp;tourmenta les poures humains. De Spolete,lâEmpereur alla à Verfeil,mettat comme il auoit fait à Roiîie,ordre aux
f
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â les.
aux affaires dâItalie,ôc mefmement aux particulières de chaque ville ou il alloit, oyantles plaintes ôc doléances dâvn chacun, Sc accommodant toutes choies felon leur neceflrté. Eftant à Verleil, ouÃlelonlâopinion de qr^ques vns)aPauic, arriuerentvers luylfaac amp;nbsp;Lanftede,Gouucrneur dâEgypte, iitSigifmondvu aeâr ^57 autre grand Seigneur, Ambafladeursd Aaron Roy de Pene, auec granaz pre-fens, que leur mailf re enuoy oit audit Empereur. Entre lelquels y auoit vn Elephant , quilz nommoient Abulabâz, lequel ils auoient faiéf delcendre au port de Pife.Le luif Ifaac retourna femblablemêt auec cesdeux Perfes'.maisLanfrede ôcSigifmond moururent au retour,ou pour le trop lointain changemét de 1 air, ou pource que peu fouuent y a grande amitié entre Icsiuirs 6c les Chreftiens. Auffi arriuerent là mefme les AmbaÃadeurs d Abraham, Roy de Barbarie, a-uec autres prelens, de forte quâil fembloit que tous les Roys cherchalfent al en-ui,lâamitié 6c lâalliance de Charles. Toutefois pource cyuâon eut doubte que ces chéries. Afriquains eftoient plus toll venus pour efpict les aûions 6c entreprifes , que pour aucune bonne volonté quâils portaffent a la bonne fortune de Charles, 1 les renuoyafoudain auec grandz 6c riches dons, apres les auoir lort honorablement 6c magnifiquement traittez, affin quâils ne delcouuriffent ce qu il vouloit faire ôc entreprendre. Car alors les Afriquains brafioient plulieurs pratiques contres les Chreftiens dâEfpaignc, que rEmpcrcur auoit en grande affeélion amp;nbsp;,5,,, recommandation.Ql^e au Roy de Perfe, qui le dtiort Roy des Roys, les F ta-cois n enauoient aucune crainte, Icaulc quâils cftoiem tttiploingd eux , amp;nbsp;de leurs afe.'Au contraire,les Greet pour cftre proclics voilms de Charles, le re-doubtoient fort.Ce qui fut caufe,que pour luy rel.fter,.ls aidèrent aNicephore à fefaireEmpereur dbâEiupire de Grèce , amp;nbsp;achaffer Irene coçioiflmttbien QU elle cftoit trop foible pour rcfiftcr à la grande puiftance cc bonheur de Charles, 6c quâil falloir à la bonne fortune dâvn grand perlonnage , oppoler pareillement celle dâvn autre grand perfonnage. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;f A 1 f
DésQueNicephore eut eftehia Empereur de V,rece,nenuoy a tes fadeurs vers CEarles,pourrenouueEcrlai^i3,nceiuree entre luy amp;lt;. Irene , Sc en leur Traitté fut accordé, quelc Grec fediroit Empereur dâOrient, amp;nbsp;Charles p.ixemre Empereur dâOccident,ôc de Uenauantfentrâappelleroicntfreres. (^ant aux partages deleurs Empires , les Grcczauroient en Italie tout ce oui epuis a plesôc Siponto,maintenant nommeeManfredonie , f eftend en la nau nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;quot;
le Mer de Leuant, auec la Sicile, amp;: les autres Ill es prochaines de cefte co e , ôc cpielcsEram^ois auroientle refte, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Duc deBeneuent, ayantfon c
Lomhardic,neferoitfuEieamp;ny à Vvnny al autre Empire,bien lt;pu il fauori aft beaucoup plus le Grec (pueleEracois fut tout, a caufe epreVes Veniciens parieret iuEementlcPape,quife meEoit de ceft accord dcNicephotc, cpuâils nefunent aucunement meEez aux affaires de 1 Empire d O ccidcnt, il fut dit, cpie la ville ;rfâ;ye,i,orne deV cnifc fauiiott à ebomcs,d\eurs Seisgieuries, fcrok neutre,çoruiokegale 'J.f ïeuercncc amitié aux deux Empires, tans elfte fubieéf e alâvn ny alâautre : ôc lt;\uc,fulf en paix,fuff; en v^uerre, elle ne fer oit tenue de fe liguer auec Ãrcû dâeux, arns vleroit fans aucune autre fvtbicCtion ou conttainéfe , de fes anciennes loix
priuilc2,es .V oilale tr aitté f aiéf entt e les deux Emp et eut s.
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Au pattir de\ erfeil Cbatles print le cbemindeErancc lâan Sox. amp;. parles
\ cbemrns dépefcbîmttouliours aftarres, enuoyapat toutcslesVrouinces de fort \ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Empire ^ensnotables feaulx,leflt;puelz il appeiloit Senccbaux, pour faite ad- scnefcktix.
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;gt;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ï El
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CHARLES LE GR AND i. RO Y 13.
minillrer luftice a chacun, amp;nbsp;reparer les abus amp;nbsp;torts faits. En fin il fe rendit en â France, ôd a fon arriuee tous les citoyens des villes allèrent au deuant de liiy, tionsdesfrd- pogt;-ir Ic rcceuoit ô^onorer, f éiouylfans grandement,amp; remercians Dieu,de ce quâil auoit perirÿs, que lors la France full; le leul loullenement, amp;nbsp;principalap-puy de tous les alFaires humains. Les eftrangers eftans Vaineuz par Charles, ne trouuoicnt plus fi dur de luy obeyr, eftant Empereur quâils failoient lors qii il eftoit fimplement Roy de Francc,li bien quâils le penfoient cftre lortis de feriu-tude,ôc entrez en liberté. Aulîi cfperoit on la fin de toutes guerres amp;nbsp;inimitiez, fans les Saxons, quine pouuans oublier leur accouftumee rebellion, amp;celle merueillcufe haine quâils portoiét aux Fraçois, amp;nbsp;demy enragez de leur voir fiic ceder toutes choies li hcureulemcnt,le reuolterent derechef, amp;nbsp;firent tat, qu ih attirèrent a eux les V veftphals de leur ligue,leur remôlf rans,que fils enduroiet plus longuement la domination de ceux,qui de nouueau elloient deuenus fila-perbes,pouffe voir Seigneurs de lâEmpire, il ne leur falloir iamais elperer deh berté. lâEmpereur nây peut aller pour celle annee,a caule de la pefte, amp;nbsp;fut contraint dâattendre lâan enluiuant, que toute lâarmee de France y palTa, en laquelle y auoit grand nombre dâinfanterie des alliez des François amp;nbsp;principalement des Abrodites, Franconiens,amp; Bauares. Si eft ce que le iour de la bataillc,htt' fanterie des Saxons fe monllra plus vaillante que celle des Impériaux, tant que ces trois nations fufdites furent contrainôles ceder aux Saxons amp;nbsp;VveftphnK non quâils ne full'cnt enaulfi grand nombre amp;nbsp;plus, mais ils nâelloient pas encore 11 aguerris, amp;nbsp;ne combattoient de fi grand cueur pour la querelle de Chat-les, comme failoient les autres pour fe venger, amp;nbsp;recouurer leur liberté , eftant la vengeance amp;nbsp;le defir de liberté deux fortes palTionSjqui donnent la fureur, * amp;nbsp;la hardielTe, voire le plus foLiuent la rage, amp;nbsp;la témérité : mefmes ilsfouftin-, drent le choc des genfdarmes François. Ncantmoins voyans que leurs enne-' mis pOLirfuiuoient toufiours leurs coups, amp;nbsp;quâils les auoient enclos, ils tour-' nerent tefte, ôc par leur vaillance fe firent faire place. De forte que palfans par b milieu de tous,ilz palTerent par leur Camp), quâils auoient alîis en bien fort amp;nbsp;a-üantageux lieu. Ils firent grande perte de leur collé : toutesfois elle ne furinon-toit de gu ères celle des François. Si ell-cc que lâEmpereur commanda,quâils fuf-fent pourfuiuis eii grande diligence.Dont les Vvellphals tous effrayez fe retirèrent en leur pays,où promptement ils furent fuiuis amp;nbsp;vaincus, tant pour eftre feuls,amp; abandonnez des Saxons, amp;nbsp;fins elperance dâaucun lècours , que pour auoir affaire à vne inuinciblearmee dâvninuinciblePrince. Les Vvellphals pouuoient mieux appaifer Tire des François,que fe failà ns Chrelliês. Au moyeu de quoy ils receurent tous le Baptelrne, amp;nbsp;pour celle occafion on les laifta en paix,puis on retourna contre les Saxons.Lelquels le voyans defiiuezdegensée gueiTe,de Nobleffe, amp;nbsp;de Capitaines,amp; de toute efperance de fccours, fe rendirent incontinent, amp;nbsp;confelfins leurs frequétes rebellions ellre venues dâvnefu-rie plus toll que dâautre choie,amp; louuent à la lulcitation de Vvitikind amp;nbsp;dâau-tres,ils obifridrent pardon. Toutesfois lâEmpereur, pour leur oller moyen de plus le rebeller,fit paffer en la Gaule Belgique, vers les pays qui ont maintenant nom Flandres amp;nbsp;Picardie , ceux qui habitoient delà les fleuues dâAlbe amp;nbsp;de Vvichinuodfaucc leurs femmes amp;:enfans,amp; leur furent ordonnez demeures
çoisau retour du }^y.
^uolte des Saxons.
f't^oire des S4X0S fisr le. impertMX.
l'homme.
tes ryefl-phitls yatn^ eus Je font chrejltensi
des Saxons a^res letsr reddition.
auec les premiers qui y eftoient paflez vne autre fois , comme cy defliis nous lions dit. Dix mille dâentre eux furent femblablement dépe/chez par toutes les
CHARLES LE grand i.ROY 13.LIVRE mi. ⢠199 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â¢
Gaules. Et affin que les pays de delà les lufdites riuicres ne me demeuralTent vagues,on y enuoyales Abrodites pour les habiter.
Alors apres tant de rebellions, amp;nbsp;de batailles , fincrentlîes ruerres de Saxe, quidurerét 33.0U felon dâautres 34.ans, par les frequentes rebellions des Saxos, dts saxons quifereuoltoient à tous poinéts. Etbienquelouuentilsbattiffent lesFraçois, fi eft-ce quâa la finds furent du tout vaincus ; mais ils ne combatirent enfemble que deux fois en battaille rengee,amp; toutes deux en vn â mois,l vne prés du mont, auquel depuis fut donné le nom de Mont Sacié, lâautre a la riuiere de Hala, ôc a toutes deux Charles eftant en perfonne . Nous auons cy deffufdit les caufes . de leur frequentes rebellions, lâvne la diuerhté de Religion, lâautre le different
deleurs limites, amp;nbsp;lâautre la crainte de la puiffance ôc grâdeur des h rac^ois. Voi- larebMien laies caufes premieres, qui eftoient efmues par les menecs,pratiqucs,amp; remon- quot;nbsp;ftrances de V vitikind,Duc des Angriaues,qui entre les Saxons auoitplus dâau-thorité quâautre Saxon,qui y fuft, de la race duquel defeendirent les deux Em-
, nbsp;percurs nommez Henris, lâvnfurnommé lâOyfeleur, amp;nbsp;lâautre deBamberg, £e
troisÃttons. Quelquesvns difetit,que deluy eft auffi defeenduel origine des Duez de Saxe, amp;nbsp;des Marquis de Mifne, amp;nbsp;les font venir de V vitikind fon filz, Pareillement quâen Italie la race des Duez de Sauoye,amp; des Marquis de Mont- p«c5 de s«-feitat en eft venue, 8c en F rance U race de noz Roy s, tirant fon origine de Flues nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â
CaDet,le grandpere duquel, nomme RobertÃduquel nous parlcros en fon lieu^
cftoità ireétement dcfccnduc dudit \ vitikind.
Cf.
Charles donques ayat vaincu de tout poinéblcs Saxons,les contraignit d em-braffer la Religion Chreftienne, defaccouftumer a linuocation du norn de Dieuâ.qui eff oit la feule caufe, pour laquelle Ãen enfuiuant la mefmc volonte de les S4xons fonpere,amp; de fonay eul qui pour mefme occafionles auoient guerroyez') il leur auoitfaitla guerre. Il abattit leurs Idoles , aufquellesleur deuotioneftoit h grande, ôc au lieu oulâonles adoroit,fitbaftir des Eglifes ,la charge defquelles il donna à des Euefques,hommes de bonne vie amp;nbsp;de grande doâ;rine,Sc erigea plufieursEuefchez: entre lefquels fut celuy dâOfnaburg amp;nbsp;Selingftet, diffingât leurs diocefes, amp;nbsp;les dotant de plufieurs grands reuenuz pour les aider a viure.
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match, venoitauecvne ^roffe armee de mer , 2gt;c vne grande Cauallerie , aufe-couïs des Saxons, ôc vint iufques au lieu de Sliefthorp, fur les confins de fon Royaume amp;nbsp;de Saxe.Mais entendant que ceux,au fecours defquels il venoit,e-ftoient deftruits, il changea de volonté,ôc par fes Ambaffadeurs enuoy a dema- p/ix entre der alâEmpercur paix amp;c amitic,laquelle luy fut accordée, ala cha^e quâil ren-droit aux Empereurs les Saxons, qui fâen eftoient fuy s vers luy , amnquâenfon Pay de Du-, abfence, apres fon depart, ils ne remuaffent encore quelque nouuelle âamme
dedansVes cendres des ruines delà Saxe.
Les Vveftphals non contens dâauoir eftébienbattus,fe reuolteretpcu apres, femblant quilseuffent dclibete de renouuellerlcs anciennes couftumes des Saxons. Auffi quelques vns penfent, que V v eftphalie foit en Saxe.ll^furcnt réduits fans grande perte ny dâvnepartny dâautre: puis ils receurentloixamp;c ordo-nanccs des Eranf^ois, aufquelles foudain ils contreuindrent, Sc fe mutiner et autant que iamais,de forte quâils perdirent envnebattaille,que pour cefte occafio Def-ufle lt;1« onlcur donna,prefque toute leur meilleure ieuneffe*. qui fut caufe quâils dema- nbsp;nbsp;'JP
derenthumblementla paix: ôc lâay ant obtenue,ils la rompirent incontinenf.car
100 nbsp;⢠CHARLES LE GRAND i. ROY 13. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;. (
elperans eftre fecouruz des Danois, ils recommencèrent la guerre.Mais pourc^ a que le Roy des Danois auoit côtradté amitié aucc lâEmpereur,amp; quâils n fecours dâeux, iis f^ent derechef vaincus, amp;nbsp;entièrement defconfits, tantquns ne faifoient plus.que requérir pardon de leur follie.En quoy ils meritoientvn^ griefue punition,pour auoir fi ioiiuent rompu leurfoy,la meritans plus griefuc quâon ne la leur euft feeu donner. Toutefois lâEmpereur accoudumea vaincf^ charlL. ceux qui fe deffendoient nbsp;nbsp;à départir fà clcmence Sgt;c mifericorde a ceux qudi
requeroientjleur pardonna,amp; leur bailla Ofiiciers pour leur faire indice, éd' quels ils pouuoient appeller en fon confeil.Puis il leur enuoya vn Parlemét plus gens de bien de fon Royaume,qui iugeoient en diffinitine fans aucû app^^-
Parlement e- Ces iuges auoiét exprcs comandemét de rEmpereur,cie viliter fouuet amp;iecr^i' ^rreflpltalie nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;toutcs les villes,bourgs amp;nbsp;ad'cmblees de Vvedphalie, amp;nbsp;prendre garée
Ordonnance contre les mutins.
aux paroles amp;nbsp;iniures des habitans:amp; fur toutes chofes de faire pêdrc fur le lietr amp;nbsp;fans autre forme de proces, tous ceux quâils cognoidroient tenir parolh ée rompre la paix,ou changer de Religion.il fit fi edroittement obferuer cefteor-donnance,quc ny les biens,ny grandcur,ny faueur, nâen fauuoiêt pas vn: car tat le grand,quc le petit,edoit prefque pludod pêdu, quâon cud entêdu pourqrioy il edoit aceufe. Ce qui effraya tellement le peuple, que lors quâil voyoit queb^ puni de cede ignominieufe mort,il ne doutoit point que ce ne fud vn mutin-La crainte de ce nouucau fupplice fit cede natio beaucoup plus fidele amp;nbsp;aDi^^ amp;nbsp;à rEmpereur,à caufé que les iugcs,amp; autres qui auoiét charge, tindrentfil^' cretz les lignes, par lefquelz ils cognoidoientles feditieux,quc mefmes apresla mort deCharles,que cede ordonjnee duroit encore,lesVvedphales ne les ptn-rent tant genner,quâilz les voulud'ent declarer.LâEmpereur auoit bié la puifhn' ce de vaincre les Saxons, de les bannir de leur pays, amp;nbsp;de les dedituer de toutes forces amp;nbsp;moyens de fe rebeller,amp; de faire la guerre,neatmois il ne peut onques domter la Saxe.Car incontinent que les Abrodites, qui edoient des plus ancien Sxxf tndon- fideles alliez de Charles, fây furent habituez , ils prindrent la coudunae des ** Saxons qui en edoient fortis, amp;nbsp;deuindrent encore pires ennemis des François, delquels ils fçauoient la difciplinc militaire,pour les auoir longucmêt feruis en leurs guerres. A raifon dequoy ils vfoient communément de mefmes façons ée combattre,de mefrnes ordonnances,de mefmes armes,amp; de mefmes accouftre-
IX /gt;»»»? yf. mens,amp; fe pouuoient bien accomparer de vaillance a eux, mais non pas dâheur fuedesgHer- qui viciit fculement de Dieu, amp;nbsp;principalement es guerres. Charles qui coni' mandoit aux autres Roys, qui auoit tant vaincu de nations, amp;nbsp;tant dompté éc proninces, edoit fi riche amp;nbsp;puiffant,quâil edoit mal aifé quâil fud vaincu dâvns feule nation: Si ed-ce quâen vne bataille quâil eut contre eux, quoy quâil en ein-portad la viéloirc, il y perdit plufieurs vaillans hommes.
Les Huns nâedoient encore entièrement domptez , de forte que retirezen leur Royaume,ils fe deffendoiét brufqtiement deCharles,fils de lâEmpereur, a-uec lequel ils vindrent fouucntaux mains, ou quelque fois ils auoient du meilleur , que^ue fois du pire, mais finablcment furent tous deffaids, amp;nbsp;y perdi-p-iitoirede l'cnt le meilleur de leur ieuneffe. Apres cede dcffaiófc, Ie ieune Charles donna fa^Huns^'*'^ nbsp;nbsp;butin à fes foldats, amp;nbsp;enuoya Ie Roy de ce pays à lâEmpereur fon pere,amp; tout
fon threfor pareillement, la plus grande partie duquel fut donnee aux hofpi-taux, amp;nbsp;aux blcffez amp;nbsp;aux malades, amp;nbsp;lâautre fut enuoyee à Rome, pour faire reparer les Eglifès ruinées amp;nbsp;tombées du tremblemêt de ferre, dâoù nous auons cy
CHARLES LE GRAND i.ROY 13X1V RE UIL nbsp;^ol
cy deft'us parlé .Les Huns, qui auoient parauant ruiné amp;nbsp;tourmenté totgelâEu- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;⢠nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,
ropc,feruoientlors de proy e non ieulement aux François leurs ennemis, mais
auffi aux voleurs Efclauons defquels ils eftoient plus pillez, que des François mefmes,tant quâils furent contrainéds cEercEer lâalliance de^Empereur contre -vofe»«.
les Bohèmes, qui eftoient les principaux dâEfclauonie. Le ieune Charles y re tourna,ôc ne fe trouua moins empelché à defendre les Huns, quâil lâauoit efté a les vaincre.Car les François ne penfans trouuer en Boheme aucuns hommes de defenfc,ains quelques villains feulement, en rencontrèrent de tels que lecon-ftift quâils eurent auec eux,dura long temps, ôc fut plus douteux contre les F ra- cowb^t^ -çois amp;nbsp;les Bohemcs,tous deux vainqueurs des Huns,quâil nâauoit oneques efté contre lesHuns.Tellemêt que les Bohemes heuflent point efté domtez par vne Bobemes. feule Bataille, finon que leur Duc nommé Lecchon, exerçant en ceft endroit amp;nbsp;la charge dâvn fage Capitaine, amp;nbsp;le dehuoir dâvn vaillant foldat, voy ant que quelque occihon quâon Hft des François, on ne leur pouuoit faire perdre place, à caufe quâils tenoient trop Bon ordre,deliBcra de les rompre â¢. nbsp;nbsp;pour ce faire il
aftemBla vn petit efeadron de tes plus forts ôc courageux hommes, qu il ordonna en triangleâ.pu is voulant donner la teftehaitlec dedans laBataille de tes ennemis,il y fut tué des premiersiqui fut caufe de lâentière deffaifte des Bohemes,au trementlaviâ:oire eftoit en grandbranle.Peu de François y furent occis,toutefois plufieurs de leurs alliez y demeurèrent. Quant aux Bohemes, ils n auoient amené auecques eux,que des leurs mefmcs. Au moy en dequoy, la plus part de
k nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;leur NoBleffe Ãc de leurs ieuncs Princes y mourut.
Deuant que cefte guerre euft du tout prins fin, le Pape Leon pour euiter les
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;menées de quelques P rclâtz qui luy vouloient mal, a caufe que trop aigrement
' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;illes reptenoitdeleurs vices,f en vint en France: ôcy a deux opinions fur la caufe
\defon voyage. Les vns ditent,queledit Pape difoit venir es Gaules expres^pour
dedier lâEglifeNoftrc Dame, que Charles auoit faiôthaftir a Aixla Chappelle, amp;nbsp;femBlahlement pour communiquer auec luy du i^recieux fang Noftre Seigneur lefus Chrift que nouuellement on auoit trouué à Mâtoue.Mais lâoccafio qui fit entreprendre à Leon en fon vieil aage, vn fi long chemin, ne fut tant le refpeét de ce précieux fang, ny delà dédicacé deladite Ãglife dâAix, que pour e-uiter les querelles qui à Romc te drefloient contreluy, 6c pour plus facilement communiquer aucclâEmpereur des affaires dItalie. En cefte mefme faifon, qui fullâan de falut.804. Aaron Admiral des Sarrafins, ayant auec trois cens mille hommes, affailly les terres de 1â Afic,qui eftoient fouBs lâEmpire de Grece, con-
: nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;trai^nitNicephorc dâachepterhonteufement lapaix de luy , en payant tous les
ans a ceux de fa nation pour le rachapt de fonEmpirc, trente mille pieces d'or,
V nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;6c trois mille pour le rachapt de fa tefte. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;lt;lfsSlt;»rr4-
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Le Pape retournant à Rome, paffa par la ville deTreuife ,laoulEuefque deâ^
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Grado,nomméFortunatGentilhommeVeuitienluy fit entendrelahaine quâil
\ portoit à lehan,6cMaurice Ducs de V eniferpource quâils auoient duhault dâv- tourne 4
\ ne tour cnBas précipité Fehan Euefque de Grado fon oncle patern^ : dont le-\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;diiFortunat ayant deliBeré de tâen venger , 6c couturé auec OBelier fon frere
\ dctuerlefditsDucs,pete 6c hls, fa coniuration auoit efté defcouuerte, 6c ne \ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fçauoitplus oùfe retirer,craignant la fureur defes ennemis .Le Pape luy cofeilla
\ defeuveuir enFrace vers lâEmpereur,duquel il lâaffeurapouuoir auoir tecours.
\ OrlePapc vouloir rrfal auxVeniriens, pour ce quâils fauoriCoientfecrettement
lOX
CHARLES LE GRAND i. RO Y 23.
^monÃräces IcsGrcofcs ennemis.Fortunat vint vcrs lâEmpereur, auquel, pour lâexciter con-e Fortunat nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;y cnitiens,amp; de ûi caufe particuliere faire vne generalc,il fit entendre,
T:ucfque de Grado à lâ£mperet(r.
les Ducs de Venife contreuenas auTraitté quiauoit eftéfaiél entre luy amp;nbsp;lâEmpereur de Grece, par lequel il eftoit dit, que les Vénitiens feroient neutres là m fe mettre du party de lâvn ny de lâautre, faifoient neantmoins tout ce quâils pou-noient contre ledit Empereur Charles,amp;:que câeftoiét eux, qui eftoient caufe de ce quâaudit Traitté il auoit efté fraudé des villes de la Dalmacie, lefquelles lü/ eufi'ent donné vne belle occafion dâeftendre plus auant fon Empire. Dâauantag^ quâils exerçoient toutes voyes dâiniuftice, tant enuersleurs fubieôls, quelem^ voifîns. LâEmpereur prefta volontiers lâoreille a lâaccufà tion de Fortunat : niais pource quâil auoit dâautres chofes â faire, amp;nbsp;à fouftenir dâautres guerres en pe/gt;in ya en pcrfonne, il donna charge à Pepin fon fils dâaller en cefte guerre. Pepin îtabe. demandoit pas mieux que befongne propre pour guerroyer : amp;nbsp;eftant entré en lâItalie, entendit les mefmcs plainéles de plufieurs voifms amp;nbsp;fubieds mefines des Vénitiens, qui impatiemment fupportoient, que tous les ioufS leur grandeur faugementaft, amp;nbsp;que la liberté delà ville de Venife feuleeiil^ par tant dâannees amp;nbsp;fiecles demeuré impoilue parmy tant de guerres, de troubles, amp;de ruines de tant de villes dâItalie. Pepin diftimula ce quâil vouloir
laloujiecau-fe de ^rdns
maux.
plainte des
Vénitiens a
î^tcephore.
Elire en cela, pour attendre vne bonne occafion. Les Vénitiens, qui fapperccu-rent que laialouÃe de leurs voifins leur attiroit quelque grand trouble, uoyerent vers Nicephore Empereur des Gréez, 1 uy remonîlrer en quel danger la chofe publique Vénitienne eftoit expofee,(âil ne les fecouroit. QYils preiioy-oient bien,quâvnc grande tempefte de guerre deuoit venir fondre fur eux,amp;quc fils nâefloient fecourus de leurs amis,ils eftoient en danger de perdre amp;nbsp;ville, S-' vies,amp; liberté, quâils auoient fi longuement gardées. A cela encore ils adioull^ rent pour plus cfinouuoir Nicephore à les fecourir, que tout le deffein amp;nbsp;le^l^' fir des François eftoit de femparer des Mers de Leuant, amp;nbsp;puis de lâEmpire, de lâen chaffer honteufement vilainement.Ils vferent en cela de tous les aftiÃ'
ces dont vfent ordinairement ceux qui pour leur comoditéveullêt efmoUUoK leurs amis contre leurs cnnemis,amp; donnèrent à Nicephore martel en tefle. Ni* ccphorc qui eftoit homme paoureux, efmeu de ces paroles amp;nbsp;remonftrances, amp;: entendant le mefme de plufieurs autres endroiéls, amp;nbsp;craignant grandement que le bon-heur des François le depofà ft de fon Empire, promit aux Vénitiens quetoutesfois amp;nbsp;quantes quâils feroient affaillispar les armes des François,il aideroit tant par mer que par terre. Et que cependant il enuoy croit bien toll auxKenities. vnc armcc de mer fut Ics coftcs de la mer Adriatique pour les garder, amp;poiir deffendre les limites de fon Empire,amp; les terres de fes voifins.On attendoit doc vne noLiuelle guerre en Italie, quand Obelier frère de Fortunat, qui fen eftoit fuy à Treuife,y eftant, fut par les bannis Vénitiens, qui eftoient auecluy,efleu
DuedeVenife.
Les Ducs de Venife lehan amp;Maurice,pcre amp;nbsp;fils,eftonnez de celle nouucllc cleélion d^belier, amp;nbsp;voyans que leurs affaires fè portoient mal, fen fuirenU Mantouè.Obelier voyant la ville de Venife deflituee de leurs chefs,entra dedas faction des bannis, ôc fempara de la puiffance fouucraine qui tu-multuairementluyauoiteflé donnée à Treuife. Fortunat eftant cependant en France,aduerty de ce qui fe paffoit à Venifè, incontinent partit de France amp;nbsp;f y trouua a Venife pour affifler fon frere, qui par la permiffion amp;nbsp;confentemét du peuple
CHARLES LE GR AN D i. RO Y ^13- LI VRE UH. xc.3
peuple affocia aucc luy au gouucrnemciit de Veftat Ion frere Eortunattll y eu nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;«
a qui difent, que Valcntimau leur plusieuue trere, lutaufu par la volonté du peuple adopté audit gouuerneiTient,aflà n queumelme tem^ trois Itères gou-uernaffent lâEftat, que lâvn ou lâautre dâeux trois venant à mourir, ou a dire abfent, ou emp efehé ailleurs, la ville ne ehangeaft point de mandr c. P our cela, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;_
lâeftat delaville ne fut pas plus pailible. Car quand Fortunat Obelier eurent nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;_
entendu, que ceux deHeraclee vouloient remettre les Ducs lehan amp;: Maurice enlcLir Eftat, pource quâils eftoient de Heraclec, Obelier homme vindicatif ôc cruel, fufcita ceux dâEquuli voilms des Eleraeliens, de leur courir lus,amp;:de leur faire le pis qt/ils pourroient ,pour les garder de fecourir leldits Ducs fes en nemis.lln eut pas beaucoup affaire à fulciter les Equilins contreles Heracliens: carilsauoienteufouuent,amp;de long temps querelle cnfcmble pour les diffe-rens de leurs confins , comme il adulent quâil y a toufiours debat encre deux peuples voifins de leurs terrps. Adonc voila les Ec|uilins amp;nbsp;les Heracliens en guerre, fe donnèrent vne petite bataille, la ou d vne part d autre il fut co-batude plus grande haine que de force, ôc fut plus calamiteufe aux Equilins quâaux Heracliens. Là furuint Obelier, les Tribuns de la ville de V enife, lel-quels pour empefeher que dorefnauant aucune guerre ne renafquift entre ces deux peuples ,ôc que de la le mal ne vint a gaffer 1 Effat de Venile , de leur con-fentenient mefme il fut arreff é entre eux tous, que ces deux villes feroient ra-fees,amp;: quHes habitans dâicelles viendroienthabiter.à âS/quot;enife. Ceux epi ont eh cript lâhiftoireVénitienne, affeurent quâen ceffe façon furent ruinées lefilites -fiâ- . nbsp;nbsp;,
deux villes .Mais dâautres font dâopinion, que ces deux villes furent rafees parle nbsp;nbsp;(
fufdit Pepin,en haine des Vénitiens . Quanta ce que touche 1 origine ôc la caufedelaguerredePepincontreles Vénitiens,Ics.opinioHS enfont diuerles.
Les vus la tirent delâaccu fation que Fortunat lufdit Euefque de Grado vint la^uerre à e faire enFrance contreles Ducs de Venife: amp;nbsp;les autres difent, que ce fut pour-ce que les Vénitiens, qui heftoient fubiets à lâvn ny à V autre Empire Ãcomme il auoiteffé accordé au T raitté des deuxEmpercurs ) fauorifoient neantmoins fe-cretementle parti Scies affaires de Nicephore contre Charles. Q^lqueshiffo-riens difent, que les V enitiens fe rendirent à la puiflance de P epin, par les menées deFortunat amp;c dâObelier, Ãc que leur premierelibertéleur fut rendue, à la charge quâils hauroient par apres aucune intelligence ny affociation aueclâEm-pire Gtec.Maisles efcriuains deshiffoires Vénitiennes ne font aucune mention de cela .11 y en a quirdifent que P epin auoit le cueur amp;c le defir tendu a conque- pejfein de rirlaDalmacie ,pour laioindre à fon Royaume dâItalie,amp;c qu affin quâil euft vnmeilleur 8gt;c plus aifé moyen de venir au deffus ffefes deffeins ,il tenta pari en tremife de Fortunat Euefque de Grado ,qui effoit fort affectionné au party de lâEmpereur fonperc,de faire en forte enuers les V enitiens, que par vn nou-ueauTraitté dâamitié ôc dâintelligence ils fiffent vne particuliere ôc bien ample dcclaratib enuersledit Empereur fon pere,amp;c luy ,de lâaffection amp;c fecours quâils luy voudrbientporter en cefte entteprife.Fortunat fit entendre cecy ^Obelier, Sclctirafacilementà ceffe volonté .Et bien que les Tribuns delaville aupara-uanteuffent defcouuertVintention ôc le deffein dePepin, fi eff-ce que fans dire mot ils attendirent que quelque chofe fe remuaff en fon nom .Mais quand ils furent à plein aduertiz de fa demande, ils requirent que cela fuff remis au co Ceil: leqnelpour ceff effeét ils firent conuoquet devons les principaux de la vil-
CHARLES LE GRAND I. RO Y 15. nbsp;nbsp;⢠nbsp;nbsp;î«*
Confeil tenu nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;iflcs dcs cnuirons, là où les affeôlions amp;nbsp;aùuis furent aulfi diiicrs,
pereur.
pArlts Keni- Ij maticre ie trouua eftre de difficile difeuffion. Honoré, gentilhomme ^dânJndesâde tien,amp; hommc de grande authorité entiers les Vénitiens,amp; au denaeuranttrd' Pépin. eloquent J remonî?ra quâil feroit bon de faire vn nouueau Traitté auec Charles amp;nbsp;Pepin, amp;nbsp;dâaccorder audit Pepin, linon tout, au moins partie de ce quilâ^ mandoit. Angelo Particiaco,qui puis apres fut Duc,eftoit dâaduis quâon ne cb' geaft aucune chofe du premier Traitté, amp;nbsp;luy, ôc ledit Honoré accompaigi^J' rent leur aduis dâvne longue ôebien elabouree harangue. Enfin lâopinion Particiacofutlamaiftrefl'e, amp;futrefolu quâils demoureroient en leurprcn«®^ Traitté. Alors ils enuoyerent vers Pepin leurs AmbalEidcurs,qui auoient cbj^' ge de le remercier du bon amp;nbsp;louable defir quâil auoit eu de faire vne nouuCââ^ enitiens pour luy fairetrouuer bonne larelolution quâb naiens à te- Lioieiit faiôle devôuloir demeurer en leur dit premier Traité. Auffi furent ptn,Grr£m uoiez cn France Ambalfadeurs des Vénitiens vers lâEmpereur, qui au oient cô* mandement amp;nbsp;inftruétion de les defeharger enuers luy, des accufitions amp;b'' tes que certains bannis de Venifeleurimpofoient,dilà ns par tout que les VÃ' nitiensnehailToientrien tant au monde, que Charles amp;nbsp;les François,amp;n^'' moient rien tant que Nicephore amp;nbsp;les Grecs, amp;nbsp;quâils depédoient tous de 1 bre amp;nbsp;de lâauthorite dudit Nicephore. Les AmbalEideurs fccurent fi bien ptæ ger les Vénitiens de ce dont ils, cfloient aceufez, quâils contentèrent inerueil' leufèment lâEmpereur , lâamadouercnt fi bien auec leurs belles paroles, qu'J les pria de nâeftre plus cn doubtc de fon amitié, laquelle il leur prornettoKâ iamais affieurec, leur permettant de viure en leurs anciennes franchifes,
bertez.
.Armee de i^teephore, C'' l'occaÃon de fa defcëte
Peu de temps apres, vne grofle armee nauale de Nicephore vint aux delà Dalmacie,amp; en eftoit Chef amp;nbsp;Admirai vn gêtilhomme Grec nommé Ni' cetc,qui eftoit Patrice.Il vint a Venifè,la où il fut parlé du tort quâon faifoit*â^ââ^ Dalmates,amp; de ce quâon començoit de les inquiéter-. Auffi il fut parlé debp^ fans quelle fut faite:feulemcnt on fit trefues pour quelques mois. Ceuxqb^ââ^ â eferit ceci, ne difent point quelles iniures aduindrét pour lefquelles il fallaitbi' re ces trefues. Mais pource que le Roy Pepin faifoit des courfes fiurlepui^^j,quot; ftrie,amp;queacaufedeceoneftoit cn crainte dâvne guerre guerroyablejb' vray femblable, que les deux parties conuindrent par enfemble, quâil y Trefues accor fetics de guerre pour quelque temps. Et faut par la conieéfurer,que cela adub non feulement pour la proximité des païs, mais pour ce que lâarmce deNb' phore ne fuft iamais venue en la cofte de la mer Adriatique a la prière des Veni' tiens, fans eftrcbien affieurec quâils fuffient en guerre ouuertc, amp;nâeuft voulu la premiere affiaillir les pais detenuz par Pepin qui eftoit en Italie plus fort qi^^ le Grec, fi Pepin nâeuft le premier ouucrt lâoccalion de la guerre, amp;nbsp;comment^ a faire les iniures. Bien toft apres la venue de Niccte, lâEucfque Fortunat deff chef retourna en France, fe repentant (comme coulpable) de lâaffedtioii qub'â' , uoitportfealâEmpereur. PeudeioursaprcsqueNicetefutarriué aVenifcjP^^ g^randspa- Ic Commandement de forimaiftre, il donna a Obelier plufieurs grands prelcns thairede l'ë- le fit gtad Spathaitc de lâEmpire Grec.Bcat,frere dâObelier accompagna Ni' pire Grec. iufques aConftantinople,pour,au nom du Duc de Venifi.*,rernercierhuni' blement Nicephore delà faueur amp;: de lâhonneur quâil luy auoit fai(ft,amp;poui'
CHARLES LE GRAND i. ROY 13. LIVRE lîlL â¢
les Vénitiens portoient à luy à fa grandeur . Chriftofle Euefque dâOliuô,. qui f en eftoit fuy auec les Maurices, pource quâil auoit cfté«ccufé dâauoir fou-ftenu le party des Prançois, amp;nbsp;auoit efté remis en fa patrie amp;: en fes biens, fut a-uecBeat enuôyé vers Nicepbore. Auffi y futenuoyéaueceuxPÅlix gouuer-neurdâOliuo,quieftoit pareillement foupçonne de tenir le party des François. Onenuoya ces deux hommes bien loing en cede Amba(fade,non tant pour aucune bonne opinion quâon euft dâeux,que pour leur öfter le moyen de feruir en aucune chofe à Pepin, fur le nouueau remuement dâaffaires.
Cependant Pepin, auquel le ieune aage donnoit vne ambition defmefuree, amp;vn grand orgucil,amp;lequel la grandeur defonpere enorgueilliffoit tellement^ (^u ilne pouuoit permettre qii auculuy fift laloy ,ny vefquit a per auec luy, drei la vne armee nauale en la mer haulte du Leuant. Les V enitiens le voy ans affeu- fȕr rezdâauoir à fouftenirvne forte guerre,enuoyerent aduertirNicephore des ap-prefts ôc des deffeins de Pepin,amp; enfemblele prier amp;nbsp;exhorter de vouloir dref-fer vne forte armee nauale, pour conferuerl Empire de la met. De leur cofte ils ne chbmoient pas, car ils equippcrentletir vaiffeaux, firêt venir aleur port ceuxâ qu ils'auoient enuoiez bien loing fur mer en marchandife, mirent garnifons de-* dans vn chafteau auprès deBrindifi, le fortifièrent,^ firent les préparatifs de -xtó toutes les chofes quâils cogneurent eftre neceffaires pour le fouftien dâvnc Ion-gue guerre. Nicephore fans tarder gucres , enuoy aPaul gentilhomme,Grec,a- f«r ff. mec vne forte armee de mer fur les coftes de la mer baffe de Leuant, ôc luy corn-mandade declarer la guerreà Pepin.PaulayantpaffelaSicile, ôc eftantvenu en la mer Thy rrhene, print moitié par force, moitié par rufe de guerre la ville de Populonia en Hetruric, ôc la pilla*, puis mit a feu ôc a fac toutes les villes mariti-nés de cefte cofte. Lâautre armee deNicephore, eftant foubs la charge deNice- pultnia. te en lahaulte mer de Leuant, affaillitla ville de Comachio, affife dedans vn e-ftangpreslaville de Rauenne.Mais N icete eftant viuement repouffe par les ha- Comuchiot.
V nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;bitans delaville,foit par leur force Sgt;c hardieffe, foit par le reftux de la mer, Ã car
» nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;lâvn amp;nbsp;lâautre fe dit) fut repoüffé auec grand carnage amp;nbsp;perte des Gens, ôc eftant
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fruftré de fondeffein, fut contraint de fe retirer. Mais venant a Venife, il logea
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;dedans la maifondâObelier amp;nbsp;de Beat,qui eftoit de retour du volage quâil auoit
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fait vers Nicephore, amp;nbsp;fut honoré delà dignité Confulaire. lufques alors il y a-
tioit eu entre Obclier Sc Fortunat freres vne fecrette lalouGe, laquelle eftoit nourrie, non tant par vne haine, que parla diucrfite des moeurs, nbsp;du naturel*. 4e»x/r«r«,
car Beat eftoit doux nbsp;nbsp;affable, Ãc homme qui fçauoit les cÅurs des
hommes, ôc au contraire Obelier eftoit fupcrbe,colere, ôc prompta faire toute iniure, amp;nbsp;à prendre vengeance, lu cefte diffimilitude de mÅurs, potirce qu O-belicr auoit efpoufé vnefemme natifue deFrance, laquelle quelques vnsà mais fauffement) difent auoit efté baftarde de lâEmpereur Charles, le nom de Beat eftoitbeaucoup plus agréable au peuple queceluy dâObelier, ôc deGa Obelier eftoit venuenfoubçon de fauorifer fecrettement le party des François, ôce-ffant deGa cefte opinion entree dedans les entendemens dâvn chafeun, il deuint fihay G malvoulu du peuple, quâil fut contraint defen fuyr enFrancevets lâEmpereur, auquel il fit entendre vne Infinité de menfonges*. difant que fon fre-reBeat auoit vféenuersluy delà plus cruelle ingratitude, dont homme fçau- te. ïoitvfer, ôc qu apres lâauoir adopté comme compaignon, à la puiffance 8c commandement de lâEftat de Venife, en recompenfe de ce grandbenefice 8c
2.0^
oMier ieatfe rcdh il Pebtn.
Pepin fait ^nerre aux Pt ni tiens.
honneur, fon frère luy auoit donné occafion de fen fuyr: eftant réduit en cefif extreme neceffité,«quâil auoit efté contraint dâabandonner Venilè, pour euitU les embufehes amp;nbsp;machinations. Apres cela il monftra à lâEmpereur qu il bien aile défaire entrer lesVenitiés en ligue auec luy, a la moindre priere qu ölâ leur enfèroit. LâEuefque Fortunat fecondoit Obelier en fon langage,lequelcy deifus nous audns dit feftre retiré en France. Peu apres ( comme quelques vns ontlailTé eferit ) les deux freres Obelier amp;nbsp;Beat fe réconcilièrent, amp;fc firent bons freres amp;amis,amp;quclque temps apres eftans leurs affaires en mauuais eftM ils fallerent rendre à Pepin. Mais deuant que les Vénitiens fuflent affaillis éeK' chef, fut agitee à Venife la caufe dés DalmateSjlâifTue de laquelle ne fut pas me» leure quelle auoit. efté auparaiiant.
Alors Pépin acculant les Vénitiens de ce quâils eftoient caufe que fes affaire^ amp;nbsp;delfeins nâauoient pas prins la fin quâil defiroit, tournant contre eux la que parauant il auoit portee aux Dalmates,commença de fe declarer leur enne-my, leur fiit guerre ouuerte. Il couurit le defir de la guerre quâil leur voubââ faire, de celle caufe: mais la vraye occafion eftoit, que lâarmee nauale des Venâ' tiens eftoit aidee amp;:fecouruë des deniers amp;nbsp;des hommes de Nicephore. quoy Pepin pres de Rauenne drelTa vne forte armee de mer, pour empeblâ^'' que les Vénitiens filTent aucune courfe fur la mer,amp; quâaucun fecours pcuH^â' trer en leur ville, amp;nbsp;que par ce moyen eftans priuez dâaide amp;nbsp;de viures, ilslUâ' fent contraints de fe rendre bien toft. Les Vénitiens voyans que cefte k t- t-f-Ii 1 îrr/=»nnine nnârvn r»âA»n Æ}⢠npn/p pnnmr/ai-ionf
* nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ildILUlL ^lt;11 Jet nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;M.V X nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;J VV nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Vj^U Mil 11 tUlt ^VlllV y VllUM Æ ViVAlt**
gers fur melTagers vers Nicephore, pour le prier de faira hafter fon armee 1®â I« fecours, mettant garnifon aux lieux qui en auoient le plus de befoing. pour^' ' nbsp;nir Pepin longuement aux abois,iufques à la venue de lâarmee de Nicephomr
armèrent les ports de bons amp;nbsp;grands nauires, mirent les petits fur les cniboâ' chutes des riuieres. Quelques vns ont eferit, que les Vénitiens furent pat lt;1^^ fois affailliz par Pépin,amp; quâà lapremiere,Ia ville de Heraclee fut ruïnee.
prinfedeBro nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;difeut quâils uâeurent quâvne fois la guerre auec Pepin, amp;nbsp;quâeftant entml^'-
dolo, Cledta^ leurs terres,il print dâaffault la ville de Brondolo,la tour de laquelle fut vailbââ' ment deffendue: apres la ville de Clodia fe rendit,puis Paleftine aftifefâ'^^^ bouchure de la riuiere de Bacchilon maintenant par vn mot corrompu Paleftrine. Albiote aulîi feparee par vn grand amp;nbsp;pro fond canal de lâIfle Je Mäh' mocque, fut prinfepar les armes des François.Quelques vns nâeftoiétp^s daf
Malamec^ue uis de tendre Malamocque,qui eftoit lors la demeure des Ducs : mais en fin ticiaco,(duquel cy deffus a efté faite mcntion,)fut dâaduis que tous les VenitK^
X nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;tetiraftent à Realte,qui eft maintenant le milièu du lieu où eft aftife la ville
Venife. Il remonftroitaux Vénitiens, que les riuages de la met pouuoient Utilement eftre occupez amp;nbsp;faifis pat vne armee de terre, mais que les ifles, toutes parts eftoient enuironnecs de mer ne le pouuoiét pas eftre fi facilcflico^ I ôc que les Ãançois cognoiftroient bien toft,quelle differenced y auoit entre guerres de terre, amp;nbsp;celles qui fe font fur lamer. Dâauantage, que lâarmeenaïuJê de Nicephore, quâon difoit venir, fortifieroit grandement celle des Vénitiens, amp;nbsp;que dâautant que leurs affaires Ce porteroient de mieux en mieux autour des les Pent lies ifles,dâautant le porteroient mal ceux des Frà çois. Premieremét le menu peuple A titirenta inhabile aux armes,fut commandé de fortir de Malamocque,auec tous fts men â bles : en apres le Clergé auec leurs ornemens Ecclefiaftiques,Ieurs. Reliques,amp;
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puis tout le reftc du peuple fen alla à Realto, hormis quelques vns qfiiayme-rent mieux attendre en leurs maifons, lâeuenement de celle guerre, que changer de demeure, amp;nbsp;lâaller choifir toute nouuelle en autre lieu. Qi^elques vns di-lent, que Valentinian frère de Beat amp;nbsp;dâObelier eftoit Duc en ce temps là , par le commandement duquel fut faite celle tranfmigration de Malamocque à Realto. Les autres nefailà ns aucune mention de Valentinian, difentque incontinent que celle guerre de France eut fait déloger les Heracliés de Malamocque, ils créèrent à Realto, dés quâils y furent entrez amp;nbsp;arriuez, Particiaco pour leur Duc.
Quand Pepin vit que la deliberation de la guerre des Vénitiens efloitchâgce, - . il demeura longuement en doubte de ce quâil deuoit faire, alTauoir fil mettroit nbsp;nbsp;nbsp;*
luy mefme celle guerre a fin, ou lî la lailTant imparfaite, il f en iroit vers fon pe*^ re, amp;nbsp;cnlairroit la charge à vn autre: car par lâopinion de tous,on voyoit que ce lie guerre attrainoit vn long temps, amp;nbsp;quâil leroit mal aifé, voire impolfiblc de pouuoir empefeher que les Venitiens amp;nbsp;leurs voilins infulaires, nâculTent autat de viures quâils en voudroient, à caufe des diuerfes bouches amp;nbsp;entrees de mer, qui fc regorgent dedans lâellang oùVenife ell alïife.Lefquelles ne poLirroient e- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;*
Ere empefehees que par vne armee nauale,amp; par terre le palTage amp;nbsp;lâaduenue de toutes chofes eftoit libre par le moyen des riuieres qui le iettoient dedans ledit cftang.Mais Pepin deuant que venir à eflayer lâextremité de leurs forces,enuoya vn heraut vers eux pour leur demander fils vouloient fe rendre,cependant quâil y auoit encore en luy quelque relie de clemence pour les pardonner , ou atten- fferault dre par la prinfe dâeux amp;nbsp;de leur ville, lâextreme cruauté amp;nbsp;rigueur de ceux, qui par alTault amp;nbsp;autre force prennent les villes amp;nbsp;les pays. Les V enitiens enuoye-, , rent leurs AmbalTadeurs vers Pepin, auec charge de traitter de la paix auec luy, moyennant quâilla voulull donner a douces amp;nbsp;honneftes conditions, bien que chacun cognuft que iamais Pepin amp;nbsp;eux ne faccorderoient des conditions de la paix, ains ne faifoient cela, que pour lailler toufiours couler le temps en atten dant lâarmee naiiallc de Nicephore. Lefdits Amballadeurs venuz en la prefence de Pepin, auec grande humilité luy demandèrent pardon amp;nbsp;paix. Pépin les regardant auec vn vilà ge plein de colere,amp;auec les yeux enflez de fureur,leur ref-pondit :Eftes vous venuz icy, ou pour demander la paix, ou pour vous rendre?
amp; comme ils refpondiflent quâils elloient venuz pour la paix, moyennant quel le leur full par luy donnée à honneftes Sciuftes côditions,il leur répliqua. Vous deuiez venir icy pour vous rendre, amp;nbsp;non pour parler de la paix. Allez amp;nbsp;rap- Pépin aux portez à voz Venitiens,que bien toll leur ville portera les peines méritoires amp;nbsp;^7^%-dignes de fon orgueil amp;nbsp;perfidie,pourauoir trop fouuent irrité noftreclemen-ce. Auec ces rudes paroles il laifla aller lefdits Ambafldeurs, amp;nbsp;commanda que chacun fappreftaft au combat naual.Bien peu dâeferiuains des chofes Venitien ncs ont parlé de cefte legation. Mais cependant que Pepin fe preparoit à la bataille nauale, les Infulaires qui au commencement auoient prins vne ferme rc-folutiondenc permettre iamaislepaflagc amp;nbsp;lâentree aux Françoit, que furies corps amp;nbsp;le carnage de beaucoup des leurs, incontinent quâils entendirent que Pépin auoit délibéré de tranfporter la guerre dedans les Ifles,les Tribuns firent vnEdicl,par lequel ils ordonnerêt que tous ceux de toutes les prochaines Ifles qui eftoient dâaage pour pouuoir combatte fur mcr,euflent a venir incontinent â Realto. Viélor Heraclean fut fait chef de celle armee amp;de cefte guerre, qui en
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ce temp? là eftöit ceiuy dâentre tous les Venitiens eftimé le plus braue amp;nbsp;vaillât homme,amp; le plus verfé aux affaires maritimes, tant de la gu erre que delaco-gnoiffance de la mer.
Comme les deux armées cftoicnt fur le point de combattre, ilfitvne belle harangue aux fiens,par laquelle il les enflamma amp;nbsp;encouragea tellemet au coin bat,que par vue commune voix ils lâaffeurerent,quâils feroient ce quâil leur com manderoit,amp; quâils ne lâabandonneroient aucunement: pour luy donnerter' moignage amp;nbsp;affeurance, que les Venitiens auoient beaucoup plus de courage reftiiiïsfiu- amp;nbsp;de hardieffe pour garder leur liberté , que pour attenter aucune chofefuilj^ deux de lew tcncs dâautruy.ll fit faire commandement,que chafeun fe tint preft pour le co-bat du lâcndemain. Aufli Pepin mit fon armee en bataille,amp; les Vénitiens eftms vis avis fy rengerent de leur cofté. Ils mirent leurs vaiffeaux plus legiers titz à rAuantgarde,aufqucls ils commaderent quâilz allaffent donner dedà sl^$ j^ufedesre- âEnnemis, les tiraffent aux endroidz où il y auoitle moins dâeau,pour mettre nitiehs. nbsp;nbsp;nbsp;ieurs vaiffcaux à {ec,pource que les François ne cognoiffoient pas les cndroid^
de celle mer.Pepin aduilà nt vn grand nôbrc de petitz vaiffeaux qui fembloien'^ plus toll eftre Barqtres de pefeheurs que vaiffeaux de guerre, amp;nbsp;fe mocquaot dâeux à câufe de leur petitcffe,fit attaquer le conflicl par les François. Ces vaiffeaux failâns ce qui leur auoit efte commandé tournèrent incontinentie dos,amp; attirerêt les Fraçois en vn goulfe eftroit, là où les galleres Fraçoifes troU ùans terre demeurèrent arreffees lans pouuoir bouger. Alors luruindrent quel' . ques vaiffeaux legers des Vénitiens, lefquels cognoiffans les routtes de celle mer,commencèrent dâattaquer les François à coups de fronde,dâarcz,amp; dem^' fo»« f/'ent- chines de guerre,amp; les couurirent tous de la grand rnultitude de leurs fléchés-dew. Neantmoins les grands vaiffeaux des François y vindrenr,plus defireux de com battre les Vénitiens,que bien cognoiffans les deflroitz de la mer en laquelle ils combattoient. Les vns les autres combattirent longuement, mais en foie flux de la mer fumenant, mit les grands vaiffeaux François prefque à fee,les carenes dâiceux ne fiiilâns plus que flotter lut la mer baffe. Ils ne failoient pas mal aux Vcnitiens,qui eftans motez fur des vaiffeaux lcgers,auoient affez dâeau pour eux. Alors le chef de lâarmee Vénitienne va dire aux fiens:Regardez,mcs.. quot;amis,vous aiiez entre voz mains la victoire que ie vous auois promife, fivous, clean Ãfie -Voulcz le moins du monde vous y aider: Allcz,amp; chargez les François, qui par Ãldats. leur faute le trouuét défia biê eftonnez.Vous cognoiffez les lieux où vous elles, la portee de leurs vaiffeaux.Cela vous aideraichargez les de loing amp;nbsp;de pres:. carilsnecognoiffentny lelieu ouilsfont,ny laforcedes noftres. Alâheureles Vénitiens rehauflans le cueur,chargerent les François, ne iettans pas feulement traits amp;nbsp;pierres,mais aufli grenades amp;nbsp;pots à feu. En fin ils entrèrent dedans les Franc^'s^^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;François, en tuèrent autant quâils voulurêt,mirét les autres dedas
lâeau,amp; leur armeénauale fut toute deffaite,partiebruflee, partie mife à fonds. Les Annales de Venile, amp;nbsp;plufieurs autheurs qui ont elcript de lâorigine dâiceL .. le difent qut Pepin le voyant reduiól en fi piteux eftat fit viftement dreffer vn rafeau fur des tonneaux, amp;: quâil fe mit là deffus pour combattre. Cela cil creii par quelques vns, dâautant que ledit Pepin qui auoit de bons Ibldats plusac-coullumez aux combats de terre, quâà ceux de mer,ayma mieux combattre fur vn rafeau mefmement fur vnellang là où lâeau nâeftoit pas haute, là où la violence des vents nâelloit pas à craindre comme elle eft en la mer, amp;nbsp;de là pouuoir corn-
CHARLES LE GRAND i. kOŸ 13. LIVKà îllt
combattre feviFement,amp; comme ch combà t fedcntairc. Mais ceux qfHdifent nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â¢
que les François, pour ne cognoiftre les lieux paflages amp;nbsp;deftroits de celle mer ^rfe^j^ir lu menèrent leurs grands vaifTeaux en vu lieu auquel Veau eftoit baffe j ôcquede^«« là aduint leur malheur , comptent vne cbofc mal croyable. Car eft il poffible, que Pepin fuff fi mal à duifé, quâil nâeuft auecqucs luÿ quelques bons Pilotes,amp; quelques hommes des païs des enuirons, ou quelques prifonniers defquels il cuft peu apprendre Icfdits deftroitsôc paffages^ôc ebmeht il y falloir allcrîCeux qui difent que Pepin combattit fur le rafeau affis fur des tonneaux, difent aulH quele vent vint fi grad,qu il les abattit, ôc que lors les Venitiens de telle violccc chargèrent les François,qu ils les deffirent, mais il eft mal croy able, que Pepin cuft euloifir de faire dreffer fés rafeaux,Sc auffi peu,qu il euft voulu commettre amp;nbsp;fier fa vie amp;nbsp;fonhonneur,à chofefipeuaffcuree. Toutesfois en quelque façon quelcs deux armées combattiffent, fur laquelle les opinions font diuerfes, tous les Efcriuains f accordent, que les F rancois furent vaincuz, ÃC' que les Ve-nitiçns rapportèrent vne grande victoire dâeUx.
Apres que ce côflit eut prins fin, les Venitiens eurêt nouuelles que P^tff Cef-feranÃduquel on dit la famille des Certes de Rome eftre defeendut ) eftoft auec la famille Jei lâarmee naualle deNicephore aux coftes de laDalmatie.LcsVenitiês'enorgueil-liz de leur recente viótoirc^enuoyerent quelques vaiffeaux audeuât de luyâ.mais lâarmee de Pepin, qui f eftoit retiree aux coftes de la Hiftrie, ôc qui vouloir aller chocquer Cefferan, entêdant la venue des V enitiens, amp;nbsp;craignant dâeftre cn-ueloppee entre ces deux armces,defarma tous fes vaiffeaux,Ãc fe mettat en haute mer,gaigna la ville de Raucnne,amp; pour fe vanger desV enitiens,brufta les villes dePaleftine,dâAlbiole,âamp; deFoffaClodia,amp; plufieurs autres fans efpargncr le temple de Saimft Michel à Brondolo,lequel fut razé^Ãe^ aduint lâan delà fon nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Æ 4r-
dation de V enife 350.
Voilala façon de laquelle quelques vns ont parlé de cefte guerre; tnais d'autres la cbptent autremét,amp; difent,quc apres que lâEmpereur eut mandé fo n filz Charles, pour fetrouuer en vne auemblec generale quâil vouloir tenir de tous fes affaires,Ãc quâil fit venir Pepin dâItalie, ôcLoys fon autre fils de la frontière dâEfpaigne,que Pierre Comte de Zara,amp;DonatEuefque de ladite ville, f y trou uerent pareillement,Icfquels portoient vne grande haine aux Gréez, ôc à lâoppo fite vne grande amitié aux François. Que les Vénitiens y enueyerét auffi deux Gentilhommes frcrcs,Lâvn appelléObelicr,amp; ï autre Beat,defcpiels nous auons cy deffus tant de fois parlé, amp;nbsp;que ce Prince de Zara remôftroit fur toutes cho-fes au Confeil,que les F rançois fer oient vne grade perte de laiffer aux Grecs ce- « de zara ftepart dcDalmatie qui eft prochaine de lâItalie,à caufe qu en cefaifant,ils pet-droicntlâentière feigneurie de la mer Adriatique. P arquoy c eftoitle pais quils deuoient plus toft garder,veu quâil fembloit que la guerre febraffaft peu a peu
1 cntrclcs deux Empires .Car (^difoit i^Nicephore aprefque toufiours jees vers en 1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;labouché,qui{âinterprètent ainfi ennoftrelangue, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;pke ,1« j
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;SoistouÃoursAmyduFran^o'ts, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;* nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;«pW».
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^i^atsfinyotfiniamAtsne fois.
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;h difoit par eillemcnt,quc Charles auoit trop patiemment enduré les fineffes
l nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;deNicephore,2gt;cque fi onluy laiffoitlaDalmatie,fans point de double les Era-
l nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;çois cognoiftr oient en la guerre quileut eftoit prochaine, ôc à leurs defpens,de
l nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;combien elle leur euft peu feruir.
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;f »)
no CHARLES LE GRAND i.â ROY- 13^
Confeil tenit
Tonr.
Aprft que la guerre cotre les Venities eut prins fin, Charles cut confeil aiiec fes cnfiins Sc les princes de fon Royaume, cornent ils fe deuoient porter pour b, Dalmatic amp;nbsp;mer Adriatique. Ils ne faifoient point de doubte quâil ne Fuftn^' ceflairede faire la guerre aux Grecs, neantmoins ils nef^auoient foubzquelle occafion la commencer. En fin il fut aduifé delà fonder fur ce que Nke-
b4j}tidenrs de i^icefhore.
phorccontreuenoit par trop, Sc trop fouuent au Traittéfaiôl entre lâEmpereur Charles amp;nbsp;luy, amp;nbsp;que cela clloit vne fufiifante caufe pour le guerroyer. Toutesfois quâil ne falloir luy declarer la guerre, quâon ne vill quâelle ilTue prêdroit Celle qui auoit efté donnée en charge au ieune Charles, Il mena fon armee tour le long du Danube, amp;nbsp;commençoit ia dâentrer es terres des Grecs amp;nbsp;de leurs alliez, quand Nicephore enuoya fes AmbalTadeurs au deuant, auec plufieurs grands prefens,qui prièrent les François de ne paffer outre,leur remonflras que puis quâils auoient ottroyé la paix à Aaron Roy des Perfes, qui efloit infidclh, a plus forte raifon ils la deuoient accorder avn Prince Chreflien: amp;nbsp;que ceux qui comandoient à tout lâOccident, qui auoient pardonné aux ennemis amp;nbsp;presque meurtriers du Sainôl Pere,amp; qui auoiêt entrepris la defenfc de la Religion» deuo*entaulïi pardonner à lâEmpire Oriental, pour le bien détour le monde. Que fâils debattoient de quelque chofè, il falloir pour la commodité dâvn cha^ cun y regarder, amp;nbsp;félon Dieu amp;nbsp;raifon, faire vn nouuel accord. Ces Ambalamp;' deurs afl'euroient,quc le Grec ne refuferoit quelques conditions quâonluypfo-pofà ft pour auoir la paix,prians derechef le prince Charles dâauoir pitié des po-de ures humains, le repos defquels ils difoient feulement confifler en la paix Jâen-Empires. Les prefens des Grecs furent acceptez, amp;nbsp;f en retournerez les François : dont la plus part, tant Capitaines que fbldats, fe commencèrent à fafeher de ces loingtains voyages: amp;nbsp;ce qui plus les contrifloit, le prince Char les, qui efloit Chef de rarmee,dcuenoit tout maladif Les François efloicnt lors cflimez inuincibles par terre: neatmoins les Grecs fe penfbiét bien plus vaillans a la mer. Aulfi la Liburnic, lâHiflrie, ôc les regions de Dalmatie loingtaines de pdisfubie^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ia en lâobeiffancc des François,premier que les Grecs euffent rien
MX prLçoii perdu de qui efloit proche de leur cofle.Nicephore voyât quâvne armee nautile fe dreffoit en France,enuoya Nicete qui efloit Patrice, auec vne partie Je fes galleres, pour garder la cofle de Dalmatie : puis Paul Cefferan fit voile auec le refie,en la mer Mediterarjee, amp;nbsp;dâarriuee print la ville de Plombin en Thufcanc amp;nbsp;la rafâjbruflant puis apres toute celle cofle,premier que les Geneuois euffent loifîr dâaller au deuant.
Parquoy le Roy Pépin mena fon camp à Rauenne, amp;nbsp;fit retirer Ion armee Je mer au port de Commachio,quifut incontinent affiegé par Nicete; voulatmO' nâeftoit pas feulement venu pour fè deffendre, ains auflî pouralTaillirâ François qui eftoient dedans le repoufferent (i rudement, quâil fut co-trainôl fe retirer auec vne grande perte des nens,amp;:fe côtenter déformais de pou uoir garder la colle de Dalmatic. Les Vénitiens elloient neutres, amp;bailloient viures tant afix Grecs quâaux François, tafehans par tous moyens deles accorder. Toutesfois ils ne peurent onques, ains fe firent tant hair a Pepin, quâil les e-llimoit plus fes ennemis,que les Grecs melmes,à caulc que faignans foubz vm-oecaÃonde brc de neutralité pourchalfcr la paix, ils auoient ( à ce quâil diloit ) lecouruNi-lah^inedepe cepEoFC dâargent amp;nbsp;de galleres:amp; ce qui plus les luy redoit liilpets, lâEmpereur Nicephore au oit peu deuant fait Obelier fon Spathaire, ôcBeat fon principal con-
,CHARLES Là GRAND i. ROY 13. LIVRE ilJL iir confeillerjqiii tous deux eftoiet freres,amp;Ducs des Venities.Au moyen dequoy les Francois p rindrent Brondolo, Paleftine, amp;nbsp;Albiole, principales places de la ville de Vcnife, amp;nbsp;trouuans Malamocque toute vuide,il fen emparerent, qui e-ftoitladenaeure des Ducs,amp; le lieu oiife defpechoient tous les affaires.Puis co-tnc fils cuffent mis fin a cefte guerre, ils fen retournèrent, craignans que les armées nauales de Nicete amp;nbsp;de Paul,qui venoiet des deux coftcz,ne les enfermai-fent. Les Venitiens difent, que comme Pepin voulut entrer dedans Realte, qui nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.
efioitlvhe des plus belles ifles de Venife,ilnepeutoncques, à caulequelama-ree fen retourna trop toft, de forte que toutes fes galleres demeurèrent a fee, amp;nbsp;que le lieu eft encore auiourdâhuy fort renommé pour la deffaitte des François. Si eft-ce que dâautres nâen difent rien j amp;nbsp;tefmoignent que par cefte guerre le plant de la ville de Venife fut entièrement changé, amp;nbsp;que Pepin laiflà nt Ion armee de mer,demeura à Milan. LâEmpereur Charles pardona aifement aux Vénitiens, poürce que le peuple reiettoit toute la finite fur fes Princes amp;nbsp;gouuer-neurs. Ce qui fc croit facilement, veu quâilz fen cftoient tous fuys fins que home les y contraignit.
Les Vénitiens voyans que demeurans ainfi à part en pluf eurs files amp;nbsp;riuages ils nâeftoient point bien feurement,ils faffemblerent,amp;; firêt tant de ponts quâils Joignirent enfembleenuironfoixate petites files prochaines de Realto, lefquel les combien quâà part elles ne femblaffent prefque rien, firent neantmoinsvne belle grande, amp;nbsp;magnifique ville, fiege auiourdâhuy de leurs Duez, amp;nbsp;fage Senat. Voila la fecode opinion amp;nbsp;deduélion de cefte guerre,fur laquelle quelques autres ont eferit, que Pepin nây fut point en perlbnne, ains quâil y enuoya feulement . Ce qui eft bien vray femblable, car on ne lit point, que Charles ou fes , , fils fe trouuaffcnt onques en dâautres batailles nauales, mais bien quâils y enuoi-oient leurs lieutenans, quoy que ce grand Empereur nâefpargnaft iamais fi per-lonne, ny celle de fes enfins, aux plus dangereux combats de la terre. Il y a quel ques efcriuains des_hiftoires Venitiennes, qui dfiènt que Pepm fit deux fois la guerre aux Vénitiens, amp;nbsp;dâautresconfirmans cefte opinion , difent quâentre ces deux guerres, fut la guerre contre les Bohemes de laquelle nous avions cy deffus parlé.
Qupy quâil en foit, quâil y ait eu deux guerres de Pepin contre les Vénitiens ou vne, ou que Pepin nây fut point en perfonne, tous les efcriuains faccordent, qu en ce temps là , Charles fils de lâEmpereur fut enuoyé en Hongrie pour gou^-uerner ce pars, amp;nbsp;fubiuguer les Efclauons, lefquels lors nâauoicntpoint de cer- uoyéenntn-taines demeures. Les vns appeliez Sorabes, demeurans lors le long de la riuiere d Albe, amp;nbsp;couftumiers dâobeir à leursDucs,ne vouloient point faffubiettir aux François. Toutesfois apres auoir perdu en vne bataille leur Prince, appelle Mi-ledoéte, ils furent contraints de fe rendre: puis Charles fit marcher fon camp en Liuonie, amp;nbsp;iufqucs aux dernieres contrées de lâEurope, de forte que ce presque nouueau monde commença dâauoir le nom François en telle crainteamp;reueren-ce, quâil fe rendit obeiffant. Au moyen dequoy, Charles ramena fon armee con tre les Bohemes lors encore Idolâtres, qui fentans venir cefte grande puiffance tant de François naturels, que de leurs anciens alliez, amp;nbsp;de ceux quâilz auoient nouuellement conquis, penferent que tout deuoit ceder au icune Prince Charles,quâils nomoient le fils de Fortune. Et pour cefte occahon ils luy enuoyerent leurs Ambafradeurs,defquels le chefnâvfa dâvne fi humble harague, que doiuêt
f iiij
iiz
CHARLES LE GRAND i. RO Y
Biar^^ue des ^mbnfrA-
ccLik qui fe rendent fubiets à vn Prince, aincois fe fouuenans de lâancienne libel té des Scythes, dont les Bohemes font defeenduz j il parla de celle façon.
dears Bohe-lifts.
Nous auons iulques icy gardé nollre reputation, tant pour auoirdompt*^* les grandes amp;nbsp;bclliqueufes nations, que pour n auoir orteques ellé vaincuz : fi la fortune cfloit railonnable,autât dâhommes combattroient pour nollre que â tlneÃtienfi comme il Cil marche foubz tes enfeignes. LesDieux nous ont iadis fauo- ââ moiilejuele rifcz, amp;nbsp;maintenantilz font pour toy. Cenâefl pointnollre vaillance, mais câeft' ternes. nollre dellin qui te cede. Vfedonques du temps,puis que tu lâas: car il nâell rieu â fi mobile: recoy. Prince tresheureux , ces vaillans hommes en ton obeilfiU'â
ce, qui ell le plus grand bien qui iamais te pourroit aduenir.
frJçL fur mclme têps que celle guerre fe faifoit en Hogrie amp;nbsp;en Boheme^ lâEm-lesSlt;frra'^»s percLir cnuoya deux Comtes Francois, lâvn nommé Adcmaré, Comte de GeU' nés, amp;nbsp;lâautre Hermangare, Comte dâEmpus, auec vnc armee de mer, contré les Sarrazins dâElpagne, qui lors couroient toute la colle dâItalie, amp;nbsp;les ifles (1^ celle mer,ayans prins celle de Corfe. Ces deux Comtes firent fi bien, que la vn éloireleurdcrneura, de laquelle les Geneuois emportèrent vne grande renoiU' mee dâeflrc bons hommes de marine, amp;nbsp;vaillans fiir la mer. Si ell-ce quâils y p^*' dirent leur Comte Ademare:car fe voyant vainqueur, il pourfuiuit fes ennefiU^ de fi pres, quâil fe trouua enclos, tant que là gallere qui elloit lâAdmirale, futiui ^Mort^dâBf- æuds, amp;nbsp;nây perdirent les Chrcilicns que celle la. Qi^clques vus difent, ftii^ae. lâEmpereur enuoya fon fils Pépin en celle guerre biê toll apres fil deffaite
alte ,amp;que les Mores quitenoientla Corfe, entendans la venue dudit Pepi^â» rabandonnerent,cependant quâen Efpaigneles Nauarrainsamp; ceux de Pampel^' J ne, qui quelques années deuantfefloient réduits à la foyChrellienne,rauoic*âââ coneÃ^ble de quittce. Chai'les enuoya vers cLix,les contraindre dây reuenir fur peine de ffloK' FrMce Doneques les Sarrazins, autrement Mores dâEfpagne, alTaillans les ifles de
daigne amp;nbsp;de Sicile, les vouloient emporter, amp;nbsp;ioindre à leur Empire.Mais l pcrcur apres la mort des fufdits Comtes enuoya contre eux, vn Capitaine de bien plus grand nom que les precedes, lequel fappeUoit Bouchard,lon ConnC' fiable. Les Barbares nâelloient point fi falchez deleur defeonfiture, que ioyeux de la mort dâAdemare,neà tmoiiis voyans prefque toutes leurs gallercs blefll^^ Pesffitedes nbsp;nbsp;nbsp;P^eniicr combat, ils defeendirent en Sardaigne, pour les racoullrer amp;fef^'
s^rriL^nsen frcfchir.Mais les Sardes les voulans empefeher de piller leur païs, allèrent an leur donnèrent vne bataille, en laquelle ils firent fi vaillamment leur de uoir, que trois mille de ces infidellcs y demeurèrent, tant quâils furent cotrains de fen fuir à vau de routte, amp;nbsp;gagner la mer pour fe fauuer. Mais ils nâeurét pas meilleure fortune en la mer, quâils auoient eue fiir la terre: car ils furent fi vint; ment pourfuiuiz que de trop grande halle dâentrer en leurs gallercs il y auoitû grande foulle, quâils tomboient les vns fur les autres, de forte que les Sardes hs tuerent tout a lâaife. Le chef de la Cauallerie Francoîfe elloit ia arriuc en Corfe» duquel lcslt;nnemis efperoient autant faire en le combattant, quâils auoient fiid du Comte Ademare. ils difoient par entre eux que les Francois ne feftoicntia^ mais adonnez quâà la guerre de la terre, que Bouchard maiflre de la Cauallerie nâauoit aucune experiêce fur la mer, amp;nbsp;quâil ne f elloit öneques melle que de h Cauallerie, qui fert de biê peu aux batailles nauales,veu que les gallercs fegoUj uernent autrement que les cheuaux. Parquoy il fe trouueroit bien ellôné qua^i
CHARLES LE GRAND î. ROY13. LIVRE lUL 113
illuy faudroit combattre, bon feulement fes ennemis, ainçois les vagues Sela temperte: A quoy ilz eftoient tous accouftumez, pour les grandz combatz dót ilz auoient touÃours remporté lâhonneur, Ilz difoient dâauantage, que les F ran çois ertoiant gens prcfque habitans vn milieu de la terre, auflî neufz à combattre fur la mer, comme ilz en eftoient loing. Q^ils Içauoient bien pafler les Alpes dâvn grand cueur, amp;nbsp;conquérir la Hongrie amp;nbsp;autres extremes fins de lâEu-ropcjmais que iamais ils nâauoiêt ofé fattaqüer aux Iftes, qui font fi proches de 1 Ocean. Tous afleurez de cefte efperance, ils tehoient la routte de Corfe, pout combattre le Conneftablerlcqucl fit Voile au deuant,remonftrant aux fiensjquc ces Barbares nâcftoient point autres, que ceux quâils auoiêt vaincuz en Efpagne leurs ayeux amp;nbsp;peres tant de fois en France:quâils nâauoient point plus dâauan tage fur la mer que fur la terre, moyennant quâeux fe donnaftent garde entré au- chard aÃn tres chofes dâeftre feparez, amp;nbsp;qu aprochâns les ennemis de plus près quâils pour-f®^'^'*'^* roicnt, ils les accrochaftent de leurs crocs de fer, affin que les combattans main
quot; a main, le moyen leur fuft ofté de faider de leurs gallcres tant bonnes à la rame. La fortune ïèmonftra lors fauorable aux combattans, car durant le conflit il ne fit ne vent ny haleine,tant quelamereftoit calme au poffible. Les ennemis mo-ftrerent au commencement du combat quâils ne le fioient point tant en la bonte des gallcres, ny en lâvlà ge de bien les gouuerner,comme en leur force amp;nbsp;vaillance. Ils eftoient plus grand nombre amp;nbsp;dâhommes amp;nbsp;de vaifleaux,quenon pas fes François: tellement que la vióloire fut longuement doubteufe,quoy que les François feioigniflent de plus pres quâils pouuoient. Ce qui fà iôt la guerre de nier plus cruelle que celle de terre, câeft quâil y faut neceïTairement vaiiicre, ou mourir. A raifon dequoy les François fefuertuoient de tout leur pouuoir,dâem porter la vûftoire ; de forte que le plus fouuét pour le grand nobre des ennemis, vne gallerc Françoilè combattoit deux Sarrazines: qui fut caufe que le combat dura fort long temps, fans que la vaillance Vouluft oneques ceder au nombre. Finablcment toutesfois les Barbares ayans perdu treze (îe leurs vaifleaux,furent contraints gagner le haut,amp;femploy er tous aux auirons pour fuir plus vifte,-quot;;^ amp;nbsp;par ce moyen ils fe fauuerent: Aufli que leurs galleres eftoient bien plus lege res que Celles des Chreftiens, leurs Patrons plus expérimentez, amp;nbsp;leurs forçats plus duits à la rame. Ãn ne trouue rien par eferit du nombre des gallcres de ce conabat. Qinnt à celles qui y furent perdues, nous lâauons dit. Les François nây en perdirent pas vhe feule, amp;nbsp;demeurèrent maiftres de toute cefte mer.
Sur le point de tant dâaffaires, lâEmpereur pour mieuxy pouruoirparladi-^gt;»»/â^r^«r ftribution des charges, partagea fes enfans, amp;nbsp;fit Pepin Empereur, amp;nbsp;Roy dâL talie,amp; des ifles qui luy font prochaines. Charles eut la Hongrie, amp;nbsp;tout ce dequot;' terre ferme, quâon pourroit dâorefnauant prendre fur les Grecs. Quant à la Fran cc, amp;nbsp;a 1 Allemagne, elles deuoient demeurer à Loys. Ayans mis ce bel ordre à fes affaires, amp;nbsp;ay ans fi bien pourueu fes enfans, la reputation de luy amp;nbsp;dâeux,amp;: des François eftoit par tout le monde en grande admiration, amp;nbsp;le^mauuailès fortunes de 1 Emberéur Grec le rendoient mèfprifé, melmemêt pour auoir fait, auecques les Perfes la paix honteufe, de laquelle nous auons parlé cy deffus. Ce quifaifoit que le François eftoit plus craint amp;nbsp;obey, amp;nbsp;par ce moyen tenu en plus de reputation, tant quâil deliberoit faire ôbfèruer les loix, que luy mefmes gt;nbsp;auoitfaiôtes entoures festerres amp;nbsp;grandes feigneuries quâil auoit conquifes«-fm par fa vaillance, amp;nbsp;tafehoit par tous moyens de paruenir à la gloire des anciens
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CHARLES LE GRAND i.ROY 15.
Romains, eftimant cftrc fort neceffairc quâen la terre vniucrfèllc nây eu ft qu vn endroit, où tous les affaires dâicelle fe defpefchaffent, duquel les mortels prinf fent loix, couftumes amp;nbsp;ordonnances, amp;nbsp;aufquelles les Rois amp;: Princes obeiflet, pource quâen forces amp;nbsp;grandeur, il furpaffoit tous les autres, amp;nbsp;quâon fy go^' uerneroit felon Dieu . Il penfoit que les hommes lèroient bien heureux fils pouuoient rapporter de tout ce qui leur furuicndroit,à vn lieu tant equitable^: là inôt. Et pour plus toft induire toutes les autres natios à ïà volonté,Il tafdioK ^ue lesFrâçois rcccuffent les premiers,les loix Imperiales quâil vouloir luy mù' feigneursde æes faire toutcs neufues,amp; toufiours par icelles le gouuerner à lâaduenir. Dont les grands Seigneurs de France, craignans vne perpétuelle lèruitude, commencèrent à lèmutiner,tant quâvn dâentre eux appelle Gafeon amp;nbsp;de Gafeognemef-mes, ayant charge de mener vn fecours en Efpagne, olà bien tenir ces propos^ lâEmpereur, comme il vouloir faire monftre à fon armee.
Ainfi que tu nous vois ordonnez.(lacree Maiefté)nous fiiiurons tes enfeign^^^ en quelque lieu quâon les porte: car il nây a monftre, ny chofe tant clpouucntî'^ ble, qui nous en Iceut garder. Tu commenças à Rome dâeftre Empereur des très nations: mais tu es né Prince amp;nbsp;Roy des François, fur la vaillance defquel^^ fuijTancttle p^t ic ne fçay quel deftin,tous eftrangers portent enuie, eftimans noftre liberté lâsm^trtur. caufc de leur feruitude, combien que deuant ton regne vne feule partie de la ter re nâcuft peu fe dire libre. Tu as la puiffance de bailler vn Roy aux Hongres,1^5^ âGrecs ne te demandent quâamitié, tu commades en toute lâEurope parla craiH' te que te porte lâAfrique, amp;nbsp;lâalliance que tu as auecques lâAfic, tu tiens touteb terre en paix, amp;nbsp;les hommes en Icurté. Tu fais obferuer la Religion, amp;nbsp;touK^-fois tu te charges dâvn foing, dont tout le mode pourroit eftre empefehé. qui fommes François, quoy que nous te voyons fi grand ne te demandons ritiâ que de demeurer François comme par^auant. Si tu ne nous employ ois entes guerres, nous nous pèlerions fur tous autres plus malheureux amp;nbsp;infames.Pont-vemp'trt quoy doneques veux tu, que tes foldats, ton Royaume, amp;nbsp;ta France, tombent vrajuouetde en lafubicôlion de lâEmpire?Pourquoy veux tu que nous obeiffons à vne chofeâ /»rww. rnoDîle, amp;nbsp;incertaine, comme tu as toy mefmes expérimenté ? Car filâÃt^'* pire, qui eft le vray iouet de fortune. Ce tranfporte à lâaduenir de nation en autre comme il a commencé, amp;nbsp;que nous (oyons en fon obeiffance,il nous faudra du'
tout cftre ferfsjOU cóbattre pour noflre liberté. Mais qui pourroitafleurer quir demouraft pour iamais en France, qui du comencement porté dâItalie en Tnra-'
⢠ce, eft maintenant reuenu à toy, non point pour 1âamitié quâon portoit aux Fra-â çois, mais pour lâheur de tes grandes viôtoircs ? Vrayement a peine ferions nous tributaires des Empereurs, qui ne Icfufmcs encore iamais de noz Rois â mefi-nes.
Ces patolles ne furent feulement dictes a Charles, ains de iour en iôur fe fii' fôient plufieurs alTemblees, en danger de fen engendrer de grandes fçditious. ) A raifon d^quoy il fe defifla de fbn entreprife, amp;nbsp;ne fut rien changé des ancien- i l'xmftrtur nbsp;nbsp;nbsp;couftumcs dcs François.On trouue encore auiourdâhuy le liurc de fes loix» I
nepourfuft mais tout efface du temps.
finttrefrife. Comme lâEmpereur employojt le teps à faire fi iuftes ôc fà inétes ordonnances, Geoffroy Roy des Danois, ou de Danncmarch, ne le contétant de lâcften- j due de fes terres,alla courir fur les pais des Friions les voifins,qui cftoientfoubz lâobeiffance de Charles, ôc en vne bataille quâil leur donna, les defiît. Les ayans vaiii-
CHARLES LE GRAND n ROY 13. LIVRE lyt ^^5 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;*â¢
vaincuz, il les contraignit de luy payer cliafqu an vn certain tribut 5 lequel les
vus mettent à foixante mille efcutz dâor. Ayant eu fi bon marché des Frifons, il i^oy de DAn-^
alla affaillir les Ab rodites fubiets de lâEmpereur, amp;nbsp;entreprenoit dâadioufter Ã
fon Royaume vne grande partie de lâAllemagne ,1âeftimant du tout affoiblie
par les guerres Francjoifes. Mais lâEmpereur ne voulant endurer celle brauerie
à luy faiéle par vn Roitelet,qui en puiflance ny en bonheur ne lâegalloit en rien,
palTale Rhin,amp; fit venir fon armee affemblee de toutes parts,le troüüér aux c6-
fluens desriuieres de Vvifere dâAllare. Dâautres difent, quâil enuoyaen celle
guerrefonfils Charles auec Vne armee deEranc^ois ôc de Saxons, quelediét
Charles fils trouua au pays des Slaues ledit Geoffroy, qui auoit prins plufieurs
fortereffes dâiceux, chaffc Drafco Duc des Abrodites, ôc fait pendre eftran-
gier Godelan autre Duc dâiceux, ôc rendu tributaires Vne grande partie defdits
Abrodites. Qben ces guerres Geoffroy auoit perdu Regnauld filsde fon frere
qui à l affault dâvne petite ville auoit cfté tué,auec plufieurs grâds feigneurs Da-
nois. Autres affeurent, que lâEmpereur fit luy mcfme celle guerre en perfonne,
amp; quâil donna à ce Geoffroy vne bataille, en laquelle il le deffit. Toutesfois ne fe defefperât du tout de celle perte, il penfa mieux faire fes befoignes fur la mer quâiln auoit fait fur la terre, pource qtie fon Roy aume ell prefque tout enclos de mer,lequel il ferma du collé dâou viennent les François, de plufieurs tranchées ôc ramparts, n y laiffant qu vne feule entree bien ellroitte, puis il fe retira tout auprès de la mer, amp;nbsp;y fit vn fort, où il tranfporta vue foire grandement re-nommee, Sc hantee de plufieurs marchans, qui lors fe faifoit en Dannemarch. Heantraoins il fut encore vaincu par mer, tant qu il commença de laiffer toutes ces hauteffes amp;nbsp;braueries,amp;: à demander humblement la paix, qu il obtint a-uec conditions qui demonllrerent allez que toute fa colereelloit paffee .Mais de peur quâil fe reuoltall de rechef, on enuoy a enDannemarch vne Colonie de p/,x acirdée peuple delâobeiffance de Charles,pour y demeurer,a ce que les Danois ôc leurs alliez, des principaux defquels elloientlesNormas,peuffentfaccoullumer,par â
\ la fréquentation de leurs nouueauxholles, alafubieélion des François . Or ne faifoitledit Geoffroy celle paix,que pource quâil voyoit nâauoir moyen de faire
i nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;la guerre, ôc attendoit quelque bonne occafion de fe reuolter . Ce que l Empe
reur preùoy oit bien, ôc y vouloir doner vnbon ordre,quandfur ce poinét il fut aduerty que ledit Geoffroy auoit ellé tué par les Gens .Mais la ioy e quâil eut de feveoit hors de crainte dâvnfi grand ôcfortennemy corne elloit Geoffroy, ne fArleiÃenn duragueres, ains fut amortie par la trille nouuelle que coup fur coup il eut de la mort de fes deux fils*. Affauoir de F epin, qui elloit mort à Milan, ôc de Charles décédé euRauiere, lefquels elloient en ces deuxlieux,pour refitler, aux non uelles entreprifes de la Greceôc des Vénitiens .Farlà onpeutveoir quelâhom-
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;me ne peut longuement viure, que fil a du plaifir ou du repos pour cpuelqué
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;temps, plufieurs fafcheries ôc fortunes ne luy aduiennent, lefquelles fuiuent
1 talonnent debienpresfesbonsheurs,pour mcher auecquesleur îhiel,le fiel de
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;cent mille defplaifir s, qui font drogues defquellcs la nature de lâhbmc ferepaiff
1 â fouuent, LâEmpereur ayant mis fin à la guerre dcDannemarch qui fut lâan huit
l nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ccshuitfe retira à Aix la Chappelle,pour paffer les ennuiz quâil auoit delà mort
l nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;de fes deux.enfans,amp;: pour pouruoir aux affaires qù elle luy auoit portez,portat I'
\ fortpatiément ce defaffrc, felon favcrtu magnanimité accoullumee, toutes-
\ fois quand les mouuemcns de la nature le preffoient, il nepouuoitfecon- pelle.
â i;
CHARLES L E G R A N D I, ROY ij. tenir quâil ne monflrall par larmes, fà nglots amp;nbsp;autres fignes le regret quâil eh auoit.
Au parlement lolennel quâil tint pour aduifer aux affaires vint Odelnoph,oU If de felon dâautres, Cardulfe, Roy dâvne partie de lâAngleterre, auiourdâhuy appel-^emMujffe^venoit à refuge amp;nbsp;fecours vers lâEmpereur.LesâU toursulâEm ttcs difent,quâil vint à Noyon vers lâEmpereur,amp; delà alla à Rome vers le fereur. Leon, luy demandant aufli ayde amp;nbsp;faueur contre fes fubiets, qui lâauoient chaf fé de fon Royaume. Eflant de retour de Rome, il eut fi bon fecours de lâEmpereur , quâil fut reflitué en fon eftat. A Aix vindrent aufli les Ambaffadeursde . lâEmpereur Nicephore,dâAmbulachRoy des Sarrafins en Efpaigne,amp; dâEmiæ ghe Roy des Danois, fuccefleur de Geofroy fon neueu, demandans à lâEmpC' reurpaix amp;nbsp;amitié,laquelle leur fut volotiers accordée. Et affin que la paix qud vouloir faire auec Nicephore full plus afleiiree, il enuoya auec Leon amp;Arfir Ambaffadeurs dudit Nicephore, quatre des fiens, aflçauoir Galdon Euefqu^ de Tours, Hugues Cote-de Tours, Aigon Comte de Forli,amp; à ce quequelquc^ vns difent, Obelier qui autresfois auoit eflé Duc de Venife,amp; lors elloit bann/ del'em û patrie. Les Ambaffadeurs eflans arriuez à Conflantinople, nây trouuerent pereuren cS Nicepliorc, qui efloit empefehé en la guerre des Bulgares : lequel leur mand^, Ãlt;intinople. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;prioit de lâattédre en ladiéle ville pour quelque temps,iufques à ce quâ^^
cuif mis quelque fin à cefle guerre,leur,donnant cependant bonne efperancedc leur accorder ce quâils demandoiêt au nom de lâEmpereur leur maiflre.OrlâE^^ pereur Charles continuant à donner ordre à tous fes affaires,ordonna que Chafteaux {croient bafliz fur le fleuue dâAlbis aufquels feroient mifes de bones
EcUffis âti Soleil Cf' de Lt Lune,
fortes garnifons, pour refifler aux courfes des EfclauonSjôc de Frace enuoy? deux nations, dont on nc trotiue Ie nom,pour f y habituer auec les Albiens,qu* eftoient ceux qui demeuroient le long de ladite riuiere dâAlbis. En celle annef y eut deux Ecliplès parle delFault de la Lune amp;nbsp;du Soleil, qui deux fois defFail-iircnt, amp;nbsp;qui prelà gerent beaucoup dâellranges chofcs, qui aulTi aduindrent,corne la mort des enrans de lâEmpereur amp;nbsp;autres accidens.
LâEmpereur tint vn autre parlemêt bien peu apres ce premier finy,par lâaduls duquel il leua vne grolle armee quâil diuifa en trois,en enuoiat chacune en lâvnc des trois parties de fes Royaumesdâvne delà le fleuue dâAlbis en Liuonic,hquel lefutruinee, amp;nbsp;reediffia le challcau de Elohburki, qui lâannce precedente auoit elle ruin«é par les Efclauons Vvultzes, alhs fur ledit fleuue. Il enuoya lâautre armee en Pannonie, auiourdâhuy dite Hongrie,pour reliller aux Huns, amp;nbsp;lâautre
lâEmpereur
dtu/e e s. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Bretons de la Bretaigne Armoriqne,qui remuans melhage felloient
ierntrâfils cucore rcuoltcz, Iclqucls furent fi bien challiez, qu'ils furentremis en obeiflà n depeptni^oy qq Qf lâEmpereur voulaut poui'uoir Bernard fils de Ion fils Pepin dequelouc Royaume,luy dona celuy de lâItalie. Et dâautant quâil entendit que les Sà rranns qui tenoient les Elpagncs, auoient drelTé vne grofle armee de mer, auec laquelle ils auoient refolu de donner dedans les ifles de lâItalie,comme la Corfe,laSar
daigne, la Sicile,amp; dedans lâItalie mefmes,il donna pour compagnon,autres di-lèntpour gouuerneur audit Bernard, vn fige feigneur-nommé Vvalia, fils de Bernard fon oncle , quâil laifla au liege de Pauie, lors quâil alla premièrement à Rome, amp;nbsp;commanda à fondit petit fils, de nc faire rien lanslâaduis de Vvalia, pendant que lâvn aflauldroit les Sarrazins par terre, lâautre les alîaillift Meûllir^^! nier. Lâarmee des Sarrazins vint furgir en Sardaigne, là où elle fut deflaiéle par
CHARLES -LE GRAND i.ROY LIVRE mi. xn nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;⢠nbsp;nbsp;nbsp;,
par Hermâgare Cote dâEmpus, lequel f eftant mis en embufeade pres de Mail-lorquc les lurprint comme de ladiëte Sardaigne ilz rctournoient en Efpagne, ramenans leurs natures tous pleins de butin, defqucls Hermangare en print buit ôc recouura plus de cinq cens prifonniers Sardes, que ces Barbares emmenoiét.
Dequoy eux fe voulans venger ne firent que croiftre leur dommage ôc déshonneur. St eftjce qu apres auoir renouuellé leur armec,ils prindrêt Ciuita V ecchia prî/è -if dut enltalicjôc Nice en Prouence, lefquelles ils brufl.erent,ôc rinerent entièrement. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'
Et non contens de ce, ils retournèrent en Sardaigne,deliberans ne prendre rien âe»ce ^ar les à mercy, mais ils trouuerent gens en celle idc, qui ne les empelcberent feulemët ^trraÃns. de ce faire, ains qui les combattirent, ôc deffirent du tout, auec telle occifion quebien peufe fauueret dedans leurs natures. Hermangare pour touhours fâo-bliger lâItalie, 6c pour la rendre en tout paifible, tira Grimoald Duc de Beneuêt nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'
deton exil dePauie,lcquel clloit en Italie feul reliant des reliques des Lôbards, diM.
6c le renuoy a en fondit Duché,loubz condition que tous les ans il luy pay croit vil tribut de vingt cinq mille pieces dâor .
Ce pendant que tant de diuerfes chofes fe palfoient en P rance, 6c en Italie, lâEmpereurNicephore elloitbien empefehé en vue guerre qu il auoit contre les Bulgares,pour les finages du païs de Thrace.11 leur auoit donne plufieurs ba tailles, efquelles il auoit eu du meilleur', mais en fin la fortune le tournant cotre luy, en vue quâil donna en lahatilte Mific, à . Chrunnus Roy defdits Bulgares, il fut par eux vaincu, ôc tue. Ce qui aduint au mefme téps, que les Ambafiadeurs de! Empereur Charles, defquels nous avions cy delfus parlé, arriuerent à Con-ftantinople . Staurat fils deNicephore, qui en ladite bataille fut bletfe, fe retirât à Conftantinople, f empara de lâEmpire, duquel il ne iouit pas longuemét. Car i nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;trois mois apres Michaël fonbeau^nere, ayant efpoufe fa leur fille dudit Ni- Michael chdf
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;cephore, remonftrant aux Grecs, que Staurat eftoit vn ieunehomme, indigne
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;dâvnc fl grande chargë quâedoitl Empire, pour ellretrop ieune, ôc peu experi- f
I mente, ôc pour eltre au relie voluptueux, ôc par confequent non fupportable a I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;commander,le chalfa du fiege Imperial, ôc fe fit Empereur, ôc trouuant a ^oia-
l llatinople les Ambafiadeurs que lâEmpereur Charles y auoit enuoy ez,lcfquels 1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;attendoientla fin de la guerre des Bulgares, pour fi^auoir la refponfe deNice-
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;phorefur leTraitté deleur accord, fit auec eux le mefme T raitte qu ils auoient
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;defiré auoir auecNiccp^hore fon pr edecefieur. Car Michaël fur fa nouuelle v fur
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;patiô,ne vouloir auoir vn fi grad ôc puifiant ennemy,corne eftoit ledit Charles,
l nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Les conditions duditTraitté ne furent pas longues, ôc ne côtenoient que ce qui
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fenfuit. Que Michaël auroit lâOrient auecla ville deConftantinople,ôc Char-
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;les lâOccident auecla ville de Rome .MaisEaulDiacre dit, que les parties des f Empereur
Ef^aignes, aVa conauefte à cfqvïelles Claarlcs auolt tant employ e de temps, oc chrrlti tantpcïà uà 'laomïïïesfmemparleditTraïttévenduesà lâLmpcreur Grec.ôcles â* lïïftoitesV emtiennes dlfent que p*ar icelluy la ville deV eniCc entra en liftte auec les Grecs, amp;c fut dit cpv elle iouiroit des immunités amp;c prinileg,es cpne^n a^ueres 1 PmpercurClraïlesluy anoit accordezMicitacl portavn fr ^rad refpe£t a Cnat les çpi anecles Xmbaffadenrs par Iny ennoy ez,il en enuoy a trois des liens,pour (i, cWIcj. porter audit Charles le dit T raitté.Ce ftirétMidiaëlLuefcpAe, Arîace ScTlaeop^ niHus premiers Spatlaaires,lcâ¬cpAels eftans venuz a Ãixla Claappelle v ers lâEmpereur Glaarles, lurent lortlionoraElement receuz par luy Sc oEtenans tout ce çpuils demanà otent,lE.mpereur enuoy aauec euxversleur rrraiftre, deux liens
â es.
xi8 ⢠CHARLES LE GRAND I. RO Y 23.
yamp;c Pierre Abbé du Oriental ledit Traitte
Ambafladeurs, affimoir, Amathar Euefque de Trieues naflere de Nonantule pour cofirmcr auec lâEmpereur lâempefclier quâil nâattentaft aucune chofe fur les affaires de 1OC' fîibiette tux cidcnt. Sur ce poânt vne armee nauale de Normans entra dedans lâIfle dâIrlande sfiojfotf. lors appartenant aux EfeofTois, qui en bataille les deffirent, amp;nbsp;les contraig^*' | rent de prendre encore bien haftiuement amp;nbsp;bonteufeument le chemin de t
pays.
En ce mefme têps,qui fur lâan huid cens treze,rEmpereur,qui vouloir poUf' uoiraux affaires fpirituels auffi bien quâaux temporels, fit conuoquer en cin^ fimble^ fr'r nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Royaumcs, en chacune dâicelles vn Concile, fur la reformation
l{ojfne d» monde.
la reforma- Eftats , vie mcurs des Ecclefiaftiqucs. Lâvn fut à Maience, lâautre à Rheims, à Tours, lâautre à Chaallôs f ur la Saone, amp;nbsp;lâautre en Arles. Il fe parla ' mierement de la reformation de la vie des luges, amp;nbsp;autres officiers, qui felî* foient corrompre,amp; trompoiêt le Roy amp;nbsp;le public: dont plufieurs furent uement puniz par lapriuatio de leurs Eftats, amp;nbsp;dâautres par fupplices corpot^'^ amp;nbsp;dâautres par baniflemens,ne voulant ce bon Prince endurer lâiniuftice fefo*^â luÃice eà la Tribunal de laiuftice,laquelle apres lareligion Chreftiènne, il vouloitù^*^^' Royne de fes fy biets, amp;nbsp;de fon Royaume, confidcrant que par elles les Rois^^'' gnent, quâelle eft la Royne du monde, amp;nbsp;quelles deux fouftiennent tous Eîâ'*
pires eftats. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,
election des Etiennes
Les mÅurs dilTolues des gês dâEglife furent aujîi réformées a lâimitation anciens, ôc falloit que tout ce qui auoit efté ordôné en ces affemblecs fufl Lu collationné deuant lâEmpereur. Alors il fit amp;nbsp;ordonna plufieurs Ordonnanf^^^ furie fait Ecclefiaftique, amp;nbsp;furlaprotiifiondes Euefehez, amp;nbsp;autres dignite^^ benefices de fes Royaumes,être lefquelles il fit celle qui enfuit,Nâignoras poinfâ ce qui efi; cotenu çs faints Canos, affin quâau nom de Dieu la ûinte Eglifc ionyl' fè de lâhonneur qui luy appartient, aufli nous adiouftons force,amp;adiianW' geons lâordre Ecclefiaftique: afrauoir,ordonnons que déformais, fuiuanths^^ crets des fierez Canons, les Euefques foient efleuz parle Clergé, amp;nbsp;parlepcU-pie du Diocefe où ils font ordonnez, fans receuoir aucun prefent, nây vfr dau-cune acception de perfonnes, ains foient efleuz, felon amp;:fuiuant quâils fontvef' tueux, ôc décorez du don de fapience, a celle fin que par lâexemple de leurViCj amp;nbsp;vigueur de leur parolîe, ils profitent par tout à ceux qui leur font donnez en garde. Lors ledit Empereur, qui defiroit fort accroiftre lâhonneur dePEgliP^j^^ chercher les eferitures des Saints Peres anciens, amp;nbsp;fit accomplir les leçons amp;h' rieux de l ho nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;-ri nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;i nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;rniv nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;iJ/Tc
neur de Pe~ gcndcs, qui le chantent par chacune refte de 1 an, par Paul Lombard, c'j nommé. Et lors eftant en paix planiere, amp;nbsp;dcfia fur fon vieil aage,il famuûapb fieurs honneftesamp; fedentaires excercices vertueux,qui font dignes dâvn Prince, corne a eft udier,lirc,amp; compofer,ayant en fa ieunbfte efté fort bien inftruit aux bonnes lettres, amp;nbsp;en icelles eu pour Précepteur premieremét Pierre Pifan,honi-dode, puis fur fes vieux ans il eut Alcuin Anglois, ou Albin, homme précepteurs fort fige fçauaiit, mcfiTiemcnt aux lettres faindes, lequel eftat vers ledit rm-Charles, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;enuoyé de la part du Roy dâAngleterre fon maiftre,pour traitter la paix,
ledit Empereur efmerueillé de fon fçauoir amp;nbsp;eloquence, dâAmbaffadeur quâAl-cuin cftoit, le fit fon hofte, amp;nbsp;dâhofte fon précepteur. Dâautres difent quâeflas dâAngleterre venuz en France,deux,autres difent quatre moynes, autres difent quatre DoôLeurs fans eftreMoynes, lâvnnommé lehan, lâautre Claude, lâautre Raban
CHARLES LE GRAND i, ROY 15. LIVRE UIL 2.19
Raban,amp; lâautre Alcuinus,tous quatre difciples clu venerable Bede,par les pais nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;⢠nbsp;nbsp;nbsp;â¢
de Ãrance crioient amp;nbsp;prefcboient quâils auoient delafcience avendre, ócque qui en voudroit acheter vint à eux. Au commencement on pcnfa que ce fuffent des fols, mais peu à peu leurs beaux amp;nbsp;dodtes fermos fret croire quâils diloient vray. Dequoy aduerty lâEmpereur, qui eftoit homme fort curieux, ôc grand a-mateur du ft^auoir, les fit venir vers luy, amp;nbsp;leur demandant quel loy er ils vou- . droient receuoir pour monftrer la fcience quâils difoient auoir à vendre, ils ref-pondirent quâils ne vouloient rien, fors lieux conuenables à ce faire, amp;nbsp;la nourriture amp;nbsp;entretenement de leurs perfonnes feulement, amp;nbsp;quâô leur admmiftraffc gens amp;nbsp;enfans ingénieux pour la reccuoir.LâEmpercur fut fort aile dâauoir trou ué CCS hommes, amp;nbsp;les tint pres de luy affez longuement, iufqucs à ce quâil fut contraint dâaller a la guerre; car cela aduint vn peu deuant quâil montaft à la dignité Imperiale , amp;lors il donna charge à Claude, autres lâappellent Clement, quâil demeuraft a Paris, ôc luy faifant bailler des enfans des gens de tous Eftats, â du meilleur efprit quâon peut trouucr,fit faire heux,amp; efcolles couenables pour apprendre,leur donnant de grands priuileges,franchifes,amp; libcrtez,amp; commâ-da quâon leur adminiftraft tout ce quileur leroit befoin. Delà eftvenuelaprc-miereinftitutiondelâvniuerfité deParis, qui depuis a efté la premiere efcolle du monde, tant aux faindes quâaux profanes lettres, amp;nbsp;dâicelle efi; fortie (corn- iâ vniuerÃte me du cheual deTroy e^ vn nombre infini de faints Théologiens, amp;nbsp;delçauans perfonnages qui ne plus ne moins que ftambeaux efclairans ont apporté vnc grande lumière aux obfeurspaffages, que 1 ignorance amp;nbsp;les herelies auoient mis en lâEglife faincte. Lâvn des autres, nomme lehan fut par luy enuoy c en la cité de Pauie, pres dâicelle luy donna lâAbbaye de Saïnû; Auguftin,affin que ceux du P aïs, qui voudroient auoir fcience vinffent vers luy pour l apprendre. Les autres difent quâil nây euft que lefdits lean ôc Claude qui vinffent en Prance,
! nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;amp;nbsp;que lors lefufdit Alcuinusayanten Angleterre entendu (pue Charles auoit
I recuilly ces deux fcjauans hommes, ôc qu il leur auoit fait inftituer des Colleges I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;pour enfeigner les fciences, il paffa en P rance, amp;nbsp;vint v ers luy, qui le receut ho-
1 notablement tant quâil vefquit, ôc lâappelloit fon maiftre,ôc que quand lâEmpe-I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;reur alloit à la guerre il le laiffoit, ôc ne le menoit pas auec luy, ordonnant qu il
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;demeuraft en lâAbbaye de S ainft Martin de Tours. Alcuinusalaiffe,plufieuts ocHHr« de
I beaux Åuures faits auec plus de pieté de deuotion,quc dâeloquence, comme .Xk«»«. ; le temps le portoit, entre lefqueis font des Commentaires fur laBible plufieurs i belles Oraifons delaMeffe, des Plomelies furies Euangiles, ôc autres Sermons i nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;quifechantêt aux Eglifes.Mais pour reuenir à ce quelâEmpereur fit apres auoir
fait tenir les fufdits cincpCbciles ,pour la reformation des Eftats Scdes Eglifes,fe voy à t priué de deux de les enfans,nffauoir de P epin Sc de Charles, il fit afsêbler
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;vnVatlementà AixlaChappelle,là ouilaffocia en lâEmpire,lePrinceToys,
l depuisfurnôméLoysleDebonnairefonfilsvnique,luy faifant faire fur lâheure p \ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;hommage par touslesPrinces,quipour ceft effeét eftoient en celicu,puisle reri fin fer».
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;uoyaen fon Royaume dâAquitaine pour le deffendre cotreles Saftazins,la ou
l nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Loys fit plufieurs belles chofes.En apres lâEmpereur enuoyapar toutes les Pro-
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;uinces, des Seigneurs quâil nommoitSenefehaux pour faire ôcadminiftrerlu-
\ ftice à fes fubiets, 2z à reprimer 2z punir les faultes 2z abuz. P areillemcnt il en-\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;uoyaquelquesSeigneursPranqois,2z Saxons delà lefteuue dâAlbis,furlescon- ne/cb^Hx.
\ fins desNormans,pour contracter auec euxlapaix, que leurs Roy sluy auoiêt
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;B
CHARLES LE GRAND i. ROY 13.
enuoyé^emader, leur promettant dc leur rendre leur frere quâil auoit prins. Ce qui fut Hit.
Sur cesentre-faiótes, il eut nouuelles dâEfpagne qui luy donnèrent efperan-ce de fen Hire Seigneur. Adelphonfe furnommé Ie challe Roy de Nauarre, uoit lors continuellement guerre contre les Sarrazins, amp;nbsp;combien quâil fy pof' taft vaillamment; il ne pouuoit neantmoins paruenir à fes entreprifes. Parquoy il manda a Charles, que fil vouloir aller en Efpagne auec telle armee quâil auoit lors quâIdnabala lây fit pafler, il lâalTenroit quâen peu de temps amp;nbsp;auec peu depft ne, les Sarrazins en feroient totalement dechalTez . Ce que luy feul ne pouuoit faire: car fes gens mefines pour fa grande vieillefle , qui rend contemptiblesh^ ^riÃe^* *â*'^hommes, ne luy portoient telle obeilTance que de couftume.Dequoy fes enn^' mis aduertis, en Hifoient leur profit, Sgt;c le voyans mefprifé amp;nbsp;mal fecouru lt;1^^
fiens, dâautant plus hardiment couroient ils fur fes terres. Ce bon homme pro-premefe élu mcttoit à lâEmpcreur, que pourrecompence de fa peine amp;nbsp;deladefenfedelaij «jw'ï char nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Hroit fon heritier,ou quelquâvn des lies. Charles qui eftoit aufli
les. ia vieil toutesfois auoit encore le cÅur ieune amp;nbsp;chault,amp; plein de celle accoü-ftumee ambition honnelle amp;nbsp;Hinte, qui luy faifoit defirer auoir de belles occa-fions de guerroyer les ennemis de la foy .11 prefta volontiers lâoreille à lâolffotltt Roy de Nauarre, nbsp;luy manda quâil luy enuoy eroit fon armee par fon petit
Bernard Roy dâItalie, affin quâil lâadoptaft, de forte quâon penfoit ce faicltout defpefché,amp; elloient ia les François paffiez les monts Pyrenees, quand vn Coni' te nommé Bernard, qui entre les Nauarrois eftoit emprez leur Roy le preini^â^ en authorité, remonftra aux principaux dâentre eux, que ce leur Hroit vne gtafl' Z« Nauar- ftehonte fi leur Royaume tomboit entre les mains des François. Quifutcaufi â * nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;quâils fe bandèrent cotre leur Roy Adelphonfe,tat que par menafles ils le cotwi
c»»tre leur
l'Empereur antre les sar raz^ins.
gnirent dâenuoyer Ambafiadeurs au deuant de lâEmpereur pour luy faire ente-dre, quâil auoit changé dâopinion : amp;nbsp;quâil nâauoitlors befoing dâaucun fecours-Ce qui plus efineut le peuple deNauarre,fut que plufieurs efehapez de la prifoti des Sarrazins, auoient palfé parle camp des François, lefquels'irritcz dequoyh Roy feftoit defdit, amp;nbsp;les auoit tant fait trauailler pour néant, leur firent quel' ques iniures : tellement que tournez en leur pays, ils femerent par tout queles François les auoient plus mal traittez que les Sarrazins mefines. Peult eftreque Bernard inuenta cefte cautelle, pour rendre dâauantag-e les Nauarrois ennemis des François. Aufli appellerent ils contre eux le Roy Marfillc à leur ayde, qui y vint auec vne grade armee de Sarrazins, quâil auoit amené dâAffrique. Ce que fçaehant lâEmpereur, il délibéra ne fen retourner que premier il nâeuft veules ennemis: amp;nbsp;pour les attirer il brufla tout le plat païs, amp;nbsp;les vainquit en vne bataille Hns grande occifion, pource quâils fe retirerent incontinent.Neantmoins ils ne foferent depuis attaquer aux François, ny fe trouuer en campagne amp;nbsp;ne Hifoient autre entreprife que fur les fourrageurs, eftans fi bien montez queles gendarmes de France ne les pouuoient fiiiure, à caufe de la trop grande pefin-teur de leurf armes. Voyant lâEmpereur quclâhyuerfapprochoit,il deliberate fen retourner en fes pays ; amp;nbsp;comme fon auant-garde amp;nbsp;H bataille euffentpre-mierement pafte les Pyrenees auec luy,les ennemis chargèrent lâarriere-gardea la defeente des montaignes, en lieu pour eux fi auantageux, quâils la deffirent (lt;teuantque Charles luy peut donner fècours} auec vn grand meurtre. reureleff2^eâ Quclques VUS difciit que ce fut a Rocetiaux: mais les plus véritables efcriuains affeurét
CHARLES LE GRAND i. ROY 13. LIVRE IIII. xii afleiirent, que la iournee de Ronceuaux fut long temps deuant, comme cy delTus nous auons dit. Autres difent qu elle fut long temps apres: Surquoy les opinions font diuerfes.
Les ennemis ne iouirent gueres du contentement de leur viôloire. Car tout incontinent apres il fefmeut plus forte guerre entre Marfille amp;nbsp;le Roy Adel-phonfe quâils nâauoientauparauanteu contrôles Fraçois.Turpin Arclieuefque de Reims donna la benediólio a lâEmpereur, lors quâil alla en cefte guerre,amp; fit viifermon a fes foldats quâil-mena en icelle, amp;nbsp;Vlface luy fucceda audit Arclie-uefehé. LâEmpereur veîquit deux ans apres fon retour de cefte guerre dâElpa-gne : durant lefquels fe (entant merueilleufement affoiblir, il ne prenoit plaifir quâen lâefcripture Sainte,amp; principalement aux liures de Sainól ALiguftin,amp; autres liures de Theologie, qui défia eftoit fort exercee a Paris par la venue amp;nbsp;el-colle des quatre Docteurs cy deftlis nommez. Dés lors il cogneut bien quâil ne pourroit longuement demeurer en ce monde, pour fefentiraggraué dâannees yoyantyieil ôc de grands trauaux. Adonc il délibéra de dilpofer de toutes chofes,amp; de faire des Teftaments, par lefquels il donnoit qu elques partages à fes filles, amp;nbsp;aux fils quâil auoit euz de fes concubines : mais pouiTes auoir trop tard encommencez, il ne les peut acbeuer, Il ditiila fes threfors, fes ioyaux, fes meubles, amp;nbsp;fon argent en la façon amp;nbsp;maniéré portee par fon Teftament, dont la teneur fenftiit:
ââ Au nom du Seigneur Dieu tout puiflant, du Pere,du Fils,amp; du Sainôl Efprit cLrltf.
quot; Cy commence la defeription amp;nbsp;le partage que le trefglorieuxôc treftleuot Prin-
â¢â ce Charles, Empereur Augufte, lâan de lâIncarnation denoftre Seigneur Icfus quot;nbsp;8ii.de fon regne en Roy de France les 43. en Italie le 3lt;r. amp;nbsp;de Ion Empire leu. » amp;nbsp;lâindiôlion 4. efiiieu de là incle confideration, a délibéré de faire, amp;nbsp;que par » le bon vouloir de Dieu il a accompli de fes trefors amp;nbsp;de lâargent, qui en ce iour « leront trouuez en fa chambre: Ayant audit partage lur tout voulu aduifer, ace » que non feulement la diftribution des aulmoncs, laquelle entre les Chreftiens' » fe fait folennellement de leurs pofteftions, le fift par ordre amp;nbsp;raifon pour luy de « fon argent mefi-ne, mais aufli que fes heritiers oftans toute ambiguité, cognoif-» fent clairement ce qui leur deuoit appartenir, amp;nbsp;peuftent entre eux fans conten-» tion, proces ou debat, iceux diuifer par competente portion. Donques en cefte » intention 6c volonté premieremêt, il a parti 6c diuifé en trois parts tous fes meu « bles, confiftans tant en or quâen argent,6c en pierres precieufes, 6c autres orne-» mens Royaux, qui ( comme il a efté dit ) Ce pourront alors trouuer en là cham-« bre. Puis diuifant, 6c de rechefpartiflà nt Icîdites parts, a fait xi. part des deux » parts, 6c refe rua latroilîeme entière. Et des deux parts la diuifionfaiéleenxi.
« parties confifte en cefte façon. Que dâautant quâenfonRoyaumey a xi. villes ^srSbredejvil » Métropolitaines, chacune de ces parts, foit par les mains deles heritiers 6c amis » donilee à chafque ville Métropolitaine en don dâaulmone, 6c que lâArcheuef-.. que, qui lors fera lâadminiftrateur de ladite Eglile, prenant la part qui aura efté » donnée a fon Eglife, le partage auec fes fuftfagans, câeft aflauoir de cefte façon « Que la troifieme partie foit à fon Eglife , 6c que les autres deux pSrts foient di-33 uifees 6c départies entre fes fuffragans. Or eftchafque diuifion 6c part dâicelles » qui des deux premieres parts eft faiéte à chaque ville Métropolitaine, dont il y 33 enavingt 6c vnelâvne de lâautre fcparee en fon cabinet auec la fufeription, ôc » nom de chacune dâicelles : 6c font les noms defdites Métropolitaines, aufquel-» les a efté donnée cefte aulmone ou largefre,celles qui fenfuiuér, Rome,Raucn-
ne, Milan3Forli,Grado,Bologne,Maience, Viuan, quieflaulïinommeeSaltz-' burg, Rouen, Trieucs, Scns,Bczançon, Lyon, Rheims, Arles, Vienne, Taran-' -taife, Embrun, Bordeaux, Tours, amp;nbsp;Bourges. Et quant à lâautre part, laquelle' il vouloir eflre referuee entière, la raifon ell telle que ces deux diflribuees aux ' fufdites diuihons amp;nbsp;parts, cefte troifieme confillafl en Tvfage quotidien, ce-' me chofe qui apparuft nâeflre alienee par aucune obligation de vÅu, de la puiT ' lance amp;nbsp;feigncurie du polfelTeur, amp;nbsp;ce tant quâil viuroit ou quâil ellimall fvû-â i ge de ladite part luy eflre necelTaire. Mais apres fon trclpas, ou apres que dehquot; I propre volonté, il fe feroit defpouillé de toutes-chofes fèculieres mondaines, ' f celle partie lèroit diuifee en quatre fubdiuilions, amp;nbsp;Tvne dâicelles leroit adiou- ' flee aux fufdites vingt amp;nbsp;vne parts, amp;nbsp;lâautre prinfè, feroit diuifee à Ces fils amp;nbsp;Hl' â ; les, amp;nbsp;à fes nepueuz niepees par vne iufle amp;nbsp;raifonnable diuifion. La troif'â ; .Autres Jiut ieme felon la couflume des Chrefliens, feroit employee à Tentretenement des ' es nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;feroit diuifee, amp;nbsp;partie comme vne aulmo'quot;
Je l'Smpe re tir
ne à Tentretenement nourriture des feruiteurs amp;nbsp;feruantes du Palais. EtvoU'
lut t]Li a celle portion de toute la fommc qui comme les autres confilloit enar'â gcnt, amp;: or, full adioint amp;nbsp;mis tout ce qui elloit de fer amp;nbsp;de cuiure, amp;nbsp;dâautres â métaux auecles vafes, vllenfdles, armes amp;nbsp;habillemens, amp;nbsp;tous autres blés fulTent précieux ou communs,faits pourferuira diuers vlà ges,comm^â lont Marmittes, Chaudières, Couuertures, Lodiers, Challitz,Cuyrs,Mortiers,quot; amp;: tout ce qui fe trouueroit cc iour là , tant en là Chabre quâen fa garderobbe,â cuiline,à fin que dâautant plus fullâent grades les diuifions amp;nbsp;parts de celle â que lâaulmone peut feruir à dâautant plus de gés. Quant à la chappelle,
Thrtfôrs de rEmjjereur excellent.
dire le minillere de lâEglife, il ordona que tout ce quâil auoit fait amp;nbsp;alTemble, â ce qui luy elloit aduenuparlafucccelïiondefonpere, demeurall entier, full couppé en aucune diuifion ny partage. Et sâil le trouuoit quelques vafes,* liures, ou autres ornemens, lefquels il apparut certainement nâauoir point eH^ par luy donnez à celle Chappelle, celuy qui les voudroit auoir les achetaft, donnant le pris de laiulle ellimation dâiceux. Semblablement il ordonna des H' tires, defquels il auoit vn grand nombre en là Bibliothèque,que ceux VOLidroient auoir les achetteroient à iulle ôc raifonnable pris, amp;nbsp;que TargetqtU en prouiendroit,lèroit donné aux poures. Entre autres Threlors il auoit trois ta blcs dâargent amp;nbsp;vnedâor de belle grandeur, amp;nbsp;de grand prix : furlefquellesw ordonna, queTvne dâicelles, qui efloit quadrangulaire,amp; en laquelle elloit gta-uee la delcription delà ville de Conflantinopie, fuft portee à Rome à lâEglife Sainél Pierre, entre autres dons quâil y fit porter,amp; que lâautre, qui elloit ronde en laquelle efloit grauee la forme de la ville de Rome, full donee à lâEuefque de lâEglife de Rauenne. Quant à la troilieme,qui furpalToit les autres, tant cnpolÆ quâen excellence amp;nbsp;beauté de Touurage, laquelle efloit faiéle en forme d^trois formes rodes,aufquelles efloit en gratieure tres-deliee amp;nbsp;tres-delicate engrauee la figure des trois parties de la terre, amp;nbsp;quat à vne autre qui efloit dâor, quâon df foit eflre la quatrième, il ordonna que toutes deux feroient mifes, comme fif' plement à la troilîeme partie, quâil auoit voulu eflre diuifèe entre les heritiers, amp;nbsp;les aulmones par luy ordonnees.il ordonna amp;nbsp;fit celle conllitution Tefti ment deuât les Euelques, Abbez ôc Comtes.qui pour lors pouuoient eflre auec luy. Lefquelles chofes fonfils Loysaccomplit incontinent apres lamortde fondit pere.
Ayafl^
CHARLES LE GR AN D i. RO Y 13. LIVRE IIIL 1^3 Ayant ainfi fait fon teftament,il fc fentoit de iour à autte deffaillir à ^y mef-mc,amp; cftre prochain de la mort, lacpuelle fut prefagee par plufieurs grans prefa- jé ges,cômevneeclipfe de Soleil,amp;le grand pont de bols qu il auoit faitbaftir lur la mort Je le Rhin deuêtMaicnce,où Ion auoit employé beaucoup de temps, amp;nbsp;vue grade defpenfe par lâefpace de dix ans, fut en moins de trois heures tout cblume par lé feu, fans quâon y peuft remedier en forte quelconque. Au dernier voyage qu il nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â¢
fit en Saxe, contre Geoffroy Roy des Danois , vn matin deuant le Soleil Icue fe naettat aux champs auec fon armee, il vit au ciel vn grand flambeau ardant,tra-uetfer du cofté dextre au gauche, amp;nbsp;comme chacun feffrayaft de cela inconti-nét le cheual fur lequel il eftoit monté tôbades quatre pieds,dontl Empereur tomba A vne fi grande fecouffe, que les agraphes de fon hoqueton de guerre fe rompirent toutes, amp;nbsp;le baudrier auquel pendoit fon efpee auffi le rompit, ec le laUelot quâil auoit entre les mains luy fut tellement arrache dâicelles, qu il fut trouué a plus de vingt pieds de là . Le Palais royal d Aix la Chapelle fouuent futclbranlé ôt crolléquot;,les fohues amp;nbsp;planchers de toutes les maifons ou il lo-2eoit,eftoient naixiUememl'ouucnt camp;ranlees, vncgreffe boullequi eftoit quot;fur ledocberde lâEgUfcd'AixlaChapcllefutabbMue du foudre, amp;nbsp;tomba lui la maifon de lâEuefciue là voifuie, Se vnc gallerie qui en ladite ville alloit du Palais royal à lâEglifei tomba. Eftant pies de la mort St laifi de fiente il la cui-doitebafferpar diette, comme autrefois il auoit fait : mais 11 fut en cela deceir. car foncorps atténué de maladie St fubftate feulement d'vnpeu deboiflon, luy eftant défia fort vieil, il dccedale feptieme lour apres qu il te fut couche au lift nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;j,
preffédeta maladie,qui fut l'an 814.ou815.le aS.ioui delanuier leyi. defon cWâe». aa2e,le47. defonregne en France,le 15. de fon Empire. St apres amorti ae
; nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ftécanoniféSaina,Stquot;fafeftecommandeeauxParlementsdeEranceparleKoy
l nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Eoys vnzicme.Et corne fes feruiteurs fuffent en doiite,cn quel lieu on le deuoit
l nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;enterrer, Ã caufe que luy mefme nen auoit rien dit ny ordonne en fonTefta-
1 ment, en fin tous aduiferent qu'il ne potiiroit elite plus honneftement inhume l quenÃEgliCe laquelle il auoitfait cóftruire à AixlaChapelle au nom delavier-1 geMatieiStenicelle futenterré lemefmeiour defontrefpas,5tfur fontom-\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;beau fut dveffé vn arc doté,fur lequel eftoit fon effigie,aucc vne inferiptionEa-
ûne ainfitournee enîrant^ois : nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;. ,
Cy dessovs gist le cores dv grand et
GlEVX EMEERî-VK CH.ÃXLES , nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;A. 'VAILLAMMENT pe^e^y.
AVGMENTE LE ROYAVME DE ERANCE,LE TENANT HE VKEV SEMENT T AK LESTAGE DE 47- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1l M O V-
( KVT SETT V AGEN AIKE LAN S r 4. INDICTION SETTIE-
LES Ck'Lî.îîD'ES ü t
LE CINQUIEME
î E V K I E K .
Vo'Aa \avie ,Ves £aias, ScUfin de CWesKoy AeTrance, ôc Empereur Aes Komains cpuipour Va ^ranAeur Ac Ces faits a eftéVvn Ae ceux entre tousles hom mes (pui a rapportéle nom Ae GranA-.car Aeuantluy nây auoit eu cpuWexanAte, h.o'^ AeNlaceAoine ScVompee Seigneur Komain^Conffantin Empereur Ac Grece, amp;c A,ntiochKoy Ae Syrie lt;pui euffent acepuis ce nom Ae GranA. 11 receut Grlt;wJ. parla fuecefhonAe fonpere le Royaume Ae Trance hien ^ranA*. mais ill augmenta hien^autrement,par la Gon(puefle Ae pluCteurs ^ranAes Prouinces.
P)epuis aucun Aes autres Kois hapeu atteinAre afaCTranAeur,Ã la(puellcilauoit
2.2,4
par la main efté tiré par Pepin Ion pere, amp;nbsp;par Martel fon ay eul: amp;nbsp;ainfi trouuac lâelchelle dreflee par les deuanciers, moins difficile (cobien que beaucoup) bâ/ lt;nbsp;fut par la faneur de la fortune, amp;nbsp;par lâagilité des executions de fes entreprifes,b guider à celle grandeur, qui fut redoutable à toute lâEurope, voire à toute lâAf' frique. Car luy ne tenant au commencement, que celle partie de Gaule qui cenjueÃes de fituce entre le Rhin amp;nbsp;Loyre Sgt;c. entre lâOcéan amp;nbsp;la mer qui coftoy e les iÃes
Charles le ^rand.
Maillorque amp;nbsp;Minorque, il y adioufta celle partie de la Germanie,qui eft eneb lè dedans la Saxe ôc entre le Danube, le Rhin, amp;nbsp;Sala, qui diuife amp;nbsp;fepareb^ Thurigiens Sgt;c Sorabes. En apres il adioignit à la couronne de France, les Alb' mans amp;nbsp;Bauares,rAcquitaine, les monts Pyrenees, partie des Elpagnes, la Sax« toute lâItalie, la Pannonie haulte amp;nbsp;balfe, maintenant dites Hongrie amp;nbsp;Aufe^' ehe, la Dace, la Hiftrie, la Liburnie, amp;nbsp;la Dalmacie, hormis les citez maritini«^
lefquelles il accorda à lâEmpereur de Conftantinoplegt;Aulïi il fubiugua amp;nbsp;ta tellement tous les Barbares amp;nbsp;fieres nations, qui font en Allemagne entreià Rhin amp;nbsp;la Viftule,amp; lâOcéan le Danube,qui font prefque femblables de gue, mais dilTemblables de mÅurs amp;nbsp;dâhabits, quâil le les rendit tributaircs.Eæ tre lefquels les principaux font les Vveftphales, les Vvelatâbes,les Sorabes,!^ Abrodites, amp;nbsp;les Bohemes,auec lefquels tous il combattit,amp; les autres quilôn^ en grand nombre, il les print à mercy. Il augmenta auHi la gloire de Ion reg^^â en ^e reconciliant amp;nbsp;acquerat pour amis pluheurs Rois amp;nbsp;natios: Entre lefquels il obligea tellement à (oy Adelphonfe,Roy de Galice amp;nbsp;dâAlturieque quandb'
Galteer 壮 dit Adelphoufc, enuoyoit fes Ambafladeurs vers luy. Il leur commandoit,â]'^' c^fftfi^difer^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;jgpQyauditEmpereur,ilsluydiffient,queleditAdelphonfeelïoitfonOj
chéries.
â bligé feruiteur,amp; en efcriuant à lâEmpereur faifoit le mefme. Il obligea auflnu lement à luy les Roys dâEfeoffie, que parlans de luy , ils le nomoient toufioui^^ leur Seigneur amp;nbsp;maiftre,amp; eux le difoiét fes feruiteursamp; fubiets.11 y a quelques lettres quâils luy efcriuoiét, par lefquelles on voit toutes ces belles inferiptious amp;nbsp;leurs affiedlions amp;nbsp;obeiflance entiers luy. Auffi il eut telle amitié amp;nbsp;intellig«^ ce auec Aaron, Roy de Perfe, qui excepté lâIndie, tenoit prefque tout lâOrient, quâil préféra lâamitié amp;nbsp;bone grace dudit Charles â toute autre amitié, de tous les Princes amp;nbsp;Rois qui eftoient fur la terte, eftimant quâil nây auoit ny Roy u/ f nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;monde,auquel il deuft porter honeur amp;nbsp;relpech quâà Charles. Et qu^t
C
Charles le
dePerfe. Ics Ambafladeurs, que lâEmpereur auec plufieurs grands prefèns auoit enuoyCï au treffiacré Sepulchre de noftre Sauucur IE s vs Ch ri sT,amp;aulieiidefare-furreélion vindrent audit Aaron, amp;nbsp;luy firent entendre la bonne volonte qu« lâEmpereur leur maiftre luy portoit, non feulemêt Aaron leur accorda ce qu ils demandoient, mais, auffi leur permit, que cefà cré amp;nbsp;falutairelieu fuit foubsims à lapuiffiance dudit Charles. Et quand lefdits Ambaffiadeurs prindrentle chemin pour retourner vers lâEmpereur, il leur donna pour compaignie quelques liens Ambaffiadeurs, parlefquels il enuoya audit Empereurplufieurs robbesamp; drogues precieufes, amp;nbsp;grandes richeffies duLeuà nt,amp; peu auparauant luy auoit â enuoy é viÃlephant. Auffii les Empereurs de Conftantinople Nicephore amp;nbsp;Michaël , bien quâil y eut quelque ialoufic entre lefdits Empereurs amp;nbsp;luy, a caule de ce nom dâEmpereur,queîe Pape Leon luy donna à Rome.Si effile qu ils luy portèrent vn grand honneur amp;nbsp;relpcéh, recherchant toufiours Ion amitié.
On a peu voir par le difeours de la longue vie, quâil nâa iamais efté là ns guerres amp;nbsp;fins affaires, tantoft contre les Saxons,tantoft contre les Sarrazins,tantoft
contre
CHARLES LE GR AND i. ROY X3. LI V RE IIIL xi5 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â¢
contre les Lombards, tatoft contre ceftuy, tatoft contre ceftuy la. Neantrnoins il fitbaftir plufieurs beaux amp;nbsp;grands edifices,tant pour lâornement de (onRoy- -auiiae, que delà religion Cbreftienne les vns delquels il acbeua,les autres il les lailTa imparfaits. Entre lefquels, apres fon retour dâEfpagne jla où il decora ôc enrichit grandementlâEglife Sainól laques en Gompoftelle de plufieurs grads territoiresamp; dôs,du relie des trefors qùil auoit gagnez en Elpagne,il édifia plu-fienrs Eglifes, en lâhonneur amp;nbsp;retierence de Sainól laques Entre autres il édifia à Aix la Chappelle en Allemagne, vne Chappelle tout ioignant les vieilles ruinesdesbaftimësdeceltancienPrinceGranus,quidonnafonnomauxBains qui font en ce lieu dont auiourdâhuy la ville fe nomme en Latin, Aquic g^anum; cell à dire ,les eaux de Grantis, amp;nbsp;futledit Empereur enterre enladiéle Eglife, corne il a efté dit.11 fit aulfi baftir lâEglifeSainôt laques à Bourges,Sainâ: laques aTholouze,Sain(St laques qui elt entre Agde,amp; Sainél lehan de Sorde, VEglile Sainél laques entre Paris amp;. Motmartre, laquelle eft auiourdâhuy enclole dédis Paris, amp;nbsp;nommee Sainót laques delâhofpital, Sainét Philibert, Sainôl loffe pres deMonftreüil fut la mer,Saind Elorent pres Saumur, SaintYMaixant, ôc Charrois enPoiiâou,Conches,Menât,Mainheu en Auuergne,MoilTac, Sainâ: Sauin en Poidou,Noaillac,Sain£tTenfoy,Sain£t Paizant, Sainâe Croix à Poiâiers, Saint! Aignan dâOrléans, St plufieurs autres Abbay es,Colleges,amp; autres Egli-fes, en nombre non croyable, ôt toutesles decora tant enbenefices, rentes amp;nbsp;re uenuz, que dâor, dâargent, pierres pretieules, ornemens , ôt reliquaires, leur donnadebeauxôc grands priuileges, ôcmiten chafeune Eglife vneletttedâor valiant cent liures, en laquelle eftoit eferipte lâannee de la fondation d icelle en.
bayes. Quant aux edifices prophanes,il fitbaftir aMaiece lut le fleuue du Rhin ce pont debois, dont nous auons parlé qui auoit cinq cens pas de longueuricar autant aledit fieuue de largeur là deuat, fi ledit Empereur euft vefcu,il auoii délibéré dele faire de pierre. 11 comment^a auffi plufieursbeaux Palais amp;nbsp;Cha-fteaux-. mais fur tout il fe plaifoit à baftir T emples, amp;nbsp;à faire rabiller ceux qui e-ftoient ruinez,en comandant les Prélats ôt Miniftres des Egli{es,qUi en auoient la charge deles faire reparer . Les chofes qu on racompte deladeuotion,vtùl-lance,magnanimité,libéralité, patience,bonté, clemence, promptitude, amp;nbsp;lire rature de ce grandPrince font admirables . 11 eftoit vaillant, grand, ôc heureux en guerre, clement apres icelle, fage Slt; iufte en paix, touhours deuotieux,touf- le Grand iours clement, touhours iufte, touhours charitable, 2c eft trefdifhcile, voire impoftible de iuger fâil eftoit plus v aillât quâheureux,ou plus heureux que vaillant. lamaisPrince enlâ Europe ne dompta plus de nations.lamais Prince ne fut plus Religieux, ny plus iufte ,ny plus amateur déroutes vertuz 2c lettres c^ue luy. Sa deuotion fe monftroit en toutes les guerres qu il entreprenoit, tant ala defenfeduPape 2c du hegeApoftolic,que pour publier 2c fernerlenb deDieu, à extirper les her elles 2c les Paganifmes ,à remettreles'ECcleh.aftiqtms enleurs hiens,2c aubaftimés de tant dâEglifes.S a vaillance fe monftroit es ermroits dâin-hniesbataillesfurieufes,2c heges de villes,2c déroutes fortes amp;c efpeces dâentre-ÆÂ«. prifes de guerre.dl môftroir par tout faiuftice à biê faire fa clemêce, a pardoner roufioursfes ennemis 2c fes fubiers, qui tant de fois fe tebelloient â¢. fa libéralité en rat de dons 2c pr efens quâil ht aux P apes,aux Eglifes,2c a toutes fortes de gés*. fa promptitude amp;. diligence enlâexpedition prompte de tant dâaffaires, foira
Fdiience sie Charles It ^rdnd.
id dciilcenr
aller ouâà - efcrire amp;negotier. Sonfçauoir enplufieurs Åuures quâil a faitSji^ | patience, en ce quâapres la mort de fon pere Pepin, il endura fi paticmmentl en- J uic amp;les menees de Carloman fon frere, quâil ne voulut iamais entrer en quere । le contre luy.Et quand à la perfuafion de là mere il eut clpoufé la fille de Ãidief v Roy de Lombardie, laquelle puis apres au bout dâvn an il répudia, amp;nbsp;que fâm® rc luy en voulut vn mal de mort, il endura tout cela patiément, amp;nbsp;honora tout- । iours ûi mere iufques à la mort dâelle. Il elloit fort aduilé à côtracher les amitiez-car nâeftant pas fort prompt à les planter fur vn chacun, aufii efioit il ferme confiant à les entretenir amp;nbsp;garder, amp;nbsp;portoit vn grand refpeôl a les parens,aims ; .......... nbsp;nbsp;nbsp;feruiteurs.S'a douceuramp; clemence le monfira en la punition des côiurateurs- .
crelemmce. y gn Germanie quelques vns qui coniurerent contre luy, les vns defaucb furent bannis, amp;: aux autres on crcua les yeux:amp;: aucun toütesfois de ceuxlâfl® mourut finon trois, qui furent tuez fe defendans,lors quâon les vouloir prendre amp;nbsp;mènera lâEmpereur. Quelques vns difent quâil eutvn fils bafiard nom®® Pepin,duquel nous nâauons fait aucune mention cy deflus,qui efioit beau de fiige, mais du corps contrefait, amp;nbsp;bofiri, lequel lors que fon pere efioit emp®^ ché à la guerre contre les Huns, faignit dâefire malade, amp;nbsp;coniura contre luy uec quelques feigneurs François, qui lâauoient leurré dâvne vaine elperance^ promefi'e du Royaume. Le pere defcouurant cefie coniuration fit mettrémo/' ne dedans vn monafiere ledit Pepin,amp; dit on que la Royne Fafirade, femmedrr
, dit Empereur, efioit caule de toutes ces coniurations:amp; non feulemet ellc,®^'^ aufli Hildegarde Ion autre femme efineut amp;nbsp;lulcita des coniurations cotre In/â Dont 11 fut cotraint de fortir quelquefois de fii bénignité naturelle, pour fentir des cruaultez de fes femmes, amp;nbsp;des coniurations des coniurateurs. Tou-tesfois par tout le tempsfieïa vieil a vefeu tant en guerre quâen paix, tant en ft maifon que dehors, auec fi grande douceur amp;nbsp;auec tat dâamitié amp;nbsp;de bienueil-lance de tous amp;nbsp;enuers tous, quâaucun ne luy peult imputer vne feule note,ta® i'L l't'd nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;petite,dâaucune cruaulté ou iniufiiee. Il aymoitles efirangers, feftti-
cÃdrT«. â dioit fort a les receuoir amp;nbsp;traitter courtoifement y honorablement, de
que leur grande multitude fembloit non leulemêt onereulè en fon Palais, mais . aulfi en fon Royaume. Il efioit fi braue, magnifique, amp;nbsp;liberal, que cefie chat' ge ne luy defplaifoit point:car aufii recompenfoit il plufieurs incommoditezôi maulx,par la louange de fit libéralité,amp; de fà bonne renommee.
cenqueflesde Deuant quâil fufi Empereur, il tenoit les Prouinces dâAquitaine, toutlepais ^rd^^^ Gaules, tous les monts Pyrenees iufques au fleuue dâEbro, qui commence
en Nauarre, puis conquit la Germanie, auiourdâhuy nommee Allemagne, lâAn gleterre, la Bretagne, toutes les Efpagnes, iufques a la terre de Galice, la Lombardie, lâItalie depuis la cité dâAfie iufques aux terres de Calabre, Prize, Saxo-nie, Bauiere, Efclauonie,Venife,amp; les terres quifont entre leur mer amp;nbsp;le Dann-be,amp; toutes les ifles qui sot depuis la mer de Germanie iniques aux bornes dâtf-paigne, amp;nbsp;contraignit tous les habitans dâiceux pais a fe faire Chrefiiens.Enfii-lant lefdites conquefies il eut de grandes amp;nbsp;merueilleufes batailles,amp; principalement contre les Saxons : neantmoins parla vertu amp;nbsp;grace de Dieu, il eutvi-éloire fur fes ennemis, li que par fon moyen le nom des François triomphafur toutes autres nations de deçà amp;nbsp;delà les monts, amp;nbsp;les mers. Et fi lès faits amp;nbsp;ge-
ites etifTcnt efté auffi biê redigez par efcrir,que ceux des Grecs ou des Romains on trouueroit quâil a fait de plus grandes chofes que ne fret oncques les autres:
car
CHARLES LE GRAND i. ROY 13. LIVRE llll. 117 car leurs faits ont cfté plus magnifiez par parolles efcrites eloquemmêt, que par nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;⢠nbsp;nbsp;nbsp;â¢
leurs vaillances ou prouefles. Soubs fon Empire eftoient les Arebeuefehez qui fenfuiuent: Rauenne,Aquilee, Milan, Grade, Suriane,Tarente,Colpgne,Ma-chf^compri-ience, Saltzbourg, Treues, Seótz, Bezançon, Lyon, Vienne, Ambrun, Aix
Prouence,Rouen, Arles, Bourges,Rbeims, T ours, Bordeaux, Aux, T kolouze, Plorence, plufieurs autres, qui font de prefent Arebeuefehez amp;nbsp;lors n eftoiêt qu Euefchez.il fit aulfi pour le bien amp;nbsp;diredib de lâEftat de lâEglife tenir les cuaq Conciles deflufdits, fit mettre par ordre la Legende des Saints ,amp; enuoy a par tout le monde chercher amp;nbsp;enquérir les noms ôc obits des Saints Martyrs, amp;nbsp;samêls c^pa Confeffeurs,amp;les fit mettre envnmartyrologue parvnMoyne
mard. Apres il fit par Paul Diacre (duquel nous aubs parlé ) faire les Legendes ôc léchons qui fe chantent à lYglife tout au long de lâannée; amp;nbsp;voyant la difcordan-ce qui eftoit en la maniereâquot;de chanter amp;nbsp;pfalmodier en lâEglife de France, qui neftoit pas lors melodieufe,il euoya dos Clercs à Romc,pour apprêdre la manie re de chanter amp;nbsp;pfalmodier, amp;nbsp;par eux fit inftruire les Framjois en lâart de Muli frodwife que, dont ils vfentiufques a prefent. Il admoneftoitfouucntlesMiniftres à cl'Egltfc, lâEglife quâils ne fouffriffent point quâaucune chofe desbonnefte ny fcandaleu-felefiftenleurEgbfe; nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;r n r m
Etbien que Pepin euft remis lâauthorité Roy ale fus, fi eltjze que fonfib Char les fut celuy, quiluy donna la perfedtion de fa maiefté,commc ainfi foit que les Rois y Eus de la race de ce grand Clouis eftoient anéantis de telle forte,cme c eft prefquevnehbte a leur mémoire dâen ouyr parler. Mais Charles eut enluy tou tes les graces qui rendent vn P rince louable de façon qu il doit eftre propofe a tousPrinces,comme vnpatron,miroir de exemple des vertuz dignes dâeux, co-meayantlareligion,lavaillance,lebonheur,laiuftice,lef^auoir,lâeloquence, lapromptitude ,la clemcnce,la fageffe, amp;nbsp;la libéralité, qui font les perles pre- ties printes* cieufes,defquelles les P rinces fedoiucnt parer ôc faire partout reluire. Beau, grand de admirable fut de fon temps lâEftat des affaires de France, qui eftoit riche de opulantc ,honoree dâinfinies viéboires, decoree Se fouftenuc de la iu-ftice,orneedela rcligion,douee de toutes vertuz, Se agrandie Se augmentée par les armes. Turpin Archeuefque de Rheims ( fi tant eft qu il ait fait ce bure qui court foubs fonHörn') Se Eginhart Chancelier dudit Charles, ont rédigé par ef-crit partie de feshaults faits Se geftes. Turpin a mis b eau coup demenfonges en nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Æ
fon bure, comme de dire quâil leuoit facilement de famainvnCbcuaberto.ut fur Tnrpin armé de terre auffibault que fa tefte, qu il pourfendoit de fon efpee vn Cheua- cr lier tout armé Se fon cbeual. Se qu en fes mains il eftar giffoit Se eftendoit facilement quatre fers de cbeual enfemble, Se tous neufs. Ce font chofes pluftoft dignes dâvne fable que à â'vnehiftoire. Eginhart a deferit fes faits,mais tropbrief-uement, ne deferiuant que les chefs des chofeS, comme de dire : il alla en Saxe, debruftatout,de donna fecours au Roy Adelphbfe deNauarre,puis reuint faire Pafques entelbeu.ll alla en Italie au fecours du P ape. Se fcmblables chofes, Se l nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;pfabreueté alaiffé aux lecteurs vn debt icroy able de voir les caufes«de fesvoy a-
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ges,Seles Confeils ,les entreprifes, Se le long Se ample difcours dâicelles. Iceux
autheuïs difent, queledit Empereur eftoit dehelle Se grande ftature, bien for-mé de corps. Se auoithuiébpieds dehault,laface dâvn efpan Se demy delong,le U»e«»e»i, front dvn pied delarge,le chef gros ,le nez petit Se plat,les y eux gros, ver ds Se
, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;eftincellas commeEfcarboucles,terrible Se furieux a ceux qu il regardoit,quaÃ
118 CHARLES LE GRAND i. ROY 13.
Exereut de Charles le
Grand.
il eftoit courroucé, amp;nbsp;à fes amis doux amp;nbsp;gracieux, il cfloit {obre au boire amp;nbsp;3il manger, amp;nbsp;ne beuuoit plus de trois fois à fon repas. Qi^and il difhoit ou foup poit, il fiifoit lire deuant luy quelques hifloires, amp;nbsp;le plus foiiuent les liuresde Saindl Auguftin de la cité de Dieu, où il prenoit linguliere deleôlation. Il eftoit trefeloquent, amp;nbsp;trefaifement exprimoit ce quâil vouloir dire: amp;nbsp;non ïeulenie*â'' ^^tntMg^ce Iç^'tuoit bien parler la langue maternelle, mais auflî parloir il promptement^^ des langues, cloquemmentle Latin, le Grec, lâHebrieu, lâArabie,rÃfcoflTois, le François,1j^* lemant, le Flamant, ôc plufieurs autres langages, amp;nbsp;efloit inllruic es fept arts b beraulx. Bien auoit il la voix plus claire quâil ne conuenoit à la grandeur, amp;nbsp;inj' iefté de fon corps: Il aimoit amp;nbsp;honoroit beaucoup les bonnes lettres, amp;nbsp;les ho' mes lettrez, aufquels il fit de grands biens, apprint ( corne nous auons iadit) la Grammaire foubs Pierre Pifan,amp; aux autres Iciences eut pour précepteur^â CLiinus, trefTçauant perfonnage,foubs lequel il employa beaucoup de téps,qtiît il eftoit hors des guerres, à apprendre la Rhétorique, amp;nbsp;la Dialeéhique , tout lâAftronomie. Il apprint auflî lâArithmctique, cognoifToit fort bien mouuement, le cours, les noms des Aftres.Toufîours iïportoit des tablettes la où il efcriuoit,ou ce quâil oy oit dire,qui eftoit digne dâeftre retenu,ou les châ lès qui luy venoient en penlee, amp;nbsp;en mémoire, pour puis apres fen relfouucnâ^ mieux. Il commença vne Grammaire en là langue, amp;nbsp;donna aux mois les nont^ en icelle, pource qu aupar^auant les François les nommoient ou de nonisb' tins, ou Barbares, amp;nbsp;donna le nom à douze vents, au lieu quâaupar^auant lU/ en auoit que quatre, qui eulTent nom entre les François. Il aimoit grandement les exercices: car il falloir, quad il auoit loi{ir,ou quâil montaft à cheual,ou qü allaft à la chafl'e, laquelle il aimoit fingulierement, la prenant pour plaifir hoâ' nefte, amp;nbsp;pour relafche de fes affaires, non pour exercice continuelamp; occiiptt' tion ordinaire, comme plufieurs Princes font, qui laiffent leurs affaires pouth chafl'e. 11 aymoit fort les eaux chaudes,au{quelles il fe baignoit {buuent,amp;: y Ihi' foit baigner fes amisôc feruiteurs.Voila pourquoy il cfleut (a. principale dcmctt re à Aix la Chappelle, au lieu que fon pere auoit efleu la fienne à Compiegââ' Il fhabilloit a la mode Frâçoife,amp; toufiours portoit vne elpee,ou vn poignard, a la garde dâor, ou dâargent.
Chttrles nt-
(.^ant à lâinftitution de fes fils, dés quâils eftoient en aage il leur faifbit enfd gner à la mode des François, à manier les cheuaux, aiouer des armes,aallerà h
Ãfut^Sdefes nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;eftudier,à {çauoir de belles hiftoires,amp; à apprendre de beaux difeours.
enfant. Quant aux filles, il les faifoit bien amp;nbsp;Ggcmcnt inftruire par {ages honneftes Dames, amp;nbsp;pour leur öfter roifiueté,qui engendre la volupté, il les faifoit appre dre à filler, ôc a faire des ouurages. Premièrement par lâaduis, amp;nbsp;prcfquc parh contrainte de fa mere Berthe, il print à femme Theodore, fille de Didier Roy de Lombardie, laquelle vn an apres il répudia, amp;nbsp;nâen eut point dâenfans. Puh en fécondés nopces il elpoula Hildegarde, fille du Duc Hildebrand de Su eue, de laquelle il eut Charles, qui mourut deuant le pere en Bauiere, amp;nbsp;qui futpC' re de ce Beraard, duquel nous auons parlé, amp;nbsp;parlcronscncore cy apres. Auà ladiéle Hildegarde eut Pepin'qui fut Roy dâItalie, qui mourut deuant fonpere, degarde trois filles, aflauoir Rotrude, Berthe, amp;nbsp;Gifle.
Apres la mort de Hildegarde il efpoufà Faftrade, fille de Rodulph,DucHe Franconicjdc laquelle il eut deux filles, aflà uoir Thcdrade,amp; Hildrude:5i ' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;~ - eut
CHARLES LE GRAND i.ROY 13. LIVRE UIL xip eut vne au tre fille nomméeRotliande, quâil fit a vne concubine, de laquelle on nelçaitlenom. Faftrade eftant decedee il eipoufii Luitgarde Allemande, de laquelle il nâeut nuis enfans. Apres la mort de laquelle il eut quatre concubines comme les grandes natures font ordinairement accompagnées de quelque vice aufli parmy tant de vertuz qui eftoient en Charles, il aimoit ce vice de paillardi- d0nȎ'a fe,qui fut vne tache à icel 1 es,ôc comme vn porrcau,ou vne verrue fur le vilà ige. Car il aima h defbordement, amp;nbsp;(fi ainfi il fault dire ) fortement vne de fes concubines, quâil nâelfoit point a fon aife quand il ne la voyoit point: amp;nbsp;quand elle mourut, il la pleura par plufieurs fois auec grade hôte de fa valeur amp;c magnanimité naturelle. Les noms de ces quatre concubines font Mathalgarde, qui luy fit vne fille nommee Rhotilde. Lâautre concubine fut Gerfuinde Saxonne, qui luy fit vne autre fille nommee Adeldrude, lâautre concubine eut nom Regine, de laquelle il eut Drogon ôc Hugues : amp;nbsp;la quatrième fut Adelluide, de laquelle il eutTheoderic. Il eut aufii vn Baftard nome Pepin,qui eftoit boflu,duquel nous auons cy dclfus parlé : mais on ne fçait de quelle concubine il eftoit fils. De tous lès enfims, il perdit deuant mourir deux fils amp;nbsp;vne fille aflçauoit Charles qui eftoit laifné, amp;nbsp;Pepin lequel il auoit fai61 Roy dâItalie, amp;nbsp;Rotrude qui e-ftoit lâaifiiee de fes filles,amp; qui eftoit fiancee à Conftantin Empereur des Grecs. Pepin laiffa vn fils, nommé Bernard, amp;nbsp;cinq filles, aflà uoir Adelhande, Atale, chirlfeJe Gundrade , Berthaide , amp;nbsp;Thedrade . Entiers fefdits enfans ledit Empereur Charkn nionftra vn tel exemple de fà charité paternelle, quâapres la mort de fondit fils Pepiiîjilfitaiceluy fucceder fon fils Bernard,comme nous auons dit, amp;nbsp;fit nour tir amp;nbsp;inftruire les filles dudit Pepin auec les fiennes. Bref ce grand amp;nbsp;excellent Prince a efté fi accompli en toutes vertuz, que la matière de les dire ne fçauroit iamais deffaillirà vn Efcriuain.
Quelques vnsveullent dire que ce fut luy, qui premier eut le nom de Tref-chreftien, amp;nbsp;que ce nom luy fut donné par les Papes. Bien fe voit ce tiltre la en plufieurs tiltres dudit Charles : mais il nây a aucun ancien tiltre, ny hiftoire bien veritable qui nous enfeigne que les Papes leluyayent donné, ny quand, ôcen quel temps il commença. Bien eft il trefà ncien: car en vn tiltre qui eft a lâEglifè SainélBenine de Dijon, ledit Charles eft appelléTrefchreftien.
On attribue à Charles le Grand lâinftitution des Pairs ce que nous auons refu te en fil vie :amp; dâauantage celle des fiefs,des Bans amp;nbsp;Arrierebans de France, amp;nbsp;delà iuftice donnée aux Gentils-hommes, des Senefehaux, des Comtes amp;nbsp;des Hcraults.
Ceux qui luy attribuent lâinftitution des fiefs, difent quâapres auoir ledit Charles purgé la France de tant de Barbares nations qui y habitoient,acheuant ce que fon Pere amp;nbsp;fon grand perç y auoient commencé, qui au oient chafl'é les Gots,Vifigots,Oftrogots, Vandales,Huns amp;nbsp;Sarrazins dâicelle,la France demeurât deferte amp;nbsp;vuide dâhabitans,il commença de doner auxGentilshommes qui 1 auoient ferui en fes guerres, a lâvn mille arpens de terre, à lâautre deux, amp;nbsp;ainfi aux autres,tant du plus que du moins,à la charge de redeuace foy,amp; de hommage, amp;nbsp;de certains autres tels droiéls quâil luy pleut ordonner à ceux aufquelsil dônafesterrcs,quâilappcllavaflaux (lâetymologie duquel nom nous dirons par apres) amp;nbsp;de feruir luy amp;nbsp;les Rois fes fuccefleurs certain temps de lâa-nee a leurs defpens, ou d y enuoyer vn homme pour eux, au cas que leur indif-pofitio ou autres vrges affaires,les gardaflent de fy pouuoir trouuer en perfon-
z3Oj nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;CHAKLhS LE bKAJNUi.KUÃ ^3.
nc, Ccl^ inftitution amp;nbsp;donation fut appellee fief comme venant defoy : ceft^ dite,que ceux à qui il la faifoit luy iuroient foy amp;nbsp;fidelité de le fêruir en tous lt;1 ' faites y ôc aefté depuis celle donation fuiuie en melme forme amp;nbsp;manière fuccelfeurs de^ Charles en dâautres terres quâil ne doua pas, amp;nbsp;les ont en fin ' que toutes données aux Gentilhommes. Et à fin que les Nobles eulfent moyc*^ deloLiflenir lefdites guerres, ôc defemonter,armer, Sgt;c equipper, Charles miercment, puis les autres Rois en lâimitant, leur permirent de difpofer, éc' biter leurs terres a des pailà ns,à vingt, trente, amp;nbsp;tant de fols dâentree,amp; a vn û^' nier, vne poulie, vn chapon, ou autre droit de rente, ou de cenhue, ciui eftûienï Proîff «/ere» Jgj clroits, aulquels pareillem.entles Rois donneret au rehe du peuple plufieüf^ tenoientpardeuers eux,lefquellesdepuis ontelléappelh^^ terres du Domaine, defquellcs ils tirerent, amp;nbsp;tirent encore certain droiél, coin* me nous dirons en vn autre endroit. Ils donnèrent à lâvn Gentilhomme laiufr ce haulte, à lâautre la balfe, à lâautre la moyenne, aux autres les deux, ou toutes trois enfemble lur leurs hommes fubiets amp;valÃrux,lâappellation dâicellesiufr cesreferueeauxRoiSjOuà leurs iurifdiélions: caries Rois fe r eferu oient toul' ramerefentte ioui's laiuftice fouLieiaiiie. Ainfi receuoit le fubiet la iuftice de fon feigneur, düxp^is. fl le Gentilhomme tenoit le vilain en bride amp;nbsp;fubieélion : amp;nbsp;h le Gentilhomni^
fe portoit trop infolemment ou fierement entiers fon fubieél, ou homme, let^' cours dâiceluy eftoit ala iuftice fouuerainc du Roy, qui luy en faifoit laraifon' Bref, le feigneur eftoit comme le iuge de Ion fubiet, non le maiftre,comme éc' puis il a efté, amp;nbsp;ne prenoit ny la pouïle, ny le chien, ny le lard, ny le bÅufdic^* luy, amp;nbsp;ne le rançonnoit, battoir, amp;nbsp;exigeoit, comme depuis il a faiôt:car laiuflt ce du Roy, eftoit comme vne barrière entre le ieignetir, amp;nbsp;fon fubiet. Le leshimesdu itifticicr auoit ioLibs luy, dcs bas amp;nbsp;moyensiufticiers quâil appelloitfes hon^' haut iHjltcier nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;câeft à dire fes hommes de guerre: car ils eftoient tenuz aux guerres, deftd
Lire ledit haultiufticier leur feigneur de fief ( comme nous dirons cy apres comme les feigneurs eurent des Rois les terres en tiltre dehaulte, moyenne^ bafl'e iuftice, lefdits feigneurs donnoient dâicelles terres, les vnes à moyenne,h5 autres à bafte iuftice âdâautres Gentilhommes moindres quâeux,lesvnsany de haubert, les autres de plainfief, les autres de Chaftellenie, les autres de Baronie , les autres au droiét de baifejmain, amp;nbsp;à dâautres droits, â la charge que lefdits Gentilhommes les feruiroient amp;nbsp;accompagneroiêt aux guerres foubs leur Baniere:amp;: acefte caufe furent appeliez les hommes du haultiufticier,outlurei-gneur, comme il fera dit cy apres. Ainfi eftoient les Rois bien feruiz aux guerres, amp;nbsp;les Gentilhommes aufdites guerres en bon nombre : car chafque fieféc-Qoii; yn homme de guerre, ou vne partie de la folde dâiceluy. Les alTembleesà hommes furent depuis appellees Ban amp;; Arriercban (commeauffi nouséi-' rons ) amp;nbsp;ne fe deura fafcherle Icóleur, fi nous fiiifons vne telle digrelfton delà defeription des fiefs amp;nbsp;des parties dâiceux, qui appartiennent a la cognoifiance de leur inftitution, comme des Bans Ãc Arrierebans, amp;nbsp;des Vaftaux amp;nbsp;fubieâs. Car puis qi^on attribue Iâinftitution de tout cela a Charles le Grand, il eftplus que raifonnable de les deferire, tant pour fatisfaire au deuoir de lâhiftoirc, qui nous commande de ne pafter foubs filencc tant nobles conftitutions,que pour- f ce que cefontchofes, de la cognoifiance defquelles tous les François ontvfl â grand befoing, pour eftre vndes principaux pilliers de ce Royaume.
Pour
s.1
CHARLES LE GR AND i. ROY 13. LI VRE IliL 131
Pour retourner aux fiefs, comme les affaires de France des pltft grands nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;⢠nbsp;nbsp;nbsp;â¢
auxmomdres,amp; des moindres aux plus grands eftoient inftituez. Le Rotturier
ne deuoit poffeder aucun fief noble ny iufticier, nbsp;nbsp;ne luy eftoit permis dâen a^ ÆÆxn
uoir ny acnepter,feulement pay oit les droits deuz aux Roisamp; aux feigneurs par
ticuliers, en la terre duquel il auoit fes bies, amp;nbsp;ne f entremefloit que de fontraf-
fic,mefnage,labourage,amp;: des droits delaferuitude. Delà vintle Domaine des
Roys, amp;nbsp;quelques fiecles apres furent impofees les tailles, les ay des, amp;nbsp;depuis
plufieurs autres fubfides. Ces terres données par les Rois à fief, amp;nbsp;à la charge
que ceux à qui elles eftoient données, feruiroient les Rois aux guerres, tel fief Ãefs.
deuoit faire vn homme dâarmes, tel vn Archer, tel vn quart, tel vn tiers, amp;nbsp;ainfi
des autres, amp;nbsp;eftoient fubiets de f affembler au lieu, ôc toutes les fois quâil leur
feroit commandé par les gouuerneurs de la Prouince, ou de la ville, qui premie rement quant a ceuxdes Prouinces f appelloient Ducs, ôc ceux des villes Comtes , puis furent appe liez Eaillifs, ou Senefchaux. Ces affemblees f appelloient ft an, ou Arriereban, qui en vieil langage Allemand à que les anciens Fran(^ois parloicnt ) veult dire cry,ou arrierecry, ou felon dâautres, armee, ou le cry du
Seigneur ouMaiftre venant dumotHerusquien Latin veult dire Seigneur ou Maiftre, ôc de Ban, qui audit langage Allemand veult dire cry.
Depuis lâeft mife vne grande corruption aux fiefs,tant par les voiages des ter tes fainctes,que par les guerres des Anglois ôc Flamans, amp;nbsp;par lalicence donnée aux Rotturies dâacheter les fiefs, Sc par les donnations dâiceux faiefes aux Egli-fesfeommenous auons plus amplement déclaré au trolfiemeliure delâEftat des affaires deFrance, l amp;nbsp;nous fuffirapour câeftheure dâauoir parlé de leur inftitu-tion,ôcnousreferuerÃs à parler de leur corruption cy deffoubs en la vie de Phi-l lippes Augufte, ôc de Charles fixieme, ôc pour cefte heure dirons que les fiers, I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;eftans deuenuz patrimoniaux fuiuatlâvfage eferit du fief des Lombar ds,en cha-
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;cun fief dominant futeftabh nombre certain de V affaux appeliez P airs,ou frics
\ hommes de fiefs ou de Cour, chargez de tenir la Cour du Seigneur, iuget auec
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;luy des chofes féodales, ôc autres qui en defpendent, eftre prefens aux nouuel-
\ les iuueftiturcs, ôc pour raifon de ce auoient grande prerogatiue deNoblefte.
\ Lefdits V affaux iugeans furent appeliez P air s, pour ce qu ils auoient par e die iu-
\ ïifdiétion, authorité, preeminence, priuilege, Sgt;c. charge lâvn commel autre, ôc
1 eft, cefte forme deiuger lescaufes féodales par les P airs des fiefs ,trefancienne \ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;enFrance,donteftvenuelâopiniondesdouzePairsdeFrance. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ilj-«tpl«-
\ Or faut il cntendre,quâ il y a eu plufieurs fortes de fiefs dont la diftinébion h a
\ pas efté faiébe par ChaAes,ains par fes fucceffeurs .Les vns defquels ont efte faits
\ Royaux,comme vnePairrie dcFrance, qui eft vne qualité de fief,quâon aappel-
\ lé fief ou dignitéRoy aile. Fl y a auffr des fiefs, nommCz fiefs de FHaubert, dont
\ lâvfage eftplusgrandenNoïmandie,quâenautveProuincedeFrance, Slt;.y ena
\ dediuerfe condition, Scia plus part dehaulteiuftice,2lt; vient du mot François.
\ Haubetgeon, quieft en vieilFrant^ois vnhallecret, ou corps de cuiraffe ou vne pJ(Æ h*»,
Y nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ftïigandine, ou vne cotte de maille dvnhomme. Câ eft à dire, que celuy a qui
Y nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;eftoit done ce fief au furnb de FFaubert,deuoit aller ala guerre auecleFFaubet-'-â'***'ââ^**
Y nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;geon.Auffrces fiefs font appeliez enLatinFeuda LortcÃ,ceftadirefi.efsduHau
Y betge'o,cbmeily enadâautresquifontappellez f ewclôiScwtiferor^,dbteftyenue 1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;lâorigine des efeuy ersbanner ets ôc autres. Or eftat ce mot de fief procédé de fi-
Y nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;delitéoudefoy,comme le mot leporteilfâenfuitquc ceux qui tiennent quel-
. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;CHARLES LE GRAND i. R O Y
que choTe de leur Seigneur en fief, ou par droid de fief, font appeliez les LcaU^ ou Loyaux, qui vient du vieil mot Latin Leudes comme monftre le Moyne Al' zeaux ou moinus, qui dit que Contran fut doux à fes Leaux : amp;nbsp;de là les Allemans appd' zyrfHx. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fief,Lehcn : qui vient du vieil mot Latin, Leudum, amp;nbsp;en France nous di'
lons feigneurs ou fubiets féodaux, câeftà dire feaulx, amp;nbsp;le fiefeft lachofe^'^'' lâacception de laquelle ceux qui le tiennent font tenuz du lèrment de fidélité en tiers leurs feigneurs.De ce nom de feaulx iadis les fiefs eftoient appeliez:^ nuin les gens de guerre qui tiennent quelque choie en fief font prelque delà coæ dition des ferfs. Car bien quâils ne foient ferfs, fi elHce quâils feruent, amp;nbsp;doiuel feruir. Toutesfois dâvn mot plus doux, ils lont appeliez Vaffaux amp;nbsp;hommes dn feigneur,non ferfs, amp;nbsp;de là eft venu ce mot d'hommage,câeft à dire le feruice le ferment ou la fidelité, ou pour mieux dire, lâadion de lâhomme, comme tjül diroit, hominem agere. Et le nom de Vaffitl, duquel nous auons promis de parler» crÃ^ifica- fignifie leruice ou compaignie,venant de ce, non quâils loient du feruice dorne' JeyaÃal.quot;^ ftique du feigneur, mais du mot Allemand amp;nbsp;vieil François, Geffel, qtiifign^' fie compaignon, qui nous fort auec certain pris : Dont Polybe amp;nbsp;Plutarquedi' lent en la vie de M. Marcellus, que les Gaulois appelloient leurs peuples GelÃ' tes, ou bien ce mot de Vaffal vient du mot Vveflos, duquel les anciens Gaub^ appelloient leurs hommes braues amp;nbsp;vaillans, tels que depuis noz Rois chô«*^ Difference Je feilt ccux, aufqucls ils donnèrent les fiefs. Il y a difference entre Vaffaux vaffalet fub iets.LesVaffaux font ceux qui tiennent les fiefs. Les fubieôls lont les Paifansfâ^ doiuent la cenfiue, la poulie, le chappon de rente, amp;nbsp;la couruee, trauail amp;ioLit' nee de leurs coprs. Toutesfois plufieurs confondent le nom de Vallaux iets enfemble, amp;nbsp;prennent louuentles vns pour les autres. Car fouucjitv®^^
Setgneursfeo
Jaiix eu
féaux.
Hemmage.
Etymdegle
verrez, que monfieur le Gentilhomme parlant de fes terres amp;nbsp;de fes hoinn^^^â les appelle fes fubiets. Or les fubiets ne font point tenuz de fuiure leur feign^^ââ â la guerre : mais bien les Vaffaux lont tenuz dy aller, ou dây enuoyer quelcun enleurlieu, ou en deffaut de ce de donner amp;nbsp;contribuer quelquelômniedargent à leur feigneur, pour la lolde de ceux qui y tiendront leur lieu. Ce qui 1*^ 1 , ou Heriban qui a la lignification fufdite. Pour celle leureilnousfuffiradâauoir dit ce que delTus des fiefs : combien quâil fen pu^â^ dire dâauantage: mais ne voulans parler que de leur etymologie amp;nbsp;inllitutiun, nous remettrons les Leéleurs audit trofieme Liure de lâEftat des affaires de Fra-ce par nous compofé, là où ils trouuerent à peu prez ce quâils pourroient defi-rer touchant la matière defdits fiefs.
Ean ou Heri- peult dire amp;nbsp;fappellc Ban
ian.
Inflitutten Jet Senrf-thaux O' leurt charset
Senefchaux J ett amà Jt^t.
Quant à Iâinftitution des Senefchaux plufieurs lâattribuent à Charles, amp;nbsp;lent quâentre tous les vieils Seigneurs amp;nbsp;Cheualiers de fa Cour, il en efleut quel ques vns des plus lagcs, pour aller par toutes les terres de fes Royaumes pouf aduiler comment les affaires fy paffoient, pour empefcher Iâinfolence,punir b crimes,amp; contenir chacun en (on deuoir. Il les nomma Senelchaux,que les vn^ veullentderiuer de deux mots Latins, comme qui diroit Senexequesy cell a dire , Vieil Cheualier. Les autres dilent que ce mot de Senelchal vient dâvnmot Allemand, fignihant officier de famille: car Senik lignifie famille, amp;nbsp;Schal, officier ou feruitenr.Tant y a quâil donna aux Senefchaux le pouuoir fufdiól,auec iugement de fouueraineté, qui leur eft demeuré, iufques à ce que Philippes le Bel, confiderant les abuz qui fy commettoient, erigea le Parlement de Paris, pour iuger en fouueraineté , laquelle il offa aux Senelchaux, voulant que de U
en a-
CHARLES LE GRAND i. ROY x3. LIVRE IIIL 133
cnauantleurs appellations allaffentreffortir en la court.Bien eft way du nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;⢠nbsp;nbsp;nbsp;â¢
temps duditCEarles les Senefchaux trouuoient quelque matière de grande con fequence,quâils ne pcuftent vuider dâeux mefmes, comme vn proces entre grads
perfonnages ,il faifoit venir les parties en fa prefence, prenoit cognoiffance de caufe, ôc les appoinéloit ou faifoit voir leur proces en fon Confeil, Ãc en don-noitlâarreft. Depuis quelques vns ont voulu dire, que ce qui eft auiourdâhuy le *^7.
Grand maiftre, a efté foubs la troifteme race de noz Roys, appelle le Scnefcbal, m/cM.
ouïe Grand Senefcbal de France : ôc autres ont voulu dire que le Grand Senef-chal de France, eftoit ce qui depuis a efté le Conncftable. Mais cela eft faux,co--me nous auons plus amplemét déduit au quatrième liure de lâEftat amp;nbsp;fucces des affaires deFrance.
Et quant à ce quitoucbe les Heraults,lefquels on dit quâil inftitua, il faut en têdre que quelques vns ont voulu tirer ce nom du mot Latin Heroes; mais dâautresle tirent du mot Allemand 2YerdU,qui fignifte vn vieil homme de guer re,ou vieilfoldat de guerre. Or Charles quiles inftitua, neles fit pas delahgni ficatton qu autourdhuy on nomme les Fleraults, qui font meftagers de guerre nbsp;nbsp;nbsp;ejlotent
de paix, ams comme vieils gendarmes de guerre, aufquels il affigna en cer-
tainslieux de fon Royaume moyen deviure, alâexemple dâAlexandrcle grand Slt;dâ Augufte Cæfar,qui donnèrent plufieurs grands priuileges aufditsHerauts. Charles apresauoirvaincules Saxons amp;Lomhards,amp; quâil fut paruenu alâEm piteRomainleur donna les priuileges qui f enfuiuent par fa declaration meC-
« me. Mes foldats vous ferez appeliez Heroes, compaignons des Rois, ôc iu-
â gesdes crimes . Viuczpar cy apres exempts des trauaux .P ourle bien pubhcq » confeillez les Rois, corrigez les chofes villaines ,fauorifezles femmes, aydez
, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;« lespupils, affiftez les P rinces de voftre confeil, Scieur demandez voftreviure,
« vozhabillemens, amp;nbsp;voftre folde ôc entretenement. Si quelqu vn dâeux vous re-l nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;» fufe, qu il foit infame, 6c priné de toute gloire ôc honneur .Si quel quâvn vous
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;« faitiniure, quâil flache quâil eft criminel deleze maiefte. Mais aufti gardez vous
l nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;« bien de contaminer, foit pa^ï y tirongncrie, foit par feurrilite, 6c farcerie, ou par
l nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;« quelque autre vice vne li grande gloire, 6c vn fibeau priuilege, acquis par les
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;« iuftes trauaux des guerres, ahn que ce que nous v ous ottroy ons pour marque
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;» dâhonneur, ne retourne a la peine laquelle nous referuons a nous 5âaoz fuc-
I « ceffeursRois des Romains à prendre fur vous,fi dâauenture vous failliez .Voila \ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;la declaration des chofes dont on attribue lâinftitution a Charles: 6c quant a ce!
le des P airs, nous eh auons parlé au milieu de (a vie.
Orparledifcours de tant dâexcellentes vertuz, 6c detantde belles conftitu-, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fions de Charles le Grand ,onpeultbienveoir queceà eftévnhommedâvnad
\ mirableiugement,6cefprit, 6c que lalumicredelavrayefoy efclairoit enluy.
\ D equoy il^alaiffé plufieurs tefmoignages, tant a la deuotion qu il auoit a prier
\ D ieu, qu au baftiment de tant de T emples qu il a fait ediher, 6c enlâ execution
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;de tant de guerres quâil aentrepfifes pour lâaugmentation delafoy Chreftienne
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;contreles Lombards, Saxons,Sorabes,Abrodites,Bauares, Sarraî.ins, Gafeons
\ 6cH.uns .Etfaultcbfiderer en la mutation de lâEmpire, amp;c de plufieurs Eftats 6c cWUi vm»
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Royaumes, qui aduint foubs luy que premièrement onvoit nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;**
\ donne des puiffansMonarques pour reparer les chofes confufes, amp;c aunipour \ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;reprimer lâinfolence, Sc le defbordement des grands efpandus fur la terre. Ã^uat
\ ala mutation delâEmpire Grec,Dieu a voulu par icelle punir les mefchancetez
2-34
CHARLES LE GRAND i. ROY 23.
des Empereurs dâiceluy, ôc de la nation dudit Empire. En Grèce print nailTan^^ le regne des Sarrazins, dont le changement ne fut aucunement profitable, cari* ruina lâEglife, amp;nbsp;empefeha la publication de la vraye amp;nbsp;fainte parolle de DicU' Mais la tranflation de la grande puiflà nce de lâOrient faiôle à Charles, fut grandement profitable, apres la mort duqucl,bien que plufieurs grandes guerres ci-uiles nafquiffent entre fes fuccefieurs, fi eftj:e quâelle profita à fia pofteriteP^r . lâefpace de trois cens ans, câeft affauoir, iufques a lâEmpereur Henry quatrieim^ nu temps duquel lâEmpire fut ruiné par les pratiques ôcenuies des Papes. An' rjf lt;jH4trieme patauant ledit Henry,Charles, Loys le Débonnaire, Arnulphe, les OttonSjH^' ry de Bamberg, Conrad Franc, amp;nbsp;Henry tiers, auoient fait plufieurs belles cho les grandement necellaires amp;nbsp;profitables à lâItalie, à la Germanie, à la Pannonie amp;nbsp;aux autres nations voifines.
Ceux qui ont difputé des caufes des tranflations des Empires, de celles CMfe dts nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;iniulles ont conclu, que Charles eut iufte caufe de faire les traçÃ^
tioiis quâil fit.Sut quoy il ne fera hors de propos de confiderer comment fefon^
lt;/« Empires. Jes iuftcs amp;nbsp;lalutaires tranflations, amp;nbsp;comment elles different des larcins,amp; pi^' leries, amp;nbsp;des violentes guerres entreprifes pour le droit de bienjeance. La reg^^ en fiait la diftinôlion, amp;nbsp;monftre que celuy qui prend le glaiue qui nâcft donn^ par les loix, périra par le glaiue. Donques la mutation efl iufte,quand celuy prend les armes cfl defenfeuroudelâiniurefiaideà aultruy, ou à foymefni^^â non rasgrefTeur.
Les iuftes mutations fe font par le droiél de la guerre, câeft a dire, quanol^^ caufes de la guerre font iuftes, fà lutaires amp;nbsp;proffitables, amp;nbsp;quand Dieu aripcb vainqueur de fitpience, de iuftice, amp;nbsp;de force . Didier Roy de Lombardie aüoit efmeu la guerre en Italie, amp;nbsp;feftoit emparé de plufieurs villes, les vues defqu^^' les appartenoient a lâEmpire, les autres à lâEglife, amp;nbsp;mcfmes auoit tué vn go^' uerneur en la partie qui appartenoit à Charles. Il y auoit à Rome des feditio^^â defquelles les Empereurs Grecs fefaifoientfpe(ftateurs,fà ns defendreny ny lâItalie.Donc eftant Charles appelle à ladefenfedelâvne amp;nbsp;de lâautrejilfu^^^ chaT' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;cippellé,fut defenfeur, non aggreffeur, amp;nbsp;iuftemêt oftale RoyauiâO^
à boniiroitde Lôbatdie a Didicr,lequel aufti il retint iuftemêt.Et quant aux autres guerres fin i{ey4nme quâil fit aux autres nations il les entreprint comme eftant aftailly,aggrefré,amp; cgt;f-fenfé,tant en fon particulier,que pour les outrages faits a la Religion Chrefficn-ne,de laquelle il fut toufiours vray defenfeur.
Quanta lâEmpire dâOrient, premièrement Irene mere de Conftantin Empereur dâOrient, gouuernant feule ledit Empire,amp; voyant que Charles parvne puiffance afieuree cftoit feigneur paifible de lâItalie, enuoya fès Ambafladeurs vers luy, par lefquels elle luy accorda amp;nbsp;quitta tout lâEmpire dâOccident : mef-mes (comme nous auons dit) luy fit parler du mariage de luy amp;nbsp;dâelle. Et apres quelle eut efté chaffee par Nicephore qui fe fit Empereur, ledit Nicephore tra-fton JelâEm- figca amp;nbsp;accotda auec Charles quâil euft à tenir ledit Empire dâOccident. Apres par char nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Cur8plates,fuccefreur de Nicephore,renouuella amp;nbsp;confirma ce Trait-
les. té. LâEmpereur Leon fucceffeur dudit Michaël, les confirma aulfi auec Loys le Débonnaire fils dudit Charles. Par ainfi ledit Charles premièrement futfaiâ Empereur de lâOccidét par le droit de la guerre, apres auoir conquis par armes lâItalie amp;nbsp;Rome, amp;nbsp;apres auoir deftruit le Royaume des Lombards. Puis il le fut par la tranfiiélion faite auec les Empereurs des Grecs, qui comme vrais Seigneurs
2,neurs, concédèrent à Charles tout le droit quâils auoient en lâEmpire dâOccident. line receut pas lâEmpire du Pape, la declaration duquel fai£te à Charles dudit Empire, nefutny election, ny donation, ny cclhon,ains fut feulement v-ncfimple declaration, par laquelle il déclara, que Chafleseftoit légitimement reJu Empereur par le droit de la guerre, amp;nbsp;par la celTion que les Empereurs de lâOrient luy en auoient faite amp;nbsp;tranfportee ôc par le confentement fuhmiflà on du peuple Romain. Car lors les Papes n auoient aucune puiffance ny authorité cnla vile deRome,ains femefloiêt feulement des affaires de larehgion,des Ce remonies Ecclefiaftiques, des chofes appartenantes à lâame. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;papes.
llfautbienprefumer que Charles doit eftre mis entre les plus grans, amp;nbsp;falu-taires Monarques du monde,lequel ayant efté diuinement fufeité amp;nbsp;aidé, refti-tua ôc remit en fon entier lâEmpire dâOccident, qui apres la mort de lâEmpereur Valentinian,auoiteftédefiré,tenté,amp; defehiré par diucrfesnations,parlefpace de trois cens ans, raffemhlantles pieces rompues enfcmhle, comme qui raffem ' bleroit les aix dâvne gallere rompue par naufrage, ôc eftablit amp;nbsp;fortifia ledit Em cbarles.
pire debonnes loix,''amp; ordonnances, adiouftant à iceluy la Germanie, la Gaule ôc lâItalie,ôc domtantpar armes les Saxons,les Sarrazins,les Sclauons,les Huns lesBauares amp;nbsp;plufieurs autres peuples Barbares .Etnon feulement il donna la paixà YOccidenf. mais qui eft encore plus à louer ,amp; plus digne dvnfi grand Prince, il fit abbattre en plufieurs endroits amp;nbsp;prefque par toute lâEurope ,lcsl-doles,ôc difperfabien auantlâEglife du fils deDieu, enbaftiffant plufieurs Tem pies ôc Colleges ornez de fçauans hommes, Sc ordonnant Eueiques Ãc Mini- lej..
[ fires de lâEglife, aufquels il donna debons amp;nbsp;amples reuenuz; pour leur don-l nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ncr moyen de \âiurc,ôc fit queles hommes furent inftruitscn lacognoiffance
R nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;deDieu, Ãcaccouftumezà lâinuocationdefonfainéb Nom.
â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Au tref^grand, tref glorieux, èc tretjmagnanïme Charles le grand , Empe- E o y s
B nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;reur dâitalïe, amp;nbsp;de la Gaule, amp;nbsp;Roy de Erance, fucceda L o Y s fon fils vnique, l e d e-
* nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;reftant de tous fes enfans mades, en lâan de falut huift cens quatorze. 11 fut fur- b o n-
* nommé Le Débonnaire, pour ce qu il eff oit doux ôc clement,Sc grand n a i r e W zélateur desEglifes*.mais ilne futcgalà fonpere,ny enfageffe,ny envertuz, i. Roy â ny enindufirie, amp;nbsp;auecluy commenta non.feulement de dégénérer amp;nbsp;fteftrir W nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;cefie excellence de vertu,qui eftoit en fon pere Charles le Grand, fon grand pe- Loys pi«r-
V rePepin, fon grand ayeul Charles Martcl,maisauffilâauthorité de la Erance,
amp; delâEmpire a diminuer. Quand Charles fon pere alla premièrement à Rome
* ille fitporterbienpetitcnvnberceauouenYnelittiere, ôcfutparlePapefacré TL couronné Roy de Erance, comme il a efté dit cy deffus. D es quâil fut v enu L»ys, emtSne W nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;grandelet, Charles fonpereluy donnaleRoy aume dâAquitaine, pour ce qu ily nbsp;nbsp;æ
W eftoitnc, amp;clây enuoya,luy donnantpour gouucrneur defaperfonne, des at- tmnt. à nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;faires dudit Roy aume, x n Cheualier nommé Arnoul, qui au confeil des affai-
W nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;res dudit pais eftoit afftfté de plufieurs fages Seigneurs.LafutleditLoys quatre
ans;puisvintversfonpere,aueclcquel â^nefutguieres que derechef ilhy re-% nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;tournaft. Sonperele voy arit plus enclin à la deuotion, qu a autre chofc,plus a-
B nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;mateuï du repos que delà guerre, vn peu plus mol quâil ne defiroit, lelaiffa
W nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ainfi cn\npais ,fans guieres Y employer aux guerres .Toutesfois quelques vns
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;difent, que fon pereluy manda en Aquitaine, quâil euft a mettre fus vne grande
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;armee,ôc quâil allaftaiderPepinfonfrere en Italie,ôc queleditLoysy allaà gra-
l nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;depuiffance, ôc que de là ilallatrouucrleRoy fonpere enBauiere .Durantlé
2.3lt;î J^OYSLEDtBONNAlREi. K U Y 14.
temps quâil eftoit en Aquitaine, il fit quelques entreprifes fur les Sarrazins dâEl-Entreprifet nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;tlsfjucls il vint aficz lieureufement à bout:print quelques villes en
de Ltys Ãr gon,foulagea fort fon peuple,leur quitta de gras tributs de bleds quâils payoiet, « ns J5i- {{5 eftoiêt fort trauaillez,amp; ne leur impofa aucun nouueau tribut ny truage-
Or eftoit ilalfez vaillant, amp;nbsp;lâeuft efté encore dâauantage,fil hâeuft amolli £à vaillance par vne noncballance amp;c parefte. Car durant le temps quâil fut en Aqui^*' ne, il fit vn voyage en Efpagne, la où il print par armes les villes de Barcellonn^ deTarrafcon,amp;deTortoufe, amp;nbsp;deffit amp;nbsp;tua vn grand nombre de Sarrazins qn* eftoient dedans, amp;nbsp;les autres fenfuirent.Puis apres les Sarrazins Mores falfeni' blerent en grand nombre, amp;nbsp;venans contre luy les deffit, amp;nbsp;en remporta U vl' (ftoire. Auffi les Gafeons, Sc Biernois dâoutre la riuiere de Gironde,maintenant ^Loy7cmtreâ appellee Garonne, fefleuerent contre luy; mais il les vainquit, amp;nbsp;en ayant les sarraÃns gé dâautrcs dcdaiis la ville dâAcqs, il les contraignit de Ce rendre. Apres il
tes Monts Pyrenees iufques à Pampelune : amp;nbsp;au retour les Gafeons amp;nbsp;Biernois qui de leur naturel Ibntlegers firent vne embufeade es deftroits defditcs moæ !lt;!aturel des taignes,pour luy donner vne extraitte:mais en eftât aduerti, il les furprint, cafions fit pendre amp;nbsp;eftrangler vn grand nobre. De là nature il nâeftoit pas bomrnefort malitieux, ains aimoit plus le repos quâautre chofe pour auoir moyen de quer à la deuotion. Quand il entendit lanouuelle de la mort de Pepin Roy^^â talie fon frere, amp;nbsp;de Charles Roy de Hongrie fon autre frere, bien que rance de fucceder vn iour à tous les Eftats de fon pere luy fuft afteuree, fi eftj/ que pour cela il ne changea point de façons de faire, amp;nbsp;ne defiroit point de cb' ger de conditions de viure. Car comme lâEmpereur fon perc,fe voyantpduéd^ deux de fes enfans,luy mandaft par vn feigneur nommé Gueric,de le venir troiâ uer,ceux delafuittedudit Loys prièrent ce Seigneur de luy faire trouuerbo^ dâaller vers lâEmpereur fon pere, affin de gouuerner en court, puis que fon eftoit cafte devieillefte, amp;nbsp;de douleur pour la perte de fes enfans ,amp; quâil ftoit point pour viure longuement. Guérie ne faillit de faire cefteouuertnr^/ Loys qui le communiqua à fon Confeil, lequel trouua fort bon ceft aduerdH^' ment.Mais le là ge Roy mefurant cecy plus fagement,ne voulut y entendre/rai gnant que lâEmpereur fon pere ne le foupçonnaft ( felon la couftiime des vidl-^ouflurmere- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;qui font foLipçonneux amp;nbsp;deffians) de vouloir attenter quelquenouuel
ment deffiis. leté. La modeftie amp;nbsp;la continence de lâambition fut à la vérité bien grande en cc
ieune Prince : mais pour cela il ne peut euiter lefaix des affaires. Carïônperefc {entant deiour à autreaffoiblir, amp;nbsp;craignant que fil venoità mourir fonfils ftant loing de luy, il nâaduint quelque trouble à fes Eftats, il lâenuoya quérir en â ' â Aquitaine, pour lâinftruire comment il fe deuoit gouuerner au maniement des
affaires publicqs. Mais quelque diligence quâil mift dâaller trouuer lâEmpereur fon pere, fi ne peut il arriucr à Aix la Chappelle durant fà vie, ains y arriuaa-j5res fa mort. Rampon incontinent apres le deces de lâEmpereur Charges alhcn grande diligence vers ledit Loys lâen aduertir. Ce qui le fit hafter tant quâil lu/ ch(t hât poffible, dâautât quâil fe craignoit dâvn feigneur nommé Vvalia,lequelauoit ^elle. efté en grad credit pres de Charles,amp; manioit toâfes affaires.Loys auoit crainte
que Vvalia luy dreffaftquelquemauuaifêpartie,pourluy empefchcrlaiouyfi fà nce de lâEmpire. Mais tat fen faut que Vvalia luy iouaft aucun mauuais tour, que au contraire il luy alla au deuant, luy fit hommage, amp;nbsp;fuiuant la couftume Françoife, fe foubsmit a luy faire feruice, amp;nbsp;à fon exemple tous les autres Seigneurs
LOYS LE DEBONNAî. i. ROY 14. LIVRE ÃIII. ^37 gneurs, amp;mefmes ceux de qui il fedefdoit, allèrent au deuant de luy. * nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â¢
Eftant Loys arriué à Aix, il fut par tous eux falué Empereur, Sc receii pour Roy de France auec quelque forme dâelection. Il fit de rechef celebrer les obfe Lâyf ftlul ques de lâEmpereur fon pere, fit ouurir le Teftament dâiceluy, amp;nbsp;diftribuer les laiz par luy faits,ôc mefmes fil y auoit quelques feruiteurs, qui n euffent pas par leditTeftament efté recompenfez felon la longueur amp;nbsp;le merite de leur feruice ou dâautres qui euffent efté dclaiffez ou obmis, il leur donna du fien,Et comme du viuant de fon pere, qui tenoit des concubines, cela euft donne mandais exe-ple à plufieurs femmes de la cour, qui auoient oublié amp;nbsp;laiffé couler leur hon-neur,il voulut que ce grâd train ôc nobre de femmes qui fuiuoient ladite Cour, Femes chapmen retiraffent, excepté fort peu pour le feruice de la Roy ne fa femme, ôc fit reti rerfes fÅurs chacune en fa maifon.
Cela fait,il affembla vn P arlement folennel en ladite ville d Aix, auquel il fut donné vn bon ordre a tout ce qui eftoit neceffaire pour le gouuernernent de 11-talieôcdclaFrance.Il donna audience atoutes les Ambaffadesquiltrouuaa Aix, ôc qui eftoient venues vers fon pere. La premiere fut celle de LeqnEmpe- parlement reur de Conftaiitinople, qui f comme nous auons dit ) auoit fuccede à Michaël * amp;nbsp;furent les Ambaffadeurs Chriftofle Spathaire, amp;nbsp;George Dlacre,lefquels ledit Leon auoit donnez pour compagnie à Amalac Euefque, amp;nbsp;Pierre Abbe e Nonitule quele feu Empereur Charles auoit enuoy ez Ambaffadeurs vers luy. Les Ambaffadeurs de Leon portèrent à Charles la forme duTraitte de lapaix^ amitié entreles deux Empereur s.Mais trouuant Charles mort,ils le prefenteret à Loys fon fucceffeur, quilâaccorda. Aucun habienefcrit quelles furentles cS- cr Leys. dirions de cefte paix, ôc nây a que P aul Diacre, amp;nbsp;le moy ne Aimoin quiÆ lient quelors feulement furent renouuellez amp;nbsp;ratifiez les precedens Traittez laits en
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;tteCharles ôcMichaël, ôc que pour iceux faire rattiher audit Eeô,Loys enuoya
Poidliers.
cc Varie mem fut aufii orèonné, queVEmçereurenuoyerovt par toutes lesProumces de fes Royaumes des SenefcEaux pour faire iuftrce a chacun ôc öfter les fuhhdesdmpohtronsôc grauezzes nouuelles,qui auoient efte mdes fur le peuple,lecpiel il vouloir defeharger .Et voulant donner vn oon Sc long repos à lltalie,il renouuella auec Grimoald Duc de'Beneuent,lapaix faidte entre Charles fonpereamp;c leditDuc .ÃLt farfant venir vers luy Bernard Roy dItalie fou neueu,ftls deP epin fon fr ere aifné,il V exhorta ahien Sc fagement gouuerner fonRoy aume,2lt; fon peuple'.puis luy donnant plufieursheaux rie es pre ens lcrenuoyaenfondit Royaume.
Apres pourfuiuant a mettre ordre aux affaires, il donna conge aux Saxons, que ion P et eau O h fait venir es Gaules, de fâen retourner en Saxe .Et pour eur augmenter V enuie dây paffer ,cr aignant quela fertilité deleur s no un elles demeu res les arreftaft, il permit à ceux qui retourneroient de pouuoir teller f ce que Charlesleur auoit oftél ôcle deff endit a ceux qui demeureroient e^Prance. e qtieles Saxons eurent tant agreahle,que dâorefnauant ils combattirent plus o ftinémentpourlagloireà esPran(^ois,quilshauoientoncques fait contre eux pour la defenfe de leur liberté.
Eoy s auoit deux fils, affauoir Eotbaire nbsp;nbsp;P epin, alâ aifne defquels nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;a/loji.
Eotbaire,il donnale gouuernement du pais deBauiere,dc alâ autre celuy de
2.38 LOYS LE DEBONNAIRE!. ROY X4.
(jiiitainc* Apres auoir mis ordre à tous fes affaires, vue occafion de guerre h/ â luruint au premier an de fon regne, qui fut lâan 815. Hariold Regniffrid Roy^
des Danois, qui lâan precedent au oient cftc chaffez amp;nbsp;vaincuz par les enfans Geoffroy, duquel nous auons parlé cy deffus, ayans remis des forces fus dere- | chef leur firent la guerre, amp;nbsp;en vne bataille fut tué ledit Regniffrid, Sgt;c laifné des : miTefeaiZs nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;dc Gcoffroy.Hariold le voyant trop foible pour refifler à lâautre fîlsfofl 1
alujs. ennemy vint vers lâEmpereur Loys, implorer fon fecours, amp;nbsp;mit fa. perfonne,^
ce quâil tenoit du Royaume des Danois, entre fes mains. Loys luy donnaefplt;^' rance bonne de le fecourir, amp;nbsp;le pria dâaller en Saxe attendre luy amp;nbsp;fon fecours-Adonc eff ant Loys accompagné de Bernard Roy dâItalie, fon neueu, il alla Saxe auec vne grande armee,amp;: affemblaforce Saxons amp;nbsp;?ibrodites,amp; tenta deux fois fil pourroit paffer le fleuue dâAlbis. Mais a caufe que câeftoit en hy' uer, amp;: que tantoftles neiges, tantoflles defbordemens des eaux, amp;nbsp;tantofl^ glace les empefchoit de paffer, il remit le paffage iufques au printemps. Au*» que le fils de Geoffroy auec des grands vaiffeaux faifoit vne guerre de que la plus part deladite mer en ces colles là efloit glacee. Cependant que IâE®^' per eur amp;nbsp;le Roy Bernard paffoient lâhyuer amp;nbsp;vne partie du printemps en Sax^j envne villenommeePaderbrunou Parbrunpourvoir quelle finprendroit^^ fie guerre des Danois, fon armee conduite par Balderic pafTa delà le fleuuedh Z Armee de dor,au païs de Zialande region desNormans,amp; entra bien auant en pais zélande. ofcr Combattre les enfans de Geoffroy pour feveoir plus foible quâeux.Mai^l^
dit Balderic brufîant amp;nbsp;ruinant le païs, print quarante oflages des principa^ hommes dâiceluy, amp;nbsp;vint trouucr ledit Empereur audit lieu de Parbrun,h tenoit vne affemblee generalle, ou Parlement. Dâautres difent que leditW reflitua ledit Hariold en fon Royaume,auec lâaide des Saxons amp;nbsp;Abrodites:ld' quels fçaehans que les Efclauons apres la mort de Charles fefloiêt reuoltöj^ leur firent la guerre amp;nbsp;les contraignirent de rentrer en lâobeiflance des Franço*^' Cependant que lâEmpereur feiournoit à Parbrun,il eut oouuelles dâItalie, les principaux hommes delà ville deRomeauoient coniuré contre la vie du lâa pe Leon, que ledit Pape les auoit voulu faire punir, ou fait punir comnie^^æ minels. LâEmpereur entendant cela, y mettant le plus hafliuemêt quâil peut ordre aux affaires des Efclauons amp;nbsp;de Hariold, dcfpefcha en Italie Bernard neueu Roy dâicelle, pour empefeher que cenouueau trouble nâapportaft âf-iel-sernardren- que preiudice aux affaires de lâItalie. Bernard he fut fi tofl arriue a Rome, quil ât^b^mAlade ^^^mba Cil viie groffe maladie qui le cuida emporter. amp;nbsp;ne pouuant à caufe di
celie vacquer aux affaires, il en donna la charge au Comte Gerard, ou Gerald, qui pouruoyoit à tout,amp;: faifoit le tout entendre .diligemment à lâEmpereur, e-flant en fes affaires affilié de la diligence,amp; des aduis de quelques Euefquesatfc dionnez feruiteurs du Pape.Comme le bruit eut couru par lâItalie que Bernard efloit à Rome,ceuxde Calaris principalle ville de lâiffede Sardaigne venant vers Bernard,luy remonflrcrent,quela paixfaiôle trois ans deuant entre euxdv ne part, Sgt;c Ambulach Sarrazin Roy dâEfpagne ia décédé efloit non feulement dommageable aux Sardiens, mais aufïi à toute lâItalie. Bernard aiant ceR adiiet tiffement permit que ladite paix full rompue, amp;nbsp;que la guerre full declareeaint Mertdtt fA- Sarrazins, bien que les affaires dâItalie fufient en grand branle.
/-lt;z»w. Pape Leon craignant la fureur de fes ennemis,fefloit retiré à Blera, hou
il tomba malade de la maladie dont il mourut bié tofl apres. Ses haineux trou-
uans
LOYS LE DEBONN AL i. ROY 14- LlVKh
⢠⢠â¢
uansparfonabfencevnebelle occafiondefevenger deluy, finon en lapcrlon-ne, pour le moins en fes ouurages, démolirent amp;nbsp;ruïnerêt tont ce epu d anoit on bafly de neuf, on réparé, fuft dedans on dehors laville de Rome. Leon monrnt levingtamp;vnandefonPontificat, amp;enfonlicu fut eflen Eftienne quatrième de ce nom, natif de Rome, pai\anant diacre: lequel deux mois apres fa création f en alla le plus haftiuement quâil peut vers lâEmpereur, ôc cependant quâil choit en chemin, enuoy a deuant deux Euefques vers ledit Einpereur, pour luy faire iju^tneme entendre fa venue en Lrâce. La caufe dâicelle ne fe fcait point, fi ce h ch (comme difent quelques hiftoriens) pour faire que les Romains qui auoientefté bannis eufletpermilfid de retourner aRomeÃce quiluy fut accordé)ou feulemétpour donner auditLoysla couronneïmperialle. Loys lâattendit à Rheims, autres di-fent à Odeans, autres à Aixla Chappelle, mais la plus forte opinion dit, c^ue ce futà Orleas,là otiLoys le receut auec tout 1 honneur dont il te peut aduiter. Le Pape donna audit Loys le Débonnaire le Diademe Imperial. Apres auoir demeuré quelques iours enfemble, ôc aduifé aux affaires d Italie,le Pape ramenant auecluy ces bannis de Rome ennemis du P apc Leon ton predeceffeur ,t enre-toutnaaRome, auec plutieurs grands prefens: ôc lors de plufieurs endroits fur uindrentnouueaux troubles de nouucaux affaires a Loys enuirà lâanhuiâ: cens dixfept. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ç, ,,
Aïongouuerneurdc Gafeognehomme fort vicieux , fe voyant accute dv-ne inRnité de concufftoi'S qu il auoit faiéles en fon gouuernement ay ma mieux tenter la fortune, que de mourir par fcntcnce. Et pour ce faire il affembla plu-fieurs'bandouliers, ôc cftantfecouru dâvn des plus grands Seigneurs de Gafcb-gne,appelle Seguin,lequel lâEmpereur auoit débouté du gouuernement d vne partie de Gafeon^âne pour fes mauuais deportemens, il ofabicn combattre 1 ar- éit/conicr mee delâEmperem, où il demeura vaincu. Seguin f allia des forces,qui auecluy en deux rencontres furent deffaites, luy tellement affoibly qucncpouuant plus en remettre dâautres, ôc defefperant de trouuer mifcricorde entiers lâEmpe reur ,luy Azon fe retirèrent enEfpagne vers les Sarra2ins,pcnfans quâils leur deuffent donner fecours. La guerre deGafeongne ayant prins cetlcdin, Sai.m lâvndesPrinces des Abrodites fe reuoltant contre Loys, amp;c rompatla foy qu il auoit promife au feu Empereur Charlcs,femitdu coffe des enfans de Geoffroy Roy des Danois contreLleriold que Loys fecouroit.Loy s y enuoy a vne armee qui combattant ledit Salan ôtlcfdits P rinces,les vainquit,Sc r emit ledit Llcriolà enfonRoyaume.
En ce mefme temps les Bretons fercuolterentcontrcluy ^ayanseffeu pour leur Roy vn nommé Murman, ouMarmuncion, ou V inomar que. L Empe -reur allaenBretagne auec vne grande armee,5c tint vnfolennelParlement enla yefa» villc de V ennes; puis entrant enpays, prenant les fortereffes des rebelles en quarante iours, 5c fans beaucoup de peine, apres auoir mis a mort ledit Mur-man ,ilfe ht Seigneur de toute laBrctaigne . Car apres queledit LAurman,cut ehé occis ,il hy eut aucun qui refiffaff, ou quircfufaft. ce qù on lù^ comman-doit, ny de donner offages, Scbaillavn gouuerneur,loix 5c Ordonnances aux Bretons,pour leur faire cognoiffre qùil effoit leur Seigneur. Q^lques vns di-(ent qù ayant trouué moy endâauoir ledit Mur man, \1 luy ht faire fon proces, 5ciceluy condamner 5c excecuter à mort comme criminel de leze maieRc, pour auoirvfurpé le nom 5c la qualité deRoy dvneProuince,fubieébeaudiéL
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z4-
Loys. A^res cela lâEmpereur venant à Angers, y trou Lia la Royne Armenûsà fcmmc fille du Comtc Hildegran extrêmement malade,dont elle mourut meniasifeme de iouts aptcs, luy laifTant trois fils, câcft aflauoir Pepin, Lothaire, nbsp;nbsp;Loys.
lt;/e Lijit ⢠à nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Chappelle, la où apres tant de cliofes fi heureufemêt fuccede^^
en diuers endroits, il tint vu Concile de plufieurs Euefques amp;nbsp;Prélats : auqUâ furent faicles amp;nbsp;adiouftees plufieurs belles eferitures à lâvfagc de lâEglife.LaVi*â drentvers luy les Ambafladeurs dâAbdirain fils dâAbulacliRoy des SarrazWj» qui tenoient la ville de Cæfar Augufte, maintenant nomrhee Sarragofle,deni^' der au nom de leur maiftre, paix amp;nbsp;amitié auec ledit Loysdaquelle il leur actof Paix nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Aulfiy Vint VU Ambafladeur de Leon Empereur de Grece , non»â*
lt;/« auxsar- Nicephore,pour parler de quelques affaires touchans aux Romains, amp;nbsp;aux mates, amp;: mefmement des bornes des finages de leurs terres . Mais pource Cadolach,auquel appartenoit la charge de leurs cofins nâeftoit pas là , amp;nbsp;deiio*'^ bien toft venir,lâEmpereur Loys le voulut attendre,amp; ne iuger ce fait fans fence. Eftanr Cadolach venu luy amp;nbsp;ledit Nicephore deuant lâEmpereur debM' tirent leur fait. Mais pource que ceft affaire touchoit aux Romains, aux lions, amp;nbsp;à plufieurs autres nations, amp;nbsp;quâon ne le pouuoit iuger ny decider
, lesouyr, lâEmpereur remit le iugement amp;nbsp;decifion dâiceluy à vne autrefois;^ rromeffide nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;J \ r nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;n 1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Ur nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Ãn
l'Empereur promit a Nicephoi'c d y mettre vn li bon ordre, que 1 Empereur de Greccioâ 4 Nicephore, maiftre en feroit content. Et lors il enuoya Albigaire auec ledit Nicephore,
Cadolach, fur les confins de la Damaltie, pour aduifer aux differents defiJiis confins.
Pareillement les fils de GeoffroyRoy de Danncraarch,defquels nousauon^ cy deffus parlé, fe voyons tourmentez par Hariold, qui à lâaide de lâEmper^^'-Loys auoit efté remis audit Royaume,enuoyerét leursAmbaffadeurs versW pourlefupplier de ne vouloir contre eux fecourirleurennemy ,amp; pouraue^^ ion amitié demader paix,laquelle ils promettoiét de garder amp;nbsp;entretenir inuiO' Jablement. Mais Loys cognoilî'ant que ces parolles procedoient plus toftdvflf feintife amp;nbsp;diflimulation, que dâvn cÅur veritable, nâen tint pas grand compta» ains faifiint vne honnefte refponfe à ces Ambafladeurs, ne laiffa pour celad eÃ* noyer de recheffecours à Hariolfl.
Tandis que ces chofes fe paflbient en France,le Pape Eftienne eftât de retour à Rome, dedans le premier an de fon Pontificat décéda, amp;nbsp;fut en fon lieu efleu par le Clergé amp;nbsp;par le peuple Romain, vn nommé Pafchal,premier du nom qiquot; »»Zrf/Zwp^fcfitfacrer amp;nbsp;mettre aufiege fans en aduertirrEmpereLir,ny fans en cela luy peparUmert porter le rcfpcct ordonné par lâordonnance fin ôte , amp;nbsp;le decret fait amp;nbsp;paöfe
EÃtenne. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Concile tenu par le Pape Adrian (fuiuant ce que cy defl'us nous auons
dit en la vie de lâEmpereur Charles le Grand) comme auoient fût les autres Papes qui auoient efté efleuz entre Adrian amp;nbsp;ledit Pafchal. Il cogneutbienquil auoit cotreuenu à ce decret,me{mes que les Ambaffadeurs François,qui eftoict auprès deluy,f en plaignirent fort amp;nbsp;ferme, remonftrans que lâauthoritédes Exeufesdu Conciles, êt les priuileges des Rois de France, commençoient à eftre villipen-Fapea ^Em dez amp;nbsp;mefprifez.Lc Pape,qui ne fè foucioit par quel moyê il eut efté Papemoy ^f^^^elealn nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;cfcriuit à lâEmpereur les plus honneftes lettres qu'il pciit,cli-
/à nr, que comme prefque par force amp;nbsp;contre fon gré, il auoit efté mis au Ponti-' ficat, par la violente eleélion du Clergé amp;nbsp;du peuple qui nâauoient voulu attendre lâauthorité dudit Empereur comme il conuenoit. Pripit ledit Empereur Je
LOYS LE DEBON AL i.ROY x4- LIVRE IIII. 141
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neluy imputer celle faute,G faute y auoit, ains a la fufdite caufe. L t pour mieux nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;⢠nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â¢
( (1 ainfi faut dire ) piper amp;nbsp;enchanter Loys, il luy remonftra Ãc fit remonhi er par fes AmhalTadeurs que les vertueux Roys,amp; Empcreuis ne dcuoient tenir pour couftume ce que pour le malheur, Si necelhte du temps on auoit fait parle palfé ôc que le priuiîege donne par le rape Adrian al Empereur Charles fon per e comme Roy de France hexcedoit point la perfonne, ainseftoitleu leraent perlonnel non hereditaire. Le pape fit cefte remonftrance a cautelle.car c eftoit pour ausimenter dâauâtage Ion authoritc,amp; celle du papat,amp; pour touf-iours dâautant plus diminuer celle deLoys, amp;nbsp;de fes fuccelTeurs Rois de France, aufquels eftoit donnée cefte prerogatiue, cognoilFantbicn que Loys ne voffen-fcroit pas beaucoup de cela, tant pource qu il eftoit homme mol, ôi fimp e , 8c nullement apprehenfif de fon authorité, que pource qu il portoit vn grand hô-neur à lâEghfeRomaine,de laquelle il penfoit dépendre tout e Salut de Ion ame Chafcun penfoit que lâEmpereur, comme homme de grand courage, le d eulfc offenfcr ô^fafcher de cefte audaceprinfe par le Pape, le Clergé,ôc le peuple Ro-main.Mais tant f en faut quâil lâen offenfaft,quâaucontraire il le contenta delà re monfttance du Pape, ôc fit dâauantage vne ordonnance, par laquelle eftoit por- oMefùr té que dorefnauant ceux qui auoient pouuoir dâellircvn Pape ne lairroientde le faite, fondain que le fiege feroit vacanf.mais quâincontinent apres e couronnement ils en aduertiroientlâEmpereur.Dâautres difent qu il donnai authorite delâelleaionau Clergé 8c au peuple,à la charge que lâEmpereur en fer oit aduet ty puis apres pour y donner fon confentement. Et non content ce bon homme dâEmpereur dâauoir fait cela,il palfabien plus outre-car en a^xes il donna lâablo-luë puiffance de cefte efteétion au clergé 8c au peuple lans plus demander la co-firmadon delâpmpereur ou du Roy de France*, auquel Roy, non aiFcmpereur, l'Empereur eftoit donnée cefte autitorité.commenous auons dit cy dcfftisiSc confitmapai nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'
lettres les donations fartes auxpapes 8c alâEglifeRomainepar fes predcceffc'..1rs Ãce quâri fit, ignorant la malice du pape ') 8c les feella de fes féaux, de fa propre mamies foubsfigna 8c auecluy ces trois enfans, dixEuefques,huiét Abbez, 8c quinze Comtes\ Ladite donation commence.
-loys,8c eft inferee au long dedans la Geographre de V olaterran.h/lais Loys neporruoitd.cfonautboritépriuee, ny dâvn confentement particulier,ceder vu droit donné,non aluy, ains à la qualité dcRoy de France, qui ne meurt iamais, 8c qui nâeftenla dilpofition deceluy quile potfede,ains attachéà la dignité, 8cnepeult vnRoy quitter vn droià patrimoirial,ny vn droiét aluy concedépar autruy, nonplus que refrgner fonRoyaume a vn autre. nbsp;Et auf- ^.'authmt é
lipeuporruoitlePapePafcbal de fon authorite priueeaiceluy contreuenir,pnuee«e ny fe faire eftire par le clergé 8c le peuple de Rome,fans le conlentemerrtPquot;*â7â''^quot; delâEmpereur-.8cpuisquelepape AdriandonnaauxRois deFranceceftepre- m«««. rogatrue par lâaduis dâvn Concile general. Le pape pafcbalne le pouuoit reuocquer ny en doubte, ny en infraction, fans vn autre Concile.
Car il faut que les ebofes foient reuocquees par les mefmes f5lt;^ons 8c formes par lefquelles elles ont efté ordonnées. Mais dâautant que par ledit pri-uilegeâéftoit auîfi par expres porté que delà en auant,aucun Arcbeuefque ouEuefque ne fut confacré,que premièrement il h euft efte nomme,confirme Scinuefty par le Roy deprance, oufefditsfucceffeurs, 8c quâilanathematifoit (^commeilaefté dit enla vie de Cbatlesle Grad) tous ceux quicontreuiêdroiêt
X
442,
LOYS LÃ DEBONNAIRE 1. ROY 14.
PtulleÃiutt iel Em^t-rt»r.
âcedecÃt, cefte renonciafion que Loys fitaVelcôtion duPapat, ne fait rien contre celles des Archeuefques amp;nbsp;Euefques. Toutesfois dâautant ^ue la depute appartient à vn autre lieu, nous la îairrons là ,amp; reuiertdronsalâEmpC' reur lequel ne fit pas feulement cefte faulte de renoncera la prerogatiue de lâeleétion des Papes, mais aufli craignant que quelque trouble fe peut déformais efleuer entre lâEglife amp;nbsp;lâEmpire, pour les bornes de leurs Seigneuries, il déclara les villes quâilâentendoit eftre en la Thufeane de lâobeiflance de lâEmpire, amp;nbsp;les nomma Arezzo, Volaterre , Chiofe , Florence, Piftok) Luques, Pife, Perufe, amp;nbsp;Oruietto, laiflant tout le refte au fiege Apoftolic.
tomecim^ni ie lâocca^on des guerres tn France.
Cela faiól lâEmpereur aflemblantvn Parlement folennelen la ville dâAix la Chappelle, fit par iceluy aflbcier à lâEmpire auec luy fon fils Lothaire, lt;5^ declarer Pepin Ibn fécond fils Roy dâAquitaine, amp;nbsp;fon troifieme fils Lop Roy de Bauierc. De rechef retournèrent à luy les Ambafladeurs de Leon Empereur de Ccmftantinople, pour la mefme caufe quâils eftoient nâaguie-res venuz. Mais aufli eurent ilsmelhae relponle que deuant. Sur cela ad-uint vn grand trouble aux affaires de lâEmpereur, pardes guerres quinafqui rent plus que ciuiles, dont la France fut merueilleulcmerit tourmentée, la grandeur de fon nom fort diminuée enuers les Eftrangers. Vvalia (comme nous auons ditcy deffus } eftoit vn des Princes que Charles le Granda-uoitle plus aymé, tant quâil le bailla pourgouuerneur à fon arrierefils Belquot; nard Roy dâItalie . Les Ibeurs de ce Bernard furent Ibupçonnees apres la mort de Charles le Grand , dâauoir efté fort prodigues de leur honneur en-uefs quelques vns de leurs plus affcôfionnez leruiteurs, quâon aceufa de crime de leze maiefté, pour feftre adreffez à des Princeffes du lang Royal. Vvalia fut foudain aduerty de cecy, lequel ne pouuant condamner ces aceufe^ aux grands Seigneurs, là ns lâentier deshonneur des fÅurs de ceieunePria-tement . Toutesfois les accuEiteurs, qui gouuernoient lâEmpereur ne Ic vouloient permettre,amp; preflbient fort Vvalia dâen faire iugement. Ce que tour' iours il delay oit.
En cependant le Prince Bernard , ieune homme peu aduifé , fut fulcitc par aucuns grands Sefgncurs de lâItalie, de fe rebeller contre lâEmpereur, , nbsp;nbsp;nbsp;amp;nbsp;fe nommer Roy de France, dilà ns, que veu quâil eftoit fis de Pepin, fils
Bernari que nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, ,, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1 r nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;/ i v nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;r ^1
rellele^eyau ailne de 1 Empereur Charles,ôc rrcre ailne dudit Empereur Loys viuant,le medeFrice, Royaume de France luy apppartenoit. Dâautant ( diloit il ) que le fils de lâaifnédoibtplustoflfucccderà rayeul,que non pas Ion Onclepuifiiédefon pere. Il eftoit a la vérité fonde fur quelque droiét : mais il le falloir faire iu-ger par les armes , qui font les iuges ordinaires des proces qui furuiennent entre les Princes, pour la fucceftion des Royaumes amp;nbsp;grandes Principautez. Ceux quiluy conleillerent de quereller ce droit, furent AnIèlmeEuefquede iesprsnces. Milan, Vvlfarad Euefque de Cremone, Rodulphe EuefquedâOrléans, Re-ginhart fon Chambrier , Reginhart fils du Comte Meginhart , Egider, Sc. autres Seigneurs, lefquels Vvalia le plus quâil auoit, peu auoit reculiez dâauprès de Bernard, cognoiflant bien que câeftoient des hommes remuans, amp;nbsp;qui ne demandoient que mettre quelque flamme de grandeur dedaris la tefte de ce ieune amp;nbsp;mal aduifé Prince, pourlâelperance quâils auoient defagrandir par fa grandeur . La plus part des ieunes Princes ont toufiours pres dâeux des » hommes
LOYS LE DEBONN AL I. ROY X4. LIVRà UIL ^4^ â hommes qui ne leur prefchent que lâambition amp;nbsp;le vice, pour lâefperance qu ils ontdefepreualloir ,ou de leurs confeilsou de lâeffeftdâicetix, fans regardera â quelle fin cela tend.Ce qui le plus forment a apporté la ruine ôc aux maiftres, » à telsConfeillers.
Bernard animé à la fureur de lâambition par ces brouillons, premierernent
fâemçatadetous lespalfa^espar ouonentrcen Italie par la L rance, Sc par i Ai-
lemagne, contraignit les peuples de plufieurs villes dâItalie de luy prefter
le ferment de fidelité, comme à leur naturel Seigneur . LâEmpereur aduer- paredes^f-
ly de cecy, fit affcmbler vn Parlement, auquel il fit declarer fou nepueu Ber-
nard ennemy de fa Couronne, ôe attaint ôc conuaincu dudit crime de leze ma
iefté: Se affemblant fon oft de toutes les forces quâil peut faire de la Prance,
delà Germanie, Se delà Bauiere, marcha en Italie contre Bernard. Lors ce
icunePrince mal aduifé, mais bien tard, congneut le mal qui luy procedoit
dâauoir trop creu mauuais confeil. Car ny les foldats qu il auoit mis tut les
paffages de lâItalie ny les peuples quiluy auoient prefté le ferment de fide-
lité, neluy tardèrent pas leur foy, dâautant que dés quâils virent les armes de lâEmpereur^ telle frayeur les furprint quelesvns amp;nbsp;les autres fe foubsmirent a fa mifericorde ÃC obeiffance. nbsp;Il print Bernard ôc lefdits Euefques ôc Sd-
grreurs qui luy auoient donné ce Confeil, Scieur fit faire leurs procès. Et bien que Bernard ôc fes complices euffent merité la mort, amp;nbsp;futlent a icelle condampnez par leiugement des Prélats amp;nbsp;grands Seigneurs de Prance qui feftoient affemblez aufufdiaParlement,fi eftj:e que lâEmpereur mifericor-éâeuxleur donna la vie, Scieur fit feulement creuer les yeux, priuant nbsp;nbsp;rtBer
uarddefonRoyaume. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;a
Mais pour ce queluy Scies autres portoient trop impmiemmerit la perte delcur veuë,5c ne pouuoientfe contenir quâils ne parlaticnt mal de 1 Empereur , puis que plus ils neluy pouuoient mal faire ,illes fit décapiter, Sc quant auxBuefques ,il fit tenir vu Concile Synodal, par lâaduis duquel ils turent ton-\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;quot;nbsp;duz, Sc mis dedans vn monafiere. Voila ce qui adulent auxl rinces qui c
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â rebellent contre le Chef de leur fang Semaifon , Sc contre leur Prince ou
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â uerain, Sc le mal que relt;;oiuent ceux qui font pres les ieunes Princes , Sc
â qui les confeillent de faire chofe contreleur deuoir . Neantmoins
reut, bien quâil eut iufte caufe de fe reffentir de la rebellion de Bernat on nepueu , fieftjce que celle punition, qui puis aptes fut interpretee cruau te^ le cuidaruiner, Sc donna grande occafion à fes enfans, Sc a plufieurs autres
1 Princes ScSeigneurs, de m reuolter contre luy , Sc deVe mettre ptiionnier^ comme il fera dit cy aptes â¢. mais enlâvn Sc enlâautre fai£t on peult voir le luge- -ment de Dieu.
, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Ot ayant lâEmpereur mis fin ala rebellion de Bernard fon nepueu Sc a ce-
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fie guette, il f en alla en fon ordinaire feiour en la ville d Aix la Oaappelle ila
\ où les Ambaffadeuts de Sigon Duc de Beneuent vindrentv ersXiy, auec for-\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ce grands ptefens ,1âexcufans Sc purgeant du meurtre par luy commis enla per nbsp;nbsp;nbsp;rct»«r-
\ tonne de Grimoald fon predecelfeur. AulfryNmdrent plufieurs autres
1 bafiadeursdeplufieurs nations,comme des Abrodites Sc de Borna, Duc des \ Guduf.canes,Sc à csTunolians,quipeu deuant auoientrbpu,la ligue faiéke en-\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;tre eux Scies Bulgares .P areillemét y vindr et ,les Ambafiadeurs deEindeuite oU
\ Lindeute Duc delà batte P annonie, lequel attentant quelques nouuelletez,
±44 'LOYS LE DEBONNAIRE i. ROY 2,4. vouloir cîtarger amp;nbsp;accufer le Comte Cadolach, ou Cadale Gouuerncur felon i es vus d Autriche,ou felon dâautres de la marche de Forli, de quelques cruau-tez par luy commifcs. Mais lâEmpereur ne voulut pour lâheure donner aucun O rdre certain aux affaires que ces Ambaffadeurs luy amenoient, ains commen-lithMreereé P^uruoir a ccLix quela mott defon neuen Bernard luyauoit denouiieaii d'Italie, pottez. Et donnant le Royaume dâItalie a Lothairefon fils, lâenuoya à Rome vers le Pape Pafchal, qui lâoignit facra amp;nbsp;couronna Roy dâItalie : puis lâappcl-laamp; déclara Augufte en laprcfencedu peuple Romain, par le confentement dâiceluy. Mais tant fen faut que la venue de Lothaire en Italie apportait grand repos aux affaires dâicelle, quâaucontraire elle la brouilla tant que defîorson cognent que plufieurs villes vouloient quidlcrle party des François .Poura quoy remedier, Lothaire fut confeillé de îâeii venir en F rance vers fon pere,luy demander forces pour retourner en Italie remedier aux troubles qui commen-çoient dây naiftre,comme cy apres il fera dit.
Cependant que lâItalie fefchanffoitpen «1 peu pour entrer en vue grolle guerre, Sclaomir Roy des Abrodites,contre lequel celle mefme annee, quiftt fan 815?. 011 anoit enuoyé vne armee de Saxons amp;nbsp;de François Orientaux pour Sclaomirprt pnnir fa perfidie, vint à Aix vers pEmpereur : là oneftantparfes fubietsaccu-dâvne infinité de concuffions contre lefqnelles il n anoit dequoy fe deffendr^gt; fut par fEmpereurpriué de fon Royaume,amp;: enuoyé en exil,amp; ledit Royanm^ donné à Ccadrage. Pareillement Loup, fvn des plus grands fèigneurs detout^ lâAquitaine, fut chaffé de fès terres amp;nbsp;enuoyé en exil pour anoir vfé de plU' fleurs iniuftices enuers fès fubiets. Et par ces deux exemples on peult voir hs « .principales caufès qui chaffent les Princes de leurs Seigneuries, amp;nbsp;qui animent* leurs fubiets contre eux. Peu de temps apres, qui fut fan huiéh cens vingt, av» mefme lien dâAix,f Empereur fit tenir vn Parlement, auquel fut traitté de In rt' formation des Ecclefîafliques, amp;nbsp;des règles des Moynes amp;nbsp;des Nonnains,^ adioLiftaauxloixplufieurs chapitres neceffaires pourfentretenemét delà police de fes terres, puis il efpoufa ludith fille deFîuelpon de Vvelfon premier Comte dâAltolf.
Lors fefmeut vne guerre en Hongrie par la rebellion de Lindeute, oil Lindeuite,duquel nous auonsamplement parlé cy deffns,pour les guerres qui fefnienrent entre luy amp;nbsp;Cadale ouCadoIach, duquel aufli nous auons caerreouutr faiôl mention, pour la grande enuie quâils fe portoient pour la proximité de teenHogriegt; nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;gouuememens : Sgt;c de faiôl ilz feftoient donnez vne bataille.on Lindeui
te auoit efté vaincu, dont (demy enragé quâil eftoit ) il entreprint contre fEm-pereurmefincs penfà nt quâil fanorifbit Cadolach dâanantagequeluy : fen venger, il fâallia des Bulgares, amp;nbsp;guerroya de telle forte le Duc Bornede Dalmatic , Prince des plus fauoris de lâEmpereur quâil occupa la meilleure partie de fes terres. Les François toutesfois fen chalferent bien toffc, amp;nbsp;y remirent ,1e Dgc Borna qui mounit peu de temps apres, laifîant pour fuccef-fèur vn fien nepueu nommé Landalque. Les Bulgares eftoient mutinez, di-fà ns quâon entreprenoit fur leurs Seigneuries . Parquoy ilz enuoye'rent du commencement leurs Ambaffadeurs vers fEmpereur, pour fen plaindre: let Bulgares nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;vfètent dc menaffcs contre, lefquelles on fit diligemment marcher
la paix. â vne groffe armee, qui fut caufe que Lindeuite laiffa toute fa .colere, amp;nbsp;auffi que les Bulgares demandèrent la paix . Dâautres racomptent cefle guerre ' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;dâvne
LOYS LE DEBONN AL i. ROY 14. LIVRE 11Ià 2.45 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â¢
dâvne autre facjon, difent que feftant Lindeuite rebellé contre lâEmpereur, 1? 2: o
on enuoya vers luy vne armee, qui fut par luy battue, amp;nbsp;contrainte de fen re-
tourner fans rien fairc.Dequoy Lindcuite deurntii fier,quâil enuoy a fes AmbaL
fadeurs vers lâEmpereur pour capituler auec luy, propofant quelques conditios
de paix bien hautes, lefquelles fi ledit Empereur luy accordoit il permettoit de
faire tout ce quâil luy feroit commandé. Les conditions luy eftant reffuzces par
lâEmpereur, il fe refolut de perfifter enfa perfidie, amp;nbsp;enuoy at fes Arnbafladcurs
par toutes les Prouinces fes voifines, Sc fubieéles à lâEmpereur, les lolicitoit de
fereuolter contre la maiefté Impcrialle, Sc de lâaider. LâEmpereur enuoyn vers
luy vne armee foubz la charge de Cadolach qui mourut deuant que pouuoir warf ca~
attacquer Lindeuite. Adonc l Empereur y enuoy a Balderic,lequel eftant entre
dedans la region des Carantins, rencontra L indeuite auec fon armee. Il le char-
gea, tua vn grand nombre des fiens, Sc le mit en routte. Borna Duc de Dalma- Linieuite tie rencontrant ledit Lindeuite, le chargea. Niais eftant au commencement de la char^^e abandonné des fiens, il fut contrainét defe fauuer alafuitte.En ce co- nbsp;nbsp;nbsp;»
hit mourut Dratramos beau^ere de Lindeuite, qui au commencement de la rebellion de fon gendre lâauoit abandonné, f eftoit mis du party de Borna.
Les Gudufeans eftans retournez en leurs maifons, furent par Borna affailliz ôc vaincuz. Mais Lindeuite fe voulant vanger de Borna, entra dedans fes terres,Sc mille feu par tout. Borna fe fentant inegal en forces à Lindeuite, fit ferrer tous biens amp;nbsp;munitions dedans des places fortes pour öfter à fon ennemy le moy en defenrichir amp;nbsp;debrufter, Sc auecfes forces pourfuiuant Lindeuite,luy donoit tantdetrauerfes dextraittes quâil le contraignit de forth delaDalmatie, tua plufieurs de fes ^ens iufques au nombre de trois mille,ôc emporta vn grandbu-tinfurluy. Cela aduint au mois de Décembre ,1 an de Salut huiéb cens dix ôc neuf.
Au mois de lanuier enfuiuant, lâEmpereur voy ant combien dâaffaires luy db noitee petit Compaignon, fut Confeillé en vn Parlement folenncl quâil tint, dâenuoyer enmefime temps trois armées entrois diuerfes parties des terres de Lindeuite, pour deftruire fon pay s, amp;nbsp;reprimer fonaudace.Ce qui fut fait au ÆÂ«.⢠mois deMars enfuyuant. Mais Lindeuite entendant cecy, ôc voyant ces trois ar ® mees venir fur luy, fe retira auecques fes gens Sc fes meubles dedans vne forte place affrfe fur vnhaut rocher,fans quâil daignaft ny aller ny enuoy er aucun des fiens verslâEmpereur pour auoh la paix, Slt;. fans faire aucun femblat de vouloir fane gu erre. Quo y voy ant les gens dclLmpcreur,coururent amp;nbsp;gafterent toute fa terre par feu Sc par glaiue, 8lt; apresLindeuite fecrettement trouuafaçb dâef-chapper duditchafteau,Slt;fâenfuitvers vnPrince deDalmafre,quilereceutpar Criu»te \ç. moy en de lâEuefquc de Grade : mais illuy rendit manuals guerdon, car file tua, Se fe faifit de fa terre. Etapres enuoya Ambaffadeurs deuersles ges delâoft delâEmpereur amp;nbsp;promit qufiviendroitdeuersluy.
Les affaires delaPrance Sc delà Germanie fe portoient de cefte faqon, cepen, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â
dantquâvnTraitté de paix fut faiéb entrelâE.mpereur Abulam^oy dâEtpa-gne,lequel ne fut fi toff arrefté, quâil fut rompu .LâEmpereur affemblant vnP ar lement folennel,auquel il fit confirmer p ar ferment Separ Ebmages des P rinces
Seigneurs quiy efioientprefens,les partages des Royaumes que peu dâan- uJijlds pit nees deuantilauoitfaità fes enfans,Sc entendantlamort deEorna Duc deDal nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;f
mafie de Libnrme,cofirmaautditesDncliez,Ladifias neuen dnditBorna.Ce- tHmie.
X iii
14^ LOIS LE DEBONNAIRE i. ROY. x4 pendant la ville de Conftantinople iouiffoit de la paix, que lâEmpereur Leo M auoit donnée parladeffaittede Chrunnus Roy des Bulgares. Mais cefteP^^ print fin par la mort dudit Leon, qui fut tué par Michael, Comte de fon Palnis» aidé par aucuns feigneurs mal contens dudit Empereur, amp;nbsp;parleurs fecours î' pres le meurtre fait fut ledit Michaël efleu à la dignité Impcrialle.
LâEmpereur iouiffant dâvne bonne paix en fon Royaume, celcbroit auccUi^ gnificence Royalle , les nopces de Loys fon fils aifhé auec Himingarde filk^ Comte Hugon, quand les Comtes quâil auoit enuoyez contre Lindeuite*â^ lâayans iamais peu attirer au combat, luy amenèrent plufieurs grands Seign^^*^^ de fon païs, qui auoient aidé ledit Lindeuite à fe rebeller contre luy. Là femo®' ^Emperenr^ H^a la fîngulierc mifericorde amp;nbsp;clemence de rEmpcreur,de laquelle il auoit parauant donné Vn beau tefinoignage, en lâendroit de ceux qui auec fon Bernard auoient coniuré contre fà perfbnne, ôc fon Eftat: amp;nbsp;les ayant fait en là prefence,non feulemet il leur remit la vie,mais auffi les remit en leurs
⢠lefquels par les loix eftoient confifquez à fà Maiefté, comme font les biens ceux qui font attaints amp;nbsp;Cönuaincuz de crime, de felonnie amp;nbsp;rappellant hard du pays dâAquitaine , où il cftoit banny, le remit en fon Abbaye
Corbie. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,
Du cofté des Danois toutes chofes eftoient paifibles, amp;nbsp;Hariold auoit^*^^ receu en partage du Royaume parles enfans de Geoffroy. Mais du cofté des A' brodites fefmeuret les troubles.Car pource queCeadrage Prince dâiceux efto^ aceufé vers lâEmpereur de quelque perfidie, amp;nbsp;dâauoir contrade fècretteintd' iigence amp;nbsp;amitié auecles enfans de Geoffroy,Sclaomirfbn compétiteur mis en ladite Principauté, de laquelle toutesfois il ne iouit gueres: car apres ftre fait baptifer il deceda.
Mert de ri-
Vinigife,Duc de Spoletc eftant fort vieil fe rendit Moyne,amp; par apres vie a trefpas, en fon Duché fut mis par lâEmpereur le Comte de Bicffe, Suppo.
Or les affaires de lâItalie commençoient de fe brouiller (comme nous auons
tethaire i fourni en
ditcy deffus ) dés queiothaire alla a Rome re'ccuoir la couronne dâicelle par les mains du Pape. Nous auonsaulfi dit, comme Lothairc apres fon couronnement retourna en France vers fon pere, luy remonftrer lâEftat brouillé de ladite Italie, amp;nbsp;luy requérir des forces pour y mener. Adonc lâEmpereur, durant que toutes les chofes cy deffus dcclairees, depuis le retour de Lothaire en Fran-ce iufques à prefent fe pafferent, enuiron lâan huiéf cens vingt amp;nbsp;deux renuoya 11. fon fils Lothaire en Italie, auec vne groffe armee, accompagné dâAdelhard Co
talie auee ar nee.
te de fon Palais,de Maringe Comte de Breffcjde Gerunge,fon grad maiftre dho ftel, amp;nbsp;de Vvalake moyne frere dâAdelhard Abbé de Corbie, perfbnnages figes amp;nbsp;bien aduifez, pour aftifter amp;nbsp;gouuerner la ieuneffe amp;nbsp;authorité de ce ieu-ne Prince, de leur bon amp;nbsp;fage confeil. LâEmpereur commanda à fon fils, dene faire amp;nbsp;nâattenter aucune chofe fins leur aduis, amp;nbsp;de refrener lâaudace de ceux i
voLiIoient en Italie amp;nbsp;à Rome remuer mefnage. Eftant Lothaire en chemin | Theederecr il fut aducrti que Théodore, premier Secretaire de lâEglifè Romaine, amp;nbsp;Leon ' , 4 R»- Nomenclateur fon gendre auoient efté menez dedans la prifon de Latran.Quc là on leur auoit premièrement creué les yeux, puis quâon leur auoit coupé la te-fte. Or fçauoit on bien,quâils auoient enduré ces deux extremes fupplices,pour la parfaite affedio amp;nbsp;fidelité quâils portoient à lâEmpereur,amp; à fon fils Lothairc Etfu-
LOYS LE DEBONN Ai. 1. ROY 14. LIVRE nil. ^47 ⢠nbsp;nbsp;11* w
Et furent 1âvn amp;nbsp;Iâautre aduertis, amp;nbsp;chacun par la ville de Rome le difoit publiquement, que le Pape Pafchalauoit fait commettre ce meurtre i OU à ce qui eft plusvray femblable^ quâil auoitbienfceu lâintention de ceuxqüile vouloient faire,deuant quâils Iâexccutaffenf.mafs quâil auoit diffimulé cela Se fait (emblant de henfçauoir rien .Toutesfois les Empereurs pere ôc fils ne voulurent legere ment croire lâaceufationiettee par le bruit commun contre le P apc, ains voulurent enuoy er à Rome , Adalang Abbé de Sainét Vvaft dâArras, amp;nbsp;Hunhes Cote de Cures, pour f enquérir du faiét, amp;nbsp;comment il f eftoit pafté. Dâautre cofte le Pape enuoy a vers les Empereurs deux Ambaftadeurs, lâvn Euefque de Selua Candida, ou de N ouauilla, amp;nbsp;lâautre Benoift Arcbidiacre.du fiege Apoftolic, quiauoientchargebienample du pape, dele purger enuers les Empereurs de lâaceufation contreluy intentée. Dés queles Ambaftadeurs des Empereurs furent arriuez aRome,le Pape aftemblant vn Concile,auquel il appella trente E-uefqucs tous de fa fa^on,par vn fermét folennel,amp;: par vne proteftatib bien gra- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,
de, purgea fon innocence, declairales morts auoir efte iuftement deffaits,com-me criminels de leze maiefte, 6c abfolut les meurtriers 6c coniurateurs, qui e-ftoient tous de fa famille, 6c les print en fa garde 6c proteéfion . Les Empereurs aduertis de cecy, prindrentle tout enbonne part,mcfmementl Empereur Loys qui eftoit fibon, fi doux, 6c vray ement fi Débonnaire, qu il ferma les yeux 6c lesoreilles,pour nevoir ny ouir rien de ce qui eftoit mis en auant cbtrelePape, Ãcportoitvnetellereuerence6caffeétionaufiegePapal,quâilluy fembloit,quc Debonn^i^ ledit fiege ny les P apes ne peuftent iamais faillir : tellement que durant les vingt ftptouvingt cinqans quâilfutEmpereur,6cquily eutaRomequatrePapes,
L nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;tousquatreluy ont fait des inà ignitez,6c toutesfois il les atqus quatre fecoutus
B nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;lors quâils ont eu befoingde fonfecours. Quelques vns difeiit, quecefutlors
B nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;quâil ccdaauP apat la prerogatiue donnée par le Pape Adrian a fon pere Charles
I le Grand, 6c aux Rois de Erancefes fuccefteurs-.maiscefutdéslecommence-1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ment du papat de pafchal ,lequel peu apres cefte abfolution par luy donnée Ã
l nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fon crime,mourut au commencement delahuiétieme annee de fon pontificat*
\ Lors les Romains ne fc pouuans au commencemêt accorder fur 1 election dâvn
nouueaupape, en efteurent deux ; 6c enfinfefafehans d vnd^ouble 6cbrouille â commandement de deux hommes ,1e Clergé ,laNoble{fe, ôcle peuple faffem-1 blans folcnnellement, efteurent pape Eugene fécond du nom. L Empereur ad- Eugene Ã-\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;uerty de cefte nouuelle election , manda à fon fils quâil euft af acheminer à Ro- «»a,
l nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;me, pour là mettre ordre aux affaires quâil cognoiftroiteftrc neceffaires.Lothaif'^^^^*^^^^^
\ reyalla,là où. il fut fort honorablement 6c fauorableuaentreceu parle nouueau tlficat.
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;pape Eugene-, reforma à fon plaifir 6c v olonté lâEftat, 6c le gouuernement delÃ
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ville, 6c de fonRoyaume dâItalie -. ordonna nouueaux Magiftrats, Officiers, 6c
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;luges pour faire^coit au peuple, amp;c fit ceffer toutes partialitez . Par là on peut
y nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;voir queRome nâeftoit pointencorefubietteauxpapes ,ains aux Empereurs,
1 6c queles papes ny eftoient que luges fouucrains de toutes les Eglifes, 6c non â Princes temporels. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;*
gt; Durantlevoyage queEothalre faifolt enltalie,lâEmpereur célébra dâautres
B nouuellesnopces de fonfilsEepin aucclafille deTubert Comte deMaftricb, 1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;puis lâenuoy a en Aquitaine,pour la garder, 6c deffendre contrela guerre qule-
â ftoitmenaffee parles menees dâAz.o, duquel nous auons cy deffus parlé, qui fâe-
â ftoitretiré enEfpagne,là ou 11 efmouuoltles Sarrafins avenir en Aquitaine.
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;x 111)
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LOYS LE DEBONNAIRE i. ROY 14-
LâEmpereur elloit a Rouen Pan huiôl cens vingt quatre, quand les Ambalû' deurs de Michaël nouueau Empereur de Grece, vindret vers luy auec plufieurs grands dons. Entre lefquels efloicnt les Liures que fit Sam61 Denis de la Hieraf ^Mi^hdell nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Anges eferits de ûi main , amp;nbsp;plufi.eurs autres, lefquels ledit Empereur
l'Empereur, donna a lâEglife S. Denys en France. Aulfi luy furent nouuellcment apportées des Cloches,quâon nâauoit encores veues de deçà .La principalle charge deféits Ambalfadeurs elloit, de fçauoir de PEmpereur Loys fon opinion touchant les Images des Saints, aflauoir fi on les deuoit garder ou reietter. Loys ne voulant iuger dâvn fait de Religion, les renuoya vers le Pape,comme le recognoiflà ntiu Eepapetit^e fouuetain de lâEglife ,amp;des chofes a elle appartenantes , pres duquel elloit joituerainde D nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, à nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;T\ rr-i r a nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1c ni'
lâE^lip. pour lors Ion fils Lothairc. La aulli vindrent les Ambafladeurs de toutes lesn** tions Orientales, comme des Eiclauons, Abrodites,Sorabes,VvItzes,Bohenits Moraues,Auares, Pannoniens,pour demander vn ordre reglement fur gouuernemens de leurs peuples, ôc Prouinces, Lequel leur fut donné en vnP^ lement general quâa celle fin pEmpereur fit tenir. Quelque temps apres,il aficiU bla vn autre Parlement auquel pour mettre ordre à philieurs afiaires,il fit tous les Principaux Seigneurs, non feulement de France, mais aulfi de la Fraflt^ Orientale, de la Saxe, de la Bauiere, dâAllemagne, de Bourgongne, amp;nbsp;des adiacents au Rhin, la où entre plufieurs Ambalfades qui y vindrent, tant decc' les qui elloient mandecs,que dâautres,pEmpereur receut deux Princes des Vv t zes,Pvn nommé Milegall, amp;nbsp;lâautre Celeadrage fils de Liube Roy defditsVdt-zes,quiayans enfemble debat fur la polTelfiondu Royaume, voulurent 4^? pEmpereur en full le iuge. Apres la mort du pere, les Vvltzes auoient reccu né Milegall pour leur Roy : mais dâautant quâil le gouuernoit trop inlobn'â^^'^ en fa Royauté, le peuple ne pouuant le fupporter, le débouta dâicelle, amp;nbsp;en fon lieu fon ieune frere: nbsp;nbsp;furce felloit efmeu debat entre eux deux. LâEttiP^
Ju^tment de lâEmigt;erew
reurayat ouy leurs raifons,amp; entendu parles Ambafladeurs du peuple fies Vvi zes, que leur volonté panchoit plus du coflé du puifhé, corne du plus iufte, de laiiné, amp;nbsp;que ledit peuple defiroit que fon eleôlion tint, ordonna que letn^ V puifné feroit maintenu en fa poflelïion, Jugeant quâvn Prince lullc doit efttept^ « i feré a vn qui ne lâefl pas, amp;nbsp;que plus doit feruir lâintégrité dâvn homme au coin- * mandement dâvn Eflat,quela prerogatiue de Paage quand elle efl viol^^Pâ^â'' Piniufticc. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'
Les Abrodites enuoyerêt leurs députez vers pEmpereur, luy remontrer que Ceadrage leur Prince,ne gardoit pas enuers fà maiefté,Ia foy quâil luy auoitpr® mife, amp;nbsp;ledupplierentdypouruoir, craignans quelaperfidiedeJeurPnncefl^ leur portail quelque dommage. Comme pEm^ereur eull mandé à Ceadr^ig^ quâil eull à venir vers luy pour fe purger des cas a luy mis fus, il fut aduerty qu« lindeuite, apres auoir abandonne les Sorabes, fellant là uué en Dalmatie lindevville oncle de Borna,auoit parles embufehes dudit LindevviUe eftetu^' Ceadrdge dj Ccadrage comparut nbsp;nbsp;nbsp;bien quâil lull coulpable de ce quâon luy
de^criwTA fi efi nbsp;nbsp;4^^â^ feeut fi bien fen purger enuers pEmpereur par belles amp;nbsp;flatteren^
patollcs, que le bon homme fe lailfant piper a icelles, non feulement le decl^ innocent de tout ce dont on Paccufoit,mais aufli le reuoya aucc plufieurs gr^u amp;nbsp;honorables dons amp;nbsp;prefens. Cela donna vn merueilleux elbahilfenienta^ Seigneurs de France, voyant que ce bon homme nâapprehendoit rien, quclô belles parolies le pipoient, amp;nbsp;que tienne feruoit de Padueftir de ce quâonbr^
LOYS LEDEBÃNAl. i.ROY 14. LIVRE llll. X49 ; nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.
foit contre luy, dâautant quâil fecontentoit dâvue purgation colorcedc belles
â cxcufes. Cc que les bien aduifez n appelloient pas clemence, ains vne fimplici-
â té molle, mal conuenante aux Princes, qui ne doiuent pas touliours vier de la « clcmence. carbienquelleloitvertu bien propre à eux, fielt ce que la milice
â » lâell encore dâauantage, dâautant queâla iullice ne peut iamais faillir comme
â faitla clemence qui tombe en fadelfe, qui donne la licence au mal faire. Cela aduint Vanbuift cens vingt trois,auquel aduindrent plulieurs grands prodiges, comme trcmblemens de terre, feux du Cicl,cfclairs en temps beau lerain,di-uersSc efpouuétables images empraints aux nues,ecly pies de Lune,grelles mef-lees de pierres, amp;nbsp;autres qui précédèrent vne pelle generalle,qui lâAutomne en-fuiuantvintenPrance,laquelle fit mourir la moitié du monde. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;tuob' ô«»
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;LâEmpereur ellant a Compiegne, a luyvindrent les AmbalTadeurs du Roy
des Bulgares demander fon amitié. 11 fut ellonne de celle Ambalfade,pour n a Æ uoir iamais ouy dire, que de ce pays la il en full iamais venu en P rance. Adonc
( ilenuoyavers ledit Bulgare fes AmbalTadeurs auec grands Sc riebes prclens,
1 pour lâaffeurer de Ton arnltié, laquelle ledit Bulgare auoit inllamment demandée parles fiens.Et dâautant que les Bretons f elloient rebellez il alla contre eux
â enBretaigne, nbsp;les vainquit de telle façon, quâil les contrmgnit de luy donner
leurs ollages,ôc de receuoir telles conditions de paix qu illuypleullleurimpo-.^f^.^ fer.Ellan?à ecevoyagederetourà Rouen,lavindrentlesdeputezdes Abrodi nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â¢
tes, qui le plaignirent de ce que les Bulgares les inquietoient, ôc vfurpoient fur
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;les finages de leurs terres. Loys enuoya dâautres AmbalTadeurs vers leur Roy»
» nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;leprier de vouloir Tabllenir de cela, fil vouloir que l amitié entr eux promife
dâvne part amp;nbsp;dâautre fuit de longue Sellable duree .Niais le Barbare Bulgare
' failanrpeu décompté del AmbalTade del Empereur, ne lailTa pas d entrer de-£eB»l^4re
; dansle pays des Abrodites auecvne forte armee. Ce qui cotraignitlâEmpereur 'f dâenleuer vne autre de Ton colle. Se 1 enuoya au lecouis des AErodites .Niais
, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Ton ollentation Se monllre fit départir le Bulgare de Ton entr eprife, Selors fut fâ«
t nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;faitelapaix entreleTdites deux armees, Se ebafeune dâelles f en retourna dâou el
â le elloit partie. Lors ledit Bulgare enuoya prier 1 Empereur de vouloir en-uoy er des arbitres, pour borner les confins des finages de Tes terres, Se de celles des xbrodites, qui elloient à ce difoit il l la cauTe de leur guerre. E Empereur y enuoyaBertric Comte de Ton V alais, Scies Comtes Gerold, Se Baldric . Niais nonobllant cela,le Bulgare mit en mer vne grolTe armee, pour donner dedans
L nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;laDalmatie^laPjinnonie, qui furent Tl mal Tecourues par leTditsComtes,que 'â
L nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;lâEmpereur les priua Se defauétora deleursEllats. Or n euft. fitolllEmpereur
tournéledozalaâBretagne, quvnSeigneur dâicelle nommeVvibomarcli, â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;meutlesâBretons a Te reuolter.11 fut mandé avnParlement Tolennel que lâEm
pereur tenoit, auquel il comparut, Se Te purgea de telle fa^jOn, qu il fut declare abfous, Se renuoy é auec grands prefens. Mais ellant r etourne en Bretagne,il r e-
i nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;totirna pareillement à fon premier naturel,alla courir Segaderle piisdefesvoi
L nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fins,Se efrnouuantles âBretons a vne nouuelle reuolte,faiToit vne infinité de me-
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nees Se pratiques contrei Empereur. Et comme il vToit de ces façons de faire,il sa mort
fut tué en fa maifon par vnTienfamilier,Se ainfi print en mefme temps finenltry favie Seta perfidie.
EEmpereur ellant à Maience,ElarioldRoy des D anois y vint auec fa femme fesentans beplufieursE)anois,pourfefaireEaptifer .Mais durant que les clao-'
i.'5o
lès fufdites le pafferent en diuers lieux , amp;nbsp;que Lothaire eftoit de retour de Ro' me,amp; pres de lâEmpereur fon pere,plus dâaffaires leur vindrent fur les I nâauoient encores eu auparauant. Ce qui aduint lâan huiôl cens vingt fix. Az'â (duquel nous auons parlé cydeffus) gouuerneurde Gafeongne, amena en ⢠enne le fecours des Sarrazins quâil eftoit allé chercher en Elpagne, Ãeryâfut tue | Abdecaman leur Roy. Il print par furprinfe la ville de Bordeaux, amp;nbsp;plufeiâ^ 1 autres quâil ruina en plufieurs endroits, fins pardonner a chofe quelconque : d . façon que plufieurs gouuerneurs de places ne pouuansfè deffendrecontrehf furent contraints de les abandonner, les luy quitter. LâEmpereurvoulant^ââ ceftâaffaire, comme en tous autres procéder premièrement par doux neftes moyens, enuoya vers Azo pAbbé Eleazar ou Elifachar, homme deboæ ne vie pour tafeher de le difpofer a vne bonne paix. Apres lâAbbé, lâEmpct^^'' enuoya des forces foubs la charge des Comtes Adelbrand amp;: Donat qui repüâ^' drent amp;nbsp;la ville de Bordeaux, amp;nbsp;quelques autres places amp;nbsp;chafteaux voifin^ uec grande perte de gens,dâvne part amp;nbsp;dâautre.Et corne les Sarrazins croiRuit'^!' dedans le pays dâAquitaine en grand nombre dâhommes, amp;nbsp;en authorité, pui*' amp;: frayeur, plufieurs villes furent contraintes de fe rendre à eux. azo pr^' ticquoit fort Bernard Comte de Barfelonne,pour le faire entrer en ieu auec h/' mais EleaZar apresaUoirveu nepouuoir rienproffiter enuers Azo, fittant^æ uers ledit Comte Bernard que luy,lesGots,amp;: les Efpagnols fes fubiets nef rent aucunement du party dâAzo. Cependant le Roy Abderan auoit enuoya Aquitaine à Azo vnegroffe armee de mer, foubs la charge amp;nbsp;conduitte^â^' burman fon coufin. Ce que voyant lâEmpereur Loys, alftmbla la plusgw^^,^ armee quâil fit iamais, amp;nbsp;la donnant en charge à Ion fils Pepin, lâéuoya en Aq^'' pef ïnvA CO taine pour refifter aux forces dâAzo, amp;nbsp;des Sarrazins. Le ieune Prince rw/« sdrra nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;enuie de faire quelque chofe de bon:mais les Capitaines quâil auoit*'^
v|.
brasquil^ v
pres de luy, par lâaduis defquels fon pere luy auoit commandé defegouaerneb procédèrent en cefte guerre auec fi grande negligence amp;nbsp;iongueur,ou auectcâ' le crainte, bien quâils fuffent plus forts que les ennemis, que Aburman, Azo^ les Sarrazins firent tout ce quâils voulurent,entrèrent en Efpaigne,prinârentf5 villes de Barfellonne amp;nbsp;de Gironne, bruflerent le plat pais, amp;nbsp;furent aux portes de Sarragoffe deuant quâils euffent encore veu ny Pepin ny fon armee,ny fs mes. Dâautant que marchant par le confeil de fes Capitaines,il marchoit fort h Dlli^ece re- tement, cependant que les autres vfbient de diligence. LâEmpereur fe relTenW' qwfeengHcr de cefte faulte,priua lefditsCapitaines de leurs charges,honneurs,Eftats amp;nbsp;bif*â faits, leur donnant la digne recompenfe de leur negligence, amp;nbsp;mauuais deuoi'^' Dont ils furent fi defpitez quâils delibererent de fen venger : amp;nbsp;deflors nafqi^â' la confpiration qui par apres fut faiéfe contre ledit Empereur, comme il fera
cy defloubs.
En ceft eftat eftoientles affaires du coflé dePEipaigneyau temps quelePâ'iP^ , . Eug-ene de«eda a Rome, au lieu duquel fut elleu Valetin premier du nom, q^'* mierfnccef. moutut le trente,OU quarantième lout de Ion Pontihcat. Gregoire quatneiu^^ feuri'Eu^e- du nom citoyen Romain, ôc Cardinal fut elleu Pape : lequel entendant lâheU' reux fucces des affaires des Sarrazins en Efpaigne, amp;nbsp;en Sicile, la ou défia ils auoient couru apres la conquefte delà plus grande partie des Eipagnes,cH' uoya vers les Empereurs Loys amp;nbsp;Lothairc pere Ãc fils, les Ambafià deurs, QüJ' rin premier Secretaire, amp;nbsp;Theophilaóle Nomenclateur, les prier de donnerle-COlIfS
LOYS LL DEBONN AL 1.ROY 14- LIVRE UIL 15^ cours aux CKreftiens contre les incur fions ôc fureurs des Barbares. Ces Ãmbaf-fadeurs trouuercntles Empereurs en la ville dâingelbeim y la ou ils tenoient vn Parlement folennel,auquel fut par les Empereurs refolu d enuoy er vers l Empe reur de Grece, Alterger Euefque de Chartres, nbsp;Anfred Abbe deNonantma,
pour le prier de vouloir fe liguer auec le P ape amp;nbsp;les autres Cbreftiens, pour mire tous enfemble la guerre contre les Sarrazins .Et l Empereur pour rendre a eu ïcz ôc couuerts les Efpagnols fubiets à lâEmpire Romain, de toutes les cour es des Sarrazins, fen alla en la ville deTboUjlaouilaifembladela Prance tout^ les forces ou il peut, ôç les diuifant en deux il en donna vne partie a Lotbaire, amp;nbsp;Vautre à Pepin fes enfans leur commandant d entrer par deux diuer s en roits dedaslYfpagne.Mais f eftans tous deux rencotrez à Lyon, amp;nbsp;aduertis par que -Ques efpions qu ils auoient enuoy ez deuant en ï-fpaigne que les Sarrazins ne re-muoient rien, lâvn 5c ïautre P rince abandonnant leurs armees,Pepin en a en Aquitaine, 5: Lotbaire alla trouuer fon pere à Aix la Cbappelle.Mais beaucoup mieux que ces ieunes princes ne brent auec leurs grandes forces, t o ni ace Comte de Corfe ou Corfegue, lequel auec fon frere, nbsp;quelques Seignturs de
' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Tbufcanevenuz à fon ay de auec vne petite armee de mer deffitles Sarrazins en S4rrafi»si4r
quatre ou cinq batailles quâil leur donna.
Sur CCS affmres aduint la coniuration faite contre la perfonne de l Empereur ' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;par fes enfans,de laquelle on eferit plufieurs caufes, toutes neantmoins tendan-
tes à vnemcfme bn.Les vns difent que Lotbaire fils aifné,ialoux de ce que Char
' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;les fon frere puifné efioit plus fauorifé de fon pere queluy, coniura contre ton U coiuratita
â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;dit pere, Scie mit prifonnier. Les autres'difent que les enfans irritez deeequen
â fécondés nopces il auoit prins vne femme nommee luditb, femme audacieule, â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;illes enuoy a loing de foy, affauoir Lotbaire en Italie, pepin en Aquitaine, amp;
â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Loys en Bauiere, 5c qu eux offenfez de cela^ coniurerent contre luy ,le prindret,
â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ôc le mirent en prifon. Dâautres difent quâils le firent a la fuggefiion de leur dite
' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;marafire.Dâautres en racomptentlâbiftoire de celte façon-.Qu.il fut tenu vnCo
' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;eile a Compiegne par les delor donnez prélats de P rance, lefquels indignez de
â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ce quâau Concile precedent,lâEmpereur auoit corrigé leurs pompes 5gt;c diffolu-
* nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fions, confpirerent contreluy , Si firent armer les enfans contreleur pere, Szle
' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;mettre prifonnicr enla ville de Soilfons, Sz que le P ape Gregoire fauorifoit les
' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;enfans en ce malefice.Dâau antage,qu audit Concile les Luefques ôcPrelats con
' iurczcondamnerentleurfouuerainPrince Sz Seigneur depoferlesarmes,5)cla L ceintuYemilitaire,de fe defpouiller delà dignité lmperialle,5c au lieu des orne-mens Impériaux, prendre le froc deMoy ne. Dâautres difent,queles Capitaines qui auoient efié defau£t.orez,pour auoit finoncballementpourfuyuiles Satra-
â zâms enEfpagne 5c en Aquitaine auec pépin, indignez delabbte que lâEmpereur leur auoit faiéte, folliciterentles enfans à coniurer contrele pere, leur mettant les co»ji*r«v â nbsp;nbsp;nbsp;enauant,que fanoncbalancelaiffoit perdre 5c ruiner le Royaume 5c lâEmpire,
5c que pour felaiffer trop gouuerner à quelques mignbs, il ne faifoit Åmpte de i fefdits enfans, 5c qtiils deuoienty remedier, pour nelaiffer perdreleurs Eftats, I nbsp;nbsp;nbsp;Royaumes 5c Seigneuries. Dâautres difent,quelefdits Seigneurs fâallièrent feu-
i nbsp;nbsp;nbsp;lement de pépin, diCans quelâvn de fes frétés fouilloitpat vn deteStable incelte
I leli^t de fon pere, en abufant deVlmpetattixluditb, 5c montrèrent audit pe-1 nbsp;nbsp;nbsp;pinquefonperelecognoiffoitbien,mais qu ilnentenoit compte . Q^pat la
A nbsp;nbsp;nbsp;onpouuoit bien conie(tuter que dédit. Empereur rà auoit aucunemétfonbon-
251
24*
neur en recommandation,amp; que ce feroit vn acte dâvn bon fils de remettrefo*' pere en fon bon lens, amp;nbsp;en la cognoiflance de fes affaires. amp;nbsp;de fon honneur,^ cependant femparer de fes Eftats amp;nbsp;Seigneuries, qui falloient perdre ( difoic*^' bfM/w tfl nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;dudit Empereur. Dâautres difent, amp;nbsp;eft lâopinion la plus receii^gt;
monâfurla- que plufieurs grands Seigneurs amp;nbsp;vaillas, amis reftez des amis de Bernard reucbe. dâItalie, nepueu de lâEmpereur, duquel nous auons parlé cy deffus, fereuolts^' contre luy à la fufcitation de Vvaliafon gouuerneur.Que de quatre fils dehiâ pcreur Pepin amp;nbsp;Lothaire commancerent à feftranger de luy: Pepin,à caufef^ aucuns de fes plus familiersôc domeftiques auoiêt efté accufez de quelquescrt' mes, amp;nbsp;aufti de ce que fon pere lâauoit reprins aigrement, luy reprochant grolfes parolles,que par fà parefte les Sarrazins delcenduz en Ion Royaumed^ quitaine,à la perfuafion dâAzo,nâen auoicnt efté chaffez quâils nâeuftent pref^^â^ bruflé tout le pays.Lothaire eftoit lèmblablemêt fafthé, dequoy on dirniniio'^ fon Royaume, car Ion pere definembra lors le Duché de Friol dependant')^ bréparl'Em lâItalic, des Prouinces de Stirie amp;nbsp;de Carinthie, amp;nbsp;le fit par defpit dâvn nonü--'
Baldric* qui en eftoit Duc, pource quay ant le gouuernement de la fronticff Hongrie, il nâauoit empefchéles Bulgares, rompans la trefue, dây entrer, bon courfes. Ce qui irritoit Lothaire, eftoit quâil cognoiflbit bien que le Frioh' * 'ituard iTita vn des boulleuats de lâItalie. Au contraire les Allemans en aimoient dâauatiff^^ lâEmpereur, a railon que tout ce quâon oftoit à lâItalie amp;nbsp;aux Italiens leurcftoJt baillé. Le troificime de firs enfans, nommé Loys Roy de Bauiere, contrariait^ fes deux freres, cognoiftant quâils vouloient mal à leur pere. Le quatriefo^j pellé Charles, eftoit encore fort ieune, de forte quâil ne pouuoit beaucoup ayderny nuire.
La lecrette confpiration dâaucuns Gentilhommes François croiftbit de io^ en iour par entre eux,tellement quâils le tranlporterçnt en Aquitaine vers Pepi® tafchans, foubs couleur de quelque raifon, chaffer lâEmpereur du Royaunteti^ France.Ils nâoferent pas dâarriueeaccufer le pere deuant le fils, aihçois prindretâ^ leur premiere occ^fion fur Bernard Comte de Languedoc, fà ifans entendra à Pepin, quâil gouuernoit entièrement lâEmpereur, rimperatrix,de tcllcÃi-çon quâil en faifoit tout ce quâil vouloir. Ce quâintenterent ceux qui cftoient fafchez de ce que les fÅurs de Bernard Roy dâItalie, auoient efté reprinfo dt trop aimer, effayans, en defpit de lâEmpereur, en mettre autant à fus à lâImperâ' trix marraftre des enfà ns de lâEmpereur,amp; faddreffans Içfdits cofpirateùrs aPt' pin,luy remonftrerent quâil ne deuoit endurer que fon pere laiflà ft le gouuernt' ^âirateûrs.quot;â^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;dc fon Royaume, amp;nbsp;de fön Empire à ce Bernard ny permettre que ledij
Bernard abufaft ainfi dc lâImperatrix.lls feeurent h bien efinouuoir Pepin, ne penfoit point faire mal de fe reuolter contre fon pere. 11 defiroit faire guerre feulement à Bernard, duquel il print le fils à Orleans ,amp; luy fit creuer les enfuiuant le vice qui auoit engendré à fon pere toute la haine quâon luy portoit' Bernard fenfuit en fon gouuernement de Languedoc,amp; de là en Efpagne. LâiD* peratrix deflogea de la Cour,amp; fe retira en vne Abbaye de Nonnains. Vn CoH' eile fut lors afîemblé de plufieurs Euefques,aufquel lâEmpereur demandapardo de ce quâil auoit mesfait,au moyen dequoy il fembloit quâil confeflà ft auoitlau Jy .Ce qui feruoit grandement à fes ennemis,amp; fit prefque trouuerleur caufeb^ ne. Lothaire auoit ia fait paffer fon armee en France contre lâEmpereur, cfper^^ que toute lâItalie le fuiuroit en celle guerre,mais il eftoit bien loing de fon con-tc:caf
LOYS LE DEBONNAL i.ROY 14. LIVRE 1111. 155 te'.car les grans Seigneurs Italics ne Ic voulurent iamais fauorifer cotre fon pere. Gregoire Archeuefque de Rauene,alloit de code 8c dâautre pour moy ener vne paixjôc fit tant qu ils (âaccordèrent,fous coditions qui furent eftimees fur le lieu faintes 8c équitables . Neantmoins tout incontinët que ceft Arcbeuefque f en fut retourné en Italie,les freres affcmblerentvn Concile à Lyon ou lâEmpereur leur pere fut depofé de lâEmpirc.CeDecret fut incotinct déclaré nul par le Pape Gregoire, 8c lâaudace de lâArcbeuelque punie par la priuation de fa dignité. Ces le de lyen, miferes aduindret vingt ans apresla mort de Charles leGrand,lâan de Salut 819.
Cependant foubs lâombre du Concile de Lyon,rEmpereur priué de toute au thorite, fut contraint de prendre lâhabit de moy ne en lâAbbay e Sainél Medard deSoiffons,là oùonle fit eftroittement garder.Dontles grands Seigneurs Era-çois, qui nâeftoient de la confpirationf indignèrent merueilleufement, deman- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;)
dans à toutes forces, que lâEmpereur leur fuft rendu,tant quâils alfemblerentv-ne armee, 8c marchèrent contre Pepin ôc Lothaire, puis ils enuoyerentenAm-baffadeversLothaire,DragonEuefque de Mets qui eftoitbaftardde Charles leGrand,pourle prier devouloir depofer (a felonnie contre fon pere, ôcle remettre. Mais Dragon auec toutes fes remonftrances amp;c perfuafions ne peut oneques rien fairc. Parquoy ony renuoya le Comte Anfeaume de Chaalons, qui au no de tous les P rançois fupplia Lothaire de leur rendre leur Roy ,ôc Em- Lts Frlt;t»gt;{oK pereur. Aquoy Lothaire refpondit,quc fon pere auoit efté enfermé par lâautho-rité du Côcile,mais puis que les Princes Erançois le demandoient, qùon raffem 'quot;Pquot;'ââ'-blaft le Concile, Scqùily obeiroitdutout,carfans vn nouueau Concile il ne pouuoit mettre fon pere en liberté. Ceux.qui plaignoientla miferable fortune delâEmpereur,ôc quiblafmoientlamefchanceté de fes enfans,defiroient qu on affemblaftvnParlemcntfolennel pour le remettre. Ccpendatit lâEmpereur e-ftant réduit en vn monaftere ,lai(roit faire fes bons 8c fidelles feruiteurs, craignant toutesfois quâen cefte aifemblee qui fe deuoit faire, le nombre de fes ad- Æ uerfaires furpaffaft celuy deceuxquiluy portoient affeéfion. Adoneques en lâan de Salut huiét cens trente quatre ,lesNobles deErance, dâAllemagne, de
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Bourgongne 8c dâA.quitaine, par diuine admonition conuertis a penitence, co- 4«
1 enoiffansle cruel ôultrase qui auoit efté fait à lâEmpereur leur fouuerain Sei- eSffimem.
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Veut ,animetentlc peuple a remettre lâEmpereur, amp;nbsp;pareillement lâirriterent
contre ceuxquilâauoientfilâafchement amp;c proditoircmenttraitte.
Loys lâvn des fils delâEmpereur, qui eftoit en Allemagne, ôc tenoitleRoy-; nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;aume deBauiere, feftoit iatourné du cofté de fon pere. Les Seigneurs uaan-
derentà Lothaite, quâil leur rendit lâEmpereur, ôc quâils feroient tant que (on pereltiy pardonneroit toute lâoffenfe quâil auoit contre luy commue .Lothaiix voyant la grande puiffancc quif eftoit efmeue contreluy pour la deliurance de
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;lâEmpereur fon pere ,leur manda, qù il n y auoit nul qui fuft plus dolent de la
\ honte ôc miferede fonditperc,nây plus ioyeux de fa deliurance queluy î eufe tire \ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;qù on ne deuoit imputer à iuy feulleblaf me de ce qui auoit efte fait audit Em- f^â
\ pereur,cat cela auoit efté ordonne par lâordonnance dâvn general Concile. Ce-
y nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;pédat Lothaire pour euiter la fureur des Seigneurs Vra(^ois,ôc fentat quelque re
y nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;moïdsenfaconfcicnce, alla quérir fon pere aSoiîfons, ôclâamena aSainéVDe-
y nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nis enErance ,là oùillclaiffa, voy ant queles Eranc^ois eftoient plus irritez con
y treluy, de ce qùilauoit fait mettre fon pere prifonnier ,quappaife de ce quit y nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;lâauoit déliuïé. il partit fecrettement, ôc print le cEemin de Lombardie.
2-54
14-
Ceux qui eftoient auecques lâEmpereur,luy confeillerent de reprendre Sceptre nbsp;nbsp;la Couronne Imperiale, amp;nbsp;lailTaft lâhabit de religion. Adonc luy
remife fur la telle la Couronne Imperiale, amp;nbsp;luy fut ceint au collé le B au drier Cheualerie, comme au commencement auoit effcé : dont les François reccü' rent vn grand contentement. Les autres enfans de lâEmpereur vindrent ah/ , amp;nbsp;luy crièrent mercy, amp;nbsp;il leur pardonna. LâEmpereur remercia les Nobles^ , les Seigneurs de fon Royaume du bonfecours quâils luy auoient donné en lo® extreme necellité, monllrans en cela le bon amp;nbsp;loyal deuoir de fideles feruiteurs entiers leur Prince,amp;naturel Seigneur. LâImperatrix fut tirced^ » , Contient de Sainéle Ragonde de Poicliers, amp;nbsp;ramenee à lâEmpereur. Bernaf® , retourna à la Cour, où Ibudain il fc purgea par ferment de ce quâon luy and' iTïis lus, èc pat vn dcmcntir donne en general, dema au combat, celtiy ou ffs nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;jyoient intenté contre luy celle calomnie: mais aucun ne fetrouua,qnil^
**â*'^â' nbsp;nbsp;nbsp;voultill combattre, tant pour la crainte du danger, que pour fçauoir, quâen'^æ
res quâils demeuralTent vainqueurs,ils nâelfaceroiêt toutesfois le foupçon auoit de leur confpiration. Ce temps là elloit bien mifcrable de voiries filstciM^ leur pere prifonnier,amp;par colèquent tout droit diuin amp;nbsp;humain fubuerti,tout£5 puwtionÃouchoies expofees à la rage amp;furctir,amp;laFranceen cobullion. LâEmpereureftant tedesconfpi- hors de ptilon, y fit mettre tous les principaux auteurs de la confpiration faiél' contre luy, amp;nbsp;qui y auoient animé lès enfans : amp;nbsp;fiiilà nt faire leur proces,blei' que par les itiges ils furent trotitiez dignes de mort, comme criminels de leZ' Maiellé diuine humaine,il ne voulut neantmoins, que lâarrell de condamnJ' tion de mort full exécuté en la perfonne dâaucun dâeux : ains vlà nt de plus grâ®â de clemcnce quâil ne deuoit, fe contenta de mettre les laiz dedans des monaU^' res, amp;nbsp;de leur faire razer barbe amp;nbsp;cheiieux : amp;nbsp;quant aux Ecclefialliques, deJ^ faire enfermer dedans des moyneries. Voila le piteux Scmiferableeftatauçi'f* fetrouua cebonamp;deuot Empereur, lequel au plus fainél liege des Princesl^' cullers qui full en lâEurope ,trouua parmi fes grandeurs, ce grand malheur-pcuuent co^noillre les Princes que leurs lieges Royaux font des » ^«xf,eÃ,[e/t~de pellilence, fur ïelquels aucun ne monte qui puilfe receuoir repos à fes tra--Liaux ny leurté aux dangers qui le menalfent. Et les manuals fils de ce bon Ein- gt;nbsp;pereur ellimaiis la longue vie de leur pere leur ellre vne feruitude, ÃchailTans fes vertuz,comme ellans des barrières qui leurempefehoient la courfeelfte-nee de leurs vicesj vlèrent entiers luy de la plus vilaine cruauté, dont iamais on ait ouy parler, de laquelle eux amp;nbsp;leur race portèrent la penitence ôc le mal-heur. Car de là en auant elle ne celfa dâeflre alfaillie de tous malheurevxaccidens, qui luy furentenuoyezparle diuin iugement de Dieu,la fureur duquel ilzauoientirritée par leurs mefchancetez, delbbeiffan-ces, amp;nbsp;rebellions contre
leur pere.
FIN DV QUATRIEME LIVRE.
LE CINQ;.
Pres que VEmçereureut efté remis eu U premiere liberté ôe puiffance, qui luy auoieut cfté oftees par les nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'
coniurations de fes enfans . 11 penfa que pour leur o-fterpar apres moyen de les renouuellec, il les falloir enuoy er bienloing de luy. Adoncqil enuoyaLotlaai-reen Italie, Pépin en Aquitaine, amp;Loys en Bauiere. Quelqu es vnsdifent que Pepin voyant fon perehors de prifon, f en alla fans dire mot en Aquitaine, ôc ne gt;nbsp;____fie in dplinrnnce. Dont le pe-
VOUlUtaUUtt.1 clUkiVVLVt VVV ici nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;£
rc voulant quâil luy vint demander pardon, comme auoient faitles autres deux, il luy manda en Aquitaine qu il eut a venir vers luy. MaisPepin ne voulant venir, quelque mandement quâil eut de fon peie, luy donna vn foupçon quâil vouloir en Aquitaine remuer quelque cliofe,amp;i d autres difentque Pepinvmtmalgréluy d Orleanstrouuer fonpere,mais quetoutin-continent 11 fe defroba deluy nbsp;^âen retourna en Aquitaine. L Empereur voy at
in*
queceieunePrincefon Ris felaiffoir gouuerner a des hommes faaieux,qui mettoient en cefte ieune relie plufieurs folles opinions , Sc melmes con i étant que betardelioitlorsaupresdePcpin,amp;luy confeilloir de faire ce qu il lailotf.
il mena vne armee en Aquitaine contre fon Ris Pépin, Ãc contre nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;p«« contrat
quel il entendit plufieurs manuals bruits, oftaauditBerard toutes les c aarges jiL. ôcbonneuïs, St prenant P epin lâenuoy a prifonnier fous bonne ôc fente gar e en la ville deTteues. CeiennePrince corrompant par promeffes ôr menaRes
1 fes gardes, de nuiéb efcbappa . Ceux qui ne pounoient de leurs yeux voir n^ejcb^ppe' I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Eraneela paix, fcntas Pépin efcbappé,tronuetentvnebonne occaliori debimuil
\ let les chattes,ils fufcitetenr efmeurentles enfans delâ-Empereur afe \ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;blet, envn certain lien pont aduifer aux affaires du Koy aume,leCquelsldlloienr
\ cesremueuts de befongnesl fe vont pet dte pat lanegligence delâEmpereur, ôc \ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;d auatage quâil effort beforng de pouruoit aux menees Sc ptaficqnes delents
\ ennemis,qui conféilloientlent petede fältele pis qnâ11 ponuolt contre eux, \ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;quele pete effoit tant Irrité contre enx,quâ 11 falloltblen quâIls f affeuraffent qh 11
1 leur loueroltvn manuals tour, fllsnefen donnolent sparde. CesleunesPtin- .
1 ces qui deleur naturel, comme Contiennes gens effoient bien aires a Velmon- âj ^4 4-\ nbsp;nbsp;nbsp;uolr, tlndr ent V n confell, auquel ils dlfpofer ent des affaires des Plt;oy aumes du «ifeîo
% nbsp;nbsp;nbsp;p£ïcgt; meCmement affemblerent vne gtoffe armee, ôc pour donrrer a leurs
% entteçrlnCes vn deffenCenr St patron, Ils enuoy erent en grande diligence fup-1 nbsp;nbsp;nbsp;plier lePape Gregoire devenir enPrance, dlfans par tout quâil le fuppllolent
â¢LOYS LE DEBONNAIRE I. ROY ^4-
dâentreprendre ce voyage pour trouuer moyen de les remettre en la bonne gf*'*' de leur pere. Mais ce defir eftoit feint amp;nbsp;fimulé, amp;le prétexté dâiceluytiof
mauuais impie. Le pere entendant comme fes enfans auoient tenu vn Pao t ment, auquel ils auoient parlé èc prefque difpolé des alFaircs du RoyatiæC)^ ; quâils auoiêt défia leué vnc armec,ne fendormit pas, ains en leuavne'autrepo^ t empefeher que fes enfans ne femparalTent de quelque Prouince, ou pourK** , fter à leurs efforts, fi dâauenturc ils vouloient le prendre derechef prifonni^^ l'effe^l-de lacomme ils auoient faiél vue autre fois. Mais comme les refforts de la natut^
Mure.
Bonte fere.
olfitnutitn dâenfant.
mefmement celle dâvnperefont dâeftranges, merueilleux amp;nbsp;inconftans nio^' uemenSjle pere qui tantoft eftoic eftrangemét irrité amp;nbsp;olfenfé contre fes eflûâ® tatoft dedâs fon cueur leur brafloit la mort,ou vnc rigoureufe punition,tanW fe laiflbit couler a lâindulgence paternelle, ôc defiroit de les recenoir en graccA vouloir deuant que mettre les armes en Åuure tafcher par quelque douce à remettre fes enfans defuoyezaubon chemin. Il enuoyavers eux rEeudquot;lt;]^|^ Bernard auecques quelques autres Seigneurs, pour leur remonftrer leurs tes,amp;: les difpofer a fe venir iettcr aux pieds de leur pere,leur remonftrant trou U croient en luy grace amp;nbsp;mercy, quâil eftoitde fa nature homme doux pitoyable amp;nbsp;aimant ù craignant Dieu : quâil les aimoit comme vn peredoK^' mer fes enfans, quâenfbn amitié entiers eux, il furpalToit les affeélionsdeto^^ les autres peres, amp;nbsp;quâil defiroit viure auecques eux, amp;nbsp;diuifer entre eux^i*^/ lâEmpire, pour viure auecques eux en egale portion, amp;nbsp;commandement de 1 Seigneuries. Mais la legation de lâEuelquc Bernard fut vaine, amp;nbsp;ne trou^^ aucune repentance ny aucune bonne volonté aux cueurs obftinez, de ces ieunes Princes. Les fils attendoient auecques grand defir le Pape, venoit point, amp;nbsp;cependant ilcouroit vnbruitquelePapeauoitdeliberétl^âÃ' communier lâEmpereur, amp;nbsp;tousles Euefques de France, fils ne vouloientobö^ à fl volonté, amp;nbsp;à celle defdits ieunes Princes. Dequoy les Euefques adiiertisi^' femblerent amp;nbsp;refolurent de nâobeir aucunement au commandement du
amp; que fil fè iouoit de les excommunier de leur cofté ils lâexcommuniroiêt, vegt;J (difoient ils ) que lâauthorité des anciens canons ne luy permettoit pas vne II , bre puiffince dâexcommunication.
Le Pape fur ce point arriua, voulat vfèr de la puiffince Potificale, mais les f ilt;r Pape em~ lâempefcherêt dâen vfer,ou pour mieux dire dâen abufer.Bien fit le Pap' pefheparlestout CC quâil petit, potii' mettre le pere, amp;les enfans dâaccord, mais celanepoü' £uefyut. pour le commencement reufcir,ils furent contraints de fapprefter pourvu nir aux mains le pere contre les fils, les fils contre le pere. Ils fe rencontrereflâ le cfcrfw/» d vneCampagne,qui pour le cas qui y aduint fut depuis nommee le Champ'll menfon^e, meufoiige : Car poLirce que ceux qui auoient promis leur foy à lâEmpereur,/ manquèrent le lieu ou cela aduint, comme tefmoing de cefte perfidie,en a wp' porté la perpétuelle ignominie. Les deux co traites armees eftoiét preftes a coiB' I battre, amp;nbsp;ne reftoit plus rien que de fonner la trompette pour fc ioindre amp;nbsp;venir aux mains, quand lâEmpereur fut aduerty que le Pape venoit à luy, lequel 1EW' pereur (bien quâil portail vne grande reuerence au fiege Political ) ne le recueillit pas auecques grand honneur amp;nbsp;reuerence pour elite olfenfé contre luy de ce quâil fiuorifoit le party de fes enfans, amp;nbsp;mefmement quilvouloir Four parke dâvuc ttop grande puiffance auclorité en le voulat excommunier. Tons xleux fe retirèrent dedans vne tante, là où auecques vn grand ferment le Pape
V.
LOYS LE DEBONN AL i. ROY 14. LIVRÃ V.
proteftaquâil neftoit venu cn France ny là , que comme médiateur dAeconci-îiation dâentre le pere amp;nbsp;les enfans, pour mettre la paix entre eux, non pour le-mer aucune nouuelle difcordc Ãc feruir de flammefcEeà les allumer à la guerre. Et que quand il aUoit feeu que le pere ne vouloir aucunement entêdre la eau le, ôc la iuftification de fes enfans,il auoit penfé amp;nbsp;eftimé que felon le deuoir de fa charge, 11 deuoit eftre le miniftre amp;nbsp;le moyen de leur accord, amp;nbsp;de toute fa puiffance fclforcer à coupper la racine à celle difcordc^, amp;nbsp;ne permettre que ceux que la nature allez dâvne fi eftroitte chaîne de fauff, fe deflialfent par le co-fteau de la guerre. Loy s refpondit à ces honneftes pavoUes du P ape,quâil hauoit aucunement irrité ny aigryfes enfans, pour leur donner occahon de fe rebel-1er contre luy, quâil ne portoit point les armes contre eux, pour les offenler, * nbsp;nbsp;nbsp;â â
ains pour foy, pour fe garder : quâils eftoient efmeuz ôc fufcitez par le Confcll Stlespalfionsde ccrtmns mefehans gamemens, ôede traiftres qui leur met-tolent lefeu dedans les oreilles, amp;nbsp;qui les irrltolent à prendre les armes con-'â¢ââ^luy- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;A r n.
Q^etoutesfois il heftoit fi irrité contre eux, bien quâil en ent trehufte 00-caGnïT, QU il ne vueille rcccuoir fes enfans en fa mifcricorde, amp;nbsp;pieté paternel-le^rnoyennant quâil cognoilTe quâils foient entrez en repentance de leurs mef-fes. Qjftl receuroit vne fmgulietc loy c, (-il plaifoit au Pape f entremettre de ' feticcoidentrceax.ScdeUreconciUationauecluy. Ces propos eftans niz entre le Pinf» srlâEmpcreur ,lcPape retourna au camp des ieunes Princes, Uou Ãttouu?beaucouphechofeschangees Xar cepeirdant rpueluy^ YErrv pereur eftoient en ces difcouts, vne grande troupe de foldats qui eftoient en
Le fertpne
lâarmeedeLoys fe defbanderen t, amp;c comme vnTorrent le coulèrent turieuie-ment en celles de fes enfans. Le P ape ne peut retourner vers lâEmpereur, comme il luy auoit promis, pource queles Princes lâen empefcberet.Loy s le voyant abandonné delaplus grande partie de fes foldats, amp;nbsp;voyou cequi reftoitmal affeà ionné enuers luy, craignant quâils fe reuoltallent contreluy, amp;nbsp;qu ils le huraffentà lafureur ôc puilfance dâvne troupe enragee Adoncquesilenuoya vetsfesenfans les prier jdenepermettre que leur pere fut liure entre es mains Uie»f4Ȕ. de tant de mefehans gamemens . Us hrent refponce à leur pere, que fâil vouloir fortir du Camp, amp;nbsp;fâacheminer vers eux, ils iroient au deuant de luy . A-quoy il fâaccorda. Il abandonna doneques fon armee, amp;c print le chemin ver s eux. Us allèrent au deuant de luy, 8zle rcncontrans, mirent pied a terre k reccurent en toute humilité rcuerence . Le bon homme auec es armes aux yeux, ôc vaincu delà charité paternelle,les baifa, Scles pria, e von oir dorefnauant luy ehre bons hls, ôc fe reffouuenir des promeffes qu ils auoient auparauant faites, tant à luy que fa femme, ôc fon petit enfans C ar es ⢠quâils luy promirent ôc lâemmenerentauec ledit Charles en leur Camp , de a
l où ils hrent delloger ludith fa femme, la relogèrent a T or tone . Ayans \ leur pere cnleur puilfance, ils partagèrent entre eux lâEmpire, fe faihms faire \ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Ãzprefterle ferment de hà elité,par tous les Seigneurs Scpeuple la^refens . Le
y Pape voyant tant de miferables fpeébacles fe mit apleurer, Sc print fecrette-y nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ment le chemin de Rome, cependant que P epinprmt celuy dâAquitaine ôc mtjî
y Loys celuy deBaiiierc.
y nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Lothaire prenant fon pere ,lc mena a Soilfons ,là ou il le renferma dedaris
y le monahere Saint Medard auecle petit garqon Charles. Celuy qui confi-
derera cts indignitez desenfans enuers le pere aimera beaucoup mieux de-â meurer en Célibat quâeftre pere dâvne fi grande lignee dâenfans, par lefquelsu foit vn ioLi r précipité duhaut de fes honneurs, au plus profond abifine des mi-feres. Cclaaduintlâannee 8x7.
Impudence de Ãls.
Malice det canturateurt
fnf Faulte
n'eà deux jois punie.
Peu apres Lothaire voulant pouruoirà fes affaires au commencement de celle nouuelle tyrannie amp;: vfurpation, alla à Compiegne,amp; y mena fon pere.U arriucrent les Ambalfadeurs que lâEmpereur de Grece enuoyoit à Loys, comme ne fçaehat quâil fut réduit en la calamité,en laquelle il eftoit. Lâvn auoitnom Marc Archeuelque dâEphefe, amp;nbsp;lâautre eftoit le premier Spathaire dudit Empereur de Grece. Lothaire fut fi impudent quâil receut lefdits Ambaffadeurs auet les prefens quâils portoient à fon pere, fans auoir honte que ces eftragers viffeiâ^ vne fi piteufe Tragedie.En celle alTemblee vindrent plulieurs grands Seigneurâ de France,qui en leur cÅur auoient fecrettement vne grande compalfion du piquot; teux Eftat, auquel eftoit réduit lâEmpereur.Les coniurateurs, rebelles, amp;nbsp;tf^]' lires qui tenoient le party de ces ieunes fols de Princes, craignans que celleto-miferation netournaft à leur grand preiudice ,tindrentvn fecret confeiluU' quel il fut aduilé que tout ainfi quâen vne alTemblee publique auparauant fo/â lâeftoit purgé des fautes par luy commifes, ainfi falloir il que maintenant en dc-pofiiit les marques amp;nbsp;armes Imperialles, irreuocablement ilfatisfit à l Eglu^ quâil auoit olfenfee. Enquoy ils failoient vne mefehante faulte , caries loixpo' litiuesamp;: politiques iamais ne donnent deux fois punition contre vne fatilm''quot; ne fois commife, amp;nbsp;mefmes laSainéle Efcrituredit,que Dieu ne iugeUmaiâquot; deux fois contre vne mefme chofe.Peu de gens lurent contraires à lâarrell Sf'IO' » lonté de ces coniurateurs,amp; plufieurs y adhérèrent, amp;nbsp;y prefterent leur confia â tement,amp; la plus grande partie [comme il aduienttoufiours en femblables cas) pour nâoffenfer les grads, y conlentirent de parolle feulement,eftant au demeurant leur volonté toute contraire à cela. Adonques fut ietté le lugcmentamp;l At-reft contre Loys, par lequel fans lâouyr, fins lâinterroger, fans le voir,fms lâacca rer amp;nbsp;confronter à aucun, fans fa confeftion, amp;nbsp;là ns eftre conuaincu dâaucun crime, il fut condamné .1 quitter amp;nbsp;renoncer à la dignité Imperialle. Puis eftat lays degrade' là mené,fut dégradé amp;nbsp;delpouillédes ornemens Imperiaux,amp;veftu dâvne robbe noire monachalc, amp;nbsp;en apres ramené dedans lâEglife Saint Medard de Soif-
fons.
