T R A I C T E '
DE LA MANIERE DE
BIEN EMBOVCHER, MANIER,
ET FERRER LES CHEVAVX: AVEC les figures des Mors de bride, tours amp;nbsp;manie-mens,amp;fers quiy font propres.
f4ilî en lan^dt^e Italien par le S. Cefir Fiachi Gentilhomme Ferrareit, e^ n agileres tourne en François.
Auec le pourtraift du Cheu*I, amp;nbsp;remedes de fes maladies.
A -PARIS, Chez Thomas Perier, rue SainftIeande Bcauuais, au Bellerophon.
M . D . L X X I X.
AVEC PRIVILEGE DV ROY.
A ILLVSTE ET PVISSANT
SEIGNEVR lAC Q^V ES DV PONT-bellanger Sieur duditlicu,Ponc-farcy,CouI-kuray amp;nbsp;Baron deMombray, amp;c.
ONSEIGNEVR,/^ï N'oblejjc Françoife cÃpour le lourd hi^ tel-Fmei^t douce amp;nbsp;enrichie de toutes pries louables d'exercices amp;nbsp;bons-fies efiudes^requispourfion comble^ cjue maintenant ayant cbafie, amp;nbsp;banny defiy toute lâadlion â vicieu-fe amp;nbsp;barbare^ qut y auoitprins le temps pafie pied ^ racine^ elle efi ^a 'yertu amp;nbsp;magnanimitédifiinguee non fiulemét de ceux Ã'^i dont cefi heur:,ou de nauoirreceu de leurs ancefires ce beau ^^bre de FbobleÃe^ou de lâauoir acquis parleurs njertus propres, ^aisfiefiendant encore plus loingfe peultbien amp;nbsp;à bon droite 'Gunter de furmonter par fia prouéfie amp;nbsp;magnanimité tous au-^^(s nobles fie quelquep^s amp;nbsp;nation quilsjoient : car pour le ^''fienty no'^noblesayanspraedique ër cogneuparexperieneca 5« il ny a rien plus 'vray que ce que dit le Poete 1 uuenal, La vertu feule eft la feule NoblcHc.
bious fiaifiant entendre ^que pour lefieul regard des efiudes bu-^ Plainesjg^ de la uertu en eux moUee g^ emprainte^ aious mes Seigneurs les'Nobles ^ delaijfians le beau patron ^ trace de ^Ã-x du paÃe, qui efi ( comme ilpenfiiit ) d'efireignorans, gy fins humanité, auen^ faiél ejebange dl'vne qualité plus que
E P I s T R Er larbare^^ciue'yo':^maieiin voiisattoientlaijlèef commet» heritage ^ [accejÃon ^aaec toute bonne dipif^lineidoulceur amp;nbsp;courtoiÃe. Qui eÃcauÃe que vous vous eÃes acquis vue gloire beaucoup meilleurej Ãus grande^ excellentej (juils n auoientÃait auparauant: laquelle eterniÃnt 'yoÃre retient' meela recommandera a la poÃerite. Pour raiÃn dequoyde-Ãrantfaire chop qui vousfuÃagréable, amp;nbsp;vous portaitep ^olgâ^^ge de la grande enuie ç^ deÃrquetay de yousfin treshumblefruice, ne doutant points zJ^onfigneur^du louable exercice, auquel vous eÃes de tout temps adonné, entre au-tres,qui eÃdefçauoirbien ^ dextrementdompter,e^ manier vn cheual. Comme le hure du S. Cefar Fiachi, Gentilhomme Ferraroisfut tombé entre mes mains .⢠f'^py penfé ne lepou-uoirplusfeurement communiquer, amp;nbsp;plus honorablemétaux Seigneurs de ce'R^yaume,quefous laproteéîion,amp;fauuegar-de de voÃre nom tant cogneu le voulant mettrefur la preÃe,a-pres l'auoirfaitbien reuoir,limer amp;nbsp;corriger,fâay prins la har-diefede le mettre hors encores vn coup en lumière fous voÃre nom amp;nbsp;authorité. Et combien quejzJdPonfeigneuryieÃache bien que quelques vns me remarqueront de temer itéamp;ln^^^' Ãderat ion,vousfaiÃntprefent du voÃre meÃne,aÃauoird'v-nefcience en laquelle vous nepouue:^ eÃre quâexcellent èquot;parfait, ayant tant vojiagéamp; aueeÃgrand danger, parlesnatios efrangeres,où fe trouuent les hommes fort accomplis en cefie co gnoiÃance, non fans vne deÃence incroyable, amp;nbsp;dâoù mefmes pour teÃnoignage de ce,aue;^ ramené tat de belles pieces de che-uaux, non fans grand danger de voÃre perfonnef eÃ-ce que ie n'^ youlu qu^nprofit neeeÃaire manquafià la pofierité. Or t^onfeigneur,vousnetrouueres^ aufii efirangeà iâay faiéî rimprimereeà Åuure fous vofirenom amp;appuy,nf ayantrien que la
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pda diligence du mien, ruous eÃant oblige d plus grande cho-K^our la bonne 'yolonte^que de vo^re ^race me porte^. -dujà ^^ ^ae i en ayÃiicl eÃpourp energy teÃnoigner l'amitié, honour ^ reuerence {jue ie doy a voÃre âvertu,d la magnanimité^ noblere de DoÃre cÅur ,amp;ala peÃchon de vos meurs, .^dÃn pjÃ^^ eÃantÃus l aille de '^oÃregrandeur iepuiÃe libremet ^pnettre en lumière, amp;Jous voÃre authorité,puiÃeaiÃment r^reteÃs a toute calomnie: carie n'ignore point, cjue quelques '^â^inetrouuentmauuais que ie vous dedie tÅuure dâautruj, ^ deÃa autresÃois mis en lumière, mats en meÃumettantau ^^pemec de tant bons amp;nbsp;équitables luges, ie reÃodray quâabat pça eÃrouue qu'il eà malaifédefatiÃaire d tous,pion l'aduis '^â^T^oete Comique^,
QujI y a autant dâaduis quâil y a dâhommes.
limefuÃtra de plaire feulement d celuy,d la grandeur amp;nbsp;au-p^téduquel ie meÃntiray d iamais redeuable. Et que lâart '^duirie tantproÃtable amp;nbsp;necejfaire, nefcmble fortir hors des ^Krs ^ lices des nobles de FranceJors quon en doit tirer plus mejmes au temps de necejpté : ysr femblablement que ^^^emin g^rpaÃage,pourparuenir d ladite cheualerie, neÃit fjinédgous ceux qui enpntamateurs.ëtdla verite,Ãon con r^frede près le bien amp;nbsp;grandeur de ceÃeÃcienceà excellente Qr ^^^^ife aux Républiques, on trouuera queJans elle, les autres â^^^^uuentbonnementbaÃericarparlâhonneÃeg^louableex-Jâee ly cognoiÃance dâelle fontparuenus (gy monteg^ au ternie lt;1 honneurs amp;nbsp;grandeurs tous Seigneurs nobles amp;nbsp;magna-. ^â^es,parl'eÃhelledelavertu amp;prouejÃe defquels toutesÃien ^ftont ç2r retiennent leurs dignités, g^ les peuplesfint main-^^nui çp^ confirueâ^, mefmes deliure:^ des mains de leurs capi-'^â ''^^ ennemis : comme au contraire, eÃans mis baspenjuit la
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ruine de touf autres eÃats. Et eà bien certain c^ue tEm^tre des 7(pmains neufi eÃeÃlon^ tempsÃeuriÃant, fi lâordre des Cbe-ualierSy due^uel mefine l on eÃiÃitplufieurs au maniement amp;nbsp;adminiÃration delà R^epublique, neufi eÃe bien maintenttamp; conferué enfon efiat amp;⢠dignité^pourJa deffenfi. Ce (juifutafi P^ftiffifiamment declare, lors que tordre du menu peuple {fi ^Ãappelle yn monfire de cet teflesÃvoulutfiecouerle iou^defe Seigneurs : dont leur aduint asnegrande mifere amp;nbsp;calamité: car des ce temps idles Prouinces è:gt; Royaumes conquefie:(pitt les armes amp;nbsp;proueÃes des nobles furent tofi apres remisent leur premier efiat amp;nbsp;liberté: amp;nbsp;finalement les peuples circon-uoifins,de fiibiets qu'ils efioientaux Romains, fe tiransdefib-ieéhonfe feirétprefique maifires amp;nbsp;Seigneurs,amp;des Romains mefime. Bref cefie tant excellentefiience, de laquellefartent, non feulemétles cbeuaucheursgt; mais auffi les preux amp;''cailllt;i)ts Cheualiers,efiant bannie les autresfciences femblentaller en decadence. fies chofes donc confiderées, A^donfeigneur, iâaj ofi m'enhardir de ajous vouer ce Liure,lequelie vous [upplic accepter,comme venant de la part de celuy, qui defire vous faire feruice treshumble amp;nbsp;agréable a iamats,f aficurant quilfera bien fupportéamp; deÃndu,fi)us lafaueur gy authoritéd vn tel Seigneur que vous efies.SurquoyfaiJdntfin, Adonfiigneur,ie Jupplieray de tout mon cÅur nofire bon Dieu,qu'il vous donne en fanté ^ accroiffement de toutes vertus longue amp;nbsp;heureufe vie^. De Paris, ce S. iour de Feurier. 1^7^â
Fofire treshumble gy trefafèélionnéfiruiteur a iamais,
Gvillavme Avvray.
EPISTRE DE LâA VT H EVR, T R A-DVICTE DE lâitalien, AV RaT
Henry fécond de ce nom.
^^^^Onfiderant fouucntà part moy la grande vertu qui a iettéfes profondes racines dedans lâefto-mach de voftre maiefté,Roy trefpuiflant amp;nbsp;tref jchreftien, amp;: claireinét Ia cognoifTant pleine amp;nbsp;âAoinplic de toutes les bonnes parties requifes ala gran-'*^urde fon eftat Royal, ie me fuis enhardy deluy prefen-f^amp;dedierlc peu du mien qui eft en ce petit liure. Car ââyauffi penfé,quc ne fayat fait pour autre chofe,que pour 'â7Faire quelque demonftration de ma bonne aft'câ:ion,6£ Tour tcfmoigner à tou t le mode le treshumblo feruice que â^5 rares cxcelléces mecótraignêtluyvouër.-elleparfabóté â'âfinie exeufera la hardiefle qui mâa auancé à luy offrir fi pe ââ'Ãi foibleprefcnt. Et neatmoins quâayant toufiours pris âââgulier plaifirà laCheualerie,c6mechofcpropremét bic âf3ntc à vn Roy belliqueux amp;nbsp;magnanime, elle ne dcfdai-?nera de le receuoirenfcmble auec le eueur de celuy qui le P'ofente auec ce bon accueil,dont les plus grandsRois ont â'âcouftumé de tout temps allaigremcnt reccuoir toutes ^fiofcs,pour petite quâelles foicnt,qui leur font en toute rc quot;orcceamp;humilitc presétees pavaucûdeleursferuitcursou ^quot;biccts.Ainfi doques,Sire,attrait de cefte ferracefperâce, âOeclaplus grade humilité'quâil mâeft poffible,iela fupplie ^^ receuoir les fleursamp;fruits dcce mien labeur,quels quâils Poifsêtcftreamp;de fupporterScfuppIecrpaticmét le defaut quelle y trouuera,mc departifsât pource regard fi peu quâil I'âyplairadc la bonegrace: laquelle ie penierayauoir ample Oâer acquifc(amp; mâen tiêdray bic heureux)lors que par manière de rccreationamp;repos defes tat grades^ honorables fniprifeS,il luy plaira à la fois lire ce tnié petit liure.Dequoy ^ïfuppliant trcshumblcmétgt;prcfcntemëtlcluy ofFre,voire ^ le donne foy mefme auec toute reucrence.
