K G
LESCENSVRES DES THE ologicnsde Paris,par le/quellcs ils a uoycnt faulfement condamne les Bi bJes imprimées par Robert Eftiêne im primeur du Roy : auec la refponfe dâi ccluy Robert Eflienne.
Tradtà Sîes de Latin en Wancoi^.
LâOliuier de Robert Eftienne.
M, D. L 11.
Regarde bien LeSîenr, tu voirâi mantfe-Jionent les âThéologiens de Paris ne tendre a autreÃnej^u a deÃournerles brebis de Yefus ChriÃdelujgt; lt;jui en eÃle PaÃeuiâi need traricr a l EuangileÃnonpour leÃculgainggt; Cefontlesfanfues dont parle Salomon,qui difent, Apporte, apporte. Lemuels autre
ment croyroyenttout ce quon 'vouldroit, fi leur prouffit accoufluméfie perdait, eyâ que nouuelle efierance d\ng autre leur \eint d'ailleurs.âTu voiras aufiide quelle doBrine efians armez,Us liurent io^rnçll'cmcnt les fideles Chrefiiens au fieu,
2«
Robert estien ne ^avx LeEleurs (jui cerchent en^critc le Sauueur le fui Ch)ifi.
Iyfques a ci ie n^ay point ignore combien odieux lt;x ejîe a beaucoup de bons perfonnages mon departemet dupais de ïrace: tnelmes auant q^uepartir, il mâeji bien fouuent quot;venu en pefee que monfaiElferoitpar tout de pluf eurs condamne: non feulement pour auoir delaijfe mon pais , cy tnefire retire autrepart, mais auf i pour m'eÃre retire ailleurs au dommage du bien public, pour nauotr recogneu la grade libéralité dont le R.o^ audit ygt;fe enuers moy. Car ce méfiait chofefort honorable,que le Rq)i ni ayant bien daigne conÃituerfon im~ primeur,mâa toufiours tenu en fa protcdlion a-Icncontre de tous mes enuieux nbsp;nbsp;maluueillds,
CS'na celfé de me fecourir benignement en toutes fortes. Or d'autat que par plufeurs années ic niefloye bien ^yitilementemploye aux bonnes lettres, ce na point efe chofe decente de rompre témérairement ce cours, ÃtiS bien^ande necefite.A lafn cfi aduenu ce que a.ij.
ie craindoye : on a feme diners profos de moy: a grand peinefen trounoitil de dix i'vng q^uine feiji vng iugemet de nioy kien odieux. Ce pen danttoutefpois ienay fonne mot:pource p:e i'aimoye mieulx eÃre chargé de faulfc infamie pour^ngtemps , ijued'cjmouuoirtroubles en defendant par trop foigneufe afcéîion mon innocence.^tencores aprefentieneuffepoint efe induicî a eferire ,fi tantfeulement icujfe eu a faire auec les mefehans, Icfjuels may ans furieufementperfccute enprefence^me defehi-rent maintenant en mon abfencepar calomnies infupportables : maisil me fault auoir ejgard aux bons fidelesperfonnages y aufquelsie pardonne aifecment d'auoirfifiniflrement iugé de moy^pourueu que maintenant ils recoyuent ma iuflefatiffaélion paifblcmet (y fans efirif
Pour le commencementfefuis contraint de dire ce que ie fens en mon cueur y ygt;Jèr de cefe preface: C efl que toutes quantesfois , que le reduy en mémoire la guerre que lay eue duec la Sorbone par Pejfacc de vingt ans ou ' emiirony ie ne me puis ajfez efmerueillercom^ ment VneÃpetite (y fi caduqueperfonne corne
Z ie fuis, a eu force pour la fouflenîr. Et toutes les fois cjuil mefouuient de ma deliurace^ ceÃe ygt;oix par laquelle la redemption de lâEglife eà cclebreeau Ãfeaulme i2.6yrefonnc en m 'ô cueur^ Ã^ad le Seigneur aÃaiSl retourner les captifs deSion, nous auons eÃe comme ceulx qui fon-gent.Semblablemetce que S.Lucaefcriptdcla deliurdce de S.Pierre qui eÃoit entre les mains d Herodes^quefortat de laprifon ilfujuoitfon ^nge,^nefcauoitpointquecequi fe faifoit pariâAnge jfuà vray, ains cuydoit veoir vne yâifion. MaisfinalctUet efiat rcuenu a moymef-mefie di auec Pierre, le fcay maintenant pour \'ray que le Seigneur a enuoye fon Ange , çy nia deliure de la main de eeÃeÃnagogue Pha-rifaiquc,(^ de toute l'attente du peuple en feigne par la Sorbone. Car agite de toutes pars, combien de fois a onfai^ le bruit de moy par les places parles banquets, auecapplaudiffement,C'eÃfaicl de luy: il eà prins : il eà enflé par les 'Théologiens, il nepeultefchapper:quand bien le Roj) levoul-droitfauuer,il ne pourrait. Te puis bieverita-blcment ajfermer auec Dauid,Sile Seigneur a.iip
quand on me yoyoit
cÃc ponrnotis ,à le Seigneur eÃe pour nous^Qj^d les hommesÃÃeuojent cotre nous, ils nous eu/Ãentiadis engloutis tous viÃs, durant que leurÃureur eÃoit enflammee contre nous,\adïs les eaues nous euÃent noye^^ le tor rent euà paÃÃÃirnoÃre amedadis fuÃent paÃ-Ãees Ãurnoflre ame les eaues impctueuÃes.Le Sei gneurdonc Ãoit beneit, lequel ne nous a point abandonee en proye a leurs des-NoÃre ame eà eÃchappec come boiÃeau du laqs des pipeurs: le laqs cà rompu,nous Ãommes eÃchappez.^o Ãre aide cà au nom dcDieu,lequelaÃaiSl le ciel la terre. Qar quat a cc que le Heu auquel me fuis retire,n agueres bon bruiSl entre les ignoras ou malins: d autat que cela aduict en partie par erreur, CT en partie par malice, Une fin fault pas fortfoulcier.Ãgi^lques calomnies qui fe femct,le Seigneur m'a tire hors des profondes tenebres du rojiaume de fatan,(^ m'a mC' ne en fon ^gl fe, en la quelle luià la lumière, lu tniere di ic unique de/alut^â dcvie,qui illumine toutes tenebres: Q' m'a mis aupaÃurage ve ritablementfalutaire, pour me repaiflre en fon troupeau, le quot;vousprie, pourroit on croire que
,4 les tenchres'd'Egypte ay ent eÃe plus ef^efjcs ^uc celles par lesquelles ces bons Théologiens obfcurciSJcnt,ou pluÃoà enchantent les enten-demens des hommes, en retirant leurs ames de Chrifl,qui eà lefauueur 'vnique: eÃiandans au lieu dâiceluy les tenebres de leursjonges eflas femblables du tout aux Scribes phariÃens, qui par leurs fallaces ont perdu le peuple des luifs.Qrou eà ce quily a plus grande lumicre qu'en ITglife de ChriÃ,en laquellefadmintÃre tous les iours no pas ce qu
eleshomesontfonge
lt;Æ cotrouue, mais la pure parolle de DieuÃa-quelle deÃouure les impiété^ des hommes, (2/ leurs pochez gt;nbsp;T^^duit en la yioyc ceulx qui font errans (^'gt;^agabons,propofe le falutqui cà or~ done de Dieu auattouttcps,en vngfeul Chrià redepteur,(^ nous amené conferme en \'ne certaine ejÃeracede la vie eternelleiou auÃieà la pure nbsp;nbsp;nbsp;legitime adminiÃration des facre-
inens felon lâvfage qui a efle ordone par le Mrft Ãre ? qui font les marques par lefquelles on re-cognoià la -vraye ^ghfc ⢠Enquoy ie doy célébrer a pleine bouche la bonte de Dieu, qui mâa - retire miraculeufemetde la gueule de ces loups, a.ïuj.
affamez CT* (^fiT^agez ⢠non feulement cela: mais i eflime que ce^ mefera choie conuenable (a l ex.emple de Daiiid,qui fbuuct apres auoir remercie le Seigneur de fa deliurace^ ha de cou flume monflrer quels fontfès ennemis') de ma^ nifcflcr a tous Jespiégés, filets, nbsp;nbsp;nbsp;laqs de
mes ennemis,par lefiqucls ils fie font efforcez de m enueloper des que l Euangile comenca a re-naiflre: a fin aufii de deficouurirles emhufichcs lefiquelles ne ceffent défaire a tous fideles, Oâ ceulx. qui veuletfuture IcSauueuriefusChrijh
Premièrement,qu auojieiefaiEl^quelle efioit mo iniquité, quelle offence auoje ie faille,pour me perfecuter iufiques au feu, quad les grades flamesfurentpar culx. allumées, tellement que toutrfloit embrafe en nofire xille lâAnM.D-XXXI î:finonpourccquei'auoye ofe imprimer laBible engrad 'volume ,cnlaquelle toutes ges de bicno' de lettres cognoiffent ma fidélité Ãquot;diligcce^oâ auo^e ie faifipar lapermif-fion 0^ confiâil des plus ancics de leur College: dot le priuilege du redoit bon tefmoigna' ge : lequelie neuffe iamais impetreffi ieneuffè faicl apparoir quil plaifoit ainfi a mefiieuri
î
nof iaaiÃres.'E.HlxtouteJjIvb Ay dns roccaÃon, tne deniadoyet pour me faire executer a mort: crians Ãans Ãn nbsp;nbsp;Ãins meÃure,a leur façon ac~
couÃumeejque t^duoye corrompu la Bible.Câe-foitfai^ de moy,à le Seigneur ne m^euà aide, pour möÃrer de bone heure (^ueîauoye cefaiEl par leur authorite. le me tay de ce (juils auoyct id tete lâAn M. D. X XI lyquadle lgt;iouuedu teÃamentfut imprime en petite forme pdr mon bcdu pere Simon de C ohne s,qui le rendit bien net (y corre^, en belle lettre: ( câefoit alors yfne chofe bien nouuelle, \eu la malignité de ce temps la,que detrouuerdes hures delà fainSle ejeripture correFls) (y dâautant que lauoye la charge de lâimprimerie,quelles tragedies eÃneu rent ils cotre moy ? ils crioyent deÃorsquâil me fallait enuoycraufeuypource que iâimprimoye des hures fi corrompus: car ils appeloyent cor-ruptionyout ce qui eÃoitpurife de ceÃe bourbe cdmune, a laquelle ils eÃoyÃt accouÃumez» Ef lors ie rendi tel compte de mon faibbcomme il dp parten oit. Or combien qu en leurs leçons publiques ils reprinÃctmdgiftrdlemctzyaigre-viet le ieune homme duquel telle correcîion c-
Ãoit proce.deeytoutejj'oii cÃas culx mefmcs hos tefmoings de leur propre ignorance^neTo-ferctitmah ajjaillir ouuertemet, encores qud fuà moins fcauctnt, nbsp;nbsp;craintif: mats anoyent
plus depaoiir de luy,lt;juils ne luy en euÃctÃceu faire,parcelt;jue Dieu les auoitefrayez^Ence temps la (iepuss dire ceci a la vérité) comme ie leur demandojye en (^uel endroit du Nouueau teÃamet eÃoit efcript queli^ue chofè: eÃans ef-frontez comme putains, merefjodoyentquils lâauojfctleuenS.Di leroÃne, ou es D ecrets: ma is ^u ilsnefcauoyct cj^uc c'cÃoit du Nouueau te-fiament: ne fcachans point lt;ju^on auoit accou-^ fume de lâimprimer apres le VieiL Cefera cbo-fc quaà prodigieufe de ce que ie Vaj dire, touteffois il nf a rien plus vra^y, eà tout prouué,quilnf a pas long teps quvng de leur
ce que ces leunes gens nous allèguent le Nou-ueau teÃament :per diem îauoyeplus decin-qudte ans que ie ne fcauoje que c*eÃoit du N ou ueau tefament.Ã^'l aueuglement^mais quelle impudcce dcfej)^crec^ Apres auoir reprime leurs fureurs,ou pour le moins app aife fi gran
de rage^d'dutänt lauoycpromis que ie ne fcroyepl 'us rien quauec leur bonnegrace:/ept anspaifezdâAn M. D. X L, limpritnay derechef la Qible, en laquelle icrcfiituaj beaucoup depafages fur T origin al d\ne copie ancienne^ notante)! la marge la xraje IcBurc conuenant auec les Hures des Hebrieux, adiouÃantauÃi le nom du Hure cfcript a la main.Et lors de. reche f furent allumées nouuellcs flames: car ces preudhomes de Cenfeurs fe dcfgorgeret a oul-trance contre tout le Hure, auquel ils ne trou-uojent ta moindre ebofe qui fufl a reprendre, nequils peuffent eulxmeflnes redargucr^fi-non aux Sommaire s,quHls appellent,difins en leurs cenfures quils fentoyent leur hcrefie. le pourfuy neantmoins,^ met^ en auant autant quil m'efloit permis par eulx, ce que le Seigneur auoit mis en mon cueur,cflant touteffois intimidé, ie le confeffc,par leurs oultrageufes menace s.Vimprimay doc pour lafeedde fois les Cdmandemes Cfla Somme de HÃfcripture,cha eu en \ncfucillcfle belle q- grojj'e lettre,pour les attacher contre lesparois.QM efl ce qui ne c ognoift lesfajchcries quils mâont fattics pour
ceîa?Comlie}i de temps m'a il fallu alfenter de ma maïfon^.cobiende temps ay iefuyui la court du Koy? duc^uela la fin i obtins lettres pour re primer leur forceneriepar lefquelles il m'efioit enioinSi d'imprimer lefdiSls Commandemes^y* Sommaires tant en Latin comme enLrancois. Combien defois mont ils appelé en leur fyna^ goguepouriceulx,crians cotre moy quils con~ tenoyent vne doSlrinepire que celle de Luther? Touteffois le Seigneur mena par moy cef affaire iufques la qu'il y en eut plus de quinze des plus apparens maiflrcs de leur College qui approuuerent manifefiementpar leurs fignets ce que toute la troupe auoit reprouue. Finalement quand ils veirct lesfignets de ces vieil-lars, le priuilege du Rojy, ou efians abattus de honte^ou Voyas qu'ds refifloyct en vain, foufrirent qu ils fuffint approuuezpar leurs députez en la maifon de leur Ãedeau. Car ils ont accouflume pourfoulagcrlaFaculte,cdme ils difent (laquelle nefe peutaifiemet alfembler en f grand nombre par ce que le nombre de ces bourdds croifi de iour en iour)de creer certains députez- CZ aufi afin d'ej^irgner l'arget qu'il
7 fauldroit diÃrihuera Vng chafcun d*culx quad ih Ãeroyet aÃcnihlez'-maii la principale raiÃon eÃ)d fin que ceulx qui approuuerqyct ce qu\ls yreulent condamnern y fioyentprefiem. Or les depute^ lurent de celer les fiecrets, depaour quon ne face quelque oppofition/pn les arre-]le. Etpar ce mopen^ il adulent que leurs rcfi-lutions decrets, quelques Iniufies cT barba res quilsfioyent,fiont approuuez fans difficulté par toute la troupe qui ne ficait que cefi: ioinEi aufii que plufiieurs ne font nulle doubte de fbubfirire contre leur propre confidence, de paour quils ne fioyent mis hors de la fiyna-gogue. Cffiont ceulx îa,di ie, cefont ces depU' tez qui donnent fientence a leur appétit fans en eflrc reprins ne punis, contre les innocesdb les enuoyent au fieu, ils baillent leur fientence aux iuges, cefl touteffbis au nom de la Faculté : les iugesfie contentent de rauthorite dâicelle, fans fienquerirplus oultre.Ainfi les poures tn-noces (^fideles eÃas opprimez parce premier iugement de peu de gens, fiont traînez au feu. Câefi bien ygt;ne yiue image de la licence ^âdomi nation Eharifiaique, laquelle nous efi reciteeen
ce qui nep:aît que Pilate a ca danenoflre Sauneur a la croix cotre fa co feien ce,efat abattu par la. ragei^cruaulte des Scri bes Sacrificateurs en fie laifiat mener par leur impetuofite^ 1 laiffie \ne chofê qui cfl fiurtout oip^ne de mémoire ^Ã^e cela mefimeque ces bons Qefieurs auoyentcondane en moy^fut alors imprime, de leur commandement,par Ic-han Andre,lequeln^efipas moins ignorant que mefiehat infidèle: câe/i leurfiuppofi en toutes leurs trahifons,^ fort bo fbufifletpour inciter a dreffier calomnies, ce le plus ajfre bourreau en cruaulte qui fut onques ; aufii ils nontpas eu honte de l'admettre en leurfiecretcofeil, Cc-fiuy,di ic,imprima les Comandemes de laLoy, mais auec ceulx de fEglife, voire apres auoir efie difforme^ Oâ eorrompuz par vng certain Odoard,quides deux premiers commandemes nen afiaifl quvng:ofiantla prohibition qui cfl la expreffe,de former Oâ adorer les images: oâ puis a defehire en deux membres,plus tofl que diuifé,le dernier commandement,a fin de parfaire la diz^tinc. Ce pédant,pource queie leur efioyefujfcfil d'herefie, comme ils d'ifcnt,com^
s
bie defoïs ma inaifon d elle efc fouillée par les iuges d leur infligatiûti,pour veoir fi on y trou ueroit quelques liuresfuj^c^s? Apres celd,en~ uiron ÃAn M. D. X LI, limpriway /c Nom-HCdM tefldment auec briefucs annotationsque ladiou/lay a la marge, îefquelles lauoyecu de ges bien fcauans, Vour le comencenient le Hure fut ioyeufement receu : O' fqy torn bien ils fcn font aidez.Vngpeu apres aucuns d'entre eulx crioyent en chaire impudemment, fans m'cfiar gner, ne celer mon nom, que i'duoye imprime des annotations bien dangercufes : par ce que â lexpofoye autrement les palfages du Purgatoire (^'de la Cdfefion quils nauoycnt accou Ãumc:que iâeÃoyevngfin homme ç^cauteleux de fcmer des herefies fubs lâombre de lâvtilite publiqueAl fefeue vng murmure,dont faillirct toutfoubdain leurs cricries accouÃât4mees,tel~ lernet quepourla troifemefois ie fu cotrain^ Je me cacher. A lafn ayant reprins courage^ apres que cefe tempefefutygt;ng peu appaijèe, i imprimay encor x^nc fois ces mefmes annota-
. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;tiens,y changeant quelque peu,adiouftant
1 beaucoupAnedtinent nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;o Gmî-
ancourty qui efloycnt des premiers de ce fainSi ordre,feirent beau bruit. Ã)rpour quot;venir au der nier aEîe de ce ieu, auquel ie monÃreray comment ils ont touÃours eÃe rebelles au Ko^, a Ãs mandemens (jâedi^s: a fin que le Ãrui^ des leçons Hébraïques que le R(^ Francois de Valois auoitpubliquementinÃituees, paruint a pluÃcurs non feulement denoÃre nation,mais duÃi des eÃrangiers:ie recueilli auecgrand labeur,en veilles extremes,en diligencefoigneu-fe nbsp;nbsp;attentiue,ce que les Ãcauans auditeurs de
Vatable iadisproÃjÃeur du Koy,homme treÃ-Ãcauat es lettres Hebraiques, auoyet retire de fis lecos,^l'aÃemblay envngvolume,adiou-flant la nouuelletraÃation de la Bible vis a vis de l ancienne. Ceà oeuure futparacheue l'An M. D.X L V. lequelcdmuniquay incontinent aux plu^ feauds de la Synagogue: nbsp;nbsp;leurpri^
ay que fis apperceuoyuent chofi qui ne fuà recueillie apropos, quâils mâen aduertifiènt: promettdt delà racouÃrer. Us me le renuoyct, lt;Æ me mddent que tout eà bien,entât quâils ne croyoyct pas que facilement peuÃfortir quelque chofe de mauuais des leçons publiques de
9
Vdtahle. Dotiefufortaife denâeÃrepoint cm pefche par eulx que mon labeurne portaà au-CU proujfit a ceulx qui font addonez a lâeÃude dci SainSlet lettres. Quad fata y/oit quepar la, levure de ces dictes annotations,les faulfes^ 'daines expoftionsfen quot;Vont bas: ilefneutplu.-fieurs de leur bande contre moy, difà ns quil ne fallait plus que ces Bibles fujfent vedues auec les annotations: quily auoit dagier que la ma~ ieflede lafacree Bocultefaquelle ne cofÃe que par vnepofÃÃion erronee)fuà deÃruicle.Lors fn aduerti en fecret par aucuns qui nefont pas des pireSydâaduifer a moy, (y me doner garde. ^IfefaiEi \gt;nggrad bruit entre ceulx de ce ve tterable ordre, que lay imprime y celle fans lt;tuoir permifion de la Baculte, a laquelle me fallait foubmettre, encore que iefujjè impri,^ ffteur du nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Deuant que combatte de plus
près audangierdemaygt;ie.,ie m*en allay a la (ourt du Kay Francois,pour reffler a ces corn ^encemens.hpres auoirprefente au R07 quot;Volume Grec d'Fufebe ( ce fut enuiron l*Kn
D. X L VI, auquel temps fut aufi par ^ioy imprime le Ffaultierauec les annotatios)
i adnertî monsieur CaÃelUn, îorsEueJque de Mafcon^ que la Theologien^ tacitementyé-moment quelque bruit contre moy : que de brief perfuaderoyet ou a la court de Parlemetf ou au lieutenatjde me faire defenfèt de Vendre plus les Bibles auec les annotations quily a-uoit quelque chofe qui ne leur plaifoit point. Ã^udd ie vey leperfonnage par trop timide en Vneji bonne caufe: ie luy di que timprimeroye Volontiers a la fin des Bibles toutes les faulte s que les Theologies auroy et trouuees, auec leur cenfurc'.que te nen auroycpoint de hotCf ne ne me greueroitpoint:a fin quepar ce moyc les lecteurs fulfient aduertis de ne tomber par mefgarde en quelque annotation qui ne fintià lefus Cbrijl. Ceconfeil luy pleut, (y mefines au R07 : lequel tout incontinent commanda a Caflellan d eferire enfionnom aux Theologies qu ils leufiènt de bout en bout les 'Qibles imprimées auec les annotations parfon imprimeur'.
fil y auoit quelque chofie qui ne leur pleufi, de le noter a part ; que a chafeune faulte ils efcriuiffent la caufe de leur iugementiqu apres cjla ils me baillalfint le tout a imprimer pouf
10
le 'vendre auec îefdi^îes bibles, ou a part. Ca^ Ãellan cfcriuit a ces bons ^^eres, premièrement en Francoii.lls luy rej^ondirent qu ils feroyet tout ce que It Koy auoit commande, comme il appert de la refponfe que ledi^ CaÃellan leur feit apres en Latin,dontyoicy le fens.
11 nâeft point aifé a dire , trefvcrtueux perfonnages,combien iâay prins deplai-fir aux propos que mâa rapportez mon-fleur le Chancelier de Gagney, homme trefexcellent, qui mâeft bien ami, amp;nbsp;fort affeâionne enuers vous. Câeft que vous vous eftes mis a la corredion des Bibles de Robert Eftienne.Ce que le Roy tref-chreftien vous a G fort demande, nbsp;luy
auoye ainli des long temps promis en vo ftre nom. Qiund il fera ainh faid amp;: pa-racheue par vous, chafque home de bien amp;c.lls feauent le refte.
Or combien quils eufènt promis de cefai^ re,touteffois ils n^nfeirent rien.Qià plus ef, cependant ils foliciterent finement les Theolo giens de Louuain, pour leur faire entrelafier mes bibles en leur catalogue des Hures fujfe^s
Oâ heretii^uc! : car Us ne reujjèntojè faire de leurpart: o pourtantfai foyer aduancer ce iu gement par aultruy ,pour monflrer ^uil ne-Jîoit ia befoing de prendre cefe peine qui leur éfloit enioinSlepar le Roy.Pour ceÃecaufe Ca flellan leur efcriuit en Latin pour la troifeme fois felon la teneur^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'
Corne ainfi foit que vous euflleztel-fement refpondu a mes dernieres lettres, lefquelles ie vous auoyeefcrites parle co* mandement du Roy,quâil fembloitbïen que vous ne voulfifliez rien faire en la caufe de Robert Eftienne,que en enfuy-uant la volonte du Roy, qui ne reque-fpit de vous que cliofe fort equitable:lâay eftimé quâil ne vous en fauldroit point parler dauantage. Mefme le Roy eftoit perfuadepar moy que quand lesfaultes de la table amp;nbsp;des afgumens feroyêt cor-rigees, amp;nbsp;quâon auroit marque es annota rions ce qui peut offenfer, aufli touché le refte ou il y peut auoir quelque cachette de malice ou incommode fufpicion, que le refte fe pourroit tellement expedietj
II
que les hures poiirroyêt eftre publiquement receuz, tant foubs lâafleurance du Roy,que foubs voftre cêfure.Mais main-tenât ie ne diray point rintermilTion du temps,câeft plus toft vue longueur, dont vous vfez a donner voftre iugement, amp;nbsp;corne vue dilation de bailler vos opiniós, ôc puis ce qui eft entreuenu par la céfure des Théologiens de Louuain,a faiâ: fou-fpeconner aucûs amp;nbsp;craindre que ne vouliez reietter le vieil confeil,câeft a dire du Roy,pourvfer de quelque nouueau mo -yen en vue chofe la enuieillie, car amp;c. iâEpiftre eft fort longue.
Or pource nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;vouloj^cnt que le cdtalogue
des Théologiens deLouuain fuà imprime, le Roj en eÃant aduerti, leur efcriuit incontinent /e X X VI IdâO^obre, en ceÃe maniéré,
A ceftecaufe nous vous defendos tref exprefleemêt que vous nâayez a faire imprimer ledict catalogue, mais procédiez a la correftion des faiiltes de ladnfte Bible le plus promptement,amp;c.
Q^id CaÃelUn voit quon neprouffite rien b.ip
cnucrs cuïx, o* ne gt;teulent pointfatif-faire a leur promeÃe,il les exhorte encore pour lafecode nbsp;nbsp;troiÃemefoh. A la fin efiam con^
trainEls, ib enuoyerent ^utn^ep^fifiiges quib duqyent notez. Apres quil les eut confierez auec Gagney, il les renuoya auec 'vne epiÃre logue,en laquelle il leurbailloitle moyen de procéder a telles corre^ids:a fin quils amen dafientle refie félon lâexemple quil leuren^ uoyoit.ïlyauoit enladiEle epifire beaucoup de chofes de ry tilite des anriotatio-ns,comme te fcay , qui les fafchoyent pre/foyent fort» Apres que le Rqgt; eut finti que ceÃoyentgens de fl dur col quon ne les pouoit faire fleichir, ne dompter leur obfiination, nbsp;nbsp;quits quot;vouloyet
foufienirleur rage diabolique iufiquesau bout, fie contentans de dire, Cela efi haretique : Clquot; quon fen rapporte a eulxde XXVI iourd'O ^lobre il enuoya lettres patetes feellees de fion feaujpar lefquelles il leur commanda efiroi^e-ment, y adioufiant menaces,qu ils euffintapa racheuer leurs Cenfures a me les bailler pour imprimer.y outejfois ils nen tindret corn pte,ains tout expres mcj^riferent ce comman-'
quot;li
dement. Et encores eÃdnsatnÃdefoheijptns er rebelles, difent ils queTeflatdu royaume ne peut eflre paiÃbleÃnon quils ay ent a leur cou flume ygt;ne licence defbordec a ofer faire ce qui leurplaifl.Touteffois cefl au Roj de voir corn ment fon peuple luy fera obeiÃant tant quil aura de tels maiflres.Cepedant le Roj Francois va de vie a treÃas,auquel Henri fon fils a fuccede,quien l'AnM.D.XLVI IfieX VI lourdâAoufl au premier an de fon regne, leur enuoya lettrespatetes cotenant ce qui fenfuit.
Come ainfîfoit que les maiftres Doyê amp;nbsp;Doéleurs de la Faculté de Theologie en noftre Vniuerfice de Paris, nâauroyêt pas tenu grand compte de ce que noftre feu Seigneur amp;nbsp;pere leur auroit mande touchant les Bibles de noftre imprimeur Robert Eftienne; amp;nbsp;encores moins en auroyent tenu compte depuis letrefpas de noftrednft feu feigneur amp;nbsp;pere:pour-ce cft il que nous te mandons Huiftier, Se commettons par ces prefentes, que tu faces trefexpres comandement de par nous aufdids maiftres Doyen amp;Dolt;fteLirs,fur
certaines amp;nbsp;grandes peines a nous a appliquer,quâincontinent amp;nbsp;fans aucune difcontinuation ils paracheuent de veoir amp;nbsp;noter ce quâils voiront eftre a noter amp;nbsp;reprendre efdi6lesBibIes,foyent grades ou petites,fi faiól ne lâont; amp;nbsp;fifaideft,ou incontinent quâil fera faiót,baillent a no-ftrediôt imprimeur, leur notes amp;nbsp;cenfu-res ou corrcâions, pour les imprimer en leur nom,amp; mettre au deuant ou derriere defdides Bibles,ainfi quâils auront ad-uife pour le mieulx.Eten cas de reffus ou delay,les adiourneren perfonne a certain amp;nbsp;copetant iour pardeuant nous,en no-ftre priue Confeil, pour en dire les cau-fes,refpondre a noftre Procureur a telles demandes,requeftesamp; conclufions quâil vouldra furce,amp;les dependences,contre eulx prendre amp;nbsp;eflire,amp; procéder conv nie de raifon.
Ã^atre tours apres,qui fut le XXII io«r ti'Aoufl etifuyudnt,ayans reÃgt;ondu qutls me haillerojetit dedans la feÃe de Toujfain^s les Cenfurcs des erreursxj' hereÃes qu ilsauojet
B recueillies en nos Billes^ilsfè mo^uh du Rojy, comme ils auojent de couflume, fe rient au pres de leurs brocs Oquot; Ãafcons,fans fe foulcier de rientCommeÃlsneujjent eÃe nullement ad -ÃrainEls parleurpromejÃe.Au iouraÃigne^co-fne ie mâen eÃoye alle a la court, quellt;^ues vngs de leur College^ viennetÃecrettement,me 'voit lans opprimer a la dejÃourueue. Au heu des ar rides ils preÃenterent ^ne re(^ueÃe,par la quelle ils requeroyent que deÃenÃes mefuÃÃntÃai^es devendreles Bibles,pource que t eÃoyeÃacra-mentaire, auoye en icelles eÃcript que les âmes efloyent mortelles. Et certes, il ne ÃenÃaL lutgueres quils ne leperÃuadaÃent a aucuns ^ui eÃoyent dâeulx meÃme trop crédules: Ãnon ^ii\ng pu deux dâetre eulx plus équitables (y de meilleur iugementque les autres requirent ^ue iâen fuÃe aduerti, que iâenreÃondiÃe on Içurprefence. Q^and ïenten ces chofes, çy que ie me tien preà de comparoiflre deuant le Elt;oy en fon confeil cÃroit,pour me purger des calomnies de ces gens ci, ils fen efloyent défia refuis a Earis.Uouteffois iepourfuy,^ mon-flre a Cgt;aflellan, enflnible au Roj» cornent tout
ce quits me mettoyent d lus eÃoitfdulx,^ im fudemment controuue. Ce pendant que ieÃay (es chofès, on met en auant en leur nom quelques articles auec leurs Cenfures,lâ¬fquel:^ie collationnay auec les Bibles par moy impri^ eÃoyent les leSleurs le cO' gnoiflront de ce Hure. Quand on demande le reÃe a ceulx qui eÃoyent a la courtpourÃolH-citer leurs araires, ils refondent, que le tout n eÃpas encore mis en ordre: (y quils renuo-yeront de brieÃ.Bt des bourdes.le m'en retourne a ?aris:mes amis mefaluent comme Vngfa-cramentairej^y comme â^ngAtheifle^ayante-feript que les âmes font mortelles.le le nie bien fort. le reprens aigrement ceulx de ceÃe mal-heureufe Ãnagogue qui auoyet feme tels cri-' leur demandefis nontpoint de honte.
Ils afferment que leur dire efi vray ; au cotrai-re ie leur nie: (y les prie de me produyrele paf-fige d'ou ils auoyent tire tel article. Q^d ils me Teurentproduitie monÃre euidemmet a touSi qa Ht n auoyentpoint entendu Latin, d auoir forge \gt;ng tel article (y fi mefehant des parolles qui en rien ne fonnoyent telle chofegt;
14
Mais tant fen fallut quib cuffent honte de leur i^norance,queplus toà ils fi glorifojent. De «lojy ie leur concede volontiers ceÃe louange, ^ue quand ils ne pourront vaincre par raifon, ils accablent lesinnocenspar leurs menfonges impudens monÃrueux. O beaux. Théologiens,ou plufioà loups deÃruifansle troupeau du Seigneur. le retourne a la court.ie demande qu'eulxprefens difent ce quils ont alencontre de moy, Oâ qu ils produjÃnt le reÃe de leurs articles. EÃans contrains, ils viennent dix,Ãl ni en fouuiet biententre lefquels eÃoit Odoard leur Orateur., Picard, de Gouea Panden: il ne meÃuuientpas du nom des aultres.Us en^ trent au confeil eÃroiPl,qui eÃoit a/femble en beaucoup plus grand nombre que de coufiume, Car tous les Cardinaulx Euefques fuyuas la court,y eÃoyet:le ConneÃable,/econd apres le Roj, (27* l^ ChancelUer. Ces dix au nom de tous me donnent le cobat a moy Ãul. Apres que commandement leureÃfai^, ils produyfent leurs articles ou erreurs,à vous aime^ mieulx ks appeler ainÃ: mais a grand regret:dont vne partie eÃoit auec leurs Cenfures, le reÃefans
Cenfurci^neÃans encores formez ne/qualifiez corne ils diet, hyas débattu de beaucoup de cho Ãs,auec grande rifee de toute l'afifece^a cau-fede leurs noifes tumultueufes, pource ^u ils dircordoyentenfcmble, oâ ejîoyentia enflammez l'vng cotrel*aultre auoyent debat entre eulx mefmefllmefut commande de refondre furie champ,zyâ parler pour moy^n attendant rien moins. le croy cj^uen madefenfefl'ob-iurgation dont ygt;foye fembla bien dure a ces dix ambaffladeursitouteffois la \erite de la cho fe contraindit aucuns dâentre eulxdetefmoi' gner (pie nos annotations efloyent fort utiles. Apres que nous eufrnes efle ouis d'vnc part d autreyOn nousfaicl retirer en vne garde rob be qui efloitprochaine. La Vous euÃiez veu Vnepoure brebis abandonnée au milieu de dix loups ; lefquels touteffois eflans enclos en ce lieu,ne luy euffent ofe donner vng coup de det encores quils en euÃent grand appetit.l^ous fommes rappelez pour ouir la fcntence des iu-ges. Il leur çflprohibe défendu expreflfee-ment de ns/furperplus en la matière de la Foy le droiFlde cÃurer appartenataux Luefques:
^ue câcÃoit hienajjèz ÃlesEuefques Icsap^ peloyent quelque foii en confeil ^pour auoir leur opinion.Les articles font baillez aux Euef ques Cardinaulx commandement leur ejl fai^ de les examiner diligemment ; ce que iugeroyent eflre corrompu,qu ils me le batlle-royentpour imprimer apart, ou derriere les Bi bles'.a fin que par ce moyen les Loueurs fe don nafènt garde, en enfuyuant ce que les Kois Vracois ^Yienri auoyent comande.Ã^d les Orateurs ouyrent ces chofes, ils murmuroyet 0âfremilfoyent entre eulx,que toute l'autho-rite qu ils,auoyent leur efi ofiee : touteffois en murmurant ils auallent tout bellement leurs complain^les. To«î ceulx quiefioyentlapre-fens, teflifioyent quefians fortis ilsplouroyet: tnais ils n eurent point faulte de mejfage de con folation,pour leur enfler encore leur cueur'.car leur patron les tira a part, nbsp;nbsp;leur diSl. Pour-
f^yt^ez comme 'vous auez faiEl iufques a pre-fent:vofire authorite ne Vous efipoint du tout oflee ; paracheuez le refle des articles, mettez y Voflre Cenfure,çy l'apportez-Pulxrecreez par cefle quot;vaine confolation, combien quelle ne
fuÃpoin^dii tout^aine^ccfÃrcntdeplouTcr» EÃans de retour a Paris,ibfcirentfaire prie' res folennelles atout ce fainSi ordre, commeà leur affaire fefuà bien portez ilsfen quot;vont a no fire Dame, ils heullent, ilsprefchent ziefioye derriere le preficheur,fanslt;iu ilsen fceuffent rien: (^ejberoyent bien lt;puon nediroitplus mot du refie des articles. Ce pendant ils feiret tant que pour ygt;ng temps la quot;vendition des Bibles cefa. Les Euefques Cardinaulx cofe-ret entre eulx les articles quils auoyet receuZi lefquels articles efioyent en nombre X L V f. On diuulguepar toute la court qu*ilnj a nul mal,finon queparauetureily en auoitcinq ou fix qui eÃoyetfoubieSls a calomnie: çy toutcf-fois nauoyent faulte de bonne fuff^ifante excufè: que le refie efioit tolerable çy catholi-que. Entendant ces chofes, iefollicite (y preÃe autant que le Seigneur me donnoit de moyen, que le refie fufl enuoye. Le Rojy commande de rechef qu ils les apportent, réitérant commandement, (y les menaceantfoubs peines.'Voyez leur obflination dejèjferee: ils reculent autant qu ilspeuuent, penfans en eulx mefine, Si les
'Ã.uefques nbsp;nbsp;Cardin aulx ont fai^Vng tel iu^
gemet des premiers articles^ ^ue pourras nous attendre des féconds iTouteffois ilsdijbyent tn leur efchoîe nbsp;nbsp;en leurs banpiets ^ue les
uefues Cardinaulx nentendojent rien en Theologie. Earquoy ils efajient tous moyens aeulxpoÃibleSj ilsfuppltent^ilspleuretâ.dere^ chef ils promettent piilsferont tout ce i^uon quot;^fouldra fpourueu quils nefoyent contrainEls lespouresgens délicats ) defuyurela eourty pource quily fault faire trop grad de-r beaucoup de cho/ès trop moleÃes a ges lt;^ui ne font point courtifas.Lefecod poinEi de leur demadeefloit^queleKoy baillaà lereÃe des articles quils auoyentparacheuez,a ex4-fniner aux iugesdela chabre ardente, qui pour lors cognoifoyent des cauÃs des heretiques, yoila les laqs defquels ils mepenfoyent enue--loper J ou pluÃoÃlafoÃe ou ils me'vouloyent faire tomber.Car onfeaitafè^ quelle cruaulte
bourrellerie Eyft q* fes complices ont ex^ erce.Quandquelcun(du nom duquelie me tay, çy pour caufe) leureuà accorde ce quils de--mandoyentÿefuis dcflincauÃcriÃcejans que
le Roj en fceaà rien.On baille lettres cachet-i tees^par leÃiuelles ma caufe efi renuoyee a ces luges y lesquels encores qttils ncujjent point cjïe meÃchans y tontejÃbis en cela ils in eurent eÃe treÃniques ypourcequils condamnoyent hardiment tout ce que les Théologiens pronon coyent deuoir eÃre condamne. Or chafeunÃca-^^ uoit de quelle rage crudulte tout celt;2olle-gt; ge auoit conj^ire ma ruyne. Quepouoit on dde attedrede ces iugesl Et moy au contraire leÃ-Ãaye les moy es de faire retenir ma cauÃe au con Jèil eÃroiSit demouray huiEl mois entiers a la courtaeeÃe pourfuite. A la fin le Seigneur eut pitié de moy y fiechit le cueur du Koy enuers moyy^qy merecoceilla afion confieilpri-ucytellemetqu aucuns de ceulx qui auoyetefie fort enuenimeg cotre moy par ces bons Eeresy fe rendirent plus clemens. CarleE.oy eÃant a Eourg enEreÃfcyfurfonpartemetpour allem Turinymefurent deluy ottroyees lettrespar l'orddnance de fin cofeil efiroit,auquelles prin
(iyâgransfeigneursfetroiiuerenty Rentre autres aucus delafaueur defquels la Sorbone fifioitfort» La teneur des lettres efioit telle,
17
Nous vous mandons amp;: ordonnons que fans auoir efgard aux lettres dcrnie-remét obtenues de nous , pour communiquer vos Cenfurcs aux gens delà cha-bre eftablie (ur le faid des hcrefies,en no lire court de Parlemét a Paris,vous ayez a bailler amp;nbsp;deliurerpromptemét les Cc-fures que voirez amp;nbsp;cognoiftrez cftre re-quifes fur les Bibles amp;nbsp;autres limes de Theologie par luy imprimez. Etladef-fus décréter amp;nbsp;ordonner la forme qui fera tenue en lâexecution amp;nbsp;accomplÃTe-ment defdiftes Cenfures. Vuydantceft affaire le plus equitablementque faire ce pourra; en maniéré que nouscognoiflios quây aurez procédé felon Dieu amp;raifon. Et fur tout ne faillez de nous aduertir de ce quâaurez faiél en cela.
1/ aduertit auÃi de ces choÃe^ me/ine les iu~ ges depute^ Ãtr la matière de la Foy , difatit fur la fin des lettres en cefic maniéré.
Vous mandants ordonantquevous nâayez a entreprendre aucune cognoif-fance dudiâ: affaire, en vertu de nofdi-c.j.
des lettres miflïuesrmais en laifïiez lâen-tiere decifion audid Doyê amp;nbsp;Dodeurs, pour en decerner amp;nbsp;ordonner ainfi que voiront eftre a faire felon Dieu, vérité amp;nbsp;raifon.Car tel eft noftre plailîr.
Depuis que par la miséricorde de Dieu iefu deliuréde ces laqs trebuchetsjqueft ce que ienefey pour retirer d'eulx ces article s iléou-tcffois rien moins:car ils fcÃoyent opiniaÃrez de ne bailler le refle des articles,fil y auoit moyen poureulx d^efichapper ou euader en quelque maniéré que cefufi: que iefiufifie co damne comme mefichant ejâ heretique. Mais quand ils furent amenez nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;necefiite extreme,fi-
non qu ils voulfiffient efire condamnezeomme rebelles a la maiefle royalle : ils enuoyerent ce qui refioit,a Dy on,par les mains deTauernier
Kufi^i.Etpource quils ne metrouueretpdlt la,ils dirent quils ne rauoyent point, le reporteront a leurs gens. Ce pendant que celafie
la fiacree F acuité fiollicite ce bon preud-homme Guiancourt, qui pour lors efioitcon-fiefficur du nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;a fin quilficmployafi yaillam-
tnent eyâ aff rement a me combattre. Car corne
18
w bons frere^ rccjucroycnt qu'on decernaà qiiclques points alencontre des Luthériens, (dy en auoit en nobre cinq,come il mefembk) ds mandoq^ent entre autres chofes, Aduifez qne nous ne foyons co train ci s de bailler le re~ Ãe des articles contre Robert EÃienne, mais pliiÃoÃqud foit condamne comme herctique. Commet^ quilÃ)it ditiqu\ng homme mecha-Clique ait y/aincu le College des Théologiens? Ef iï laÃn des lettres Ãie les ay veues (yâ leues, C!quot; l ay raconte a Guiancourt meÃne qui le dif Ãmuloit)dy auoit de rechef eÃript,
Sur tout voyez que Robert Eftienne ne vainque.
Ef certes aufifeit il en bien grande diligente, pour faire du bon Vallet enuers ceulx,auf-qncls il fe feauoit bie eÃre fuÃteii,comme il eà traiÃre a ChriÃauÃi bien qua fon ordre. Car quad le Koyfut retourne de Turin,^feiour~ noit en la coÃe S. André quafi feul, auat que le grand maiÃre allaà à Bordeaux, ledi^ Guian court trouua moye par le fupport lafaueur de quelcun de tirer lettres du Roj parlefqueîr-ks il mâeÃoit totalement défendu de vendre les cdf.
Bibles:a condition tontcffois quib bdilîcroyet les articles qui auojyentejle tant parà lon^ temps acte du le «e Ã-en rien de tout cela iuÃ-que s a ce que le ikoy futvenu a Vyon'.ou ni e-Jlant retirepardeuers treÃlluÃre prince nion-Ãeur le Cardinal de GuyÃe, pour le reniercief de ihumanite qud mâauoitmoflree a Bourg en BrclJè:niaducrtit en grade compagnie degen^ tils hommes (y'autres qui eÃoyent alcntourtda changement qui eÃoit aduenu. Ef quand ie luj demanday Ãl ny auoit nul remedeÃl me reÃon dit,Nul. leÃu bien trifle.,(y= luy dis a Dieu, (tf aupais.ïenicnallay vers CaÃella luy racoter ces chofes, çy luy dis le dernier a Dieu, voy' ant quil me Ãalloit quitter le pais : carieÃä-uoye bien ou tendoit cepreiudice. Touteffoiî en Ãjrtat de Ja maifon ie le priay bienÃortquil luy pleuÃÃsauoir du Boy que cela Vouloit dire .Ce qiiil m'accorda a bien grande diÃ^icul-te, lef ?it a regret: défait ily auoit cau-fcde le reÃuÃer.'ToutejÃois le iour dâapresientree du Boy a Lyon,en laquelle ilÃut receu en à grand appareil,il demanda au Boy,Ãcauoit eÃeÃon intention dâaccorder aux Théologiens
19
^ue les Tilbies imprimées par fon imprimeur fujpentfupprimees.LeKoy diElijuil leurauoit ottroye,dâautant quils luy auoyent perfuade ^ue icÃoye vng homme plus pernicieux que 'nul hérétique. Touteffois qutl ne leurauoit point ottroyc a autre condition quen produy . pint les articles quon leur auoit par tant de pois demandez^ Caflellan pourfuit declai-te au Rojy parafez nbsp;nbsp;nbsp;p'^opoSfComment ic
Ãoye contrainEi d^abandonner le pais : que la nature des Theologiens eÃoit telle, depour-fuyure iufques a la mort ceulx aufquels ils Ãe font attachez, contre lefquels ils ont attire la faueur duKoy çyâ des iugespar leurs hlan^ difÃemens oâ menfonges. Lors le Roj reÃxin-dit que pour cela il ne me falloit point laijfcr le pais f eulement que ie me donnajfe garde a laduenir: adiouÃant que leufà bon courage, (y que ie pourfuyui/fe corne de couÃume a faire mon debuoir,a orner ^embellir fon impri-mcric.Qu.and ces chofes me furent annoncées, ie marreÃe. Ce pendant les Théologiens ne ci fent mot,^ ne diuulguent point leurs lettres: dont ie mâeÃnefucilloyennais icfcay bien quils c.iq.
les eujjènt âiuulguees ncufl cfle qu elles fai-foyent metion de produire les articles. Guian-court (comme il efi fin regnard) dififimulat eau teleufement ces ebofes, ayant conféré tous les poinSls l\ng auec ïautre ^fuborna Senalis E-uefijue d huranebespour m admonnefier par donlces parolles de rentrer en grace auec les Théologiens ; lt;jue cela mefioit beaucoup plus quot;vtile (^ue d efirefi log temps abfcntde ma mai'
C/ il nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;falloitpoint ejfierer diâauoir
â¢viRoire contre -vng College fi fiainSi. A cela ie rejfiondi que ie nepenfoyc ne de viBoire ne de triomphe aucun: que tant fiulcment ils obeif fient au Koy, (yâ produi/fient leurs articles. La defifius il me di^ qu il ne me fallait point attendre a cela,quilnefieferoiriamaisiparce que les Theologicns nont pas accoufiume de monfirer pareficript ce quils iugent efire hérétique , mais feulement deparollc'. a laquelle H fault croire: car autrement il nây auroit iamais fin dâeficrire.'Nous departifimes ainfi.Le lendemain \gt;indrent fiesficruiteurs qui ni exhort er et fort dâobéir a Ladmonition de leur maifire. le WJ accorday. Car lauoye bonnefiouuenance
iO
de ce qù duc uns d'culx duoyent entreprhis ÃpaX quot;^ne ^'diîion de laquelle ils eÃqyent tous coul-pdhles, comme il efi bien croyable) alencontre du^oy ^racoisypource quil ne faccordoit pas du tout a leurs impiété^-Ilsfcauent bien ce que 'veulx direAl efi vray que lors ils furet douh (cmèt chafiiez paring bannijfemet: mais puis foubs couleur depiete ils ne cefient de ma cbinertant de chofes contre Dieu^a la fin il les defiruyra malheureufement. k mâen ^ien donc a Senalis : (y luy di que ie veulx eferire aux Theologiens^que nous laifions couler le paffe: que ci apres ic neferay rien fans leur confeil. U efeoute voldtiers ce propos, me congratulât de ce que iâauoyc telle voloteAl me prie de parler auec Guiancourt . iclefay. Le bonpreud-homme Guiancourt approuue bien mon edfeil, Ãy me promet que par ce moy en tout fera ap-paife. il prend la charge luy mefme( tant il efl humain Oâ prefi a faireplaifir) déporter mes lettres.Car il ne demadoit autre chofe que dâa uoir lettres de moy pour me tenir lié, a ce quâil nefufi ph^^ befoing de produire les article s.'Et moy quot;Voulant efehapperfesfiletsfeigney dâa-c.i'iq.
uovr idefcriptAls \gt;icnenttous deux a ld court. Le hruit e/l quele Roy a comaude quon dclt~ uraà a Robert EÃiene mille cinq cens eÃeus pour recdpenfe des dommages qu\l auoitÃouà Ãerts. Lors quels troubles ejmcurent ils?qu on donnait loyer aux me/chas a mal faire: que les femblables feroyent conuiez parteis loyers a faire de mefne. la fn par leurs remonÃran^ ces^clameurs çy perfuaÃons obtindrent ce que ie deÃroye( car iepuis dire a la vérité que mon ej^rit a toufiours eÃe libreÿe nay iamais fer-ui a l arget,le Seigneur ma accouÃume aux la beurs comme ïoyfeau auvol.)câcÃoitquon ne me bailldà point d'arget.Le nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;leur accorda:
touteffois il me promit quil Ãroit Vne autrefois plus liberal enuers moy,(yineféroitplus de bien que cela. le luy rendi grâces, le priant tant feulement de mâeÃre proteElcur alencon -tre de mesaduerfaires,^^' que i aime mieulx fd faneur protcElion que nul argent.Cela me futottruyefDicu merci. Maispoyr auoirmes lettres par lefquelles iepeuÃe teÃifier aux ad-uerfaires le bon Vouloir du R07 enuers moy,il me fallut endurer peines iQâfafcheries incroya
XI
i/cj Æ dr lâejjidce de trois mois, tant duoït de pujÃance lâauthorite ou lâimportumte de la Sor l^onc,mefmes enuers les plus principaulx^quils fdifoycnt doubte defccllcrce (jue le Roj auoit comnidnde par quatre fois. T outeffois le Sei-' gneur gt;igt;dinquit:car apres que les lettres eurent ^fle par cinq fois corrigées,a la fn elles furent polices parle commandement du Ro)i trefcle-^nentprincc.Vendantquc ie fuis apres ç^^fulli-^^te, ces hommes de fang enquierentfur moy,
interroguentplus dquot;oSlante tcfmoings pour â^uoirfurmoy quelque cas nouueaufi dâauen-ture toutes les chofes palfees efloyent abolies ^^r CCS lettres. Cards en auoyct entendu quel-âi^echofe:^ toutefois ils ncu^fetiamais creu ^ne icfloyc aufi bien muni gardé contre leurs nouucllcs inquifitios, fis ne l'euffent leu. Regarde les lettres pardeuers moy,çygt;nc les di uulgue point. Incontinent deuten que dedans tTfois louds ie doy efîrc mis en prifon,fi icne me g^Ttde, Alors ieproduy les lettres du Æ-quelles cfluit contenu ce quifenfuit.