Cela eftant Eiiót,Lothaire fen alla a Aix la Chappelle.Mais Dieu ayant toiil-iour? foing des gens de bien, le bon Empereur ayant efté ainà indignement traitte par fes enEins, par toute la France fè firent des aflemblees generalles, SF. particulières, auiquelles eftoit blafineeamp; acculée la malice amp;: ingratitude de uâm^le de icunes Princes entiers leur pere, amp;nbsp;plainte la calamité amp;mifere de ce bon lays. homme. Chacun defiroit que ce bon amp;nbsp;Religieux Prince fuft reftituéenladi-gnité, mais entre tous Guillaume Comte dâEftable, amp;nbsp;le Comte EggardSei-gneur de grande illuftre mailbn, defiroient de le remettre, lefquels à leur volonté amp;nbsp;fuiaie attirèrent plufieurs hommes,tant de la Germanie que de la Bout gogne. Dâautre cofté Bernard amp;nbsp;Guerin, deux Seigneurs anciens amp;nbsp;fauorizEt Merites pour nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Loys, eftoieiit lots en Bourgogne, allans de lieu en autre, gaignans
remettre Lait Ics ccELirs amp;nbsp;volontez dcs hommes,les vns par remonftranccs delarailôn,amp;du tort fait à ce bon Prince, amp;nbsp;les autres par dons amp;nbsp;promelfes. la le bruit couroit que Loys fils de lâEmpereur eftoit allé trouuer fon pere pour tafeher de le remet
tfe. Cela cftant defcouuert par les coniuratetirs, ils defpefcherent incontinent Tvn dâentre eux nommé Brion, en Aquitaine vers Pepin pour lâaduertir des menées qui en plufieurs endroits de laFrance fe faifoiêt pour remettre lâEmpereur. Lothaire ayanthyuerné à Aix,print le chemin de Paris menant auec luy fon pe-re. En chemin il eut rencontre de plufieurs Seigneurs, entre lefquels eftoft le Comte Eggard accompagné dâvne braue ôc forte troupe dâhommes, qui fe pre-fenterentà luy,pour le combattre pourladeliurancedefonpere .Ils enuoye-rent prier Lothaire de leur rendre fain amp;nbsp;libre leur Empereur amp;nbsp;Roy, autremet (difoient ils brauement)ils fe feroient faire le chemin par la force, amp;nbsp;fuE venue leur deliberation à effeét,fi le bon Empereur preuoyant le danger de beaucoup de o-ens, amp;nbsp;le lien propre ne les eut par fes honneftes prières diuertiz de leur intention amp;nbsp;entreprife, leur remonftrant que fi elle ne reufeiffoit, ils mettroient leurs perfonnes, amp;nbsp;lafienne mefme en vn euident peril. Celte confideration iointeà lapriere amp;c remonftrance de lâEmpereur, fit defifter ces bons Seigneurs deleur entreprife. la Lothaire choit arriué à Saint Denis en France, nbsp;nbsp;de lâau
tre cofté Pepin venant dâAquitaine eftoit venu iufques fur le riuage de la riuiere de Seine, laquelle il ne pouuoit paffer à caufe quâon luy auoit rompu les ponts amp;nbsp;enfoncé les batte aux de ladite riuiere. Dâautre cofté les Comtes Guerin amp;nbsp;Bernard accompagnez de grandes forces, qui auec eux eftoient venues de la Bourgogne, auoient gagné les paffages de la riuiere de Marne, quand ils eri-uoycrent à Lothaireleurs Ambaffadeurs,lâAbbé Rambauld,amp;: le Comte Gau-telin,qui auoient charge de demander au nom des deffufdits a Lothaire,lon pe-re Loys fain, fauf, ôc libre. Sâil le leur rendoit (difoient ils) quâils luy feroient o-beilfans comme ils auoiét efté à fonpere finonils eftoient refoluz quandbien il y iroit de leur vie,ôc de leurs biens,dâemploy cr leurs perfonnes amp;nbsp;leurs forces pour le rauoir, efperans que Dieu les fauoriferoit en fi iufte amp;nbsp;faincte querelle.
ff
i nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Lothaire refpondit quâil nây auoit homme au monde qui eut plus de regret^
de defplaifir delà eftamité de fon pere que luy, comme il nây auroit point ho-^Jf^ââ
1 me qui eut plus de plaifir de fa profperite. Q^aucun ne luy deuoit imputer la 1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;coulpe de ce que fon pere eftoit priforinier,ains aufdits Euefques par le Concile
V nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;SiC affcmblee defquels il auoit efté condamne a eftre priue des ornemens Impe-
â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;riaux, amp;nbsp;Ã eftre mis en prifon. Que c eftoit chofe de laquelle il ne fentoit ny fa
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;confcience chargee,ny fa reputation diffamée, ny fouillée. Lothaire ayant faict
l nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;cefte refponfe aux Ambaffadeurs, ils prindrent leur chemin pour f en retourner
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;vers ceux qui les auoient enuoy ez. Mais ils ne furent fi toft partis qu il les en-
l nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;noya rappeller, amp;nbsp;eftans reuenuz , il leur demanda par quel moyen fe poutroit
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;accomplir leur demande, leur rendre fon pere.En oultre il les pria de reuenir
\ versluylelendemainmatin,pouraduiferauxmoyensquâily auroitde mettre \ cefte entreprife alafin quâils defiroient. Lever du remords picqualorsfacon-\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fcience, car la nui£t qui fut entre deux, il mit fon pere en pleine liberté dedans
l nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;lâAbbaye de S ain£t Denis enFrance, printle chemin de la Bour^ongne. A
1 Sainét Denis incontinentvindrêt plufieurs Euefques Sc Seigneurs qui tenoiêt literte.
\ leparty del'Empereur,les vnspleurans deioye,les autres luy baifansles mains, â les autres pour le voir. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;4âgt;gt;
â Enfin apres toutes ceremonies, dâautant quâil falloir employer le temps a I mettre ordre aux affaires, ils le confeillerent de reprendre la couronne, ôclc I Baudrier Imperial, ôc fe remettre en fa premiere dignité. Mais tant il eftoit fu-
±6q
Loys le débonnaire i.roy 14*
perftîtieûX il ne le voulut faire, quâil ne fut premièrement purgé par vn Concile ileitjii dâEuefqueSjVeu que par quelques vns dâiceux il auoit efté condamné.Le Dim^' ehe enfuiuant ayant efté Loys en ladite Eglife Saint Denys,abfouz par vne afÃ' blee dâEuefques, il receut par leurs mains le Diademe amp;nbsp;le Baudrier Imperial,k où il y eut vne fi grande ioye du peuple, que mefmes les elemens fembloientî' uoir pitié du malheur de ce bon Prince, amp;nbsp;le congratuler auec luy de là reftitii' tion. Car iufques alors on auoit veu tant de grandes pluyes, amp;nbsp;tant de viole«' wer«e/ eux tempcftcs, quc les riuieres feftoient delbordees, plus quâon nâauoit iamai^ veu, amp;nbsp;les vents auoient efté fi grands amp;nbsp;violents quâon nepouuoit nauigu^*^ ny fur mer ny fur riuieres. Mais en cefte abfolution amp;nbsp;reftitution de ce bon K® f»ereur, il fembloit que les Elemens prinflent vne fi grande ioye que incontinet es vents violens ceflerent, amp;nbsp;le Ciel reprint le beau vifage quâil auoit delong temps perdu par la violence des orages, des pluyes amp;nbsp;des vents.
Qiælques vns confcillercnt lâEmpereur de pourfuiure Ion fils Lothaire,
il ne le voulut faire tant il eftoit bon,ains print le chemin de Creil fur Oifcjlaeâ Pepin amp;nbsp;Loys, auec vn grand nombre de leurs amis, amp;nbsp;fcP*' lâEmpereur, teurs, auec Icfquels lâEmpereur difeourut bien longuement des affaires de leH*^ Royaumes,'amp; fèigneuries,puis les laiftans,il êuoya Pepin en Aquitaine, en Bauiere, amp;c luy fen alla à Aix la Chappelle, la où il receut auec grandei^y^ fa. femme ludith reuenant de fon exil de la ville de Tortoric en Italie.
^efprtt nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Durant ces entrefaites, Lothaire mefprifant fon pere fen eftoit allé en Bout'
fer^^ââ^â â gogne, là où il auoit prins amp;nbsp;pillé la ville de Chaalons fur la Saone, amp;nbsp;bfüfle
îà ccagé les temples dâicelle,prenant occafion de ce quâil fit fur le Comte Gtieri« qui lâauoit fortifiée.De là il print en diligêcc le chemin vers le pays du où il efperoit faire venir de Normandie Lambert amp;nbsp;Maufred deux grands O' pitaines de guerre. LâEmpereur accompagné de fon fils Loys pourfuiuantLO' thaire, lâatteignit, amp;nbsp;f eftant lâvn lâautre campé fur la riuiere de la Lize.Lothn re aduerty que fon frere Pépin auoit mené dâAquitaine de grandes forcesaW pere, commença de perdre toute efperance de la viôloire,^ fentant vn remords en fà confcience, alla trouUer fon pere, fe mit à genoux deuant luy, amp;nbsp;luy zefibdemS- da pardon. Le pere reprint aigrement, amp;nbsp;auec longues amp;nbsp;picquantes parolles fere^quot;^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;faute quâil auoit faite, mais puis apres fe fentant vaincu de la bonte
amp;: charité paternelle, qui fe laiffent aifeement vaincre, ôc paflà nt fà colcre, pnnt de fon fils j amp;nbsp;des Seigneurs qui cftoient auec luy, tous les fermens obligatoires quâil voulut, amp;nbsp;le renuoy a en Italie loing de luy. Lothaire y alla, amp;nbsp;en palÃt les monts, boucha Ãc ferma tous les paffages des fortes garnifbns,affin queditî lie aucun ne peut paffer en France, fans permiftion dâicelles.
Apres cela, lâEmpereur délirant remettre en bon Eftatles choies qui par H«' folence des troubles palfez auoient efté corrompues, tint vn Parlement folen-à Laigui fut Matuc auquel il ordonna quâon repareroit les Eglilès qui durât lefditstroubles auoient efté ruinees,amp; quâil feroit parles Senefehaux amp;nbsp;lugesri goureulèrftent procédé contre les vollcurs, brigans amp;nbsp;guetteurs de chemins,amp;: que lefditsSenefehaux amp;nbsp;luges luy enuoyroiêt leurs proces verbaux fur ce faits au prochain Parlement quâil tiendroit à 'Vvorme. Il fit aufti inform er cotre plu-fieurs grands Seigneursôc Euefques de fon Royaume, qui durant fa prifon fi-p*^fi?ur/af~ uorifoient les volleurs amp;nbsp;brigans contre luy ,amp; en fit adiourner à comparoiftre fMres. par deuant luy quelques vns, qui fen eftoient fuys en Italie. Mais de tous ceux
LOYS LE DEBONNAL i.ROY, 14. LIVRE V. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.
là ,il n y eut quâvn nommé Ebo qui comparut, lequel auoit efté lâvn de ceux qui
le plus auoit fouftenu le party des enfans rebelles contre leur pere.Eftant inter-
roguéparles CommilTaires que lâEmpereur auoit députez pour lâouir, pour-
qiioy il auoit adhéré à la mauuaife intention de ceux qui auoient coniuré cotre
luy,il refpondit bien franchement amp;nbsp;hardiment quâil auoit efté forcé de faire ce
quâil auoit fait,par la commune licence du temps qui permettoit tout amp;nbsp;par plu
heurs perfonnes qui accouroient à cefte coniuration. Les CommilTaires qui cempipermeF â
lâouyrent trouuerent quâil n auoit failly que par force amp;nbsp;exeuferêt la faute quad
luy mefme fe leuant fur pieds, dit quâil eftoit indigne du miniftere de lâEglife, amp;s quâil ne pouuoit iamais y rentrer, pour auoir commis vn fi mefehant aébe, que dâauoit adhéré a ceux qui auoient coniuré contre fon P rince. Ainft fut il condamné par fa fentence mefme,confirmee par celles desCommilfaires a ce depu-
* tez, amp;nbsp;par plufieurs Euefques alTemblez en vn Concile. Agobert Euefque de i nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Lyon ayant efté par trois fois adiourné, amp;nbsp;ne compareflant pomt,fut depolé de
\ fonEuefehé. Les autres Euefques participans delà coniuration fe Guuerent,qui l ^aquilà ,le mieux quâils peurent. LâEmpereur Ten alla a Vvormes la ou tenant 4 rvomes.
l vnParlement general, Ton fils Pepin y vint.
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Or lâEmpereur qui ne faifoit iamais tenir P arlement ny alTemblee gener al-
l. le, que ce ne fut pour le bien publicq, v oulut en icelle examiner bien exaéTemet
i nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;le deuoir que les lult;^es Senefehaux auoient fait en chafque Prouince, lut la
perquihtionamp; information des volleurs,brigans,amp; guetteurs de chemins.Eftdt informé que quelque^vns dâiceux auoient les vus par negligence procédé lentement contre iceux, les autres par corruption indulgcmment Se doucement laiffépaffer pardeuanteuxlavolleriéfans lapunir,il les chaftiabienrigoureu-fcmentjles vns Scies autres, deTvn ôc de lâautre vice de negligence, Sc de corru-
» ption ,monftrant en cela vnbel exemple aux Princes, de chalLer les luges qui t nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;par corruption eftouffentla iuftice,ôc qui par negligence la laiffent languir,lail-
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;» fans cependant glifferlâiniuftice, mourir les bons, Sc viure les melcbans. De
1 Vvormes il alla a Aix,delà ou il mdda à Lotbaire fon fils quâil eut ale venir trou
\ uerlà ,auectousles principaux Seigneurs defaCour,pour trouuerle moyen de
\ la reconciliation dâentre eux deux. Durant que tant d affaires en diuers endroits
\ fepaffoicïit,Vlmperatrix lu ditb femme preuoyarite Sc caute,preuoyatquel Em
' pereur fon mary eftoitvicil Sc caffé, que la mo^'t luy eftoit prochaine, Scie dan
ger grand d elle Sc dleur fils Charles, fi ledit Empereur alloit mourir lans potir-uoir leurdit fils,cbmença de faire plus que deuant,bonâne chere aux gran s et-srneuK à eUCourÃour \es iifoofer Uavoulo« aiiev enuets l Emoereut Ion ma ry,a ce quâil voulut douer quelque grande Prouince en partageaeur s aar les. Leur remonftrant auecles caufes fufdites, que lâEmpereur ori mary trois fils grands tous pourucuz Sc quâil h y auoit que ce ieune garc^on, au que 1
i nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ri auoit encore rien partagé ny affeuré. Que fi durant la vie de l Empereur, que nbsp;nbsp;nbsp;â'quot;âquot;j
y quâvn defes Seigneurs ne prenoitle foing de ce ieune Charles,ellc
\ ruinez. Adoneques ellelesprioit de vouloir ay der elle Sc fondit fi s en ce ea-
\ faire. Or cognent elle bien, que mal aifement pourroit elle Tirer de Empereur
\ ce quelle defiroit, fi elle n attiroit à fonparty quelqu vn de fes marans. e âa -
\ uifaquilnây en auoit aucun plus propre pour lâay der a cefte affaire que ot ai-
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, re,ScacefteoccafionellcpriaSccbfcillafonmary delâenuoyer querir.
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;lebonhommedeperefelaiffacondefcendre Scdifpofer,eftanr lt;,antmary e a
LOYS LE DEBONNAIRE I. ROY 14.
iiemonflrace du fere mu file.
femme à laquelle il ne vouloir defplaire pour nâauoir noife. Adonqties elle ma' da à Lothaire par homes à ce apoflez,quâil ne deuoit auoir crainte de venir,ains fâaffeurer que fon pere luy feroitauffi bonne chere, quâil la fçauroitdefirer,^^ vouloir bien ladite ludith que Lothaire cogneut,que par le moyen dâelle fonpo reelloit appaiféenuersluy, amp;nbsp;quâelle vouloir que Lothaire luy enfutobli^^i pour tirer de luy eji recompenfe vne bonne faneur amp;nbsp;parolle au partage de lo** fils Charles. LâEmpereur qui toufiours efloit amateur de la paix, amp;nbsp;qui ne deii' roit pas feulement receuoir fes enfans en grace, mais aiiffi les ennemis enam*' reconciliation, voulut bien volontiers que fon fils Lothaire le vint trou-uer, amp;acell effeél luy manda quâil vint deuers luy pour fon grand proffit. que Lothaire eut fait auecques grande ioye,fi vne forte maladie qui le furprmt, ne lâen eut empefehé, mais eflant reuenu en fanté, tant fen faut quâil fe foucù* de complaire à la volonté que fon pere auoit de le voir, amp;nbsp;au commanden^*' quâil luy faifoit de le venir trouuer, quâau contraire, comn]e fil eut vouluf****-^ defplaifirà fondit pere, il commença de tourmenter les Eglifes, de feinpat^â^ des biens des Ecclefiafliques, amp;nbsp;de fattribuer ce qui appartenoit alâEglif 1^®' /o«r Dieu fçait fi lâEmpereur fon pere fut offenfé de celle nouuelle, conim^ mente les E- dc chofc qui fur tOLitcs autrcs luy efloit extrêmement defplaifinte. Et bien (]**^ çjg à nature il fut doux, fi efl ce que cela le fit faillir en vne extreme fureur. Il eu uoya à fon fils quelques Seigneurs,par lefquels il luy manda quâil eut afereffoU uenir du ferment folennel,auquel il fefloit obligé quand il luy donna le Ro/^ me dâItalie, qui efloit, de conferuer amp;nbsp;deffendre les biens lâauthoritédelf glife Romaine. Qmà celle occalion, il luy eftoit mal fceant, que luy qui Mo*': par ferment obligé à en ellre le proteéleur amp;nbsp;deffenfeur, amp;nbsp;qui parle nom de Ion Tiltre, le deuoit ellre, en fut maintenat le deferteur amp;nbsp;dellrult;Ãeur,Lepno*t
Courftsdes tiormans Dmoii,
deurs en flu-fieun eiiroits
de rendre amp;nbsp;reftituer ce queluy ou les hens auoient prins dâicelle, ou des autres amp;nbsp;quâil ne priEift fi peu fon ferment, amp;nbsp;fès promefEes, quâil en ofFenfift lamaic-fté diuine,qui ne permettoit celle iniure impunie.Mcfmes le bon homme aiioit délibéré dâaller en perfonne a Rome, fins les courfes que les Normans Danois firent en Frife, qui luy firent changer de deffeing amp;nbsp;de volonté,voulant reprv mer leur brauerie. 11 enuoya vers Lothaire lâAbbé Fonques, amp;leComteRn chard, pour luy dire quâil eut a rendre aux Eglifes, ce quâil auoit prins, amp;nbsp;aafle-bler des forces pourrefifler aufdits Normans, amp;nbsp;enuoya lâAbbé Adrebal a Rome, vers le Pape Gregoire, pour demander fon aduis amp;confeil frir les affaires prefens. Ceux qui furent enuoyez vers Lothaire ne peurét tirer nây lâvnen yh** tre chofe que fon pere vouloir quâil fit,nây la refiitution des biens des Eglifesn/ lefecours contre es Normans. Celuy qui fut enuoyé vers le Pape Grégoire,b trouua extrêmement malade,mais nonobflant fa maladie il voulut entendre,ce quelâAmbafladeurauoitaluy dire,amp;Iuy enditlonaduis, amp;lereniioyanten France auec grands prelens, enuoya auec luy vers lâEmpereur, IâEuefquc de Ci-uita Vecchia amp;nbsp;le gouuerneur de Rome, pour Elire entendre a lâEmpereur que* ques chofft particulières touchant 1âEftat delâEglife, Lothaire eftataduerty du voyage que les fufdits AmbalTadeurs du Pape accompagnez de celuy dcfonpc re, faifoient vers Ion pere enuoya vn Gentilhomme des hens a Bologne, pour empefchcr de pafler outre,auec grades menafles amp;frayeuF.ToutesfoislAb be Adrebal pour empefcher aufii queLothaire ne cogneut les affaires quifemu nioient entre le Pape amp;nbsp;1âEmpereur, oftafecrettemcntaufdits Ambafladeursv-ne
LOYS LE DEBONN AL i. ROY 14- LIVRE V. â¢
nclcttre quele Papeeferiuoit à lâEmpereur Scia donna à vn fien fidelleferui-teur ,qui foubs lâhabit dâvnhomme demandant lâaumofne, paffalibrement les Alpes, Sc la porta à lâEmpereur .Incontinent vne fi grande ôc cruelle nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;dt itth air e.
dedans les troupes lt;pui auoient fuiuy Lothaire qu il cft prefque impoffible de le dire, de laquelle moururent les principaux Seigneurs de fa fuitte, par le depart detquels on difoit que laPrance ehoit dclnuee defaNobleffejôcaftoiblie de a force,ôc euacuee de fa prudence.Mais eftans ceux la oftez, Dieu monftra corn-quot;.bicneftlouiWc amp;proffiuUcà vn chafeun, degardet 8cobferv,et ce quiauec famentfott de fa bouche,difant qrfd ne faut quele fage fe glorifie en fa fageffe, amp;nbsp;. ny le fort enfa force, ny le riche en fa richeffe. Toutesfois on ne pouttoit affez
admirer le courage de lâEmpereur, qui entendant la nouuelle delà mort de tant de tes ennemis, ne montlra aucun femblant de ioy e, au contraire 11 pleura. Sut cepointmefnaeilcutaduisquelesBretonsauoient fait que quereuo te, que tout incontinent elle auoiteftéappailee. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;i c ⢠A । â â K n .v
Vhrapeteut ht affcmbler vnParletnent folennel en la ville d Aix, auquel fai-fantvenir vn nombre d'Euefques, il ht atiffi informer de ce qui auoit ehe par Pe pin fon hls prins fur les Eglifes. Car Hildin Abbede Saint Germain desprez, vintlà fe plaindre, de ce que P epin auoit prins en Aquitaine quelques terres qui appartenoient d ladite Abbaye. Le pere manda au hls, que fut peine de deto- u, ' nbsp;nbsp;hkneeileiit itendte audit Abbé 8c à ï Abbaye,les tettes qu dauoitvfutpecs i f-
â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;furlvnfScamp;Vatitte. AquoyPepinobeitfans aucun delay rendit les tettes, 8c
vatlettres parères feellees de fon anneau, c eft a dire de fonleel, ptoteftales vou loir toutes rendre, fans aucune chofeendetentr. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, , nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.
air e.
EftantVEmpcreuv à , Lyon, voulût çïenlrccogn nbsp;nbsp;c
ftolt eCmcu entteVes Euefcpes de Ly on Sc de VIcnne, tant ur eut ran^ fcance,QueCurlesEna2es deleuts tertes.Mals pource quelefdits deuxEue^ues QulauolcnteHé fonttnex de venir vers YEmçer eut, ne comparurent ^om , ce demeurapour Vlteutc indécis, à c nbsp;nbsp;nbsp;celle exemple Sc autres on peut voir cpie
lorslesEmpereurs ScRoys à eEranceauoientiurifdiaionfouueraine nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;a» ^ohfur
Ãs,5cleLMinillres\prescelailretournaaAix,laoufafemmeduduLle es nbsp;f â¢
ptelfa Sc Ht plus aue iamais prelîer de donner quclcpie partage a eut s ar les. UoncQues lEmpereur alVemUavn Parlement aucpuelparladuis desSei-çneutslà ptefens, il donna à Cliarlesvne portion de lâEmpire,puis a anta rei lut Ode ,illuy donna enla pretence de tondlsLoys,lâ ordre de CEcuallerie, lesEaVitsRoyaux nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;a-PP^ i-^rufej»
Normandre .UaisEienoueluditE mere du ieuneVrinceCEarles lut extreme- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,
mentai(ede\oirtonHlsRoy,tieEcecpiencelailnyauoitrien nbsp;a nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â
daar^e Sc tutelle de ce ieuneV rince, ri eEoit par le pete donnee a ot aire.
ientendantdudidr elle tuppliaX Empereur, Scie Ht prier par nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;erreurs
pideutamettre ordre a ceia, Sc ataireversluy venirLotnaire. e on predédeÃalernme,mandaaÃonElsEotEairccpuileutalevenirtrouu nbsp;â1 vou
loit auoirlacEar^e Sctutelle de(onieunetrete CEarles. Quil ïf crainte devenir ,pour 1 oSente des cEotes payees, Sc epueton appai auoittoutes ouEliees, ScmaileEoittiaHedionneenuersluy ,tpui uy vou o lonnerlamoitié delEmpire,te teÃeruantfeulemetpar Cut nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;utli«re^4
r!naireextremementaitedeceEeEonncnouuellc,allattouuctloriperea
trouuer fon me.EEant doncLotEatte SclepeùtCEarles trete enlapretence de lEmpereur nbsp;nbsp;,
PArta^edet enfans de Leys.
Z6^ ⢠LOYS LE DEDUiNiNAlKt, I. KkJl. leurpere, amp;nbsp;eftant ia tnort Pepin,amp; Loys fe tenant lors en fon Royaume lt;le^ uiere, lâEmpereur donna amp;nbsp;partagea fon Empire de cefte façon. Il donna thaire le Royaume dâAuftrafie maintenant dite Lorraine, depuis la riuiere Meufeiufques en Hongrie. Le refte qui regarde vers lâOccident, il le Honji Charles. Il laifla la Bauierc à Loys,amp; affin que ces partages fuffient lignifiez3''^ chafeun, de fa propre bouche il déclara a toute lâaffiftance du Parlement, vouloir amp;nbsp;entendoit quâils demeuraffient ainfi, amp;nbsp;furent receuz amp;approuij^ de toute lâaffiemblee.En apres publiquement lâEmpereur exhorta amp;nbsp;pria re fon fils, de vouloir auoir le foingdefon petit frere Charles, amp;nbsp;de luyl^f^ de pere, amp;: puis fe tournant à Charles, lâexhorta amp;nbsp;luy commanda dehonoi: teuerer Lothaire corne fon pere. Cela fait il renuoya Lothaire en Italie. M
Loys Roy de Bauiere ne trouua pas bon le partage que lâEmpereur fon uoit fait,amp; ne fe cotentant du ficn,commença à leuer des forces pour femp^^ des Prouinces de la Ãermanie qui luy eftoient voifmes, mais commeJ LtfilsJémS- Jit- gue dâautre cofté,rEmpereur fon pere venoit auec vne armee contreluyjquot; deliberation amp;nbsp;entreprife, amp;nbsp;vint trouuerfonpcrej'^^ quel il demanda pardon delà faulte par lu.ylt;ommife, amp;nbsp;rentra en grace ques fon pere. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.
Or ceux dâAquitaine apres la mort de Pepin leur Roy, entendans que 1
I pereurauoit donné le Royaume de France à Charles fon ieunc fils, leq*^^* depuisfurnomméle Chauue,les vnsdefirerent dâauoirpour leurRoyd^i fils de leur Roy Pepin, nâagueres décédé, mais les autres vouloientfuree*^ tendre la volonté de lâEmpereur.Ce debat cfiant rapporté à lâEmpereur,il® , da aux principaux Seigneurs de lâAquitaine , quâils euffient à le venirtrot® parlement a Chaalons fut la Saone, là OU il vouloit tcnit VU Parlement general. La elwn principaux Seigneurs dâAquitaine en grand nombre, premiere®® fut parlé de lâEflat des affaires dudit pays, nbsp;nbsp;des moyens dây remédier,p^
ceux de lâEglife, Sc lors fut refolu que lâEmpereur iroit en Aquitaine. Ado H il print le chemin pour y aller, amp;nbsp;alla premièrement à Clermont en Auu^J là où il fit par plufieurs Seigneurs du pays prefter le ferment de fidélité aWââ
Charles. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.
Eftant à Clermont,ccpcndant quâil mettoit ordre aux affaires de 1 il eut nouuellcs que fon fils Loys auoit leué des forces en Bauiere, amp;nbsp;quep'*, ioint auec des troupes des Saxons, amp;nbsp;des Thuringiens, il auoit fait qviciq courfes dedans lâAllemagne. Celle nouuelle apporta vn tel ennuy arEmp® zefere quâeftant venue fur fon extreme vieilleffe, amp;nbsp;fur vn catharre qui le tourniez cantrelefils. ellefatterraau liél dâvne grefue maladie, neantmoins amafl'ant des forcesi contrefon fils Loys. Lequel entendant que fon pere auoit pafféle Rhinpo® 1er contre luy, il abandonna la Bauierc, amp;nbsp;fè retira en Ãfclauonie.Le bonr reur fe fentant de iour à autre affoiblir amp;nbsp;arriuant à Maience fit tendre les Ions en '^e Ifle pres ladite ville, là où il fut par lâefpace de quarante iours, prendre autre refeélion amp;nbsp;fubflance, que lâHoflie du Sacrement. LotM^e fils venu quelques iours auparauant efloitpres de luy, amp;nbsp;en fà prefencentp . . nbsp;nbsp;nbsp;ter tous fesmeubles,pour voir ce quâil vouloir la iffer tant à fesenfans,qu^^â^^
^redeToys ghfes, aux pourcs, à fes feruiteurs. Il donna à fon fils Lothaire, fà couron^ Royalle, Sgt;c lâefpee quâil portoit aux guerres, nommee lâefpee Sainél Fier® gt;Æ charge quâil honoreroit tant quâil viuroit ludith fa femme, maraflre
LOYS le DEBONNAIRE I. ROY 14. LIVRE V.
thaire, amp;nbsp;quâil aimeroit Charles fon fils le plus ieunc,amp;: le kirroitlibtcment Scpaifiblement iouirdela portion du Royaume quâil luy auoit donnée, ainli quilluy auoit promis, amp;nbsp;bien quâil fuft grandement amp;nbsp;iuftement offence corn treLoysfon fils Roy deBauiere, fi eft-ce quâilluy pardonnaVoffence quâilluy auoitfaióte.Qqelquesvns ontlaifréeCcrit,quvnpeu deuantfamort arriua vers luy fondit fils Loys, auquel il pardonna, luy remonftrant que pour les maux quilluy auoit faits,illuy en conucnoit rnourir. Apres auoir deuotemêt amp;nbsp;lain- Jo«»e ^uÃlt element penfé à tout ce qui cftoit necellaire pour fon ame, il la rendit a Dieu tindumonde 4S6 '. delilut le 841. de fonEmpitele xj defonMgcle lt;:4-Etfutpar Drogo fon frere naturel porté enterrer en la ville de Mets,enlEg i-fefainft Atnoul pres de fa femme Hildegarde, U où il auoit clleu 8c elleue la fepultute. Mais depuisà caufe dufiegeciucl'EmpereurChatlesleQuintvmt mctttedeuantlavilledeMetzïanmilcinqcens cinquante^ deux,amp;que la-
diteAbbave fut mince, îrançois de Lorraine uucae ijuiie, eueioc i.*â-quielloitdedans laditevillcçoutleRoy Henry deuxiefmedeFrance ,ht met nbsp;,
de ladite Eglife ,les corps deEoys, 8c defa femme amp;nbsp;de fon Clianeellier, ^les p.r.e. amp;t porter dedanslâEglife fainft Eftienne deMets. Aumefme mois delà mo t de Loys mourut aulfi le Pape Grégoire, au lieu duquel fut etteu y'Sâ¢â'quot; bomtneRomainnomméBoucliedePorc,maismourccqueccnom eftoitlaid Stinà ignedeladignitdPaçale,illecliangea,8cfefitnommerSergius,^al« empVie celluy-cy ,toufK)Uts depuis les autres P^es ont clrangeleutsnom . Toutesfois dâautant que celte railon ne plait pas a aucuns, ils tiennent que les_ Papes font celte mutation à ïexemple de nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;jam^^^'^â^'^'aùiuoircllé
ueauxnoms d fes Apoltres, 8c mefmement a SainaPiette, qu on dit auoit elle leprernierPape,lequelparauamytounom^^^^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,iecedaautfiïEmpereur
Mort de J
Enuiton le temps de la mort de i UimpcicuL y gt;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;v nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;âj pâ«iiî
Micbael de Grece\ defasonquâen en mefme ternps moururent ««Æ
, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;PrincesHt,auoir LoysEmpereur dâOccident,MicliaelEmpereurdeLeumat,
ScGregoirePape, EtaunîefmetempsdeleuprefoasScpeudeuantceluy à e nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Micbael quelques Sattaxins venans des marcViesd A rteque entrèrent en *
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;lie. Et an tes auoit prins ôc piliaa ville deCiuitaVeccbia,auport delaquel-
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;le ils firent leur premiere defcente,ils mardaerent diligemment droita Ro- 5 j
V nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;me,laquelleilsïieptindrentpaslcommedifent quelquesbilloriensl ains feu-yiwnitsquot;â*
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;lement le (aillrent des fauU-bourgs du V atican, lors nonfortibea, 8c dellrui*
\ fitentlÃglifeSainetPiette. Llsnerompirentpasauecquesle ter lesmutail^s^ \ ny les colomnes de matbte, alns feulement mitent le feu dedans â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â¢
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;tenttoutelaehatucntctle.lls furent longuement en ces taulx-oouïgs,
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ent bien délibéré de donner coutageufemcntlaffault a la vnlc qui steno
\ aÃregee,quand Ils entendirent eme Guidon lAarciuls de Lombar rc
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;iRome auec grandes forces quele V ape Grégoire luy auoit données, es cru4*t^
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nelt attaquer. GeRe nouuelleleur Et abandonner le frege, 2lt; en partant
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;rent le feu atousles faulx-bourgs, nbsp;nbsp;éprenant le clvemln d nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;_
V en YaifantlL^lfeSarnâ¬bVaul,quleRà deuxmlllelolngdela ville de W nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Kçtesauoir couruvn grand^ays, ftebrudébourgades ScY em^lâ^s,!
\ drentlecbemlndeGlultaV eçcbla,là onretronuansleurs vallfeaux,t se
^x\ïià tç.v\t\e cXacwà w à cXîi S'ïcÃe
X66 LOYS LE DEBONNAIRE I. ROY 14.
telleeiti^epri bcllan?, atiecqucs vnc groflc armee de mer, nbsp;nbsp;auoit délibéré dâenuoyer
fenon exeeK lYmpereur Loys amp;nbsp;le Pape de Elire tous trois enfemble vnc ligue amp;nbsp;aflctU' ' bier des forces, pour aller tous contre celle gent barbare, quand il aduint (comme il a elle dit ) tous trois moururent prefquâen vn meÃne mois, amp;nbsp;û print celle belle ôc grande entrcprinfe fin, par la mort de ces trois grands
Femme enfcins de Loys.
Crlt;lt;»i/r«r ^^Jeclin de U Frante.
FeuelutiBH des (jjofes.
lojt isff.
i.'
XjUdt rtli-
Potentats.
Voila doncqucs la vie, les aclions amp;nbsp;la fin de ce dcuoticux Empereur Loy^ le Débonnaire, ainfi appelle (comme nous auons dit au commcncemendpo^ auoir cffcé grad amateur amp;nbsp;delFcnfcur desEglifcs.il elloit religieux,aflezviull^^â grand iufticicr nbsp;nbsp;clement,amp; nâvlà iamais de cruauté, que celle fort villaincÆ
execrable quâil fit commettre en la pcrionne de Bernard fon ncueuRoy lt;11^^â laquelle cuid.a ellrecaufede ûi ruine, car de la nafquit la premiere coniuratio*â qui fut faicle contre luy par fes enfans fufcitcz par Vvalia gouuerncur Bernard amp;nbsp;par dâautres Seigneurs lès partifiins.
Premièrement il elpoufii Irmengarde fille dâIngranDuc dâAngers, uc W' quelle il eut trois fils alfiuioir Lotliairc , Pépin ôc Loys, icelle cftant uioP te deux ans deuant quâil paruint à lâEmpire,il elpoufii ludith fille de GuC' fe premier Comte dâAltorf en Sucue,fÅur des Princes Conrad, amp;nbsp;Râoul, de laquelle il eut Charles le Chauuc. Et comme Loys le Débonnaire penitence de la trop grande nonchallance qui efloitenluy au gouuernemo^^ de lâEmpire amp;nbsp;de la cruauté commife en la perfonne de Bernard Ibnncpuöâ» aufli portèrent lès enfans rebelles contre luy la penitence deleurgrandeiiâ^' pieté. Pareillement comme durant la vie de Charles le Grand, la France moH' ta à la perfeélion de là grandeur amp;nbsp;y demeura quelque temps,ainfi elle ne poi^ uant longuement demeurer en ceft eflre, commença à decliner loubs Loys, fl bien continua en là , declination depuis Loys iniques à Lothairc le dernier Roy de France de la race de Charles le Grand, quelle tomba de tout poind, amp;nbsp;fc tranfporta en autre race.
Et comme toutes cholès par le cours de nature ont commencement, aC' croiflèment, amp;nbsp;fin, amp;nbsp;aulïî quand elles font montées à leur grandeur, ilfi^^ necelTairement quelles fabbailTent amp;nbsp;delcroiirent,ainfi la France ellant durant la vie de Charles montée iufques au periode de Ion excellence amp;nbsp;grandeur, là pour quelque temps demeurec, il fallut necellà irementquenepouuantde' meurer longuement en cell ellat, elle tombait amp;nbsp;dccheull, comme elle commença de faire Ibubs Loys le Débonnaire, lequel citant plus iulte que vaillant, plus amateur du repos que de la guerre, amp;nbsp;ellant beaucoup plus enclin à la dc' bonnaireté quâà lâaélion viucôc ardantc, lailïà tomber ce Royaume du bult en bas, amp;nbsp;luy donner vn li grand là ult, quâil fut longuement tout ellourdy de là lourde cheute. Loys elloit bon, amp;nbsp;aulfi câclloit prelquc tout, amp;nbsp;bien que ellre bon foit vne chofe bonne, fi ell-cc que nâellantlabontémcfmementen vn Prince accompagnée de quelque autre vertu, comme de vaillance, de diligence amp;nbsp;da iullice,câell vn corps Uns ame, amp;nbsp;ell cela interprété à vice, ou pour le moins tourné à melpris amp;nbsp;moqueric.Son zelc entiers la religion Chrefticnne elloit trelgrand,pour laquelle il entreprit pluficurs guerres cotre les Sarrazins, amp;nbsp;Mores qui couroient les Mers de Louant amp;nbsp;de Ponent failà ns grans dommages, contre lefquels il combatit auec accidens diuers, amp;nbsp;moins heureufement en perlbnne, quâen Ion ablènce par la valeur de lès Lieutenans generaulx.
LOYS LE DEBONNAIRE i ROY 14. LIVRE V. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.
De foil vet^nc, Florence reparee amp;nbsp;accreuc par Charles Con pere commença da-
uoir nom amp;: reputation, Sc Venileaiiffi, par la tranflation du corpsdelâL nan-
gelifte Saint Marc, qui dâ Alexandre y fut porté. Audi de fon temps y eut gran-
detranftation des corps de plulieurs Saints dâItalie, en Prance, Allemagne, êc des corps da
An^rleterre. Les orgues furent premièrement en vfage en P rance, les S ai razins -TrfintJ.
ane^cle Soudan de BabilonicvindrcntaRome, beftiallement delEgldeS.
Pierre firent vue eftable à cbeuaux, 6c gaffèrent la Bouille, la Calabre , a Si
eile. Kabanus premièrement Moine de Sainéf Benoift,6c Abbe dô Pu en,puis
Arcbeuefque de Maience ftoriffoit en ce temps. Il a expofé toute la Bible, tant
vieil nue nouueauTeff ament amp;nbsp;a corapofé pluùeurs autres liures Strabus moi-
nedePuldé difciple deRabanus fut le premier qui compofala glofc ordinaire,
laquelle a depuis efté augmentée. Bertrammus prebftic viuoit auffi v.e ce temps
U,4uconVfènuc4uesÅuuresvn4receuzvatlesfuccefleuts LcbonLm-
vetem LovslcDebamp;mie.f eftudia fort a reformer les abuz des ïcdefiafticiues
DoatdCaCuefte vn peu deuant fa mottle Pape Grégoire c^ui nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â uYi
meMonqlluv,lcomm=nousauonsytlen-a,rburacensrrenteaûem^^^^^ nbsp;nbsp;-
KomevakneL,auciuelrlfur drt,queles frebttres nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;oonL
nevaccaùonou gaia(\uirrefutlronneftc, 8c rpe ojs nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^n'
loiem ealeutsbabits or nv argent, ny foyes, ny efcarlates, ny mx doi ts, an
nZââr}3aurnmrftLe des S-;enaents,8câ¢aux ceintes
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fouliers amp;nbsp;çantouffles ils ne çorreroient çornt d or. Et
eilefetenoC^orne.l'îiVerenravresrquelquesantresrqn^^^^
r nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;⢠nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;A nbsp;nbsp;nbsp;1 U r.rAnrma Que Von doneroit aux ï-gtites des Dicns
ïranee,etrtintMn,Yarleriuel il nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;desprebftres ,affni «^levarlanecef-
1 pouïvnbonneffe cntretenement6c viure nbsp;nbsp;y nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;i
fiifi\sr.eMenteontralntsdeclierc\rerlenrNie,varNilsamp;desb^^^^
Sclabeuts. On neut voir donccyues partant exenaç e rq nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;affembloient
, drei,comme nous auons lad«, queCliarles 8c roys Ye.c 8c bis affenÃoYoïent
\ desConciles .ryuilslenoutiolent faire tans autliorite 8c V'â¢'®''^'Y'^Yuuâ¢s \ êcqii-ils eftoiXt fouLralns lUges Lcdefiaftie^ies
\ anSïibiendifçoCet 8cordonner desaSaitestçiritue s, cnic es cmY
\ devins nozLois tuccetteiirs dewysYour bonne confidetation 1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fit^cc\etiatique,deSererauxVaYestoutbonneur,8creuerenee,8cnetaiieau-
cnneaffcrablee^cedeViadirine tans Veut confenten.cnt 8c ro onte. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;-c Ou akY
OiiKKUzs 1.^ eiiXviia.dunornbydevoysauE.oyauinedeEiâ¢ee
l uy fnccedaimais deuant QuevatVerdelny A faut ton 1 erercyucoar e nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;chkv-
d eVVà îloiîcÃuluanteQUI tômenceravaï Eotbaire fils ucce eut nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;4.
YiebormaircenYtmuireonverratobienYeudefoy 8cdarmti'^ yaeriie Quiptetendentdïbit Se portion aux. Royaumes betrnpites . ar aptes amo
\ duditvoys fineontineiit PaWtima Nue guette e-itii\e entteVes enfans, ettieiie
\ ÃauAante,\aqtie\\ete\\ementbgt;tifa 6c ea^aXesfotees de\aVtanee,cp.ie e rxeonp
\ eWe cuidatotnbet dtiXiatiXt de fa gtandetit, 6c petdte totiteXa tot ce lt;que
\ XeCtandXtiy auoit aequiÃe.CatVotXaaiteNOuXant tout audit pont ce lt;qiVi e oit
\ XaiXaédes encans de Yoys,6cefX.ant'E.mpetetit\ouXnt£aiteeommeoneit apatt ^Aire Ia piwft
\ auxpXusieuties,6ceonttaindteÃes£tetesinÃquesXa, qvieVo'ysXeeotentetoitdedttjlwuttne \ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Xabauiete 6c CXiatXes de X' Atqtiitaine ,Xetcp.ieXXes Av onXoït Xuy edte ttmntaitcs
\ 6cetix£esV aAatix6c£etidataites ,Ãanspouuoitptetendteatienne eXtoie a Ym-\ pite ,uy en ee quiXeut audit eRé donné pat Xe Y ePtament 6c donation de lent
CHARLES LE C H A V V E R O Y 15. perc. xfais eux ne pouuans fuporter celle indignité dâvn aifné,ny endurer Ipoliez amp;nbsp;exclus de la fuccellion paternelle, melmement de ce que par folcnnj* Teflament lepere leur auoit lailféjau lieu que parauant ils nelloientguereslâ*ââ amisfe liguèrent enfemble pour leur commun profit contre leur aifné. Ce*!*â* plusjes irritoit, fut que leur pere efloit caufede la braueric que Lothairel^*** failoit, pour luy auoir donné les forces de lâEmpire, auecques 1 elquelles ih*ââ*' lut fouetter fes puilnez, quâil cognoilToit trop foibles pour reliller à fa pui^^ authorité. Les deux freres donc Loys amp;nbsp;Charles alliez enfemble éren^^ rent vne armee pour luy refifler, amp;nbsp;marchans contre luy fe rencontrèrent les frontières dclâAuxcrrois en vnvillage appelle Fontenay, amp;nbsp;fe campst|* fort pres lâvn de lâautre, amp;nbsp;penfà ns les chefs de tous les deux Camps qiiepot* reuerencc du iour de Pafques qui efloit le lendemain, lâennemy ne feroitq^^ l que entreprife, ils delibererêt de fc furprêdre lâvn lâautre.Tant que vers le poi^ f du iour, Lothaire marchant vers le Camp) de fes freres, les rencontra au du chemin, amp;nbsp;nâayans leurs fbldats lâarrefl quâon les mit en ordonnance, in BntniHeentre chargèrent (tout en defordre quâils efloient ) de fi grande furie quâil fenenft**** vn horrible meurtre, tellemêt quâon ne voyoit que grands monceaux de mort ; dcuà t que la moitié du iour fufl paffee,amp; la petite riuiere qui court par vne t ' Ice la prochaine qui encore au iourdâhuy fappelle le Vaux Charles, bouillon^ de fang à grans flots, quelle porta en la riuiere dâY onne,amp; efloient les comb'**' p^iedeîa nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;achamcz de chacune part,que prcfque toute la Nobleffe Fraçoifèy mo**'
Noblejfe Fra tut, à caufè quâcllc efloit en celle bataille. Elle efloit diuifee en deux felon*^ quâelle fauorifoit les freres. Et fut cefte bataille la plus fà nglante que les François euffent veuë depuis celle qui par Merouee fut donee à Attila fléau de amp;nbsp;Roy des Gots. Le lieu delabattaille fappelle encore auioudâhuy Chaplis*â' Chablis, amp;nbsp;y a pres dâicelle vne vallée où efloient campez Loys amp;nbsp;Charles,q^* fappelle, comme nous auons dit,le Vaux Charles. La viéloire demeura à CMj' les amp;nbsp;Loys, pourcc que ces deux freres fentrâentendoient, amp;nbsp;auoient deuanh*-conflit enhorté leurs foldats, amp;nbsp;durant iceluy fort encouragez. Auifi eux deUjî
ehe-re ntt y ata-^neur.
pouuoientbienauoir lâÅil en plus clelieux,quenonpas lochaire qui lequel auoit efperé quâà grande peine armee conduite par deux fouuerains cheK pourroitiamais eftrc fans troubles amp;nbsp;mutinations. Encore fereconfortoit-ib' pres là perte penlant bien que ceux qui lors cfloient demeurez vainqueurs aü' roient incontinent debat entre eux, pour le partage de leurs Seigneuries. Ma*â il aduint tout autrement, toutesfois leur viôloire leur coufta fi cher que deH temps apres ils nâeurent moyen de le releuer de la perte des hommes quâils aiiov ent raidie en leur gain. Lothaire fuyant au ec fon armee brilee, rompue amp;nbsp;lalfe fc voulut fauuer dedans Aix la chappelle. Mais fes freres le pourfuiuans 1 encni' pefeherent, dont luy prenant là femme amp;nbsp;fes enfans fut contraint fenfuir delà Rhofiic, amp;nbsp;fe retirer à Vienne. Lors vindrent vers les freres tant dâAmbaOâ des Prouinces,Seigneurs amp;nbsp;villes delà Germanie,de Iâltalic amp;nbsp;de la France, qua leurs prières ils faccorderent de fentredonnertrefues pourvu an,durant lequel ils clleurent des deux collez quarante grans Seigneurs pour traitter de la paix, conuenir de leurs partages.Le Pape Serge nouuellemêt venu au Potifîcat enten dant la nouuelle de la cruelle guerre efineuc entre les trois freres, enuoya en France,Georgc Archeuefque de Rauenne auecques trois cents cheuaux, amp;nbsp;force prefens dâor, dâargent, amp;nbsp;de foye, pour mettre la paix entre lefdits freres.
Mais
CHARLES LE CHAV VE i. ROY LIVRE V.
Mais commeilcftoitapres ala negotier,les freresrompansles cheffc donnèrent vne bataille qui ne fur gueres moins fang ante,que
re donnée aFontenay, en laquelle eftant I Arcbeucfque aviec ot fes chenaux 6c fcs prefens amp;nbsp;à peine fe peut il fauuer feul de nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â¢
- fut tué. En fin ils firent la paix aux conditions qui f en nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;feu^ le
⢠depuis fut furnommé le Chiuuc i feroit nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;je la Saone
- noâgt;,«cquefonRoyaumeluyfetoitliÅtte nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;J J
..duKLofee,5cdel;atntedesfteuueU^^^^^^^^^^
« ccane,amp; des monts Pyrenees. A Lothair nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;laquelle print ce nom
« RoyaumedâAuftrafie,qui eft auiotird uy a v^y^ntasequâilauroitla par
quot; de Lothaitefon fils (comme il fera dit cy ap es nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;amp;; laBour-
. tiedeBontgongnequonnommea^
- gomcTranfiurane qui eft la f nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;rmanie amp;nbsp;lâEmpire. Ceft accord fut paffe
» Marfeille,6c aLoys demeurcretla G r aucune metioh duiéune Pe^ ïan de falutbuià cens quarante trois, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;commencoit à dreffer
pinleurnepueu,lequel ne nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;° cvnparta2e,puisquefes oncles parleur
quelques menées,pour auoir par Ki nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;V dequoy fes oncles le firent pren-
rL^â'quot;âvrâ°''â'^X*rion.Voiladonclt;inesCUtlesleChauueRoyc^^^^^^^^^^ (ire meme Moine vneReliS^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Débonnaire fonpere, Sclors futle
dePtance, 6ceniccluy nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ftefmembrê duRoyaumedeBourgogne
Duebe deboutgogne premieren
Statitibuéalapart dudit Charles. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;«oulut donner ordre aux affaires de totb««« En»
Lotbairefevoyant Empereur nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;couronner Eoys aifné de trois fils P*quot;âââ'
\tâ¢vte,amp;p«mKtetncntd^
ou A Mott ,Roy dlulicA enuoy v r nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;cftanc lacté
Vonneui dele factet,etpeta« qu nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;t iRorae ÃortVien accompagné
âvn«uîavc,Et «onteeu nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;à eCEatlesleGtand, CUcuné
t Roy uy allottp^ enteWe teuemn
\ nbsp;nbsp;nbsp;ffâi^â»^UontlesColà atsU^
\ ââ^îlâ¢fâquot;««â^âlâ¢foquot;'âquot;â;-i,MxVsà egcoTà eSumtîiotte,amp;U\ete-iLk
ceutuoupas de «Ik nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;cpnadilonfatçtesAoVaçeluy
GtauyUspotusdestgUeso»
. teStNonsyNcnoxcommektny nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Concept«
Je.Queladruinefureurpendtoulioursvuricsennemïbuc nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;» Ju
. uaXiNomdeto«cltetVspot«s,fi'lonsnoNomTmteidAtoamy de\t ï-
b.Ctan'oyautlelcnnoRoy
Ãoubsrnrffïon 5lt; feeours au fiegePapA, A entra dedans i nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;apene e mys Côttrone
\ nbsp;nbsp;nbsp;rebutadeebofeQUNnhommedebieneuftfceudonner,amp;c\ecouronnaincon- lt;Uë
\ nbsp;nbsp;nbsp;ûnentRoy dbtaXie,a eecpuArveuftoceafion de demeurer longuement a orne
\ erdaqueViedne fut çprenurCt tours.
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;b\ns cependant rpaeXes frétés £â entrebattotent aà nft ,Xes nattons effranges n -
\ fansdeeeffeoeeaffon,de reeXtef commencèrent def'effeuer bc efmouuotr de
\ nbsp;nbsp;nbsp;tontes parts. EnSaxeteffeuavne guerre des Ãerfs^XatpieXXeEoy saueexne gran-
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;de ceXertté effatgntt .EesXAormas cpûXors tenotent touteXamer en crainte foui.
\ nbsp;nbsp;nbsp;Xa conduite deRomAnXeurRoy ,entrèrent dedansX Aepûtatne, bê ptXXerentXes
170 L H A K L h S Lh CHAVVE z. ROY z.)-â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;villes de Bordeaux,Xainétes, Angpulefme,Ly mogcs,amp; Poidiers, puis entr^'ââ
en la Gaule Belgique amp;nbsp;Celtique, en firent autant à Paris, Tours, Noyon amp;nbsp;Orleans. Apres cela ils retournèrent derechef en Guyenne laoi*' voulurét eftablirlcur demeure amp;nbsp;vnnouucau Royaume.Charlesneftoiepo^ bien paifible au ficn, ôc auoit furies bras vne grolTe guerre des Bretons, guenade le il nâofoit abandonner pour aller contre les Normans,pour la crainélcqu* churles. nbsp;nbsp;uoît quc cc pendant quâil iroit contre les Normans,par derriere les Bretons
vinflent charger. Charles le Grand,dompteur de toutes les nations Septen^^ nalcs auoit bien feeu delFaire les Normans en vne bat taille, mais aucc Ci pe*â tuerie,quâils ne daignèrentiamaisfcfaire Clireftiens,ny prendreofficiers'â^ couftumes des François. Apres la mort dudit Charles ils fe remirent à eldinâ la marine, nâo fans toutesfois fauanturcr guercsauant en terre, carsUpâi rsmtiesdiui^ micrbruit delà venue des François , ils le retiroient. Mais voyant du temp»
Chauue, la France toute diuifee en partialitez, lefquelles appellent touiio
vn tfers, pour les eftaindre, ils f enhardirent de marcher plus auantauxlâC que nous auons dit. Charles le Chauue fit tant quâil mit fin à la guerrcdeBi^^ gne,apres auoir vaincu amp;nbsp;tué Homonec Duc de Bretaigne amp;nbsp;Crilpéfonnb apres cela alTemblant des forces il marcha contre eux, mais aduertis ' noit à lâencontre dâeux auccques vne grolTe armee,ils enleuerent des''ââ quâils auoient prilcs,les plus portatifs,amp; le retirèrent, nâolà ns plus longu^m^ arrefter ny lâattendre.
Les Bohemes, les Sorabes,amp; les Marcomans feeurent pareillement bkn^ utrfe?/ feruir des partialitez amp;nbsp;diuifions de la France, mais Loys Roy de leur fit guerre, amp;nbsp;derechef entre les frères fcrenouuellerent des differents,( L'i^ortjies me il aduient ordinairement, que quand vne fois les cueurs f mefnierncntfl^)^ Ames nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;j nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;les VUS coiîtrc les autres, amp;nbsp;offenfez de quelques inint^^â '
tuueuK,â
haine en eftplus grande, amp;nbsp;plus aifeeà fe rallumer à la moindre occalionjj fèprefèntc. Lothaire menafla de faire laguerreà Charles,pourcequeGiic bert lieutenant general dudit Charles,auoit prins par rapt la fille du dit LOtliâ re. Mais la (à geffe de Loy s fit tant que cefte naine n amen*'! aucune gucrre.Cn cruAuted'o-^^^ deboutadc lâAquitaine Pépin amp;nbsp;Charles enfans de Pépin leur fiere, f/f oj«w vn tni monaftere de Soiffons lâautre en celuy de Noyon, puis fenefhiââ iceux fuiz du Conuent,il les reprint, amp;nbsp;Loys leur autre oncle donna 1 Euekn de Maience à Charles. En fin les furies vengereffes pourfuiuirentles enrans U Débonnaire de lâimpiété dont ils auoient vfe entiers leur pere, Sgt;c les mirêttoiH^ en fureur amp;nbsp;en guerre les vns contre les autres, amp;nbsp;leur fufeiterent vneinfinité de troubles amp;: de malheurs.
Snfiins du quot;DebomMre
punis.
Or comme les nations eftrangeres durant les diuifions amp;nbsp;guerres des petits enfans de Charles le Grand, eftoient par icelles facilement conuiees amp;nbsp;attirées au defehirement amp;nbsp;à la fubuerfion de lâEmpire, peu à peu accroiffans de force amp;nbsp;de courage, elles apportèrent plufieurs grands dommages alachofe publi-â^^queChreftienne, amp;nbsp;nây eut aucune fin de leurs incurfions iufques au gouucr-nement des Princes Saxons,qui fuccederenten 1 Empire a la race découles le Grand.
Lothaire entendant que les Romains par les menees amp;nbsp;tricheries des Papes, OLife fachans de lâEftat lorsprefènt de lâEmpire, ou bien pour vndefir de liberté, auoient vne afFeôtion grandement inclinée aux Empereurs Grecs, Ci bien
CHARLES LE CH AV V E i. RO Y xs- LIVRE V.
c[uedefiails faifoient des pratiques clandeftines de leur rendre la ville de Rome auecques lâEmpire,il ^tila à Rome lâan de faluthuiâ: cens cinquâte quatre, ôc faifant punir les au tireurs de ces rcmuemens, changea les Magillrats , ôc renou-uellant les anciensTraittez de la confirmation de lâEmpereur lur 1 elcâiion d vn Pape, contraignit amp;nbsp;fit iurcr les Romains, à les obferuer par apres en toutes es devions des Papes enfuiuans. Eftant de retour d Italie il partagea tes oy au mes paternels à fes trois enfans. Loys qui elloit Roy d Italie fut Empereur. o thaireeutla Pranche-Comté auec ce pays qui peu deuant fe diloit Aultralie,ôc quiloïs du nom dudit Lothaire fut nommé Lorraine. Charles eut e J^Yfiera. deBoursogne, ne comprenant plus quela Prouence,laSauoye, e y nois, car le Comté auoit efté donné a Lothaire looftere. Apres ce parta^ ihairc (entant fa confcience offenfee de la cruauté ont i auoit v
pete, amp;â¬efafchanX de viure en grandeur entre les hommes, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Me fi
tiondiffamec,fallarendrcMoynededansl Abbaye e . uuiers,lt; nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;q redit Mojtne
dê,maisâontron longue çemtence,caHlfortit ^1» loft apes de ce inonde CenuafutïanJia cens cmquante cinci. Son fils Charles Koy de Bongongne neletóuit guietes ainsbien toft ayrestnoutut a yon
aV T7 e AernenrrrLoys nour cequâelleeftprochalned-Ita- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.
nu nbsp;nbsp;TÃdeBonraoXgne.Lothaire eutlercfte Avec-
ne,ôclemhVahVement Ve Dnc^e Qc nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;t?, , nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ârnnd def-
quit affeilongucment apres, mais fur la fin de es louis, i nbsp;nbsp;nbsp;q p^^^Q^^-^oit
honneur, car à la perfuafion de deux PrHats e on pays nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;aeTreues
Ganhhier Archeuefque deMaience, amp;nbsp;I autre egan nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ï^ndiaTerber-
ôtXlafuggefiiondvlfienneconcubinemornmeeValdra^^^^^^^
mA
(a£emme,fage ôevertueute Princetfe, fille dvn P rince debout nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;gt;nbsp;rj enuers
cnuers fit
Vr^n-elle efehton AKage vont iamais auoit enfansHllAccun^^^^^^
äaihteie, dont elleXut conualncue bien aifeetnent trouuant le Roy afc de teWings nout cottotnnte A affex deiugesavendtevout ceUre Les N» Aiftiit (mil eloouÃalaconcubine, Scies autres que uon , que p ; ? . nbsp;,
Af nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;r nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Ãlt;;evcTcXâexcommunia, ôcfutentleVà itsArcVie-ïctout à ucraeViV mourut aVVvtanceVin Ãe grace Kul cens orxauten^
ccftc coucuttue i\ auok eu à cux fis, affaiiou Loûiaire troiMme, 2c Hugues
ä \uWie,Scie ce Hugues uaCcpirvn autteHugues,acl,otKaite lt;Yiaxïie-nvcQvÃcft.a.nsaoY^^Wen.ltaViecon.tve'BeYenCTuâieï concY^kent e oyaume i ceWc.Ltc^ Ãeceôiuv WuOTes à cYïÃcî à eCcenà ueV yacc es omtes xeTa\)OVAV^,lt;Yv^ a. taxit ê^Lm^eveuïs, Slt;. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;awUcs ^xab. s
Ãonui^es. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;_ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;a r r-r â
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;CViAes \c ÃXvÃUwe ^à uevù Ãe\A mort Ãe voAvaÃTe à cvfcm à e VeVmV\î du
\ «^«SviVuttY-xesltes îtweVeYu\esV)Oxnes .'LesNnsà VfcntÃY\ieÃeâ¬a.vtV\VâeYve«ïY^ïA,^3C
\ lt;^\ie^eÃAUs\ÃNV\\eà eMex.sen\'L^vîeS3LmtLÃtVêYve,V\ÃeÃviÅ\irovAnexAko^ dw
\ ^MVlt;oAj^\ime.V)\\itîes à ^vÃeïvtcYue noïv, 2)C c^ueXe CWuue cYdi^vAAut d^uoVr
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;tov\t ^MTV COUY ^OUY eweTOÃs ton VrereLo^sV^o^ à e'ôa.vûeYe, amp;lt;. to va weueu Vq-^ s
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;VrwçtrewY amp;cVs,çgt;^ ^XtAve, V\ axûxa VoYvXieYe Ãe fow^.e iMve, VvVu^ a: ^n^r*jie
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;vîxoVtvé de^ telles deXeui deSuu£cn.e^\iet\, o^uV etVoVeutXesVv.o'^ a.uraes
» f. de Bourgongnc de Lorraine (ainfi dorelnauant lâappellerons nous) fans pW dstefoUaine U nommer Auftrafie, lefquelles ils diuiferent entre eux. Parquoy ils eurc«^ continet Ambafladeurs de lâEmpereur,leu rdenonceans de fa part quâils euucj avuider les pays qui par la mort de fon frere Lothaire luy appartenoient droit. Le Pape fèmblablement dcfpcfcha vn Legat vers les Lorrains amp;nbsp;Bourgs* gnons, leur defFendre dâobeir audit Charles le Chauue, amp;nbsp;leur commander2^ contraire dâobeir à lâEmpereur, ayant ledit Legat charge de fe tranfporter ver^ lesdeüx Rois ,amp; leur enioindre expreflement fur peine dâexcommunicatio'â» quâils euflent à rendre a leur nepueu, ce qui luy appartenoit. Le Roy Loys « Bauiere eftantperfuadédu droit amp;de lâéquité, rendit à fondit nepueu ce l oncle a» nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;tenoit, ôc le mit entre les mains de lâImperatrix fa femme, qui pour cell:
nefue».
Charles.
paffa en France à caufe que lâEmpereur fon mary efloit empefché en ItaliecoO' tre les Sarrazins. Mais Charles demeurant opiniaftre,ne voufut rien lafehe*'*â/ mefme voir lâImperatrix qui eftoit allee vers luy, ny parler à elle, feulement vne perfonne interpofee luy fit faire refpoce quâil eftoit tant empefché à h rc des Normans, qui faifbient des maux innumerables au Royaume de Frantti quâil nây auoit ordre de refpondre, ny dâentendre à la requefte dâelle, iufqu^^ê' pres cefte guerre acheuee. Quant aux Legats du Pape, il leur refpondit«]^^ Pape feroit vn grand tort de ictter fes fulminations, ny aucune fentenceconW^ luy, deuant quâentendre premièrement fes raifons.
Guerre ties
Tandis que tous ces troubles fe nourriflbient, Charles auoit fur les brasvnt nouuclle guerre desBretons amp;nbsp;des Normans. En celle de Bretagne il fut avorwxi CT- fois deftait, amp;nbsp;neantmoins il ne perdit courage, ainçois y perfifta,eftimantdlf'^ rrf/o ns. nbsp;nbsp;grand deshonneur aux François, fils demeuroient vaincuz des Bretons, defof'
f/oma^e J» JJuc de Sre~ tai^ne,
de fines Carpet.
te que finablement il en vint au deffus, amp;nbsp;les mit en fon obeiflance. Qudqu^ vns difent que câeftoit celle mefme guerre de laquelle nous auons cy deflus parlé, amp;nbsp;quâil ne tua, ny Neomice,ny Crifpefon fils,ains contraignit ledit NcO' mice qui fintituloit Roy de Bretagne de fè contenter du nom de Duc, mourant^euapres, fonfils Herifpee, du confentement des François fucceA' au Duché, amp;nbsp;fit hommage au Roy Charles. Quant à la guerre des Normans, ils entreront par la bouche de la riuiere de Loyreau pays Nantois, en Bretagne amp;nbsp;en Poiôtou, Aniou amp;nbsp;Touraine. Contre lefquels Charles enuoya Raniilf^ Duc dâAquitaine, amp;nbsp;Robert Comte dâAniou defeendu de ce Vvitikind Saxon Prince des Angriaues,qui tant de fois fufeita les Saxons contre Charles le Grad De ce Robert auquel Charles le Chauue donna le Comté dâAniou, depuis defeendit Hues Capet Roy de France, amp;nbsp;dâiceluy cft defeendue la race des Rois que nous auons euz iufqucs a ce iourdâhuy, comme il fera dit cy deflbubs envn autre lieu, amp;nbsp;en fon rang. Or eftoit ledit Robert eftimé lors entre les pins vailläs,auffi commandoit il a plufieurs Saxons, qui eftoient à la fblde des Fran-çois.Toutesfois lâexperience amp;nbsp;vaillance quâils auoientfait cognoiftre enftbos lieux nepeurent tant quâils ne demeuraffent vaincuz en vne bataille contre les Normans* ou tous les Capitaines amp;nbsp;prefque tous les foldats furent occis. Et de laies vainqueurs marchèrent deuant Angers, amp;nbsp;la prindrent. Mais les François les y affiegerêt, tout foudain au fecours defquels vint Salomon,qui fut Roy on 'âtretat^ne. Duc des Bretons apres la mort de fon pere Herifpee. Les affiegez furentfi vint , ment battuz, que tous effrayez ils fe rendirent au Roy Charles,amp; rachapterent leur vie de plufieurs richeffes qui leur reftoient du butin, amp;nbsp;par ainfi ils efcliap-
⦠1 - 97^ çereftt amp;: ten retournèrent en leur pay s, ay ant ce priuilege du Roy qu on leur । vendroitgt;Gnpa(fantparleRoyaume,ccquileurfcroitnece{raire.
Or ne faut il tant f elloigner de lâEmpereur Loy s que nous ne reuenios a luy amp;: faut entendre que depriisla mortdeLotliaire iamais lâItalien a efté en ^aix, amp;nbsp;en repos iufques à lâEmpereur Otton premier du nom. Car elle a efte très grandement affiigec par les diuifions ôe guerres qui furuindrent entre les luc-ceîfeurs de Charles le Grand, amp;nbsp;par les contentions qui depuis
dit Othon ont efté entre les grands Princes fur lâcheaion amp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Eru^
pire Aoysftlsaifné de Eothaire, incontinent apres quefonpcreleultallociea lâEmpire,alUenItalie auecvue groffe armee contrcles Sarrazins, ôc les com-hattit deîhtfur les terres duDuché deBenetient, ehant
dement aidé 5c fecourti de fon frereEothaire. Mais apres cefte viAoire perd.
la plus mande partie de fon armee, par pefte, ôc par d autres maladies, il lai ia Ãcfflte duDuché de Benetient a Adalgife Lombard Prince nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ZeZ
quelenlâabtence dudit Loys Jelailfantpiper auxpromeffes des nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â
ditdeleur coïté, Sc leur mit entre mains, toutes les nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^Ylv^lnubut ou
gne,queLoysluy auoit données en garde, ôc gouuernemcm. uu niramp;van4 vnifi grande perfidie,retourna enltalie,reprintVefdites villes Sc un oc vanner vue 11 grai .V nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;reuenoiteuEram
pays,5captesauoiïremislesauairescnDonei nbsp;nbsp;, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â^l^irt'ancanrAin';
AfcceL IMiU lâan à e Saluthuia cens leçunte Sââquot;ââ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,
enfjnsmades, ains feulcrocntvne Elle nomtnee HeranngMie ,n(\«a\e Qaa -leslcCdauuemariaanVtinceBofon fteïeà ellmçetatnxCafemme,auQuelen laueutAemariaseiUonnalaPiouenceentdcteieKovaunaebienquefonvere...,« AuuntCaVwlâcutoïomifeà BafdeEravereutdeGYecc,
ti Ptooencè
Uanc ioncciues Loys deceà é fans enfans ,CSailes ende desNaaones ⢠d anott eues eonVe lesNoroans SUes Bretons commenta de çtetendve açlns mandes eWes, amp;nbsp;entendant la mort dudit LoystrapeteurAklieiad .ç
, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;uortetl'PmmteenPrance-, amp;tlereuntiaueclacouronnedicelle.Poury çartie-
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;lût Mmit fhdain vne armee aux cSamçs, aueclamielle tl vint iufques aux Ãl-
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nés Jes dedtoits defuuelles il ttouua occuçex amp;; afliegex, çat les enfans de ton
V fcreLoysVtoy de Germanie, quiçatleurnere edoient enuoyex Yotirfermet
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;U emorfelietletà lts naffaffcs, amp;c ï entree deleur onck enltalie Joutesfois n e-
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;danslesnlusfocts ^iÃjfiJtqulterlevaysauKoy CliatleslcCSautie quientiat
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;auec tes forces enVtaVie fit tant par argent 5c ptefeias qui gmgnae ape, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;cWUsle
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Romains, 5c fut couronnéLmpereur 5c.Roy dVtaVie par e ape e anneu uic cWue eu»
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;me fncceifeurd Adrian deuxieme . CViarVes apres (on couronnement retourna
tn'Ãîancc,Youi mettre otà tc aux aVtattes à e Act^a, 2lt;. i^out nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;a^ïes tctotttuct
l?lt;omc comme AÃvt AV commervlt;;alt;Ve^otsacVAauCTet 0.etalt;jot\s ucNtute ,tant tnÃcs accouamp;temeos cm eu tes mÅurs ^VaÃavAtVe commun uaott ucs Vuaucots 5)cÃâaccou^r2LUtcommeVcsVlt;oïsà eVerteÃ^commeuousà trousc^i a^v^sj^CNOu-Vautreuà reà eYVus eu^Vusà -to^ YattrVÃeVVtaVre,\V à ouuaVauVeauVfmceTà otou, âç\ùs co^uot^Aut o^ue Guâ^ nbsp;'Bereuter à euxV rmcesVlt;omams, aVVtex à e tous co
ïteL^.esYVus ^tîLuà es maitous à e Vrauce 2gt;clt;VeVon?V^arà .tee^oVeutà esY^VucV-
L ^aux ÃVrets à esVt^ues Sc taöVous à out VVtaVte eÃVoVt AVurtee ^VVVes accotà a, SiC
L nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;TDOurVes auoVr tauoraVÃes^rV eu creaVxu'Duc à e S^oVete^^cV autreDuc à eYrVoV^
\ rcs^ùaut^terûrtouttourstou â çarvj, contre Va taC^Von Ãe V'Enu^Vre à es MVe-\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;mans. Q^utà ceux lt;Ve?gt;encuent VV ne t en toucVa quêtes, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;eîtoVent
2-74
tourmentez amp;nbsp;des Grecs amp;nbsp;des Sarrazins, de telle forte quâils au oient befoing dâaide que moyen de nuire. Voulant Berenger dés le commcncc^^.^ monftrer ionanedlion à la couronne de France, voulut traitter lorslcn'ââ' gc duquel nous auons cy deffus parlé, de Hermingardc fille du feu Loys,amp; du fufdit Bofon Comte dâArdenne,beau-frcre de lâEmpereur CWC Il eut le pouuoir de ce faire, à caufe que cefte Princeife eftoit nourrie enU*^ Ion dâaucuns qui tenoient ion party , laquelle fe fouuenant dâauoir à vn Empereur, amp;nbsp;dâeftredefeendue dâEmpereurs, nefe pouuoitconteni^^ ce nom de Comteffe, tant quâinceflà mmcnt elle tourmentoit fon mary, nbsp;.
quâelle nâauroit iamais ioye, quâelle ne le vit Roy. Au fil elle impott'^â'â^ merueilleufcment fon oncle, le fuppliant de vouloir faire Roy fonmaryâ quoy inclinant lâEmpereur, penlà en foy mefmes que à fa maiefté amp;nbsp;gtaoâ touchoit aulTi bien de creer des Rois que des Ducs. Adoncquesilfitco*â^| quer vn Cocile dâEuefques du Royaume de Bourgogne,cn vnc maifon le nommee Mantale pres Vienne,accompagnez amp;nbsp;aflîftez des plus sofoni^oyde Seigneui's dudit pays,lefquels eftans affemblcz efleurent ledit Prince^^ iourgongie. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Bourgongiic, autrcs difent de Proucnce. Mais dâautant que lors h
uence eftoit comprife foubs la Bourgongne amp;nbsp;que les Rois de Bourgo^âpââ tenoient plus en Prouence quâen Bourgongne, tant a caufe de la douce ne temperature de lâair, que pour la commodité des affaires de ritalic,^^^ j biftoriens ont confondu lâvne Prouince pour lâautre : tant y a que nouslafP^
,, , lerons dorefiiauant Roy de Bouivong-ne. Zemaidesitl _
lioHcesdes nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Ot comme les Traittcz, alliances, mariages, pratiques, intelligences nbsp;nbsp;.
Fnnees. pegg qui fc font entre les Princes en elperance dâeftabiir amp;nbsp;augmêter leur pu fiance ou tromper quelquâvn, ou de remuer befongnes, iamais ne beureufe fin, ainfi full ce mariage de Bofon amp;nbsp;de Hermingardc malheurdâ^â^; preiudiciable à la race de Cbarles le Grand, car celle dudit Bofon prefqtierui na, amp;nbsp;rcnuerla lâautre, brouilla lâItalie de feditions, la fepara amp;nbsp;diuilb ce amp;nbsp;de la Germanie, amp;nbsp;en fin la race de Charles le Grand fut chalfcc â amp;c ceux que Charles le Chauue auoit fortifiez dâauthorité amp;nbsp;de puiHhnce po^'-deffendre lâItalie contre fies propres parens,iceux là mefmes dif-ie en chaHh^â^ fapofterité comme il fera dit cy apres, amp;nbsp;femparcrent de lâEmpire dâItalie.
S ur ce mariage, amp;nbsp;les menées du Chauue leiugeraent des hommes eno fort diuers. Plulieurs louoient la prudence, amp;nbsp;magnanimité du P^pt j ^»T[i(r^n uoir rendu lâEmpire aux François qui auoient tant merité, amp;nbsp;de lâEglilc^ affaire. toute lâItalie. Les autres tenoient le party des Allemans, difiinsque leRo) Loy s arriéré fils de Charles le Grand y auoit plus de droit, que non pas Cltf' les fon puifiaé. Et fi on leur remonftroit, quâil eftoit ia trop vieil, tout rompit amp;nbsp;maladif à caufe dâvne ruine de maifon qui tomba fur luy, comme il alloit en Aullrafie, ils refpondoient que Charles le gros fon fils ieune Prince de grande elperance^ luy deuoit fucceder en tous fies droits.
Durant que ces choies le palToient en France amp;nbsp;en Italie, safile lequel Michaël Empereur de Grcce auoir alfocié aucc loy à lâEmpire,tuapar trahifon Michael Bm-^ nbsp;nbsp;nbsp;Michaël, amp;nbsp;fcmpata de lâEmpire, amp;nbsp;incontinent apres ce bel aôle,il eiiuôp
Ftance demander en mariage la fufdite Hermingardc laquelle luy fut au cô-^letué. mencement promife amp;nbsp;fiancee par promefle, puis donnée en mariage a Bofon (comme il a efté dit cy delTus). Aulfi Loys fils de Loys Roy de Germanie durât ce temps
CHARLES LE CH AV V E z. RO Y ^5. LIVRE V. ^15 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.
⢠ryindes nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â¢
cc temps la vainquit les Vvindesvoifins des Saxons ôc Salomon Dtic ou Roy deBretagne contracta paix, amitié amp;nbsp;intelligencc,auec les Normans quipolTe-doientlcs riuages deLoyre.
Charles le Chauue Empereur, ne fut plustoftde retour de fon voyage de Rome en Erance, quâon ne luy apportait lanouuclle de la mort de fon frere Loys Roy dâAllemagne. Au moyen dequoy comme fi quelque deltin lâeut ap-pelle à auoirplufieurs pays, il délibéra fe faire Seigneur de tous les pays que te noit en fonviuant le ieune Lotbaire fon nepueu, qu ils auoient que que ois par U?ez luy ôe fon frere Loys . Et pour ce faire, il alfembla vne gro c armee inco ÃMnt aptes la mort de leur ncte,mais ils commencèrent de fe farte querte noiir ladtuifion deleurs Royaumes. Toutesfois voyans que Uur oncle Charles le CW^evouloiteraparerdeleurspays, i sfallieretenfehlepoutluy tefifter Loyslefeconddestrois,apres auoit
UiNae «offe armee de Saxons StThuringiens, pour fe voit le plus proc . dudaââ,5tdelamenaffedefononcle,enuoyafesAmbaffadeursv^ ptietALtvouloitainfiinquieterluynyfesftetes,enlapotreffiondeleursbies paternels.MaisleChauuefaifantcauteleufemetvnerefponcequil^^^^ vneefpetance depaix St quilespouuoittellement endormit qu ils n^eroient
ueuLoys, 2gt;cpalfaiufques ala ville de Cologne ur e m, lt;g^luy nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;v
obÃce. Les Ambaffadeurs Allemans fe trouuer ent au deuant de luy nbsp;nbsp;luy
temonftterent quâil eRoitbien plus iuRe ftcraifonnable queles Seigne^^^^^^^^ lâEmpereur Loysauoit euesês Gaules Ment partagées par ra mes, ôc quâaptes la mort du ieune Lodiaire,les Eransois amp;nbsp;ùit vn aUà ,parlequel eftoit dit lt;puâ ils départir oient la
Lorraine par entre eux.Dbcques ilne nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;eny rai r jp de leur
duRoyLoysdâAllemagnefonfrereaifné,Mentpriuexdelafu^ coufingcrmain. Charles qui auoitlcs oreilles bouc ces nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Codeurs queXâVquot;â
. ycuxouuertslurlcsSeigneuries defespares refpon itaux nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;rendit
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;celte paâ¬tion dont ils parloientauoiteReropue,lor s que eu nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;rendant
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Ã lâlmperatrix ,les terres defquelles par icelle il deuoit louir, q der ans
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ilenauoit quiefé fon droit. Ce quevoyant les Ambaffa eur nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;_-c.Xois
quilsnâenpourroiét auoir iamais raiConpar paroi es,i s nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;rç nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;tâej-reuHede
à lâefpreuuedelaVlatte chaude .Bequoy ils fetrouuerent fort oft encez bie cequefelonaucuns ils les renuoyerentfans les outrager, outes ois
plustoftfaitleurrapportaux Allemans,quâihne dtelîa entvn
fentleRhin. Ce qu entedantlâEmpereur qui en guerre ou en paix
ioursvferdeftnelfes St tromperies, délibéra deles (urpren re a imp nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â
pourcefaireilfttmarcherfonarmeetoutevnenuiOc,durant aque nuellepluyelalfatantfes foldats aucclelong chemin quils hrent,que
mammatinilseftoient fur les dents,fans pouuoir auoir la force CharlesleGros conduOceur des Allemans aduerty par tes efpies ec nbsp;e
priÃe,tenoit tous tes gens enbataille,amp;cainfi attendoitlesEranqois, e q inbruementlaltex de la longue pluye SsC du long chemin de a nui p _ dente,huent aifeement deftaits parleurs ennemis q^iils trouuerent rai defordrefutgrandamp;cloccifionpetitepourvnetellcviâ¬l.oire, a unte u â grande,?gt;tleChauuemehnetâenfuitpour Ãefauuer.Vlufieursgran s ei^
Z-JC CHARLES LE CH A WE z. ROY xj.
CÃemtnctdt churlti It Groi.
Lts N^tnt
du chtmue.
Français furent prins amp;nbsp;menez deuant Charles le Gros qui leur fit fort bon viû ge, difiint q^ue quant à luy, il auoit le cÅur François, veu quâil eftoit deiccndu de Charles le Grand,amp; quâil ne vouloir point leur faire guerre, ains feroit touf iours preft de les fecourir, nâayant pafte le Rhin que pour deftendre ce qui lu/ appartenoit contre la conuoitife de Charles le Chauue. Apres ces parollcsil les laifta aller librement, amp;nbsp;cefte humanité luyferuit de beaucoup puis aprd enuers les François, car elle le fit paifiblement amp;nbsp;fans aucune contradiftio motet a la dignité Royalle du Royaumede France apres la mort des deux baftarJs Loys amp;nbsp;Carloman. Celaaduint lâan de Icfus Chrift huich cens feptantefix, ainfi fut Charles le Chauue puny de {bniniuftice,auarice ôc ambition, quihf firent entreprendre vne guerre iniufte, nbsp;nbsp;receut le falaire ordonné à ceuxçu*'
contre tout droit commettent femblables aôlcs.
' Au mefine temps de cefte routte amp;nbsp;deftaiéle, les Normans entrèrent enFU* ce par la bouche de la riuiere de Seine, amp;nbsp;de la entrèrent en plufieurs endroit delà France. Le Chauue apres fit routte trouua moyen de leur refifter, fit roW' pre plufieurs ponts, amp;nbsp;en fit faire dâautres tous neufs, quâil fortifia amp;nbsp;munitcæ treles ennemis, les faifiins defenfiibles tant dâvn cofté que dâautre. Il fît parind-me moyen conftruire des Tours amp;nbsp;fortereftes à toutes les bouches des fieuucs qui tombent de France en la mer, laiftant garnifons en icelles felon que hnt* ceftité le vouloir, tant quâil afteura fon Royaume du cofté de ces Normans. h fe voyant trop foible apres la perte quâil auoit faiéte pour leur donner vnebî' taille, il les fit prier de paix, mais voyant quâils nâen vouloient point ouir parler» amp;nbsp;luy ne pouuant ny ne voulant les combattre, il fc tint toufiours fur fes gadts amp;nbsp;le fortifiant le mieux quâil pouuoit attendoit vne meilleure commodité.
Mais encore cefte guerre des Normäs ne fiiffifoit pas pour donner beaucoup dâaffaires au Chauue. Il auoit vne fille nommee ludith, laquelle il auoit matité
à Edelulfe Roy dâAngleterre amp;nbsp;comme apres la mort de Ion mary, fans auoif enfans deluy, elle fen rctournoit en France. Baudouin furnommé Brasdef^^ FiHtJuchM nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Ardennes amp;nbsp;dupais qui maintenant eft appellee Flandres
M r4uie nbsp;nbsp;lors tout plein de boys, amp;nbsp;peu accommodé de villes amp;nbsp;de maifons commeau-
iourdâhuy il eft)entendant que celle ieune Princefie reuenoit enFrancc,lâarrcJ^ ôc print, citant furprins de fa grande beauté, laquelle le rendit amoureux ddK; Il eftoit beau, ieune amp;nbsp;riche amp;nbsp;de grande maifon. Parquoy finablcmentilhf poufii là ns le feeudupere dâelle. Lepere irrité de ce rapt fit tenir en France vn Concile, par le Decret duquel, Bauldpuin fut excommunié, amp;nbsp;auoit delibe ré dâaller aucc vnc grolTe armee contre luy, pour le prendre amp;nbsp;punir commevn rapteur de la fille. Mais voyat que câeftoit vnc chofe faite, à laquelle il nây auo't nul remede, il fut gagné par les prières delà fille, ôc par celles des Seigneurs de France,tant que dâennemy que Bauldouin luy cfl:oit,il lâaduoua pour gendre,^ pour lâhonorer de quelque dignité il luy donna le pays de Flandres qu il crige^ Flandres fri- en Comté, lequel comprenoit les pays qui Ion entre les riuieresdeTEfcauMS^
Sommée, amp;nbsp;lâOccean, amp;nbsp;en fit hommage au Roy, Et ainfi aduient il fouucnt ⢠que quand les hommes nepcuuent le venger des iniu res quâon leur fait, ilsles » conueriilTent en amitié, foubz couleur dâalliance amp;nbsp;de dignité.
\
Comptegne rehttjhe.
Encemcfme temps qui fut lâan de faluthuiól censfeptantefix,Charlcsi Chauue fit rebaftir la ville de Compiegne en laquelle Ion pere Loys, fon gran perc Charles le Grand, amp;nbsp;(bn grand ay eul Charles Martel, fefioienc fouuenc tentii
CHARLES LE CEÃAVVE x. ROY 15. LIVRE Vgt; 177 tcniiZjôé quelques vns veulent dire quâil la fit redifier au plus pres quâil peut à la Icmbkncc de la ville de Conftantinople, amp;nbsp;voulut que de Ibii nom elle fiappe-kft Carlohople,comme la ville de Conftantinople efi; ainfi appellee de ce qùe die futrebaftie par Conftantin le Grand, au lieu quâau parauant elle cftoitap- . . , )ellee Bizance, comme cy defliis il a efté dit. Et en ladite ville de Compiegne edit Charles le Chauue fonda lâAbbaye de Sainôl Cornille.
Or durant quâil famufoit à baftir celle Abbaye amp;à rebaftir la ville de Copie-gne 5 il aduint que le Pape lean neufieme efiray é de la grande tempefte de guer re que les Sarrazins entrez en Italie commençoient dây menafler, enuoyafup-plier le Chauue de vouloir donner fecours a lâEglife, à lâItalie amp;nbsp;à Rome.Char- . lesamafla des forces, paflalcs monts, amp;nbsp;alla iufques en la plaine de Lombar- if chimt die ou luy vindrent nouuelles que le Pape venoit au detiant de luy iufques à Pa uie. La fe rencontrèrent le Pape amp;nbsp;lâEmpereur, qui le receurent en grand honneur, amp;nbsp;confirma aufifi ledit le Chauue le mariage de Bolon frere de lâImpera-trix fafemme, amp;nbsp;de Hermingarde fanicce.Ses neucuz Charles amp;nbsp;Carloman, qui n eftoient pas contens de ce mariage, ny de ce que leurdit oncle auoit donne auditBofon le Royaume de Bourgongne(comme nous auons dit cy dcfliis) auccques grandes forces entrèrent en Italie,ôcfirêt tant par promelfes amp;nbsp;pradli-ques,quâils attirerêt de leur parti ledit Bofon.LâEmpereur eftant delà les monts manda a Bofon quâil auoit lailTé en Lombardie, amp;nbsp;à dâautres barons qui y eftoient, quâils euflent à venir deuers luy, mais ils nây voulurent point venir, car'ils ' auoient ia fait confpiration contre luy, enfaueurde fes neueuzquideuoient cltre Rois de Lombardie, Sevenoient contre luy à grande armee. Ses neueuz côtrech4rles contrevérité receurent nouuelles par vn meffager qui leur mentoit, que le Pape amp;nbsp;lâEmpereur venoient contre eux à grande puiflance, amp;nbsp;de peur quâils eurent ils fâen fuirent, tournèrent par la mefme voye quâils eftoient venuz,amp; à celte occafion nâeurent point de battaille. LâEmpereur fe mit en chemin pour sâen retourner en France, mais eftant demeuré malade à Mantouc il y mourut dâvn nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,
poifon que luy bailla vn médecin Iuif nômméZedechic, lâan huicl cens feptan- atxZ«?* te huiift , apres auoir tenu le Royaume de France trente amp;nbsp;lix ans, amp;nbsp;lâEmpire deux ans.
On ne peut pas bicnfçatioir par qui le médecin fut folicité ny corrompu, ny quâil fut puni de fa grande mefchancetc, tant quâil fèmble mieux que fes fa^ milicrs amp;nbsp;domeftiques furent caufe de fa mort, que quelques eftrangers ou autrcs.Autres difent que voyant que les Allcmà s fappreftoient pour defeendre en Italie, dont dcfpendoit le nom dâEmpereur, il fy tranfporta anec Ion armee pour defîendre le pas de Trente où ils vouloient pafter, amp;nbsp;quâil demeura malade à Mantouc là où il mourut empoifonné par ledit luif Autres afteurent que chéries tn* reuenant dâItalie il mourut en vne petite ville nommee Nantua au pays de Sa-iioyc entre Lyon amp;nbsp;Geneue, prenanslâvnc pour lâautre, nây ayant point autre difference que dâvnc N, à vne M, mais la plus alfeuree opinion ti^ntquece fut à Mantouc.
Voila la vie amp;nbsp;la fin de Charles le Chauue qui eftoit vn Prince auare, ambi-, ticux,infolcnt,fuperbe,mêteur,vain,Bc malheureux.Par tous ces vices il feftoft acquis lâinimitié des fiens, mefmement parce que mefprifant les vieilles cou-ftumes du pays, il fuiuoit les façons de faire des eftrangers,tant en mÅurs quâen accouftremens.il fabilloit communément dâvnc grande robbe à lâEfclauonne,
A
ïiâfft contre quot;yn Prince cMfe Jejn mert.
iyS ⢠C H A R L E S L E C H A V V E 1. R O Y 15. ôc dâvn Turban de fbyc a lâêtour de la telle,deflus lequel il portoit vne couro*^ ne,quoy que fes predecefTeurs Rois ne faccouftralTent point autrement leurs fubicts. Aufli ces vices engendrèrent vne telle haine contre luy quctju^^^ ques hiftoriens ont eferit quâon a penfé que les plus grands de fon RoyaUW^ firent cmpoilbnner par fon médecin. Ainfi voit on que les vices des compolcnt les drogues de la haine amp;nbsp;des confpirations de leurs fubiets cont^^^ eux, amp;nbsp;que les Princes qui fe comporteront fagement ne feront iamais à fcmblables accidens, car leur bonne vie nâeft aucunement guettee, ains CU'^ fcurcc de foy mefme, amp;nbsp;de labienueillance de leurs fubiets.
Peuetio» dit ChtMite.
Il auoit eu de fà premiere femme Hermentrude quatre fils amp;nbsp;vne fille,Lw furnommélcBegue auquel le Pape Leon quatrième donna en France le tuâ J,, dâEmpire, Charles amp;nbsp;Carloman, amp;nbsp;la Princeffe ludith. Lotliaire mourutieâ^ cbnune. . deuant quâil eut fait cognoiftre, fil feroit vertueux, ou autre, Charles uoit eftre Roy dâAquitaine, ieune Prince fort courageux',voulant efprouued^ forces, luittoit quelque fois contre vn gentilhomme appelle Aubin cflimc des plus forts hommes de ce têps là ,lcquelnc cognoiflant lâenfant Royal, ta par terre, dâvne fi grande rudeffe, quâil luy rompit les reims, amp;nbsp;mourutlut du JCarloman cfloit deflinc a pEglife, amp;nbsp;auoit ia receu quelques vns des tes ordres, quand fon pere aduerti quâil confpireroit contre luy, le fit degraded' Toutcsfoisil luy pardonna vn peu apres. Mais le perc fçaehant qtiâilfevant^ quâon luy auoit ofté les ordres', pour quelque fois paruenir au Royaume, fitereuer les yeux ,amp; mettre en prifon. Ainfi il nây eutqueLoysquilelum^, quit. Il auoit eu deux enfans de lâImperatrix , ludith fa fécondé femme, quels moururent ieunes, combien que quelques vns difent que Loys le fut fils dâelle. Il fut fort deuotieux enuers les Eglifes amp;nbsp;fonda plufieurs belles^ grandes Abbayes,entre autres celle de Nantua qui cfl dedans les monts de Bi^ fcamp;de Sauoye, là où quelques vns veullent dire quâil mourut. Il fit cnlâAbbayc Saint Denys lâvn des doux dont lefus Chrifl fut crucifié, gtan partie du fufl de la vraye Croix, amp;nbsp;des efpines de la couronne, amp;nbsp;les autres tiques que Charles le Grand fonayeul auoit apportées de Conflantinoplea^â^ où il cft enterré, referue le fà int fuaire, quâil fit mettre en lâAbbaye Sainél Coâ nillc de Compiegne quâil auoit fodee. Il fit à lâAbbaye de Saint Denis plufieu^ beaux amp;nbsp;grands dons, amp;nbsp;y tranflata lâIndiélion que Charles le Grand auoitd blic à Aix qui cft la foire quâon appelle à prefént le Landit, qui commencées
cun anjlc fécond mercredy de luin,laquelle le tient deprefent à SainâDenis^'â France. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;j
Et affin que les marchansfuffientplus curieux amp;nbsp;affeôlionnez dây venir,â y impetra pardon general a tous ceux qui y viendroient confez, pour exer- 1 cer le fait de marcliandife, amp;nbsp;en donna le reuenu à ladite Abbaye, aiic^ quesfépt lieues le long de la riuiere de Seine, a commencer au pont Sam^â Cloud, tirant à lâendroit de Saindt Germain en Laye. Auffi il y donna late^ rc de Rueil, auecques toutes fes appartenances pour rccompenfede ce qiâ^ auoit prins leans de grandes richeffes pour fournir à fes guerres.
EnlEglifé amp;nbsp;Abbaye de Saint Germain des prez il fit pluficurs bellesamp;ri' ches fondations, luy donnant plufieurs villages amp;nbsp;iurifdiôlions es baillagesa^ Sens, Meaux, ôc Melun, ôc en la preuofté de Paris. Il fit apporter amp;nbsp;mettra
CHARLES LE CHAVVE iCKOY x^XIVRE V. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;*
cnlâAbbaye de Charrois en Poi(Stou,que Châties le Grand aùoit fondée,le Cir-
concis de noftre Seigneur 1 e s v s c h R i s T, amp;nbsp;de la fut ladite Abbay e norn le Circoncis
neeXunCAK^ MLii. A VEglife noftre batne de Chanres.il doua auf-| fila chemifc noftte Dame.Quelciues vns difent que par teftament, il lailU a ton
filsLoys leBeaue l'Empire de Rome 6e le Royaumede France, ordonna
null en fuft inuefti, 6c pour ce faireluy enuoya la Couronne Impenale les
myauKveftemensôcvne efpee appellee Vetpee Saina Pierre. Apres fondée«
011 le voulut porter enF rance, mais pource que fon corps »oit
baW,5cquÃcommenqoit à fleurer mal on âquot;quot;ââAÃtfeso ÃX
l'Ejlife de Saina Eufebe à Verfeil,6: auboutdefept ans furent fes os pot
'quot;Dlco?re2M°dXvVgXdfeandaleenl'Eg^^^^
Delon regne aaumiv ^vrcrbfe Sarnft Pierre,lequelnnnt le nom d An-
decenoinPape,futreceue^ Egl nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;de Fulden, lequel il ai
glon acaufe dvn â=quot;ââ^^^f^fonofftceelle aefté Pape, mais quant au fexe itioit Mieremeri . nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;de nation, natitie deMaience non An-
elleeftoiaemme,Elleeftoit W nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fe feignant eftrebomme,
gloiCe,amp; ⻫â'ââGdbette, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Penallai Atbenesauecfon amou-
ayantpntis les accofttemens .v nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;eognoiffance de toutes feiences 6c
L nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;* nbsp;nbsp;pWc .7en remm d Rome ,âtoufiours en diffrmulant
l aptes lamoït defonmorne, eue nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Vefnrit fort aro;u, Sc qu eue V4»e
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;auoitlaetacedeyenêc nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, Jement deflnfsauoir,vncbacuntuttat
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;amp;nbsp;quepWreuts f cfmcruerUerent g nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;p,,pnrs de tous, qri apres la rnort de
1 aSeftiomié enuets elle, 5c gaigna i nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;mttoduittc,elle confer aies amp;n-
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;bton,ellefutefteuePaveiauquelofhc^^^^^^^
\ aesoidre^fitptetltes 5c ^'-'âiX~,pretentafes pieds pour eftm
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;eoirfacta-Femples amp;nbsp;autels, adm nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;accouftume de
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;barfci,Sc ht toutes les autres cuor nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;v
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;tait^amp;futaufiegepatlâeCpacede Æ xans nbsp;nbsp;_ poâ^pç,cale,lEmpeteuïEo-
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Durant que cehie femme a elte nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;«, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;dcuxrerne de ce nom, eRant nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.
\ nbsp;nbsp;nbsp;tliaite defihlerlprint llrabrt quot;ùtoà -S
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;encores à RomeprrtleSccvne Se va Laouro nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;a, rT,,^Een CEapelarn
\ aiddnSaanavie.Ceamp;eètB^edeurntencernaetó^^^^
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Cardinal,qui en abufortdefortlongtemp, nbsp;nbsp;nbsp;,, pV-A pceft. enfant arnftcon-
proeeSrontolenne\\enEslamp;^ââ.^=^^^â^^^^^^^^
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ceu ennahlardrfe, entre VeCoVoUe nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;V nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;enXapreferrcedetout
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;lavilledeRome,en\aplacetnefroe nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Ar rendant fon enfant ,lan
\ le peuple deRome,âAelle anortmnfrenfanfoen \ noRreSer^neur ^57 . Aeaufc dâMrrteXfor â¢gt; q ArcouRume de faire aux ,gt;clomitt4n3 \ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;examp; fuc vvruee
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;V^nes,amp;centerree fans aucune nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;uenaRentlamalsuar
\ dlvaves.V.tdevursXesPave\
\ ceRe nlace, fut R XvaVtXXe 5ä, ddl^ente femme, qu nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;XXfred qui de fort
\ KdoV Armer Ro^ Cfotefoen ä Angletme nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;de Wfe
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;tem^s Nlndr ent a quot;R-ome fe touXgt;^-met.txe a X oXseRfart nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;* V
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;barnOt Vierte. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;k 11
i8o CHARLES L'E C H A V V L z. K U ï
Toutesfois quelques vnsfouftenans lauthorité dufiege Pontifical, quïlnây eut point de femme Pape j amp;nbsp;pour prouuer que cela eft faux, dilcntquc ceux quiviuoient de ce temps, amp;nbsp;quionteferit, nâont fait aucune mention de celle Papefle, amp;nbsp;entre autres Anaftafe Bibliothécaire de Rome, amp;c lequel cowf luy mefme dit afifilEoit à lâeleclion des Papes Serge deuxieme, Leon quatricflic amp;nbsp;Benoift troifieme ne dit point que lehan huidieme, iceluy femme fiicc^' daft à Leon quatrième, ains que le quinzième iour apres la mort dudit Léo'â) le Clergé amp;nbsp;le peuple Romain efleureut Benoift troifieme, amp;nbsp;ainfi tint point deux ans le liege. Mais pourtât la commune opinion tient quetdâ^' pe fut femme, amp;nbsp;quâelle fucceda à Leon, amp;nbsp;à elle Benoift troifieme, amp;nbsp;noift, Nicolas premier, à Nicolas, Adrian deuxieme, à Adrià n, lean
⢠nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;me qui donna au fufdit Loys le Chauue la couronne de lâEmpire de Romc,^
apres luy deux autres en peu de temps apres,câeft aftanoirLoys furnommeleî' gue amp;nbsp;Charles le Gros.
JehanlEfcot tcmps dudit le chauue viuoit lean Lclcot, ôc les Icculiers commenté' reilt de fenrîchir du patrimoine de lâEglilè, amp;nbsp;dâvier de Tiltres command^f*^'^ res amp;nbsp;dâOeconomats tels que les Seigneurs auoient le reuenu des Egliles, 1 commettoient ceux que bon leur lembloit pour les gouuerner. Mais IcCb^' ue voulut amp;: ordonna, que les Eghfes demeuraftent en leurs prero garnies,^ quelles iouiflent de leurs priuileges. Aufti de Ion temps lâEglifcde Sens fut Hc' clarce Métropolitaine, Chef amp;nbsp;Primat des Gaules, le Roy feant en vn Conc? le national, amp;: aiïifté des Legats du Pape ôc des Euefques du Royaume. Toutt$ fois les autres Euefques contredirent amp;nbsp;propoferent quâils eftoient contens dâobéir aux ftatutz du Pape lehan neufiemc pourueu quâon gardaft à chacun Métropolitain fon droiôl, ôc quâon obferuafi: les loix amp;nbsp;conftitutions des Conciles, Sgt;c des Papes fes predecefifeurs. Pareillement du temps dudit le Chauuey . â auoit deux Comtes en Aniou, rvn tenoit la ville amp;nbsp;tcrrouer dâAngers, amp;lau-Comte du pays qui auoit nom Robert ylfu de Vvitikind Saxon, lequel ledit le Chauue inueftit dudit Comte, Sc dâiceluy comme nous auons ia dit amp;nbsp;dirons encore, eft defeendue la race de noz Roys. Toutesfois plulieurs appellent ledit Robert Comte dâAngers.
, Loys z. A Charles le Chauue Roy de France amp;nbsp;Empereur de Rome, fuccedaaudit LE Be- Royaume fbn fils L o y s furnommé le B e g v e qui ne fut guiercs en fon rc-G VE gne, car au bout de deux ans dâiceluy, iltrepafla. Or luy fapperceuant que h ROY DE mauuaife volonté que le peuple auoit portee à fon pere, à caufe de foninl'olen-FRAN- ceamp;fuperbe,lLiy poùrroitpreiudicier, délibéra de feftudicr en tout ceqnân CE z6. pourroit pour complaire à fes fubiets tant en douceur de moeurs quâen iuftice, amp;nbsp;autres vertuz qui gaignent la volonté, amp;nbsp;affeétio amp;nbsp;bienueillancc du peup^^j pour öfter de la tefte dâiceluy,la mauuaife opinion quâil auoit que ledit le Bcgne reffemblaft à fon pere . Aquoy ilfceut fà gement remedier, car dés quâil fe vK parlement. Roy, il afllt;mbla vil Parlement folenncl à Compiegne ( feftant défia la couftn-me dâafiembler les Parlemcns prefque perdue, dâautat que Charles fon pere qui vouloir tout faire de fi tefte nâauoit point accouftumé dâen alTembler ) là ou en ' la prefènee des plus notables hommes de Ion Royaume , il donna à vn chacun grand efperance quâil feroit bien autre que fon pere, quâil le vouloit communiquer à Ion peuple par frequentes alî'emblees des Parlemcns, amp;nbsp;le conferuerpat la iuftice, ôc par la clemcnce. Qui font les vrais outils par lefquels les Princes' tiennent
LOYS LE BEGVE 2. ROY ^6 LIVRE V. x8i
üetïnent ferme leur Elfat, amp;nbsp;les volontez de leur peuple. Cefte bonne promef^ ÿ 7 0 fe attira à luy les volontez du peuple, qui craignoit quâil deut reflembler a foa perc.Puisluy voyant querimperatrixlamaraftrctoutefiiperbe delà maiefté de fon nom, amp;nbsp;de la fiance quelle auoit en fon frere Bofon Roy de Bourgogne ou de Proucnce(car FvuSc lâautre elf oit tout vn,côme nous auons dit cy âelî'us) luy tenoit fort rudes termes, amp;nbsp;vfbit de faços de maraftre,il délibéra lâauoir par douceur,amp; fit tant quâelle luy rendit les ornemens Royaux, amp;nbsp;quelquâvnes des pluspreciculcs bagues duthrefor que lâEmpereurfon pere luy auoitlaificcs en T-fiomewtm garde lors quâil alla en Italie, comme lâefpee Saint Picrre,dont nous auons parlé cy dclTus, la Couronne Imperiale, le Sceptre,amp; autres ornemens,dont fbn pere 1 auoitfait fonheritier.Or cognoiflant le Bègue que quelques Seigneurs François mal contans de fon pere, efloient mal affeélionnez entiers luy, tafeha de les gagner par dons amp;nbsp;prefens, amp;nbsp;nâayant moyen de leur donner des biens temporels fè rua fur les biens dâEglife, donnant aufditsSeigneurs Abbay es,Chanoi-nies amp;Corntez,câefl à dire gouuernemcns,amp; desScnefchauflees,Bailliagcs nbsp;nbsp;iu
rifdióliós feló que chafeun luy drefïbitfà requefle. De cecy plufieurs Seigneurs amp;Ecclefiaftiques furent marriz contre luy, les vns mal contens de ce quâil ne donnoitpas ces biens à ceux qui le meritoient,ains aux plus importuns amp;nbsp;fauo-ris,aux mocqueurs,aux flatteurs, amp;nbsp;à ces efpeces degens qui par vn malheur commun des Courts des grands Princes leurs font plus agréables que les gens de valeur. Les Ecclefiafliqucs en efloient defplaifà ns, voy ans que les benefices forcans de leur droitte ligne amp;nbsp;profeflion alloient tomber de là en auant entre les mains des lais, amp;nbsp;rccetioir vne corruption irremediable.Les vns amp;nbsp;les autres defplaifà nsde cefteindigne collation amp;diflribution des benefices, altérèrent tellement leurs volontez contre le Bègue quâils confpirerent contre fa perfonne amp;nbsp;fon Eflat, amp;nbsp;publiquement fe plaignirent de ce que fans leur confentement il auoitfaitfès largeflcs amp;nbsp;diflributions des Comtez amp;Abbayes,defquels(difoiéc ilsJilneponuoitdifpoferfansTaduis dâvneaflembleegeneralle amp;dâvnboncô-feiljpar lequel il faut quâvn Prince fe regle en telles chofes. Luy craignant quelque mal de cela retourna à Compiegne, là où de rechef tenant vn Parlement fo lennel, il accorda doucement aux Ecclefiafliqucs ce quâils voulurent, leur promettant de ne conférer delà en auantles benefices quâaux Clercs Ãc homes let-trez. Alors il fut couronné par Hinemar Archeuefquc de Rheims, amp;nbsp;les Euef* ques luy promirent toute fidelité amp;nbsp;deuoir fut de confeil ou autrement, luy re commandans cependant amp;nbsp;eux amp;nbsp;les priuileges de leurs Eglifes, luyrcmon-ftrans le deuoir des Princes à laconferuation dâicelles, amp;nbsp;le malheur qui ordi- deuoir its naircment aduient à ceux qui font le contraire. Cela aduint lâan de grace huiót nbsp;nbsp;«
censfeptantehuiéf.
Lapremicre guerre quâil eut fut controles enfans de Godefroy Normand qui feftoient emparez des terres dâvn Comte nommé Eudes, amp;nbsp;contre le Marquis Bernard qui feftoit faifi de la ville dâEureux, gaflant amp;nbsp;pillan^tout le pays des enuirons. Il alla doneques contre les Normans qui rauageoient les riuages des riuicres de Loyre amp;nbsp;de Seine, amp;nbsp;en vne bataille en tua cinq mille, puis mar-chaiufques aTours,là où vint Godefroy vers luy, qui luy rendit les terres quâil nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;°â*'
auoit prinfès, Mais Loys les luy rendit, à la charge quâil les tiendroit en foy ôc hommage de luy, amp;: de fes fuccefleurs Rois de France. Et ainfi aduint que Godefroy par quelques vns nommé Geoffroy dâennemy deuintvaffalamp;fubieôt
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6â nbsp;nbsp;â du Roy* Loys mtna vne petite armee contre les Manceaux, amp;nbsp;contraignit paf
menafles lesenfans dù Comte du Maine qui le mefprifoient,ôc leur percinc'' mesdâeftrearaduenirplus obeiflinit. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â nbsp;nbsp;nbsp;'
^'illâman5^^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;paix auccques les Allemans fouhs condition que la,l^rraincit'
roit egalement partagée entrâeux fc les François, amp;nbsp;quâils ne debattroient pôM de lâEmpire quâcn Italie mcfmes *Ce quimerueilleufement eftonna lePapt^' tous les Italiens, trouLians bien eftrangc de foufFrir le domutage dcs giient^ dâautruy, amp;nbsp;en voir exempts les pays de ceux qui les faifoient pour leur ptoUf fit. Le Pape lean 9. vouloit trou tier vn doux moyen de diuertircecy,amp;ûâ*' roit merueilleufement que Loys fufi; déclaré Empereur de Rome. Au contai' re quelques gentils-hommes Romains tafehoient dâen faire Charles 3,. Royâ^
Pape pn- Germanie, Icqucl auecquesfon frère Carloman auoit vne armee toute pour mener en Italie, de façon quâils prindrent le Pape amp;nbsp;le mirent prifonnitt' Mais luy rompant les prifons le lauua en France vers le Begue. Il fc mit amp;nbsp;vint iufques en la ville dâArles, amp;nbsp;enuoya vers BoIonRoy deBourgoog*^ââ frere de lâImperatrix ludith, lequel luy enuoya ^ens^ pour le conduire â Lyon . Dés quele Begue feeut que le Pape eftoit en Ion Royaume, il plufieurs Eucfques au deuant de luy , lefai{ant defrayer par touto.u amp;nbsp;luy mefme-s lâalla reccuoir en la ville de Troyes en Charapaigne.
Ce pendant lâItalie eftoit toute mutinee a câufe des ligues amp;nbsp;faôhons qui Æ efloicnt, pour le debat de ceux qui pretendotent à rEmpire. Le PapetenoKlt party François, eftimant que cela pouiiOit amoindrir fon authority, preiudicier beaucoup,fil ne failoit Empereur ledit le Begue, veu quâil ittioit couronné fon pete Charles. Ceux de lâautre ligue vouloieiit que Charles le Gros euft lâEmpire. Eflans doneques le BCgue amp;nbsp;le Papenen la ville de Troyes, premièrement le Pape le fiera, oignit amp;nbsp;couronna Empereur, pureândrentvn ronL^ Concile,auquel les Cornées Lambert amp;nbsp;Albert qui auoiêt pillé amp;nbsp;laccage quelques places appartenantes au Pape, amp;nbsp;qui empefehoient de tout leur pouuoU) que lâEmpire vint aux François,.furent excommuniez auecque s FormofeR^' ferendaire, amp;nbsp;vn nommé Gregoire, amp;nbsp;furent ces excommunications approu-uees par tous les Euefques des Gaules. Il fut aufii arrefté ce quâon doit oblcru^t contre les Euefques qui changent de liege, amp;nbsp;cecy touâchoit a Prothaire Prinut
Bordeaux, lequel Ibubs couleur de ce que les Normans auoient rauagéfon Diocefe, eftoit allé à Poieliers, amp;nbsp;de la f eftoit introduit en lâArcheuefché Je Bourges. Il futaufii ordonné fuiuantle Concile de Sarde, quâon ne rebaptize-. roitpoint les cnfans,amp;que ceux qui auoient efté vnefoispromeuzalâellat^e ordre de Pfeftrife faifins quelque fiutc,amp; eflans fufpenduz, fils clloientrenüS nâauroient plus affaire dâeftre reordonnez amp;nbsp;confacrez de rEuefque,fuffihnl qùepar penitence ils fuffent remis, (eflans abfouIts) en lâEglife, amp;nbsp;cnle.urpte-Falx entrele miet cflat amp;nbsp;officc.Cc qui fut lâan 879.amp; la mefme année fut ratifiée entre Loys
Begue, amp;nbsp;Loys Roy de Germanie fon neueu,la paix cy defihs faiéle entre ledit le,Bègue amp;nbsp;les Allemas. Affauoir que la Lorraine feroit egalement partageeen-quot; trâe eux amp;nbsp;les François fui Liant leTraitté c^ui furceauoit elle fiit entre Charles b â ChauLie amp;nbsp;Loys Roy de Bauierd.Quant a lâïtalie pource que les affaires del vn quot;nbsp;ny'de lâautre Prince ne pouuoient poür Pheure permettre quâils enpeuffent fii- â Le lèpartage entrâeux,il fut dit que chacun dâeux tiendroitôc poflederoiteeqa J â ch tenoit, iufques a ce quâa leur premiere commodité en fut autrement décida â ôtadiii-
Le
fonmer.
Le pape en France.
Lltalie en fartons.
mante.
Condttfons amples de Traitte'.
Lt E G;V^E.-2 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Ll-V,gt;REry.' 2,85.
' aduilç entpc^ieu-x M Que fi.lâvnou l'xiitre des Princes vc,n,oicnt}o,Ln'ir,,]aiflqnc, â les enfans.cn bas aagCyJe,;fiiii:Lijuant';en auroit prendroitJefpjng, les main-;. â tiendroit aiiffi fernbÃ^bbenient.fiontrx?,,tous en leurs pays,terres ,.amp; Ieigncui;ies.. quot;nbsp;Qiæ.files Sartizits inftdçl!QS;3flailtoient les terres de tyn ou de lâautre, fon côni;
quot; paignonfcrpitteiiLi rrïideridâboinmcs^ dâargent, autant quâilluy (croit po(ïi-quot; ble. Queles biens des Egli/ès feroieHxlaifrcz entré les-mains des chefz amp;nbsp;mini--â lires dicellçs,aLi(quçUQS;ll.quel(!:u}i^14(011 violêce , les,deuxRoysleroiet txnuz-â depourfiiiurc les violateurs.^Queeeluy qui le premier contreuiendroit à aucun' quot;nbsp;point de ce Traitté, ne.po.urroit feniondre ny par fermet contraindre lâautré.à le. quot;nbsp;fecoiirir. Voila le Traitté de paix Elit entre- eux. Au Ãôcile ledit Pape donna aux.
f lamans leurpremier Euefque j cell à dire les Flamans amp;nbsp;Tournaifiens furent foubstnis a lâEuefque de Noyon. Enuiron ce temps apparurent de grads lignes nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Je
au Ciel, amp;nbsp;fur tout Iç Soleil fcclipfa, amp;nbsp;obfcurcit de telle forte luiTes trois ben Flandres. tes aprçsmidy, quâon voyqitles- Elloilles, comme licâeull elle en plain minuit.-Ce qui feinbloit prefiger lâobEcurcilTement de la gloire du fang des Pepins, par les guerres cruelles qui furuindrent apres la mort de Loys.. ' . -
Le Pape demeura vn an en France aueclc Bègue, puis fen retourna yRonae, â¢tiaisdéliant que partir de France, le Begue qui nâauoit nuis enfans dâAdeltrude H^feinme Si auoit feulement dâvne Concubine deux ballards. Tvn nommé Lçys
LiiitreCarloman,pria le Pape de les vouloir cou ronner Ro.is. Ce quâil ne vo.n ^^flà irçj.iugeà int ellre ebofe indigne de faire monter au tbrolne Roy al, ceux ^i-iielloient ille^itiuemêt procréez. Le Pape eflant de retour à Rome, eut beau coup dâaffaires a foullenir le couronnement quâil auoit fût de Loys le Begue, wt aucuns des plus grands Seigneurs dâItalie de Rome, qui ia au oient faiét couronner Charles fils du feu Loys Roy de Germanie, luy contredirent, ÃC-de baduint que lesRois de France furent priuez de la, dignité Imp.erialle,de laquel les^^lsde le onque's puis ils uâbt iouy : bien fut Charles le Gros Roy de France, mais ce fut «'ipresquâil eutcfléefleu Empereur. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, i nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â Fm^ire.
Sur CCS entrefûéles leBegue fit le mariage de Loys lâvn defes Baflards amp;nbsp;de b fille de Bnfon Roy de Bourgongne, amp;nbsp;peu apres ledit le Begue mourut,deuat. Mort du quileutregné deux ans, lâan de falut buiél cens oélante, ,amp; pource quâil laiÃi fa femniegroHe il ordonna quâEudes, ou Odon fils de ce Robert Saxon Comte dAniouou dâAngiers. duquel nous auons parlé cy deffus, leroiqtuteur delâen-fiintquien fortiroit,ma,is tous les François commencèrent a le mutiner com-inefils nâeuflent eu atitre Roy que ce que dans le ventre portoit leur veufue.Les vnsdifoient quâil falloir attendrede part amp;nbsp;accouchement delaRoyne veufue. â Les autres difoient quâils auoient befoing de Rois ia nez non de Rois a naiflrc, de Rois hommes non des Rois enfans penduzà lamarnelle,amp;vouloient que les baflards Loys amp;nbsp;Carloman fuffent Rois . Les autres vouloient que Bofon hommes non Roy de Prouence le fut.Les autres que le Royaume fut reioint amp;nbsp;reuny à celuy de Germanie que tenoitLoys fils de feu Loys Roy de Germanie. T^ufii ceux â mefmes a qui le Begue recommanda fes enfans, furent les premiers qui lesyrp-fii rent, chafeun pefehant en eau trouble, amp;nbsp;fiifant fon proflit tandis que lâqeça-fionfe prefentoit. Car cpmme dit le-Moine Aimpinus, ceux qui efloient auec Loys fils du Roy,;çntendans la mort du Begue, mandèrent aux Seigneurs qui c-ftoientlà afTemblez pour lors, quâils vinfTent à Meaux pour traitter des affaires du Royaume, ôc voir comme il faudroit fy gouuerner de la en auant. Ce pen- '
2.84
LOYSjET CARLOMAN ROYS xy.
, 'I dant Bofon Roy de Bourgonçnc ScThcoderic OLI Thierry grand Charabellji' f accordèrent enfemblepar le moyen delâAbbe Hugues baftard dudelFiiii^ Empereur Lothaire, homme (age, amp;nbsp;grand remueur dâaffaires à ce que solo® fe faiht de la ville amp;nbsp;Comté dâAuthun,amp; quâil luy quittaft les Abbayes qiïibj' noit en France, amp;nbsp;ceux cy firent la partie pour Bofon.Mais Gozlin S aint Vincent lez Paris a prefent di(äe Saint Germain des prez,ôlt;: Conrad Con* te de Parihs,furent ceux qui tindrent le party de Loys de Germanie.Toutesf®*^ lâEmpereur vaincu des rufes amp;nbsp;promeffes, voire des partages des terres que; firent Hugues le baftard, Bofon amp;nbsp;Thierry, fen retourna de Verdun (où«'* ftoit venu,} en Allemagne, amp;nbsp;ainfi Bofon pilloit dâvn cofté, Thierry amp;nbsp;Hugues tafehoit derecouurer le pays de Lorraine, qui auoiteftélâhen^^s^ dcfeufbnpere.
Sur ces débats amp;nbsp;differens dâvnepart amp;nbsp;dâautre fur la pretention amp;nbsp;droitâ'* Loys 3. Royaume de France, Loys amp;nbsp;Carloman Baftards dudefftindM ( amp;nbsp;Car- Begue, voyans que le nom de Roy eftoit fi commun, fe nomerentfo'^' LO MAN Elablcmcnt Rois de France. Ce qui leur fut confirmé par la voix, volonteamp;Æ' ROIS DE Jç5 Seigneurs de France, qui les firent couronner Rois en lâEgide F R A N- piçj.j.ç jg Ferneres en caftinois, amp;nbsp;fcmblablement Bofon Roy de Bourgon^â' fe fit couronner Roy dâAquitaine, amp;nbsp;fc voulant faire Roy de France affombh* U nbsp;nbsp;grande armee auec laquelle il fit de grands maux audit Royaume.Or nep®quot;
»^07 Jâtiansles deux freresfaccorder fur le commandement egal de la France, ils ^tùtaine. nbsp;nbsp;allèrent à Amiens, la où tenans vn Parlement folcnncl,amp; fuiuans le fage coni'-â*
de leurs bons fcruiteurs,ils firent le partage de la France,aftauoir que Loys tic**' Françc ce qui en reftoit dclafà ifie de LoysRoy de Germanie,^ ' Neuftrie SjC Carloman poflederoit la Bourgongne amp;nbsp;IâAquitainc, Cclacto^ fait y comme ils voulurent pouruoir à la iuftice de leurs Seigneuries, noua«â leur vindrent que les Danois Normans couroient amp;nbsp;pilloient le pays de Fraoc® amp;nbsp;auoient ia gafté par feu amp;nbsp;par glaiue, les pays dâArthois, de Flandres, deHtu naut, du Liege, de Cologne, amp;nbsp;autres, amp;nbsp;eftoient venuz iufqucs cnTouraUj^' ciurre cotre Ceftc nouuclle entendue, les deux Rois allèrent contre eux a grande armee, /«ziTûrOTrtw. JefErent, amp;nbsp;en tucrent bien neuf mille en bataille en vn lieu près Chinon fat riuicre de Vienne en laquelle il fâen noya grande quantité. Mais bien toft ap*^ lefdits Danois Normans mirent fus vnc grofle armee de mer, amp;nbsp;coururent^ gleterre, puis vindrent en France où ils firent grandes cruautez, fc vindrent Cruauté Jes nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;cofte de Flandres, amp;nbsp;fc fà ifircnt de la ville de Gand où ils demeurer^'â*
longuement. Sur ce point mefme Hugues fils de Lothairc le ieune Roy de raine, amp;nbsp;de Vvaldradc fa concubine quâil print à femme quand il eut repart 1 fiénc,amafla pluficurs larrons amp;nbsp;gens vagabôs,pour cuider rccouurerleRoy^^ me de Lorraine.Mais Loys amp;: Carloman allans contre luy, le defiirent, amp;nbsp;tactâ'* tousfes gens.
Comnae ces deux Rois apres ces viétoires penfoient cftrc en quelque repo^ Loys Roy de Germanie coufin du Roy Loys le Begue fufeité par Golfelin rad Comte de Parifis deux grands Seigneurs en France, qui luy promettoic^ le Royaume dâicelle,vint iufqucs à Ribemont amp;nbsp;Verdun, en intention tej promet- défit de conqucrit la France. Mais eftant venu là , il cognut bien que ces pt'â pouuoicnt tenir leur promcfle,amp; quâil y auoit grande diffete^ u?7ptHtttnâr. entre le langage de telles gens amp;nbsp;lâeffcdt car pour leur paflion vengeance J promt*'
'^1
â ..d
L 2.85 ncnteniri
LOYS^ ET CARLOMAN ROIS x?
üromettcntbeaucoupA pour leur foUie,amp; impofCibilité ne peuucn'
AdoncqLoys leur donnant vnhonneCce conge, fit paix auec^oui frétés ôe.Ien retourna en Germanie pour la deffendic contre e^ -' en fort abfenceyeftoicnt entrez auec grandes forces. Ces ciio
Icsdcuxfreresaduertiz queBofonaccompaignede'Caar vs^e
de Kome vcnoit eiiErance auecques vne groffe armee
amp;:contrclâEmpereur,amp;lescba(rerenthorsdelavi Y . ââ,^I^rsnom-â'â^®^''â®'
ftoieatreùrezAlAdonncrcntennltredcComtéayndeUu^C^^^^^^^^ mtSemMi Pljntepslofe. PMquoy lEmpcrcut
councWe.amp;BofonfctemaaVienneauecquc^afe^ faresVafce;tafi=5«Afotlavmepnfe^c»U^ fonCefauua dedans les montaignv.s fi oren q V pn^côv Si2;tffcoy Rois x.
les deux frétés a ce Gcge, ils eurent nouue es qu ' ÿg^t quot;aidé par feu desNormans eEoient derechef entrez nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;les Euefques preftres de nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.
parglaiuepVuheurscitez,EgVi.fes,Slt; Ah nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,Af.Terouenne,deVcron- ^ut^escouf
Trieues,deCoulogne, du Liege,dâAmiens, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;dulon? des riuieres delâLl- (es des Jgt;ior-
ne,à e£ambray, dé Rheims, çafte tous e^ p A nbsp;nbsp;nbsp;fon here C arloman de-
eau amp;nbsp;de Somme, amp;ia choient a Mofon. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;_^^^^âr^^^^.^dlc,enlaquclled
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;uant VreruaeallacontrelesNormans,Se eut nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;qtôhamalade aSarnet
â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^'^^â^'^^â^^t.Leregretamp;cà edefpttqui eut nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Koys,comhren ujs.
\ Dents en France ,là ou il mourut, ôc mettre ces deux frétés au rang des
queplufteurs Chroniqueurs
Rotspoureequtlsehotethahards^^^T^^ dbautteshrfentquchant Loys alaf-authtolneRoyah' Ce qui adutnt ». a nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;lt;nbsp;fororife dâvn coup de xx ichc
fenableeSitpoutfuiuantvnfanghetal ot 'âquot;^^ ^h^p f^e^e vnais les plus vc-ionti Jâ¢t,^lt;^uecetaaà ugaïve^^^^ iiuU« Uftotïcns ifeat a. .cBt=nà am\amott âe nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Acmm'A eittsnà ittaçtmfc de
tequeionttereauoit Ycceuc oeux, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;q\es combattitprcsâlavarie ne
la Mille deVienne,$)C rencontrant les nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â ⢠nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.;âoCYlcsuavsvoifms,
feïimKsUmoït fclonfoe, S J, ^^?,X ç-_ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;à tât .moereur
wU« «pt f«?V nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ttes'mheW«
CWBVGtos(,(Y'-quot;talo'Epvcntonie nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Ae Vtmcc Ce vetue-
eeveniAM eoâp. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;à ovhueÅursny oteA« te (exmee ie
\ nbsp;nbsp;nbsp;xinxvo«C«NkeslNonvtex,lt;vnevo«eelt;xnvpaovp\\eç,ppe,^^^^^
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;vent Que rà ceraAM. TO ctïenit a nç'çetce'itvne\gt;e\te inmox e yjâ-Vp gt;Lgt;
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;coûtât de grand.Mih.ehepovar\attaânà .te,lX tac pevatretcraar one ena qyra , ç
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ttah en vnpetat huas tantbas ,QU1\ en étattotatXecorps ttolne.v) auws nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;MoTià eCd*
\ qùâdletompat\eeo\a\aeh.ahe. XutrcsdafcntcpaâaVmourtataTours. equra ««m». \ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;uantlan'îi^^.VeudetaantÃamortAaaaoatfaatretirerXesNormansenlcur on a
\ grande Ãoname de denaers, enXeaar pay ant gjtaaad trdorrt aaantaeX, be aar ant parx.
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;aueccares euxpoaar dotazearrs.
C H A R L E s L E G R O s 3. R O Y 18.
Voila la fin de ces deux baftards, aufqucls quelques hiftoriens font der au Royaume de France le fils de Carloman nommé Loys furnomine , â néant, pourcc quâil fut homme de peu de valeur, addonné à paillardife,oiln^Æ
Leys Faineat. , nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.gt;â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, r 1 1 r 1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;- 1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;rC v-i/lioS
te amp;nbsp;Vices, pour 1 entretenement delquels il ht de grades amp;nbsp;excelliues exaw par le confeil de ieunes gens qui eftoient auec luy, qui poffedoient la té amp;nbsp;fes affections. Il tira de lâAbbaye de Chelles Sainte Baudour près Paris, neNonnain quâil efpoufa. Ce qui le rendit fort odieux aux François, puis p^r â lafchetéamp;pufillanimité, combien quâil eut grande puilfance degens qöy pere auoit affemblez, pour faire guerre aux Normans, amp;nbsp;quâils fuffeiit pW ruinez, fi eft ce quâil fit paix auec eux, amp;nbsp;leur promit pay er par chacunan, ûo ze mille liures dâargent iufques à douze ans . Parquoy les François qiiin^''°^ ynpsy Idj- lurent fouffrir eftre tributaires aufdits Normans,voyans lalafcheté deleurM ehedepofe'. le depofetent du Royaume, amp;nbsp;le mirent Moyne â Saint Denis, amp;nbsp;en loth* par nccefiité amp;nbsp;par droit fuccclfif, ôc pour obuier à lâopprefiion des les aucuns firentappeller à leur aide Charles Empereur de Rome le Gros/amp; le firent couronner Roy de France. Voila pourquoy nous ne nie* ^Mnlmhre^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;poiiit ledit Faineant au nombre des Rois. 11 eftoit fils de Loys Roy ée Æ
des t^is. nbsp;nbsp;manie nepueu de Charles le Chauue, amp;nbsp;fembloit eftre ièul de la raco de Ci*
les le Grand, iaçoit quâil fen trouuaft dâautres, amp;nbsp;que les Allemans faceatîf' paroir que Arnoul celuy qui fut delpuis Empereur fut forty decefteillnn*^ fimille.
Char- Charles le Gros doneques fut Roy de France au mefme temps ^1^^ LES 3.LE grand nombre de Normas,Danois, amp;nbsp;Sarrazins entreront en France,venansd GROS coftédeLouuain, gaftans tous les pays. Ils vindrent iniques à Paris, amp;nbsp;ROY DE rent auec bien quarante mille hommes,dâautant que aduertiz de la mort de CM E R A N- loman auec lequel ils auoient compofé,ils fcftimerent aufti abfouz du lcrment CE x8. quâils auoient fait, dilâns que lâaccotd fait par eux eftoit auec le Roy Carlonian en particulier, amp;nbsp;non en general auec tous les François. Mais Goffelin Eticlquc deParis,rAbbéde S. Germain, amp;nbsp;Eudes Comte de Paris, qui fut après couron-France, la deffendirent ôc gardèrent fi bien, que les Barbares ne ** chnjjez.,. , J nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, r â1 r nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;⢠nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, z- o J /âphi -
peurent prendre, li qu ils turent contraints d abandonner le liege, oC dcicuj* 1er, fins que long temps depuis, ils olà ffcnt retourner en France.
yn Pape cou renna trois
Empereurs.
Or Charles le Gros ayant fuccedé à lâEmpire dâItalie par la mort de Loys 1* Begue, au commencement de Ion Empire chaffales Sarrazins dâItalie, amp;nbsp;de de* uant la ville de Rome quâils tenoient alfiegee au mefme temps quâil fut couronné Empereur par le pape lehan neufiemc, qui en moins de quatre ans couronna trois Empereurs, amp;nbsp;ainfi en ce peu dé temps lâOccident eut trois Empereurs, dont ceftuy cy fut le troifiemc. Dont ces frequentes mutations confirmèrent
Ainu V Hes mutntions.
mæurs des
Princes. â
ce du peuple Romain amp;: delâItalie, encruerent, amp;nbsp;débilitèrent mcrucillcufe-ment rEmj)irejamp; engendrerent de grands troubles,amp; difl'enûous,par les changemens qui aduindrent des volontez, affections, ôc mÅurs des peuples .Car ⢠telles mutations ne fe font iamais (ans grandes calamitez publiques amp;nbsp;privées, â amp;nbsp;nây a moins dâincommodité en la frequente mutation des gouuernemens, ⢠que 11 les formes des polices, des loix, amp;nbsp;dugouucrnementeftoientinnoiiecs, * comme on dit communément que nouueau Roy nouuelle loy. Ce qui nefen- * tend pas tant de la loy eferite, que des mÅurs des Princes, qui le plus foiiiicnt» ont
CHARLES LE GRÃS 3ROY 17. LIVRÃ V.
ont plus dc force de changer les courages amp;nbsp;mÅurs de leurs fubiets, (^ielcs
loixraefmes.
AprcS que Charles Ie Gros, eut chaCfe del Italie, les Sarrazins, 1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;« â
Allemagne,la ou il recent lâadminiftration du Roy aume de nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;/ u
teur de Charles Roy, legitime Sc hereditaire d iceluy, cpnis u
Simple,lcquel,LoysleBcgueronpereauoitlaiffe au ventre nbsp;nbsp;â
doncquespa{facnFrance,laottiltrouua de nouuelles guerre
ennemis de noftrefoy, cfquelles il ne fut point heurcu^ 'tcodefrov ScSigif-
amenélesDanois auec eux,foubz la conduite de eurs nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Cambrefis,
hoy, coururent amp;nbsp;galbèrent de rechef Ic pais de Picar re,
V nbsp;\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;J T'l? nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Cleues GueldresôcBrebant,ayansprcïui^i'=it
toutlentourdeTherouennc.Cleues nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Coulons;ne,deTreues,amp;,
prinsles Villes duLicgc,deTrcnte, dc nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ils croient vers la
Aix, Sc icelles du tout en tout faccagecs nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;⢠nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;battaille demeu-
vûledeMets,VEmpereurCharlesmarchaaudeu^^^^^
lavaincuunt quâil fut contraint d^cherc er nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Geoffroy ou Godefroy
auffifairepaix,ôc alliance auec eux,donnan a nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Lothaire fou ity not-
⢠pourfernllaPrinceffeGilleouGilletteouGa«^^^
couringeitnain,\euilalffM'tçarâmMiagetou ^fesecnsfc fiffembaptifer Ã
ïauhnom^Sigiâoy/sclfcs copVecs Afttie
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;IcmiWiuKsà âatgmtçoutïesfaitevui nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,^,«â1,:
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;iufquesadouzeans.Maiscenonob nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;p nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^g^yp^rauantilsauoicntdit Nom4»i
1 les,ils hrent guerrcauxErançis,amp; nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;lâEmpereur Charles.Mais
1 \ne autrefois') quâAs auoicnt fait appoin e
1 non pas auecles P r anchois. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;UnaxAcs baffard de Lothaire Sofort
\ NousauonscydeffusfaitruentiondvnH
\ manuals ffau^ou. Ceffuy efpcrant d auoir to V nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Allemaus nelâen de nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â
\ laquelle il auoitiavfurpé, craignant que c^^^^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;. Adoneques il f'ad- ,Ure/ â
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;bontaffent,llmitpelnedâefmouuoirfor J nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;mettant en ,
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;dreffaà Geoffroy Roy des N or mans epu nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;doner oltla moitié delà con
\ teffe dele fecourlr auec pa^e So codition, q J p^^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Q^p effoient
l lt;4atfc,amp;ccnfcmb\= auA cuta nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;(oUciesgenstpAauok
\ à ôEmiç«c,amp;cvoiAncsà cfoaunttiai
\ coaà mBà eOauâ¢b.Orvt=«p««^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ennemis,Sc lt;vaeamp;on\e
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ftoy effort reffuze ,lEmpcrcut So luy deu «eufronalres ou foldats de
\ \uy accotinit ,\esNntmans nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;;ââXïmv«e.ïoaifavla*
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;UnaveKn^antoianatntmecntonwsAesVï
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;(eureallranceaueequeseux.bldonnaaGeo y nbsp;nbsp;nbsp;Y n » nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Ãq^a
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;A rr ''^«,^,?\\\e.marntrntaurertc.i.î.mpereutrouciarn
P â¢,jontkâ¢efcCa{Åâ¢,acelt;Yiû^m nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Aïefoonà k 'afes Km-
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â TJn â¢cb\e«Iâelt;oN hNonVoituonu«
\ nbsp;nbsp;Waà en«nnvAem^à oaent«amp;cv»AonA
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;enquelquelreu,qurrreur nomma,lE enaeeuvu. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;x ⢠⢠nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;strVVivpX«* nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;. ,
â\ nbsp;nbsp;nbsp;hn contre fin, cat comme ceRoy Ratbatey a\Vort,Nn des Certaines de\EmipelETOï«ïew.
\ nbsp;nbsp;nbsp;ïeutnommébdenty,\attendantenembufcade,\eÃutpurrt nbsp;tua,pt nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;V
\ gnabbugueseffantabandonnédetous,^^'-'quot;]^'-^^^'' esyeux.^es / \ brufferenten ce ternies touteXabbeuRûe vnatntenant appeWee bXotmandte
^88 CHARLES LE G R O S 3. ROY ^8.
Gsfi.icleufe reÃoncecles î'iormAns.
comAe les François leur remonftroient les trefues quâils auoient enfeinbleâ'^â relpondirent que la mort acheuoit tout, Se que puis que les Roisquiaiioiâ^ fait ces trefues eftoient morts, toute trefue eftoit faillie. Le Capitaine HeiâO qui par cautelle auoit tué leur Roy, ne demeura pas longuement impuni fait, car comme lâEmpereur lâcuft enuoyé auecques vne groffe armée en pour faire tefle aux Normans, ils ne laiffcrcnt point de marcher vers Piris lâaifieger, Se ainh quâvn iour ce Henry eut fait vnc faillie fur eux, ils hrciitt^^ faignansreculler, quâils lâattirèrent entrepluheurs fofl'es couucrtcsfculc®^^ de gazons, où il tomba, amp;nbsp;fut là dedans afTommé. Ceux de la faction
les Te Gros ne lâappelloient pas feulement Empereur, ains aufli Roy dcFwââ*' ' Les Neufiriens toutesfois neluy vouloient point obeir,dont pour les donif^ il Et vn noLiLieau accord auec les Normans, Se leur bailla toute la Neulhief*â'*' KruÃrte ap- fy habiter.Cc qui fut caufe que depuis ce pays fut appellé Normandie,nonq^^ p^ys Neufiric print le nom de Normandie, ce qui ne fut iufques^*â^ que Raoul y defcendit,amp; quâil fut nommé le premier Ducdecellccontr^â dâautant que lors les Normans nâen furent pas longuement paifibles,flC^^Æ du pays du Perche Se des limites Chartrains,à caufe quEudes Comte dâAng'â'^* amp;nbsp;depuis Roy de France les tint toufiours en bride.
Mais toutainfi que Charles le Gros au commencemaftt defiieiinefleeftö*' chM^ement rcputé foi't vertueux, amp;nbsp;donnoit grande efperance de luy, il fe changea tantW flâ'æ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;mettoit aucun ordre ny à fes affaires propres,
publicqs, Se quâil fortit hors de fon fèns, Se efioit fort fubiet à maladies, mit en curatelle, Se luy fut baillé pour curateur Arnoul ou Arnulfe hh defo®
Grospritit trcrc Catloman, amp;nbsp;rut priue de 1 hmpire,ôc iceluy donne auldit Arnoui,eiLgt;'â Jti'Empire parccmoyeiileiiepueugouuemcur delâoncle. Enceft ArnoulquifutEmp^^ cr esFrA»- api'es le Gros, les François celferent de monter au Theatre de lâEmpir®
i^eceÃite du Gm,
Romain, lequel par lâefpace de ccntans depuis Charles le GrandiufîjucsaluY, ils auoient pofledé, Se les Aîlemans y entrèrent, Ci bien que oneques puis id' ques à prefent, il nâeft efchappc de leurs mains. Peu deuant que Charles le gM fut depofé de lâEmpire, il auoit répudié Richarde fa femme, lâa'ccufant par telle quâelle auoit commis adultere auec Lvvitualdc Euefque de Verleil,amp; jaudiant, il iura amp;nbsp;protefta en plaine compagnie, quâil hâauoit iamais eu alfaitr aelle.Dequoy ceffe Princefle feprintà dire: Voila qui va bien, le ferment J«' mon mary me rend toute pucclle. Se ainfi elle fut reclufe en vn ConuentdelÃ'* les. Charles le Gros apres auoir eflé depofé de lâEmpire fe trouua reduiten tcllr necelïité que faifant par Bernard fon fils naturel,demander aufclit Arnoul quel' que moyen de viure Se fentretenir,à peine le peut il auoir. Dont de defplaihril mourut lâan feptieme de fon Empire Se de faluthuiél cens quatre vingt nuiâ:A fut enterré pres de Confiance. Sur quoy nous dirons vne chofe dont nous auos vn grand efbahifiement,qui cfi que bien que ledit Charles le cros fut Roy de France, Se le troifieffne du nom,fi efi ce que noz hifioriens Se chroniqueurs,ne le mettentpoint en cc nombre de troifieme du nom.
txeuà du Gros.
Voila doneques la fin de lâEmpereur Charles le Gros, qui nefùtnyfot,ny fol, ny aucunement infènfé, comme on le voulut faire, mais tref-malheureW«
Car au commencement ayant fuccedé à lâEmpire amp;nbsp;au Royaumé ds France par droiul hereditaire, fans dol, fraude, ny meurtre, amp;nbsp;ayant frit plufieurs belles chofês, amp;nbsp;gaigné de grandes batailles, foudainement la fortune qui luyauoit efté
2.^9
^Har t v .
RÃ Y ig. E V X.
Ãâ^^'^ipita / nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Eiueur Gil deffaueur, FexpoG Ã Ia ncix*-
1âEmpire en bas Sc apres lâäuoir de/pöuiile de toutes
quot; ^^Pccefllj.' r ^^â^^oyensjlccótraignitdepafl'erlereftedefesioursenextrè-* lc^Æ' - gâ^^ÃdsPrinces doiucnt predre ccft exemple pour vn beau mi-^^^^PïainesXâ^ nbsp;iceiuy eftre enfeignez quâil y a vriDieu,qui a foin des cho
* ^^â^§ouuer nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Empires, amp;c quâilsne G peuuént maintenir, ny aii-
OU heureux fans lâaffiftance Sc faueurdiuine, Sc * ^'^ftrepuiip^ nbsp;nbsp;nbsp;attanter ny entreprendre fur la fiance de noz forces, ou de
l nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;⢠Allant nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;lâinuocationdeDieuScdu Gcoursdiuin.
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;voy|°^*î^^^/^harles le Gros décédé Arnoul fon fuccelTeur monté à lâEm
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;P^fciliemêt dire amp;nbsp;appeller Roy de France. Mais les Princes Fran
I f^^^QPîteE V D E s, ou felon dâautres O d o N fils de Robert Sa-I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'îPâîlfiij. r . nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;de Charles le Simple,regnaft fur eux. Les vns di- â
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1â nbsp;nbsp;^â^^â'ââ¢teur de la perfonne dudit Charles amp;nbsp;tuteur du Royaume nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;*â¢
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;iceluy, Ã la charge que cependant il fappelleroit Roy. Bau- I'k^ncb
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;P^andres Sc Fouques Archeuefque de Rheims contredifoient
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Ie nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;à . la promotió dâEudes,fi eft cc que Gaultier Archeuefque
I ^Ppaifé hgincontinent apres quâilfutRoy,ayant le mieux quiâ I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;volontez de ceux qui ne vouloient pas quâil le fuft.
^eiC'treë*^quot;* ârJÃ-
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;° nbsp;nbsp;nbsp;aux Normans en laquelle il fe monftra fort vaillant
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, â^^ert nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Comme ils euflènt de rechefafliegé Paris, fon
I tc^r gt;nbsp;Comte Ãc maiftre de la Caualerie de Frai I a'v nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^chalEi iufquesau pres de Sens, ne les pouuauv.
l f J nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;negaftaflent tout le plat pays de Champagne iufques
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'a riuierç dâ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;contentoit de garder les villes. Eudes les iuiuit iufque
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;en fit vne grande defeonfiture. Vnepartiede
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;de rechef vers Paris, mais eftans repouflez, ils pri
I P'^^^^l^ataill^ , nbsp;nbsp;Bretagne,là où ils furent afiailliz parles Bretons,qui
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^iferXl nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ôC en tuerent bien douze mille, La France eftoit
I j nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Pembloit quelle ne deuft plus feruir que de proye aux e-
j nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Beranger Sz Guy Ducs de Spolete,que Charles\^;^^,.^^^
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^^^^^uiez amp;: enrichiz, amp;nbsp;efleuez à cefte dignité,commence-
I f fedi nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;eux à fe fitire grands, tant quâils (âaccordèrent que
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;pQy ^^^^^^uipereur dâItalie, amp;nbsp;Guy Empereur des Gaules. Ce que
I nbsp;nbsp;nbsp;jâ^/ï^â-^ce pfj^ ^^^^ueuefqùe de Rheims qui merucillcufemét hayoit Eudes,
I â d nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Siuâ^^ nbsp;nbsp;nbsp;â^^uir à Mets, ou ils auoient mis
^^5-MaislD nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Guy que ceux de la confpiration delâArcheueE
I F-Vü'I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Eudes efioient vn peu trop grandes pour cefi: Italien,
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Finance amp;c fen retourna en fon pays, amp;nbsp;voyant quâil nâeftoit
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;étrangers il fit la guerre à Beranger pour auoirlc
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Saxh nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;entêdre qu il cftoit(come noâ auos dit) fils
I nbsp;nbsp;nbsp;7^156t rebelle 1°^^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;°u dâAniou fils du fils de ce Vvitikind,qui tat
- ®Albert cfirnel^^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Charles le crad.Ledit Eudes auoit ce frere nô-
U ^7 P^^^jduquel nous auôs parlé cy deffus qui apres la mort â '''â ânmede Fracc,corne nous dit ós cy delTous.Ce Ro-r oui fut perc de Hues Capet amp;nbsp;de la
B
QtvoniîtxcQucivi.».«â-' - nbsp;nbsp;, Cote
Sellout çexe à eH^xe^^^
2.90
Les fept sie-[leurs de l'Empire.
Char-
promotion dâEudes au Royaume de Frace nafquit le droit que fon frereRobc^ y pretédoitjSc que la race dudit Robert Iceut fi biê débattre, quâà la fin elle dit Hereditaire à là pofterité,qui eft larace des Rois qui touHours depuis auonseuz. Quelques vnsdifent que du regne dudit Eudes fut fait par les PrW' ces dâAllemagnejlâinflitution des fept Eleôfeurs de lâEmpire,affiuioir des Arc^ Liefques de Maiêce de Trieues amp;c de Cologne, du Duc de Saxe,du Cote PaUââ du Marquis de Brandebourg, Scdu Duc de Boheme, qui depuis fut erigc^ tiltrc de Roy, qui eft entre les autres comme neutre amp;nbsp;médiateur. plus afleurez hiftoriens difent que ladite inflitution fut du temps quele^-^âï Robert rcgnoit en France, amp;nbsp;que lâEmpereur Othon s.tcnoit lâEmpire lâan de flalut 9 98 . ou 1000. comme nous dirons cy delTous. Or deux ansapr^^ que les François eurent fait Eudes Roy,ils fc fafcHerent de fon gouuernemdJ-voLilurêt quâil fe contentaft du Royaume dâAquitaine, amp;nbsp;quâil laiiTaft le de^f^* rat de la Frace à Charles le Simple. Ce qui fut fait. Quelques vns difent quB*' des apporta à la France les armoiries des fleurs de lys fans nobre qui durerfââ^ iufques au temps de Charles fixieme Roy de France, qui les réduit à trois.
Fran-
Guerre entre Eudes Gr Charles.
Charles le Simple doc fut parla volonté des François couronn^^ LES LE Rheims par lâArcheuefqueFouquesquoy quâil nâeufl encore que ix.ans,lan Simple fjm- gt^^.Et fiutbiépêfer quâils firét cela de defirquâils euiêtdegotiuerncr^â ROY DE afFaircs,aufîi pourvu tuteur quâauoit le ieune Roy deuat fon couróneinêtjils^^ Fran- trouuerêtplufieurs lors quâil fut courónc. Eudes fut fort offcnfé de CE 30. q5t il émeut grade guerre cotre le ieune Charles,les gouuerneurs la fouftindt^' viuemét,amp;; appelerét à leurs fecours lâEmpereur Arnoul.Mais Eudes qui le plus vaillât,richeamp; puifiant,fe deffendit il vertueufemêt quâils nây gaigneft'â^ riê.Et quelques années apres fe fentat malade à lâextremité fur le lÿ. an du Simple,fentât fa mort prochaine,il fit venir à foy, toâ les principaux du M aume, ôc leur tint ces parolles. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;;
Harangue de Eudes.
tlin.
Voicy le dernier de mes iours,lequel femblablemét doit arriucr a toâhtiW^'® aux vns plus tofl,aux autres plus tard- fi noâ pouuos eftimer quelquechofe^' diué en ce peu que noâ auos à viure. Lors que le Prince Robert monperecobi^ toit contre les Normans, il luy efloit feulement befoin garder fa vie des énenais f £4 wr# me- quâiPrencotroit au conflit,mais il nây a rien en ce monde qui ne nous menafleo^ naffetoHt. La mbrt.La mer,le ciel,la terre,raccidêt,nature,lefquelles nous lafonttoufiouc» prefente, amp;nbsp;fouuent la vie ennuy e tat à plufieurs quâils voùdroiét nâauoir iani^ cflé. En mon viuant iâay eu plus de foin de vous que de moymefmes. Donc aââ mort ie mâen doy encore plus foncier. Durant la vie nous aymons ce qui nous appartient,nous aimons noz parens, amp;nbsp;lors que de ce peu de vie nous paffons eu * vne éternité, tout ce que nous laiffons en ce mode,nous eft vn.Maintenatquei^ â fuis pres de celle immortalité, iâay lâentendement plus au deliure, amp;nbsp;preuoyant * que vous qui auez à demeurer encore ici bas. Vrayement lâefpritdelhomnifâ lâhomme ^di- âdf^iu quâil deuroit toufiours mefprifer, ce que les panures mortels abæâ fez admirent le plus en ce monde. Neantmoins noflre malheur cil fi grand, â que combien que nollreame foit capable du Ciel amp;nbsp;dâvneyie eternellcjnonsâ' ne lailTons point pourtant de defirer les Royaumes qui nous caufent mille * foupçons, mille infidelitez, mille cruautez, mille incertitudes, mille eniiuiz,' mille lèruitLides, amp;nbsp;mille conuoitifes. ' Le fceptre,lesqlficiers,lesarmesnîâ font pas les vrays Roys, car ie plus fouuent ils les gaflent âôt les ruynent. â¢
Nous
CHARLES 4.-LE SIMPLE ROY 3L. a LIVRE V. 191
Nous douons fur toutes ehofer defirer lâheur de la chofe publique quftfarriuc ^9^ iamais à ceux quilp rcfufent ains foffre toufiours à ceux qui le cherchent : incontinent quâon met peine a lâauoir, il fe prefente. Dieu ne nous à point donné celle puiffance dâeuiterla pelle ou la famine, mais bien dâauoir telle chofe « publique que nous voudrons, faire telles loix qui nous fembleront bon-⢠nés. Nlllnefttnäifttedeamp;petfonne.toutcsfois chacun eftmaiftredefapcn-â¢fee. Siquelquâvnaffeaevn Royaume,ilncle peut fitoftiauoir commece-â Im quila défia,le doit petdre.Si tous les membres dâvn Royaume, fi toutes les p»/,.. â pmiesfecontentêt,amp; fcntt entendét,vrayemétlecotpsferalainamp;entier,veu _ ⢠quele hic dâvn chacun depéd du gôuuernemét pubhccj. Lequel fil viet vue fois â If aWftatdit SC fil commence à fe gafter,ilaifolle oudainSt ruine tous 1« plus â stands licurs,biés,amp;; proffits des priuez. Si toutes leschofes publiques n auoiet ⢠quvnepéfee,amp; qu vue volSté, il ne feroit iamais beloin d alseblet quelque co-.feil-.neLmoinspuisquenoftteDieuveutquon.ait quelquecognoiffancede nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.
⢠lavenu,amp;MelitédâvLhacun,ilfautquetouthome f^otce depatuenuace-
⢠ftepraAéee,delaquellefiDieueutvou\upouruoirto nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'
.que£aiteà âvnCÃfeiUpoina.Maispuisquelanatureno .Uv.mefmes.rXm^x^ :Å:s:vTa?iÃoftrev.^^
« defolation des champs des villes ôc de nbsp;nbsp;nbsp;y nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;gt;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;que Charles hls de cUlnl,
⢠pattie.dlfaut doncques toutluy ten . nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;C-snroit öfter le droit du
Loysieuegueloityoltre y âârhaft on le fceptte des mains . Lavie de »Koyaumc,enÃvitAà epole,ôcmy atracnav nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nup fnisioucr furies
»lâhomme eff comparable anxieux que nous voyons q ^^nuTfeulenaent de i » 'Theatres ôc ne fit noint QU il pente que fes faits foy ent cognuz teuVement ne \ nbsp;nbsp;nbsp;.WerhniÅintLedoubteeniusetafansa«eaion,ams il fault qiul
\ . ââ'i'ftdeDicuatoufiourslâaùl(uiluy,felon\avoWu t^uc voÅTO^ \ nbsp;nbsp;nbsp;â â X%7Xquot;ââquot;'âquot;''^XkndrTÃte^^ fi,tandes,qu-ilvouseftim- A â¢
\ » iiNonsleraittes,vous parnienQ.re2,aQes leuciL nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;0 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;i
» poUihledelespouuoirfeulementapprebender. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;i.,vunrT Annuantnari-
CcfontleshmonftrancesquehtLudesà Vartideà elatno
cellcsà cognoiamp;tequilauoitencotelâcCptitbienlain. le nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Xv. feoucl x-ml',-«j
ttouppe rtefut moins efmeu de fes perfuafions , qne fonfrere^ neutlnlre. Jlt;otert frere httleentreprifcauecceuxà efali^ne, que fa mort me mes ne c y uaruindrent Car femblablement elle fut caufe qne ceux qni oï^^^^^^ e nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Ãç^^ç^aiet
rerc
, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;auKo^aume,effantRuesCapethlsà efonfils.llÃifoitqne^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.
l nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;duConfeilltoutelaEranee,le droit dereçnet auon elle tranfpoimaEn^s_
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;toutamfiquepremierementVanoiteuVepin.Qne ' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;lluelncX^t.
\ mcritÃy,^auoitVc^metnenttegn
\ nbsp;nbsp;nbsp;tactAcLLs\cRcvnc,\cRhautriequitant\eçttmetricnt\uyauoit^
\ iit,p\si5qdvncÃois ftcamp;b«. forty deladut tace entre en a ç^XmaAtà cemt \ nbsp;nbsp;nbsp;CQUtonneà eYt3nceùannartenoitpo'intà tout\rommc,ains nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â
\ nbsp;nbsp;4u(angKoya\.fiueà ^LquespXqueRuà es,qutauoit^^^^^^^^
\ nbsp;nbsp;nbsp;contentement detonslesVtanqois, eRob. moibf^nsenta
191 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Lgt;tlAKJLJt:)4. JLE dlMFLJb KUl 30'
quelu^qui eiloitfon frété amp;nbsp;fonplus proche heritier luy fuccedail en Royaume. Plufieurs des plus grands Seigneurs tenoiéht le party de Robert, fufldeilors aifeement paruenuà fes attantes, nâeut eflé que durant ces gran troubles qui communément aduiennent és affaires de telle confequencccoit' me dâvn debat dâvn Royaume, les Normans recommencèrent la guerre.
/forth
Sur cela il faut entendre, quâen ce temps tous les peuples Septentrion^ fappelloient Normans, amp;nbsp;quelques vns les appelloient Scythes. Nort, enKâ langue vaut autantà dire que Septentrion, amp;nbsp;Man, vnhomme.Taciteditfl^ Northen langage Alleman, finterpretela Terre mere, amp;: que Maneiloitn
Cuems Ji-tterfes Jts NormMs.
Nirrmni,
CrUMtéJes /^erm^ns.
du Dieu Tuifton fils de la Terre,duquel celle gent fe dit defccdue. Bien y il lors vn propre pays qui fiappelloit Normandie, aflis fur la mer DanoifeP^' chain de Dannemarchôc delaCimbrique Cherfonnefe. Quelques vnsdifeo^ quâen ce temps mefine,ils coururêt iufques en Grece,voire iniques enConfeââ tinople. Mais il nâeil pas vray fcmblable, quâvne feule nation tenant tant petit pays,eut peu en vnmefine temps faire guerre par mer amp;nbsp;par terre prc^quÆ eH toute r£urope,amp; faut bien dire que tousles peuples Septétrionaux a vnnog^' neral fappelloient Normans. Les François appellerent Normans tousceu^ des liles de lâOcéan Septentrional qui leur faifoient guerre, tous les habité de celle colle femblablement. On fçaitaifez que ceux qui vindrcntdemeiif^^ en Neuilrie eiloient de ce pays qui eil prochain de Dannemarch, amp;nbsp;encore^ dolatres. Les Normans felon les anciens, auoient les Pyrates en grandercuctc' ce. Ils nâefpouuantoient pas feulement les François par leur vaillance amp;nbsp;multi' tude,ains par lâexecrable iniolence dont ils vfoient en haine de noilre Religio®* Ilstuerent pluiieurs Nonains qui pour garder leur virginité feiloient defebi' rees toute la face,autres difent quâelles fe couppoient le nez. Ces Normans ebet choient tous les moyens de conquérir Seigneuries ,amp; de tourmenter touted terre. Pluiieurs de leurs Capitaines faignirent fe faire Chreiliens, les autres ri*' ibient des morts dedans les villages ià ns aucunement fe monilrer,tant(]U^ les panures gens qui fen eiloient fuiz, retournans en leurs maifons les penfoiet' trouuer toutes plaines de charoignes amp;lcs enterrer, mais ils iortoientinconti* nent amp;nbsp;executoient fur eux toutes les fortes de cruautez dont ils fe pouuoicut aduifer. Leur principal Chefauoit nom Hailinc homme cruel amp;aymantb fà ng,ians auoir eigard à qualité,conditionâou aage, amp;nbsp;fut leur premiere defeetc aux cofles de la Normandie versFefcamp,amp; de là allèrent à lâAbbaye de ges laquelle ils bruiîerent, amp;nbsp;deflruifirent tellement, quâelle demeura inhabited iufques au temps du Duc Guillaume longue Efpee qui fut fils de Raoul oU Rhou premier Duc de Normandie, qui la fit reedifier, puis ils vindrent à mont la riuiere de Seine iufques à la ville de Rouen, quâils bruiîerent auec toutes 1« Egliies dâicclle. Eilans faouls dâauoir pillé amp;nbsp;bruilé vne partie de la Norma^i^) ils allèrent à lâemboucheure de la riuiere de Loire, amp;nbsp;allans contre mont icclk pillèrent amp;nbsp;bruiîerentNantes, Angers, lâAbbaye Saint Florent pres SaulmiHi amp;nbsp;les pays de Poiclou amp;nbsp;dâAniou.
Et comme ce Hailinc eiloit homme fort conuoiteux de gloire amp;nbsp;dâEmpire, il délibéra dâaller aifieger la ville de Rome mefme. De fait il alla en Italie iuf ques deuantla ville de Sarfenne, laquelle il print amp;nbsp;pilla, maisfçaehant qüc fg mettoit en armes pour le combattre, il retourna derecbefenFran' titiulie. , eiperant y faire beaucoup mieux fes affaires quâil nâauoit faiél en Italie-
Lerc'
CHÃKLVS 4. tï. SIMPLE KOY 30. LIVRE V. 193 LcïciourdeceftenationBarbareeftonmx forties Pranlt;^ois, mefmcmej^t en ce temps turbulent de la querelle du Roy aume. Toutesfois quelques vns mettent cefte venue au temps du Cbauuc. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Æ i i , nbsp;nbsp;nbsp;1 r» nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;v a
Lesïrancois eftans en ces deux peines ,1 vue fur le debat du Roy aume , fut-«efurladdrrnte nouuelUdçs Normans onvorort qu airs ronrbattre il y a-uoitvn grand danger, amp;nbsp;aufli à leut biffer faire ce qu i r 'lou â¢'⢠â , S Koyaume eftoit its tant defnué dâhommes, que l ils eftoieilt defeonfits en vne i_ reffource que la Prance ne fut perdue pour bataille feule ilny nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;feou de dtlfimuler pourVbeure ôc
long temps. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;traitter de lapaik auec luy,moyennant rqu on
denuoyer vers Haft.nc, Vâ¢' quot;quot;quot;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;âiâ,e paifiUemeht, dont
donnetonterre en France nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fut trorrué bon, St adoneques fut
ilferoit hommage rniKoy . G nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;j.
ennoye vers luy ,1 Abbe de Sai nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;amiables patolles,
fââ¢â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;îba^ moycnnantle Comté de Chartres qtiiluy fut
quille ht condeicendre a lapatx,
»W»quot;' pour quelque ttmçs Hors du danger desNor-ttamù éevïïcu .à Va pjiou ouKaouV c^ui y vint c^ueic^ues années apres, tnins,i«l(\ues lia. venue e nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;sâjquov dconuient entendre qu en j,i wâ¢*.
romrae noutdefduitons V« nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;meftnement enU Darre rrwntenant
rettmvs Vaux va^s Seçt^»^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;âulùçlrer, riue \aterre ne pou-
à ia=Danneâ¢atr\r,\epruv\rvi nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;-Dontdfutadurféque Aarunaia
unrtafo porter de fruits pour U nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ieunes\ao,nna=s,affauorr
is enttoverorent frets nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;bailrrorent arnres ,naurtes St autres
teurCur «prrrle fort nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;\ouâ effranges terres. Adurnt
tW^neteffarrespourÃerron^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;q
vrrefors r^ne ceux tprr rdo'C«;-â . nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;cWvn vafWant Sergnetrt d entre
rrt,Stnevou\urentporntpartrrA^ f^Vaâvnnommé Goutrn.St Vautre KVrou eux nomme Guy on, cp.n ano^'-
r duquÃnousvordomparler nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;âaWonle rto^' de DarreRt
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;VeWls firent forte nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;\v âânà rruantftt deVeuts CT^ens, 2lt;. VAxoü.
\ tner\e\\tGnyon5lt;Gonûn.tonnvS'gt; ot^tanaepaa nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;«Xe'W U vlt;,t GavXx'
\ Ãappa anee Nn\gt;on nowJote AâXïomnaes ^ance^nxes et nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;x â¢gt;
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;⢠nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;⢠«.lA vCmiVe nvnsà etaen
tntt Apternreternent â^ââ^^^Xonfrouts gagraa\avr£fdrte. Dffant Waamp;earrerquestotrseeuxduya^s^ars^ ieueLladte ,St quefelauant enknmetettenvonneaNnennvtt ,cp-\\v enmv nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;v nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Ao ueiiïfnxi*
enxne Vontame Vott eXavte caù fovnà oâït ôîvne Vante vnomm^ne à neoVie _ XOnentVVettonnaônetymvnsOçtùXvnontaanVovnnaet eee evnontat^e.
tommeXeXenÃemam'Ãtecvtoït torvfon^^ tenant nbsp;nbsp;nbsp;«a^xes ptt onntets n^
c\n\Xano\t,Ãy ententteettx-Nn. CXtteÃttevalt;\t'XXeXny tntetpteta, ny tt5lt;\ VaXaXtetteânwm.ÃvottÃ.on.'Va^antÃtne XanXeeVo'y*. patyean e a ontatne, X %à \nâ¬kXanement ^eVanteVtne, natXaXvante tnôntat^ne ÃntXalt;Y^e e t monta, \ nbsp;nbsp;nbsp;e^tXponttotttno'yennanteeVa^teÃtne patnenttâXettVasXteneotntne^t
\ ae^te^tan^çj^eXe^eÃovs,
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;VXvon entendanteeey ,Ãenttt enfon. ccent cpaeXc^e Ãeetetteto'je ne tatet
\ nbsp;nbsp;nbsp;içtetat\oncpteeeÃVteÃt\fïnat\ôttÃonneeÃeÃonton^e,nonlt;5^\epot\teeXa\\ ent
\ enmeôteÃeÃa\teÃVteîCtçn,tna\spontXeÃpetaceÃeXa^ta^entC^tVXt\'j no^tv îJj \ Kptesanntt^attâ^atxanee KfXeXVanoy à Kn^etette,ÃtenAXacotte ^^woanXt
;Ducc^^ Frife, amp;nbsp;Regnier au long col Duc ou Comte de Hainault, amp;nbsp;les v^gt;ââ quit amp;: deflit, puis prenant la route de la cofle de France, il entra dedans Icfl*, boLicheurcde la riuiere de Seine, amp;nbsp;allant amont ladite riuiere vint iufqü^? lâAbbaye de lumieges, laquelle il trouuaauoireftédcftruide par Haften^', bien quâil fuft cnnemydu nomChreftien,fi eft-ce quâentrant en France/'' induit de la fà inâ:eté de la religion Cbreftiennc, ou pour dés le commencen''^ fSde^ou lâamitié des Chreftiens, il donna à ladite Abbaye de lumiegeslecofp
de Sainde Amcltrude quâil auoit prins en vne Eglifc du pays de Frife. difênt quâil lâauoit ofté à des pyrates de fa nation mefmes, defFendantexpr^^^ ment aies gens denc prendre rien aux Eglifes,ny outrager les paifà ns,b/ fteanx, villes ou villages qui fe voudroient rendre à luy, tellement quâilnci«®- I toit rien moins que ion larron. Les hifloriens de Normandie difent çpi^ pource que Haftenc auoit nâagucres bruflé amp;nbsp;gafté tout le pays de Foucques Archeucfque de Rouen, conliderant la calamitédutcmps,acîi^ des diuiflons amp;nbsp;partialitez de la France, du confcildetoutle peuple, allaa^^ , liant de Rhou , luy offrant la ville de Rouen amp;nbsp;lâobeiffance du pays
entré é dcffcndroit amp;nbsp;tiendroit en luftice felon la loy delEsvs Chris T, amp;lcs/'J ftumes du pays. Ce que Rliou accordant, entra dedans Rouen, là où ilch.owââ . fà principale demeure, amp;nbsp;y Ht baftir vn chafteau au lieu où eft maintenant^ flileCcnucnt des Cordeliers, amp;nbsp;donna à laNeuftrielcnomdeNormanà id* ptitcie, amp;nbsp;deflors la Neuftrie print le nom de Normandie. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,
nundie. VoiLi cc quâ difciit Ics Auniles dudit pays. Les noftres difent que
T^meettr de ^ou.
UiPeret de lé Erénee.
maria auecques Tinfante Poupe fille du Comte Berenger de BeauuaiSjttt^^^quot;^ toufiours de plus en plus il fut aimé des Neuffriens.Ce quâil defiroit be.wco'âfâ plus que dâeftre craint. Il ne fit point de forte guerre ny mortelle,amp; fernblo'' quâil ne voulut pour (âhabituer que les lieux qui effoient vuidcscncepais'^^'* fe de la cruelle occifionquây auoient faiéle les premiers Normans, ment Haffenc. Alors lâEftat de la France eftoit bien piteux amp;mifcrnble.fâ'' Charles le Simple Roy de France digne de fon nom de Simple clboithoinnâ^ j de peu dâentreprife, amp;: dâauantage la France eftoit toute diuifce en parthüt^^ pour le debat de la Couronne, amp;nbsp;durèrent ces guerres ciuiles bicnlc/pacc vingt ans, les vns fauorilans le party de Charles, amp;nbsp;les autres de Robert, enj* CLine partie des partions penfant eftre fondée fur bonne caufe, amp;nbsp;fur bon droit Ce qui fut caufe que ceux de Rouen voyas quâon ne leur êuoyoit auciifecouj' (ê mirent en lâobeiffance de Rhou, amp;nbsp;toft apres tout lerefte de Neuftrie,enh' â Szorm-«»«/« meftne, de forte quâeftans affcmblez les Normans auec les Neuftriens,ilst^ Je fit ehre- dirent CC pays fort peuplé,amp; futlorsvulgairementappelléNormâdic,ouRho'J
Jfhou Sei-
ne demeura guicres quâil ne fe fit Chreftien, amp;nbsp;le baptizant Frâcion ArchcüC que de Rouen, il eut pour parrain le Prince Robert frere du deffunclRoy E» des, qui de (on nom le nomma Robert. Les Hiftoriens Norrnâs ont eferit/quot;^ Mérâié ede nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Simple luy bailla (à fille appellee Gillette en mariage. Si eft ccqu«
nous auons cy deffus monftré que cefte Gillette eftoit fille du Roy Lothaire,^ que Charles le Gros lâauoit donnée à vn autre Prince des Normans,nom^^
quoy lefdits Chroniqueurs fe mc(comptcnt, car ils ont prins le Simple pour Gros, veu que tous deux fappclloicnt Charles amp;nbsp;trouuansceftefi leG^^ fille de Roy ,amp; donnée parvn Charles avn Normand, ils lâont penfee fine
CHARLES 4. LE SIMPLE ROY 30. LIVRE V. »55
CKarlcsleSimplcamp;parluymariccauecRhou.OrCbarlesleSimplcS^R^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;⢠nbsp;1
firent lors alliance, amp;: luy fit le N ormand hommage du Duché de
Doncquesfi apres ccfte alliance le Roy le Simple eut voulu m^ie ftnourut^* ^^orm^äic celle maiCon, ce neut pas eftéauec^uesRhou qui eftoit ia viel , incontinent, ains plus toll auec fon fils Guillaume qu il auoit eu e - nbsp;nbsp;nbsp;, \
Poupe, lequel eftoit vn beau ieune P rince, amp;nbsp;quia fonperc nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;autres
Raâ4efot fauComtedcBlois , Sceutvn hb nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;champagne. 'â¢
le V leil, qui lut p ere dâO don le V ieil gt;nbsp;dont y it e\oit fon parent tuteur de Rhou cjui choie au ha delà nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;c^fte tutelle Scia charge de
Guillaume fon fils. Lequel entrepnotvolo nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;pour parue- «aç-IP o-
toutlcDuché, acquerantle V -T'XXÃcmt. CeJ^urlu^ftoit nitautoyauinedeFtancequil nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;siâple labeftife duquellei-
hicnaamp;,«ulepeud'enteodenaentde
dâautant que UGità \ncferteefchelleà Robertpourrnonterauthâ¢^^^^^^
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, Châtiesc0.0ttÅefprifé,cftantle me nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;à itenPepin.Celaaduintlâande
. utsà esPtmccs.commenousauonscydedus drtenlepi
âtâquot;quot; 1 nbsp;nbsp;nbsp;a nbsp;nbsp;A ,l,nu8cd=ces-NormansenErance,neVmtquedela
Toute la gtandeut derthou de nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;p^,fânte hcfloit point hdefmiee
(aueut fectette qucRohettluy faifoit, J
dhommes,ny leRoy h idtotbtcn âlquot; ' . nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^ouftéles Notmans,hRo rÂ«Æ 4.
iioitaNttKoy^quelesEratitiorsncutfcn nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;pp^ulant aider deluy crtla's'quot;'-
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;querelle duRoyaume. £nquoy nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;i ⢠rfé alanohethe, car en celle guerre co-
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;vray emen; du nom de,Srmple,qu A ah nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;enRobert, qurlc traWoit,
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;trt les Normans, A fe hoir plus qu en nul nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;« nu' vl deuort
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;en louHenant celuy contre qui A deuort aller , traie nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;yq nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;TrAifona«
\ louHcrùr J nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;*
eXsuette contteles Mormans j^antprlnshn enlafason qul aeRUe-4«ittealneu{censtrexe,vnenoune\leguertefotmntemteeStmn\=^lAen-ryRoy de Germanie pour leRoyanme deLorrame aedncUeSrmpYtecouura patla'iafilance des hens ^amp;clncom.lnent.aprcsht.ime c o e rgne ememotre conleruantlaRelrmon, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,
LesV trnees nbsp;nbsp;Seigneurs d Aors ne faiforent comcrence de le nommer Ko-
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;hex,nonplus que de tenirlesbrens dbi^A^, Sc de lâenricblr diceux. hesRors
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;leur donnorentles kbbay es ,aulome\\es As tenorentleslAolnes comme £tc\ aues
\ neleurlardans i^our toutes clrofes, nbsp;nbsp;nbsp;l^ur vlute, Scieurs neceurtex, edv
\ Idrent^ourChel deladrte Kbbaye nbsp;des autres mornes ,Nndrceu\qu As a^-
\ ^ehorentD ean. GeAelrcence auoitla dur élongtem^s, de lotte qu ris le luh \ lentblentoîtattaquex auxR^rles ,lrnonqueleRoy ÃrtaAembletNnVarleruet l nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;general,auquellut ordonné, quelesblens desRuelques demeurer oient Irancs.
l Q^nt aceux des kbbayes llneutlceuqry laite^outcec^reRobertComte
2.9lt;f CHARLES 4. LE SIMPLE, R U ï 50« dâAngers, amp;: fon frere Hugues en fouldoyoyet leurs gens de guerre,amp; qiiipâ^ r/t»r 4tion lt;^i^î^O'-iitenuz de plufieurs de leur fuSlion pretendoient toufiours au Royaunit' Jei Ledit Robert deuant la mort de fon frere Eudes feftoit fait Abbé de Saint GCt' main des prez lez Paris, amp;nbsp;à fon Abbaye fit incorporer les Abbayes de Saintt Croix ôc deSainélOuen. Si eft ce quâil y auoit vne autre ligue quitenoitp^ Charles, dont eftoit Chefle Comte Baudouin de Flandres, qui contrarioitiuf^ à Robert,nc voulant fouffrir 1 uy qui eftoit arriéré fils de Charles le Chaiiueqi*® la Courone de France fortit de la maifbn de Charles le Grand, amp;nbsp;tombaftcfltj® les mains dâvn autre, tandis quâil y enauroit vn de fa race. Ce Comte pour occafion deffendoit afprement le droit de Charles,lequel tant fen fautfeomnj^ in^rddtiiJe jdiot quâil cftoit) quâil recognut le Flamand de cefte bonne affeclion, quâau fr/n!:é°â traire il luy ofta la ville de Peronne amp;nbsp;la donna au Comte Hebert de dois qui depuis le fit mourir.
Voila que câeft de feruir vn Prince qui n a ny entendement ny fentimcnt,rd ' au lieu de recognoiftre les bons feruices dâvn fidelle feruiteur, il luy rendiez â Mdlheiir Je pouT bien, amp;nbsp;les reçoit fans en donner aucune rccompenfe. Charles eftoit û â ^p^mcejdiot nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;delnué de ceruelle amp;nbsp;de cognoiftance,quâil ne fapperccuoitptt^^^ *
les principaux de fon Confcil comme nous auons dit, Scaufquelsilfefioit^ plus,tenoientfecrettement le party de Robert, faignans(traiftres quâils eftoid) Princesijul luy cftrc dcs plus fidellcs, mais autant en aduientil toufioursa Princesidio^' ne cn^noiÃet qyj nâont Doint de iu5cmcnt,amp; qui ne fçauent fiiire aucunediftinôtion Sesbons * leun erM- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;. z. . nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,
aux mauuais leruiteurs.
Durant telles partialitcz, la guerre ne cefToit point. Les Normans prindrent
elle fut incontinent reprinfè par le Comte Raoul de Cambrefi frété douin Comte de Flandres, amp;nbsp;comme Hebert le prefErft de le Iuy rendre, il pondit quâil retiendroit ce quâil auoit conquis parfà vaillance. Dont fâcfmeut telle guerre, que Hebert qui auoit cfté vaincu des Normans, vainquit ôttua ^ouytincH RhoLi qui les auoit vaincuz. Toutes les Annallcs de Normandie afTcurcnty®
Ipsîicfde
Rhou mourut de maladie à Rouen lâan defà lut neuf cens dix â¢amp;fcpt,amp; diknt que pour la bonne iufticc quâil maintint en Ion pays de Normandie, fes fubicts prindrent vne couftume quia duré long temps apres, que quand on leur vouloir faire force ou violence, ils crioient a Rhou, amp;nbsp;falloir que lâoffendantS^ roffenféafjiflaflenteniugcmentpourouir droit ou baillaffeiit caution,finon quâils allaffent prifbnniers, amp;nbsp;qui eftoit trouué en faulte payoït lâamende aucc-
1
PfÃeitt! Je J^nbfrt pour eÃre^j.
g^ucs dépens amp;nbsp;interefts.
Lesdefieinsque Robert faifbit pour monter à la Royauté, fefâifoicntdoU' cernent attendant le temps, pourcc quâil craignoit grandement la puiflanc« dâArnoul Empereur des Romains proche parent de Charles. Arnoul au commencement de fon Empire, fut tellement empefehé cnvne guerrecontreH Efclauons de la Morauie quâil ne pouuoit venir en France ny en Italie pouriC' primer les {éditions, frôlions, amp;nbsp;menées quifè faifoient en lâvne amp;en 1 autre Prouince. * Durant le regne dâEudes il ne voulut point fe melier des affaires de France, ôcconfentit volontiers quâEudes tiendroit le Royaume de Francecii nom amp;nbsp;qualité de Roy,amp; comme tuteur du Simple, iufquâà ce quâil fwtparuc-nu en aage de commander. Ce qui donna matière amp;nbsp;commencement aux confpirations defleins amp;nbsp;pretentions de droit, par lefquclles le Simple Hit
/
lor«
CHARLES 4. LE SIMPLE R O Y 30. LIVRE V. 2,97 apres guerroyé par Robert frere dâEudes, foubs couleur d vn droit hereditaire iufquesà cequelapoftcritédcRobertoftant la Couronne a la race de Char es le Grand, la mit en la fierinc.
Or Arnoul apres auoir vaincu amp;nbsp;deffait les Normans, qui gaftoient cepen dant toute la Lorraine, amp;nbsp;debellé les Efclauons fur les riuagcs de a riuierc e GoUHerne-Meufe, donnait gouucrnement de la Lorraine a Senebauld Ion s nature . prescelacftantrequisparBeranger, dâaller a fonfecours en Italie contre e nbsp;o r^me*
te Guy, il entra dedans la Lombar die, print Veroneauec quelques les, Sc apres auoir prins la ville deBergamc ôc nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;t 5^
bïois gouuerncur dâicclle que Guy y auoit mis,cha{ra c it Gty e nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;r
contrelesRomains, appaifa tout aRome, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;P vAnereur dix ans
tê.DontpourrecompLfe de ce bien fait, le Pape le déclara Empereurdi lt;
quâil eut prins lâadminiftration de lâEmpire. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Arnoul
talic amp;c Rome ^noient eu de nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;malheurs les foixante ans amp;
dautanteutet elles de maux,de guerres ciuiies, nbsp;nbsp;nbsp;. nbsp;nbsp;nbsp;_ r nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;amp;nbsp;Barbarie 7â'ââ^'^*
, nbsp;nbsp;nbsp;»f»--.iuxantlefquebellesdeuxnà «ntenxefc
l nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;pedecetfeut duVaçc
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;touslesEfctiuainsdifent auoir procédé ce gran c nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;y
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^eleplusgrandquifutaduenulongtempsdeuantaumo^^^^^^^
\ vovamlesaSaità dcErancefibrouillces, Scfondans fur ce BrouiBiz queïq voyans icsattaites Uc Vra nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;tmuucr enla Pannonie baffe maintenant
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;bonneelpetancc desleurs nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;rb-^f
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;AiteHongïie,les Hongres leurs parens,ôc feioignam euxtous
\ Ãerentles Gepides amp;des Auares de leurs terres, 2)î. e aap nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â .câen-
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Germanie,vinà rentenlaGauleBelgiquc,mcttanstouta nbsp;nbsp;nbsp;i 1 ç^^vrazins
pe,pltffieurspayscbangerentdenom, 2gt;cmefmcslaiffans ancie , p
Xxnou\_x\e
tv\t ^c\Ã^emv\-\es.E^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Açnes EW AvxRo^ à es G vees, Ãlt;\ue c \ e ^o
G\oîs o?Ãà eRoïi fexAemcïtt.'Quc AcEgt;AUïeïc, amp;L Ãc Cmnimc, §!C
XtWAtGouGLxÃttç.ouLutvaxà câà WcAeGuAYYc.'Ducà eVjamcïe. n kffiatsAtut à tuxE\s,^Sa.uovt \tnou\ ou. ktïuAïe Ãtttaouxme es ma.uua.^, T^«e
NNtmtf.SsC AtLt\ttc,Yo\s cm^tttetac Ro^ à cs Romains c^v u^ ucce ^n »
XErw^ttt^ tCNnt E\\tnommte,Lt\tÃÃtÃc,c^'^^^^^'^^'^^^^'^^^^ -
à tSaxt. Q^\lt;Ya^s\ns ARtnt t^ut AoXaAtttLutte 2lt; A KtuuXtc na ewt
E)ut Adaptante OûentaR,^ Comte onViuc AeRottameAecYueL Mbett Corn
tt At^am\iemtua,AeÃacou. ouiX eRott Rete AeXYm^eteutVoâ^s .Mats ceux
⢠A \ \» nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;A ⢠nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Af^c Â¥â^.^
1
198 C H A RâL E S 4. EE S 1 M P L E. K ü Y 30-
milles^es anciens tiltres, Chartres amp;nbsp;hiftoires, difent que cc Conrad ndl*â'' furlar^e**'^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;du fang dcs François, bien quâils nâafleurent aucune chofe cer«^ââ
d'.ArnoHl. de fon origine, amp;nbsp;que quant lt;a Arnulfe furnommé le Mauuais auquel ils
lient vn frere non Vverner,mais Bertrand,ils difent quâil nâeftoit pas fils de Æ. pereur Arnoul ou Arnulfe, ains dâvn Seigneur de fà Cour nommé Leopold^ fut tué en vne bataille que Loys donna contre les Hongres. Bien difentils ce Leopold eftoit parent proche de Loys quatrième de lamefme tige de CH* j les le Grand, fans déduire de quelle branche. Ce qui nous femble eflreleplus*^ , ritable dâArnoul, il eut plufieurs fils naturels, alfauoir Seiiebauld fils deluy de Helingarde fa concubine, auquel il donna la Lorraine,laquelle depuis quâil eut efté tué par quelquesScigneursLorrains,changea fouuét de Seigneu^j' Car les François quelque fois la tenoient parla conquefte des armes, que fois par la permifïion benefices- des Empereurs, amp;nbsp;les vns amp;nbsp;les . '* â en effoient chafî'ez, ôc dâautres y entroiertt,iufques a tant quâeflant par pluü^^lâ
partages diuifèc en plufieurs parties, elle eut aulTi plufieurs diners gr^nâ Seigneurs. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.
le dernier Empereur du fang du Gritnd Charles.
A lâEmpereur Arnoul fuccedafon fils Loys,lequel quelques vns difèntauo^ efté le dernier Empereur de la race de Charles le Grand, duquel il eftoh ieme de droiôlc ligne, amp;nbsp;du commencement de lâempire de CharlesiuÃQUCsJ
veux Empereurs.
la mort de Loys y a cent vnze ans. Du temps dudit Loys fut diuifé lâEmpira Occident, car il y auoit vn Empereur en Aliemaigne qui eftoit ledit LoysAâ^^ Italie vn autre,le premier delaquelle futBerâgier Lombard,amp; par bards tindrent par quelque temps lâEmpire par force. Loys eftant inorc le an de fon Empire lâan neuf cens vnze, amp;: eftant en luy morte la race de Char le Grand en Germanie, OttonDuc de Saxe fut éfleu Empereur, mais refuUo^ lâEmpire acaufe de fà grande vieillefl'e il fut donné à Conrad Duc de । ce Orientale,lequel fe voyant tant maladif quâil ne pouuoitfupporterle nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.
lâEmpire, amp;nbsp;fentant fi fin eftre fort prochaine, affembla les Princes nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;l
6c leur confeilla quâils fiffent Empereur Henry fils dâOthon DucdeSaxc,Pâif | lâopinion duquel il auoit efté efleu,leur remonftrant quâil eftoit vn fort ) vaillant Prince. Les Allemans le creurent amp;nbsp;firent ceft Henry Empereur, tout incontinent chercha lâalliance du Roy Charles, amp;nbsp;luy enuoya force AW' ' mans pour fouftenir fon party contre Robert.Dequoy les Princes grandcmcD^ irritez, incontinét eurét opinion que le Simple deliberoit de foufmettre fapef' fonne amp;nbsp;fon Royaume à lâEmpereur, affin quâil ne le guerroyait point, Æâ quille fecouruftfil en auoit befoin. Parquoy prefquetoute la NoblcfleJ**' mât mieux auoir vn nouueau Roy habille home quâvn hereditaire fot, amp;nbsp;d'®'â Eohert commença de fauorifer fon compétiteur Robert, de forte quâala barbedusinâ'
pie, ledit Robert du confentement de tous fut reccu amp;nbsp;ceuronné Roy par ué Archeuefque de Rheims, lequel mourut trois iours apres, ce que plufieurs tindrent a miracle,amp; Seulfe fut efleu en fa place. Au parauant les Françoiswd-prifans Charles pour fa fimplicité, fouftenoient Robert, mais ioignans a Icnf^ mefpris vne haine contre luy, a caufe quâil monftroit fe fier plus aux eftrangcrs quâà ceux de fii nation, ils ne cefferent iamais quâils nâeufTent fait eflire Robert pour leur Roy, tant a de force au cÅur des hommes la haine ôc le mefpris, ces deux paffions les font coniurer contreleur Prince.
Encore auoit ce miferable Prince Charles des hommes à fà deuotion, telk
CHARLES 4.LE SIMP L E, RO Y 30. LIV RE V. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â¢
amp;ligrandccftliforceamp;lepouuolrdcccnomdeRoy, quâencorequâiTfoit en , ,
vue perfonne ftupidc indigne ; fi eft-ce quâon ne fe peut tenir quâon ne le
ctaiane,rcuere,amp; aime. Charles adoneques iufeité par ceux de fon parti de def-
tendre fa querelle contre Robert, affembla des forces, amp;c Robert ne tut de fon
cofte parclfeux à en atfembler aulb. Tous deux fe rencôtrerent pres de Soitfons
la où ils fe donnèrent vne bataille, pour le debat de la Couronne. Les Elamans
Lorrains ôc Allemans tenoient le party de Charles, amp;nbsp;Robert nouueau Roy a- ^^taiUe entr
uoitpour luy ceux des Erançois qui elf oient le plus indignez,que Charles voir
loir loubsmettre aux Allemans, le pays qui leur auoit autre fois comman e. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,
Ceux qui combattoient pour Charles,f encouragèrent 1 vnl autre, cognoi ans linfufefance de leur Chef. Quant a leurs cnnemis,ils elf oient conduits par Robert afpre ôc vaillant, amp;nbsp;qui preferoit ce nouueau nom de Roy a a propre vie.
Toutes les deux parties penfoierit auoir iufte querelle, les vns pour ou enir c
luy qui eftoitRoy dés deuant fa naiffancc, 8c qui defeendu de tat d Empereurs reftoitfeul delarace de Charles le Grad.Les autres pour fupporter e riouueau Roy quâils eftimoient pour fa ve rtu, 8c reueroient en fouuenance de Ion trer Euà es/amp;t de fon ayeul qui eRoit mort combattant pmir es raçois,au iq auoit fait entendre au peuple que Robert menoit cefte guerre pour lal de nbsp;nbsp;nbsp;.
quot; nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;onuentJachofedumondUeb^
l quot;ie^-'AevïusefteuelesÅeuniuçeu^
l nbsp;nbsp;nbsp;aes^o.i-MV_ouautvesB.veveurs.UTvacenefutvaasbheure^^^^^^^^
I nbsp;nbsp;nbsp;«^raniuoaWcamp;eftamtnyfegvaniôebatvourvnKoyaumcfutvui^^^^^
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;babl\e,â¢Ult;i«ÃeKobettfhe«avatà esç\usauantamp;conabattantvaia^^^^^^
I fudbamp;nxu^.Cenue voyant fo çatnCans te remetent
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;leur coïté ayant fail oranà eoccitïonà cleuïscnneraïs, quoy qui sn nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;oncaucstuernynrenireleV^oyCbatles.leryueleftoit '
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ievourCuiureÃaviaoire, voyant tes ennemis n auoit vlutà cK-oy latembVoitj. cbâlâ.
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;çlus toftaiioii eamp;évaincu que vainryueut, tant queneu açtes 11
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;baffaà eursversceux quiluyaiioicnttoutiours efteconttaites. en nbsp;nbsp;â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;V ets Hebert Comte de V ermandols, quilors effort leur C ne , qui e g
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;dre deRobert, pour fe foubsmettre a ce queledrtHe ertvou nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;4t4n
\ uintlâandefalutneuf cens feizc.S^ablcment il enuoy avers p
Y nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ry,luy dire Quârlluy rendrortlaEorrarne moyennant que nbsp;mpereur uy _
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;naEfeeours .Ce que voyant les Erancoârs qui tenoient fon party , craij,
Y qnrlvoulutfauotrferles Allemans contre eux ,lelalfferentla, 8c le «rrrernxu Y nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;coRé de Hebert,lequel ils prièrent de prier Claarles de fetra porter en o p gt;
Y nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;pour auoir corafell fur les aRalr es du Royaume, 8c quand Cnar es y eror q nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, gt;.
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;leretlnt.Hebettqulne demandolt pas mieux,farfantvnEonlem nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;gt;. aci'Kâ^^
Y nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;enuersleSlmple,le pria (ous couleur debbnefoy, de venir ver^ uy a eronn^
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;pour adurfer par enfemble aux aEalres delaErance .Claarles (alfans tou tours nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;wsy
V Slruple,8cfefrätauxEellesparollesduCbte bleEert alla aV er orme accopa^Ã^rtEquot;^!^^
ïîimîà s ^ouïceCc.eX3.M£c ne£exo\tBX.pAevy toMitVv],Slt;. vexxriiteuVme.YitVeKO'^ ,\ç.Q^e\âv\tmtfvcÃk.rovxX'amp;^^^^V^'-^^^'^ ^tlt;\xsNYilt;totoamp;To\ÃYâiv\CÃïi^e^\ià eVciom\%c^Ãlt;^^ttAtà ïovt w nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.
300 CHARLES 4. LE SIMP. ROY 30. RAOVL ROYji-
, mc j amp;nbsp;dciiant tous les Princes declaira qüâil Ie donnoit à . Raoul fon filleul dcRichardquifutRoy de Bourgongne, apres Loys fils de Boflon quieut*^â chariot. nbsp;nbsp;yeux creuez en Italie. Et fut le corps du Simple enterré en lâEglifc SaintFui^
de Peronne. Ce qui aduint lâan de grace 9x4.
Voila la fin amp;c la vie de ce miferable Prince Charles a bon droit furnom^' , Simple,auquel doibuent prendre exemple les Princes amp;nbsp;voir que ceux qtiil®â' TrZ^iJMts idiots, amp;nbsp;qui fe fient plus aux eftrangers quâaux leurs ,amp; qui nâont pas WJ de cognoiftre ceux qui les trahiflent tombent en lâinconuenient où il tonilâ'â' eut à femme Ogine fille du Roy Edward dâAngleterre, amp;nbsp;dâelle auoitcuvnquot; loft d'on- nommé Loys Roy de France, depuis furnommé dâOultremer,lequel auWj troaterÃltJe nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;p^j-g demeuraicLine Sgt;c ùns fecours amp;nbsp;appuy,pour ce quelefufditl^^'â!
chitrlts.
Schifmes t»
fonde fur la donation amp;nbsp;declaration de Charles, incontinent apres la celuyfefit Roy de France. Lors voyant Ogineveufue de Charles,quâelle pouuoit refifler à lâvfiirpation de Raoul, fen alla en Angleterre vers le deftan Ion frère : emmenant auecques elle Ion fils Loys, amp;nbsp;y fut enuiroutr^^^â ans, attendant la commodité de retourner en France, amp;nbsp;de pourfuiurclccli®'^^ de fon fils. Du temps du Simple en peu dâefpace de temps, il y eut hui^ amp;nbsp;furent plufieurs Schifines Sgt;c choies Icandaleufes, nbsp;nbsp;entre autres y eutgf^
Concile d riernte.
Ichifme entre Formofe amp;nbsp;Serge Papes, amp;nbsp;fut contraint Formofe dâabandonn^'' Rome,amp;: fen venir en France:puis trouuant façon de retourner à Romc,rîp'^J'' la Papauté amp;bicn to fl: apres mourut, dont ledit SergeferemitaufiegcP^gt;P^,' Auflî du temps de Charles le Simple fut tenu en la ville de Vienne en DauFâquot; ne vn Concile, auquel prefiderent deux Legats du liege Romain, Pafehah^ Iehan,amp;fut lors accordé que les prebftrespourroient efpoufer femmepouf' ueu quelle fur pucelle, amp;nbsp;non veufue, poureuiter Bigamie. Parcillementloi^ . debat furuint pour le corps de Saint Denis Areopagite.
UHUtuns iâEfiittt.
Les Allemans maintiennent quâil fut tranfporté par lâEmpereur Amouloâ Arnulfe en la ville de Reinfbourg, amp;nbsp;cfllà monftrec vne Bulle du Pape 1^°^ dixième approuuant celle tranflation, mais la France tient au contraire quil [ en lâAbbaye Saint Denis en France: ce qui elt plus croyable . De Ion la race de Charles le Grand en lâEmpire comme nous auons dit. Enquoyo^ peut voir vn merueilleux changement, qui cil aux choies les plus grandes dû monde, amp;nbsp;de Germanie lâEmpire fut traniporté delà lignée dudit Charles ef vne autre, mais le Royaume de France demeura encore quelques années cni^ mailon dâiccluy, veu quâil y auoit des enfans de relie en la race du Simplc.DoC' ques apres la mort de Charles le Simple, Raoul premier du nom Ruy de Boat' gongne fut Roy de France.
Raovl ROY DE FRANCE p.
ftocAyt tnlulte.
R A O V L qui fut Roy de France par la ceflîon que luy en fit Charles le SiW' pic, clloitfils de Richard amp;nbsp;dâAdelheide,auquel fon perc fils dcTheodofic Comte dâAuthun qui auoit longuement débattu auec Bolbn le droit tre du Royaume deBourgongnefit porter le nom de Roy de Bourgongne en lâan de là lut huiél cens npnante vn, amp;nbsp;porta ce tiltre lèulement quatre ans lâns cllrc couronné, amp;nbsp;lâan huiôl cens nonantc cinq, il fut couronné Roy de Bout' gongne en grande folcnnité, ayant lèulement vfurpélctiltrfedeRoyaiipafn-uantjlâan neuf cens vingt quatrc,qui fut le neufieme an apres le trelpas du Roy Loys fils de Bolbn. Raoul entreprintvn voyage en Italie. Surquoyilûutfça* uoirqueles Italiens impatiês de la tirannie de Béranger enuoyerent par deuers Raoiil
KAOVLÃlt;O^3iâi-^VREV. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;301 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â¢
Kaoul,l«y fatfans entendre que le Royaume dâItalie eftoitle vray patrimoine
des Roys deBomvocme amp;nbsp;quâil leur appartenoitiuftement.commeeftansfuc-
ceffeurs du Roy BoSn, qui auoit eu en mariage IWtiere vnique de lâEmpe-
KutLoys fécond du nom. Ainfi luy paUietem ils le droit, pour luy dreffer v-
ncquetelle en Italie contre Beranget qui les mangeoit. Loys qui auoit vaincu
les Noimans Danois Van de falut inntl cens nonante-vn, eftoit li enfle de gloi-
te amp;nbsp;tant tontoncut de gtâdetir Sc dâEmpire qu auec fon armee il paffa en Ita-
lie,comtetitBerengetouBeiengiiier,amp;tle deflit en champ de bataille ,amp;tmt â,.
leKoyaiimed'ltaliettoisans.EtVanneeaçres ceftedeffaifte.les l«l'«isSiu
et Joient qtieBerenget ne tenotiiiellalUes forces firentvneentreprife con-
tteAny, Sene^effetent quils neVetiffent mis amort. EesEftats flquot;quot;â¢-
à uteLasvolontietsvnPrinceefttangetptofpYerêcdetienittroçfo^^^^
lie mnrVammitQuilsportentà leutliberté,amp;lacrainteqtiilsontdelatytan
ie,çout amout ou d p nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Raoul,luy fiifciterentvn ennemy de««!«quot;»-
â¢,ayansdefiafutpeaeslestoice^ 7 entaduerfairepouttaifondelaco-
la nation, qu ils içauoientiuy eiiicgtc nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;r nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Cpfnt
tentiotià iiieftofi entre cuitdeux,poui leKoyaumede Bouigonene. Ce tat
ZiXmte dÃde^ '^flquot;' fe aifoitKoydeBourgongne,difant quile-
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;n O nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;J 1 Ã rvdle dâAtlesvillecapitaledtiKoyaume,Scotdmaitc
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;lloitçoMeurdeydte g eftequeielle.RaoulScHtiSueseuientEuette
1 ieraeuie amp;nbsp;fiege des Roy . nbsp;nbsp;nbsp;, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;en forte quâils animèrent plufieuts
\ l«Jn contre Vautre. Auftiles Italiens mentt nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;defnens
\ Princes étrangers a le deffaire, ôc a- ruiner vn nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Italie auec grande
1 deVitflVie Vn^elVp m miereHucTues Comte AâArles entra en Italie auec granue
y nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;delMie. En cefte maniye H â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;confiderant cela, Sc ayant affex â âÃ.
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;elvetancedeCefaireRoy^Empemur^^^
\ a~eUfanementdâaller audeuantdelaptati-nelloit pas au gte des Eftats, d âmg \ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Husues dâAtles,\uy fai-
qiie de les ennemis, Scenuoy a fes Ambaft. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Avmnant otie Hu-
\(aiit offre deluy cedet tout ce qu il pretendoit en ta '®gt; y Aquov Hufues â lt;quot;* sfiesluy cedaftla querelle du Royaume deBourgoi nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;u- ,q\ ne«*quot;quot;'â*
s'accorda ttefvolontiers ,fevoyant auoit telle lauem, de nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Æ Â»Sâ-
doutoitpointquâilnedeuintEmpereut abonmatcbe,puisciue^^^^ ftoiétdaccotd.Vatcemoyendemeum^gue^quot;,^^^^^^ ^lt;Raou\ s en reuint enE our gongnc,ioui Aaq nfencontte-efebangedefandroit^-
CependantquecesaffrnreUepÃo«nt
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;entrance les menees cy Aellus déduites, oc nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;a
\ gtarideteputaùonenttilesbbmesquâeftantp^ibleRoydeBonigo^^^^^^
\ nbsp;nbsp;nbsp;bettComtedeVetmandoisbeautreredeRobett,fevoulantvange delammt
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;defonditbeau-lteteVuïCliatlesleSimplc,leconnaignttfcomenot ' , r
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;detefignetfonRoyaumedeEtanccauditRaou . qu^ co nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;t
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;gtandsSeivneuts à cïtancc,tantpouiles taifons cy e us con en ,q V
\ ce qu'ils à voyoientpourlots ;,mteVrinceaffexpuilfant,pout îaitetefteaux \ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;VAormans qui te reÃpanà olcntpat les Gaules.
\ nbsp;, nbsp;nbsp;nbsp;AinViÃutRkO'vi.ptoclarnéSccoutoïinéRoy deVtancc,amp;t dauttepattles
\ patùÃins duRoy Cbatlesle Simple ta mo tt, 5c de fou fils toys Ãumï en Ang 1 nbsp;nbsp;nbsp;tette,voyansleRoyaumevo\édenttelesmainsdulegnimeRoy,imp\otetentt,ââ.
1 nbsp;nbsp;nbsp;laidcdelEmpeteut Henry . Lequel {émettant enatmesau {ecotits destran-
\ nbsp;nbsp;nbsp;r,ois contteRaoul, fotenfinpat iceluy appaifé, moyennant ce que RaouUuy
30X nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;L(JYS4. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;KUÃ 31.
* ' â fit vn prefent dâvne lance precieufe amp;nbsp;de merueilleux ouurage, en laquelle c-ftoient enchaflez ( felon quedifent Luitprand, Sigifbert amp;nbsp;Othon) les clout auoit efte cloue noftre Seigneur I e s v s christ, en lâarbre de b ferewHerj. Croix, amp;nbsp;difoit on quelle auoitefté aConftantin le Grand, amp;nbsp;depuis auoit efté portee en Italie, amp;nbsp;quâen fin vn Comte nommé Sanfon lâauoit retiree, amp;nbsp;tu auoit fait prefent au Roy Raoul, du temps quâil regnoit en Italie. Aucunsdi-fent que câeftoit vne croix, Sc non pas vne lance, mais tant y a que lâEmpereur Henry lâayant eue de Raoul, il en fit le principal ligne de lâEmpire, qui fut lâan de falut neuf cens vingt-neuf. Raoul doneques apres auoir régné deux ans, autres dilènt douze en France, mourut en la ville dâAuxerre, amp;nbsp;fut Ion
Mert de
corps porté amp;nbsp;enterré enlâEglife Sainélc Colombe hors les murs de la ville de Sens. Durant fon regne de France, il fit baftiplâAbbaye de Saint LO' mer de Blois, amp;nbsp;mourant laiflà de fa femme Berthe fille de Bouchard
de SucLic, vne fille nommée Adelehide ou Adelinde, qui en premieres no^ ces fut mariée aLothaire fils de Hugues dâArles, amp;en fécondes à Othon^ Grand Empereur dâAllemagne amp;nbsp;mere dâOthon fécond . Mais tous ceux qui fe dirent Roys de France entre les troubles qui aduindrent depuis lî i^egitimis mort de Loys le Begue iufques à celle du Simple , ne font point i^isdeFrace Roys, à caufc quc ledit le Simple cftoit le fcul heritier legitime de la couronne.
Nous auons dit comme Ogine femme de Charles le Simple amp;nbsp;leur fils Loys f en efiroient fuiz en Angleterre vers le Roy Adelftan fon frere,apres la prifon mortdudit Charles, mais apres ledecesduRoy Raoul, les François rappel®' Loys 4. j-^nt ledit Loys lâan de là lut neuf cens trente-fèpt.
ov- Adelftan Roy dâAngleterre pria Guillaume longue Efpee,Duc deNormaU' TREMER die,fils du Duc Rhou Normad,de vouloir ayder leditLoys ionnepueu,à fefii' ROY 31. rereftituer en Ion Royaume. Noz chroniques de France difent,que Hucsis Grand fils de Robert aida fort audit Loys à le faire reuenir dâAngleterre
faire courôner,mais celaneft pas croyable,dâautât que Hues eut pluftoft mis pci ne dâauoir pour foy le Royaume,fil eut peu,veu le droit quâil y pretendoit.Lots mourut le Roy Adelftan dâAngleterre, laiflà nt pour fuccefleur vn fils nomme Emond, ou Aimon,qui eut vne fille nomee Edich, qui fu t mariee à lâEmpctcut Othon. Aufti mourut lâEmpereur Henry ,laiftant pour fuccefleur enlâEmpim Othon fulnommé fon fils, amp;nbsp;au Duché de Lorraine fon gendre nomme Gif' bert. Ce Roy Loys futfurnommé dâOutremer pour ce quâil auoit pafte mm de Loyj nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;J nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;i i i r nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;gt;nbsp;n nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;i r nc
ti'Ouirer»er,
Guerre en lorraine.
lamer incontinent apres le decesdeion pere, amp;qu citant Raoul loncomp tireur mort,il lâauoit repaftee,amp; eftoit retourné en Ion royaume, lequel fut cinq ans exempt de guerres eftrangeres amp;nbsp;ciuilcs, tant que les François délibérèrent de recouLirer la Lorraine. Ce quâils penfoient bien facile amp;nbsp;aifé,à caufe que Gib bert qui en eftoit Duc troubloit tout en Allemagne, amp;nbsp;quittant lâalliance de lâEmpereur Othon vouloir mettre fon frere Henry en fon lieu, difà nt que 1 Empire lu y appartenoit, pour ce quâil auoit efté engendré depuis que fon pctcJ' uoit efté Empereur, amp;nbsp;Othon fong temps deuant. Plufieurs Princes amp;nbsp;grands feigneurs tenoient fon party, amp;nbsp;entre autres Evverard Comte Palatin: dont on nâattendoit quâvne forte amp;nbsp;dangereufe guerre. Et cependant le Roy Loys m^' cha en Lorraine contre Othon, effrayant merueilleufement tout le pays,amp; deu pafla iufques a Brezac en Auxois.Henry faifà nt guerre contre fon frere fut bim
LOYS 4. D'OVTRE'-IER ROY 31. LIVRE VI. 303
fortbleffimvnereacoatre, amp;nbsp;retenu pnfonnicis tellement quâil fut rontraint
luY oben- en tout ce quâil Uy pleut. Gilbert voulant emodehetOthon de palier
leRlunJe noya dedans, 8c peu après Evveravd fut tue. Parquoyleutliguele
rompit du tout.Le Roy Loys fit alliance atiec O thon amp;nbsp;print fa Icetu nommee
Herberge en mariage, laquelle auoit premièrement
Diietó deLorraine ftitlots donne avn Comte nomrne Othon,mais pat ce
quâilinoututbtentoft,ContadgendredelEmpeteuten nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ââ2quot;'â'
lainottdeceContad,OthonledonnaafonfrereBrunonArcheue^t^^^^^
^nequifefitappelUrAr^
ai.:rd^ZèV;yaunaecontreCharIesleSimple,8lt;e^
Palais cbefdelacL^aeEtan^^
Vbesïont nommeDuc des Has 1 ^^^^â^^âa,e,qtii appelleHues le Grad
r nucScPtincedeErance.EtenïEgliiedâOtleans
MaiieduPalaisfonfeignett , nbsp;nbsp;nbsp;. ^pj^^j^uçsIcGjanilfontuteuiamp;grand
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;c.,;,,tM;trûndeToursy aükre,auqueïHues
l à eScnfcvwà eConKoyaume} 'â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;p-rln o-rYcedeDieu Par ces
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;\ r nbsp;A nbsp;nbsp;A U nbsp;nbsp;r^nptmetloitenfesultrcs,VarVa§racede^ieuAarccigt;
\ kGnuà peveà eHuesCapetmer nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;honorable eftat cnce
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;exera^Vs on vent von nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;n aeVhmncrenr, A commença à vrenêre
\ Royaume,8cpout ce nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;âelldtoitqtieceuxdefamaifonpte
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;e«eiu,amp;monftrertemblantdem nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Robert tonperc
y nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;tennovent en la couronne Q.C vranoc 5
quiauoitedfoecispresdeSoiffons. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;aSeftion,
AtnoulCorntedeîlante^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â
le patty dtiRoy Loys, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Ã ontlesNormans eftoientles princt*
quatioienttueeeuxdelaliguedeH
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;v^nx ,11 amrai^lamaantóe vouloir par nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;a ÃAruAkpvp AeSömenres M^rr j
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;A XA nbsp;nbsp;nbsp;-A- Cl ApâÃ^laouiufauesavneine delariiiieredeùomcYLc Mnjj-^cre j.»
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Hmakrl.Youtesfoislacbroniquede
\ ^e raconte ïoceahon de -«-«-XunXiandie ' Uy te-
\ nbsp;nbsp;nbsp;F^^Vcj:Wcau do MoKcuiU nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;aux forces AuditDuc, Si c^i au
' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ttXTr(eVo«KXvtgeTà ûuy\uepattrabtfon,cog^^^^^
teignenrsieHiceetimet«de\aptolpetttli5cgtacedtUitDucGmiRumene^ Ãpas,riattRdetarriott,Hioy\vers\uyvneambaffade,pM\aquÃeA^^^^^^^ loltÃauoitcourufos auditUe\Vo5n,i-norant\amitie Sgt;ca\Vunce VeD i nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;a.
Hc\\o^nauoientenlenfo\e,fovV^i^''^^^^'^^'^'^^^'^'^'gt;^^^''^^^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;? X VAeV
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;mettant a\ arVitraCTç, ^\Ad.it GuiWaumeXediamp;rent cv-ùeamp;oït entre uâj
\ nbsp;nbsp;nbsp;\ovn.htnout anobinCterXeà Ãerentdentre eux,fotaecor e e reuen
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;forXa riurere deSonarne ,\a oufo e rencontre
\ nbsp;nbsp;nbsp;î^. varVerentXe ViueVlormanà ., amp;c\e Comte hXamand. Xon^uemmt e^
\ XXe,nnrs lelevarerentXdons amrs,aYtes tehre entreXiartex \ Xo'^anté CeXa fortXeXùue CudXaume entra XeuX en vn bau.eau âVC^ur \ nbsp;nbsp;nbsp;tourner, les ^ens entrèrent en v n autre , mars comme rXs enorent
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;moitié cXremrn, vnCXreuaXier AAormand. nommé hanXe Xe Court, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'â TYo,âye/,e
\ nbsp;nbsp;nbsp;hue, e^eXe Comte XrnouXXe v;XioXt de retourner encores vers X^ â gt; awan comte.
304
31.
ledit Arnoul fut retourné vers le Duc,nâeuft efté quâil eftoit fi gouteux, quiftt fe pouLioit remouuoir.Le Duc à la bonne foy retourna en rifte,là où ils auoient parlementé, mais il nây fut fi toll arriué, que Banfe le Court haufl'a vn auirotj quâil tenoit, duquel il donna fi grand coup fur la tefte au Duc quâil lâabbatit^ terre. Et alâinftantjles autres complices donnèrent au Duc tant de coups éâet peeamp; de dagues,quâils le mirêt à mort.LâAnnalifte de Flandres colore cemen*^' ^ndeU^' auecques vn plus iufte prétexté, difint que Guillaume Duc de Normanâ^^ mortdtiDuc auoitfecoutu le Comte de Vermandois, par lequel Ion oncle fut misa pQLir laquelle venger il drefl'a vne armee, amp;nbsp;paftant en Normandie apres ques elcarmouches, on vint au pourparlé de la paix, ou ne pouuans rien conclure , ainfi que le Duc Guillaume fen retournoit, il fut aftailli des Flaman^A taillé en pieces, amp;nbsp;fit le coup de fi propre main Baudouin fils de Raoul Cornt^ de Cambrefi, fe vengeant de la mort de fon pere occis par les Normans en Vcf' mandois. Les Chroniques dâAngleterre dilent que ce fi.it Loys mefmeRoy^^ ȕzlt; de nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Duché deNorninn
^Normddie dic, mais cela eft fiux, Qupy quâil en foit amp;nbsp;par qui amp;nbsp;comment que ce fùft ledit Duc fut tué. Il y auoit lors en Normandie tant de vaillans hommes,tnnc dâarmes, de cheuaux, de nauires amp;nbsp;de richeftes,amp; tant de peuple y arritioic tous .Ai^rold}(oy |es iouTs, quâcllc cftoit en plus grande reputation que iamais.
Aigrold Roy de Dannemarc chafte par fon fils Loys de fon paySjfy retira on ce temps amenant auecques luy foixante nauires,amp;la plus grande partdehno-blcfte Danoifequi mieux aimoit viure en exil, que dâobeir à vn fils tant deft-beilfint a Ion pere. Les Danois eurent le pays de Conftantin pour fliabitucr. Les Normans comencerent lors à fe deffier du Roy de France. GLiillatimelailù
GoHuerne-ment du leu-ne Duc Normand.
i.oys y a a flauen.
reult tcmr fgt;ri/onnier f^chard.
fon fils Richard 5. du nom encore en bas aage. Adonc fut donné le g-ouuern^' ment de la perfonnedu ieune Duc amp;nbsp;du pays, à trois figes amp;nbsp;loyaux Cheiiî' ualiers,qui figement infiruifirent le ieune Duc en toutes vertus dignes dvn Prince, amp;nbsp;gouuernoient fon Eftat auecques toute iuftice amp;nbsp;équité . Loy^ dâOutremer aduerti du meurtre,commis en la perfonne du Duc Guillaume,alla incontinent â Rouen, la où il fut trcshonorablement receu du ieune Dut de les gouLicrneurs, amp;nbsp;le peuple cuidant quâil fut la venu pour le bien début Duc, receutvnegrandeioyede fivenue. Le Ducaccompagné defes gouuer-neursalloit fouuent viliterle Roy, quand vniour entre autres propos leRoV dill aux gouuerneurs du Duc quâil auoit vn grand defplaifir ôc regret delà mort du feu Duc Guillaume, amp;nbsp;de la façon dâicelle, amp;nbsp;promit audit ieune Dut de faire tout ce quâil pourroit,pourluy en faire auoir la iuftice amp;laraifon. Ces propos cftoient entremêliez depluficurs lionncftes difcours,de remon-ftranccs,amp;de demonftrations de grande amitié ôc afteôlion. Il fit fi longuement filler fes difeours, que la nuicl les furprint fur iceux. Et comme Jeieune Duc vouloir prendre congé du Roy, Je Roy le pria de demeurer celle nuidb auecques luy, fi bien que le Roy ne vouloir permettre que Richard Pen allait, ains le retint, amp;nbsp;les trois iours apres enluiuans donna ordre quâaucun ne par-laftà luy, finon en la prefence des François. Qjaand le Cheualier Ofmond lâvndcs gouuerneurs du ieunePrince,amp;qui cftoitdemeuréauecques luy,vit la fiçon de faire du Roy, il penfi bien quâil ne fiifoit cela pour aucun bien, ains quâil bralToit quelque chofe contre Ion petit maiftre. Et pour cefit Içatioira Bernard le Danois, aulîi lâvn des gouuerneurs du Duc, amp;nbsp;qui eftoit demeure
LOYS 4 DâOVTREMER ROY iu LIVRE V« JOS tokville.co«ment les chofes alloient. Incontinent il courut villeqneleDuceftoitdetenuprifonnicrparleRoy. c ae a P . z ùrcur oleeLaenfunefoudaine.Sc^outtiuantScquantfartrtadecequehta^^^^^ la collete luy peut admintftter, 11 rfy auott pas lufjues aux fans quetous rfaccoueuffent au logis duRoy,ctias auec gra L^Roy bien tenaient Duc,ouautretnentdstonaptotentlespottes dubÿ^ tfonné de cefoudain amas d= peupledeuan^onhoftel^mandaa fileftoiten danger 'iefepetfou'ae.Aquoy fmon^je lenditle Duc entre Aoitlc Duc entre les mains de ceux de la nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;⢠nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nrancunmalluvCaivc, lojj.
les mains dâOfmond,Cexeufant quâil ne nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;difciplines .Ãfmod
AnanKny,quepourfon^euran^ aupeuçle AdoncquesleRoy pren, qni\attoittetenuleditRicbard,nutenauantp U , nbsp;. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^Ã-ditionduâ?â^
leDanoispdntleDucRicbard «elemenant enfonloM appadalaleU^^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,
penple.Le\endemain matin les Barons lt;^^^°'ââquot;^'';tKoî,le(upçliant J K««».
mit Idlennellcment quâil vanger oit la mort u ., ^qç,gçj^q^e^eicuncDucpro»Mjrc4e r^QnVqiiauoit commis le meurtre, promettan a nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^nluGcursâ^âJ»â»!ââ«â
Scmlntenit Condtoit S^lionneur contre tous. Autant nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;I ure
bcVuWs Va prcfens, puis voulant partir c Vp^eufcs decequiVa-
noitfaitaucVaucs tours à euant» 2^ Au repet â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Comte ArnouV
GaiWanmc, apres iVVes affeuracpïiVvouVoit aVVer pour ui
Ãc YVanà res, comme meurtrier, Sc ceux cpii nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;u lt;VeVe
lt;wepo\it ce faite iViïoit mepeVe lie^e à euantVa vi e i â ï
itcouïïï en ceîVeVîonne ôi Caintc entrepriCe, amp;c poutcc lt;pic eut leune
Wo« ena.« à cïouuo« yotter nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;conCcAVoit à ennoyet VeiuDuc râ,,
naL aueclotWe (onÃs, cWt à emefceaa« nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,\eoueYA
OTOmîtto'ttfiviciïoumïamp;cioftravtc entoÅcsveïtüT,\cs^ cuviïKcyvn au aminià e(ovu2à uocùxOuc,c^uc(Ac(tovt(ou'^oÃâco s, ces onu- cso (tes 2lt; temonft.rances Ãâaccorà erent tous Ves affift-Aus, Sc penmrent tpie eut quot;DncaWa^aLaon, Sc pout Con ^ouuetneutVu^ à onnetent celt OVmoà , duepue
nons auons cy à effns patVé.
de Laon, pour le/aire ( ainii quâil difoit ) inRrnircâ' nourrir auecques fon fils Lothaire. Mais câefioit pou^ f emparer apres plus facilement de foneftat.OrAr noul Comte de Flandres homme cault amp;nbsp;malicie'^â^â eftant ce pendant aducrtique le Roy auoitdeliberà de mettre le fiege deuant la ville dâArras, amp;nbsp;cogno^b
MitUHais naturel de Prince.
Finejfie du Comte de Flandres.
lanp^aç^e des corrompui^
fant le naturel du Roy, qui eftoit homme perfide,de peu dâamitié, amp;nbsp;au demeurant auare amp;nbsp;corrompu, faduifa de preuenir ce fiege, de diuertirparvneli' nelfe par vne corruption lâorage de la guerre que Loys luy appreftoit.lhiâf noya deux Ambafladeurs vers luy pour luy prefenter de fa part vn beau dâor poifant vingt marcs, auecques charge de luy dire que ledit CorotemettoJ enfes mains toutes fes terres amp;nbsp;Seigneuries,amp;fapefonneenlaprotedionflew maiefté, amp;nbsp;que comme fon homme il fè foubs-mettoit comparoir deuantic^ ' le, pour fe purger amp;nbsp;deffendre de la mort du Duc Guillaume de Normandie qui luy eftoit imputée. Quand ces Ambafladeurs feirent leur harangue an Roy, là eftoicnt comme par vn ieu ioué, prefens aucuns du Confeil fecretdn Roy, les vns alliez amp;nbsp;les autres grands amis du Comte, amp;nbsp;par luy corrompuZ) lefquelsen Icfiiuorifans amp;nbsp;le defehargeans de ce dont on îâaccufoit,direntaa Roy,que fes oflres eftoient raifonnables quâil ne les deuoit refufer. Defaçoââ que par leurs honneftes remonftrances fut appaifee la colere du Roy contre Je Cote, ôc prenant fort bien fes prefens,rendit inutile la promelTe quâil auoittant ppy corrompu folennellement faiéle au ieune Duc Richard de veger la mort du Duc Guillan* cr-^^rfide. pj. poyj- mieux entretenir le Roy en celle perfidie, lâvn des Confeillers,(]ni auoiteu les mains greflees des prefens du Comte, remonftraau Roy qnn pays de Normandie amp;nbsp;deBretaigne auoient eftéafespredecefleurs Roys. Que Rhou Danois Normand homme banny de fon pays, fans aucun droiéi amp;nbsp;railon eftoit auecques main armee de Barbates, venu enuahir le Roynn KMrâ kââ mede France au temps de ce miferableeftat, auquel elle eftoit reduittefoubs i^ormans. Jg regne de Charles le Simple fon pere. Qtfil auoit exercé tant de cruautez amp;: inhumanitez en la France, amp;nbsp;y auoit mis vn fi grand pied, que ledit Charles le Simple fon pere auoit efté contraint de luy bailler ledit pays de Nornunéi«' â â ' nbsp;nbsp;nbsp;............. Enouuc
LOYS 4. DâOVTKEMER ROY 31. LIVRE VLe 307
t».
Yn outre luy remonftroient, qu il tenoit entre fes mains Iâheritier, auquel ledit pays deuoit appartenir, fil auoit efté bien acquis. Mais puis quâil ne lâeftoit pas^ confal. nul que ledit heritier ne le pouuoit empefeher. Pour ce le confeillercnt de faire mourir ledit Duc,ou bien le mettre en telle prifon, quâil nâen peut iamais partir. Qhen apres il affligeaft amp;nbsp;foullaft les Normans de tant dâimpofitions, qu ils fuflent eu fin contraints de f en retourner en leur pays Septentrional, d ou ils e-fioientvenuz. Qhil dteuoit en ce faifant oublier le courroux qu il auoit conceu contre le Comte Arnoul,veu quâil fe mettoit a telle raifon qu il f en deuoit corv-tenter. Voilale Confeil que donnèrent ces Confeillers corrompuz par Arnoul, confeilimpie amp;nbsp;mefehant. A cefte remonftrance le Roy commença apenfer profondément,Sc comme il fe pourmenoit fans faire aucune re ponce, e am a gité de deux paffions, tantoft de la cruauté, tantoft du temor s, vn mitre on fcife auffi mefehant que le utemler.luy tcmonftra quâil le ÿuoit reffouuemÿ eonwlorsquileftoitdedinslavilledeRouenUepeupledieelleefmeuafedi nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;_
ùondevint Sfaillit en fonlogis, auec grand danger de fa perfonne, pour auorr lemDncRichard,quelcditkoytenoitcnfacompagnie.LuyditqueRrchatd ellonâ¢Â»auuadiarson,8c û vindicatif, que fri elchapport vue fors de te tnatirSjilfcteffouulendtoit deccquelcditKoyluyarror nbsp;ar a nbsp;orten,
vengeiortfrrtluy, fes enfans. Se quârl tenoit coratredrort taifonvnpays ap cz parUntflaclùrorrnedèîrLce,\aarfotceoftéauKoyleSrnrpleforr^^^^^^^^
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;dinerfespaffions,tantoft défaire ce quâilsluy corifeilloient, tantoft de ^ele
repoinqleurreiponditquilpenteronavvv^vvxa.. j
dantil fe faifiroit de Richard. Sut lâheure inefme tan is nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;t
énluy,ilfitvcmr alny,leDuc5 ôc Ofmondfongouu^neu , nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;J »z d.cefte
fenceqneleditDuciforthpointhorslavillepourchofequiaà uint,^acefte chatgele donna audit Ofmoud,fur peine delavR. e ce comman ei , mond fut grandement efhahy ,2gt;cRichar d qui e oit nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;couftume
(onmaffà n tint pas grand compte, ains alloit ala chaffe comme de cou^mae Scnefailloitiour quftn'allaft atmogh duRoy nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;V^c^ftZ Si
haut allé à lachaffe,Richarà fans demander conge, y a aau 1 e o , toftqueleRoy futderetour,laRoyneGerherge a eme uy 1 % eftoMorty delavillefans cougé.Dequoy leRoy nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;du
irrite it*
ehard,^enreprintaigrementluy Scfóngouuerneur,leurreprochatledang^
\ auquelilf eftfffttrouué enla ville deRouen,enles mentant
' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ti? LeieuneVrineeRiehardexcufa aueehumhlesamp;cfages par olles, toy ôeVon
;~X-tamp;LX\eîlt;oyqulauohtoufro^^ lafonuenaneedeeequeleshahitans deRovienluy auoient
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;RiehatdtutfoignenfemetgatdéenNnechamhteparflxarcaers. nbsp;e e V
\ nbsp;nbsp;nbsp;nementiuttrouuéfott manuals dvnehaeun^Sictemhla qui euoitappo
\ nbsp;nbsp;nbsp;grand ttouhle, comme il ht ,maisleRoy inconhdetene con 1 e^roitpas c q
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;en nourroitaduerrit,Slt;. netegatdoit au dertiete,ainsfeulement uiuoit a u
\ nbsp;nbsp;« ntefentedelacmelle puis aptes life tepentitafahonte .Niais câe^ enatute nbsp;es
\ nbsp;nbsp;« Vnnees inconfidete^ de faccouhumet à faite des promptes nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fiereg.
\ nbsp;nbsp;» foncier pas de fâen repentir puis aptes aleutlionteSsCconfufion. ea aenaex
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;tremementle ieuneViuc amp;c ton gpuuerneut ,mais aptes f ehre te o tlT. u ma ,
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ds penfetent pat qyiels moyens ns enpouttoientefcliappet; nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;_
508 nbsp;nbsp;⢠L O Y S 4. C
Comme ils eftoientcnces
mond les moyens par lefquels il deliureroit le Duc Richard. Câeftaflauoir(]|JÆ Richard le maccraft 8gt;c extenuaft de ieLi{hesamp; abftinences,tellement quâil en tO' baft malade, ôc fi debile, quâon eftimaft pluftoft de luy, la mort que la vie,
£m. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;que les archers le voyant en fi piteux eftat, nefedoO'
noient plus garde de luy. Ofmond auoit fes gens amp;nbsp;cheuaux tous prefts enfo'â hoftcl, pour mettre â chef ion entreprile en temps amp;nbsp;lieu. Cependant les lul^' tans de Normandie aduertis dumauuais traiôhement que le Roy faifoitalf^^
Ãts de leur piuemfri'
Faille du Put.
ï eftoient bien triftes, amp;nbsp;faifbient (óuucnt ieufnes, proceflions, Sz pour luy. Aduint vn iour que le Roy fit vn grad feftin où il y eut pluficurs eftj' temens, pour lefquels voir les archers,qui auoient la garde de Richard, rent apres foupper à la falle du Roy, car ils penfoient que Richard full tant af graue de maladie, quâil ne fè peut remouuoir. Lors Ofmond vint en fa charnbr^^ qui le trouuant mal gardé lâaffubla dâvn manteau, le mena en la ville, amp;nbsp;le chat' gea Sccouurit dâvn grand fiirdeaudâherbcs:puis le trouffade trauersfurvnchî ual:amp; ainfi le mit hors la ville, ou il le dcfueloppa, amp;nbsp;monta fur fbn cheiwh ht
prenant congé de fes gens, leur dit quâils fe fauuaffent comme ils pourroiét. RJ' chard amp;nbsp;Ofmond fans farrefter picquerent iufques au chafteau de CoucyJJ feigneur duquel eftoit oncle de Richard de par fa mere, qui pour lors cftoltÆ 1 Senlis auec le Comte Hebert. Eftans arriuez là ,ils aduiferent à ce quâils éeuoKt 1 ' du':^. faire. Le Roy aduerty de leur depart entra en tel defpit amp;: fureur, quâil fit pendre les archers qui auoient Richard en garde. Le lendemain Ofmond alla a Senlis, ou il trouua Hebert Comte de Senlis, amp;nbsp;le Seigneur de Coucy, amp;nbsp;lesaéuet tit de ce qui fâeftoit paffé. Dequoy ledit Comte receuant vne incroiableioyc,nâ' la trouuer Richard fon neueu à Coucy, amp;nbsp;lâemmena à Senlis, la oùlelaifTantcn Mmees cotre bonne amp;nbsp;feure garde,il fen alla à Paris vers Hues le Grand,Comte de Paris,au-
quel il remonftra le grand outrage que le Roy Loys auoit fait amp;nbsp;prétendu faite au Duc Richard fbn neueu,le priant de luy ayder, amp;nbsp;le receuoir en fon alliance« Finablement il le perfuada tant que Hues luy promit ay de, pour le moins,h fon honneur en ce regard eftoit foullé, quâil ne luy fèroit point contraire.
Or quand Arnoul Comte de Flandres eut entendu que Richard eftoitcl- ⢠chappé de prifon, il en fut fort fafché,preuoyat que cefte fuitte luy apporteroK , vn grand danger. Il fen vint trouuerieRoy, amp;nbsp;luy remonftra que Richardn^ j^icbiird. nbsp;nbsp;nbsp;pourroit refifter à fes forces, finon par lâaide de Hues le Grand, Sc pour ce, bf
confèilloit de mander à Hues, quâil fe gardaft bien dâaider Richard,Iuy fiiifà nt offre de luy donner en propriété la portion de Normandie, qui fâeftend depuis la riuiere de Seine, iufques en Bretagne, amp;nbsp;au mont Saint Michel. Ce confeà fcmbla bon au Roy amp;nbsp;pour ce, manda à Hucs 1 e Grand quâil eut à venir vers luy pour confultcr fur ceft affaire. Hues eftant venu, le Roy luy promit ladite portion de Normandie,moyennant quâil le voulut aider a conquérir le refte, comme Rouen, le pays de Caux, le Vexin, amp;nbsp;les enuirons fè contentant de celle por tion. A cefte offre Hues le Grand efincu de conuoitife, prefta lâorcillc amp;nbsp;tournant fa robbe contre Richard, promit au Roy de lâaider à fpolier ledit Richard amp;nbsp;prindrent temps prefix dâentrer à main forte dedans le pays de Normandie. Câeftaffauoir Loys, de la partie du Vexin, amp;nbsp;de Caux, amp;nbsp;Hues le Giand,deh partie du Belfin amp;nbsp;du Coftentin. Quand Hebert Comte de Senlis, eut entendu que Hues le Grand, oubliant amp;nbsp;faulfant la promeffe quâil auoit faite a Richard, dele
LOYS 4. DâOVTRLMER ROY 31. LIVRE VI. 3Q9 dele fccourir contre le Roy , maintenant (e tournant du codé du Roy, auoit a-uecluy iuré la ruine de EdcEard, il Ãen alla trouucr Hues a Paris, amp;nbsp;luy deman-daçour quelle occafion il auoit fait cefte nouuellc pronteffe au Roy, amp;nbsp;rompu la fienne premiere faite à RicEar d.Mais Hues ne pouuant fur 1 heure fournir de mile ôc leçritime raifon amp;nbsp;exeufe, corne homme qui fentoit fa coi^cience char-^eedâvne2;rande perfidie, refpondit feulement quâil falloir que les choies pal-faffentamVi. Le Comte de Senlis luy répliqua quâil cognoilfoit le Roy homme perfde amp;nbsp;deiloyal, f alfeuroit que des quâil auroit receu de Hues le lecours quâil en vouloir tirer pour ruiner Richard, il ne luy tiendrou aucune c to e c cequâilluy auoitpromis. Aquoy Hues refpondit que 1 e oy uy manquo de natolies tV fe declareroit incontinent le plus grand ennemy qu il
Le Comte de Senlis futhien aife de cede refponce de Hues,Sc le pr enat ati mot, luy fit promettre amp;nbsp;iurer entre fes mains, dâainfi e aire. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^Bernard
henallttotiuerRichardà Senlis,laonentreeuxdet^,^ leDanoisfiitconclud,qnefileRoy ôcHues c rai mandie,hernard le Danois fe ioindroit au party u oy, y le de Rouen, amp;c tout le pays dâenuiron,fansle ai er nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;queHues le Grand
\ X*°cYyT'^'^''â^'âX''^T?'^mùusmameresC^ffovcerokLrmeAeKoy 1 cVcamp;fcraleÃc'Noimaniie. en nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â eUdelibetéentreeuxquatre,Bct-
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;contreHucs, amp;t a nUuy tenir ta nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;[.gîtant quêta guerre Ce deuft e£-
' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nardlâcnretonrnaaRouennetailant auc nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;l nbsp;nbsp;nbsp;b
nvs amp;cHvies\e Grandà euoVent entrer enNor-
Uurmexenu c\«e\eV.oy Lop 8^ « nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;boften «.«.»amp;â¢
manÃie,r\snnrenr\enrsarnaeesencam^aj^nc. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;n.. ,;farAt nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;re nueWc
u 1 Tgt; AT â i-xAA^nt Gccaoâcant, amp;c den-rnnanttont cec^n
quot; \ c ⢠nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;\ ernVTAe-z. amp;c de^VrntfteT à car d edvodre') Sc çynevons
â odomQner)ararraes\onsVeCTaVtvc7.Cx,aen.vu nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.â»^ââifC-^nrede
â emvÃveksVa\gt;onraV.es de \aterre,en\alt;^ne\\evons aneT tonte nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;RsmonJlvWK«
commander amp;con\ons(erezo'oe'^ dVÃattboncVaanwer e et^nen L p^-nfV^nt *â'â^3* narmre^5e\c\ned.\eDneK.\.e\aard?)Y®^^^ enanotrvnVa^e,aa^e,a nt e^ \
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, te\ cmcNons edes.Le na^s ed v enn de \ o^ aneedres, v retonrnera a . r
^LerrnerdtNonsNonVex.Var atnd'teNonsd-AYV^^'^^^^^'^^^^^^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;pypt dn
\ nbsp;nbsp;nbsp;^NoLre\rettta^e£anseatdc,^Nene7-VonsenaVlt;onen,\aonNonsot on
\ .âoaNsde'HormandteaNod.reNoXonté. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;n 'quot;o nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;G\-
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Ged.eremdÃtranceîntttes-aCTreakÃeanV^o'^^SîCadoncnsena aa onen
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Lat ttes-r\CT outentement dedendte a ton armee, (^^e nn\ dâ teene n en a â¢gt;
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Lrndern^ tnmer anenneeVroteanYa'^s .LeVv.o'j tnt tortVronora ementtee
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;aLonenYarLernard,j ^arXe G\crgt;^0, maasXe Y^n^Ve cyL ne tc^anott e ten
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;LernardNotdoâtt'toner ,tetmerned\atortdeeetondatne\tan^ement ,^an ten
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;c^ne '^aranant 'd \ anon edtmè ta^e, adndé CVrenAter, d ddott nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'-^5 j A^ejfe Je
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;andttttdXâ]anLetdtn^.'Wdats'Lernard cYtdtc^andttVteneelt;\ttdtattott,a^ant e ecjhatA.
\ Lon ernte tes mams dedasXaNdie deKotten^tvj N'tnttenttNntenddmde ta'gawe.
LOYS4-DâOVTREMER ROY 31- nbsp;nbsp;nbsp;5'°
que tous les Normas auoient defiré vnc paix ferme amp;nbsp;fiable, laquelle moyen' nant la volonté de Dieu ils efperoiet auoir par le moyen de fa maicflé. Quen*^ auoient perdu le Duc Guillaume, qui eftoit vn bon feigneur, ils en auoientre* couuert vn en luy, qui encore le furpafloit. Que h le fils de Guillaumereflein' bloit fon pere, ils lâaimeroient bien, mais quâil eftoit à ieune, amp;nbsp;mal aduifeqn^ ne le pouuoient aymer. Toute la Normandie ( difoit il au Roy ) eft maintenu en voftre puifrance,aduifez comme vous la gouuerncrez, amp;nbsp;y ferez le pluslort-Norman- ent^çndu que vous auez donné à Hues le Grad, lepays dâoutre Seine, qui
la fleur des bonnes villes, fortereifes, amp;nbsp;cheualerics, amp;nbsp;le plus fertile territoire de tout le pays. En ce pays croiflent les viures dont la ville de Rouen amp;nbsp;les pn/^ dâenuironrontnourris,amp; foubftenus.Eniceluy font les villes dâAuraches,Cou-^ ftances, Bayeux, Lifieux, Eureux, Caen, Falaife amp;nbsp;autres bonnes villes amp;nbsp;ftcaux. En iceluy font les gendarmes amp;nbsp;foldats,dont le Duc Guillatimefaidoit Ãc dont il acquit lâhonneur quâon luy donne.Là font riches marchans,amp; reurs, dont les feigneurs ôé gentilhommes du pays fe peuuent ayder. Soiiticncï â vous, Sirefdifoit 11 )que Hues le Grand a voulu entreprendre contre vous
n nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;r nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;rf nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;r nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;-i nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;i ⢠Tlôrl*
le voltres, amp;nbsp;11 vous vous en reilouuenez, peniez comment il vous obéira. iu^â^ encore plus fier que deuant, car fa puiflance augmentée de plus que de lanioi'^ tié nâabbatra pas fon orgueil amp;nbsp;defobeifTance, ains la fera dâau tat plus croiftre^ cnorgueillir.BrefSire,ce pays eft fins vin, lâvn des plus plantureux pays du Wæ de: par ainfi ne permettez quâil tombe en autre main que la voftre, amp;nbsp;nefow'^ frez quâil foit ruiné, puis que vous lâauez à voftre deuotion, fins coup frapjâ^ââ' Mandez à Hues le Grand quâil cefl'e de le deftruire,amp; retenez le pour vous, nSferHt^^s. ^*-â7 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;part,car à vous le permettez, vous vous en repentirez, mais il nefe*^
ra plus temps, amp;nbsp;ne le retirerez pas de fi main, quand vous voudrez. Le Roy Loys entendit bien ces mots amp;nbsp;y penfa longuement, remettant en fa mémoire» les rebellions,alliances, Se mences que Hues auoit maintefois fait contreluy, à eut grand efgard à la puilfance amp;nbsp;bonté du pays. Et refpondit à BernardquR auoit biê confideré toutes les raifons quâil luy auoit dites, amp;que ftiiuantfonaà uis, il donneroit ordre que Hues nâauroit point ledit pays. Incontinent leRoV manda a Hues quâil nâeuft à marcher plus auant en pays, amp;nbsp;fe déportai!: dây la guerre, mefmcs quâil ne fattendit point de lâauoir, amp;nbsp;que par autre moyêil . , fitisferoit de fon feruice. Hues le Grand ayant entendu ce mandement du Roy ffutsamme nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.
entra en foudaine colere, amp;nbsp;fureur, amp;iura quâil fc tourneroit contre leKo/' Câeftoit ce que Bernard le Danois defiroit le plus, amp;nbsp;cftoit la fin du confeilfd-dit tenu à Senlis. Adonc Hues fen retournant tout courroucé à Paris, le CoiH' te de Senlis lây allatrouuer, femocquant doucement de luy,de ce queleRof lâauoit trompé, le fomma de tenir la promefle quâil au oit faite de fecoiiric Ri' chard contre le Roy, au cas que le Roy le trompaft. Ce quâil pouuoit amp;: deuoit faire, p uis que le Roy lâauoit trompé. Hues luy dit quâil le fouuenoit bien de la, amp;nbsp;quâil defiroit tenir fà promefle, amp;nbsp;fe vanger par mefme moyen du Ro/» mais quâil auoit tant perdu dâhommes amp;nbsp;tant defpcndu dâargent en celle guerre, quâil ne pouuoit aflaillir le Roy, pour ce aufli quâil eftoit trop puiflant amp;nbsp;ledit Richard trop foible.
Apres longues difputes ils faccorderent enfemble quâil filloit feulement aduifer le moyen par lequel il fen poLirroit vanger. Hebert retournante Senlis, ôc communiquant à fon neueu Richard, amp;nbsp;à Ofmond la bonne volonte en laquelle
contre loyj.
peÃr de
â ^engeance.
LOYS 4^ DâOVTREMER KOY 3t. LIVRE VL 5» enLc^uclle eftoiiHues de fe vanger du Roy, ils refolurent dâenuoyervers Ai-groldRoy deDannemarch,lcprier devenir en Normandie au fecours dâicellc de Richard, contre leurs ennemis.Cependant le Roy eftoit toufiours dedans lavillc de Rouen,penfant eftre feigneur deNormandie,amp; ia començoit de con Hfquerlesbicnsdesfeigneursdupays, Scies donner a des importuns misimns defaCourjôc a vouloir que les femmes des bannis Sc confiiquez efpoufaflent portémmtde desïrancois,quandlesbabitans deNormandie commencèrent a murmurer,^ mefmcmentles femmes,qui difoient qu elles aymoient mieux a er noyer a met, QU abandonner leurs maris pour en prendre d autres. nbsp;e oy
Rouen, caffafon armee, renuoyant chacun en fa maifon,Scy ai nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.i
miffaires pourleuerles deniers du domaine duDuc e, ôc pour or i . le,le[quet Erent de grandes exadions fur e peuple ^juineren pl^ ùst|fc,amp;moXes çout employer leur derrrol.rrou,a U foruftearrorr de ladite Mlk. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nriéuarles Ambaffadeursà eKicKartldeve-
, nbsp;' nirtfÃurlaJa^deNorth^^^ , y vint auecques vingt deux gros vaif-
\ nbsp;nbsp;nbsp;-V'eauM,ouî|ourluy relifter
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Rouen,la ou ilttouuaBernatdleDanois, auque
paigper en cefte guerre. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Aiaioldaufllauecleurs armeesLien
\ VoûadonctplcKoy nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;kerettement entédre d Aigtold,lesfot»
îtes vnede autre,(puandBetnardhtf nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^f^^^^^^.(.^^^p^.^^^^^ifoâ
cesdeeelleduKoy, St ale prier dele â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;. AiâoldenuoyavetsLoysv-
\ coufm,destertesc\umiuftementdluy nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;dharcftuution ouâil démi
né X.Xaffade t^utftteefteforrr^
, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ooït ehre farte aRichard,ilfnt nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;n. ârevive 5^, nue cependant iVyaurort ^jorm«idie.
\ nbsp;nbsp;nbsp;enl^S^nlreueertairruourtrarrterdeeefta«^^^^^^^^^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^lloyn
\ trehredarmesentreXesdeuxarrmees. Loy nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;. efecientedelÃ
monà uT)ucGuA\aume,YO«ï . n i nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ieneXemener oointiucccpes
à uà «Co,nregt;^en^eâBernirà Y^ \«âj,ieinîelt;YKt\es'Normans\ereco|
lt;MeiA\elt;Yirivv°'«â«'\quot;^Xquot;^?\ ? p,ââ Jà Vmenn. Les à enxL.ois eftans 7«*.^â
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Meà neyamp;eAnà eUorrrrenr\K«^o^ WNnrneÃeWLomrne,5.ue(rn5r«
\ mTximoïYvsmÃmwn^YÃVeà ïtCorateY«'^'-'^'-^ r» â \ \ nbsp;nbsp;. X.sxr r.rrunî«\i\c
\ HeWnvr eo^noffl.nrnnr\ eÃ^emenrnecnfe,
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\ îio\mÃ\xLC.\u\,NON2Ln.%;i\xx?itw\es â A^-e
\ nbsp;nbsp;xxo\s Q^và ^ç.Vvn co^é fe ÃcÃîewà ïv^Bi tïVxew, lt;y\ As à evcvtuxexeBi es vs^ nbsp;nbsp;Ãovû.x.
3IX nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;L U ï 5 4- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;V i K h M h R K U ï 31.
te de fes gens, monta incontinent à chenal pour fe fumer, amp;nbsp;prendre le ehe®'quot; de quelque lieu qui fut à fa deuotion,mais fon chenal qnicftoitfortenbouuââ au lieu de le tirer loing de celle meflee, le porta au milieu de la plus forte trouf des Normans, dcfquels il fut pris amp;nbsp;deualifé, amp;nbsp;baillé à quatre Chciialiersp® le garder,lelqnels voyans la delconfiture desFraçois qui anoient quitté Z, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;hardes,cheuaux,amp; harnois,pour aller au pillage auec les autrcs,laiirerentle*
futsefch^fi^é tout feul. Quand il le vit feul, il ne laiffa perdre celle occalion,amp; paflant.'®quot;quot; uers de la prelfe, fans eflre aduifé, fe retira plus vide que le pas, vers lafo®*' Toucque,amp; fans tenir chemin ne fente,tat quele chenal le pounoitportf®â®^ loitfc retirer à Rouen, mais vn Cheualier de Rouen, qui le recognut,lcpââ''j füiuit de fi pres,quâil le reprint,amp; le Roy le pria trclafleclueufcmct,quâilh'''°â'j fiftfauuer, hiyiurantamp; promettant que fil receuoitdeluy cede courtoil®â | rendroit aiamais riches luy amp;nbsp;fapoderité. Tat pria le Roy ledit Cheu3l®*'d'âj^
â luy promit de le fanner, amp;nbsp;lâemmena iniques pres de Rouen en vne petite la riniere de Seine. Quand le conflit commêcé entre les Danois amp;nbsp;Franço® liant laTantedu Roy Aigroldfutfiny, amp;queleRoy Loys ne peut dltetr^quot;
tout Danois, Bretons, amp;nbsp;Normans cuiderent forcener de rage,amp; cnuoyt®quot;'' tout le long de la riuiere deSeine,aduertir quâil ne paflad perfonne qui nefut® tenu. LeRoy Aigrold amp;nbsp;Bernard le Danois auec leur armee fen vinérentt^quot; droit à Rouen, la ou fut faite grande enquede pour trouuer le Roy. Bernatâ tant quâil fut aduerty que le Roy fedoit fanué dedans vne petite ifle dehri®®^ de Seine par le moyen dâvn Cheualier de Rouen, qui lây auoit caché. Lors B® nard fit prendre les biens, la femme, amp;nbsp;les enfans de ce Cheualier , iufquesa menafl'er de les faire mourir. Le Cheualier liura le Roy entre les mains deB^ toys derechef nard,amp; fut mené à Rouen amp;nbsp;detenu prifonnier. La Royne Gerbcrgefemme frifennier. Roy, aducrtie de la captiuité de fon mary,cnuoya prier lâEmpereur fonder le vouloir fecourir. Aquoy lâEmpereur relpondit quâil nâen feroit rien : qui' vouloir foudenir ledit Loy s fon beau frere en vne caufe iniude,amp; en fa pern® ' quâil ten oit vn trop grand tort au Duc Richard, en ce que fins tenir aucunes fÃs promefles, il fedoit efforcé de luy oder fa terre, amp;nbsp;que pour cede ûutCj^ auoit le iude loyer,amp; guerdon de fi perfidie. Hues le Grand amp;nbsp;le ComteéeS^ lis aduertis de la prinfe du Roy,en receurent vne incroyable ioye,(lifans que* Normans auoiêt bien vangé la mort du Duc Guillaume, lâemprifonnementô Duc Richard, amp;nbsp;le faux fermét fait par le Roy à Hues le Grand,amp; que toutM cdoitbien employé. LaRoyne Gerbergefe voyant efeonduitedefonfrere.®quot; ^cefite^â^* contrainte en cede extreme necelfité qui fait perdre tout refpeél, de recour®*'
la mifericorde defès ennemis, car elle alla fupplier Hues le Grand, de voiJ®quot; faire deliurer fon mary.Ce que fit Hues,amp; fut ledit Roy deliuré pour vnteiup en donnant pour odages Lothaire amp;nbsp;Carloman fes fils, quelques Baros de F®'', ce, S)C les Euefques de Beauuais amp;nbsp;de Soiflons. Ces chofes aduindrcntlanneu cés qinarate fept : amp;nbsp;fut ced accord fait a Saint Cler fur Epte entre Hues le G« dipulant pour le Roy de France dâvne part, amp;nbsp;Bernard le Danois gouiicrnq® dudit Richard,lequel en ce bas aage fentoit fort bien lâincommodité de fes aft® irtys deliure'. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;dcf auoit VU merueilleux foing.
Le Roy Loys edant deliuré fen alla trouuer fi femme, laquelle le preflaio® de traitter quelque appointemêt,aflin que fes enfans baillez en odage luy fùlllt;*^ rendus.Le Roy luy refpondit quâil ne feauoit aucun moyen pour les deliurer,
LOTHAIRà ROY jî? LIVRE Vl. , nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;*'
qucpoutdiofcquiliiydeutacluenir,ilnKoitplusvctslesNormlt;'inS)nynefc nbsp;nbsp;nbsp;.
mçtuoit plus en leur fubieôlion. Mais la Roy ne lâimportuna tant, qu il cntioya
prier Bernard, ôc le Comte de Senlis, de venir vers luy à feurté pour e ay^â a
faire quelque bon accord entre les Prançois ô: les Normans. Bernar
bertfetrouuercntà Gerbray pres Beauuais,au iour adigne nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^NorwMiîe
quelcRoyrendvoit au Duc Ricliaidles Duchezdc Normandie amp;
ene,Ã tenirquittementfansretention de foinietaincteamp; nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;mourutâ
moycnftitentdeliutezlesoftageshorfmis Carlomanfi s nbsp;U nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;S
dtmsladieà Rouen.Allots vindrent Aigrold S:Richard vers Æ â| ptefence dudit Aigrold iura de ne demander lamais nm av'pa nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.Ce
teioit aucun dommage, ains qu en tous les aftait es, l aideiou
queLoysamp;tauffuurer à uxSeiVeursde Francelaprefens,^ deNotraandicfuteftenduiuIques à lariurercdEptequia nbsp;p nbsp;- â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;j,
noitaiariuieredâAndelle. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;«orties le Duc Richard en la
Ce trartté ainfr accordé 8c lure par les e çlt; -gj^æ^s . AigroU fen re-preCenceduRoy, print la foy ôc nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^..^uel il Ce comporta fort
toumaenfonRoyaume 8cRichard enfo nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;opinion de foy à fes
hgement 8c iuhement, donnant vne grar nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;p alliance,le
^voihns, de fa,on que «-s R Grand dehiam auor
htpna parî,emità fon gouuetnctu Scie nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ou Eumacete lots
loit piomcttte mariage à vnc fiennc fille nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;o
aag«dehuic^ansCeùlement. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Hues amp;c depuis furnommé'^â^XM
Oratrort Hues le Grand trots I , ri t-mitinncdcBourCTonCTneparlc
Qptt, StRoy deîtance, Sc Othonqmfut ^ep. Duc d^o^u^idIc du mamgedelaamp;lleà eGilbettDucdtm^^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;J
ditDucheapteslamotcdefont.eie,î^ia nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Paristrottuet
1 nbsp;nbsp;nbsp;^â«â ^^^'^â4f^â''i^^°l';âXreceutlâo\dtèdeCh=ualeô
\ Hutsfanheaupete futur, St Ael» â⢠nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Amoulde Planites,pteuoi- (â »lt; â -J-
\ liancefuttteffufpeae nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Æ, ââerre. ArnoulvatrouuetleRoy,
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ansbreqnellelentarnenetottvnertonuer nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;x , nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;euffent
8tl\iy conlerlla de fattela anetrea Hues, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;. vlnmant en-
moyeade le dépendre. Doyscroyant ayfement coulc v.canftet\ de uoyaledttComte vers VEmpereurOthonpremret u norm .
prier à eltry donner feconrs contre Huesqutluy von or I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;rie v nvan*kââh?â^
Royaumeauecquesl:u4eScVa\liancednHotmand.Acenaotioamp;etle^ mequelesPimcesonten grande Viotteut,car
Otlaon Commença de tâirriter contreHuesfonheau frété, 'pus en an cceurdndrtRnAnetcnr, ce mot doh-crXe royaume, que a tance ^a \ delny deWttes. Adoncoues anecques vne gtoSe arnaee t vtnt ttouuer \ nbsp;nbsp;nbsp;RoyAoysaSatnôcDents ,8cenxtoâtntsenfenrh\e vâtndtent anteger
\ nbsp;nbsp;nbsp;'Vans,enXaoneWe eVtdttHnes,mats As tay htent ften, de forte que eperans
\ nbsp;nbsp;nbsp;deXanrendte ,As refoXnrent d AXer denantXa v AXe de Rouen, en Xaqqci c e ott
\ nbsp;nbsp;nbsp;XeVincHcXtard, o^t ne dormott gt;^as, atns forttfAott dAXt^ emment tavt
\ nbsp;nbsp;nbsp;cXtatdennoyac^eXqnesXionsXtommes enenAmtcade dedansXehoXs de tao-
\ tcX^res'a.oaten^our detconnfar X tntentaon de XRmpcrenr 8c. du. tkoy .De ma-\ nbsp;nbsp;nbsp;trnv errn,XDnrçerenr ennoy avn taennepneaa o^t A ay taaoXt An'^uXterement i^otar
314 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;h U 1 H A 1 K h K ï 33Ã
fa grande vaillance,deuant la ville de Rouen, pour la recognoiftrc, amp;nbsp;luy Roy ce pendant facheminoient, amp;nbsp;fe vindrent camper au pres du mont te Catherine.Comme le ncpueu de lâEmpereur accompagné dâvne bonnetfO'â pe dâhommes venoit recognoiftre la ville, les Normans embufehez ded^ bois, faillirent fur eux dâvn cofte, Sc le Duc Richard de lâautre, amp;nbsp;les alMâ rent fi rudement, que le Duc pafla fon efpec à trauers le corps du nepucH lâEmpereur,amp; y eut fi afpre meflee, que les François amp;nbsp;Allemans y furenttoâ^, pus, amp;nbsp;la plus part occis, amp;nbsp;vn grand nombre dâiceux prifonniers men^^ Rouen. LâEmpereur amp;nbsp;le Roy furent bien Eafehez de celle delFaite, ment de la mort dudit nepueu, amp;nbsp;maudirent le Comte de Flandres qui uoit donné ce coulcil dâaller deuant Rouen, amp;nbsp;lors cogneurent le mal clloit aduenu pour trop auoir creu vn homme palTioné, comme elloit te Arnoul. Neantmoins ils ne lailïerent pour cela de mettre le fiege deu^nt* ville, la ou Richard apres plufieursrufes amp;nbsp;flratagemes de guerre faifoit tient de braues faillies fur eux, cfquelles les Normans acqueroient gloif^ i^epenfMce honncLir. Othon Sc Loys commencèrent de fe repentir dâauoir troptr^^.
Comte Arnoul ,amp; adoneques delibererent de leuer le fiege de deuant Icde Rouen, amp;nbsp;de fen aller. LeComtcaduertidu mefeontentementéuRoyâ de lâEmpereur, troufla bagage, amp;nbsp;fins alla fen dire mot, amp;nbsp;les deuxPt*â^^^ dellogerent de belle nuiél : mais Richard aduerti de ce quâils deflogeoient^ defordre,montaà cheualamp;: les fuiuitau bois de Maupertuis. Dclqtieis * faite vue grande boucherie, amp;nbsp;defeonfiture^ ôc tellement furent les AÃlenian^ François, amp;nbsp;Flamands pourfuiuis opprelTez, que le fils nâattendoit pere. Les pailà nsentuerentamp;occirent beaucoup de ceux qui felloient
r nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;buiflons, amp;nbsp;les Normans eftoient fi acharnez fiir leurs enne®^â
quâils les chafferent furieufement, les battans, Se tuans iniques pres de la vu dâAmyens, ôc gagnèrent le bagage du Roy amp;nbsp;de lâEmpereur, amp;nbsp;duCoiflt^ Arnoul. Ainfi le Duc Richard obtint la viéloire, amp;nbsp;puis fen retourna a gt^ ioye dedans la ville de Rouen. Cela aduint lâan nej.ifjcen^uarante-neuf.
Quelques hilloriographes difent, que lâEmpereur eftant venu en France a la requellc de fi fÅur Gerberge Royne de France, y mena vne grandearme^, pour mettre le Roy Loys fon beau frere hors deferuitudo, des mains de Huc^ le Grand, amp;nbsp;pour ce quâen chemin il fccutque ledit Hues auoit dcpofelAt' OrJre mit cheuefque de Reims de fon Archeucfché,amp;yauoit mis vn fiennepueu,quot; rEm^e- p^flaparReims,amp; en chalTarvfurpatcurjamp;yrellitualevray Archeiiefque,^^ aufii print par force toutes les places amp;nbsp;villes que Hues auoit prinfes fur LoVS amp;: les luy reftitua.
QuandHuesle Grand fccut lavenuede lâEmpereur afigrandepuilfinct, il deliura le Roy, dont ledit Empereur apres auoir faiél deliurer au Roy touts les places que Hues auoit prinles fur luy, retourna en Saxonne, mais cene.ant-moins en lâannee enfuiuantc, qui fut lâan neuf cens cinquante,Hues fit encores grande guerre au Roy. Ce qui efmeut ledit Empereur de retourner derechef en G/ww nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;contraignit Hues a faire appointement au Roy. Voyla ce que quel-
^pfointema ques VUS difeiit.
Loys apres fi longues guerres fe retira dedans la ville de Laon ft principale demeure, la ou voulant amp;nbsp;délibérant donnervnbonordreauxai-
LOYS 4. DâOVTREMER ROY 32- LIVRE 5^5
faires de fon royaume , il affembla vn Parlement folenncl, auquel il manda Vc-
nirtousles Principaux SeigneursSc Barons diceluy, entre lefquels vint le Com-
teHebert. Eftans vn iout tous afCemblez, arriua en l affemblee vnhomme ap-
poftéparleRoy,abilléencourrier,faignantvcnirdâAngleterre,amp;femettant nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;J
deeenouxdeuantlcRoy,luy dit, que fonCoufm leRoy d Anghterre, uy en , .
uoy oit par luy quelques lettres. Le Roy qui cognoiffoitlemeffager quiauoit |
â¢'nomGallopm,lefaluabienfamiliairementparfonnom, amp;nbsp;prenant les lettres,
â 1« litlue tombas dauantluy par fon CWceÃet. Quand k Roy es eut otj
â 1ik,A dit tout baulf. V ray ement on dit bien '(ray, quandi on dit que ^ng f
â nekt eueres fages,mais ce n eft pas de merueitte,ear 1 An» eterre cl fee eftre
⢠outtetous des Climau. Lorsles Princes commencèrent ak
. deimnier.pourquoy iV tenoittelksparoVks amp;d kurrefpondit Ceft^
â¢CotifiakKov dâAngkterrequi me mandequil eft aduenu en fon royaume
â quâvnfubiefdafemo^rsfonScigneur aafterdftnerenfa maifon, amp;cquanddy^ )
â kilaçrins Sc detenu A puis la efttangk, nbsp;fait mourir de naort Ame Se
â ditmoiiCotifin,qu.lveulLuoirfurcelaVopmiondevons nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Jf.»1
. gneutsStÃatoi s'deîrance, Stvousprkquekconfeilkx
.lire. LotsTbibaultComte deBlois kplus ancien nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â^Sn,'
- 8ciiiefenibk,â¢e nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Ãnqtiecelaferuedexempkà ceuxquv
-auçemetueldesbonneurdekspa^s,. ^^^^^^^^^^^Ãi^ijeutacbeudde
. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;- «»dioiencattanter kmblabks cas nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,^^efmesledit Hebert furent de i
- varieties autres Seigneurs nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^krsleRoy adreffafaparolle audit
â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;MbeatHACdaiA^,M^ fut,tukre- VJîr'quot;
â My«^igneuramp;pere,paibeaulemb
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;« uns,?)tbsmouïuignom\meuiemem,ocpatc. i c nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;y nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;t
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â cRtanw\c,5lt;. reccutas ce que tu as defferuL
\ Am(ifutkiitHebertorinsacmentfurvnlaau\tmontpteTÃ el.aonVe
\ que\acaukde\uy,eftenclredeprefentappe\\aeMontH*ertAoutA.« qvKAQueshïR.oûogtaubesnetrouuentpas cecovmpteventa c,ams
Wuebettmoutut à emaVaà te,^^ut enterreenU vAVe de
5gt;t que ÃonhXs AYoertluy fucceda au Comte.Cependant que ces
farentenNormandrc,amp;cenErance,\esHongrcsayansrauaneV^Bernarg nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;les Hon^r«
\ XuRrahe entrèrent enYrance, Sebrudans XaBourgongne, a -a apa q '** VaVrcardrevrndrentrufquesà Vamer Oceanc, St. enuttoncetemps a, a betörte Duc deBretatmve Se fon frère que lesblormans auoiuru c aa ex XeurDuché SzXes aucnent contrarnô:s defe retirer vers Ardeuan oy '^eterre, retournèrent enBtetar^ne ,en cYraderent\efdttsYAormans,amp;c gat ^ne
reuttrbrsbatâYiesfur eux. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.
Les guerres de'Mormandieed.antapparfees ,Ldues\e Grand qut portent vne raauuAfe afreGiron auRoy Loy s, adembXa v ne groKe armee dcYAormans, auecqtestceAe courantXes terres du Roy ,aXXarufcpxesaVotGXaers ,our mit e hege,marsâdneXapeutpredre, durantXceXuy ÃeXeuavn eh.ourbXXXorr dev eut, defcXa\r,Ãx, de tonnerre cnûtomXaaenX armee deXdues,2^po^'^^^^^'^^â^'^V^'''^ Xou d arnonttufcpxes auA, dontXuy tes gens furent ft efpouuentex, qu tXs Ven
partirent,amp; leur fembla que iamais a heure ils ne feroient hors de la. Pour ccb Hues trouua occahon de faire paix auecques le Roy. Toutesfois les mans tiennent que lâEmpereur Othon ayant fait vn fécond voyage en Franck pour le Roy Loys fon couhn,contre Hues le Grand, vint iniques cnNorffli® die, comme nons auonsia dit cy defl'us que Hues craignant la puilh^*^^â ^outtemfr. ^â^umilia, ôc fut reconcilié au Roy. Ces cliofes eftans palfeesjle Roy Loys
lorraine Ãef d'Empire.
tremer mourut lan^^yy. en la ville de Reims amp;; fut enterré en lâEglife Saint Kt . my de ladite ville, ou il auoitelleu fi fcpulture. De fa femme Geberge^^ EngerbergefÅur de lâEmpereur Othon,il eut deux fils Lothaire depuis de France, Charles qui fut premièrement Roy dâAuftralie, appellee aütfC' ment Lorraine, amp;nbsp;qui fut le premier enfant des Roys partagé en tiltre deDn® afiauoir de ladite Lorraine, auparauant longuement controuerfee amp;nbsp;debatt^ entre les Roys amp;nbsp;les Empereurs,amp; par accord faiél entre eux demeurée fi» lâEmpire, amp;nbsp;donnée audit Charles en tiltre de Duché non de Royaume. Charles cfloit le vray heritier de la couronne apres la mort de fon onde dernier de celle race, mais elle luy fut oftec pour les caufes que nous dirons t/
delToubz enfonlieu.
Par le cours de la vie de Loys dâOutremer on peut voir quâil a eu beaucoup
Mal de la ferÃdie.
fault iamais de porter quelque malencontre â ceux qui en vfent. De fon temp® y eut vne eftrange famine, amp;nbsp;vne terrible amp;nbsp;cruelle pelle par toute la Francquot;? amp;nbsp;quelques années auparauant le Soleil f eftoit obfcurci, lâair ellant faufquepar les fenellres des maifons, il penetroit defes rayons qui eftoicD^ toLisfanglans.
Noms dâaf-Ãcts anciens.
Pues Cr Comtes. '
Etymologie du nom de
Deuant ce temps en Germanie nây en France , il nây auoit point tant deoC' grez entre les Gentilshommes amp;les nobles,neli grande diuerfité quon® trouLie auiourdâhuy . Les Ducs,Comtes, Marquis, Palatins, finiplesComtes amp;nbsp;Cheualiers elloient plulloll noms dâoffices, que Seigneuries nereditaires» caries Ducs, Marquis, amp;nbsp;Comtes elloient gouuerneurs des pays fur IcfqueF ils elloient commis parles Empereurs amp;nbsp;Roys. Vn Duc fouuerain en cet' tains lieux eftoit chef de gens dâarmes, amp;nbsp;en dâautres, Gouuerneur dâvnePtO' uince grande. Vn Comte elloit en certains lieux Gouuerneur dâvne forte ville» amp;nbsp;en dâautres, iuge , amp;nbsp;ainli la France amp;nbsp;la Germanie eftoient pleines deDiid amp;nbsp;de Comtes qui aux guerres menoient les forces de leurs Duchczamp;Coni' tez. Sur douze Comtes y auoit vn Duc comme les Lieutenans generaux prouinces dâauiourdâKuy commandent aux Gouuerneurs particuliers des pb ces, amp;ce Duc commandoit aufditz douze Comtes amp;nbsp;a leurs gens deguer-re. Sur tous lefditz DUCS y en auoit vn qui leur commandoit en generalquic* lloit le Duc dè France, amp;nbsp;duc des ducs,amp;: pour ce quâil auoit lafiiperintcndaii' .. nbsp;nbsp;. ce fur eux il elloit appcllé Maire du Palais, du mot bas Allemant Meier figni-
1ms. fiant fuperintendant. De façon qu vn duc elloit autant a dire comme vn Gouuerneur. Peu à peu les D'ucsamp; Comtes, de leurs dignitez amp;nbsp;ellatsdom nez à vie en feirent des proprietez , amp;nbsp;de la vindrent tant de Comtes Ducs héréditaires , qui furent depuis . Celle corruption print vn grand cours foubs Charles le Simple, amp;vnpeu apres foubs ce Roy LoysdOutremer,durant les querelles du Royaume de France entre la race de Charles k Grand, amp;nbsp;celle de Robert Comte dâAngers : mais elle paruint a ûperfe-dion
LOYS 4. ROY 32..LOTHAIRE ROY 33-tlVRE VI. 517
ftion foubs Hues Capet, pour les caufes que nous déduirons à lafitftlefa vie nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â¢
bien amplement. AufCr en ce temps futrenouuelee lâherefie des Antropomor-çbites,premièrement inuentcc en Ãgyptefoubs le regne deTheodote le Grad Stfes enfans Arcadius Ãc Honorius, enuiro lâan 395. lâerreur damnable deiquels feftendoit iufqucs la, quâils cftimoient que Dieu eut vn corps ôc des membres tout ainfi qu auroit vnhomme, nbsp;le prouuoient pour dire que Dieu auoit ci
lâbomme a fafemblance. Contre euxeCcriuit Brachicr Euefquc de Veronne, aide par plufieurs autres Euefqucs, qui chaigmrcnt ce feu renouuellé dâherelie, auffr toll prefquâon en vit la fumee.
Lothâire fils de Loys dâOutremer commença de regner lâan de falut 955. Sc mourut au neu fie me an defon regne, l an nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Ce Prince cognent bien
de combien fett auxPrinces lâalliance ôc amitié de leurs voifms . LâEmpereur Oibo premier du nom, duquel nous auos parle cy deffus, oncle maternel dudit Lotbairc cbtinuaenuers les François la paix quâil auoit faicteauec euxdutéps loth Ai de Loys dâOutremer fonbcau-frcre.Etpour ce que apres la mort de Hues le re roy Grand,Hues Capet fon fils aifné commençoit de renouueller la vieille querelle deeran defon pere Sc de fon grand pere, touchant la couronne du Roy aume, amp;c que ce. 33. lefdits Lotbairc amp;nbsp;Capet efioient fes nepuenx, enfans de fes deux fÅurs, il les rendit bons amis, nppn.fantleuts débats. 11 aimoit fort fes çateirs, au moyeu deonoy Avonlnt fes deux tes, auoieut elle manees eu tece, 8e leurs enfans (emUabdement, fit tant quâils 1 allèrent voit a Arx la Chapelle.
CcftOtbonfutleptemiet eftiraéle2,itime Empereur,aptes que la race de Char lesle Grand fut pnuec de l'Empire, poutee que Conrad 8c Henry, 8c quelques â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;aurtesqui fittribueretcenom,ncfurentiamaisfacrexny couronnez duPape,
â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;inaisleVapelebandouxieme coutonnaOtbon.Voutvoitceftefolenniteony
coutoitdctouteslesrratties dclatettc.DesEtanqoisptemietcmcntleRoydc o.WEmf. ZbX±c;efolt;n=-Gerber5e,8cHnesÃutedn^
I iamere Auoyc qui toutes deux choient iÅurs de lâEmpereur, nbsp;nbsp;esaccornpa
i nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;gnoientprefquetousles plus grands Seigneurs de France .Les rinces ta lens^
i y paffercnt,ôc quelques grands perfonuages Gréez, que leur Eruper^ir nomme 1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Nicepbore Phocas y enuoioit pour accorder le mariageidc fa fil c ^lâ^^
: nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;auecques Othonfils de lâEmpereur Othon, qui apres fon pere tut Empereur.
La magnificence de ce couronnement fut mcrueilleute en anquetx , icuz.,
CoMronnï-
â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;mommeties,dances,Sc tournois.lamaislcsFrançois amp;cles Allemans ne te mon- ment dâo.W
' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fttetent plus grand figue d amitié. Les Allemans difoient qu i s auoient part eu
toutlhonueur des anciens Rois ,Empereurs, 5»c Capitaines François, pour quils choientfortis dâAllemaigue, eulaquelley auoit encores des nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;-
îientaux,Ã)C que ceux des Gaules choient François Occidentaux tous e ce us a««« de» des Allemans .bref oueques ces deux nations ne fe portèrent motus eimte uy ne (âentreaccoïderent mieux que du temps de cch Empereur Otuou. Erunem Xrcheuetque deCouloguc Duc de Lorraine,que qucdquesvrts difeut nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^Ibe
here de lEmpereur phtou, fit guerre aRegnier aulong col Cote de Mous en Hainaut,Side fit appeller aE au cula ville de V aleuticuncs S)cle condamnant a
à ït Gïs'beîtVu'j nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;en à ouMte, aigres ceVes à eux fils lt;yn anoit K-c-
318 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;L O T H A I R E R O Y 3 3-
^nier f Ãi fuirent, amp;: vindrét à refuge en France vers le Roy Lothairc.Aiâ^'â^^^^;
Brunon voyant que Regnier voulant, comme parent dû feu
** nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;bert, prétendre droit en fon Duché, il le fit prendre amp;nbsp;conftitucr
puis ayant donné ordre aux affaires de fes pays, il pafla en France, ou ilW notablement receu,amp; la voulant rendre paifiblc de toutes les precedentesP tialitez,il fit tant entiers le Roy Lothaire quâxl donna le Coté de Poiétou î Capet,quidéfiaauoit efté créé Duc des François, puis tafehant dapps^Y, les troubles qui eftoient entre les autres grands Seigneurs, il tomba niaW mourut à Compiegne. Parcelle qualité de Hues en Duc des François onp voir comme défia par icelle il eniamboit fur la couronne, amp;nbsp;fe trouue en baye Sainél Cornille de Compiegne vne Chartre de Loys cinquiefiuc ajgt; France fils de ce Lothaire,que parlant de Hues Capet, il dit quiH^
{OU. par le confeil Sgt;c aduis dudit Hues Duc de France, lequel en tous fes amp;nbsp;pays de fonobeiirance,ell le fécond apres luy. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.
Enuiron ce temps qui fut lâan 96â4 . Arnoul Comte de Flandres duçncin auons fait mention en la vie de Loys Doutremer, trefpalîa, amp;nbsp;à luy fuc^*â ,j fon Comté Baudouin fonfils.Mais le Roy Lothaire fevoulat emparer MortJn Co- Flandres, y fit faire des courfes qui ne le peurent conquérir. En celle oâ® ⢠te Je Fiai- aniiec moutut Othon ftete de Capct,quielloit Duc de Bourgongneéep^^ Jres du nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;gijç mourut.Dont vint ledit Duché à Henry frere duéir^^
fet. Sii. de Hues Capet. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.. 1
Richard Duc de Normandie auoit f comme il a efté dit ) elpoufé fi j Hues le Grand fÅur de Capet, amp;nbsp;apres les nopccs faites, ledit Hues le conftitua Richard Gouucrneur de toutes fes terres, nbsp;nbsp;tuteur de fon fils
Hues,iufques à ce quâil fut en aage de tenir terre, amp;nbsp;dâeftre Cheualier.
M^ourlnë pgn chargea,amp; en fit trelbien fon debuoir,dont puis apres Hues Capet luyr^n dit mal pour bien en recompenfe de fes biêfaicls.Thibault Comte de Chartres ialoux de la grandeur du Duc Richard, luy efineut guerres, toutesfois le K tant trop foible pour dompter vn fi grand ennemy,comme eftoit Richard, ü retira deuers Gerberge mere du Roy Lothaire,la priant de faire en forte enuers le Roy ion fils,ôe Bruno fon frere Archcuefque de Cologne, de fufeiterguerre audit Richard, remonftrant à cefte femme que le Roy Ion fils ne deuoitpres de luy laifter tant croiftre la grandeur dudit Duc. Lothaire diipoféà cehparU mere,amp; parlaialoufic quâil portoit audit Duc Richard, luy manda quil eutî le venir trouucr à Beauuais, pour faire lâappointement entre luy amp;nbsp;ledit Comte Thibault, mais lâintention de Bruno eftoit bien autre, car il auoit refolu dent' prifonner ledit Richard,des quâil feroit arriué à Beauuais , pour par apres fient' parer du Duché de Normandie. Le Duc Richard allant au mandement fi 'âRoy letrouLier à Beauuais, comme il fut fur les mafehes du pays de Beauiio?
^uno. nbsp;nbsp;nbsp;lin,il vit venir à dextre deuxCheualiersvers luy^qui fortoient dâvn taillis.Quad
Richard les apperceut venir vers luy, il farrefta tout court, amp;nbsp;les Chcualiersle ûluas, luy dirêt,quâencores quâils fulTentau CoteThibault fon ennemi,lieft ce quâils le vouloiêt biéauertir,que fil alloit à Bcauuais,iamais il nâé retourneroit. Richard fuiiiantradLicrtilTcment des Cheualiers, rebrouftà chemin, amp;fienretourna en Ion Duché,amp; lâArcheuefque Bruno entendant que Richard eftoit ad uerty de ce quâon luy vouloir faire, en recent vn extreme delplaifir, fi bien que leRoy Lothairequinâauoitfaute de tromperies amp;nbsp;defineires,fit entendreaut dit
'LOTHAIRà ROY 35. LIVRE VL 3^9 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â¢
dit Richard, lt;|u il eftoit fi mal contant du Comte Thibault, qu d le vo tdoit rui
ner.ParainGprioitleditRicharddclevenirtrouüerpourparenfemb ea
aux moyens de courir fus audit Comte, comme leur commun ennemy, Loifjiûtt
mettre amort, ouïe deftruire. Lâintention du Roy Lothairc eftoit
en cmbufcade,amp; faire 2;uetter Richard pour le faire tuer, quan Æ n
Richard cognoilfant les malices, les perfidies, ôc les tromperies
duRoy, au commencement eut quelque dcihance de lu y , nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;\aiffant
^on, que le Roy luy vouloir ioucr vn mauuais tour, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;(âaccorda dâal-
couller aux belles parolles, affeuranecs, amp;nbsp;prières e nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nufai-
let vers luy, ne penfant que le Roy fut fi deuoy a ôc per e
te faire aucun mauuais tour .Richard allant trouuer e nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;gj^Jâen- crf^ncfcr
près Arques, fut confeillé de mener les plus féaux eru nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;(ebraf
L,eià mntâo,sefpionsnaCour,vou^efcou«mA^^^^^
foitcontieiuy.mMshconCpuauonduKoy 1« pii\oit lt;icKvcWd,que
dette, amp;clelaugage du Roy tant honneReq . nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^2^^^epafVeuterent,quclc
deux de fes efpies^nepeurent rien defcouuïtr. ^^ nbsp;nbsp;p^^p^Qj^^-^çfPesoarollcs quâil
Roy auoitvnefortbonne volonte enuers uy, r nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;cnnemisl .Tou
cntcnoiqpauthieres ordinaires desprinces pou nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;j _ p2ha,rles-M.cfnil,lâvn de
tesfois eu hu comme Richard nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;i i. près du Roy , duquel il
tes efpieslevint aduertir quele Comte nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ç nbsp;nbsp;aucunement deffauorifé,com- t« pxnll«
cteîon ca«E amp;nbsp;l'fmc, tantfen nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;eftott çUine à Yquot;â¢Â« £ â
trie ouauoit fait couûtlehrutt 5 K que ici nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;voulut attenter quelque cho
fecrettemêt armez, amp;c quâ il eRoit a cram req nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nuilâvn apres lâautre pour
fecoutreRichard.llrenuoyaCes autres eux V nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;wxarandnom
lafecoudefoisluy rapportèrent,quele nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;cbtreleditRichard.Dequoy
hredhommesarmez,Scquenperionne nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;quilauoitmc
aduerty Richard donna courag,e nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^^Ait lieu de Charles
uezaueefoy, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;kconfmentapres,leKoyhien
l Meiuil,pour empefcherlepaRag,eau . nbsp;: ^^.^^^p,^^^allaau deuant,2£ chat-
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;accompagné arriuapourpader outre nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,Ãe portant h vaillamment en
geaieseuuemisdetelleforte,qtuyes nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^^^^^.,^vicoRéquedautre. j^cWfe
cecouhit,qudy mourutvngrand, nbsp;j,,, pâ
LesRancoiscrioientUonioyeSamt^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;S-»* -
endtautant, chant fort marry devoir am nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.Llpenfahien
qn cncch exploit, iXpourroitplus perdre que g nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â¢â ,TPrlt;iV\-^nrè -\unlu-
traittc,Sicfcdcpartithonteufement,prenant one emi nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^ApÃa dcRovauté
\ nbsp;nbsp;nbsp;îit.'oeAi\ç,VAc\\axà tenïctonïnM\tNïamp;o'tve\rtmÃa.N\Æ \ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;CA Vabm
\ nbsp;nbsp;nbsp;a chcnh,hicn accompagné de gens,pourla garde defon corps, toutes es
\ nbsp;nbsp;nbsp;quilviendroitaparlementer auécleRoy deVrance ,ou autreV rince, q
\ Royfetoitfansarmespourfedehendre,bcapied. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ç
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;iS autre cohé ,leRoy Rothaire f chant retiré ahaon fut extremenquot;^^
\ nbsp;nbsp;p\à ifant,deceqiilrîauoitpeufurprendre\eV)ucRichard,l-eComteA r nbsp;nbsp;t
52-0
recourir aux armes.
Faux bruit Je Ficharel.
U rufe'def- qùc les rüfcs ôi tromperies du Roy, amp;nbsp;de luy, ne pouuoient faillantfaut Contre Richard, amp;nbsp;que la peau de renard ne leur auoit de rien profité, conlcâ^^ le Roy de prendre celle du Lyon,amp; dâentrer âûecvne armee dedans â ), Normandie. Lothaire fuiuant le confeil du Comte, entra auec vne armee de quante mille hommes dedans le pays de Normandie, amp;nbsp;alla aflaillir la ville ureLix,laquelle {ans coup ferir luy fut rendue. De la Lothaire alla deuand laiflant le Comte Thibault en Normandie, qui mena fes forces deuant RoJ ' {è campa ioignant à lâautre cofte de la riuiere de Seine. Richard eftoit ded la ville, lequel îe tenant coy pour quelques iours dedans fon logis, fit coiinf bruit parmy la ville de Rouen, quâil fen eftoit fuy,amp; quâo ne fçauoit ou iM allé. Ce bruit courut iufques dedans le camp du Côte,qui penlà nt quâil que Richard fen fut fuy de peur,amp; haulsât par celle {uitte Ion orgueilleux rage, entra en certaine efperance de prendre la ville . Mais Richard délibéra pafTerla nuit lâeau,amp; dâaller le matin dbner vne camifadeau Comte ôc aies? deuant quâils fulTent efueillez. Adonc le matin il palîà lâeau auec fi troupe, flans de la lâeau ils commencèrent à abbattre tantes,mettre le feu aux loges,! meurtrir, amp;nbsp;ruer tout par terre, de forte quâil nây auoit li hardy qui tenai K W camlfadedu a fuir. Le Comte Thibault oyant ce bruit farma amp;nbsp;monta à cheual duc4u Cote, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fefforçant rallier fès gens qui luyoyent tous eftourdis, fins ordre,
fins armes auec cris amp;nbsp;hurlemens. La compagnie du Duc Richard croi» touf ours des habitans de la ville,qui venoient a la fille en bafteauxpourfeco'â rir leurfeigneur. Au contraire lenobre des gens du Comte diminuoit amp;nbsp;de tous coftez,fans tenir chemin ny fente. Le Comte Thibault fenfuit a Eurojj
apres auoir perdu fept cens quarante hommes des meilleurs quâil eut, prilbnniers plufieurs bleffez que le Duc feit guérir amp;nbsp;bien traitter, örpuiy Homefteté nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;payer rançon ne defpence , dont il rapporta vne merueilleufcgloj
du Duc aux re. Apres cela, il alla alheger la ville de Chartres, la deuant fut tué le fils vn*' frtfonmers. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Comte en vne faillie quâil fit. Thibault entendant que Richard cfioit
deuant Chartres y alla pour lafêcourir, mais Richard eflanr content dâaiio'^ defFa.it le fils du Comte,amp; dâauoirgaignévn grand butin,fen retourna a pour mettre ordre aux affaires de fon pays, quirequeroient fiprelence folution. Il leua gens de tous les endroits de les terres, pour les mettre en garni' fon es lieux aufquelsily en auoit le plus debeioing, Sceiiuoya prier Aigrol*! Exeufedu nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Danncmarch de retourner en Normandie, pour luy donner fecours
.Aigroli contre fes ennemis. Aigrold fexcufà de pouuoir venir,tant pour quelquesguei res quâil auoit à fouflenir, que pour effre défia fur lâaage, mais il en noya quaran te gros nauires equippez de gens de guerre, qui fe lians èc ioignans auecques les Normans entrèrent au pays Chartrain, amp;nbsp;en Beauffe, puis de la vindreniô terres du Roy, failà ns tout le degaft dont leur barbare cruauté fe pouuoir au-uifèr, bruflans amp;nbsp;ruinans tous lieux faints amp;nbsp;prophanes, amp;nbsp;faifâns palTerauni , , nbsp;nbsp;nbsp;' dclâefpeetoutcequâilstrouuoientfinsefpargnerfexejaagenâyqualitédeper-
{bnne. Les terres du Roy efloient en vne grande defolation, les champs non labourez, ny femez,les villes ruinées,amp; defpeuplees,lcs villages defgarnis dâhi' bitans,le fang par tout refpandu,la cherté des viures extreme,les chemins pleins de brigans amp;nbsp;voleurs, la iuflice mife foubz le pied, la licence de faire mal en regne, amp;nbsp;toutes chofes expofees à la cruauté, à la fureur, amp;nbsp;à lâiniure . Le peuple accablé de maux tant de la puerre que de la famine amp;nbsp;cherté fe fifchoitdece-fie ruer-
LOTHAIKE ROY* 33- LIVRE V 1. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;32-1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â¢
fte guerre, difantqu on f en pouuoit bien paffer: quelaperfidie du Roy effoit caufedetouscesmalbeurs, ôc qnil luy eut mieuxvallu gar er a oy auDuc Ricbard, Guele tromper. Car laTrance Ãdifoit le peuple 1 n auroit pas les maux quelleauoit.Laperhdie du Roy effoit blafmee ,1abonte Sc vertu c ic ar louee, Sc les mileres communes mettoient le peuple en rage, en eepoir, tujm«. cnmaunaifevoloté entiers Ton Prince. Cbafcun crioit contre e nbsp;oy, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.
pledifoitnevouloir,ny nepouuoir plusluy payer es nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;es gens Ã
LNoUesamp;leùerffftatamp;\entdesaffengt;blees,auflt;iuelles,lfutr=louÃ
, WtstemonftranccsauKoy furies calanaitez duRoyaunre, Scjourlefuppher
, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;temét,quâil effoit neceffaire qti il mit ffn a ceffe guerre, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;maux^quot;ââ^â'^â''
Ã.Ka,8evaixaueeluyJfinquelaîraneefepeutr=lleuerd^^^^^^^
gt; «l^lleenà uL^esrerÃotrftraacestutenrfanesenlaçefcn«
, nbsp;nbsp;nbsp;ùut,amp;deÃuesautresfeigne^s
l nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;toursdâvnrenard,Sctantoff ceuxdvnlyo . nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nrince (deuxpar-
1 nbsp;nbsp;nbsp;⢠««wrfe auxcouCeilletsdesi^pef nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;calamité, Aelaevuelledevendort
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;pofesa^erU^effusaeffousA'^ï NeantmoiusleKoy recognoÃantfon .
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;leur autWte amp;Ue moyen nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ç^;|;âfciilers fut eontraintift ainft faut dt-
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;deuoiï, Scia mautiane intention oe tes eu nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Aânnoointemct
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;XXwfQuedeCtar«es,voui\uySâ^.'â'
\ Ueça«t-o«-=!leffeaemtoya^
1 tetaonfaet les emautex nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;âVdefcendte à ouelevaebonne çaix attec
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;lay AepoyKieliatd t'efçonà it que ttef-volonnets tl y nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.ë Alterte du
\ toitôetoutfoneteutquelavatxfeftt e nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;atfoitbonne memoitedes
\ \oy comme fou (ouuetatn iet-neut .J ç âfonne, 5c aux fteus, de tua P;ff-\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;oouaâ¢tcques,5cttalufot^Å^^^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.âxvatolles 5cvto^âââ'
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;niereQiiiXneffatioitcommeilVepourioituuttu nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;mieux
\ nbsp;nbsp;nbsp;melîVutcoy ,quitantdefotsUuoit ^eceu Uueuouttequt aym««
X nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ItttïetfatetteesXtainsdestnamp;delles.quedefoufftu enetae
\ nbsp;nbsp;nbsp;VoSeitcontteà tou5ctat(on,vatle^oydeïtanee,Jaufutvlus^-^^
X^ïïVQâctà euw.ÃVvomracs, Q\i\.£aitoveYvita.ntÃc ÃemmesNev\ ues ,ta,nt en eTOVeVms, Sciant à eViensnetà nz,SscXn^f tetnonftiant^e Æ ^VisenY^ns,tiXneNonXottentenà telNneVonneYî^^^
e^n eXXeXw'^ .cîioXt nSettenîitXeV^o^. Xlt;\t'o^ leY^tc^naV^teX^ta, t\nt né c^Ã
L tidto^eXXeÃvaneettonnet anVlt;o'^,enoçnXVYveÃeNonXoXtYXnsnet,n^ Vettonne.t
I nbsp;nbsp;nbsp;enX\et\,anQneXXe^nv VttXe'nXns £ott ,X\X n anoXt nbsp;nbsp;nbsp;^tAnà .e a.Sentanee neXn^
» nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;A r « 1 /-»J nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;lt;nbsp;M lt;\ r ⢠nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;⢠t? â C.«\V\., nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;rrpT^
nés ScWeeanees «Xattnes ,^on.t CYttatante Xonts, à uïÃntXeÃç^eXs on^onttoXt ncfucs. tùtOcet ^eseon^tttons ôieX^naty., 2)C eSâiQt tnt a.St^né vont nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.
Tnùttédt faix.
Danois
nây feroit point, car leur Duc ne vouloir que les inftrumens amp;nbsp;authcur^ guerre,fe trouuafTent au pourparler de la paix,âraquelle iamais ne Ce ^,re, tant quâils y feroient. Au iour amp;nbsp;lieu aifgné le trquuerent le Roy t, ôc furent enfemble quinzeiours, durant lelquels lapaix fut faite à telles tions que le Duc tiendroit du Roy le Duché de Normandie a foy amp;nbsp;amp;nbsp;que la ville dâEureux leroit rendue au Duc, amp;nbsp;fut ladite paix iuree par eftre inuiolablement gardee.Cela fait le Roy fen retourna en France, au port de GeffofTe ou eftoientles Danois, qui attendoient la refolution parlement, pour fçauoir fils deuoient demeurer en France, ou fen retourâ leur pays. Plufieurs fe feirent baptifer, ôc demeurèrent en Normandic^^ bonne volonté, amp;nbsp;les autres fen retournèrent en leur pays, lailfans la
paix. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â
LâEmpereur Othon premier du nom mourut lâan trente-lèpt défont*'â? trezieme de fon Empire, amp;nbsp;de filut neuf cens feptante quatre, Sgt;c lu/ en lâEmpire fon fils Othon deuxieme du nom.En ce temps Regnier tous deux fils de Regnier Comte de Mons, dontlâvn auoit elpoufé fille de Charles Duc de Lorraine frere deLothaire, amp;nbsp;lâautre nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;।
Batadte ft-es Ttronne.
cjjitrles Je-boutre de la tourome.
Hues Capet, donnèrent vne bataille pres de Peronne a Varnare, Si a qui auoientefté grands ennemis de leur perc, amp;nbsp;les tuans tous deux, ' urerent leurs biens patcrnels,puis faifins fortiffier vn chafteau appelle la riuiere dâAine,ils tourmentèrent merueilicufement la Lorraine, Sc hs li^^P riaux qui la tenoient. Dequoy lâEmpereur tellement firrita quâil afembh vn^ armee, amp;nbsp;afliegea Buxe, tant que finablement il le print, amp;nbsp;raza, puis iHoâ*â* la Lorraine a Charles frere du Roy Lothairc, ioubs condition quâil la tiendr de lâEmpire. Ce qui fut caule que ce Charles fauorifi toufiours depuis les An mans plus ny que fon frere, ny que les François, de telle façon que quanti courône de Frace vint a luy efeheoir de droit par la mort duRoy Loys fonnç^ ueu, on luy feeut bien mettre cela deuant le nez, auec quelques autres occafi^â^ qui le deboutterent de fon droit, comme il fera dit en fon lieu. Quelques''!â^ rl 1 t- /m n r* nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;au»- /-1zgt; nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1** R T nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Ã'-»T
parauat controuerfee amp;nbsp;dcbatue entre les Rois amp;nbsp;les Empereurs, amp;nbsp;par accord fait entre eux ( comme nous auons dit cy deffus ) demeuree ficfde lâEmpire, donnée audit Charles en tiltre de Duché non de Royaume,amp; que ce finie mier fils desRois,qui fut partagé en titre dcDuché,au lieu que les autres eftoK^ quot;enDucTf^quot; nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;tiltres dcRoyaumes. Tanty aquequoy quâilen foit,ouqiiâih^''
te premier
ledit Duché en partage, ou quâil luy fut donné par lâEmpereur, il fc banaatcllc' ment pour les Allemans,que cela luy fit perdre la couronne de France. Il maria fl filleHermangarde auec Albert Comte de Namur, qui fur tous autres tcnoit le party des Allemans.Et de ce mariage fortit la race dot yfiît long temps apres, le Comte Baudouin de Hainaut duquel la fille nommee Yfibeau, fut mariéea-uec le Roy Philippes Augufle, qui engendra en elle le Roy Loys huicliemcpe-
Pour retourner au fil de lâiiiftoire, Lothairc drcflalors vne grande armee de François qui le fuiuirent 4e fort bonne volonté, accompagné defqiiels il courut toute la Lorraine, amp;nbsp;marcha iufques deuantAix, en telle diligence quâily enferma prefque le ieune Empereur Othon, ne le doubtant aucunement de la venue
venue, tant quâà grande peine fe peut il fauuer .11 affembla tout incontinent Ces \
forces pour vanger celle honte, amp;nbsp;gaftat tout le pays, les mena iniques aParis,
ouilfuttuévnegrandepartiedefesgens,parvnefaillicquehrentfurluy
eux,leKoy, HSesCapetComtedeParis,amp;HenrypucdeBourgongncfrere
duditHues enfansdeHuesleGrand, ôcchafferent lEmpereur ^ufquesaSoh-
(ons.Lailscombattirent furlariuietciïAine,auccte c uteur,que es f
morts noyezamp;tuez,firentenaucunsendroitsperdteledroit coursalad.tcn-
utete.StïEtnoeteur fenfuytauee grande çerte eonfufron, 8c l'°âe Autres
jf nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;4,\kP'incouDdecrensdeuantParis,parvnclailueque
Ment ciue après auoir çe^tdufut
InWondelavdleamp;td^usluy,^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;à ,,ç,ef- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â¢
(uruytuftynesalatiureredAyneSU^^^^^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;j,ba- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,
tiuetoutlo,rbagage.Cequevoyan
urbeauorerrtoaamp;krrutere^donn
y-atitteortdvrrefasonoudauu^
ntnctr.borsumdePre\ats^^î nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,5cfaentpaix,par laqueUele
amp;\î.rnçerei.r Otbon, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;cWesftereduKoy,nondeteUeeftéduelt;puel- ».»Ur..
b±±:^Squot;Ãn.vnebôrre^^^^
nomme Godefroy ïeBatbu elf ? nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ieKbeirrrs fut fait vn açptun- pâ..
enuatns nous veulent faire cioite, cp en nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;lequel, Lothaire don-
tetnententtelBmpereur Othon, Sclc oy nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Auhrafie qu auoict
, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;rra^tranfpottadOtbou^uteftonvenuV^ Koy»^^^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;de Boutgorrgne
\ term es predeteffeurs nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;\Ãs efctiuarns tpueLotdtatte
\ Ãon here furent fort courroucer. Auiu^pGiYer à aueloues en-\ nbsp;nbsp;nbsp;aduertylt;pueïtrnpeteurOtWeftoita\\aVlt;oâ¢=,çout^
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ueprifesà eïttnpereutà eGtccc.Kvoyanttp«:fjpj^uecVedittmpc-
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'^ââ¢â¢a\totuansduà on,8cappointeme nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;wr..»..
reut entra dedans Lortatne, Sc nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Otbon deuxieme dunom
norrtmeGeoStoy nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fonasOAtonttoifiemedu
atnonrufuttepointaudmerueartà efonzmp
M... i, GestWesf-eamp;ansarnbpaffeesenîtaee wto te quatre amp;. fut enterré enlâE.2\tfe haintVlt;emy UC îonîcopeXuestempsdeuantepueHuesCapetComtedeVatrsMptarrt^^^^^ fesnlusgrà es,laihalkhhayeSaintGerrnam,de\ao^ue\leauottdefia^^^^ hert ton ayeu\,2)cfonYeteVluesle Grand, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;esmoyn tq
^ordonnerentvnjM5'oé,accconfentansle'Blt;oy bcleditVlues. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;A r^vtt /
Ku^oy Lotiraà re fucceda L o s ton fils clnciuieme du nom, eque
^naquxn an ,mourantfanslidtts, 5)C futXe detrrter Vvoy deXaVt^nee e Vesle Grand, enterré a Gomnle^ne. GliarXes V) uc de Lottatne q^t
Oncle Y^us^rocliain'lrerttler,fqacVrantfa mortvouXut jatter entrancegt;^our
fenfaiteVlt;.oy.Waà sXesYtanqolsXeXray Otent extrêmement ,tantacau eqytt a uoittoufiourstenuXe^atty des AÃemansXor^ ennermslutex desVtanqots,q^^
314 - e LU Y S 5. KO Y 34. H V hù C Ar L i K U 1 iy pour ce quâil elloit mauuais Prince «à fes fubiets,fi quâils ne le voiilurét receU^^ pour Roy, ains tous accoururent à Hues Capet lors Maire du Palais, amp;nbsp;lag®*' aduife perfonnage, lequel voyant lafaucur amp;nbsp;amitié que les François luy toient, feeut bien faire ferner dedans les oreilles, amp;nbsp;les cueurs des François, mauuaife opinion de Charles Duc de Lorraine, pour le faire hair, mettan auant premièrement quâil permettoit ordinairement aux Allemans venansS roycr la France, libre Se feur paflage par fon Duché, dâauantage qiiihn fort mauuais amp;nbsp;cruel à lès fubiets lefquels il tyrannifoit, exigeoit amp;nbsp;enarg^^.
irntfs contre Charles.