De V.R. M. le treshumble amp;trefafFe-dionne feruiteur Ce far Frafehi.
EXTRAIT DV privilege:
A R kttresfatefites i^ ^07,1/ eà feymtsà GuiUitame ^uuraji M^f-chavtï Lt^yaire de rK»iuerÃte de Pans, ciâiw/gt;ri»fer ou fai^g iffi^r/^ fxer,mettre e» 'vestte (it* dÃrüuer 'v/se fois ouÃuÃeurs, va /iure i/ttira/é; Traite delà manière de bien emboueber^mânier Sâ ferrer les chenaux : anec les figures des mors de bride, tours S^manie- * mens Sâ fers qui y font propres.Faiä en langaige Italien par le S-Cefar Fiachi, Gentilhomme Ferrarois, ôânâaguerestourné en François. £tfaiff défères /editSeiftsearà tous i/èraires, /mpri-meurs (^ autres,de çue/çue yua/iteçuâi/s fie»t, de ssâimjsrimer, oufire imprimer ledit//ure,stj'vendre ^difrià uer eufes/gt;aj'f^ terres (ir/eieueu-fies, autres çue ceux quâaura im/srime' oufaidUm/srimer/ed/f/i^uuraj': amp;eeiufÿuesa»resx/gt;s^ terme de d/x aus, à eomfter du iour çuâdsfrout aeheue:^ fimprimer,f/r/es/s^ues am/s/emext eouteuues auditéPriai/eo-e ee doKud à Paru/e ly, fod/o/re. l y y 6, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â^
Par de Co^i/.
Ptfue' DP Pû/^SSPjPOPiPP.
T R A I C T E DE LA MANIERE
DE BIEN EMBOVCHER, MA
NIER, ET FERRER LES CHEVAVX, auec les figures des mors de bride, des tours amp;nbsp;maniemens, amp;nbsp;des fers qui y font propres.
LIVRE PREMIER.
Trois principaux aduertijÃmens ^ recedes, que ro» doit bien conÃdererpour bien emboucher vn cheual.
CHAPITRE PREMIER.
â -E chcualier ou gentil-homme qui defire bic mettre fon cheual en bride,doit prc-â mierement amp;nbsp;principalemct aduifer aux 1 bonnes amp;nbsp;mauuaifes parties amp;conditiós â quâil peult auoir, amp;nbsp;aux remedes propres ; amp;rconuenables à corriger les mauuaifes, noramecment à ces trois chofes,qui font les trois premieres parties ôiles plus recommandables de tout cheual bon amp;nbsp;généreux: Câeftafçauoir, que le cheual ait bonne cfchine, bonne iambe, amp;nbsp;bon pied: Et les doit fçauoirle gcntilhome, ou pourles auoir veuës amp;: cogneuës telles dcluy mefmes envifitantlecheual, ou pourlesauoir apprifes dâhomme praétiq en ceft art qui lâaura cheuauché amp;nbsp;manié. Car quand ces trois vertus fe retrouuerot enfem-bleenvnbcau cheual, fon maidrefe pourra apeurer dâauoir la moitié, voire les deux du fccours qui luy faicl befoing pour bien le mettre amp;nbsp;tenir en bride: Toutesfois icelles de
faillantes ouentout,ouenpartie, encores ne fe doit defef-perer lecheualicr de pouuoir aucc le temps amp;nbsp;la peine bien
a
LIVRE
emboucher fon cheua^pourucu quâil fe délibère dâauoir patience, amp;ncantmoins y employer toute fa puilTance amp;fon efprit. Ncantm oins quand il cognoiftra que pour peine quâil y employ e,le chcual ne fera en rien plus adroit: alors ne fera plusbcfoing quâil fc tourmente ou le contraigne dauanta-ge: de crainte que voulant forcer le chcual à plus faire quâil ne pou rroit,il ne le feift tomber en quelque plus lourde faute, auquel cas il auroit à fc plaindre non du cheual, mais de foymeime. Pluficurs Chcualfcrs trouuans du commencement vn cheual ainfi fafeheux à manier, amp;nbsp;mal aifea dre/fer, de prin fault en donnent la coulpcà la bnde amp;nbsp;au mors du ch eu al, penfans que tout le fccours quâon luypcult faire, confifte au feul embouchement, fans autrement confiderer
lanature du cheuahen quoy ils fe trouucntparcillemêtbicn fouiient tropez : mais aufli neveux iepas nier, quepluficurs cheuaux fc rencontrent, Icfquels font bien fort fecouruzamp;^ foulagezpar le moyen de la bride, ou luy allongeant les gardes, ou aucclamuferole defcrfous celle de cuir,qui luy fcr^ uira autantquela camarre. Defemboucheare, principalement de celle partie qui repofe furla genciue, amp;nbsp;delà gourmette ie nâen parle pas : pource queieme fuisfouuentap-pcrceu que leur voulant chager, on leur faifoit plus de nui-lânce que dâauancement: A celle caufc ie ne confcillcray jamais à homme,après quâil aura vnc fois baillé amp;nbsp;mis au cheual lâemboucheure ou le morsamp;la gourmette quâil aura premièrement cogncu luy dire propres, de les luy chaugerle-gerement, penlântparle moyen de tel changement ou luy accroître les forces, ou luy amender le default des iambes, ou des pieds ou de lâefehine: carie cheual fentantquâon luy j/rfnd'o: vcultforcerfonnaturel, femetcommeenvndefdpoir, Si A/j/eik 1â/ ^ç delpitant contre fon maillrc,foblline,amp; fait tour le con-th^f ' ^^^^â^^^^ ce quâon veult quâil face ; tellement qu'en le tour-fe defar^ nientant Si forçant,à la longue la partie olFenlcefcndortamp;: me e::r a- endurcit,de forte quâil force la main du Cheualier pour fort lgt;and,.nne quâelle tire, Si entre les autres vices Je cheual par ce moyen «le tejie dcuient dfrenc. Mais quand on fc rencontrera en tels acci-dens,micux vaudra ne fopiniaftrer tant contrerobilination du
PREMIER. tf au chcual, ains luy bailler la main plaifantc amp;nbsp;la contrainte doulce: fans fe laifler tant aller,que de croire, que le mors 80 ^âbridepuiflent parleurvcrtulatente,faire bonnes iambes, bons pieds,abonneefehineà vnchenal: carfilneles abus de nature, nây a bride qui les puilTc amender.
Quelle doit eflrc la fente de la bouche du cheual,
CH AP. U.
Y A fente de la bouche du cheualdoit eftre plus grade que
â â gt;-lt;pctite: non toutefois fi fort ouuérte, quâelle fut defme-^uree, ains de moyenne grandeur : car eftant de telle façon: plus aifemêt on luy pourra accommoder telle emboucheu- p^^p
*^c amp;nbsp;tel mors que Ion vouldra : neantmoins mieux vaudra Pri/i lie-bailler à cheual moyennement fendu de bouche, mors au (fi Hns,ioiii~ ^oyenncmcthault dâÅil, amp;nbsp;pareillement de moyenne pri- ^htrest 1b : comme ie raonftreray cy après plus particulièrement amp;: 'dquot;*â* lämilieremcnt.
Q^lle bride eà propre au cheual qui effort fendu débouché.
CH A P. III.
AV cheual fort fendu de bouche, faut auifer de bailler s palette. bride, qui ait plus dâvneprife, voire qui en ait trois ou mon à âjUatrOjOU plus filed befoing,felon quâil aura la bouche defi forets,«» ^efureement fendue: mais fera bon luy bailler premiere- *quot;'â^^* '^ent vn mors à deux prifes, comme font deux filets de pa- l^J^^^^^f ^enodres ouannelets, oulesfufees doubles, oulebadon-^.gâ^^^ â 'let double deprife,amp; autres femblables qui aycnt deux pri- mars it les. Et ne pouuant cede grande fente de bouche edre em- bafonst plie auecques deux prifes, il y faudra mettre trois: amp;c adue- barJtllt», liant quâil foit befoing de bailler à tel chcual le mors ou-^°'*l'^^â' Uert, il luy faudralors bailler le mors à pas dâafnc (ou chiap-pon) de deux prifes,amp; fi les deux prifes ne fuffifent, y adi ou- ^^ fterlatroifiemc.Etnefefautesbahir fientre lesmors def-récifsÆâ fufdits ic nâay fa ici aucune mention de ballottes ou bouttos de ce pre-ny de rouclles'ou anneaux, ne dâautres ferablables:defquels '»'crUore. a ij
LIVRE.
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;en pareil cas on pourroitamp;r deuroit vfer. Poureequeieme
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;referueà en parler plus particulièrement au chapitre de la
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;genciue. Et fuÃfe pour cefte heure que iâaye enfeigné com-
v nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;me le Chcualierfe pourra aider de cefte forme de mors Ã
B nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;deux ou à trois prifes, pour les accommoder à la bouche du
l nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;chenal, félon ce quâelle fera peu ou prou fendue: mais auflî
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fc faut il donner garde que ces mors foient haults ou bas
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;dâÅilà lâcquipolent: à fin quils ne trebufehent, fefgarent,
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ou foient mai fermes en la bouche du chenal : laquelle eftat
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fort fendue, ainfi que dich eft, fc laifteroit aifeement tour-
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ner amp;nbsp;egarerle mors, fil auoit lâÅil plus bas de fon deuoir:
I nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;amp;nbsp;encores y feroitlâclgarcmctamp;ledangerplus grand, dâaii-
â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;tat que le mors auroit plus de prifès:pour ce que la plus haU'
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;te des prifes cotraindroitlc cheual d ouurirla bouche pour
| nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;cuider cuiterau mal quâellcluy feroitluypreflant amp;nbsp;foulant
| nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;la genciue haute: ce qui feroit fort tard à veoir, amp;nbsp;encores
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;empefcheroitqueleCheuaher nepeuftmanieramp;drelferlc
| nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;cheual à là pofte : lans autres infinis vices que luypourroit
| nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;apporter ce trebu/chement de mors amp;nbsp;elgarement debou-
( nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;che, Jefquels le donneray cy apres aentendre en continuât ce difeours. Aulfi faudra il aduifer, quâeftant lâÅil de la bride plus hault quâil ne deura cftre,en elgard à la quantitc'des prifes,leplusfouuentla gourmettenebattra pas enfonvray endroit; ce que ie dedareray plus amplement au chapitre d u So u barb e Ici c, amp;nbsp;diray 1 c m oyen d e proprem en t accom-J'tanlt;rhet- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;gourmette à telle Ibrte defoubarbe: amp;ence ca ta-.A^^tt ^^ Cheualiecfcpourra, femblablementprcualoir des reme-tr/n^ie, (^cs amp;: moyens qucienfcigiieray audit chapitre.!! fe trouue brrr, Jot encore beaucoup de chenaux qui feiforcet de tirerlemors tnyerr^ en hault auecla langue, Ã^ cela plus founent adulent a ceux U/orme g^j plus font fendus debouche:amp;:hlâonn'ypouruoitdâhcu-' res^/iu' ^^}^^^^^^^^ prendroient le frein auec les dens mafchclicres »gt;ors Je ^^^ danger de VoAer de la main du Chcualicr : mais pour y lgt;r/Je ea remédier, fault prendre vnc tringle, ou rompue, ou entiere b/»Jeee qui entre dcdaslcs ycux des gardes,cômcie monUrcrayCur premier la fin de celiure aux fgares des mors de bride-.car voyant le ^^»re. nbsp;nbsp;nbsp;deifem auffi bien Ãgure,aucun nây pourra plus dire trompe.