Par ces prefences Sifons amp;nbsp;declairons noRre vouloir amp;nbsp;imentio eft, que le
did Robert Eftienne noftre imprimeur, pourraifon dcJadide imprefTio parluy faide des annotatios de la Bible,Indices, Pfaukier,amp; Noniieauxteftamens,amp; autres liures parluy imprimez, ne foicou puifle eftre a prefent ne pour Iâaduenir trauaillé,vexé,nemoleftécn quelque ma niere, ne couenupar quelques luges que ce foit. Et quand aux fufdides informations faides ou a faire alencontre de luy, a lâoccafion que deflus, de tout le temps pafle iufques a buy ifuyuant cequâen cell endroid a eftecomence par feu noflre-did feigneur amp;nbsp;pere, auons referue amp;nbsp;re tenu la cognoilTance dâiceluy a nous, amp;nbsp;a noftre perfonne. Et pour cell effed en auons défendu amp;nbsp;défendons toute court amp;nbsp;lurifdidion amp;nbsp;cognoilîance a vous gens de noftre dide court.
Ces chofcs ouycs ils deuindrent plus muets poiljons, finon quils murmurop^ent entre eulx fans dire mot. Pendant que ces troubles fappaifent,iepourfuy a imprimer le Nouueau tcjlament Grec, en grande^ marge. êipres que
J' ceuurefâutdcheue,ieÃe porte a CaÃellan. Le-^nel me tenja aigremety de ce que ie fie l'auoye point baille a examiner aux T heologics, me di Ãmt que icfloj/e orgueilleux.le luy reÃion ^i) que les plus ancies iuges d\ntre eulx îien^ tèdoyent rien ou bien peu en ceÃe langue : da-tiatage quvng liure ft fainSi ne pouoitefrefu~ dquot;hercfie:adiouflant auÃi qu aucuns fen tre eulx m'auoyenteflonne, de me vouloir faire (hanger vngp^ffage de la premiere aux Co rint^chap.ï^.g.^iyou ilefl efcript^Vraj efique nous ne dormirons point tous, mais nous fros tous trafmue^. De rechef il me tenPe den^uoir point obtepere, difantquily auoit diuerfe levure. le luy di que iamais on ne m'eullfceu a~ mener a cepoinÃl, de changer rien au texte, contre ce quifetrouuoitpar tous les exemplai res pourefreparce moyen trouuefaulfaire. Incontinent comme efant agite de ie ne fcay quelle fureur, il baille en proye aux Théologiens celuy quil auoit maintenu contre telles furies par vne infin^ion de Dieu plufof que dâafe^ionpure çy fyncere, Câefioit en ejfe-rance de gaigner Vng chapipeau de Cardinal
ilfäddonoit ainÃJeruilcmenta eulx raifon:caril les hayoit fort Almada a fon Gal-landiu^s ilannoceaà aux Théologiens^ que iufques aprefent ilauoiteÃe deceupar Kobert Ijlienne, quil ne le vouloitplus fouÃenir: partant quils aduifajfent ce qu ils debuoyent faire furcefie edition duNouueauteÃament Grec. Gallandiiis qui ne vieÃoitpas ennemif inaduertit decequilujy eÃoit enioinSl, voire tn exhorte de me retirer par deuers les Théologiens , depaour quils ne fujfent parfon am-bajfadeplus enaigris que ne vouldroye, 'veu que défia efloj^ct afè^i irritezAâc/fayede faire ce qu il m auoit confiille, touteffois ie ne pou-oj/eparler a eulx pour les trouuer legitimemet afiemblezfclon leur couflume,deudt vng mois. Finalement y/enant en leur prcfence en autant plusgrdd defir, quil me fembloit que ceferoit pour la derniere fois, ieleur prefente en leur conclaue aux Matburins leFîouueau tefiamet par moy imprime : lors prefidoyent de Go-tiea le K.oux,qui meportoyent grande ini-mitie.^gensfort ignorans ,finon quils fontaffez cauteleux ouuriers de mettre embufihes aux
innocens J pourueu clu ils foment admis auec leurs qualifications. Ils 'voient que cefi Grec, qui cfl imprime. Ils demandent quon leur apporte le vieil exeplaire.pefiez quecâefioitpour y lire, lerefiiond quilnefiepeutfiairejpource qu'ilny en auoitpointVngtantfieulemet,mais quinze,quon auoitreportez en la librairie du Koyfiefquels lauoye eu par grand pricre: les ayant bien diligemment confierez, que lauoye imprime cefiuy ci félon le debuoirque îauoye tat enuers le Vrince que la République: que ce leur/croit grande fiafichcrie fil lesfialloit tous cofierer,^â que ie les auoyefioulagez de ce labeur. On me fiaiEi retirer. Gn me rappelle, ^^^j^lles badineries vey ie la entre eulxl lay honte de les raconter, voire de m'en fiouuenir. le me retire de rechefi.^çyâ de rechcfifiuis rappele. Ala finds accordent que lacharge de relire cefi ceuure fera baillee a deux d'entre eulx qui efloyentfcauas en Grec. La il fallut deuo-ter vne nouuellefafcherie.Carpar fe/fiace d vng mois entier iefoUicite ceulx aufquels ce-/le charge auoit efie baillee,de faire leur rapport. Lfidsvaincuspar importunité cotinuelle.
Ie font en lä congregation qui efloit affcmUee en la chapelle du. College de Sorb one. C'efloit certes chofe bie nouuelle de yeoir encores entre tels maiflres Kobert Eflienne, delà vie duquel on dej^eroit J veu quil auoit eÃe abfentparfi long temps. on difoit quil fallait que iefufe retourne en leur grace, voire comme les bre -bis rentré en grace auecles loups.Ventre, les faluedls me refaluent.Apres quils fontcn-trez au conclaue, le Doyen de la Faculté nomme le Clerc J fait Vne longue harengue,par la-quelle il réduit en mémoire la fafheries que Kobert FÃienne a données a toute-la compagnie: pour cefle caufe que la Faculté ne de-uoit rie approuuer de ce qui eÃoit forti deluy: que par telle approbation!^ authorite delà Flt;ï culte ferait diminuée,!!^ que celuy quilsauo-yent condamne,ferait prifé (y recomande par eulx nbsp;nbsp;que ce ferait came Vne recognoiffance
deleur faulte.Far dinfi que le lgt;iouueau tefla-met quil auoit imprime fans leur congé, ne de uoit nullcmet eflre approuue pareulx.Voilale fommaire de fa harëgue.Guiacourt apres luy, rediël lefemblablcfaifant rage degaffouiller,
i4 come il en eà maiflre. Mah encores lors ilian^â gloit plas que de couÃume,fef(:riant 'vaillamâ ment cotre moy,pourÃepurger de laÃtjj)icion qui duoit eÃe furluy.ll neÃoit point la beÃ)ing quâilÃepurgeaà defèspaillardifesi car la Sor-bonepiteufe mereÃume nbsp;nbsp;auallebie aiÃccmet
h puanteur de telles choÃes. il neÃe vouloit la~ uerque d\ng crime:cquot;eà quileÃoit bien eÃoi-gnede la Ãe^edes ChreÃiens, de laquelle il auoitÃaiElautreÃÃois quelque proÃeÃion:(^ au nom de laquelle il auoit acquis quelque bruit deÃre Ãcauant, meÃme eÃoitparuenuen ce bault eÃat. T out le CollegeÃÃaÃcha deÃa ia-Ãcrie:on luy diFl quilleÃeià courtquhldifi en brieà ce quilpretcdoit.ilÃn trouua bie peu qui deÃendiÃent Tinnocentj (y en criante, leÃ-quels toute/Ãois apres quon leureuà amène pluÃeurs raiÃonsÃÃurent contraints de ceder autrement ils euÃent eÃe iete;;^ hors de la poure brebis attend que ces loups Ãortent de la chapelle. Ils meÃaluent., commeà ludas bailloit vng baiÃer a ChriÃ. l^eme di-Ãans rien de leur ordonnaneeÃeprie le Doyen, Et bien monÃeur,queÃera ce^quel rapportÃe~
ray ie au R.oy? Il tne reÃfond doukâ¬ment,Mef' Ãeurt 7te fontpaa d'aduis que ce ISiouueau tc-Ãamcntfe vende. leluy demande la raifon. A. caufe^diSî il^ det annotations qui font a la mar ge.Qes homtnesfcauans en la langue Grecque iugeoyent que les diuerfes le£îurcs quifont en marge,fufj'ent quelques annotations adiouftees hors du texte, le leurfay inflance de me bailler par efeript la fentence de la Faculté, pour l^ monÃrer au Roj. Ils me la refufent tout plat. le leur declaire que ie feray mon rapport au Roj de ce quils m'auoyentdiEl.Le lendemain ienien vay a la courtAe prefente au Rogt; fuy^ uant la cou fume, le Nouueau teflame}it,en la prefence des Cardinaulx CZ des princes. Lors CaFlellan ayant appaifc la chaleur defon irCi fut addoulci,d aultatquil luy e^oit grief que iefujjè ainf opprime par la Venimeufe cruauL te de ces ges ci,(y que îepenfoye dâabadonner le pais. Ã^udd ieluy eu recite cinq articles,en la reprehenfion dcfquels ils feFloyent tnonFlrez plus que fots, il raconta au Koy ce que la fa^ (^i^ce Faculté auoit ordonne dâvngf ÆÃ»nFl ccu-lire.On fe miFi a rire dâvncfaçon efirange.âOâ
Kelpoajè de Kob. EÃicnne
d\ne voix dirct, Qj^lle htipudccc.^ pich beflife, quelle tcmcrite à brief que leurs inepties nefepouoyent plus fouffrir. Q^tnd ib '^eirent queÃant retourne de la court,ie mi ce ^ouueau teÃaincnt en vente,fans nulle crainte :ils fcfnierueillerct de P audace d'vng homme priue nbsp;nbsp;imprimeur contre le decret des Thco
bogies.Et me vojat que lefloye retire de leurs mains, afin de ne les enaigrir par mejfris, ie tnaccorday de leur communiquer tout ce que I imprimeroye ci apres.Dont me tenans enfilé parceflepaclion ou plus tofl necejÃte,ils commencèrent a nauoirplus nulle crainte de moy. Et 4c moy ie n eEtoye en rien plus aÃeure de eulxâ.cariefcauoye bien quâils efloyent enflant mez contre moy dâvne haine irréconciliable, çy qu ils bayoyent degrad appétit apres mon fang.Earquoy ,i ay efie contrainEl de me retirer en lieu plus fleur, dâou ie peuflfle accomplir lapromeÃe que iâauoyeflaiEîe. Car qui efl ce-luy qui peufl confiEler deuant ces cruelles be-fles, flilveultflaire profleflion de ChreEliente^ Voyla Eeéleur Chreflien,lc dernier aéîe de ce ieu.Dâvng nombre infini des tours quâils mâont
ioue^^^ien ay touche hie peu. Car ce ferait cho fcpar trop difficile de raconter cornent le Sei-'^gneur tn a miraculeufemet retire de leurs la^s.
^t quand le lepouroye raedter, ce ferait chofe quaf incroyable. Varquoy a fin que ie nefoye ingrat a Dicu.,que me refe ilfno f empoigner le hanap de falut, çgjâ d'inuoquer le nom du Sei gneur?\ray ef quilny auoit nulle caufe dente deffierde laproteEliondu â.maispource quel auoyc a cobatreauec des befes fivenimeu feSj lay eflime quilny auoit rien meilleur^que de codera leur malice obfinee.Car ilspouoy-entfe iouer du R oj a leur appétit^ (ymef!rifer fes cdmandemensfans en efirepunis,ils fotioy ent abbreuuer les oreilles des Princes des faulx. rapports, ils pouoyent machiner tout ce quilt eufent \gt;oulu a tort ou a droiElfans dagicr,(^ iamais ny eufl eu fin. Car dquot; autant qu ils font plus abattus par raifon,ils fie rendent plus opiâ niafires (y obPlinez a malfiaireitellemcnt que câefl comme lcferpcntappclehydra,lequelre-produidlfept telles pour ygt;ne quon luy aura â couppee.Cdbien quem'a efle force de quitter la place pour vne autre raifon. Caroultre lagra
de de^^enje quit me fallait faire a future U court, c^ue leflojc catraincid'abandoner les lettres:toiitcffüis ie nepouoye fuir que tout ce qu imprimerojyenefufi foubie^a leurcefure. Mais que nieuf 'ent ih permis d'imprimer, find lesfommes de Mandrefion,'la logique d'Envi-nas, les morales d'Angef, laphjfique de Md-.ior^,leur'^reuiaire çy Mef[el. ^ar ce moyen il meuf fallu perdre toute la peine queiufques a prefent ie mefuis efforce d'eploy er en la fainSle ^feripture bones lettres, iQâquay deforme proposdeliberey dedier iufques a lafnde ma \gt;ie.Qq^lcupourroitobieSier quilsfoufienoyet quot;Vne bone caufe,mais quils ontfeulement failli en lafaeddeproceder.La de/fus ie ne veulx di re pointing mot pour moy: find quoniuge de lacbofeenfoy. Car d'autat quilsontfuy la lu wiere,depaour qud ne quot;VeiÃpourquoy ils auoy entfaiEi condamner les Bibles par moy imprimées Ãce que touteffois auoy et promis tant au Rojy Branco'is qua Idenri^que maintenantfoit mis enaudt çy^publie ce qui ina efle baille par les plus anciens deleur College, commechofe frecieujè (ytiree du tbrejor de leurs chartres :
-
en quay cà contenu tout ce quïls ont censure conte hérétique tantes Bibles, indices, Pfaul-tiers,qu es i^ouucauxtc[ldmes o' annotatios: aÃn que tous ceulx qui font conduisis par lâB-Ãgt;rit de Dieu,ygt;oyet ityyiugent combien efmef-chdtc leur doElrine,cdbien ellecJlcotrairealâB fidgilc, lt;^cdment elle retire les cueurs de lafoy qui doibt efre en Dieu feul,^' en fonfils iefus Chff, aufùnEl Bf)rit. kne defcouuriray P oint leurs villanics n/cf hantes meurs: car eulx mefineles defcouuret affz. Seulenientie reftondray briefuement (y clairement a chaf cun article: pour declairer q ie me tien du coÃc de la \gt;raye Bglife du Seigneur ^ApofloUque: en laquelle regne le miniÃere de fa parolle,^(y le vray vfage des facremes,laquelle confejfe Id foy qui nous a eÃe baillee parles Beres,comme demain en mdin,cd^-gt;rinfe en peu de pdrolles au Symbole qui eÃdppeledes ApoÃresfondée en la pure parolle de Dieu, Oâ tion furies fon-ges des homes.Maintenant amis LeSîeurs, qui eÃes bien ajfeSîionne;^ a la vérité,ie vous prie de parcourir les chofes fuyudtes. Le Seigneur Vous illumine par VEjfrit dh équité, prudence,
2-7
LES PREMIERS A R TI-clciprcfcntez confeil eÃroiSl du Ri^t« Fontainebleau FAn M. D. X L V I l^au mois de Fioucmbre par les Théologiens de Paris,alencontre de Kobert FÃienne imprimeur du Koji, auecla reÃldÃedudici Kobert FÃienne a chaÃ^ue article.
Le Catalogue de quelques erreurs iuf-quâa prefent recueillis dâentre plu-fieurs autres, par lâordre facré de la Faculté de Paris,amp; chafcunnoté de fa Cen fure,qui ont elle extraits des Bibles imprimées en diuers têpspar Robert Elben ne, en partie des appendices qui font en la marge, amp;nbsp;en partie des fommaires amp;nbsp;indices, amp;nbsp;en partie de quelques annotations fur les Bibles imprimées lâAn M.D. X L V. Et ce parle vouloir amp;nbsp;commandement du Roy trefchreftien.
D'autant que laÃacree Faculté JcÃoit van-tee d'auoir note vng million Terreurs , a-uoit rempli de ce bruit les oreilles du Roy O' des Princes,ilÃalloit bie que pour couurir au-d.iij.
' KeÃiorife de Koh.EÃienne cunementÃi honte, puis quelle ne pouoitpljf^ fiiir,elle vfafl de ceflepreface,a fcauoir que ce neà qu\ng petit nobre quelle a recueilli d'vne infinite.Or ie laifà aux LeSieurs a iuger de la dexterite de ces Cenfeurs, nbsp;nbsp;quel effantillon
ils bailletyci de leur droiElure. la chofe auÃi le teÃificra incontinent 0^ clairement.
Genefi^y.g.^'^. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Artic.i,
le defcendray en lamentant aux enfers auec mon fils. Annotation, Enfer ne fignifie pasyci le lieu ou les mefchas font punis corne aufi'i es autres paflages. Ce efi: en la Bible imprimée lâAn 1545.
'LaCenfure, Combien quelapremie-re partie de celle annotation foitcatho-lique.touteffoislafeconde eft heretique attenduqueS.Luc,chap,i(^.e.i3/aitmen tio de lâenfer auquel le manuals riche eft tormente.Et Ades.i.d. 14,Lequel Dieu a refufcîte ayant ofte les doleurs dâenfer.
1/ fault quilsfoyent bien effronté^ de na-uoir eu nulle honte d'aduancerfi legierement douant le cofeil du Roj telles chofes quipour-royent eÃre redarguces par 'fng petit enfant.
Aux. articles des Theolog. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;xg
Pretnïeremet on Veoit leur malice, en ce qu'ils font femhlant que ce p^ffage efl en la Bible imprimée ÃAn i$4'),la ou les loueurs letrouucrot chage corrigeai quelcü 'veultattribuer cela a leur nonchaUancC) quelle foj donc pourra on adiousler a leur rapport ? Vo^la les pilliers de la religion de toute la Prance. Que les lecteurs prenent garde cornent cePle bonne P acuité for ge des herefes d'vng rien. d^and encores ie leuraccorderay que cefit ambigu ^de dire^Co-tne es autres pafages de l'Efcripturet ^quon ne fcait flfe doibt cntedre de tous^ou d'aucusi touteffois quel ef le iuge qui condamne d'hc-refetout ce qui ef ambigu,tat peu que ce fait? quot;^ais ce nePl pas tout ygt;ng de dire,Es autres paflages de lâEfcripture^rowzJwc fi ieles you loye comprendre touszoUjEn dâautres,^«? fi-gnife fecialement ceulx qui font femblables. Par quay ily a en leurcenfure triple calomnie. Car en difant, Es autres : tous ne font pas comprins.ptpuis y ne locution qui nefi: pas affe;^ expliquée, ne doibtpas e^re incontinent condamnée pour heretique. Tierceincnt ,fi on y defiroit quelque chofe, le remede ePloit ia d.iiif
Ke/^once de Kob.LÃicme donné. Orii ny a nul qui reuoque en douhte que l'enfer ne fignifie la peine dont les reprou-ueg font tormente^.
Oeut.^.a^j^. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Artic-Z'
Sommaire, Qe n eft pas par indice amp;: droidnre du cueur que Dieu done quelque chofe aux hommes.
Ccnfure, Cede propofition eft hérétique.
Qwle Ic^cur equitable O)âwoderé,foïtW'-ge comtnent ces -vetresyci font pleins de vent, lesquels ne font que VeÃir fouffler force hcrefies. Il ejl queflion de feauoir fi les hommes acquièrent grace enuers Dieu, pour luji faire donner quelque recompenfe a leurs merites. rEferipture enfeigneclairemetque Dieudonné loper çy retrihutio aux Åuures des fideles, Mais en premier lieu il fault veoirfi les hommes fà cquierent grace par cEuures : ou fi Dieu les embrajfi gratuitemét, zpâpuis daigne reco-. pen fer les bonnes ceuures quilafaiEies en eulx par la vertu de fin fainEl Effrit. ôr tous font naturellement enfansddre, Eph.z. a.^. Hous fint deflituc^ de la gloire de Dieu: il np a nul
Kwx. articles des Theoîog. 19
lt;liiifdce bien,Kom. ^.b.iz. T01^font ennemis de Dien, Rom. b. iq. Viousne fommes pas pijfifansfeulement depenfer quelque cbofe de nous,Z. Corint.^ .b.lt;^.Toute rimagination des penfees du cueurde lâhomme neflque malen toutteps,Genef^.b.^.llfenfuit donc que Dieu qui nef a nul dcbteur, départit tous bies gr a tuitement aux hommes. Il fault auoir en mémoire cepalfagede S. Vaul, Qui eÃce qui luy a donne premier, il luy fera rendu ?Rom.îi. d.^^. L annotation qu ils condamnent,efl [iir le
Moife, ou le Seigneur dit quil na point donne la terre a fonpeuple, a caufe de la iuÃice (X droiElure de fon cueur. Tant moins donc lâhôme acquiert il parfès merites les dons qui font plus cxcellens.Car comment celuy qui ne merite point di auoirpofeÃion en la terre, fera il digne du royaume des cieulx? Brief ce-hç) auquel il femble que cefe fntêce foit hérétique, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Dieu ne done rien aux homes a eau
fe de leur iufice: cefuy la renonce çyp abolit la benefcencegratuite de Dieu,qui ef en ChriÃ^
Bfa.^.d.zô. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Arti.y
Somaire^ H y nulle iuftice en nuos.
KeJ^onfè de Kob.Eflienne
Annotation^ Il nây a nulle iLiftice en noâ, ne mefmes aux plus fainóls.
Cenfure, Toutes les deux annotations font heretiques Scplainernet Luthérien* nes,amp; principalement la derniere.
Si cc qiiiefl dicl an Vfeaulme^r.a.i^cà vcri' table, apcduoir que ceulx la feub font bienheu reux,auxquels Dicu^rimputepointlespechez-il fenÃuit quil ny a aucune iufiice aux plui fainSls qui fyent.Car pour ceÃe raiÃon auons nous recours a la retniÃion despechez, dâautant que noflre iuÃice nous default. Ef certes Dauid lequel entre les Saints ncÃoitpas des moindres, dit 'véritablement de cucur au PÃeaul. ii^.a.z, ^ulviuat neÃeratrouue iuÃe en ta preÃen ce. Parquoji il ny a quvngfeul re fuge pour tous lesfainbls, ceà defupplier no ⢠fireiuge auec ÃinSl lob, comme ileà declaire au g. chap, deÃn Hure, d.^4. Câeà chofe bien claire, que ie ne nie point que les faicls ne foy--ent douez de bonnes ceuurcs '.mais feulement ie di que nulle iufiiee neÃtrouuee aux homes par laquelle ils pui/fentconfiÃerdeuant le fege iudicial de Dieu. Qui ef l\ng desprinci-
A lix articles des Theology nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;30
paulxpobicis de noÃrefoy, tellement que ces pbrenetiques font le fainSl EjÃrit hérétique C/ Luthérien plus tofl que moy,
Efedul.6'^.d.^. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Artic.^l
Annotation, Deuant Chriftj nosorai-fons nâeftoyent point exaulcees.
Cêfure, Cefte annotatio eft herenque;
Si nduons acce^ a Dieu qpar ChriÃ,il ne fault pas eÃerer que nos prièresfoyent ex-aulcees auant que Chrià regne entre nous. Ef ccluy quifingere de prierfans lâauoirpour médiateur, eà digne dâeflre repoulfe auec fa te mente (y fon orgueil.Aincois il ny a nulleface de prierfans Chrifi,il ny a nullefoy.qui eà lafeule vertu par laquelle Dieu nous eà rendu propice. L'annotation que cesges ci reieclct fi oultrageufement,efi mife au pajfage du Efeaul me,ou ileà dit,Tu exaulce lesprieres.Ld ileà dibl que ceà le propre J^ecial benefice de Qhri?l,que Dieu exaulce les prières. Ear quay Deuant nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;que Deuatque
chriÃfoit cogneu de nous. Maintenat chafiun Veoit cornent ces Cenfeursonte^lepoulfèz par Vnepure ignorance a vomir ce mot d'herejie.
RcÃjonJe de Kob.EÃicNne
PÃau.62.b.io- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Artie.^-
Annotation, 11 fault auoir recours a Dieu. parce que les fecours des hommes ne font que pure vanité.
CenÃrc, Cefte annotation eft hérétique amp;nbsp;mefehante.
Qj^and on fait oppoÃtion entre Dieu le fecours des hommes,il eà tout clair c^ue tout ce que Dieu ne heneitpoint, eà appelé de îhome. DauidaÃTaillit bien Goliath aueclespierres la fonde: neantmoins il dit,Tu viens a moy auecglaiue,lance, cT bouclier: (^moy ie viena toy au nom du Seigneur des armées, i. de Samuel,lyf. 4^. Item au Efeau. ^^.c. 16, LcRo^ neÃpointfà uuepargrof^e armee, çy le puif fant nefehappe point parft grande force. Le cheualfault afauuer, cy^^c. \te, au Efeau.ia^S. d. Es fils deshommes ny a point de fecours. Ef encore plus clairement au 6o.c. i},Lare-coufà dehhommeeà vaine. Us tiendront ces fentences pour heretiques,fils reprouuent la mienne. Car Dauidpar ce nom de falut,comprend tous aides, moyens, çyy fecours efquels il na trouue que vanité, Et afin que nous fa-
A«x articles des Theoîog. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;31
chons quit fred plaifira ceÃefaçon de parler^ il P a répété encores au Pfeau. 108. c. 13,0- c«« Pfeau. 1 vj.a. z, ^uand il dit, Cefl folie a ^ous devons leuer matin,vous repofer tardai ne pretend autre chofefinon quefans Dieu il ny a nulleproJjgt;erite.Par ccfle mefme raifon il efl dicies Lamentations deleremie, 4.£-.i7, luf-quesyci nos y eulx fe font cofumez apres no^ fire vaine aide.
z,deSam.7.a.y. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Artic 6.
Annotation, Dieu ne veuir point ^11â011 face rien fans fa parolle.
Cenfure, Ceftepropofition eft hercti-que.
Quand S.Laulenfeigne aui^. chap.des Ro mains,d.z^, que tout ce qui eflfaiSl fans foy efipecheipar le mot de foy il entend vne certi-tude,laquellenefi fondée quen la feuleparoL le de Dieu. Ainfi Dieu ne peut non plus ap~ prouucrquon entreprcne quelque chofefans foncommandement, quefivn^ÃruiteurVou-loitferuir fon maiflre a la vollce (y a fonap^ petir.loinà aufi qu ilefi la quefiion du feruice de Dieu,auquel il fault tenir cefie reigleiceâfil)
KcÃjonà de R oh.EÃicnne
Q^c obeijjance vauk nticulx fdcrifice~ i. de Samuel e.rz, Vour ceflecaufe Ie Seigneur dit par ieremie au 'j. e.-2.z,Ã^dd ie retira^ vos peret dupait d'Egypte,ie ne leur commanday point de faire holocauÃes (y facrifces: mais yoyci que ie leur commanday,difant,Efcoutcz mavoix, (y ieferayvoÃre Dieu, (y 'vousfc-^ rez wopeuple.Eta ceci appartiet,qutla dcfen du de fairefacrifices fans fel, Leuit.z.c. if (y d'apporter du feu cÃrange afon autel, Leuit. ïo. (ï.i. Or wo«; oyons de la bouche du Prophete combien ilprife lesfcruices quifont forgez (y cotrouuezfansfa parolle,Ã^ a requis cela deygt;oz mainslEfa.i.c.iz.Et ceÃeyoixeà fi fouuent repetee. Vous ferez fieulcmetce que ie \ous commande. Chafeun ne fera point ce que bon luy femble. Deutero.iz. chap.a.3,(y
Oâ en d'autrespafiages,Chrifi aufii n'en prononce point autrement, Matth. !lt;). a. 9, Pour néant ils m'honorent, enfeignans pour doElrines commandemes d'hommes. Mefines S. Paul eddamnant les fuperfiitios, vfed'yngmot quifignifieferuice 'volontaire,reieEîantpar cela tout ce que les hommes aduancent dâeulx
Awx. articles des Tbeolop-i
O
meÃnespourferuir aDieu, Colo.z, d.z^. quot;Puis que telle Ãobriete eà tenue pour hereÃe par les maifires de.Sorbonc^quellefacd deÃeruir Dieft nous ordonneront ilsl
\oh ^Ãf.a.6. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Artic.j.
le fuis comme meteiir en mon droicîl. Annotation, lefuis contraint de men-tir^mefme quad fay le droiâ: pour moy. Es Bibles de lâAn i53i .Es annotations des Bibles de lâAn 1545,1e doy mentir fur mon droifl:.
CenÃure, Toutes ces deux propofitios font faulfes, hérétiques, mefehantes, 8c blafpliematoires, comme fi nous poumons eftre contraints ou obligez a faire quelque chofe, quieftde foy maiiiiaife: amp;nbsp;fi ne fait nullement au fens du texte.
eâeà vng iugemet de Dieu horrible, d'auoir donne tant de licece a telles beÃes,de tenir \ne natiofi noble opprimée corneÃoubs leurs pieds, lay diligemment exprime en me s annotations l'interrogation dont ceulx ci tirent ypnepropo--Ãtion negatiue. Pt tout ainfi queà iauoye aÃ-ferme ce que nioye,cesexpofitcursprompts^
KeJ^onfe de Koh.EÃienne adextres tneforgentyci yngfonge cornUiConi ine fi ie vouloye obliger les hommes a mentit-^dis ie yonldroyehien fcduoir, de quelle fcBe ils tiennet,demetirfifranchemet,i^ fdnsqiion les contrai nde aucunement. K la micne volonté queceÃe liberté qu ils ont vfurpee de mentir neÃraindià çy n eÃranglaà point de laqs mortels les poures ames.ïoin^ auÃi que Tinter pretation qui eà la adiouÃee^oÃe toutedoubtc: caresliures que iquot;ay imprime^Ãy a ainÃ,Doy ie mentir fur mon droi^^maplaye efl doloreu-fe fans auoirtrafgrcfÃ. Il appelle fon droTîfa iuÃice droiSlure. Efcechofe raifonnable, dit ilÃe mentir fur mon innocence ? doy ie taire mon innocence ? Car maplaye eà pleine de doleurs: la playe di ie, que iâay receuefans ta-uoir meritee. Carfes aduerfaires leprejfoyent pour luy faire entendre quil auoit bien merite ce quil enduroit. U annotation quils amènent des Eibles de lâAn eà de mefme fens, le fuis contrainEl de mentir, combien que laye le droiEl pour moyicefl a dire,combie que ie foye innocent, oâ que iefouffre fans auoirdelinqué: toutejfois les hommes afferment au contraire.
tellement que ie pas contrainSl de 7)icntir auec dire que ie
mes
Qjä eà ce qui ne v eoit que ceà vne complain^ ^lc par laquelle lob teÃiÃe que ces gern importuns luyÃont Corel Or te laijje a iugeraux Le-^eurs} Ji I atmptation nej^ait rien au Jens du textes
IfAatth.zz.c.iz. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Artic.3,
Annotation, La robbe nuptiale câeft la foy.
Cefure, Cefte annotatio eft heretique. le fcay bien que les nations eÃrangesjeront tÃonneesd vneÃgrade barbarie. Et certes day honte denoÃre defhonneur (yinÃajnic-Cobien que ceÃroitlegradhonyieur de tout le royaume de France, dâeÃre purge de telle inÃeSlion, foubs laquelle ia deà long temps il defeiche (y perit.C'eà hereÃe de prendre la robbe nuptiale pour la Ãoy.le laiÃÃea dire qu aucuns des anciens 0*principaulx Douleurs dehEglià l'ont ainà expoÃ. il ne fault que conÃderer la choà fans y adiouÃer l'approbation ou defen à des hommes^
' KeJ^onfc de ^oh.Eflicnne laq.z.b.ij. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Artic.
Annotation, La foy fans Åuures nâcft ' pas foy. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'
Cè[ùrc, Celle propofitió eft hérétique.
Ie confclJe bien que la foy hiforiqucjpar la quelle les diables tremblent, ejl appellee foy. '^ais ie parle auec S.îaqucs, qui afferme que la foy qui cf fans Åuures cf morte, au chap. z.c.iy.Sice que S.Eauldit aux Ephe.^.c. vj,ejl quot;Vray que Chrijl habite en nos tueurs parfoy, Itê ce que die S. Pierre aux A^.i^b.3,que les cueurs font purifie^ par foy: ïte ce qui ejl aux Hebr. II. b.6, que les hommesplaifenta Dieu parfoy.Item que la bonne cofciencegifl en y ne foy non feine ie, i. T imoth. i.a.lt;^ '.Item ce qui cf diEl au Prophete Habacuc,au chap.z.d.^,que ( Iciujle viura deftfoy: brieftout ce que la fain-EleEfcripturc dit de la foy,il fenfuit que la foy neft point vraye laquelle efifans Chrifl, (y de nbsp;nbsp;â¢
laiffe les hommes en leur ordure, Oâ tie les re-^ concilie point a Dieu,ne Diuife. Mäh ilfemble a CCS rcucrcnds per es que le cielfen \a bas fils ne retiennent, comme a belles dens, leur foy, quils appellent fans forme, pour faire que les
A ux articles des Thcolog. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;J4
Chrcjiiois n'ay ent point de Qhrijd.
Pfeaul.ji.a,^. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Artic la.
Annotation^ Sclah^cfl nn's a la fin dcce vcrfet, pour moftrer quâil fault noter ce-ftefentece, par laquelle noâCom mes en-feigncz cornent lepechepeuteftrercmis, a lcauoir,en croyant en Dieujequel fenl peut remettre amp;nbsp;pardonner Ie peche, O fino-nliereoraceamp;bcnenolêce dcDieu en üers ceulx qui recognoiflét leurs pecnez.
Qenfure, Ceftc annotation eft hæreti-qucjparcc quâelle ofte Ia cofcllion lacra-mentale , amp;nbsp;la puilfance des clefs en cc quâelle dit que Dieu fcul peut remettre lepeche,dâautantqueles preflres hiérarchiques le remettent felon leur efgard, combien que Dieu feul pardonepar au-thorite amp;nbsp;principalement.
Chriflprocédait bicplns doulcemet anecfès tnortcls ennemis. Qar quand ils luy obicEîoyct que ce/la Dieu feulde remettre les pecheZi il ne lésa pas incontinent appelé;^ hérétiques: maisplufloà en cofermant leurparolle, il enfei ^nc que cefle puijfance luy appartient,pour ce e.f
KeJ^onfc de P^ob.EÃienne
qu'il efl Dieu Oâvng auecÃon Ecre.lAat.^ d.6. EtÃcefl hcreÃe d'attribucr aDicu cefl Iwn-ticur, que luy Ãeul remet le peche, il fault que Dieufoit hérétique lujf meÃme,par ce quddit le flemblable parÃon Erophete EÃaie, au 4J. cha.d.Z'y^Cefuis ie^ce Ãiis ie qui eÃ^ace tes for faicîspour l'amour de moj. 'Nous feauos bien auÃi que les homes pour leur efgard,remettct le pechc,quand ils pardonnent les oÃenÃes oui leurÃ)ntfaibles. Matt.ô. d.i.^^. Orpource que les ApoÃres nefontpasfeulcmct tcfmoingsde la remiÃid despcchez, Oquot; la feelletpar leur do blrine en la confciencc des homes.^mais auÃi l'of frent corne l'ayatpardeuers culx en depnÃ:ccà a bon droibl que l'oÃice de remettre lespechez leur eÃattribue, ichan.zo.e.zy Mais tout cela n'empefche point q Dieu n ait fa pleine 0â en-^ tierepuiÃance. Et certesÃl n'eà point licite de parler de la remiÃio des pecheg,fans faire men tion de lacdfeÃionfll fault abolir l'EfripturCi laquelle parlât tat défais de cefle doElrinc, ne dit iamais 'sgt;ng feul mot de la confeÃion auriculaire. Efeau.lt;)O.a.i. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Artic is.
Annotation furletiltre^ Il chante com-
Kux articles des T heolog.
ment Dieu doibt appeler a Coy auec ma -gnifîcence toutes les nations de la terre par lâEuangilej ek commet il doibt main leniifeselleuzen main forte, amp;nbsp;quâen ce' téps la il ne requerra nuis facrifices, mais feulement que fa bonte foit prefehee,
CenÃure, Celle annotation, quant aux deux dernieres parties,eft beretique.
1/ a e^le iufques a prefent licite a tous de di-re par C aduenement de Chrifl. Et pees R.abbiHS ne me permettent deptyure la paeon de parler, toute receue nbsp;nbsp;vÃtee, ^ueferont ils a l'Apo -
Ãref leijucl amenât le tepnoignage du Efeaul-nie^Q.b.y,Tu neprenspointplaiprenfacri-pce n oblation: dicl quil a aboli le premier apn d efablir le peeod, Heb.io.a.^ U prephe en general qlesPacrtpcesfontabolis^i^ toutefois il nefe cdtrediElpoint, (juad il adiouÃe apres au i}.chap.c. I (î'jNc mettes en oubli la beneÃccee, CZ la cdmunicationiear Dieu predpn bon plai Ãra tels Ãaerifices.lte au mepne cha.c.i'ÿ,ldioi-{s ojpronspar luy Ãaerifice de louange, toupours a Dieu. Carily a vng[acripceÃiirituel, au-e.iij.
KcJlof/jC de R.ob.EÃtenne
^ncl toutes nos dEîios externesÃe doibuent rap porter,co»ie il efi dicî au VÃcaui^i. d.zo. Que Dieu air remis les facrifiees foubs le regne de Chrifl,requerdt tant feulement la predication de fa bonté, S. \?ierre en c(î tcfmoing, quand il eferit que nous fommes la facriÃcature royale, appelez des tenebresa la lumière admirable pouranndeerles vertus dâiceluyy.Pier.z.b.ÿ-Ht vng peu deudtilauoit exhorte a ojfrirfacri fices ffiritucls aggreables a Dieu par ïefus Chrifl. Cela auÃi auoit eflepreditlpar le Prophete ofee,DiFles au Seigneur, Ojletoute ini
Q-' leue le bien, noi/s rendrons les bou ueaux denozleurcs,Qfecaus^ cha.a.^. Qui plus eÃ,Dauid au Pfeaui iiS. b.12, baille ceci en fomme pour tous les exercices des Ãdeles, difant.Quprendray ie au Scigneur,pourtous fes bienfaicls enuers moyflepredray le hanap de deliurantes, cp inuoqueray le nom du Seigneur, Ce pendant ilfaultfeauoir q les fideles ne rendëtpas grace a Dieu du fon de la langue fulcmct, mais que de toute leur vie ils teÃifiet la recognoiffnce des graces quilsontreceues de Dieu. Car douant Dieu, qui eà la vérité,il
Aux articles des Theolog. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;3 s
Tie fault point prefcherfabonteenfeintifez^ lyypocriÃe. Au refe meffteurs les maiftresneÃe foulciet gueres des facrifccs fiirituels qui font tantreconiandezpar tout en l'Efcripture.Q^e leur attouche lâexhortation que fait S. Paul au iz.chap.aux Kom.a.i,Offrez quot;vos corps en facnficcviuant,fain cl J piaffant a Dieu, quiefl 'voflreraffonnablefcruice,(^c.Maiiilnjaque le ztle de leur MeÃe qui les brufe: penfent que tout foitperdu fft tous les iours ils ne facri fient Qhrifl fur lâautel.
Paruc.z.b.'^. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Artic.iz.
Nous auons peche a noftre Dieu.
Annotation, La vraye confeÃion des Chreftiens. Derechef, ConfeÃion vraye des Chreftiens.
Cenfure, Toutes ces deux annotations qui oftêt la confeflion facramêtalc,con-fpircnc auec lâherefie des Luthériens,lef-quels tiennent quâil ne fe fault confefler quâa Dieu feul. comme il fe voit plus clai rement par lâindice des Bibles de lâAn i55i,au mot deCofelïion.Et les deux der meres font captieufr s.
e.iiij.
Kel^onje de Kob.EÃicnne
Si duiourd'huy la Xr'ajc cofeÃion neà dc re ^tJoiÃrc les pcchc;^ dcuaeDieu: Dauid nefeà point iadis 'vcritablenictcoÃeÃe au VÃdii..}z..d. ^^diÃant, l'aji dtSl^enmoymeÃncAeferdy cofef Ãd de mesÃurÃaicls au Seigneur: lt;7Ãuudain tu as oÃe la coulpe de monpeche. Maisyci il neà faidl nulle mention de la eonÃeÃion aurieulai -re. Ile Vcagicr eà il alle Ãouciller en l'o^ TreilledâvngpreÃre, apres auoirconfeÃeÃespe chez ct l^icu ? £*⢠touteÃÃois comme Chrià tcÃ~ TnoigneÃl dcÃcendit du temple iuÃlficyLuc 18. c. 14 .Qt^d bienie leur accordera^ que la eon-feÃion auriculaire eà de Dieu ;pourquoy md propoÃtion fera elle plus toÃfaulÃe, que celle d'EÃaie au y 8. chap, b.e, N'efi ce pas plus tofl y Cl le ieufne que i'ay eflcu,Ãlue tu dcfnoucs les neudsde mefehancete, que tudcÃies les fardeaux. encordelez EÃabliÃant le Vray ieufne entre les oÃices de charité, nonÃulemcnt ilfe taià du ieufne exterieur,mais quafi lereicEîe, enfdifant cdparaiÃon auec TautrcAediray que la vraye inuocatio già au cueur.feray iepourtant eftime heretique, comme à ie condamnoye la louange exterieure quifofdH:par la laguc
37
A«x articles des Theolog.
Lex le^leurs \oje?it bien quelle eà la crnaulte de ces Qenfeurs.Qr pour faire hérétique celuy qui pa/fe omet leur cofclfion fein tic ou con trouueCy il la fallaitpremiercmetprouuerpar la parolle de Dieu. le laifea parler de ce quils I appellent facramentale, la ou on n y trouue tien qui approche du facrcmet. Card ny a nul cdmandementde Dieu: il ny a nulle promefc: d ny a nulle marque qui foit inflituce de Dieu. Or dfault que ces trois chofes fe trouucnt en tous fa cremens,
Vfeau.^y,b.10. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Krtic.t^.
Annotation, 11 nây a que Dieufeul qui puifle donner fecours aux hommes.
Cenfure, Cede annotation efl hérétique,oftant lâaidc des Sainâs.
Vourquoy efl ce queplhfojî ils ne fe coplain det quon abolit le fecours mutuel des homes? Var cela touteffois d euf efte notoire a tous, qu^ls neferoyêtqueietterla dentfur^nefain-Idc[oitcncc,pour la caloMnier.Combien que ie n'efimepas quds ayent efle fi aduife^ : car ds ne font que fur leur gaignepain. Vour cefie eau feils combattent fort a^Ãremet pour Icsfuper-
KeÃgt;onfe de Kah.Eflienne Ãitions qui leur apportent leplusdegaing.ôr cdbien eÃmiferable cyy a déplorer la condition delà France j de ce qu^l la point permis a nul de parlerÃneeremet de lafoy,del'inuoqud tion^de tout le feruicede Dieu, que tout foub-dain il ne foit raui mis auÃen par ces bout rcawT-yComme quot;vng heretiqueïSi yngpreÃcheur dit Ãmplcment quilÃault inuoquer Dieu : in^ continent on criera que celaÃentÃont hereÃe,de n duoir ÃaiSl aucune mention dâinuoquer les SainFls. Si quelcu dit quilÃe faultÃeren Dieu on ne pourra porter eeÃe parolle,pource quelle ne dit rien de mettre Ãa fiance aux SainFîs. Queà les Sainhls neleurapportoyctnul ^aïg,
clears voyent euidemment comment: ces gens ci condamnet 'vne fentencejacjiielle doibt efire tenue entre les premiers rudimens de noÃre foy. Cara la ^»eriteyen quelcjueforte que nous ayons fecoiirs,cefl Dieu qui le donne^mainte^ nant parfoymefne, maintenant par Ie moyen des hommesynaintendtpar autres moyes. Car ccluy qui ne recognoià cornent toutes les crcar
A «X articles des Theolog. 58 turesfont injlrumens defa benefcence,efi plus hebete que les belles. Mais le leur vouldroye bien demander : p uis quils trouuent herefe en mesparolleSypar quelle raifon Us pourroyent défendre leur hymne quils chantent en leurs temples, rs.u milieu de la yfie nous fommes en la mort: Qj^el Jècours cherchons nous ^fnon toy Seigneur^ Car la auf Uly a ygt;)!e particule cxclufue.
Vfeaul^^ a.^. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;/^rtic.i^.
Lâiniquice de mes talos mâenuironne-ra. Annotation, Les talons font y ci pnns pour la fin amp;nbsp;intention.Côme fil difoit, Si ie me^ppofoye vne autre fin,fi fauoye efgard a autre choie quâa Dieu,fi en aducr fite ie me fioye en autrc,ieferoye mal.
Cenfure, Celte propofiiion elt hérétique amp;nbsp;mefchantc.
On ne trouue nulles fentenccs qui fe recon-tret fl fouuet en lâEferipture, q celles qui nous enfeignet q Dieu eft defouillé de fonhonneur, quad on meSî fafance en autre quen luy. Ces Rabbins prononcet hérétiques tousceulx.qefii met qu ilfefault fmplcmetfier en Dieu, le voâ
KeJ^onfe de Rob.EÃienue appeîleycitoui Chrefliei:dequoy nousferuird plus rEferiptureà ce?le tyrannie barbareÃd heu? Efa.^id.i6, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Artic.i^
Abraham ne nous a pas feeu. Annotation, Selon la tranÃation nouuelle^AErti-ham ne nous recognoiR point câeft a dl-re^ 11 nâa point accouftume de nous fecou rir nây ne peut.
CenÃire, CeRe annotation eR hereti-que,aboli(rant lâaide des SainRs.
S ils prifent tat lesÃuffra^es des mors, pour quoy eÃe qu ils preferent S. Barbe çy S. Ni-colas a Abraham ? qui efl le pere des fideles? Ainspourquoy eà ce quen leurs prières (y pu bliques (yparticulières,th crient apres S.Chri flöÃe S. Antoine,S.Catherine fans faire iamais aucune mention d AbrahaAlny a breuiaire ne
^^i ti aduance deuantDieu tels médiateurs-Et onn a point laiÃca Abraham tant feu lement vng petit anglet. Pur cela il appert bien dot leur procédé ce grdd gele. Au resle, que le S.EÃrit qui a parle par la bouche dâEfaie,de-fendefii caufe.Mo annotation nefl autre chofe qu vncparaphrajc desparolles duProphete. le
hux articles des T h colog.
ncn^culx pas csirc creu:Ãtouteffoisces beaux maiflrcs ne raclent ce que dit le Prophete j il fault neeeÃairement qu ils intenter leur accu-fation contre luy,auÃi bien que contre nioy.
Pjèau.ii.b.n. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Artic.iff.
Annotation, Celuyqui croit en Dieii^nc feÃeen nul autre.
CenÃure, Cede propofition fent fon hcrefic,par ce quâelle retire les homes de lafiace quâils doibuent auoiraux Sainéls.
le yous prie, d'ou yient la Ãance quon me SI (inx creatures,ÃceneÃde cequon ne croit point en Dieu f Ef puis quand lercmie dit au thap.iy.a.y^que Dieu eSh la fiance de rhomme fidele: toute rpÃripture nous cpnuie a mettre noSlre fiance au Seigneur : attrib^i^ Dieu quot;vne partie de la fiance tatfieulemct,pour l^ijÃer ailleurs vaguer lâautre partie? Ains ilefi certain que des SainSîson enfiaici des idoles, quand on reieSie fiaÃanceÃureulx tantpc^ cefioit.
Dcut.S.a.i. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Ariic.i7â
Annotation, Câeftyne comemoration des affligions amp;nbsp;des benefices de Dieu*
KeJjjonJè dcRob.EÃicj^nc par laquelle il confermela foydes luifs, a fin quâils fefient toufioursamp;par tout en Dieu.
Cenfurcy Cefte annotation fentfonlie refie, par ce quâelle retire les hommes du refuge quâils doibuent auoir aux Sainfls.
Qefl inerucille quib nont auÃi changed SytMbole de lafoy^aÃn que ÃEgliÃe creufl plus tofîaux SaiEliqudU Pere^au P ils, au fain^ f biologie addreÃe U foy aux Saincls, Mais c efl la coplainEle dâO ^ Ãeeau chap.io.d.i^,queles enÃansdâÃaelonS eu fiance en leurs ^oyes. Car que font les fuf' frage s des morts, pour lefquels ces Kahbins font demi enrage;^, finon chofes cotrouuees du cerueau de lâhomme? Et encores quon leur ac' cordaà quil fefault fier aux SainEis,fieà te que la creature fera mauldiEle laquelle nous re tirera tant peu que cefnt d\ngfeul Dieu.
Artic.-Ãâ
Dcut.y.a.ïï.
Annotdtïony II fault abattre Ies ftatues, idoles OU images.