CAPET
ROY 35
degrefues impofitions, amp;nbsp;fubfides. C^e puis quâil auoit foullenu les ennen* de la couronne de France, il eftoit criminel de crime de leze maicllé,conâ'ââ^ proditeur de la patrie, amp;nbsp;par confequent inhabille à lucceder à celle couron^^â amp;nbsp;que puis quâil elloit li tyra entiers fes fubiets Lorrains,il ne le feroit pas enuers les François fils le receuoient pour leur Roy. Ces deux raifons ôtCOâ derations furent li bien plantées dedans les fintalîes des François dâeux, ne confentill quâil fut receu pour Roy, amp;nbsp;des lors dâvn communconK temet fut donnée la couronne de Fracc aHVEs capeT,amp;ainfifutleW^ me de France dillrait de la lignee de Charles le Grand, amp;nbsp;transferee à vnen^^ uellerace, combien que quelques vns nous veullent faire croire quehÃg*â^^ j de Charles le Grand ne deffaillit point en Hues Capet, ains quâil elloit du dudit Charles,comme on déduit parla fuiuante genealogie. ArnoulEmP^ 1 reur fils de Carloman, qui fut fils de Loys Roy de Germanie frere de Char le Chauue Roy de France, amp;nbsp;Empereur, engendra Loys le icune Empereur, j Ceneale^ieJe q^cl Loys Empereur eut feulemêt deux Elles,cefl aflauoir Plaifince amp;nbsp;Mahaut' ;
Plaifince fut mariee à Conrad fils du Comte Conrad, qui apres iceluy Loy^ ieune, fut Empereur de Rome : lâautre fille Mahaut fut donnée a femme a ryfils dâOthon Duc de Saxe,lequel Henry,quand lâEmpereur Conrad femme Plaifince furent morts fins hoirs, fut Empereur de Rome, amp;nbsp;delafeiââ* me Mahaut engendra le premier Othon Empereur, amp;nbsp;des filles, cell alTçaiio'f Gerberge ou Engerbergc, qui fut femme de Loys dâOutremer Roy de France fils de Charles le Simple, amp;nbsp;mere du Roy Lothaire pere du Roy Loys cinqiH^' me qui mourut fans enfans, amp;nbsp;lâautre nômcc Auoyeou Haigondequifutren^' me de nues le Grand Comte de Paris, pere de ce Roy Hues Capet. Etparhoi* croire que ledit Capet en qlque forte du collé de fi mereelloic Grand. de la lignee du Roy Charles le Grand. Tant y-aquela couronne de Francefit
oftee de la droidle amp;nbsp;niafculinc ligne de Charles le Grand, prefque en temps au moins vn peu apres,que lâEmpire fut ofté à ladite race,amp; tranffcreJli racedeSaxeAllemarfde, deux cens trente-fept ans apres Pepin.
Us mnuttos nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;quoy qui cofiderera les caufes des mutations des Empires amp;nbsp;Seigneurie^ |
queDieu ne les transfère pas feulement dâvne gent en autre,mais aulTi H V-ne race en autre, tant pour les péchez des hommes, amp;nbsp;plufieurs autres caufo que auHi affin quenousnepenhonspasqueles Royaumes amp;nbsp;EftatsfoientnC' ceffiairement deuz aux enfans, amp;nbsp;a la pofterité de ceux qui les tiennent par vn droit naturel, amp;nbsp;vneloy certaine de lucceffion, affin que par eux foientpoflc' dez amp;nbsp;gouuernez les Empires, qui ont efté acquis par la vertu deleurs anceftrö 'amp; par eux longuemét tenuz. Celle opinion a louuêt cfmeu beaucoup de Princes à faire des guerres non neceffixires, aufquelles auffibicn fouuent pluÃeurs grandes familles ont efteexterminées,comme iladuint lors, que voiihnslf^
HVES CAPET ROY 35. LIVRE VI.
32-5
Kois deFrance débattre auccles PrincesSaxons,dvi recouurcment de I Empire
ib y perdirent Sc lâEmpire, amp;nbsp;la vie, ôc la pofteritc. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;. VEmfift
La fapience,vertu,ôc félicité de Charles le Grand cftans diuineipcnt fufcitecs, outrent
inftruites,ôc gouuernccs, reftituerent amp;c remiret en fa grandeur l Empirp d Oc-cident, apres pluficurs grandes guerres, ramaffant 6c reioignant l ka ic, a au le Scia Germanie en vne Monarchie, laquelle il affirma ôc fortiffia de cefte ta-con, apres auoir deftruitôc ruiné le Royaume des Lombards en ta le, ait lapaixauecles Grecs, apres auoir en Germanie deftruit lcRoy aume es ^a res, apres auoir non tant vaincu les Saxons par les nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;° t
«, amp;nbsp;Ueut deuoit pat faclemencc, aptes auoit debelle les Eklauons, deffaa
leste ptcfqueiufques audetttiet,chaffélesSattaztnsdetoute lacaule
ieeax teoouffk entfpaigne delà le fteuuefbete. De fason que pat fe fotee amp;
valeatjat lagtandeut de fes faus.çat fa ptudence, clemence, amp;nbsp;feW^ ditl'Empitc tedoutablc aux ennemis efttangcts, 5e la î tance le plus flonffaM bmpitedetoutelaTette.Maisluyellanttnott lesfucceffeiirsdelaracede
netans de celte Stande, 5e excellente vettu,5e felaiffans
iiloufics, amp;nbsp;paffions allumées pat l'ambition de
tesmtellmes 5cvuisauxefttangetes ,fen enfuiuit vnebaineentte eux, «cvne
, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;5ty«isaux O nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ccuxlaaleut deuotvon.
diuraà ion de volotez, les vns titans ceu nbsp;nbsp;y, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ââvUttrçr.r'itirnne«;
ttcotnmeà l'enuytlsfefotttffioientd'bommesAi^â¢^?â â Sjutt a: nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;pour
âZâ£.:ru,Xr«~-^
⢠nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;A nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;J nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;dnnnoient de belles occalions de re-
on vit que leurs guerres domeltiques donn
Delà aduintquc dutant que lesMonatques pont lents
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;lietes combattotent les vnscontteles auttes ,1a contagion e eues nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;- nbsp;'L
\ sueiies infeaalesbommes ptiuez.des
\ tentet tnt lents Etnpttes, 5^ Seignenttes, pat lefquels lamaKtle de lEmp ~
\ tntotefqneabbatuCjlaîtance de tout point defttuttte, taie mi eavn p
' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Ã cntnine,5claGettnanie foullee aux pieds ftbas, que eentvnegtan ep
neà fcrelleuet. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;. « . rr \ j ⢠âºaA»»
LuErance ,lapoker'ité de Hues le Grand lt;qul ekoityffu de axe, eiet lacouronncduditRoyaumccellcdeCbarlesleGrand,enLtale eran^t nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;txp.jleTÃté
tedeEorly ,Ãc Guy Ã)uedeSpolere,parla donation que nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Je cbxrles
lent tndetiitsEamp;ats,ayans contpité contrelaîtance, 5c eftans delcouuets cotnbattttét entte eux tnefmes, tant quâaptes la mott de Guy 5cà eLam ett onf
1 hls,'beraugerÃeulÃuttnalll.reà eÃdlts deux Ekats,lequel apres print Loy s oy \ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;dltallehlsde'boton,neueu deLoys trolficme du nom Empereur, ôc uy cre
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ualesyeux, Apres Xamort de Eerangÿer, eEant lâItaXle en trouble, ôc les^ ta-
\ \ierisayanseÃmeutoutà eÃclentvnegqerre,appe\lans tantoEvnRoy ,tatolt,meæiuUe. \ nbsp;nbsp;nbsp;vuautre à leursÃecours ,\es vns contre les autres ,Raoul Koy deEourgongne
\ aueeques vne grande armee entra enXtalle, auquel comme Eeranger detme-\ me ms de ollelle Elle du premier ,laquelle A auoit donnée en mariage a M-\ bertlÃartpns dEmpus, Ã'oppoÃaE ,AÃutvalncuparledltR.aoul, ôc contraint \ nbsp;nbsp;nbsp;detenEnr versiesXAongres,maisInconttnentlesItaliensInconEans ôcvarla-
\ nbsp;nbsp;nbsp;bles enleut aEeOùon, Ãe Ãaebans du gouuernement deR.aoul,appellercntElues
H V E s CAPET RO Y îj?
Comte dâArieSjfils du Roy Lothairc, qui ayant occupé lâItalie, la donna afo^ fils Lotliaire: mais Béranger eftat retourné en Italie tua ledit Lothaire, amp;nbsp;fit tat que le Pape à Rome le couronna Empereur, amp;nbsp;creafon fils Albert Roy des Romains , amp;nbsp;tint lâItalie iulques à Othon le Grand.
Jugement de Dieu.
Qitelles font les rAces.
Ceft ordre, amp;nbsp;celle reuolution,amp; changement des chofes en la race de Ch^ les le Grand, celle cheute amp;nbsp;ruine de lâEmpire dâOccident, qui par luy auoitOquot; lié reftauré, amp;nbsp;la tranflation dâiceluy amp;nbsp;de la France a dâautres races,cil vn lé exemple du iugement du fouuerain Dieu, qui transféré (comme nousauont iadit) ailleurs les Empires, parles pechez des Princes, amp;: du peuple, amp;vntef' moignage de lâire diuine contre les iniuftes entreprifes, contre lâambition, coæ tre la fuperbe, contre la cupidité de regner,amp; le violement de la pieté entiersk® parans, amp;nbsp;fur tout, contre les fuperllitions amp;nbsp;lâidolâtrie.
Or ell ce vn grand cas, que combien que prefque toufiours les homes forts» ôc robufles engendrent enfans forts amp;nbsp;robuftes comme eux, amp;nbsp;queleplusfot* uent toute leur polleritéfoit telle, toutesfois nous auons veu ceux de ftirecede Charles le Grand, les vns fivitieux, les autres fi mal habilles que ptir
leurs vices amp;nbsp;incapacitez ils ont lailTé perdre lâEmpire dâItalie, amp;leRoyiæ me de France. Pepin le Gros cfloit homme de grande entreprife, CharlesMâJ' tel auoit vn efprit diuin, le Roy Pepin eftoit la mefme prudéce amp;nbsp;religio.
à Charles le Grad, on lâeftimoit digne de lâentiere monarchie,pour fonmeriiy leux entendement. Aufli durant Ion regne, les François furent à rextremiceâJ mtureldeli grandeur. Neantmoins Loys le Débonnaire, tant fen faut quâil cfealW
celle grandeur, quâau contraire il donna le premier heurt à lâEmpire,amp; à laFf^' ce. Charles le Chauue fc laiffa trop gagner à la fuperbe, dont il fe rendit odicüJ^ à vn chacun.Loys le Begue fut perfide, amp;nbsp;dcCharles le Simple on peut dire qu^ tout lâhonneur de fesbraues prcdeceffeurs euanouit en luy,de forte qiiâvnciti( tre maifon de lanoblelTe de France commença durant Ion regne de prétendre^ la couronne,amp; y paruint.Ce que pareillement on vit aduenir en Allcmaigne^ dâvnc mefme race, apres que celle dudit Charles eut régné tant en Francequö* Grädeur amp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;lâcfpace de plus X33. ans. De Pepin pere de Charles MarteliuIqucJ
dechnde [4 à Charles le Grand, la grandeur de la France creut de iour à autre, enCharles^
Grand elle vint à fa perfeélion, amp;nbsp;de luy à Charles le Simple elle diminua, fabbaifla tellement, que nâeflant plus rien, il fallut par le commun amp;natUP cours des chofes, quelle changeaft de maiflrc. En cefl aage de Pepin iufqucs^ Hues Capet, la France accreufl grandement de puiffancc, amp;nbsp;de renommee,coj bien quâicelle gloire amp;nbsp;la vertu de Pépin (comme dit ScifTcl) ainfi quelafclicit*â des chofes humaines efl fragile amp;nbsp;caduque, à peine peut dureriufques à latroi-fieme generation, ainsen dégénérant peu a peu, IcsfuccefTcursadrniniftwiâ^ le Royaume peu fà gement, amp;nbsp;moins vertueufement, ne le peurent continuer finon iufques au douzième Roy de ladite race.
CCS deux premiers aages de noz Rois, on voit pluficurs chofes toutes dil' femblables.Premièrement de cruels parricides, nbsp;nbsp;meurtres, puis de belles guef
res tât pour la foy amp;nbsp;religio Chreflienc, que pour lâeflargifTemét Si ampliation du Royaume, mais au lieu des premieres conquefles des Rois de ces deuxfic' des, de Hues Capet en bas, onvoitles grandes polliccs, tant pour Icfà itdcb guerre, amp;nbsp;delà iuflice, que pour le fait des finances, SclâentretenemetdclamJ ieflé des Rois. De la font venues les érections des Ducs amp;nbsp;Comtes cn prcph^rc des
HVES CAPET ROY 35- LIVRE VI. ⢠32-7 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'
desPai'lcmês fcdentaires des iugeS) amp;nbsp;iunfdidlios de diuers noms, amp;nbsp;pouuoirs,
lesimpofitions dediuerfes fortes de deniers, comme du domaine, des tailles,
dcsaydcs,amp; dâautres choies.Qt^lqucs vns difent que ledit Hues Capcc inftitua
les Bans Sc Arricrebas, bref de là font deriuees toutes les belles amp;nbsp;excellentes
conftitutions qui maintiennent ce Royaume en fa grandeur. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;_
Mais pour reuenir au droit fil de noftre hiftoire, Charles Duc de Lorraine
voyant que Hues Capet,qui eftoit fon coufin germain auoit par les François e-
ftc efleu Roy dcFrance, leua vne grolTe armee pour deffendre, amp;nbsp;auoir par les
armes le droit de la couronne dudit Royaume, qui luy auoit e eo ce pru a
mauuaifevolontc des François .Capet de fon cofte en leua vne autre pour ou
ftenir fon nouucau droit par armes. Les Frkois voy ans qu vne forte guerre al-
loitallumcrenFrâce,amp; preuoyans vne grade defolatio d icc enuoyeret ver
CharlesYnSeigneurquifclonlachargc quilauoitdâeux, uy tee e arang
. nbsp;nbsp;CWn fcrótÃiMles) qûe pat les loix amp;nbsp;le droit, la lucccllirei
» neduKoyaumedeîtancetappartientjSçnonaHues apet. ais . loix(\mtappcllentà laditefucceffion,ellesmefmeste
.amp;à teco\ottetcotn»etudeaois.Catlt;iugt;(lceq«enouseÃn^^^^^^^^^^
. Aetoy,nYLtonteâ¢e,veult;pucntavieptmeetuapptouuesamp; .fall«Vvtllainesà ?sMletnà s,lt;puien_tousleutsaffart« . pajnoadclcurctuauté,Stlesfauorilcs,affiftes8cay es nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;gjde
. ramrelesïiançoisîQuand donc nous auons vendue tu â ,.,â005 parcil-. laiffél'indcnnevettu Sc douceur, amp;:ïamitic des rançois, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;c^exWJî
.lcmeMabandonnéamp;à clalffé,fanspenferauoirfau au e
. neùuoitteceupournoftteK-oy,traitonscboifi apet.ay. . nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;teftancbi-
\ nbsp;nbsp;nbsp;. fc,Coubslepoffeffeutà u ^«l^^^'^^/Xïfoùeceuxquifontenvntrauitefur
\ nbsp;nbsp;nbsp;. rYtaimrc,oppttGion te cruMte. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;maiftre, te teigneur, moy- cSpâ«y.n.
\ :tZr;rrlZXI±:r^rh^fs-VtcbterrfonrÃ^^^^
y nbsp;nbsp;nbsp;» tondons pas,quicefoquinous guidera en cevoyage c nbsp;nbsp;nbsp;â fpy, Jemet siui-
, que,nyquiCeranottrcKoy,moyennant^c^ousCoyons le
. Ã faaer teÃreftrrr ,akYaffearon des peuples vient dfe
, cnamp;sNoniu receuoitVakimiere deVaffeftiondesFrançois ,i\cuRfa cv aores
« enttes tait couier de toy quelque goutte devertu. envainp y â
« l.Chadcs'l nous aimeras 2lt;. inciteras tu de nous fouVgt; euer contre ap ,
i nbsp;nbsp;« nousrendreà toy,ainsi\teuRmieuxvaV\utetoufofieucr contre
\ nbsp;nbsp;« trdes kWemans nos anciens ennemis .Ce que tr tu cultes art,nous eu
\ nbsp;nbsp;U té que tu cultes detrré de tucceder à \a couronne deF rance comme a v
\ nbsp;nbsp;» mc,noncommeà vnetyrannie. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;⢠nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Aâ-wiata-
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Celte rcmoRrance qui cRoit cbmcvnCartel de dcRy
\ nbsp;nbsp;nbsp;geXecceurdeCVrarlescontreCapet.ÃîcdesFrançois.Wentraà eà ans a
\ nbsp;nbsp;nbsp;^denremrerc2foordeenrrnt\esvi\\esdeVdreims,Ã cL.aon,^de or
\ nbsp;nbsp;nbsp;pretia de trnresRues Canct enNneV»atar\\e o^r dXuy doua, o^rrUe nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;alQr-^cdte't
\ nbsp;nbsp;nbsp;tenturr\ronteut.ement,Ã)CneuÃenÃa\\utquâr\netut^rfns.C\rar\esp er
\ nbsp;nbsp;nbsp;teÃ5tde\ùutrntcrrîidaen\av'd\ede\-aon,tecorrterrtantdauqârtruts
318 nbsp;nbsp;â¢
Ch^rltsfrins prifoitmir.
cn routtc, penfant lâauoir ruiné, mais en cela il fit vne faute qui cfl: couftu®j?| à tous victorieux, car il nepourfuiuitla viCloire,ains donna temps amp;nbsp;loin Capct fon ennemy,de fe relleuer de fa perte, de remettre des forces fus.H^ ayant en diligence remis vne armee aux champs, allaalfieger Charles amp;nbsp;ht me amp;nbsp;fes enfans dedans la ville de Laon. Ce que voyant lâEuefque dâicelle noiâ me Anfelin il parlementa fecrettcment auec Hues, amp;nbsp;de nuit luy ouiirit lesP tes de fa ville, de forte que Charles amp;nbsp;{a. femme furent prins amp;nbsp;menez niers à Orleans, là où ils furent iufques à leurs trefpas. Cependant ainfi prifonnier, il engendra de fa femme deux fils, Charles amp;nbsp;Loys, amp;nbsp;dcii^ les, rvnenommeeHaruide, ou Auoye,amp;lâautre Emenarde,quifutfelo^^^ cuns marieeà vn Comte de Namur , amp;nbsp;dâelle defeendit Baudouin ।
l^ce eiudtt Chttfles.
diminution de lu Lor-truine.
SruitsÆ fgt;itr Cupet,
étymologie dt Cupet^
Namur qui eut vne fille nominee Yfaheau , qui fut marieeà Philippes fte dit Dieudonné perc de Loys, pere de Saint Loys. Des enfans de ceCn^ eft diuerfementparlé,car les vns tiennent quâils ne furuefquirétguiereshp^^ Dâautres difent que ce Charles efpoufa en premieres nopces Bonne filhoe cuin Comte dâArdcnne amp;nbsp;de Mofcllane, de laquelle il eut vn filsnoflicO®, deux filles, lâvne nommee Gerberge mariee à Lambert Comte ôc lâautre Hermangardc, ou Emenardc mariee (comme nous auonstlià te de Namur. Qif en fécondés nopces Charles efpoufa Agnes fille de Comte de T roy es en Champaigne,comme dit Je moine Aimoiniis.Sigilâ^^tt quâOthondu premier lit, fucceda à fonpete au Duché de Lorraine Dionyfiane dit que Loys fucceda à Charles au Duché de Lorraine, amp;9â^'^ filles fufdites furent mariées ou nous auons dit. Dâautres difent que tous les eiâ fans mafles de Charles,tant ceux qui eftoientnez dcuantfaprifon,queeeux9 y nafquirent moururent tous deuant luy en ladite prifon , èc laiflafeulement'^ , ne fille mariee au Comte de Louuain quifempara du pays de Lorraine, nâeftoit plus lors guere de chofe de ce que Lothaire auoit tenu, 5c de foniHâââ appellee Lorraine. Quâà ce Comte de Louuain,lâEmpereur Othon donnapoâ^ compétiteur vn Gozelo Comte dâArdenne, qui le nomma Duc de Lorran*^' peu de temps apres, le Duc de Mofellane qui nâen tenoit que quatre®^ cinq places fur la riuiere de Meule, le fit aulïi en là petite portion appellesDâââ' de Lorraine,que quelques vns veullcnt dire eftre la Lorraine dâauiourdâhuy.Ã*' dit aulfi que ce Gozelo eut vncfÅur,amp; de celle fÅur trois ncucuZjEuftacCjBjquot; douin amp;nbsp;Godefroy, qui auec plufieurs autres Princes entreprintle voiagcâ Hierufalem, dont il fut Roy, amp;nbsp;mourut lans enfans. Voila les diuerfes lur la race de ce Charles Duc de Lorraine.
Hues Capet fc voyant Roypaifible fit courir par tout vn bruit pourreniif Ion vfurpation moins defiigrcable, que la couronne de France luy cftoitdeuc par droit fuccelfif, amp;nbsp;legitime, tant pour ellre (comme nous auons iadit) delà race de Charles le Grandquc poureftre petit ncueu dâEudes Comte Paris amp;nbsp;dâAngers,que lanoblelîe de France elleut Roy, durant lâirnbecillite^-enfance de Charles le Simple. Il fut furnommé Capet pour ce quâcitant ieun^ nourryenla Gourdes Rois Loys amp;nbsp;Lothaire, il pr'enoitplaifir de prendre le^ chapeaux ou les chaperons aux autres ieunes fèigneurs de Ibn aage, amp;nbsp;aicsiet' ter,comme li câeull ellévn prclà gc,quâil deuoit oller la couronne,ou le chapC'h R oyal au legitime heritier dâiceluy.Or voulut il prendre les ornemens Royaih à la façon accoullumcc dcsB,oisde France, amp;nbsp;voulant fe faire couronner, li^ conuoquer tous les Princes Sc fcigncurs,qui tenoient leurs terres amp;nbsp;feigncurit^ enldii'
HVES CAPET ROY 55. LIVRE VL
319
en fouuerainctc delà couronne de France .Tous y affifterent, hormis Arnoul Comte de Flandres, combien que fon Comté rellcuaft de ladite couronne, di-ùnt que luy qui du.cofté de fon ay eulle eftoit iffu du fang de Charl^le Gnmd sl^lt;^res, ne vouloir obéir à Hues, ny le recogno ihre pour fonfcigneur,ny a 1 era on couronnement. Capet bien quâil ne fut pas fi grand guerrier qu omme enun du aux affaires, ne vouloir au commencement de fon regne, en urerce e ra ueritluy eftte faite par vn fien vaffal .laquelle monftroit vu chemin aux autres pour faire le femblablc. 11 affemblavne grande armee, amp;nbsp;tira enïlandies, print It luy toutle pays d Arthois tous les chaaeaux 8c fortereffes qu il tenoitU longllariuierUuUs.Arnoulvoyant^.leftoittropfoible^^^^^^^^^^ puiffance de Capet, fe retira vers Richard Duc de Norman nbsp;,
nous auons parle cy deffus en fa ieunefle, au que nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;2*
dit^Aauüir tant fait de mal ayant fufcitel^o^ot^airc c nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;y nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;duc ^ch^i
vouloirfairefapaix auecquesHues .LebonDucRichaii^iOuWuntUs rn»^^^ DucGuilaumefonpeteauoit e â â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;que Capet commenlt;;oit de
quel auSiparticuherementle touchoit, cai y^^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^bout dudit Corn
bonneheurelfaiteguerreafesvoifins.p f q
«,ilpoittioitpat celle ptemieie nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;apteslaruine du Comte,
autres, amp;: que pofftblek fortpourro ⢠particulier, que pour celuy
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Adouc il remouff r a a Capet, tant pour f nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;F ,,o,,ueau P rince dâvn eftat,
du Comte , quâil n effoit bien feant nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;des pays de fes voifins,
decommccer fonregneparlaviolence,ô^â cofféleditDuc ,pour accom-affn que de fes amis il ne ht fes enneruis.D ai nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â Comte quâil deuoit
moder toutes ebofes dâvne part Sc d autre, rei nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;qy eftoit, fans
fliumilieraCapet,Silerecognoiftrepour nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;QuâAnâehoitplustêps
Ikarier U vCurpation à ertftat,ny ^~â â^^^^ ieà ebarrrecotittefonfeigneut.Desrem
hrentcondefcendrealeurdeuoir.Lelt;gt;om . nbsp;nbsp;. r rj y , dclaenauant c*?«
OuieueehiGntlnv vcnditlesolacesquilauoitp nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;C«n»u.
leComteluthdellevaffaVauKoys nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;⢠.^.«uohe duCbtcpouuoitamc-
Xyaritappaifaetroub\equecefteptem
net aiouEll.at,ilfâaduifaquu.falVoit faff eurer nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nt?ï\nnmr-Qit Etuour
tensiefonxCurpanó, Sc en appateceles nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Aixaffalres, ainshoit
teqnilneamp;oitp^fi mndguertter qpcbien nbsp;nbsp;nbsp;°p^^^^ouceuts,Scvoyat jp*
horae canltaWe,r\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;aounetnenrs desVtonln c^,..-
qni\anoitaSaiteagtands(eignents tXrnmd. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1 %
tes4eforiRoyantne,aceqnt\senffentaNen«
1 »entMedenottgonnetnet aiaregrme nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;deteur confelt Sc ad-
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;\eur laffant entendre QU ff votffott totAeruerit uetpei nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;cïmedfm
\ nbsp;nbsp;nbsp;nis,Sc\esternrptes^\ny commeÃesarrns.Ãretes,ScparedsenpuÃance ^an-
\ nbsp;nbsp;tó.WMbtteeU Jut nratrfietcenxqndconnoAtotteRteoSece^defon u»«..
\ nbsp;nbsp;nbsp;iiÃatnanon.ScnontÃairenter desanttes. QneXq^tcsNns mtte enx es p
\ fes,NeyansnneRnesdeUartednVa\als tefcortfaR-Roy .firent deXetyi eoamp;e
\ XemefmeenXenrs ç,onnetnemens, Sc fen Ãeltent fd?,nents .Ones Sc Comtes \ nbsp;nbsp;nbsp;trotrtetittes anXten one natanant As ri eHotent que C otinetnents. e eit a a-
\ nbsp;nbsp;nbsp;noirXesEnes,nQnneinentsdesVtomnces.ScXes Comtes g,onnetnents desNiV-
\ Xes.efiaatXorUenomdeDttcSc deComteitçiaé atem'ps.nonXietedttatte,
330 nbsp;⢠nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;HVES CAPhi KUY 55-
comme nous auons dit cy defltis, amp;nbsp;rendirent leurs Eftats hercditairés pofterité, à lâexemple ôcimitatio de Hues, luy promettans de tenir de luy nbsp;nbsp;nbsp;,
Seigneuries en foy amp;nbsp;hommage, amp;nbsp;de le recognoiftre pour leur vray, Sc foLiuerain Seigneur. Bien que cefte vfiirpation des Gouuerneurs diÅjj*' dâautant lâeftat du nouucau Roy Hues, h eft ce quâil fallut bien qu il bciiÃc doucement, amp;nbsp;fiifant femblant de ne letrouuer mauuais, ains dauoir P° agréable ce quâils faifoientjtafchafcomme bien aduifé quâil eftoit) de les ob aluy, de toutes les façons quâil peut, leur donnant ample confirmation de quâils auoient faiôt.Car il vouloir en quelque façon que ce fut, amp;quoy qnâ affrer^o» couftaft,afFermir amp;nbsp;afleurer fon Eftat,amp; nâauoir au commencement de fon^
piliitutlen des donzee fgt;airs.
gne, aucun trouble, contrarierez ou oppofitions, ains falfeurer fortifie^ mis,amp; delà volonté amp;nbsp;bienueillance de fes vaflaux 5c fubieóls,^our rendre Æ Royaume plus {blide,ã pour le doner bien alfeuré à fon fils amp;nbsp;à fa pofterite' fil fiult iuger des chofes par la conieôture,lors que la certaine prcuuenous faut, quelques vns penfènt, que Hues Capet pour fafi'eurer de fes voinris vaifiux au comenccment de fon regne,fut celuy qui fit les douze Pairs de ce. Car de dire que ce fut Charles le Grand ce font des comptes, commenou® auons amplement cydefTus déduit en la vie dudit Charles. Toutesfoisim^ trouue en aucun ancien monument, nây que ce fut Charles le Grand,ny fut Capet,mais par quelques arguments de conieéture, qui feruent dâarfezbon ne preuue,quelques vns veulent dire,que ce doibt pluftofl eftrc Hues que^â les.Car Hues pour la feuretc de fon Eftat,les ayans mandez pour le confcillcr^ fes affaires,les voulut tenir comme frères,amis, amp;nbsp;pareils, en pouuoir amp;nbsp;autnæ rité à luy.Ce qui fait conieélurer quâil erigea cefte dignité de Pairs, iâentedsd fix laiz, car il fe trouue que Philippes le Bel erigea les fix Clercs ou que pour moins le premier lieu,ou on les vit en ceremonie, fut a fon Sacre, commeno'-^ dirons en fon rang. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'
Lts anciens
Pitches:^ amp;
Or encecy fault il notter que. les anciennes Seigneuries câeftadirc les Dd- | chez amp;nbsp;Comtez)bien quâelles euffent des Gouuerneurs es lieux, amp;nbsp;villesreflof' j tiffans fimplement à la couronne, fi eft ce quâil y auoit des Seigneurs naturels, 1 qui de tout temps en auoient la iouiffance,fans que les Roys les euffentfiriiftrel de la propriété de leur heritage.
Capet fit Cou nbsp;nbsp;Mais pour reuenir a ce que fit Capet,pour laiffer fon Royaumeaffeuré a foU
Ãjj j^obert, affin quâapres fa mort il nâeut aucune oppofition ou contradidioâ hert/^ en la iouiffance dâiceluy,amp; quâaucun trouble amp;nbsp;guerre ne nafquit pour le debit
' de la Couronne,veu quâelle ne luy eftoit pas encores bien affeurec, il le fit couronner Roy à lâexemple de Pepin qui deuant mourir fit couronner Roy Ibâ fils Charles le Grand, amp;de ce quâont ordinairement accouftumé de faire Princes vfurpateurs, defquels lâeftat nâeft encores bien affermi.Celaaduintlî® neuf cés nonantejç vn.En ce temps eftoit Archeucfque de Reims, ArnulphcoU ffainie de Amoul ffere du feu Roy Lothaire, amp;nbsp;de Charles fufdit Duc de Lorraine,aU' ^araLâdât'^â 4*^^^ Capct portoit vne extreme haine, tant pour ce que lâArcheuefqucfouftc-Grand. nbsp;nbsp;nbsp;noit le parti dudit Charles,que pource que Hues vouloir extirperamp; exterminer
la race deCharles,tat les légitimés que les illegitimes, amp;nbsp;a cefte caufe audit an,il affembla en la ville de Reims vn Cocile dâEuefqucsamp;: Prélats apportez pourk Jegrader, 5c de fait le bon homme fut degrade par lâopinion de plufieurs End' qt-ies foubs vmbre quâil eftoit Baftard, 5c nues le fit conftiruer prifonnicrà Or' leans
HVES CAPET ROY 55- LIVRE VE , 33i nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â¢
leans aucc Charles Duc de Lorraine fonfrere, amp;nbsp;y fut trois ans, amp;nbsp;en fotr lieu /-/ fit pouruoir dudit Archeuefchcvnnommé Gilbert qui c ft oit gran pheamp; Negromancicn qui auoitcftémaiftredefcolle de Robert amp;dâOthontiers Empereur de ce nom. A cefte degradation roppo a etj^cs, ou Seuin Archeucfque de Sens,qui craignant plus Dieu que le Roy, en reprin ai t âÃrquot;VdVSê^uu« d?fent nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fâ cfc,
AfonRceptcur dcfdits îleuxRoys. Vanenfoiuant qui fut 1 an 99X1.'eP^le-bn'aduettidesoccafionspoutlcfqueUesAtnoulauoitcftedepad^^^^^^^ jesouStuinemprifonnéjCXcômuniatouslesEuc quesquiy . j , , con uaui qui auoient aftili à ce Concile, 8c entioy a en î nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^Xït «f l» U
f cnqutiii iu tout, annulla 8c caffa ce qui auoit e e ait â Archeuefclié' ââquot;P' ⢠teiÃlesAtcheuefqtiesenleutsdignitez.deçofaGilbettdefon^ StpiiaHues quille contentaft que a couronne lt;1= XluZtóHutrt maiMaustXtinenter ainfilebonhomme nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;de
luentilfeioitarandtottà labonneeftimequonauoitdeluy.Gdbert (on Ãtclieuedé deReitns fe retira vers l îtnpereur Q^^XôXÃcbetief- .
k nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;qwdeRauenne, puis Pape, amp;nbsp;âquot;y ^^^ââtnjnce.lleftoitnatifdupays
l nbsp;nbsp;nbsp;^^â5?;ïâ?^quot;^quot;S2âeffebieninteuitauxbonneslettres,amp;. nour-
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;d Aquitaine Payant elle en nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Xfe dâOrléans, il quittale froc,8c
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1° â¢uenarlesSarrafins,Uou^^
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;f'enalla aSeuAlc en L{paigne,l.ors détenue part nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Apnuâlc-
l îViAofopbeinaà cieJquiauoitvnliure noinyareil nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;V Xnuel
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ditGi\bettÃa£oviuentdederrober.MaisataftonqueccPV-uVofopheduquel^,^^,a,p U
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ilfetnitfXurpouTplusfacilernétçouuoitattraçercebi^^^
\ (o\çjat\ifcTOCiat,dne\tpeuVtùmatsgnypM.X\pcïvuc^^^ â VEivbavvLrà \ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;aucclaqueWe A auoit grande tamdiarite,de prendre e rt rure, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;y (Vvpfvn-
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;hre.Geqne\ahV\ehtAyanrà oncquesVe\rure,r\fereura,Sccrargnam
V nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;pnnsauecrceXuy4hNouaauDi«AAe,tnoyennantqur paruint au err \ nbsp;nbsp;'
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ou eh.ât de retour,A tint e£co\\e,8gt;c enVergnaXes artzVA^eraux auec gra a
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ùh des auditeurs .D epuis A tut précepteur des (ufdits P rinces ,2)C par a Æ
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Hues tut Ar ctreuetque de Reims ,puis par ceWe d Odron -Empereur, r c eue
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;quedeRauennc,amp;c Ana\AcmentVape.Geuxqui\evetAentexcu er, mon ter tique Ãppel-
Qu A eAoitEomme de bien, ditent que par ce qu A eA.oit granà MatVrcmaticié, â
NC-
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;SequeeetutVepremierXrommede cetemps\a,quientenditresM-at tematrques^
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;\e peup\e quiXors ettoitignorant ,Xâ cAima eAre XAemomantien .Sur c^ emre
\ tartesdeeedaHuesGaoetXan9.de£onregneSicde(Aut22A2^'7'^?^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;-vAoridec*^ ovp*»-
{âaVvevKtcYïtlNovAoïr vcvoi^^^ver c^ut Hues CA^etnN a
T^QW ÃNÃuYY^tïon^amp;CQçue. à t à ioïie. ÃucccVi^oXa couïovïvxAu'^ t^ovt qcv\c iaui a c^vife o^'ï\ ^eÃttw^Qit à e Ã\2ix\cs \çt Gvawà , lt;\u 1 CAufc c^t'E.uà es à Knvovi ovi ^UYvà .OVVcV,£\Ãt\c^VtVVTLtVVACnX2L^i^t\\él\ÃCOVKOÃVÃve
^^ùnd^Ãvvs. Sev^weuYs çq cw o^e VxGVv^yVsV. SvrcvçXe tuccc^î»- a.Y.uà e%,c.c ne ni en
N enn Xn te^anvent Ã^nà es, lt;X amant ç^-t vnWoN ne ^en\t en naavn eÃk.tan^lt;ite a CMpet Aonnc lt;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;WetfonKÃ):^at\2ne ^atns^tXaNtoXenee £Ate aïtoX^^xt^tte à e XXnesXe Gt^n^X. ac dic».
331 ⢠nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;HVLo CArHl rvv/i 35*
Qiioy quâil en foit,ou foit que Capet ou par vfurpation, ou par iufle droit,f*â uint a la Couronne de France, il femblc que Dieulaluy donna bien a prop*â|^â pour relleuer la France de tant de miferes dont les vices, iniuflices, amp;nbsp;tyranu'^^^ de tant de Roys,rauoient accablée. Qui fut caufe que les François debouKcr ledit Charles de Lorraine. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,
Ca etTete Capet futle premier Roy qui commença de fe tenir a Paris, amp;nbsp;d y taris. Royal de la France, car au parauant depuis Pepin iufques à luy, ks
fe tenoiét les vns à Aix la Chappelle,les autres à Côpicgnc,lcs autres a Laon, autres à Soifrôs,les autres à Beauuais,amp;: les autres en dâautres lieux.Etcom que Dagobert eufl choifi lâEglifc Saint Denys pour le comun tobcaii desR^ 3e France, fi ell ce quâil y en a bien peu dâenterrez deuant ledit Capet,
Juy jj y en a eu bien peu qui nây ayentcflc mis. Apres quâil fut Roy,ilm flir en la place ou efloit fon hoflel, lâEglife Saint Barthelemi deuant le Paris,amp;auoitvne grande fiance audit Saint. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;. r
Or comme Capet eut par lâexemple de Pépin amp;nbsp;par le lien propre, pmn^ que cede qualité de Maire du Palais efloit fort dommageable aux Roys,amp;-'^\ défia elle auoit audit Pepin amp;nbsp;à luy fèrui dâechelle pour monter à la Roy^' capetTupiiri la fupprima doucement, pour oflcr le moyen a ceux qui lâauroient defaireC^ malâsÃatde quc Pcpiii amp;nbsp;luy auoicnt Ãlit, amp;nbsp;eflablit dâautres offices plus modclles,ayJ^ ta depouLioir, ôc lefquels ne feroient point héréditaires,commeauoitd lâeflat de Maire du Palais â la race de Pepin, amp;nbsp;a celle dudit Capet.
Lors,(a ce que quelques vns difent ) il donna la charge fouueraincdcsarm^ , au Comte dâEllableou Conneflable, qui parauant auoit feulemet la chargeâ
cheuaux Royaux,comme le porte le mot Latin Cames flabuU. Non qiiâilluy û®' naft pareille authonté quâauoient les M.aires, mais feulement celles desj preferite par loix amp;nbsp;ordannances, lelquelles ledit Côneftable ny les luccelTeüt^ nâoloient outrepalTer.SLirquoy nous dirons que ceux qui difent que les Con»^ Vouuoir du fiables font ce mefme qii eftoienc lesMaires du Palais,fe trompent fort,coninâ^ ConneÃahle, nous auons dit bien amplement au quatrième liure de noflre Oeuure delcH^^
amp; fuccez des affaires de France,auquel nous renuoyons le leéleiir.
ïn^ftutfon ties Mtref-chaux Je
, trance.
Ãtjmolngie du nom des
Pttris.
Quelques vns difent aufb, que Capet inflitua les Marefehaux de France,Id' quels il Ht comme afTclTeurs adioinôlz du Conneflable, combien que quel' ques autres difent quâils foient plus anciens. Les vns difent quâils viennent (!Æ mot Allemand,Marck.qui veult dire cheual, ou Rouflin, amp;nbsp;Sckal, quifignÃ'' feruitcurou ofHcier. Ce qui denotoitceiuy quiauoit la charge des cheuauï, ou dclacauallerie. Autres difent que Mardi auec C. H. lignifie limite fiefro»' tiere,amp;: que delà les Marefehaux font appeliez comme Gouucrneiirs amp;nbsp;lieut^' Marejehaux. généraux, aux pays de frontière. Lefquelsf difent quelques vns ) pourceft effed: inflitua Hues Capet, amp;nbsp;dâautant quâil efloit amateur de la paix,amp; quâiH® lîroit regnet plus par douceur, débonnaireté, amp;iullicc, que par armes, ilôt' idtlifs donna que les Baillifs amp;nbsp;Senefehaux particuliers, chacun à fa chacune Prouin* sencichaux. cc,auroient lâoeil fur la iuflicc affin que rien ne fut entreprins contre raifon, que chacun fut contenu en fon deuoir.Ces Baillifzamp;Scnefchaux efloient elhtî fèdentaircs ne bougeans de leur Prouince, rendans la premiere iufliccauxfub-pieôhsjôé leur appel relfortifroit deuant la pcrfbnnc du Roy en fon Parlemêt, qtii pour lors efloit ambulatoire, comme il le futiufqucsau temps de Philippesk Bel, ou de Loys Hutin qui lâarrefla fedentaire en la ville de Paris, au lieu que le^ Roys
HVESCAPhl iWï 35, LIVRE Vl. . 33^ \esKoys (es predeccffeurs à certains temps de Varmee tenoient vn P arlement folennel, autrement nommé affemblec generalle auquel fe vuidoient tous affaires tant ceux delâeftat, que ceux qui toueboient aux particuliers, amp;c les appellations des appellans iugees.
EtcommelcfditzRoyspredcceffeursdeCapetfefuffent tellement oubliez enlcur deuoir,quâils ne faifoient aucune iufticc à leurs fubieftz, que par leur 5 nbsp;nbsp;nbsp;quot;
lafcbetéilscuffentlaifféprefque pcrdreles anciënesloixôc couftumes dePrace, a en:, Capet les renouuella toutes,aufquelles le premier il f affubgetittreffagemet^ar cellepreuoyaceluy rédit fon tegne paifiblc,lequelillailfaftorilfanta nbsp;nbsp;po eri
téquiencoresauiourà âbuydurc.Etconfiderâtlemalquieftoitautrefoisadue-nuà laPïance,decequelesEaftards eftoient aduouez départagez e ga cment auec les legitimes,il déclara que delà en auant aucun Eaftard ne eroit a uoue cnlatnaifondePrance: Se quant aux puifnez il leur ordonna certaim parta^^es
, QUI depuis felonletemps,ôe lesbumeurs desRoys,ôeles affaires duKoyaume, Qntetóaugmentezouamoindriz,defeloniceuxmjsplufieursreiglem^^^^
\ toutiboulut que delà en auant le tiltre de Roy ne feroit donne qu al aifne,qui \ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;auroitdroitfouuerainfurlesautr\es ,lefquclsferoient partagezen Comtezre-
Ieuans delà couronne,de luy eu feroient hommage. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;_ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'
Nous auons dit cy deffus quebien que les anciennes cbczamp;t Comtezcuffentdes Gouucrneurs, es lieux de vi nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, nui de tout
mentà la couronne,fieff ce quily auoitdes Serveurs Ae^ioroorietc téps en auoiétla iouiffance,fans queles Roy s les eu ent ru nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;lt;nbsp;Xmandic
deleurbcrinne Carions temos denantHues Capet,lesDucsdcNorma d , Qeieuineriuge.c^ar longtemps nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.^;qp5\esleursDucbez,ddes Cotes de comt« Here
debourgongne,dcd Aquitaine tenoient paiiio nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nui amp;
Ioulonfe,dePlandresh' Muergne, de V ermandois, d Ãniou ll.oientbereditairesenleursComtez,lespoffedlt;dierupm 1 nbsp;ernea .
NerraqnetoutainfiquelesRomaiusauoientradis es nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;leurstiltres
k nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;lefque\lesncantmoinsheffoientfausauolïleursRoys,ioui
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;gneutsdebtance,teno'ieiat comme eiapartage des oys,pattie
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;\iince qu ils auoient en fucceffion detoutteps .En ccsHucEez dz Comtezlaerc-^
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;quiy eô.oient,5)lt;. auxautresEucnezocLgt;ôuatet,'qy\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;. ..
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;couronne,ilenduradoucementqueceuxqqilâen.NOU met empare , nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, nbsp;p-yârpdnôJe
bllent,C;qùi\bttdtpomnauoiraffezdeforcepom\emrefiffer,qt^^^ gnetleur amitié,de pour auoirltiy mefmes moffreVe cVaeminaux au m ,p.
furpatib qùil audit faite de\a courbne. Qm)y qui\ en fort, ut que nbsp;ape *
mentaftlbbiaeut de ceux qui défia effoiét allez grads ,011^11 auaea ceu q
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ridioientquebenefieiers delà couroiane,ou cpad euff. donne es nbsp;lens e
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;g\ifeparleique\si\effoitparuenufebmecy deuantnous avionsmonVtteiacev
\ qidNOuloitsaigner de attirer afoy , fi apperti\ cpiâil fvitle premier çpiiren \ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;les grands ftefsEer éditait es, enfumant ce cpieCÃarlesle Grand en avioit co nbsp;nbsp;tÃwesçATC
\ mencéainfi cpienous auons monffré,comme ainfifoit que de tout temps en çe». \ nbsp;nbsp;nbsp;Gaulle,lesbarontiiesNenoient defucceffion,de qie deslapremiere generation
\ nbsp;nbsp;nbsp;desRoys debranceon entrotiue desPancartes.Quant a Ce qviitoucne es air
\ nbsp;nbsp;nbsp;ries nous auons dit tant ala Nie de Cliarles le Grand, qtie cy deffus en ce ce
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ceditHues Gapet,epre ce fuff pltifiofl. ledit Capet tpitlç^ erigea que G lar es,
334 ⢠HVES CAPET ROY 35. ROBERT ROY 3^^ ôc bien quâen aliénât les grands fiefs il femblafl que Capet eut beaucoup dri le domaine Royal, fi eft ce quâil le fortifia par hommages, amp;nbsp;par nod^^ Ordonnances bien amples quâil fit furie Ban amp;nbsp;Arriereban iainftituépar^ ^eanet^rrie nbsp;nbsp;nbsp;le Grand(comme nous auons dit).Car la confufion de toutes chofes^'id
reban. Ré fi grandc,durant les régnés des fuccelfeurs de Charles le Grand, qd^dOf lement cefte inftitution de Ban amp;nbsp;Arriereban auoit efté corrôpue,mais aüi * tes les autres faites tant par les premiers Roys Merouingiens, que par Charlcs,de façon queCapet fut contraint de refaire tout de neuf,le corpsâS ftat, rabillant les membres qui en auoient efté couppez par le defordre qdi) uoit longuement régné,
Hues Capet fage amp;nbsp;aduifé Roy, premier de la race des Roys uons eu depuis,fuccedaRo b e r T fon fils,que le pere de fonviuât auoit ronncr,amp; régna 34.ans. Au commencement de fon regne vn appelle fiJd gouuerneur de Meleun pour le Comte Bouchard,le vendit à Othon Chartres, lequel ne le voulut rendre à Bouchard, quoy que le Roy IcluX fouuent commandé. Araifondequoy lacharge fiat baillée à Richard⢠Normandie de le recouurcr,qui finablemcnt le reprint,amp;le rendit à bouci* Guerre en aprcs auoir fait pédre le traiftre Gaultier. Il fefmeut lors vnc guerrepot^*''^* feurgon^ne. jntercft duRoy,pour ce que fon oncle HêryDuc dcBourgôgnc eftoit fans enfans. Apres lamort duquel qui fut lâan loqi. les Eftats de Boufgogj*®^ eftoient mal contens de lâadoption que ledit Duc Henry auoit fait poutW ceflion du Duché en la perfonne dâOthcGuillaumc Cote de DijoUjpoutt^^H, J ledit Comte eftoit homme plus religieux amp;nbsp;paifible que belliqueux 5c p^ seurguignL quc,amp; quâilnâcftoit pas hommc qui pcult refifterà ceuxqui enuahit'o*^âââ. pays,ils fc rebellèrent, amp;nbsp;eftans diuifez entre eux ( comme il fe fait en tels a
res ) aucuns appcllcrent Landri Comte de Neuers leur voifin, pour citrc Prince amp;nbsp;Duc, les autres fe retirèrent par deuers Robert Roy de France prenepueu du feu Duc Henry, amp;lc prieret vouloir prendre la protc^iooc gt;nbsp;du pays,comme plus proche du feu Duc Henry,amp; auquel pour ceiveca appartenoit le droit du Duché, attendu que lâadoption dâOthe Guillaume^ 'uoit efté extorquee,amp; faite par lâimportunité de la Duchefle Garfindc famcifj i^obertauec ^la grande dâiminution du droit lignager, amp;nbsp;des parens du Duc Hcnry.LeM ynearmee nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;entra en Bourgongne auec bonne Sgt;c forte armee,mais défia lâclroit t
en Sotfr^»n~ ^ne.
famine dâA.itxerre.
Sommattan iticnxdâ^H xerre.
dri Comte de Neuers enfaifmé de la ville dâAuxerre, fchant enfermeâedi^ auec plufieurs Seigneurs amp;nbsp;Gentilshommes tant dupays quedelcsiubic deNiuernois, amp;nbsp;grand multitude de foldats pourladeffenfede la ville jhns menu peuple des lieux circonuoifins qui à la venue du Roy Robertamp; ne Ion mee fenfuirent auec tous leurs biens amp;nbsp;beftial dedans icelle ville, dcmaniei^ quâil nây auoit viures pour nourrir longuement telle multitude.Robert auicge îa ville fi eftroittemcnt,quelesviures commençans à y deffaillir, ceux de de commencèrent â murmurer contre le Comte Landri,di{à ns quâils n auoiet qi^ faire de fexpofer eux leurs femmes ôcenfiins alamort pour la querelle du Cote Landri. Lors le Roy eftant aduerti par efpions de la grande frmine qui cftoit dedans la ville, fit dire a ceux de dedans par vn trompette quâils enflent a fc rendre a fa deuotion, ôc liurer entre fes mains le Comte Landri dedans huitiours, ou fils efioient prins par force,ils {croient tous mis au fil de lâefpce, fans aucune mifericorde. Aceftcefpouuentablefommation tindrent leshabitans conlej
ROBERT ROY 3lt;^. LIVRE VL
⢠335 joel
Scaduiferent quil cftoit plus expedient de fc rendre à la mifericorde du Roy quieftoittrefdouxamp;;trcfmifcricordieuxPrince,quedeprDuoquerfafureur.en , pcrilli eminent,attedu mcfme que fans coup ferir dedans peu de lours, la ville ft prendroit dâclle tncfme par famine . Seftans ainfi refolus, ils firent ouurir les la n-pottes au Roy, amp;nbsp;luy mirent le Comte Landri entre les mains, entiers leque o» toutesfois il n vfa dâaucune cruauté.Les autres bonnes villes du pays de V Auxer rois entendans la prinfedclavillc d Auxerre fc rendirent au Roy, ôc nerc oit â lueli villeamp;à afteau dâAualonquinepouuoiteftie perfuadeede le rendre. AceftecaufedeKoy délibéra dây alleren perfonne mettre le licsc. çatl'efoaee de trois naois fans le pouuoit forcer, ny amener a ration ellant ledit Cliafteauttesfoite place. It difentquelciuesYns qu ainfi que le Roy [onpauilloncbantantvnbyir'tteaDieuengtâ e 'euotion, ap nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;n uBoutjo»*
ttedestnuisdâAualontombercntpatterte.Infinilprintla ville, Uuald,8ttotitelaBour56gnelaquelleenïaniooMUonnaav^^^^^ peliaobettcommeluy^Incellesuerrele Roy »Squot;«'
, St RÃ eles. Car leur DucRiebard 3. du nom faccelfeur deR.chaid a. auec vne
bonneatmeefetrouuaà fonfccours. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;4,1 CnmtcRenauld«
di^mte,vnnommeLeoteïicafoiincpu nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;sedeYautbotitcà uPapeamp;c
««llefttçatïeleaiondupeuple,6cdesEueCq«esA^^^^.^^\^,^^^
duRo^j ,On dteffavnc armee pouï cbafticr nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;pns nour\e peu dâamitié .. gt;,
quelt Roy y eftoit enpetfonne, K.n°Aâerdueleut bbnevolonté, fîS' fZ
poïtoientRscitoyens,cognoiiianto nbsp;nbsp;^â,,^;.cm\euïsporte? auRoy.
ileftioitmalaffeuré.Euxmal affete entiers â ç dedans vne tour Ceq«if«tcau(e,queRomondneçout^m^î«^^^^^^
auee quelque nombre de fes tommes.O nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;oneques permettre,
l Steeuxquteftoient dedans,toumtfo«^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;epoutleçeu devîntes, qnll
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;y a\ioit,cllc (croit incontinent aSamee.Ce qm nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;:ùfgt;tX-vic
«ptCaVrornonà ,onlâcnuoyaenvri(onpcrvetue^e^^^^^^^v^^^^
bc debat du 'Duc'né de Lorraine en^cn nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ç (elon aucuns^ de
Tranc^ois nbsp;Allcmans,pour ce qu apres nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;deNorembert fucceC-
ceCbarlcsqueCapetauoittenuprilonnier, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;7 , , nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^Godeffroy bis
(euralErnlredOtbonletiers ,donnaceDncWe^^^^
w., ,â¢Â» a⢠nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;K S-t'lquot;â-
\ mn(iresentretousautresDonvranqois,pqy'- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;_\-Ae,Cpc forces Slt;.vou-
\ nbsp;nbsp;uetnesvÃesWlrriperenrHenty,\eqne\fonyin^amp;^^^f^^^^^^^^^^^^^^
\ nbsp;nbsp;nbsp;\M«.reeouuiet'Va\entienneséà 'iaKiegea,maisa uettiq _âviuanit\enfaire,ac
\ nbsp;nbsp;nbsp;ptoeboit,i\\enafotifiege,amp;cmircbadenamGari ,01^^^
\ voyantqùiXtranaiWoitenvamapresoesvilles.âennfiRtU ,h-B»r \ pays,btuRa.ntamp;. mmmonteeimily nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;;^qqj jc'adoLervnebataille '»
\ nbsp;nbsp;(ecoutsdtbranee,qu Apeu\t.(nmre awarder tes V nbsp;nbsp;nbsp;â¢Â» nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;n ce deaaR.
\ nbsp;nbsp;nbsp;aux KWemans .Ce o^vtdÃaWott B.eccRa:trement (aire ,pou nbsp;nbsp;nbsp;p_ ^Ar,ecent\aSrdit
\ nbsp;nbsp;YAcarttruoirtsds ('aec.otderen.t^b^bn(oubs condition yq nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;V
â nbsp;f., nbsp;33^ ⢠nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ROBERT Y. 3 lt;î.
Valentienncs Zc Valacrc au Comte dc Flandres,qui dorefiiauant les ticndfo*'^ gmJ It hommage de lâEmpire. Il regnoit lors vne telle pefte en France amp;
Icmaignc, quâil fembloit que Dieu offence voulut aduancer la fin de tous humains, amp;nbsp;mouroit de iour en iour vn fi grand nombre de ces peftiferez*! ne pouuant fuflfire .à les enterrer, on eftoit contraint faire de grands charnierâ cimeticres,amp; les ietter dedans à monceaux,lcs vns tous roides morts, tres encore en lâagonie tirans à lamort.Toutesfoisfappaifant lâire deDieu^^ maladie ceffi.
£ntreutue et fMxJel'Em fereur du Koj,
Com-tiJ Em-fereur^
En ce tcmps,lc Roy Robert,amp; lâEmpereur Henry le trouuerent lur larnâ du Cher,auec des principaux de leurs pay5,amp;parlcmcntans en ce lieu paix entre ce Royaume,amp; lâEmpire. Apres laquelle, Henry deuint tant1 quâil cognut là mort dire procnainc.Parquoy il affemblales Princes gne pour délibérer de celuy qui luy deuoit fucceder,amp; leur cofeilla rad fils deConradDuc de Vvormes.Ce que firet lesAllemas lors quâil fut cognoiffans bien quâil le leur auoit côleillé pour leur bien amp;nbsp;non pour vne dion quâil luy portail, veu que durant la vie, ilnâauoit oneques fà idcasac Prince Conrad.Lequel allié des plus grandes mailons de France amp;nbsp;dâAlIetââ^' gne,apres quâil fut Empereur renouuellant la paix auecques les François,do'âââ , la fille en mariao-e à Odon Comte de Champaigne. Sgt;c fit Raoul oncledcHââ
Ptutfton de nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1 -r. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;⢠nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;⢠nbsp;nbsp;nbsp;1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1 r rp H
^4 sour^oa- pcrattix vjilile, Roy deBourgongne, quitouhourstintlepartiderrance.*^^ fault confiderer que la Bourgongne eftoit diuifee défia en la façon q-uenous voyons auiourdâhuy,amp; que le Duché eftoit au Roy de France, amp;nbsp;leRoyauiâ^ qui eftauiourdâhuy la Franche Comte, eftoit comme Apannage delEmp'^ aux fuccelTeurs de Bofon Roy dâItalie.Or à celle donation faite à Raoul,cîâ
_ . depuis de grandes guerres entre les Roys de France, amp;nbsp;les Empereurs. Lesp'* dnekaTurs ttUcurez hiftoriens difent que lesElcdeurs de lâEmpire furent en ce temps delâEmpire, ôc iiiftituez ôc non au temps que nous auons dit cy deffus, auquel aufTînousi lions fait double, amp;nbsp;eft plus croyable que ce ay t efté de ce temps, dâautant tous les hyftoriens lây accordent.
Enuiron ce téps,mourut Baudouin Cote de Flandres furnomé Belle Barbe, luy fucceda Baudouin fon fils,qui eut à feme fille Ãlis ou Alis du Roy Robert» de laquelle il eut Baudouin Comte de Hainault, ôcRobert Cote de Frifctamp;VO^ fille nommee Mahault qui fut mariee a Guillaume le Ballard Duc deNormaU' CrW/ pria Lqj-j Gothelon frété de Godeffroy Comte dâArdenne eftoit Duc de Loi' raine,Richard3.Duc de Normandie, Sc Geortroy Grilegonnclle ComteûA* iou,auquelHues le Grand auoit donné ledit Comté, à ce quâil tint fon parties guerres ciuiles qui regnoient lors pour le debat du Royaume. Ce Godeffroy eut vn fils nommé Fouques qui fut pere de Godeffroy, pour fa force amp;nbsp;vaiHan^ ce furnommé Martel. Le bon Roy Robert apres auoir régné feul 54. ans, tret' Monde Ho- paffa lâan de grace 1030.amp;fut enterré à SaintDcnys.il fut plein de bones meurs S)C conditions, deuotieux, iufte, clement, amp;nbsp;vaillant, amp;: ne fe trouuc pas çueii-mais il deftituaft nul des les officiers, fil nâauoit forfait. Il ayma amp;nbsp;nonorales lettres amp;nbsp;les hommes lettrez, amp;nbsp;eftoit tant religieux que durant fon loifirilue bougeoir gucrcs des Eglifes.il faddonnoit fort a lâeUude des fciences libcrallcs ⢠. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;amp;nbsp;encore plus à celle des là intes lettres , effayant par tous moyens dâenfuiurc
yer'iftde^- ccux qui auoient bien vcfcu.Il fit des Antiennes amp;: Rcfpons qui furentrcccuz, amp;nbsp;approuucz de lâEglife vniuerfellc, ôc encore auiourdâhuy le chantent pari«
ROB. ROY HENRY I. ROY 37. LIVRE VI. 337 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.
Lglifcs, entre autres celles qui fe commencent . SanBi Spiritus adÃt nohisgra.-
tM ; Hierufalem: Concede nolgt;is Domine'. Cornelius Centuria. Et fa femme nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,
Confiance I ayant prié de faire quelque chofe pour lâamour amp;nbsp;en la louange ,
delle,il fit non enlânonncur dâelle, mais en lâhonneur de Sainét Deny s ôc de fes
compaignons vn Rcfponsqui fe commence. O ConfiAntia tSldArtyrum laudd-
tills-. 8c cuidoitladite Confiance qui hentendoit pas le Latin, que ce Refpons
fut en fa louage,Ã caufe quâil commcnc^oit par fon nom.LaditeConftancc cftoit
fille de Guillaume Comte dâArles, amp;nbsp;de Blanche fille de Godeffroy Comte
dâAniou. Arles autrefois fiege Royal nâeftoit plus lors que fiege de Comte.
Robert eut de fa femme Confiance deux fils, affauoir Robert lâaif né, ôc Henry. hrt.
Ledit Roy Robert, vn peu deuant fa mort, auoit fait fon ^pticr au Roy axi-
mefon fils puifné Henry ,pour auoir cognu enluy ,vnefprit ôc vnentende-
ment plus capable de commander qu en Robert laifec , ôc po^y ce que 1 co
gnoiuoit ledit Robert trop lafche,ôc mol, ôc de trop foible efprit ôc corps pour
lubflenirlefaixdc la charge, ôc du gouucrnement du Royaume,11 voulutôc
ordonna que ledit Robert fecontentaft âivi Duché de Bourgongne. Toutes- teK.
feipXdeccxily e«vn granddAatfut ccù. comme nous dirons bien â'beVoykobetteftoitfi deuoùemc,quele ioutdétonnes
, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ençttftre,ScconbriMliCbartte,Scies jnudeges Scdroitz
uoit donnez H'EgliCe Siinft Denys,Sc y en donna nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;jjiip, Jl.:
' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;demeni fonbeau Royaume de îtance dâEgWcs, amp;nbsp;de nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;' lt;l«â f« «r.
lt;\nelsilfondaïbg\ife\aina Nicolas des Champs lez klifonValau.âsclelieuoueftdeprefenrlemonaftereScdofture^ lindes Champs. 11 fonda aulTi VEglife noftte D»^'des
AOileanstghfe noftre Damedebonnes nouuôles 5c 1 gnan,SainiHilalteà Volftlcrs.^â';''^%'''â'quot; nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ffnnà Ãuthun.Sut
\ SainiRiculcà Senhs,NottreDameaEftampes, 5c ami * \-i - .-i .i c,,yÃ.
\ loniilennchli giandemeni lâEglife Saint Denys entrance
1 fibaamp;ulesChafteauxdeVitrigt; Montfort,5cdtftamnes Sa
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;amp;an;eSibaftlrïî.ohteNoltreDamedcPoiffy,out '^icllel httefaiielâE-
moyncsdclordrc Saint Auguftin,mais depuis V lippes nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â ,'i;â-,p(j
gliSedenouueledihce.Scaugmentantgtandementlemonafterey mit
(esdAâoidteSaintDomui^ue. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.âtinttouualafcience deNlufic-
que,ce\\c à ontnousNfonsà nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;lamain Vt re
Ufi(otti;\3e\amorIduditKobettappatutlonguemema^^^^ tWilt cheueVue, ôc fe firent teWes tempeffes tant de p uy es nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;g Q
defbotdansXes ttutetes eWes couuroâtentfi grand pays es p atrms qui ftbten.tvotfinesQue\Vesfemb\o'tent proprcmentvnemer, to apres nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;r,fteo*f*-
nttentvncpeRe^vnefarnrnc,qui.rneruerWeufementtourmentetentiespontes âint. . KubonôcdtuottenxRoyRobertfucceda anRoyanme nbsp;nbsp;nbsp;W fonfds
puifné patV ordonnance ôc detrnerevoVoté de ton per i^Ceqnr enge ra egran i.KOX, des dÃentrons entreXesVrinces,ôcSeigneurs,ôcfâenfuffent enfututes e gran es yj, guettesanRoyanrne^fans\aûmà dxtedeRobettgt;q^dtfetafe^ agnerte es
HENRY I. RO.Y 37.'
fon commencement.Gonftancc vefue de Robert, amp;nbsp;mere des deuxfrercs,ö' don Comte de Cbampaignc amp;nbsp;Baudouin Comte de Flandres, fouftenoieÃ^ la caufe de Robert, voulans que le droit amp;nbsp;lâordre de primogeniture futgard^» fuiuantlavolontédelaRoyne Conftance amp;nbsp;les vs, couftumcs èc loix deFfï' ce,quiadiugenta lâaifné fils de Roy la couronne amp;nbsp;à tous autres aifnczlapli^ grande portion des biens,de maniéré quâauecques groÃe troupe de la NobW' Unit le, ils prindrent les armes pour maintenir le droit de Robert,qui toutesfoJJ comme homme fimple quâil eftoit ne faifoit pas grande inftance de la coufon* ne. Maisileftoit fort eftrangemcnt animé parle Comte deChampaign^^^J luypromettoit quâil le feroit Roy de France, fil luy vouloir donner la
Comte de de laSeigncuric de la ville de Sens. Dequoy il fit tranfaélionauecquesJf^*'' chami,lt;ti^ne Robert,dont il fut apres grandement blafmé, dâautant que par auarice,^7°^'^ bla/me. proffit particulier, il allumoir la guerre entre les freres, amp;nbsp;non pour le éc'
uoir amp;nbsp;fidelité quâil deuoità la Couronne, comme fiiifoitle Comte de dres quide fabonne volonté, amp;nbsp;fans demander aucun loyer, entrepriot guerre. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â
Dâautrepart Robert Duc de Normandie fils du Duc Richard deuxieFâ^ tout accouiluméaux guerres domeftiques ôc celles dâentre les freres poiitJ' noir guerroyé les hens amp;nbsp;efté guerroyé par eux,eftoit du party de Henry luy enuoya au fecours la plus grande partie de fit plus accortc ieunefle. fr^?enÿZ partiÃns de Henry auoient prins les villes de Senlis, de Meleun, de Sens, grand regret du Comte de Champaigne, car câehoitee quâil demandoit. Si Robert eut voulu femonftreraufli hazardeux, que fon frère, ils fefuHentdon-nez vne bataille, amp;nbsp;eulTent faiâ: efpandre beaucoup de fing, mais il hn Foü' cioith peu quâil demonftroitaHez approuucr le Sacre de fon frere,cftimetâiil
â J. , vaillant,amp;quâil voulioitfuiuantrordonrrancede Ion pere, luy ceder Ion droll) â contanter de fon Duché de Bourgongne, ne voulant pour fon ambition, Elire mourir la Noblcflc de France ny'|)arvne guerre ciuilc , ruiner le RoyaU' me. Au moyen dequoy la Royne Conftance qui au commencement aniÅoit lâaifiié cotre le puifné, iây accorda,ia {âennuyant de cefte guerre, amp;nbsp;futtoiifiouf^ Merehamree aufiî bien traiclcc amp;nbsp;honotce du Roy Henry, quâelle euflfceu cftre de Robert. Enquoy Henry fit mieux le bon fils enuers elle, quelle nâauoit faitla bonne mere entiers luy.
Le Comte de Flandres amp;nbsp;les autres quiauoient tenu le parti de Robert,fi defifiercnt de la guerre, amp;nbsp;vindrent au nouueau Roy, qui oubliant cequib auoyent faiél contre luy, les receut fort gracieulemcnt amp;nbsp;en grande ami' tié, ne voulant au commencement de Ion regne , famufer aux vengeances, ains vouloir iceluy affermir par reconciliations, amp;nbsp;par les bonnes volontezdes Le Comte de Champagne fut bien marri de ceft accord,pourfevoit deccLi delâefperance quâil auoit eue dâauoir la ville de Sens. Adoncquesilfemi' ta dedans ladite ville, amp;nbsp;par fon infatiableconuoitife, deliberoit de la garder, mais fe voyant contraint dâen fortir,il commença de prétendre à autrechoïê,amp; principalement au Royaume de Bourgongne quâil dehroit fort.
Le Roy Raoul deuxicime ia vieil, amp;nbsp;nâayant aucuns enfans èc fe voyant tourmenté par les frequentes rebellions de les fubieôts, auoit délibéré debail-Cdufe de lej-fou Royaumc à lâEmpcreur Contad, amp;nbsp;en communiqua fa volonté aux Sei-Cîww. gneurs de fon confeil, lefquels trouuans cela bien fort mauuais le fuppliercnt dene
/
HENRY î. KUï i7.LlVRE VL nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;339
lie ne les vouloir foubfmcttrc à lâobciflancc dâvn Prince eftraiigcr, duquel ils
nâentcndoient la langue,luy remonftrans que ceftoit vne des maledictions
qitDicu donnoit aux mefebans peuples. Sur ce pciint, ce Comte de Cbampa-
gne Odon , ayant entendu comme le Roy Raoul de Bourgongne vouloir
donner fon R.oy aume à quelqu vn, vint vers luy, ôc le fupplia que pour le ref-
çeâ; de conCangumitc, il luy pleut le préférer aux Allcmans luy quilseftoient Princes eftrangers, qui nauoient moyen de deffendreles fub- 2oHrgô.^«f.
iccts,defquels ils eftoient edoignez de G grande interuallc. Q^e quant a luy
ilcftoit du pays ayant la Cbampaigne voifme amp;c aboutiffanteà la Bourgon-
ene,amp;à celle caufe ayant plus de commodité de fccourir la Bourgorigne, que
les Allemans qui en eftoient loingtains . Outre celuy promettoit Odon, de
luy tendrefes fubicéts obeiffans, les amener à telle ration, que par apres ils
lîLroientâpoint dâenuie de Ce rebeller. Raoul ne voulant condeteendre a la
pnereAauxbelles remonftrances du Comte arnbitieux,ferefolut de donner
fonRoyaume à lâBmpercur Conrad,enfaueur deGifclle Imperatnx faniep-
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;. ,1 refn«i amp;. deccu de fon efperance délibéra de
Le Comte fort irrite de ce retus, 5cdeccuaeton cLv nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'
l nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;unter pat armes, ce quâil n auoit peu obtenir par paro es, au q
\ lâbmpLr cftoit en Hongrie gt;nbsp;il penfa que par 1 abfence
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;l^onLyendefotcerlebon homme Raoul,de reuoquer fa
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Vuy donner fonRoyaume, lïiefmement ayant bonne intelligenc^^^^^
1 r à 2 r ⢠nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;A?eftoient pas fort aftcCttonnez a leur compiwn
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^«V^'^^^ïands Seigneurs dice y q nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ptomclfes . Le Comte entra en acre's««â
\ MComte gatgnajat '1°â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;delà çVus ptt de
\ Vîeut^ne eueeciues vne nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;à e ce eiuedeut les attott
1 donnez a vn eftranger,ne fqattottde quel col nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;c nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;mures
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;peine il enuovaà lTmncreur Conrad,fa Couronne,fon Sceptre ^.lesatur
1 P ine,iienuoyaa iLmpereu r v ⢠⢠nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ffts dudit Bmpereur,de Bour^on^ne;
V ornemensRoyaux.amp;c inftitua lonncritter ne y nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;icAit
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.SttConmd de nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;r
\ nbsp;V-â¬l-,vmtenASoutâ
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;lamortduRoy Raoul auoit euplusbcauicu que tou , nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ersluy ce du Comic
1 vtóeutsvtWelfottes, Odontsquot;tWt\avenuede\tmYeteot
1 defaConted\ets,â¢tde\avMtdnd«Odon,luY^®°â'^quot;quot;quot;X?toquot;tJt^^^^^^
1 STOitttnoitdeljtenijtes.efta.ntfilsdefiâJiioV't' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^tü.orVieçltentQue
1 ^Yusefeea neUfon ïAs. ü^nAnt.a,e eWle
1 teamp;\eKov'Kiou\,»iome\t\deuon.Vuamp;emenguece nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;At'P.QvivCTon-
1 cefccstdeleamp;i^^ltdtt.nelettvjefc'neienfondsoitdu. aâ iâ g^-uÃ.
\ ^ee. rtmeetem eonÃtdemnt tpeledk ^«A^nte .eftottdu eoamp;e des W
\ nbsp;nbsp;nbsp;fesnatdaiSiut Miuivs âMletra.iç,ue,amp;. tYttleoutotttuiroes
\ nbsp;nbsp;nbsp;XerraneeaupottdeMatfeille commodité fort fearitc pout otm
\ téauxbmpereuts dKllqroaigtte dadmiriifttet nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^nuelesRua- c»mwd«l
\ nbsp;nbsp;nbsp;ftedl.talie,dBfpaignc^5cd Afticme,patlecommetced nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1
\ nbsp;nbsp;nbsp;-{«eutsu»oteummiueu,itusnuoteuteamp;Uuvnmiteufam^^^
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;?)tbnages,fausaucun.moyen.demettte\ateft.edel\ots,qu nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;t^ciAvocbe
\ Wsvoifms nbsp;nbsp;pat emprunt ,l^fit tefponfe que ton nbsp;nbsp;Wy plusptotU
340 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;HENRY I. ROY 37.
*â que foi?neuca,amp; que rien nâeft tant noftrc que ce qui nous eft donné liberality ment, mefine par donation teftamentaire, amp;nbsp;diipofition de dcrniercivolontt' Aceftecaufe quâil prioitOdonfon ncpucu,dcfc déporter de prétendre droit au Royaume de Bourgongnc ou il nâau oit rien, ny occafion dây auoir, aurrt' ment il donroit ordre de le faire retirer. A quoy ne voulut obéir Odon,perl^ uerant de faire la guerre, amp;nbsp;à celle caulc lâEmpereur marcha en Bourgongnc Et Comte nbsp;nbsp;auecques fon armee quâil auoit rà menee viôloricufe de Hongrie, amp;nbsp;chalfa^'
thejfe'p^r don, Ic pourfuiuant iufqucs en Champaigne. Odon fc voyant delaiflcâ' lEmfereur. tous, pour cc que premièrement il fclloit déclaré cnnemy du Roy de Franrp, que apres il auoit tant olfcncé les Allcmans , fut contrainél par need'*' té (qui eft la feulle domptereflede lâorgueil apres que la raifon nehptfâ cftre) de quitter toutes fes haultcfles amp;nbsp;fc rendre à mercy a lâEmpereur
14 Bowr^o»- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;oncle , qui luy pardonna fans aucunes là tisfaélions. Ainfi dciricunn
gneal'Em- Royaumc dc Bourgongnc à lâEmpereur Conrad, qui en print deflorspo**^' filsHenry heritier vniuerfcl du feu Roy Raoul.
Accord entre l'Ewpereur Cr le l^ji fur ht Bour-^on^ne.
Prlnctptitt-
tenir comme principal membre du Royaume de Bourgongnc,futûiâ:c vijc compoÃtionlan defà lut 1034. auecqnes Henry Roy de France, afià uoir partie de Bourgongnc confinante à IaChampaignc,dcmourroità lacouron' ne de France, amp;nbsp;lâautre partie que nous appelions auiourdâhuy le Comte Je* moureroitdu coftéde lâEmpire.Ainfi fut le Royaume de Bourgongnc ftp' primé amp;nbsp;réduit en pluficurs prouinces, car vn peu au parauant pluficurs PflO' ces tant cftrangers que naturels dudit Royaume, femparcrent amp;nbsp;occupcK« fur le Roy Raoul pluficurs terres dâiCcluy , lelquelles ils erigerent lors en grandes principautcz,amp;Seigneuries lbuuerames,c0mc Beral dcSaxe,IaSauoyc,(lgt;Ji l^cieme^quot; (^^cque quelques vns difènt ) fut lors erigee en Comté, Guiguc le Gras,It Bourgongnc. Daulphiné,amp; ainfi des autres. Deflors les Empereurs dâAlIemaignefenomtnC' rent Roys de Bourgongnc, amp;nbsp;iouirent dâArles amp;nbsp;de fes defpendances lâcfpac® J de cens tränte ans iufqucs au temps de lâEmpereur Arnoul, ou Arnulphequt - nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;le tout fut de rechefréduit en Prouince.
Peu apres cela fait, lâEmpereur Conrad fe tranlporta en Italie, pour ce que les Princes Italiens ayans apres la mort dc lâEmpereur Henry, demeure trois ligues^^Af ans fans Empereur, nyfuperieur, auoient enfemble iuré amp;coniurécnvneaf' * Icmblec generalle dâiceux, que tous enfemble par vne ligue amp;nbsp;confederation folennelle,amp; par armcs,dcftendroicnt leur liberté commune, là ns plus endurer leioug dâaucun Empereur,ny de la lcruitude.Et que toutes amp;nbsp;quantesfois quâvn nouueau Empereur entreroiten Italie,ilsfc ligueroient Sc mettroient leurs forces enfemble,pour lâen empefeher, 8c pour lâen chaffer. Conrad donc-quesaduerti de ces menees, entra auecques vnegrofle armee en Italie,amp;0' don entendant le voyage dudit Empereur, amp;nbsp;la caufe dâiccluy, penfa quâil y fc' Comte de roîtplus longuement quâil nâauoit cfté CH Hongrie, eftimant les affaires dlta-Chapagneen Jjç JjfÃciles OUC IcS aUtrCS.
tirmes. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;T nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â i nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;i
Parquoy ne le pouuant contenter de ce qu il auoit, il recommença la guerre,amp; entra premièrement en Lorraine,qui dependoit de lâEmpire,amp;pourmon-ftrer quâil ne vouloir point feulement piller, ains gaigner pays amp;nbsp;faire guerre, il afliegea la ville de Thoul, dont les citoyens ne fe doubtoient point,fcachans bien quâil feftoit rendu â lâEmpereur. Toutefois ils fe deffendirét fi vaillâment, â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;amp;nbsp;firent
HENRY I. ROY 37.LIVRE VL nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;34X
St firent tant de faillies, Sede iour Sede nuiót,qu Odon rie fe trouuant affeuré en
quelque temps,ny lieu, fut contraint Icuer le hege .Puis craignant quon pen-
lad quâil f enfuit,il marcha deuantBar, ôc le trouuant defgarni de toute deffen-
ce,il entra dedans .11 eujl effrayé merueilleufement tout le pays deLoyaine,
finon que Gothelon Duc de Lorraine fort vaillant homme ne voulant fouffrir
que fon pays fut ainfi gafté,fe trouùa au dcuant,amp;luy donnayne rudeamp;hirieu-
lebataillc, en laquelle il demeura vainqueur , amp;nbsp;enuoy a la bà nierc d Odon a
lâEmpereur qui eftoit en Italie : donttantluy que fes Allemans furent fi con-
ttmLe déformais fes affaires fe portèrent mieux,5e plus heuteufement contre
les Italiens. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;r r j r
Açteslamort de Conrad fonfils Henry ttoiGefme du nom furnommele f..«.
Norr^fut Empereur,5e continuantlallrance quauortfonpereauecrpueslesta-
Seis.Aefpoufa AgkesfilledeGuillaumeDucdAqmtame. LesdeuxfilsdO-doMttffiambiticuxquclcperepattagcrentleutstctrcs, e que es ïûeuraSeigneut de'Royes en CKampaigne,5eTlnbaulteutChartres,amp;T ours, quieftoiil reffe de ff grandes Seigneuries quauoient poffedees leurs an -
ft es.-îbWt effort le plus entreprenant,
a^ptequeluy qurfutGodeffroyMar^^^^^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'Poms. Mais fsaclrant
Touraine
queTbWty al ort pour â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Secinq cens foixante des frens de-
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ilstombatrnerrtdctellefurerrr,qucTmb nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Touranzeauxfe
nieurerentturle champ, qmfut caufequ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Jabbaifferïeur or-
rendirent DontEffrenneamp;f^f,urexperimenterlafoy,5eclemen-
hutsfaultespaffees,queleRoyleuYOlt;Stroyade on c nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;p
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;tout deNorLidiG, tantparladernierG volonté de nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Xm-nd«;
\ conWrnentdetoutlG^Guple^ Sc patlesloix amp;c coufEumes
\ fohV^ohcït affemhlant auecquesluy plufieurs mutins gen . la guette, du commencement ptmt quelques villes fut uy , p nohlefîepenltehte ademhlee. Laquelle hnamementpouïfuiuitRoh faqon, qu ellele ntint, 5gt;c 1g tendit à fon ft ete*. dont il fut oucem nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.
puis aptes laide aller . CefEe grande clemence de RicLatd fut caute de qatainfiquondit,'B.oEgt;ettlGÃitpuis aptes empoifonner . a- *d p :
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;YkchertNoulantfaire vnvoyâgeenHietufalem^ptiale^oy nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, , Cuil-RoUtn««
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;lau cas qùil mourut en tceluyl faire apres fa mortinuelErt du rt uc nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Norm*»-
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;laume fon fils BafEatd, encore leune, opal depuis conquit nbsp;nbsp;næ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â nuele
,lt;X.TCQV\X.avvuu'av3 ». nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;-___ \;rAp
Ygt;\itKÃYm cntïtwvnt ccn on ïi^c oouyXc nbsp;nbsp;nbsp;rcmoïs à e co£ciece
Vmwt êic to nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^ouî nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;cï ât ê o\gt;tco.\Y nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^iouicstovs n n.
WâùVx^oÃtcoTRTOis c^cicoAvé.K.^^rv.t ÃcXiXitïéà eÃauc.c^^â^'V^?)^'-ifes?)îxorks,ta.à t\^er^ù.OYv^eÃcme\s ÃâeÃtovceîcnt à cVGaà ivieïûï, o^xxïXxvîixxoït^oïxvt^Gt2tns,5iC c^ KVirvCoraiG à eYgt;iGt^^^^^ SiVe Duc. g ouï
Y 'ü)
V
, ,.J 342, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;HbJNRÃi\Uï37
gongne cftoicnt ia cn difputc, à qui luy fuccederoit en ce Duché, chacun ic maintenant le plus prochain heritier. Cequi(aduenantlamortcluDuc)ni^' troit la Normandie en proyc. Lors le Duc leur dilant quâil auoit alTeuranc® j Roy de France, que cas aduenant quâil mourut, fondit Baftard fcroit inudâ fon Duché, les pria de le reccuoir pour leur Duc, amp;nbsp;ayant leur promelTe,^^' f^refinTl feurance,en leut ptefence illefaifift du Duché comme fon heritier, amp;conK flard hert- tu3, Alain Comte de Bretaigne, Gouuerneur Senefchal de Normandie, J*® ques à ce que fondit Baftard fut en aage. Robert donc alla en Aftc te la Terre Sainte fuiui dâvn grandamp;fupcrbe train, augmentant par ccftaUâ* suigt;erbe\CT voyage beaucoup plus lâire de Dieu, que lâappaifant, car il fault bicnf^' fomfedei^- fer quc Dicu nâeftoit point content que ce Ducpriuaft fes frétés legitimes
Duché de Normandic,qui luy eftoit venu de fon pere, amp;nbsp;de la fuccclfiofl^^âj predecefteurs pour le bailler a vn baftard, amp;nbsp;laiffer perpétuel tefmoignag^â fon péché. Aufli mourut il comme il fen retournoit, amp;nbsp;fut enterré a Nicen^ Bithinie. Qt^lquesvnsdifent quâil fut empoifonnepar les ftcns.Cequi^quot; uint lâan 1035.
Comte dâAnjou appelle Fouques fils de Geoffroy, ou Godeifroy tel fit bien vn autre voyage, amp;nbsp;en plus grande humilité, carilfe tranfportafâ Hierufilem accompagné feulement de deux lèruiteurs, aufquels il fit inter ils obeiroient à tous fes commandemens. Et lors quâil fut cn la ville, comme vn criminel amp;nbsp;condamné, il iè mit vne corde au col,amp; fcfiiiià nt traJ^er par vn de fes hommes iufqucsau Saint Sepulchre , il commanda à lâautrede^ fouetter ià ns ceffe auec des verges quâil luy auoit baillees,amp; arriuant enteile lof te au Saint lieu, il feferia: Reçoy (Seigneur) ton mifèrable Fouques,periurcS-' te d\An]ou fugitif. Cela eft tout certain quâil fit cefte penitence, neantmoins on nâen fefMtfouet- nbsp;nbsp;nbsp;roccafion,ny quel periure, ou autre péché il auoit commis. Ce quifà itqô^
pluficurs croient, que pour cefte grande amp;nbsp;huniblc reparation. Dieu vool'^^ que fon péché fut entièrement ccié:aufli le fils du fils dâvne de fes filles fut ques temps apres Roy de Hicrulà lem, amp;nbsp;quand la ligne maftuline de Guilfiff' me le Baftard fut finie en Angleterre, vne fille de la race duditBaftard fut marier ^ce a vn Princc de la maifbn dâAnjou defeendu de ce Comte Fouques, lequelfiic-deur des Co~ audit Royaume,amp; aux richeffes de ceux qui cftoient iffus de ce Bâftard,amp; testl^ntou nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;à 1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â *! r rr nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;tu
encore auiourd huy en régnent en Angleterre les luccefleurs. Le Comte roæ ques retournant de Fdierufalem nâeftoit point moins eftimé du monde, ny lots d'^n- mal venu des fiens, pour feftre tant humilié,ainçois chacun lâcn aimoit amp;nbsp;leo«' ^leierre tflue roit dâauantagc.
e ou^ues. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;mott du Duc Robert,lcs Normans ne pouuas oublier la haynelt;]02
CHtUaiime idÃuri de Normundie.
ilsluyportoient durant là vic,nctcnoientpas grand compte de ce quâil auoK ordonné deuant que partir, touchant la fticceftion de fon fils baftard qui lors nâauoit que neuf ans, amp;nbsp;eftoit lors fans curateur,pour ce quâen lâabfcencedefou pere, Alain Comte de Bretaisncfbn o-ouuerneur eftoit décédé par poifon que â luyauoient donne quelques Seigneurs Normans ialouxde fonautnorite.rt pour nây auoirlors de Gouuerneur en Normandie, les Seigneurs dupaysfii-foient guerre les vns aux autres, amp;nbsp;toutes chofes eftoient cxpofecsà laproyc, a uorman lâiniuftice,commc il aduient cn vn pays auquel il nây a point de maiftre. Ce dieenproye. pendant leBaftard eftoit auec Henry Roy de France, qui prenant la querelle du mineur, amp;nbsp;voulant accomplir fa. promeffe, le créa Duc de Normandie, îf
enrc-
HENRY KO Y 37- LlVKh Y 1. nbsp;nbsp;nbsp;343
cnrcccuthommage, puis le renuoya en fonDuché, bien accompagne,de peur nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;in
dcc|uelcpiecfmotion. La plus grande partie delaNobleffe du pays, fe melcon- Ã^tue pn(-
icntoitfort quvn enfant de neuf ans, ôc encore outre ce Baftardy regnaft, veu
quâil y auoit des heritiers legitimes de la race de Rhou ou Rhollon,amp; entre au-
«CS deux des frétés du deffunft Duc Robert, dont lâvneftoit appelle Mauger
ÃrelieuefquedeRouen,amp;lâautreGuillaumeComtedâArques,princefortvail tant, amp;nbsp;de mnde expetieiace, au xuoyen dequoy ,al fefaeut vjae guene ciuile
enNotmandiepoucle débat duDuché,Mus les curateurs du baftitd,quiluy tftomtfidellcsluy mitent entre mains, tous les tbrefots de fon çete, Sc les for-
coutfcs,craienant que durant ces querer nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;s,/Ã can
leurs [âyietitaffentquieuffcntçeufaitcgtan ommage J?
(e quelagarnifon dlleans, çottoit nuifance au pays d enu ton dont d auoit eu 1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;plulieuis plaintes. Les vns difont que les curateurs pr omr e .
l nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;uietle Cluftein 1 cettainiout s auquel fe mocquans de luy, pour cognoUtte la
l nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;le etalte^u a certain lou , q nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Ae laluy rendre, y mitent vn
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;queleDuc nofan^t
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'.adlantCap,raine nomme G'amp;qæ ? nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Aeuantleditcbafteau.otiils
\ liouuetetit queledit Cretpm, =1' p, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;commandale Duc de
l nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ftoitdedans,bienmuny pourfedeftenU â, â p c',j ç^nollit ,iutantà cnc
leter,dre,qni\\etendit,Sc qudncontinent eKoylehtdeta
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;leÃiiteiainaisrebaamp;it.Dâauttesdifentque nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;y Qyo,,quqVcnfoitpeuaptes
eKny ouLliantles bons nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, de-Bourgongnefouftete, cou
tellede fell Royaume,contrcleDucjfoer^
uelesaecordslaits aiiecques nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;foruftalaville 4 Nrgentan, amp;nbsp;i, e,, p
n ,quot;ââa ?°quot;' ^ nbsp;nbsp;nbsp;?s^nmron LtUou retour contrelefa^^^
ÅSâ:;:SrZ±»eftatpluslortque «res^DollesLdotmansfo^^^^^
,a\iineC.omteSK.rQues,amp;lt;.Mauger Krcbieuetcpie e nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;gââ.rent contre
VnieViiebità à euXme,amp;t oncles dupetit Duc Guillaume ,Car ç luy ,me(tnementleduGuillaurneComteâMques datantquep^^^^ ft.oitfilslegitirucdnà itVùclaatà ,leDucliéà e'blorman le nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â âmpfon,
baîi«sne{ortetourauà efiusà ucliatteauSMques,latottiÃÃia,y«ut^^,^ç^^ trouve ÃVotumes ,^ov^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;à cYrancc,
1 nbsp;nbsp;nbsp;wiui, S^DovuVcWamp;vtvVpovtuou nbsp;nbsp;touDucuc . c oy V .pvpx sttdatAt
k c\k,o\iYiou fcu\cvue,ut ÃueCtatcut dt ces^cthà .vcs, mais au nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;eftotts
\ betont cc c^ï\^o\mo\t\cà \.t.Comt.c. QuauêvXcVYuc Gm
% nbsp;nbsp;nbsp;^cÃûuoucXc ,Ãmcua Nucaxmcc aux textes à u Comte o. \tq^te.s, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;âie
gt; nbsp;nbsp;LcCercitetttaà ÃouÃecoutsVeKoy à eYtauce,lt;^û-eu^ettouue aec
\ nbsp;nbsp;nbsp;'^iiiuXuoiubveà c'^eusiXcCTu.ette ,'t\\aeu'Niotmuu'Xte coutte e y^nueXeDue
\ nbsp;nbsp;XcY,ey tttttUTi^tes^ Mc^cs,Ve Comte CtùSîitt C3.^^ttatue o.xtt nbsp;nbsp;nbsp;y yÃq
544
Dtff4!ie det frMçoit.
Zgt;futre deffeiile.
auoit fait faire deuant le chafteau dâArques,fut aduerty de la venue du Roy^ fes gens en embufeade pres des François, amp;nbsp;au point du iour, enuoya quarante hommes efcarmoucherlâarmeedu Roy,quituerentamp; abbattirent dâarriu^^â tout ce quâils rencontrèrent. Les François effrayez, farmerent amp;nbsp;montcrcni^ chcual y Sc pourfuiuirent ces quarante hommes, quifaifoient Icmblantdcfo^ en tirant vers leur embufehe. Et quand ils furent outrepaffez, ceuxdoTcmW ehe fe defcouurircnt dâvne part, amp;nbsp;donnèrent vne rude charge aux FrancoiS'^ dâautre part les quarante hommes tournèrent vifage,qui monftrcrent n auoir^'â cunement peur de leurs ennemis,pour ce quâils les rembarrèrent fi rudcméi) pendant que ceux de lâembufchc faifoient leur deuoir, que les François deffaits, dont grande partie y mourut, amp;nbsp;partie y fut prinfe.
PdHUres
met
De cela fut le Roy Henry fort irrité, amp;nbsp;pourtant ne laiffa dâenuoyer dô lires au Comte, pour auitailler fon chafleau dâArques.Lc Duc entendantb^ faite des François,alla deuant Arques, iurant de nâen partir iamais,quâil ne prinfê, amp;nbsp;donna (avenue tel courage aux liens, amp;nbsp;telle frayeur au Comte, fe defrobba de nuiél, fen alla à la Cour du Roy, ou il fut quelque temfâ mais dâautant quâon ne fiifoit pas là grand cas de luy,comme on a de couftüi^ .......... dâen faire bien peu dâvn homme pauure Ãedeftitué de moyens, il falla rcntU -^fprife':^ au Comte Euftace de Bologne pere de Godefroy de Bullion, duquel nousp^ lcrons cy delToubs. Quelque temps apres le Roy amp;nbsp;le Duc firent vn accord Æ lequel le Roy luy promit de lâaider amp;nbsp;deffendre cou ers Sc contre tous, amp;nbsp;le Duc, de le feruir loyaument.il fen alla trouuer le Roy, auqucH* leüuc. vne belle harangue, luy rcmonflrant que fon pere lâauoit fidellenaentferuyj^ que par fon fecours, il auoit gagné la caufe de fon Royaume debatue entrer j amp;nbsp;fon frere Robert. Le fupplia adoneques de luy donner fecours contre çuer ques rebelles de fon Duché qui auoient confpiré cotre fa perfonne, amp;nbsp;fonel»â defquels efloient chef Guy de Bourgongne,Neel le Vicomte,Regnaut Coin'^
Befiin, Grimoult du Pleffis amp;nbsp;autres. Le Roy en perfonne luy menavnboâ fecours en Normandie, amp;nbsp;eftans luy amp;lc Duc enfcmblc, ils donnèrentviâââ rude bataille aux coniuratcurs , en laquelle le Roy fut porté par terre dtj coup de lance que luy donna vn dâiceux nommé Guillefen . Le Comte Saint Pôl y acourut diligemment pour fecourir le Roy,amp; fcntrercncontrercnl fi furieufement que ledit Comte de Saint Pol amp;nbsp;Guillefen tombèrent par terre, amp;nbsp;comme ledit Guillefen fut proptement remonté, fon cheual fut occis lou luy par le Seigneur de Chaftillon. Neantmoins il efehappa de la preffe, amp;nbsp;fclj tira defpuis la bataille auec plufieurs des éiiemis duDuc Guillaume cnlaPo»* le vers Robert Gifcard, amp;nbsp;autres Normans qui peu dâannées deuanty cfloieâââ allez, commenous dirons bien toft. En fin le Duc demeura vainqueur, donna à tous ceux qui furent prins, amp;nbsp;qui luy demandèrent pardon, les rcmr^ clemente du tant tous cn leurs biens, amp;nbsp;cftats, faifant toutesfois abbatreleurs chafteaux, forterefies. oour leur öfter moven de fe rebeller. Les autres qui fe fauucrent
la bataille, amp;nbsp;qui ne voulurent fe feruir delà mifericorde amp;nbsp;clcmenccdu fcn allèrent aux conqucftes de la Fouille, Calabre amp;nbsp;Sicile auccques le fui i*' Gifcard.
Surquoy ilfaut entendre quâau commencement du règne du icunc v Multitude de f^idllaumc cnuiro lâan 1041. autres difentfur la fin deceluy de fon pere Robf * les Normans efloicntfi multipliez au pays de Normandie, que pour
HENRY I. ROY 37. LIVRE VI. 345 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.
leurs familles,cfmeuz dâaffeâ:ions,foit de voir pays eftrans;es,amp;:efprouueTleurs
forces à lâexercice de la guerre, ou bien que felon la couftume de Danncmarch,
Noruege, Suede, dont ils font iffus, amp;nbsp;iufqucs à maintenant foubftenue au pâys de Caux portion de Normandie, Vaifné fils de famille berite du total beri-tagc,amp;patrimoine,aupreiudicedefespulfncz,aduintque deux Gentils-bornes Normâs,vnnÃméRobert,amp;lâautreGuicbard,autres difent Gifcard,puifnez de nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;eâ
leurs maifons,allas ebereber leur bonne aduenturc allèrent à Naples, amp;nbsp;de là en nalit. bVouillc defirans paffer en Surie. Mais pour le different etmeu entre quelques Seigneursde laPouille, ils furent parlâvn dâiceux rec^uisdele fecourir contre fonenncmy,6c de fait en fut fl bien fecouru quâil vint about de luy, ôc ces deux gentilshommes acquirent en peu de temps,tant de reputation amp;de Seigneuries (picpluficursautresgentilsbommes Normans à leur exempleeberebansleurs bonnes aduentures, le retirèrent vers eux, ôc tellement en peu de temps f augmenta enPouillc ,lcnombrc des Normans, quâils acquirentle pays non feule-ment de la P ouille,mais auffi de la Sicile,amp;; de la Calabre. V oyla ce que dit lâbi-lloirede Normandie, Autres difent quâvn gentilbomme Normand nommé Tancredpour lâoccafion cy deffus dite, alla en Italie auec douze enfans quâil a- r^ncre^ uoit. Toutesfois on eft en doubte, fi ce Tancred amp;nbsp;fes enfans fortirent du pay s y-Norraâd,quc iadis on nomoit N euftrie au pays de Gaule,ou fil vint du Septen-
gt; nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;mon auât,parmi les courfes quefaifoitlots ceftenatio Septentrionalle.Mais de
dircepue ceTancredauccques fes douze enfans,futa{fez tort pour conquérir ce
\ quedepuisilsontpoffcdéenltalie,ileftmalaiféà croire.Parainfiilfaultpenfer nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;gt;
' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ifi celle opinion eftveritablel que lesNormans Septentrionaux de N oruege,ou nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.
dcDannemarcbou dclaTranffyluanie prindrentle chemin de Vltalie,bien que Ihiftoire de Sicile tefmoi^ne que ce Yancred effoit venu en Gaule ôcquilfut Dùierffj o-faià Comte dâAuteuille en N or mandie pres de Confiances, mais n ayant de-quoy nourrir amp;c aduancer fesdouze enfans,il les enuoya ailleurs conquérir â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.
y nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nouuclles terrés, St f aggrandir,ainfi qu auoient fait leurs ptedcceffcurs.Ccs en
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fansfây déportèrentfibien,que laPouille,ÃtlaCalabre, amp;enfinNaples ôtSi-
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;eile leut obéirent .Mais la plus affeuree opiniontient ^que Guillaume Comte
\ deMontrueil,quiefioitdefcendu légitimement dcRbollon, ouRbou,amp;clcgi-timeberitierduDuebé deNormandie fortitdâicelle,accompagné deccuxdc fafaetionfquinevouloient point obéir à vnRafiard') Sgt;t dâvn grand nombre de ube. laNoblefie de Prance pareillement, auec laquelle il paffa en Italie, pour cber-cher meilleure fortune.Et apres y en auoir eu plufieur s bonnes, amp;nbsp;mauuaifcs il arriuahnablcment enP ouillc,ou il acquit telle reputation,que plufieurs gens deguerrefetranfportoientversluy détour entour, pour efire des Viens.Tou-ttsfois Robert (urnommé GtVeard ouVifeardou Gutcbarà ,gr and honneur des
i Normà s,précéda tousles autres en ce pays, enheur,8gt;tenvatllâceâ.carfcôme dit poM,tic o-
\ IbuefqueOthoniapres auoir fait de grades conquefics nbsp;nbsp;à laterre, 8gt;t à lamer, ^*^^^*^*
I nbsp;nbsp;nbsp;il conquit à la fin,P ouille 5gt;t Calabre, 5gt;t donnale Duché de Sicile à Von here
\ â nbsp;nbsp;Roger, dcÃquelsles enfans St Vucceffeurs rt ont pas Veulement depuis gardé ce
\ nomdeDuc ainc^ois fontparuenus iufques au tiltre de Roy . Celle guerre d'I Sicile xs:*» \ nbsp;nbsp;nbsp;taliefutcaufe delà paix enPrance-.dontfereVtouilfantmerueilleuVementleKoy me.
\ Henry ,tl fit durant ce IbtVtr , conllïuireaux ÃauxbourgsdeVaftsvnehglifecn^^^^â^'pâp^^
\ Ihonneur de Sà tnCtMattin, 5t y fonda vue Abbay e, amp;t dehors à l exemple de u roj Henrj
\ fon pere h deutnx tant religieux ytant doux, 2^ débonnaire, enuers tes fubieôts,
i/lni dit l^] Hent],
feiHHUt de
Helft].
Philip-
^46 H E N K Y I. R O Y P H I L I P. i. RU ï 3»â , quâvn chacun fcn cfincrucilloit, veu la grande audace quâon auoit cogn^^^ luy a fon aduenemcnt à la couronne . De forte que la m cru cille de cc cM^ ment le faifoit auoir en bien plus grande rcuerencc. Eftant deticnu viciU^â falut 1059. il fit couroncr Roy de Fracc Philippes fon fils en lâEglife de du confentement des Barons du Royaume, amp;nbsp;le x.an dâapres lâan laifià nt Baudouin Comte de Flandres curateur de fes deux enfans alTaiioif Philippes qui luy fuccedaau Royaume, amp;nbsp;de Hues depuis furnoraméleffj qui depuis efpoufa la fille de Hebert Comte de Vermandois, amp;nbsp;qui audit nicceda à fondit beau pere, amp;nbsp;alla au voyage de la terre Sainte auec Goden deBuillon.
En premieres nopces Henry efpoufà la fÅur de lâEmpereur Hcnrygt;Y0 quelle il eut vue fille,qui mourut biê toft apres,comme auflî fit la mcre,e^â ilefpoufa Anne fille de Georges ou Gaultier lâEfclauon Roy des Ruflie^â laquelle il eut deux fils afiauoirlcfdits Philippes,amp; Hues, amp;vne fille qui^^ riee à Robert Duc de Normandie pere du petit Guillaume le Baftard, nous auons-cy delTus fait mention. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,
Au Roy Henry premier dunomfuccedafon fils Phi LiPPEsprcnnff.
PEs I. nom auffi au Royaume de Fracc, que fon pere luy lailTa riche, amp;painbl^ââ° ROY 38. la chargeamp;curatelle dudit Comte de Flandres.Dequoy tousles Seigneurs çois fe refiouirent grandement ayans le Flamand en fort bonne cllinic, les Gafeons, lefquels pour ce quâils ne lâaimoient point, mettoient en ana danger quâil y auoit, que luy lailTant ainfi lâentier gouuernemcnt amp;nbsp;du Rn/ me de lâenfant, il fe fit Roy luy mcfmes, veu quâil auoit cfpoufc lafoeuf feu Roy Henry. Mais Baudouin qui eftoit ia Gouücrneur du ieune Royj^^ Gafeos tolul qui voulut domptct Ics Gafeons (nation qui de (à nature eftbouillantc,^p^ pteà rcceuoir nouucllesimpreffions) fitleuerdcs gens de guerre en lonâ^ foubs vmbre delà dcffence de la foy, leur donnant a entendre que les Sarra tourmentoient lâElpagne plus que iamais,amp;que h on nây donoit ordre,ils roient debrefpaflercnFrancc.A raifon dequoy la NobleffieFrançoifejpf'â combattre pour la religion,alloit volontairement en celle armee qiaeBauu mena cnGafcognc,qui eftlc chemin des Pyrences.Toutcsfois le bruit Camp,que tout le mat pays dâEfpaignc elloit bruflé tant des Infidelles,qiâ^^-treles G^- Chrellicns, amp;nbsp;quâilelloitimpolliblc, quc Ics ellrangcrsy pculTentviurejP que les Elpaignols mcfmes y mouroient de faim. Dont le voyage fut ronipHgt; lâarmee employee à cfleindre les feditions des Gafeons, qui ne fe voyansin^v forts pour y rcfillcr,fe rendirent obciirans,amp;firent hommage au ieune Roy^^^^
taos.
âRenommee dn Comte de Flandres.
de ce pays, foubs couleur de les faire nourrir à la Cour, pour cftrc gnuz du Roy. Neantmoins câeftoit affin que les ayans en France, ils luy fent dâoliages. Ainfi celle grande armee leuec pour la dcffencc de la retourna fans auoir veu vnfeul ennemy dâicelle. Ce trouble appaifep par art amp;nbsp;confoil, que par force, donna vn grand bruid au Comte de Flan â amp;leruit à plufieurs autres.
En lâan lotfi.Hano Archcuefque deCoulognc,ou deMaicnce,voyatquâp la mort de lâEmpereur Henry troiliefmc, lâImpcratrix Agnes auoit par Idp
tr^mTfêm- ^1^ c^q ans cntiercmét gouuerné le ieune Empereur fon fils,amp; tous les ana ' me odieux, (c fafcha quâvflc tant belliqueufc nation obcill à vnc fomme. Parquoy il nt â
PHILIPPES I; ROY 58. LIVRE VI. 347' tttoitie par force,moitié par finefle, quâil encFefant par deucrs kiy. CognoiiEint toutcsfois quelc peuple comrnencoit à {âefmouuoirpour cefte caufe, if afl'em-bla Its Princes Allemans amp;c leur remonftra quâil nâauoit retire Iâenfant pour y prétendre aucun proffit, veu quâil eftoit allez riche, ains leulement pour Phon-ncur du pays, ôc affin que le icune Prince fut dorelhauant gouuerne par hom-mcs. CcqueralTembleetrouuafortbon, amp;nbsp;loua grandement lâentreprinfe de 1 Archeuelque. Qui fut caufe que lâImperatrix Agnes fe voyant priuee de tou-te authorite, fe retira a Frutelle en vne Abbaye de Nonnains ou elle ne fut gue-res, quâelle ne paflaft en Italie, pour ce que durant Ion crédit, elle auoit fait Gilbert gouuerneur de Parme,hommefortfufhlant amp;nbsp;pourlapaix,amp; pour lagner rc, Auffiquâcllefçauoit que Beatrix fÅur de Henry fécond y eftoit,laquellea-uoitefpoufévngrandfeigneurdccepaySjnomméBonificedc Lucques,dont de yffit celle Mathilde, ouMahault, Princelfe tant religieufe,quiIcullehéritière Mathilde d» amp;deperc amp;nbsp;de mere, elpoufi le Comte Godefroy, qui par ce moyen fut lei-gneur de Lucques, Parme, Rhcge,Mantoue, amp;: de ces grandes amp;nbsp;riches terres d Italie données defpuis aux Papes par celle Mathilde, amp;nbsp;nominee auiourdâhuy le Patrimoine Saint Pierre.LâImperatrix Agnes trouua la demeure dâItalie beau coup plus commode, pour le fouuenirde fon feu mary, amp;nbsp;pour lâentretien de fa grandeur, que non pas fon pays dâAquitaine. Lequel cfloitlors tout en giierre,a caufe que Godefroy Martel Comte dâAniou de Touraine, homme deforce de corps,amp;gentilleircdâefprit fur tous autre recommandable, guer-royoitlcieune Prince Guillaume qui en elloit Cote, de forte quâil le rendit fbn tributaire, luy qui premièrement elloit fon valTal, amp;nbsp;encore non content de ce, vacd'^^ die print,amp; lâenuoya prifonnier en ellroittc amp;nbsp;vilaine prifon,ou il mourut.Puis nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;pni
cell Angeuin efpoufa la ComtelTe maratre de ce deffunél Cote,amp; par le moyen dece mariage les enfans de celle ComtelTe heritiers dâAquitaine, vind rent en là puilïà nce, tant quâil commandoit en tout ce pays, non point feulement comme beau-peredes enfans, mais auffi comme tuteur. Ainli plulieurs Princes elloient lors en tutelle, amp;nbsp;mefmeleieune Roy de France, dont le tuteur Baudouin Cô- comte dâ^» tedePlandieslurnomméle Débonnaire, maria fa fille Mathilde ou Mahault à Guillaumele Ballard Duc de Normadie,qui parle moyen de ce mariage, entre printdegrandeschofes, amp;nbsp;principalement laconquclle dâAngleterre. Pour-quoy faire, fon beau-pere luy promit le fecours des François. '
Or faut il repeter deplus loing,amp; en bref,le droit que pretendoitle Normad en ceR.oyaume.SiicnonRoy de Dannemarch, amp;nbsp;deNoruege, ouNouerguc, flardcmi-auoit long temps dcuant,mené vne armee en Angleterre,^ en auoit du tout en tout challé le Roy dâallors, qui fe nommoit Eldefrede, lequel le retira en Not' mandie auecques les deux fils Edward amp;nbsp;Alurede, amp;nbsp;Anne fi femme, fÅur de Richard troifieme qui en elloit Duc, mais lors quâil fut aduerty delà mort de SLienon,il lailTa fes deux fils en la garde de leur oncle Richard,ôc rèpalTa en Angleterre,pour la rccoiiurer,ou nâayât pas mené grades forceSjftit derechef vaincu par Hunute fils de Suenon, Ãc fe retirant à Londres apres fa dcffiiiéle, il y fut alTiegé, amp;nbsp;mourut durant le liege . Hunute voulant rendre les Normans fes a-mis, amp;nbsp;alliez, efpoufa la Royne Anne veufue dâEldefrede,la traittant touliours fort bien, amp;nbsp;en grande amitié. Peu apres le ieune Edward paffia en Angleterre auecques vne grolTe armee, amp;nbsp;fe campa fort pres de lâennemy, neantmoins il fe retira lâiis rien faire, ôc dit on, que comme les liens, lâalTeurans delaviéloire,
348 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;PHILIPP ES. I. RO Y 38.
luy remonftroient que fil vouloir, il ne fc là uueroit pas vn feul de fes ennÃt^'^' il relpondit: A Dieu neplaifcqueicrccouure mon Royaume par la mortod dâhommes. Il vaut bien mieux viureûns quelque authoritc que
Guerret d'Angleterre
Promcjprï feulces des ^n^lois à ^lurede.
^ueiraue. moyen dâvnc telle boucherie. Celle rclponcc dâvn Prince déshérité fut ein plus là inte,que braue,mais ce qui eft blafmé des hommes ell le plus louuen P prou U é dc Dieu. Aulïi y régna il, depuis lans quelque effulhon de fang. P ' la mort de Hunutc, fon fils du premier mariage luy fucceda,contre lequel A rede palTa auec vne grande puinance, par lâaide que luy fit Robert Duc de mandie, toutesfois il futabufé loubs vmbre de bonne foy, car les principe dâAngleterre fubornez par Hunute, defqucls cfloit chefvn nommé Godo â luy firent entendre, quâils fennuyoyent tant ddâauarice fùperbc des â quâils ne demandoient autre chofe quâvn prince de la race dâEldefrcdc,quUigt; eflé leur vrayamp; legitime Roy, luy confeillans pour celle occalion quil^ 1 Hall le plus quâil pourroit de marcher en pays, amp;nbsp;que là ns point de doute?^^ les lâattendoient dc iour en iour,pour fe mettre en fon obeifiance.Ceieuny. cc encore peu rufé, penlà nt quâils dilTcnt vray, ne print que mil honunesd^ mieux montez, pour acheucr celle entre^rife, en laquelle il fut furpriS)â^^^ Ãc occis. Ardchunute fuccedaà Hunutc aâeaufe quâil clloit fon frerede quand il fut aduerti de la là inôleté amp;nbsp;bonne vie du Prince Edward,il l^PP'
TDeff'ai ^e d'^lurede.
Edvvard qui le furucfquit, ellant alFoibly dc vicillelTe, amp;nbsp;nâayant hoirsp°^ luy fucccdcr, voulut aduifer à qui apres fi mort, il pourroit 1 ai fier fon me.Il confidera les bons offices,amp; courtoifics quâil auoit receuës du DucCii'j laume, qui lâauoit receu, amp;nbsp;long temps nourry, entrctenuamp; traitté en Ion â ^rsoi/e nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fentoit plus tenu amp;nbsp;obligé a luy, quâà nul autre, amp;nbsp;dâauantagequi «
lloit fon proche parent,amp; fage Prince,pour gouucrncr en paix, amp;nbsp;vaillantp^â^ Edy^Ard dclfendre ledit Royaume contre lès ennemis. A celle caule, il fit vn
lequel il ordonna ledit Duc G uillau me fon heritier, Scfuccclfcur au fon heritier, nie dâAnglctcfrc, amp;nbsp;de là volonté aduertit plulieurs de fes Barons, les vns d quels (comme il aduint en telles alfaircs) le trouuercnt fort bo pour Pefperaâ''^ quâils auoient dâauoir en luy,vn Prince iulte amp;nbsp;vaillant, amp;nbsp;les autres firent blant de lâapprouucr, pour nâofer pour lâheure contredire à leur Roy. Deed refignation, ifenuoya lettres lignéesdc fa main,amp; feellées defonfeel au ^ezrfeel- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;pjj- Robert Archeuefque de Canturberi, autres difcutparHeroü^
Promejfe du r.tCAHe-ronlt.
frère dc la Royne, lequel ayant par faulte de vent propre, eflé contraint de mettre à la rade du Hourdcl près Abbeuillc,GuyonCôte dâiccllc, lâalla prends amp;nbsp;lemenaprifonnier en fa ville. Dequoy le Duc Guillaume aduertidonn^ pour là râçon auditComte,vn beau Challeau alfis fur la riuierc de Dyancaud' ques fes appartcnances,amp; fut Heroult dcliuré,amp; enuoyé au Duc,auquelilpof' ta lâaélc de la donation dudit Edvvard, amp;nbsp;luy promit dc le faire paifiblement iouir duRoyaume dâAngleterre,apres la mort du Roy dâEvvard.Pour celleoc-calion,le Duc luy promit donner en mariage là fille Ãlix^ ou Ãlis auecques'^* ne bonne partie dudit Royaumc,amp; luy fit iurcr fur quelques précieux rcliqnai-rcs,quâil accompliroit là promelTc. De laquelle toutesfois Heroult ne fefouets gucrcs puis aprcs,car ellant retourné en Angleterre, amp;nbsp;trouuant leRoyEd'â' vard extrêmement maladc,il fit vn lour venir en la chamhrc dâiccluy, vneboæ
nc trouppc dc Seigneurs amp;nbsp;Prelatz par luy acdltrcz, amp;: corrompuz,
dcfditJ
PHILIPPES Ã. ROY. 58. LIVRE VL ⢠339 i^fy defdits Prélats fit faire vne longue amp;nbsp;belle rcmonftrance au Koy malade au lit dclamort,luy remonftrant que puis quâil nc lailTóit aucuns enfans pour luy fucccdcr en Con Royaume, il deuoit aduifer à qui il le lairroit,de peur qu aucun trouble ou guerre n y aduint pour Ic debar de la couronne j Sc qu il ne fçauroit choifitvn plus digne fucceffeur que Heroult. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;11 r
A ccnJnrdeHeroult,tous les Prélats Sc Seigneurs la prefbns appell^ en fa-ücur dâiceluy,( car dâautres n en auoit il point fait venir) crièrent que c e oit le iit Sc quâils ne fcauroient auoir vn plus digne Prince que uy . e on oy ex ucmcmcnt maWe leut refpondit, amp;nbsp;par plufieurs lois apres rep
vne voix demy motte, quâil auoit délia donne Ion Roy.ti me m Duc Uume de NotLndie, ^ue de celle nouuelle donation ,'ed' Heioult auoitellélepoiteutauditDuc. Maisles autres uytepiquetcn quot;dâ', , ,
loicntooint obéit à vnPtincecIlranget,8é que ce eut croi nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nmo»|lrïi»
ntiir,Urit quvntant grand 8e puiffant Royaume comme eftoul Angle et-rtfajoiiueméparles Danois eRotetant peu renommez,nypavnBa^
veu^ilsauoientleditHeroult 8c plufieuts â?^VâSn=uts dignes dy re^ gner. DonilcRoy femourant ellantfotce pat es â Heroult pour but ®i r nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;n. ⢠a tar-înne oms QUils voulotent rlerouit pour leur
çyieiits V, quâil luy donnoit fa ruine, 8c fa Roy ,ùleut à ontoit, 8c a ors nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;contrele DucGuillaume.quipout
motgcarunegaîderoitiamatscetKoyav nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;noi efiioir en
1 ledrèlt qiiâily\uoit par fa donation, amp;cpoml= grand
l»y,ntfaudtoitde palfeten Angletcttc,8cdymcnet e^. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;p
^°tâ17iâfofxlmr8ccinq,lebonRoyDdvNatdmoutut,amp;incontin^^^^^ (amorties Anglois eoutonnerent Heroult ,qui parmy la loye quil et de (evtoirRoyelVoitengtandepeine,tantpourlactaintedesDanoi^d^
i nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;tendoit i'auoirbienllllagLtreiquepoutfsauoir affeutemeiu
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Guiliume deHotmandie qui auoit le ferment des Anglois, fetoit tout ce que
ilpouïïoitpoutrccouutcr ccRoyaumc. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;rr a
Uy)nc\à uemdaatvaWonde Herouk,commentamaffer de toutes parts gens Sc aYgent,pout aRet en Angleterre. A quoy ma vo onuers acco detent la plus gart des Seigneurs, Sc du peuple de tou DucRe , dtfans qu As e-ftoientfvatténuésScpauures pour Valougucur des guerres pa ees,qu r s ne pou s uolentny deleurs corps£erulr,ny deleursbourfes aider, ce e entrcprtn tteAoltnullementneceffaltc,au contraire uefdoubteuteamp;clvaâz.ardeu e . vaudroltmleuxaleurDuc garder (onpays contrefesvoluns, que guerroyer ccluy des eRtangers. LAalsle leurre Duc qui auoit V ambition amp;c la grandeur de-
R^onflrâ«» de Normiuu
- AH Cue.
dansla telle,qulpenfolt que cela toucRolt a (à reputatlon, qu 'vn autre vaut tourlt(ur(ondtolt,5)cletrompaR,Ãlt tant par conuocatlon dERats Sgt;callem-, blees dePtelats, deNobles, îsC du peuple, Sc par menées Sc. pratlcques, que a
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;YlobleSeluy promltle(erulcc,ï)clEâ^l(c,Sgt;clepeuple,argent. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;_ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Trlt;üfl«ej i«
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Apres auoit (ait cela auecquesXes (\ens,l\recpû.t aide aux? rinces tes v oluns, GutllAumcz
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ailauelr aux Comtes d Anlou,deP oléX.ou,dulAay ne ,deP ontlùeu^deEoulon-
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;gne,?lt; autres,promettant à cRacun terre en An'^eterredllaconquerolt .Rre-
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;qurtÃecours duRoy PRdlppes de E rance ,\uy promettant de ternt V Anâ^eter-
\ nbsp;nbsp;nbsp;te deluy, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;enÃatteRorrrmage, matsXeRoy commentant de porter enure
i^fusuufe de h^ine.
nlouÃe d»
au Duc, amp;nbsp;ayant encore vne lècrette haine contre les Normans (Jüi aüoicntion guement guerroyé lès predeceireurs,luy refufa toute ay de amp;nbsp;fecours,amp; h voulut dellourner de celle entreprife.
Le Roy confideroit que de tout temps IcsNormans auoient eu peu dâalfccliou à la couronne de France, amp;nbsp;que fil aducnoit,que le Duc conquit lâAngleterre» ils obeiroient encores moins ,amp; que la demande du Duc elloit dâautant plus dommageable au Roy, que prolfitable à luy, pour ce quâaduenant que le Du' fut Roy dâAngleterre il feroit defeendre les Anglois en France toutes les foi^
Premejfe quâil hiy plairoit, pout endommager amp;nbsp;cnuahit le Royaume. LcDuccnuoyJ foubs cSmif- rcmonllrer Ion droit au Pape Alexandre deuxiemc,amp;le fupplier de luy permet' fton4» Pape pourchalfei'fon droit, amp;nbsp;en ce fà ilà nt Ibubsmettoit le Royaume fiAu-ixnwfr; du B^^^âterre au liege Papal,li Dieu luy faifoitla grace de le conquerir.Le Papclelu/ l'e^ltfe. permettant, luy enuoya vne Baniere de lâEglife, auec vn anneau dâor, ou il y uoit vne pierre precieulc enchalTee auecques vn des cheueux de Saint Piert'-Baudouin Comte de Flandres, duquel le Duc auoit efpoufé la feurnonimquot; Mahault,luy refufi fecours.En fin apres auoir de toutes parts amalTc gcnsamp;ut-gern; il en Angleterre Pan mil foixante fix, auquel apparut vne Coïncide enuiron Pafques, qui auoit deux queues tendantes vers le mydi, Sgt;c futlorsd'* claré par quelques Allrologues querelles Cornettes apparoilToicntquan^'^*â Cornette. Royaumedeuoitauoii'vn nouueau Roy ,amp; parles deux queues elloit clcn°' té Palfemblement de deuxprincipautez, alTauoir dâAngleterre amp;nbsp;de Normandie . LâEmpereur luy enuoya forces, amp;nbsp;le Comte dâAniou j le Seigneur d'
Touars, Scplufieurs autres grands Seigneurs tant de (es pays quedâaillcursK vindrent ioindrea luy, chacun demandaft ou vnc ville, ou vnchafteau,ouvn territoire en Angleterre, lors quelle feroit conquifè.
Adoneques le Duc Guillaume ayant aflemblé toutes fes forces dcdanslcs , . nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nauires. Ce mit en mer, amp;nbsp;la pafTa hcurcufement,arriuant en Angleterre au
Haftingues, la ou il fit deicendre fes gens ,lcs vns apres les autres fans aucun empefehement . Comme il eut mis vn pied à terre, lâautre luy faillit, tellement ^tt^ure quâ11 fallut quâil mit les deux mains à terre, pour fe releuer. Quelques vns puæ drent cela à mauuais augure,mais luy au contraire,dit que câen cftoit vnbon,2^ que câeftoit la faifine de celle terre que Dieu luyfailoit prendre à deux Incontinent vn de fes chcualicrs alla à la couuerture dâvne maifon couuerteti^ chaume, amp;nbsp;en print vne poignee,laquclle il prefenta auDuc,difant:ie vous baille la laifine de celle terre, amp;nbsp;Royaume, amp;nbsp;vous promets que deuantvnmoisi' vous en verray Seigneur.
reiour^oÃe nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Cc que pareillement le Duc print en bon figne. Le Duc ellant arriué en Ap'
gleterre, aflembla fon confeil pour aduifer à ce quâil leur conuenoit faire. Ilb'â ordonné, que tous les nauires feroient percez, enfondrez, ou bruflez, affin (jne nul ne fe peult retirer, ou fuyr en Normandie, amp;nbsp;que lâefperance du retourfu' ollee.Peu de temps au parauant, Toflon frère de Heroult auoit eu different a-uec fon frere pour le partage de la fuccelfion des biens de leur perc.DontTofiiâ par la faucur amp;nbsp;fecours du Duc Guillaume, auoit afiemblé quelques forces,^ nauires,ôccouroit les colles dâAngleterre,pillatamp;faccageat le pays,amp;fe faifit Pille dâVVich qui cil entre lâAngleterre amp;nbsp;laNormadie. Heroult pourluy rcû' ller,enuoya cotre luy vne armee de mer quâil auoit fait drefl'er au port deHâton'
fHILIPPES i.' ROY 58. LIVRE Vtl.
35â
Veut refifter aux Normans, quand il entendit leur venue. Toftón eftantaflail- roÃon/m
ly pat rà cr ôc par terre ,fe retira vers le Koy de Noruege auiu nommé Heroult, âgt;lt;« t» Nor-
» Silcpriade venirà fon fecours en Angleterre auecqües mille belles promef-
. fa que il luy fit, St que font ordinairement les bannis amp;nbsp;offencez qui en ga- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;-
. ^croient iufques à leur amc pour fe venger des iniurés recettes, pour rentrer
caleurs biens. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1 r j
Le Roy de Noruege, amp;nbsp;Tofton ioignans enferhble leurs forces de mer
vinà tcnt aux codes d Ãnglctcrre,la où HcroultKoy d Angleterre les attendoit
futlanmcrc dcDeruente, quiles combattit fi rudement que ledit Koy deNor
ucït,amp;Tofton turent cùlleien pieces, UOn fans grandepette del Anglois,amp; -
Ptutecnnemisfefaunctent. CommeHeroultfereliouiffoit du gain de cefte
WkAfcrafrefcMoitduttauail dâicelle, on le vint aduertir que Gmllau-
ineDueà eNormandie eftoit defeendu en Angleterre, au port de Haftin^es.
CettenouuellelefafcEa autant que laviftoire qtiil auoit eue contie leNo -uegienSe centtefonfteteluyauoitdonnedcio'ye.
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;LeDuevnulantfçauoirïintention de Heroult tuHvfurpat,on âlâ W«;
\ me,enuoya vers luy par pltifieurs fois, des AmbatVades, pour luy \ nbsp;nbsp;nbsp;\aèaufede(aeâ¢e»A^gleterre,quieftoitpourrecouurerlednm
1 auoit etó ieWè parle mtlamentSedonation nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â oXiâ«-
daucunerai-
fon,ny offre qui luy fut t^te nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ètic tLt efperance d'ae-
a U nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Le Duc donnalabanieU qtielc Pape
eorddlfalloitdone^esvenirauxmau j,,AntCheualierElsdeïvndes
A rn''''R nbsp;nïÃonarmeeentroisbaiadles,donnant\apre-ââ.
baWsduDucKaoul.UdtuiVa nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Ã âAntou,Scau
tvvtwc a deux Seigneurs N otm^ï^^A^ fa nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;\ r pcnr«; BciVmenoitla
Seigneur AllemldqueïEmpereurluy auoit enuo,eat« trofietme,accompaigné de tousles Normans, nbsp;nbsp;es nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;avant ordonne Fir4)(HT 4e
Moieut\anointJà etoutes\esbatail\es.DaUWe îââY'vlt dX colEne il tesgens,e^rrrmei\vitdefcendreYarmeedesHorr^sduWtd^^^^^ cdmeneadauoir peur, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;admntXe qtieRilrn
relies rp.iimontooieritta£rayem,^Vâe^o ttouut)ufortrnatiuais_,_Seauoitaito üe P
HeroulteffoitieVia ilitirpriiisdelà ^aceuct, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;u.
Meiielepoiiuoitefeliauffet, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;amp;eaiiçremiet rencontreHe-
Voylaionequeslesdeux nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;deEoncourage eut .«.A».«
. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;rouit qui combattit n\us par contrainte de Va q nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;eurent du ?*'
\ NuaicreuUvncXrp dtftecEe.KUCommcncementlesHormamâ¢r»tto \ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;pire,eamp;arrs fort endommagea des Viac'cies desjmgors, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;t^four
îüVÅ^ÃsTOUXÃÃÃiSçntN'ÃîÃst nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;A nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;°'vE'* ÃV Ãuïët
ojiAscomt'Cïcçxexït^ÃtxexxïexxoutVïéWextïét^coâââ^^âââââ
352. nbsp;nbsp;⢠nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;i'lt;111.ifees I. ROY 38.
cfcrfwKj'ÃK nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;baftons.A mcfurequelesNormäs reculloient,ksAii'
tntiNillt. glois faduançoientjamp;pourfuiuoient en defordre.Et come vn Anglois hauflbit
Je bras pour frapper vn Normand,lâautre Normand de la pointe de fon efpeeK tranlperçoit de part en part.Dâautre cofté,lesNormans offcnçoicnt fortlesAfl' glois,de leurs traitz,bien quâils fc deffcndiflent bien vaillamment. En fin n t les Anglois pouuoir de fouftenir les Normans,les vns fuyoient,les autrescoiH' battoient,ou moufoient cruellement en la place, amp;nbsp;les autres bleflez fèren-doientà mercy. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;i
LM^iteur de nbsp;nbsp;nbsp;Ccftc bataille dura depuis fept heures du matin iufques à midy, amp;nbsp;tantf
ktatlle. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;(es gens entrèrent par force dedans le camp folfoyé des Anglois,^
commencèrent dâabbatre tantes ôc pauillons. Deflors les Normans reprindreo' courage.
Deiible Je If4t4tlle,
iiom frere de Flerottlt *gt;*e. â
E^anditrt
Le Duc auecques là bataille palïà au trauers de.toutcs les bandesdesAn' glois, amp;:donnaiufques à .celle oueffoitle Roy Heroult. Alors les gensd^ Duc firent debuoir de tirer,amp; les genfdarmcs dâemployer leurs lances amp;nbsp;elftes fur les Anglois,qui fc deffendirent de forte, quâb ne fçauoit qui auroit du leur iufques à ce queTouffain du Bec Crefpinqui portoitîâenfeigncduDtie» amp;nbsp;quelques autres Cheualicrs fuiuis du Duc entrèrent dedans les Anglois,Icu^ donnans vne fi rude charge,que ils les tuerent à grands monceaux,là ouledi^' ual du Duc amp;nbsp;ceux de quelques autres Cheualiers furent tuez, dont ils furent contraints de combattre longuement à pied,iufques a ce quâils fuffentfecoum^ amp;nbsp;remontez fur chenaux frais. Touffain du Bec.Crefpin.faduança fi fort, quil porta la Baniere du Duc iufques pres de celle de Heroult. Là fut occis Biornffc redudit HeroultparvnChcualicr Normand, amp;nbsp;luy paffafon efpeeautranti^ le corps. Heroult reprenant cueur, mettoit grande peine de rallier fes gensamp;-deles encourager, mais bien peu cela luy feruit, caria gendarmerie des Not' mans, força tellement la preffe de fis lances amp;nbsp;chenaux, quelle vint iniques^ lâeffandart de Heroult,Scarrachant ledit effandart, en fon lieu mit labaniereiti Duc. Les Anglois esbahis de ce fai6l,amp;cffourdis de combattre,commencèrent
' de le retirer.Ceux qui cftoientplus hardis,combattoient viuemcnt,amp;portoiefl'^ grand dommage de leurs hachcs,iufques a ce que de toutes parts,ils fufienten-uironnez amp;nbsp;taillez en pieces. Et ne Içait on li en combattant ou en fuyant He^ f/erottltmort roult fut occis, toutcsfois après la bataille ,ilfuttrouué morteftenduloingdf fon eftandard, ayant vn coup a trauers la telle. Le Duc voyant vn foldat Nof-manddonnant plufieurs coups defpeesà Heroultiamort, lccafla,eftimantC' fon ennemy apres la mort, comme deluytour-rtere^^'^quot; lier le dos en la bataille. Quandlcs Anglois virent la baniere du Duc au lieu dî celle de leur Roy, dâautant plus ils furent esbahis amp;nbsp;affoiblis de cueur, qucles GutJaume Notmans eftoientaifes amp;cnorgueillis.En fin,la viéhoire demeura auDucGiiil' y4tn^ueur, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;bataille perdit 0'015.hommes, amp;nbsp;de la part des Anglois fiircc
trouuez morts en la place 606lt;gt;4.
Incontinent que la nouuelle de ceffce victoire fut relpandueparlepaysjes Prélats amp;nbsp;Barons Anglois voyans quâils ne pouuoient refifter contre les Normans , en deffault de chef, amp;nbsp;quâils ne pourroient auoir mieux pour les goii-uerner amp;nbsp;delfendre que le Duc Guillaume, forcez delaneceflité,ils deïibc-rerent le receuoir, amp;nbsp;congnoilfre pouf leur Roy. A celle caufe ils deleguèrent quelques vns dâentre eux, pour luy offrir les habitans, amp;nbsp;le Royaume en fon
PHILIPPES I. ROY 38. LIVRE VI.
355
tn Ton obeilfancc . 11 f achemina auccq^ues ces deleguez à Londres, ou il ar-
riualcvingt deuxieme iour dâOétobre Van mil foixante-fept. Y eftant arriuc
apres quâil eut ordonné de fon armee, ôc fc fut enquis de Veftat ôc gouuernemec
des Anglois, qui auoient forfait contre luy, en ce que combien lt;qu ils eulfentiu- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;-
rclc reccuoir pour Roy, ils auoient porté les armes contre luy en faueur dudit
Heroult, êc contre la promelfe quâils auoient faite au Roy Edward deffunéV,
quilâcnauoit inuefty par tcftament,il punit(dif-ie')ceuxla,ôc les muldta en eurs
corps,biens Sc eftats, comme trahiftres amp;nbsp;rebelles, retint les bons ôc hdelles er.
cn{on{cruice,lefquelsilappointafortbien.Afes gens quilauoient accompa
gnépar mer, il donna les terres des pariurcs nbsp;nbsp;rebelles, ou eniers comptans,
amp;Ã quelqucsvnsildbnaenmariageplufieursnoblesDamesheritieresdupays,,
dont les vues eftoient veufues, ôc leurs maris tuez cnlabatÆ e.
berourdeNoelenfuiuantGmllaume,DucdeNormandrefutf^^^^^^
couronéRoy dâAngleterre par Ãuuray Archcuefquc nbsp;nbsp;orc en ,»^5
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;......=,
uyNouranstarte ocprcYtc nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;quâils eurent fentyfes forces,ris reurndret uro? g«,l-
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;les armes contteluy. Mars toit apres^piuù nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;{ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Rnveut au-l*â«'-
\ nbsp;nbsp;nbsp;quot;^7 ,^7â V ÃÃc«quot;« nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;à euz amp;nbsp;accouftum«, iV
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;coXnïesAuvar tà onle^ucll«^
uoKn efe Æalois nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;a.ecÃRs, ou fâvR voulolent lt;^ue
W à cmmà am'çA.Ec ti nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;âvn accoià icfvouà 'vtent cpiRVen
Ment '^'â '^LemAmtenuxfAonRs flatuu 5c otà ounanc« à u
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;contentorent, ÃjC tequrtent eltre marntenuz nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nfAurrv en Nor-
\ nbsp;â Ro^Eà ..«à à Xà eceà è,Rlt;Iu=\ FTSXX
\ ÃMVaaux KutóstóxSccouftumes nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;âcui-
\ wSÃvXvaççAWous uousl Et «anta 8c ymtec^aet eu
\ tome i,amu aotamuaut i ïï â nbsp;nbsp;jYvun eu Xu^etette celiute ramme
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;W^.^eîmusou,5cfexotteu~«atuo nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;J
,V â ââ A oJL mots tutte duo ctuts. XçttsVut à c-amontdEvvi ,quonny entend, pas mx mot nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;t nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;âIâ,,pv«pvCnn
mandantçpaeVsoîheretsAsxouXbtentauott de nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;| nbsp;nbsp;nbsp;Y^netone®^^quot;quot;â
Tt nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;e rsÃÃxcXeTR'blotmans.tXs nommer entNnmtetque
RoyanmeaneeqnesXes atmes nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nX anotentXorx,on eonâdn-^'
tenonâbarons dnpays . XXNonXnt anmtqanot nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;AWexn demanda
meso^r badentaeortrgjet. Aquoy dsreÃpondnent t^te taon. nbsp;nbsp;, r ⢠V)O^i
\ enoune,tâdsNonXorent Nter de pXns grandes îraneXnVes qnds
\ Xors .XXsXuy teVpondnent çpà VXXentVnXhrbtt deîtremarntennT en ce nbsp;nbsp;A
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;anorent,tans en anorr de nonneXXes,2)cXenr accorda nreÃqne mnt eeq nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;mandorent.lXconbatnanttncrnAgpnnernenrd An^eterre,
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'bayenx.Ãondemy £rere,anecantres grandsSeXgnenrs,Xenr comrnan an
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;uetnetXepaystAonXes anctennesConb-umes. AprescAandnt'a tra escaa^ , uijlnWwn
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Eîtats, îcdrgrùtez,a eenx onârX cognbtlîbrtXes meftter,htbad.tr P n rents ^.^^r de t
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;les, î)C ttesÃorts cbaheanx, ponr'^ternrXe pay s en ÃnbreOâon, te an commence
\ ment le monhrabon a^^retbXe quot;Roy -, mars te XarSant par apres ^top ^on
\ netnerpardesmannmsconlerXXers ^rmpotatnrXes An^oR^^
354 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;r M 1 L 1 F r h 5 I. K U I 38.
amp; inftitua nouuellcs ordonnances, qui le mirent en la haine du peuple,amp; caufc que plufieurs fe retirèrent de fon obeifrance,amp; fenfuirent les vns ent . ce, amp;nbsp;les autres en Danncmarch, amp;nbsp;en Noruege. Mefmes que ceux d Oxio . nbsp;nbsp;rcuolterent, ou il enuoya Robert Comte de Mortain fon frere qui les red^
ioubs fon pouuoir. Peu apres ledit Robert, ne fe craignant de rien futdeÃ^j ttolrej. tué juec tous fes gens, par les Northombellans aidez dâEdegard fils aâEdvV cofte de fer. Le Roy Guillaume aduerty de la perte de fon frere, amp;nbsp;de les» alla incontinent à Northombelland, amp;nbsp;pour fe venger de ceux qui les tuez, fit incifer les narines à ceux qui efehapperent du combat. Autant en W ceux dâYorch qui auoientfiiuoriféledit Edegard.
Peu de temps apres, Canut quatriefme du nom Roy de Dannemarch,''* defeendre en Angleterre pres de Hambre, auecques deux cens nauires ,acc®â® pagne amp;nbsp;attiré dâaucuns Seigneurs dâAngleterre quifefloient retirezvers 1 CMut de â refuge apres la mort de Heroult. Guillaume aduerty de la venue des quâils auoient prins óchruflé la ville dâYorch, tué trois milleNormans floient leans, amp;nbsp;réduit foubs leur pouuoir le pays de Northombelland, ib droit à Yorch charger fes ennemis, quâil combattit amp;nbsp;deffit. A grand peut lauuer en EfcolTc ledit Edegard qui feftoit trouué en la meflee, amp;nbsp;üMMtsdef nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nauires, auecpartie defquels il fe retira en Danncmarch, apresauo'^
fdits. perdu la bataille auec grand nombre de fes gens, amp;nbsp;de Ion bagage.
Le Roy Guillaume apres auoirfeuerement puny les rebetleSjamp;aflîsgarn'' fon aux lieux qui en auoient befoing,retourna à Londres, ou il fit plufieurs bc' les ordonancesjccpcndât que le Cote Morcat accôpagné de quelques feditic^/ Anglois le reuolta contre luy. Mais il les pourfuiuit de fî près, quâils furentcæ traints de fe retirer enEfcolTe. Et pour ccqueMalcolornb par autre nonini^ Malcolin Roy dâEfco/Te, fouftenoit ledit Morcat, le Roy Guillaume dreifaV' venger, amp;nbsp;comme ils cftoient prefts à combattre en b' taillerangee,leRoy dâElcolTc doutant la fureur dudit Guillaume, faccordaâ luy, promettant tenir de luyfon Royaume dâElcoffe, ôc le recognoiftre à fouu^ rain Seigneur. Ce que les ÃfcolTois pourtant ne veulent confelTer ny en leurs hiftoires ny en leurs parollcs. Puis entendant ledit Guillaume quâen fonabfen-sfeoj/ifoubi- ce il feftoit efleué quelque fedition en Normandie, il repafla la mer, amp;nbsp;y alU^ ou fà prcfcncc fit celfer tout ce que fon abfcnce auoit efleué,puis lailfant enNot mandie fon fils Robert, fon lieutenant general, il repafla en Angleterre.
Durant fon voyage, quelques confpirateurs penfans quâil fut plus longuement abfcnt dâAngleterre quâil ne fut, voulurent brouiller les cartes. Mais ad-uertis de fon retour,amp;que leur conlpiration eftoit defcouuerte,ils feretirerent foudainement au pays âde Northombelland, ou ils fè fiuuerent en vne petite Iflc enuironnee de maraiz nommee Dunlin, amp;nbsp;de ce lieu faifoient plufieurs grandes courfes fur le plat pays, en attendant à leur ligue ceux des enuirons confplrdtion nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;cfleureut pour leur Roy, vn ieune Prince de la race du Roy Edv-
defcouuerte. vai'd coiTime legitime héritier du Royaume. Le Roy Guillaume pour les cha-ftier,marcha vers eux auecques vne grofle armee compofec de Normans, aul-quels il fe fioit beaucoup plus quâaux Anglois. Les ennemis afleurez, vindrent au deuant de Guillaume qui les rompit, amp;nbsp;vainquit. Les principaux confpira-.xwr«con- fauucrent aual la riuiere de Hambre.
/ pfTHtCUfs
defdttt. Les enfans de Heroult fe fauucrent en Irladc, la ou ils requirentaydeà Droin Roy
PUI lip PB S 1. KOŸ. 3Ã. tlVlà vt 355
Koy dâicclle quileur fit deliurer 65.nauires de guerre, auecIcfquels ils drentpifierlacofte dâAngleterre. Mais Guillaume enuoyantBriant ton A mitai contre ccsPy rates,ils furentlesvnsmis enroutte,Seles autres pris, qui ure à ecanitei. Les Danois qui venoicnt en Angleterre aufccoursde ^escon pirateurs,entendans le mauuais traittement qu on leur faifoit, ^tourner cftoicntvenus.LeKoy GuillaumefitbaftirpLiticursc a^^c^^ti^^^^^
Me,oufcftoient mirez CCS coniutateuis, Sciyän nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;4âAnttlercrre 8c
leurs conrarations,faddonna tout Ua reformation de ' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^^.oinRov
Venfoitiouir dâvnebonne paix, quandDauid Vrince nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â enfemble de
dâIrlande tâallierent de Malcolomb Koy d fifcoce, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;cbatfer les Nor-
mettretoubs leur puitîance le Royaume dâAngeterrc, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;tout par ou ils
mans.VoureefieL^entretent ^^tditpays pillans ôc b pafforent.Guillaumeaffemblaincontinent es gern uantdetes ennemis.llfitquatrebatailles, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;-r £ttccftc ordon- we*
tùefaieà cpelrtiesVjtaucsclacualiers nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nuis alla en Galles ou il print
ennemis,IcCciuels il defc 5c nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,oul=
l»illedeiirifto,8cdelaen£fcocemettrefo^^^^^^^^ ^oydbtcoeeteneftoitfuyXequeldoubtantïapuman ..... cy,amp;luyiuraAà elité.8c détenir de luy * nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;enlafoteftouilcWoit.
iniWe deGalles E«ï^° DaLisfaifoientnouneauxpreparatifspour LeRoynuillautneadueruquelcs U nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;çn nbsp;nbsp;^jjâ,,eà eroetpourclaafferluYs
tetourncY en Angleterre auccqucsvn p nbsp;nbsp;lt;⢠nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^tetebe mémoire
â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Ei^-.^lesN^orrnansduditKOYanmertt^^^^
\ eonanis tnr les Anglois, St nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nour obteruer amp;t entendre
enNornege ,Heîlin Abbé delâ Abbay e e a â¢Â» p nbsp;nbsp;oo^ter natolies de paix
lesaiSanesbcles entreprîtes AesDanois,2)C nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;bitlcdit Abbé contraint tâen
\ tetnntner en Meterre nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â ftoSpoutNentt en kn^leterte. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;\
^«ï^'^i^Eorcesr^nelen.oYCan JP nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Y
\ m4tKottesî?'rà aA«îcea4«»»W» nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ç^^^.GuWlaumeennoYaauà e-
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;dAnAeterre,a\nbqneÃespr'edeceVienrsan nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;* nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;vAnbenrsbrà nesCbe- dam»'«
tiX«,fonîi\sGm\\aurne\eRonx,accompaiç,neà ep^^^^^^ na\«s\eU\sr\comWùtlGatà iÃencia\\es,nonÃansp,ranà e^^^^^ nattlt;meSantte^e4n.c,\iA\anme\e'Ronic,'J nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â gt;. P uX'anxIAottnans -n-
\al^«4es^otrnarisrriamp;\rriott,tontesïms\aNtamp;o«edâ¢^^^^^
aÃZoà erator-
\ manbeton\tentenantgeneta\,anott contptré contreXny â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;contre ton
\ nbsp;nbsp;nbsp;ev anres,mAs one nous ay ons parlé deXagnerre dn Comte d knmn conwe to
\ U,?,dece\lesdebXandres\nt tebrent ce pendarntpa^^^ \ nbsp;nbsp;nbsp;Hnrmandte, depuis tnrnomméXe Conqu^t^'ot, conq^erottXe Roy anme
ue ces affaires fe pafToient en la Frâce eftoit en quelque paix, nâayant guerrenyo hors ny dedans, iouiflà ntdâvnbon repos parle gouucrncment du Comte de Flandres.Geonroy^ tel Comte dâAniou amp;nbsp;Seigneur de plufîcurs grandes Segneurics, fit lors quâil mourut,deux de e neueuz fes ïicriticrs, dont lâvn fè nommoit Geofu®/ le Barbu, amp;nbsp;lâautre Fouqucs pour fes façons de fait furnommé le Rude,ou en vieil langage François,R^ chin. Geoffroy qui eftoit lâaifnéfit ( comme on dit)Æ mpara prcfque de toutes les Seigneuries dcfononcq
Corruption du Key.
nc lailKint a Fouqucs qui cftoit fe plus icune, amp;nbsp;le plus vaillant, que Ie Comte de Gaftinois, Lequel fe voyant plus fiuorifc du peuple quefon frèreaifne/f' treprit de le chaffer du tout, amp;nbsp;pour ce faire,il fit vn accord auec le Roy Philip' pesde France, amp;luy promit le Comté de Gaftinois,amp; Chafteau Landon, I moyennant qifil ne luy voulut nuire en cefte guerre, ny ayder fon frère contre | luy.Cc que le Roy qui deuoit cftre iuge de leurs differcns,amp; vengeur dclahti^ te de fes fubieôls luy accorda.Fouques fut finablemcnt prins par fon frercGcoi froy,amp;miscn Chartre perpétuelle, dont le Roy Philippes ne fitaucunfem-blant,ains fe monftra fpeôlatcur du ieu, à caufe quâil auoit eu le Comte de Gaftinois, amp;nbsp;en fut grandement blafmé.Par cefte faulte il monftra fà conuoitife,^ par celle qui f enfuit fà lubricitc.il auoit cfpoufé en lâa iolt;;x.Bcrthe fille de Bail' douin Comte de Flandres, de laquelle il cutLoys le Gros, qui fut Roy aprô puillurdife luy,mais {âen. ennuyant il la répudia, amp;nbsp;lâcnuoya à Montreuilh fur la mer,puisil dcphtltppes. oftaBertrade à Fouqucs Comte dâAniou fon mary, ( dont elle auoit vn fils no
me Fouques qui depuis fut Roy de Hicrufalem) amp;nbsp;la tint longuement, amp;nbsp;fcloâ aucuns eut dâelle deux fils, affauoir Philippes amp;nbsp;Henry,amp; deux filles, donth-nc fut mariée au Comte dâEftampcs.Il fe laiffa tellement poffeder par ceftefeni , me,que tous les affaires du Royaume fc dcpcfchoicnt felon la fantafie dâicellfj furfufe^e lavouloit point laifTeriufquesà ccquclePapc Vrban irrité de cela, 1 ex
communia, amp;le cotraignit de la rédre à fon mary. Quelques vns difent que cela. aduint lâan loSi.deuant leCocilc de Clcrmôt,autrcs difent aprcs,autres durât ledit Concile mefmc . Mais il eft bien difficile de rédiger par ordre Icschofcs félon les temps aufquels elles font aducnucs,amp; fert de bien peu en ceft endroit, car il n eft pas impoffiblc que le Pape nc blafmaftlc Roy de France, deuantle
Con
PHILIPPESà ROY 38. LIVkà Vit ⢠W
Côcilc deClermont, amp;nbsp;qu audifConciîc Vinterdiôtion contre Itiy ne fut dccre lee. Or pliifieurs Euefques de Frâce voyans leurRoy excommunié,lâabadone- ^ban-lentjdiians ne vouloir conuerferauecvn homme cliars:é des excommunica-tions duâPape. Ce qui felon aucuns aduint lâan 1091.
Godefroy Euefque de Paris,ôc Chancelier de Francefrere dâEuftache Comte de Bologne, qui efloit pere de Godefroy de Buillori, eftoif lors en grand cre dit.cnuers le Roy , lequel par fes menees brouilloit fort les affaires de Flandres; nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â¢lt;
Cefte qualité de Chancelier eftoit grande auprès des Roys nbsp;nbsp;nbsp;lors les Chance
liers fignolent amp;: feelloient les lettrés defdits Rois, auec lâanneau du Roy, qui eftoit le feel, mais comme depuis les affaires font venuz a croiftre, on a fcparé CCS deux charges, lâvne donnée aux Secrettaires pour figner,amp; lâautre aux Gha-celicrs pour feeller, amp;nbsp;fault par là penfer que la valeur, le rang,lamaifon, amp;lc . meritede ceux qui ont exercé ceft eftat,luy ont apporté le rà gamp;lâauthorité quâil ' a depuis eue . Car on aveu fouuent quâil a efté entre mains de Cardinaux, Ar-cheuefques,Euefques ,amp; autres Prélats , mefmes dbné à Princes, amp;nbsp;Seigneurs.
Au temps de quelques Rois de la race de Merouee, on les appclloit grans Re- rend^res. fcrendâircs, comme qui diroit grands Rapporteurs, ainfi qu on voit en l hiftoi-re de Dagobert qti Audouen etloit fonReferedaire,amp;cauoitlc Cachet ôcle Seel du Roy,l Otho eftoit Référendaire du Roy Childebcrt,qui fignoit de fa main amp;nbsp;feclloit les lettres commandées parle Roy, ou paffees par le Confeil. Depuis ils furent appeliez Chanceliers, que quelques vns ont voulu taire deriuerdu celiers. mot Latin,CdwccIUc, quiveut dire rompre,mais par cefte figmfication, lâautho rité de ceft eftat feroit bien peu fignifhee, comme qui diroit que c cft à luy a rompre les lettres qui ne font ciuiles. Quelques fois ils ont efté nommez Scrh Les ,cftans ôc Secrettaires amp;nbsp;Chanceliers, efcriuans , amp;nbsp;feellans les lettres des quot;ââ¢âf*quot;'quot;-Roys,bien quâentre les Romams,les Scribes fuffent perfonnes mercenaires, Ãc
, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;au contraire de grande authorité entre les Grecs, Sc Macédoniens, amp;nbsp;puis apres
* nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;des Empereurs de Rome.
Mais pour reuenir au fil de noftrehiftoire,lcs affaires de Flandres (qui par lej menees dudit Euefque de Paris Chancelier, commencoient à fc troubler^furet nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â
lors tous appaifez.Dequoy le Roy amp;nbsp;le Chancelier furent fort fafehez. Le Cote Baudouin dePlandres, ôc de Hainaut furnommé le Dehonnairc qui auoit efté tuteur du Roy ,laiffa trois enfans quand il mourut l an mille foixante-fept, ou felon dâautres, mille feptante-deux,affcauoir Baudouin, Robert, ôt Mahaut.
Baudouin qui eftoitlâaifné furnommé quot;de Mons autrement le Bon, efpoufaRi-childehlle ôcheritiere de Renier ou Herman Comte de Hainaut, veufue de Herman Comte d Ardenne, ne vefquit que trois ans apres fon pere ,laiffant
V deuxenfans de cefteRichilde, Arnoulle Simple,quiluy fucceda,amp; Baudouin \ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;depuis Comte deHainaut,defquelsla mere print la charge Sc tutellc.Mais plu-
\ nbsp;nbsp;nbsp;heurs grands troubles aduindrent en Flandres, 8gt;t premier ement par les menees
\ nbsp;nbsp;nbsp;Sefeditibs de Robert furnbméleFrifon oncle pate^el duditBaudouinleBon, F^ndresi
\ nbsp;nbsp;nbsp;lequel apres le trefpas de fon frereBaudouin, v oulut fe faire Comte du pays de \
\ nbsp;nbsp;nbsp;Flandres, fe fondât fur certain prétendu partage qu il maintenoit, Baudouin de
\ lâIheauoirfaitenlaiourneedâAudenardeentrefesenfans, Ãc que par iccluy il l auoit ordonné, que ledit R ob er tie Fr if on fuccederoit audit Comté dcFlan-\ nbsp;nbsp;nbsp;dres à Baudouin fonfrère, voire combien quâil eut des enfans-.Ce queleditRo-
\ nbsp;nbsp;benneptopofoitpour opinio quâil eut dâeftrebien-fondé, veu quâil hignoroit
358
38.
que luy mefmes en ladite iournee dâAudenardc,auoît par ferment promis rien attanter contre fondit frère, ny fes fuccelfeurs. Mais il fit cela en intention de troubler ledit pays, elj)erât par ce trouble en tirer quelque chofe à .Ionadu tage. Il auoit défia gagne vne grande partie des Seigneurs amp;du peuphi*^^â voyant que la plus forteamp; grande partie elloit contre luy,il le déportadeu mande, au lieu de laquelle ilafpira feulement à la tutelle de fes deuxncu^â^^ ^uZ^e/uf-^ ^ffi^Lirsdâans,laquelle les Flamansluy rcffulcrcnt,ayansfufpeélcceftepoü^^ f^eâe. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fuitte de tutelle,veu celle quâil auoit faite du Comté. Eflant irrité de ce refe
fe déclara ennemy des Flamans amp;nbsp;iura de leur faire guerre, amp;nbsp;pour celle fion fen alla en Hollande, la ou cependant quâil amaffoit des forces pour auecques les armes en Flandres, la Comteffe Richilde nacre des deux tniflciâ^j । luy fit faire fbn proces, amp;nbsp;iceluy condamner, amp;nbsp;confifquer tous les biensqü* Flandres, comme criminel de leze maicflé,pourauoir entrcprins rtmne, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;guette à fil patrie. Dequoy quelque temps apres Richilde fe repetittû^
fi de (y* cor rotn^H,
à loifir, car Robert entendant ce quâon auoit fait en Flandres contreluy,' fbmmer Richilde quelle eut à luy rendre toutes les terres de fbn partage, le auoit fait confifquer. Mais pout-ce quâelle luy rcfufà fa demande, il ' vers Philippes Roy de France fon coufin germain, luy remonflrantlctoft Æ j fil belle fÅur luy tenoit, amp;nbsp;vfiidctant belles parolles, remonflrancesjpl^'quot; tes amp;nbsp;perfuafions entiers ledit Roy, quâil luy promit tout fecours, amp;fiippo^ phlUopti per Mais le Roy qui cfloit homme perfide,auarc, ôc corrompu, amp;nbsp;en la paro lcdâ - quel il nây auoit aucune affcurance, changea bien toll dâopinion amp;nbsp;de volo*\^ car la Comteffe Richilde aduertic de la promeffe quâil auoit faite à Robert W beau frère amp;nbsp;fon ennemy voulant la fiiire rompre, enuoya audit Roy i tre mille liures dâor, moyennant lefquclles elle le deflourna de Robert, amp;lcæ | ra de fon coflé, dont par vn mefmc moyen le Roy faulfii fii promeffe amp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1
Force de I4 f/tralie.
Confèil de niA mats Con
Jeiilers.
/.ibereteur
jcruttude lgt;i'ettre(eit.
Chroniqueur Flamand ) vn chacun amp;nbsp;principalement tout Prince fe doit bien garder, eftant alTcuré que la corde ny le clou ne peuuent tant eftreindreny rer ceà quoy on les veut approprier pour tenirferme, commelaparolle^^^^ foy eftreint amp;nbsp;lie lâhomme.
Robert le Frifon fe voyant dcccu de rcfpcrancc quâil auoit eue du fccours (âi' Roy le retira (aucc le melcontcntemcnt que chacun peut penfer ) en HollanJ^ la ou il prépara de grandes forces, pour venir en Flandres contre la Comrf» laquelle cependant gouuernoit à fonplaifir le pays de Flandres, par lefeiih^' feil des Seigneurs de Mailly ôc de Couchy, lefquels plus affedionnez proffit particulier quâà celuy du pays, gaftercntôc corrompirent lenatureldc^^ ftc femme, la rendans foubçonneulc, deffiantc, cruelle, prodigue, amp;nbsp;tyrnnne, luy mettant en la telle vnc infinité dâcxaélions, pilleries, perfidies, amp;nbsp;trompé' ries, Icfquelles en fin furent caufe quâelle perdit ledit Comté de Flandres a les enfans, amp;que1es Flamans ne pouuans fupporter lâEmpire cruel de celle fcip' me,le rebcllerét contre elle, appellerent à leur Iccours ledit Robert. Luy auec vne grolTc armee entrant en Flandres, fut en plufieurs lieux fort bien receu comme libérateur de leur lèruitude,pour lâefperancc que chacun auoit quildc' liureroit le pays de la tyrannie de la mere de leurs Princes, amp;nbsp;de tant dâexaétioâ» impofitions, amp;nbsp;cruautez quâils fouffroient', amp;nbsp;des mauuais confeillcrs qufhia-nioientles affaires ôc Teliat,lequel par leur auaricc,par leur tyranic, èc parlciâ'^
.......----------- . ...
PHILIPPES I. ROY 3«. LIVRE VIL
Rittencs defquelles ils pipoient ccfte femme, ils auoient réduit en vnc grande
calamité .Robert fempara de plufieurs villes, amp;nbsp;ia commenlt;^oit de doner beau-
coup dâaffaires alaComte(fe,quand elle ne fçaebant que fä:ire,amp;;fe voyant pref-
que abandonnée des Plamans hormis de ces flatteurs qui la gr attoient, enuoy a
UlicrlcRoy dePrancedeluy donner fecoursencefte extremeneceflrteou
elle eftoit reduitte. Le Roy aduerti de ce qui fc pafToit enPlandres nbsp;nbsp;alla auec * nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â¢
oueslâvnc des plus belles armees qu on eut veuë long temps auparauant. es
Ãlamanseftoientdiuife2endeuxfaaions,ôcparts-.lesPlamans Galhearns tou-
ftcnoientle party,non de la Comtefle (car chacun uy vou oitvnrna nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1
maisdâArnoulfonfilsleurSeigneur8£Comtc,pom
dclamifcrc enlaquellç fa mere auoit réduit fa per orme nbsp;nbsp;on ? _ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;⢠p_
Plamengansfauotifoient RobertlePrifon jlefque s enten am nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;i nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;j
fanceqSeleRoy auoitamenee eraPlandres, frayeur,maiseftansraffeurezparvnehellcharangueque e nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;toutelcuref-
i nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;m nbsp;nbsp;f fAUnceau illeurauoittemonttre) touteicurer
repnndrent courage,platanst nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;....fee des exaftrons cruau-
peranceenDreu Aenlaruftice ÃejÅrjuer tciinfupportables dontladite ComteileComte Arnoul ôc
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;hComtÃamp;mercnciemandowmque nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^jUeà eCatfdAsfercncon- ,r,U -
\ tKKM,\aouûs Nmà tcnt auxf So\ei\couchc.Lots''.
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Å«V^iira,S4conùnua\abataitteAevuis nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;icâ'oiçou ducoftè fcncftte,
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;\tC,omu?lt;o\)TOfa,pçeiccuantlt;ïi=ia . .^(eiettaaecccoftaa.amp;cayaiat
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â¢?^nâaiuCqu«en\abatai\\e,amp;ctuil
l miseaTOutte\«Yicmieislt;vnfeî'â=fââ , ? ^.yçJ^jjntcWtafçtcScvVo-\ e^uitta«aà uerfa«es,en\aç^^^^^^ il^uthiê etbahi de voirhiê tofl apres \ Wilt;y«âapti£\gt;ciucoçà euancelesR ü
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ieiueurea nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;As mueXfemWaUement
\ nbsp;nbsp;nbsp;nemAottmvfeenWe CeCuenue^u nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;q
\ «can^5.»\alt;yuAeeW\eCovuteM yY^VquAauficomoÃaut^^^^ lt;nbsp;TOUvat^etttà eux óaeuauxtueaïoubsXu^ â sefesaeusefcoVemroKcurout--^ ' \ nbsp;nbsp;nbsp;4«o«s cotea^â¢Â«ouuc,lt;yue\eKo5 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;\ axïAaWeVcu mrfm
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;te,5lt;Qur\nauovta\aeuYveo\aueYr.vatepoureacuappeï, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.â¢..nrrudn.
\ nbsp;nbsp;nbsp;anec quelques vus des hens quâlny ehoVeut demeurex, aptes a
\ beuts de (es ennetnts , t\ mourut hna\Aemcr\t\ efpee au pomg,, evtv e
\ NadWPrmee.SesgensYeNoyansmott, amp;c(e(entans déplus en plus nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Æ mouUu
\ nbsp;nbsp;nbsp;rnuenttous a (ult ,(e(eattans lt;^a Slt;.la.Et commets Y amans amei^an
\ nbsp;nbsp;nbsp;tendoleutaies pourhnure/dsfurentaduertls delà prrn e u omte o er
\ nbsp;nbsp;nbsp;Pn(ou,5)Cme(mesque\eComteVuRaclte deYiOulogqqV^tqttort entoure r
\ nbsp;nbsp;Itgeneevers SarntCmer.Cecpar (ut cauÃequclathansladlte pourmrtte ,rls e
\ nbsp;nbsp;nbsp;lol^tùremueelerehedes g,ens quiauoient auparauantlumy ledttY^oberr,
PHILIPPES ;; ROY 38.
pourfu'ute diligentèrent de forte quâils rencontrèrent ceux qui le conduifoient non four rxttorr res loingdudit Saint Orner, amp;lefquels ils pourluiuirentdâvne telle viuadâ^â îf Frifon. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ne fut oiicques en leur pouuoir,nonobftant lâextreme diligence qu ihy'ââ'
le Cewf» ie ioitlon^»e fruit.
Honte fititieiePoi hffe.
rcnt,dâentrcr audit faint Orner, auantquâcftans défia lefdits Flamans fur talions ils euffent pareillement moyen de fe fourrer pelle melle dedans ladi ville,ou ils deliurerent le Frifon des mains dâEuftache, lequel meftnes futf^'J? amp;nbsp;mené leur prifonnier. Telle futriffuc de cefte bataille, par laquelle côme vnChrooiqueur Flamâd,eft bien monftré que la viéboire ne conlifte point en multitude des gens de guerre, ains en la promptitude amp;nbsp;allegrelTe des comb^y tans, amp;nbsp;quâil nây a fi grand nombre,duquel la vertu ne vienne au delTtis, comm-' appert par le Comte Robert, lequel nâayant vn tiers des forces quâauoithM de France,defeonfit mit en delarroy vne puillante armee.Le Royamp; ceux le fiLiuerent auec luy, fe retirèrent à grand perte amp;nbsp;deshoneur à Montreuilb^^ la mer.Celaaduint lâan icyx. En apres cefte bataille le Frifon futreceuCom'^ de Flandres parle commun conlentement dcsPrelats,Noblcs,amp;tiers auoirefgardà iBaudouinfreredudit Arnoul le Simple, qui par droitdeuo'^ fucceder. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.
Comme le nouueau Comte mettoit ordre aux affaires de fon ellât,lcqi'^ ' trouuatout gafté amp;nbsp;corrompu par le mauuais gouuernement delaConitf ^Lit aduerti du grand appareil que le Roy faifoit pour retourner trelenofi- Flandres en faueur de Baudouin Comte de Hainault, frere dâArnoiil, «M» Comte. p,}ç pour fe venger du grand deshonneur quâil auoit receu en la iourncc de U fel. Dont Robert doublant la grande force amp;nbsp;puiffance du Roy,eniioyîâ^ Ambaffadeurs vers lâEmpcreurHenry le Quint, tant affin de luy fairehommJ gcdefon Comté dâAlloft,amp;autres terres quâil tenoitde lâEmpire, que ««n MCotepratiquer fon alliance, amp;: luy demander lècours contre le Roy de France.
Ambaffadeurs allez vers lâEmpereur eurent de luy telle refponce quâils vouW' rent,amp; retournans vers le Comte leur maiftre, le trouuercnt délia cn armes,
ccu dcfafuitte amp;nbsp;grandepertc.auoitaflembledVitrijVneincomparable
. fance,aLiecques laquelle plus toft qucnâcftiraoit le Comte Robert, il eftoitdel' ^â ^â^^â^*cendu vers Saint Omer, qui par latrahifon de Wlneric Chaftcllain delapb cc fut mile au pouuoir du Roy, cn laquelle les Chroniques FhunandesdifeÃ^ que le Roy fit quelques cruautez,â¬aril n efpargna fexe,aage,ny religion,mettî^ la ville en vn mifcrable eftac. Et auoit délibéré de faire le femblable par toutel^ Wcftflandres, quand Dieu luy picquant le cueur amp;nbsp;lâefinouuant à quelquef^' jtemnris lt;î« nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fit quâincontiiicnt il reprintfon chemin pour fen retourneren France,
fes.
Meneedu ChMCilter.
\ojr philtf- auec fl grande hafte quâil abandonna partie de fon charroy , amp;nbsp;bagage,laifl^ot ncantmoins quelques forces au Comte Baudouin de Hainault. Voila ce difentles Flamans. Quelques vns penfent que ce foudain partemeiit du hors du pays de Flandres, fut pratiqué par Geoffroy Euefque de Paris Chancelier, frère du Comte Euftachede Boulogne, lequel portoit faueur au Comte Robert,à raifon quâauparauant il auoit à fà requefte deliuré ledit Comte Eufo* ehe de fes priions,fans luy faire payer aucune rançon,amp;quc pour cefte occalio, voulant faire plaifir audit Robert, amp;nbsp;obuicrà cequâilnc fut du tout dcftruic parleRoy, refoluten fôymefmcs de lâaftîftcr,amp;fuiuant ce apres auoirlong temps penféau moyen quâil deuoit tenir pour paruenir à fbn intention, enfem-
PHILIPPE'S I. KOY 38. LlVkE VIL 36t blcçour diuevtir le Koy de fon cruel deffeinjuy rcfcriuit fecrettement q»il ad-uifaftbienà fonaffaire, pour autant que filmarchoit plus auant Scnemettoit peine de Ce retirer bicn liaftiuernêt,il le trouueroit trà bi, amp;nbsp;liuré entre les mains CM^ed cm-^^ de fon ennemy .Dontlc Roy adiouftant foy à ceft aduertiffement,abandonnât fon cbarroy amp;nbsp;bagage en toute diligencefen retourna en fon Royaume.
Ceux quifont de ceftc opinion adiouftcnt en outre qucRobert auoit depuis ^^rccoo^noiffancc de ce grand benefice j donne audit Comte Luftacbe laforeft 'itâBetbIoo, que les Comtes de Boulongueont toujours depuis tenue.Mais poutreuenir âRobert, des qu il eut entendu le foudain partement du Roy , amp;nbsp;^üeneantmoinsbaudouindcHainault.fonnepueuaiLftédâvnetroupedhony nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.
Que le Roy luy auoit laiffe2,affembloit encores de toutes parts tant de ges nbsp;. nbsp;nbsp;a-
qu illu. eftoit poffrblc,tira contre ledit B audoum, lequel il rencotra ptes Saint OtnerLleRoy à comme nous auons dit ) auoitpuis nagueres mis foubs fon obciffifce, èc apresvn dur ôc afpre^onflit quâil eut contreluy ,1e miten delar-roy^en^ittâtfaydantdedfortunequibrsMdifoitb^^^ fer couler celle bonne occafià de mettre vue fin a fa guerre,entra
l fcw. SI n meicKicUUcaupays deHama^i nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;S-'fâ
â äomma.^ .vXfeDeVdt«uecl^(Sra^é^^^^^^^
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;feà eraùoScamiùédeTbierry Euefque dudit lieu, ^r V mandèrent cowtejp.
; nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;»-«onirUcHiCan.tiÃnde\econmieialesfecouui,Asl^^^^^^
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;qiiùs idiuiiokniVcdit Comté de Hainiultic on nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â jâfââcS- .
l rv^quot;â^'7'^nnC5uà eHamau\i.PaacmniUchqud leà eîUtei.SiConnevueuBaudownC t d
k fut à tt.Q^kCotcKobert aurort pour i y nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;VnnArtenances qui de-
ieUià res leCerat teôeméiUn Aie à ennÃi auffi cettaine mtMetOKinauCom«à eHavnau\tamp;caC . ^^^J^juaouinfonfils.Le .. nbsp;nbsp;-,
tommtà eà enietstYUcUYtiConYromilYa^e ,,, CSléà eîUnà ies,Mifcmb\eà ' nbsp;quot;nbsp;â â â¢-â
\ ^ue\a\WrenoJvo«\u5 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;enfemUemeni
1 w\e Jtottlt;Y«'b vouiioiiiamais nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;mana?,e vue à «
attoïdé(Y-\dcdrtbaudoomfetorttenu^ob ?gt; J^y^^Y^£^Yfok,Avcrdtok\a
â^quot;TfucteKionlîUiià tes tw, eftonfciAemeiil nbsp;nbsp;,.â i.
à vteNï\kdeX3oqa^,lt;\mà etouteUVucce\ïro nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^çÃ^x^VedeVUrr- M fW»r.
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V
5lt;;x nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;PHILIPPES I. ROY 38.
die, Robert fon fils aifne pour fon Lieutenant, amp;nbsp;gouuerneur audit pays.
Pinceur nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;y eflant, fentantladouceur quâil y aau commandement, fans enadut'
ummtnie- tirfonperc, fefit Elire hommage par les Barons de Normandie comme non comme Lieutenant,^ apres que le Roy Philippes eut mis fin à la guerre Flandres,luy alla Elire hommage de fonDuché, amp;fe liguant auecques fpiracontrefbn pere,fe voulantEiifirdu pays dontlereuenu ne prodigue defpcnce quâil faifoit. Pour à laquelle fà tisEiirc , il impofoit grao tailles fur le peuple, couflume ordinaire des Princes prodigues, lefquelspo^ foLiflenir leur prodigalité font contraints dâexiger amp;nbsp;fouller leurs peuplcs-^^. quoy les Normans enuoyerent fe plaindre au Roy fon pere en Angleterre, f
Pnnets fro- A. â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;r rt nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;n nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;rr 1
Ji^Mesexa- lâirrita grandement contre ion fais, amp;nbsp;pour celte occalion palla lamer, aenrs. en Normandie auecques mille hommes dâarmes, pour furprendre fon bert. Lequel eftant aduerti de la venue de fon perc, vint au deuant delu/jS^*®^, ques deux mille hommes dâarmes,que le Roy Philippes luy auoit donnez,** enibufcade au lieu ou deuoit pafl'er fon pere, amp;nbsp;£e combattirent fere mcnt lâvn contre rautre,que la plus part des gens du Roy Guillaume y fureto** morts ou prins,amp;en laprefre,le Duc Robert abbatit fon pere dâvn coup luy perça le bras.Mais fçaehant que câefloit fon pere,il le releua, ôc enluy mandant hûblement pardon,le pere le luy accorda,amp; le receut en grace.Lof^ pere,6lt;; Robert, amp;nbsp;Guillaume le Roux fes enfans, fen vindrent à Rouen, b®® apres qiieleRoy Guillaume fefutfaiét paneer, amp;nbsp;guérir de fa blefTurejih^ le chemin de fon Royaume, auquel il ne fut fi toftarriué, quâil ententquot; ' que Robert fon fils plus que deuant traittoit malles Normans,amp; fâefloitreuO' té contre luy,ne le voulant recongnoiflre à pere ny Seigneur. Le pere reprenat la routte de la mer pour repafier en Normandie, fut par la tourmente Efpaigne, là où il combattit contre les Sarrazins : puis venant à Bordeaux,^ vint fon fils Robertfe reconcilier à luy, il le mena en Angleterre, amp;nbsp;de h bââ' uoyaaucc fon autre fils Guillaume contre Malcolomb Roy dâEfcoce vainquirent. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.
i^yd'Efcece En ce temps arriua en Angleterre Pierre lâHermite natifdâAmyens,( y^incH. nbsp;nbsp;nous parlerons plus au long cy deffoubs,)exhorter le Roy Guillaume à lâentrc-
prife du voyage dâOutremer contre les Sarrazins qui occupoient la Terre Saæ' te. A quoy volotiers faccorda le Roy Guillaume,non fon fils Robert,fexcufiD' fur les difierens qui eftoiét entre fon pere amp;nbsp;luy,lefquels par le moyen del Hd' mite furent appaifez. Ce Robert Henry fon frere eflans en NormandiedeÃ' bererent dâaller voiramp;Eilucr le Roy Philippes de France qui cfloit à Confiaiâ® enfinsOjfcjOu ils feioumetent quelques iours.Et comme vn apres difner,Hcnr/ â iouoit aux efehets auec Loys fils du Roy Philippes, ledit Loys voyant quil doit,en colere appella ledit Henry fils de Baftard, amp;nbsp;luy iettales efehets au vila' ge.Henry leuale tablier des efehets, amp;nbsp;en frappa ledit Loys de fi grande forcf» quâil le fit feigner, amp;nbsp;lâeufl occis, fi Robert fon frere qui furuint, ne lâen cutc®* pefché,Incontinent Robert,amp;Henry montèrent à cheual,amp;fe fà uuerent aPoâ toifc,eflans toufiours pourfuiuis des gens du Roy.
Cefle querelle entre enfà s de Roys, fitnaiflre vne guerre entre les peres Sriâ® Tremurt nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;° \ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.-mi-
guerre yâi,.Jlt;oyaumes,qui en a amene plulieursautres. Le Roy de Frace entra en
çy dic,amp; prit la ville de Vernó,nó le Chafteau.Robert auec fes Normäs prit BwH' Tran^ois. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;leRoy Guillaumc quiefloit en Angleterre aduerti delanaiffanccdecâ-
............* nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;----------------------------------- flcguc^
PHILIPPES iquot; ROY 3*- i-IVRE VII. ?«î 10^^-''â^
fernem oaffa enNormadie Stde la entra eaFrace.amp;princlesvays deX*â-
ârc guerre,paua en iNormacue,«; nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^.Ãnres fen retourna enNortnadie,la oti Voiû A. yoi
KUeVoitou,amp;vainqucurdeces.^oui nbsp;nbsp;gt;
ûfercconcilu afonfils Koben. Lors nbsp;nbsp;nbsp;J manda quâil cut à luy venir faire
naiffanicdcfonvoifinleKoy Guillaume, ï v fouuerain Seigneur.
horamagedefonKoyaume nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Sequetout ainfiquâautres-I
c^uoy Guillaume refpondic qij V â aucrir ledit Royaume, ainfi luy fai- iifpcs,
foisilluyauoitfaitreffuz delâaid^r a co 7 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Royaumefinoil
foiiilrcffuz de luy, en faire hommage, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;hommage du Duché
ÃcDieu, amp;nbsp;duPape, mais bienluy ° r nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;laquelle il attcndoit ôcdefiroit nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;|
dcNornundic.Thilippes irrite de ce nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Guillaume, entra à mam
pour auoitlegitime occafiou de rairc gv nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;proffit ⢠J _ __
armee au pays du Roy GuiU^-ume, ao , u^yfmç^^rqnârlsdemourroiët o«^ «s*.
lin ils Rtcnt vne petite paix enfemb c, fdâannecs,de maladie, U de f lt;â¢Â«
WamysLeKoyGuillaurncefto^u nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;philippcsqme«
grtde,de£arjou quâil ne pouuoit p ⢠vicillctfe Sc de fa greffe ,lâmita
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Roit encores debon aage, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;mocq nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;g^cfembla des forces, Sc â.lla iufques
i nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;tellement,que nonobffant Y vue Sc a-U â¢- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;à Rouen, la où fe fentant
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;deplus en plus affoiblir del aage nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;' ^«hlsGuillaumcfurnommele nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;lanes,à -onaleRoyaumcdâMgletc«c I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;du Maine , amp;c à Henr y ,festïc^
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;à MertlcDuchédcNormanà ie,J^^ nbsp;nbsp;_ paran,à iccllcMsrtitGxîl â
' Ãots,^huià milleliurcs SterVms de nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;corps fut apres fa mon Um«.
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;res,puisdecedalâa,uo^7.ourog^- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;r tons fes ffcnsfâattcndoicnt a pdYet eamp;
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;qudqueterrtps priurdefepulturc, ca nbsp;nbsp;.rn crooner en Y Abbaye deSatnt
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;mcublcs.Le tiersiour,Henry femhsj nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;corns entroit dedans YavilYc,
\ nbsp;nbsp;nbsp;HiennedcCaenqùilauoitfo^^^'^â . nbsp;nbsp;.tesbabitans commencèrent de crtet
\ le leu,print aladite ville , Scincontincn nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;p^^Q^p^Pclaifferent pour aller
\ auùupar figradeffroy nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;corps.Cbmcilslcvoulotetmhtt
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;auleu,maisapYeslefeueffainô:tlsret nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;⢠ç-;. conffruirevneî-glffefans a-
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;met ,vnhomme enXheritage dnqn^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;. â ^çÃ^^rcr au milieu dâeux^,, 2gt;c in-
V nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;noir pay éle fonds,comme tout infenle e vm p Cercueil, cria ahaulte
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;tettompantla pompe funèbre, 2lt; mettant a nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;çruerres, mâaiufqucs a ceffe
\ vo«..Cc\»y t;vatouttn.qtaeshtUu,'e««vov«vcns« \ heuteintimidé delà mort,mats puts quel ù^^ousle portez eff mten, Sc te V nbsp;nbsp;nbsp;mon mturc,fairela guerre a ton corps. Le teu nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^y^j^^^erre d'autruy .Sla*
' fouhtensqùtlrteff point permis ff enterrer vn nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;j^ppcllcà Rbou pere î£ lu^ice
t nbsp;nbsp;nbsp;preslamort du cruel ,vousv fez encores de nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;couRumes qù tlnousâ'^**.*
autheut de ce peuple,lequel auecques fesbonnes ^^^^^ç^\cur iniuRlce. Hen-\ nbsp;nbsp;nbsp;adonnees,peut^ustoutfeul,que tousles autres âcompofa auecques
\ tyfdsduKoy mort,entendant\aiuRepl^^^^^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;enterré, be Koy Ybt- ât
\ nbsp;nbsp;nbsp;Iny afoizante fols de rente annuelle ,amp;t-P'^^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^^çedefonDucbe.Gutllaw ieK«t»4amp;
\ ItppçsteceutKobertDuc deHormandte a nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;couronne, ou il nevef*
\ meleKoux'fenAlaen An^eterrtpour en pten nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;dudttKoyau
\ nbsp;nbsp;qntpaslonguement,?* Henry furuiuant f^ ^^^^^q\\enommceMabault,qui en
\ nbsp;nbsp;mâ¬,îx apres aubtr régné trente cinqanslîûua v ne nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Comte d Arnou amp;c de
\ fécondés nopcesfutmatiee à fdeoSroy, ou q . â Quba. duré 5iî. encores \ ce rnatiage eR fortie Va race des Roys d Augt^ n nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;yq pp
gt;lt;4 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;V H I L 1 P F L S I. K U ï 38.
dure en U Roy ne Elizabet à prefent Roync dâAngleterre, comme nousdiro*ââ
en fon lieu. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;o nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.
te.
OrJetmMtt lie^utrTt.
V^lcy le voyage de la terre ôc guerre faindc faid par plufieurs Princesâ*' uotieuxamp;vaillâs,lequel furpafle en faits,vaillâccs,amp;cn bones entrcprifeston^ les plus mémorables guerres anciénes, car depuis que cefte cntreprifcfc nacuë»pas vn de tous ceux qui lenoiét quelque marque de NoblcUe, ou devü' lance,ne fea exemptoit. Les grands Capitaines conduifoient les brauesloWj quilà ns quelque fjuairc 6c à lâcnuy marchoient foubs leurs charges, pour îlâ cobattre les riches ôc belliqueux Empereurs dâOrient, qui lors fc difoientRo/â des Roys. Tout le monde fc diuifa en deux,à railbn dequoy les Chrcfticsg»**â royans les Infidcllcs pour la querelle diuinc, monftrcrent tout ce quâil y îU®*' en eux dâcxpcriencc ôc de vertu. Auftl les lieux plus loingtains quâa peineeuton peu croire quync telle armee lortant dos dernieres fins de la terre peu irajtfpoïter,furent conquisôc rendus obeiftans, de fortequeceseftrangâ:*^ coQuées^quâilfault prclque nomer vr» autre môde,virêt leurs plainescouucft^ de gens de gtterre marchans foubs les enfeignes deltsvs chr i sT.Et^^â. .Enfei^nesde tant queeeftcgucrrca cfté bien amplement eferipte parGuillaume Archcii** lefMsckriÃ. qiiedcThyr amp;nbsp;Clwicelicr du Royaume de Hierulaiem, qui cnafaitvnS^ volume^ amp;nbsp;que dâautres trcfdigncs hiftoriographes François font vn peubl*' mc3 par axtams, pour auoir efté trop longs au difeours de cefte guerre, dâautics guerres fiinélcs qui depuis cefte cy ont efté fûtes,nous ne voulonsto' bcf enccmefinc vice,ains en parlerons le plus brefuement que nous pourrons ôc aâen dia'ons rien que ce qui appanient à Phiftoire de France, la deferiptiono laquelle eftnoftffcfeul but. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,
Mnhumeti-
P^es nos enne mû.
Il fault dioneq entendre que les Mahumetiftes qui font nos anciens CÃUWttîs, amp;nbsp;qui cftiment raefehant tout ce que nous eftimos equitable amp;nbsp;b'â'*â îHJOteat du comcmccmcnt vfurpé vue des meilleures amp;nbsp;des plus grandes partie^ de IaTcrrc,,amp;lors ils obeiflbient a vn home feul. Lequel auoit le foingamp;waâ'^ ïoent de tous leurs affaires. Mais ils augmentèrent peu a peu leur Empire de tat de Sc4gCfiWfies,quâils fe mutincrent finablement,amp; firent deux Empereurs,û® lâvn fc nommoit le Caliphe de Baudras, amp;nbsp;lâautre le Caliphc dâÃgyptc eflew en vnefcdütion que fit vn nommé Halide la parenté de Manumet,amp;P^* atnfiCO.diminualâauthorité du CaliphedeChaldæe, qui eftoit celuy deBaU' draSjlcqucl commandoit en tout lâOrient, Celuy dâÃgypte Seigneur a fon mencfitneiït de peu de terres,conquit par fucceflion de temps, route l'Alfriijy^â ^d^ucc^- ^öccqucs vac grande partie des Elpagnes. Caliphe finterpreteen noftre langue feur. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fuceclfeur, à caufe que les Caliphes fucccdoicnt les vns apres les autres, au 1^'
de Mahumet,amp;cn lès grands biens. Lefqucls finablemcnt les rendirent tant l»'
pr^etiremâs gener4itT.
pcrbcs,amp; de cefte Eipcrbcté fengendra telle pareflc,que ne fe foucians plusf dclctgt;rplaifiir,ik ordonnèrent pour les foulager, ceux quelesÃgypticnsî^ sultMs f«Ht peUcntSultans,quenouspouuons interpreter Procureurs generaux. Voibe^ ment les Sarrazins le font longuement gou uerneï. Qinnr aux Turex qui tirent de leurs pays du temps de Pepin Roy de France perc de CharlesleGraiw» apres aiioircftc long temps vagabons, ils farrefterent eu Perf«, amp;remircni^5 Royaume en fon nom amp;nbsp;grandcur,rcllcment que la principale ville dePencK nommoitTurque. ïl fault bien dire quâil y auoit lors de grands troubles en gt;nbsp;terre. Eimc lesquels la cité de Hicrufalcm obeifToit quelques fois aux Câb
PHILIPPES t. ROY 38. LIVRE Vit
Caliphes deBaudras,quelques fois à ceux dâEgypte, quclqucsfois aux Rois dcsTurcs,tantquedeiour eniour elle eftoit rcdui£te en plus grande ieruitu-de. Enuiron trente Euiól ans deuant le Concile de Clermontj les Turcs la tour-tnenterentplus que iamais, ne faifans feulement mierre aux Patriarches, amp;nbsp;au-très Chreftiens qui eftoient dedans, ains par leur cruelle rage, ils galtoient cgt;i. t^unnenta, ruinoienttous les faints lieux en haine de noftrc Religio. Aufh peu de pellerins nbsp;nbsp;nbsp;⢠a .
fofoienthazarder de les vilitcr en ce temps auquel le hazarda dây aller vn gentilhomme Picard natif dâAmiens nommé Pierre lâHermite,lequel quelques vns pkrre gt;eullentdirc auoir elle premièrement Hermite, mais câeftoit fon vray amp;nbsp;pro-Ãrenom. Apres auoir cftudié tout le temps de fa ieunellé il voulut fuiure les ar-ines,mais cognoiffant en tous Eftats la vanité des choies humaines, il les quitta, amp;nbsp;le retira en la maifon, ou gucres ne fut, quâil ne luy print enuie de faire vn voyage en laTerrefainéle.Parquoy Rhabillant le plus pauurement quâil peut, pour eftre plus feurement entre les Barbares, il fe mit en chemin pour y aller * 11 temfMnte. eftoithommedefort gentil efprit, neantnloins de corps filaid ôc petit,amp; de la-lt;;on tant inciuile quâon ne fe fut iamais douté de luy. Au moy en dequoy il voy a gea toutes les terres des infidellcs, apprenant leurs meurs, cognoiffant leur villes , forces, amp;nbsp;experiences, Si regardant les cruelles rigueurs dont on vloit cn-uerslespauures Chreftiens qui tomboient entre leurs mains. Et comme il fut arïiuéenHierulalcm,le Patriarche nommé Symeon,perfonnage de Sainûevie, luy acomçulcs maux infupporobles, ciue luy amp;nbsp;Us autres fidelUs eftoient contraints dâendurer, amp;nbsp;la feruitude calamité ou eftoit rcduitte cefte terre ôc contrée, en laquelleâiadis eftoit cherché le falut de toutes nations . Q^il h y a- r«r«. uoit lieu tant faint, ny tant orné de Religion, que ceftebarbare ôc impie nation heuftprophané de meurtres, rapines paillardifes, Sc violcmens de femmes, êc que les Chreftiens enduroient ordinairement tant de coups, tant de prifons, tantdâautresfupplices,quâils eftoient contraints ou defenfuir bientoftdela, ou de mourir dâvneeftrange ôcmifer able fatzon .Dont ils délibérèrent par en-tic eux,quePierreemporteroit lettres duPatriarcEe adreffantes auPapeV rban deuxieme, parlefquelles il le prioit auoir pitié des miferables CEreftiens delà km. terre lainfte,ôc de les fecourir. Pierre alla trouuerlePape, auquel ilprefen-talcs lettres du Patriarche, Scies accompagna dudifeours des perfecutions, Sc tourmens que les pauures Chreftiens enduroient par delà , les racomptant auecques tcllevehemenc.e de parolles, detant viues perfuafions, quclePape en pleura, Ãc fe refolut de tenir vn Concile general, pour efmouuoir tous les
l nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Princes Chreftiens à vne fi fainétc guerre. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;_ - co«« pxX
\ Delà Pierrealla courant prefquetoutelâEutope vers la plus grande partie ebre/ientt. 1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;desPïinces Chreftiens, perfuadant Sc exhortant eux, ôc toutes les villes, P o-
\ tentats Repeuples aufecours des Chreftiens delâÃfie: car combien quâil ne \ futpourueu debcauté corporelle ,il eftoit nonobftant dâvn efpritvif 5»c affeu-\ nbsp;nbsp;nbsp;té, behomme de grande eloquence. Incontinent queleP ape V rban eut veu
\ lesletttes queluy portoit lâHermite, SiC entendu fes remonftranccs ,il ht publier tj Æ Â«Â»ol« «1«
\ le Concile de Clermont en Auuer gne,2lt; fçaebant queles P rinces bc grands f ei- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;*
W gneurs y accouroient de toutes parts 5 il fe bafta pareillement dây v enir luy meC-
mt,enianmillcnonante-cinq, amp;cy trouuantvn grand nombre dePrinces,Sei-
1 gneurs,Cheualiers gentilbommes ,ilhtvnetemblablcbarangue,eombien
1 nbsp;nbsp;nbsp;qu elle toit diuerfementeferite par diuersautbeurst
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;H vÃ
P H I L I P P E S I. R O Y. 38.
importance d'affaire.
ttirbiiric Jet Turcs,
Combien que la caufe de lâEglife Chreftienne ( O vous Prélats, amp;nbsp;vailleâ* Princes, amp;nbsp;Seigneurs,vrayes lumières du nom Chrefticn}laquelleabefoin(l^^^ formation,affin quelle puifle reprendre fon ancienne authorité me cômanû* de demeurer à Rome pour y vacquer,fi eft ce quâvn affaire de beaucouppf^'p portà ce que celuy la mâa fait venir dâItalie en France,lequel dâautà t plus qui*f,j, important ôc de grade cofequencc,dâautat moins eft il à mefprifcr.Ie penfcq^J nây a icy aucû de vous qui nâaye quelque fois cntêdu les chofes,qui depuis que temps amp;nbsp;années font aduenues en Syrie, en la terre qui eft appellee Les Turcs,les Sarrazins,amp; autres impies,cruelles,amp; barbares natiôs, fefbntp* armes emparez du Sepulchre denoftre Seigneur iesvs christ aucune Eglifè en la ville de Hierufalem, ny aucun autel,chappelle,ou autreu â
ToUrmës Jes chreÃtens.
ffonfefMte MX ehre-/tens.
de deuotion amp;nbsp;pieté amp;nbsp;religio, que les mains lacrileges de ces Barbaresn^y^. demoly ou conuerty à choies, amp;nbsp;vfages prophanes. Quant a la troupe délies Chreftiens qui fut prinfe aiiecques la ville, partie âefté par la crainte tourmens amp;nbsp;fupplices contrainte de renier noftre foy, amp;nbsp;partie qiiinehvo^^^ lLifaire,ny pour tourment, ny pour mcnafle,ny pour lupplice, a endure mort,amp; le Saint martyre. Et ces prudes amp;: faintes femmes, qui de toutes lesp^^ ties de lâEurope eftoient par deuotion allées en ce lieu là , ont efté par noz _ nemis fouillées de monftrucufes paillardifes, non tant pour faoulcr lâinfati!â'â villenie, amp;c volupté de ces Barbares, que pour nous faire vne honte amp;nbsp;vncin'^ re en tous fexes. Que fi ces chofes(0 Prélats,amp; Princes,amp; Seigneurs Chrefti^VJ ne vous femblent caufes alfez fuffifantes pour prendre les armes, amp;nbsp;pour vn fi long voyage, cofiderez amp;nbsp;penfez feulement à part vous, amp;nbsp;eftimezqueâ^'^ vous eft vne grande honte dâendurer que les armes amp;nbsp;les forces de Mahu®^ foient en telle crainte amp;nbsp;redoutance en tant amp;nbsp;tant de lieux, fins quâaticunk'^* ofè refifter, amp;c quâauiourdâhuy elles polTedent prefque toutes les terres quiojâ' i iadis efté à ce grand Empire Romain^Or pleuft à Dieu que nâen fullîons qud^ I quâil nous fallut feulement pleurer les calamitez, amp;nbsp;les milercs dâautrny, nbsp;nbsp;nbsp;|
qui pis eft, nous fommes à la veille de lamenter les noftres, amp;nbsp;dâendurer beau-coup de maux, fi Dieu par fit fouuerainc bonté nây remedie. Delà memoi®^ , noz peres, lâItalie a efté courue, prinfe, amp;nbsp;pillée par les Sarrazins,amp;laplusgti' | de partie dâicelle par eux polfedee. Leurs mains lacrilegcs ont pillé les villes,b ; fortereftes, les chafteaux, Sgt;c les Eglifes, amp;nbsp;mefmes cefte precieufe Eglifcrft^ ; ,, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;. ftrefte de toutes les autres en laquelle gifent les faints corps des deux plus rent*'
J, fy nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;T' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;⦠«H nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1 nbsp;nbsp;1 nbsp;nbsp;1 quot;Si nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;/tn*⢠*
mezApoltres. Etnon contans delauoirpillee, ilslabruflerent. Maisqueni^ , fert il de vous dire cela? veu que pource quâil y à défia affez long temps quect' fte impiété à efté commife amp;nbsp;eft vn peu loing de nous, paraducture elle efmoü' â â uera bien peu voz cueurs amp;nbsp;affeéfions. Combien de fois eft ce que lâEfpaigO^ â lâAquitaine qui eft voftre,ont fouffert mefme iniure amp;nbsp;defolationâQuenicl' â mes elles craignet encores à cefte heure vne nouuelle guerre amp;nbsp;ruine,amp; endoi- * uent pleurer de peur? la France bien que ces maux nâayent encores entré das ' fes entrailles toutesfois pour la proximité amp;nbsp;voifinage des lieux, les a peu non â - feulement entendre,mais aufti de fès yeuxapperceuoir?Les Allernans amp;nbsp;lesau- ' tres nations Septentrionalles, lefquelles cefte horrible tempefte nâa encore ât-' Vaillance des taintcs, doiucnt penfèr quâelle flamme leur doit venir du cofté du Soleil Jeuanr, ' mefmes que comme peu à peu elle fallume ils commencent dâen voir la rougif â rurct. fiinte clarté. Que fi les Venitiens ne gardoient les coftes des mers de Leuant â
P H IL IP P E S I. R O Y 38. L I V R E Vît 3^7
â par la vaillâce defquels celle gent Barbare a efté foutient chafiee de la Hilft'ie amp;nbsp;â Dalmatie,fans aucun doute celle tcpefteRiriefife eut défia paffe les lirnites de la nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;_
« Germanie amp;de la Hogrie. Cependant que la grandeur, les richelles, êe les « forces de lâEmpire de Conftantinople ont efté floriffantes elles ont couuert « lâEurope de ces orages, mais auiourdâhuy tout cela eftli amoindry, abbatu « amp;affoibli,quc ce fera beaucoup fila ville de Conftantinople mefmefenpcut ConÃMino-« fauuer. Nâauous nous pas veu depuis peu dâannees quelle a efte hoftiHement « pnnfe amp;nbsp;pilleepar les Turcs amp;nbsp;Sarrazins menez par Alexis,6c tourmentée amp;nbsp;â traictee auffi cruellement que fi elle euft efte prinfepar droût e guerre, t 1 » ceRebarriere nous eft oftee,i ay me mieux vous laiffer con
« gurer,ou rcmonftrcr quelle fera par cy apres la conditions^ e at e
« roçe.LâcRomacb me creue,8ciâay horreur quad iepen nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;exWm«;»»
« nous doitaduenir,de façon que h promptenient on ne «tante,quidefiafapprochedenous, cesmefmes malhe^^^^
« Acfqudsla fortune nous plaignons, tomberont ur noz c es, le , nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â
« Scpïys. Etplaifeà Dieuqueienefoisvray prophete d^
l « coXezlquellevillame ôc miferable (eruitude (erorit nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;tevX
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;« mes 6c lesfemmes. Les villes feront piUees ,les
\ «ruinez lesenfans 6cles hiles fer ont violées, toutes fortes ôc elpeces de tour c^lAmue^ \ nbsp;nbsp;« â¢X:UoLes,^6clorsquandnozlarmesnenous for-romplus^
« den ,nous nous repentdon^ ( mais en vain, 2lt; trop tar nbsp;nbsp;nbsp;e ce nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ne
. ,^uenoâsvou«xoj,nousn.uons veUftUuKCOurfa
. çrafons ças lyie «\i nous çuÃc aà uenvï,non ç us cjue ceux
.eniurentà nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;eCçknces. QueftUSe-
ÃSÿS±;;«â--'â'^£;i
. à TOkà tununné, £\acoruuutemion te tourmens Aeceux tpe î»'«
.fcn4)Ut\esinous,neMous çeuuenteftnouitoitaçnie, a V^rÃanecefft-â-'f*quot;quot;'''* L nbsp;nbsp;nbsp;« tic cesdarbares^aïadnaumoins vous à eura Sc pourra quot;y e mot nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;necejjue.
I «té,à \aQue\\e aucun ^ttVnedVrertVtors à e (on Cens'»ne peut répugner ny reh-\ nbsp;nbsp;nbsp;« dcï.Lescommoà iteTQuevousauezparà eVa,vous y Aotuentexciter, au
\ nbsp;nbsp;nbsp;« QueceuxQuiiront à edoncourage,toutes cVioCesc^uipeuuent onrier avt o
\ .leieutCeront propices, comme \es forces ,\esconCeus,\e(ecours, ^rtc e e ,
« ÃeVatçent. Cepenà ant Que vous auex tout ce\aenmain,ânraut See tre nece « Ãaitededacet cede iniure comme (aiteauxCXtrediens, Se
«NOUS menade. Nous ne vous propoCons pas cVioCe epû (oit rtors e a pur « Ãance à esVommes. OnarVesvodre^oây cpûpourXagrandeur ne es « 5^orte\e nom de Grand, Se cpn edXVronneur SeXa(pXend.eur d.esXran^o\s,c a
Exë^Us^oW â elTODUHow.
gt; nbsp;nbsp;nbsp;« dXe pteCojue toute Xdurope, \es Sarraxrns. 'dt d autant pXus epue ra^
\ nbsp;nbsp;« grande, Se pXus grande ed (a reputatron aXapoderité, d autant pXus C o
« tts StxwviQwxs 5)C C.Ã^\i?Ãn.es Vv^iuc^ovs'^ vows à euexvovAsâenOWt ae
« fc»\tTO.m\âxwd.eB.rke ^ovve à cNQÃtïe w^tvóvA, m?i\s '^vÃv à .e
« '^Q^itïvtc. ÃA^tÃVXQovxA^ QcvÃâgcwewve.^t ^xmn ot ivovwx^'à vvs. ⢠Va.c^lt;Avé v^vxt
» nbsp;nbsp;nbsp;Q^\e N ows M\ovt\ev\lt;\eT, ojvxe \?cvlt;ttvj\es n ovas \\e\x ^tà tîCtcxovv
lt; nbsp;nbsp;â ^fct'cvNoÃivt'ÃMeâS^,5lt;Ãïnov\% «iw^v\xeL^\v\%o^tXît
\ V. ^^vvtÃo'\\.tQwXiç,ç.
PHILIPPES I. ROY 38;
E/motiona f rendre les ttrmes.
Cr} puflic.
Sonne im-freMfoo»
amp; faftileges qui fy comettent à la grande honte amp;dômagc dunomChreffi^quot;'^ Pourquoy cft-cc que cependat que vous pouuez,vous ne prenez les armes?qiâJ vous ne Vagez cefte cémune iniure,amp; ce comun amp;nbsp;general deshoneur? quevo ne cherchez amp;nbsp;donez à la Frâcc,amp; à toute lâEurope fon fiilut,là vie,amp;vnrcpû^ amp;vne paix pcrpetuelleîll faut que voâcroyez,que dâautât plus que voz forces}' ront plus grades fi vous vous aflemblez amp;nbsp;liez tous enfemble à cefte entrcpis^^* que nâeftoiêt celles deCharles le Grad,aufti vous fera plus aifee amp;nbsp;pluscertäis}^ laviôhoire,amp; la gloire plus grade.Dâauatage les vainqueurs rapporterot de gLæj-Jqpi5 Joy ej-jjj-ecopenfeSjgain amp;nbsp;butin de cefte nation fi riche,5e de tantâ!â pulens amp;nbsp;floriflà ns Royaumes.Mais fur tous les biens fera grand celuy du Ci qui furpafte tous les autres,lequelie promets à ceux qui volontaircmentircn'' amp;vaillâment combattront en cefte guerre pour la foy amp;nbsp;religion Chreftien'â^ Le Pape V rban ayant ach eue cefte harangu eaux Princes amp;nbsp;S eigneurs fens tant François quâautres, telle ioyc amp;nbsp;tel defir dâentreprendre ce tra au cüeur de tous, que dâvne commune voix il fut fbuuent crié, D i EÆ * VEVLT. Lo rs le Pape faifiint faire filence, dit encore. Allez donc allezo^^^, ues Princes,Seigneurs amp;nbsp;Cheuallicrs à la bonne heure, amp;nbsp;puis quâà celle , prifè vous auez tous vfé de ce mot, vous le prendrez en voftre guerre pour 1â , du guet, comme venu de Dieu .Auancez vous doneques tous ceux qui voudrez croifer,affin que ie vous figne de lâenfeigne de lefus Chrift,5c nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'
qui voudront aller en cefte guerre, prennent fur la dextre efpaule vnecroq , drap rouge. Qi^elques vns onteferitque leiour mefmcde cefte entrepfu*^ Clermont, le bruit en courut par toute la terre,amp; fil eft vray,il fault neceftair^^ ment que ce fut ouurage de Dieu, ou bien quâon eut feeu des la publication cbp mir4- ce Concile la deliberation du Pape,amp; ce quâil deuoit demander, quâonpouuo'' fuleùfe. nbsp;nbsp;nbsp;tenir pour tout accordé,veu lâeftime quâon auoit de ce fà intperfonnageamp;l^^^
le que les hommes de ce temps portoient à la religion. Apres cela fut tenu confèil pour eflire le Chef qui auroit la charge amp;nbsp;fuperintendence de touted fte guerre, amp;nbsp;fut à icelle efleu amp;nbsp;nommé dâvn commun cofentement Gc de Bullion fils dâEuftache Comte de Boulogne fur la mer, lequel eftoitDult;: Twî/Ury/f» Lorraine à caufe que fon oncle Godefroy leBoflufilsdeGothelon lâenu^®^^ fait fon heritier. Ce grand amp;nbsp;braue Prince Lorrain accompagné de fes freres
les fritues
Zele des feiffsenrs.
ftache amp;nbsp;Baudouin, print la croix,laiflant â la maifon Ion plus ieunefrereapP le Guillaume pour compagnie a fes pcrc amp;nbsp;mere defia fort anciens. Les amp;nbsp;Seigneurs qui prindrent la croix font ceux cy. Lefdits Godefroy,Euftachc^^ Baudouin, Hues Ie Grand Comte de Vermandois frereduRoy Philipp^^â France, lequel en ce voyage acquit le nom de Grand, Robert le Frifon de Flandres,Robert Duc de Normadie fécond fils de Guillaume le Baftardlt;] coquefta le Royaume dâAngleterre,Eftienne Cote de Blois amp;nbsp;de Chartres du Cote Thibaut furnomé le Vieil, Ay mard Euefquc du Puy nbsp;nbsp;légat du P'ip
en lâarmce Chrcftiêne,Guillaumc Euefquc dâAurange, Ramod CotedeTiKâ^^ louzeamp;de Saint Gilles, Baudouin Comte de Hainaut, Baudouin Comt^ Rcthel, Bohemond Duc de la Pouille,amp; Tancred fon frere enfans de bert Gifcard de Normandie, qui auoit conquis,Sicile, Fouille, amp;nbsp;Calabre, nier Comte de Grez, Herpin Comte de Bourges, Yfoard Comte de Die, baut Comte dâAurange, Guillaume Comte de Fourefts,Eftienne Cointcd malle, Rotrou Comte du Perche, Hugues Comte de Saind Paul, 5^'P fleurs autresy^llans amp;nbsp;braucs Chcualicrs, quinâeftoicnt ny Duesny Coi^^
PHILIP Pts t 0. tîVRE VU.
KobenDucdcNormandien-apntdcnicrscom^^^^^^^^^
voya2;c emprunta treixe mille fix cens marei nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;marei dâar-
tneleVouxKoy AâÃngletcrrc,ôcacfonauncte^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;L ^ç,,^,aodte fiele
« nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;a frgt;tYtmes leur baillllc VuCnc ae rv nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;tes Tnnee
gent, Se pour gage dcfdites nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Duché à ton frereGmUam-
Comté duMaine. Autres nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Æ herpin ou Herpou Cpmte de Berry
me, ôcleComié de Confiances aH nbsp;y- ? Ãp.«z.e pout la Comme defoF
vendit fa ville deBourges au Roy Phi âPP*^ onorable au vendeur, ou a ï ache-
te mille cfeux,vc nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;a^fhnciuerien nc
TOt.GoieffioydeB«itton,lffinq 1, Seiçneunede »quot;'t'«ââP®quot;'*1ââ'quot;?'
Sfat,ouKubenEueCqueduLi g ,
cent!matci dargent ficvneliurc o , , \ A^fÃ^j^ycft^itlavilleôcchaftcau
WansdâKelle,pour 2,Tande fomme ® ^^^^^j^^auel aufhBaudouin fterede
dtSattcnayScdcMonfa,alBucf^uc nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;grand Prince qui n y
Codeamp;oy vendiilcdit Comte.u n y . inciteiamp; animei delcurs £uef-jiI»ft,aBlt;Y.nny cnuoyaft des nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Xe.wttement tpie chacunj accoutoit de
qucsScPtclats,entTeprindrentce yâo vtrcibe dâAno^letcrte,dâÃâ¬côce)6c met- cW«»»quot;vlt;
f toutesbspattiesdâAllcmagnCyde nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;jc'dcslBesfcparees dâicelle. Quit
\ mcsdcspmsloingtaines contrées c a â _ cnvnc guerre pareille coU-
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;auxbfpaignols ils eHoient cmipeR ex nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;en-
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;uebs Satt aims .Vicrre lâHd mite a o \r nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;innommé Gaultier fut-
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;comagev,inciter,Sc conuier vn c ac«^ p^^\\cbo«imes,fiten menala iplus gra-
y nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nommé de Sens auoitaffetnbk AJâ _ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;croifcrentlcs vns allèrent ipat terre,
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;de partie à Conflantinople ⢠D e ceux nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;en Afie Les Normans que nous a-
\ \«iuncsvMm«,iccnfinrov«fequot;® nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,,cncontttns\ttemps i
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;«ens à euiM cfcnçijuott nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;® nbsp;nbsp;nbsp;otefcntolt.auo'ent MO vu s vnc ?,ranà c tt-
i ytoyogt;,amp;(-Mà »n5à ctoccifioâ'a'' t ââeon«enltl\ic,cat\»ttouuans«v-\ V«ta»n,iucccp« Ylufietus nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;à Scentes des SmisiIm , Sc à « yumtç
\ ««»mmemtuutmentcedescoutt
\ â¢^«cpvv=5nottma\ots,ac»o
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;' ââçVtSMtLlns.VuIshniUemét^^^
\ Wa^Bc Sc\.uuetutkmet âXantuWteMSNlWes enStcAe.Sc hnAUetuet
i nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;tentant de ce qn n auott endtalte, u
\ nbsp;nbsp;nbsp;la conone^a toute,fit en ht fonit er eRoger omte. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;A.f«eV.«ACTnrvmes
\ AAfcvvBottfeamp;hcuxeutopAcvucà eWuoutVuBmwà efaS«^^
\ nbsp;nbsp;nbsp;^XMTO with choient à e à luctÃes temmcs,Ãc(qjit\ «B «met nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;VmtonA
\ nbsp;nbsp;nbsp;pins riche deheaucoun , fichien nVus grand. D ame . D ont v oy ant o nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;t «f*** *
\ nbsp;nbsp;nbsp;qnthoitladné ,quefonplusieunehere appelleRogert, evou ort i e
\ nbsp;nbsp;nbsp;deVouille,ilfefathtdNnegrandevarttedtcelle.h;eantmomstjarleconiet\^_
\ nbsp;nbsp;nbsp;anhorité deleur dehunöt nere, ils 1 accordèrent, fit âpar ceh accor
\ nbsp;nbsp;nbsp;mentaDuc deP ouille,ficBohemondSergneur deâT artnte, fit de oqe ^tes au jftnri
\ ueswWes .Ceqaiadulntvnâpeu deuant\eConci\edeC\ermont.Bi^ernon \ nbsp;nbsp;nbsp;tontesioisneÃepouuanteorrtenter defonpartage,âprinthsrfonherelavint de
\ Helphepourle reconurement de lacpaeWcRoget ah^errîoXafonCarwp .jve de t
PHILIPP ES K ROY 38.
yrwiâ-tfwr berantdc lâalfiegcr, nbsp;nbsp;comme ces deux freres fappareilloieiit à la
ientponr U Princcs Chrelliens allons à ce là int voyage, les enuoyerent prier de fiiirîfâ'''^ ^MtneftMte nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ctoifcr auec eux. Bohemond rendit la ville de Melphcà lbnfrefogt;^
croilà auec tous fes lbldats,aulqiicls il donna les Croix rouges,amp; fon । , gernâempclchaâpasvndcslîcnsdclefuiurc,ains pour leur en donner mcu'C xowtrfcourage ,il luy bailla fon nepueu Tancred fils de fa feur pour lâaccowpJgJ;â lommts it de forte que plus de vingt mille de la ieunelfe de la Bafilicatc, Fouille,.
ôcSicile luiuirét Bohemod en ce voyage, auec plulîeurs autres Capitaines ***** dats du relie dâItalie, qui fe mirent Ibubs fa charge. Les vns difent que cefi^^ raee efloit de trois cents mille hommes,autres de fix cents mille, autres mille feulemcnt.Brcf toutes les mers amp;nbsp;toâ les hautes elloicnt couuertsHev^*^ les amp;nbsp;de vailTeaux qui portoient noi Argonautes, amp;toute la Hongrie pleine Ibldats qui alloient en lâAlic, Lâarmec de mer feftoit feparee en trois partifâ» chacune prenant vn port,toutes en fin ferendirent en vnà ConHantinoph-^
gt;M- gouuerncurs que lâEmpereur Alexis de Grèce auoit commis en fes pays, Mttle tn J, rent le palTage aux Croilez,moyennant quâils fe diuilà lfent par troupes,amp; lt;1quot;
ne marchalîent point plus de mille enlcmble. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, â
Gaultier amp;nbsp;Pierre lâHermite palferent les premiers en Aficjlà oùauçcp* j i
grande hardielle que prudence ils combattirent vnc troupe de Sarrazins^ 1 TencenuT'* ^cutvoLiloit cmpelchcrîcpaflagCjamp;furcntbienfrottez.Tourôsfoisihpâl^^''''â
amp; bien que lâHermite fut bon homme, meu dâvn bon zelc , fi ell ce j trop vouloir faire le guerrier qui nâeftoit pas Ibn vray meftier, il penfa troupe en grand danger. Dont luy amp;nbsp;ledit Gaultier vindrent en tclmcfpfââj lâendroit de ceux quâils conduifbicnt,quâils efleurent pour leur chcfvnAlh®, nomme felonaucuns Regnaud , félon dâautres, Ramond.Les Turczquiîiââ'^ K^folutio» mencement fapperceurent quâvn grand orage de guerre famaffoit par l lt;/« nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;iâEurope,pour venir fondre fur eux, fe refblurent de coupper la gorgeainPâ|
miers qui palferoient en Afie, deuant que toutes les forces fcioiguilTent cnlcnâ [ ble,defiberans apres auoir deffaiôl ces prcmiers,de garder que les autres nef* fà lfentlc Bofphore.Comme Ramond fut allé furie territoire de la viHeu^y. j cie,finscnuoycr deuant aucuns efpies pour dcfcouurir ce que les ennemis* ' fbient, lefdits ennemis eftans en embufeade, le chargèrent, le défirent, rent prefque tous fes hommes, amp;nbsp;le contraignirent de fe fà uuer dedans
Ãitnne.
it chre^litns.
titemcfchantc ville nommée Efleregorguc, en laquelle il nâyauoitnyviur^ hfi^chre aucune commodité. Les ennemis aflîcgcrent là dedans i Ramond, lequcH voyant hors dâefperance de tout fccours amp;nbsp;mal accommode, amp;nbsp;le fafenantâ lâcnnuy du hege, renia la'foy Chreftienne, amp;nbsp;fè mit de leur cpftc auecquel^^^ vns des Gens. Neantmoinsla ville fut encore par quelques iours dcncndü de ceux qui fopiniaftrerent de la tenir,mais en nn la famine, amp;nbsp;la fatigue de guerre les ruinèrent prcfque tous, amp;nbsp;ceux qui vifs tombèrent entre Icsnui'â^ des ennemis,furent tous mis au fil de rcipce^fHermiteauecques quelquestrogt;J pes, feftoit retire à la ville de Cinit, qui auoit efte abandonnée des haoitansgt;* cauic de la venue des Clireftiens, toutesfois ildeffendit amp;nbsp;loy,amp; laditcvillej^^' emht/fhe it tendant la venue des autres François,qui va peu trop tard arriuerent à Conft^ rEmjKreitr nople.QucJques vns difcnt que lâEmpereur Alexis leur dreflbit des cmbulc»^ it Grt(t. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fulpeéle celle grolTe armee amp;nbsp;celle braue entrcprilc, craignant que foulââ
vmbre dâvnc guerre faintc,cllc ne le vint ruer fur fbn Empire « Mais en fin
'^fie.Bokquot; nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;toute crainte oftee,toutes les forces des François ^ailerct
*1= Voulut aller à Conftantinople, à caufe de lahaine SC Chprs,â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;r nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;» nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;igt;T- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;⢠nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â r
Tk^Parn nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ion pere Robert, amp;;1 Empereur, ains continua ion
prenant terre au Goulfe de Corinthe, il paiîa lâÃtholie, la ââ ^â^îeaâpL^ ^^^doine,amp;premier quâaucun eut iceu par ou il â â-^âf nailer, J â^^exisgjj^^^â^^^ioignitauecques Godeffroy^
q^,^ 5^^Kcomme font les Grecs, voyant de fi grandes roiw
P^ris fort,fit femblant de vouloir complaire en tou-f . ^gt;eni,rx nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ôc voulut fe reconcilierauecBohemond,amp; à ccfte oc-
P ^esi^ëtà g f â5^^rs grands amp;nbsp;riches preiens aux principaux del armee, dçj P nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;enuoyahabillemês,armes,amp; des forces pour
^^peren nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;amp;c tout ce qui cftoit neceifairc â fes troupes.Et promit temf
aux Latins,(ainfi dorcfiiauant appellerons nous les no-
P ^â^pteiicf nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^roitneceifairc,moyennât ce quâils luydôneroient tout
J nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Ihr les infidelîcs,mcfmement toutes les villes dâAfie,exce-.
pufferePrincesChreftiensbienaifesdeceftepromeifc Chalcedoine, amp;nbsp;de la allèrent affieger Nicomedie quâils chre/ûs/, ^â^^â^ntNicce en Bithiniefut mis le fiege. Cefte ville eftoitiadis
] ^P'^lée nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;hu nom dâAntigonus fils de Philippes qui iâediifia.puis fut
â^^â^â^idela femme de Lyfimachus. Les Chreftiens partiifins ^alhegerent par trois endroits, amp;nbsp;fut ce fiege ièlon lâaduis
1 Pref ^difficile quâautre quâon eut encores veil. Le Lac Afcagnc qnatriefme partie de la ville, luy portoit aifecment fie
p'Lac n' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;délibérèrent les Capitaines François de gagner les ri-
Kx de j\ â 1 nbsp;nbsp;a lâimprouiftc foixante mille Turcs vindrent donner fur la
^ai^f nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;-îl । nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;r i nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;t i nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ruratfitsea
^'â¢antfçj^j^^^^jâ'^Jaqueiic commandoit lEuclque du Puy LegatduPape, fuittr.
^entgaignaffentrien fur les François,quâaucontraire les
iyf nbsp;nbsp;C'^nip,chargèrent Ci furieufement les Turcs, quâils fu-
ïesj ^âLm nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;prochaines montaignes.Incontinent arriua lâarraee
op nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Alexis enuoyaau lecours des Latins,quifefüfitde tou-
y per,r nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;gt;nbsp;de façon quâeftant la ville alficgee de tous coftez fans
qu'f^^^fevnief^7quot;â^â^hniaftretédeccuxde dedans fait tellement vaincue, le te nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;de fe rêdrc le 4. de luillet lâan de filut lojiy.aprcs
k««quot;*'
to nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;deiixiours. Elle fut rendue aux Grecs, fuiuant
amp; les Latins auoit efte fait qui eftoit aifez grande re-ils qrjç Cefte U P^â^dîr quâils auoient fait aux Latins. Aufti ' -* deman-cher T â^âJoieii^ ^â^^gt;car déformais ils ne fournirent plus JeCam Æ Phis nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;combien que les noftres ne laiflalTent p
vQvie
q^^^^illedeNi-
prinfe, les Latins traucrfiins la Bithin
de diu^\ j herbage qui y eft, amp;nbsp;du grand nombre de ciiu v..
rp nbsp;nbsp;P^'ii tie amp;nbsp;Pcamp, amp;nbsp;prendre deux chemins. Bohemond en me-
Grand frere du Roy de France lâautre. Le troificl-
^^â^^haines'^ ^hant deflogé de grad matin fut aduerti par des coureurs, /
â ⢠rccep nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;y auoit vne grande armee des ennemis.LeNor-
. c ^aduertilTement commença de dire à fes gens quâjl falloic pour les tranchées de leur camp, Sc
PHILIPPES I. ROY 38.
Xxhert/ttien Mcembtit.
quâils /^appreftafTent pour Ie combat, puis fit entendre aux autres Princes, Sei' gneurs, amp;nbsp;Capitaines, le grand nombre dâhommes, amp;lagrofle armeequiJs^' uoient fur les bras, les priant de luy donner vn prompt fècours en les aflcura^î quâil les'chargeroit bien toft. Ayant rangé fbn armee en quatre bataillos il char gea fi viuement Sgt;c furieufement les Turcs, que ne pouuans à la fin plus foulh* nir lâeffort des Latins,ils nâeurent autre recours,quâaux môceaux de leurs moiîgt; qui leur feruoient dâvn rampart, derriere lec^uel ils fc couuroient. MaiscepeO' dant que de ce cofté la Bohemod les amaffe a grands tas, de lâautre,mille W à cheual fè ruèrent fur ceux,qui eftoient demeurez au Camp de Bohemonf prindrent femmcs,cheuaux,amp;bagage,dont les femes fe mirent à faire défi riblcs amp;nbsp;cfpoLiuantables cris, que Bohemond tournant telle, y accourut entoU te diligence,amp; chaffales ennemis defon cap auecques grande boucherie deux» amp;: retournant foudainement au combat, trouua toutes chofes fi changées, ufiretjela peu fcn fallut quc les Latins ne commençaffent a fuir. Lors le retour
preferce 4it
chef.
' fence dn chcf,qui en tel cas fert de beaucoup^renforça les cueurs des Latins,^ le combat fut redoublé amp;nbsp;rechargé, amp;nbsp;eftoit la viéloire dâiceluy bien doubteH' quot;nbsp;fe,quand les Turez de rechef entrèrent dedans le camp de Bohemond,lef^ Hugues le ils euffent facillement forcé amp;nbsp;prins, pourcc que les tranchées quile deuoif^ cnuironncr,nâcfloicnt pas encore acheuecs,fi Hues ou Hugues le Grand, bien a point venu au fecours dâiceluy, amp;: ne lâeut preferué contre la fureuril^^ Barbarcs.Alors le combat fut redoublé, amp;nbsp;ceux des ennemis qui aucofflcn^^' met efloiêt comme fpeéfateurs dâiceluy, amp;nbsp;qui ne feruoient quâa letter de loiâ? Combats re-gt; coups de ttaits aux Normans ,lefquels bien fouuent portoient aiitanid batMe. dommage aux leurs quâà leurs ennemis, incontinent quâils virent cellegtanu cauallerie des François venir au fecours defdits Chrefliens, fe mirent au coiB' bat pour fecourir les leurs. Doncq allots le chamaillis fe redoubla plus fortq^'' deiiant,qui en grand doubte duraiufquesà lanuit. Enfin les ennemis laflcz^ tourmentez,voyans la plus part de leurs gens tuez,amp;blefrez,commcnccrcntd^ reculler,amp; de fe retirer aux prochaines montaignes,amp;lcs Normans ôclesautres François fe retirerent au Camp de Bohemond.
ChreÃiens neorti en btUÃtlle.
Le lendemain dés le point du iour, Hues le Grand, amp;nbsp;les Normans leurs gens en bataille,amp; ne trouuans ny voyans les ennemis, pource queden^ ils felloient retirez,ils commandèrent que les corps des Chrefliens morts fui fent cherchez amp;nbsp;mis en vn monceau, pour les enterrer,}efquels en vnc fi grauâ troupe de tuez furent recognuz aux Croix rouges,quâils auoiet fur leurs habits* En celle bataille fut occis vn grand nombre des Chrefliens, qui toutesfoisn^ gall oit de la cinquiefme partie, celuy des Turcs, amp;nbsp;fut tout vn iour employ*'^ enterrer les morts,amp; à guérir les bleflez.Le Chef de celle armee des Turcs,! ap pelloit Solyman, amp;nbsp;ne difent point les autheurs qui ont efcriptde ceftcbatai .Alphafal le,fil eftoit ouRoy,ou feulement Chef defdits Turcs.Quelques vns difentqui Per- Fappelloit Alphafill amp;nbsp;quâil efloit neueu dâAlphafal Roy des Perfes,quilano*'' enuoy é auecques grande armee pour fe fà ifir de la Cappadocie, amp;nbsp;quâaueetts Turcs ilfempara de plufieurs Prouinces des Grecs . Dont pour cefthcurcü^ fuccez ,fon oncle le créa Sultan,amp; à celle occafion en apres voulut au lieu d â salaman. phafiil eflre appellé Salaman, que nous difons Solyman, amp;nbsp;que ce fut luy Æâ combattit GodefFroy amp;nbsp;les autres Princes Chrefliens qui alloient à Hkrtiii lem. Voila ce quâen difent quelques vns. Mais tant y, à qui que ce fur,
PHILIPPES £ ROY 3S. LIVRE VIL
373
talé aecefte bataille, il fit de nuiavn fi grand chemin ciue le lendemain matin
ilfcttouuabiéloing des Chreltiésfes ennemis Maisilclloitoulihn.ouhtol,
que par tout OU ilmciioit.en liaftcfon armes effra,yee,i çauoit
lerfipcrtc ôcLonte quemefmesilfe vantoitdâauoir gaignelaviôtouclm les
Ã^enVaffkLplloitUsvtlles^fatroitledegaft^
foitauelesChtefiiensdeuffentpaffetsStlevourfuinre pour nbsp;sâ¢
T. H nbsp;nbsp;nbsp;1«, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;r minines ôc Scifmeurs,marcnans par pays Itet nies, oc
îoaetnonaamp;lesatrtresCapiair^e^
MansauoitnyvwtesnyeM,Mriu nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Ugtt-Ueeftmaintenâtlaprin-
nortimecCogniaffrfeaaiKpredsdamontTÃ^^
cipillevllcduKoyauraedesÃatami nbsp;nbsp;. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;puispituffaTOleur armee
înncesCbteftrês fe, reft, aduifansbienfagùent à ce quâil ne fe
»quarte marchèrent nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;des ennemis.Car au commencement
tteeiviraïent point «pucune emb
l lavctrus eumteutton de charger ⢠7 4e tout Cecouts, ôc de toute eCperau-
l nbsp;nbsp;nbsp;loiitó mguoiffans quâ ils ^^'^^^X^ftiens Si Ce rendirent à eux. Eîlaus la ris
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ceà iceluy,allererrtauà cuautdeslt;.^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;euvnfeullreuarus allorenttoufiours
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;cureutadur%lt;Y.rqlesTurcsuedemetr nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;i^Qg^iegtoy ATaucreddePourl-
\ par of pat la.Ce (vd Et,queE audourtr nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;; chercher adueuture, ôc effay cr de nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,
\ nbsp;nbsp;nbsp;hattitent AuCamp â=^'=âquot;\®^c?nuils firentenhref, de maniéré quâils cj/* â
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;htprcirÃrelesvilles pluslomgtarnc^.. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^iciifercrat, ôc priudteut chacun
\ ââ¢Â«Hhrentlaly^e.^VamphyuM nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, tes deThatfe ville Capita-
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;hiitclicmiuhltaherrmarchaen^^urc^^^^^^t^^^^^^ cY-tilechargèrent,ôccorn-
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;leiecepaâ(s,oùiltentonctavnccopasquot;^= nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;eftoienttous fut
l teitentlongueinentà laveuedes i y nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;q taablement les kallens de-
% nbsp;nbsp;nbsp;leuts murailles pour regarder le corn nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;commandèrent aux âÃms-.«»
1 nbsp;nbsp;âââ««vainqueutskt aptes
1 nbsp;nbsp;nbsp;IWiensà eleurouuritlesportes nbsp;nbsp;S^^^^.ç_Xlavilleà eTlaarCe£utprmfe.
1 auoitenrotedeà ansvnegarmConde nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,,, ^^^crc.lequelayanttouteiavie -* f
1 nbsp;nbsp;^®?^''^'^''âfâ'quot;''^quot;ââââ??hachedeVicardle,femitenlacompagnie
\ nbsp;nbsp;nbsp;etojmrcamp;principallementCmla nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;parmerenCilicle,Ã elamp;eiant
\ ieplufieutsVlollandois, SxîtiCons, v nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Y nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;penitencede Ces of-
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;employ erler ehe de fes lours en celle Caméxe guette, P nbsp;nbsp;nbsp;p
\ nbsp;^quot;'hueèfcmkme Carton quelques grands Sel^eursd nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;âX
\ nbsp;nbsp;nbsp;imesles nohres,leuï promettant toute gquot; ' ^^y°^pclin Mmenlen appelle f â
\ h\e,Godefitoy ^CesCretesauotentenlet nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fenekottCuy au
\ nbsp;nbsp;nbsp;^ancrate,Q,uiqÃehanr)2Lnt des ornons deihmper nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;rf^cmnidoit.
\ nbsp;nbsp;nbsp;enùtiementlenîcjs,\qsh'3hânans,SciapVus^attde eins n ane . nbsp;nbsp;nbsp;.- Apciom
\ nbsp;nbsp;tae^engoute^Uindre Mmenie le tendit à haudouin
\ nbsp;nbsp;nbsp;Chiehitn 5)c\aerainôcç^dice\u^ iuÃc\ues delaleheuue U rate. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;enveZ'*'^*'*'*
\ heNiW de Syrie,QUI denuisXe temps des X^^ôhres eh tou tours em \ nbsp;nbsp;Chrehienne, entre tous ces trouhles cruautex des ennemis e no te oy,
\ dedans laoueWe Xhmnereur Grec auoâit mis vn Gouuerrieur ycu e ternes \ déviant Q^ieheXce^hon, Ãâ. SoXymaneulLent commence de ruiner ainitout
374
38.
le pays, qui voyant le temps de ion gouucrnemcnt acheué amp;nbsp;que 1 Enip» . xdcjju. fbn maiftre ne luy enuoyoit aucun fccours, iè Vouloir retirer en Grece. r
tesfois les citoyens dâEdeffale prièrent tant, quâil demeura auecques eux, gouucrna comme de coullume. Or auoit il amaffé vn grand threfor,amp; çonnoit on fort de fc vouloir faire Seigneur de ceffe Cité,de forte qu aucun Citoyens nâofoit luy deiobeir, ny le refufer de choie quâil demandait,eraign* quâil ne mit les Turcs dedans leur pays, amp;nbsp;les rendit tous tributaires. içaehans que Baudouin effoit pres delà , ils eurent cfperance de fbrtirdec feruitude. A ceff e caufe ils luy enuoyerent Ambaffades, pour le prier j|' porter en leur ville : ce quâil fit, amp;nbsp;le receurent les Citoyens, comme fil gaudo^uinre- enuoyc de Dieu. De^uoylegouucrneur Grcefe defpitoit merueilleufci^^J^^ W« onora nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;j| offrit à Baudouin le fécond lieu en authorité,voulant
fon Conneff able, amp;nbsp;quâil print gages de luy, ce que Baudouin nâeut ianaais gt;nbsp;amp;nbsp;fenvoulut retourner, iinon que les citoyens contraignoient ce Grec de dopter pour fils êc heritier. Dont ceux de Samofate aduertis, enuoyerent crettement vers Baudouin, le fupplier dâauoir pitié dâeux, amp;nbsp;de lamifereqnâ enduroientfoubs latyranie du Turc Balducjuyremonffrans que puis qnee dernières fins de la terre,il effoit venu pour vnc fi iuffe amp;nbsp;faintc querelle,»ââ, les deuoit refufer ,veu quâils effoient Chreffiens. Ces pcrffiafions furent can qtfé Baudouin mena fon armee à Samoiate,penfant y entrer de prime fà ce,iuat5 voyant la grande refiffancc quây faifoient les Turcs, il y laiffa gens pourlafii^ ger,amp; fen retourna dedans Edeffa, ou il trouua les citoyens tous mutinezcon* Zf ^ouHor- tcclegouLicrneur Grec,dilà nsquâils fevoLiloient venger des iniures,quillent neur ^Edef auoit faiéfes par le paffe. Auffi le tuerent ils,fans que Baudouin les enfccuteiâ
pefeher. Puis voyant Balduc quâil ne pouuoit plus tenir contre les François, leur rendit Samofate,amp; quittant ion accouff umee hauteffe, les fiippliafihuiu-blement quâon eut pitié de luy,de fa femme amp;nbsp;de ffs enfans, quâon luy donn^ dix mille pieces dâor de la monnoy c de Conffantinoplc a ce quâil peufviuie' reffe de fa vie en ioif priué.
Voila comment Baudouin conqueroit toufiours nouueauxpays,amp;mcfintâ quelques villes de la Cappadocie fe rendirent à . luy, entre lefquelles ciloitCï; faree.Ce qui donna courage à toutes les villes Chreffiennes de ce pays,Jecha!' fer amp;nbsp;tuer leur garnirons des Turcs .Tellement que noffre armee inarchafU' uant,quâelle commença a defcouurir ledeffroit des montaignes,par ouilfill^*^ paffer. A raifon dequoy les principaux du Camp faffemblerent au Confeil, furent dâopinion que Baudouin auroit les Cotez dâEdeffa,amp; de Samofate, cratc,amp;rArmenie,amp;Tancred la Cilicie,amp; dâautres villes furent données à dau-
Element,
IaUhc.
Baudouin co tfutrant. Cefaret.
Ptirttt^eJe Baudouin.
Mint Tau-
tres Scignciirs.ApreSxUioir mis ordre aux affaires de ceffe region,les Princes K Seigneurs delibererêt de paffer plus outre aucc intention de fitirequelqucaâ^ bien remarquable, comme leur intention auoit toufiours efté telle désquif^ partirent de lâEurope.Aquoy ilscffoient dâauantage animez, pour la gloire 5^ reputation que Baudouin auoit acquife, amp;nbsp;prindrent Sura, ôc Socor,puisvin-drêt iufques au pied du mót Taurâ,qui du cômcnccmct eftonales noftres,pouf voir ion coupeau touchât preique les nuè's,faiiânt deux cornes, amp;dclaaprinsk nom de Taurâ. Ils pafferetneatmoins à ià uueté parles deilroits de ce haut root) leur ièmblât quils paffoient en vn autre mode. Et quad ils curée gaignélehau!^ dâiceluy,ils entrerét en vnegradeôc large plaine, qui les Et remettre cnleurprc' niief^
O
PHILIPPES I. ROY 38. LIVRE VIL ⢠375 miereioye,laquelle leur accreut clauatage,quad ils furet aduertiz queBaudouin apresauoir donné ordre ala garde dâEdeflaauoit prins laville de Sororge, qui combien qu elle fut Chrcftiennc obcifloit neantmoins â vn Turc nommé Bala, Szeftoit de telle confequence aux Clirefliens, que dâicelle ils pouuoient mener feurcment leur armee iufques deuant Antioche en Syrie, pource que Sororge ^«tiocheen faiél le my-chcmin de la riuiere dâEuphrate Sc dâAntioche.
Le Turc Bala craignant apres la perte de Sororge perdre encore ce peu de vil-les qui luyfeftoient,fit alliance auecqueslesnoftres,obeilfiint à laneceflitédu «luemps, tépsamp;dclafortunc.Les Seigneurs Chrelliés tindrentvn nouueau Côfcil, pour aduifer a ce quâils debuoientfairCjtant à mettre garniion aux villes quâils auoiêc defiaprinfes, quâau chemin quâils deuroient prendre. Ils marchèrent vers ync ville appellee Maraife qui fe rendit à eux, amp;nbsp;Baudouin Comte de Flandres, al- M^ralfe'. lant recognoiftre la ville dâArtafie, diftant leulemêt dâAntioche de quinze mille,incontinent que les Artefiens apperceurent fes enfeignes, ils maflacrerent tous les Turcs,quâils auoient pour garnifon amp;nbsp;portans les telles de ces infidèles amp;lcsclefsdeleurvilleauComtc,ilfeioignirentà luy. Peuapresily futalEegé . nbsp;nbsp;.
par vnc armee.de Turcs,qui y vint pour veger lâiniure faite aux mallà crez. Mais y,,'°, eftantfecourue parles autres SeigneursChreftiens, les Turcs furent contraints deleuerlefiege auecques leur honte amp;nbsp;grande perte dés leurs qui eurent lur la queue.
LeDucRobertde Normandie, allantauecques fes troupes au fecours du Flamandjfut en fondant vn gué, chargé parles Turcs, lefquels il receut fi bruf-quement, quâil les tailla prelque tous en pieces, amp;nbsp;rapporta vn grand butin de leurs cheuaux,ôc de leur bagage. Les Chrelliens arriuerent deuant Antioche ville capitallede Syrie, le xi.iour dâOôlobrede lâan mil nonante-huiéi. Il y a deux villes de ce nom, lâvne en Pamphylie voifine de Seleucie amp;nbsp;lâautre beau-coup plus célébrée amp;nbsp;grande que celle la, qui eft en Phenicie conllruite par Se- ùocht, leucLisNicanor fils dâAntiochus,qui effc celle cy,dc qui nous voulons parler,ia-dis iTommée Epidaphnis, au milieu de laquelle palTe le fleuue Orontes. On co-gnutparlesprifonniersque Calfian en clloit leRoy, tributaire du Roy de Ba-Wone,quiauoit enuoyé audit Calfian vn grand lecours des plus vaillans hom-mesdefon Royaume, delquels la grande réputation toutesfois nâefpouuanta pas les Chrelliens, car dés le lendemain quâils furent arriuez deuant laville,Bo-hemond auecques fept legions Ce trouua iufques fur le bord du folTé, conuyant les Babyloniens à fortir dehors.Ils fortirent bien volontiers,amp;: eux amp;nbsp;les Chrétiens menez par Bohemond vindrent aux mains. Le combat fut trop aduanta-geux pour les ennemis, car ils auoient les murs Scies portes delà ville qui les couuroiét par derriere,Sequi les refrefchilToienttoufiours de nouueau fecours. Pourcela, Bohemond ne cella quâil ne les eut contraints defe retirer tousde-. dans,fans rie plus en fortir pour ce ioiir .La ville dâAntioche efloit toute fermée de double muraille,fLir laquelle fefleuoiêt 3(jO.Tours, autres difent 4lt;gt;o. qui la rendoient merueilleufement furieufe, Sc du collé dâOriêt y auoit vne Citadelle Forterefe afsifcfurvnhault mont,commandant à la ville,fi forte tant delâafsiette du lieu que de lâartifice,quelle fcmbloit beaucoup plus digne à eflre contemplée ôc re-gardee,quâaifee à ellre aflaillie ny forcée. Vn Lac qui ell voifin de la ville, ôc le fleuue Orontes font fort peuplez de poilTons, le pays abondant en fontaines, Ãc ,
⢠nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â r -k k gt;nbsp;nh J- U f ⢠nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;⢠J 1 r- i- ⢠Fleuue orea
en grains, vignes, ôc rruicts, Sc n eit ladite ville ioingtaine de la mer Cilicienne ta.
^^s . nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;PHILIPPES I. ROY 38.
ou Pamphiliennc,que de mil pas.Et outre quelle elloit ville fort riche, p/rrre S nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Chrellicns lâauoient en fort grande reputation amp;nbsp;reuercnce, acaul^
wpinedâAn Que Sainél Pierre en auoit eflé Euefque,amp;: tant augmenta en puilfance amp;nbsp;authe* hwif. rite ladite Eglife,que vingt Prouinccsamp;i5o.Euefchezdâeppendoicnt de
ge,dont les quatorze efloient Archcucfchez . Hues le Grand amp;nbsp;BohemonJiJ' folus de prendre la ville dâAntioche, premièrement firent baflir vnponthr^ j^^^â^^^*'^riuieredâOrontes,amp;rafriegerent fieflroittementquelle efloit enuironnccû^ tous coflez de leurs forccs,liormis de celuy des montaignes, qui font fur k''â' le.Le fiege fut fi lon^fcar il dura neuf mois ) que les affiesez amp;nbsp;les affic2:eansi^' rent réduits a vne extreme famine, qui eut encore eflé plus grande auxalhcg^^ fils nâeuffent eflé fecouruz par les Armeniês Chrelliens, lefquels au comnisiâ' cemét de celle guerre eflans chalîez de la ville de Hierulà lem,fclloiêccmpâi^^^ des montaignes voifines dâAntioche.Mais comme lesviurcs quâils portoient Æ Camp dedeuant la ville furent failliz, vne fi grande difettefymit que pi^' fieurs Princes amp;nbsp;Seigneurs cotraints par la faim, abandonnèrent celle entreP^' fe,amp; fe defioberent pour fen aller en leur pays, entre lefquels furet Pierre 1H mite, Guillaume Charpentier grand Seigneur, amp;nbsp;plulîeurs autres, quelques vns mettent en ce nombre, Tancred, mais dâaucuns difent que ceP^ luy,qui les rencontrant les ramena, amp;cllans par tous les Seigneurs accuie^^ trahifon, amp;nbsp;nommez traillrcs amp;nbsp;deferteurs de la caufe Chrelliennc, onleuf t^fouHeaufer nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nouucau ferment,par lequel ils furent obligez fur peine de perdre leur n®
Famine ah
ment. neur,de ne faire iamaispkis celle faulte. Mais la lamine deuenoit tous les ioUPâ fi grande,amp; les Princes, Seigneursamp; Ibldats enduroient vne fi grande faim,qP*^ il fallut que lâarmee fe leuafl de deuant,lailfant toutesfois quelques gens po^' la tenir enfermee,amp;: fen allèrent les vns çaamp;: les autres la,chercher leur aduentquot; re,prenant toufiours quelque ville ^quelques commoditez de viuresquilsP® retourna, pour tafcher a lextrcmitc fil y auroit moyen de la prendre.
Or y auoit il dedans icellc,vn homme de bonne maifon nomme PyrrncCn* fwdecAÃquot; nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Caffian,lequel offence de ce quâvn ieune GentilhomeTurc, qui
Laforcedn nbsp;nbsp;nbsp;dedans abufoit de (à femme, amp;nbsp;auflî quâil voyoit les affaires de Caffian
toufiours de pis en pis, pour fè venger de la honte amp;nbsp;iniure que ce icune GJ* tilhommeluy fiifoitftelle efl: la force du defpit procédant de celle caufejtldi'â mettre lavilleamp;tous lesTurcs femblablemêt entre les mains des pour acheuer fon entreprinfe plus fccrettement,il ne voulut oneques fe urirà autrede tousles Princes Chrcfliens quâa Bohemond pour la grande nommée qui couroit deluy partons ces pays du Leuant. Adonedenuidâ** urala ville au Chrcflies,le ncufiefme mois de so fiege,amp;le dernicriour de de lâan, lop^^afhanfe voulant fauuerparmy la troupe, Sclafoulledchni''^â futtucparles Armeniens. Dedans ladite ville fut trouuéelaLacedonthsV^ Christ eutle collé percé enlâarbre delà vrayeCroix. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;/
so^tmond Apres la prinlede la ville dâAntioche, de laquelle Bohemond fut piinced'^n Princc ôc Scigneut, par le çonfentement de tous les autres Princes,amp; Scign^^j'^^ hormis du Comte de Toulouze, Prince vaillant, mais temeraire amp;nbsp;ialouXj Chrelliens donnèrent vne bataille a Corbanc lieutenant general de lâarmcc
SAtAdle nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Perfe,amp;Ã Sonladille fils de Cairian,qui venoient au fecours des
tre Carbine. dâAntioche,en laquelle demeurèrent morts fur la place cent mille des ennenj-â
amp; fut çïins vu nombre infini de chenaux amp;nbsp;de iumens auec quinze mille cha*-
N oila ce que feirent en Afie les Chr eftiens depuis le temps qu ils y arriuer et
iufqiulaprinfe dâAntioche .ils fe rcpoferent quelques iours pour reprendreha
Icinc des longs trauaux quâils auoient receuz au liege de celte ville,amp; en au
ues factions,ôc quatre mois apres marchas plus auant en pays,prindrent nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;prmfedei^it
les à cKuà e ôc d Alharie, là ou fourdit quelque different entre
hamond Comte de Tholoufe,lequel (comme nous auons dit)feulpar nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;*
fectette enuie quâil poctoit à Bohemond, contraria au commun con en
de tousles autres Seigneurs,lors qu ils donnèrent a vi e ntioc ae
bemond. DontBohemond pour euiter toutes occa ions nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;p
neu troubler les affaires delâAfie, Scia caufe commune des Chreftiens,le
fee forces Des autres Seigneurs les vns tirèrent a tourna a Antioche nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;de rendre amis ces deux grands
^«Sv=a«â¢KsaAamp;arK,^hacunl
jnUeXierv«s Vautre ,V=ur Aïfcorà demeura-
VNnceà eiaVautre nyVvuaUe leçren nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,lacaufeCUe^*ur.. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,
f à eVuLa,SeVeCorrrred^
faeaaereee«taucurrAomrrraKe.lt;^od J nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Vr^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'
\ te aortoreatNtre tant nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ââa vue naauuaiCe reçutatron, Sc
\ nbsp;nbsp;nbsp;''5^*'«â«o«««^^â'°7quot;A^;ftA«à Kamorrà nelt;lueVà eruâ¢
\ vneteaevaïuerfeae detousVesCV nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;dâarmes tout eefthy-
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;que leul attecques les gens, dont u ne n t
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, nbsp;nbsp;. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;efnt venu tousles Seigneurs qui durant lâhy-
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Incontinent nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;mirent en Campaigne,amp;cà efon coïte
I net fâeffoient retirez dedansles viBcs, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;auecouchuy , fortans dâAntio- c^mpo^ne
\
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;autres Sôsnem^^^^
l raie jem^rrronà Comte de nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^uâeslaÃans Ve fre-
\ nbsp;nbsp;nbsp;«oimt mtsVefoeyuam-rrtv^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Aeteaueouç vVusgrauder t
î,eÃerortoCe,vmà rerrt,oouïcem
t conÃeqnenee queT ortoVe, Sc qu nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;- A ⢠Arent Bien quot;f ripo-
' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;leur pourroitfaillir .Cela toutesf ois 1 es trompa, ca nbsp;nbsp;nbsp;p q ffeT^lnoloufe,
\ V.doa,as^ortoVe. Ce c^ut a W nbsp;f^tW
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;lioineliargneux,S)Cnautin,lequeleitatQ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;netiresefcarmou fluctelle«»,-.
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;reWetu itumt ÃrWtamamp;c auà aeteu:t,vout auott err Querlt;vue çe^^,
dies bannies ennemis,queBoBemondcraignant nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;s;c\ecours nbsp;nbsp;. ,
t nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ealt;\ae\(\ueftouue\\eâ{telt;Yrelt;\utmterromytt nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'rlio\ou(am/£â¢Â«l.
\ nbsp;nbsp;nbsp;iAsretotte utoeS^ue ,!üvou\artt{eaot«uet
\ nbsp;nbsp;nbsp;fenretonrnadereelaefenla ville dAntiocBe apres n.pri e nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;_^YitduhAor-
\ Codefroy deBtiillon Sgt;c le Comte de Vlandres apres e p e
\ nbsp;nbsp;nbsp;mandentreprindrenttontela cBarge de ceBe guette,a nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^p^
\ Ciieleqnilsprindrent,§lt;dela tournèrent toutela tuteur nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;âÃ^p^ç,ridte.Pl-T»gt;tof«
\ teeontteTottofe,laouvintBcamondaueccpies testotees 1 nbsp;nbsp;^^^^qp,Yaue-S^'*
\ lefnt afîiegee pat trois endroits §lt; contre lefpeta'^e
\ nbsp;nbsp;nbsp;mentdefiendnequilsnelapeutentgaignet.DesVtanqo nbsp;pp^^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;«
\ nbsp;nbsp;nbsp;tien faite,aptes audit demeuré trois mois deuantiauite nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;aida de vv
\ ge,5x.féitent Ãlianceamp;camitié aueccpaesleVlt;oy de'Bripo ^â )*d
lt; nbsp;nbsp;'378 . nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;PHILIPPES 1. ROY. 38^
yj-es J dâarmes, dâhabillemens, dâargent amp;nbsp;dâautres commoditez, amp;nbsp;deTnpô' li allèrent à Zebulo amp;nbsp;à Zabar, puis au fleuue de Brais, amp;nbsp;de là par pays mon-tueux ô: fâcheux, prindrent le chemin des villes de Beryt amp;nbsp;de Sagitte, def^' faree, amp;nbsp;de Ramolà , quâils prindrent toutes.
Les François partans de Ramolà fur le poinéldu Soleilleuant, ceuxquim^^' rwf choient les premiers voyans de loing la ville de Hierufalem, de ioyequil^^quot; Sille de Hie- rcccurent, elleucrcnt vn hault cry au Ciel, louans Dieu de ce quâaprestantâ'^ ruÃalem. (rjQ^uxil leuraüoitfaiôlla gtacedc veoirlalà inéleCité. Comme ils furent^^' riuez deuant ladiéle ville, ils lâaffiegerent par trois endroits. Le Comte de sieged'iceUe. dres fc Campa du collé de Septentrion, Godefroy deBuillon auecquesfiâ' cred du collé du Ponant, amp;nbsp;le Tholouzain du collé du Leuant. Ce liege düö trente huiéliours, durant lefquels il fefeit plufieurs belles efcarmoucheS)^^ en fin Baudouin auecques vne trouppe de bons hommes, monta leprenii^^ fur' le rampart, de là où voulans les Turcs le repouffer, il fut fi bien fuiuy autres PrincesChreftiens,quâilsfefirentmaiftres dâicelle,tuansamp;
quâils trouuoient iufques aux femmes amp;nbsp;enfans, fans efpargneraage*â!' fexe, fce qui aduint lâan mille nouante neuf, amp;nbsp;de fa captiuité le quatrecen^ nonantieme.
Godefroy dâvn commun confentement de tous les autres Princes ;neurs fut déclaré Roy de Hierufalem. Il print tous les ornemens Royau^j codefrey horfmis la couronne, difint que ce feroit vn capital crime à vn homme Chrt' 'A» \7-, Rien de prendre vne Couronne dâor au lieu là ou I e s v s Christ qui auoit rachette le genre humain en auoit prins vne dâelpines.
CireÃtens.
Mais ce pendant que ces affairesfe font en Hierufalem, les Chreffiensru-rent aduertiz quâvne grande armee de Turcs les venoit affaillir. GodeM laiffant bonne amp;nbsp;forte garnifon dedans la ville, alla au douant dâeux, amp;nbsp;les kH' X contrant pres dâAfdone, les deux armees fattaquerent amp;nbsp;par vn long têps com battirent enfemble fans quâon peut iuger à quidemeureroit la viôhoire.
Z/tide det Vénitiens.
Mert de Go-defrey de luiUoa.
Finablement les François vainquirent, non fans grande perte des leurs, auccques beaucoup plus grande des ennemis,defquels cent mille demeurer^ttt furlaplace,dccinq cens mille quieftoient venuzau combat,comme puisi' près on focut des prifonniers. Dâautres diminuent ce nombre, tant descom-battà s que des morts, amp;nbsp;difent quâil ne le trouua au combat que cinquante niu' le hommes, defquels trente mille moururent fur le champ. Les Vénitiensaf derent amp;nbsp;fecoururent grandement de viures, les François en celle guerre,^ prindrent quelques villes, la prinfe delquelles fauorilà beaucoup les entrepH' fesdiuerfes que ces Princes amp;feigneurs faifoient. Vn an apres la prinfe deW' diéle ville de Hierufalem, qui fut lâan mille cent, décéda Godefroy de Bunion Roy dâicelle. Les Princes amp;nbsp;Seigneurs quieftoient reliez en Syrie (cara-pres laprinfe de Hierufalem, plulîeurs dâentre eux fen eftoient retourneztn froy affin que durant vn interregne, les affaires Chreftiens nâenduraffentquel' que incommodité. Durant ce temps là , Roger freredeBohemondrodoideJ coftes de la Grece amp;nbsp;de la Dalmatie pour nuire à lâEmpereur Alexis, auquel* vouloir vn grand mal,le failà nt en cela heritier de la haine que fon pere Robert Gilcard auoit portee audit Empereur. Apres que Baudouin eut efté cfleu RoV par la mort de Godefroy fon rrere, il alla en Syrie indiferettement affà illirvn ..... nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;grânû
tmdoutn t(leu l{pj.
P H I L I P P E S I. R O Y 38. L I V R E Vil. .
grand nombre de Sarrazins, ou il fut vaincu, amp;nbsp;en celle deffaióle furent tuez Efticnne Comte de Blois, amp;nbsp;Ellienne Comte de Bour2;on£rne, Bohemond lutprins prifonnier, amp;nbsp;ledit Baudouin fefiuuaà lafuitte. Ce qui le rendit fi Aw couard, amp;nbsp;parelTeux, que de long temps apres, il nâofii rien entreprendre con-treles Turcs amp;nbsp;Sarrazins, amp;fut Ion nom fi peu redoutable, quâon nefailoit pas grand casdeluy. Tancred frere de Bohemondracheptafon frere auec v-Hegroflefomme de deniers, quâil paya pour fit rançon. Dont Baudouin enten- Baudouin. dantladeliurance de Bobemond, reprint courage, comme fi toute fonefpe-rance eut efté plantée en cell homme , amp;nbsp;alla de rechef afiieger la ville de â Ptolemaidc maintenant nominee Acre. A la premiere fois quâelle auoit eflé aflicgee parles Chrelliens, elle nâauoit peu eftre prinfe. Il y en a qui difent lt;]ue Boiiemond retourna lors dâItalie ou il elloit allé, amp;nbsp;quâil mena en Syrie vue armee laquelle il auoit apprelleepour aller contre lâEmpereur Alexis, amp;nbsp;les Grecs. Mais quâayant fait paix auccques eux, il lâauoit conüertie a lâvfà -gedelà guerre Syrienne, Durant que Baudouin elloit au liege dâAcre, vne armee deiner des Vénitiens, amp;nbsp;vne autre des Geneuoisluy vindrent deren- secours ⢠fort, amp;nbsp;aiiecques leur lecours il print ladite ville le vingtième iour apres quâil
aflicgce.
Acre cftantprinfe,Baudouin ne voulutattenteraucunechofc,queBohe-iiaond quieftoit allé en Italie ne fut deretouren Afie, ôc par là 011 peut voir qtie Baudouin porta beaucoup plusderefpecl à vn fetil Bohemond, quâà tous les autres Princes amp;nbsp;Seigneurs Chrelliens. Qtpelques vns ont elcrit quâapres la prinfe d Acre, fut afliegee nbsp;nbsp;prinfe la ville de Sydon, qui efl aflife entre Bery th
amp;1 ancienne ville de Tyros, Sequi futiadis la premiere ville de PhÅnicie. Sydon eftant prinfe Beryth futafliegee par lâefpace de deux mois, amp;nbsp;en fin emportée auecquesgrande cruauté exercee dedans, amp;nbsp;grand butin gaigné. sydoney^ Baudouin demeura encore en Syrie comme en fon Royauitic, la plus part ocsautres Princes amp;nbsp;Seigneurs François fen retournèrent auccques vne gran-oegloire, ne rapportans pour tout butin,que des précieux Reliquaires, la fufdi-te lance qui perça le collé de lEsvs christ fut apportée, leComtc de Flan-dres rapportalc brasS.George,quâil enuoya en pAbbaye dâAuchin,amp;:le Cote de Tholoule fit apporter les corps de fainct laques le Mineur Scdii Maieur confins germains,amp; Apoflres delEsvs christ, amp;nbsp;le tiltre de la croix dudit I es v s CHRIS T,auquel de la main de Pilate efl eferit. hfas ^a^arenns 2(ex Iudlt;iorum.
Voila comment vne partie des affaires des Chrelliens fe paflbient enAfie, depuis le commencement que ces faints amp;nbsp;fierez Argonautes partirent de lâEurope iufques à vn an apres la mort de Godefroy deBuillon,ayansracompté celle hifloire le plus fuccinélement que nous auons peu . Dâautant quâayans entreprins dâeferire lâhiftoire de France , non Phiftoire de la guerre amp;nbsp;terre hinte finon en tant quâelle appartient à celle de France, il nous a femblé que nous ne dénions courir filoing en la Syrie, amp;nbsp;nous y arrefter fi longuement ^ue cependant nous laiflaflions les affaires de lâEurope, amp;nbsp;mcfmementde la France en arriéré, ioint que celle guerre a eflé fi amplement deferite par autres qu outre ce quelle nâappartient pas en tout à Phifloire de France il nous fem-bleenauoiraffezdit.
Or ce pendant que les Chrelliens faifoient la guerre en Afie, il y auoit v-ne grofle querelle entre lâEmpereur ôc le Pape , à caufe que les Empereurs
⢠nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;I iiij
PHILIPPES I. ROY 38.
couftumiers dâantiquité deconfercr les Euefchez amp;nbsp;Abbayes parlâanncau^ par la verge,vouloient toufiours garder ce droit, fouftenans quâil aiioit elbo^j A *#«, \ne à Charles le Grad par le Pape Adrian lors quâil le fit Patrice, amp;par Leonq«^â 11 le couronna Empereur. Mais lâEmpereur en cela fe trompoit, car (cômcnoü» Dwf auons dit ailleurs) ce droit ne fut donné à Charles le Grand comme à Emperf^''â comme à Roy de France. Les Papes ne vouloient endurer celle autbot»' Pnnce. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;t nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;n nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nirt
PHâââ J'rt nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^'*5 gt;â^_â!j^feptiemc, Viélor troifieme, amp;nbsp;Vrban deuxieme, eurent de grands differents
'f auecques lâEmpereur Conrad fon pere, tant quâils lâexcommunicrent
' **â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;cuerrecr tliematiferent. Parquoy il leur fit guerre, amp;nbsp;brouilla toute lâEglife parvnSchil
schifme. me, nâayans les Papes autres recours quâaux Ducs de la Pouille amp;nbsp;Ã laPrintt fe Mahaut femme dâAzo Marquis dâEft,qui eftoit vne grande Dame fort deuÃ-te,amp; laquelle donna aufiege Papal, les terres quiauiourdâhuy fappelleno'^
leptrimolnc Patrimoine Saint Pierre.
J4W# Pierre. Hous auons ia cfcrit comme les Seigneurs de France iouiflbient du retient des Abbayes enleursterres. Ce que le Roy Robert leur ofla, amp;mefinesleM Henry fon fils. Le Pape Pafchal renouuella à lâEmpereur Henry eftantà Roââ^ i'inne^ltwe lâinueftitLire des Euefques, amp;nbsp;prononça deuant toute lâalfemblee, que ceux^1â desEuefâ annulleroient ledit pritiilege feroient excommuniez. Et fut aulîi chanté le, rta în excelfts^ pour ce que la paix eftoit frite entre lâEmpereur amp;nbsp;le Pape. MaisIâ tofl que lâEmpereur fut en Allemagne, le Pape reuoqua tout ce quâil auoit promis auecques ferment folennel affermant que cc quâil auoit faitauecqiiesl.b'â pereur, auoit efté par force amp;nbsp;contrainte, ( refponce commune en la bondit de ceux quife repentent dâatioir promis amp;nbsp;qui ne veullent rien tenir ). Aprr^ l'Entpereur^ cela il condamna ce priuilege , amp;nbsp;excompaunia lâEmpereur , dont fefnicü' excommunie^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;memeilleufès Tragedies, Icfquelles furent incontinent publieesp^^
tout le monde. Et craignant que lâEmpereur retournaft à Romeluy donner' /â¢Â»â¢-(»«K/tt- furies doigts, il f en vint en France, qui de tout temps a efté lefupportamp;b ^edesp^es. amp;nbsp;vtayc deffence de lâEglife Romaine. Le Roy Philippes de France,8«' fon fils, le receurenten grand honneur amp;nbsp;magnificence. Il alfembla vn concile à Troyes en Champaigne, auquel defirant accroiftre lâauthorité du ficgc Concile à Romain, il renouuella la querelle de donner les Euefchez, qui auoit caufétlî ïnueil^e grandes calamitez par toute lâEurope, amp;nbsp;en la prefence des Ambaflades qui JesEuefehez., là eftoient venues de lapart de lâEmpereur, amp;nbsp;de toute lâafTemblcc, il le reprint aigrement, difantqueceluy duquelvn chacundeuoit prendreexempb, eftoit fi fuperbe, quâil fe vouloir mefmes attribuer les honneurs diuins. vfurpoit vndroit,qui nâeftpas fecilement ottroyé aux Anges, voulant ainU tenir lâEglife en fubieélion, pour laquelle noftre Sauueur Ie s vs chrisT auoit refpandu fon diuin fang, auecques tant de tourmens amp;nbsp;douleurs, Sefouf-fertvne mort fi angoiffeufe, quâil omit bien manier de la main dont il portoit lâefpee, amp;nbsp;faifoit la guerre,le fainél fà cré anneau, amp;nbsp;le mettoit (felon fafanta-fie ) és mains des Euefques amp;nbsp;Prélats, qui iournellement touchent le corps du Rédempteur.
Fui fonce des nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Que les Empereurs nâauoient aucune puiffaneeque fur les humainsfcLi'
Pitpes.
parquoy ils deuoient laiffer les S a met es Clefs du Ciel entre les mains de ceux aufqucls elles auoient diuinement efté données.
Toute lâaffemblec fut entièrement de lâopinion du Pape en cell endroit.
7
'^ifutr T^^tlPPÃS I. ROY 38. LIVRE VIL Jâ^Mans riçjj g.â^^^^Ambaffadeurs de lâEmpire fen ^etournerêt Vers leur mai-
^^ePapeà Rome. PuisleRoyde France fit appeller tous f«quelques biens des appartenances des Abbayes, affin y auoient, contre lefquels ( pource quâils refuferent
J ^^^^^éclqb nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;dont ils auoient fi log temps iouy)le Prince Loys le Gros
J Æ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;guerre, amp;nbsp;commença à ceux dont fe plaignoient
Il Sçj^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Denys en France, amp;nbsp;premièrement à vn des plus Nobles uun des k-
i nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;qqj nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;de tout le Parifi,nommé Bouchard,auquel appartenoit ce-
lorefJ
î'^^^corea,,^ ^â^^PoridateurMaurens eft appellee Mommorency,dont{èno-i-cii», nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;n 11 n nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ri 1Motumi
, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^'^nuy celteiilultre amp;nbsp;renommee mailon de Mommorency.
J ne fqj. , °y^ vint aifement à bout de fon entreprife,combien que Bou-n nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^*^uimencement en volonté de quitter fes grandes, amp;nbsp;ri-
dauoiteues defonpcre,ayeul,amp;autrespredcceffieurs,ef-
fecoqj.de France a qui ceft affaire touchoit fcmblablcment luy q nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;craignant le Prince Loy s, il appella le Comte Robert â
fç P §nenç^j^^^°^tâ^ftévn des dompteurs de lâAficSc luy bailla la charge de hsiem des ^ïccs coritr nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;d fefmeut plus grand trouble, le Flamand fit marcher
des Egljfuommé Droc,ouDreux de Mont-Iey, grad vfurpatcur des ÿéede quâijj nbsp;de Beauuoifin. Les foldats du Seigneur de Mommorency ad-
B nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;contre eux le Comte Robert: tant renommé à caufe de la
retirerent peu à peu, à railbn dequoy,
PoW Ãd nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;foubfmit a fes loix, amp;nbsp;couftumes. Qiiant à Droc
e Piiffetît nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;de combattre le Comte de Flandres premier que fes
j-^^^^'PourqqQ^ p^â^fisquele Seigneur de Mommorency eut elle delaiffédes §t3ndeaxqj^/^â^Cjil leur remonftra quâils nefe deuoient point effrayer de ' itiT^ ho PfiÃce Loys le Gros,veu que tant de fois les petites compai â - nbsp;nbsp;Ceqqgt;Æcftoientdemeurées viclorieufes des nombres prefque
^^oitfifouuent expérimenté es dernières guerres delâAfic.
' de Droc donna tel courage à fes foldats, quâils corn-la viéfoire en grand branlle, lans les ar- yMneus.
'â¢â nent fur les ennemis,quâils lés
' nu ils furent affie-
quot;' â¢-ântdif-
..........
n. ^ââ â^^gnirent nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;tirèrent toufious iiviu^.,
fic^p nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;lt;^os, amp;c fc retirer dedans Mont-itj,
de'^k ~ nbsp;nbsp;nbsp;têdfc ^â^ores que les murailles fuflent toutes rafces,ils tauu..
^â^illefut du tout en tout ruincCjamp;Droc contraint de demà -
luy 2^ J P V nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;de France,qui le luy oclroya,amp; remit le differet
deBeauuoifis deuantdes iugesà ce députez. Puis on
J Eglifg^ , nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Elbon de Rouflî qui fut contraint de rendre cc quâil te-
E^heims ôc deLaon, èc leur bailler oftages de non plus les
çj nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Prince François menafon camp contre Leonnet de lemntt
VainquâEglifes de lâEuefché dâOrléans. Apres eftre Oyfe ai Æquatre,il fut aduerty que Mathieu Seigneur de Beau ^âHâJoy quâiF^ °^ctipé fur fon beau pere noméHugues toute la ville de Lu Voulant nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;promis que la moitié pour le mariage de fa fille.
deifendre le droit, il reprint Luferchefur ceMa-^^ütniliep nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;opiniaftre que pas vn des autres,nevoulut onc-
â nbsp;nbsp;:? £?dra dedans Chambii,amp;: le deffendit fort vaillamment.
38i . nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;PHILIPPES I. ROY 38.
Durant ce fiege il aduint vne nuit, ou du tonnerre, ou du codé des alîiegez,^^'^ le feu fc mit en vn des quartiers du camp. Ce que voyant ceux des autres quat tiers, pcnlà ns que ce fut le ligne quâon auoit accoullumé fiire pour dedoger,' troulTerent bagage, amp;nbsp;fiifans fonner leurs trompettes, amp;nbsp;tabourins,commeââ MentleÃe^e. ccrcnt à marcher, lans que le Prince les peut oneques retenir. Beaumont toâ^ tesfois ne doutant point, quâon ne luy recommençai!: bien toll la guerre, le lèntant tel quâil la peut longuement foullenir,fit tant par amis enuers leMâ quâil luy pardonna.
Nous auons dit,commcnt Robert Duc de Normandie alla en la terre auecques les autres Princes amp;nbsp;Seigneurs croifez. Durant quâil elloit la, fonn MertJeGitil TC Guillaumc Ic Roux Roy dâAngleterre deceda lâan 1100. Apres fon decezK /x«w Prélats amp;nbsp;Barons defirans auoir foudainement vn Roy, de peur que dhn^leterre nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nâaduint fut vn interregne, délibérèrent que Henry freredu deffu^^
feroit receu couroné leur Roy,en delFaut de hoirs legitimes ylTus dudit uâ
appartcnoitdeuantluy, au Duc Robert fon frere quieftoit outre mer, le nom duquel il faccordoit de gouuerner le Royaume iufques à fonretour» eft ce que les Prélats amp;nbsp;Barons luy dilà ns quâils ne vouloient point attendre ; longuement,il fut prefque contraint par eux à reccuoir la couronne Royaleâ j Royaume dâAngleterre.Henry trouua vne fi grande douceur à la Royauté, quand Robert mn frere par apres retourna, il luy reffulà le Royaume, amp;nbsp;plrtfieurs Traittez de paix amp;nbsp;accords faits entre eux,'âamp;: rompuz,illuy donnî'^' â frereafrere. lie bataille, en laquelle il le print aucc les Comtes de Mortain amp;nbsp;de la Roche,| leur fit eftaindre la veue à vn baflin afdât,amp; mener ainfi aueugles par le Royaquot;' medâAngleterre, pour efpouucnter ceux qui voudroient tenir le party I Robert,qui en celle calamité vefquit en prilbn vingt liuicl ans amp;nbsp;décédai| là lut mil cent trente quatre, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, |
Robert Frilon Comte de Flandres qui au voyage de la terre fainte auoit| alliance aucc ledit Duc Robert quâils lcroient freres amp;nbsp;compaignons darnic^» | entendant fon cmprilonnement ôc la cruauté dont Henry fon frere auoitvie enuers luy, fit venir vers 1 u y le fils vnique dudit Robert nommé Guillaume,^ Je mena à Philippes Roy de France, qui le receut humainement à hommage^^ itorm^n te. dcNotmandie. Celle courtoifie faite par le Roy Philippes de Franck irrita tellement le Roy Henry dâAngletcrre,quâil folicita a rebellion contrehy /Mwço« nbsp;nbsp;quelques Seigneurs de France,entrelefqucls fut Hugues dePompone,let]^^*
leuii^^â*''quot; nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;force de fon challeau de Gournay fur Marne, empefehoit toush$
Gittrre contre le Seigneur de Gonrnuj.
balleaux de celle riuierc de pairer,fils ne luy failbient vn gros tribut pourfoâ* llenir la guerre contre Loys le Gros fils du Roy. Il auoit dâauantagevoléqueF quescheuaux de prix, quâonmcnoitalaCour:ccqui fut caufe que le Prince Loys drefla vne armee,ScalfiegeaGournay.Et pour plus le prcircr,il y fitmcncf force balleaux,amp;approcher le pPpres du challeau quâil peut,pourrairieger collé de la riuiere.Cc que voulans empefeher les alïiegcz par vne faillie, les af' chers du Prince tirerent fi viuement fur eux,quâils furent contraints lâen retour neren leur fort, ou ils nâelloient pas feulement tourmentez de deuers laMar-ne,mais aulfi du collé de la terre aucc plufieurs engins,amp; de toutes fortes, con-tre lelqucls ils felloient fort bien pourucus,amp; auoient mefmcs leué des deffeæ
â⢠nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;CCS
PHILIPPES I. ROY 38- L1VRÃ VlI.
583
CCS aulfihaultes au vnc haulte tour de boys, dont lesbattoient ceux dù Camp.
ttencotcpoutBlusetâdefcutté,ilsmircntpluficurstables fut leurs murailles,
qui faUinçoient autant dehors comme dedans, de forte que fi aucuns fauantu- -
toientde mettrelepieddeCfus,il5tomboientmcontinentdTOCofteou dau-
ne fut de etos pieu x aiguz quâils auoient plantez au deffoubs. D equoy ceux du
dialleau le refiouiffoient fort, 8c ce qui plus les reconfo tta,fut que les François
fi.ientcontraintsleuetleriegepoutmarchetcontrenouueauynnemis.
GuydeRochefottqtiiefloitvndésrfusgtands Seign=utsdeFrance,Kdes . | m'.A nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;knxrnit merueillcufementlePnnceLoySja caulequ apresa .
l ^T oX Xo tremarU nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.
J nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;e nour en^ fecoursdeceuxde Gournay. Ce
gne,i affemblavneatmee pour e nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;geâs au Camp pour continuer
quefeacliantle nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Champenois8cdeRochefort,lefquelsil rt...J,
le fiege, 8c menai autre au deua nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;_ fja^fconfortetent tant, quâils fe ten- â H-.
puit8cmitenfattte.Dont « à iietit,Scpatcemoyenobtin^ P
i nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;H nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;S«einecouroit8cpilloittoutlepaysdeBetty,tlme
l nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;llumbaulideS.Scuete,ouSeiei ,^^pjmteeollédâvnepetite
tiafo!iCapconttcluy,8cttouuan q
iiuietemalai(eeapaffet,8cdont , nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;..^y^ouuaNngudvnpeuaudeffns
l nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;WileVtince Loysie nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;faffocialots fon hlsHe-
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Vquot;quot;quot; nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Jes^a trop longue xie de fon pete commença a en-
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;lyalbmpite auquelpeuaptesl P
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ïiuycïÃ\\.eYebe\vaconucVonpeïC5i.ui
\ eftokexcommume
WY\Lmp\ïe,\e(YÃe\ANOu\oït(,à vfoivAVememeen opp^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;VePapè
pviY^Jtà e cAenote à âvnâ¬am\e\erccoucY\Yer auede
' PaLvÃÃiouer au E\s ceperfonna^e contre fonpere ,poux
ViÃiite QU Ãpoïtort auà 'rtEmpereur\e pere^pur£ut par on propre
à eV^r^urté rmpcrùWe^pnrs conft.rtneprr£onnrcr, ^r^^^ï%,qe\\ea^uïY^x.tr auRoyV\n\rppesà ePrance,relt;pnerant£onarà e5gt;ccon£ort, e ip
V t'eaturr.
\ nbsp;nbsp;nbsp;quot;nbsp;SrrieVtortponrWronnenr à e VXmperraWemare^ere Ãerors rnarntena tares
\ nbsp;nbsp;nbsp;â preà s,tereçp.\erant\\nm\Aenvent£econrscontremcgt; Ãi\s,ipnrne ar ant casny e
\ nbsp;nbsp;* fouÃerment^np ^esVorxÃenature,n'y à esÃrortsà turnsounumarns ,maprrue
\ nbsp;nbsp;â ^etQUtVvonneur,îïtmeÃmescVi.aamp;\erour à .e\anatrurteÃèno^reSauueur e a
\ nbsp;nbsp;nbsp;â tQrQpalt;gate ôies Ãrà eWes ,rn'atracVrantpar ÃoreeXes ornenaensXmperraux,corn-
\ nbsp;nbsp;''raeVC,rorxyaVa.nceXa'Vommc,\eSceptre,SîcXaCouronne.
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;LeRoy VXnXrppts ne St pas nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;cas Se cesXettres, ne ÃpaeXtant à uepieX n eut
\ nbsp;nbsp;nbsp;N ouXupXuSoS arà er ,ou au per e ennerny à eX Y^r£e, St excommunie, ou au SXs
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;tint ctueX contreÃon pere .quot;SXais c eS.oitXe V apeV atcXiA cpùXirritoit contre ce
.CTç, eu
384 . nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;P H I L î P P E S I. R O Y 38.
, tesfois fl mort nâappaifapas la haine du Pape contre luy, car par lettres fuliu* â ' natoiresjil commâda que fon corps fut deterré,amp;iettéhors de lâEglifc,futtraogt; porte du Liege a Spire, amp;nbsp;fut priuc de fepulture par lâefpacc decinqans.y inefme an qui fut lâan.i 111. ou 111 q. mourut le Roy Philippes au Chaftci» Meleun apres auoir régné 42.amp; fut fon corps enterré en lâAbbaye deFlcury^^ Philtppes. trement dite Saint Benoill fur Loyrc,ainli quâil auoit ordonné.
Parledifcoursdefonrc^neonaveu quel hommecâcll:oit,airauoiraiiar^ perfide, neregardant quâà Ionprofiir,mcfuranttoutes chofes à iceluy,amp;ncic â liant fa foy que quand lâentrctenement dâicelle luy pouuoit porter vtilite.So^J' gne eft célébré amp;nbsp;décoré de celle Sainte amp;nbsp;grande entreprinfe du Voyage ûf Terre Sainte,quifut entreprins pour vn Saint amp;nbsp;bon 2ele,afliiuoir à ladeliurî® cedes Chreflicns tyrannifez 5c opprelTez des fureurs amp;nbsp;cruautez des Mais ce fut vn grand commencement dâelFu fonde lang, de pertes de ramiU ^eitinte^' nbsp;nbsp;noms,amp; deraccs,amp;bien que lâintention du Pape Vrban,qui exhorta les P®®
ces Chrelliens à ce voyage fut bonne, fell ce quâon dit quâil ne le fit pas Oâ® feulement pour le commun bien,quc pour le lien particulier,car lâan dciEsVj C H P,. I s T lopy. pource quâil ne pouuoit trouuer moyen de le faire maiftre^ ' lolu de Rome,pour beaucoup de tumultes,faôlios amp;diuiliôs,que les Seigneurâ de ladite ville failoicnt contre luy,amp; quâil nâelloir pas bien en feurté en iccllC) print occalion départir de Rome pour venir en France, alfemblercetantccir' r Tntentwndu bre Concile,auquel il fit vne haranguc,qui eut telle force amp;nbsp;vigueur,amp; quioâââ p^pefur le- penctraIcs alfeclions amp;nbsp;pallions des Princes amp;c Seigneurs là prclens,quebit*â tUt yoja^e nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;mille hommes fe croiferent,les vns delquels palfins par Romcjcfpoâ
uenterent les ennemis du Papc,amp; le remirent en fa premiere authorite.
La plus part de ces Seigneurs pour recouuicr finances pour les fraiz voyage,vendirent leurs propres terres comme il a efté dit cy delTus, wntelM grande la deuotion de ce temps, quâon melprifoit les choies terriennes pouri perance amp;nbsp;delir descelcftes.Le premier voyage auquel les Chreftiens firentaP fez bien leurs befoignes,conuia les autres Princes amp;nbsp;Seigneurs lesautreshæ mes des aages erifuiuans, de faire dâautres voyages aux Terres Saintes, Iw^-ne furent h heureux que les premiers,dâautant que lezele nâeftoit pas û ains elfoit feulement vn delir de butiner,amp; de porter des richesamp; precieuxtrj'
lefquels I
â.XuMriceilei fors,ô:des pierreries,comme auoient fait les premiers.Le Roy Loys le ietinchl^
fcconJs.
Loys y allèrent,amp; mefmementledit Loys par deux fois, amp;nbsp;à tous ces voyageâ ces Roys menèrent tant de Gentilshommes qui y moururent, que delavindret des procez de grandes familles,amp;les corruptions des fiefs.Car comme cesvoyi â¢- gesdes guerres Saintes fentreprenoicnt,tclelloitlezele dâicellcs,^'^ââ^^^^â!^ 3as fils de bonne mere qui nây allafl, ôc eut elle vne grande honte a vn gent»-lomme de demeurer en là mailon, durant queles autres efioicntalaCanipJ' gne.Le voyage elî:oitlong,la retraitte loingtaine, amp;c lâelpcrance du retour bien îongue.Ceux qui y alloient auoient befoing de beaucoup de deniers pourcefte guerre, amp;nbsp;dâautant que tous les gentilshommes y alloient, amp;nbsp;quâilfallqitquc ^ntilshontet pom; Jegr honcLir ils y allairent,eftans lesvns contraints par laforcc de 1 honcur, les autres par les comminations des Papes, amp;contrainôlc des Roys,ils nefea-. nbsp;nbsp;nbsp;uoient dâouauoir de lâargent pour les fraiz de leur voyage, quâen vendant leurs
delÃlfi'! nbsp;nbsp;terres, amp;nbsp;fiefs, Icfquels ils ne pou uoient fentreuendre, dâautant que chacun eu
PHILIPPES I. 5«- livre vu. â¢
fon endtoit.e(loit bien empefcU à «onuer argent. Et poutee Æ11 Æ au Æ
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;les Nobles furent contrains de lupplier les
queiesrotmnersquien eullent, ics
Roysdepetmettteaufdltsrotturiets (aufquelsparles nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;°
eftoitdeLdnd'achetetlesfiefsUelesachetetalachatgeciu
J nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;V» nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Jâ., verent pour auoir ce{tepermnnontoutes0cc|u* ttertdadt-
dontoientaux^ys,autaMdatgen P nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;pouttoient
monter Celle nertniffion f appelle Grace, qui continua en c ^çro Æ Æ qu
FaTcâ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Ã Ss feuls acbeteuts des befsNobles,lors queleS
lliteamp;febiiancesquieftoientl nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;gentilsbommes,lescontraignans
den^ie,amp;leur ollaritle nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fonotigine aiiic guerres
VoilavneeautedelacoW nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Etançoiseurent contreles
(imaes, Sc qui depu« f en P ,, nbsp;nbsp;nbsp;â^e autre corruption des Eefs pro ââmIii
Alt;ielois,î\amansamp;Boutguigno A nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;au H-
tete^emeCmeorigine No^ nbsp;fgt;^â(p^â uamp;efretourneraauSeigneur,ont
l Æ 11 evaffslineuttfari^ §u nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Carlotsqueles guerres fainte ont
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;V'RoTsdiXrsquelesftefldesdlffunas ne pouuoient^SZ.'â
1 à esft\esouà esfcuts,lesRo7sU^tVmesheritiers, fetnpatoient Æ fdits ».
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;venir auditesb\\es,ou (Åuts,comm nbsp;nbsp;nbsp;g aesRatonnies villes, Chatlellenies,
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;licfs,^à eVa(ontvenutà lacouronnetantdesDaronnies,viue ,
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;üuttmpsà ePbilippesplu S âtreesAelâEutooepatlespaffionsdesPa-
\ Lâquot;âi^^M«^«^â^;^'XedMetlà tiex^dlegoirb.Viaor3Vt
\ nÃrSTÃ feiresdelEglileengra^ trouble, pour lahalt
\ nbsp;nbsp;'Cee^l^XlsSliers. Lotdte des moÆ s de
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Sa4elaregleà eÃai.naRenoift,patVin(titutiondvnnornnieE!liennedeEtan-
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;te,quipottoitlahairelurlacbait .Séblableïnentptint lonorigine,lotà ic des
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Ve\letsdHietu(alem(oubslePapeGe\ate nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â â¢Â«'âIt'«'-
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;bauAouin,autres iiteut du x .0â du pretniet .C eftoient des gentilshommes Æ i
\ Ãiiloientleur prineipalledemeuteaHietutaletn. Etli que ques ci^qeur
\ nbsp;nbsp;nbsp;loientenlaVetre Sainte pourvoit les lieux Sainas, ceux cy es teceuoicnt
' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;triittdiengîXntenansleuïsarmeslesmenoientpattoutoiAesauttesvoutoient
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;aWer^afbnqvie feurement As peuvent vo^a'^er par toute la. terre ain e. s
\ nbsp;nbsp;nbsp;portbientNnerôbbeovivnmanteaub\anc,auecxneCroâtxVlt;ou^e ur e pau c, remjluvs*
\ nbsp;nbsp;nbsp;autres difeat futV cAomacb. nbsp;nbsp;dura eeA. ordre pat \ efpace de deux cens ans a-
\ ueecpies eertaruesXoârx ordonnances dere^es rpteX Xbbe'ôernatdVeut eVert-\ nbsp;nbsp;urt,^ du eommencementNindrent en grande réputation reuetcnce .Mais en
\ bn. eAant defcouuert çpu'iXs audient inteWi^ence aueeXesT tires, fee Sarraxins, 5c
\ t AditntXaiAex ^lAer apXufieurs erreurs 5c çyands Niees, 5c mefmes feXon
\ lt;p.ie lt;pieXlt;pties nus difent lt;pue ceux rpui eAbient en VXierufAem ÃâeAoient \ tourucLdti coAé defdifds ennemis de noA.refo'^ ,i^^ furent au temps deVVi-* \ Xi'ç'^esXe^eX^o''j deVracetous prins envu tour auditVlt;o'^aume,commeiXfera \ nbsp;nbsp;nbsp;dit eiifoiiXieu.VareiXXement au temps duditVv.o'^VXûXippes premier ,commenlt;^a
3Se; . PHÃLi. kOŸ 38.LOYS Là GROS ROY 5^' itj chitr- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Chartreux. Bruno natif de Coulognc maiftre de lâefcholle
treux. ville,amp; depuis chanoine de Rheims,apres aUoir entendu la voix dâvn Do^ ' fort renomme en là vie,lors quâon faifoit fes obfcqucs, criantde fuis par vn iufte iugement de Dieu,fut efpouuêté,amp;pour fi feurté entra enhef^, gc auecques quelques difciplcs, amp;nbsp;fonda la Chartreufe au pays de Daulp^â au Diocefe de Grenoble, parle moyen amp;nbsp;aide de Hugues Euefquede ble, quiauflircceut lâhabit de Chartreux. Enuiron ce mefme temps , Comtefle Mahault ou Mathilde vefuc dâAzon Marquis dâEfl amp;nbsp;lurnomiââ^ la fille Sainôt Picrrc,laquelle donna tant de biens à lâEglife Romaine,quiât. (comme nous auons dit)ont efté furnommez le Patrimoine faint Pierre, 8' , par celle donation fraudé lâEmpereur Henry cinquiefme dâautà htqUild^. coufin de ladite Comtefle.Ce qui par apres futoccafion de grands troubles^ motions,amp; meurtres. Il ne fault pafler foubs filence ce que plufieurs hiH^^^^â racomptent,que fur la fin du regne dudit Roy Philippes, le Diable cmporO^ fiblement vn Comte de Mafcon,qurauoit eflé fort cruel feigneur⢠à feslubtft amp;c grand perfecuteur des Eglifes, mais dâautres difènt que les moines deCW aufquelsil auoitfaiél beaucoup de mal,letuerent,amp;mirenten tantdepiââ^^â Quâaucune ne fetrouLia, amp;nbsp;firent croire que pour punition de ce quâil
Loys 6, LE GROS ROY 35?.