le
i
PREMIER. 7
Ic penfc bien toutesfois, que quad on auM bailie au chenal les prifes propres felon la fente de fa bouche, Ã peine tombera il en ce vice : mais on fe pourra feruir de tel remede ^uand le befoing y efeherra
0^ wors eà propre au chenal qui a la bouche peu fendue.
CHAP. nil
QVand le cheual ala bouche peu fendue, illuy faut bailler vn mors, lâemboucheure duquel luy emplilfc peu la touche, 00 encores moins, fi dâauenture il auoit lâefcaillon .. plus hault quâordinairement vn cheual ne doit auoit : car à ^^^^ femoyen fe trouueroit Ivne des prifes du mors abondante«ttllont U ®^exccfliue: filneftoit propre à l'ounerture de fa bouche: dent d» ^encores luy demoureroit tel mors par force dedans la ft««/-bouche,amp;luy rctireroitleleure en fus, dontilnereceuroit ^Ucun plaifir,ains au contraire grand defplaifir,qui pourroit donner occafion à plufieurs inconueniens. A celle caufefc-^3bon de luy bailler vn mors qui ait double oliue, ou vn ca-pänd, ou bien demie fregne, amp;nbsp;duquel le faux motant foie ''n peu replié enfus:à quoyeft pareillement fort propre le ^oniy ballonnet, amp;nbsp;la humoire d vne prife auec lâanneau: ^e ,â5â, pour ce qu elle emplit peu là bouche: amp;, à caufe du mon- dont lafi-^^talfez force, outre ce quâelle defarme : le ballonnet edgftrefe^ pareillement fort amp;nbsp;parfait mors, lequel fait alTez bon per- yfrgt;'â*lt;tla ^nis pour pafler la langue du cheual, amp;nbsp;le defarme du leure,-^â ^ emplit peu la bouche : mais aufli fe faut-il donner garde, /^*â' ^nc les anneaux foient faits félon la forme plus conuenable Bendena, ala bouche du cheual, ou plus ou moins grands S£ gros: co- humoire^ *gt; 'neplus particulièrement ie monllreray cy apres en parlant Ptece. ^e la geneme: car ne fault pas olfenfer vne partie,en voulut ^?â^l^gt; aider amp;nbsp;foulager lâautrc.Et fil ell befoing en ce cas de faides **âây^^'^â ^ vn mors ouuert, le pas dâafne, ou chiappon, dâvne prife y ^Ãk^Z/w ferabié cómode:amp;fi on y vcutadioullerl äneau,il le faudra a« rendel-bailler fi doux q la géciue du cheual nâen fait en rie olfenfcc. les.
Q^de doit auoirle cheual celle partie delà bouche^ fur laquelle la langue repoÃ, CHAP. V.
LIVRE
SI le clieual ale deflous de la langue (câeft à dire celle partie de la bouche,fur laquelle feilend amp;nbsp;repofe)fort char-neux amp;nbsp;plein, câeft vu trefmauuais accidêt: pource que fans cela, on Ãuy pourroit bailler tel mors, amp;nbsp;auecques telle cm' boucheure que bon fcmblcroit au Cheualierou au rebours telle carnofite'empefehe quâon ne luy puiffe aifemétaecó-moder en la bouche aucû mors qui y vienne amp;nbsp;demeure bie à propos: pource quâil luy fault bailler mors quâil puifle perler auecques la liberté de la langue, amp;nbsp;on ne luy en peut en ce cas douer aucun qui luy foit plailà nt amp;nbsp;agréable. Et neat-moins luy fault il bailler vn mors, fous lequel il puilfe paffer la langue à fon aife, autrement feroitimpolTible de bien lâemboucher, à raifon que la bride ne pourroit faire fon 0' perationcomme elledeuroit, nelapouuant Iccheualmaf-cher pour le mal quâelle luy feroit: tellement que parfois il fcmbleroit quâil euft la bouche efehauffee, qui feroit caufe de luy faire prendre quelque mauuaife accouftumance,corne de tirer la langue hors la bouche. Carfaut entendre que ce vice de tirer la langue hors la bouche, adulent communément aux chenaux qui ont le palais plein amp;nbsp;charnu: ioint que peu fouuent fc rencotre palais charnu fans langue grof-fe:qui eft la caufe que le chenal fe fentat contraint du mors, fedeffend de la langue, amp;nbsp;la tire hors pour auoirla bouche moins pleine amp;nbsp;moins empefehee. En ce cas doneques, a-dfiMe!, près quâon aura cfprouué le mors clos (car il en y a aucuns tloibe. qui lailfent quelque petit pertuis pour pairerlalangue)com-melccampancl, amp;nbsp;lebaftonnet, amp;nbsp;il nây fert de guercs, on luy pourralors eifayer le pas dâafne:mais ic mcrcleruc à cn-feigner plus expediens remedes au chapitre ou cy après ic monftreray plus particulièrement commet il fault fecourir le chenal qui a la langue groffe : pource que par mehnefe-conrs on aide au chenal qui alepalais charnu deifous la langue, qui ne fait pas au furplus grande nuifance
Qgt;^//e doit eÃre la bonne langue du cheual.
CHAP. VI.
Quand
PREMIER.
QVand le ch eu al a la langue fort deliee, câeft fort bonne chofe: pource quâon le peut tant plus aifement emboucher, amp;: luy bailler mors tout tel qucbonfemblc au cheua-hcr, voire des plus plaifans amp;nbsp;gracieux dont il fe pourra ad-nifence quâil ne pourroit pas faire fil auoit la langue grofler â¢nais lâayant deliee amp;nbsp;fubtile, il en mafehe plus à fon aife, Jludque mors quâon luy baille, fuft ce mors à hotte, mors Agruirpi-* nÅuds mors à poires, mors à doubles filctz de pateno- do-, d ftfcsjinors à flaccon ou autres femblables.
Q^l mors eÃpropre au cheual qui a la la»^uegrejp.
CHAP. VII.
nÅuds ou noue Ft~ ttfehoz A flafeons, bouteilles, talebajpet
QVad le chenal a la langue grofle, il luy faut bailler mors oe tout quela langue puifle percer, lequel ne luy peut eftre au- ses mors â¢âeque fafeheux amp;nbsp;mal plaifant: pource que ce font toutes l^tÃ^uret fettes emboucheures celles que lalangue ducheualpeult percer: comme font le ballonnet, le pasdâafnc, amp;: le genet 'âgt;iuert.Toutesfois,quoy quâil ait la langue groÃe,il fera bon ^ i^Ãâ jg â^eflayerpremieremeutfi onluy pourra faire prendre quel- cefremier W mors plaifant, à fin de luy conferuer amp;nbsp;choyer la genci- Hure. '*®lc plus quâil fera poifiblc, au cas quâelle full tendre : car il A-âar.shi-Mt beaucoup mieux quâil fe defende de la langue,que luy â^JÃÃ^^^ â^*^â â¢onipre la gcnciue, ou luy faire quelque autre plus grand ^^gj^^^'^^
quot;âai.Encore faudra ü vier de grad artihee pour faire au eue- ^^ pyâ quot;^hquiaura la lague grofle mafeher le mors clos,fall cchatamp;: feurrau-*poinçonnant auecques iouets attachez à la Siciliane, lef- tre.