Cenfurc, Ces annotations ne font pas du fens du texte: parce que la il efl que-
Aux articles des'Iheolog. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;40
ftio dâabattre les ftatues des idoles. Eftac ainfi touchées fans diftinôlion,elles font moyens de deftriiyre les images des Sainéls. Et oultrc le texte il adioufte les images :1a ou les fainfts Dodeurs vfent autrementde ce nom, dâIdole ou Statue
Cefle Cctifure tnouflrc bien euidemwenty que CCS beaulx B^abbins nont iamais regarde lepäÃagcM A S E B A HÃgnifie en Hebrieu quot;Vne ebofe contrefaire nbsp;nbsp;pourtrairepour re-
prefentcrquelcü.ïe ne Feuffe feeu cxpoferplus claircmr ne plusfamilièrement que par le mot d image: a fin quon ne cuidaflque ce fuà quelque tronc ou monceau qui n^eufipoint defor-nic.S ils débattent du nom)Ccfl vn^ menfonge impudent.ou ignoracepar trop rude a ces mai fires,de nier que les faines Peres najiet prins le mot dâimage en mauuaife part, ienafïrm-blcray pointyci les paj]ages,^nefiia befioing '^eu que la chofie e[l afi'e^ notoire. le\ousprie quel crime ay ie commis d'auoir aduerti les Le reurs de ce que Moifie dit, çy de ce que tous
KeJ^onfe de Kob.EÃicnnc peuuet Ure,encores que ie tn en teu/JcfOir a fin de laijjèr a ces bosperes leurspouppees de lâa-tnour defquelles ils font forfncz, iedi quil ny a nulle cdufiepourquoy ils doibuent efirefi fort marris cotremoy,qudd ie recite que Moi-fe a cdmande au peuple ancic de dcfiruyre les z-mages. Maispourcequ ils cognoififentq cefiv-ne doElrineperpétuelle,par laquelle lâidolatrie efl condanee, auecfes depedences, ils ic cl et fur moy la cholere quils ont iaefchauffée alecon-tre de E)ieu en leur cueurpleins de mefchacete,
Deut.4 ei').!}. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Artic.ï9â
Quatre annotations, La premiere^Pour dehorter dâadorer toute fimilitude,quelle quelle foit.La fecôde,dc ne faire point dâimages pour adorer. La troifieme, de nâadorer point les images. La quatrie-nie^De rechef Moife dehorte lôigneufe-inent de ne faire pourtraicls
ne figures
Cefure, Combien que nulle fimilitu-de ou figure ne doibue efire adoree au lieu deDieu,comme les Payons idolâtres oncfaidztOLiteffois ces quatre annotatios
Aux articles des Theolog. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;41
font faulfes en leur fens,amp; en ce que pretendent les hérétiques alencontre delà feptieme determination du Concile vni-uerfel célébré a Nice: car ils oftent la ve-neratio deueaux images des Sainds,qui ces qui font appofez aux mefmes Bibles, il eft adioufle, Dieu defend de faire des images pour les adorer, amp;nbsp;de fe courber deuant elles.
le nay rien di£î qui ne l'oit clairement expo-fe au texte : ie nay point eferiptpar expres, a filt;iuoirÃllault adorer les images, ou quoy : ie w ay faiSlque toucheren briellafomme du cha pitre. Etpource quils ont encores aucunement honte dedefchirerMoyfe, ils deflruyfèntfa do ^ine en laperfonne de V^obert EÃiene. Mojy-à '^eulttantÃeulement retirer les îuifs des ido*-les des Payons. Soit: toute/lois quel mal ay ie faiElfi ie n dy oà exprimer plus que fespa-itolles portoyentl Combien que le texte meÃie Tedargue l'ignorance des Cenfeurs. car le Sei ^neur en cepalÃage laf^cult donner ordre que
RcJ^onfc Je Rob.EÃicnne
lei liiiÃs n imaginent quelque nouuelîe forme: quefians deceuzpar les inuenâons de leur entendement y ilsneferuent Dieu par Vne fa^ con contrefaiSIe ei^eorrompue. Mais que fault il tant parler veu que autant quily a de cer^ uelles d homme s,autant y a il de boutiques d'i-doles^Moyfe donc ne condamne point la les ido les des Pay en s , mais commande en general au peuple quâil fabficnne de toute forme vifible, pour honorer Dieu. Vous auey, diPl il^ouy la quot;voix, en la montaigne dâHoreb : de corps vous nen auez point veu. Parquoy aduife^ bien de ne volts corrdpre, nbsp;nbsp;de ne faire aucune intake
'taillée,reprefentation,de (y'c.Quadau mot a i mage, cefigrade impudence a eulx dâalleguer les anciens,corne filsfaifoy et pour eulx.t^on les life tous, principalement LaPlance (yâ S-Auguflin: eyfon rencotrera bien fouuent le nont dâimage,quand ils parlent des idoles profanes. Et auf i ils nauoyetpoint occafion de craindre d'en vfer, d'autant quil n'efoit point licite de peindre les images de Chrifi ne des martyrs: corne monfre bien Epiphanius, ftyy au fi le decret du QdcileElibertin qui defend dépeindre CS murailles tout ce quon adore. S. Augufin
Aux articles des T heul og. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;4
tefmoigneen pluÃeurs licux^ combie il ha en horreur les images Jpccialcmct au ^.Iwre lt;icla Cite de Dicialte, au VfeaH. wyAtcm, en ^'(piflre ^^.£tpour me taire des anciens Da~ ^eurs de CEglife, pourquoy eà ce quils font I oreille fourde a tat de pajfages de l'E fcriptu-re ou eà ce mot dâimage: Il y a en leur 'vieille tranflation, au ^o.chap. d'Efaie, d.i^., Quelle image me mettez quot;vous ? \tem,au 44 b. 13 à a Ãi^lâimage. Ezech.y. fio, Ils ont faiEî dâor Its images de leurs abominations. Atem au 16. thap.b.ïy,Tu ten esfaicî images d'homei CZ ^paillardeauecicelles. Amos. lt;).g. z6^ Vous duez fai^ l'image de quot;vos idoles, lâeÃoille de 'voÃredieu. S.Euc au y. chap.des AEles,f.^^^ amenant ce paÃagela met Eigiire ou pour-traicb. Si quclcun penfe que ces Censeurs y ci parlent ]ynceremcnt ^franchement, lieà ne-celfairc quilconfefà que iamais nont leu l E-fcripture.Dirons nous que lors ilsayent eÃey-ures de nauoir point eu mémoire deplufieurs autrespafdges, oultre ceulx que lay défia al-leguez ? Aly autre raifon: e'eà que par quot;vne certaine malice, qquot; haine enuenimee
lt;lu- ils ont contre la pure doFlrine, ils jont en phreneÃe cotinuelle.Mais cesCcÃeurs op po jent lajcptieme jeÃion du Cocile de It^ice, non jeu-lenient a ce pa jage de l^EjcripturCyindisaplu-Ãeurs autres, Cejî cc beau Concile que jeitaj-jc bler la nialheurcuje lejabe^ou pluÃoà vraje Erojcrpincylrenc de nom,qui jgnijepaiximais a la Vérité câeÃoit ^ne Euric dâenjer. Or a Ãn que les LeEîeursÃachent comment la Sorbone eà bien fondée, il fault feauoir par quelles oft nions le decret de ce Concile fut forgé, lehan qui eÃoit ambajfadeur de ceulx d'Orient,di^l, Dieu créa rhomme a fon image. il fault donc auoir des images.Et puis il cà efeript, MonÃre nous ta facecar elle eà belle, ilprouue de U qudfault peindre l'image de Dieu. Et en ceU il fapplaudit tellemêt, quil affeure quil vaul-droit mieulx drej'ertous les bordeaux quil feroit pofible,que de deÃruyre les images. La de jus font ajemblez a ceÃe mefmefin,comme a ïenuie, force pajages de l'Eferipture, Cf mefme eÃite,MonÃre nous ta face, cf nousfc' rons fduuetSi,Commcnous lâauons ouy nous l'a uons Veu.On n allume point la chandelle pour
Aux articles des Theolog. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;j
la mettre dejjoubs le muy. Seigneur la lumière de ton ygt;ijage efl marquee furnous. Seigneur J ay aime la beaulte de ta maiJbn.Theodofe E-uefque de Myrediclaujà fbn opinion', de paour quil nefemblaà quil napportoit rien de nouueau, ilfèfondafuj' lefbnge deÃjn arche-diacre. Et ConÃantii/s EueÃque de ConÃance de Cypre, pour mener a comble ce bel Åuure, proteÃa quil portoit aufi grand honneur aux. images comme a la Trinité. Finalement le decret eà conclude que les Samaritainsfont pires que TOUS lesherctiquesti^ que ceulx qui combattent cotre les imagée,font pires que les Samaritains. Voila rautboritepar laquelle laLoy facrce de Dieu,les Frophetes,^l'Euagile,font abolis,à on croit a la Sorbone.
Ffeau.^?gt;.b.Ti. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Artic.zq.
Feras tu miracle enuers les mors?
Annotation, Feras tu miracle aux mors? Câeft a dircj refufeiteras tu tous les mors deuantla refurreélion generale? comme fil difoit,No.Retire moy donc,a fin que le te loue : car ceulx qui fontdecedezde celle vienne te peuuent Icuer.
KeJ^onfe de Kob.EÃiennc
QenÃiirCi La derniere partie de celle annotation efl: hérétique.
le ne di rien^ ci qui ne Ãoit exprime par uid quià en autâtdeparolles^nu Vfcau.6.li.6y 1/ neÃÃaiEie nulle mentio de toy en la, niort:qii^ eà ce qui te louera auÃepulchre? Ite au PÃeaU-ii'^.c.iây,Les mors netclouerotpointôEternel) ne tous ceulx qui defeendentau lieu deÃlence-Mais nous qui \ûuons bénirons lâEternel. Accci Jaccordepareillement le cantique d^E^echià S) Efa.^2. d.îS., Carlejèpulchre ne te conÃcÃef^ point, çy la niortaujjine te louera poinf.ceid^ qui deÃ:endent en laÃojje ne célébreront ta Ãdelite. Mats le Viuanti le^iuant, iccluyt^ confeÃera,comme aujà moy auiourd^buyde reJera cognoiÃre ta vente aux enÃans. il nâe^ point la quepion, aÃcauoir Æ lame de chafeuif fidele loue Dieu apres la mort: mais fi la bon' te de Dieu eà celebree en commun.Qr il efi Ã' fiez notoire que lâexercitatio mutuelle de louff Dieu ha heu en ce mode. Earquoji ces Kabbm^ monÃret comment ils font gros d'herefies,p(iK quââi,ls en mettent ainfit en auantfians caufie^
dr tide s des T hco!og, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;4
Dent.^.a.^. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Artïc.zi.
Annotatio, Il fault adorer vng feulDieu. Cenfure, Cobien que cela foit vray de lâadoration de latrie,touteffois nous ado rons fainôtement les Sainéls de lâadoration dedulie amp;: hyperdulie.Parainficelle annotation diâe vniiierfellemet, fa-tiorifeaux Luthériens ,lefquels ne tien-net compte des images desSamâs,ne des Sainôts mefnie, Si. qui plus ell les mettêc en pieces.
LâEferipture comparefbuuent les idolâtres ceulx quifont tranfiorte:^ de foie amour j tiepenfenta autre chofeque a leur affeElion ^fbordee,Et encore nefecotente elle point de faire cefle comparaifon mais elle dit quils ont ^es appetis prodigieux nbsp;nbsp;contrenature,com
tale f vnefeme appetoit la copagnie d'vng afne û« dvng mulet. Car voyla comme le Erophete ^Z^chicl en parle au cha.zyb.iS.De moy^com ^i^que ic ne nie pas q les dodeurs de Sorbone Ãnt embrafez d'vng amour enrage de leurs z-^â^ages'.touteffoisiedi quily a vne autrecouuoi q les trdfiorte, (yquot; yme autre ialoufe qui les
' ^p/^onJedeB^ob.EÃicnne bruÃe: c eà qn ils ontpaour dâeÃre priuez leurgding de leur honneur, CeÃepuante di Ãinciid de latrie ^dulieareÃfnne en leurt parait iuÃjuet aprefent. Touteffoit en public ilt tenoyent que lâadoration eà attribuée a Dieu Ãeul. Maintenant pource quils ont craintey ilt ne veulent pas que ce qui a eÃe parcideuant licite a tous par leurpermiÃionÃfoitauÃipermis a Kobert EÃiene. Us ne tienent point pour hereÃe ce quon ht en leurs heures, Vng Ãeul Dieu tu adoreras, yô«f aueuglcz, ey i^^ voyà que ceà vne hereÃe au Hure que iâay imprime. S'il fault débattre des parolles: S. Eciul au ^.chap.aux Galatiens^a.i^en codamnantle feruice quils auoyent reduaux idolesÃnelâap pelle pas latrie ^mais dulie.Etfatan demandant d'cÃre adore de ChriÃ^ ne luy parle point de latrie, mais qu'ilfe proÃernaà deuat luy, M^f ft/e« 4. A. 9. Ef toutefois il eà repoulà aÃire-ment,pource quil rauit l'honneur qui appartient a Dieu. maintenant les maiÃres de Sorbone fen aillent glorifier dâeÃre fieruiteurs des linages ^mais quâils ne les adorent point,
Aux articles des Theolog. 45 lerem.y.a.i. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Artic.zz.
Annotation, 11 eft commande aleremie dâannoncer la parolle de Dieu au peuple qui fe confioit au feruice exterieur,lequel ne luy prouffitoit de rien.
Qenfure, Cefte annotation eft Luclie-nenne quant a la derniere partie. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;lt;
Il nây a rien fur quoy les Vrophetes inÃflent tant,que a monflrer que le feruice exterieur ef \fain (y de neantdefeptieme chapitre de kre-nie,ou cefle annotation eÃmife,neparle dâautre chof :. Car quand il efl queflion du feruice exterieur,il eftaifiblement oppoÃe au'vray q* legitimeferuice qui eflJ^irituel.Si iefuis hérétique en parlât ainfl^que fera ce dâEfaie, quad il dit, au chap. 1. d.ij, Eâencenfement niefl en abomination.le ne puis fduffrirvoflre nouuelle lune,ne le Sabbat,ne lafefle annocee, (car c efl iniquité') ne la congregation.Xtcm au chap.66. d.j, Celuy qui immole quot;vng beuf, efl comme fil duoit tué Vng homme.Celuy quiflacrifie la brebis , eà comme fil auoit occis \ng chien.
c efl iingenuyte de laSorbone,dc tireracalom. niç ce qui efl diéî cotre les nueds froides ce-
KeJ^onfè de Kob.EÃieiine remonies, commeà on conddmnoit toute feÃion exterieure depiete,en laquelleÃexercet léserais feruiteurs de Dieu. loinElauÃique ceÃe mienne façon deparler neÃpas fans bon idoine autheur:cdrS.Paul parle ainÃau 7. chap.delai, aux Cor.y.d.i^, Ld circonciÃon n eà rien, nbsp;nbsp;le prepuce neà rien : Item au
a.z,de la meÃne epiÃre,Sil'aj don de Erophc'-^ie, amp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;tous fecrcts, ie ne fuis rien: Ã ie
distribue tous mes biens en aulmoÃes, 0quot;Ã ie liuremo corps pour e?lre bruÃe,il ne meprouf fite de rien.
Pfeau.6j.^. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Artic.z}.
Annotatid, Il adioufte Selali,pour mon ftrer la félicité des Chreftiens, qui ont Chrift pour leur iuge amp;redeur, lequel nous régira amp;nbsp;ingéra felon fa mifericor-de^amp; non pas felon nos pecliez.
Ccnfure, Celle annotation eft hérétique en la derniere partie.
Qup les LcLleurs obferuent que ce pronom 'ï^ous,ne?l rapporte finon aux fideles, comme il appert parla circon^ance du paffa^e. Si les enfans de Dieu font iuge^ félon leurs pechez.
A ux articles des Theolog. 46 c eflfaüci de leurfalut. Car il a en rEfcrip-. ture pli/s griefue menace ijue de iugement fans tnifericorde, kc^.i.c.i3.Ie vous prie que veu^ lent dire ces prières qui font en rEferipture, comme au Pfeaulme 103 . b. 10 , Eienousfais pointfelon nos peche^ifinon que les Saints re cognoiffènt quils nont autre refuge de leur fd~ lutfinon de n efirepointtrai^effelon leurs pe chez â comme E)auid tefmoigne au Efeaul. 130. fi tu pres garde aux iniquitcz, qui cfl ce qui fubfi^leraf Ef toute rEgli/epref-ehe que par la clemence de Dieu fes péchez ^^17 font pardonnez, a fin quelle ne fit point iu-geefélon iceulx, Efeaulme 103.6.10. E«font-tnefi ce?le cenfure efi receuefeferance de fia-li(t efi ofiee a tout le monde: car nul n'efi bien-heureux,fiinon cebey auquel Dieu a remis lespe
Ezcch.i.e.zo. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Artic.z^.
Annotation^ Yeux;Prudence contre les feduifteurs, alencontre defquels le commun peuple doibt cftre muni. Car il ⢠doibt aufli auoir iugementpour efprou-uerles doôhrines.
B^eÃionfe de Kob.EÃienne
QenfurCy Cefte annotation eft erronee amp;nbsp;Lucherienne.
Qj^ad S.Eäul veult lt;juedenx. on trois Prophètes pariet, (f ^ne les autres iugent: il com prend auÃi en ce nombre lecomun peuple'com me il appert par le contexte du 14. chap, de la i.epiflre aux Corinth.f.^^ Et a quiefl ce que parle SAehaÃi.\ehan.4,a.i)quad ildit,EÃgt;rou Uâ¬Z les ei^fris ,fils font de Dieu le vouldroye bien au fi fcauoir a qui ilspenfent que S. Paul parle,quand il dit en la i.aux Theffilon.chap. ^ d.zi,Efirouuez toutes chojes,tenezce quiefl bon. Certainement en ce temps la Luther ne-Ãoit point encores nay. Or i enten par le commun peuple les humbles difciples de ChriÃ, def quels iadis les Pharifcs,çy autres Scribes,qui furent les aneeÃres de la Sorbone, difoyetf Cc populaire qui ne fait que c'ef de la Loy,eà â¬xecrable.S.A.mbroiÃparle bien autrement en la 31 EpiÃre, ou il maintient que les caufes de lafoy doibuent eÃre traiclces au temple par deuant le peuple.
Cant.^.a.z. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Artic.z'y.
le nis leueray maintenant,amp; iray au-
Aux articles des T heolog. 47 tour de la cite. Annotation^ Il fault fup-plierjay diften moy mefmeje meleue-ray, amp;c. Chrift eft trouue par grace tant feulement.
Cenfure, Cefte annotation eft hérétique, amp;nbsp;ne faidrien a lâintelligence du texte.
le laijjè a iugeraux LeSleurs à l'annotation conuient au texte, ou non. 'Mais à Chrià neà trouuepar laÃeulegrace^que les Qefeurs nous tnonflrent yng autre chetniri. Ce quEfaie dit au 6lt;).chap.a.ijeà yniuerÃelyVay eÃe trouue de ceulx qui ne me cerchojyetpoint^ieÃâ-tis apparu a ceulx q neÃenqueroyetpoint de moy.S.Paul aTite au j .chap.b.^ÃeÃrie de ChriÃ^La bénignité amour que Dieu noÃreÃauueurha enuers les hommes eà apparue, non point par lesauures lefquelles font en iuÃiee, que nous euÃios failles,mais felon fa mifericorde.Ae fuis e^onne detelsmonÃres:que ceulx quiveulent e^rereputez fȉi^T^cs de lafoy,tiennent pour heretiquece que dit S. Paul aux Ephef z.b.^. Vous eÃesfauuez degrace,parlafoy,^ cela non point de Vous: ceà don de Dieu. Il reÃe
donc que ce que VApoÃre en
KcJjjonfè dclkob.EÃicnne \gt;ngdu gc dit d'lÃael ) fair accompli en culx , IÃacl en fnyuantla Loj de indice, neÃpointparucnu ala Lojâ deiu^lice.Pourquoy oar tant q^ue ce na point e^e parfoy,mais comme par les Åu^ ures de la Loy, Romains 9g-32.. lt;Æ au chapitre ii.a.y.
Vfeau.^9.cï'ÿ, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;AtÃc.'lC.
La mort les repaiftra, leur figure viendra a défaillir, quand ils iront de leur do micileen lafofle. Annotation, Comefil difoit^Et leur ame amp;nbsp;leur corps périront.
QenÃure, La derniere partie de celle annotation ccnfpire auec celle de ceulx qui tiennent que fame raifonnable ell mortelle , pource quâil lemble quâil dife que la fubllance de lâame amp;nbsp;du corps doibue mourir.
Ou font maintenant ces tonncrcs par lef-quels ils auoyent efbranle toute la court la quot;ville,que ieÃaiÃoye les âmes mortelles? Cards reprennctmes parolles auec condition, de forte que leuriugemet neÃquvne diuination am-bigue.T outefjdis il fault veoir comment ils dc-^
Kux articles des T heolog. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;48
îiir,entingenieufcme}it. Source, difentils, quâil femble dire que la fubÃaucc de lâame du corpsdoibue mourir. Quand donc S. Paule-feritaux P^omains^^. chap.e.2.Zj quelesygt;aif-feauxdbire font appareillera perdition. Item en la z.auxThelfalo. i. c. 9, que les mefehans foufrirontpeine, afeauoirperdition eternelle deuantlafacedu Seigneur, par la gloire de fapuijfance. \temen la i.a Timot. chap.6.b.9, queles defirsfols (^^.nuyfblesplogentles hont mes endefiruElion ^perdition:comment ef ce quen toutes ces fentences il pourra efehapper oufexeufr de nauoir mef :hament (ÿ' execra-blemct blaf)hemé!Prief,quicdqued'trayng feul mot de la mort nbsp;nbsp;perdition fgt;irituelle, eefluy
la fra repute Epicuric.Voila Iâingenuj^te de cc fainSl College, de defehirerf oultrageufment celuy qui fefl toufours reuerementporte au fer uice de Dieu,fur lequel iamais ne toba la moin-^ drefufficion quifoit de pen fee à profane. Or pour moflrer a tous bien clairement qu'ils font ojfrdter dâauoir dardefurmoy cefl oultrage pour me chargcr,efiouter LeSleurs ce que ray efeript douant aprei les parolles qu'ils ont
Ke/fionfe de Roh.EÃicnne wutilees trenchees. Lâannotation eflfaiElé pour les riches inÃdeles nbsp;nbsp;pour les fideles ^td
doihuent regner aucc ChriJî.Commcles brebis font a/Jètnblees en la bergerie,ai)fi ces riches b fiont ajfiemblez au fiepulchre ou la mort aura do minatidfur eulx.Ces riches la,di ie,oultre leur efigerance mourront en grand nombre, leur mort fera etemelle^nopas temporelle. Tu \ois que leficri que leur mort fiera eternelle.Cenâeà point Vne parolle dâhomefieignat que lâamefioit mortelle, incotinentieficri, lifer a office de pa-fleur enuerseulx,il lesgouuernera:cefl a dire, Ilsperirdt tous, çy mourrbt de mort éternelle-Vngpeu apres flerifuitee dot ils ont cueille aue£ tellefidélitéqu ils ont accouflumefleurmalheU' reufie cenfure,Leurs âmes mourront auec leurs corps.Etfioubdainieeficri,Ce Verfietefl '^fray enigme aux enfians de cefiecle. Car il coU tient ce qui appartient a lâaulbe, cefl a dire au comencement delà nouuellevie.Car câefl aulbe eEiant leuee, les iufles auront domination fur des infidèles: c efl a dire queflans auec Chrifl, ils les condamneront. Si lâame doibt mourir a' -uecle corps,^ne doibt viureeula refiurreEîion
A«x article! des Theolo^. 45 comment cjl ce que les iiiÃes auront domina-' tionfur eulx^. comment efl ce que les lufes les iugerdt auec ChriÃlCaj^ horreur de tels mon-Ãres. Et certes fils auoycnt quelque religion, ïamais neuÃent eÃe à durs, ne ft defraifonna-hies alencontre de moy.Mais laqdufjjartd'en^ treeulx non feulement nourrifi vng Eficurif-nie enfon cucur,mais auf i le déchiré euidem-nient en toute fa viedeurs gourmadifes ,yuron~ guéries^ patllard fes nbsp;nbsp;puantifes le monÃrent
^]ÃZ ⢠Refont ceulx a la écrite, ce fonteeulx dontS.Paulparlé en lai.à uxCorinthieris,1^. d. i;L,\icngeônS (y heuuons , nous mourrons dcniaiu.Ã^à ie nâcÃoye retenu de honte,Ci ie nefupportoye la chaÃctc des LcélcursCie dep couuriroye nommeementlcs Sodomies dâauciis qui font efliniez les principaulx pillicrs ci entre eulxi Ma/î fisfohtfages, qu\ls ferctiennct de bonne heure : a fin que ic ne pye contrainCl de faire maulgre inoy ce que iefuy .Qjfils ceffent a tout le moins demeflatrirdeieurs marquesi defquclles le Seigneur par p mifericorde mâà toufiours garde pur q' net.
de ^ob.EÃ'tenne
Deut. 4.d.x. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Artic.zy.
Annotation, 11 ne fault rien adioufter, Oll diminuer a la parolle de Dien.
CcnÃtrc, Cefteannotation ha double fens. Lâvng quâil ne fault rien adioufter ou diminuer qui corrompe iâElcripture, ou le vray fens dâicelle. Lâautre quâil ne foit licite dâadiouiler pour lâinterpreta-tion de la parolle, ou que rien ne nous oblige a faire ou omettre quelque choie, lino quâil foit exprime en lâEfcripture.Le premier fens eft vray, mais le fécond eft faulx : èc ceft celuy quepretêdentleshe-retiques.fuyuant aulTi lâautre annotation, fur le n.du Deuter, d. 31,011 il y a, Il fault faire felon la parolle de Dieu, a laquelle il ne fault rien adioufter. Ce fécond fauo-rife aux Luthériens.
le remercie meÃiews les i^ahbbis au nom de tous ceulx ^uils appellent Lutheries,de ce que pour le moins ils confeffent (^ue Moyfeleur fa-uorife. Car es parolles qiiiis rongent de pure malignité ci autant lt;^u ils ne les peuucnt mordre, il n^ a pas vne Ãyllabc du mien. 'll fault
Aux articks des Theolog, donc que Moyfe corne aduocat des Lutherie ns, parle pourlbymcfmc .. Au refie,afin pue ri^no race de la Sorbone foit mieulx cogneue de to^, il faultfeauoir que la parolle de Dieu cfi cor^ rompue coûtes puantes fois puony mefie quelque dortrinc efirange, ou pu 071 aduaTice quelque fcruice controuué, ou pue les confeien CCS font enlacees par loix ordônna7ices des homes.Cay^ il efi efeript p lafoy efipar lâouje^ CZ houje c?lparlaparolle de Dieu, P...om. 1 a. r.17 Ate7n,au nbsp;nbsp;chap.de S. Matih.a s))Lc'ur
neayitils 771 honorent enfeignans pour doerri-nes les commandeynens dâhoyr.yncs. Item, Ltp. j^.chapit. c.IX, I/j 'vngfeul Legifiateur, qui pcultfauucr nbsp;nbsp;perdre. Brief Dieu pronoyice
gcncralcynent pue obeifiance \'ault ynieulx pue lesfacrifices,i.Sa7n.ilt;^.c.zz.
Leuit.sy.a.i. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Artic x8.
Annotation, il defend de faire Gicrificeâ en priué:a fin que nul ne foie fi hardi dâe-ftre facrificateur a foymefme*
Ccnfurc, Cefte façon de parlerfaiio-rife a ceulx qui condamnent la MeÃe pri use.
KeÃtonfe de Kob.EÃienne
Quant a ce quib barhoutllent, que ic teil' cbe obliquement leur MeÃe priuce^ cela ne tnt pouoit lors venir en rentendement a moj qui eÃoyeen ce temps la enchanté de leurs reÃuC' rieSj detenu en meÃnc fuperÃition que It! autres. \lny a rienplua clair, que la eÃprccb femét èxpoje quelle reigle de facrificatureDieH a ordonne en la Loj.hu reÃe ilfault quaprC' fent/oubs le regne de ChriÃ,ccÃe reigle obticquot; ne vne femblable vigueur: corne lâApoÃre teà moigne aux Hebrieux,'ÿ.chapit. a.^, prend l*honncur aÃoyneÃme,Ãnon ccluy quieà appelé de Dieu,comme Aaron. M aintenant me veulent condamner, comme celuj quiÃi! la guerre aux MelÃes priuces,quils mouÃrcn! quellesfomentprocedees de ChriÃ.Orceà ne chofe ia cognuc aux plu^ petis enfans, qn^ la MeÃe cà vngÃacrilcge (j'Vneprophanatioü intolerable de laÃainSle Cene duSeigncur:ât' tendu que la, vng hommeÃeulÃe dreÃe a pat! Vne table,diÃipant la communion qui eà ordoi! nee par le fus Chrià ⢠Q^ant au facrifice de b MeÃeÃl enfauldraparlertantoà apres.
kux articles des 'ihcolog. 51
Artiç.z^.
Annotation, Tous facrifices font reiet-tez fort que Chrift.
Ccnfure, Cefte propofition eft fufpe-éle, contre les facrifices quotidians de la Méfié, comme proférée par vng autheur fufped, lequel ne fait aucune mention du facrement du corps amp;nbsp;du fang de Clirift es lieux ou il en eft traiâe es E-iiangeliftes,amp; en faimft Paul Et pourtant elle eft imparfaite, la ou il debuoit ad-ioufter,Les facrifices de la Loy ancienne: pour fe declairer alencotre des nouueaux Jieretiques,quiaboliirent le facrifice de la Méfié.
Premièrement, quils me rej^ondent fi lâApo flre n afferme p(ts la euidemment queChrifl eà la feule hoflie:lt;!:^ touteffois ce ne fl point vng autheurfuf^e^^PourquoyïPfl ce d'autatqsiil recomande le facrifice de la Meffeï U ne le recommande non plus que Luther. Q^e veulent ces Rabbins I L'Lfcripture crie que la mort de Chrifl efl vng facrifice vnique perpétuel pour lespechez^ Chrifi luj mefme a crie de U
Kcjponje de Rob,EÃierine croix^Tout cà dcheué,ïçban da chdp.i^.e.^o-E.f ibinfiitacfd QeneÃl nc comatidcpoints a Jes diÃciples de plas immoler Ãon corps ; mai^ plaÃoÃil dityC'clî ci won corps lequeleà don' ne pour yious, ^renez^nidagc^, Luc,tt.chdpgt; b. lÿ.Mdttb^zz.c. ± 6. Dâou pcnferons nous qnc , ceÃicriÃee bdÃard de Id Me/Ãe foieforti f qui empefcherd que les fdele s ne puiffent afeü .reementprononcer queId croix de Chrià eà fubuertie yincontinct quon 's/eult drcfÃrygt;ng dH tel pourfdcrificr ! Ils ont duÃi bon dr oie I de à courroucer d moy, de ce que ne trdffgurepdS lemyÃerede la CeneeneeÃe dbomindtfondc }AeÃeAl euà eÃe bon que pour leur eÃre obdf fintfeuÃe ditl, FdiSles ceci, ceà d dire,fieri' fez'cçirc eà Idglofe mdgiÃrdle.
Heb.lo.c.iz. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Artic. 30-
Annotdtion, La feule oblation de Cbriït pour les pechez.
Qenfure, Cede annotation , au fens quâelle fait, confpire a berefic, dâautant quâelle vçulcfîgnifîer que les facrcmens, amp;nbsp;autres Åuures que nous faifons_, comme aqlmofnes,priçresj ieufnes cIiqIçs
Aux articles des Theolog. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;5 2,
femblables-nefont rien pour la fatiffa-âion denospechez.
Il rîy a c^ue le pîng de Chrifl aut^ucl ceÃc \crtu foit attribuée, de nous lauer de nospc-che;^,i. iehan, i.c.y.Carla correclion de noÃre paix luy a eÃe inipofee, corne il eà diel en Lfa. au chap, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;EtdeÃaiElilnji a eu en la Lojy
autre moyen de purger les pechez, que parles facriÃces : par lefquels Dieu a monÃre en figu -re^que lespcche^ des hommes nepouoyent e-flre racheptez par autres ÃacriÃces que parce--luy deÃon Fils. Er pourtant ChriFl esl appelé rappoinFlemctpour nospechez, r.ieha.z.a.z. Car Dieu eFloit en Chrisî rccaciliant le mon.-, de a Ãoy,ne leur imputât point leurs for faills, z.Corinth.^ d. 19.Four ceFlecaufela remiÃion des pochez eà oÃerte parle nom dâiceluy.^A^, io.^.43,Q£e maintenant ces Cenfeursaduan-cent leursÃtiffaldionsj corne bon leurfemble-ra deuant Dieuice pendantl'Eglife de Dieuà contentera du pris de fa redemption. ils difent que les facremens feruent a la fatiffaFlion des pechez ⢠Comme fi les fideles y apportoyent quelque chafe du leur: CP que plujloÃils ne ^in
Kejj)on/c de Rob.EÃien»e Ãerjt cercher tous bieni cn Chrifl,en confcÃatit 'qu ils fontbidigcris du tout vuydcs.Le Blt;x-Ãtsfmedui^uelnoi/s »apportonsJinonnosor^ dures a lauer^nousfera ce vng ceuure méritoire? La Cene en laquelle nous confçjfons que nous fommcs mors fnon entât que Ãhrif nous yriuifie par fa pure gracenous fera ceyme fatf faction? Ainf ceulx la quiÃe iettentde leurpro-pregrc aux abyfnes des enfers, quls tiennent
Efa 66.g.zi. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Artic.}ï,
Ecen prendray dâeulxpour facrifica-teurs. Annotation, Câeft a dire, qui fe prefenteront amoy,comme anciennement en Ifrael les Sacrificateurs Ãc Leui-res prefentoyent offrandes.
Cefure, Cefte interpretation ainfi fai-âe a demi,amp; fans diftindioffanorife aux Luthériens,qui maintiennent que tous Chrefhens font (acrificateurs.
Pour ne perdre le temps a tenir long propos, ilfault quils cofcÃent, ou que Luther fait bon 0 fclele expofiteur de l'Efcripture, ou bien que lâEferipture foit Luthericne. Or nul hom-
Kny. articles des T heolog. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;55
me fidele n admettra ce dernier po'mcl. U refie doc qn ils aboliffent l'Efcripture^ puis (^uefans aucit le honte auec vne barbarie efirangefis en condamnent le fens qui efi f clair lt;7 fi apparent. Le Prophete dit que non feulement ceulx. qui ejlojentde la race dt Abraham doibuent e-Jire receuzpourefirc Sacrificateurs,mais aufii cculy. cpi efoyent du Cout efiranges du peuple de Lieu. Que pourra amener celuy quiexpofe pfi]^g('fimon cePîe cdparaifon,Qi£eles Srf-crificatcurs qui font foubs le regne de Chrifl, doibuent eslre fiubroguez au heu des Leuites pour f'offrir eulx mefinesa Lieu,^nonpas des bcfics? Lt S.Pierre aufii appelle en ce fens Lous pdelesfiacrificarureroj^ale,ï.Vier.i.b.f). ^^e.xntmoins cesle facr'ficature qui ePi commune entre les Chrefiiens t ne troifileen rien I ordre de l'Lgltfe^que les pafieurs n'a^ent vne particuliere location : comme il efldeclaire en l^s-Ppifire aux Corinthiens, çhap.iz. d. 18; cr auxLphefiens,^. b. n. Mais les Lecleurs '^oyent bien clairement que ces Cenfeurs nont garde de renir pour Minifire de Dieu en lâE-ghfc,que ccluy qui fera bourreau pour meurtrir
âKcJponfe dç Kob.EÃienne
CJm'sd cnÃâs, mcmhres.
EÃd.CS-d.i, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Artic.^i»
Annotation a la marge, Dieu nâhabitc point es temples faióls de main dâhome.
Cenfure^ Combien que cede propofi-tion,comme elle cft couchee en lâEfcrip-ture,foit indubitablement vraye felon le fens que pretend le fainôl Efprince neat' moins elle eft bien fouuent alléguée faul-lêment par eulx, lefquels fe conformans aux Luthériens/efforcét de deftruyre les temples materiels, corne aulTi beaucoup dâautres chofes fufpeâes font mifes en ces annotations.
Nâc/? ce point jici euidemment contrarier i Dieu, commeileEl eferiptau zi.cha.de lob,b-14 ,des mefehans qui difent a Dieu, Retire toj de nous : car nous ne voulons point la feienct de tes voyes. Ÿay adiouÃealamarge hexpoÃ' tion des mots du Prophète, comme S. EÃiennt la done au 7. chap.des Adles,f.^S.La propQ^ Ãtion(diÃnt ils) eEl vraye, comme on la lifl l'EÃcripture: mais quad elle esl miÃe a vne nt^r geselle commence a eÃreJuJÃedle.C'cà la meÃ-
A «X articles des Thcolog. 5 4 fentence c^ui enflamma les ïuifls a fl grand ^ââ ^gc,c^u ils en lapidèrent S.Eflienne. Ils nofbjâ-ent mefdire du Prophete ^qui efloitmortj du-^ quel FauthoriteeEloit receue:mais Us mettojet en pieces S.Efliene,qui nefloitflmonfldele cx^ pofliteur d'lceluy. Qeulxû qui nen fleroyent pasmoins a S. Etiennefllviuoit^iettentleur fur yfng autre Eflienne^ qui efl bien different de cefluy la, mais qui flefl touteflflois ejfforce defuyure les traces du premier,combien que ce fait de loi7g.\b pretedent que ces par olles flont tirées en peruers flens. Et quel ? C^efl que les temples materiels floyent deflruitls.Comme fl iamais homme auoit pefle de deflruyre l\flage des temple s.'i:^iais câefl leurtigne qui les menge lt;Æ brufle au dedans,d'autant quails xeulct lier Dieu a yrng fleruice charnel tC^le tenir enfler-me dedans des topics de pierre: fli quelcun con-^ tredit,ou fl oppofle,ilefl Luthérien.
Derccheflau 66.d'E/aie,g.zj. Artic.t,^. Depuis vne nouuelle luneiufque a lâan tre. Annotation, Ilnâeftycifaiä: aucune mention du Temple: dâautant que au têpsdelefusGhrift tous lieux debuoyCt
KeÃfonl'e de Koh.EÃienne cftre propres a faire oraifon.
Cenfiire, Combien que celle interpre tauon foit veritable en foy: touteffois pourcequelleeft impertinente a lâintelligence du texte, il femble pluftoft quâel-le fauorife a ceulx qui veulent dellriiyrc les temples.
M.dintenant melemble bien probable la con^ ieSlure de ceulx qui eÃiment quacaufede ce dernier lermon^e^ en haine d'iceluji,Efaiefut trenche d vneÃeiepay ^anaÃeÃongendre. car ie cognoy plu^ clairement que ie nefaifoye cd-bien ce fermon contient de poinEls contraird aux hypocrites: (y ny a nul, tant peu de fens ait il,qui ne le voye comme moy. Les hypocrites y/eulent tenir Dieu lié adfrainFlaeulx quad ils lâont vnefois attiffé comme vnepoup pee,pdr ie nef:ay quelles cerempnies,Or Une peultfouffrir quonfe moque ainfi de luy, corn me fi defioit yng petit enfdnt.parquoy il corn-made que telles inepties foyentiettees au loin g. Pourcefl article les Prophètes ont continuel-îementcombdttu contrôle peuple ancien. Et quelque couleur que pretendent les P.abbins
Aux articles des Theoiog. 55 autourd buy,ils fouÃieuentceÃe tncftne (juerel le. Lâinterpretatiou ÃiÃent ils,eà veritablcttou teÃÃois le liure doibt eÃre bruÃe:car ilfauorije a ceulx qui deÃrujyÃntles ten/ples.Mais ilÃah loit demander en premier heu ,à les temples quon deÃruit,Ãont de Baal, ou du Dieu quot;viuat, Ã^eÃls ontÃgrandÃoulci des temples, quils effacentpluÃojl laÃentence de ChriÃ,laquelle abolit bien plus maniÃeÃement la differece des lieux que ne fait pas mon annotation ; card dit. L'heure eà \enue que Dieu ne fera plus a-dorene en ceÃe motaigne, ne en ierufalcmicar les yrais adorateurs adorerotDicu enEÃ'rit^y^ ygt;erite: car auÃi le Lere en demande de tels qui l'adoret. Dieu eà Ej^rit: fault que ceulx qui l^adoret,radoreten EÃ)rit (^vérité,Xch.^..c.ii,
Leuit.zi.a.t. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Artic. 43.
Awzzofdf/o«, Que le Sacrificateur ne fe trouue point aux funérailles des trefpaf-fcz. Qi^e legrand Sacrificateur nâentre point a vng mort.
Cenfure, Ces annotations ci donnent occafion aux Luthériens qui ofient les fu nerailles, amp;nbsp;autres chofes qui fe font en
f R de R üb.LÃienije lâEglife pour les fuffrages des mors.'coirï-bien quâen fanciéne Loy câeftoit vne cc-reinonic,que les Sacnficareurs ne fe trot: uaflent point aux funérailles des mors excepte quelques vngs.
Si quclcun regarde bien ce pâ^lÃge, il trou-uera (jue ces Kabbi7is difent, Combien que le texte contient ce que l'annotation dit : toutef-fois ilnousfafche quon recite que Dieu ait de fendu que les Sacrificateurs fe trouuent auxfu nerailles. Ÿayfaitl vne briefue annotation- Us difent queie donne occafion d\'ibolir les funérailles. Salomon dit queie nicfchatfenfuit,fins que nul lepourfuyuetcs Vrouerb. z 8. chapitre., a. i.Mais ceulx cifins eflre niolefi:^ de nul fie tempefient, crient que ceulx qui ne demandent quep.aix c^reposÃeurfontlagucrrc.Ue prouerbe ancie efl bien veritable.,(fiuc le ven-^ tre na neyculx ne oreilles. Car ceulx ci qui ne combattet pas tant pour leurs autels, que pour leurs foyers,incontinent quon afaiSl mention des funérailles., cuydet que le feu de purgatoire quiefehaufie leurs cuifines,fin va efieindre: Cr pourtantils fe viennent oppofer auec Vne
Aux articles des Thcoîog. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;g*
imgetuoÃte ^enfermât les y eulx q» les oreilles
Deut.^.d.iS. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Artic. 35.
Awzzofiîfww, Les richeflesjamp; autres clio fes necelîaires au corpsjdoibuenteftreat iribuees a Dieib amp;nbsp;non pas a nos forces.
Qenfure, Cefte annotation eft faulfe pour celte fecode partie,No pas a nos for ces,amp;fent fon berefie.
Si /c; hommes ac(^uiercut par leur propre 'vertules viurcs^i^autres chofesncceÃaircsau corps,la prière par laquelle nous demandons a i^tcu qiiil jjous donne noÃre pain quotidien, eÃt feinElettj^ mcnÃongiere.Or il ny a rien plus clair que le tefmoi^nage dont ccÃic annotation cÃtirce,Nedis point enton cueur,ma puiÃan-fc O' la force de ma main mâa donne ces biens. Qmc ceulxci donc facrifient a leur Vertu, qâ qu ils fenorgueillijfent en icelle. A la f.n le Seigneur vifitera fur le fruiSl du cueur haultain, qui parle ainfi en foy mefmc,\âayfai£l ceci par la Vertu de ma main, çy par ma fageÃe: corne il dénoncé par 'E.faie auiQ.chap.c.s.'^.Scachons , que nous ne debuons attendre nulle bonne if fuc que par la benediBion de Dieu. CâcÃen
Kejjgt;onfc de Rob. EÃicnne
que fe Icuctit matin ceà en vain que fe 'vont coucher tard, mangent gain d'angoià ceulx qui en trauail'.antÃagpuyctfur leurs forces: ce pendant que le Seigneur donne reposa fes bien aime;;^, Pfeaul. ity a. i.Et toutefois il ffault pas ce pendant annonchallir. Mais ceulx qui mettet la main a la beÃongncdachans que leur trauailferavain (^'Jdnsfrui^,fl nefi beneit de Dieu, quils nattedentpoint de pro-Jferer par leurs forces. Car le Seigneur nâa pointfon afèclion es iambes de rhömeÃfeaut me i^j.b.icti.
Deut.ii.d.zô. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Artic.i/-
Annotation, La benedidion aux obeif fansjla malediôlion aux incrédules.
Cenfure, Toutes ces deux annotations fot véritables en elles mefines.touteffois la fécondé eft mal appliquée au texte.car le texte parle des Åuures tant feulement: amp;nbsp;lâannotation attribue le peche a la feu le infidélité,conformeement aux Luthériens qui ne mettent le peche quâen la feule infidelite;come au contraire ils met tent tout bon Åuure en la feule crédulité.
Aux articles des Theoîog.
le recognoy la faulte connnifepar mcfgar-^ de, eu ce quvng participe cf nus au lieu de fautre. Mais au fi cjue les LeSleurs cognoijjent le fiel dâamertume qui efi en ces Cenfcurs. il e-fioie bien aifé de corriger la Jècondepartie de I antithefepar la premiere, La benediSlion ejl promife a ceulx qui obeijfent. De /lt;zfiènfuitque la malediSlion ejl apprefice a ceulx qui dcjo~ beijfient. Ils cueillent de la que ie nefiimepoint quiljgt; ait autrepeche que infidélité.Mais tout ainfique ie crqy que lâincrédulité efi lafontai-' ne de touspeche^,auf i iamais chofèfi abfurde ne me y/int en rentedement, que depenferquil nji euflpeche que ccfiuj la.
i.Kûis ii.b.S. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Artic-^y.
Annotation, Les femmes de Salomon la crificrêt bien aux idoles: mais no pas luy. Cenfure, lieft vray quâil nâeft point exprime au texte que Salomon aitfacrifîe, combien quâil fbit plus vray femblable qu il lâait faift, attendu que le texte expri me quâil aferuiaux dieux effranges,amp; les a fiiyuis,amp; a bafli des temples aux i-doles : qui font trois chofes pires que de
KcJIgt;o?iÃ: de nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;EÃicnne
ficrifier. Parqnoy câeft cemerairement af ferme a 1 aucheur de cefte annotation que Salomon n a point facrifie, veu que le texte ne le nie point.
Aduifez comment ces Cenfeun raifonnent fitbtilcmcnt. l Ejcripture recite que Salomon a ferui aux dieux eflran^es, les a fuyuis, leurd bafii des temples, lieà doc vray femblable quil leur afaicl facrifices. le recueille tout au contraire , veu que l'Eferipturerecite par expres par ordre les faultes cfquelles Salomon a eÃe digne de reprehenÃon, quelle ne fait aucune mcntiondefacrifces.quil na point eÃe coulpable de ce dernier crime.Qpoy qutly ait, à eà cc que iegagneray ce point, q ceÃe que-Ãion eà telle,qu on enpeult diÃutcr d'^nepart (^yâd'autre.S.AuguÃin au i^.liuredela cite de quot;Dieu, cha.ii,neÃimepoint quilfoitcroyable que Salomon ait cuydcpar erreur quilfaulfifi feruir aux idoles, mais plus toà quil feà laiÃe abattre parles blandiÃcmens des femmes. Ef puts que mon intention na point eÃe autre, les Kabbins n ont point de caufede prendre telle amertume contre moy: fnon que partout ilsfe
Kux articles des T heologi 58 tnonÃrent enrage^ contrt^jnoy pour ^ng rien, Deur.ii^.a. 4. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Anzc.58*
Annotation, La iTicdicite eft dcfeiidue. Qenfure, Combien que au 15 du Deutéronome lâintention du texte foit quâen tre les luifs les fiches porueulTent fi bien aux poures quâils ne mendiafient points touteffois la propofitioneft faulfe,retra-diuedesvÅuz amp;de la religion des men diens,amp; greuant les poures,aufquels pof fibleil neferoit pas pourueu;amp;fi taxe les Républiques qui nây fubmennent point.
Câeà tout ainà que fils interpretoyent de nO Ãre Koj ce qui cà diÃl en ïercmie du R oy qui debuoit eÃre ntene en exil. Il cà la traicîe de la police d'ifracl. le zzofe brieÃuenient qucla men. dicite cÃprohibée.Voyci ces verres oiÃeux que fatan a auortez t q'ai fè plaindent quon leur fait tort, ftls nonttouÃours leurs bcfaces plet ^es. Ã.e ne leur cà pas aÃe;^ de piller lt;2/ tauir p^T leurmedicite feign curiale,fin s en eÃre rc -prins, Ãnon quâils effacent de la nictnoiredes hommes la Lo^ iadis ordonnée de Dicu.Cont-bien que ce foit en vain qu ils fe tormententde h
. Kel^onfe de Kob.EÃicnne leur epat. Car cruelle medicite eà ce dâarracher par plies grande violence leurs cueillettes,que tamais tyran ne feitfes exaSlions? Michee di^ fait iadis des faulxprophètes,au chap. .h.5,Si quelcun ne leurietteen la gueule,ils préparent la guerre contre luy.Auficefl vng commun prouerhe, Ã^lesbrigas demandet raulmop ne aueclâeÃtee le harnois. Ceulx cipajfétn: tous les deux,co}ne tout le monde eÃtefnoing» Ãi^nt a lâordre duquel ilsfeglorifient, qudt appointent ceÃe querelle auec S. Paul,quide^ claire que cefiefaçon de viure eà deÃrdonnee, quand quelcun mange le pain dâautruy pour néant,Z. T hefial.cha.^,h.6.Si quelcun en defire dauantage des chofis qui font di^es contre let moynes, Icfquels fouhs ombre depiete demandent qu on les nourrilfe (y entretienne: qu^ Uf : le Hure que S.Auguflin afaiEl de Fouura-ge des moynes. Q^ant a ce quils di/ènt,pour me rendre odieux,que ie taxe les Républiques qui ne fubuiennentpoint auxpoures:ils mon-Ãrent en cela leur charité tantpublique comme particulierc.ils neÃimentpoint que ce foit vite de ne tenir compte despouresioupour le moins
Aux articles des quot;Theolog. 59 il leurfemble ^ue cela doibt eÃre di/Jïmule. Et celuy qui ofera ouurirla bouche pour en parlerons le feront lapider.
Deut.i^.a.^. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Artic.i9gt;
Vautre annotation^ Il fault nourrir les po ures,amp; ne permettre poît quâils médient.
CenfurCi Celle annotation eft de mef me farine auec la precedente, quant a la fécondé partie.
Q^feroy ie laï l*ay adioufle a chafque cha pitre des fotnmaires. il ejl bien necejfaire que ie note ce que touspeuuent ^feoira lâÅil,Ãnon que ie yueille creuerlesyeulx des l.eEleurs,ou eÃrede malefoy,ou bien nonchalant.^oyla la eaufe pour laquelle ils noircilfent de leur fuyela farine qui ne leur plaiÃpas en mo annotation.
Artic..^o.
Annotation^ Il fault attribuer ala mife-ricorde de Dieu les benefices qu ont re-ceules luifs,amp; non pas a leurs merites.
Qenfure, Combien que le Seigneur Dieu par fa benigne mifericorde ait faiét de grans biens auxluifs , toutcffois cefte annotation vniucrfellemêt entendue,eft h,iif»
KcÃjoufc de RoLEÃienne fauKe,amp; cnerue les bonnes Åuures.