Au Roy Philippes premier du nom fucceda fon fils L o Y s fixiefmeduno^ furnommé le G R o s,lequel en lâan 1018. viuât fon pere commença à regner-b^ pere(comme il a eflé dit)rauoit fait couronner deuat mourir,amp; eftoitLoys^® core bien ieune quand fon pere mourut.Des quâil fut Roy, il fe monftra deffenfeurdes libertez Sgt;c priuilegesdes Eglifes, declarant quâil vouloit le fupport des orphelins,amp; le perfecuteur de quelques Seigneurs rebelles rans fur leurs hommes amp;nbsp;fufceptz,lefquels depuis la nobleffc a appelle fub^ par mot corropu, car ils ne font point fubiets finondu fbuuerain,ainsfufc«p^ de celuy en la protcôlion duquel ils ont efté mis, par lâancienne inftitution 0^® fiefs comme le mot Latin Sufeeptuf, le porte. Allors donc il y aiioit défia en ce desTyranneaux defqueJs depuis le nombre fefl augmentéfoubs Ictiltr^^ nom de Noblcffe, amp;nbsp;comme les bons feflimoient bien heureux dâaiioirpoâ^î Roy ceieune PrinceLoys,amp; luy faire receuoir les ornemens Royaux,âU'* les mefehans tafehoient de luy donner empefehement. A celle occafionqucl' ques Prélats amp;nbsp;Seigneurs qui portoient vne finguliere affeélion au bien desai' faires duRoy,aduiferent quâau pluflofl que faire fe pourroit ( pourobuierJû^ Koy s^creà cntreptifes dcs coniurateurs Sgt;c rebelles qui vouloient furprcndreleRoyai*â!; orletms. jj-Qjj; Rbeims fe ficrer), ils fafiembleroiêt aOrleas pour lây faire ûcrcr.U doncquesfetrouuerentDembertou Gilbert Archcuefquedc SensaucclesF' uefques fes fulfragans,qui furentWalon Euefque de Paris,Manafie Euefquc'â^ Meaux,Iehan Euefque dâOrléans,Y uon Euefque deChartres,Hugues Euefç'â^ de Neuers,amp;Humbault Euefque dâAuxerre.LâArcheuefque de Sensfacrab dit Roy à Orleans, amp;nbsp;apres auoir célébré la meffe ofla au Roy le glaiue guerrier pour lâarmer du coLiflcau Eeelefiaflique, affin de fen aider pour la vengeance des mefehans,amp; luy mit le Sceptre en mam,amp; la couronne fur la telle.DeslorS lâArcheuefque de Rheims pretendoit quelefacre desRoys de France nepoü' theuefquede uoit efli'e faiél ailleurs quâa Rheims, amp;nbsp;par lâArcheuefquc dudit lieu,mais ilcflmalaiféde dire, pourquoy il fattribuoit ce droiél, pour ce quâaupir^'
LOYS 6. LE GROS ROY 39. LIRVE VIE nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.
uantilny aiioit ny Loy, ny ordonnance ny couftumc des Roys qui leluy fit
prétendre,comme cy apres nous monftrerons par exemples. Voila pour-
quoy lâArclieueique de Rheims nomme Raoul le Vetd entendant que e
Koy fe vouloir faire facrer à Orleans,luy cnuoy a dire par vnPreftre, qui nap
partcnoit point à autre Prelat dele facrer qu audit Archeuefque, mais quan e
dit Vrebftre arriua a Orleans jle Sacre eftoit défia faiâ;. Ada vérité a princip
caufc oui sardale Roy de le faire facrer par 1 Archeuefque e eims, ut 4
lchaidoit,pource que ledit Archeuefque atroitefteefieu ans en a uer, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;I
ftimoit cela indigne d vn Roy, d eftre contraint au commencement quot;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;!
gnc,fairevne chofe malgré luy .Et d auantagc il pen oit qu i ne ry po nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;J .
hquemalWdeçrendrefonamp;credynhommc,auquelV
fcvolonté.ttfetiouuc encoresauiouidâhuyvne jo ogre nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â ;ââofoiét nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;r
«efqucdeCWes,varlaquelteildeffendceKoyduUafnaequelW^^^^^
ceux deYEglife de Rheims difant que plu murs oys nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â
UsXeCquesdeaetas,ny nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â¢'
(eXVitéhehGauleBeVgique,veuquiU
tance,neveuUefaereftrauaten^ ^^^^â,â^,V,i,ââfe
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;conrmandentenlaCeïurfnlA^^^^^^
. granAsnouUes 5c nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;de ⢠de varier dudrt Sacre,
V nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;re,vo«rvursavresyreuenn,dnefa^ exelvlesl lt;^«11 rieftoirlorsafeaea
l nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ââ¢âY r noXe alun Koy delà vreranerc lignee orngtny\
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;hquot;' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;LlatecondelcrroihCrnequrrarairrrenanrre-
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;{acreaBUerms,nyar\\eurs,rnagt;sde nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Car Vr ladite Bglrfe s
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;gnyavtavartonteftefacre^na nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;U
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;euteuceVte pY.etOCT;Atme,Ves\.voysucut t nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;⢠r nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^Peheims Yut'^ . nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;-
Y nbsp;nbsp;nbsp;Vâââ^âîââ'«sdelattotCreCcraeXevtemier\^ur
Y nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;LovsVeLiegue. Pépin futcoutouneRoy e t . nbsp;, a ç Xi« P^neEÃVié-
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;que de hiaience,honiface Legat Apoamp;oVique, puis e lec ae p. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â(^.^Aes Ve
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;L Wiefme eÃVLgVifeSainaOeny s enVtance. Auffifes
\ nbsp;nbsp;nbsp;Grand^CatVomaSfutent Åutonuex^^SmnaL)enys ,nonpaiVM^
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;deRheimsny pat ton autViotité,2)C aptes Va mort e ^^^^y5^V.^^^\Soiffons\
V nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;infignesRoyaux,aifauoitCViatVesVeGtâà a^ ormes, nbsp;nbsp;aro â â
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;LoysVeYlehonnaite fut couronné aRVieims parVeVape nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â x e A
i nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;OnarVesVeOnauuefutaOrVeanscouronneparGaneVon^ rc nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;R'â f^,â ,YnnÃ
\ nbsp;nbsp;nbsp;LesRov'^Loysamp;c CarVomanLaftardsduRoy LoysVeLe^e, uren c
\ nexenVkVôayedeEerrierespar AuguRe ArcVaeuefque de er^. ti
\ nbsp;nbsp;nbsp;renne par GanVtier ArcVieuefQâuedeSensaOrVeans,Wugues
\ nbsp;nbsp;nbsp;piegnepatVAreVaenefoncdeRVieims,Rao\daSoiSonspariedit teaeue \
\ nbsp;nbsp;nbsp;îscLoys dOntrerner aLaonauRi par Vedrt AreVreueftpi^. Loy sVe renne Ve nra
\ VdaennsnonparX AreVaenefone de\aditeNi\\e,mais parVeVapeLnnoeet a.Lt ce pouTqHo^ le \ nbsp;nbsp;fntVny qnivonVdt fairefacrer conLonerdeRoy VVnVippes AngnRefonfiVsVa f«re .à on-^
\ nbsp;nbsp;iq^.utdonnaVaprerogatinednditfacreaXL^tfedeVdieitnsenfanenrdeGni -
\ nbsp;nbsp;VanineLatdinaV defaint.eSà gt;i.ne frété dedaRoyâ^te AWafaféme^^ AteVieneftpÃe^
388 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;LOYS 6. LEGROS ROY 38.
dudit lîcujcar ladite Alix fit vuider le different qui en auoit eflé au facre duM LoysleGroSjamp;lefitpourlâaduenifarrefter audit Rheims. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;' nbsp;nbsp;,
Mais pour ïetourner au fil de noftre hifloirCjCe ieune Roy Loys au cernent de fon regne,fe vit embrouillé de feditions, faélions amp;: rebellions,^ infitn grande partie des Seigneurs de fonRoyaume efmcurent contreliiy,^'*^^ vne chofe comme fatale aux Roys de France, que ceux quienkurieune^^c ' Ãditioni. font paruenuz à la couronne dicelle, ont eflé troublez des corifurations^'-^ ' bellions des plus grands Seigneurs dudit Royaume,amp; eftaufii fatalà pbû^^' de ces Rois là , que quand ils font deuenuz hommes, ils ont bien feeu chain t ces rebelles, Ãc de paffer fouuent les bornes du chafliement,amp; le conuerti^?* cruauté.Il y auoit plufieurs petis Seigneurs aux enuirons de Paris, chacunâ » quels en particulier efloit bié petit compaignon pour faire la guerre à fonR®)â* Diuers Set- mais toLis ciifemble liguez pouuoient faire beaitcoup. Corbeil auoitfonC®'â t^Htromde nbsp;nbsp;nbsp;Chartres le ficn,Pifeaux en Beauffe le fien, Montleherile fien, Chaflcâ^
tarif. le fien. Creci auoit fon Seigneur, Marie le fien, Pompone le fien, amp;nbsp;ainü
fieurs autres terres auoient chacune fon Seigneur particulier. Ils eftoientÂ£â¡Æ grands Seigneurs amp;nbsp;proches parens du Roy,ôc faifoient ordinairetnentpquot; fleurs confpirations contre luy, dont fefloient enfuiuiz de grands maux contHrations conueuiens au Royaume,car ils efloient fort puifTans amp;nbsp;alliez,amp; tenoientto'*®
les pays d?s enuirons deParis en fubieôlion,fi que nul nây ofoit feiirementvcââ^ n y conuerfer. Ils tendirent tous à mettre le Royaume entre les mains du M dâAngleterre, car voyans que ledit Roy Loys efloit encore ieune, ils nd^*â rZerreappel pcéloient pas bcaucoup. A leur perfuafion vint le Roy Henry dâAngleterrec®
France, en intention de fe feruirdes moyens que ces Seigneursluy toient, lefquels ils luy faifoient facilles 6c aifez, felon la couflume des rcbellÆ gt;nbsp;quifot toutes entreprifes aifees,mais quand ilvit quâil nâefloit pas ü aife defép rer de celle couronne,comme les autres luy auoient promis,il abandonna ce* guerre,amp;fen retourna en Angleterre.Et ceux qui luy auoient fait paffer la nbsp;nbsp;|
de deça,rayans perdu,receurent puis apres le mal,amp; la penitence qui ordinal*^' Findesetniu ment aduicnt à ceux qui coniurent Contre la vie, OU lâeflat de leurs Princes,| rateffrt. nbsp;nbsp;nbsp;OU ils moururent toLis mifcrablcment,OU deuant mourir perdirent leurs nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'
Sur ce point,furuint la guerre de Bourbonnois. Le Roy fut folicitédefi^ iufticeauvray heritier de Bourbon filsaifné dâArchambault, que Hamonio 1 oncle auoit chafîé de fon heritage, affin que par le iugement des Princes amp;nbsp;Scgt;' gneurs de fon confeil il fut décidé, à qui en appartenoit la fucceffion. LeRo)) tant pour faire droit à chacun que pour abbaiffer lâorgueil de ceHamon fiigeoit lesEglifes,le fit adiourner de comparoiflre à Paris.Ce quâil reffufa,!â^^ fiant de fa caufe.Cela irrita le Roy dâaller contre luy en Berry auec grandcaf' mce,ou ilaffiegea Hamon en vn fien Chafleau, qui voyant combien il lu/®' floit impoffible de refifler à telle force,fe rédit auRoy,amp;luy requit pardo.W Droit fait a luy oûant cefle place, lâemmena à Paris, la où il fit vuider le proces men lâoncle amp;nbsp;le nepueu, rendant lâhéritage à celuy à qui de droit il deuoit efchoib ^rchabaulf qui efloit aArchambault duquel defeendit cell Archambault,dont depuis Bourbon, beft Comte de Clermont en Beauuoifis fils du Roy Saint Loys, cfpoLifi la b''' nommée Beatrix,duquel mariage eft defeendue la trefilluflre maifon de Bouf' bon,côme cy apres il fera dit plus au long fur la fin de la vie dudit Roy S.
ioT Guy de Crecy enBrie,qui en la guerre de Gournay f efloit toufiours molâ^
- ' ⢠nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â cnncnii
LOYS 6. LE GROS ROY 59. LIVRE VIL 189 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.
ennemi de Loys le Gros, ayans prins vn iour le Côte de Corbeil oui efld it^fort
fauotyduditRoy,femparaparmefmemoyendelavilledcCorbeil,amp;y lau.
gatnifcn,fetranfportaversleCorotedeChatnpainnc,poutlefolicitetap^
dteles armes contre le Roy. Lequel fe moftrant diligent a ta â
defes fubiets,enuoyafectettenaent Ayeau de Gatlande auec qtielqu g
dicual,pout eirayetdeprendteCotbeilamp;yentrerdem
farted AnfeaJ,ilfut defcouuert amp;nbsp;mene pnfonmer. Le Roy to nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.
fte«aceftevillefieftroiaeinent,queftancreuenuGuy.deCtecy,^
d'y entrer pour donner cueui aux afficgei, 1 ne coitgne â par le Camp du
çouuoit fee, que de fe defguifer pour paffer plus
Roy,mars rlftu congneu, amp;nbsp;feu cuidant futr ,tl nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;rinfe
nôméGuillautnefreredâAnfeaudeGar a '1â? nbsp;nbsp;nbsp;y- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;jpffi ptemietâque
mrtftnà laguetre,SefutCorberlrédue,8ctouslespnfonm^^^^^^^^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.
leComtedeCbà mpaigne peutarrtuer.Leqt«ld purslat^t eo,pbattteles
orrrl (ut frbienfeotté ,âne feftoit nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;°naMtte de Corbeil,
Rancors Ae Comte Odon fut rem« en poffetbou AeJav^^^^^^
gt; qurçeuaptes vint au Roy Loys nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;aesenuironsdcChartres,Scâ'^ââ',0.;
i Comteà eVifeaux mWoit amp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, ^'\ptoncques deüurer cpemoy- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;print dedans Pi-feaux
\ tnnaniNïie Standefomme dâargent. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fortit (,à ce lt;yu aucuns di~
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;mefmes, Sc leftt mettre en feure gar e, on.^y lierïtier : encores
\ fent^nai^reslamort duCornte de nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;yy^^^^QQ^y^edauKoy (cyuidepuis m
füt-t\ contrainö: pour fortir, de cyutc e nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;occafton il demeura Ton enne-
V eîitoufronrs demeuree auxP^oy s 1 amp;nbsp;^^^'V^remps, 2gt;c cVrerclaant aufit tous les \ my ylns cyneiamais, attendanttouuouts e nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Cefte petite guerre en-
T moyens de (evenser »comme puis apres ta nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;pfmeut vne autre contre
\ttekoy (es (liets ceiîalors queV peu nbsp;ten eime
vrrfenplus grand plus pulffi« nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;à o^t Henry Roy dâAngleteit e a-
Nous aueicydeuarrtentendu la nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fââÃ,pve SccommeRobertîtifon
«orrvfUnuersRoberfDuc nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ctXert
Comreieîfedres apteHatnotrdudu^^^^^ dlrommage dudrtDuetó.
eduy aïlrtltppes Roy deïïance,quii nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;r pâ,te d Antou extrêmement
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Maintenantilfaultentendre corne .S,, p, rRobeït,frttantquepateoï
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;dolent delà â¬ottuïre,£c 'âpAfonnement t nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;. ^^^^^^^^PeditRoy Henry
tuptroirdaigentilptintlavtlledeCon
dXn^etette enNotmandte,VoueUa . nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;en retourna en Angle
non aigrement pnnileslgt;ourgeotsqut vau nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;eVrant Alé^extea
, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;terre.Qwlonetemps anres,Vlt;ol5ertPrnon nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Cttv de'ftoure.oneneNOU.-^'â'' mfonq
\ trefoas^lesÃoires deNormandie teules dt euv,q e nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Pieritier dudit
\ nbsp;nbsp;l«rl;narerduCorntUeïlandres,dnCantcfeelepM*^^^^^
\ nbsp;nbsp;nbsp;lriion.P.tponrlortilier ton entreprise, Selon nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Cmllaumeldsdu'Duc
\ nbsp;nbsp;nbsp;V\amnr,^quot;îlnerriComtedeSe\lell.ad.Verenne nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;\ A a\ioitralaitlioruma
\ nbsp;nbsp;nbsp;Vt.o\iertleretiraNersVoNsWoN deVrance,anpere^ nqne t e nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;t nbsp;nbsp;nbsp;Qetpre
\ nbsp;nbsp;gednQ,omtédeV\andres,Slt;.lelnppltadeXarderagar er on nbsp;nbsp;nbsp;çr^^i^eGnil-
\ Woylny aeeorda,5lt;ponrcelmrelny donagens \ nbsp;nbsp;laiimeiainlilappeWoitonà caulequid eilortComte nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;q^iN
\ nbsp;nbsp;nbsp;dnVineVédelAorrnandte'ieomdiattrt andAorttdnCnat cou.
390 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;LUÃ5 6. LL nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Küï 39.
gongne, amp;nbsp;le deffit, amp;nbsp;tua quatorze mille hommes de fes gens, amp;nbsp;grand nombre de prifonniers. Apres cefte bataille ledit Comte allaaBrug^ ou il fut recueilli honorablement, amp;de rechef receu amp;nbsp;confirmé pour^^ te de Flà drcs. Guy de Bourgongne apres fa perte,fe retira vers le Roy dâM terre,dLiquel il.eut aide amp;nbsp;fecours, puis reuenant de deçà la mer futaullnc^j^' ru du Comte de Meulant, ôcdâArnoulfreredeThierriComtcdelulliers» quels allèrent prendre Bethune amp;nbsp;Douay. La raifon principale poc'^r^'^ jîMned'tnclei^ Roy Henri donna aide audit Guy de Bourgongne, fut quâil craignoit^ à neueu. nbsp;nbsp;Guillaume fils du Duc Robert fon frere,ne luy vouluft öfter le Duché dehââ
mà die, corne à luy appartenant par le droit de fon pere Robert, à lâaide
le Gros Roy de France, qui enuoyafonfils Philippes au fecours duditfij*' laume.Pour cefte occafion, ledit Roy Henri fit publier par tout le Duc^ co»»TOrf»lt;/e- Normandie, que tous gentilshommes hir peine de forfaire leurs fiefs,, Je gQçj-j-e fijr peine de la hard, nâallaflent à lâaide amp;: fecours
Guillaume Comte de Flandres. Mais nonobftant cefte deftence pluneurs
M^lleii
Ceurtr/tj.
Peffaite
t/emma^e Je JFlitnJres,
H4pkin.
Guerre en
Aâormitnille.
gncurs Normands ne laiflerent de fuiure hardiement le parti dudit Comtek ïaume, ôc luy prefter aide. Ledit Comte amp;nbsp;Guy de Bourgongneferencoiitfâ' rent pres de Courtray, là ou ils vindrent aux mains , amp;nbsp;y eut grande tuerie ne part amp;nbsp;dâautre. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;/ âI
Le Comte de Meulant fen fuit, ôc ne voulut Onques frapper pour iâamitie 4^' portoit au Comte Guillaume tant pource quâil eftoit fon parent, quânul*quot; ftoit fon homme, à caufe des terres quâil tenoit en Normandie. Et comnieil^ combattoient,R,amond ( ou felon dâautres) lourdain Comte de Tholoufegt; Thomas Comte dâAumalle furuindrent à lâaide du Comte Guillaume ceux qui tenoient le parti de Guy fe mirent en fuitre,amp; principalement les i* mans fans coup frapp er. Le Comte Guillaume pourfuiuit Guy de Bourgongn^â amp;nbsp;le tua en fuiant, amp;nbsp;le furplus de fes gens fut taillé en pieces. Les Anglois là uuerent à la fuitte, toutesfbis il en demeura beaucouP de prifonniers.Depiââ vint Lois Roy de France auecques fon armee deuantlâlfle, oufeptel^^^f^^ij dit feigneur, le Comte Guillaume ioyeux amp;nbsp;triumphant de fa viétoire,augr^^ contentement du Roy, qui en fa prcfènce luy fit faire hommage du Comt^ de Flandres par les Barons du païs. Le Roy Henri dâAngleterre vint en mandie, là ou il inftitua Duc du païs Ion fils aifiié Guillaume,amp; luy fit receuoit les hommages dâiceluy. Etbienquelâhiftoire de Normandie die, queRobet^ le Frifon inftitua fon heritier en fon Comté de Flandres Guillaume fils deKö' bertDucde Normandie, li eft-ce que celle de Flandres ne dit pas cela, ainstÃ'' que Baudouin fiirnommé Hapkin, câeft à dire dolouere ou hacne,fils duditRO' bcrt, luy fucceda aagé de vingt huiét ans. Lequel incontinent apres quâil fut entré en lapofteftion amp;nbsp;iouiflance de Ion Comté, enuoya fes Ambafladeursven Henri Roy dâAngleterre, tant pour leuer amp;nbsp;receuoir de luy la penfion annuel' le de trois cens marcs dâargent que fes predecefleurs Comtes de Flandresa-uoient receu,amp; eftoient en pofleflion dâauoir des Rois dâAngleterre, quepour lommer ledit Roy Henrià lareftitution du Duché deNormandie, es mains iln fufdit Guillaume vray amp;nbsp;legitime heritier dudit Duché.
Et pour autant que ledit Roy Henri ne voulut aucunement entendre ny accorder à lâvn ny à lâautre poinét, le Comte Baudouin le prépara alors pour luy faire la guerre, amp;nbsp;de faiét il entra en grande puilTance au païs de Normandie,
Lqyç
gros ROY 3% LIVRE Vit.
^^^^oâirplufieurs places amp;C cliafteaux, tirant puis apres vers la de pie^l 7 ^^^otïipagné de cinq cents cheuaux, amp;: dâvn grand nombre de du nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;bonne partie de la Normandie fut reduitte foubs lâobeillan-
â Sdefjçj^^ aume par lâeffort dudit Baudouin,lequel en efcarmoucliant fut foubmifi BleÃ'/ i nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;que quelques mois apres il en mourut. Des quâil -p««
re^^^®gt;^ais nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;porte en fon pays de Flandres en fa maifon de Wi-
allant nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;P^ruenu iufques à Roulers, il ne fut poffible de le condui-
ye qui feftoit apoftuiiiee,amp;
âVautre. A raifondequoy amp;preuôyant fa mort délia prochai-apres fon decez fe pourroient efinouuoir plulieurs débats
q ^^ats de nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Comté de Flandres il fit affembler audit lieu de Roulers,
b nbsp;nbsp;nbsp;Ãlj à ^tiares, lefquels il pria prendre apres là mort pour leur Comte,
Yle nbsp;nbsp;nbsp;antit Roy de Dannemarcli, Sgt;c de Ãlis ou Ãlix fille fécondé de
^accoj-q^â ^^â^ticudu nbsp;nbsp;nbsp;defifoeur dudit Baudouin. Aquoy Icfdits
apres la mort de Baudouin, amp;nbsp;dâvn commun cofentement Parles pour leur Comte, duquel plus au long nous parlerons
dâ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;chronique de Flandres.
J nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;chroniques tant de France,que dâAngleterre, êc de Norman
Dy J Æ ^res que le Roy Henry d Angleterre eut vie enuers (on frere d J futetn^ / nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;clontnous auonscy deffus parlé,amp;
fiiteh nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Duché de Normandie, le Roy de France le fit Ibmmcr
dudit Duché, amp;nbsp;deluy payer le tribut auquel R hou ou f^ioh premier
^PptllajqQ^.^^^crDyç nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nomdefagent Normande,il
dâiceF â auo.it obligé ledit pays payer aux Rois de France, comme liabitg^N â nbsp;nbsp;nbsp;tjtie ledit pays ne fut dit pays de conquefte ains don-
! nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Celle condition ⢠Aulïifut lors conuenu entre leldits deux
auQÃ Angleterre que le Chafteau de Gifors ( que le Roy Guil-
it
baflir, duquel eftoitfeigneur vn nommé Pay en braue amp;nbsp;chffeMt dudi^^^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;abbattu, amp;: que pour celle occalioniâAnglois
5 il le Pq nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;⢠Si ell ce quâil faillit de promeffe, car lâayant retiré de
P nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;pom* ce Qcfil monllroit bien le vouloir garder, toys le
^^Ues Cornte^agt;^°^^ armee Itis,entra en Normandie,amp;dâautre collé enuoya i aiu'^^ ^^'^cereiu d nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Baudouin Comte de Ponthieu qui du collé du
'1 r pfp- âdedans ladite Normandie. Ce fut la premiere guerre qui
' bnj 1, scient eftp., nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;» v, ⢠1 v. â pa h i i â¢âi Premerf
le nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;entre les Rois de France, ôc d Angleterre delà , ra.ee de gMâre en/re
â /^Q^dberant , Sequi, a donné naiffmee à tant dâautres qui ont iufques à celle heure, amp;nbsp;qui ont fait donner plu-
^^rnpLi^ * enuiron fixvingtsTraittez de paix qui ont elle ^^yauin ^^^â^â^icits par la perfidie des vns amp;nbsp;des autres Rois de ces Pj^*^Qnncr ^^^j^^^.ÿ^esdeux E^oi^^fb campèrent bien preslâvn de lâautre prells J Version nbsp;l^cRoy de Frante enuoya premièrement le Comte de
Henri, pour le lommer de faire abbattre Gifors, veu quâil chofej que dâefmouuoir la guerre, tenir le pais des enuirons vJ nbsp;nbsp;nbsp;du ^^rs ellaffife fur laritiiere dâÃpte, Ãe fait comme les fcparations
^,y ^c France du Duc de Normandie . Ce quâil y a du biere, fe nomme le Vexin François, amp;: ce qui ell de là f appelle
' LU Y 5 L h G K U 5 K U Y 35gt;. leNormand,amp; pour-ccque ceftcville eft fitueedesdcux coftezdelariu*^'^^ on eftoit en grand doute, auquel des deux Rois elle dcuoit appartenir. Quî^ au cliafteau, il eft du cofté de Normandie amp;nbsp;commande à toute la riuiere, forte quâil tenoit en fubieôlion cefte partie de la ville qui eft en France. LeR*â) Henry auecques fes parolles diflimulees fit reipoÃceau Comte de Flandreââ cXflg/o» reffufoit point la paix, amp;nbsp;que fil voyoit que le Chafteau de Gifors quelque ennuy aux François, amp;nbsp;Normans, il le feroit incontinentruincf)^ quâil ne fçauoit point à quâelle occafion leRoy deFrancc lây vouloir cotraind^^ car (difoit il) Ci ie luy faifois guerre, vrayementil auroit raifon dâen pourch^^^, la ruine, mais puis que me rcpofant,on me vient aflaillir iufques en mon nbsp;nbsp;,
grâd peine feiois-ic rafer mes anciênes forterefles que iâen deurois pluftoft^^^ de toutes nouuelles. le confefte cftre vaflal du Roy de France, amp;nbsp;luy aiioit^ hommage. Aulfi eft ilmonfcigneur,amp; fi iele dois feruir,ilme doit pareilleâââ^ deftendre, amp;c garder,non pas me tourmenter en ce qui mâappartient. leneVO? point quâil peut amender deladeftruôlionde Gifors. Câeftlapaixnonlag^?', re qui entretient le vaftal fidelle à fon Seigneur. Ainfi le Comte de Flandrcd faire,les deux Rois le donnèrent la bataille pres de en laquelle les Anglois furent deftaits, amp;nbsp;leur Prince contraint feretirer eiâ ville. Toutesfois te icune Guillaume fils du Roy Henry q ui f eftoit toufioÆ monftré fidelle au Roy de France, obtint finablement de luy, que Giforsââ*/ demeureroit fins eftre rafé.
Voila ce que nous difent noz hiftoires Françoifes, mais celles dâAngleteâ*^ j^efenceda chantent autrement, car elles difent quâayant en mefme temps le Roy Henr/ ^jdeFrSce. dâAnglcterre efté aflailly de trois endroits parles François, le Roy deFranO^ pour moftrer la caufè de fit guerre meilleure,faifoit par tout proclamer Duco Normâdie,Guillaume fils deRobert,frère duditRoyAnglois,amp; quâilauoit^' cité amp;nbsp;pratiqué Hugues ou Hues vallet de chambre dudit Anglois, de tueriça maiftre, mais quâeftant ceftc confpiration defcouuerte, les adl^rens amp;nbsp;comp**' ces de Hues furent condamnez amp;exccutez à mort. Que des ce temps, le M Henry commença de fe garder mieux quâauparauant, mais queparmy 1 crainte, il receutvne nt)uuelle ioyede ce que cependant que de toutes fes ces ilrefiftoit au Roy Baudouin, eftantblcfte, il fut contraint de fcretirerûp cefteguerre, amp;nbsp;defen aller en fon p»ays. amp;nbsp;qucFouques Comte dâAnioul^ vint rendre à luy, amp;nbsp;mettre de fon cofté. Que puis apres ils combattirent foâ*' Ptutrs effets nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;contre lâautre, en diuerfes amp;nbsp;petites rencontres, fims que lâvn eiâ'
de fortune, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;J Ãjj- fjutre à caufe que tantoft la fortune lecondoit lâvn,
toft lâautre, amp;nbsp;quâen fin le Gros accorda audit Guillaume, que Gifors ne ferâ** point demoly. Voila ce que dit lâhiftoire dâAngleterre, laquelle feracy apfâ® refutee en ceft endroit.
Le Chafteau de la Roche Guyon aflîs fur la riuiere de Seinejtoutioignat vflâ ZfFteda haute motaigne pouuoit alors beaucoup feruir pour les guerres de Normatl*â' fleurde lu Vn gcntlihome nomé Guyon en eftoit Seigneur,amp; fidelle valTal du Roy W' i^cheGujo. £)£q^Qy Jg pgj-g jg femme,Normâd,amp; grad ennemi desFraçois, nome Guiâ' laume,eftoit demy enragé,amp; à cefte caulè il étra quelquefois en ce Chafteau,^ tuant Ion gendre en tranifbn, il ft ftifit de la fortereffe. Les grands Seigneurs voifins de ce lieu, lors efineuz amp;nbsp;animez de ce mefehant aéle, lâallerent alfiq?^* dedans, ôc nâeftimans point quâon peut pcchercn tous des maux quâon pâ***'
V
LOYS 6. LE GROS ROY 39- LIVRE VIL 393
roit faire à vn fi malheureux homme, vn iour qu ils parlamenterent ils luy pro
mirent prefque tous, que fâil vouloir rendre le Chaheau ils ne o enceroænt
aucunement. Aufli ne firent ils,mais ils permirent que les autres qui n e nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;rr^iÃrts dtf
tenus de leur fermêt envfaffent à leur volonte,lefc|uels apres auoir 5 .
decestraiftresenmillepieces,leslierêtainfi defchirezfur es c ayes,
rent aller aual la riuiere de Seine , affin que ceux de Rouen,
cederiuiere tenans le parti Anglois,les peuffent nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;redrant deNor-
cequonauoitprinfedeleurtrahifon.LeRoyLoys c nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â i nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;camteâde
mandie,menafon Camp a lâentour de Meaux, pource que e nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;champaigne
paignealhéduRoydâAngleterrecome^oità fefmouuoirp^^^^
re Ce Comte elloit lors Seigneur de Chartres,deBlois,dcBrie, ôc deChampai
re.ee v^omte cltoit nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;i nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;repouffer ceux deMeaux qui
gne.Mnfi queRohert nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;flehleffa de telle forte qu ff
auoientfaitvnefailhe,foncheualtomR nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;garnifondc Lagny e-
mount peu après LeRoy ^0^^quot; ^f^,,ââeeuxamp;leurvrUe,amp;cotu- _ âZ±X:rUes°cWa fi
Netskut jarnifon^ furent
leutdaemn.Lesennemisauoietdeiio
jaftet amp;nbsp;ruiner \e nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Ã ePifeaux ayant faitfa paix auccques
. uantaueei^uestoutcsfesfotces.Hugu nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;queLoysVeGios auoitraft
l dutençsdtiRoyPinhvves '^^ftPvq^^eursentreçrinfesfurVesîran, â«»,»4«
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;leurvouuoir Antes eefte nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fonhonneur. Les armees fe renfor-
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^ââe.LeCorriteBaudouindeU^^^
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;cotent tous les louYS tant Avne part que nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;u^A,,-Rnv Rr le Cote Raoul
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;dres,Ã uquel nous auons cy deffus parle,vint en ce nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;y TB\Vyanlt amp;â Eftic-
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;dW« pour fecottrirHtt-
\ næorntes à eCliannarsne quot;âXcar^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;âi,, nulrttetduComtede
I và nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;XXdefefaLt.neanttnoLfafantetiefouftrnt
1 Vermandors,quanerneeutrrlorrrr ocLt uxvtvt , nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.«e
1 les ennemis tandis que les gens
leurs ^ens à e niei amp;nbsp;renouifetent les Cltamçenors fi lomp; rpa ils fc ttoüuetent ençÃne earinaâ¢,cu tis cornmencerent des de» coftex atriettrelettrs p,e,^_ en otà onnancc ncut combattre .aStbault mena 1 aifte dextre es ennemis. Huraeslebataillott Au milieu tmi eftoit ftantyue par ttoerme amp;t fcsbanà es .Les îrançois ie diuiferent ÃemlAaBlemcnt en trois, Slt;. fut adurle que e regrment rx Comte deV crmandois comBattroit celuy à eTluBault,amp;clcRoy âattaquerort
i nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;aHugues,2!cleComtede¥lanà rcs aEffienne,Sgt;c lors Ce commença acargue
\ ou ils Ce montrèrent vaillans de toutes parts. Car comBien queles ennemrs \ entent plus grand nomBre de gerrs queleBlt;oy , toutesfoisla grandeur dvnte \ nbsp;nbsp;nbsp;^ùnceCeruoitBeaucoup auxCrens, 2)C Cur tous autres ,les gens de predEranqois
\ Ce montrèrent vaillans, car ils conaBattirent CrBren du coté du Comte deV er-\ nbsp;nbsp;nbsp;mandois,quils trentperdre place au ComteTBiBault, SjC tnaBlement tourner »«tUe,
\ le dos atousles ennemis,dontlaplus partie Cauuaà VrCeaux, principalement \ nbsp;nbsp;nbsp;les grands Seigneurs qui puis apres en Cortir ent, Ce retirèrent a Claartr es, par
\ nbsp;nbsp;lapermitronduRoy, quitt de recBef raCer cecBateau. Wttgues eutlorsvn
\ nbsp;nbsp;comBatèneamp clos contre vnappellé knCeau, duqaeVtderneuravainqueur.
594
LOYS 6. LE GROS ROY 32?
puis il Ce retira en Afic,amp; y finit les iours comme en exil.
Le Roy ofta la Seigneurie de Beauuoifin à Lancelin Comte de Dammat® pourcequâil auoitfauoriféfes ennemis, amp;nbsp;pourvuemefme occahonil ^tht^^^de nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Louure en Parifi, amp;; Milon de Montlehery. Philippes Baftard
leurs terres, fund Roy Philippes,amp; de la Comtcfle Bertrande , fut foLipçonné de trahilo'â)â caufe quâil nâauoit pas obéi au mandement du Roy. Parquoy la ville deMeiquot;* fur Loyre luy fut oftee, que luy auoit donnée fon pere, pour lâhonneur on le lailTa viure,quoy quâil euft bien merité la mort.
Thonttu de MÃ rle.
T â
Concile de Seaiiittifs.
Prinfes de
Il y auoit lors en Picardie vn grand Seigneur nommé Thomas de Marie,ricb amp;nbsp;bien allié, lequel eftoit fi fort es enuirons de Rheims amp;nbsp;dâAmiens, amp;nbsp;tnefm^^ dedans la ville de Laon, quâil ofa bien tuer lâEuefque dâicelle nomme Galdeof» commeilfefforçoitde deffendrele droit des Eglifes de fon Diocefe. LePap^ incontinent aduerti de ce faid, enuoya Conon Euefque de Prenefte, poiitlâ^â' enquérir amp;nbsp;en pourfuiurcla punition. Ce Legat arriué en France, aflcmblî'® Concile a Beauuais,amp;:pource que Thomas ne fe vouloir oneques troiiuerafoâ mandement,il rexcommunia,amp; enlaiflalapunitio au Roy, qui toutfoudainlâââ faire vne effigie a fit femblance, amp;nbsp;comme fil euft efté prefent, le dégrada armes,amp; le declarant fon ennemy, manda aux Capitaines quâil auoit en W' die,quâil luy fiftent la guerre.Ce quâentendu par Thomas, il fe faifit deLw^ Crecy,amp; deNoyon, amp;nbsp;y mitgarnifon. Cenonobftant les citoyens deLaofli^ remirent incontinent en lâobeiflance du Roy. Ceux de Marie au contraireeii' durèrent le fiege lâefpace dâvn an, amp;nbsp;ne fe voulurent oneques rendre que par la-mine. Crecy amp;nbsp;Noy on furent fcmblablement reprins,amp; ceux quâon trouuab-dans pendus amp;nbsp;effrangiez. Quant à Thomas,il faifoit toufiours quelques entre prifes fur les François,amp;les tourmentoit continuellement, mais à la finfetroU' Liant furprins,amp; contraind de fc deffendre par le Comte de VermandoiSjilb fi griefuement blelfé quâil mourut prefque tout foudain.
i^euobedes Voyez comme en ce temps, les grands Seigneurs de France Ce reuoltoknt \r^bur^o° nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;merueilleufè,le mettoientle plusfoLiuentefl
grande peine.Ce quâils nâeulfent peu faire fans le fecoursdu Roy HenrydAH' gleterre, qui leur aidoit, amp;c de gens,amp; dâargent, amp;nbsp;haioit tant les François,que pour auoir plus de moyen de leur nuire, il fit alliance auec lâEmpereur Henry, amp;nbsp;luy promit lâInfante Mathilde ou Mahault fia fille en mariage,amp; par cemoye lâefperâce de luy fucceder en fon Royaume,amp; autres grandes l'eigneuries,acaufe que fes trois autres enfans Guillaume,Hcnry, Sibille, feftoient noyez peu déliant, commâe ils pafToient de Normandie en Angleterre. Car bien quâa leur partement de Harfleur,la mer fe monftraft calme,fi eftee que peu apresvn vent Enfans roy- de Suéft quife leua, les fit tomber fur vn Rocher nommé Cafquct ,par lanegÃ-Mxdoyuent des mariniers, amp;nbsp;fe perdirent enuiron cent cinquante perfonnes auecb. deCââ^^ enfans Royaux. Cequidoibtferuir dâexemple à lapofterité de ne commettre lt;nbsp;ainfi lâefperance dâvn Royaume à lâincertitude des vents tant variables,amp; aub-zard de lâinconftante fortune.
LâEmpereur Henry entre tous autres hautain,mena lors vne armee defoixa-te mille homes de pied,amp; de trente mille cheuaux en Italie, amp;nbsp;dâarriuce printS« brufla Nouare pource t^uâelle tenoit le parti du Pape,puis en pallant lâAppenm, ilfitrafçr Pontremolo a caufe que ceux de dedans luy vouloient cmpefdieH^ paflage,amp; quand il fut en Thufcane,il ruina entièrement la ville dâArezzo,continuant
LUI 5 6. Lb GKU5 KU Y 39. LIV KL Vil. 395 tinuanttoufioursfon chemin vers Rome. Ceft Empereur apres auoirchafié fonpcrederEmpirejamp;fcneftrcïà ifi par force, tourmentoit de tout fon pou^ uoirlesEcclefiaftiqucs amp;nbsp;vfurpoitles terres de lâEglife. Parquoy lePapePaf- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.
cal eflayoit de trouuer les moyens depoint ne le couronner.Neantmoins ils fê- fonpert. uoicrent tant dâAmbaflades lâvn à lâautre quâil lembloit quâils fulTcnt d accord, tellement que lâEmpereur entra dedans Rome, amp;nbsp;fut receu du Pape deuant 1E-glife faint Pierre. Comme on recitoit ce quâil auoit conuenupar Ambaflades, affin quâils le confirmaffcntjcftans prelens, il fcfmeut vn grand trouble en celle place,dont,(felon ceux qui foufliennent lâEmpire, ) les citoyens de Rome furet caufe,les autres en rciettent la coulpefur les Allcmans.Plufieurs Romains y furent tuez,amp; demeura le Pape prifonnier. Auquel lâEmpereur dit ces mots de la lainte efeipture: Je ne te lairray point ^ue prewier tn ne maies bem.h. celle caufe lePa pePafchal futcontrainôl couronner cell Empereur quâil haioit tant,amp;luy permettre le droit de conférer les Benefices. Apres quâil fen fut allé de Rome,le c»ntrMMt PapeafiemblavnCôcile,amp; déclara nul tout ce quâil auoit fait par force, puis il mourut peu apres ,amp;fut efleu en fon lieu Gelafe,qui failant publier vn Cocile a Rheimspalïa en France, pour demander fecours contre lâEmpcreiur: mais il demeura malade a Cluni,amp; y mourut, ayant à peine achcué lâan de fon Pontificat* Guy Archeuefqucde Vienne fut ellcu en fon lieu, lequel efloit fils de Guillati-mcComte deBourgongne, amp;nbsp;frere de cell Eflienneque nous auons dit eftrc mort en la terre là inte,amp; pareillement de la princelTe Clemence femme du Cote Robert de Flandres, dont eftoitilTu le Comte Baudouin quilors comman-doitauxFlamans.Lanuiél de deuant leiourquâil fut créé Pape, il luy fut aduis en dormant,quâvn ieune iouuenceau dâvne diuine maiellé luy mettoit vneLunc en fon giron.Il fut nommé Califle,amp;: ne dégénéra point de la là inéleté,pruden-ce,amp; grandeur de fes predecefleurs Papes. Il fetrouLia au Concile de Rheims, canâleJt auquel 11 déclara lâEmpereur ennemi de lâEglife. Dont ce Prince plus irrité que elpouuantéalTembla prefque toute laNoblcfle dâAllemaigne en vne armee, délibérant entrer en Francc,amp; entiercmentlaruincr.il meualfoit fur toutes les au très villes celle de Rheims,lt;à caufe quâil y auoit eflé excommunié.Le Roy dâAngleterre fon beaupere lâanimoit de tout fon pouuoir, amp;nbsp;par ainli les François a-noientlors guerre contre lâEmpereur dâvn collé, amp;nbsp;contre les Anglois de lâau-tre.Adoncques il leur clioit bien befoingdefemollrerfagcs, amp;nbsp;vaillans, amp;de cherher le fecours de leurs alliez.Le Roy Loys le Gros, fçaehant bien que tou- Frame. tes les guerres precedetes quâil auoit eues cotre lès fubicéls, nâelloiêt que icu au regard de celle quâil fevoioit apprellée par deux 11 puilTâs ennemis, nâoublia rien de ce qui luy pouuoit feruir.Il laifla le ComteAlmeric ou Amauhi de MÃtfort fur la frontière de Normandie, pour refifler aux entreprifes des Anglois. Le Potiruoyonce Duc Alain de Bretaigne amena toute la NoblelTe de fes pays à fon lecours.Ce vaillant amp;nbsp;vertueux Roy,nc fe fournit pas feulement dâarmes,dâhommcs, amp;nbsp;de chenaux contre fes ennernis,mais dâauantage il requit deuotement,la faneur du louucrain,trefpuiirant,amp;trclbon Dieu,lefuppliantqueli par lepalTéilauoit /^coârs i tant de fois monllré Ion grand pouuoir contre les ennemis de France, il voulut encore en celle extrémité fecourir les habitans dâicelle, qui tant humblement len fupplioicnt amp;nbsp;efl choie merueilleufequele Roy de France amp;nbsp;fes François conceurent de celle priere tel clpoir amp;nbsp;alfeurancc, que marchans contre lâEm-percur,ilsmonllroientvnli granddçfir de combattre, quâils le firent changer
Diet te!» rrormes.
LOYS LE GROS ROY 35?* dopinion.Gar-penfant,quand il cntrcprint cefte guerre, trouucr le Roy ment dclaifle des Gens voyant lors quâils fe monftroient Ci bons uibK â délibéra croire les Princes amp;nbsp;grands Seigneurs dâAllcmaigne,qüi toufiours confèillé amp;nbsp;fur toutes chofes requis de ne commencer point b g re aux François, auecques lefquels lâEmpire auoit efté G long temps en eftoit ia fur les marches de Champaigne, toutesfois il rompit fon camp gt;nbsp;. retourna.Lcs Anglois le tcnans tous prefts auoicnt commencé de fâefffloU incontinent quâils fceurcnt que les Allemans eftoient en France.Mais qiWj furent aduertis de leur retour,ils mirent les armes basdcfqucllcs ils repnnd peu apres, amp;nbsp;en defpit dâeux, LâEmpereur Henry parla priere des Gens,nti fon appointementauec le Pape,puis il tint vne diette à Wormes, ouïes ôc gerands Seigneurs dâAllemaigne fe trouuerent tous, pareillement les balÃideurs de Rome: amp;nbsp;lors on difputa du different du Pape amp;nbsp;de rEmp^â^^ â toutesfois auecques le refpeôl de la grandeur de lâvn, amp;nbsp;de lâautre. LâEmpe^ fe defmit de fon bon gré de la collatio des beneGces-.Parquoy le Legat luy 00 naabfolution de toutes les precedentes cenfures, amp;luy rendit le droit ferer,en telle forte,que luy feul en iouiroit durant fa vie, fans quâil retour^quot; pres fl mort aux autres Empereurs.
En ce pendant le Roy de France, commençant guerre au Roy dâAngbt« . beaupere de rEmpereur,vfa dâvn ftratageme dont iamais lâAnglois nefefüi Gé,penfant quâvn tel Prince tant vaillant dâeuft touGours vfer dâvneguerrco^ uerte,amp; non de furprife.il enuoya quelques vns de fcs meilleurs foldats, en bit defguifé amp;nbsp;armes couuertes, pour furprendre la ville de Nicaife, qui en lariuicre dâEpte,ainG comme eft Gifors:amp;les ayas aduertis de ce quibdeuo faire,ils accomplirent G bien leur charge, quâils demeurèrent maiftres de ce ville:ou le Roy fe trouua foudain, apres lâanoir fortihee y mit bonne G)n. Ce que fçaehant lâAnglois, il ht incontinent faire vn fort fur vn tertrepf^ chain de la ville,amp; y laiffant des hommes, aufquels il fe Goit le plus,il retourné enfes pays pour affembler fon armee. Il y demeura G longuement,que 1ns çois eurent loifir de prendre ce fort. Dont les citoyens dâAndeli tous effray^^ fe rendirent au Roy, qui pour dâauantage tourmenter fon ennemi, declaraÆ
Guillaume eftre légitime Duc de Normandie, à caufe quâil eftoit nls DiJn: Robert,que ce Roy Henry tenoit en prifon : Scoultre ce il le fit aflaillir coftédePonthieu,parleComte Baudouin de Flandres, amp;nbsp;ducoftédelabal N ormandic, par Fouques Comte dâAniou, du Maine, amp;nbsp;de Touraine. aux François ils raffaillircnt par le milieu de fon Duché. LâAnglois voyant!^â villes prinfes,lcs vnes par Gneffe, amp;c les autres par trahifon des citoyens, fel^ tant guerroyé de toutes parts, amp;nbsp;craignat fur toutes chofes fon nepueu qinbj debattoit fon Duché,commença de fe defefpcrer,fcfpouuentantmeruei leule ment de ce quâvn Gen valet de Ãhambrc,nommé Hugues auoit efté conuainn^â dâauoir intelligence auecques fes ennemis:amp;combien quâil lâeuft fait mourut core ne fe trouuoitil point afreuré,ainçois foupçonoitvn chacun,fonsfo vouioi Ger en perfonne quelconques. Il craignoit tant dâeftre trahy à la table,quenl^5 mefmes euGâent fait quelque Glencc, il ne fe penfoit point bien leuremen'^» au contraire fils euffent parlé entre eux,il coniedluroit que câefloitdeluy.11*â^ fofoit trouuer en grandes aGembtecs,amp;encorcs moins feul.Brefoneques Pngt;â' ce ne fe dcfGa tant de trahifon que Gt ce Roy dâAngleterre pour vn têps.Néant-
LOYS lt;î. LB GRO S ROY ^9. LIVRE VU.
nioins il commenta de prendre cucur, quand il fut aduerti de la mort du Corn te Aeflldres -.lequel faifant affaillir la ville dâAuge receut vn tel coup de pierre parlâeftomacli, qu on lâemporta demi-mort dedans fes tentes, ou il mourut feu iDies. Le Roy Loys çour venger cefte mort, entra Comte de Charries fiUttoatfifferaufeu6tà VeCpee,acaufe quvn ippeUeThtbault defeem duà esCoÅtesdcBlois,auitenoitleçattidesNormanseneftoitComte.Mais rntiquiapptochort delavffle,deliberanty exercer toutes les cruautez dont atefouuc^t aduifer. Les Preftresenleutshabits Crcerdotauxfortirent aude-uaut deluy, St tous les citoy ens eniemble, dont il eut telle pitieæ ,l leur pardonna entièrement . ^^^.^ârdeceftefeçonenïrance,ceuxdeïAfie
Durant quecesÃrresfepoflo^ nelenortoientpasfortbienpourlesW
Baudouin deuxieme amp;nbsp;proche^
ûonnalonComteà Edella queluy auui nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ir.nk.t;n jvn-^rre
, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;gentillionime îranqois,vertueux St
i nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;° nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;II- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;-.âAp«; Erancois fecontinuoittouiioursen 1 Alle.
k ^o^en,lagloire nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Vdes deuxdeffunas
I ^continent queleComte nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;du dernier, il print le che-
\ Ko. Godefroy'
\ raradeHietufalern,pour fe aire nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;G^ueBâaudouin eà oâit elXeu au lieu du
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;pont delà pafct en Afie,qt nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;comme fes plus famllllers luy con- i^oj d, hu-
r '\\ rc^ '1 (V râfpkiv remonfttans que ce nouueau Roy ne luy pour
\u
1 nbsp;nbsp;nbsp;» Gekist: parle fangScvaillance uesL nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â¢gt; nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nne VafCeurer
» nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;r-- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;r ° nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^radpR malntenat QU 11 ne lait encore quel aueurci.
* nbsp;nbsp;nbsp;n ambition ruine de guerres ciuiles,rYu nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;⢠r c.. ^r^;âAvp îv rpnnmmer en
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Lt nouutauRoy nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;pâ ç°ââ¢Ã oltes «pu il eut conttelesBarba- ââ.fX.t
tes .V nVrince deV ardne entra
1 (v ïv * nbsp;nbsp;âquot;l e marcliaft audeuant
\ tee(al«t,à elt;iuoyrlneîur pasp\uamp;oamp;aà uertrlt;pur\ue
\ nbsp;nbsp;nbsp;Vymt ârt ,i\\uy dUaybar^\e ,{ansvou\orr aucunement attendre
\ îesamlsamp;e aXXiex qnivenoientafon fecours. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,.A,aGpnTRà u-Blt;i«Ã»tt'int«
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;KtiSr ùeUrîort_lt;me Xuy nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'
wk tm^*VxiV YiÅà «,aeÃiteTOV3.s çcMAà cas à eWttW«.^t\oïsco-
Ãç^V'^vrasi%u«TO'j«\«CWamp;vTO%à eS'jne,Wvns G«â.^ ^.uwcsraet,\eta^^t^s ^uoYcwt toYvûvAtiAVvaacbijvovxue^A. ec CrTur»«
Xt\Xgt;MXo^e,c^i ^tXouxevkVoxiv v\W ^xû\xoYt^W\cv\vs£o\à a.tsà eViaÃce Ãt k nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;tvivätBs teviiBs touVvowisX^i co^c. ÃeS'^Xïe, xecouuxoieBi a
\ â^X\\%Ão\\\xitc.ç.Q^Aç.s vvoÃccts ;v\AoXeïvt^e.i^u,amp;CYîvettoXerÃ^^vïÃvov\% 2Ã.rcwiÃV-\ t\ms XeX'a.YïsXe.s â ^X^ceamp;Xe.s ^X\is ^locXvts èicX ^vm.eTOX,?»c o^X^Xws en inoXent e \ Ãovng^.XueConn^Ãt'îXXeà .cXXvevnXÃenv 2iY^eXXéGnAX'a.nn\e^nxïe eâx.eïç^oïti^^^ cmllAttme \ nbsp;nbsp;nbsp;Wn ^3l à và x^e ,î)cÃe YnQnÃivQïtÃvNetmenxAni'xntXa.c^'^twXte ^eXonmiïnie, Bunt.
\ o^à neX'SiSóït âçîls ^iîLnlt;Xe ncc^Xvon ?i\ïx'Ã)2ixXgt;^îes AeXe veAonn Ãe. Va.^t\nve^ \ . YiâçoniXem AonnevvnvenxXcon^noXÃcte o^xeXes CXneXtïensneA.o\ent^oXnt \ nbsp;nbsp;nbsp;NX\ne\XL,A ïcXtXeYe^e Aev«®xX-siXaite NâXXe AeTXx ,Xa.c^\^e on n ;iv\oXt ^^oXnt s^^e Atf «
398 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;LOYS c. LÃ GROS ROY. 59-
encores feeu predre.Il raffiegea par terre, amp;nbsp;les Vénitiens par merjcfquekl^ Itiy donner meilleur courage, amp;nbsp;luy faire entendre quâils ne le vouloientp® iaifrer,ains levouloientfecourir fil eftoit aflailli ducoftedelaterre,r2fpj^ cherent le plus pres de la coftc quâils peurent, amp;nbsp;dâauantage ils enuoyer^^ timons de leurs galeres dedans foncamp. Neantmoinslefiegcfutpws gt;nbsp;quâils nâauoient penfe. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;' â ? nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'
Aucuns ont efcript que pafTant quelque fois vn pigeon par deflus les Chreftiens cognoiflà ns bien que ces oiicaux eftoient les communs po, metdoaepÃr , nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;t nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;⢠nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;il
â yn fi^eoo. lettres des ennemis, comencerent tous d vne voix, tant ceux de la terre^â lamer, â crier fi haultement que ce pigeon tout eftourdi de ce cry, tomu terre, amp;nbsp;luy fut trouuee vnedettreattachée au col auec vne ficelle bien de ' cftant ladite lettre eferite en langage amp;nbsp;lettre barbarefque,laquellc aducriu les aïïiegez dâauoir bon cueur, amp;nbsp;quâen peu de têps ils auroient tel fecoufs4 le fiege feroit leué,car le Roy dâAcnis deuoit bien toft(di{bientlcs lettres)^ââ auec vne grande armee, lequel a la veuë defdits afliegez deuoit tailler en alïiegeans,amp;deliurerlefditsalfiegez dufiege. Cellenouuelle
ôc ellonna aucunement les courages des Chreftiens, amp;nbsp;croybit on que les Æ riens fortifiez dâvne bonne elperance de leur prochain fecours fouftiennfO beaucoup plus obftinement amp;nbsp;hardiment que deuant, le liege, amp;nbsp;ce qui à le plus à craindre fut quâvne peur fe mit dedans les cueurs desChrelliens,dô contraindls de combattre contre leur gré, vn trefpuilTant enneray.
Cotrffinejlis ques ils fauilercnt dâvne finelfe qui ne fut pas des plus grolfieres. Ils firent^ rc vne autre lettre à quelques Egyptiens qui feftoient conuertizjoupcund^^ eftre,à quelques vns des Latins melrnes,quiparla longue fréquentation pays de Leuant, fçauoicnt celle langue,puis ils la mirent au col du Pigeon, lailferent aller dedans la ville ou ifnefutpluftoftarriué, que les citoyens duidsatels melfagers ne receullcnt la lettre quâil portoit, dedans laquent)^ â^^ouucrent que leurs alliez leur mandoient quâils regardalfent à eux,amp;:
^uts. mieux quâils pourroient, lans attendre aucun fecours du Roy dâAchis,acnn que les palfages eftoient fi bien gardez des Chreftiens qu'il eftoit impoflib^ leur en meiier,amp; quâils auoient monftré, pour auoir enduré fi log fiege,t^^ vaillance amp;nbsp;de fidelité, quâon ne les en pourroit iamais aucunement blaim Celle lettre flitèaufe que les Ty riens defelperez de leurs lècours fe rendit auxChreftiens le cinquiefine mois de leur fiege, amp;nbsp;fut donee la ville de Tyt^ Venitiens pour auoir le plus aidé à la conquefte dâicelle. Ce qui aduint lan falut raille cent vingt quatre. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;jj,
pwÃon des nbsp;nbsp;Tandis que ces affaires le palToient en Afie ceux de lâEurope eftoient bron
ra^eserdes Jez par les diuifions des Papes amp;nbsp;des Empereurs , lelquelîes ont fl lon^j' duré,quâclles ont renuerfé lâeftat de lâItalie, amp;nbsp;couppé les membres éit^^ le en diuerfes pieces, aulquelles aüiourdâhuy elle cil dechiree. Auui coin nousauoiisdit,du temps de ce Roy,furuint le grand different entre le ' peGclafe amp;nbsp;lâEmpereur Henry, pour auoir ledit Pape elle déboute du gepar ledit Empereur,à caule quâil nâauoitpas cftéappellé à lâeleéliondu Pape, dont le Pape ( à ce que quelques vns dilent ) fen alla en Grèce auecq^eâ quelques Cardinaux, amp;nbsp;apres fen vint en France fe mettre en la Judit Roy Loys,ainfi que les prcdecelfeurs auoient toufiours faiél. Ce qui ty
ism^ereur. c^ufe quc lâEmpercur Hêry fufeita yn autre Antipape,qui fut nommé
LOYS V. LE GROS ROY 39. LIVRE VIL 599
Mais dâautres difcnt que Gelafc ne fut qu vn nbsp;Eape, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;cv
f» en Grèce, ains f en vint en France, U ou 11 ail nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;c. d. i,
deffus mentionne, durant lequel il mourut.. Lo nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ânmTne Guv Ar-
blet,efleurent p^ur Pape le ftls du Contre deBoutg^g^no^-Guy^At^ cVieuefque de V renne, amp;nbsp;fut nommé Calrxtc deuxre nbsp;nbsp;* ? V . ntioapc que
le Concile de kùeims amp;nbsp;apres venant a Rome Grégoire Antipap
y:Vh±:^â¢^
feemprifoiiné nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.e,,,..ponuficataffeml)lavn'Concllt,auquelilexcd-
CalixufevoyantpaifiWe^Poquot;
tnunialLmpercur, Sc fut celte cxcommunieauui nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;a
leUesUi^aes.Maisvoutceipueïtinçereur ct»gnoir grandeme^^^^
, depoà deïBmpire,commefon auoit nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, ,.
GÃe,i\aJrda auPapeouifesfucceffeutsçourluy
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;pereurs de droit de ïinueftituie des tuefcliex iSt aunes benefices. tn rpuoy
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;leVapeCalrxte gar^navnbcau amp;crmpcïreuxprrurl.egcpour oy ,Slt;pou
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;onidenuisluy ont luccedé en ccùe dignité. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â i -r â»rpnre
\ UYrance voyoïtdelorngtous ces débats entrelesPapes ^lesEmpereuts _ \ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ît ete en quelque futfcance de guerre, quandVes aÃaires deLVandres luy vin-
\ drenttrouVÃerfonrepos ,conimeâiVferadit au Liutefuiuant.
st: o IKE Lî,
LE HVICTIEME LIVRE
LHISTOIRE DE FRANCE-
tamine.
GrAndes Aumofnes.
^jjperre de hleds en teps de famine.
Es CHOSES fe faifbient en Aficcontre ceux Si font noz vrais ennemis, ce pendant quâen lâEurope le Comte Charles de Flandres nepouuoittroiiucrp^ix atiecla nobleficde Ion pays, amp;nbsp;y auoitdélia quâil eftoit entré au comandemêt de lâeftat,fans quel' le luy voulut obéir. La comune au contraire lainioâ^ mcrueilleulèment: aulfi que le malheur du temps by donna les moyens dâauoir Ion amitié amp;nbsp;de fe eftimer amp;nbsp;direpere du poure peuple,car la faminelut peu apres fi grande en les pays,que par les ruesamp; dif' mins on trouuoit en nombre incoprehenfible les gens morts de faim. Poura laquelle obuier, amp;nbsp;à fin que les viures fulTent a meilleur pris,le Comte Charles fit partons les pays de Fladres deffendre les ceruoifes,amp; tuer les chies amp;veaugt;') amp;nbsp;ordonna que tous les greniers des marchans de bled fulTent ouuersamp; quelô bleds fulTent venduz, amp;c difiribuez à pris railbnnable,fai{à ntau furplus entons les lieux ou il le trouuoit vne infinité dâaumolhesquiferoient trop longues^ raconter, amp;nbsp;a celle caufe nous nous contenterons de dire la libéralité dont il vfii en la ville dâY pre, à fin que par icelle on puilTe mefurer le bien quâil auoit fait aux autres villes amp;nbsp;lieux de Tes pays. Eftant donc ledit Comte à Ypre,ôs grande compalfion des cris, pleurs amp;: lamentations de Ibn poure peuple prelTé de lâinfupportable rage de la faim, il ordonna vn iourquede fonbhJ on dillribuaft aux panures iulques à fept mille hniél cens pains dâvn marc hpie ce,qui elloit vne grande libéralité,!! nous voulons confidererlâextremitcamp;ne ceflité du temps. Et durant ce têps fe trouuant le Comte en !à ville de Bruges,u fut aduerti que Bertholf Vandeflrate Preuofi: de !à inéTDonas,amp; Chancelier tie Flandres, Lambert BoulTart Vandeftrate Tes freres, amp;nbsp;autres de leurs parens auoient de longue main amafle quafi tout le bled du quartier, mefines quâilsa-uoient par enfemble fait vn monopole de retenir Icfdits bleds en leurs greniers fins les vouloir vendre à pris raifonnable, amp;nbsp;quâa raifon de ce,lc menu peuple mouroit de pauureté,à laquelle neantmoinsparle moyen delà diftribution defdits bleds on pourroit aileemêt pouruoir. Ce qui fut caufè que le Cote fans fefouuenirny de la gradeurny de lapuüTance defdits deVandeftrate,quieftoi; entdes plus grands feigneurs de tout le pays de Flandres, enuoyalônauinol' nier appellé Thamart Chaftelain de Bombourch pour leuer par main fouuerai* ne de leurs greniers,tous les bleds,lefquels il fit dÃlribuer amp;nbsp;vendre à r^onni'
LOYS(7. LE GROS ROY 3% LîRVE VllL 45Ã
blcpns,qui fut configné es mains defdits deVandeftrate aufquels ncantmoins nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â
ihuoitkiffévneprouifionfuffifante pour eux,Scieurs familles, mcfmes pour (^yentedt le Chapitre dudit Saint D onas .Nonobftant cela, leErcuoft amp;c fes frères con- cnf^i-ceutentvnc merueilleufe indignation contre Thamard, alinftigationduquel ils çftimoient auoir efté faiôte cefte diftribution,dont ils luy firent pluficurs in-iurcs Sc dommages en fes iardins, maifons, nbsp;nbsp;poffefTionSjf aidans en cela
cours dcBouffartVandeftrate neuen duditPreuoft, ôc fils deLambert Vande-ftrate.bouffart fut adiourné pour comparoir en perfonne en la Cour du Corn- nbsp;nbsp;â¢
te Charles,amp;c là rendre raifon des exces ôcoutrases commis contreTbamard amp;c r^^ewen»«^ parce quebouffart ne comparut au tour affigne^l fut condamtre de rendre apar . tie aduerfe tous inter efts Sedb mages foufferts,mefmes tttor one par c
Sefon confeil,quepour nauoirBouffart comparu, es mat ons tues,amp;cbruftecs. Ce qui mcruetlleufement irrita ledit Preuo nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;es a e nbsp;nbsp;nbsp;,
Icfquels furent encore dâauantage irritez par vne fentencc que c nbsp;om ep
nonlt;;afurïtnctà ent qutf enfuit. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;auPreuoft.Ce ftls Komme fortbau
I bouffartauoitvnbeau bls matte nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Jeffus mentionnées,ftt
1 umamp;eftanjcmentorcuei\\eux,çcuaç«2, Comtcjui meiere de treues en-\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;aà mnretNnautte Cheualter q^^^our d nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Kefttetenu de _
V r^i^hoKs outrageuCesvitodes enn nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ouivu«
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;duComK,\e(vue\ i cefte occifto vemttVed â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fâo« tenu foy
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ivtÅ(euenà tottiCiffe\,amp;eenyicvie\\e\e nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;itoft^de tifton.Le
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ijttt jet à ufauije i\uj nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;CfteuiVter demindeut Con
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;totttvenu,lePrcuoft comparut aCafteV au nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Ae forte ouiVfembloit
\ ï'\âgt;--V^^nUectnucens nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;entrer çl-
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;NOulottNengetlecasà ctatt,ScrtortpatNu^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.1. n^^nfe à Saint Orner,
A grandinconuenient ,\ebon Comte remit a autre tou c (Jbmte de- lt;11» \ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;dfcdant aux parties toute Noye défait Au nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;r â^^pç.fç.Ymet
cWquetoLdu Cbenalier ^erua^eutpurgeroitfon eru^e^^^^^^^^
t nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ficautftationdedouzebommesXSlobles, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;o. fpe aALe- ^.r-.
con-
4^«si.fc^«(«.ioxlx Wv.uo«eamp;a^u As
NïWtÃX'ùre^ovxÃeVon.îtncnnsa.nvcmvoneà eVn v^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;\c eCneroïcnt üïcyXc
Ws^nnd^^ÃnxâçîiYens ,on'çovn\e moms ceux ^tVc^nc s \ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;n^Acvons
^W^ÃifeconYS ,\\s concXnrcniXa. à ^ve^t^VlC conmVÃivon o y x r,venâc-V^VX^s,^vv.s;non^nNne.nucc^feÃme\\e met^V^.femU.Ue^U v^.mvc
it(tÃotvtlcmiÃs.\n.ies\\vamp;.oAens,c^ve^tn.ceîieVoïte. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;XeCnmtc
\ nbsp;nbsp;. V^^niîià ntnnAÃ^^mmç. c.â^ à eSns ÃecVvee nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;JmrAéTVva- **â
\ tT^^-,i«âavseeTOtmt^xùt,à ôâ¢^c\vlW^TOà =fcs|®
\ nbsp;nbsp;m^tWtVîmà xç.îLXçentenÃontreÃov,?lt;VeoeV^AVVn^.c,e
\ nbsp;nbsp;nbsp;ctSvitxx^.Ce'YVÃ^mMà .a.ocomâûXÃmtVc.omm'a.vAà ^e.m.env. n nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â¢
\ noïimvXesNÃVs SjcnâAXaç^s ótcVX^nóiies ,Qlt;neolt;Yms£oice ;n.^e.n.t ç^v , Tb*mAïi. \ nbsp;nbsp;XttxxTLQnÃ^snoYien^noïtVnXns^xmà .VjeÃdm^ AXvvj ^'vovi ^ovnt e. nbsp;nbsp;nbsp;, .
\ îXîn^i^s^Ãmon. c^nâ^ ^oitdventXes m^noVvms eÃiV'm^tYS,lt;Y^vto^
LOYS 6. LE GROS ROY 39.
401
cftoit cnlcué par les plus riches du pays,pour toufiours en faire meilleureproi** fio.Araifon dequoy lespoures qui nâauoiêt moyê dâacheter que coeilspoiiuo' ent gagner,fufTent tous morts de faim fansThamard,qui les îècouroitamp;dargcj amp;debled.Lequelparles biensfaits de fbnmaiflre fut incontinentfi riche,'' acquit tant de terres amp;nbsp;Seigneuries,quâil deuint plus fuperbe que de couftunj^â amp;:pour celle occafionforthay delà NoblelTe du pays. DesprincipauxdeiJ plrmtede quelle efloit VU nommé Lambert frère de Bertholfe Preuoft de lâEglifc Ãiââ rreuoÃ- Donas de Bruges. Celle dignité de Preuoll elloit telle que le ComteRolx^ auoit ordonne de fon temps, que quiconque y feroit elleu, feroit chef de to Æ . la iullice de Flandrcs,amp; lors quâil alla en la guerre fainéle, il lailTale Preuon
Saint Donas Regent en fes pays, amp;nbsp;entièrement Gouuerneur amp;nbsp;Chancelle dâiceux.Or Lambert fe voyant riche amp;nbsp;dâauantage frere de celuy qui lors cftoit Preuoll,duquel il efperoit toufiours ellre foullcnu,auoitprins par plufieursÆ' nees les dixmes des Eglifes de fes Seigneuries, de lorte que fes greniers ^ous plains de bled qui futcaufeque Thamard amp;nbsp;le peuple fe plaignoicnti'â f^mîepoure dcluy, difins quâilfouffroitmourirde faimvnnombre infini de pouresg^'â^ déliant fes yeux,quoy quâil eull fes granges amp;nbsp;greniers tous plains, amp;nbsp;tantôt® tinuerent ces plaintes, que le Comte en fut aduerti. Parquoy il commandîtl^â^ piÃribtttion les greniers de Lambert fulTent rompus.Ce que Içachant Thamard, ilfy traflS foHra\ nbsp;nbsp;nbsp;porta auecques plufieurs de la commune, aux plus pourcs defquelsil depat^
ce bled fans en prendre aucun argent. Quant à ceux qui auoient pinllance payer,ii ordonna quelque certain pris, amp;nbsp;lâayant rcccu,il lâenuoya à Umbef^â Mais voyant quâil ne le vouloir prédre,pource quâil venoit de luy quâil fon cnnemi,il le départit de rechefà ceux qui en auoient nccclïité. Ces chol^^ fufdites firent que le Comte Thamard furent plus que iamais aimez dup^'' charité rend plc,amp; Lambert au contraire merueilleufement hay. Pour touliours croiftr^â'? amiKe. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;haine,comme le iour de la fefle des Roys, le Comte délibérant la feftoyf^
y. la mode de France,eufl fait vn Roy,qui durant le foupper difpofoit des oflgt;^ bi fille';^ de lonRoyaume,! Abbe de Saint Bertin arriuant a 1 improuille ht la beneo^' fur la tal^c. Dequoy le Comte fut tout eflonné, amp;nbsp;mefmes comment ce tant vieil amp;decrepit,aLioitlaiiré fès moynes, amp;nbsp;felloit mis en chemin en tcnâf, dâvn fi âpre amp;nbsp;rude y uer quâil fit celle année. A celle caufe il luy demandalt;1*** le menoit. Auquel lâAbbé refponditque contrainél par ne celfité, il feveno*^ plaindre de Lambert, qui depuis trois ans auoitfoubs le nom de décimé, toutlereuenu de fon Abbaye , en maniéré que luy nyfes religieuxnâauoiÃâ^ plus aucune chofe dequoy viure. Le Comte tout efmeu delà pitiéqueluyl^ foit ce vieil Abbé, voyant quâil ne pouuoit fournir de Lambert pource quil floit abfenr,commanda quâon fit venir le PrenoflBertholfefonfreredcquelp^â fiant quâon lâeu fl appellé pour eflre de la fefle, amp;nbsp;pour foupper auec le fy en alloit fort ioyeufement.Siefl ce quâil fut bien trompé,car combien qui*/ en eufl de beaucoup moindres que luy afïis a la table, toutesfois en lieu de b
feoir,lc Comte commença de le blafmer bien fort, luy commandant recogt;^^ FrettoÃ. penfer tout fur lâhenre, lâAbbé amp;nbsp;les religieux de Sainél Bertin'amp;iuravngr^'' ferment,que fil y faifoit faulte,il luy ofleroit dignitez amp;nbsp;offices, tant fèculi^^ que Ecclefîafliques. Bertholfe voyant ce Prince irrité ne fçauoit quellereip^® ce luy faire, amp;nbsp;dâauantage il nâeuft feeu fournir de bled pour bailler aux mo) ncs,yeu que les greniers de fon frere auoient eflé rompuz, amp;nbsp;entièrement â â ' â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;- ...... nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;...... iÃ'
LOYS 6. LE GROS ROY 39. LIVRE VIll. 4O5
uéles moyens de fe purger de ce quâon luy mettoit à fus, il print le frein aux
dents,ôc iouant a quitte amp;nbsp;à double fit encore fa caufe pire.Congnoiffant néant yen^eance,
moins quâil nâeftoit affez puilTant pour f attaquer au Comte, il délibéra fe ven-
gerfurTbamardjlcquelauoitplufieurs terres ôc feigneuries voifines des fien-
ncs,quifurent caufeÃainli quâonvoid communément arriuer) qu il fefmcut fou-
d;nn vn grand different entre eux deux. Lambert premièrement remua les bor- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;..
nés defes terres, ôc les auanc^afur celles de Tbamard, dont il fourdit vn e at de par olles feulement, duquel on vint aux mains, tant que fonuen^es oisi en
demeuroit des deux coftez ôc de bleffez amp;nbsp;de morts . A cefte occa ion eux e la part deLambert,faffemblerentvn iour tous enfemble,amp;conduits par Ion fils bouebard leuncbomme afpre amp;nbsp;courageux, ils alfaillirent vn des cbafteaux Tliamard,romçirentles portes,abbattirentvn grand pan de la muraille ôc tuas ceux quâils rencontrèrent de refiftençe, emportèrent, roi nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;f
tousles meubles de dedà s.LeComtepenfant que ce e quere c âappai cro feemenr,nenfaïfoitpasgranà cas,ny neiefuft ïamais nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nuoient
euRvoulufcprendrealuy. Auffi nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;tjauoirrmn
i ebétucznour ce different il ordonna feulement queTbamard feroitiecom âu* l enetuczpourcedineient,u or nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;po^Cbafteau réparé, amp;nbsp;remis corn- comu.
, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;m-- Y« feunt aux dcamp;cns nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;° f, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;adreff« d ce\uy qui
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;leurs aductfM .
1 vc»q«o,«qu\\seùffentoccisTUmard encoresauro,eut Asie
1 mndennemy uuâ¢s.. ^â^uoUomtdeK.e2;entenîlandies,uy amp;
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;demeurcroitnlusde faTacc,ôcquiiny auoitp'j
\ nbsp;nbsp;nbsp;îî^niSdjnbquafofaftanaqucracuxvouivengetceltouuagc.ainçois^
\ touttUmiÃleui en feauton gré, çourlagrande harne qu V°quot;°â
\ Cornre. Uqudxn iour de mecredy des Cendreslan -ëâ
1 WçonaXfeul nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ucâ.,.U ..... lt;1
cRolb cnlEglffcSainGt Donas en la C nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â â Cirremenr delÃ
pour en icelle oy tie fetuice diuin, Sc in. effort on pre te au , â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;* /â *'
77-
Meffc,quAndvne2,tandetïOUVpedecompannons amp;calliez de Lambert, (ontmÃÅholfe quiauoienr eonfçiré eonrre ledit Comte ,atriuerent tramenladitehâce.hettholfeluy à onnalevremiereouv, duquel 11
1 ffmaindextte qnelebonV rince auoiteffandue pour onnet au nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â¢/»
\ pontefemme,laquelle de ce fapperceuantdeg^randeffroy leffoiteffiiee que \ leComteÃegatà aff,quipuis aptes dvn autre coup queleditbertbolleluy te-\ nbsp;nbsp;nbsp;elraryeaffitlateffe,eutlacetuelleeÃpandue parla terre, nbsp;tout mcontrnent ut
\ nbsp;nbsp;Ion corps letté du bault enbas dedans le cueur duditSain ^onas,oUi e
\ nbsp;nbsp;nbsp;mtntatrdisâroutsebtinuelsfansaueunelepulture,acauteque e acramteque
\ nbsp;nbsp;nbsp;ebaenn audit deldits trarffres ,pertonne riy olort aucunement mettre a main
\ poutl enterrer. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;_ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;r A
\ nbsp;nbsp;nbsp;Ybamardrneontrnétaduerti del execrffole meurtre commis enlaperronne u.
\ Comte,prrntauecluy toùtcecpaffrencbtra dliomesde deffence,demandant \ nbsp;nbsp;les drxernets delav'dle courut diligemment v erslL'^ffe,mals ri ay ans tous ceux
y nbsp;nbsp;cpà 'dmenolt aucunes armes,que ce cpà 'ffs auoletpeuptedre en cliole ff preffeci,
\ nbsp;nbsp;dsttouuetentles meurtriers deleur vide armez nbsp;appareùlez atout mA Ãarrc.j
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LOYS LE GROS ROY 39.
feuille.
Lamlxrt
comme ceux qui font de telles entreprinfes.Lcfquels fçachans biêquctoutH f^lut confiftoit à fe deffendre, les repoufletent de telle rudclTe que demeiir^^ Thamard pour fécond facrifice dedans lâEglife, tous les autres.quitenoientw® Tamari tue. parti fe retirerent haftiuement.Neantmoins la diuine iuftice, la fureur,! honii' cide,amp; le ûcrilcge aueuglerêt tant ces mefchans quâils ne mirent oncqiiesp^ de fe fauLier, ains baftiifans crime fur crime, fe tranlporterent vers le Palais Jü Comte,lequel ils ruinèrent tout, ôc entre fes domeftiques tuerent Gaultier de PaÃMsduco LocréfonEfeuyer tranchant, amp;auecquesluyplu(ieurs Danois ScAllem^nS delquelsle Comte feferuoit,pillans au refte tous les meubles quâils ytrouu^' rcnt.Etenretournans verslebourgde Bruges,tuerent pluheurs citoycnstH' celle, amp;nbsp;grand nombre de Nobles du pays,lefquels ils fçauoientauoircftéftuo râbles audit Comte,amp; partiaux contre eux amp;nbsp;leurs adherens.Ils eftoiêt haueu-glez de leur fureur,amp; de leurs crimes quâils ne faduiferent pas feulement de fuader aux citoyens de rccouurer liberté, ôc à la NoblclTe fon ancienne puifi^' ce grandeur.Ce quâils deuoientfaire,amp;leur donner à entendre quâils efto0 la de lapart du Prince le plus proche à fucceder au Comté de Flandres, oup^ les Loix,ou parles couftumes du pay s,car cela leur euft peu feruira leurhit^^' uoir pardon de leurs meurtres,mais la fureur aueugle tellement ceux qui coin-mettent tels aébes,quâils ne fe fouuiennent de rien que de mal faire, amp;nbsp;oublient plus de la moitié de ce qui pourroit profïiter à euxamp;a leur patrie. Les Seigneurs delà ville,quelque mauuaife volonté quâils pâortaflent aleur Comtedeffunâ, fappareilloientlors de venger fa mort, amp;nbsp;la grande iniureque ces malheureux perturbateurs des droits tant diuins que humains auoiet faite aleur principalis Eglife. Le peuple pareillement falTembloit en armes de toutes parts pour courir his aux meurtriers de celuy quâils tenoiet pour pereamp;nourrilTier.LâberttoU tesfois deffendu du grand nombre de fes partifans,qui eftoienttous gens rama! fez,mefchans,amp; nedemandans quâà mal faire, fortiffia lâEglife SainâDonas,î^ principalement le Clocher, y faifant porter viures pour long temps, aduerrif là nt tous ceux quâil congnoilToit conuoiteux des troubles Semutationsdcl^ fuiure.
Loys le Gros Roy de France aduerti de la mort du Comte Charles de Flandres,craignat que le Roy dâAngleterre qui auoit lâÅil par tout, ne fe faifit dudit Comté,drelfivne armee, amp;nbsp;alla en Flandres. Aufli quâil ne vouloir fouffrirque la mort dâvn fi grand Seigneur, amp;nbsp;fubieól de la couronne de France, tué par lea^ propres, demeurafl: impunie pour ne donner par lâimpunité, hardieflea du cemte. dâauttes fubieéls de commettre le femblable és perfonnes de leurs Princes,al-fin aufii dâinduire.les eftats de Flandres à receuoir pour leur Comte,Guillaum£ fils de Robert Duc de Normandie comme nous dirons cy apres. Eftant le Roy Loys arriué à Bruges,il fitpremieremêt enterrer en lâEglife Saint Donas le corps dudit Comte,qui depuis Ictroifiefmeiour dâapres fon meurtreiufquesallors auoit repofé dedans lâEglife Saint Chriftofle. Et lors commença la commune à auoir le corps duCote en telle reuerence,amp;;reputatiô de Sainteté,quâvnchacn fetrouuoit à lâentour de fon corps,le baifânt amp;reuerant comme vnefainâereli ⢠que. Les vns luy couppoient des cheueux,Ies autres de la barbe,pour les garder en leurs maifons, amp;nbsp;mefmes ceux qui pouuoiêt auoir quelques accouftremens qui eulTent touché ce corps,f en tenoiet bienheureux,amp; les gardoict cheremet.
LeRoy
LOYS (î. LE GROS ROY 39. LIVRE VIÃÃ- 40^
Le Roy enuoya par tout le pays fes ofamp;ciers ,pour apprehêder les meurtriers,
8c leurs complices,lefquels il fit diuerfement, Sgt;c par vue infinite e
center en diuers lieux, ordonnant c|ue toutes leurs maifons, q q
qu elles fuffcnt'fituees foubs les limites de fa iurifdicLion, fu ent ; vveuo-
leurs autres biês cofifqucz.Mefmes fut publie,amp; par Edi^ perpetu
cable deffendu,que lefdites maifons démolies ne fulfent ur gran P . j
impofees ,iam^s rcediffiees, ou redreffees, amp;nbsp;ce en mémoire1 et^ormite i peJçetré en la perfonne de leur Prince 6c feignent
D«e«ncorepourlciouilt;rhuy nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;defdto dcVandc-
ue,oulonfcut encore maintenant voir pi nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;de^Vvne des tours de fon
ftrate, deferts, vagues, 6c fans aucun edifice. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;j« Bruches ôccoenutbicn
foit,voyoitfaite cescrueUes executionsenlaviUe Æ' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;for-
tluileftlitperdu.Parlt;iuoyaduertÃantfecrettementf^^^ «.»tçatvnefaulfeporte.Sc^nRiircntacaufeqi^^n^o dt^aillesà VentourXetiu^ftant rapporteaux
euxpar plufieurs ebemins pour les prendre, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^çfÃendre, fouftindrentle fic-
1 uoïtlafc dedas fon fort de SaintDonas ^noient commencèrent tant Ã
l nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;quelque temps, durantlequelles vîntes nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^anfe delenr rompHes lt;(H
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;(e gäbet, St les cbairs principalementjOne ne po nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;contr aignoit. Lis
I mauuadeodeur ils le rendirentâ.anlnq^-ie i nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;onlesErançois eftoiêt
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;deÃceuditeutbien deux cens du cloclner e a nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^equircntbumblement fa
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;la euttez par force, amp;c fe iettans aux pie s n Æ â . dignes ,leur commanda
\ rnfeicorie.LetyueUçachant^^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;deuxenUpa-
1 quvlstcmontaffentdouilsverioieni,oclt;p nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Ãanoranscequonleur cH,ââaes
I nbsp;tede^iife M-ï nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;onles doitmou- â
l nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;NonVoit faite, 5t ainfi comme ils «iy , nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fua,Ãs furent te-
1 nbsp;nbsp;nbsp;ââ Qs?.ntaLatntett,îcauxp\usCo p M
\ nbsp;nbsp;nbsp;vins 8c tamenex, Sc aiceux onfit ââ °⢠à 'ç\Xurs roôes, 8c faifanttout-
VentaduiCer .OnattadnaVesvns aux M nbsp;nbsp;nbsp;etIeWement.Les autres furent em- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;-
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'quot;^âensqu^ muentoitfurWieu.pourVes ,iââ.
\ Ãxou rnamrexdequeït^cs tourm q nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;entas destouft 8c c\o
\ nbsp;nbsp;nbsp;tauelouuuementlangnir. Aucunsrurenv nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;i.,c »ft-irVinu enoueV
\ tfieis4e\avi\\e,pu«ainfià etcUrex 8c demi-morts,ondes.attaeVou^enquel^_ l nbsp;nbsp;nbsp;q«t\ieupo«reft.teveuxdupeup\e,dltefdnene c nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, ç.omteà e
\ nbsp;nbsp;Uentkconiuration.Ltnebtpasfeu\ementvan?,ee\amordu^^^
\ nbsp;nbsp;nbsp;Llaudtes for ces meurtriers , car tous ceux qu on. cogrroi oi etXrouuo'it liAtne e«ntrt
\ ra\s,proc\iainsoua\Viex,efooienttantViays,que ep us ouue nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;UspArensa«
\ nbsp;nbsp;^emortsparXescberrûns,tant cpueLes autres furent contraints
\ nbsp;nbsp;pi'^s, 6cl:ena\\erviure\e demeurant ÃeLeurslours enexi ,votre 1 nbsp;nbsp;nbsp;® nbsp;nbsp;i â
\ nbsp;nbsp;uefubentpolntcognu^.Pourcecpue\espeup\esà esprocVlatnescon ree
\ « Noulolera point receuolr pour Leur execraXÃemeffmancete. or a arna^
\ « reufobnde ceux qui conlurerenr^contre\eurV rince ,feruaris âexemp ea
\ » traibres^ meurtriers,\efque\sDieu permet aucunefois tfiotnp et pto V
\ - ter pour lt;p.ie\quetemps,maisà \afinn defeoeXte fafagette cotre eux nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â
\ « tonber entièrement ruiner, Kufù par celd exempXe on peutmanire e
\ * voir Q^elesXtommescpûfontadonnez.aarrfoiition,auarlce,?5cenuie,ne ai eni
\ » lientpidsriattentent^îscneNeuîdent cpûtterXapXaceaaipxp^ ,tant^ran tnt t
'40S nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;. L O Y S L E G R O S R O Y 39-
SiC quand telles gens veullent venir à bout de leurs defirs, ils ne font confeie^.^ ce de perpétrer tout horrible cas, pour abominable amp;nbsp;inhumain qu on fongeti, Sc de peur quâils ont de perdre ce quâils ont vne fois recouucrt,nc^^ gnent de faire encore de plus grandes mcfchancetez, ayans opinion que cei ne plus legere perce, amp;nbsp;plus facile a porter, de ne point paruenir à quelque gré amp;nbsp;haute dignité, que de déchoir des biens amp;nbsp;honneurs, quâils ont aclia couftumez. Parquoy cecy leur demeure de refte quâils ont vne plus grande^â dace, quand ils craignent dâeftre fruftrez de leur premiere félicité. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;. /
Les hiftoiresde Flandres difènt quâapres que ces conlpirateurs curent ^ exécutez,les autres qui f eftoient fauuez, Sic melmes le demeurant de toutK coulpables, furent chaflez dü pays de Flandres oî tous autres fubiets à la couronne de France, amp;nbsp;bannis à perpétuité,lefquclsij rent long temps vagabonds amp;nbsp;fans afleuree demeure, pour ce quâau moycnû lâenormitc du fufdit cas, perfonne ne les vouloir reccuoir, mais en fin ils frist' rerent en Hibernie, ou le Roy dâAngleterre leur accorda demeure en vnepc^ te Iflc nommé Gherma, ou ils multiplièrent en peu de temps en fi grandno'ââ bre,quc lâan de fiilut mille deux cens odante-fept ils oferent faire guerre auM dâAngleterre Edward, mais neantmoins ils furent tous deffaits amp;nbsp;decha^*â^ dudit lieu, amp;nbsp;ceux qui efehapperent deuindrent Pyratesde mer.CcquiûOi feruir dâvn aduertiflement à tous Rois, Princes, amp;nbsp;choies publiques de ne re-ccüôir,ny carefier lestraiftres,nymefmes ceux qui feulement font par fautes precedentes tombez en celle reputation.Toutesfois la plus part des Pi® CCS les rcçoiuent amp;: traittent fauorablcmcnt, pour quelque clperancequ ils0â' de fen feruir.
M4bceJes hifmmes.
FMHftya^d-tonds.
FMI ch^Jfer
plttnJrts
Tandis que Ces chofes fe faifoient au pays amp;nbsp;Coiritc de Flandres,Guillaume dYpre fils de Philmpes de Flandres fécond fils de Robert le Frifon, à lafiifin^' tion de la Comtelie Clemence prétendit le Comté de Flandres luy appan*^^â comme au plus prochain amp;nbsp;apparant heritier, amp;nbsp;en celle qualité print les y dâAire, Caffel, Yprê,amp; Furncs,mcttant en fa fubieclion toute la bafle Flandi^s, de laquelle il fe fit appeller Comtc.Dâautrc part le Ray I Icnri dâAngleterre tendoit cllreleplus prochain, dilà nt quâil cftoitylTude MahautfilledeBaü-douin dé lâIHc, amp;nbsp;que luy ny fes predccclTeurs nâauoicnt renoncé à leur droit, comme auoient fait ceux de Hainaut, amp;nbsp;de fait enuoya vne bien forte armee^ Cafant, cfpcrant auoir la faueur de ceux de Bruges, amp;nbsp;dcpluficurs gcntilhoni-Dtutrs hert- Flandres, Iclqucls il auoitfolicitcz parplülieurs dons amp;nbsp;grandes prO' Xj, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;mclTcs. Pareillement y afpiroit amp;nbsp;pretendoit Tnicrry dâAlfatc fils de Gertru e
fille de Robert le Frifon, comme aulfi failbit Arnoul neucu du bon Cote Chit' les, amp;nbsp;fils aifné de là lbeur, lequel print Saint Orner, conucrtilTantlemonaltcrc de ladite ville en vne forterelTc, de forte que le pays de Flandres fcnalloittomber en apparante defolation, fi le Roy Loys le Gros nây eut donné vn prompt remede. Ce qui aduint lâan de falut iii8.
Loys ellant venu en la ville dâArras, fit venir vers luy, tous ceux quipretff' lesfMendai ^°l^nt droit au pays, affin quâapres auoir entendu leurs droits amp;nbsp;pretenfions, 'droitfeilet il pcut commc louuerain, adiuger ledit Comté a ccluy quâil verroit y auoir c meilleur le plus apparent amp;nbsp;certain droit.Là £c trouucrent les fufditsPnnttJ, ôc auecques eux, Baudouin Comte de Hainaut qui le difoit frere de Baudouin frere dâArnoul le Simple Comte de Flandres, tué par Robertle Frifon en law-
LOYS G. LE GROS KOY 39. LIVRE VUE 4^7 H^ô
^ille deCaffelMaisle Roy Henry dâAngleterre ny vint en perfonne^ins y en-uoyatftiéne CSte de Blois, pour remôftrer fon droit amp;nbsp;fa proximité cy e Mree.EnfinleRoy plus par faneur que felon nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;frere
Ruià tcsaGuillaumefils de Robert dit Courtehofe. Duc nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fut le plus du Comti de
düdiiHenry Roy dâAngleterre,non pour ce que ledit nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nu il
çiock^dâautant qûelc contrairecftoit veritab nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;jefafem-
Ãonoit audit Guillaume,à caufe qu il eftoit Race ^ue nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;y £_
me,HlUeïouciuesCon.ted-Aniou, amp;Roy
VOüù point à caufe de lâempefcbernent que eni y y o. Guillaume pri-Wtetnelôc capitalennemyluy fit, IcqueUeteno J , nbsp;nbsp;nbsp;amp;nbsp;fort fidelle au
Uniet. ÃraL dequoy il eftoit grand cnnemy lt;1^^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Ducbl de
Eoy deîtance,lequel voyant que GuiUaurne ne p nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;a^eR fils^dâvn
Normandie, pour ce que fon oncle leluy v urp \ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;q^ÿfut caufe quâil
' nbsp;nbsp;nbsp;tantbtaue âc vaillatDuc,demouraft fans que que a nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;faitla fon ar-
tact pour lâen mettre enpolleuion. /^uev nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Comte) fi viuement,
^aeuïdYprePquelcsLlamansauo^nt e eupo
tpîdlecontraignitfcretirer dedans la VI e . r nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^.fpouucntex des
mcutclefiege.Cequenevoulansatten re c nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;femblablementleurfei-
[ nbsp;nbsp;nbsp;menaStsdunouueau Comte,ilsferen nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, demanda par don de fa
gaeuï,quilaiffantlenom amp;nbsp;deRegen nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;aepxvao«.
tementé, îgt;cfitfiommage de fes terres gt;nbsp;nueVedit Gudlaumepeut eftrepar
Uditonique deTlandres dit, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;% ^^^^coup de trauaux,qui£ut eau nbsp;nbsp;.
toutïtceupouï Comte Sc Seigneur,U en nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;(VpfC,nn vintenperConneauec
, nbsp;nbsp;^uaeViyVoysvouxlevac«cçApoutcnVofc
\uy au mois deMay dudit an nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, â -rxpU VeKovVe menaenVa
, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;cnulc^stelt;\uu
, nbsp;nbsp;\dledeBtuges,oui\£utfemb\ab\emerrtreceu, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;au Roy Henry
ttientdiSicuitédeXereceuoic,pourVaÃaueurqui V nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^ypÃe g^j^^e
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Voy V nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;utoâ«
1 nbsp;nbsp;nbsp;\à titcttntà SamtDmer,\aou ds utnentVcficg ,p nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;amp;c tdtre de neuen
\ duRoyaume deNapXesappeWé Krnou\à ,Câe or y nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^quot;PAais iifut
\ nbsp;nbsp;nbsp;duieuComteCirades, mis dedans \adite viWe, nbsp;nbsp;nbsp;ar . contraicf nirent Ã
\ nbsp;nbsp;nbsp;adardy 5)t prias parXeRoy, SsC parXe Comte Gur ^'^^^^^YX^urdres , moyennant
\ nbsp;nbsp;nbsp;Xa renoneratron du droit ou iX pretendoit au Comte nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â entes pays, amp;c
\ nbsp;nbsp;qudquetomme dargent qurXuy tut deXiuree,pour re WeventdeuantXavrXXe
payeepatXesXrAiitansdeXavdXedeSa nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;_____gt;\^n\ApXXev eut V ne tresgtan-
.;^\eC^â¢va à cVlt;o\Ãto:t Ã?5C^WÃ^WÃâJ^tÃtQeVtY1^3tV\t C^OVà nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;-gt; æ âcAenuONt^iV-
tTÃx^\tA,^v\sXâs^tç.,^^tV£^Qâ.onà .\ï^uetà cV^oxieà c e. vx ⢠c
çLtta.vôt^^NXv nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;-catves
'^Ww^X«\\VSX^Vï£üt\gt;TOftÅSlt;âçï\Wvâ^^^%^®
\ nbsp;nbsp;tW%tâ^lQv^rl^it%\t%îl\\xxe.%lt;^ç.sà A2^gt;2Lamp;V\^^^élve^so^v^'^^^^ V v Ãç\x\ce ètwââ^ *quot;
\ ^'à ^^VÃXvvt.^tVoo^Ãç.x^vvAÃYtTvtÃscns nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Slt;;é\wv\^\\v
\ '^'2gt;^X-Q^ss,tttt\x^xKAç.èiïiÃixxïWvalt;t^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'
408 H L O Y S lt;f. L E GROS ROY 3^.
Jt^nonciation de Looi pUndres.
comme auffi firent ceux de Gand, moyennant quelques conditions accôrH^^ dâvne part amp;nbsp;dâautre, recogneurent Guillaume deNormândiepour Comtek filandres, encores quecefutà leur trefgrad regret Sêdefplaifir. Cela fait le Loys retourna en France, amp;nbsp;incontinent apres Guillaume de Loo,âlarequei des Barons amp;nbsp;Nobles de Flandres fut relaxé, amp;nbsp;mis en fa liberté, moyennant * promeffe quâil fit de faire hommage audit Guillaume de Normandie coinnt^ Comte de Flandres de fon V iconté dâY pre, amp;nbsp;de fa feigneurie de Loo, enfegt;J ble de renoncer à tout tel droit, que iamais il pourroîtpretendre au Comte Flandres. Ce que neantmoins ledit de Loonâobferua pas longuement, dant Baudouin Comte de Hainaut qui auoit femblablement prétendu droK^*j Comté de Flandres faifoit plufieurs courfes amp;nbsp;ruines audit pays, contre le Comte enuoya Bertrand Marcfchal de Flandres,mais deuant fa venue,le^ââ^ te de Hainaut feftoit retiré.
Or comme la trop grande faueur que le deffunél Comte Charles de march portoit au peuple de FlandresEut caufe de fà perdition, au contrait^ Comte Guillaume fe ruina ipar le mauuais traittement quâil fit , non feuleâiâ^J au peuple, mais auffi à tous les Eftats. Il commença à greuer le pays, fieurs noualitez contre les loixamp; anciênes couftumes des villes de Flandres
MMHtMs'de- il vendoit les offices ûnsauoir refpe6t,ny à la vertu^ny à laNoblefre,nyaf^ fwteneeHsdt merite, ny au profit publicq. Il controuuoit amp;nbsp;impofoit nouuclles
Prime.
lt;âiôs,amp; amenoit gens de guerre au pays,Iefquels il mettoit en garnifonaüxp tites villes, trauaiïlant grandement le peuple, amp;nbsp;contrcuenant alapaix
rndition d'offices.
fesfubiets auecques toute la cruauté amp;nbsp;rudefledont ilfe pouuoit creoitnouueaux offices dâEfciieuinSjamp; de Gonfeillers (dontles Flamans de cc temps} Sgt;c les vendoit au premier venu. Bref il ne faifoit cas de choi^ monde, que dâargent. Par fcs tyrannies il monftra euidcmment combienlfiâ^
turel des hommes eft peruers,car cependant quâils font dâvne condition bail lespetisno nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;autont quelque femblant dâeftre gens de bien,amp; monftrerotvilli',
fentfiii^ que de zele êcaffeélion de iuftice, pour ce quâils nâoferoient obéir à leutnîi^|, rel,amp; que cela ne feroit permis.Et qui plus eft durant ce temps là ,ilfcinbbf * y ait quelque crainte de Dieu en leurs cucurs, amp;nbsp;eux mefmes ont celle opm* , en eux, que Dieu affifte, amp;nbsp;eft prefent a toutes les operatios des hommes, ' garde toutes leurs penfees. Mais auffi toft quâils fevoyent efleucza queiq puiflance amp;nbsp;haute dignité, ils mettent bas leur premiere façon de faire, amp;nbsp;eoin me fi fur vn Efehaffaut ils auoient changé dâhabit ou de veftement pourm vn nouueau perfbnnage, ils fe dcfbandent à toute audace, amp;nbsp;infolence, , nent à mefprifer orgueilleufèment toutes chofes amp;nbsp;diuines amp;nbsp;humaines.fii'æ bien que pour furmonterlâenuie ils ayentfurtoutbefoingdelacraintedey
dâvne vraye bonté Sgt;c iuftice, combien auffi que non ftulement toutes le op^i'^fioi^Sjmais auffi leurs volontez fbient apparentes deuant les ycuxdetoUSj Princes. neantmoins câeft lors principalement quâils efcarmouchent dâvne façon
ic contre leurs fubiets, Sc fe donnent licence de toutes chofes, comme 11 fermoit les yeux, ou redoutoit leur puifTance. Et ont opinion que tout ceqn^^ ont délibéré amp;nbsp;refolu foit par auarice, ou par haine, ou par defir immodei'^ vengeance iniufte, ou par faueur dcffaifbnnableâ, doit eftre ratiffieinconnu parles hommes, amp;nbsp;que Dieu y doit fôubs figner pour lâapprouucr, n ay^n^
LOYS c, LE GROS .ROY 39. LIVRE VIIL 409
* lt;îemeurant aucun regard à ce qui peut aduenir. Car fil Faut parler de ceux qui ⢠aiirotprins de grades peines,amp; le lèrot expolèz a beaucoup de difficultez, pour ⢠^^niourdeceux-ci,premierementonlcs verra efleuer par eux à quelque digni-quot; nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;quâils les auront efleuez conçoiucnt telle enüie contre èuXjque non
⢠â^uletnét ils les priuent de leurs dignitez,mais aufli bien fouuent les oppriment * p3rwlônies,neconfiderans point quelle raifon ils ont de ce faire,amp;nâadiouftâs quot;nbsp;loy linon aux faux rapports qui font faits fans aucune probation legitime,trait- porh^creu^ quot;nbsp;tent fort rudement non pas ceux quâil falloir ainfi traiter, mais ceux entiers lef- f'quot;â ⢠9ttels il leur eft bien facile dâvfer de cruauté. Et quat au ferment par eux fait, de Sermms Ja quot;nbsp;bien amp;nbsp;légitimement gouuerner leur pcuple,ils en font autat dâeftimCjque font Frinea. quot;nbsp;acouftumez ceux qui fe perfuadent nây auoir aucune puiffance fouueraine,amp; e-quot; ternellefur eux,ou biê queDieu nâaaucû foin des chofes quife comettet ici bas.
^ous auons vn euident exêple de ceci propofé en Guillaume de Normandie,le qtiel(encore que contre tout droit veu quâil y en auoit de pPprochains que luy ) nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;dt
^tefleue aladignité,en laquelle il fe trouuoit depuis auoir elfe fourré au Coté flpPîrlrflcf nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;deFrormadu
ruares legouucrna corne cy dellus nous auons dit, amp;nbsp;dont neantmoins toit
grésil porta la iufte penitence. Carle peuple de Fladres gradement indigné de esrudefleSjiniuftices ôc cruautez,côceut vne extreme haine contre luy,amp; corn biéça petit a petit de fe rebeller amp;nbsp;fignament les habitas de la ville de lâIfle.Lef-qudsjcome Guillaume penfoit vn iour entre autres venir dedas ladite ville,luy uo^ter let ernierent leurs portes a fon nez, difantnepouuoirplus endurer dâeftre gouuer
amp; traittez de la façon dót il les auoit comencé de traitter.Ils furet affez toft 'Jiuiz par ceux de Gand amp;nbsp;aucuns autres.Or corne ces façons de faire des villes Ãxcluoient Guillaume de la libre pofTefTion de fon Coté, ainfi ouuroient elles aduenue dudit pais aux ennemis deGuillaume,côme elles fret a Guillaume de too,lequel aduerti de cela en Angleterre où il f eftoit retiré pres du Roy dudit ^oiaume Ion coufin,retourna auec grand nobre de nauires bien garniz de gens de guerre que ledit Roy Henri luy auoit baillé,vers le pais de Fladres. Pour au- cuillMmé ^uelrefiftcr,le CÃte Guillaume fe tranfporta en toute diligence vers le Dam,amp; âten forte que non feulement la defeente dudit Guillaume de Loo au pais de ** andres fut empcfchec, mais auffi le forceret de retourner en Angleterre auec grande perte amp;nbsp;deshonneur.
â '^ptesqu il fy fut retiré, le Cote Guillaume continua fès cruautez,iniufiices, ^exaólionsjamp;cn outre remit les luifs que le bon CoteCharles auoit auparauat t^naileZjleur donnant permiflion dâexercer leurs cxceffiuesvfures corne deuant, traidantau reftefes fubiets auec toute tyrannie.Au moyen de quoy les Prélats, tarons, amp;nbsp;gouuerneurs des villes de Flandres, fpecialement de Gand, Bruges, r pre, amp;nbsp;1 Ifle,ne pouuans plus longuement fupporter lâinfupportable gouucr-ricment du Comte Guillaume, amp;nbsp;confideras que fur les plaintes de ce faiéles aü H'OydeFrancCjilnefaifoitfemblant dây vouloir mettre aucun ordre, enuoyè- CMfesdetre rent fecrettement vers Thierri dâAlfà te fils du Duc dâAlfà te,amp; de Gertrude fille uoltemens dt fécondé de Robert le Frifon, amp;nbsp;coufin germain du feu bon Comte Charles, le prier de venir incontinent vers eux, luy promettant de lâinueftir du-Comté de Flandres, veu mefmes quâils le tenoient pour le plus prochain heritier,comme
â de faiâ il eftoit. Voila le proffit quâapportét aux Princes leurs tirartnies qui leur quot;nbsp;font perdre les volontez de leurs fubicéts, leur eflat amp;nbsp;quelquefois leur vie.
Thierri merueilleufement content de ces nouuelles, affembla enuiro cinq mil-
410
le Allemäs,ou (comme autres hiftoriês le tefmoignent) mille cheualliers à grandes iournees au pays de Flandres,ou il fut receu auec grand ioyc j tentement du peuple, Sgt;c melmement des habitans de Bruges, Ypre,ôi maderent au Comte Guillaume qui lors fe tenoit à SaindOmMâ, Ãtte m Flan tél Cheualiei' eftoit auec grande puiflance delcendu au pays de Flandres^l prctexte du droiôl quâil pretendoit audit Comté, amp;nbsp;pourtant quâil auiwl^ faiôl,attendu que quant à eux ils nâeftoient délibérez de femefler du faid diète querelle enfaueur de lâvn ny de lâautre, mais leur enlairroient le d à vLiider fils vouloient. Ce pendant Thierri qui f eftoit quelque peu arrel gt;nbsp;la ville de Gand, alla à , Courtray,puis à rifle,rrouuant par tout les lionne»«
Kouutitux prince! bim receti'^
ceptions, quâont accouftumé de receuoir les nouueaux Princes appeliez peuples pour les deliurer des tyrannies de leurs fèigneurs cruels.
Le Comte Guillaume aduerti de ceci voiant le peu dâoccafion qu de le fier à fes fubiets,veu le mauuais traiètemet quâil leur auoit faitjCUoy^Pji^ le Roy Lois le Gros de luy donner fecours, lequel incontinent en perfonn«* en Flandres auec grade puiflance,amp;vint iufquâà la ville dâArras, dont il «tp Ze Gros fieurs courfes iufquâaux portes de lâIfle où Thierri feftoit retiré. Et en Handres, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nâeftoit aifee à prendre fans vn fiege, amp;nbsp;beaucoup moins araifon
Thterr(gt;
grandnôbre dâhommes qui eftoit dedas,il fit crier leditThierri pardetiant' diencc de lâEuefque dâArras,côme occupatcur amp;nbsp;inuafeur de la terre dauti^âl^ ôc pour fa contumace le fit excommunier auec tous fes fauteurs amp;nbsp;adherans? pareillemêt mettre lâInterdit fur la ville de lâIfle pour auoir fauoriféThietri. la fait leRoy retourna en Frace, mais noobftat la guerrehe celTa de cotinuerf* tre Guillaume amp;Thierri,quilbuuentlèrencontroient,amp; battoient, ôcfouuen« Guerre mire en leurs rencontres'aduenoit que celuy qui auoit obtenu pour ce iour lavid^â Guillaume et j-q fur fon ennemi eftoit lendemain vaincu,de maniéré que leur querelle ell®|â' quelquefois longuement en branle,ce pendant que le peuple defiroit metut* léufemêt vne prompte iflùe de cefte guerre, amp;nbsp;que la pl® part dâicelluy,incn^ ducofté de Thierri,comme de celuy qui leur fembloit apporter la liberté.
Sittiùlle.
Thierrieftantvn iour entre au tres forti delà ville de lâIfle pourcherchet Comte Guillaumefon ennemi, le trouuaà Axelleauecques vngrand nouLiellement il auoit ramafle des pays de Normandie, Picardie amp;nbsp;France. D« forte que là y eut vn trefapreamp; furieux conflièt,auquel leditThierri apresauoil longuement fouftenu lâeffort de fes ennemis, amp;nbsp;fait tout ce quâvn vaillant Ã' pitaine en rencontre tantinegale eut peu faire, fut mis endefarroy,amp;fefaui*â en la ville dâAloft,ou neà tmoins il fut pourfuiui en toute diligence par le Comte Guillaume ôc les fiens,lefquels liurerent en mefine inftant plufieurs amp;nbsp;diutà Tjnerrt ynin nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ladite ville, elperans parce moyen eftonnerles habitans dicelie,de
CU.
forte quâils feroient pour le moins contrainèls de deliurer ez mains du Comte Guillaume leditThierri, en laperfonne duquel ilsiçauoiêt cofifterlafinouco-tinuation de cefte guerre.Pourà quoy paruenirleComte Guillaume fetroiiua finablement en perfonne deuat la porte ,criantamp;faifà nt comandemét à ceux de eSmandemet dedas quâils eulTent à luy faire ouuerture, corne à leur vray amp;nbsp;naturel feignent, de Frtnce. alfeurat au refte de tout bo traitement, amp;nbsp;quâil ne demadoit autrechofeque la perfonne de Thierri. A quoy ne luy fut donné aucune relponce,mais vnarba leftier de dedans nommé Nicaife luy tira vn coup de traiâ: en lâelpaule droite, dont le bras falluma amp;nbsp;apoftuma de telle forte que cinq iours apres il mourut
LOYS 6. le gros ttÃY 32. LIVRE VUL
''leuant ladite ville dâAloft, le 17 .iour de luillet de lâan 112.5. Autres difent de-^întladitc ville de Llfle^ qui fut caufe que les François voyans mort celuy pour ^deffence duquel ils faifoiêc cefte guerre, fe mÃftrerent plus traidlables enuers I nicrri tant que finablement ils reccurent de luy lâhomage du Comté de Flandres au nom de leur Roy, amp;nbsp;de la alla par les villes dudit païs, aufqiielles il fut Wreillement receu pour Comte dudit pay s,amp; fut autant agréable au peuple, ôc ^laNobleflequepas vn defes predecefteurs.AulïiFouquesComte dâAnjou amp;nbsp;epuis Roy de Hierufalcm ( qui cftoit en France apres le Roy le premier en ri-rhefles amp;nbsp;authorité ) luy donnadâInfantc Sibille fi fille en mariage, dont illit hilippes qui fut Comte de Flandres apres luy. Ce Comte dâAnjou eftim.é en-
tous les plus vaillans de ce temps, fit vn voyage en la terre Sainclepouric-cotirirles Chreftiens. Il eftoit fils de Fouques le Rude ou Recliin Comte dâAn lou, amp;nbsp;deTouraineâamp; de cefte Bertrade ou Bertrande amie du Roy Philippes premier,de laquelle nous auons cy deffus parlé.Son pere durant fit vie auoit plu jeursrois guerroyé amp;nbsp;merueilleulcment tourmenté le Duc dâAquitaine,dont ileltoit valfal.Parquoy fçaichant ce Duc quâil eftoit mort,amp; que le Prince Fou-^uesfon fils nâeftoit encore quâvn enfant, il fit nuerre aux AiiCTeuins amp;Toüran-
telle qu'il fembloitquil vouliift entièrementdeftruirece Fouques. Ce la Comtefle Bertrande fia mere empefeha, amp;; fe deffendant vertueufement g^réa les païs de fon fils, neantmoins routes fies vertus ny la grandeur de fa mai-nepeurent oneques effacer la tache dâauoirefté fi long temps hors dâauec oninari pour complaire au Roy Philippes.
Mais pour retourner cl iioftre propos,leieunc CoteFoüqucs deuenu gradue Qcmeurapas feulement Seigneur des riches terres amp;feigneuries que Itiy auoit laillees fon pere,car Helie Comte du Maine luy dona fa fille vnique appeleeVi-Perge en mariage,au moyen de quoy il futCote du Maine apres luy.Il eut qua-trefils deïeRe Viberge, dont Godefroy fut leplus renomé a caufe quâaiant efi-poufe la fille duRoy dâAngleterre il en eut vn fils nommé Henri,qui en fut fern bUblementRoy. Ce Cote Fouques le voiant veuf de fii premiere femme auoit poufe la }^_oy-f^infi que nous auos ditj'paffé en la terre Sainéle, acopagné de cent homes dâar mes,auec lefquels il fit de fi grades entreprifes amp;nbsp;les acheua fi heureufemêt,que rintles Cbreftiês de lâAfic que les Barbares en eftoiet toâ efinerueillez.De forte radiance Je quelque têps apres quil fen fut retourné en Europe, le Roy Baudouin de
Hicrufalé fe voiant vieil,amp; fe fouciat dâvn Prince fuflifant pour luy fucceder en fonroyaume,fiitcofeillé par fies amisSc (ubiets dâeflire ceft Angeuin quâils aüoi-ent cognu fi vertueux. A cefte caufe il lâéuoya quérir iufquâen Anjou,amp; luy do- â nala Princeffe Melifcende fa fille aifnee pour femme aucc lâefperâce de luy fuc-
. ceder.Puis il maria la puifnee appellee EÃifè,aùec le ietine Bohemond Prince de Antioche,quifut vne ehofe dotil fé trouuafi bie arauenir,quâil loua toufiours le cofeil de les fubiets,amp;cognut quâils lâauoict fidelemét côfeillé:car depuis que le Prince Fouques eut efpoufé fa fille,il le defehargea de toâ fes affaires, amp;fe mo-lira tel contrôles ennemis de la foy, quâil fur monta mefmes lâelperance quâon a-uoitcdccuè' de luy.LeRoy Baudouin mourut lâanjyi.amp;luy fuccedalâAngeuin lequel peu apres fut aduerti de ceux dâAntioche que leur prince BohemÃd fon beaufrere eftoit mort en vne bataille cotre lesBarbares,nâaiat laiffé dâéfans quâv-ne feule fille nomee Confiance. Parquoy ils le'prioicnt de luy trouuer vn mary^ qui full digne dâelle amp;nbsp;de les gouuerner. A'quoy voulant obeir,il ne fe monftra
M ij
LOYS 6-. LE GROS ROY' 39.
tonflaee mt- poiiit âffcôté ny à fès pai'ens, ny à fes amis, ainçois cognoiflant lafuffifanceJü rieeaKämoJ Pxincc Ramond fils puifiié du DucGuillaume dâAquitaine (quiauoittoufiouis tKcLt nbsp;nbsp;nbsp;efte fon ennemi)il le fit pafler en lâAfieSc le maria auecques celle PrîncelTeCon-
llance,pa,r le moien duquel mariage il fut feigneur dâAntioche, qui eftoitlepr^ mier de tous les princes Chrelliens dâOrient,apres le Roy de Hierufalem.Awf' les lèigneurs de lâAfie eftoient héréditaires par la vaillance des Latins, amp;
l'^eâ^^equot; 3'Utres des François, dont la renommee elloit telle, que les Barbares pcnfôicnt Jiuires. que tous les Latins fappellalTent François. Car combien que les autres peuple Chrelliens amp;nbsp;les Princes dâiceux femonllrairentafFeóhezaladeffenceaebf^'
PuleHr (2quot; gloire Jes francois.
De/plt Jes Crees,
ligion y amp;nbsp;que plulieurs eulTent prins les armes amp;nbsp;palTé en Alîe,amp; les autresci^' meurans en leurs maifons les eulTent fecouruz de prières,dâargent, amp;nbsp;deviut^^ de forte quâvn chacun meritoiten ellre a tout iamais loué,toutesfois les çois f en elloient acquis la principale gloire, tant par leur,vertu amp;nbsp;perfeucMiâ' ce, que par leurs haultes entrepriles, amp;nbsp;vaillans faiôls. Aulli les Grecs lâindigné' rent tant de voir les Latins ne fe contentans de lâEurope, acquérir Royaun^^^ amp;nbsp;Seigneuries en Orient, amp;nbsp;commander aux nations qui ne fc fouuenanspl^^ des Romains elloienttoutes accoullumees à leurobeilïà nce,que leur EmP^' reur appelle lehan, heritier de Ion pere Alexis, en cautelle amp;nbsp;ambition bera de leur oller la Tetrarchie dâAntioche. Ce que Içachant Sanguin Satr^P^ de Halape, qui elloit fils dâAlTundure amp;c pere de Noradin, leune PrinceentIÆ
Barbares de fort grande elperance, amp;nbsp;voiant le peu dâamitié que £è portoKj ces deux nations Chrellicnnes, il cogneut quâil y failoit bon pour luy, tantqu^ print Ion occahon fur les fecrettes haines dâentre les Chrelliens, de leur coni' menceî la guerre. Et de faiól lors quâil fceutque les Grecs entrèrent ésfeigne^' .. ries du Prince dâAntioche pour les conquérir, il entra auec fes forces au , me de Fîierulà lem. FTalape ell la meilleure ville de Sirie apres Antioche, riiJdp^nom Roit anciennement nommée Heliopoli. LâEmpereur Grec elloit ia en
â° auecques le plus grand nombre de gens quâil auoit peu alTembler, amp;y prins dâarriuee le relie de ces villes que tenoient encore les noRres, conque premièrement par Tancred, amp;nbsp;lors delpendates de la principauté dâAntioci^^' J'^Jî^gMer nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;chrelliens de lâAfie elloient lors guerroyez en vnmefnietempâ
roje:(. des Grecs amp;nbsp;des Barbares, dequoy ils fe trouuerent fort empefehez. Siell-^^
que le Roy Fouques qui elloit homme de guerre amp;nbsp;experimenté,ne perdit on ques rien contrele Satrape. Quant a Ramondencore ieune Prince,ilnele d fendit point de fi grand cueur, ny ne fe porta fi vertueulèment contre 1 Emp^ reur deGrece,lequcl ne le guerroyoit pas pour le difFerêt de la religio,ains po^ vne enuie de conquérir pays, amp;yregner. Toutesfoisilsfaccorderentnnab^ Xr ment foubs condition que le Grec rendroit laCilicie,amp; mettroitpeine depten i^monJ. dre Halape pour le Prince dâAntioche, qui en recompenfe de ce deuoite*
a lâauenir homme lige des Empereurs de Grece,amp; leur failânt hommage pays,y receuoir les Grecs en garnilbn.Il lailfa a fon dam entrer lâEmpereur dans Antioche,dont lâEmpereur tout fuperbe de le voir dedans celle bonne le, penfoit ellre au delfus de fes attantes, amp;nbsp;feigneur de toute la Syrie.A rail le edmf lt;/»dequoyil commanda que les portes fufient ouuertes à tout fon Camp, Xir nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;faillirent du challeau, fe vantant quâil feroit venir vne fi grande puj
fiance de la Grece, amp;nbsp;meneróit telle guerre aux Barbares que leur faulfeloyi roit totalement abolie, ôc les Turcs amp;: Sarrazins fieroient entierementruin^
GROS Rk.-lo'''''^'âSgt;'oi(r''''°^^^'â'^''°â^âquot;® point retourner en la ..
plus dextres de la langue qtietiv..
lo nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Latins auoicnt rccouuerte cefte ville que les Grcv^
qZ 1 P'^âs nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'' ^â^uantage quâils auoient reprins fur les ennemis de la
co'^ au nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Sirie,toute la Phenicie amp;le Royaume de Hierufilem
aux a nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^utresfois perdu.Ce murmure creut tat petit à petitjqu ils ^ntixhf. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Ife
W nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;empefeher lâEmpereur de faire quelque force. Lequel
len Po nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;remonftrant quâil nâdloit en ce lieu, que pour leur
b nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;f|} ^ââ 'B^â^der le pays dâAntioche contre les Turcs amp;nbsp;Sarrazins, tel-
Chafteau eftoient allez forts fins luy, amp;nbsp;fe pouuoient
^^lrnes,il en eftoit fort ioyeux, affin que fon armee ne fut
A nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;garnifon,ains quâil la menaft toute entière auecques
Gtecfc 'Ãquot;- ennemis communs de tous Chreftiens.
q nbsp;nbsp;dâAntioche, Sgt;c ramena tous les fens en Grèce, ou il ne fut
J ^etournaft auec plus grandes forces, amp;nbsp;defeendit à Atta-
'^hctuin q P l^^ri^philie. Il marcha en Cilicie, puis changeant tout iou-4^?^ douljj a 4 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;en la Comté dâEdefîa en telle dâilligencc, amp;nbsp;fans
lu dâP^ nbsp;nbsp;^^7,quâil y print dâarriuee la ville deTurbafie,qui eft loing
dp^Mhro-aj '^^^â^^^^dâenuirondix lieues, contraignant le Comte loffelindc - quot;nbsp;'l^âiFne?^ de ne luy nuire dâorefnauant. Il fut fi mal traitable en fon en-Qf par ce nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;poind contenter quâil nâeuft fi fille mefmes en oftage,
îj refiifç nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;en auoir de ceux dâAntioche plu s aifement, amp;nbsp;faire tant
de luy obéir. Vers lefquels il enuoya quelques vns des , ce quâils auoient leur fantalie, amp;c fils ne vouloient rf ^âaiiob^ nbsp;nbsp;nbsp;auec leur Prince Ramond, mais donnans a congnoiftre
d nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;peur de luy ny faulte de cofeil, ils rcfpondircnt nâeftre point
Prince auoit accordée, fà ns lapermiffion des gran-
Peuples de fes pay s,amp; mefmes touchant la principauté dâAn eftoit point venue de fes predece{reurs,ain3 eftoit le patri-^^^dilfut aduertide cefte refp once, il enuoya prier le n nbsp;nbsp;fon.. nbsp;nbsp;nbsp;^7 permettre quâil vifitaft les faints lieux de la fainte Cité, amp;nbsp;!â smptrtur
(. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Contre les ennemis dâiceux.Cc fageRoy cognoiflant bien ce-
que J nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;les Latins auoient fa bonne volonté fort aggreable,
!fi SrLV^ nbsp;nbsp;nbsp;de Hierufilem heftoit pas tel quâil peut longueraét nour
.^^Qyâ'ige,q^^j';i^^^^cequela fiennc. Parquoy filauoit telle deuotion de faire de Iç nbsp;y 3,llaft feulement auecques dix mille hommes, amp;nbsp;qu il mettfoit
A^fi-cndüij. J ^^^^^comme Ci grandeur le mtritoit.LâEmpereur fc voyant ain-
retira en hafte en Cilicie,amp; comme vniour cftant f '^â'^'^y^ntianJ^^^^ââ ^^â^cr à vn fanglier dâvne flefche,dont le fer eftoit enueni-f nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ais efte gueres bon archer,il fe frappa luy mefmes dedas la main
^P^7c penfant bien mourir, il fe retira en la ville pour deli-ÆPaire cotin nbsp;nbsp;nbsp;affaires. Et comme les médecins rafleuroiêt que fil R
^WlfcrQ|V^ââ âa main premier que ce venin euftinfeélé le demeurant dd gcicry, ne fy voulant point accorder, il leur refpon-*^fi '^ourut c nbsp;nbsp;nbsp;^ciecques vne feule main ne fçauroit gouuerner la terre: ôs.
rince,qui fe Ã^nt en fes forcesamp;grandeurs,pretendoit à la Mo
M iij
tva,tà ne.
414
LOYS LE GROS ROY 39.
I4 futceÃion deiourbon.
La France nâeftoit pas lors fort trauaillee de guerres,amp;nây auoit on faittt durant ce temps quâvne petite entreprifeen Bourbonnois contre Hawon, quel fevoulant faire feigneur de tout ce pay s,en auoit chalfé fon nepueuArr bault, foLibs couleur dâvn doubte quâil faifoit, quâon a veu fouuent arriuef partages des grandes fuccclTions, afl'auoir fi le fils du frere aifné mort doibt
tient à fon oncle puifné de (bn pere.Hamon fut contraint fe foubsmettreaui^â gement des grands Seigneurs de Bourbonnois, qui ordonnèrent quele ieu^â^ Archambault auroit tel droit en la fucceflion,quâeuft eu fon pere en fon amp;nbsp;ainfiHamo nâê eut quâvne partie.Ces choies mifes à fin,leRoy de France
^el^coZZ ^^P contre le Comte dâAuuergne, pource quâil auoit chalfé lâEuefquc^ d'Kuuer^ne Cletmont hoi's de fon Euelché. Et comme les François le fulTent campez^ ⢠veuë de celle ville,les citoyens faifoient tat de là illies, quâil les falloir toufio^â^ ellre en armes. Ce que voyant leComte Almcric de Montfort,il leur drdfita^ dâembufeades,quâil en print quelques vns, aufquels fe raonllrât plus homnir guerre que pitoyable, il fit couper la main dextre, amp;nbsp;les renuoya en leur vu dont les autres fefpouuenterent tant quâils prièrent leur Comte dâobeirauM ^uÃ^eutbe ^receuoirtel Euefque quâil luy plairoit. A quoyil faccorda, mais voyant
François hors de fes pays, il fit encore pis que iamais, amp;nbsp;pour celle occalioH ® Roy retourna,amp;print dâarriuee le Challeau de Montferrand qui hellpasloi^ê de Clermont. Parquoy le Duc Guillaume dâAquitaine drelfa vnc arnicepo^ mener au fecours des Auuergnats,pource quâil les difoit ellre de fes fubieds,^ defaiélil marcha fi auant quâilfe campa tout ioignantles François. Dugran nombre defquels il fut tant efpouuenté quâil demanda finablement à parlemcn' J[Kuuerÿgt;e ter,amp;lors fe ttaiéla viie paix foubs condition que le Comte dâAuuergne ticfl' relleue dâ^ droit dcformais fon Comté du Duc dâAquitaine, amp;nbsp;le Duc dâAquitaine jwwwf. j)uché de la couronne de France, amp;nbsp;par ce moyen celTcrent toutes les guerres»
dit Comte,
Guerre en ^uuer^ne.
le Comte
^uitatne.
le premier
de ifa-plet.
Lâan vnze cens trente, le Pape Honoré mourut,amp; luy fucceda Innocent, commença la guerre à Roger fils de Roger Comte de Sicile, qui le premier!^ nomma Roy lt;ïc Naples, pource quâapres la mort du Duc Guillaume de Pouil-le,fe voyant Seigneur de la Fouille,de la Calabre, de la Bafilicate, amp;nbsp;de la terre de Lauoro,il (è voulut dire Roy dâItalie, amp;nbsp;fen faire couronner. Ce qui plus le
rendoithaultain,eft quâil luylouuenoit encores delà gloire quauoientacqui-feles predecefleursjlefqueîs venus de (impies gentilshommes jfeftoiêtparW vaillance faiôls fi grands quâil ne luy reftoit plus quelc nom de Roy, veu quiU® pouuoit comparer aux plus grands Roys de ce temps, en terres, riches Seb gneuries. Les Romains voyans quâil affeôloit trop grandes chofes,luy Honnirent vne bataille dont ils emportèrent la viôloire. Neantmoins incontinent fonfils Guillaume luy eut mené (ècours,il leur en redonna vne autre auprès de Sainôl Germain, ou le Pape Innocent amp;nbsp;quelques Cardinaux qui lâacconipa-en^^ur^**^ S^^^^â^b^rirent prins Sgt;c rendus à ceComte Roger, qui pour la reuerence decc â nom de Pape,ne le garda pas feulement de tout peril,ains lâayant receu en grand hôneuramp;magnificence,il I uy permit fen retourner quad il luy plairoit. La Sam tetc de lâvn amp;nbsp;la libéralité de lâautre les rendirent fi grands amis, que Innocent oétroya à Roger toutes fes demandes, excepté le nom de Roy. Ainfîlegrand ennemi du Pape,lLiy fit tout ce dont il fe peut aduifer,amp; au contraire fesïubien
LOYS 6. LE GROS ROY 39. LIRVE VUL 415 cflà ycrentale chafTer de fon fiege.Car incontinent quâon ouyt le bruit de ûi pri-fe a Rome,vn appelle Pierre fils de Leon,riche citoyen Romain,fe feit ellire Pape amp;nbsp;couronner par la faueur du Cardinal Gilles EuefquedeTufculane, amp;nbsp;de )lulieurs autres de Ãl faólion,quâil auoit corrompuz à force de prelcns, amp;nbsp;vou-ut eftre nomme Anaclete. Innocent ne fe Tentant aficz fort pour luy refifter,le retira en France. A celle caufe le Comte Roger de SicilefedeclarapourAna-clete,amp; toutainfi quâil auoit obtenu dâInnocent toutes fes demandes excepté lenomdeRpyjCenouueau Pape le luy accorda, ôc fe dit Roy de Sicile, failant les terres qü il auoit deçà le dellroit, tributaires de ce Royaume, comme la Ba- naît. filicate, la Fouille, amp;la Calabre. Il y eut aulfi quelques ligues en Frace pour la Papaute,araifon que le Duc Guillaume dâAquitaine tenoit le parti dâAnaclete tantalaperluafiondelâEuefque dâAngoulefme, que pourcequâilnâauoit onc-ques feeu impetrer dâInnocent quâil eull vn Legat en Aquitaine. Innocent arri-ue en France alTetnbla vn Concile à Clermot, auquel Anaclcte fut déclaré Schif tnatique,amp;de la il fe tranfporta à Orleans, ou le Roy Loy s le Gros le rcceuant niagnihcquement,le là lua perc de tous les humains. Ce que feit pareillement le Roy Henry d Angleterre qui lâattcndoit à Chartres. Il fit tenir vn lècond Con- concile dt die a Rheims,ou plufieurs bonnes amp;nbsp;là intes conftitutions furent ordonnées, fi nuintenanton les obferuoit.Les Prélats de France, dâAuuergne, dâAngleterre, d Efpaigne,amp; la plus part de ceux dâItalie fe trouuerent a ce Concile,tant que le Dticd Aquitaine laifia le parti dâAnaclctc,amp; fauorifa Innocent.
Le Roy toys de France qui iufques à ce iour auoit de tout fon pouuoir def-fendul Egide amp;nbsp;les biens dâicelle, qui auoit faiél que toute la Chreftienté obeif Iditaii Pape Innocent, qui fefloittoufioLirs monftréfauorable aux Prélats de lonRoyaume,commença lors à vfurpcrlereucnu de leurs bénéfices. Etcom-Wevn lotir quelques Euefques lâen plaignoient à luy,il les repoulla de telle for- e^Ufesyjur te,quel Abbé laindt Bernard lâen blafma bien fort, amp;nbsp;luy annonça(ainfi quâon dit) qu en bref Pire de Dieu vengeroit celle grande audace. Et dâauantage il ef-criuit cotreluy,plufieursEpiftrcs,ou il le reprcnoitlibremét,lefqiiels on trouue cncoreaLiiotirdâhuy.Il eft tout certain que leRoyPhilippes Cô fils quâil auoit fait couronner peu dcuant,fe pourmenant quelque fois ez fiiulx bourgs de Paris to-L^firudemêtdedefltis Ion cheual,quâil mourut peu apres, amp;nbsp;dit on que le che-ualauoit eu peurdâvneTruye quâil rencontra en chemin.
Adoncq lut Loy s,fils du Gros fiacre par le Pape Innocent,(amp; ell ce Loys le Loys 7. HL par quelques vns furnommé le Gracieux,amp;des autres le IE vn E,yauecvne le Iev-uufligrandelolennité quâonceutellé fiacre autre Roy:à caule que pourellain- ne roy dfcleSchifme,ilyauoitgensaceCôciledcRheims detoutes parts dclaterrCj 40. amp;nâeftoitpasencoreacheué.Ilnây anatiôcn toute la Chrelliêté en laquelle les Franceiuf-Papesfefoiéttâtficz,ny femblablcmét aient trouué tellecours,quâils ont frit en Frâce à chacune fois quâils y en ont cherché,^ quelque autrcRoy nây en a point tantveu quâà fait Loys le Gros.Car de fon temps Vrban,Pafcal,Gelafe,amp; Inno-cétypalTerêt.Nousnecoptôs point Califte à caufequâil elloit Fraçoisamp;quâilfut 4.Papesyi» efleu eflant en Frace. Apres leCocile de Rheims,le Pape Innocêt alla voir lâEm-pereur Lothaire auLiege,pour le prier de donner ordre q IcSchifme fut elleint. Ce que IâAllemat luy accorda debonairemet, ôede fiait il mena vne armee en Ita Iie,amp;remettât Innocêt en fon fiege,il chaflaAnaclete qui mourut incotinent a-pres.Il y auoit lors deux Roys en Frace,dont le pere elloit vieil,fort hay des gês
Miiij
41^
ROY 40
i j^oûfBFrquot; nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;amp;nbsp;le fils encore icLine amp;nbsp;peu expérimenté. Aufii Thibault Comte t
(epere etÃij Champaigne,defcendu des Comtcs de Blois,homme de guetre, debonente^ dement,amp;fort aggreable à Ibn peuple,amp; a fiiNobleflc,ne faifoit pas gräacas CCS deux Rois,dervn comme ia vieil, amp;dc lâautre comme trop ieune. Ce'î'p ^yimefpri. bien cognoifiant Loys le Gros,ficn indigna tant que combien quâil fut tout ci
fé de vieiliefle,fon grand cueur toutesfois ne peut endurer queluy Scfonhlsl^ fent ainfi mefprifez, tellement quâil aflemblavne armeeamp;entrant terres He Cow»? de Comte, il afliegca premièrement la ville de Bonneual, qui fut foudainpn^ ch^mpai^ne dâaflault,amp; entièrement ruinec,cxccpté les Egliles Conuents.Ceque ^uerrojie. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Champenois,il laiflà toutes fes hautefles,amp; vint humblement demandetp^
don au Roy. Lequel ne voulant rien laifler en les pays qui luy fut rebelle, men^ ion armee contre vn autre ennemy beaucoup moindre que leComtcdeCb'â' pagne.Il y auoit lors vn Chafteau fur la riuiere de Loire qui fappelloitBriçon net, dontle Seigneur tourmentoit ôt volloit tousles paflans tant par eau par terre, les contraignant de luy pay er vn grand tribut, aumoyendequoy Roy fit rafer le Chafteau, amp;nbsp;lors la France demeura en vnc grande amp;heurû^'
Lf« men ~ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;),â
tiondes kens nbsp;nbsp;nbsp;Lcs bicus amp;nbsp;priuilcgcs de lâEglife f augmentèrent bien fort du temps dequot;
del E^ltfe. fippcs prcmier,amp; Loys le Gros fonfils, car premièrement le droit de contff les benefices fut ofté aux Empereurs:cc qui diminua beaucoup de leur autho^' J. erdresen çuucrs Ic pcupleiaulTi Cil dcmeufail toufiours vnc rancune contrelâEglii'^'à üieruÃilem. lors du confentcment de toute la Chreftienté furent érigez trois ordres dercH' gions en Hicrufà lem. Les Hofpitalliers de laint Iehan,lcs Templiers,amp;lesTc^ toniens,qui dâvn Ci petit commencement font deuenuz par fucceflion de temp® riches Sc puifians.
Deuant que les Chreftiens euflent recouuré la terre Sainte,les marchanslt^' liens amp;nbsp;autres qui hantoientlcLeuant,auoient obtenu des Empereurs trapes Orientaux,pcrmifiion de faire vne Eglifè en Hierulà lem, laquelleilsoC' dierent a noftre Dame, amp;nbsp;y faifoient faire le feruicc à lâvfigc de lâEglife pource que les Siriens fuiuoient en leurs ceremonies les côftitutionsGrccques. Peu a peu les Latins en firent conftruire vne autre, amp;nbsp;deuxConuents femb mentjlâvn dâhômes amp;nbsp;lâautre de femmcs,affin que plus deiiotcméttantrvn Æ lâautre fexe peut vacquer a oraifon: amp;nbsp;viuoient ces religieux des aumofnes Æ , 1 - , leur faifoient les pellerins.amp;eftoient les homes de ce têpsmerueillcufemctcb ZdchdrUe an . nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1 nbsp;nbsp;/⢠C 1 1 \ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;z-». r nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;n 1 r 1 U' A c
ttenne. ntables,choie trclagreable a Dieu.On fit encore baftir vn holpiral ennieruw» tant pour les filins que pour les malades,dont lâEglife fut dedice à S.Ichan,amp;l^ trouLierentpluficurs qui vouans chaftetéamp;obedience,laifrerent tous autres^' faires, ôc fie mirent à penfer les Pellerins. A raifon dequoy ils furet nomez Ho ' ffofpHabers pitallicrs, amp;nbsp;poLir Icscognoiftrc des autres,le Patriarcheies lignadâvnecroiy de/iieritfa 1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fur le dcxtrc cofte de leur manteau.Câeft le premier ordre des troisfül'
dits. Apres que les Chreftiens eurent prins Hierulà lê,neufgrands Seigneurs b* tins(dontles deux principaux eftoient Hugues Paia, ÃcGodelfroy dcS.Oin^l vouèrent pareillement,auec vn grand nobre de ceux qui les fuiuoient,obedie^ amp;nbsp;chaftetéjaufquels le Patriarche comadafe tenir fbuuêt furies chemins, rendit feurs des courles des Barbares, à ce que les pellerins y cheminaflentpb^ fcurement.il leur fut donné vncplace deuant le Téple, ou ils firent conlW^ des mailbns pour fè loger,^retirer leurs armesamp;lcurs chcuaux,Parquoyon
Ir nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ROY 40* x.. .
móftrerêt tels en peu de têps, quâils ruiw-
ils ââ âApport quot;^â^j^^âceSc gradeur de courage cotre les ennemis de la toy, Q^^üroiejjj. r 50inunemétlaviûoireauccques force dcfpouilles,ou biê
f ^^^^^japresauoir combattu iufques au dernier foulpir. Et plus rn nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;amp;nbsp;auoient laifle les armes, on n eüft fccu trouuer
jllâ^samp;gracieux. Il fut ordonné au Concile de Troyes tenu
du nbsp;nbsp;nbsp;Quâils âP^ du nbsp;nbsp;nbsp;Honoré, auquel prefidoit lâEuefqüe dâAlbano corn
dre nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;robbes blanches logues ûns croix. Neatmoins
fedes ^^Mers amp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;prindrent les croix rouges deffus. Les deux or-
?5â^blo{pitalliersdeuindrent en vnmomêt fort riches, à eau-
Rois amp;nbsp;autres grands Princes amp;nbsp;Seigneurs
dier nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^o^nerent incontinent. Qmant aux Teutoniens,iis eurent
pQi T ^^ftre nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;de leur nation. Ils firent faire vue Eglife quâils de- wj«/«, '
^dades nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;holpital femblablement, tant pour les fains que
Ães ^^'â P'^iuiv '^^^^âJoient premièrement en pauureté, combien quâils ne l'^iâs ils pri^? â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;donna puis apres plufieurs terres amp;nbsp;Seigneu
lûiç ordi- f 1'^ Câ^oix noire fur vn accouftrement blanc. îicp^^luuücnt. A ^Iditseftimez fort Religieux,portoient les armes Sgt;c côbat-f nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^^^â^uirc ceux qui fenfuïuent,delailfans toutes mondanitez
M nbsp;nbsp;â qui nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;contemplatiue. Dont les premiers furent les
app ??^^^ncerent leur reigle lâan denoftre falut 1084. Et en fut
Yjjp^^^enfeio.j^\^.^^unon, natif de Coulognc, lequel eftant Chanoine de
^^ââ ânelTe, Sclifoitpubliquement. Il efleutpour demeure bert'^^^^^uitp nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;de Grenoble, du temps que Hugues home de fain-
fen â nbsp;nbsp;nbsp;de o nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Treze ans apres vn gentilhomme Lorrain appellé No- i^cl^rtrtu-
fou^t bien venues Cours des Rois 8c Princes,
^^d:e vie mondaine, lailfa toutes fes richeires,amp; fe traf-
I dV^^pP^^ifieur nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Premonftré, ou il fit ediffier vn Conuent, 8c là falTcm- prets^nÃre.
1 ^eCkl de nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;qui firent vn ordre nouueau encore appellé auiour-
⢠Qü Laiigi-çlâAbbé Robert de Molefmc en lâE- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,
l^inft / ^diamp;i nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;trop gran des richeffes de fon Abbaye eftoient cau-
lij^ nbsp;nbsp;de lepfj*^ommcnçoient à dégénérer de la deuotion, modeftie, Sc
de nbsp;nbsp;P^^decefieurs, il en partit auccques vingt vn de fes freres, amp;:
con?^^^Ppellé c nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;tranfporta en Bourgongne en vn lieubofcageux,amp;:
Ly ^^^^Uientd P nbsp;nbsp;nbsp;}amp; la commença vnenouuelle reigle de religion, du CÃtiux^
hiç du nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Eucfque de Chaalons, de Hugues Archcucfque de
frQ ' ^ais pgy 1 . don de Bourgongne qui fut le fondateur premier du bafti-
^^li^ieti nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;deuoc Bernard (natif de Chaftiilon en Bour-
f ^orte^qyâ-q, niefme ordre, luy donna fi grand nom, amp;: lâaugmenta Fr nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^ftime plus toft rAutheur,qiie non pas à lâAbbé Robert.
^.^ââ ^oce ioLiifloit lors dâvne heureufe paix,amp; eftoientles ôcy^ ^^^ââandstn nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fo^^ deuotieux. Le Roy Loys auoit eu en faieu-
gardai^^^P^^^â^^otesfoislafaûeur diuine auecques fon experience
â èorutç nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;contre eux, amp;nbsp;facquit par fon grand heur, plufieurs
h nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;oiUaiime de Poidou Duc de toute lâAquitaine nâayant au-
ne fçauroit mieux marier lâInfante Leonor fa fil-c bien publicq de fes pays,que pour le proffit de fes fubiets,
w
418 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;LOYS 7, LE lÃVNÃ ROY 40.quot;'
leonor D»~ thejje Je Guyenne.
Manege Je Fojt GTâJe Leonor,
InÃru^ion Je pere à fils Koj.
quâauieüne Prince Loys fils du Roy Loys le Gros gt;nbsp;qui ia eftoit couronne â deFrance. Le Roy nâeuft pas femblablement trouué mariage pourfonn 5 P riche amp;nbsp;duifible que cefte Ducheffe dâAquitaine, ôc toutainfiqueleteifpJj^j les affaires dâalors ne demandoient que la confommation de ce managC) les hommes f y accordèrent aiièement. Car en ce voyage qu e fit le Duc me à Saint laques en Gallicc, il fe trouua tant foible, qui! fe cogneut ro ^r j de la mort. Parqüoy il pria les grands feigneurs qui lâaccompagnoient, çu iayaffent par tous moyens de marier fa fille auec le Prince de France. CCH luy promirent tous,tellcment qu apres quâil fut mort, ils enuoyerent Am des vers le Roy Loys,pour lâaduertir de la derniere volonté de leur demm gneur. A cefte caufelcRoy enuoya fonfilsLoys à Bordeaux, ou il Ducheffe Leonor auecques le grand contentement de lâvne amp;nbsp;del autreni qui euttoufioLirs duré fi ce Prince cefte Princeffefc fuffentgouuerne mariage ainfiquâauoit penfé le vieil Duc Guillaume au lit de la mort.M fortune qui peut beaucoup és choies humaines, amp;nbsp;le peu de prudence c mains, firent tout changer en peu de terres. Car combien que ce manager commencement eftime heureux amp;nbsp;promtable, il fen enfuiuit toutesfoisWf malheureux diuorce,dont on ait gueres ouy parler. Au commencement vu cun fen reliouiffoit, amp;: mefme s le vieil Roy Loys, elpcrant laiffer apres w fes enfans heureux,amp; Ion peuple en paix.Il régna trente ans puis tentant approcher, ne voulant rien perdre de lâheur qui le prefentoit, il voulut volt fils deuant mourir, amp;nbsp;pour ce faire il lâenuoya quérir en Galcogne, amp;nbsp;1°^^ Æ Â« fut arriué, il le pria en publicq amp;nbsp;luy commanda quâil traittaft mieux les m , quâil nâauoit pas fait, quâil eut fiir toute choie, la Religion en recommandai â, quâil fecourut les pauures, quâil deffendit les veufues amp;nbsp;orphelins, qu il nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.
par tous moy ens à la conferuation de la paix, amp;nbsp;proffit publicq. 11 luy nbsp;nbsp;nbsp;,
Comte Je Dreux,
ftra quâvn Royaume nâeftoit autre chofe quâvne charge amp;nbsp;gouucrnementpo quelque temps, de lâadminiftration duquel il falloir rendre compte tout , tinent apres la mort, deuant le iugeeternel, quià chacun (lèlon cequilavc^ ordonne vn eternel fiilaire. Mourant le Roy Loys le Gros lailïà lîxenfansil-O)^ Roy de France, Henry Euelque de Beauuais, Philippes Archidiacre de Bouf' gongne,Pierre gendre amp;nbsp;heritier de Regnauld Comte de Bourgongne,Roi^ Comte de Dreux, amp;nbsp;Confiance mariée au Comte Ramond deThoulouzc-Quelques vns difentque ce Robert fut le fils aifiié dudit Loys, mais poufC^
,Armoirus Jes enfant Je France.
quâil nâauoit nul elprit ny entendement, il fut par ledit Loys le Gros f)arles François déclaré non apte amp;nbsp;habille a porter la couronne de France, uy fut donné le Comté de Dreux auecles armoiries de lâEchiquier dor zur. Et faut noter quâen ce temps là , les pu liriez de France ne portoientpo^f armoiries les Fleur-de-lys, ains feulement les couleurs de France quieftoient or amp;nbsp;azur, les vns en bandes,ou demy cheurons comme les Ducs deBourgofl-gne de la race de Capet, les autres lâEchiquier comme ceux de Dreux, amp;ain * des au tres. Mais le Roy Saint Loys fut le premier qui donna aux puilnez de F»-ce, les Fleur-de-lys auec difference, car depuis les vns y ont mis vne cortice,ai*; tres vne bande, autres vn orle, autres vn lambel, autres vne autre choie a la dit' ference de lâaifié. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,
' Pour reuenir à ce Comte de Dreux il fut marié, amp;nbsp;eut plufieurs enfans,qjt depuis firent beaucoup de guerres en France. De luy defeendirent les Ducs de
' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;: nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â ......â â * Bretaigii^)
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S|p3uuaipq irojoddojXonby â¢auuo.inoaajpa^pagBtâygjy ^^Uay, J I 3iop3 inb X.iuapj sjy uoj anb 3ppu333Lâ ua âajjaiajSuy p atyy^J'^â^^-
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1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;aaap app inripqy ⢠iiouai-wddtâ inaj auinrXoqj aa anb luafy
a nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ap suojitâtLi sapuviS snjd sap xnap anb ajnta p'saxianS sangyo/^^^^^^
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;njd 3U3JiHinjua 3uopqipjnj sanbnoq ap sjq notuy^p aiujo^ /qj
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410 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;LUïö 7. Lb IbVJNb KUl 40*
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aggreable à luy. Cependant quâil commençoitfon regne partes voyes ftice, quelques gentilliommcs Anglois fe fafchans du prefent Eftat j Royaume fe retirerent vers Dauid Roy dâEfcofle, luy faifans entendre crime que les Anglois auoient commis contre eux mefmes, en ce qu ay^^ pule là crement delafoy,amp;du ferment promis à Mahaut amp;âfes âj^j auoient couronné Eftienne pour leur Roy. Le lù^plierent de vouloir armes venger celle iniure Sgt;c defloyauté, amp;nbsp;rendre a Mahaut f«n Royauiâ^^^.â^p, quâen cela ilferoitvne Åuure aggreable tanta Dieu,quâaux homroes- , colfois efmcu de celle remonllrance entra à grand puiflà nce dedans lA u. terre, amp;nbsp;y print quelques petits challeaux. LâAnglois ne fendormit pas collé, ainsallaau deuant deluy auecques vnegrolTc armee. Comme rentlîpres lâvn derautrequâilsnâattendoientquelecombat,illcurprinta deux,vn delir de vouloir plulloll entendre aîa paix, que venir aux mai^^â. fur tout Elliennedefirant la paix, enuoyafcs AimbalTadeurs vcrsDaiiiâiP. .j la faire. Elle fut doneques faite a la charge que les challeaux que auoit prins luy demeureroient. Ce que Elliennc fit pour fe rendre arni colfois. Mais en cela, il fc trompa, car puis apres voulant que lâEfcoHois prcllall le ferment de fidelité, tant fen faut quâil le voulut faire, quâaucoigt; re il dit publiquement que premièrement il lâauoit donné a Mahaut. fois pour complaire au Roy Anglois, il commanda à fon fils Henry deâ^ re, amp;nbsp;à celle caufe ledit Anglois donna audit fils le Comté de Huntyng^ Cela fait, le Roy nouueau ayant mis ordre à plulieurs affaires, vn bruit par toute lâAngleterre quâil elloit mort, amp;nbsp;bien que ce bruit fut faux, commencement il femblall quâil ne portail aucune conlcqucnce,fieftâ:^âî^ puis apres il fut caulè de beaucoup de maux, car fellant ce bruit efpandu pW^ uant, les ennemis du Roy fondez furîceluy,cfmeurcnt le peuple à vnegf^ defedition, amp;fes amis amp;fidelles feruiteurs ,amp; entre autres quelques vns
bruit.
MMuait fubiet}.
Normans fc dillrahircnt amp;nbsp;aliénèrent de leur premiere volóté amp;nbsp;affcólion,**^^ ifeuolte fin- parans de pluficurs places du Royaume, Icfqucllcs bicnjtoll apres ^efuryn grande diligence, le Roy Eftienne rccouura, amp;: retrancha le cours de treprifes. Mais eftant content de cela, il ne feeut vfer de faviéloirc, f)uniirant point lès ennemis amp;nbsp;rebelles, ils deuindrent fi audatieux, amp;nbsp;orgues eux, quâen apres ils attentèrentpluficurs mefehantes amp;damnablcs entrepn fes contre luy. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,
Mitille Cz* routte.
Eftienne voyat que les courtoifics amp;nbsp;graces quâil faifoit à fes fubiets Anÿo ne le mettoient point pour cela en leur bonne volonté,amp; qu aucotrairc leurs fcélions tous les iours faftbiblilToient, comença de leur öfter les immunitc^ delcharges quâil leur auoit donees, amp;nbsp;de leur dclhier ce quâil leur auoit proi^'^' Ce qui le mit fort en la mauuaife grace amp;nbsp;opinion des Anglois, cependant Geoffroy Comte dâAniou elloit auec grande puiflà nce entré en Normadi^-fticnne y paflà auec lès forces,amp; lè ioignant à celles de Ibn frère Thibaut qun; trouua, donna la bataille à Geoffroy,amp; le mettà t en routte deffit fonarmec. la eftant proprement amp;nbsp;heureulèmêt fait,Efticnnc cotraéla amitié auec toys7-Roy de Erà cc,amp; luy fit homage du Duché de Normandie par fonfilsEuftacn t nouuellcmêt en auoit efté créé Duc. Aiat mis cell ordre aux affaires de No mâdie,il retourna en Angleterre, ou il nâeuftfi toll mis le pied, quâil fut aducr^ dâvngrad préparatif de guerre qui ^faifoit cnEfcoflc.C^lesEfcoiroisloUj^
LOYS7. LE lEVNE ROY 40. LIVRE VIIL
prétexte de garder le ferment de fidelité fait à Mahault,auoient brouillé les cartes en Angleterre. Le Roy Eftiennc pouruoyant (ôudainemet a cede nouuelle guerre,reprint par force les places quâil auoit parleTraiéléiufdit donees aHeil-ry nlsde Dauid Roy d Eicofl'c,lequel indigné de cela, entra aucc vne groflear- ,An^ctent, nieededans l Angleterre,faifant toutes les pilleries,raçonnements, ôc cruautez dont il fc poLiuoit aduifcr.Ce pendant le Roy Eftiennc auecques tell,c diligence foppofaaux EfeofToiS quâil les contraignit de (e retirer.Mais tandis quâil repouf foit les forces eftrangcres,il fut aflailli des domeftiques defonRoyaume, eftant manifeftemcntpourfiiiuidcladiuine vcnlt;^eancede Dieu pour La pcrfidieôc par iure,d autant qu il auoit contre tout droit ôc contre La foy promife a Hery Roy precedent,amp; aMahault fa fillc,cnuahi le Royaume dâicelle, qui ne luy appartc-noitaucunementjVcu mefmement quâil auoit rcceu beaucoup defaueurs, honneurs,amp; biens dudit RoyHcnry.Robert Comte de Cloceftrc ayant fecrette intelligence auec Mahaultfl(Åur de mere, iour amp;nbsp;nuiél fecrettement efpioit les ^étions d Efticnne,ôc ce que le tcmps,lcsaccidens, amp;: lès affaires apporteroient, ^lurtoutlâelludioit entout cequâil pouuoit, de rendre Eftienncodieux aux Seigneurs d Anglcterre,affin que par leur fècours, en fin le Royaume fut rendu ^Mahault amp;a(on fils Henry.Leur remonftrant que câeftoit vnegrande villenie amp;^mefchancetédâeftretrompé,amp;: circonuenu par quelcun. amp;: encore plus grau
f'iUaîn Jt tromiier 4tt* iruy.
quandcâeftoitdefon parent. Que câeftoitvnegrande calamité dâeftre pri uedefesbicnsjamp;encoreplus grande dâeftre fruftré dâvn Royaume. Quecâe-Itoitvnechofe indigne dâeftre vaincu,mais encore plus indigne de Feftre par ce (uy auquel on auoit fait beaucoup de biens. Ces remôftrancesamp; autres eimeu-tetJes affeftions de ceux qui tenoient le parti de Mahault, de Eicon quâeftant le EoyEfticnne empefehé à laguerrc fufdite contre le Roy dâElcoflc, plnfieurs gentilshommes,Icfquels la mémoire des biens amp;faucurs reccucs du feu Roy HenryelmouLioit,incontinent prindrent les armes, amp;nbsp;femparcrent de plu-ficursfortes places. La nouuellc de ce nouucaii trouble fut fort defplaifantc au . nbsp;nbsp;RoyEfticnne,qLii auoit délibéré de ne quitter iamais lâentreprilede cefte guerre,
quil n eiiftdeffait le Roy dâEfcolTcjpoiir nâeftre tant fouucnt tourmentée guer lt;7«frr« f/4 foye par vn ennemi tant voifin.Mais il cogneut bien quâil falloir rompre G deli-heration,pourobuier à ceftepeftedes troubles inteftins qui font plus dangereux q les guerres eftrageres.Il quitta doc lâEfeofte, amp;(âê retourna en Angleterre la ou auec grade célérité 11 reprint quelques places dot les rebelles fâeftoiétfai-fis,amp; les mit en fuitte. Mais voyat que les Efeoftois ne dormoiét pas de leur codé,iHctourna en E(coflc,5clailfalagardedefonRoyaume à Thruftin Archeuef quedâYorch,amp; le pria dâauoir fur tout,lefoing de relifter aux machinations,amp; entreprifes des rcbcdles.
Le Roy dâElcofle aducrti du depart du Roy Anglois, amp;nbsp;des troubles nouuel grcnjfo» Icmét cfmeuz qui Fauoient rappelle en Angleterre,y mena fon armee,à laquel- iMtKMt lefcjoignirent quelques rebelles Anglois, amp;nbsp;entre autres Robert Comtede Clocellrc,duquel nous auons cy defi'us parlé.Mais Eftienne luy donnant la bataille,le vainquit, ôcdeffit bien dix mil-le hommes des hens,amp; contraignitfes ennemis fe retirer en Efeofle, ôc fes rebelles en France . Le Roy Eftiennc mcruei'lleufement aifede cefte viôloire, fe-retirant à Oxfort fut aduertique Mahault amp;nbsp;(on frere Robert venoient auecques vne armee contre luy,amp; qâuvn grand nombre dâAnglois chafque iour fc rendoit à eux. Cela luy fit auoir £0up-
.......... nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;..... ....... ' N
LOYS i. LE lEVNE ROY 40
çon de tous ceux qui eftoient pres de luy,de façon quâil commença à fen amp;nbsp;à ne leur communiquer plus fes defleins,confcils,amp;cntrcprifes,heefteden' ce fiilbit naiftre en eux vne nouuelle haine contre luy,amp;augmenter lancicnoc« Eftienne commença de craindre les menées des hens, amp;nbsp;les forces cftrangcrcs, mefmemét eftat aduerti que lâImperatrix Mahault fon aduerfaire, de toâ cok^ alfembloit forces amp;nbsp;lecours. Adoncq confiderant quâil ne pouuoit mieuxW* tCallquot;quot; nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;pouuoit cotenir en amitié le Roy Loys de Frâce, il luy cniior
DeÃr Kalita
{edeFrlt;»tct hes Ambafladeurs auec lettresôeprefens,le prier de doner Coftance fa feut fils Euftache.Le Roy Loys ne refuû pas lâalliance de lâAngloiSjCar donnant^â te feur au fils de lâAnglois, il promit audit Roy Eftienne tout fecours amp;nbsp;comtejÃfe Cefle affinité donnoit efperance à Eftiennc dâvnc perpétuelle amitié entre wy
Roy de France, quand furuint la mort dâEuftache, apres laquelle Confer fut remariée à Ramond Cote de Toulouze,amp; bien quelle fut mariée à vnCoJJ, fi eftee quelle fe faifoit toufiours appellerRoine,qui eftoit vne couftumedeÆ cien téps,quc les filles de France eftoient tant honnorees, que bien quellest fent mariées à autres que Roys, elles eftoient neantmoins toufiours appelle^ Roines, mais dâautant que cela retourna en mocquerie, depuis onlesaapf^' lees de la-qualité de leurs maris. Voila ce que dit lânifloire dâAngleterre,
Quelques autres hilloires difent quâincontinêt apres quâEftiéne lê rut fait / Mahault vouloit entrer en fon Royaume,amp;ellatt^ te hautaine dâauoir efte feme dâvn Empereur vouloit toufiours eftrcnomej Æ pcratrixjamp;nâcut iamais penfé quâaucû luy eut voulu débattre le Royaume d gleterre, ainçoisauoit toufiours efperé dây fucceder apres la mort de fon pf^t« fans aucune controuerfe. Mais voyat que le fils de fà tante en eftoit couronn^ Roy,amp; y regnoit,clle cognut que la diligece eft beaucoup plus requife encc qui pretendét à grades chofes,que non pas la pareffe, toutesfois elle ne le de pera point,ains cognoilfant que fes forces heftoient pas telles quâeilepetit^*â fercenoLiueau Roy fon coLftin,('qui neantmoins lâeuflent bien peu cmpdf^ deuant fon couronncmcnt)cllc délibéra chercher fecours par tout ouellef nbsp;nbsp;|
^monflrdn-ce du bon droit.
Uetioir dit
Ferplexhc toit.Elle nâeuft peu f addrelfer quâau Roy de France, car bien que fon beR? deMah4ult, fouques fut Roy de Hierufiilem, il auoit neantmoins plus de bcfoingqu Æ fecourut de rEurope,que puilfance dâaider a fa bru pour le recouurementd gleterre.Ellenâauoit aucune alliance auec les Princes eftrangers,amp;:fç3umt que fon coufin Eftiêne auroit toufiours du fecours de Fracc,par lemoyede frere,dontlcRoy Loys faignoit eftre ignorât. Parquoy elle delibcrahmd luy,preuoyant bien que fit le vouloit monftrer iufte Roy, il diminueroit bd couples forces de fon ennemi,amp; pour cefteoccafionfe trouuantahCoiitf le fupplia hublemêt quâil ne voulut permettre que la noble maifon d Aniouft auoit tant fait pour la Frace,amp; pour toute la Chreftiêté, fut pritiee du dâAngleterre,que les Comtes de Blois auoient vfurpé fur clle,lelqucls talc lO de lâoccuper par le fecours des gens deguerreFrâçois,quâiisy faifoiecp^iY â fon comandement ou côgé,affin de nâe eftre point à l'aduenir fes redeuables.^^^ le luy rcmonftroit fèmblablemêt quâil debuoit(luy qui eftoit Roy) entreprt , ceft affaire dâAnglcterre,amp;mcttat fon fils encore ieune enfât, au Royaum^H^ luy appartenoit, garder les droits de luy qui eftoit pupille,amp; dâellefémeK contre lâaudace amp;outragc de fes ennemis. Voila cornet cefte Imperatrix i hoit deuât le Roy de Frâce. Au contraireThibault Cote de Blois trop
Loys 7. le ievne rov '40.' lîvre viii. w
de fa gradeur,fçachât biê q leRoy Eê alloit en Poitou,amp;en Gafcognc pour acou ftumer ceux de fcs pays encores fes nouueaux fLibiets,a fon obeiflace,ne daignaquot; one fe trouuer en ce voiage biê q toâ les grads Seigneurs dePrace y euflet efté fe mos.Ce q Ic Roy trouua fort mauuais, ôc le luy iputa à vne grade audace,tellement quâon ne doutoit point en France,quâilne fit le ieune Hcr y dâAnioUj Duc deNori-nandie,amp; quereceuantfon bornage il ne luy baillaftfecours pour lâen mettre en pofleflion.Ce qui pouLioit beaucoup nuireauRoy dâAngleterre, amp;nbsp;cenueitlft de dauâtage âImperatrixMahaultfètrouuoit délia aufli forte que luy.Mais cenou ueau Roy agité dâvnc couoitilè de regner,fongeoir tous les moiens de fe deffen dre,amp;n oublioit rien de ce quâil penfoit eftre necelfaire pour fc continuer en ce-11egrâdeur.De forte quâil fit courir le bruit,que lâEmpereur premier mari de la Princefle Mahault mere du Ieune Henri dâAniou fon copetiteur, eftoit encore valant,amp;de fait que câeftoit lâoccalio pourquoy, elle fe faifoit touliours nomer Imperatrix.Et de fortune, il fe trouua vn home qui relTemblant entièrement de proportio de mêbres, de forme de vifiige,amp; de faços de faire à lâEmpereur Hê-n(quc côme nous auos dit,cefte Mahault auoit efpoufé en premieres nopccs)fè difoit par tout eftre celuy mefmesEmpereur,tat q plufieurs en elperoient grads troubles.ToLitesfois apres auoir cogneu la témérité de cell afFroteur,on lâenfer macn vn Couent.Cc qui fit croire d auantage le foupçô,veu la legere peine dot ^ccuf4tȈ ortlcpuniflbit pour vne fi grade faute. Tellemêt que les vns penloict pour tout certain,que le mariage de Mahault auec le Cote dâAniou n auoit point efté legi timc,ScqueleIeuneHêrieftoitBaftard.Elle ne laiftbit point neatmoins de pour fuiurefondroigmais cc fut trop tard, car ce fut ôâ.ans apres que Eftiêne eut efté couroneRoy dâAngleterre.Mais coe on dit en comun prouerbe,quâêcore vaut il mieux tard q iamais,elle acôpagneedelaieuneflbdâAniou,duMaine,deTou neprinsta \ raine,amp;deNormadicpa(la enAngïeterre,amp;aprcs quelques rêcotres dôna vne ba taille a Eftiêne, quif en difoitRoy,en laquelle il fut defFaitamp;prinsprifonnicr,amp;
I mené a Mahault,qui lâeuoya en prifon en lavillc deBrifto. Geoffroy mari dcMa Lauft entendant lâheureux fuccez des affaires de fit femme en Angleterre, entra ttuec vne armee dedas la Normadie,de laquelle peu apres il f êpara, amp;la nouuel ft deladeftaiteamp;prifc du Roy Eftiêne,Iuy acquit lâamitié tant des Normas que desPrincesvoifins,amp; dâautre coftéleRoy Dauid dâEfeoffe a la prière de Ma-Lauft, entra dedas le pais deNorthombelland quâil coquit,amp; garda au no dâelle, debyi^toire LImperatrix Mahault femme trefaduifee,confidcrat fiigemêt quâil falloit vier promptement de laviéloire ne fendormit pas,ains pouruoiant a tout ce qui luy ftmblaneceftaire à cefte guerre,print les villes de ''J^inceftrcamp; dâOxfort,puis al la a Londres,la ou les habitans de la ville la recourent auec grad honeu r amp;nbsp;ioye. Corne elle eftoit là ,mettant ordre aux affaires,Mahault feme dâEftiêne y vint la fu P plier de vouloir pardonner à fon mari,amp; luy permettre quâil peut rentrer en fon Roiaume, amp;pafler la le refte de fes iours en vie traquille.Mais tant fen faut, inhtrèdefë-que 1 Imperatrix Mahault voulut a ladiêteRoine Mahault accorder aucune dé fts demandes,quâaucontraire elle la renuoia auec iniures amp;nbsp;menaffes.Ce qui irrita tellement ladite Roine Mahault,que biê quâelle fut extrememêt addoloree de la prifon de fon mari,ficft coque confiderant quâil falloit auoir la deliurace de fondit mari,ôc la paix,non par les prières amp;nbsp;honneftes parolles amp;nbsp;requeftes, mais pasles forcesamp;les iTiains,elle madaincontinent à fon fils Euftachc,(autres difent Guillaumc)no moins promptamp;vaillant que le pcrc, quâil eut à affembler
Nij
414
LOYS 't? le IEVNE ROY 40.
le plus de forces quâil pourroit. Ce quâil fit en toute diligence, tant infolcnte de la bonne fortune amp;nbsp;viôhoirc,quc comme les habitans . lÃefertune 1^ de Londtcs fe plaignilTent à elledesiniures ScfoullesreceuesduRoy fon pere, amp;nbsp;la'fupplialfent de vouloir remettre fus, les ordonnancesâ
'' Saint Edward,elle les tança aigrement,fi bien que le peuple tre elle,commença de luy drclTer des embufches,amp;:â tendre à quelqueic Elle fapperceuant bien tard quâil ne fault iamais quâvn Prince define a !Æ Lj pie vnc requefte iufi:e,ny quâil le rudoyé, amp;nbsp;rabroue,fortit de lavilledel^^^^jpj ôcf ê alla à Oxfort,amp; ne pouuant fc gouuerner en la variété damp;fa fortune, baye de tous les Seigneurs Anglois.Et pour mieux leur augmenter lan*'*â â. le leur faifoit ordinairemêt des reproches,amp; fit plus que deuant reflerref Eftienne,luy fit mettre des fers aux pieds,ôc commanda quâon luy donna peu à manger.Henry Euefque deWinceftre frere du Roy Eftienne,voyan tous les iours croilToit la haine des Anglois contre lâImperatrix Mahaun, fiderant quâil fe falloir feruir du temps amp;nbsp;de lâoccafion,fortifia toutes les P * defon Diocefe,amp;mefmementlavillede W'inceftre,dedans laquelle n ⢠ferma,attcndant ce que produiroit la fureur amp;nbsp;lâinfolencc de celfcfenana^â dâelle mefme fc precipitoit en fon malheur. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;J
- LâImperatrix aduertie des menées de cell Euefque,appellaà fonfccoursyâ stpredfiter }lt;oy dTEfcoffefononclc,quivintincótinét,amp;toLisdcuxaffemblasleui'slo leur.â'* allerer aflieger ladite ville.La RoyneMahaultamp;fon fils Euftace ^^copagne^^^^^
Miih/inlt yatneue
Londrois irritez contre elle,amp; de tous ceux qui tenoiét le parti dâEfticn^â vne grofl'c armee fe trouuerent là ,amp; attaquans lâImpefatrix amp;nbsp;le les mirent en routte. LâImperatrix faifant par tout courir vn bruit qu eUc c morte, commanda quâon portail vn ccrcueilh ( dedans lequelondifoh^^ elloit enfeu elie) en la ville de Clocellre. Robert Ion frere qui tenoitprnâ^ leRoyenfavilledeBrillo fut prins prifonnicrauecplulîeurs autres, ôt au dement traitté par la Roync Mahauît,quâil auoit traitté fon mari.
CMfe de I4 ruine d' ^leterre.
Le Royaume dâAngleterre elloit ainh fcparc en deux faôlions,amp;ialcs§^ res ciuiles auoient mis vn tel poilon dedans les cueurs desAnglois,quonvo clairemét quâil lâen alloit perdre.De celle ruine eftoiet caufe leRoy Ellicne,q iniuftement felloit emparé dâvn Royaume qui nâelloit pas à luy, amp;nbsp;RobertqP^ iullcment fecouroit fa leur, amp;qui luy faifoit faire ce quelle faifoit.Et eRâs toU* deuxprifonniers,chacun eut efperance queDieu ayant copalfion des calaæi^ du peuple Anglois,finablement y mettroit vne bonne, neceflaire amp;nbsp;defiree Adoncq les Seigneurs Anglois amateurs du repos public, qui defiroientqut' paix fe fit entre les deux ennemis par La permutation des prilonniers, mirent auat ces conditions: AlTauoir que le Roy leroit mis en liberté, amp;nbsp;polTederoit Articles de Royaumc, amp;nbsp;quc Robctt tentteroit Cil fon Comté ,amp; fe mettroit du coltc^ b-oy, fins pouuoir plus iamais abandonner fon parti. Robert rcfufaccscondi'^ tions tout ainfi que fil eut effcé en liberté planiere,amp; lâImperatrix ne voiiloittP'^ tendre a aucune paix,fi elle ne rentroit en Ion Royaume. De celle negotiation fatigmenta amp;vlcera dâauantage lâinimitié dâentre les deux faélions,fi bien fin le Roy,amp; le Comte fe falchans extrêmement de leur longue prifon, amp;
Deuxfudlôs plus en la fortune de la guerre quâaux Traiélez de paixïê deliurcrentdeprilon par elchange de lâvn a rautrc,fans faire aucune mention de paix. Et en cllans oc-hors,ôc renouuellans leurs mutuelles iniures reçeues, renouuellerent vnepbâ
LOYS 7. Lî- ÃÃVNE B.OY 40. LIVRE VUE 42-S )»gt;â¢
forte guerre c^ue deuat.îls fe rencontrèrent auec leurs forces pïes de Winceftre,
là ou?lt;ol)ertmitlcRoy cûroutCjÃcdeflà tvngrandnombredefesgens.LeKoy nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'
irrité de ceftebote amp;nbsp;deffaiâc, affembla vne groffe armee,ôc aUa aflieger lay iL
ledâOxfortlà oulâlmneratrixMahaultfeftort retiree,efperâtlaprendre,ou par
force ou par famine. Il fut trois mois deuant, amp;nbsp;l affregea u e ror ernent que
ceux de dedans fe voyans réduits a lâextrémité de lafaina, ôc ors^ e S' â¢
dâauoir fccoursny dâhommes ny deviures ,acaufe que o ert n
egalles à celles du Roy pour îaffaillir, commencèr ent a nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â nbsp;nbsp;⢠fa n r r« r Je
Uei ie nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;auec le Koy,eutreles mains de Xl
«t fiWe furies cUps,lt;vieles foldats âquot;°â¢â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;couleur fcmblable i
femttliçarà e^elle fhabilla toute deblanc, aftn q V ie^obant de nuift de
t nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;la neige,elle peut trdper les y eux des ennern, .h a A-ââââQ£PYtbafteau,Ãc
â fcCauuadedmslaNilledeWallmfot^- ^âquot;y^'ieuxuariies.Durantlacjuel-
â Uuelquetemps y eut furfeance nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Æ n -^^vrenuauneuficmeanà eCon
â nbsp;nbsp;nbsp;leLbrenneamabort forces amp;c argent,^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;deMahault décéda aMon-
â ï^^«tcaïaimecU5xxnUlt;^ueRcGcoWoy nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;dEfeoffe,entert-
â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;«uerlbellay .Henrifon hls qui effort^au ^q^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Anpu, amp;c delÃ
â dantlamottdeCon pere ,rncontment pc r ^^^^,^oVontarrement aluy.
allaenHormanà re,leslraVrtans deVaque nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;pafîa en Angleterre auecques
KiantmrsNnhonordre aux anarres nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;aulne defrrortquetr-^B
â î«unorrforeâWrrresme.Ãxuxfotces^to^^^^ « ter eereuneV rince au combat. Mars corn nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;amp;r rorruoiteux de gVoire,Sgt;c
â â'^^^foltcouhumierement nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;p^â^^^^^ç_\^£ortune,mefme-
» couhunlrersdexpofetleurNieStteurs O nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,?A IpMovrXutiamais xenir aux KAweUe
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V LknAeterre demeura en nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â V Ã u qm V.Vtienneo^r effort
\ quandEieula regardant en pitre efmeut â^^'^V-^^^^ÃQ^^^vraVnXafeignen \ nbsp;nbsp;nbsp;canledetous ces maux pont auorr contre tout nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;de XaqueWe au pavanant
\ nbsp;nbsp;nbsp;ne daunuy,delovteqrlX commenta de defrvev X*, ' _ \ ^q^Qp^^^vn.de\e Ejtienneief»
dauert ehe tant edolgné.Adoncc^res cependant^ nbsp;nbsp;nbsp;vxevdttXonfdsEuffaà re xeUvAix.
\ ùrtauxvnà rnsauecXereuneXXentl,'dadulnt^\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;AeVvaneeXansXarffetan-
\ nbsp;nbsp;nbsp;mandeXaluXdrteConÃtacelent deVqysXeXeune oy nbsp;nbsp;nbsp;â pZ^çeNevsXonXre-
\ nbsp;nbsp;nbsp;tuns enXansdeXXe,Xacp.reXrepen de teps aptes tn^enuore
\ nbsp;nbsp;te?5c^cdmelXaeffedrtXtematXeeanComtedeVXm on â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^gp^deXaÃn-
\ nbsp;nbsp;uedelonhXsNvnlt;pre,aucpreX'danortdeffmelonR.orau nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;cWeeaa
\ nrte^ amrtre deXa'Vrance,cp.nXuy eEorttvesXronova e p nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;tendue a
\ ktudxa. desXongnes guerres, aanorvXelmrt dre nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^lt;yo\tntptes deXuy ,
\ queXqtepà rxdùeqnoy XapevceuasqneXqneslergneutsq
\ ddueuxdeXaparx^^dleventlncontrnenttvounet nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;«tve eux dwae navt. r »'x «ntre
\ nbsp;nbsp;fonlXs,^Xes drXpoXetentXtXnenaXapârx qà edetut tare ce . nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;lt;y
\ . ^V^u,nuttlrtaUscorrdrtmAùvVuct^^^^^^
\ »Reyenkn^etette,^Wenty ttendtdttXaXdotmadte,o^^ t
Ellienne ledit Henri luy fuccederoit audit Royaumè,comme fon vray time heritier,Que le Comte Robert amp;nbsp;les autres Princcs,Seigneurs,Gentilsbââ mesâPrelats ,amp; autres quiauoieiit fuiuilâvnou lâautre parti lans aucundol, fraude,iouiroient de leurs biens,honneurs amp;nbsp;eflats. Lâvn lâautre Prince rut content des conditions de celle paix,quâEllienne adoptaHenri pour Ion faÃble^n nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fils nommé Guillaume encore enfant conceu(commeaucunsdi'
fent) dâvne concubine, lequel fon perefitiurer nbsp;nbsp;promettre fermét de fidelité
^belard.
PrepoÃtions iierttiquec.
Henri,amp; leditHenri publiquement appella ôc déclara ledit Ellicnne Royâ1^'â ç gleterre,amp; Ion pere.Celafaiél Elliêne alla vifiter tous les endroits defonRo*^^ , me,amp;rimperatrixMahaultamp; fon fils repairerentlamer,amp; vindrentenAnjod-igt;iferespoHr Durat CCS dilïercs dâAngleterre il f en cfineut dâautres en terre ferme,amp; lareli^wn. palemêt touchât les affaires de la religion lors attainte de là coulluinierenw die. Vn Breton nommé Pierre Abelard ou Abbayelard maillre fbuucraincn lâart de Dialeélique ellimé lâvn des plus doéles hommes de fon temps,auoitpd heurs difciples qui le fuiuoient pour apprendre les fciences liberales, en maniéré quâon y couroit de toutes parts,mais ne le contentât du grand honneur qu on luy portoit, amp;nbsp;de la réputation quâon auoit de luy,il entra en laTlicologie,amp;R voulut melier de dilputer de la religion,ellant fi opiniallre quâil cotrarioittqu ' iours à tous les doéleurs dâà lors,amp;principalemét quant à la definition de hM) dilà nt contre la doélrine de tous ceux qui en ont là inélemêt eferit, queDieun^ poLiuoit rie faire,fino ce quâil fait lelon lâordonnâce amp;nbsp;ordre defafapiéceamp;iU' flice, voire que ce quâil fait il ell contraint de le faire par la necelfité de h natu re.Tenoit encore que Dieu nâelloit point autheur de toutes les chofesbóneSjfi^ que les biêheureux ne iouilTent point de la vifio de fon elTence: Scaffermoit vne grâde abfurdité,dilà nt quâenDieu il y a quelque cas de mellâge.Il mettoit quel que cas de neutre être Dieu amp;nbsp;fes creatures, amp;nbsp;imaginoit quelque autre elfcnce etemelle,que la toute puilTance de Dieu. Il croioit amp;nbsp;enfeignoit que les Anges peuuêt creer quelque chofc,comme ainfi foit que le Symbole rapporte aPiei^ crerftf«»- des P^^^â^ent ócfimplemeiit la création de toutes chofes tat inuifibles que vifibles. (hoÃes. Il foullcnoit aulli que la palfion de nollre feigneur lefus Chrift nous eftok^o*' nee feulement pour exemple de patiêce,de vertu,amp; dâamour quâil nous amon-llré,amp; que la foy nâelloit quâvn iugement quâon faifoit de quelque chofe, telle-
dfiÃtóü.
Concile de Sem.
ment quâil Icmbloit quâil vouluft dire qu vne perfuafion faLilfe,amp; vne douteuk opinion, fc poiiuoiet coprendre fous la foy Chreftienne,amp;fi celleherefieauok lieu eile aboliroit bien toll nollre ferme amp;:lainólereligió.Illâaidoit en fesdilpÆ sctetce de I4 tesTlieologiqucs de la fignificatio des mots('quâil nonioit la Iciece delà didio) cn teile forte quâon eut dit que cófeflant que nollre Dieu ell vne Trinité en vn^ feule eirence,il eut nié amp;nbsp;foullenu le cotrairè,tout par vn melmemoiê.Onafle-bla a Scs vn Cocile de lâEglilèGallicane contre fes erreurs,amp; fut adiournedeco paroillrc a iceluy,mais nây ofant venir,il fut dit amp;nbsp;arrelléaudit Concile,que to les eforits feroient publiquement brûlez. Cela toutefois nêpelchaccgradnoni ZÃlebrd de difciplcs quTl auoit de le fuiure,ne luy de continuer en fes opinions.Par-^^ue[ ' quoy il fut encore cité dcuatlesPrelats,lefquels apres auoir longuemêtdifputc condanerêt dcrecheffon erreur,dot il fe rapporta auPape qui déclara fa fede he 1 retique,amp; luy défendit ellroiélemêt de ne tenir iamais propos de telles choies-J. Bernard, g^Ãemard ôcS.AnfcaumeArcheuefque de Canturberi eferiuirentcontreluy.il auoit elle premieremét marié,puis moine de S.Denis,puis Abbé dâvne Abbaye cnBre-
LOYS 7- LE lEVNE ROY 40. LIVRE VIII.
42-7
«nBretaignc dont il eftoit natif, amp;nbsp;premièrement auoit efté feparc de fa fern- â '
me qui auoitnom Eloys,laquelle auant Tefpoufer il auoit tenue comme fa con-
cubme, ôc apres ladite feparation elle f eftoit rendue rcligieufe au monaftere
d'ArgentueifjOuily auoitlors des Nonnains o^ui depuis en furent tirees, pour
neviure ny chaftement ny religieufement amp;nbsp;lors ledit Abelard fonda au Dio-
cefedeTroyes pres Nogentfur Seine,l Abbaye du Paraclit, ôc enfit A e
fe ladite femme. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;n r rr
GdbertdelaPorecnatifdePoitiers ôcEuefquede ladite ville fut aufti accu-
(é de tenir quelques propofitions er ronnees trop fubtilcment par uy c tu
tes envnliure qu rlauoit fait delà Sainte Trinité. Aquoy contrarioient de tout
leur pouuoir fes deux Arcbidiacres fort doctes hommes, ain 1 qu e
muviTOcntles gens d'EgUfe iâ^ors, aufqueh SniiuBemard fe loigmt du corn-
mencement,2c fut alafinle principal de fes aceufateurs. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;amn. lY^r^esoue
t plufieursparerreur ont nominelehan desTerrrçs, qdilon S ' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,
l nbsp;nbsp;g«resà lararles\eGrand,amp;equAâam Ce
1 nbsp;nbsp;nbsp;®5i'i'-oysleGtos,te\\etnetitquiUa^roitqui
l nbsp;nbsp;lt;|»ieftinMtaetoire,Neu nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;J iâseommeitcement foubsvn
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â'y\JâT^p^u^loftpenfetQudeutCm-
l tdVtmeeiyieftoit OaatVesVeGrand. Ã
1 nbsp;nbsp;nbsp;u^VsgBettes fouts ÃiarUsarrictefls de C nbsp;nbsp;nbsp;, â f ., Vpionner Kov cona
1 etiSaà u\o,aumedeTrance, 'o'^rvaACâeiyountfairec . aaraeans
I ⢠rneà eWu\eCtar\es\eGrand.^amir\aurortva^ nbsp;oftante.
1 nbsp;nbsp;nbsp;Sâ''â'âquot;â¢o«â:âMf''°quot;'''^'â^^°7'°twâ¢abedà enfionenttc\eVave'^V nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;H-.», «i««i
\ ...........
B ges prendre poMton dtceXuy . hvai y nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;-araoPt efté fait fans Con
\ ny qnv\ entraft enfadâte vftXc à eEgt;onYges, pont c q , h nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;enCninant Eueffie
\ dX«c«t,U»xok4onnê\amp;«nfcaaxda»nom^^^^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.j,âj U
\ tanr.ex«gt;4uVrerre,5^auottmreerrW^^^^
\ nbsp;nbsp;nbsp;ntoh,\edttPiette neCetoft McheneCqne nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â¢gt; nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^p^QPYve,2gt;cCnt
\ nbsp;nbsp;\e\eQtioncbftttneepat\ePapebnnocent.Yly poYi nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^,Q^p.j\QyijY\snetlt;it:e- nbsp;. nbsp;nbsp;nbsp;,
\ faK«alt;Ãt,lt;at\«KoB ^^^ppâ°^X'XommevomueuvM\esVaves,ori
\ nbsp;A4t\esVransots,nVrreWeamp;a«eane,vom^^^^
\ ®u^dt\Wiçoutrottefaeieîrop\,o^râ
\ ^Wgrie^iie'à Xors.NitVûrtWSedeuo^^^^^
^z:;:zï^±xs:szsiï»
L ^\ïicx\vièiOT^evvttov\xmevvtLêi\\Coic.Au^Ãcvxw^
418 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;LOYS 7. LE lEVNE ROY 40- '
cönfenti â ce diuorccjde non plus facrificr, amp;nbsp;pareillemêt excommunialeConi te de Vermâdois,amp; fanouuclle femme Peronnelle. A raifon dequoylcRoypl que deuant,amp; folicite de la Roine qui le prelfoit de vager le deshonneut le Comte de flit à fl focuijdrcfla vne armee, amp;nbsp;la mena contre le Comte de Blois,lequel bien quâil fut en grande eftime, nâeftoit pas toutesfois comparable au Roy ny enfof-ces, ny en richelTes : dont craignant eftre ruiné par celle guerre il demanda u paix quâil impetra loubs des conditions que Saint Bernard reprint aigrement, coftditionst- comme trop iniques. Car il ne la feeut oneques auoir quâil neuf premier obte-pXr quot;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;auecques humbles lettres, nbsp;nbsp;fupplications, que les cenfures contre
les Euefques, amp;;le Comte de Vermandois fulTent reuoquees. Cequelc Papp nâeullaccordé fans la promelTe quâilluy fiifoit, quece Comte reprendroit la premiere amp;nbsp;legitime femme, car voyant quâil demeuroit oblliné au fecondma
1 riage, il lâexcommunia de rechef Qui fut caufe que le Roy alla contre le Coin te Thibaut, amp;nbsp;dâarriuee print Vitry quielloit delonobeiflanccjamp;le ruin^ détour en tout, il nefaifoit aucune difficulté de faire brufler tantles Egliâ^ autresjieux, de forte quâen la principalle Eglife furent brilliez bir^ quinze cens perfonnes, tant hommes que femmes, tant ieuncs que vieux, penfans ellre en feurté pour la reuerence du fiinél lieu,fy eftoientretirez, M fe recognoilTant le Roy peu apres, il en eut telle repentance, amp;nbsp;en print lig^an douleur,quâon ne le pouuoit refiouir de quelque pafle-temps quâon luydÃna^ rertu'^^Je S. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ccllc caufe on enuoya quérir Saint Bernard, qui lors fur tous autres
rifloit.en bonté de meurs, doctrine amp;nbsp;fiinte vie. Lequel du temps deLoys Gros, eftant difciple feulement (ainf quâil difoit) des forells,rochers, amp;nbsp;autttgt; lieux fauuages, amp;fans aucun précepteur, eftoit deuenu fi doôle que lot de celle folicitude enpublic, amp;de cell vmbre au Soleil, il fe fit cognoiitrcp vn des plus grands de ce temps, amp;nbsp;en fçauoir nbsp;nbsp;en faincleté. Lors qu u
riué deuantle Roy qui le reccut en grand reuerence, voyant les pleurs ^ nuels de cc Prince tant trifle,amp; en fçaehant lâoccafion,il luy tintccspa.ro â HAr^it^uede Si CCS larmes ne feichent bien toft, vraiement elles pourroient ellreni , s.ierMrd. tes pour efleindre la memoirc de la grande fiutc quc VOUS fifles aVitrr
fiez y de la confiance amp;nbsp;de la vertu, faites cognoiflre que cc nâefl nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;*
de femme, monflrez voâ de courage Royal, amp;nbsp;premier que la fureur , t ant offencé tombe fur voâ,tournez voz forces q vous auez employees a ne des Eglifes Chrefliénes,contrc les barbares ennemis dâicelles,amp; perte de la religion.Ne voâdeffiez point qnoflre Dieu tât bon,amp;mifcricor 1 â , fè puifle appaifer premier quâil voâ ait monflré fà rigueur, moyenantqu , fez felon les comandemens, no pas de voflre puiffince,car cc n cflneu, * , celle quâil vo^ a donee,amp; qui deppéd de luy,laquelle voâ deuez enip**^y jje * feruice qui fera voflrehonneur,amp; la grand gloire de voflre nation. Le nbsp;nbsp;nbsp;,
Créateur,câefl luy qui voâ a fait naiftre dâvn tant vaillant,amp; exceller PnuÃ^^â^y, i^â. mettre en auant,ne quand vo^ nafquites ny depuis que voâ eftes ne, qti , procédé de fibôté?amp;: entre autres chofes,ceflc grade honorable⢠quelle vous eftes quâil vous a donnée, non pas pour en difpofer avol r f , mais à , fon honneur, amp;nbsp;fuiuant fes comandemens,amp; pour luy en rendre nbsp;nbsp;nbsp;.
incontinêt quâil le vous madcra?Il voâ a baillé hômes,cheuaux,armes,rir nbsp;nbsp;,
amp; a voulu q lagradeurdevoflreno amp;de voflre maieflé fut reueree en
- ' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,.Ae^ *
V.O'f f4teoo«quot;'TAcpo'/V°^-,nft=
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quot; ôtuÃvoYvèes^uene'î'Eï^î^''^
â k^lWttAde A«d«^Aes ââs nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^oV â¢'^ °'âlo''''
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-Wv«,^,tult;iuetantAeJV,âânsJ°1
â'ùwts^oMÃÃxfîtU^^â^^^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;r^oHoââ^ r
l ''^** ^i'quot;
\ nbsp;nbsp;â Nc^oYvs^^\Msa,^^vocWà c^ vervAieï*
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;frY^X,le\\eV°'
\ â¢c«lt;gt;^i^hfccvnaesi'i«quot;quot; eVvnftâ'quot;^LcU%''* (efo^'^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â,0quot;?
\ nbsp;nbsp;nbsp;quot;nbsp;Ad3.^\itïïeÃî.mâe^. «Yietoü
\ â¢Wsiûtà vct,Ãgt;ccnont2^o -amWo^^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Gec^^^*
\ â wAomratsÃoà e6to5Ã\^%vï,â^°â^?efe'''S'^^f \£t=^'^^'â ,x.à =^â''®'â\\esîâ'' J,M
\ quot;^oWWmc,K.CuVwa?- âtiï?,'=^â^^\on»''â^^â' -,uVA'^^^^^«est°'^â ,AU'^'f âst^«'-'''
\ nbsp;nbsp;â vffiMTOfvgcanAW nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Ult;^ ®'^°saVsvlt;^-
\ nbsp;nbsp;» ^'i^^N^xuvoutcommune nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;\X meu^e^ a
\ nbsp;nbsp;nbsp;â ^^^ï^^VA^Ãaoïtaufexuice nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;e,§lt; nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;oüVï^ /y ,.eà e At^
\ â 'VWifonTOfa»Å,VO'iâ^ ^çîÃlt;Y1'= ntVvtï^'X'-' çjïCf'°'i .J^cett^'' ,^à e(o®
\ âlt;«w»Wà v«a6Mb| Jtco^e oiite^ SCâquot;^°ÃAatf''^'â'kâ5'èV°'-''ââ'â^
\ â'^^WKNiAc'mvuamp;eoccau , Ao^ ^evee^'ââ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^nue^^quot;
\ -^WtfeifiettATOwntXâ* ' atSdÃY^'â'. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;eï'-tquot;'â^^^(V'jo^''^^'^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;r»»!âquot;,
, â tKttjjottïVtsfeittAeV?,''' ontiOlt;^'*â^^ccA'^^â^â Coâ^'^'^'^iattv'ti'^ ,;A''°'âquot;
gt; nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;' ftt^ttrnkteCadtcAAV îtAtttt ^o'j»'-' -ÃQnlt;Y't^X.f^5avt'^^ \\pÃoVt^^
. -dttLvKXaÃsies ^Y^ CecV^ft'^'
.V â ~Asâ¢Â»toesà ^
\ â ATO^KfeaVemenffat^® \csïgt;X«^'*^'^'^-,eó''^°quot;'' ââ . SiV-oX^'. âet(°ââ^'fe£®^â''
,\ â Vonan\At,n;(Yiectt'â£'^°A' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'^'^Ato®âââ''^'''^occ»^'°
A â Wa«âà Ãc,lt;A«eà -etoeÃ\â(nd£^eU^
A 'quot;ttotteinoTOtasuMiXion gt;nbsp;à e» jcüt ^^VvOXâ fef®'^' y!â'â
t \ « ^extvùAc^Nous
,\ vJeGtSa^tïetnati^eeie'quot;; nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;o^s
⢠\ Adtt'jîiïceÅtteYïe®^â'®âl.. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â ,tâ¬A'''X®^ Q\t?3i®f
. \ £xgt;vJn£«autaaenxentî''«quot;;eW
t\ gt;iCTAîiYïtAû.ionamp;c
430 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;LOYS 7. LE IE VN E ROY 4Ã?
ZtH^nge Jet Zrtinçois,
mes,il f eftoit adrefTé à DieLi,amp; à fes Eglifes, quâil auoit malheureufcmentbi») .4 lees.11 leur remoiiftroit dâauantage,que celuy ne deuoit point eftreRoydcl'f^ ce qui faifoit fi peu de cas de fon Dieu. Car il auoit perdu le droit du ruinât ainfi les Temples,amp;faints lieux,que fes predecefleurs Rois auoientedi fiez,fondez,amp; enrichiz dâvnefi grande deuotion , amp;nbsp;toufiours dcffendu2â^?' tre leurs perfecuteurs amp;nbsp;ennemis. Qiie celuy qui auoit exercé tellerigueur lefexc amp;aage inhabile aux armes ne deuoit point regnerfur les François Æ * font cou ftu miers défaire guerre pour iuftes amp;nbsp;faintes occafions,amp;:pourl^ââ\ fence des plus foibles,contre la tyrannie des puiffans amp;nbsp;audatieux.Quequf®^* lu y, il n obeiroit iamais à vn homme fi temeraire, de tant peu dâcfprit, amp;nbsp;uoit plus de befoing dâeftre gouuerné que de gouuerner les autres, ny Icurdââ
â¢' mander. Que fi les François luyobeiffoient dorefiiauant, il falloir ncceiliii^ ment quâils fuffent ennemis de Dieu, auquel il auoit commencé la
â nbsp;,, drefrantauxlnnocens,amp;afes Eglifes.Ce Comte de Blois eftoitentcnduacP*
fieurs, qui adiouftoient foy à fes parolles, à caufe du lieu quâil tenoic entre coteJeBloit grands,amp; de lâamitié que luy portoit le pcuple,car il eftoit tant liberal, lier à vn chacun,quâô le nommoit en plufieurs lieux,le pere des poures, tendoit on quâvne generalle fedition en France, qui fins point de doubtey bien toft efmeue,fil y euft eu quelque chef ou compétiteur duRoyaunic,co^ il y auoit lors en Angleterre.Le Pape Innocent mourut en ce temps, amp;luyââ
ZMAfow foli céda Celefl;in,qui ne tint le fiege que cinq mois. Parquoy Luce fut cite's\lAfdtn lieu,lequel femonftra toufiours fauorablealâEglife Gallicane,amp;folicitap^f* te^uerre. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Ambalfadeurs le Roy de France amp;nbsp;les François dâétreprendre lepal^S^
delà terre fiinte: leur mandant que fi on nây donnoit ordre, les Latins lèroi^^ entièrement chafl'ez de lâAfie. Saint Bernard dâautre collé qui auoit entrep^ns la charge de perfuader les Princes Chrelliens â celle guerre, mettoittooti poLiuoir de les induire â prendre les armes contre les ennemis de la foy, Exoriaiion4 llrantau Roy de France quâil elloit lefeul moyen dâempefeher les grande UJite^uerre gneurs dc fon Royaume, quâil Ibupçonnoit le plus a fe reuolter contrchb^ ils ne fe garderoient pas feulement de luy defobeir, ainçois efmeuz,ou de U ligion ou dâvne honte,ou dâvne conuoitife dâhonneur ou de lâexemple dele predeceireurs,ils.prendroient les armes amp;nbsp;lâaccompaigneroient luyçui^âb leur Roy,en toute obcilfance nbsp;nbsp;amitié.Il fe tranlporta pareillement versie^
teThibault, amp;nbsp;le fupplia en lâhonneur ôc mémoire defes anceflres,c]ndo bliall les inimitiez palfees, atout le moins pour le bien commun dehrta mere de tous les François, laquelle (difoitil ) fellcpouuoit parler vous querroit maintenant,affin que la paix regnaft en fes pais,ôi que la cruauté,* cifid,amp;tôut autre malheur de la guerre tournall fur les ennemis de lefus CW Mais puisque fe taifant elle vous faicl celle requefte, accordez là luy, enfans. Vous fçauez que les Rois font hommes, pcuuent pecher amp;gricfuement offencertant Dieu que les hommes. fois quand ç^uelcun recognoit fes faultes, quâil fen repcn\quâil tafehe parb^ nés Åuures a les efFacei^ilne fiult pas le ruiner,ny lâen punir,ains luy aider, foulager corne on voudroit faire celuy qui recueilliroit les reliques defonW^ frage.Le deuot faint Bernard fut caufe que le Roy, amp;nbsp;fes Princes faccordere â amp;nbsp;ne parloir on plus que du palTage en Afie. Le Pape Lucc mourut deuant paffe de fon Pontificat, ôc luy fucceda Eugene, qui tout foudain fe tranipP
LOYS 7. LE lEVNE ROY 40? LÃRVE VIIL 431
«1 France ou il trouua que le Roy auoit défia voué le voyage de Syrie,amp; tandis Æ * S.Bernard pafla enAllemaignejaudeuant duquel on accouroit de toutes parts,, pour la grade renornée de fa faintctc.il leur remoftra que les Fraçois feftoict ia croifez,que le Roy auoit ia prins refcharpe,amp;le bourdon, amp;nbsp;que la ieunefle de ⢠France le pouruoioit dâarmes amp;nbsp;decbeuaux,amp;fappareilloit pour cepalfage, Quccâclloit grand honneur auxAllemans renommez par toute la terre,dâauoir celle braue difputeauec les François, lefqucls pour fouftenir la religion fe mon ftreroient plus vertueux: amp;vne grande gloire à lâEmpereur quâvn homme de telle maiefté fe voulut faire conduôleur de tous les fidelles pour la deffcncc de lafoy contre les Turcs.
Ces rcmonftrances firent tant que celle vertueufe enuie fengendra entre ces DfÃrJe^uef éeux peuples tant belliqueux, lefquels rapportèrent plus dâhonneur de la guer- quot;A»*?* re fainte,amp; fe mollrercnt plus prompts à lâentreprinfe dâicelle. Et encores pour z plus les y encourager, il vint lors nouueaux Ambafladeurs dâOrient qui reque-rans lâaide amp;nbsp;faneur tant de lâEmpereur que du Roy,leur firent entendre le dan-gicr des affaires de lâAfie, amp;nbsp;cornent les infidelles cfloientdeuenuz fifuperbes . , pour les viôloires quâils auoient depuis nâagueres emportées, amp;nbsp;pour voir tous lesiours leurs delfeins fucceder de mieux en mieux, quâils fappareilloient plus lennÃdelles. Tamais contre les Chrelliés,dc forte que fi on nây pouruoioit, le Roiaiime de ldicrufilem,amp; la Tetrarchie dâAntioche cfloient en grand branle de retourner tuentoftcnleurpuilTance. Ces rcmonftrances animèrent tant les Allemans,amp;: les François, quâil fut encore plus facile à Saint Bernard deles perfuader.
Les François eftoient fort louez de feftre croifez pluftoft que tous les autres, fit caufe que les Allcmans voulans auoir leur part de lâhonneur, firent telle diligence à fapprefter,quâils furent les premiefs en chemin.Et ce pendant le Pa-peEugenefetranfportaaParis amp;nbsp;de la à Rheims, ou il fit tenir vn Concile,au-Telpliifieurs bonnes Sgt;c faintes conftitutions furent ordonnées, amp;nbsp;lâherefie de Gilbert de la Poree Euefque He Poióliers, touchant la Sainôle Trinité condamnée,fins toutesfois que ce Prélat en fut aucunemêt puni, non pas feulement no-ftdinfimie, pource quâà chacune fois quâil fut appelle pour refpondre de fes o-pinionsjil dit quâil les foubsmettoit au iugemét du Pape oudu Concile, ôc tout foiidain quâelles furent déclarées erronnees, il les confeffa en grande reuerence, amp;fins en difputer,fe réconciliant amiablement auecques les deux Archidiacres fcsacciifatcurs.Othon hiftoriographe eferit, que Fors quâo lâaduertit que Saint Bernard cftoit preft de prendre la plume pour eferire contreluy,ilfitccfteref-ponce.Efcriue ce quâil voudra,voire dâvne plume de fer ou dâvn diamant fur vne lame de plob.Lâautre hcretique Abélard luy auoit bié prédit durât le Cocilede SésjquO dilputoit defes hcrefies,vne plus dangereufe iffue de fes affaires,öclâa-iioitattaque de ce q ditVergile quâÃnee deuoit bié regarder à luyvoyat so pro chain voilinVcalegon bruflcr,luy voulant faire entendre que deuà t peu de téps il fetrouucroit en telle pcinc,quâil le voioit lors.Saint Bernard cfcriuit afpremét lt;ontrece Pierre Abelard,amp;fetrouucnt encores auiourdâhuy fes eicrits. Othon . . aeferit deGilbert,mais contrariant toufiours à Saint Bcrnard,amp; celant pour ce- . Ileraifon la vérité enplufieurs endroits,ainfi quâil confeffa publiquement à Par-ticlodelamort.Toutcs ces chofes fufdites neleruét de gueres à rhiftoire,fmon (cec^uime femble beaucoup y pour faire entendre que câeft vne grande folie de nbsp;nbsp;tn^Ãe.
finiiCttrefi auât cnPelcriture Sainte fins la bien entendre.Donc pour retourner
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LOYS 7. LE lEVNE ROY 40.
à no lire propos, lâEmpereur partit le 4. iour de Feburier pour aller enAfc accompaigné de foixante mille hommes de cheual, amp;nbsp;dâvn nombre infinidai*' très peuples de toutes fortes.Il print fon chemin par Hongrie,tantquefinab^ ment il arriua cz pays de lâEmpereur de Grèce, qui eftoit fon allié à caufequils auoient efpoufé les deux fÅurs.
Le Roy de France partit le quinziefme iour de May, amp;nbsp;paflant par Allemai-gne,il tint le mefme chemin quâauoittenu lâEmpereur, menant aucc luytoute la plus acorte ieunefTe Françoife,amp; femblablement laRoync Leonor fa femme, pourcc quâelle ne le vouloir point Iaifrer,amp; quâelle difoit auoir furtoutcscho; lèsdefir de voir le Prince Ramond dâAntiochefon Oncle, duquel lesAmW' fadeurs eftoient venus en ce temps auecques forces prefens, pour prier bM de fe hafter, amp;nbsp;luy remonftrer quâautrement les affaires des Latins alloientfort v mal en Syrie. Ceux qui accompaignoient le Roy enuoyerent auxicuncs pos qui demeuroient en leurs maifons, vne quenoille amp;nbsp;vn fufcau,comnieado , nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;femmelettcs,dont plufieurs cflncus de ceftchonte,prindrcnt les armes,amp; firent
le voyage.Il y auoitvne grande affembleede nauircsamp; gallcres cz ports de Pr^ uence,ayant charge le general dâicelles de fe tranfporter,fuiiiantla cofted en la mer de Leuant,amp; aller trouuer le Roy à Conftâtinople pour faire ccqou
comm.anderoit. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, -
- nbsp;nbsp;nbsp;â Quelques hiftoriens de Hongrie ont efcrit,quâainfl que leRov dcFrancep*'
^ie. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fort par leurs pays,il y rut amiablement traicte,amp;qu il fây monltra pareiiienit*
fortliberal, mais que peu apres il fây cuida engendrer vnehaine dontroccano fut telle. Vn nommé Borich qui fe vêtoit eftre du fangRoyal de Hongrie,quo/ que ceux qui le contrarioient le diffent eftre Baftard,apres auoir cfté vaincu DelAtfurîa Ig j^oy Gcifc futle dcbat de la couronne, fe retira aux François pour eflayerdt
* mouuoir encore quelque trouble en ce Royaume. Ce que fçaehanteePri^ Geife,il leur enuoya fes Ambaffedeurs, qui apres leur auoir remonlhéquiiP® ftoit raifonnable de recompenferlebien parlemal,lcs prièrent de leurrent Borich grand ennemy de leur Roy, amp;nbsp;compétiteur en fon Royaume.Ccq'ââ deuoient faire,fils vouloient eftre ditsFrançois,amp;mémorables des bons traître
mens quâils auoient receus en Hongrie. Ce Borichfeftoithumblemcntproi Frach'ife des né deuant les pieds du Roy Loys, lequel rcfponditaux Ambafnicleurs,qncâ
maifons des Rois eftoient Eglifes,amp; leurs pieds,corne les autcls.Parquoyih^ ftoit raifonnable dâen retirer ceux qui y alloient à recours,pour delà les Frauere/pen aufupplice. Aquoy lâAmbafladeur refpondit : Encore cft il moinsraifonn^ '
ft.
ble quâvn Roy deFrance entreprêne la proteéfion dâvn Baftard qui( puis nbsp;nbsp;nbsp;*
ne guerre aux Eglifes amp;c autels,ôc qui dâauantage ne recognoift la Sainte, vr^* amp;nbsp;Catholique Eglilè, amp;nbsp;ne luy porte aucune reucrencé.Borich voyant le ⢠ger où il eftoit pour la difpute quâo faifoit de la tefte, print le meilleur nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'
_ courant cheual quâil peut trouuer, amp;nbsp;fçaehanttous les chemins amp;nbsp;panag^^ ' cepaysjfefauuaaifcement.
LâEmpereur dâAllemaigne apres auoir efte honnorablemcnt reccu,amp; ntagâ* ficquement traiôlé de lâEmpereur de Grece, fennuyant de laifler tatrepofet^^'^ y- Thrace. fte grande armee quâilauoit,paflaen AfieparlcBofphoredeTrace,ouiltfû^ ua îes chofes aller bien autrement quâil nâauoit pas efperc, ayant toujourspjâ fc quâà la prime veuë des fiens, les Turcs fcndcuoiêt tous fuir, amp;nbsp;quâils ne Æ
tOYS 7. LE ÃLVLÃE ROŸ 40. LIVRE VllL 4^3
uoicntçointçlus durer dcuantluy,quâils auoient faidt deuant Hugues le Grad, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â¢
BoKcmoiid,amp;Qodeffroy. Mais ce premier paffage, ou du y avoir ny Roy ny nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'
Empereur,les foldars auoientbien vue autre volonté, vne autre force, vn autre nbsp;nbsp;nbsp;;
confciljamp;cdâauanta'^evnfigrandzelealareligion, quils eurcnttoufiourslafa-
ueuïdmincdelcurÅfté. AulEi firent ils bien autre cbofe que non pas à ce der-
nict,auquelyauoitvnfi grandEmpereur puiffantRoy quifefians en eurs
forces, ne penfoiét trouuer perfonne qui les oîaE attcdre,ny lieux qui vurpeu
fontrefifter.LnSyrie pareillement les enfans ôc neueuxde ceux qmauotetprel-
quefobiuguélâEmpire Oriental,neftoient plus coparables aux Turcs en force
l,«jÃe.ne Vnctans çasfeuleæentdcUurAraues pvcdccefle«« =^'â âfquot;'
tdwion amp;bonté,mais aulfi. envaillance,vertu ôccon et. orne vn tour e
teloffelrndâEdeffavieil Capitaine amp;nbsp;expérimente eftant au liél
ucïti QU vne grande armee deBarbares elbon entree en onpays,i c. nbsp;nbsp;nbsp;/ â â
t nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;à fonfils auffi nomméloffelin,qu il marcbafo contre eux auecques ce q
l nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ïoitaffctnbler degens.Cequetoufiours délayant cicune nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;» nbsp;' t ⢠J nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;t Apc ennemisYon peretout vieil amp;nbsp;maiaucy me nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;d»
\ Welone,^-Asn=à ouW«»
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;oncyttÅdu la bataille, juoy ?AVmDOitctN ne ^iaoite. Actes que ce vieiV Co-
1 nbsp;nbsp;nbsp;(ïiclonâs,i\sneMetafcuteîdemVott nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Æ
l tnetmys cV^oyîouques deUieiulale , comme mort, amp;nbsp;actes âl»'-
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;amp;gailW,tomba fi rudement pat terre, qui, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;iVsUbntfonfilsaifné
\ auoireîténortéenlaville iluy futgucresquiVnemotirutTaifiantionmsa 1
\ WqaeUa^mjneUeVtfcettà eVeut mete enttevtinóa ât*«, 'V' ï
1 nbsp;nbsp;nbsp;befooitfommeriefioitsueres crainte des cnnemisnyobeyc des Viens
gt; ïceitoitremmeneitoitguercb nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, Comtezamp;c VrincipautexdelobciV- pmme\oiné
1 nbsp;nbsp;nbsp;Uiortunevoulut davantage, que tous nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;V Sp\lt;Tneurs ou^
\ nbsp;nbsp;Wà esCWefensetiAftefttamp;tita\\ots%oun«neTcat^^^^^
\ nbsp;nbsp;nbsp;\imaouueaux'jenuiicV'E.ato\te,acaufeque estteis ° ' nbsp;nbsp;,, j. jyÃÃjçont
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;morts denagueres,anÃqne\s\csfiVs encore rennes auoient n nbsp;nbsp;⢠nbsp;â nbsp;^Ves auoiét
te qieqneVquesVrincefiesÃenXesEeritieresd aucunes eces e dYOnVédesSeignenrstousÃraixNentmdeErance,Separ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;⢠Q^neXés
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;méteies guerres deLeuant.T ous ces acerdens fiaruenus aux e g â^pCi^YdferXes
V nbsp;nbsp;nbsp;CbreforeustenoientenMiefitetqueXesinfideXys eomenceren nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;smtis»;
\ nbsp;nbsp;nbsp;'$gt;e\gr\eursdiceux^acefi.eoccafionXX fut arte aSaguinSatrape e^ nbsp;nbsp;quot;nbsp;âÃurXes
\ nbsp;nbsp;nbsp;gtadpeiue audit peu deSendrefesfeigneuries deuat ceteps, e clt;^ lUevnpntvn
\ Cbreftieus entre antresXav'fiXe Ssc Coté dLdefia .dXy auoit em a
\ nbsp;nbsp;Satrape enXeoniegrad ennemi des noftres ,rpiieVk.oit 11 gyan nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;NonebaUnci
\ nbsp;nbsp;deforces,^ derie\ieVfes,qtid£ut crééSuXta^eo^ auditpVufieurs ,3^^
\ «ÅntsATOScn«AanoSWanwvwqnc,iot\cv^^^
\ fa'^pééditbaramune.LLmpereurd Kdemaignenetetoucia p nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;vsprtÃk
\ nbsp;nbsp;fottesdeeesLarbares,ny de otieXome cbfedferrddAdernét,
\ nbsp;nbsp;qieXaguerrefedeuL-feuXement conduire dNiteimpettioiite, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ç
\ rà istousXesmo^ensqù'dsenâdentpeu.defirerdeXedefraireXu^
\ nbsp;fieu petddit d nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;tours nu fi grand tion^5 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;urprtn es
454 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;LOYS 7. LE lEVNE ROY 40:
« « Tures,OU de faim, amp;nbsp;autres miferes, ou pour fe perdre en ces chemins chreÃittts, gnuz quâapcine luy reftoit la dixiefine partie de ceux quâil au oit mcnez.Etp® ce quedeiouren iourluy aduenoient nouueaux defaftres, il fut finableââ^ contrainól retirer le miferable relie de fon armee des'pay s de lâennemi.
isys^ con- Rov de France elloitiaarriuc à Conllantinople ou lâEmpereur de Ã4ntfnoPit. I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1 1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;-1 r nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1 .p . nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1 f
luy ht tout lâhonneur dont il le peut aduiler, pins ayant entendu queionaâ de mer fe tenoit a lâancre à Corfou il manda à fon Admirai quâiî print min de Rhodes, 5c apres auoir quelque peu leiourné en Grèce il pafla en A â fe ballant de marcher en la plus grande diligence quâil peut fans fedefterd^ cune chofe, à caulè quâil Courut vn faulx bruit, que les Allcmans auoienc^ en vne bataille,telle occilion dâinfideilcs,que tous les palfages de rOrientCâ ent ouuerts.il nâelloit pas encore bien auant en Abc, quand il rencontra Id^^ ne Fcderic Prince de grande cxperience,lequel depuis fut Empereur,que lt;nbsp;pereur Conrad fon Oncle enuoyoit par deuers luy pour des affaires quiW^.
menez fi fecrettement, quâon ne feeut oneques rien fçauoir des propos qun lloient tenuz entre ces deux Princes.Mais ceux qui elloient venus auecFed® tindrent tels propos aux François.
itmonfirAn- nbsp;nbsp;Vous nâauez point trop demeuré a palTer en Afie ,â amp;nbsp;nous y fommes p*
ce AUX Fron Jeuant le temps.Lcs Grecs nous baillans des guides,nous firent tant de fes, que nous ne fcifmes aucune prouifion de viures. Nous nous alTeuri de celle nation incognue,pcnlant que le Chrèllien nâeull iamaisvouluU®â*' per le Chrefticn, ne fçaebans aucun chemin nous fuy uionsquot; les guides ces traillres nous auoient baillez, qui nous ont menez par plufieurs defertS)
Meplacetez. prefqucfaiôl tomber entre les mains de nos ennemis, puis ne fe laflans'pÃ''^^ lt;/« Grecs, moins comettans telles mefchancctez,quc nous endurans ces miferes,ils h lècrettement defrobbez,amp; congnoilfans tous les dellroits ôc palfages dup^J lâen font fuiz amp;nbsp;nous ont lailTcz.Mais il nous aduintvn bien, cell quenousif'â^^ | I ualmes lâarmee des Barbares qui nous donnèrent vne bataillc,cnlaquelle^P [ auoir monflrénoflre vaillance nous qui fommes,hommes,defirionsuirtô choies mourir par la main des hommes, ôc non pas de la miferable faim. bien heureux font ceux qui moururent en ce combat,car par ce gloricuxij^^^ re,ils euaderent amp;nbsp;la trahifon des Grecs,ôc les tourments dont nous menais nemi,amp; nous au contraire priuez denos vertueux compaignons,quilorsiur^^^
SA^e AHuer- occis,nous cllimons les plus malheureux de tout le monde,encorequelaniâ ^^ 1 tifement. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fucccdc heureufemêt.Ce que nous començos dâefperervous
tant de vaillans homes en celle armee, amp;nbsp;qui dâauantage auez nollre , heur pour exemple,!equel nous vous racomptons,pour vous rêdrc pms vous admonnellons que nous fommes Latins 6c vous elles Latins. Parquoy nous relie encore quelque choie qui vouspuilfe aider, nous vous le pm®^^ tons de bien bon cueur. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.
AutretnAlice Quelques VUS Ont eferit queles Grecs mellcrent duplallreauccqncsh ' des Grecs, quâils cnuoyoient aux Chrelliens, dont il en mourut plufieurs. Peu lâarriiiee deFederic dedans le Camp des François, LâEmpereur Conrad m cowrf/Bm- ioignit auecques eux, 6c cheminèrent quelques temps cnfcmblc, mais fereurà nablcmcnt Conrad fe retira à Ephelè, 6c y trouuant les nauires de Grece^iie coÃAtsno^le. jyjçner à Collâtinople,dont on ne Içait roccafi5,finô que fe voyât auec 11 pe'* armee toute lalfeôcdelfaite,!! ne pouuoit endurer desFraçois qui clloiet ento
teâ
^âfvWi^\nsgnnà eâ¬oïOC,o V nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Ap nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;?Va-
ïsr:£S«s^»'â'
L nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;WifeRoi en à euxBanà c^ î nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^ov^ ïOCt^cgt;A^â^ Auc^cï^^ \n
®â¢Â»Ã¯,MçioctocieceV â ^cce^ï« nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;-iis art , çoVw'^ X
\ cabenNnVokemna^â^cWe -van^ \ cO'aC^^'^â
\ WeW £es g,ens en V^cis nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;e çeïs. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ÃeâV
\ NonU^vn\oaer,Vong,temV^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;na^^c.M^eMaaioav^
\ qdA^jî^vtovideVantïc co^ rncnÃ^^â^ mao^âA'Jb nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;i-c
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â^iâK\^eY,\\^Ãe£eenà n,2lt;lt;^orn nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;rse^çAo^ it
\ nbsp;nbsp;nbsp;URoy qmmenonUbaUi^^(e,c^^
\ ^£'^i£o\.ta\\et£esg,enstcni^^^^ . p2isqc'^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;vqR cc£ lyyonabâ^c
\ nbsp;nbsp;nbsp;^^^^«vomigne,Aneà onBto CY ,
\ ^teOenûe Camy ⢠T quc^^ \e roCgt;A^^ nbsp;nbsp;nbsp;^pçes a
\ nbsp;nbsp;^W^Qe\nynnnegt;Ycnc nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;i ^\es nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;We
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^âi^MRenneremendesCVrc r^ooiï^cq nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Qçyiaï?Y^^ .
\ %^^sdnR.y,VMsne nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Aes
\ nbsp;nbsp;nbsp;R^gnnà oîà ïe,ainsmatcKo nbsp;nbsp;^^ptoc J^eÃqaviâCO ç^mesbes
\ nbsp;nbsp;nbsp;^wXesennevTÃsqvn^âc^® nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;\QoesCO^'^V\ oeO^ Axinb^^''^^^ n
f ^«irent J nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^«^âpeichcr que i lt;v..-
lieux ou iis feftoient embulquv. .
François demeurèrent eftonncz.Mais leur tvv/^
lieu G dangereux,leur commanda prendre leurs armes, ccr-
L nbsp;nbsp;nbsp;J^^âir Cfi ç^n nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, leur remonftrant que lâeffroy ne leur pouuoit de rien
1 nbsp;nbsp;nbsp;1 nbsp;nbsp;nbsp;inpf^^^^^^bveu que le plus fouuerain rcmede qu on puifl'c trouuer es
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;lâoublier point: Que les lieux eftroits ou ils eftoiêt
1 ferQ-^*^ ^beaucoup, à caufe que les Barbares ne les pourroient enclor- fâfe furie 1 nbsp;nbsp;^ciparQijQ^^l^^^^^ï^^-in^^sfeprefenterentefte, amp;nbsp;combattre hommeaborri- ^-
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Q J âieuoient mettre toute crainte arrière,veu qu lis n atioient quel-
I , ^^droits ouTft nbsp;combat à lâentour du Roy, lequel fut alpre amp;nbsp;doubteux.
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ai f nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;bagage,les femmes, les enfans, ôc autres inhabiliesaux {fcfjtrcs^
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;On nâoâ^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;auons dit la Roinc fuiuit le Roy ) tout elloit en trou-
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;çj^ I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;cris, plaintes amp;nbsp;gemiifements. Le Roy fe iettant des plus
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;gâ^ande prefle des ennemis pour fecourir les Gens, fut foiiuêt
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;les in^T ,Tâ^â^â^csfois le combat dura iufques à la nuiól, amp;nbsp;furent eon-
'â ^â^bersJesp quitter la place. Toutes les cauernes,les boys,les ctaux5iGey,jj nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;dâentour eftoient plains de femmes ou autres
O ij
4^6 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;LOYSy. LEIEVNE ROY 40?
qui fy eftoient retirez,tandis que les plusvaillas combattoient.Incontincntil^^ U nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;{^cn furent allez,les François ayant gaigne le deflus de lamontagj^
ou ils fattendoient de camper,apperceurent les feuzamp;loges de leur auantgîfâ âquoy ils cogneurent quâelle eftoit entière, Sgt;c quâellenâauoit point combît^^' A celle caufe, le Roy apres auoir enuoy é de tous collez pour raflcmblcrccüâ^ qui fen elloicnt fuiz,defcendit en la plaine pour fe ioindre auec elle,amp; fut , uis le lendemain de laifler ce chemin,poLirce que le continuant,rcnncmi toufiours le moyê de les furprendrc.Parainfi il fc dellourna,amp; fapprochatto^ fours de la mer il paruint finablemêt à la ville dâAttaliezce que fçachaslesûp'' tailles de lâarmee de mcrFrâçoifc,ils partiret deRhodes, ôcvindrenttrouucr Roy, lequel le mit en Ces nauires, amp;commandaaux Pilotes tenirla routedeSy rie. Il ne fut plus toll arriué à la bouche de la riuiere dâOronte, que le PrinccB-^ mond dâAntioche ne fe trouuallaudeuant de luy, amp;nbsp;lâayant rcceu engrandef^
François femblablement,il les mena en Antioche,ou infâll fit tout lâhonneur amp;nbsp;bon traiôlement dontilfe peut aduifer, tant pourccqi** elloit François luy mefmes, que pour ce quâil auoit elperancc de fubiugcr tierement par leur fecours,les Barbares fes ennemis.
Le Satrape Sanguin elloit mort apres plufieurs entreprifes hcureiifemeiâ^^ MwtJu rx- cheuees,amp;entreautres,apres auoir remis le Comte dâEdeira,amp;toutelaMefopâ obeilTance. Il auoit lailTé deux fils dont Mirmiraneluy fucceda^ââ la Mcfopotamic,amp;Noradin en laTetrarchie de Halape: laquelle ne pouuoK^ lire longuement en paix, ny Ibn Prince auoir le moyen de Aire guerre que cc' le dâAntioche ne fut en grand danger.Parquoy le Prince Ramond defirantfojâ^ Friere Je qâaon la ruinall, prioit,pcrfuadoit, amp;nbsp;admonclloit le Roy Loys,que puisqu'* mtnd X Lo-^s elloit allé en Syrie, pour la dclFence de Ja religion, il fe voulut premièrement*' drefler à Noradin, qui felloit toufiours monllré ennemi des Chrelliens, roitencoreplus le temps aduenir,fil failloit auecques lès François à lc rum^*-du tout,ou pour le moins à lâalFoiblir de telle forte quâil nâeullpluslapuifun^' de lè remettre fus. Ce qui luy elloit aifé,vcu que les Barbares h âelloicnt en nîU coparables aux François. Apres le retour defquels(fils le lailToientlorsenp^'^' râleurdei à prendi'oit les arres de fon dcffunclpere, conquerroit toufiours nouuel^* FrMiois. Seigneuries fur les Chrelliens.
Ce Prince Ramond ne difoit que la verité,mais ce ieune Roy de HicruiaJf^ amp;nbsp;là mere cnuoierentlorsle Patriarche de la Sainte Cité enAmbafladc versla Roy de France,le prier que nâentreprenant point la guerre de Flallapc, il fc^o^' mille Royaume de Hierulà lcm, cnefde toute la religion Chrelliennc.Ceqn« le Patriarche remonllroit ellre necelîà ire,pour les grandes courfes amp;nbsp;coqu«f^ qui y failoit de iour en iour le Roy de Damas. Lequel lè pourroit fà cillcmcnt vaincre moyennant le lècours des François,autrement que toute la Terre S^' te fen alloit per due. LâEmpereur dâAllcmaigne voyant que lâhyuer elloit emprunta les nauires de lâEmpereur Grec, amp;nbsp;fellant fait mener en Phcnicc,» y t'Ãmperéur P^po''b amp;marcha auec fon armee iufques à Acre. Dequoy le Roy de France X ^ire, aduerti,delibera mener la lîenne en Hierufalem, amp;nbsp;luy aduint lors vne occalio de Ce cotriller grandement,^ pour fes affaires mefmes. Caria RoyneLeonodJ toute accoLillumee a hanter gens de guerre, lè rcpolà nt en Antiot entre toutes les voluptez dâOrient, commença dâauoir le bruit dâeftre par trop
. ^OYS 7. LE lEVkE ROY 40. LIVRE VIÃl. 457 lil«rallc de ce quelle deuoit le plus fogneufement hôneftement garder.Cha-cun Je voyoit,{çauoit,amp; cognoifroit,amp; le Roy fon mari fut le dernier qui fetiap nbsp;nbsp;nbsp;,
perccut,aucc le delpit qui ordinairement accompagne les mariz qui fà pperçoi- * ucntdetellcschofes. Toutesfois cftant es pays de Tonde de là femme amp;cn »«. contre« fi loingtaincs,le temps amp;nbsp;le lieu n eftoient point bien propres pour fen quérir de ce fait,amp; le veriffier, aulfi que les François eftoient fur leur partement ^urp^er outre.Parquoy le Roy tralporté dâvne fureur nouuelle Sc incognue a peu, deflogea dâAntioche gt;nbsp;amp;nbsp;fi foudain q^uâà peine dit il adieu au Prince Ramona, qui ne fçaehant la caufe de ce fubit depart le prioit de tout Ibn pouuoir arrefter pour la guerre de Halapc. Mais le Roy pcnfiintà faiufteamp;parriculie-te ouleur, le refijfa. Luy fe voyant rcfufé, ne daigna le conduire demonftrant a ^^cnpuplicqjepen nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;pQj-j-Qjj., Les François palTe-
rent toute la Phenice, tant quâils arriuerent en la terre fiiinte, dedans laquelle ils ne le portoientainfi comme gens de guerre, ains comme vraiz religieux,amp; lors qu ils approchèrent de Hicrufalem, leieuneRoy auecles Princes defon Royau me, amp;nbsp;les prebftres en leurs habits là cerdotaux, fortirent au deuant, amp;nbsp;les menèrent en grand honneur amp;nbsp;deuotion dedans lalainte Cité. lamais Latins ne iè trouuerent en compagnie plus grande, honnorablc, amp;nbsp;plaine de maiefte, que ment lors ceux de ce voyagc,à Tafiemblee du Roy de France, amp;nbsp;de lâEmpereur* Apres qu Js eurent vifité les faints lieux,amp; accompli leurs deuotions,ils tindrêt ë? vn confeil pour délibérer de cc quâils auoient à faire pour le bien, amp;nbsp;accroiffe-ment de la Religion. Tous les grands feigneursde France amp;nbsp;dâAllemagne qui auoientfuiuy le Roy amp;nbsp;lâEmpereur, eftoient à cefte affemblec, amp;nbsp;mefraes tous es 1 rclats,amp;: Princes Latins de lâAfic,excepté feulement le Prince Ramod dâAn floche. Il y auoit dâItalie deux Legats du Pape, amp;nbsp;auec eux,trois Marquis,Her-wan Marquis de VeronnCjAmcde Marquis de Turin, amp;nbsp;Guillaume Marquis de Motferrat que le vulgaire deuoit pluftoft appelleren Latin nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.
acllre,montfcrtilc,vcu la grande abondance de tous biens que produit cc fer- quot;1. filMarquifat, dont le Marquis auoitefpoufélaPrinceflcIudithfÅur delâEm- 1 pereiir d Allemagne.Quand tous ces feigneurs furent airemble2,amp; que chacun eut dit fon opinion, ils faccorderent finablemcnt à celle du Patriarche de Hic- . rufalem nommé Fulccre, lequel confèilloit obftinement, quâon fadrefTaft au ' * ^quot;7 Roy de Damas. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1
A cefte caufe toute lâarmce fè mit aux champs le vingt cinquième iour de i^rmetJei May 1 an mille cein quarantedeptdc noftre fiilut, ôc quand les chefs amp;nbsp;capital-nés fe virent en la pleine dâoutre le mont Liban, ou cft alfifela Cité de Damas, ils mirent leurs gens en ordonnance pour prefenter la bataille aux ennemis, qui neantmoins fe tindrent enfermez dedans leur fort, fans faire aucune faillie. Cc-fteville de Damas eftoit forte, amp;nbsp;bien pourucuc tant dâhômes,armcs, cheuaux, Viures,que capitaines vaillans,amp; expérimentez. Il y auoit tout autour plufieurs lardins, amp;nbsp;vergers fermez de folTez amp;nbsp;murailles, fus la plus part defquels fefle-uoientquelques tourelles dont on fcpouuoit alfez delFendre,amp; dâauantagé ils eftoient feparez les vns des autres de tant de ruelles amp;nbsp;chemins, quâil eftoit neceftà ire aux affiegeans de Combattre a chacun iardin, comme fi cc fuffent e-fté petitsforts, pour deffendre les approches, tellement que câeftoit toufiours DifÃculie';^^ vnnouueau labeur, amp;nbsp;principalement du cofté du mont Liban, que ces cloftu-rcsfaduançoient bienlâefpace de cinq mille pas. Les Chreftiens auoient tous
458
ces empefehemens dâapprocher de celle place, amp;nbsp;outre plus il y auoit dedans h bons hommes, garnifon, que fans cefte ils faifoient des forties par ces the* comtdemtt nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;incogneuz,amp; en tuoient ou prenoient toufiours quelques vns de ceuxqai
i l'4rmee. f aduenturoicnt le plus. A raifon dequoy le Roy, amp;nbsp;lâEmpereur firent delfenââ quâhomme des leurs, nâeuft à aller deuant la ville fil n eftoit bien accompai^â^) amp;nbsp;donnèrent ordre que les folTes quâauoient fait les Barbares fulTent rempli^^i les chemins vniz amp;nbsp;garniz en aucuns lieux de grofle amp;puilfante cfcorte.nsy firent pareillement mire plu lîeurs pauoispour garder les pionniers, amp;autrq qui faifoient les approches contre le trait des ennemis. Les gens dâarmes nid* mes f y trouuoient à pied armez de toutes leurs armes, pour toufiours tenir Turcs en crainte, à ce quâils ne Ibrtiflent fur les gens de pied allez mal armez, empefehaflent cefte entreprife, laquelle fut fi viuement pourfuiuic, que cesiar-dins, amp;nbsp;vergers furent prefque tous démanteliez. Ce que voyans les Barbares qui auoient entreprins de les deffendre, fe deffians des lieux quâils auoientpen-lez imprenables, ils les laifterent, èc lè retirèrent fur vne riuiere qui coule tou^ contre les murailles de Damas, pour deffendre que les noftres ne la palfaHââ^' Mais les François les y alTaillirent tout foudain, au fecours defquels lâEmpcr^uf enuoya des Allemans, qui ne furent plus toft arriuez, que les ennemis taffent la place, amp;nbsp;entrèrent dedans leur ville, ou les Chreftiens delibererentiâ^
frtinçoistf-füllentlet Tures â¢
xÃotttttmtnt tie Cf ux Je
Dtmiu.
fterenttout ce qui eft neceHairepour vnfiege. Ceux de Damas voyanslaplüs part de la Noblefle Latine fi pres de leurs murailles,amp; que leurs iardinscfquels ils f eftoient le plus fiez ne leur auoir de rien féruy, commencèrent tant a le do* clperer quâils prindrenr confeil de fien fuir, amp;nbsp;craignans eftre fuiuiz des Ch^* fticnsjils fermèrent de chailnes nbsp;nbsp;autres empefehemens,toutes les rucsptocHu
XfferMce dâtuoir
Pumts,
fur
nés de lâendroit qui eftoit alTiegé. Les noftres fe penfoient ia feigneurs de celle belle amp;nbsp;grande ville, de manière quâils, difputoient entre eux, aufquels des ces elle demeureroit.Theodoric Comte de Flandres prioittous ceux quâilp^* Ibit y auoir puifiance, quâon laluy laiÃaft. Aquoy faccordèrent aifeementio Francois, Allemans, amp;nbsp;Italiens, amp;au contraire fenoffencoient bien fort les L tins, quide long temps demeuroient en Afie. Dilà ns que combien que le Coiâ te de Flandres rut grand Seigneur, vaillant homme amp;nbsp;dâancienne maifon,il^ ftoit toutesfois de nouueau en Syrie. Parquoy il valloit mieux neprédrepoiâ^ lors Damas, que ces nouueaux venuz euITent le fruit de tant de leurs labeurs paflez, qui par railbn eftoit deu aux vieux Princes amp;nbsp;Capitaines, qui de fiH temps eftoient en ce pays pour la dcffence delà Religion. ils tenoienteespro' posfecrets, neantmoins peu apres aucuns dâentre eux furent foupconnezdâ-uoir prins de lâargent des aftiegez, pour faire que le camp fe leuaft fans prendre la ville. Aufti furent ils^dâopinion, que le camp fut traniportédu cofteduSe* ptentrion à lâautre coftéde la ville quiregardelemidy,remonftransqueccii endroit eftoit beaucoup le plus foible à caulè que les murailles cftoiêt fort balquot; les amp;nbsp;nouucllement faites.
Confeil de traijlres-
Onadioufta foy aces traiftres, amp;: fut le camp ramené envn lieu le plos mal commode du monde, car ils feftoient reculiez de la riuierc,par oiiiÃâ' venoient tous leurs viures, amp;auoient la ville entre deux: qui fut câufe(]0âj commencèrent incontinent à le douter detrahilon, amp;nbsp;principalement quââ ils virent la grande famine amp;nbsp;faulte dâeau qui fe mirent tant entre les hoinm«,
LOYS 7. IE lEVNE ROY 40. LIVRE VIIL 43^/aJY h«»
lt;S[u entre les cheuaux^ amp;nbsp;co^neuret quâil ne leur eftoit plus poflible de regagner le lieu qu ils auoientlaiffe, a caufe que les Barbares fy eftoient remis,amp; Iâauoiet fortifié plus que iamais, amp;nbsp;encore pour bien leur aider celle difpUte de la fei- (ommode. sneurie de' Damas, caufe de tout le mal, fe continuoit entre les grands. Dont lâEmpereur lâennuya tant, quâil lailTa le fiege auec tous les fiens,amp; lâen retourna par mer. Quant au Roy de France il palTa le relie de Teile amp;nbsp;tout Thy uer enfui-uant en la terre Sainéle, puis furie commencement du printemps il print la pal Loysiett^iù mcîqui elloit le figne dâauoir achcue fon voy age) amp;nbsp;fe retirant à laffe, il entra dedans fes nauires pour retourner en Europe. Il heut pas faiâ¬l log chemin quâil nerencontrall comme à Timprouille vne armee nauale des Grecs qui le Vouâ loyt «»««»-⢠loient mener par force en Conllantinople, Sc vrayement ils eulfentplus gai- â gné en ce butin par leur trahilon que h auoicnt one feeu taire les T urcs en tous leurs combats,mais ils nâen furet gueres feigneurs, car Georges gouuerneur en SicilepourleRoy Roger,y arriüadefortune,auecvn plus grâdnobredenaui-resquenauoiétpaslcs Grecs,amp; ne voulatlailTcr emmener le Roy prifonnier,il fit tirer dedans leur Admiralle quelques flefehes qui auoient le fer d or,leur dó-nant à entêdre par celle façon de faire qu il cllôit appareille a la paix ôc a la guet rc.Parquoy lesTurcs fe defilieret de leur folie,amp; print le Roy de France la route de Sicile,puis f y cllant quelque peu refrefchi,u remoUta fur mer,ôc arriua n-naUementenProuence. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;j- r
La premiere chofe quâil fit allant de retour enfespaysil prétendit Datation deluy Sc delà Roine Eléonor fa femme ,fe refouuenatde ce qu ellê luy auoit dit en Antioche, qu elle ne palTeroit point plus outre, amp;nbsp;pource qui
1 la voulut contraindre dâaller en Hierufalem, elle dit Sc déclara quâentre luy ôc elle y auoit cognation ôc lignage en quart degré,tellement qu ils ne pouuoient
1 auoir lâvnïautre en mariage, dont ils h auoient eu difpence, amp;nbsp;a cefte oCcafion
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;dcfireroitdâellrefeparee. Qi^lquesvnsauffidifoientquâEleonorVelloit rolle-
1 ment enamouree dâvn Sarrazin nommé Saladin, ôc en auoit receu de grands
1 dQns,amp;felloitmifcfurmerpour fen aller auecquesluÿ ,mais quelle lutrel-
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;coüffeparvnChcualier François .T outesfois comme nous avions dit,le Roy amp;£
' elle ancrent enfemblc enHierufalem. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,
Tant y a que lâan de falut mille cent cinquante deux le mardi deuantPal-qucsdeuries,ilfit alfemhlcr enla ville de B au genei fur Loire par lâauûiorite duîapevn Concile ou furent les Arclieuefques de Rheims, Sens ,Rouen, 'bourdcaux,amp;c plufieurs Euefques Sc F r elats, ôc grand nombre de Bar ons*. la eHant (uffiLmmcnt proviué le lignage qui elloit entte ledit Roy Loy s ôc la LoineElconor fa femme,ils furet fcparez.LeRoy auoit dit alâoreille a fesFre-lats affemblez afapohelavraie caufe defahalne cotre elle,qui ehoitfapaillar-dile publique,mais ne voulatqu elle fuR publiée pour nefe charger dâvnebon tclaplus grande queleshommes mariez peulfent rcceuoir ,les pria de fe fonder Iculemêtfur lelignage,8lt; de rompre en quelque forte que ce fuRleur mariage.
Apres cehe feparationle Roy larenuoyaenfonpaysdcGuiennefansrien retenir de fes terres combien quâil eut deux hiles dâelle, bc que fil euhvoulu ill eutpeu faire punir corporellement,2gt;cfe faihr de fefdites terres . Or le Roy qui fefafchoit de fa feme, pource quelle elloit fort impudique obtint duFape celle difpéte de repudiation bc dalîembler vnCbcile ^a charge queleditRoy centribuerolt en faueur du F ape certaine fomme de deniers pour les ahalres
4°
LOY S'7- LE lEVNE ROY 40.
tfreldtseÃeui delaTctre Saintc,amp;futentlefditsArcheuefques choifis amp;nbsp;efleuz parleRoy^ ^ffÃe's. nbsp;nbsp;nbsp;Jg Pape,qui leur mà da fècrettement quâils ne faillilTent pas de ropre ledit mam'
/zff.
Eleonora
ge.Chafcun fefinerueilla fort de celle repudiatio à caufe quâil en auoit filles, dont lâvne fut depuis mariee au Comte de Champaigne, amp;nbsp;lâautre aTfi^ loisferema- bault Comtc de Chartres.il iicfut pas longtemps fans le remarier, amp;nbsp;print 1 h' ^alaÃlte faute Coiillance fille dâAlphons Roy de Galice auecques laquelle il paJh «Aÿj e ca £^^jgne^tant pour voir fon beau-pere, quepour vifiterlâEglifedeSaindb^' ques. Qiynt à la Roync Eleonor quâil auoit lailTce, elle le remaria au Henri dâAniou,qLii apres la mort dâElliêne fucceda au Royaume dâAngleterjt ainfi quâils auoiêt accordé,amp;par ce moyen il elloit Roy dâAngleterre
^ei^^uries Normandie de la fuccelfion de là mere,de celle du pere, il elloit ComteéAo ^^^^â^'iou,de Touraine, amp;nbsp;duMaine,amp;à caufe de là femme Comte de Poidou,^
Duc dâAquitaine,dite Guyenne.
Il eftoit mal aifé que la paix durafl loguemêt entre deux Rois û puilTw''^â defquels auoit répudié cefte riche Princefle Eleonorjamp;lâautrc lâauoitpuisapf^ elpoufèc,amp; merueilleufèmctraimoit.Les Anglois difent queLoisRoyéeFf^ â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ce commença le premier la guerre,amp; quâil alla courir enNormandie.LesFr^
Guerre tntre nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;aucoiîtraire loLiftiennêt que Hêrirefmeut le premier, Sgt;i. començahgp^f
rc pour le Côté de Tholouze quâil pretendoit luy appartenir à caufe de fa me.LâAbbéRobert hiftoriographe de ce temps là fort priué du RoyHenri,w ftient fon parti amp;nbsp;dit, que le Comte Ramond de Tholouze quife vaillant au premier paffage de la T erre fainôte auoit vn frere (du nom duquel ne fait aucune mention) qui fut Comte dcThoulouze,amp; maria là fUevnKju^ au Comte Guillaume dâAquitaine ayeul paternel de la Royne Eleonor,hlt;l^^, voulant pafler en Afie pour la deffenfe de la religion, auoit engagé le Cointe de Thouiouze à lâoncle de fa femme appelle Ramond qui lors elloit Comte fainéf Gilles,amp;qui fe diél Comte de Thoulouze apres cell engagement. Ion de quoy le Roy Henri demandoit que ce Comté luy full rendu en ren lâargent pour lequel iKenoit.Les hilloires Angloifes racomptent autrem^^^^ fait,amp; difent que quand le Roy Lois efpoufa Eleonor heritiere amp;nbsp;fille de v laume Duc dAquitaine,amp; quâil demâda ledit Comté dcjTholouze auw Cote de fainél Gilles,ledit Comte premieremêt le luy rcfufa à plat^mttl^ pres le congnoilTant trop foible pour refifler à la grande puilTance ovn n Roy,le feeut li bien amadouer par prières amp;nbsp;blâdilTantes paroles,enprennn^ mariage Confiance leur dudit Roy vefue dâEuflache fils du RoyElliennc gleterre,que la polTelfion luy en fut continuée .MaisHenri apres qu il ente P
Eleonor demanda audit Comte de fainél Gilles ledit Comte lou-:^e. nbsp;nbsp;nbsp;pre de fa femme,toutesfois voyant que le Comte appuyé lur la faucur, let gt;
amp; alliance du Roy Lois le luy refufoit,il luy commença la guerre mee,amp; alla aux enuirons de âTholouze, Ce que voyant le Comte il enuop F plier le Roy Loys de le fecourir.Ce quâil fit,amp;; auecques fècours entra de ville.De quoy eflant le Roy Henri aduerti,il changea de de/rein,amp; lâtn Je The- Ãjjnt: en Normandie,a{rembla plus grandes forcespour aller alfiegerTno comme il y fut arriué, amp;nbsp;que les deux armees des deux Rois chaînes quelles nâattendoient que venir aux mains, ils firent vnenouue pxwfw«/«entre eux, par le mariage qui fut promis entre Marguerite fillcdu Ko/
ROIS, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;aifné du Roy Anglois. Et ainfi fut le Comte de
JOYS 7. LE ÃEVNE ROY 40. LIVRE VUL 441 hcrainâedu prcfcnt peril.Ce qui aduint lâan de Glut, 116^3.
Voilacomentleshiftoires Angloifes racomptent la caule de celle guerre,amp; Icuenemcnt dâicelle, mais quelques vns des nollres difent que le Roy Henry d Angleterre nauoit aucun droit au Comté de Thoulouze, ains quâil entrepre-noitlculemcnt la guerre par gaieté de cÅur, amp;nbsp;pour la fiance quâil au oit en lès grandes forces amp;nbsp;richefles. Et vrayement fi ce nâeuft ellé quâvn engagement, amp;nbsp;opinions fur non vne pure vendition, ainfi que dit lâAbbé Robert, il elt malaile à croire ou ^nelepcrc dEleonor ou le Roy de France, ne lâeut dclgagé Si mefmes ledit Roy deuant larepudiation dâEleonor,laquelIe il aimoit amp;nbsp;traittoit comme fon cfpoufc quâil ne penfoit iamais répudier, amp;nbsp;auoit alTez dâargent en fon threfor, pourretirer ce riche Comté. Peuteftrcaulfi quille vouloit laiflèr au Comte qui lors en iouiflbit, pour ce quâil auoit efponfélà fÅurfilledu Roy Loysle cahrs frià Gros. Si eft ce que le Roy Henry print Cahors fur les Thoulouzains, amp;nbsp;en fit gouucrneur fon premier Prefident appellé Thomas, homme de bien amp;nbsp;de fain
vie,pour toufiouts retenir mieux les Quercinois en Ion obeilTance.
Apres la prinfe de Cahors, il mit le fiege deuant Thoulouze principalle ville ne ce Comté. Dont le Roy de France aduertidrefla vne armee en aulfi grande diligence que fil eut veu la guerre amp;nbsp;le feu au milieu de fon Royaume, amp;nbsp;la me uaaufccours de fon beau-frere, qui fut caufe que le Roy Henry leua fon camp louz^e.
deuant Thoulouze,amp;fé retourna. Voila ce que difent noz Hilloricns. Depuis ce temps lâamitié ne fut iamais bien grande entre ces deux Rois, ainçois re-Pnndrcntbien fouuent les armes lâvn contre lâautre, furprindrent quelques vil-hs,gafterêt le plat pays, amp;nbsp;mefmes eurétplufieursrêcontre^,dôt fc enluiuirent uegnindes occifions.Philippes frere du Roy de France Archidiacre de Paris en Freredeu.â' lutlors eficu Eucfque,pourcc que le fiege vacqua : mais il quitta cell Euefehé à Pierre le Lombard Citoyen deNouarre ellimé le principal amp;nbsp;le plus doclede tous les Théologiens de ce tcmpslà ,enquoy ilfut aduouédu Roy Ion frere, qui toufiours fit grand honneur à ce Lombard.
Tandis quâil auoit paix auecques les Anglois, il fut'aduerti que le Cote Guil-JwinedcChaalons,lcComteGuillaumeduPuy en Auuergne,amp;le Vicomte dePoulignac tourmentoîent les Eglifes de leurs Seigneuries, amp;nbsp;en vfurpoient ' ics-ippartcnances.Parquoy il mena vne armee contre eux, amp;nbsp;les contraignit de fcdefilier de telles exaélions.Et pour ce que le Comte duPuyfe rendit obeil-fint déprime arriueelcRoy luy pardonnaamp;luy rendit fes biens.Q^nt à celuy de Chaalons,qui peu deuant auoit faiél plufieurs outrages aux moyncs de Clu ni,qui felloient tranfportez par deuers luy auec la Croix, amp;nbsp;les habits facerdo-taux,pour lâcfmouuoir à pitié)on luy donna la vie feulement, amp;nbsp;fut fon Comté cofifque.Quelqucs vns ont cfcrit,que comme le Comte de Chaalons felloyoic vniour les grands Seigneurs de fon pays, vn homme incognu arriua à la porte cSudiciiu de fon challeau,amp; que lâayant fait fortir pour parler a luy, il le contraignit mon Ions emporté ter fur vn chcual,quâil auoit amené,lequel tout foudain fe difparut,amp; le Comte fcniblablemcnt,quioncques puis ne fut veu. Nousauons cy deuant racompté prefque femblablc chofe du Comte de Mafeon. On dit auffi que le Comte de Ncuers grand ennemi de lâEglife tournant quelques fois la telle pour regarder derriere luy,mourut foudainement.
Apres la mort du Pape Adrian 4. vingt deux Cardinaux, ou felon dâautres dixhuiôljcflcurent Pape vn appellé Rolland natif de Gennes grand ennemy de
44X
LOYS 7. LE lEVNÃ ROY 4Ã
Sehifme en lâS^ltÃ,
lâEmpire.Ilreftoit encore quatre Cardinaux qui Eoppofercntà cefte dont les trois efleurent Oélauian citoyendc Romme qui voulut efireapp^*^ Vidlor troifiefme. A cefte caufe ilEefmeut vn grand trouble,amp; vn villain ,
Concile de
Punie,
dcnrs de l Empereur a» .
me en 1 hgnle. Ce que içacnant 1 Empereur r reueric hcderic Dai Dcrounin. eftoit lors au ficge de Creme) apres auoir acbeué maintes heureufes entrepdl^ en Italie,manda à ces deux Papes,quâils fe trouuaflent a vn Concile,qiiilâill?ââ^ bloit à Pauie,pour congnoiflre amp;nbsp;ordonner de leur droit . Alexandre luy vieille rcfponce,qui eftoit que le Pape ne peult eftre'iugé dâhomme viuant,Sâ'®^ voulut comparoir deuant lâEmpereur, ains fe retira à Anagnic. Viftot aiicoj traire promit à ceux qui lâen aduertirêt quâil fe trouucroit en tous les lieuxf ' plairoit à lâEmpereur, lequel fît tant auecles Roys de France amp;nbsp;dâAngleif^^^â quâils enuoyerent leurs Ambaftadeurs à ce Concile. Ces deux Princes duran*^ cefte difpute ne voulurent point recognoiftre vn feul des deux cfleuz pourvraV Pape. Alexandre auoit premièrement efté efleu par dixhuid Cardinaux:n)îi$ nâauoit perfonne à ce Concile de Pauie pour delfendre fon droit. Ceux qui^J noient le parti de Vidborfe fauuerent dâauoir efté fi peu à fon cle6tion,pi^f moyen quâont accouftume faire ceux qui en quelque affaire fe trouuent moins dâvnaduis.Ils difoientquele grand nombre des EleôleursdâAlexan eftoient vne vraye confpiration-dâhomes de peu de valleur. EtpoiirattirerlHj^ pereur de leur cofté ils affermoient en plaine aftiftance,quâils auoientfindt^ menee,pour auoir vn Pape ennemi du faint Empire ils vfoient de ces mots) que tous les partifins dâAlexandre auoient toufiours contrarié aux Empetc^^^' Qifils eftoient grands amis de Guillaume Roy de Sicile, amp;nbsp;ne feftoientpoin^ vouluz trouuer ny eux,ny leur Pape à ce Concile,ny en lieu ou lâEmpereurcü puiffince,pource quâils lâeftimoicnt leur principal ennemi, amp;nbsp;craignoient(]i'â les fit punir de la mauuaifè volonté quâils luy portoient, premier quefaireiug^ ment du droit quâils pretendoient au Saint fiege. Ces perfuafions fiirentô^^^ que lâEmpereur penfant que ceConcile touchant le different de ces Papes, de grande importance pour les affaires de lâEmpire, enuoya fes Ambalfilt;J^'^ vers le Roy de France le prier de le vouloir aider à öfter ce Schifmc. Il futcnti^ eux conuenu, quâils fe trouueroient en certain lieu alfez lâimitrophe deFrant^
plitÃfurs dâAlIemaigne,amp; fut à Dijon. Là fe trouuerent Henry Roy dâAngleterre?^ Jt?«4Pzw». Roy dâEfcofl'e,amp;: leRoy de Boheme. Alexandre ne iây voulut trouuer, dildâ^ quâil nâauoit point efté ordonné par fon authorité,amp; le Roy Loys deFrancetæ gnoiflant quâil y auoit de la coniuêce fe tourna entieremét du cofte dâAlexadtc ne fy trouua point,amp; luy manda quâil fe redraft en France. Auffi fây retirai'» le fécond au de fon ele(ftion,accôpaigné de lâarmee de mer de Sicile, amp;arriucco Proucnce,il fe tranfporta peu apres à Clcrmont,ou il alTembla vn Concile.Fedc ricmal contant de ce que luy amp;nbsp;tant de Princes auoient ainfi perdu leur peine, commanda à Viétor de fe retirer en Italie.MaisViétor mourut en chemin aLuc ques, ôc en fon lieu Guido Euefque deCremone fut efleu,qui depuis fut appelle Pafcal troifiefme. Auquel lâEmpereur Federic, le Duc de Bauiere ,1e Comte
Z^atreCon-file de cltr~ inottt.
Concile de Touri,
deBreme,deTrieues,deCoulongne, Sgt;cdcBambergue promirentobeiflance. Apres le Concile de Clermont, Alexandre en alla tenir vn autre à Tours auquel pour le refpeôt du Roy de France, les Rois dâEfpaignc de Hongrie amp;nbsp;d Angk' terre enuoyeroit leurs Ambafladeurs,amp;furent annullees toutes les conftitutios
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444
L O Y S ÿ. LE IE VN E ROY 40?
amp;dâautrc:Graticn compétiteur du decret fut enuoyé du code du Pape, Lombard du cofté de Thomas. Finablcment le Pape prononça pour I uefque. Voila ce que quelques vns dilent.
Les plus communes hiftoires afleurent que ledit Archeuefque venu en rhomat ett ce vers le Pape luy monftra plufieurs ordonnances de ce Roy iniques amp;nbsp;tre raifon(qui pour nây auoir pas voulu obcir)eftoicntcaufedefonexil.LeP^ lereceutforthonnorablement, amp;nbsp;le réconforta de là fortune. Cequcparei** ment feit le Roy Loys,amp; lors Icdict Thomas quittant fonArcheuefehéhr^â^''' entre les mains du Pape,lequel malgré luy leîuy rendit, amp;nbsp;luy commanda faller tenir en lâAbbaye de Pontigni Diocefe dâAuxerre en attendant que km feront dâentre le Roy Angloisamp; luy fut terminé.Thomas y alla,amp;fefit Le Pape amp;nbsp;le Roy enuoyerent leurs Ambafladeurs vers rAnglois,Ie prier dei^ ceuoir en grace amp;nbsp;en fon Royaume lediél Thomas. Aquoy ceRoy tantit rité ne voulut oneques faccorder,ny par remonftrances amp;fuIminaiionsdnPa pe,ny par prières du François.En fin le Roy Loys en la compagnie duditThæ mas alla en Normandie en vn lieu auquel Henri fe trouua, amp;nbsp;la apres plufit^ Thomof ten- pneres, difputes, nbsp;nbsp;remonftrances, Henri recciit en là grâce Thomas, amp;I7
promit de luy faire faire bien toll reparation des iniures qui enauoientefte^ . tes. Dâautres dilent queThomas accompaigné de Philippes ComtedcflJâ' dres ( quiauoitfuccedéà fonperc Theodoric) retourna en Anglcterrc,icio dâaucuns le cinquiefme félon dâautres le feptiefme andefon exil, ou peu apt^ il fut parle commandement du Roy tué par quelques Gentilshommes, po'*'' n auoir voulu abfoudre ceux quâauparauant il auoit excommuniez. Ce qui ' uint lâan de falut mil cent feptante-vn. Quarante huiél ans apres fa mortfiitdquot; entre les Doéleurs de Paris alfauoir fil eftoit damné ou fiuué. Il y
Roger Normand qui foullint quâil auoit merité la mort, ellant rebelle contre leRoy quielloitminiftredc Dieu. Les autres au contraire foullenoicnt,«]''^ bon droit onledeuoit tenir du nombre des Martirs,âpour ce quâil eftoit pour le Clergé.Le Pape Alexandre qui lors elloit de retour en Italie, adiiettm TJ3omaic4no faraort,la caiionifa,amp; là cravn autel Cilla commémoration defonnomçt^*'^ felpandoit par toute la terre. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.
Le Roy Loys«quelques années apres palTa en Angleterre,pour vifiterle lepm ehre de celuy quâil auoit retiré en France durant fon exil,amp; fecouru de tout lot* poLiuoir. Leshilloires Angloifesdifcntquc ce furent quelques Euefquesqti' l'^ngloh Thomas auoit excommuniez là ns les vouloir abfoudre, qui le firent tuer,ût*' foup^onne'Je chargent ledit Roy de ce meurtre, lequel preftgeantbien quâil feroit foupçon^ temeurtrt. accufé dâiceluy,fit ferment folcnnel deuant les Légats quâauoit enuoyeftlâ^ peAlexadrc pour enquérir de ce fait,quâil en efloitdu toutinnoGét,amp;quil2^°*'' cité occis fafts fon feeu ny commandement.Les Legats ne peurent prouuer le Roy eut fait comettre ce meurtre. Toutesfois lâAnglois iuraamp;proteftaaut^ femblance de grand douleur amp;nbsp;repentance quâil auoit feulement autresfoisM ledit Thomas,amp;quc poflible de celle haine elloit procedee la caufe de fimort-Les Legats luy ordôncrentpour peine, quâil enuoyall deux cçns hommes mes en Hicrufilem,à la deffence de la foy Chrclliennc amp;nbsp;que luy mefmeenpt^ fonne eut dedans trois ans a faire vn voyage en Syrie, auec les autres Chrelliens,pour faire la guerre au commun ennemi de la Chrcllienté,( comme puis apres fit fon fils Richard) ôc que dorcfnauant il eut à maintenirôCCQnfetÆ
LOYS 7. LE lEVNE ROY 40; LIVRE VUL 445
les Eccle(iaftiques,amp; les droits des Eglifes. Il y en a qui difent que ceRoy endura cftre bride aux conditions quifenfuiuent. Câeftaflà uoir que luy amp;fon fils , Henri tiendroient le Royaume dâAngleterre de telle façon, quâapres leur mort aucunnefutappelleny couronné Roy duditRoiaume,finon celuy quifcroitlt;^âA«^Z«fr2 nommé par le Pape. De cela les Chroniques Angloifes ne font aucune mentio.
Peu de temps apres le Roy Henri fe vit tourmenté non dâennemis eftran-gcrs,ainsdefesenftns propres.il auoit faióh quelques années douant couronner fon fils aifnénommé Henri ieune Prince,audacieux, ambitieLix,amp; téméraire,amp; luy auoit fait faire hommage par les Anglois. Lequel ne le contentant du leiiinom de Roy,vouloir regner ôc commander de fiiilt;â, toutainfi quefaifoit fonpere,quitOLifioursluyremonftroitquele tiltredeRoy , amp;lâefperancedu Royaumeluy deùoient allez fulfire,linon, ôc que fâil perfeueroit en celle delo-beiffanccjil le chalTeroit Sgt;c feroit couronner fon frere Richard, qui de quatre fieres quâils clloicnt,elloit lâailné apres luy.Lors le Roy Anglois,Scie Roy Loys firent vn accord,5c par mefme moyen vne alliance telle, que lâInfante Margue- Alltia mtrt rite de France encore fort ieune fut mife entre les mains du vieil Roy Henri, af-finquillagardalliufquâà ce quâelle fut en aage dâcllre mariee,ôcque lors il la ma riaftauecques fon fils Héri,qui eftoitia couronné Roy dâAngleterre,amp; qui luy deuoitfucceder audit Royaume. Levied Roy Henri garda fi longuement la Princefle de France, quelle elloit plus que mariable, Sc toutesfois fuiuantlâac-rordprccedét, il ne la-bailloit point au ieuncHenri fon fils conuoiteux de celle , l^r^ndealliance,amp; du Royaume dont il elloit couronné. Parquoy peu à peu ce vi lainSc deshonelle bruit f engendra,que le pere abufoit incellueulcmct de cel/ -le'îuideuoitellrefiibru. Les François ôc AnHois auoient fait vne padlion quefù'**/ Gifni-crl,.. ⢠r 1 ⢠nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^1- iâ
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'-'^iursuemeureroit neutre lans obéir ny aux vns ny aux autres, tandis que Ion. regarderoit félon la raifon auquel elle appartenoit,amp;: que ce pédant quelcun de ordre des Templiers fe mettroit dedans Seen louiroit, comme garde de celle place. IlletroiiLiequeleRoy Henri ayant prins lâhabit de Templier, entra vn loLirdedans,fe difant Téplier,amp;y mit garnilon.Le ieuneHéri le reuolta lors co-
pore,amp; fe retira vers le Roy de Francc,qui lâaduouant fon gendre,amp;vaf-^weutdcliiy lâhómagedu Duché de Normadie. Leshilloires Angloifes di-^onr queJe nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;France voulat fe venger du vieil Roy Héri dâAngleter-
^Ojlulcitafon fils contre luy,Scluy promit en celle affaire tout fecoursScraucur. ^lais les autres ne donnans ce blafme à Loys, en continuans le premier propos, difent que ledit Henri le fils apres auoir fait cell h5mage,retourna en Angleter jo,amp;oftallnfâtede Frace à fonpere,amp;refpoufa,amp;dâauataCTe le cotraignit à co-Lntirqueles Anglois luy filTét de rechef hommage corne a leur Prince.Le pere ^erueillcufc'inét ofifencé de cela,voulant auancer fon fils Richard,luy donna le buche d Aquitaine,ôc lâcn mit en polfelfion. Le ieune Richard fit cell accord aucclc Cote de Thoulouzcjquâil fe diroit fon vairal,amp;luy valïà l du Roy de Frâ oc.LinimitiécroilToittoufiours entre les deux Hêris pere amp;fils, à caule que le 'vieillard ne vouloir point fouffrir de cópaignó au Roiaume, ny que fon fils re-gnaft tandis quâil viuroit,ains luy accorda l^ulement vne penfion pour viure amp;nbsp;Ientretenir en attendant fa fuccelFion. Et tout ainfi que la vie du pere fembloit trop longue au fils, femblablement le pere elloâit en grand foucy voyant Ion fils touthomme,amp; fi enuieux d.e regner.Ce qui aduint lâan 1175.
heshiftoires Angloifes qui(comme nous auos dit ) chargent le Roy Loys de
P
44« nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;LOYS 7- tEIEVNE ROY ^o*
Frace,dâauoir irrité le fils cotre le pcrcjdifent que ledit HenriRoy dâAnglc^^ le pere voyant la mauuaife volonté de fon fils contre luy, amp;nbsp;délirant 'j dier par quelque doulcevoic, enuoyafes Ambafiadeurs versie Roy prier de vouloir admonnefter nbsp;nbsp;confeillier fon fils ieune Prince volage ôé
confeillé de retourner vers fon pere,de lâobeilTance duquel il fefloit nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;।.
mauLiais confeil de quelques mefebants hommes,qui le polfedoietjamp;lelo mettoit lediél Henri le pere de reparer par apres toute la faute^ fi faulte y ^uo quâil pourroitauoircommife contre fon fils, amp;nbsp;de fe comporter fi bien â nbsp;nbsp;nbsp;luy,quâil ne luy doneroit aucune occafion de plus fe reuolter.Cequâilremet
au
ce
bien quâil ne falloir efperer aucune railbn de fon fils, ny fecours du Roy amp;nbsp;alors vint audit Hêri mal fur mal. Car Leonor là feme PrincelTe impudicqi^^ ^cmalicieulejefmonuoitfcome puis apres on cognut)fes enfans cotre leur pet^â Mere irrite Le vieillard Roy fe voyant de tous collez alïailli de la fortune, alTembfi forces,implorale fecours fupport de fes amis, voifins,^^^ les leruiteurs fortiffia de reparations, amp;nbsp;dâhommes les places voinnes François. Qj^elques mauuais gouuerneurs qui elloient auecqiiesleieuneHen ri lâirritoient contre fon pere, öclâanimoient à luy faire la gu erre, pour luy tulciteurs par la force,Ic Roiaume quâil ne pouuoit par douces parolles arracher deluy-quot;jet^pnwa LeRoy Loys promettoit au ieune Henri toutfecours amp;nbsp;aide coinmealon gendre. Ce ieune Prince picqué de tant dâefperons , nâellant plus en doubted ce quâil deuoit fiiire, auecques vnc grolfe puilTante armee defeendit en Guie-ne. Le pere ne foppofia pas tout incontinent à la ieune fureur de fon fils
pirt.
J^dlfcieitfe tdloufte tie femmtgt;
comme celuy qui penloit quâil falloir fuir celle guerre comme la mort (choie detellable devoir deux armées lâvne du pere lâautre du fils lâvne cotre lâantrclpr® miercment voulut par douces voyes, amp;nbsp;amiables remonllrances, amp;nbsp;tond''' rions adoucir amp;nbsp;amollir la fierté du felon courage de fon fils. EtcommeqUâ' ques Seigneurs Anglois nonfaólieux,ains gens debientenans le parti du 11 le fuiuans, fe repentilTcnt de leur faute,amp; recognoilTans la foliede ce ieunePriu cc,fe vinlTent rendre au pere amp;nbsp;luy demander pardon, tant f en fault queledit pere les voulut rcceuoir, quâau contraire il les renuoia à fon fils, les exhortant de bienamp; fidellemcntferuir leur maillre, amp;nbsp;auecques eux enuoya fes Aid' baffadeurs pour traitter de La paix auecques luy, amp;nbsp;luy prefenter pluhcurshon' nefles conditions.
Mais tant plus le pere tafehoit par prières amp;nbsp;foubsmifiions d attiédir la chaleur furieufe du fils,amp;plus fa mere lâefchauffoit par lâardeur de fii malicc.Caron dit que celle mauuaife femme enragee de ialoulie,de ce quefon mari(bienqun fut vieil ) faifoit lâamour à quelques Dames,dit tant de maux de luy à Richard, amp;nbsp;Geofifoy fes deux enfans, quâelle les efmeut à contraéler par enfemble vnc ligue auecques le Roy leurfrere,contrele Roy leur pere, amp;nbsp;dâaller trouuerleur dit frere en Guienne pour faire la guerre à leurdit pere. Henri le fils bienaife fier dâauoir fes deux freres compaignons de fi fureur,manda auxAmbafladeiirs que Ion pere luy auoit enuoyez pour parler de la paix,quâil poferoit bienvolon-tierslesarmes,moiennâtque fon pere luy lailfall la puiflà ncc, amp;nbsp;legoutiernc-ment du Roiaume dâAngleterre. Alors il fefit promettre par plufieurs Cappt-raines amp;nbsp;loldats,de le fiiiure en celle guerre cotre fon pere, amp;nbsp;laifla doucement
LOYS 7. le ÃEVNE RÃY 40.' LIVRE VIIL 447 aller ceux qui ne voulans fobliger a ce ferment, allèrent troiiuer fondit pcre.Le pere voyant cell obftiné courage de fon fils,recent vn grand regret,amp; delplaifir TftLS comme celuy qui voioit que celle guerre entre eux deux porteroit vn grand inalafonRoyaLime,amp; à fes autres pays terres,amp;Seigneurics. Mais quand il vit quilny auoit autre remede que celuy des armes, il aflemblalaplus deforces quilpeut,amp; fe tint fur fes gardes, pour nâeftre furprins à lâimprouille. Les Sei^ gneursquieftoientauecques leieune Henri, amp;nbsp;lehan, amp;nbsp;Geoffroy fes freres, entendansque le bon homme de pere cftoitrefblu de combattre fil y elf oit nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;;
contrainâjOti dâattendre a vne bonne paix 11 Ion fils y auoit tant foit peu dâaffe-d:ion,eftoient en grande peine comment ils pourroient fi bien amp;fi longuement entretenir ces ieunes Princes en la haine quâils portoient à leur pere, quâils ne la depofalTent iamais, quâils ne lâenflent chalTé de fon Royaume. Adoneques par toutes t'cmonlfrances, perfuafions,conleils, elperanccs, amp;nbsp;faux bruits dont ilsfepouuoient aduifer,les irritoicnr,cntrctcnoicnr,amp;efchaufFoicnt à la guerre, aux armes, amp;nbsp;a la haine, mais fur tous le Roy Loys defiroit que celle guerre le nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;âj
terminait par les armes, Iclquelles il aidoit des fiennes, amp;: a celle occafion man-da au Roy Henri le fils, quâil eut a le venir trouuer à Paris, pour aduilèr à leurs affaires.
Eftant leieune Roy Henri arriué à Paris, le Roy Loys amp;nbsp;luy confultent ôc aduifentauecquesles confidans adherans dudit Henri, des moyens delâen-tretenementde celle guerre, amp;nbsp;par où ilia falloir commencer. Et affin que Henri neut aucun foupçoli ny doubte de la foy de ceux de fa ligue,Loys le pre-. JPætjpuis les autres,lâvn apres lâautre par ferment folennel,luy promettent delc lcruir amp;nbsp;fecourir de leurs perlbnnes, ôc biens,iufques à ce quâils luy eulTent fait tccouurerfon Roiaume.Le icune Prince bien confirmé-de fes promefles, donna a fes foldats pour mieux les obliger à luy,chafteaux, terres, champs ôc villa- â nbsp;nbsp;_ .
ges,connrmant les dons par lettres Seigneurs de la main,amp; leellees de Ion leel. ieune prince Lepere elloit en Normandie quand il fut aduerti de celle nouuelle ligue . Cela apporta afivieillelfe vne extreme douleur, dâautant que dâvn mefme coup il le voioit chargé de deux guerres,lâvnc domellique contre fon fils,amp;:rautre eftran-gerecontre Loys Roy de France, mais pource que la là ilon de lâhyuer enla-tfuelleilelloit,nâelloit pas bien propre à faire la guerre, encore voulut il par nouuelles Ambaflades amp;nbsp;entremifes retenter les cÅurs de les cnfans,amp; leur fai-te entamer de rechef le propos de la paix, cependant que pour nâellre fiir-prinsjilfaifoitfes préparatifs de guerre. Mais non pas auecques ladiligence qui yelloitrcquife,car(lelon la coullume des vieilles gens qui ne veulent iamais preparer a I4 entrer en guerre, fils ne voient toute efperancede paix leureflre faillie) il di-^^âquot;quot;-laioit deiour à autre deles faire, efperant amp;nbsp;attendant toufiours quefes en-fans £e repentiroient de leur folie, amp;nbsp;quitteroient les armes. Mais les François ayans ioints leurs forces auecqueslejeune Henri, incontinent que le printemps fut venu, en diuers endroits, amp;nbsp;en vn mefme iour entrèrent dedans la Normandie,laGuyenne, amp;nbsp;la Bretaigne, bruflans le pays, amp;nbsp;prenans amp;nbsp;alfail-lans villes places, amp;challcaux, amp;nbsp;affin que de tous collez le vieillard Henri j^o^dâjsfcojfè fut tourmenté amp;nbsp;alfailli, Guillaume Roy dâEfcolfe qui felloittrouué en ce-ftealTcmbléeque le Roy Loys auoit faiôle à Paris,amp;auquel le ieune fils auoit donné le pays de Northombelland, entra auec vne armee dedans Angleterre,
I
448 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;LOYS 7. LE lEVNE ROŸ ïo?
marchant audit pays de Northombclland voulut Een emparer par sfcojfoli re- Mais il fut repoulîe par les habitans dudit pays, amp;nbsp;y perdit vn grand noffîbr« fès gens. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;x a:
Or ce pendant que les François font en Normandie, amp;nbsp;famulcnta pillf'^ sie^ede ^er ^â^huet le pays, le Roy Loys alla afliegerla ville de Vernueil au Perche, »««/. pource que les murs dâicelle choient haultz, amp;nbsp;fi bien remparez qu on ne
Lioit y monter par efchelles,ny les abbattre par aucunes machines de guerre,^ opiniaflrete quâil vit bien quâil lie la pourtoit emporter fins vn long fege, d autant quelques prifonniers il entendit que les habitans auoient fiid porterlane^ force viures force bleds, il le fortifia là deuant pour contraindre parvnlo**» fiege,amp; auecquesvnelongue patience les habitans à fc rendre,comme pres ils firent . Cependant Henry le vieil entendant que ceux de Vernu^^ ledeffendoient vaillamment, amp;nbsp;quâils auoientencoreaflez degensjdcmuiquot; tions de guerre, amp;nbsp;de viures pour tenir longuement,il alla courant le plat p^/^â donnant toLifiours quelques efcarmouches aux François quâil rencontroit^ FrittetJeyi- cà paigne.Mais fe fiant que ceux de Vernueil tiendroiét plus longuement
ne firent,il fut deceu defon opinion,car leur defià illans lés viures pluftoft® ne penioient,ils turent contraincts de demander au Roy Loys, les trerucspu trois iours,à ces conditions,que f dedans iceux ils nauoientfccoursdudit ri le pcre,ils fe rendroient,moyennant quâon leur fauuaft les vies, amp;nbsp;qu on nul mal à leur ville. Loys leur accorda leurs demandes, amp;nbsp;print dâeux leurs O' ftages. Ceux de dedans tandis enuoyerent diligemment aduertir ledit dercxtremeneccfiité en laquelle ils efloient reduitz,amp;des trefues quâilsaiioi^ faiôtes auecques Loys, amp;nbsp;des conditions dâicelles. Henry fut bien eftonne« celle nouue)le,commc de chofo quâil nâeut ianiais attendue ny crainte,Tout^ foisferefoluantenchofef preflee, il alla luy mefinesen perfonne verslavy de Vernueil, amp;nbsp;fe campabien pres du camp du Roy Loys, lequel cognoifl-i'^â' venoit aux mains auec le Roy Hcnry,il perdroit lâefpcrancedepoiitioy r,. prendre ladite ville,faduifa de tromper fon ennemi par vue rufe. Il enuoy^^®*' dire à ce Roy vieillard,quâil auoit enuie de le mettre dâaccord aucefes enfans,^ parler auec luy de ceft afFaire,amp; fil plaifoit audit Henri dây entendre quâileutî dire à quâelle heure du lendemain il voudroit que tous deux parlementafTcntc** femble,qui eftoit le iour que les trefues données à ceux de dedans deuoientcï' pirer. Le vieillard faccorda à la demade de Loys,amp; fe fiant aux parollcs tropéâ fes dâiceluy,promit de fe trouuer le lendemain,au lieu accordé entreluyamp;lAiâ baffadeur de Loys.Le ledemainHenri vint au lieu là où Loys deuoitvenir,poul accoplirfipromefre,mais dâheure,de point,amp;de minute à autre, Loys eniioy*^'' tantofl vn gentilhommc,tantofl: vn autre à Henri, qui difoient que leditLo^s viendroit dedans vn quart,demie,ou vne heure,le iour fe pafla ainfi,amp;cepenlt;lâ^^ Loys enuironnala villede.Vernueilde fes foldats, Recommanda aux Cappi^*' de la ville, que Henri auoit effédefiiâ. Illetirfâ^ dire cela,affin que leur faifant perdre toute efperâce de fecours,amp; leurdonnlt;p't vne nouLielle peur ils fercfTouuinflcnt de tenir leurs conditions des trcfuesbi' ôtes trois iours deuant. Ceux de dedans croyans eftre vray ce que les Fm«' çoislcur difoient, dâautant quâils auoient défia entendu que le RoyHcnry^ vieil eftoit venu à leurayde auecques vneforte amp;nbsp;puiffante armee,
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ïws imes ctaisnantVioVvaïS, .q^iCjOcX en p'* ccO^ â¢.
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Sc'î-iorA 4eYo«v;«estooe
Jâ^!âPâyui''â'âââây
Ã'Wcontinent qiiu.-^
axi nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;les deflirent, Sgt;c prci^^
ïoi teiïi nbsp;nbsp;nbsp;*^^pitaines, les enuoyerent au ïtoy.
^ieiix nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Loys Papperceuant queles affaires deHeni; -
â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;penfé , délibéra de Ie tromper encores vne autre
- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;dâautant quâil fçauoit que Henry aymoit mieux endurer
â dit^p^^fs ils nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;du monde, que combattre contre fes enfans, il fit tat
' nbsp;nbsp;nbsp;fe â,'y ^onft J â^entèrent enfemble, délibérant de lây ne main comme on lesdeuxi^ri
â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;gt;nbsp;St de lâautre, porter la pierre. LÃ quand iis furent en-
çyT^ffentax^'^ÿ^^â^Sâ-^^dement amateur de la paix, corne font tousvieil-t ^^ftinez ^^dneftes condities à fes enfuis,que prelque il flefehit leurs ' lt;iti ^^^^4'-âcconcorde,quadquelqsenuieuxdeleurrecóciliation â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;a nbsp;nbsp;nbsp;Pâ-â^lic les deftouriierêt de telle façon de cefte bonne inten
â îiiJfe çjç nbsp;nbsp;nbsp;pouuans fe contenter dâaucune condition, ou ouuerture
pjquot; ^^partix S? nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;pourparler,fans rcfouldre aucune chofe.Et com-
Ll| ^^P^^â^don du pere, amp;nbsp;des enfans, plufieurs iniures èc mots fe ^^^dent efté proferez des bouches des vns, des autres, qui
à nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;pere,ou celuy des enfans, incontinent les Anglois elle- nbsp;nbsp;nbsp;parti!.
y HeX'à âRâ¢ââ fuporterlesiniures 8z villains mots quâb difoit Cq'^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fo^^J æ Vieil, fe ruerent furieufemêt fur les Fracois, mais eftas lef-
1 du Pei^ ^iâ^emêt rappeliez Sc retenuz par ledit Hêry,ils firent aux Fra-I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ne nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;naakte Roy Loys qui ne vouloir que garatir fon gêdre
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;P^nr lâheure veuir aux mains, amp;nbsp;peu de iours apres en-
I peu ^^'^^â^ââ ^^cquesvn bon nombre dâhommes,Robert Comte de Ce I bu nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;deffait fur mer f efioit venu fauuer en France
JJ taut nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;y pour la fe rendre auecques Hues Bigot ôc par enfem-
^n Coil-' ÆP^^ promeffes partie par force, que les Anglois fetour-
U'='gt;mtefa ââquot;ââHenry.
Ce for nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;oonfeil de Bigot alla deuant Norwich, amp;nbsp;le trouuant
ft / ^nt paffee nbsp;nbsp;^tnparaXes Anglois fapperceuas des forces qui de Fra-
^^â^^oufe xxf^^^^^'^^quot;Sl^terre,affemblerent les leurs en vn certain lieuafii- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.
canf nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;La{ch,amp; Humfred chef de la Cauallerie,grand
, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;P^â'â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;auoient deffait les Efeoffois. Eftans
. , nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;aduifans à ce quâils deuoient faire. â''hard auquel le pere
Duiffance de commander en nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'âââa les au-
1.0X3 7. LJC. ItViNE, JVK-Jl 40.
très de vouloir luy obéir en ce quâil leur commaderoit, amp;nbsp;de faire fèulemetbi«^ ' nbsp;nbsp;nbsp;amp;nbsp;diligemment ce qui par luy leur feroit ordonné. Comme tous luy
promis amp;nbsp;iuré auecques vn haut cry, de faire ce quâil ordonneroit,incentif tous fe ruetcnt furies ennemis.Lors Robert qui ia feftoit campé à Bure viHâ: leurs ettemts. Duché de Suffolk confiderant quâil luy eftoitneceffaire de prendre vnaW.
deffein, amp;nbsp;vnerefolution toute contraire à celle quâil auoitauparauantpf^
ïrdncù'it JeffMtS,
Fréncois.
Trtfnes.
nâauoit plus autre penfee que de conferuerfon armee, non dâacquérir chofe. Doneques confidcrantquedefuir, ce feroit vn acte trop villain, enfemblc dangereux, amp;c quâil ne pouuoit demeurer longuement campeaü^ ou il eftoit, pour la ncceffité amp;nbsp;difette des viures qui tous les iours luy croulé » fe refolut de mettre, amp;nbsp;conftituer lâefperance de la vie de tous, en la valeur courages. A celle caufe, quand il fentit approcher les forces du Roy ,iln^â tir les liens de leur fort, amp;nbsp;allant audeuant dâeux, ne fit point femblant de fer la bataille, laquelle fut donnée bien afpre. Les François que routa clö^ Robert auoit mis à la pointe contre les ennemis, firent vn grand carnage, contraire les Anglois cognoilfans le naturel des François, qui au comment ment ont vne violente fureur, laquelle fe relafchc, amp;nbsp;amollit incontinente^'ââ me vnc corde trop roide tendue, ferefolurent dâattendre patiemment ce mier effort, iufques a ce que les forces defdits François vinlfent a lâalanguit Æ affoiblir. Comme les Anglois fapperceurent que la force des François Mquot;' blilloit lors quâils les virent branfîer, rcculler, dâvne grande furie ils fe iett^^ rent à trailers eux, apres auoir rompu les premiers rangs, en firent vnecrue le boucherie. Robert voyant fes gens en fuitte, fit tout ce quâil peut par cris,te monflrances, amp;nbsp;prières pour les raffembler, Sgt;c raffeurer, pour recommencet chamailliz ôc ce qui plus luy donna dâenuie de reuenir aux mains, fut quand vit que les ennemis pour la trop grande ardeur quâils auoient de pourfuiurclct premiere viéloirc, auoient défia perdu leurs rangs, amp;nbsp;cfloientfeparezça fans ordre, amp;nbsp;que iaeflans las du trauail amp;nbsp;de tuer, ils corn mençoientden^ foiblir. Il auoit vne bonne efperancc de leur rauir la viôloire, amp;nbsp;de la renuen fil pouuoit vne fois raffembler les fiens, amp;nbsp;leur remettre le cueurau ventre.'^ quâil eut facilement fait, nâeuflefléquc fes troupes eflans ça amp;nbsp;la efearteesp^ les diuerfes charges des ennemis, ne fepeurentiamais remettre en vn. Etcoia* meilfaifoit en cela le deuoirdâvnbon capitaine, il fut en uironné des ennemie rt^lotre - prins. Ce iour là furent prins dix mille hommes amp;nbsp;autant de tuez. CcuxçJ' fe peurent fiiuuer de cefte bataille fe retirèrent à Ceflre, affin qu a,ucc lavy ils fe fiiuuafrent,amp; garentiffent de la fureur des vainqueurs. La nouuclledecei viéloire portee non feulement par tous les endroits dâAngleterre, mJUsauiB^ Frace,dóna frayeur aux Frâcois,amp; à ceux qui tenoiêt le party du ieunc HeryA Loys començant de Ce deffier du bon fucccs de celle guerre,peu apres fit trcfuçs pour fix mois auec le vieil Henry, car défia il fè fafehoit de fupporter tardepc^ nés de pertes pour la caufe deffence dâautruy. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.
Ceux qui tenoient le party du fils Henry reprenanscueur,duratlefditestre' lies faites entre Henry le pere, amp;nbsp;le Roy Loys de Frà cc deffirent en reuancheo« cefle perte quelques troupes du party dudit Henry le pere. Dequoyctoquot;' Henry le teu- ^lt;duerty Henry le fils, fenna dâvne nouuelle efperance dâauoir la raifon delc^ ue yeut re- eiincmis, Si délibéra de recommencer la guerre plus forte que deuant. fowTOfWfr lu Doiicques eflant le temps des trefues fufdites expiré,il tirafecours du Ro/ â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;-------- - - nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;£oyS
Y s
Sfc»! ÃEVNE ROY 40. Llvx.-Jq nbsp;nbsp;nbsp;y p^Ãeil Angleterre. Le perc aduerti de ccftc ëâ
ftottîf. l,-^^ ,vien,7 ««'
JIU
Ie p^oy pQ^g entendant que ia Normandie nâ
J;p^^Uete *^â^^oâ^nies, il lâenualiit, amp;: alla aflaillir la ville deRo' Henry le fils accompagné de Philippes Comte a«, i de nbsp;nbsp;^liheroit de faire tout ce quâil pourroit pour prendre la villes
nây nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;refolurent de ic bien deftendfe, amp;: dâempefcller que les
Æ ^îhs Pj-g^^ ^^raflent. Comme ceux de Rouen eftoient en celle belle refolu-^j^^de deda^j nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;efcliellerent les murailles penfans la furprendre,mais
LÃâ VoPç ^^^^poulTerent fi viuement, quâils ne gaignerentiamais le ram ^^dçrençj,.^^^^^itUiour de la fefte là inél Laurent que le Roy Lois auoit en y nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â quot;^donc ü la célébra honorablement,amp;: commanda à fon armee
toutes Åuiires, amp;nbsp;pour ce iour donna trefues aux allie-co ft® §tâ'^ndi nbsp;nbsp;nbsp;^gteabie aufdits alliegez,que peu f en fallut quâiî ne leur en
J fjj. nbsp;nbsp;nbsp;fuient, car eux ellans las nbsp;trauaillez dâvn trauail non ac-
n^^^^lèhatge^j nbsp;nbsp;nbsp;^ifedâauoir moyen amp;nbsp;loifir de mettre les armes bas,
dos ,amp; de prendre quelque repos amp;nbsp;plailîr tant au dormir
^tirsçjg J^^uger.Mais comme ils fy amtifoient par trop,ils donneret loi- nbsp;nbsp;nbsp;à t!/gt;or^
deleur drefler vnôfurprinfe. Caries François sâappelle-
Qh ?^P^tmetr nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;afliegez Ce donnoicnt,ils fupplierent le Roy Lois
difi^furprendre,pour ne lailfer ghflér la belle occafion Hj ®''^^Voj4i . Æ g'hgner la ville. Du commencement le Roy le leur refuza, ^jfWdefg^' ^^.^dter ce fainét lourdâvue fi grande villanie. Mais en fin e-üoj nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^*^portunes prières,il leur accorda ce dontilsleprelToiciiti
ta nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;*^^â^t:ques drelfins leurs efchelles en vn endroit ou ils
lee.
Vq fticiine nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;incontinent montèrent en grand nombre
jiçf ® deux nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;eulTent tiré par la main des leurs autant quâils en euiicix.
k nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Æ f nbsp;nbsp;qui feftoient allez pourmeiier au clocher dâvne Eglife^
P nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;t;ouue£g . Alors ils crièrent alarme,alarme: auquel cri les ba-^
auoi ^^tnes pour vager fi grande perfidie accoururent au lieu ou les A nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;défia gaigné le rampart. amp;nbsp;les deffirent.Cc mefme iouf arri-
^noL, ^^COUKa,,® rdâ t A rr ⢠t nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;⢠nbsp;nbsp;nbsp;â i EÃdhiirs
tan r c^, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^iiiegez. Le Roy Henri lepere qui atioit entendu en
cç nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;de France eftoit allé aflieger la ville de Rouen,femet-
feà nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;gtänd fecours deuant ladite ville,amp; de nuiél fut re-
n, fitr feg p. - nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ne fapcrceuans aucunemet de la venue de Henri, ains
cotinucrét le fiege.LâAnglois de nuicl enuoyaquel Galles qui foüuent efcarmoucherent les ennemis, fl nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fuflet portez en leur cap, amp;nbsp;luy mefme dâvn autre
^^trep^T nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Le Roy Lois qui fe fachoit de la Idgueur de ce- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'
nom amp;pour la caufe dâautriiy,Voiat que ce liege du to it vcÃT^^-â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Guillaume Archeuefque de Sens, amp;nbsp;Thibault
Heri,luy offrir trefues pourqlques iöurs,f-i lâafleura
Hu dâvn ac nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;leditHeri voudroit il le trouueroit pour parlameter
l^accorde^^^*^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;enfans. Heri qui nâà uoit autre defir
Ipy nbsp;nbsp;nbsp;^âjpeques fefdits enfans, accorda les trefues, Ãe affigna le iour
ged nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;pa^V^ deiToient trouuer à Gizors pour trailer de cell affaire-,
dedep^^^ ^nabaffadeurs entendu lâaccord des trefues, leua le fie-î amp;nbsp;fe retira a Paris, puis quelques iours apres vint a Gi
, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;P nij
4^^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;IhViNh, K U ï 40.
zors pourparlamenterauecques Henri. Mais ne fepouuans proprement J«Rois accorder fur les propos de paix entamez, cell affaire fut remis avn^ i^is. autrefois.
Le vieil Henri durant les trefues qui eftoient entre luy,amp;: le Roy de Francf» amp;nbsp;fes enfans, fen alla au pays de Poictou, lequel fon fils Richard auoit redtu foLibs fa puiflance, cependant que ledit pere eftoit occupé à la guerre deNof' mandie.
Richard aduerti de la venue de fon pere, amp;nbsp;des treues faiéles entre fon amp;nbsp;fes freres, ôc le Roy Loys, ne fçauoit â quoy fè relouldre, car il confderoit nepouuoit toufiours fouftenir vne fi forte guerre fans lâaide defes guez auec luy. En iTn prenant vnc relolution, amp;nbsp;ne perdant cueur,fon(hrittogt;i* te fon efperance fur les armes, il délibéra de fe bien delfendre contrefon Il mit garnifon aux villes, ou il penfoit que fon pere deut paffer, amp;
Tefo»/ere. forces falla camper pres de fondit pere, efperant de iour à auttrevneboæ ne occafion de combattre. Ce pendant Henri par tout ou il pafToitprenoititâ villes, chafteaux amp;nbsp;places, partie par force, partie par crainéhe donnée auxbî' bitans , amp;fèmbloit quâil deut faire le mefme par tout ouiliroit. Cequieffr^)'^ ' tellement Richard, que perdant cueur amp;nbsp;cefte premiere refolution de cotnbi' tre, il fe deffia de (es forces, amp;nbsp;fe meit à courir ça amp;nbsp;là , fans ofer attendre meede fon pere, amp;nbsp;en fin voyant que toutes choies mal baftoient pour luy enla commença dâaccuferlon malheur, amp;nbsp;de fe refouldre defemettrealamifen-l'ynÃL corde de fon pere. Doneques mettant les armes bas, il vint trouuerfonpeti^) ôc fe iettant à genoux deuantluy,Ie fupplia de luy pardonner là faulte. Lepere elfneu de charité paternelle, auecques les larmes aux yeux, le rcceut humainC' g ment,luy accordant tout ce quâil luy demanda, amp;nbsp;delà enauantletmida,^^ vea fils, nbsp;nbsp;careffa comme fi iamais il nâeufi: failli, ne luy en fit nul reproche,ny nulniau-
c uaisfemblant. Ce vieillard faifoit cela, partie eftantefmeude celle bonte pater* i^fjfrtsdeU nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;force de la nature, de laquelle les refforts font admirables,partie
pour attirer parcefl exemple fes autres enfans à fe rendre à fa merci. Eta fin que cela fefill le plufloll quâil feroitpolfible, il enuoya ledit Richard vers fes freres Henri amp;nbsp;Loys Roy de France leur parler de la paix. Richard difpoh lâvn amp;nbsp;lâautre à vne bonne volonté de reconciliation, amp;nbsp;les alfignantacetrou-uer à certain iour à Tours, pour parlamenter dâicelle,fen retourna vers fonpe* re, lequel entendant que Ion fils auoit defir dâentendre à la paix, recent vfl^ incroyable ioye, amp;nbsp;fe trouua au iour alfigné à Tourslà oùvindrent leRo/ - Lois amp;nbsp;Henri amp;nbsp;Geoffroy enfans dudit Roy Henri. Là le pere receutfeseæ
Enfans recon nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â¢' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â ' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;r . nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;r
cllie':(aiiferetânsen grace, puis venaiis aux particularitez de la paix, premièrement 11 accordé entre eux que dâvne part amp;nbsp;dâautre les prifbnniers feroient renduz â fains fiufs, fans payer rançon. Qi^c ceux qui auoient tenu le ^arti du ' pereôç du fils retourneroient enleurs biens amp;nbsp;eflats, fans pouuoiralâadtie-â . paix entre ft nir eux ny leurs enfans eftre recherchez de chofe quâils euffent faiéle. ' recrenfians. places amp;nbsp;forterefles baflies durant les guerres feroient démolies, amp;nbsp;que lep^*' redonneroità fès enfans vnhonnefle eflat amp;nbsp;entretenement, pour nourrir entretenir eux amp;leur famille, felon quâil conuenoit à enfans de maifon telle â quâils efloient,amp; que lefdits enfans reuereroiêt amp;nbsp;honoreroientléurpere, â toutes chofes leur obeiroient comme il leur efl commandé par lâordonnante' de Dieu, amp;nbsp;par la loy de Nature.
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livre Via*' A-ïpnry Roys-deïrance Sc Païxamp;â quot;â -'-rejutdeplus h^cetnlte ' les dtitxRS^
L£ lÃVNt -
ZV,««TaK^éfereconciUetentWit^^ 'on nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;affin que cefterccon^i' laptoâ''®^5 ^.pnne fils du'l*â- quot;
ffle duRoy Loys aucc nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^euncK nonen-S ^pete,
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;H^'a fille eftoit nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;âarde entre les â » j^enty
t nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â'quot;«âAngleterre,
1 eji? a tquot;l« elle fut en aage de 1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fes enfans,les nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'entetncnt de
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;amp;outragesrece Legrandeioye amp;nbsp;i ââ jurans tou-
I CEji ®'^'',amp;rcuxteceuanspateillenie . â entbien''o'°quot;''^ â duRoyfilé-
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ktSeutsaffaires qui
ïy;:£xi't£ï-ï»b?
' â*re nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'Gtterrt
'''- Alte (unuelleeett-
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thAKoykoysquiauoitettequot;â''quot;'''^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.
quot;alliittroit, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;quot;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;/leneredeioutaau
fiV nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â'a ptoeedoit.de ce â1':'^^ gu Richard, '^'quot;'ââfegeroens en auant, nbsp;quot;
d'^^fe Alixfilie dudit Loys afon^^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;quot;'Xenons auons ditcy
,ert
1 futLfquot;â^quot;â'â^ââ¢ettanttonslcsiour nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ttic° gjuit que ce vier
I dc7 T,'^'^fquot;quot;aoitïcxcufedcce * eoicvn ntefc a , plus longr^ yfritf* 1 fe^'ââ'«'eà eLoys,ilconrutequot;^^^gllenev^
1 nbsp;nbsp;mXâ' ^â'*1quot; reune 1â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Lde K de ça'^ar^âd; g kiy ht P'°®
l nbsp;nbsp;nbsp;die l''â?âquot;' â dilayement plain de ft â â-ele vied 1^quot;quot; ) ge ioindre en-
1 nbsp;nbsp;t,,p°quot;dcaantquefaietitdâa'gt;anta^ entteueuedspr?â .âRoy de Hierna
1 nbsp;nbsp;tt®nâ',â®^le[ufgn mariage,Seen ce nbsp;nbsp;nbsp;gGuydeLud^' a nbsp;nbsp;nbsp;uedilent cs
1 nbsp;nbsp;^â''irnrsfarces amp;arnte°s,çour leconrir^_^,^^^,ç,e.Vodaceq.