Wh il faudra faire pointus, à fin quâils le contraignent a. ^fo^^^l'y *nouuoir la langue comme par force, amp;nbsp;confequemment a *î^-li*^''^â^'^ Mafeher fon mors: non trop agu toutesfois, amp;nbsp;qui ne paf- ^^â^1 *^nt la marque de feboucheure. Encores vaudroitilmicux Bâf^i,âif, ^ndcs pointes ne defeendiffent pas fi bas, à fin quâelles ne re,pendes hnffeîit à battre fouslaprife qui bat deffuslagenciue: car c? ch^-^hes luy ponrroientà ce moyen faire trop grande nuilance, â''â^^ââ¢^â s ^U faire becqueter. Ces iouets ont encores eefte vertu amp;nbsp;7^ ^/ ^efteffeótde faire eftendre lalanguc à certains chcuaux,qui »a tiennent tcUemét retiree dedans la bouche,quâils en font
LIVRE
«omme vn peloton : cc qui aduientdvnc accouftumance que dâeux mcfmes ils ontprifc, fentans peine amp;nbsp;dcfpkifir du mors qüâonleur aura baille. Auffi leur a on quelques fois ciTaye de leur faire vnmors quâils peuflent percer à leur plai-firamp;: fantafie:amp;neâtmoins tel mors ne leur a en rien prou-fite', fans ce fccours, ou autre fcmblable. Et fi pour leur fou-lagcmêt plus grand on les veut accommoder dâvn mors ou-uert, onluy pourra attacher tels iouets à laportclleaupas dâafnc,en laquelle on pourra encores mettre vn morceau de fauinier, lequel on pourra femblablement cnuelopper en la Sicilianc des mors clos quand befoing fera, amp;nbsp;y adioufter du miel ou du fel : toutesfois ne feroitpas bon vfer demie! en temps chaud, de crainte que les moufehes ne fc vinflent attacher au muffleidu chenal, amp;:qucles voulant chalTeril ne fe mit à fccouër la teftc,amp; à fc fafcher,de forte quâil en print dcfplaifir amp;nbsp;cnnuy,au lieu de fccours. Encore vn trebufehet aucc plufieurs iouets y attachez, luy chatouilleroit lalague, Ãc luy aideroit le plaifîr du chatouillement à prendre volontiers amp;nbsp;mafeher fon mors. Or y en a il plufieurs,lefquels de-firans que le chcual du commencement prenne amp;mafchc foil mors, luy baillent la bride ouuerte,nâayans autre efgard finon à luy faire mafcher:qui eft, félon mon adu;s,vnc ch^ fe fort mauuaife: pource quâil faut premièrement aduifet!â y aura moyen de luy faire prendre les mors plus gracieux Si plaifans: amp;nbsp;au defaut de cc,luy bailler à la fin quelque mots mal plaifant amp;nbsp;rude, fi on voidquâautrement on nâen pujâ® venir à bout. Car fi dâauanture le chcual fe rencontroitdei-ordonne delà telle, ou defreigle dâautre vice, ou bien ayant la bouche fi tendre quâil ne peull endurer le mors ouuert (comme iâenfeigneray cy apres plus au long)il luy feroit plus de nuifance que de fecours: pource quepouralTcurcr vn chenal d,e la telle, illuy fault baillervnmors plaifant, lut 1®* quelilfappuyevnpeu: amp;fi onluy baille ducommencemet lâcmboucheure ouuertc, ilfcrapis,amp;aura!a tcHeplns efp-ree. Parquôy vous ponuez tenir pour reigle certaine, qu on ne pcult bailler du commencement au chenal la bride douce amp;: plaifantc f amp;nbsp;encores faut ïl auifer quâelle foit la p^us
PREMIER. f ^ quot;vfcc quâil fera poffible: amp;nbsp;tant plus elle eft vieille, dâautant eftelle plus agréable au chcual.Ncantmoinsfi oncognoif-foit que tousles fecoursamp;:moyens delTufdits ne fuirent fuf-fifans pour luy faire prendre amp;: mafeher fon mors (pour-ce quâaucunesfois il feroit caufe de luy faire tirer la langue, amp;£ quâelle deuiendroit noire, pour ne pouuoir percer le mors afapofte) lors illuy faudroit bailler êboucheurc quâil peuft percer aucc pleine liberté de fa langue, luy elfayant premièrement le ballonnet auec les amorcemens delTufdits: ôd:fi eeftelaneluy proulîte,luy faudra puis après appliquer le pas ^afne (ou chiappon) aucc le bouton .⢠amp;nbsp;lî on veult quâelle luy face percer dâauantage amp;r auec plus grande force, quâon y mette auffi lâanneau.Et quand celle là encores nefuffiroit, luy faudroit bailler le pied de chat, ou vrayementlc genet uuuert accompagné du fauinier, ou des iouets, ou bauercl-Ics auecle miel ou lefel,à fîn quâen defpit de luy il fut contraint à la mafeher: amp;: encores auant que monter delTus, luy faudroit lailTer vnc bonneheure durant, la bride en la bou-die, amp;nbsp;de quatre ou fix heures apres nelc faire cheminer, finon.au pas ou au trot, à fin que de foy mefme il puilTe pré-^re plaifir à mafeher fon mors: amp;nbsp;au furplus le traittant fi lt;loucement, quâil nây peuft prendre defplaifir. Car lî le Chevalier y procedoit rudement, amp;nbsp;fans bonne diferetion, il aduiendroit que le cheual, tantfen fauldroit quâil voufift prendre amp;nbsp;mafeher fon mors,quâau contraire il ne voudroit kfelailTer oufouffrir mettre enlabouche finon auecgrade peine, corne on void auiourdâhuy en beaucoup de che-vaux, lefquels parteiles rudelTes font tombez en dclèfpoir. Ãepareils fccoursamp; diferetion faudraparcillement vfer envers toutes bouches de cheuaux,auxquels,quandonvoudra bailler bride neuuc, fera bon dây appliqucrles amorcemens amp;:plaifances dclTufdidcs:pour ce que drcellesamp;pourfoy amp;; pour le cheual, le Cheualier pourra tirer plaifir,honneur,S^: amp;proufit.
LIVRE
Quel mors ^ remede eà J^ropre au cheual ^ui paÃe la langue par dictes lâemboucheure, ou la tire à coÃe ou à droit hors la bouche,
C H A P. VIII.
Ãlle cheual pafTe la langue par defTusremhoucheure ou U tire à cofte ou à droit hors la bouche, le remede amp;nbsp;Secours quâonluy donne pour lâempcfcher quâil ne paife la la-gué par delTus lâemboucheure, remedie par mefme moyen atout Icfurplus. QiLon eflaye doneques premièrement de luy cftraindrela mulcrolle: laquelle referree ainfi quedià J^ol^îteüi ^^â ^ ^^^â^ ^^^ ^^^*- cntieremêt le lecours efperc, faudra lâaider trebuPebet en vne bridc clofe,du trebufehet dedas vne prife,oudeuroit pont lean. cUrc Ic môtant: au lieu de laquelle fera encores bô Ic'chwpquot; ponou) pasdafnc avneoudeuxprifes, ou bien auecfilets* carlors ayat le cheual iflue pour pafler fa langue pardeiToiis lemors, ne fc mettra plus enpcine de la monter par deflus-rerteüü ^â' ^ selane profite, on pourra lors mettre le trebufehet an pastfa/ne pasdâafnc: car lors le cheual ne pourra plus paffer la langue par deffus le mors. Ce trebufehet nâeftehofe mauuaifenc defplaifante au cheual, ains plus plaifantc quâautrement.
Qwl mors (^ remede cà propre au cheual qui tire la langue de coÃe ou de droit par deÃusÃon mors.
C H A P. IX.
QVandle cheual tirera la langue de cofte'ou de droit par deffous fon emboucheure, il faudra luy referrermoyé-nement la muferolle.- amp;nbsp;fi ce remede neft fuffîfant,fil a lalâ-gue deliee,luy faudra baillervne bridc elofe: comme lônf, la humoire, le mors à hotte, les oliues, les noeuds, le campa-ncl,oulc flaccon. Etcepourplufîeurs occafîons:La premie-' re, à fin de luy donner la bride plaifante: la fécondé, pource que quand il ala liberté deperferafapofte, enmafebantil tient la langue comme il doit: laquelle en fin après quâil eft lasdemafeher, il vient à tirer dehors. Et pourtant de tous les mors deffufdits onluy pourrachoifiramp; bailler preraie-ment la humoire auec deux prifes: laquelle ne faifant entier effect
PREMIER. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;lO
cftect, 011 luy pourra puis apres accommoder les autres bri-des fuiuantes.Mais au lieu de la Sicilianc on luy pourra mettre vneprife auecques deux anneaux,quifcrót par force te-nirau chenal la langue en fus, amp;nbsp;legarderontau furplus de la tirer dehors foit de droit,foit par les coftez. Audi fe faut il aduifer quele chcual tire par fois la langue dehors, luy eftat ofte le moyé de percer à fa pofte, ce qui empefehe aufli quâil ptffer U ticpuifTemafcher fonmors : lie en ce cas il luy fault bailler won c'e/f lâridc quâilpui/Te percerà fonplaifir.Etfiladucnoit quâauec ^âlt;âgt;»â1 le tout cela il tiraft encore la langue dchors(combien quâil foit ^^^quot;^ affez difficile faire deux chofes en vn coup, à fçauoir, quâil ^^â^^^^â perce, amp;nbsp;entretienne fa langue en fus) alors on luy pourra ^y^^ â¢ticttrc la brouette, qui eft vn chiappon ou pas dâafne aucc ^,f,âf paf-filets embraflans,ainft appellez,pource quâils font la prife en fer la 1. »â . la garde. Mais auffi faut bien aduifer que la bride ait lâÅil desitepr l'aulteur competente, à fin quâelle nefcfgarc. Se quâelle ne ^.^ Æ^ loitcaufeque la portellc fe leue trop enfus: foubs laquelle faudra mettre des demis anneaux qui foient plus prochains caruUo-du defioubs que du delfus, à fin quâils facent au chenal tenir chariot, falaguc en fus le plus quâil fera poffible,dc forte quâil ne puif- brouette. lopins la tirer dehors la bouche en manière que ce foit: mais forme ^e feulement quâil gouftelemors, Se quâil ait au reftepar ou ââ*quot; «â pcrcer:Etpar ce moyen encores on Iâempefchc quâil ne puif-fe tirer la langue foit de droit foit de cofte, en forte quelco- *â ^ f sue: Et pour ce que iedoubte que par ce que iâen viens de ^,.â ^^, dire, chacun ne pourra à lâauenture pas bonnement enten- fei^mes. dre mon intention, ie mettray cefte forme de bride dot iâay uâagneres parlé, en deftein auec les autres à la fin de ce pre-tnierliure. Et encores fi on tronue que le chcual ait befom^^^^^^ desallechemens amp;chatouillemens deflufdits, on fen pour-.J* ta auffi aider: Semblablement fe pourra feruir le Cheualier ouuentire du mors appelle, fregne, ou demy, ou entier, ainfi que bon ^ni efl ^,t luy femblera: mais fe feruant du demy, luy faudra rctracher dedans la partie fupericurc. Sâil fe veult pareillement aider de ccluy bâ^^ d*^« Suâon appelle le pas dâafne clos, il le pourra faire: toutestois Vous vueilie bien dire que toutes telles emboucheurcs no font rien quand au percer. Ilyabeaucoup de gens Icfqucls
LIVRE
fî toll: quâils voyet vn chenal tirer la langue hors la bouche, fans fantafîcrautremétles nioyqnsamp; remedes propres pour luy faire retirer, luy coupent le bout qui palfe. Maisie ne fuis pas de ceft aduis, car bien fouuët il palfe fi petite piece, quâelle ne mérite pas defire coupee. Anlfià qni prend phi-fir alâembonchement des chenaux, cenâeftpas chofcloua-ble de recourir de prin-fault à cell: extreme remede, principalement aux chenaux qui ont la bouche efeumeufe.. Bien efi vray quâil fe trouue alfez de chenaux frifonsôô autres,lef-quels parleur poltronnerie tiennent quafi tonfiours toute leur langue hors la bouche à quoy eft difficile de remedier autrement quâen la coupat.^Toutesfois me fcmble quâil vaudra mieux effayer tous autres remedes,anant quevenirà celle extrémité: car fil fen rencontroit quelquâvn propre. Si qui riufcilt à bon effedl tant mieux feroit pour le Cheualier amp;nbsp;le chenal. Encores y a il des hommes tât fcrupuleux,qu ^â près anoir tente tous antres remedes, bie quâils ne leur ayet de rien ferny, fontneantmoins grande doute de couper h langue à leur chenal, craignans quâil ne meure, ou autremet fe perde: mais icles ofebien aflenrer de celle crainte, Si. hardiment leur propofer, quâil nây a aucun danger.