L'EjcripturepaÃe bienplua oultre, pro^ nonce yoicÃentence bien plus \muerÃelle, quand elle nie que Dieu ait baille aux. iuifs la terre de Qhanaan, a cauà de leur tuÃice,Deut. ^.a.^. Car le nom de iuÃice fetrouue fouuent en l'^^ fcripture : de merite il neà enÃai^ nulle nten^ tian.Mais pour le preÃent ie ne toucheray point aux autres teÃnoignages ; cefeulpaÃage d'E-X^chiehduquel lâannotation eà priÃe, Ãuffira aà Ãez nia deÃenÃe,le ne leÃay pas pour ^gt;0â, maiÃon d^lÃael, maif pQUf monÃain^ nom que Xgt;ous aue^ti fouille entre les Gentils. Celuy qui ne voit que par cefle voix tous merites font exclus,eà plus qu aueugle^Dâauantage à le premier membre eà vray, comme ils le concèdent, quâil fault attribuer ala mifericorde de Dieu les benefices qui font coferey aux îuifside la H fenfuit lâautre,fuyuat le tefinoignage de S. Paul que cenefi point par merites. Car fi câeflpar ^ace,ce nâeà plus par les ceuures ditihautre» metgraceneà plusgrace,Kom.ii.a.^.Et aupa rauatau 4.cha.a.4,ilauoitdiflqu a celuy qui cpuure le loyer nefl pits repute pour grace.
kux articki des T heolog. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;6o
malt come chofe deue. }?ar(juoy que ces heaiix Cefeurs nousforgentyci '\gt;ue nouuelle doclriuc cotraire au fens deS-Paul,pourperfuaderquil fault attribuer aux merites des hommes ce qui procédé de la mifcricorde deDieu. ilscalomniét malicieufementjde dire que les bonnes ccuures foyct eneruees^quand on defend a l'hôme quil ny mette ne fa gloire ne fa fiance. Qar il ny a nul meilleur ma'iflre pour nous en feigner a bien \'iure,que lâE/frit de Dicufiequel crie par tout que rien nefl deuanos oeuures. MiïZf d'ou cfl quot;»enu fi fubitemenr a nos maiflresle foingdes bonnes Åuurcs aufquelles ils nâont ïamais rien eu de commun?
Colof z.c.i^. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Artic.4î.
Annotation, Des viaudes^feftes^Ãc con-flitutions deshomnies.
Cenfure, Attendu que S.Paul reprend feulemêt en ce paflage ceulx qui obferuêt les ordonnances de la Loy a la façon îu-daique,cefte annotation induiâe fi gene ralemêt, fauorife a ceulx qui codamnent ladifferêce des viadesjlesfeftesdes fainfts obferuees en rEgliCejôc les conftitutions humaines. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;h.iiif
de Koh.EÃienne
SainElEdul touche il feulement la ordon-tiAnces de la Eoy en cepâjjage laf ne deÃgne d pas expreÃeement les traditions des hommes? il eà 'vray que ces gens ci ont leur efchappa-toire comun ^que ce quils reiettent comme nap j p^ttenatpoint a eulx,a eÃe diSi auxïuifs:mais il efl bien aife de leur boucher lepaffage.Tou- j teffois encores cela va bien,de ce quils confcÃquot; ' fent que ce font conÃitutions humaines, la ou maintenat iufqucs a ceÃe heure ils les 'vouloyet faire tenir pour oracle de Dieu. Cela leur cfi efchappeÃinsy pcfer.hu reÃe,qudd ie leurde-^ corderay ce qu ils demandent,ie vous prie que ceÃe calomnie eà maigre,de 'venir rogerce que lay briefuement recueilli des puresparolles de j l ApoÃre, comme à ie condamnoye lafeÃe Sgt; ; ChriÃofle^ en monÃrat que S. Pd/^Z traiEîe des feÃes en ce paffage la.
lobz^.b.i^. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Artic./ifU
Lâhommcnefcaitpasfon pris,amp;ne fc trouue point en la terre des viuans. An' \ notation fur le mctT rouue II monftrc fina lernet que la félicité qui aduient aux gês de bien feulement, qui eft eternelle,gift
articles des T heolog. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Ct
en la feule fiance quâils ont en Dieu.
Cenfure^ Soit quâil parle delà félicite de la voye,ou de la félicité du pais, lâannotation eft heretique, Si ne fait rien a lâintelligence du texte.
Cc/i merueillc que ces gens ci foment à en-jle^ d'hereÃes^quils ne ceÃent defouffler pour y^ngrien.il ny a presque article delafoy Chre Ãicne qu ils nay et deÃafaiSl heretique. Mdw e» eÃardant leurs hereÃes ,defquellei tout le woâe eà infeSîé: il les nourrijÃent neantmoins, C les entretiennet es entrailles au giron de laSorbone.Cepedant tout ce qui neplaiÃpoint ft leur eÃomachpourri, ils le reiettent comme heretique. La \gt;rayeÃelicite naduient qu'aux. pT^eudbommes.ElleeÃéternelle^ (yl'obtenons par laÃeule fiance qui efl en Die«. Suis ie here^ tiquepour dire que les enfians de Dieu feront bienheureux éternellement? Certes il ny a cho fie quifafcheplus les Epicuries.Oufils fontfiaf chez nbsp;nbsp;nbsp;cefle félicité efl deflinee aux bons tant
feulement ? Car d'autant quils ne faccordent point auec la vraye preudhommiC) CT qu'H^ fi ^foyent par ce moyen de?linez a perpétuelle mi
⢠f^Ãtble qu'il leur defilaifl que la félicité
Kef^onfe de ^ob.EÃienne
Joit conÃitiice en la fiance de Dien. Ettoutefi-fiois il efl eficript au Efieau. 3EienheurewX. eà celuy qui cfiere en luy - Item au E/caulmc, 2.C. n^Eienheureux fionttous ceulx qui ont efiâ perance en luy.Et encores pour ne omettre rien de ce qui pourrait fieruir a mofirer leur impudence,ils ont adiouÃe,Soit que ieparle de laÃe I licite de la 'voye,ou delà fielicitcdupais:quen toutes les deux fortes ie fuis hérétique. Orf la félicité celeÃe ne leur eà éternelle,ou ils font ChiliafieSyOU quelque autre nouueau monfire. Ã^i plus efl les fideles fonttoufiours bienheu^ reux en cefle 'sgt;ie,^ fans fin,felon quelque niC' fure : parce quil efl efeript en S. lehan i6. cgt; i Z, Verfonne ne vous oflera voflre ioje.Et S. j Vauldit au ^.chapitre auxE.om.g. 38, le fuis certain que ne mort, ne vie,n anges,neprinci -paulte^') nepuifiances, ne chofesprefentes, ne chofes a venir, ne haultelfe, ne profondeur, n aucune autre creature,ne nous pourra feps-rerdela dileSîion de Dieu, laquelle eflen lcfu^ Chriflnoflre Seigneur.
z.Kois Z.b.II. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Artic.4y
£liç montaau ciel par vng tourbillon.
Azzx articles des Theoîog ', knnotationy Au ciel,ceft a dire en lâair, en vng lieu plein de trâquillite,câeft a dire au fein dâAbraha qui femblepluftoft eftre en lâair quâen la terre.
Cenfurei Parce que noâ entêdonsquelc fein dâAbraha eftoic le limbe des fainéts Peies déliant la venue de Chrift, auquel limbe allo y êc feulemét les trefpaflez: cela eftfaulx , de dire quâElie qui nâeft point encores trefpaire,aic elle trafportc au fein dâAbraham. Laderniere partiede cede annotation fent fon herefie, entât quâelle met le ûin dâAbraham en lâair pluftoft quâen la terrCjattendu que Chrift eft de-fcêduanfein dâAbraha^ones limbes def-dids Peres,fuyuant ce que dit lâA poftre, au 4.chap.aux Ephef b.5. Or ce quâil eft nionte;,qu eft ce finon que premieremét 11 eftoit defcêdu es parties bafles de la ter re?Etiouxte ce qui eft diót au9.chap.de Zacharie, Tu as enuoye les prifonniers hors de la fofle ou il nây auoit poît dâeaue
1/ ne falloir pas loger lefem lt;ï Abraham en fair. SQit. 'loitteffbis (fautres atfÃi font fai^
Keon P de Kob.EÃicnne deuat moy.S.Auguflin en la EpiÃre ad Dà ï danUy en la nbsp;nbsp;ad EuodiuM) ycuhprouuef)
Oâ noÃans cauÃe^par lesparolles de S.Eue,^uc c eà vng lieu a part, pour ce (j^uil eà dt^ ^ue k riche eÃat en enfer a leue fesyeux: (^eÃadioU Ãe qu ily a quot;vnegrade ahyf ne entre deuX)Eti^ i^fz6.V ûila vng grand argument pour fdiït telle tragedie. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Ãls entendent a leur façon
accouîîumeepar le fein d^Abrahales limbes e{ quels les ames,dyent foujfert-. les anciens difent bien autrement. Corne S/AuguEiin es lieux ilt;i
Cr^.Eiieroffurle 6s.cha.d'Efaie,oH il dit q les fideles fe repofentpafiblemct au fein dâAbraham. Ce mefine Auguîlin dit en ce quii a efcriptfurle Genefe a la lettre^au cha.Caï ne Abraha ne le Lazare q eElau fein cTiceluyt ceà a dire aufecretdefo repos n efioy et point endoleurs:gt;feu q nous lifons quily auoitvne grande abyfme entre le repos d^iceulx (y tormens des enfers. Item furle Efeaulme conElitueles antes desfideles au fein dâAbra-hantÃufques au dernieriour du iugement.Voi' ci ces Cenfeurs qui fefieuent alencontre, faf ment de deuxpafiages de lâEfcripture. ChriÃ, difentilsf efi defcendu aux parties baffes de la
Auk articles des Theolog. 6â5 tcrre^tepnoing S.'Pdul aux J^phcf.^.b.^Ac rc'-j^on ^ue files parties bafifis delà terre fignifiet les limbes, ceneîloitdoncpas le fein d' Abra-bdm auquel le manuals riche efieuoit fis yeulx des enfers en hault. S*il fault combattre par l'authorite des anciens, i'ay 1'interpretation de ^hryfofiome qui leurefi contraire.Mais ccîîuy la fera par trop contetieux auquel lesparolles point dbeaue,'vne abyfine mortelleou font plon-gez tous ceulx qui font detenu^ foubs la mifira ble tyrannie de fatan de la mort. Ils euficnt bie efleplusfà ges de parler magifiralemetfans pTfobation^en retenat leur ancien priuilege:car quad ils iettent a l'aduenturefi fottement fans raifon n'apparence l'Efiripturefain£le,ndfeulement ils montrent aux gens defiauoir quils y ont bien mal prouffite, mais aujfifi font moquer des petis enfans»
i.Timoth.^.a.^. ATtic.4^.
Commandans de fabftenir des viades lt;lue Dieu a creeespour en vfer auccaâio üc graces. Annotation, Par lâEuangile
KeJ^onfe Je Koh.EÃienne
de Dieu il eft declaire que nulle viande nâeft fouillée, amp;nbsp;quâil eft licite dâen vfec fans pccbexe qui nâeftoitpas en lâancie' ne Loy. Ou,nulle viade nerendpecheuf lâhomme qui croit en lâÃuangile.
CenfurCy Cefte annotation eftfcanda-leufepourla dernierc partie, amp;nbsp;fauorife aceulx qui aboliftent la difference des viandes, amp;mefprifent les ordonnances de rEgIife,parlefquelies il eft ordonne que par certains iours nous nous debuos abftenir de certaines viandes. Or finten non de cefte annotation fe monftre bien plus clairement en lâindice des Bibles de lâAn 15x8,ou il y a,Ceulx qui enfeignent quâon fe doibt abftenir des viandes, enfeignent vne dodrine de diables, i.Ti-mothee,4.a.3.
â pouuoy ie annoterÃnon ce que S.Vaul dit? Parauenture qu ils 'vouldroyent qu on v-fafitfvne lieence SorboniqueipourreÃrabidre a la chair de pourceau ce que S. Vaul dit des viandes .T outeÃfoii S. faulenÃiigne ques derniers temps viendront des gens qui deÃen-^
A«x articles des Theoîog. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;6 4
dront aux fideles d'vfer des viandes que Dieu a crcecs.lls diront que Montanusfics Eucrati-
lt;Æ autres femblahles hcretiques font par luy nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;d'autant qu il ny a nulle acce
ption desperfonnes enuers Dieu,ce tneflalfcz dauoir parle de la chofe en foy. ïlsdifentque la propofition efi fcandaleufe. Qj/ils debattet donc auec fainElPaulfiequelparle ainfi de mot a mot,
ATite,chap.ï.d 1$. Arnf.4Sâ Toutes chofes font nettes aux nets. Annotation, Toutes viâdes,mefme qui font défendues par la Loy , font pures
1 aux fideles,ceft a dire, qu il leur eft licite dâen manger fans pecbe.
Ccnfiirc, Ceftcâannotation eft dâvnc niefme farine auec la precedente.
le diroye quils font par trop attetifs a la fa Oâ quils craindentfort que leurs tyran
niques loixJèn voifent bo'Sifi la choje ne mon^ flroit afiez d'elle mefmcquilsmauldiffentyci pour néant,lâexprime nommecment les viandes qui font défendues en la Loy,Ci dc/fus ilsfai-foyet femblat de nauoir point a gré ou de tenir
ReJ^onJe Je Kob.EÃienne
pour fuÃ) e SI ce enquoy nulle mention neÃoit faiSle des ordonnances de la Loy. Maintenant quelle couleur prendront ils pour couurir leur * barbare truandifel nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;*
Hebr.iyb.^. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Artic.j^6gt; (
Il eft bon que le cueur foit eliabli par j grace : non point par viandes, lefquelles 1 nâont point prouffite a ceulx qui y ont â chemine. Annotation^ Câeft a dire lef- I quelles nâont point prouffite a ceulx qui । en ont faid difference. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;I
Cenfure, Cefte annotation eftfufpeôle mefmement fi on confidere ce qui efi es | deux annotations precedentes; amp;nbsp;femble quelle tende a vne mefme fin , combien quâelle ne femble gueres differente du texte.
llsmonÃrent bien y ci quils font pires que ebiesenragez,^qu ils ne demandetqua ntor dre.Combien que mesparolles foyent bienpeu differentes du texte toutefois ils les veulent tenir pourfufeSles. ^t dS ou quot;vient eeÃefufi^ cion f Pource que i'expofe Cheminer^ pourffi re difference.Ãupy?prennet ils y ci Cheminerf
Au\ articles des Theoîog.
pour mettre foubs les pieds ou »tareber deÃiis ?⢠Cer ge^ss ci f erojent taire tout le mondeJil e-jlûit foiibiecî a leur ccfifure.
à P I L O G V Ã. â
Au refteil y a plufieurs autres pafla-gesen ces Bibles qui fönt pà rauéturë dignes dâpftre biê cenfure2,aufqUclspà r ex pres nous iiâauons point voulu toucher; mais allons feuleniêt annote pour le préfet ceulît ci qui ne ie pouoyêt pafler, dâau tant que lâintegrite de la toy ne fouffroit poît quâon feilt lâoreille iourde, a fin que le Ledeur Chreftien fen doue diligemment garde . Ainfi ces Bibles faides par ledicl Kobert Eltiéne r An 1518*15} 1.153 .p
I 1540.1545, auec vne nouuclle tranfiatioil dâviîgautheur incertain, laquelle eft mi-
I fevisa vis de noftre texte; amp;nbsp;auffi celles quâil a imprimées lâAn 154.6, doibnent C'
1 itre fuppnmèes. En partie pource que . beaucoup de chofes y font temeraireftiêt \ Uifâ¬râ¬es,lefquelles font contre les bonnes \ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nb
KeÃianjc de Kob.EÃienne
nieurs,cotre Ia piete de la religion,amp; les decrets des-fainâs Peres, amp;nbsp;mefinc con-' tre les articles delafoy.AufliiI y a plufi-eurs chofes erronees,qiii ameinent fean-dalejnefcbates^quifaiiorifent aux Luthe riens, amp;nbsp;confpirent auec les herefies qui ontefteiadis condamnees:quiplus eftjil y à quelques poinds femez ca amp;nbsp;la qur font euidêinent heretiques, voire blafphe matoires.ïoind quâau corexte des Bibles il y a quelques fois pluheurs chofes chan gees par vne audace téméraire, aucunesâ louuent diminuées, aucuneffoisil y a plu fleurs chofes adiouftees oultre la vraye Icdurequi a cÃeiufques 3. prefent receue en lâEghfe:ce qui nâeil licite de faire a nul le perfonnepriuee,ne dele mettre enpu-blic^Ãc ne boibteftre aucunemetpermis.
Ceschofes ontefte conclues en noftre congregation generale a Sorbone,aptes â touteffois auoir auparauat fiid p.lufieurs congregations fur ceftematiere,amp; apres auoir célébré la MeÃe du Saind elprit»
A ux artïclci des Thcolog, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;66
lâAn M. D. X L V11Je XIX iour dâO-â:obre.
Extraid le lundi X II 11 iour de No-iiembre, lâAn M. D. X L V11.
Du madement demonfieur le Doyen, amp;nbsp;de la facree Faculté deTheologie enrVniuerfitede Paris.
AinG figné Fournier. Ludlud.'
Ils difent qnâilj a pJuÃeurs quifont parauentnre dignes d'eÃre cenfkre^. Il fault que les LeSleurs obferuct que ce nejlpa^ fans caufc que la Sorbonc doubte. Ilef ajfez notoire par ces feuls articles^dc quelle arrogace elle afferme quelque eboff de quelle autborite elle condamne tout ce quilhiy plaift.ilsncfai-~ foyët q tonner hereÃes a pleine bouche, la ou il ny auoitpasfeulcmet fufficion du moindre cr rcur que ce fuÃ, voire Jclo leurs decrets. Par-quoy maintenat ïindigcce les red vng peu plus modefes.A tout le moins cefle confeÃion eà tirée dleulx maulgre quils en ayent, qûes ar.-tides ci deffus cÃripts,eà comprins tout ce qiie i.ij.
^cÃgt;onje de Kob.EÃicnne a leur iugcment doibt cÃrc moinsÃouÃÃrt.
Lâintégrité de la foy ne ÃouÃroitpas quo» pajjaà telles ccnÃures. Doc ilgt; accordent qu'au rcsle ny a nul dangierpour laÃoy.
Mais il eà bon de \coir comment leur dire faccorde bien, ils mettent en auant leurs iuge-mensy a fin que le LcEleur ChreÃien fie donne diligemment garde. Au troifiieme werfet ils ad^ iouElent que les bibles doibuent eÃrefiuppri^ mees. Si ellesfiont fiupprimees,qucfiilbcfiômg défiquot;» donner garde f Ain fi puiÃe il toufiours aduenira tes ennemis Seigneur,qu ils combattent alencontre d'eulx mefime par vng eÃ^rit de phrenefie.
les LeSîeursfiojet iugespar la quot;veue des cbûfies^commentany a queygt;enten cedenom* brement decrimeSidefiquels ils me quot;viennent de rechefioultrer.
y refie de me purger d'vng crime duquel ilf tu accufient.Us difientfiaulfiementquei'ay change par audace temeraire beaucoup de chofies. le monfiray fiur le champ deuant le Koyey Ãon conficil ce qui en eEloit.Etmaintenat, LeEleurs fideles^ ic Ig nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;rediray en briefi. Pour quot;vous
⢠A«x articles des Theoîog. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;67
rendre la Bible bien correcle/amaÃay de tous autant de \ieulx. exemplaires quilme fut poÃible: en les conférant diligemment ie refit U ay lesfaultes quiyefloyentfurueniies. Ã^and ces malheureux me blaÃnoyent de ce faiclf'eu promptemëtdc quoy me defendre:car i auoye en main les exemplaires,dont les vngs efioyentà \gt;iculx t^uon ne les pouoit quafi li-rc.Tclle edition fut en lâAn M. D. X X X11. ^ais combien que lâequitede ma caufe fuîi bien fauorable enuers gens qui ont quelque fens,toutejf ois a gradpeine mâeufl elle prouf^ fte en la court de parlement,fi la main de Dieu (qui ni a liait define autre partquot;) ne mâeufl mira euleufemet retire dufeu.Carfans auoireÃrard a la Vérité des Hures anciens, Unefen fallut gueresquon nemâenuoyajlaufeu. Et ne puis dire autre chofl, Ãnon que alors le Eere de no flrç Seigneur iefus Chrifl mon mainteneur bherateur nt adÃfla. Eflant efehappe de ce dan gi^r,ie lai/fay a nos maiflrcs en lâédition fuy-uante, au cotexte de la Bible, les faultes quils auoyent accouflumees, adiouflant a la marge la vraye IcElure. Oultre cela iy adiouflay
- KeJ^ofifedeR.ob.EÃioirie
(juclcj^iics mcirques, qui dcjignoycut la CKcnt-plaires, dout les Leblettrs pouqycjjt entendre de quel Hure ehafque correclion eÃoit prinfe. iH Jeauopjent bien que quand ils furent à hardis de me charger de ce^e calomnie deuantle KojC* Ã)n conÃilpriué a Fontainebleau d'auoir eÃe tellement confutez amp;nbsp;reieElez quâils furent cdtrainbls defe taire. Et touteffois maintenant ayans oublie lâignominie quils en recourent, nâont nulle honte de la reiferer.
ils difent quâil n appartient a y^ng particu^ lier nâayant aucune charge publique dâentreprendre telle chofè. Voyla le loyer que ces ingrats rendent auxlabeurs infinis que ïay fou-fers pourlcbienpublic de toute l'Eglife.Et nâeà point de mcrueilles : car ils ne demanderoyent pas tnieulx, que toute la doclrine fiainEle fuà non feulement abafiardie corrompue par erreurs infnis, mais du tout cffdcee delà mémoire des hommes, le confejfe bien que iâenay trouuc ciuelques yngs entre eulx, lefquels me quot;voyansprompt a allergy pour fuyure^medon-noyent encores courage: cela mâa ferui pour me confermer quelque peu amefaire tficÃjr'fer
Aux articles des Theolor. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;gg
ô ce^efciEîion quinefl que de gts de ùeat, ittdo-ileSf tnalings, barbares, atne préparer eoniinuellcmefsta nouueîleguerre, finalement ils aduertijjèut que ce decret a efle compole apres auoir célébré la ^^.clje du S. E-j^rzf. AuÃi il fallait bic que pour eferire telles badineries, ilsinüituall'entVfigexorcifme fo-lend pour tirer du puis dâenfer icfrrit du quel ils jont gouuernez ⢠Touteffois cela va bien^ que tous pourrdt cognoiÃre euidemment quels font ces beaux oracles qui leur font dideg par I elfrit de leur MeÃe ou MeÃel.
taiij.
KçJJronfè de Rob.Eflienne
LA RESPONSE DE RO-Afr/- Eflienne au-x. derniers articles qui ont epe tirez des quot;Threfors des chartres des T he olo^iens.
Ãemepar les quarcfonrs, par les rfchoies, leurs banquets^ que les Bibles que i-auoye int' primées cjloyet farcies demiliof d'erreurs C'e /Iqyct les tonnerres par Icfquels ils ejlimoyent auoir eElonne les offris des hommes, tellement q^èils tdeurent point de honte de fe Vanter dc' uant le cof ni eÃroiEldu Roy,a Fontainebleau, quâils y auoyent annote plus de cinq mille erreurs. Kpres qu^on leureuflfaiclcomandcmet deproduyre le catalogue ou dénombrement de çes erreurs, ils en apporteret quarantefx,que nous auoins de fa recitez-Or comme nos aduo-cas ont aççouîlume dâefrire en grojfe lettre, CT en grande efface feurs efriptures affsmed gresdefquçlles ils nousvendentbien cher.âauft il a femblc bon c^ çes babilles gens d\fr de la
A«x articles des Theolo^. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;6ÿ
fncÃiie façon O' a fin (^nilycufi apparence ^S)nggrand ania-^ ,ils onr endniEl beaucoup de papieryde peu dç mots. Apres que par cesie monâsircpuerile ils eurentfaiSî rire tout le con fed autres graues nbsp;nbsp;feauans perfonnages^
ils mdslrercnt encores plus leur legiere quot;vanité en leurs articles,Ã)n leur comanda deproduy ⢠rede no nue au ^fil leur reçoit encores quelque chof.Ces bons preudhommes feirent a la cou-^ fume des tauerniers qui prefentent ygt;nc viande recuiSlç deux ou trois fois fiayatfopbi'sliquee de quelquefaulfepourla dcfguifer.car ils difri buerçt çes mefmes articles en deux rengees, ne faifans que changer lâordre feulement ^mettans en fécond lieu lâarticle qui eîioip auparauant y^ingtbuiticme. Uny aura çeluy qui ne fefmer' iteille comment ils ont ofc entreprendre de fè moquer ainfi du Roj Oquot;'de tout fon cdfeil.Mais en cela encores femanife^c leurnonchallance trop affeuree, entât quâils ne-fi fint point foui-cic:^ de fe moquer finement ^ou auec quelque couuerture. Qar le premier article quâils pou-iioyent fourrer au milieu de la troupe des autres, ils l'ont laifie enfion ordre, ie laifiepenfir
^cjjioriÃ: de 'R^ob.EÃienne
au Ã-C^eur, de quelle arrogace ces gens cifotil conduisis pour courirCus aupoïirepeuple,pi0 qudinà c/i qu ils n ont nulle honte dé faire ce-Ãe iniure a leur Vrince, de luy vouloir bander lesyeulxpar leurs fallaces.
Ils ont adiouÃe hinfeription de laquelle il^ auoyent ia vÃe auparauant^Ãnan quils ont eÃi we quen y changeant quelques wots,elle fem-bleroit toutenouuclle^diuerfe delà prewicre-Afcauoir,que ou ily auoit,C[ïâCcun auec fi cenfure,ils ontwis,fiiuec la cenfure dâvng chafeun lelon quâil le merite.Ifew/^o« ils a-uoyentwis,ln-iprimces en dîners temps, ont efeript Imprimées de faprelPe en di' uers temps, hpres ceÃeinferiptionÃuyuetles articles tranferipts du premier catalogue ,waii renuerfans ainfi [ordre.
1.18.34.i7.19.11.18. i7.3$.i.3lt;î,38.
31.11.11.40.8.41.19.30.9.
Vous diriez que ce font Vythagoriens, tant â ils font ingénieux a rneÃer les no bres. Ceniefl d'auoir deÃcouuert leur fard: ienay point voulu rcplirgrand papier derepetitionfuper-flue, pour ne faire dc_Ã)endre argèt a ceulx qui
articles des Thcolog.
«chepterot ce îiiire, auÃipour ne faCcher le tç^îcurde beaucoup de parolles. P«zi apres, 1-E.piloguey efladiou^le, omettas feulement ce ^u ils auoyent inféré de la premiere traflation. Qarcefont gens de prouifion, qui 'voulojent diiair quelque chofe en referue, pour ortier la féconde rengee de leurs articles. Aufi la publia cationdu decret Ceci a efte conclu en nogt; ftie congregation, Ce qials ont faiclpru^ dhient.Carpour ordonner y^ng mefme decret, ilne/loit ia befoing de faire deux afemblees, ve de celebrer encore la fain^e Meffe.
Ld fuperfeription de la fécondé rengee des articles e^loit telle, ou y auoit quelque peu de ehoà changée de la premiere.
! Le Catalogne des faultesSc erreurs no tables J recueilli a part des annotatios des Bibles imprimées par Robert Efticnne,
I lâAn M. D. X L V, qui ont efte reueus amp;nbsp;mis en nouuel ordre par le Collegefacrc de la Faculté de Theologie de Paris.
Corne fl les premiers articles ne^lojentpas .ramafe^ de ces mefmes annotations .Or ea
Kejjtonfe de Kob.EÃienne ceÃe fécondé rengeefih ontÃuyui leurartiÃct 'lt; a tranÃpoÃer les nombres: come à parce moyc^ ilsponoyent efblonir lesyeulx.YoycidonC 1 comment ils les ont mis en ordre.
43. 4i,7.10.13,14.16.11. J.4.Z, 3.x O.ij-i5-3i-23?4-44â4Ãâ46â.
Or ils anoyent fi bien maçonné: ces deux rtn gees quils ont accompli le nombre des premicf^ eÃdeXl-V LÃnon lt;jue par inaduertence, ou pourparlerplus proprementiparnonchal' lace, le dixneufieme a eÃe omisj^y^au lieu dâiquot; celuy ils en ont redouble deux,aÃ:auoirde ieme çy le dixième : ceÃoitparauenturepouf en doner^ngpardefÃis. Ef quand a laÃcondc regeeÃsy ont couÃu lâepilogueciuiÃnÃuitipoiif faire a croire aux ignorant, fans y regardent qiion produyfoit quelque chofe de nouueau nauoit point encores eÃe y/euc.
Ainfi ceftc edition nouuelle des Bibles dontfautheureft incertain, laquelle a e-fte imprimée par Robert EftiennelâAn M. D. X L V,amp;: mife vis a vis de noftrc te xte,change des mots infinis,amp;bien foU' uentlafentêce amp;nbsp;le fens, amp;nbsp;fouuety adâ
A«x articlei des Theçlo^. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;yt
ioufteou diminue . A icelle font adioiP ftees quelques annotations qui cotiênent beaucoup de chofes lufpedesjfaulfes, er-roncesjfcadaleufesjfauorifantesauxhere' fies côfpirantcs,Lutheriênes, mefehates, blafphematoires,amp; heretiques. Et panât nelot a fupporternulleniêt,mais doibuet eftrc fuppnmees incontinêt amp;fans delay; de paour que plufieiirs eftansabufez par icelles, ne perilfentj ôc en attirent dâaUquot; 1res apres eulx en vng abyfme dâerreurs*
Q«e maintenant ces iuges brnfleurs ordonnent qiiilÃinlt adioiiÃerfoy a la Sorbone^ tout ainà queà dâvne chofe par eulx ia dix fois togneue^prondcoyent eÃre toute claire, le laiÃe a dire qu en tableils fcauct à bic iaÃr, i^'main^ tendt ds dijèntÃpcu, fontà maigres enpa-folles.Car q veult dire qu ils entrelacent quatre verfets par deux ou trois fois? Us auoycnt farauenture crainte d*oubHcr yngà beau pro-pos, ÃXà bien dgece,Ãl neuà eÃe mispluÃeurs fois, tout ainà comme PEdicl dâvng Prêteur, Mdzy qu il leur euà bien eÃe meilleur de cacher ^nr nudité parfilence. T outejfois qu\n par-
^(J^onfedeKöb.'E.Ãienne
donc a leurs fotiÃs trop intolerables.ie di que ceÃvnc tromperie par trop lourde, de faire fcmblant quils ont recueilli leurs cenfures des annotatios qui fontadioufleesala tranÃation nouuelle'.carchafque indice nionfre euidem-tnet quelles ont efle prinfes dâdiilcun.Or puis que reÃondu aux autres poinSlsf en tou-cberay feulement 'vn^ pour leprefent. Touchant ce quilsdifent que la nouuelle tranfla-tion efl différente dâauec ranciene:ie vous prie quel dagier y a illOu quils nient efre licite de tranffaterla Bible de la langue Hebraique: ou quils admettent la diuerfite de laquelle ils f cdplaindent. Cornent?ferait ce nouucllc. tranf-lation, f elle ne différait en rien de l'an ci enne? Ils ne fenquierent pas fil y a rien qui foit bien ou mal changéicommefi cela ne faifoitrien a U matière. Ils allèguent vng crime : ceft que les mots font mille fois change^ , Oâ quelquefois aufi le fens. Ef cela, queà ce autre chofèffinon condamnerrimprimeur quifefi efforce de donner plus de clarté a l'Efcripture, en imprimant double tranÃation ? La tranÃation ancienne leur cÃfacreecf inuiolable. C^ffils en iouiffent
Aux articles da Theolög.
aîcur plaifir. Mais qucflcequi nous empef-chera de conférer aufjt les autresïilspourrojet lien trencher plus court, o' dire quil fault du tout abolir le texte Uebraique, depaour pie à apres les faultes du viel traflateurne foyctap^ perceuesAe laijfe a iugeraux LcEleurs pielle efl ce/lc edition la Ac puis bien dire q ty aypro^ cede de bonefoy, nbsp;nbsp;qpar ïadui-s de bos çy fca
uasperÃnages ic l'auoyc choifie auec meure de liberation tcdnie fort 'vtile. Aucuns dlentreeulx lâapprouucrcnt:pluÃeurs autres pour eÃre eÃt tney fcauds,fai foment Ãgne des oreilles. Et pof Ãble que le tefmoignage louable quils en redi-ret dureroit encores auiourdlhuj,nefloit quils fontfurprins d\nc haine cnragee alecontre de nioy, pour fc defborder a toute mefdifancc. ^our le moins ic gaigne cc poinEl,que ic ne fuis chargé dâautre crime, finon que ic me f ds effor ce dâaider lâEglfc de Dieu, mettat la nouuclle tranflation yds a yis de l'ancienne.
Qr la tromperie des aduerfaires deChrià cÃat deÃouuerte, il fault q leurs derniers arti des \dennent en auaî'dot lâinfcription cà telle.
KcÃ}onfc de Kob.E/liennè
Le Catalogue des faukes amp;nbsp;erreurs no tables recueilli des lommaires amp;nbsp;an^ notations ou commentaires, mai ges amp;nbsp;textes desNouueaux teÃamêsimprimei en diners temps par Robert Efticnne.
Ã^and iereduji en memoïre ce que nosQen feurs ont^arauant diSl,il me /emble que ic fuit cfhappede bien grades dijficultez. Car apret auoirfaiSi bruyre fonner* leurs herefies blaf)hemeSindfeulement en chafquc ambiguy-te bien legiere, mais aufi en fentences bien ma nifetles-.'voyci le dernierpoinEî qu iis auoyent a dirCyCc/i que beaucoup de chojes ncEloyent point la comprinfet, lejquellcs pouojientfem-hierfuftcEles .Par quay il rcEie de purger cc^e fujpicion qui pourraitfuruenira aucuns.
Match, 18.C.17. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Artic.îi
Que fil ne les efcoute.di le a lâEglife.
Annotatid, LâEglife,câert a dire a iâalTcm blce publique.
Cenfure, Celle propofitioneft amoin drie, amp;nbsp;fallacieufe,amp; fauorife a lâerreur des Vauldois amp;nbsp;des Vviclefifles: Sc anffi elle derogue a la puifiancc des prélats de JâEsIife.
jaux arncies des i neoiog.
Pouree qiiMnepetite note qui efî mifea la itiarge^nejl point vne ptopofttion dffez pleine^ cela leurfditmal.Pttoutej^fois la principale grace d'vne annotation yceflbriej^uete./\.uÃi la le ne Ãay point profeÃion dâeÃcrire comment taires, qui euÃent porte plus long propos, ample dedndlion.S'ils 'veulent qu on croyequ^l y ait quelqueÃallace eachee, quiîs la monÃrett. Mon intention nia point eÃe de deroguer a la puiÃance des prêtas, leÃcay que au peuple an-deny auoit comme vngÃenat.,qu\ls appclloyet Synedrion.,c eà a dire, CoÃÃoire: lequel eÃoit orddne pour entretenir quot;vng ordre legitime en Id iurifdiElionde tEgliÃ. Et tel ordre a eu lieu f» rEglià ChreÃiene des le cdmenccment,\uà Ãala vérité la diÃcipline nepourroit autremet demourer ÃauÃue entre les homes, le ne nie pas queTauthoritede lâEgliÃne Ãit en Vn^ tel cd-Ãfloire:mais nous 'voyons en quelle coÃuÃon mi Ãrablcles choÃesÃont tombées. S. /{mbroiÃeà (^oplaindoit ia de Ãon teps,que le premier eÃat de cefl ordre auoit eÃe aucunement change, pource que les anciens qui debuoyent cenÃtirer Ãs meurs, neÃeÃiÃoyentpas d!entre le peuple.
KcÃtonfcdc Kob.EÃicnnc
E^ impute cela a lanoncballance ou plus toîîa I orgueil des Douleurs, c cfl fur leciufiemecha pitre de la premiere a Timothee. levous prie, ^ueufl ildiEl,fleuf veu le gaiug defhonuc-Ãp,Q/la cruelle tyrannie de no(lretempsï Au reEle te fuis aceufe feulemet pour auoir appCâ le l'EgHJè yne ajjcmbleepublique : comme fi ce » efloit quyrng homme.
Matth.i9.a.j.(yt Marc io.a.z. Artic.t.
Annotation, La femme doibt eftre laif-fee pour la feule caufe depaillardife.
(denfure, Celle annotation cH hérétique,au fens que pretédent les hérétiques quiafleiirent faulfement que le mariage eft diflbultpar paillardife,quantau lien.
Powr^wojy efi ce queplufofi Us ne cofiderent ce qui efl au texte,dont lâannotation efprirfel Les mots deChrif font,que nul ne laijfe fafettt me,fnon pour adultere. le mofre cela mefnie ( qua flpar autant deparolles.ilsy adioufet vne j f Aoye controuueepar eulx,laquelle ils condain nent comme mienne'.de feauoirfi le marias^eefi f diffiultpar le diuorcc, quant au UEl feulement, ou quat au lien. C ela ne fait rie a la caufepre^ lt;
ziwx ariicies aa i beolôg.
finte. frfy diSî en ygt;ng mot que l'adultère eà la feule caufe de diuorce. D'amener d'ailleurs quelque chofe pour l oppugner foubs ma per-fonne, ilny a point de raifon gt;nbsp;D outeffois ie ygt;ouldroye bien feauoirpar quelle authoriteils font hérétiques ceulx qui dfent que le mari (^yat répudié fa femme adultere, eji deliurédu premier lien de mariage. T elle liberté a cFle permifepar la Loy deMoyfe.Tatfen fault que Qhrisl l aboli/Jè, que plus toà il Pa ratifie. Qar en corrigeant la licence qui eÃoit et autres di-uorces,il prononce nommeement qu'il efi licite de répudier les adulteres. Certainement telle exception moÃre quil ny a rien de chage de ce qui eftoit conÃituepar la Loy : mais ddit que eeluy qui prend vne femme répudiée, eà paillard: a feauoir, celle que le mari aura répudiée pourfanplaiÃr, nonpouriuÃe caufe^com-^ me il appert par le texte.
Voycijceftuy ci eft mis pour la ruyneSc pour la refurreélio deplufieurs en IfraeL hnnottitïon. Comme fil difoit,ceftuy ci fera caufe que plufieurs Ifraeliccs tombe-
Kel^onjè de Kob. EÃiennc
ront, ou périront ; amp;nbsp;dâautre part il fera caufe de lalut a pluâcurs.
Cenfure, Celte propofition,Ceftuy ci fera caule que plufieurs Ifraelites tomberont,ou pei irôt:amp; dâautre part,il fera eau fe de faluta plufieurs:efl beretique amp;nbsp;bla fphematoire, fi on prend le mot de Cau-feindiftindement.
le confe/je que fi on Veult prendre ce mot de Caufie indifiinciâ¬met,que laficntece eflfaul fe jnefichante. Mais dâautant que cela fie peult dire fiaînFlement, CT que cefi rgt;igt;fiage de parler : quefi ce qui les contraind de pétiller ainfijinon quilsfont nialings i^fiaulx expo.^
Luc.C.e.^'j. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Artic. 4â
Ne iugez point,amp; vous ne ferez point logez. Annotationf La diótion Grecque fignifie aceufer: a ce que le fens foit tel, Nâaceufez perfonne, fi vous ne voulez e-flre accolez.Et à vous tirez quelcu en iu-nice,nelefaiólespointcondamner,finon que vous vouliez eltre aulîi condamnez.
Qenfiure^ Cefte propoÃtion eà faulfe
I
A ux articles dcsTheolog. 7 $ amp;erronee,quac aux partiesou elle exhor te quenâaccufions^amp;: ne facions codam-. nerperfonnc Si retire les gés de faire pu nir les malfaiäeurs.
Mais auÃi TexpoÃtion neà point Théologienne a rien du mien:(ju ils nedeprauentpoint calom nieuÃemctce ijui eà droiFîement cX quot;Tferitable-ment diSl.Car qudt a ceÃe^ueÃion,Comment il e?d licite d'accufer, ou de pourÃuyure les ma -leÃces, S. A uguÃin en traidle do^emet pru demmentenla 5 EpiÃ.ad Marcellinum.
, ains feulement grammairienne: ny
Lamefme. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Artic.
Pardonnez,amp; pardon vous fera faiéf. Annotation, Ou abfolueZjôc vous ferez
abfouls. Comme fil diloit, Ayez foing que celuy que vous aurez mene deuant le iuge , foit abfoulc, fi vous voulez auflï eftre abfouls.
Cenfure, Cefie propofition confpire de bien pres auec h precedente , amp;nbsp;par toutes les deux expofitios lâautbeurex-pofe faulfement le texte.
Si quel^uun yeult :^ue les coulpahlesfoyent l^dij.
KeJJjonfe de Roh.'Eflienne
,tellemcgt;ït que les crimes demeuret im-^ pullis,quieà ytngallichemet dpechcr ie cdÃcÃe qtie ceÃuji la eà condane a bo droiEl. Maïs üaii tant qyci eà cddamnee lay/cgeanceparticulie--rc,a laquelle no^ÃommesÃollicitcg^ parla chair, fins aulcu g^elc deiuÃice:il ne falloir point que les Cenfiurs mcÃeijÃent quot;vng Ãgrand crime de cela. Luc.9 g.Arric.(gt;.
Seigneur,permets moy premier dâaller enfepuelir mon pere.Iefus lu y diâjLailPe les mors enfepuelir leurs mors. Annotation, Lâeuangelifte fuyuac lefus Chiift, doibt abandonner tout.
Cenfure, Celle annotation vniuerfel-lementprinfe,ell laulfe , amp;nbsp;prochaine a lâerreur des Vauldois,
Lourquoy nadiouÃetils dufÃi que iefiuori'-Ãeaux G^mnofiphiÃesf Parquoj nenienuofit Hs d laÃcclc des Adamites, qui cheminojyent tousnuds ? Car lapropoÃtion prinÃe en general,Ãgnifie quilÃault meÃne defiouiller la ehe miÃ:.sâil eà licite de blaÃner (^calomnier ducc yne arrogance à de/bordeeÃa Ãentcce de Chrià nefera elle pas fi u bic a c a bien plus grade
Kux articles des T heolog. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'j 8
loninie,ciuandila diEl au iz-chap.de S. lehan, lefuis efleue delaterre,ie tireraytoiisp inoymefjne^Carà on entend généralement ce-fiefentence, clic promet Ãalut aux incrédules reprouue^i. Ef celle de S. Paul en la i.aux Qor.ïo.chap.e.z^f liantes choÃes mefontlici-tes^CarÃubs ce prétexté les fantaÃiques pre-droyent licence depaillarder ^deÃ-ober.Mais comme la circonÃance du paÃage^^l'ordre de la diÃute monÃre que Paul traiSle des choÃes quiÃont indiÃerentes Oâ miÃes en liberté : auÃi les parolles de ChriÃ,qui commande de laiÃÃer toutes choÃesi me deÃchargent de toute coulpe,
Luc.iiÃ..!^!. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Artic.y.
Mais plus toit donnez lâaulmofne des chofes prefentes, amp;nbsp;voyci toutes chofes vous font nettes. Annotation, Par lâauU 'tnofne,il entend toutes bonnes Åuures. Comme fil difoitjAddonez vousa bonnes operations.
CenÃure, Cefte annotation eft extor-cjuee,amp; aliéné du texte.
le retraSle volotiers ce que i'ay la diSl : car ilvalloitmieulx retenir re^ece quij eflexpri izüîi
Ke^onfe de Kob.EÃicnnc wee, cjne de ïeflendre a toutes fortes de honet çemres, VexpoÃtion ne confient point aux pA rolle s. Soit. T o ut efois elle ne contient rien de wefcbant. Etveu ^ue par leur confeflon weÃ-we, il tiy a eu iufpies aprefent expoÃteur ijui neÃe fait quelquefois recule du vray fens, cp quilspardonnent a tous autres ; pourquoi efi ce que quand lauraty failli en vnefeule fyllabe, ils Je wonÃrent fi enuenimets;^ contre woy^, ïehanyd.^6. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;jPsrtic.'è^
Qui croit au Fils,il ha vie eternelle, Annotation. La foy,viç eternelle.
Cefure, Cefte annotation efl: fufpeâe, ôc. fauorife a lâerreur de ceulx c|ui attribuent toutalafoy.
Ãpue veult dire la fentence de S. AuguÃin, Cdwe l'awe eà la vie du corps, auÃi lafoy eà la vie de l'awe?C'eà au traiEle 49,qu'il a fai^ fur S, iehan . Si won annotation eà fufeEîe, le dire de Chrià doibt eÃre encores moins excu' fe, CeÃe eà la vie eternelle, quils te cognoif-fent feul vray Egt;ieu, ïefus Chrifi que tu as enuoycy iehan 17, rf. 3, Car il ne note point en briefmais prononce a pleine bouche ce que ces
Aux articles des Theolog. 77 Cenjeurs tiennet pourfuJjjeSlen mesparolles. fera ce de S, Paul, pà Je \ante de viure parfoylGalat.z.d. zo. Etp^andlc Prophete liabdcucprononce c^ue le iufle \iura. defafoy: afcauoir fl ne cofitne pa^s la vie eternelle en la foy. Mais ce fl herefle attribuer tout a lafoy. 3Aehan donc efl hereti(pue,ciui enfeignequc la foy efl noflre 'vifloire qui vainc le monde,i.le han.^.a./^-,
ïchan^.b.i^. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Artic.9.
Pçrfonne nâeft monte au ciel, finon le Fils delâhôme qui eft defcendu du ciel, lequel çftoit au ciel. Annotation, Câefta dire, Nul ne cognoit les çliofes celeftes, fors que moy»
Cenfure, Ceftepropofitioneft extorgt; quee, corrompace le texte,amp; fi eil fufpe-lt;^e dâberefie,
Plie nef point extorquee ne tiree par force, fnais extraifîe des parolles de Chrifl, oupluf. tofl elle en coule dâelle mefne. Mais ce nejl point de merueilles fl ces afnes ci ne prennent goufl 4 autres chofles qua des expofltios fophi fliques 0-plcines dâejfines.lefus Chrifitraifle
cepäÃtige la de PinteîligeNceJ^irituelte de U
: ZJâ pour nionflrer (Quelle procédé de lay Jenl il dit ^ue nul autre n'e^ monte au ciel: c e?i a dire, que nul autre que luj na cognoif' fance des fecrets Celebes, nen peut porter /uffipntteÃnoignage.ComtneauÃi S.lehan au 1.chap.c.13, Nul ne veit oncques Dieutle Filt Unique qui eà auÃein du ^ercÿuy mefme l'a ra-' conte, ie ne puis deuiner quelleÃuÃpicion dâhe-reÃe ayci chatouille leurs oreilles.
lehan â¢j.d.zo. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Artic.ïOâ
Gar le Pere aime le Fils^amp;Iuy demon' fire toutes chofes quâil fait.
t Annotation, Câeft a dire,communique. Comme fil difoitjl lâappelle pour participer a tou t ce quâil fait.
Cenfure, Celle annotation affermant que le Pere appelle le Fils pour auoir part a tout ce quâil fait,fent lâhcrefie dâArritis.
Ã^conque aura des y eulx, ne pourra dire quilappercoyue raiÃonpourquoy c eà que mes parollcs Ãcntent plus tosd l'bereÃe d'Arrius, que celles de Chrisl. Car il enÃeigne comment le ?ere luy mo^e ce quilfait.Vng cauillatcur
Aux artIcîcs des Theoîog. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;8o
pourra obieEler,tjitil eà donc inÃituepar le Pe ze comme 'vng ieune appretif^ comme fi de luy ^neÃne uoitpas laÃoiencepour mettre quelque choÃe en ccuure. U m'a femble que celafc pourrait bien modérer, en difant que le Pere comunique au Fils, luy fait part de toutes les chofes quil fait : d'autant que cef par la niain d'iceluy qu'il manifefe fa 'vertu, exer ce fon empire. La Sorbone deVlourne cela en 'vngfens du tout erränge, cell que la diuini-tcdc Chriflluy quot;vientdâailleurs.Voyla l'artifice de limer, duquel ils vfent pour qualifier les propofaions
A^-i.d.z6. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Artic.n.
Et le fort tomba fur Matthias, Sc fut mis au nombre des onze ApoRrçs. Annotation, Ceft a dire,que par la voix corn mime de tous, il fut adiourte au nombre des onze Apoftres.
Cenfure, Celle propofition eft diminuée, fe taifant de lâauthorite du fainÃ: Efprit.
Q^eS.L«erejbodepourfoy mefme,quirien dit mot non plus que moj.S'il nefipas licite en
quot;ReÃfOnJeäe l^ob.EÃienne parlant dâomettre quelque ehoje,ilneÃera nullement licite de parler.La Lojy a eÃe donee par MoyfeÃie S.lchan au chap.i.b.iy. lia eflpoint la parle de l'authorite de Dieu. Q^ibfacent citer S.lehan pour comparoiÃre deuat leur fie-ge iudicial,pource qu âd ne dit (jua deniij cet^ut aefiefaiElpour ordonner la Loy.
Ail.z.d.zy. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Artic.tz.
Car tu ne delaifleras point mon aine en enfer. Annotation, LâHebnen parle ainfi,pourdire,Tu ne JaifTeras poît mon corps au fepulchrc, ou au tombeau.
Cewy«re,Cefte annotation eft erronee, approebate a lâberefie de ceulx qui niét la defeéte de Chrift aux enfers,répugnât expreïïeement au texte duquel eft prou-ue lâarticle de la defeente de Chrift aux enfers.
Lexpofition efl prinfiedet Douleurs He* brieux. il efi loifible de la répudier,fit elle défi-pUifi. Mais par ce moyen ilfiemble ^ue iefiauo rifie a l erreur de ceulx c^ut nient la deficente de ebrifl aux en fers. Comme fii cefi article defioj perijfioh ,filn cà expofie a lâappétit de la Sorbo-
Aux articles des Theo ^og.
ne.lls difent quâil eà prouue parce paljdge-.ouy bien a leur mode quand ils tirent tout ce que bon leur femble de quelquepa/Jage que ce foit. Ceulx qui fcauent quelque choj'e en la langue Hebraique, (y qui font bien exercite^ti enl'E-fcripture^ne doubtet nullemetquen ceverfet, la fentece de Dauid ne foit redoublée,ou quâv-ne me fine chofe nefoit exprimée en deux fortes. Dont il fenfuit, que lâame eÃre delaiÃee en enfer,nâeà autre chofè,finon que la vie de lâhome demeure au fepulcbre,ou foitdefuoueea mort.
Artic. IJ.
Mais qui racontera fa generation?
Annotation^ J1 prend generation pour les gês de ceft aage la. Comme Ãl difoit, Qui pourra comprendre la malice des hommes qui feront en ceft aage la?car ils le mettrot a mort, cobien quâil foit iufte.