\ nbsp;fgt;«â«7éamp;toutmentdparSaladinR°y nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, r ov Loysdeîraquot;C=
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;rn-âarticulierfit'el^°jXnaeConftaquot;-
1 nbsp;nbsp;Jt^r quot;quot;âquot;'quot;er à ee que pour fon fai* H nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, à Pâquot;quot; Æ ^âuclle il n eut
l Ã'P'*'â«»* delaRoineLeonor L gtlpaigne â° gXâdequot;quot;^? -r l nbsp;nbsp;nbsp;,^«AlçkonsR.oy deGallice,felonda ' .g gehro« â g_,g,T;hi r^f
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'quot;6â. v4 ant qu'il n auoit quot;quot;quot;quot;quot;noPquot;' ^aes dquot; de^f
1 'piii?âr''âf'quot;''quot;'entdesfilles,dej?°quot; ',.. plufieurspr'e* âmyavUtdquot;' quot;z l 7'CwedeCkantuai®ie,8cfaffantfa«e? gj^^ukiy equot;®quot;XdeCinatiUâte , \ à o'''f®quot;âquot;tffiquot;RoyauÅe,pourauoiryn nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;jçfon
\ nbsp;Xquot; ââ'quot;''PPes Xrnontnaé AnStâ^^.X« »-iî-Ae?^âVtnt H, «quot;quot;
\ tquot;'\' d'Aouft ruil.ou «°y^Xè pleur de laugl« nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;gg eu-
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;dormantutfille voioittenitynCal P .engeitdraen nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^feffls
1 km''â'reà fesPïincesScâBirons-^quot;'' judepuismarice^ , âj.gcc que Dieu l y''quot;eeIfeÃla,auifutnomroéeAgues,amp;- I ggâcc 'itâXuiur Seine quot;U-\ b'quot;quot;'deGrel.LcditRoy toys poâ^âXhhaye de ffarbe^W nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, ,, s.,,1
l nbsp;nbsp;,yquot;quot;itftia:,dcluy donner lignee, on â tjquelleilgidâ -dov Henri dâAquot;
1 nbsp;fquot;','â¢dquot;e de Saint-port près Meieun nbsp;nbsp;âXlamer-hquot; ,Ifcnune,Hcu
1 fquot;quot;dales Akkayes deNeuf-pott,amp;tdepune nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;deLeouolf nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ge
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;p'quot;^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ftquot;quot; ledit -oy . nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;y âquot;^quot;quot;quot;1 Vfecoiiie Put nquot;quot;â
l ÃrWgt;'^âff'oydquot;draquot;gt;^âââ' 4 Rov SaintLoysDaleco ⢠^dlûlc,amp;çni(fia3.RQineblaiicbemcrcduRoy
'454 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;LOYS 7: LE lEVNE ROY 40-
riee ail Roy de Sicile,la troificfme au Duc de Saxe,dont nafquit thon amp;nbsp;la quatriefrae à Ramond Comte de TEoulouze fils du Comte R3
lt; Le Roy Loys de fa premiere femme Leonor,eut Marie amp;Alizon.Marie^r fa Henri Comte de Troyes,amp; Alizon Thibault Comte de Chartres. reillemcnt deux filles de la Roine Confiance fille du Roy de Galice, . te amp;nbsp;Ãlix.Marguerite ainfi que nous auons dit, fut mariee aucc le ieiinen dâAngleterre,amp; Ãlix long temps apres aucc Richard frere de ce Henri, fin de ces deux mariages fort malheureufè. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;jjj
^frijue. Durant les fufdites guerres dâentre ces deux grands Potentats, les Arabes
renten Affrique,amp;conquerans la Mauritanie firent prendre le Roy dicel^ me aufïi ils tuerent le Roy de Bugie,occupans fon Royaume,puis nrentdes treprifes fur la Fouille, amp;nbsp;fur la Sicile, mais les Princes iffus du fmg Normalâ leur firent telle, affauoir Roger Roy de Sicile, lequel apres plufieurs vicWi
⢠gaignees fur eux mourut, laiffant vn fils nommé Guillaume, qui eflant a , Grec,quienvoulo tous les Latins, amp;nbsp;mefinement à la race de Bohcmond,de laquelle cfloit ce R J . Sicilien, mais bien que Guillaume eut bien peu deforces au pris du Grec,» ce quâil deffit 140. nauires dâiceluy.
Enuiron ce temps fefmcut vn grad debat entre Milles de Pierre-fonsSi fetuxfrtres nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Cheualiers,qui auoiêt efpoufé les deux feurs filles deDreuxdeMoü '
fay .Pourcc que ledit de Pierrefons auoit par force oflé audit dcMarlehmoit^ dudit chaflcau deMouffay quiluy appartenoit à caufè de fifemme.Leditlt;!Æ /Â»ÆÆÂ« Jn Marie fen vint plaindre au Roy,qui y alla,ôcaflaillit le chafleau. Ceux dededa$ apres feflre longuement deffenduz fe rendirent eux amp;nbsp;la place au plaif t lonté du Roy,qui les amena en la ville de Paris pour en jEaire iuftice,amp;baillaau-dit de Marie la moitié qui luydeuoit appartenir audit chafleau ,amp; fit abbatre amp;nbsp;defmolir lâautre moitié en ligne dâinobedience. Pareillement comme les citoyens de V ezelay filTent de grandes iniurcs aux moynesamp;conuent dudit lieu, citas en cela fouflenuz par leCote deNeuers,leRoy y alla auec vne armee,Mais le Cote craignant cell orage,vint fc letter à la merci du Roy,amp;lefupplierdcpât donner à luyamp;:aufditshabitans,qui eurent le pardon quâils demandèrent enten yers les nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;commc ils fclrent audit Conucnt,cc quâils en auoient prins. En toutes ces
chofesleRoyLoys moftrafonaffeélion aux Eglifes de Ion Roiaume,amp;cnhiiii uante qui fera déclarée au liure fuiuant, il déclara celle quâil portoit aux affaires des Chreftiens en la Terre Sainte,
FIN DV HVI CTI ESME LIVRE.
LE NEVFIEME LIVRE DE'
H7Ã L'HISTOIRE DE FRANCE.
N c O R E que le Roy Loys de France eut beaucoup dâaffaires en ioRoiaume,amp;affcz de lieux ou employer fes hommes amp;nbsp;lès forces,h eft cc quâil portoit vne telle affcófiön a la Terre Sainte que durant les guerres fufdites contre 1âAnglois,il y enuoya le Comte de San cerreauec vn grand nombre dâargent quâvn chacun de fes fubiets auoit baillé felon fi deuotion, voulant ce Roy fecourir en fa vieilleflc amp;nbsp;dâargent amp;nbsp;dâhommes, ceux qu eftant icune il auoit fecourus de fa per-fonne.Quelque temps apres fon depart de la Syrie,lc
SoudaNoradin dcHalape auoit tué en vnc bataille le Prince Ramond dâAntio-corne il vouloit deffendre fon Eftat.ll laiffa vn fils de fafémeConftance no- ffâche mort. wcBohemod, laquelle ne pouuat longuemêt demeurer en viduité, fe remaria ^RegnaultdeCaftillepourauoirlemaniemêtdercftatdefonfils. Ileffoitho-îîicbraueamp;vaillât,amp;nefe contêtoientfculemét les Barbares de ruiner le plat paysjiins drefloient tous les iours tant dâaguets amp;nbsp;dâembufehesaux Princes amp;nbsp;ScigneLirsChrelhens,quilsnâauoientny teps, ny lieuauquel ils peuffent trou-Jâeraucune(êurté'Ãt ne craignoient pas tat les Empereurs,Rois,amp; Princes,que ieshabitans de ce pays nommez Affaffins, qui font corne bandoullicrs des mô-t^gnes.Ils cftoient bien foixâte mille homes, amp;nbsp;ne poffcdoiêt que dix villes de-pendâtes des Phenices.Les Heffenes ne feftoiêt pas tenuz loing de leur pays,lef queJs(lelo Pline)fuyoient tout cc quâils penfoient leur eftre nuifint, viuoiét fins femes ny argent,eftimas que câeftoiêt deux grades pelles dugenre humain. Peflesda Mais on pente que les Affalïins font defcéduz des Perfcs,lcfquels apres auoir re-ceulaLoydcMahomet,furenteftimezle3 plus deuotsamp; religieux de tousles autres Barbares,pource quâils ne faifoient cas ny de lâhoncur ny des autres choies tant defirees des mortels, ainçois viuoient entre eux lans quelque different ou ambition.Et lors quâils elliloient quelcun pour regner fur eux, ils nauoient aucun refpetl ny aux biens ny a la nobleire,ains fculemêt a lâaage, amp;nbsp;aux bones meurs,amp; le nÃmoient Arlà cide,qui content de ce tiltrefcul emploioit le reffe defavieaugouuernement de leurs affaires. Et tout ainfi quâils vouloient quâil de\gt;j, nefempefebaft que de fa charge, aulïî penfoient ils que le plus grand bien qui euft feeu venir à rhome,eff oit de mourir pour le biê publicq lors que le befoing le requeroit. Ils apprenoiêt plufieurs amp;nbsp;diuers langages des leur enfance, amp;nbsp;a-uoient tous celle opinion, que tuant quelcun dâautre religion que celle quâils â
456-
LOYS 7: LE lEVNE ROY
fuiuoicntjils rncritoicnt tous la celefte éternité. Tellement que fîaucundcuX auoit charge de tuer quelque Chreftien,il ne craignoit point dâaller feul en ville ou chafteau pour le trouuer amp;nbsp;le tuer au milieu des liens, qiioy quâilfeeutbien **â*â^^â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;quâil leroit incontinent apres taillé en pieces, amp;nbsp;de la les Italiens puis les Fraçois
ont appelle Aflaffins,ou Airalïinateurs ceux qui hardiment amp;nbsp;de guet a pas tuet vn hoe.De celle faço fut tué le CoteRamod de Tripoli. Car voyâs ces quâil ne fe defiftoit point de les guerroyer, deux dâentre eux, qui au oient entre-
y. ⢠ptins de ce faire, le tuerent dedans fa ville de Tripoli, dont cela fut caufe les autres grands Seigneurs Chreftiens furent plus foignetix dâauoir homes autour dâeux,pôurles garder.Incontinent queleRoy Baudouin fut deucnuhoui-me,amp; eut prins le gouuernement de lès affaires,il afliegca la ville dâAfcalonjtJui fut par mer fecourue parles Ãgyptiens, cependant que le Satrape Noradinfai-foit tout ce quâil pouuoit pour la fecourir par terre. Ce Satrape elloitfortloup-autres grads feigneurs de Ca. feôle,de fe vouloir faire trop grad,defortf quâils ne defiroient pas trop fon bien, amp;nbsp;principallemcnt le Lieutenant duRo/ de Damas, qui eftoit home fige amp;nbsp;diligent. Apres la mort duquel,ceux de Damas comcncerent à meïpriler leur Roy, amp;nbsp;fennuyer de luy pource quâileM home pareireux,depeu dâentendement ôc de nul foing execution, lâamu^nc pluRoft à chofes baffes quâau manimét de fes affaires. Celle indignité engendra en lès lubieôls,le melpris de luy, puis la haine contre luy qui font chofes quioi- â dinairemêt fêgedrent aux cueurs des fubicts parla neätifeamp;imbccillitedelcuà â 4fçnchantleSatrapeNoradîn,illetrafportaen diligéeeà Damasou il fut receu en grade ioye de tous les citoyens qui le cognoilfoiéthoedccucu^ amp;dignc de regner, amp;fe fiuua leurRoy à la fuitte,auec quelqsvns qui lefuiuirct. Voila ce q porte auec foy le melpris que font les fubiets de leurs Princes.Lcsay tresvilles dépendantes de ce Royaume,fuiuât lâexêple de laCappitallcferedites au Satrape.Cefl home qui efoit vaillâtamp;experimêté ellat deuenu orgueilleux de lâaccroilfement nouueau de Ca. grandeur,ne fe contéta pas encore de ceUa*quot;^ â pour elfaycr de faire leuer le fege aux Chrelliens de deuant Afcalon ,ilalfic?^^ sie ede a âdeIcuts villesappcllcePaneade,penfint bien quâils UCfiudroientpasdela* Hehe. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;let fecourir. La vaillance toutesfois firmonta celle cautelle, caries nollres pte-
uoyans la grande hôte que ce leur leroit de lailfer Afcalon fans la prendre, gnoilfins dâautre collé la grande perte quâils feroient fils perdoient Paneadr, mettant tout autre confeil en arrière, ils aflaillirent Afcalon fi furieuf ment^^ auec vne telle refolution,que tant les citoy es que les gens de guerre qui y conflitdeitÃt ent en garnifon, delefperez de lè pouuoir fauuer autrement, firent tous enfr^' ^fcAlen. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;faillie,amp; combattirent fi bien, quâon doubtalonguement aufquch
meureroit la place, mais finablement la plus grande partie de ceux de dedans ^fcAlonre- tent tuez. Arailbn dequoy ceuxquidemeurerent,commenccrentdetrjidrf dut. rendre leur ville, furent les conditions telles, quâils fortiroient leurs
fauues,amp; fe retireroient en Ãgypte. Or ne fçauoicnt ils point, ny les cito)'^ââ^ ny leur garnifon que le Satrape Noradin eut alfiegé Paneade,dontlcs noftt^^f lloientcontinueliemétaduertis parleurs efpies, amp;nbsp;de toutcequifyfaifoit)^^' fut lâoccafion pour laquelle ils felloicnt tant hallcz de donner ce furieux
n^te^deuAli ^â^â-loient oôlroyé ces conditions à ceux dâAfcalon,qui nâefperoientautret^ fe-:^' élement dâeux que celuy dont vfent les hommes les plus cruels, entras
en vneville. Si ellce quâils nâeurentguercs meilleur marché,carfcretirantâ
Xjlt; X *
jue leur auoient lai*-
lt;e{auuercnt furent â'â¢sChre-
Stands nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;f^^^*-â21ife2 des Turcs, detOlHv-
1^. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ternisj amp;nbsp;tellement pourfuiuizj que ceux qiu ,
piufieurs eftrangérés contrées . En ce pendant u.
rç amp;: c ^fcalon, amp;nbsp;prindrent le chemin de Paneade, ou ils donnèrent Noradin,,en laquelle les Templiers rapporte-z7örlt;/Ãlt;//-
V*
qüâ1 de^? nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;chafle, amp;: deffaite des ennemis.
Dut ^^^'â 'â ^^'^ait nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;heureux, Sc tant redoutable aux Ãgyptiens,
, nbsp;nbsp;nbsp;Pnâ^^^Dco,, nbsp;nbsp;nbsp;dâAlexandrie de luy pay er tous les ans quelque certain tri **
â Pon nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;donneur deced^ilâan de filut mille cent foixatc-troisj là iflant
â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;hj drere Ainieric, ou Amaulry. Au commencement de Môr#^/e
lï«'â
â nbsp;nbsp;nbsp;dçs'^^^â' Contre nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;reprindrent cueur, Sc pour nâauoir aucun ennemy e-
tin nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ciu l nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;peuflent auoir guerre, ils firent de leur repos naiftre
; VaJj de la nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Soldan Habei, voulant faire fon fils Nofedo- Le Soudan
* nbsp;nbsp;nbsp;tile f nbsp;nbsp;gt;nbsp;öt nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Mahumetifte en Ãgypte, affembla vne troupe de gens
- nbsp;nbsp;nbsp;ôc d nbsp;nbsp;nbsp;dç nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;auccques leur ayde tua le Caliphe, puis apres lâauoir
â nbsp;nbsp;nbsp;Po' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Jâ^deau amp;nbsp;de fon threfôr,penfant eftrc entièrement feigneur
' h nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ç.- ⢠Spirituel dâÃgypte.Mais les autres feigneurs qui nâeftoient
â poâ^ ^^S^rêt d !-^^doiijtous efmeuz Sc irritez dâvne û malheureufè entrepri-' Pat? ^Qei nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;edafteau, adâafEiillirent pkifieurs fois .Dont ne £e trouuac
â d gettavne grad fomme dâargêt amp;c autres precieufes bagues ' Wtï Ses St nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;quâvn chacun eftoit empefehé a les ferrer, ils fortirent
â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^^drerent en des lieux,ou ils penfoient eftre en fauueté.Tou-
â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Td fe repofoiet iamais,les furprindret amp;nbsp;tailleret tous en rem^lien.
' Pie le Ve nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;quâils prindrêt vifauecplufietirs pierreries Vautres
â cef â ^^^P^tpuis apres aux Ãgyptiens, moyennant vn
^J^^loit fai V nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;blafma fort,pour ce quâon difoit que
temps vn plus grand trouble en Ãgypte, car voyant nouu eau Soudan refufoitde payer le tribut que
â ^'âoient promis a fon predecefl'eur le Roy Baudouin, pen-â'k vne armee en laquelle eftoient tous les prin-''-'fs maiftres du Temple amp;nbsp;de lâHof-
â¢Sc ne Ce parloir encores
'''âlolez enfem-
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^Wicfo amp;nbsp;«ïCu eo«fc' W let-euiVioïïiens ^-vette nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;pÃtV^^^ â \ \ \ ^!ÃéXCâ^^ â
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. WtÃ^'^içte.LcKo^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;\ ónt
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1 NYicomoeüteuïen
I e\\\TAe\5ÃtaAÃe,§^
458
Noradin y enuoya vne armee conduite par vn Mede appelle Siracone qui bd â nbsp;nbsp;, eftoit fon Conneftable , ce qui eftonna tant le Soudan Dragan, quâiloB
aiu Roy Baudouin le tribut accouftumé dâAlexandrie. A quoy ilne'fefloitonc-ques voulu accorder, quelque bataille quâil eut perdue, amp;nbsp;par ce moyenib^*^ paix auecques les Chreftiens, amp;nbsp;fit tant enuers le Roy, quâil luy enuoyavne armee pour le fecourir contre Sanar, en laquelle il eut telle fiance quille dd-fit,amp; le Coneftable de Noradin séblablemét,qui eftoient ia entrez en Ãgyf^' Tandis que le Roy Almeric eftoit fi heureux enÃgypte quifutlanmw^ cent foixante cinq,ceux de la Tetrarchie dâAntioche perdirent vne batail.e con treNoradin,car voyant ce Satrape le iour du cobat quâil nâeffcoit pas leplusfort il fe retira peu a peu en lieux pour luy fi aduantageux, que fe voyant trop lenif' rairement fuiuy des noftres,il retourna fur eux, amp;nbsp;les defeonfit entièrement,ut Tæ tous les principaux demeurèrent prifonniers, amp;nbsp;entre autres Bonemon Je ^loraJin. troifieme du nom Prince dâAntioche, Regnaud Cote de Tripoli fils de Rtt-mond,amp; loftelin troifieme fils de loflelin Comte dâEdefla. Le Soudan Dragan qui eftoit demeuré vainqueur par le fecours des noftres fut lors tué en trahilof lué. quelcun des fiens. A cefte caufefon côpetiteur Sanar quifeftoit toiifiouu d*'â ; M ÆÆcaché depuis fit deftaite,fe remit fus, amp;nbsp;entra dedans la principalle ville dAgy/ pte,ou il fut receii des citoyens, qui changèrent dâopinions felon le changeront du temps amp;nbsp;de la fortune. Cefte ville eft la plus grande ville du monde. Les-Ã-gyptiens la nomment Chaire qui en leur langage fignifiievainquereflé,amp;lf uelque deThyrefcrit auoirouy dire à ceux du pays que le Soudanloar (tant renommé a caufe de fes grandes viôloires) la fonda acinqlieuè's des vieilles ruines de lâancienne ville de Memphis trois cens foixante-huiclans apres le coro-mencement delafaulce loyde Mahomet. Les Latins lâappellent Chaire.
Zr choire'
Memphis.
Les Ão-vptiens font beaucoup plus rufèz ou heureux, que forts ou vaillans.
^e^ptiens. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;feftoittrouué aufecours deSanarlors qui futdeffait parDh-
Siritceite yaincH.
gan,auoitauecqucs luy, le fils defon frere Negemonde appelle Saladin, leune homme de merueilleufe efperance,amp; qui monftroit bien eftre capable de des chofes. CeSyraconetafehoit partons moyens defe faire Soudan. Cequc bien cognoilfant Sanar, amp;: craignant ce grand SepuifTantennemy, ilfutcon-traint demanderfccours au Roy Almeric,ou Amaulry,amp;luy promettrede luy continuer le tribut, que luy auoit promis fon predecelfeur Dragan. Parce moyen les Chreftiens allèrent à fon fecours,amp; fut Siracone vaincu par leur variance, amp;nbsp;chaffé de lâÃgypte.Noradin fit femblablement vne grande perte en ce temps, car Godefroy frere du Comte dâAngoulefrhe, amp;nbsp;Hucsfurnomnic Ã
NornJin Jeffait.
Cdltphe Je SmJ^s»
GrinJeuf Je ^irtfcone.
meurtre de fes gens, quâil fut contraint laiflcr les affaires dâÃgypte y SiC tourner en fcs païs pour les garder. Si eft ce que pour toutes ces fortunes, Syw cone he perdit cueur, ains fe monftra homme dâexperience amp;nbsp;de vertu.IHetr â porta vers le Caliphe de BaudaSjauql(apres lâauoir adoré)il rcmoftra,qui!elwit le vrayfuccefTeur de Mahomet,tant que luy feul deuoit cotnanderatousles mains,amp; pour cefte occafion rabaiffer lâaudace des Ãgyptiês,qui ofoiétbien^' uoirleurCalipheamp; fouuerain Preftre en leurs païs,Iefqls toâ effeminezamp; de faitjpoüuoiêt bien eflrc vaincuz. Ce Caliphe refiouy de ces parolles, que Dieu luy eut enuoy é vn tel home cômeSiracone,le fit chef de toâ fes ges guerre,amp; cómadaluy qui eftoit le fouuerain Potife de leur Religion,q to ce^â^
Loys 7. LE ievne R0Y40. livre ix. 44igt; tjuiaufoientle hom de Mahomet eh quelque teüerence, amp;qui le voudroient defFendre, marchaflent loubs la charge contre 1 eà Ãgyptiens. Gehe entreprife fut grande, amp;nbsp;digne de mémoire, car tout ainfi que les Latins eftoient partiz de leurs pays, pour faire guerre en Orient, aufh tout lâOrient efteit en armes, pour fubiuguer lâEmpire Meridional.
Tout le demeurant du monde attendoit quelle yflue à ufoit cell affaire, voyant cefte barbare feôle quiauoit prefque infeôté la terre vniuerfelle de fà inÃdellescn vaine fuperftition,diuifee en deux,amp;: tafeher a fe ruiner.Ce different eftoit fon-de fur le debat des deuxCaliphes^qui eftoient en difpute de la fouuerainetc.Les Chreftiens pouuoient regarder cefte guerre fans fempefeherpour les vns, hy pourlesautres, amp;toufiours faire quelque gain delà perte de ces infidclles.Tou tesfoisleRoyAlmeric fe reffouuenant de lâaccord dâentre luy amp;nbsp;Sanar, dreffa vue armée contre toute lâefperance de fes fubiets, amp;nbsp;alla au fecours des Ãgy-ptiensdifà nt quâil vouloir deffendrefes tributaires contre Siracone, amp;que fi pour let on enduroit quâil demouraft vainqueur, on verroit a la fin quâil feroit plus grad ennemy des Chreftiens,que des Ãgyptiens. Ce vaillant Roy voulant toufiours tenirlÃgypte enfonobeiffance, print bien la hardieffe de mener fon armee iufques au Chaire,fans faire femblant de craindre les bondes amp;nbsp;cfcîufès du Nil, pour ce quâil âuoit le Soudan Sanar, amp;nbsp;le fils de Caliphe auec luy. Siracone fe houuaincontinent au deuant, amp;nbsp;luy donnant vne bataille il fut fi furieufèment chargé du cofté ou il comandoit,que La plâ grand partie de fes gens y demeure-ret,amp;futcôtraintquitterlaplace.Ce que rapporté a fon neueu Saladin,ilfereti rafinsgrandeperte,amp;rencontrans quelques grands Seigneurs des noftresen dcfordrejl les emmena prifonniers,amp; fit tant enuers les Citoyens dâAlexandrie ennuyez de payer le tribut aux Chreftiens quâils le reccurent en leur ville auec-ques tolls fes gens. Le Roy Almeric auoit plus grand defir de vaincre ce ieunc Saladin quâil cognoiffoit fage amp;nbsp;vaillant,que non pas fon oncle quelque renom ^lexMÃlrii ()u il eut,amp;pour cefte occafion il affiegea Alexandrie fort eftroittemêt,amp; nâou-Hia rien de ce qui peut ferüir à la prinfe dâicelle. Au contraire Saladin la deffen-éoit corne celiiy qui eftoit dâvn cÅur inuincible,amp; fe moftrerent les Chreftiens iOHvaillansaucommencement, amp;nbsp;les autres perdirent entièrement courage^ Siracone eftoit en la derniere Ãgypte auec le refte de fon armee, penfiint pour yfairc vndegaft, contraindre les noftres deleuer leurfiege. Voyant néantâ moins quâil trauailloit en vain, Sgt;c craignant perdre fon neueu Saladin auecques tous ceux qui eftoient a Alexandrie, il vint à appointement,amp; pour deliurcr les alTiegez, il fit rendre les prifonniers Chreftiens, amp;; laiffa lâÃgypte en paix. Parqiioy le Roy Almeric f en retourna en fon Royaume en grande gloire amp;nbsp;honneur, auquel il heut pas grand loifir de ferepofer. Car eftant aduertique le Soudan Sanar auoit faitvnc fecrette paôtion auecques Siracone contre les Chreftiens, il retourna en Ãgypte, amp;nbsp;prenant dâarriuee la ville de Pelufè, il la ruina du tout, puis il marcha iufques deuant le Chaire-, efpouuantant parce moyen le Caliphe amp;nbsp;le Soudan de telle forte, quô ne refufà ns aucunes conditions pour auoirla paix, ils fe fbubsmirent de luy payer deux millions de de- . . niers dor, amp;nbsp;apres en auoir payé deux cents mille comptant, ils luy baillèrent oftages de luy enuoyer le refte a quelques certains termes, lefquels acheuez ils O- Studtin, nefccurcnt oneques fournir dâargent. Parquoy ils delibererent de furpren-dreles Chreftiens, qui fefians en ceft accord nefedoutoientdâaucunlt;?chofe,
LOYS 7. LE lEVNL K U ï 40.
Et de fait Syracone approchoit défia auec fes forces, qui fut caufe que le RoyA^ meric fe retira ne voulant fe laiffer enclorre entre deux armees. Syracone fut r£'
sanar tut. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Ãgyptiens comme celuy qui les auoit deliureZjaulTi au premier moyf*
qui fe prelenta il tua le Soudan Sanar,amp; fut proclamé Soudan apres celle du confentcment du peuple Ãgyptien.Mais il mourut premier que lâan futpal' fé,amp; luy fucceda fon neueu Saladin,lequel fe tranfporra au Chaire, amp;nbsp;Faignif'' ^nlifketue vouloir adorer le Caliphe (qui eftoit comme nous auonsdit leur fouuerai'â Prebftre ) il entra en là chambre, nbsp;nbsp;lâalTomma dâvne maffe quâil portoit cach^^
fous fon mateau.Dequoy to^ les Mahometiftes Oriêtaux,amp; entre autres leà liphe de Bandas, fè refiouirent merueilleufement, amp;nbsp;en eut le Saladinvnemo ieureeftime, qui par ce moyen fe traffoit le chemin pour paru enir à lentierB^ Ãgt;ire de tous les Barbares. Le iour quâon lecouronnoit felon la fuperllition . eur feéle, il auoit eflé nommé lofephe qui eft vn nom luif fouuétesfois des Sarrazins, puis on lâappella Saladin, qui fe peut interpreter en noftrclangUâ Correcteur de la Loy. Combien que les Princes Occidentaux euffent cofflun^ ment guerre entre eux,fi eft ce quâils enuoyoient fouuet ( amp;nbsp;principalement^ Rois «de France amp;nbsp;dâAngleterre ) quelque fecours ou de gens ou dâargent Chreftiens de lâAfic, autrement leurs affaires fe portoient fort mal . Ces gtan^ feigneurs de laTetrarchie dâAntioche,qui auoient efté prins par Noradin,tuff deliurez encetemps,dôtles vns payèrent leur rançon comptant,les autres bai lerent oftages de la payer apres leur deliurance.
Afori du i^y nbsp;nbsp;Le Roy Almeric de Hierufalem mourut lâan mille cent feptante-troiSjlaiHant
Baudouin aagé dâenuiron treze ans, mais pour ce quâil eftoit ladrejccon feil futdâadiiis quelegouuernement du Royaume feroit baillé au ComteRa-(ni; nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Tripoli, qui feftoit monftré tant vaillant au comencementdelag^*
re fainte. Ce ieune Roy Baudouin maria lâInfante Sibille fa fÅur aifnee (quiW) deuoitfucceder au Royaume ) auec Guillaume fils de Guillaume Marquis c Montferrat, proche parent du Roy de France, amp;nbsp;de lâEmpereur dâAllenajt^^^» lequel mourant trois mois apres ce mariage, laifla fà femme grolfc dâvnfiMâ* fut nommé Baudouin. Apres la mort de Baudouin,Saladin fempara du mede Damas, amp;dc fes villes femblablcment, oueftoient gardez les oftages quâau oient baillez les Chreftiens pour feurté de leur rançon. A raifon dequoy quelques vns de lâArabie fe mirent en fon obeiffance. Ce barbare eftoit tout ardent dâacquerirgloire, amp;nbsp;dâaccroiftre fes feigneuries: auffi voyantqueforW ne le fauorifoit, il faidoit autant bien de cefte faueur quâautre de fon temps â nAtwel ^Ã-Qà ^fpre fijbtil, diliffcnt, audacieux, liberal, vaillant amp;nbsp;cruel au debatÆ debArbAre. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1 nbsp;nbsp;nbsp;â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â Si ⢠i i i i ⢠n nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;⢠»nîlllt
Melefalii.
ieltrts de Saladi».
victoire, mats apres icelle traittable amp;nbsp;débonnaire. Il neprenoit autrej«** quâà lâaugmentation de fon nom amp;nbsp;de fon Empire, ayant beaucoup plus ciieur que bonne cofcicnce. il deliberoit amp;nbsp;tafehoit de fe fairefeigneurdot^^^ lâOrient. Melefà la fils de Noradin tenoit la TetrarchicdeHalape,amp;dauti''^5 grandes Seigneuries, amp;nbsp;riches contrees,amp; defiroient les noftres quâil demeu en fon entier, preuoyant bien que ce feroit leur meilleur, que toutlâOrientto® baft en la fubieclion de Saladin, qui fappreftoit à luy faire guerre, P Comte de Tripoli délibéra de le fecourir, ce que fçaehant Saladin,illuy telles parolles.
Pourquoy veux-tu que ie tourne mes forces contre toy feul, queiayab^ blees pour mener contre mes ennemis? Laiffe moy faire ce queiedefire, nbsp;nbsp;nbsp;â
^0 Y £
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- tîiç^ ^'^^ââ cfjie nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;lt;Je la guerre dâautruy, ie tâaccorde ce que tu potu..
' ^îir^ç nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;der^obles homes Chreftiês, queï2.y engaigcnon feule-
' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;mcfmesjlefquels iauray iufte occafio de
. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ennemi.Ie veux que tu cognoilfcs, queie ne
* S'^er'^'^ heii^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;inuiolabîe auecques toy, mais que ie te veux
faite q,^ âu nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;vous pourriez auoir perdu par la fortune de la
hh nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;de 4â^ nbsp;fèmble point que vous ayez iamais elle vaineuz.
Mb ^^fttes f nbsp;nbsp;nbsp;â'Accepta fes offres, SiC ne donna aucun fecoiirs à Mcîe-
^\^f^ogt;-iirent fort au commencement dâauoir recouuré ces
ââfth nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;oftage. Mclefala ayant efté chalfé par Saladin
excepté de la Tetrarchie de Halapc,amp; de la ville dâA- â:ha_fféf4r slt;t
hte nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;conditions quâil plairoit au vainqueur, qui luyen-
g'-âerroycr les Chreftiens de toute fi puilfancc.Lc quatrief-â^â'â^°â-^®)Philippes Comte de Flandres arriua en Syrie, ôc
4
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iJis' deAcre.IlfytrouuapareillementpluheursAm-deGfecCjamp;des principaux de faCour,qui furent d ad-.
â dont Saladin fut incontinent
ay;^ opinion Â§ÆÆ] Egypteauec fon armee. A cefte caufe les noftres change- quot;nbsp;ê l'rquot;quot;â' â¢quot; P'â.^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;gâ«â;
cot«.
fçjj. *diaç^^â f nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;auec les TêplierSjlailTa la ville de Hierufalemamp;ic pays
]çp®g^iant auecques Bohemond Prince dâAntioche, autres di- re^flun, dch ^â^^iftted nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;deTripoli, tous deux enfemble ioinâs auecques
Sai nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;5 amp;nbsp;vne grande partie des Templiers,mirent le fie
Câ^desCp nbsp;nbsp;dedans leur camp prefque toutes les forces de la Tf
venuz dâEurope. Ce qui fit penfer
'^Hi! nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'â^^^^^â-^oyoitoccafion dâentrer au Royaume de Hieruf
noftre Dieu prenant pitié des..
îç aao-ç nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Sc lâheur au ieune Roy Baudouin,lequel premier que
®^dr de tutelle amp;nbsp;gouuernoit luy mcfmes fes affai-
oOtl«'
fa Pâ'^rtic^4Pâ-'^eres amp;nbsp;oraifons par tous les fiiinéls lieux, il ordon-4 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Croix qui eftoit en Hierulà lem, fut portee contre
cç nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;tout ce quâil peut fournir de gens,il marcha vers Al-
for{^^'â^ffevillg'j^^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ennemi (^y addrefléroit premier quâen autre lieu, pour
çjjJdâ^g^ ^7 pouuoit beaucoup feruir en toutes fes entreprifes. Saladin plh'^ de nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;îiicfiiie temps,amp; prenat fon chemin par lâArabie,!! arriua sâUln fin
h nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;celuy qui eftoitle
fe'b'^ft '^y^'^ümci?' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;auecques luy vingt-fix mille cheuaux, il entra de-
ôç nbsp;nbsp;nbsp;5 il ttiojj 1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;il commença â gafter le plat pay s.Il fertoit
.(TV-
£{Æ P^donriQjj. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;paifans, il brufloit bourgades, maifons amp;nbsp;villages : brefil
chofe,que le feu ou le fer peuflent mettre afin. Il mar-
pef k^^^^^^hreR nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;®scftezdlt;îazeamp;dcDarhi, RapprochadâAf-
fib! â'fâ^setînç^?^^^^®5cnoientcampcz,amp;nefcnofoient reculler pourem-don/i nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;® pay s, craignant le grand nombre amp;nbsp;horri-
Et fi quelque fois les ennemis
j ^^ââ ®^^^f4ucentreprife,lesnoftres feretiroientincontinent
â ^^âP ⢠Ec Roy Loys aduerti que Saladinapprochoit entra
Q^iij
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LOYS 7. LE lE VN E ROY 40;
dedans la ville,auecques tous les fiens, ne doubtant point quâil nây fut bientôt
CrUliuie
lerie par plufieurs bandes,pour toufiours faire plus grand dçgaft. Auflihriiiiis amp;nbsp;lâoccilion furent telles, que non feulement ceux de la plaine ne pouuoient trouuer lieu de feurté, ains les montagnars mefmes eftoient en vne mcrueilku-fe crainte, amp;nbsp;fongeoient ia ceux de Hierufilem qui fè voyoient fans quelque garni{bn,en quels lieux ils fen pourroient fuir. Le Roy Baudouin voulant fur* prendre Saladin qui lors ne fe doubtoit de rien,fortit dâAfcalon jamp;fuiiwn^ la cofte de la mer le plus fecrettement quâil peut, il trouua tous les Barbares en defbrdre, ain/iquâilauoit efperc, qui toutesfois commençoientafonarriuceî fe rallier par le commandement de leur Prince. LesChreftiens nâeftoiententout que trois cent feptante-cinq, hommes de cheual, entre lefquels eftoit Odonde Saint Orner grand maiftredu Temple auecques huiôl vingts Templiers, Autheurs ne parlent point du nobre des gens depied,mais avoir ce qu ils en ont efcriptjon peut cognoiftre quâil y en auoit bien peu, veu quâils attribuent ceftt viôboire à vn miracle, amp;nbsp;à la vraye Croix quâils au oient auecques cux.Durantk combat les ennemis faflembloient de toutes parts, tellement que la viéloirefut doubteufe. Les Chreftiens lâemporterent à la fin, amp;nbsp;fut tué vn grandnoÅh® de ces Barbares,amp; prefque tous defualifez. Saladin fe là uua à la fuitte, laillnnt les fiens en teldefiirroy quâils moururent tous a la fin,ou de faim ou de froid,on dâautre mifère.Mais il plaignit fur toute chofe, la perte quâil fit de fes MamfflC-5 9*^^ eftoient les feruiteurs que les Seigneurs menoient auecques eux en bataille.LâEucfque de Thyr(qui eftoit du temps de celle guerre ) eferitquelcs Satrapes Turcs,amp;autres Princes amp;nbsp;grands Seigneurs ( qui en langue Arabique fappellent Emires) faifoient apprendre les armes à leurs ferfs ,tant aceuxquib auoient prins à la guerre,quâà ceux quâils achetoiêt, ou qui eftoient nez en leurs maifons,amp;fien quelque entreprife ils femonllroientvaillans,ilslcurdonnoiet incontinent liberté, amp;nbsp;les efleuoient de tout Icurpouuoir, amp;nbsp;fen trouuadefi vaillans, que Saladin efleut fa garde de Mammeluchs, tant quâen vne bataille il auoit toufiouts aupucs de luy. Auffi ne laifToient ils rainais le combat,que tous ceux de leur coflé ne fen fufient premièrement fuiz,amp;ne fen fuit point Sa ladin,quâil ne vit fa garde de Mammeluchs deffaite.
Toutes les plus grandes forces des Chreftiens qui eftoient deuant Arethufe, s'ie^edâyfre Icuctcnt Icut fiegp,amp; Ce retirèrent fans rien faire. Lâan enfuinant, Odon grand tbujileué. niaiftre du Temple fut prins des ennemis, amp;nbsp;ietté en vne eftroitte amp;vilainepn-fbn,en laquelle ils le firent mourir. Le Roy de Hierufalem eftoit bien à ûprin; fe,mais il fenfuit, amp;nbsp;fut fà honte beaucoupplus grande que fit perte. Ainfk fà ifbient plufieurs entreprinfes entre les Cnreftiens,amp; les Barbares.Ncvoulant Saladin quâon lâeftimaft pour tout vaincu, il mena vne armee en Mefopotanuc amp;nbsp;enchaffalefrcrede Noradin, puis il conquit non feulement le Comté dE-. nbsp;nbsp;_ defra,ains Carres amp;nbsp;Parthe entiercnicnt,amp; dit on quâil cftenditfon Empireiui-
metÃif. ques aux indes,de forte qu il luy rut par apres bien aile de vaincre amp;nbsp;lubiugucr les chreftiens.
Tandis que cc grand amp;nbsp;puiflant cnnemy, laifloit le Royaume de Hieruïîilfni secede Guy enpaix,leRoy Baudouin mariafà fÅur qui cftoitvefue, auecqucsGiiydeLu-Gentilhomme de lâvne des plus anciennes maifons de Poi6toii.Surquoy nous
LOYS y. Là lEVNE ROY 40. LIVRE IX. , 4^5 nous eflognans vn peu du fil denoftre hiftoirc,nous dirons que leditGuy eftoit défeendu de la race ancienne des Comtes de Poiôlicrs, amp;nbsp;de la fiiccelfion de la FceMelufincjtant chantée par les Romans,fille du Comte de Poiôliers, ià gc amp;nbsp;vertueufe Dame, qui fut mariée au Cote de Forefts, amp;nbsp;de ce mariage fortirent MeluÃn», CCS branes Chcnaliers, Geoffroy,Hues ou Hugues,amp;ce Guy de Lufignan dont nous parlons. Au mefine temps de ces nopces plufieurs grads Seigneurs Grecs, arriuerent en France vers le Roy'Loys, amp;luy demandèrent lâInfante Agnes fa fille aagec feulement de hui et ans, pour le Prince Alexis fils de leur Empereur Emanuel.Ce que le Roy leur octroya, Sela leur bailla pour mener en Conflanti-nople,foubs condition que des que leur Prince feroit en aage,il iâefpouferoit,amp; I4fille de en cependant les nopces furent célébrées. La Princeffe de France fut honorable ment receuë en cefte grande amp;riche ville deCôfl:antinople,ou 16 ne parloir que delbatemens amp;nbsp;de ioye. LâEmpereur voulut que les deux enfans Royaux fuf-fent couronnez amp;nbsp;honorez de tiltre Royal. LâInfante Marie fille de lâEmpereur (quieftoitiamariable)nevouloitpointdemari,filnâefloit Roy. Cequefon Grec. peretrouuafortbon,amp;pour ceftccaufcilfitRainier fils de Guillaume Comte dcMontferratjRoy deTheffalieHuquel le frereCainfi quenous auons dit)auoit cfpoufe la fille du Roy deHierufà lem,ôcluy donnant fa fille en mariage,il les fit tous deux couronner.
LeComtedeFlandresfduquel nous auons parlé cy deffus) apres auoirqueL qnctempsdemeuré auecques le Prince dâAntioche, retourna en Hierufiilem pourvoir le Roy Baudouin fbn coufin germain, puis alla au mont Sinay en pel-lerinage, mais a fon retour il fut affailli dâvnbon nombrede Turcs contrelef-fitielsilfe deffendit vigoureufement, mefmes il combattit corps à corps vn Prince Turc qui eftoit de flaturede beaucoup excedente la commune des autres hommes,amp; au refte bien adroit amp;nbsp;vaillant, qui neantmoins fut deffaiél par coït Comte, lequel luy oftafes armes quâil porta toufiours depuis, amp;queles uccefleurs Comtes de Flandres ont toufiours portées, affauoir vn Lyon de Sa-âhlanguéamp;armédegueulles avnchamp dâor,laiffantcelles que les Comtes Tun} Æ predecefleurs auoient portees,qui eftoient vn gyron dâor, amp;nbsp;dâazur a vn chef , , tlcg^culleSjqueLyderic I. Foreftier deFladres coquit fur leTyrâPhinaert. A-'PreshviftoireqPhilippesCóte de Fladres eiit^Ãtrele Prince Turc que quèlqs hifioircs nomêt NobilioRoy dâAlbeme,il f ê retourna en fon Coté, la où apres auoir mis ordre aux affaires dâiceluy, qui durât falogue ab fence auoiét eflé fort brouillez,il fë vint à la Cour du Roy Loy s, ia vieil,ôccaflé, amp;nbsp;duquel il auoit au P^raiiât tenu fur les fods deBaptefnie, le fils que de fon no il appella Philippes, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;cemtr
quifutRoy apres ledit Loys.Leql fè voyat agraué de vieillefleamp;de maladies, phlil^fesA» i^defehargeade toâ fes affaires fur leditCote qui les gouuernoit au grad cotéte ^»fie. tttetdLiRoy,maisnôau gré de plufieurs feigneurs delà Cour, quicfloiêtialoux tlda grade authoritéamp;faueur quâauoit leditCote, coe il aduiet toufiours q ceux ^uifot les plus fauoriz des Princes,fôt aufïi lesplus chargez dâenuies,Scceux qui ont le moins dâauthorité,portêt enuie a ceux qui en ont le plâ. Ce q par apres au oomécemet du regne du Roy Philippes amena de groffes guerres auditCote,amp; apporta plufieurs maux à la Frâce. Car ceuxqui apres la mort du Roy Loysfê- çoû. âarerêt de la volôté,des oreilles,amp;de la perfonne du ieune Roy,(qui auoit la vo oteamp;les oreilles de cire,amp;aifees a receuoir toutes impreffiós,feló le naturel des â¢cuncs Princes) luy firent tant de faux rapports du Comte, quâils le mirent en la â/fâââ
4lt;^4
LOYS 7. LE lEVNE ROY 40.
iMéldurt^ ^nedes ieu-fftt Printet.
difgrace dudit Roy, amp;nbsp;Iâanimercnt à luy faire la guerre, fe iouans ainfi debicæ nefle de ce ieune Prince, pour laoullerleur palTion particullicrc.
mal qui ordinairement fuit les régnés des ieunes Princes, que toufioursilson^ pres dâeux, des hommes quiabuîans de lâimbecillitc amp;nbsp;foiblelfe dcleuraagf»^ tournent, virent,amp;difpofent leurs volontcz,amp; affeôlions entiers, amp;nbsp;contre ils veulent,amp; aux defpcns de leur maiftre fe vangent de leurs ennemis,cepend^t quâils le chargent de peines, de guerres, amp;nbsp;de trauaux,amp; queluy amp;nbsp;fon
AUW Æ U nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;V/ÃV U/XVX* VJVtV. VW J 4 V U VA V V*X J WWXCfc
Naturel Jt yitill^rJs.
enuie au Comte de Flandrcs,mais fes maladies amp;nbsp;fon vieil aage le preflbicnc telle façon,que félon le naturel des vieillards ilnâauoit autre défit, quclt;îccoü 1er les iours amp;nbsp;les douleurs,fans quâil eut moyen ny force de refifteraux amp;nbsp;pratiques qui Ce dreffoient contre le Comte,quâil eftimoit lâvn des plus vaillans,amp; expérimentez Seigneurs de fa Cour.
j J 'Y Vâ V Pl}itffgt;fgt;n
Id.,. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;J
Adoneques le Roy fe {entant grandement affoiblir tant pour fon vieilaagfgt; que dâvne paralyïîe qui luy eftoit aduenuè,fit couronner amp;nbsp;facrer à Rheitndo^^ {ils Philippes aagé de quatorze ans feulement, par Guillaume Archeuefquc Rheims Cardinal de Sainte Sabine lors Legat en France, amp;nbsp;oncle maternel^ dit Philippes,le premier iour de Nouembre. 1179. A ce couronnementfc J ua Henry le ieune Roy dâAngleterre qui auoft HacéMarguerite fÅur diiditl lippes,lequcl come fon {ubietamp;Pair,a ce {acre porta la courôneRoyale.Atil i) fut le Comte Philippes de Flandres qui portoiHâefpee, amp;nbsp;pareillement y les autres Pairs,amp; grand nombre des Princes amp;Seigneurs. Peu apres auconacn cernent de lâannce mil cent odante, le Comte Philippes de Flandres, piati^^^ le mariage dudit Philippes Roy auec Yfabeau deHainault fa niepee,fille douin Comte de Hainault, amp;:dc Marguerite de Flandres {Åur dudit Philipp^^â lequel en faueur dudit mariage donnà â ladite Yfibeau toutes les villes MAnägedu èc Seigneuries qui font maintenant du Comte dâArthois,comme Arras,BetJ pojiphdtiâfes 5 Hedin,Saint Omer,Lens,Aire,Bapaulme, autres qui font de la Neu fe,poureniouir par ladite YÃbeau, amp;nbsp;{es hoirs apres le treipas dudit Cot^l lippes.Les nopces furent célébrées en la ville de Bapaulme,auf]uellesallillefjâ j les Comtes de Flandres,de Hainault,de Namur, de Clermont, de Ponthieu, Saint Pol amp;nbsp;autres en grand nombre, eftant lors le Roy Loys griefiiementif^ lade de fa paralyfie dont il mourut en lafufdite annceiiSo. amp;nbsp;fut comment'ââ auons dit enterré en lâAbbaye de Barbeau fur Seine quâil auoitfondce,aLitrcn jdtrt JeLtj/s nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Saint-port. Les vns lâappellent le Piteux, pource quâil vfoit d vncgtau^^
pitié entiers les poures,dâautres lâappellêt le Ieune, pourlarailonquenoiisi dite,fur la fin de la vie du Roy Loys le Gros fon pere.
' Pu temps de ceRoy Loys le Ieune viuoitGratian moyne qui compild^ cred,lequel le Pape Eugene approuua, amp;nbsp;commanda ellre leu par lesVnip^J^ fitez. En ce fieclemefmcfleurilfoit Pierre Lombard Euefque de Paris quili^ liure des Sêtences,amp;: la glofe fur les Ãpiftres Saint Pol,amp;furle Pftultier,^^ rut Lan mil cent foixante-quatre. Aulfiviuoit de ce temps là , Pierre le psf?« hm- gcur que les Latins appellent Petrus Comeftor que quelques vns difentp^â^^^^ tMsdeceteps nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;auoircfté Euefque deParis,parladcmi{rionqueluyen fitlcfief^j^
Roy Loys. Ce Pierre fit les quatre liures des hiftoircs EcclefialhcqucSjS^p^^ fieurs autres eferitures,ôcdit on que ces trois honîmes eftoient frétés Baft^
PHILIPPES L AVGVSTE ROY 41. LIVRE IX. 4^5
En cemcfmc temps vefquirent Pierre de Blois amp;nbsp;lean de Sarefburce Euefque de Chartres,qui ont fort eferit contre les difloliitions des EcclefiaftiqueSjSe pareillement vindrent en celle mefme ûifonles pauLires de Lyon autrement dits .
J ⢠O ⢠r nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;igt; nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1 J nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;f^andotii
VaudoiSjOC amii nommez d vn Pierre Waldo citoyen de Lyon, amp;nbsp;commença 1 ordre des Carmes, Scceluy des Wilelnins liermites, amp;nbsp;lâEglife de noftre Da-mede Paris futedificepar Maurice Euefque de ladite ville.
Ainfi doneques au Roy Lois le leune fucceda Philippes deuxieme du nomfon fils furnomméA v g v s t e amp;nbsp;Conquérant, ou Dieu-donné.Il y auoit Philip-cn ce temps grande multitude de luifs en France, delquels on femoit ce bruiél, P e z. çue tous les ans ils derroboient vn enfant Chreftien,amp; le menoient en vn lieu A v g v-iousterre,amp; apres lâauoir tourmenté le crucifioient le iour du grand Vendredi, s t e, LcieuncRoy Philippes au commencement defon regne entendant cela, fit Roy 41: prendrelefdits Iuifs,amp; les tourmenter en diuerfes fortes. 11 en fit brufler quatre vingtsenvnmefmefeUjamp;puisapresenrâiiSô'.leschaflatousdefonRoyaume, excepte ceux qui fe conuertirent a la Foy. Quelques vns fe firent baptizer, les vns infpirez de la grace de Dieu, les autres de peur dâeftre exilez, amp;nbsp;de perdre julfi punl':^ leurs biens ; les autres aueuglez de leur erreur amp;nbsp;perfiftans en icelle, tenteront par le moyen de quelques vns,aufquels ils donnèrent de grands dons, de pou- ⢠uoirdemeurer. Mais le Roy voulut quâils deflogealTent, amp;nbsp;fit édifier plufieurs
Eglifes es lieux de leurs lynagogues, nbsp;nbsp;mefmement a Paris,a Orleans, amp;nbsp;Ã E- h~
H^mpes.Depuis fe voyant bas dâargent a caufe des guerres, il demanda aufdits Irùftgrande fomme de deniers, amp;nbsp;leur permit de retourner en fon Roiaume, comment aulTi fon fuccefl'eur Loys leur ouurit apres luy tout le Royaume «e France.
En ce mefme temps le fentant lâEmpereur de Grecepres de la mort, il ordon nifon neuen Alexis tuteur de fon fils, qui eftoit encore trop ieune pourgou-uernerl Empire. La grande amp;nbsp;royalle ville de Conftantinople eftoit lors toute nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ico
pleinede Latins,pource que lâEmpereur Emanuel ayant cogneu leur vertu amp;nbsp;fi adite tant a la guerre quâau cofeil,les auoit toufiours aimez,enrichiz amp;liôno-Jâcz.Vnc grande troupe de la noblelTe Françoife y eftoit allee pour accopaigner Lprincefle Agnes, La plus part de la ieuneile Italienne y eftoit lemblablement 3uecques Rainier,amp; dâananta^e plufieurs autres qui de iour en iour y arriuoiêt pourleur trafique de marchandife amp;nbsp;autres affaires.Tellement quâon voioit en b Cour de Grece plus de Latins que de Grecs,amp;bien mieux venuz tant du ieu- deLtws. ne Alexis que de fon tuteur.Dont les Grecs f offencerent tant quâils appellerent Androniepour gouuerner eux amp;nbsp;leurs affaires.Ceft Andronic auoit efté accu-fede plufieurs crimes, que lâEmpereur Emanuel luy auoit tous pardonnez a ^aufequâil eftoit fon coufin germain, amp;nbsp;lâauoit fait gouuerneur du Pont. Il ar-riiiaaConftantinople auecques vne armee dâinfidelles,amp; y trouuant Alexis tu- Alexisaueu, leur du ieune Empereur, illuy fitereuer les yeux, fetter le pupille dedans la nier,puis on commença a tuer tous les Latins quâon peut trouuer dedans la vil-le, les plus vaillansdefquels coururent aux armes,amp; fedeffendirentvertueufe-ment. Voyans toutesfois quâils ne pouuoient deffendreny tenir cefte grande ville qui eftoit lâvne des principales villes de la Chreftienté,ils gaignerent leHa-ure, amp;nbsp;entrans dedans en vingt-cinq galleres qui eftoient à lâancre, ils paflerent -le Bofphore,le Propontide,amp; le deftroit de rHellcfpont,puis ils entrèrent dans I Archipelago tant irritez contrôles Grecs quâils bruflerent amp;nbsp;ruinèrent entie-
^66 PHILIPPES i. AVGVSTE ROY 41. rement toute la cofte, ne pardonnât à pas vn de ceux quâils pouuoient Quant a ceuxquinefepouuans fauuer eftoient demeurez à Conftantâ^P â
Cruauté
les Grecs les taillèrent tous en pieces,cxcepté feulement Ramier, auquel r donneret parles prières de la princeffe Marie fà femme. Andronic quiie, nommer Empereur careffoit de tout fon pouüoir la ieune Agnes de Franc^)4.^ dâJ(ndre»ic. eftoit couronnee Iniperatrix,délibérant de lâefpoufer incontinent qu
é^fidrome tue'.
roit en aage,affin dâeuiter lâinimitié des François, mais il fut ruiné des fien^ a' mes,carfennuyans les Grecs de fon audace amp;nbsp;cruauté, ils enuoyerent «]^ cnPeloponnefevn Prince du fang Imperial ap^ellé Ifacie, arriué à Conftantinople ofta a Andronic les ornemen
periaux, ôc lefit mourir. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;. u
En ce temps le Roy Baudouin de lerufà lem promit lâInfante Elue icune feur aagee feulement de huiôl ans,à Hemfrede Seigneur de Toroà le de PhÅnicie,amp; auoit efté le pere de ceft Hemfrede ConneftabledeHicr*' lem,amp;:capitaine fort expérimenté. Aufli fon fils eftoit tel quâoil auoitlo'^^o de elperance de luy.LeRoymit lâentier gouuernement du Royaume mains deGuy deLufignan,maispeudetempsapresilleluyofta,amp;enn ⢠ronner Roy le fils de fa feur aifnee nommé Baudouin, qui nâeftoit vn enfant. Ce Roy Baudouin eut plufieurs amp;nbsp;diuerfés guerres contre Sa a â defquelles il emportoit quelque fois la vidoire,quelque fois il demeuroij eu, combien quâils ne fattaquaffent iamais fi eftroiólemcnt, quel vnou con^uefies entièrement vaincu . Mais le Barbare augmentoit tou fours fes Jetaladin. dâvnc autre part, Car incontinent que le fils deNoradinfutmort,il leiaii tout le pays de Halape, amp;nbsp;voulant la fortune luy fauorifer du tout, elle eng dravne telle enuie entre les Chreftiens de lâAfie, que plufieurs guerres 1 en
fuiuirent. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;. jj,
Terr es du Comte de
J^lnedeltt terrepûnte,
GuydeLufi-
d, Kellef
Le Comte Ramond de Tripôli f eftoit tellement effrangé du Roy Bau 0 quâilne voulut obéira aucun de fes mandemens. Il eftoit eftimé le prenu^^ de toute la T erre Sainôf e apres le Roy tant èn authorité que richeffes. Le té de Tripoli luy eftoitvenude fon patrimoine amp;nbsp;eftoit feigneur deTib^ amp;nbsp;de toute la Galilee,à caufe de fa femme. Il garda toufiours les trefuesqu uoit auecques Saladin, quoy quâil fit guerre au Roy deHierufalenigt; e(^ mourut en ce temps quâon comptoir lâan de fà lut mille cent odantecinqj fà nt pour tuteur au ieune Roy Baudouin fonneueu, amp;nbsp;pour tous les affaires du Royaume, ce Comte de Tripoli, en fbuuenance de ou cienne amp;nbsp;grande maifon. Mais la fortune baftoit la ruine de la terre lainte ce ieune Baudouin mourut peu apres fon oncle. A raifôn dequoy IcsTemp mirent la couronne entre les mains delà Princeffe Sibille fà mere, do ayeul, fon pere, fon frere, amp;nbsp;fon fils auoient efté couronnez, prefentafonmari Guy deLufignanquiparcemoyenfut RoydeHieru amp;nbsp;de la terre fà inte. Et tout foudain commencèrent les fterettes naines eu nouueauRoy qui vouloir tout gouuerner ,amp;le Comte de Tripoli, qu*^ accouftuméde cefaire. Cequâeftantrapporté auxChreftiensenlEr^op^âæ cognurent bien que tout eftoit perdu en Orient ,amp; ne furent deceus ee pinion. Les querelles amp;nbsp;manifeftes inimitiez ne portèrent pas tant de 0 ge à ce Roiaume, que firent les faintes reconciliations quifontbienpnÃ^i ^^ les haines ouuertes, car elles furent caufe de toute la ruine. Saladin uuoi
PHILIPPES ÃVGVSTE ROY 41. LIVRE IX. 46^7 alTicgé Tib cri ad c, à Foccafion dequoy les Chreftiens Eapprefterent pour le fe-courir, nevoulans perdre vne tant belle ville, amp;nbsp;qui tOLifiours Iâeftoit mon- . Hreefifidelle. Le Comte de Tripoli fe ioignit auecleRoy monftrant le fem-Want dâcftre de fes meilleurs amis, mais le cueur nâeftoit de mcfme le viGge.Ils auoiet en leur armee enuiron quinze cens chenaux, amp;quinze mille hommes de pied pour aller trouucr les barbares qui nâeftoient pas moins que lors quâils a-uoicnt combattu pres dâAIcalon. La vraye Croixfqui choit des noftres chime comme vn gage fatal de la terre Sainôlc ) nâehoit plus tenue en telle reuerêce, uy fl deuotemêt maniee quâon auoit acouhumé. Quelques autheurs qui choient de ce temps, ont efcrit que les prehres dâalors viuoient fort mal,amp; choient entachez de plufieurs exécrables vices, amp;nbsp;entre autres le Patriarche de Hieru-falem. Que la deffaihe des Chrehiens hit prédite par grands amp;nbsp;horribles trem des freÃres. ziemens deterre,que plufieurs afpres ôc impétueux vents feheuerent de toutes parts, que le Soleil fut longuemêt obfcurci,quâil tomba de la grehe auhi grofie 4U vnÅufd oye,que lamer féfla en plulieurs endroits plâ quâon nâauoit iamais
, amp;nbsp;qu vn des vallets de chambre du Roy fbngea la nuidl en dormant, quâil voyoïtvne grande Aigle tenant fept dars en fes griffes, amp;nbsp;criant en voix humai jeautour de lâarmée des Chrehiens, M alhe vr svr hi er v s alem. rnerufilem. vrayement il fut bien aifé aux Barbares de vaincre les nohres, veu que Dieu æpermettoit.
Lctroifiemeiourdeluilletdelâan 1187. denohre fiilut,les Chrehiens ehans en chemin pour fecourir Tiberiade,camperent pres de la fontaine de Sophorc, pnis le lendemain ils marchèrent vers Ethin pour y loger,qui choit vn village commode à caufe de lâeau. Mais ils rencontrerentles ennemis,amp; fe donne pntvnebattaillequi dura iufqucs à lanuiôt qui la fit ceffer fans aduantage de vnc ny de 1 autre partie. Et ne peurent les nohres fe loger dedans Ethin,pour-les Barbares y choient les premiers, ains furent contraints farreher en '^nlicu limai propre,quâils nâauoient eaue ny autre chofe, dont ils fe fuffent peu ââ errefehir eux ny leurs chenaux. Parquoy il leur ehoit neceflaire decombat-Æ Ã¦ lendemain, S: fe fauuer par leur vaillance, veu que par cehe mifère,leurs otees fulTent en peu de temps diminuées.Entre plufieurs opinions,la plus part entre eux eftoit dâaduis quâon fit vn battaillon des meilleurs de leurs horrimes quidonncroit de furie au lieu ou ehoit Saladin aucc fes Mammeluchs, lefquels »on fuini. on cognoifloit facilement aux enfeignes, pource que fils choient deffaits tout erelte feroit aifé a vaincre . Mais le Comte de Tripoli fit tant que ce bon con-cii futmeprifé, remonhrant quâil falloir ehendre leurs gens le plus quâil feroit poilible affin quâils fe monhraffent ehre plus grand nombre, amp;nbsp;que.les enne-ne le peuffentenclorre. Cehe ordonnance luy donna moyen de f en fuir, ut caufe que les Barbares trouuans ainfi les nohres feparez,entrèrent aifément J nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;les deffirent. Marchans doneques les Chrehiens en tel ordre contre
esinfidelles,quâils auoient en tehe,a rgt;eine eurent ils commencé lâcfcarmouche deff^ts, lt;îue le Comte de Tripoli ne tournah le dos auecques tous fes gens.Ce qui tou-tesfoisne defefpera point tant les autres, quâils ne combattiffent fort vaillam- (^^^f^deTr uient.Neantmoins depuis que le iour commença à fechauffer, la fatigue, les ^oU sâenfuit. P uyes, lafaim,le chauld, le Soleil quâils auoient au vifige (ce que le Barbare a-uoitfagement preueu ) le peu de nombre quâils choient au regard des ennemis, efpoiiuentement quâils receurent dâauoir ehé laiffez du Comte de Tripoli,
-4x;8 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;PHILIPPES i. ÃVGVSTE ROY 4L
qui cftoitvndes principaux de leur armee,furcntcaufedeleurentieredel^^i) caufe de I4 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Car premier quâils peuffent gaigner la montaigne, ils furent tous taille^
threÃens!^ pieces,amp;BonifaccMarquis deMotmrrat frere de Guillaume y demeurapn^ nier. Ileftoit allé en la terre lainélc pour eftre tuteur defon petit neuen ns fon frereGuillaumc,lequel il trouua mort,amp; Guy de Lufignan ia courone
de Hierufà lem.Toutesfois ce gentil Marquis penlà que ce luy feroitvnen de fen retourner en Europe,fans faire quelque chofe digne de memoirecon les ennemis de la Religion, amp;nbsp;ainfi il fut prins auecqTics le Roy Guy, amp;nbsp;les grands Seigneurs delâarmeeClireftienne.Lavraye croix tombalemblî £4 frojx pn- jYient nbsp;nbsp;la puilTance de Saladin.Mais Dieu fit lors telle grace aux fiens,
Vtete des ckreÃiens.
bien quâils fuflent entre les mains de leurs plus grands ennemis, ils ne peiw oncques le courage ,ny ne lâoublierent. Car Voyans que le Sultan auoitc mandé quâon fit mourir tous les Templiers, excepté feulement leur grand fi-re.vn cbacundes ChreftiensfaduouoitTemDlier.nour triompherdeccs
bares par vn fi glorieux martyre. Il ne fe fauua oncques de tous les hoinw^^ nom que le Comte deTripoli, à raifon de quoy on ne doutoit point qu»ââ quelque fècrette intelligence auec Saladin, lequel pouuoit aifeementcontl^^ rir tout le demeurant de la terre là inôle, ayant ainfi deffaid toutes les Chrefticnnes en cefte bataille. Aufli trouua-il la plus grande partie desv toutes vuides amp;nbsp;delaiflees de leurs habitans. Le traiftre Comte Ramonde Æ iîir If nninr biv rpnrlre fij vilip dp Trinoli.nir trnnnp mnrt VUe nUlWflt *
Con^ueÃes de S^Udin.
ALir IV nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;M.V 1 W.J IVUUl V XtV Viliv UV XX nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;UVUUV iltVLb
fon liél, amp;nbsp;dirent ceux qui lâcnfepuelirent, que pour certain il eftoit circon Mefchancete' qui monftre aflez quâil ne f eftoit pas feulemét reuolté contre le Roy Guy qd lt;/« foOTze Pj^yQÃj- tant,mais aufti contre fon Rédempteur.
Tripoli.
HÃerufalet» rendue 4U^ SaUdin.
Perte de I4
Le Sultan Saladin mit lors lefiege deuant la fà inéle Cité de HierulalJ â dont les citoyens amp;: autres qui cftoient dedans,nâayans aucun moyen dek fendre,amp;defclpercz detout lècours vindrent à compofition,amp;voyansqd leur eftoit permis dâen fortir leurs vies amp;nbsp;bagues fauues,ils la rendirent le deP^^ iemeiour dâOélobre quatre vingts neuf ans apres quelle auoit eftéconqdi^^ par Godefroy amp;nbsp;fes compaignons. Tous les Latins en fortirent,entre eftoit la Royne Sibille. Quant aux autres Chreftiens ilzy demeurèrent cok me les Grecs, les Syriens amp;nbsp;les Armeniens fqui font deux noms de nation)*^ lacobites, les Georgiens,^ les Neftoriés,qui font trois noms de fefte.Lavra) fro/x. croix recouurce par lâEmpereur Heracle du Roy Cofdroe de Perle fut due du temps de Heracle Patriarche de Hierufalem, amp;nbsp;la fainéle cité â^Pdqd^^^ fiir les Barbares du temps duPapeVrbanfècond,retourna enleurfubiediod temps duPape Vrban troificme.
Saladin ayant mis ordre à ces nouuelles conqueftes, marcha auecfonatn^^ ^4/4«/»» yers nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Afcalon ou il penfoit y auoir grofte garnifon, combien quâil nây eut enc^^
iA/calon.
rc homme de deffence. A cefte caufe il ne refuza aucune condition qucluy lulTent demander ceux de dedans, pour auoir cefte bonne ville.-Entre \Afi4l0nfe clrofcs il leur promit de leur deliurer le Roy Guy amp;nbsp;le grand maiftreéuR'ââ ple,mais quand il cognut le peu de forces quâil y auoit dedans la ville,il fafché dâauoir efté trompé, quâil refulà dâacoplir là promelTe,tellementquy. deliufa lesnoftresdebienvnan apres. Encore contraignit il le Roy Guy premejÃe du j-gj. jg nbsp;nbsp;nbsp;iamais prétendre droit au Royaume de Hierufilem, lequel fetk^
^ufm. fut déclaré nul par les Euefques dâOrient, difans quâil auoit failli de promeh^^
PHILIPPES 1. AVGVSTE ROY41. LIVRE IX.
ceuxdAfcalon, touchant la dcJiurance du Roy, amp;:par ainfi quâon nâcftoit point tenu de garder fa foy accluyqui auoit premièrement faucelafienne, amp;nbsp;nicfinesen vn affaire qui concernoit le proffit public de toute la Chrefciente.Lc ckmcticede Soudan Saladin fc monftroit fort traittable ,amp; liberal a ceux qui ferendoient aluy, amp;nbsp;ne contraignit aucun Chreftien de Ibrtir de fes pays conquis, que les Latins feulement, laiflans tous les biens aux autres qui y voudroient demeurer, 5tviurefoubs fes loix,moyennant quelque certain tribut quâil leur iinpofa.Brci il fit tant que les noftres ne tenoient plus en toute lâAfic que ces trois villes,Tri- , poli, Tyr, amp;nbsp;Antioche. Ces malheureufes nouuelles dâOrient paffeesenEu-rope, contriltcrent merueilleufement le Pape, lâEmpereur, les Rois, amp;nbsp;les peu-pies fiddles. Heracle Patriarche de Hierufalem fetranfportoit de Royaume
lt;n Royaume, pour inciter les Princes à entreprendre le recouurement delà ter r nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;(.
re faintc, tant que finablement il arriua en France le feptiefme an du regne de ' Philippes Augufte. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1
Les affaires de lâAhe fe portoient fort mal pour les Chreftiens ce pendat quâv-ncmanierede gens appeliez Coftereaux tirerent au pays de Berry, amp;nbsp;vers la ci-redeBourges,ouils firent de grands maux amp;nbsp;inhumanitez, car ilstuoicnt ôc prenoientles hommes prifonniers, forçoient femmes, couchoient auecques dlesenlaprefence de leurs maris,amp; pilloient amp;nbsp;brufloient les Eglifes. Ceux du paysde Berry,fen eftas plaints au Roy,il leur enuoya des gens de guerre,qui en deffrentiniques au nombre de fept mille. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Cojlere^ux
Leicune Roy Philippes au comcncement de fon regne fut de bonnes mÅurs ^conditions, amp;nbsp;donna vne grande efperance quâil feroit Roy deuotieux, bon,
amp; vaillant,car il aimoit amp;nbsp;craignoit Dieu (qui eft le vray commencement de fipicncc ) fit deffendre tous iuremens ôc blafphemes de Dieu, amp;nbsp;des Saints, amp;tousieLix,tauernes,amp; lieux diftfoluz.Et quand quelques vns fuftent chartiers, ou autres cftoient trouuez blafphemans le nom de Dieu, incontinent les faifbit punir de quelque eftat ou vocation quâils fuffent, amp;nbsp;les faifoit ietter amp;nbsp;plonger dedans 1 eau, ou faire dâeux quelque autre publique punition.
Bien toftapres ces chofès faîtes fourdit vne grade querelle entre luy amp;nbsp;Philip) â pesComte de Fladrcs,dont la caufe eft racomptee en deux faços. Les vns difent ^uc ce futpour le gouuernement de la perfonne amp;nbsp;ieunefTe dudit Roy Philip-pes que le Roy Loys fon pere (félon aucuns ) auoit donnée audit Comte auec le Cardinal de Sainte Sabine oncle maternel du Roy,amp; qucdelafefmeutvngrad different cntreledit Comte,amp; Richard Duc de Guyenne frere du Roy dâAngle tcrrc.LeCoteeftoitfouftenu amp;nbsp;aflifté dâOdo Duc de Bourgongne, de Thierry Comte de Chapagne,de Baudouin Cote de FLainaut amp;nbsp;de Namur fon beau frere, de Hugues Comte de Saint Pol, de laques dâAuefncs, de Hugues dâOrfy Chappcllain de Cambray,amp; autres.Ledit Richard eftoit porté du Roy dâAngle terrefon frere, du Comte de Clermont, de Rolland de Coucy, amp;nbsp;de plufieurs autres Seigneurs : amp;nbsp;mefmes le Roy nonobftant fa ieuneffe fouftenoit le party du Duc dâAquitaine.Dâautres racomptent autremet cefte guerre, amp;nbsp;difent que lors que le Comte de Flandres fit le mariage dâÃlix auec le Roy Philippes duquel il eftoit parrain, il lâauoit en faueur dâiceluy inftituc fon heritier, mais que ce nâeftoit que par apparence de parollcs, car apres la mort de fa femme fille de nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;*
Raoul Comte deVermandois,de laquelle il nâauoit nuis enfms,il tenoit amp;nbsp;pof-fedoit toufiours ledit Comté, quâil ne deuoit point tenir apres la mort dâicelle.
470 PHILIPPES X. AVGVSTE ROY 4t
Le Roy difoit que ce Comte luy deuoit venir amp;nbsp;retourner, commeP. jjrochain heritier du Comte de Vermandois, bien quâil fit par pkiucurs Comté de lommer le Comte Philippes de le luy rendre, toutesfois il nâen vouloitn^ rcrmandofs. nbsp;nbsp;Cela engendra au cueur du Roy vne haine contre le Comte, laquelle fut
uantage augmentée amp;nbsp;allumée parles calomnies, faux rapports à menees^ quelques feigneurs qui auoiêt porté enuie au Cote,tant de là grade authorité, que de la faueur quâil auoit eue pres du feu Roy Loys, amp;nbsp;dudit . Philippes fon fils.La haine dâentre le Roy ôcleCotef enflama ii fort,quclcR pour le vanger de luy,délibéra de répudier fà femme niepee dudit Comte, caiiCecaute- dant la caufe de ût repudiation fur la proximité du fang, caufedéfia ku[e de re^tt nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;p qj- fojQ p^j-g Loys quand il voulut répudier Leonor fa femme.Le plus
'*â*°'*' nbsp;nbsp;ennemy que le Comte de Flandres eut pres du Roy.eftoit le Cote de ClemWt
lt;\ù
Paix (nf re eux.
Le Roy amp;nbsp;le Comte font leurs préparatifs de guerre, amp;nbsp;le Comte eftanti^P^ ' mier en campagne,entra dedans la France,vint gaftant amp;c deftruifà ntlepaysi ques à Senlis, puis tirant à Louure en Parihs, amp;nbsp;de la a Dampmartin, tua A i,-. ' rie Comte dudit lieu dedans Ion lit. Mais le Roy marchant auecques fonarmt^ contre luy, il ferecullaiufques.au pres dâAmiens, la ou les deuxarmeesfevo/^ iâvnc lâautre, ils modererent leur fureur, de façon que fans coups ferir, iLW paix a la charge que le Comte durant fit vie iouiroit du Comté de Vernaand gt;nbsp;dont il feroit hommage au Roy, amp;nbsp;quâapres fà mort ledit Comté reuienm au Roy, ôc que le Comte rentreroit aux Eftats, penfions,amp; biens-faits quu
uoit en ce Royaume.
Les Chroniques de Fladres difent que par lâentremifè du Cardinal Guu^U' me Archeuefque de Rheims,amp; Thibaut Cote de Blois odes dudit Roy,treWJ l{e»onciation furet accordées être ces deux Princes lâa iiSx.Et que pêdat icelles,le Cotevoy^t 4Euefehe. jjgpouuoirefpetcraucuneligneedâYfabeau fà fême,pourcequelleeftoittou iours malade, amp;nbsp;cÃfiderant que Mahieu fon frere eftoit mort fans cnfans,fitt^' nocer fon frère Pierre à lâeleôlion qui de luy auoit efté fiiitte en lâEuefchedeû-bray,amp; pratiqua le mariage dâentre Alienor,ou Leonor ComtefTe de Ncuers Si veufue dudit feu Mahieu fon frere, amp;nbsp;du fufdit Pierre fon autre frere. Ce Pierre mourut biê toftapres,laifrant dâelle vne feule fille.Yfabeau fême du Cote mod* rut auffi durât ladite trcfue«amp; pour ce quelle mourut fans hoirs,fa feurAlien^ qui en troifieme nopces feftoit remaricc au Cote de Beaumot fuccedaau Cotf deVermâdois.Nonobftant cela,le Cote Philippes fous couleur du dÃteretçun Préparatifs auoit auec le Roy de Frace,ne fe voulut deffaire dudit Côté de Verniâdois,qdi du. Eoy contre futcaufe que le Roy fèperfuadat dâauoirâcefte occafionplusiuftepretextcdî le Comte, j^enej-guej-j-g audit Côte,fit de grans apprefts, affin de pouuoir apres lapaix,oü felon dâautres la trefue finie, luy recommencer la guerre. Dont aduertylefdquot; te,amp; voyant que le Roy Henry dâAngleterre fe mettoit pareillement en equip-page pour affifter amp;nbsp;accôpagner le Roy, redouta lapuifTance de ees deuxPrw-ces,amp; pour y rcmedier,fe tranfporta au pays du Liege,en intention de pratiquer rent de pro- L'imihe fecours du Roy Hêry des Romains, fils de lâEmpereur Federic, dult; mejfe!, nbsp;nbsp;nbsp;il ne peut tirer aucune chofe,quc le vent de beaucoup de promcfTcSjparlefquc â¢
les ilaffieuroit leComte Philippes dâenuoyerau nom de lâEmpereur fon pere, amp;nbsp;au fieii, leurs Ambafîadeurs vers le Roy de France,pour le perfuader dente' dre à quelque paix honnefte, à laquelle fi ledit Roy ne vouloir entendre, declareroit fon ennemy, amp;nbsp;viendroit auec toutes fes forces fecourir ledit Cote.
VHILIPPES i; AVGVSTE ROY 41. LIVRE IX. 471 Lc(}uelnen pouuant tirer autre chofe, retourna en Flandres, ou il fit fomâ werfes gcntilhomnles Sc vafià ux de le fuiure, amp;nbsp;aflcmbla toutes les forces, qui ^peupres efgallerent celles de Frace amp;nbsp;dâAngleterre par lâinefperee venue dâEu des Duc de Bourgongne, amp;nbsp;de la Gomtefie fie Champagne accopagnez dâvne belle armee, Icfquclles par enfèmble marchérêt en Frâce des que lefdites trefucs wret expirees,dâautat q le Cote auoit vne couftume de nâattédre iamais fes êne-niis en so pais,ains dâaller toufiours audeuat dâeux,pour repoufler de so pars lâo wgequeles armes de fes ênemis y apporteroiêt.Surquoy ily avnc grade dilpute mymfon entre les difeoureurs des affaires du monde ; affauoir fil efl: meilleur avn Prince d attendre fonehnemy en Ion propre pays, oude lâaller combattre dedans le piys dudit ennemy.Eftas donc entrez défias la France,il recommença la guerre P usrortc amp;nbsp;plus cruelle que iamais, laquelle eutportévn granfi fiommageà lEftatdc CCS deux Princes fans lâentremife fielâEucfqucfiâAlbe Legat fiu Pape,
les fit condefcehfire à , vne paix,par le traitté fie laquelle il fut fiit,que le Corn cowr, te rendroit au Roy, le Comte fie Crefpi auec quelques autre s chafteaux quâil a-^oit iufqu alors tenuz fie par fa femme, moyennant toutesfois quelerefifiu aâ uecletiltre de Comte fie Vermanfiois demeureroit audit Comte fa vie durant «ulement, apres fa mort retourneroit au Roy. Voila ce que chantent Icffii-tes chroniques. Les Flamans haut louent merucilleufèment ce Côte,difà ns que comme nous auons dit, il fut en Syrie ( quelques vns difent âpres la mort fie fà ctnme,autresdeuant) quâil combattit contre pluficurs Princes Barbares,en J^Pportade grads èc honorables butins,amp; entre autres les armoiries quâil alaifi « comtt, CCS (commenous auons dit) heriditaircs aies fuccefleurs Comtes.Qj^retournant du voyage de la terre fainte par mer,il alla furgir en Portügà fla ou il efpou aMahautvcufuedu Roy dudit pays, belle amp;nbsp;gallante Princefie. Qif apres lâa-noirefpoufee,il fen alla deuant en fonpays, amp;c que quelque temps apres elle fè niettant fur mer en vne flotte de vingt nauires, elle fut aflaillie par vne armee de ^cr Françoife aux colites de la Normandie, amp;nbsp;quâà peine pouuant elle efehap-per de celle embufeade,elle fc fauua en Flandres auec cinq vaifleaux feulement, ^^uelcs autres quinze chargez dethrefors, meubles, amp;nbsp;pierreries, furent prins
par les François, menez à Chcrebourg, amp;nbsp;le butin diuife entre ces pik farts, amp;nbsp;vne grande partie donnée au Roy amp;nbsp;à fes officiers. C^e ce Comte pour vanger celle iniure amp;;villenie,dreira vne armee de mer,alla à lâcnconrrc des vaif- wrr. féaux Frâçois, qui apres le pillage amp;nbsp;partage fie ce butin f elloicnt mis en haute ii^cr,(juilles deffit,amp; tua foldats nbsp;nbsp;mariniers iufqucs au fiernier,amp; que apres a^-
uoir prins les nauires François ornez amp;nbsp;ficcorez fie fanons, amp;nbsp;enfeignes aux ar^ moines de France,il tira vers Cherebourg, amp;nbsp;que quelques vns fie ceux fie ladite ville penfans que leurs vaifleaux qui elloicnt partiznâagucres fie leur port, Fenretournaflent victorieux amp;nbsp;chargez ficnouucau butin, allèrent au deuant deux, amp;nbsp;femirent dedans les fillets du Comte, qui print,pilla,amp; là ccagea la viU ledeuant quâon fc fut apperceu de fa rufc.Qujl recourut tout le butin qui auoit elle prins à fa femme, amp;nbsp;en print vn grand, tant fur les nauires François que dedans la ville de Cherebourg. Qjïil y fit punir capitallcment, partie des Pyrates, amp;nbsp;mourir cruellement leurs chefs. Que cela fut caufe que le Roy Philippes re-nouuclla la guerre au Comte ,amp; quâellant iceluy aide des forces de lâEmpereur il donna beaucoup dâaffaires au Roy. Voila ce que difentles Flamans. Mais chacun fçait bien quâen ce temps toute la Normandie elloit poflefiee
4^1
J^ornntnJlte »IUX
PHILIPPES 1. AVGVSTE ROY 4gt;.
par les Anglois, amp;: que les François nâau oient aucun pouce de terne fur kriui ge de la mer, ains ehoient feulement puiflans enterre. Bien appert il çwj Comte fut vn grand guerrier, quâil lit plufieurs belles chofes en Syrie,quiK pouG la veufue du Roy de Portugal,amp; que le Roy amp;nbsp;luy eurent fouuentgutt re enfemble.
ComttK
Pareillement les chroniques de Flandres difent, quâapres lapaix ledit Roy,amp; leur Comte,le Roy répudia fa femme niepcc du Comte.CcquH c»lt;}ueflfsdit ritaà renouLieller vnc autre guerre au Roy, amp;nbsp;entrant auec grande puiflancc^â â print la ville dâAmyens, amp;nbsp;pluficurs places, Sgt;c forterefles du pays ' ⢠. Vermandois. Neantmoins paries entremifes du Roy Hêry dâAngleterre le Trtfuesenire l'Cjtrefues dâvn an furent accordces entre eux, lefquelles eftant expirees,®quot; dâeux leua fes forces, amp;nbsp;fe mit en campagne. En celle guerre le Comte portoit vn Ellendart planté fur vn haut charriot à quatre roues, fait en manic-eÃend4rt J» te dâvneTour, auquel elloit paint vn grand amp;nbsp;horrible Dragon,gettantp^f les yeux, les oreilles, la bouche, forces flammes de feu, voulant parla mon-
Fmx enire tux.
flrer quâil vouloir mettre la France en feu. Les deux armées ellans près 1 vnc lâautre,leRoy eut enuie de parler au Comte.Lc iour amp;nbsp;le lieu de leur pourparJe alhgnez, ils fy trouuerent amp;nbsp;fansFcntremife dâaucune perfonne hormis du Cote de Blois qui y fut feul appelle amp;nbsp;qui elloit comme arbitre amp;iuge pour corder les points, fur lefquels ils lèroient en different, ils firent vnepaix,par traitté de laquelle il fut dit que le Roy reprendroit Y fabeau G femme, amp;nbsp;que le Comte luy rendroitles villes dâAmyens, amp;nbsp;autres places que durant celleguer-reil auoit prinfes furie Roy au pays de Vermandois,retenantneantraoinsletu-tre de Comte dudit Comte, amp;nbsp;les villes de Saint Quentin,Han,amp; Perônc,pour
c^nfede nbsp;nbsp;en iouir fa vie durant. Voila ce que difent lefdites chroniques.
guerre ellant finie, les Anglois qui ne pouuoient longuement demeurer en paix, donnèrent au Roy Philippes occalion amp;nbsp;matière dâvne nouueHc If rfxw. guerre.Le pays de V exin en fut la caule,dâautat quâvnc partie dâiceluy auoit c/lc done en dot reuenat à Marguerite Gur dâAugullc,en mariage faifant dâelleauec Hêry fils du Roy Henry x. dâAngleterre.Le fils elloit ia mort deuatfonpcreA' G veufue nâayant aucun enfant de luy reuint en Frace, amp;nbsp;biê toll apres eftatde-rexn'd^nn' â^^^ridcc en mariage par Bela Roy de Hongrie, elle fut mariee auec lu Æ .Le Rof endot. Augulle êuoyafes Ambafladeurs vers rAnglois,luy demâdcrlepaysde Verur qui auoit elle donné en dot à GfÅur.Mais lâAnglois faifant la fourdeoreille,nr vouloir rien rendre, amp;nbsp;rctenoit la ville de Gifors, qui ell aflife commevncbaf-rierc entre lâvnSc lâautre Vexin, place en ce temps là tresforte. Voila ces deux â . Princes en armes, amp;nbsp;aux apprells de guerre, de laquelle il y eut vn plus grand
tefKtrMäce. appareil, que de leuioue, earns ne vmdrent ïamais aux mains, ains rut guerre aulïitoll cllaintc que nee, par vne nouuelle alliance qui Gt contra-dee entre eux deux. Ãlix fÅur du Roy Augulle fut promife enmariagt^ lippes mariee Richard Duc de Guyennc fils aifné du vieil Henry, amp;nbsp;fon futur fuccefleurau
Royaume dâAngleterre, amp;nbsp;fut menée auditpays. Richard venant trouucrit Roy Augulle,luy fithommage delon Duché de Guyenne,aumcfmetcmp prefque que Geoffroy Ibn frere qui auoit cfpoufé Confiance fille de Cona^ Duc deBretaigne, amp;qui apres la mort de fon beaupere auoit fucccdc audit Duché, mourutà Paris là ouil futauccques fuperbe pompe funèbre entent dedans lâEglife nollre Dame, lailGntG femme grolTe dâvn fils, qui eut notâ
Artü5'
. âââ^iLippp. . u!?'l'5âP0ür*râ Angloifes difentque cefte guerre dâentre ces deux Rois Voj â^'^^^iffercii f^â^^^^â-â^^SjlvnepourleEridlduVexin,amp;lâautrepourceque à autre de prefter â Augufte lâhommage quâil luy de-«wre
i ^cnrf nbsp;nbsp;Guyenuejamp;: quâà cefte o'ccafion Augufte leua vne armee^^^â
âj gt;lefquelles eftans prochaines 1 vne de l'autre, Sc
t rJ .'^â'ârdinal Lésât du Pape Clement les fit entrer en vne paix, /« «âe»;sÃow
P'intr ,'quot;'finesT?n?n â'°â¢P5â= nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;armees.
p, Æ'^'l-'ivilijj*7?Pâ vindrentnoiiuclles delâAfie, que leSaladin apres la
, excrceoit fur les Chreftiens toutes les cruau-~
CIi?ï^âP^aceç nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^^hfer, bruftant amp;nbsp;saftant pays, amp;c prenant hommes,
^^reÃ-i? nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,, b nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;-ZTâ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, lefChnSiïi.
ââ^^nsîjy nbsp;^^^â^ux,amp; Villes, auecques telle fureur Scpuiflance, que les
plus refifter,ny tenir leurs fortereftes.Ceux qui porte
P^â'Chreftiens dé delà , le fecours des
en â j nbsp;nbsp;nbsp;Henry dâAngleterre ( fil vouloir aumoins obey r au
Ãj â^Ãeterrç nbsp;nbsp;^^â7 au oit efté fait par les Legats du Pape qui furet enuoyez nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.
^â^^^forrnerdu faicl de la mort de Thomas Archeucfquede' là irequot;^auons dit cy deffus ) eftoit tenu amp;c obligé par ferment 1 fit nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;P^^^onne à la Terre Sainte au fecours des Chreftiens, ôc
le nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;noftre religion. Heracle Patriarche de Hierufalem
fornmer de fa promefle, auquel il offrit vne grande fom-
lt;311â1; nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;pii Æ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;lâentretenement dâvne guerre fainte, amp;nbsp;pour le recou-
P nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Chreftiens. Mais le Patriarche tuy refpondir, pour fAfi:
Pc nbsp;nbsp;nbsp;l^efoing dâor ny dâargent, ains dâvn chef. Ce qui lâefineut
tîiiç Æ ^y nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;mefme en chemin pour y aller. Le Roy Augufte ôc
â^^^contrans pres de Gifors parlementèrent enfemble pre-, puis de lâentrcprinfe de cefte guerre
M nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;dâentreprendre enfèmble,(é promettans foy ami
I nbsp;nbsp;nbsp;50çi ^^'^'y^leur nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;feulement ils fe donnèrent les mains lâvn à lautre, mais
faines nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1^â^gages on eut dit quâils auoient depofé toutes leurs
îiej^jj nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;hédâvn eftroitlien leurs cÅurs amp;: affeôfions,
lià j. Ms nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;guerre. Augufte fit à Paris vne affemblee ge-
i ^et/^^M,CQ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Royaume, en laquelle fut refolue lâentrcprife de
l à ççft pasl^^olonté amp;: aduis de plufieurs Prélats amp;nbsp;Seigneurs, qui I fîij Pâ^^â^eprife^ °âbque veu quâil nâauoit aucuns enfiins, il allaft en perfonne 1 îtep fliteafPe^^â 11 nbsp;nbsp;nbsp;^^onobftant leurs remonftrartces il fc refolut dây aller.
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;refolu que tous ceux qui ne fe croiferoient, amp;nbsp;nâen-
I le^K %îes n nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â pay croient le dixiefme de tout leur reiienu tant
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;l^^uliers, referué feulement les Chartreux,les Benardins, La^jmtu^
I ^on ^^y Aiio-i n â¢fâ^5^ixiefme appelle la Saladine. Là fe trouuercnt auec-I Co.F'^â Richard nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;affemblee, ledit Roy dâAngleterre, le Duc de Bour-
Blois nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Guy enne, Philippes Comte de Flandres , Thibault
â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;du Perche,de Beaumont,de Rochefort,de Cham-
Chartres, de Hollande
' Euefqucs de Rouen, de Canturberi, P4âi. continuation dâvne ft lon-
R üj
^âi^tÃXYvnvs^à .^ CWtâ^^^-»^ _ç^^Yxes
474â 'PHILIPPES 1. AVGVSTE ROY 4t;
(3ttetrèeti
gue guerre fe preparoiet,fept mille tant Anglois que François croifezfeinir^â^ en chcmin,pour aller en Syrie foubs la charge amp;nbsp;conduite dâvn nommé natifde la ville dâAuenes en Hainault Lieutenant general des armées de Brabant.Ils fc mirent fur mer, amp;nbsp;allèrent premièrement en Sicile, pour de* prendre le chemin de la Syrie.Les Danois,Friions amp;: Hollandois ioignans armees naualcs enfemble allèrent faire la guerre aux Barbares dâAffriquc,^*'J. non contans de leurs pays,elloicnt entrez dedans lâElpaignejamp;cnauoicntbtJ lé vne grande partie.Les nollres entrans en la Barbarie,mirent le fîcgedeuant * ville de SylLiine,laquellcau quaratielmeiour ils prindrent dâafl'ault,firentp-'ii'ââ au fil de lâefpec tout ce quâils trouucrent dedans, puis la pillèrent amp;nbsp;bruflerenf' Delaprenans lechemin de la Sicile ils prindrent la ville deMelIinc, gnansau fufdit Jacques Hannuyer,amp;lâellifans pour leur chef, tous enfemb prindrent la roLitte de Syrie.
l^enouitelle-tnen( de hittites entre les
Guerre 4
Tb»ttleuz.fâ
i. Jeffri s dit tuitlhcur.
Le Roy.Guy cftant fortiffié de nouucau fecours, amp;dc nouuellcs forcesoC Chreftiens qui tous les ioursluyvcnoient de lâEurope , auoit mis le fiegedeui^ la ville dâAcre iadis nommée Ptolemaide,là où les Pifans, amp;nbsp;les Vénitiens aiio* entmené vne armee de merfuperbe amp;nbsp;magnifique, garnie de la plus gfn^, partie de la noblefle Italienne. LâAnglois quelque promeffe quâil eutfaicted lire de lapartie,ne fe remuoit point, ne bougeoir, amp;nbsp;ne faifoit aucun préparât de guerre,amp; par vne longue demeure laifToit refroidir celle premiere ardciif quâil auoit de faire ce voyage.Lors fe reuerdirent les premiereshaines Sequere les de CCS deux Roys. Car Richard apres la mort de ion frere Henri,fevoya^*^ affeurc de iucceder a fon ^cre le vieil Ffcnry,au Royaume dâAngleterre,reçoit mença vne forte guerre a Ramond Comte de Thoulouzc,amp; print quelç^ villes fur luy, entre leiqucllcs fut celle de Moiflac. Ce qui arma le Roy Ph*âP pcs,comme chofe qui particulièrement le touchoit,amp; auecques telle diligent amp;: célérité,il Icua des iorccs,amp;: les mena fi loing, quâil print lur TAnglois, Cba fteau-roux,Bulà ncais,Argcnton,Lcuroux,Montrichard,Montforeau,Venââ° me amp;nbsp;autres villes. La guerre falloir ietter dedans la Normandie,quandleM Henry dâAngleterre fortant dâicelle auecques grandes forces,alla courir 1^' pays dâAugufl;e,brufla quelques villes dâiceluy , amp;nbsp;entre autres celle de DiâCU^ Mais comme il vouloit marcher plus auant, il fut contrain6tdcferccullcr,jgt;^ la venue de lâarmce dâAugufte.Les mauuais fuccez des affiures du vieil Roy 1^â;' ry ,1c rendirent abicél amp;nbsp;meiprifé de tous, mefmes de fon fils Richard qui eftoK caufe de cefte nouuelle guerre,lequel laiffant celle quâil auoit commencéecon trele Comte de Thoulouzc,foubs couleur de ce quâil fe plaignoit quefonp^'^'' ne vouloir pas taire les nopces de luy,ôc de la lÅur d Auguite, ce
Z# filseoH e nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;abufoit, toLit aiufi quâil auoit faiét de lâautre qui cfioit promife auditif
lefere. Henry,(comc il a cfté dit cy detîlis) il fen alla trouucr ledit Philipp« frerede 1 dite Princcfle,qui eftoit en Ion armee. Auffi Henry le vieil, duquel la condiuoâ' cfioit fl malheureufe, quâon ne pouuoit dire fil efioit plus mifcrableRoy) pere,cll:oit de tous coftez tourmcnté,amp;apres auoirperdu plufieiirs petites pi ccs,amp; villes, commençoit de perdre les grandes amp;nbsp;fortes, amp;nbsp;efproiiuoitcc(]iilt;^ rt/elenfît^s nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ont cftimé elltc prefquc vne loy infallible des effeds de nature, ou
fortune,que toufiours les icunes Princes vainquent les vicils, quelafot^ rittoufioursalaicunencjamp;fedcftourncdelavicilleffc.Auguftcprintlavib âJ
STE ROY 41. LIVRE IX. 475,^,.,.,-
.de partie des murailles,amp;: vue grolTe tour dâi-f. 7rV»â'â¢â ~ â â¢r.:.amp;c pics dâiccllc palamp; La nmere dcLoi-
vjafier au fil de 1 elpee, Ãi de -gt;,Æ/«4
â Paire tarder la de-quot;â¢^dantÃ
^i^rcs auok abV^aw â- *- v, v- - . ^ '^^^^^.X)ekv\A\kAffwg,£ï^^
cevix à ^
Mtd^uïVA\c,tï\s nefe ï^nû nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;t
G^uvks contta.ïgï^^'quot; nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;vwa
^Wow,ï eceviiN n G. gvan.^
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Ã c ÃaWt 117 9. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.,
à 7 ^vv^\ob.ïvc.'^££'^^^7^^^^tKoïâ
ilmou^
Aicrfduyitil delaguer Htwj, jgufte, di-commença
)£« rJj'^
xiuais iLKv, ; que lâinterruption du voyage ains lâattribuent â Philippes A? Æ de Cl ûinte cntreprife illuy
s cy dcfTus nommées.
kfonpere,couronné Roy dâAngleterre, fit â
â¢â-â1 Iny furent rendues les villes qui ââ âdcTliouloufefutamî
(~ II- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ff
'quot;iceurdudit
â^venant(uï
,eïïlt;-
c nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;donnée à Ramo..
t,i â°'L 'rft à nbsp;nbsp;nbsp;Angleterre termina en Angleterre it.,
Ur ^â?â^^niçnç Æ nbsp;nbsp;eftrangers, iix. ans apres que Guillaume le
a ^^niparer de lâAngIeterre,car ceux qui apres régnèrent peu-i Ail 1e^ A^^^PP^^^ez Anglois,dâautant quâils nafquircnt,amp;furent nour
â^®glctcrrc,amp; ainfi elle fut rendue à elle mefmes. Les hiftoires cq Oif nbsp;nbsp;l^dit Richard repud4a,amp; enuoya e 1 France Ãlix fÅur du d'^ugufie
promifeamp; deftiiiee en mariage,pource quâil foup «quot;quot;o?quot;*
(ijp nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;iiuoir inceflueufement efté fouillée par le vieil Henry fon nbsp;nbsp;»
^oiipromit mariage à Bcrengaire,ou Gengaire fille f^' les ariiiç^ ^â^^ââ^l'^Gcomme nous diros cy apres.Il eftoit bcfoing.de deG â^^Hors lâvj^ ^»gloifès amp;nbsp;Françoifcs,amp; de les mettre en ccuurc, foit dedas
^ââ âtreRoyaunie.car elles ne pouuoieiit longuement chom nbsp;nbsp;nbsp;.
i ni 11 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;f '^5^^1â^îRsdeimangeoient a ceux des deux nations. Dequoyp^.j^.
L nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;!.Æ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;prefenta par la necclfité des affaires de lâAfîe qui eftoit la
i g 'le les pî-^ T nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;matière,amp; le plus louable fubieél quelles euffent peu
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;moins de dommage quelles neuflent fccu
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;eftoit trcfncceflaire pour les affaires de Iâa-
I {^' ^^'^^eativQ nbsp;nbsp;nbsp;ioigniffent leurs armes amp;nbsp;armées cnfêble, pour lâentrepri
autant que cc mcfmc tcps,amp;mal à propos pour IcsChrc
ÃQ l^Uta^ nbsp;nbsp;nbsp;Accédé Guillaume Roy de Sicile, qui eftoit le meilleur
U Permet fo nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Chreftiens par delà , amp;nbsp;qui leur auoit nagueres en-
{jj épp/ nbsp;nbsp;^bunitions de guerre, amp;nbsp;de viures au fiege dâAcre, lequel a-
an,cepêdantque Saladinvaillat,diligent,amp; redouta-
^â^P^is^nc nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Barbares dâOrient cotre les noftres. Henry Cote de
£ v''^âifbrca nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^â^dit fiege auecques toute la fleur de lanoblcffe defès ch^mpea
çt^^^lTe debft Noftres le courage quâils commençoient de perdre par la ^^penois nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;forces, amp;nbsp;de leurs efperances, eftans lors les
vaillans amp;nbsp;hardis hommes. Or il y auoit en ce fiege, famine amp;c difette de tous mais aufli
®ytes les incommoditez de la guerre y ef
PHILIPPES i.â AVGVSTE ROY ?
I
feftoient fortifiiez en ce fiege, de tranchées haultes amp;nbsp;profondes,amp;eftoicntW' â pez en lieu fi fort,quâils ne craignoiét pas dâeftre afiaillis ny forcez des enncmit» mais ils eftoiét trauaillez dâvne difientcrie,qui leur faifoit plus de malamp;dcpeur que lâcnncmy nâeuft feeu fairc.La Royne Sibille amp;nbsp;quatre de fes fils mouruteft' Edmînede Conrad Matquis de Montferrat efpouïà Elifc feur puifnecde laditeRoyntgt; maUà ie 4^. qui(comme iioLis auons dit)aLioit cfté ptomife au Prince dc Toi'one, amp;tutfl^'
t^Empereur FeJertc e»
Crece,
Mort duiltt Empereur.
liuree audit Conrad par là mere qui la gardoit en la ville de Tyr, Conradpit le droit de la femme commença defe dire Roy de Hierufidem. Ce qui ofiençJ grandement le Roy Guy,dâautant que défia par le conlèntement de toute la tcf re il auoit cfté efleu Roy de ladite ville, amp;nbsp;difoit quâil nâà uoit faift aucune ebo-fe pour laquelle il deutcftrepriuédes ornemens Royaux, amp;nbsp;du filtre dcM' Plufieurs PrincesSc Seigneurs couuertementfouftenoient fonparti,amp;fauon-foicntlà vertu, ne voulans appertementoffencerle Marquis compétiteur an Royaumcjpoiircc quâil eftoit redoutable,tant pour fa valleur, quepourfesfot' ccs,tenant en fes mains la ville de Tyr trclcommodc aux commoditcz,amp;vfagt^ de cefte gucrrc,amp;dclaquelle feule on pouuoit tirer toute lâelperance dulecours des Chrèftiens. On attendoit de iour a autre quelques grands Princes quivgt;n-lènt en Afie,pour accorder ce different.LâEmpereur Fedcric eftant partidA^' maigne auecques vne grande amp;nbsp;puilTante armee ,*auoit pafle par toute 1 Hon^ grie, ia eftoit venu en Grece, amp;nbsp;auoit ia donné frayeur de Ion nom a la vuic de Conftantinople, en laquelle il eftoit Venu.Il arriua en rArmenic,là oiiillut fort honnorablement receu de ceux du pays, qui cftoient bons amis des entre-prinfes des Chreftiens de lâE urope qui cftoient en Afic.Comme il palfoit achc-ual le fieuuc Seriphcc ou Selcphe, le chcuâl tombafoubs luy, Sc luy defloubs, dont eftant releué,incontinent apres il mourut erïtre les mains des liens,cftant
e
IâjSmpereur
ia vieil,ôc cafléde plufieurs trauaux quâil atioit (ouflFerts. Câeft cequcracomp-te rEuefqiie de Tyr,qui eftoit de ce temps la qui eft plus veritable amp;nbsp;plus vray femblable que ce que dâautres diftnt, amp;nbsp;qui eft trop efloigné de la qualité, dition,amp; aage de ceft Empereur, dilà nt que feftans en temps chaultmisdedans ledit fleuuc pour fc baigncr,il fe noya. Sa mort fbudaine fit foudaineraentfepa-rcr amp;nbsp;difliper fon armee, toutesfoisfon fils Henry auecques ce quâil peutraf fembler,rafleurer,amp; retenir auecques foy,alla a Antioche,là oùfes gens furent aflailliz de tant de cruelles amp;nbsp;diuerfes maladies,ou foit pour lâintempcraturedî
lâair,oufoitpour viure trop difiblument, ôc à lâAllemande, amp;nbsp;pourboire4-' manger plus quâil ne filloit pour lâextreme chaleur du pays de delà , que la plu^ JW rf Vt' de nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;moururent. Dont le nombre dc ceux qui refterent fut bien petEds
UdtteMrmee. îorte que chaiigcans dâaer,amp; fe mettans fur mer pour aller à Acre, il nefâen trou ua que mille huiélcens qui peufient porter les armes.Le fils fit enterrer le corps defon perc à Tyr, amp;nbsp;ne fit aucune autre chofe memorable. Alors tontelef-perance des affaires de lâAficjfut plantée aux deux Roys dc France, amp;nbsp;dâAngleterre.
Lâan.iiÿo, le Roy Augüfte voulant entreprendre le voyage de la Terre fain-tCj laifla la Regence amp;nbsp;charge du Royaume,amp; de fon fils Loys aagé feulement de deux ans à Ãlixfiafemme mere dudit ieune Prince, ( car Elifc ûpremier^ femme eftoit morte) amp;nbsp;âGuillaume Archeuclque de Rheims, amp;nbsp;Cardinal fon oncle maternel, amp;nbsp;dedans TEglife fà inôl Deny s prenant dudit Cardinal,lc5 en-
PHILIPPES 1. AâVGVSTE RÃY41. LIVRE ÃX. 47^ enfcignes marques de ce fà cré pèlerinage,qui eftoient le Bourdon amp;nbsp;la Bela-ce, print fon chemin, amp;nbsp;fen alla par terre a Marlcille amp;nbsp;le Roy Richard dâAn-glecerrcfy rendit auflîparmer. Deuant que partir il fit plufieurs beaux ftatuts ordonnances, entre lefquclles il en fit vne bien digne de mémoire touchant hprouifion des benefices qui vacquerent durant fon abfence contenant ce qui lâenfuit.
S il adulent que par mort quelque Euelché ou Abbaye demeure vacquate en quot;nbsp;h nomination royalle, nous voulons que les chanoines de lâEglifeou moines â dumonaftere vacquant,viennent deuant laRoinc amp;nbsp;rArcheuefque, comme Prowfionfu^ quot;nbsp;ilsviendroientvers nous , amp;nbsp;demandent franchement dâiceux, le pouuoir libre benefices, quot;nbsp;defaireleur eleâio. Au relie nous admonellons tant lesChanoines que les moi â nés, quâils ellifent vn Prelat tel, quâil foir agréable à Dieu amp;nbsp;profitable amollre quot;nbsp;Royaume.Mais faifant mention de la Roine en celle ordonnance, il ell facile à cognoillre quelle fut faiôle Regêtc des la premiere fois que le Roy entreprit le voyage dâoutre-mer dés lâan mille centoôlante lèpt,veu quelaRoyne Ylabel mourut lâan mille cent oclantc neuf, amp;nbsp;que le Roy ne fc remaria point iufqucs afon retour de Leuant, cell alTauoir lâan mille cent nouante lîx.Semblablemét poureeque la cité de Paris nâelloit point dole du collé du petit pont, tirant P^is mil Vers le mont fainéle Geneuiefue,amp; preuoyat que lî durât fon ablènce y fulTent Inruenuz aucuns ennemis ils lâeulfent peu facilement prendre amp;nbsp;piller, il fit ve-mrvers luy fept perfonnages des plâ notables de ladite ville,aufqucls ayantbail lelegouuernement dâicelle,il les nomma Efcheuins,amp; leur donna pour armoiries Icfcu de gueullcs à la nef ou nauire dâargent, au chef dâazur, feme de fleurs delys dâor, pour monllrer que Paris ell la capitalle, amp;nbsp;comme maiUrelTe des villes Françoifes, de laquelle le Roy ell le chef, Seigneur,amp; Patron, comme ce-my^ui commande fur vue nef ou toutes chofes abondent. Aullifault-ildon-j
alavillede Paris cell honneur quelle ell non feulement la capitale de ce *'ââ'â5* lloyaume,mais aufli le patron, le miroir,rexemple, le magazin,la foire, le fon-dque, la boutique, amp;c bref le lieu duquel toute la France fe pouruçit de tout ce «juiluy ednecelTaire. Ledit Roy fit ciorre ladite ville de murs, portaux,amp; fol^ ^2, qui ell ce qui ell contenu depuis la riuiere de Seine à lâhoflel de Neelle L'extellenré près les Augullins,en tirant amp;nbsp;comprenant tout le circuit des portes Saint Ger-main des prez, Saint Michel, Saint laques. Saint Marcel, à retourner à ladite ri-uiere de Seine par le haut de ladite ville, au lieu appelle la Tournelle à lâendroit des Celcftins. Apres ces ordonnances faites, il alla en lâEglife Saint Denis, là ou il print lâAuriflamme, qui efloit iadis lâenfeigne coullumiere des Rois, quand ils vouloient aller en guerre eflrangcre, SiC la donna à porter au Comte de L'^nrifiit» Clermont.
Pour retourner trouuer Augufle que nous auons laifle à Marleille, cépendat qu il ell là attendant le vent pour f embarquer, en vn mcfme iour le fouldre torn bacinq fois duCiel,amp; fellant embarqué, il eut pour quelques iours lèvent bon, mais citant arriué à la colle de la Sicile, felleuavnefurieufetempeflc,qui , efearta tellement fes vaifleaux,que les vns furent rompuz, les autres enfoncez, les autres defarmez de leurs attirails, amp;nbsp;les autres poulTèz contre des bancs de fable, ou contre des rochers là ou ils périrent. Celle tourmente luy fit perdre vngrand nobre dâhomes, de cheuaux,amp; de machines de guerre,amp; fut cotraint deralfembler les pieces caflees ça ôc la,pour refaire vne nouuelle flotte de vaif-
488 P H I L I F r t A V Lr V igt; 1 L RUI 41.
féaux(chofetrefmiferable nbsp;nbsp;deplorable à voir) Richard fans aucune tempej^i
KplitrdaÃiu ny dómage, ny perte arriua 2 fà uuete en Sicile,amp; fe ioignit a Auguftequir^ uete'en stcüe nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;caffez, amp;nbsp;attendoit vn nouueau fecours de France, amp;painC'
ceflitépaflerentlà tout lâhyuer. De leur continuelle amp;nbsp;familière frcqucntatioi' amp;nbsp;de leurs deuis communs, qui deuoient appaifcr leurs haines precedentes,aâ contraire nafquircnt des ialoufies,des picques amp;nbsp;des differents, qui les Fnnf« tu/i entrer en querelles. Ce qui ènfeienc les grands Princes qui fe veulent conn-' nueren amitié, amp;nbsp;en bonne opinion lesvnsenuers les autres, de ne icvok mais,ou fe voyans, de ne fe hanter priuecment,car leur fréquentation ramijcf^ ⢠engendre en eux Ãc. en ceux de leur fuitte, vne ialoufie, vne haine,amp;vnmopt^ comme il fera plus au long dit ailleurs. En deuis particuliers, le Roy Richai ⢠entre dit à Augufte. le uâay iamais touché v offre feur, ains eft encore toute telle qnC' leideuxi^is quand elle vint à moy .le lay feulement promife amp;nbsp;non efpoufec. Gengairfloquot; '
félon dâautres Berengaire ) fille du Roy de Nauarre eft ma legitime efpoule' Quant à voftre feur elle fen peult bien retourner chez voüs. Augufte fut fort. S4gefe nbsp;nbsp;nbsp;offenfé de ces paroles,dcfqueiles il ne fe voulut reffentir pour rheure,ence ÆÆ
d^u^uÃe, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;téps,pour ne troubler par leurs differcts particuliers, les affaires delA-
(icf qui ne dependoient que dâeux. La feur de Richard auoit efte marieeaGoi laume Roy de Sicile, lequel cftant mort fans enfans,Richard demandoit aTan senrde nbsp;nbsp;nbsp;cred heritier dcGuillaumc,le dot que f2 feur luy auoit porté,qui eftoitvnetref-
fomrne dâargent,dc laquelle il auoit lors vn grand befoing,amp; fil lâeut eue
elle lâcuft bieu fort accommodé en cefte guerre. Mais Tancred eftoit tant cl-puifé dâargent, amp;nbsp;de moyens pour les affaires quâil aüoità fupporter^quiU^ pouuoit pour lâheure payer cefte fomme. Cela mit ces deux Roisenpicque^ ' en different,^ y fuffent entrez encore plus auant, fi les affaires de delà qui!« deHxf^ois. empefehoient affez ne les en euffent gardez. LâAbbé loachimaduerty deceÅf-ferent, amp;nbsp;venant dâItalie en Sicile vers les deux Rois, trefcuricuxdefçauoiric-uenemét de cefte guerre,Ieur rcfpondit quâa la vérité ils iroient en la terre faut-lt;ft:e,mais quâijs ne profiteroient pas beaucoup,dâautant que le temps nâeftoKpas encore venu quela grande befte deuteftre exterminée, amp;nbsp;que la terre nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1
deut cftre par les Chreftiens rauie des mains des infidelles. Dequoy loachim |
Il nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;YVIUctUiC PI UUUVIV * VwXlIXXl V AX nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ctMlVO« X lt;U1VX vv* *** **â^'â
Tdtncredbà - nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;i nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ri â i - -i igt; ⢠nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;i / igt; r
fierddu nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Tien ccfte guette. Roger Roy de Sicile 1 auoit engendre d vne liennc comâ
^utrefre-dtFitm de
loachia.
desidle bine,amp; lePapeapres la mort de Roger difoit que venant à mourir le vrayamp;lc' gitime Roy de Sicile,le droit de la prouifio amp;nbsp;clcélion dudit Royaumeapartc-noit à luy amp;c au fiege Papal, mais les moyens, les richeffesjlcs fupports fidesj-mis de Tancred renuerfoient lâauthorité du Pape, fi bien quâil fut Roy nonob-ftant la pretention du droiél du Pape. Roger régna vingt trois ans, amp;nbsp;auoiten* gendré vn fils amp;: vne fille legitime, affauoir Guillaume, amp;nbsp;Confiance,amp; Id^^ baftard Tancred.Guillaume fuccedant à fon perc régna douze ans,amp; fon fl? v-nicque aufti nommé Guillaume, amp;nbsp;gendre du Roy dâAngleterre régnaip TMcreds'em ans, 8)C moutant fans enfans, ledit Tancred fempara du Royaume. Conftai^f p^ogej- auoit efpoufe Henry fils de lâEmperdur Federic Barberoufc Qj^lques vns ont laiffc eferit que ccfte fille fut rendue Nonnain, dâautant que lâabbé loachim qui fentendoit fort bien en lâart de deuiner, auoit prédit queb ellefèmarioit, de fon ventre fbrtiroit vn flâbcau, qui embraferoit toute lltau« Si quelle eftat ia aagee de cinquante ans ou plus, par lâenhortemét amp;nbsp;par les K-lîion-
L î
ââââ'^tanç/^®® ^VGVSTE Rüx antral* nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^fpoufa lâEmpereur Henri, affin qupicu.,
£rn ^ä'ins dâvu baftard. Et quâeftant ladite Conftance iixx.
L nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;deuint erode, mais pource que le bruiót courut par
s L*âÆ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â¢Â«1°« fiâf pofa vn part, fon mari au
allç a ^onde C , nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;tendre vne tente, la ou il 1 a reit mettre a la veuë de ÃtppofitmÃ
que t nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;amp;vifitee dé toutes les femmes qui y vouloiêt
^oubte de la fuppofition du part full oftee ôc leuee, amp;nbsp;que dif nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Federic deuxieme du nom Empereur. Voila ce que
du nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;les Allemans diûns que cela eft vne vray c fable, ai-
lâEmperetir Federic BarberouiTe, Guillaume Roy de
ieune à Henri fils (ie lâEmpereur 5 amp;nbsp;lfov fi nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;temps, amp;nbsp;les anneeSjquc ce fei'oit vne grande honte de
Vru^i Voxr nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^ti nom de ûi femme demandoit le Royaume de Sicile,
ftojf nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;pouuoit dilpoler dudit royaume comme 11 eut bien
P ⢠^tiçoup plus la caufè de Confiance amp;nbsp;de Henri, qui ia e-pir nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;qy ^^Pâ^teur, que celle de Tancred. Sur quo y nous pouuons iiar-
^(:cb nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;les affaires de ia Chreftienté, n ont efté tant brouillez , .
autre affaire que pour les querelles amp;nbsp;differents du nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'
^âftoire nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;P^ys des enuirons,comme il fera veu au fil ôc progrez flünu'.
â i r V k n ⢠i r -r P qu'i] Pyrauce - ^^P^ndantau heged Acre, eltoient plus tortinez dvne IMcIâ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^tioient dâauoir iecours,quc dâhommes ou autres forces
, ^^t)it leuc des pays de lâAfTyrie, delaMedie,de laPer-tous ceux qui eftoient capables de porter les ar-
à eS4-
hti Ce t:xipe nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;noftres,auoit en plufieurs legeres efcarmouches
llt;sa f nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;autres auoieiit au ventre. Au parauant chafque
auoit aocouftumé de mettre dix barbares enroutte,amp;de
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^^Quuenter, mais Saladin auoitia vaincu les Latins habi-
' üçç Icsd^^ ^treouftumoit fes foldats , non feulement à regarder les
yeuximaisauffiaies affaillir ôc combattre. Ilalfaillita-
I^ant nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1 f nbsp;nbsp;nbsp;tie fon armee les Chreftiens, lâeffort defquels au f«j.
touftint ,mais puis apres fè fenranteftre inegal à eux, dé
tail fo nbsp;nbsp;nbsp;Itonte amp;nbsp;perte qui eftoit apparente, il fe retira auecques
U vn de noz cheualliers feftant aduancé de-.
^^ttapiedjamp;fon cheual fe fentant libre amp;nbsp;defehargéde
^en^tioie^i^ ?Æ unadant, f en retournoit au camp, amp;nbsp;ceux qui eftoient lîits D T nbsp;nbsp;nbsp;ptiut, amp;nbsp;arreftaft. Ceux qui ne fçauoient pas com-
d fqui eftoient allez les premiers fulfent deh teftç part de nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;peur,ils commencèrent de branfler, amp;nbsp;de fe reculler,
S-'^n fau nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;au refte de leur armee. Saladin feeut bieii prendre
qui vill nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;tappellant les fiens, il fe rua fur les noftres, amp;nbsp;la
det^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;yi^^ltin feeours.GirardRilefordmaiftre des Templiers r/illuncejes
aimoiêt mieux mourir fur le chap quedece-
U vift nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;la force dâaucun ennemi,faifant tout ce quâil pou-
â^^â^t! jaacquife,amp;encourageât les Chreftiês à leurdeuoir, â ut Vaillamment,no fans payer fa mort bien chere à ceux qui
«So nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;PHILIPPES 1. AVGVSTE ROY 41.
⢠nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;J
laluy vendirent. De lâautre cofté André Comte de Breme recent la
2i4ojtJu co~ ççyjj qui fortirent delà ville,amp; cfiant accablé de coups tomba, puis cftantp^^' re e sreme, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;tente bien toll apres trefpafla. La valleur de ces deux qui tournera
lâeffort de lâennemi contre eux,le fouftint viuement nbsp;nbsp;brufquementjiur(]gt;^ââ\^^
que Geofroy Comte de Lufignan frere du Roy Guy amp;nbsp;maiftre generaldiiCâ'Pâ vint aucc vn bon fecours, empefeba ces barbares de paffer plus auantaug-â'â profit de'leur viôloire. En fin Saladin fe retira amp;nbsp;ceux qui cftoiétfoi^^ delà ville, y furent rembarrez, amp;nbsp;enuiron deux mille des noftres demeurer^'â' fur la place.
Orpour retourner au Roy dâAngleterre, il partit pP tard de Meflînequ guftc,-amp; eftâten merfut longuemet pouffé dâvne violente tourmente, arriua enCypre. Ceux de Fille le voulurent empefeherde prendre terre, terrtfncypre malgré cux il y defcédit,la prjntamp; la pilla, ôcmit les garnifos aux places dicy^' Les Anglois difcntquecefutlà oitil elpouGla fille du Roy deNauarre.Coiii^ il droit ion chemin vers Acre,il rencontra vne flotte de vaiffeaux qui portoit viuresamp; fecours aux afliegez^En icelle y auoit grande quatitédebl^ üaciuiesde 2.jQ^Scorpions,machines de guerre,plufieurs pots à feu grégeois,amp; autres dfO-â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;0*^^^. Il y en «a qui difent que dedans des petits pots jl y auoit des ferpens
meux quâon deuoit durant le combat letter aux noff res. LâAnglois deint cel flotte, amp;nbsp;apres fâalla ioindre aux François, qui près deTyr enauoientaenii autre lemblable à celle là . Augufle recent fort amiablement amp;nbsp;courtois' fontleiTurcs ment Richard,amp; luy dona pres de luy à choifir tel lieu amp;nbsp;telle alïiettcquil wy plairoit,pour faire camper les gens,amp; luy monftra vn lieu quâil auoit fait forâ' fier, amp;cnuironncr defoffez, auquel il y auoit vn fort bien garni de tout ce quâ eftoit befoin. Il luy monflra toutes les tranchées amp;nbsp;forts, tant ceux quâil aiioâ f!omeÃete':(^ commcncez,que ceux quâil auoit acheuez,amp; Faffeura quâilnâauoitvouluaW'â Ælir Acre deuant fà venue,tant pource que cela auoit efté accordé amp;conucnucâ' tre eux, quâafin quâen vne commune caufe le fruiél de la vidoirefut commun' Ce camp eftoit compofé de François, dâAnglois, dâItaliens ScdâAllemanSinoâ ch nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;eftoiét reftez de lâarmee de lâEmpereur,car partie de ceux la cHoicr
â fitennt. morts, amp;nbsp;partie retournez en leur maifons,mais de ceux qui de iour a autre Vf noient dâAllemaignc,cfmeuz dâvn bon zele affeâion quâils portoient a celP guerre fiinéle, de laquelle aucune nation Chreftienne ne fè vouloit exemptâ' , . nbsp;nbsp;Tous auoiêt les yeux fichez fur Augufte amp;Richard,tous leur prefenterétIciâ'
^ugufle^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;J nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;\ â rr ⢠nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ifUlS
chefs uice de leurs perlonnes, amp;nbsp;tous leur obeifloient bien voloticrs. Alors lesuiquot; iehrmee. commencèrent auec toutes leurs forces dâaffaillir la ville garnie de bons amp;nbsp;vm lans fbldats, Icfquels auoient tenu deuant eux par lâefpace de trois ans ceuxqtH les affiegeoient,mais quatre mois apres que les Rois de France amp;nbsp;dâAnglctc^^ lâeurent affiegee,elle ne pouuant plus fupporter lâeffort des Chrefî:iens,feren à la charge quâelle rendroit la vray e croix, amp;nbsp;tous les prifbnniers ChreftienS que tous ceux de dedans feroient à fiiuueté menez à Saladin fans quaucunwâ fait.Sous ces conditions la ville ouurit les portes auxChrefticns,dca laquelle entrerét premièrement ceux dâAutriche,qui plantas orgucilleiifcmâââ leurs enfeignes furies muraillcs,fattribuoientla gloire de la prifed icelle, nüiâ
François,amp; les Anglois les en ofterent,dâautant quâen ce fiege auoitfurto^, ftriche. â tes autres nations paru leur valeur. Cela fut fait à lâinftigation de Richard, puis apres eut occà fion de fen repentir,comme vous verrez cy defToubs.
PHILIPPES iZAVGVSTE ROY 5. LIVRE IX. 48« tU -c
LcrefpeólStdefirdc lavraye Croix auoit grandement efmeu les noÃres à là tompofitiondeladitevillc.Mais bie quâelle fut ïoigneufement cherchée parles Llt;tyrlt;tje BarbareSjclle ne fut jamais pourtantitrouu.ee. LâAnglois penfintque cela fut Xenoâ!««-hit,non par volonté diuin.e mais par fraude,des infidelles,dc defpitöc de fureur «??. tiiatops-es Barbares quâil rencontroit, qui deuoient dire menez auSoudan^ iufqucs aü nombré.de lept mille,hormis quelques vns des plus riches amp;nbsp;graads quâil prùit à rançon . Augulle au contraire gardant la paólion du trai(âc,fit loi-gncufementconferuer tous ceux qui efloient enfa garde, entre Icfquels dloit contr^lesut vn nommé CharacLix homme dlimé des plus fà ges dâentre eux, par leconfeil duquel on difoit que Saladin dloit paruenu a la grandeur. Le gentilhomme François qui gardoitCharaeux^aduerti quâil dloit vntreshabille homme, amp;nbsp;quilfentendoit en lâart de la deuination,le pria de luy dire par quel moyen, amp;
__ comment pourroient les Latins coriquerir amp;nbsp;garder la T:erre Sainte . Aquoy Charaeux refpondit, quâils ne pourroientfaire ny lâvn ny lâautre, que premiere-*Ticntilsnâeuirentrenuerfé le Royaume dâÃgyptc. Maisjes François, ne firent PretJiftiönJe pas grand compte de cela, amp;toutesfois le fuçcez des affaires qui lâen enfuiuit, ^onftrabienquâilfalloitcommcnccrparrÃgyptCjamp;acheuerparlaSyrie.Au-
permuta les Sarrazins qui luy dloient efcheuz parfort,auccquesautant dcCbrcftiens qui efloient cfclà ues entre les mains des ennemis. Boniface Marquis deMontferratpere-.dc Conrad qtfi auoit fbubflenu le fiege de Tyr contre les barbares,fut deliuré de leurs mains,par la pieté ^diligence de fon fils.La Pc ftllencefeftantmife dedans le Camp des nollres en Syrie , enpeu deiourstua Fel^ilenee'a» P ^^dcjo.queEuefques que Comtes, entrelefquels fut Philippes Comte de Wres qui ia par deux fois auoit dlé à la Terre Sainte.
Aiigufteeflant tombé extrêmement malade, pria le Roy Richard enfemble P'Ulicurs autres Seigneurs dele venir trouuer,amp;leur dit.Ie nepuisfMdïicurs} K^monÃun-plus outre fupporter lâinclemence intemperature de cefl aèâr,durant celle fiai-æn cbaleureufe. Si ma mort pouuoit proffiter à La religion Chrdlienne, ou a ^nears. q^dqu vil de vous,ou au commun falut desChrelliens,il nây auroit indilpofitio q^'dconque qui me peut feparer de vous,ny me tirer dâicy,mais plus vous Icrui-^^S^proffitcralaviedâvnabfent, que la mort dâvn prefent. Il fault que iemâcn
mâen allant ic vous laiffe cinq cens Cheualiers, amp;nbsp;dix mille hommes ^^phd,quifontlafleur,amp; lâellite des forces de France,defquels Odo,ou Eudes
â Dlic de Bourgongne aura la charge, amp;nbsp;ie leur feray pay er leur foldc, amp;nbsp;entrete-bernent,amp; accommoder de tout ce qui leur fera neceffaire. Richard ne pou- soupçon Je uoitreceuoiren bonne part celle exeufe dâAugulle, dilantquetoutà efcient l^dift Augufte abandonnoit la Sy rie,amp; fen alloit en France, affin que trouuant 1^ Guyenne,Scia Normandie vuides dâhommes,il peut plus aifeement les enua-^ ^ffjde façon que le Roy Augufle ne peut auoir fon congé que premièrement iï ^efe fut obligé par ferment folenneî à rAnglois,denâattenter,foit par fraude obligation ou par force, fur aucune chofe appartenance à iceluy,que cinquante iours a-près le retour dudit Richard.
Ainfi Augufte laiffant le nombre des hommes fufdit en Syrie, mit le relie dedans des vaiffeaux François,amp; prenant auecfoy trois nauires des Geneuoisfes * ^niis,amp;leur Admirai nomé Ruffin Volta alla cofloyätlâAfic. En fin apres auoir Kome, * pafféplufieurs mers,il paruint à lâembouchcurc du Tybrc, amp;nbsp;de la alla à Rome
S
481 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;PHILIPPES 1. AVGVSTE.KOY ÿ
vifitcr le Pape Celeftiii, amp;nbsp;les liéux faints de ladite ville puis reprenant print la volte de France,ou il arriuaâlà uüéte. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.t
eom mM/leJeul enA^e-Commundt-
En Syrie toutes les ilafions quiycftôient demeurées obciflbientavn K â qui eftoit Richard Roy dâAngleterre,amp; parle depart dâAugufte furent aflop'^^ les contentions fecrettes,amp;' quelques fois ouuertes dâentre ces deiiïRoySP^ le fait du corhmandemcnt(le{quelles comme il eft fouuent aduenu ailleursip
ÃLrfttM. toientplufieurs incommoditez aux affaires de lâAfie , amp;nbsp;au contraire les ftiensfapperceuoidntbien que le commandement du feul RichardIcnrp^^^ toit vn grand auancemèrit. Saladin ayant perdu là Ville dâAcre, commença fattrifter nbsp;nbsp;dâauoir mauüaile èfpctance de les affaires. Sa reputation *
Le milhèur iiltereles quot;ya
fort grande commen^oit à fô diminuer'èntre les fics.Cequieftvncommun^ ⢠ciderit qUe lemauuais fucces des affaires dâvii grand,a-ltcreles voloflteZ)*''â » étions,ôcopiriions des hommes.Cela le fafehoit encore dâauarttagcquefesp^f tes, bien quelles fuffént grandes ,dontilaimôit mieux dêfes mains ruiner quâil ne pouuoit garder,que dé le laiffer par les ennemis prendre entier, ou der ou deffaire.il fit doneques par defefpöir amp;: furie delmânteller toutes lesquot; Vgrtedttâe- Ics quâil auoit en la coftc maritime delaSyriè, amp;nbsp;abbattre tous les chafteauï citadelles quây eftoierit, fuyuant en cela le cohfèil de Charà cux, dnquelnous^ lions parlé cy deffus.Richard fit rebaftir les murs dâAcre que les noftres auoi^ ruinez, amp;nbsp;ceux de Porphyrie, amp;nbsp;dâAfcalon que Saladin auoit dcfrnolliz. Templiers reffirent Gaze,cependant quelâAnglois rebaftiffoitlesmursdclop tittes d'.A- pe,ou laffe. Le Barbare failà nt.de frequentes faillies de Hierufalcnijtalcnoi fterebaÃies. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Latins dc rcffairc ccfte defmollition,amp;no fculemcut ut
reffaiéle la ville de laphc, mais bien dâauantage lâAnglois y mena vnc de Colonie de Latins, pour y habiter. Les armes Italiennes Uffees amp;: rompti^^ de la guerre quelles auoient fouftenue par lâcfpace de deux ans, ou plus, fenr^ LUr^uis de tournerentla plus part en leurs maifons. Deux Affafiins tuerent ConraaM MjntferrM Montferrat,comme il fepourmenoit fans penfer à rien dedans deTyr, amp;nbsp;eftans prins amp;nbsp;condampnezà mort, forent menez au fiiplicetous ioyeux,comme fils euffent fait quelque aéte digne de mémoire. Les autres fent quâil fut tué par quelques hommes attitrez par le Prince de Toronicoii io rone^rrité de ce que ledit Marquis luy auoit raui là femme,comme nous auongt; dit cy deffus.
Eliic vefue dudit Marquis,par lâaduis amp;nbsp;entremife dudit RichardforcmarM à Henry Comte de Champaigne, la mere duquel eftoit four des deux Rof) aflà uoir dâAugufte de par lepere amp;nbsp;de Richard de par la mere. Etaifinquili^ matière de haines amp;nbsp;de difeords, lâAnglois perfuada au Ro/ Guy de prendre de luy leRoyaumc de Cypre quâil tenoit,en rendant auxT^ pliers la fomme pour laquelle il le leur auoit engagé ,amp; en vertu de ce, 1cm Guy luy cederoit le droit quâil pretendoitau Royaume deHicrufalem,^*^^* refte de la Syrie. Guy fâecordant auccques lâAnglois paffa en Cypre, y portant U cyfreen- tot.it cc quâ11 auoit, depuis lors le Royaume de Cypre demeura en la fanw « trelet mainj desLufignans,iufques à cc que les Vénitiens lâofterent des mains dâvncnllcu'' cji^re^uxâ^ ^oy dudit Royaume,iffu de la famille des Cornares, lâvnc des plus anciénes w renifles puil millcs dc Icüt ville,amp;à demeuré pres de cet ans ceRoyaume entre leur mais,i eiHx Ttms. quesà ,cequcdepuispeudâânees,leTurcleleura ofte.Pour accópliramp;pn^
PHILIPPES û AVGVSTE ROY ÿ? LIVRE IX. 483 toutes CCS chofesJâAnglois cftoit retourné à Acre, la où il print refolution de taterla ville de Hierulalcm,qui eftoit Ie plus precieuxamp;honorable butin de celle guerre. Odon Duc de Bour2;on2;ne Lieutenant general du Roy Augufte fur tesrrancois demeurez en Syrie, ioignitfes forces auecques celle de iAuglois, rufilem. lurantdecontinuerparenferablecelleguerrcaffinqucla proyeamp;: la gloireen â luiTent communes. Ils vindrent iufqucs aAntipatride,qui eil vne ville Iituec en treCefaree amp;nbsp;laphe. Richard marchant auecques Ies forces le premier,le baga-gelefuiuoit,puisleDucdeBourgongncquieIl:oic fumy de lacques dAuenes. Ãunof. Saladin les attendant en vne embufcade,les vint charger par les flancs. lacques my tournant vifage, le rcceut brufquement, amp;nbsp;le fouflint iufqucs à ce que les Francois qui nâeftoient pas loing de la, vindrent à fonfecours, nbsp;nbsp;que IâAnglois
intendant le chamaillis de ceftc meflee y arriua. La fut combattu vaillamment dvnepart amp;nbsp;dâautre, amp;nbsp;mefmement de celle du Barbare,qui fçauoit bien que le ^elTein des Chreftiens,efl:oit dâaller affiegerHierufilem,amp;:que câeftoit leur feu-hefperance,amp;quequirauroitfepouuoit prefqueafl'eurer de demeurer vainqueur de toute cefte guerre. Les François amp;les Anglois en ce conflit faifoient (fui mieux mieux, amp;nbsp;comme â lâenuy ,lt;à quimonfl;reroit plus de valeur.Iac-/vââf^ââ^ tjuesd Auencs nâauoit pas délibéré de ceder par haults ôc braues fiiôls, à aucun dcccuxdelâarmee Chrefl;iennc,pour quelque grand,ou riche quâil fut. Il eftoit luiuy des Brabançons amp;Hannuyers amp;nbsp;des Flamans, qui apres la mort de leur Comte Philippes eftoient demeurez par delà . Le conflit commença à midy,'amp; uuraiufques à Soleil couché.Quelques hiftoires difent, que Richard fut biefle
coup; de Beche, mais les Anglois nâen parlent aucunement. Le Duc de Ãourgongne,amp;fes François firent fort bien , eur deuoir, amp;nbsp;lacques dâAuenes conibattant vaillamment y mourut,non fans vendre fa mort bien chercha la gra ueadmiration des Barbares, amp;nbsp;mourant laifla la viôloirc aux Ãhrefliens. On Qitqu en celle bataille mourut vn plus grand nombre dâhomes, quâil nâen efloit ^^ortiamais auparauant en aucune autre. Il nây mourut des noffres aucû hom-^tfignaléquelediól lacques, amp;nbsp;nây moururent pas beaucoup dâautres Chrétiens.
Pelendemain,ils allèrent camper au village de Bethleem, diftant egallemcnt delaphe amp;nbsp;de Hicrufilem, laquelle eflant veuë de leurs yeux, fon afpecl ioint setlkem auecques leurs precedensdeffeins, amp;nbsp;leur vidloire recente lesdeuoit encoura-g^rdyallerlatefte baiflee. Mais Richard fur lequel eftoient plantez les y eux ^etouSjHefut dâaduis de lâafliegerjdifat que a caufe que lâhyuer qui approchoit, L'hyuer fw-illèroitmalaifé de le pouuoir faire,amp; que le port de Iaphe( fi quelque tempefle^^'^^'^quot;'âquot;-!'® ùiruenoit comme il aduiêt fouucnt lâhy uer)ne pourroit les accommoder,ny de Viures ny dâautres fecours.Il fâen retourna doneques a Acre, autres difent â Af-wlon,amp; les François allèrent paffer leur hyuer à Tyr qui appartenoit au Corn-tedeChampaigne, à caufe de fia femme. Tout ce qui reftoit de lâarrnee naualle^ne. dItalie,voyant ccflc ardeur de la guerre fainte fe refroidir,fen retourna. Le Pape Celeflin dcfireux de la pourfuite amp;nbsp;continuation dâicelle, auoit enuoyé vne grande fomme dâargent pour lâentretenemcnt de celle armee, amp;nbsp;prioit in-Ihmment les Ãhrefliens de ne laifïer paffer aucune occafion de combattre onneyeut ny dâaffieger, mais nonobflantcefecours, amp;nbsp;ces remonflrances, Richard voulutnnllement faire la guerre durant lâhyuer, lequel il pafl'a de la façon que nous auons dite.
S ij
'4U nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;PHILIPPES iTAVGVSTE ROY 41.
Les Eiftoircs Angloiles dilcnt, que durant que ces cliofes fepaflerent^ ficjAugufte eftant de retour en France cognoiflant quâil eftoit temps dclc'f ger de lâAngloiSjfe confeilla auecques quelques Seigneurs de fonRoyaumC) moyen quâily auoit de luy faire la guerre , amp;nbsp;que quelques vns preuoysn^ aduiendroitjâen voulurentdiuertir, luy remonftrans quilnekt® pas honnefte de guerroyer Richard,cependant quâil eftoit bien loing cmpcic® a la deftence de la religion Chrefticnne,amp; que fil faifoit autrement, il feroit'^â-eufé dâauoir fait la guerre, non feulement à Richard mais à la religion. Toütc^ fois ledit Augufte plus poufte dâvne haine, enuie, amp;nbsp;paftion particulière guide de la raifon, folicita amp;nbsp;pratiqua leanfrere dudit Richard, a quelques troubles tant en Normandie quâen Angleterre. Et pour pouuoirpi facillemcnt attirer amp;nbsp;difpofer le courage de ce icune homme à cela, illuypr® mettoitfà fÅurÃlixenmariage,auecques vn grand dot, laquelle nousauon^ cy deflhs ditauoir cftérenuoyée parRichard,pourleioupçon quil eut quel pere en auoit abufé, amp;aucc ce dot il luy promettoit de luy enuoyer ieifiefmeu pout enuahit le Royaume de fon frere. Ces promefles efmeurent incontincââ^ tiespnmejfiJ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;eftoit VU icuiie hommc ambitieux amp;nbsp;conuoiteux de rcgner,amp;fillt;;'^^
efte dcftoLirné ócretenu par Leonor fà mere,il fé fut allé trouuerAuguftc/0â pretexte dâauoir quelque affaire à luy zDequoy faperceuât AUgufte.lIfarmHâ contincnt,amp; entrant dedans la Normandie,print plufieurs villes d icelle, sâempare tie Icfquelles fut Gifors, qui luy fut liurce par Gilbert Gafeon gouuerneur dt Normandie, pjpjj- tQuj; qu il pafla. Voila ce que difent les hiftoires AUgb* fes,mais les noftr es ne parlent aucunement de cela.
Grand^l^^in nbsp;nbsp;Lâhyucr eftaiit cependant pafrc,amp;le printemps venu,Richard retourna^ J
de i^chard. thlccm ,amp; en chemin rencontrans plufieurs chameaux chargez d vne giî® quantité de viures amp;nbsp;de munitions, que le Saladin faifoit porter de 1 Ãgy^ Hierufà lem,il les print. Ce qui fut le dernier aéle devaleur quâil fit,carlors« igt;) print vn extreme defir de retourner en fonRoyaume,amp;dây ramener fonarme^ Ilfitadoncques affembler tousfes gens,aufquels en vne longue harangue,i entendre quâil auoit efté aduerti que lean fon frere machinoit defefaireM i^Mon^râces nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;i^out ainfi que durant le premier voyage delà guerre fainteraK
dtKiçhardt foubs Godcffroy de Buillon, Guillaume feftoit emparé dudit Royaume, pendant que fon frere Robert eftoit empefehé à ladite guerre. D auantageq»; auoit eu aduis que le Roy Augufte auoit enuahi la Normandie, amp;nbsp;en toutesl^ parolles chargeoit la perfidie amp;nbsp;defloyauté dâAugufte, amp;nbsp;foit que cela fut vri^ ou faux, toutesfois il feferuoit de ces remonftrancesamp;exemples pourpouuo^^ , . nbsp;nbsp;nbsp;. plus honneftementauoiroccafion dâabandonner cefte2uerre,amp; de fen retout
Fretextes de t
i^chard. nbsp;nbsp;ncr en Angleterre,ou en Normandie.
Doneques trouuantpar confeil,quâil debuoit pouruoir afcsafFaircs,ôtftury tourncr,qui eftoit ce quâil defiroit, amp;nbsp;attendoit de ceux aufqucls il failoK^ plainôtes amp;nbsp;rcmonftrances, il fit auecques Saladin trefues pour cinq ans, qui ftoientque tout incontinent les Latins abbattirentles murs des villes quiM - uoient fortiffiees depuis la reprinfe dâAcre.Autres difent queles conditionspot lesaladin.^ toicnt,que Ics Chrcftieiis rendroient toutes les villes quâils auoient durant t trois ans deuantprifes fur les Sarrazins, hormis Acrefear Tyr amp;nbsp;autres peut'â villes eftoientauparauantpoffedeesparles Chreftiês) nbsp;nbsp;quelesSarrazins^nJt
tenteroient aucune chofe, fur cc que lesChreftiens poffedoient.Ces conditio^
. nbsp;nbsp;. t îVRà iX.
2.. ÃVGVSTE nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;8c de tant de nations
Sr nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â^Ldufeuïotnmes.leut tentps
- f'ttitaiKct^ueseux,quiauoientpet .^Uconquefte nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;- 4e
- 1'X longues armes a la co nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,x ou de
1 -, OTinces font t«g nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;leurs, 8c y
-^âââ'FXasbeaucoupde
â-z^eflrqw^^
fbuüent icc â av^^^^^^irren ^^^ï'endent vains tous les preuv. ^ich nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;quâils ne fc foucicixv
kt f ^üoitd nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;font littiere. Le Saladin aduerty du uv-
les nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;impofa telles côditions de trefues quâil vou
des CH^ nbsp;nbsp;nbsp;^â'lutre les accorderoit, par icelles fendit bien foibles
Syrie, amp;nbsp;faifoitpeur aux autres, qui y voudroient ^^roit c nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;pour néant ils trauailleroient à conquérir,ce quâà nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;t
§ens nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;de rendre. Mais ces confiderations nâentrent iamais en
îcs 1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^â^tiourin fonnant les leur fait oublier toutes,amp;
He nbsp;nbsp;nbsp;Pâ^i^ce veut.CeLa fait,Richard lailTant la charge des afFui
^otnte de Champagne,ôc ayant fa flotte de vaifleaux tou-grand nombre des flens, û femme Beren bicile, amp;nbsp;de là en Angleterre, luy auecques vn petit nô-U B nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Thrace. Vne horrible tempefte le furprint,qui
à nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fhabillant en Templier,amp;
Merto nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;a pied, accompagné de peu de gens, délira V nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;pouriêrendre enfonRoyaume dâAngleter-
ge de France qui craignoit, mais il tomba
âMâa nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;arriué en la haute Hongrie qui auiourdâhuy eft ap-
viHâ d aiiQi nbsp;nbsp;nbsp;reflbuuenant quâen la guerre fainte à la prinfe de la vil-
enfeignes de ceux dâAuftriebe des murs de ladi-que le bruit fte fa
^Lâdit pays eftoit diuulgué, il commença à auoir crainte,amp;: efeartez. Mais tous fesdefleins ne
ftoi nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;il fi nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;deftin, car des quâil fut arriué à Vienne premiere ville
ftoi nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;P ^^''Qgueu partie à fon langage, par lequel on cognut quâil e-
a fà façon amp;c grauité, par lefquelles on co gnu t que ce ne Idç y qui efto nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â partie à La groÃe chere quâil faifoit, amp;nbsp;xà Iâbonneur
luy faifoient, amp;nbsp;partie à fon veftement
gîiü^^^sde nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;trop vil pour la chere quâil faifoit. Dâauantage
qâ.^^^^^^^fltâiauoientefté enAfie, SequiPy auoientveu,lereco-efloij. ^Ifent quâil fut aufli recognu à lâanneau quâil portoit au y eft ⢠nbsp;nbsp;tant nbsp;nbsp;nbsp;'quot;^tzhet, auquel eftoient grauees les armoiries dâAngle--
Mt. y que le bruit courut par la ville, que le Roy dâAngleterre
U ^^'^puld D nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â
pour anQj^ Auftriebe aduerty de cela amp;: bien aife de celle bonne ad-ep Æ ^riyende fe vanger de lâoutrage qüe ledit Richard auoit
fep nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;l^nuoya prendre. Ce qui aduint lâan de filut mille
^tinom ^â^P^teur Henry fils de lâEmpereur FedericBarberouf- f k jpâ ^^âPmpej-ç nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;demander Richard à Leopold,lequel le luy en~
{pp '^^Priit nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, t mettre en prifon, la ou il demeura vingt-deux mois,
P^'tyant rançon de cent cinquante m^e liures ftcrlw
S bj
48tf
PHILIPPES i. AVGVSTE ROY 41.
Les Anglois qui touïîours nous accufent de perfidie, deromptures detrcf-ües,amp; depaix, amp;de toutes fortes de malice, pour nous rendre odieux atûu^ le monde , difcnt que le Roy Augufte eftant aducrty de laprinfe detentio*â li^contincntprier lehanfrere dâiceluy, de (efcruir decefteoC' lâoctaftan. cafioH, amp;nbsp;de fiemparer durant la prifon de fon frere, du Royaume dâAngkquot; terre . Aquoy illuy promit tout fecours amp;nbsp;ayde. lehan efmeu des folici»-tions amp;c promefies dâAugufte, de lâoccafion preien te, Sc de fa cupidité, alla^ Angleterre, la ou affemblant des forces compofees dâhommes perduz, amp;nbsp;uitant à la rcuolte amp;nbsp;a la {edition, print quelques petites places, amp;nbsp;fe voulut attaquer aux plus importantes, mais il en futrepoufle parla fagerelîftafl' cede quelques grands Seigneurs dudit Royaume. Ce qui donna telle frayât audit lehan, amp;nbsp;à fes complices quâeftant abandonné dâiceux, il feretiraca France versAugufte, en efperance dâauoirde luy des nouuellcsforces,por.' retourner encores derechef en Angleterre. Voila ce dont nous chargent les Anglois.
Jehan tn France.
DeÃriJfs Tafts.
^rmeeJt
LâEmpereur Fïenry enrichy delà grofic rançon delâAnglois, menavn^ grolTe armee en Italie, amp;nbsp;eftant mort Tancred Roy de Sicile, amp;nbsp;Roger loo fils, il fempara de la Gam|)agne,de lâAbfuzzo, de la Fouille, delà Calabre, de la Sicile ,amp; trouuant a Palerme, Irene fille dâIfà ac Empereur de Grècequ* auoit efté mariee ou ftlon dâautres promife feulement au fiifditRoger,iHal'^ elpoufèr à fon frere Philippes , amp;nbsp;le créa Duc deThufeane. LePapc CelelHn voyant ceftEmpereur fiheureux entoures fes entreprifes, lepriade vouloif entreprendre vne guerre Sainte, qui eftoit lors le feul defir des Papes,tant pour le zele que les vns portoient à la religion Chreftienne, que pour laiflcrlc temps de leur Pontificat honoré amp;nbsp;célébré de chofe tant remarquable. Mais lâEmpereur fexeufant fur fes affaires importans de nây pouuoir aller, enuoyaen Afîe vne armee foubs la charge de Conrad Archcucfque de Maiencc, amp;nbsp;deHcn ry Duede Saxe, car tousles iours nouueaux affaires fur affaires naiflbienten Afîe. Henry Comte de Champagne eftant en la ville dâAcre, tomba du baut du plancher de fon logis qui fondit foubs Iuy,amp; fe tua, amp;nbsp;en icelle ville mourut Marguerite fÅur dâAugufte,laquelle apres la mort de Bela Roy Je Hongrie fou mary eftoit allee vifîter la terre fà inte. Elife fut mariee a Amaury frere de Guy vncfrhnvHx deLufignan, lequefeftant apres la mort de fon frere, couronné Roy de Hit' rufà lem amp;deCyprc, commença décommander auxvilles JeTyramp;dAcre-Auffien ce mefinc temps décéda Saladin terreur des Chreftiens, à lenterrt-ment duquelfut parfon commandement au bout dâvne picqueou dvneiaH' ce, portee fà chemifè, amp;audeuant marchoit vn Hérault qui choit ces mots. Saladin vainqvevr de lâorient: de tant d e gran-DEVRS ET DE RICHESSES QVâlL EVT EN SA VIEjNâeMROâ^' TA APRES SA MORT CtV E SA CHEMISE. Il laiffaueuf Ms, W' quels Saphradin leur oncle paternel mit tous à mort, hormis vn qui auoic auftînom Saphradin Soudan de Halapc, lequel par lafà ueur amp;nbsp;fupport dts bons amis de fon pere fe garda des embufehes amp;nbsp;machinations de Ion one. De ce Saphradin oncle nafquirenr Meledin Soudan dâÃgypte amp;Cor.i i
Hort Je
Z« M4«r« SoLi Jjn he Damas, amp;nbsp;de Hierufalcm. Cependant les Afres, les Numides amp;nbsp;tgt; Vâ^lt;^â^âIVlaures eftansgradement irritez de laprinfe de la ville de Siluine,amp;decc^ (comme nous auos dit) la cofte dâAffrique auoit efté pillée par les noftr«al
. LIV R L A. _
/ntrc Alphonfe Roy de Ca strand pays,que
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fe^t Franc ⢠nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;apres ceftc victoire cou.,
quïispà flaflentles Pyrenees,
dçQ^j nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'dugufte eftoit ordinairement en fön Royaume afTailIi de
^^tid nbsp;nbsp;nbsp;^rifans d nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;dâAlfateTeur du Comte Philippes de Flandres /â ^aitneattx
f^â^îîite^d nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;eut pour mary
^é d nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Si d f Fîainaut amp;C de Namur, dit le 'Quart,lequel eftoit en dire-
f^onit^ d nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;de Baudouin fécond fils de Baudouin de Mons,pri-
⢠f ^^Uin fil nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;par Robert le Frifon,duquel nous auons cy delfus
Fâ nbsp;nbsp;nbsp;defdits Baudouin amp;Marguerite,braue amp;nbsp;vaillat Prin
deGrece tenoit le Comté de FFainauit, qui eftoit
d'A^ P^re,amp; par le droit de fa mere fempara du Comté de Flan Içç nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;quelesRois de France auoient quelque temps aupara-
Ver ^â^^fuage aux Comtes de Flandres. Dâauantage il enuahit ! nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ftui auoit efté à fon oncle par la paétion faiétc entre cemfetle
'^oisv de nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;aufli nous auons dit cy delfus.Augufte
COTgt;-
reii/^^^â^svçK- î. quot;^^^ïHlenavne armee contre Baudouin.Ceux de Verman-^ep^j^'^â^^apT , nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;du Roy, luy ouurirent les portes de leurs villes,le re- ^lt;^(e
^«ntv ^^yVd nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fir^en t tout ce que le Roy leur commanda.Les ar- JJ
î lïiais nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;rencontrerent au pays dâArtois là où ils fe batti-
dâArras amp;nbsp;de fainét
quot; â ^^fP^ârfen V nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;rendre au Roy.Ce qui faftha grandemêt le Com-
«ger attendit vne autre meilleure faifon pour luy .Les Chro-
^ue le Cote Baudouin apres la mort du ftifdit Com-''lt;ârs leRoy Augufte,pouraunomdeia
â ^'iqe du Comté de Flandres;
'^omté en ^eneraf
O
quot;^ïà beau
' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;onclc tnaternêl alla vv..
^fRuerite fa femme,luyfiirehomnilt;i.j^
â'uloit faire homage de tout le lt;gt;lt;.-
â¢'ïr donné à fa niepce Elife ou i xv. nuâen auoient iouy fes am
' nbsp;nbsp;fit vn fort mau- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Jt
-^oins
en gencrd
de CA â, r nmtc X-
en rien diminuer ledit nbsp;nbsp;nbsp;j; Aonmaage. -
i nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;accorder ce different,de forte qt V Xsmage du ^omt
l nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Baudouin, au nom
e.
i Xovt â ^^^â^^«ftlt;ie(^aleNeuf-foffe,ô^l i fon predecefleu \ ^tt^ionc^ues ce different des affaires Ãà Uante-urde nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â.â.
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;incontinent vne nouuelle
I îriV nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;partit de ÃAfie ( comme nous nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;claofe fur î^^'n
1 qup nbsp;nbsp;F'^âaais au Roy Richard de hattenter nbsp;nbsp;.âres le retour dudit
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Tes mains de heopoU
I dl, ft Æprifonnier en Auftrichc entre nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;pi
I mcff nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Seigneurs Anglois lommcrent auö nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;। vouloir tenU
⢠^^^^^uhlauoitfitedleurRoy.Auguft^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;S iu)
/
4^8 P H I L I P P E S i. A V G V S T E- R O Y 4t ' de nâattenter aucune chofe fur les terres diceluy,mais difoit que par ce il nâeftoit point obligé de ne demander point le dot qui eftoit deu a £à leur quelle auoit elle répudiée par ledit Richard, amp;nbsp;quâil nâeftoit point honneur ' rendre amp;nbsp;renuoyer vne princefle de fi bonne maifon comme eftoitladiteâ êcderetenirfesbiens.Celleguerrefallafondre à Gifors,cependant G'^ars prl/e douin rcprint la ville deS.Orner. En lin le Roy print la ville de Gifors,
Jâ^ugtifte eftât reuenue dâAngleterre ,fut mariee au Cote de PothicuA^^ ville de Rouen qui eftoit à lâAnglois fut airaillie,mais ce fut en vain .Ce pciâ Richard cftant deliuré de prifon par Leopold Duc dâAuftriche,fen rctournî^ (on p^oyaume,auquel il trouua les affaires en meilleur eftat quâil ne pêfoitl^^â gt;An^kterre. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;difent quâAuguftc aduerti que lâEmpereur vouloir deliurcrRich^ â
fit prier ledit Empereur de ne le deliurcr point, amp;nbsp;à la fufeitation dâAugn*^ » lâEmpereur cuida iouer vn mauuais tour à Richard, lequel eftant arriué gleterre fut honorablemêt recueilli par lean fon frère,amp; fc ligua auec luy faire la guerre aux François de laquelle Richard auoit vne extreme enuie,poââ^ venger desiniures quâil penfoit quâAugufte luy eut faites enfonabfence.^ gufte print Eureux,Neuf-bourg, ôc autres places, ce pendant que Ricnatâ îbit fes préparatifs.
Lors fenflamma plus que deuantla guerre de Flandres laquelle touteslo^â Guerre term! nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;point terminée par le hazard des batailles,ains par alliances de niaria^^'
tgt;ee par m4~ Baudouin auoit cfpoulé la fille du Comtc Thibault cngcndrce de fifeut H Au gufte, laquelle venant trouucr ledit Roy au milieu de fonarmee,à fapric^ fut faiôl entre le Roy amp;nbsp;le Comte vn traifté de paix, à la charge que le pays of Hainaut, amp;mefmementauflî toutle pays de Flandres qui ell depuis le Neu ' foffé tirant vers lâOrient demeureroit à Baudouin amp;nbsp;que les villes d ArtîS
Orner, de Lans amp;de Hedin Sgt;c tout le pays qui tiroir vers lâOccident Flandres,, dcmcuteroit à Augufte, amp;nbsp;fut ce pays érigé en Comté, lequel fut nomme le Comté dâArtois, duquel Loysfils du Roy fut inftitué le premier Comte. BaU' ^âAu^aÃe douin vint à la Cour de France, là où eftant fort fauorablementreceu,^â^'â' tomte reffé du Roy, il fut pour fà valeur amp;nbsp;merite par luy faiftCheualierl^ni^ ftoit lorsvn grand honneur) ôcceinôlpar ledit Roy du baudrier de chcualc-rie. Il fit vn voyage en la terre fà inéle, amp;nbsp;en y allant il recommanda amp;nbsp;donn* en garde au Roy fes deux filles leanne amp;nbsp;Marguerite, dont peu de temps apij^ Augufte donna en mariage leanne à Ferdinand ou Ferrand fils du RoyC Portugal,amp;ce par lâaduis de Mahaut fille dâvn Roy de Portugal vefue duCo®' te Philippes mort à la terre fainôle.
Les hiftoires Flamandes difent quâeftant ledit Baudouin en Afic, courut Æ bruiél faulx quâil eftoit mort ,amp; que lors eftans fes deux filles deifufditesu^' meurees en la garde de Philippes Comte de Namur leur oncle,il print tierement le gouucrnement des Comtez de Flandres amp;nbsp;de Hainault. cortMi?»-«; nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;le Roy Augufte nefutpastropcontent,pourcequâildefiroitfairego'â'
rnentdeilm uemcr Icfdits pays parlesfiens, qui futcaufe quâil trouua moyen dâauoit à Comte de Namur, quâil retint longuement iniques à ce que leanne nllca*^ nee, ôc heritiere du Comte Baudouin fut menee en la ville de Paris, amp;nbsp;tilles dt( Co nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;du Roy, demeurant lâautre fille nominee Marguerite en la charge
Tladres dc Boffarx dâALiefiies Preuoft de fainôl Pierre delâIfle, parent du CoiutC' Mais pource que le Roy eftoit*par trop empefehé aux guerres qu il
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WmcowwVXn^^Q^^â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Ajen*^'^^
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\ \^'1^lt;oemteuï nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;a,^Ae^ ⢠y nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;a nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;v e^evn-quot;
\ WïAs^Kttevetçonà ttentA nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;-vnà ^^â -cXan^^^^A
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\ ^^w^M^vtVo^s.Vo^Bc- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;vUs*-®^ vcalt;^^â^'
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45gt;o PHILIPPES i? AVGVSTE ROY
⢠ne voulurent donperleurArrert fur cefte repudiation,laquelleils cognoi bien illegitime amp;iniurte:les autres que le Pape aduerti de cefte fes Legats interdit leRoyaume de Francedes autres afieurent queleldits 5 mirent interdidion fur le Royaume, au cas que le Roy ne retournâlu fiifemme Gelberge,amp;nc quittaft Marie.Le Roy ne voulut obeyr a larre p . nonce par les Legats.Dont fut affemblé vn Concile dâEuefques fut ordonné que interdiôlionfèroitmife fur le Royaume de France. LA 'urMÃion^ fideur que le Roy auoit enuoy é audit Concile en appella au Pape, neantæ^^^.
lefdits Legats prononcèrent ladite interdiélion.Le Roy irrité contre les ques qui y auoient confenti,les ietta tous hors de leurs Diocefes amp;nbsp;bene Æ gt;nbsp;.
. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;lestourmentapartoutouilsfe retiroient.Quelques vnsdifentauiric[tii t
MCttÃr le
Knhe E^f- ferrer ladite Gelberge au charteau dâEftampes .La colere ôc haine du trelesEuefquesfappartà auecletemps,amp;IcPapeenuoyaenFracevnno Legat nommé le Cardinal Oélauien. Augurte fit afiembler quelques Pre r fbn Royaume à Soiflbnsjlà où il nây eut aucun qui voulut aceufer le Roy, qtiïl auoit répudié fa f emme^ny de ce quâil auoit faiôt contre les tuciquc^ y en auoit il plufieurs,qui difertement ôc longuement fouftenoientfacau quels eftoient louez amp;nbsp;attentifuement efeoutez de tous.Ils firent plulieui les harangues en faucur du Roy )amp; aucun ne leur contrarioit.Car qui el n eut erté fi hardi,qui en la prefcnce du Roy , lâeut voulu accuferâLcs allil a
1- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1 r r n nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;irrreStle^
Eloquence dâynteune homme.
tendoient de point en pointgt; que quelqu vn le prclentart, pour deDaïuc rtenir la caufe de Gelberge, quand du milieu de la prclTe du peuple h amp;nbsp;attendant,fortit vn ieune homme non cogneu, ôc quâon ne fçaiioit doiB noit, ny dâoù il eftoit,lequel apres feftre mis «a genoux, amp;nbsp;apres auoir ties blement demandé au Roy,au Legat, amp;nbsp;au refte de lâaftemblee, conge de p^ â delFendit fi bien,fi longuement, fi clairement, amp;fi eloquemment la caule rte Princefte ertrangere, abandonnée de tous,amp; parla tant reuereinnient notablement du Roy,quâil concitaaux cÅurs du Roy,du Legat,amp; delal i *
Mtrjtcle Ott fuf^oÃtion.
ce vne grande admiration de luy. Ayant mis fin à fon parler,il fe reflerra la prefle dâoù il eftoit forti, de façon quâoncqucs puis il ne futveunytto QÃ^elques vns pêfent que ce fut vn Ange enuoy é duCiel,autres crcurcntq« fut vne chofe apportée par lâartifice du Roy deDannemarcli.CeioLirla,nÃ^
rien refolu de cert affaire,lequel trainant en longueur, les Prélats attendoientâ defiroient que lcRoy de fonbo gré fans aucune cotrainte,reprintladiteGc lUrle touà ge.Ce pendant il tenoit toufioursMarie,amp;ne la vouloir quitter.Le Legate taure retenue Pfel^ts luy donnèrent vn certain temps, dedans lequel il eut à fe feparerde
rie,amp; a retourner auecques Gelberge. Mais le Roy nâen vouloir rien faii^* . rtoit neceflairc de mettre fin à vn artaire fi important,pour lequel cefteconip gnie de Prélats eftoit fi fouuent affcmblee. De recheflcs Prelatsfaftembyf^^^^ amp;nbsp;le Roy auecques eux,là où les voixamp;opinions de tous com mencèrent a t plus libres que parauant.Les Prélats eftoient en grade peine de fçauoircetli* des^EKlatc. dcbuoient refouldreen ceft affaire tant de fois débattu, quand le Roy cona^ tirtant la neceftité en vertu,fe retirant de raflemblee fans mot dire,monta a c ual,amp; mettant en croupe ladite Gelberge,fen alla en vn fien chafteau la près-^H^uÃere- Le Legat,amp; les Prélats bienaifes de ccla,fefcparerent, amp;nbsp;par apres decedaN^ fnntjafem j-jg Le Pape déclara legitime Philippes procréé dâelle amp;nbsp;dâAiiguftc,nôfins^f^
deadmiration deplufieurs. Gelberge eftoit des deuxcojftez parente du
I â^Uipp-, ,
.âflkrf.n ^^^-AVGVSTE ROY I.LIVRE i...
«Oh ^^oyphiv nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;A -
qn/i nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;premier auoit cfté mariée à vh Roy de Dannemarch,
te nbsp;nbsp;luifs h nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;regne, Aiigufte auoit ( comme nous aüons dit)
i nbsp;nbsp;a,.. P^Ur en .â¢^â^^ÿ^°^^oyaume,maisfe voyant alors cfpuiic dâargent,il les
â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;4 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â^'âehnement pour le fouûicn de la guerre fainte qui
qui cftoieht ( comme nous a- ^nr^cnt.
hf lt;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;en Orient, fouhs lacharge deCdrad Archeuefque
de Saxe, prmdrent en Syrie la ville de Bery th, nbsp;orkuh
P^r aiFiuE â^§^ââ^^â^Torone,amp;cOmmc nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;point de la pré- ' a* «
par compolition,les Barbaresfuruindrent qui les contrat
htJ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;eftoifent demeurez en garnifon dedans Be-
U lt;îîâ^^^msnw- ^^^^®^^â^â-hnee,laquelie ils fortifièrent, amp;repouflbientviuemet
plufieurs fois dâaller allieger la ville dcHierufalem, sjmon tie
^his 1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.^omtc de MontfortlâAmaulry pres Paris, grand Cappi-
Qâtiaarriué en Syrie,auecques quelques forces Françoiies.
i ç nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1 ^napereur Henry,renuerû tous ces defleins, amp;nbsp;lâArchcuef
paPj nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Saxe, lâauthorité dcfquels eft grande de importai!-
pr jeunes prières
re|. seen nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â y par raiions eftre diipolez ny perluadez a demeurer d a- ^uittau tA
toroir plus de foing amp;nbsp;dâaffeà ion à Pentretenement de la /e.
'''dln'c P^âEnî ?â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;mondaines. Incontinent apres leur depart les
«C, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ââPh' i amp;c la ruinèrent, ôc les Chrefiîens qui furent trouuez
1 quâils nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;lâefpee. La prinfo de cefte ville rendit les Barbares fi
rêtjj âî^^i^êcç nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;P^^ nbsp;nbsp;nbsp;les Chreftiens, pouren exterminer du
François côduits par leCotc deMontfort,leur fi
D ^^perâce.Trefues furet faites entre les deux partiespouf quel
4jj^P ^tlesviq nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â^ccördéque Barbares nâattenteroient aucune
te J ï^^^nslçj ^^^^quot;Fyr,amp; dâAcre.Ce qui aduint lâan mil cent nonante-huiôfc. t refues t»^ t nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;compofez eritre les Chreftiens amp;les Sarrazins, le Corn- chfefi,es
4'â««t« d4T'ââ^hie-fes gens en France. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ââ
c nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;cftoient en trouble pour ladiuerfité des eledions piuerfiseh-
Empereur Philippes Duc de Thufcanc ^io»s d'i:m
Henry deftund, Sc grand amy des François, les autres O-
' ' ^'âxe, amp;nbsp;fils dâvne fÅur de Richard Roy dâAngle-' nouuellele fit incontinent defloger
â''â ' Infignes Impériaux. En f»x,
'ââââ¢Â£ Philippes ap
JâMfi nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Allemâigiïe prendre les
^ci^ç â I ^â^itié 8^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;argent par Ton oncle* Au contrant
C^^q^ahtdâE f Recours des François, ne perdit cÅur, ains fouttiut -.
donnée. Pour cela Richard ne
^â^hicJ^^Ã^^Muifan^ ^^acommencec à Ãugufle, amp;nbsp;de prime arriuee reprint la ^^^Tonre nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Je fiege fe rendit à luy. Les Anglois difent que
fcLijjç nbsp;nbsp;^e ladite nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;exigea premièrement du peuple,puis de lâordre Ec
^Us P nbsp;nbsp;â ^ââ¢âguftep 8â^andes fommes de deniers. Dont pour fe venger de
laccagea toutes les Eglifes de Normandie,chaE aucunes dâicelles, les vns pour haine de lâinterdidio
45gt;x
PHILIPPES X? AVGVSTÃ ROY 41.
. contre luy donnée fur la difpute de fon mariage cy deflus declarcc, IesautfÆ fttr^E^Ufes. pour les foupçonner de tenir le parti de IâAnglois : chargea Icfdites Eglue^
mainede pluficurs autres,tellemet que les Eccleliaftiques dcuindrent fortpo^ ures/Or difent quelques vns que lâintention du Roy. nâeftoic pas fortmauu^^ gt;⢠en ccla,ains eftoit de garder ces threfors pour les employer en temps amp;lieu^ tleliurance de la Terre Sainte, amp;nbsp;des prilbnniers de fbn Royaumequi eftoic^^ ' gltfet 'aMoy detchuzpar les infidelles.Toutesfoisil apparut que ce nâeftoit pas fonintentA tmpioyt. nbsp;nbsp;car il ne retourna oneques-puis outre mer, amp;nbsp;nâenuoya ledit argent au fccou^
des affaires de la T erre Sainte, ains lâemploya à ceux de fon Royaurac, rrf/«c entre fortifications des villes de frontière dâicéluy.Lors fut faite vne petite trefuct^ let deux nbsp;nbsp;tre.Ccs deux Roys,durant laquelle IâAnglois fen retourna en fon Royaufflf,
Augufte famulà à donner ordre aux affaires du lien, tenant cependât touhou |V nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;forces entières, pour nâeftre furprins à lâimprouiftc par fon ennemy.
tux.
.'a»
,An^lois def
' fut caufe que IâAnglois ne demeura pas long temps delà la mer, ains fen retour leVapelet na incöntinent deçà au continent pour éftre preft de fe deffendre lors queA^ pnf daccord gyReapi'cs la trefuefinie,leyiendroitaffaillir. Durant icelle,lePape,lesvns fent Celeftin quatriefme, autres Innocent troifiefmc, autres Grégoireneuh^ me,cn'Uoyafes Legats vers les deux Roys,les prier de faccorder, amp;nbsp;de retoiif^ rgt;^eelMre netlcurs fotces amp;nbsp;leurs rancunes furies infidelles.Maiseftant le temps des ttc ucs expiré,amp; ne voulahs les deux Princes fuiure les prières du Pape,ils le rni en campagne amp;nbsp;fe déclarèrent la guerre. Richard alla afficger la ville dYflo^ dun affile fur les marches de Berry, penlà nt quAuguftequi eftoit pres ae Æ vicndroitpour deffendre ladite ville, amp;: que lors fe prefenteroit vnebelle fion de le cobattre.Mais Augufte ne venant point, Richard courut tout le py de Berry,amp; print toutes les petites places dâiccluy. Augufte voyant ne feçourirlepays deBerry, au oit paflelariuierede Loyrc, amp;nbsp;eftoit deuant V nueil,autres difent Vernon,au tres difent Aumale,quâil tenoit affiegec.Elhnt**^ rité de ce que pAnglois faifoit,il laiffa le fiege de Verno ou de VcrnLieil,oU male,amp; marcha contre IâAnglois qui nâattendit pas, ( felon que les François ventent) la venue dâAugufte.Les Anglois difent que ce pendat quAugulreei 0 deuant Aumale, Richard y furuint,pour contraindre Augufte de fe leucr. M les Anglois las du long chemin amp;venas trop temerairement au combat,ne rent endurer les forces,amp; la vigueur des François, ains furent contraints del fuir. Augufte retournant deuant Aumale,affiegea premièrement le chafteaud ferendit bagues fauues,puis print la ville, amp;nbsp;fit razer le chafteau. Voilaccç difent les Anglois. Or IâAnglois faifà nt refrefehir fes gens, affiegea Milhnf
très difent Meullan,la print amp;nbsp;rafii,amp; corrompant par argent les gardes de ques autres places,les print. Augufte y vint auecques fon armee pour Ion ennemy,qui ne le voulut attendre. Le Ciel menaffa lors le monde, carp fieurs lignes y apparurent bien effroyables .On dit quâau pays deLaonnois leua vne horrible tempefte qui fit plouuoir des pierres. Chaumont aucuns lent en Baffigni,autres fur Loire fut brufté de fouldrc, amp;nbsp;la ville de Chartres P vn feu fortuit,fut en la plus grande partie ruinee, amp;nbsp;lâEglifè noftrc Dam^ Cloiftre bruflez,auecques la mort dâvn grad nombre dâhomes.Au pays d^j^ Horrible fre yoilis oii vit des Cotbeaux porter en leurs becz des charbons ardans qu ns a ,5^â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;rêt planter fur des maifons,dôt falluma vn grand feu qui êbrafa vn grand p^J^^
E^ntnges
gfuÃemeat
PHILIPPES i. AVGVSTÃ RÃY 4i. LIVRE 495
Les Angloisdifentquâapres toutes ces gu erres, Ies Roys ia laflez dâicelles, , commencèrent de parlementer de la paix. lean frere de Richard aduerti de ce » h,craignant que par les conditions de ladite paix, il fut trahi, ouobmispar au-^uftc,penfa quele meilleur feroit pour luy,de le fier feulement à Ion frere amp;nbsp;no aautrc.Adoncqucs il lâalla ietter aux pieds de Richard, amp;nbsp;le fupplia bien hum-blemcnt de luy pardonner par vne amour fraternelle ce quâil auoit contre luy commis par vue malice non fraternelle. Il nâoublia aucun point ny artifice deperfuafion qui peut feruir à fon affaire,commémorant le deuoir delà charité fraternelle,amp;lcs biês quâil difoit auoir receus dudit Richard fo frere,dclqucls il confelTa auoir efté ingrat, amp;nbsp;Ce plaignant de fon extreme ingratitudc,le remer didecequâilviuoit, amp;decequâencoreilluy refloit moyen de viure. Le Roy hichard efmcu de cefte honefte harangue, luy refpondit que volontiers il luy pardonnoit, mais quâil defîroit feulement quâil peut oublier les iniures quâifa-uoitreceuës de fondit frere lean, lequel eflant réconforté de celle parolle profit de teuerer amp;: refpeéler dorefiiauant fondit frere, de depoferfes façons dô
Lite paflees,amp; deles furpafferpar bons offices. Adoncquesilfut remis en la , poflellion de fes terres,amp; fut par Richard reccu au lieu, ôc rans qui cônuenoit ^fiqualité. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â¢â¢ â -
fes propos de paix cncommencczf comme nous auons dit} entre lesdeux *â
Roys ne pouuans apporter aucun efreôt,Augufi:e alla allieger Vernon, dedans ^^tquelle y auoit vne bonne garnifbn de Richard qui fouftintle fiegedes Fran^ Ãoisiufqiiesd ce que ledit Richard y arriua. Les François fapperceuans delà puédel Anglois,laifrans vn peu la viuc pourfuite du fiege,fe préparèrent pour Æ combat,affin de nâefire furprins, fi dâauanturc lâAnglois en vouloir manger.
^011 dit que les deux Roys par lâentremife de quelques Princes amp;nbsp;Prelats,firêc luinemcntvnc paix aux conditions qui fâenfuiuent.Qipe le Roy de France dó- emre^ ^croitaceluy dâAngleterre à perpétuité la ville dâY iTouldun j auecle pays des ^nuirons,amp; luy quitteroitles pays dâAuuergneamp;de Gafcongnc.QuerAnglois onneroitaAugulfe,la ville de Gifors quâil tenoit. Mais pourcc que chacun ^'titque bien toft apres ces deux Roys rallumans le feu de leurs anciennes hai-^^^iteprindrent les armes plus furieuiement que deuant, il elf plus vray fembla ^cqtiils firent entre eux des trefues,pour peu de iours quâvne paix,veu que fils euflent faiél vne ellé nâeufl fi peu duré,ou elle euffc efté bien trompereffe.Les Daube fur
^'^glois difent quâapres la prinfe dâAumale,Baudouin Comte de Flandres quit le parti dâALigufte fe mit de celuy de lâAnglois Regnauld fils du Comte Dampmartin en fit autant. Richa'Ãd fut biê aife dâauoir ces deux hommes de
on collé. Se de les auoir defliez dâauec fon ennemi, SiC pour fe fortiffier de tout ^oqiiieft neceffaire au fouflicn dâvne fi longue guerre, fit accord auec Ramod ^ccorJauet fôtedeThoulouze,auec lequel il auoit auparauant eu de grands différés pour ïâ^ifon dudit Coté, ôc eflant ledit Cote veuf de Coflance tante de Philippes, lâAn gloisluy donna en mariage leane fa fÅurvefue de Guillaume Roy de Sicile,amp; ny rendit tout ce quâil auoit prins fur luy.
L Anglois eflant fort de celle nouuelle alliance faiéte auec le Cote de Thou- ledit comtt loufc,amp;dc celle intelligence contraélee auec le Cote de Flandres, ScRegnauld éeDâpmartin remit, fus'plus grandes forces que deuant,amp;defcouurâtau Cote Baudouin fo deffein,luy dit quâil auoit délibéré dâalfaillir en mefme teps lcRoy Augufte par diuers endroits.Ce dclfcin ellant trouué bon du Cote, il alla courir '
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PHILIPPES i. AVGVSTE ROY 41
retco^re nbsp;biuflant,pillant,amp; là ccagi
CoH^utÃes
le pays dâArtois,ccpendant que dâautre cofté, Richard courut le pays de VcxiH) - ff f,_____géant tout par ou il pafl'oit. Augufte fe voyat en viinid metemps chargé de deux grolfes guerres, enuoya quelques troupes contre le Comte Baudouin,amp; luy fen alla contre Richard, ( là où elloit la force de celle g'uerre)quitenoitaflicgcc la place de Corcelle.Philippes voulut dôncrfecours auxalîiegcz,mais il enfut empefehé par Richard.En hnellant enluy vaineuh crainte par la honte, amp;nbsp;fngnantde vouloir attaquer Ion ennemi qui felloit prez des murs préparé au combat il entra dedans la place,non fans grande perte des liens.EâAnglois ne perdant courage pour cela, ne laiflade continuer lelie* ge.Mais quand il vit que la ville elloit li bien fournie dâhommes,amp; deinunitin^ de guerre,que tout ce quâil y feroit,leroitvn labeur inutile il fe leua de deuatitj Reprint le chemin du pays de Bc3uuQilis,failant vn grand butin.Cependant^ue â Richard faifoit ces choies en ces endroits, Augulle de lâautre collé enfiiloieaii tant par toute la Normandie. Voila ce que difentles hiftoircs^Angloiles. De* quoy ny les Flamandes ny les Françoiles ne font aucune mention.
Or leldites hilloires Angloiles pourfuiuans ce fil dâhilloire,difenf qucpeiu*
Tlrefortrou cliard alla CH Poiólon, pourpunir quelques Seigneurs cîudirpays,quiauoient ueenpeitoH. fauonic Auguilc contfeluy . Eftant arriueen ce pays ld,ilfutaduern qu'vn ûengendarmeauoirtrouLié vn grand threfor dedans ia terre. Il Hr venir à luy ce gendarme,lequel craignat que lediót Richard voulut predre tour cc threfor,on pour Ic moins luy en faire vne mauuaife part, fen al la au pays de Lymolin, cjd bien quâil fut du Duché de Guyenne appartenant arAnglois,eftoiriieantnioiJiJ I^tcldrdpour poifede par les François, Sefe iettant pour fi feurte dedans la ville de C.iiihc,on futtce thre- de Chalux, donna aux habitans dâicelle vne bonne partie de fon Threfor. R-i* chard fuiuant ce gendarme qui fuioit,ou pluflofi fon mauuais efprit,3ihen fy morinjamp;mit le hege deuant Caulac ou Chalux. Quelques Annallcs dangle* terre difcntque Richard ayant cfté aduerti quâen la ville de Caulacyaiioifvn gtiind tbreforcacbc,y alla pour rauoir,ce que nous efiimons cflrc piusverin« i ble que lâautre article. Donc Richard voulant faire vne mine à cellephicedel' ^mort. '^^^^â'â^b^^danslcfofietropinconûderémcnt fiquedu hault delà nwrailleln/ | fut tireevnefîcfcbc quâon penlà efire empoifonnee qui luy ft vncpii)'emoftcl^ I gt;nbsp;â ' ⢠le au bras gauche, lequel eflant lbudainementamp; fop négligemment lié,ih( t laiffa pour cela de pourluiure la mine amp;nbsp;le hege, de la ville, qu il ptint douii l f nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;apres,{ans trouuer dedans aucun threlbr.Durant ces doiizeiours,hpbp
deuinr h enuenimeeSeil fentit doulçur h grande,quâil cognucbrequâdcnnwiif' âroit,amp; de fainil mourutlâan defalut,mil deux cens. Voda que dilenrlesClifO' niques d'Angleterre. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1
' â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;tbrefor trouuepar ce gentilhomme, dont cy delfus notisni^â I
de Frdcedilènt que câelîoitvn Empereur, fi femme, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;I
dit threfor. îcs Elles,qui cfloîtdeIcutgrandeur,ôegroEcuraÃ'is à tab}e,Scquelelilitsplt;^doa I nages table amp;: terteaux elloicnt de hn ormalîif amp;nbsp;cpiâautourde la table )iI . lettres eferites, qui donnaient â entendre les noms amp;nbsp;les temps quâauoitte^'^^ I FretenÃSfur. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Empereur qu i auoir fait faire ceEc table. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;a
orejor. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Richard qui en fut aduerti, le voulut auoir di/à nt quâil e/loit fön' Ã
uerain audit pays de Lymofin,amp;: quâà celle occaCio ce tbrelorhy deiioitapp^' a
⢠tenir par droit dâAubcnc,mais le Chcualicrqui lâauoic trouué cnla[eir£(]â»^ t
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PHILIPPES xï AVGVSTE ROY ÿ
.. r fiirecroirequâil mourutdâcnnuy ScdetriftelTe. MaisTopinionlaplusveritablt lamend'Ar cft, quâil fut tué par fon oncle. Confiance DuchelTe de BrctaigncmeredAftus fe plaignit de ce parricide enuers le Roy Philippes,qui fit donner audit leanail-leant n 'n æurnement peribnnel pardcuât fa perfonne.ll nc comparut point, amp;ncnuovi tu deparrlci point fexculcr. Dont il fut condamné comme attaint amp;conuaincu du crime^« dtet/elonie. parricide amp;nbsp;de felonnie.De parricide,en ce quâil auoittuc fonnepueu,amp;dcid® nieen cequâillâauoittué dedans les terres du Roy de France,fubied:,v.M parent dudit Roy. Et dâauantage eftant déclaré ennemy du Roy,amp; delaFii* ccjfes terres mouuantcs de la couronne furent confifquecs à iGellc,amp;fiJtditquc fi aucun vouloir refifter ou fedeffendre contre lâexecution de ceftarreft,quâ
Terresdeiea nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;j-^ luyparlavovc des ai'mescommc contre vn rebelle. Lc5
Poitcuins Sgt;c les Bretons animez contre lean, pour le cruel meurtre parJuycu-miseniaperfonnedefonnepueu Artlius, armèrent leur ieunelîâc, Selcnuoyc* yiUescle Jea rent au fecours dâAuguftejqui print pluficurs villes aux terres de lean, lequel It voyat trop foible pour ref liter à la grande puiflance dâAugufl:e,enuoyales Am bafladeurs vers le Pape Innocent troifiefmc implorer fon ay de contre Augii' llc,qiiâilaccufoitdâauoir violé non feulement les trefucs mais aulïî le fcrnie^ amp;nbsp;le traiété de paix faiét entre ces deux nations. On voit encore vne EpiftitY ce Pape eferite aux Prélats de France qui eft dedans le Droit Canon,parlaqud' . , nbsp;nbsp;nbsp;leilditaluy appartenir la cognoilïancedâvn ferment violé. Les Legats aJimæ
VroftJePa- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;i nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;' i â ' v nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;gt;I /T.ntnJf-
cent venans en France, dénoncèrent a lâvn amp;nbsp;a 1 autre Roy, qu ils eullcnt a ut pofer les armes,amp; à donner la paix aux Templcs,partie defquels par lamaliccS^ 'Denoncia- Iqj iniutes de la guerre auoient elté ruinez, amp;nbsp;partie deftruits de telle
f'illes Nor* mondes prt-Æes par ^tiSJe.
Qâ-æ miniftres iiâauoient plus aucun moyen de viure. Que le prcniierdc ces deux Roys qui defobeiroita leur mandement, fon Royaumeferoitinttr' dit. Le Roy dâAngleterre bien aife de ce commandement du Pape, falFeuroit lt;^elt;JeiTicurer enVauthorité delà puilTancc Pontificale. Auguftctrouuantbien eltrange,que piar ce mandement vne certaine amp;nbsp;alTeureeviéloire luyfutol^^^ des mains,appella de ce mandement au Pape,ôc ccpendatpôurfuiuit fondioit. Il print Falaile,Damfront,Conches,RueI,Andeli fur Seine, amp;nbsp;pluficurs autroâ places.Il mit le liege dcLiant Chafteau Gaillard fortereflcbaftieparlefeuRol Ricbard,fur vne Roche au delfusdâAndcli furlariuiere de Seine. llfutdeii^ fix mois amp;nbsp;reduifit les alliegez à telle famine, que comme les bouches inutileâ chalices de dedans ne furent point reccuës parles François, n y par eux fecoU' siege de cha ^uês dc viuiâcSjVne femme grolTe à la veuê de tous enfanta, amp;nbsp;fon fruit fut ince® fieMCail- tinent raui amp;nbsp;mang-é.
â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;La ville de Caen q^ui en langage Latin eft appellee nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;comme quiy
roit Ãa 'ijDomus,a dire la maifon de , fut prinfe parcompofitionjLy^ fiegedura deux mois deuantRouen.Leshabitans dâicelle par laperminionoô siegedtp^në François,enuoyerent vers leRoy Angloisle prier deles lecourir.LeditRoy^' manda quâils filTent du mieux quâils pourroient,dâautât quâil ne pouuüitJerair« Euxeftonez dccefterefponce,amp;: mauuaifc efperacc, fafTemblcrentpourcon fulterde ce quâils deuoientfiire. Les vns dâeux difoientquedeleur pre^i^^ re origine ils eftoientFrançois,amp;: que le pays qui lors fappelloit Nonwâ'-auoit autrefoiseu nom Neuftric, quieftoit vne partie trelhoble amp;nbsp;trefopiil^ te de la France. Qifelle atioit efté erigee en Duché à foy amp;nbsp;hommagedelK^** ronne de France, ôc defes Roys, qui auoient la fou ueraineté fur ledit
PHILIPPES X. AVGVSTE ROŸ41. LIVRE 497
Qiulsnevoyoientpoint quâils enflent aucuneoccafion defouftenir plus Ion-*â* gueméteefteguerre, mais au cotraire beaucoup dâoccaflos de renouueller leur, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;f
ancienne amitié, alliance, amp;: intelligence auecques les François. La plus forte
amp; grande partie fut de celle opinion. Ils enuoyereht leurs députez au cap vers Je Roy, qui les receut efeoutafort fauorablement, rendirent leur ville,à la charge quelle feroit maintenue en fes anciens priuileges, franchifes amp;nbsp;libertez, Auflifeftant celte ville rendue de fon bon gré, plufieurs autres villes de la Normandie à fon exemple firent le mefme, amp;nbsp;toute la Normandie fe foubsmit à lâo beiflance du Roy de France xyo. ans apres quelle fut donnée a Rhou ou Rhol-æn.Le Poitou,rAniou,amp; leTouraineen fireiitautat,amp; ainfi reuindrentauRoy ^uguftelaplus part des terres detenuesparles Anglois dedans les Gaules. Aci-gulleentreprint ladeifenccdâArtus en clperancede gagner furlelianles pays 4^ illuy enleua,defquels il auoit vne extreme enuie,laquelle fut colorée de cell m^léentfur lequel Augüftefit declarer lehan parricide amp;nbsp;conuaincti de fe-ænnie pour donner meilleure couuertureà fon droit de bien feance, auquel mulioursles Princes trouucnt aflez de beaux amp;nbsp;Ipecieux prétextés armez de la Qu'Cédés armes. Audit pays de Normandie depuis Rhollon ou Rhou y a eu ix. y tics, dcfquels il y en a eu fix qui ont cité Rois dâAngleterre. Cela aduint lâan c filut mille deux cents cinq. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.. 1
Alors nafquit la guerre fainte. Ifaac Empereur de Grece auoit racheté à grof-^3nçonfon frere Alexis des mains des T tires qui le tenoient prifonnier, amp;nbsp;en '
^ousfes affaires (e feruoit de fon confeil amp;nbsp;afliflance, lâaiioit fait fon Lieutenant pcneralreprefentatfa perfonne par tout fon Empire,amp; luy auoit donné vne tel-hautliorité,que ledit Alexis efloit detout poinél Empereur hormis du no, qui culluy reftoit pour lâaccompliflcment de fo grande puiflance Sgt;c abominable eu pidite de regner. Alexis faifant bonne mine,faifoit fort lâempefché au maniemêt d't^leiâs.
affaires,difant que ce quâil en faifoit,efloit pour le foulagement de fon frere H^idloit debile ôc maladif,amp; duquel il confefloit auoir receu non feulement la *°crte ÃL deliurance defà prifon,mais aufli la vie.Il manioit tous affaires tant de Pâ^ixquedeguerre,voyoit Sgt;c oyoittoutes depefches,amp; toutes comiflions,don soldescharges,eflats,dignitez,amp;:dons,amp; par ce moyen tournoit les cueurs,les yeux ôc les volontez dâvn chacun entiers luy, amp;nbsp;obligeoit a luy les perfonnes. f Eniperetir qui efloit vu Prince voluptueux, ne famufoit quâà la chafre,quâaux Lames, amp;nbsp;quâaux petits exercices du corps, fans exercer fon efprit aux affaires, Icfquels il fuioit comme vn poifon. Il lotioit la valeur,diligence amp;nbsp;vertu de fon frere. fore,ferefiotiiffoit dâauoir vn fi grand Empire entier,amp; fauf, auec loifir^plaifir, 8c defeharge dâaffaires,^ de fcflre defeharge de ce pefant fardeau fur fondit fre re,difant qtiefonEmpireSc fa perfonne efloient conferuez par la vertu dâiceluy. Qu_e fondit frere luy rendoit la pareille du plaifir receu de îuy, car apres lâatioir deliuré de la fertiitude amp;nbsp;captiuité des Barbares, il luy appaifoit par fà di 1 igen--ce,larépét é des troubles amp;nbsp;des affaires.BreflâEmpereur auoit fait fon plus ieu-ne frere fon tuteur,chofe qui efl contre tout ordre, amp;nbsp;contre le droit de nature.
Celle ioyc mal mefuree luy porta fa rtiine,car Alexis oubliant tout deuoir diuin ^[aifné, humain ne fe contantant de lâhonneur amp;nbsp;du rang quâil auoit dâeflre en lâEm
pire le fécond apres fon frere entiahit mefohantement le tiltre dâEmpereur, qui feul manquoit à fa puiffancc,amp; effrenee ambition, amp;nbsp;prenant fon frere qui ne fe doutoit de rien moins que de celaj luy creua les yeux, amp;nbsp;le renferma en vne eâ
I
chante' Je fib.
458 P H I L I P P E s Xï A V G V s 1 E K U I 4^' llroitteamp; obfcureprifon. Alexis fils dâIfaac encore ieune Prince voyant rnéfchancetc commife en la perfonne de Ion pere, fe fauua deuant quil lire prins par fon oncle, amp;nbsp;ellant conduit amp;nbsp;accopagne par quelques leignc Grecs vers les Latins,fen alla premieremêt vers lâEmpereur Latin Philippes4 auoit elpoufé Irene là fÅur.LâImperatrix receut fort honorablement amp;nbsp;cha Element fon frere chalTé fuitif,amp; pria lâEmpereur fon mary dcnelaiflerimp nie celle dctellableamp; exemplaire licence de prendre amp;nbsp;meurtrir les Eropctc^*^â acte de trop preiudicieux exemple, luy remonllrant que câelloit chofetm laine amp;c detellable, de voir fon pere Empereur ellre emprifonné, amp;priue micre dâEmpire amp;nbsp;de la Ibcietedeshommesparfon frere, qui auoit deluy ceu amp;nbsp;recouuert la vie, la lumière, amp;nbsp;la liberté, amp;nbsp;de voir lâhéritier prcsqpti lâEmpire vaincu amp;nbsp;chalTé par la mefchanceté de fon oncle,errer ça amp;nbsp;la coin mendiant. Elle diloitquâvne partie de celle indignité rctournoit fur elle,qnit
chiirlte Je JUl..
lloit fille de Ilà ac^ôc fÅur de ce ieune Prince,amp; que mefmes elletouclioita Philippes Empereur,qui elloit gendre dâIfaac. Ciuele parricide Alexis neutia^ mais elle fi ofé ne hardy de comettre vne fi grade amp;nbsp;execrable mcfchancctç, nâeut mcfprifee vilipêdee la maicllc dudit Philippes,car fil lâeut cué'en qq reuerence amp;nbsp;honneur,il lâeut craint,amp; nâeut par côfequent ofé attatervn lup chat aôle.Celle feme Grecque rfmeue dâvneiullc douleutjfaifoittellesamp;lîf^ blables remóllraces afon mary,fi biê quâellelè dilpofa à quelque végeacc,m^ il elloit alfezempefchépourfoy, en vne guerre quâil failoit contre Othon loâ othoncompe compctiteur en lâEmpire.Il elloit fort amy dâAugulle,aucc lequel ilauoitcotta titeuren clé amitié intelligence Sc fappelloient freres amp;nbsp;compagnons dâarmes, pEntfirt. France elloit paifible, opulante, riche amp;nbsp;plaine dâhommes, de richelTes, dar
mes, de cheuaux,amp; de reputation.Ia Baudouin f elloit croifé pour la guerre lai te,amp; par toute la France on leuoit argent pour le Ibullient dâicelle amp;nbsp;pour eu occalionlePapeamp;leRoy auoient permis de leueren France le vingtiun^ KeyageJeU toLis Ics biés de toutes persones.Chacun fenrolloit pourellrede lapartieio^
Ptl/iins da
FriOKtis.
la, les Champenois eftoient eftimez grands guerriers. Auflï en ceftcguerreapquot; parut grandement la valeur de lehan Comte de Brenne,amp; de Henry Comted( Saint Pol, aufquels feioignirentles Euefques de Troyes, SedeSoilfons-Lent^ bre des gens de guerre de celle aflemblee eftoitfi grand,amp;auoit tellefiaceefll^ valcur,que deuat partir ils fe refolurenr que lors quâils approchcroiêtl enneni/ ils fe diuileroiêt en deux parties,rvne delquclles feroit la guerre en Syrie, tre iroit tanter la ville de Damiette, pour empelcher que le Soudan ne peut eæ uoyer des forces delâÃgypte, amp;nbsp;que plus ailèement amp;nbsp;auec plusdefeurte,^ moins de danger, les nollres peulTent recou tirer la terre fainte,- Sgt;c y eftablif 1^^
%/tererlaâ Empire. lls nâcftoient pas dâaduis pour aller à Cóftatinoplc,de palier par la Ho-terre/aiiue. grie,amp; pat la Thrace,amp; de la palfer en By thinie, dâaütat que défia les Grecsc-ftoiêt ennemis déclarez des nollres. Ils trouucrent dóde plus expédiât amp;nbsp;meu-
thefdts
ChreÃient.
leur dâaller en Italie,amp;: de la prêdre le chemin par mer. la clloiét les nollresarn-^omteJe u^z cn Piedmót,quad au grad dueil malheur des Chrclliês,lc Cote de Chain champagne, pagiic qui Ics mcnoit,deccda. Augulle aduerty de ce defiillre, efcriiiitaBonita-Mar uiiJe ^ticcMarquis dcMotferrat qui entêdoit fort biê lâeflat des affaires derOriet,quj Montferrat auoit logucmêt fait la guerre en Grcce,amp; en Syrie, amp;qui elloit allié amp;nbsp;aparen^ aux maisos des plus grads Princes Chrelliês,amp; le pria de vouloir fe fairechefoà celle armee,amp;dc celle guerre. Il fy accorda biê volôtiers,amp;êtreprint menah modelte-
41.1.. . dii ââ ^^rgCjquetous lâappellcrent leur perc.Ils conkiitci^ ^â^^quels y nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;tlâauoir dcsvaifleaiix pour Faire le voyage par
fe: nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;deuoient commencer,
tout nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;villes gradement fortes fur mer,V eiiife,Genncs,amp;Pi-
âlâ-ieVenife eftoit celle qui pouuoit donner le affaires dâOrient,amp;:qucles Vénitiens y auoientJy-quot;;â^*lt;â
cr
' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Geneuois ny les Pifans. Cela aduint bien a pro -
fçj de vai(p nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;autres, car comme les François auoient befoin'
kl nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;auoient les Venities befoing de foldats, dâautant q^.
I âquot;tutres peuples habitans la cofte de la mer Adriatique,rodoient ftmuois ââ^hd nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;en telle fubiedion que les Vénitiens nâofoient fe met-
del nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Tæ 1â^dere feftoitreuolteecontre les Venitiens,amp;
® Hongrie, amp;: que les ennemis eftanscbafîez delà poflefïion
tljj^^^^kui-çp^^^5®titraints de tourner la gu erre en terre, amp;nbsp;de conferuerle fçp^^ ks ter nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;armes amp;: forces terreftresy trompans les gueires mari-
les terreftres par les maritimes. Cefte diuiiie occabon
paæ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^tticnsamp; aux Françoispour lefecours amp;nbsp;commodité des vns sicows pour
ïoii? nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^Ãois promettoient vne grandefomme dâargent pourlcs
dief nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;cependant que ce voyagé amp;nbsp;leur paflage tirent en quot;
^yans nbsp;nbsp;nbsp;^US Ies iours nouuelles forces de François foruiennenr, les
lâargent quâils auoient apporte de France, non feu-
P^j dequoy payer ce quâils auoient promis pour leur pafTagej
kuj. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;extreme neceflité, furent contraints dâemprunter
^Qr ai nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;des V enitiens, laquelle puis apres ils payèrent par srAmois attx
helpens dâautruy.lls Ce mirent donc fur mer,amp;: prindrent dâa-
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;au ^^â^âkadere, plufieurs villes de la cofte de la mér Adriatique.
üôg nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ref^j ââ ^^uit cefte cofte a leur deuotio ils voulurent pafler enSy rie^ UmirMrU
^Ik nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;cotre les Grecs.Or les Seigneurs Grecs quia-
Pn^ ^^^^ine Alexisfeftoiêtfeparez,amp;: lâvndeçalâautredelà eftoiet '^^^^f^lireftiens, rcmonftrer lâaccidentSc la calamité dâIfiac,qui PUîmesJeh en nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;desLatins,amp; toufiours en fon Empire les auoit receuz,
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;guerres ûintes.Remonftrerent aufli la mife
1 ItaG ^outpç nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Alexis,qui par le pere auoit efté fi foigneufemêt
^ha nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;aimer amp;nbsp;honorer les François, les Aliemansjör. les
^^kxispçjâ^^^'^^^âïFecours desRois,Ducs,Princes,amp; du Pape,cotre ce mef dâa^^~ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;France eftimoit que fi Philippes Empereur des
deiT^^^ ^^âds efl- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;tefte cruauté, ceft affaire fe porteroit bien,
E^fl â'^ÃTiis,freres copagnons dâarmes,amp;; que les confeils, dià râ^^it q nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;eftoient cômuni(|uez Sgt;c defcouuerts à lâautre. Au
dift^^^bamp;cde ten ^â^pereur auoit vne extreme êuié de fe veger de cefte mef-
les nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;feme en fon Empire.ll fe refoüuenoit des in
Pde P^feut nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;autresChreftiens de deçà auoient receuës desGrecs,
rnis à itiQj.. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;de G feur Agnes auoit efté par eux chaffé de fon Em recels des
daii nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;du ie âd Frâçois auoiet efté par eux cruellement traitrez.Que
°â^P°â'^^^°l^P^^drelavengeäcedes Grecs amp;deCó dehï^â^donnâ fo^tereffe de leurs affaires amp;nbsp;E,ftat,à fin que par ceft exéplé cSÃailmple' leurGifç ^ll^lgneequellefuftdesFrançois,nefuftfiaufeenyhardic^^j^/^ de leur cuider faire iniure, fans en eftre bien chaftiez.
T iiij
^oo nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;PHILIPPES 1. AVGVSTE ROY 41«
Et que à cefte occafion il falloir planter vne exemple amp;vne marque du François en la ville de Conftantinople, qui eft comme vne efehauguette ifcluuguet- pp^rope amp;nbsp;de lâAfie, à fin que dâorefauant il fuft redoutable a toutes naO® amp;que toute laterre cognut que ceux qui feront mal aux François n eu rontpasloing le péché. Les Vénitiens de leur cofté eftoient eftragement tez de cc que quelques années auparauât Emanuel Empereur de Grcce o j ioindre à luy pourfairelaguerica Ks ortesJ laumeRoy de Sicile ennemy des Grecs, auec lequel ils auoient contrat paix, fit en vn mefme iour par toute la Grece prendre tous les marenan nitiens,amp; que bien que leurs ambafladeurs fulTcnt allez vers luy le prier ment de leur rendre leurs prifonniers, il auroit neantmoins contre le dro gens, fait emprifonner tous lefdits ambaftadeurs, entre lefquels eftoit Dandolo, lefquels il rendit a la fin apres leurauoir faiël endurer vne m dâindignitez.
neral des re- nbsp;nbsp;Alots de bonne foi'tune Dandolo eftoit general del armee nauale
tiens,ofFenfé tant de lâiniure particuliere que de la generale ôt commune, rant dâauoir la vengeance de lâvne amp;nbsp;de lâautre, mais pource qu il nel auoirdâEmanuel, qui eftoit mort, il la vouloir auoir de lâEmpereur de ]{eligioiointe qui quâil fuft. En cela le faidl de la religion fut ioinél aux pallions huma MX payons Le Pape Innocent troifieme,par lettres, par légats, par ambafladeurs rc ftroit aux feigneursFraçois, que iufques alors la guerre fà inde auoit elte prife amp;nbsp;poLirfuiuic par la force de la religion Chrcftiëne, mais que deua venir la,il auoit fallu remettre lesGrecs en leur deuoir,affin quâils fcioigni à lâEglife des Latins, amp;nbsp;recongneuftent le fiege Romain pour lefouuerai*â
, Chreftiens,amp; luy obeiflent. Qik fi au commencement les Grecs eufleu CMirairts o nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Latins, amp;nbsp;fe fuffent les vns amp;nbsp;les autres bien açcordez tant au
flnians des dc la religionquâaux entreprinfes des guerres fà inôles,les Turcs amp;nbsp;Us Sat
MX enflent efté facilement deftaits .Que de là auoit procédé la longueur de â â re contre les barbarcs,laquelle iamais ne fineroit,tat que les Latins amp;ies ' qui eftoient voifins de ces barbares, tiendroient vne opinion contraire Alexis ^ets aux auttes. Le ieune Prince Alexis fut par le Pape, par lâEmpereur Phihpp^^
let frMtois. par Philippes Augufte Roy de France enuoy é vers les Franç voyage de la terre fainële. Il les trouuaà ladcre,là ou ils ne tendans la commodité de pafler par mer en Syrie.Il fut par eux receu ré comme il appartenoit à vn fils dâvn Empereur, amp;nbsp;meimementeftantrc mandé par ces trois grans Potentats.De luy mefme ilfe fçauoit bien aide recômander comme eflant Grec, banny, necefliteux, de bon beau, ieune,amp; inftruiól parles Grecs qui eftoiëtauecluy,quifçauoiéibien^^^
faifoient rien?' amp;honJ^
armee efloient celles des François ,il voyoit bien que ce feroità eux açni roit obligé de tout le bo fucces de cefte guerre, amp;nbsp;quâil faudroit qu y enitiens ce que les François leur deuoient, amp;nbsp;quâil fit par argent aux Vénitiens desiniures quâils auoient receuës des Grecs quelque teps o la mort de lâEmpereur Emanuel.
jo»oUl^^tio II fit doneques aux François amp;nbsp;aux Venitiens lâvne amp;nbsp;lâautreprornel e-François de payer leur dette deuë aux Vénitiens, amp;nbsp;aux Venitiésdelesj^ ,.j cr XfnnKw penfer deniers des iniures fufdites receuës de lâEmpereur EmanueldöâL
uvjS ij ssnbosnr mjsï rj nw-isjo sunv'i aanuKâj sunr^xne jaipjadma jnod'uojiruitj sanbüsnu aSrnu q.inj310^3 utuXx np.sjpusS sutâojvjViop quot;nbsp;â â -arquioo^ |ï 310^33 30 -SSJnUâU S333nUS3| 5331103u 3ZoAn;i?^âI'â^J45j4tJ 1
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501 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;PHILIPPES AVGVSTE ROY 4lt;
de impetuofité,amp; les François prindrent terre auec fi grade fureur, dentelle vifteffe chargerêt les ennemis, quâen vn mefmc téps on les vit deice - nbsp;- de leurs nauires,prendre terre,fc mettre en bataille,frappcr,courir,tuer,Æ
uttrn^'^ â fà crer.Lâefcarmouche dura longuement, pource quâil ny auoit quelinl^^
Françoife qui la fouflint, dâautant que les chcuauxnepouuoient fi toit de dre des nauircs.Les Grecs auoient vne belle cauallerie,amp;îes noftres auoicn mille bons hommes de pied,huiâ: mille cheuaux, deux cens cinquate Gai dont il y en au oit foixante a trois rangs, 70.de charge, amp;nbsp;ixo. bonnes a po^^^ cheuaux. Cependant que la vallcurdes François amp;nbsp;le combat tenoit lesf '^rmees de dcs Conftantinopolitains fichcz aies regarder, amp;nbsp;leurs cÅurs en fulpens lerr?^ dcuoit aduenir,lcs Vénitiens fc faifirent par derriere de 10. Gallcrcs comldt lo^ râgs,Grecqucs,efquellcs il ny auoit pas vn homme, efians abandonnées de mariniers,qui fen eftoicntfuiz,quiles auoient armeesamp;parccsde efl-QÃj. necelfaire pourlaguerre,mais eftans effrayez delafuricS^'^^' lance des Vénitiens qui froiffoit ceparoti ils paffoientjfefauuerentalaW â les Grecs Jef dcLiant quâeflrc afiailliz dâeux. Soixante mille hommes de guerre de laienn^ foils. Grecque rendirent aux Frainçois la bataille plus difficile,amp; la fin fut,que ces des Grecs furent prefque toutes deffaiâ:es,bien quâon ncfçachepaslcn bre de ceux qui y moururcnt.Mais il fault bien penfer quâil fut grand, dau ,, quelanuiótenfuiuantla bataille, levied Alexis meurtrier amp;nbsp;parricide a rrejorcache. j , nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;i \ i. i r -n nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;z t a i rr i» a*LI »ozIpNO'
donne en garde a 1 vne de fes filles nommee Irene Abefie d vne Abbaye uc* nains vn grand threfor quelle auoit caché dedans terre en lieu facre,amp;q^'^ Z/tîexit sâen nuiôlpouttromperIcs citoycHS amp;nbsp;Ics cnnemis,il fottitdelà viUcauccbien de fes confidansfeomme il adulent en tel accident ) entre lefquels eftoitfong^ dreTheodore,amp; ainfifefauua.Lafuitte duTyran eftant le matin defeounett^» l'Empereur lesConfl:antinopolitains,tirans de prifonlc vieil Empereur Ifiac,radoret,en tire Jeprifin jefiguiffaus de fa. deliurance,de fit vie fiuuee, amp;nbsp;de fa viéloirc gnignee, ounrent les portes de leur ville aux Latins,amp; appellent amp;nbsp;fà luent les noftres, ven^dà ûuueurs de la liberté des Grecs,amp;: delavicamp;maicfté de leur Princc.lls fupPâ^
ItÃls de f Empereur rouis.
les François de leur monftrcr le icune Prince Alexis, amp;nbsp;de leur permettrequ 1 le peu fient faluer,amp;ainfi fut la ville de Conflantinopic exempte du pillag^^ des voyes de lâhoflilité.Ifiiac fut deliuré, fon fils remis en la dignité imperia ।
par ce moyen vne nouuellc gloire acquifcaux François amp;à leurs aflbcîcz.t vieilEmpereur remercia le plus afFcóliicufcment quâil peut les noftres,dccc(]igt;J par leur bote,charité, amp;valleur,la Grèce auoitefté dcliureeduiougdâvneni^^^ rable feruitude,amp;qLie pour fon particulier,!! en auoit reccu tat de biêjqucbM la veuë ne luy peut cftrc renduc,toutesfois la vic,la liberté,rEmpirc,la . fon fils luy auoient effcé renduz,amp; luy rendu à fon fils,amp;de ce que les armespj' Etmereiemës fcs par cux Contre Mahomet,auoient efté employees a fon fecours, ayansci H uuxfrëiots. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;qyg caufc particuliere cftoit la caufè gcneralle de la religion.
pour tant de biens rcccuz, on ne pouuoit leur rendre graces ny reinerciemeoS ny nuis guerdons pcnfcr,ny nuis nonneurs décerner condignes à leurs meriic^f charité'Je nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;valcuts.Que la cliantéamp;la diligence de fon fils en cell affaire,cftoit tantlou^
fils tnuers le ble,amp;tant recommandable en fon cndroit,quâil vouloir tenir,ratifiîer,amp; acco* der tout ce que fondit fils leur auoit promis pour fà deliurancc,amp;nonfeulC' ment ccla,mais encore fils nâeftoient contens,il leur en accorderoitdâauantag^ ne voulant quâils fuffent mal contens de luy à , qui ils auoient fauuc la vie.
^''''quot;â'«tfc quot;'^^GVSTE ROY, 4.. LIVKx. ')®4c'î*''^*'uets'l nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;auccqucs les liens, quel moycir il y aiiip,.
'liiipft*'^^^â^Dli ^^^^â'intinoplc fiflentplus volontiers ce quâil leur com-dcu, (]£ '^^^Qîitiers donnafTent les deniers quâil vouloit teuer fur eux, «leni nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;. *°â^âgation amp;nbsp;parolle de ton fils, il fit camper les François Prum^tis,
^tiih nbsp;nbsp;nbsp;Fl J,Vénitiens dedans leurs nauires.LâImpofition de ces
^rJ?°^M6lt;:a' ^^^â'^^^â^iâ'^leüeeamp; collcdedâieeuxlcur elloit fort griefue nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;gt;
Wr nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;pveu qn ijs auoient accoultume d impoier tnbutaux au- lesf^che.
â^P^yen Sur ce point trefpalïa lâEmpereur Ifiac, amp;nbsp;dit on
^ifcà f^^^Pctiipll nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;dedans vneobfcure amp;nbsp;puante prifonj amp;gt;
ilîi nbsp;^^â^oyable attante amp;nbsp;crainte de la mort, auoir efté delÃ
riçp nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;diiPerence foudaine amp;nbsp;non efperee fa-
' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;L^. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;câeftoit ce qui le fit mourir, où fil y en aiioit queE
telle d nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;vefquit pas longuement apres fon pere.
% '^?^ââ^îon a,P ^â^â^l^antinople murmuroient,crioyent,amp; fe pîaignoient de nfih-
^rccç nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;c eftoit vne chofe villaine, de voir lâEmpire des Grecs
^çî^^infi'^ep^^.''?^^^^tinegarfon,à viicauare, amp;nbsp;fuperbe nation ,amp; que la
defnuee dâargent. Que défia la Candie grande amp;nbsp;opu de la mer auoit efté par luy donnée en pur don aux La- cre«.
tille,d^ ^°^^^*'^^^^tnople amp;c lâEglife Grecque auoit efté par luy forint J ^^'^â-ibsK, â^°^yr au fiege Romain,de receuoir lâopinion de lâEglife La-
1 obeiftancc de lâancienne Rome,dâou vne fois ils eftoi-
^âde 1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;P^^â' grand Conftantin lâEmpire fut de Ro-
pour fon particulier,cela fe difoit par tout,
troupes amp;c aflemblccs le menu peuple les Seigneurs
âIcE â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ââ¢*â-ââneur,amp; vnefeditionfefleua, on courutaux
ââ^ticcques vne fureur desbordee au Palais
auieune Alexis. Ilfem-
'1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;quâvn accident foudain luy porta vn nou-
! nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;tronfeil.Du fefte du logis du Palais, il fe monftra aux ci- reine ou eji
vouloir demeurer en leur puiftance, amp;nbsp;ne faire par apres
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;aduis,ains de vouloir dcfpendre tout dâeux. peuple appM
1 devç reflL^^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;appaifer ce tumulte, mais tout incontinent le ieune fiM^uce^
Sc deâ ctmimença de fenflaramer du defir P'^oth'⢠^yaq nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;tie volonté . Il nepouuoitfatisfaireparenfemble«!
Wcl ^^^^t)it CO nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fil vouloit tenir auxFrançois ce quâil leur auoit
^oit d peult^'^^'f nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ficus, amp;nbsp;il ne trouuoit aucun moyen ny
'^.^^^tlre de fatisfaire aux vns amp;nbsp;aux autres. Il penfa quâil e-tîcsf P^ier Jç nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;promefle aux Latins quââfesfubieûs. Adoneques
vill nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Montferrat de luy enuoyer fur lâheure de minuit,
t'oitc c ^^^oitoo^â ^ll^eurant que la porte delà ville prochaine du Palais phlç ^^^titdefc nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;P^ât quelques fiens fidelles feruitcurs quâil y enuoye-
pt'oche^a nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;''^tfnommé Myrthile par dâautres appelle Murtzu-
^Qtii 'â â^^^^tiltef 1 Fâ^P'^^'^tir amp;nbsp;conuoiteux de lâEmpire. Comme lanuicl dltloa. tiâ-uourfeflcua eftant fufeité par certains
que MyrtEile attiltra pour lâefmouuoirjpuis tout incontinêt
504
PHILIPPES i: AVGVSTE ROY S'
Myrthile fc mon ft r a, amp;nbsp;fit vnc haraguc au peuple par laquelle il fit entendre co* aiioit vne grande compaflion du miferable eftat de la Grece,amp; des GretS) faurrjmoit- CD cc quâils eftoicnt gouucmcz parvn ieune homme inhabile à goinierner,It-Itftu- JjifpQij- manier à la cupidité des Latins, qui le faifoient précipiter au pre-⢠. cipicc de lâiniuftice.Qiïil eftoit bien befoing que la ville de Coflantinoplechâ Z/feeuÃttion de lâEmpire de Grece,regardaft «à fes affaires, amp;nbsp;cut Iâceil a foy,veuquâcl ecfiogt;t (tntreleiEm trjhieamp;venduc par ceux mefmes qui la dcuoiet côfèru er, amp;nbsp;garder. Qnâdsiuo'' /«â «nCrr« nbsp;nbsp;nbsp;befoing dâvn home,qui ay maft la patrieamp;fes citoyens,deuant que ce qui re
ftoit du nomGrcCjVint à eftre exterminé, Alors f efleuant vn grand cri,amp;appl'quot;* diffement du peuple, les vns crioient quâil le falloir faire chef de la chofepiiblilt;^* que quâils eftoientdâaduis dâeftablk: les autres quâil le falloir inftituer chcfdes rorcesamp; armees de rcftat,amp; les autres quâon le deuoit eflircamp; creer Empereur. tm^neur^^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;demicrc acclamation de le creer Empereur furmonta touteslesautres,b
quelle futincontinent fuiuic de la commune voix des Conftantinopolitains,^ ainfi fut Myrthile créé amp;nbsp;proclamé Empereur parcefte populacefurieufe,^ , enragée.
1
FIN DV NEVFIESME LIVRE DE LânrSTOlRE DE FRANCE.
â YVSWV LIV KE DE
*, VeEûmt cVeCtxonou (ucceEvon,auxs Y^davoXovx- Æ* nbsp;t^fuûcufe à vA nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,xï\conùnent AeEbeva. de met- ^e«r i» ffââ
^^e\e£eu aux Naxffeaux à es V emùetis, ^ovu miexxx p^-oEeï aux Evauc^oxs toute efçetauce à e £e Youuovt
i £auuet,^toVAsUxoyeus à erccouutetvVm-es EevA-CeVxeà e£ese,aEeYcscEat^ecs à e YOxx,deVout-amp;c à e toutes autres maûetes Sc Ãto-
1
\ EeȈ âeEouucs
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E eftant çou\tees Yaïvn\gt;onyM,con-mxOTC«cOT
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eeVaettoxx.vavx.-- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;CouEautxuo-
%wtMEteegt;^at tvue\lt;\ues\tototues a teu , nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Eeuue,amp;e
\^c vpt\\An^ereV\t
âÃÃIÃ^ îcûtwTv^ teÃâçotiÃe 'Ã.Ã.és nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ÃÃo, Aeixs qvlâA cioKo^^
CïiAnte liw
'a^'E EEvvvn çEiE
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EE\E \çamp;Eiç. tYviv^tç.'Kx^ïvi Ex xewvieE Exxce ^âivvtXç.Ãâ^ç.'txwcç.^^îecv^ X^xxovxâç^xx ^\xcc.ç^
' \\ç.(^\\EEvv'X\.\XXÃ. Ã,En oEîi^e, SsC C\vEï\C.
rHlLlFFLox. AVLrVoir KUi 4^-defe repentir de ce quâil auoit faiél contre le ieune Alexis enfaucur thilcjSc publiquement difoit quâil falloir trouuer en quelque façon quecd le remede à leur faulte, amp;à leurs troubles.
ut Greet thitr^ent les latins.
I Doneques Myrthile craignant celle foudaine mutation du peuplcgt;tfd crei/treJe uaiit leicune Alexiscachédedansvnlieu obfcurouilfeftoitfauué,defip'^^ pj.g, jYiain re{lrangla,amp;incontinent apres fit courir vnbruiél que leditAt^ dâefefperant de fes affaires fefloit luy mefmes èftranglé. Or puis quelesVjO\ tiens auoient eftépar tromperie en vain affailliz, Myrthile qui auoitran) fes deffeins amp;entreprinfes,deliberadâaffaillirlcs François par les armes A' feinélc de religion. Il feit armer tous les Seigneurs amp;nbsp;gentils-hommes la ville, amp;nbsp;auecques vne belle har^gue quâil leur fit,les anima à faire ce Æ leur confèilleroit, les prians de vouloir maintenir amp;nbsp;garder leur patrie la . ce, les monuments de leurs peres, la gloire de leurs anceftres, leur bonne four''cmÃn- prcfcnt,amp;: lâefpcrance de leurs fucceffeurs.Qijm puis quâils auoient deuant Icjs «erUf^rte. yeux les muts de leur ville, dedans lefquels ils eftoient ncz,nourrizamp;e liez en efperance de grandes chofes, quâils euffent pitié amp;nbsp;companion Temples,de leurs femmes, amp;nbsp;de leursenfans, Scneperrniffentaucunemt*â' quâils retombaffent en vne fi mal-heureufe amp;nbsp;fi miferable fcruitude, qun conuiendroit pluftoft mille fois mourir. Ayant par celle harangue encout^ gé fes gens, il'Commanda aux prellres de fe veftir de leurs habits mens Ecclefialliques,amp;aulïide porter deuant eux vne bannière a limage de vierge Marie, amp;nbsp;ordonna aulTi que lès troupes bien armees les fuiuiflentot laffent courageufement charger les ennemis. La fureur des Grecs les poui à lâendroit ou elloit Baudouin ComtedeFlandres,là ouaucommencemegt;â^ le combat fut grandement doubteux, puis comme oneutdonnélalarmej^^ tout le camp des Latins ,amp; que de tous collez ilsaccouruffentengrandcdm gence,amp; chargeaffent furieulement les ennemis, les Grecs furent tuez, chai e menez battant iufques aux portes de leur ville, amp;nbsp;la bannière dclaviergc
niereque de toute autre perte, amp;nbsp;les noftres furet irritez dâvncnouuellcamp;iâ' lie fureur. Les Vénitiens amp;nbsp;les François le lierent dâvne plus forte amitié qu« deuant, amp;nbsp;iurerentamp;fe promirent fidellemcnt de pourfuiure celle guerre,^ perfidie,dâvne commune volonté amp;nbsp;dâvn commun aduis, là ns que les vnscii' ies treprinlTent rien là ns lâaduis conlêntcment des autrcs,amp; que ce quiferoitp' ^r^iüeHs^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;butiné, feroit egalement diuifé amp;nbsp;departy à ceux qui le meritî'
roient. La ville fut tenue afliegee brauement par lâelpace de feptà te-deuxiourS) là ns que ny iour ny nuiél les nollres donnalfent aucun repos ny relafcheaiit alTiegcz, amp;nbsp;comme les vns lortoient de garde ou de rcfcarmoiiche, les autres siege Je c»n nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;y enttoicnt. Les François faifoient la guerre par terre amp;nbsp;les Venititn^
fiMtinofle^ par mer,tellement que les vns amp;nbsp;les autres donnoient tant dâaffaires a ceux de dedans , quâils ne Içauoient de quel collé fe tourner. Les Vénitiens lièrenten-^rtiÃeet Je dciix galleres aulquelles ils ollerept les rangs des rames, amp;nbsp;fur icelles W ^«errf. ftirent des tours de bois plus baultes beaucoup que les tours, boulleuars, ou ramparsdela ville, amp;nbsp;là mirent des Ibldts choifis amp;nbsp;cfleuz qui debuoient tirer des traiéls amp;nbsp;du feu aux murs amp;nbsp;aux ramparts des ennemis,
Dandolo feiten cela cequâvnhomme de bien peult faire - Ilietta duleudc-dans la ville, qui brulla beaucoup demaifons,amp; en lâendroit, ou elles turent
PHILIPPES 1. AVGVSTE ROY41. LIVRE X. 507
^Mees fefmeut incontinent vn grand tumulte amp;nbsp;frayeur. la Dartdolo eftoit degaignervnegrofle tour bien prochaine du port, dâautant quefes loi-la gardoient auoient tous cité ou tuez ou chafTez à force de coups de traifts, quand Myrthile y arriua au fecours,là ou de rechef il fut combattu ært longuement auccques vne yflue doübteufèdu chamaillis. Les François leur collé faifoient bien leur deuoir de combattre par terre, amp;nbsp;leur conuint
pluftollcombattre contre les folTez, contre les tranchées, amp;nbsp;contre les Icuees terre que contre les murs de ladite vi Ile, amp;nbsp;eurent autant dâaffaires queia-
eurent autres alïiegeans. Cecofté la, dâautant quâil regarde vers Sainôte le Palais Royal, amp;nbsp;quelâaduenue du continent y cil beaucoup plus
amp; plus comitiode aux ennemis, çftoit bien remparc amp;nbsp;fortifié, mais lâef-lâ'iudacc,lafurcur, amp;nbsp;le granddefir de vengeance des noftres, fouldroya
°^gt;h,caira,froiiratout, amp;nbsp;y palferent Jaauoientles ennemis gaigné vne ^roC^^eMcefidt forte tour, qui auoit nom la tour de lâAnge, dâautant que la eftoit vne ima-dvn Ange. On dit quâil auoit efté prophetifé à Myrthile que la ville de
'^onftantinople ne pourroit iamais ellre prinfe que par vn Ange.
Comme doneques il entendit pour certain que lesFrançois auoient gaigné la four de lâAnge, il commença bien toll de defelperer fes affaires amp;nbsp;delà vie, ^lanuiélfuruenant, durant que les François entroient courageufèmcntpar porte,il fortit par lâautre toute âroppofite,amp; ainfi futfaitela voyc alâvn amp;nbsp;hutte ennemi. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Mynkile.
Incontinent les preftres fe rcueftiffans de leurs fiirpliz, chappes, amp;nbsp;pré- .
nans auflifemblablement les bannières de leurs Eglifes, amp;nbsp;la Croix,allèrent a-ÃMtinofU.'* â¢^^cques grand honneur Screuerence au deuant des vainqucurs,fe ietterent aux
quot; foldats ôc mefinement des capitaines, les prians de fe refTouuenir de â a condition des chofès humaines, de le contenter de la viéloire, de la gloire, quot;nbsp;uelhonneur, de lâEmpire, amp;nbsp;de lâimmortalité du nom, mais quâils fabftinfTent quot;nbsp;uetuer,debrufler, de piller, amp;: defà ccager. Qipe puis quâils eftoient hommes quot;nbsp;«euffent aufïi pitié des hommes, que puis quâils eftoient Capitaines amp;nbsp;foL â lt;hu,ils eufTentaufli pitié des Capitaines amp;foldats,qui bien quâen vaillance â ^tionnefortune ne fuflent leurs cfgaux, eftoient pourtant Capitaines Ãlt;fbh â ôc quâils gardaffent amp;nbsp;conferuaflent leur ville, de laquelle (fils ne la rup * ^oitnt point ) ils auroient beaucoup plus de plaifirs amp;nbsp;de commoditez que quot;nbsp;bis la ruinoicnt.Quelle auoit efté la ville capitale de lâEmpire des Grccs,main-⢠tenant elle lâcftoit de celuy des Latins. Que puis quâils en auoient eu lefbing, pie c^pû^dt * comme de ville appartenante à autruy, a plus forte raifonle deuoient-ils bien*^â quot;nbsp;^uoir dâauantage, puis quelle eftoit deux mefines. Que les autheurs de tous quot;nbsp;ces troubles amp;nbsp;malheurs Alexis levied, amp;nbsp;Myrthile portoient vnecondigne quot;nbsp;tecompenfe de leurs follies, dâautant quâils eftoient en fuitte. Qujls euflcnt ^»thewt quot;nbsp;pitié amp;nbsp;compaffion dâvne innocente amp;nbsp;infortunée tourbe de peuple,oppreflee â amp;grandenient tourmentée des frequentes tyrannies de leurs Seigneurs parri-quot; cides. fils faifoient cela, Dieu qui eftoit le Seigneur des armees^leDieu quot;nbsp;des battaillcs, le Dieu de mifericorde leur en donneroit la retribution. Les fup^ , » plièrent de pardonner à leurs habitans, de veftir les cueurs de doux amp;nbsp;de-⢠ments Seigneurs amp;nbsp;peres ,non dâennemis amp;nbsp;de rudes maiftres amp;nbsp;pofTefleurSi » depardonneurs,non de vainqueurs, amp;nbsp;recognoiftre à leurs larmes leur mife-⢠rablc condition, amp;nbsp;leurs maux paffez.
508
PHILIPPES 1. AVGVSTE ROY 41.
Les chefs efmcuz de ces pitoiables fupplicatios firent crier par vn Heraut,
ties lieux forts de la ville , puis aller aux Eglifes rendre
au fouuerain Dieu, pour le grand bien quâil leur auoit fait, dâauoirfiheureui^quot; ment gagné cefte ville.
nuiél furuenanr, amp;nbsp;ce temps quâil failloit employer à fe faifirdes lieu^ ' quiprofÃta. forts, proffita plus aux miferables cytoiens de la ville, quela mifericoroedt'â vainqueurs. Ainfi fut doneques prinfe Conftantinople,ran mille deux cens ^SÃStinople nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;douzième iour dâAuril. Les chefs tindrent vn confeil, pour aduiferaui
faires de la ville, nbsp;nbsp;de lâEmpire. Les vns difoient que puis que Dieuleurîquot;
uoit fait la grace de gagner vne tant honorable viéloire, ils ne deuoient ruinât vne ville tant ancienne, amp;nbsp;importante, aftife comme au theatre du monde,'' jDtuns^dduis I fembloit eftre vne Guette qui regardoit dedans rAfie,amp; lâEurope, ou coii^ JurMprinJe. a nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;i i i. â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;i nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;igt; nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;i n I zgt; 111
cepreftnl-
me vn ceil de 1 vniuers, regardant a 1 vn amp;nbsp;a 1 autre monde, eftant plantée ⢠lieu le plus commode quâautre quifçauroit eftre, pour tenir en fubieiâion ennemis de noftre religion. Qfiil feroit beaucoup meilleur dây lailTer vngo'' tierneur, dây mettre vn nouucau peuple, dây eftablir noz loix, amp;nbsp;delâaccoiin mer à recognoiftre le Pape de Rome, pour fbuuerain iuge de lâEglife vniueu^ le. Dâautres eftoient dâaduis, quâon ne deuoit permettre en UChrefticntef 'jquot; Empire, tout ainfi quâil nây auoit quâvn fouuerain Pape, amp;nbsp;que laraifon,^ ûifon le requeroient. Que Irene fille dâIIà ac legitime Empereur des Grecs/ ftoit Imperatrix des Latins, a laquelle le droit, amp;nbsp;les loixaccordoient^amp;den^ roient lâhercdité paternelle, qui eftoit lâEmpire de Grece, dâautant que ladite Irene Jmpe- tone eftoit fille vnique dudit Empereur. (^c Philippes Empereur des auoit efté lâautheur de cefte guerre, ôc quâil eftoit fort amy des François, ftoit ennemi des Venitiés.Mais la plus grand part des Seigneurs,cofideransç'^^ Tdutynprin affaires de Grece auoiét befoin dâvn Prince prefent,amp; particulier,furêtda -Liis dâen eflire vn à leur deuotion, qui refidaft furie lieu, amp;nbsp;peut donner aux Latins »âfecours aux voyages amp;nbsp;entreprilès des guerres Saintes. Cefte opinion Cquot; ftant la plus forte, nbsp;nbsp;la mieux confeillce fut fuiuie de tous.Aufli deux Euciqucs
de la Syrie, lâvn de Bethleem, amp;nbsp;lâautre dâAcre, qui auôientaccouftumc devenir fouuêt au camp des Latins pour inciter les noftrcs aux entreprifes des guerres Saintes, furent admis aux confeils, amp;nbsp;deliberations quife tindrentfurlek-étiondâvn Empereur , amp;auecqucs eux y furent aufti appeliez deux Euefqud
HM^eu'tn Comte de rltindres JEmpereur,
de France, alfauoir ceux de SoifTons ôôde Troyes, Sgt;c FÃbbé de Lcmcly. h® principaux chefs furent Baudouin Comte de Flandres, amp;de Hainaut, Loyi Comte de Blois. Guy Comte de Saint Pol, Ichan Comte de Brennc, Boni-face Marquis de Montferrat, le Comte du Perche, amp;cinq gentilshonun^ Vénitiens. Ces Seigneurs amp;nbsp;Prélats, apres auoir trefdetiotement prié Dieu de les infpirer dâeflire vn bon amp;nbsp;iufte prince,dâvn comun confentement donnèrent lâEmpire de Grece au Cote Baudouin de Flandres,richc,braue, amp;nbsp;vaillantPnn-ce,qui eftoit oncle maternel de Loys fils dâA u gu fie, amp;nbsp;qui en cefte guerre auoit faitplufieurs beaux exploits dâarmes.
Le Marquis de Motferrat quitta lâIfle deCadie aux Vénitiens,moyennatvne grofie fomme de deniers,amp; luy eftant en recompenfe donnée la Theflalie,urut déclaré Roy dâicelle,veu mefinemêt que long teps deuant,Emanuel Empereur des nbsp;nbsp;Grece auoit deftiné le Royaume de Thefialie à la maifon amp;nbsp;famille dcMot-
^Grece^J^* fcrrat.Lcs Ifles de la merÃgee furet données aux Veniti'és,amp;vngcntillion^uie
PHILIPPES i. AVGVSTE ROY 4t. LIVRE X.
de lâvillc de Troyes en CLipagne nommé Geoffroy vaillant foldatjfut déclaré, ' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'
DucdâAtl'icnes,amp; Prince dâAchaic.Ceux là ,amp;Ies autres aufqiiels on donna ou a quot;nbsp;lafeigncurie de quelquevillc,ou dâvn pays,les eurent,à la charge de faire porter au fifcq ou domaine de lâEmpereur Baudouin,laquatriefme partie du domaine amp;nbsp;de toutes les impohtions de leurs terres, amp;nbsp;dâicelles firent iby homage au-ditEmpcreur,amp; fes fucceffeurs cnrEmpire,amp; promirent dâiceluy tenir leurdi-
tes terres en A ipannage qui eff vn mot Grec,duquel depuis les François ont v- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;lt;nbsp;V
feaccomodâs la donation des terres de deçà à la lignification quâils voyoiét en nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;h
celle façon bailler les terres de delà ,côrne noUs auons dit au 3.1iure de lâeftat des affaires de France,là où nous renuoiros les leéleurs, pour entédre la fignificatio de ce mot Apanage.On donna aux Coftatinopolitains vn Patriarche qui eftoit gentilliómeVenicien,nómé Thomas Mauroceno,qui dedà s lâEglifeS. Sophie donna à Baudouin les ornemens Impériaux. Et lors côméça lâEglife Grecque à iis lâaccorder en opinions auec la Latine,amp;de recognoiftre le PôtifeRomain,pour nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Grec
louuerainiuge de lâEglife:amp; les Grecs qui ne pouuoientfupporter lâEmpire, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.
litithorité des Latins,lè retirèrent à Andrinople ville deThrace,diftate de trois oucinqiournees de Conftantinople,bien comode pour receuoir le fecours des B'trbares.Dcuantlâan reuolu,Ienouucau Empereur Baudouin affemblavne bel ^amp;puiffantcarmee pour courir fus âu Roy de Bulgarie, lequel affifté deplu-l'cursPtinces,amp;de la communauté de Grece(qui corne nous auons dit, fuppor jott inipatietnmcnt lâEmpire des Latins)tourmêtoit Icfdits Latins. Auec laquel s^uJouin l^tl^tHaalTieger la â¢ville dâAndrinople ,ou lafortuneluy fut li contraire quâe-lâ¢talâimprouille affailli par les Barbaresamp;par les Grecs,il fut prins prilonnier ^âp3rleditRoy enuoyéenTurquie, fiquelcs noftres qui nâen pouuoientfça-^oitny vent ny nouuelles,le tenoient pour mort en la bataille. Au moyen de-
lt;liioy les Princes Latins elleurent pour Empereur en fon lieu, Henry de Flan- F«« sav dresfonfrerCjamp;IehanCote de Brêne à la priere des Latins qui clloient en Syrie ^llaenLeuant.Amaulry Roy de Cypre parmy tant dâaffaires des Chreftiens fe coportoit fort mal,bien que par le droit de fa feme il fintitulaft Roy de Hieru-hlé.Dcs que le Comte de Brenne fut arriué deuant la ville dâAcre, il efpoufa la belle fille dudit Roy de Cy pre,fille de Cbrad Marquis de Motferrad, ôc fille de lahlledâAmaulryRoy de Hierufalê,amp;ccftePrinceffe vraye amp;nbsp;legitime race des ffois de Hierufalé,déclarée Roy ne dudit Royaume, fit que fon mari le Comte deBrenne, en futfalué amp;nbsp;nomé Roy.Ce pêdat les Sarrazins ne dormoict pas de Icurcollé,ainsaduint que le Roy de la Barbarie Africane mena vnenouuelle année cnEfpagne.Les Fraçois elmeus tant de la religio, que de la crainte dâvne guerre prochaine,fe refolurêt de mener lâcflite de leurs forces au fecours des Ef-paignols.Lefquelsfehafterentdc cobattrcles Barbares qui les dcfià rêt,amp;apres exercèrent par fer amp;nbsp;par feu,lcur fureur,tant quâils trouuercnt pay s,iufques à ce re, quelcfecoLirs des forces de France, dâAllemaigne,amp;dâItalie les leur fiteeffer.
Lors furent les Barbares deffaits en vnebataille,nonpas touteslois auecques fl grande perte quâils peuffent eftre chaffez du tout,ains femparerent de la f^iis, Grenade,laquelle ils ont poffedée iufques au temps de nos peres, quâils en ont efté chaffez. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;*
En ce mefmc têps prindrêt comécemét 4 .ordres de religion, affauoir des Pre-dicatcurs qui font les lacobins,des freres Mineurs qui font les Francifeans, ou Cordeliers, ôdc^AuguftinSjôc Carmes. Samtl François Italien natif de la ville
PHILIPPES X. AVGVSTE ROŸ 4î-
i«^«xfre dâAflîflio fut inftituteur dcsCordeliers,S.Domini q Efpagnol natif deCalaHon MendsMs. jnftitualcs lacobinSjAlbertPatriarchedeHiei'Lifalecopofa la regie desCar^ â [i/tinuru he amp;leP^peLmocêt3.approLiuarinftitutió delâordrcdeS.Auguftin.AUuiVC re/ijue. nbsp;nbsp;nbsp;cn ce teps,vn nomc Amaulry ou Almaric de Chartres, home fçauat, maisn
tique,approuuat(ce difent quelqs Chroniques)toutes paillardifcs,foubsvni
â de charité, amp;nbsp;quâil fouftenoit quâvn chacu eftoit tenu de croire quildt^^^, quot;nbsp;â - de lefus Chrift, amp;nbsp;que quad lefus Chrifl fouffrit mort, amp;nbsp;palbó, nous fou^ mes auec luy. Ccft Almaric apres (à mort fut codamné,amp;excómunieau Coc de Rome,amp;:fes os iettez hors du Cimetiere,puis ards,amp;reduits en cèdres,De autres ordres furent fupprimez,a{rauoir les Hûblcs, ainli fe nomoientils,amp;
J. Dominique.
fJereÃedes .yflbi^eoie.
Ordres Ãtp- pauures de Lyo, defquels(cóenousauós dit}eftoitfódateurPicrrc ValdoL)® nois.Le PapeLucius auoit condamné lâvneamp;rautre fede,laquellc toutesfoisn^ pouuoitdu tout eftre arrachée.S,Dominique fut grad pcrfecutcur deshcrctiqs amp;nbsp;môftra grademêt fon zele à lâextirpatio des hérétiques Albigeois. Etcôbiegt;y que plufieurs ayent eferit dâiccux,amp; que tous douent ce no aux hérétiques,^ de ce téps là auoiét infeélé laplufpart de la Gaule Aquitaniquc,amp; Lyonnoiie, eft ce que pas vn nâa feeu encore dire, qui en fut le chef amp;nbsp;autheur,ains print le nô de la feéle du pays,auquel premieremét celle herehe print fa racine, q les premieres qui en firêt profelïio publique fe mollrcrentà Albi,citeallilc^^ pays de Laguedoc.amp;fi anciêne,quâelie eft baftie des le téps q IcsGauleseftoienj en force,amp;quâécore lesRomains ne les auoiét fubiuguees.Ces hcretiqs croioi^t (à ce que quelqtiesvns ont cfcrit)quâil y auoit deuxPrincipes,5ccreateursdctoii Opinions def chofes,aftauoir le Dieu amp;le Diable:quc ceftui auoit créé le corps ainfi qDieu * nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;auoit cópofé lésâmes. Ceftuy eftoit le Dieu bénin,amp;luyatribuoiéc le nounc^
jues,
Comte de Thoulottfe Jse residue.
fffreti^ttes opinions.
Aïefprts des (eremonies.
Teftamét pour fi part,à caufe quâil eft veritable.Mais le Diable eftoit noninie^ Dieu malin ôcautheurdu vieil Teftamét qui eft méteur. Etpource(cócditliU' ftoire des Albigeois) le Cote de Thoulouîe dit vn iour quâil ne vouloiriaanon part au Dieu de Moyfe,amp;ne{ouhaittoitquâilluy afliftaft à fa fin, ils nioiétlarc-furreélio des corps ainfi que iadis firétlcs Saduccens, amp;nbsp;la plus grad partie des Philofophes anciés,eftimâs que le corps amp;nbsp;fame auoiét vne mefmc fin,Eteftoi-entfiaueuglez quebiéquâils receuftent lenouueauTeftamét,fiefteequemai heureulcmét ils nioient que lefus Chrift qui y eft eferit naiftat en Bcthlcé,terrc-ftre,vilibleamp;crucifié en Hierulalé,eftoit vn mauuais hoe, là où le bo Cbrift(aii' fi qucfaucemétils maintenoiét)nemageany beult iamais,amp;nefutincarne que fpirituellemét,amp;par ainfi côelesChcrintiés,ilsluy,faifoiétvn corps fintallique écimpaftible contre toute authorité de la fainte Eferiture. Mais ils auoiét fi bien pourueu à leurs aft'aires,quepournetôberen incôueniét,ils nioient toutapU les liurcs de Moyfe,fi ccnâeft quelques authoritez quifaifoiétpourcux,amp;qna uecreuerence ils diloient quâon deuoitreceuoir. Ilsfemocquoientdcshme-' railles des morts, ôc des prières quâo fait pour cux,amp; ne croyoiét quâil y eut cn-fer,ny purgatoirc.Leur doélrine leur enfeignoit que dâétreraux Eglifespoury prier câeftoit chofe fuperflue,amp;là ns aucû proffitaux fidelles, ôdcbaptcfineleur 'rü^s^'deCdiiis nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;inutileMufsi nâen tenoiét ils du tout copte, fi ce nâeftoit affin que du tout
hertdques. ils nâeftrangeaffent le peuple fils venoiétà lâabolir. Quà t au SâcremétderiioUd ils en parloiét aucc toute irreucréce difà ns que le corps denoftre Seigneiirndl no plus au pain cofacré par la parolle deDieu,amp;par le miniftcrcdii prcftre,quil eft au pain comun, ou és autres chofes que nous vfons. Au refteilsfcfiiifoH acroirc
'quot;gt;itek i. AvGVSTE ROY 41-LlVRh desamcs dâvn corps enau-
fïit nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^e^^â^i^P^d'cCjclles cntroient es corps des Set-
d; â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;belles fi Phóe auoit malvefcu en ce mode.Qi^ Pil clloit par
enf ^^iïiarâ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^®rps de quelquePrincc ou autre iliunre perlone.Ils c6-
chofe lubrique, ôc difoiêt que ceux qui engêdrcnt des
tiç 5i. ^oiiftej nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fiiuuez en lefuchriftjamp;toutesfois fe côtrariâs en opi-
Cel} nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;cÃionftion de iâhome amp;nbsp;de la lerne faite par les par-
à caufè que c eftoit chofe naturelle, Ãc rcceuoict
^â^belçyj, ^^P^eiiairc dâannees de la migration des âmes es corps diuers , , . dôa nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;purger,de laquelle parle Platô,mais nô aucc intelli
^â^nguczpar diuerfitez de nos les vns des autres, carauxvns .tellequot; nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ou bos homes, amp;nbsp;ceux cy eftoietlauoris, amp;nbsp;chéris
dec?!â^'^^^its nbsp;nbsp;nbsp;3 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;îeCote de Thouloufe n alloit par pays quâil n eull nbsp;nbsp;nbsp;ilej
f â^bpagnie, lefquels alloiêt vellus de noir, ne mageoiêt point
J'bçs nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fe faignoiêt challrcz, bien quâils fulTent fort pail-
foi nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â'^^oient croyans ou fidcllcs,lelqueîs bien quâils velquifl'cnt
ne peuflent attaindre à la perfeólió des au tres,fi clpc-l'iircâquot; nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;vie éternelle Entre CCS p arfaits on choifif
âftiû ff ^ââer » nbsp;nbsp;nbsp;^â-ælques,lefquels impofoiêt le» mains fur les autres, pour Mts nbsp;nbsp;nbsp;'
quelquâvn mouroit fans telle impofitiô,ils difoiêt cllre poij wit nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Mais eux faifans tel deuoir fur le plus corropu dâêtre
ç nbsp;nbsp;faillir que celuy là fen alloit entre les bras de Icftis Chrill,
â ^ââ ^^â^aifoDominicale. De leur parti elloiêtlesCotes de tIiou .
tQBigorre,amp; de Carmain,amp; mcfmcs le Roy dâArago,amp;biê nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;*
opiniôs,fi ellce quelles ne fufeiterêt pas tat la haine
îïiçj^^^^fîTicrf nbsp;nbsp;nbsp;Princes contre eux,que fit la liberté de là gage, dont ils y- .
hii^jj^^^^^tlej^^^'^l^^samp;fiifTolutios defdits Princes,amp;des Ecclefialliqs,amp;mef-aQQ-î^^iuerfçjj nbsp;nbsp;nbsp;aêlions des Papes.Ce fut le principal point qui les mit en Cénf» Je
geopH^oy nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;les chargea de plus de mefehantes opinions, quâils nâen J*'âquot;
fufeité par les Ecclefiaftiques de fo Royaume,qui char taCfi^outesfortesdâherefieSjpoLir ce quâils blalmoiêtamp;accu foi 8^01 î nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Papeinnocêt 3.dâinterpofer en cela fon a ithorité,amp;de le
ice«'
1lt;leDn ^'^rdin^l^j ^^'^ââ ^dqs au bô chemin.Le Pape enuoya audit pays dâAlbi-îesit nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ii^ Porticu,Nicolas Euefque deThufcuio, lâAbbé
Abbez dudit ordre,gês treirauas,amp;de bone vie,qui aile tro^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fquot;â^â^bolique amp;nbsp;les ceremonies de lâEglifc au pays dâAl- preÃhestte
M nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;de perfonnes qui les voululTent efeouter. Et voyâs A»''««
gco' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;beaucoup audit pay s,ils fe retournerent,mais peu apres
Challcau-neuf moyne Legat audit paysdâAlbi-
% nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Raimond Cote de Thouloufe,par cöreJerhtt
il ne fe vouloir corriger ny amender pour au- ion(e excont
Nos chroniques de Fracc difentquc
par ce moyne Legat du Pape, mà daau Legat quâil
lutfde fe ^^dle de S.GilIes,amp; que là il parleroit à luy,amp;vicndroit Legat y alla,amp;ytrouualcCôte,lequel ne luyvou
, ^^^amp;^r,ains le nienaira,amp; dit quâil le feroit mourir de malle nbsp;nbsp;nbsp;ifcSfe
Partit de ladite ville de S.Gilies,deux feruiteurs du
V iiij
51X nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;PHILIPPES X. AVGVSTE ROY 4t
Comte que le Legat ne cognoiflbit point, fe mirent en là compagnie, amp;nbsp;, rentauee kiy ala repeuë du dilner, amp;nbsp;lâaprefdinee deflogeans auecquesluy»^ amp;fai{ans femblant de vouloirVaccompagner à la fouppec lâvn dâeux liiy le fer dâvne lance,ou dâvne iaueline entre deux coftez, dont il tomba a terre, en regardant ledit meurtrier, ne difoit autres parolles, fors, Dïsn
chrétiens4- Hianda au Roy Philippes, amp;nbsp;à tous les Seigneurs de France, que comme bon» »zwflt;fo«rf Chreftiens,amp;vrays enfins de S.Eglilc, ils euflét a enuoyer ges cotre ces hercti-lej^llgt;i^eots qucs,amp;contre les terres du Comte de Thouloufe,amp;en Albigeois,à Narbonne
amp;c autres terres voifînes ,qui en eftoient entachées. Voila ce qucdifentnosAn-Comte de nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;qui difent encore ce qui f enfuit. Le Legat ayant fait entendre lafonmii'
Thonlonfe re tion du PapCjlc Duc de Bourgogne,le Comte de Neuers, amp;nbsp;le Comte deTho^ lt;/»lt;Æ alafy loufe,qui par crainte feftoient réduits a la foy,les ArcheuelquesdeSens,^
Rouen,les Euefques de Liheux,de Bayeux,de Chartres, de Coraingc,deCoi«' â rans,amp;dc LodefLie,amp; lâAbbé de Cimorre,amp; plufieurs autresPrelatSjChcw)'^^ peuples fe croiferent pour aller contre les hérétiques Albigeois,auec vnc/or te puiflante armce.Toutes leurs enfeignes eftoient marquees delà Croix⢠allèrent alfteger la ville de Beziers, dont eftoit feigneur vn nome Roger faulteurdefdits heretiques.La ville fut prife,amp;bicn 6o.mille teftes tuées eniec tefieri frtfe bruflerent,prindrentRogerprifonnier,amp;confifquerêtfiterreauRoy.D^ la ils allerer à Carcaftbnne ou tous les habitans du pays,hommes,femmes,^^ââ * fans feftoient retirez. La ville fe rendit, amp;nbsp;par traiélé fut dit que ceux de dedans -,, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;en lortiroient tous nuds,leurs natures dcfcouuertes.Cela eftat fait,ils retourné-
frinfe. rent en France,amp; baillèrent la charge de cefte guerre ôcdeleurarmccajyiquot;^
Cote de Montfort pres Paris,braue amp;nbsp;vaillat Cheualier. Câeft ce que difentnlt;^ Annales.Les autres difent que les Legats du Pape venus en France pour lew* ' de cefte herche,par lâaduis des fufdits feigneurs donerêt la charge de celle guet re audit Cote de de Montfort,pour le fouftien de laquelle chacun contribuoii argent.Il afïiegea Beziers, amp;nbsp;par lâaduis defdits Legats, enuoya dire aux habit^ dâicclle,quâils eulfent à luy enuoyer le roollede ceux quieftoiét dedasleurvi Icinfcébez de cefte herelic,Scque les autres euffent aies letter dehors,ou queU^ . mefmes en fortiftent.lls ne feirent ny lâvnny lâautre,dont la villeeftantprifef^ d'^rrtpris force,elle fut pillee. CarcafTonne fut prife,amp;les habitans enuoyezauccleursf billemês.La ville de Caftelnau dâArri fut longuement afliegee, en laquelle N rent pris 50.homes, qui aimèrent mieux eftrc brûliez tous vifs, que de rcuenV-Lâan ixio.les habitas de La ville dâAlbi ne voulans attendre la fureur de lalorcf» â^lUferëd. ouuritcntles portes au Cote qui ne leur fit aucun mal, mais peu apres ils ly^ uolterêt,dot ils Ce repentirét, car les autheurs de leur reuoltcmêt furet La Vaur fut prife dâalEault,laoù quelqs heretiqs obftinez quinevoulurétk Æ dire,furent aufti brûliez, amp;nbsp;le Capitaine de la ville nome Amaulri braue fol fut penduamp;; eftranglé,amp; 80 gentilshomes decolcz.Le fexe des femes cir4rdeD4- lt;elpargné. Girarde Darne de ladite ville fut iettee dedas vn puys profôd,amp;: lu medelaKauir dans aflomec de piettcs. Grande cruauté fut cxercee contre les habitans fte ville la,dâautant que peu auparauant ils auoient en embufeade lurprins«!^ ques vns des noftrcs allans au camp du Comtc,amp;les auoient tuez.
Les villes de Rabaftens,de Gaillac,de Cauftade, de S.Anthoni, deSuin
^«ïux de Cahors par lâaduis de leur huvx.^ prendre ceux qui eftoient uuv.
en fi nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Comté, efperat que ce feroit Je guerdon de fa
P prife nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;. Les noftres furent longuement deuant Moiflac, qui
Pj. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;g^^^debouclierie faite dedans.
p^^^â^Ãois nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^ens treze, les affaires de France fe portèrent fort mal. Les
§, ^HiteJçji ^^P^^^hez en vne autre guerre nâauoient moyen nyloiÃrde
geois, amp;nbsp;le Con te de Tholoufe feftoit reuoltéj
il nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Ãeretiques, Alphons Roy dâAragon auoit leué vne ar-
tçfp ^^fler Jgj.â^^^^^^ufecours duditCôtefonami,voifin,amp; parant, aJaquel-fQ?ââ'ââiGaron nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^y^^^nees, amp;nbsp;iaeftoitleditRoy paruenuiufqLiesaMu-xoââquot;fquot;««
âeR nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;SJ^^nd les Comtes de Foix amp;: de Comminge auecques leurs
J nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;dâautant quâils eftoient parens amp;nbsp;vaffaux du Comte »
ieunefte de fon Eftat en armes. On dit que Par-
J^'te Ãqj^ ^^ues cftoit compofee du nombre dâcnuiron cent mille corn- fZzt^ c ny fç^ nbsp;nbsp;nbsp;Montfort negalloit pas ces forces delà dixième partie.
aiix ceT''^^ ^Ãociez amp;nbsp;cappitaines ne fe fians pas tant aux forces hu-
fe préparèrent à tous deuoirs de bons Clireftiens. Les
SaiC^^^ de L nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, dâAgde, de Lofdeue,amp; de Comminge qui auoient e- /âÆÂ«lt;â«gt; dt
^âJefchcz par leurs diocefains ,eftoient en noftre camp auec
^eti^ ^güerteq^^^'^^^^^^poiâtoient point les armes fur le dos,ils ne fiifoient ^^%ainoient point des efpees,mais eftans les deux armees Dewir dâE-f nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;prières trefdeuotes, fupplians le fouuerain
Itiiji H^âils P nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, de fe faire chef de fes foldats, dene permettre que
^ui ep nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;pour enfeigne de leur guerre fut vaincue, ny que leurs
tn nbsp;nbsp;nbsp;Kumaines lesfurpaffoient, triomphaffent deux,quia^-
cauf nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;efperance enû diuine bonté. 'Qifil hrypleut fefmou-
âice, de leurs prières, oraiions, amp;nbsp;vÅuz.Leurs larUics eurent p^».
vain guit, vn grand nombre dâhommes fut vain-de bons Chreftiens, amp;nbsp;lâherefie nbsp;nbsp;.
â ~ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;. ffereUMd
-^^âComminge turent mis ytsîncH':^.
^ââ«â nrinfè aucc
- fti-
nctv..
deThoulouiv,.»
Aragon y fut tué. La ville de x *
élâhommes amp;nbsp;ruines de maifons, la pluIpai v
i nbsp;nbsp;^^htté«2^^Sâ'^â^duomb.rc dâhommes fut tué du glaiuejôt encore p os g,-
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;dont il en mourut plus de vingt mille, amp;nbsp;ceux qui re c fg.
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;mourut en cefte battaille des noftres qu vn genti
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;quelques autres gentilshommes qui n eftoient pas eau
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;eftrc de grande maifon ny pour grade vaillance, amp;nbsp;n y
I ?â^^ithen5^^P^â^â^-^enozgesdepied.EttoutainfiqueleComtede Mont or I de ceft^^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;brauement gagnéceftebattaille,aulft feeut ilvferfort
1 des ^^'^oire, car continuant cefte guerre,il print toutes les vi es voi-1 Ã^^Pourcp nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;êc mefmcment au pays dâAgenois amp;nbsp;de Roueigue,
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Pentiffent mal de la religion, mais affin quâelles ne peufient
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;⢠Symon auoit en fon courage conceu vne grande cfpe-
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;amp;richefrcs,confiderant quâil auoit trop peu de biens
r ,, J^^^^defavertUjamp;ve nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;dâou il eftoif. dauantage i auo
'quot;Lilians feigneursjlâvn nommé Amaulry, Sgt;c l autre y mon
514
PHILIPPES X. AVGVSTE ROY 4â«
Ceilc bataille fut donnee lâan mille deux cens-treze, felon aucuns à Muret pres deThouloufe, amp;nbsp;felon dâautres à Muret viH^ Æ te atM e. (2omminge,veu quâencor à prefent on y voit vne chapelle fur vn mont voilâO de ladite ville, en laquelle eft enterre ce Roy dâAragon, nommé felon aucun^ Alphonle, felon dâautres, Pierre feptieme du nom fils dâAlphonfe.Ceqüic* temioigné par lâautheur de Phiftoire des Albigeois, qui fut du temps que co bataille fut donnée.
Enuiron ce temps là , fefleuerentà Patis quelques heretiqucSjdôntily^uo*^ quelques preftres, quidifoient amp;nbsp;fouftenoient, que la puiflancc duperetiurîgt; tant que la loy de Moylè fut en vigueur, amp;nbsp;dâautant quâil eft eferit, queleschO' lès vieilles font abolies par la furuenue des nouuelles ,iesvschri s
P4rif.
ntrebt^uff
Femme i
au temps que ceux cy prefehoient ces chofes. Et lors ils difoient que les SaCfO mens du nouueauTeftamêt auoientdecours, amp;nbsp;aduenoitle temps amp;nbsp;regned Saint Elprir, amp;nbsp;par ainfi les Sacrements dâEuchariftie, deBaptefmc,amp;autrc5 ceremonies nâauoient plus de lieu, ny efficace aucune, ains eftoit chacunIcuiC' ment purgé, amp;nbsp;fandifié intérieurement, ôc fans aucun ade interieur,parhg^ ce du Saint Efprir,pouuanteftrefauué par telle infpiration. Ils haufloientw ques au Ciel, la vertu de charité, amp;nbsp;lâamplifioient de telle forte, que ce qui trement eut efté péché, pourueu quâil fo fit en charité, cefToit dâeftre offence. Ainfi ils commettoient toutes efpeces de paillardifes, foubs ce beau mafquc^^ charité, promettans impunité de tels vices aux fimples femmelettes qu ilsdecc uoient, prefehans que Dieu eftoit bon, amp;nbsp;non iufte retributeur, félon quecW cun aura mérité par fes Åuures. Ges erreurs furent prouuees amp;nbsp;aucrees alen' contre dâeux, amp;nbsp;furent leurs procès faits parlâinquifiteur delà foy,amp; grands clercs de lâvniuerfité à ce commis, amp;nbsp;apres ce ils furent baillez amp;nbsp;de quot;nbsp;urez à la iuftice fèculicre du Roy Philippes Auguftc,qui les fit tous brullcuo tesfois il fit grace amp;nbsp;pardon aux femmes,amp; fimples gens,qui auoient dit eft) failly amp;nbsp;péché parlafeduétio defdits heretiques.Etpourcequ ondi oit quâils tenoient cefte opinion de ceft Amaulry herctique dont nous auonspat cy deffus, qui nâagueres eftoit mort, fon corps fut deterré amp;nbsp;brufle
LâancnfuiuantlaprinfedeConftantinopie, lâEmpereur Philippes gran a emftreitr tué my dcs François fut tué par Ancheraf ou Wittilifpach Comte Palatin, connut il fà ifoit femblant deluy vouloir baifer le genouil enluy faifà nt lareucrcnce-Et comme nous auons dit,Othon grand amy delâAnglois fils delafeurde e Roy dâAngleterre fut'couronné Empereur par le Pape Innocent troilicine, de fà lut mille deux cens-neuf. Ceft Othon eftoit homme plus courageux
OjPjofj changea bien toft,car incontinent il commença de le hair a mort, pereierexf r nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;⢠IIp JctCnîr
mmit. nbsp;nbsp;nbsp;re iniques a lâexcommunier, amp;nbsp;en plain Concile le declarer incapaoie ac
lâEmpire, amp;nbsp;à le depofer dâiccluy,auec commandement dudit Innocent den tenir pour Empereur, amp;nbsp;de ne luy obéir, quittant les fubietsdu ferment Æ deuoient. Othon alla en Italie, la ou il print la Romaigne patrimoine e glife Romaine, amp;nbsp;plufieurs autres terres, puis pafla en la Pouillc pour lapr dre fur le Roy de Sicile, en intention de fè faire en apres plus facilement mai ilyeufgHCf de toute lâItalie. Il auoitvnc armee, quâil entretenoit aux defpens des nn^ f nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;dâAngleterre fon oncle luy enuoyoit, amp;nbsp;ne faifoit pas la petite
AVGVSTE Kv, -
il auroir mis ordre aux affaires dâItalie, i,,
Pir J nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^îpout rendre à fon oncle,le Duché de Normanaiv
ferî f nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;prcdecefTeurs de fondit oncle, deuant que lâEm-
j lîç ^^P^tons d ^1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;he Roy aduerty de cefte menafTejpour luy chauÃ
)' du fig nbsp;nbsp;nbsp;i^ien prez, fit tant en tiers le Pape quâil déclara ledit Othon en- othon ixmr-
te ^^lüfcita nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;priué des infigncs Imperiauxjamp; les électeurs de lâEm
genees cà ? ^ugufte qui enuoya vers eux fes Ambaffadeurs pour fai-fciî^?^ vin^ nbsp;nbsp;nbsp;Empereur,Frideric ou Federic Roy de Sicile icune Prin-
do nbsp;nbsp;l^dit Ocftoit yffu de la race de plufieurs Empereurs ôc ia of-
Orage de 1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;voulu luy toilir le Royaume de Sicile. Voila
dl f nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;qui alla tomber fur lâAllemagne, la ou eftant allé leâ
Uçll . ys fils J» f^â^^Quné Empereur a Aix la Chappelle, puis venant à Mets, Fe^me eÃe» parlementèrent enfemble, amp;nbsp;fut entre eux renouâ ancienne amitié dâentre les Rois de France, amp;: lesiuftes poreurs. Mais tout incontinent nafquit vne nouuelle caufe de
Brctaignc, apres la mort de Geoffroy fon premier Artus, auoit efpoufé Guy fils puifhé du Vicomte de huo ^^ortdcf nbsp;nbsp;nbsp;engendré deux filles,affauoir Ãlix amp;: Marguerite. Guy
les à â^^^.^^n-fils Artus adminiftra fagemet ledit Duché. Ceux qui uuciefidè hsp'^^S^duD^T?^^ difentque premièrement la Bretaigneeftoit en foyamp;c ftca nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Normâdie, puis de la couronne dâAngleterre,mais nây
moins les Bretons veullent aduouer cela.Le Roy Augu-lie ^^^^afTadij^p^ânerte la Normandie, tourna ailleurs la temperte de la guer-fifLoches, que iâAnglois auoit premièrement defmo-leîe^^ dâA nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ne pouuant fourtenir fon effort fe rendit. Au contraire
la J PP^lEé à la Rochelle, reprint la ville dâAngers,amp; de co-^^^ntella, mais puis apres fe reffouuenant que câertoit la vil-prins naiffance, il fit rebaftir les murs, eftant appuyé
S ^â^Eié ôc intelligence quâil auoit contractée auec leVicom ' I ^Ue j nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Mauleon, amp;nbsp;Amaulry de Lufi gnan vaillans cheualierSj
Mt^^^^^Ãoisl nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;cesfeigneurs prinsen vne embufeade
rlols
hc cqj^ nbsp;nbsp;âi^efferent, IâAnglois perdit lâefperance quâil auoit par leur
aperte fut nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;beaucoup de mal à Ãugufte,amp;: ce qui luy augmén
erance defaffocier la Bretagne, dâautant çq nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Eien marriz du prefent Ertat des affaires,femparerent dâvn
Sai le nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^quel leurs forces venas par mer dâAngleterre auoiet ac
tçh 'â^°1 ^nuov / nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;y firent vn fort, ou ils mirent garnifon .1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;âââdé
vol.
ayant repouffé les Andois qui IV
qn ^^^yAuo-nft nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;p^rccuxquiletenoient,
e fouftien de fes guerres voulut côtraindrele^ le^ fran r nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;foudoyer quelques nombres de foldats,mais ils
ton^â^lloit hj nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;quâils ne le feroient point, amp;nbsp;ne le deuoient faire, fi
guerre: autrement ils eftoient exempts de telle trlt;ti»fGa uaenaffez par le Roy, quâil leur ofteroit les villes amp;
' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Royaume,ils furent contraints de faire ce qu il vou
A.nglois ne furent pas fi obeiffans à leur Roy que ceux cy, ny
PHILIPPES i. AVGVSTE ROY 41.
la do uceur de leur Roy fi grade que celle dâAugufte enuers ceux de fonRoya ^kterr^fffgt;ui nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;longues guertes que lehan au oit fupportees,rauoient cfpuife d argent
yzd'argent. nbsp;nbsp;nbsp;y auoit défia fix ans quâil iouiffoit de tous les benefices de fon Royf
Pretexte
[^{duis Je f/ijferen ^leterre.
dâEuefehez,quedâAbbayes,amp;Monafteres,dohtil entretenoitfamaifon,la ponce, ôc fes armes.ll exigeoit argent des riches Euefques,Moynes, amp;nbsp;1 roi gt;nbsp;difà nt, pour faire la caufe de (on exaction meilleure, que dâautant que duran vacance du fiege Pontifical de lâEglifè deCantorberi il nâauoit voulu receuo pour Euefque en icelle,Eftiennc homme de bone amp;nbsp;fà inte vie efleu parlesPi cefains, amp;nbsp;iacré SiC pourueu par le Pape, lâAngleterre auoit efté interdire. « Euefques chaffez amp;nbsp;réduits en extreme neceflité, fe retirerent vers Auguite, quel à la priere du Pape affemblà à Soiffons vne affêblee de Prélats amp;nbsp;Seigneurs de fon Royaume, pour aduifer aux moyens quâil y auroit deâpaffcr en Angici re contre le Roy lehan, pour luy faire la guerre comme à vn perfecuteur j Eglifes, lequel le Pape auoit excommunié, quittant amp;nbsp;rclleuantfes fubiets ferment de fidelité quâils luy deuoient. La plus part des feigneurs furent daou que le Roy deuoit mettre fur mer,vne armee, amp;: aller en Angleterre,vcuqnci
Anglois ordinairement amp;nbsp;bien aifeement paflbient en France. Qu ii iufte caufe de ce faire, tant pour y cftre cfmcLi par lâaLithorité du Pape, quepo^^^ remettre les Euefques amp;nbsp;autres Prélats en leurs Eglifès, dcfquelles ils auoien^^ fté chaflez par la tyrannie de Ichan, qui auoit efté excomunié par le Pape.Tous les feigneurs dâvn comun cofenteraent promirent à Augufte le feruice dclcu perfonnes en celle entreprilc,hormis Ferrant,ou félon dâautres Fernand ou Ferdinand Comte de Flandres qui auoit audit Comté fuccedé à lâEmpereur Baudouin Comte de Flandres (comme nous auons dit) lequel en celle aflcnablccle louant fur pieds, remonllra que le Roy deuoit premièrement rellituer aiixPf^' lats de France, ce qui leur auoit efté ofté, Sgt;c £âirc iullice à vn chacun, deuant quâaller en pays ellrange impoferles loix de iullice, amp;nbsp;de pieté, amp;nbsp;pour fonpar ticulier requeroit queîes villes de Saint Orner amp;nbsp;dâAire, qui auoient eftéoftees à fes predecelTcurs, luv fulTent rendues. Le Rovfe voyant picqué de celleparo
Comtf.
le,amp;: fentant en fa confcience quâil auoit tort, amp;nbsp;que le Cote Ferrand (ainfilap; pelletons nous dorelhauant) auoit railbn de demander ce qui eftoit à luy, duâ' piÃimiilatio nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;pour lâheure celle iniure, amp;nbsp;pour ne troubler parcelle demande,fon ardat
ferrMd ne y eut l'offre
CawteJe
défit fur lâAngleterre, luy fit fecrettement offrir la valeur de ces deux villes eJ deniers cornptans, felon lâcllimation quâon feroit de leur valeur. Aquoy néant-moins Ferrand ne voulut aucunement entendre, ains partit trefmaUontantdc la ville, amp;nbsp;affemblce de SoilTons, amp;nbsp;pratiqua fecrette intelligence auecqueslc Roy lehan dâAngleterre, pat le moyen de RegnaudComte de Boulogne, qui auoit promis vne fille quâil auoit eue de la fille de Guillaume Comte de Boulogne amp;nbsp;de Mortain à Philippes fils dâAugufte, amp;: de Marie de Morauie.
Jntellt^entes fufpeltef.
Lors eftoit ledit Comte Regnaud en Angleterre, amp;nbsp;parmy les intelligences de celle praticque, fut conclu le mariage de Marguerite de Flandres fceiirdeU Comteffe Icanne femme de Ferrand, auecques EmondDuc de Cornouaille, amp;nbsp;furent fiancez, mais non efpoufez, dâautant que ledit Emond mourut deuanda confommation de ce mariage.Ceux qui difènt que le Comte de Boulogne nc-ftoit point en Angleterre, ains fè tenoit en là ville, difent auffi quâAuguftead-uertydes ambaffades ordinaires que rAnglois,amp; ledit Comte fenuoyoient lâvn a lâautre, manda audit Comte quâil cull â fe déporter de ces menees d entre luy^â
ââ5
^Hlllpp^g 1. A V '-
^nglois. Le Cote iuroit fort amp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;qtic -
TScXoir dedans fa
tp fefponiiit qo nbsp;nbsp;nbsp;xA nttiin A'-
'Francjois, mais le Com nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^lla âeuant nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;_ j^irent en-
l nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fâ®'quot; ®â^°°Ãne^tehabitasdela^u^^ nbsp;JduRoy Au-
1 ttPh, â¢^âl*'â^^^^^lantdeuantBouloigo â Avenraverslescn nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;JVr contre 40e 4»xoj'',
I ^â¢,^'SW»Wimtéd«c«fteto»^^^6 deftxnees P^Lgufte
quot;'-âquot;l'eaueles nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;sdeïlandtes.Larm«^^^^
cW.'
.....
a«-»-
Cl^ f nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Il print les viuvo
Jçf nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^S^^llcfutfcmblablemêt prife,amp; rcu^
Gand quâil aflicgeapar quelque» l^^'^'^tiiiej^^â^^QîtitcdcBouloigne, Guillaume Comte dcSalilberi, *. l^^^lques autres Cheualiers ôc Capitaines dâAngleterre, que
*^poijfu etiuoyez au fecours du Comte de Flandres,vindrent par mer, fn Qn/^^^^^fuiuv ^.^*p®^^mtent les nauires du Roy de France, Icfquels ledit Roy
à Q ^j^^Ues au Dam, en intention de retourner ( incontinent quâil feft nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;P ? nbsp;nbsp;lâAngleterre.Dont neantmoins les Anglois lâcn garde-
quelques nauires François
^atiu nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;autres, Sc peu apres defembarque-
ftrr P^UrF nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;affiegerent par terre la ville du Dam ( te-
Ho nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Auguftejdcuant laquelle vint à leurs fecours le Comte
c«n«* ;Vii)ï***
poo nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;pîtis de gens quâil aiioit feeu Ãc peu Icuer. Le lt;r,
deCandjôc tira en toute diligence vers leDam
f^iis nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ennemis y auoient mis, amp;nbsp;apres auoir chafle lef-
Flamans qui cftoientaueceuxCce^qui toutefois ne fefir
^Ue [ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;f^s gensJil ordóna quâon mcit le feu au refte de fes n;
⢠\e n'
^tç^^^'^jaueg^^^^^^^^âQ^-^tigloisnen peulTent profiter, amp;nbsp;puis retourna laquelle, il fit peu apres appoinâement ^*quot;-
4e n nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;P^y^ Flandres aucuns noftages tant dudit Gand,
|â{{|^^erueill^ P g^s,Ypre Sgt;c Douay.Puis retourna en France fort faf-b nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;irrité,laiffant ncautmoins fon fils Loys en la ville de
Stç nbsp;affaire à f r nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Pâ¢5 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;vehemence que ledit Loys mefmes
de la fureur de la flamme. Il brufla femblablem^nt en nttndrts, F''^ysH nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Pâ^y5 Caflel. Dâautre cofté les Comtes Fer-
lia^ ^^Hifües nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;de Boulogne,tirèrent auecques leurs gens versie
J) ^Pfifoiïuigj,^â^^Dattirent chafleaux deSagetteamp;Collevvide,rame-iiay Matteren nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nominee Beatrix,fille dâArnould,
dit ^'^^Wir î^^^^âLâ^^â^cî^tauTournaifisjfe faifireiitde la ville deTour- sruÃemtns Fl Æ J 'Cela nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;grande partie des forterefles amp;nbsp;murailles de la-
qiijp nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ville de lâIfle, amp;plufieurs autres villes de
ûn nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;que f nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;foubs lâobeiflance amp;nbsp;pouuoir du Comte Ferrand,
Pfand J. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;F^ilippes retourna diligemment auecques autre puifi
P^âis ap Æ â^^pûnt la ville de LâIfle quâil pilla, amp;c ficcagea du tout, la en fey nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;flamme, a raifon du peu de foy quâil auo.it
518 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;PHILIPPES 1. AVGVSTE ROY 41.
troLiLiec aux habitas dâicelle, Sgt;c ayant laifle bone garnifon en la villedeDoiiä)') reftittie aux villes de Gand,Bruges,amp; Ypre leurs oftages, moyennanthlofâ me de trente mille marcs dâargent quâil en recent, il fe retira derechef vers
Royaume. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,
td Gattie ^nerrojee.
iâ ,lt;^nflois tontrele trait cois.
Toute la Gaule eftoit cependant embrafee de guerre. Le Roy lean d Ang terre bié aifs de voir que la tempefte qui eftoit appreftee pour venir tomber iu' Itiy eftoit allee fondre fur le Comte de Flandres, amp;nbsp;fe voyant pour 1 heureoe * uré de peur amp;nbsp;de danger lerefblut de mener au fecours defes amis Seconi^' derez les forces quâil auoit appreftees pour fe deffendre contre Augufte,casa^ uenant quâihle vint aftaillir.Come lâ Anglois fut pres du Dam,il apercent aulog de la rade de la mer vn grand nombre de nauircs,car pource que ce port n eftoquot; pas aftez grand pour receuoir la flotte des vaifteaux dâAugufte,vne partiedd^ natures eftoit à lâancre à lâabri des mOntaignes. lean cognoilTaiit bien quecj'^ ftoient des natures des ennemis,enuoyales recognoiftre par des foldats habi ' lez cnpelchetirs, quâil fitietter dedans des petits efquifs.Lors de bonnefortU' ne pour lâAnglois, la plus part des foldatsôc mariniers qui cftoiêt ordonezpour la garde de ces nauircs, eftoient defeendus en terre, les vns pour aller çueiir des viures,les autres pour aller à la picoree. Les loldats enuoyez pour recogno' ftre ces naLures,rapportans lâeftat auqu el ils eftoient,donnèrent courage acc'''' de toute lâarmee. Angloife de leur courir fus, comme ils firent fi brtifqtieinen' quâils prindrent lefdits nauircs, mirent en lâeau la plus part des foldats à : nia' riniers qui y cftoient,bié quâils fuppliaflentles Anglois deleurlà tiuerlavie.C^' Ãef- fait,les Aiiglois allèrent aflaillir les autres vaifteaux qui eftoient au port,ho'* il y eut vn long combat, dâautant que pource que le lieu eftoit fort eftroitjh . nbsp;nbsp;nbsp;grand nombre de combattans ne pouuoit aifément terminer lâafcarmouchC)
cependant les foldats François efgarez ça amp;nbsp;la en terre,aduertiz par les cris,b'quot;'' mens amp;nbsp;fuitte de leurs foldats amp;nbsp;mariniers de la venue des ennemis,accourü'
haftiuementà lcurs vailTeaux, ôc firent vnebrauerehllence.Maisd'itiwf'' que lâAnglois defeendu en terre de tous les deux coftez du port tourfflcntoi^ tuoit,amp;; aflbmmoit les noftres a coups de traiôfs amp;nbsp;de pierres,amp; quelesnauiKâ quailioints amp;nbsp;liez enfcmblc,à caufe de lâeftroilTeur dulieufiflentquelabat' e n eftoit comme terre/lre, les François ne peurent longuemét fouftenircf* les trancois. effort,ains apres vne grande tuerie faidle dâvne part amp;nbsp;dâautre ils furet tousp^â iufqties au dernier.LesAnglois bien ioyeux de cefte viôboire,prindret les leurs vaifieaux pour fen feruir, mirent les autres à fonds ou les brullerent,6t^ '⢠. mirent leurs gens en leurs nauires pour le tenir prefts de combattre le Roy Al' gufl:e,li dâauenture il vouloir venir au fecours des fies. Augufte aduertidecdh grande delFaiôle voulut mettre vne armee en mer, mais dâautant que ceh ftoit trop long,amp; quâil y falloir du temps,amp; de la delpence bien grande, il h 'lAngloisen femapout Vile autrefois à Cilatioitlarailon.Ce pédant lâAnglois palfaenGuy' Guynne. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;à fi^c^orda auec leConite de la Marche 1 vn des plus grans fcigneuj^
dudit pays.De là il alla par mer ala Rochelle, amp;prcnà t terre alla à Angers
nouLielles murailles.Les Poicleuins fufeitez par quelques An^loi^l^ reuolterent contre Augufte, Sgt;c fe rendirent à lean, qui fe voyant fortifie grandi de la reddition amp;nbsp;du fecours du pays de Poiólou, délibéra dâalleren^^ taigne, tant pour débiliter déplus en plus les forces des François, quepourû'' ftourner Augufte de la guerre de Flandres.
PHILIPPES X. AVGVSTE ROY 41. LIVRE X. 519
Le Duc Guy duquel nous auons cy delTus amplement parlé, contenoit les Bretons en leur debuoir amp;i. en lâamitié quâils portoient aux François, amp;nbsp;repouf-ûbrauerneni lâAnglois dedeuant la ville de Nantes, amp;nbsp;eftant decedee Con- . ftancefa femme, il auoit par lâaduis Sgt;c confentementdes Bretons, donnéfà fille vniquenommeeÃlis engendree de ladite Conftancc,à Pierre fils puifiiédc Robert Comte de Dreux Prince du fang Royal de France, comme nous a-uonsdit cy dellus lurlaiinde la vie de Philippespremier. Robertauoit en- i uoyecefien fils des quâil futparuenu en aage de congnoifiance, auxefehol-les aParis en intention de le faire eftudier aux lainéles lettres, amp;nbsp;dâen faire vn homme dâEglife, .à fin que fon fils aifiiéeuft tout le bien paternel. Mais Pierrevoyant ce beau mariage offert, auecques vn beau Duché lailTa la robbe nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1
longue, amp;nbsp;les lettres, amp;nbsp;les ordres quâil eftoit prell à prendre,amp; fe maria.LâAnglois retourna derechef deuant Nantes, pillant ôc o-allant le pays, mais Pierre â⢠j 00 ureuxmarie nouuellemêt a 1 heritiere du Duché de Bretaigne auecques les Dreux dut lorces dudit pays marcha a lencontre deluy,amp;au commencement dcflitles ^oglois, amp;nbsp;les mit en routte, mais comme il les pourfuiuoit trop inconhderé-^ent,ilfiitprins nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^lâAnglois quilâenuoya prilonnier a Angers.Laprin-'
ledecePrinceellonna les courages des fiens,mais ils furent refiouiz amp;nbsp;recrcez âivnnouueaufecours, carie Vicomte de Touars oncle paternel delà ducheffe â ^1^5 )lt;iuittant le parti de lâAnglois, falla rendre à Lois fils dâAugulle, qui auec vnearmeeeftoit en Poiôlou, pour reconquérir ledit pays contre lâAnglois qui
oitcependantdcuatlechalleaudela Roche au Moine alfis fur la riuiere de -^ffgedelaro tenoit affiegé,non tant pour efperace ou defir quâil cull de le prêdre
9^cpourtoufiours dellourner Augulle de la guerre de Fladres, la ou fe iouoit egros ieu. lean abandonnant ce tiege, amp;nbsp;ne fe fiant pas beaucoup à la foy des oideuins,voyant aulfi que ledit Loys efloitlà pres enPoiôlou,leretiraà An-
lors Lois reprit ledit pays, fiiûnt punir les principaux autheurs de ceux S^iauoient confcillé les Poiéleuins de fe rendre a lâAnglois.
Ferrand Comte de Flandres preiioyant les grands affaires quâil elloit taillé Apporter,au moyen de la guerre par luy fufeitee cotre Augulle,amp;cognoif-â^â ^t^iiefes forces ioinôles à celles de fes confederez,nâelloienr fulfilà ntes pour attendre celles dudit Roy, enuoya les Ambaffadeurs vers lâEmpereur Othon cnnemy des François, amp;nbsp;grand ami de rAnglois,lcquel lors elloit en là ville de AxbChapelle en Allemaigne. Ces Ambaffadeurs negotierent h bien auec luy Ihiuât îa charge quâils auoiét de leur maillre, qu'Othon leur promit de fe trouver aulTi toll que le Roy Augulle, au pays de Fladres. Il affembla le plus de for-cesqu il peut,entre lefquelles il auoit les Saxons. Le nom de Federic fon corn- ^rmfedâo-petiteur nâelloit alors encore fort cognu de deçà tant pource que ledit Federic lt;;ftoit fort ieune, ôc nâauoit par aucun beau faiôl elpandu là memoire,que pour cequ il fe tenoit en fon Royaume de Sicile lointain de ces pays feptentrio-naux. Le Comte de Flandres accompagné du Comte Regnauld de Boulogne, nbsp;nbsp;nbsp;, â
Jr Irin- , nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;f 1 T' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;duco-
Qu Comte de Salilberi, amp;nbsp;du Duc dcBrabant fe meit enlacampaigne, amp;nbsp;de tedetlddres prime arriuee allèrent affieger la ville dâAire, dont neantmoins ils furent contraints de leuer biê toll le liege par la venue dâAugufte,qui venoit à grade puif-lance, de loin furpaffant les forces de fes ennnemis, amp;nbsp;à celle occalion ces fei-gneurs fe retirerent plus auant dedans le pays de Flandres, attendant la venue- /Joj Au^iiÃe del Empereur Othon,qui délia elloit en chemin.Dâautre collé AUgulle aduer-
510 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;PHILIPPES X. AVGVSTE ROY 41«
tidufecours qui venoitâfes ennemis, pour plus grande feurtc feretiraycrsl^ Tournailisamp;fe logea dedans la ville de Tournay, ou il auoit délibéré dattefl Comte Ferrand amp;nbsp;les liens . Lefquels aduertiz de lâarriuee dudit pereur Sgt;c mefmes quâil eftoit défia pres de Valenciennes lây allèrent trou^ amp;eftans toutes leurs forces vnies, amp;nbsp;all'emblees, tirerent vers Tournay,
San deÃf ctmb^rire.
Hiinnut,
eftoit/iugufte attendant ce que les ennemis vonloient faire. LâEmpcrcurd^ logcale premier amp;nbsp;lâalla camper pres de Mortagne, en vn lieu bien fort cniH ron à huiôt mille pas loing des François. Augufte dehroit combattre fonc^' nemideuantque lesforcesde fesconfederezfe ioignilTentà luyjdaiitantqi!^ tous lesiours luy venoiêtnouuelles forces dâAngleterre,amp;dâAllenraignc.Lc'' ncmi ne vouloir point manger de la battaille,fe tenant toufiours clos amp;coV uert dedans fon camp, dont Augufte voyant ne le pouuoir attirer au comW ; entra dedans le pays de Hainault, mettant le feu par tout, de la retournât Tournay au mois de luing de lâan mil deux cens quatorze. La citât aduertiju^ lâennemi eftoit dcflogé de fon fort, il le fuiuit incontinent .LâEmpereurtnlo lèmblant de prendre le chemin de lâIHe amp;nbsp;de vouloir empefeher les Fraçois , entrer mais il auoitvn autre delTein en fonefprir, ôc comme il y eut entreiÃ
amp; le Roy vne petite riuiere, amp;nbsp;quâil euft au bas dâicelle trouuévngue,pâ' quel il fit pafter fes forces, deuant que le Roy f en apperceuft, il rebrouftato court chemin contre lâopinion ôc doubtedes François, quiauoient délia pehhtrat'ton p^fibr partie de leur armee furvn pont drefle fur cefte riuiere. Et pourrompf^ d'othon. aux François leurs defteins amp;nbsp;les ilTues dâiceux, foit quâils vouluflent donner
lâIftc ou à Tournay il auoit délibéré de les aflaillir a lâimprouiftefur leurpalb ge de ladite riuiere,eftâs ainfi feparez par icelle deuat quâils fuflent tous pa le FMteioiaits enfemble. Peu fen fallut que le Roy ne fit en cela vne grande rau
quâil ne donnaft à Othon la fin de fon deflein, car cependant que fon ariuee paflbit le pont de cefte riuiere, luy eftant las du chemin amp;nbsp;du trauail, Stde hafte, amp;nbsp;tourmenté de la chaleur du Soleil, fe mit à dormir fous vnfrefntj'y^*^ eftant efueillé par les fiens,qui luy dirent quâil falloir ou fe preparer au co^° â orMpon a nbsp;nbsp;OU prcdrc vne fuitte hôteufe,il comanda de fc tenir prefts,ce pédant quift^?
otnifon à Dieu dedâs vne eglife prochaine,en laquelle il entra,amp; y ayâtrait^ fbnoraifon reuint auxfiens,au{quelsauecvnioyeuxvifigemonftrantvnprf^ fà ge amp;nbsp;augure certain de fia victoire future il dit .Mes amis ayons bon coirf^ nâayons point de peur, ayons lâhonneur deuant les yeux, amp;nbsp;la crainte de premièrement, auquel nous nous deuons recommander. Nous auons a corn battre contre vn ennemy codamné amp;nbsp;excommunié parlâEglife, amp;parfesnj^^ chancctez feparé delà troupe des fidelles. Ayant dit ces parolles, il ceHtrfÃnejpe ceux de lâauantgarde qui auoient défia pafte lâeau, quâils euflent arepaü^ mefmc endroit, ou lâEmpereur auoit pafte à gué, amp;nbsp;quâils euflent le dos lâennemy qui auoit le vifage tourné vers eux, amp;nbsp;quâils lâallaflent alw^ auec la mefme finefte que lâennemy les penfoit aflaillir. Le Roy ayant fte inftruClion aux fiens monta incontinent à cheual. LâEmpereur eftoita a taille de fon armee, amp;nbsp;dcuantluy y auoit vn chariot, furlequel eftoit elle^ ⢠cornette,en laquelle eftoit grauee vn Aigle dâor ayant les deux griffes lut le dâvn dragon horrible iettans flammes par la gorge. Galon de Montignv'â du pays de Vermandois, lequel eftoit braue amp;nbsp;vaillant gentilhomme) toit deuâtle Roy Augufte fa cornette, qui eftoit lâAuriflammetireedeltp^^^
^S^tde p'^j. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;dâOtliô eftoit mchee par le
QBoulongne. Lâaiiantgarde du Roy
tQ \ ^I^ol L p^^^^â-îcdeBoLirgongne,amp; lâarriegarde par Gaultier
Y ttiarcha droit contre lâEmpereur, amp;nbsp;du commencement l nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;P^fle I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;pasjamp;laifl'oit couler le tcmps,attcndant que ceux qtfi
trouuéle guc,amp;aflaillità doâles Allemans,leG Ã¼Æ nbsp;nbsp;nbsp;de pg nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;loing, Sgt;c craignas dâeftrc furprins par derriere, com- ^â^e/ *
SqE? fut nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;petit, amp;nbsp;de fe retirer en vn lieu vn peu plus elle-
tournèrent le dos au Septentrion Sc quâils -eurent le nbsp;nbsp;nbsp;.
que câeftoitenuiron lâheure de midy.Les Cliam
Içj yâ^Uratt5 nbsp;nbsp;nbsp;apx Soiffonnois, lafeherêt deuant cent cinquate genfdâar-
tirer les ennemis au combat. Les Flamans
^Uç nbsp;nbsp;nbsp;fi Ei nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Ferrand mefme les receurent fi brufquement quâils
Peft FI nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;demeura pas vn. Ce qui rendit bien fiers, amp;nbsp;or-
^ttians amp;:Hannuyers,amp; rendit Gaultier Comte de Saint Fol fufi
(iJp^^^foDpâ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;lailTez cruellemct tuer, mefmes deuant la bataille il a-
à c
K ^^^eutn nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;auccques les ennemis' amp;nbsp;de leur man-
^ach^^^'^^plüU r nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;amp;ordonnoit en noftrc camp. Lors le
fon a nbsp;nbsp;nbsp;Flhonneur amp;nbsp;de ion cftat que de fa propre vie,al- »Ã
le receurent brufquement. Ferrand faifoit fort bien
ÆÆfiens de confeil, de mains,de bras, amp;: de prières amp;nbsp;les U J nbsp;^fté br nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;en leur remonftrant que parles François leurs villes
fint^ de 7^ piilees, leur plat pays dâeftruit amp;nbsp;leurs biens emportez, de leur patrie,affin quâils ncrecheuf-feruitude, ôc ne vinfTent à tomber foubs la puifTaneç dâau-SoilTonnoisjles vns fort renommez pour les beaux
itjOrient, amp;: les autres pour lâhonneur amp;nbsp;luftre de pQ^l^Ursc^ P°5ââ-les beaux fitits de leurs anceftres, ne vouloient permet-^â^portafTcnt la vidoire fur eux. Gautier Comte de Saint
fi'o nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;âtroupe de gens de chenal, faifant vne grande feneftre à tra- p'X
con^F nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;allaaflaillir par les flancs, ce pendant que fur le
ôlt; le nbsp;nbsp;â^â^illammêt auecques vne grande efperance de la vidoire.
lîiv nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;celle bataille touchoit plus quâà nul autre,alloit deçÃ
collé tântoft dâautre tantqfl combattant contre vnenne-vacquerà tant de chofes, la nbsp;nbsp;nbsp;*
fico nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;11 ^^evoy oit aucun bon fuccez de celle bataille nyau-
5 Car il a nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;firopereur mefme bien empefehé ailleurs ne le pou u oit
yens, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^âCit a foullenir lâeffort de ceux dâArras, deBeauuais, amp;: dâA-
Françoife choifi neufbraucs gentilshom-
G5 7°^lcuîej^ nbsp;nbsp;nbsp;garde de fa perfonne ordinairement pres de luy,lef-^«A
R nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;gardèrent, mais auffi cuiderent apporter la mort à O-
1p, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;vififT« ^^^andé aux fiens, que lailfans tous autres,ils tiraflent droit . nbsp;nbsp;nbsp;.