Q^Ue doit eÃre la honne^enciuedu cheual,.
cHAP. x.
quot;^ïgue, wince, maigre
Là genciue du cHeual ne doit cdrcnc trop aiguë, ne trop charnue, mais moyenne entre les deux: pource quâenle maniant, il eft force, quâil lâappuyé vn peu fur la bride :amp;lil auoit la genciue aiguë,elle pourroit aifeement rorapreamp;ga-fter: comme aulhli elle eftoit trop charnue, malailênientle pourroitle Cheualier retenir comme il voudroit. Eftant donc la genciue du chenal moyenne entre graffe amp;: maigre, onluy deura bailler le mors plaifant, comme font, le mors a nÅuds,à oliues,à câpanel,à poires,»flaccó,amp;femblables:amp;fi pour quelque autre occafiô qui fc pourra prGfenter,on ne fe peut aider deboucheure elofe,lors il fera bo d vier duchiap-po ou pas d aine au ec la ballote ou bouto plailà nt amp;gaillard.
PREMIER. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Il-
Q^l mors eà propre au cheual gui a la pendue ai^ue,.
CHAP. XI.
SI le chenal aura la genciue aigue, lors il luy faudra bailler vu mors fort plahant, comme à hotte, à oliues doubles,à poires, à nÅuds,à campanel,ou à deux filets de patenôtres. Et fil fuit neceflaire de luy bailler vn mors ouuert, en ce cas ^âXX^^ luyferoit bon le pas dâafne auec labalotte ou boutton plai- ^^â^^^^ fant,amp;auec deux prifcs,fi la bouche du cheuallespeultpor- ^â^^ ter: pource que le chenal en aura plus grand force, amp;nbsp;moins fîtespo^i^ dedanger, à caufe quelcs petites pommettes delà portel- mettestle^ le ne pourront tant offenfer la genciue, comme ils feroienc lap!!rtelleâ fanslaprifcdc dcflus, Mais fur tout fault aduifer détour- o'*porte-menter amp;r donner peine au cheualplus toll par dehors que ^F*** par dedans la bouche: comme par deifuslenez auedamu-ferolle defer, ou en faifantla gourmette plus gaillarde, le moins toutesfois quâon pourra, enluyfupportant lemen-ton,^ croilTantvn peu la garde. Et quand il feroitbefoing de renforcer lâcmboucheure, ne fault faire le renforcement de la part qui doit toucher la genciue, de paour quâil nefy feift blcflure ou rupture:mais fe feruir du montant amp;: '^ofn-ant^ du faux montant quand befoing ferapar le moyen defquels ^'â^'*â le fera le bon renforcement fans offenfer la gericiuc.
Q^l mors eà propre au cheual qui aura lagenciue charnue,.
CH AP. xn..
QVandle chenalaurala genciue charnue fi le cheualier fe vcult aider du m ors pour mieux le manier,il luy baillera' hhumoire auec lâanneau, Si parciUcmcntlc bafionnet don-He dâanneaux: Et encores vne tringle ou tuyau entier, nây viendra pas mal à propos: mais fil eft befoing dây employer lemors ouuert: en ce cas levons admfc, quâil fera ho deluy bailler le pas dafne auec vne prife, ou auec deux (fi la bouche du cheual les peultporter) ouy ait anneau. Etfionfe vcult feruir de motans, il nây auroit pas grad dager, pouruen b iij
LIVRE
quâon les peurt agrandir quad on voudroit auecques Ie faux .^^adi- montant. Mais quand on fe voudra feruir du montant,que '!o,^ail~ ce foit le mettant au bartonnet Ample: car par ce moyen fe tlonnerala force, tanta la genciuc quâau palais fupericur. â^ ^n' ^â- ^ ®*^ ^® '^^â^ prcualôir de force qui batte des coftez delà ^i/â^rf^'* genciue: fera bon le mors,pour clos,le faux bartonnct,pour ouuertj le pas dâafne ou chiappon gaillard.
0^1 /nors (^ rentede eÃpropre au tdicual lt;jui à 'agenciliS tourmentée, ou rompue de U bride.
C H A P. X I Ã I.
SI la gcnciue du chcual ert tourmentée ou rompue à caufc de quelquefafeheuxmors quâon luy aura baille, ou de quelque mauuaife main dont il aura erte manié : il vauldw beaucoup mieux y appliquer quelques remedes pour la guarir,que lalaidcr rcuenir de foy incfmcsipourccquatiU-te de remedes aux creuaces amp;nbsp;parties blclTecs pourroient nairtre cors, durerez, ou grofles carnofitez, quiluy donne-roicntoccafiondepéu craindre la bride, amp;dene femanier pasfibien, ne pouuant leCheualier ace moyen leretcnlr comme il voudroit. Et partant ic vous aduifc, quâilferabe-foing guarirla genciue defehiree Scblcflce, auccremedes conuenables, à fin quâil ne fy engendre ne corne carnofité: amp;nbsp;en ce cas encores aducnant quâil furt bcfoing cheuaucher le chenal, ne le faudroit mener quâau pas amp;nbsp;au trot de peur quâil ne fappefantirtà lâertable, ou print qu elque autre mau-uaisvice: amp;nbsp;alors luy faudroit appliquer quelque force par dehors la bouche, commeiâay cy deuant enfeigné enlVn-zieme chapitre,à fin de ne luy tourmenterou autrement of-fenfer la genciuc.Et au furplus luy bailler toufîours vn mors plailà nt comme font le canon,Scacc oumorsà hottc,lesfu-fees, le mots à noeuds, leflaccon,les oliuettcs,amp;fembla-blcs, lefquels foicnt vfezle plus quâon pourra, pource quâils tourmentent moinslagenciuc. Encores pourra on baillera iâemboucheurevn peu de montant, qui fera plus grade force, amp;: ort'enfera moins la genciue. Semblablemét y fera pro* pre
PREMIER.
prelafregne ou demie, ou entière, pource quâelle ne touchera pas à lagenciue offenfee, pour-ueu quâon ne tire pas trop la bride,car tant plus le chcual la recueille,tant plus fâef-Joigne le mors de lagenciuc. Pareillement fera fort bon dây appliquervne cordcllequi enuironneles genciues,(fentcn les baffes qui fe meuuent, amp;nbsp;qui le plus fouuent font offen-fees)en nâayant efgardà autre chofe quâacefte genciuemal traictee:dc laquelle cordelle amp;nbsp;de fon eifeef ie parleray plus implement au chapitre trentedeuxieme. Aucuns la couer-tiffent envne chefnette fevoulatpaffer degourmetteunais chacun fe peut refoudre à ce qui luy femble meilleur.*Encores vous vucil-ie bien aduertir,que fi on monte furie chcual âJeuant que fa genciuc bleffee foit guarie, amp;nbsp;on luy met bri-(le qui foffenfe, il fe pourra bien aifement feabrer ou Icuer ^coit, amp;nbsp;prendre plufieurs autres vices quâil feroit mal-aife y^^^^^^^^ âJeluy öfter. Mais aduenant que la genciue fe fuft guarie^-^i^.^,.^ â âJ elle mefrhe, fans y appliquer autre remede, amp;nbsp;quâelle euft letter faiftcal ou cor,fi on veult on le pourra bien couper ou rom- lt;iroity e~ pte, èc puis appliquer fur la playe du miel rofat, aucc vn bil- â'lt;â'^''âââ'. Jotde bois couuert de feutre,ou vn drapeau de lin bien em-oiieUé: amp;nbsp;en ce cas faudroit que le chcual la plus grade par- g,.f^ii, he du iour euft la hanche ou le cofte tourne vers la mageoi- hia», te,amp;: garderdelcchcuauchcriufquesà ce quâilfuft bié gua-ty. Et apres quâil fera guary, on le pourra affeurer petit à pe-titaueclemors plaifant, commeiâay móftray cy deffus,tou-tesfois fansle manier ou piquer pour quelques iours, finon quâon le voulfift galopper en volte large,mais auec douceur a onr^h amp;tdexterité, Ãôluy laiffant la bride enfa liberté. Etfion le Vouloir galopper droit,le faudroit retenir petit à petit,telle- â*lââ-'*gt;^^ Uient quâil farreftaft quafi de luy mefmc,en luy laiffant touf- ^^*^^ * Jours ; comme iâay dit) labride enfa liberté, afin quâil ne J^appuye deffus le mors: amp;: à lavoltenele ferrant ou contraignant aulfi aucc la bride: amp;nbsp;en ce faifant il faffeurera.Enco-tcsluy pourroit onlaiffcrle cor oucalfansle couperouro-pre, enluy baillant vn mors qui ne touche point à cefte dure carnofité, comme feroit le faux ballonnet, duquel les rouelles ou anneaux ne battent pas deffus la gcnciue, ains
LIVRE.
» feulement aux coftcz en la partie non offenfec, amp;: pourtant i^oueUes, f^uJj-a il que ces rouelles foient peuhautes. Et quandilfe-fjemâ*^* ^°^^ befoing deluy bail! er vn mors ouucrt, lors onluy pour-roit donner le ebiappon ou pas dâafne gaillard: poureeque cesanneaux ou rouelles battent aux collez de la genciue.
Q^amp;s (loilient eÃye les bonnes leures du cheual.
CHAP, XIIU.
^4rfââf~ T ^^ leures ou babines du cheual doiuent eftre têuesamp; dc-quot; -L/liees:car ellans telles, elles ne donent aucun deftourbier '''â peu°â ® ^°^^ embouchemct:pource que pour peu de fecours quâon â ^^/rt. y donne,elles fe reiettent toufiours dehors la bouche,tellement que le cheual ne fe peult armer d elles : amp;nbsp;à cell cftecl Ãêraproprele mors à nÅuds, ou à poire.
Q^l ynors^ remede eÃpropre au cheual qui a la babine groÃe. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;CHAP. XV.
QVandle cheual alababinegrofle, coullumierenientil fl en arme, de façon que lâcmbouchcure ne peult faire Ton vray deuoir, ne farrefter en fon lieu. En ce cas donc, fi le Cheualicrveultquclabride facefadroiéle operation, amp;nbsp;f appuyé comme elle doit delTus la genciue, le mors a campanel y fera fort propre, pource qu il rechalTera celle babi-ne. Etfîonfeveultferuirdâvnmorsà deuxprifes, faudra quâen la prife de deffus y ait vue rouelle ou anneau de cliacu coflcvoilinà la garde, amp;: en celle de dclTous, vn bouton ou balotte: Le ballonnet amp;nbsp;la humoire ou pieces Amples, font mors parfaits pour cell effedt, comme eft aulfi le ballonnet double, tant de prifcs que de rouelles: lequel, quad onvou-droit faired vue fcullc prife, faire fepourroit, pourueuque ces rouelles de dehors fulfcnt plus petites amp;nbsp;plus minces, toutesfois égalés dehauteur:mais encores pourroit on bien faire celles du milieu vn peu plus balfes, au cas quâon y full contraintparle moyen de lagrolfeur de la langue du cheual Et fi onia baille double de prlfes,auin faudra il aduifer qu en
PREMIER.