Cenfure, Celle expofition ell aliéné de la trefdroide intelligence de iâEglife,amp; des fainôls doéleurs.
Voyci ^ngpajjage de lâEfcripture entre les autres que les expofitcurs ontplufloà obfcurci qu eÃclarciÃe torddt de coîlé(j'd'autre. LâcX'
}
KeJ^onJs de V^okEÃienne poÃtion Vulgaire que ces CcÃeurs Veulent cÃrC Ãi droicie^cà du tout hors duÃens du EropJjete» Eource que cesl vng niyÃere qui nefipeut exprimer,que la generation de la parollc qui procédé du Eereiil aÃemble apluÃeurs que le Prophete Eexalioitauec admiration, le ne nie pas que quelques Wgs des Peres ancies Ãe Ãint en cela a baÃe y. Mæ«- cw ce que les Sorhoniques Ãemparent du conÃentement de l EgliÃe des Peres, ile^ bien aiÃe de réfuter leur impudece. S.AuouPtin le prend en la maniéré que lay di-Eîe.Et Chryfo^ome enl'Homeliede lehanBa-ptiÃeÃe rapporte a autreÃn:ceà aÃcauoirque Chrià a eEle conceu au 'ventre de fà mere par la 'vertuÃecrete du S. EjÃrit.S.HieroÃmerecite tellement ces deux interpretations,qu il encline pl^ a laÃtedde qua la premiere. L es autres ben tendent de la lignee innombrable qui debuoit naiÃre de ChriEl,corne deÃaicl elle en c[l naye. Au reEle la diElion Hebraique dont và le Pro-pihete,requiert ygt;ng autreÃens : car elleÃgnifie aage, ouÃecle. Parquoy ce leureuà eEle choÃe plus decente, dâamender le palÃage,i^' non pas lâempirer: carie Prophete ne 'veultdire autre
articles des Theolo^. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;gx
3 Ãnon que la ^ie de Chriîl fera perpétuelle^^ ce en la perpétuité de fon ^gHfe^
A^.io.d.zG, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Artic. 14.,
Mais Pierre le leua. Annotatio, Pierre ne venir point quâon
luy ployé les genouils.
Cenfure, Celle annotation eft captieLi-* le, dâautant que plufieurs peuuent prendre occafion dâicelle, de mefprifer le fer-nice des Sainéls.
Si cela ef efeript eaptieufemet,quils reprennent S. Luc,qui c?l autheurde l'hi^oire,lequel ne recite point que Pierre ait refufé'vne adoration de latrie:niais quipgt;lus efi,que Cornille ne fleÃchià les genouils deuant luy. Maintenant il eflneèefaire que la Sorbone facefortir des enfers fes fainEls, qui demandent qu quot;on leur face '»nghonneur,que S.Picrre eÃant mene de l'in-fin^ion du S.EJfïit,a condamne.
Acî.i9.a.lt;i. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Artie.ilt;^.
Ils furet baptifez au nom du Seigneur lefus. Annotation, Celle adiré,Ils furent baptifez du Baptefme de Cbrift, câefl a dire,du Baptefme de rEfprit,non pas du Baptefme dâcaue.CommefiIdifüit,Il leur
ReÃgt;onje de Kob.EÃienne impofa feulement les mains au nom Je C hrift,afin quâilsreceuflét le S. Efpritj,qiie eulx auoyêt receu par les prières dâiceluy.
C^re, Celle annotation eilcapfieuie, ne parlât point aifez dillinélemét du Ãa ptelme de Chrift, amp;nbsp;donnât occafiô aux Ledeurs decuyder que le Baptefme Je Clirifl ne foit pas en eaue amp;nbsp;au S. Efpiit.
Mais ce font eulx, tranÃorte:^ de u^e tnettec 'vnggUiue en U main des Anabaptifles. Noziy ne lifonspoint (^ue le BapteÃne de khan par lequel les difciples furent initie;^, ait e^e réitéré.Et les AnabaptiÃespretedentqueccuIk lt;tuÃquels le Baptefne auoit efle mal baille auat lafoy,ajent eÃe derechef baptifez.Or laduet tiÃue le pafagedoibteÃre entendu des dons du S.EJÃrit: lefquelsfont fouuente/fois deÃgnez par ce nom mefmees autrespaffages.Ees Cen^ fiursfremiffent,corneà ie tenojepour rie le Ba ptefme dâeaue. Pourquoy cela ? Pource que ce ^aptefine de lâEj^rit q les ApoÃres auojétac-couîlume de cofererparTimpoftio des mains, ie rappellepropremet de ChriÃ.Sieà re qu en ceÃe manieredeparler,tqy khan BaptiÃe
Awx. articles des Theolog. 8i Chri/lpour mes autheurs plus quepiffifà ns', Matth,^.c.ii.Mar.i.a.S. Luc.'^.d.iG. lehan i. e.33.AH.i.rf.5,Qâ
Er Atles nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Art.ic.
Car lecueiir de ce peuple eft engraif-fe,amp; ont ouy dur des oreilles, ôcc. An-, »otatiouy II fault tourner ceci par le futur, dâautant cjueceft vne Prophetie. Comme fil difoitjllferacouiiertdegraiflejeut entêdement fera efteind,ils orront a bien grâd regret mes Prophéties amp;nbsp;mesLoix.
Qenfure, Celle annotation eft terne-mire amp;nbsp;fchifmaticjue,entant quelle fern-ble arguer le texte de la fainâe Efcriptu-re, comme il eft couché,affermante quâii doibteftre autremêt trafiate. Et laraifon qui eft amenee pour cela , a fcauoirque dâautant que câeft vne Prophetie,eft nul-Ie:parce que felon les faimftsDofteursJes Prophètes pariet des chofes aduenir par le temps preterit, pour moftrer vne certitude indubitable de la Prophetie.
(^ela tranÃation Grecque demeure^ come elleeà alléguéeà c S. Paul.Seulemett*aduerti
de Roh.EÃicnne
en quel fens doibnent eflre refolucs ees paralic s qui Jont tnifcs au temps prcterit.ie naduart ce rien dn mïcnimais i'expofe lepajjagecomme ilfe Uà au Vrophetc. Mais ilfauldroit dcîliner ces gens ciqniÃjntà promps ouuriers a faire ÃhiÃmes^a fendre du bois ou des pierres.
Vlt;om.i.b.iy. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;hrtic.sy»
Leiufte viurâ defoy. Annotation, Ce eftadireje fidele obtiendra lavieeter-nelle^fil croit coftamment que le Chrift eft le fauueur,, amp;quâil ait fa fiance en luy.
Cenfure, Cefte annotation nâinterpre-te point le texte, mais fauorifeaux Luthc riens qui afferment que la feule foy fuffit afilur.
le ne nie point que ic ne confente a Luther CZ autres fcmblables,en ce quils tiennent que par la Ãulefoy nous auons la vie éternelle. Mais ils n ont nulle cauà defecourouceramoy quadie recitefidelemet les parolles de ChriÃt attendu que mon interpretation ne côtientautre chofe que ce que lâLÃripture répété tant de fois.Siie ninterpretele texte,ilny a iamaiseu home qui lâait interprété. Lt quand ie nauroye
A«x articles des Theolag.
point fuyui les autres touteffois cefi a faire '^gens plus ejffontez ^ueputains, de nier que ^e ne foit expofer le texte, quand ie di que le ^ftot de 'viure, ef mis pour letemps futur, a ce que le Prophete exprime la vie ctcrnellei
ï\om.^.cro. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Artic.iSi
PoLirautâc nullechair ne fera iuftifiee deuant lny par les Åuures de la Loy.
Annotation, Il nây a homme, ainfi que Dieu iugejqiii puiÃe eftrc declaire iulle pour auoîr accompli la Loy.
Cenfure, Ceftc annotation eft hereti-que,amp; nâeft nullement interpretatiue du texte.
Q^âç/r ce quilfaultyci dire ou taire ? Car ^e demeureyci e'slonne a vne f grandefureurt Let propoftion e^ hérétique, pource que nul ticÃe^lime iufle pour auoir accompli la Loy. Pourquoy efl ce doc que S. Paul enfeigne qutl lt;1 cfle impoÃible a la Loy de conférer la ii^ice auxhommes^.Plt;om.^.a.y Pourquoy aufipro^ nonce il en vng autre pafage, que Ceulx qui 'veulent eÃre iuÃifiez nbsp;nbsp;nbsp;laLoy,n ont aucune
partauec Chrifl?Gal.^. a.^. Lt autrementfeni
KeJ^onfc de Kob.EÃicnnc argumet ne fuhÃfleroitpoint, quand il dit^que tous ceulx qui font foubs les oeuurcs delà Eoy, fontÃoubs nialcdiSlion,pource quâil cà efeript, Ã^iconque nâcÃpermanent en toutes les cho-fes qui font eferiptes au Hure de la Loy ^pout les faire,eà mauldi£l,Gala.-^.b.s-Car il prend pour tout confçfé, quilne fe trouue homme mortel qui fatiffaee a la Loy. Car il déduit ce-Ãefcntence de tellefource,que nous nobtenot point iuÃieepar la Eoy,pource que deuà tDieu tousfont coulpables,Elt;om.^.c.ïse2.Q.(yiâ plus eEî, en dâautres paffages il argumente parcon traires,que nous neJbmmes point iuÃifiez les Åuures delà Loy,Ãnous auos iuElice en Id foy: dâautant que la Loy requiertvneparfaire obeiffance, Galat.^.a.y.k cela refpond lâan tithefe qui eEl aux Romains, lo. a. entre la iuÃiee de la foy, des Åuures. Combien que de cercher dâautres tefnoignages, câeEt chofeà perflue.lâinterprète lesparolles defain^ Vaul, Toute chair ne fera point iuÃifiee deuat Dieu, par les Åuures de la Loy. Qjfeà ce dâcElre iu-Ãific,ÃnoneElre reputeiuLie^.OrileÃquerem la du iugemet de Dieu. Le texte tnonîlre quel-
Aux articles des Théolog, 8j les font les auures de la Lqy : car il couclud (^ue nulneà iuÃeparles Åuures, d'autant gue tous Ã)nt coulpables.C'eà auÃi le meÃnepoint de la diÃuite qui cà en l'epi^re aux Galatiens» Lf; Lecleurs voj^ent ia alÃe^ ibereÃe^nonpas menne, mais de la Sorhone, auec leur auertin phreneÃe.
PK.om.j^..a,ff. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Artic.-LQ»
Comme auÃiDauid declairela beatitude de lâhomme, a qui Dieu alloue iu-ftice fans Åuures. Annotation, Ou impure. câefi: a dire quâil le tient pour iufte, fans auoir nul efgard aux Åuures.
Cenfure, Celle annotation vniuerfel-lementprinfe,Dieu eftime lâhomme iu^ ftcjfans auoir efgard a fes Åuures,cil hc' retique.
Premièrement ilà fallait enquérir commet ie l'entendoye.Maintenantils fontbiétkaurebours,de condamner les Bibles *, dâautant qpil y a quelque chofe qui peut eÃreÃni^rement prinÃe.Bt touteÃÃois ie ne leur accorde point ce quâils demandent Als ne'veulent pas que lâhommefait repute iuÃe,fans auoir efgard a fes ceu-
KeÃgt;orgt;fe de Rob.EÃicnne i/rcs:pource qu ils forgent vne iufiice quib äg pellentpartialle:a ce que Thcinefait repute in fe en partie par fes merites, ^en partie par b mifericordede Dieu.Mais quefl ce quefonnent lesparolles de S.Paul, quefans Åuures lafoy efl reputee a iufice ? Qeferont de fins loueurs de pafe pajfe,fils peuucnt meÃer le refjeSl des aiiures auecvne nullité, leconfejfe bien que les bonnes ceuures Viennent en compte deuant Dieu, nbsp;nbsp;quelles font prifecs deuant luy.Mais
dâou Vet cela finon que lafoy fans e?lre atdee d^aucunes Åuures, nous reconcilie a Dieu, a ce que nous foyos repute^ iuÃes ^.Mais cefte Dheo logie eà ChreÃienne, nbsp;nbsp;non pas Sorbonique.
La mefne d.z'^, Artic.xo-Il eftrcfiifcitcpoiir noftreiuftifîcation. Annotation, Nolire, câeft a dire, que nous croyos quâil eft le Mefl'ias amp;nbsp;Fils de Dieu;amp;: que pour cefte foy nous foyons reputez iaûcs deuant Dieu.
Cenfure, Cefte ci eft de mefme farine auec la precedente,
Vour ytray cefi la farine dont on fait le pain des enfanstf^ cesporccaux ci doc ayent le fon,
Aux articles des Theolog. gç ffs filiques^les ordures, ldueurcs,puis qu'ils ^gt;e prennentgouà a nulle purete. L'annotation ^u ils reprennet, cfl prinÃd\ng autre paffage de fainÃl Paul, pour lâexpoferpar luji ntcfnie, Si tu confeÃes le Seigneur lefus de ta bouche^ CT que tu croyes en ton cueur que Dieu ïa re-fufcite des mors, tuÃrasÃauue, Row. 10.6.9.
Row.ff.f.ij. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Artica.1.
j Vousnâeftespoint foiibsla Loy,mais I nbsp;nbsp;foiibs gr.ice. Annotation, Eftre foiibs U
Loy ,câeft cftre condamnez en la con-Lciéce par la fentêccde la Loy.Eftre foubs la grace,câeft auoir la confcience bien cer laine, que tout pecbe nous eft renlis par
I la bénignité de Dieu.
Qenfure, Toutes les deux cxpofitions font capneufes,amp;nâexprimet point ftiffi fammentquecâeft dâeftre foubs la Loy, Me pareillement que câeft dâeftrc foubs lagrace.
Q«c les Cefèurs defcouurent la fraude filj en a'.^que de leur plenitude ils remplirent le default qu'ils y trouuent.Pource q la locution de S.Paul e^oit obfchre,a fin q nul par igno-
KçJ^bnfe de Kob.EÃienne rance ou rudejjè ne cuj/daà que ceulx la foyet dîFls eÃreÃoubs la Loy^quijeruent DieuÃlon l ordonnance d'kelleii adtnoncfle veritablcmct: Oâyâtilement que ce?le pibieLlion fe rapporte a la rigueur de la Lay,par laquelle les cofcien-ces Ãont eÃouantees menees en deÃcl^oir, iujques a ce quellesfoy et Recourues parlagra ce de ChriÃ.Quant a l'autre membre de l'anti' thefe,ie l'expofe ainÃ,que ceulx la fontfoubs la grace, lefquels eÃans certainementperfuà dez que les pechez leurfont pardonnez parlagra-^ ce de ChriÃ, necraindentpoint la condemnation o^^aledicîion de la Loy. Toutes ces deux expofitions font captieufesfion croit les Cen-feurs.Mais tant y a qu enfi grande briefuete ie nay peu; exprimer plus fimplementle fens de fainEi Paul.Siiâay faiElce queiepretendo^c,le LeSleur en face iugementpar le troifieme chapitre aux Galatiens.
Kom.xo.b.% nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Articzi.
- Si tu confefles. Annotation, Cofeflion. Qenfure, Cefte annotation a la marge; Confefrion,eft dangereufe amp;nbsp;fufpede.
Il f iult bien que ce foyet iuges iniques, puis
A«x articles des Theolog. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;8 5
ilsfontfi fonjjteconneux fans canfc,La ou fainSl Paul dit,Si tu confefcs le Seigneur le^ fus de ta bouche,^ que tu croyes en to cueur que Dieu rarcfufcitedes mors, tu feras fau^ ue:îay mis a la marge, Confefton,foy,falut, C'ejî merueille, pourquoy ces Cenf ?urs f jyet fig'fà ndfoulci de leur confefè, incontinent que le mot de confcÃion de foy 'vient en auant. E^ce pour autant qùils cognoifênt que ce font chofcs qui répugnent enfemble^Cela e^ bien probable. Mdw quand a ce quâilspenfent quelle fait en dangier,encores que nul ne luy faceguerre: de cela il appert comment elle eîl bien munie.
Plt;om.ï4.a.6. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;hrtic.z^.
Celny qui difceriie du iour,il le difcer-ne au Seigneur. Annotation, Qui en ha foingjoulâobferue- câeft a dire, celuy qui eftime vng lour plus fainâ: que lâautre, il fe perfuade de faire choie plaifante au Seigneur.Et celuy qui nefenfoulcie,il ne fen foulcie au Seigneur, câeft a dire,celuy qui nâobferue poït le iour, le fait pour lâamour du Seigneurdcachant pour certain
Kej^onfe de Kob.EÃieiinc qiiâcn ne faifant nulle difFerece des fours il ne luy defplaift point.
Cenfure, Ccfte annotation quanta la fécondé partie, ainG generalemêt indui-âe,fauorifeaceulx qui condamnent les feiles, qui ont eûe louablement amp;nbsp;fain-öement obferuees cnFEglife iufquesa prefent.
Cc font les parolier de S. PxtuI, queceuJx, ^uiingentfans fnperfition, eÃiment toui let tours efgaulx'.ltcm, que celuyquine difeerne du iouTyilne difeernepointau Seigneur,Kom. i4.rf.f. le dcniddcf ces parollesfignifentaU' tre chofe,Ãnon qu'tl ne fault faire nulle difference des iours^Ã^d ie recite ce que ditfain^ Paul par autres parollcs,ie ne touche point aid feÃe defainEl ChriÃofle^ ou de fainÃîe Cathe rinç.Toutel'Eglife obferue le Dimanche^ combien quelle ha auÃi dquot;autres iours de feÃe folennite. Mais c efl pour la police pour l ordre fans fuperÃition. Ezz cefaifant en ne di feerne poinfvngiour,corne fileÃoit plus fain^ que l'autre: qui plies c?l,on ne fait nulle diffe-recedes iours quata la cofcience.Ainà S.Päul
Kuk articles des Theolog. gy âreprenant les Galatiens, a autant cpidils elfer-itoyent les iours, ne les argue g as de ce que par certains iours ils faifoyet leurs fainSlesaJjèm^ lgt;lees:niais pource quils confîituoyent quelque religio (y feruice de Dieu en ïobferuation des iours,Galat.^.b.îo-
Lamefme,d.tt,. Artic.z^.
Bienheureux eftceluy qui ne fe iuge point foy mefmc en ce quâil approuue. â¢
Annotation, C eft a dire^qui ne fe con-dane point foymefme^en farfant ce quâil cftime debuoir eftie faid,câefi: a dire^qui croit ce quâil faitjUe defplaire nullement a Dieu.
Cenfure, Cefte annotation dernierc vniuerfellement entendue, eft faulfe, «Sc nâeft point explanatiuc du texte,qui parle feulement des legales, amp;nbsp;eft indudi-Ue a faire conformecment a la confeien-ce erronee.
Toutes les fois qu'ils nient que i'expo fie texte, il n'cfl ia bcfbing que i'inÃÃe a réfuter leurs calomnies.Que les Loueurs coferent les parolles de STaul auec les miennes, il ny au^
R de Koh.VJlienne
ra lomme ÃgröÃter qui ne cognoiÃÃc que i'eX' poÃeÃdelcmentkÃens de S, Paul,lequel autre-' tuent eÃoit obÃcur.Q^nt a ce qu ils adiouÃet, ^ue icfauoriÃa la témérité de ceulx qui font foformeement a la confâence erronee,ceà a di re qui attentent a la quot;volee ce que bonlcurfem-ble:cela eîi auÃi mefehant que le reÃe. Car ic nentensgas de donner hardieÃe aux hommet defe letter aux champ s, ny de les rendre auda deux a ftngerer oultre ce que Dieu permet. C^ainÃÃyie:il eà la parle des chofes qui d'elles mefme font licites. Mon expoÃtion doibt elflrc reÃrainEle a cesle circdîîance,qui ne laif fe place aucune a la confcience erronee.carl' h-poflreprononce que ceÃuj la eà bienheureux, lequel eflantrefolu que ce quilfait,plaià a D-ieu ,nentrepred nen témérairement, ne en Ãoubtc.
j.Corinth.^.c.iz. Artic.t'ÿ.
Carie iourdu Seigneurie declairera, â¢dâautatquâelle fera nianifeftee par le feu. â Annotation, Il a mis le iôur pour vne e-uidentcôe claire viGtation de rocuure:amp; lefe'upourraffiiôlion de celle vie. Apres
Aux. articles des Theolog, ⢠nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;87
cela il eft clid,Ceft ce feu qui elprouuera quel eft lâÅuure dâvngcbafcun. , - quot;nbsp;Cenjhre^ Cefteannotation ne faifanc nitionê aucune duPurgatoire,principale niét en ce temps ci^eft (ulpededâIierelie, confpirante a 1 interpretation des hérétiques,^!!! nient le Purgatoire . attendu que lâEglifc expofe ce paflage de S. Paul, du Purgatoire.
Mo« expofitid leur efl fuf^ecle,pource cjuch le ne dit rien du Vurgatuire.Q^e celles donc de QhrypfÃomej de S. Ambroi/e, autres [an-blables leurfoyctduÃi bien f'ulj'ebtes. Mæü cer bons iuges ni ontÃur le champÃi/cite ^nc haine particuliere: d^autant gpluÃcurs auioHrd'âhuy nient le Purgatoire. ie youldroj^e bien fea uoirÃccpstÃage a ehagé.delens.'l'ous les Do bîeurs de iEglife^autant quily en a eu de fai-, ne opinionÃexpoÃent autrement que du P;lt;rglt;t toire.Eta la écrite ceulx qui le tordeta ce fens la,non feulement luyfont violence, mais auÃt fontfansgouÃ,nefaueur. Combie qutl mefuÃ. iufleniet loifiblc de redarguer les SorbeniqueSf qui deprauent le fens de S.PatäÃe les ay ejfar-z
KeÃgt;oNfe Je Kob.JlÃicnne
^lt;itntenant ils me recompenÃetjt mal Jc la moJefiie dontiaji quot;v^c enuers eulXfCn tenant mo» ÃlcccÃlÃetl dâhereÃe.Se pourrait il troit-^ uer'vne impudcceplus Vilaine plus effron-tee que ce^e ci^quils naycnt nulle honte de fe Vanter que C£.gliÃe expofe cepaffage du Vur-gatoirc^ Or jus^ qua tout le moins ils mettent en auant vng des Per« ancics. Ou eà donc ce~ du Vurgatoireimais encores illefaitaucc crain te c^en doubte.Eten quels termes^/^pres qu d a pratefte clairementqudeà dediuerfe opi~ nion, finalement iladiouficfCerdefi pas chofe incroyable qu apres cefie vie ily ait quelque feu de purgation.Etparaucture que celapeult eÃre mis en queÃion. Ceà enfon Manuel ad quot;Laurentium.yoylacomme la Sorbone eÃfidele a alléguer les tefnoignages. Vojla la reue-rence quds portent a lâEglife, de laquelle ils fouillent le nom fi vilainement.
i.Corint.so.d.ïè, Artic.'Lë.
bcniïTons, nâeft ce point Ia communion
' A«x articles des Thcolo^. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;8
du fang de Chrift? Annotation,En He-brleu le hanap dâadion de graces qne nous beniiTons^eft a dire, celuy que nous prenons auec benediflion,louange amp;nbsp;a-ftion de graces.
Cerifare, Cefte interpretation eft de mefmecelledesfacrainentaires,qui nient la prefence reale du corps amp;nbsp;du fang de Chrift au facrement de lâEuchariftie, de laquelle lâexpofiteur debuoit auoirfaiôh y ci mention.Et pourtant elle eft grandement fufpede dâberefie.
Comme fi ceulx qui nont point nie la pre-^ fence reale delà chair du fang de QhriÃ, nauoyent pasainÃparle. Leur cenfuredonc gt;^ault autant comme fi tout ce qui nefl point di^aleurfantafie, ejloit par eulx charge de foujfecon d'herefie. C^ils monflrent quelque ehûfefaulfe,ouabfurde, oucaptieufe, ou ambi ^lie. le we refuferay point le iugement, tel que ^on erreur ou ma nochallance méritera. Mais a f refont il eà bien euidêt quils maffaillent fans ^lt;iufe,abbayans comme chiens apres moy.
1
KcÃjoufc de Kob.EÃienne uCorint.ii.d.zo. Krtïc.zâ^-
Quand donc vous vousaflemblez cn-femblcjce nâeft point pour manger la Ce ne du Seigneur. A-nnotation, De la Ce ne du Seigneur. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'
Ccfure, Comme ainfi foit que Paul en ceft onzième chapitre parle de finflitUâ tionderEucIiariibe, amp;nbsp;quelâautheur de ces annotations ne fait nulle part mention ouuertement dufacrement du corps amp;: du fang de Chrift, duquel Clueflien-nemcnt il debuoit faire mention: ces annotations font fiifpeâes dâhercfie.
Puis- (jue 3.Paul traiRe de lquot;inÃitution de b fainEle Cene que fallait il dire au fammairey Ãnon que la eÃtraiSlede la Cene du Seigneur? Mais -voyci dâau vient la fuÃicion, quen tout le chapitre ie n ay fai^ aucune mention du fa-cremet du corps duÃang du Seigneur.Coin meÆ Ã®auoye la prins autre charge que dâeÃri-re des annotations hriefues, 0' fur la lettre, comme on dit. le confeÃe bien quils pourroyet a bon droiEi deÃrer quelque choÃe.d\ng Theologien qui aurait faicî profeÃion de vouloir
Aux articles des Theolog. ' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;50
bailler des commetairespleins entiers. Car-de moy, le nayfai^finon l'office d'vng Grant nairien, niefludiat a expofer les façons de par 1er qui efîoyent obfcures. Ce m'eà chofefaf. cheuff de me^ coplaindre d'auantage de ces ron geries qui font fi maigres.
La mefme,e, 2 5. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Arfzcx8.
Ceftc coupe eft le Nouueau teftamenc en mon fang. Annotation, Cefta dire, Iâalliace qui fera cofermeepar mon fang, amp;nbsp;non pas par le fang des veaux.
Cenfurc, Elle eft de mefme la precedente.
'Vous diriez ntaintenat quilspreuariquet, ^fentendentaueemoy . Car ils ne pouoyent pasmieulx foulagcr le droiSl de ma caufe. Us ^feulent quon luge des annotations preceden-tes condamnéespareulx,par ces parolles, ftouuelle all'tance efi confirmee par le fang de non parle fang des veaux.il ny au-
homme de fain iugement,qui ne m'abÃolue p^r ce moyen la. Seulement que les LeSîeurs (tyent fouucnance que lexpofe lepaffa^e de ^â¢Paub^y ilny aura celuy qui nefefinerueille
leur rage. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;m.j.
Kejjfonjè deV^ob.EÃicnne
La tneftne,f.zÿ. Artic.z^.
Ecbeuiiera la coupe du Seigneur indignement. Annotation, Comme lildi foiCjfans foy.Car vngtelhomme eft per fuade que Chrifta elle mis â mort, non pas pour endurer la peine de nos pechez, mais pour les fiens propres: amp;nbsp;par ainfi il efl: femblable a ceulx qui lâont crucifie.
Cenfure, Lâexpofition de ce mot, In-r dignement, câeft a dire, fans foy, eft erronée, amp;nbsp;fentfon herelie : parce quâon peut boire indignement le fang du Seigneuren beaucoup dâautres fortes.Etpar la derniere expofitionil iuge amp;nbsp;deuine temerairement.
Situprens le nom defoy dextrementfexpo fition ne contient nulle erreur.Car combien que ceulx c^ui fingerentdevenirala fain^e table du Seigneur, n^yans qu\nefoy morte hi-floripie, profanent le corps (y le fang de ChriÃ, toutcffois il ne fetrouuera aucune man ducatid indigne, que par le defaut de viuefoy-Car la nonchallance vient de ce quon ncfiime point la dignité de ce myflere:ccfla dire,d'au-
Piux articles des Theolog. 51
^^^t que lafoy eà ajjbpie. Q^at auf rcond ment ilmefemble que i'appercoy bien ce qià les f(^iugt: ceà quâilspourjuyucnt leur querelle particuliere. Dâautdt quilsfe leutent bien coul p^bles dâvueq^rofanation tnalheureufe dufd-^ lt;^rcnietÿls font marris dâeftre repute^ au nombre de ceulx. qui ont crucifie le Fih de Dieu.
Artic. ^Q.
i.C or.iz.a.6.
Il y a vngmefme Dieu, qui fait toutes choies en tous. Annotation^ Opera.
Qenfiure, Cefte annotation eft fort ca* ptieuic.
Qâefi la vieille ccfiurc: car ellefient la charuè O' les beufs.Ou il y auoitau texte de S.Paul, ^ly a difirrence de minif ration s ou operatiost on auoit mis a la marge vnepetite note, Operations.En quoy les compaignos de lâimprimerie fiaillircnt doublement:car ils mifirentlâan*' notation vis a vis du verfietfuyuant, 0-' omi-^ rent la fin de la diEiion. Maintenant ces beufis ei, quine demandent qua heurter des cornes, font aufii effareg, comme fi quelque moufehe les auoit piquez, Oâpotifent que ie les veulx cir conuenirpar quelque fineffe.
m.ip
ReJ^onfè de Kob.EÃienne z.Cor.iJ-d.^. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ArtIC ji.
Car (Ã celuy qui vient,prcfclie vng autre lefusjQue nous nâauons prefche. Annotdtiony Paul a prefche tout ce qui cftoit a prefcher.
Cenfure, Cefte annotation eft témérairement affermée, erronee,amp; fufpedc dâherefie,précédante auec les Luthériens quâil ne fault rien receuoir que ce quieft cxprcfleemétefcripten S. Paul amp;nbsp;es fain êtes Efcriptures. Et en cela il reicttc les loix de lâÃglife, amp;nbsp;les conftitutions des fainêts Conciles.
CâeT? donc tcmerairement/aulfcment,^ uecfuj^icion d'hereÃe que fdM Paul afferme, qui! na rie omis des chofes qui eÃoyent utiles, 1 o.d.zo.llsont crainte de leurs conflitu-tids. Us ne pouoyent pa^plus clairemet confef fer que ce font additiosfaicîes a la doElrine des Apoflres. Mais Us recueillent de mes parolles, qu il ne fault rie receuoir qui nefoit expreffeCâ ment efcript en S. Paul, il me fufflt de nier f ta-plement ce quils bauent fans aucune raif m.
A ux article! des T heolog, 5 x z.Qorïnth.ii.a.y Artic.^z, lâeftime certes que ie nâay rien faid moins que les excelles Apoftres. Anno-^ taüo^ Câeft a dire,que ie nâay elle en rien moindre .Eta cela fait ce quieft did i. aux Cor.ii.d.xijCar ienâay en nulle cho fe efte moindre que lesexcellens Apoftres: combien que ie nefoye rien. Câeft a dire,ic nâay efte en rien moindre,que les plus grans Apoftres.
Cenfiire, Ces annotations dcrogantes au primat dePierre,fot hérétiques;pour-ce que Paul a efte moindre que Pierre, quant a laiurifdidion.
Deuantque ie fouffre d'eÃre condamne (the TeÃe, il fault que i entreprenne de diÃtuter, a feauoir à Paul eà moindre en iuri/di^ion que Pierre- les SorbonÃes en prononcent, Ã^lle conuenance ont ces humeux ci auecle regime delâEgliÃ^Qjiils à contentent de leurs brocs. Si l'authorite des hommes eà receue, il fault pluÃoà efcouterlcs ancies, qui n ont fait nulle doubte de mettre Paul en mefme rac auec Pierre.Mefme ChrjfoÃomefur lei. aux Gala, m.iij.
P^ejfonfe de Tioh.'Efiettne djdntef^ale Paula Pierre, comme fl nauoit pas affez exalte la dignité de Paul,adiouÃe,i^ nedi rien dâauantagepourleprefcnt.Depour^ future les tefmoignages de tous les anciens, il ny aurait point defnJdtaufi nefi il point fort neceffairCtattedu que le S.Effrit^qui efl le fou^ uerain iugc^a decide cefle doubte,parlafentece qu il a donee au paflage duquel l'annotation a efle tiree.Qup fl les Sorbon 'ifles font importuns (^font encore in flan ce au cotraire, quils voi^ fent oultre mer, a fn deiouirde la primauté de Pierre, laquelle Paulreflraint proprement auX iuifs. ï.Timoth.^.d.i^. Artic-âi^-
Auec lâimpofirion des mains. AnnO' tation, Câeft lefi^ne exterieur de Pele-öion.
Cenfure^ Cefte annotation eft infuffi-fanteamp; diminuée amp;c. nâeft point decla-ratiue du texte, amp;nbsp;çaptienfe contre le fa-çrement de lâordre.
fignc exterieur de nofire lauemet, il fera in fuffifant,f}ource guil ny aurapoit mefle d'hui Ie ne de fel. Paul fait mention deTimpoÃtion
I
Aux articles des Theolog. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^gt;3
des mains. Si ie di (^ue ccjî Ãgne ou fym-lgt;ole,^uieflüit applique aux tnintÃres quand on les ordonnoit ie ne parle qua demi. Pourquoy cela? pource que ie ne recite point les fots badinages parleÃquels ils efblouiÃent les yeux duÃmple peuple, quand ils créent leursÃacri-ficdteurs. Vourquoy efi ce quils naceufent S. Paul,qui ne fait nulle niction de ces chofès^Ne 'S'oycipoint ^ne tyrannieplic^ que cruelle,qu il neÃoit licite de parler aueceulx de tnyÃere aucun comme Chrià en a ordonneidepaourquon neÃace iniure aux inuentionsÃriuoles que les hommes y ont couÃues a leur appetit?Quiplus eÃ,ils nont nulle honte de nier que cclaÃace a l'intelligence du texte, queie defini brieÃueniet O' bien l'impofition des mains.
ï.Timot.'i.b.ii. Artic. 34.
Mais refufe les vefues qui font plus ieunes,amp;c. Annotation, Il parledesieu nés vefues qui eftoyent receues de lâE-glifea caufe deleur pourete. Apres qu elles auoyêc elle engraiÃees des biês dâau -iruyj elles paillardoyent, amp;nbsp;delaiflant la foy quelles auoyêt eue en Chrift (que S. m.ïiq.
KeJ^onfe de Kob.EÃienne
Paul appelle la premiere) ellesfe vou* loy ent marier a quelque infidèle amp;nbsp;ido-latre,cn renonceant Chrift.
Cen/ure, Celle propofition efttotalement aliéné de Paul,amp; faulfe/efforceant auecles Luthériens derenuerferlevÅu de challcte: qui ell principalement prou ue en ce paflagepar les catholiques.
Premièrement, ilefl bondefcauoir que les Sorboniques ne font nulle différence entre le célibat la chaÃete. Qar les bordeaux qui de leur puanteur infeSlent la terre, leur font lieux confierez a chaÃete.De ce quils fecorn' plaindent que le vÅ« de chaÃete eà rcuerfé ou mis bas, mes parolles ne fonnent rien de tel. Orilneà que trop aiféde iuger comment les yiceuz moines ^des nones font bien catholi quemét prouuez par ce quils alleguct.S.Paul dit quonne doibtpoint admettre 'vefue^quiait moins de/oixante ans, pour faire le \gt;Åu de célibat,Ceulx ci enueloppent en leurs rets les en-fans de dix ans, les iouuenceaux en lapre-miereÃeur de leur aage,fansfe foulcier des vilaines er exécrables conuoitifes paillardi-
Aux articles des Theoîog. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;9 4
fes delquelîes ils font enflammez quot;s/ie. Or voyant que ce pa/fage auoit efle diuer^ fementtraiPleparles expoflteurs ,pourquoy ne m'efloit il licite de choiflr vne expofition en~ treplufleurslSiceneflpoint la meilleure, fl efl ce quelle approche plus pres du fcns de Paul, que quelques autres qui platroyent fort bien aux Cenfeurs.
A Tzffj i.d.i^. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Artic,3$.
Toutes chofes certes fot nettes a ceulx qui font nets. Annotation, Toutes vian des, mefmes défendues par la Loy, font pures aux fideles.Câeft a dire,que fans pe ehejil leur eft licite dâen vfer.
Cenfure, Cefte annotation efl: de mef-ine farine auec lâannotation qui efl; la mi fe,Sâabftiennc des viandes, amp;c.i. Timo-thee.4.a.3.
Lcr Cenfeurs reprenoyent la que ie nauoye dïPl mot de laprohibitio de la Loy. Maintenat ienfay exprejfe mention, o* neantmoins quad ils y ont tranfl^orte leur leuain, ils difent que cefl vne mef'ntefarine. le «e difl)utepoint d'a-vantage dufai^. Seulement que les LeBeurs
de Kob.EÃienne
mgent comment cefle legierete cÃpleine de ^er gongne, d^ainà reietter par y/ng meÃnepretexte desÃentences du tont diuerÃes.
Hcbr-6.d-2{.
11 eft impoflible que ceulx qui ont clic vne fois illuminez,amp;c. Annotation, lieft impolîiblequâils fe retournent.
Cefure, Ccftepropofitiô eft hérétique.
Le fcxre de tApeÃre eà tel.ll eà impoÃible qu iîs Ã)ycnt renouuellez par repentance: md annotation, U eà impoÃible nbsp;nbsp;nbsp;à retour-
net oureduiÃent.L'hereÃe doc eà au mot de retourner. ^aintenatque le LeSleurdcfainiuge-ment cdÃdere queÃgniÃcntles mots de l'Apo-Ãre, EÃre renouuellez par repetance: nbsp;nbsp;nbsp;trou
uera que le S.EÃrit eà condane en maperfon-ne.Pourcequils ne l'ofentfaire ouuertemet, ilt mettent \ng voile audeuant.lefcay bien quon amené d'autres expofitionsfur ce paffage la: mais celle que lay alléguée eà vraye^ynayue.
laques z.d. z i. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Artic.^y-
Annotation, luftifié. Hebrieu : Declairé
lufte.
Qenfure, CeftHebraifme ou annota-
A «X articles tlesT heolog. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;3 5
lion , que les Åuurcs ne font que femes, corrompt le texte, amp;nbsp;eft plainement Luthérienne.
U fault quils concèdent qu Abraham na point obtenu iu/lice par les ceuuresfinon quils '^peuillent renoncer les premiers rudimens de dialeBique , voire les principes de nature. la^ ques allégué le pa/fage^ou Mopifepronoce que Abrahda efte iuflifieparfoy^deuant que \faac fut nay: Oâ dit quil a efle iufifie, pource quil aefleprefl d'immolerfonfils, 'Maintenanttargue par lâordre de la caufi O'de VeffeSheSt la tu fiiee d'Abraham a precede par logue efface de temps lâimmolation dâifaac, ce neflpas l effe^ dâicelle.Q^ue refie il,find quecefie iufiification, de laquelle S.ïaquesfaît mction,foit Vnedecla ration de la iufiiee^Au refie,ie ne nie point que les bones ceuures ne foyent efiimees iufies par imputatid gratuiteimais il efiyci feulemet que-fiion du fins dâvngpaffage,que ïay fidelement expofi. Iaq,^.d.i6. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Artic.'i,^.
Confeflezvos defautes lâvng a lâautre. Annotation, Lâvng a lâautre vos pechez, ou vos eheutes,ou fautes.
ReJ^onfe de Koh.tjîietmê
Qcnfurc, Celle annotation efl captieu-fc,amp;diminuée, ne faifant nulle diftin-lt;flion entre les perfonnes, aufquelles il fc fault confelTer facramentalcment.
Q^llediJiinEîion en ferojy ie nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Lâvng
a lâautre/ôif vngpreÃre du Papeâ, ^ccîuy lt;jut fcconfejfe fait, Quicoqucs eft de lâvng lâautre fexe, qu^ucuns ontfacetieufcmet eXâ pofe hermdphrodite,ceà a dire,hommefcffi melCar leur beau canon du Pape:touchant!^ cdfejjè parle ainÃ:T ous ceulx ^uifonc de lâvng ex lâautrefexe.Certdinemetfain£l\ac^ucspar^ le en general, ex recj^uiert expreÃfeement des Ã-deles vne confeÃion mutuelle eX reciproepue. ioinSlque la iâallégué Peda pour autheur de mon expoÃtion,pource pucfainPl laques parle des offenfès iournelles que les fideles doïbuent recognoiÃre dâvne part ex d'autre,pour fie rc' concilier. A-infi ie ne diÃimule rien par finefÃei mais cefiont culxqui Ãont par trop captieux, ex qui Veulent faire leur propre de ce qui e--Ãoit commun a tous.
Apoc.i^. d. 19. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Artic. 39«
Et lâenuoya au lac de l ire de Dieu.
A ux articles des Theolog. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^6
Annotatidj Lac en cc pafTà gefignifîe Ie lieu ou onefpreinc la liqueur des raifins.
Cenfure, Cefte annotation tordfaul-fement lâEfcripture, contre le fens du S. Efprit.
C'efl merueilles que ces gens ci prennent fi grand plaifiir a engorger le vin, (27â qi^'H^ foiit à nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;défi bon ingement a lefiduourerif^
neantmoinsj quMs ne ficachent que c'eà d'vne cuue de vendenge ou on lcfbullc:niais c*cfldin' fi que les porceauxfiefijuels efians bien repeuz Cr fdoulez du gland quâils ont deuore, ne fica -uent toutefifois que cefi du chefiie qui porte ce ' fruiEÃ,
La mefine, au xo. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Artic. 40.
Et du lac fortit le fang iufques aux freins des chenaux. Annotation.i Sang. Câefl: a dire,le vin.
Cenfure, Cefte annotation expofe tor cionairementle fang pour le vin.
Pline recite comment Androcydes voulant reprimer rintemperance dâAlexadrCfPadmon^ neÃoit que levin efl oit lefang de la terre.Cefie doclrine dejflaifi aux Sorbonifies, comme ie
KeJ^onJe de R.ob.EÃienne
yeoy, d ce quils ayentplus grande liberté dây^ urongnerSà ais^ans ieu.Qe neÃ: pasfeulement en ce pajfage que le vin eà appelé le fang des rai fin s : mais aufi en Mojà au ÿz.de Ãeutero^ nome, b.i^. Orilny a celuy quine veoyebien quefatncl lehan pourfuitycifa fmilitude.
CAtalogue de quelques erreurs recueil
Ji des marges ou annotations des Bi bles imprimées par Robert Eftienne.
Genef6.b,lt;ÿ, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Artic. 41*
Le cueur de lâhomme eft mauuais de fa nature. Annotation, Lâhomme de fa nature eft immonde.
Qenfure, Sâil eftconfideré en fi nature, amp;nbsp;abfolucmêt, ces annotaties font dâvng Manichéen.
Quand faillit Eauldit que de nature nous fommes tous enfans d'ire, ceflvne propofition de Manichéen, fia nature csl cofderee en foy dbfoluément .Newâa il point efle licite de fuyure la forme de parler,qui a e?ie diSlee par lefaincl Eftrit M^t/r queà il befoin^, dâaile^ guerVaulpour autheur, f tous efcriuent
A «X articles des Thcoîog. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;y
parlent ainfi^.De moy ie nay iamais eÃe à hors diiÃens,(^ueienaye diÃcerne entre la nature corrompue çy entiere : ccà a dire quel a eÃe Adam quand Dieu lâa créé, (y quelle poÃerite e^liÃiie deluy apres quilfeà rcuoltc.
PÃeaul.6-b.6, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Artic.
Qui te confelTcra. Annotation, Câeft adire,qintelouera:amp; par toutes Pfeaul-mes celte diétion fignifie louer amp;nbsp;rendre graces.
CenÃure, Celte annotation pour la féconde partie elt taulfe amp;nbsp;hérétique,attê-du que le Pfalmifte ha exprefleenient au Pfeaul.3i.b.5gt;ray diét,ie cofelferay contre moy mon iniultice au Seigneur : auquel paflage, ConfeÃer ne fignifie point louer ne rendre graces.
O
le confeÃe quon a failli en ce,que ou il fallait mettreCdmunemet,on a misV ar tout.Cont bien à ie quot;veulx efehapper, ie nay pas faulte dâ¬xcufe:quen nulle part ou il eftparle de telle confeÃion,on netrouue ce mot, que pour louer Dicu'.touteffois le furfeoy.Ca eÃe faute de me^ moire. Mais ceà bie 'vnc malice (ycruaultc pîu^
KeÃionje de Koh.EÃienne que maîheureufe, y pouring prétextéfi legier ils me font heretique, à caufe dâvng pajfage quim'eÃefchapped'auenture. Cornent que ce Joit il nj a la dagier en aucunpoinEà de noÃre foy. lelaiÃea iuger quelle efl Pequite de ces Cenfeurs qui tiennent pour bereÃe yne ou-bliance deà petite choÃ.
Matth.zS.c.zS. Artic.^y
Câeft ci mon fang duNouueau tefta-ment lequel eft efpandupour plufieurs, en la remifllion despechez.
Annotation^ Remilfiondespechez.
Cenfure, Cefte annotation ne faifint nulle mêtion de lâexiftence reale du fang de Chrift en lâEucharift le, ne de la con-fefl'ion facramêtale,par laquelle la remif-fion des pechez eft faide, laquelle mention fedebuoit pluftoft faire de lâvng amp;nbsp;de lâautre,felon lâexigence du casjconlpi-re auec lâherefie des Luthériens.
Le pajfage felon les Cenfeurs requeroit que te feiÃc mention de la confeÃion. Si on leur demande la caufe i ils ne feauront que dire ,Ãnon que Jeà ygt;nepreparation folenelle a la MeÃe.
Aux articles des Theolog. $ 8
Mdw quelle conuenance ha la MeJJè auec ta â
I Jain^e Qenc du Seigneur ? ChriÃpromettant
la remiÃion despechez gratuite en la Cene,ne nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;i
requiert que penitence (^foy . Cés corbeaux y ci chatent auec leur voix ènrouee criarde
' ConfeÃÃz quot;^ous a b oreille d\ng preÃre:ce qui n'a iamais eÃe commande de ChriÃ.Et encores ne à content ans point de ceÃe malheureuà tyrannie, par laquelle ils anéantirent la grace de
' ChriÃi entant quen eulx eÃ, ils mettent en a-liant en tous paÃagesTexigence de leurcon-feÃion. Q^dnt a l* exiÃencc reale (comme ils di fent) du fang de ChriÃ/ay reÃodu autrepart^ qu'on ne me doibt point blafner, Ã en ces petites notes que iefay a ta marge, ie paÃe fans nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;I
mot dire,ce qui eÃpropre a vng commentairei S que c eà a ma louange,à elles ne cdtiennent
autre chof r, que ce qui e/i trouue au texte, le
j confeÃe que nous auonsvraye communication
j auec la chair le fang du Seigneur : dont le
Vr jjy gage eà le fainSlpain, nbsp;nbsp;le calice de la
Cene. AinÃie met^ hors de doubte, que en la
Cène nous femmes VcritablementfaiEî s partie cipans du corps (yâ du fang du Seigneur, par
n.y
KeÃ}onfe de RoL.BÃicnne fqy. Mdu ic renuoyc leur^ inuentionsÃophiÃh t-jiics d Niilcduijen la houtic^uc duquel elles ont cfleforgées.
Luc iz.b.zö,(^ i.Cor.ïi.d.iS. Artic.
Calice,Pain. Annotation, Pain. De la Cene du Seigneur.
Cenfure, Attedu que S. Luc Se S. Paul cs lieux alléguez parlent de Iâlnftitution de r.Guchariftie, amp;c que lâautheur de ces annotations ne fait nulle part mention clairement du lacreinent du corps amp;nbsp;du fang, dot 11 appartenoit a vng Chreftien de faire mention, ces annotations font
Il leur femblequcn nulpa/fageie ne parle point clairement du facrement du Seigneur, pource que ie n inculque point leur fotte bourde de la tran/fubfiantiation du pain au corps. Mais attendu que mes annotations furfain^ Marc 0â JainEà Pau^recomandentcxpreÃce-tnent le corps le fang de Chri(l, 'vne fuÃgt;i-cion fl inique naura aucune 'valeur enuers i«-ges équitables entiers. Combien que maintenant ie ne f ij que toucher en brief cepoin^
Aux articles des Thcoldg.
^hpource c^ue ToccaÃonfe presenter a plus pro pTe en yng auti'cpacage.
Pfcdiil.yS.d.t, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ArHe.^f.
Annoutiouy Chrifteftat Eiiól pour nous pcche,amp; boitic de peche, coufefle e*' Ãreefpouanté enfaconlcience,eftFe an-goiflé en fon cueurj, amp;nbsp;fendr la charge dupeclîe.
Qenfurij Cede aniiotatioiî, quac a ce-fte partie, Il confefle eftre efpouante eu fa confcicnce, ell Iieretique.
rcjjfondcnt doc^d'ou cflproccdcc ce-fie Voix,Mon Dieu,mon Dieupouropiop m as in ldiÃc,Ã ce nefl dvng eÃiouantement de con fcicnce? Certes CCS beaux philofophes pii di~ Ãutent a l ombre, tQâ ces doBcurs Ævnmeillans n eÃimetpoint nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;combien la putgation des
pcchey a couÃeau Fils de Dieu, puis pi ilnè leur femble point pie la peine quâil a endurce ait pénétre iuÃpics a Ãon cucut, üâ a Ãon amci VEfcripturc parle bien autrement, laquelle contbatu contre les doleurs de la mort, combien qu liait eÃe impoÃtblc qit d fuà detenu dâicelles.
thip
KeJ^oufc de Kob.EÃienne
Pfcaid.yt.c.ïi. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Artic.^^â
Afinotatio, Chrift deliure celuy qui re-cognoift (es pechez.
CcnfurCi Cefte propofition en vniucf felj eft faulfe.
Ces bons dodeftrs fontauÃi chiches depitâ rolles,comme Hs font prodigues de fang. UnJ a celuy qui ne cuidaà que toute la propofitïon eà condamnée pareulx:cdmc fils dHoyet qu elle eà totalementfaulfe. Mais ie coniedure que en beguayant ainf en leur cenfure, ils veulent dire. Si lapropoftionÃgnife vniuerfellement, QMconque recognoiÃ/es pechez,que la rentif fion luyen eÃfaide, q lors ellceÃfaulfe.Mait Voyci enquoygià le neud de la qucÃion: afca-uoir,que câcÃ^e recognoiÃrefespechez Dieu. Par ceÃefeuleparolle i'ay Voulu notet tat la haine dupecheÃa deÃlaiface d^iceluy,llt;S crainte du iugemet de Dieu,que 1âafÃdiodefe retourner (y réduire,laquelleprouiet de la.co-me (Efcriptureparle du Peagier feblables.
PfeauL^o.c.ij. Artic.4';.
Annotation, Chrift eftaiit affligéjpéic eftre delaiHe du Pcre.
Aux articles des Theolog, loo Cenfure, Celle propofition eftfaulfe amp;nbsp;blafphematoire contre Chnft.