Icufd autant(difoit-il ) que le Roy ellat tue,ils recueil ® toutela vidoire.F es Allemans aulfi voyans de loing lâAu-icelle lâendroit ou elloit le Roy ne tiroient quâÃ
X iij
51X nbsp;nbsp;nbsp;- PHILIPPES i.'AVGVSTE ROY 4?
C4 J Xycu nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;leurs pLiyes,amp; trauaux,ains cberchoient feulement par leur mort
vne honorable viótoire amp;vn grand honneur. Les gentilshommes quieftoienr au tour du Roy pour (a garde commençoient de falFoiblir, nepouuansfiloH' guementfouftenir Iâcffort amp;la fureur des Allemans,amp; defiaonvoyoitbranflcr rAuriflamme,amp; tantoft bailTer,tantoft haulfer, qui eftoit vn ligne quelesafr portoiêtmalamp;quâil auoit befoing dâeftrefecouru.LorsRcgnaulu Comte de Boulongne ayant repoulfc Eudes,ou Odon Duc de Bourgongne,^ voyant la troupe du Roy defcouuertedâvncofte, voulut donner dedans, laallà illirle Roy:mais en eftantbien pres, on dit que comme ayant eu frayeur de la prefêce du Roy tout ainft q dâvncchofc diuine,il fen retourna tout court» io»r 2^ venant à aftaillir Robert Comte de Dreux,il fut prins. LeComte Ferrand qui Eeftoit donné lâEmpire de la France,amp; qui penfoit bien en eftre Roy, comme 1 pour luy feul lâEmpereur amp;nbsp;tant dâautres Seigneurs euflent combattu,amp;queU rr-wfe nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;guerre le fit pour luy feul,failbit tout ce quâil pouuoit, nâelpargnant ny ûper-
f«rlt; lu lbnnc,ny celles des liens. Car délia les ennemis auoient entre eux partage,Æ Â«Bfw»/. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;le Royaume de France, en failà nt mourir le Roy. Ils auoient dcftinciC
nom de Roy amp;nbsp;la ville'de Paris capitalle du Royaume au Comte dcFlanrlreS dâau tant quâil eftoit ilfu de fang royal,quâil eftoit grand fcigneur,amp; vaillant Capitaine, amp;quâil auoit mis vnc grade armee en campaigne,amp;: auoit de fes deniers fouldoyé,^ entretenu lâarmee de lâEmpereur.La Guyenne Si laNormandiee-ftoient deftinees au Roy dâAngleterre, amp;nbsp;au Comte Regnauldnon feulement fon Comté de Boulongne, mais aulfi les pays de Laonnois amp;de SoilTonnois. A Othon,la Champaigne amp;nbsp;lâvne amp;nbsp;lâautre Bourgongne, Ferrand eftoit vngrand Cappitaine, amp;nbsp;les Flamans amp;nbsp;Hannuyers fe monftrerêt biê dignes dâvn tel end c^^hattans vaillamment amp;nbsp;fouftenans en diuers endroits les efforts des enne-fureur, mis. Lâclperance Si la fureur qui font deux puilTans amp;nbsp;piquans aiguillons pour faire entreprendre chofes grandes animoit Si cncourageoit leurs courages,qui fortiffioient leu rs corps,li quâils vouloiêt ou vaincre,ou fils cftoientvaincus,! c-Pefefpow de Rj-ç nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;camjge des ennemis.Ferrand ne feftoit fortiffié des perfon-
ncs ny des mains des fiens, mais corne il vit quâapres auoir fait ce quâvn grand Capitaine peut faire,la fortune fe monftroit cotraire à fes deffeins,amp; quclcsru-fes,forces,amp;cntreprifcs de la guerre ne pouuoient rien ftruir ny proffitercotre la volonté du ciel,contre laquelle ne peut refifter la puiffancchuinaine,ilfemit à faire le vaillant fbldat,amp; combattant hardiment fouftenoit les fiens, ôdaoud voyoit le plus dâaffaires,^ les fiens le plus chargez,il y accouroitlesfecourir,^ f'^Uunee de toumoit les ennemis contre luy.Et cognoiflant bien quâilnepouûoitvaincre,» â ; 3e(]roità toutlemoins mourir en combattant vaillamment, amp;nbsp;venger amp;nbsp;vendre bien chèrement fil mort en faifiint deuat luy,des grands tas des gés du RoV» laiffà nt aux Françoisamp;à leurRoy la viéloirc quâils gaigneroiêt,plus clicreqnirt Sirefolutlon nâeuffcnt defiré.Son cheual eftantblefle foubs luy,amp; le^cntantraourir,ô^tom-bcr,il mit foudainement pied à terre ,amp;cftant charge de coups, amp;nbsp;dephyes,^ tout rouge de rauines de fiing il lembloit ne fefmouuoir ny de la douleur^ vérrur^. * â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;mal,ny du fpeéVacle de fes playes fiinglantcs,ains tant quâil peut fe tenir de-
bout,amp; tenir les armes au poing, il combattit.
En fin eftant enuironné de toutes parts,amp; iette par terre,il fut prins parH^ rw4»lt;Z rtt nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Marueil, qui en recompenfe, eut la fcigneuric de Villcbois en Augou-
mois, laquelle à toufiours depuis demeuré cnlamaifo de Marucil.LesFbm^
PHILIPPES i.â AVGVSTÃ ROY 41. LIVRE X. 515
CcHannuycrs,qui reftercnt fe fauueret à la fuittc.Dont bien leur en pHnt,car les François qui combattoicnt de ce codé là , amp;nbsp;fur tous les Champenois, choient allez au fecours du Roy, qui eftoit tenu de bien pres par les Impériaux, les vns defquels auoient bien vertement chargé ces gentilshommes qui gardoientlc Roy,les autres le chargeoient, Sgt;c lâauoient délia porte par terre. Pierre Comte dâAuxerre coufindu Royjcquelfcomme il adulent {ouuét en ces malheurs des guerres ciuiles)eftoitfufpcól à lâvne amp;nbsp;à lâautre armee,dautat que Philippes fon frereauoit efté tué du cofté deFerrant,pource que à mere eftoit prochaine parente de la femme dudit Fcrrant)auec fa troupe louftint lâeffort des ennemis,cc pendantquâvn autre Pierre furnommé Triften defeendant de cheual,furicclluy monta le Roy porté par terre. Et tout ainft que les ennemis auoient tous coniu-rec amp;nbsp;iurec la mort du Roy, amp;nbsp;ne tendoient quâà luy, ainfi vne troupe choifie delanoblefledcFrà ce,du courage,des yeux,amp;des mains chcrchoit lâEmpereur comme fi elle euft mefprifé les autres perfonnes de moindre pris, amp;nbsp;fe faiîà ns y-ne grande ouuertLire à trailers les ennemis,feirent tant quâils paruindret iufques ^luy.Guillaume la Barre braue cheualier,ébrafla lâEmpereur au foyedu corps, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;-
voulut porter par terre. Girard Scroph mettat la main a 1 elpee, en dona vn chtrthé. gfandcoupdedanslâeftomacde lâEmpereur, maisfoncorfelet empefeha qu'il cz-
'utnyphyeny fang,amp;que le coup nâentraftdedà s le corps. Comme Scroph vculi: redoubler,fon chenal eftant blcfle au front, f eftonna, amp;nbsp;prenant la fuitte, tira Ion maiftre hors du côbat,bicn que Pierre dcMauuelin fit tout cc quâil peut pour le retenir par la bride. Depuis cela aucun ne vitOthon au front,car il corn- ilsâenfnifi tticnçadefuir.Thomas de S. Valier accopagné de 50. chenaux, ôc de deux mille lâOnshomesdepied,fouftint lâeffort de iept cents chenaux Brabançons, quile chargèrent,amp;les tua ou print tous fans perdre fur lâheure des liens quâvn feul homme,leqiiel eftant puis apres trouuéblefle entre les morts fut fi bien penlé tju en fin il en guérit. Regnanld fut le dernier qui peul t eftre vaincu,car voyant ^tsautresoutuezou mis en rontte,il euft bien peu en fuyant le fin Lier mais il ne pcult iamais fe refondre à prendre la fuitte, ny à fe charger de celle honte, bien lt;]uedeuant quâils vinflent aux mains,il auoit efté dâaduis contre lâopinio de tous
ils ne deuoient point combattre. Et comme cela le mit en lâendroit de quel-⢠qties vns en opinion de conardife,amp; des autres, de trahifon,il dit: ie monftrcray . auiourdâhuy par lâeffort de ma main,ma foyamp;mô intégrité,puis que ie ne fuisny ⢠efeontény creu en ce lieu.le puis feulement fouhaitter non donner vn bon fuc- jebitn, » cez de celle bataille, mais ie pnis'bien promettre ce qui conlifte en moy, amp;nbsp;qui . en depend.Lâchnemy ne meblcflera point par derrière,en me voyant fuir.Q^il » nie frappe hardiment au front fil peult. Que lâil me fault, il fen trouuera mal,amp; Jt » llhJe faux que ie meure dâvne mort villaine,amp;:malheureufe. Lors il ordonna
de telle façon vn bataillon degens de pied en forme triangulaire,que faiGnt les pointes loing lâvne de lâautre,!! lailTavn grand interuallc entre deux,dâoù il peut félon les occafions quifeprefentoient,courirfurles cnnemis,auecques vnebo- orJonuMu netroupedecauallcrie,amp;feretirerquandilvoudroit, affin quâeftant ainlî fon bataillon dreffé en triangle,lâenncmi nâeuft moyen de donner par le derriere, amp;nbsp;affin auffi q les gens de chenal peuflent fecourir les gés de picd,amp;Ics ges de pied ceux decheualjle fccourans mutuellemct les vns les autreSjamp;aufti que de qlque coftcqlâéncmi fe tournaft,il lâeuft en face.doc par les collez ouucrts il enuoioit fcstropcs,quà dilenvoioit eftre têpsamp;bcföin,amp;quadelles ciloiét chargées il les
PHILIVPES 1quot;. AVGVSTà ROY ÿ
retiroit. Celle rule amp;nbsp;tróperie duraalTez longucmet fans aucun elfed,^^f que fix brauesClieualierSjVenasfurieufcment courir fus à Regnauldjlvn F^nitit, ' nomméCinelou Cinicres,ellantparRegnauld porté de foncheualparterrCj contraint de combattre à pied, cependant que les autres regardoienteep» temps, ledit Cinicres ou Cincl donna vn grand coup defpee au ventre diij cotedeFeuâ ual du Comte dont il tomba dclToubs. Là accourutvn grand nombre a lgt;^nedefflt;fiSl nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Jj troupe du Comte mife en routte,luy leuc de delToubsfoncheu*^â
amp; grand debat f efmeut entre eux à qui auroit la gloire de la prinfe du CoHit® Sur tous Gaultier de Fontaines, amp;nbsp;lean Robert vouloientauoir cefthonn^ amp;nbsp;le dernier de tous furuint lean de Neelle qui elloitvn fort bel homme fige amp;nbsp;de corps,mais non fi vaillant que les autres, car comme ceiourlit eut acquis quelque honneur,ilnâauoit rien faiél dont il en peut rapportât
le eousird yeult atioir le guerdon des yeillitns.
Comte de Foulon^nt fris.
Fainte dudit Comte,
rilioire entière.
pas tant feulement, parmy les autres vainqueurs maisaulïi faifantlebraiif fapprochantdeplus pres au Comte,voulut mettre la main fur luy,amp;aimM. ledit Comte elloit fon prifonnier. Cell homme couard amp;nbsp;poltroneult maillre de celle dilpute contre les autres Seigneurs, amp;nbsp;là bonne mine eu monté la valeur des autres, fi vn gentilhomme nommé Varrin 1 vn des pW» â uoris du Roy,amp; grands feigneurs delà Couramp; homme vaillant,braue, lag^»^ droitturier y luruenant, nâeull vuidé ce dilferent. Il pria tous les Seigneurs Ibldats la prelcns dâauoir bon courage, amp;nbsp;de falleurer que le Roy recoinpcw roit vn chacun felon fon merite.Le Comte fe rendit al uy, citant leue, amp;nbsp;tire de delToubs fon cheual, on commençoit de le mener au Roy, quand appetf^ uant de loing Arnould dâAudenarde vaillant gentilhomme qui venoitawthe cours auec vne troupe de bons hommes, il le lailTa tomber à terre comme cÅur luy eut failly,amp; commefil le fut efuanouy,amp;que delalTetéjdctrauauo demalilnepeutpalTerplus outre. Ceuxquilemenoient cognoiflansquecc' lloit vne feinte,amp;quc leComtcauoitfait celle mine quand ilauoitvcuvnnoU' ucau fecours approcherpour 1 u y,le montèrent foudainement a cheual Yeiu menèrent diligêmét au Roy,car défia le bataillo duCote drelTe en triangle aya perdu fon chef felloit allé ioindre audit Arnoul.Les François ne pourfuiuirea' pas beaucoup les cnnemis,pource quâilsvouloiêt garder le gradnobre de prilââ'
î^e^ quot;nTon fîchcs quâils auoiêt pris amp;nbsp;quâils auoiêt cobattu depuis le midy iulquesatt mers. nbsp;nbsp;°â* foir. Voila la ionrnee du pot de Bouines, ainfi ell appellé le pot,oii elle fut
nee amp;gagnee par les François. On dit quâil y au oit cent cinquante millelioiâ mesdepied cnrarmeedelâEmpejeurlenobredeceux decheualnefefçaitpaâ au vray, bien dit on quâil y mourut mille cinq cens Cheualiers, qui pour leurva corwwf nbsp;nbsp;leur auoient par lâEmpereur ellé honorez du tiltre de Cheualerie. La cornette
d Otho frife nbsp;nbsp;nbsp;ppfyjpereur ou elloit celle Aigle cy delTus deferite fut prinfe,lâEmpereurmja
enfuitte, amp;nbsp;trente feigneurs prins prifonniers entrelefquels futle Comte e SnlifFpri R po-n^nd Gnmre deRoidofTne fut enuové en Dtilon aPeroniie,^
Ferrand a Paris au Ãhaftel du Louure, que ledit Roy AugufteauoitfairU Æ tant pour mettre fes tiltres amp;nbsp;Pancartes que pour y eraprifonner lesgran s Seigneurs, amp;nbsp;pour ce que lors câeftoit lâvn des plus fuperbes baftiraensdc duioHwe^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;î lâappeila au langage du temps, le Louure, qui cft comme qui agt;'
roitrÅuLire quafi chcfdâÅuure.Lcs autres prifonnicrs furet cnuoyezendiucf' fes prifoiis.Les Annales Flamades difent qucle Cote de SauoycfutpareilleUict
^lï ÃT
Ptifn. AVGVSTE ROx ^..
Qi.â i ^^^Qhtö te pj-J nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Arnoul dâAudcnarde Zc Baudouin oe v-
let J'^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;furent les Ducs de Brabant amp;nbsp;de Lambourch, amp;nbsp;le
bataille fut donnée le vingt-cinqiiieme iour de luil-
de PI 5^^5~lt;iuinze amp;: apres icelle le Roy confifqua a fa couronne îy^'Sle nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;AnJracc»
^^gleterre eftoit cependant aux efeoutes en fon Royaumcj kk eftoit nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;toutes les façons dont il fe pouuoitaduifer. Autres di-
Bouâ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;f nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;dâAugufte.Laperte de
^per nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;perdre plufieurs bons amis, amp;nbsp;luy donna vn niau-
ïpe, nbsp;nbsp;nbsp;fe rtefterent eftoient ou faintemeiit fes amis,ou fe declarant ^-f tires
^ti bon^^ I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;y vns pour ne pouuoir fupporter fes tyrannies, Sc
fs f Ws gt;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;leur patrie aflligee, amp;: les au très dâvn mefeontente-
^Cre nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ej^ ^ âââ Uoient pas les honneurs dignes de leurs valeurs amp;nbsp;merites,
quot; tîii/'^^^^tPeQt ^^^^^^niataffedionnez enuersluy,tendoiéntà vnefedition l^ites^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;tyrannies,cruautez amp;nbsp;iniuftices. Ce qui eft le couftuâ sMire Jet
hb î fort nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;tyrans, Sgt;c mefehans Princes. Ce changement dâaf-
^Uef^^l^^pee nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;amollitlecueur, amp;ledi{pofaa receuoir volontiers la
gat vers les deux Rois, qui les d fpoferent ü bien d /lean 1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;trefues pour cinq ans. Car Augufte eftoit las de la nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'
aptes ?8^uit de fon Gofte. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;⢠lesdeux
Hti n trio nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;tlu pont de Bouines.alla a Paris menant auec foy
Comte Ferrand lié enferïc, amp;nbsp;à lâoccafion des fers fâkh' iambes il eftoit porté en vne littiere fur deux ehe-^'Ãâ-ùUqc nbsp;nbsp;nbsp;voyoient fe mocquoieiit de luy, amp;nbsp;pour luy faire defâ pif.
fuu nom, amp;: pour ce que deux cheuaux qui eftoient fer-difoient, que deux ferrans portoient le tiers Ferrand,amp; recognoiftance de tant de belles vidoires que la ^ftue Augufte auoitgagnee fur Ferrand, au
'*'^^l^dle Ãi^ nbsp;nbsp;auoit deftait quelques Anglois en Poitou, Augufte fit
Senlis',laqueile il nomma amp;nbsp;appelb no-
Voy 1âAkj nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;icelle mit Religieux de lâordre de Saint Auguftin
telL^^^^ktetr r Saint Vidor lez Paris.Quelque têps deuat, au retour du
PetitstourmétalesEglifts defonRoy^me,priuaaucuns I 6c nbsp;nbsp;°â''^«eres, print plulieurs terres des Eglifes lur tout leurs
Rentl nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;annexa quelques vns à la couronne, amp;nbsp;en donna
ffth ^%don nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;qui lauoientfuiLiy enfesguerres. Et en recom-
Hâaâils f nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;tlt;rres vagues S)C roturières aux Ecclefiaftiques, Ã
^gj^^^^ötbef^-j^'^p^tiiroicnt certaine fomme de deniers aux Rois lors quâils en (jüây ^Arriçj.g^ ^ââ¢^^tnoyende Roy remit fus fa gendarmerie ordinair
deuint pour cela fi mal voulu des Ecclefiaftiques, tïi^î T nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ietterent leurs fulminations fur luy. Ce qui j^éworlt;/j
j^â^Qfos,que fi de la en auant quelque chofe luy fuccedoit
Mlé plus nbsp;nbsp;procedaft de punition diuine, pour auoir fpolié les gens
biens. Dont eftant fur le point de donner la ba-
^^dansf?filandres, au pont de Bouines, il fe mit en trefdeuot- r«z» figlife cy deffus mentionnée, amp;c là promit à Dieu, de rendre
biens, fiefs amp;nbsp;domaines, ôc de baftir vn Temple Ã
la vierge Marie, moyennant quâil plcufl à fa diuine bonté luy donner re contre les Flamans. Ayant gagne la victoire amp;nbsp;prins le Comte, il ne reftituer aux Ecclefiafliques, leurs biens, amp;nbsp;de ballif pres de Senlis, lafufdi Eglife a la vierge Marie quâil appclla N offre Dame de la Victoire. Il renditaj*^ Ecclefiafliques leurs fiefs a la charge quâen temps de guerre, ils fourniroient camps de chariots pour porter les munitions de guerre, les viurcs, choks neceffaires pour vn camp. Ils continuèrent cela pour quelques temfâ mais apres fe fafchans,amp;plaignas de la vilité de leur condition,ce droit de fouj nir des chariots, leur fut commué en argent, amp;nbsp;fut dit quâils contriburoient là en auant à la folde des Bans [amp; Arrierebans. Mais auffi fe plaignans de cei contribution, amp;nbsp;nepouuans longuement endurer à leur col, le iougdâvnelt^ iiitudc, ôc dâvn deuoir, ils fe difpenferent à la fin de toutes charges, couruees,». contributions, amp;nbsp;fe faifms de iour à autre, riches, achetoienttoutcequidllt;â*^ leursricher nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;forte quâils fe trouuerent maiflres des plus beaux lieux de UFrJn
ce amp;c efgaux en richeffe à la couronne des Rois. Lefquels ayans longuctnetto-leré cefle immunité des gens dâEglife, vint Philippes le Bel qui impofa fureux, vne dccime, de laquelle ils crièrent tant que cela rut en partie caufe, quekP^P^ Dfowwf« nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;huiélieme lâexcommunia. Et ayans noz autres Rois continue
tilts.
amp;i quand la neceflite les a preflez ont recherche leurs bourfes iufques au
Il ne (era hors de propos de racomter que les chroniques difent, que laview^ ComtelTe de Flandres mere de Ferrand qui vfoit de Fart magic que, vnpeudÃ' uant ladite bataille du pont de Bouines, voulut fçauoir par ledit art, qu elle!Æ-roit la fin amp;nbsp;aduenture dâicelle, amp;nbsp;fit lès forts Sgt;c enchantemens, à la façon de ceux dâElpagnc, dont elle eftoit voifine (car elle eftoit Portugoife. ) Elle eut re/ponce qui fenfuit. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.
Oracles mo-^uturs.
On fe combattra, amp;nbsp;fera le Roy abbattu, foullé des pieds des chenaux, Æâ¢ nâaurapoint de fepulture, ôc Ferrand apres la vilt;5loire ferâ rcceu à Paris,engrdd triomphe amp;nbsp;proceflion. Toutes ces chofes peuuent eftre expofees en deuxta-^ons,felon la couftume trompereffe des anciens oracles,car tout ainfiaduintii que le fortlâauoit rapporté en doute entente, dâautant que le Roy fut abbattu contre les pieds des chenaux, mais il nâeuft pas fepulture , car il ne mourut pa^» amp;nbsp;fut ledit Ferrand rcceu à Paris en ^rand triomphe,dâautant quele Roy 1 art^ na comme en triomphe,mais ce fut a la honteamp; dommage dLiComtc,nonaW' fi que la Comteffe Finterpretoit à fit gloire amp;nbsp;aduantage.
Ttmmedu
Cott
Or la Comteffe leanne outree de douleur de la perte de fbn mary, amp;nbsp;bcau^ coup dâauantage de la crainte quelle auoit que le Roy Augufte fit procéder criminellement contre luy, alla trouuer ledit Roy à Paris, aumefme tempsgue
z/f/o/ff nbsp;nbsp;habitans de ladite ville faifoient grands efbattemens pour la ioye de hpun-
fe du Comte fon mary. Ce qui dâauantage rengregea le regret, amp;nbsp;la douleur de cefte Princeffe efplorce. Elle alla trouuer le Roy en fonPalais, deuant lequelfc iettant a. genoux, ayant la larme à lâÅil amp;nbsp;la trifteffe au plus profond de unie,
Sire ie confeffe que mon mary vous agriefuementofFencc,amp;quilatâi^â' Sa IjAranÿu dâeflre rigoureufèment puny, amp;nbsp;encore que iâaye prefqu^erdu toute efperance de fa. vie, fi efl^ce que ie me confolc aucunement en lâaflcuranccçu® voflre clcmence Sc bénignité me donnent. Pour celle caufè ie vous fiipplien^'
PHILIPPES AVGVSTE ROY 4T. LIVRE IX 52.7
â üóir tant cfgarda ce qu il a commis j qua voftre naturelle bonté, amp;nbsp;quâen celle â taufe ne vueillez appeller en confeil voftre courroux qui eft iuftement conceu, âlinsvoftieclemencenaturelle.Faites quelagrandcurdevoftrecouragefurmo-te voftre colere, a laquelle les hommes vulgaires melmes ont accouftumé de donner lieu, tant es chofes grandes quâes petites. Regardez f Sire ) fil vous fera oienfeant, de faire mourir celuy là , que vous auezelpargné enlafurcur delà guerre, amp;nbsp;de retenir les biens de celle qui de Ion bon gré les vous offre, amp;nbsp;defi-red eftre voftre obligee feruante, amp;nbsp;fubieôte, mefmes de ne tenir fa vie que de vous, pari afteurance que lu y pouuez donner de celle de Ion feigneur amp;nbsp;mary.
9^oyie vous fLipplietrenaûblement(Sire) vouloir adioLifterPopinio queiâay ^ue Dieu vous a done celle ouuerture.amp; matière, pour delployer voftre vertu,quot; - â tn etnble affin de mieux perfuader à vn chacun que vous préférez la volonté de? nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â
tntaircj a toutes les offences quâon pqurroit commettre contre vous, nâexer-:
ceant point feulement voftre libéralité enuers ceux qui lâont meritee, mais aufti tndroitdevozennemis. Car combien que ce foit vnegrade louange de do-
Atours au milieu des grandes angoiffes, 11 eft-ce que la clemence ne donne point moins de lullre amp;nbsp;dâornement à vn Prince, ôc principalemêt quand il fera luoltion de faire vengeance dâvneiniure.quiluy aura efté particulièrement fai-^^t.Etficeux qui pardonnent les fautes legeres rapportent quelque louange ^âJ^âintee,qtie fera^ce de celuy qui modérera fon ire, quand le crime eft digne
? Vne telle bonté nâapproche elle pas aucunement, à la clemence amp;nbsp;mi-^ficordediuine? Vous pouuez bien nous oller (Sire) à mon mary la vie, Se à lîioy toutes mes poirelhons,mais câeft à vous maintenant de nous les donner de
â r / ^^^loles oftant point. Enquoy vous imiterez la bénignité de Dieu, amp;nbsp;^ezicmbiable à luy en cell endroit. Car comme ainli foit que vous ayez au-^^^ntdepLiiflà ncedâvn collé que dâautre, il vaut mieux faire bien que mal, amp;nbsp;^Oüs contentant de voftre P Liiftà nce, amp;: authorité, mettre en oubly la rigueur Æ ^quelle vous pourriez prefentement vfer, amp;nbsp;penfer feulement que la puif-ice vous eft dâen haut oélroyee pour conferuer aflifter les humains. C^à d ''Qus aurez là uuc la vie, amp;nbsp;pardonné voftre mal talent à plus de gens, cela ferä, Pourvous acquérir plus grande gloire amp;nbsp;louange. Finablement (Sire)laiffant â^Pâ'^tt b retnonftrance que quelque autre vous pourroit en cell endroit fai- lerrmi. ^^jundignationconceueau moyen des villes quâilfe perfuadoitluy auoir elle tort oftees, la induit à vous mener guerre amp;non autre delir quâil euft
devons nuire amp;nbsp;offenfer. Voicy la conclufion quciâcntends faire, foit que , ^on mary foit mis au dernier fupplicc, amp;nbsp;que ie demeure priueedemes terâ f^Sque cela me foit imputé comme nâayant deffendu celle caufe fuffilà mment, que nous foyons abfoubs, de laquelle grace nous ferons entièrement rede-
*^3Wes a voftre bonté amp;nbsp;clemence, à la louange de laquelle cecy fera pareilleâ ^entadioufté, que non feulement vous nous aurez grandement obligez, mais ^ftivousmonftrerez auoir encore mieux deffendu noftre propre caufe, que
âJiioymefme.
La Comteffe parla qualî de celle forte, amp;nbsp;puis fè ietta de rechef à fes pieds, tafehant incelTamment à fon polTible dâadoucir amp;nbsp;appaifer la colere du Roy Philippes, lequel la relleuatout incontinent, lâaffeurant fermement que fon ^eÃonee â fitentionn auoit oneques efté de faire mourir le Comte Ferrand, amp;: ores quâil
518 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;PHILIPPES 1. AVGVSTE ROY 4â-
CÃemt/ice
Peffit / 0-then.
cuft cfté de ceft aduisjquâau nom amp;nbsp;à la requefte dâvne tantvertueufc il'luy euft pardonné la vie, de laquelle derechcfil lâafTeura, non pas toutes 01 de la liberté amp;: deliurancc dudit Ferrand, pour ce quâauparauant il vouW uiferfoiibs quelles conditions ilferoit plus expedient de le relaxer, accor neantmoins aladiteComtefleleanne.main-leuee ô^iouilTancedeion Co de Flandres, moyennant toutesfois amp;nbsp;a condition que ceferoitfoubs ianiâ i amp;nbsp;félon que fes predecefTeurs clloieht accouftumez dâen iouir. Dont lai cefTe le remercia tr ef-hu mblement j amp;nbsp;puis retourna vers Flandres, ou euec plufieurs fafeheries tant à raifon du peu dâeftime que le peuple faifoit d ellC)*] pour ce que tout le plat pays auoiteftédeftruit par les François.
LâEmpereur Othon merueilleufement defpit de la grande pcrtcqiHuUO faite en la bataille de Bouincs, fe retira en fon pays de Saxe, ou apres ieitrc fon bon grc defmis de lâEmpire, il fit tant quâil fut abfoubs delâinterdid wis ut luy parle Pape, amp;nbsp;cftant furprins dâvne dyflenterie mourut audit an mille oeu
cens-quinze.
l'Empereur^ LâEmpctcur Fedetic deuxieme du nom ayant çfté efleu Empereur durant la vie dâOthon ( comme nous auons dit cy deffus ) fit pat fentence imp^^ mettre fbübs fes mains toutes les terres que la Comtefic leanne tenoit delt pire, amp;nbsp;ce fbubs couleur que rEmpcrcur difbit, que la Comtefle aiioitou de faire les deuoirs accouftumez. Mais enlâan mille deux cens vingt-vncnW uant, Henry Roy des Romains fils dudit Empereur, louant la main deWitc terres, rappellalafufdite fentenceimpcriallede fbnpere,dâautantquiHuy^' ftoit apparu, quâà caufè de l'emprifonnemcnt du Comte Ferrand il n'auoitd c poffible à la Comtefle fa femme de faire les fufdits deuoirs.
Les officiers du Roy Philippes Augufte vindrent fe plaindre à luy,d^' Al^â^^elrireque les biens amp;nbsp;droits des gens dâEglifc faugmcntoicnt,lesn^ti5 fe diminuoient dâautant. Il leur refpondit que les biens-faits du Cieleftoient grands enuers luy ,amp; la France, quâil ne vouloir defhier aux Preftresamp;nux T/tffefUon glifes aucunes chofes de celles quâil auoit faines, floriflantes, entières,amp;coti-pluftoft par la diuine bonté, que parla prudence humaine. Aucon-traire lean Roy dâAngleterre cfpuifé dâargent, pour auoir longuement foultC' nu plufîcurs guerres, amp;nbsp;outre ce irrité contre les gensdâEglifedefonRoyaæ me, amp;nbsp;offencé de ce que (commenous auons dit) le Pape lâauoit excommunia pour nâauoir voulu rcceuoir vn nommé Eftîenne efleu Euefque de Canturbcri) amp;nbsp;confirmé amp;nbsp;Caere par le Pape, amp;nbsp;auoit interdit fon Royaume, feftoitemp^' ré des richeffes des Eglifèslefqu elles il auoit conuertics à fon vfage. Le court' ge félon de ce Prince pouuoit bien mcfprifèr lâexcommunication du PapC)^' lire de Pieu les exccrativns des gens dâEglifè, mais eftarit contraint de recognoiftre parmi tant de malheurs qui luy furuenoient, la iufte ire de Dieu, il ne refufa deæn frir aucunes conditions ny loix qui luy fuffent impofees par le Pape, ou par*^ Prélats de fon Roy aumc,ny aucunes regies de penitence qui luy furent don-' nees,tant fuflent elles rigoureufes. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;;
. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Ilreceutauecques grand honneur amp;rcuercncc, le Legat quâauoitcnuoy^
tioncontre^ Pape, amp;nbsp;Ã fcs pieds mit volontairement fes infignes amp;nbsp;ornemens RoyauX' fut cinq ioLirs attendant quâelle fentence le Legat ietteroit contre luy, nbsp;nbsp;nbsp;*
xicme contre fon atlante, le Legat luy rendit amiablcmêt fi couronne Roygt;m^â
PHILIPPES i.AVGVSTE ROY 4t LIVRE X. 51«?
f qui fut vn don non cfpcré ny attendu par lean,lequel en rccompenfc de ce bien promit amp;nbsp;iura pour luy amp;nbsp;fes fucceEeurs Roys,que le Royaume dâAngleterre, amp;nbsp;lafeigncuric dâIrlande qui lors nâeftoit point encore Royaume, feroient te-nucsafoyamp;hornage du fiege Romain,amp; luy feroiêt tributaires de mille marcs dargent par chacun an,amp;deflors fit au Pape foy amp;nbsp;hommage de fondit Royau w«». rue. Dâauantage il receut ledit Eftiehne en fon Euefehé rendit aux Ecclcha-Hiques les biens amp;nbsp;fruits que par lâelpacedclept ans il leur auoit prins, amp;nbsp;voulut que de ceux qui auoient efté côfumez,dilEpcz,ou brûliez,eftimation fut fri â^ipromettantderendrelalommede ce qu ils valloient quand ils turent prins. parl'An^loii Et affin queledit Roy lean ne peut tromper le Pape,le Legat fit iurer amp;nbsp;promet Ueaux Seigneurs Anglois, que fi leur Roy venoit a. manquer a aucun des arti- Crainte^orr^ Ees parluy promis,ils le côtraindroiet par toutes voyes a tenir fa promelfe.Les uutoires Angloifes ne difent pas cela,amp; ne parlent aucunement de cefte foubs-N'-â»-'' fpâ 1 ruibio.Orauoitîe Roy lean befoing de grades fommes de deniers pour payer A 'quot;'*â' ^^qu il auoit promis,amp; il nâen auoit poinr,veu les grades pertes quâil auoit fouf 'ftes.Etvoulantfatisfaireaux gens dâEglifc, il fut contraint dâinuenter de nou-^'3uxmoyens pour recouurer de lâargent-, de faire nouucllcs impofitions, de tuileries autres pour contenter les Ãcclefiaftiques, amp;nbsp;defellogner desloix, ^'^uftumesjamp;ordonances des anciens Roys.11 vfoit de toutes les cruautez quâô tm^ofinont -penfer,exigeât amp;nbsp;tuant les homes,amp; forçanr,amp;violant les femmes.Ce- ^7,,
telle rage dedans les cÅurs des Anglois, quâils délibérèrent de demander ^coutsà leuvennemy Philippes Augufte Roy de Fracc,cotreleur propreRoy.
⢠^^q^oy on peut voir la force du defir de la vengeance,qui contraint les homes Vorce ele yen quot;nbsp;7^^lt;^otirirmefmes à lcLirs ennemis. Quatre dâentre les plus grands .Seigneurs^^âquot;^,^-, I ^gfoisparlâaduis des autres pafterent vers Augufte, amp;nbsp;le fuppliercnt devou-Q'fprédrccnprotetftion lâAngleterre, amp;que tout ainfi quâil eftoit Roy deFra-^^lilpcrmift quâonlâappellaft Roy d'Angleterre. Augufte rcfufa cefte oftfc,di- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â
5'âtqu 11 nevouloit violer les trefues qui eftoict entre luy,amp; le Roy lean.Loys
s ayant prins oftages dâeux,palfa en Angleterre,La où. eftat receu, amp;nbsp;fallué nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Key
P°'^tRoy,il entra dedâs la ville de Londres,amp; ceux de Haptonne amp;nbsp;de Lincolequot;^ cniioyç]-£|. Jçyj-j députez vers luy,pour luy prefter obeiftance.Iea aduerti de lâê-^ââ ^pnledeLoys,ôcdesmenees de fes fubiets,enuoya prier le Pape dâinterpofer authoritéjamp;de faire tant enuers Augufte quâil euft à le defifter de ce ''°y^ge,ôc(dLifoufl:iêamp;faueur promifeaux Anglois.Le Pape quilors aimoitlea^f'lt;»'lt;j'wif potirceqnâil luy auoit rendu tributaire fon Royaume,enuoya vn AmbalTadeur v^rs Augufte,pou rie prier de fe vouloir déporter de cefte guerre dâAngleterre.
^Suftçfcome difent 1eshiftoires dâAngleterre) ouyt bie volotiers lâAmbafla-^^fau Pape,mais il ne peut en aucune faco eftre diftuadé de doner fecours aux âglois,allegat pour fes raifons,que lean nâeftoit aucunement iufte,amp;legitime je^n iUegiü-^
Angleterre,dâautâtquâillâauoitiniuftemêtrauià Arthus fonnepueUi,amp; y 11 auoit tâtoublié,foy,là patrie,amp;fa dignité quâeftat vfurpateur duditRoyau'^^^^^â^^' illauoitrédu tributaire au fiegeRomain,amp; que dâautat quâil auoitfait cela anslâaduis ôc confcil des Princes, amp;nbsp;Seigneurs de fon Royaume,il eftoit par là coulpe,digne dâeftre priué de tout honneur,amp;de la qualité Royalle. Loyseftantà Lôdres,tous les Seigneurs, melrncs plulieurs de ceux qui eftoy^ cntles plus fiuoris de Iea,vindrét luy prefter obeilîance. AlexadrePvoy dâEfeof- Efctjpnsen hleyint trouuer,eftant accopagné dâvn bo nombre de foldats, que les Anglois
Æ30 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;PHILIPPES r. AVGVSTE ROY 41;
lailTerét librement entrer en leurs terres,pour ce quâil venoit à leur fecours. tô forces de Loys faugmcntansdeiourà autre,ilfubiuguafacilementtoutkp*yâ du Nort de F Angleterre,hormis la ville de'Xifincellre là oùlchan feftoitüj* ué,amp; le challeau de'V/indelilore ou'W'infor . Les Ibldats François vfoH
fW'.
Con^uefles
JufoleneesJe grandes infolenceSjCar ils ne pafi'oient en lieu quâils ne pillaflènt maifons,honâ' foUdts trdn mes,amp; femmes,amp; mefmes pilloientles Eglifes, amp;nbsp;les ornemcns,amp;reliquiif^â dâicelles contre la volonté de Loys, qui nâen pouuoit ellre le maiftre. Coninâ^ Loys alloit vifiter le pays qui tire vers lâOrient,celte infolence des foldatsfâüg-menta tellement que par ou ils paflbient ils ne lailToient rien. Loys allaafièpe* Norwich,quâil mit aifement en fa puiflance,amp; print dedans Thomas BiirguC' re de Humbert Capitaine de Douure.Il fit bien garder ledit Thomas,efpet^ par le moyen dâiceluy corrompre Humbert Ion frère, affin quâilluy rendit^ place de Douure,amp;ainfi appuyé fur celle cfperance, amp;nbsp;aulfi eflant fufôte fon pcre,qui luy manda quâil auoit fait vne trcfgrandefaulte dâauoirlaifie^^f j^efduîtldiC j-æj-ç }yy YQg place tant importante comme elloit Douure, il y alla mettrclcâ' ^ritre^*^ ge,amp;plantant deuantfes machines amp;nbsp;engins de guerre,donnoit nuiétamp;l®^^
par Ie moyen dâice.
J^efolution - dâafsie^ez^i
f^VtnJeltJo-re.
de dedans eftoient acoups de traits amp;: de pierres bien fort reculiez du fofTe, üe^djfe^ux de la muraille.Loys perdant ciperancc de pouuoir auoir celle place par force» premièrement tanta dâefmouuôir Humbert a la rédre par vne menaflequiHuy feit de faire mourir cruellement Thomas fon frere fil ne la rendoit. Mais com* me il vit que cela nâefmouuoit aucunement Humbert, il luy fit promettre de lâargent: toutesfois cela Fefmeut aulîi peu que la menafle de la mort de fonfre-re,amp; ne peut elbranler la magnanimité fidclIe.Loys irrité de cela, iurapublique ment quâil ne partiroit iamais de douant ladite place, quâil ne lâeut prife, â nâcullfait cruellement mourir tous ceux quâil trouueroitdedans.Dontilpoor' fuiuit plus afprement le hege que deuant,ce pendant que les autresPrincesquii auoit lailï'cz a Londres, allèrent alTieger le Chafleau de W'indeliforc,afltn({uc de tous collez la guerre fe fit là où il en feroit befoing.
^rm(e Je ICM cruelle.
lean voyant que lès ennemis efloîent detenuz par ces longs fieges de villes» enuoya de toutes parts amalTer des gens perdus qui le vindrent trouucr. Eftafl' fortilfiédccenouueau fecours il partit de la ville de Wincellrc,amp; comme* câeullelléVn foudrefroilTant amp;brifant tout,il brufioit,pilloit,amp; rauagecit toutes chofes iniques aux Eglifes,mais il ne dura pas longuemct en celle cruîii té,car peu apres il mourut de trillelfe,amp; dâênuy quâil eull de voir toutes fcstroii
MertJe kd. noycr deuant luy au palTage dâvne riuiere. Ce qui fut Fände falut n'/' de fon aage,5i.amp; de fon regne ï 8.
Sa mort ncantmoins ne fut pas fort aggreable aux Seigneurs Anglois, les refiouit pas beaucoup,dâautant quâils auoycnt ( cedifentles Anglois jappd-lé Loys fils du Roy de France, affin que par fon Iccours amp;nbsp;par le moyen de ic5 forces,ils peuflent conferucrla liberté du peuple Anglois, iufques à ce qiieou leur Roy lehan fut contrainól de recognoillrefifaulte, ou quefon fils Hencp ]^fgt;entdnce fut vcnu en aagc Capable de gouuerner amp;nbsp;manier alfaires. Etpourccquch'â Jes^n^leii ny lâautte nâclloit eiicot aduenu,ils ctaignoieiit que fi Loys venoità ellreniai-llre de toute lâAngleterre ellcferoità perpétuité en la puiflancc, amp;nbsp;fi-ibieélion des François.Ce quâils vouloyenteuiter plus que la mort. Or dâautant quils auoyent appelle Loys pour leur commodité , non pour la fienne, amp;nbsp;çullâ
PHILIPPES û AVGVStà RÃY41. LIVRE X. 53^
Voyoicnt que la haine quâils auoient portée à leur Prince,les mettoitence dan-gcrjSc craintC) ils en reccuoiêt vn grad cnnuy,amp; ne fçauoient à quel point fc re- ger cr irtt~ loiidre.Loys apres la mort de lean fe forgea vne cfpcrancc dedans lâelpritdefe hiremaiftre amp;nbsp;Seigneur de toute lâAngleterre,amp;adoncqucs il pourfuiuit plus qucdcuantlefiegeduchafteaudeDouureefpcrantquedanspcudeiours Hü- quot;nbsp;lâcrtlerendroit,mais tant fen fault que Humbert en voulut rien faire, que mef-nicseftantfolicitc,amp; pratiqué par Guillaume Comte de Salilberi ( qui en la bataille du pont de Bouinesauoit efté prins par Philippes Augufte,amp; qui lors fui-tioitleditLoys) il demeura plus que deuant ferme en fa fidelité,Leys craignant FîJfliittoih, quelclôgtemps quâil employoit au fiege de cefte place, luy fit perdre dâautres 1^âquot;''â celles occalions, leualedit fiegc,amp; haftiuement fen alla à Londres, puis à Lin-
en paflant mettoit en Ibn obeiftance pftufieurs petites places. Il y en a S^itlifent que Loys ayant entendu lamortde lehan, repalTa en France, amp;c quây ^yantaffemblé vne nouuelle armee, il retourna incontinent en Angleterre, «fr/tnre. celanâeft ny vray, ny vray femblable j car fil euft fait cela, il euft fans au-double,irrité contre luy les volontez deâ ceux de Ion parti, amp;nbsp;renforcé le ^Åurafesennetnisjquinâeulfentpas failly a luy empefeher le retour, amp;c ladel-^^nteenleurlfle quandily fut retourné, dâautant que défia ils le repentoyent ^luoirappelléenleur patric,à lcur fccours,vn Prince fi grand, fi puilfant, amp;nbsp;û ^^'loutable.
pendant que ces chofes eftoient raaniees par Loys, amp;nbsp;par quelques Sei-^eurs Angloistenansfbn parti, Guillaume Comte de Gloceftre Marcfchal
*^âtenant general des forces du Royaume dâAngleterre, mena auecques Henry fils ii a Gloceftre,Henry fils de lehart aagé deneufans auecques les autres frères, ^alTemblatous ceux qui auoient tenu le party delehan. Là fe trouucrent ^'iiplufieurs Seigneurs qui auoient tenu le parti de Loys, amp;nbsp;le Legat du Pape ^^itenoitceluy de Henry. Le Comte leur remonftra auecques tant de rai-°nsquilsncdeiioient choifirvn Roycftranger pourchafter celuy quenatu- fir-^nR^y ^â«uraiioitlegitimementdonné,quedâvn commun confentement ils filue-
proclamèrent pour leur Roy, ledit Henry. Ce qui fut en la mefine an-mort de fon pere.
nouuelle apporta vn merueillcux changement aux affaires de FrancCj ^Angleterre, car ceux qui tenoient le parti Royal, furent bien aifes de cela, ceux ^qui tenoient celuy de Loys, voyans que leur cas alloit mal, fe vindrent j^^ftrealamercy mifericorde du nouueau Roy , qui la leur donna, ne vou-commencement de fon regne,en temps turbulent,amp; nâeftans fes affaires ^^corcbieneftablis, mefeontenter aucun, ny taindre le commencement de fon ^^S'^ede la cruauté du fang,ny brouiller fon eftat.
, fut troifiefme du nom Roy dâAngleterre.Loys craignant vne tra-J on(qui eftoit la chofe quâil craignoit le plus)fortiflia les places quâil auoit pri cSjamp;mefmcrnemcnt celle de Harfort, amp;nbsp;apres retourna à Londres pour tan- ^oysmalai-^cramp;fonder lesvolontez des Seig-ncurs ,1a plus part defquels eftoient def
Il kio C ⢠i- r n â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ât T nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;gieierfe.
Dicn rcrroidis, amp;nbsp;feftoient retournez du coftede Henry, amp;nbsp;les autres ne pouuasfitoftfcrefouldredece quâils deuoycntfaire,ny quids dcüoient fuiurc regardoient de quel cofté(comc on dit)tourncroit le vent, amp;nbsp;fe confeilloiêt les Vns amp;les autres lequel des deux ils deuoient fuiure. Ils cofideroient amp;iugeoiêt ^ucccfcroitmcfchammcnt fait a eux dâabanddnerLoys, leql ils auoiét appellé, â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Y ij
PHILIPPES X. AVGVSTE ROY 41;
ôcau
deration,quâilnefcroitpas bon nyfeurpour euxdefefierà vnhommecftraæ cr/inte d nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;point la volonté bonne à leur patrie. Dâauantage ils eftoientcf-
Coml/tt Jc Ijncûle.
l'excomumca ftayez dc ce quâils auoient cfté excommuniez par le Pape pour auoir contrew tien. volonté du hege Romain appelléleditLoysen Angleterre. Et bié quelâamo^^ de la patrie, amp;nbsp;la belle efperace du ieune Prince H enry, les perfuadaft deferen-ger de fon cofté,toutesfois ils y voyoiét vn grâd dager, pour le voir pari incapi cité amp;nbsp;imbécillité de fon aagc,inhabille à porter les armes, amp;nbsp;à manier affair«-Sur ces difficultez,les vns quieftoient retenus delahonte,fere(olurentdena' bandonner point Loys,iufqucs à ce quâil leur fut permis de le faire plushonnf-f ftement,ou quâil fe fit quelque traiélé amp;nbsp;accord entre ces deux Roys, à egallcs conditions. Doneques allans trouuer ledit Loys à Londres, ils confukerentamp; Trefuei entre commuiiiquercnt auec luy de tous affaires,ce pendant que le Papeextrememet Gr j-narri de voir cefte guerre en Angleterre,entre Princes ,parens amp;nbsp;amis, fur les volontez,amp; lâcleélion dâvnRoy,fit tant que Loys amp;nbsp;Henry firét entre eux,trd-ues pour quelques iours,durant lefquels Loys accompaigné dâAlexandre Roy dâEfeoffepaffa en France,amp; cependà t le Comte de SaliiberifallarendreaHen ri.Ce qui affoiblit grandement les forces amp;nbsp;les courages des François. Loysff' tourna en Angleterre,vn peu deuant que le temps des trefues expiraft, tirant à Londres enuoya fes forces deuant le chafteau deLincolepour 1 ailiegcr, sif^edeiin- cat la ville eftoit à eux. Les François donnèrent deux affaults en deux dinersen-droits audit chafteau, tandis que lâarmee de Henry conduittepar Guillaume Comte de Gloceftre,couroit le pays qui eft autour deNothymgam,prenantai-fement toutes les places dâiceluy, amp;c dc là alla à Lincole, là oùpourdcftouwtf les François du fiege du chafteau,il donnaiufques aux portes, amp;nbsp;fclForçadclcs rompre,mais fes gens furent repouffez parles François,ce pendant queparvne poterne de derriere le chafteau, Fulcas fut introduit, amp;nbsp;receu dedans par b ^il* ficgez.Dés que Fulcas fut la dedans auecques fes forces,il entra dedans h ville, ne'Mfdits chargea les citoyens.Ce quâentendans les François,ils entrèrent dedans la vu rembarrèrent Fulcas dedans ledit chafteau. Dâautre coftéles Angloismenez par Sauari de Mauleon,duquel nous auons cy deffus parlé, rompirent 1« portes dc la ville,amp; y entrèrent. Dedans la ville y eut vn dur combat, maisca P nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fin les François furet mis en routte auec vnc grade boucherie des leurs. Il y cn^
qui faulfemertt difent que Loys eftoit en cefte meflee,amp;: quâil fut prins,mais(cé' menons auós iadityil eftoit ce pendant à Londres.La prileamp;lepillage delà ville de Lincole donna frayeur aux autres villes qui tenoient le party des François, car tout incontinent elles fe rendircnt.Loys effrayé de cefte noiîuelle,craignant crnintede («linfi comiTie nous auoiis dit ) vne trahilon, fefortiffia dedans la villedeLou-
dres,y ayant fait venir nouueau fccours de France. Le Comte de Gloccftrcalla mettre le fiege deuant ladite ville, mais les Seigneurs Anglois fe reflouuemins du grand benefice receu de Loys qui eftoit venu à leur fecours,£à ifoienttoiirce DeÃrdes Sei pouuoicnt pout terminer cefte guerre entre ces deux Roys parquciqtj« bons cgt;c honneftesmoyens ôcaccords, amp;touslesioursenuoyoientaLoysu« cbnditions dc paix que Henry propofoit amp;accordoit.Surccs entrefaitesiHuni
note à Loys,dont Loys fe voyant hors dâcfperace de pouuoir plus auoirfecouts de France puis quâil auoit perdu ceftuy là , cognoiflant bien quilnepourroit
''^^LlPPESi. AVGVSTE ROY 41. livre a.
It U
*no-leterre,reccu ties conditions de paix qui luy Ri- . ' *ne dâargent pour la reftitution des ofta-
--ându au Royaume dâAngle-
ââ 'onorabiement ac-dâAn-
^^'i^UueaucuneenoLt;^^â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;\,wvv- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;v.,-,vw-
$,«A8ia»tt,Vcaintxto«t
^^tte,pïuvtlechemin du toto â ^Yv^ o y^^^du nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Aatl^-
^^teuetacontentbienceV v nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Ae leanl^ . . p\\eauo nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;-rtcsapf^'
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;L^ttveuiwieuneHeï^^^^V , Qçïiïû^d nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;lt;; nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;a''hlt;
\ iwauu'efaemanee nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;âbavAtW^^b c.«»'
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à vn.evlt;'^â-depuis,luy donnant vn n
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1 to ^'â^^°ft=âCÃteRamo«iy^^âitccuxyyS . pouuo'talU^
1 u'quot;ââT'ââîâft=«ntauaitConcAe.®* fotamp;mahà w d 7 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;le
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1 nbsp;nbsp;K'quot;â'Wes,7o Archcuefs'^es,i«- ^ç_^âeScieCpn
\ te b ^â^aff.aeuts aes nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â^^?''âSe®feson q« çot
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;duditlieu/or nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ix,Gaftou nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;deUontfor
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^eqi 1^^ ton pofleflion alla Clx .., dir/^^^tioitçn?^^^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;pays là . Il leur monltta.^
à nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Comte dudit Comté. Aucun ne v.
a-ccord luy preftereiit le ferment de fidelité. Il cou...
W nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Thouloufe amp;: de NarbÃnc,de ruiner Ãc abbattre de-
ordonnâmes murs dcleurs villes, amp;nbsp;de combler les
PtQô efl;^ Slâaç cela leur defpleut,amp; quâils maudiflct la venue amp;nbsp;le droit inim nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;s de leurs villes, ôc fe refolurêt dâendurer puis a-
pjj^^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^^oigniteZjpuis qu ils cftoiet les demolilleurs de ce qui les »»m;//«»
pour au nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;dernier mal quâils eurent, car Symon n ayant^ nbsp;nbsp;,
cueu^^*^-^ nbsp;nbsp;defpendu à la guerre cotre les AlMgeois,pour mieux
* Poii nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;5 ^^domptez de ces peuples là qui encore tenoient de lâEu-
exaction dâvne grande fomme de deniers, amp;f/ dâ, des collecteurs qui n epargnoiét pcrfone.Câeft vne choie
Y li j
534 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;PHILIPPES X. AVGVSTE ROY 4t
cfmefueillable que les Hommes fofFenfent beaucoup plus de leurs nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'
particulierSjq des publics,amp; quâil nây a cHofe qui face plus grade playeaucueuj* /rfr^erderhomme, que lademaude de Target. Ceux qui cotfaints parlecömandcff^^* Ãt/cheufe. -duComte ruinoient leurs villes, ne peurent fupporter la ruine de leurs bourKS-
Ainfîla guerre qui fembloit auoir elle entreprife, faite, amp;nbsp;poutfuiuic poiir*^ Kontur de defenfe de la religion Chrcftiêne,amp; qui fc deuoit terminer par douceur,enp^*. -V4W3»f»r. donnant à ceux qui f eftoicnt renduz amp;nbsp;foufmis par Toubliancc des choies jW'
Ièes,Ic renouuclLa quand on vid que le vainqueur y procedoit trop rudement' Les collecteurs eftans refufcz,ropoicnt portes,cnleuoiêt meubles, exccutoiciâ^ les homes, les menoiêt priloniers,amp; de toutes parts on oy oit pleurs, plaintes^ ^xecntionru crieries dâhomes amp;nbsp;de fëmcs. En fin le couertiflant la douleur en fureur,le tians^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ladeffaitedelabattaillecôtreles Albigeois faùue^*â
Eipaigne)entendât ces troubles retourna en fbnCoté, là ou il fut rcceu tant les Thouloufà ins que par les villes voifines.Derecheflcs Euefques queSymo^ ^^°ncomt*e diocefes y en furent clialfez, dâautat que le peuplecognoa loit quâils tenoicnt le parti dudit Symon.Il nây eut chofe qui tant portail de dO' mage amp;de mal aux guerres fà intes,que ceftecouftume ia inueteree quepatv^^ honefte prefeription chaeû demandoit ce qui luy appartenoit,amp; quelarelig'*ââ D'irehle» la iuftice,amp;: le feruice de Dieu cftoit toufiours en la bouche dâvn chaeû, fiûremttl. contraire en leurs cueurs amp;nbsp;effeCls. Sâil y fuitallé du fait delà religion,lil°^ bliance de toutes fautes paflees euft efté commandée amp;nbsp;oblèruec, quâvn cflà t reuenu de Ibn hcrefie à vne bonne opinion on euft cefle de piller uagerles biens,chacun euft efté de ce mefine aduis-. Mais alors ceftoitvndin^'
Je nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;aflfaire mondain, qui eftoit du droit dâvn Comté. Si celle dilputeeu
^^Te fan ^fté oftcc, il nây eut eu aucune occafion de guerre. Ramond demandoitlôââ^' ftat,il y alla amp;nbsp;y fut rcceu. Simon difôit que le Cocile le luy auoit accorde, fil valeur le luy auoit acquis,ôc que le Roy le luy auoit confirmé. Lâvn foLicioit que de débattre fon droit.Le Pape eftimoit quâil y alloit Selon 1 jHit/ohroit neur,de ne chager dâopinion,ains de fouftenir ce qui auoit efté refolu
en Taifemblec de tant de prélats, amp;nbsp;declarépar là bouche. Voila ces deux Com* tes en guerre. Simon demadafecoürs à Augufte contre lesAragonois,quipoH^ veger la mort de leurRoy luy faifoiêt vne forte guerre és êuirôs de Carcaflbn^ eniM^uedat amp;nbsp;alTcmbla ixooo. hommes quâil mena aux enuironsdâAlbi amp;c deThoulon^
ou toutes les villes amp;nbsp;places luy frirent renducs,amp;luy firent homage. Ceux
Thoulonfefaulfiins leur fcrment,fortifierent leur ville, amp;nbsp;fe rebellèrent con^ V nbsp;nbsp;r nbsp;luy.Le Cote Symon rcceuantnoLiueaufècours du Roy,alladeuantladitevn i
Sjmonjetau / nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;zv'i.ii nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;r r gt;nbsp;-it nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;i ⢠J â! «^niirill*
rud'A.ugufie amp;nbsp;en vnaflault qu il luy donna, rut frappe d vn coup de pierre,aontiiniow
CequiaduintTanixiS. Guy fônfils luy fucceda au Comte. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,
'iurtd nbsp;nbsp;nbsp;Apres la mort de Symon,le Roy enuoya vne armee en Albigeois fous ho
man. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;gc de fon fils Lois reuenu dâAngleterre. Dâarriuee il prit le chafteau deNut®^
de,puis mit le fiege deuant Thouloufe,quâil ne peut prendre.Dont fenretour^ nant vers fon pere,incontinêt apres fon retour 1 efeiits hcrctiques reprindrétp fleurs places qui auoict efté gaignees fur cuxjamp; firét plufieiirs maux a auoient efté laiflez pour les garder, amp;nbsp;entre autres Guy fils de Symon futp'^^
MortdeFEm Comte de fiiinôlGiUes tué,amp; luy fucceda Amaulry fonfferc. ' ftreurde nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;mefme iour que la iournee du pont de Bouinesfut donneeen^ â
Henry Empereur de Grèce deceda en la ville de Conftantinople,amp; enfon
f 4ï. L1 V ..
xerre fon gedre proche patv^ locent^ fut par le Pape Hono-
'â'quot;iirnaa Conftantirtoâ ââ^é Robert-.
^â^ïcO'
''?ÃîlT^fc= Empereurs... i pb ^^coü nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;lainoiv.
' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Empereur de Grece, puis Pen i ...
' ïav nbsp;nbsp;nbsp;^jpâ^''y^^^utrevoyeYolandfafemme^Ãcfonfilsnv._
â re nbsp;nbsp;nbsp;efpe Æ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;forces à Conftantinople il alla deuant la ville uc .
' pirc^}^â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;prendre^ dedans laquelle cfto.it goutierneur Theodo-
â e(i ^rece a nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^fperoit de remettre par le moyen de ladite ville, lâEm-
â ^orS^ c nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nation, ôc de lâofter des mains des Latins. Les noftres
v et«*:!â
â demandèrent à parlementer aucc luy. Aquoy il fac-â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^Ue I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;eftoit, faiûnt bonne mine amp;nbsp;femblant dâeftre leur crec^/é^
Ã^eut nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ny de parolle, ny de vifagechoG quâils luy demaiiâ
^an nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;finefte Grecque, que parlementant auecques le
â1 foi/ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;propos en propos, amp;nbsp;le pria de venir difner de-
â Eis fit nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;peu fin ôc rufé y alla mais y cftant il le retint pri-
â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^es fers aux pieds, amp;nbsp;lâcnuoya en Thefl'alie. Robert fon
- ^*^pereu nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Conftantinople, fut par les Grecs Latins falué amp;:
Oïl«**
â 3n nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;trefues accordées entre les noftres amp;nbsp;les barbares fi-
â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;de Hongrie partit de fon Royaume pour ^Eer
' tiif ''^pton nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;coî^traint par commandement, amp;nbsp;tcftameiit de fon pe-
* nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;auoit faite,amp; par lâinionôlion du Pape. Il auoit
Eo J^'â^ââfiüces â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Bauiere, ôc dâAuftriebe, arriua en Acre la ou
r nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Hâ^^^ues forces de France,foubs la charge amp;: conduite de Erix
ftîi ^^âMe^^â^^eGauthiergrandChambellanduRoy,aulquelsfcioi~
Elæâ^â-ft3.1em,amp;y auoitgrande apparenceamp; eïpe-^ GrfWeï.
â ^Pt nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;enfèmblé deuflent faire quelque belle chofe. Ils
gt; nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ou ils deffirêt quelques troupes de Barbares. André
J^â¢Â»ie{'(.j â dedâs le fleuue Iordain,penGi eftre quitte de fon vÅii,deuoit â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;au comandement du Pape. Dont il fen retourna a
' lef^\^^Eres i- ^.^Eeminde fon pays. Apres fon depart,les maiftres des trois ' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Ee faifîrent dâvn promontoire entre Cæfaree, amp;: laphe amp;nbsp;^clrefiltns^
' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;comme dâvn fort,il s tenoient les B arb arcs en fubie*
prQæpromontoire fiît appelle le fort des Peller iiçjterre P nbsp;nbsp;nbsp;noftres, tat à ceux qui venoiet par mer,quâà ceux qui ve
nu Goloo nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;porta vn bo fecours à cefte guerre,car ceux deTrie
^ptes l^^.ïâ^â^^cttâs publiquemêt vn grad fecours dâhomes amp;nbsp;dâargêt Hjç Æ ââ¢ttïdrent, efmeurent les autres villes dâAllemagne de faire le ^tîïeiîerent vil fi grand nobre dâhommes,quâayans prins diuers firêt vne flotte de loo.vaiflèaux bié armez. Eftà s
J-fnt terre à Ãcre,qui lors apres la prin-
^quot;'^bitans en Afie. La aufli fe
â 'â¢ânefTedc Francè
âÃ^âcts^aVmcïKà ûaûc^'i^î'-^^?y-A.pïiiact»-''*' lt;nbsp;^v^vsv»-^'-' yv icw»
â^Wii^a.rvnboaxeTÃten-^^^ gt;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^gz
^^'^^HwxGiVtra. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;YqVs-}^^. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;\Ccï^
«owV We teNà Sci«
â»ttitîçjittoisî.aeamp;p^sà c iââioUVOâ-°â' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, âj
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\ ^^xÃesïuùons,ÃVott'.«^®^^'^^⢠Y W^QQViU^eSjWïeSjbc.ïî^^^â^'^^^^ ââ
Cónfeil de le.tn dt
Prenne
Sondes dn
Pamiette.
Eff'ort des noÃrtSi
lureur des aÃie^e^ns.
^^6 PHILIPPES 1. AVGVSTE KUï 4^â grande amp;nbsp;haute entreprife. Que lâÃgypte cftoit chef de la fuperftition latrie contraire aux Chreftiens, amp;nbsp;que tant que fon Empire feroit debout « noftres neferoientiamais en Syrie aucune chofe alcuraduantage.Qu?!^ Ie de Damiette eftoitfubieóle feulement au Chaire, débattant du fécond ' au ec Alexandrie. Qificelle eftant prinfe, les noftrcs auroicnt en leurpuiiwf vn fleuue vne region tresfertile,amp; que de fbn bon grc lavilledeHieruw fe rendroit, veu que défia nous aurions en mer iâIfle de Cypre, amp;nbsp;au contin Acre, Tyr, amp;nbsp;Antioche. LâEuelquedeTyr dit, que Damietteeftdiftantc t mer de mille pas, amp;nbsp;autant de lâvne des emboucheurcs du Nil,commeonVit de Syrie par terre.On fçait bien queHeliopolis eftoit vnc bien opulente vil e lâÃgypte, mais il y en a qui difent que la ville de Heliopolis qui eft Damie^â alTez loing difiante de Ãliopolis, bien quelle fort en la mefme Agyptf) enuirbnee, amp;nbsp;muree detrois murs par lâEmpereur Ãlius Pertinaxamp;rutde nom nommeeÃhopolis. Ce mefme Euefque ne recognoift que quatre ciu boucheures du Nil, bien que les anciens en comptentvnze,Iesfeptdefqu£ font naturelles, les autres quatre artificielles. Au riuage de lâvne dâicelles, dW affile Damiette amp;nbsp;vne foffie nauigable tiree du Nil lâenuironnoit amp;nbsp;en h* vne Ifle. A lâcmboucheure y auoit vne Tour,amp; aux enuirons dâicelle beaucoup de maifims qui faifoient prefque vne ville,amp; y auoit vne chaine qui palloit o riuage en autre pour cm pefeher lâentrce aux nauires ePtrangersfi dâauenturc y vou.loient entrer par force. Les noftres ioignans leurs flottes amp;nbsp;forces enlet^ ble partirent dâAcre, amp;nbsp;ayans eu bon vent, vindrent bien pres de Damiette, fulTent aifèement entrez dedans le port dâicelle, fi la chaine ne les eneut emp chez. Ils la rompirent auec vn grand effort des mains, amp;nbsp;de Pinduftrie. Mais penfims auoir fait le paffage libre, ils eurent encore plus à faire contre ceux qui gardoient la Tour, que contre la chaine. L a Tour cltoit baftie de pierre tresfortej amp;nbsp;garnie de machines de guerre,dc traits,amp; de bons foldats,qummâ' blioient à faire bien leur deuoir.Noz nauires furlefquels les noftres auoient dreifé amp;nbsp;efleué de hautes Tours, amp;nbsp;noz gens mefmes eftoientfort tourmeu-' tez tant de lâennemy, que du tumulte qui fefmeut entre eux.Carlesnoftiescti' oient quâon fâapprochafl; de plus prez, amp;nbsp;quâon icttaft les pots. Lâennemy cnoU quâon marchaft, affailliÃ:, amp;nbsp;frappaft les noftres, amp;nbsp;les foldats empefehoientb mariniers de faire leur office, amp;nbsp;deuoir, amp;nbsp;les mariniers les foldats. Parmy trouble,tumulte,amp; crierie,rvnc de noz Tours qui en hauteurfurmontoitlcsiquot; tres vint à tomber, amp;nbsp;fondre, amp;nbsp;tombant, fit vn grand bruit, comme (fi le cK* euft deu tober) Sc vn grand dommage aux nofi;res,miferable ^eclacle des Chre ftiens,carpluficürs accablez deffoubs y demeureret morts. Ceux qui nây furent accrauautez pour rheure,les vus fè précipitèrent dedans le Nil, les autres feiet' terent deffius les autres nauires,les vns fè froiffans vne iambe, les autres vnbras, les autres fe bleflans à la telle, amp;nbsp;les autres ia bleflez demeurans foubs laTour dont la ruine cotinuoit,y demeurèrent ou alTommez, ou inutiles par plufieurs iours, lans pouuoir rien faire. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,
Morts O' lleff-Z-
Sage remen-firance de thef.
Le Roy lehan apres auoir appaifé ce bruit, amp;nbsp;donné la charge des blclfeza bons chirurgiens pour les pencer, amp;nbsp;fait chercher amp;nbsp;tirer de lâeau les corps ou demy morts, ou ia morts, amp;nbsp;fait enterrer les noyez, ou acablcz, confoldt^ foldats,les priant de ncperdrcle couragepour lâaccident dâvnc Tour tomber, amp;nbsp;de nâattribuer cela,ny à leur couardife, ny à la valeur amp;nbsp;hardielTedcs énemiSj Qnil
Philippes 1. AvGVSTE roï 41. livre x. 537 \ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,
^ilEiilloitioindrevnbonadLns Sgt;c confeil ala vaillancejquâilnyauoitence-'^armecprcfqueaucun foldat,qLiine fut digne de commander, amp;nbsp;mefmes de
â 'keiler vnearmeCjmais quâil failloit, felon la raifonamp; les ordres de Ja difcipline militaire,que chacun dâeux obéit aux Chefs de fà compagniejamp; de fâ. nation,amp; v, ^uclesfol(latsobeiflentauxCappitaincs,les Cappitaines auxmaiftres de camp^ â les maiftres de camp au Lieutenant general,amp; Chef de lâarmee. Qujl falloir ^uelesChefs femonflralfentperes des foldats,amp;les foldats enfans entiers leurs , , Ms. Cycles Chefs auifiJTeht bien à ce quâils deuoient faire deuantquelâexe chef^
â ^Mr,quilsleconfultaflcnt en commun , amp;nbsp;conferaflent les façons defquelles â y le deuoient comporter en celle guerre,affin que rien ne fut fait auec inconh-
tous les chefs, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â '
lemblerentjamp;dâvn commun confentement fut doneela charge de celle guer t^Alecommandemêt de celle armee à lean de Brenne tant pource quâil eiloit |MdCapitaine Ãc vaillant homme de fi perfonne,que pource aufli quâil clloit ^QydeHiertifalcm,amp; que chacun dit que tout ce qui en celle guerre feroit re-ââ â 'S fur les Barbares luy feroit donné,comme chofe dette a fi valeur,amp; à fa qua
Cardinal Pelagitis que le Pape auoit enuoyé fon Legat,fut totifiotirs ho Honneurfait Meamp;refpeclé comme il cotienoit à fl dignité. la nouuelles forces auec noti-' Muxviurcseftoientvenus de lâItalie foubs la coduitte des Euefques de Milan, ^^hegiojde Faencc3amp;deBrclI'e,amp;lesBarbares Içauoientbien delfendre ce qui tftoità cux.
^^^oudan felloit campé à la veuë de Damiette, pour donner aceujtdede- jesoHd^ ) St efperance dâvn nouueau fecotirs, amp;nbsp;leur cnuoyoit fotitient par c^mpepret â^ Micdes nouuelles,des meirages,des viurcs des foldats,des armes, amp;nbsp;tout dont ils auoient befoing.Il ne tafehoit quâattroutier occafion de furprendre â
ItSnnft r 1 nbsp;nbsp;nbsp;gt;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1 n â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;11 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;. Secours HHX
^âpuicreSjii queJqti vne luy eltoitprelentec,ou par Je hazard, ou par leur ncgli
Tous les iotirsJcs Barbares amp;Jcsnollres drefloient des elcarmouchcs ^â ^fquelleslesnoftresdemeuroient totifiotirs Jes vainqueurs. Les Barbares ne pouuoient ellre attirez a vnebataille,ny nepoutioient les nollres leur empef-»«z» ez-tM,ny coupper les viüres,dâautant quâils atioient le fietiue du Nil à comandc-^^â^hquilesfortiffioit accommodoit de vitires, que lâÃgypte Itiperietir S^^'^napournotirriiTcs fiens Scfes voilins,letirenenuoyoicen abondance.Au cômeJâez ^ontraireleNil fe cotippant en pltiJietirs parties ,amp; en vn lieti febanoyant ça amp;nbsp;d\tpegez.. Vnlautrcellantcotippéenfoflezamp; canatilx, en lâautreellant empefehé par Mees amp;nbsp;chaufleeSjdonnoit pltifietirs incommoditez aux noJlres. Et pour ce 4^clennemy ne votiloit manger de la bataille,lcs noflres delibererenc de com-battre derechef cotre les mtirailles,amp;dâaffiillir la totir.Dcux des meilleurs char P^ntiers quâon peut trotitier en lâarmee, lians deux natures enfcmble, baJlirent ^flfusvnetoLir de bonne amp;nbsp;forte matière, qui montoitatiffihatilt que la tour
Barbares,amp; efloiét les aixamp; les poultres,amp;les pieces de bois, fi bien liées amp;nbsp;snteesenfcmble,quâaucune force ne Icspotitioit rompre.On fit approcher celle touraiîifc fur ces deux natures près de la tour des Barbares,amp;dti fatixbotirgioi-gnant icelle,amp; eiloit celle tour natialle ftiitiie dâautres nauires bien eqtuppez,amp;: toutlerelie de lâarmee fur terre en bataille,tant pour Elire frayeur à ceux de dedans la ville quâaffinque le Soudan ne la peult fecotirir finsellre chargé. La pnrieux chu commença vn cruel amp;nbsp;furieux chamaillis. Ceux du fauxbourg fe deffendoient vaillamment contre leurs ennemis.Dedans le fauxbourg,dedans la tour, amp;nbsp;de-
PHILIPPES ï; AVGVSTE ROY 4t-* dans les trânchees y au oit non feulement des Ãgyp tiens, habitans SiC ori^ teuples de nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;d auttes dcs autres endroits de lâÃgypte, amp;nbsp;des AW
l'^Ãe cr lt;les Perles,des Seres, des Indes, des Gararnantcs,ôédes Ãtliyopiens,qitt e
noient là , dâautant que celte ville cil comme vn marché public auquel to fortes de marchandifcs fe portent des plus loingtaines parties delà terre, font tranfportees aulfi. Ce qui les animoit dâauantage à combattre pour gJ^ auec leur vie leurs biens, qui font les deux chofes que les hommes onticsp chers,amp;: auHt encourageoit amp;nbsp;incitoit les nollres à combattre, tant pour la gionChreltienne que pour fenrichirdu butin de ces nations opulentes, nollres approchèrent le plus pres quâils peurent leurs nauircs de terre, arfinlt;J^ Hans lur le riuage ils peulTent combattre main à main, amp;nbsp;hommeahonirnC) quâils peulTcntioindre de bien près les ennemis. Au contraire lesBarb^ coups de traits,amp;de pierres,empefchoient les nollres de prendre terre,amp;de [ prochcr de fi pres.Ce qui plus elFroya les Ãgy pticns,tut lt;|Lie comme vnde nauiresalTis fur le riuage que les ennemis tenoient,fut tiré a bord ,amp;qucie defoldat. ' bares defeendans de leur tour,fe fullent iettez dedans, amp;nbsp;eulTent
faire vn furieux carnage des nollres, lâvn de nos foldats defeendit au fon dit nauire,auquel il fit vn grand trou,par lequellâcauâentrant enabondanr^) périr amp;nbsp;noyer les liens auecques les ennemis, amp;: alors tout foudainla toU^ . Tour des en^ bois des nollres plantée lur les deux nauiresfufdits, venant auec grandevi nemts frije. fc,fcmpara de la tour des Barbares,lcfq.uels ellans efpouuentez de cch ro^ , dâvn miracle,ellimerent quâils auoient a combattre auec vnnouueau gereû Fauxlottr futicux amp;nbsp;cnragez.Ellant tout incontinent prinle celle tour,amp; ceux de Damietse dans tous chairez,ou tuez,ceux du faulxbourg perdans cÅur,feretirercnt,dâi^^ ^*'quot;â** nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;tant quâils elloient tirez, amp;nbsp;blellez du hault de la tour que les nollres auoientj,
gnee,ôc les autres nauires furuenans, amp;nbsp;mettans nos foldats pied a terre, ceux qui furent trouucz au fiuxlbourg, furent tuez iufqucs au dernier, trouuee grande abondance deviures,amp;fur tout des richelfes quiefloicntHc
^nuironnee Je tnutes jutifts.
. des,quâil lèmbloit que la Perfe,rArabie,amp;les Indes cull'entellé pillees. fïc?- riche. Or relloitencorela villc de Damictte,ville trefopulente,laquellefutloU nement tantee,amp;: attaquec,pour voir fi on la pourroit prendre fur la chaude, fur la frayeur de la prinfe de la tour, amp;nbsp;des aducnucs de la ville. Et rut alian par machines,par engins,amp;par elchelles, mais les nollres ny gaignerentqued coups amp;nbsp;des playes.Neantmoins ils le campèrent dedans le fiuxbourg, rent vn bon nombre dâhommes entre la ville alficgce amp;nbsp;le Soudan,affin que^ cours,nyviures,nepeulTententrer dedans. Les ennemisvouloient entrer dans,amp; les alliegez en fortir, mais les vns amp;nbsp;les autres furent empefehezdet^ re ce quâils vouloient, auec vue grande perte des leurs. La ville fut enuironn^c de tous collez par les nollres, fi quâil ny pouuoit rien entrer.Cc pendant fiege tiroir en longueur,vn grand vent felleua,qui efineut vne fi furieufetemf^ lle,amp;fit tellement enfler le Nil,que furmontant les riuages pres delquelslesÃO
PeiborJe-mis du Nil.
ft res eltoient campez,amp;fe dcfbordant,il couurit tout le pays d eaii,amp;galta pâ cipallementlcs viures.Lesnollresiugeansquecelane procedoit point deU turc du flcuue( qui a bien accouftumé de fenfler, amp;nbsp;fc delborder, mais celte laifon là )ains que cela elloit aduenu par la iuftc ire de Dieu, furent ex tez par le Legat du Pape,à ieufner,amp; prier trois iours durant,amp; le (Juatrielme ventcelTant, lamerfappaifant,amp;: le fleuucfe rcflerrantfoubsles riuagesen
g, Ci O
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54Ã nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;PHILIPPES i.â AVGVSTE ROY 41.'
Jeeoursen-
foigneufement la garde que dcuant,amp; fe repofoicntjil falla camper pres lies,amp; replis des eaux,à lâendroit là où le Nil fc iette dedans vne grande du'quot;sMdân voiline de la ville deDamictte,de là où il enuoya incontinent quelques troup* aux alliegeZjfoubs lâobfcurité amp;nbsp;filence de la nuit* Ces troupes fe mirent haïâ ment amp;courageufement en chemin, en deliberatio de troper les fentinellesâ Chreftiens,amp; fapprocherent de la ville,fans eftrc aucunement veus ny defeo^^ uerts des noftres. Les premiers efloiêt ia entrez dedans la ville, quad lesLatiââ fen apperceuans,crierent alarme,amp;{e mirent en armes.Ceux qui eftoientenco^ re derriere furent taillez en pieces,dâautà t que ceux de dedas, amp;nbsp;ceux quicM TMlléenpie- ent ia cntrcz fermèrent haftiuement les portes, laillans les autres dehors eip^ fez à la boucherie,craignans que parmy ce trouble de la nuiôl les ennemisp« melle nâentralTent enfèmble.
ets.
Tuitte des B4rbares.
⢠Les noftres enorgueillis de celle viôloire,le lendemain lailTansvnegrande tie de lâarmec deuant la ville,pour fouftenir le ficge,fe vindrét en bataillepr^ ter deuant le cap du Soudan pour luy liurer la bataille, mais lés Barbares elFrayez de la veuë amp;prcfence des nollres quâils virent fi ardans à cobattrcjau donneret leur cap,fans vouloir venir aux mains. Les Latins entrez dans les tes des ennemis,y trouuerent non beaucoup deviures,mais vn grâdbutinf * pillèrent.Le Soudan fe retira biê hault aux canaux du Nil,amp; les nollres de proye,amp; le mocquans de la couardife des Ãgyptiens, retournèrent en le camp.De ce mefpris les nollres recourent domage amp;nbsp;honneur, car elhatleRe»/ de Hicrulà lem,allé aucc les Ibldats François alTaillirle camp des ennemis^'â luy ietta quelques grenades,ôc pots à feu,dont plufieurs des liens furetbriin^ » ri^oire des nbsp;nbsp;Jyy mefme fut en grand dangcr,amp; Gaultier amp;nbsp;Milon de Mante furent
coups de coutelalTe. Apres celle delfaidle, ils furent dâaduis de ne famufer à autre chofe, quâau fiege deDamicttcamp;fur tout dâempefeherquâaucun nâyentrall.
Ellans ceux de dedans plus ellroiflemcnt alfiegez amp;nbsp;enuironez quedeuant, amp;nbsp;réduits à vne extreme nccelfité,amp;famine, amp;nbsp;priuez de touteelperancede cours,ils firent des alfêblees pour confultcr de leurs alFaircs,amp;quelquesvnsû Tamine dâaf lcurs,denuiôl ôc à cachettes fe rendirent au camp des nollres. Ilfenfiitencoi^ rendu dâauantage fi les chefs de dedans nâçulfent fait murer les portes de la vi le, amp;nbsp;fait delfence aux habitans de nâaller furies murs amp;nbsp;rampars fur peine de vie, affin quâaucun ne peultlortir,oufe letter du hault des murailles dedans Mime^luehs. foUbz.Lcs chefsamp;les Mameluchs alloient çà amp; là par la ville, vifiter regardî* toutes chofes,amp; mefmementles magalîns, amp;nbsp;voyans quâil y auoit bien peu b]eds,diuiferentcequirelloitentreeux,en petites portions. Lcmenupeup contraint de la difettc,mangeoit ce quâil trouuoit,full ce chofes cocedeesA?^^ r^minedeme mifcs OU delFendues par laluperllition,faines ou mal laines, bones ou m^^â nupeufle. fes,fiilles OU nettcs,cuittcs ou crues,Scainfiallongeoit fil vie, auec ce quilp°â'^ uoit trouuer.Ornepouuâs les afsiegez endurer ces incomoditez humaines For« la la laim,qui ell la pafiion qui le plus amp;le plus louuêt prelTe lâhôcjils eftoietan affligez de lâire de Dicu,car la pelle, la rage de laquelle auoit eflé premierenie'^ F/«-« â^floncieaucamp dcsnollres,puisdutoutellainte,fclloitietteededansb^ j amp;nbsp;y faifoitvncgrandcboucherie,amp;deiourà autrc cernai fâaugmentoitd*: le façon,quenon feulement il ne fe trouuoit plus des homes pour vifiter, p^^^^ fer,fecourir,fcruir,amp; afsiller les malades,mais aufsi il ne fen trouuoitplusp^
PHILIPPES i.âAVGVSTE ROY 4Ã. LIVRE X. 541 lescnfeuelirjny enterrer,pour les tirer des lits,amp;maifôs,amp;pourfeparer les viuâs dauecles morts. Les rues, ôcles maifos plaines de corps morts,rêdoiêtvnepua teurvilk'iinejamp;vnacrmallentatamp;infcót.llny auoitaucûlieu exêpt de la pelle, ny aiicû qui fe peiilt vanter de n auoir ellé attaint dâicelle,ou de fâ peur,amp;aucun recede nypouuoittrouuerrcmcde,fi pargraceamp;milericordeilnele demadoitdelon cnneray,amp; quâil ne fe iettall a fes genoux pour rauoir,amp; quâil ne fe rendit à luy. tarage amp;nbsp;la fureur du mal,de la faim,amp; de la pelle tourmatoit ceux qui mou-roiéqamp;aimoiêt mieux mourir que de fhumiîier à leurs ennemis, Scafabaiffer iufqueslà , que leur demander fccours. Les nollres au oient biê entendu quâils e-ftoiéttourmêtez de lafiim,mais ils ne Içauoiêt pas quâils fentilfêt vne fi grande incomodité amp;nbsp;domage de la pelle. Ils auoiêt fait des barrières amp;nbsp;trachées pour empefeher q ceux que la faim cotraignoit de fortir,nc le peulTêt faire, veuquâils péfoiêt bié q ceux de dedasvoudroiét ietter le menu peuple,amp;les bouches inu-bles dehors, amp;nbsp;les nollres au parauat auoiêt intermis la violêce du ficge,attêdas q ceux de dedas cotraintsamp;forcez par lane celïité,fe rendilfêt à eux, affin q lans aucune effuirió,ils peulTent demeurer maiftres dâvne ville rat opulête.Il y auoit tonfuenriii tldiavn an entier que le liege elloit deuatDamiette quad qlques foldats des no lires ayâs ellé fi hardis de moter bic auat fur les murs de la ville, oyas vn fi grad Ule'ce,dedas icelle fi quâil fêbloit quâil nây eut perfonne,efcoutcerêt longuemêr, puis voyas que ce filencc continuoit,retournerêt au cap, amp;nbsp;firent entendre aux siknadtJai Chefs ce quâils auoient recognu.On pouuoit craindre quelque rule amp;nbsp;trompe-ùedclenncmy,amp;: quâil voulut prendre aux fillets les nollres. Toutesfoisonfut d»duis deliazarder quelques hommes,dc tanter la fortune, amp;nbsp;de faire monter
troupes bien garnies fur le rampart, comme fi elles eulTcnt deu aller contrevn puilTant cnnemy quicult deu vaillammentrefifter, amp;à ccllcocca-honfurent drclTees des efchelles. Les nollres ioyeulement montèrent fur le ra- sj^elleidref pjrtfanstrouueraucunerefillence. Cômeils furent dclcendus dedans la ville,-fiquot;* Vne petite troupe de Barbares quifeuls elloient reliez de la fureur de la pelle, pouuas porter armes,amp; qui à caufe de la famine amp;de lâinfeêlio de raèï,clloient Teillejfe da extrêmement foibles,les voulurent eôbattrc,rnais ellas incontinet taillez en pie ceshmatiere dót les portes auoient ellé murees fut abbatue, le palTage fait, amp;nbsp;Icsnoftresintroduits amp;nbsp;receus dedans auecleurs enfeignes delployees.
qui entroient, fentirent vne odeur villaine,amp;puante,ils virent vne villedefpcu^ plees,amp; horrible à voir, les rues pauees de cor^s morts,amp; vn defert à freuxamp; ef-pouuâtable, quiefmouuoit lâcnnemy mefme a copalïion.Les nollres y elloient entrez appareillez de fairevn grand carnage,amp;à faire couler le fang par les rues, cftans irritez du long liege, amp;nbsp;des trauaux quâils auoient fouffierts. ils auoient leurs cfpces nues au poing, mais ils ne trouuercnt contre qui les mettre enÅu-ure.Carmcfmes on ne pouuoit entrer aux maifons,ny approcher des rues, lino enpalTant par delTus les corps morts, amp;nbsp;fur dâautres qui ne lâelloient pas encore, amp;quitiroient miferablementà lafin. De 70000. perfonnes de la ville, nâen furent trouuez que trois mille, encore elloient ce ieunes enfans ( car tout le relie elloit mort ou de fer,ou de faim, ou de pelle, amp;nbsp;la plus part elloient enco- dâicelle, re fans fepulture. ) Ces trois mille mefmes elloient fi alangouris que câelloit pitié a les voir, amp;leur fut la vie donnée, à la charge quâils nettoieroient la ville, amp;nbsp;enterreroient les morts. Voila lâylTue, amp;nbsp;la fin du liege de Damiette, qui dura plus dâvnan, laquelle fut pripfe le cinquiefme deNouembre lan de falut liin
S 2.
PHILIPPES I. AVGVSTE ROY 41:
Le butin dâicelle fut grand,car on y trouua beaucoup dâor amp;nbsp;dâargent, amp;nbsp;grii HtedeMi!^ ïioæbre de pierres precicufes,dc meubles,amp; dâautres richefles.Les Latins apres lâauoir faite nettoyer,y demeurèrent encore apres plus dâvn an, comme ficcuil efté vne Colonie, en laquelle ils euffent voulu habiter , oublians leur andenne
Aitil Je lit guerre.
prendroit en cefte guerre luy appârtenoitjamp;vouloitdon' le. â nercefte villeau fiegeRomain,leRoy deHierufalé trouuat cela fort mauuJir, amp;toutesfoîslcdiirimulant,{c retira à Acre. Lâan enfuiuant comme Pclagios fe fafchafl: de voir que les armes des Latins croupifToient fans rien faire, veulî defir amp;nbsp;lâefperance quâil auoit de ruiner du tout les Barbares,amp; leur fuperftino, Ãccomandaft q chaeû reprint les armes pour pourfuiure cefte gucrre,amp;alicrco Soudan,amp; alTiegcr le Chaire,les foldats ne luy voulurent aucunemento-beyr,ains tous dâvnccomune voix, difoient quâils nâobeiroient quâaufeulRoy de Hierufalem.Lc Legat par le commun confentement des £bldats,fut cotraint de lâcnuoy er prier de venir de rcchcf entreprendre la charge de cefte guerteen-exeuCes du trcptifc pout la dcftence du no de Dieu.Le Roy de Hierufalem fexcufoittoiil-affaires particullicrs ,tantoftfurfonindifpohtion,m.i!stu fin prefle des prières des Seigneurs Latins il retourna au mefines têps queLoys Duc de Bauierc y arriua auec vne bonne troupe dâhommes defôn pays.LeLt- ⢠Sxhertxt'iea g^t preftoit ptioit quâon fe mift bien toft en campagne,remonftrant qiichn- â uJeb^uâ^^. treprife de la guerre faintc feftoit enuieillie par ces iôgues dilatios logueurs, ⢠ttf^nte. amp;nbsp;que ceux qui loing de leurs maifons faifoient la guerre, deuoicntfehafei')â prefter,diligenter, ne perdre point temps, nâendurer lâoifiueté, ne cefler, nclan- * guir,ains aller amp;nbsp;tourmenter les ennemis,amp; tanter toutes chofes. câeflok ⢠la façon de laquelle les anciens Empereurs, Roys, grands Princes amp;nbsp;CapiWi- ' i4façondâdc nés auoientacquisEmpirc,gloirc,grandeurs,amp;:richeffes.Que ceux qui eftoient' ^ttertr £migt;t amp;nbsp;guerroycz,amp; qui deuoient garder eux,leurs perfônnes Si leurs biens ' deuoientdilayer,prolonger,amp;differer,tenir en longueur leur ennemy,tromper fes defTcinSjdeceuoir fes Åuures,amp;:fes encreprifes,lc matter,le laffer, amp;nbsp;lenuyet ' iufqucs à tat quâil ait débilité fes forces,amp;quâauec le cÅur il perde efperacc.QUt' le Chaire eftoit vne grade ville, mais q les plus grandes villes par la guerre feren' doient grads deferts fi on y iouë a quitte amp;nbsp;â double,!! on efforce fà vaillance,liâ on y met delà diligêce,amp;quâô en chafle toutelongueur.Quc les grads Empire^' coc font ceux des Souldans ne doiuent eftre aftaillis par les armes cftrangeresh * du premier coup on ne les rêuerfe,ou pour le moins fi on ne les affoiblit detelb * faço,quâils ne puiflent plus dorefnauat leuer la tefte,ny fe rell euer.Car autremet ⢠ceux aufquels ils ont drefle la ruine,la leur dreffét â eux mefmes.quâilnefnlbi^ ⢠tatet ny affaillir lâÃgyptCjOU puis quâo lâauoit vne fois aflhillie, il ne faiHt^lt ⢠frtndre. nbsp;nbsp;poiiit la laiftet lâ.Le Roy de Hicrufà lê ou foit quâil fut picqué de douleur â¢
quâeftât appclléRoy du S.Royaume,la ville deDamiette qui auoit efté jpriftpar les armes de ceux qui eftoiét allez â la guerre fà inte foubs fà charge,amp; coduitte,
nepoLiuoit tâter lâÃgyptefuperieur (ans vn grâd amp;nbsp;euidêt peril,difoitqui y iroitaucunemêt.Quâil eftoitquâcftiôdelâTerrefà inrefeulemét,nôde hy â â f^ÃJtlttpes guerre cotre Méphis,ny Babilô,ou Thebcs dâÃgypte, lefquelles apres que ^/te. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fcroiêt prifes ne demon rroiét pas lôguemêt en leur fidclité.Mais quatalaSy^'
que Godeffroy de Buillô amp;nbsp;les autres Seigneurs fès aiïoCiez eftoiententrez c dans amp;nbsp;lâauoiét prife amp;nbsp;pofTedee.Que pluheurs Roys Latins en auoiét ellcny
PHILIPPES 2.; AVGVSTà ROY ïi. LIVRE X. 543 ^^.-^,,^ ftresjamp;quâclle elloit noftre.Qi/illouoit bien volontiers la célérité,la diligence^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;(
iecourage,amp;lardeur,amp;les autres chofes que Pelagius louoit,mais quâil les £ail loitemployerenSyrienolà jOÃilnây en auoit aucun befoing, amp;la dâoù lâon né j^efilution pourroittirer aucun proffit. Le Legat perfifta en fon opinion , amp;nbsp;parlafiiinóle puiffancedefonautboritc,commanda au Roy de Hierufiilem,auDucde Bauie rcjamp;aux autres Scigneursamp;cbefs,de le rtiettre en campaigne,mcnairant dâcxco-munierceluy ou ceux qui ne voudroient luy obéir»
Au milieu de la plus grande chaleur de lâEfté, dix mille hommes fe mirerit en «mpaigne,les vns de bon zele, les autres efmeus delà menafle de lâexcommu- . nbsp;nbsp;nbsp;,
nication. Les Barbares failà ns bonne mine amp;femblanr, dâauoir peur, fentans i« noftres marcher, fe retiroient là où ils voy oient leur commodité. Le Legat roalexperimentéà laguerrCjVoyantcelajfcreiouilToit,amp; hault louoit iufques 3uCid,ceux quâil voyoit fi courageulèmcnt marcher, difmt que la fortune ay-ûoitlesvaillans,amp;que toutes chofes fuccedoient toufioursmal aux couards. P«Latinsfefaifirentdâvn pont que lâennemy auoit fait baftirfurleNil, amp;fii^ Æ t taillez en pieces ceux qui le gardoient. Ils le campèrent 3. dix iets de pierre Idaville duChairc:ce qui deuoit donner peur aux Barbares. Celle ville trelà n-^*înne,amp; trefopulente,fe prefenta aux yeux des noftres brâues ôivaillans hom-®«jncz amp;nbsp;nourris parmy les guerres,amp;accouftumez de fenrichir des defpouil ^^'Ideursennemisjamp;dcleurs villes,amp;: dâen orner amp;nbsp;parer leurs maifons. Les â'oftrescouransçà ôc là , amp;prouoquansccux de dedans au combat, leur fai-oicntpeuvjg^pjrcfl'e,couardife, lafeheté, amp;nbsp;poltronnerie,Ieur ' ' ^i^si^ucfils eftoient hommes ils deuoient fortir,mais ils nele vouloiét faire, ^5yenoientclosamp; cotiuerts dedans la ville. Ce liege fe tira en longueur de *our aautrc,amp; La grande opinion que les noftres conceurent dâeux mcfmes,amp;le P'udecasquilsEiifoient des ennemis, les rendit fi fiers amp;nbsp;fi nealio;ens, quâils fumption. ^iclouuenoient plus du detioir de la guerre,ny du foing de leur deuoir, ny de |itdc,ny de guct,ny de fentin elles.Ils fe fioient en leur vaillance, amp;nbsp;en leur bon 'Mcfaduifansjamp;neferelfouucnans quâils alloient en Ãgypte, amp;nbsp;quâils fc- itNilfleunt '^i^ntmisdedans des tranchées,faillies,ruilTeaux, ócfolTez dâvnfleuuc trom- trompeur.
P^^âLqui non feulement apportoit viures à leurs ennemis, mais aufti les fortif-noitjlciqucls dâautant plus quâils eftoient moins vaillans ,amp; entendans moins icmeitier de la guerre,amp;plus ils vfoient de rufes pour fe conferuer. Les ennemis tirèrent ainfi en longueur les Latins, amp;nbsp;les abuferent de plufieurs longueurs amp;nbsp;i^feitssw tromperies,amp; faifoient femblant dâauoir peur pour Ce rédre moins redoutables torrs. ^pbsmefprifez cnleurendroit,dâautantqueeux cognoiflarts les aduenues, ôc tieihoitsdupaysjôc fe feruas des occafions,ôlt; commoditez du tempsjamp;des en trcmisjvouloient circonuenir amp;nbsp;attraper les noftres,lors quâil fe craindroient le rnoins de tout cela. Les noftres tout à efeient fépareret des lieuxqui eftoient en treles Icuees,penfans eftre couuerts dâicelles comme dâvn rampart,affin que fil aduenoit qu ils fulfcnt à lâimpourueuë alTailliz par les Barbares, ils euftent loifir de prendre les armes, mais ces lieux eftoient molz amp;nbsp;bourbeux, dâautant que
l leshboureursdupayslesarroufoicntdes eauxderiuantes des canaux du Nil, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;- j ,
I amp;nbsp;des qu ils fy furent mis,lc Nil commença à f ebarioyer par tout. Là ils fe trou I lièrent prins comme dans vnpiege,fans pouuoirfe deffendre ny refifter, ny I fansauoirautre moyen dâcxploitter leur vaillance, amp;nbsp;ainfile Nil febanoyant .
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;auxÃgyptiens defefperà s du bon fuccez de cefte guerre,vnc tr, l'èf^oîrT
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PHILIPPES x? AVGVSTE ROY V
hures corrompus.
ytiilÃMce trompee.
vióloireplus defiree, quâefperee,ou attendue fur des nations guerrières, ôlorieufcs.Eftans leuees les bondes amp;efclufesdes leuees, les Barbares couun* rent dâeau le camp des noftres amp;nbsp;leurs tantes, amp;nbsp;fut Ijaufi haulte que tires furent corrompus amp;pourris,amp;nây auoit aucun lieu auquel on fepeutmet-tre à fcc.
Alors les Ãgyptiens le fiifirent des lieux les plus haults, affin qiielesnoftrf^ ne fe peuflerit tirer,ny fauuer des bourbes, amp;nbsp;des lieux couuertsdâéau. fut la vaillance mconiidcrcc,amp; la grande fiance de foy expolee à la violcnccdes traiôls,amp; à lafiareur des ennemis, amp;nbsp;lors que les noftres vouloientparlaforc« fe deffendre, leur hardielTc fut vaincue par la rufe.Lors chacun des noftres com mença à crier contre le Legat Pelagius, à lâacculer amp;nbsp;condamner, amp;nbsp;ameflitc deluy. Onnepouuoitaccufcrle Roy de Hierufalem dâaucune chofc,(lâ''U' tant quâil auoit talché de diffuader cefte entreprinfe, que contre fongrcilcftoit venu a cefte guerre,amp; quâil nâauoit prins cefte charge quâauecques grandespro-tcftations.il ne pouuoit aufli honneftementfe plaindre de ce defà ftre, pourne lembler quâil ne vouloit fen refiouir. Mais quel confcil eu ft peu alors donner /-â¢O T nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Iz» nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;il t-w/ar* z4 tAzMit- /z-vTr i Sir nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;/ùn/MirC nAlllîûlCfl^
foreep^rmer foldats rcceuoir de leurs chefs amp;nbsp;Cappitaines? Et pour ce que les Vénitiens, Pifans,amp;les Geneuois quieftoientdemourez a Damiette eftoientbeW' coup plus forts par mer que par terre, comment pourroient ils amenerfccours par mer au Chaire? amp;nbsp;comment amp;nbsp;par quâelles forces pouuoientlesnoftresrom prèles leuees amp;nbsp;efclulcs desruilTeaux, qui par mille replis feferpentoientçaSC FAitlteeJera la, poutlcs tromper amp;nbsp;deceuoir, veu quâils eftoientclosamp;enuironnezdiccux, necefsite'. afiiegcz parlâcnncmy vainqucut? Ils ne trouuercnt meilleurmoyennyaduis que de ceder a la neceflité,de fe donner les mains licès, amp;nbsp;de reccuoir delcnne-my telles conditions quâil luy plairoit impofer, amp;nbsp;moyennant que ce futûns le deshonneur de la religion, amp;nbsp;fans tafche,notte, ou ignominie de leiirhonneur.
Intention de Lâêncmy ne defiroit point le fing,amp;: difoit quâil ne demädöit point desnoftres rennemj. Icurs vics, ains fculcmcnt quc lâÃgyptc fut rcftituéc en fl premiere dignité, S-' â que toutes chofes fuffêtreftablies en lâeftat quâelles eftoyêt deuâtqiieDamiettt fut aftiegee.Ils requirent donc queDamiette leur fuft rendue,amp;querarmeedîgt; Chreftiens fe retiraft fortift hors dclâÃgypte. Si on regarde la fin del efe' conrid^âtio fjnec pour laquelle les Latins auoient entreprins cefte guerre, amp;eftoicnt.wâ makes'^ auant en Acgyptc,ce font de dures conditions, mais fi on confidere le cou^ ⢠des chofes humaines ce font accidens qui furuiennent a tous lesplnsgrandsho- « mes du monde. Les Latins ferefolurent de fouffrir pluftoft mille fois h mott)' o/r« de h nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;commettre vnc villenie Ãc lafeheté. Adoneques les Barbares adioulfo
rent que voulans en quelque forte que ce fut, que Damiette leur fut rendue, ifi rendroient aux noftres la vraye Croix que Saladin auoit prinfe. Commetf^ articles furent portez amp;nbsp;déclarez à ceux des noftres qui eftoient demeurez dedans Damiette,vn grand debat fefi-neut entre eux. Les vns difoient qù ilsnefo reccuroient point,les autres difoient quâil ne falloir pas troper ceux qui eftoiem pehtfur di (^ieiiant leChaire,ny les expofer à la boucherie,amp;quâil falloit conleruer tant de milliers dâames qui eftoient la deuant,ce pendant quâon les poutioit fatnietp^^ . nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;la reddition dâvnc ville feule,amp; que les villes confiftoient au nombre deshom-
mes,non les homes en lâenclos des murs,amp; des foffez des villes.Geuxqiifturc^ dâopinion à ce côfèil tenu à Damiette quâon deuoit retenir la ville,1 empörterer,
«lif
'^^^f|Ue{{- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.
^a 1â0^^^^^Peruee, ce fcroitIâappu^ - nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;des noftres,
^J^Oiite nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;quâeftant rendue amp;nbsp;perdue, tn. emportcroit auecques
b} nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Latins,amp;:quâadonc'ilvalîoitmieuxelprouuertoutes
ai nbsp;nbsp;nbsp;Qui f nbsp;nbsp;nbsp;4^â^ reccuoir vne paix tant ignominieufe amp;nbsp;dommagea-
tr^ei nbsp;nbsp;nbsp;dâopinion contraire, fe retirans de ce confeil, accoururent
par force amp;c violence aux maifons de ceux qui eftoient cô-à leq Æ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;armes,pour par ce moyen amp;nbsp;par la force les contraindre
eftoient deuantle Chaire prins de-
te J nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â ^^^^^^^^^Sjeîîtcridircntqueceuxde Damiette eftoient en de- prias
lii*^ f nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;enuoy erent dire que fils ne vouloient la
tçj nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;enuoyeroient à Acre qui nefiudroit pas de faire ce qui
^®^^4oâcllefe rendit aux Ãgyptiens. Ainft fut Damiet-îeF Pdnfc nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;tant de labeurs des Chreftiens perduz à la conquefte
f nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;rendit cefteindignité plus fupportable, fut que
^â^^^^^^oft res gagné vnevidoirenon ûnglante,nefit,nedit
â 1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;aux noftres,ains vfi de grade douceur entiers eux,
Viij nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;de guides, ôi pareillement le Soudan de Damas fit^auec
U nbsp;nbsp;nbsp;ftuich ans, par le moyê defqtielles le Roy de Hierulalem
dr ^â ^SbVola J r nbsp;nbsp;perfuafion du Pape, eftat fa femme decedee, il donna en
ôc dâelle,amp; ia couronnée Roine de Hierufalê par le
*'â⢠Pederic Roy de Sicile amp;nbsp;Empereur des Latins, pour dâauan- SfLneei ^5 ficré Royaume, ledit Empereur dâentreprendre plus volon- Federte,
«Jtii eft caufe que depuis les Rois de Sicile fe sot touf-P^SKov'' de Hicruûlem, bien quâils a} ent mal pourftiiuy par armes ^th â ^Qiïi nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;pour auoir en autres guerres prophanes efté allez em-
ïiH nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;mefme de labataillcdu pont de Bouines, lâEmpereur
fut deçedé de defpit quâil eut de fa perte amp;nbsp;honte ceft dçb nbsp;nbsp;nbsp;ctoifa,amp; entreprint vne guerre fainte,mais dilayant Sc dif
qiiâ â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;âquot;âtitre,il ne bougeoir,amp; ce pendantDamiettefut ren-
fi^lt;itn ^M»ellcluy apporta vn grand blaftne, amp;nbsp;reproche, dlaiitant
M'IqÃ, 1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'/rr ry nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.^,*â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;federte AC'
lîtv ^Pp^^tté 1 /^^^gtietir en eftoit caule,amp; qu elle auoit a lâÃgypte, 8c aux ^OeT' nbsp;nbsp;nbsp;â r ^^^^â^â^^tîditcz quâils y recetioicnt. Le Roy de Hierulalem
laques de Compoftelle, amp;nbsp;en chemin efpoufaBerengaire
tîieR ^^'^datît nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;puis long temps apres retourna en France,
tiffaires fe coiidtiiloient en lâAfie, le ieiine Henry troifie-
tüt) nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ordre aux affaires de so Royaume,amp; le Roy Au
^t^ttjfxifint pkifienrs belles ordonanccs, Sc loix. LâAnglois
T^ruâ 4ro5â â
* (Jç ^hilipp nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;de luy rendre les places quâil auo^tpnnfesftir fon pere. r
«. kj^^Sâîerre nbsp;nbsp;nbsp;â^^pondit quâon ne deuoit iamais rertdrc ce qui par le droit
r dç nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;légitimement pris.Ce qui eft vne rcfponce commune en
pliif^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;quot;â^^tillent rien rendre.
pli nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;-'^tigufte fut aduerty que Guy Côte dâAuuergne fà ifbit
grâtles e nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^tgt;léces à fes fubiets, amp;nbsp;impofoit amp;nbsp;leuoit fur eux
'^'â-11 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^^dfiosjöc sômes de deniers,fans le gré,vouloir, ne confente- dâ^n»
^ââ^^txuloitabftcnirnechaftier. Ãtcôbien que le Roy lâeuft ââ^onefté de fe coporter plus doucemêt quâil ne faifoit éviers
---â¢te continua en fes mauuais deportemensg
Z iij
^\Ã5kB
ruina vne Abbaye aux terres du Roy,amp; print amp;nbsp;emprifonnaiEueiquc de tic mont. A cefte caufe le Koyqui eftoît conlèruateur des Eglifes de fonRoy^i*'' me nbsp;nbsp;nbsp;qui ne vouloir fouffrir telles licences impunies , âflembla vne armeCjJ
olfÃinatlon dudit Cote.
alla contre luy. Et bien que ledifComte ne fut alTez fort pour refiler ahpui^quot; ïà nce dâvn fi grand Roy,fi efl ce que corne obftiné quâil elloitj il nevoulutrccô gnoiftre ny fa faute precedente dâauoir tourmêtc fes fubietSjny celle qu il alloic faire de vouloir foullenir lâeffort dâvn Roy, ôc de n efe venir mettre à Adonc le Roy entrant aux terres dudit Comte, fen fiiifit,amp;âles annexa au
moine de la couronne de Frarrcc.
Lâan ixx3.1eRoy Philippes Augufte cftatenIavilIcdcMatefurSeinc,tonilâ^ malade d'vne fieure quarte qui le tourmentalongUement, amp;nbsp;quand il cogu'*^ quâil faffoibliflbit ôc quâil luy conuenoit mourir, il fitfon teftament Sc ordonnance de derniere volonté,par laquelle il fit plufieurs beaux ftatutsSc ordonan-aumofnes,amp;; entre autres chofes il départit de fes threfors amp;nbsp;richei-â fos ou il luy fembla quebQn'eftoit,ôc que charité lâadmoneftoit. Car premier^' ' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;meiît il donna 8c lailTa en lay de de la Terre Sainte,cent mille liures parifis qu*
ordonna eftre baillées amp;nbsp;deliurees au Roy de Hierufà lem, qui lors eftoit vf****. Ses luisteÃa en France receuoir amp;nbsp;demander ayde contre les infidelles. Aux Cheualiet^â Temple cent mille liures parifis,5c a lâholpital de Saint lean de Hierufà lemcent
urance dâAmaulry de Montfort, fit femme, amp;nbsp;lès enfans qui eftoient détenez prifonniets par les heretiques du pays dâAl^eois^Puis ordona cinquante nulle liures tournois pour eftre diftribuezaux panures indigens : que tousfes riches habillcmens fuflent baillez amp;nbsp;deliurez aux Edifes, combien quâil leuren
rt»
Concile 4 Igaris.
toj done alTez de neufs, amp;nbsp;delFendit que nuis nâen fulTent baillez aùxmeneftricrs^ iongleurs. T at le prclfa la maladie, quârendit Ibn el^rit à Dieu la premiere Ide de Iuillet,au point du iour lâan 11x3 en la ville de Mâte,amp; fut fon corps êterre en Mort JlAtt- lâEglife S. Denis en Frace à grad honneur, par le Cardinal EuefqueduPof^j* eftoit L egat en Frace pour le fait des heretiques dâAlbigeois,prefent Ica Roy de Hierufalê,qui fy trouua auec Loys fon fils ailhé,quifut Roy deFrâCeaptesluy amp;nbsp;Philippes fon puilhé,amp; grade multitude de Baros amp;nbsp;feigneurs, les Archeuel-ques de Rheims amp;nbsp;de Sês,ôc biê x4.Euelqucsamp; autant dâAbbez qui lors eftoiet venuz à Paris pourvu Concile quâon auoit alTemblé pour le fait des heretiques Albigeois. Augufte comença à regner du viuât de fon perejlâan 1179 en lâaagc de 14.ans.Il fut appelle Augufte amp;nbsp;Dieudonné. Augùfte du mot Latin qui veut dire augmenter, dâau tat quâil oftaaux Anglois les DuebezdeNorma-dic amp;nbsp;de Guyenne,amp; les Cotez dâAniou,de Touraine,du Maine,amp; de Poitou, £^u^t^e. 5c quâil les ioignit à la Couronne. Dâautre collé il y ioignit les ComtezdeVet-mandois,Vallois,Clcrmont,Beaumont,Auucrgne,PonthicUiAlançon,Lyi^°' fin, Vendofine,Dampmartin, Mortaigne, amp;nbsp;AUmale.îl fut appelle Dieudonne pour ce que fon pere ellant veuf, amp;nbsp;hors dâaage de fe marier, amp;nbsp;hors dâelpoirde generation, il print femmc,amp; apres plufieurs oraifons faites à Dieu, illuy don-UeriuMo Ãe ua ledit Philippes,lequel à celle occafion fon pere appella Dieudonné. Il fonnom. Prince fort deuotieux, amp;nbsp;iullicier,amp; grand amateur de la police. Il inllitualc
Preuoll desMarchanSjôc les Efeheuins de la ville de Paris,amp; fit pauer laditevil-le,pour-ce quâauparauant elle elloit fi falle ôc orde, quâon nây pouuoit aller, chalfa de fonRoyaume tous mommeurs, mencllriers, iongleurs, farceurs, __ . ........................... - ........
,___- -
PHIL.1.AVG. ROY 41. LOIS 8.IlOY4i.LIVRE X. 'U7
atcurs, amp;nbsp;hineans, amp;nbsp;autres miniftres de volupté amp;nbsp;corrupteurs des meurs.Il 3cnetavn marché que les malades de Sainél Ladre auoient droit de faire hors Paris I efpace de quinze iours,amp; le fittenir dans la ville au lieu quâon appel oit Champeaux pres lâEglife Sainôl Innocent, amp;nbsp;à fin que les matchans peuf- â ent tenir leurs marchandifes à couuert , en feurefé ,ilfit baftir les Halles , amp;nbsp;^hw/e-lt;«A? de encore appelle ledit marché la foire Sainél Ladre. 11 fit aufii clotre le Ci-
\ Innocent, amp;nbsp;le Parc du bois de Vincennes, tel quâon le Voit au-lourdnuy, la ou il mit vn grand nombre de cerfs,bifchcs,dains, amp;nbsp;autres beftes ^nuages, que Henry troilieme Roy dâAngleterre luy enuoya de fes forefts de èrmandie.ll donna à lâEglife fiinôl Deiiys des prècieufes reliques, que lâEm-Hâ^tur Baudouin luy auoit enuoyees de Cöftätinople,câeft alTaüoir de la vraye /{tliquairts.
â ^oix vn pied de long, des cheueux que I e s v s G H R i s T auoit en fon enfan-vne efpine de la couronne, vne des coftes amp;nbsp;quatre des dents de Sainél Phi-
^pes,dés drapeaux en quoy Ie s V s Chr i s Tfütenueloppéenlacreiche,amp; veltemcnt de pourpre quâil auoit véftu Iciour de la Paffion.
^èmps vefquit Maurice Euefque de Paris,home ilTu de bas lien, mais ?uatamp;de bone vie,amp; pour fes merites efleu Euefque.Afipourfuittefùt ache r«.^ 'ak nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;de Paris decefumptueuxouuragequâo voità uiour-
laquelle deuantluy les fondemens auoient eftéfaitsamp; efleücz iufques r ?kL nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;car on ne fçait qui le premier la fonda, ny en quel têps. 11 fonda de
Æ DoayesdeHermaux,de Hermeries,dâYerre,amp;:de Gifoùilmitnonnains, «aeionfPn.nc nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ïx a nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;r-k........ nbsp;a ..
H nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;**4|^»/iULSr\4.HlWl X-u^llLV icfclll VU J. XixuxxwiAAV UiVu v^iicUXi^O JJlVa X ctLlO ⢠Llâ
o deuant mourir fit vne conftitution generalepar tout fon royaume
3nt les vfures que faifoicnt les luifs fur les Chreftiens amp;c défendit quâils ââ^punlTenten gaige aucuns ornenicns delâEglifejamp;quenul luifnepreftaft au-^^nargeiit à vn religieux fans le confentemêt de Ion Abbe amp;nbsp;chapitre.Qj^ nul jeftiennefùfttontraint à vendre fes heritages amp;nbsp;rentes pour les dettes des 'f^ryfuus?
mais bien que les deux parts du reuenudu detteur nbsp;de fes pleges fulfenc
âgnees aux luifs, amp;nbsp;que lors de ladite alfignatio les dettes ne côuruffent plus,
^^111 que les vfures defd'its luifs ne couruirent qu vn an apres lepreft faiól,
PQ^^Hiirej^rinlTent que deux deniers par mois, amp;nbsp;que pour dettes que deuf- chrtÃies nS ^^^âesCbreftiens aux luifs, leurs corps nepeulTent eftre aucunement dète-quot;^'2 Pionniers.
â ^uflidu temps de ce Roy, Thibault Corntede Champaigne engendra de ^ndeou Blanche filleduRoy de Nâuà rre,Thibault quifut depuis Roy de 3iiarredepaïfamere,amp;Comtede Champaigne amp;nbsp;de Briedeparfon pere,amp;: .
mariagenafquit leanneRoine deNauarre CômtelTe defdits Comtez, 3^1 lUt Mariee à P lilippes le Bel Roy de France comme il fera dit en fon lieu.
L 0 Ÿ s huidieme du nom fils dâAugufte ayat attaint lâaage de 37 .ans, en lâan Lois 8. P, nbsp;nbsp;âyd' fùcceda a fondit père, amp;nbsp;commença à regner,amp; fut en lâEglife de roy 41.
^quot;Y^^^cre amp;couronné Roy par Guillaume Archeueique de ladite ville en la pere de preiencedeplufieurs grands SeigneuTs de France qui luyprefterent le ferment S. Lois, endelite. Apres fon lacré acheué,il alla à Bar en Barrois,là où lâEmpereur Fé-èericctluy parieret enfemblè auec grande amitié, renouuéllat les amitiez amp;nbsp;le îiomfraternel dâëntreles François amp;nbsp;Allemans,amp; iuras paix amp;c amitié lâvn à lâau tre. henry Roy dâAngleterre tenoit la meilleure partiede la Guyenequimou- iâsmffrenr.
enfoLiueraineté de la couronne de France, ôc a cefte cà ufc eftoitvalfaldu ' - ----------*
Z iiij
LOIS 8. ROY 42-
548
de
frrfWf,
Villen de
Se retire en fr4l3Ct,
Roy, de ladite couronne. Toutesfois il ne fe trouua point au facte du M fenuoyaaucunemet cxcufer, foit pour maladie ou empefchementhft^ res. il auoit fait Gouuerneur de Guyenne, Sauari de Mauleon gentilhoiniâ^^ de grande amp;nbsp;ancienne maifon,amp; de grande reputation. Le Roy Lois 1 aflai»^ en vne bataille defdt fes gês,amp; le mit en fuitte. Les vaincuz fe lauuetêtaNior^ ôc le Roy vfant diligemment amp;nbsp;bien de fa viôloire,alla aflaillir ladite vilbA' contraignit de fc rendre, à la charge que Mauleonamp; les garnifons de déduit poLirroient fortir bagues faunes. Mauleonauccques les fiens fe retira aSain** lean dâAngeli, là ou le Roy les ponrfuiuit de telle viftclfc que nonfeulemt^ Gujennepri- força de tendre ladite ville. Se derechef fe tirer de là , mais fcftantled'^ Mauleon ûuué à la Rochelle, il le contraignit de quiôler ladiôle ville, rendre,dont il fut contraint laiffer le continent fe fà uuer enAngleterre.Coii' j^duleonac- me Mauleoiî fc voyant par tant de fois efehappé des mains amp;nbsp;de la fureur des fufe de trdhi ennemis,peiifoit eftre en feureté,il tomba en vn plus grand'danger quedeuantj acenfé de trahifon amp;: dâauoir trahi amp;nbsp;vendu aux François, es vilUsamp; les affaires de Guyenne:dequoy il cuida perdre la vie,mais feftantfortbiêpnj' gc de ce quâon lu y mettoit fus, il fut abfous, toutesfois fe voyant toufiours/u-fpeól aux Anglois,amp; remarqué de quelque note qui fentoit de lapreceden^ accufà tion,il fe retira vers le Roy de Frace, qui le recent amp;nbsp;traitta fort honorablement , amp;c luy fit beaucoup de biens, amp;nbsp;depuis fe feruit deluy enfesguerrtS' Les hiftoires Angloifes difent,que corne Sauari de Mauleon gouuerneurdc Guyenne faifoit bien fon deuoir en fon gouuernement, le Roy Henry d Angle terre enuoyaenGuyenneleCote de Salifberifon oncle,pour voir leflat des affaires de delà . Le Comte fiiifant la vifite dudit pays y vouloir corn mander a Cou plaifir,accufiant par tout les aóiiós deMauleon,qui fe fentat eftre de bonnemai-fon,2i au demeurant homme de biê, ne vouloir endurer quâvn autre comnian-dafl enfonGouuernement.De là nafquit vn grand different entre le Comte 5s Mauleon,amp; de là aduint que les Anglois fufcitcz par le Comte commencèrent de ne faire plus compte deMauleon,amp; de dire quâil eftoit effranger, amp;nbsp;homme auquel il ne failloit auoir aucune fiance ne feureté.Mauleon irrité decefteindi-gnité, ôc voyant quâil ne feroit iamais aimé ny eftimé des An glois,fe retira yeis Lois Roy de France, qui eftant bien aife dâauoir gaigné ce grâd capitaine,fefer' uit de luy en lâcntreprife que biê tofl apres il fift de faire la guerre contre les Pc* quiauoient rendu vne partie de leur pais à lâAnglois,amp; dônalachar?
de celle guerre audit Mauleon, lequel allant en Poiâ:ou,amp; furprenantles P0I' éfeùins à rimpourueuë,de prime arriuee print Niort,puis la vil edelaRochel-le, laquelle il foftifia,à fin que cefteville aflifefurlamer,amp;fortcommodeau:i Anglois qui lâauoient longuement tenue, ne peuft eftre reprifepar eux.Hemy offencé delâiniure reccu par Mauleon, enuoya diligemmentfonfrereRicntit cStedeCor- quâil auoit fait Cote de Cornouaille amp;dePoiôlou,cn GuyêneauecvnebeUcstt ^cny'entie^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;mer.ll ariua à Bordeaux,amp; de là alla deuat la ville deS.Machairealcpt
lieues par deffus ladite ville,afrife fur lâautre riuage de laGarône appellee Giron de par ceux du pay s.Il prit ladite ville de S.Maçhairc,la Reolle,amp; Langon tontes trois affifes fur ladite riuiere,amp; de là alla mettre le hege deuant la Roche e, Lois enuoya en Guyenne au fecours des fiens, Hugues Comte de CharopstSne FraKoisdef- ^Læ^ques bien grandes forces,amp; Richard entendant la venue des Françoislcnt dreffa vne embufeade, en laquelle il les furprint, amp;nbsp;en fit vnegrandetticn^
tOYS S; ROY 41. LIVRE X. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;j49
Les Francois las de celle guerrejamp;dolents de leur recente perte,fe felTerrerent dedans les places quâils tcnoicnt,amp; Richard laiflant bonnes garnifons aux lien-neSjfc retira en Angleterre.Voila ce queracomptent les Anglois,mais nos hi- , ftoiresdifent que Richard deuant partir,fit trefucs auec les François, amp;nbsp;que les ^re le^déux Anglois eftoient bien las de celle guerre, dâautant quâils auoient perdu leurs al-lez,amis,cófedere2,amp; aflbeiez en leurs guerres,to^ grads perlonages,amp;vaillas Capitaines.L Empereur Otho elloit mortjlailTant pour luccefleur Federic Roy de Sicile grand amy des François. Regnauld Comte de Boulongne eftoit mort fnprifonjlailTantpour fuccelTeur en fon Comté Philippes fon gendre frere du wouf. ^oyLoys,amp; Ferrand Comte de Flandres elloit encore prifonnierau Louure a Paris. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;' , nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;_
En ce temps la, Amaulri Comte de Montfort retourna du pays dâAlbigeois lt;inFrance,amp; par faufede viures,abandonna CarcalTonne, amp;nbsp;pluficurs villes
cnalteauxcn Languedoc,qui auoient efté conquellez parle leu Roy Philip
pas a grands defpens fur 1es hérétiques dâAlbigeois. Ce fut lors quâAmaulri de fncon^Mt ontrort fils heritier du Comte Symon,voyant le peu de conllance du peu-phaquiilauoitafairc,amp; que de iour à autre fes fubicéls le retiroient à fon ad-^naire,nepouuantfepreualoirdâvnli puiflant ennemy, ny delFendre Ion domaine,refigna au Roy Loys de France fon feigneur, le Comté de Thouloufe Sgt;c
terres quefon pereluyauoitconquiles furies ennemis delà foy,tant fn ^ercy,Albigeois, Agenois,que CarcalTonne, nbsp;nbsp;pays limitrophes,amp; en in-
idcRoy, amp;nbsp;le fit fon fuccell'eur. Et le Roy en elchange le feit Connellable jance,! ayant cogneu homme fige, amp;nbsp;expérimenté aux alEiires de la guer-
J^^'liiccmefme temps mourut Bernard Comte de Comingequi ayant lailîé icdeclt;,mtn~ Jireurdes Albigeois auoit fléchi le col lur le ioug de lâEglilè. Il auoit efpoulé â ' afie deMont-pellier laquelle fut depuis mere du Roy Jacques dâAragon.;
Enlaniii^.letroifiefmeiour de May,le Roy tint vn general Parlement ou oncile en la ville de Paris, auquel le Pape Honoré fit par Coradin Cardinal ^hoiience Legaten France rappeller amp;nbsp;reuocquerlafentence dâexcommu- Excommtmt 'ainicnt quiauoit ellé prononcée en lâan 1115. au Concile de Latran contre Ray- quot;ÆÆÆâ / ^aaond Comte de Thouloule, nbsp;nbsp;lefdits hérétiques dâAlbigeois ,amp; leur donna leuee.^.
â¢y deux repentiijamp; retourner en la foy, amp;nbsp;fut le Comte de Thouloufe qui
3üoir eflé interdit,réputé pour bon Chrellien par ce quâil retourna a lâobedien-^^delEglife..-
Eepeuple de.Fladres auoit receu tant de pertes, de maux,amp;de dommages des guerrespaflees, quâil ne fe remuoit point. leanne femme de Ferrand amp;nbsp;fille de Baudouin Empereur de Grèce qui auoit cflé tenu pour mort,commandoit au-âfp^ysSçaceluy de Hainault.Comme laFlaiidres relpiroit defes malheurs Pillez,il fe prefenta vn home qui fe difoit eflre Baudouin .la auoit cell homme lâémuebefongnes enHainault,qui eftoit le pays patrimonial de Baudouin, dâau f^nt que les habitans dâiceluy fe fafehoient dâobeyr à vne femme,amp;que le pays neielleuoit pointde la courpnne de France.La Flandres lereceutlur les con-nns aueepetite compagnie, mais elle ne le recognoiflbit point encore pour fon Comte,nypour Empereur. . nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;CMe!led'it»
L hiftoire de Flandres dit que câeftoit vn Hermitte natif de Champaigne no-me Bernard de Rays,home fin amp;cauteleux,lequel fadopta de foy mefme pour Sarcle Comte Baudouin de Flandres Empereur de Conftantinople, peredela
, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;L U I i Ã. K U l 41.
Comtcfle Ieanne,amp; print occafion de ce faire, dâautant quâil refTembloitdeft^^ ledit Baudouin,felon que tous ceux quiauoient veu lâvn amp;lt;: lâautre enrcdoyei^^ alTeuré tefmoignage. Cequiluy fut comme vne entree amp;nbsp;ouiierturepoutâ''* gerer à la dignité de Seigneur amp;nbsp;Comte de Flandres, amp;nbsp;de Hainault. Parquo/ ayant fait complot auec aucuns nobles de Hainault, ( dont neantmoins on n^
trouue les noms par eferit, amp;aufqiiclsil dcplaifoit merucilleufemcntdeW^* saninflrtt- loî^g^cnips gOLiuemez par vne femme,lefquels aufli entendoient les affaires üittt. toute la maifon dudit Baudouin)il donnoit à entendre ( comme lefdits noblf^
lâauoientbieninftruit)quâil eftoit ledit Baudouin Empereur de Grece,difnnc quâapres auoir efte prins deuant la cité dâAndrinople par le Roy de Bulgarie»] eftoit efehappé des prifons dâiceluy, au moyen dâaucuns marchans quilano^^^ racheté,amp; pour luy payé vne treigrande rançon. Eftant arriué à Valenciennes, il fit croire cela à tous les Flamans ôcHannuyers qui vindrent vers luy.
pnnt argent nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;gtâd atgêt dâaucuus dâcux,fen alla plus outre,amp;vint vers lâIfle.LaouauU
amans . j nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;grands deniers foubs celle couleur quâil eftoit le fufdit Baudouin-
Et conceuant défia quelque cfperance quâil paruiendroit quelques fois au Cote ôc (^uâil rccompenferoit ceux qui lâauoient recognu,il fè mit en chemin pou^^ ' VA par les lcr a Bruges,clfant grandement accompaigné deplufieurs de Flandresamp;dcn-yilles et pays naut. Eftant arriué à Courtray, il fut la femblabiement receii auec aplauain'i* ment par les habitans dudit pays, lefquels auoient défia eflé deceus du luWi flux bruit que ce galant eftoit le vray Empereur Baudouin. Au moyendequo/ ceux qui fe fentoient obligez audit Empereur, ou pour le bon traitement quU leur auoit faiél, ou pour quelque autre benefice quâils auoient receudeluy,n% coLiroient pour voir ceft Empereur forgé à la hafte. Et en ceft endroit on pen«. bien voir que rie ne les efmouuoit à cela,que lâinconftancc naturelle par laque *, le les peuples ordinairement défirent toutes chofcsnouuelles,outrcceqnpJ3, reftemblance de la face de trompeur a celle de lâEmpereur Baudouin fauoriioit grandement fbn impofture. Car ceux mefines qui auoiêt efté fort farnilieââ^^^' dit Empercur,tenoient pour certain que câeftoit luy fans autre, nefaiiansaucune difficulté de lâaffirmer aux autres, voire auec ferment, Scquandlc bruittdc cela fut venu iufques à Bruges,amp;: à Gand,le peuple alla au deuantideliiyjtapot' tant à la grace amp;nbsp;bonté de Dieu,vn tel falut quâil n atendoit aucunementjamp;fii' ^e^Aei^moo- gtaiid hoiineut à ceft homme,comme a fon Comte.Ce ruftrefefaifoitpoi fleur. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ter en vne litière par les rues,amp; eftoit en tel equipage quâon euft dit queccito
On sKcourtà luj.
Loys If fait yenir a lisy
véritablement vn Empereur, tellement que rien ne luy defailloit, carie peuplé fourniflbit tout ce qui luy eftoit neceftairc, pour fe monftrer tel qu il le éifoit eftre. La multitude accouroit vers luy par bandes amp;nbsp;troupes, amp;nbsp;chacun luvhi' foit la bienuenué comme on a accouftumé de faire quand quelque choicely meuree en fauueté contre toute efperancc.Ce bruit vint iufques aux oreilles la Comtefre,laquelle de ce grandement troublée êccraignant d eftre debouttee de fes Cotez de Flandres amp;de Hainault, fe retira pour remede amp;nbsp;aftîftence vers le Roy Loys, lequel à la requefte trefinftante dâicelle vint à Peronne ,ou il man da ceft homme à venir vers luy. Il vint à Peronne accompaigné degrandeno bleflc defdits pays,6c accouftré en Empereur a la maniéré de Grcceauecvn amp;nbsp;. â - nbsp;nbsp;mateau de pourprc.Et eftat venu à la prefence du Roy ,ilfut deuattoutle
^ticles!*^^* feil par lâEuefque de Beauuais interrogé fur plufieurs articlcs,aufquels ilrc pon
dit affez pertinamment, non pas toutesfois aux trois derniers qui fur laM 4
LOYS 8. ROY 4i
furent propofez,amp;: lefqücis, cftant tel quâilfe diloit eftre, il nedcuoit aucunement ignorer. Sçauoir le lieu auquel il auoit fait feaulte amp;hommagc, le lieu amp;nbsp;de qui il auoit receu lâordre de Cheualerie,amp; finablemct le lieu amp;le iour auquel ilauoit cfpoüfé Marie de Chafnpaigne là femme. Et dâautant quâil demada iour delay ilifques au lendemain pour rcïpondrc aux fuldits articles, le Roy ôelcs
^lens {âapperceurentalTez legerement, que le galand auoit complote de paiftre Iwhommcs de bourdes amp;menfonges,voire cTautât plus quâil eftoit aflez facile Snotter la peine quâil auoit à tenir bone contenace,amp;à farder fon lagage.Outre â^daceuxquiregardoicntle plus pres au port amp;nbsp;geftesde ce contrefait Empe-^^'^btroiiuoient en luy faulte de celle bienfcance amp;nbsp;bonne grace quâont cou-^miercment ceux qui font bien nez, amp;nbsp;bien nourris. Au moyen deqiioy amp;: P^urplufieurs autres conieôlures quâon voyoit en luy,le Roy le tint pour trom ^ur,ô{ pouf }g (Jechafla de fon Royaume, ordonnant quâil eu 11 à en vuider J ans trois iours, amp;nbsp;ce foubs peine de la bard. Qui fut caulè que tous les no-Æ5 amp;nbsp;autres qtiiiâauoient fuiui,amp; accopagné,lâabandonnèrent incontinent, amp;
ce côtrefait Empereur foy troifiefmevers Valêciennes, amp;nbsp;delà en Bourgo-ayâttoutcsfois au parauat ch âgé fes accoullremês Impériaux en ceux dâvn se Jefgufà pauureamp; fimple marchant,lcfqucls neatmOins ne le Iceuret tant bien dclguilcr, crÆÂ»Â«/ 5:ecogneu,amp;prins parMelTire Euerard de Challenay,qui le fit mener
æverslaComteireIeanne,en prefencede laquelle, voyant que Ibnfaiél e-^°âtdefcouuert,amp; efperant par tel moyen rUôüuoir la PrincelTe à compaflion nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,
^^^P'itrer d elle milericorde,apres fellre prollernc à fes pieds, il confefla Ion de celle forte.
^damejvous pouuez voir en moy comme fortune fc iouè des mefehants /^''^^uçiefuis.Aulfine fut il oncqveu quâvn péché nâattirall vn autre,amp; vn fe-» ail Æ 5 5:^rit quâà la fin ils aueuglent fi bien les perlbnnes que ( pcnlans *â ils'*^ chemin) ils tombent en la folTe quâils on faiéle eux mcfmes, dont » qh' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;apres retirer. Ce qui femanifelle prefentement en moy,
'^ontrcuenantà lâellat ôc profelTion que iâauoisfait dâhomme religieux amp;nbsp;â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;adonné à la mondanité,amp; de ce non content, eftant
, n nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;b grande fimilitude quâil y auoit à la proportion de mon corps,amp; li-
â foujf nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;lâEmpereur Baudouin, me fuis tellement cha-
⢠mâ rnefme, que me formant défia en mon cerucau vne dignité qui ne
'^Ppartenoit,atiois délibéré vous priuer des polfelîions que iullement amp;nbsp;à bo â poiledez,pour cotre droit,amp;iniullement mâen inuellh,nâcllant à mo ' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;vous déduire le fuccez de matrahifon,amp; faulccté,7?e«r,
* av nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;rnefmes le fçauez autant bien,que ie Içaurois vous le declarer. Or
grand mal,amp; fçay bien que ie merite vn tourment nom ,j ⢠r outesfois(Madame ) ie vous fupplie que préférant pitié amp;nbsp;milèricorde ' cehiullice,il vous plaife me pardonner,failà nt cognoillre par ' ^^^cun,que dâautant que mon péché cil grief, vollre clcmêce amp;bonté ' ^fnu^d nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;tournera à grad louange,amp;ie demourray à iamais plus iin^juiert
Ns , P^^^â^Dien pour vous que nul autre qui viue, dâautant que vous mâau-
pardonné Lemis. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1â1
Pcll leanne apres que le fufdit Hcrmittefque les hilloircs appellent ellç[g nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;longue barbe)cull ainfi de fa propre volonté confclTé fon melFait,
f P^ir 1 aduis de ceux de fon confcil,pendre en vn hault gibet,à la veuë de
L O Y S 8. R O Y 41.
gAuioutn tüt.
tout le monde,cn la ville de lâifle.De cefte executio procéda depuis entreIcpcU ple,vnmerueilleux murmure,à caufe que chacun difbit amp;nbsp;maintenoit que ladite Comteffe auoit fait pendre fon pere, amp;nbsp;fut cefte opinion amp;nbsp;perfuafionte lement enracinée es cueurs de la multitude quâon ne lâen pouuoit aucuneffl^r diucrtir,de forte que la Comteffe mefme fans la confeffion dudit Hermittc tai' te en G prcfènce,cn euft pareillement doubté,tant eftoit effrontée lafTeuracei: rrtflrtt en- affirmation de ceux qui eftoicnt de cefte opinion. Pour laquelle cftaindrcamp;j*' uoyeÃaco- neantir,amp; pour faire par mefme moyen ceffer le fufdit murmure du peuple,*^ fi^ntinople. Comteffeenuoyadiuerspreftres,tantvers Conftantinoplc,queAndrinopoK, ailleurs,pour eux informer de la mort de fondit feu perc, enfcmble pourcu* tendre comment,en quel lieu,amp; quand il trefpaffa. Lefquels certains tépsap(C5 rapportèrent fidellemcnt a ladite Comteffe, que ledit Empereur Baudouin loR pere auoit efté prins deuant la ville dâAndrinopole,amp; enuoyé par lohânin Roy deBul^arie,à la Royne de Bulgarie quife tcnoitenvne ville nommée Ernoc, amp;nbsp;que a la perfuafion de ladite Royne,eftant iceluy Roy retourné en fon pysgt; il auroit fait dccoupper, amp;nbsp;mettre en pieces ledit Empereur Baudouin, fouW pretexte que ladite Royne G femme hauroit aceufé: diGnt cotre vente quiyoy auoit propofé amp;nbsp;promis la faire couronner Impératrice, fi elle le vouloirdey-urer deprifbn,amp; venir auecluy vers la cité de Conftantinople.Quelccorp^du dit Empereur auroit depuis efté ieélé aux chiens,par picces,lefqucls ncatmoins MtrMletlu nây auroient touché.Que le lieu ouledit corps auroit efté iefté,auroit a laveur non Ãins grande admiration dâvn chacun, efté enuironné dâvne mcrucillcul® clarté.Que les pieces dâiceluy corps auoiêt efté recueillies par vne feme de Bour ritaiJtfon gongne,quidcmeuroit audit lieu dâErnoc,amp;tenoithofteleric,laquelleenfton twfs rtcutd nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;pQu J- reuercnce du nom Latin auroit fait enterrer ledit corps. Finibæ-
ment quâen mettant dedans terre ce corps,lc mari de ladite femme auroitnnW' culeufemêt efté guery dâvne fieure dót il auoit efté long têps trau aille. Ces cno-des Gs furent rapportées par diuers perfonnages de bonne confcience, amp;nbsp;dignes de lefquels fe trouuerent vn preftre nômé Ichan EuefqucdcMutulo,amp;
vn religieux benedidin appellé melfire Albert Doôteur en Theologie, qm auoient paffe le mefme an par ladite ville dâErnoë, amp;nbsp;logé chez lafufditefcrt' me de Bourgongne. Voila donc comment lâcntreprifc folle amp;nbsp;outrccuidccû* cc pauure euft vne fin malheureufe,amp;: le moyê par lequel on futafTeureaupayâ fGndrcs du trefpas pitoyable mort du bô Empereur Baudouin, lequel ftf Jel^mortde merucilleufemêtplcuréamp;regrctépartous fes vafGux,amp; mefmemcntparhCo-
Situdoutn.
lennne tu '^ient yoir tim(r0^eur.
»yteeuÃuta»
teflc Ieäne,qui cftoit dâautre cofte en grad (bucy pour le tant lon^ empnlonnC' met duCotcFerrad fon mari,lequel fut quelque têps apres dcliure. Voila ce c uc dit lâhiftoire de Flandres,amp; les propres termes dót elle vfe. Celle de France air, que la Comtefle Icane ne voulut iamais voir ce Comte impofteur, ains couoya feulcmentversluy,vn homme qui luy fà ifântpluficurs amp;diucrs interrogatoi; rcs,parla à luy en cefte forte. Si vous vous ventez dâcllre le vray Baudouin, * vous vous glorifiez dâeftre le vray Empereur de Grece, ie vous demande pour-quoy auez vous abandonne les affaires de Coflantinople quife rcpoioicntiu vous,en vn temps aufquels ils auoient le plus affaire de voftre valeur amp;nbsp;conif*; Pourquoy auez vous abandonné, amp;nbsp;lairfe expofez corne en proye aux ennemi cruels,tant de braues Capitaines qui vous auoient fi bien ferui enfes guerres, qui entre tous les autres Princes Chreftiens vous auoient efleu pour leur C
8. ROY 41. LIVRE X.
553
amp; Empereur, amp;nbsp;vous auoient colloqué en la fouuerainc dignité des Chre-quot; fonnable de faire femblant de ne vous congnoiftre point, que vous recon-âgnoiftre, veu que vous eftes lé faux amp;nbsp;impofteur Baudouin? Pourquoy eft âeequau temps que les affaires dâOrient eftoient appuyez fiir vous, vous les * auez laifle ruiner, amp;nbsp;auez faint vne mort, amp;nbsp;caché voftre vie ? Quel guer-⢠doncft-ce qui appartient à vn fi grand menfonge ? quelle eft la caufe de ce-â ftefainte? Sivous auez voulu faire croirequevous cftiez mort,pourquoy * dl-ce que nous vous croirons eftreviuant, veu que parlâefpacede vingt ans cnerdon de â vous nâauez efté en aucun lieu , amp;nbsp;nâauez efté rien ? Pour quoy eft-ce que ' vous nâeftes retourné du temps du Roy Philippes Augufte, amp;nbsp;de ceux qui ⢠vous poutloyent bien proprement arguer, amp;nbsp;conuaincre de grand menfon-
* gc? vousnâeftes pas ref'uficiré ? En quelles tenebres, en quel lieu tant efloigné, Peignantnn-â caché, auez vous feeu fi longuement vous refferrer,fiins voir la lumic-' cacher voftre pcrfbnne cogneueà tout le monde? Par quels charmeSj ⢠amp;nbsp;cnforcellemens auez vous fceti delguifèr voftre naturel vifage, amp;nbsp;en trom-
* per 11 longuement les yeux des hommes ? Semblablement ie vous demande. Tromper ki * ^uand apres tant dâannees vcjus direz à quclquâvn,iefuis le vray Baudouin,
et
'cniez vous qu on vous vueille croire ? Y a il ïamais eu des hommes de bas * *^^Quifefoient attribué les noms des grands Empereurs amp;nbsp;Princes?
* bepuisle depart du vray Baudouin, le pays de Hainault a veu tant de reuo-utionsdannées,amp;: tant de changemens de choies, le pays de Flandres les
⢠a unties,nous les auons fouffertes, amp;nbsp;toutesfois quel fecours auez vous aux guerres, quelles ôc nous auons endurees, amp;nbsp;quel reconfort nous .
â^uez vous apporté à noz calamitez. Vous pourra bien cefte terre vous re-* congnoiftre pour fon Prince , pour fon Comte,amp; pourfonfils,laquelle enA'â^* quot;nbsp;te grandes aduerfitez vous nâauez recognuc ny pourpatrie, ny pour nounifi quot;Hcreny pour mere.
Vous elles vn impofleur, vn faufaire, vn perturbateur du repos publicq, â (grans amp;nbsp;damnablcs crimes) le moindre delquels eft capital, amp;nbsp;digne defe-â nbsp;nbsp;amp;nbsp;exemplaire punition. Vous auez impofé au peuple vne opinion
quot; contraire ace qui eft vray, malicieufement vous vous attribués le nom dâvn â grand Prince , foubs la reflemblance dâvn vifage SiC par icelle troublez les quot;nbsp;pedions amp;nbsp;volontez de ce peuple , qui eft par voz impofturcs tellement PeuplefeJuit leduift quâil eft en doute fi vous eftes le vray Baudoin ou non, amp;deftour-
quot; de la naturelle obeiflance quâil doit a fia Comtefle amp;nbsp;Dame fbuueraine. â ^Ucroit beaucoup meilleur pour vous amp;nbsp;pour nous, que vous rccognufi'iez â voftre faute, car voftrc oppiniaftreté vous donnera le cbafticment quâelle amp;: ⢠voftreimpofture méritent amp;nbsp;voftre confeflion vous pourra faire trouuer mer-* amp;nbsp;pardon . Il eft bien aifé a congnoiftre que vous recongnoiflez fecret-â tement voftre faulte, que le ver dâicelle vous picque laconfcicnce,amp; que vous ⢠vous en repentez.Mais adiouftant crime fur crime vous ne voulez confélTer vo quot;nbsp;lltcmeffaitnyvoftrerepêtâce,amp;pêfczpar la diftimulatio de TvilcSc de lâautre * tromper le monde, comme vous aueZ fait par vne qualité faulfèment vfiirpce.
Ceft impofteur faifant toufiours bonne mine ne voulôit refpondre, ains me-quot; naffant tous ceux qui 1 interrogeoient dâvne face deshonnefte couuroit fon im-quot; pofture fa grandeur Iimulee, feulemét difoit quâil auQit en fies pais trouué
LOIS 8. ROY- 41.
554
8^efert llt;t m/tieÃidtt nem.
Suilets tn-^rats,
Corriipt'iOft Jr mxurs.
ftmpofleur rece^noit les hemmes.
fes fubiets plus rudes que les ennemis en Orient, que deu anti a ville dâAndrino â pole combattant vaillâment pour le bien amp;nbsp;honneur de fa patrie, amp;: pourl Em- * Comte de _ pij-g Jg nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;qui maintenant le pourfuiuoient il auoit efté prins par les enneniis â¢
Flandres pris la perte dc fon armee là ou pourlamaiefté particuliere de fa qualité,
pour la generale du nom Flamand il auoit efté enfermé en vne prifon,amp; laalfcz â dou cernent traitté, amp;nbsp;n auoit enduré aucune indignité ny vilennie. Que lon^ ' temps apres sâeftant diuinement offert vn fecours du Ciel,amp;vne oçcafiondekâ £à uuer,il lâauoit prinfè, amp;nbsp;feftoit fauué,mais que quand il fen retournoitenio*â â pays, il auoit efté derechef prins par dâautres Barbares qui ne fçauoicnt quic- â ftoit celuy quâils auoient pris,veu quâil ne fe defcouuroit pas à eux qui il eftoit, â quâen cefte forte,il fut mené en Ahe,la ou il fut vendu comme vn vil eicbuc » a quelques Syriens,amp; auoit efté deux ans en vn lieu la ou il auoit laboure h ter- â re, amp;nbsp;fait autres Åuures de lâagriculture, des mains meftnes quâil auoitnwuit â les armes,amp;porté le Sceptre de la Grece. Qffil eftoitaduenu que comme quel-â ques marchands Allemans durantles trefuesfaiéles enttelcs Latins, del Ahe, les Sarrazins,paffoient vn iour par vn grand chemin près duquel il labouroitw ⢠terre,parloient deuifbient enlèmble en cheminant,luy qui les recognuta * Ãeco^nup4r leur langage eftre Allemans, amp;nbsp;qui fçauoit parler Allemand,les appellat leur' m^rc ans. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;à p^^j. defaftre il auoit efté réduit en la calamité en laque
le ils le voyoient. Que ces marchads Allemans lâauoiét racheté à peu de pris,amp; ⢠quâeftant à cefte heure reuenu en là patrie, les hens mefmesluymifoientamp;ot-â foient des iniures,quâil nâauoit receuës desGetes cotre qui il auoit fait la guerre, * ny desThraces cruels,ny des Scytes furieux,ny des barbares Syriês qui 1 auoiet * acheté. Qim les affaires deFlandres nefâeftoientiamais mieux portez que durit' quâil en auoit efté le Cote. Que iamais le nom des Flamas nâauoit efté h honore « amp;nbsp;redoutable que durât quâil en auoit efté Seigneur, foit quâil fut loing ou ptes lt;nbsp;dc fon pays.Q^ là patrie eftoit ingrate enuers luy, amp;nbsp;fes citoyens amp;nbsp;fubietsin * gratSjCn ce que maintenat retournant en Ion pays, apres tat de peines, de maux, ⢠amp;nbsp;de trauaux endurez, ils le traittoiêt de cefte façon. Qinl cognoiflbitbieque * les bonnes mÅurs eftoient changées, amp;nbsp;quelles auoient dégénéré dc celles de fès vieilsperes, amp;nbsp;quâil ne fefmerucilloit plus fienfonabfencelaFladresauoit' reiettéfès anciens ftatuts,amp; bonnes mÅurs, amp;nbsp;en auoit prins demauuailes,veu' Ie bon eftat auquel il la laiffa.
Il difoit encore dâautres choies beaucoup plus pregnantes,quand celuy Æ' rinterrogeoitlclaiftà ,dâautât que les Flamâs ne decidoient aucun fait degrade importance là ns lavoloté de la Coteffe Icanne, laqlle amorthaioiteeft home, foit quelle feeut au vray q Baudouin Ion perc Empereur de Grece eftoit mort, Ibit quâcllefuft lî affriandee de la douceur du cómademér,quâellenelevouloit dclmordre,ny mefme à Ion pere quand il fuft venu fain amp;nbsp;lauf. En fin vngrand nombre de SeigneursFlamans filuerent ceft hôme,amp; le rccognurent pour hot Cóte,amp; pour Empereur deGrece,amp; a ce que qlques vns dilènt,il moftroithicn quâil eftoit le vray Comte, nomant vn chaeû par Ion nom,difint a ceftui-cy ceftui-Ia, quâil eftoit de telle amp;nbsp;telle famille,amp;racc,fils de tel pere,amp;de telle me re,amp; quâil auoit fait tels amp;nbsp;tels feruices. leanne enuoya fes Ambafladeiirs Lois le fupiplier humblement de vouloir vanger la mémoire tant honorable fon pere oncle dudit Roy, des impoftures de cenouueauhoejamp;quepuisqy eftoit fon coulin amp;nbsp;fouuerain, il luy pleut aider a fa coulînc,fubiette, amp;va^ ------ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;- - - nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Adonc*
^dtourne.
'4X. LIVRE X.
0°®â' ^âiiouraeihcnt perfonncl à cell homme j pour compa-^ * I nbsp;Hl ej,. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;comparut bien accompagné, amp;nbsp;comme il fut deuant
* ^0 ^Ãay de
â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;vous doiue appeller en vous fakiant. Baudouin
* nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Hainault grand excellent Prince y depuis Em-
tç nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;î^on oncle maternel. Moy eftant encoré bien ieune en-
' 14 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;pkuray. Sonfrere vaillant Prince luyfuccedà en lâErr '
â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;T nbsp;nbsp;nbsp;be pays de Flandres qüi rcleuedema Courone
quot; nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;chofes ia faiéles ôc paflees fc pouuoient rem/
fi mon oncle nâeft point mort, il peuft eftre
quot; tiçp nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Comté,amp; à fon Empire,ou que fil eft mortpl peuft
quot; nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;CL3X aller contre la renommee de fa mort tenue par tant d an-
coïgt;â
quot; Vo^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;humaines, nbsp;mefmemcnt les Empires confiftcnt
ââahu FcjOhpF. nbsp;nbsp;^^ortels qui eftvne voix de la renommee. Diètes moy
IPu fgt; r nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1 n n / nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;î â fiÃtntltsEm
quot; 'lud nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;eftre appelle, ôc comment vous voulez que le vous^,r,f.
quot; plü f nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;eftre eftimé amp;nbsp;appelle mon oncle y monftrez moy par
' q nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;que vous lâeftes. Il ne me fçaüroitaduenirchofe
â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;edevoirque iâayenvain amp;nbsp;faulfement pleuré mononclee-
â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nepenfe pas me pouuoir aduenirj que mon Oncle me
* lt;jUi nbsp;nbsp;nbsp;fiendray comme mon pere. le veux vous faire vne petite
fi haul4matière vous fera amp;nbsp;tefmoinsamp;iüge. levons Qÿefltans '*^UirÃ,- . nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;w f r nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;rcx nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, du l^oy a
du nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;âT'is mon pere vous à appelle Ion vallal, Sgt;c vous a donne ptmpjfettr»
'' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Flandres^ en quel lieu', en quel tempSj deuan qui , â¬11
â îte«ââ «ieic, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;vous lift lorsCheualier ôc vous donna le baudrier
* Pot f' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;femme efpoufaftes vous? par quel moyen par quelle en-
â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;? enquellieu^ôc en quelle ceremonie Aftes vous ef- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;*
*Ã1 t nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ka peu oublier ny ne peut ignorer chofes fi remarqua
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ficmeura muet, ne feeut refpondre à toutes ces que-
Pâ,°'y V57 5 uinc la voulut violer ny luy faire I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Payant laifTé aller,amp; feftant retiré cnHainaur,il fut pris
1 Mj. glad m nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;y auoit enuoyez,amp; fut pendu amp;nbsp;eftranglé.Cela el- ^enJ».
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Æ â^^^^'CjCar lesvns difoient quâon le faifoit mourir à tort,autres^ o«ihrv k,
1 cfiq nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1x15.ôcainfi le racomptent les hiftoiies de France.
enuoya derechefvn Cardinal Legat en Frace pour noiiuelle guerre contre les hérétiques Albigeois qui nbsp;nbsp;H/
pîâdmiëres erreurs. LeRoy aflembla fon armee à Bour-
«ntt P''^i' le nbsp;nbsp;nbsp;kfqu en Auignon,les habitans de ladite ville qui eftoient
Jç nbsp;nbsp;nbsp;Koy ^^^^'^â'â ^^^âkrent les portes à foil armee.Bicn voulurét ils y laifter
Hetiaq^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;perfonnes. Cela fembla indigne au Roy,dont il mit
â yfiæ ejui dura longuement, fi que plufieurs braues hommes y fiâ'â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Guy Comte de sinû Pol. La pelle fe mit dans le quot;
de deuâquot;^ 1°â^ nbsp;nbsp;h ne voulut leuet lcfiege,3ins iurade hcpar-
âftkil ne lâeut prife. Ccüx de deXans eurent peut de la ville troi nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;f fît abbattre incontinent les murs
i^^aifonsqui appartenoient aux principaux de ladite oftez,^ y ITQ2J- Euefque vn moine de GlunyjDâAuignon le
Aa îj
L U 1 5 Z. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1 41. L 1 V R h. A.
ix» eJQt nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Prouence,puis en Languedoc contre ceux qui fe fentoient
frtni. herefie,amp; toutes les villes, chafteaux,amp; forterefles defdits paysfe mircntenion çbeilTance, iufques à quatre lieues pres de Thouloufe. Q^and le Roy eut toutes ces chofes, il eftablit fon lieutenant pour la garde du pays, Ymbcrt Beauieu qui fut depuis Conneftable de France, puis délibérant de fen retour-JHorf4 Lois nbsp;nbsp;nbsp;en France,il arriua à Montpenfier en Auucrgne,là où vne groflemaladie
jy
hMotpeÃer, furprenant,il y trelpaflale leudy dcuatlafeftedeToulTaintSjraniiiJ.letroâ me an de fon regne, amp;nbsp;nacnmourant,nyapresfà mort rapporté aucun tilt gt;nbsp;que celuy que la valeur amp;nbsp;la ftinébeté de fon fils luy a laiflce,car il cft fciileny^ 19«. /»erf de appelle Lois pere du Roy Sainôl Lois.Il gift à SainôlDenis,amp; eut à femme B ehe fille du Roy de Caftille, Si nicpcc du Roy lean dâAngleterre,de laque ei euft quatre fils amp;nbsp;vne fille.Le premier fils fut Sainél Lois qui fut Roy apres uy» le fécond Robert, qui futComte dâArtois,amp; qui fut perdu Si tué alaMoreeo^ tre mer au voyage de Hierufalem, Ictiers Alphons Comte de Poiâiers, quatrième Charles Comte dâAniou,qui fut depuis Comte de Prouence dep-rf j^oy de Hierufalem amp;nbsp;de Sicile par lâinueftiture du
Vrban,comme nous dirons cy apres. La fille nommee Yfabeau fut relig'^*'
en
^eruunelle-ment Je I4 It^nee Je Charles Ie Grand:.
Lois fonda pour lâamour dâelle. EncemelrneRoy Lois retourna la ligââ^ Charles le Grand qui eftoit faillie par fept generations depuis le temps den Capet fils de Hues le Grand Comte de Paris, car ce Roy cftoit engendrea beau fille de Baudouin Comte de Hainault, qui eftoitilTu deHermengîf ComtelTc de Narqur,fille de ce Charles Duc de Lorraine, auquel Hues UP oftale droit de la Couronne de France. Du temps de ce Roy la Lonibnr^^ la pourfuitedu Pape Honoré fc rebella contre lâEmpereur,SainôteChlr^â® ULemhardie rilToit, le Papc Gtcgoire neufieme fit amalTer les Decretales,amp; commaiw^i fe rebelle, gjjgj fuflent leuës aux Efcholles, Si iugemens de toute la Chrelliente.
FIN DV DIXIEME LIVRE DE lâhistoire de FRANCE.
lvnziesme livre de
LâHISTOIRE* DE FRANCE-
SAINCT LOIS NEVFIESME, ROY 43.
O Y S îiebfieEne du no, qui pour (à grande deuotio S. LoyS amp;nbsp;affection aux Eglifes, amp;nbsp;aux affaires des Chreftiês nbsp;nbsp;Roy /
rapporta le nom de Sainôt, nâauoic que douze ans 43. * quand Loys Ton pere trefpafla ,amp;luy lucceda.LâEgli-lè de Rheims nâauoit point lors dâArcheuelque qui peut Sacrer le icune Roy (felon la couftume qui depuis le debat efmeu au Sacre de Loys le Gros, feftoit continuée qyc les Roys de France fc feroient facrer âRheims).life fit facreren ladite Eglife par lâEueG que de Soiffons, lâvn des fuffragans dudit Archeuef-
^â^^â¢ÃJanche de Cafiillc'mere de ce ieune Roy, manioit amp;nbsp;gouuernoit les af-du Royaume foubsla ieunefledcfonfils, nondefon authorité priuce, ^yÃepuiflancedemere,maisparladerniere volontéamp;ordônâcedu Roy Loys * Qnmari,lequel allant à la gtierre contre les Albigeois fit{bnTeftamenr,par le- tefiAmët da il voulut amp;: ordonna quâau cas quâil vint à deceder en ce voyage,la charge ^goiiuernement des affaires du Royaume,amp; de fes enfims fut donnée à fa fern
déclara Regente,comme la cognoiffant là ge femmeamp; vertueufe, amp;af- lt;nbsp;^â'lionneeà leurs enfans amp;nbsp;au Royaume. Le Roy eftant mort, amp;nbsp;celle femme ^^hifilRntdelâvn amp;nbsp;de lâautre pouuoir à elle donné parle Tellamêt de Ion ma- slanche, Rfldibera de gouucrner le Royaume en paix, dây faire obferucr les anciennes ordonnances fiir laiullice, Se furies autres affaires,amp; défaire bien inllruire fes onlà ns,ôc mcfmement le Roy,pource quelle cognoiffoit eflre important quâil Lâin^ruHioa hit inflruiót en la cognoiffance de toutes les vertus dignes dâvn Prince, amp;nbsp;que . la bonne inllruélion dâvnPrince prolfite à fes fubieôls,amp;ell la regle qui les dref-^^
le à la vertu amp;nbsp;à leur deuoir. Gelle bonne intention fut interrompue par nou-eyk ucaux troubles Scaccidens de guerre. Les hérétiques Albigeois qui du temps . du dernier Roy Lôy s auoient ellé abfoubs, voy ans le regne de ce ieune Prince, amp;nbsp;legouucrnement de la mere, commencèrent à melprifer lâvn amp;: lâautre 1 amp;nbsp;Ã
J 1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Æ V. T.J 1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;⢠d^ynieitnt
reprendre leurs premieres erréurs auccques les armes.La Roync Blanche qm au commencement ne faifoit rien fans Gonfeil,enuoya contre eux, plufieurs Euef-ques amp;nbsp;Clieualiers,qui |)rindrent le Comté de Thouloufe Le ieune Ramond Comte dâiceluy, indigné de ce que les forces du Roy auoient enuahi fes terres
^^3 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;S. L O I S R O Y 43.
(nonobftantfbnabfolution amp;la promefle quâil auoit fîiitdc ncferemueraii-
uons cy dcfTus parle)qiiclc Roy Loys dernier auoit laiifc goLiucrneurdeLan-renes dudit ggt;Jedoc,menavne armee dedans Ies terres du Comte, amp;nbsp;print la ville deCaftcl cemtéprifts Sarrazin là où il laifla à peu dâhommes amp;nbsp;de viures, que bien toft apres elle fut reprinfe par le Comte Ramond, cependant que ledit Seigneur de Beau jeu ac-compaig^é des Archeuefques de Narbonne,de Thouloufe, de Bourges,amp;lt;lc lâEuefque de Carcaflbnne, mit le fiege deuant Montech, penfant faire leucrle fiege de deuant Cartel Sarrazin. Mais il ne peut en tirer lediól Ramond neïâcut prins. Ce qui fut eaufe que par le commandement de la Roynenicrc du Roy,il alla faire le degart aux terres voifines de Thouloufe, amp;nbsp;menaflantla* dite ville du feu fillaprenoitparlaforce,il la contraignit de fe rendre defon bon gré.
Le Comte Ramond qui nâauoit peu ertre vaincu partant degrands amp;bra-ucsCappitaineSjle fut par la rufe dâvne femme,amp;ne luy rertant aucune efpcran-ce de iè pouuoirremettre,receut telles conditions loix quâil peut a Blanche luy impofèr.Et dâautat quâil nâauoit quâvne fille feule nommeeleanncaagecâ^ neuf ans,il fut dit quâelle (croit promifc en mariage à Alphons frere du Roy fi lors bien ieune dâaage, amp;nbsp;lt;^ue lors que les deux parties {croient en aagcfluW c le mariage (croit consomme.Que le Comte pcrc de la fille iouiroit duditCo®* té fil vie durant,amp; quâapres (à mort,ledit Alphons y fuccederoit par le drôictdc (à fcmmc,amp; que cas aduenant que Alphons amp;nbsp;Jeanne nâeuffent aucuns enran^, ledit Comté leroit annexé à la Couronne, comme il ert aduenu depuis. Vou*
fnt^t it Thouloufe.
It Ctmtt yiiincH.
Camteffe de ThouleuT^ mmee 4 siphons.
ce qui aduint au commencement du regne du Roy Loys. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,
Certe guerre ayant prins finpar ce Traiclé, Blanche fitaflembleraPäUS/ ,/tffemllee tfols Ertats, pour aduifcv auecques eux, aux affaires du Royaume du Roy^° des^.efitts. fils,amp; aux plaintes amp;doleances des François.Elle qui auoit défiagoufteW ccur du gouuernement,qui entendoit les afFaires,amp; qui au maniement ne vouloir point auoir de compagnon,vouloir par eux ertre declaree Icid® genre, amp;nbsp;gouuernante,amp; comme elle crtoit femmeaccortc,amp;fine,elle bien gaigner,amp; praticquer par dôs,amp;prome(res la plus part des côuoquczu dits Ertats,quâils firet ce quâellevoulut:fibiê quâelle començaà comâder a tafie,fansy appeller queceux que bon luy fêbloit,qui ertoient homes copiais à (avolôté,car elle nâen vouloir point de ceux qui fahurtoict à fes opinios^i les voulufîent renuerfer quand elles leur (cmblcroiet mauuailès.Cela fit nai no feulement à la Cour,mais aufli par tout lcRoyaume,des faâ:ions,dcs )rati^ ques,des menccs,amp; des ialoufies. Les Princcs,les Seigneurs, amp;nbsp;les grands iats qui auoientaccourtumédâertre appeliez au confeil des affaires régnés de Philippes Augurtc amp;de Loys dernier,trouuercnt bien eftrange qu ne lâcrtoicnt plus,quâon ne faifoit compte dâeux, amp;nbsp;quâvne femme feule ertrangere ignorante des loix du Royaume, comandart à tant dâhommes-^^^^ fa(choient,feplaignoiét,fede(pitoient amp;nbsp;crioient dccc que le Royaume â tombé foubslt;vn enfant,crtoit gouuerné par vnc femme
amp; difoicnt que tout ainfi que les femmes (ont cxclu(cs de la fuccelnon redité de la couronne de France, ainfi le deuoient elles ertre du nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;re-
comme en tous Ertats bien pollicez elles ont toufiours eftç non
Ptputez,
TAnions e» Frtotfe.
flainie det Sti^iuitrJ»
559
i^T''^'^âgou nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;LIVRE XI.
dcbouttees de toutes charges ci-
^üft nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Lntreautres Seigneurs quifcplaignoicnt, Philippes Co-
-C?f'»amp;P-ernddu nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Comte ie
quot; nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;p '^P^^öfFencédecequclegouuernementduRoyaumeneluy
' plhs nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;eftant pouiTé du defpit,lequel graué dedans la teftedâvn
ch en nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;grand cÅur donne les ouuertLires amp;nbsp;inuentions des nbsp;nbsp;nbsp;, ,
de p//a nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;tafchoit de rendre Blanche odieufe au peuple de la
gouuernement.il commença de faire des brigues,amp; des
' P nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;courir des mauuaisbruitS'c5treBlâcl?e,amp;de tirer par î*'*^â*'
plufieurs grads Princes Sgt;c Seigneurs, amp;nbsp;les perliiadâc
de febiæ^le bien du Royaume,leur remÃftra le tort quâils (c fai-Æ ^Uefe nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;qui eftoient hommes amp;c François}gouuernerSe comma-
de ^^^gûeuj. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Comte cfmeurent teilemcnt les afïeôlions des Priii-
quez du peu de conte quecefte femme failoit
cçp, gf nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;authorite leur eftoit par elle oftec quâils luy promirent
des lâheure Pefleurent pour leur Chef à la pourfuittede p^â^ Les menees rendue la Roynehaye des Seigneurs d'
fan nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Roy cftrcencoreieune, délibéradâexecuter ce quâil auoit
quot; nief nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^y donnoitvn mefpris defaMaiefté,amp;puiE
â fich nbsp;nbsp;RUc 1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;hardielfe de faire ce quâils Eiifoient, comme il- aduient nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;de
' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^ues Roys font mefprifez,amp; que ce mefpris encourage plu-
' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Genauer mefnage ,foubs lepretexte du bien public qui eft
bj) nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;des bonnes amp;nbsp;des mauuaifcs intentions furies affaires
5j.f^^Ãc4, nbsp;nbsp;nbsp;(ayant vnepartie des treforsdu Roy Philippes Auguùe
H ^^y^Lonfrere dernier dcccdé) il fit fortiftier amp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;°'''
k nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;de Calais, pourec quâil la congnoiiToit propre à drefler les
îtai nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;âî entreprendre les guerres naualles, amp;nbsp;que delà il pouuoit
en bref temps palTer en Angleterre, fi la neceftité lâen con-
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fortiffication que le Comte faifoitde fa ville de Ca-
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'voulut troubler les affaires du Royaume, toutesfois il
pratiques amp;nbsp;deffeins, quâon ne pouuoit lâaccufer
4 ^Ptance nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ilauoità fa deuotionvne grande partie de laNo-
W i nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;rÃ^ ^^^icee contre Blanche le fauorifoit,
but ^^^PPfoit nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;eftoit fine femme amp;nbsp;Efpaignolle, faduifa,puis
gz nbsp;nbsp;femme de luy mettre en tefte vn Prince voifin ,puif-
amp;^ande renommee, au moyen dequoy elle tira de fon
fio '1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;CO ^^â^dres nâagucrcs tiré de prifon Sc racheté par fa fem-
Pis ff nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;diminuer iâauthorité amp;nbsp;faucur que le Comte de
Rm f^uletn nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;François,quand ils virent que ledit Comte nâauroit
cç. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ent a vnc femme, mais bien à vn treferand amp;nbsp;trefnuiftanc
Bâg nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;''
augmenter amp;nbsp;fortiffier fa puiffance,.
r* tti par douces prières le Comte Thibault de Champaigne,
A a iiij
que quelques vns difent cftrc aufTi Roy de Nauarre, lequel de ligne pateraâ defcêdoit de la maifon de Frace,amp;de par fa mere de celle d Efpaignc, uant tenoit le parti du Comte dcBoulogne,amp; des autres ennemis deU Æ ) iediflier dt Voila pourquoy elle le voulut deflier dâauec fes amis pour les aifoiblir Æ â fts Min. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;lâattirer de fon parti. Dâautre part, Pierre de Dreux Duc de Brctaigne c p
fà femme,amp; Robert Comte deDreux fon frere. Princes du fang de Francc,^^^ uoient vn grand defpit de ce quâils nâauoicnt nulle authorité ny comman
Royaume,amp;:pour y entrer amp;nbsp;fe vanger de Blanche,firent(commcon i Pom^aej'^ ync confpiration contre le'Roy, eftans accompaignczdc pluficurs Sci^^ irritez contre Blanche de ce quâelle leur auoit refFuzé quelques terres duv maine du Roy,ne confiderans quâelle ne le pouuoit faire, dâautât que ledit maine eft vne chofe facrec a laquelle on ne peut toucher,mais cuxnayansc confîderation, vouloicnt quâen quelque forte que ce fut ces terres leur ru données,le reffus dcfquelles leur fit prendre les armes.De prime arriueei sp drent deux forts chafteaux,aflauoir Sainôt Jacques de Beuuron,amp; Beleinic,H Ãf««rc»» O- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;lâoheiifance du Roy,lefquels le feu Roy toys fon pere allant
itle/meprii les Albigcois, auoit donnez en gardeau Duc de Bretaigne. Laprinie c deux chafteaux fit defcouurir la mauuaifc volonte de ces Seigneurs. Aiini^ dequoy,leDuc de Bretaigne amp;le Comte de Dreux frères, furent acculez î i/xBcfef-vw- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;entiers le Roy, lequel par lâaduis de (à mere ( contre laquelle non con
dietliue. tre luy ce ieu fe iouoit amp;nbsp;qui vo uloit que le Roy penfafi que tout ccquâon foit contre elle, fefaiioit contre luy) les fit declarer rebelles amp;nbsp;criminels de ze maiefté,délibérant leur courir fus,ôt les faire punir filles pouuoit prendt ⢠Mais le Comte de Champaigne voyant que le Duc de Bretaigne auoit trop peu de moyens de refifter aux forces du Roy, moyenna dâappaifer leRo/,'^â/ rcmonftrant que dcuantque condamner ces Seigneurs,il Heuoitlcsfaircap peller par deuant luy,amp; entendre leur caufe par eux mefmcs.
Le Roy par lâaduis de quelques (âges feigneîirs trouuant bon cellacluis,man putde jire~ da au Dtic de Bretaigne amp;nbsp;à fon frcre, quâiîs cuifcnt à venir.vcts luy,ponrloX' Ni^nemadé. cLifer des cas â cux mis fus, autrement quâils fe refoluifcnt dâauoir la guerre en bref. Blanche ne vouloir point quâon fuiuit ces là gcs moyens,ains voulant rill' ncr fes ennemis infiftoit fur le premier aduis.
Le Duc amp;nbsp;fonfrère firent reiponce quâils eftoient treshumblcs,trcfobeü' ^os,amp; tresfidelles fubieóts,foruitcurs,amp; parens du Roy, quâils vouloycnteüt ter toute gucrre,que la paix leur cftoit trcfà greable, amp;nbsp;quâils fupplioicnt le RoJ de leur afligneriour amp;nbsp;lieu pour fo trouuer pardeuers luy ,pour deffendre cr^lntede leur caufe, amp;nbsp;traiéler de la paix. Lelieuleur fut affigné à Chinon, mais ilsny furfriCt. comparurent point dâautant quâils furent aduertis quâon leur vouloir iouervn mauuais tour, les furprendre.
Le Roy les fit adiourner a comparoir en perfonne par deuant luy,maisleDuc ny voulut comparoir, craignant toufiours quelque furprinfedrcfl'eeparBhn-.yCutrecTM» J nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;r ⢠nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;i r nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'
rf. chcjtoutesrois pour ce qu il craignoit qu o luy ht perdre Ion partage qu ii auon auparauant demande, comme iflù dâvn enfant de France, il fit fupplicr le de vouloir prendre la peine defe trouuer a Vandofinc,la où volontiers il i' roit.NozHiftoircsracomptentque le Roy partant de Paris pourallcraVan-dofmc, ledit Duc amp;le Comte fon frère ellans aduertis de fon departement fcrclo-
lt;E XL lans entre les mains, luy fai-â nbsp;nbsp;ovaume à leur plaifir.
, i . arejjee contre
âân dre, mais
de le
Pto nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;leurs embuf^hes pv.
cftant aducrty de cefte trabifon nbsp;nbsp;.
PM ' â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;deuotion de Blanche,amp; felon aucuns eftoit u..
«flq- co- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;bonne mine, amp;nbsp;femblant de lâaymcr, en tiroir ce
^â^rbeipîvoulut pafler outre. Et dâautant que fes ennemis â¢'ii?ââ'luâils jçgt; d n ofoit partir de Montlehery pour retourner a Paris, crai- me'^paur le . ââ pâ^iftflent. Mais Blanche Ibudainemenr arma les Parifiens qui
de la, Sgt;c remmenèrent à Paris. Dont les coniura-ââânt fccrettement. Il y en a qui difènt,que
â t
ââ¢'Roy eftoit à Eftapes, ôc hors j^e^ue/ 'â¢'»â¢(upplierdeieur
'quot;dans
X»
4^7^^ lt;^oniurateurs Iccu..
^^^^^E[uiccpcndât edoità Faix.^
Icr7â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^Hâ^ldeureftant accordé, ils y va*.
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;leur auoit fait prendre les armes,neftoitpouA.
) ç nbsp;nbsp;ôc 4e nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Eftat, ny contre fa perlbnne, ains pour la conferua-
f ⢠nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;pour le tirer des mains de fa mere, laquelle(difoient
gouuernoit le Royaume. Oreft il certain que p3jÃny fq^^^æPouffrir que les Princes du fang approchalTcnt la perfonne iJan ï^^^g'îols nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;affaires, ains eftoient le Roy Qc le Royaume gouuernez
cha nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;beaucoup plus que des François, ôc les ad-
J îûis, , nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;honneurs, au grand delpit nbsp;mefeontantement des
p^Pâ*^â^æâ^fîdenon:rehiftoire,les coniurateurs voyans que entreprit auoit efté defcouuerte par le nbsp;nbsp;â
Hoy nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;4 ^p^^^â^P^gâ^^î^^â^terent toute leur fureur amp;nbsp;haine contre luy,
venger, de luy offer fon Comté, amp;dâenuoy er quérir la ^^^quellepar droit de fucceffion appartenoit le Comté de n eftant ce confeil trouué bon par aucuns d*entrc eux,
Sâ) nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^diiis, qui fut de moyenner la paix entre le Duc de Bretai-
C*'en, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, cfpcrans par ce moyen attirer a eux ledit Co-
Koy ils nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Roy: amp;nbsp;quad bien il ne voudroit eftrc de leur fadion,
Ÿçj'^dQtiratioi/p^^^PQ^^ le moins ilslcâmettroient en la malle-grace du ^h(jUe| nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;paix auec le Duc de Bretaigne, amp;firent tant par allées amp;
clt; nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Promit de donner Blande là fille vnique à lean fils du
gt p^^^Vilîe J nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;amp;nbsp;fut accordé quâà certain iour on ameneroitlaPrin-
^aulferre pres Chafteau Thierry pour confommer ce raaria-
7 nbsp;Ibfpedc au Roy amp;nbsp;Ã Blanche, que comme le Duc amp;c
ftiçj 17^ nbsp;nbsp;nbsp;pi'eparatifs pour fe trouuer au lieu affigné, amp;nbsp;y mener
K nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;célébrer les nopccs, le Roy par le confeil de fa
amp; faire tout ce quelle vouloir, manda au
hnt^ l^^â^dretoQ^^^^^.^^^'^^p^effement fur peine dâencourir fa malle-grace, îsuoit en France de nâaccomplir ce mariage. Dâau-
ffü 1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;) auoit touliours confpiré contre là perfonne amp;
p7 llibi r nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;des menees en ion Royaume, pour faire duc Je £gt;
decq nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;f'Ornte obeiffantau mandement du Roy, rompit les
^^nage. Dont le Duc Breton fut tellement irrité, quâil man-
Sâ
LOIS 9. ROY 43.
da à la Roync de Cypre, luy promettant ayde amp;nbsp;faueuâr pour recouurerk^ té de Champagne ( duquel elle cftoit vraye heritiere ) detenu a tort par rc
Comte.
eux qui eftoient en armes j amp;: entriins dedans le pays de Champagne, gaftetenr êc bruflerenttout ce quâils rèneontrerent en chemin. Ils attirèrent auflidde coftéjleDüc dcBourgongnc quiauoit elpoufé la fille du Conite Robert Dreux,amp; eux ioints enfemble entrèrent par diuers endroits dedanslcpaysâ Bric amp;nbsp;de Champagne, mettans le feu aux villes amp;nbsp;forterefles. Le Roy ne voa lantlaifler au bcfoin le Comte, qui eftoit tout à luy, alla en perfonne a ion Æ cours au pays de Champagne. Le Comte brufla plufieurs fortes places amp;nbsp;vu
Comté, cornme Efpérnay, Vcrtus,amp; Sedanne affin dâofter aux ennemi^
⢠nbsp;tous lieux de retraitte, amp;nbsp;toutes coinmoditez de viurcs. Le Duc de Bourgon
gne alla affieger la ville de Troy es qui fut fècourue par Simon lèigneur de loin ïor/f^«frre uille, amp;nbsp;puis pat Ic Roy,qui cftant artiué dcuant,délibéra de combattrelcDnG tn chapa^ne nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Scigncuts Sgt;c Barons François qui cftoient auecques luy.Mais eux voyants
que le Roy eftoit en perfonne en Ion armee, ne voulurent mà ugei' delabaw' Pri'ereau nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;mandèrent au Roy quâils nâauoient prins,amp; ne portoient les armes co^
luy, ains contre le Comte de Champagne, amp;nbsp;pourcc luy mandèrent que iiiWy plaifoit ne fe trouuer point en la batailie, ils attaqueroient volontiers le Comt® amp;nbsp;le Duc de Lorraine, qui eftoit en là compagnie auecques trois cens homing dâarmes moins que le Comte, amp;nbsp;le Duc nâauoient. Le Roy leur fît rcfpôce qu n nâauoit point délibéré de mettre fes gens en bataille, fi luy mefmes ny eftoitea itysyeuttâ- propre perfonne,amp; quâil vouloir tater le hazard de la guerre, toutainfiqu^l^'â terU^uerre. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fecourir. De celle refponce furent les Barons grandement
efbahiz, en forte quâils ne fçauoient quel confeil Ils deuroientprendre,caril$ââ' vouloient point combattre contre le Roy, ny porter les armes contreluyfcotrt me ils le difoient bien)ains contre ceux quilepoffedoienr. Les Barons qiiiauec quelque modeftie, foit quâelle fut fimullee,ou vraye,conduifirent ceftegtKtrC) craignans irriter le Roy,dcrechef luy mandèrent,que volontiers ils trouueroitt moyen de faire condefeendre la Royne de Cypre à la paix auecques le Comt^ â de Champagne, fi ledit Comte aufti de fon collé y vouloir entendre. Mais!« deLojs. nbsp;nbsp;Roy leur relpondit quâil nâentendroit aucunement à faire la paix, amp;nbsp;ne permet'
troit que le Comte deChampagnefy accordaft,que premièrement ils nedeflo* gcalfenti vuidalTent de tout le pais de Champagne.Les Barons apres auoiren tendu lâintention amp;nbsp;volonté du Roy,leucrent incontinent leur camp pour all^ ailleurs, mais eftans dciour,amp; de lieu en autre pourfuiuiz par le Roy,il les cMj-fa du pars de Champagne. En fin fut fait par le moyen du Roy, vn appointcniec entre la Royne de Cypre, ôc le Comte de Champagne. ⢠nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.
Or pour reuenir au commencement de celle guerre, dés que ledit Comte c fut rendu du collé du Roy, amp;nbsp;eut quitté le party des autres, la Royne Blanc le fine amp;nbsp;aduifee femme, voyant que de trois chefs des coiurà teùrs contrele Roy fon fils, amp;nbsp;elle, qui eftoient ledit Comte, amp;nbsp;Robert Comte de Dreux, amp;nbsp;Pierre pe^xhefs 2. jg Dreux Ion frere Duc de Bretaigne, elle en auoit délia gagné vn, elle pen a aittriT:.. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nâeftoit pas tout fait, ains quâil falloir encore tafeher de gagner les autres
ptÃiiwkt deux, ou pour le moins vn des deux, amp;nbsp;defunir les freres, pour rendre plus roi-blc celuy qui demeureroit opiniaftre en G coniuration, amp;nbsp;pour pouuoiriouer
5. JL U 1 S 9. R O Y 43. LIVRE XI. 5lt;î5 aifcmet vn mauuais tour à celuy qui fe redroit a elle, fi dâaueture il vouloit-
P*3pres remuer quelque chofe. Le meilleur moyen dâattirer Kobert de fon co de luy promettre maniement amp;gouucrnemët dâaffaires, charges, ho-Eftats, amp;la bonne grace du Koy.Ce font toutes chofes qui amollilTent
^nlescueurs mal affeôlionnezSemai contens,refperance ôc le dcfir dcfquelles Pp^nt les hommes. Robert fe laillant gagner aux promefles Se belles parolles
femme, quitta la fon frere,ôe vint vers elle,Se vers le Roy. On luy fit au ^^'^^encement bonne mine, comme on fait à telles gens, mais il ne trouua pas
on luy auoit promis,car on nevouloit pas le luy tenir, amp;nbsp;de retourner dâou nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â
loityenu, il nâeftoit plus temps, dâautantquâil auoit défia perdu le cueur de
La repentance feule mais trop tardiue luy demeu-de ce quâil auoit fait, foit dâauoir prins les armes contre le Roy, fbit dâauoir
]Wc fon premier party, ôc de fefire trop fié aux parolles de cefte femme,ôc fail malgré luy, il demeurafl la, ôc fe contint le plus doucement quâil peut.
Woit plus grande diligence dâvn cofte Si dâautre de foliciter, gagner, Si F nquer des amis, amp;nbsp;à defunir les vns dâauec les autres, Sc a faire des menees, puticques, qu à hure vn» nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Blandie ne talchoit
âl^agagner des hommes,à rompreSr defnouer les intelligences de fes ennemis, ^imertre chacun en foupçon lâvnde lâautre. Une reftoit plus que Vleric de ^'^'=uxDucdeBretaigne,qui eftoit toufiours en armcs.Blanche qui lâauoit def-ladefliéde fon frere, dâautant aflfoibly, fit tout ce quâelle peut pour le gagner. ^his luy cognoiflant bien que ce quelle enfaifoit nâeftoit que pour le troper, apres quâon lâauroit eu, on pourroitiouer quelque mauuais tour a luy, amp;
Comte de Dreux fon frere, demeura obftiné. Doneques fe voyant premie-^«nentabandonné du Comte de Champagne, puis de fön propre frere, il fut â¢^otraint dâaller quérir loingtain fècours des ennemis du Royaume. Mais quâeft-quot; 'â¢^queledefefpoirnefaitfaire?quandil contraint les hommes pour fauuer leur â j^^i^deniandcr ayde aleurs ennemis mefmcs,aufquels fouuêt ils trouuent plus
Wort, quâen ceux de leur patrie?.
feDuc Pallia au Roy dâAngleterre Henry troifieme du nom, pour faire la guerreau Roy. LâAnglois nâeuft feeu demander meilleure occafion que celle là de voir fon ennemy tel quâeftoit le Roy de France, en combuftion amp;nbsp;guerre a-uecles Gens,qui eftoientcotraints de recourir à fon fecours, amp;nbsp;qui le conuioiêt nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,â
htiroienc ( comme par la main ) dedans la France. Henry promit audit IXic 4itire'fn dcpaflèrau printemps prochain la mer auecques vnegroffe armee, mais cefte promeïTeauoit fon eflfeóf bien loing dâelle, car lors qui eftoit lâhyuer, Loys eftat îduerty de cela, leua vne grolTe armee, amp;nbsp;la mena contre le Duc. Premieremêt Ma droit à Angers queïe Roy Loys fon pere auoit eue fur les Anglois, amp;nbsp;lâa-Wbaillee audit Duc auecques plufieurs autres petites places. Loys penfoit , bien que ceux dâAngers endureróient vn long fiege,neantmoins ils fe rendirent incontinent, amp;nbsp;party de la, il alla prendre plufieurs autres villes à rcntour,que lcDiictenoit des Rois de France,amp; comme il vouloir paffer outre pour entrer mu dusauantenBretaigne,leDucfefentant trop foible, aymamieux efprouuer tlemanJe aclemence du Roy,que tanter la fortune delà guerre. Parquoy il fen vint vers luy, pour luy requérir pardon, lequel aux prières de Robert Ion frere luy fut ottroyé, promettant tenir en foy amp;nbsp;hommage du Roy le Duché de Bretaigne, sretai^nt. duquel deuant tous les Princes il luy fit le ferment de fidelité. Dequoy les Bre-
S.
43«
tons luy donnèrent grand blalme, amp;nbsp;depuis lâappellerêt le DucMauderCjVCi^ MMflerc' ^â''â^^ â^^tioiteftrefçauantpour auoirlonguement eftudiéaParis, commenoiis auons dit en la vie dâAugufte. Ainfi print fin la guerre de Bretaigne.
Les Annalles dudit pays difent que le Roy Loys fit en la ville d Angers ledit Duc foubs couleur dâentreprendre le voyage dâoutre-mer pour conqu^ la terrefainte,amp; que le Duc amadoué des belles parolles duRoy,amp;prcf(]ue o cé, luy quitta entièrement toutes les demandes quâil pourroit faire pour lep^^ tage de Robert fon pere. enfemble foubsmit fa perfonne,amp; fon Duché au M ÃuSft M fuccefieurs Rois de France , fouz certains points entre eux fpccihez. ' j^oy. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;pource que le Duc fit vn grand tort à foy amp;nbsp;à fon Duché, les Bretons 1 app«Æ
rent Maucîcrc, tant pour la raifonfufdite, que pource que fil eut voulu croij fdoMllnc * le confeil des clercs, c eft à dire des hommes fages amp;nbsp;lettrez {qu en
on nommoit clercs), il eut mieux quâil ne fit, regardé les tiltres defon Du â amp;iceluy empefehé de celle Ibubsmifiion. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;j
Il y-a quelques autheurs qui difent que le Roy Loys ellant au fiege Æ Ancenis, autres difent douant Angers en lâan mille deux cens-trentegt;^ Ion parlement lt;^ui eftoitlo^- ââ^uiatoUvlcB JaperfonneduRoy,aut|UC donne vn arreft contre le Duc de Bretaigne, ou elloicntles Comtes de nbsp;nbsp;nbsp;â
de Ch^iHipagne, de Neuers, de Blois,de Ghartres,amp;: de Vendofme, le de Beaumont, le ConneftablejlâArcheuefque de Sens, amp;nbsp;les EuefquesdeF^'-'J - a nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Chartres,amp; plufieurs Baronsôc Prélats qui lignèrent ledit arrell,leq^^^ ,
ttrrtà nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;' pyn des plus notables qui ait efté donné depuis Charles Martel (
on attribue lâinllitution des Parlemens) iufques à Philippes le Bel, ou to) Hutin fon fils qui inllitua le Parlement fedentaire tel quâil eft auiourdhuy-
Quoy quâil en foit,ledit Duc apres auoir gagné la bonne grace du R^Z A fit vÅu dâaller en la terre fainte,amp;: luy,Thibaut Comte de Champagn^^â' ry Comte de Montfort, amp;nbsp;Erix ou Henry Comte de Neuers, ou felon, ny4^tmU de Bar, amp;nbsp;le Comte de Cornouaille, frère du Roy dâAngleterre, y tfrrf f4nitf. compagnie, amp;nbsp;le premier lieu ou ils defeendirent en Allé fut à Acre, r*â * tion dây faire quelque notable feruice à la foy Chrellicnnc, amp;auxC*^ Mais en fin le Comte de Champagne amp;nbsp;Mauclercfurent contraints leurs armures en bourdons amp;nbsp;bcfà fles, amp;nbsp;en cell eftat, comme pelft^â^^ââ auec fauf conduit des barbares,vifiter le faint Scpulchrc,amp; fen rctourn^^^^^^ leurs pays, pour faire autre chofe. Les Comtes de Neuers amp;nbsp;de ^cï-craignans aucun danger, attaqueret les barbares, mais ils furent derrai
DeuaifJ^yn frinct.
Loyi yi»t 'yiÃter Ãri
he Koy cependant deuenoit grand, öc pai les arraircs qu u autre luy fûruenir, Sgt;c par Vinftrudion que luy donnoit fa. ble de les adminiftrer, amp;nbsp;gouuerner, eftant de fa nature deuotieux j bon,amp; gräd amateur du bien publiCjamp; du repos de /es fubiets, amp;nbsp;âC me: choies grandement louables en vn prince, amp;c ncceflaires a gitimement gouuerner Sgt;c regner. Il eut enüie de vifiter toutfonRoy^ . faut que fa. prefence pourroit polTiblc amollir les cueurs mal affeôtees enuers luy, amp;nbsp;raflerenerfeomme vn Soleil) tous les ro difeordes ôc guerres paflees. Allant de pays en pays, il erigeaque amp;nbsp;plufieurs Comtez, entre lefquelles le Sire de loinuille dit qu i té de Poitou en Duché, toutesfois il ne fe trouue en aucun nitre q pays de Poitou ait eu autre qualité que de Comté, amp;nbsp;par ainunou
gt;tOüfj LOIS 9, ROY 45^ LIVRE XL 56) ledit Comté à Alphons fon frère ,amp; commanda
no nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Poiôlou de faire foy amp;nbsp;hommage de leurs terres amp;nbsp;Sei-
Par ce moyen Hugues Comte de la Marche ( le Cemujl^e dedans le Comté de Poidou) eftoittenudcreco-
ç(| Koy nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;gt;nbsp;le Comte Alphons. Mais Yûbel [a. femme qui eftoit
^uoit efté femme de Roy tous deux Roys dâAngleterre,
iHç|.^ eftoit pa^^ quot;nbsp;Royncjbicn quelle ne fut que ComtcfTcjluy remóftroit
^ç|j §^dii nbsp;nbsp;^^^iQnnable que luy qui eftoit beaupere de Roy, deuint hom-
h nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^Iphons, amp;nbsp;quâil luy fit foy ny hommage, proteftant qudt
f P nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;reucrcnce a Jeanne femme dâAîphons .
J nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;le Comte Geoffroy de Luzignen de ne point obéira sufituhon
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;a I nbsp;nbsp;nbsp;èn mémoire commcii auoit eu deux frétés qui auoiét Je
Me î nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;lâautre Roy de Cy pre , dont il feroit mal feant ^77X7/«-
â ^â^isnen qui eftoit de lignée Royaile,de faire hommage au ntfibm Je
'-â¢^oiftrepour Seigneur. Par ces perfuafionsjle 'â»â¢iédu Roy, délibérant de ne tcco-
â 'â'eur. Alors fecicttemciit
' Gns queper-
^-»iv
ik'''^''äucuâ'^'â''â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;la t
Cour pKln- Cornu äcU e,qui eftoir lors â¢iroour ^onÃtt.
d Comte
Sc ?ç nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;contraindre de
Vnj nbsp;nbsp;Oünçj 1quot; nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;en la ville de Saulmur,ia v..
fondit frère lâordre de Cheuaicü^, le nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;cefte grande fcfte,le Roy partit de Saulmui j.
Icihk^î^^^fics J nbsp;nbsp;nbsp;fr^î^c iufqucs a Poidiers, pour luy faire reprédre Ces fîcfz
vyquot;âæ' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'* nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;que leComte à e la Marche auoit af-
hf ^fîrav nbsp;nbsp;nbsp;de-gens,amp; tenoit les champs au tour de Luzignen. Cefte pointers,
s, quâil-didâdepuis quâil euft lors voulu eftred
iours dedans la ville de Poidiers quâil nâofoit fortir,cr3i-Marcheluy courut fus, amp;nbsp;difoit on que le Roy amp;nbsp;le
gfj Jy pouf à ^uoient leurpaixmal faidc auec le Comte de la Marche, fut c nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;du danger ou il eftoit, mettant à part tout refped de
dâaller trouuer le Comte de la Marche, Sc la Royne
' îfai ^i^âis nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;» amp;nbsp;fut faid entre eux quelque accord fourré qui ne du
' 1^âils nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;temps apres,le Roy leur vendit bien chèrement la con-
CO nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;donnée dâaller vers edx-. Ainfi fçauent les Princes fe
hf c ôCttetou ^^^^ctes que leurs fubieds leur donnent.Loys ayant efehappe j^ --^nces,
⢠Mais Je Comte de la Marche auec fes alliez re-lltii nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^.P^'^^crobeiffanccau Comte de Poitiers. Parquoy Loys fit
eft I*
I«)â
â^toid en la Marche. A fit venue iLaffiegea Mo-
Geoff^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;âiâ^dlttilt,amp;: y mettant garnifon alla affiegér Fon-
le b ⢠^cgt;mtede Luzignen,amp; apres y auoirtenü le fiege quel-
lès I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;dâarmes,amp;:entradedans.
ï^^^â^^â^'^tircux Itîccez de Loys en fes guerres amp;nbsp;entreprin-c vfanj. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'^^^fehantes coniurations de la Comteffe de la Marche,la- çolt;
I) J Æ ^^omtïics nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;auec grades promeffesamp; pris dâargent, attil-
empoifonner. Ces gallans vouians exécuter cefte dana-tet defcouucrts, amp;prins fur le faid lors quâils vouloiét ietter
Bb
§66
S. L o I s p. R o Y 45.
du poifonfiir les viandes du Roy, amp;: ayans confeflé la vérité furent peiiduz^ nainpedus. eltninglez . CcftcmauuaHefemme voyant quelle auoit railly 1011 coup,entra en fi grande rage quâelle Ce voulut tuer, nâeuft efté quâaucuns de fes domefti-ques lâen engarderent. Neantmoins demeura elletoufiours en fou inaiiiuiâ courage, en forte que le bruit courut iufques aux oreilles du Roy,quelle auoit Eüe attilcre attiltré des meurtriers pour le tuer. Au moyen dequoy il auoit touiioursalcH' des meur- totii' dc ù pcrfoiine gtaiid nombre de gens armez, amp;nbsp;ne parloit à luy aufuiâ homme incognu quâil ne fufl premièrement vifité, fil portoit aucunes armes. Quelques vns diient que ces meurtriers furent enuoyez par Ariacide clieidfi Aftaflins,lequel peu apres fe repentant dc fon entreprinfe,enuoyades liomnicJ parlelquels il leur manda quâils f en reuinlfent, ou au casque ces hommes ne les trouuaflent, dâaduertir le Roy quâil eut a fe garder dâeux. Mais ilncftpas croyable que ce grand cnnemy dc Lois euft enuoyé ces meurtriers pourlesjc-Lioquer li toft,amp;; vault mieux croire quâils fortirent de la mefme boutique don cftoit iorti le poifon.
filtre tHiir lice de femme.
Prelcheuri fontre Poys,
Enccmefmc temps ladite Comtefle enuoya en Angleterre certain noni' brede gens dâEglifejlefqtiels foubs ombre de prefeher la parole de Dieu, toient les Anglois ia mal alFeclez entiers les François, a prendre les armes a lâencontre dâeux, diEins que le Roy Loys totirmentoit par guerre toutelaNo' blefle, ôc melmement ce le qui deffendoit du Roy dâAngleterre,auoitdélibéré de lâabolir amp;nbsp;perdre du tout. Dâaduantage {difoient ils ) quâil auoit a tort cliaflé lesAnglois de la Normandie,amp; fâefforçoit encore leur öfter la Guyenne.
lequideffendoittlnRoy dâAnglcterre^amp; .'luoitHeli-
Inueiliues Contre Iny,
Quhl auoit ollé au Comte dc Lufignen tous fes biens, amp;nbsp;que non content dcce,il vouloit chafler le Comte de la Marche de fespays,amp;priuer fesen-fans qui lont freres dc Roy de leur vray heritage, fans eftre meu de pitié pout leurs ieunes ans,ôc fans auoir efgardau lieu à la grande maifon dont ils fontfortiz. Qjfadoncques ilferoit bien plus iufte amp;nbsp;raifonnablcdâentreprendre vne guerre contre le Roy dc France quâaller guerroyer lesSarrafins,amp;les nnimenHe^ infidcllcs. Ccs prcfchcmens eftoient faits aux Anglois par desprefeheursin-feuple. {fruits par la ComtefTcjlefquels ayans aiféemét armé amp;nbsp;animé lesAngloisd eut . mefincs bien difpofez à receuoir toutes caufes de hayne,pouuoientfacile-loysfedoit nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;t nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;⢠nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;gt;nbsp;i. ⢠i -r iM
craindre, ment tairc penter le Roy Loys que puis qu on 1 auoit voulu empoitonner, me deuoit craindre quâon le vouluft guetter pour le tuer,amp; quâil y auoit en France des aflaflinatcurs meurtriers, quâil deuoit autant craindre que ceux dc Syrie, ou de Phénicie.Les Anglois fufoitezpar ces prefcheurs,nefe voulurêtferuirdc mefehates voy es de poifon ny de meurtres, ains apertemet mirent leurs armées en campaigne,5ccomeilcerent la guerre,amp;; eftans patfez en France,ils cognuret it^y d'^n- Lien quâils auoiét affaire à vn vaillant,aduifé amp;nbsp;tage Roy .La mere du Roy Hen ri amp;nbsp;de Richard alla au deuant dâeux,les remerciant dc leur bonne affeftion amp;nbsp;pieté filiale,en ce quâils apportoient fecours à leur mere, amp;nbsp;a leur bcauperc con tre les enfans de celle Blanche Efpaignole. Ainli la nommoiét ils par mclpris amp;
Guerres mnl t^^tinc.Oi* ccfte femme mcrc de ces deux Princes gouuernoit cefte guerre,amp;en eSdta^^s^par eftoit Comme le chef, fi biê que conduifiant tous les aftaircs defléins diceiie, Jemmes. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ieunesPriiices fes enfans ne firent rien qui valut,amp;cognurét bien que qu.un
les guerres font gouuernecs par femmes,les armées deflites guerres ne font pas grand effeôl.
Deuant que lâAnp-lois fufl defoendu en armes en France, Loys alla mettre .........-- â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;lefiejf
s. L O I S 9. ROY 43. L r V R E X I. 56^7
le ïîegc dcuant Fontenay, qui fut bien vaillamment deffendu par ceux qui e-ftoient dedans, amp;nbsp;ne pouuoit les endommager beaucoup. Qui fut caufe quâil . .
J r ⢠nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1 nbsp;nbsp;nbsp;1 rr^ 11- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;11 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;⢠r nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;aef(^
commanda taire vnenaulte Tour de bois, par laquelle on pouuoit aileement tmay. voir dedans la ville, amp;nbsp;y ietter ôc porter pierres amp;nbsp;dards,mais incontinent ceux dededans mirent le feu à ladite Tour amp;labruflercnt. En ce conflit futblefle au pied le Comte de Poiôliers , dequoy eftant le Roy grandement irrité fit donner lâaflault plus grand que deuant, en forte que la ville fut prinfe amp;nbsp;mile à flc,amp;tous edifices publicqsou priuez furent entièrement rafez hors-misles rontengy Fglifes. Le fils du comte de la Marche fut trouué dedans la ville amp;nbsp;prins prifon-uier. Apres le Roy print amp;nbsp;abbatit Villiers appartenant à Guy de Rochefort, qui tenoit le parti de lâAnglois.
Le Roy dâAngleterre faduançbittoufiourspourfe venir ioindre au Comte uelaMarche, èc leurs armées eftans iointes, ils fe vindrent Camper auprès de Taillebourg, ou pafle lariuiere de Charante, fur laquelle nây auoit qu vn petit y-Aiïlebonr^ ont de pierre bien cftroit pour pafler. Le Roy eftant aduerti que fes ennemis /«rcUx«?. ^ttendoient, leuafon camp, ôc tira droiél à Taillebourg. Le Comte de Poi-
qui eftoit guéri de ûi bleffure conduisit rauantgarde,amp; le Roy venoit a-pfes cnlarrieregardc.Quad Richard frère duRoy dâAngleterre qui auoit char- j^ichardfrtre S^dedeffendre le pont, amp;nbsp;le paflage de la riuiere entendit que le Comte de ^oittiers eftoit en lâauantgarde, que le Roy cftoit encores bien loing, il ten-
amp; haufïà le bras defarmé , amp;nbsp;appellant le Comte de PoidierSj fitfigne vouloir parler aluv. Mais le Comte ne voulut parler à Riçhard fins le
Roy, eftant en cela retenu par la difeipline militaire, qui delfend à onthonmie^ de parler à fon ennemi fins le commandement ou permiflion militaire. ^oion fuperieur. Incontinent les deux Rois arriuerent fur les hors de lari-Wcte,la oii il y eut vn dur conflit dâvne part amp;nbsp;dâautre, les vnsvoulanspren-
le pont,les autres le defifendre, amp;nbsp;empefeher quâil ne fuft prins. Les Fran-^ois furent vne fois rcpoulTez, car les Anglois auoient de leur cofté le chafteau °' Taillebourg, qui leur donnoit grande aide. Le Roy voyant cela fcmitle P'îtnicr pour gaigner le pont, Ãc tant fit dâarmes que mal-gré toutes les for-
ennemis, il le print, amp;nbsp;pafla tout oultre. Mais pource que le paflage e-fortcftroit, il fut fuiuy de bien peu de fes gens. Au moyen de quoy
fdlaiit défia le Roy dâAngleterre arriué en la battaille ) le Roy Loys fetrou-en grand peril amp;nbsp;danger défi perfonne, çar pourvu homme quâil auoit a-
^ecques luy lâAngloisenauoit cent. Cependant que Loys fouftenoitcoura-geufement le faix de la battaille, fes gens palfoient toufiours la riuicre,les vns pit fur lepont, amp;nbsp;les autres en batteaux,amp; quand ils Rirent tous palTez, les ^â ^glois furent incontinent aflailliz de telle furie quâils recullerent amp;nbsp;comence-^ntabranfler preftsà femettreenroutte. Ce quepreuoyant leRoy Anglois Qonnoit courage à fes gens, les admonneftant de bien faire, amp;: leur remon-Rroit aufiiquece leurferoit grandehonte, fils eftoient vaincuz par les François. Mais tout cela ne leur leruit de rien, car les François fiifoient tant de Rifts darmes fur leurs ennemis, que lâAnglois commença lofs a chercher le ^iioyen pour fe fauuer, amp;nbsp;à . lâinftant tourna le dos, amp;nbsp;f en fuit droiôl vers Xain-ftes pour fefauLier dedans laville.Les Anglois furent fi viucmétpourfuiuiz par Fitifeda gt;
R le Roy nâeut commandé de prendre prifonniers ceux qui fe
B b ij
5^8 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;S' L O 1 S 9. ROY 43.
Bataille deffà i^le dâ^n^loii^
XMittes rendue.
rendroient,il ne fen fut fiuué que bien peu.Et tant fut la pourfuitte chaude,que plufieurs François premier que fe recognoiRre entrèrent pelle nielle auecqi^^ les Anglois dedans la ville de Xaintes,amp; y eRans recognuz, furent prins niers. En ceRe bataille mourut grand nombre dâAnglois, amp;nbsp;en furent prinspD fonniers bien quatre mille ou enuiron. Celle mefme nuiôl que le Roy d Angi^' terre fe fut retiré à Xaintes, il fe courroulfa fort au Comte de la Marche, luy if' prochant quâil lâauoit fait venir en France, foubs affeurancc quâil trouucroitl^' cours amp;nbsp;faneurs des François. Ce qui eR vne commune promelTe de ceux appellent à leur fecours vn plus grand quâeux. Parquoy la nuiél enfuiuantlcU Roy fit mettre fes gens en armes, amp;nbsp;commanda que les portes delà ville fulTcot ouuerteSjamp;faignant dâaller aflà illirlesFrançois,tourna fon chemin,amp;tira droit à Blaye, dont il eRoit premièrement party. Apres lepartement delâAnglois, J ville de Xaintes fe rendit au Roy Loys, Se le Comte de la Marche fevoyantfiu amp;nbsp;abandonné de tous, délibéra de ne plus preRer lâoreille aux folles parollcs c fa. femme. Au moyen dequoy prenant fes enfans, amp;nbsp;fa femme, fe vintrendrea
Accord dn
des prières des Seigneurs, amp;c en faueur de fes enfans luy pardonna,auec^^'^^ condition que tout ce quâil auoit prins fur luy, par droit de guerre,demeutj®^ au Comte de Poitiers, pour qui la guerre auoit efté entreprinfe . Auw auecluj. Comte quitta au R.oy dix mille liures de rente que chacun an ilprenoit lut luy . Et demeureroit feulement au Comte delà Marche, Meflin, Cretoye, amp;: Eftarde, lefquels Chafteaux il tiendroit du Comte de Poitiers, amp;nbsp;luy â¢
le ferment de fidelité.
Celle paix eftant faite entre le Roy amp;le Comte de la Marche, le dâAngleterre ( qui felloit défia retiré a Bourdeaux ) enuoya fes AmbalfadetJrs vers Loy s, pour auoir trefues auec luy, lefquellcs luy furent accordées patIen-tremife de la Royne Blanche qui elloit là tante. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,
Mejjfns d'vn iennel^j.
fttfcite.
Les hilloires .Angloifes diient que dés le commencement du regne de Loys ledit Comte delà Marche mefprilà nt fa ieunefie (comme toufiourshst^^' nés Rois font mefprifez de la plus part de leurs fubicts)remonftra au Roy dâAn gleterre fon béau-fils, quâil elloit temps de recouurer les places que Philippes Augulle auoit prinfes à lean fon pereamp; en cela ledit Comte luy promittout ayde, Iccours, confort, amp;nbsp;alfillance. LâAnglois eftant lolicité par ces belles rc-monftrances Sgt;c promelfes du Comte, délibéra dâentreprendre vne guerre contre Loys. Mais la delTus les chroniques Angloifes ne faccordent pas,carie? vnes difent que tout incontinent Henry Roy dâAngleterre enuoya en Normandie , en Bretaigne, amp;: en Poitou des hommes, pour fonder amp;nbsp;elpier qu elles eRoient les volontez des peuples de ces pays là entiers luy, amp;nbsp;que pour ce quâil luy fut rapporté que leidits peuples eRoient fort affedionnez enuersles François, lans aucune contrainte il faduilà de remettre ceRe guerre a vne autre faifon. Les autres difent quâapres que Héry eut Icué fur so peuple vne grade some de deniers,il equippa vne Ilote de vaiircaux,amp; quâauecleditCote Hugues il palfa en Bretaigne,la ou il mit tout à feu amp;nbsp;fing, amp;nbsp;quâeRat repouflé par IcsFra-çois.il fut cotraint fê retourner en Angleterre fins faire autre chofe.Lcs autres difent que quelque temps apres eRant folicité de rcchefpar ledit Comte K par Pierre Duc de Bretaigne derepalTer en France, il ferefolut de retanterla fortune de la giierre,amp; talchcr de reCouurerce qui luy auoit eRc prins, (^ua-..... nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;donc
ï^quot;gt;/' ^O'^ â. -
k'ââ* 'â''amp;ifa'' i* ^°'â ââ 'gncjil paflk aUec vnc belle Honv auec lc Ducamp; ledit Comte,ii entra dcdaiu _
No âOüj r ^^^â^ceant toutes voyes dâhoftjlité. Lâenuic de Henry croii-^â-1 Ion de la rcnommée des Ailglois vn grand nombre de Loys qui quelques ioürs auparauaiitauoit pris quel ^rlt;wce. J^Bïeton,entrelefquelIesen:oientHoudon,Ciiantoceaux, ^^oia nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nuage de Loire, vouloir empefeher que lâAnglois ne nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ÿ^g
deffioit fort des volontez amp;c ioyautezdes M^nefriftt.
f nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;oftant aduetti de la venue de Lop, palEa en gra-
Loire,fans que Loys fappcrceut,ny qu il lâen peut em-
, puis de la tira en Xaintonge. Loys fui lue fon en-deux grandes iourneesdeuant luy, amp;nbsp;en chemin priât r^ni Æ ^p?^y^ nbsp;Villiers appartenantes au feigneur de Rochelt -
Tes ^^inale nbsp;nbsp;nbsp;Hugues,amp; les ralà ,puis palfant la riuicre de la Charante,
Xainôlonge. Voila ce qucdifent leshiftoircsAngIoi-.g^* tî,u^*^uouer quâil N eut bataille entre ces deux Roys, ieulemeiit .
^iles k nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;eftrangeres 1 ont efcrit, en laquelle les François ru-
P^ts P nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;3 â/? Sâ^ââ'ipres cefte bataille, paix fut faite entre ces deux Roys.
dâautres difent que ces deux Roysayans leurs armées faitbilans nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;cnfcmble fans combattre, dâautant que Loys
L nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ieunes Princes, amp;nbsp;non encore bien expérimentez au
tççj nbsp;nbsp;de pp P nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;cela le confeil aflauoir Loys de fa mere la Royne
^üe nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fon oncle paternel,qui auoitfuccedé à Regnaud Corn
prifon, amp;Henry,de Ranulphe Comte de Ccftre,amp; conftilmttr
j^JSloisdif̤j^^ P^^^ Put conclue amp;accordeecntre ces deux Roys.̉eft ce que perdu la feigneuric de
lîj^parcHej nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;*^t)us avions dit cy dcffvis ) deuoit tenir le parti du Comte
^L.oy dâAnglet^rrc,amp; fefut trouué en la bataille precedente
en autres affaires. Les Prouenceaux maltraitiez p^uieur^g
quot;^Ãce ^â^°ud , par plufieurs fois luy remonftrercnt le mauuais prJre fo» '' Nh nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;P^lfoit, amp;c pource quâil ne voulut entendre a famander, il
^or J â le fTyrans qui doiuent toufiours attendre vnc con-
h p ^^^^uthors la ville de Marfeille, eftans refoluz de le chaffer ProuüfmL ' â ^â^oneq ils enuoyerent quérir le Comte de Thou-
Jejç Leftç _ plus prochain parent de leur Comte, pour le faire leur Sei-Pjj.j'^Pffcha nbsp;nbsp;nbsp;^ftneue entre les Comtes de Proucncc, amp;nbsp;de Thoulouzc,
trouuer à la guerre, amp;nbsp;à la bataille de lâAnglois. deuxRois,le Comte de Prouence fit alliance auec nbsp;nbsp;-
^'Af?ââ^°yLovFïr nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Marguerite quâil donna pour
diôb^^'â^tre S- J * '^^^onor,ou Leonor lafeconde fut mariée a Henry Roy c^JePnr-^
Sanxelatroifiefme,futmariee à Richard frere du-
ties nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â^ftoit la dernicre fut par luy gardée en referue. Par le
le Comte mit en fon obeiffancc la ville de Marfeille,
^â^^^^ntrer nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;uây voulut one- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'
â tis via le demeurant de fa vie auec le Comte de Sauoye qui a-
Bb iij
570 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;!.. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ï ù 9. K U I 43â
uoit cfpoufé fa focur.Parquoy de tous les ennemis dudit Comte ne reftoitjlus qUeleComtê de Befiers lequel eftoit venu aflieger Carcaffbnnc, amp;auoit prins les fauxbourgs dont il battoit fort la ville quand le Roy y vint pour aire
vers le Roy pour obtenir pardon. Le Roy (qui nâeut one pareil en clemencc clemeiKtde^ Jouceur), lercccut luy pardonnafonoffence, amp;nbsp;ainff demeura leRoyp^^ fible en fon Royaume fans auoiradeunennemy. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, i
â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Nous auons diól que le Comte de Prouence auoit encore vncfille a mari^-
⢠' Le Comte de Thouloufe la Vouloir auoir pour femme,amp; le pcrc de lanllcy ö noit (on conlcntement, mais pource quâils eftoient prochains parens, lUutâ¡ foing premièrement dâenuoyer à Rome pour auoir difpenfe. ToutesfoisIcPj' pMeur du pe (fauorifant le Roy ôc Alphons fon frere qui deuoit fucCeder au Tafe aLeys. Thouloufc^ne voulut accotder ce mariage. Et cc pendant que cell affaire le menoità Rome, le Comte de Prouence décéda. Alors du confentement Comte de Sauoye,laditc fille fut mariée a Charles Comte dâAniou,
' nbsp;nbsp;nbsp;Roy de Sicile frere du Roy Loys. Ainfi furent mariées les quatre filles du Com
{^4tre Ãllet du Comte
^ynes.
frouence en (ombuffion.
fiirUgt des freres de Loû
â te de Prouencc,lcs deuxà deux Roys,amp;lcs autres puis apres furentRoyncs»^ me nous dirons cy apres. Les Prouençaux parla mort de leur Comteauoicnt repris leur liberté,de laquelle ils abu{crcnt,amp;lcs villes de Prouenceeftoienten difeord lâvne cotre lâautrc.Parquoy Charles auec le fecours du Roy alla en Pro uence,laquelleil remitdu toutenibnobeiflancc, amp;pourcequâil auoiteipooi ladernierefilledu Comte de Prouence, ( comme nous auons dit)par le vouloir du Roy,les Prouenceaux le receurent pour leur Comte amp;nbsp;Seigneur, amp;nbsp;dau^-tage le Roy luy donna les Comtez dâ Aniou amp;nbsp;du Maine, amp;nbsp;à Robert ieuncfrerc,donnale Comte dâArtois^ayant fait défia Alphons ComtedePoj,' (ftou par donation dâApanage amp;nbsp;Comte de Thouloufe par mariage, enricW^' fiant ainfi fes freres plus aux defpensdâautruy quâaux fiens.
Lâvniu'erfitc de Paris eftoiten ce temps fort floriffanteen toutes bonnes let-trcs,arts,amp; fciences,ôlt;: de toutes parts y accouroient les eftollicrs. Mais grand lesliabitans de la ville ,dâautantquelcscfcollicrsle P^â^^g^â^rent quâils nâauoient pas eu fufïifanrc reparation dâaucuns exces qui leur auoient efté faits, tellement que des parollcs ils vindrent aux mains amp;nbsp;grany meurtre fen enfuiuit.Ccla les irrita tellement quâils abandonnèrent Paris,amp;!Æ efco^sm4l retirèrent aux autres Vniuerfitez. Dequoy eftantle Roy dâAngleterre aduerti, en attira vn grand nombre cnlavillcdâOxfort,lcurpromcttantvneinfinitedf fauorablespriuileges,dâhôneurs,dcproffits,deprcrogatiues,dcdroits,amp;defia-chifts,de façon quâil fèmbloit que les lettres culfent efte chafl'ees de Paris, âC forceiesfet- la Francc.Lc bon Roy qui auoit opinion,amp;difoitpubliquement,quclesartsn-f«« [jçr^nx,lcs lettres humaines,lafaintc difeipline, amp;nbsp;les fcicnces portoientautant dâhonneur amp;nbsp;de luftre que les armes, que les hommes amp;nbsp;mefmement les Pnn-
fcroit vnc belle alliance amp;nbsp;aflbciation, de ioindte amp;nbsp;marier la gloire des de guerrières auec la cognoiflance de la dodrinc, amp;nbsp;des chofes diuines èchuw^' Lojsiiuxleh nés,incita ôcconuia les Parifiens à aimer les lettres,à fauorifer les efcolliers,a vouloir mieux traiôler quâils nâauoient fait auparauant, amp;nbsp;a entretenir nombre de fçauans perfonnages pour la leéturc ôc inftruAion des bonnes^ tres,aufquelles fut par cc bon amp;nbsp;vertueux Roy, rendu lâhonneur qu elles
s. LOIS ROY ïj; LIVRE XL 571
toient.Or liiy ayant défia fiait prcuuc de là vaillance, amp;nbsp;trouué â lâêHude a la fioiitude vne façon de viure plus repofice,plus fiiine, amp;plus douce quâen la guer- lt;7'oj Ja rf)faclonnatoutalarcligion,à lapolice,âlaiufi:ice,à rvtilité publique,au repos defon Royaume,amp; à iâillufiration amp;decorement dâiccluy,pource que les Roys feprcdccclTearsJcsvns par la malice amp;nbsp;licence dê leurs ficelés, les autres par inauuâisconfeils, les autres par dclices, au oient fiait beaucoup de chofies grandement preiudiciables à ceft eftat,au repos public,à rentretenement de la iufti-
(fil cft loifible de le dire)auoiêt prefique fiubuerti tous droits diuins Ãehu- perttmtni J» mains,dâautant quâils vendoient les ofifices, éxpofians au plus offrant amp;nbsp;à Par-S'm,cc qui cftoit deu aux merites amp;nbsp;à la vertUjdonnant par celle vente,enuieamp;: âliierte aux acheteurs de vendre ce quâils auoient acheté. Car qui acheté en gros î^ccoullutné de vendre ei^dçîail. Etn'auoient aucun efgard aux merites des homes, ains à la force delcurbourfè,amp;donnoicnt partie de lâargent qui proue-î^oifdelavente des offices aux flatteurs,mentcurs,minilf res de volupté, nbsp;nbsp;au-
^'âfsiouris de Cour,amp; employ oient lâautre à baftimens non ncceflaires,à babio 'des,ôta autres chofies vaincs.Dauantage pour fà ouler lâambitio de leurs mau ^2isminiftres,amp;pour fiubucnir à leurs fiuperfluesdefpenccs,impofoientexa-''OOnsiurlepeuplcjfaifans tous les iours des daces,amp;impofitios nouuelles,met Joicntles{i5nies es charges par fiaucur,brigues,mcnecs,amp;corruptiôs,enduroiêt Æ oorrupti5(Jes iuges, dônoient les chargesamp;adminiflratiôs des Prouinccs ôc â^^gfädseftats à homes no expcrimêtcz,Tes vns icuncs,les autres vitieux,amp; nâa-ooientaucurefpcél au merite, ny à lâexpcriencedis mefeontentoient les gens de corr«/-/»»» homes debonlieu,eflcuoict les petits cópaignós, rcculoientlesgrâds, de vertu,permettoiêt tous aéles dâiniufl:ice,meurtres,paillardifeS)blafi-pncmeSjôtreniemêSjCofondoient les hôncurs,lcs donnans à perfonnes viles, amp;nbsp;ââ'**gnesdiceux,amp; breffaifioiet toutes les chofes qui portent la ruine amp;nbsp;la mort ^^^eftats.Lehon Roy S.Loys voyat celle diflblutió mife en ceft efl:at,ofl:apre-ââ'''fcinétle moyéamp; Fefperacc aux homes,de pouuoir paruenir aux honeurs ' âWargêt,corne on fiaifoitauparauât,faifà ntvn rigoureux edit, par lequel oit que les eftats amp;nbsp;offices fuflent de la en auant donez par merite, ne lu y ^^âhteftrehónefte ny raifonnable,quâo acquit par or ou argêt, amp;par la fortu ^^î^quieftoit deu Scdefliné a la vertu:cognoiflant en cela quâil fault que celuy q^^achctc,vende,5c que la vente des chofes qui font deuës au merite fait defefi P^i'etJés gens de biê,de paruenir aux honneurs,ôcofle Fenuie a chaeû de bic fiai- Defe^irJt' â^^amp;defcxcrcerà lavertu,quâd onvoit quâelle ne fert de rie pour attaindre aux bts ôe dignitez.Car couflumiercmet les homes fiadonent aux chofes qui font ' imecsjôc qui ont plus de cÅurs en leurs ficcles,tout ainfi q les tainturiers tai-gfift les draps de la couleur quâils voiêt cflre la plus eflimec.il retrâcha amp;abolit îuili toutes les exaéliosamp;daces impofees par fes predecefleurs,ne prenât que ce quhftoit defonDomaine,amp; des comuns deuoirs, cognoiflant combien telles wadioîis ont fouucnt fait efleuer les peuples,amp; mis la fureur amp;nbsp;la rage en leurs cÅurs,iufques a attenter à la perfonne de leurs Princes . Et au lieu que fes ance-trcsraifoientde dosimmenfies aux perfonnes indignes,Sc tiroient la fubftâccôc «grefle du peuple pour enrichir certains particuliers,cefluy cy nâexigeoit poît b peuple,donoit les deniers quiluy rcfloiet de fa dcfpcnce ordinaire, amp;nbsp;qui luy cftoiétlcgitinncmêtacquis,aux pauurcs enfas orphclins,amp;les êploioit à Åuures Piesô{charitablcs,faifoit rebaflirSc reparer les lieux faims, amp;nbsp;les edifices defmo-uifioiïnablc de faire telles reparations,que
B b iiij
5. L O 1 S p. K O Y 45.
iflAtt Jonnet. 'lt;fgtns Jtÿteslt;i
ton JtHeif
de laiflcr Icsvicilz baftimcns pour en baftir de nouucaux qui ne fcruent dericn. Qinnt aux charges, honeurs, dignitez, amp;nbsp;cftatz, il rcgardoit bien ( commcila cftédit) au mcritcdes perfonnes,ôinây auoitny faucur,nypriere,nyargent,wj qualité, qui le peucefmouuoir à les donner qua perfonnes dignes de tes exercer, donnant par celle confideration enuie à chafeunde feftudiera lavertu. Et quand quelque homme de valleur mouroit, il auoit biencfgardà fcsferui-ces pour en faire receuoir quelque proffit à lès enfans,non quâil donnait auxen-fans les Eftats des pères, fil ne les en ellimoit dignes, mais en quelqueautreû' çoniufle amp;raifonnable leur faifoit receuoir quelque proffit de la valleur,amp;lt;lü merite de leurfdióts pcres, amp;nbsp;par ce moicn contraignoit les filz de Icurreflèm* hier en merite, non de croujppir amp;nbsp;fappuyer fur la vertu dâiceux,pourauoirdes biens amp;nbsp;des honneurs. Il contentoit vn chafeun, cognoiflant les raeritesdes hommes,les emploioit aux charges dont il les ellimoit capables, fe fouucnoit dâeux en leurs abfences pour les mander, quand quelque charge digne d euxie prelèntoit,ne lailToit impunie aucune iniullice, ny meurtre, punilToit rigorcu-fement les blalphemes,reniemens,amp;paillardilcs,faifoit cas des hommesdebon lieu,amp; felludioit en toutes chofes dâellre tel quâil fault quâvn Prince foit Son liecle elloit bien heureux,G vie fainte, amp;nbsp;luy vn vray miroir amp;nbsp;excmplcnw^^ les fuccelTeurs,!! tous lâculTent voulu enfuiure. Chacun iouril donnoitaudim*
Ãre quot;^in Prin ft.
luftteeçr deff^eactdt l»]S.
leuM^e dt
loysh/thlle homme.
S^ttMlleen Afrique.
fouuent au bois de Vincennes,il alloit quand il faifoit beau temps, fepourme-ner dedans le parc, là où il falTeoit delToubs vn arbre, amp;nbsp;donnoit audienceavn chacuc. Sa deipence elloit magnifique,amp; pourtant bien rcglee, amp;nbsp;lipetitc,coni me lâon voit en lès ellats, que câell vne cholè elmerueillablc au pris deccJlequc noz Roys ont faicle depuis. Il chalTa de là Cour les Ballelleurs,farceurs, tes Ibrtes de gens, qui ne lèruêt quâà donner plaifir,amp;à corrompre les meurs, fe monftrat laint en toutes les allions delà vie,gouuernoit toutechofe^uecm Iigion,iullice,amp; grande maiefté. De façon que le peuple rappclloitfonperC) la Nobleflè fon Prince,les loix, leur gardien amp;nbsp;tutcur,la France vray Religion fon proteéleur, amp;nbsp;deffenfeur.
Pour reuenir à ce qui ell de lâellat que nous auons lailTé aflèz loing po*^]^ les louanges du Roy Loys, il faut bien dire auffi parmy toutes fes vertuz, qu* Içauoit bien fùrc fes belbngnes, elloit fin homme, amp;nbsp;ne lailToit rien perdre fa grandeur, de fon proffit, amp;nbsp;de ce qui touchoit à fes affaires. Ce qu il mon bien au Roy dâAngleterre,amp; au Duc de Bretaigne, lefquels il fitvenirau po quâil vouloir.Le Roy Anglois Tellimoit du commencement vn homme 1 r pourcc quâil le voyoitfortdeuotieux,mais à lafinil le congnciitpourn homme.
Apres quâils eurent fait la paixey dclTus mentionnée, leditRoyAn^ auec grand nombre de François alla en Affrique, pour dompter ceux qui ne celToient de courir en Elpaigne amp;nbsp;la piller tous les iours, amp;lc ragon ioignant fon armee auecqueslc Roy dâAngleterre amp;nbsp;les François, na la bataille à ceux qui eftoient palTez dâAffrique pour venir en meura viólorieux,amp;:reprint fur eux Valance quâils auoiét prife.En ccJ c les François eurent le los,Ãc le pris de toute proueffe, dont le Roy dA pa loua grâdemêt,amp; leur fit plufieurs dós,auec lefquelsamp;cnfembleles e P quâils auoiét gaignees fur les ennemis,ils f é reuindrét en grad honeur e
I nbsp;nbsp;nbsp;L o T ç
LIVRE XI.
cftoient cependant bien brouillez. Robert dâAuxerre
^^0^ ^^^oplc nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ei^oufévne belle amp;nbsp;ieune geiitilfemme natifuede
de}' â^^ftiere d â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;auparauant promile a vn gentilhômc Bourgui-
f^Pit a æ nbsp;nbsp;lèntant plus honoree de lâalliance de lâEmpereur,que
Æ ^^wrguignonGpromelïèjamp;donnalà fille à lâEmpereur, ^ff^res ds
pj nbsp;nbsp;ceft honneur fut bien toll conuertie en mort,car le Bour
de lâiniurc qui luy auoit elle faite,que retenu de la gra-
^âitrant d nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â faccompagna dâvne bonne troupe de foldats,
P nbsp;nbsp;lamaifon de Ãfte femme, trouua la ieune elpoufee
E æ âquot;^ââ âPP^^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;oreilles, Ãc ietta la mere dedans la
^hattjp ^^P^â^^ur ne le peut faire appréhender pour le faire punir, il Idonjj^^j^^sbarbaf nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;accompagné de ces gallands qui lâauoient âC-
^f^âutc.Pcu de temps apres Robert mourut amp;nbsp;fon fils Bau-
Pite j^^^^illirç nbsp;nbsp;nbsp;^^une Prince fut aflaiili de deux guerres, Icfquelles pareil
c nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Latins, car il y auoit deux compétiteurs en FEm-
'ieb 11 nbsp;nbsp;nbsp;craignâs que la Grèce ne deuint toute Françoilè,amp;que ttteufs en
tout diftraiâ:e des Grecs,fe feparerent Sgt;c diftrahirent
lt;^ux mcfmes eftoient entre eux diuifez.Theodore gen-
fere^^â^^â'iophf æ^^^gt;^fiantfcommenousauons dit) par les Latins chaflé de ^llt;.^^ou^j^JÃWadelavilledâAndrinopIc,amp;fenômoittoufioursEm-
''â^t)it prins ce nom de fon bcau-pere, ainfi en mourat
depifgendre. A Batazes fucceda fon fils nommé Theodore
*. f^entr î^^â'^^tiel. La famille des Theodores eftoit trefilluftre,noble
y en auoit vne autre au pays d Pont, de laquel- mille des
^fece^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Scieurs fouucrains de plufieurs prouinces dudit pays. Le
æ appellé lean eftoit par fes fubiets appellé Empereur de
droit, pource quâil eftoit de la race des Lafeares qui
Theodores fegiorifioient beaucoup dâen eftreiftuz. Ces
Sc nbsp;nbsp;entrees en guerre fur la querelle de lâEmpire, oublians
^^ ^Utre nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fâng, fi la mefme peur que les Latins faifoient Ã
eut gardez. Ce feigneur habitant au pays du
vni nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;pour guerroyer lâautre, offroit par lâentremife des Ve
tnariage à l'Empereur Baudouin, pcnfint parcelle al-
P^utf nbsp;nbsp;nbsp;^®tJx parties, que bien ailèement Batazes amp;nbsp;les Andri-
vaineuz.Les Bourguinôs craignans que Baudouin
^an nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nouuellc,amp; du wcours de fon beau-pere,voulut
fi nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fonpereparlavilanie commife en la per-
le meurtre comis en vne vieille fem me,confeiilereiit les
titcnâ^ ^î-iy reh nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Baudouin nâentendit point audit ma-
par fl nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;gardaft bien que la facilité Francoife ne fuft
Ptit'^'^^^ti'opp nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Grecque. Ils remonftroient que Pierre ayeuldeBaii
^âOîi (f ' nbsp;nbsp;nbsp;eqçQ nbsp;nbsp;nbsp;Grec Theodore auoit efté trompé,amp; que par fi fim-
Hâiitg nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Tvn homme mal aduifé, vne vilaine reputa
Mue nbsp;nbsp;nbsp;honq E^^^^^l^nrent que Baudouin deuoit entendre à vn plus ad-
âWin fon nbsp;nbsp;'^Wigc,amp;; chercher vn beau-pere duquel il ne luy peut^ â
PÃon^crainte,ny tromperie.Que lean de Brêne Roy de Hie-oui auoit vne belle fille à marier, Sd. mariabb
574 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;S. LOIS'). ROY 4 3.
nommee Marthe, fÅur de pere de la feue Emperiere Yoland femme^el Ena pereur Federic. Que ledit de Brenne qui eftoit homme de bien amp;nbsp;entier,le fireroit non beau-perc enuers ledit Baudouin (fi Cas aduenoitquilefpo^^ fille) mais pere vray amp;nbsp;naturel,amp; quâil failoit prefererrallià ncedecegrâalârquot;â. ce à celle de ce Barbare du Pont, amp;nbsp;de celuy dâAndrinople,amp; quil efloitnecc Eonaduis. faire de commettre au confcil, amp;; à la proteélion dudit de Brenne, la perlonâ
de fon gendre amp;nbsp;fes affaires, amp;nbsp;ceux delà Grece. Tous accoururent a celleopi nion,fi bien quâils furent dâaduis dâappeller ledit de Brenne,amp;dcle declarer gent amp;nbsp;adminiftrateur dé lâEmpire. Eflant ledit de Brenne quelques années uant créé Exarche de Rauenne par le Pape, il auoit vaillammeiït deffendn â lu^d^enäZ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;cotre lâeffort de lâEmpereur Federic qui auoit eflc fon gendre,
celle alliance efloit ropue par la mort de la femme dudit Empereur quioecc ⢠ûns enfans. Brenne eflant arriué a Conflantinople pour prendre le gouuern« ment de lâEmpire de Grece donna fà fille au ieune Empereur dâicelle. La prêt ce de fon gendre quiefloit Empereur, amp;nbsp;fils, amp;nbsp;petit fils dâEmpereurs, pouuoit fembler mininuerlamaieflé de Brenne. Adonequespar fon confeii cei^us^^ Prince f en alla vers les Princes Latins, requ erir leur fecours, premierenimt en Italie vers lePape,puis en France vers le Roy Loys, amp;nbsp;aufïî pour vinter tes p zâ£OTÆ^r^ttr amp;nbsp;terres quâil auoit en France amp;nbsp;en Flandres ,amp; mettre ordre aux affaires Æ gt;nbsp;creeenPrace y auoit. Ce Seigneur du Pont irrité contrenous, de ce que fa fîHe^uoit eiter
fufee, la maria au ieune Theodore fils de Batazes, foy difantEnipereuren drinople. Alors commencèrent noz affaires à fembrouiller, amp;^fe porter ta â
f4r Lojt»
Baudouin engagea aux Vénitiens inoycnnat grande fomme dargent quus Æ prefterent pour lefouftien de la guerre dcGrece amp;:defonbeau-pere,IecWP peau de la Sainte Couronne dâEfpines, dont noftre Seigneur voulut cllrccou ronné en là paffion lâEfponge de laquelleîil fut abreuué, le fer de la Lance o Logis le frappa au collé dextre,amp; grande partie de la vrayé Groix.Le Roy LO) deuotieux grand amateur de Reliques, les rachepta dûfdits VenitienSj K Ãiilà nt venir en France, les receut en grand honneur amp;nbsp;reucrence, amp;nbsp;les dans la fainte Chapelle de fon Palais Royal à Paris, laquelle il auoitnûuuc f ment faite conflruire de lâartifice quâon le voit auiourdnuy.
âPlainte Jet Greet.
Ãxeufes tie lâEmpereur Fe^tric,}
Cela anima dâauantage les Grecs contre les Latins, car ils fe plaignoient«]''' les choies Saintes fi longuement gardées par les Grecs,amp; dcfqLielles iln y ault;gt;â aucun commerce, elloient par les Latins dillraittes de leur lieu, engagées preciccs, vendues, loing tranfportees. Les Grecs voulurent lur cela efmoi* uoir vne guerre fainte contre les Latins, amp;nbsp;bien que les principaux Princes fent entre eux mal dâaccord, fi ell-ce que pour ce fait ils faccorderent enfem de les guerroyer. Mais la deliberation amp;nbsp;lâentreprinfe de la guerre, qui n fembloit vrayement Sainte fe vieilliiroit,tant parla nonchalance,que par es uifions des nollres.LâEmpereurFederic de iour a autre fexcufoitparnoiiueiux empefehemens de nouueaux affaires, amp;nbsp;par belles parolles promen« e nés furies autres, auoit trompé premièrement le delTein, amp;nbsp;lâelperanccdu âf Honoré, puis du Pape Gregoire. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;i
Aduint que lâan mille deux cens trentc-vn, cllant ledit Federicclpovuerit des menalTes de lâEglife R omaine fil nâalloit en la terre fainre, il fut Sarrons à dây aller. Du temps quâil failoit la guerre en Italie, il auoit en fon armée a a de des Sarrazins qui habipqient en la ville de Nocera. Il aimqû
1 d 9. A. U Y 43. L 1 V K b Al. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;57S
(j I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;I â
ci]gt; j par vne longue frcquciltatioii quâil auoit cue auecqucs eux, il n oitnon feulemêt,mais fçauoit aulli parier le langage Sarrazin. Eilant en .
ties noftres fans eftre efpié, il contraria fccrette-intelligence Sgt;c amitié aucc des Rois, amp;c Satrapes des Bar-^SSdes vus èc les autres Eenuoyoient tous les iours, ambaiTades, meiTages V^nndan luy rendit de telle façon les ruines amp;nbsp;demollitions de 01,â1 p^^^i^ieruià lêruinee. quâil en retint le Saint Sepulchre de noftre Sauueur ,
ail nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;⢠nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;*â r nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1 nbsp;1 II 1
yuuiceitrelcplus precieux monument de tous. Les murs de la ville de Scplchre, tireâ'^iiè^tnent rcediffiez dCS mefmes pierres qui en atioient eflé par fondemens, amp;nbsp;appoiccs, amp;nbsp;remifes en leurs mcimes lieux, amp;nbsp;lîiat nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;quelques Egliles rebailiesdeneuf de leurmcfmc premiere
receut la couronne nbsp;les inhgnes Royaux,amp;: de
fnf. Soudan rcceut les villes de Nazareth amp;nbsp;de laphe quâil repara,amp; 5 , loutre les fecrettes intelligences que ledit Federic auoit auecques le luy le incontinent
I yttlertres an Pape^ au Roy de France, amp;nbsp;à tous les autres Princes Chreftiés 'tiesde ioye amp;nbsp;dâallegrefle defdites trefues. Le Pape oftencé de cela, amp;nbsp;efti-cftoit vn homme impie,amp; vn brauache,amp; vanteur,ôc que fes tedewimpie ch f j^^^^^PP^ndoient que de la volonté du Soudan, efcriuit aux principaux
.1 armee dudit Fcderic, les prians de garder,amp; preferuer le nom Chre-nâgj^â-^â^^^'^^t-ifches qui eftoient cachées aux actions de Federic. Cefoupçon les fondé, car on defcouurit que Federic fitiorifoit beaucoup plus ttcti J ^syphons, que les noftres.il auoit en Italie laifle des gouucr ws Pfoninces quiauoient charge de guerroyer les terres du Pape, corn-t s nrent partant de Syrie il en lailla dâautres qui auoient charge de confer '^pliisreligieufcment le Traitté frit auecques le Soudan que les Chreftiens, niedefquels furent pillez, autres tuez par les'foldats dudit Empereur, lequel
de retour en Italie, fe déclara tout outre cnnemy du Pape. Pierre des Vi-?^^^l^^celier dudit Empereur,a eferit de ce temps la plufieurs lettres au nom '^^'uy.Toutesfois ceft Empereur eft par plufieurs cfcriuains fouftenu,amp;: def-':^contre les Papes, mefmes lâAbbe de Vfptirg qui eftoit de ce temps là , ré- ^^â^^ricex-f Qî^hiftoire des louanges de Federic, amp;nbsp;du blalme quâil donne aux Papes,
ledit Federic ht la guerre fainte auecques vn grand aeleSt affection aReligion Chreftienne, quâil ne.pcut iamais par aucune priere,offre, â^^uctcncc, obeiffance, amp;nbsp;foubsmiflion, appaifer la fureur des Papes,ny la haine ^üiJs luy portoient, ny le dehr quâils auoient de le ruiner. Et pour mieux fpe-cela, il ne fera hors de propos de fefloigner vnpeu du hl delâhiftoire du Loys,amp; declarer plus amplement ce fait touchant à ladite hiftoirc. Celte ancienne deuotion,amp; hmplicité des Papes auoit défia commencé à ^ ftlcoiiller, amp;nbsp;a fe changer en vn defir dâEmpire, amp;nbsp;de grandeur,tellcment quâils^ '**â ** lt;nbsp;cliroientaiioir lâentier Empire dâItalie, pour lequel ils auoient de long temps! uebatauecqnes les Empereurs,combattans contre eux,tantoft auecques armes oiiucrtcs,amp;les vnes empruntées des eftrangers,les autres à leurs de{pens,amp; ta-j toll par fraudes amp;nbsp;par puiffance des fulminations,^: efpouuentemens Ecclcfia- conucitifi lliques. Ils auoient fur tout vn lingulier defir de ioindre à lâEmpire de la ville de Rome, toute! Italie ancienne, qui eft contenue depuis la Calabre,la Pouille, èô 1 Abruzzo,iLilques a la Lôbardic, ôc en auoient excluz ôc chaffez les Empereurs^
laiflant la Lombardie â débattre entre lesAlIemans,les FrançoiSjamp; les Venia^» penfans bienquâapres que les vnsamp;les autres feroicntlasafentregucrro) rr' J 'pourceftcProuincc, ils pourroient plus aifeementfen emparer fans coup j3t eins es JI5 çQgj^QjipQP,jçj-j nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;qu Ils ne pourroientiamais retenir ee quils aii^^
ia conquis, ny acquérir le refte, ny maintenir leur grande autnoritc amp;nbsp;puiu^ fils nâempefehoient celle des Empereurs en Italie, amp;nbsp;fils ne les cnriroient faifoient en forte quâils ny pcufTcnt cflablir leur demeure ny leurs forces. C« cupidité eUgendraaux cueurs des Papes, vncimplacaple hainecontrclesEi^^P_ rcurs, laquelle ne peut cftre moderee ny a doucie, ny par la confideration calamitez que les guerres portent,ny par lâèffufion du fang qui fen cnfoiuK) ils ne vouloientiamais remettre les enofes à aucun accord quâils 11 enflent
tout ou partie de ce quâils d'emandoient.
fetiteurt.
Othon'^tut deffenJrt
sfi txeomâ muDfi,
De ces deffeins peu tient eftrebôhs Sc afleurez tefmoin^s quelques oshin e- cy deffus récitées, mcfmement celle dâOthon contre lequel fut cfleu cefc e duquel nous parlons. Eftant ledit Othon entré auec vnc ardiee en Italie le il difbitappartcnirà lâEmpire, il fempara de plufîeu;:s Prouinccs, amp;con dâicelle, amp;nbsp;mcfmement de la'Tliufcahe détenue amp;nbsp;vfurpee par les Papes, il alla en la Pouille amp;nbsp;en la Calabre Proumees de lâEmpire, qu ils auoient nent voulu diftraire de lâEmpiré amp;nbsp;foubfmcttre a lâEglifc. Otnp vouloitra lefdites Prouinces pour deffendre le droit de lâEmpire, no pour challer ou g . royerFedericqucIePapeluy auoit oppofé comme vnboprétextedeion fein. La plus grande partie de lâItalie fe rendit volonticrcmcnt à Othon.Cefl voyantlc Pape Innocent 5 . qui preuoyoit que cefte volotairercdditioni« gnoit amp;nbsp;refferroit en bien pctitlieu là puiflancc des Papes, amp;nbsp;cognoiflant?â' ncpouuoitfitofl par armes repoufler ledit Orhon, iliettafurluy fesM® tions amp;: excommunications, lefquclles eflfaycrent tant ledit Othon, que jfne vaincu ilfortit de lâItalie amp;nbsp;rabandôna,amp; lors le Papefufcitafcóineno^ uôs dit cy defftislles ElcólcursxlerEmpirc,deproceder avncnouucllcdf Æ dâLmpereur,de depofer Othon,amp; dâcflirc Empereur Fcderic Roy de 1 vnc lâautre Sicile.Fcderic alla en Allemagne quâil coquit,amp; reduifit Othonavnt defcfpoir,que quittât toute cfperaceamp;dcfir de lâEmpire,il paflalcreftedeiav^ cnfà ço de vie priuee.Fedefic apres cela, acheua le refie de la guerre à uec )eu })eine,amp;print les pays de Brabât, de Hainaut,amp; de Lorraine,^ les villes de oigne'amp; dâAix la Chappelle,en laquelle le Pape le fit couronner, amp;c obligctp. ferment,quc des quâil auroit pacifié les troubles amp;nbsp;affaires de lâAllemagne, fembleroit le plus de forces quâil pourroit pour aller en A fie au recouureniclt;ââ Federiceen- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;j-gj-j-g Qintc.Le Pape ne le faifoit obliger à cela,que pour le defir quflauo
de Iâcnuoy er bien loihg^affin que cepêdant que Federic auectoutes fes forcer roit loingtain de lâItalie,!! peut plus facilement féparer dâicelle,amp; 9^,^a ledit Emper eur,il ne peut y cflaolir fa demeure. Et â celle fin aulfi qu il içæ que le Pape defirafl rcntrcprifc,amp; lâaduanccmet de celle guerre Sainte,ila bla vn Concile â Latra auquel fut refolu ce voyage, amp;nbsp;grâd nobre d hommes croifi.Et bié que Fcderic eut donc au Pape Innocét le Côte de Fundiau me de Naples pour lâinciter amp;nbsp;obliger à le declarer legitime Empereur, pô»-(»wa de ic Pape en vertùde celle donation le luy eut promis, fi cil ce que ledit uoitiavfurpé par toute ritalie,toute la puillance amp;authorité d Empereur,' quâil monllroit clairement ce quâil auoit en fan talie de faire, mais femettani * nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;cflcquot;quot;
^^ICsà â l^^nesanrvâ
U ^^^ââ^üi'eT embrouiJic
?n d xiP^^Qâ^orétroifiefmcfonluvv^-
Fcderic ayant mis ordre au^.
Bu ?^H^elqs^el^oiieommcaiaxv,. Qu' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Thufcanc, amp;: dc la Pouille ioints aucc quelques
L^ V nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;leur foy à lâEmpereur fe fuflent emparez de quel mmr^tf^ul
aFEmpirc,ilsbruflerent
P/'Jfrcs.Federiciuftcmctirritédela perfideiniure des fies, £ ^^p^^gÃcurs traiftres,amp; les deffitheureufemet, chafiales EueE ftrÃitt ücf ten nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;de fonauthoritc en mit dâautres en leur lieu. Garîes
anciens droits que lâEmpereur Henry quatriefrae a-îi5?^^aut}jç^^^®^fiPquales biens de ceux qui feftoient fauuez versie ^^^^P'^rpetü I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fcdition,amp;: les priuant de leurs dignitez,les condamp- Em^rmru
^ommelc Pape vouloir que ces Euefqucs fuflent reinte-â^ondl î lâEmpereur ne le voulut point, ils entrèrent en vue sâ-»'»«««
^'â^iianiaisncfepeutappaifer.
' '^'le depuis les Papes portèrent a la pofterité de ''«ir la faire reuoltcr contre luy * Puis
â -^noitfà palïion.il fit venir nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,
*â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1 T» nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^fltOU^B-
â¢'-^diiRoy-M- â J, lit.
Ac
/^Hh quot;
fortuuv
dâAniou freredu dirons cy apres.
de HieruGlem voulut accorder ce ditrci^,
W ^^â*â^7 rem nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;pouuant faire, pour le moins il modéra la haïuv
livrant le manuals cftat des affaires dc lâAfie,aufquels il eftoît
(içp eny nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Cefte rcmonftrancc amollit vn peu le cÅur du Pape,amp;; lt;/rJKW»c*
bjç nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;de Hierulà lem, quâil donna audid Fedcric veuf
ctî J nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fillcYoland auecques promeffe du Royaume de
pQ^]^Pâ^eslesi^Q°^â^^^âd^2ntparlccontrad de ce mariage obliger quâinconti-Eli nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;la charge de la guerre en EiTerre Sainte,
aæç'^^â^â-^cela ^^^âââ^^^^^âT^izinSjCcquiyauoit efté prins par eux. Federiefo-eri^â .??^^ontinent apres les nopces fe préparant à ce voyage,voulut
f'fcmonc, les Princes dâAllemaigne pour aduifer aucc- s'eiH^eà U Es ? nbsp;Fan nbsp;nbsp;delâEmpire, amp;nbsp;au goiiuerncmcnt dâiceluy durant fon ab- nbsp;nbsp;nbsp;f**'*'
l pJ E)ien°^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;cefte affemblec fufpcdfc, brouilla les cartes en la Lom-
I ^^ftTo nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;affemblee ne fe fit. Cela donna à lâE
.,retarder fon voyage amp;nbsp;fon entreprinfe, amp;nbsp;au T il auoit tout à efeient cherchée de tourmenter Fdc fon fucccffcur, ne mit à nonchaloir, car ne ce
â ^ânc contre lâEmpereur,il aceufa le quot;'ouîoit tenir à fon beau
'*⢠lâItalie,preuoyac
' â-Pape
WkCiïtTOïxeneuheiïnt nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ââ¢ane'i^- , nbsp;«pv»-
Mïcà eccamp;uïs en aucune nbsp;nbsp;v.ViöUCï^^'^ââ^^gt; ^foâv^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;«z Xn^i'«â'â'*
^^neà t{a\ôw\ieuï,Scà ^^®^^V.'^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;XeV^V^^âl^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fmeïûcî^^ lân«llt;f«
^wnà ececYicVeAeucnen ^VQïnïncsâ^^â^quot; c Ac
\ ^^QïûTOCNnetanà nornbtc nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Camp;
\ nbsp;nbsp;^Wemaisie (ouVjs U conAuv » x y cnti^eÿï^
\ \WA\e Ae'Sùnà iG. ^out fc ctoi c
ïörtune ie Teieric.
Zfçcufition (ontre Z«j.
premicrcment y fut longuement detenu par vne grofle fieburequilcfop a caufe de Iâintemperature de Iâaer qui y fit mourir le Lantgraue, auec autres, amp;nbsp;puis apres eftantrepoufle par la force des vents contraires aux ftroits qui font entre la Moree amp;nbsp;la Candie,il fut contraint defeiourneraBu'' difi plus longuement quâil nâeut voulu. Alors le Pape ne confiderant tous ce cidens, commença plus outrageu{cmcntamp; âlpremêt que douant,à fulminé excommunications contre luy,de lâaccufcr de pariure,de perfidie,StdaduK^^â dâà uoir fait mourir fil premiere fcmme,deluy impoferla coubedelapcrt« la ville de Damiette,de le charger de trahifon amp;nbsp;perdition dâicelle, danimef'ââ chacun contre luy, amp;nbsp;de crier alarme. Adonc il appella en Italie lehan de Brcâ ne Roy Hierulà lem beaupere dudit Fcderic, amp;nbsp;luy donna le filtre d Exarc » amp;nbsp;commanda aux Seigneurs de Thufcanc amp;nbsp;de la Lombardie dclcuer
LâEmpereur defirant de Ce purger des crimes à luy mis.fus parle Pape,cnu^^ prier les Princes dâAllemaigne de fe trouuer a Rauennc.Mais eftant celtea!^ bleedc rechefempefehee par le Pape amp;nbsp;par les troubles de la Lombardie, , futaparelcrits ôc declarations toutes lefdites aceufations du Pape,amp;vou^ faquitter de la promefl'e quâil auoit faite à fon beaupere -, amp;nbsp;à laquelle il lâcu°â par ferment obligé, il partit de Brindih au mois dâAcuftdclâanmilledeuxc^â : nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;vingt-huid,laiflant la charge de lâItalie à Regnaud Duc de Spolete.LePapOf'
rité de ce que ledit Fedcricnâeftoit allé prendre congé deluy ,amp;nelâelloù^^J tiers luy purgé des crimes qui luy eftoient obieôtcz,amp; voyât que par la les exco Tgt;erfgt;à ist munications nbsp;nbsp;fulminations eftoient melprifces,cntra en tel e fureur amp;nbsp;d^
quâil comanda aux forces Chreftiennes qui cftoient en Syrie, de nefuiureif'â' pereurny à luy obeyr,ôc incontinêt apres le depart dâicciuy,il fcruafurlcM' de Naples,amp;: remplit Fltalie de troubles.
tre. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;LâEmpereur eftantheureufementarriué par mer à Acre contre lâefFortécscra'
bufehes des Têpliers,amp; receu fort honorablement par les forces Chrétiennes, noobftantles menées Scinhibitions du Pape,fitauecle Soudan trefues pour dix ans,auec trcibonnesamp;treshonncftes conditions,quifurent telles,qLiel3villede Sestr'-fuesha fdierulà le luy feroit rédue fans aucû meurtre,tous prifonniers réduz finspayef rançon,amp; le Royaume de Hierufalé rendu fain amp;nbsp;entier. Et apres auoirrcballi le Soudan, les villcs dcNazarethôc delaphe, amp;nbsp;icelles fortiffieesde bonnes garnifons,^^ câ . mis ordre à tous les autres affaires du Royaume, il retourna en Italie, fecoiU' Italie. pofant a diffimuler les iniures amp;nbsp;indignitez quâen fon abfencc onluy auoitW-éles.Des cetemps là ,les Roys deSieilefe font auffi appeliez Roys de Hicruü-lem,amp; ont porté les armoires delâvn amp;nbsp;de lâautre Royaume.
Mais bien que Fcderic fe comportait le plus doucement amp;nbsp;modeficinent quâil luy fur poflible,fi eft ce que pour ccla,il ne peut modérer ny adoucirlePi' Coleredu Pa nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Euefqucs amp;nbsp;Princcs dâAllemaigne,entre lefquels furent Leopold Duc
jfeconireluj dâAuftrichc, Othon DucdeMaiance,amp; BernardDucdeCarinthie,quiparlcl-pacedâvnan,ne firent autre chofe que prier le Pape de vouloir rcceuoir ledit Federic en grace,nâen peurent neantmoins iamais venir à bout,ny amollirfihii ne.En fin cllefepacifia adoucit moyennant la fomme defixvingtsmillel^' nres dâor,par lefquelles Federic racheta fa bonne gracCfôiCc deliuradcl exconi-^'talietn. â municationinterieélee.Cequiaduintlâan. 1x30.
Les eicriuains ordinaires amp;nbsp;melmcment les Italiens deffenfeurs des Papes,ne veulent
Lois 5,; roy^v livre Xi.
ceÃ. nbsp;nbsp;nbsp;cela,mais bien que cefte grofle fomme dâor fut donnée n
dâentre lâEmpereur le Pape ne dura pas beau-
â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^l^â^P^^cur venu en Allemaigne pour reprimer les mefehan- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,
â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Ã co^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Fedcric Duc dâAntioche fils de Leopold, lequel eftant
- H nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;dcuà nt lâEmpereur pour refpondre aux incèrrogatoj-
* dâH ^ccüf^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Lur pluficurs violemês,rapts,Vautres mefchacetez dot JhiAlt; crueh
Pf ^^Papcmefprifél authorité dudit Empereur,amp;parléinfolêment dâAli nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;premiere haine.LâEmpereur auoit enuoyé plier les
Mainfroy fon fils baftard,que puis queHenry fon fils çæ Liifle de Marguerite dâAuftrichc fa femme,Fedcric amp;nbsp;Henry, ^oy des Romains, Conrad fon autre fils. Les Princes
â^^olontiers fa demande, mais comme il vit que le Pape les füf-d mit foudainement ordre aux affaires de lâAu- nbsp;nbsp;..,
-â-fdits Princesa Ratilbonne,puis Ã
â¢ââd demanda.. Le Pape fè Ele^ieuts it
Voy â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^crement affcmblcriciv...
^â^^^^c-fixiiob^t dâeux eequu^
trouua vn autre expedient. Fcdei xv quâil leur rendit cequi contre leurspaôiesjamp;con-
Æ f Pââ^ Royaumes de Sicile amp;nbsp;de Naples. Le Pape des^ radiions contraireSjde rechef enioignoit à lâEmpereur quâil
delj^ '^reur f f confédérées de laLombardic qui au oient confpiré con citation du Pape foubs vn nomfpacieux amp;nbsp;trompeur Empereur monfiraft ne pouuoir faire cela fi elles ne défi-fi ellprciudicc, amp;à celuyde ^'^^irde ^^i^^^^^cnoicnt à fon obeiffance, le Papepreuoyant ce qui de-dâh^p^ â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^â^*^^Lîe£me fois lâexcommunia, amp;nbsp;luy commença la
% dirent nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;-Laquelle printvnc Ci malheureufe fin q plufieurs villes Federn Jere
à Liteautres furet diuifccs enfatffios, ^4 ^^^^^difç ^'â ^^LomeSjles vnsGnommansGuelphes,amp;lcsautres Gibel
efiant ainfi tourmêté du Pape appella en Allc-
üojç fur Æ â^^pfifoient Gihellins pour ce quâil fappuioit fur eux, comme cor/^^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;rnurailles,amp;nomaceux qui luy eftas cotraires,ôc fui
â Au, Yp;gt; mais la prononciation a cfté loj.j^LilrejjQi^,^^^^difent qu ayant lâEmpereur Fcderic rempli lâItalie defa-1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^oger R Tâclques noms de long temps auparauant mis en auant,
pç. ^fialie il c nbsp;nbsp;nbsp;Sicile craignant que fi lâEmpereur Conrad 3. du nô ye-
^Lafle de fon RoyaLime,veu que toufiours les Em
^ier nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Roys de Sicile,^faifat guerre à iceux,enuoya nbsp;nbsp;âesufle
tîiçA^Lanitx^çj. â^Lafiadeurs pour attirer de fon parti Guclfon Duc de Balzan * ^^ficiler,, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Lmpcrcur,commeiifiî,amp;quelaefi:antlagL]erreaIlu-
'^uq'u nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Sââ'* fecours, tant en fon nom quâau nom du Xtaâ,Yâ
«Z^'luquâYfe nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;our donner à cefte guerre quelque fiinte
^Hc nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^iPoit vaffal amp;feudatairc. Contre ce fecours combattit
de lâEmpereur Federiefnômé Héry,né en
du lig nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;eftoit bien aife dâeftre appelle de ce nô de Gibeüin,
ia nbsp;nbsp;nbsp;^^cgt;it né. En cefte bataille doneques lâvne des armées
Cefutencefteeuerrequf -â'âremcntlâlta-
Cc
580 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;S. LOIS ROY 45*
Ellant doneques lâEmpereur iuflement irrité de tant dâiniurcs, auecvnciÃ* croyable diligence mit fur terre amp;nbsp;fur mer deux grolTes armeçs, amp;nbsp;donnant celle de mer à fon fils Laurens quâil auoit dcclairé Roy de Sardaigne, amp;nbsp;ral general de la mer ,Juy il entra en Italie deu«ant quâon pcnfall qu il y deutjo trer,amp; dâvne grande colcrerafa,brulla,pilla, amp;: faccagea plu fleurs villes qn* ttalie fteca^ refillerent,amp; en print plufieurs autres par compofition, ellant en celaaydep plufieurs Seigneurs dâItalie,quifefalchoient de lâEmpire des Papes. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,
Le Pape voyant les affaires de lâEmpereur aller fi bien au prciudice des lien, recourut à . fes cxcomunications, à la Icuee nouuellc de gens de guerre,amp; ceflions generalles,amp; en apres pratiqua à fon Iccours les Vcniticns,les attirant^ vnc nouuellc efperance de grand honneur, amp;nbsp;proffit, pour la mémoire dcsvi ôloircs quâilsauoient eues contre lâEmpereur Federic BarberoulTe.LePapcvo^ ieP4igt;epr4- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;pf^tiquctle Roy Loysde France, amp;nbsp;lâEmpereur voulut diuertirlc 1
fiftKns.
finite tes Ke- Loysdccclle ligue, amp;nbsp;voyant quâil ne lepouuoit faire par Tes Arabafladeu il le fit prier de vouloir accorder lieu amp;nbsp;iour auquel ils fe deuroiét trouucrpoui communiquer par efifemblc, des affaires des Chrclliens. 11 fut accorde entre les députez de lâvn amp;nbsp;de lâautre Prince,quâils parleroient enfemble aBaren rois,amp; leiourfutaffigné amp;nbsp;nommé, mais quand Federic entendit que Loy^ Æ alloit auccques Vne belle compaignie dâhommes choifis,amp;auec tel apparat fi on venoit à vuider leurs differens par lcsarmcs,Loyspourroiteftrclcniai flre,il manda quâil efloit tombé malade, amp;nbsp;quâa celle occafion il ne fe pouuoK trouucraulicuafligné,lbit quâil eut délibéré de prendre leRoy fil y âlloitæ accompaigné,ou foit quâil ne peut elgallcr la magnificence braueriedesF^ çois, ou foit quâil changcall de defleins, ou quâil fut empefehé dâautresacci Toutesfois ce qui f enfuit confirmera lâopinion quâon eut que cefut vnetroin
peric. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;y
Le Pape Gregoire voulant alTembler le Concile de Latran, duquel nous auos Comité Je U tran.
pläiate Je Lojf.
Prélats renvoyez^.
Mort Je Ptt-fes.
Cunijue/te Je Ÿederic,
parle, enuoya prier le Roy Loys dây enuoycrdc FranccquelqucsPrcUts-AbbezdeClunj, deCifteauXjôcdeCleruauxfemirent en chemin pour/ conduits par rArcheucfquc de Rouen chef de celle Ambafladc,amp;fembarquaJ à vn port de Prouence,furent fur mer prins par quelques nauircs de Fcdcric,q^ les traiôla fort rudement.Loys le plaignit que le droit des gens, amp;nbsp;les droits uins humains auoient ellé violez, en ce que des Amballadeurs d vnRoya France,perfonnes Ecclefiallicques, mandez par le Pape fouucrain iuge del glifeà venir à vn Concile general qui fe deuoit alTembler pourlcfaiótdchR^ ngionChrellicnne,auoient elle furpris. IlefcriuitauditFedericdeslettrcsÆ gres amp;nbsp;piquantes, par lefquelles il le plaignit de la prinfc de fes Euefques. Fe c, rie ne voulant pour les differens quâil auoit à dcfmefler auec le Pape, dclplair^ Loys,luy enuoyalefdits Euefques lains amp;nbsp;laufs,fexcufat de celle prinfe,hlt;l^^ le 11 reiettoit fur fon fils,dilà nt auoir ellé faiélelà ns fon fceuamp;commandenient-Lc Pape Gregoire décéda deuant que les Prélats fulTent alTemblez à Roniep^f ce Concile. Celellin 4.fon fuccelleur ne régna quei 8. iours, apres la mort n quel le liege Pontifical demeura zi.mois en interrcgne.En fin fut dieu 4.qui deuantquâellre Pape elloitamy de Federic,mais changeant daftet auec la qualité il ne fucceda pas feulement au Pontificat de fon fuccefTeur, aulfi a la haine contre Federic, lequel durant celle interregne du liege Pont* cal auoit prins les villes de FaenGc,de Parme, amp;nbsp;de Boulongne.
yefit*
Atdonç ° 5°
k''''^'â'âUs an nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Pape chafle de toute lâItalie, il fe retira enFrancv,^
{,: Côril nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;touhours efte ie refuge des Papes) amp;nbsp;ayant afTembié Ã
^UariT,, -1 1- t- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;r â¢^ivpr- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, £e(ies Pafifi
ç{^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;âcionaadiourncmetpcrlonnel a 1 bmpereur,ordon-
te * 'â««mal 5°'quot;'â âdit Côcile à certain iour qui cRoit fi prochain quâil
iioj f L nbsp;nbsp;nbsp;Empereur de fy trouuer. Le Pape donnoit ce bref
æ^^pereur de fe trouuer à cefte aifemblee, ëi pour a*
le contumacer amp;nbsp;condamner. LâEmpereur ne prefix,ains enuoyant feulementfes Ambafladeurs
^ei) â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;luyeftre donné pour comparoir,le PapefeE
chargeant lâEmpereur de nouueaux crimes non feule-
P^'ââficü nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;î^ais aulïi il fit tant quâil le fit depofer de lâEmpire, bien feMrk Je-
Qj nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;eferitz copofez par Pierre des Vignes amp;: autres,il mon-
haine Ãc lesaccufiitions des Papes. Caries Ele-Henry Lantgraue deThuringe qui mourut de-
lîel nbsp;nbsp;nbsp;de r/ttaid:. Et apres là mort efleurent Empereur, Guillau-
nafquirent tant de difeordes, amp;: de guerres en-
P ^ö^c, que contre les Loix Sgt;c anciennes conftitutions ils J' V?§rinciE^ ^^lt;^ours des Princes eftrangers,amp;mirent lâEmpire dâOcci-boy T^peteyJ. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;voir là ruine prochaine.
dedélibéré de nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ucrà Lyon, Ãc eftoitiaarriuéà Thurin
don?^^âà ati ^^^â'â^^^seftant aduerty des menees amp;nbsp;pratiques dâInnocent, fian E nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Princes de Sanfeucrin amp;nbsp;autres auoient à la fufeita-. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.
Me^p nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;maflacre faid par les Guelphes for-
h|i nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Gibellins qLiitenoientfonparty,amp;:quelavil- rie,
h P fcprinfe par fes ennemys, il rebroulTa chemin,amp; retourna roJJ^°kiufq^â^^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;faifant venir des nouuelles forces de la Fouille, amp;nbsp;de la
Qaïîbre de ô^ooco. hommes, il alla alfieger Pauie,amp; fit enui-campa. Là il fit vne ville quâil appella Viôf oire, hçj ^eur çj^P^fiâsurs beaux baftimens, garder place à ceux des Eglifes,amp; , en fit baftir vne qiiâ 1 luy dcfdia amp;nbsp;con- fiie.
^'Ãmpe nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;dâor à la marque dudidSaind,quâil appelloit des
i^^îic ^tîoit nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;compagnie trois de fes enfans, Henry le plus
dç J. quâij f nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Lieutenant general amp;: Vifroy en Italie durant fon sb-
Uü nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Concile, Eedericbaftard PrincedâAntioche^amp;
il auoit donné le gouuernement de la Thufeane, amp;
lîto nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;9^âil fiiéllbn Lieutenant general. Mais ce
Vu 'T nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;lentement pourfuiuy par les afiiegeans, que les aG
de f ^'quot;ic nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;faillie,la ville de Vidoire fut par eux bruflee,rarmee
Pfonthreforpillé.Etbiêquecefteperteluy futtrefgran- ^rxke. dre) fetnett P^^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;câ-æur quâil fe voufift foufmettre aux
^ant nouuelles forces fus,il contraignit ceux de Pauie à fe ren-^oec lereftede fonarmee, fon filz Laurens affieger
PUek '^^^âJlcan nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;P^'ouinces tenoient le party de rEmpereur,amp; mefme-
Vq. I VoIqj^^^cepte les Florentins,enuers lefquels ledid Eederic fit tant
5 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;de leur ville. Toutesfois ils ne Æ
^âMaille lâEmpereur. Laurens eftant par les Boulonnois
^5 ut vit prins par eux, Ãc eftant mis en prifon y mourut,
Ce iij
'tMimis fh Jf FeJfrit frins.
fleurt it
vingt deux ans apres fa prinfc, commeil appert par fon tombeau 4 core aBouloigne, êcqulyfutbaftilan mille deux ccnsfeptantc deux. lâEmpereur fe voyant non feulement abandonné de fes amis, quels le plus fouuent fe changent auccques la fortune j mais aufli de nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.
Kort de Pt Jt rsfâ
mcfme qui auparauânt lâauoitfauorifc, Sgt;c eftant aduerti qu il y auoit P coniurations amp;nbsp;machinations contre iuy, les vnes pourle tucr, les autres p rempoifonner,il délibéra de fen retourner en Sicile, mais en chemim poifonné enbcauät,amp; mourut lâan mille deux cens cinquantc.Voihh n guerre dâentre les Papes amp;nbsp;lâEmpereur Fcderic,amp; ce quâen difent les plus î rez autheurs, qui en cela louent grandement ledit Empereur, amp;nbsp;au co blafmentôc aceufent lâimplacable haine des Papes. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;j
Le Roy Lois eftoit cependant en paix en fon Royaume, ôcauoitvngr^^ defplaifir devoir en guerre lâEmpereur amp;nbsp;le Pape,lequel il fouftenoKJ tre lâEmpereur. Adoncqnes difeourant en fbn efprit, quâil eftoit en U de fbnaageÃcar encore nâauoit il regne que vingt ans ) amp;nbsp;quâil eftoit tant reux en mere, en femme,en freres,amp; enfans,abondant en richeflcs,amp; nommee eftoit efpandue par tout le monde, confîderant auffi qucpwW Princes Ghreftieùs eftoient allez, les vns en Syrie,les autres en Ãgyp^^
deÃr les ennemis de noftre foy,il luy fèmbloit chofè indigne que lu y leul detnt en repos fans faire feruice trefà grcable a Dieu. Adoncquesildelibcr.'idc cevoyage, mais vne forte maladie le furprit qui le mit tant au bas qu il ngt; nu pour mort. Il auoit ia perdu le poux, la parolle, amp;nbsp;tous autres fentimen^j quandparvn diuinmiracleilcommêça à parler ,amp; la premiere chofequ il fut quâil dernada que la croix de ce voyage luy fuft apportée,amp; la rcccut par J tojtfetrà ft mains de lâEuefque de Paris. Auecques le Roy fè croiferent fes trois
plions Comte de Poiôliers, Charles Comte dâAniou amp;deProuence,ftYf'' Comte dâArthois,Hugues Duc de Bourgongnc,le Comte Guillaume
Vrmees O- dres,Guyon de Flandres fon frere,HùguesComte de S.Pol,Gautierfonneucu, Hugues Cote de la Marche , les Côtes de Sallcbruche,dc Vendofmc,deMo'^^' quot;quot;V'v nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;jç Dreux, Hugues le Brun amp;nbsp;fbn fils, Gaubert dâAfpremot amp;nbsp;ftsfrer«)
ti4te Jt iour hn.
Z^J^emblte i Puris.
StAndit rt~ ^fnte m SrMtt.
Va- Archambaut feigneur de Bourbon(duquel la fille fut mariee à Robert Cô te de ClermÃti,rvn des fils du Roy fainôh Lois,amp; de ce mariage eft ifllie la trefîlluftre maifbn de Bourbon) Dreux de Marie, Guillaume Morlet,Guillaume des Bai' resCheualiers,amp; plufieurs autres Cheualiers en grand nombre. RamondCotî de Thouloufe beaupere du Côte Alphôs fc croifà ,mais il ne fit point le voiagCj car il mourut,amp;fut enterré aFont-Euraux pres de fà mere qui eftoit fille deIc^ Roy dâAngleterre. AufTi fe croifà lâEuefque de Beauuais. Comme le Roy ht preft à partir,il mada tous les feigneurs amp;nbsp;gentilshbmes de fbn Royaume pour fè trouuer à Paris,là ou apres leur auoir fait plufieurs rcmonftrà nces fur les eau-fes qui lâincitoient à entreprendre ce voyage,il leur fit faire foy amp;nbsp;hommagcA' iurer quâils tiendroient loyauté à fes enfans, filaduenoit quelquefiniftreacci-dent de fa perfonne au voyage dâoutre mer.Il donna auec lâaduis des Seigneurs amp;nbsp;Prélats de fon Royaume, amp;nbsp;des plus fignalez hommes' dâentre le peuple, b Regence dudit Royaume à laRoine Blanche fà niere, à la charge qu elle feroit ordinairement afliftee du confeil de plufieurs Seigneurs fès plus fidelledei-uiteurs. Elle print doneques ce gouuernement fans aucune enuie,pourceqtic au commencement du regne du Roy on auoit bien congneufafoyamp;ûptt''
;nant(i-cs^quot;â ' - « rele
â⢠®'°Y 4).
rendoient redoutable, quw . fçjl^^oyayj^^ auöitplusdâaduisjde bonconfeil, amp;cle um.
^oït fa nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Ãâauoit CU en fa ieunefle. Le Roy auoit délibéré de lau-
pill Æ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;France auecques fa mere, mais ladite femme ne vou^
tiügt;^^''^'^Wc4 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;demeurer auccqucs fa belle mere, quâelle haiifoit
lurç nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;î pour cc que ladite belle mere eftoit ialoufc de lâami-
Cq nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;femme. Elle alla donc auec luy, amp;nbsp;autant en vou
lt; ' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Poiâ:iers,amp; dâAniou qui fuiuirent leurs maris. Le
s*
5 ouif nbsp;nbsp;âïcre, de fa fcmmejde fes freres,amp;: des autres Seigneurs,
Phn nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;encore le Pape innocent 4. qui luy donna fon Legat
a Æ ^â^^^^â'â^rfeiilelaoutrouuantdes Gencuois quâilauoit
'Oiir nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fon armee de François il fembarqua felon aucuns le
te n nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^â-^ouft auquel iour aufli il mourut lâan 1x70. ôi: cft en cc ' '^'7 *â
V nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^â^^phôs fon frerene fe peut embarquer auecluy,tant pour
îîri nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^ladie,que pource que £a. nouuelle fucceflion du Corn
Sy?^'^'^h(îej^^^^^â^pefcba,Leio. iourdcSeptembreenfuiuant,le Roy
'^ypâ^e, treEcommode à ceux qui font des entreprifes fur la nbsp;nbsp;tncj^
PtMt au nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Luzignen Roy de ladite Ille, recent le P n v Loy s
â^oif^'^'^gâieu T nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;courtoiÃe,amp;Ies accomoda de to
Jie. JU X.
Cypre,mais fon â ââs to ve*
«lefir nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nccelTaire. Cela fut lâan ii£4. felon loinuil
fâuf 0 ^f^mona nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Ãgypte,fans faire lô^eiour en C;
^iciif nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;attendre fes gens qui nâcftoiêt encores v-
cngêdravnefu*
^tg nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^oncap,dontmoururêtRobert Euefque deBeauuais,
Cotes de Vendofmc ôc de Dreux, Archabaut Seigneur
i (|â/â^plufie^j^^^^^arle,GuiUaumcMorlet,amp;GuillaumedesBarrescneu^ frçf^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;vaillâs chcualicrs,iufqs au nbbredcx4O.amp;futle Cote
^^jleRgA^^y mallade quâil en cuida mourir, A caufe de cefte grande Cypre â^ï^p^â^^lâ^^dediuiferso armee,amp; Penuoyer engarnisbparles dep ^eçL nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;que la maladie eut Exit so cours.Qiwlques vns disêtque
Xo^'^^'^yauu,'^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;auec grad nobre de feigneurs amp;: de menti peuple
Loysfeiournoit cn Cyprc,les Ambafià deurs du duj nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;luy, amp;nbsp;luy apportèrent des lettres eferiptes en
lat Uoft nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Prince luy enuoyoit, par lefquellcs (eftant tra*
que''^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;vit quâil luy madoit quâil auoit auparauant efté ido-
cçj nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Chreftien, amp;nbsp;auoit reccu le faint laue- xojî.
prefentoit au Roy toute fa puilfance, pour
fes Æ ^^^re.Cefte ambaflade fut receuëauec grande ioye du Roy, PfP Joyeux nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;au Tartare,ôc luy manda par eux,quâil eftoit grâ-
fernem- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â^Ãtendu quâil eftoit reuoqué de lâerreur Pay enne, Sc le
gv ' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;let nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;en la foy Chreftiêne, amp;nbsp;icelle augmêtcr par bone
«^^âPPdir?^^;,âlt;°yluyenuop,vne tante dâefcarlattc faite en maniéré Cn.J nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ten r nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Image de lâAnnonciation noftâ'*â Dame,auec plu- tare,
.at
qui, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;articles de noftre foy, St les li nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;''quot;ât deux
langage Sarrafmois, aufqucl de Dieu amp;nbsp;le Saint Euangif
^'^names doétes amp;
584 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;s. L o I s p. ROY 45«
Eftans arriviez là , le principal fubict de leurs prefehes fut quâils ne deuoicn^ , porter aucun dommage aux autres nations, amp;nbsp;mefmement à celles qui embrafle la Religion Chreftienne. Q^ils confideraflent quâils eftoienthow^ Grandturde nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Dieu auoit fait les hommes pour f entre ayder les vns les autres.
pieu. uoit Ibing des cliofes amp;nbsp;allions humaines, amp;nbsp;quâil cftoit fpeôtatcur,iugC}amp; quefteur dâicelles,donnant aux hommes le guerdon amp;nbsp;le fallaire de cequi»a uoient merite. Que lâhomme qui aydoit lâautre homme, amp;nbsp;qui fe reflbuueDO'^ dâauoir efle fait, creé,amp; mis en lumière pour ayder les autres nommes,amp; apââ/ ter quelque commodité au public, celuy là fapprochoit à la grandeur i'Jiamme a^- ôlion dc Dicu, treffliaut trcf puiflant. Que lefus Chrift Dieu gt;nbsp;Seigneur, facrifice ôc viôlime immolée defoymelnie,auo^ plus eftroittement quedeuantlié amp;nbsp;obligé les hommes les vns aux autres; iceuxobligez à Dieuparvn inuiolableTraitré Scaccord. Qifilauoitattire abbailTé la diuinité aux chofes terreftres, baffes, amp;nbsp;icelles efleueesaladiuin*
Moyens pour nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;vouloient louit de la beatitude du Ciel, deuoientfeprop®*^^^
fowrduciel,. pour exemple amp;pour patron ce grand chef, amp;nbsp;que tout premier ils deuoi^^^ amollir la fureur de leurs cueurs, fc réduire à la douceur amp;nbsp;à lâhumilité, cit les richeffes, les grandeurs, amp;nbsp;les honneurs qui eftoient en fi grand pris entre les hommes, eftre chofes viles, baffes amp;nbsp;abieà es, Sc eux mefines refrimern ' peu. Que ceux qui feroient cela participeroient du ciel amp;nbsp;dc Iâitninortau^ ne feroient priuez de la diuinité.Les lettres que le Pape auoit enuoyeesen tarie contenoient cela mefmes que les prefeheurs prefehoient. Comme Ie r
tare leur demandoit quel homme eltoit celt Innocent,amp; ce rame auqueu» / pnqueÃesdu auoient porté lettres, ils refpondirent que lefus Chrift eftoit fifagcmcnttntâô Tartare. té au ciel, que deuant quây monter il auoit mis ordre aux affaires delà terno quâil auoit ordonné vn homme qui tiendroit prefque fon lieu icy bas, qui 1 Kan dupa e p^fi^iroh le Pape, auquel tous ceux qui fappelleroient Chreftiens,feroient
rïntffes det Cordelterst
Maux de lit nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,
Chrejltente. l'^S amp;nbsp;leS dllCOrds, Ics
beiffans. Il falloir que les prefeheurs tinffent ce langage, pour entretenir Tartare en fà bonne volonté. Adoneques il leur dit quâil vouloitenuo/er Ambaffadeurs vers le Pape Innocent, mais ils lâen voulurent diuertir,luy monftrans quâil mettroit fes Ambaffadeurs en grand danger, dâautant qu falloir quâils paffaflent parles terres de ceux que les Tartares auoientguet royees, amp;nbsp;ruinées, amp;nbsp;que les habitans dâicelles les pourroiêt outrager. Voiu que difoientnoz prefeheurs, mais ils auoient bienyne autre raifonqum difoient pas, qui leurfaifoit tenir ce langage, car ils ne vouloient Tartares viffent plufieurs chofes toutes contraires à eeque lefdits preien^ auoient dites, amp;nbsp;pronocees en la louange des Chrefticns,dâautantquilseui veu des guerres de toutes parts, que les Chreftiens nâeftoient pas fi gens de^ quâils les auoiêt depaints au Tartare,rEmpereur cotrele Pape, le Papejrriceco trelâEmpereur,les factions des Guelphes amp;nbsp;des Gibellins,lcviolemétdeto droits diuins amp;nbsp;humains, les vns difiins fbuftenir le Saint Siege Romain, autres le Sacré Empire,les Roys amp;nbsp;Princes Chreftiesfentrcguerroyerjlesgâ^^^ res amp;nbsp;les dilcords, les pilleries, amp;nbsp;toutes mefchancetez eftre couuertes du^ de feruice de Dieu,amp; la charité,Ia iuftice, la paix,la concorde,amp; 1 humilité prefehees, amp;nbsp;non obferuees. Qif on ne faifoit rie moins q ce qu on prefeho' toâ eftre en hayne amp;nbsp;guerre. Qj£e la fuperbe, lâauaricejla liaincjla paillardife,rambitiQn,amp; bref toutes fortes dc vices regnoiêt entre les Chg
frJcCS
^^VNmvineÃLOit en aucun V
Me%,Vonnems,amp;evoVuvceâ^.^ Ãeû^^^^^W5
^WïouiWec à esbatons Ac nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;sel
l'»'^«VNo\ï\oitiuonantltoïUc nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;AeG^ccc-»^ ccafi^uA'^
l WtlïiAuponlonolt'^^^âeV^tlnA VVotb^°, çç^^deur^^
\ hw-K^Q^^ndeanoylAïcltcucA nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;_ duV^^ veï ^faAcO^'^^'^^ nbsp;nbsp;nbsp;».((4-
ïTe ^Pâ^iflancJ P^^^irent que leur Prince x^.
p3s fa^ nbsp;nbsp;nbsp;Paidcr a la cóqueftc de la terre iainw..
en nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;plufieurs creurent eftre veritable cc L|v.
virent arriuervers Loys les Ambafladeurs Tar-porteroit plus de dommage à leur nouuellé foy, que nbsp;nbsp;fault
{Jjj nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;attendu quâils pouuoicnt veoir tous vices abonder en-
^^^cur donna occafionde faire à leur Roy mauuais rapport nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â '
Chreftiens.
^eq'^'^â^^peii nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;cfté prins auparauant parles noftres,amp; qui nâauoy-
cy ^iüertis de leur creance Mahometique,quelque remonftr^-
U k âIci r nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;parla bonne Sgt;c (à inte vie du Roy, efmeuz à rece-
*^3!^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;faire baptifer. Le Legat du Pape fit rappeller
ilb Tem nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Paire le feruice diuin par toute lâEglifc de Cy pre .Le
cfcrmit de Syrie au Roy quelques lettres par lesquelles
^Ov nbsp;nbsp;poF^æSoudan dâÃgypteauoit enuoyc par deuersluy, vnde fes
I deç nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;J P^fler delà paix ii le Roy y vouloir entendre, ôc comme le *
,tc
délibérer de la refponcc quâil deuoit faire, le Roy pliç^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;aduifé , amp;nbsp;qui cognoiflbit les meurs, amp;: les menees
à es'î^«'-
ptçj^.^^itau nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;amp;mefmement celles dudit maiftredesTem-
I ^Oçy â1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;bien a fieu ré que ledit maiftre auoit enuoy c
Soudan,amp; quâil auoit attiré à foy cell: Admiral qui eftoit ^îîn P^Us à eftoit bien villain, dâautant que par ce moyen le Soudan fe de?'â^^'âenFj-^^â^^^^â^^^^^^^odroitqueleRoy demandcroitla paixpourfê quc^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;-^ceftecaufeleRoy d^enditau maiftre des Templiers
I fîAmbaflades du Soudan, amp;nbsp;de ne parler à eux en queî-îîiçJ'^netinï^^^â^Pâ^omis au Roy de partir bien toft de leurs maifonspour ftir/â^^^^rttjç^^â^P^^^^urpromcire,ains partirent bien tard, fi bien quefc
ucr, les vns furent efeattez ça, les autres là ,amp;: Frdnçeîî fi longuement en quelques Iflcs efgarees,que tat commencement du printemps presdu Roy, quâils nây ors arriua Guillaume de Ville gentilhomme François, amp;
J nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;armee naualle de la Morce, qui eftoit à la deuo-
ââ nbsp;nbsp;nbsp;^^^finaRobert Duc de Bourgongne auec vne bonne trou-
*' â^^ââ^s.apres auoir pafle lâhyucr en Achaic. Le Roy ayant â ccllcs.de France que celles d-e la Mo-
â-5 Chreftiens furent
U Ã pK* Damiette,ils fe rcfolurcnt de combattre pour la dcfcentc, carles Ãgypbensc-^z.5â% nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ftoient en bataille fur Icriuagcauecques machines de guerre, refoluz dccom
MdLvX w nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;il* ClU'IiL'ilCC Ulv IVLAL nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;JLfamp; iJMUiUkcvll j ViUMXk VlX
mtdâer.^''^ dcs armcs de fin or qui rcluilbicHt dc loingau Solcil. Celle nation quidetout temps nous elloit ennemie,vaillante, amp;nbsp;caultc,auoit par la longueur des guef rcs, amp;nbsp;pour auoir louuent cobattu contre nous, apprins nollre façon dcguef royer,amp;nos rufcs.Ilsfelloientrefoluz dcnelailTervuides dâhommes,les ges alTailliz par vne nation qui tant fouucnt failbit la guerre à leur region n ^oluilodet ehe amp;opuläte,ains dâempefcherdc tout leur pouuoir que les Françoisneprin ^f£/^ttet)s. fcm-tej-j-ejpes François ellanslavenuz defiloing,auecaireurancc dy trouuec beaucoup dâaffaires,falfeuroient bien dâauoir dequoy combattre,amp;cn voyo'^ââ bien deuant leurs yeux vne belle occalion. Adoneques ils fe refolurentdc )ren dre tcrre,quoy quâil leur deut confier, amp;nbsp;de combattre main à main, fçaeh^ bien que les Ãgyptiens ne les oferoient attendre. Ainfi contraignans les Pi tcsamp;maillres des nauires,ils prindrent terre,amp;difpofercnt leurs ArbalefticÃ, Archcrs,affin quâà coups de traidls ils delhichalTentlcs ennemis de delTus Icn^^ ge,commc ils firent, li bien quâvn grand nombre des ennemis detneurafifi*^ luy, entrelelqucls fut le Satrape, amp;nbsp;les autresfelà uuerentà lafuittededans ville^ . nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â
. Or elloit celle ville trcfriche Sc opulante, amp;nbsp;en la guerre precedente nauo^ peu élire prinle quâapres vn long liege qui dura plus dâvnan,amp; cenonpai force,ou valleur des alïiegeans, mais par la violence de la pelle amp;nbsp;de la fainiD^» amp;nbsp;laquelle par apres auoit elle munieôc fortifliec dc folTeZ, de raurs,dc ramp^J? de machines deguerrc,de viures amp;nbsp;de munitions. Cela pouuoit débiliter foiblir les courages des noflres, quand ils confideroient quâils auoienta^® battre contre vn gros lleuuc, contre dc fortes murailles, amp;nbsp;contre de * .rrf/rx/fWMrt hommes. Les Barbares ayans perdu le Satrape grand amp;nbsp;vaillant Capitain^^ folurent bien dc nâendurer vn liege, ny les maux quâils auoient endurezÆ gne du Roy lehan de Brenne, ayans palfé le relie duiour en la ville, dans que le rendemain,les ennemis commenceroientà tanter les murailles Damiette 4- ccllc.Vn pcu deuant le iour ils mirent le fcu cn toutes Icsmaifons tantpubu bandonnee. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;priLiees,amp;ayans faitdrelTerfoudainementvnpontdeballeaux,qââ*'
terêt laditeville mife en feu,amp;fe fauuerêt pardelTus le pont en lâautre partiedu^ uage.Les François aduertis dc la ^itte des Barbares, amp;nbsp;voyans lefeu dedans ville y entreront,amp;lâeftaignirent, là uuans eux qui elloient ellrangers ,1a laquelle le feu auoit elle mis par lès mcfmcs habitans. Les Barbares ayans pî* ce pont,lc rompirent, de forte quâil ne fut pofliblc dc les pourfuiurc, amp;furenj trouuees grandes richeflès, fur tout grande quantité dc bleds cn celle place
Celle det FrM^eif.
Fichejfes de PfUnietie.
Tortiffiee.
'Putfie eiet Jiarbjtrts.
'fir
te amp;nbsp;riche.
Le confcil eftant aflemblc par les noftres,quelques vns furent dâaduis dcpoüf fuiurc la vióloirc,amp; marcher à 1âencontre des cnncmis,difans quâiircroidgt;i^^ £c de les dcffairc,eftans ainfi efperduz de celle recete frayeur, amp;nbsp;que deitant 9*^ Iâenncmy reprint cÅur,amp; alTemblallnouuelles forces,ils dcuoient aller Ic Chaire ville Capitalic amp;nbsp;demeure des Roys du pays, là ou ils hommes amp;nbsp;femmes fi efperdus,elplorez,amp; effrayez,quâil leur feroitfacile prendre. Celle opinion fut trouuec bonne de tous, amp;nbsp;cull elle fijiuie fi fe fut IbuLicnu du precedent ficge,qui clloit quâil ne failloit
îiiiJ,'f'*âliiilfall°!^â¢â¢'Ogt;'dinaire,amp;n.itureldiiNilnefutpaffé. Ccftaduis km,,, U, â r nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;la venue du Comte Alphons de Poidiers
Noucmbfe lâan de grace 1x51. les Barbares vindrent nbsp;t jc
b^'^ttirenc, amp;les noftres ne cognoiffans Icpays QÃ-*
^â'11^âUix du Nil tantans h en cell endroit là ils pour-
des commencement en vain. Toutesfois fà ifans
efpandrc leau,amp; lâenuoyeren vn en- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;jj'
ils voulurent pafTer, mais les enne-
ï?'^L'l'7P«vn'coups de traitsamp;de pierre,amp;les noftres voulas confer-rHe/'^^^quot;^dufeu nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;deTours debois amp;nbsp;dâautres matières,les enne-
A%? des n n nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Vn Ã^yptien du cap des ennemis Ce vint
^'^aiir?'â^^â^à pu^ IJ nbsp;nbsp;nbsp;^Icurenfcigna vnendroit là oiiilspourroientab
â^ontre les nbsp;nbsp;nbsp;Pâ^hferent,amp; eftans paflez marchèrent tout droit la tc-
Tâele nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;chargèrent Ci viuement quâils les mird
ayans gaigné le cap
h ^^^'^ppor â^durlc tieuue firent vn pont de la m.atierequelescnne-^Wcç nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;remparer ëz fortiffier leur camp.Ce que les noftres
â^^â^^^^ntioindre deux toutes leurs forces quieftoienc
^Hç t '^'^â^Heali â^^â^/'ohs.Le lendemain toute lâarmee des Chreftiês eftant , %t nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;CQ. p^^^^f^t-'harger les Barbares Ãc les deffit amp;mit en honteufe mhefdrfquot;
grands ëgt;c principaux chefs des Barbares mou tnaîadie amp;nbsp;fon fils Melexala incontinent apres la HloP nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Dynaftes de Syrie,vers les Phylarches des
^Perr ^yansdela religion Barbare, aufquels il auoit remonftré Noms^a des Turcs ëz des Sarrazins, difiant que tous des François, amp;nbsp;que fils ateendoient que le
^^ilsç nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Ã^nroient plus de quel cofté fe toiirner.il y auoit de gran
^cs nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Halapeamp;ceux de Damas, mais la crainte
r nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;danger les rendirent fi bons amis,qu'ils
f^Q Jr fccours amitié.Le Soudan dâÃgypte cftant mort, rTaït â^^claues nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fut donnévnbonfecours tant d'hommes
^^^/^^quot;â^enbre de ceux là eftoittrelgrand, dâautant que
partie de la ieunefie de leurs voifins, ou riffeiresâ fçpj.^pâ^^^^^^^â'iucs.MaIexala accompagné de ces grandes for-^ofires,quinedemandoientpas mieuxquâvne
^ouri nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;quâils peuflént ou auec vue grande vaillan-
en 1' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;grande gloire. Lâennemy ne voulut point G pre
^cgt;mmode,amp;:dâautant queles noftres eftoient ca-
Jde telle^Qâ^â^dirent de grandes maladies, de fieb-.p'^â^deures de pieds,de telle forte que la contagion en-â^ris les autres, amp;nbsp;les ennemis clloicnt fi pres
ties Cînr*-
^Pdndrent nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;des noftres fortit du carap.Sur tout les grandes
grands fcigncürs. 11 ny auoit aucun qui pour fa ,
Cs ? nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^lt;^7 Loy s attaint du mal,prcmiere-
*â¢â r^ourage combattre contre luy, mais en fin il fut
s.
' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;pouuoït fccrettcment au dcfccu des ennemis fc faire porter^
*' te dedans vn petit bafteau anal le fleuue, deuant que les ennemis en maiftres.Les Seigneurs luy confeillerent amp;nbsp;le fupplierent qu il faute ) luy remonftrans quâeftant û perfonne fauueles affaires des jjj porteroienttoufiours bien quelque defaftrc qùileur aduint cndroit.il ne voulut le faire,difà nt ne vouloir abadonerjes fiens nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.â{
bandonné dâeux,amp; quâil eftoit relblu de fubirôc endurer aucc eux telle »MfleauxUequot;:^ Q^âil pl^^ifoit Dieu luy enuoyer. Deuant que lo peuft remuer le camp i chiirttttt. de la multitude des malades,fes Barbares mirée aual le fleuue des baltc^
auecques des charettes entre Damiette amp;nbsp;le camp des noftres, affin peuflent nullement fccourir,amp; aufli furent quelques bafteaux des noftris par les ennemis, amp;nbsp;les autres mis à fonds. Le Roy eftoit fi atténué de la m que bien quâil eut toufiours le cueur bon, fi eftccquâilncfc Ce peu dânommes qui nâauoient encore cfté attaints de la maladie, ou q« auoicntguercseu,prindrcnt lesarmcs,amp; prouoquerent lâenncmyauco mais dâautant quâils eftoient peu ils furent vaincuz amp;nbsp;deffaiélz multitude des cnnemis,amp; là furent prins prifonniers Charles 5c Alphon^ Nul feceuri du Roy,lcs autrcs furent prins ou tuez, amp;nbsp;peu Ce peurent fauucr. Leca p
eftoitle Roy malade ne pouuoitcftrclccouru ny deffendu parlesniaia Je Roy amp;nbsp;les autres feigneurs qui cftoiét auec luy euflent cfté bien ayl« nbsp;nbsp;*
tans de mourir en cefte fà inétc guerre. Le Barbare leur offrit de fonb^ conditions de paix, à la charge quclcur armee fc retircroit,quâils Damictte,qucles prifonniers dâvnc part amp;nbsp;dâautre fuffentrenduZjquctrc^,^^ fuiTcnt faiétes pour dix ans,amp; quâils luy donnaffent certaine groffe gent quâil demandoit.Laneccflité impofoitees conditions. Le ftoit que le Roy eut à iurcr quâil les obfcrueroit, amp;nbsp;garderoit de point cÿ Piete dtLtyi vouloir dâauantagc que le Roy au cas quâil ne les obfèrucroit, reniait
Loys rcfulà condition îi execrable amp;nbsp;dctcftablc,dont Dieu le recompt*â* grande foy,amp; confiance,amp;cnuoyavnegriefue punition au Souda, quâil fut vainqueur, amp;nbsp;quâil impofà ftaux François,telles loix quâilvouW gt;nbsp;quâil fuft grand amp;nbsp;puiffant Princcamp;vaillant Capitaine,amp;fils,ôcpctit fils de grands Soudans,fieft ce que deux efclaucs rachetez elprins dâvncfoudamt rour,enla prcfcnce de plulicurs feigneurs qui ne fen remuèrentûmais,le 'ââ lt;»» nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;la fortans auecques les mains fanglantcs, amp;nbsp;cohtinuans enceftera/
U^refence
entrèrent furieufement dedans la tante du Roy,tcnans leurs efpccs toutest umMtfledt ges du fiing tout chaud du Soudan, amp;nbsp;auoient délibéré de le tuer, ou de Je ' f traindre à cefteimpicté que le Soudan luy auoit voulut impofer.
bon Roy,bien quâil fut au liôt malade, la maiefté de fa prcfcnce, amp;nbsp;la ' c nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;vifage réfréna la rage amp;nbsp;fureur de ces enragez, laquelle de foy mcimc
froidit, 5c eux demeurèrent là tout court fans pafler outre, fc contantans prendre vif II fut accorde aucc eux, quepourfa dcliuranccdc la pcâ^quot;â Roy,5cdc tous les fiens,on leur donnoit huiél mille liurcs dâor,de laquelle me il paya quatre mille, Ãc pour le refte donna fon frère Alphons 5c gage.Et bien que par leur conuention il peut fcnallcrdelà oui eftoit, fho/liefour où bô luy fcmblcroit,fi cft ce quâil ne voulut iamais partir quâil n eut pay^to
ladite fomme. Qj^lqucs vns ont laiffccfcrit, quâil donna pourgagelno Sacrement,ôc que les Barbares la prindrcnt,mais cela nâeft approuue
s. LOIS J.â ROY 43? LIVRE XL nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;584
bienafleurchiftorien. Alors les François partirêr de Damietteamp;fe allerer de Sy ^5«!*â¦Â»Â«' lt;nbsp;Fï ric.LeRoy fans aucune fraude ôt. dilatio fit rendre les prifonniers. Vn Barbare â furnóméTurccmiaquidevolleiiramp;brigadeftoitdeuenuEmpereLir ôcRoydes l^oys,faüfât vilainernetfiifoy, nelaifl'a aller que 4000. prifonniers de 1x000.
^uilenauoitjbiêqifil fut coucnu quâils fuflent tous rêduz dâvne part ôcd autre. prt(onniers Adódcfperace èc le defir de rauoir,amp;: racheter les autres retindiêt Loys en O-riet,puisvoyâtqueceft affaire tiroir en logueurja douceur des lieux {acrezamp;le défit de rcbaftir ce q les Barbares y auoiêt ruiné, lây retindi êr.Le nobre des Fi a-Ãois qui cftoiêt allez en Ãgypte eftoit3iooo. delquels il nâc retourna en Frace lt;luclixmillc.CependâtLoysenuoya fcs deux freres vers fii mere pour la colb-^^bamp;pour luy dire que de quatre de fes cnfins,les trois cftoiêt fains, Sc^Ic qua-^ rricfmecncób'atatpourTafoyChrcflicne'ëïïöïtmört^c il auoit defîré^auoit Pjr icelle acquis la Courone deMartyre.LeRoy fit rebaftir Sydo,Cefarec,amp; la-Pâ^amp;enuoyâtdeçà amp;delà fcs Ambafladeurs par topics endroits ou il y auoit ^«noftresprifoniersjil les failoit racheter tatoft cet, tâtoft deux cês,amp;:trois ces ^brois.Lanouuelledclaprifedu Roy amena vngrad trouble amp;nbsp;vne telle lice-
France,que plufieurs vagabonds fefleuäs en troupes foubs couleur quâils *^^âââ** fcntvouloir aller à la guerre fainte,tenoient les châps,amp;pilloient le peuple.
de Bourges amp;nbsp;dâOrléans, alTemblans des forces coururent fus à ces beli-en deffirent vne grande partic,contraignans les autres à fe retirer. Blan-
^âleinercdeLoysaduertiedcfa prifcjdonnoitle mieux quâellepouuoit ordre Fd«jf fe-»»/# ^^â^affairesdeFrance,pour empefcherlcs troubles,les diuifions,amp;: les reuolte-
que cede nouuellemenaflbitjftifant quelque-fois courir de faux bruits de J^aeliurance dudit Roy,amp;de fon acheminemet enFrance,pour par iceux retar-entreprifes de ceux qui eftoient prefts de remuer mefiiage durât fon ab-bnceamp;prifon.Et fault biê direquecefut vnbelccuurcamp;miraclc dcDieU)amp;vri ^fîdheur à la Frace que durât lâabfenceôcprifon deLoys,aucû voifin nâattâta au
guerre cotre ceRoyaLime,amp;quâaucû trouble ne fy efmeut,dâautac quelcs rrMce.
^â^^Stles autres auoiét beau ieupourexecuter de belles entreprifes. Mais Dieuj^ ^^^orifoit cell Efl:at,amp; la pieté de Loys, leql durât les cinq ans quâil demeura en / oubliaaucû deuoir de pieté,deuotiô, religio,vaillance, iufticeôc fà ^
H^f^^-Deuant que partir il fit recueillir les os des Chreftiés qui auoiêt efté tueZ ^quie/poient çà amp; là en plu fieu rs lieux efpars fins fepulture , et les fit enterrer bonnoablemêtenlieu Sainêf.Savic mcfme fut par les Barbares admiree, et re-ucreecore vn miracle. Dot plufieurs qui pgt;ar force dâarmes et par menaffes nâa-uoyét peu eftre induits au Baptefmc,furêt par lâexêplc de favic efmeuz à le rece-^oir.Du comêcemêt il demcüfà en Oriêt,puis il fy arrefta par les prières des Pa P^Squiluy promcttoiêt dâefmouuoir tout le refte des Chreftiés à aller en laTer tffm/.'*
Sainte foubs fa coduite et à fo fècours.Ccpédât que le Roy Loys eftoit occupe a la guerre fainte, le Pape Innocêt 4. envn Concile quâil tint à Lyon, fit pri-ucrlâEmpereur Federic x.de lâEmpire,et mâdaaux Eleûeurs quâils eufTêt à pro-ccdcrà nouuelleclecliô.Cc quâils fircnt,ct à fon mâdemêt cfleurêtFdêry Lâtgra UcdcThuringe,leql ayât mis le fiege deuâtV Ime fut frappé dâvne flefche,et toft apres mourut dâvnfleux de vêtre. Apres fà mortGuillaume Cote deHollade fut dieu,mais toft apres il fut tué par les Frifons lâan 9.de fon regne. Eftant Fedcric mortà Tarante,Conrad fon fils legitime iflii de luy,amp; non de la fille de lehan dc Brenne Roy de Hicrufalem, mais deConftance filledu Roy deCaftille,fe difbit par le droit de fonpere,amp;Roy de Sicile amp;nbsp;Empereur., difant quedeuant
ù. L U 1 5 K U ï 43.
lâcxcomunication amp;nbsp;priuation de fon feu perc au Concile de Lyon,il auoitefte alTocic par luy à lâEmpire. Affin donc quâil peut deffendre lâvn ScFautre droit,« partit du pays de Sueue ancienne patrie de ta famille,amp; print le chemin ditaue, ^e^ednk. pendât que Mainfroy fils baftard dudit Federic quâil auoit faitSe créé Prints de Tarante voulat fe faire doucemêt Roy de Sicile,amp; fe difant feulemêtgouuet Mninfoj ha- ncut dâiceluy,mettoit a fa pofte des garnifons par toutes les villes dudit Royau-me.Mais les Capuas,les Neapolitans, amp;les Aquinates fuiuaslavoloniéamp;lecU' mandemêt du Pape ne voulurct le receuoir,ny ces garnifons dedas leurs Seyeutfal- Luy perdât cÅur de ce reftuz,alla au deuant de Côrad,amp; Thumilia fort a luyj^ rf de filua corne fonRoy ôc Prince, luy promit toutferuice amp;nbsp;fidelité,amp;pourfcvtfl
ger des Neapolitas les déféra entiers luy coe criminels delezemaiefté,difitquc jfobuier aux troubles qui apres la mort de lâEmpereur Federicfon Neapolitans, pere eufleiit peu aduenir â Naples,amp; en Sicilc,il f eftoit porté pour gouueracui:
Creu de Ce-fitd.
ConradJe dit Empereur.
Mefchance-tf'^e Main froj.
Demande le ^ouuernemet
defdits pays,pour les confèruer audit Côrad,amp; auoit voulu entrer dedas Ja ville de Naples pour fen afleurer,les habitas dâicelle luy auoiêt reffufélâcntrcedes ?ortes,amp;robeifrance.Conradieune Prince qui ne cognoifloitnylesmcufsny CS volontez des peuples dâItalie,amp; croyant aux parolles deMainfroy,lef^quot;^^^â cia de fon bon office,amp;alla aftieger Naples, deuat laquelle il fut Icfpacedeliuii mois, amp;nbsp;en fin la print par famine,la defmantella,puis fit rebaftir les murs d ied-le. Incotinctla ville de Capue enduramefme fortune, amp;laville dâAquinoiut bruftee.Corad feftat rêdu maiftre paifible de fon Royaume,il ne luy reftoit pi que lâEmpire,Ãc eftat de lâhumeur ambitieufe de fon pere,voulut côferucrccw tre dâEmpereur en fa famille.Eftat de retour en Allemaigneil trouualesfalt;ftæs amp;nbsp;les partifas duCotedcHolla de Empereur biê fortes,amp;toutçs chofes à hy^ traites. Adoeperdat tout enféble cÅuramp;:cfpcrâcc,laifrât enSueuefo filsCotadm amp;fafême fille duDuc de Bauierc,il retourna en Italie,là où il mourut, nô las ion pço dâauoir efte êpoifoné.En mourat il laifta fo fils abfêt fo heritier, ôduydo^ia pour tuteurs quelques feigneurs du pays de Bauiere quâil auoit menezauccloy pour la cofiâce quâil auoit quâils fcroiêt fidelles à fa fêmeamp;a so fils. Les villes qui auoiêt efté ruinées parCôrad,portoiêt vne extreme haine à leurRoy enfant, fes tuteursamp;gouuerneurs,amp; ne vouloicntreceuoir leur comâdemét.Lcs autres f y laifterent aller.Mainfroy quâo foupçonoit auoir fait êpoifoncr Corad, amp;nbsp;qi» des le comcncemêt auoit voulu fe faire Roy,alors retobat derechef en ceftecu pidité faifoit tout ce quâil pouuoit pour faire par faux bruits hair cesgouuet' neurs,amp; demada le gouucrncmêt du Royaume de Sicile aux feignenrs d iccllc» à ceux de 1âAbruzzo,de la Fouille,de la Calabre,amp; des autres Prouinces leurre-moftrat q ledit gouucrnemét efloit mieux deu à luy qui eftoitné,nourry,amp;d^^ ué en ccRoyaume,quâaux Bauares qui au no du pupil gouuernoiêt auec toutes pilleries amp;iniuftice.Maisenvnfigrâd Royaume auqlfontcoprifestâtdePrO' uinces nbsp;nbsp;tat de villes tat au cotinent quâé vne I/le trefriche,tous nâeftoict pas
Siale tributaire au pa^e
mefmeaduisamp;voloté.Le Pape Innocét retournât de Fracc alla vifiterle Royaa me de Sicile, coe tribu taireamp;valTal au fiege Romain,amp; entra auec grades forces dedâs Naples,qui iaauoit parles habitas dâicelle efté reballie. Mainfroy iouant de fes tours amp;nbsp;finelTes accouftumces,allaauecques grande reuercnce au devant duPape,raireura dâauoif efl:é,amp; vouloir toufiours eftre trcshûblcamp; trelobeH at feruiteur,amp; fils du Pape amp;du fiege Romain,amp;quâau nom delâvnamp;delautr^? defiroit auoir le gouuernement dudit Royaume,amp; corne il eftoit dextre, eau G amp;nbsp;hmulé, il feeut vfer de tant dâartifices auecques Icfquels il amadoua amp;pip^
fâKquel nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;43- LIVRE iu
'^YQUî îïiQ P^fti cle Æ' parauant pour auoir appertement contre le fiege Romain
de°^ P^â^^j^uoitefté excommunie, fegrcgé delâEglilê, amp;par ce rrotn^eU ^^'^â^^'nunication dâhonneur , fut par le Pape reccu en
l'on^'*' *âPtiXù nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â° nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;*ât âquot;fiâ¢-'»â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;lt;1°- Fâ, M.,i
a la nbsp;nbsp;Pâ^ute de Tarante a luy faite par fon pere, ôc kiy fit plufieurs Pn»« 4e -f»,
à M nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;grande partie de lâauthorité des Bauares.
Pf nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^j^ples mourutjmais dés quâil fut maladcjMainfroy ûns atten-
\ ^æ^ülir P nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Nocera,amp;les armajauecques Icfquels il alla à iâim
de nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;P^P^j T^ldoutoientderien,amp; quihyuer- /uifsdsj^e-^
Ãft nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ofta leurs armes,chenaux, viurcs,munitions, ëc. engins
decede 8c enterré ledit Pape à Naples, Alexandre enuoyavne armee foubs la charge dâOólauianV'-
Mainfroy. Mais eftant Mainfroy auf nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;pris de fon ennemy,iine iâofaattaquer, ôc fut contraint
voyant quâil ne pouuoit auecques fes forces refifter ^ââ'P^^'^dre,parrufeilfâendeliura .11 fit Gcrcttcment fortir 'dâ'â^Vns aulfi fins que luy lefquels eftans vn peu loing,en fubor-ent nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;qtp I *»cfchans quâeux j qui eftans veftuz de dueil amp;nbsp;tous efplo-
lan ^Sjl nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;de Sueue auecques des lettres qu eux mefmcs aüoy-
contrefait, amp;nbsp;aucc lâarmes feintes portoienc
Vqv nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Ccl^c^pofturc futcrcuë comme
f pet'\^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;eftant trompé par ce bruit leua le fiege, amp;nbsp;les Bauares
k nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;mort,amp;fe laiftans pipcr,abandônerent leditRoyaume,
nâayas plus perfonne pour qui ils le deuftent gouucrner. dueil fit de belles amp;: fomptueufes funérailles, come pour
Stande B nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;lethrcfbrduRoy, quieftoità Paîerme,doniildô- Matnjrty ,
I nbsp;nbsp;RQ^''^â''P^üsa ^^?f^®'^â^âiââaed^fjtfairieamp;proclameRoy de Sicile,pource
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Ac fo nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;heritier desRoy s dâicelle,Sceftablit fa puf
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fceuftque Conrac' quot;
I gç èc nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nouuelle de fa mort creuë, amp;: approuuée de tous.n -
1 Coiifia^^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;auecques le Roy dâAragon, luy donnant en maria-
I çt^ ^yne5 niais le Pape luy recommença la guerre, non feulement I JïîJZ^dâvnj^^^^^^â^'^J*rince,amp;vfurpateur,encequecommeBaftard ilfeftoit I ïçV nbsp;nbsp;hereH^^ndataire de lâEglifc Romaine , mais auifi comme à vn stitnte.
I leq nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^nnemy de la Religion Chrcftiëne,amp;appclla cefte guer-
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â ^^^oya de toutes parts des prefeheurs pour animer paë
I cöj^ quâils J employer cotre luy en la guerre quâil luy vouloit neuroient employer au fouftië de la guerre fainte. Ainfi fc en vne guerre particuliere,quâellcoccafio pou-
Ado^^'^^^^pnuu â¢'^y?^^â^^^^nrerdâauantage en Orient? Quâelle elperan-riç nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;suoir de nouueau fccours contrôles Turcs amp;nbsp;Sarrazins?
a nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;prières ôc des lâarmes des fiens,il partit de Sy-
i vnç nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;exemples de picté,de confiance, amp;: magnanimité , 2
pQn nbsp;nbsp;^ftnit d^^ jP^^yne Blanche fa mere peu apres la nouuellcreceuëde
enterrée en lâabbaye de Maubufi- '
. ) fin elle auoitfbndec auecques celle du Lys pres Melëun.
Ddij
^^2, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;5. L U 1 5. K U ï 43.
Itrtunt Je
Alt; /m
Son trefpas auoit laiffé la France comme vn nauirc fans pilottc,amp;eftoitbefoin? de la fccourir proptement par fon retour. Adonc il partit,lai(rant en SyrieleCaf dinal de Rome Legat du Pape, amp;vn vaillant Cheualicr nome Geoffroy gines.La troifiefmc nuidt apres fon defpart, vne tant furieiife tcmpcftefcHcU^ quâelle pouffa fi nef contre vn rochcr,raais cefutfanslecaffer,ny brifer,(lo''' celle grace miraculcufc fut attribuée aux prières de ce bon Roy.
Eftant en France de retour dâvn fi long voyage,il trouua prefque tousdepiæ rez les affaires de lâEüropc quâil auoit laiffez en affez bon cftat. Eftatmortlb'quot; {^faires de percur Guillaume Comte de Hollande, les eleéleurs de lâEmpirenâeftoientp^ flere^quot; dâaccotd fur lâcleélion dâvn nouueau Empereur,car les vns en vouloicnivi* aleurfantafie,amp; les autres à la leur. En fin ellâs corrompus par argent, Icsvns sthiCmeen elîeurét Richard frere du Roy dâAngleterre,les autres AlphonfeRoy deCaiu*' l nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Schifme dura ans,ou felon dâautres 13.01118.
fOFwe nbsp;nbsp;hoys eftant de retour en fon Royaume fit plufieurs belles ordonances pouf
tenir les gens de Iuftice,Baillifs,Preuofts, amp;nbsp;Sergens en leur deuoir,fans eftr^ pineurs ny magers fur peine dâeftre definis de leurs offices.Entre ces ordonufj^^ fut celle tant rieoureufe contre les luges qui fe lâairroiet corrôpre,amp; quiftroiec
attaints de concufïions amp;c malucrfà tions en leurs eftats, caripar icelle il ftoit deffendu dâacheter aucune chofe meuble ou immeuble dedans les licüi^*^® leur iLirifdiôlion,ou dây cotracler alliance ou mariage, ou dây auoiraucunsbc' Deffenfei de ncfices pour leurs cnfans,ou dây prendre ou permettre cftre prins aucun prefent (orritptoitt. IcLirs fêmes,ou feruiteurs. Et iurlareformation de la iufticc,clela police,amp;-des finances, il fit plufieurs belles ordonances femblables où celles delâacicnn« Rome,amp; fi quelquâvny contreucnoitilluy faifoit faire fonproces, chacun felon les defmerites. Les vns eftoient condamnez à amandes pccuniai' â cotrelesUaf^^^-gt;^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;pout Certain temps en Afie contre les infidclles. Ilot'
fhemateitn. doniia que les Blafphemateurs du nom de Dieu, ou des Sainâs fuflentmat-quez lur le front dâvn fer chault,ou euffent la langue percee,mefmcs on dit qu il fi t en ià prefencc percer la langue à fon Admirai pour auoir renié le no dcDl^â' ^'y^^â^^â^^^Toutesfois il nâcuft iamais Admirai ordinaire dâautant,quâil nâauoitaucuneni£î faute. â nbsp;nbsp;cnion obeiffance,ains quad il faiïbit vn voyage outre mer,il empruntoitdefû^
beau-pere,ou de Ion frere Comte de Prouence des ports au dit pays pour drd' fer fon voyage,pour lequel il empruntoit des vaiffeaux desVenitiensamp;des Gî' neuois qui luydonnoientvnAdmiraI,Iepouuoir duquel ne duroitquctatqö^ ciajfalejlM gueppc5^ le voyagedâoLitremetduroient.ilchaffa defon Royaumetouslf^
^uiert.
Banquiers Italiens pour la grande cuacuation de deniers quâils fà ifoient. lld«-fendit les bordeaux amp;tous ieux, hormis ceux de lâarc amp;nbsp;de lâarbalefte.
Trafic il a Damiette.
Son depart de lâOrient gafta tous les affaires de delà . Il y auoit audit deux grandes marchandes amp;nbsp;fignallees villes par deffus toutes les autres. Afl^' uoir Damiette pour les Barbaresâ, amp;nbsp;Acre pour les Chreftiens, laquelle la perte de Hieruûlem eftoit leur ville Capitallc, en laquelle fefaifoit le coiru^
pÃthyopiejde lâArabie,amp;dâautresheurcufcsôiIoingtainesproLiinces,amp;cofrp^^â ptMolrJee là les Vcnitics,amp;Gcncuois en tiroietee queboleur fébloitpourletrâlp'â^ remtienscr [et ailleurs.Lcs François durât le temps quâils iouiffoiét des pays de delajpof^â^ refpcélaux Venitiês amp;nbsp;Gencuois,à caufe du bon fecours quâilsauoic^ donné à lâentrepnfe de celle guerre Ãiinte amp;nbsp;auoiét done la troilielmepartie
59^
quot;^'Vont'uAoraéenueR^'^ ' ' j^iolâ n S toi'J'â^'^^''AcVeUï^^â^^* s^tJ'âquot;â
rxÅsSs-'-*'^;,
I M^^^auokeîkémaûeea 7 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Anucteû''?^^^
- â' ^''' * --nt cuvv nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, ,, vç an
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'â¢ts,., â«âS amp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;J yââgt;?ât «ï-,
*'£'â.'ââ''âdwt d?l'c°âââ?V nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,
Koy }çj nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;empire de la mer, comme ceux là tau^,.
plü ? ^'^^^ilie nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;amis, fi eft~cc quâapres fon depart lâeftans leu..
l-i, ^OfahL ^^^^oufiesrenoLiueUees, Philippes de Montfort lemÃjElroit ââillle 1 â^aUYCââ â nbsp;nbsp;nbsp;,. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;T nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â 1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;-, renttftnscr
^ît â Conf I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;qu aux autres. Les vns amp;nbsp;les autres auoient leur Gtsewen.
^^^)leuf5 pi '^ â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Podeftat,leurs officiers,leurs loix, ordonnances,amp;
^cbaTf nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;iuftice.Mais outre ces chofes profanes, il fourdit en-
chofes facrees.LesvnsSe les autres difoiêt que lâEglifo de ^ap nbsp;nbsp;^âJ^jtîiais pour cela ils ne vindrent pas du premier coup aux
lit! aux nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Quefapuiffancefâeftendoit ordonna que lâEglifc leroit
autres,amp; voulut que fon ordonnance leur fuft incon-
le»» irllftâ
fo â ? Geneuois fins attêdre lâordonnance du Pape fe faifîrêt Cimetiere,le cloiftre,amp;; lâenclos dâicelle,amp; en firent 'y»e£^ (lç'y'â^^''â)ôcpô(n ^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;garnirent de munitions de guerre. Philippes voy oit
îiij ^b^enij. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Les Vénitiens indignez de ceftebrauerie,partirent
a de nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;rompans la chaîne quiiâenfermoit,
galleres à trois rangs des Gencuois, amp;nbsp;a vingt trois naui- its renititi» ^^^^^ent démolir èc abbatre lâEglifc de Sainà Sabe, com-r nbsp;nbsp;nbsp;â
parleurs ennemis en ce quâelle auoit efté accommo-Ii«s7quot;'nierco?3â*â'*âââ lâan mille deux cens foixante vn. Ce different Vâh ? ^®^in Æ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;feulement dâvnc cruelle guerre, mais auffi aux La
grand Empire entre les Grecs amp;nbsp;les Barbares. Delà en a- â ks nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;4^crellesfaugmenterenrde telle façon quâils fe donne-
j)-^^^iftres tant nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â'^^^^^uelles du commencement les Vénitiens furent
aunj nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;grandeur de leurs forces, que pour eftre fecouruz des
gt;i»oM ââmon nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;puiffans en guerre,
doh^^ ou ih nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;de Brenne, Baudouin fon gendre fe retira à Conftan-
* nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;affaires en pauureeftat, amp;nbsp;mauuaifcefperançedây
â poli Wki nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;aucune bonne fin dâiceux,delibera dâenuoyer vn
* Iny nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Poing de la menaffe ôc attante des dangers
* ôty nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^Prefor, dâautant quâil cognoiffoit que coufi
» üoj^'^Mion nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;grande aipidité,vnpremeamp; guerdon d
ni J Argent fc nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ceux qui ont les pupils en garde,de kâ
,jUlt;
,ov«
^ön fil ^^â^4uès I autrement,car il emprunta vne groffe fomme ' mains^^ nbsp;nbsp;niarchans de Bruges, amp;nbsp;leur donna corne po
pour le nourrir amp;nbsp;entretenir, leur promettant amp;nbsp;f des deniersprouenans des terres qui)
Dd iij
5^4 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;S. L O I S 5?. R O Y 43.
en France.Ces marchà ns mirent cell enfant qui eftoit leur gage,â Vcnife,cepci^ dant que le pere demeura à ConftâtinopIe auec plus de courage que d elperace.
Nous auons dit cy deffus que deux grandes familles delà race des Empet^^'^ Deux races de Turquie qui au parauant eftoient en different fur la contention del Emp*' deTnr^Hie. j-g feftoient teconciliees par vne affinité. La plus grande authorité eftoittombée entre les ftiains de Theodore fils deBatazes. Theodore mourut furlere-
nouuellcment des haines dâentre ces deux nations, amp;nbsp;mourant laifla deuxicti' nés enfà ns defquels Michael Palæologue fc fit tuteur, en efpcrance de fe hits maiftre de lâEmpire par la mort de ces deux pupils .Or eftant homme dcg^n Princedâ^- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;haulte entreprinfe,il alla aflaillir Guillaume de Ville Princed A-
th^itynincH. chaie,comme il rcucnoit du voyage de Syrie, Sgt;c lâattaquant en battaillc lé vain-
⢠quit,amp;print, amp;nbsp;ne le vouloir lafcher que ledit de Ville ne luy donnai!la viW de Ragufe.Eftant vainqueur de ce Prince, il alla partoute la Grece animant Sé' GrwrfwwK exhortant les gentils-hommes dudit pays à fe reflbuucnirde lâancien honneur ⢠tontre les de la Gtcce, qui auoit donné aux hommes la premiere congnoiflancedesnrts ⢠Fwflfw. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fciences. Qiïils enflent à fe mettre en liberté,alfin quâeftans accouftnm'^^ â
de commander ils ne fè miflent en fcruitudc, amp;nbsp;ne permiircntqueleurpatt^ -noble amp;nbsp;fi ancienne changeaft de loix,de coutumes,dc langue,demeurs,uâ'^' quot;nbsp;hits, amp;nbsp;de ceremonies , amp;nbsp;futelchangec au nom de la Gaule Grece. Il aliénaquot;â bla beaucoup deforces,amp; dâhommesdefireuxdereconurcrlâanciennelibtt-Pdî^eobgue nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Grece,amp; falla prelènter deuant Conftantinople.Baudouin voyant que
MÃie^e Con- de fehfermer dedans icellequi voyoit de les yeux la noblefle delà Grece,SiP^' jkmdno^âle. ' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.
Forces des Fenititns.
Hellefpant.
læologuc, ce ne feroit paslemeilleur amp;nbsp;le plus expdientpour luy, veu md-mes quâil nâauoit que bien peu de forces des François,amp; dâailleurs la plusgnm-de partie de lâarmee nauale des Vénitiens (furies forces maritinresdelaqucu^ iufques alors les affaires amp;nbsp;lapuiflà nce desLatins fcftoietappuyezlfcnclto^ lee a la guerre contre les Geneuois, il faduilà dâenfermer le deftroit del Hcnci-fgt;ont auecles nauires des Vénitiens qui refloient au port,pour cmpefch£rlt;l^® ennemi ne le bouchaft, amp;nbsp;nâeuft liberté de roder la cofte de celle mer, cpi'* ne femparaft de toute la poflcflîon dâicelle qui eftoit la feule elperance desno-ftres.Ainfi lâEmpereur Baudouin, amp;nbsp;le Patriarche luflinianfembarquèrent de dans leurs vaifleaux pour exécuter ce quâils auoient rclblu en leursronlcils.Lo citoyens delà ville fe voyans deliuresdes noftres, de nuiélouurirent les porte» , à Palæologue, amp;: aux Seigneurs qui eftoient auccluy,amp; auecgrandeioye
legreflèles receurent. Ce quiaduintlâan izyg. le 55. an apres quelle auoit elle prife fur les Grecs parles Frâçois amp;nbsp;Vénitiens. Baudouin amp;nbsp;le Patriarche voyâ't5 leurs affaires en fi piteux eftat fans aucune elperance dây pouuoirdonnerreffle-abandonnèrent la Grece^
bMdonnee. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;n r nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;i nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;j tfiireS
Ce pendant le Roy Loys eftoit en fon Royaume, donnant ordre aux anau
dâiccluy,menat en là royauté vnevie devray Roy,en la religion celle dvnvray riefiiinlle homme dâEglile, en la iuftice failà nt lâofiice de vray iuge, amp;nbsp;en toutes les adios le monftrant homme de bonne amp;nbsp;là inéfe vic.ll eftoit fobre en fon boire,mati'
gcr, amp;nbsp;parollesjfes habillemens eftoient fimples amp;nbsp;non diflolus,il ne portoy safoirleteei foyc ny pierreries,il ne depedoit point en multitude dâhabits, faifoit moder^siBH. punir les malfaiÃleurSjet donnoit grans biens aux pauures. Il fit baftir plulie^â . .. Eglifes et monaftcres, câeft aflauoir Reaumont, lâAbbaye de Saind Anthour^ J. aÃmens. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;celles dc Maubuiflon et du Lys ( dont lâédification eft
â â nbsp;nbsp;nbsp;-â ------- - nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;..... auciinJ
S: LOIS 9. ROY 43. LIVRE XL 59S
lucuiis (comme nous avions dit cy deffus) attribuée à la Roy ne Blanche fa mere) Sc pluQeurs autres Religions de lacobius de Cordeliers. Il fit pareillemét aParisbaftir lâhoftel des Qmnze vin gts pour les trois-censCheualiers aucuglez enhtene Giinte, amp;nbsp;lâhoftel Dieu pres lâEglife noftrc Dame, lâEghfc d« Begui-ncs, des Blancs Manteaux, 6c de Sainte Croix de laBretoimerie. u nbsp;nbsp;nbsp;J-
ftirleconuêt des Chartreux, aulieu appcllé Vauuert pres la porte Saint Miche alotsnbmeelaporteà âEnfer,6cceluy des Carmes. APonthoi eyn o e nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â
à Vemon fur Seine vn autre,amp; d Saint Cloud pres Pans, 1 Abbaye des Corde lieisquYfabeaufafÅurfonda afarecp-ieftc. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.ââârt-nvnn
Quandles benefices delâEghfe efeheoient a fa donation au ant c^u il en vou-teU rLn.''f-S-roitauxsensd=nend=lTftat^^^^^^^^^^^^
'⢠nbsp;nbsp;nbsp;1 nbsp;nbsp;, t ⢠nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fiR pfioient clercs, ociettrez, oc ufo Proutitonats
, ratnuifc
, nbsp;nbsp;Woimman r^ue ceux a Sy nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;âa conferl des gens foges . Ã
, tftoiaidiomrraet çi^uil ne reff nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ScIufociets.Sc öfter du tout j.
, feWfiçnncinaUecutedebienre nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Edit,lequel i.jgt;.
1 lesabuiqinfefaifoientenluftice. A nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;rz Muons bien voulu interer
tonsanons ûraeVhifioireduSire de lointnlle, 6c lavions
tuknofoç. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nr^và eîïance,eftaUÃonscv-^etousnoz
' JJousLoysvarU^race AenieuK y nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;encv^elques offices
leiwet f«v
les 1
⢠Miù,Pïeuofts, Maires, ^i^es, nbsp;nbsp;______ ferment aiietantquiUferont â
â«'JnsMà ttsofficcSjüsferont t âmctiicVes Siileftrarrgercomeau mGmtmlt â »«e^ùonà eçerfonnesunt aâS.Sççrouuees. -H-
A /nforentputrH.enUens8cencorçs,fe\olexigence
MOTentenioignosfliiiSc iiAAWlt;;VtcuoftsAuces,8catitresofficiersnDUS p.mi.Sält;i«
, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^.eenxà lfenrsinferieursScfnVietsJ--
5W aïiotis^amp;anoffrc co^to nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Apq Comtes 2lt;. atitt es offi-
^^â ff\iteforicrs,Recetienrs,Preu.oits, ^ti , . nbsp;nbsp;_ a nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;-^^Xsaarderbt
â¢'^Wtutrernetteutsdenoxftna^^rutMotqw^
â¢\Arn,fotrfoitenetaeriéCtfote»t,oamp;e,n5arrrenui(e^^^^^
k *lt\it'it\ii\\efairexeux,na.\eutsfemes,8cent. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;V cAA^erpnAreamp;r.te^*^*â*quot;â
\ 'Wrr»tiirr4orieneamp;teceu,qtiÃs\efefotincontinent8tfonsdenveridte8cie \ quot;nbsp;Wi,Ytfemb\a\Ãement ou i\s ne fer ot faire aticuns dons ne pref eus a anen \ '^WsdhtiXsfoXentfubfets pont o^neXo^nefanent onftiv^ort,6^anec(xues Å \ âiriRrQrçweXaendsfcaurbt 6ceogyvoiffrontanenns officiers, eignens,on an \ ' ^iifeatra'pinenrs,6dAgt;nfenrsenXenrsoffices,paro^ioy ns doinenti^et te enrs \ ' Xinefflt;ees6cnoÃrrefethice,o^As neXesfon^Xedtot,nei^atfanentgt;çromi e^an \ ' irnnét.kins e^i'AsXes ^nriitbt,6c cotti^etbt feXb ojueXe casXeteqmert,en one
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\^e\.\'î\\s.lt;s «»^ev^nents, tontes anttes ^eits ^e eonvKinne affin, Vy^^^f'iâtrnenteittiXsfcien.t ^at^eT,^Q^i\a ayentetaaitte Ãeneontit\e^^lt;^^^^ Y WK.ïinn^^^sfetWAet^ontX^etaxnte ÃiC^ttrittto è^enox tnatns nbsp;nbsp;à eWote
S ⢠L O I S 5). R O Y 4^3.
Sur les mariages.
Juries detts.
du monde, mais auflî de la peur amp;nbsp;punition de Dieu. Et apres nous prohibons« Sgt;c deffendons à tous noldits Baillirs, Preuofts, Maires,luges amp;nbsp;autresnozoffi- ⢠tiers, quâils ne lurct ne diet aucune parollc de Dieu,de là digne mere, amp;nbsp;des be- » noills Saints amp;nbsp;Saintes de Paradis,amp; a femblable quâils nefoiétioueursdedez, ⢠ptsMeaiix frequentans les tauernes amp;nbsp;bordeaux fur peine de priuation dâoftice, amp;depu- ⢠(^uuemes. nition telle quâau cas appartiendra. Nous voulons auffi que toutes les fo les * femmes de leurs corps amp;nbsp;communes foient mifes hors des maifonspriueesA' â lêparees dâauec les autres pcrlonnes, amp;nbsp;quâo ne leur louera nâaffermera aucunes * D« f^iilar- maifons ny habitatios pour faire amp;nbsp;entretenir leur vice amp;nbsp;pechc de luxure .A- * près ce, nous prohibons amp;nbsp;deffendons que nuis de noz Baillifs,Preuofts, luges, ⢠amp;nbsp;autres officiers amp;nbsp;adminiftratcurs delufticenefoyenttant hardis dacque-* ^xiaies. rir ne achepter par eux ne par autres aucunes terres ne poffeffions es lieux dont' ils auront la iuftice en main, (ans noffre congé, licence, amp;nbsp;pcrmiffion, amp;nbsp;que * Ibyons premièrement acertenez de la chofe. Et fi au contraire le font,nous vou « Ions S)C entendós leldites terres amp;nbsp;poffeffions effre cofifquees cnnoftremain.h « au femblablene voulons que noz deffiifdits officiers fuperieiirs tant qu ilsiecof « [- en noff re feruice,marient aucuns de leurs fils,filles, ny autres parés qu ilsaycnt, « en leur bailliages amp;nbsp;reffiorts,fiins noffre congé Ipecial. Et tout ce dcldits maria- « ges ôc acqueft? deffendus. Nâentendons point auoir lieu entre lesautrcslu- « ges amp;nbsp;officiers inferieurs,ny autres mineurs dâoffice.Nous deffendonsauff que * Baillifs,Preuoffs, nâaucun autre ne tienne trop grand nombre de fergens, ny de » bedaux, en façon que le commun peuple ne loitgreué. Nous deffendons pa-' rcillementque nul de noz fubicts ne foit prins au corps ny emprifonne pour â leurs dettes perfonnelles fors pour les noffres,amp; quâil ne foit leueeaucuneam^' ' de fur nofdits fubicts pour fa dette. Auecques ce nous effabliffons que ceuxftui lt;nbsp;tiendront noz Preuoftez,Vicomtez, ou autres noz offices, quâils ne les pumeut ⢠Surl/sof- vendreny tranfporterâautre perfonne fans noffre congé. Et quand puh^^]^ feront compaignons en vn office, nous voulons que lâvn lâexerce pour tous.
* orror** nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Nous dcffendons aufli quâils ne deffiaififfent homms^de là ifine quâil tienne,fans
cognoiffà ncede caufe,amp;:fans noffrefpecial commandement, amp;nevouloP^ /ftîpffs. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;quâil foit leu é aucunes exalt;ffions,pillcries,tailles,ny couff urnes nouuelles. Ad-
fi nous voulons que noz Baillifs,Preuoffs,Maircs,Vicomtes,amp;autres noz 0^^ ciers qui par aucun cas ferot mis hors de leurs officcs,amp; de noffre feruice, qungt; foient apres ce quâils feront ainfi depofez, par 40 . iours refidens au pays dewgt;; tes offices en leurs perfonnes,ou par Procureur fpecial,affin quâilsrefpondenU ceux qui viendront nouuellementauldits offices à ce quâils leur voudront uC' mander de leurs meffaits ôc de leurs plaintes.
Par lefquels effabliffiemens cydeffusdits le Rpy amanda grandement m frettojiUe Royaumc, tellement que chacun viuoit en paix amp;nbsp;tranquilité. Au parauat 10 farts '}£du(. fice de Preuoff de Paris le vendoit au plus offrant, dót il aduenoit que pluncu ' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;pilleries maléfices effoient commis, amp;nbsp;effoit totallement iuftice corrom
pue par faneurs, dons amp;nbsp;promefles, dont le commun peuple nâofoit habiter au Royaume de France, en forte quâil effoit prcfque vague, amp;nbsp;fouuentcsfois plaids de la Preuoff é de Paris,nây auoit que dix perfonnes au plus,pourlesgt;'^*^^ ^^iÃequot; nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;amp;nbsp;abufions quelâ on y faifoit. Pourtant ne voulut plus le Roy que la
uoff é fut vendue, ains voulut que dorefiiauant elle fut donnée à quelque?^ fage hôme, aucç bons gaâges, amp;nbsp;fit abolir toutes les mauuaifes couftumçs
s. LOÃS ROY 43? LIVRE XL
597
Icpourepeuple cftoitgreiieau parauant, Sgt;c fit enquérir par tout le pays ou il pourroit trouuer quelque bon iufticier. Et luy en fut amène vn quâon appelloit Eftienne Boileau, auquel il donna lâoffice de Preuoft de Paris, lequel depuis le gouuerna treflagement audit office,en forte quâil nây auoit larron ny autre mal-laâeur qui ofaft demeurer en Paris,que tantoft il ne fut pendu, ou puni à la rigueur de iuftice,felon la qualité du deliól. Entre les autres belles ordonnances amp;ftatutsqLiâilfit,ilenfitvnetouchantla prouifiondes dignitez, Abbayes, amp;nbsp;autres benefices du Royaume de Frace,amp;:cnfuiuat les faints Canós,Decretz,amp; ordonnances faites tant du têps de Clouis premierRoy Chrcftien,quc par lâEm pereur Charles le Grand fes predeceffieurs, amp;nbsp;contient ladite ordonnance la for fiiequifcnfuit.
â Nous voulons amp;nbsp;ordonnons que les Prélats de noftre Royaume,Patrons,amp; » Collateurs ordinaires ayent leur droit entier , amp;nbsp;en iouiffient fi que chacun aye ueuénientce qui eft de là iurifdiôlion.Voulons queles Eglifes Cathedralles, amp;nbsp;Uts, » autres de noz terres ayent libres leurs eleôlions,lefquelles fortiront plainement quot;nbsp;'^^rcffeôi:. Voulons en outre amp;nbsp;ordonnons que les promotions desPrelatures, â Qignitez,amp; autres Benefices quels quâils ffiient, amp;ôrhces Eeelefiaftiques foient â ^tesfuiuant lâordonnance, dilpofitiön, amp;nbsp;determination du droit commun - contenu es facrez Canons amp;nbsp;Conciles de lâEglife de noftre Dicu,amp; feldti les De * â^'^cts des anciens faints peres.Nous plaift que les exactions amp;nbsp;charges infuppor-â nbsp;nbsp;nbsp;impofees par la Cour de Rome a noftre Royaume, amp;nbsp;par lefquelles il eft
â ^Ppourifort miferablement, amp;nbsp;lelquclles on y pourroit impofer cy apres, ne ' » oientdeformais leuees en forte quelconque,fil nây a raifon euidente,iufteamp;de â¢âccdîîte quâon ne puiffie point euiter,amp; fans noftre exprefle volonte nbsp;nbsp;confen-
⢠'cnicntdes Eglifes denoftrcRoyaume.
llauoit eu de fl femme Marguerite de Prouence cinq fils, dont les quatre c-foient viuans.Philippes premier qui luy fucceda à la couronne, Pierre qui fut ^tnte dAlançon,Robert qui futComtedeClermont en Beauuoifis amp;nbsp;qui cC-P'^'^lalheritiere de Bourbon duquel eft defeendue la maifon de Bourbon, lean f » fi^hutfurnommé Triftanquinafquit en la terre fainte qui fut Comte deNe-
amp; toys qui mourut ieune. Il euft auffi de fa femme quatre filles, alla- sesfiHes'. ^oirBhnche qui fut femme du Roy de Caftiile,Yfabcau qui fut mariee auRoy c^cNauarre,Marguerite au Comte de Brabant, amp;nbsp;Agnes au Duc deBourgon-gnc.Dcuant que faller coucher le plus fouuent il faifoit venir fes enfans deuant Meiirrecordoit les beaux faits amp;nbsp;dits des autres Princes, amp;nbsp;leur difoit quâils , ^esdeuoient retenir pour prendre exemple, amp;nbsp;pareillement leur monftroitlcs festnfani!^ *iitsdes mauuais hommes qui par luxures, rapines, auarice,amp; orgueil auoient perdu leurs terresSc feigneuries,amp; les enhortoit dâen auoir fouuenance,affin de rgt;efaire comme eux.Ilfetrauailla fort à mettre paix entre fes fubied;s,mefme-
entre les Princes amp;nbsp;Seigneurs jlefon Royaume ôedefes voifins. Il fit la ksis. pan,apres fon retour dâoutre-mer, entre les Comtes deChaalons deBour-gongnefon fils qui auoient grande guerre enfemble.Et pour faire ledit accord, il enuoya plu fleurs gens de fon confeil iufques en Bourgongne à fes defpens,iuf quesaee que le traiéle de paix fut coclud. Pareillement il mit dâaccord le fècod f»fre fes Roy Thibault deNauarre auccqucs les Comtes de Chaalons amp;nbsp;deBourgon-gnequifiifoientgrandguerrelâvncontrerautre,amp;le feità fes propresdelpês.
Apres qu 11 eut fait la paix entre les Princes defufdits, il fefmeutvne grande
ö. LOYS ^^â ROâY 45â
filtre le Comte Thibault de Bar,amp; le Comte de iafÅur à femme,lefquclslècombattirentrvnrautreraain^^^^j^^^jj.cr,piâ?2jji quigny.Le Comte de Bar print prifonnier le Comte de Lux^*^^ gna le chaftcau de Ligni qui eftoit au Comte de Luxembourg
ui
hnâin deÃbubsP^'
me. Et pour la paix le Roy y enuoya Poton le Chambelw^ apP^^^f fî^ i medumonde en qui il croyoit le plus. Et tant fit le Roy q^,^
gens de fon grad cofcil le reprenoient aucunesfoiSjde ce qu â P
peine à appaifêr les cftrangcrs, amp;nbsp;difbient quâil les deuoit Wi quâapres quâils fe feroicnt bien entrebattuz, leurappoi»^®â®®®^
ââfin ten
Pti2p°r h
coup mieux puis apres. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;r3rfæf®ââ®'Je'''
Aop'^y eurrefpondit le Roy quâils ne difbient pas bien«
.xnces si grands Seigneurs qui font voifîns de mon nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;yoir *
, les laifTe guerroyer les vnsaux autres ils pourroientdireentre^^^^-^^^jlsa^^,^ de France par fà malice nous
laifle guerroyer, amp;nbsp;pource
cr4zWf Ãe nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;moy,amp; me pourroient venir courir fus, dont nbsp;nbsp;j 9^^^ jjs- *â
lâire de Die» bcaucoLip endurcr,amp;: dâatiantage ie pourrois encourir Pire d^
F-'Hoift eft celuy quif efforce de mettre vnion amp;; concorde en
Pour le bien amp;nbsp;iuftice que les Bourguignons amp;nbsp;Lorrains V
âaymoient tant,amp;: luy obeiffoient de fi bonne volonte qu de venir plaider deuant luydes difeords quâils auoient nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;jj.
, nbsp;nbsp;nbsp;autres, Ãcvindrêt vers luy plufieurs fois à Paris,â Rheims,a Me quâil fd
sefiUtÃtt à SurtousautresîieuxilaymoitladcmcurcdePoiiry,amp;nedaut^^.^^yg I ne. Vn iour quâil y eftoit,ainfi quâil deuifoit auec fes famihets ? con^^SÃoY» ! grand honneur quâil auoit iamais rcceu auoit efté en ce heU- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;*
tres luy difoiêt que ce auoit efté à Rheims,là où il auoit efte nbsp;nbsp;nbsp;xecc^, j
il refpondit que non a Rheims,mais biê audit Poiffy H nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;j ^Xulîi- 1
tefmç,quicftoitleplus grand honneur que lâhomme peuftr^ .
il efcriuoit à fes amis familiers,il fc foubs-fignoir, Loy s de
itfimeitlele nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;adioufta à la guerifon de la maladie des Efcroueilcs,lc ng ,
ââ¢tie.
eftant de retour de la terre fà intc, il prenoit vn grand pl^dix SainteBible. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'
Defbntcmpsviuoit Guillaume de Saint Amour Doéten noinc de Bcauuais,lequel en fes fermons fattachoit principe pocrifie des Prélats,diûnt que ce vice eftoit le plus danget^^^
touterEglifeeftoitinfeÃée.Ilfoppofà auxMoynesamp;furtâ^^^^jj-e9â^^îLrt S
Ãn^^eL''' les aceufans de ce quâils troubloient les Eglifes.Maisle
me les fouftint fort amp;nbsp;ferme contre Guillaume, amp;nbsp;le déclara
furnommé le Grand natif du pays de Sucue, amp;nbsp;â la vérité boni
le temps,amp; Thomas dâAquin amp;nbsp;Bonauanture de Bain
deliersflorilToicnt en celle fâifon,lcfquelsviuemcntfbuftenoie
Mandians, dont aucun nâofa plus dire mot. Ce qui fut lâan de a Venant le Pape Alexandre a mourir, Vrban quatriefme nat^^ Champaigne luy fucceda,homme de grand courage iffu de ââ¢Â«/ .ftant fils dâvn rauaudeur dâhabits.Il enuoya en Angleterre die pour appaifer les guerres ciuilcs qui y eftoient. Mais CO nbsp;nbsp;nbsp;jjj
qui lors regnoit audit Royaume,apres fon retour de France le Roy Loys,vouloir rompre quelques ordonnances qu n nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â
â¢
ó. LUYS p. ROY 43. LIVRt XI. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;5^^
auöit prefque forcé les Seigneurs de fon Royaume,il cfmeut I rebel] nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;contre luy,amp; quelques villes des plus grandes de fon eftat fe
ttentpar les menees de Symon de Montfort. Celle guerre vint pour ce abolilToit 1âancienne couftume dâAngleterre fall â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^IfncfTe entre les Nobles, à caufè que les puifnez nâauoient rien ôc
ailleurs quérir moyen de viure. Mais Polydorc Virgile femblable,amp; bien quâil face mention des loix, quelles elles elloient ains dit quâeftat faite lâalfemblee des dol nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Oxfort, le peuple y propofi deux requcfles principalles en fes
ftn nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;que les Poiôleuins qui gouuernoient le Roy,amp;autres e-
anc nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;chaflez dâAngleterre, amp;nbsp;lâautre quâon remit fus certaines loix
l^olirl^f nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;abolies. Les Seigneurs de Poiclou fen allèrent, mais dâa-^
Ce nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;elloient proffitables au Roy,il ny en auoit point de nouuelles.
fut caufeque Symon de Montfort Ibullenant la querelle du peuple, n nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;prendre les armes contre le Roy, amp;nbsp;Richard fon frere fut eilcu
r Æ es Romains. Symon leur dona la bataille, en laquelle Henry amp;nbsp;Richard ^letem^ris, prins prifonnicrs.
,. ^nitbienfeant au Pape de ne permettre que ce Royaume dâAngleterre ^!^^â^'înilfutbien loingde]uy,fcruinall par guerres intellines, puis que peu bpâ^^^^^^P^^^nant iffelloit rendu valïà l amp;c tributaire au fiege Romain. Mais telv^n,fFairc plus pres de luy, amp;nbsp;qui de plus pres le touchoit que ^linf ^âS^^â'^^^^gt;S[â-ii^^^^^^âvfLirpation faite fur le Royaume de Sicile par lùt nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;il defiroitchalTer dudit Royaume en quelque façon que ce
' l'tcu fçauoit que Conradin elloit viuant, amp;nbsp;quâil elloit délia gradelet. On °*â^hgitimemêt lâoppofer aMainfroy,mais la race des Empereurs Federics Lessueutt riesPrinces Sueties elloit no feulement hay desPapes,mais aulTileur lufpccf êc redoutable. LâAngleterre amp;nbsp;lâEfpaigne elloient tourmentées
tr U ^â'^^5^ririles,dc forte que le Pape nepouuoit elperer aucun lècours con-' ainrroy que des François, fur Icfquels elloit fondée toute fon efperance . '^ecllantluy mefmes Fraçois.Le RoyLoys ne pouuoit ellre attiré, cfmeUj conqueftc,ny iouilTancc des plus grandes terrcsamp; richelTes que ccl ilauoit,mais Charles Cote dâAniou amp;nbsp;de Prouence fon frere elloit tour-
â^'^ntedes importunitez de là femme, laquelle pour fe voir fÅur de trois Roy-â^^bdloitfafchee de ce quâelle feule entre fes loeurs dont les deux elloient Roy-â^^5i^lautrelmperatrix,elloit appellee Madame, amp;nbsp;quâen lesTiltres ellenâa-
3i]tre nom,que de ComtelTe. Surquoy il fiut noter comme nous auos def-cy delTus que lors quand on parloir aux Roynes, on les appelloit Roynes, ?^^eauRoy feul on donnele nom de Sire,amp; Icsautres Princelfes elloientin J«erammét appellees Mefdames.Lc Comte dâAniou prelTé de celle ambitieu-^otiniportunefemme(lèxe duquel rambition,la malice,^lâimportunité exce- At^llceiles ^toutes les autres) luy donnoittoulioLirs bonne elpcrance de la faire Royne,^^'â'âquot;' yinarcnt le defir dâelle,amp; la promelfe de luy fi bien à point, que là ns y penlcr riitappelleamp;conuicà eflrcRoy deSicile.CarlePape Vrbâranixlt;J3 . enuoya Cardinal fon Legat vers Loys,le prier quâil cnuoyaflfon frere Charles Cote Aniou amp;nbsp;de Prouence en Italie,pource quâil luy vouloir donner ledit Royau- ,
mpJnC' I e r 1 I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;11 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1 T-. - nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Charles con-
caediciie,Kenlemble enuoya des lettres a tous les Seigneurs dcFrace pour stale. muiter a prendre les armcs,amp; entreprendre vne guerre fà inte contre Main-
^oo'
s. L O I s ÿ. R. O y 4Ãâ â -J ^iinemy de lâEglifc. Voila comment les Papesf com^ dcffus)cômcncercntdâappellerfâintcs leurs guerres cotre ici j^^p^pe â ne vouloit du cômencemêt entendre à celle guerre,mais nbsp;nbsp;nbsp;. Cotod
à mourir le 3.an de Ibn Pontificat,lors que relperaiicc de Cnâ nbsp;nbsp;nbsp;pp^ Jgl.
êc de fl feme fembloit eftre perdue par la mort du PapeS^P^ fuccS^ nbsp;nbsp;jfjit
iladuintquâclledeuintplus grande que deuat.Car à Vrhan die ou felon dâaütres de S.Gilles,qui auoit effé ( ebmenous
- nbsp;Pape Vrban enuoy é Legat en Angleterre,pour appaifer les
eftoient,amp;fotappciléClement ^dunó.IleftoitnatifaeNaAo»â^-' plusamy deCharles quâauoit eile fon predcceffeur.Eftantab pe,dont il partit dâAngleterre pour aller en Italie,amp;pafla
d Charles tout fecours Se moyens a la cbquefte de cha-Us. la poffelfion de fon Pontificat, dâau tant que la ville de Rome
amp; non fübieéle au Pape,amp; de fait les Romains auoient efleu^o là ns plus recognoiftre le Pape. Le Cote dâAniou anâquot;'*â '
â¢^tonTonnt Marieille auec 3o,GalIeres,menâtlà fern*-
furent par le commandemen»- *
Trilgt;itUtsi- Sicile amp;nbsp;de Hicnâ^quot;'
tile 4HX Pii-^ RoVS â
fet.
4itg rfr
, ,.n3rCle»'quot;!«gt;£.'â ..uneauecäyA ...V au Pape,nomez ôc couronnez nbsp;nbsp;nbsp;pyccf'
^Mdicm en IâEglife S. Pierre,à lacharge audicR.oyaunae,payeroïêt chafque annce,aux PapeSj nbsp;nbsp;yyc^üjjji
Ie ducats de penfion.Pareillement il fit par Grmcnt ohh^j (lequel dorefiiauant nous appelleros Roy) amp;nbsp;qui en vn fi à luy fait par le Pape ne reffufoit aucunes conditions,que bic*^ fut offert,il nây entendoit neantmoins en aucune fone.Le P^P^p^oyjütââ^|isC telle,car il ne vouloit que toufiours retenir ledit Charles en deuotîo,fans permettre qu ilf agrandît d auatage,de peutq*quot;â * 'esvenoit à eftre Empereur,il luy defiiiafl: la penfionfufdit^? noir amp;nbsp;obeiffance. Quelques hiftoires difent que le Pap^ de Rome.Les Guelphes qui eftoient chaffez de leurs maifbns nbsp;nbsp;nbsp;jeF
traire,fuiuoient le Roy Charles,entre lefquels fut vn grand n(^ tins,amp; ia eftoit de France par terre arriuee vne groffe arniee ei^^^ Charles auoit auec luy (on gendre, le CôteRobert de Flâ^r es, chard Comte de Vandofme,!â
Euefque dâAuxerre, amp;nbsp;p^^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1
dats des pays deFlandres,dâAniou,du Maine,amp;: de Proucce. nbsp;nbsp;Je
. affin quâelle peut conferuer amp;nbsp;fouftenir à fbn mari amp;nbsp;à elle 1^ u Royne quâe le auoit tant ardament defiré, vendit toutes les ' c. J ù nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fiouldoyer ôc entretenir les foldats. Les Allemans diicatq
fitt, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;rencotre que Charles trouua Mainfroy qui fut au Comte de^^^
cime refinance il le deffit amp;nbsp;tua,mais les autres difent longuement difputec, en laquelle les Florentins auffinous^^j^^j^jiâ^Srôi^ que leurs banis firent de belles chofes.Eftant Mainfroy tue, nbsp;nbsp;nbsp;à /of
üble poffeffeur des Royaumes de Naples, amp;nbsp;de Sicile. Et^ eonquefte du Royaume de Hierufalcm dont il cU7e* parle Pape,il fe trouua embrouillé en vne
Car Coniadineftantcependant deuenuhomme,prt pres de luy,que puis quâils auoient faittant de belles choies nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,ir
Zâ conduitte de Ibn pere, amp;nbsp;acquis tant de gloire amp;nbsp;dâhonneut, quâil fut iniuftement dclpouillédu Royaume de
S. LOI Slt; 9. ko Y 45. LIVRÃ XL
Vltalie eftoit toute afleurceauoir bien toftfurlesbras^ vjiearmeedeS^^^^
amp; deBauarcs menec par cc nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;p^X'e p« G«clphcs, K
Royaume de Siale, amp;nbsp;lales Gibellins chaffei de Fl nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;pgi^n la couftu-
lcfc|uelsau parauant ils auoient pareillement chane^^,^^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Adoncqueslc
medes bannis,confortezdâvne efperance deVEmpire vacquânt de- xfpn««« hçc comme contraint dâvne ebofe nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;j^ditCoradin^ôc difant c^ue
Jt
Mislimott delâEtnpetcut Federic â^âquot;^quot;ouueniement dè lâEmpire aç-durant la vacation d iceluy, I adminiUration amp;nbsp;Cbarlesdcquel peu aü cbxrlwo^rf-» Vanenoit au fiegc Romain,créa vicaire de I æp nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;la diar ge qu il
PatauantilauoitcreéRoy, en outreluy o nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Gibellins.- *quot;
bcouttoitlePape, ôc le nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;difoitEmpereur,ôc à uoit deux fre-
Cependant AlpbonfeRoy deCaftiHe nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;pederic.Tous deuxfeplai-
KsbtauesPrinces,lâvn nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;peu refpcftez du Roy leur Frere en
gaoient de ce quâils eftoient mal traitte nbsp;nbsp;nbsp;V. ^e2;arder,neles appelloit aux co-
« (^uil ne faifoit compte dâeux,ne les dais nbsp;nbsp;^g^pix^neleur donnoit'ancunes
fab amp;c deliberations des grands affaires nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;quelques mauuais cbfeillers
J tbar^es,amp;toutparleconteil ôc à la nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;aymez de leur frere.de peur quâils
J nbsp;nbsp;qaincvouloietquccesdeuxPrincestu nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;y^pditsconfeillersnenfuffentde-
I uenttaffent au maniement des affaires,^ q^^ lâindisnité receuë de leur frercy , 1 nbsp;nbsp;nbsp;boutez Adonc ces Princes pouffex du e p^^^ piquas eguillons,fâcnfuiret deluy',
i nbsp;nbsp;nbsp;^dulouç(;ô quâil auoit dâeux,quilo^^'^ nbsp;nbsp;amp;. Y autre vers le Roy Lois, dcliberet
, nbsp;nbsp;nbsp;Wwtli jucïtc a leur frcre,Ws en^tt nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;jntJtion ils feifo'ient ce voyage,
. blt;ÅoMepouuokbienflt;;auo« a^ ^ââecuxrrois,maislaflnledeclata. , CMoufcioutortrpiecefuftvnieui nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;donner Cecoùrs pour guet nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,
I nbsp;nbsp;nbsp;bopYb^V^ïceluy qui (âeffort retire nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;rnbufclie cacbee (oubs ceff e de-
, »^gt;brerc,pVnfalt;purl7-o;tou^^^^^^^^
. nbsp;nbsp;nbsp;»«Je ,m»s suffi confiderant «pu 1 ne fetoit pas 'oR nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;J . nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;pâ,.
ÃV^oÃeffxon de VaxnaetUaider nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;v\ leur monîVîe-
amp;,ACCorA«enfem 5 j, WWnte^akvoVonte Scatt nbsp;nbsp;nbsp;r a onsoÃccs.MavsQuec\vma\cur lojs.
°X^v\s\o\i\oVct\tenceü.endroitïcceuo nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;\r,;tflt;ue HenivVeneft-ant
endamtna dâananta^e a\a ç^ette nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;i AMcedrc enLtaXve,tjâ¢
lt; ^h^deneWetVveAXttfotnttevtin^^
\ ^âMlt;^ue\eYe^nedeC\\aAcsi^ùntT^\nsanantYacn\c. n^ o
\ nbsp;â^^«kdetnadet£eco\xwamp;£otcescbtxe£on£tet^cna\\aNets e
\ nbsp;'^^^\ vtexbe.Slt;\e£eent£ï\)\enamadonet deWWâi^V^â^ô es^ anec
\ ^Vxees de\avnÃ^eean£ede£ondenatt,t\ne\eVave\u5 ^xckaN ne grande £otntne
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nxonait tont£econts amp;c aide. W £ut v^t nbsp;nbsp;eitojensRomains
\ tttt^enneinenr de'Ãlt;ome amp;c bt entrer en\\ç,\tâi \es V\£ans amp;c\es Stenots anee \ VsWvAes. VesGenendrsXanorentdeba UGie anec Conradin t^-nenbnNint \ ^«ve.VederieXùvxcdKnbrieVie ienneVrincedev^^
\ WWr,^ebnnk^vixdeôo\reamp;re^t\tation,\aeorn^a^naanee'ooriorn-\ ^'^'^^^^'^^âcnesXesVi£anseboienta\\eTenK£tir\ûeaneeâ,o.\^a\eres,de\aon\\ \ ^^^â^'^'^'^^VederiedeCakiWeaneoNn^rand norrdiredeâamp;arbaresAe ^aferiten
il
60Z
43-
* Sicile, de; laquelle prefquctoute ils femparerent,excepté de S aragoffe, de Md-fine, de Palerme,amp; fe firent prerter par tout le ferment de fidelité, pour amp;nbsp;au rLigt;wnt nom de Goiiradin, La ville de Nocera que les François tenoient fe tourna aul-l^Sicile. il de leur coftéjiur le poinôl quâvn getilhommeNeapolitainnommeCapuccio banni de fa patrie eftant entré dedans le port de Naples auec quelques vailTcaux r -»«As des Ge^euois , cria viéloire au nom de Conradin, amp;feftant fur ce cry efmeu â -^vn grand tumulte, il fut aiiec grande perte repoufie. Ce qui aduint au melm« io.ur qu oïi.faifoit les funérailles de la Royne Beatrix femme du Roy Charles, «.â svr â nbsp;nbsp;lequel pour obuier à ces troubles nouucllement fufeitez en fon Royaume,pat-
tit de la Tufçarte ou il ertoit,amp; alla mettre le fiege deuant Nocera.
Cenrtuli» tn liithe.
Conradin fuiuoit de bien pres fon ennemi,amp; le Papeeftantà Viterbc,qiuC' ftoitalors la plus frequente demeure des Papes,entendant que Conradineftoit défia bien anant en Italie, lâenuoya menaflerde fes excommunications, fil fe defiftoit la pourfuitte du Royaume de Sicile. Conradin fertonna fi peu de /'/eerdat le CCS mcnafle§, que mefines il voulut que le Pape vit fon armee, amp;nbsp;a cefteocca-it. fion la fit à la veuë du Pape toute paffer le long des murs de Viterbe. Elleefloit bienlvne desjplus belles que lâItalie euft iamais veuë, car outre le grand nombre des.Sueues,Bauares,Auftrichans,amp; Allemans dont elle eftoit compose,i yauoitvnnofnbre infini deGibellins chaffez de tousles coftez delâWà e dfTe'deudnt nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;f cgardaut paffer ces troupes,amp; ces deux Princes, affauoir le Roy Coradin
Utdpe* nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;le Duc dâAuftriche fuperbemét armez,foitquâil cognuft que ces deux icuncs
hommes fallaffent mettre entre les mains de Charles vieil amp;nbsp;expérimente capitaine,foit quâil eut quelque diuin augure amp;nbsp;prefiige de leurs proches malheurs, prononça ces mots, Ces ieuncs hommes fe précipitent à leurs malheurs.
Ce pendant le Roy Charles tenoit eftroitrtement affiegee laville de Notera -il â quieftoitdeffendue^parles Sarrafins quiy habitoient. Ilnelapouuoitprendte aautant que ces barbares eftoient vieils foldats,amp; grands ennemis des Fraçois. Adonques il fit faire de grandes tranchées tout au tour delà ville, a fin que Mrs quâil leueroit fon cap de deuant, ceux de dedans ne peuffent fortir,amp; lesluiure, amp;nbsp;fe ioindre à Farmee de Conradin. Il laiffa deuant ladite ville, quelques ttom chdrletyeut nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;la tenir toufioursafliegee,amp; auec fon armee fe refolut dâaller au deuat
lutdtlle. de fon ennemi qui fapprochoit, amp;nbsp;de tanter le hazard dâvne battaille, dâautant quâil cognoiffoit que tou^ les Siciliens defiroient de retourner fous lâobeiffan-ce des Sueyes , pour la douce mémoire de Conrad pere de Conradin. 11 conf 1 «. -,vauoit ia prefque perdu toute la Sicile, amp;nbsp;querarmec demerdes Pifà nsbrufloitlacoftedelamer, fi Conradin entroit plus auant eu
lesJeuxdr- pays, Ics Fiançois perdroient tout ce quâils auoient en Italie . Les deux armées TOf« voiff- defiaarriuees au lac Facin, amp;nbsp;Coradin Feftoit cape en vn lieu bien commode pour combattre, Charles fit veftir dâarmes amp;nbsp;dâarmet à la royale vn vieil capitaine nommé Alard chef de là Cauallerie, luy commada de mener 1 armee comme fil euflefté le Roy, amp;nbsp;luy dit quâil femettroir enembufcadeaii fonds dâvn vallon là voifin, auec vne bonne troupe dâhommes,amp; quequandil congnoiftroit en eftrc befoing il viendroit lefecourir.Le vingt-troifiemeiour dâAouft, lâan de ialiit mille deux cens ïoixantehuiôt les deuxarmeesvindrent aux mains, amp;nbsp;combattirent vaillamment par lâefpace de trois heures. En Alard vertu en Roy fut porté par terre amp;nbsp;tué, dont les ennemis penfans quels Roy Charles euft efté mis à mort, crièrent tous Vilt;rtoire,amp; renouucllans lecoffl-
,'âfââquot;âiâa,tâ^/- Lois roy 43- livre
âcii'l'câlkcute l'â quot;^'^ILictcrent tout ce quâils trouuerent. Les .Allemans qui «ht nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;point encore ioué des mains, commencèrent leur
P ® ^''^îââoire ne demeuraft aux Italiens amp;: Elpaignols, quâils ï viît nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;gloire amp;: du butin, amp;c croyons que le Roy Charles full
I V^/â^rs ran Æ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Ã eux, amp;nbsp;quâil ne falluft que la pourfuiure, rora-
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;' Alors CL nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ddbcndez tuans ce qui fe trouuoit à leur
«leïk^ â^^^â-lerfa r nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;dedans le vallon fufdit, fortit auecques fes trou-
) Sc les a nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;chargea les Allemans, les Italiens, ôc Efpaignols
hf ^^^^rlapl nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;gt;nbsp;tournant le carnage furies vainqueurs, delqucls il de-
quâ r nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nombre de douze mille. Charles ne cefla de tuer
pl^â'lâ^fprifon^l^^ â^^^contré Federic Duc dâAuftriebe, ôi Henry de Caftille ^ile nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;qui f Tâ-^. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'
'^f^ttep nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Roy,amp; qui fou b s lâefperance du Royaume de Si-
dâ,nSquot;y'fteguerrc,alorsictt3ntfeshabillemensRoyaux, amp;prc-âlel VjiD nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Cendarme commença de prendre la fuitte. Comme il
y trouuant vnc nacelle, il pria le maiftre dâicelle Pife, luy offrant pour le payement du paffage de luy don-
'â hofe quâil auoit au lieu dâargêc. Le maiftre de -^oinsjöc a lâanneau, que ce ieune ^^trefon proffit,comme
appellant
\ ^^A'^xkavxQxcnipApsU^ oVvxR® . nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;pïoC^^ \ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;lt;rcV^^^*^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1
iC.
1 ^^kstnno^aAcmapA*^^ atxxX^^^'^
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;tintâtcji'.à ifoirtA ^^^ietï^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;a'itï^^'V T*iâquot;'
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\ ^'^^uwuuuÃesTvvfcs.seï^
\ âômHtxxùÃeCÃc^'^veVavà ^^^^vteVe
\ lt;o^^x^\.xAoAuccCot^à xïvi^
s. L O IS % ROY 43.
plufieurs qui trouuerent trop eftrange amp;nbsp;cruelle celle façon de procéder, difoient mal feante à la maiefté Royale de faire ainli mourir rigoureufemétles Princes qui dâvniuftetiltrc pourfuyuoicnt leur heritage, amp;accufcrent le comme aurheur de ces fuppliccs,amp; celuy qui auoit follicité le Prince François a fenfanglater ainli les mains au lang dâvn fils dâvn Empereur, amp;nbsp;forti de hplû$ I« {{ÿù ne illnftre race de lâEurope. Mais quoy ? les Rois neâpcuuent fouffrir de compel' peuuenifouf tcut Cil leuts louLierainetez,amp; viuant Conradin il euft efté impoflible à Chark^ viure en repos, dâautant quâil nâeftoit pas fi peu cler-voyantquil'â^ cogneull a quel peuple il auoit affaire,amp; quâà tout changement de temps, ieune Prince euft velcu,il nâeuft ouy que complots amp;nbsp;menees des Ncapolitaip» ennemis du nom Frâçois,pour remettre les Sueues au Royaume.Ainfiprindâ*â la race des Princes Sucues en ce Conradin, amp;nbsp;fut Sueuc reduifteen prouincti pindel4rlt;tce nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Priiice du fiingancien desRoys premiers quiluy comandoicnti
des Sueuet. lefquels auoient tenu lâEmpire plus de 150. ans, amp;nbsp;la Sicile yij.ans.
fromeffe ft' nut.
Et combien que Henry dâElpaigne euft bien delTerui lemblablcniort,toU' tesfois il ne mourut pas, pource que le Roy Charles de Sicile lâauoit ainfi promis à lâAbbé de Mont Calfin qui le luy auoit enuoyé prifonnier,inaisilfutnus amp;nbsp;enclos en vne chaire de fer, vnc chaîne de fer au col, amp;nbsp;en ceft eftatfutnif^^ par toutes les villes amp;nbsp;citez delà Pouille, amp;nbsp;de Bcneuent,amp; deiiantluyo*^^^' coptoit fà malice amp;nbsp;rebellion, pourauoir tantpourchaffé de mal au Roy tna
Coftijutfles ch4rl(s.
les fon coufin,lequel luy auoit fait tant de biens amp;nbsp;honneurs ,tcnenicntqun a uoit fait Sénateur de Rome. Ainfi demeura Charles Roy paifible du paysdcla Pouille de Beneuent. Mais il y auoit vn Cheualier nommé ConradCapuene qui eftoit en Sicile là ou il print toutes les villesamp;places que tenoit leRoy Cnar les,referué Palerme amp;nbsp;Melfine. Le Roy y enuoya Guy de Montfort,Thonias de Coucy, Guillaume lâEftandart, Sgt;c Guillaume de Beaumont auec plufieurs
genfdâarmes,amp;tellement pourfuiuirent leditConrad Capuche quâil fenfuit a -fuite Je cu- uanteux de place en autre. A la fin ilsleprindrent par force en vnchaftfau,^ ftuine. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;cj-eucj-ent J^syeux, puis le firentpendre amp;nbsp;eftranglcr,amp;parainnCuâ'^â^^
eut tout le Royaume de Sicile entièrement, amp;nbsp;le tint paifiblement iufqu^^
Sicilepuiftbit que Confiance dâAragon luy recommença à faire la guerre.
* nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Et dâautant que les Siciliens auoient fait longuement difficulté
Roy Charles lequel ils hayoient à caufè de la mort de Conradin, amp;nbsp;qu aufh^ eftoient folicitez dâailleurs,Charles ofta les chefs, faifânt bannir les plus gra® amp;nbsp;apouriftant les plus riches,amp; mit de fi grands tributs amp;nbsp;impofls furlcpcupl' Sicilien que plufieurs furent defpouillez de tous leurs biens, nâayans dequoy fà tisfaire aux charges. Et à fin quâils nâeuftent moye de fe reuolter on mit de tes amp;nbsp;grandes garnifbns parles villes amp;nbsp;fortereffes du Royaume. Ce ffw/â/e/rn«. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;çg nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;defoy-mefme) que depuis tout a vn coup
vengea des defplaifirs receuzde plufieurs François, comme vous verrezcp pres. Voila ce que difent noz chronicques. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.11
Plufieurs hiftoircs difent quâapres celle tant infigne viéloire,toutes les v qui f eftoient mifès du cofté de Conradin fe redirent à Charles. La ville de
Pn»7f (/e cejfa endura le fiege vn an durant, dontChales indigné du long retardement)'^^ radelarazer.Leshabitans vaincuzdelafaimouuranslesportesdeleurvi â fortans dehors en habits nô feulement de perfonnes accufees,mais damnees ay ans la corde au col,fe vindrêt ietter aux pieds de Charlcs,imp'^^
ló»
leiç^'^^^^^^^^^confeflansIeurUu.. leur par l^jScf nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;eftoient dedans ne fe mefleroient plus des
' -deûrmez quot;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;lefdits liabitans condamnez à pay
'quot;^medede» ' -quot;G £icu lté, amp;nbsp;que quelque . ^^ -'ifâS citoyens. ffaineeeatm
S lebruitdela^quot;quot;â''*'â^â^-t
Ve amp;c
( CQj?^^â^^say. '^Pâ^â;f^harles,les plusgran de leurs biens, amp;iccux tv.
j nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Charles mit de grofl'es garnifons
^ffa nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^â'^^^Ãois à tenir en grande fubiedion les siciliens.
I f Chr npaflbient en Italie le Roy Loys fut aduero v^ue les i Iç^ lorti^;(jg| nbsp;nbsp;nbsp;en Abe (è portoient trefmal. Caries Tartares eftans df
e,ayans contrarié ligue amp;focieté dâarmes auêcques bruflce celle partie de la Syrie que les Sarrazins
1 Qftte nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;terriblement les ennemis de noftrefoy. Ce qui don rwi^e/âA/e
U' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;cfperance de recouurer ce que bous y auids perdu, '
e^Qj nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;par la cupidité amp;: licence des gens de guerre. Car les
garnifon dedas la ville de Cæfà ree que le Roy Loys auoit
Tartar nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;terres que Guirboc grand Capital
prinfes fur le Souda Sarrazin commun ennemy de luy prindrent vn grand butin, amp;nbsp;commele fils delafÅur de deluy rendre Ce quâilsauoientprins,ils â^uparauât auoit elfe tout no fire, voyant celle iniure luy
Vq D nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;gensjfe rendit noftre ennemy, amp;nbsp;alla afiieger la ville de
Mi nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;pas plus heureulc, car Meto
diofç^ nbsp;^^lant allé en la Cathaonic y auoit au commencement fait de
comme il tenoit parmer afliegée vne ville,le nauire â^l'oué amp;nbsp;percé par vn de fes ennemis, fenfonça,amp;il y pe-5^^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;apres auoir dopte plufieurs nations le gouuernement
d^i kiy nbsp;nbsp;. yâ'^^ auoit eflé donné,partant de là pour aller prédre leRoy-
le;?féâ,;;^^^^^h;=uparlamort de fon frere, trouua que Cobille fon au-fç J ^^Pate. Ainfi feftat efraeuë vne guerre fraternelle en Scy thie, vne bataille au milieu de iâhyuer, amp;nbsp;com,battirentforc glacé. Mais feftant la glace efcliauffee, amollie, amp;nbsp;rom-
îpp nbsp;nbsp;Soy J J^âaimes dâvne part amp;dâautre enfondrerét, amp;nbsp;perirét en lâeau, /â'tpmryne
Syrie Q nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fuccedéà Turcemin chafla facille-
quinâeftoit aidé dâaucun fecours des fiens, dont il fut
^ué par^°y æ^â^^aienie, qui eftoit fort fon amy. Eftant 1 n)ç trgP nbsp;nbsp;nbsp;P'^^SjBaudodacliard luy fucceda,lequel eftant le terme des
Latins expiré, ne voulut pourtant leur reco-
^a guerre,fe referuant à les aflaillir lors quâils nây penferoient â ^'âfiaie que Conradin fut deffaiél r'â' Charles R.oy oui n auoit guere-s d nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â '' «^ar-
CB.'
1 .
606 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;S. LOIS p. ROY 43.
uoyerent vne cómune Legation au Roy Loys par laquelle ils le prioiét courir à leur extreme befoing, amp;Charles qui eiloit Roy de Sicile,amp;qui peauoit efté déclaré Roy de Hierufalé deliroitaulfibien pouuoir recouure^ fà inteCitéjCommeilauoitfait la Sicile, amp;les François enauoientvnexuei'^' defir,pour lauer la honte amp;nbsp;ignominie quâils auoient receuë en Ãgypte.
prie
MaI Je Ãin tJfftnee.
reutdUèr
Xtajfaillir Carthage.
AullivindrentversLoys,les Ambaifadeurs desfeigneurs ôtEaronsdcLi refainte,enfembleceux du Papc,lefquelsluy remonllrerentl Eftat tion des panures Chreftiens qui eftoient outre-mer, le fuppliansamp;cnhortan^ rechef à la guerre cotre les inlidellcs,amp; à faire le voyage de la terre ûintc.H promit dâentreprendre ce voyage pour la féconde fois. Ce que les plus là gcs fbn confcil ne trouuerent bon, veu que fon abfence caufoit tou fiours degran troubles amp;nbsp;malheurs auRoyaume,à caufe que la noblelTefouloit le peuple,ç la iuftice eftoit mal adminiftree,amp; peu crainte, amp;nbsp;que les voihns de ce Rop^ me auoient toujours les yeux ouuerts furiccluy durant fon abfence.Dni^ geluy remonftroient quâil eftoit fur lâaage, maladif, peià nt amp;nbsp;fifoiblcquap^ ne pourroitil endurer le harnois.Toutesfois quelque mal quiluy peutadn ôc qui luy fu t propofé de fon abfence, amp;nbsp;de lâentreprife de ce voyage, il rentreprêdre,amp; fen refolut,madat à tous les (eigneurs amp;nbsp;Baros de fon 1 y me,quâils enflent à le venir trouuer à certain iour quâil leur ordonna. Il longuement quâelle contrée des Barbares il deuoit aflà illir la premicre.Les baflà deurs de Charles Roy de Sicile luy remonftroient quâil deuoit attaquÃ^ premièrement Carthage,amp; que dâautant que les AflFricains eftoient perpétué ennemis de ritalie,ilsauoiêt à la dernicre guerre brnflé la Sicile,amp; cftoict gtai' dement redoutables audit Royaume amp;nbsp;alaProuence.QueleRoy dcSicilcÃJ
La larlfArte ^ffricAne.
aufli eftoit Cote de Prouencene pouuoit leurcmêt palTcr en Syrie, ny aller * coquefte du Sacré Royaume de Hierufalê, fil laifloit derriere luy entier pieds,le Royaume de la Barbarie Aftricaine,aflis à lâoppofitede lâItalie,dcw cile,amp; de la Prouence.Quâeftant ce Royaume alFoibli ou conquis, amp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;\
puilTance des Fraçois,tontes chofes plieroiêt fbnbs leur vertu. Ce quiicroit 1 aifé à fairc veu que ladite Barbarie eftoit prefque expofee à leur veuë, amp;Qued Prouéee iniques là ,ny auoit quâvn petit tragueôldemer. Charles deliroitcel cntreprinlèpourlacomoditéde foy amp;de les affaires, elperantquâilsfcporte* roient mieux,amp; que fon Royaume en feroit plus alfeuré quand les forces amp;rij chelTes Aftficaneslèroient renuerfccs. Loys entreprenoitdedeffcndrelnyic® DeÃrJeLajt tous les Chrcftieiis ôc toute la Chreftienté, affin que ce pendât quâil attaquerait Latins qui eftoient en Syrie peulTent eftre aidez contre leurs cæ nemis,amp; que les forces des Sarrazins fulfent tellement empefchees,qu elles peulTent donner fccours à leurs amis amp;nbsp;confederez. AdoncLoys contracta 1 gueamp;rfocieté dâarmes auecquesHenry 3.du nom Roy dâAn2;leterre,affin quccc pendat que ledit Loys iroit en Afirique affieger la ville deTnuncs,ledit Angloi$ menaft vne armee de mer en Orient, amp;nbsp;quâapres que ladite Carthage leroitpn le, les deux Roys ioignilfent leurs forces enfemble pour aller a la conquclte laSyrie.Et affin quâil nây eut ou peut par apres durant leur abfence naiftre aucu TrMlléeHtre ncfoLipcon de 2;uerre entre les François amp;nbsp;les An21ois,Ieur ancien diftercnt lu\ f'T'Lâ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;rr.. ⢠nbsp;nbsp;nbsp;! nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;!⢠nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;_______.l'Ann-lflIîn*
appointe pawn noutieauTraicte,par lequel il ru t dit que par apres,i pourroit prétendre aucti droit fur la Normandie, ny furies Cotes d Anion, Maine,Poiólou, amp;Tourainequc fes predeceircursauoientpDiTedeZjamp;t]';^*'^^
s. LOYS P. ROY 45. LIVRE XL nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;607 !.. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'
» auoicntperduz aux guerres quâils auoiêt eues côtre les François. QiaeleditHe- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'
â ry iouiroit de la Guyene, qui'^ftoit de la Garonne amp;nbsp;que par enfemble il auroit Terres acw-* le pays de Xaintonge iufqucs cà lariuiere deCliarantc,amp;les pays deLymofm amp;nbsp;» deQuercy.Tous lefquels pays il tiendroit en foy Schomage de la Couronne du » Roy de Franccjduquel a caufe de ce il feroit valFal amp;nbsp;home lige. Nos ChrOni-
çues de France difent que ce T raidie ne fut fait entre ces deux Roys fur lâentre-prifedclaguerrefiintejquifutranTitrp.ains que ce fut neuf ans dcuantquifut un 1160. ou lijp. Et que lors ledit Henry vint à Paris, là où Loys luy fit donner certaine grande fomme de deniers par le moyen de laquelle il céda, quitta, amp;nbsp;tranfporta à Loys,amp; aux fiens perpctuellemêt,tout le droit amp;nbsp;adlio quâil pou uoit prétendre au Royaume de France, amp;nbsp;exprefTement y renonça de ion vouloir amp;nbsp;confentement en la prcfence de Richard Roy des Romains fon frère, amp;nbsp;dcplufieursfcigneurs amp;nbsp;Prélats dâAnglctcrre,amp; Loys luy donna les pays de Ly *nofin,Agcnois Perigort,Xaindlonge,Bourdelois,Bayonne,amp;le pays des Lan- r^ys Jonne^ '^^S^ue ledit Henry amp;: fes fuccelTeurs tiendroient en foy hommage du Roy
France,amp; feroient inherits amp;nbsp;appeliez amp;nbsp;intitulez es rcgiffcres de France,Duc â¢^Aquitaine amp;nbsp;Pair de France.
Les hiftoires Angloifes fuiuent la premiere opinion quant aux conditions, / ^yadiouftent que Loys donna à Henry cent cinquante mille efcuz pour les Eaiz delà guerre,mais elles ne parlent nullemêt de la focieté ftite pour le voya-Sâ^delaTerrcfainte,ains mettent ceTraiôlé audit an.1x59. Ceux qui difent quâil f^ùaitpour lafufditc focieté amp;nbsp;entrcprife,difent que ces conditios furent trou-
fort bonnes desAnglois,dâautat quâils ne perdoientrien de ce quâils auoiêr, ^ââ^couuroicntpar cede paix plufieurs chofes quâils auoient perdues parla B^fireAuHi Henry Roy dâAngleterre eftant tourmenté par les armes amp;les bri-lâ^KdeSynaon de Montfort, auoitcfprouué la bonté amp;nbsp;foy de Loys, lequel e-^nt allé à Bologne fur la mer,y fitvenirà luy lediôâlSymon,amp; lepriaamp;exhor ^dene vouloir plus tourmenter fon Roy,de confiderer le mal que portoit ce- ce au Cemte ^^guerre ciuile,amp; quâil fe gardaftque ce pendant quâilfc difoit conferuateur
deffenfeur des loix, il ne vint à deftruirc le Royaume par vne longue guerre, ^^^ntlaquelle il faut que necefTairement les loix fc taifent,amp; que la indice foit Mal^ynbS ^Meeparlâiniudice. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'
^^Cotnte Symon fe difà ntprotecleurduRoyaume, des loix, amp;de la liberté Anglcterre,difoit que pour fon deuoir,fa foy,amp; le rag quâil tenoit audit Roy-^%ilnedeuoit abandonner la caufe du peuple dâiceluy,amp; que câedoit leRoy Defence Je
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;qui auoit violé fa foy amp;nbsp;fa parolle, ayant rompu les ordonnances faites
Y^uemblee dâOxfort,non luy qui les obferuoit. Loys voyant Symon inexo-
I ^âhamp;obdinéenfonentreprifefinslâenpouuoir diuertir,lelaifia. Symon rc-I ^°ürnacn Angleterre là ou donnant vne bataille à fon Roy, il fut vaincu par E-1 ''vardfils de Hêryamp;tué,laidant de foy vn fi grand regret au cÅur des Anglois 1 ^^j^^^ontdepuis honoré comme vnSaintMartyr.Guy fils de Symon voyant 1 S^ilnepouuoitauoir aucun fecours de Loys contre fon Roy, lâen alla vers le I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Charles de Sicile amp;nbsp;Vicaire de rEmpire,qui le dedournant des entreprin-
I la guerre dâAngleterre le fit fon Lieutenant general, amp;nbsp;quafi comme I ^°^P^lgnon en la conquede de laThufcane. Le peuple Anglois edoit mal af- peufilemal I ^ùeenuersfonRoy,amp;luy vouloir vn tref-grand mal pour la mort du Corn-I ^^dcMontfortjdont illuy fembla que non feulement luy edoit honnorable,^ââ I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;/ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ùlj
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mais auffi neceflaire lâamitié du Roy de Frace qui au plus fort du mauuais Guerre oÃee. de fes affaires la leur offrit qui cft lors que les anciens amis lâabandonnent
blient.Eftant cefte paix amp;nbsp;amitié contraôleeauecrAnglois,vneautreocca' de guerre fut affopie. Les anciens Cotes de Thouloufe cftoient proches pa des Comtes de Roffillon qui pareillement eftoient Roys d Aragon, auoient quelque fois efté Comtes deThoulouzc amp;nbsp;de Roffillon, amp;nbsp;Lob gon, amp;nbsp;comme il aduient en vne grande maifon la ou il y a beaucoup den ces Prouinces auoient efté parties amp;nbsp;diuifees en plufieurs Seigneuries, de ta, quâil eft difficile de dire au vray par quel droit,ny en queltemps,ny aquic a fucceda, veuquedeplusfrefche mémoire le Roy Loys ait eu plulieutsdfi Troumees dt nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;confins amp;nbsp;fut le dtoit de plufieurs villes amp;nbsp;Prouinces.Ce qui entteteno',
ttppeüees.
la caufe de ces débats,eftoit que tantoft cefte Prouince eftoit appelle leCo de Thouloufe, tantoft le Comte de Saint Gilles,amp; tantoft IcVicomtcde bonne.Mais la Prouince qui eft entre le Rhofne amp;nbsp;le Gar, eftoit lors app^ la Prouence,de laquelle Marfeille eftoit la ville Capitalle. Philippes fils du Loys auoit prins à femme Elizabet fille de Lacques Roy dâAragonamp;l^^ . Pierre, amp;nbsp;fut par vntraiéléditamp;ordonné que le Roy deFrâceaiiroith' Carcafîbnne qui eftoit en controucrfc,amp; que le Roy dâAragon, auroit ôc Plt;oftillon.
uerjetnent
Marfctlle thef de Pro-ttence.
.Araires de jp [andres.
Mefchant précepteur.
Mefchant tuieur.
Querelles en tre freres de deuxlit'^.
loys yettlt appaijerces querelles.
Pareillement la Flandres fut deliuree de la crainte dâvne grade amp;nbsp;plus uilc guerre pour auoir cfté le Comté par plufieurs années polTede par des mes. lehanne fille aifnee de Baudouin Comte dudit Comté, amp;nbsp;Grece lâan 1133. apres la mort de fon mary Ferrand,efpoufa Thomas trerep néduComtedeSauoye. Ceftë leanne eftant morte fans enfins,Margücn fceiirluy fucceda,a laquelle auoit en fa premiere ieuneffe efié donnépo^^^F. cepteur vn homme nommé Guillaume, homme dâEglife, qui du comen^^ eftoit efhmé homme de fainrevie,mais corropant cefte ieunc fille il enabul^»'quot;^ luy fit deux fils,dont lâvn eut nom Ichan,amp; rautreBaudouin.Lâhiftoircof dres dit que ce fut Boffart dâAuefnes tuteur de ceflePrincelle quiladeib^^^ ôchiy fit ces deux enfans.Or foit que ce fut ou Boffart fon tuteur,ou Güilh^' fon précepteur qui luy firent cefte villanie, apres fa mort elle efpoufavng^^ tilhomme de Champaigne nommé Guy ou Guillaume deDampierre, elle eut trois fils , afîauoir Guillaume, Guy, amp;nbsp;lehan, lefquels apres la inom leurpereeflant leur mere ia vieille vouloient gouuernef les affaires Comté, amp;nbsp;fen irnpatronifer, fans auoir aucun efgard aux autres deux cnf-^â iflhs de leur mere amp;nbsp;de fon précepteur, qui ne vouloient permettre dcllrc[^ uez de la fuccefhon de leur mere, ny de rcfperatice dâicellc, amp;nbsp;fouffenoientto ôc ferme quâils nâefloient point baflards comme les autres mettoientenauan^ ains fe difoient auoir efié procréez en loyal mariage, amp;nbsp;que bien que Icurp^r^; ne fut de maifon egalle à celle de leur mere,amp; que lediét mariage n euft pasd diuulgué au inonde, fi eft-ce que le Papelâauoit approuué amp;nbsp;authorifc. Apr^ les parollesparlefquelles ils vouloient monftrer leur droiéla toutlcmonde, ils eftoiêtrefoluz dele deffédre parles armes.LeRoy Loys qui eftoit louucrain de Flâdresfe voulut mefler de ce diiferét,amp;adiugea leditCôté aux enfâsdcGui laume ou Guy de Dâpicrre,ccgt;feillât les autres deux Princes de ce tuteur amp;nbsp;cepteur,de ne defcouurir la vergogne de leur mere, amp;nbsp;d aymer leurs demisIr^ res corne ils deuoiêt,amp; leur fit doner quelques feigneuries au pays de Hainadt
6^9
ÿa»TOùas, 5;. à amp;ôt qpe^°â^D nbsp;nbsp;jjasite âï' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'°âr nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'t'l'âââ'
^;â''^Vo5s,5.i«rèenaefes«'««^ \Vefe«°^â .üccA^ ovxG^quot;\Xves
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\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Auc^ueVnova i ^i^oit^onn^.
\ vS'^lAwXc^o^A-O^saY? â ç^.ova'^'^' (VvéAA'ââ^°' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;pilquot;''
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\ Vï?'ââ'quot;quot;AeCon'?lt;o5^'â''ââ Aecbe«''ââ ..tA'*''^ââ,!' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;it^Aa'^':'ââ
\ '^\il4lt;;SiiTCDenisgt; ScÃ^^ (elt;^^â^ -Yeu^l nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Jilt;jîfâ
\ »'^â'Afej^j^^^âuV5,uotte(Vec âua^A^^ ototftS'\ amp;cV^'-''^â Vsalt;*'^^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;«
\^^;^gt;UtuaäaNA\eÃâMrâ^â,t«e,caV ^eo«V nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'
\ ^^''W4efontn«eYï'fc^^â^o«W°'^|^âa\c«'^quot;' AeV'-O'ï^
, \ gt;W«ft,t.YaV MfiÆ ^_eote lt;ç»noâD\lt;i ,
\ '^,ni4ua'ineamp;gto®=â ^e^a' \w\a'lt;A'^â ^iWcti«'^ 2cV'°'^'
\ '^æià çic.BsXjAçntfcXas nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â(Vn'rtAo'''^ . AeAâA^^
WL«teiâ¢\s nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Ae£^^
\^»âà ':,ttatnÃMe,taMfoy='Ã^Z^^gt;)ae')'^ âA
^y^i0^QYvà e,vaîn^ _
s- LOIS s. ROY 45- aetoâ«ÿ vieilles ruines delâaiitre, ou baftie bien pres de là . Celte nbsp;nbsp;nbsp;Ãfoft^ â
auoitvne grande haine contreics Latins, amp;nbsp;quieftoitn , munie, donna tant dâaffaires aux François,quelle refrelc nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^iÃ5
cienne vertu des Carthaginois. Ceux de dedans firent amp;nbsp;les attaquèrent fi refoluementamp;viuement, amp;nbsp;leur duîi , ^j-^ille?
Syâquot;' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Roy voyîtquilsnepouuoienteftrerepoufc
fien pourroiêt retourner vainqueurs fi on ne vouloir na g;deû^^ââ i les vaincre, commanda aux fiens de fe reculler driucerneut^^^^^yg j{ nemis vn peu loing des folTez amp;nbsp;des murs de ieurdite vu Conneftable de mener vne bonnetroupede cauallerie eut Icurl^j^ les foficz de la ville, amp;nbsp;fe monftrcr aufdits ennemis nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;SiC y 5 Æ s
frayeur. Cela eftant fait,leur pertinacitc commença a lâa amp;: eux a perdre entendemêt. Leurs capitaines ne perdirei
la ou ils cognoifToient,leurs gens ou branflerou felpoiâ^â^
Les Barbares reprindrent cueur,amp; corne le conflit nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;pjteu^ '
amp;:huee feflcua du cofte de la ville,qui eftoit vnvray fig^^
aires de leans. Seen apres vnc grande frayeur eftonna nbsp;nbsp;daiir^^^ arcsA'
antre le Roy, ôc ceux qui combattoient pour luy â¢
lie f amulbient à regarder le combat de terre entre les nbsp;nbsp;nbsp;nice Je
ayans leurs courages fufpenduz entre crainte amp;nbsp;François lâapprochant dâvne forterefle aflife fur la mer,IaÆ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;jyi
Ãfro^ dts refinance. Celle prinfe abbattit de tout point les cucurs des £xrU«. çon quâils commencèrent à fuir. Loys auoit comande qu 0^ nbsp;nbsp;plus j.
qui ietteroient leurs armes, amp;nbsp;qui fe rendroient, qui fut cau nbsp;nbsp;nbsp;pg
le nombre des prifonniers que des tuez. La ville eftant lom j^ptici'î ⢠uecques promefle aux citoyens dcviefauue, fe rendit bien Roy Loys alla mettre le fiege deuant Thunes, ville plus En chemin il combattit contre le Roy de la nation, la ou nbsp;nbsp;nbsp;£ois (jH'
rent tuez. La ville fut aftiegec,mais les Barbares ayans par
Xrvâlf'îS«' .
^urtfArti Jff- par les François, fe rt*olurent de ne vouloir plus c^rouuer nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;I
ter la fortune. Loys prePappofant lâintention amp;nbsp;les delTein nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.
refolii de ne bouger de là quâil nâeuft prins la ville, laquelle le nbsp;nbsp;nbsp;döflr^ n
affamer, veu la multitude des hibitans qui eftoient dedans-
Skiede nbsp;fiegeeparmer amp;nbsp;par terre,amp;tenue^anteftroittement de tous
Thunes. p^n^' â j toutes commoditcz S)C efpcxince depouuoirrecou^^^/ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Q(â P
par lâefpace'dei^.mois endure le ficg-^52 [âextreme neï^^ f nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;| l
e enuoya fes Ambafladeurs vers Loys^jour parlanaen pendant quâonparleamp; difputcdcsconditions, rnegrand mit dedans le camp des François, qui commença aâ^s moin^ fnuit-^^ b Là mourut lean Triftan Comte de Neuers fils du Ro^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;jiiil'
queledit Roy fiten Uterre Lunte amp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;S«â So
Triftan vn peu deuantfonpere, le vingt-cinquiemeiot nbsp;nbsp;jfpjdeten u
de deux cens feptante. Le bon Roy attaint dâvne nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;k
lâautre, apres auoir fait à fon fils
Ph.ltppesouUuyfuc«y;-â,e.;lt;^ fieurs belles rcmonftrances, par lefquelles il 1 excitoit a Dieu,à lâobferuation de laiufticc,amp; au fbing de fes fubiets nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;yjqe t
S ur lâheure de fa mort arriua Charles Roy de Sicile fon te tr
. Saveniie allegea aucunement les cueurs des François attri-K de la mort du bon Koy, óc fit perdreaux ennemis labrauerie quâils cómen-^icnt de prendre de la mort dudit Roy . AulTi lâarriuee delâarmeenaualledes Anglois augmenta les forces amp;c les courages des Cbreftiens, amp;c donna vne nouvelle crainte aux Barbares .Richard frere du Roy Anglois eftoit décédé, amp;nbsp;Hen ^fon fils Comte de Cornouaille nefçachantlamortdeLoysarriua aulTiauec i^enfirt de fe ''ne armee naualle, affin que la ville de Thunes cftant prinfe,dont il y auoit gra-decTperance, ils peulTent ioindre leurs armees naualles cnfemble amp;nbsp;aller en Sy-ncirouuer Edward leur coufin germain,en intëtion de ne partir de la quâapres îiuoirtoute conqueftee. Les Barbares eftans par mer Sc par terre aflailliz Ãc af-ûcgei, S; plus que deuant tourmentez de la faim, de rechef commencèrent a s^rb^nes tour
1 pitittnenter de la paix. Ce que les noftres ne reffuferent pas, eftans mcrucillcu-l nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;tourmentez de lapcftilence.-Les conditions qui furent données au Roy
1 ' ^^wefiirent celles cy. Civils rcceuroient dedans leurs villes les faints perfon-l ' ^«squeles noftres leür doneroient aufquels il feroit permis de prefeher libre-I â nbsp;nbsp;amp;publiquemét la parolle de lefus Chrift, et que fi qlque Affricain efmeu
I ⢠^mircdenozfaintes prédications ,vouloit fe rendre à noftre Religion, illuy 1 quot;nbsp;^permis delefaire, Ãc de febaptifer. Que le Roy Barbare donneroit au Roy I ^^icile quarante mille efcuz de penfion annuelle , qui eftoit la fomme que le- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;-
l ' dcuoittousles ans payer au Pape. Cela fait les François dclibererent de I pli« en Afrique, en cfpcrancc que le changement de lâaër pourroit changer la l ^Wdelapeftc.Ils f embarquèrent ôevindrent iufques ala cofte de la Sicile, fo«««« 1 ^^'^tncils furent prefts de prendre terre, vne furieufe tempefte f efteua qui l '^^Ics nauires, en fit périr quelques vns, amp;nbsp;rompit amp;nbsp;caffa les autres, telle-1 ^â^tqueles François fortans de la pefte entrèrent en la calamité du nauffrage.
1 ^«nuez à Drepanolapcfte fy mit,dont moururentThibautRoy deNa-I '^â^^ïfabeau fa femme fille de Loy s,laRoync Elizabeth,amp;vn nombre infi-1 quot;l^tnulbommes,de foldats,8c de menu peuple, de forte qu il fut aduifé de I %fiiïà laguerreSainte,ÃcdeprendrelechemindelaFrance.Nozhiftoi-I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;que le Comte Guillaume de Flandres mourut à D repano . Mais les
1 ^Mes difent qu ayantlcdit Comte eftéblefle en vne bataille contre les Sar I ââ^^âVtîihquelleilfeftoittrouuéauecleRoyLoys quiy futprins,ilreuinten I '®'^P^^deFlandrcs,la ou peu apres il mourut fans hoirs de fon corps,ôc difent I 'peccfutVan mille deux cens cinquante .Philippes Roy deFrancefilsdeLoys 1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;amp;nbsp;print le chemin de Ciuita V ecchia, puis de la alla par terre à V h
1 nbsp;nbsp;nbsp;diQüdy auoit vn an que les Cardinaux eftoient affemblcz pour eflire vn
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Ã Clement,nepouuansfur cefte election f accorder .Le corps de
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;SaintDenisenFrance.
Voihhvie, Ãefin duRoy Loys neufieme du nom qui depuis parle Pape \ bonificebmchcTOe au temps de Philippes le Bel,fut mis au nombre desS aints,
Æ nomme Saint.V oila quel a eue fon regne,regne vray emet de piete, religion, fwnebetc, iuftice. Sa ieuneffe fut fort tourmentée de rebellion s, foubsleua-Vons,ôc(editions de quelques Seigneurs,mais fon aage virilles dlffipa,comme ^nSoleilqnidrffrpeles nuees. 11 eftoit deuotieux,iufte,vaillant,liberal,feuere, ^dement, v(ant de toutes ces v ertuzfélon qu il en cognoiffoit eftre befoing. ^tbnt\enu en aage de commander, fa mere Blatiche f eftant demife du nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.
ornement des aSaites, ôciceluy remis fur cebonRoy ,illareueta toufiQurs
⢠nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;S. LOIS 9. ROY 43,
delà en auant avec tout lâhonneur âcreuercnce quâvn fis doirà ûmerC'^P''^ la mort de Ibn mary (comme nous auons dit) cette Royne print la charps y tutette du Roy fon fis âclegouuernement delbn Royaume, amp;nbsp;pour ce
Quélit J foit femme ettrangere, Se quâen fes affaires ellefc feruoitdu conleilJ ftmm^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^ll^ ^^^pl^ttcurs ennemis, au demeurant femmedignedetûii^ 1
ouanges. Elle nourrit Ion fis des fon enfance en telle reuerence de rdigioa, de toutes chofes honettes, ôc dignes dâvn Pnnee, Æ il^d^eroit mieux mourir que faire vn mefehantacte, flba off^^^^^^^^^dcdeuotPrincejdelbrtequâilnefefautelbihidi
de fnn n fl J r nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;dis quand il deuint homme rendit encore le aoni
dautresfTniiiiprnlt;-nr / ^rgt; P^^^^^^^^^^^^âDccetenipsiJnâyauoitpot en leur departement r /r i nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;dur le reüe du peuple qui edoitcotenu
valid,Ami,,
â^^ditRoyonplddoicn2pon/fâp^^
_____^ 'â P^^^balais.ôcappelrntnn rpl^ Ipimldiasdcb
rierelrAn.
lt;^oiî. ôc^lis fl xr J- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;goitre Hure de 1 Eltât. lean Comte
Normandie. Cequifutîan^md^Z nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;rente
rne fut faitte à Pads vnefnl nbsp;nbsp;nbsp;U nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;trenteneuf,amp;tenuironcetépsmt
plufieurs beriefet J
vie Lovsftreediffi^^lâr vf^^^^^^^^^^^'-â^f^^pourlafuilentationdt^
grands bie nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;de plu fleurs Keliquaires,Icurdonmiitt^
^eleâion d } nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^P^^^deurs belles ordonnances cy delfus reciteesft-
.. SaintDeni nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;lieu en autre,les corpsScfepulturesl'
mesà ceii7 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^^^^P^^l'entati6s,rculptures,amp;eÃipies,[nei'
amp; les ft m nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;tJ^eRoynes delà lignée de Charles leCrii ,
dpf-fnrQ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^P^^dedextredePEglif^ ôc les autres qui efoientdefcédui 1
r-iin Ãr f nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ht mettre a la lèneüre. Le Sire de loinuillefon conternpe- '
f f nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;enJaquelleilracomptepiuheurscnt^ *
Æ5 no a dudit Roy, tant en ce qui concerne là rclision,âtdeuouon,(}irel/ nbsp;nbsp;â
^^deiiie, continence, Ãt fobricté, Marguerite fa ÃllcDucnelit i n.^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;de Saint Marcel lez Paris, ou elle vefquitJf^ '
ICC» luuii, après le treipas de fon pcrc, Sc y mit religieules Cordelier^- j Innocent 4. cjui fut de ce temps là aima fort les quatre ordres des Mandi««^ nbsp;nbsp;'
PHILIPPES 3. ROY 44. LIVRE XIL
icurdonnaplufieurs priuilegesjamp;contrelefdits mandians Guillaume de Sainét Amour cfcriuit. Lâalliance des ligues amp;nbsp;cantons au pays des Suiffes commença, ôccliaflerent hors de leurs pays plufieurs Nobles qui eftoienttyrans,6c qui leur faifoiét exaftions iniuftes.11 y eut fcbifme en l Empire par l efpaÅ de vin^t Uoisans,amp;ceparlafaaiondesPapes.LePapeVrbanquatriemeinftitualafe-^^^t^^J ftçDieu amp;les oà aues, ôc SainaTbomas dâAquin, Bonauenture^neid des Cordeliers,Albert le grand,ôc Accurfe P orentin commentateur du Dioi£t Ho-
l liffoienr,
en
\ oft. te nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;''lâ îÅÅteA coouete Sm-
en inexeniNn gxanAnomXne, anVRqne a.tVu-leM Ae ^Vx^neseRanAny metmes enVWtaAW^t»»»^-' ÃotYvVnstetooteï. amp;tMcÃopewÅî« à cS».ïts.
iKuçmQj.ftAoft.enteaae.lWnXŸMV^'J^^®⢠.â' v AY\\çièux«X'Tf'*'' EheiÃ^Xecox^s lAXemeni aneWernomutY^^^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;«^«inorté
cerÃ^x^xvte,^tX\n.\^evncrtee .PAais quelque temps aptes tut onÅpV aWâ^ifcÃamQtücYvysenEranee. Vbuippesapteslamott de a e
Keovùâ^XxçcvL du Roy ClvatXes ton oncle aWa à Rome ,pms' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'eKoiétÃn^
bthevùvudeNitexbe,là ouïes CatdtnauxattemlAeTpout eUttesn nbsp;p . _ nbsp;nbsp;p^pt.
ttâ^iiadttQi^^^YittonÃutl eleCl.ton dâtceluy .LapteCence du cotps mot
- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;; nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;r t
«14 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;P H i L 1 P F h 5 3. K U ï 44.
Lois,amp;: lamaiefté des Rois philippes amp;nbsp;Charles eurent telle efficace enuerslcî Cardinaux quâils fe refolurent defaccorder entre eux, delamelme£içonquilî Pniicaexhor auoient accouftumé auec graues paroles amp;nbsp;renaonftrances dâexhorter les prin-Chrediês à la concorde amp;nbsp;vnion.ils eileurent Pape vn nomé Thibault natif de Plaifance Archidiacre de Laude,qui pour lors eftoit en A/ieauedâAnglois home doôle Sc de bone vic,qui par freqtiêtes prédications auoit excité les princes amp;nbsp;ieigneurs Chrefties â lâentrepri/è de la terre ïâinte, Sc edà t elleu Pape,ilie noma Gregoire io.dunom,amp; fen retourna en Italie.Edward qui cftoitacuint Acre,aduerti de la mort du Roy Lois,amp;que les François qui luy auoictpromis dâaller apres la côquefte de Thunes fe ioindre à luy en Syrie, fen retournoiéten France, deûogea de la Syrie, Se faifant trefues auec les ennemis, fen retourna en Angleterre. Henri dis de Richard Cote de Cornuaille Sc Empereur deccdf, fxrt desyne nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;iours auparauant edoit venu à Viterbe,là ou ce pendant quâil y lêiour
noit luy aduint vn grad malheur acôpagné dâvn execrahle crime. Guy de Mont fort(duquel no^auosparlé cy dedus){èvouldt végerlurledit Hcnaide hmort de fon perc tué en la bataille dâEuesham,rencontrant ledit Henri dedâs l'E^hd S.Laurens luy donna deux ou trois coups dâefpee,Scle tua,ôcfe faifantauecIon largue,fans q perfonne lepeutempefeherny defefauuer,fortithors rEglife,amp;: trouuât vn chenal predd la porte dâicelle,fefauuavers le CoteRour delâAnguillare fon beau-percen Tufeane dc laquelle il edoitgouuerneur.Les Anglois difcntque Guy apres la mort de fon perefedoit allé mettreauleruice des Rois Philippes Sc Charles,Sc que ce meurtre fait en leùr prefence fmstjuils Meurtre non nbsp;nbsp;^Idet en deuoir de lâépefchet leur fut imputé,ou pour le moins leur dônavn
pQurfuiuy. grad blafme,Sc mefmemct à Charles qui en qualité de Vicaire de lâEmpircçu/l edoit,nepourfuiuit point ce meurtre comis das les terres de lâEmpire, Sdou/h nu par celuy quâil auoit mis gouuerneur en Tu/cane. De Viterbe Philippes a Boulogne la grade,Sc Alphons Comte de Poiéiiers Sc de Tboiilouze(onon~ Mortduj:S- cle,Sc leanne là femme Cotede de Thoulouze alors moururent en vncbaldr^
Boulogne nomé Cornet,Sc furet leurs corps emportez en France,ccluf du Côte fut enterré à S,Denys,amp; celuy de la Côtede en lâAbbaye de Gerd pres
Ltttine.
rhom/ts Squirt,
^uTourSnt nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;l^Coronefuiuât lâcord fait parleurT raióté de mariage. En ceüc tengt;
me print dn 1 ancienne race des Cotes de Tholoufe. De Boiilognele KoyalhJ Mild,puis dCremoneld ou les habitans dâicelle ne le voulurent lailfer entrer,nj ^Crémone nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'^ditcs, ny logis, ïiquâil fut Contraint dc loger aux faulxbourgsd'autra
difent quâil y entra ôc y feiourna en intention de faire paix entre les Venitiés lt;V Geneuois,lesquels portèrent tel refpedi a la gradeurde ce Roy, quâà ûrequeûe ils deent trefues ponr cinq ans.Le Roy en dn arriua à Lion,là ou le Pape Gregot rgt;iferet entre refe trouua ôc tint vn Cocile general, Se pource quâil y auoit vn grand dilferent lâEgliïè Grecque Se la Latine furpludeurs articles de lâefcriturefainde,i: I mednemet furie S.Eiprit, à ïçauoirdequiilprocedoit,ilpriaThomasdA^uio ) qui lifoit Se enieignoitpubliquemet âNaples,dâefcrire quelque chofedelacon J tention des Grecs Se des Latins, Se de venir à Lion, mais ce bon vieil homme i mourut en chemin.Le Pape audd y dt venir le Theologien Bonauenture,(]aine / pas le chapeau deCardinal,bien que parauantil eutrefufé lâArcheuefne /
dâYorch en Angleterre, difantque telle charge edoit trop grande, amp;nbsp;pelante- j Les vns diïcnt que ce Concile fut tenu lors que le Roy Philippes fen retourna
ââ ^'ââY 44-^^rï^^^^ftaresr'p 5 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^ââ æ ix744âautres Tan
iHg]j^''^''^'^e, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fy troLiuercntjlefqueïs ayans defil pnna...
^éag'^â^^cleS nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;rccognureht lePapepourfoiiuerainiugede
^oil nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, q,' pprocedoit du Pere amp;nbsp;du Fils.LâEmpire de Grccc fut o-
fiit f4 nbsp;nbsp;nbsp;^^ïâierie quâil y fit, amp;nbsp;pat Ie Pape adiugc à Palæologue»
e^'^^â^^pcreqp nbsp;nbsp;^omte de Coniouailie frere du ïtoy d'Angieterte qui
les EI 1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;bien que fon compétiteur Alphonfe Roy de Ca-
StiiÃp 1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;de lâEmpire efleuret Empereur Raoul Comte'dâAu-
vaillant, qui auoit efté grand maifire dâhoftei râjrf
firetiurerqdansranreuoluiliroiteillta
ik ^^^rles cm nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Irnperiaie.li régna iS.ans amp;ne peut iamais aller en
^ï^'î^â^biê^^ ?Allemagne, amp;cdifoitfouuent enpriue
4eV tfe 1amp;obligatió dâaller en Italie,fi eft-ce quâil crah
Empereurs qui y
IâEt nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^â^^â¢^^^^j^^gnifiquesamp;plcins de bone efpâ¬raGe,mais q ceux
Poftir eftoict trifles, miferables, Sgt;c pleins de defolation.
^an nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fon Royaume, fit premièrement les funérailles des
de lean Triftan Côte de Neuers fon frere à S.Denys,
lîii^ [ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;facrer par lâEuefque de SoifTons, d autat que
pafteiir.Ce qui fin fait lâan iiyi.Il nâou
les fages amp;c faintes renaonftrarices que fon perc DeuwÃei,g
âm^â^fuiure, car il comença à faire iuftice,à efeouter vn cha 'â tf nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;efperâcequâilferoit iufle Prince.Apres
'4J nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;affaires,amp;aduiferà ceux de fes fubicts. Au lieu
l'b ' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;J^Flâdrcs mort,il fubrogea Guy fd frere,amp; fit quâà Thibaut
娉^mcfi nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;deNauarre,fucceda Henrifon frere,qui
Içftâ^^dee à pi P l^obert Comte dâArtois,en laquelle il engendra leannc Brji^ Pcvoy nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Bel fils dudit LoiSjComme il fera dit cy apres.
pour femme Marie fille dâErix ou Henry duc de nbsp;,
Kov n nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;de lâan 1X74.amp; fut coronnee amp;nbsp;oinde Roine en la
de Seq nbsp;nbsp;nbsp;Pâ^ââ Pierre Archeuefque de Rhciras,de quoy Gilles.Ar
H^f'^'^dice^ nbsp;nbsp;nbsp;but pas fort contcnt,amp;fâen plaignit,difint que câefloit au
liî^^^KheinJ l^glibsipoutcc q câeftoit en fa prouince,amp; quâaudit Arche duQnj 1^5PPâ^^tenôit lâondio des Rois, ny des Roines de Frace hors , appellee Belgique.Surquoy fut allégué de la partie archeueCquei
I ll«o nbsp;nbsp;que E â/^â^â^^fqoe ne fe deuoit point coplaindre de chofe qui euft
^P^ll^^ maifon du Roy,efloit exempte de luy,amp; quâà ce-
^1, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1 ondio appartenoit audit Archeuefque de Rheims. nbsp;nbsp;nbsp;.
â^^^defiafurraage,sâadonnatouteà lareligioiiamp;deuotion,
P^^udfe nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;affaires,en lâan 117x.il alla au Côté de Thouloufe
^üdi nbsp;nbsp;^ort d nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;âd caufe que(come nous auons dit)il luy cftoit efi
îticE nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^^^â^'^Iphons amp;nbsp;de leâne fit femme. Mais les feigneurs tonne
de Q nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;qrclles.LeCôte dâArmignac au cômencemét tour
ubône,amp;: luy faifoit guerre nâayât que fes forGes,puis ayât â^erdu fon frere, il appella à fon fecours le Comte de Foix.
Ff ij
' Guerre
' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;as nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;PHILIPPES 3. ROY 44.
Girard nâeftant a/Tez fort pour re/iftcr a deux Comtes,nâofântfeniettreen cam paigne Ce retira dedans Câ fortereÃc de Ca/èbône Jà ou il fut aûie^é, Si tat qiiil depouuoirfe deffendre,ilfcdc/Fenditauecfafemmeamp;/escnfà ngt;.
Mais quad il vit quâil nây auoit plus de moyen de fouHenir le fie^e, amp;nbsp;quefcn-nemy nlloit entrer dedans, alors pour fe tirer de lâeminent danger de là vie,illt fà uua parvne poterne qui eftoit de lâautre coHé de lâennemy. Le ComtedâÃr-mignac apres auoirmis tous ceux quif y trouuerentau fl de lâefpee, cnuoydi femme les en fans de Girard au Comte de Foix. Le Roy mena vne arm« Coté de roix Contre le Comte, qui fe Hoir tant en fon bon efprit, en la force naturelle dclon guerroyé, pays motaigneux, amp;nbsp;en fes forces, quâil ne fellona pas de voir le Roy venir con tre luy. Il fembloit que la forterefle en laquelle le Comte de Foix lâelloitrenfeb me fuft imprenable,dâau tant quelle elioit affile fur le coupeau dâvnc haute niô-taigne, a laquelle Un y auoit qnâvne petite aduenue entre des chemins droits, e-{iroits,amp;: taillez dedans le roc,amp; au demeurât forte de murailles,de tours,amp;de baliionSj ôc bien munie deviures,dâarmes,dâhommes, de machines de^uer-re.Le Roy pour plus facilement vaincre fon ennemi, vainquitpremierementia nature,car il ft couper ôc brilèr la roche, Screndre celle droitte amp;nbsp;roide montée plus ailee a monter, y faifant faire vn chemin tortueux amp;nbsp;alfez aifé,amp;:aiiÃi hll auec terre remuee applanir les lieux pendans, Ãc efargirles efroits. Cela ne le peut faire qu auecques vne grande peine,fucur,amp;trauaiî d'vne grade multitude ^trdonne\^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Sl^^^ 7 ^^ployez. Le Comte de Foix voyant cela, commença
d auoirpeur, èc hûblement fe redit au Roy qui luypardôna,à la chargequilde meureroitvn an enprifon, Scquelon Comté leroit confiquéà la couronne. Mais ayant elle empnïonné,quand Je Roy vit quâil auoit efeadez bienpunide fa faulte parla longue prilon,ôc que (a brauerie amp;nbsp;ob/lination eurent ellé-iil^^ domptées amp;nbsp;vaincues, alors il luy fut du tout pardonné, il fut mis en libert^)^ remis en Ion Comte. JTlozdironicques difent quelâan mille deux cens feptim Zf toa- deux le Roy Philippes eïlant aduerti que Ramond Bernard Comte de Foix fre/uj. nbsp;nbsp;nbsp;fon fubietauoit fait pluheurs exces ôc defobeilfances à aucuns defesfubictsou
olfeiers du Cote de Tholouze, il alla cotre luy auec vne armee, mais que quad le Comte de Foix lefeeut il vint a merci.Le Roy par la deliberation de Ion Co-Soa cote tu- feil le fit prendre prifonnier, Sc mener aBeaucaire, ou ilfutvnan,amp;furentû femme, fes enfansSc fon Comté mis entre les mains du Roy. Gafeon ou Gallon vn puiffant baron de Berry qui auoit efpoufé la file du Côte de Foix,efant aduerti qu â6 auoit rapporté au Roy quâil efloit caufe que ledit Côtefefloitdlcue vint incontinent trouuerleRoy,amp;:lefuppliant à genoux ôdes mains iointes de nâen vouloir rien croire, offrit à fen purger par fon corpsà lâefpeeôcdlahn^ ce, ou autrement ain fl que le bon plaifirduRoy de fon Con feil ferait, et fl tant que le Roy luÿpardonna, ôc lâan eflatpafré,le Roy voyat que le Comte re^ cognoifloit fa faulre,il le deliura,luy rendit fon Comté,le ft cheualier,etfelep uit de luy. Enuiron ce temps Pierre Comte dâAlençon frere du Roy fut marie auecques leannc file de lean Comte de Blois, et les affaires de Foix furent fuyuiesa vneguerredEfpaigne. Blanche flleduRoy Loysatioitefémaricea Ferrad fis aifné du Roy de Caflille, et par leur côtraâ: de mariageauoiteûédit que fi Ferrad venait à mourir deuant fonpere, et que foa frerepuifnéfufalon viuant,neatmoins la race et les en fans dudit Ferrand fuccederoiétau Royaume à leur ayeul.CeieunePrince ne vefquitguiere,ains mourut,lailfant deux ietinti . » nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;enfati^'
017
iisÃlnâ^^ 3. ROY44- livre a... ' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;efperance quâils fuccederoient à IciirditaycLu.
Royaume deuant la more de fou tre frincet celle ancienne queftion fi longuement amp;nbsp;fou-
^'krçp P^ifiié 4â-^^ i ^^^â^^s,afrauoir qui doit lucceder à llieredite dâvn Prin-On nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;«lu fils aifné ia décédé qui cft la queftion
^ââ '^â^l^ollealicuounon.CeSanchefefitfaireamp;preftcr .â¢.
feigneursdudit Royaume\ âr auoitia
beaucoup defsrees, amp;c de moyens, Sgt;c
%(ii ^^^^nfiins nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;dâiceluy. Blanche fe retira auec-I
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^â'â ucc vers le Roy fonfreregt; implorant fon ayde. Nos »»»j«
^â'^uche la renuoya en F ran-
enfans, amp;nbsp;que plufieurs feigneurs de Caftiile qui
l'fincefrâ^^ ^uidit contraéd de mariage, accompaignerent en France
Ces nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Philippes mit vne armee en campagne amp;nbsp;Al-
'â ''''dt^âfWaeS nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fercffouiienant delà proraefleamp;iaeau
Vik*^âP^Hanp Ji nbsp;nbsp;«1^13.uoua, Sc de puiftance paternelle luy donna fa ma-
eligion dedans les cÅurs de fes fubieéls,
S'I'F AinfiiU, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;crime, fils obeilToient à vn fils maudit
Aj^'^^ontég^ ^P^^^uimencerenc de prendre les armes contre Sauche, en
dele priuerdu Royaume, amp;: de lâefpcrancedâice-
\ /^^tle c ^^p^udonnéfe vint letter aux pieds de fonpere, amp;: pleurât
^'Jy feH nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;doner fon pardon,ou prendre de luy telle puni-
eut plus deforce au cÅur du pere que la nature fouurirent, amp;c la cleraence entra
1^ây Pâ^3fdonna là faute,luy donna fa benedisftion, P^^protïje/^^Z^^â¢P^^«^â'â'fion,luy Icuafamaledidionprecedente^puis ^cefjy J nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fufdit contrat,amp; Famitié portee à fonfils aifné, ôc
^Jâ â âyettat toute fur ce Sanche,enuoya fes lettres parères feel
graueefôimagejaux villes deCaftille,parlefquel
sJ nbsp;nbsp;nbsp;lâ'i mort de fo fils Ferrâd,il ne luy eftoit rie refté de pl^ chM^enttnt
Sî! n nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fculluy reftoit, vouloir amp;nbsp;ordonnoit quâapres fa de yolpntede^
^imprecoit toutes les malediâaons quâil
pcpâZZ
'iccZ'^scbZ ââ '^^^^Qâ-â^uent le plus fouuent félon celles de leurs Princes, Ce nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;auparauant eftoient raauuaifes contre San
ftue leur Roy leur commandoit,ôtapres
^â^ciâ-irrelesenfans de Ferrand. Quelquesvns
^^uppes oncle maternel des ieunes enfans mineurs defirant
af mec iufques au mont de Marfan ville alfifè
Sanche venant auec vne grande armee iufques
dalles nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;donner la bataille, mais quele Pape leur enuoya vn
Æ. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Accorda, Toutesfois celanâeft eferit par aucun autheur bien
^oy nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;il fb
Nauarre apres la mort de Henry Tumulusn
iZ'^^^m'^mpaigneamp;dcBrie, qui trefpafta Fan 1x74. en la
Icule petite fille nomee leanne.Les vns difent que
F f iij
chZ°L^%p,, £5p-,, â I '-â¢^
âl^'-'hà .eT â
Prin
^^^ccfTy. fl
ââ Vu,
Pc[jp r,j tourmentée amp;'n t é'eïîiy nbsp;nbsp;nbsp;ou et te. A titres dlient gu 't
adu}'^^ outre les feigneurs du Ko) Petite U ^^^â^^t'egnedâvn jeune Prince nbsp;'^^^pjOLi^ç^^^^^^one,enuoyuenNsuurre, ^oelijy nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;or ledit pays,muis pour cegu.
olletir ^^^^tougouLiernemétnelütip^^^ ^oors mtiins, ils iâelïeuetctt^'
^^Oïr
'^t'niee nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Pourledeliurer,
^OUo XJ. Ote dâA tiLioitupprePee pour
-cqu^-j^ -'Qid^^'^^oBçl^t^tsébncoulinJegldeliuniPoj^'
ptir^iP nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;oeKoyneIeune,guidepoisbit j
i^''^ob^j.dâ^â^tj]s çQ ^^^^^'^odi[U^e,fLit pi-.-y ^t^ppes.Le Côte d'Artois 3pt^
yâ^'^S^Pou nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^^^oceq nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;pj.^ dQ p , ^^^^ornblement commdbap^^^
qtieL^ ^^tietpp^ CttPillcgrundui^
' nbsp;nbsp;es II PP . nbsp;nbsp;nbsp;iti ePçj.- d de cç p ottres ,u- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;oomme Pur ce point P ^op.
^'ÿuil qPâ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;°ISclt;.-s fââ touche,S:gai3!âf«'â^,-
n''°Fos nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ppp^â°'^quot;ok la nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;m â¢jdacnirJeti»â
â^'nici-cad y'''^'^3, d nbsp;nbsp;nbsp;R.Oy pPâld^â3itpour d nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^'/âouUelath'd'
^'3''cc!. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;l^'Uc-sya â 'âPpesauâ! 'â^^ââ^MmcboHÃaôfp
P^^dyApf^uZ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Prc3dcluy,junguyné^^
^OhllpJ ^^tpp^ f rS'^^Ollf. ^titPl^ ,
'^^C'''Pâââfu[,dllâ'â^lt;JcByPpââ^lt;^PuPppâ^â-^fddéypâ'«micrehdi,R«pnlip
,;. râ-'âniPC^â=nfcnPdPpi;lytd nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;dâââââl^ Valois,kJeUa^-
llZjâquot;'- ^âââces , detirj Planché âl'Egt;3r^ax,M3rp:»quot;^
no,jy''ChiljclL y°yâ''PâamdcJaBrcdie,i) , ^^â^â^CinsBd'^'^^ndcp^^}', lt;S- °'lSâ30cennÃ'^°yâ^~S''^adtnteiil3,itl^
a,cu:â d^â^â!âââtonl,^l'Vi3jjy''njjy:Sâaellg,,^ râ pf^oicclléadi^inilbépi' ' û^^lt:etoty^L ^forédePnirennourirtouslc-f^-Poequ J nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^ope nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^le P^oyaumeentrclcsninin^
gentiment, dontlP^^
^'Zy^Piyyapp°d^^dodPy'yldodPt^^^^^ â l'cnnce quecâcuddPl^
éa,Pââll^'°yPpn'-ochop3,d)pp««-, vers PuellelcR'^' ' â^â^nB,.^P°yn,oâ/lr3 vâd nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;I)
pour Perm 'â Ã^^tidc imprudence, deââ' / â ^^^crird vnecholedontlcdité^
^^^^Q^\ÃorvRaAvà eÃQmcesà cvU ,, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Vi^^ï n^v nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;QVlt;v^â^â^2.e nbsp;nbsp;nbsp;â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1
\ ^^â^^vviectQucWceuft.'ç*^'^'^
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Celle Je char les Je Siede.
iJefrM P°âJ^f^^^^^ncrparparoJJesledcbatde Ferrandamp;dâAlphons furleRoyaumc ^^erdeca- Caïlillcje Roy de France Fen alla à Bayonne, amp;nbsp;ccluy de CäüiHe au mont pillefiyytt de Marfan pour eûre plus pres pour en parler, Sd. ellans là ,chafqi/eiourilsûi-uoyoyêtlâvn à rautreArnbaifadesôemeûages qui toutesfoisnefrétric.LeRof dâAragon alla trouuerle Roy a Tbouloufejà ou il feüoitretiré. On co^nutdf toutes parts quelenomFraçois nâciloitpas exêpt delâenuie,amp;queleP^ipcbito las 4.auoit en horreur lâaccroilfement ôelagrandeurdes FrançoiSjCarfon Leg^ dénonça au Roy Philippes quâil euflafabïienirdefairela guerre en Eipûifigt;^â crendeuret nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;delà Frâce fembloit trop grande, cariln'y auoit aucune t^ueiK
heur de la inteflincytous les Ducs,Cotes Sefeigneurs fes valfaux lubieâs cHoictlorto-Fronet. beiffanSjclle auoitpaixamp;rainitiéauecles Allemans,amp;rla Nauarreelîoitde/linec a la France parle mariage futur de leane Royne dudit Royaume amp;nbsp;de Philip pes fis du Roy.Et Charles oncle du Roy,grand ôc riche Prince, eHoitRopde Sicile,3c d vne bone partie del Italie, SenateurRomain,gouuerneurdcRome, 8gt;d. Vicaire de 1 Empire,tenât a fa deuotion laThuIcane,amp;rprcIque toute l'Italie, hors laquelle il e/Ioit craint amp;nbsp;redouté, ca r il elloi ta pres a d reder vn e grolle ar
mee pour aller en Grece, pour remettre les feigneurs François en leurs^Eûats !c
- f^igticuiies,dcfqlles le Palæologueles auoit cha/fez. Apres la mortdelaCôteûe î â¢gt; nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;f^ouence la fcmme,ilauoit elpoLi fêla Elle de Baudouin EmpereurdeGrece,
dont 11 eut elperancc de fe voirmailîre delà ville de Cd/iatinople, quihiybten partie relafcherl ardantdehr quâil auoit auparauat eu de côquerir le Royaume L â¢- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;f^'ipc Nicolas animoit les autres Princes Chrediens cotre Chat
' â l^j^ p^rlolennclle ordonnance ordonna que dore/hauantlegouuerneinétde
r J Rome,neleroit quâvn an entre les mains dâvn home, Sc quâaucun çm fioint Jnpo tut dehgneeroyallene peut dire admis en cede dignité.Illuy oda leaoa,^^
Tiltre de Vicaire del Empire,difantnepouuoir en autre façô côplaireà lâE'^P^ reurRaoul,ôcdeliberoit de creer deuxnouueaux Rois,tous deuxdehmailôVi
FSouneaux nne de laquelle il edoit, amp;d eriger deux nouueaux Royaumes en Italie, T^bufcanc,pourempefcherauxRoysamp;:natiosedrangeres
Italic,Scle moyen de laruiner. Or fçauoit il bien aiiifi laconiuia-tio aite cotre les François ôc le Traidié de paix fait entre les GrccsdlcsArago-
Menet Jes français.
nois.'Il y auoit vn gentilhomc nome lean de Proebyte, lequel du téps du re^ I duRoyMainfroy auoit edefeigneur de cede Ide là . Luydedrant de retourner 1 l^^hiens,fen alla aCodantinople, là où trouuà t lâEmpereurPalmologaces j n emy des Fraçois, il luy a ugm en ta dâa uatage la bain e parla barâgue qui lâen luit C edlà ns doucc(Souuerain Monarque ) que les François dont apres à conlul' j teramp;r (detfeignerles moyens de retrer en ced Empire, amp;: de vous oder dâentre lâ ' mains la Monarchie de Grece, veu que dciotirà autre on voitpader forcesnou ' uenes de France en Italie,amp;: que les Fraçois font de grads appareils fur mer,syd â paixadeuree auec tous leurs voi/ins, adln que plus à leur aile ils puidentpour- â¢
Paix entre du'ure amp;nbsp;mettre a En cede guerre, laquelle ils font délibérez de faire auec toutes * tios yoiÃns. durs forces,Sc auec tous les moyesdefqls ils fepourrÃipreualoir, Que dvousâ edes oihf,amp;rattedez fasremuer, vndpuiffat ennemy en vodremaifoii,ceiîÃst⢠écotre char- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Grece,d autat que les François Eers amp;nbsp;firouchcs, ôc fe fouuenà sJes â¢
vidioires Grecques fur vos predecedcurs,fcrdc plus quâindiportables, mcttfl^* pied en vodre Empire. A uat doc que ces farces foient afféblees, il fiultliirptea- gt;nbsp;dre Charles Roy de Naples, lors quâil ne penfe pointa telle entreprial'e,
l'JC'
ife?'?'gt;anÃÃââ^^ Ã^°Y 44. livre .XII. jOUfil eftimpoffible delop-
'^''^ióh nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;moyen le cours de fes vidloires, amp;c
^ernnâ^^ Æ ^^befarrefter en fa maifon. Les Siciliens font trefaf- _ ., c ft^^â^'-^nle nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.P^â^eïâic amp;nbsp;de Mainfroyjaqticlleleur eftreprefentcejt^r^
^ftoit nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^oubs lefquels,eftans Rois naturels amp;nbsp;natifs du
'''â^fscj' ^^'^â^^Fran Ce qui les rend dâautant plus fafchez de fe voir ' Et nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;P^â^uent fouftfir dâobeir à vn peuple eftranger, info-
' ^ncor nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;point fils le rcuokct dâauoir faute de Roy, amp;nbsp;de
'^çci?^ktîced nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;dâauoir faute de deffenfeur,filsfâemancipentdu
'^^^kçftæ^^^ainfj- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;lt;itie Pierre Roy dâAragon a clpoufc Con-
'â^ty^r^Friiiceffe nbsp;nbsp;nbsp;^K^kimeheritieredenoftrcProuince. le fçay com-
'H nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;quelle vehemence ellepoulTera fon
â pîîid, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;gendre de Mainfroy, amp;nbsp;heritier de lâEmpereur Fe^
â gt;%h kiy 1 ^Q^^^nce fon ay eule, puis que le Pape mefme a fait vn aucunement queperfonnclepriue,
J celle piece quâa tout le moins lâAragonois fera côtraint 'Miç O nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;amp;nbsp;pour les droits patrimoniaux de fà femme,'
feu nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;moyens, le temps, amp;nbsp;le loifir pour fe ruer
â^quot;it!i[ ⢠^ââ^cçSq ®^^'pere,dâou le François lâa dechaffé trefiniuftemêt
â ^â^â^^In)ioignc2 noi forces auecques les fiennes,Char} moyen de tourmenter, felon fes dehrs i.*
' V ^tupifç nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;bon langage, ôc dire ce qui eft, ou il faut que vous per- lâynsu
' â'^h nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;François foit dechalTé de Sicile,amp; vous eft cefte co-
'Pautre. Par deux fois les François f quot;nbsp;' âââez fur '^jn nbsp;nbsp;nbsp;pçâ j^^P^btain, 1 vne loubs Charles fils de Pepin
quâils auoient fur lâEmpiredâC
* ^ih nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;f nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;pariurer,le Pape en peut faire vne
* ' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^ernoire denozperes,lorsqué viuant leRoy deri«*-
iû ieune , Baudouin Comte de Flandres vfurpa le nom ôc â^ââh vous alfaillent pou r la troifieme fois b ^ââ¢-'ondc du tout occupé iceluy eux ce quâils ci
';K.;ieto«cclt;Vgt;a«
\ ,'â*^«lt;îAeà vt\e^n 4=^'° nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,
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\quot;MWe\\c\a'j rocfoe ' ^ïjCÃ-iC ' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;-\ a\U
\awweiiv^en«, nbsp;nbsp;â^eWcV'='J?âi ceUâ^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;oo otû'
'âquot;KWxe,nxo^ e««.vxt lt;\« nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;LacV^^quot; ^cx ⢠nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;\v5
Mt.^XcWióenti'= â
W'ftxWWAeCo'à A«' â¢
quot;â»AW«Vx\(= nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;AüV-'â1
'â^WtütVa^eWoX^^
c^treprinÃèj amp;nbsp;obtint delay lettres adreûantes nu Roy
n^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;lt;^ontreles Frnnçoisparià femme.Ilfutentrâeuxconiieâ
entre j nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;cnchettcs, amp;nbsp;fâns fâîre brait aucun, foütniroitnr^é[fgt;oâgt;^
^°jâ*^Sr4- mer nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;le Roy dâAragon e^uiperoit vnebellentme«^
oninueateroit (Quelque inligne amp;nbsp;cruelle tromperie. Sur ce point^f
r^avs nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;quatriemenatifde Tours, ouil^
/Ir dudit 7 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;de Charles excommunia felon kilquot;'
^Ã^Hl..,;; Romain. IcRoyeequ'ilmvouloiipis obeMlçt â ââââ ''e'Ã'- amp;nte,cquipa nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;lt;^o^leurdcvouIoircntrepKndrcvncpu««
trecho/cquedudifââ â^'^^â^enûCouramp;en/isp.ipsnefepirhitd'm- j
d'Araaon nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;de Charles,enuoyapnf f
Ae,.orled,t4â^
â^eursduPaaenecet^lTrnrrl nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;edretemps.amp;cômelesAmbaii-
f Mit mir
â. P^^^^^^ditRoyd'Arao-on nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^^^^^^ois.Le Roy de Fraceaulfienuoyi â¢
^fioit entreux,de luy vouloir nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;p^r lâaffinité ôc proximité du ûn^(]ui
fl câefloit contrôles Sarre, fi nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;qi^ulPaifoit ce grad appareil de guerre,
r'elr nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fit:point de difhculrétant degransamp;diuersRoyaumes
⢠^^9ne7esLnço/5fÃ/oÃ
ffreffiondit quilnâefioit ntic nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^'^P^tjffientayderen Ci fainte guerre,
le premier affiaillir m^iç nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;refolu quel Royaume des leursil de^
^^tnent fecours, il deflrerolr nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;aux François luy offiirvolonui-
t^7 enuoya vin^t mille efène nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;rr^ voulurent preüer de lâargent. Philippe^ '
dâautant que câe/lo^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;en enuoyerdi
mais quâen cela amp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;pour aider dvneûgrddee/âtt^
^.^^/^^^Ãoisauxentreprifes nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;oholès il cognoiliroitla bonneaffidion
2inGdepetitesïommesdâartre-nr nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fjl^tte. MaisPalæologuenâenuopuiti
^i^^dâefpuiferles François
leonj 1 ^^P^odant lean de Prochite^v^à P^^^^^^/^P^oyer contre euxmeûnes. ^^^^^P^i^eurriueealla ver^ 1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Cordelier, retourna en Sid
amp; de Palerme, amp;nbsp;dâautres Str 1 nbsp;nbsp;nbsp;P^^^gâ^^^ds Seigneurs des villes de MeifiOâ'
faire ce quiPenfuiura bien nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;auquel il les exci:
n.gt;
ai
^fPlSSPsodtante-vnlec nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^duintque le lourdePa fques de l'an nur
l^^fdonnoirvcïpres de fimn nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;tous les François, au fon deS^
dfoienten Sicile furent tt Jr nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;me fine heure, tousles François çuic
prouerbe des vefurec l â â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^^^^dre dâaucune choie, ôc de là cil venul:
P^âncr. Aprcscel.
llt;^2pourIcrZflfd
SUC, lt;]uiibrcgucaldf'Rofchquot;^d'' ^PuucpouyuiurcPabü/o-my de rF cri id- r nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Charles auoit elle excommunie amp;: declare enne-
ne ne ddJ J ^^^^^tpnns Ikarredez. Alors edloit le Roy Charles en Tlwld oedlenou il nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;m^fdi^rireuxaccident. Edant aducr[idlt;^
Char/fsad- puFdoubléôc grandement defplaifant,nuir »'rfjajetr,- , P^^^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ti^ut, 11 Pcn alla trouuerlePape, Sc de la changeant Ion dual
unir Pâ'chemin de Rhegio. Ilauoit Tes ennemis à fa veuc, car ilny a-qii yripetit traguedt de mer, mais les Siciliens PeRolent faills de empaty^
delÃ
PHILIPPES 3. ROY 44, LIVRE XIL
à cfes nauiies Sc attendans la venue du Roy dâ Aragon, auoiet ofte à vn chacun
Itmoyen deçaffcr enlâlfte. Le Roy dâAragon pour faire toufiours penfer au *
quâilauoit entrepris vne gucrre'fainte contreles ennemis de noftrere-
^^?,'on,auoit gaftéjtuinê, amp;nbsp;brufté la cofte dâAfrique aux enuirons de Hippone,
^iseftantaniué enlâlfle de Corfegue, attêdit c^u elle fin prendroit le defftm Ãc ^»er^tnct.
^towation de lean de Prochitc, pour felonie fuccex dâicelle, fe refouldre de
'1 ^tquAieuïoit£aire,ayanttoufiourslcsyeuxÃc penfersouuerts amp;drellezlur
l nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Comme fi entendit affeurement que la coiuration auoit elle executee, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;i,
\ Weraiüactefm,lecognoiffantquelesSiciliens luycftoientgianacment^-
\ tewiA que pour auoir fait cefte executionils ne çouuoient lamais obte-
' .metev,⢠pardon du Roy Charles ,il penfa ou ils ne pouuoient plus
Mte37Luilfaifoitlgt;onpotirluyenSicile.Touresfoisilnevou-
UaiÃo!ldeaogerde\aotiileftoir,oueçrerni^^^^^^^^
. , «â'«MirenuevondroitentreçrédreleRoyÃWescp^auoitf^tve^^^^^
l *Vi»piefcnndlauoirpeti|ourvnfiege5esfoldarsPraqoishru^^^^^
= *'4d'idev'agetlatnottdcleutspattiottcsAcoçaign ,
\ ^«isWadiiehleauxornhres ^^M'-XStL^d^re^Zir.ne
\ ^'jxà eà eà asnefedoutoietpas de moins, i 'p Aeftendce amp;cnv auoit femme,
â I S,'.iei\latd,fiin,tna\ade,ordt e,aoalit 6 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;S nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;lie-
'1 Wta,lonlabeuï,fontrauafi,fonfang,2c. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;vfnnnes auiVeVcur donalîenf.
â¢\te'^s,\eeotitme\ttauafi,amp;^l3-5^iettc nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Ae vit ne futvenu en Sicile,
èneroffit ton armee des nauires rme ?M(nrgiraVAerme,\aourl^fc- âXydeftinexalaguerrecontreles Wasanoientptinfes fuïCuatV ,p I â.eÃ.^evnent enforces matiti-
(^â.^riXcontmentXesSic^^^^^
'âJ^^'i^iW^vvxeinfonesanoTtonvs, 2x.no y nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;A A'vfovîosXenaxton
^Vtueut^cplnf^nts.OnttelesÃenxptecedentescanfes^
'^^W^ivQwdesSlcfi^tens contte\esYtanqois,A^ a. qq«. A comelelont à e '^'â¢'^laptetntetecanfevlntenlavfil^de vAetme,cpit^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nt\é.X\VçAlfe
â»Wl'nLrnestóérriesieViiteNiVXeaRoRtenMoyas.ededenotioalY.g ^XiraXanietiVépres ieXaN'iXXe,XesVt'aqoistov*gt;s orrfcreicreY.tde ®''WïtaneXonesarrtiescacXiees,'îomXXoictXcsternes5i.tiXXes,ScXentta et ''3W«temR\estetins.CeXaitritateXXemétXesVomesmmaris,veresA«^ ^^^^'^i^xeptetnKittvYtUAs ebmancetetlittet a.vvs.Vta.qovs ^es coups nepie^e, X'^'sv^xvtY^ç.ovxù.nent ceux «Xe\a vfiXe ptinXtentXcs armes,merentto Xes vra-S^\'gt;Xx\3vu\t^ç.ç^ç_vnaamp;iéretefn^^ 3Ã2irtomcXXXe,âArà '^ eur.aucunX'ranqoXs ^^^^larraeN n-Xace lt;pre o^AcprcsNns racompx^m«
â I P ^^^cwîitans pour fe purger de celle execrable barbarie cnuoyercnf vcn
P nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;e ape ^iJrs AmbaïTadeurs, lefquels feiertansà fes pieds, auecvneftmulecc^'
â c nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;comme fâils eulTenr parlé à lefus Chri{l,carils
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;le P nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^ollispeccatamüilidoniinolfispace. Aaiiof
ChriH- fn 1 Pjilermitas faifoiêr ce quauoicrfakles luifs éuersld^^ Kov des lui^f nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;des RuÃlers en luy faiûas la reuerence,amp;:lefjliiMJ^
ce qu il luv obirn'^f ^baûadeurs le fupplia/Tér de leur doner telle pcnitgt; duquel ils ÃÃoiet di^à nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ferédilTent a celuy delâobei/li^^
offen»des Ré de Charles leur n nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;violéâcoffencchniH^' '
rinuettitureduquelP^udanceduûegcRoman, pour lors alîie^ce rend^^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;n^bitans de Mclline ^ui e/loit '
folerr^nelÃairlpiro^^^^^^^ fcpeutparapreseÃrcd^^^^^^
nepaieroient pointaudit nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^^^^^potee de ce quâils auoiêt fait. Quib â
paye au Roy Guillaume^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;gi'and tribut quâils auoient aupurjuant '
^^^^^^^i^ions.amp;: nevnith i i nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;voulant receuoirny accoréct
/^XoÃee. portion ôc volonté fans au nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;de MeÃine lefoubsmettre à fadil-
dition volontaire Sc de n^ii nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^^^pdon amp;:condition,touteefperancedereJ
Moniales Siciliens Scleuri^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Cardinal Legat du Pape excom-
audidcoursôcnarration^cremensdelâEglH'e.Toutesfoiscommue tous tiennêt Sc Raccord nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ohodes les autheurs dont difcordans, fiePce
le Liege fut leué de nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;larriuee du Roy dâAragon âcdclda
lettres. Charles par les Rpr, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;amp;c que ces deuxRoisfentreefcni/iR^
^ojn,utre. durant le temps de nai ^^^^^.^^^^^Sdefoetnent ledit Roy dâAragon lt;1^ ^^L^J^^^^^^^^^l^^^^f^deuoir d P ^^^l^^ontre tout droit de proximité, a/Lniie, o^able fraudcj Se par vne vnllf- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;enuahypar vne deteïlablelt;^^'^^^
Ã^lloy auoite/iddonne I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;le Royaume de Sb
^^sparJes Fraçois, veumeïm nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Sicilies, tourmentez en tâtdefor-
rn^^^^y^^Pcrdcedefcconrc nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;tout lâvniuers,ils nepouuoiétauoirre
U ^^l^^lofroy Roy de
fioj, .j^^^^ÿtiquvnbon peredn'
ÃtidsfuiPet fraudez ScLholi J^^f^tierLès en fins. Qujlnepouuoi PR^^^^P^l^naetpuisa le Pane nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Royaume qui leur appa
O nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;articles côtenu-Ã.. t l^^curauoitcôfrnié. ouequatm
^dtà vnautreRo nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Charles,ilnauoitcLlébefoingu'vn
'^^f/^ttresaugmeterét^^^^^Ã^croietnyne nieritoietaucunerefpó-l^j^L^^â^clrct,dót Charl nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;la haine de ces deux Rois,gu'el j
débat dvnRoyaume nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^tidit Pierre no Lèulemet ennemy poiüt nbsp;nbsp;j
^t^^tuellesforcesdâELpa»jjQ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^âddaeuramp;pourlavie. Pierre attendmt
f^^^P^^^dtvnbôtiÃbred nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;devenir des terres quâilauoitenFrîC(f
'^^^^j^tieurs de Frdce,.lettres'âcnuoyapar toutesles villesamp;à roii^ ^Icihénesjcurremôïîrâtot nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^^t:spour les incitera la végedee des vefpmi
H ^^^^^Lfacreatioitefléfaitndfeulemctcôtre ,
|
PHILIPPES |
livre xil |
qui auoicnt cfté maffacrez^mais auffi contre le nom commun amp;nbsp;public ^«François, amp;nbsp;que fil n cftoit vangé par le fang de celuy qui lâauoit fan faire, ïcleroitfaitmeshuydeleur grandeur,amp;: {croient les François en mefpris ôc re-procheenuers toutes nations^Et affin que plus volontiersamp;auecmoins de raiz «(de danger,le Roy Philippes de France fon nepucu luy enuoyatt lecours con-ndâAragonois,il doua au fils puifné dudit Roy Philippes nomeCharlesCom e ndcValois ilTu de la premiere femme dudit Roy fÅiir^e nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^ne nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;q
ntamp;lledcfonfilsCharlesleBoiteux,qquclquesvnsnoment rince nbsp;nbsp;nbsp;L .
, «lt;(nfaueurdecemariageluydonnaleCôtédâAniouDecemariagena^^^^^^^
l MVblippe^dcValois.Aucunsdifentquele Roy
f-it^our^uoirfecoursdesFrançois.Adoncvnegroffe^
^WcnobleffcdeFrâcc palfaenltalic.EntrelcsPimce amp;
les âââ «Co^ed'AlcnçonftcreduRoy.RobettCoratedA^^
^tfentquetiuandces Seigneurs foc nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Comte dâArtois,
^aiduRoy Châties laiffaLieutenan. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ço^baâu amp;nbsp;pris pii-
Wtmitlut met pour faite guette auxâ r 3 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Philippes de Fri- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;J.
feâ¢.t,SMahle\uentPietreComted^
'««0«cnlaPouille,8e nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;? Jconuent des frétés Mineurs. V oila ce
WfuisfesosapportezaPatisauConu»^^^^^
tótill A C quot;li i'â i
'J nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;UnvCharlesefcallaftfoncnnemicnfotccsdetetc-ffii«».;
^'r«nfolL,5trnaffactes,Stcratgnmentlt;lueme^^^^^ ht.e«teahvn=gtandecruautU-on«ed^^^^^^^^ ^d^VoJXSudUâiteSela fureur de Charles
â'»''»ttecnxamp;tladitefftet^uvnpetittraguea de met,de faconqueks affaires 'loiaiMefts de teceuoir en grand couç.h' Atagonois pat xne fineile à eftour-^«t4XienloingïotaVtdntalloittomhetfutluy,cariUeteiettafutla^,^^^ ^â««hoiiileSloitNenu .ï.tpout ce tpaelehruit commun coutoit âut
à AïïagoïiheRoitpomtVYommcrond,amshn amp;c cauVt, gt;nmt^à cbonnefoy,ny detondeur,affisdctvomperies,demWches,amp;c iifaiÃnesd\nRoy,ACâaduiffid^ ceRemU . CeRquebien quARitu '*WcmaopY^^'^â^Elctau\t dether au corobatleditRoy CV\aAes,quiaum c-^'i'Vucaducq^SîCÃe fommer de (y trouuet Câd eRoïlKommc debien,5)C Vi e oit Roâ^,\uy ÃaiRutYatVedit HetauVt YcmouRtetcyf
Aeiettùiiiet etitte eux deux Veut diRetet, à qui Veto'itRoy de SâiciVe uns a twiKd\e,queVadeRtuitea,iïiCi commeiVs FaifoientpatVeutsaimes,Remoâ(îrAiv qu eWe deuint eYitiete,Ãauue,5lt;ticVie au Vainqucut ,SiCqu eVVe ne c « et de koj '* WhukatcqutsVatuineScmott du vaincu. Ce deRy îutÃoita^'^ie.aDVeau C'Y roj. ^VAdti,Q^Y(tYicote(q.\ï\£utvieiV£ut exiiememetaitedete voit Yiotiocqneau
chlirlts ^^^â'^^fP^^^^^oirmoyenc}cïprouuerûvaieur,âide£iirevoirium6dch(Ji^^^ tiiKoftt^M. Ic des deux natios de lâEfpagnolle ou de h Frdçoiie efloitI3plus vjilljtc.
il ne cognoiüditÃcnc defcouuroûpas la ruïè de rEfpagnol.llfutrefo/u cntrc^^
K nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^uxPrinceSjquc chacun d eux meneroit:centcheuaux, amp;gue ccs deuxtf(gt;^'
B nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;P^^^^â^^â-'â^deux,iecôbat[roiê[j amp;: q le Prince de celle à gui
K nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1^ iouiûanccentière Scpai/iblede cedontilsfccóbi^'
U , rcÃlx, ^^^^^^gt;q^^l^^oitlaSicile.Cescdditi6sfu^^^^^
K nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;' nbsp;nbsp;⢠nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^â^^f^^^^^^?^^l^^^^^â^^quot;^^^^^^^^duliculà où/èferoi[cec6hu.LesFr.wçoif
17 fquot; * nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;et pas que ce fut en Sicile, qui eîloit toute.'ibâliâ
tl nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^quilauoitnömoins f ââ^:''âquot;^â¢^^(â^'^°jâ^^^Jq^'â^!^Pâ ^pâ:c^loictoat3Clurln,
fl nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;terresaccomnri-rri' » ^^'^'^^,â'â^^'â-^gt;^âgt;°âiftifpeâ,Iespot:mitileJis
7 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^lois côb 'mre deianr I â¢'ll ''â,1% ^^â ^P°^quot;^â'°ât'tfoubs lebopbiûrJuilitAt!'
quot;'f nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;de !.,Gnyéne,AelM,edt,
^''^^â^dd-AnsIeterrcFdunomT^^^^^^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Charles feeut quehRepE-
dcM^rtgnelediXS^^ ^^lt;^licequâilfqcrnrr^-7n,, -7 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;impuni, bie quill eut peu pourluiiire,
dpcelu/arreîlecs leli^i ^^^}Cliarles ne fiilîit de f t nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;lour alïignc entre les côbiP
troupedeThâm^^^^
^tiepoÃbleiamaisaL,pirau£Zn^F^â'â''â^'''^'â''quot;°â'^â''âââFâ'â¢^^^ dcpl^nobles nvdc nine K l-^ â^ooitveu vnc troupe de cet homes, côpol^^
rtgt;Ã^ns en^ Rols Qui dcLioîent rn,nK... nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^^^eaux,pourvoivcc cdbateiitrecesdeux
^^â^~s, mais auec vngrddcourige
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Gt-'^csinefmes les vus nm nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Allcmians,desEfpai(rnols,amp;:Ã
les vns enuers lâvn des R nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fpeciablc,les autres portezdâaiicâiÃ!
^'^^ouoitamp;rfairoi[loaerôca2ôm^^^^^^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;delavill
de routes les fortes de coLirmif' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;qui y venaient, vfint enuers et-
^duifer,edlimdtauerâfgt;a ⢠nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^dliofpitalire,Se de libéralité dont ilfepouüo(
dcdluvvn prand heur nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^^j^^^^^dneurauRoy dâAngleterre fonmai/lrti
gouuerneur,auoiten:éen^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ville de Bordeaux, dontileiloti
q'JclfoubslafoydelbnrtT'T'^T^.^^^^^^
f'â cs,â. uoient decider ^ino-^,-1 dcparleiugemet ëc dccihon des armes, ilsde^ cou. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^procozdYngrandKoyaurnc. Ms,s,ors
täte, de leurefoer^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;i nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^oir Ce combat furent bien trompez de leur.it-
gon,nc fy trouuT. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;dc[îr,dcdu fruit de Icurvenue.CarPicrreRoy d'An
^^tilponrlntr â d^^^i^^^^^^^ây'^l'^^y^oydâÃras;on,ny Pierre,ny home de cbe^
P^dleqoilemen^fT^^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ce quâilauoit deffgnc,carilauoi[euitél3(eâ
/yi^^~ ces desFrpmi d nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;httilie,!auoitreiettee en Frace, Scauoitrcpoudfclesft-
bien qu'il f ' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;portesâc entrees delà Sicile.ll votoit
^rnbfi ff Pipy nbsp;Charlrsvoire prcfque impoifible de remettre en^
gens nbsp;nbsp;es forces qu âil nuoit en Italie, quifoubs cede efperancedt
PHILIPPES 3* ROY 44- LIVRE XIL combatPeftoienti'ctirees,amp;que quand bien elles fe pourroient reioindrejeur premier ardeur amp;nbsp;defir de combattre ne fe rcmettroit pas. Charles iufques a la nuit biénoirejdemeuraatiec fa troupe fur le champ. Quelques vns ontlaifleef-crit,qiiele Roy dâArago pour euiter la note depariureamp;depoltrónerie,pource quilauoitiurédefctrouueraBordeaux,y alla en home priué,â cheuauxde pofte, accópagnéfetilemêt dâvn hóme,amp;quâil alla trouuer le gouuerncur de ladite ''ille,auql il fedefcouuritjdifât quâil nâauoit voulu faillir de fe trouuer la au iour ^lbgne,mais que dâautant quâil auoit entedu que le Roy Philippes de Frace ne- gStomparut âeu de Charles fon enncmy,cfloit là auprès auec vne armee,il ne vouloir,amp;nâo-bitfecômettreau cobatalTigné entre Charlesamp;luy, dâautât que la partie feroit 'jop mal faite,amp;trop deftuautageufe de mener cent hommes contre les grades P^tesdes François, SequeCharles auoit plus de moyê de faire venir vn prompt 'Cours de France que luy dâAragon. Ledit Roy difbit cela pour fexculer du duquel ilne vouloir aucunemerit manger, amp;ainfifen retourna il en la diligence quâil eftoit venu,ne fe fouciat pas fort ny du cobat ny de tenir Triâtes de ^'oy(felô lacouftume de la plufpart des Princes) puis quâil auoit fait ce quâil a-j'''°'tproiettéamp;defiré,amp; quâen fon ab fence fes Lieutenans auoient fait ce quâil 'â'cauoit donne en charge.Il auoit enuoyé fa femme Confiance en Sicile pour ââ'urer des volontez des Siciliens, le nom de laquelle leur eftoit en grande re-ââ'â¢rence pour la mémoire du nom de la grande Confiance. Auffi Roger de Lore *^orbanni de la Fouille, Admirai de 1â'armee de mer de lâAragonois attira au
Charles le Boiteux fils du Roy Charles, qui voulut cobattre, bien que le Pape lâen voulut diuertiramp;dcflournerrdot fon armee nauale fut enfon luy auec quelques nauires pris en cobattant.Celle perte donna vn grand aux François,ôc dâautant plus grand que peu de iours apres le Roy Char- boiteux.
^âmiuaauec vne belle armee de mer,Iaquelle fî fon fils eut attenduc,ils eulTêt ^'fperer attendre vn grand auantage fur lâennemy .Le pere elloit chargéamp;: Jâliedannées,de labeurs des armes, amp;nbsp;dâennuy du mau liais fuccez de fes affai ^'outesfois il ne vouloir defilier de fa pourfuitte, ny de fon droit,ny fè rêdre,
â'ouloit aller iufques au bout,cobattre,amp;tanter la fortune. Ce pendat quâil âbilleen villc,par les villesamp;pays delaCalabre,de laPouille,dclâAbruzzo, '^luttes côtrees Royaume deNaples pour folicitcramp;praticquer les cÅurs, ^^Montez des homes, il fut furprins dâvue heure, dont il décéda lâan ix8x. ^'âiiicr,ou lelô dâautres lâan n^.le y.de Feurier.Câefloit vn home de grand
de grand entendement,mais malheureux par la faulte des fies (corne â'lcriuains difent)qui gaigna plufieurs viôloires,mais fur fa vieillelîe la fortu-fitfouLient amp;nbsp;aigrement fentir fes fecoulfes.Lâhifloire de Naples dit,quâa mort le Pape Martin 4.bailla à Robert Côte dâArtois la charge du Roy-de Sicile,Sc la tutelle des enfans dudit Roy,pour ce que leBoiteux(côme °^sauons dit)elloit prifonnier. Mais dâautres difent que le Roy de France en-y^cnSicile ledit Cote dâArthois pour garder ce q Charles y auoit laiffé dâaf-^f',amp;pourfegouuerner du tout par le confeil du Legat du pape, coe il fit, amp;nbsp;^pdeha que leRoy dâArago nây peut rien faire. Le pape excomunia ledit Ara-0 â^P's,ordqna vne guerre fainte cotre luy,le priua du droit defoRoyaume dâA mumi. ^3®gt;^lcdóna a Charles Cote de Valois fils du Roy de Frace,amp;dâvnc fÅur du-mgonois, affin que les habitans dudit Royaume ne fe plaignilTent que le
de leur Royaume fut transféré en vne famille eflrangerc, amp;nbsp;les acquit-
^K4tre
ta, ahfolut, ôedeliura du ferment de fdelitc quâils auoyent fit audit Cela fut caufe que les François bien apointfedeilournerentdeLapourfiiitt^'^^ ^^(^ll^jpour tourner toutes leurs forces contrelcRoyaume dâAragon, en mdl^^ temps que lacques frere de Pierre de Roy des Ides de Maiorque edantdidi^ de Ion Royaume par Alphons dis de Pierre fcdoit retire a fecours versleRtl b^rrneejt France, qiîidrelfa vne forte armee en laquelle cdoient cesRoys,alfauoirli^â / y^lt;î«r, quesRoydesIÃesdeMaiorqueôc deMinorque, Philippes Poy de F rance,Pl^â !
jppes on s Roydehlfiuarre, amp;nbsp;Charles Ion autre dis inuedi parle Pape nbsp;nbsp;nbsp;/
o^aume nbsp;nbsp;^^ë^^â^^^doldatsportoient la croix rouge,comme fils fulfentd j
foni^nvu^^^^Ar nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;d'autant que le Pape auoit ode audit Pierre le droid^ /
rcfemocn^innrA nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;deffendudeplusfintitulerôcinferireRoy,leditPn^ i
dit au Rovheaues^^^^deuantParpignan, laquelleferen-villldtMRoA reufticsFnneois tintf yPâSâ^ygt;vgt;cvouIutcnt cfpronuerttymendceliA-
r=iis,nyâp.trl'autbomcfâr nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ny pm- h crainte tcmaaÃi daRoislà ptt-
opiniadrete dâautant ou eP^^r^^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^^peut edre induite a dcfiikr defon
^âyejcu.wt de dedans amp;nbsp;leur auoit dann nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;les courages de cens
Cennes
courusp,-irpierre aiiictt.nifâ^ ^'^'^'^^â ^^^^^'^â^â^âtoulloursefpersoceMrf^' I3 ville de MetTiueauoir ton nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fe conlîoitqucroiiâ'''â
droit Gennes h fureur des R^jlZuî
PtTpiJa nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;cede villeilTlfemYin^d J nbsp;nbsp;â ââl^^^ivoientextrêmement delpiKtlt;lâ'â-â
⢠âMfedeffendrfZ^^^^^^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;vcuctksFrdfAx«-
faire Inbraue Sefunerbe amp;nbsp;vn ! â^^^'âquot;^^^^â'^'^doient,amp;Ã h barbe de misais lors les trots R oi
le mirent en trofJ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Valots dtuiferent leur campenttuis/
coilez.Ils h battent amp;nbsp;atr'il nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;de ta viIle,quâilsenuironiierétdeKtâ
à ceuxdededans.D{nm âaéiifbblfff^'âquot;'â^^fâ^°'irquot;t''^^'â^^^^^^^ ter de breid,e,f:vn cheminaire.amp;tlesfoldatsauecefchellesyvadmtme
qaelanuitf,.menante
I. J Vpniaftrcte des vns Se des autres. On ne faifoit aucun doubteqae
â p. c nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^^^^PP^^nçaiîauecmefme furie, amp;tauccplusmndd' !
de Icurs murs Ics a{ries;ez voyoïêtapptt I 1
£1, copjoiuoient bien qu ilsnypourroientrefUer. Eux doccjucscilonntt, j cuantle iour enuoyerét vnAmbaifadeur au Koy qui luy dit que les plusytiili ' /
de anciens de la ville luy promettoien t de la luy rendre dedans trois ioiits, nuis .
rie.
dùion le peut faire du confentenientde tous leshabitans, dâautant (juâilpaudt encores quelques jeunes folsefuehtez qui nâauoièntpea edre diïjwfezà cclb
PHILIPPES 3. ROY 44. LIVRE XIL
^'^^rsparens, amp;nbsp;de leurs fupericurs.Lc Roy laques prioit pour eux,amp;ai- i^^5' '^^*cuxiouirdeceftevilletouteentierc(carleRoy deFrance la luy auoit
.Le Roy de France leur donna le eà donné. ⢠on qu ils demadoient,amp; le fiege ceflà tout ainfi que fi la ville euft efté défia
J oe.Maisles François le laiflerentbeffler auxrufes Elpaignoles,carceuxde ns auoient demandé cell elpace de temps, pour durant iceluy aduertirle cftoicnt,amp; que câeftoit fait dâeux amp;nbsp;de leur villen' *^^^^^^ocouroit promptement. Ils ne pouuoient enuoyerny meflages ny paflages eftoient occupez par les François. Adonc à ^^naute tour de la ville ils firent vn grand feu par lequel ils donnèrent le fi-'dö â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^os K ois cognurent (mais trop tard ) la fraude amp;nbsp;lâartifice
æiirs demandez. Incontinent on recommença la batterie a-plus prompte dont on fe peut aduifer,fi bien quâen vn inftat prinfc, amp;nbsp;tout fut rais au fil de lâelpce iufques aux femmes amp;nbsp;petits cl» nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;gentilhomme du Coté de Roflillon fe fauua dedans vn
'fiaouilfegarantitdelapremierefuriedes François,amp; apres que latue-j ?}parlefpace de quelques heures continué dedans la ville,amp;que la fureur, t Tf)amp;lacoleredcs Fraçois fefutappaifee,cebafl:ardà larequefte du Roy ^'sHit pardonné, amp;nbsp;la vie luy fut fà uuee, dont puis apres il fe feeut bien re-0^ y par pluficurs bons feruices quâil fit. La ville fut ruinee amp;nbsp;bruflee,amp; le j^fede Roflillon rendU au Roy Lacques. Il falloir paffer plus outre, mais les ^patou les François vouloient pgt;affer effoient occupez par les forces amp;nbsp;ar-Roy d'Aragon. Ce ballard natif du pays amp;nbsp;grand chaffeur auoit a la ' 'apprins tous les chemins, fentiers,amp; deffroits dâiceluy. Alors les foldats quot;nbsp;. P difpofts,villes, amp;: legers, choifis par les Rois, furent par luy menez amp;: ^f'itspardcs chemins effranges, cependant que les Rois tentoienr vn autre par les bari^ues de ces motaignes pour trôper toufiours lâennemi, qui p^ffloitiamais que lesFrâçois deufl'ent grimper parmi ces motaignes.Ce ba- méni^gnei. .'âânonflraenceflaffaire vnegrande fidelité,auiriles Fraçois neluy donoiêt nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;3
de les trôper ny de feuader, ayas toufiours les yeux ouuerts fur luy, deprcs.En phifieurs êdroits il falloir couper des arbres,dcs buiffons, .^^lliers qui efloiét Leî amp;nbsp;ioints enfemble en forme de haye pour leur em f ÆÆcf le paflage, amp;nbsp;trou noient phifieurs hautes amp;nbsp;difficiles roches, de façon 'oienfouLientils efloient contrains de marcher furies genoux, de fefforcer quot;hs pieds,de grimper,amp; de (âattacher des mains aux rochers,aux racines,amp; Iâ'troncs des arbres de peur de febouleucrfer du hault en bas. Toutes chofes f^f'Hoiétcontraires,amp; pour les acheuer de paindre,ne leur deffailloit aucune J ^æ^jcicl ennemi les armes. En fin ils arriuerentaux fommets amp;nbsp;coupeaux ^'âniont.'iignes,qui pendoiet fur les telles des ennemis. Celle crainte inopinée ^pcclcntantaux yeux des cnnenns,donna aux Rois vn paflageafleuré,car Fier â'â â¢icontincntauec grande frayeur abandonna fon cap, fes tentes,amp; fes barica- 4.oj dééAfa '^ȉ^cjiiellesilfâefloit campé ô: fortifié,amp; mal aifeement peut il faire rompre gô abandons r°urlenflii|-Jesg,-Ãfje5 leuees, les pierres quâil auoit mifes deuant fon camp pour fcfortifier.Lcs François pillèrent fon camp là ou ils trouuerent beaucoup 'meubles 5c d armes, amp;nbsp;apres fen allèrent au Comté dâEmporias.
(-^trnec de mer dreflee pres de Narbonne par le Roy de France ioincle aucc
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w nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;celle des GcncuoisSc dés PiPans, quiauecbonnependo amp;cntrctcncmctdloict nbsp;nbsp;!
vpnus a fon fecourSf printparde par crainte,paruepar forcepludeurs villes mJâ
â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ritimcs Scports dugouuernement dâEmporias,ePlant fccourue dâvneanneelt;l^
terre. Pierre-late ne PouPlint lâeffort du Piege qtivn iour. Ceux de dedas voyait ^épouuoir plusfedeffcndremirentdenuidPlefea dedasleurville, apresaitoi^ efpaules ce quâils pouuoient emporter, à fn que les Françoisn^ pouffent iotiir de la ville enuere.Le Roy de France alla mettre le fege deidtP^â / aecômodec de tout ce quâil luy falloit. Le^ouuernd^ / ice e nomme Raimond de Cardonne, homme vaillant amp;e fage, ne Pit rien té / metto^'^^^^d^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Id violente furie des François, ainsfa^emeitt 1
erJrfm/j neceffdrr^ m nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;luy nionProffpreuoy oit bien cequiePoit j,
y,iifaÃf^f, . nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â y euroitles courages des habitans, mettait bône garde auxmuuil- 1,
edoient demn^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;endroits chacun à Ion tour, à fn que ceux qui / ,
lez. Il faifoit nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ôe du feruice ceux qui e/îoientlasSemuiil /
nuoient les vffarr^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^^^^^s^dos,cepedan[qu'ils
le feu aux machT^ tournez vers les murailles de fa ville, ôc vnenuiâalhniertre ^ois Cenend ^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^Pfegeans.Cefiegeduutrois dohfa^X^^^^^ prochain Se vnp nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;pour fe mettre en embu feadeentre vn port
camp des Frmcni^ lt;^^riari timed ou Ion pouuoit facilement porter viures au negroffefommede nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;leursvhires,maisauûiv-
Herd. Plnftnnrç nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;n â ^^bulcherutdelcouuerte,amp;rleffoyenPutal
lâarmec au deuint nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;oient dâauis qu on allaPlauec vne grande partiels
nemi Mais Raoul nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;qtieledeffeinnereuPcidU'^'
â'ccparedcPP PhP J P' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;niions contreiPncmP'
âoufourinidédllurP^PróPcrPquot;''^''^'^^^^^
ebene Pèretira C nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^P^ries,cognoiffant qu on a delcouucrtPonembuf j
CutHreÃon~ ne'.
de tromfieur.
Clivant nbsp;nbsp;nbsp;r nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;defefnuuer.CarLivertufsfp t â
e nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^â^P^ce de Ton propre effort eütouûoiit^ f
b1e-rr nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;cueureffonnérecognoiffintûfoi 1 ,
pourfo fuport taffbededeceuoirfoncnemi' 1 lt;
p. ' r ' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^oit que cela ne luy probte,de tant plus il cil defcourJ ' 1 ,
(^boitenies tTPienees,amp; fedeibedelà enauatdetoutmoyenguifepei^^' i « ^prc ^nteraluy.Aireurezvo^queiamaisleRoydâAragonnefemettraenph-quot; j * ^^^^^pbande, ains taichera défaire longue immortelle ceileguerreauecfe^
^s,ü nous nele trôpons auec meÃneart amp;nbsp;troperie. Or quâil/epcrfuadeçi^^ nbsp;nbsp;,
â . nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Pont pour luy profiter,mais que nous luy puiûions dônetvn cte^^
en iabe,amp;le tromper auecfès inuentions.llayoo.cfieuauxjamp;iooo.fantallûi^, nous y coduiPons 300.homes dâarmes Pans nulle Panterie il les attendra,penl^^^ q U ils ne fçaehent rien de Pes embuPches,ePpeerat de les allerattraperôi deH^P^-
PHILIPPES 3gt; ROY 44. LIVRE XII. 631 .^â'nezmoyvnetelletroupe mais clioific telle que ie là voudray,car bien qué , . nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nâofail coparoiftre auec cet homes cotre cent,pour vuider fa que-
, f â 'lima mieux eftre marqué amp;nbsp;blafmé dâvne infame couardife ôc ignomi-quâicy fe voyat en pP grad nôbre que noâ, il ne fera point culte de noâ attédre amp;nbsp;de côbattre,fe fiat en ce quâil nous furpaffe en nôbrei.
I â^Coneftable ayat choifi 3oe.Cheualiers des plus gentils copaignos ëc vail- ÆÆ .^Menalla auec bonne deuotion de donner delTus lâAragonois, amp;nbsp;marchant, dâauantage le cueur au ventre vfant de telles
' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;(vaillans Seigneurs) les enfans de ceux qui par îeürs hauts faits
' U nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;glorieux amp;nbsp;vne louange non peri(rable,lefquels platas les cloirt/lfs
. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;de leurs vertuz 8gt;c viétoires en Europe, Ane,amp; Afrique,ont cnrichy la
^'^^tlcsdefpouilles de leurs aduerlaires, amp;nbsp;ont illuftré le nom François,
' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fortiz de tiltres magnificques de Royautez, amp;nbsp;Empi-
, J nbsp;nbsp;nbsp;le nom de François nâeft point nom de nation,ains feulement vn tiltre nSie Fr-/«-
, ôe vaillance à ce peuple qui eft ainfi appelle. Ces ans paffez, corne par , f ^ous fuflions en opinio dâeftre inuincibles, fi eft ce que noz ennemis nous ,^^onuenâs par rules, amp;nbsp;alTaillans traiftreufemet auec leurs trôperies,nous ont , ^ââ^'^eblafrae,lequel il faut auiourdâhuy effacer auec la viéloire fur ce Prince* .ceux cy ont vaincu iadis par rufe amp;nbsp;auec leurs fineffcs,vfonsaufti de
' itu battons a bataille ouuerte. Les vefpres Siciliennes lont rehôm- ttrmes no far ^^par la ruine ôepiteufedeffaite des noftres, faites abominablement parles ââââ-f'ââ . nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;de ce Roy pariure. Voicy ce iour qui eft la vigile de la fefte de lâAffum
.^ââ'âQclaglorieufe Vierge meredenoftre Dicu,rendons ceiourfolênel plus memorable, en ïà crifiant par iufte guerre, ces parricides amp;
.fWiers deteftables,affin que iamais ce iour ne ft reprefente deuat leurs yeux deur cauler vne grande douleur, amp;nbsp;mémoire enniiyeufe de leurs pertes, amp;
.;âdayét plus dâoccafion de fe contrifter en ce iour, quâils nâot eu de le refiouir . â^^^noftre deffaite en Sicile.Nous voicy 300.homes dâarmes,qui en allos atta-
. ^^îoo.amp; quelques troupes ramaffees fuyardes de fanterie. Si deux dâentre Prowtjfe Je ^foffroiêt moy pour les côbattre,iâen ftroy tout refiouy,amp;me promettroy
, , ^^cueur vne certaineamp;afleuree viéboire.Ie fçay quâil nây a pas vn de voâ qui , ^^^''iimefmedefir amp;nbsp;vne pareille force amp;nbsp;gaillardift, amp;nbsp;pour vous faire co-que ie ne dy rien de bouche, que le cueur ne marche de mefme , on le Æ'^t3ifeementvoir amp;nbsp;cognoiftre, en ce que parmy toutés noz troupes ie vous ^y^hoifis côme la fleur de la ieuneffe dâêtre la Nobleffe de Frace.Il ne faudra ia , noâ cóbattiós home à home, ny main à main, car ceft eftadron accoftera le â ^nrfugitif amp;nbsp;rufé,amp; ruinera ces gouiats qui les acc0pagnent,aflfln que par lâcf- ^^^^7**** onde cefte noftre troupe vnie,le falut amp;nbsp;la gloire de chacun en particulier ftit °nllenue, fi bien que chacun de nous ayat terraffé fbn hôme,amp; furmontans en
, ^°â^bre la cauallerie Aragonoife, amp;nbsp;lâay ans domtee, nous taillions en piece les , ^â^^nlTinSjpour rendre lamentable lamemoire aux ennemis de ces embufehes
Piteux fl malheureufement dreffees.
Voila ce que dit le Conneftable Raoul. Les gens de cheual apres auoir efte onez amp;nbsp;exhortez au combat par les Rois fe mirêt en chemin, faignas de predre '^fluydu port pour y acheter quelque choie, amp;nbsp;dâaller comme gens affeurez ^ninefccraignoientpointdu combat. Comme ils furent arriuezincontinct au tw/tU
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lieu la onlâembu/che eftoit drcflcc,Ics ennemis fortans dâicelleauecqiicsgranJs cris, talcherent de les elpouu enter amp;: mettre en routte, amp;nbsp;deles enfermer entre Comlgt;at tnire nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;cap amp;nbsp;le port.Mais les Fraçois qui fans faire lemblat de ricncffoicntdchâ
Jtra'Tonw. â'ipp^rcillcz au combat, mirent la main aux armes. Il fut la combattu vaillâmcnt
dâvne part amp;dâautre.Les Aragonois eiioient plus forts en nombre dâhommes, les François en valeur amp;nbsp;courage dâbommes,pour ce quâils edloienc tous choÃH ôc clleuz. Pierre combattit trefuaillamment, fiifant le deuoirdelold^r, dccii'iâ
taincy de Lieutenant general,amp; de RoyyCombattântj exhortant,remonïlranrjtâv encourageant les plus tardifs,amp;froids,affeurant les craintifsjouiunlcs vailbns, thejJe^uer- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;medà cliiy feul du meïlierde toutes fortes degens de guerre. £ttoi/t
re.
ainfi queiufqu aceiourilauoitpar hnefîès tromperies augmenté Ion Empire, ainli voulut il (en ce combat qui fut le dernier .uiquel il fc trouuâ) nwn/lrei le dernier effort de fi vaillance. Il auoit affaire contre trois cens hommes dlcuz
Valeur Jes
Francsss
choilis d entre tous les François. Et quand plus les François fecognoifloicnt en petit nombre nbsp;nbsp;tant plus chacun fefforçoit de monffrer la valeur. Ils corn-
battaient contre 1 ennemy auecques vne haine implacable, amp;nbsp;entre euxparc-mulation de vaillance. Pierre talchoit de les preffer de ff prez, Scdelesfitrerli fort,qn ils ne pendent tirerleurs traits, amp;nbsp;que pour effre trop enfoullelcsvns empelchaffcnt les autres,mais comme il vit que ce lien deÃein nereufcilfoitpss ôc que nonobffant cela lesnoffres combattaient, ôcropans lestais des s^ens de pied les mettoict en routte,alors auec quelque troupe choilie des liens,il le mit deuat toute fon armee,priât le relie dele fuiure,amp;: de ne comertre vnelis;rande h âir nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^'^^^'^hre fut vaincu par vnpetit,amp;vnRop
commence'. P^^ Conueffable. Le chamaillis recommença pilus fort amp;e dru que deiunt,tt' beaucoup d Aragonois lurent tuez, auffi ellaiét ils beaucoup,amp;peu deFrlpâl^ qui pareillemct elloiêt peu,mais le domage dâvne part ôc dâautre fut egal, partien eull pas cede al autre fil ne fut aduena que Pierre effat hieÃe J'vngrâJ coup de pique au vifaige qui luy lit vne grande playe, nefe fut retiré delà bauil FterreenJa- le.Come il tournait fan cheuaJ pour l'en retirer,vn leigneur François prm^des refnes de fa bride, vouloir le renuerferde fon cheual,ou lâéniener,mais Pierrede fan efpee coupa les relues,les laiffa erre les mains du Fraçois, amp;nbsp;brochât fonde ualdes efper6s,le tira delà prelfe Sedu dâger. Cepedat le Roy Philippes enuoF de fon camp au fecours de ces trois cents qui foullenoient tout le faix delabJ-taille, quelques troupes decaualerie ôc dâinfanterie, amp;nbsp;ellant à leur venue re
»^ca^onot's nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;chamaillis, lesgês de cheual des êneniis qui relloiét fuiuirétleurRo^i
routte. hlelfé ôc luyant, èc leurs gens de pied furent tuez. Il y mourut plus de centdiiâ
ualiers Aragonois, Sc Pierre lâellant faune à Villa Franquapeu deiours apres deceda_iz^4. amp;: fut enterré d Barcelonnc, ordonnant par tellathent que les Illes de Maiorque ôc de Minorque fulfent rendues à fon frere. Noz chroniquesdi- I f fent queledit Pierre eflant en Sicile, entendant que le Roy Philippes de Frf ce elloit entre en Aragon, laiffa la Sicile, ôc vint en Ibndit Royaume, la ou il tilt tue a vne courfe, ou il effoit venu en habit diffimuléauecpoo. hommes deche^ ual pour cuider furprendre les François durant quâils tenoient le hege deuanr Gironne, amp;c quâils effoientalléquérir des viuresauport des Rofes ou elîokl'^ mee naualle du Roy. Voila ce quâelles difent.
yZ^^ucurs. nbsp;nbsp;nbsp;Pierre auoit enuoyéLacques fan Ills en Sicile, ôc Alphons amp;nbsp;FedericfesiH' f
tres dis elloient en Ion Royaume.Les Fraçois vainqueurs retournas en leur dp nbsp;nbsp;'
furent
Mort Je â Pierre.
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PHILIPPES 5. ROY 44- LIVRE XII.
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furent aucc grande allcgrcflc reccuzjamp;comme la nouuelle de la mort de Pierre
Hit apportée, on commenc^a plus fort que deuant abattre Sc affatllir la ville de
Gironnejesbabitans delaquelle eftoientbien refolus de fe deffendre ôc auoiet
Acsviurcspour quelques iours,mais comme ils cntendirctlamort de leur Roy
li^hrétfuppberleRoy Philippes de leur permettre dâenuoyer quelcun quileur
^napportaft certaine nouuelle.il leur fut permis,ôc y enuoyerentvn homme le
1 'pel ayantveu leditPierre mort,retourna tout pleurâtôedefolé vers les fiens,^
I ^«tcmplitdetoutedouleur ôctriftelfeJlsfe rendirent auxPran(^ois aux condi-
i ^'Onsquâils emporteroient fur eux ce qu ils pourroient,hormis leur or ôc argeu'^ cirer»»?.
l i^futitufededanslaville,garnifon dePrancois.Voila celle guerre dâAragma h-
l wej'oti^me delaquellc naiffoit de la fureur des Papes de ce temps la,qui cftoy-
1 ^â'hicbatouilleuxquillcurfcmbloit que leur puilTance n elfoit paasbien Ån
i ne fe mettoient en deuoir,tout aulh toh quâils auoient aduace v nP rin
^^ide(icfanointer,Ãc par mefme moyen eftrecaulc de grandes guerres
lt;^c«ÃEj.feulsbJe ceux que cauferent depuis leurs tuenees pav eux con-â^tedrhangebentmcJnftantde Vrnueftitur^edu Royaume deNaples, ». F f (««Mouaioué de f.Cmglantestragedies, amp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ââTr
â WinWoit que toutlepaffe-temps des rapes de ce temps la eftou de met ^'^«nnoifeôtPuerreles princes du monde. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ville de
^^PliÃppes dePiance ayantmifewne Etoile gatnifon dedan
C«4â¢e4bde peftilencefemitdedansfoncamp defasonqui^co^^^^^^^
SusqudlauoitfaitvenirlgroffeçenfionScentretenement,^
' Voifecolrel'opinion des Erançois -â«âVÃn^Xdeumt '*^5quatante-cinqgrandsnauites de guette pour e c ,
'gt;twwj(là \a coftVà 'Efpaigne,i\ entendit quenerte
^Wle SC mercenaire des efaangets auoit elle licenciée par le Roy
V nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1 ,kille Se oiiinelailfo'it couler aucune occafiondefaite
SSt Ste'fcnalee amp;c oui eftoitle Ceul outil 8c attiCan de (afortune , print a
^fXÅwï-parleRoyVWippesA-qeftam^^^ ^tiateeouts,amp;t.neLellhrmeenaualeaueclaquelleilallaaft^^^^^ 'laiumedoicntlesautresnauitesdesEranqois. egtan no nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â
gt;îiiiWm nombre des nofttes,5c ceux de deà ans,teceiueTO aiiec gtadioy e dubault deleurs maifons, Sc des feneftres cWount a coups iu
V''W4emr\\esles¥tanqoisleCquelsenceReexlremencceffilcmiieiitkf »gt;»»»,Scà leutNi\le,Scayansaffexempe(cRaesennernis,aeamp;^^^^^ *quot;î'«iTOieniaKexdeloifitdefctetiterauRoyr\iilipYcs.Ceamp;ettift.eiiouuelle 'W\ema\4ineoyuuieamp;Dtttna\ade.HCelaifoitpoïteren\itiete,maisttou chtvùvns eh.tb\ts,occuper des ennercûs,hf AXuty cotnoattte, de âU.
b\\. ceiKibRun n oAXiimment. .VeRoy de faXhiet e auee N ne n obs. ttendAante, en .^^'iU'^tQxtVsW,ÃÃ.voyiLntqnef^\nVeteneAponnon^alVeta.neefesvnvdets, ^^^d'^â^'^hensfernn.entsvnvtenx.VaVi.ù.ete ÃutXent^ efip^nXes. Qrande fotceaXa \MeW\aQ^xA\edbne^\nnentedenQnneanx n\oyens,amp;cexeneNnenonne\\e
We^'^tnnX.eReiy tontmAade o^AeRbn,^ ay aùe eot'çs e^yienne deXanva- n«epné.
^34 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;P H I P I LL L S 3. R O Y 44.
ladie,rcnforça foin courage,commanda que lâon fe feit le chemin parles armes» i^oym^Me qhâon allaft aflaillir lâennemy qin auoit accouftumé dc fe feruirtoulioursdes feaconra^e. rufes,ôtde Cc caclicr pluftofl: entre les deftroits des montaignes quedecôbattrt»
alfeurant les fiens que quand les ennemis les verroient bien pres deux,ilsnc fouftiendroient iamais leur effort. Que leurs deftroits au lieu de leur profttci
^/îens^^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nuiroient, ôc les trahiroient j Ãc (croient leurs fers amp;nbsp;leurs ceps qui Icsrcn-
droient liez entre les mains des François. Il prioitles fiens de fc reflouuenirdf* ce nom des François,amp; de ce quâils cftoient hommes forts amp;nbsp;braues, iflusdeb-race des plus vaillans amp;nbsp;redoubtez hommes du monde. Qu^apresauoirrcn-« lequel eneoH uerfé les ennemis,ils fe filTent vn pont fur cux,amp; quâils pafTafTét fur iceluy, pour. M^emein. rctoumcr vers leurs pcres,femmcs,amp; enfans. Quâil leur cftoit plus aifé de chai-.
fer les ennemis eftonnez de leurs deftroits,quâil nâauoit efté vn peu au parauant facile à 300.gentilshommes dâen delFaircyoo.auec deux millehomcs depict,amp; de tuer vn Roy de deuxRoyaumes,feigneur de la mer, amp;nbsp;grand Cappitainc.b . nbsp;nbsp;nbsp;prefence du Roy,fon langage, la pitié que chacun auoit de fa maladie,defafol'
blefie,amp;de fon courage enflamma aux cÅurs des François vne ardeur incroyable de combattre,amp;dâauantagc chacun deux confiderant quâils cftoient perdus fl par la force amp;nbsp;valeur ils ne mettoient peine de fe faire le chemin par les armes (qui eft le plus piquant aiguillon qui fçauroit piquer les hommes} ils prindrenc vue telle refolution,quâils ^rimpoient par ces rochers, allans par des lieux ou u mais perfonne nâeftoit aile comme perfonnes encouragées ôcmenees dclahi-Qrimperper reur,lâns prcuoit les dangers ny les coups qui fe prefentoient à leurs yeux. , Ainfi furent par eux paflez les monts,les deftroits lurmontez, les chemins0^ uerts,amp;:les ennemis chaflez,lefquels cftonnez de la grande hardielTejOU plui*^ rage des noftres fe fiuuerent par des (entiers cognus à eux (euls. 3LjèâlavilledcParpignan,là oLi eftant deplus en plus le Royprefle deM^^ dic,il décéda au mois dâOéfobrc lâan 1185.le rj. de fon regne amp;:lc4O.dfl^*^^^5
MùrtJe Phi ge.Sa chait amp;nbsp;fes entrailles furent enterrées en la grande Eglife deNarbonn^» os furent portez «à SainôE Denys en Francc,amp; fon cÅur aux lacobinsdeP^tis,^^ laRoyneMarie fil derniere feme demeura apres luy vefue 3lt;?.ans.Cclleannéec remarquable pour la mort du Pape Martin 4.grad amy des Francois, amp;nbsp;detroi* Roys,aflauoir de Charles de Sicilc,de Philippes dc France, amp;nbsp;de Pierred Aiâ , gon. La ville de Gironne, amp;nbsp;les autres villes que le Roy Philippes auoitprini^
Mort der i i â rr i a nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;P xt Ai ⢠nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Ilz-nrC'
SeienÃtns.
retournerentioubslapuillancedes Aragonois. Nos Chroniques appencu«-Roy Philippes le Hardy fans dire lâoccahon de ce nom, mais communément phijippei nS n ednommé que Philippes 5.du nom, fils du Roy Saint Loys,auquelhpont' fon fils tous deux Roys de ne font honorez dâautres tiltres que de pere amp;nbsp;fils du Roy Saint Loys.Lediti lippes laifTa dc fa premiere feme,deux fils,aflauoir Philippes le BelRoy de Fran ce apres luy,amp; Charles Comte de Valois, dâAlençon, amp;du perche, qui Fut du Roy philippes de Valois,amp; vne fille mariee au Duc dâAuftriche.Dc de femme il laifîa Loys Comte dâEureux, amp;nbsp;Marguerite mariee au Roy d gleterre. Vn peu deuant fa mort il fit philippes fon fils aifné Chcualier,amp;Ii^)^^ efpoufer leanne Roy ne de Nauarre,amp; ComtefTe palatine dc Champaigncquot;
â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;j (Tüs,
Can eile Je
Dc (bn temps fut tenu à Lyon leConcilc duquel nous auons parlé cy auquel Gregoire dixicfme fit ordonner que le Pape fut cfleu incontinent
PHILIPPES LEBEL 4. ROY 45. LIVRE XH. «31 l^ltcfpas de l'autre, ou que lâon mit les Cardinaux en prifon fermée f ce qui de- ' puis aefté appelle Conclaue ) en laquelle on ne leur donnait que boire ny que manger iufques à ce quâils fefulTent accordez. Celte ordonnance fut alors laite VOurcaufe que le fiege auoitvacqué pres de trois ans auât quâils fe pculfêt accor derà faire eleâion. Audit Concile furent aulTi calfees quelques moyncries qui ^iuoient dâaumofnes. Iufques icy les Tartares furent incognus en lâEurope, mais lors ils fe monltrcrcnt entrans en Hongrie auec cinq cens mille hommes ôdorsvneparticdesVaudois, apres que Waldo amp;nbsp;les liens furent chalTez de j J 3,'^ i 4on,fc retira en LoinbardTe,ou ils fe multiplièrent tellement que leur doôtri- \
Kcommcnlt;ja a eltreefparfe pari Italie,amp;vint iniques en Sicile.Les Papes exci- '
1 KKittlcommc il a elle dit) de merueillcufes amp;nbsp;horribles T ragedies par la Chre-1 W,pour raifon du Royaume de Sicile,ôclehan lâEfcot,ôdehan André deux 1 ÃmndsDoétcursflorilToient.
1 Ihilippes le bel, quatriefmc du nom fils de Philippes fufditfucceda à PhiliT-HçZ l lonpercenlâanliS^.auRoyaumedePrance,amp;;fevitenfemble Roy dcErance pes le l ^(leNauarre.Dcs fa premiere ieuneffeil auoit eu pour précepteur vn grand Bel 4.
I TteologienRomain de lâordre des Augultins nommé Gilles, amp;.1âauoit priéde Rqy 45
I ^w«(|uelnuçQ,um.çquâonvoit encore delâinllitution des Princes. Comme le 1 fut à Paris de retour de fon facre faid à Rheims, ccThcologicn felon la 1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ancienne de lâVniuerfité qui a accoultumé de faite vne belle haran-
l apres fondit facre,luy fit au nom dâicelle laharangue qui f enfuit.
l â %ns du templclRoyTrcfchrGllien)amp; comme fortans de parler auec Dieu,
I â âJ^diargede voltre Maiclté de dire,il faut que nous parlions auec no moins l'Kmuafnl.
1 â â'fîuerence deuant vous,que hagueres deuotîeufement nous avions fait pour \ â''^^Ãtleres deuant les faints Autels. Aufli efperons nous que vous nous orrez I 'â'â¢^autantdecourtoifie débonnaireté, comme gracieufement vous aviez I âSwndc à vollrc fille lâVniuerfité de harangueren vottre prefence, affin que I * '^^entédiezdes voftres, ce que de voftre propre mouucmét vous euffiez fait, I quot;Mçrifant point nos propos de nous qui auons accoullumé de fouucnt ar-I â^â'^ncrvollremaielléTrefchrcllicnne. Mais deqvioy peut on mieux à pro-l ⢠NifeoutirdeuantvnRoynouuellcmentvenantalacouronne,que dâvrigou 1 â ^^^cntdâvnRoyaumeîVeuquelenomroyalhellpaschofence,outvou- nom 1 * f''mrre,ains comme il pae femble, il lâa etlé du ciel pour le proffit des hom-I â'^'^â¢EniantqueDicu,pcrc,amp;; autheur de toutes chofes, ayant créé le genre hvi-I ' ^,fc retint ce degré fouuerain de commander fur tout ce qui cil formé, neat I ' Wnsaffin que nous le contemplaffions fpirituellcmcnt, amp;nbsp;vinfsions a plus ar-\ ââ^^raentle chercher,amp; que par defir ôc efperancenous tendivsionsversluy ,il l * â^ivoulufc tenir parmi nous,amp; habiter en terre.Bien a il inllituezles Roys cô-l gt;nbsp;â^v(çslicutcnans,ôc vicaires,de forte que tant plus faintement vn chef vit, amp;nbsp;de y lâapproche de Dieu par intégrité de vie,amp;mieux à propos ôcplusiu- Liant-h litrocîitilportelc nom ôc filtre de Roy .Tous donc ont cllé donnez a vne mef- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;*
y t^effn Se confeil,mais les vns ont efté louez pour vne raifon,les autres pourvue yâe T,^n* furpaffaff-tousles autres,chacun
M'Jintcxccllé en quelque rar été,ôevertu hgnalee.V eu que les Roys ontvngrâd V champ pour paruenir a gloire, alaquelle tousles hommes afpirans V nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fontpouffez plus qucle reffe
y ^tiumains. Cèffcequimc faitiuger celuy là cffre trefdigne de la couronne
⢠nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Cyd nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;P Hî L I P P E s L E B E L 4. R à y 4P
royallc,lequel ayant leu,ven,ou entendu quelque beau trait devcrtu,OLipcrfc'â óljon en vn autre, amp;nbsp;ta/ebe de le le Elire propreamp;fcn embeHir,afîin qu il le nbsp;nbsp;'
excellent en ce quâil louhaitte es autres pour leur accompIiOement. Icnekn^ â itaetrjet. conlcienceiRoy fouuerain) vous voyant amp;nbsp;conEderant U gninJeurdevod^ '
Maieiléde reprendre Tcxemplc des Perfes, les Koisdefquels ayans a comman-' der fur vne infinité dépeuples nbsp;nbsp;ProuinceSjSlt;: cognoifiâants que leurs enEim ne '
pou noient eflre inPruirs parla voix mefinedes vertus, ils fefiorçoient detroiiâ * ' ,, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ucr quatre hommes des plus raresamp;fignalez en vertu, rviiellantrcnommc«!^'
grande iulîicejâautre excellent en prudence,le troificfinc plein d'vnendminbk' .. confiance deforce d'cfpritjamp;le quatriefme continent amp;nbsp;modefle au pollible,^ * tin priwet eitoient telles gens auiquels on donnait la charge de l inflriiélion amp;nourntU' redes PrinceSjamp;:des en fans des Monarques des Perfes. Or tandis quâinuiohbkâ ' crAndeuri nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^^f^'httrCjCe/l Empire futauffi Icpliisgrand^quot;
- ⢠. gt;J'Er»pireiitt p^hffantde toutela terre.Celle coufîume merite bien que long temps apres elle'
Ffrja. ioit obferuec entre nous,ôcquâelle paruienne iufqucs a noflreinemoire.Mai^ * ne puis allez melbabir de choie qui a mis eÃonnementen lâefpritdespluslà ges * de ce monde,que de tant de Roisamp;grads Empereurs,qui pour leurs haults lain â lont acquis gloire,ôcheureufe reputation,amp;:lerquels,foit fortuitement,ou in- â
Hcment feHans acquis de beauxamp;rhonnorables tiltres, bien queles vnsa^entC' * »infrsiibrej nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;domptcurs devilles,lesauttesilluHres, ceuxey grands,ces autres*
heureux, Augullcs,ouE)ebonnaires,ou autres telles marques degradeurôdouâ '' g^fli n en trouuez vous pas vn qui iulquâà ce iour ayt peu facquerirparlonine' * rire le lurnom de iulle,tous ayans lailTé a part celle partie laquelle cil laprind ' pale Se ia plus propre du nom ôc office royal, pour empoigner celles qui loi^*
ÿHef d ri,'' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;toutgere d homes,Scbeaucoup moins necellairepourlepublish*
iufte. occalion de cecy procede,d autant que lâhomme iulle ell celuy qui aplusild *
gard au proflir de Ion prochain que de loy-mehne, comme b les îlois,lefquels â font inllituez amp;nbsp;donnez de Dieu pour lès Lieu tenans, nâefloient mis au monde' pour plulloll pro filter a la choie publique quâa leurs appetis Sc dcllrs,amp;allîn de' ihrlecommun ôc vniuerfcl de ceux quiluy font donnez en gat*' pâ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;lollice cH ce douaire ôc perfection de lâame, laquelle conferuant
1 vtdite du public réd a chacun ce qui luy apparriet,dc laquelle fi les Princes ld' loigner,ilsonc beau eflre allis lu r vn Throlne royal, Sc de porter le nom de Rf' cari effect du nom efl efloigne d cux,ôcmeritent vn tiltre mal plaifmt amp;nbsp;barb^ ' nommé deuantvodreMaieflé TrefchreflieniK '
Jont nen. L efgard donc d vne telle faute efl de mefme conflderation que celle dâvue coin' gt;nbsp;mune ruine, amp;nbsp;la caufe de quelques grandes amp;: cruelles guerres, entant qucld' l hommes penfent que ce foit le fouuerain bienen ce monde que d'abonderfn^' 1 tousautres en richefrcs:Sc neantmoins laplus grande magni fccnce,Scia plus r( 1 marquee grandeur royale efl celle que lors que vousauez domptées vosafe-' I gt;nbsp;étions ô: conuoitifes, vous tafebez de tout ainfi furpaffer les autres en bienfii' ' / * honneflementle voflre,comme vouslefurmontezenexcd- â Æ â ' nbsp;nbsp;fence ôc pui fiance, ôc fur tout conuient fefforcer de les aduancer auec celle ret- ' / â¦
tu de laquelle les autres prennent leur droitamp;fondement,affn que toutes le}^â^ ' / * tres la regardent,dependét dâelle,foientdicellerapportées, fèrepofèntenfesiH'* / ⢠gemensjluy feruent de compagnie, ôc luy facetperpétuel fèruice. Ceflecyl^^' /⢠doubte efi fa ludlice, pour laquelle fi la force, confiance, graultene batail'quot; / leat, /
PHILIPPES LE BEL 4. Jlt;OY. 45. LIVRE XIL lcnt,cllcperdfavigucur,fon nômamp;fa grandeur,ôcau lieu dâicelle prendront pla-' ccjacruautéjledefrciglement amp;nbsp;la folie, amp;nbsp;fi la fagefle nây met empefehement ' onverrafoudainque celle apparence defagelfe feravnepure malice, cautelle, * fdlacc,6:trahifon,ôccnporteraà bondroitletiltrc.Câeftà la iuftice,puis quâci- ' â Ica rctiréle genre humain desbois, ôc des folitudes pour les faire habiter les ; â dut, ôi leur enfeigne la courtoifie, amp;nbsp;qu elle les a ciuilifez en leur enfeignartt hsloixôc les liens dâvn nÅu St focieté de pareille inftitution de vie, c eft a elle l * liif-ie^defairequeles bonnes mÅurs ayent vigueur , quonfuiuela pieté^a I â honte, modeftie, continence, attrcmpcnce, amp;nbsp;pvudâhommie. Voire fi la. nbsp;f v
hhttahté,laquelle fe glorifie de vouloir proffiter aux autres amp;nbsp;deles aduancer, * i^âdaià cccy fans faire tort ou iniure à perfonne, ôc fi elle ne f arrefte aux . â ^«4icc,delaquclleelle fe dit eftrelafÅur germaineôcplus legitime,perdra le 1 â^«ckcc{taduantagc,fipluftôftcllcrauit amp;nbsp;defpouille les vns pour en reue-
quot; ^cntichir les autres . Câeft vne mcfme force que celle de la magnihccn-'' i^htgeffe laquelle faultqu elle foiteflogncede touteiniureôeiniquite,a toutes foient contenues foubs le nom Sc tutelle de iuftice, amp;nbsp;qu e e oi
â ^toutes, Sporte le nom de toutes enfemble. AuUi eft ce elle qui mon âââ[ouh â ^'^^^ehfon enort enla conferuation du genre humain, en ayant elle f^ule prêt- ..Ã.. â «i?«amp;oxdonnéeUfoim=:Ãellc procède queVhorame regardant au Cul,
â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;efeudlon de reuerence enuersles chofesd,urnes, Sc luy enfer- « I ramp;ion. Scies moyens de confacrer aUieu des temples, luy ^ÃiLs,Scfactifices,Sc comme fl ladiuinitc Itiy eftoitptopofee deuant les â l'MKclaprooofe pour limiter enbonté, Sc iuftice â¢â¢ affin lt;pue tout ainli que â ^lotuerainCréateur aconioint Sc lié, par vne certaine Sc etetnelleloy, les I -, gt;a,lcsa!ltes,lesmouuementsdeslieux,lesteuolutions du temps^ autre . I 'Wti ,de laquelle elles ne peuuent fefgatet, auffUaiuftice »
fitous les Royaumes terrefttes veulent eftre fermes Sc
, ,^imffiquilsfuyuentfansceife,lcsloix,Scdroiô;sfaltitaircspatiee e â l nbsp;'«««. CcftciufticcdoncQuesallantSc clieminant parterre,Scdclateit n - nbsp;nbsp;,
1 '.'*«gt;»tlesnues,Sc touclaant au Ciel, ne fouliaittant tien pour loy
l*iitlioCc quelconque,rendant a cliacunle ficn,fait queles nornmes en rec nbsp;nbsp;nbsp;sonijmïfuS '
â K\a,toutnettenttoutcequilsont,8ccommeà vncDamefouuetaane,luyaâjââ,
â'irtixaVc Ceçttc royal en main. Câ eft poutquoy les Rois iuft es Sclegitimcs quii . . ^iiuinit\atouftumc,lordônance,laloy,lanature, ScleconCentementpu icq,
A J^.jüctlcsRoyaumcsenlafucçeffronà eleursparés,doiuétCurtoutes^'io es
â\ .p'^aattà fuiutelestracesdeiuftice,entantqucdâelleilspoutroncreceupirvn
A nbsp;nbsp;nbsp;^faà ,Ylus ample,Sc plus à utaVÃepainmoine,8lt;. des ïicVieftes plus a nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;uem
, \ nbsp;nbsp;nbsp;telles quéleur aurontlaifteeslçurs pares .Lefquels leur mettent en
, \ ^^'tqpoileÃmns,reucnus,armes,Villes,cliafteaux,â¬oïtere(Ves Ssclleux de deften-i\ ^^^'^uqullsÃolétiuftes équitables 2gt;clgt;onsR.ois,5gt;c quilslaiftent cecy pour le h'^i^ealt\iisçï^Ã^Y^^.xeIPà .cefteR.oyne,8lt;fouuetaine Dame delâvniuers. Car eramdrons nous d appellerlaluftlee,Roy ne 2gt;cEmpefiere^ puis qut
' \ »V^^'^^A'^'^donnelesRoyaumes , quiles defend, amp;cles rends faines, augu^ -w.. va ^^^''^Wbles'. de lotte qneVil eft ainlif comme v ray ement il eft) quelaiu-^^ptelhte pins aux autres qna loy melme, on ne peutauHi difiimuler que ^^'^^?^dna.tnayT.Roys,lortisdeRoys,5^qiidoyuent engendrer des Roys
Vlli
nc /c ïcntent rcdeüabJcs de tout à ceüe Röyne,amp; quâils ne lâhönorcnt, !lt;â /urtoutes choCcs. Etafiîn que ie comprenne toutcn vnjaiu/licccftbnicrf Ja religion, mode/lie, force,prudence,amp; liberalité,amp;nepeultcftrefeparccJ^^ Roy fans alteration ôc grand preiudicc de la royalle dignité, amp;nâya difEcultéâ la mettre en Åuure ^non plus que le refte des vertus: entant Æ, lafagclTe ell vnc perfection de lame, quâaucun ne peut former,nefedooDet,f'^ liant vn prelent de nature amp;yn bien ôcdondu toutpuilTant.La force
{lance eli auffi vne certaine vigueur amp;c elfort de Fame, laquelle lèfaitcoa^no'' farttdecott Are CS aClions de chacun, voire quelâhabitude du corps raie voir la ftcilité o» ' jtMct. nbsp;nbsp;nbsp;difficulté de la continence en lâhomme. Mais la iuffice procedede lafcule'fOâ â
â¢^lonté,ôc chacun effiuffe,ou au contraire,toutain/î quâil lay plaid, ôefur tous d- ' ledofffe 6c donne aux âmes royales,affin quelles la mettent en euidence.Latôr' pani dt ax- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;lt;dela face,la grauité du frôt,Iamaieffé duvifagejerjfô-' :
turf. nement amp;nbsp;clarté des yeux ( puis quâil ne fault pas taire ces rares dons dnCid) ' j de grand effeôt pour efmouuoir les hommes, 6c les admonederdepenfer*
cffoit la Ãgufe du premier homme que Dieu créa des le commencetnér, * 6c qu ils feront en l immortalité bien heureux,ceux qui régnerontiudementen â .4 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;mondc.C^e h la beauté corporelle eff de telle cólêquécequeparvndenmiâ '
racle elle attire les autres hommes a lauoiren admiration ,quâed'Ceguâondoit â effimer de celle beaute royale,laquelle conhffant en lâame, rend va Princeprel- ' diuinité?Côurage doncques( Roy bien-fortuné J embrsder â tiioy celle Royne des vertus, 6cfai£les quâelle tienne les premiers rancs en vo- '
Ion vifimage en voffre efprit, façonnez vous felonieslod â dâicelles, 6cnc faites rie que par la contéplatiô de ce quâelle vous indruirs.le/idf quot;nbsp;affeure que vous prendrez plaiûr en là ffequétation,quelâaymerez,6c quâelle^ â rccompenfe vous rendra aggrcable, 6c bien ayméde Dieu, 6c reueré, craint,^ admire des vo/lres, 6c des eflrangers mefmes, qui orront le bruit de cedefcde-élion,Auffien lommeceîuy fera vrayement Roy, non ffibieélau â des chofes,nyaux communs renuer/êmens caufèzpar lâiniure du temps6-des' caulcs qui aduiennent fortuitement, 6c aufjuells les Seigneurs fônrredeuables, ' Aqctel aura toubours la iuffice plantée au cÅur,faccouffumeraalâexercer,6:iiâ
Xtitllfsitoy- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;queparfbn adreffe.Etpar ce moyéil félicitera non feulement le remf^
Ml»» nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;de fon regne,ains l airra les traces de fon bon heur a fapofferité, goudsnten'
-monde quelques traits de celle félicité que Dieu fouuerain Roy 6c triliulld^ * Pramejfej de nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;6c piomis aux bons Roys 6c Princes équitables, pour la lieuzenan'
' Dieu eux ce duquel vous effes appelle en ce Royaume, affeantfurlc tlirofne des Roys dP Trtuw. nbsp;nbsp;Prance vos peres 6cpredeceffèurs. Voila ce que dit ce Theologien Romain.
- EffantPhilippesdeuenuRoy,ileutvnef}nguliereaffeóiiondemettrevnr(' glementa la iuH:ice,6c voyant que parla malice des hommes, les procez elîoy-ent tellement multipliez, qu'ils ne pouuoient effre vuidez au con feil tenu près fà perfonne, comme ils faifoient auparauant, il fft baffir en lâIfle de la viilede , du Ai^^is, villeeapitallc de fon Royaume, au mefme lieu ou cffoit lâancienne de- / ryiuà de PU meute 6cle vieil chaffeau des Rois,vn Palais tel quâil eff auiourdâhuy, âcordoU' / 7ngt;Heu.iSdu nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ce lieu feroientpariuges à ce ordonnez, tous procez vuidez 6ciny^ /
Purlemetu. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^ffcl, ôcfutceffe Compagnie compofee de Preffdens, Confeillers, Aduo- /
cat, 6c Procureur du Roy, appelleeleParlement, 6c deceff Åuure fut condv-Ã eur
PHILIPPES LE BEL 4. ROY 45. LIVRE XÃI.
^curmelEre Engucrräd de Marignv Comte de Lon2ueuille,amp; Hipcrintendant , J r I £ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;P nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;n - nbsp;nbsp;nbsp;/ 1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;11 r *â nbsp;nbsp;nbsp;»-1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;EWHerrattd
uestinances de France. Ce Parlement fut inftitue de telle façon,qu il ne tien- nbsp;nbsp;Al4n^»7.
'Ifoic que deux fois lan, câeft à fçauoir à la Natiuité de lefus Chrift,amp; a la pu-rification(autres difent ) à lâAffumption noftre Dame.
Depuis toys Hutin le fit ordinaire. Au parauant les François fe gouLiernans plt;irlement ^â¢niplement au fait de iudicature, eftant lors le nombre des caufes amp;nbsp;des procez P^nt,acquiefçoicntauxfentencesdonnées parles Baillifs amp;: Senefcliaux,qui ^niinillroicnt la iuftice en dernier rclTort, eftimans laid dâaller chercher loing iufiued» droict par relliefs dâappel. Mais venans les hommes à croiftrc en malice, les â
P'^ocez à multiplier, amp;ies Senefehaux amp;nbsp;Baillifs a mal adminiftrer la iuftice, amp;: â^^pouuans les Roys en leurs Parlemens déambulatoires cftablis près dâeux ycqueraux iugemensdes procez entre parties, amp;nbsp;par enfembleaux affaires 'âfit qui tous les iours augmentoient par lâaugmentation de la grandeur de la ledit Roy Philippes le Bel faduifa de fiire tenir les iugemens fouuerains certain,^pourcefteffeóldebaftirledit Palais. Ilinftitua auftià Rouen '^'dpccc de Parlement, quâil nomma Efehiquier pour lâadminiftration delà zfd^tfuîer JâlliccdeNormandicamp;defpuis foixante dix ans a cfté ledit Efehiquier fait Par-'â¢^fntordinaire.Quplques vns difent que dâautat que la Chiquaneric de Fran-^'^äugmenta alors par le tranfport que iâEglife Romaine qui lors vint en Fran- r^meoffor-p'^tfitauxfiegcsdela iufticc,leditle Bel fut contraint de faire baftir ledit Pa-
faire la compagnie des luges fedentaire .Et comme dâvn coftéleRoy
^^toit ordre a la iuftice, de lâautre leannc Royne de Nauarre fà femme feftu- ccüegede ; j*fità logerles bonnes lettres, amp;les hommes lettrez,amp;fit baftir à Paris vn Col-^^auiourdâhuy nommé le College de Nauarre, pour lâinftitution des enfiins, *hnftru6tion des lettres,amp; des fciences,amp; difeiplines.
ff Comte Guy de Flandres auoit fait des acquefts de plufîeurs terres, villes â'incuries ,amp; au commencement du regne de Philippes le Bel alla à Paris ^tliiy faire hommage defon Comté de Flandres. Aquoy Philippes le Bel Jeffusdefin 'voulutrcccuoir que premièrement il nâcuft procuré versies nobles amp;cô-
päiitcz de Flandres, la confirmation amp;nbsp;ratification de la paix faite à Mcleun deuxeens vingt-cinq.Ce que le ComteGuy ne pouuant h toft impetrer
/â«tsEftatSjilfit enfinvenirles Ambaftadeurs du Roy en la ville de Burges
I nbsp;nbsp;Vinochjou il fit affembler les nobles amp;nbsp;deleguez de Flandres, qui entre
^ains defdits Ambaffadeurs iurerent celle paix. Dont neantmoins ils fe re-
P^^tirent puis apres, amp;nbsp;tout à leur loifir. Moyennant cela fut le Comte rcccu Et comte re â'^^tliommage,mais quelque temps apres le parlement de Paris nouuellemcnt quot;quot;nbsp;* '^'par le Roy, faifoit exploiéler au Comte de Flandres en premiere inftance ^'öaétions reelles que perfonnclles au grâd preiudice des droits,couftumcs, ^fP^üilegcs des villes. Les Flamans feftans plaints de cela auditie Bel,obtin-
'ââfdeluy lettres patcntcs,par lefquels il mandoit à fes Baillifs de V ermadois, py^nSjBeauqueme amp;nbsp;autres fes officiers, quâils euflent à eux déporter dâex-f aux pays de Flandres,ou exercer aucune iudifdiéfion, fauf en cas de ref-°'fiordonnant au refte que les caufes pour Icfquclles fe feroient les adiourne-exprelTcment declarees aux commiftions, amp;nbsp;lettres defdits adiour-'âemens.
A
Æâ^Cîla,Edward premier du noRoy dâAngleterre vint en Francejamp;fit auRoy Duché deGuyêne,amp;autres terres quâil tenoit de luy,amp;îors en Italie cn^tepe»
H h ii
^â 40
cependant que Charles le BoiteuxHIsde ar es oy de Sicile eiloit detenu priïonnier en Aragon, Robert Comted'At pourluyce quiJuyreïloitpardela.Ilauoitchoihfademeutei ^^plcs,la OU 11 apprefîavne armee de mer auec partie de laquelle il paiTa en Si^ ⢠l^^^nten efperance dereco^^ renuoyâ Ces forces a Naples pour ramener les autresqui/e^ defrn nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Oger Admirai de 1 armee de mer Aragonoife, apres auoit
tedArdi^ni nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^Pt^ouidlefallaruerfurl'armeeduCó^
^^eFritg tenant aii/le I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;P^inttous les nauires dâicel/e,
audcuantd'v nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^^If^h^cfùtparuenu aux oreilles desennemis,il 1
porcs dcProucncMsîsccs
fortComtiâ GuvdeMnmfnrrn, ' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^g^eursemmenerentauecûucseux
â quot;nbsp;rcffcsrwdCsanir^ '^^j'^â^â^ °â^ â^^oenugnnd Si pmffintfcigneur,cll3atiil
rrM,.i,fâ, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^P^rimentezaux guerres terredres Sipeuimiu-
borrrid ledit Guy/eM6ifortau'ii'^°''âf^'âfLâ°â^'^^â^^ââ^''^'âquot;''-quot;'^'^ Quiluvfiir nfPrârr' 1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^oulutlafchcrpour quelquegroûe rlço
lt;^IduL deMontforlkr^uelfK^^^^^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;eneriupcsri.
nuxpieds 8^vf,tr a i' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;refferreen vnecïlroitteprifon,ksfn
niis en h per^nned nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;lt;^^gncdu meurtreparluyconiâ
EdYvldRoYdAn
ces vu Trridléfurf^ ^r^rre crurp3rüsAtr2bsll3deurs,(]u'entreresdearFnir-fcrcnt^M^^
lins Quâilorierniiâl nquot;^ ^'^^â^Soâdp^yeroiC}o.miIniarcsdâ3rgemti'Eii 3ume^s gè âu d
rerieiileefureux ^1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;rnaifon d'ArngonJeueroit'rexcomuniaiiorii â
de d nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;OiL-Iperfusderoitii ChsrlriCmt.
que le Pape Martin nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;[out droitpr luy prétendu furie RoyaumedâAngon
routes ceschnfpr; 1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Que fl dedans trois ans, il nâaccompliddi(
XnfMsJi
xnfMsJi nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Jâ rfr:ernettre en la prifondâou il efoirlorti
berLufr nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;détonnerait pour ofages lès enfinsR^â
^^^équede Thouloufe
tre ce nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Prince de la Moree qui depuis mourut ieune, â: (^âi'
richer: r! nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ou cinquante gentilshommes Prouenceaux des ph^â
fiirc in nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;te Naples dit que par deux fois lcRoy Anglais voulut
c:3nG nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;t^ox Princes mais que nâayant peu reufeir à Li premiere, ti
rf-fî- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^tirs feigneurs,à la fécondé il ft tant que ladite paix fut sr
S4 Jeh
eeauxu ^^Ãs conditions, beaucoup plus rigoureufes que nâefoietlespre-prir^H'P nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^uoitpropofèes. Par ce moyen Charles retourna dâElpaigneea
'^â ^â -â Pr^ngriuutrcunsuprcsamp;prife.^^^^^
ant ore^uren France,iltafchaà fiirequele Comtede Valois renoUâ
â¢* nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ce que d^us, mais iln âen feeut venir à bout, âc dâailleurs le PapeNied^^
ortratifferny approuuerle Traidiéfait entre ces deux Princes, didâ^ quilsnauoientpeu tranfiger du Royaume de Sicile valfalâ^feudataireduh^^ gc R omain, faas le confentement dudit fiege amp;nbsp;de luy.
,IA?XE XIL lt;^4t ^-quot;lettQUpe
ji^â'Chad4 BEL 4. ., pre'quot; nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;partir de Frace acGop«j^
Po Ÿ^«Ic fuâchemin de lâItalie arriua à Florence, la ou x.
, amp;c entreprint de fouftenir le party des Guelfes, en Italie. Car Vgolin Girardefto gen-
^fîpi P^nic çk nv nbsp;nbsp;â chef de la fadion des Guelfes j ayant au comrnen-
^ââpf r nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;pLf'^ nbsp;nbsp;nbsp;partiedeffait la.faólion contraire, eftoit Nenu en.tel- Guelfft.
'^5sp|'^^ iamp; efl;o|î nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;entre fes citoyens quâil gouuernoit toutes chofes a
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;le feigneur de fa patrie. Il eftoit cftimé de tous 1« vn
Qî^imçs du monde,amp; au oit aufli bien opinion de TeftrCjCar il
vaillât.Hauoit grade au thorite en.
en nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;grand nombre dâenfxns, dâenfans de fes enfana
I nbsp;nbsp;nbsp;les biens que lâhomme peut defirer , Il prenoit plaifir
j ^hji^^âl^enrefQamp;luyme(rneseny penGntfcftimoitbicn
lîfiî vn P amp;nbsp;ne penlôit quâaucun mal luy peut iamais aduenir. or^ue^jtU
en ri nbsp;nbsp;l^H^n folennel, auquel il conuia tous les parens amp;nbsp;a-
, deij^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;louaft, adrairaft, efleuaft lufques au ciel fa bon-
Pepy^^^oitde^^P nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â^efes plus grands amis nommé Marc,quelle cho-
%1 J nbsp;nbsp;nbsp;hdarç foit quâil eftimaft les chofes humaines eftre de
' Vn nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Ihbieétçs à mille hazards, inconueniens, ou foit
MfVÃieÆ f?ânialheur deuoir aduenir a Vgolin, luy rebondit⢠LtredeSitit le coLif nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;longuement défaillir à tant de prolperitez.
bons ifhumainés, il eftoit neceflairc quâvn homrne qui â'^cen/ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;plaifîrs. en ce monde, ôc qui n auoit iamais fenty
^'-îelfe nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^ocip pefant de la main de la fortune. Or comme les
^^^â^Ihlir, les Gibellins prenansles armes Ãtfe lâv nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;leurs ennemis, airiegercnt famaifon ôç la bat-
tjjç nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;enfans, amp;c rvn des enfans de fes enfans qui fe mirent
tttjj de fgj ç r nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;hn le prindrét auecques deux de fes enfans trois
dâieçjj nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;les mettans prifonniers dedans, vne forte tour, iette-
e«
W nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;vit J P nbsp;nbsp;la riuicrc dâArnc. Dedans cefte prifon le perç mou-
^°â^^ghâ^â^ ^C)urir de faim fes enfans , ^bien * nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'
ennemis, dâeftre contans du fupphcc de fon corps, amp;:
Ijt ^oiraücj*^p nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fallaft perdre, il ne luy fut iamais pourtant permis
GibelV ^^^^â^ent de lâEglife . Cefte inhumanité rendit fort odieufe Charles arriuant fur cela en Thufeane fe mit du cofté
I ^llius banni^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;defquels.çftoit la chofe publique de Florence,mai£i
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;j y ladite Yifle aupkhtfairvneliguç auçcques la choft^pW'-
maiftres, des bannis des
â'CS 11 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Y^öienr mis auecques les Florentins, les autres auecques,
party. Les vus amp;nbsp;les autres auoient les ieu^
^üoîtf^.^^^bef nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;des foldats mercenaires. Ceux dâArezzo auoient
bs(j'^â^Veniyj\^^^ââ^ftnee Hilermo Euefque de leur ville, caria fuçeuc les cjpj^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^haçun des deux partis pefoit que fa caufe fut fainte.Ghar
dp t nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Ayrnery ou Enguerrand de Narbone grand
' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Æ â'^ââccqucs cent gentikhorqmes amp;c îenfeigne auxEleûr-de-
Qticqucs foubs xe chef amp;nbsp;foubs cefte enfeigne ils çombatti- fans.
^'âGiuels ils tuèrent enuiron trois mille amp;nbsp;en prin-
Hh iij
(^4^ r H 1 L i r r LS LE D L L 4. ROY 4J.
dreiît deux mille. De Jà aduint que les Florentins fe rendâns forts entre eux, redoütà bles enuers leurs voibns, fe fenùrent fort obligez nUx François, Si
Flore/uint. gtaiids amis dâeUx. Charles le Boiteux fen alla à Rome, autres difenti P croule, la ou parle Pape Nicolas (quatrième il fut Vn iourde Penrhecoliel'ia mille deux cens ofüante-neuf, ou mille deux cens oóiahte-huiót couronné Roy
- delâvneamp;de lâautre Sicile, ôc dilpencé du ferment quâil auoitfaitau RoyLif-Mdhturd dâAragon. De Celle perfdie aduintâ Charles vn grand malheur, disn^ ê^^^don des perlîdies ôt delloyautez. Les ennemis de Charles le nommoient feulement Roy de la Fouille, mais lePapeyadiouHala couronne, ôi le nom de Roy de Sicile. Ce qui ht aux Aragonois perdre toute efperance dâamitié Site-Conciliation en tre eux'Sc les François, amp;nbsp;de rentrer en grace auec le Pape, Ã.âlc Roy Anglois a caufe de celle perfdie le rendit cnncmy des François.
rintpes Jet nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Or cottime les Aragon ois lâelloient par h n clic s emparez de la Sicile, ainli
vouloient ilstanter par fnelfes les villes de terre ferme, amp;nbsp;efmouuoir troubles rebellions au Royaume de Naples. Ils frent tant qu'ils frent rebeller h ville de Catenzano contrcles François, âtlâayans à leur deuotion, ils h forti-herent en elperance amp;nbsp;delfein de tarer les autres villes. Robert Comte d'Artois y alla mettre le (lege pour la rauoir. Mais lacjucs Roy dâAragon fis de Pierre le dilà nt Roy de Sicile, Sc Roger fon Admirai fytrouuerent auecvue^ro/fearmee, amp;c deliurerent les aûîegez delà peur âc du mal du fiege. Ilfailloitqueces
DtÃrJtet- deux armces contraires vinlfentaux mains en belle campagne. CequeleCom-itutre. te d Artois deliroit le plus du monde, amp;nbsp;elloit extrêmement aile de l'occa/ion tquilèprelèntoit a luy de combattre contre lès ennemis. Adocilftafonarmee vnelèmblable harangued y nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;j;.
Ce que touliours vous auez Ibuhaittelvaillans lôldats)vous cR mis cniusi^i ' êcpouucz (û bon vous lemble) venir à la bataille contre les Aragonois cnpld- * ne capaigne, pour vuiderle different du Royaume Sicilien cotenuenlatontri- â bution d Italie,querellé de (i longtéps parnoz aduerlâires.Ornefautilp^l^^^ ennemy trop loing, ny courir iufquâà Nicee, ou iiifqiiesiAn-lâetinemjf . tiochc, OU a Bouincs, ny en dâautrcs lieuxrcndmcz pour les grandes vidoires ' f * ⢠queles François y ont acqùilès. Voyez icy deuant voz yeuxlâAragonnois que ' tantvous vouliez vôir,aduilèz comme il fe prefente au malfacre^ âcveutexpc' râleur Jet rimcnter de rechefquelle cil la vaillance Françoilev Defa par deux lois 'auoa^' qnerelle, pouf la deffence du droit de noz pareH ' en Ce Royaume, premièrement à Beneuent^là ou Mainfroyfutdefconften v â ne feulé ba taille, amp;: depuis pres le La c F nein, là ou Conradin fis dâvn trefilluûn â EnipereUr^ amp;: FedericDuc dâAufrichéybien qu'ils füÃèntvaillans amp;: ftntui â¢
F^tÃllet ér nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;de leurs amis âcalliez,furent â¢
p^i^nousdelfaits amp;:mis en routte,ellatplusglorieufe amp;é excellête celle derniere ⢠vidloireLque nâauoitéllé celle de Beneuent.Mais les precedentes nâont rien ef^ â
kirdement Ãobat(rCjâ ijLteJa fécondéneïléplusilluâre guelapremiere, afin ' vodlre verni amp;: louange allant tdii f ours- en croilfantÿvdusla cobliez dâvnhei^^ ' plein^^de repiità tioh immortelle. Prenezdôncvoz armes en la bonneheure,^' quot;
(chacun le mette enldh rang, pref à batailler,felpn que le requiert la nbsp;nbsp;nbsp;quot;
Ãeürdunom François, âc vollregaillârdilê,amp;laiuû:icedela caufe pour laquai' * le-nôiis venons au combat, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;-injïttuj ili ik-Li:
LeCoiu-
PHILIPPES LE BEL 4. ROY 45. LIVRE XIÃ. ^4^
Le Comte dâArtois ayant fait celle harangue laifla dedans ion eâ'rnp vn bon nombre d hommes pour le garder amp;nbsp;pour tenir toujours en fubieôlioh les por tt5delavilleafliegec,à finqiieceuxc|uivoudroient{ortirdedcdansfLine'ntou viuement rembarrez ou deffaits, amp;nbsp;mena le relie de fon armee eh caimpaigné. geilede Roger amp;nbsp;elle ellans venuz aux mains combattirent fort furieufêment,
Roger qui nâauoit iamais peu par les ennemis ellre vaincu en mer, vouloir par quelque braue adle en terre augmenter Ia gloire quâil auoit de longtemps acquife, amp;nbsp;lacques menant celle armee contre les François la premiere quâil a»- nbsp;nbsp;nbsp;.
Iamais menee, vouloir faire quelque adle qui le recommandallâlapô^ «nie. Les François demeurèrent vainqueurs, amp;nbsp;y eut plus de honte amp;nbsp;de fuit-^'lt;îuc de carnage, car il nây demeura furie champ de morts des ennemis que franco. cents ou enuiron, amp;nbsp;les autres le là uuerentdc viftelfecn leurs nauires.
P^cs cela les Aragonnois delibererent de traniporter la guerre ailleurs polir dellourner les forces des François du hege de CatenzanO. Ils al-
Caiettcauecvne armee de mer. Ceux de dedans le deftendoient sielt;^t Jt *înimcnt,ce pendant que Charles auec les forces du Pape partoit de Rome c«««. pries aller fecourir. Dâautre colle le Comte dâArtois laill'ant vne partie de îtmcc aufiegede Catenzano marcha au deuant des ennemis. LâAragon-ptenoitCaiette enfermee ScalTiegee par terre amp;nbsp;par mer. Le Comte dâAr-hulloit de delir de combattre, mais Charles defiroit beaucoup plus acom pA per fes affaires par vn bon accord que par la decifion des armes. Aulïi lâ/ita-pois ne demandoit quâvn moyen par lequel lâvn amp;nbsp;lâautre millent les armes ^amp;quc les conditions de paix qui auoient elle mifes enauant furlareddi-remifes fus amp;nbsp;bien obferuees. Lâvn amp;nbsp;lâautre Prince en-prent leurs députezâlieualïigné pour traitterdelapaix,mais ne la pou-. bircjils firent vne trefue pour cinq ans. Ce qui fut fait contre la Volonté
United Artois,qui clloit extrêmement marry de cell accord,difant que les ^pispouuoient ellre vaincuz amp;nbsp;deffaits fils fuflent venuz aux mains auec-â pes François, mais ne polluant aucunement par fa remonllrance diuertir çy Charles du defir dâaccord, il fe defpita amp;nbsp;le retira en France. La ville de jjj nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, felon le Traitté de leurs trefues fe rendit à Charles, amp;nbsp;la Sicile de-
^palacques.
iftoire de Naples dit que quand le Roy îaeques eut delailTé Caiétte, amp;
Oürnc en Sicile, Charles ayant fouuenance de lafoydesCaiettans,lcs ' ' exempta de toutes tailles amp;nbsp;tributs pour dix ans pour recompenfe
retour à Naples fit grandes feiles amp;nbsp;folennitez, faifant (ompenfte. ^^'^^ierfon fils ailné Charles Martel ,amp; eflant Ellienne Roy de Hongrie
annee là fins autres enfans que Marie femme de Charlesj
Martel Roy de Hongrie par le Legat Apollolicque, châties mat aulTi mefmement quâil y fuccedalt amp;nbsp;reprelentall la perfonne deCâtfl ^oy de grie nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;quâvn certain AndrealTc forty de la race des Roys de Hon-â
L d' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;entré en ceRoyaume, amp;en eut occupé quelque par
deNaples pourfuiuant ce fil dit que Iaeques tafehant de faire
J ^^uecques 1 Eglife amp;nbsp;Charles, le Pape Boniface huidliefi-ne fen entremit qj/^cTraiélé dâicelle ledit Lacques promit de quiéler Fille de
â ' Prendre à femme vne fille du Roy Charles, amp;nbsp;luy deliurer aulfi tous
H h iiij
0'44 r H 1 L 1 r r h 5 L h n h L 4. R O Y 45.
fes hls qui tenoient pour oÃages en Cathaloigne, amp;nbsp;Je Papeauecques CJurJft' . nbsp;nbsp;nbsp;promit tant faire que Je Comte deVaJoisrenonceroit à Jâinue/liture du RoyâU*
te Sotteux i, . nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;-, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, gt;
enrrMte. «IC Q Aragon que Jc Pape Martin quatrième iuyauoit donne. Quand iesarii'
cles de Idpaix furent ainû fâits,le Roy Charles en perfonneaJJa en Fr^nceDOU^ laconclurrej amp;nbsp;parle mandement du Pape traida Scconcludparcnfembley^ accord encre les Rois de France Sc dâAngleterre, puis Penretourna aucctjuft* feshlsen Italie par le chemin deFlorence,ouiltrouuaCharlesMartelfonbli s'en retour- ^lhiéqui luy vcnoit audcuant accompagné de deux cens hommes dâarmes, «4 en /tal/e. de la par Rome retourna dedans I^aples en grandeioye. Voila ce que dilcntlf^ hilioires de Naples.
Pour reuenir au premier hide lâhiüoire que nous auons laiÃe aux trefues accordées entre les Rois Charles amp;nbsp;lacques,apres quâils eurent par icelles paciFeJ leurs diiferens.Les alFaires de Hongrie apportèrent vn nouueau troubleà Char Vils du bot- les. Ilauoiteudelà femme Marie vne grande troupe dâen fans, à fçauoirncut maûes amp;cinq femelles.Les mahes à les compter par ordre furent Charles Martel ailne hls,depuis Roy de Hongrie par la fuccelhon de û mere. Loys ^ui fit Euefque de ThoLiloufe,Sc canonile pour ïà inéipar le Pape lean 11.dunom,RO hert qui fut Roy de Naples apres Ion pere, Philippes Prince deTarante qui futprilonniera Palerme, lean Prince de la Moree, Trihan qui nafguitguand f^urst^4tj. Ion pere choit en Cathaloigne, Raimond Belinger qui fut Regent delà Vica-lie, Lois Iccond Duc de Durazzo, Pierre Comte de Grauine. Les cing filer stffiUts. furent Clemence féconde femme de Loys Hutin Roy de France, Blanche lern-me du Roy lacques d Arragon,Eleonor femme du Roy Federic de Sicile, Marie femme du Roy de Maiorque, Sc Beatrix qui fut premièrement femmed^ ÃZZO,Marquis dEflôc feigneurde Ferrare, puis deBeltramo de Baizo, nnduDaulphin devienne. Charles Martel apres la mort du Roy E/Fienticà t Hongrie fon beau-pere, Sc de Ladiflas fis dudit E{henne,fe difoit Roy deHon-
Hroit de la mere,comme chant le plus habille amp;nbsp;prochain a fucceder futiamais Roy de Hongrie que de nom,nyylor fere crfils. hcurcuxau fuccczdcsaffairesdc Hongrie que fonperelâauoit ehcenceuxdn
Royaume de Sicile. Il engendra de fi femme Clemence file de lâEmperenr Raoul,Charles Robert, qui par cy apres auec beaucoup dediffcultezferaHot dudit Royaume, ôc fera feulement appelle Charles. Il eut pour competitentcf ^ndrelere nbsp;nbsp;nbsp;Royaumc Andre furnómé leVenitien Prince hardy ôc vaillant,amp;à fn (ff
nous prenions cehe origine plus hault, il fault entendre qu André fécond Rof de Hongrie de fà femme Gertrude S ueuienne auoit engendré Bela, Colomani ôc Andre, amp;nbsp;quelques files entre lefquelles fut SainéfeElifabetb. Apres la moti de fà femme, chant allé par le commandement du Pape en Syrie, ilnây ft beaucoup degrades chofès,^ fen retournant auecques peu de gloire amp;nbsp;dâhonneut, ilpaffa ( comme difèntlcs hihoires de Hongrie) en Italie, là ou fénamourant
Marquis dâEh, la print pour femmeamp;lamena en fon fiât. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;P^ti apres ilia laiflaenceinéte. Cefleveufie ayantfâita-
pres la mort de fon mary aflcmbler les Seigneurs du pays, les affeura gu âeilet- ;
floit enceinéfe, mais nonobhantcela Bela fon beau-fls amp;nbsp;guiauoitauRoynn ; lt;nbsp;fuccedéà fon pere corne fon fis ai fié la contraignit de fen retourner en It^â nbsp;nbsp;nbsp;/
lie vers le Marquis fon pere, la ou elle enfin ta vn fis qui fut nommé Eflienne-Ce ieune Prince ehant deuenu grandelet, de ïè fentant auffeffe de granit maiinn
âWWVtS U nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Æ' ,,^;i cA\VSco'â'âquot;x'fTcoï''âïâ''St, AeSquot;^
*^^Ãv«?.VWçinà escVof«^âfteft^^SV»t,A
^g»«Mj«vquot;C0W^
?^^^'lt;^tÃ\eTiY\cÃç£\iV à u . fvoâit^^^'â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;» T-eâtt oV nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;-
^''^WTOTOM4i4e(Y«^eft»quot;\Vâ ^ïtcX,^ Ȕ?
gt;«KC.tó«\cBoVteU* e^eotco^quot; à cà cVâ^Vâ:;à ^St,Siumtn«efafe«v®quot;âVtU='-^^VtÃ^â^e6â^â^^ . nes i ?'Ms,Ao\iÃ\«Aquot;'^°7:^^e£eï««''ï\\e^^â''^^^^ A.VA'^'^Sà e» \ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Kâ4tó,Sc nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ie ceSV^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, ,^V\\e Ve
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\ gt;S,GW«Comteà eN ^ç^,enV°' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Actb^'^^üC lo«.
X^M^iuKo^VaWatwquot;^' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;\*âânuV »?Vâ'quot;fnuft'-
ââ¢Sbcquot;»'-'' Foa^â^rot«'^ ,\eïeA° a-
\ WnacJcnuefes t»«
Y*'^omvUsU«to°«'êâ Yccsie'â'^^ ; ço'vs c nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'quot;quot;ââ
amp;c\e\iï cauâ¬e,5c nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^a.5 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;-G\sà 'i V coï^'
^J^^^^'à wvà cwBuXVorûme nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;' U
â ^jâquot;4gt;ÃwXmma=ü' »«î nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ŸVA'Vf ^LesV^'^'Ae i''*''â^üï
^â^Av.Watmecà cce^'^^^^aaSï^ieV coïùïùcûceïCBS, 'â¢Q
K nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^oute noire,tantoil ie retitans les vnSjtantoR les autres, felon gue les (op
B nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;CCS leur affdibliifoient ou croiilbient. Comme la cauallerie dâvnepart amp;nbsp;dâüuue
B nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'^^liintleulela charge,le Conneilable de France qui elloitdu coûcduDucde
en Un gaigna la viSioire, 8gt;c ihr le champ moururent mille cing
B nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^hx£u!i nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;que dâautre,defqucis il penauoitpiusdesea
B nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;François. Les trois bis du Comte de Luxembourg pour h
defquels les ennemis combattoient, furent tuez,amp;le Comte de Gueldtes
â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;combattant vaillamment fut prins auecrArcheuefque de Coulogne,StleConJ
V nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ir^Jntntin. te e Luxembourg fut parle Duc de Brabant conquis. Autres difent guecdl'
Comté de Luxembourg,qui parla deciûon deceilebst^
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;rc nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;celle quer elle fut vuidee pathful'dj'
^pP^lPcepar vn mariage. La bile du ^^^Ãe Henry quieiloitbis du ComteRen^uIt, n ' rv dnn n nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;leeres auoiteilé tué en la fufdite bataille, âe fut au fafdit Hf
cheuef££^Comte deLuxembourg.LeComtede Gueldtes,!dâAt' 'inrrc nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Æ ^o^ogne furent deliurez en payant rançon, St ce Henybticp
ç nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Prince, amp;nbsp;Empereur des Romains feptiefme du nom.
GMfrrfj'An cgucrrc tailoitau mcfmc téps qucIcsaifaires dAngleterreappottctétoc ^^^^cenvnenouuclle. Q^lques nauires Anglais vindrenttodetb ^^S^andbutin. LeBelenuoya versieRoyE-ceouih -7,, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;premier dunom, pour le prier de faire rendre par les s^ens
te Je cela nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;deNormandie,mais lAngloisnefaifantcoio-
â ylyiddc tres terres ni lâil rf^n^- j j nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;couronne a cauiê du Duché de Guyenne StJU-
crime de leze ,r,,ie£ Jan nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;vouloirluymettrdusen
neTrnp^^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^-^^^^P-bieélsdu Roy de France Abu d
fititHede
Guyenne lamïilnri nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;de France fut enuopé en
forte,a^rmCnn.: nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;vnes retenues des
Connedable on nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;furent battues, amp;nbsp;nÃhillies, ouparleEt ,
^^y lt;à e France, quil renonçait ôcluy quitté coures fesfc,gâcuries,amp;droits guiltcnoirdclur, Si dellcour» ^tfy^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^âjoeionîntetitioneiioitdelesrecôquclîetenbtt^ 1,
'U,r... yyyy.^dc£yrsluyditftsnifierdeSi^nces.8ccorr\mettcerâgifletÃoîiriys.
e ce que difentnos Chroniques, mais les Angloifes qui ne faccordentpi^ / i, icnaueclesnollres, difent quâEdvvard auoit enuoyéa Bordeauxlixnauiref f pour la garde amp;: tuition du pays de Guyenne Sc que les deux dlceux, alhns tour e ongdela code delà Normandie fans craindre aucune chafe, furent prinspi^ Æ '*^^rirK. ycic Hotte de vailfeaux Normans, amp;â vncpartie des marinierspenduz amp;: edriU' Æ
terj^cduecvne bonne ârtnee de mer, âuxcoûes de Normandie. Robert K nufdices colles, enuoyn quelques brignntinspour defcouurir ûen mcrsl)'^^' roitpoint des vnilTenuXjmnis ne delcouurnntrien,ilentra dedans lâemboucheU' re delà riuiere de Seine,là où trouuant quelquenauires, lesprint, enmidesv^ k
y
JHlUppfs IE BEL 4. ROY 45.. LIVRE Xlt. «47
. T^^'æmcnalcs autrcs,tua plufieurs mariniers dâiceux,amp; puis prenant le lar 'îincrvoirluiattircrlcsFrahçoisaucombat.Comrneilcftoitfurceftectc-defcouuritdeloing quelques nauiresNormans chargez de vin,qui
â^DtdcGafcognc.Robertlcs chargeantjlcs printayfcment, amp;tuant laplus â^oy^^lchhtsvaificauxen Angleterre, Les François voiilans ^S'^dcriniurercccuëfurrcmboucheure de ladite riuiere, drefl'erent dili-^^^tvncflottedevaifleaux,quifcmit incontinent en mer,ôcapprocha
flotte Angloifc.Cc pendant mcfl'agersalloient amp;nbsp;venoient dâvne «autre,les vns demandans raifon amp;nbsp;vengcancedela foy violee, les au-
cc qui leur auoitefté pris. Et dâautant que ce
f débat entre les François amp;Anglois cftoit venuünslcconlcnrementamp; Pe[gt;4t entre âde lâautre Roy,amp; que les cÅurs amp;nbsp;volontez de ces deux na-aigries, il euft elle bien aifé dây mettre vn bon
^jj»*îQ$lafufeitation de Charles Comte de Valois, frété du Roy, lequel e-de fa. nature delîreux de vengeance, ne celTa iamais quâil nâeuft ani
^*'â0yfon frere à fe vouloir rclTentit amp;nbsp;venger de celle iniure. AuHi furent ^îârmcs dâvne part amp;nbsp;dâautre. Adonclâarmcenaualc des François tira AngloiSjcn bonne volonté de les combattrc,amp;les Anglois de leur co-mains de bon cÅur fy préparèrent, amp;nbsp;y vindrent. Les
^^j^'âQC(^ues aux mains. Au commencement le combat fut doubteux, amp;nbsp;la plus grande quâon nâauoit accouftumé de voir au conflit de deux li
fut tiré en longucur,mais en fin lâarmee des Frâ
«eflaitc. Les Annales ne mettent point le nombre des nauires perdus, Yrant^ois cz* 1^1'tousdâaccord dient que la tuerie dcshQmcs,amp; la perte des vailFcaux fut
Philippes aduerti de ce defaftre,amp;grâdcmct marri amp;nbsp;irrité dâiceluy, U'^fnicrcnuoya adiourner leRoy dâAngleterre corne fon valTal à cawfedu faits!quot;
Guyenne,amp; duCoté de PÃthicu,pour refpodre à lâaceufatio à luy im (K âî lâinfradio de la foy promile à fon hÃmagc,amp;en apres dâau tat quâilfça-{^^(juclâAnglois ne coparoillroit point,pour ne pouuoirtrouuer aucune
Frace ny à Paris deuat les luges par deuat lefqucls il elf oic adioutne, pendatEdvvard enuoya Emod fon frere à Paris pour m luges,mais les luges qui cherchoiétf corne oo dit) U 'â^11 nÅud en vn iong que la cognoilfance vraye de ce fait,amp; ne voulans dâEmod relpondat pour fon frcre,declarerâ¬t ledit Edward Ãtc.Ut w* ij^^^'îuRoy Sic à iuftice, le codancrent par cotumace a eftre priuédu Duché
^y^nnc,amp;iâen priucrent. Cela elf at fait le Roy de F race enuoya des fçcrcts nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â
a Bordeaux pour Iblicitcr fecrettement les volotez des habitans dâicellç
Vnç ^â^ââOAicshtluiurcpar Arnoulde JNeeüeConncttablederracc,auec
â idifConnclfable cftant arriué à Bordeaux print aifement ladite ville p^fe^^r b ' polccà larebclliô,amp; apres cela,fêpara des autres villcs,lcs vncs fuiuans lâex
Guyenne, amp;nbsp;les autres folicitees amp;nbsp;pratic-proinclTes.Les Anglois voyans la foudairie amp;nbsp;trefpernicieufc 'Onde tant de villes, fe retirèrent aux places plus prochaines de la riuiere â'Jio^f nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ietterent dedans vne petite ville nomee Rions(qui
|lûif ^^P^^ dcchofc)amp; la fortiffierent. Voila cornent les hilfoires An-'gt;«0 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;guerre,ôcla caufe dâicelle. Addc lâanglois enuoya cnGuye
J 1 ^l^ues forces par terre foubs la charge de lehan Breton braue amp;nbsp;vaillant ; '^^e,amp;;vnc armee de mer foubs la coduitte deRobertTiptoft.Ces deux ar-
^4S
P PTÃPilL^L E S LE.BEL 4. ROY 4^.^
Tr^^furJet nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ëntréescïi Guyènneydonnerentj^fcJo gucracoprenclcsbiiîoires^
frMçoif. g^oifcskcEc frayeur acix François,que les vnsfefiuuerenr d'vn colle,
, . ti'es d Ÿn aLitré,fe rcrirans aux lieux les plus forts, Se la plus part dâeux furent ou tuez, Voila ce guedifctles hilloires Angloifes.DâautrecollélâAndoisl)^^^ mieux fe fortifier dâamisSede fecours, feit alliacé auecleCotede Flâdresfgt;^â'^ moyê du mariagegui fut fait de Philippe Elle dudit Cdteaucc le Prince de les ïeaiEIsScheritier dudit Roy dâAngleterre. Ce qui fut lâa 0-94. Le nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;i
quâilvoyoitpariccluylesforcesdelâAnsloit 1 agrandies. Ce q^e nedntmoins ilfceut treibic diffimuler,iüfqu'i ce quâentendit 1 le (rranrf'thh-n.^ii--------// x~. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;t . nbsp;nbsp;nbsp;1. â â il
quot;î
â t 4 ty . yi----'-jujf i^iiicLiuiL uuurcunauirei'niiippcâ*âquot;
â Ier,n1â/a nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Hoyné feraitp.U3duê!ui:ecÃ!cm,gvcli6ll»
3e3lliîceifn,.-âfn F nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;offencéleRofptitt- j
Comte Je rt-dt^FeF 7 â^^^^,011 le RoyinEnimentaife que fon deifeinauoittantbienfuc-vUJrerpri nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;dc}ay,arreilerprifonnierledit Côte, cnfembletousceuxgui
iePf'd ti nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^^jfmettantfus audit Côte que corne criminel de leze mr
resrrthf nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;on corps^s^/Fs biens, a railon de lâalliance quâil auoitnâm^'
ce Ler nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;dâAngleterre ennemy mortel de la couronne de Fd
foLiliendt nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;tîuoîr rien entendu de lâinimitié des deux couronnes
Pii le fur nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^7 mettait fus,veu mefmcsgur
Franceamp;r,mc nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;aifeurance au Royaume dt
Poferdëhivcô^^'n nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Roy,ilefloitenfapuiifancedeJii-
iûcrenaettanteauitil''^^â^ir^^^^^^ blemêteflreouv 'ÿ^/l^^P^^^^â^^oitnedeuoir eiltecÃddpndfamfraid
drës. M^s Fi Fllr. nh P r nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;impoFoit, ôcrcnuoyéen Ionp3p deFb
indite alliage
r»ct Aat4t4 (JjPJçQ-^.^p \ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;celle leune PrincelTe mourut de regret, amp;nbsp;fa mort,
tre les nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;P^^reilIcmétlâAngloïs tira dfotipattu
- .t jy^j^ ..âg nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;B3.qauquelildona E Elle Eleonor enniatùs7^
,, frmcs,S-ôledit nyi;ly7F°7â°'', â¢lyj^ocdcj^r.ysmjuxparky
V.
â¢*«»1 U-
f^nmer.
»â rtniïük.
Adolohr^!- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;des ennemis au Roy de Frâcc,ftIigue3ueC
dVafTau^cfleaEmpereurparqlquesElcdfeurs,cotrelâoppolird , aned nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Albert Duc dâAuttriclie,moyennät quelque Come dâars^i^^ I
nn frr- ^AJ Z^^j^'^P^^^^bqtdenuoya vn cartel de deÃdau Bel, carteldolphparlagracc de Dieu, R oy des Romains, toujours nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â
fn nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^^Z^^^^^^^P^dfTant Prince Philippes Roy de Frace.Cómeiid'* ! '
yy^iâpdles.terres,pohreFPions,domaines(lroiti,^
Ea:z nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;S.Empire,ôcque fans raiCon vous les déteniez,1
es habitansdâiccluy fc forfacent villainemet entiers nous, quisno'^^ ' i hchiF^ /
ffs.
PHILIPPES.LE BEL 4. ROY 45.quot;'LI VRE* X1Ã. 649 litharge dudit facte Empire: nous ne voulans ny ne pouuans oublier le'deu de noftre office,auos délibéré de recouurer à force dâarmes, Sc de toute noftre puif Uce fur vous, ce qu iniuftement vous nous detenez, pour nous vanger braue- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'
â mctdâvne fi,grade iniure,laquelle ne fommes difpofez de fouffrir'dâauatage,done à Emburgle x9.Nouembre Van de falut ix9 4. Pbilippes ne tenant par grand tópte de cell Empereur ne luy fit aucune refpócc, ny par Heraut ny par efcript, linsluy enuoyafculemet vn paquetbien do*,auquel y auoit vne lettre fans au- .
tunc eferipture. Voila ce que difêt noz cbroniques.Le Roy le Bel voy at que toâcodez 11 eftoit affailli de guerres Sc dâenemis,fut cotraint pour fouftenir eur ftttut,de charger fon peuple dâvne grefue impofition qui fut nomee la Ma eto _ ^temiercmét fur les marchas Sc gês laiz feulcmct,Sc apres de prédre le centre '^bÃüislecinqudtieme de toâ les bies,tat deslaiz que des dercs.Dequoy Ic peu
I lleoKdfetteui.amp;iParis.Roaen.Otleîs amp;nbsp;autres villes tua ceux quilcuoiet wfeJ.,»«.
l quot;fcimpofmon.LePaneBoniface 8. ne voulut cófcntit qu o mit aucune impo
l nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;le clergé,amp; fut ce fit vn deevet cotre toâles Rois nbsp;nbsp;Princes ââ¢s
fcro,«aucunes exaaiSs fut les gés d'EglUe.les excoimnriat a nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,
ft-,-
Ãtptadltquetoutesceschofesfefaifoi^en ta^^^^^^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.
^aiditeiitvaillâmentamp;ttitidrentlongucroet es nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ivR ville Ãatnetev
S«,â¢a,sen6ni\sfutent conttaintsde tendteeux Scia vd e alame cy testât CWes,conittievous verrezcy aptes .LeConne^e^^ Meauoitttiis lèfiege deuatit laville de Podenfac '^iwmtiréftcvfyneboutgadefans^mursnyfo ^^JZamp;Tesyclâ¢^^cognoiffoientbien qu'^
»«i,futvetttiisdefenalletbaguesfauuesfatisetia.RrettitlesGafc^.^^^ MiUe aptes auoitptitis laville la fiiddmantc et, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;', J \ j
'^iquieLét dedans,dles euuoyaliez êc gareouez aRios Kdeua«^^^^^^ «4tevaUU6tvéà te efttanglet.
lt;»Wâ¢edeAans\esleutsdesaffiegez,amp;cviaetiautuelleà efianceentteles^^^^ les GaCcons ,tne(tneinent entre ceux qui
^«quelesautteslesvoulufcnrträte .Detaconquvue gtoffefedm^^^^^^
««namp;à auslaville entre ces denxnatios, qurfut catamp;
i'tatleGeuuetneutdelavilleqnreteitMglors, teen leur corntnnndete^^ '»lAeemtueilsfevouloientCauuér dedans desbaftea^uxquredorenttelari- ⢠nbsp;gt;
'ittrtî^tjenutïtïovWùuement,Vesvnstomhansà edans\eaufenoyctevït,Sc .VVnffohe ÃngVotfcracomvt^utdvne autreUqovace
tWaccmcnt à e guetteen Guy enne,à vt qù aptes queXes nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ots euteltt c à a
l^hstwwta-\\sdidaGçonQuenou*auon^tacompte cy dehus ,ptmdtentRuet-
â \ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;taats vtansmaVAe\etttvtaotte,5lt;tamtito te^W^ ati ptWag,^ ,
^'ihbatta,coatC)teat\esc\aatt\ps ^Ee Vdbattdotetttqaamp;c\a tatts tettttaVtettn
' \ ^^^tt.^,^,v^v\tVpit pottaNttgtaVdbmagje,catyGbtedeNAotóetedttR?»y ^e \ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;-Ntte putKattte atVCtee Vï^ ttounant.
', nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^ç,^attVe^\\esVutpttttt ^ett tua Ntte g^tanVe pattte, Ã5C Veut o
urerentaux villes maritimes, amp;: à lâarmee de mer Angloife. Les chefs dchrmce oife dontl vn e/ioit nommé lean natif de S.lean dâAngeli,Si vn âutrclcin,
lt;^^erduz de peur, amp;c fen fuir, enuoyerent deux compjs^nn^
^ges epied a la ville de P odé/acScautat dîa ville de S. Seuer pour les garder, po'gt;»^r/.,)!rj^^â^^^^^^^^^^^^f^^^Mererentyfaireprouifondemunitions.ChârlcsCô[( ^y^''^-'^-J^^/^'^^otsaduertidecela(pourned6nerJ^^^^^
duaZ?'
fâc amp;nbsp;luvffnad^v nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Bordeaux auoit efléprinfe) dâalleralljegerPolt;lf I
h bameLicurlLcnfL'yAâ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fâcgc, SccommaaJ; Æ
fcndoiencviilhmm ' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;quielloiemdedmfeild- /
popi-fifuirencnlnsér^^ ^â°quot;'â^'^^^^f°'^Pâ^ââPâccfIIcsdttComte,lctousJcas
'! aOiegez fuûintforr nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;bacterie à ladite ville.Etbten tjaela
' doienteZLquot;^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;la fureur des alTtegeans f.eace^Mfcdtfcn-
Ã^lsfapperceLi:inlt;!rl / P nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;feurpour eux, carlesFra-
cntrela riuierc amp;nbsp;la viP nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^nglois, leur couperent le chemin, femircnc
^uezfut bien petit p ' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;les premiers qui fuyaient. Lenombredff
i^oiéijt coupe le chem^^^fr^^ comme les autres virent que les François ku^a-î^ôi'reJ» fieauxiufaues a. ce- n,i nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;de neceÃîtévertu, combattirentdeuanthlâ^-
prins. LcsFrancois^avr, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;client prinfepar les Frâçois ils furentpareillemct
gentilshommes AnaL nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;victoire,non trop fanglate gardèrent les
Voila
ââ ContMrt d'A:
Cime auec plu^d nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;cnsfefloient refoluz de pourfuiure la guerre de Gui
â Anglais partant nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;dsnauoientfaitau paraudt.Emondfreredu Roy
^cmeedemer, edloit arriué 1 ^âSl«iJtfduC5rrd'ArtolsTfdcffilmamp;îfâ^^^^
'Na7RiHa^' Jr nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;contraignirent de fereiferrer dedans la vilîe-
Dtans nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^cEmond décéda a Bayonne, mais les Anglais racé-
eue nn7 h /!â ' 9^cles chefs des Anglais, ôc mefmemcnt ce lean Breton, cpUt- d n-i nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ent auoir eü c tué à Fions, fen allèrent apres la prinfedi-
r nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1 P nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;contindrentfà gement, fans faire aucune faillie fur
rançois. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;elles difènt que enuiron ce tempsIa,le Roy Edward
onditfrere Emond contre ceux dupays de Galles, quifefoient ^gt;»fereurfo czcontrcluy, amp;nbsp;quâayant Emondattaqué Jefdits rebelles, ilfutpar eux de du tout chalfe de leurs pays. LAnglois voyant fes affaires feporter n charge dudit lacre Empire: nous ne voulans ny ne pouuans oublier le deud^ nofrt
Philippes le bel 4. roy 45. livre xiî. ^51
Guyenne, enuoya à lâEmpereur Adolph foixantc quinze mille liiires . '^^monnoye dâAngleterre,pour amalTer des forces, Sz les ioindrenueccel-f^'ped.iutre cofté aflembloit le Comte Guy de Flandres, pour venir par en-
les hiftoires Angloifes dilent quâen ce temps là qui fut lâan 1I95. auparauant aiioit efté prins à la prin-® '^âions, amp;nbsp;quieftoit vaillant gentilhomme,amp;auoit faitpreuuedefavail-fidelité, fut en fin par le delir derccouurer fil vie, amp;nbsp;fil liberté, poufle
* °^lllcrfil bonne reputation precedente dâvn mefehant aclc. Car pour fie tirer MefihSta^, ^prilonou il eftoit il promit au Roy Philippes que fil le vouloir lailTer re-
en Angleterre, il feroit en forte auecques le Roy Edward fon maiflre, 1 feroit chefdâvne armee de mer, amp;nbsp;quâayant obtenu celle dignité Sgt;c char » âââ*^ettroit incontinent celle armee entre les mains dudit Philippes. Celle t ^fic amp;nbsp;tromperie ellant trefagreablc à Philippes, il le lafeha, ôi. luy promit
Ifiomas de fen aller en Angleterre,en lailTant audit Philippes fes deux fils â^''foftages.Thomas (c voyat en liberté, fébloit ( corne on dit) tenir Dieu par l^picds^incontinent palTa en Angleterre, la ou corne il elloit homme de va^^
de tnerite,il fut fort bien veu amp;nbsp;receu du Roy Edward.Se voyat biêfii-fon maillre, il le fit prier de luy donner vne armee de mer, mais le Roy
que IcditThomas pour le defir quâil auroit de recou urcr fes cnlà ns,ne f rtiie mefehant aóle,la luy refufii. Cependant le Bel fe fiant fur la promef-Æ fhomas, mit vne armee en mer, qui print la routte dâAngleterre pour dâa ^^^geprclTer lâAngloisà y mettre pareillement lafienne. Celle armee fut 1^â^âquclques iours à lâancre à la colle dâAnHeterre attendât la venue de Tho-^dequel neyenant point au iour par luy promis Sc alfigné, lâvn des natures ^^façois approcha de la rade,amp; mit en terre quelques hommes qui cognoifi-ÃJ^'^dalangue èc le pays, pour lâenquerir de lâoccalion du long retardement de '^mas.Ccs hommes ellans dâaduenture prins parles Anglois,amp;;ne faccordas
'âilintcrrogatoire que feparement on leur fiiifoit, furent incontinent mis à Dounrejgt;illet Æ â¢ Dcqtioy ellant irrité le chef de lâarmee Françoilc, tira droit à Douurc, Se ^tpied à terre pilla la ville. Les habitans ellans furprins dâvne foudaine ^p'utjfen fuirent, mais puis reprenans ciieur, amp;nbsp;faifans ionner le toxin,alTem ^^ttous ceux des villages amp;nbsp;lieux des enuirons qui fe trouuerent en li grad
y que le trouuans fur le vefpre à Douure, ils fe ruerent fur les François I'^'fenoient les champs pour piller, amp;nbsp;les dcÃfirent ôe tuerent.Le chcfdes Fran* l°*5quitout ce iour là felloit amulé à piller la ville, oyant le bruit des fiens qui ^^outoient au riuage, incontinent auecques le butin quâil peut emporter, fc J ''uaenfes nauires. Dont les autres François qui elloient ça amp;nbsp;la efpanduz par ^'thamps au pillage, amp;nbsp;qui ne peurentà temps fefiauuer aux nauires, furent a-^f^toustuez, le nombre defquels vintiufques à huiélcens. Des habitans de °üiire peu en furent tuez, car f ellans premièrement là uuez à la fuitte, en a-pr« ils retournèrent amp;nbsp;chaircrcnt les François, mais il mourut vn grand nobre flemmes amp;nbsp;d enfans,aufquels les François ne pardonnèrent.Ce pedat que ces wofes fc paffoict de celle façon,Thomas deTourbeuillebien marry de ce quâil ncpouuoit mettre a efiheh le dcflein de la trahifon, penfii quâil failloit attanter quelque autre moyen. Adoneques il fit prier lean Roy dâEfcolfe de vouloir quitter le party del Anglois, amp;nbsp;le mettre de celuy de Philippes, amp;nbsp;dâenuoyer
Stcöd dejfettt mitl rcttjd^
Traître cxvtt
P H I L 1 P P t S L E B EL 4. ROY 45.
cn EicoÃe vne armee pour faire la guerre à f Anglais, à fn quâellant le d ward par ceüe nouuelle guerre etnpefché,il neluy fitponible doner fecoun ny poiiruoiraurremêrà la Guyenne. Mais cedeûeinfacccdaaulîimalquel^^^ tre, carilnepeut aucunement pratiquer l'EfcoÃdis. Sur ces entrefaites Thomas de Tourbeuillefut enuers le Roy aceufé de trabifon, de laquelle eHaatcO' nbsp;nbsp;j
uaincu, il fut à Londres execute, ôc receutle digne falaire des traillrcs.
ef oient entre ces deux Rois, enuoya deux Cardinaux, premièrement en Frin-ce vers Philippes, puis en Angleterre vers Edward. Ces Cardinaux remonllte-rental vn ôtai autre Prince,toutes les occalions dot ils fe peurent aduifer pont les accorder, mais voyds que les haines de ces deux Princes auoient fiauâtprins racine dedans leurs cueurs, quâil feroit mal-aifé de les defraciner,amp;: quâils auoiét relolu do la laouller par le lang amp;nbsp;parles armes, ils fen retournèrent à Rome lans auoir rien Elit au melme temps que le Roy Edward enuoya en Guyenne auecques dos lorces. Ion frère Emond, Sc Flenry Comte de Lincolc qui allcrct delcendro a Bayonn e, la ou ils paferent lâhyuer. V oila ce que difent les chroni-
. . , ques Ans:loifes.
M4r,a^edu nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;r I gt;nbsp;t,
xtS)^'Ef(oJP Bn ccmelme.tomps félon qu ellespourluiuent, Charles Comtede Valois frere du Roy Philippes donna en mariage là Elle d Edward fis du Roy khan d Efeofe, lequel efant par cefc alliance appuyé furie lècours des François, S: fen orgueillilftnt dâicelle délibéra a la requefç ôc exhortation de Philippes de commencervne nouuelleguerredlâAnglois. Ceferelolution efoitcns:tand rmtguer- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;il^b'iqttclle deuoit tomberlurle chef ou delâEfcolfois, ou del'An
1 nbsp;nbsp;ou delâautre, ôc nây eutautre chofequi vainquit,
ny qui dellournaf decefe entreprilè ledit Roy lean, oue lâamour de lÃ
car il eltoit Fran,lt;^ois de nation, ôc Seigneur de la Seigneurie de Harcou^^^ l^ormandie, laquelle puis apres le Roy Philippesde Valoiserigea enCûi^^^; Adonques lean oubliantle ferment qu ilauoit faitdlâAnglais, iemitdiitolic de Philippes qui efloit fan Roy amp;: Seigneur. Au printemps enfuiuant Emond partant de Bayonne ou il auoit byuerné, ôc menant lès forces cn Bourdelais, mit le liege douant la ville de Bordeaux, prefentant tous les iaurs lâefarmoUâ ehe aux Fiançais qui elloienc dedans. Mais eux pen fans que les Anglais fep^^' lentallent temerairement iufq u es fur le bord du lolfé, laillirent fur eux.Les Aif' glois failans Icmblans de fuir, menèrent loing de la les Fraçois qui lespoiirlui' Liaient, ôcpCLi a peu les attirerêt a vne cmbulcadc quâils leur auoient drellee, heu bien cÃmode pour lefdits Anglais. Bilans la arriuez les François, ils furent prefque tous tuez, ôc ceux qui fuyaient ellans pourfuiuis iufquâatix portes deh ville furent deIfaits nbsp;nbsp;malïà crez, de forte quâil demeura trois mille François
fur la place. Les habitans delavillereceuans quelquesvns des fuyards dedans icelle, fermeront les portes aux Anglais qui elloienc prefs dây entrer, lefçuds efans repoulfczparleldits cytoiens, premieremecpillèrent quelquespetisiaux bourgs dicelle,puis les bi uferenc. Apres cela quelques vns de dedans /a villeen Lioyerctfecrccemet vers Emond pourluy tenir propos de la reddition de ladite ville, toutes fois cela ne peutreufeir, pour ce quâefans defcouuerts ilsfurécph-f of punis comme traifres, quâils nâeurctloilir de liurer à Emond la villcquâds
mais pour ce quâil nâauoir aucune machine de guerre pour battre ladite ville, il feu
^öâï nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Jâquot;â
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quot;â'gt;«tSi,tma\Å»KcV\'^n'â5 _ nbsp;nbsp;nbsp;^°^ârtiO'£'-'^^' oO'-'ï \toVgt;°'^^rnot'^''^^ ,âquot;â*'**
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, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;(;oïïtxeks nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;AVVÃ'^^^A
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S'vW\tCo»ta«î^»âVsVo'''X,ôesC'^'^o«à «â^â
â gt;x.â¢Ã .îoxc«VOUt'C « nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â nbsp;'
Uamp;Cor.«^e\,V°^ à ct^\Cx«e nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;c'V
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â'î'?^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;âquot;l â ''°^â^ nbsp;nbsp;nbsp;â^'= t-
Pl-jj^ J nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;de Robert de Flanuiv.
^^^^^^8^^^^âieTeuremonde,choifisamp;ci*v-_
de Blois,amp; Guy Comte de u,.-
^nhoisauoit nommez pour foy. Ils ne fe treuuc
'â ^âçj nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;pour f nbsp;nbsp;Sentence, ny comment ce debat îâappaifa. Peu apres
fafcheries que le Comte leur auoit autresfois
dçfp^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;le Bel, par lequel futen
lt;'^yeh?^y dâalle^quot;^^ aux bonnes gens de cinq villes, Gand, Bruges,Y pre, '^.gt;5^ â £tnpij-ç ç nbsp;nbsp;guerre par force dâoft ou autrement hors du Royau-
â^î;p de nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;® eftoit par expres comadcmêt du Roy,amp;de fes fuccef-
de p^j* ^^adement fut depuis tenu pour priuilege,amp; eft de lâan
en vne guerre quâil auoit eue contre ieCôte de Hai-il eu^^Ã^^.c leurs pays,ne fut parles Flamens fes fubieâz fi bien Ce-fpi^ nbsp;nbsp;nbsp;^aifon dequoy,ceux de Gand,craignans lâindignation
.p ^â^itce^^ J P^â^ iccrettes alliances auec le Roy de France, lequel (æç ï^^^lotitier nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;foubs fa fauucgardc amp;!: protedion. A quoy il îâin-
%1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;auoit de nourrir continuelle querelles
Ah, ^^^ledüdîr nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fubieÃs,amp; pource aufli quâayantledid Roy'
Wk'f^^^^oven il nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ellant en volonté de laluy rendre,il luy fembloic
â°ifir d C nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â aftaires auditCote contre les liens propres,
® ^yanger de la detention de fa fille,amp; beaucoup moinsde f^eterUeSte
preiudicc de la France.En fin toutesfois le Cote
Sblç^^^'^ylaleue
'^Qü/^'^^â^sau çquot; / Æ ^âuquanteicfme denier de tous biens meubles amp;nbsp;im^
Ptat?ueFlandres, fi auant neantmoins quâellefe mouuoit de
**' nbsp;nbsp;^Côte,g^^*^X^^^°udition que ledit cinquantiefme fcleucroitpar
on authorité feule. Que la moitié dudit cinquantielmc
â -ââ '⢠moitié pour ie Côte,amp; que leRoy y pourroit
li iij
auoir vn home de là part pour voir faire bo amp;: loyal copte, Sc pourrcceuoittl^^' mains des députez du Comte la moitié dudit cinquatiefme. Que toute pcdoigt;â ne de Flandres fut cotrainte à . declarer parlèrmentla valeur deles biens,amp;â toutfeferoit là ns tirera colèquéce,corne de tout ce appert parlcttresdu ioiit^l^ ' 1 Epiphanie de lâan fuldit izp^.Mais le Cote conliderantquelà dilTimuhtion
^Jfemblte nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;deuoirs palfez ne lèruoient de rien,il Et alfcmbler tous fesamys, parens,^ l
«ff rUndres. cofederez en la ville deGrantmot,aux fettes de Noël izifô.entrelcfquelsellodt 1
Adolph Roy des Romains,Edvvard Roy dâAngleterre,leDucdâAuEriche,ld / Egt;uc deBrabant,le Cote de lulliers, Guillaume de lulliers fon fis, lean Cótede I
^^i^^'^^bE-obert Cote de Neuers, Guillaume, Henry,amp; nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;/
rlulntesJu 1-^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;de Namur, Sc plulîeurs autres Princes,Barons,'amp;:ChciH^ j
pre ence defquels le Cote Guy propofa plutteursplaintes amp;nbsp;doléances nbsp;i
l nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;de ce que ledit Roy cotre toutdroit
y etenoit a nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^tquellc il auoitconduitte vers luy,{oubs couleur de bone
oy, requérant au rette que le bo plaittr defdits feigneurs fut dâaduiferaumopé qu 11 deuoit tenir pour fadite file, amp;nbsp;comment il fe deuoitgouuerneren cela.
quoy urentarneneesplafeurs diuerfes opinions,Ies vues tendâtesà la^er re,^ es autres a la paix ôc tranquilité,amp;: les autres bralantes ôcdoubteufesenueb
SxafHons furies Fit-t/M/tf.
MtresJe fon^dclfeinA^r^^^^^ nbsp;nbsp;defiances au Koy leBcl,parlerquelksill'adtier[iroi[lt;Je
.vdc^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^^^^nrrcprinfc, aLdAonlcr^
ircr en nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;difeours de ced Åuure.Deudiçu'^
if Comte inanp-erde Is^o-i f: nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;cartel,le Comte quinauoit
cuv^Ãvfnfl-n toienc iL ce,^râ r^nâ^r^ll nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,ââ^''°â'^po^'^^^ut':rl3gucm,SclcÃanteali
T' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â Pâ'^n]âdremmt mit bonnes girnifons Jcd
quot;,^s^ YinbenufoniutrcÃUcfoubsIes mcfmcsconucn3ncaamp;conditionspüi- /
Cor^l' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Et peu apres ledit Roy Edward amp;Uâ ,
â^'^â-'ââ ComteconErmeretlesrufdmesalSdcesparleursIettresmnm^^^^^^ / d^^pp^CrepromtrentlvniraurregouteamitidgntePigenceamp;atà anct^ f' f^y nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^^d^cant ledit Comte de faire tou/iours La guerreaüi II
deuxmoisapres qu âilen aurait elle femons,requis, \a
Gttfrrexu- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;promirentquâilsnefèroicntlamalspaixuf [tdà ^ .
frMut/f, auec e Roy de France là ns le conlentement l'vn de lâautre. Que tous les enfant j ;
ta Cote G up lèroient compris en celle alliance la guerre durant.Etpour ce
PHILIPPES LE BEL 4. ROY 45. LIVRE XIL
IcComte Guy ne fc fentoit alTez puiflant pour mener guerre auRoy de France, I 9 ledit Edward promit luy faire payer tous les ans durât la guerre,la fome de do. roilliurçs tournois à deux termes,amp; cepar dcfluslafomequeledit Roy luy a- Aiiiawti â uoitdcfiafaite deliurcr.En outre fut dit Ãcaccordé que Icfdites alliances feroiet perpétuelles,amp; ne fe pourroient deffaire ny dilToudre par Pape ,Empereur, ny pat lutte en quelque forte ou maniéré que ce fut, n eftoit du confentement des l 'lîuxpartics.Dequoy ncantmoinsleCôte cuy ferepentitbientoft apres, com-âneilferaditcnfonlieu.Orlcs Ambafladeurs du Comte cftans arriuez vers le l^oyjuy prefenterét les lettres de crcace duCôte Guy, Ãc lâAbbe de Floref chef
, ⢠âitWitc Amba(rade,fit audit Roy vnc femblablc harangue. Sire cell vne ver-! * ''^itcslouable ôc digne de recomendation entre les Rois amp;nbsp;Princes,entendre a-
* glande patience ce que les Ambaffadeurs ont charge de leur declarer,oftans * ^^Ituts cÅurs toute paffion, à ce que fi l Ambaflade qui leur eft faite les con-! ⢠nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;en reçoiuent plus de ioy c,amp; que les Ambaffadeurs en foient mieux re-
l ⢠^'^amp;diuorifez.Et au cotraire sâils leur difent chofcqui leur deplaife que ce no
⢠lt;ilsfcacbét diffimuler leur colere,Scieur dÃner rcfpoce gracicule,pour le ⢠â'fptaà cVeftat auquel ils fot appellez.Sire,ic vous fupphe me pardoner li â¢^ttietdlerembftrâceenuersvous.Cequiferapourvousaffeurerqueienelay^ â ï»gt;t^»raucüdo«tequeïayedevoftreiuftketónugntéenuerslesA^ â¢lt;Msvourlo««Vandementlavertud'vnfiboPnncc^u.acouftumede ⢠»lt;«oi,üLhum«n=ment toutes fottes dâAtnbaffadeuts. Ot Siteloccafto de â¢4e«âuevcrs,ofttctnaiefté,eftçatlec6mâdemetdetteshaultamp;vettueux â gt;,ltCôte Guy deïlâdtes noftte tteftedoutc fasneur,lequel âlâ«hefvo â ^WTOusiequeiitqueluy voulieztenuoyetMadamePhiliwefafille. Au-'gt;«mveule tort amp;nbsp;gtande iniutlice dót vfex enuets luy, 11 vous Æ uerttt t^u il â Munit aucune âiofe devons en fief,iiy eftte aucntiemetvoftte oblige ou Wnt'atmefmes qtieles gtefsSc m^cffaits qu= ''°«â auez «eteez âY 'Stamp;,ôtfettnésdefquelsauttetnétilçouuoiteftteyo^ â ''â'*uÃauiefteÃSite)queçuifquefesvrecedetsbublesScamiablesdeuom â Svoftte endroit tiêptoffitè,çourvoâ induite alateftitutiodeladiteDanie ^^tà lcfoctelatauoir de bref pat armes encotes qu il aimaft troç mieux çar droit pat vnc reffitutib amiable ScvolotaireScpar cemopndemeu- Menxife J« '^ttiNoftre endroit tel quâil a efté itffqucs aprefent, que de proce et par vo-y e â îbQÃditkbtrevous quâil defirc âtotffiours cbferuer pour Ion feigneurSccote-' ^^^fVouïtant CSive') aduffez Câil vous plaiff a nous faire refponcecar v ous auez oulapaix oula guerre. A ceffebatâgue des Ambaffadeurs P lamas â^^^â^rdbonditenceffeforte.PAcffreursleskmbaffadeurspoureeque^ â ^^^riiMQnepeu [outlet les téméraires baragues Scies audacieules re poces, * d'Imbue ny 1 autre ne font fuffffantes pour animer les cÅurs puhl animes,te ne nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'
'âQ'iffitdtay Ibgpropos .Mais vfant enuersv ous de plus de patiéce que le ne e â 'i'oisA autât que auec v offre maiffre v ous v ous effes rebellex cotre moy ,i u biNQvi^^^darerqueiemâappcrqoisaffe7.dubutauque\leCbteGuy nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;MtnnjfeJ«
iS^Xtbtuevous pourrezV affeurer de ma partit efpere traite de forte, qu il repem A«ce. ^tiwaoccahovrde te repentir tout à loiftr de fa rebellion [au moins fi y contt ^'it'iqùd^ç^QYittemoy Itaffiuemet Sc temeratrement entreprtfe.Etpource que . \tb\s délibéré entioy et debref aucuns de mes gens v ersluy, pour plus au me ^'ttà ixiÃQrtaetdefa'volonté,vouspouuezretourner vers vqfft^
^5^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;PHILIPPES LE BEL 4.ROY 4^.
qucs ceïle rc/ponce quand bon vous /cmbJera. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;J
ztcotefre- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;-^^bâÃiideurs Flâm^ns ^iucc ccRe rcfpocc rctoumcrecvcrslc CotcGuT, /
MttU^utr. lequelprcuoyantlefâixdelaguerrequilvoyoittôber furfes cCp2ulcs,lââ(liiili I
dedoncrdebeâuxpnuilegesauxvilJesdcFlâdreSfpourgâgncrlcscÅursdeshi bkâs dâicelles quâil cognoilToit e/lre aliénez de luy. En quoy ilproffitâ bicpeu, pour ce que fon peuple auoit deûa conceu û mauuai/è opinio de luy,quâil2uoit beau faire pour les gratiffier,quâencore ne pouuoit leditCote e/lrc bien 2iméL( » I Fell toujours veu que la mauuaiCe opinio quvn peuple conçoit vncfois de fon, I Prince,ne fepeult quâauecgrad diffieuhe defraciner quelque courtoifiequele. Prince luy face.LeRoy de Frace plus irrité de ce q leCoceGuy luy auoitfiitini ⢠nbsp;nbsp;'
nâen monflroit le fêblant, enuoya peu après leut
ttoy4. yer/ le partcmét,! Archeuefque de Rheims, amp;nbsp;lâEuefque de Senlis vers le Côte Guy de Flandres, auec charge exprcÃe de taicher premièrement dele diuertir partous moyês a eux poF[ibles,de fon entrepri{è,ôc au cas quâil y voulut perfiller, de met tre leur interdiéiion fur le Cote de Flâdres. Aufïi il leur cômanda quâils aident a fc gouu erner, felon les occaûons quifèprefenteroient pour la conferuatiôde Ihdneur delà couronede France.Les Ambaifadeurs fufdits eûas arriuezà Gad ou eftoitle Côte Guy,amp;le Cote Robertfon dis, luy déclarèrent eûreà luyen-uoyez de la part du trefpuiÃatSctrefviôiorieuxPhilippesRoy deFrace leur fou-uerainamp;trefredoutéfeigneur,pour entédreScïçauoirhleComteGuynduouoit ce que de û part auoit eïlédit parfès Ambadadeurs enuoyez audit Roy. Ilsad-
./cimoneÃe ^oncdcrentIcdîtCotedeuantquâattendreïà refponce,quâileut2penlerSecofi-mentMHcS- dcrcrles diuersôcdagercux euenemes des batailles,amp;:mcûneslemalbeureuxfuo cez qu ordinairemét auoiet eu les entreprises de ceux qui fedeuoiét contre/euf PrinceâcSèigneur fouuerain, auquel^fil vouloir bien amp;: feuremétpouruoii^^^^ aOaires)il deuoit garder la foy ddelitépromifè, Sans trop farreSlcramp;hS^^^^ quelques alliances,deSquelles il fc pouuoit beaucoup promettre,amp;poÃb^^^^f
Zffef/ptut peu receuoir. Que quant a fa Sille,le tempsScSês amiablespourfuittes pourroiér f voire du tout effacer la mauuaife opinion imprimée au cerueau du Roy,au moyéde lâalliance quâil luy auoitpratiquée,^ que ce feroitlefo^i^^ rainamp;rtredeur chemin pourparuenirala reSlitutiô dâicelle. Cige touchât la voy( défait a laquelle il fe preparoit,il trouueroit en dn quenon Sculementilneptoi
^^^esremta dtcroit cn aucnnc Sorte,mais quâil fe Sèroit braffé vn breuuage dont la digeliio^ flrMcet. tourneroita luy ôc aux densentropamere aigreur. Se aigre amertume. Dâaquot; uantage quâil condderaSl combléplus iuSle occadon le Roy fon feigneurauoif . de fcplaindre deluy cn ce quâil contreuenoit ordinairemét à la paix deMeleuiJ, fredeurtle ^ccorocc Se faite auec les predeSieurs,par luy puis n agueres iuree, Separfes vai' /Mfx. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Saux ratifdee Se condrmée, attendu principallement quâil ne deuoit ignorer nbsp;nbsp;1
fortifdcations. Se reparations,qui iournellement Se à fon adueu fefaifoiét en fa nbsp;nbsp;;
pays de Flandres deçà la riuiere de lâEfcault, qui eSloient direéfement contre la nbsp;nbsp;f
capitulations de ladite paix. Q^e nonobSlant ce,le Roy plus patient à di/dniu-1er les faultes de des vaffaux, quenâeSloitle Comte Guy à melpriferfes propres paldôs,nâaiioitiuSques alors fait aucune demoSlratiô de fen redétir. Ceqaear-moins il nâentendoit a lâaduenir laiSfcr paffer par telle conniuence Se diSfiniuh' nbsp;nbsp;.
don. Se ce dâautant moins que le Comte monSlroit vn trop aSpre redcntimeii^ ^^f^^rition de Sa dlle,Iaquelle toutes fois ilfçauoit eSlrenonnorce Sebiérriir
tee en la Cour du Roy Son feigneur. Se pres delà Royne.En foinme, quâil n 'eSlr-inaSl que CCS moyens par eux alléguez procedaSïcnt dâaucune crainte qleR^f nbsp;nbsp;gj
î- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;eut
PHILIPPES LE BEL 4. ROY 45. LIVRE XII. «S7
''»âiny de fes racnaffes amp;c beaucoup moins de la guerre quâil auoit mife en op-Wy de toutes les entreprifes quâil pourroit faire contre la couronne, mais q
feule bonté Sc débonnaire inclination, iointc au maigre pafle-temps quâil ÃJtndioit cnbruine de fes vaffaux, lâauoient contraint luy faire remontrer les .^WuGUtcs.Etfar celefdits Ambalfadeurs dirent en figne de celade Roy no .'uefouucrain feigneur remet en vos mains,le choix que luy auez fait prefenter 1. Sc de guerre. Surquoy nous vous prions nous donner voftre refpon-I /^idolucjcnfemble de nous declarer fuiuant ce que nous vousauonsaucom-
,^tncementderaandé,fivousaduouezlalegatiô de vos fufdits Ambalfadeurs. hComtc Guy ayant bien entendu ôcpefc les reraonftrances desAmbalfa-^'uniçyïance,5cfe confiant aux alliances quâil auoit faites aueclcsfeigncurs ^Mjsn0mcY,amp;cenlaiufiice defaqucrclle,leur refpondit, que non fcul.ernet â^îiulamp;oitScaduouoitcc que par meure délibération de Confeil il auoit lait Mtï auKoy defirace,mais aulfi que de rbehef il les affeuroit de fe mettre en ^uiîi^ouïïccouurit par armes,cc quâonluy detenoit atort, ôc que iu ques a ^UoBneluy auoit voulu rendre par douceur i Lefdits Ambafla eursquie nous auons dit)!â Archcuefque de Rheims,Sel Eue que e
^ustdtetdMoceiuGomt^patritentacUvilledc
Comte Guy 8t Robert fonamp;Uayvt nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;au
melbtionoai tout le Comté dePlandrcs.
ance,voyant t^ue nonobftanUes
Côte Guy de Tlindtcs,i\ncftoitçiÃledeU
-.ira ue ientteonte ue la suerte.defccndlt à mctuedlcufc nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;îquot; â
'*'«à tn!le,ouRobettdeBetbuueeItoiteirçetroue,StpuaaMMquette^^^^^^^^^^ .