$aprife faperieurejes rouellesfortcnt plus fort que celles de ^a prife inférieure. Et fil eft befoing d vfer de mors ouuert, faider du chiappon ou pas dâafne à deux prifes:pourucu que âaroucllc de la prife fupericurc foit fort voifîne de la garde, 8lt;^ quâil y ait balottc ou boutton à la prife inférieure Tou-fesfois»pourra-onbien,fi onveult changer ceftebalotte ou l^outon en rouelle, pource que la rouelle defarme fort bie, ^ eneores renforçant la bride donne au chenal plus grande Commodité de percer. Et fi parce moyen pourra on cnco-f^sbien faire quâen femboucheure nây ait quâvue prife: amp;nbsp;âluand on voudra defarmer le cheualauec la gourmette, ou pourrapreualoir de celledu mors appelle genet.
Q^b dotuent eÃreles bons crocs ou eÃaidons du cheual.
CHAP. XVI
A Ce que la dent du chcuâl appellee croc ou efcaillo foit â¢ijlde bonne forte pour ne donner aucun defiourbier à femboucheure telle quâon luy voudra bailler, fault quâelle foit naturellement droite, amp;nbsp;efiongnee dâvu bon doigt des â¢fens de delTous: car eftant telle, elle ne fera empefehement 4oclconque alâembouchement du cheual. Et encores tant plus eft bafte,dâautant plus eft elle à prifer:pource quâelle rêd plus grande fente de bouche au cheual: pourueu toutesfois ^ue telle fente ne foit grande outre mefure.
Q^l mors ^ remede eÃpropre au cheual tjui a l eÃeaiUon empeÃchant, ^pendant en dedans la bouche.
CH AP. XVII. QVandlâefcaillonempcfcheamp;pend en dedans labouchc du cheual,câeftvne fort mauuaife chofe,amp; pire encores 11 auec cela il a les mafehoires eftroites : tellement que fi on nây pouruoit de bonne heure, en ce cas il y aura danger que lecheualfemorde amp;pinfe la langue, amp;raefmes quâil fela couppc entre le mors ^I cfcaiUon, dont naiftroit encores vu autre vice, à fçauoir, que par ce moyen jamais il ne feroit C
fcur ny arrefte de la telle. Pluticurs font fi mal aduifez, que pour cuidcr fuira ce dager,ils font arracher au ehe ai telcf-caillomcequinc me pleutoncqucs,amp;auiiinek voudrois ie ainfi faire ny confeiller à homme quelconque, pource que câeft chofe fort dagcrculc:car pour peu que fe fentira le chenal toucher du mors ou autre chofe que ce foit fur celle partie de la genciue defarmee de cell cfcaiilon, au moyen delà douleur quâilfouffrira, ilfcraproptafcnarbrer amp;lcucrtout droit,au grand danger du cheual comme on a veu par experience mourir par cemoyenvn gentilhomme cheuauchant vu tel cheual: amp;nbsp;encores ne fe pourra il aifement adiuter amp;^ arrefter de la telle. A celle caufe mon aduis ell quâil vaudra mieuxluy lailTer lâefcaillonen labouehe: toutesfois wile pourra, fi bon fcmblc, vu peu abailfer auec la lime, afin qu il ne demeure ainfi pointu quâo le void ellre en quelques che-uaux.-mais aulfi fe faudra il bien donner garde que la babinc nây touche: par ce quâellant lâefcaillon ainfi bas, le chcuaHe couuriroitaifement auec la leure, fe voulant armer dâelle:amp;^ aduenant que le mors vint encorcsà rccouurir laleure, il Æ auroitgrâd dager quele cheual fe la coupafle entre le mors amp;nbsp;lâefcaillon, pour peu quâon luy tirall la bride enle maniat, mais pour obuier à ce danger, il fuffira de le defarmer de la forme que iâay enfeignee au chapitre de la leure groffe. Encores pourra on faire que le mors foit haulTe amp;nbsp;rcleuc' par defius lâefcaillon vn peu plus que lâordinaire, car cela prou-fite au cheual, amp;nbsp;luy defend la langue: aulfi ell il bien vray, quâil ne craint pas tant la bride ainfi rehaulTcc, quâil feroir, fi elle elloit file en fon endroit accoutuméamp;; ordinaire. Toutesfois, fi on y vouloir remedier fans autremêt abailfer rdcaiUonaucclalime, nyhaulfcrlemors plusqucdecou-Hume, on pourroit commodément bailler au cheual lafrc-gne,ouétiere ou dcmie:pource quâelle elide tel elle cl, quelle ne lâapproche dcfefcaillon, ainsplus toll lâen retire amp;nbsp;le fuit: lauftoutesfois au cas que lâefcaillon rcgardall amp;:pedrll en bas:car lors ne faudroit en forte quelconque que ladidc fregne eull faulx montât: ains fy conduire en la mefme forme que iâay enfeignee tenir quand lâefcaillon cû tout droit.
Encores
PREMIER. 14
Encores VOUS vueil-ic bien aduertir, que baillant au cheual înitre bride,ou dâautre forme que la demie fregne,quâen fap payant deflus tel autre mors,il fe pourra offcnfer ou rompre ^âleure ou la langue: laquelle offenfeferoit tant plus peril-^cufe,tant plus eftroiótes feroientfes mafclioires,amp;encores lt;iautât plus quâil auroitlalanguegrolTe. Et pour yremedier ®^ empefeher quâil ne fcfgareamp; desbauche la telle, il fault Enr toute chofefe donner garde quâil ne fe gafte la langue: â¢^nquel gaft de langue ic ne parleray plus auant, pour ce quâil ââ'^fepeult bonement efcrire:maisic mâoffre de le monftrer parc fteet à tous ceux qui le voudront apprendre de moy.
0^1 remedeeÃjgt;roigt;re au cheual quialeÃaiUon pendaM en dehors.
CH AP. XV 11L
pxVandlccheualarefcaillon pendant en dehors,lors que V^kChcualier arecueilly la bride,foit ou pourle manier, ou pour autrement le ciicuaucher,il adulent fouiient quelc cheual fe voulant armer aucc la leute,il fe lacouppe entre le Ulors amp;nbsp;refcaillon,amp; plus il a laleure groffe, amp;nbsp;plus le dager en eft grand, encores que lâefcaillon foit bas. Pour y obuier feempefeher que tel accident nâaduienne, il le fault garder ôt quâon pourra de farmer auecla leure, amp;:y tenir le moyen ^ueiay cy deffus monftre au chapitre de la groffe babine: car par ce feul moyen on remedie atout autre inconue-nient.
Q^elremede eà propre au cheual qui a lesefcaiHom iueo-aux, c h A P. x l x,
QVâdleeheualalcs efcaillons inégaux,câcftà dire,quand lâvn eft plus bas q lâautre,faudralors faire q lâcbouchcu-rc batte plus haut du cofte que lâefcaillon fera plus bas.Car fl de tous les deux collez elle battoir, à iâendroit ou on la fut erdinairement battre , quand les efcaillons font iufles amp;nbsp;cfgaux,cl!eneviendroitbasbiêà propos, amp;:dôneroit tourment ^ peine au cheual du cofte delâefcaillon bas, amp;: de ce c ij
LIVRE
raefme cofttHuy fcroit tourner amp;nbsp;pendre le col ou la telle. On pourra pareillement rehaulTer lâÅil delà bride du colle' de lâcfcaiUon bas,à fin quâelle fc vienne à rendre iulle dedans labouchc:mais faudraaulfi par mefme moyen hauffer la ba-lotte ou rouelle, dâautant quâell lâvn efcaillon plus bas que lâautre,car cela lcra caufe que le mors viendra battre iufte Si ' cfgal tant dâvn colle que dâautre, tout ainfi comme fi les efi caillons clloicnt efgaux: mais fur tout fe fault donner garde que les branches par dclfous foient efgalcs.
Q^Uesdoiuent eÃreles bonnes mafehoires du cheua^ Jùr lesquelles la bride repoÃ,
CHAP. XX.
JiaUoUe, in uion, tJtm.
S Ile chenal auoitlcs mafchoircs,furlefquclles labridcre-pofe,honncftesamp;: moyennes,câeft à dire,ne trop larges ne trop ellroiâ:es:lors on luy pou rroit bailler le morsdelargeur ordinaire: laquelle fe mefure à la largeur de la main ddâho-me, foit que le mors foit clos, foit quâil foit ouuert. ToU' tesfois filellouuert, fault que la portelle en foit plus large dâvn doigt que la main de lâhomme. Mais fi on void que le mors (de quelque forte quâil puilTc dire) eftant deceftclar' geurde main dâhomme, fetrouuaft incommode amp;nbsp;trop large au chenal qui aura les mafehoires eftroittes,le faudra rc-llroiffir, amp;nbsp;ne fouffrir quâil face incommodité ou nuyfance au cheual,fi.cenâeft pour quelque bo dfed.Ioint aufli quâvu mors trop large feroit laid à voir : car fi on bailloit au cheual vnc emboucheure elofe garnie de bouttons ou de rouelles, qui fuflplus large quâelle ne dcuroit,on la verroit batrehors dclagenciue: amp;nbsp;tant pis encores fercit, fi elle dloitvfeeamp;: Vieille: car outre ce quâon ne la pourroitiamais accommoder à fon droit point, encores oftenferoit elle la genciuc, amp;nbsp;lapourroitaifeement dcfchircramp; gafter.Pis en aduiendroit, encores en luy baillât le chiappon ou pas dâafne:pource que les emboiftures de la portelleluy battroientfur la genciue, amp;nbsp;ne la pourroit défendre ne bouttô ny rouelle que le plus fouuent elle ne fülle gaftee amp;nbsp;rompue. Aduenantauflique
PREMIER. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;IJ
le mors eftant delà largeur dcltufdidc fe trouuaft incumo-de amp;nbsp;trop eftroit à vn chenal qui auroit les mafchoires larges, encores feroit ce chofelaideà veoir : amp;neantmoins le cheual ne pourroit prendre aucun plaifir dâvnc telle embou-cheurc, ne feniouer à fonaile, ains demoureroit contraint, commefil cull les mafchoires lices ou attachées à fon mors; amp;nbsp;partant feroit lors befoing le reflargir, à fin quâil demou-raft iufte, câeft à dire, ne trop large ne trop eftroit en la bouche du cheual Or nefedoitaucû efmcrueiller de ce quâaux mules qui ont ordinairementlcs mafchoires eftroides, on ne craint point de bailler, non vn mors large, maispar manière de dire, vnes orgues : car on nây prend pas autrement ^gt;â^^^^, garde à caufe que leurs mors ne fe defnoüent point, amp;nbsp;ne fe quot;''â^^ ®â'quot; defnoüans point,nây a point de danger,nyconfcquêmcnt de fX^o^^ crainte quâils tombent hors delà genciue. Qui plus eftles mules ne femeinent quâà rembleamp;au pas, amp;fi ontlagenci-Uc tant endurcie desfccoüades amp;nbsp;foubrides quâelles reçoi-uent,amp; des faulfes refnes quâelles portent continuellement, quelles ne craignent mors quelconque: amp;: auflieft ce la raison pourquoy onriâa point dâefgard à leur bailler les brides hiftes, fi ce nâeft feulement pour la beauté.
Q^l doit eÃrt le bo» tntfito» du cheual,
Mento Jff
CH A P. XXI.