Si tjuelcun difoit que le Fils de Dieu a eîle furmonté de defeÃioir, ie confejjè que ce feroit quon ne dehuroit point porter, ccw/x qui difentÃmplement que Chrifl a eîie tente,comme nous,en toutes chofes,excepte peche : l*ApoÃre les exeufe de blaJJjhcme, iieb.4.d.i^. Maistantfen fault que cefie anxiété,de laquelle i^ay di^ que Chrià a cîle ef-prins pour Vng temps, derogue a fa gloire en ntaniere que cefoit, que cep la principale declaration de fa bonte infinie, nbsp;nbsp;Icgccge de no-
Ãre falut. Car rien na peu eÃre adioufie a cefl amour qu il a mofire, en ce quen no^lre nom il afoufienu rire du Vere, afin de l'appaifer en-uers nous, ^tpuis en quay eflee qu\ng poure pecheurpourra e^lre ajfeuré,que Dieu l'aime, Ãnon entant que Cbrifl a englouti les dolcurs de la mortl
Argumentfur le Hure de lob, nbsp;nbsp;Artic.4 8,
Or quand la mort fc prefente deiiat les yeux,amp; Dieufcretirejesparolles dcîob. monftrêc quelles penfees vienneta lâho-
n.iq.
âRcjponfe de ^ob.EÃiennc nieCquelque faid quâilfoitja Pencotredc Diei!, eHat prefl'e des angoilPes de mort. Câell, quâil Itiy femble que Dieu ne foie pas Dieuj mais feulement mge, amp;nbsp;tyran plein de courroux,qui ne fait que violence, amp;nbsp;nâa foi n g de la bonne vie dâaucun.
Cenjurc, Cefte annotation cft téméraire, fean dale ufe, odenfiuedes fain-lt;Hes oreilles,
Câefl d bo7} droicî le Eocte Comitjuefe cotn plahid qu il ny a rien plus inupic qiiwg îgno rdt.Sï les SorboniÃesduoyctiamdis experinicn tc\ng cdbat de confcicce, eÃans enfeigne^p^Tf la pratique,ib foubfcrîrqyct a ce q lay dit, fa! en faire difficulté. MaH zârfjy affaire,comme ie 'veoy,aucc des troncs des fouches, qui font tellement enchantez parfatan, quils ne conf-deret que ceà dâe^lre tctc.Voyla qui les fait fl délicats, que leurs oreilles font offenfees dâvne admonition f vtile, que plus nepourroit cElregt; Car quelque chofe quils difent des oreilles fideles, ils ne trouuerdt homme de fain iugement qui les croyeAe di que ceulx qui font ri^oreu-femetperfccutez de Dieu,font trajfiortez dâim patience i tellement qu ils fe complaindent de
Aux articles des T heolog. loi eflre inhumainement traitiez, pource e^uils ne penfènt (Qu'aux tounnes des enfers. Ã^and ils auront cent fois nie lt;jue cela fait veritable, ils ne profiteront rien. [Is mettet en auant le nom de fcddale'cobien ^u ilnf aitrcniedeplitspropre pour obuier aux fcandales, que de defeou-urir la maladie qui efcachee aux cueurs des hommes^de paourquefatan nefurprcncnul de nous audefgt;ourueu.
lob ^âd.zÿ. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Artic 45».
Annotation, lob mon/lrc que nul ne peut ertre iuftifié,quand Dieu le iuge.
Cenfure, Comblé que nul,eftant comparé a la iuftice diuine, ne foit did iufte: touteffois celle propofition inddlinde-nijent mife,eft lierecique.
Us debuoyent donc auec le cheueflrc de leur difinSlion brider la bouche de Dauid^qui pro-ndee au Pfeaubne i^ya.z, que nul ne peut efre iufifé deuant Dieu.Combien quil nefl ia be-foing de cercher ailleurs defenfe, que de ce pafà ge,ou le fùnFl Efjrit ne parlât point plu^ dislin^îemcnt que i ay faiFl,declaire que la iu-Ãiee humaine ne peut conffer au fiege iudicial nà iij.
KeJ^onfe de Koh.EÃienne
de Dieu, Si ie veux eÃre iiÃc, dit il, ma bou-^ ehe me codemnerd.Et qui a ilplu^s clair que ce-Ãe fentence, le Æ:ay que lâhomme eflant con^i-tue deuat Dieu ne peut eÃreiuÃifielcâeÃa dirCf quad on eà venu au iugemet de Dieu, lob 15.4.
Pycâd«.44.d.4. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Artic.^o.
Annotdtio, Ceulx qui croyêt enChnft, çofelTent que la terre de promifTion leur a efte donee par la feule volonte de Dieu. Voyez yci comment ils attribuent tout a Pieu,amp; rien a foy.
CenÃere, Côbien que le Seigneur Dieq par fa bonne volonte conféré beaucoup de chofes aux hommes fideles^touteffois la premiere annotation eftant mife auec vng figne exclufifeft faillie; amp;nbsp;la demie re eft eneruatiue des bonnes Åuures,
Ces CenÃeursÃe donnent bienÃoigneuÃemet gdrde : de crdindre que nous ne recognoiÃions trop les graces de Dieu ; Q' leur Ãemble bien quils preÃchet bien largemct la bonte de Dieu, quand ils luy attribuent pluÃeurs chofes. pourra porter VngÃacrilege à deteÃable,quen tre les chofes boues que l homme ha,ils en ofçnt
Kuyi articles des Thcolog. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;lo t
ïiomlrerquelcunei^nele Seigneiirne done par fa bonte gratuite^ ils 'veulent que ce foit ygt;ne re compenje des Åuures. Comme fi la recompen-fe dufii nefloit pas gratuite. O que faincl Au guslin parle bien niiéulx, lequel appelle tous les loyers des eeuures,dos gratuits de DieulCe dire de luy eflfort célébré, Le nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;cfl fi
dele,qui feflfaiEl nojîre debteur,nQnpas en re ceuant quelque chofe de nous,niais en promet-tant volontairement totstes ch ofc s. Et a fin que leur malice puante ou leur ignorace foit mieux cognue des LeEleurs,ils ne fuyuctpoint en ceci les maximes de leur efchole,lefquelles tiennent que nos Åuures ne méritent rien de leur dignité intrinfcque,mais en vertudelapromefie.Or lapromeffeeflfondée au feul boplaifirdeDieu. Si celuy qui nie que les Saints fe foyent attribué quelque chofe, enerue les bonnes Åuures: que ceulx ci employee toi/s leurs cinq fins pour prouuer quvng feul SainEl ait diEl, Cela csl mien, nbsp;nbsp;non de la pure grace de Dieu,
Efeau.itya.i, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Artic.^i,.
Annotation, Nous auons le feul Dieu, pour noftre refuge.
KeJJgt;onfc de Kob.EÃie»ne
Coifure, Celle annotation efl: Luthe-riéne, deftournat Ies Chreflies dâaiioir re tilge a la benoifle Vierge, amp;nbsp;aux Sainûs.
T otófw fois nbsp;nbsp;ijUiintcs que Dieu en la fain
Fie Efcripturc efi appelé le refuge des fideles, les bons maifircs penfent que ce fit comme fi on faifoit nietion de quelque Dieu comun^prins de la trouppe des autrcs'.ainfiq les poètes con-ioingnet 'M.ercure aucc lupitcre:^ Apollo.Mais le/eus du S. E/firit cfl bien autre:lequel bâillât a Dieu les filtres qui luy font propres, ne luy ' attribue chofe aucune en laquelle il ne foit diffe^ rct de toutes creaturcsAl efi appelé vie, nopas qu'il foitvnepartie de la vie : maispource quil la edfere luy feul. Brie fide tous les pajfages de rBfcripture ou lesSaicls cdfcjjcntq leur refuge efi en Dieu, il efi licite dâarguer negatiuement, qu ils nont point leur refugeailleurs, E t defaiil toutes ces locutions empörtet grade fignifiace, Seigneur tu niesfaiil en refugeiTues mo refu ge,Scigneur:T u nous esfaicl refuge; nbsp;baillet
a Dieu ce qui luy efipropre. Au contraire,fi on croit ces Cefeurs, Dieu n aura rien qui ne foit cdmun auecles creatures,lt;i^ilsmofirentqu en
Aux. articles des Theolo^- 103
O
^e lesfà inSls Veres vngfeul ait autremetfenti ou parle. Soubs les ombres de la L oj, Dieu a e.^ Ãe tenu pour le Ãcul reÃuge: dep ins lt;juil a e-Ã[gt;dndu fa bote en ChriÃpvoyci 'sgt;ng delbriÃmct de lafoy j cà forti des efchoies desfophiÃes: a Ãn quefans aueü efgard onfe retire peÃe meÃe autdt aux morts come a Dieu. Ainà eà accopli le prouerbe qui eÃà comun entre les VapiÃes, que Chrià neflpolt cogneu entrefes ApoÃres.
i.ThefÃa.4.C.13. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Artie,
Annotation, Paulnevenit point quâon mene deuil de ceulx qui font morts.
Cenfure, Cefte annotation eft fiulfe amp;nbsp;erroneejamp;nâefl:point du fens de Paul.
Ã^and iefcriuoye ces chofes ie n^uoye point la premiere edition de lâAn XXVIII, en main. Mais ils mentent des autres trois. Car en icelles il ny a rien de tel ne qui en approche. Au reÃe, iefay queiamais ie ne penfay autre chofe jÃnonque fainSlVaul quot;sfeult la repri'gt; 7ner l exces du deud,qu on fait pour les morts, comme aufi les mots lefonnent. Cependant que les Veîleurs fichent quelle efl la fidélité
ingénuité des Cenfeurs. Câefl bien vng
KeÃtonje de Kob.'Ejliennê crime digne dâeflre ccnfurc, que de corrompre ^XfalÃÃery^ng efcriptpublic.
lob zè.a.z. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Artic.
Annotation, (^e Fhômc ne baille point de feconrs a Dieu.
Cenfure, Combien que Dieu nâait que faire de noftrc aide,comme fil eftoic foible : ne de noftre confeil, comme fil nâa-noit pas la fageflc: touteffois cefic propo fition vniuerfcllemcnt prononcée,niant le concours de lâhomme auec Dieu,eft he retique, amp;nbsp;cotraire a ce que dit S.Paul,au S.chap.de la i.aux Corinthiês,b.9, Nous fommes ouuriers auec Dieu.
Ils font offenfez de ce que ie nie que Dieu Joit aidé par rhomei^autant que parce moyen le cocuurs de nos oeuures auec lagrace de Dieu eà aboli:a fcauoir, que quand par ce concours les hommes entrent en cobat auec Dieu, ilex.-perimentent quil leur eà vne pierre de fcan-dale.Et ccà ce que S.Paul,au lo. aux Plt;om.d. ^,enfeigne auoir eÃe caufede la ruine des luifs, d*autant que \oulans eÃablir leur propre iu-Ãicc, ilsÃeÃyntaheurtez contre Dieu. Il ny ft
jKux. articles des Theolog. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;104
nul article qui doibue eÃreplus cogneu ne plus célébré entre les fideles que cejîuy ci, les homes ne baillent point defiecours a Dieu.Les Qenfieurs obieElent,quepar ce moyen on abolit le concours des hommes auec Dieu. Comme fi les hommes apportoyent rien de leur propre pour bien faire, ne faifbyent le bien felon quils font menez par l'Ej^rit deDieu.Les hom ines trauaillétjdit S.Augufiin,pour trouucr en nofire \gt;olonte quelque chofe quiflit noîîre, (y* non pas de Dieu,mais ie ne fcay cornent cela Je pourroittrouuer, C'eflauz.liuredes merites Oâ de la remfiion despechez, chap. 18. Er les parolles defainéi Paul font claires, Qui efl ce qui te meten reputation ? Et qu efi ce que tu as, que tun ayes receu^. i. Connr/)zewrj4.t.7, Er aui.. aux Philippiens, b. 1^, Cefi Dieu qui fait en vous lt;Æ le vouloir (yâ le faire, felon fon bonplaifir. S'ils débattent du mot, le Prophete Efaieprefehe de la redeption du genre humain, quand il dit au chap.^^.c. i ôâ,Er Dieu Veit quil ny auoit perfone, Qyfut efmerueille q nul ne fie ptefentoit.Ainfifon bras a efle fa refeoufie, ey- c. Ce;Céfeurstordentfottemét lepafiagequils
KeJ^onfù de Kob.EÃienne aîleguet du troiÃeme de la x.aux CorïnthietiîJ car ÃainEl Paul ne parle poinc la du concours du liberal arbitre : mais il appelle les miniÃres delà parollCfCoadiuteurs de Dieu ^pource que DieufeÃert d'eulx en I'edification de lâRglifie. 'Maintenant il fault veoir fils apportent rien dâeulx mefime.De celafà inEl Paulrejfond clai» remet en la j.aux Corinth.chap.iz.a. 3 ,Nz// ne peut dire Icfus eÃre le Seigneur ifinon par le fainci EÃfritâ.ltem,2..Corinth.chap. b.^^ N00 point quefiojos fuffifans depenfer quelque ebo fie de nous. Et defiaiEl les bons doEîeurs ne/'ont autre ebofie quinÃrumes efiquels Dieu defifloye fia 'oertu, M.i/k voyla quelle religion dexte-^ rite ils ont a trailer bEficripture.
ïobz'y.a..z. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Artic.â)4. '
Annotation, lob aceufe Dieu pour la charge infupportable de fa croix.
Cenfiure, Cefle annotation eft faulfe, iniurieufe, amp;nbsp;calomnieufe contre le be-noift lob.
fi iob eÃoit prefentflfcroit bien retirer tels aduocas. Chaficun recoanoià comment il conteÃemanifieÃcnient cotre Dieu.Ainfiiicdi
Aux articles des Thcolog. 105 ^uil a efte furtnonte de la charge de la croix, C7 preffe dcfiâre ces accufatiôs:ce quauÃi les parollcs monflrent clairement. Il Ãffit aux ^orboniftes dâauoir fouffle Vne parolle,pour perfuader k contraire de ce que touspeuuent y^coiratail. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â¢
IüA30.rf.i, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Artie.
Annotation, lob deferit en quel inef-prisilcftcraiâe des honimes^amp;en quel-le malediâion de Dieu.
QenÃrc, Celle annotation,pour cefte partie, En quelleinalcdiftio il ell traiâe de Dieu,ell fcandaleufc amp;. offenliuc des fainâes oreilles,iniuiieufe, amp;calomnieu le contre le benoifl lob.
Si le nom de malcdiLlion eftà aÃ}re que les oreilles délicates ne lepuijÃcnt porter, quils le rafènt de rEferipture. Car ceÃchofe pl^ qu\'-fitee que les penes par lefquelles Dieu fe venge des hommes,Ã)yent appelées malediElions. Em enÃyuant ceà vfage familier de rEferiptu te, i ay appelé maledi^ion ce qui cÃoit cotrai-re a benedicliomvoyla Vne priefue ofinfeiSi te f(iji iniurc afain^ iob,combien plusgriefue cÃ
KeÃ^ofjfe de Kob.EÃicnne
riniure de fain ci Paulenuers Chrifl, ^ai dit aux Galat, j. b. ^ue Chrià a cflefaiÃl ma^ le diEiion pour nous ? Si rappétit infenf f qua-uoyent ces gens eide detraEier, ne les euf mis en rage^ils fefufcnt abÃenuzdetelles cefures.
i des Kois zz.c.i^,(j^dut.desChre niques,iS. d-19, zj Ezechiel,!4. a.^, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Artic.lt;)^-
Annotation, Dieu feduit audutieffois par les faulx Prophètes ceulx qui bayent faparolle. Le Seigneur deceoit quelques fois les cotempteurs de fa parolleparles faulx. Prophètes.
Cenfure, Cobienque lâEfcripture vfc fouuêteffois de ces mots,SeduitjDeceoit, amp;nbsp;autres femblables : touteffois lâoffice dâvng interpréteur eft,dâadmonnefter le Ledeur^que Dieu nâeft point autheur du malj ne de feduôlion , ne de deception: mais que lâEfcripture inonftre la permiP fion diuine tant feulement.
GeÃe maxime,que Dieu neÃpoint autheur de mal,eà toute refolue entre lesÃdeles. Mais l*Efcripture ne permet point de tranjÃererles
Ania articles des Thcolo^. io6 o
tugemens de Dien en Ãntples pcrmiÃions : ne gens de ptin ingement neÃtmerontpoint que celaÃoit licite. Car Dien ne pcrtnct pûirnjcn-â lernet ^qudd il dit an i.des V.oiSiChap..x2..c. i o, ^^i e]l ce qni me decenra Achab?Et commande an diable,qulfepreÃente a îny,Va,(^c.mai.s il exerce off'ice deinge-.come anÃi Panl le mon Ãre en la i, aux TheÃal. chap.z. c. n, la on il dit, que Dieu ennoye eÃ'icace d'abuÃon, a ce qnils croyent a menÃonge,a fin que tons ceulx fioyet iuge^,qut n ont pas cren a la Vérité,mais ont appronne iniquite.Les Cefèurs dcfi.nijfient orgueilleufiement que tout cela efi dit parpcr-fniÃiommais lâEÃcripturej cdtredit,dtÃant,que le manuals eÃrit de par le Seigneur tronbloit Saul, i.Samuel, i(S'.ax4. CommefiainSlEaul tefimoigne que les ingrats Ãont mts enÃens re^ pronué,en cnpiditez pleines dâopprobre,Kom, t.d. nbsp;nbsp;nbsp;Et ne fault point y ci longue diÃute:
car fils confejfent que beaucoup de péchez font les peines des pecheg precedes,il fault auf fi qn ils accordent,que cc(î le iuge qui les impo fe. Et de cela UÃezfainEi Auguflin, au Hure 5. contre inliannSf chap.^ : en fon Manuel ad
oÃ
KeÃjonfe de Rob.^Ãienne Laurentium,depuis le 6lt;ÿ.chdp.iuflt;^ues au cen-^ tieÃne.Au reÃe,i'ay quot;vne defenà bieplus briefs ue cotre la truadiÃe de ces CenÃeurs:c eÃqu ib niaccordct que laj^parle apres leÃainSl EÃrb lequel ni a diEîé ces parolles.
Deut.6.c.ij. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Artic.
Annotation, Il fault craindre DieUjamp; feruir a luy feul.11 fault feruîr a Dieu feul. Dieu feul eft noftre aide amp;nbsp;noftre falut.
QenÃure, Ces annotatios qui font auec vng figne de preclufion ^ont heretiques^ oftant lâaide des Sainôls.
Szpar le figne deÃorcluÃo raide des SainEls eà oEle,pourquoi eà ce que ceulx ci repugnct au fainEl EÃrit ? Les parolles de rEfcripture fontmanifeÃes^TuÃeruirasaDieufeul, Deut. c.c.iS.Matt.^-.b.ïo.LesCefeurs difcnt qpar icelles eà reuerf â lâaide des SainSis,laquelle ils défendent ou fouLhennent auec toute obElina-tion. A Dieu feultout honneur (t/gloire, dit ÃtinEi^aul. Eourquoy eà ce quils combattent tant pour le feruice des SainLls,pub quils con f effent quil eà forclos par lefain^ EÃrit 1 Or dâappeler heretique 'vnefcntence quieà de mot
A«x articles des Theolog.
a Mottranfcripte de la Loy de ï^uangUc^ que Dieu a efcripte de fou doigt, que Chrifià prondcee de fa bouche, qui niera que ce ne foie quot;vne audace pb/s que diabolique, f non que ce /bit vng double diable ? Car ie ne fdspoint(t inique, dâimpofer a tout le College cefte tnal\ heurcufeinuention,quaucusdentre eulx a-er^ gonnent : A Dieu fèul, di/ènt ils, honneur gloire, pource que Dieu ejlfeul. Tu feruirasa Dieu feul,pourcequbl ejlfeul. Cesbaueries font ouyes a Vans nbsp;nbsp;nbsp;autres principales Villes
du royaume de France en fermonpublic. Tou-tejj'ois i'ainie mieulx. les efjiargner , quefi au-* cun ejlimoit que ie les voulufe charger tous de ce quon n attribue qua quelques 'sgt;ngs.
lofue 15. a. ï. Ãlâ au z.dcs Chroniq .10. f.ix. PÆe^«.44.tI.4. Artic. 5 8. Annotation, lofiie dehorte le peuple de fe melierparmy les payes,de paourquâils nâadherenc amp;nbsp;nâayent fiace en autre que en vng feul Dieu. lofaphat le déifiant de fa propre vertu, fefieen Dieufeul. life fault fier en Dieu feul, lequel feul faune pour lâamour de foymefme.
KeJ^onfe de Kob. EÃienne
Ccnfure^, Les paifages de 1âEfcripturc aufquels font appofees ces annorations amp;nbsp;lesfernblablesjeplus fouuentne fer-uent feulement que de retirer du feruice amp;nbsp;de la fiance des idoles, ôc icelles mef-me inuitenc le peuple au feruice de Dieu feul. Elias ainfi mifes auec le figne de for clufion tant fouuêt répété,elles font faul-fes,amp; confpirantesauec les Luthériens qui nient lâinterceflîon des Sainôlsjamp; les merites des Åuures.
O les bons Areopagites^qiû îugent en tene-bres! Non feulement les annotations quils re^ j}rennent}maiiauÃi les pajjà ges d^ou elles font prinjès^oppofènt exprefeemet lafiace desfor^ ces humaines a la droite foy qui fe repofe en Dieu. A.uPfeau.^^.b.'/, ienejfereray point en mo arc.ïtem,au zo.chap.dcs Chron.c.iz,llny a point deforce en nous.Maintenat fi on quot;veult croire a la cefire des SorboniÃes, l\ng lâau tre cà reÃrainSl au feruice des idoles. Ã^and doc Dauid ditÃe neffereray point en monarc, (y mon glaiue ne me jauuera point: Item, au Pfeaul, zo.b.S, Les âvngs fefient aux chariots.
Aux articles des Theolog.
io8
les autres aux cheuaux, mais noi/s inuolt;juc-rons le nom du Seigneur. ltem,îere.au ly.cha. d.lt;)yM.auldit eà lâhomme ^ui Ãecofieenlhomme, qui met la chair pour fon bras. Au contrai^ re, Beneitfôit rhdmequilè conÃe au Seigneur. \tem,qudd Dauidreprend dcrecheà ceulx qui fcfient en leur vertu, au Pfieaulme .gt;{9. a.y, il fauldra que nous fioyons aueugles a noflre efi-cient, pour croire quec^eà Vne antithefie entre le Dieu viuant,(^les idoles des Payens.Pour-quoylPource que les Cenfieurs defimebrent no-Ãre fiance en trois pieces. Qar ils veulent que nous nous fions en partie a nos mérités, en partie a Pintercefiio des SainEls. le a dire combien ce fiefaulfiete efi repugn at e a la paralic de Dieu.le di ceci,qu ilny a nul des anciens doElcurs de l Eglifi qui mette la moindre fian -ce que ce fioit en nos merites,ne en rintercefiion des SainFls.
z.TheJJal.â^.b.6. Artic.lt;^^.
Annotation, Contre ceulx qui ne tra-uaillent point de leurs mains. Dieu, veiilt» que nous viuions de nos propres la -beurs, amp;nbsp;que nous les departiflions aux o.iij.
quot;KeJ^onfe Je Koh.EÃienne 3utres^Prouerb.5.c.i5,Renrons' nous de celuy qui ne veult point trauailler, mais veultviuredu labeur dâautruy, z. The(-lalj b.8. Paul nâa point voulu manger le pain pour néant,amp; lans rien faire.
Qenfure, Ces quatre annofatios Tentet riiereÃe des Vviclefuiâes Sc des non ueaux hérétiques.
Combien que cef annotations ne foyent propres a faire remplir les centres des mojnes quifot engraifè^^ du labeurdâautruy en oiÃuete^toutejjois elles ne contiennent rien qui ne conuiene aupa/Jage ou elles fontmifes. Si ce que te di fentl'hereÃc des VvicleÃuÃes, les Cefeurs nontpoint degouÃ, pourÃauou-rer lesparolles de S. Paul. Mais encores que les oreilles leur pendent bien^à font ils con-trainSîs dâentedre ce que dit lâApo^lre. ils yomiÃentf ir moy toute leur cholere^ en dif firaulant cauteleufement ce quil dit. Au re^e, fils veulct tirer mesparolles a leur fens, corne y Ãievouloyefrauder lesÃdeles douleurs nbsp;nbsp;mi
niflresdelà Parolle de t)ieu,de nourriture entretenement quileurefl deuÿls me calonient
Aux articles des Theolog. 105
excuse en ceci: car ie nay eu autre but que de reciter ce que contenait le texte de S. Paul. Et
y?ÃaiEl
de bonne foy.
EccleÃaPle^^-ä.^. hrtic.èo.
Annotation^ Les labeurs des hommes
Cenfure, Ceftc propoGtion cftherc-lique^ amp;nbsp;lâautheurcotredicafoymcfme: corne il appert par les annotations precedentes,amp; parplufieurs autres.
Qw croirait quefoubs des chapperons ma-gtPlr aulx furent cachez de à rudes afnesï EadmonePle la,quilefl diÃpute des labeursÃu perÃus des homes. Ilspenjent que ie condam^ ne tous labeurs comme inutiles. QiÃon baille le paÃptge a lire a \gt;ng enfant, nbsp;nbsp;nbsp;incontinent
ilcognoiÃra que iediÃingue les labeurs 'vains efquels les poures fols inconfiderez fo tourmentet en vaiuÃ^auecceulx qui font bien iuÃement entrcprins.Parquoy ils font tout ainà comme fils mettaient entre les here-
o,uu.
KeJ^onfe de Rob.EÃienne prennent leÃeruice deDieu nbsp;nbsp;nbsp;efi abaÃardi^f
corrompu,
Matth.6.a.1. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Artic.6î,
Annotation, Il fault faire les bonnes oeu ures pour lâamour de Dieu feulement.
CenÃurCf Combien que les bonnes ocu ures fe doibuent faire pour lâamour de Dieu,qui eft la fin de tout, ce nçatmoins ellesfe font auU'ipour lâamour du prochain amp;pour plufieurs autres caufes. Par-quoy lâannotation eft faulfe ôc erronee.
Md« les QenÃtursJe debuoyent bien Jouue-nird'vne reigle qui eà cogneue des petits en-ÃansiC'eà que les choÃesquifuyuent par ordre hne apres Eautre,ou qui Jont fubalternes, comme on dit,ne fe contrarient point. Car à on red quelque debuoirauxhdmes,on ne laijfepas de le faire pour lâamour de Dieu feul. plus eÃ, tout ce que nousfaifons pour l'amour des hommes, doibt auoir fon regard a Dieu. Mais il fera encores plus clair parla circonÃancedu pajfage,cdbien leur iugemet eà droiEl. le di a-uec Chrifl,quilfault regardera ygt;ngJeulDieu, afn que nous ne procédionspointpar ambition
A«x articles desTheoîog.
IIO
pour duoirld louange des hommes. A ceÃe dourine ils oppûf mt^que les prochainsÃontfecon rus parles offices de charité.
Vrouerb.so.c.16. Artic.62..
Annotation, Tout ce que leiufte fait, apporte vie, amp;nbsp;eft falutaire: mais tout ce que ie mefchant fait, eft pernicieux.
Cenfure, Cefte propofition pour lâvne Ãc lâautre partie, eft heretique.
n ne fault quaduertir les Loueurs de conférer les parolles de Salomon auec les miennes. 1/ nbsp;nbsp;nbsp;L'Åuure du iufie tend a 'gt;igt;ie:mai,.slefruiSl:
du mefchat ted a peche.le di le mefme du tout, on autresparolles vngpeu plus claires,commc I office d'vng expofîteur le porte. La Sorhone prondce a pleine bouche que ie fuis heretique. Qup Salomon aduife comment il efchappera d\ngfemblable lugement. Mais la deteflable rage de ceÃe eÃhole diabolique apparoijl: a tous,en ce quelle tient lefainÃl Effrit double-' nient heretique en bien peu de parolles quil a prononcées.
lehan.i^.a.^, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Artic.^3.
Annotation, Les Åuures fans foy font nulles.
'KeJ^onfs de Kob.EÃienne
Cenfure, Cefte propofition en vniuer- ' fei entendue eftfatilfe amp;: erronee.
le weproÃ^teray rie enuers ces CyclopesÃe leur alléguer rE/cripture. La fen ten cc del'A-poflre efl telle en lâEpiflre aux Hebrieux,n.d. 6 d.1 efl impoÃible de plaire a Dieu fans lafoy. AiiÃi ÃEfcriptureprononce quauant lt;^ued'a-uoirlafoy, nous fomnia morts, Ephef, z.a,i. Item, que les cueurs font purifiez parfoy,Acl. i'i.b.^. Quelle quot;vertu procédera des morts ? C omment efi ce qu\ne eaue purefor tira td'f-ne fontaine orde(yâcorrompue?SainEl Paul dit que la bonne confidence eà de la foy non feinte, I. Timothee,!. a. 5. D'ou eLl ce qudls tireront 'vnebonne amure,cependant que le cueur feramauuaisï En quot;vngautrepaÃageildit que lafoy befangne par charité, Galatiens, lt;;,a. Grelle luÃice fie pourra trouuerfians charité? Garfians icelle il ny a ne martyre, ne la diftri^ bution de tous les biens qui fioit en rien cFli-mee, i .Corinthiens,i}. b.^.SainEl Paul enfieigne que Chrifi habite en nos cueurs par foy, E-phefiens,^. d. ly. Quelles bonnes Åuuresfion-gcrontils hors de Chri^ ? Mlt;iZf z7j ne font que
Kux articles des T heolog. 'm fentocquer CZ rire de tous les pajjages c^uon leur amène de l'EferipSure. Q^ils efcoutent doncfainEà Augustin, c^ui les refueillera bien, hongre mai me il parle en la preface du PJeaulme 31, Lw eww/fj ^uon appelle,deuant la foy font'vaines,combien quelles fcmblct louables auxhom mes. Qw nul donc ne compte les bonnes ceu~ ures deuant la fry : la ou il ny auoit point de fy,il ny auoitpoint de bonne Åuure.Silafoy qui ta eÃe donnee t a faiSî iufle, elle t'a trou-ue mefehantpour te faire iu?le.ïte, On prend garde a tes Åuures, oâ toutes font trouuees mauuaifes. Item, en l'Epiflrc 105. ad Sixtum, tes bonnes ceuures fontfaiEies par l'homme: mais la foy Je fatten l'homme, fans laquelle ' nulles bonnes ceuures nefefont. le we fay que toucher en briefeequon recontre plus de cent fois en fes ceuures. Ce neÃpoint de merueilles fi les Cenfieursparlent ignoramment des chafes qui leurfontincogncues.'Mais a lamiene 'vo lonte qua la fin ils apprenentpar ou cefi quil fault commencer a bien 'viure»
ilgre quils enayient.Car voyici cont
KeÃionfede Kob.EÃtenne
7.achdriey.b.lt;^- Artic.64.
Annotation^ Le Seigneur refpond par Zacharie, que Ies ieufnes fans les Åuures de mifencorde ne fontrien.
Qenfure^ Celle propofition eft faulfe amp;nbsp;erronee,deftournant des leufn-es.
'Z.acharie donc deÃournoit deienfner,quand il dcclairoit que les ieuÃnes nepouoyent eÃre plaiÃants a Dieu au temps que les ïuifs efloy-â cnt cruels mefchans enuers leurs prochains, SemblahlemetEfaie deflourne des ieufnes quad ilfemocque des hypocrites quife tourmentent a matter leur chair, ^^ce pedant ils ont lecueur fcaillé Oâ peruers, Efaie ^^.b.i. Semblablemet, Paul deflourne de faire aulmofne, de propheti fer, O'fiddonner a autres âvertus^quand il en-feigne que tout cela nefl rien fans charité. De ccQ» il appert clairement, cornent ils inflruiflent leurs difciples a Vne hypocrifle flotte o' lourde . \ls veulent que Dieu approuue le ieuflne par lequel les mefchans couurent leurs vices. Ef Die« crie que les prières Oâ flacrifices des mefchans luyfontcn horreur Oâ detefla-tion. le m'efbahifortdcce quils font fl bnf-
A «X articles desTheolog» â 112. lans en vne caule qui ne les attouche en rien, ^ar il efl bien certain qùils ont les ieuflnes en (tuÃi grand meÃiris, i^uils font ditigens a les louer maintenir. Mair ce nïefl afle^^pour le prefent d'auoir monflre, comment ils ne font qu^abbayer tout ainfl que chiens enrage^ , 'Qi' quils fe mocquentde Dieu auec leurs ceremonies extérieures, comme fils amufoyent vng pe tit enfant auec vne hachette.
Matth.^.e.^^^. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Artic é^.
Annotation, 11 ne fault point iurer. Qenfure, Celle annotation eft liereti-que^jöd iadis condamnée.
De moy,ie nay iamaisprétendu de condant ner le lurement. Mdjj-pource quesfommaires on note briefuement en vng mot ou deux, les pajfages que le LeEîeur doibt cercherau texte pourferuira la memoire,onne defnit point plei nement les chofes. Parquoy ces Cenfeurs font inhumains de me chargerfaulfemet.Mais il va bien que leur malice n*efl point flfardee,quelle puijfl deceuoirceluy qui aura quelque iugemet.
ierem.io.d.z^. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Artic.6ë.
Annotation, Câcll a Dieu dâadrelTer
KcÃgt;onje de Koh.^Ãienne
Ia voycjôc non pas an liberal arbitre.
Cenfure, Combien que Dieu foie ic principal direéleur de nos voyes, toiitef-fois nous dirigeos nos voyes auec la grace de Dieuj comme il appert par lercmic mefmeau i8 chap.a.8, amp;nbsp;31. Parquoy celte propofition elt faulfe.
Ã^d ie leur accordera^ ce tjuils demander, à neÃeuÃiit il pas q ce ^ue idy dictÃoitÃaulx» Carà Die« cfl le principal directeur la dire--^ion n e^. pas au liberal arbitre.hutremet on ne fera nulle difference entre ccluy cj^uiguide edduitj ccluy c^ui leÃiyt'.ne entre la mai jereffè (^yâ la chambricre. Au reÃe^puis que S. Paul prononce que ce n\à point du courant ne du yeuillaty mais deDieu qui fait miÃricorde: i⬠puis har dime t affermer qu\ls font mefehas malheureux d'abbayer cotre yine fentece fi fainfle aâà veritable.îls obiefletque le liberal arbitre y fait auffi quelque chofe. Quybien', mais ceà entât ququot;il eà affrachi par rejbrit de Dieu.lls difentque auec la grace de Dieu nous addreffons nos voyes. PadiouÃe d'anantage^ Par la grace de Dieuicar c'eà meÃnes vne par tie de lagrace de Dieu,que nous ne la reieflds
Kux articles des T heolog. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;113
^oint.Les parollcs deleretnie parîcfij^uelles ces brouillons veulerit objcurcir la lumière portent autre chofe.
Luc.t.c^zi. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Krtic.6y.
Et apres que les lours de leur purgatio furent accomplis. Annotation^ On lift aufli ce pillage au feminin gère, la purga tiomle rapportai a Marie,câeft a dire aux iours efquelselle le tenoit enclofe en la rnaifon, faifant femblant dâeftre fouillée, afin quâelle ne fuft accufee dâauoir tranf-grclTelaLoy.
Qenfure. Cefie annotation,quanta celle partiCjFaifant femblat dâeftre fouillée; ert vnc locution impropre, amp;nbsp;mal fo nate aux faindes oreilles, lleuftmieulx did,Celant fa purite.
Mais eulx mefmes ne font pas purs^ de contrefaire y ci les nouueauxhommes. D*autant que iufqu a prefent ils ont obfiincement fou fie nu la barbarie ils veulent maintenant eîlre les maifires de bien parler Latin. Mais qui le croirafLa chofi monfire afie^ qu'ils font Jgt;lus ridicules que le cordonnier qui entrepre^
KcÃ^onfe de Koh.EÃienne voit deiuger plus auatque lapantouÃejlleun' dejplaiÃpic lay dîEîquela Vierge feitfem^ blant: dâeÃre impure. Us debatent quil falloit: pluÃoà dire, quelle d cdche Ãa purite .'Mais en ce fécond membre il eà moins exprime quil n^ppdrtient. Qdr il eà diSl quelle afc de puf gdtion./^ quel propos ? C'eà toutdinfi que à elle euà eÃe maculee parfon enfantement d la façon commune des autres.Ufenfuitdonc queri receuant ce qui eÃoitvÃte parles ceremonies de la Lo^j ellefaifitfemblant dâeÃre immode.
Genef^S.c.16. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Artic.6^^
LâAnge qui m'a garenti.ll appelle Dieu qui lâa preïerué amp;nbsp;garenti par lâAnge, lâAnge qui lâa garenti.
Qenfure, Celle annotation fauorife aux heretiquesjquiniêt lâaide des Sainéls amp;nbsp;des Anges.
Ainà lesmaiÃres delà Sorbone neferot point cotensf nous ne croyons que les Anges dâeulx meÃae nous peuuentgarder.Qupd on leur accordera que les mors les Anges noi/s aidet, eÃcea dire que ccluy qui dira que 'Dieu nous eÃargiÃfes beneÃcespar eulx .,foit hérétique^
Aux articles des Theolog.
mer (jue les Ariges j^tiÃcnt tniniÃres de la honte diuiaelMaintcnant on veoit apcrtement, com^ nient ils laÃ:hent la bride donnent ïaban-magiciens enchanteurs nont ianiais at-tribuey/ertu ne puiÃÃancea leurs diables que füubs le nom aueu de Dieu. Et maintenant au iugcment de la Sorhone on n attribue point aux morts ce qui leur appartient,fils nont leur empire a partfeparéde Dieu.Mais la philosophie ChrcÃicnne nous ordonne bien autremet. Et puis quils ne tiennent pas grand compte de l EÃeripture, ie leur reciteraj les parolles de fajnEà AuguÃin,au traicle fur le Efeaulme 34, I ef-.outeray celuy qui me dit, U fuis ton falut. le ne cercheray point dâautre falut que mon Dieu. Efl ce de la creature que le falut m eà ddnelC eà de Dieu.Et à ielcue mes yeux aux ^nontaignes,douïattenque f 'cours me Vienne, touteffüis ce neÃpas des montaignes que l aide me Vient: mais du Seigneur, quiafaiEl le ciel çy la terre.Es angoiffes teporelles Dieu tefubuientpar le moyen de lâhomme: mais cefi
KeÃfonje de Kob.EÃiienne luy nbsp;nbsp;eà tonfalut. Dien te fubuientpdrtAn
gCjmais ceÃluyquicà tonÃalut, cesyuroyigncs decenÃursJen voiÃent mainte^ 7untdncc IcuriÃauÃete;^.
Le Catalogue de quelques paflages rc cueiiliz des Indices imprimez par Ro bert Eftienne lâAn du Seigneur 1518, i532-gt;i54ogt; 1548-
loÃue i4.cr.x. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Arttc.S^^
Annotation, Abraham,Thare,amp; Na-chor, ontleruiaux dieux eftranges cn Melopotainie.
CenÃurc, Cefte annotation eft téméraire amp;nbsp;iniurieufea Abraham fidelle.
Vintction de loÃue en ceÃ^rmon ld,eÃ,de nio~ Ãreraux luiÃi combien grande eflla miÃericor de dont Dieu a yfà enuen eulx,de ce quila retire Abraham dugouÃre proÃond de ÃuperÃi-tion idolatrie. Nos peres,ditil, ont habite oultre leficuuc^Etpuis il en nomme \ng,dÃca^ uoir ThareperedâAbraham de Nachor.Pi nalementil adiouÃe quâils ontÃcrui aux dieux eÃranges. La deliurance excellente dâvng à ÃainSiperÃonnage,en laquelle reluit la magniÃ-
Any. articles des Theolug. nj Cf Wfc nbsp;nbsp;honte de Dieu, doit eÃre a bon droiEÃ
célébrée en lâEglife.Man eeà la Theologie de Sorbone de tourner a honte q* Vitupère aux. Saincls la miÃcricorde que Dieu leur a faiSîe. Touteffoiî Abraham recognoijî \oulonticrs quil e'sllâvngdeceulx que Dieu a appelle;^, dors quils nejloyet rien, llofnains ^.c.i';^. plus efl,la gloire qu i eà autrepartÃondee qu en la grace de Dieu.,eà execrable. Ã^e tous ceulx donc qui ont honte de conÃeÃer que tout lemon de cà fuhiecl tenu a Dieu, periÃÃcnt auec leur oultrecuidance diabolique.
Deut.2.S.c.i6.g.6^. Artic.yo, Annotation^ Dieu a faiélferiiirlesluifs aux dieux eftranges, pouixe quâils ne luy Vouloyent pas obéir. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;gt;
QenÃure, Cefte annotation eft faulfegt; prochaine de blalpheine^ôele texte ne J'efpond aucunement a ceft adiiertiÃe-ment.
aduertiÃement la,reÃgt;ond au texte. Entre les penes par lefquelles Dieufé xgt;enge des mef-ehdcetez df*peuple, Mojyfe recite ceÃela,quil
KeÃionfe de P^oh.EÃienne Ãeruiradux dieux cÃranges. Sâils ne trouuetit bon conÃentement entre mesparolles (^celles deMoyfe^qu ils ne confeÃcntpoint quvng Åuf refcmble d lâdutre.QyclâEÃrit du Seigneurfoit appelé blajfheniateur corne moy, lequel parle ainÃcommunément es ^fcriptures.Orie n enten pas pourtant, que lùieu leur ait commande: mais que par iuÃe vengeance ilsontc^c contrainSîs a telle feruitude.
Matth.y- b.iî. Lucit. b. 13, GeneÃ
6 b nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Artic.-ji»
Annotation,Chrift tefmoigne que nous fommes maiiuais de nature.
Cenfure, Cefle annotation impofc faulx a Chrift, pource quâil ne le ditpas.
il fault veoir fl Cbrià dit que nous foyons mauuais de nature,ou par habitude, il parle de tout le genre humain. ïl condamne donc toute leur nature cornemalicieufe.Etpuis ilfault no terquilfaitcdparaifon des homes auec Dieu, qui eà bon denature.Dont il appert que ie nat tribuerienfaulfèmentd Chrifl.
N ombres, i^.dy9â Artic.'jt. Annotdtion, Dieu defend que nous ne
Aux articles des Theoîog. iilt;gt; fuyuios point lespêfees de noftrecueur,â niais feulement ce quâil commande.
Qenfure^ Celle annotation nâell point ! du fens du tcxte^ ôe la leconde partie dâi-celie ell Iieretique.
En ce palJageld Dieu defend exprefeement aux luifs de future les pcfes de leurs cueurs, I Si la reprehcnfun de ceulx ci cf lufle, il fcn^ fuit cjuc Mqyfe efoic hors du fens,quad ilcfcri^ uoit telles chofes. Car ceulx cidifènt que ce que lay recueilli de luy mot a mot, na point \ de fens .ils font poulfc^ dâvne mefme phrenefie quad ilspronocenr que la fécondé partie efi he-' retique,laquelle fe lijî mot a mot au iz chap, de Deut.d.jz.
Nombres,î^.d. ^5- Artic.'y^.
Annotation, Ne fuyuons point les pen fees de noftrecueur, mais feulement ce
que Dieu commade. La mefme, Ne fuyuons point nos yeux , ne les penfees de noftrecueur,mais feulemêt les comman-* demens de Dieu.Deutero.iL.a.fT.Ne fai-fons point ce qui no® femble droid,mais ce qui eft comapde de Dieu tat feulemêt. p.iip
Kejjgt;onje de l^ob.EÃienne
Cenfure^ Ces troi? annotations font Je naefnie farine que la precedente.
En toutes ces f 'entences ie nay pas adtouÃe Vne Ãllabe du mien.La Sorbonc^ mere par trop Ãeconde a enfanter hcreÃes, veult que tout ce que le fai fl ci Effrit a tant défais prononce par la bouche de Mojife^foit heretique. Certes il fault ou quils nayentiamais leu lâEfripturci ou quilsfeÃeuentparmocqueriecontre Dieu, CiT contre le Koy,comme fi tout leur eÃoit licite. Cependant il appert quils font doublcmct phrenetiques ,de monÃrer ainà leur vergongne deuant tout le monde.
z.Corinth.yb.^. Artic.â;i4.
Annotation, De nous mefme nous ne pouuons pas feulement penfer vnecho-fe bonne.
Cenfure, Cçfte propofirion eft faulfe.
- CeÃe cenfurevault autant,comme fl de propos délibéré ils faheurtojient contre Dieu, k recite fidelement les parollesdefainEi Paul. Us penfent auoir vaincu par vng feulmot, quand ils ont diS},Cela eÃfaulx. Cependant ils monâ- â firent quils font P clagiens,voulant quel'hom^
Aux articles des Theolog. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;117
Mepuiljc quelciue choje defoymejnie.
lr{eb.9.d.i^,lt;ry}^ ÃZ/io.f.14. Artic.
y ne feule lioftie a cite vne fois offcite, amp;nbsp;nây en a point dâautre pour nous de-liurerdenos pechez. Dieuareiette les hofties amp;nbsp;oblations, fecontentant de la feulehoHie de Chrift, qui a efte vnefois offerte.
Cenfure, Combien que Chrift ait efte feulement vne fois offert en lâautel de la croix, paifible,toutcffois il eftiournelle-ment offert impalTible au tacrifîce de la Mefl'e. Parquoy ces annotations fauori-fent â cculx qui niêt le facrifîce de la Mcf-fe,amp; la prefence reale du corps de Chrift en r£uchariftie,amp; autres facnnees.
Us receuront en d'autres pafjagcs Jans au^ cune difficulté cefle mefme fcntcce:, quand bien ils la rencotreroyent cent fois, nbsp;nbsp;nbsp;la pajj'eront
franchement. Meftnes quand on leur met au de liant que la mort de Chrià cfl appellee l'hofiic ygt;mque,ilfcndcjjeflrent en eeÃe maniéré, que fhojlie quils offrent en laMeffe,ef cefle la meà nonpasdiuerfc.Parquoj/ ilappcrtquils p.iiff
de T^oh.EÃienne
font nicnc^ d\ne maligne enuie,de /condamner en moy ce quils appronucnt aux autres,i^fe permettent a eulx mefnés.T outcfdis lefouf fre facilement, CTÃis bien content que ce que I ay diBfdt biefort efoingné de leurs fcrile-ges.Caria naduienne quen confentantaufa-erifee de leur MeÃe, ie rei et te la mort du Vils de Dieu par yng renoncement fi defoyaL Car la mort deChriJineà point la reconciliation du monde, fi elle nâefl le facrifce Unique pour purger nospechez- Par vnefeule oblation il ä confteréa pcrpgt;etuite ceulx qui font fanVlif-ez,ditrApofireaux Hebrieux,chapitre lo.f. 14. Ils gafiouillent quïl a çfie vnefois ojfert efiant pafible. Corne fi la 'vérité de Dieu fain-^e immuablepouoitefre renuerfee incon~ tinent qu^ng pourceau y aura mis le groing. Car d'ou efl procedee cefie diVlintiidlLâEferi-pture enfeigne que la mort de Chrifi efl lefa-crifleevniquepour nos pechez- La Sorbonefle mocque,difantque ca eflelefacriflce de Chrifl paÃible.Par qucldroit?combien que cefle que-fiion eflfuperflue. Carfl nou^s cofeflbns ce quit fault necejfairemet,que Dieu a cfle appaifepar
Aux articles des Theoîo^. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;118
O
la mort de p)n Fils,il ne fault point cercher ailleurs la remifion dapechcz, O' ne fault genfer qu il y ait autrepart defatffaFlion. VApo flre aiiÃi monflre que Chrififoffrant vnefois, a accompli la redemption eternelle.Q^ant a ce quils iafent, quen la Me/fe il efl ojfert impafi-bleuis f cdÃitueten cela bourreaux de Chrifl, Car luj) feul a eÃe idoine facrifcateur ; pourtant il a efle appelé auec iurement lt;0 ordonnéfelon lâordre de Melchifedcc. Ã^ilsja-crifcnt donc au diable leur idole defarine:car le Fils de Dieu ne fajjubieélira point a eulx pour eÃre facrifié.
Hebr.i^.e,z6. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Artic.yG.
Annotation, Celuy qui iugera le fang de C h ri fl ellre poilu, amp;nbsp;fen fera niocqué; ne croyant point que les pechez foyent pur gez par iceluy, cerchant dâeftre purge dâailleurs,fouffrira grans tourmens.
Cenfure, Cefte annotation, pour cefle partie,Cerchant dâeftre purge dâailleurs: fignifiant que la purgation des facremes eft forclofe,laquelle prend fa vertu amp;fon efficace de purger,du fang deChrift,con
^eÃgt;onje de Rob.EÃienne fpire auec les Lutheriensj amp;nbsp;eft prochaine a herefie.
laucment de regeneration^cerche il d'eÃrepurgé d'ailleurs lt;iueparleÃang de ChriÃ^ Celuy qui parl'vÃage delà Cenefeelle la grace qui nous ejî acquiÃepar la mort de ChriÃ,fe fepa-re il de luy? Il appert y ci derechef combien eà barbare la truandife de ces beÃes fauuages, qui defmembrent cruellement les choÃs que Uieu a conioinEles. Ley facremens font aides par lefquels nous fommes coduiSls a ChriÃ: tout ainfique fainél AuguÃin a bien diÃl que les facremens font coule^i^ du coÃe de ChriÃ, aufi ramènent ils la noÃrefoy^ a ce que nous fcachids certainemct que noÃre falut a eÃe accompli pary^ng feul ChriÃ. Ley SorboniÃesy contrediÃnt, difans quon fait iniure aux facremens fj quelcun nie que nos âmes foyentpur gees dâailleurs que de la feule purgation de ChriÃ. Touteffois encores font ils femblant d'auoiryci quelque quot;vergongne, difans que la propoÃtion approche d'hereÃe. Ils font ainfi bons ouuricrs en matière de qualifier.
Aux articles des Theo!og. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;up
Arùc.yy.
Annotatid, Le nd elle ne difcerne point entre les lours. Car toâ les lours font de-diez aux offices de piete.Le debile en foy difcerne entre iceulx.
Cenfiire, Cefte annotation confpire auec lâerreur des Aeriens.
Qwad le di quili rie difccrnef point les iourSj ic n entend pas lirnplemcnt : mais ie di qu*ils n en f^ontpoint de di^erence, qui aÃreigne les eonicicnces a (juelquep-tperflition. Car come il a eÃedidl en xng autre robpruation politique des iours eft piinFle legitime. Mais depuis que les cueuri ÃntfaiÃz de quelque fupcrÃition, les confciences Hees non feulement la liberté que Chrià nous a acqui-Jeeà en dangier, mais aufi la predication de lEuangile eÃprefquerendue inutile, corne dit S.Paul au ^.chap.aux Galat, .bio. AinÃque le nom dAerius voife au loing, puis que nous amenons le fdindîEfpritpourautheur de ce?le dodîrine.