â '«iiîraaorcsleficïe deuMlâV(le,ouilfeiouma(quelque teçs nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,
gt;a«tâ¢Ã«déRobtrtCÃte i^ttois retournât de GaCcogne. De ton q
aOi de tous eo!l=x,erruoyavne groffe troune de Sâ
conttelcdïtComteà âArtois,quipYes deVavi e c nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;v nbsp;nbsp;-vi rUwAns dlt;f
UsPWrrsielquelsenceamp;ererreomreaovelleeçarlesîlamm^^^^ ^*Uous,nutuetoumisen£uitte.Pbi\i?V«Irls vmquedu ComtedÃttors, ^U«ursmtresteigrreursymourutent,amp;t\edrt Comte çuntvrtfonmetsl s '*ta4e\«\W,l ÃA.\bemont,amp;tv\ulieursauttesfagneurs qutlerruoy. Wtwisdtdansgrandescbatettes enÂ¥tarïCeUenA.tiois,ayantfcutmettre ^«««TOlabanniete aux armes dudit kttois. ku moy en dequoy, ceux de -
ÃytenoitaKtegexJe rendirent, St tetoubsrmrentv^açvorteruema '^gt;re4uRoy,antertoutesfois,que\eComteRobettà eNeuersfefutCau-'tMaccbnirvf de de neu de gens,Ce retrtaenlaNiWe deBruges.O autre co ^^WeLWdkrmisavreslaCutditeNiaoire vourfutuanttouCrou^fa ^*lsunne,nrrnt\esNi\\es à eCaSe\,Berges,S .-ry inocb.Eurnes SttoutW eamp; Wtt,W\eRoy dcVtancetecemvnmemev\\euxcomememet,\eque\avA-duRoy d KtvAeiettevetsEitvi^c^ ,\ama\ione ^atmvon c æ
W\eWWeÃonh\%,^aueceux\eRoy d kn^eteite feteùtetetNets\aNi\R
As ÃetçnétXa en. â^\ns getande Ãevxttecat\e Cote ne Ãe bon de'Vitnv es,Vetoes tev oy as aVadbnex de eenx lt;m\\es denotâiv
6^3 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;PHILIPPES LEBEL 4. KUï 45-
de leur ville, amp;nbsp;fe foubfmirent du tout afon obeiflance amp;nbsp;volonte. LcM renJattfoy. nbsp;nbsp;nbsp;le lendemain dedans la ville de Bruges,ou il fciourna quelque
pour rcfrcfchir fcs gcns,en intention de mettre peu apres le fiege deu«int i' de Gand. Mais à caufe des trefues qui furent durant ce temps accordées ent^ Igj Rovs dc France amp;nbsp;dâAngleterre, aufquelles eftoient comprins les Goni les Jeux pjjndres amp;nbsp;de Neuers, amp;nbsp;autres leur confederez, le Roy Philippes
tourna en France, plein de gloire de viôloire. Et furent lefdides trerucs^ cordees pour deux ans, à condition que le Roy Philippes le Bel reticndroi Flandres,ce quâil auoitaquis ôegaigné durant lafufditteguerre,enfembk^ les fufdittes parties fe foubsmcttoient,commc de faiôt elles firent,detousicu
diiFcrens,amp; queftions, au Pape Boniface. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.
Auant partir le Roy Philippes laifla pour Gouuerncur de celle partie der Æ paeulJt nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;auoit conquife,Raoul deNeelle Conneftablc deFrace,rrercduC^^^^
râtelle geu- de Sainôl Pol.Et peu apres les Rois de Frace amp;nbsp;dâAnglcterre,amp; le Coteder quot;nbsp;enuoyerêt à Rome leurs Ambafladeurs vers le Pape Boniface poiirrenio'' ftrerpar chafeun dâeux le droit quâils pretêdoient en leur fufditte querelle- es LePajjeiu^e AmbaHadeurs du Roy de Frace furent lâArcheuefque de Rhcims,amp;le Comte Je leurs Jif- (jg Sainól Pol.Du cofte de Flandres y allaRobert de Bethune fils duCóteCu^ mais onnefcaitquileRoy Angloisy enuoya. Le Pape ayant ouy tous Icldic^ Ambaffadeurs en leurs raifons,ordônaque le Roy corne caufe ôcfource de to les maux inconueniens aduanuz,remcttroit auat toutes chofes, Philippe e Flandres es mains du Cote Ion pere. Quil reftitueroit audid Comte, toutes es villcs,chafteaux,amp;: terres quâil auoit fur luy conquifes au pays de Flandres,S-âit' nablemêt il rendroit au Roy Edward toutes les places amp;nbsp;forterefles qu
Cf,
^JJemilee Je Prélats,
â fur luy gaignecs au pays de Gafeogne. De cefte fentete furent expediccslettres ou bulles qui furet baillées audit Archeuefque de Rheîs pour les porteraüM qui en fut h fafché que le Comte dâArtois marri de la triftefleduRoy,P^u^ Bulles,amp;les icttaau feu,difant que iamais tel deshoneur nâaduiédroità Roy Frâce,q fe loubsmettre a telles códitiós.Lc Roy ne voulut acquiefeer à ccftelen têce,amp; fecrettemét fit praticquer Adolph Empereur des Romains,amp;pourledi-uertir dc la ligue que ledit Empereur auoit faite auec ledit Côte,amp;le Roy d Afr gleterre,il luy dona en mariage la fille de Charles Cote de Valois fon frcre,amp;h la trouuer en la ville deCoulogne,là où furet renouuellecs les anciénes alliatt^ dâentre les Empereurs Scies Rois de France,amp;promit leditAdolph tout fccouit ôcayde auditRoy. Voila que dit lâhiftoire deFladrcs,mais câefi: cotre lâopiniodî toutes les autres,comme vous verrez cy apres. Quelques hiftoriens diient que durant celle guerre,Charles le Boiteux Roy de Sicile reuint dâItalie en France, lequel à Ion arriuee fit tant que trefues furent arrelléesamp; conclues pour deux ans entre les Rois de France amp;nbsp;dâAngleterre.
Le Roy le Bel ellant de retour à Paris fit alTembler les Prélats de France,amp;Icur monllra lettres amp;nbsp;bulles par Iclquelles le papeoélroyoità luy amp;à fonfilsaifne quâils pcLilfent prendre amp;nbsp;leuer vne décime fur tous les benefices du Royaume, toutes les fois queleur confcicnce iugeroit quâil enferoit befoing,amp;aulli quils peuffent prendre amp;nbsp;leuer deuant les guerres,toutcs les rates des Egliles,d vnan apres la vacation, quâon appelle la Regalle.
neeimes il eft bcfoing dc racompter ce qui durant le temps dc toutes ces guerres, S.'le â^â^ouble de tant dâaffaires en Gaule, aduint en lâItalie. Le Pape Nicolas 4. dlîiâf mort,les Cardinaux apres auoir demeure deux ans, ou felon aucuns, iS.moiâ
7 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;finJ
PHILIPPÃS LE BEL 4. ROY 45. LIVRE XIL ^59^ ûnsçouuoirfaccorderfurreleaion dâvnPape,efleurenten cefte dignité vu no nicPicrreBrutio furndmé Moron, natif dâEfernia^qui eft vn lieu pres la vi le de Sulmc,Hermite de profefTion^fc tenant en vn hermitage nommé Moron loing
â 'lîhvcuë amp;des vices des homes.Incontincnt apres fon eledion il Pen alla en a 'iilcdclâAquila,U ou il fit venir vers luy, tousles Cardinaux amp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;enou Fr4»fo»f.
^^luxiufqucs au nombre de douzCjla plus part François,pour grati et
i ^ItKoy Charles de Sicile,amp;c entre autres fitCardinaux deux emaites celtflin f.
1 ^^tnmé Celcftin 5. Au premier confiftoirequ il tint (commet e orço
( J^KitrlâEglifeRomaine à fin que leClcrgéd icelle feruit exemp 'gt; â^'ûcouruïtellemêtla malueillance amp;nbsp;indignation de plulieurs qu e
rlslâappelloient fot amp;nbsp;radotté.V n de ceux cy nome Benoift fubo â¢Wâheouamp;fantvnperruis en la chambre dKcluy.parpufieu
â¢*lroâ¢;eficeufteft4uellt;lueAngeduCKl)Ceeto^^
, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;car cefte charge la excede tes fo . y^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,Ã-n fonfalut. ijHÃtter le
WÃuyconfeilloLtquencedirnaVapauréilpourueu^ \klesfutaduertidec«chofes,8cfa.fatvenirversfoylePap^^^^^^^^^^ ^tQuâqt nbsp;nbsp;n ⢠nbsp;nbsp;nbsp;ff,kl P rulâd ne reiettaft vue telle dignité,laqu elle luy e
«luyeftoitpoffibkqu . e . âaâj7jie»w«iirlt;i.Eftantderctour 7«doC,el. Aquoy 11 refpondit,«/«r.lt;r ce 5«
^quot;iMfe définit de cefte chatgele «.mois de fonP nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;⢠â ^^^âf^iPers
tnfon heitnitagc.Benoift de Caiette nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;comroencemeni 'â¢*' ââ¢
^^ctcdijamp;tfutappelléhonifaceS.dunom. * f,,/,f,â,,(lgerafttCe-VtsdePaesXuycraignâtqueleçeupleleine^
\MtSitenfetmei envtieprifô fort eftroitte,ou ille gaidaiiftques^ KttanonifaauCathal^uedes Saints,Loys neuhfmedun^
VçandpeteduKoy Phâippesleliel,Sc depuis ce teps\a,leà itKoy Loys
â¢H
Mlcbimt. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;aâjccoià lcsRois ie Siâc amp;nbsp;A' Aragon,
.^WaauecePapcvouïonmctueQaLuukvx nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;4 a. rr,A«rrp^irt-
à âAxagÅ cftoit AeceAé, Macrvucs ton frété U delà gu vt e Ski taL=rné^deftreuxdeioukïatftWe,nétS:enreîos duKoyau^
Vlt;\tnl«y efton efeheu çar h mort de fondit fret e, ftt yar \ enrremrfedu^^^^^^ gt;keatcotd auecVeKoy de Stóïe au conditions fiiiuan es ⢠nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;quot;nbsp;Sâ j, ,.-
*^^QukuïokVaSïci\cauKoyCWes,eCpoufooitUR\VeÃysAVu7
Q^CWestcïoitcnforie (yueCWes à eValois fterc dur*!«». â^MïDçtsïc ^e\ qmtteroït amp;c renoncerok au droit patïuy ptete Æ u lut le âSwlâm2on,patVmueftitutequc\u7euauoltfaiö:e\ePapeMamn.Les ''Hât^iuteattêà us ,matsVeCotute de V aVots nevouVut reuoucet au dtou ûu-quauec grande tecotupeu£c. iVauoueu eu dot de U
Katou,amp;c a\oYS toubeau peteXu^ douuale Comte duM.atue,a ta c ^^'^t^^cotumetVlttYtVteuoucalkau droit duditV^oyaumeAacques retourrta eu ^yunme.
Ott t\ Ãut pat Ve eoutcutemcut N uiuetVeV tcceu Sc coutouue Vlt;oy u tt æ ^^'i5Jitae,tueiruesà VaioyedetousVesTtaur^ois.Nos CVttouiques dileut, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;g^on renonce Ã
3^Yvtdetit defc deSaite des ttaueqisteeottciVia aVAx^Vi^, - ïc^Ufe.
A Kta^ou,eÃp etaut t'aider deVuy courte tes euuemis, St qjî iVVtty tc-a.utue que CVtatVes de\ aVois à attriVtuoit pat Ve droit Cutdit nbsp;nbsp;au
â^d^ttVapoutVe regard de.VareiVitutVouScdeViutauce de ÃoucouVtuC at es Vç.VtapVes,^ta.outteVeVapelttVerueÃrue h.ra^ouuoisVlt;oy deSatdai^ue.
â^^?^}^^\^v^^_qtqxeVapaixeiV.oVtparruy\aVrace,Sî.VesVraqoVstauoVét
PHILIPPES LE BEL 4.KOY
par victoires,partie par Tmiûez amp;nbsp;accords, carlcRoyEdvvjrd r nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^Lpoufa Marguerite fÅur du Roy Philippes le Bel de Fracc,amp;:pjt
tlCCOr Ce m^rjAfy'C^Jcciip PhllltlPy^^K Im/ rt^nriit
------lU Æ X LiJUil iV JLyUtlJC UU \JUJiLUigt;, neJJttUn dt toniques Angloifes difenr que ce mariage amp;nbsp;cell accord de la reddition du quot;jreofff. UC e c Guyenne ne fut pas fait alors,ains que ce ne furent que des trefuesi:
guc ong temps apres par vnepaix faite entre les deux Roys,leditmariaireamp;!c-dt^ccord furent faits(commenous dirons cy apres).
i ^^glois que le Roy Edward auoit auecluyntt-cfnT/i'Ild ^^^^^^.^^.^^â-'^^^'â ^^^^^^Gâ-yjfutentlogezpartiecnbvillcdc (jç ' â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;oil auec le Roy Edward en la ville de iMeeketR
cede^^^^^ (^^^^d,prindrentderabfence deleur eheftouteItctu-
(dcfditcs trefues nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;auoirvn merueillcux mclcontentement
Gand en fiueiird 1^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^l^lmoient, Se enreiettoientlafaultcfurceuxde
rent^
Flandre}.
ctramp;amadoucrlcsDJu/ngt;h^ r nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;i
cnleurDoLiunir /u / nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;les auoirpeu apres du tout J
P^âiââ^âf^ÃÃsdeamp;rcpou.4câmL,^^ I bl^z des foulL SC âlîoiènSlTâ ^^nniercsdefDlnvfi^c ⢠j nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;mirer incontinent en armes,
^nglois qui ovds'e h nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;b marché, ou pareillement ils trouuerà la
rtit-liiiiries rois en Ãrent vne telle l nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^^^uoir en la villeiâeÃoictlà alPemblcz. LcsGan
cents aut^^^^^^
Jcrlêdcmain vifiter ifFquot;quot;''! ' ^^J^enr le demeurant en fuitte,ïien deliberezéà ^ kerke
le reÃe de leur vit^ T nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;tant elîroitte quil leur en peullfouuenirtout
tois amp;nbsp;de^la tuerie de C nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Edward aduerti delà furie des Gan
te de fon Royaume
étJclapDuvabandônéde fesprincipauxcofederC rlunfcjquot; CO Ré fans auoiKf nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;entrepris la guerre contre Philippes. Lccjuclddui^
pr jftreDresdeCn nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;cDouayScdeBethune,Sepaifantoutre,trouuarcncd
dhiin Pi nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;l^cgt;ber[ de Bethune Comte deNeuers,accompagne
Sd-rric nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;en diligence ahfemblez Sc qui en En furent défaits .
/nul â^^ttc. ^trmyedequoy leditCharlcsCdce deValois mit blé to f apres j J nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;U Roy tout le pays de Flandres en generalhormisGand,on
^-'r nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^^^^tireaueefesenfansjdeflituédufecoursdetousiesallier^^
faits.
flanJrei ton
ry-ai'/? J nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;onne viuante, nefçauoit de quels bois fiire Hefehes Sc de fa prcdiibirenfo^
g4»J4uoc!o nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;calamite future, delaquellcil fur plus affeuré qu'auparauat, lorstjn'ó
,y vint aduertirde lnppointementôcTraiélcqueceuxdcG3ndà cachettes,fy^ on iccu,auoicn[faici auec ledit Cote de V^lois,par lequel ils fcfoubsmottoft à l'o-
O O -Ã o ft pj
lt;4 o
lt;U aJ
G.
en fInneres,
prifonniers en cichângeles vns des autres. LâAnglois trans fera fes forces contti les EfconoisjScPhdippes contrôles Flamans de la façon fufditCjCe pendant (]U^
, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;l-aguerre Sicilienne fe renouuelloit.
' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;de Sicile pour aller predre la poifeifion Se ioiiilTancc
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ou Royaurne d Aragonjes Siciliensprenans les armes femparerent despLicO,
des forts, ôedes villes maritimes pourempefeher que les Frdcoisn entraient en
de laques elfant tgt;arti d Efpaigne pouraller en SicileautC' I ques vne armee e mer, fut par les Siciliens amiableinentSefauorablentent I pour Roy dudit Royaume. 11 feinblott /
'7 Iuypourrcfpondredccelm rl llâquot;''°'^âynâ'â^quot;^^^^^
rönne
'SA' aLcc ûmereia vieille ikiemonP
d aucune rrnmo' ^onitra Sc alfeura quiln auoit en ced a/faire de cncïloit contre fonn^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;innocence,Ãc à cdbattrefibefoiin^
- Ss;quot;^
battoir fut prins, Se luy Ce iettmtded^'â^quot;'â7ââ'Ar^^^^ re luy donf, moyen LommodtdTf 7
ccacviâoire;maisdcnulfrrda L ncencietUcques, amp;nbsp;fe defftrirAddl ^â1 tant au-,Ifauorifort toufoL fonfâ^ îâquot; nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;covaigm d,v
inutiles. Donqucsfutceae2uer/ â^^'â'â'â''^Aâ'quot;'â'âââ^'°âquot;^'''â^A (commediferilnozchtonLoA
la fÅur de Philippes nefe/ludl ^^^A^P^de mariage fufdit dâEJrrirJ.^dc pereurAdolnh^amp;îl,.r ⢠nbsp;nbsp;nbsp;A'ââ^âââquot;^â'^°^ââlââ'^biireguertetowelFâgt;'
aâZAÃë^^rroyet Adolph, 0(10^02 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1quot;i'ââl
pour luy faire la guerre CeneArJ ,°âP^ auoit prins ärgernde liiagh âcnucequ-ilhiyfuoTpifm^^^^^
dla o-uerre de nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;gt;nbsp;i gt;nbsp;^Sl^^^^uoit amené beaucoup moins detorc(b
Rov nnnrf-^i,- ! nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;P^^^oïc, en Ce OU il fefloit laiffe corroiuprepai
liiert efleu ôcle priuins nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;quilnâuoit gardé la foy pronu
FraZcoZ^lfA f ââPAquot;'^^°^'^-C-nouueafEm
la bataille à Ãe/^P nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;t'ûanrpar eux aidé âelècouru degens St dâargent,lieu
Federic tih d Ala u'^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;le rua. lUîtaullt alliance auecle Françoè, car f
Leëfmt d
' nés Icn, J nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^oirtouûours detenu prifonnierpar le Roy PhilâA
Pour v^Ãf nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fufdits en lâan mil trois cens vn alla enFlanJi^^ _ Æ
lefaifirtF nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^A^^^^^P^X^ff^f^uelles il tenait pour confirgueesScüenn^
âu moyen de ccj receu oirpar tout en qualité de Comte, dccoinnid''' nbsp;nbsp;Æ
enclin t
* nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;lift
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Comté de Flandres
g-Gand, ou il fut auec vne gran e g nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;façon du gou
Xd nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;y firplufieuEsbelles «'^âquot;quot;XS.eutenant
! 'quot;quot;â''nili ^'âââ^â¢Cela fX il commit pour Gouueme ut amp;
quot;â«'«y laques de Chaftillon feignent de Leufe amp;^d Cond
-neur.iint
es
%n nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Flandres, fit cornxi.^
ne furet iamaisacii^.
sprcs y furuindrcnt contre ledit gouucruv.. és ^^poürfuffi \ nbsp;nbsp;Caifel, de Courtray Ãc plufieurs autres, amp;c pour
Ms I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;b a filment s, il mit fus des tailles û excelfiues
Mççj ^Phefiionspeuple lâefleua en armes pour refifter aux
^â^^^onletourmentoit.Dâauantageilfouffroittoutesm , Ce qq^commander au plus foible, amp;nbsp;^euefïuria
^iJti nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fembleroit^ amp;nbsp;fiiuorifant èc fouftenant les grans imfeÃtie»Si
â¢nu peuple. Lesgrands riches eftoienr exempts des CO-petits accablez dâimpofitions. Et bien que hrê{ quot;^P^^hitcs ^^g^lircntpremieremêtaugouuernciir,puis êuoyaflent au Roy mefme,fi cft-ce queiamais ils nâen
villes fe defmirêt de lâobeiffance du Roy fuiuant V ^^üragç JJ â^^ges,quî fut la premiere qui fè reuolta amp;nbsp;qui donna oc
^âauap^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;de fcreuoitcr.Ccux de Bruges donc ne pouuâs amp;:
Gouuerneur amp;nbsp;des Frange ââ
%f .Miiy Q â l'âlïctnblerent fur le pont,là ou ils tuerent plufieurs fe allèrent deuant Ion logis en intention
â 'Itç ' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ne Pen full fuy delavillc.il feûuuaà Couttr
KÃÃ''?Bruve,r.7, auquel il fit fes plaintes Sc doléances de la mutine-
délibéra de ruiner ladite ville, ôc faire pafTer au fil
Kr nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^elle» pour punition de leur rebellion. Ceux de dedans
Güy nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;tomber fur eux, enuoyerent prier lean Comte de
^te, enfans du Comte Guy de Flandres deles venir fecou ^ftat nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nombre dâhommes,amp; y faifâns aflemblcr les
' k,^t^elques villes de Flandres,ledit Comte lean leur fitv-'^sarnis
* Sc tV nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;tniferable feruitude en laquelle vous elles detenus Tjr^nÃt
â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ties François , il vous relie quelque fouuenance de la
'Mb nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â^V'^ux fubiets vous deuezà monfeigneur le Comte mon
â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;5 entre le nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â lïiaintenant prifonnicr auec bon nombre de nobles
jienepcnlè point quâauecvollrc abonne occafion vous ne preniez maintenantles ar-
* nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;amp;nbsp;la vollre. Or auons nous mené par
' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Sc fay nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;capitaines,amp; foldats, lelquels vous peuuent gran
âMcç nbsp;nbsp;gardej. ]*^1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;affaire. Si donc vous aimez vollre honneur, fi.
'^tej nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;4â^^^ '^t)us deuez à monfeigneur le Comte vollre
la nbsp;nbsp;æ t:o^mun droit des gens vous obligent à pourchaflér
'^^^^tezp;,a vous deliurer de la miferable tyrannie ou vous e-François, fçaehez maintenant cognoillre amp;nbsp;employer
^^^LIPPES LE BEL 4. ROY
It nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;deuriez le plus deÃrer en ce inonde, qui dlidi- ⢠j
Pire PeiçFnpnr r, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^^^^^^^g^lnimortelledâauoirdcliuréro- ⢠I,
fivousnvvo ^^^^p^ildnou ileli contre tout droit detenu. Oubicn ⢠h Dernctncllpm^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;VOUS deûreliez ôt^attoutz â¢
neoccaÃondevr^ nbsp;nbsp;nbsp;i - j nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;a hduenir vous n aurez such /
â'r--
liitude dvoH-rp r, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;u 1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;vous aimez le mieux,ou blet-' /
^^oant entre vos mains
Le Comte ! nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â¢
S^^^^^iâvnardanTdeÃTdr^^^^^^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;dAs troisellats a-
oiais elle autre nn,,^ r nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^Ipodirentquelcurintentionnauoitia-
te publique amp;nbsp;Dourd nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;dangers pour le maintien de h liber- i
Miftn J» pourueu OLhls^n/r nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;de la mifere en laquelle il eüoit detenu,
Quâils nâenaunipni-^ 1 ^^^^^^^^^^^^^^^clôlutionauditComteacaule ncaaimblelt;t.De b Jvillesqtiilcs auoiear tnuo)'tzice-
utrs luj.
Comte lean Ce nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Pâ^oâ»ââ-cnt deduenir bientoülcja
contre vn upuiûiintRoy, auquel elle âuoitiürchde-
FIN pv DO VZIEME LIVRE DE
LHISTOIRE de FRANCE-
cefte reuolte des Flamâs afTeurcnt que le premier lieu ou ils comencerêt à fà ireles fols fut en la ville de Bru ges^i elf ce que la façonôc là caufe eh eft diuerfement racotec, car il y en a qui ont efcrit que la populace de ladite ville tira hors de prifonvn petit vieillard nome Pierre,tiflerah de mefticr,borgne,amp;côtrcfiit,grad ba billard amp;nbsp;mutinjque legouuerneurdu pays auoitfait mettre en prifon pour auoir trop bardimét parlé con-tre les Frâçois. Adonc la populace le fit fon chefauec
^^iidicf cffrôtc grad de corps,fort amp;nbsp;cruel nômé Bridan,amp;delibera de faire 'â'tvnccniellc boucherie. Mais les François affailliz par ces beliftres achar-^(edcfendirenttrcfvaillâment contre eux,de façon que la plufpart dâeux crai nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,
Relire prins amp;nbsp;punis, feh fuirent hors la ville de Bruges, amp;ehtrcrcnt de for ' fciaiis les villes du Dam,dâArdcbourg,amp;de Malines Jà ou ils tueret les Fra- f«»-(j'^^^Juilsy trouuerent. Les François qui eftoient dedans Bruges, enuoyerent ç^^dcrfecours au Roy qui leur enuoya 150.chenaux fous la charge de laques
S.Pol. Chacun penfoit bien que le Cote feroit vue cruelle punition de ^*quifetrouucroient coupables de ces feditions,amp; la populace qui eftoit re l^^'ledans la ville de Bruges,craignant que tant ch particulier quâen general on ^^nitrigoureufemêt,fit vne fècrette coniUration de tuer tous les François.La Câpres que leCote de S.Fol fut entré en ladite ville,corne les François furet . â^â%lasamp; recreuz du trauail,amp;: dorrnans en feureté,quelques vns des parti-P^'^sdîbcoiuration du tilTeran amp;du boucher,amp;qui ne sâen eftoiêt point fuiz J mirent fecrettement dedâs la ville. Eftans ralliez enfemblc,ils rem
lâair amp;nbsp;la terre de Griz,de turriulte, amp;nbsp;de frayeur,amp; Ã mcfme inftant cha J ^Proprietaire amp;nbsp;maiftre de logis tua foh hofte en fon lit.La noblelTe Flamah- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;par
U 'iriieftoitdedans la ville ayant pitié des François, en reueillaamp;: fauuaplu-voulans fauuer hors la ville amp;nbsp;prêdre leurs cheuaux amp;nbsp;armes
' ^renttellement furpris quâils ne le peurent faire. Aulïi la populace auoit mis peufe ptuue triers des rues de grandes foliues ôc poultres pour empefeher le pplfage aux
amp; aux François. Lâhofte du Cote de fainél Pol qui eftoit ^entilhom-^^^ouaauecques quelques autres,mais toutle refte des François fut tué. S^otilsbomcs Flamâs voyas la populace toute furieufc,amp; fahglâte du fang }r:haudamp; bouillant des François, craignoient quelle fevint ruer fur eux, die eftât plus quefaoulle du carnage des François, fc contêta de cela,Scies pk,
Kk
Ze Comte
gentilshomcs nc luy denierei: aucune chofe quelle leur deniadall, füccómolls ainn lesvns auecles autres,St la nobleïTe comêça à deuenirpopulaire.Philipptf f nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Flandres j nbsp;nbsp;^ Cote Guy auoit en la Pouillereceupiuheursbien-faits du Roy Charles
à nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;feconrs des nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;on don beaucoup dc villes St fci^neuties,Icfgiielles
K nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fiens. 1 re it toutes audidt Roy, St fè tira de Con leruicc, afin de pou noir fans aucune
g nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;® nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;de ferment,fecourir fa patrie St côbatre contre les Francois,
a nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;trouble. Le Roy le Bel auoitdreifévne^
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;laquelle ilvouloitïètrouuer en perfonnCfauec
t nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;lokcouunrdcccnor.iacIcsFllmlff âgt;^^^^^ LeRoydAnglacc^
t nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;auilnevnnlnm, 1 ri nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;tant amy du Roy dcFtace,
a nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;PmsLamp;mfLbboti I
a nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;rn.f.if.u, Oiiu/'cnimcjecn/nsfi°'^ '^âPP^vIdicaû femme quieHoit ferndâiahy.
a nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;f CiivneemfJS \ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;mUheutaduiennebieatollîwlhc
B nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^npeinedeceamd/nr r .1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^on mary luy difoit, amp;dlan
t nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Le Roy nefçachdr dr nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;f'erc, luy ft incontinent entendre ccLi
â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;comença à fe defFer ri nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;deuoit deffier, veu quâaucun neluyeüoitnônic,
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;de Boûeduc il dit auâd nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;celle eau fe lors quâil arriu.a fur le pays
F nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;leurs villes âcaufe de Ch nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;combatte pour lors les ennemis, nyaïlà illir
ycrquilâe^ la là iCon ripoumufe d nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;quâilauoit des liens,laquelleilcolorade
FrJe,fansauoirnen
â¢^pVokaeequedifentguUgfelSalk^^^^^^
Uouin le ieunelLPr Jâ1^ Philippes fis Jelie-Comte de (^^der à loii beiuDere en lâP _^^^F^iflilt;^fme auoit inllitué,difoitdeuoirfac-aree. foii Pontifcat on nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Bonifacedcfiroitextrêmement que durât
lion il voulut .Dtnrtr nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;guerre fâia£te, St fembla que pour celle occa-
^loycômà dfdem nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;l^nom,letiltre, St la qualité dâEmpereur,
forces ^^AEie. Adonca nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;quâil pourrait deforces de Frâce,
r» nahe, toute la Nobled^ce grand lubilé, le Côte Charles mena en Italu
Patrimoine de fainü Pierre ^ot'tfacelecreafooLieateaantgcaealiu
tellement ouf le f nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Guelphes eHoient plus tynedeaintaigties,
GiMesct- TEi]frcinegt; nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Bappelloict Blancs ôt les autres Noirs, ôtles affaires'^deh
quelques Gibïlhm oui nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;toutes fois nà tft déplorez quâil nây eut
tilshomeuF! nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^^^^^^coient Stprocuroiétlebien de leur patrie. Les genre pa/gt;ehj v(;pg nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;le Pape Boniface quâilluypleut enuoyer
J 3'' ^cursdifcords,ôtpource{lelfeâ,lePapt fort fl nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;qtri efloitvnhome de belle ôtgrâdepfenfe, amp;:
ticrfh nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;cuuyerpour eelt nïtaire, vn name
naffpne nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â^^^^^fsmaifons-ils cRoiéten diiferét entre eux,ilsncdó
eurs ^^isoccaüó de retourner en leurpatrie.CharlesCóte de Vdoi^ accoudunJt
â âHILIPPES le bel 4. ROY 4ÿ. LIVRE XIIL i^Mumeauxautrcsgucfïesdâentre voifins, amp;zne cognoiflà nt auClinentcnt
^â^ditiondcs difcôrdesamp; fadions ciuiles, eftant cependant magnificque-Tuf nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Florentins J demeura quatre mois auec eux. Partant delÃ
Calabre, dâautant que Federic Roy dâAragon auoit prins ^Herr« cml * 'ppcs fils du Roy Charles le Boiteux , corne il alloit en Sicile,Cans fe douter nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'â**
^^^ücuncfurprinfe,amp; auoit reprins la Calabre. Le Comte de Valois eftantà rri-
'^Calabre prefenta la bataille à Federic. Mais il nâen voulut iamaismangen
*iayant Charles reprins la Calabre, amp;nbsp;voulant pafl'er en Sicile j il contrai-
0'^ Æ cdcric de rendre ledit Philippes amp;nbsp;de iurerfblennellemcnt quâil nâatten-^f°'damais aucune chofe fur le continent dâItalie, ains ne pafleroit les bornes
Sicile. Leonor fille de Charles le Boiteux 1 uy fut donnée eii mariage à la le Pape amp;nbsp;ledit Roy lâaideroiét dâarmes, de gens amp;nbsp;dâargêtau recou-
â du Royaume de Sardeigne ( lequel ou quelque autre qui que ce fufl) îcquisilquitteroit aux François la Sicile laquelle cependant iitiendroit
En fin ces conditions furent de nul effeôl à lâvn amp;: à lâautre, amp;c le ma ^^neferuitderien.
^ïntlcCóte de Valois rappelle en France par le Roy Philippes îbn frère læsaffaircs qui fe remuoient en Flâdres, le Roy Charlesle Boiteux defiroit
à Sarrafins habitas de Nocera qui tenoient la fupeiftition Mahumetique
réduits au Chriftianifmc, nbsp;nbsp;dâautant quâen la guerre precedente dâeutre hitmettÃesi
j/Kbarlesfonpere ôc Conradin, ils auoient tenu le parti dudit Conradin, .^^itvoülu quâils luy donnalTeut deux fois autant dâargent que les Chreftiês W ville luy en donnoient, car clic choit habitée par les vns amp;nbsp;par les au-fJrauoit il tellement tourmenté Icfdits Sarrazins, quâil les tenoit prefque *^^Efclaucs,toutesfois par leur induftrie, fobrietéjamp; frugalité,ils auoient
(; plus acquis de richeffes quâils iiâcn auoient eu du temps du RoyMain
gt;del Empereur Federic,bic quâils fulTent fauorifez amp;nbsp;fupportez dâcux.E-^dorscótraints par le Boiteux de recognoiftre IesvsChrist, quelques
â^firent baptifer, les autres demeurans obhinez ne peu rent ehre conticrtiz Æ times par coups amp;nbsp;tourmés à renier leur faulfe religion. Ehant lors la paix
'11 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;⢠nbsp;nbsp;1 b 1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;J nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;⢠T?r â I T 1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;(hriÃianifmt
j| 'te a celle partie del Italie, quelques natures Elpaignols amp;nbsp;Italiens accou-j^'''^^à viure de la piraterie, amp;nbsp;de la guerre firent leur chefvn Téplier nommé I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;de la PoLiille vindrent aflaillir la ville de Salones quâils prindtent amp;pil
rendirent la mer amp;nbsp;la colle dâicclle peu feurcs,pillèrent lâvne amp;nbsp;lâautre
Wnt vne vraye guerre de Pirates,mais encore no telle quâont acouflumé les nobles amp;nbsp;braues larrortSjCat ils nâöbeiflbiet point à leur chef Ils tue-
Koger, amp;nbsp;ne fe contêtans de lâauoir tué,amp; ne pouuans endurer ny vn legi-vn illegitime chef,amp; commandeur ils cflifoient tantofl vn chef tahtoll
''®2ütre,amp; les tuoient quand il leur defplaifoient. Et ce qui elf le plus efmer-oiteefte guerre dura bien douze anSjbien quâelle ne full entretenue ny con^ Leur lon^ut 'â¢â^tepar aucune difeipline militaire,amp;quâils nâeulTct que vingt galleres à troisXquot;quot;quot;'
quelques autres petits vaiireaux,mais ils efloient de iour à autre fecou
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Grecs,EllansadonCparuenuz à la colle dclâAttique, ils tuèrent le Duc
Q Athencsdela maifon de Brcnne,amp; prindrent la ville dâAthenes,ôcdc la titans Tuèrent h fnlaMoreCjiadis nômec Peloponcfe fé faifiret,amp; apres auoir tué les Icigneurs hançoisqui pofledoient vnc grande partie dâicelle, ils femparerent de leursâ'^â waifons,femes amp;nbsp;biês,amp;: là efleurent leur demeure, delailTans peu à peu le natù rd des pillars,ôc Facoullumans à la façon de viure des voifins ou des habitans«
Kk ij
GüS
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;CaÃahan Roy des Tarcares que nous appelions le Grand Cham auoù vaincu
j nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;cia. les PerfesSc mis la Perfefoubs Ca puiÃance.IlauokelpoufelalilleduRoydâAc-
meniej a la prière de laquelle il fekoit fait ChreÃien. Et apres auoir vaincu â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;saî,gâe autc j nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^gypt:lt;^Ãl conquît la Syiic. EÃant aduerti que la Perfe fc rebel-
J nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^^chrefltens cnuoya Ãs ÃmbaÃiideurs au Roy de France amp;nbsp;au Pape Boniface huid-
â ' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;pour auecques leur commune
, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;jf^^^.^°^^^^â^^^^^^^^§^^^lt;=ouurerlefacréRoyaumedeHierufalem.Bonifie^
â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ce nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;dctrant fon Pontifeat les ChreÃieasrccouura/feni
quot; nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;RovleBe^J nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ôcenuoyaenErâceau ,
ne voulut incont-ir, i / ;^^^^^^P^^nfe de la guerre fainlt;Ãe,öc aiicasquil Æ dons ôc excommnn^^ obéira fon mandement, il lemenaÃoitde fes fulmina- j , nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;yilledâApnnierfr nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;I
, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^I'Archmcrche'dcTh^'^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;pluH^urs vilks qu'ilpea M
, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;iiedimité ilpicmif '^^â^â^^â^âj^quot;^â}â'â^â]^â^âââlâ^^^I^uefqusCeviiellem«ic
duR.oy,ainselloirnn nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â^âC°â'^l^ditEucfque quâilnetenoiirien
. _ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Cub.cäduPupc, tantuutcn,pohqu'auljân,»d.
J.- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;g.- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;d,c contre nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^^â^^â^PPdleâ^poyrfepu^trdecc
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^'.â^dcRcyfut.
I fois quâil fuÃmoleÃd en G n J nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;le punir, il ne voulut toutff
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;dvn grand Prince de nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'
rr J â^^^^^P^endrela venrredcf^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^ont il fe pourrait vanner,gueden â¢
'Vgt;t4,. at gurdccnfrcIcsmZâs^d°i'A^I°^â'Pquot;^fquot;'^â^'â^^^^^^ Pt-es ^outâloifiraduiferà cen, . nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Narbonne,pourpuisa-
! nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;irrité de cela ôceminxr^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Boniface futs;ran(]e
i g^dlhdmcRomiin purlea ''P^ â^^°y^'^â'â^^âdâ3credc Nurhônequidloit ' p'^p^nda
^»^/ques. . -^â-^Ifile^ Pape parordnnntjr, r nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;dApamiers en toute liberté.
culTent i nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â^^«d.t fuMs de France qui
' voulut tenir ùRome. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;tiÃgnu, en m Conaleqii
/que ledit Pnpr enuova/lmiÃfr'^^'f â'°'' Chronicques. Dâiutra diùi dâApamiers fonL nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;de commandement put
fe preparer dâaller outre mer nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^âincontinent ôc fans aucun delay ileuiîù
fqutendre, pour les grandes nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^P°qâgt;uitpourJorshennanri,t
voyant qu'ilne pouuoit oblâenirrefoAff'f°T-
I^ptiueroitdefon Rofiâmlâcâf'â^â^âu nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;uobteinperoitau Pajgt;^
fon»,er, nbsp;nbsp;nbsp;JementIc Roveulâil nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;n- nbsp;nbsp;nbsp;âf^^^P^^ollestrop haultainesindignèrenttd-
. ! cqngnofrfncfdféf nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Ceschofefvenuoib
/ rrcmettre de nrendrr^ r i r nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^^^n eut en aucune maniéré a ft^'
gqeleRof uf t J quot;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;rubTideCurles terresamp;reuenuz Je J'Eg/ire./Ã
r e qoutraintdeCuredcauIe des grandes guettes qu'Jiét-denoit
PHILIPPES LEBEL 4. ROY 45. LIVRE XIII. «O i.
n nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ft kt'
Hcnoit pour la garde S: defFence de fon Royaume) amp;nbsp;outre plus lt;jue par la con-tumaccdu Roy,amp;pourcequâil auoit detenu prifonnier fon Ambafl'adeur con- / uclcdroid common de toutes eensdeRoyaume de France eftoit deuolu a IâE- ** giwRomaine,amp; run obtemperoit aux commandement amp;nbsp;deftences du Pape, juPaptit»» ' Hicroittcnu au nombre des beretiques, auecques tons fes fauteurs amp;nbsp;adhéras. ^Archediacrecitaplufieurs EucfqueSjAbbeZjTheoIogiensamp;autres Docteurs iccrtâiniournommé,pour fe trouuerdeuant le Pape à Romejamp;annulla toutes nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;*
« indulgences amp;priuileges donnez aux François par fes predccelTeurs Papes, i ^'fterigueur entedue, le Roy en la prefence de fes Baronsamp;de tout fon Cofeil, / ^^nitnanda par meure deliberation de toute iâalfemblee, que le premier Legat MoJfû ''âluoit outragé le Roy futdeliuré,amp; que tous deux Gns delay enflent a vui-
ion Royaume. Voila ce que quelques hiftories racomptent, amp;nbsp;dâautres di- j '^uelePape enuoya lâArchediacre de Narbonne vers le Roy auecques vn lt;nbsp;J ^P^*â^uclildemandoitauditRoy,filfctenoitpas fubieôldeluy, tant es sfcrittin temporelles que fpirituelles, kiy deffendant que deflors en auant, il ne
P^^neleuaftaucune chofedesRegalles des Eglifes de fonRoyaume,quoy quâil nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;kâno/
amp;reuoquoitlediól Pape toutes graces, indulgences, amp;nbsp;oôlrois
r*l auoit faiét en faneur du Roy pour la conduitte de fes guerres, amp;: fi par a- S ^''âiladuenoit quâil fit lc contraire,lePape declareroit le tout nulamp;fà ns effeél.
^ant aux Prélats de France que le Pape auoit mandez aller à Rome,le Roy j ^Mut permettre quâil y allaflent,toutesfois quelques vns difent que lesPre-ââ'tteuferent enuers le Papc,de ne pouuoir aller a Rome, tant pour les guet- vont 4 .^cme 'â^Flandres,que pource que le Roy auoit peu auparauant deffendu de por-
i®fny argent hors du Royaume, mais à fin quâils ne fuflent reprins de defo-Jâ^ce,ilsenuoyercnt vers le Pape trois dâentre eux pourfexeufer. Dâautres h«rnlerr49 celle legation des Prélats fut par apres ( comme nous dirons enlbn
Pape plus que deuant irrité de ce que le Roy Philippes empefehoit les Æ de France dâaller à Rome, lâexcommunia, difant que pour auoirmis .. vn Euefque, ôc prins amp;nbsp;recueilli les biens des Euefehez amp;nbsp;Abbayes
^*S^vacquant,amp; fattribuerle droiéldes inueftituresfacrées,ileftoitdigne nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;d.»
A^itimunication.Dâauantage il difoit vnc chofe dont tout le monde fefmer j ,pell que ledit Roy ne deuoit feulement par tout droid facré amp;nbsp;pontifi- î ^'iflorer refpeder le Pape,comme le pcrc des âmes des Chreftiens, mais i
deuoit rccongnoiftre pour fon fouucrain feigneur amp;nbsp;Prince en toutes (
^'Papeeferiuit à tous les Prélats amp;nbsp;Seigneurs de France des lettres, par Icf- j phsillcs quittoit ôc dilpenfoit du ferment de fidelité quâils auoient fait au ? ^y^Bel,duquel il mettoit le Royaume en interdidio ôcproye.Il dbna à lâAr p^^crelufdid la charge de declarer cela cnlaprefcnce des Seigneurs amp;Prc-^^^^'lcFrance,aucc celle bulle dâexcommunication amp;dc difpencc du ferment ^^hançois enuers leur Roy, lequel mit hors de prifo-n ledit Euefque dâApa-
le Comte dâArtois brufla ladite bulle deuant quelle fut leuë en la pre-Seigneurs,amp; chafla rudement ledit Archidiacre. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;i
pendant que Boniface fe mefloit des affaires de France, dâautres nou- | foen Italie,amp;a Rome mefme il fit la guerre auxColonnois j
ce que quelques vns difent) que dâautant quâil eftoit tout Guelphc amp;nbsp;en-y
Kkiü
, t^my capûal des Gibellins, il les vouloit tous ruiner Se dellruire, defquelsles 1 q ^^^oiseiloientles chels, ioit quil fut oifcncéStirritéde cequelesCo' Æ f'tn^e'ice de nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^PP^yez fut 1 antiquité de leur NoblciTe, St fur la grandeur^delcunti-
quiluy eiloientredoubtables, auoient pillé fan baaave(auquel y süoic ^â^^B^^^^^ors quâil fen allait en la ville dâAnagnia dontileûoii frld^ â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;hs feiloient emparez de quelques villes appartenantes à l'b
decret folennel faiéien Canfiiioire,oil.de ferentDourr^^^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Colonnois Cardinaux, toutes fois ils neliil
Chreiliens def nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^Policitoienr tous les Roys St Princo'
geils lâaccufoipnf J nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Celellin, homme de bonne St fiinte vie. DâauantF
nommer Pane nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;dâherefie, St en Un ne le voulaient aduouer
»litre Saul- Icfquels il braifoitdauantage contre celle race des Colonois, cotte . Pc, hérétiques St anth nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;quâilpotiuoit,les difas edrerebelles à lâEgîi
'b ' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;où il fut fort bien veuamp;t r nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Colonne fe retira en France,
P^^^^ntpour euite^rl f nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;autres Colonnois fe retirèrent là ouils
PoixanteSe Z^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Ondit queleBelpromMce
pourquoy.Guillautn^n nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;enuoyez,mais on nefçaitlacaufe
enuironlâan 13 oz,. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ou procéda leur haine. Ces chofes aduindrear
Ibientaupays deFlnndm^^^ ^lt;duertides nouuelletez qui deiourà autrecroil'
ComteRobJdfnoïl°quot;yy quarantem,Ue comblai foubsbeUge Æ.
. â ⢠;â''Co«/wâ.jcAquot;xâ¢7rXtSxX;rcê;r':
Celle dâItalie GuvPrin J nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Philippes fon autrehls nouuelleinent reueni
^lâtnansrnan ir nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^oJ^^J^^:deLeevverghen, amp;c autresle^uehlefdiii
copao-n / nbsp;nbsp;nbsp;oient ePre capitaux ennemis des Français. Ces Seigneurs 3C'
Uret^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^â^êj^^duFranCjdâYprejamp;dâautres villes,cédas au téps^i^
redit nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;aires,S^nedefdaignerctpas dereceuoiren leurcopamie,cePier
ceJer,,, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^PP^f^ons cydcüantprié, ôc de le faire Cbeualier. Le BoucHcbnc
*^1â^' fore nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^^ore que ce Pierre, qui par fon babil ôc crierie furpalfant les
r nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^^oorps montp celle authorité. lamais la populace de Flandres ne I
P nbsp;nbsp;obeilfante a fes Cotesôc aux Seigneurs du pays quelle fut alors, Seh' .
baltst' en- . vnsnyles autres ne furent tant populaires que lors,de façon quâilfcni' *i^lef^Mle J nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Comtes ôc Seigneurs combattilfent à qui plus vferoi^
d nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;contraire le Comte dâArtois allait en celle guerre auecpb*'
^hardielfe Sc de fureur, que de conlèil ôc de dilcreti6,ôelèmbloit quâil menait nbsp;nbsp;lâ,
csjtrançois comme fils eulfent elle gens indomptables contre vnenatio vilt poltronne, Sc qui eufefe mille foisvaincue. Pres de Courtrayferencon- nbsp;nbsp;l'/
)gt;
PHILIPPES LE BEL 4. ROY 45. LIVRE XIII. lt;^71 ^flt;:rentlcsdeuxarmees5 en vn lieu nome GrÅrninghe. Les Flamans feftoicnt f^pcz en vn lieu fort de nature, amp;nbsp;Fauoient encore dâauantage fortiffiéparar- / ^pcsjcn deliberation de liurer la bataille au Cortite dâArtois, eftans a ce de tat A / P^scndinsquâils fçauoient eftreimpoflîble de pouuoir paruenir à leurinten-L quâils craignoierit quâautreinent ceux mefmes qui
mis de leur parti ne changeaflent dâopinion. Dâautre cofté les Fran-^i^iifesau pollible de la refolution des Flamans, entant mefmes quâeu efgard '^rgrofletroupCjilstenoient défia laviôloire pour afieuree, firent telle dili- de fUmans. S^â\^(|uilsfetroLiuerent le lendemain pres des Flamans, qui commencèrent ^^['â¢lonnerdu grand nombre des François, veu le peu quâils eftoient au pris
ennemis.Le Comte dâArtois ayant appcrceules ennemis, mit fon ar-'ââ^^''ïbataille,amp; comme il vit que les Flamans ne fe remuoient point, il com-^â^îafes gens de donner le fignal de la bataille,de fe ietter dedans eux, amp;nbsp;de ^^sraiicôbat.Regnaud ou Arnoul de Neefle,Côneftable de Frace voyat ce ^^^ädement duComte dâArtois,tafeha de le diuertir de lâexecutiô dâiceluy,Iuy 'ââ^OHftrant que fi les François alloient charger lâennemy ils iroient fe precipi- i«?. ^*'urafleuree ruine. Que le lieu ou lâênemy eftoitcapé fedeffendoitdeloy que quand bien les plamas ne bougeroient dâvne place tous afiis,ils e-forts de la nature du lieu ou ils eftoient,quâils defferoiêt les noftres. Le
^«Artois eftoit tranfporté dâvne haine implacable contre les Flamans,amp;ne ptcceuoiraucun confeil, vouloit(quoy quâil en aduint ) les alTaillir, car prifon vnfrere de Guillaume Comte du Val
.'^inquâil auoit prins en vne bataille. Le Conneftable auoit efpoufé la fille , P ^illaume fils du Comte Guy de Flandres . Adonc le Comte dâArtois dit au ,^â^l^âble,qiiiluy auoitdonné vn bon aduis: Ahlafchc traiflre, ie congnois connejfAUe^ , aymçs plus ta femme fille du fils du Cote de Flandres,que le bien de r Fvtilité publique. Pareillement leditComte aceufant de couardi- commande-
âJ^trahifon tousles autres qui luy voulurent dilTuader le combatjcomman ment de coat allaft attaquer iâenncmi,lcquel il difoit fe cacher de peur,amp;que quand
ânevoudroit mordre du combat,on lây tiraft par force. Les feigneurs ôc ... qui eftoient là ,entendans les parolles iniurieufes que le Comteauoit
J. ^^Conneftablc nâoferent luy contredire, amp;c le Conneftable irrité amp;nbsp;aigri J f'^nerefpondit autre chofe, linon que ce iour la par fa main il prouueroit j^.^Q^ctaire de ce que le Comte luy auoit dit,amp; que puis que ledit Comte vou- j^Ã^Ãiation *Wrefoyamp; tous les autres qui eftoient en celle armée, amp;nbsp;ruiner la Fran- dâactufAtie». '^æprefenteroitdes premiers dcuantles enfeignes,amp;: fexpofèroit le premier ^^^oups.OrnâeufientpeulesFlamans defirer vne plus grandfolliea leurs en-que celle là , ôc le Comte lehan fils du Comte de Flandres voyant quâil ne ,P®'inoitcuiterlecombat,parIaauxfiensdecefleforte. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'
, grandes entreprinfes ( preux amp;nbsp;hardis cheualiers, mes bons amis amp;nbsp;^°nipaignons)nâelloient accompagnées de grad danger croyez que bien petite hlouange de ceux qui en pourroient auoir obtenu la viéloire, amp;nbsp;pour ce
j. ^^^^^Mautâtquâily aplus de peril,dâautat auffi y a il plus dâhoneuramp;de gloi
â ^immortellerenomée. Nepenfez point que les grades chofes fepuiflent cequilfiut Iq nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^ueauecpeudctrauail IbpailTe gagner beaucoup de
^^gc.Aîfi mes amis,Yoâpouuez cognoiflre ce qui pour fe maintenir en liberté
K k iiij
amp; fexcmptêt de Ccrüitudë, doit eürc mis â 1âaducnture, outre ce que Johliga^^ non que nous auons â noftre honneur, lequel nous fommcs tenuzdeJd-drèjurques à .lamortj nous doit oHer tout Jâefpouuentcmcnt, quelamultiiu-^éuteie â dede nos ennemis, ou lâcucnement douteux des bataiJlcs nous pourroicntmc-
ritoircraentcâuièrjâedeuonsîêuleniêt craindre, quela faiihcde cÅurncnow I face encourir quelque infamie, ôe que lâiniufiicede Jâenneiny,ne nous donneâ â plus de peur que nolire bon droit de condance. Car pat telle lafcbctcl'oa' 1 ' pourroitre doubter lâexperience de fortune,laquelle donnaiadis au Roy. Aie-â 1
Tttitnanth-e accomipagné dc bicn petit nombre de gens, la vidoirc dâvne infniie ' y/ûn^uettr de Perfes. La mefme fortune, ou pour mieux dire, la iuflice Si prouidenceli ' i'y»^r4»i. Dieu J o61:roya(qui efl de mémoire plus frefehe, amp;vn exemple domelliiliif'â a Robert le Fri/on,n ayant que bien peu defoldats auecquesluy, voire dont li' plus part eûoient rudes Si incxperimentezà la guerre,devaincreparfavertu,' Si par fon bon droit,le Roy Philippes de France, premier de ce nom auecgaes ' . vn admirable nombre de combattans,plus expérimentez amp;nbsp;fiitsà l'exercited:' îâguerre. CeneantmoinsfagrolTearmeefut defFaiéle, rompueen bataille' rangée,â enfeigne defployee,amp;en ouuerte campagne,par ves magnanimes pte' deceÃeurs,qiji efioiënt bien peu en nombre, mais beaucoup en magnanimité de cönrage par la raifon de leur bon droit ils fupplierent à la faulte du nombre, amp;nbsp;par là force de leurs bras,ils reûflerent a la crainte de la fortune, comme là â¢
Zt irait til (aminttrt.
chans que la multitude des hommes armez ne rend point la vidloireplus a/feu-ree,amp; quepoureflreen moindre nombre queles ennemis, lâon nedoit point' perdrelaffeurance, Sc encore moins lâe/perance degaigner la gloire duron}-' bat. Vous cognoiflez le bon droiftquenous auons en celle guerre, il vousfrut ⢠fouuenir de 1 obeiûà nce Si fidélité queiulques icy auez touïioursrendiir^ ⢠Comtes SiSèigneurstSi li ie ne fuis trompé il vous louuict encores desguerdós' Si bons traiéîemens qu auez continuellementreceuz de vollrelovauté.lr crop ^ue vous ayez la tyrannie en horreur, Si penfe que chaeû de vous eïlautatprdl' à la rechalfer de foy, comme appareillé Si obligé a receuoirla mort pourl'ro-' liberté,en laquelle le Comte Monfeigneur Srpere Srnospre' hirié, decelfeurs vous ont touliours IbuHenus Si deffendus iufquesicy. l'iousfquot; auons a noUre ayde le Dieu immortel, commeceluy qui ell le certain ven^^rr:' des Outrages, Sil affeuré proteôfeur de lâinnocence. Si donclaraifon,lebôdmi^' ~Si htr toutes chofes laide de Dieu, ne nous deffaillenten celle querelle,!^â fons quc le bon courage ne nous (bit encores point delfaillanr. Si quand lalbr-tune voudroit eflre enuieufe denolirebon heur, choililfons pluHoUvnçmort' honorable,quevne viehonteule Siluiettea vne mifcrable feruirude. Conh-rrneores de vôllrepart,que ne deffendrez feulement la querelle priuéedr' vollre Prince,mais encore la voflrepublique,auec vos biens, voUre liberté,vos* femmes Si enfans,lefquelspouuez imaginerellreprefentemenrauxEglifes, lrgt; aux lieux fà crez les genoux Hefehis Si les mains ellâdues vers le Dieu tour peil' -lanten cdtinuelles Sitrelardate'sprieres,pour vollrelâ}ut,viéloireSiprofperiré). à y as apres lâaide de Dieu, colloqué toutes leurs efperâces en la force devosfcii^â.
, parlaqlleils efpcrét ellre deliurez delà calamité quâà to^enfêble cóuicdrapcti^' vous auez de tels tyrans pour vos Seigneurs. PrenezdotiCt
PHILIPPES LE BEL 4. ROY 45. LIVRE XIÃL 6^ t., Vn /IL nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;t nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;TJ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;h'f
ontcntrcprins
fc ruine, faites que Ton voye leurs deïpouilles pendu es dans noz Temples j ^'Jiâininionel trophée de viôloircjafleurez vous que la iuftice de Dieu amp;nbsp;la for . nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;tomber furnoz ennemis les maux qu ils nous menai-
Weurgrande confufion,amp; à voftre perpétuelle gloire. Or en celle confian-pour en voir commencer reffeôl, amp;nbsp;inuoqueray à hom nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;amp;nbsp;liberté, la faueur de Dieu, amp;nbsp;le fccours des
^^ndis que le Cote lean parloit ainfi, fes gens entrèrent en telle ardeur quâils ^^rdeur drjpatience de le lailTer acheuer fes propos, à Hn de luy relpon-â^^ilseftoient prefts à hazarderleurs vies à toutes fortes de dangers, pour
tj nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;deuoient au feruice du Comte Guy leur feigneur naturel, amp;nbsp;solJ4t3 Jtli-
Æ'**â de leur liberté, amp;nbsp;tant commencèrent à fenorgueillir,amp; à conceuoir v-k ^neufe audace en leurs courages, que ceux qui auparauant eftoient là ifîz ^'nierueilleufecrainte amp;nbsp;froide peur,à raifon du grand nôbre de leurs enne
Ppderentlors leurs capitaines de les conduire au conflit, amp;nbsp;quâon coraen f^^ellee, qui dâautre collénâelloit moins defiree des François, lefquels ne Q pas grand cas des Flamans fe promettoient lans aucune difficulté, la vi-
Adonc ils fe vindrent fourrer confufement à bride abbatue la lance baif-^^detoutelaroideur des cheuaux dans lâclcadron desfufdits Flamans qui ^^ient encores bougé. Ils fe mirent en extreme deuoir pour foullenir la fu-f leurs aduerlà ires. A celle cruelle rencontre tombèrent plufieurs cheua-'niacampaigne, les vns fe mellans parmy les autres en telle foulle, amp;: auec jj^friblebruit, amp;nbsp;tant efpoiflepoudrière, quâil eflimpolfible deracopterpar ?^u,les prouefles amp;c braues faits dâarmes qui fe firent des deux collez. Tant f Wuxfans maillres fortoient continuellement de lafoulle, amp;nbsp;tat dâautres utCordrede j^poiettenas leurs feigneurs pêduz parles pieds aux ellricrs, quâà lêtour de
^^tîillela plaine en elloit toute iochee amp;: couuerte. Car celuy quielloitvne ^^ftnucrlénâauoit plus moyen de fereleuer. Le Comte lean accompagné de
(Je Namur fon frere , amp;nbsp;fuiuy de Guillaume de luilliers, Robert de Leev- etmte }e4n, Henry de RalTegben, Arnoul de Dixmude Baudouin de Comines
I ^â'itres,marchansdeuant toute leur armee, martclloient li courageufement 'nnemis qui les ofoient attendre, que bon gré malgré ils lurent côtraints '^Meriufques entre les bataillons de leurs gês de pied. Ce qui bien peu leur ânta, par ce quâà raifon du petit ordre quâils auoientmisà leursditsgensde
^'Mcaufe du peu dâellime quâils faifoient de leurs ennemis,lefdits ges de pied Oient délia perdu leurs rangs, amp;nbsp;ne tenoient aucun ordre de combattre,dont
^Ppîrceuansles deflusnommez pourfuiuirent leur pointe, donnans par leur ^erdeotlcun ^'Oiplevn fi grand courageaux leurs, quâils faifoient peuà peu abandonnerâ'-âT-â'ennemis la campagne toute couuerte de leurs compagnons occis,amp; ruiflel-O'edu fang de leurs playes,faifans tel deuoir que finabïement les ennemis ne Pr'iiians plus foullenir leur force, leur quittèrent laviéloire, amp;nbsp;commencèrent encourir a vau de routte, pelle mefle,prenans vne foudainc fuitte,tant efper-Ozquefefcartans les vns arriéré des autres, fc ietterent comme à là uueté dans niieurs villages circonuoifins, ou les paifans en faifoient vn terrible carnage.
0 maniéré que de toute celle armee de François nâen efehapperent trois cents ^rAnew def-loetous iiefulTent ou morts ou prifonniers, amp;nbsp;entre autres auoient ellé
...... ,, 1^74 ï'irilLlPPES LE B EL 4. ROY 4p
Mtrts 'e 'n^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Robcrt Cofnte dâArtois couûn du RoydeFtanceJtiegutsd^
flelet^lle. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;gouuemeur de Flandres, amp;c auecques eux, felon les chroniques!(
Flandres le Roy de Maiorque,Godefroy de Brabant ôcfon fis feigneurde Vit' zon, les Comtes d Eu, de la Marche, de Dampmartin, dâAumalle, amp;nbsp;dâAufti Jean Fis du Comte de Hainaut, Raoul Seigneur de Neelle CônefabledeFrin ce, Guy fbn frere Marefchal de lâoP. le Comte de Tancaruille.Emerv Ip Cund
J r' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;autres Princes amp;t Barons, auec bien quatre mille
S^^rsm^^rt! nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;pcupleGnsnombre.
tP,.. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;J nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Flamans vferent de grades craautez en l'endroit
Artois, luydonnans plu heurs coups apres fontrd' Cruaute'cotre Hrmt nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^mans furent fort enorgueillis de ce que Philippes Je
a. fnn H nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;henspourles Faire retourner enleurdeuoir,lt;^'
casoiiâilnJn^^^^â â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;par ferment de retourner en fa prifon2U
tournai en nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â^irc ce dont il ehoit chargé, amp;nbsp;nâayant peu rien faire, ilti'
^ournaenfaprifon,oupeuapresilmourut
tureZ CnmZf nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;quâincontinent apres la fufdire defeonf
tune aÃaillirent^^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^Icsfiens, pourfuiuans le hide leur bone for
^eftaua^r A nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;de Courtray, lâIile, Douay, ^toutlc
quot;ââ Ã icc de h couronne. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;rnsnimement hors de lobd-
Fe retire en TrMtee.
qui nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;(^à Flandres ledit: Comte leân
ce du Roy qui fe fentoite^r^^ ^^^cspres d'Arras. Q^oy venu à h
Flamans appellee de â ? ^^^°^^^^^^cenlaiourneedeCourtr3/[gt;^â'l^
dees, ôefelop^ea a Virrv ,gt;,- r» nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^uccquesjccllealh enperfonneenFbâ
Fean de Namur v il la nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;cuay, quâil aïhegea. DequoyaduertpleContt(
e/lantpreüà faire tout °^ ^cmee, amp;:logea à vnelieuëpres decelleduRoF
^iese^ôefe retirer. rf nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;desFlamans, fut contraint leuerb
vnspenfentnnZ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;OiL^lf^
tilfement ouihiv^^t nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;cRoyne voulut combattre, a eaufe de certain aduc^
ScdesPlatn-jn. T nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;cutreJesmsinsduCötck^
dain nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Z'quot; nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;viures fut caufe de ce fou-
flSran/aPDireil nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^,^^J^^fSl^âf^nfoit:,onnevitiamÃsÃpeudâeÃeäd'vn
ils Ãrent u^nf ' 1 îx cfpart du Roy, les Flamans tirerent vers Artois, ou
/4 rFf^çnr nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;cmcnt en vne rencontre dâvne bonne troupe deFlamausi
P J 1 f nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;coïtpalfage, ou leflits Flamans perdirentbi^iâ
âLddcndLnrvcrs
ceux de Tournay,ordonnant à cesfns,f iemblee de ion ârmee fe Ãtpres de Peronne, ou il vint enpcrfonne,auccgü(i leConi^^
PHILIPPES LE BEL 4. ROY 45. LIVRE XllL 67$ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, â
^^Comte de Valois fonfrere, mais parleconfeil amp;c pcrfuafiondu Comte de Sa 'loycJeKoy donna peu apres auxEiamans trefues pourvu an, a la charge que ^waniiccüesjle Comte Guy feroit en liberté,Sc regarderoit de irouuer moyen gt;nbsp;^â^ïtHcsîhtnans 6c la couronne de Er ace de taire paix, 6c au cas que ladite paix ohb^dtiS l â'^lüiarieftee dedans ledit an inclufiuement, il feroit tenu de retourner erifa l , Adonequesles Elamans leuercntleur hege de deuant Tournay, amp;nbsp;vit l l^EouGuy mis hors de prifon,rctournantbien vieil Ssc catfe en on pays. 01 a
i â^^quciiÃçnt les chroniques deElandres,lefqucllespourfuiuant ce nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;\
I '''Ã^hqucçourceque auxfufditestrefues dentreErance6c E an rc^ ne
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Guillaume dâAuefnes, hls de lean Comte de Haina.ut, de Hollande,
\ i'idinà c, 5c lequel tenantle party duRoy de Prance auoit durant lefdites \ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nit fubtilité fur le S eignem i Audenarde la ville de Veffmes, amp;
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;6c munie debonnes garnifom lean de nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;r
\ ^'l^Gmfonfteielots gouuerneurs dcîladtes,alots afletnblerentvne ^ro -l 'J'-VnrantiennecbtoniquedeTlandtesdit,queleîâA^â'/i'ÃAele-I hw, quifitbaftir ce cbafleau amp;c
I j''^'l«unefeioitiamaisgagnéçaïfoicc,iu quesaeeq
l feTquot;'^'âr'â^â^'''^'T'''tâ'EuhdônnMentvnOifonpoutvnb^
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;°'ÃöSblamamprindtentN7al-
l Nçiiaevalloitqu vn denier narifis. Ce . , nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;conueleamp;t Guil-
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;' Æ âquot;T''quot;quot; nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;tuerét Guy tueCque dâVtrecbt on-
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Auefnes QU ils mirent en routte,amp;t tu nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;7 rgt;,?fpnlpmpnti\sdef-
\ ç ^iitGuillaume, puispafferentoutre enDuyuc an , nbsp;nbsp;nbsp;, Zicriczcs ÃôxAk
\ ââ*l«iennenmhedilsretournerent5cmirentlefiege
\ \muame deleurs aens aucc aucuns. Yelandois cnHoVlande,ou pat tout
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;rC^^
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ousv errez incontinent. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;a . e nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;AeTbictte 6c.
\ l^Wlesfulditcsenttcfaittes, Vhibppcsde an
1 ^^urc,retourna auecla Comtefc fa femme au pay nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;hrent ôc.
\ V^^v'nraagè nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;J^itUdonna iceuitdcUanà tes p,âa,j.,
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'' ralltnourannaiierlesfutdttsà ifet«sa.~'lt;
\ b ^'iîïiuiWes,ilf employ a grandement po nbsp;nbsp;PV nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;mettre ordrcAe
\ ^^'^^tVQuedurantlafufditeanneeilhauoiteftepoÃlb nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;r -ç^om-
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;deElandtes retournafelonlafufdite nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;pf â ? nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;af-
\ WteaUnrriilletrois cens-quatre. Aucpueltemps e a \ ^^l^Qurla quatrième fois V ne grande puilfance, vm nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;i
\SdQutpllemontenVenelle,6cenuoyapareaueenYelandevnegro^^^ \^^^^afeeLsà eceuxdeTiericzes,queCuyde^Aamurauoitafiiege X'^'^'i'Up^^^ijjYesailezell.onnélorsquilfutaduerty que nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Apfre-.
V^'lteaqQW^Ytheauoâienttousell.é desalts,mefmes que es^ o an ois \ ^^^^tpeurluy liurerlabataille 6c outre ce, il fqauoitla qualité u \ l^^'^^Eraueeleurauoitenuoyé,quiconfill.oitenfeizegal eres nbsp;eneuj
Août elf dit chef 6c y'theriietAeGrimoaldi.CenonohlfatVedit de Vlamur,arrêta de tauter o
^ferpuler au danger dvnehataille, enlaqueWe aptes auolr longtemps
Mu Aei gens furentfiu3Ão\emen.t defraits, 6clu^ prins 6c conftitue pri onniet
g^â^^^dintere{l Se recullemëtdes affaires de Flandres, car il fut enijoyé 211C3^
f^oy par Ion Admirai, Sc depuis conduit à Paris ou il fut mis pnfonnict. 1 D autre colle Philippes de Flandres Comte de Thiette, lean de Namur loa 1 dcl^amurfon couhn tafehoient par toutes les voyes Ã
DtÃr de nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;deredude le tout a quelque bonne paix Sc tranquilite, âcmefmesl^^ / ,
f4x. ^^^3,ns qui elloient loubs eux, prioient pour euiter lâeffuhon de fans app' / ⢠dut pardône,promettas de faire ediher cent chapelles
ceux qui elloiët demeurez morts tanta Bruges qua la lourntcl' 1 gt;nbsp;toLUp^h^^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;appel/ee de Courtray, Sc au furplus de condefcendrc^ I gt;
FÃlip^et »y Ic^nrrl ^^^J^-'^bles Conditions de paix. A quoyneantmoinsIcRol I .
ri- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^jâ^^â^^^^^^dtentendre,Scbeaucoup moins apres bild' j ,
Zroch^^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;/
pour fentrechara nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;on nâattedoit que le ligne des capitaines I
fie que d autre no^^' ^d^pg^^^.T^^^^^^P^i^f^^^^^salleesScvenuestantdâvnco- Æ mencee par Gui^h ^o^pe c ierlarneflee,laqueUe toutes fois fut peu apres enco /
P cois dâvnptf^llpitr^ r ' nbsp;nbsp;nbsp;^doib auec Ton bataillon dona dedans les Fran^ 1
â iäÃ'Ã' ââ antddâarmccFbimndi nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fccondc'p.vleJ:ina- Æ
obtenue nrec nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;k \ j - vidloire eut de beaucoup obfcurcyla derniere 1
leRovfutdeGr nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;étions parlé cy deÃiis) en tantmefmestjue I
QuemcrueillenGtn nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^ë^^^^^^^^^^^oienttraitté,quefanslefecours I
ureuxresfrerelt;; n nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Proposluy Brent les Comtes de Valois, amp;:dT 1
tinSedautres nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^°^^^^^^^^^^^ohleanComtedeDanipnuf I
de Flandres Maie nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^bataille,perdu celle grand enuie quâil auoitaup^g 1
' P n P^^^^^^^^^P^^^i^orsderarmceFlamandevoyanslesfddits 1 l^b^^^lPc,la chance tournacon- I trelhotablen rr nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;non toutesfois fans /
decellrt' k^'Tquot;^''!'^ g^lpouuoient compter celleviaoireauranp 1
J,.
du Roy Philippes)cauM ^â¢rtsj^yac j n â ^J^ourut ^^^^^hletuentlean frcrc du DucdcBour£ron2:ne,Hu{^ iZ^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^plufieurs autresperfonnagesdenomScdcq^lité.DuCO j
e ^tnansfurêe occis ledit Guillaume de lulliers, Sc bien quatorzeniilââ! sommes. Pour cela leddits Philippes de Thiette ScIeandeNamurfreresncptl /
. P nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;} ^insferetirerent vers Bruges, Sc vers Gand en intentiond'ii- I
forces, les ioindre a. ce qui leur eûoit demeure deladitedd- J ^^oomniencermieux que deuant,commedehà itils trouuerentmopti^ 1 bon nombre de foldats, auec ledquclsils marchèrent ven I le Roy Philippe's dâenleuerleïiege, qui depuis la fuldJ' I
1^^- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Sc de logeront fur la Deule nonguec^^ a
Af/gt;oiateme/ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;dcl armcc dudît Roy Philippes.Lequel efbany aupolUble dâvne tellea
dide temps recueillie, dit non fans grande tncruciH^^ t quilluy ïèmbloit quâil pieu u oit des flamans, carauÃi fappreûoientilsf^^^^ I derechefluy liurcrvnebataille,maisle Duc lean de Brabant craignant les iolt;^^ ! uenieus qui en pourroicty(Tir, Sc meûacspour euiteralâeffufion tant nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;f
PHILIPPES LE BEL 4. ROY 45, LIVRE XIIL nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â
fang Chreftiê^ttouua moyen de moyehnèr entre les parties vnà ppointemêt ⢠d
îüQuelencores quâil detift eftre grandement à lâatiantage du François,il fit con-^cicendrclefdits Flamans aux conditions amp;nbsp;de la manière qui fenfuit.
' Premièrement que les Flamans auroient bonne amp;nbsp;perpétuelle paixaucclc â Koy,amp;: moyennant ce leur demeureroient leurs biens,libertez,amp; franebifes fai / ⢠nés amp;nbsp;entières.Qi^e le Comte Guy feroit du tout reftably amp;nbsp;remis en fön Com ⢠rc Scfeigneuric. Que tous prifonniers tant dâvn cofté que d autre,feroient deli-⢠nrez quictes ôc francs. Que pour toutes offences les Flamans pay croient au So«tp»;/?w»» ⢠vue amende pecuniaire qui ne pourroit cxceder la fomme de buift cens ⢠mALliures, pour laquelle arbitrer feroient eflcuzbuiâ:perfonnages,afçauoir
â â dâvn cofte ôe quatre dâautre.Nonobftant lefquelles ebofes le Roy vou-^'^Hcmblableraent pour fon bonneur effeurance, que les villes de llfleôc auec leurs appendances fuffent mifes en fes mains par maniéré de gage 1 contrepant pour les tenir feulement iufqties à ce qu il eut efté fatisfaiôt
'^'Idufdite amande, amp;nbsp;comme lors fut mis par eferit amp;nbsp;publié aux deux ofts, '1^1 caufa vn merueilleux contentement, tant aux vns quâaux autres. Et le len-U aptes â¢e Uöittes villes (dont depuis fonùffuz plulieurs débats ) fu-â «tWes des mains du Roy ou de fon commis, chacun vetoutna en fa chacu-â¢'â llt;peuaotcsaumoisdeMatsduditani304-â¢oââ¢tleComteGuyen apn u,,. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â
'»«4oy deîtâceà CÃpiegne,aagéd?plusdelt;iuattevinguans lamottdu-..
Iâtltois fut celee amp;nbsp;tenue fectette, amp;nbsp;eftant embaufme ftn mis » vap.i- - nbsp;-
N.⢠deplotûA gardé iufques dlâefté de Van 1305,epue la paix eftat conclue ^^Keftcc,il fut apporté enFlandreSjSc enterfe aF ines. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;« j-r
HosClitonicques tacomptent vn peu autrement cede guette, Sc difent que Allimans auoient commencé la guerre au Comte de Hainault, pouteequ il »««hHollande amp;t laZelande quâils difoient appartenir aient Comte Guy. Milde des îraiicois,le Comte de Hainault tepo Æ abien facilement fes en M de fes terres, 8c eftant la guerre pouffee en Zelande, 8c en la met,le Roy Kidelafoufteniren faueut du Comte de Hainault contre le Comte de Mies cémun ennemi deVvn 8c deVautte, Sc conlidetant queleHamand ne Kit eftre dâ¢té ny vaincu, fil nâ eftoit preffé pat tett e amp;nbsp;pat met,il fit venir Kà efexegalletesGeneuoifes,furlefquelleseftoicA.dmiralRegnietGti- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;' nbsp;nbsp;nbsp;' '
quot;^Muel ayant mené fes galletes en lâOcéan aux colles de Handres empef-'''««quelesîlamansnepouuoient fottitenmet .ToutelaHandreselloitcn
Flamans nefâeftonnatrspo'mtdefcveoiramftpreffezdc tousc(gt; pUmAos. tout cc quâils pouuoicnt pour ,fc bien deffendre .ils firent auni tondes fut les confins dâArtois, Slt;. itifqties Curies fofCez delà ville d Arras^ ^bin^tYentles Cauxbonrg^s dâicelle, Sc comme ils lavoulurent tenter ,ils fu^-'^^tinecques ^randebonte Sc perte des leurs,repouffex .Fis voulurent aller aC-H^xbNûle de SainCt Orner, mais lesFranqois qui y efioient en ^arniCon entièrement deCcouuerreFeur entreprinfe Ce diuiCerent incontinent en I 'çatties .Fis efioient trois mille cbeuaux, F vue partie deCquels Ce mit en ^PâMeade dehors laville,envnlicuCort Sc aduantag,euxScies autres Ce rem btmetent dedansla place .Oommelesylamans encores ^orieuxdela viéfiob 'Qebbattaille deOourtray appr oeberent delà ville, Sc vouloientattirerles â^ittsaneombat,Cevautans deladiteviOLoire,ceux de dedans Caillirentbie tofi. â vitlo'wc '^te\ix,îic edmeueerétà les cbar^nr ,Oe pendat cbfis Ãontbienauaut aux mains
Ã-ZS PHILIPPES LE BEL 4, ROY 41-
ceux qui EeEoient: mis en embu/cade dehors lâ ville fe preCenterentau milieu de la fureur du combat, Ãc chargeans les Flamans, les delErent,fi biciKjUil en demeura quinze mil lurla place, Sc en vne autre rencontre pres d Airebuid â cens Brugeois furent:dcifaits,ôc a Tournay cinq cens.Ainh fut:réparéelabon^â
delà perte receuc à Courtray,ôc recouuercle premier honneurde la guerre.
Les Flamans cEoient bien vaincuz mais non domptez nyruinez,ains edttns delfaite pluEoEirritez quâelpouuentezny defFaits,ildreïlèrd vne nouuelle armee,les vns encouragent amp;: animent les autres à auoir bon coü-rage,Se5 eEas animez ôccôfortez d vnenouuelle elperancc,lespetits,les^ranS) e eigneurs, les gentilshommes, les villains, le peuple, les richcs,les pauurcsl^
fprm s nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;S^^^era/lcspartouf Je Davs, ies boutiqucs/utéf j
defr^Z' ^^^^Ãiccs,meEiers, tratiaux ceûerét,horsinis des armes,â:ne I de ceEe-n- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Lc Eoy voulaiitluy mcfine CI)petfonncinanicr i
c^mndd^M^' ^^oitiaarnuéen Flandres auecques vnegrandearmec.llfclloit I retteriTr'^l;^^^^^^^^ V nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;c^^P,cnutromMa
^erdcL Fit-t ^^^^(^^ees, ôcnepenfoit le Roy quelennemyvoulutnian-ter de nn ' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â^^.ins.Les Flamans commencèrent à parlamcn-
toutdehr âJ,^'\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ferait, enoit.Ud^^^^
penfoientn nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;tenoient ladite paixtoute alfeurce, êeguine
' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;rent vne tcUefr:, ^^^'^^^^^e,lcs Flamans entrèrent dedans le camp du Roy, amp;:rmi-
de gentils nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Charles de Valois auec vn grand nombre
â^yLouragc,nydcÃihtio^ fntrf nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;i ,,°^^^^^^â^^^^rmaenextremedilio-ece,amp;:vovdseii(ns
cotte dbrmne X ] r nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;G^^^en bourgeois de Paris qui portait ! '
Comme lece nbsp;' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;le défendirent pendant quâil sâarmoir. f â
ejuela nremir^^P^^^^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^^^^^l^'^^eipinion on leur fai fait refinance,
chacun fe renA^ â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;que le courage reuenoifaux Pragois, amp;nbsp;guf
rnaillis bien f nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;du Roy,ds furent bien eEonnez.LdcÃmençaledu
En celle I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;deffaitefufdite qui tourna toute furies Flamf
dues} fl nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;voyant furprinsffelon ce que difent quelques Chrom Æ
S4Ã4tHffi Per J,,en mémoire de fl belle victoire,ôc du grand dan I '
quot;quot;quot; Icare nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ccfcflatue Roy aile dcheuah
main dr ^iO- uo/lreDame de Paris deuantla grande porte du ci la rear nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;entrant,combien que quelques vns veulent foullenirque ced ! -
npres la nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;f^dippes de Valois, quâil Ht drelfer en ladite Eglid ! '
â ^offCeXo-nu^tre R nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;gaigna contre les Flamas. Cela aduintlâan mille trois cens J
iertje£e. â // ' ? nbsp;nbsp;nbsp;dirnomincdcBcthuiieÃlsailneduComtcGuyderlindro
thuDe. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;esprifoijg de Bourges, ou le Roy lâauoit au parauant fait mettre,'
I ^^^^^Elandres fè fiifbit aulîi nommer Comte de Neuers, poureegfâ file vniqtie ôc heritiere dâOdon ou EudesCoiiittf^ eu ers s de Hugues Duc de Bourgongne ôefrere du Duc Robert, auqn'^ /
PHILIPPES LÃ BEL 4. ROY 45. LIVRE XIÃL
^Douay fiiflcnt ( comme didl eft ) cs mains dudit Roy, toutesfois les prifon-wersnâclloicnt encores renduz, iufques à cc que lâamande cy dclTus mentionnée fut taxee. Voila ce que difentnoz hiftoires. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fiurfarkn
Durant Iâemprifonncmet dudit Cote Robert jamp; peu apres la fufdite paix faitè EuantLille furent tenues plufieurs iournees 6t Parlemens entre les gens dudu: lâblippesRoy de France,amp; ceux du pays de Fladrcs,amp; fur le faiôl de la taxatio flamande dont eft parlé enladite paix. Aufquelles fins furet fuiuant icellcjef- ^rl4trfu les huict arbitres y mentionnez,dont les quatre qui eftoient du cofte d ice-
^jcftoient Loys Comte dâEureux frere du Roy, Robert Duc de Bourgogne FrÃnc«« çÿ* fldlrier deFrance, Ame Cote deSauoye,amp; lean CótedeDreux,mais les qua- r/xnwnj* ^'â^iucoflédcFlâdres eftoient fimples Cheualiers.Sçauoir lean de Cuik. eftra-l'tieia terre de Brabant, lean deGaucre feignent de Scournay, Gherardlc
1 ^P'^tchaftellain de Gad,amp;Gherard feigneur de Zottegen.Les arbitres du co-I ^Eflandrcs accordèrent amp;nbsp;feellcrent aucc les arbitres du cofte du Roy,cer-1 ^^irticlcs,lcfquels neantmoins ne futêt depuis admis ny aduouez par les Fia I 'quot;Mouftenâs quâau moyen de Vincgalité,qui fe trouuoit entre leurs arbnrcsi, I ^^Inâcftoicnt que fimples gentilsbômes,amp;; ceux de France tous grands Princes I Jedit appointement eftoit boiteux, amp;nbsp;l amande indeuement taxee. met baiteuxi I Quelle paix toutesfois fut accordée entre les deffus nommez aux conditions I Æ Idon qui fâenfuit.
tr/ittiili faix.
I , lâ'lt;itiaierement,quelesFlamâsaffigncroicnt au Roy vingt milleliures de ter-
I /ç^'Rnte perpétuelle par an,auCôté dcRotbelois,leplus commodémentjque I , 5 lcFourroit,amp;: ce dedans le iour fainétlean de 1 an i3o8.Qufils pay eroiet au I , jâ^uatre cents milleliures en (quatre ans, dont le premier payement efeber \ ;'quot;^abS.leandclâani3o6 . Qmilsbaillerót fix cens homes dâarmes du Comté 1 ^^Hindres en bon ordre amp;nbsp;equipage, pour fcruirle Roy vn an entier^ la part 1 *^lluyplairoit. Quele Roy pourroit punir par voyages 3000. perfonnes de 1 du Frac coupables des meffaits paffez,les miloultre mci,amp; les deux I ⢠».iH â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;. t lt;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;. « nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;r * nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.1 nbsp;nbsp;nbsp;________ a. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;r nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.
âJji«cinqprincipallesviUes,Gand,Bruges,Yprc,Liüeamp;Douay,dedâsleiourfââ'âquot;^^«â
i '.Mlcan de Van 1307. fans iamais les pouuoir refaire ny remettre fus. Qt^e â Sw CCS cEofcsJc Cote Robert,Guillaume Sc Guy fes freres,amp; les autres
I â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;quot;Flandres çrifonniers feroient deliurez,corne femblablement feroit le
1 â/orpîduCôteGuy,quieftoitVâneeçrecedêtedecedccnlapnfon.QuelesNo
1 ^âSicÃmunaultez de îlandres feroient telle feureté quâil feroit aduife, pour \ ^WrncFcfoubftraire de Vobeifiance du Roy, ny de fes fuccelfeursRoys de \ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;iamais ils ne f allieroient aux ennemys duRoyaumc,ny les fecour-
\ * â'^Wonfoïteroient,ny fouftiendroient, ôc file Comte le faifoit, il forferoit y ^^V'Omtt deîlandres. Que pour lafeureté de ce que deffus ,1e Comte Robert ponriteKc y it îbndrcs mettroit au pouuoir, Se es mains du Roy ou de fon commis,lcs y tlnîieaux,\dles, St cbaftellenies de Liîle ,Douay ,'Betbune, St les cbafteaux y itCiKd St de Courtray, pour les tenir iufqucs ace que lesvin^t milleliures y Es terres Feroient affiances,les fortereffcs abbatu es, ôt les Pèlerins mis en cbe-y ïnrn. Q^lc Koy pourroit faire abbatre les cbaFleaux de LiFle St de Cour- c« ^»»1 yvuy qur\ anovrfaict fortifftcr ^le fons defquels neantmoins demeureroit y FLorrrte de quot;Flandres. Que ft les cbofes fufdttes nâeftoient en leur temps Sclieu y itcomplies. Le Comte Robert forferoit lâamande de folxantc millellures.^
PHILIPPES LEBEL 4. ROY«.
frouue'.
amp; nonobïlant ce Ie Koy pourrait: procéder a lâencontre des Fhmans cen/ures amp;nbsp;excommunications du Pape, amp;nbsp;auÃi par adiournemens à Paris-, rom Qi£e tous alliez d\ne part ôc dâautre feraient comprins en celle paix,releruel^, f^^isaault,en ce qui peult toucher amp;: concerner le Comte de Hoiaa-, de,Se Zélande. Cefutfaiôl amp;nbsp;coiiclud par le fdiûs huidi arbitres à AcbicrsIut, Oiangcau mois deluing,ran i^oy amp;: fut ledit Traitté confrmeamp;. approüuc rrMte ap^ par les procureurs des villes Se communaultez de Flandres, referué de ceuxdi: prouHt. nbsp;nbsp;nbsp;Biuges qui n auoientla leurs procureurs, pour-ce quâon ne les y vouloir voir,
ny ouyr. Et tanta il apres fut ledit Comte Robert deliure delaprifon.inoyta-preallabJe confrmation quâil ht du fufdiä Tmitte, lequcf/ I^itrtrchxe' n nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;(^^^tenir a peine dexcommunication,amp;£ins dâicellepouuoit
Ra^ P nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;canfentement du Roy ôcde fes fuccelfears
me Adèle d-N ^11 °irâ- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Sc Ie.w de Flindrcs,i:Dgt;
Orl^^inede ^ncrellet.
ms amp;nbsp;rot Je nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;G-ahumL Guyhlic
te de recrrer^^n- dfdei T
Fhndteîleùrn lJJâ^ââ^quot;^^^ntaueceux le corps du Comte Guy Je ouecvde Js ^Jâ quot;'^â^' quecy aeiius nous auons dit.
S^aie. p]ç futVar^roLH nouuJhs de ce fe paix furent diuulguces en Flandres,le peu f^'ÃiäesRuncinindJrlJ^^^^^^
Jes arFiri-f^c rl I O nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^^^hitantes conditions. Aumoyendeçaoy
SlijxJUU nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;âeoufenti JleU
fublur. â paix Peu r nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;beaucoup moins mettre a execution icelle
dresledïquot;^
lande En icelle f nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Cote de Hainault,HolandeiZe-
bant pule mil A
CdtedeNim nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;!
Gu vô de Hi â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ebleuz du codé de Flddrcs, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;' '
laume dâAucf nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;amp;: denomez arbitres de la part dudit GuJ
guesnniiri nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^11 cherchaitdiuersmoyensâcplufeurspratic-
paixdelâin nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;SccSfrmationdelalufdite
l^fyii'reen /â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;pource qu 'oii ne voyait ordre, ny moyenpourdcelcsiaire
pour quelque temps en fufpens,durant legud coPé de Flandres le plus Page 8c le plus ancien mou-
r nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^hfoor voyat Ja rigueur du Roy Philippes, iointe a queJcjuei
U ti nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;laudes dont vPaient quelques arbitres François, Pc déporta drh
P^^pe, de maniéré que ne repaient du codé de Fl.uidresp^ GUxaibuies,lelquels ePoientmerueilleuPment PuPpePs a ceux dcFlandrcTi toutesrois Procédèrent8callèrentauant enleursaffairesauec IcsPuPdits^r-
PHILIPPES LEBEL 4. ROY 451. LIVRà XIÃL ^81 l^itres du cofté de France,amp; foubs cfpoir de complaire a ceux de Bruges quie-Joientlesplus obftincz au refuz, amp;nbsp;qui plus que tous les autres reeuHoient au blditappointement de lâan mil trois cens-huilt;^ firent en lorte que le Roy Philippes fut content conuertir les pellerinages des trois milles perfonnes en lâa-^sndede trois cens mille liures que lefdits deBruges feroiêt au lieu defdits pcl-piinages tenus ^obligez payer en certains termes lors prefix.Dót neantmoins Waits de Bruges ne fe contentèrent aucunement, dilans quâils fetenoient à la pîiifaideamp;publiée en deux armecs,apres la bataille de Mót en Peuelle,qui fut ^^Icquââu mois dâAouft enfuiuat du mcfme an trois cens huid,fut cÃcIuamp;ad- jg ^'Ic^uele Comte Robert, amp;auecquesluy les députez des trois villes, Gand, ceuxde eru
Ypre fc trouucroient à Paris pour faire paix finalle, Lefquels eftans âAffiliez, furent par les gens amp;nbsp;officiers dudit Roy interrogez, fi en tout ce l'iîdcflus ils ne le vouloiét pas abfolucmêtamp;fims aucune exception foubsmet-^'îudit amp;nbsp;ordonnance du Roy. Aquoy de la part deldits de Flandres fut ref-Wuquâouy,au cas que la fentence amp;nbsp;arbitrage dâiceluy Roy fulî'cnriullcs amp;nbsp;i^ffpeneejei ^onnables.Moyennantauffi que leurs franchifesjlibcrtez, mursamp;fortereflcs ^euraflent entières, amp;nbsp;leurfUIfent gardées fuiuantmefmement le contenu 'l^paixauparauant publiée aux deux armées peu apres le conflict de Mons fèygfg, ''âlâcnclle.Ilsmonftrerent bien lors quâils nâauoient intention de feloubsmet- i ntr^nbs-'f'Wmcntà rordonnancedLiRoy,ny deperlbnncviuante.Surquoy leur fut ''î^ué,quc leditTraiété dont ils parloienteftoit anéanti pawn autre lubfe-'ââââ l^faid amp;nbsp;contracté audit an mille trois cens cinq, lequel ils deuoient bien ^âptçramp; reccuoir,attendu principallement que leur Princenâê faifoit aucune â'Acuité,mefmes que luy amp;nbsp;les frereSjlâauoient confirmé,iuré,amp;approuué. Fi-^Ifment, voyant quâil ne pouuoit tirer autre chofe defdits Flamans, le Roy *fcnuoyafans rien faire. Mais peu apres confiderant la grande difficulté quâil ^oit à fairc au fufditTraiôlé faire condefeendre ceux de Flandres fit rappeller quot;â¢députez dcfdites villes,à la requefte dciquels enfcmble du Comte Robert
II
plulieurs autres Princes, Barons, grands Seigncurs,il modéra la fufdite à lt;nbsp;3ââ ^^cnlamaniercqui fenfuit.
hemiercment quâil pardonnoit tous meffiaiéls, amp;nbsp;efloignant de fon coura-ï ^'^unoLiuemcns dâire amp;nbsp;de mal talent, ilreceuoitle Comte Robert, 5c le
Flandres foubs fa protection Ãc là uuegarde. Qujl accordoit que des â''^â^fniille liures de rente que ceux de Flandres luy deuoient affigner au Corn- 'f ' Rcthcljils pourroient rachepter la moitié pour fix cents mille liures, forte ' Wonnoyc comptant,en payant les arerages à rata de temps, leur baillant refpiCt I â p'iHignation des autres dix mille liures iufques en dedans de la Pentecofte / ' prochainement venant. Que les forterefles des cinq villes demeurcroient 'larttrejÃet â f'âdlat,amp;fans les abbattre, iufques à ce que le Royle commanderoit,fwfla â¢jonerefledeÃrugeslaquelleilne vouloireftrecomprinfèenceftegrace. Quâil ⢠âfurquittoit toutes difmes,rentes, fubuentions, impofitions, amp;nbsp;autres charges ' ilauoitmifes fus en Flandres, parfes gens tenans les relenghes à lâIfle, lorS äeueiriâ '^uclepays de Flandres eftoit en fes mains, 5c foubs fon gouuernement. Ainfi/ â âaitamp;accordéenlavilIedc Parisau mois de May en lâan 1305).
Aucuns de Flandres fc contentèrent de cela, les autres nâen vouloyentouyr j , parler,neantmoins poureuiter plus grands inconueniens elle fut aucune-
L1 iij
gt; ' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;PHILIPPES LE BEL 4.ROY 4Ã:
mentacccptee.Pcu apres fourdirentaupays de Fladrespluûeurs débats Sctn^it , pour le faiél de ladite moderation de lâan mille trois cents neuf, faite fut paix precedente de lâan mille trois cens cinq, dâautant que les Flamans nf t^ouchantlarente devingtmilleliures,nf ⢠' TUmMis nt nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;cendre a aucüns autres articles contenuz en ladite modération. Lagu«'
^^trecolle les plus paciÃcques pour euiter plus grands inconueniens,Yûii' le^r^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;cBreobfèruee Sgt;t. executee,ôtdefaitfaiuanticelleils/îtt!gt;t
Ãir^l ^P^ ^^^tnilliuresfpromettansdâalÃgnerlesautresdixmilliuitt nes lemj/i^n' ^^^â^^^^^^^^^^^oyerent leurs lettres d'obligation au Roy Philip au lieu d'icell:. Il nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;gt;nbsp;Ac Betbune,ceilant Sc confieoiX
tionl^a nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Comte Robert dcFlandtct Icfditcs IctttctdoL
lâan mil trois rt^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;delu^ec
Bcobert Ãt lefufditt^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;par le contenu defquelles Ãmble que ledit Conitt
derachant Maie nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;aucune reÃruation ou condition
cédelespouuoittLhemrââ7ââ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;I
amp;nnetlettres. Ce gu'tlTtulfdTquot;^^â
Enguerrand de M3rienYComr^ ,^'ââ'ânâ^ââ ^''?âââââiVquot;'â^tf / ' dâtmttes )grandIâtenLltd ^^^â^^'^â'âââ^âSC^â^ Cnnfedleroelldon / , ceE affaire luy Et défaire nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â^â^quot;ces deFrance, amp;nbsp;principal conJaäeat lt;k
ââ'â'â^^rellitucroitleCditschaaeam nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;âlââcde gtaceillayreajroi!^
trouMpat fuccelTton de temns Eâ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â .^quot;lt;}»ââ)' neanunoiajli
Gut J plaiiir. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^P^ a mn merueilleuxregtet âc grânddc'
i»a Ces guerres de Flandre J. , nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;t
P-oy Philippes K rgt; I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;longuement, Se tindrent long ten^plf
uindrenten France T Icelles, durant lefquelles plu fleurs ^Ãc arriéré file de R nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^oite dEureux frere du Roy efpoufa
fcùnrtzoyt ^oysneuÃefmedu nnm^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^â^^^ois,amp;le Pape Boniface canonilil^^^ï
â»»fl. pes mitNonnainsde Idrdmfââ.^^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Saina,amp;le ReyPhUp
auoitdeneuffiitF rr,r,a â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^^loiqueau MonaÃere depoiîfv,lt;J^â1
combien queaunaran f'^r^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;dudit Roy SainâLoysfonafU
bettauoit fait faffe âcenff il ^â^.PêbPc que Conffance femme du Roy gt;1 y eut vue treforande d ir nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;l^cligiemtdelâordte SEnüBenoill.Ae^
rZquot;'r- PVniuerEtédeParitiâââ°âââ'^âquot;âquot;P-âdleurs,M3iEces,amp;Eftigt;llierslâ
PnfpenlmylcZ^^^^^^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ladite y,Ile, pour ce queie rtenoâaaoi
ft la. lecture de- tnts,- 1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nomme Pierre le lumel. Adoneques cci
fence Se entre a nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;le PreuoÃamandaSt repara lot'
colliei. â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;dtt condamné.! defpendte Sc bafferÃä fi
dAuril tniltroisccnsquâtrc,laRovne Icanncfemn. Bois Je Vincennes Sc fat enterres auxCorJeliers 3 Pûrii, contre leut Edifie qufnfâ'?°â' nbsp;nbsp;nbsp;commune de BeeuuEs feûeutteç
r nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;temporel,a caulède quelquescoali^
r/moiioa il f nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^^^^^^^coduilôitfStbi-uEerentl'hoEelEpi/copehmnscettdtl
d:Z: â'ââf^!pquot;âP-'ââ-Vcctpumzp,rleso(EciersduditEuerq^^
i nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;B oüirace continuant en fl baine contre le Roy philippesleedj^'
. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;uoi^
Z'
PHILIPPES LE BEL 4. ROY 45. LIVRE XIIL
Uoitdeclairécnncmy de lâEglifejlâauoit excommunié,amp; auoit adiugé a lâEmpi- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'/
rHcRoyaume de France,amp; alors commença dâappeller lâEmpereur Albert qui Quelques années auparauaiit auoit efté eflcuà celle dignité, amp;nbsp;auquel il auoit âg^fZ. «puisfon clcélion dcfniéce tiltre. Ce quâil fit dâautant que le bruit couroit Quctoutainfiqu auparauant le Comte Charles de Valois auoit appertement «cfire6c pourchalTé lâEmpire dâOrient,ainfi alors faifoit il femblant de vouloir nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;. â
P^^^endre à lâEmpire Germanique. Il fut conclu amp;arreflé entre le Pape amp;lEni-| â . nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;lt;
que ledit Empereur feroit tout ce quâil pourroit pour delpouiller le
1 nbsp;nbsp;nbsp;Philippes le Bel de fon Royaume, ôc pour contraindre les François de rc-
^^''^uoiftrciâpæpirc amp;nbsp;lâEmpereur pour fouuerain de receuoir de l vn amp;
1 â^^Qtretclles loix commandemens quâil luy plairoit leur impofer. On voit 1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;quelques lettres Latines du PapeauRoy, 6c du Roy au Pape,plaines
^âilWes amp;miurcs,lefquelles quelques vns penfent eftre faintcsamp;compolccs N ws non par deux fi grands perfonnages. Celle du Pape au Roy Phi-?gt;enHançoisefttelle. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, , nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1b'TâÆ
. Boniface Eucfque, fcruitcur des fcruitcurs de Dieu, a Philippes Roy dcs( c v, 1. n v j Sw.Crainsà eu ôc obferucfes commandemens .Nousvoulons quetu
Quetu es noftre fubieâ: tant enTemporel quâau Spirituel amp;nbsp;que: cc1 n eft /Jôy ic conférer aucunement ny prebende ny benefice aucun. Si tu as g hodquâvn dâiceux,fifaultilquetuen rcferucsles fruits pour gt;nbsp;Situenas conféré quclqu vn: Nous ordonnons quela collation en, â Me, reuocquons tout ce qui en aura efté fait, ôceftimons fols ôceftourdis .^qui croyentle contraire.Donné à Latranle 4. des Nones dcDccembrelc.
an de noftre pontificat. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;n r ⢠nbsp;nbsp;nbsp;\
UKoy luv icfponà il dauttes lettres en Latin dont la teneur l enluit en.
Squot;. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, T r j-r r I Hr
' «WesüatlagracedeDieuRoydesTransois.aBonifacefoydifantfou-, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;/
' nbsp;nbsp;wL,peS ou du tout point de falut. Soit aduertie ta gr^de follie
'Wttmctité.qu'auxcliofes temporelles nous nauonsoueDreupout lu-' l'®»», tr Que les vacquans de quelques tglifes te prebendes nous appattren-' '?'4tà ioitîs.oyal,te que câ eft à nous dâen petccuoit les fruicts, te nous der- d«» Swtiancbant deïefpee,contre tous ceux qui nous en voudtoient empel ' HeoMton .ellimansfols ttfans cetuelle ceux qui penfentautrement. , ,bt;oyavantteceucesbellesletttesduVape,fltà Tatisaffembletles Trelats aume,6c enlcut prcfonce racomptala nouuellc façon de taire de Bo c'otreluy ,en ce quâillâauoit excommunié,6cmis fonRoy aume en proy c, I d'autat queBoniface nâeftoit pointlegitime ?ape,il appelloit de ce fait Xpoftoliclors vuide depape6cdepafteuY.Puis il dit aux prélats .levons ^^inide^^efficur s') a qui deuex vous la fidelité amp;cobeiffance,6cditesmoy aqui ^^'mNousbbmage des Euefcbcx,iurifdiâcions,villes, Sclionncurs que vous te â 4^ ces prélats d vue cbmune voix tefpondiret quilsneftoictfubictsny
I '*^iii\dEóme du mode que deluy ,6cne deuoiét obeiffance ny feruicc a autre q'ialiiy,i^outlaper(onne, Couronne, grandeur, 6cmaiefte duquel ils cftoy ent ofirt Je d employ er leurs vies 6c biens,comme fes tresbumbles 6ctrcCôbciftans fer ***^3 ⢠toxs^cÃubieÃks. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;\
L hiâ^oY^ tftantparleP ape folicité contre\eEel,ne v onluttoutesfoisy en-
^â^'^r^^ârt^eanen- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^^11 dvne maladie, que pour ellre empefcbe en vnefor-
f^dfiiil'Aa- p nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^sEfcoIlois. Peu apres le Poy Philippes le Bel donna en nu-
jârj nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;m^du Roy Anglais qui fut depuis Roy loubs le noi^
re Ar J nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;pendant par ce moyen lier les cÅurs des Roys deFran-
⢠nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;mais tout le contraire en aduintfCard:^^
'^dèursdâp^^^i^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;guerres qui depuis aduindrent entre les fuccd
eleterrefoubde nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;diceluy nafquit vn fis qui fur Roy d'Ai^
RovdePrancpn nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^^l^efme,qui apres la mort de CharleslcF^^
heu fera
fi-jyantle mieuY nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^iJoüpsix nyen terreny en mer.S^mCo/utrn^
moyen dâoppoferfora°cZ°!c!^amp;quot;â'â'â^'' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ildoo«
afTeurance de f-i vi^ ^râe a * nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;i^^oiiuant aucun lieu auguelilpeiitrroU'
igt;nns
lâItalie urinal mrrllr nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Ã^ amp;rla comme vn vagabond, futenhcGilc
ces pyrates veauz deuir ia vdlg V/T,, mpiralennemy.AJemtliif ^l^eparcuxamvablemfnfi ,â n ⢠nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;IdentilhomeFrançoisavat
â¢^oit Sara , jfiecon^âeuquot;dZudrdâ^quot;â' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;g^deres,mb^adk
â'^^dron. ^raarr^ccroar ^^^^ueftp^^sfembfnr i ^^^/^^jl^Iecours de dès amis. Cegentil-hom-Ccdlc gallcre amp;nbsp;le nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fufnilfttantquelemaiihede
i nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;quâdpourrontiterdr
â ... ^y^dorédfil^^l^ydi^.^y^'r,a^^^^
^^pfisgrandoueceliiv r,, â ! r deceluy quilcraignait, quieftoi[rf^lt;^^ par dautres nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^1 fouffroit. Toutesfois Guillaume de Lonttatet,
l^Ucr.
ii
l:ee contre lâexcomm â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;mefme, 1 appcllaticii quâilauoit intetiet-
â 311a en Italie ôcf:, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;dudit pape. Adoneques illd
rL retardement eP /''^^^^''^P^f^^^^^^^^^^difantquelacaufedefadMei-
â¢^Jcf quot;â*' que accord entrai nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;edloitfuruenuedcmetttequfl
^efoixintrm P nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;le Roy, ôc dâautant quecydeifus nous auonspal^
Pf^^P^P^^^^P-oy audit Pape, ledit Longaretou fo-
vnvrgt; ri nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;e Roy luy faillit: fournir vne groife fomme dâartrent parla
An^nil ques inquiets de Siene ou de Florence, nommez les Pétrucci, ixcufes nbsp;nbsp;nbsp;F e oy auoit enuoye vers IcPape l'Euefque dâAuxerre, Scies Prélats !(
utfrints. nbsp;nbsp;ç ^^3000 enuoy erct audit Pape vne commune legation de trois dâentre eux, pour
excu cr enuers luy, de ce qu â don mandementils nâauoient peu aller.à Rome, pour en auoir eue empedebez parle Roy, corne nous auos dit cy de fus. Le lâa-
, P^P^^^^^^^^^^^^â^P3â't^^^urexcufe,ôcnependditpasqueleRoyluyvoulutilrel' â ^3uuaiie partie, ny atranter a fa vie,ains cuidoit que ledit Roy votr-lutdeulementdc feruir de don appellation, ôc quâil en eut donné la charge à ltyâ' galet. Edlant Sara reuenu en G maidon, deguide en habit de varier, adFcmbbl^' crettement trois cens gentilhommes François,qui apres les guerres de Sicile
PHILIPPES LE Bel 4. Ãlt;ÃY 45. LIVRE XÃIL ôâj Lpaixfaite entre les Angeuins amp;nbsp;Aragonois eftoient efpars en diners endroits 'lLalie,ôi leur donna lâargent que Longaret auoit eu des Banquiers Petrucci. 1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â
Longaret qui auoit corrompu amp;nbsp;pratiqué par dons amp;nbsp;prefens, quelques EabL ^ansdelavilledâAnagniajôc qui pareillement auoit complotté auccques les Gi- â*-«*⢠Ldlinsdcladite ville, fetrouuaauec Sara. Ils fe mirent en embufeade bien pres 'icladiteville, enlaquclle eftoit le Pape,amp;eftanspar ceux de dedans introduits,
point du iour ils efleuerentvn grand bruit. Les courtifans amp;nbsp;les Cardinaux crédulité, ftnfuircnilesvnsi^a, amp;les autres là .Comme le Pape Boniface fe vit trahy, ilfe Ãtnôrvcftit haftiuement de tous fes ornemens ôc habits pontificaux, fault nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;-
I Itiuiifonfiegc.Saratoutfuricux iurantScblafphemant commevn homme l qtivemmer fon ennemy, Ãc feu venger, entra dedans la chambre ou eftoitle 1 E'i'tQt'el neltiy refpondit rien, mais comme Longatet lut entre auec 1 efpee I â«tinnoinv ,1c menaffant 'de le mener en prifon à Ly ó pour le faire depofer de 1 fâ*liBiitéPapalc,lePapeluy refpondif.ïcnduretay bien volontiers,ce qui ad-1 â»tictbonVapeSiluerius.'ToiiayeulcfiantattaintSc conuaincu delherelie 1 *«Mteois,ftu parle feu iullemêt puny d'icelle, êc receut entiers Dieu amp;nbsp;les .-.M âl'lt; I UiBcsdivne guerdondefa mcfchanceté.Dontilnefautquettitelbahnies 1 .â«feiniufteinent fiirprins par toy heretiiiue Sc mefehant. On dit que tout in I .»«nmeefte premiei e fureur de Longaret tomba, amp;nbsp;donnant feulement des I AiuPape amp;nbsp;pillant (onPalais ,ilfen alla. Leshabitaiis d Aiiagniaquine 1 .Wnthln de cefte entreprife, ic qui hatioient elle cotrompux par Sara, ny 1 Ãnaaret, eurent commiferatlon du Pape, Sc ceux qui auoicnt intelligence I '*i«sdeux,eftaiistouchez d'vnremordsffcdâvne repentence prindrentles 4L..4«.
\ nbsp;gt;voutlefecours8cdeliuranceduPape,fibienqtiettoisiotirsapreslaptin^,...^
\ Wntfecouitipat force gensqtiidesvillesvoihnesaccouroientaluy,il utf 1 Mdc prifon 8c deles gardes quil'abandonnerent. Atilfivn çand nombie \ '»»tames (ortitdeRomèpoutvenità fonfecouts, 8c en finle^tPapeartu \ '^mc,laouil mourut le ttente-cinquieme lotit aptes faprinfe ,1 an de lalut ..r. 1 *»^11015cens-ttois. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;____
^dironiquesderrancedilentc^uec^uandlciapeD nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1
^iwiAivlsiawelUiu confei\à eTtancc,AUaouta 5:çrovofaà a(lem^l KonCeA çoun remefe,amp; affcx q«e\es oMcns des Cardinaux nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;quot;
'«»»«.CoWes lt;^u'A auoit à eçofexA'leMs auoidaii vaCer Se 'pitonsScoiacesneb^ Mentimwe ,dfâen aWaadacued Aiiagma,YOUi tem | '«««lt; Stfe mtt en\a s-atde de ceux de\a cnè,en\a(^ue\\e (es aduetlanes V al-
1 «Baw.ïaiquo'fWaaï.iunsQuinauoiemmoyendeKhftM.roantteietai. t
I Wms,QuAs ^mffentrcceuoitdeut Vaçc, Se ûtoftqu Asj atnueicntpis Ie \ '«itWtmt,8e nat deux fols culà aleVaçeeftte tue YatNttcVaeualietColonois,!
\ Wdlf onlc deftouma, loutesfols à c\a main atmec du gantelet il le h aç | \ ^^^\ix\(i\\Ãaiüe,VuÃQuesà 2,ïanà eeff\i(ioïv à eCanCT ,Ã)c£\.\tVà kVapeCOU vue \ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;GvûWaume à eI^oç,aYetÂ¥Yaucc\s,lt;Yve\eVlt;o'y auoxt a.
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;à eWev. Q^uà ^Ao^aret V eut couà uu a Viorne,û
\ WN^\Qx.V\gt;ou2lt;ïïo'o\eVlt;o^ ^o^PYaucecp.ùc^VïVomç^à eto'^^patuvoquot;^ ta avo
\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;à cfeuà Ycà etcscuuemts,am£v quefes pYeÃecefetsont
\ W\Q\ixs nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Ãe'Seuà ùVs tieus. VeV ape cbmttXe à 'tSeteut à eutteXe^oN nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;J
tCüUïS.
^tXxixdç.ç.^Xviaj^^'^jLtXaXeuXcKouxCatà tuaX^Xu'^ covutuaubautcYuÃcu otaou-^ \ ^'X.tc^\.'j.Gsqçj\Q^^^._p^YsVbvSc'Vape£^tuXt à cà ausXe à ia£te\_à .e£atuôî. Xuâ^c.a
PHILIPPES LE BEL 4. ROY 45.
Rofrie,amp; luy print vn flux de ventre,amp;(commc on dit) entra en frenefiâ licru- ' vehemcnte,quâii rongea amp;c mangea fes mains,amp; mourutpitcufemcnt)amp;
3** '1 ⢠nbsp;nbsp;riieure de fa mort furet ouyes foudres ôc tempeftes horribles ,wdit cbäliem.
Voila ce que difèntnoz Chroniques,mais autrement racomptececyPlatinccn
) la vie de Bonihice. Car comme ce Pape arrogant eut interdit le Royauincdî 1 '*** \tJf^^J^/France,amp;:iceluycxpo{écn proye, le donnant à Albert Roy des Romains,If
1 Roy Philippes pour dompter lâorgueil de ceü homme, enuoya Sara Colonnf» 1 / ciu il auoit nrehepté des Pyrates,à Rome auec Guillaume de Nogarct cbcualif^ « Gafcon,ou du pays de Lâguedoc,auquel il fc f oit fort, fous prétexté dâllerpti nbsp;nbsp;I
Cetonue blierla fon appel au C6cite general.Mais il auoit bien autre cas enpcnCee,atI' j eeHdeniu^. Colonois, ayant hiiél amas dâhomes, amp;nbsp;ayant des intelligences auecles Gibet 1 lins que le Pape auoit tourmentez à Anagnic,y fut receu fccrettementdenuid 1 auec fes forces,ôc deux cens hommes dâarmes qucNogaret raemi,desFrançoJî f eïpars,au feruicc du Roy de Sicile. Si quâentrans en la maifon paternelleduPi-pe,aprcs les portes rompues, fe fiiûrent de fa perfonne, Sc le conduirentptilon-Rome,ou il mourut le trete cinqiefme iour apres. Ainfi(dit Platinclnioa rut ce Boniface qui prenoit plus de peine à fe monflrer efpouuentabic (juc Religieux,aux Roys, Princes, na rions, amp;nbsp;po ten tats, Sequi fefforçoit dâofer amp;: don ner à fa fantafie,les Royautez, amp;e feigne unes, de chaïfer amp;nbsp;remettre les grands comme bon luy fembloit,nayant autre deûrque dâamafîcr des trefors de ^ucl-fuA, Sc fins aucun efgard deraifonamp;iuilicc. Apprennent pur ⢠j llipt. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;lâexemple de ceüuy cy tous les Primats,tant Ecclehafiques que temporels, de ' l
CO m mand er, âc au Cierge, amp;: au peuplenon arrogamment, ârauec infolencc» /j
. â comme cefuy cy duquel eû: faiôbe mention, ains débonnairement, amp;: en toute ⢠â f^^odelîicjâe:aymêtmieuxelireaymez queredoubtez,entant quedelafrJpeut' i procédé a bon droit la ruine des Tyrans. On tient que ce Pape fut fibrouihi ^^hcorde amp;: les partialitez entre les Italiens, amp;:nonimee- j
' ment entre les deux plus puisantes Citez dâItalie, Genes, amp;nbsp;Venilè, au grand malheur delà Chrefi:ienté,ôc fur toutpourlelècours delà Terreûinôle. Apres la mort dudidl Boniface, les Cardinaux, Euefques, amp;nbsp;Prélats fen retournèrent a Rome.
Peu deiours apres là mort fur créé Pape vn nomme Nicolas, natif deh ville de Treuiïe, chef de lâordre des Iacobins,ne de bas lieu,amp;: voulut eüre appelle BenoiH, neufefmedu nom,qui efoitlenom que Boniface auoit deuantcjuil fut pape. Bonifiée là uoit crée Cardinal Se enuoyé Legat en HögrieauecCbit de Martel ia mort, fis de Charles le Boiteux, pour difpoferles Hongres a le receuoir pour leur Roy, apres la mort dâAndré le Vénitien. Ccqui rendit ledit Legat agréable aux François Seaux Cardinaux partifans de Boniface. Eflant deuenu pape il excommunia Sara Sc Longaret, Sc pource quâeuxamp; SxcSmun'14 quelques Citoyens de la ville dâAnagnia qui efoient de leur intelligence ne comparurent pasà vnadiournement perfonnel quâil leur ft donner, il les fr / par contumace conuaincrc de leze Maiefc diuine amp;nbsp;humaine. Il rcceuten f grace Pierre Sc Lacques Colonnois, qui prouuerentefre innocens de la vio-Jence commife en la perionne du Pape Boniface, toutesfois il leur deffendir amp;c inhiba ( fuiuant lâinhibition a eux faite par ledit Boniface ) de porter le ebr-peau rouge, voulant en cela monllrer combien il honoroit la mémoire de Ro-nifacc, Sc combien il approuuoit ces decrets.Le Roy de France enuoya vetsff
PHILIPPES LE BÃL4. ROY 45. LÃVRÃ XIÃÃ.
P« Ambafladeurs, pour fe purger de tout ce quon luy auoit peu obieder de ci difantquâilnauoitpenfé aautrcchofe quâà appellerdcuantleÃege Apo-ftolicderexcommunication amp;: interdidion dudit Boniface, quâil nâauoit ia^ â¢^sisrienfccu delà violece faite en la perfonne dâiceluy. Le Pape Benoift print '«cxcufesduBelenbonnepartjamp;luylcuantrexcommunicationdefonpre-âIccefleur le reconcilia à lâEglife. Ilreuoqua les reuocations amp;nbsp;graces expecla-Jiucsque ledit Boniface au oit ottroyees contraires aux faints Decrets, amp;nbsp;vou-^ lutqucles eleâions,confirmations ,amp; autres difpofitions des benefices de ce ^oyaiimeeuflentlieu,amp;:quc ceuxà quicelaappartenoit,envfairent comme ^pirauant, amp;c fur ce ottroyafes bulles amp;nbsp;lettres apoftolicques quâil enuoya au de France.
fitaflernbleraParisenlâEglifenoftre Dame plufieurs Euefqucs,Ab-ºrons, amp;nbsp;Clieualiers,amp; leur monftra vn eferit que le Pape Benoifi: luy a-â^'tenuoyé,lequel il fit lire,amp;par iceluy ledit Pape abfoluoit le Roy, la Roine, ^jTcmüet i ^^nfans,amp; fon Royaume delafentence dâexcommuniement que le Pape Bo-^eauoit prononcez contre eux, combien que le Roy nâeuft de ce fait aucu-J^Pourfuite,ninfi quele Pape lâatteftoit par lefdites lettres.Et pour faire aide au ^^yiafhn quâil peut réduire fa monnoyc à la valeur ancienne, il luy ottroya le
^esdes benefices de deux années, amp;nbsp;excommunia tousles aduerfaires du-â»loy amp;nbsp;de fon Royaume, amp;nbsp;aucc ce reftituoit au Chancelier de Paris, la fi-^'ftdclalicencedetous les maiftres de Theologie amp;nbsp;Decret, laquelle faculté P ^peBonifaceluy auoit oftee, amp;nbsp;icelle retenue à luy, amp;nbsp;à fes fuccelTeurs. Ce Je décéda le huià ieme mois defbn PÃtificat,amp;apres fa mort fefmeut fur lâe-^ondâvn Pape, vue grande altercation, non feulement entre les Cardinaux, âââ'saufli entre les nations Françoife amp;nbsp;Italienne. Le nombre des Cardinaux ç'^Ãois cftoit grand, ôc auoient grandes intelligences amp;nbsp;authorité en Italie,
I nbsp;nbsp;^Bonifaceau commencement de fon Pontificat eftoit tout François,amp; en fa
des deux Charles Rois de Sicile, plufieurs Cardinaux auoient efiécreez Papes précédons. Alors doneques les Cardinaux Fraçois tenoient la plus ^âpartie, ôc vouloicnt faire vn Pape à leur deuotion,qui fut François, amp;nbsp;au ^^'^'lireles Italiens fauorifans leur nation, en votiloientfiirevn Italien. Ilya-vnan quele fiege papal eftoit vuide, amp;nbsp;en fin ils accordèrent que les ^^dinauxFrançois miffenten à uant trois Cardinaux, moyennant quâaucun / /'^^neuft efté ny ne fut contraire aux aéles de Boniface,amp; que les Italics euC choix ócFoptio de lâvn des trois. Il y auoit vnArcheucique de Bordeaux
ââoipmé(felonaucuns ) Bernard,félon dâautres Bertrand Goth, quiauoit efté
I ^'lt;!Archeuefque par Boniface. Deuat que ceft Archeuefque fut Pape, il cftoit ortennemy du Roy de France, dâautant quâaux guerres de Guyenne, le Com-^^de Valois frere dudit Roy auoit fait plufieurs maux à fes parens, amp;nbsp;à leurs ]sââemy det ^ons. Or fil eftoit bien volontiers nommé parles François, ilnâcftoit pas Fr4»figt;û.
j nioinsdefire par les Italiens, amp;adoncques lâan mille trois cens-cinq, il fut cfleu
1 ïâ2pe,amp;:vouluteftreappellcClementcinquiemedunom.LesAnnallesdeFrà -tcdifcntqu il cftoit Lymofm, mais en cela elles fe trompent. Car il cftoit du pays de Bazadois, gentilhomme de bonne part, ydTu delà maifon des Vicom-
Gafeogne, amp;nbsp;feigneur dâVIefte enBazadois,dont il eftoit natif, âouilntbaftir vne belle Eglife en laquelle il fut enterré quarate-cinq ans apres
^ss nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;PHILIPPES LEBEL 4. R O Y 4;.
P^^s diccllc Et baEir en vn pnys Eerille amp;nbsp;clefert,vn desplüsfot^^ lt;: altenLix de France nommé Vilbndrant appartenant auioLirdâhuy 2UxSd' gneurs de Duras.
b Roy le Bel Put aduerty que ce/l ArcbeuerqueauoitelléeûeuPJ' P^^^ pour fe le rendre amv -, Sc pour eiPacerde la memoi^^
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^^^oontentement quâil auoit des rudeÃès Maigreurs du Con^'
f nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^^^^^^^^^^IbgePapalenAuignonjlaou leditûege dcmciit'â
, amp;âpremièrement vint en lavilledeLyonenlaguclIed^^
â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;vnerZ'^quot;âr''T^^^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;FranccjdâAngleterre, It dâAragon, llye^^
rent nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;qui de toutes parts de lâEurope y arriu^ i
leanDuc^e nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Furent eilouiPez amp;t tuez delà preiPe. Entreautr^^ /
ePoit charp-ee nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^^^ocable Foubs vne vieille muraille de Saint
bleiTc ôt le Pane nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^^^ombaFurluy, amp;: le tua.Le Roy de France
tellement 000^^00''^'^^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;rudementFoulléSt blelTédvnpicd,
ç . pe ddvne^^^^^^^^^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;dedelTus Fatelîe, dehgJlIed
chron^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;y^^lcurdefxmdle Fonnsdâolfot
du Pape ten ans lelt;; r f st nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;France amp;: fes deux frères ePoient à piedpres
tlFutc^ouron^^^^
dmauxfesLep-atsen Tm!â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;des ceremonies Unies, il enuoya trois Car-
amp;c ordoner tous affaire nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;toutpouuoir amp;: authorité de commander
Cnrdmaux^^^^^^
lean âc L'tq'-^es Colonnes nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;FeulItalien,linon quâilrePituala dignité^
oncle luy rendit vnetm^fe^re^^^^^^r ^f^^^^^tellé nourri ôtelîeuéparFâJ dâvn bon nombre de beimieurs nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ce bien fait. EPant accom/f',^
dâvn petit badeaupour mettre le'ni nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^^/^it oncle comme il
ville de Scafufe ôcletm d T ^^^de^ngedelariuiereduRhin/^^^da d^y^uoit voulu Hdre la ville de nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^^^trequefonondci^^
vcl.tfurl'e FrdnccsEleéieursdâAllemafrneea nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;duy appartenait de par fa mere.
reur,ôcfutlonsuementv.f^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;FurlâeleétiondâvnEnf
^fnryy^m pitainc qucgrand Seigneur.
ffreur.
élion, amp;: incontinent apres
m dedans deux ans a/res if r nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ââ âây nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1â''
tres deux consonnes /as ks Cas/P/°'''- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;tteeu^
ne Ss l-autse consonne oSist/ r ^j quot;quot;nbsp;â
lean nni nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;' fn nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;⢠f-'C qui naauint ïamais a autre Empereur
tance de fnn n nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Albert fon onclej ePanr touché de la repeii'
nltence n nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^ouuer le Pape Clement pour en rcceuoirbpt'
donner \ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Ã telles pelncs quâil plairait au Pape lupor-
^«M/'on tie/t!le renuoyad lâEmpereur Henry ôcluy commanda de denii^-
n nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;onne dvn Empereur. Henry le condna a perpétuité dedans vnino
na ere. nbsp;nbsp;oneques lean fe renferma dedans le couent des A uguEins à PiP^i
laind^^
PHILIPPES LEBEL4.ROY 45. LIVRE XIII.
â^tfmeannee que Charles le Boiteux Roy de Naples deceda. Charles fils de
â¢yindEh aifné duditBoiteux, eftoit cn Hogrie qui luy appartenoit à caufe de
mere .Robert oncle paternel de ce ieune Prince, eftâtallé enlaProuen-
^t(|uicftoit de Iâhcritage de ton pcre fut par les peuples dudit pays receu pour
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Comte.
I nbsp;nbsp;LtPapeClementtenoitfonfiegePontificalenAuignon (qui eftoitlors du-
I daComté^ôcfutleditRobertparlePapecouronéRoy deSicile, Screceuafoy
1 ^liommagc du Royaume dâicelle, aux mefmes charges amp;nbsp;conditions que Ion
1 I^i^U^tandpcrey auoiêteftéreceuz.LâEmpcreurHenry accufoit laduis nbsp;nbsp;nbsp;ptÃritHt-
I btnçtîtursprecedes, en ce que par couardifeamp;nóchalance ils n auoient ofe en- Oâ7*
\ 'â^ttnltalie,ôcdeliberadcnetrauaillerà autre chofequarcrnettrelanciënom
^^fttnpeteurs enlcur premier luftre,hohneur,5lt;authorite.Il con 1 eroitau 1
Mlemagne qui eftoitla mercScla nourrice de tant d Erapereurs,p u leurs
Mtsauoient efte faites autrement quâil ne falloir, Sc que pour e eu nbsp;nbsp;uc; e
«WA cinq Impctcuts auoient efté tuea, amp;t qu ileftoit befoing de chaffer Jr*. ^^ûttcsdAuftrichhuditDuché.affrnquecefteheUc amp;nbsp;grandeprourneenc
â»fatocquanxEmuereurs.CedeffeindeYEtuçereurHenryfatdefcont^^^^ P'WngneursdeceçaysU.amp;dela nafquirent çluGeurs ntefdrffc^nsamp;^
gt;«amp;\ni«rie«(esçarottes contre ïhtuvereur 'â»4tequefi\Nou\oitfaite\aguetteenAufttichc,dnefut nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;-i Ln
â«®tVOUt\eâ¬avaduditDucW.
?â®îaitiiucnit,aconfitmaenice\uy,Â¥edeticfis nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;et , nbsp;nbsp;à â utetdc
^Wn.Ufo;amp;chommageYOur\editDuche rUuy
rT^ëtSSÃ
^ëÃsarnt^cuteW
AiTOtnmeVeï.o^aumedc-Bohenac'nntenUmM 'Atiadcnaeutt\onguementdevu«.heTave nbsp;nbsp;nbsp;, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;foubsYacon-
YWAverenrenrnefrneternvsauottuotaatrt^cet^^^^^^^^ ^tfonûtamp;à eîtetretueÃquedeUatencedenuj.
''quot;'*ut(^cônte cViofe aifjattenante a\a tiame e nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;enceffat
'âYaÃanqueXeamp;ortmarttevneatntetÅut in '®uiiit«\\eque\eittVearvauo'ttet{OuÃec. enuo-j. \ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Ãetnneut
0^ancnnneNondrdvireRRer à o nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;çtandenr
w\\q lexoït eomm'a.ndé te. cpac nbsp;nbsp;nbsp;oe mo'j enu. monte nbsp;nbsp;^.Q^^xa^e ohvandtt
anctens teXstanes Empetents. LAats ee
^e(ltvns,5 -çtotet^ vatNantettes,vateSotts
ŸaT'quot; nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;tâ^^^â^retrol qnr\ Yottottà X^tnv«-
^ItWiale de\a nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;aftettion^ Y ceqùlWu'j v»b-
rtxix.Ca.'ôûvenqueXevaYelntîEtentdeRommc tene ra » nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'^vn
iembloitnedeuoir permettre ny endurer que les alfaires delvneStdelii^^fi dà pendiûent tellement des Empereurs, quns neaemeuraiienttouiiouts^iâ' puiûà nce ôc diipobtion des Papes,ôcconiideroit quâil ferait vn grand torcil^â^ Pontiheat Seau liege Papal St quâil lâairroit a. la polierité vne perpetneJlci^^ ^itiie de foyjfilnelqauoit,nepouuoit, Si nâofoit défendre ny garderparcoU' feil ou par force,les droits de la puifà nce Sc la grandeur des Papes, qui dernf^ en main Sc par tant de hecles felloient conferuées Sc quiluyedoientefchei^d donnantes. Alors leslècrets delfeins du Pape St du Koy Robtil ue l^ diuulguerent point, maislaHn monfra que les entreprinfes Empereur femblerent trop grandes, St furent redoutables au Pape amp;aii' ,^\i f^^^^^^^^titreeuxdenepermettreque lâItaliedeuintfoubsb P^mlancedesAllemans.
il nu- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;armee en Italie, St ia efoit arriué furies eerresdit
^^^'^^^pE^^^^^^^^^^dubault dâvnemonui^ 1
Pr P ^ines de la Lombardie ( qui de ce coféla efia premierePtouin- /
S4.- ' If^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;mains,Sc regardant le Ciel
Dien. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^Eglantes^faftions dâItalie, ni Ly^portaûèn^^^^
* dit nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fe qu elles auoient fait a fes predecelTeurs Empereurs lAufion
nâatmienf,-gt; nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;de fa bouche, que iamaislefdiresfadiof
iamais nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;prédecelfeuts, dâautant quâils nâauoieni
pereur fi l v nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Ifi^Ucs, Sequ âil n âaduien droit aucun mal à lâEm-
âgt;»»Ãiiriy. bien oh*H ⢠nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â ic nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;imprimer dedas là tefc. Ilcognoilbii
^-âquot;f^â^granaeura«Lai^â-'
bnlamp;deum nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^â^tnyloiable que ce debt. II.wou delis emiay/caAm
tkreno^ ^!râ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^'^^^^â^â^â^^S^dedeuantla ville d'Arezzo,hqaA
quot;quot;'Tquot; o.. y°â^'â[^biegee pour remettre les bannis de leur ville chalTez p.vUä» «^rhrf,a,, contraire. Voila ce que rEmpereur manda aux Florentins. Ses AmbalTaJeiia
h-de braues amp;: fuperbesparolles, quimonilroient f Sr4itep4rol. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Câtils difoicnt que ledit Empereur qui eEoit yiâ
^gt;^^y^orieux,grandjtreûagejâlt;:puiûant,elloitdchaenl(3lit) e»rs. qui ^^^uoit vne armee compofée de nations edrageres tireesde toutesprrti oingtaineSf vaillantes, ôe braues, la force amp;nbsp;furie defquelles aucune autre rr-
quot;^ucun pays ôc aucune fortere/fe ne pourrûient endurer. Les Florentins KtFfà ^Jef pon ic^ut que la harangue desAmbalfadeurs ne faccôrdoitpas biéentout. F/orentiit). nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;cc quâils dHoicnt que lâEmpereur Henry efoit vn treifagePrincefSctju'il
uaènoit de h braues nations en Italie, cen âefoit pasgradafedeftgeÃ'e, veuf^ ^ouHes grands Empereurs auoient de cou fume de mener les Italics contrei^
nati ons, amp;: quâiln efoit raifonnable qu âil comtnandaf aux Florentins ^'»Ee. P^^uicrrrc leurs bannis, ny de remettre en leur patrie ceux dâArezxo chalFez.
rei/rs. nbsp;nbsp;nbsp;Et que quant a ce que IcfditsAmbalfadeurs les priaient de receuoitlâEmperetx
Philippes le bel 4. roy 45. livre xi il ^^91 '*'leurvine,ily aduiferoient quand il feroit plus pres.
Ccqui les fitvefpondre fi hardiment ôc librement, fut la ligue Evite auec-lt;lu«leKoyRobert de Sicile,lequel eftant par le pape Clement enuoye de houenceenltalie,y arriua deuant Henry . Or eftant Henry delcendu en Ita-^^iptcfquetous les Seigneurs des villes dâicelle allèrent au deuant de luy, es ''''^çitaffeftionjles autres par crainte, amp;nbsp;les autres par deuoir. La ville de i ^lt;:on\tnc toutes les autres villes dâItalie, eftoit diuilce en deux taârions . ny
1 âP'iniin eftoit chef des Guelphes ôc Matthieu V ifcomte,des Gibe ins, mars l Watbieu eftoit chaffé de Milan, amp;nbsp;eftoit (^à amp;U vagabond auecquesbien I ^^'iietnoyens,ôc beaucoup de ncceffttez. Il alla trouuer lEmpereur en a l lt;Uft, là où vne grande multitude de bannis f eftoit rendue, pour le lup-j nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;le les remettre en leur patrie. Ils le fupplierent amp;nbsp;confcillerent evou
à Milan ,luy remonftrans que c eftoit fon chemin, Sc que a comrno ' nbsp;nbsp;V., nbsp;nbsp;_ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;} J . nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;_____U«;.. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;/.n vlllP. V
anaires d Italie ly appeiioit. a. isuipctvu. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;. lâBmprrw
^'quot;itnoit, demandant à toutes de lâargent pour les fraiz de Ion arm nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;. jgt;rie d'aller.
.llalùdoncquesà Milan, amp;nbsp;comme il eftoit en chemin i
aller, Guv Turtian chef des Guelphes aductù quel Hiupereur ne ai oi l^Ãmd compte des Gibellins, alla au deuant de luy . La pre ence nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ckf Jti
^SuppailerlMilan toutesles querelles ein,les,les bannis fu ntlans ^uft dommage ou ignominie dâaucun remis . La ville eftoit toute pleine de '^lbdallegreffe,derchouiffance,amp;dâvne cfperance de repos, quand Itm-l^î^ütftivnimpoftpour la folde defon armée,amp;pour foncntictenement. ?^^^itwâonleuacentmille efcu2,ala grande crieriedu peuple quieutvou-^\4^eurbienloingdelà ,amp;enlad'lvilleplufteursefmem^
lei«
quot;^«crenr nuimalaifecment furent affoppics -E^uïnilletroiscens vnTe,le â'^âà dafcftedelâEpiphanieledit Empereur fut enlEghfc Sainà Ambioife ^Mn,couronné delà couronne de ter . DeMilanilallaauxvftlesvoihnes, defquelles deleur bon gréluy ouurirentles portes ,les autres de cram-
'^'^bsaXes par force. Il créa MathieuVifcomte fon Vicaire,^Lteute-'^WalaMilan, mit à fapofte des gouuerneurs at^ autres villes
^l^atmis ordre aux affaires delaLombarà ie,il alla a Genes,la ou il fut tiois %^yreeeutamp;cefcouta fauorablement les Ambaffadeurs de EedericRoy ^^i5on,Quilevenoient prier dâentrer auecquesluy en ligue contre o ert contre
hSieile,Scies remit ÃRomme,leur donnantbonne efperancedefairece nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.i-
lùbà emandoient.Ilpartit de Gennes par mer auecques quarante ga eres es
enallaaVife, faifanttoutlelongdela cqfte delà mer marcher la ^Mieïiç^g^-tjYie grande partie defon infanterie, Sc faccager les terres desLu-^'^^l^^V^urce qu'ils effoient liguex auecques les Elorentins. Il demeura moins ^hbq\ii\rvauoitfaiöi.a Gennes, Sc delà tirant aRome,il ne peuten lEgùfe ^i'ad.VVerrereceuoir latroifiefme couronne comme il défit oit, pour ce que ^^'\iirùer là , eftoit occupé parla faOciondu Roy Robert Sc des Vrfins . A- T/4u?fwr ^'^â^tq\i(tlt;^\xeceutRditecouronne enVEglifedeLatran,parla maindequel- bRomâms. ft'icvÃ^xô^maux.Ilimpofavn tribut furie peuple Romain. Ce quile ht efmou-
ceux qui auoientauparauanttenuYe parti delâr,mpeteur 2gt;c des Colon-
QueVLYûpeieuï £ut cotiamt à e vuvà eï à eK.o« M vu v\
PHILIPPES LE BEL4.ROY4P
iTie, Sefen retourner a PiPe, la ou ayat faiél aûignerledict Roy Roberta certain
loui prehx, comme ledit iourfutvenu, amp;nbsp;queRobercneconip.2relfo}rpoin[,il
Sicile M nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;declarer ennemy deLEmpire, condamner criminel Jclezt
contumaee. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^jamp;cluy oïta lenom,les marque5,amp;: lâautborité de Roy. Cela irrita cnco^
^0 auantagelerape Clement, qui declaralediélarreilnul, dâautant que kdid lieu ou ilnehiifoic pas Peur pour luy,amp;:f ^^-^'^-r.hPapediioitquece^^^^^^
4 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;SC vadbldeLEglifc Romaine.
la vide dc^R nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;(allant la paûé de la Sicile en Labruzzo,amp;:ayantpnni
wt Iff Zâ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;rvs votamp;s. b éiÃk I
hoientauRov nvi^-Tj ' taâ ^^^^^^^^^^^^^^gt;Sclcshabitansdupaysnele Æ l^â'^'iucr,defZdcpfER'l'r
, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;en lu vdle de nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;dcmshJ,e,i/Audlgt; I
'^ââ^quot;''--meLddeeedlfnf f nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â
cinpoifonné dedans
.......1. /, nbsp;nbsp;Lort nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Les Floten,insL
ciitreleurscitoiens dpi K nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;l^P^h^^nl^urville, Sdaconcoré^'
a,ùte»,i, leutfdks bnîiniscnleuépnttief
qMlelioit orobiF^ ^p^,^ne^â:n leurs mations, amp;fu,amp;âvn£diapi,k-
amp;a, amp;Jnft furent iointz
bcparez ôc aigris nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^nlemblc les corps amp;les cucuts au parauant
peine Ãc minm^vou^^k^â^^1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ennemy tiré dâvne trranJ:
filâEmnereurpnf, 1 / ^^^'^^^^^^^â^^^^^nagonois. Le Pape auoit Jdibed
yeât der Sc cLfertousJsacLcsTai^^^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;d'aire la guerre, amp;:Jerci'angt;
A...^a.rreà en nu.tnt tuoir uur.. f â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^â^prreurtnort,dnevoulutdtk
tous eLZ .f1 â'ââ'L nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ce ntefntCcn,,
n ⢠nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;cicoientcn France iurcnr prwsamp;cniprj7onnczcndâ
-.Tquot; '''auchRÃv°quot;'â quot;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^Fquot;â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;par Ic rape amp;nbsp;1rs Card,ar^
11, rr,. R nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;leur punition np raargrlTcmmUns Icn,andrr,d
fut ptrtr ï' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;qucltjues vnsdtdincquell.,nskiâapc,draii^sl
f t i nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ledit rhiJjppes Jc voyant Papen/chdd:
] -I- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;P3pe promit 3. phihppes toute amitié moyennant ce gti(
rfconahe'^, ^PP^s uy promit de faire mourirtoLis les Templiers t^rands detraäeurs Ja
a O utions des Papes ôc des gens dâEglilc. Mais deuant quepadctJa c lo es ont ils cJloient accu fez, il fault aller bienbault Ãc parler quelque peu esoi ces indlitueziadis en HieruPà lem, tandis que les Chrcficnsla poJeJe'
^He7rn'âff,c' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;parlé cy deuant, mais dâauttint quelle
ntjalem. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;prefcntc dâen parler derechef, nous dirons que premierementpf'
rent les Chanoines du Saindi Sepulchre, IcPqucls affJloienttouhoursauP^' triarche,ôccelcbroientlediuinPcruicc. Apres ceuxeyen fut drelfee vnecoH'
ueej.
PHILIPPES LE BEL 4. ROY 45. LIVRÃ XIII. ^95 ,
0 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â J 1- ⢠nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;gt;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;/
P^gnie de Religieux en lâhonneur de lavierge Marie, lâAbbé defquels ne pou-fuffire pour traiôler ôc conduire les malades amp;nbsp;les pèlerins baftit vnho-
W amp;chappclle au nom de fainót lean lâaumofnierjoù. les religieux dudit deaierufale Wtalviuoiêt durefte dudit ?ibbé amp;: des moyhes, fans que pour lors les ho-'pitaliers euflent faiôl vÅu quelconque. Mais lors que les Chreftiens furent ^^'gneursde Hierufalem, il y eut vn des frétés delâholpital qui print lâhabit, ^tnitvne croix blanche fur fon veflemcnt, fobligeant a obedience, amp;nbsp;alTem-^Qtfes confreres, les incita à faire le mefmes,vlà nt de mifericorde aux pa.li-^^^samp;de deffencc aux pèlerins quivifitoient lesfainéls lieux, ôc fut cell or-Chcualicrs deuëment authorifé parle Pape Honnoré fécond, qui leur lâhabit quâà prefent ils portent. Ce font ceux quâon nomme maintenant
Miers de Malthe, depuis que la cité amp;nbsp;lâIlle de Rhodes leur fut oftee cleuatiert ?^^Sultan Soliman. Et dâautant que les hofpitaliers ne fuffiloient ennombre ^leMalteou ^quot;flaconduitte amp;defFence de ceux qui alloient vifiter le fainét Sepulchre, defines que plufieurs eftoient deualifez amp;nbsp;occis allans à leur deuotion ,il quelques vns qui eftans conduits de lâefprit de Dieu, fe vouèrent de les
5c delFendre, ôclefquels feruirentainfiparlâefpacedeneuf ans ^habit feculier. Le Roy de Hierufalem les nourrilToit entièrement dti fien Nre, leur donna lieu en vn coing de fon Palais pres du Temple, amp;nbsp;pour- rïpllcrspour ^ftirent-ils nommez les Templiers. En fin ils prindrent lâhabit blanc auec- ^uojmnfino ^'^vne croix rouge , obeilTans au Patriarche, en luy payans décimés de â^^reuenuz.
J Ws ceux-cy,dâautant que les Allemands nâauoient à quiauoir recours â^urlangueallans vifiter les fà inéls lieux, il y eutvnhonnelle homme Aile-^lt;lquibaftitvnhofpitalpourlaretraiôle de fanation, y fondant vne chap-â '^par lâauthorité du Patriarche quâil dédia à la vierge Marie, amp;nbsp;là print com-^ââcement lâordre des Cheualicrs quâon nommoit Theutoniens, amp;nbsp;eurent ordres chacun vn chef quâils appelloient grand maiftre,homme fage ôc expérimenté au faiéldela guerre. Voila en general ce qui ce pcult di-^'^âiiniaircment des Cheualicrs Hierofolymitains. Relie maintenant à voir cbeualiert 1 j'ddes Templiers, defquels lefubieôl efltout propre en cell endroit, amp;nbsp;Hterofolymi I %ns leur hilloire felon que lâEuefque de Tyr lâa amplement deferipte par en celle forte.
annee ( dit-il ) que le Seigneur Baudouin du Bourg Comte de ^.æhitelleu pour Roy fécond de Hierufalem, quelques nobles hommes quot;âere les Cheualicrs aymans Dieu,firent profellion de challeté, obedicn-â ^epauureté entre les mains du Patriarche de Hierulà lem. Aufquels com-^'^^â^^nâeuflentny Eglifeny domicile certain, le Roy donna lieu pour quel- LwnÅuz temps en fon Palais, vers la porte qui regarde le midy, amp;nbsp;les Chanoines
Æ Æ ^t^ple de nollre Seigneur leur oélroyerent la place quâils auoient pres 'ttt Temple, pour y baflir leurs offices, amp;nbsp;tant le Roy que les Ecclefialli-
Tâ^^contribuerent pour leurs vellements amp;nbsp;pour leur nourriture. Orla'pre-JPæt'e profeRion quâils firent, amp;nbsp;que le Patriarche leur enioignit pour remif-de leurs péchez,fut quâils gardaflentqueles voyageurs 8gt;c pellerins qui ve-
Jtoient vifiter le faindl Sepulchre, ne fuffent vexez ny defualizez par les vol-quot;tttsquilesattendoient enaguet.
Lnnneufiefme apres leur inflitution, à fçauoir mille cent vingt neuf, vnesaT
Mm iij
PHILIPPES LE BEL 4. ROY 41-
Zéfjjemllee femblee de Prélats futfaiûe â Troyes en Champaigne ou aïTiderentlesArcbc^ rlSâec^quot;'' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, amp;nbsp;de Rheims 6c le Legât du Pape 6c le!s Abbez de CiJkûUX^'
de Cleruaux, auecques plufieurs autres^Ãc en ce Concile fut inllnuee h reglc^^' L'i forme de lâhabk de ces Templiers, gui pormieni: la Chappc, 6c
Z-» re^le cr nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1^ croixrouge, pour ekremarquez parmy les autres, fuÃentib
lâh^é d» Cbeualiers ou freres lèruans. Ceux- cy legouuernans pour cjueltjue temps fo^ J,'/; I ^frnfhtrt. f^ioôiemenv ,fatisfairans au deuoir de leur regle 6c profelJion, dla Ãn mdp^lâ i nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;anslhumdicc ( qui cEla mere des autres vertuz ) ïeïou/lrabicentdel'obei/1^'^'
ictif d,fo~ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;qui eüoic leurinllituteur, amp;nbsp;duquel ils auoientrecculesptc-
tcffuncc. ^iers biens-h^as «Sc auancemens, amp;nbsp;defiians les difmes 6c décimés, à ' v/'iit' ^â^utruy,furent en fn odieux 6c fafcbeux d tout le monde. nbsp;nbsp;,
âe^l'^tnildes Ar,nn a nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;⢠⢠nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;f ^ui viuoient de ion temps. Ces Templi^'^
rrr-efTe^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^Ãuiä:ete, 6c enrichizparlemoycn dâicelle,
P enorgueillir guâih oublierendeurDica.l^
plufieurs trr^ni T^emphers eur faifoiencparefcriptsditfimstoircsunfola
Chreaiens,ren,ans celuyquiïs ,,oi,ii- '
f^nsurnfen^T^^^^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;en premier lim
, â lESYs^Cnn 1âquot; ^^âlÃâ^'^^d^^^^°croientamp;renonfoientnoareSeieeiiâ', quot;mort Se uafT, contre Lt croix amp;nbsp;image reprelinoiâf' â , ueauxvennr nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;amp;nbsp;clandetlinement ils receuoientlest«â' ' ,
tement amp;nbsp;ri nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;grandtnaiareeaoiteOeafeci«-' ,
idolatries
de lefin chriÃ.
''quot;â^â¢'quot;ââ¢'UmainsdesMK'^^^n'^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;quot;âeâyenquela terrefainâe elloitreJaiâeéi' i
roylefoupç5nauoitpointfautedepteaac,ret ' /
trak °Z quot;
yices.
Zxnr^k, ^^^ââquot;âr'Meabominable contrenature, amp;quils auoient vne idole âciimub- '/ ' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^eueltoiet de la peau conroyee dâvn homme, Ãc en lieu desyeuxlui âI
ps ⢠nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^^deuxefcarhoucles. On difoitqueccrimulachreleurferiioitd^ â /
iJoliiIrte cruelle.
^^^bqui 5' uy lailoient honneur Screuerence,6c qu il eiloitoingt tous lésons j ,' oela grelle dvnpetit enfaut,engendré dâvn Templier ôcdâvnefllejequclils hn I fçity d ou lâon auroitpefchécelle forte dâidolâtrie, ficenâdf Æ Â« Ãl^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ttribue aux forcicres vaudo^es. En tin i J
^^^^^niccufez quils bruûoient les corps morts de leurs c6pagnons,amp;c quâé' j gt;1 ttireleseen-j^â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^^dresauxautres,ayansopinion quecellcboilfonlesten ' j,
Jra^damtrs flus forts ÃC vaillans ôc confans à loulFrirtoute chole, ôccequipluslenp*p de dommage ef quâon tenoirpour tour alfeuré, que fies Chrellicnsed-* gt;
lenr fait le voyage dâoutre mer, quâils efoient perduz à caufe que ceux cy!^ 'K auoient venduz au Soudan de Baby lone, auquel ils auoient intelligence.il ' leurtchjir nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^culèz dâauoir conlpiré Contre le Roy de France, ÃC quilsauoicntpl^
mfquot;' nbsp;nbsp;fon bien pour en aider fesaduerlà ires, ioinflaulf quâils portoiét quelques clngt;nâ nbsp;nbsp;i
tncs elcrits en vne conroye ôc ceindture quilsauoientceindlefousleurs
PHILIPPES LE BEL4, ROY 45. LIVRE XIIL «5$ '^âHacIiair.EIloitdâauantageclefFendxi par leurs ftatuts, quâils neufleilt à tenit 15 * Wcsfonsdcbaptcfme aucun enfant pour le Chreftiennerjny entrer en lieu oû ây îuft des femmes en geGnc. Voila les crimes qu o leur improperoit,pour lef^ ^^dsils furent deffaits amp;nbsp;tellement arrachez de la terre , quâen vn mefme iour prins amp;nbsp;emprifonnez par toute lâEurope. Quelques vns difent que le ?^^ndMaiftre de lâordre des Templiers eftant preflaeflrebruflc a Paris,comme '''''t(|uâon neluy tenoit lapromelfe quâon luy auoit faite de le deliurer, pour-1 quot;^({uâil confedaft les crimes cy deffus recitez, à caufe qu il n y auoit aucune
P'^üue contre luy èc affin que fa confeffion fuffit pour luy faire amp;nbsp;parfaire fon V^îs,ilfeplaignoit delâiniuftice du Roy ôc duPape,ôcles adioutnatouS ^xà comparoiftre dans an amp;nbsp;iour deuant Dieu,pour rendre compte delà vio I à tant de gens de bien, amp;nbsp;dâhommes innocens qu ils faifoient mou-CcsTempliers furent bruflez lâan de noftre Seigneur mille trois cens-fept '^^^Koy mourut lâan mille trois cens-quatorze comme auffi le P ape fina fes «..« Diert* mefme année,comme les dattes deshiftoires monftrentle contraire
.^tteUTcmpÃeB futentfoites deux affcmblccs generalles des Prélats de 'â«Kdâvne au mois de May l'an mille crois cens-cinq a Parts y feant 1 Aiche-
Seiis,amp; l'autre à Senlis,ptefidant l'Atchcttefque de Rlieims,amp; » tou y«dâ¢x tut condamnée cede fefte deTempliers par la mefme coiamp;Ilion qui eftoient piifonniers. Tellement qu'il n eft pas vray femblab e a ce WtWeurs fouftiennent qii'envne fibelle abonne troupe dbomes, le ^oit Mellé sardê aux Templiers fil y eud eu indice tat foie peu enleur vie amp;nbsp;ta-*4tfiiLD'auantas;eauCôcilegeneralcelebteaVunneenDaupbinMlU ''!'ttllitleRbofne,ral'ani}ii.futdutoutabolylotdtedesTcmpliers,amp;pet nbsp;nbsp;nbsp;âiâ
''»«Euefnues8cMetra7olitamsdefairepunirceuxquotrouueroiccoupa--tgt;bâ '*1B queles innocens fero'iencnoutrixhonedemet du reuenu des comman \t»\u.ilfutpermisquedeuxd'entr'euxbabitaffentenfemble,^encore.
Cbeualiers de Saint lean euffent par decret du Ccincile partie de la cou-Sadesbiens amp;c retientix des fufditsTempliers condamnex.fi ed ce que ce Xteointlieu êsRoyaumesd'Efpaigne.Portugal.Cadille Sc Aragon.a yS'An'y auoit d'autres qtfetix, comis pour tenir rede auxMores, quileur °--' â¢quot;Ititcontinuellementlaauetre. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1. CJ
''l-aquelqUesautbeursqutdtfentquecommeleanà e-Boütgognecbeide SRà esTecupliers fut mené au fup^ice il proféra ces mots, Maintenat que coni Amnéi \ .'ââiunniismourir, amp;, qu'il n'edplusbeCoing de mentir ,re confede veritable-\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;cbvms contre moy ,ôccontte\es miens pVufteUrs mefcnancctez,^
' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;mérité vnc grande punition Sevn grand tourment 5 pont auoir en a
'^^âtéeteu's.aquiie ne deuois pas complaire, Sc pour les appétits douceurs^ Itfiviç, commis plufreurs crimes Sc villanies contre mon ordre, ftbien merite â ^^liMgtonelvreft.iénegt;.Ueslruy ie ne v eux plus viureny requérir qu onmé
. fiwli'q ve ,ny vier d aucune menfonge .Tü-ant aptes cela mis au feu, 2gt;cluy e-\ ^^au^eixà peu mislefeu aux pieds pour le contraindre aconiefferfes crimes^ ^lâ^Ufùdme qu apres quele deVtors du cotps fut du tout\)ruil.é, queles en-'â ^^dles pendantes gtillaifent,rendans vue puanteur extreme ,i\ ne te diuertlt s, \ouxt.a'nx. iamats de ceife premiere conRancc amp;c confeÃion , ne monRra '^acqxesancunftgne devouXoir cXtangerXvne ny Vautre .Xielamelme faqon
PHILIPPES LE BEL 4. ROY 45.
auflî moururenf auccqties luy deux grands SeigneurSjdontlâvn eüoitfrcred^ Egt;a.ulpEin de Viennois.Les biens des Templiers furent conüfquez à lâcoüron-s'tensdes nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;furent annexées les terres rcleuantes mouuantes dâiccllc,
remfiien ^^^^t^es furent par arrell du Pape données aux bofpitaîiers de Sainél Icdn â»//fwesL. fl-l^^iifalcm. Pareillement quelques autheurs difent quâapres quelePâpeClc
condamné 1 ordre des TemplierSjamp;qifil eut enuoyécômiûionâlâAiâ'
⬠reue q^Je de Maicnce pour faire le proces amp;nbsp;la punition de ceux qui fctrouuc-torenten Allemagne attaints deleurs erreurs SccrimejleditArcheuefqucâÃenr
3. es ques ôcautresgês d'Eglifedelà prouince,quicomeilseUoiétaHaH' lier nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;proces defdits TéplierSj vngentilhômenoméHuguesi-
mârn-inv . J nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Ion ordreayans les armes couuertes foubsleun
tuxf.,,,. dcuintlcPape nui
â»nK-i.m,. renwlicrs nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.Unformer doucement des vies amp;nbsp;aaions Jckltts /
crimeScdepriün nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;/
Acfunnnme I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nommes faOent ab fous, fied ce eue l'ordre 1
niez les cheualiers T Rl nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;de Sainä lean de Hierufalem depuis nom- /
des biens des Templle^ '°^â3: nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;de M.drhe, Mans enrich,z k aggriadiz /
Pommes d-orM.LjL nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;detourespârts amaife (^tdiides
fcrenTvnearr^eeS^^
noientprinfe voulms r â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;deRhodu furies Turcs fà ta- I
freurs aï,tres fvci^^^^^^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Bocc.tceTloreur.kplu: /
hbremlntdes vier,â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;quâils elloientriches, amp;nbsp;quâilsparloitnt nbsp;nbsp;/
irritèrent contre en '/ 7 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;amp;nbsp;desimpoPures du hege Romain, tl^ nbsp;nbsp;/
au R nv^lt;t nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^ourir. Celle cruauté donna vne mauuaiCe rcpua'^lon /
des cilmes7'^^-^^ nbsp;nbsp;nbsp;dcourt quvn prince qui le rend trop feuere à la piiniPion j
noirl â K - nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Poient fuppofez, il faut pen fer quâil fait cela.pouta- â¢ Æ ,
Clemeinn nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;efplus poulfc de lâauarice que de la iufice.Lerape ⢠/,
nar le r!^- ^^^/P^^^dvn Concile de trois censEuefques,augud * _ P nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;confitutions0cordonnances.ilcanonilale
apres le Concile fny, comme il YOU-
tnt nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Bordeaux il mourut en chemin au chafeau de R oquemaurclùr
O ne a deux lieues dâAuignon,fan mil trois cens-treze, ou mille trois cens
(quatorze,ôc quarate cinq ans apres là mort âc apres plufeurs débats furleliei^ Æt 3uque ildeuoit e/lre inhume, Ion corps fut mis en fEglilè dâVfefleen Ban- L qu ilauoitfait badir comme nous auons dit.
E(. qy le Bel edant veuf de la R oyn e leanne de Nauarre fa femme, ftneni zojfjteyJt nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;dis aifne Loys, Roy deNauarre (qui fut depuis Roy de France loubsie
zvzt/furrf. nom de FJutin) ôc lâcnuoya a Pampelunepouryprendre la couronne duhd
PHILIPPES LE BEL 4. ROY 45. LIVRE XHL 6gt;7 ^lt;-1^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'
^oyaume,amp; donna a fonlcçôd fils Philippes qui depuis fut Roy foubs le nom ,
Poidliers, autres difent de la Marche,qui luy îTOitefcheu par la mort amp;nbsp;donation de Guy Comte dudit pays,qui luy donna P^dlleincnt le Comte d Angoumois, amp;nbsp;à Ion troiliefme fils nommé Charles fce«re»xf» H^l^epuis fut Roy foubs le nom de Charles le Bel,lc Comté de la Marche. Ce bien-heureux en fils, car ils eftoienttous beaux, amp;nbsp;vaillans princes, ^'$Untmal-heureux en les trois bruz, que lâan mil trois cens treize, elles fu-^^Uccufees d adultere. Ce furcntMarguerite fille de Robert Duc de Bourgon
I deLoys Roy de Nauarre fils aifné du Roy ,Ieanne fille d Othelin 1 ^Rittde Boiirgongne femme de Philippes le Long Comte de Poiéfiers, 8c I fille dudit Comte femme de Charles Comte de la Marche,lefquels
1 'âââifieres furet Roys de Frâcelâvn apres lâautre. Ce foupço de ces adulteres ad
1 Abbaye deMaubuiffon pres Pontoife, amp;nbsp;leur procez eftant deuement \ ^^ûiutouualeanne femme de philippes innocente du crime, amp;nbsp;par ainfi fut à pur 8c à plam,ôcles autres deux furent mifes prlfonniercs a Chafteau
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;waifutSeme.lioùUditeMii^etitemoututbKntoftaMes.
I 'â â¢â¢le, teeuraà p«p«uiû,8crhiiipvesamp;Gaulticr d Aunay adulter« de ces
\ Mes curent les parties bonteufes couppees,puis furent attachez a la queue
I â â ^â¢mtiuments.amp;depuisMaubuiffoniufquesaîonthoifetraineiîousnuds
l gt;sliprayne,rurlestroncsdesfom5nouuelertrentcoupoez,(iuileuref-^Wââ.
\ %ttât touteù peau, amp;nbsp;en apres furent penduz amp;nbsp;efoanglei, receuans a
\ Xne de ceux qui fouillent les litx royaux, 5c ïhuy tfier de drarnbre delà \ â^'f'tlcLoysKoy deNauarte quicftoitle melfaget des adulteres de ces prin-\ '^Atûédu Steftranelé.Ledtt Loys auoit eu defadite femrneviie ûlle notri-1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;amp;nbsp;apres la mort d'elle, il efpoufa Clemence faut de Robert Roy de |â Æ,
1 quot;^ttliedeCbatlesMattel,ou felon d'autres du BoiteuxRoy dudit Royau-1 ''fltHonerie,deliquellcilcut\nfils nommé lean ncbuiaioursaptesla 1 'lcfpnpete*.5t à cefte caufe n eft au tangdesRois,5c Cbarles Comte delà ' gt;à epuis Roy foubsle nom du Bel, 5c aptes la condamnation de ta lem-'i \licefpouCaMarieftledeïEmpereutHentyfeptiefme, Comte deLu-
1 6 commenc^a vne nouuellc guerre en Flandres, d autant que le Comte
I MùuoitpayélafommeprorarfepaïleTraiaéprecedent,8cquelcsvtl-\ ^l'iUüoient eRc engagées iufques au pay ement dâicelle, vouloient le reuol- cjme \ ^^'^îineleRoy , qui commanda à Enguerrand deMarigni qui cRoit comrne
â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;dit,Comte deLongueuille, grand ConCeillet,8cCelon dâautres,grad
à es tinaces dcFïance,ôcl vn des plus fauoris feruiteurs de fon maiRre, moyen derecouurer argétpour fairela guerre cnElâdrcs,8cdaffem ?quot;^'gt;neaimécpourlamcner au pays dâArtois. Le Roy allaluy mcRneenper- ae 1 MçwÃon camp,comme il futVicnpres du pays de Flandres ,leComte Ro-KmbaRadeurs pour luy demander la paix .Du comme-,Roy nelesNouloitvoir ,ny ouyr, tant il eRoit irrité contre lesFla-enhnà lar equeRe d Lnguerrand au quel ils Rrent n n grand prefervt, enys,Scieur Ritlapaixoélroyéetelle qutls demandoient. Ce qui£ut P Al» äonne« \ieTt\\extoxigmedelaliainnequeles grands commencèrent de porter aLrt- AuxiUâ¢Â«!.
de ta mort,puis auecle temps £ut ceRe Laiue augmentée pat d au-'^^^attidemçpù.iutuindtent. - nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;*
g nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;LE BEL 4. ROY 4^:
l nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;S/r nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^'^roniques de Flandres difenr que lan 1313-Flobert Comte de Phndra
â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;faire hommage au Roydefon Comté, ce(juâd
g nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ôc rengagement des villes delâll^quot;
g nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;neJrii^â^ï'l nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Comte Robert comparidi en pctlon-
K nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;memenfir^^.^,,^1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Lfouay,amp;Bethune,amp;meünesconiüf'
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Cipalcmcntquc lc3con°mua°Pd Flââ^â'^â^'''''quot;â^deM3ngny,menduptigt;-
K nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.(⢠:( ^omme pourlaaneP^l f.1- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^oient rembourféle Rovdd^
g nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;P°^â-â'^^yângtm,ncIiuresdcccm7uricha^^^^^ quot;ââT'quot;â ââ'â'quot;â1 /
g nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â^â^»o'trMoirtoutConComcé ondl^
g nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;emiovTrn ^P'j'^jP^â^^P^^ë^^^^^PPdcI'IlIe,3iifemn /
JF nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Pâ'â^â^â^,eoysRoydcN3U3[[efurr-^
K nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^^^^^^ddcMario-nianerar Ã^^^'^^^^^^^^^^^^l^oysCotedâEureuXfamp;En- /
K nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^ober^nâattenchtlav ^^^^^^^f^â^^^^^^'^^gt;derquelsncantmoinsle- 1
g nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^â'^^^jâr^^'^duLis^douilenuoynpraciau^^'
g nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^'^l^htpre{ènterà En(Tnrrr i,^,~l nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;bonne fommed'srgeot i I
I SS'â
me vous verrez cy après nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^S^oirand, amp;nbsp;fen vengea en temps
du Comte Robert leurPrinr^^^^^^^L^^^^^ dontleRoyvfoitdfendroit
Bothune,Srque Robert ' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;dcfdites villes de}âIlle,Dou21f
paruiendroit facilement au rcr^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^'^P^^^bementqueleRoyluyfiufoic,o(
dres Flamanganglcs dix mil 1 ' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;d^blites vdles,luy affigncrentenf/p'
dites villes audit Comte R 1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;dontleRoyauoit tran/porteen efchdyedd'
villes ôc Chaflellenies de Pi nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Ãc a ces fns taxèrent toutesl^
^poo apres mefmes durLtlL^/^^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;flonfonport amp;:lt;J^
q^âdfcabbattre les portes murs
Sc ceux dâYpre à la nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ceux de Bruges incontioco!
^^ouuertementreJfus nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;venant, mais le Comtec^
dcRetheil PR -liPn^j nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;tourmenta fort Loys Comte deNeuers^:
dePPeuersd^/eRed nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Robert, mettant en fes mains lefditsCointt'
dcsfufdks bicffuir.nulZT''Tquot;d nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;i h
lan-iivr, â1J r â ^^^^^^^^cucillizafonprofbr,letoutfoubspretextelt;}â^ p iureen âcHoit entretenue. Le Coup^^ / yfûrJr'' dern-^^â^ ^^^^^^\°^^^^^^^omentauec fa femme au Royaume de France,elipl dire hâi nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Poiffy Vers le Roy en intention dâau oir la main leueeJdd;
pvnr nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;toutes fois ne luy fut feulement ô:t^'
^^^pl^cLlj il fut par ordonnance du Roy canif
Ãc furet fes enfans mis hors de fapuiFTancejfouffrat au reilepluL^^â^
fHlLIPPES LE BEL 4. KOŸ 45. LIVRE XIIL e»9
rüdc{res,c|ui lors luy furent vfecs par les François, Ãc ce à lâoccafion qviâil
â'îvouloit confirmer le tranfport que le Comte Robert fon pere auoit faiôl des
ailles de riflc^Douay amp;nbsp;Bethunc,dont aufli ledit Comte Loys proteila en pre*- ,
laicedcquairenotaires,pour en temps amp;lieuen pouuoirpourfuiurefon droit
pMiuftice,amp; ainfi quâil appartiendr oit. Peu apres en lâan 1314. cftantlaful^ dilctiduc d'entre Flandres amp;nbsp;la couronhc de France expirée ,1c Comte Robert deïlandres aflcmbla de recbefbonne troupe de gens, auecques lefquels u Btplüficurs courfes au Tournefisôc en la Cbaftellenie de 1 Ifle. V oila ce que di-ftailtt Anmales de Flandres.
1 Fumillc trois cens quatorze, le Roy Philippes le Bel affcmbla plufieurs
1 înnets Seigneurs, Barons amp;nbsp;députez des villes de fon Royaume à Paris, amp;nbsp;la
*^lacour defon Palais fit dreflervn efehauffault ou il monta, amp;nbsp;par Enguer-â^ddcMarigny, eftant debout au pres de luy, leur fitremonftrer les grandes JtemonÃritft-
, â^^îneesQU 11 auoit faites à caufe des guerres quâil auoit fupportees Sc celles l S^llUhfairemar ce que le Comte de Flandres ne vouloir entretenir n acco-1 î*â'^ïcontcnu auTraitte amp;nbsp;appointement quâils auoient lurc amp;c promis ,amp; lut \ ^î^ilcfdits députez de le vouloir aider de leurs biens. Adoneques Eftienne nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;lt;
l Bourgeois de Paris feleuaôc parlant pour ladite ville de Pans,dit
1 ^'^«ftoient tous prefts ÃC appareillez de luy ayder de corps amp;nbsp;de biens,en \ Sc^uAspouttoU. Apres cesparolles,femblables refponcesfirent tous \ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;deleguez ôt enuoy ez à ladite a(rcmblce,par lesbonnes villes duRoy-
\ gt;(oubsvmbredelarefponce deladite a(remblee,furfaiteamp;impofee par \ gt;Koyautne,vnegrandeamp;exce{fiuetaille,quilefoulaamp;endommagea l gt;up,deQuoy lepeuple donnalacharge ôclacoulpe audit Enguerrand de \ Syeômetà ifiourslesgrandsfontchargezparlepeupledesim^
\ 7'ilcsdontonlc charge. Ce qui mit Enguerrand engrandchainc cnuers^c pim
\ â^^à eFraiice,pourcï qhil auoit impofé plus grande Comme qu on n enten-
1 ^gt;Quin auoit efiéo£troyée,5cquelerefteeftoit entre enCesbouges.
' Chroniques diCent quelâan i3B.füt par lePape enuoy e en France vn Car i Xatnommé Nicolas pour preCcher la croiCade pour aller outre mer, l MsarraCins, ôtleiour delafeftede PentecoheleRoy affemblagrande l '^â^tïeà Paris,ScenlâEgliCenohreDameenlapreCcnce duRoy dâAngleter- Æ \ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;de Ca femme qui cftoient v enuz en France, fit Chcualiers Ces
\ ^^^lasamp;cpliifieurs autres.Ee mecredy enCuiuantleRoy Philippes Ces deux \ gt;^hVhilippesamp;tCharlcs,leRoy Aâ AngleterreBcpluficuts autres Seigneurs \ i^Vhcualiersdefdits Royaumes Ce croiCerent pour aller outre met contre nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;crot*
'^^^'^it\a5,Scpour cefic cauCeamp;à fin de publier ce voyage A outre mer,fut fait ^''^^ïtQtnlâlfienofireDamcà Pariscnla preCencedu Cardinal à ccdéputé. gt;nbsp;^^l'^'iîtntrcrcnladitehle fut fait vnPont fur baficaux pour la multitude du \ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;aCfiuoit,Sc toute la Cepmainc des feries AcPétecofiefut célébré gra nbsp;nbsp;nbsp;{-«llic-
y ^^^^khfieauTalaisderarisnonuellementbafii,toutelavillefuttcnducde i«« 'lt; p«*»« nuiO:, Sc tousles ^ens de mefiier de îaris habillez de diuerCes
buvadmttempsCoubs vmbre des gqerres queleRoy auoit cuës,onvoulut ^^trevat mOà on de dix deniers pour liure de toutes dérees v endues ,Cc qui '^^'^'^^'^^htfi.éfait.'bes'NormansSîCvieards iuretentles vus aux autres qu ils ^'^^htoitnrpoinqÃjciuCqaesà Vamortdeffendroientqà elleneÃutVeuee. juUn.
700
lm.
Ccquifutcaufèquele Roy pour euiter aux troubles qui en euflent peu adu^' nir,la Et: cefler. Aufli en ce mefme temps il y eut grande cfmotion dcmenup^ Efmentn ) pj^ Paris,à lâoccafion des monnoyes que le Roy auoit cLingees amp;nbsp;affoiblif^ amp;pillerêt les maifons de ceux quâon difoit qui en elloient caufe, amp;. quilauoicn^ ^confeillé,amp; mefinement celle dâEftienncBarbette, alîifealaCourtillepresP^ bruflerét,amp;abbatirêt,amp; coupperent les arbres fruiûicrs des iardinsj^^ j /èps des vignes, amp;nbsp;autres chofcs,tellemêt quâils nây laiflerêt rien. Apres alierécen Mtùfons fil-; la maifôn dudit Barbette,en la rue S.Martin a paris,amp;rompirct les portes,hufi feneîlreSjôc cofFres,pilIcrentles meubles,ietterent la plume des lits au vent, focerent les vins es caues,de/couurirêt la maHon,amp;firct plufieurs autres dónU;
t.
seÃ{ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;5 nbsp;nbsp;allèrent deuant la mai/ôn du Temple ou eiloitlogéle Roy,amp;lailt;î
meut (otre tindrent tout le iour en grand nombre,corne sâils 1 culîent voulu a/îieger, voir^ ^*^7' en û gr3.nd fureur que le Roy me/me ny nuis de lès officiers nâofoient iortitdc-hors,n entrer dedans ledit Hoffiel duTemple. Et corne quelques vns desoSicicti jtt l nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;viandepourlbnmanger,Iapopul3ccbpK- ,
de du Xoy!'* noit,amp;iettoit en la boue,en mettant les pieds deflus,amp; Et beaucoup d autres in-folences queleRoy comme fagedifsimulâ pour lâheure. Mais trois ouquatre | iours âpres que lâ populace fut retiree amp;nbsp;appaifée, apres informations faites, le I /Meux. nbsp;Pffuoffi de Paris en print vu grandnôbre,defquels apres leurprocez deuement I
Punition de
1 fait, furent plulîeurs penduz deuant leurs maifons, les autres es portes dePdtis, | iufques au nobre dezS.à En que ceux qui viendroient a Paris de plulieursPto- J uinces,fuirent efpouuentez par la peine dâvn tel crime. AufsifourditaLyôvne 1 Seditienit grande fcdition.L Archeuclque de ladite viUe auoit debat aueclesolHeiersdu i
lyen.
OM
I Roy,furlâauthorité têporelle amp;nbsp;fpirituelle, fembloitaufdits officiersj I dit Archeueique vouloir trop entreprendre fur celle du Roy,amp;: les hnbit^^de l Lyon fauorifoient fupportoientledit Archeuefque, fi que feditióf^i^^^ffi^' 1 uit.Lamp;Roy y enuoyafon Els aifnén6méLoys,quiappaifa toutes cboUsjSc nuf I dâaccord lâArcheuefque S)i les odEciers. peu apres décéda lcRoy philipPi^i^^^^ 1 à Fontainebleau en Gadlinois,la où il edloit né. Ce qui futle z8. an deldnrepr j ILan ip4.amp;fut enterré a S.Denys en France.Il fut vaillant Sc hardy mais lubietl l / a pludieurs accidens de fortune. On dit que la premiere entière adléblee des per- / J- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;L j nbsp;nbsp;France qui fe trouua aux facres,futa celuy duRoy philippes lcBel,noneni^ /
J^ert du Ifoy Ie nel. ,
! tre de Ducs de Bourgogne,de Normà die,ôcde Guy enne,ny des Cotes dcTb'^ 1 akfinpâ zCfdeChapagne, Si de Flandres,car lors la plus part de ces Duchczamp;Cótet^ I ! dloientvnizà la couronnejC'edladfauoirla Normandieôcla Guyenne parlesee I j quedles du Roy philippes Augudle,ThoulouzeparledecezdâAlphô{èfretedâ^ I / Roy S.LoySjôi heritier vnique de Ramdd Cote de Thoulouze duqlilauoite^ | poude la Elle,SiJaCh^agne par le mariage dudit philippes leBelamp;de Icaneitr i j ne de Nauarre, Côtedle de Cnapaigne Si de Brie. A celle occaEo ledit le sel gea en ce Royaume Ducs SeCôtes à lâimage des anciens, amp;nbsp;voulut qucExdti^ xreltim MpJijg fauoriz reprelentadfent ceux là , lâvn le Duc de Bourgogne, lâautre celuf^ I j
* J^ormandie,amp;ainû des autres. Et quant aux fix Clercs, il y en a qui difentlt;lâ'^ leditleBel les infitua, pour rendrefa Cour plus célébré, amp;nbsp;le nobre plus I du nombre de douze,amp;plus venerable etAuguûe defxlaiz amp;nbsp;defixclerts^^ Æ elloient le fdits Euelques fus n6mez,lefquels pour ellre lors fes côfcillcrsf^ââ^^ luoriz,Sienpl^grâd credit enuers luy,dôna pour lâamour dâeux ce ge à leurs fuccclfeurs, defquclz ils on t tou fours depuis iouy ctiouill'cat
BEL4.ROY45.LOI51O. ROY4lt; LIV.XIII, 7015â?-''â/ confirma lâordre des Auguftins qui nâeftoit point (j.^f^receuè à Paris,Les Tartares ficparcrêt du Royaume de Cóftantinopic amp;c dçj pi'de de lâEmpire.Boniface S.(coe il a efté dit)fut du regne duBel,amp;'
^y^eftc dit quâ il entra au Pontificat corne vn Renard,y régna corne vn Lyo nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;8,
çj °^tcôme vn chien. Il inftitua le grand Iubilé,amp;publia le ^.liure des De- .
'^Sjamp;nourriflbit les difcordes entre les fadlios dâItalie. OttomaTurcco-
perf nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1313. amp;nbsp;régna x8.ans.Il comença petit â petit à vfur- ottoman,
ff^j'*â'lEuropc,roccafion venant de ce queles Empereurs de Grecedemande-
cotre les Bulgares.La Cour Romaine fut trafportce en Fra-C^«*^»»«*â¢Â» enlcigna la chiquanerie qui y a depuis toufiours efté,amp; les Cheua-^*^ Æ
XU ^^odes, comeTTa eft^t, fuccederent aux Templiers amp;nbsp;fut en ce têps 5,7^, ^scóquifeparlefditsCheualiers.LafefteDieufutinftituéeparlePapeCle« Frante.
K ^i'iuifitlesClcmêtincs.LâvniuerfitcdâOrleasfuftinftituec,grand Schifme
^^*â1 Empire,amp; lealâEfcot Cordelier,Dinus,amp; lea André Legifte,Picrre de
I'^'tche,Dantes poëtejamp; ArnouldeVillenouëMedecin cxcellét florilToiet
âS dixiefme du nom furnomé H v T i N, Roy de Nauarre, ôc Côte Pala- £ y ' '^Chapaigncôt de Brie de par fa mere fucceda à fopere Philippes le Bel au æ dePrance lâan 1314.ou lâan i3i5.Incontinêt apres le trefpas de fon pere
â¢014 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fondit pere auoit banis du Royaume. Ce quâil fit pour a-
'^dargét dâeux. Au comcncement durant la vie de fondit pere, corne nous
^%il auoit efpoufé Marguerite fille de Robert Duc de Bourgogne 6c dâA- uift ââ¢lie du Roy S.Loys, de laquelle il auoit vne fille nomeeleane, qui fut dc-^ââ^* de Lois I.Cote dâEureuxfreredePhiljppesleBef Si
L âladite Marguerite decedee en prilbn à Chafteau Gaillard fur Seine pour .. âUque cy deuatnous auosdite,ledit Roy incontinêt apres fon aduenemêt jj^ourónc cfpoufa Clemence fille de Charles Martel, ou du Boiteux Roy de
Si fur de Robert Roy de Sicile, ôc biê r o ft apres il fut oingt Si ûcr é en Rheims,amp; elle audit lieu couronee. Apres ledit fiicrc pour ce q Ro-jjj'âEôte de Flandres amp;les Flamansnevouloiêt pas tenir les couenances que promifes au Roy le Bel ledit Roy Loys affembla vne armeeôc accôpa-deux freres Philippes Si Charles, qui furent Rois apres luy, 6c de fes
c ^lariuiere du Lis,mais à caufedes grades pluyes qui toberent alors, il ne Tlandrts.
Ij Mer oiitre,fi quâil fut contraint lâen retourner fans rie faire.Dequoy ilfu t ^^^ââtroucé quâil iura de retourner en Fladres,refi:é enfuiuar,6c de ne cefler ia-
FlamaSjfas quâils peuflet efperer de luy aucune miferi-ttd nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ilappreftoit vne nouuellc armee pour exécuter fon intêtio,le Có-
hndres enuoya fes ambalTadeurs vers luy, aucc lefquels il fit vn appointe fia Tâ^5P'-°â¢rent faire ratifiier aux Flamans. Toutesfois les Chroniques de 3 pariet aucunenemét de cell appointemét,ains le remettêt incotinêt
I uR nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;durât la grolTelTe de fa feme par luy lailTee enceinte, 6c
' de nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Cote de Poiétiers fon frère qui fut depuis Roy. Le Côte
__ 2 ois frcrc du feu Roy Philippes le Bel, 6c oncle de ce nouueau Roy^auoit
.M ⢠le Bel fô frere,porté vne extreme euic â Melfirc Enguerrad de j ^f*§âjlCôtedeLôgueuille,felô aucuns,Côfeiller,6c felô dâautres,grad intédat W«rr-«^ ledi nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;le Bel, tant pour caufecy defius déduite qpource que â
fefi^ â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;eftoit fauorifé. Si ayme de fon maifircjôcque ledit Roy le Bel
°â^plus en luy quâen fes freres, Or tout ainfi que là ou il nây a nulle lumière,
- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Nn
LOIS ïö. HVTIN ROY 4lt;r.
ilnây a aucune vmbrc,ainfilà ou eftoitlâfaueuramp;lagradcurJà cftoitauUi^^'' uie.Les grads qui luy vouloient mal comme choit ledit Cote,le CotedeS , Sc Ferri de Pinquignijnepouuans luy faireourrage,defaitdurantlavicdiiM le Bel luy Liifoient mal par parollesjcarils lemoient parmi les oreilles amp;nbsp;les Jontez du peuple,plufieurs mauuais bruits de luy, faifins accroire audit peuple que ledit Enguerrand eftoit caule de lâalteration des monoyes, amp;nbsp;de tat dâimp^ Ãtions amp;nbsp;de gabelles que ledit le Bel auoitimpo/êcs en Ton Royaume. Ce rcditEngucrrandmal voulu du pcuple,lequcla biévne grade gorge pourcrief, '»ââºU «j^vmais il nâa point demains pour faire mal,û les grands de lâellat ne les luy donnet
â TJ,ne lâirritet.Il ne pouuoit faire autre mala Engiierrad quâà luy foiihaitter tout malheur, amp;nbsp;à tenir de Juy',de vilaines parolles, qui font les armes amp;nbsp;la vengeance du populaire. Il falloir donc quâvn grand ht mal à Enguerrand,ôc quepourlc charitable couuerrurejemanieaude
mtfle. la foule du peuple. Charles Comte de Valois fe trouua propre à celle acculà tiô, Voulant à Enguerrâd vn mal de mort pour beaucoup de railôns, dont lâvncdcs flecouttrt» pÃncipales outre les deifus mentionnées, amp;nbsp;outre la lalou fie delà faucur, dloù â rt^ cehe ci. Auitempsdu Koy le Bcl,il y eut vne grande querelle entre deux^dds barons de Normandie,c'eh aifauoir entre le Sire de Harcourr,Scie Seigneutde Tancaruille Châbellan Ãc Connehablehercditaire deNotmandiejlesieigneii-
^e'^r^jf^' ^1^^ he fquels furent depuis erigees en Cotez. Leur different vintpourvnmou- j fti^aeurt '. lin, futla poÃcifion duquel y eut vn grand débat.Le Tort deHarcourtfîcredu 1
Sire de Harcourt accopagné de 40. hommes armez,battit amp;nbsp;blcÃa lessens du
Ptur moulin.
tleu4tU It
vhn tr.oiiuer âllûc-Bonne,le lire de Harcourt,Sc le Tort fonfrere.Livint courir le Chambcllan,(jui cria au feigneur de Harcourt gue qui luy ouuritoidete-tre on y trou ueroit vue fourche à ^nt. Le Sire de Harcourt donna vn Jemfntii à rautre,Sclà y eut vn ïi dur conhi(Tque plu heurs hommes dem eurerêt fur la place. Le Rcy le Bel les htadiournerpar ledit Enguetti^^ de Marigni,à coparoirdeuantluy.Comme ils alloict en Cour, le Sire de Harcourt trouuantleChabellan quipihbit,luy courut fus,amp;:luycreua vnceil.LeClM Jan guéri fupplia le Koy de luy permettre le combat contre ledit de Harcourr. Le Comte de Valois fouilenoit la eau fe dudit de Harcourt, amp;nbsp;Engucrtddccl!^ , du Chabellan, autres difent au Enguerrand fouilenoit Harcourt, amp;1cCÃk1- ,
onichaeun ^^^^^Ãan.Toutcfois la première Opinion ch la plus Veritable.Enguettandlc^ 1 le,0â deftn- henoit que Harcourt auoitcomis trahifon, ScleCotefouhcnâclecotraire,^/'â
guerrand fut h outrecuidé ôc fol quâil dementit(à ce quâon ditjledit Cote.Toii-tefois il eh mal croyable quâvn hmplegentilhomeeutvoulu defmentirvnPna ce frère du Roy, ny quâvn Prince vaillant amp;nbsp;courageux corne choit leditConi-pnfffi/if nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;eut voulu endurer vn dcmetir.Et dâauantage toutes leshihoires difentguh 1
Jonne ù ya auertand choit vn fort fage Sc aduifé hommc,amp; fi cela eh vray ilnâeulîfait* adte de folie de démentir le frère de ion maihre. Il eh plus vray croyable que^ » haine vint de ce que le Chabellan fouhenu par Enguerrâd gaignafacaufecotr-la deffenfe du Cote, amp;nbsp;que delà aucc dâautres cau fesprecedétes Sc d'autres f nbsp;'
CdtVedim- fy ^jjiaherent puis apres procéda lâimplacable inimitié du Cotede Vnloiscoit^ * le Comte Cf E.nguerrad.Or nepouuat(c6e il a ché dit)le Cote du teps duRoyfon frcrci^^â' h f x^^tterrand. ger dc ccla, Sedes autres cauies,il en trouua la comodité Scie moyen au N
Roy Lois Hutinfon neuen, Donc ledit Enguerrâd fut made venirenlaniJil^ .*1^ du nouueau Roy Hutin auxfolfez S. Germain delâAuxerrois, ou ^hbdepteien^
^^VTTN ROY 47-LIVRE XHL
' Sp£ 'âââï f« demandé L efto.ent les tvefors amp;nbsp;Us B nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;âdn,
i Wi»5râgt;;quot;,'âgt;''yâ»oUeftér,cntrouué. AquoyL-âSâ^ *' 'âÃ'iifj»'în'iâ¢''â6e rendroitbó copte quandbefoing en nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;g.jây.ie,
I t''''â'is fc^'5 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;maintenât,ledit Enguena ''P^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;âJus grande
l nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^^^^^ôfeianeur de Valois^quc ic vous nbsp;nbsp;â nbsp;nbsp;nbsp;, r voftte
Sm 'gt;yéle âemeuranr au payement des d^tes du l nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Cotede Valoiso en nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;luy reC- e^n
I * trintcnpluss;â^^^®*.^*®*^â 1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;mais vous, amp;nbsp;lojJ le Cote en e j^cue ou le
' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fEnguerrad,amp;lc tappe nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^fonniet au
Wï 1 ^«^^mpetché par les affiftas. Enguerrand lut mene p nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;_
^ote fit crier amp;nbsp;publier que fâil J auoit nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;amp;nour ce qu'En- ^lT»»rr.
.âeleteitm jeVincennes
-â -inarleCora
Xâ i A nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;né
^gt;vv^eWeaYïX^ïï^^^'^^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Aece^^^^
gt;X««vo»s4«sWev«''j;^^ea«^quot;â'quot;ç^AȈ ^quot; nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'ete?
'quot;^ttfenceNH Xi'JOO'-ââ, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^üà ''- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.\cVa-'(âlîî âvequot;*
;''^UmÃéà uVx.oâ7,eû^âV^ A nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;eïta^â^^
,';''gt;-'Harant'i\à MçaïWâ^^quot;^ XjisooW^V'^\elt;\'â^^'^ cMnamp;S^^
.'^Wk,côÅciaSfviene\'ï2 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;rnefr^''^^'^°Uiâ^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'°''quot;^'-
Woi{i«s.VM\ccô(éWâ®^ jiwfes^'''^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;«à e«âquot; , 5,0«âV?'â?â
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â'®quot;aiTOaaclt;ico^M'-'â\'-'T niaf»''-^â^â' tiof'''^^°''\foU»â^V*.Ãn»â^°'''^ \ t»W*'â' '^tStsfcn^Aç^m^UtisQfic ° nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;a'lve'^^^^tiAUvs^^^t'e
-ML.W,.aÃVteA=;=V^ü^
' ^amp;fcTOsjnà »ÃM»â'«gt;'âââL Viens Ae cV-
704 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;LOIS 10. HVTIN ROY 41^.
fouucrain. Veut on Cçauoir fi ces prefes ont eile dónez à EnguerndjOU plailoli â Uonneur^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;pat vn voîear,amp;: afTairtneur Dublic? AduiCezCifoudain que le feu Roy fùc'
â ynfanon, mott, il fc trouuahomme qui /âluall,honora/l, ou reueraft ce gradeouniM â ou û aucun luy a fait: lâhonneur de parler à luy cat feulement Sâil nây aperfonn« ' qui ayme ce mefcbac corps,il fen fuit que les dons quâil fe vente auoirreccuz
§te, font rapines amp;: butinfaiciurlesinnocens, Sz. lefqnels il a tiraillez,^' non par force,a toutlemoins par crainte. Que û tu es f friant de riebefeSr^^P conuoicife eR cantinfatiable, exerce tes larcins à ton aife fur nos biens amp;nbsp;iorcü-nej,mais pui quelesRoys Ibnt amoureux de nosvies,ne te iccle point furnou^) â saeoMu â r nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;° nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, de quelle punition cllant CH vi^quot; i
morcgt; Ã nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;amp;: de quelle ignominie te doit on diffamer aptes â 1
Uiflice^ent- aur rnv 31 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^ous iuiqucs a tancquc Ibicnévn plus mefebanthomn^^'
fontafdiirez nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;frayeur des mefchans,amp;lefoulagemetdeceui(li^â
de neruerrid â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;q^J^ mifereiTu es paruenu par tes cruautez à fibaultdegtf
Etauov^attÃ^^^^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ruine de France, homme ne fçautoit cflrepit^- â¢
Sn^^tfrranci ]ç nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;U r nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;de tant dcgeus dc bien qui font en vie, veuqac â¢
dire tromoc ellanr nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;bernois toutdâvn fcul claindâÅil,ilpouuoù
r^^antmoins Une t'-i n-7â f haiEoit quelques cas qu ilnâyauoitd'anicka, ⢠filence quelle opinion^fa'^^^ feultraidl dâiceluy, pourmonâtetpatcc fouldront ils,puis que le nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;preudâhommie. Etquoygt; les viuanstâab''
f^rce?Ilfc2uoicau^fln ⢠nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;lage R.oy mourant te condamne dcrdlf-
rede)que du temos de h cr. 1 ^^d^^uoitil fouuenance (a En queicaâ^b ^firanleimpodtimifurl^â^^^^i^^^^^^^^^' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;onfcitvne-
den-
flamand,bien quâà neu nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;lans rien faire,il fen reroutnadupap'
fçaitquâalors turecem letter nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;cut peu le dompter. OH'
U, luy communiquoù les licmldllR nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;t:r
Aiyverslennernd ' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Ta ne ta esp-quot;
â¢Â»fuantparmyloâa, ffeoTfââ ^'â 'Y
Le font med nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;des complaintes, Sections que le Ciclsditn [ â
toute» cent nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^j^^ff^rnasatacaufelamcmoireheurcafe d'vnRoyinn!gt; '
â fttfuÃe». . â. . , ^S'^^f^rand qui a tout mis en coftilid, Sequi par fa delloyauté,S'hquot; nbsp;nbsp;*
^^^^^^^^^^^ritife,luy qui edoit en lâirritantvr^' *
n-' 1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;regnard il elt deuenu Lyon co ere nous, tofeaâ''
a enu Cf^taut que force ie vomiiTe cesparolles contre toy, mefouinn^' cto ptirriciue, ôeJe ta trahifo cotre ccRoyaLime. Mais ta diras que ee/îeiii^âf' quot;nbsp;c â^^^^P^*^^gtcrapsrecherchée. Eicoute vufiitplus nouueau, LeRoyi'^'quot; ' ippeste miten main mille marcs dâargent pour les donneraa Pape Clcmes^' â 1 Oferois tu bien dire que tu les luy as donnez ? le te coaiiaincraY de monPreray quâencore cede Pommeed entamaiPon,en tes nbsp;nbsp;nbsp;â
amp;:Pac5f PcelleZf naarquez, depreds à edre traa/portez, Sçaaroiton troiMlt;l â
crûuitee
70S
HVT.s
â W-fWintoattc cpecc ^paÃ^p^ ij,
'ÃX câA «lt;^u^\»V^Vef««'«^fcgt;n,^ t nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;«â »^'quot;â'â
quot;'quot;'^«tatViC.ouiKoroa'n'^'quot;^ ^eteinct^quot;^ ,u'jfcâ7?\f»et't«â'fâ
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A J^îamp;ott.VNïvà csmeAk'^^^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ât öVie nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;pcrtau^^
A nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;5gt;c Nfuï^et UcVvaïÃ,^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;r c^ue noV'^^ ,tesâ¬o^^
\ SvWâççcsrenà o'itïavn^ â^^^vfoï^ ⢠nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;te
'\ â^tvtt^OYamp;c^^a.t^ent.entaï^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;çÃ^s V°
Y*fc4tVmsgt;ou5.âï«â£ïLote«'=7o^öAtU^^^^^^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;s.-f»quot;â
A gt;ù.»feM,\«f etteste «-fIjV^s f-âââ-. \ ,S» ,»iticWcs ifOMUOW«â fa,ttbaft''?Laoc''-* Ae ÃVSV' âuW'^^ A *â¢rats.CefctoâJlt;\«'â'^ â çôtéa.â^â, ççijifon^ (f^oi eft' Ven '°â
\ à eW A^3.tuïîvotne ^Vees , nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Ãvx nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;a
\ Ht Y^ï 107 ^ttnCes 5î- V V Ãû nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;c^à w S«» *»»»p^**â*
\?e^SAtI^ueuȈ \e nAe,on V ç nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;«CeA'ââ''Ãquot;^f
\ Vlt;5tXuvcomtn»^7 ⢠nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;icç^f â¢'â e5à lt;= â^^Ar nt
gt; 'AâA'''totwmY«à «V«=â .Ãeï,6^''=âAYtq«='^^?feni°^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^.«l.»^«
, 'â'''»TOwomtesYoat'^^^quot;' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nà o'^â^ te à â^^'â'°'^â,ftto'â^^'' wf*quot;quot;'
^Htvacnt ALï\2y\etï'3^^ ⢠Y V-05 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;-ft oV nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ft 5C
'^^«\e£i;\t4econue^^^^^'-^^âAâ-Qo-fn^^^^t â*vlt;çt«vou\ottU®»efte7
i^u i\\ en O AetoAc à e Y
dEnguerrandapprouuéamp; degrande conïcquence. Sitùlenies,icleprouii(-⢠/
amp; feray voir à chacun le profht que tu tiras de ceEe tienne autborité dur- ⢠1 ^ihemarcs dâargent queceuxdeCambray deuoictclonnrt' I jp/f^uerranJ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;d Artois furent par toy Jeuez, amp;nbsp;en feis ton propre,tellement quâil n'^'i ' i
'offencetout, ny ornme,ny chofc que tii nâayCS offcnccc amp;nbsp;violcc pourlerailà fèmct deton * I
pill^g^^^lt;^1^^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^oyauXjdcli^ ' /,
'lotccufede nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;trahifon,amp;: crime de leze maieEé, amp;nbsp;nâayant fait confciencc
famciJe. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â^ccufc cncore de parricide.Comment^qucceloit ' 1
ntoyqui te blaûnegt;Non non,ceil tout le niddegui fen veut, nây ayatperfonn: ⢠1
lt;-. gt;nbsp;vensezlemi-i-fj;,-' I ^^^^cpeüuec impunemet imiter. Ab (Roy trefiu(lc}gt; '
'{.âJ ifm,. â¢. nnnici deccmâefe^wd' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ParlesconcuÃonsamp;i.r- â
cmaueccaeTa^ a f- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;peut earc rendu au Prince dcHuici
mencemetitdevonr^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;amp;preudâhoiniedeslcto
'^ï^furdnce fl
exterminât la ne/le nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;puniÃbnt le cheflamp;: Prince des mefehants,
hi/lfctftylnBolm^e\^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^uLouure, Sccomtnelilfe
ledits, quâvn homme cnnnihl Jtrf nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Valois les pi ai firs quâil luy auoir
partie, tjuc le Roy foullfnoitfr nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;''op^^iuilauoiciffiiteà fom
rations intentées contreluv nbsp;nbsp;nbsp;f''â.ââSquot;Iâ^^âfâ'°ff°ââlâ'enlt;'oIootiers/atctii
quâon luv imno/bi.^.,in nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;uelloit lèulement accufedehtcis,!tat
ittençadedefrpererdâiceilëamp;d tjuâil peut,il pari dedeaefaçof^,R^^°''â''âââââ'^P^^ deuaffqiëfëëuiTÃëR^^^^^^
pceferueamp;eardém nbsp;nbsp;nbsp;^°ygt;â^âaps lespluscalamireuxdela Franccilaiiâ
dépendre contre / P Z nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;lt;jue vous elles Roy, mepreferutre'
richfhonmeZ
tria vie. le ferais âZZZ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;feulement d mon bien, maissnit'
rmy^., en autre quâen vfus â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;homtne qui viue, fi lauois efpettsa ,
mon innn nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;T * nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;dâautreque devous legucrdond^' f
Quâilventp' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;paroles,iniures,et pique / ,
Hanf- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;hors delà clemêce, lâirriter à la cruauté, et 11' ,
§ ^^e,et J^^^ttaindre demonfà n^jlecomencementdevollreresne.Di' , lacaufè de la mort du feu Pape Boniface, etfoubscouleuréc* , acculetaciternéretmefchamêtlefeuROff vofrepere.Or,Sire,Ditâ^ â
toDW/rifrf. yuei le P usl^uieufemet faire cômencervoflre regne, et fire viurelagloirH^ ' va eur dudit feu Poy,deuat quâiladuiene que fa mémoire foit accu fee en frf * , lation intetee cotre moy, et que quadbie iladuiédroit q moy quiayeféfon^ ' , uiteur et minifhe, feroispuny de mort, yne ignominie eternelle full dôiieH^-^ â ,
Lois ïo. hvtin roy 4^. lïvKë xül
â à I pavvous,Sire,fon fils,qui deués à la pofterité lailfisr exemple de ce m ïshónies düiuent dire ou penfer des Rois decedez. Ie vóus fupplie tresliu-Sire, que vous mettiez deuantvozycux non feulement le temps qui ^pîffe,mais auifi celuy qui eft a venit^auquel les homes qiii viutônt lors, efli ' '^trótqucmó fait touchera au feu Roy voftre pere,amp; que ii iâay tort, il en au rà â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;que fi Ã2y bien faiót^ il en fera loué ,Tel que Vous iugerez le principal
â'i^iniftredefesaffaires, telles penferontils auoir par voftre iugement mefme e-* ^ftdesaftions dudit Roy. Entre nous miniftres des Rois, nous fommes eurs jg'i â pieds Sc leurs mains. Si vous endurez, Sire, que nous foyons aceufez p^r Ceux à on.
* lt;11'1 nâûfeht pas mefdire deuant vous du feu Roy voftre pere i, duquel hors e I * colite pretence ils mcfdifcnt à gorge defploy ce, vous endurez que ce bon Roy I * ^Hîccufc, amp;nbsp;que la honte de fa mémoire foit eftenduc aux fiecles aduenir.
Iluiutà tnoy,Sire,lepourray bien rcfpondredemonfait,filvousplai Cconaè ! ^^veriié vous faites)attenduemét efeouter mes raifons,ôc que vous vous mo-, ââ^npluspromntôc enclin à donnerlaVie â¢Ãclefalutdiâinnocencevqu aexpo-⢠nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ain calomnies,le fang amp;nbsp;la vie des hommes afftigez. Les richeft^
â ^liueutsfont toufioursenuiees. Ces aceufateurs dilent que les grans biensS-âWericeçeuuentmalaifémentdemeurernyfubhfterente^leauxp^l^^ ââ''^dîsfauorisdesRois,nyenccux quimanient leurs glands affaires.^ nbsp;nbsp;nbsp;1
â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;annezlcs mlins liées de telle faqon que vous ne pourriez exercer au-
' Mibcralité .Vous fardes plufreurs dons à pluheurs hommes, Sc ne le pafte 'gt;Que vous nefaciez quelquehle à qftelquvn.le ne refp^on pas pour ma det-' ^tùh loy Cincienne, car icy h eft pas agrtee cefte queftron, a fqauorr Ir r ay l^à esvrefens,mars il fault feulement fqauoir Scprouuer frrelesay prins nenne. gt;intahir mon maiftre,ôc pour vendre fes affaires. le refpondray en peu de pa cela,amp;c fl voftrepere,lle nom duquel,Ãnnat ne nomme pas apeitement ''^nicitementlâaceufe') pouuöitreuiure,ilfâenpurgeröithienaifemGnt Voir
â Site que ce crrandPrincc diroit.Pourquoy eft-ce ( Annatl que lot^ Vn *^'ï«iom,f^rs dirige mien, tu mefdis de moyÃft-ce arnli quâentre nous Rois â Suons(bmesaccouftrcz aceufezapresnoftredeees, ôc quftlaiftequVn â Mitaceufè deuant fon fils gt;nbsp;Duratmavie iâ ay efte pArYanthorite du Saind * nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;par lâoninion commune de toutle monde purge delà mon de Rom
â nbsp;nbsp;nbsp;a cefteheure apres ma mort ï en fuis accufé.Ge h eft pas a Enguerrand
* 'âld\iniatcnveut,mais c eftamoy^ceheftpasluy qü il accule,mais c eftmoy â ^^anrernoire^ 11 me taxe trop» vilainemement et mefehamment, lors qn il dit anaehilefiegePontihcaldeRome pourletranfporter enhrance.Eti Xnnatnefâacotdeny nefentcdpashien,carlachofemelmedeloy et Ion (ontrArie. â ^'e^idntclâ ohiedion de ce crime, de forte quâelle h à hefoing de ma t éfponfe * ^n^\îication,veuqueluy mefme dit quelePape eftoitfi lihte quil vint en ⢠et Eaulphiné, et de là en Auignoh pour eftre plus près de lamer.
* à naiidnoit mieux parler que cela, car iamais il nentraenlafantafie desRors I nbsp;nbsp;^â^lnnte,qu eux qui ont de filongtemps accoufturaé à fouftenit les V apes SsC
h btâ^cRoaaain ,v ôuluffent maintenant f aire, attenter, ny p enfer aucune cho-* hraannafte contre eux, ny luy . ÃV^on die ce quelon voudra, quelâ opinion en 'ióitrdle quilfemhleraà chacunla deudir prendre, que chacunfelà rfietranf-' yorrer tout a fa f antafie ,fi eft ce qne ie dit ay v eritfolement que ce futle mîÃ
Lois to. R VT IN ROY 4e. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;i
femps, non la mienne. Dâautant plus que les ebofes font ' / CS, P uslontelles rigoureufement amp;: plus fouuenttourmentées, autres ^^^'^tportent: mieux St plus longuement, pource quelles feruentfb^ I cli fainâe Sz fouuentagitee de tempeües bot ' I ^^^ ,esäotsScreHots,resvndesamp;:fesm3ree3,elleelltourniägt;' I ^gttce, amp;nbsp;poulTeeaumilieudelamer,ôtpeufouuentellelle^' I les tempelies du temps du PontiÃcat du PapeBoniiJâ ' Æ delamn^n nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;plaihr amp;nbsp;de la volonté delà lorruneoU* r
mesÃt au^vgt; nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^l^'^quelle les confeils amp;t deïTeins fontincognuzauxbé- â r
paiTé en Flandres 1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;foubs le nom dâEnguerranddece (juilifâ /
a^élesco^^^^^^^^^^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;:
dedruéteur. En cede nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;amp;r.edrenomméleur.conferua[eur,(]uebs ' /
, nbsp;nbsp;plus encore declemencTc^rV.''^- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;teputation de vaillance, mais ' I *
auecpeu de fang des ennemis Tr7
, , , icleuraydonneséf^^,,'l/^^^^J^^P^^^^^^^^^^ousdedruire,deffaireamp;:(^^^^ que câedma grande louam^ZT^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;siccufera cle cela Enguerrand, ^uis
cttent j^oux me demander n-ird nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;venoicntà movice- '
â⢠me. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^udè-iemadà crez.^Edanten cokreexrrc â¢
lt;]uclc Comte dcFhn^ cnuoyôk Zâ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'
igt;t yertu îoinéiesmâinK Dijf^n-^ z nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;me demander h pdixiâ
nundcZTc^^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.nRoyqudors^.-L
mcûocle deûr oilâlltn ' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.â°râ^â^S^ââ^â^'^ââ^^gt;â'^dent,amp;ngt;oderctklitâ
^is premierempnt-1 'æ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^^^^P^^^^^^^omnnderâïdymefme?I(^^
^1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;âdlcfaçon que tant plus icvoyoyckCoid^â
rouce.
'^quot; peLtAScâofs â'ââ^ nquot;â1'quot;^^^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;leyouiLL,bouts f on '
rnercQuerirhûmlâ!^âquot;
â ... nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nuque!fou^kbonodleequ»
aire cm antf ors mefmes que nous hommes appailèzôc adoucir) dâdhc neantmoins en extreme colere contre quelquvn, ôc que nous commandions ^crettement a quelquyn de nos feruiteurs Ãcminidres, dâefeouter, confond' ti^ceuoii(comme 11 câedoitcontrenodregréjeeluyquepubliquemenrnous' j om ne fiait nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;iniuric, menalfe, amp;t repoulfé. Voila pourquoy il adulent quequandon '
siousauoiis voulu ny commandé, onpenfe bien iôuuen!' que nous fbyons trahis .11 nây a fi heureux ny ddele minidre nyferuiteurde ?n/ç. lt;7/7 7/ nz» nzitrr nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;____Ct 7 r- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;t nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;! C ir_____-pr ....',1 â nbsp;nbsp;nbsp;â¢
}^/s.
demândej: toLiceschofes aux Rois,ôcd autant quâiluây a nulle honte de denun-MM^er foM nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ils ne nous veulent donner aucune liberté delesrefufer. On nous appelle '
R. ois, feigneurs, amp;: maidres. Se tou tes fois nous fommes fer fs ôt eflaues dc^â1^'^ mandeshonnedlcs ôe deshonnedes, ôc desprières raifonnables amp;: deltaifa^^'
,0^ ââ ^quot;':^»ââsss-s? nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â
^S^^Uniimts.ï.ncoWà Cbaâ^quot; \X lt;V-quot;V°, amp;c
5'^Wwé5lt;Ãeà omTOÃ?gt;^â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Aeà ^^'^^âv
cVofe à cnosXÃ^^^^ ^^^Vtex lt;\ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;rt?»'^*'*^
.gt;n.ov.m««force,a«acto'
?gt;Ão«â¢onU à onn^amp;f'es
\ J^^iVAtViouteotwecncVe i nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â^V£\e nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;rtice*^^^^
\ ?;W.,oXnïuncvva
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\ ,?^d'-^'iïitÃMâ¬oïeïvtüenCa.ns
\ gt;â¢.nà cn),«nq«evcfoff«
\ ^^''î.MKinà Wicoro«'^'' uÃ'Sâ^â'^°ftoi'.^'^'*'â''Annï'è^®°âquot;â'vs
A '?iiWtà ono«c=ft«ê'? â âeïsaoi'Xo'^fâ^ ien^^ââ'^^tf'«cöv'«''^^â
\ ,,Mttnot4umn,K-c\« riRAece^quot;^ -,o\''*âf'''
\ *^l4«usiMniisnenAeioâââ' v^itiO'Sâ''^ nasgt;â^â'\' avW^''°^'^'^.
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' ïittaauéAU
710
tenant: que ta vois queluy mort,qui c/ioitlc ïeuliuge amp;c tefinoing des
gt; Sâ I^^^^P^^^__âdeffendrejtumâaccufesdeuan[leRoyfoniîls.Qtteferây-icmil(!gt;' P ^En^uer-'* nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fuis?à quj auray-ic recours? O Sire vous qui edes vnRoy trefckn^d, â¢
r^nti. permettez queiâappelledevo^à voflreperePrincetreûuüe, amp;nbsp;gui ne peut d^^ââ i trope,aÃn qu il me iuge. Toutlemodediraquefay fait tout le conttûirede^â / que ledit Seigneur Roy mâauoit commandé, amp;iele confeireray,mais cefetili^' / Grnent,amp;:ne refulèray point de receuoir vneignominie qui loithonorabk'^^^ â i j mémoire du tielpaïfe,moyennant quâellene porte pointdelà n^nydemort.bi^' / » oitmort,! e e;enm6nom,amp;ïà mortnâellaintpointfoniuvement,amp;^^* d ^ous plairadecasdes bruitsili^' L cornlt;! Ãn ^^^^^^^^^^^^ésSemurmures des ignorans.Defoylepeupleebii' / autresanim^'ti- ' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^^^yl^^h^^éfprit,amp;:lâamedupcuple.Quelest Æ
defiprerêcelâappaifera.TumiSiCCU» Æ due autre nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;peuple, ou deguel-, 1
derechef n nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^'^^^^^^^^^^ouiniudle^CarqueflilnecelTairede toucher. 1
^-â^^g^ig-^^^caufe,Detmndedoncgues. Æ point confeiPe nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Plagiante. Ayespitiédema prifonamp;nevueille. I
point accu fé- m nbsp;nbsp;nbsp;C - TP^^ ^^^nier décédé par fes dernieres parolles nem'i, I
qiion ne dit nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^tgt;Pous. SI mes biens qui font beaucoup moindtes, /
rnnatd^^ bien Sire ienePav nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;l
quot; ces2,^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;/
duq^dldmnnZ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^d^^oitrrrkélepeup^ Æ
vousçocrnoiifez nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^^^^^^^^^^P^^denCe.lJyaplufeursautresremedescjue, L
r ' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;lt;^r^mdray-ie dâentrer au Palais quemoy-mdmeay, L
dufeuRoyvoilrenere nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^^^M^inefefouuicne du grand benefcereceii. I,
â¢âlt; ' pluPloflcLouunird nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;dibgence. La veuëdece Palais, Sire,vous doit. / ,
â dâiceluY ôc à lerend â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ediffier quâaie fouiller du fm^. J gt;
^âmit4ux auoirniriéd nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;f'^'^^P^^ds,ôcfupplietreshumblementvoûreiniielb, I
ôclaauellfilm^ ^^^^W^^â^^ndeznioy,Sire,lavicqueDieuinadône(,. 1 n2ofïécondcrel[ÃZAh^T^^ââ'Lâ^ââ'â'quot;âf^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;11
rgt;o»gt;tfrrweaînfvnnc.r;^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^^^^tjxlescommencemcsdevofrereeae,. ,
fowk nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^^^ââ ^^^^oP'^sâfouhaiitrSc Dieu vous face fl heureufeniai! â.
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;L^â^^^^Ã3chentraire,non feulement ce que vous vou- nbsp;nbsp;i
y nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fut donne à Enguerrand aucune audience pout
Beauuaisdeinandalacop ^mene e» nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;P^^iP^^épondre.PourJorsllnâyeudlnen d'arreflénydeif'
/ââ¢pri/io. ge contre luy,ôc rut ramené en fa prifon. Etpourcc quâilyauoic bien beaiieuitf dacculationscontreJuy,niaisquihfy enauoitaucunepgeuucj 'Scquecâeuildlâ yo(
, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;-^enoit
lo'. ttV'Tl'N *G,police'â'''^°7'futâ ,e*^«onaccou(lutnee A^'^f^piouJace^acj^^fr nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'
Vâteo a'quot; nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;f ^Toit nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;raé P a«'°'^ nbsp;nbsp;'âlte5
l^Stï 'â'®'^-CeCendantc^uecefe'C ^jnte'^''â°'? ;« StQticlciâ®â^ ââ5
\CS«taci^eftoitaateffee i quot;âÃesicV^^o'^^^Xteiiainh^
' \i,?'''quot;â¢Â«MtEng«ett»'if.âxanlfHquot;! ic.
' t^f'^^^^^l'itCQuelacirefutiondue, ^enftnae nbsp;nbsp;nbsp;Q^pson^â^®'^ Æ tg
,\^''igt;»tw,^nicleutcha«6tfotces^^^^^
. VQ''« à « cUCesfevnÃaWes qâ'âquot;'. EnfinH«6âquot;'Tà âquot;hquot; Agt;C''«Ã««laçunitiondestomtne.nonî^^^^f^^^^^t^^^
' \ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;moven i'acoutciï ' u joa.ibet'i'^ Sooeft§'''l'^'^,,cÃ
â I Vl,'^'®''é ivnoit amp;c penin amp;c eftt^°amp; PaUi5'^®^^''j' AtiP-oï Ai-h
, \ IS'foeaccnfattLftit p.U ,« nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;âââ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'quot;üfâ
A Ã'»lt;'tWtiesgrands degree 5âcoresVoUoâ^gâçUtteç»r^tn ..9...
â¢I 'i4i,'ââ'''='=wutUlongdcsdegrââ ^.ned'iceM® lUetaVtattcn^âS â
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A *î'iquot;®ââ¢'^''â'Potiï)âquot;^quot;d''°â'^âniertccesà ®â
\ ^^UsAekc^ueWefonieï^ö^^'^^^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;. r
A CliacBnroitMBKnt'^'râ^'â¢â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Jp Cbai'^'^^°'ânit ^P''Pâquot;â'â
A i,! nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;r «adecl»^^'®'.â^ftoitceU=âl''quot;â'â -,;c
A ÿ*'âtquot;S«ttandfntetnçrifoquot;W'â
A nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;l-clt;wtc, tone vieille n'âtro nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fpiétût' fjóoni''^^'''^ â,
\ â^^«elage denfotcellement, amp;nbsp;«!?.=quot;â¢Â» .cite nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'' L
\ ^ï\«slc^j,^paenrnez,d.folâ^''''3te®V' Way A'=*'''âot-
A nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;eftoitfaulfc,amp; lt;iueceux nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;jAe 'flfcitevocl'â'â'^
A »-â¢-letemvsdptopospout,
I K'm ^^^eforceAeUùloufieô^ ,nr\esViomi^^^ â r
1 Aâ â°''âââ ^â'quot;ftoit Ht't'quot; â
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ïnaV addle comme n nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;(Vinns ontA)^^'-^ r â a u'
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;euiKoN kune,ny mAlh^
I Aes i^erfonnes qm nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;dcleUï^ co ?
X â Vgt; madrés,ÃC oniçour « venge nbsp;nbsp;nbsp;^Aes a V elUi . du V. )
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Cîue\\es,amp;: ^randemet Ãï nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nAnC^ents ant^
Vk ^Weà cVa\\oislt;vntabufanrà nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Ã- Silesftna^ l,,uaeboâ«*
\ 4gt;lt;redAercherksaaions
\ ^^^^Ã^UeuxrvuidntemVsauBcUuo^^^^^^ \^^'»tïant;^,Xngner5deftoton^^
Ci^^^WanBeViVairpoloitn . deSensJaU ⢠p^eCqvaevo^^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.
«^^^^'ââ^Adelesfrétés Atclaeuelci«^^.â,l,8cauotc^
'(! âtt â®quot; quot;l' Cambray ,vn de fes paie - y chatte^â fut pO«'^ââ^°'' ;ent tSià c^oyanrnelcaçofteAlfttedA'^\^ââjoâcorV^^^^^^ U,'quot;®â'âl'e,la ou du temvs nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;J Eng«quot;'^â nbsp;nbsp;\cs ina«lt; S.â' â
ÃÃ^'^'PçtesanedtinemavreslaiP^^fden^î^ tgt; enfutent marris, defaââ'tpun«i°â t^^Uaîrance,furent atttlbP« quot;f
d'Engucïïanà .
Ã
Pnnttion Ju Comte Je
â «
tm.
c Cote de Valois futfurpris dvnegriefLiemâlâdiefânsypouuoirtrouuetiU^ cun rcrnede,amp;fuc Jog^ tcps fans parler ny reCpirer^ü quonpêCoit quâil fulimoit. vns,quâil portait la punitió de lâiniuUc nat^n Eaguerrand.Toutesfois dâatjtres diCent que cede inaLidie naduintp omte Chailes du temps de Lois Hutin^ains de celuy de Charles Ie
Je^ru nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;il mourut, comme nous dirons cy apres,
grande enuie dâentreprendre vn voyage en h
/oncdimnrl^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^'â^^^^^^â'^^^'^^^^^âX^^^^ramp;promisà fonpercd'cxcciit^' 1
mes furies nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;pereauoità cellelPeâleuédesd^^' 1
de Clemêt Ucs Cafrl- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;vuidc de Paûeur,c2r apres la nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;I
derfurlâcleciion dâv nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^mr^nt demeuré vn an entier fans fe pouuoiraccoi' 1
les nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Côcc de Poiâiers Confrere teC^- /
Concur. Lese ff
' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;d fif fff âffér
de troubles amp;: deSeffef' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â^^âl'i^nePonaSatamp;tfliiii
⢠Bel auoit ordonné nn.f nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;dir comme le Roy Pb^
fgt;^ârfyr^dcâdrokiPnrrsMff^^^^^^^
P^deme-t timbuhtoiredeuftfef^^^^ pourcent edrM^idâ ne du Senat Rom-tin nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;r n Bcdenraire, compofedlafaçonanaen-
amp; rPueCtjuo de Parés,
^iJSurede cennpT r, U - â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Bienis, quelques vns ont prias nuuu^
cemotdeHulin r ^â ^^c^^^^^^^^^^^^Barlementfedentaire,card'antanrf dloit vnenronoU â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;dire mutin ou bruid,on a penféfcr'r
bruits ôcdequcrluel^''''^'''^^^^^ que ce lieu du Palais deuoit efrcplan^'^ faLfdéfit!
n-trl^c ftt O nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^â1 rlance qu on voyoïtles panures ^ensmourirdds^-
vanif A c nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^âidite année remarquable pour vne Cornette (]uif
ueJchfZ.'
xrefitoatl'n f â ^^lt;^^111 a ce que quelques Chrouicques difent,lâEuefchéde Til'll uefehez.- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;enge en Archeuefehé, combien que dâautres difent quâillâauoit
auparauat,ayant loLibs foyfix Euefehez, adfauoir Motauban, Rieux, Mirep' auaui, om ez amp;r Sâ, Papoul, toutes nouellement faitesparlePapelehcinr comme auui Maille fais J LuïTon, Tulles, Cadres, Sarlat, Saint Flour en Au^^' g ne, Vabi es en Rouergue, ôc Sain fi Ponts en Languedoc,furentfiitsEuefd^ !
^ori lt;ieff/( nbsp;nbsp;nbsp;mois de Filing de 1 an mille trois cens feize, le RoyLoys Hutiniutfy^^l
tw,
dâvne maladie foudaine dont trefpalfi le lendemain, âc fut fon corps ent^^l ' Sain fi Denys. 11 morue le fécond an defon regne aux Bois de Vinccnnccgt; fantfa femme Clemencegroffe. A u temps de fon trefpas Philippes Cois^i
LOIS 10. ROY 4lt;;, PHIL?5. ROY 47. LIVRE XIIL 713 ipV-M--vvh»3âo^e Poitlicrsfonfrere^ScCharlesComtedeValoisfononcleeftoicrltà Lyonpour hleûiondâvnPape fucceffeur à Clement cinquieme^ôc eftant de retour à Paris,
Comte de Poiétiers durant la grolTeffe delaRoinc veufue en attendant fort V^ithtinftituéRegent.Elle accoucha dâvn fils qui fut nome lean,ôc ne vefquit ^'ifhuidiours. Acefte caufeilnâeft mis au nombre des Rois. Apres la mort nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'
â^'^deune Prince, Eudes ou Odon Duc de Bourgogne oncle maternel de leagt;-^'dlede Lois Hutin,difoit le Royaume de Pracc apartenir a fa niepee. Aquoy fcgncurs Prâtjois tenans le parti de Philippes tâoppoferët,difans le Roy aume
1 ^'hâce appartenir feulemëtaux homes non auxfemm.es quiny auoiêtaucun â
1 ^^dt.Q^elquesvnsdifent que ce fut lors que fut premièrement mife en euiden j ^'^loy Salique pour le fait de la couronne de France, quâau parauât on nâen ' ^ûitouy parler, Se que Philippes là fit approuuer par tous les Seigneurs du
Sîume, ayans gagné les vns par promefies ôc les autres par force amp;c par me^ 'â¢â'ïs.llmitadoncques en auant ces mots des loix Saliques amp;nbsp;Ripuaires des an ^ïrancs.QyE L E s ï E M M E s nâaYENT a SVCCEDER en later Scf»»ofs. h S ALI QV E. Ce quieft ( comme nous auons dit ailleurs) vn article des loix ^qucsamp; Ripuaires pour les fuccefîions des mafles entoures generations amp;C ^îîceSjiion particulièrement pour celles des Royaumes, amp;nbsp;lors leditPhilip-à ce c^ue quelques vns difent, lâappropria ôc accommoda a fon defir diiant
^qour ce quelaFrance eft en terre Salique,les femmes ne pouuolent y fucce ^.Mâisceft article ne parle point delà couronne de F rance,corne nous auons vn autre lieu. Doneques Philippes ayant affaire à vne petite fille, defti-fccours ôc dâappuy, ôc eftant homme qui par fes promeffes amp;nbsp;biensfaits
Wt obligé la volonté de plufieurs hommes nâeut pas grand peine à faire paf-^cefteloy Salique veu quâilauoit affaire contre vne partiebien foible,amp;: fe ^Koy. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â '
MoncP H1L ip P E s Comte dePoiétiers fécond fils du Roy Philippes le Bel philip-^^ttedeLoysHutinapreslamortdefonfrere,amp; de ce petit P rince Ica qui ne pes 5. ''^')uitque8.ioursfutfalué Ãc couronné Roy deFrance amp;nbsp;deNauarre,amp; corn dIÃ: le S^^icgner en lâan 1316.11 auoit 3. filles de fa feme leà ne fille dâOthelin Cô- long â''^^bourgogne,amp;; deMahaut Cbteffe dâArtois,lâaifnee defquelles il donna en roÿ 47, '^'idEudes ou OdonDuc deBourgogne,qui auoit cotreluy debatu en fa
niepcela couronne dcFrance',ôc pour dotluy donna ledit Comté de s« ^'if^ogne, auquel cefte fille auoit tucccdé apres la mort de fondit ayeul ôc de ^liett ton oncle maternel .La fécondé fille du Long futmarieeà Loysfils du
Robert Comte de Flandres Ãc deNeuers, ôc la troifieme au Daulphin de ^'«tnois.lcanncfille deLoys Hutinfera cy apres mariee à LoysÃou felon dâau-^ '^^VaPbilippes Comte dâEut eux fils de Lois, amp;nbsp;par fon mariage le fera Roy ' de .LesFlamans incontinent apres le decez du Roy Loy s Hutin enuoye-^â^^^«sleditPhilippes heff at encore que Reget leurs députez pour auoir paix îutchjpï^inc^ois, Ledit Regent par Y aduis St. confeil du Comte de Sauoy e, de f-L«h^C.omtc de V alois, du Comte dâEureux Sc du confentement du Comte
, nbsp;nbsp;^^Yhnà res, comme à ce contraint par les députez dudit pays, qui ne vouloiet
tetourner fans auoir paix, fit vne moderation fur tous les fufdits T raittez ap ixp«'* ^ointetnens en ccfle maniéré. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;⢠nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;- ' * VïCïYvieïcraent cyue lefÃksdetVandres viendront en à cuë iiumAitê faire \a
⢠RuwtnteaMonfreur Ve Ketent pour accpierir fa bienueiVVancc amp;c
leurt fettls-miÃitns.
ie deuatioft.
declarans auoir merueilleux regret du me/contentement amp;nbsp;courroux aul-' quels iis ont prouoqué Monfieur Ion perc, Monfieur fon frété, Sx, luy. Qud' â Comte Robert de Flandres fera tenu amp;nbsp;obligé/oy tranlporter outre mer auci- â ques luy,à Ja conquefte delà terre /à inte au premier general pa/Tagequifyferttâ b auantquâilfoiteneJlat. QiaeMeJïire Robert de Flandres diâdeCalTcljlils' m'aifné dudit Comte Robert fera en dedans vn an incluliuement vn pellcH-â nage à Sainct Jacques en Gallice, vnà no/lre DamcdeRocIiemadon,vnanO'â Rre Dame de Vaultbert, vnà noJlre Dame duPuys, amp;vn à Saint Gilles en * ProLiencc . Et fil ne les peut tous aebeuer en vn, il les fera en deux ans. Queb â Cbaftclde Courtray ïêra par le Comte de Flandres deinolly,dontlematciuf â fera deliuré au gens du Regent, amp;nbsp;que iamais ne fy pourra ediflîeraucun ebr â Reau, Que ceux de Flandres payeront au Regent deux cents milleliurcs. Qyp * lâIlle,Douay, Sx. Bethune demeureront perpétuellement aux Rois de France. ' Que moyennant ces chofes,le Côte amp;nbsp;la ComteÃede Flandres feront rdlitu^^ * en la Pairrie de France, amp;nbsp;ne la pourra ledit Comte forfaire en nul cas, releruei ' l l^culcmentles caspourlcfqucls les Pairs de France forferoient leurs terres au â I iugement des Pairs.Qjue inquilition, correfiion ny punition ne feraiamaislai- ' | tedenulleperJonnede Flandres pourquelquecho/èquifutaduenueiulîjuesaâ t lors.Mais leur feront leurs vies fau ues,en femble leurs biens,franchiles,libertei, * 1
couRumes, Sx vfaiges, Sx ne feront renuz doner hoRaigers,ny tenir prilonpoüi ⢠quelque cliofe que ce foit, ains leur eR le tout pardonné. Queleracbapt(iclt;lâ-^ â mille liures, Sx des pèlerins fe fera franchement, purement, amp;nbsp;fans aucunecon- ' । dition. Qneledit Regent fin formera des fortereRcs de chacun lieu, amp;: h id^^ ' mations vcué's, ordônera delà demolition dâicelles, felon Sx ainfi quâilapp^^ ' dra. Que incontinent apres la publication deceRepaix,leComtede ' I Deftnohtten fera, abbattrc le ChaRel de Calfel, lequel ne fe pourra iamais refaire,nclùtpââ^ â I clechti^eM. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;demolition des fortere/Tes de Gand, Bruges, Sx Ypre. Que les fnccnp â I
hommes dâarmes qui deuoient feruirle Roy a leurs defpens, Sx felon fonphid ' K ne feront tenus feruir autre part que deçà la mer. Que lâordonnance de hlofd ' a parle Roy Philippes fon pere fera entretenue Sx gardee, pournutiai ' t oitfiJ. quelle peut toucher amp;nbsp;concerner ledit Regent. Que lâon pouruoiraà ccquf ' a le Comte de Flandres fuccede à Loys Ãls du Comte de Neu ers, voire combif' a
â quâiceluy de Neuers fon pere trefpalfaR deuant le Comte Robert fonayeP^ â a Que le different dâentre le Comte de Flandres Sx celuy de Flainaut feramis d ' a mains du Regent,par forme de foubsmiRion. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;I
ram Je ce Trait te'.
. De ceRe moderation, les députez amp;e procureurs des villes amp;nbsp;commun.wtt^ tlamanieen- de Flandres fe tindrentpourcontens, promettans Sgt;c iurans lâcntretenementdi-celle. Dont neantmoins ne fe contentèrent les villes amp;nbsp;communauté! de Flr:-dres,au contraire à lâinRigation du Cote Robert leur Prince, recomencerend^ guerre cotre les Fraçois, mettas à celle Ãn fur mer plu fleurs nauires,auecldlt;ii ils en pilleretpluÃeurs de France, difansauecvnecautellemalicieufe qtfilsn*quot;^
iloient tenuz de garder iâ paix quefur ferre, amp;nbsp;non fur nier. Cela donna nJ/l; ïà nce dvne nouùelle guerre entre eux amp;nbsp;les François, Sc ledit Philippes dtdd'
contre eux procède nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,
quot;^niüemens, qui conrrdignirentplu/ieurs de iêretirer en Flandres. EtentreûH^^^ , Loys CointedcNeuers ôcde Kethel Ãls aiihé dudit Comte Robert de nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,
dr(^
fHlLIPPÃSj LE LONG ROY 4ÿ; LIVRE XÃIL 71)
iiC à caufe de cé, ledit Roy mit incontinent Neuers amp;nbsp;Rethel en fes mains, '^â¢Hantala Comtefle femme dudit Comte de NcUers, deux mille liures feule-
pourfon entretien. De façon quelespartialitez commençoicnr grande-â^'quot;tafaugmentcr,quand le Pape lean ±3. pour y remedier, enuoya en France
f-ardinal GoncelmCjqui fit tout fon pouuoir pour mettre paix entre ces deux i-tP^peyeat Gîtions. Mais voyant quâelle ne fc pouuoit facilement faire,il fit faire entre elles ââ'dùcspourvn an j durant lefquelles le Comte Loys de Neuers amp;de Rethel â»aifiiédudit Comte de Flandres, eftant nouuellemcnt forty de la prifon en la
fon pere lâauoit auparauant fiit confiituér prifonnier, fe tranfporta à Pa-'â^lOtiiâhumiliantau Roy il rappaifa,amp; obtint de luy main leüee de fcfdits CÃ-
peu apres mourut à Paris, amp;nbsp;fut enterré aux Cordeliers. Ce pendant le Ifuee^. ^dinal Goneelme voulant apres le terme des trefues expiré, trOuuer moyen *raire vne bonne paix entre ces deux nations, en lâan 1319 » Ce tranfporta en la ^de ToLirnay ou il auoit fait âlTembler le Cote Robert,amp; Loys fils de Loys ^tedeNeuers fon fils. La en la prefence dudit Cardinal amp;nbsp;des députez dil ^ydcFrance,leComte promit dâaller bien toft apres faire hommage de fort ^â¢ntc au Roy, amp;nbsp;confirmer la derniere moderation faire en la derniere aflem-AAu moyen dequoy chacun retourna chez foy^mais le Cote Robert ne tint Tomeflejamp;nâalla point trouuer le Roy corne il auoit prornis.Le Roy indigné Reelle faute, requit le Cardinal de iettet lâinterdidion fur la Flandres j mais le ^dinaldcfirantpluftoft adoucir les chofes que les aigrir, moyennavne autre
pour vn an, pour durant icelle trouuer moyen de faire vne paix. D tirant pctrefuele Cardinal fit tant de pourfuittes entiers le Comte Robert de Flart-J^quefinablement en lâan 13io.il alla à Paris, ou il fit hommage de fon Corn-
Roy, en la prefence des villes amp;nbsp;communautez de Flandres, qui auoient ^â â geexprefle de prendre vne finale conclufion fur lefdits differents . Chacun ^penfoit que la derniere paix fut par luy accordée amp;nbsp;ratiffiee,mais ils fapper ^^^ent bien du contraire par larefponce que fur ce fit ledit Comte Robert,di-
il ne confirmeroit point cefte paix ou moderation que premierernêt 011
ââ'ly rendit les villes de Douay,lâIfle, amp;nbsp;Bethune, Veu rncfnaés quâen faifant le du Comte j^portdâicelles,ladite reftitution luy auoit eftépromife par Enguerrand de
principal conduéfeur dudit affaire,amp; qne foubs cefte fiance amp;nbsp;non aU
quot;'J'^ntil auoit de ce paffé amp;nbsp;feellé fes lettres. Le Roy eftant de cefte refponce ^^nicnt irrité, fit en la prcfence de tous ferment folennel que iamais le Co- du 'â^uroit lefdites villes, amp;: voulut que le mefme ferment fut en la fufdite affem ^^itpar fes oncles amp;nbsp;par fon frere. Le Comte Robert fen vouloir haftiuc-
retourner en Flandrcs,mais ilfutfuiuy parles députez des villes, amp;nbsp;có^ '^utezde Flandres,amp; requis quefon bon plaifir futde retourner, Veu prirt-r^fetnentquâils auoient dcfdites villes amp;nbsp;comunautez chargetrefexpreffe, de Partir de Francc,âuant la conclufiort finale de la paix. Le Cote Robert preffé P^cfquc force de ces remonftranccs,retourna à Paris,amp; cofentit la Confirma-
^'Qâ^de hfufdite paix,laquellc apres plufieurs communicatios fut finablement , 'Coderee de la maniéré qui f enfuit. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fur TrAÃtte'i
â¢dr /^â^æ'^'^â^æ^â^qâ-icLoys fils de Loys Comte de Neuers amp;nbsp;de Rethel pren-⢠nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Madame Marguerite fille du Roy Philippes dit de la Marché,
⢠nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fuiuant la moderation de lâan 131 lt;gt;* nonobftant le trefpas du-
^oyiCóte de Neuers fon pere,il fuccederoit apres le decez du Cote Robert
â¦f
fon aycul,enla Cote de Flandres. Que ceux dudit FlandrespayeroientnuKo'* ' l en dedans vn an immediatemét fuiuant, la fomme de trente mil liures. Queâ ) l^tmcut, ils promcttroicnt que fi auant que le Comte de Flandres, oulèsiuc- â (' celfeurs contreuinlfent iamais d cellepaix, ils nelesfecourroient d'argentJd J clteuaux,deconfeil, dâarmes,degens,nâyautrement. Que la Dame d: Cou-* ! cby f lie du Comte Kobert iurcra icelle paix, mefmes quâon lafcroitlenil)li- ' 1 blemétiurera Robert de CaÃcL Ce fut fait d Paris le cinquième de May enliii nbsp;l
mille trois cens vingt. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;- â
^tlle de
^itnee.
ï nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Q Hile en mariage, la Ibmme de trente mille liiita
patins, a prendre furies deniers que ceux deFlandres luydeuoient, Ictulc P'^(^^lt;^cnts. Et au cas que ledit mariagene fottiil/on ne feroient aucunement tenu^à ce que deû'usJbi^ r nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;maiiage fut confommé, les fufdittes conditions eurentlicu, amp;â '
tut le Comte de Flandres entièrement ddfil'i defdites villes, delâlûe, Doiuv, Eetnune.
Ceoendantque ces affdires fe manioient en Flandres, le Roy Ãt appcllctl td-^ttois qui par force auoit vfurpele Comté dâArtois, ^^dit Robert nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ilrenonçaau droit dudit Conne,amp;
uarenc tiuon e otnte de Beaumont en Normandie, Seauxptimsdes du rrihet A nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Marigny, le Roy permit que fon corps fut defpendn
Chartren nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;f^t premieremet enterré en lâEglifdci
rgt;^Vf'gt;terrt nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;lt;^orpsdu Eeu Archeuefque de Sens fon frere, amp;nbsp;depuisporte
ry amerelian?^^^^ nbsp;nbsp;d^uoit fondée. Il y euR vn Preuofl de Paris,iUléé
medimpA â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;P^l^otis du Chafleletdetenoitvnriebd^'
uofleRan^L^r''''' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;courir. Le tour de lâexecution venuJcPtc-
ure homme nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;dedans les prifons pendre vnpo-
rrelief de
luyfuppoû le nom de ce nebe P4rts fendtf, euféSe ) equelildt deliurerfoubs le nom de cepauureinnocent.LcPreiiolh^ ^^ranglé.
ayant quelauïTnl^roccafion de faire guerre en la terre fiinte.LeLéf rneluÃierm A^l ^^^^^P^^^dre ce voyage fupplia le Pape lean vinattroUÃi^ cefl effe^/p nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Putauecleur conPentemet. LeRoyaifemblantpoU^
toutes chnf nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ai nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;dâEuefques, ils refpondirent que quad ils verrold
re alors o nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^les Princes Chrefliês affêblez pour cede guet'
roienr an nbsp;nbsp;nbsp;a nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;P^oy fans aucune difRculté, oucontribu-
rriuilf^es Ã^ajnn f nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;parpriuilcgcs fpeciauxdelâEglife,lesEccà i
difpencez de toutes couruces,ôe de lâexercice deb * antrr-n nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'^[^^meuans quâil voulaitleuerceflargentpourlâemployeri
a Pp^itre,ils nelevoulurent aucunement fccourir.
J P nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;dâaller aux voyages de la terre fiiiite,ainselloien[
d^^Rois tournees ailleurs. Le Pape fufdit auoit nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'
DpcdeBauiere auparauanteflcuEmpcreiir.f'^ nbsp;nbsp;!
en grand débat,car deux grands Princes fclâattrihuet''' eflantlâvnS:lbâ^^^^
Z nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;egallitc de voix. Les forbannis de Gennes,pourc{lreremis enlcuq'^'
^^â¢^^^^imoicntfecoursà MathieuVircomtechefdelafaaionGibellint,^
Vicjft '
fUlLIPPES s-LE LONG ROŸ47- Livre XIlI. 71?
ficaire de lâEmpire, llleurcnuoyadesforccsfoubsla charge de Marc fon fils
1 J ^^fieune homme,lequel ayant mis le (rege deuant la ville de Gennes,manda sîf^edtGt»
; de dedans quâils eufient à receuoir les bannis,amp; à leur rendre leurs biens.
de dedâs enflent vne lois receu lefdits bannis il n y auoit aucune dou
l '^'lâi'Ãshcuflent enduré pareille fortune que les autres, amp;nbsp;quâils neuflént efte
l ^^(t.Adoncilsimplorerentle fecours dudit Pape amp;le fupplierent devou-
I ^'^It^deffendre cotre les iniures de leurs ennemis. Le Pape mâda a Marc qu il
^Ibhftenir de faire aucun outrage à ceux quieftoient en la protection du
'^Aomain.Que fâil auoit aucune raifon ou droit a faire ce qu il faifoit, qu il
armesbas,amp;que par parolles il le remonftraft amp;qu il feroit efeoutte par
*^Komain,qui auoit telle couftume d'efeouter ceux qui imploroient (on perConnes affligées quâil vouloir que toutes chofes allalfét felo droit amp;nbsp;que chacun euft ce quiluy ap par ten oit. Ce ieune homme qui auoit
ââ'â«içsau poing ne fit copte dâobeir auPape,difant que le different quâil auoit Hs Geneuois,nâeftoit pas du gibier ny delà cognoiffance du Pape, ains du '^^ereur.LePape difant que dâautant quâil n y auoit aucun legitime Lmpe '^^^rhitrage ôc iunement de toutes chofes tant faintes que prophanes luy ap Nort,dedara ledit Marc hérétique ôcennemy de lâLghfeôcfuÃa guerre ^«couâeUsVtfcom«,8cÃnquelePav=hpeukfaiiefanseftreenïperx-^^^ S'Mttesaffiitcs.Afcfforçadc comçoferles differens qui cftoiententire Wektic dâAraeon !c le R07 Robert de Sicile.St çetfuada aPedetic de luy Sla ville dcRbcçio qullauoiturmfe furies Â¥tanlt;;ois,îcqudiiâauoitia-'^^loulii tendtcà Robett.quclquepriete,raifon,remoftrance,oumenace qui ?'«tutfaite.EeTape donc fe lit donner ladite ville,difant qucleditîederic la lliaoit donner pour ce quâil auoit toute çuitfance fouuetanie lut la Sici e ''â¢Huttes tiouincesfubieftes à icelle.Quandleraçe euft laville deRbegio, ''â»itentielestnainsdcRobeit. EnquoylesAtaçonnoisblafmeientçu 1-
^â ^étlanerEdieduTane,quidifoitçourfadeffencc,quayantco^nu u ro \îcdeïautreTtince,luydquilaco§noiffancedecefaitavvartenoit,auoitâ 'Mà itevilleà fonlegitimc nbsp;naturellergneur, nbsp;qu rl iVeuft pas eflerar-
Xle queveu qu ileil eftoitfeulemêtle devofitaire,amp;l'arbitre,8cleiuge des NlesdâentiecesdcuxTtinces,ilcutlójuctnétienuladitevillequilnauoit Nis,Ht quefileuftfaitauttetnét,tleuftfaitvnaaedâvnborriede[loyal,tnek lt;»«!., S^Ãgt;ciniQue.LePlt;oy Vlt;obcrt auec douie de fes gallctcs nbsp;dix du Tape,print
\Weà e Gennes,mais pour cela ils ne firentleucr le frege de deuantGcnnes,
'^xiules efioientlcs forces desV ifcomtes,fi ar deutel affeékipn des bannis,amp;lr '^'xillt courage deMarc.llny auoit autre moyen dele tirer delà , que daller
1 'Wiïlîtville deMilan.Tlùlippes fils dâvue(Åur duVlt;oy Plt;obert de Cuarles Y)eltb{r4tl(itt ^'^^tcde\alois,quifutdepuisK.oy dePrauce ScfuruomméTliilippesdeVa- un.reM.l*.
1 ^xiilla enltalie aueepeu de for-ces,S)cfaifoit apres foy v euirvueV)ellearruee,qui \ ^^'^^^^foislefuiuoitbieuleutemeut .Les villes de viedmoutfe rendit et aluy, \ Y^^xirovxvre ilf arrefiaeutreNouate nbsp;nbsp;nbsp;erceilpour attendre fou armee. Ga-
ÃeyAatliieu'Vifcbte,coufi.deraut qu ilferoitbeaucoup mieux de fe fous gaU« rtf à e^p^^Yiqois cpuâefprouuerleurs forces 5)Carmcs,euuoy aversie-fes KmLafiadeurs,parlefquelsilluy promettoit de fe fouLsrvicttre
^fnaingcment de toutes fes querelles de differ eus .Gefi,elrouuefie remouffrau-^^fadefvogcrleditTliilippes delitalie, de effaut de retour eufirance trouuale
O O ù\
718 PHILIPPES Æ. LE LONG ROY 4^.
^rMctffieiot nbsp;nbsp;^/Ehilippes Ie Long attaint dvncgriefuc maladie, Sc toute Lt Frsncepleine
⢠depe{le,Ia cauLc de laquelle on trouua ne procéder pas de 1âinclemence de lâiër, de la malice des lui fs qui eRoient en France. Ils auoient eliéchadez dePd-^*'*ftepAr nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Philippes le Bel, puis remisparLoys Hutin, maispourfe ven^^et
ittmifs, ^tir precedent £xil,amp; du pillage de leurs biens, amp;nbsp;craignans auih guede K'
Ih Lclaiûerent corrompre pardespreiens des Roys Sc Satti-
' ⢠nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^trazinSjScconfeillerentles LadrcsôcMefcauxquielloiée
^quot;ne^ntlts Lç nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ietter des poilbns dedans les puys. Pluûeurs dâiceux furentapptlt;^â
^^^^lÃecemaleEcc lurentpunis, les vns brûliez, amp;nbsp;lesautr^* nbsp;nbsp;1
Ques nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;furet tous mis en priibn en diuerslieux.(2iL^ l
bien on^ / ^^hqu^s au nombre de 40.eRans prifonniers a Vitri fe doubtans 1 homme^d^^^^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;qui leur femblalcph^ j
les ôccaRe nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;/
yns les au- Rayder ' fL nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Rp)r]a vnleunehomme quieRoitfortScpuiilantde 1
Leur bon frr^f^r nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;LÃ eRranglerent tous les autresqnidc 1
taiedel'eRrnn nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;a la mort. Apres cela le vieillard pria le ieunehoin- I
uom pcrfonn/â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;homme qui en Rn demeura feul, fans 2- 1
donner.Ilnrin^r^ l nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^tieles autresluyferoient 1
ne feueRretont I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;\°^^L orôcl argent des autres, ôc fe voulut fauuerpary- 1 '
fez fe rompit vnei-^^^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^orde,mais elle rompit,Ãctombant dedans les fol- 1 â¢
Princes fclailfoit aouiiprn^^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^^âLl futhommc bon dc fl nature,neà tinoift
m^uuMS conlcils d^l nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;âââ¢âturels des Princes ont eiiécorrompusfxlfi '
leurs fnbieéU^^^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;cRvenu beaucoup demali *
Ritandesexa(Râions°R^T^^^^^y^â^^^^^â^^^ ^^^^^Lllcrs luy confeilloient de faired: l dechacun Mais le pen nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;LL vouloir auoir le quint denier du vaillaar t
sMs mandaMd3cieuremenLlquot;Ro7nâ^aâ^'â'^7^^â'â^^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;!
foMnmpof.^ di^j Royaume dfsC^ if nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Y/1^^ ^Ltoient deucnues le rantcs âc grosreuenus I
tmn.
rnentve/cLi Sca /r^^^Lentgrandement Scnonnorable- / ⢠cesamp;frens dâFp-Iif/ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;des annuels des benef I
dcs'^Iuif; dn^ 1 ' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;p^^^^^^^Leuez,Scies biens des conffeationsdesLóbard^ / \
P I-tinte J ft ftnpie.
ne les Hef S' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^riegrandes lbmmes,amp;c finepayaitpoint ces offeiert I gt;
Mtreforauxgensdf cnauoiêtrml nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;autourdelup,
fonpere /tr nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;il nauoit eu aucunes guerres come auoiteii â
dixitlm nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^hje dupafTage dâoutremer,auoicrequisauPapeP nbsp;*n
nomm nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^tie certaines troupes de pay fans qu'on âa
remt nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;P^ ^^tJ^^enr en France, tout ainf quâils frent dn Pn
ps u oy Sainót Loys, Sc fevantoient de vouloir paffer lamer, amp;nbsp;aller ri J nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;S'-^^r-e contre les infdelles. Ils auoient deux chefs de marque Sc dinarr Kt
reaux. zâ âZ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^ffuioir VU Prcflre qui pourfes meffaits auoit efdehaUfd^ rf^
rr^oyneApoflatdelâordredeSain6tBenoifl,lefquelsabufereitr rL erreurs Sc lesefprits de ceflepopulace,que les fimplespafleurslaiP Ki leurs (hefs. Otent Icur troupcaUfScIcs labourcurs leurs attelage, pour fuiure ces deuxini' K
CHARLES 4. LEBEL ROY 4S. LIVRE. XIIT. 719
qui leur faifoisntaccroire'que ceferoit par euxquela terre fainte de- »'7â 1 'â''«cftrerecftuucrte.Etfaulticy dire,quelorsily cutvneti'opgradeconniuen
quâau grid preiudicc duRoyaume,on fouffroit foubs vn fi vain
difficile entreprife pour telles gens,que les armes fuirentainfi libre- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.
'J^'^'titreles mains du peuple.En fin, cefte villenaille fut deffaite en Langue-^*â
quâau lieu de dreflèr leur furie contre les infidellcs dâoutre mer,ils ion ileÃr dn
^'^'l'^îrcnt aux lujfs que le Roy auoit rappeliez en France. Le Roy le Long
dâordonner que par tout fonRoy aume nây auroit quâvn poix,vne aui-
ç'â'â'ttnefure,amp;; vne monnoy c,ôc que ladite monnoye tant dâor que dâargent
ÃWe à pris fi efgal que lâor acbeteroit lâargent, amp;nbsp;lâargent lâor.Ce qui euft
JtdioCe fort proffitable au Roy amp;nbsp;au Roy aume,mais comme il eftoit fur
deliberatie,il fut afiailli dâvne grofle maladie,dont il trcfpaffale ein peandefonregncjle troifiefmeiour de lauier lâan mil trois cêsj^gt-vn, P'^corps enterre à Sainôt Denys. 11 euft pour femme laluîHTte leanne fille ^''^â^îlinComte de Bourgogne de laquelle auecquesles trois filles dont nou« parlé cydeffus au commencement de fa vie, il en eut encore vn autre
gt;«Blanchequifut teliçicufe. CcftcRoyncleannefut«liequifitbaft.t
At-eie Boutgonnne à Puis au deuant de la Chappelle duquel eft eue ore
Sÿe. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Chkr;
. p-4 L î s 4,de ce nd fucceda au Roy Philippes le Long fon frété juxRoy- us 4.
.^Icîrancc amp;dc Nauatte. Au commencement de fon regne il heuft autre oift n 1
défaite en forte que toutes chofes fuffent gouucrnees Stcoduites pat
.^'tlesloix amp;patl'authotité des tnagiftrats. Il aduifa que pour le tteqiKnt ?*5tMntdesRoys,amp; lamalice du temps Sclepeu de cotredm des mallaits, :gt;woitptinsTOetellehcence,quâellefeftoitrenduelatriaiftteffeAquelae,â^ â MtJesKoys Jedes lotx eftoit en peu de pris, de refpea,6e dhonneuten â¢Sduneuple,8e,qu'ilnefailloitpaslaiffetplus auant prendre tacineace .'JWmaïuy fin temonftté pat aucuns grands petfonnages quelaleule
.XientteieniieJe lieeeiifemhleparlaprudence Se condtiitte dsngtand .\iee,8equ'ilfuftaduiCê que filesloix d'elles tnefmes pouuoientrelre-â'âââ«rainà teïaudace des malins.elles fuSitoient ala conferuationSedeften-Manemiiandime fois elles autoienteftd publiées 8c gtauees aux cÅurs .^Wmes.MaisquandonNitquilhy auoitaucune teuetence du droittny '^KoneSVeutcertainsgrandsamp;CNCttueuxpetfonnagespoutKoys,quieu- Â»ÆÆ.«â . 'gt;\ttWe dc\atuiiion,gatde amp;nbsp;deffencedesloix Scdeshomm.es. Qhon '^tswotdonncNnfiegesSc en\a main'roCceptte,i,deux chofes tacreesi aftin
l'^lifÃitnttaifon^à toiR Seiuftice ,irrfottrialîent des deliRs, 8c qu entoures Â¥or((s à eux ?i\s ûnffenôe \Ru du Ibuuctam Dieu. Mais quand ou auoitveu. données.
\ Rt youuoient Veut maiefte, commandement, 5^, Rmipir é en v cnit a auoit donné des forces pout \e faire. Q^XemeiWeur iien Scia
\ çYivVpeVesVibs,eftoit \a for ce desEonnes meurs,5lt;.desiuftes cb
Vùcap^^ç^ç^iQYpdeuoitreYrimerScYunirVïen feu eremét\esmauuais,fi\s neveu. Y^RtORpp^r^^xiuenteftre cftaftiezbons exem-
auoit queXesRoyaumesbien fondez fur des Voix cY-ueuftent dure, Usloixduïet \ ^eXesfuYYdrces SÃaYurûtton des Y^ûts eftotentneceftaires ^cYiandde cas\e
CHARLES 4. LE BEL ROY 48.
* * r * ' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â¢
â '* â qLiementjdonnoientencorepkis de fray cur,eEnouuoientdâauantagcJescffurs^ r^ult fttnir nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;feraoientdâvn plus redoutable exemple. Qkjl e/îâoitdoncDC-^
lisÿ-ands. ceÃaire de faire punir les hommes d'authorité,d fin quâà leur exemple cbicùco'^ gnoidcquautantluy en pend il à . l oreille, ôcque ce qui fera peur auxinauuaiîj,
quot; ' donneraâafieurance aux bons repos public, qui font les deux choCes delipid-les defpend la tranquilité publique.
Cela luy effant rcmonRrCjii fiit efmeu d faire leprocez à lourdain de lâl(le,bâ quel quelques vns difentauoir efpoufé la mere du Pape lean iz.ll eHoitgcnab /ourJain Je fioiTime Gaicon,de gradeSz ancienne maifon,amp; auoit fût plu fleurs crimes,bo' ^l^ldes,rebellions,forcemens de femmes amp;nbsp;de filles, il auoit rue vn fcrgcntdai j mes duRoy,fiifant quelque exploit contre luy,amp;t entretenoitauecluy vn^dtl [ t^ombre demauuais garçons,brigans,amp;tvoleurs. Le R.oy en faucur du Papehf !
donnegrace pour dix-huiôl crimes,pourIcmoindre defque/sdnicn* 1 hJeantmoinsapresauoirobtenuceflegrace,ilfitpisguedeiun[. I
Aloccafion de^uoy,il futadiourné à comparoir en perfonne deuantleRop^^ 1 fon Parlement a Paris,pour fe venir pgt;urger des cas dluymis fus. Ilyvintlup^^' I bernent accompagné de plufieurs feigneurs qui lefouflenoient. Là feirouuc^ 1
'.^ceufe'. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Marquis de Hamptonne, qui eiloit neueu du feu Pape Clementf. 1
gneurd Ãlbret amp;r plufieurs autres qui propofcrentvneinfinitédemalucrhtiôs I contre ledit Iourdain,lequel pour toute refponce dit que le Roy luy auoittouc t pardonne. Mais pource qu il fut trouué que depuis la grace ilauoit commit e plufieiu-s crimes il fut renuoyépardeuantle Prcuofl de Paris, pourluphirel'lt;â^ I proces, amp;: fut mis prifonnier dedans le Chaflellet, tellement contreluvfttf' 1 cédé que par fentence dudit preuofl,il fut codamné a eblre trainé, âepuisp^^^ 1
^^^â'^nglé.Dontil appella en Parlement,ld où il fut dit parla Cour,quAi^^'^^^ I e/lebien iuge, rnal appelle,amp;:aiDà fut ledit lourdain renuoyé audit preuofl,lt;ld I le fit traîner,puis pendre au plus hault du gibet de Montfaucon. Ceh 1 l'ani^z.^. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;I
Guerre en nbsp;nbsp;nbsp;Edward z.du nom Roy d Angleterre auoit enuoyéen Guyenne Aimonfoi^ 1
Guyenne, fiorcau fccours dicelle,maispoupcc quela tempcfle lâauoitretenulons^uarit^ j fur la mer,amp;: empelche qu ilnâauoitpeu d temps arriuer audit pays,les François I parfurprifes fefloientf a ce que difentles hiHoires Angloifes)ia emparez d'vi!^ I bonne partie de la Guyenne. Edward aduerti de cela,ôcdefirant par doux nbsp;nbsp;nbsp;/
tieux moyens y remedier,au commencement de Idnnee enfuiuante, eauoyi^ 1 '
'^^h^yne femme Y fabel Elle du Roy philippes le Bel,vers Charles le Bel fon frere,poi!^ I rf^n^FrM- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Icsdiffercnsdâentreeuxdeux.CharlesleBclpromitdfafÅurderendti f
te. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;audit Edward fon mari toutes les places prinfes fur luy, moyennant que fuiuât
la couflumede fes anceffres,il luy vint faire le ferment de Edelitc, Scpreflcrbó' mage des terres quâil tenait deçà la mer. Yfabeladuertitfon maridelarefpond nbsp;nbsp;y
q ü âelle a uoit eue de fon frere. Scie pria ôcconfeilla de ne vouloir reçu Herd ceJt' i uoir. Edward aduerti de cela, incontinent enuoya en France fon fis Edvvjrl 1 aagé de douze ans,quâil auoit nâagueres fait Duc de Guyenne Sc princedef^'
JVenttmt^e les,lequel apres auoirfaitau Roy Charles le Bel lâhommage deu parIcsRof ^Duchéde dâAngleterre aux Roys de France pour le Duché de Guyenne, retira defoiil'^ oncle tout ledit pays.
Loys de Flandres alors viuant( Sc depuis apres fà mort furnommé de Crrff
pour ce quâil mourut a la bataille de Creïfyau téps du Roy philippes de
elloJ
fils de Lois Comte deNeuersamp;de Retheil filsaifné de Robcrt'deBe-^^quot;â^Comte de Flandres,amp; audit Comté fucceda à Ton grand pere. îlfut(com t quot;ous auonsdit) marié a Marguerite fille de Phiilippes le Long Roy de . J. ^^dont 11 eut vnnis nomme Lois, qui luyfucceda amp;nbsp;vint a la principauté 'Pia^üresi jd^üiiernement de Flandres, eftant encore bien ieune, amp;nbsp;fe fcruoit en les à f~ /^Principalement du confeil dâvn Abbé de Retheil, qui ne cognoifioit le jjij'damp;les humeurs des Flamans.Cela fut caufe que ledit Cote eutplufieurs r ^nsauecfes fubiets. Deuant quâentrer au gouuernement, amp;nbsp;enlapofi'ef sesde^emeh ; 'â¢PComté de Flandres, il eut à raifon de ladite fucceflion debat contre Ro 3^' Bethune,amp; contre Matthieu Duc de Lorraine mary de la fille aifiiee du-~ joert de Bethune.Ce debat fut mené amp;nbsp;dilputé deuat la perfonne du Roy I pdeBel,amp; en la prelènce des Pairs de Frcîce, ou ledit Lois de Crefly faida
Qioderatio de lâan 1316.par laquelle auoit efié expreflemet dit en la preien-» dp confentemét dudit Robert de Calfeföc de la dame de Couchy fille ai£L
^;âB.obert de Bethune,que pofé que ledit Lois Cote de Neuers pere de ce /â¢JeCrefly, allaft de vie à trefpas deuant ledit Robert de Bethune fon pere ?^ileftoitaduenu) nonobftat ce,la Flandres viendroit audit Lois de Cref
â â,'fogeant en cell endroit a la couftume de France par laquelle efi: dit que re ^Ptation ne peut auoir lieu. Oultre ce que ledit confentement amp;nbsp;accord a-^'âdepuis elle confirmé par le traiélé de mariage dâiceluy Lois de Crefly fait j nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Au moyen de quoy ledit Lois requeroit que le Comté de Flandres
.^â¢^ftadiugé.Ce que le Roy Charles afliflé de fesPairs de France fit, lauf tou-'^partage raifonnable à Robert de Cairel,amp; autres quâil appartiendroit, .AdiudiaM '^^Rioyen efeheut ce Coté audit Lois. Quelques hiltoires difent que pour-
deuant que ce proces entre lâoncle Ãcleneueufufl: vuidéparleRoy ôc ^^irsjledit Comte Lois fintituloit Comte de Flandres,contraignant les Fia-?fliiy faire hommage, il fut à caufe de ce adiourné à comparoiftre à Paris coteadlour^
le Roy, qui le fit conftituer prifonnier au Louurc,amp; que quad il eut audit Roy quâil auoit efté aflezpuni en prifonde lâoutrecuidance quâil /prifcjil en fut tiré à la requefte de fa femme fille du Roy Philippes le Log, ^tfon proces veu,leComté de Flandres luy fut adiugé,duquel il fit hom-'ÆWii Roy,amp; en mefme temps efprouua la leuerité ôc clemence du Roy,qui
vertus dignes dâvn Prince,amp; grandement neceflaires,moyennant que tlemence tf» '^fioient bien a propos mifes enÅuure. La guerre fefmeut en Guyenne
Rois de France amp;nbsp;dâAngleterre. Fdugues feigneur deMompezat en S^ois auoit audit pays ('fins congé ny permiflion du Roy) fait baftir vne for ^.'ââ¢Â«grandement commode à lâentretenement ôc fouftien de la guerre. Il fut â ââïtnc â comparoir par deuant le Roy,amp; y ayant comparu il fouftint que ce . ^neftoit de la cognoiflance ny iurifdiétion du Roy de France, amp;nbsp;quâil auoit ââoiftir fa forterefle dedans la terre du Roy dâAngleterre. Le Roy de France ^â¢â¢âdloit fouuerain de la Guyenne fe faifit de la place encommencee. Mom-P«z^taueclefecours des Anglois en chafla les François, amp;nbsp;en tua vne bonne ââ¢â oupe.Lors la guerre commença a fallumer, non entre feigneurs particuliers, entre deux gras Rois.Le Bel enuoya prier lâAnglois que fil vouloir quâon penlaltquil ne fuft aucunement confentant ny intelligent de cefte entreprife,il
liurer entre les mains ceux qui en feroiêt coupables. Amaulri,ou felon autres, Amé,ou Emon,ou Aimond frere du Roy Anglois vint a Paris penfimt
CHARLES LE BEL 4. ROY 4s.
par prières amp;: remontrances faire quelque choïè enuers le Roy, lequel liif ri' ^^^^^^^^lolumer quâil nepardonneroûiamaisà ceuxquinecomparoiûroft poinrpar deuanr luy. Que Mompezat eut à fe reprefenter deuantla Courdi Parlement de Paris, Sequ étant ouy on luy ferait droit Se iutice telle queIcc^^ lerequerroit. Que n étant ledit de Mompezat ouy, ilnepouuoitdonnerloit ^rret fur ce dont il etoit accu fe,Se quâon nâauoit point accoutumé de donaif / graceny pardon quâa ceux quiauoient confete leur crime, à tn quâils coynoU' ⢠l Cotnmtntles ^ritqu ctanspour leur forfait dignes de mortels ne tiennent la vie que p3rlrgt;
( nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ce oit e upp ici le R oy de vouloir pardonner audit de Mompezat,lekoperi
( nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;uoya auec uy en Guyenne, lean, ou felon dâautres, Pierre dâArbelay que quel'
tnfirmMwn nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^l^^ricclierdeFrance,SedepuisCardinal,pourinfor'
foutre Mom- mer dufaitdeMôpezat,S:pour le faire venir deudt luy. Se lâinterroger des car Ã
, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fe^r. ^^XmisfusÃtantleditdA^^^^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Guyenne,Se voulant cotrnoitrede
' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;-j/n rrognut r^ri que Mompezat ne vouloir point fè foufmettreà laiuûiee»
ripnf nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^^^^^^»^^l^^rretournadâArbelay vers le Royfansauoir
^^.^Pâ^^^^^^^^^p^écherroutrecuidacedeMonipeza[,puir mfifcemajHe nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;lulticc 11 y auoit fccu nypeu rien faire
ladie ouâd nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Veilois oncle du Roy,penfà nt être guéri delà longue nu-
pezat illetr nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;menant vnearmeecontreMoiâ'
P/ J - eleMomnev^r^z^l nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fes. Se le battit Se chaifa,print hpbü
tf^^trwae' Se vmit ifn â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fortcrcfîc qui etoitcaufede ceteguerre,
DUedcsFrsncni nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;dAngleccm,lequel eliant aduerdilclAâ-
tindrentûau'Ufr y^â^i'deladkeville,maislesliabùansdieelleliâ^' mifcésmaitduRffdeFialfcfamp;2quot;^^^^
irait en A nerffgt;r nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;I n nbsp;nbsp;^g^S^^^^titAmaulri(ain fil appellerons!
ââ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Acre a.
PouralTeuranr,- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ComtedeValoisquilemeneroirauRv
eharve aile Fil ° ^S^â^âiSââ°)'gt;AdicAmaulndonnaqu3treCheualiers,ll' decaîesriinprp nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;lestetes. Toute la Gafeonf^
France retm ' P nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Gironde fut mife entre les mains du Ro^â1^
ledit Comtp nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^^âjr,Bayonne,ôe Sainôi Seuer,Se par ce moyen furent
'AmaulriFr 11 ^^^^^j^^^^^^^^'^P^^^siufquesà lafetedePafquesenfuiuint t nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;paÃa en Angleterre. Leiour destrefues
maisà âce
Rov d'A I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^l^^^riicques,Yfabeau de France femme d'Edward r
Edward r^Aveâ^^n dndif Roy Charles vint en France amenant auec ellgt;' Edw-^rd R nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;depuis Roy dâAngleterre fous le nom df
nnin(-/.n à nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;l^^^fues furet prolongées, fous efperancedâip
r nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;faire venir dedh certain tépsleRoydâAnp^
, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;£ on markers ^Roy.Mais cobien que ledit RoyAnglois par plu fieursbi^
rance, toutesfoisilnetintfapromeife,amp;:pourfencxen^' re que pareillement difentnos hifloires cotre l'opinion commune,dou-naa on it q^diaelîqit en Frace aueclà mere, toutes les terres quâilauoit^^
Aft'
CHARLES LE BEL 4. ROY 48. LIVRE XIII. 713 Siuinc Sc Ponthieu amp;nbsp;autres deçà la mer .T outefois félon ce que les lûftoi-â'J^â^loifes amp;nbsp;autres difent, ladite RoineYfabel ne vint pas en France pour Aille Roy Charles le Bel fon frere, ains au contraire pour lâirriter.Les vns ^^lt;10 elle ne fit le voyage en France par le commandemët de fon mari, mais Açfceu ôc fous couleur dâaller vifitcr les Reliques de S .Thomas ArcheueL l ^^tatorheri,dâautant qu elle eftoit mal contente de ce que fon mari fe gou y4{,{/ ,n Pru» '^''^çarlâaduis ôc confeil de Hues le Defpencier, amp;nbsp;qu il eftoit impoftible ÿ^ny fon fils, ny autre Prince eut faueur, finon entant quâil plaifoit audit J^hle. ayant pour quelque temps fupporté cefte indignité,en fin perdit pa-,^'gt;^couuantvngrâd defpit enfoname,delibera delaiCfer fon mari, amp;nbsp;fen J^Mrance auec quelques feigneurs ôc dames dâAngleterre,amenant auec eIU indigna Ã'^'iRls Edward, qui depuis fit tant de guerres en France contre le Roy Phi f nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;h Æ /'â¢'A'rv-
Vie Valois fur le debat delà couronne de ce Roy aume,comme il fera dit v i- nbsp;nbsp;nbsp;vy lt;ilt;
quot;â''itu. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,
Moy Edward irrité contre le Roy Charles de ce qu il auoit retiré ladite V,hnplaignit de telle façon à lean xx.que ledit Pape mâda à Charles quâil Haine 'J^î^nà teà Edward fa femme ScEdvvard fon fils,amp; dâautant que le Pape vit bniandernentneferuitderien,ildeclarapublicquement laditeYfabel ôc
Edward ennemis du royaume dâAngleterre LaRoineYfabel ebpou-Sie ceftemenaffe,delibera de retourner en Angleterre. Mais fur,ce point %ires fe contrarient, car les vnes difent quâY (abel r etournabaftiuement ^''^'^leterre, pour le dcfir Sc lâefperance qu elle auoit de rentrer en grace auec Cowjrdnet é \ùLcsautresdifent,quelleeftantforiirriteecontreHuesleDefpencier dâh.Ã.,ra. ^^^îils, amp;nbsp;contre le Comte dâArondel qui gouuernoientleRoy fon mari, Kde retourner en Angleterre en intention de faire contre eux foufteucr gt;hpour£e venger dâeux .Ce qui depuis fembla eftre veritable par ce qui femme, 'ÿnt. Car cefte femme qui eftoit treshabile voy at que ces deux Hues pere gt;Wiêt chaffé delà cognoiffance des affaires d Angleterre,ôc delafaueur 'a tousles gens debien, amp;c qu ds auoient mis aux charges,honneurs amp;c ^^ursparêsamp;c amis,ne pouuoit auoir aucune efperace d eftre aimée de fon quot;Ni buorifee par luy , veu quâil eftoit poffedé par ceux qui en plein confeil S A auoient faite declarer ennemie dudit royaume, ôc quilâauoient mife quot;'Ane Au Roy fon mari. Ce pendant Gaultier Stapylton Euefque dâExcès '^'^'AipaftéenFrance auecladiteRoine,£ecrettemêt£e defroba A elle, amp;c Ven 'Xixen Angleterre defeonurit au Roy Edward tousles Aeft'einsdefa fern '^^^'Inyantaffemblévnbonnobre dâhommes,eritrelefcpiels eftoientlesban ^^^â^ois,2)t entre autres Roger deMortemer grad capitaine,paffa en An^e- nbsp;nbsp;ijqn»»»'»«
KnuAes Xv\^o\£es lt;Xu à e^^-vt 2)C Au xetouv AeV^iAïte K.oïue .^ais c^uev-'V^Vv^oâcVtus c^uVoïU. efoitXesVü^oïYes Ae cexemi^s\a.,A.\.£eut c^u eïkiutX ÃAicX , ^^'â ^â5itviÃtelt;:ouueÃourua.û,Slt;.\csà exAxH.uesâçcYC 5lt;^\s,£âeu£uit Auec£ou£As \ ^'^'^^\\,k\v!\oult;Lom.xeAe¥»,eut,2)C'R.O^cxAe'^oxxcmevNcxs\eKO'^ C\Ya.x\es\e
lt;Y-\e\e£A\xs AeuxWuesÃvxctVv.Vïcua.'UccCVvsLvVes lt;Yvctaut£âeB.
^oyïucy £ccouvs l£a£cxv\x, o^uâ^u coBixaixe â\\ Ae £ou §£içç^Y£u-a.£ïonà eâa.oVgt;extComte A Mtots, ^'t£t^ç\xo\53.Ãç,ei^x.temeut Ae £ou£tete, SiC £e letttaN ets CuAïaume Comte Ae
714
CHARLES LE BEL 4. ROY 48.
Hâinaultjle frere duquel nommé lean la mena en Anglcterrejà oubpluspait des Princes dudit pays lâappelloienc. Quoy quâil en foit, toutes leshiftoireslân^ cordent en ce quâelle alla furgir auec/ês nauiresà la coite delâillede SurHlolck qui regarde à lâOrient,dâou Ion va tout droit à Londres,là ou citant arriucc,elltf fitJefgt;»fer fittcnirvn Parlement auquel le Roy Ion mary fut depofé delà dignité RoyÃ
J nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;couronné Roy amp;nbsp;ledit Hues le fils execute à mort,
vv Enuiron ce temps là ,le Comte Charles de Valois ia vieil amp;nbsp;caîTc amp;qui depui» ? nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;niort dâEnguerrand de Marigni nâauoit portéiour delà nté, tomba enfonei-
Comtede maladiè, durant laquelle ilEtfairevneaumofnegenerâle pârhvilledc ral^Jrétom EanSjôe difoientles dîEributeurs dâicelle,priezDieupourlamedefeumonfei-hwa/asie. gneur Enguerrad de Marigni amp;nbsp;pour la là nté de monfeigneur de Valois,à â/net
⢠toientlenom lame dudit Enguerrand deuanr la fantéôi le nom du Comte.
AinE cofeda le Cote eEre chargé de la mort iniuEe dâEngucrrad. Il deuinttout perclus de fes mehres amp;nbsp;en fin mourut à Paray pres Chartres dix ioutsdeu.mt
Sare/setttaa- Noel 1 an nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fut fon coips enterré aux Jacobins à Paris^Sc fon cÅut.'iux Cor
eftoit fis de Roy.frere de Roy,peredel{oydeFrice tous trois vyas nom Philippes, Ãc oncle de trois RoisSc fi iamaisnefutRoySon pere efloit Philippes hls de S, Lois, fon frere Philippes le Bel, fon Els Philippes !;
Sft^ualstei^. de Valois, amp;nbsp;fes trois neueuz Lois Hutin,Philippes le Long, amp;nbsp;CharleslcBel, Æ durât le regne duquel il trefpa/fa deuant que la couronne de Frâceluyefcheur, comme apres la mort dudit Charles le Bel elle ht â Plilippes de Valois fon dis. nbsp;nbsp;j
Débats e» tilanslrts.
Bien to/l apres que le Comte Lois de Flandres eut ehé mis en poûellionde j Ion Comté, debat fefmeut entre luy amp;nbsp;fes confederez dâvnepart, amp;nbsp;Gui//^- ! me Comte de Ffainault,de Hollande amp;nbsp;de Zelande dâautre. De quoylesorti' I fions ne font efcrites parles hiBoires, fautpenfer que celaprocedoitde Æ haine Sc ialouhe inueteree qui depuis tant de temps auoit duré entre les nui' 1 fons de Flandres amp;nbsp;d Auefnes.Tant y a que de tous collez on failbit grands sp- I b/epparfil Je nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;guerre, qui menahbient vne entière ruine amp;nbsp;delblation dudit paps- /
guerre. Le Roy Chatlcs ne voulant permettre que ces deux Princes fe confumafent par leurs dilcordes, ht entre eux vne paix donc les articles fenlùiuent.
Premièrement que le Comte de Flandres renoncera â tous hommages queh , dornte de Hainaut luyÃouuoit deuoir à caufe des Illes de Zelande, quittait' ' i tout le droit que luy amp;: (es fuccelîeurs Comtes deFlandrespourrontpretendt^ ' auldites Illes par conhlcation, pour deuoirsnon faits,ou autrement. Queledtt ; Comte de Flandres quittera toutes les debtes amp;nbsp;obligations des deniers qud' Siuy^anceJh Comtc de Hainault ôe de Hollande luy peut deuoir,remettât au (ùrpîustout^ rlMJm! peines,amendes, forfaits pour faute de payemét defdits deniers, (^ue dâautn colléle Comte Guillaume de Hainaut quitterafemblablemétauCote deFlandres tout ce qui luy pouuoit deuoir. Il renoncera aulli à ce que queluyScllgt; predecelfeurs Comtes de Hainaultpretendoient es terres dâAlo(l,de Wah, d(gt; quatre mehiers, amp;c de Grant-mont, rendant fur ce toutes lettres,iugemens,(en tences nbsp;confrmations des Empereurs ou Rois dâAllemaigne,amp;:Elefteurscai' â
i^entnciation nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;anichilcz. Quc ledit Comte de Hâinault renoncera pareillement au nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;lt;
Jucomtede ucnedeCambrehs,açcordantque lesSeigncuries deCreuecceurStdâAln^^^^l Hamault. enfetriblelachafelleniede Cabray demeurent perpétuellement à melfirel^^ , p In U,fit' n nbsp;nbsp;nbsp;Flandres amp;:à fes fuccelfeurs. Commeaulîi accorderontlefditespartiest
circommenage ôc inquiûtion fera faite furie fait des feigneuries de Lelfiue^^ nbsp;nbsp;nbsp;I
....... â â .........
Charles LE bel 4. roÿ 48. livré xüi. m
Pâ^â- hommes és mains defquels dcmourront lefdiôles ter-eux fera décidé du reffort dâicelles, èc que ce pendant lefdits fcigneurs y pourront cxploiéler. Q^e quand aucun de-,i^'â3iftra de la en auant entre lefdits Comtes de Flandres amp;nbsp;de Hainault, ils , j^ürront plus commencer par guerre, mais fe foubsmettront au diél or-.^îneedefixpreudâhommes,lefquels en qualité dâarbitres décideront de âfiirs differents, felon quâen leurs confciences ils trouueront effre de rai-les biens des Hollandois,amp;Zelandois bannis pourauoirfouftenule^â .{|ïComte de Flandres demoureront confifquez au prouht du Comte de ,j^Ü,amp;fi aucune reftitution y eichet, le Comte de Flandres fera tenu la ,ij,'!'tioyennantlafommcde3ooôo.liures que le Cote de Hollande fera tenu ,[jj?frpour ledit effeól audit Comte de Flandres. Que lefdits Comtes quit-à lâautre tous dommages,prinfes, pilleries,amp;; interefts quependant la ^^ilsfe font faits amp;nbsp;pourchaffélâvn à lâautre.
q^'Uapres cefte paix conclue amp;nbsp;arreflee par le moyen amp;nbsp;entremife du Roy le Comte Loys donna au Comte lean de Namur fon oncle,la feigneu-^Leau amp;nbsp;de lâEfclufe, de ce don furent treFmal contans ceuxdeBru-
.âi'*! allèrent mettre le liege deuant lâEclufe j la prindrent amp;nbsp;pillèrent, amp;nbsp;y sie^e dei/an^ le Comte lean de Namur, quâils menèrent prifonnier en la ville. Ceux
^anc fe ioignirent a ceux de Bruges , amp;nbsp;tous cnfemble fc rebellèrent ^deur Comte. lean Comte de de Namur fit tant qüâil échappa des mains comte de rpouuoir de ceux de Bruges, lefquels auecques ceux du Franc recognoifi çurfaute enuoyerent leurs députez vers leur Comte,lefupplier de les par-leur rebellion. Le pardon leur fût facilement accordé par le moyen Æl)bé de Vigclay,qui gouuernoit ledit Comte en payant feulement la lom .^1 Soixante mille liures, moyennant laquelle le Comte leur remettoit tou-^ Æ offences paffees, fe chargeant de lâamandement de la prifon du Comte
Namur fon oncle, amp;nbsp;brefleur accorda tout ce quâils demandoient. facilité ne fut pas louee de tous ny profitable au Comte, car en icelle iJiit autant dâerreur quâil euft peu faire en exerçant cruauté,dâautant quâon ^faillir en lâvne amp;nbsp;en lâautre quand on en vfe fins diferetion. Aufii porta ^Mcilité au Comte Lois vn renouuellementdefedition, car ceux du Franc »^Bruges fè rebellèrent derechef, amp;nbsp;le ComteLois leur pardonna leur rebel-^^â Enccrepourla troifieme fois ceux de Bruges amp;nbsp;du Franc fe rebellèrent ?®^clcur Comte , plufieurs prouinces de Flandres fe ioignirent à cefte re-, l'On, de laquelle Robert de Caftel oncle du Comte fut foupçonné. Cepen-nobles deFlandres dâautre cofté faifoientdes aft'emblees,bruftans corne ^Wefehange les maifons du comun peuple, amp;nbsp;faifans décapiter amp;nbsp;mettre lt;5«w# entrt Cultes roues tous ceux quâils prenoient du parti contraire. Les nobles fu-en route par ceux de Bruges qui de leurs differents fe foubsmirent au i^Sotnentde Robert de Caftel ,amp; de ceux de Gandamp; dâYpre.Les capitaines ^oeux de Bruges compafurét au cloiftre de Dunes auec forGes,à u moyen de-^ S^oy lefdits arbitres nâoferent prononcerleurfentence, le Comte Lois vint en
'âniede Courtray pour la retenir en fon obeiftîmGG,mais eftant icelle aftiegce hïtrts.
j par ceux de Bruges,ceux de dedans fefmeurent contre leurComte,amp; le deliure 1 nbsp;nbsp;nbsp;es mains de ceux de Bruges,qui iâemmenerêt prifonnier en leur ville,ou ils
Æ logèrent en la halle foubs trefbonne amp;nbsp;feure garde, amp;nbsp;en fa prefence firent
.....................PP
yiif
CHARLES LE BEL 4. ROY 48.
Gentilsh»ti. tnourir cruellement tous les gentilshommes quâils auoientprins auecqueslup. mestue'^. Cell hottible ïpeéiâcle donnoit vn grand creue-cueurau ComtCj m^iisilhlloic cruauié nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;P^dence, âc quâil dilhmulall là douleuriufques à ce quâileutmopea
Srtiges. de Pen venger, comme il Pt puis apres.
Le Roy Charles le Bel aduerti de Tes feditions ôc cruautez, enuoya vctsceui de Bruges, le Baillif de Vermandois tant pour leurremonPrerleursPiuke^, ^adoucirleurfureur, que pour leur demander aunomdâiceluy RoyleConJ te Lois,comme rubiet amp;c valTal delà couronne.En quoy neantmoins ledit Bill' 11 neproPta ricn,ains Pc trouua au plus grand danger dePa vie quâil Pt lannis,^^
ym-nojt.
pâ^\â}uylt;Eâlt;^sâ:â!oyensdelailicevilIemoinsfurieuxquelcrcEeiIeu{teliéati
M fnnlâ I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Eiiefques de Tournay, amp;nbsp;de Temiaae,
urination ûrplu/îeurs cau/cs, amp;: meEiiemcnt Put aqaâilsae fuhnln'tPâ^â^' ^^'^^^â^^P^''^â^ââl^'^^^P°^â^^P^â^P''ecedenK.Decelle uansIeurfnl ââ^^quot;quot;ll°quot;'^Pâ^'n^^^â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;dal3rue;es,ainspt,arPm-
rdnnr f P nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^ââ^â^âYp^c, amp;nbsp;Rtcnten Potte que RobePdc a-
âiiquot; nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;dudtt Côte, futpateuxiaPituP
liall' 1 â^°^â^^â^â!â'^â^^°y^^^^â'^^^â^^*^^^âl'-'lt;^â^':âgt;^nuoyadetechcpPesAiii
â^quot;^yâââ^^°;^gt;quot;^°y^nnantbonnesamp;:honnorablesconditio,,5qua-
aii'ib i,,^- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;lt;^^lt;Jx de Gand,enuetsleiqueh ils Prêt auÃipni
.ta- ⢠donne^^^^^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;latauPedePaiTeutanceque ceux desPq«
luxTP nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nedeltutetiamais le Comte, queptetntett.^^
â^â^'^^ââ^°^'^â^.â^â^âgt;â^â°â^âl^teaedeFlandresnePePuirenrmats nç,, * nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;tR^Ptettde CalPel^ouuetneutdeFlatidteSjtita
ce^yi nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;gnindnombre dâhommes, amp;nbsp;Pc rencontrins
, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;trouas, elles Pe combattirent lâvne contre lâautre, amp;nbsp;en Pn ceux de
qui allerentaûiegerla villedeQnd L irrr, r! ^sliabitans dâicelle, à ce quâau parauant ils nâauoicnt vou-J,, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;f ^.^^^°^§^^^'^olonté.MaisparlâentremiPedesAmballadeun
qpP ePoient encores à Gand près le Comte lean de hi- nbsp;nbsp;t
mur, appoiiitement PePt entre Robert de CaPPel ôc ceux de Gand, parJegad / ut itque ^ydits de Gand Peioindroient auPdits de Bruges, lePquelsaulPiPül / u^nt ce, eroiet tenus de dehurerle Comte leur Peigneur dedans quatorze iouti en muants ^ndant lePquels on aduiPeroit à la maniéré delà deliuranceScli-
Comte Jeü- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;omte pourplus grade Peuretédâvn chacun. En Pn aprespluPicutf
e ats lu tie Comte deliure, amp;: apres la deliurance il alla trouuerleRoy Chof' es auquel U Peplaignit des violences PaiPtes en Pà perPonnepar ceux de Bruges, eiequimdeluy prePer Pecours ôc aide pour chaPier leur rebellion. Le Rog uy ayant pour cep elPcPlpromis des Porces, le ComtePaiPit tous Pes appre/b' pub punir nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;dePendre a grande puiPance en Pn pays de Flandres, mais ceux dcBn^'
P^fulnetf. ges ePas aduertiz de cela, Sc craignas receuop vne rigoureuPepunitiô,enuoY^' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;h
rent leurs députez a Paris vers le Roy ôz leur Comtepour les Pu P pli er en tout^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;I
humilité queiournee leurPuPaPgnee en laquelle on peutaduiPerà là médr^
. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;PuislL Æ
5KÃKLES LE BEL 4â ROY 4?. tlVRE XÃIÃ. 717 r^ion que leur Comte pourvoit prétendre,amp; dcmà nder contre eux pour . , Rebellions,offrâs dâobéir en tout ôc par tout au commandement amp;nbsp;volon .''iitComtejlequelpourcoplairc au Roy Charles quiluy confeillade vou-- i-t«r lâheure entendre à vne douce reparation, amp;nbsp;attêdre vn autre faifon de
.âhncc,leur afhgna vne iourneeà Arkespres Sainâ:Omer,à laquelle ils ,^^rent,ôclà hit faite la reconciliation du ComteLoisauecquesfesre-*^ Aprcs celle paix faite, le Roy ht par fes députez propofer quelques do-ÿ contre les Flamans, difant que par la rebellion fufdite, ils auoient con-
1 ^üà lapaix de lâan mille trois cens cinq,en ce quâils nâauoient fait démolir ^RRes amp;nbsp;murs de leurs villes fuiuat ce qui auoit elle arrefté, ny pay é la fom-Ntionnee en la fufdite paix, amp;nbsp;quâils auoient contre le traidc dâicelle fait â¢
auccques les ennemis de la couronne.Ce qui demeura pour 1 heure im
(fe de la mort prochaine de Charles le Bel qui décida bien toll apres, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;d
Charles le B0 iniques à lâheure auoit entiers tous rapporte reputa
tie ôc clement Erince,mais il la perdit bien toll, dâautant quâaptes a-nerementrcfufé auEapevneleuee de décimés furie clergé de France Pape demâdoit pour faire guerre contre lâEmpereur Lois dcBauiere, dtRoylaluy accorda à la charge quâil en auroit la moitié. Ledit Pape communié amp;nbsp;déclaré ennemis de lâEglifeledit Empereur,^ les Vifeon , aels,commenousauonsdit,auoientpromisà PhilippesComtedeyah nbsp;nbsp;; nbsp;nbsp;'
fe loublmeure fur les differens qu ils auoient auecques les Geneuoïs, au *ntdu Roy deFrance,Sc quâils tiendroient ce qu il en otdonncroit.Com ''^htent que lâarmee des Fran(^ois auoit repaffé les monts en ^a, 6e que
Vhilmpes le Long eftoit mort,ils tenoient plus que deuà nt eiyoïttemet ^^daville de Gennes, 6c ne voulurent iamais quitter le fiege, finon apres Mévamcuzenplufieursefcarmouchcsterreftres 6èmarines,6c quandils Sây pouuoirrienfaire.'.Lesvilles delaLombardie quifeftoientrniCesau oenna.
AnPaoe. furent en partie furprinfes pat les Vilcoutes,
;Heffraecs,6cmcMffeesdefetenire.ÃseftoicmvamaiBhomiMS,har-aïtiÃKS, amp;nbsp;oeiConnes cupides de grandeur amp;. à ' Empir e, Sc 1 Itanc eftant Ke de fes guerres ciuiles mÃftroit amp;nbsp;prefque ouuroitles occalios aleurs ylt;cupidicex.EePapeenuoya courre eux vnlegatamp;c des forces^d au-\EoisdeEauiere Cevanioit de'(ouloirdeftendreUs droits de Umpire gt;\iNioUnce duîape'.Sc du Roy Robert de SiciU ,i\ Us fecouroit de tou-
i ' ^'^loïces quâil pouuoit.
Aâ^loy Charles le Bel ht mutation de fa monnoy e, 6c la mua de forte en ^\iinhquauoitfai£tfonpere,dontpluheuYs dommages vindtét au Roy-^'^K^on hcclefuthonnoïé des lettres 6c fciences,6c porta pluheurshommes
,entrelefquels il y eut pluheurs docteurs en lEglife,comme vn mowjieji '^'^^^ICkanTheologicn qui deffendantl authorite des Empereurs, efcriuit
picquant 6c plein dâiniures contrele Vapeleanvingt-troheme,fouhe-^^^tçpx^yp^Ynper eut h ehoit en rien fuhieCf au B ape en ce qui concerne la tem-l^âR'^\tt,\caufeà ecelaleVapelc déclara hérétique. LEmpercurhois deBa-htrtitÃ^Ynâtdesefctits dâCgt;han,fâoppofahardimet atoutes les entreprifes du.
^V'^i^^^nhliantpat tousles quartiers del Empir e v ne appellation contreluy. ^^Iqelean mourut, 6clors hoys de Bauiere difoit que durant 1 interre-
hege, B apal, c ehoit à luy feul 6c non aucun à autre de faite en forte
omes
71$ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;CHARLES LE BEL 4. ROY 48.
quâvn bon amp;nbsp;legitime Pape y fut mis. Apres auoir en hattaille vaincu amp;nbsp;prins Pf dericDuc dâAuâncbefon cópetireuren Jâ£mpirc,ilde/cendicenltalieJâanniJ yâois cens vingt fcptfSc reuenant â Milan il receut en rEgliCe SainôîAmbroilc^^
remonie ferui par les Vifeomtes. Il auoitia prins la premiere couronne a Adli Cbapellc par le moyen des Euefques de Maience amp;nbsp;de Trieues, Ãc il receutpas apres la troifieme à Rome par les mains d'EIlienne Colonne chef de h fadioa con traire au Pape Ican.Ellantà Rome il fit eûire amp;nbsp;declarer Papevn Corddict nommé Pierre Reatin, amp;lefitnommer Nicolas cinquiefme. Cellemefinean-nec le premier lourde Feurier décéda au bois de Vincennes le Roy Charkslc de fon regne, ôc fut fon corps enterré en lâEglife fainâ. Denys. 11 eut pour premiere femme Blanche fille dâOtbelin Comte de Bourgongne SedeMa haut Comtefie dArtois. Elle commit adultere deuant que ledit Cbarlestull Roy,comme nous auons dit en la vie de Philippes le Bel, amp;: furlong tempspn-Séparation nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;challeau Gaillard pres dâAndeli fur Seine, amp;: depuis fut parlePa-
fafem nbsp;nbsp;fcj^arcc de luy à caulc de cognation ïpirituelle fondée fur ce que Malnulta-
d'tiuec^ me.
uoit furies fonds de baptefme tenu ledit Charles, En fécondés nopces leditRo)!
Ses taures femmes.
quelle il eut vn fils qui mourut incontinentjamp;elle peu de temps apres en la vilfi d Y/Toudun, amp;: fut enterreeau Couent des Nonnainspres Mótargis.En tierces
maincjlaquellc à la mort dudit Roy fon mary demeura enceinte, comme nous Celltttlen des nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fuiuant. Le Pape Benoiïl douzième de ce temps là fattribualc
freltssares. premier les collatios de toutes les Prelatures,Euelchez,amp;: autres benefices, pour foy que pour fes fucceÃeurSjpriua ceux qui efioientindoâes, âcigoââ^^^ de leurs benefices, ôc ordonna que tous fes Chappelains charaffent leursbeuscs Canoniales à nottè. llcopola plufieursExtrauagantes,âclaBenediâinepour les moines de 1 ordre S. Benoilî. De ce temps les Sarrazins furent defeonfits en GM doars, Efpaigne, amp;c Dantés, Pétrarque, amp;nbsp;Bartole tioriiToient, amp;nbsp;lean de Mena Tbeo^ logien cfcriuitleliureintitulé, leRomantdelaRofe, qui efi: Ivne desplus anciennes poëfies Françoifes.
FIN DV TREZIEME LIVRE DE
lâhistoire de FRANCE.'