(heudl, Ir
LE menton du cheual ne doit eftre ne trop fee ou maigre, Jetons dr ny trop gras ou charnu,mais en honnefte médiocrité: amp;: Umaf-doit auoir vn petit canal ou feillon, comme ont anfli quafiâ^^ââ''ââ â^ tous chenaux naturellement à lâendroit ou faflied amp;nbsp;repo-^^â^*^â*^ââ ft la gourmette, tellement quâelle ne peut remonter en fus, {,^pquot;^'ââ*â hnon au cas que l'Åil de la bride fe trouue dcfmcfnrccmcnt ço^rwfz/)quot; hault. A tel menton doneques faudra appliquer vnegour- nutremeut mette ronde qui ne foit pas trop fubtile ou mince, laquelle diffjMrhf en ne luy doit idmais changer, finon quâon y fuft contraint fi*â^â^â^bf» voire forcé par quelque autre accident pour foulager quel- ââ ^'â'*~ que autre partie, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^*â*^*â
c iij
LIVRE.
Q^lle^orirmetie ^ quel remede eà propre M chcual qui ale men tou fee^ deÃharue.
CHAP. XXII.
QValid le chcual a Ic menton fee amp;: defcharne, le plus (ouuentla gourmette luy remonte en lus: tellement que la bride fcigare en la bouche du chenal, à faulte que la gourmette nefaid: pasfon deuoir. Ce qui ne meplaift en forte quelconque: car outre ce que câeà chofe laide à voir, encores faid elle quâon ne puilfe pas mener amp;nbsp;manier R4wptno-. ^^ chenal comme Ion veult. Et partant y fault-il remédier lecrochet, cnfailà nt leS. amp;le crampon plus longs, amp;nbsp;chacun dâvne
tenon, a^ttehe.
piece, pource quâertant tels ils feront tenir la gourmette hälfe amp;en fon droit lieu. Quant aux autres. SS. fault Aucrapon quâils foient eftroits amp;nbsp;non trop menus, pource quâefians dont on jgjj j^ oifenfent moins lemcnton, amp;nbsp;gardent encores que feurmete lâ gourmette ne remonte enlus. Encores ferois-ie dau-â uis quâen attachant la gourmette onia lailfafl: vn peu balTe, pource quâen tirantla bride elle rcuiendra en fon droit lieu, amp;nbsp;ne remontera point plushault quâelle deura. MaisHh bride à ce moyenfefgaroit en la bouchedu cheual, ilfau-droitrehanlferdâÅil, ou dâemboucheure, oubiendegar-dc, comme il fcmbleralc meilleur, èe croiftre le S. amp;nbsp;le crochet, amp;la rehaulfer dâÅil dâautant que la gourmette fabbailfe de fon droit lieu. Et fi tout cela ne fnlfifoit, ily
frenei: s'appelle tey yne forte Je inters que nalluml-£ rement
onbaille faudroit appliquer la gourmette de lafregne, laquelle â^uxge- combien quâellefemblevn peu lajdeà voir, toutesfoisfaut »etsJâEà aucuncsfois faire ce quâon peult amp;nonccquâon veult. le paient et Kpfninrr finnn CaS
croy bien quâil nâen fera pas fouuent de befoing,linon au cas
J(ncl4
ra repre-ieteeen la fit Je te premier hure.
que le chenal euftla fente de la bouche defmefurcment grande,amp;ile menton fort defcharné:auquel cas on luy pourra pareillement bailler la gourmette du genet,pourcequâeb le ne remonte gueres en fus.
.Quelle^our»iet te (^ ref^ede efl propre au cheual qui a le metttou ^ras charnu, c H a p. x x 111.
Qiund
PREMIER. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Ilt;?
QValid Ie clicual ale menton gras amp;nbsp;fort charnu, câcft v-ne trelinauuaile chofe, pourceque nâayant ccpetitcanal ou fcillon, dont nous auons cy deflus parle, apeinefc peuk il faire que la gourmette demeure aîhfe en fon droit lieu, amp;nbsp;quelle ne remonte en fus: ce qui adulent pourueu que le Chcualier recueille amp;S retire la bride, amp;: que le chenal remue la barbe, ou ride, amp;nbsp;fronce fon menton (ce que communément font les chenaux qui ont le menton aink charnu) car lors la gourmette remonte en fus:amp; adulent encores pource que le mors luycxtrauaguc en la bouche, encores quâil ne foit point plus hault dâÅil quâil doit eftre, amp;: neantmoins tout cela nâempefehe quelagourmette ncrc-tnontcen fus. Pour à quoy obuieramp;remedier, amp;nbsp;afin delà faire demourer en fon vray amp;nbsp;droit heu, faudra faire le S. amp;le crochet ou crampon entiers amp;nbsp;longs,à fin quâils retiennent amp;: retirent la gourmette en bas: amp;nbsp;faire les autres. S S. quarrez, à fin quâils fattachent mieux lia barbe amp;nbsp;au meton duehcual, amp;nbsp;quâils foient d,e plus grande force. La gourmette à boûtton eft pareillement propre au menton charnu, pource quâelle fây attache, amp;nbsp;ne remonte pas fi aifeemet en fus amp;nbsp;encores eft de grande force. Et comble quâauiaur-lt;lâhuy ilfcmbleque cefte gourmette à boutton diminue le creditdâvnchenal : pour ce que ceux quila voient penfent quâonluy ait baillee pour corriger quelque autre pP eminct. Vice : Toutesfois on fen pourra feruir tant pour le rêforce-mcntdc{rufdlt,quepour arrefter la gourmette en fon droit lieu,auec telle dexterite que le chcualnâen pourra rien perdre de fa reputation, Sz ce parle moyen du defieing amp;: figurc-quefen reprefenteray à la fin de ce premier liure: car. à la Veritc,eefte gourmette eft fort bóne:amp; en apparece moftre (principalemêt quad on tire la bride) quâelleaefte exprefte-met faidepour coferuer le meto du cheual.Serabo auflven tel cas tenir la rauferolle eftroitte au chenal: pource quâelle lâempefehera de fi aifement rider amp;nbsp;froncerfon meton, come ilvoudroit bien faire. Or pour ce quâil me fcmblc boni cepropos devons rendreraifon delà lufte longueur que-doit anoir la bonne gourmette: le vousaduïfeque ddâvn
LIVRE
des coftez elle doit auoir quatre. SS. petites amp;:vne longue, amp;dc lâautrevn crochet ou crampon amp;:la maille, lefquels crochet ou maille doiuent dire au ill longs comme eft le S. lapins longue qui femetdu cofté de la mafehoire, lequel doit battre droit au milieu de la barbe ou menton du che-
ual. Et fi fault encores que ces deux SS. plus longues ayent leur tour amp;: ply tel qu il appartient: pource que fi elles en a-uoientplus ou moins, elles pourroient battre fur la garde, laquelle feroitaifement remonter la gourmette en fus quad on tireroit la bride au cheual. Et pis encores feroit fil auoit les leures groires,lcfquelles aideroient encores aies faire tat plus battre amp;: tomber furla garde, amp;:aduiendroient toutes ces fautes au default de ce que ces SS. neferoientpasbien tournées oupliees;cc quenepouuantaflez clairement exprimer de parolles, ic me referue à le monftrer par dclfeing amp;nbsp;figure à la findeccliurc. lâenay veu aucuns aufquelsil fembloitquc pour bien aiufterla gourmette, fine luy fail-loir bailler que trois petites- S. dâvn codé, pourçe que leur c^^nufe: aduis eftoit quâil y en auoit peu de deux amp;nbsp;trop de quatre. les maf- Toutesfoisqui voudra, pourra eflayer tous les deuxraoyes, ^Ji^enhs ^ ^â^^^^^^^ à celuy quâil aura par lâexperiencecogneu pour ces deux ^â^ P^âJ5 commode. Car ce que iâen ay dicf, nâa tendu à autre ^grlt;lt;»i c?-fin que dâenfeigner le moyen de rendre la gourmette bien ^ros os, lufte. ejut won-tenf^Jes nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Quellts dot fient eÃre les bonnes mafehoires du cheuttl.
deux «-
CHAT. XXIIII.
Ã^Zdu
meten du
cheual T Es mafehoires du chcualpour edre bones amp;nbsp;telles quâel-jitf^ues à Jâ/les ne puifientenrien nuire au droit embouchement du f'^S^l'^^â cheual, doiuent edre petites, amp;:edongnecs lâvne de lâautre et /lt;*'/fquot;r tant quâvn homme puifie mettre le poing entre deux: care-yne fejfi Ã.^j^^ telles, elles ne pourront donner aucun empefehement entre eux nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;*
deux. ^â vray embouchement.
Q^l mors ijr remets eà propre au chenal qui aies maÃhoi-
â res petites ^ eÃroittss erÃmble. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;CHAP. X x y.
QVand le clieual a les mafchoires petites Sr eftroittes cn-fcmblc, câeftafTez mauuaife cliofe: amp;nbsp;encores plus ou moins mauuaife felon la façon du col: lequel eftant bien tourne, fupplee à ce default en partie: Donc ne pourra on faillir de luy bailler bride qui ne le force pas beaucoup de bailferla telle, principalement quand il aura le col gros, amp;nbsp;fil lâa court, encores plus. Car en ce cas fi le clieual ne por-toit bien fa telle, la faulte nâen viendroit pas de fon vice, mais de ce qui! nauroit pas le col amp;nbsp;les autres parties vol-fines bien façonnées. Quoy voyant amp;ô congnoinant le ciie-ualier il y doit dextremêt pouruoir,amp;:pour yremedierluy debura plaifamment tirer la bride amp;nbsp;doucement le mani-cr(amp;; nonpar dcfdainncparforce) à fin de luy ramener le port de la telle à bon point: Et fera bon que la garde ne foit pas fort logue, amp;: quâelle foit molle ou lafehe: de forte tou- . tesfois que la bride ne fen efgare:amp;: au furplus que lâembou- ^'ÃÃ'' rheure foit la plus plaifante gratieufe que Ion pourra, amp;: ^^^à lt;luc la muferolle ne foit pas trop ferrée, à fin quelle ne con-ttaigne trop le cheual : fi ne luy faudra il neantmoins fouf-fiirquâil ouurelabouchcqmais fufiiradeluydonerquelque peu de liberté'.
Quel mors ^ remede eà propre au cheual qui a les maà choires ^andes z^ eÃroittes enÃmble.
CHAP. XXVl.