Matth, z^.a.^. Artic.yS. hnnotatioïii Chriff defend que nous
Ke^onfe de Kob.EÃicnnc nâappellions aucun fur la terre, Pere,duquel nous efperios quelque chofe, dâautant que noâauos vng feul Pere es cieulx.
CenÃure, Combien quâil nây ait quâvng Pere celefte tant des corps comme des âmes', touteffois Chrift commande que nous honnorios les peres naturels amp;nbsp;fpi rituels,defqiiels nous pouuons efperer beaucoup de cliofes. Parquoy celle an-notatio efl faullè amp;: iniurieufe auxvn^s amp;nbsp;autres peres,pour celle partie,Duquel nousefperions quelque chofe.
Larejpdfeejî briefue-.quc mes par olles ne di minuentrien du deuoir des encans enuers leurs peres meres, non plus que celles de ChriÃ. Et iamais ri entra en mo cueur yne telle reÃue-rie,quon ne deuà porter honeur a pere 0-' mere. Ã^nt a ceÃe particule,(^il ne fault rien efperer des autres percsfles Sorhoniques re-cognoi/foyet que tous ceulx qui nousfot quelque bien font miniÃres de Dieu,ils nefmouue-rop/entpas ceprocez^
Deuter.ï^.a.j{.
Artic.y^,
Annotation,
Il fault adherer a Dieu par
hwx. articles des Theolog. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ix o
foy amp;nbsp;fiance, non pas aux idoles, ne a autre chofe quelconque. Item,Dieu qui eJdialoux, ne veultpoint quâon ait fiance en autre quâen luy feul, Exod.34.b. 4. Dent. 4.d.i4, amp;nbsp;au y.chap.a. 9. lofue x4-c.i9,Ceux qui fe fient aux creatures font deceu2.Efa.3o.d.i6,Il nây a autre qui affli ge amp;nbsp;qui donne fecours : qui aide amp;nbsp;qui deliure es aftfidions,que noflre Dieu. Deut.sx.e 39,11 fault feruir a Dieu en veri te,amp;non parfeintifejamp; ne fault mettre fa fiâce en autre,foubscouleurduferuice de Dieu,Iof.x4 c.i4.amp;au i.des R. ois ix.d.xo. CenÃre, Les paflages ci monftrez ont accouftume de defendre quâon ne ferue aux idoles, ou quâon ne fây fie. Mais ces annotations retirent les gens de la vene-ratio amp;nbsp;des prières des Sainéls. Parquoy elles font Luthériennes amp;nbsp;heretiques.
Il eà bon de noter la belle faconde des Sorbo niÃesence quits difent^LespaÃages monÃrez ont acconÃume de defendre l'idolâtrie. Qiti di roit maintenant (^nils font barbaresÃ'aller cer cher fi loin^ afin de parler élégamment j ce fie
KcJ^onJe de ^ob.EÃienne
façon de parler,lb ont accouflume.Mab oÃüf lefard qui efi en ces mots,^regardas la chofe enfoy.Les paÃfages dotilefiqucÃion retiret en partieleshdmesde \outesfortes defuperÃitios, en partie de la confance pcrucrl'e qui nous fait amufer aux creaturesXay fidèlement recite ce que les Ictlcurs eufiènt trouue au texte, l^escenfieurs nient qu il faille ainfiparlerau-tourdhuy,d'autant qud ny a plus dâidoles des payens. Ã^oy?fault il eÃ/argner les idoles de ce temps tVoila y ne belle lolutiontmais elle eà telle que les Ephefies en euÃfent aufii bien peu quot;vfer a lâencontre de Paul pour leur Eiiane: les Athéniens pourlcur Minerue: caries Prophètes auoyent crié contre les dieux d'AÃyrie Ãyâ d'Egypte, ils n auoyent iamab touche aux dieux d'oultre mer. Mais il fault bien que les ChreÃiens tiennent yng autre principeâ.Pource quil n'y a qu'xmg Dieu, toufiours ^ng mefine CZ femblable a fioy, tout ce qui eft fierui oultre luy,eÃ'vne idole (y' abomination. Or la princi pale partie du feruice diuin,c'efl la fiance.
Prouerb.slt;^.d.2.y. au ï6.a.6. Artic-Zo. Annotation, Les pechez font purgez
Kux articles des T heolog. m par foy amp;nbsp;mifericorde.Item,En croyac vngfeul Dieu,amp;celuy quâila enuoye lefns Chiift, la vieecernelleeit donnce. lehaniy.a.j.
Cenfure j Ces annotations amp;nbsp;fembla-blesfont bien vrayes,toiiteffois ayant ef. gard a lâerreur des modernes heretiquesj touchant la feule foy,la remiÃion des pe chez, dâvnji feul Dieu, la fiance en Dieu leul, delailfant les autres chofes qui font neceflaires a lalut,il ne les falloir pas mettre ainfi a prefent.
Premièrement il rdefl ia befoing de réfuter leur impudencCygui efl Ji groÃiere^que les pet is enfans la cognoiÃentAe nay pas deu ainà par-' 1er, de peur que ic ne fuÃe veu affermer la re~ ^iÃion des peche;^ eÃregratuite, Pt toutef ois ils conÃeÃent que fay diÃlque les peche^font quot;remis parfoy nbsp;nbsp;nbsp;mifericorde. le les tien mani,-
feÃement couaincuz de calomnie. Maisie fur-feoy -voldtiers, (y tnabÃien de la defenfc de la quelle ie mepourroje emparer. le confeÃe que , E)ie K nous remetgratuitemh nospechez : mais que par la feulefoy nous receuons le pardon
de Kob.^Ãienne
il noi/s ojfre. La Sorhone iuge (jue ceulx Id errent, qui enseignent la remiÃion despechez eÃre ä vngfeul Dieu, nbsp;nbsp;nbsp;que la Ãance doibt
eÃre en lujiÃeul. iamais homme ne croirait que ceulx qui ygt;eulent eÃre tenu^pour lespilliert dehEglifeFrancoiÃe,fuJÃent venuz u telle ra^ ge impiété ,à ces monÃres tanteÃ)ouantd-bles neÃoyetÃortis de leurs regiÃres.Qup non feulement les nations eÃranges,mais lesforeÃs C/ les rochers les mers o^ent ceÃe Moix di'f gne dâeÃre en execration a tous Ãecles. Car Vojici quelle eà la definition de la Sorbone, Ã^e ceulx qui enfiignent quilfèfaultfier en Dieufeul,^ que câejialuy Ãeul quilfault de-tnaderla remiÃion des pechezfontheretiques. Mais Hs allèguent que d^autres chofes necef faires a Jalut fnt omifes. Ã^llesl Car fih parlent des moyens que Dieu a ordonnez^ ee ne font point chofies diuerfes, ne les fault mettre en autre ranc. CEuangile eà neeeÃai-re a falut^pource que ceà la puififance de Dieu enfalut a tout croyat.Or quils perifènt mal-heureufement,puis quils quot;veulent eÃre fauueZ fans Dieu.
Kux articles des T heolog.
izz
Matth.iô.d.zây. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Krtic.^v
Annotation, Chafcun fera iuge (elon que fes Åiiures rendront tefnioignage quâil aura eu la foy.
Cenfure, Cefte annotation ne difant autre chofe linon que les Åuures font tefnioignages de la foy, corrompt le texte,amp; ell plainement Luthérienne.
'E.ttouteffois Luther nâeÃoitpas encores nay au temps de S- AuguÃin: auqueltêps ceÃe do-^ine eÃoittoute comune'.Ã^l^Ãoy eÃcom-me la racine, les bonnes ceuures Ãnt les fruiSls qui en fort et. L'LÃcnpture auÃine parle point autremet.Car felon S. Vaul la foy eà celle qui befongne par charité. Aufi quad S. la ques dit, MoiÃre moy ta foy fans Åuures, CZ ie te mdÃreray mafoyparles Åuures,ilfgni-fiequeles bonnes Åuures font teÃnoignages de la foy. Ils quot;vouloyent quon dià autre chofe. Il fepouuoit bief aire,mais ceuà efîe mal a propos fur le paÃage.AinÃpar tout ils fontfem^ blablcs a eulx mefmes.
luges iS.e.zo. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Artic.^z.
Annotation, La force de Samfon nâeft
Kejjlonfe de Küb.EÃicnne autre chofequela vertu amp;nbsp;pui (Tance de Dieu en luy. Car on lift que la force luy défaillit,apres que Dieu fe fut départi de luy.
Cenfurc, La premiere partie de cede annotation eft faullë, ofiant le concours de la fécondé caufe auec la premiere.
Encores lt;jue ce concours quâils ont forge, eufl lieu en dâautres, touteffois en SatnÃon il nauroit point lieu, duquel il appert la force duoirefe extraordinaire. Il a eÃe diclpar cy deudt a quqy tend ce concours furieux: a fca~ uoir, que quicoqueperfuade aux homes qu ils ont quelque chojefeparee de Dieu, il ne fait q leur foujfier en lâoreille ceÃe Voix defathan: Vousfcre^ conie dieux, Genefy a.^. Laquelle voix a la fin les précipitera en ruine, le p uis toutes chofes, dit S.Eauhwais en celuy qui me fortifie,Ehilip.,^.c.i^. Earquoj S. AuguÃin dit tresbien furleEÃeaul.Ã.^ 91, quand il con-fiitue toute nofire vertu en humilité, enfei-gne que quand nous fommes enfans, nous fom-mes lors hommes robuÃes. Et puis quâils font femblant ddattribuer beaucoup a lâauthorite de
articles des Theoîog.
3.^crnard,i adiouÃeray voulontiers 'vnebricÃ-ucÃentece de luy,touchant ce cocours :c^uï cà ti ree du Hure De la grace du liberal arbitre, feuillet zz^.col z:Ce nejîpoint,ditil,enpar-tic lagrace, en partie le liberal arbitre (jui befongnet: mais chafcun a part fait tout par Åu nre indiuiduel.lceluy fait le tout, elle fait le touf.mais corne le tout eÃeiceluy, auÃi le tout cà en icelle.Q^nt a Samfon,quelle eà lâimpudence de ces Cenfeurs ? car liappert que non feulement il a eÃegouuerne par quot;vng mouue^ ment ou inÃinEl du fainEl Efprit extraordinai rc,mais auÃi qu d a eSle du tout raui.
Deut.^.d.iy. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Artic.Sj.
Annotation, Nâattribuons point les ri-cliefles a la force amp;vertu des mains »mais a la mifericorde de Dieu.
Cenfure, Cefte annotation eft faulfe amp;nbsp;erronce.
(^on life le texte de Mojfe, la on trouue-ra Terreur cr faulfete. Touteffois qu eà il befoingd'auoir Moyfe pour maislreÃl faul-droit dontertels afnes a coups defouetinopas pour les enfeigner, gt;igt;eu quils font indociles du
ReJ^onfe de Kob.EÃiejine tout,nuis aÃn qu^ neÃo^età hardis de rcghn ber en telleÃyrte.TouteÃÃois aÃn de retourner aMoyÃe, ÃesparollesÃont,Ne di point en ton cueur, NU Ãorce la puijÃancc de ma main mâont donne ces choÃs.Q^e maintendt les Sor bonifies Ãn voiÃent attribuer a leurs forces ce que Dieu tefliÃe edlreÃen.
Mattb.zo.a.^. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Artic.S^^
Annotation^ Chriâdone pareil loyer aux derniers quâaux premiers, a fin que nous cognoiflionsqueles homes ne peu lient rien auoir.que par la feule grace de Dieu.
CenÃure, Celle annotation pour la fécondé partie, confpire auec lâerreur des nouueaux hérétiques, qui nient les merites des Åuures.
Il eà tout apparent parlespar elle s de lâE' uangeliÃe, que loyer eÃgal eà donne aux premiers aux derniers : on demande la raiÃon, le rien trouue point d'autre,finon que le loyer prouient de laÃeulegrace de Dieu. Qarà ainà eft que le loyerÃoit donneÃelon les merites des ceuures, il eÃnecefÃairequ ilÃoit rendu inegÃ
A«x articles des Theolog. 114 Oâ diners. Ce lt;jui a efleprudonmentadnife oâ poifepar S.hmbroije^on q^uiconque foit celuy qui a efcript Ie liure de la 'vocation des Gentils. La diuine mifericorde, dit il, pour rendre pins , eÃimee l'excellence de fagrace a donne loyer aux derniers: non pas pour payer le falaire de leur labeur j mais en eÃandant les richejfes de fa bonte fur ceux qud cfit fans Åuures: afin que ceux qui ont grandement trauaille (y fué, riontreceu non plies que les derniers, enten dent quils ont receu le don de grace, non pas le loyer des Åuures.
Matth.to.b.16. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Artic.^^.
Annotation, Chrift dic que les derniers qui feftimoyent pecheurs,amp; eftoyent re pLitez tels par les autres,font faiâs les pre miers en rEglife,iuftesamp; clleuz de Dieu: amp;nbsp;que les premiers qui fâeftimoyent lu-ftes,amp; eftoyêtreputez tels parles autres charnels, font faids les derniers, amp;nbsp;font cftimez pécheurs deuant Dieu; dâautant quâils penfent que ce qui eft de la feule grace de Dieu,foit deu a leurs Åuures.
Cenfure, Celle annotation eft de mef-
^cjponfc de Kob.Eflienne me farine que la precedente.
Mdw il fauldroit faire tourner la meule a ces Qenfeurs auec leurs farines. llnya rien plus clair,q là ef taxe lâorgueil de ceulx lt;jui ra niffansce qui efloit propre a la feule grace de Dieu, pourfe lâattribuer,la defiouillet de l'hon neur qui luy ef deu, (^fc trompent par 'one 'vaincprefomption. Les Ccnfeurs nous badlet y ci ie nefcay quelle fumee foubs le nom de fa' rine,pour fairefemblerque iâayediEl autre cho fc. Mais puis que cefe fumee fefuanouyt dâelle mefine, il nefi ia befoing de fy arrefler.
Ecclef ii.b.î^.Amos ^.b.6. Artic.2,S.
Annotation, Dieu autheur des biens 2c des maulx.
Cenfure, Cefte annotation,en prenant indiftinôlenient le nom dâAutheur, cft hérétique amp;nbsp;blafphematoire.
Vojyla ce quilsprouffitetic ef que leleEîeur entende quils menacent de calomnier les'Pro-â phetes de Dieu. le »â^9» point 'vfe dâautre maniéré de parler quâLfaje au 2{lt;i.cbap,a.y.iere' ntie au r. des Lamentations ,f. ly. Amos au y chap.b.6.Micheeau i.d. ii. Les Cenfeurs de-
Kux articles des T heolog-. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;t » lt;
ö nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;f
tioncent c^ue ce fera blaj^hcme,fi on veult con^ fondre toutenfcmble.Er queà il de mcrueilles? Ã)^nt a moy îauroye honte de me purger du crime Ãuquel ils font coulpables tousles Ero^ phctes.Cependantie confefè que quand Dieu eÃappeléautheur de maulx,quele nom demal na rien de commun auec la coulpe, qui ne con-uientnullemet a Dieu.Qartous les maulx que Dieu enuoye-^ ne dcroguent en rien a fa iuÃice.
Mczrf. Z aq. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Krtic.'^y.
Annotation, Câeft a Dieu feul de remettre les pechez.
Cenfure, Combien que Dieu feul remette les pechez autlioritatiuement amp;: principalemêtjtouteffois les preftres hiérarchiques remettent yceux mefmes pechez a leur mode.Parquoy celle annotation abohlTantla côfeflionfacramentale, amp;nbsp;la puilfance des clefs^ell hérétique.
Q^ant a la confeffion a laquelle ils impo^ fent vng nom fardé deÃacrementfilen a eÃe, parle en quot;vng autre pafage. Item, comment il appartient a Dieu feul de remettre les pechez-Maintenant ie rej^ondray en brief a leur cen-qdiij.
ReJ^onfe de Kob.EÃienne fure:c\fl quâil ne mâd pas eÃe licite de faire ma giÃralemet xne table des chafes qui neÃqyent point. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ceux qui veulent auoir Vne fageffe
plu^. fubtile i apprennent en laSorbone ccÃe belle maxime^que Dieu remet lespechez thoritatiuement iqâ principalement,le s pre-Ãres hiérarchiques a leur mode,Ã^nt a may, ie me fuis contente de noter ce que ie lifoje en S. Mdrc.
I. RoZf. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Artic.^S.
Annotation, Lâhomme nâeft pas fortifié en fa force, il ne peut rien defoy: mais par le feul Dieu, lequel feul eà fort, amp;nbsp;done force aux autres pour pouuoir tout.
Cenfure, Cefte annotation eftfaulfeSc herctique.
iâexpofe ces par olles de Samuel, Vhorn-me ne fera point fortifie en fa force. U fait mal aux SorboniÃes, de ce que iâenfeigne que Dieu,lequelfeul effort, done aujfi aux hom^ mes de pouuoir toutes chofes en luy 0» par luy.Que vouldrojyent ils donc? Certes ce neà pas en vain que Dieu fattribuefi fouuent ceÃe louange: a fcauoir, quâil eà la force defôn EgH
A«x articles des Theolog. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;11 s
^fiaul. 18.31.43. l^ptAz. 15.18. Idârcw.16'.
en autrespa/jages. S'ils répliquent, quil nefl pasdi^ la,quil foit luy feul lafcrce: ie di quefil nefl feul,quil nefl qu\ne partie de la force tantfculenicnt.Mais U nous faultplus tofl regarder a vna ferment folemncl, que le Seigneur a dicïc a toi^ fldeles au 45. chap.d'E faye d.^'j, Adonclâhomme dira,certesiâay iufli Oquot; force au Scigneur.ï)ifons luy donc auec T)auid : ie garderay ma force a toy : car Viieu efl ma qirotechon,Pfeaul.lt;^9.b.soCarilnepro met point de donner forces , flnon a ceulx qui font las c/ debiles,Eft.^o.g.t^.Et luy efl cho fepropre de renf orcer les genouils affaiblis,E
a fin que les Sorbonifes ne nous decoy lient point, efeoutons S. Auguflin, qui admonefc tref bien au premier traiElé furie Efeauhne ily en a qui neprefumetpoint de leurs richeffès ou de leurs forces corporelles ,ne dlautre excellence temporelle: mais de leur iu -flice. il fault craindre fuir, c/ fl garder dâenfuyure telleforte degensforts.Et \gt;ngpeu apres, Cefleforce ne vient pas defan te, mais de rage. Car il ny a rienfl fort que lesphrene^
KeJ^onJè de Kob.EÃienne
tïciuei. lb font plus puijfans que ceulx. qui font fains: niais d autant que leurs forces font plus grandes,i autant font ils plus prochains delà mort, Qifilnous fouuienne auf i de ce quil dit en vng autre pajfage'.Ã^ ta 'vertu defaille en toy,a fin que la vertu de Dieuj habite, Au pre mier traiBefurie Efeaulme 70.
Luciz.d. 31. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Artic.3^
Annotation, Chrift enfeigne qiie Ie royaume de Dieu nous eft donne par fon bon plaifir,amp; non pour chofe quifoit:amp; pourtant il nous exhorte a ne rien craindre.
Cenfure, Cefte annotation eft hérétique amp;nbsp;calomnieufe contre Chrift.
Qela Va bien,qu en vng fi defordone appétit qu ils ont de calomnier,l)ieu leur a ofie le fcns comun. Lapropofition efi calomnieufe contre ChriÃ, pource quelle dit que le royaume de Dieu nous efi efcheu par pure grace, non pourchofequi foitAls mechargetd'vne caloin nie bien oultrageufe, comme fi ie nioye que ce royaume ait efie acquis parle fang deChrifl-iAais ie ne parlepoint là du merite de Chr'fii
Aux articles des Theolo^.
{(jue i exalte par tout magniÃquemet, ^elux le deicttet entât quil leur eà poÃible, nbsp;nbsp;le Ãou
let aux pieds) mais ie parle des merites cotrouâ des homes, lefquels nemeritct que la mort eternelle.Carcâefl pourquoy leroy aume celeÃe a tat couÃea ieÃ/s ChriÃ,a Ãsauoir, aÃn quil nous fut done gratuitement. C'eà ce que veulent Ãre ces parolles,Ã^il a pieu a Dieu le Pc re «£)/ÆÆ donner le royaume.Carce mot de Bon plaifir, neÃgniÃe rien j Ãnon quon lâoppofe a tous les merites des Åuures,pour exalter laÃu legrace de Dieu.l'ay reÃsondu delà calomnie: il fault venir a F hereÃe. Ou Ãra trouuee ceÃs hcreÃelBn ce qu'ils ne veulent pas que la mort deChrià foit le loyer du royaume cele?îeynais que ce foyent nos ocuures.Si leurs diFls ne font difcordans, il fault quelefeufaccordeauec l'eau , çy que la lumière ne fuit en rien differente des tenebrcs.
A T it. z.d,i.i{. Artic.^o, Annotation, Nous ne pouiions faire bonnes Åuures, fi nous ne fommes pre-miercmêt iuftifiezparla foy deChrift, racheptez depeche,amp; nettoyez.
KeJ^onfe de Kob.E/liénne
QenfurCy Cefte annotation indéfinie-ment prinfe,eft faulfe amp;nbsp;erronee.
Si ce que dit le Prophete e^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Le iuÃt
yiura deÃoy : U fenfuytque le iuPle oeuurepât foy. Ltpuis il noi/sfault ygt;iure premièrement d LJÃrit^ que de cheminer d'E/Ãrit. OrïEj^rit cPl receuparfoy: ain^ cefl luy qui nous donne
) C?â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;régénéré enf ?mble» Ces gens
profines imaginet des Åuures moralemet bonnes deuant lafoy.Et toute/fois entre les fideles les ceuures nefâefiiment pas parles a clés,mais parla fin^dit S. kuguElin au .^.liure contre ïn lian.Dontil conclude 'Noi/s difons que les au-ures qui femblcnt eslre bonnes^ne [ontpas 'véritablement bonnes fans la foy: parcequileît neceffaire que les ceuures plaifent a Lieu^au-quel il efi impofiible de plairefansfoy. item au Hure },ad Eonifacium^chap.^^leioElrefoyjCefi a dire la foy Catholique,difeerne les iuïles des iniuPles, non pas par la loy des ceuures, mais de la foy:fans laquelle les oeuures mefmes qui femblent efire bonnes, font tournees en peche^ Mais que feriez ^ous a ces bc^es- Us veulent que nous quot;viuions iuElemcntjdeuant que Chnfii
Kux articles des T heolog, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;12.8
qui cslla iuÃice de Dieu,ait heÃongne en nous, Us \gt;eulent que nous foyons francs a bien faire,deuant que nous fojions racheptez de la ty rannie depeche.ils veulent que de lâimmondice de noïire cueur nous offrions a Dieu des facn-fees de bonne odeur.
Krtic.ÿï.
Ephef. r.b.^.
Annotation, Nous ne fommespas fau-nez par les Åuures^afin que nul ne fe glo rifie^mais par ledon de Dieu.
Cenfure, Celle propofition vniucrfel-lement entendue eft heretique.
Ln leSleursf deles cognoijjèntquecefont lesparolles de fainEi Paul que ie recite. Ler niaiElres de Sorbone les proponcent hérétiques,fi on les entend vniuerfellemet. C*eElpar trop magiElralement faiEÃ. Malheur aux di-fciples deceEteefchole, en laquellefontiournel louent ouysfi ords blaffhemes, pource quilfauldra Vng peu apres parler derechefdu falutgratuit, iâattouchepour leprefent plus briefiuement ce p^ffage.
I. Corinth.S.b.y. Artic-^z.
Annotation, Il fault plus toft endurer
KeÃionjc de Kob.EÃienne
dâeftre fraude, que de debatre en iugo ment.
Cenfire, Combien quâil faille pluftoft fouffrirdâeftre fraudé, que de debatre en iugement aiiec fcandale de la foy,ou appétit de vengeance,touteffois cede anno tation eft fuilfe,amp; fcandaleufe, amp;nbsp;pcrtur-batiue de la Republique.
le moÃre auec S.Paulce qui e?i le meilleur. Car quot;voyci ces mots : Vourquoy ne fouffreZ ygt;ousplus toà iniureïîe ne meÃay point la au-theurde quelque doEîrine,mdis iefay vne table des choÃes que les leEleurs doyuent cercher en S. Paul. C e^ 'vng Ãandalepour la Sorbo-ne y que dâexhorter les homes, lefquelsfont par trop conuoiteux de vengeance,a cilrepatiens. Soufrons Ic'.Carce nâe^ point la coutume de nos maiÃres dâaller au deuantdu malpourlâem pefcher, ou de donner aide (y^faueur a ceulx qui fesiudient de le corriger. Mais on ne doit nullement porter quâils appellent ce?lc propo.-Ãtion perturbatiue de la République. Ils procèdent toutainÃauec moy, cornefilabol'ifibye les iugemens, loix, (y droits, renuerfoye
A«x articles des Theolog. tout ordre politique, llne^îiabefoifig de te-^tÃer combien le fuis loing de telle penfee. Traitions feulement de la chofe. le ne dijÃutc point fimplement fl e?l licite de plaider, ou non. donc ï îe ny mets pas vngfeul mot demonfens:ïaduerti leulcment que S. Vaul e^lime quon doitph/s toH porter patiemment l'iniure nbsp;nbsp;nbsp;le tort, que de plaider. Sâil e^l ainf
ou non,que le IcSleurle vogt;e, nbsp;nbsp;il cognoi^ra
^impudence des Cenfeurs,
ïercmie ÿ.g.z^. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;krtic.sy
Annotation. Il le fault glorifier en la co-gnoifl'ance (le Dieu feulement.
Cenfure, Veu que nous ne nous glorifions pas feulement en la cognoilfance fie Dieu^mais aufii nous nous glorifions fainûement en lâamour dâiceluy , en la croix fie noftre Seigneur lefus Chrift^ôc autres,cefte annotation eftheretique.
Puis qu\ng Prophete de Dieu, décédé de ce monde, e^jci condamne, ce^ a tous fideles d'entreprendre la defenfe de fon bon droi^. T outefpois lâPfirit de Dieu qui a parle par la bouche de leremie, cf toufours envie /c-
KcÃtonfe de Kob.EÃienne quel eEi bien ajjè;^ ÃuÃ^iÃantpourfe dcÃenJre. uil ne à fault gloriÃer qu en lafeu' le cognoijjance defon nom. Qaren reiettant toutes les maniérés de fe glorifier, il ne laiffe lieu qua ceEie ci. Ces bons Cenfieurs debatent quon Je peut glorifier en l'amour de Dieu, CZ* en la croix de CbriEl: comme fi l'amour (^la croix de CbriEl eElo^ent chofies fiepareesdece^ Eîe cognoiffiance^zffh'en dependoyent pas.De ceci il esl bien aife de recueillir cornent ils gd-fouillent [ans propos ne raifion.Ã^'efi ce autre chofi de la croix de ChriEl^finon le tefimoignd ge de [a mifiericorde, en la cognoiffiance de laquelle Dieu commande de nous glorifier^ Car Dieu n'eElpas cogneu par deuxfiyllabes,mdis par^iraye foy , laquelle nous tranjfiorme en fid gloire. Parquoy ils donnent afiez a cognoiElre leurignordee cy aueuglemet,en criatyci agof gedej[loyeejHere[ic,herefie. Car fils auoyent quelque efiincelle de lumière^tantpetitefioit elle,ils ficauroyent bien lafientence de Chrifi qt^i efi tant renommee, en laquelle ilprononce qn^ ce fi: la \ie éternelle, de cognoiElre quot;vng fini vray Dieu, (y celuy qu'il a enuoye lcfiusChrifigt; lehansy.a.^.
A ax articles des Theoîog. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;130
lo.tt. 8. Artie.
Annotation^ Il faule gratuitement communiquer toutes chofeSjCÃmeDieu nous Jes a gratuitement communiquées^
Cenfkre, Veu que le texte parle feulemec de communiquer gratuitement les clio-fes fpiriiuelles,celle annotation généralement mife i ell faulfe, amp;nbsp;euerfiuc de là police ciuile.
CeneÃne annotation^ne interpretation: waisvngÃntple nud aducrtifjement de la fentence que les leElèurs dojiuentcercher en S. Mdtthieu.îe confe/Ãe qiiil eà la traîEledes cho fesJpirituelles i ^tpuis que i ay en ce weÃne confeil (j'vouloir ie ne doy point eÃre appelé pour cela renuerfeur depolice,
T.achar.y.h.j. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Artic.^'^.
Annotation, Que les leufnes ne prouffi-tent rien fans les Åuures de mifericorde^
Cenfure, Celle annotation eft faulfe Si ertonee , deftournant les hommes de ieiifner.
Vour faire vngplus grand amas i il leur d pieu fourrer y ci par deux fois vne mefme ccrt^
KcÃ)onfe de Rob.EÃienne pire. Car ccÃc ci a cfie mife parauant au nom^ bre 6^,(;;^efi maintenant repetee.MaispoÃi-* ble que pour auoir temps acuuerîeur yin,(f purger leursyurongncries, ou a tout le moins pourÃe lauer de ï infamie df celles,dont ilsfont fi mal renomeZ)ils ont quot;vfe tout de gré, de ce^e rcdiéie,afin dâefire veuz duoirvneplusgran^ C/JÃ^tiale deuotion enuers les ieufnes.
Matth.ii.b.î^. Artic.^6.
Annotation, Des reprouuezjefquelsa-pres aiioir mefprife la parolle de lâEuan-gilejaquelle ils ne peuuent receuoir^font encores plus aucugicz.
Cenfurc, Cede annotation cd erro-neejfauorifant aux hérétiques, qui tien-nentque laprefcience de Dieu iinpofenc celîite au liberal arbitre.
T out ainfi que ie ne fuis point du nombre de ceulx qui penfent que la prefcience de Dieu impop necefiite de pecher aux hommes : aufii i afferme indubitablement que les reprouuez nepeuuent autre chop que pecher, d'autant que fl an s deflituez de lagrace deDieu,ils font defiinez a perdition éternelle. Au refie,com^
AifX. articles des Theolog. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;13 £
bien quils pechent neceljaircment, pource qiivng manuals arbre ne peut porter bon frui^, touteffois ie di que pour les rendre coul pables, ilÃffit quâils ne pechet point par con^ trainEîe^mais de leur bongre^ (^de leurpro^ pre malice^non parla faulte dâautruy. Ordâap peler erronee ce qui f e rencontre tant de fois en lâEferipture, cefî ygt;ne licence Sorbonique.
crie au 5 ^-chap.a.i^quenul ne croit,que celuj auquel le bras du Seigneur efl rcuelc'. apres luj S. Eaul au \o. chap. c. 16. N«/ we peut venir a moy,dit Chrifljinon que le P cre le tire, iehan 6.e. 4.. Or que tous ne f jyent pas tirezi monjlrc,difant,Q^conque a ap prins de mon Eere,il vient a moy.ltem, en vng autre paffage P^rce we croyez quot;vous point, d autant que vous n efies point de mes brebis, lehan lo.e. iff. Et quant aux reprouuez,il efl di^, Pourtant ne pouuoyent ils croire,a caufè que derechef Efaye dit,ïlaaueuglé leursyeux, â¬Æ a endurci leur cueur, afn quâils ne voyent desyeux,nentendentde cueur,iehan i !.Æ. 39- Cclt;z S. Luctefmoigne,que ceulx là croyent qiiifont ordonnez a la vie, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;15. g. 4 8. le
r.r/.
KeJ^onfe de Kob.EÃienne n aÃcmbleray point de diners liures de S. Au-gnÃinÃe! telmoignages qui font fins nombre, comme onfait
Kom.^.d. 16. Artic.^y.
Annotation, Il ne faiiltrien attribuer au voulant,ne au courant,mais a Dieu, qui fait mifericorde.
Cenfure, Ceûe propolition eft hérétique, veu que S.Paul parlant de laprede-ftination,amp; de la grace preuenate, nâex-clud pas les autres cliofes.
Cela ne fert de rien a ma defenfe, defeauoir que c*eà que S.Eaul nexcludpoint. lâaducrti que cefle fentece efl en S.Paul: oâ ^cs Cenfeurs mcfmefcauentbien que c efl ygt;ng indice, outa-ble,o non pas Vng commentaire. Euis apres c efl au lecleur de regarder par la circonflance du pa/fage ce que S.Eaul y eut dire: a feauoir, quel clcElion de Dieu efl gratuite, o procédante de fa feule mifericorde: pource queny-celle ne le cours ne layolontenont point de Ueu.Q^flls nous youloyettenir cefle rigueur, ou pluflofl cefle tyrannie, il fauldroit brufler tous les indices. Si ie note furlezy. chap, dei
Aux articles des Theolog. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;i x
l^obreSyC. Sj^yque 'MoyÃe Aaron nontpoint-donne p^loîre a ï)ieuÿeferay iniurieux bla~ J^bemeray contre les jainSls feruiteurs de Dieu.Et touteffois cefaifantyie nefay que noter rhiÃoire. C'efl toutvngyil ny aura nul par don : car il ncplaif point a mcficurs les fnai-fires quon iuge du pafage.
ASI.
Artic. 98.
Annotation y Les Apoftres enfeignent lt;]neles miracles ne fe font point parla propre vertu de lâhome, mais parla vertu de Clirid,£jui eft alîis aux cieulx.
Ccâw/^rCjCorabien que les Sainds ne fa cent pas les miraclespar leur vertu naturelle,touteffois ils les font parla vertu qui leur elf donnee de Chrift, comme il appert au 10. cliap» de S. Matthieu,a.i,ou il eft did. Et ayant appelé ces douze difci-ples, il leur donnapuiffance cotre les eC' prits immondes, pour les ieôter hors, Ãc giiarir de toute maladie, amp;nbsp;toute langueur, amp;c.
^^^fig^and merueille que la SorhonCiCjui eà quot;vne putain plus lt;^ueffrontee,foit retenue de r-iij.
^eJjjonfede^oh.Efiioïne
quelque honte.Touteffois nous quot;voyos qu'ilJ 4 quelque vergogne^entarquilsnofent: dcfgorger leurs niaudi]Jons a pleingoÃer. La propoÃtion efl laiÃÃe en fan entier: /culemcnt ils inarmon-nent a la trauerfle ienefl:ay quoy. Or voyons combien ils ontprouffite en modeflie. ils difent que les SainSls not pasflaiSl miracles par leur 'vertu naturelle. Mais que difent les Saints mefme au ^.des AEtcsfl.it, Vourquoy nous re gardez gt;nbsp;comme fl de noflrepuiflance ou fainElete nous auionsfaiEl cheminer cefluy cil ^ous'voyons que non feulement la 'vertu phy-flque, mais aufli la fainElete efl yci forcloÃ, a ceque nulle dignité ne refide en culx. Câcflajfez aux Cenf 'urs d'auoir nié que les Apôtres fuf-fent médecins pourguarir les maladies par breu uages ou pilules. Voyla la religion q uils ont a traiEîerlcs chofesfacrees.Mais ils obicEîctque lapuiffance a cfle donnée aux Apoflres. Qtd le nbsp;nbsp;lt;
nielMaintenant il eà queflion defeauoirfi cefe puijfance leur a efle donee pour efre miniflres, oupoureflre autheurs maiflres. Ces bons dialeEliciens ci recueillent que cculx que Dieu açonflituez miniflres defa'vcrtu,ontfaiEîlet
Auk articles des Theolog. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;13 j
ynà raclesparleur 'vertupropre, combien qu'elleÃiÃÃupernaturelle.
i.Cor.7. b,^. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Artic.^^.
Annotation, Que ceulx qui ne fe peu-uent contenir, le marient.
Cenfùre, Celle annotation nâell pas du fens de S. Paul: amp;nbsp;vniuerfelleméc entendue, elle prefuppofe vne herefie; câeft quePhomenefepuifle contenir:amp; ellin iurieufe a Dieu, amp;nbsp;eneruatiue des vÅuz, amp;nbsp;du fainâ: célibat.
IZ «e fera doc toufours aifé alléguer pront ptement,que les parolles de S.Paul n'ont point de fens.Si neà ce point en'vain qu'ilditquil aime mieulx parler cinqparolles en l'Eglife en fon intelligence,que dix mille qui ne f ryent pas entendues. Lesparolles deS.Paulfont, Celuy qui ne fepeut cdtenir,quilfe marie. L« Cen-feurs nient que cela fait de fon Ãns. C'eà tout ainfi corne fis nioyent que ceci fuà du fens de ^oyfe,Au comencemet Dieu créa le ciel la terre. Mais ils monfiretclairemet parlas din-Sh que non feulemetils n ont nul fens commun, mais aufi qu*ils ont le cerueau du tout 'vuy-^ r.iiij.
KeJ^onfe de KokEÃienne de, Oâ radotent doublement.Ence i^u'ib adion/iet,^ne celaprefuppofe vne hcreÃc,à on lâentendgeneralem^jib netnanifcÃetpas tant leur ignorance, ^ue leurrage, Carilfatildroit rcuïrer les eletnens, à on le voulait tirer a vng Ãens general. Car lapropoÃtion monÃre euide-nicnt, tjuâily en a (^uelpics vngs, auq^uels efi donné le don de continence, Autrement ilÃaul -droit dire, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;tousfe marient,d autantqu il
neà point donne defe contenir-Mais les paroi-les de S.Eaul dont i*ay vfe,endénotent jÃecia-lement aucuns.OrChrià meÃgt;neprononce que le don de continence neà pas commun a tous, 'Matth.i^.b.ii,T ous,dit il,ne cçmprennct pas ceÃeparolle.EtS.Pauli.Cor.y. b.y, Ãhafeun ha fon propre don de Dieu, lâvng en vne manie re,lâautre en vne autre;car il depute la de coti neceAefeauroye voidtiers quelle iniure on fait aDieu,quand on dit quâil ne done point a tous la grace de contincce,mais a quiilluyplaiÃ.Ce neà point de merueillcs fi on reprend la témérité des voeux. Car es voeux il fault touÃoKtS tenir cefie reigle,afeauoir que c'eà queDieu re ^^(dçrt de uous, Car de là ilfenfuit que le
Kux articles des TheoÃo^, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;134
qui répugné a la vocation legitime, eÃproÃa^ ne. come efl ccluy de ceulx qui renoncent au ma riage y auquel Dieu lesappelle.Demoy./e nay iJul dflord auec le flainSl célibat : mais il ny a chofe moins fain^e que le célibat Papal,lequel ictte plus de puanteur, nbsp;nbsp;engendre plus de
paillardifles monflreufles exécrables^que ia-mais nen fbrtit du gouffre de So dome. Et afin de ne cercherdes exemplesgueres loing, il fln trouuera es chambres de la Sorbonc trop plus quilnefieroitadefirer.
J. Timoth.^.a.}. Artic.ioo. Annotation, Câeft vne doélriiic des diables de defendre quâon ne fe marie.
Cenfure, Cefte an notation prétendant que le mariage ne foit défendu a nuhre-pugneaufensdeS. Paul, amp;nbsp;efthérétique,prochaine a blafpheme.
. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;(D^therefie nbsp;nbsp;blaffhemepourleurs
ioyeuxenfantemens. (:^anta moy^ie confeffe que le mariage efl défendu, oâ fi eflroiSlemet, quefivng moine, auquel tlfera licite depaillar der fan s eflre puni, fe marie, ceÃra vng cri-â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;l nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;demande qui efl
Kob.EÃieune
Täutheur de ceÃe def enÃe. Car il ny a nul de piin entendement ^ui ne fache bien ^ue ce qui a eÃe défendu par le Pape,eà libre Oâ permis parla nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;parlaparolledeDieu. S. Paul
reÃÃond,que celuyqui ne fait double démettre cofciences^en ceÃe partie^eà mene d vng orgueil diabolique : nbsp;nbsp;que ceulx qui
requierà \ne chofed'aucunjquifurpajfe let for (es humaines,precipitet les âmes en defejÃoir.
2..lehan,c.io. krtic.ioi.
Annotation, Les prefeheurs qui pref-client antre chofe que rEuangiIe,ne doy uent point eftre receuz, amp;nbsp;ne les fault point feulement faluer.
Cenfure, Cefte annotation eft Luthe-riene, amp;nbsp;fauorifant aux hérétiques, qui affermêt quâil ne fault rien reccuoir qui ne foit exprimées faindes Eferiptures.
Ces pouresfols ineenfez nepenfentpoint qu ils font les ApoÃres Luthériens. Feignons queles ApoÃres najentiamais ditcelaineÃee pas touteffois ^ne chofe bien abfurde,de 'vouloir quonrecoyue des doPleurs qui apportent autre chofe queïEuangile de ChriÃfll eà diEi
Aux articles des Theolog. 135 dufeul Chrijl^Efcoutez le,Matth.ij,a.lt;^.Etil tj'apoint enuoje les ApoÃres auec autre man dcmet^quepour enÃeigner les autres de cequil a haille commande, Matth. 18. J io. Et S, Paul prononce que EEuangile cà vneÃtgejÃe parfaiEîe,pour rêdrelâhome de DieuparÃaiEl, ColoÃli.d. z^.Maintendtque les maiÃres qui paÃent ces limites,viennent en auantp^ aura il home qui les cfcoutc,Ãnon celuyqui vouldrape rir de fon propre gré, abandonnant le Eils de DieujeceleÃe vnique do^eurïCar il fault bien rc^tenir ce qui eà dit au i. chap.desHeb.a. I, Q^c Dieu ayant iadisparlediuerfesfois en pluficurs maniérés paries Prophètes,a parle a nous en ces derniers tours par fon Eils.
Exod.6.a.z.Leuit.igt;.^g.41. ArfzV.ioi. Annotation, Tout ce que Dieu fait aux luifs eft a caufe des promefl'cs quâil auoit faiftes a Abraham,Ifaac,amp; Iacob.
Ccfure, Celleannotation eft faulfe,fort temeraire,amp; captieufe,taifatles merites.
Et toutes fois Dieu ne les taià point,quand il reiette expreÃemet, tout ce dont les luifs fe pouuoyct Vater. Ce neÃpas a caufe de vous, dit il, mais pour mon fainSi nom, Ezechiel
Ke/^onfc de Kob.EÃienne
c. ZI.. Maintenant(^ue les SorboniÃes Jonnent la trompette,pour magniÃer les meri^ tes des luiÃs,que Dieu abbat cn teileÃorte.Sent blablement MoyÃe au ^.du Deuteronome^a.^, Scaches donc que ce neÃpoint pour ta iuÃice que le Seigneur ton Dieu t adonnéceÃe bonne terre pour lapoÃcder: car tu es vngpeuple de dur col. Si donc layÃgriefuementpoche on me tarant des merites:queferont ils a Moyfe, le-quel par mots expres les met a neantl Eoignos que les merites foyent dignes de quelque pris: ne pourra on faire mention de lâalliance dtuine fans les louer,que tout incontinent ce quon dira ne foit tenu pour faulxf Combien defois eà ce que Dieu recommande fon alliance,fans fai re aucune mentiondes merites ? Apres qu'ils m'ont condamne de faulfete, ils me chargent d'oÃre temoraire ^captieux.le vous prie,fil y auoit quelque peu de vergogne en eulx,euf[ént ils eÃe à hardis de procéder auoc Vne licence fi desbordee douant le Koy^ll méfait mal de con fumer dâavantage de parolles en vne chofe qui efl fans doubtc.iay diiî q tous les benefices de Dieu ont eÃe ottroye^i nbsp;nbsp;nbsp;luifs,a caufe do ial
Kux articles des Theobgl 13^ îiance que Viieu aucitfailleauecleursVcres, Llt;z defenlè briefue O'Ãmple efl, que le mcflne fe rencontre communément en Moyfe es Prophètes.
Efaye nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Artic.io^.
' Annotation, Se repofcr au Sabbat, eft fabftcnir des propres Åuures de noftre volonte. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;?
' Cenfure, Celle propofition vniuerfel-'lement mife ellfanlfe, amp;nbsp;celle defcripti-on du Sabbat elt diminuée,détournant de la celebration des iours de felle.
le confeffe que ce neflpas Vnepleine defini tion du repos que Dieu demandait en la Loy. Il nefl y et damp; mot du repos exterieur. Mais la circonflance du pa^fage me deliure de toute calomnie. Da yeritedu Sabbatflirituel efi là ajfermee,contre l'hypocrifie dupeuplequifar-rcfloitdu tout en la feule ceremonie.Câefly dit le Prophete, Garder le Sabbat, que ta volonté cejfe en toy. le monflrela flcntence du Prophe^ te, telle qu on la lit : les Cenflurs me calomnie-ent,difitns que ie deflourne de célébrer les iours defefle. Q^e le le^eur equitable en iuge.
KeJ^onà de Koh.^Ãienne
Vrotterhes zS,b,^. Artïc.ioj^-
Annotation, Les infidèles ne peuuent droidement vfer de la parolle de Dieu.
Cenfure^Celle propofition eft faulfejôc erronee, amp;nbsp;temerairement affermée.
Si ce que dit S. Paul eà yieYitable,q rien neà net a ceuly. qui font fouillez infdeles : que les Cefeurs aduifentcornent ccà que les infide les pourront droiSiement vfer de la parolle de Dieu. Sieequieflprononce par Salomon eà vray^que les facriÃces des infidèles font abonit nables: ie ne veoy pas quel droiEl yfage ils ont de laparolle. Matsplufioîi, corne S.Paul tef moignc^celeur eÃodeurdemorta mort)Z.Cor. z.d.i6.Et neà point de merueilles : car Dieu mefne declaire quâilfera peruersenuers les per uersfi^feaul.i S.d.zy.Briefle Prophete Aggee au z.chap.c.i^, prefehehaut clair, quilny a rien fifainEl,que Iânipietene pollue. Ains cefi quot;vne chof fi claire quil nefl ia bef ling depro-batio. T O Utes fois les Cefeurs eflans a leur cou flume prodigues de blaifihemes,afieblent trois notes en 'vng,mâaccufans defaul/ete,dâerreur, Oâ de te merite.Mais ceulx qui difentau mef-
hux articles des Theolog. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;13 7
(didtjTu eà ittÃeÃt dignes^ corne dit Salomoj d eflre mauldi^s des peuples, Prou, z^.c.z,^..
Aux Galat.ï.b.^. Artic.10^.
Annotation, Si le mmiftre de la parolle prclche que la circoncifion,ou autres Åu ures quelles quâelles foyent, font necellai res a la reniiflion des pechez, amp;nbsp;que ce nâeft par le feul lefus que nous lâobtenosj ils font abominables amp;nbsp;exccrables.
Qenfure, Cefte propolition cft hérétique, abominable, amp;nbsp;execrable, oftant les Åiiures amp;nbsp;les facremens,qui ont efficace pour obtenir la remiffio des pechez.
le parle la des Åuures extérieures, qui nous retirent de la remiÃion despechc;;;^. Les Cen~ feurs m*obieclent des aides qui noi/s confer-' inet en yeelle, cz la ratifiet en nos cueurs. Gar quel eà l\fage desfacremens, fnon qu apres nous auoir amenez aChriÃ,ils nous enfeignet que ceà deluy feul que nous deuons demander falutfCc feroit donc choà trop abfurde, de les faire cobatre cotre la remiÃion des pechez, a laquelle ils feruet. Combien que ie ne fuis point esbahi,que la Sorbone babilleÃfottement: car
Rejfonfe de Kob.Efiênne elle na dutre opinion desfdcremes,(j^ue les di-uerfdires de S.Paul auoyet de leur circoncifioni a fcduoir q cefoyet Åuures méritoires,qui ope rent dâeulx mef me, nbsp;nbsp;dpartfoy,duec lagrdce
deDieu,^ que le fuluty eà dttdchctDe moy, qudnd icpdrle de Id circoncifion (y dutres, ie ne veulx pas fgnifierfeulement les Åuures fo rdines CZ extérieures,qu on aduance oultre llt;i remiÃio des pechez,mdis celles quideroguetcf répugnent d IdgracedeCbriÃ.Parquoy IdSof^ bone efidoublemet^ triplemet execrable,puis quvne exeerdtion diabolique luyplaià double nient, Matth.io.d.z'y. Artic.io6gt;
Annotation, Celuy qui aimeplusfes pa fens que Chrift, ne peut eftre ininiftre delaparolle.
Cenfure, Cefte propofition eftfaulfe, ÃC approche de lâerreur des Vviclefvi-ües.
les SorboniÃes foyet tombez cn ^neJbtile fi ex tremetÃ^efl il donc de befoing demettre bean coup de pene a réfuter leur cenfure? Chrià ne reçoit nul entre fes difciples communs q^ui ne
Awx. articles des Theolog. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;j
fait prejl de mefj?rifer pere mere au regard dcluy, Matth. iQ.d.p^Luci^ c.z6. Qelpa^ jieurs de I E^lifequife deuroyent dutoutad^ donner a Chrià pour eEire entièrementÃcns^ commandent i^uon pfefere la chair cZ le fang a luy . Q^e di iel Dieu prononce lt;juon doit preferer fa femme a pere oâ a mere,Gcnèf.z. d.zy. ces bons Qenfeun tiennent pour hérétique celuy qui ne les préférer a a ChriÃ. Ã^and doc déformais il fera queÃion de la charité des hommes, celuy qui dira que le commandement d aimer Dieu eÃpremier en ordre, fera Vvi-clefuiÃe. C'eÃabon droiElquelaSorboneà glorifé dâeÃrc là fille aifnee du ?apc:car il neà pofiible que ce bordeau lapeuà auoir vneputain plus effronteé.
i Corinth.y a.zi Artic.wf^ Annotation^ Pour euiter paillardife vng chalcun doit auoir fa femme.
Cenfure, Cefteannotation.au fens que les hérétiques li prçnent, renuerfansle vÅu de chaftetéj amp;nbsp;le célibat des clercs, eft heretique.
I ay recite les fiarolles de S,Paul,aufquelle5
KcÃfonfeileRoh.Eflienne ie nay feulement penfe de bailler quellt;jue fent nQuueau. St maintenant on demande a S.Pault fil approuue le célibat des clercs,fes eferipts di feilt tont bant, quit n*ef pas licite de letter vng laqs fur les confciences. Si quelcun ha le don de continence, quil en yfe: mais ceulx. qui font fubieEls a incontinence, nbsp;nbsp;neantmoins fe
veulet pajjer de femme, pource quils refufent le remede qui leureà offert de Dieu, ils auront finalemet telle iffue quils la meritet. Q'efl main tenant a vng chafeun de penferaudonquila receu,a fin de prendre confellfelon cela.
Velques annotations des tables des Bibles imprimées par Robert Eftienne, L*an ijL 8. issi-â ,1540. 1546-.
Du facre ment de l'Euchariflie.
Annotation, La chair de Chrift eft pain amp;nbsp;viande, que Chrift donne a manger, non pas comme les luifs entendoyent, mais en croyant par IâEfprit, quâil a fatif-fauft pour nos pechez,a fin que noâayos vie eternelle,lehan6.f. 53. Aucuns des di-
Aux articles des Theolog. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;139
fciples fuyuansrintelligehce des luifsj ôc n entêdans point que mangër la chairde Chrift, amp;nbsp;boire fon fang, eft croire que nous fommes rachetez pär la chair ôc le fang dâicehiy,font fcâdalifez,^e defpar tent de luy, lehan 6. f ôâo. Le pain de vie: la chair de Chrift quâil nous doneaman ger/en croyant quâil la donnée a la croix pourlaficiffaólion des pcchez,lehan ôquot;. £ 51.
Cenfure, Ces trois annotations,entailt quâelles fe taifent de la vraye,reale,amp; fa-Cramêtale reception du corps amp;nbsp;du fing de Chrift,de laquelle S.lehan parle principalement,font heretiques, conipirêt auec les Sacrarncntaires,qui nient la pre-fence du corps reale Se corporelle en lâEu chariftie,amp; la manducation reâle.
le ne veoy point la raifon poarquoy il a pieu aux maiftres de la Sorboneychanger les tiltres^ en rajjèmblant mefmes chofesfaon pour nîae^ câbler par la Variete fardee de leur rajjcnibla-ge. Tife Liue recite vnehi^oirede Quintius, lequelf? mocquant dâAntiochus ^quife vantait fij.
RcJ^onÃc de Koh.UÃicnne fclement duoirgrandes çy diuerfes amices, fcitvngconipte plaifant d\ngfien hoÃedcCal chide,qui ayant tue nbsp;nbsp;apprcfleymg porc qud
nourrijÃoit chez hij, en feit tant dejortes de metz lt;^fidi:icrfcs,queccuxquilfcfoyoitpen foycntaucirc^e fort bien nbsp;nbsp;magnifquemcnt
traitiez- Semblablement ceulx ci, pour faire prefent au Roj de pluÃeurs fortes de leurve-naifcn, luy ont prefente deux ou trois fois vng meÃue metz gt;nbsp;thangeans feulement la couleur _ Zy le nom. De wojy, combien qu\l mef rmble que lay de fiafujfifamment refute leurs calomnies ,toutcff ois de peur qu ils ne tirent encores en cdlomnie^que iâaye laiffe pajfcr Vng fcul traiEliday délibéré de toucheren brief le reste de leurs cenfures, excepte celles quils ont de mot a mot traferiptes des autres qui ont eÃe ia mifes ci deuant.ïtn premier lieu jls mâaceufent, de ce qu auÃxieme chapitre de S. lehan, ie me tay de la quot;vraye, reale facramentale reception du corps de Chri^. Sur celayay rejfoce prompte, querEuangcliFtene parle point là du facrement, qui neÃoit pas encores inEli-tue.Les SorboniEles contredifcnt a cela ; Mais
Aux articles desTheolog. 140 ^uî cà ce qui leur adiouÃerafqy quand ils ne font que gafouiller fans aucune raifon Il cîl hicn certain que lors onnefcauoit encores que cefoh delà Qene.Sâils veulent prendre ce fer-mon la comme Vne prophetic Je s mots ne le por tentpas. Icfics ChriÃparle la de la manduca-^ tion perpétuelle de fon corps,de laquelle les fideles iouiffientfiors lâvfageÃu facremctvifihle. Ce que S. Auguîlin a confidere prudemmentj lequel apres auoir expofe tout le fermon, ad-iouÃe a la fin pour conclu /ion, que le myfiere de cetîc dodlrinc,e?l cclchré es Eglifes,toutes, Cquot; ^luantes fois quony fait la fainSle Cenc. Mt-ïw pourcc que les Sorbpni^es n ont aucune, communication auec Chrislfnoh par figne ex terieur, ilspenfmt quâil nj ait nul ficus auxpa, rolles deC hrifi,fils ne vojet deuant leur s jeux ce qu il dit. Et a la mienne volonté que pour le moins ils cogneufjènt \cftçs Chrisl au figne, Mais ils mangent fa chair par figne tant feulement, Etnefipas dcmcrueillc, Carnulnesl faiclparticipant de ChriEl au facrement, que celuj qui e?i membre d'iceluj hors le fiacre-mentje/jf lepoJfedeAâaj^ donc baille vngaduer-
quot;Kejjionfe de Küb-EÃtenne ttÃcment.le^uel tna ÃemblepijÃiÃint,(^uantau ÃmpleÃens du plt;^]J'^ge, que nous rnaugeons la chair de Chri^ parfqy,a fin quefia y/ïe fioitfiai^ ^e nofire.Ce que i'ay diSl^eflprins deS Augu Ãin^ lequel parle ainfiau 3 .//«re de la doElrine Chrétienne,chap.16, Si la locution precepti^ tte,laquellefiemble comtnanderchofie nicfichan-te,codent enfioy Mne figure,ceÃe ci efl tclleiSi quot;VOUS ne mangez la chair du Ptls de lâhomme, yousn aurez point la vie en vous. C\t donc Vnefigure, laquelle commande de communi--quer a lapafiio du Seigneur, 0âde mettre doucement vtilement en mémoire, que fia chair a eÃe nauree nbsp;nbsp;crucifiée pour nou^.Ku rete,
combien que i\ye touche ci dejfius en paffiant, ce queiefiens de la manducation fiacramentale: toutefifiod ie le toucheray^it peu ph/s clai remet, ie ne doute point que ce queChrià figu re en la Cenepar les fignes du pain nbsp;nbsp;du yin,
nefiaccdpUffie Veritablemetparla Vertuficcrete defion eÃjritiafin quefà chairfoitnoÃre viande ffirituelle, nbsp;nbsp;fion fiang noÃre breuuage. Car
le Pils de Dieu, qui eà la vérité éternelle,ne procédé point auec nous parfallace. Parquojâ
Aux articles des Theolog. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;141
meÃÃe ha Ãen eÃÃcace^ a ce que le pain (y le yiin de laÃaifiele Qenenous foyent gages certains de la comunication que nous auos auec QhriÃ, Cependant ie reiette conÃamnient ceÃe lourde f icon que deÃniÃent les SorboniÃes^ de tranf-ÃubÃantier le pain au corps, le 'vïn auÃang. Semblablement ceÃeÃolle yfbiquite, quils ont Ã)ngee, ceà a dire que le corps de Chrià Ãoit par tout.Carie di qu^ilÃaut cerchcr Chrià au ciel, afin que delailfiacedecoulerfiavie en nous, ^ar ainfinous mangeons lors Meritable-, met le corps de ChriÃ,fi noÃre ame eÃant eÃe^-uee en haut par le figne du pain,ÃurpajÃe les cieulx. leÃcaybien quilneÃe peutÃaire, que maconÃeÃÃon ne dejÃlaiÃe Ãort a la Sorbone: mais il ne m'en chaut, pourueu quelle ÃatiÃÃa-ce aux fideles débonnaires. Or il eà bon maintenant de noter comment lesCenfieurs fie contrarient eux meÃmes.Car ils maintienet que au fixieme chapitre de S. ïehan,il eà cdmande par chrià de boire realement cgfiacramenta-tyranniquement au peuple ChreÃien.
Kejj:o)/fe de Rob.EÃienne
Delà confeÃionpicrametjtale. .
Annotation, Chrift donne le fainél: EC prit aux Apoflres, par lequel ils lient les infideleSjamp;defliêt les fideles,leh lo.e.ii.
Cenptre, Celle annotation eft euerfiue de la puiflance des clefs derEglife,amp; interprète faulfement le texte.
Cela va bien de ce qu'ils bannijjènt le piinEl Efprit de leur confeÃion. le di que l'EÃyrit e'^ donne aux ApoÃres,par lequel ils lient les infi^^ deles,deÃientles fideles, Les Cenficurs al^ lèguent, que par ce tno^en la confeÃion efi ren, uerfiee. Ãar quelle raifion jfinon d'autant que leur abfiolution cotreffiEle, n'admet nelafioy, ne l eÃrit de Dieul nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;maintenant ils Ãe van.
tent de leurs clefs,lcfiquelles ils confieffenteÃre tnifes bas par le fcul nom de la Loy oâ de l'EÃ-prit . le ne di rien pour aÃection que i'aye de les accuÃr.C'eà chofemaKifeÃe,que la fienten-çe quils reprennent,contient deux membres', a feauoir que les incrédules font liez, Oâ que les fidelesfont defliez par les miniÃres de l'EgliÃe: quel'vng nbsp;nbsp;lâautre fie fait parla conduire
fiufà inElEfprit, Les Qenficurs crient que la
Kux articles des Theolog.
puiffance des clefi eà renuerfeeidont ilfcnfuyt ^ue les incrédules font deÃie^ par les clefs du i^ape, ^que les fideles en font liez. Ce qui eà certes \ne chofe par trop Veritable. Mais qui euà tant ais attendu vne telle cofefion des Sor-bonisleslle di que le ftincl Efprit eà doneaux. tniniÃres de lâEglife pour exercer la chargé de lier Oâ deÃier.Et les SorboniÃes difent quit ne dem our er a nulle confeÃion IâEjfrit de Dieu eà modérateur de ceà oÃ'ice, le prie quelle difference y a il d'apprendre la T heolo-gie en ceÃe efcholc,ou des Hures de magie corn.-pofez par lgt;luma Vompilius^ Il adiouÃent encores Vng autre crime: câeà que cexpofefaulfe-ment le paÃage: mais lefeul regard desparol-les m^abfoultfi clairemet,que iâay honte dâame ncr aucune exeufe. Et puis tous ceux qui ont catholiquement efeript font en Vne mcfme eau-fe auec moy.
De la différence des viandes Oâ des iours.
Annotatio, Quâvng chafeun abonde en fon fens. Celuy qui eft de ceft adiiis,quâil nây a nulle difference des iours amp;nbsp;des vi-
KcJ^onJè de Kob.^Ãiefine andes entre les Chreftiens. il ftwlt quâil foit certain en fa cofcience: de paour que fil comence a flotter ca amp;nbsp;la, amp;nbsp;doubter 11 fon aduis eft bon ou non,il ne facecon tre facôfcience,amp; peche en faifant cequi nâeft pointpeche de foymefme , Rom. J4.a. 5. Le fidele ne fait point difference de ioursj par ce que tous les iours foc dédiez aux offices de pieté. Celuy qui eft debile en foy j en fait différence, Rom. i4.a.5. Ceulx qui enfeignent de fabftenir des viandes^enleignent doârine des diables^ I. Timoth.4.a 3. Q^ant aux viandes,tout eft licite au Chreftien: mais cela nâeft pas toufiours expedient pour lâef-garddiiprochain, i.Corint.io.e.ij.Dieu inoftrea S. Pierre par vifion,quâil eft loi-fible aux fideles dâvfer de toutes viades, Aél.io e.i5.Rom.i4.a.i.
Qenfure Ces cinq annotations ainfi indiftinâement mifes,font purs abus amp;nbsp;tromperies, amp;nbsp;oultre le fens de S. Paul, fauonfantes aux hérétiques,nians la difference des viandes amp;nbsp;desiours; def-
articles des T heolo^. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;J 43
quelles la fécondé eft plainement here-tique.
1/ a eÃe di^autrepart quelle objeruatîon des iours doit cÃre auiourdhuy entre les fideles: ficauoir,pour lâordre nbsp;nbsp;la police exterieure tat
fieulcment:en tellefiirte^que cependant la confidence ne fioit lieepar aucunefiuperfiition. Or les annotations quâils reprcnncti dojuentefirc expofiees filon la circonfiance de leurspa/fia-gesî a fiauoir quela ou lefiruice de Dieu eH confiitue enfiefites fiolennitcz, necefiite efi impofieeaux confidences. Orpourccquêtant lafiuperÃition que la tyranie regnet entre cux^ ils ne peuucntfiouffrir quâon reprenne ne lâygt;ne ne lâautre. Ã^nt a la dififirence des viandes, ils ont vnefieculation bienfiubtilc. îls refirai-gnent a la fiuperÃition des iuifis tout ce que S. Paul touchant ce^e matière a di^ enfies Ppi~ Pires,aficauoirauxKomains,aux Corinthiens ex Colofiiens : d'autant queplufiteursfiarre-fioyent encores fiortala Loy de Moyfie, com^ bien quelle fiufl abroguee.d^nd le mefimeA.-poÃreprédit qu il viendra desgehs qui empefii fherçnt Icf fideles dâvficr de viandes, ces bpns
KeJ^onJcde ^ob.Eflicnne cxpoÃtcurs dcflourtierit ccla aux ManichcenSj Tatians, (y autresfcniblables. CommeÃcn mettant an deuat queUj^uepetit nombre de per Jonnes , ils deÃournoyent tout incontinent le fainEi Ejjrit, de la droiEle cognoijjance de Id caufc.lls ontccla commun aucc MontanuSiC!' les Encratites nbsp;nbsp;Manichéent, quils controu-
uetTv^agedes Viâdes eÃre illicite Jequel Dieu commande cÃre libre. Si quelcun le leur reproche,ils eÃehappent parVne cauillatton puerile,dÃans,quils neÃont pas Manichéens.T out ainÃcdmeà quelcunnioitla diuinite deChriÃ, lt;Æ que cependant il dit, Ie weÃiis pas Arrien. T outeÃÃois ie ne dijjutcpoint du nom. Et po-fons Ie cas quils nefoyent point tels, aÃn que nous ne les rendions odieux aux hommes: ie di feulement que leur rejjocc ne leur fert en riens en difant, quily a eu des le temps iadis plu-Ãeurs hérétiques qui ont défendu les viandes aux ChreÃiens.Car à eeÃe defenfeeEivnefois rcccue,ilÃilf/ra a chafque mcÃchantde fempa-rcr ile quelque exemple ancien.Mcfmes les Mii nicheens (yTatians pouuoyent bien efchap-per parce moyen Idtçards pouuoyct prompte-
Kux articles des yheolog. 144 - ment re/^ondre, que la prophetic deuolt eîlre entendue de Montanu^ qui auoit dejia cÃle auparauant eux. Or combien que ie ne les ,aye lamais ajjailliz, fieà cc qu% fe iettet aux champs de leur bon gré, pour fe tenir fur leurs tgardes auant qu il en foit temps, comme il appert. Ain fifip tie mefehantfans eflrepourfuji-ui. Toutefj'ois, pour ne diÃunulerpoint ce qui xn eÃ,tout incontinet que quclcun met en auant cesparolles de S. Paul, ils voient bien quon leur fait la guerre ouucrte. Mais que les le-£leurs iugentjfils ont iuÃe caufe de ce marrir pu non nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;quant au reÃe, il f trouuera en la
-^i.cenfure,au premier rancte^ en la ij.Qâ 31. du fécond ranc : item en la cenfure 77. 103.
De la iuflification.
Annotatid, Nâattribuons point a lâequi-té ou droiélure de noftre cueur,queDieii nous donne la vie eternellô, Dent. 9. a. 5. Ne difons point en noftre cueur que Dieu nous a donne la vie eternelle pour noftre iuftice.Dieu a introduiél les Ifrae-lites en la terre de Chanaan,pour acconi plir cespromeftesenuers ceulx aufqucls
KeJ^onfc de Kol.EÃienne 411âauoit proinifejamp; non pour leur iuftl-cc.-ainlî nous done il la vie eternelle quâil nous a proinife.
CenfurCi Ces trois annotations,entant quâelles enfeignent que Dieu nous donne de fa feule bénignité êcpromelfe la Vie eternelle, amp;nbsp;non par nos Åuures amp;nbsp;mérités, font heretiques.
te foyetenu pourheretiqueau tuge^ ment de ceulx ci: mats ie Jeray hereti^ue auec S. Paul J lequel enjeigne que lagrace de Dieu eà y/ie eternelle, Romains ö.d.z^. Item aux Lphef. z.b. 3,Certes vous eÃes fauue^ degra ce par lafoy, nbsp;nbsp;cela non point de vous ; ce^
don de Dieu : non point par Åuures, a Ãn que ' nul neÃeglorifieAte, Dauidprononce que rhont me eà bien heureux,auquel Dieu alloueiuÃice fans Åuures, Row. 4. Ã.8. item, Si Abraham efl iuÃifiepar les Åuures fi a dequoy Pe glori^ Jier^mais non enuers DieuAladiouÃela raifion: Car il a öbtenuiuÃiccparfioy.Ora celuy qui nÅuure point, ains croit a celuy qui iuflifie lemefichant ,fiafioy luye^ reputee a iu^icc, Rom. 4. a. 5. Ler maiîlres deSorboneveu-gt;
Kux articles des T heolog.
lent d/JubieEiir Dieu a eulx. Au contraire S. Vaul refoule que tous font coulpables afin que toute bouche foit clofc, que la iuslice des hommes fetd fe pour magnifier la iuslice de Dieu, a fin quil foittrouue iufie, iuîli-fiant celuj^ qui efl de lafoy de lefus, Row. 3. (/. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1/ ne leur plaifi point de cequei'aydi
que la vie eternelle nous esldonnée. Et Chrifi tefmoigne que f esl luy qui nous la donneIch. iy. a, Z. Et felonie tefmoignage de S. Paul, Kom. d. ïy, Ceulxla quiontreceu abondance de grace don de iuslice, régneront en la vie. Or il efi necefftire que tel eflourdific nient aduienne a tous ceux qui nont iamaisap prebende, non pas feulementfongé, que câefl de iu^ice, de la remiÃion despechez â gt; de là grace, brief que ce^ de la vie eternelle. La indice des oeuures , c efl lâobferuation entière de laLoy. Ou fie trouuera elle ? Ã^iconque ^ura défailli en l'obfcruation de la Loy, efi niauldicl (y coulpable de mort eternelle. Ainfi ^ieu n e?l propice a nul,finon a celuy auquel il a gratuitement remis les pechez ⢠Se-loncefle raifon, S. Paul oppofe la iufiieede
^e/jionfè de ^oh.EÃientie
Lojy det Åuures a la iufîicede îafoji.Or quelle eà la iuÃice de lafoji^ c'efl celle qui fe quot;^^poÃeÃir ChrillfKom.io.g.^o.conime en f^trepaÃÃage il monÃre que nous Ãontmes iu-J es en luj),z,Corinth.^.d.zi.Qjieà ce quegfa cefC efl celle qui Ãubuient a noÃrc mijcre,ajïn que nous ÃoyonsfauueZi^on pas felon les eeu-ures de iuÃiee que nous aurons failles, mais fe~ Ion la mifericordc de Dieu, a Tite ^.chap.b. Æ. ^lt;tygt;ie eternelle eà l hcriragedcsenfansjaquel le nous obtenons par adoption. Or radoption e/îfondée quen ChriÃ.,Ephefi.a.^.Au reÃe te mefuis defa fouuentejfois purge ailleurs en I Article Z. O'^oÃu premier râct nbsp;nbsp;en rArti
fécondranc. Ma«- /ïrf pieu aux S or bonifie s de réitérer plufeurs fois cemcfmepoinEî,corne fl iamaisil nenauoiteÃe parle: 0^ ce,felon leurhonte accouÃumee,
Des Åuures.
Annotation^ Les Åuures extérieures ne fauuent pas, Efayei? c. n. Il fait mal a ceulxqui fe fient en leurs Åuures,que Chrift done aux derniers,qui nâont gue^ res faiâ: de befongne, loyer efgal a celuy
Aux articles des Thcolog. des premiers^qui ont porte la peine amp;nbsp;la ' chaleur tout le long du iour, Matt. 2.0.b. ri.Chrift done aux premiers amp;nbsp;aux der niers falaire efgal, a fin quâon voyc què les homes ne recoyuet aucune chofe que par la feule grace de Dieu, Matt* xo. a. 8.
Qenfure, Ces trois annotations font hérétiques, entant quâelles deboutêt nos Åuures. Le fainôl Efprit ell donc a ceulx qui oyent l Euangile Sgt;c croyenz, Si. non a ceulx qui veulent eftre iuftifiez fans Åuures.
Or leur eà dumoins efchdppe Vng poure mot bien diEl, entre taut de parollespar ci de^ uant mal dicles fans propos. Ils [c complais gnentquon a forclos leurs Åuures.C'efl certes bien diEljles vôtres, ie le confelfcdef^uelles font feulement fardees d\ne apparence exte-rieure.Us 'veulent obte7iirfdlut par Åuures ex-^ terïeuresy qui font vuides des graces du fainEl Efprit,defoy,(^ devrayeaffeSiion de cueur. Il ny a chofe fur laquelle les Prophètes inffenC tant^qu a débouter les hypocrites dé c eÃe fan ceperuerfe qu ils ont en leurs Åuures. Mais en
KeÃ)onfe dcRob.'EÃicnfJC premier Heu,la cotifeÃionde ccs Cenfeurseîî bien ridicule,cf auouer ainà de leur bon gre recognoiÃrepourÃennes les ccuures exterieu^ res er maÃquees lt;jue laj ci dejÃus notées. Qril eà bon de veoir maintenat cf ou ceà c^uHls tiret leur hereÃc. LeÃainfl LÃgt;rit,difent ils,eà don-â né aux crojians.il neà donc pas donne a ceulx qui veulent eÃre iuflifiez l(^^ Åuurcs. La theologie de S. Paul eà bien diuerfe. A celuj (dit il) pii nceuure point, ains croit en ccluy quiiuÃific le nicfchant,fafoji luy cfl reputre a iuflice,Kom.ji^. a. Car quant a la caujêde la iuÃiÃcation, la foy Cf les ccuures contrarient I vne a l autre', cf ce,diâautant que la foy nou^ enfeigne qu'il nous conuient emprunter dâailleurs la iuÃiee de laquelle nous fommes totalement de fnuez Cf gt;^'uidcs. Si donc lieà licite d apporter aucunes ocuures,qui açyent quelque 'Valeurpour mériter lagrace de Dieu,défia no* frons iuÃes en nous mefnes, a tout le moins en partie. Cependant touteffois le n imagine point vnefoy qui foitvuide de bonnes ccuures, il fe faultfouuenir,que le noeud de noflre queÃioneÃ,pourquoy ceÃque nous fomme:^
Aux articles des Theolog. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;y
reputez deuant Dieu^ quelle en eà la caufe.Qar tafoit que lafoy qui nous iuflifie^ne foit pas fans Åuures:touteffots le di quelle iu-gt; fiific fans Åuures,pource que fans aucun nofre merite elle nous donne iuÃice parla pure grace de Dieu. Ef f« ceÃe mamcre S. Vaul defnit la luÃice de lafoy, monf rant quelle ne confifle point en robfèruation de la Loy.
Des traditions humaines.
Annotation, Il faulc eiiicerles traditions liiimaines,Rom.i6',c.i.QuelleS;,il ell de-clairé aux Colofl.i.b.S.Celluy la honore Dieu pour néant,qui enfeigneles corn mandemensdes hommes, Matth.i5.a.9.
Cenfre, L\vne amp;nbsp;lâautre propofition indiftinâemcnt mife, eft khilmatiquc amp;c hérétique.
Annotation, Nous fommes morts auec Chrift, quant aux elemens amp;reig!esde ce monde, ôc ne fommes plus fubieuts a y celles : nefouffrons donc point quâon nous baille des traditions, par lefquelles 11 nous foit commande, Nây touchez point,nâen goullezpointjCololl. z.d.ix.
t.ij.
^cjponfe tie ^ob.'EÃiennc
Ce;âÃ{re, Cefte annotation, pour ceftc partie, Ne permettons point quâon nous baille des traditions,ainfi vniuerfellemêt mifejcflfchifmatique Sc erronee.
!/Æ récitée troisp^Jages,o-' nen conlamr.ent ^uedeux ,Ãnon ^uepolÃblc leurgramjiaire porte, t^uepar ce mot (yftrnnque) quiÃgmfie en Latinl'vng lt;Æ l autre lîs en comprennent aujà toà trois o u quatre ^comme deux.T outeÃ-ÃoiSjVoyons maintenant a queldroiSî ceÃ, ou Joubs quelle couleur ieÃuis declaire heretique^ (PÃchiÃmatique. Ils nous mettent au douant quily a des fintences qui ne fiont pas afie^ di^ Ãin^ement miÃe s. Sera ce donc quot;vng crime ca -pital ihuoir omis vnefieule exception? Ã^lle eà ceÃe généralité, qui les offenfie en aigrit ÃÃortlUs vouloyent quondijî,quilfaulteui~ ter le s traditions humaines, excepté celles du PapeAls \'ouloyet quon adiouÃaà Vwe rorre-^ton aux parolles de Chrifl ,lt;aÃn quelespo-ures ignorant eÃiment que Dieu eÃbienÃerui au plaiÃr du Pape. Et touteÃÃoispar ces teÃ^ moignagesnousÃommes enÃeigne:^ que la mal-heureufie tyrannie du Pape a violé lâempire de
Aux articles des Theolog. 148 ChriÃ} en ce quila ofc mettre ldlt;j^s aux confciences, tnucnter des loixauferuice de Dieu.Sâils me dcmafident que tenjem^ic leur rc/pond franchemcfit que les traditionspar iefquelles Ic Papeafalffe toute la dotlriuc de rEuangile CZ feruice de Dieu font laqs mor tels. Et que ce dire de Chrif Matth, i^.a. Hypocrites^voustranfgrcfez l^ commande-ment de Dieu par vos ordonnances,appartient aufi bien aux tyras fgt;irituels de nofre temps, comme ilfaifoitpour lors aux Scribes. Dâauan tage ic refend que cefie reiglc eà perpétuelle, (y quelle doit eÃre appliquée a toute aage, Vourneant ils m'honorent,enfeignans pour do .Urines,commandemens d'hommes. Maisccjle fureur plus que phrenetique nefentpointla grauiterequife en des Qenfeurs, de crier ainft contre lesparolles de Chrif, dire quelles font hérétiques fehifmatiques. Qupnt au reÃe,voyez en l'Article 41.
Der
Annotation, Dieu defend de faire des images pour les adorer,on nousencîiner déliant ycelles, Exod. xo. a. 10, amp;nbsp;an 54. t. iq.
'Kejj^onfe de R.üh.Efûenne c.i7.Leuit.i6.a,i.Deut.4 c.iÃ^.d.ts. amp;nbsp;aii J. a. 8. Dieu hait les images quâon fait pour adorer,Deuter.17. c.15.
QenpnrCyCe^ deux annotations au fens que pretendent les hérétiques contre la determination feptieme du Concile Vquot;-niuerfel célébré a Nice, font faulfes, amp;nbsp;detradent de la veneration des images faindes, felon lâvfage de lâEglife , qui a cfte approuué lufjucs a prefent.
Po«rce quils repetent jyci la Ã.enfure qui eà contenue ci deÃus aux /articlesprecedent, 19. /d: refutation fe doit prendre de la.
hnnotdiion , Les iuftes ne deliiircront pas les mefclians de leurs mau! x, Ezech. 34.e.i4.Par la mort de Pierre, ou des autres, eux ou leur nom ne fera pas glorifie , mais Chrift ou Ion nom; corne vous lifez de la mort de Pierre, par laquelle il deuoit glorifier Dieu, lelian ii.d.i^.
ons indiftindement mife, eft capneiilçî öc la derniere eft faul Ie nbsp;nbsp;crronce.
Aux articles des quot;Theolog.
^luflofl ils accufcnt Dieu de ceÃe cau~ tele ou tromperie^ de laquelle ils me chargent a torf.oufon Prophete, duquel ie recite fidèlement les parolles. ie confefje bien que pour Famourdes bons,Dieu faitfouuent dubien a ceulx qui en font indignes. Mais il eà neceÃai^ re a la fin que les mef:hans tombent en perdi-tidÃaquelle ils ne ceffent de cercher (^attirer. S. iehan exprime clairemet que la fin pour la. quelle S. Pierre afouffertla mort, a eÃe a ce queparjcelle Dieu fuà glorifie,Xeh- zi.d. i A quoj S. Paul confient aux Philip.ï,c.zo,di. fiant,que celuy eà toutgt;fng,pourueu quilglo-riÃe le nom deChrifi tant enfia mort^comme en fia vie.Les Cenfieurs contredifient, pource que les martyrs parTcfi^ufion de leur fiang, fie font acquis gloire. La fiolution efi bien facile: que ceulx qui fanSlifient le Seigneur,font pareille-tnetfmclifiezpar îuy: nbsp;que Phoneur que luy
font les fideles,reddde aufii a eulx.Mais quad il eà quefliodela principale fin,ie nie quilfiaiL le parler autrementqu il eà cotenu enmapro^ pofitid. Car nul n endure la mort pour ChriÃ^ finon celuy, lequel fâeÃant oubliéfioymefme,
t.iiq.
KeJ^onfe de Koh.EÃienne
hä fèulemct ce but de glorifier le nom deChrifi. Mais encores les Sorbonifies radotent plus lourdement,en ce quils defini/ficnt que les niar tjrs feront alors glorieux,fils ont le droiEl dâin ter ceder en uers V)ieu. Car pour quelle raifion tiennent ils cefîepropofition pour erronée^ Le tiltrey efiprepofi:, a jeauoirpource quelleefl contraire a l'interceÃion des SainSls- Ils com^ bâtent donc pour lâhonneur d'y ceux, entant quils recoyuent quelque gaing de leurs prières filtrages,queulxmefimes leurs ontfiauî fement attribue^-
De HEuangile.
/Annotation, La parolle de lâEuangile doit eftre prefeheeen toutes fortes, en tout temps, amp;nbsp;par quelque occafion que cefoit,x. Timotb.^.a.i. Ceulx quiauan-cent le cours de lâEuangile en quelque manière que ce foit,combien quâils foyêt veuz nâen eftre pas dignes, ne doyuent touteffois eftre empefcliez,corne Chrift a enfeigne a lehan, Luc.9.f. 50.
Cenfure, Ces deux annotations font er ronçes^amp; fiuorifent a lâerreur des Vaul-
Kux articles des T heolog. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;150
dois,amp; des noiiueaux hérétiques.
Si ce nix. qui ne veulent point qu'on me^prife ou omette occaÃo quelconque depreÃher lâE-uangile ^font tenu^ pour hérétiques ,quiÃera celuy entre lesÃdeles qui nappetera d'eÃrehe retiquel loincl au/à que linterprete lepajÃtge de S.Paul, ou ilcomandea Timothee d'arguer en temps (yquot; hors temps,a fin que par Ãa grande diligece nbsp;nbsp;vigilance,ilÃurmonte robÃina-
tion du monde. Ces bons Cenfeurs,pour foula-ger de fafeherie leurs euefques,lefquels ils co^ gnoijfent eÃrefort délicats,fe courroucer de ce quon les pre/jè de mettre la main a ïÅuure. Q^d le di qu il ne fault point empefcherceulx. qui Ã)nt indignes, i'aj Chrià pour autheur af., fiz fnff'iftnt, en ce pa/Jage allégué du de S, defaiélfie nentenautre chofe,que ce qui efl monflré par S. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;i. dex Philipp.
c.ï6,quilfefault refiouir toutes fois nbsp;nbsp;quan-
tes que l'Euangile efiaduance,foit quilfeface par Vérité,ou par occaÃon. (i^nt a ce quils interpretét calomnieufement mes parolles,com meà ie vouloye quvng chafeun du peuple fuà indijferemment appelé a l'office depaÃeur Oâ
^eJJgt;onfè de Kob.EÃicnne tniniÃere de rEuangile , reuerÃantpar cc nioyd. en I ordre de lâEglise, cela haà peu de couleur ^que ie ne tien compte de m'en cxcuÃcr.Mi reÃeÃb blafment au]à faulfement nbsp;nbsp;a grand
tort des fainElsperfonnages, nbsp;nbsp;quifont bien
dijjèmblables a culx, tant en pure dourine quen fainFlete de vie : commeà en exhortant tous homes a enfeigner leurs prochains^ ils ren uer/cryentlâordonannce que Dieu afai^e, laquelle eÃÃainSlemet obfèruee entre eux, ainà que chafeunfeait. Car ils ne rccqyuent aucun a enfeignerpubliquement le peuple^ que pre-tnierement Une foit bien (y^deument appelé.
De la mendicité. Des morts. Aux premieres annotations, nbsp;A rtic. 3 5 *
Annotation, S.Paul ne veut pas que nous lamentions les morts, i. Tliena).4. c-15« Cenfure, Cefte annotation eft faulfe amp;nbsp;erronée, amp;nbsp;nâcft point du fens de S. Paul.
îl a eÃe rej^ondu au ^9 Article,a la cenfure de mendicite.Etau 51 Article,a la cenfure des morts, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;De la Pqy.
Annotation, Lafoy Jâefperance, amp;nbsp;Ix
Aux articles des Theolog. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;i Æ i
chante demeurennencoresqne les autres dons fabohÃent, I. Corinth.i3.d. ly
Cenfure, CeÃe proportion e(i faulCcf cjiianta la foy ôc. lâefperace, dâautant que felon le fens de S. Paul, elles ne demeurée pas aux habitans du celefte pais.
AuÃi nay ie point eu Vouloir de dire que la foy nous doyue demeurerlors que nous ver^ rons Dieu face a face.Car iefcay que lafoy fe refraintau temps de nofireperegrination, du ra nt lequel il ne nous ef pas encores licite dâa-uoir iouijfance de la veuc de Dicu,z. Cor.^ a. 7. îf (cay aufi quercÃerace na point de Heu, fno cependant que nofire falut rfi cache, Kom. S.e.z^. Vay feulemct 'voulu dire que les autres dons font corne quelques accefioires ,quife rap portent a lafoy, a ïcfperance, q*- charitc. pour cefie caufe qu ils nontpoint leur eflima-. tionpropre. Ces bons expofiteurs me rauiffent auciel,pour prouuer que quand nous iouirons de la gloire celesle,il ne refera plus defoy.Us y -vont certes bien tout au rebours, en ce quhh fe font ainfi tant celesics, nbsp;nbsp;cependant ne rc~
tiennent pas vne feule goutte d'humanité,
Kejjionje de Kob.EÃicnnc Hela crainte.
Annotation, Celuy quv craint le iuge-menc a venir,les penes,amp; c. nâefl pas parfait: en charité entiers Dieu,i.leh.4.3.18.
Censure, Certe propofition, comme elleelt coucheeindenniment,en hérétique , amp;nbsp;répugnante au dire de Chrift,e-uangehfant, Luc. ix. a. 4, Et a vous mes amis,ie di, Ne craignez point ceulx qui tuent le corps, apres cela nâont plus rien quâils puident faire. Mais ie vous monftreray qui vous deuez craindre: craignez celuy qui ha puilTace apres quâil a tue,de mettre en la gehenne: voyreic vous di,craignez celluy là .
Lapropofitionefl herctique^pourcequelle neflpointdiÃinpuee. llfcÃuyt donc que TEÃ-prit de Dieu a ejle bien peu aduife, de nauoit point eu fouuenance defe donner ^arde d'here^ fie. Lâannotation efiprinfe des parollci de S. lehan,iAchan 4. d. 18, Crainte n eflpoint en charité^ mais parfaiEle charité met hors la crainte. Ã^and icparle ainfl,ie fuis hérétique: quefera il donc faicl a S. lehan l Us aile pue-
hwx. articles des Theolog. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;151
ront qu ily a deux efj^eces de crainte,dot lâvne n e]îpas vitieule .Caria diÃinclion eà toute commune de la crainteÃcruile, nbsp;nbsp;de la crainte
filiale. Maisie leuroEîroye,fils 'veulent, encores plus qu ils ne demandent:que c eà Vne cho fie faincle CX chaÃe que la crainte de Dieu, qui neà autre chofie quvne reuerence youlontaire qui luy efifiaiFîecomme au Seigneur Pere. Aufii que la crainte que concoyuent les fideles de la cognoiffitnee de lcurinfirmitc.^a finde ehe miner parmi les dangers en follicitude humilité, eÃfainSle.Lesfideles font bien de crain dre en ces deux manieres.'^eantmoins 7.acha-riepere de S.lehan ^aptiÃeprefihe en fon can tique,que nous fommes racheptez, afin de fer uiranoÃre redempteurfans crainte. Communément on rencontre es Eferiptures des fenten ces qui ofietla crainte auxenfans de Dieu qui fontfoubs le regne de Chrià . Ez toutesfois il ny anulepithete qui reÃrai^nece mot de crainte a la peruerfe deffiance. Comment donc eÃ-ce que ÃEfiritde Dieu pourra cfihappcr, quil ne [bit heretique,quand il retire fmplemcnt les fideles de crainte,quot;veu que laSorbone a eu aÃez
KeJ^onfè de Kob.Eflienne
.pour me condamner, quandïay di^tjuiîne deuoyentpoint craindre la gehenne. ïjauan-tage que lei Ic^eurs prennent gar de,comment ils donnet belle couleur a leur cenfurenlfault, dirent ils,craindre Dieu,qui peut mettre cy le corps zy lâame en lagehenne. De là ils recueil^ lent qu il fault craindre les enfers. V oyla comment ils ont bienprouffite aux principes de dialeSlique: dont toutesfois ils ont tire lajom-ttte de leur theologie.
Comme ainfi foit donc que la fufdide ûculté de theologie ait elle plufieurs fois aifemblee par diuers comices, fur le fer, ment,pour corriger les erreurs defdiâes Bibles, finalement apres auoir célébré la facrofaindle Meffedu fainâ Efprit; eflac derechef alTemblee fur le ferment de la foy,ayant leu amp;nbsp;confidere diligemment les fufdifts erreurs,du commun confen-tement de tous les doâ:eurs, a elle con-clud.que lefdides Bibles,Nouueau tefta-ment, Pfaultier, ou liurc des Pfeaulmes de Dauid, imprime a partauec les anno-
A«x articles des Theolog. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;15 j
tâtions prinfesdes commentaires des Hc brieux, amp;c. les tables ou indices defdicles Bibles, felon la date Ipecifiee de lâan ÃC du temps quelefdidts îiures ont elle imprimez,a caufe des erreurs amp;nbsp;lieiefies qui y font contenues, font dignes dâeftre fupprimees,amp; doytient eftremifes au ca talogue commun des Iiures reprouuez. Donné a«it Paris,aux Matliuiinsjleiy.de May,M. D. XL VIID
Quelque autre pourrait attribuer a vttefod le aif 'cSlation^de ce tjuils appellent \neaÃcm-blee de peu de perfinnés, Comices.Mais ie pen fc quds ont parle proprement.Car le lieu ou le peuple Romain tenait [es comices, auoitiadis c[îe y'ngparc de brebis. Varpioy il ne fe fault pas esbahirà ce befialfaffemblepourprodui-nt bien dignes de leur race, ^t a la mienne volante que fe fuffent Ceulemet brebis:maisfefontbefesfauuages nbsp;nbsp;cruelles^
qui ont occupe la bergerie contre tout droilî ex raifon. Mais que Veult dire que la faculté a eÃe aÃembke par diuers comices ? C^and la faculté fajfcmble, tire elle quelque peuple
KeÃionà de Koh.EÃicnnc des enfers ?Or enfant que touche leur ferment, fils veulent quon luy attribue quelque autho-rite,quils cerchent quelques gens ejiranges,ou bien des infenfez^ tous ceulx qui les co~ gnoificntfcauet bien quâils font du nombre de ceulx defquels Dauid feplaindj quâils ont la bouche pleine de periure nbsp;nbsp;de fraudes. Ef
efioit il befoing dâauoir efle ajjemblez p^T ferment pour faire nuifance, veu que leurs pieds courent fi hafliuement pour ejf andre le fang?Ortout ainfi corne fils neufent pas défia hors du fens, ils tefiifient eulx mef-nes quâils ont efie enchantez parfithan. Car qù efi ce que la Méfié, fin on vng enchantement diabolique, qui ofielefens aux plus fiâmes f Qmplus efi J autant Vault enuers lesenfans de Dieu la celebration de laMefiè, comme ft quelcundifoit^que Megera C}'fies deux feurs, c efi a dire les furies dâenfer ont efiandu leur Venin mortel. Mdzj a fin quefians rcfueillez de leurfomne fi profond,ils commencent a fcn~ tira laparfin cdbien ils font ridicules auec leurs trafiques : loppofe a tous leurs iuremens, le fain^ i^/ôlennelferment de Dieu,par lequel
Aux articles Jes Theolog. 154 il tcÃ'iÃe qu'il maintienira fa gloire, (j'quil ne fouffrira point que iamais ellefoit tranÃortee ailleurs, Efa.^^ b. iiAtem l'autre ferment,par lequel il a efiabli confermé lafcrifcature defonPils,Vfeaul. no. Semblablement celuy parlequelilacontracîe l'alliance de fa grace auec Dauid toutel'Eglife, Efeaul. cf.4: au ïL^.a.z.itcm , celuyparlequelil receoit les fideles en grace a telle condition, qu'il leur fera toufiourspropice,Efay^.c.y.d.io, çy au 6z.a.j\,c.2). Us viennentauec vnetelle audace, quondiroit que ce font Geans qui fontforti;^ delà terrevnais a la vérité ce ne font que niaf-ques : çy rauifient a Dieu, comme dcfijouilles prinfes fur leur ennemy,radoration,la fianèe, l'inuocation, (y tout ce qui appartient au fer-uice diuin, pour les tranfijorter aux morts aux flatues de pierre, aux chofes de néant, ontforgees pofent \efus Chrifi de fafacrificature ,pourfe mettre en fon lieu: ils font que l'alliance dcDieu gratuite cede aux merites des Åuures:ili fuffd^ quent ou renuerfent les promejfes efquclles efioit fondé lefalut des hommes. Brief, ilnë
de leurs tefles:ils de-
U. jo
ReJ^onÃ^ de'Kob.EÃiennc tient point a eulx, qu apres auoir e^iainSl la quot;verite, ils ne icttent Ciieu hors de fon ficge. 11 ncslia beÃoingde dircijuelle authorite do_y~ aent auoir les ordonnances par lesquelles ils conÃ)ircnta toute deÃojaultc'. car les leEîeurs en pourront iuger promptement. Dieupubli-, ant laLoy, a fait trembler nbsp;nbsp;ciel (j terre.Et
a ce que la maicÃederEuangilefuÃplus excel lente quot;venerable, il a tonne du ciel, Heb.iz. g z6.Einalement,tout ce quilrequiert de reue rence de nous, il commande qud foit porte a fa parolle. Il crie continuellement de fon haut fiege iudicial,quilfautÃmplement fc tenir a fà fainEîe Eferipture: que fans autre enqueÃe ou diff'iculte il faut reccuoirtout ce quil commande. llprondce qu Un eÃlicitedj adiouÃer ou diminuer felonie fens humain. Et ces cf-prits auertineux feÃeuenta l'encontre, font à oultrecuideZiquils ofentnon feulemetaccabler de leurs menfonges ft fots CT f puans,dcs Sentences prouuees par clair tefmoignage de hEÃripturâ¬,mais auÃigronder Oâ pétiller ( f-Sronteemet contre les propres parolles de fE-Scripture: o qui plus eEl condamner, tant ils
Aux articles des Theolog. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;r 5 ç
^ofit lafchcs, ce y«z eà de mot a mot tranÃeript des treÃain'cls inuiolablcs oracles de Diei/, Et encores ilsÃcnorgueilliÃent tellement auec leurs chapperons fourre;^ , (juilp-mble que tout incontinct quils auront cliclvng mot,que la doFlrine,dont l'autborite a eÃeÃcllee par le fang du Fils de Dieu, dq^ue incontinent eÃre mije bas.Ft encores Ãerot ils à téméraires d'af faillir le royaume des cieulx: qui eà la predication de lâEuangile,^^ leÃege iudicial de le-fus ChriFl, que les Anges celcsles adorent en toute humilité. Ettoutesfois il esl commande a toute creature de fc taire deuant la Ãace de Dieu. Et non feulement cela,mais auÃi S.Faul denoce malediEîion aux Anges,Ãladuenoit que par eux U y euà quelque cheÃe changé en la do~ Flrine d e hEuangile. Or ie croy que par mes deÃenÃes lay ÃufiÃammet mis en euidcce a toics la liccce desbordee ontÃontparuenues cesgre -nouillesÃorties des marets d'eÃer ,pour maul-direleDieu viuant.Q^ils iettent maintenant tant quils voudront, les bouillons de leurs gros mots enflez ) O' tonnerres d'erreurs, de blaÃgt;hcmes f d'herefles, comme bon leur
U. ij.
fctnhkrajes lanceans fur ma te^rCfpourf^cÃe-uer contre la pure doElrineide moy^ie me con-tenteray cependat de cefeulfouldre de S.Vauk lequel tombe tout droit fur eulx, Qificonque naime le Seigneur lefus Cbri^, quilloitcn execration^^oyre excommunie amort. Amen^ hmcn.
LÃS MATIERES PRiNCIPAtES TRAI-? Ãccs amplement en ceflerefponfe. Les nombres fignifient cculx des artielesidcuarit lefqucis nous auons mis ces deux lettres p R , pour fignifier les premiers : ou bien ces deux de, pour fignifier les derniers,
|
De lâAdoration.pr.ii, de.14.18. de lâimmortalité de lâAme. pr.28. des Anges, de, 68. du liberal Arbitre, de. 55. 66.81. de lâAueuglement des re-r prouuez.de. 9S. du Baptcfme.de. iç. du Célibat amp;nbsp;de continence. de, 34.99,100, de la Cene de noftre Seigneur, de, 27,18,19.45, |
44. Ãrau fueil.158. des Ceremonies, pr.21. de laConfeiTion.pr.io.ii. de.58.42.45.amp; au fueiL 141. de la Crainte, fueil.içi, du Diuorce.de.i. a qui il appartietdâefprou ucr la Doârine.pr.24. de.r, dclâAutho'rité delâEglife. de.i. dclâEleflion. âe.97. de lâEnfer, pr.i.dc.12, |
|
de PEfpouantement Je Chrift en fa confcien-cc.de.4s.48. de lâEuangile. fueil. 149. delaFianeeen Dieu, pr $.14.16.41.58.79. de.s Forces humai nes, pf. 5 u.js.^o.de.sS.Si.Sj 88. de la Foy. pr. 8.9. dc.8. 63.81.f11eil.151. dclâIdolatrie.dc.79. du Ieufne.de.64. 95. desimages.pr.i8.!9. der. 69.Ãii Eicil. 148. de Hâmpofinó des mains. dc.33. de la difference des Tours pr.41.de. 15.14.77.103. amp;nbsp;au fueil. 141. du Iurement.dc.65. de la luftification.de. 18. 19. 10. 37.49. amp;nbsp;fueil. 144. de la Loy.de.i8.li. duLoyer ou falairc.de.84 que Dieu nâeft point au-theurdu Mal.de.56.86 de Maledidion. de. de la Malice naturelle de lâhomme.de. 71.73 74â du Mariage,de.107. de la Mendieité.pr.38-3^â des Mentes, pr. 1.3. |
de.53.89. des Miniftres de lâEglifc. de.i.ioi. 105.106. des Miracles, de.98. des Morts.pr.10.34.de.51 des OEuures. pr. 40. de. 18.30.50.61.63. 81.90. amp; fueil. 145. de lâOraifon.pr.4. de la Parolle de Dieu. pr. 6.i7.dc. 31.33.i01. de lâhonneur deu a Pere amp;nbsp;merc.de. 78. de la Permiflion de Dieu dc.56.70. des Poures.pr. 38.39. de la Predeftination. de. 97- de la Predication.de. 1 oi. 105.106. du PrimatdeS.Pierrc.de* Si des Proces.de.91. des Promefles de Dieu, de.ioi. du Purgatoire, de.15. de la Rccopenfe gratuite. de.50. Chrift eft noftre Refuge, de la Remiffion des pc-chez.pr. 10.13. de .80. des Reprouucz. de. 96. 104. |
|
de Refipi rcéce.de.^6-.4 9; de b Saerificature Chrc-ftienne.pr, 31. du Sacrifice de Chrift, du facrificc de la Mefi'c. pr.18.29. 30.de.75 .75. des Sacrifices de la Loy. pr.n. 29. des Sainâs.pâquot; i? i$.i7.de. 14.51.57.58 68.79.98. amp;' frieil.i4^- que Dieircft noftrc Salut de.68.89. dcSaciftaâion.pr.30. |
du Secours des Homme.*, pr. 5.(3 .de.53.58. du SeindâAbraba. pr.43. du Seruice externe de Dieu, pr.22. des Temples.pr.32.33. des Traditions humâmes pr.41. amp;nbsp;fcieil.14-7. du Trauail ou labeur des mains, de.59. (gt;o. de la difference des Vian des. pr.41. 44. 4.5. 46, de.35.amp; au fueil.i^i. de la Vie e1ernelle.pr.41. |
LE X I I I. D E I V I L L E T , M. D. L I I.
0)1 nmufÿfi
⢠0üm flrîÿïqc^^j^ii 4»'mlt;|V1Ql| *MU»U ⢠»|lt;lt;i MCI
âQç4/itb fmqlt;wrt2^t^42igt;:gt;inlt;ivw ottqoutj^J vn«i ' £^igt;M?/5»tgt;Mmted2.âfrt|»qvm»l2 JH blt;llt;M
«U4«i»nwlt;ltç-gt;^2w^ed4»bO^nt*vqpc^utj
à lt;|eMt2 OfmMjJbtf*â â¢1*«â j-luM m *gt;i tfVf^ôWiri
*itlt;t 4tdMtagt; 4gt; vtüi
'0UU oM«^4» »»gt; nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Ã^xdjiWüt
â¦Vuudut »|â¢M.â M(»UUj33
J. jngt; 4gt;'U»J nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;înlt;l**lt;t** -Otnl
.KO p.tvuudi 4ngt;tlt;^ lt;45^ 'ô*3U i^n^4p4l
â4VVWI
» anQ»M ^143 o»t«|t»w^4tû|ilt;o 3H)ÿ oiia ».OtI .tgt; '43lt;|«îlt;qt*lt;gt;^î»|t»l«l ttWOJÃV it|u^4WçjJ
VIM mb 1*» M449 *lt;tit*U19^ VU^Ul nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;J
Pi*3*i4Utt4âvU|/ 9MI0Ult;{3tVUlt; .âMJM« V«b.^»2gt;l UIm d^:tllt;t*tl^0^)(C|«41îlt;fotgt;g3 vuiv^ 00YVuaFbub dOH^49'4lt;««tM2 gt;Savult;M t»t^ lt;tv OUt«0 4» l*g^*4tgt;Kt|0tU bUtUM *4111 mioo gt;w.t 014*4»^^VHU
oiujîâoeci AViUMjaw oi»gt;C ô**âH»4t*C34^ tsl »3gt;j ^»lt;5f*4l4t2blt;ÃM2*^^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;dCMilljfc^MbtqiOM
ÃVrt|Mt4llt;^*4»«^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;2'^*
^:^OUtO»C2SUâ4î/t^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1iMMtlO»'3$Mlt;îlt;l
4tlt; tUM vm t»Wt»4*^»à 4l|«02 WIIHmJ d»M0«lt;