QVand le cheual aura les mafchoires grades, ce fera cho-fe fort mauuaife: Si encores pire fil les aura grandes Si eftroittes enfemble:Lcs ayant doc telles, fe faudra foigncu-fement garder de luy baillermors qui ait les gardes en auant amp;nbsp;hardies, pourcequ elles luy feroienttrop abbaifler late-fte, Si au furplus luy donneroient beaucoup dâennuy : qui pourroit eftre occafion de luy faire beaucoup de chofes cotre le vouloir du Chcualier, ou en le maniant, ou en le rete-d
LIVRE
nant en la carrière,^ finalement en toute autre a(3:ion:tcllc-ment que quand il luy voudroit tirer la bride, y auroit dager ou quâil fecoüaft la telle, ouquâillaleuaftcnfus, ou qu il fc lanceall en auant, ou quâil ouurift vue grande bouche: ou bien que ne la pouuantouurir, il ne le la tordift de quelque mauuaife grace,fâefforçant parfois prendre la garde aucc les dents; mais pour empefeher quâil ne la preigne,il luy faudra attacher quelques chefnetees à la gourmette,^ aux tourers du tuyau ou tringle . Et encores le fentant ainfi contraint par la garde dclTuldite, quelquesfois ilfe leue debout, ou prenant le frein aux dents, ode des mainS du Cheualicr la force de la bride,tellement que pour chofe quâil la tire, il ne peult arrefterne auancer iechcual à fa pofte : lequelvfede plufieursautres femblablcs façons de faire mauuaifes Si da-gereufes,contraint delapalîionquile tourmente:^ tat plus longue eft la garde, dâautant plus luy ennuie la hardiefTeo» Cxrdeo» gndlardifc, pom ee quâelle le contraint dâauantage. A celle IrrMche caufe mieux Vaudra luy bailler mors qui ait la garde flaque f.4qtte,en amp;nbsp;en arriéré, qui ait neantmoins lâÅil de hauteur coinpC' amere, tente, à fin quâil ne feigare en la bouche du chenal. Etfi Itftkt^ile. les mafehoires font^ftroittes enfcmblc,faudra que la garde foitfort flaque,oulafche,amp;:laplus courte que faire fepour-ra,amp;remboucheurc plaifante,amp;que toutes ces chofesfoiet accompagnées dâvnbon temperament, amp;nbsp;dâvue gaillarde dexterite delà main du Chcualier. Pluficurs en ces cas font dâaduis de bailler plus toft au chenal la garde hardieamp; hälfe dâÅil (encores que Ic mors trebufehe amp;r fâefgarc) que faire autrement,penfans.que de la gardele cheual ne reçoiueau-cun delplaifir.-mais il me fcmble au contraire, amp;: quâon doit fuir tant quâon peut ce danger de faire trebufclieramp; efgarer Traloccy, la bride en la bouche du cheual.Ioint quâeftat l ern boucher-trébucher, rc baffe dâÅil,elle fe reftraint plus fort auec la gourmette,amp; tourmete bien fort la gêciue amp;: le mento du cheual qui font cftraints amp;nbsp;ferrez entre les deux,Sc ne fe peult le chenal par cemoyen conduire amp;nbsp;manier alavolotc du Cheualier,cftât prine de la comodité du montât,amp; des deux prifes.Dâauata-geles gardes hardies ont cefte Incomodite', quâelles fe de-menent
PREMIER.
iS mènent tat quâau long aller elle fe croifentir accrochetlâvnc dedans lâautre, amp;: ce pour peu que le cheual menue lalâguc: qui eft caufe quâil ne peut prendre aucun plaifir de fa bride, outrcla mauuaife grace qu'ilprend, tant delà balfeflede lâÅil que de lâefgarement ou trebufehement du mors. A celle caufe me femble quâil vaudra mieux au lieu de celle bride hälfe dâÅilSi trebufchantc,luy bailler mors qui ait la garde flaque, amp;: lâÅil de hauteur competente, pource quâillera de meilleur cfFed.Ic ne vueil toutesfois pas nier,que la garde hardie ne foit quclquesfois de bon elfeél,eftat appliquée en lieu amp;faifon conuenablc,commeic monftreray cy apres enfon lieu, mais ic mâen tais pour celle heure,à caufe quâau propos ou nous fommes elle nous fait plus de nuifance que debcfoin. Neantmoins en paflant ic vous vueil bien aducr- ^f'^^^' lit quâil y a dilference entre garde hardie,amp; garde hardic;amp;: garde flaque, amp;nbsp;garde flaque, amp;que toute extrémité' eftyi- cheèn4-cieufe.-mais levray point lâentendra amp;; verra parles dclfeins u^nt.car ^ figures que iâen reprefenteray à la fin de ce hure: non feu- Je flaque, lementdelahardielfeamp;flaqueflc des gardes, mais auffîde'^âc/^ quot;nbsp;Æ-laiuftehaulteur de l'Åil de la bride , delaquclleyaauiour- nbsp;nbsp;nbsp;ââ.
dâhuy plufieurs différentes opinions: mais iefpere tirer le^ââ*â^â^â'â^*^'' Cheualierde ce doute, amp;luy verifier levray poinéldcla haultcur de lâÅil delà bride: Et qui plus ell luy enfeigner le moyen de le hauffer amp;: abaifler fans changer de bride: (contre lâopinion amp;nbsp;fantaficde ceux qui font auiourdâhuy faire brides neuucs feulement, pour les haufler ou abailfcr dâÅil) amp;nbsp;confequemment le defeharger de celle pcineamp;dcfpcnlc,
Q^lîe doit eÃtela borwe voulture ^ autre façon du col du cheual. CHAP. xxvil.
QVandlcchcualale colferpcntin,leCheuahernâabefoin dâaucun cnleigneracntou maillrifepourlcfçauoirbicn mettre en bridc,pour le regard de rencolleure:carellâttel-lc,ellc ne donne dellourbier quelconque de luy bailler tout tel mors quâon voudra. Etneâtmoins pour le plus ordinaire Ã^^j^ lerabondeluy baillerlâemboucheurc plaifante qui ne foit iranebes, pas trop chargée de gardes, lefqucllcs aulfi nefoient trop idem.
ij
hardies ou auancees, pourcc quâayant le chenal tel enco-leure, auec labride plaifante,aifementilfcduirabicnpor-tcr amp;nbsp;manier fa telle: Sô encores ne faudra il craindre qu il face figne de farmer: ains ordînairement tant plus feftor-cera de retirer la bride à foy, dâautant plus relcuerailfa telle toutesfois ne faudra il luy tenir la bride fi ferme, mais auec bonne temperature, felon le temps amp;nbsp;le lieu,gardât en tout la médiocrité, amp;nbsp;principalement quand on ne le manie point.
Qml mor^ ^ remede eà propre au chenal qui a le col voulté i^ courbé en forme dâarc. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;CHAP. xxviH.
QVand le cheual a le col voultéamp; courbé en forme dâarc, câell vn mauuais accident: amp;nbsp;dâautant pire quâil aurales par ties de la bouche mauuaifes amp;nbsp;viciees:mais les ayant bones , il y aura moins de mal Sc de danger. En ce cas on luy pourrabailler quelque emboucheureplaifante,qui foitfans f^ ^â* ^^ montant, amp;: qui aitlagarde en arrière amp;nbsp;flaque (fuyantfur brandje lt;^oâtla garden'll auant amp;nbsp;hardie) amp;nbsp;luy faudra tenir la main eulagar- de la bridc plus auancee que de coullumc.Et à fin quâon en-deenarrie tende la caufc pour laquelle ie defends en tel cas le motant rec^rfla- 0^; la garde en auant, èc comanded auancer la main hors de
Cardia ardita,, la
fon lieu aecouftamé: ic vous dy,quâellant fencolleurc de la forme dclfüfdiéle,ordinairement le chcual,pour peu quâon retire la bride, met la telle balfe: amp;nbsp;fî on ne le fecoure auec
^arde ou nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;t
branche en lesremedes delfufdits, les gardes luy battent contre la poi-
allant (^ clrmc, qui ell caufequeleChcualiernelepeultpas puisa-lardie. près conduire à là polie. Mais aulfi quand les parties delà bouche feront mauuaifes ou viciées, amp;nbsp;encores aduenanta-
uecques cela que le cheual full dur dâeboucheure, en ce cas il le faudra fecourir par vn autrcmoyen:ceftà fçauoir, luy baillantvn mors conuenable, câell adiré,gaillard, comme ellle ballonnet auec deux rouelles aflezhautes, quiaitla garde vn peu longuette,^ neantmoins en arriéré amp;nbsp;flaque, amp;luy tenant la main ainfi auancc.e,comme iâay dit cy deflus, Etfilefl befoingluy bailler dâauantage de fccours, pourcc
PREMIER.â' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Ilt;Z
quilabbailTeratrop la tefte,lors luy faudra bailler vn fer qui enuirönela fougorge de la tefl:icre,S^ lây coudre entre deux cuirs lequel fer «clera pas rond, mais delaformedicellc fougorge: Ictfcct duquel fera dâempcfcher que le cheual OâabailTcla telle vers lapoidrinc, amp;nbsp;de luy faire relcucr: Et après quâil aura parce moycnla telle bien relcuee, fil aura encores befoing de plus grande foret pour ellre conduit, il foy faudra bailler la muferoUe de fer faille en dard, amp;: encores la gourmette quarrec ou à bouton, fil la peut fouffrir pource quâelle cil parfaidc amp;: de grand elFeôl:mais auflî fau-lt;irail bien aduifer, quâauant que l'aider de tous tels fecours, foclieual ait la telle bien relcuee, car fil la tenoit balfe amp;: fees de lapoiêlrine, tels remedes feroient fans erfed.
Q^l mors ^ remede eÃpropre au cheual t^ui a le col reuers. C H a p. nbsp;nbsp;nbsp;x X i X.
QVadle cheual aie col renuerfe' ou reuers,lors câed mau-uaifechofe: carlanaturede telleencolleure neporte pas mors qui trop le force amp;nbsp;contraigne, ne qui ait grande garde, ny auancce amp;nbsp;hardie,mais en arrière amp;nbsp;flaque. A tel cheual, le fecours du montant cil fort propre, pour-cc quâil ^c tire par delfousamp;: luy fait leuer la tclle:amp; mieux luy vault hagarde, plus elle ell courte. Le genêt donc ell mors parfait pourvu telcheual, pourcequâilluyaccommode amp;luy ran-gebienk telle', amp;laluy fait bien rcleuer : amp;â combien que hagarde en foit hardie,toutcsfois,pource quâelle ell courte, elle ne le contraint pas: S^: encores pourra on appliquer vue garde à lâItalienne, qui ait lâemboucheure du genet: toutes-foisfi onic peultaccommoder auec legcnet clos, cefera bien le meilleur, pource quâil confcruelagenciuc, plus que ne fait le genet ouuert:auqucl fi befoing ell,on pourra mettre à lâendroit qui bat delfousla genciue vnc fufee ou vn pe-dtboutton rond: amp;nbsp;neantmoins aduifer que lâcmboucheu-tenefoit troplarge, afin quâelle ne battehors la genciue, pource quâelle lâoffcnferoit beaucoup,5iJ encores trebuche-toit elle,outre ce que le montant luy feroit ennuy au palais, d iij
Et partant fault quelc Clicualier, foitaducrty, quequivou-drafaider de cel mors, ilcft grandmeitier quâil ait lamain bonne,principalement maniant le cheual: autremêtnefaut pas quâilfcnfcrue,pource quâen ce default,elle neferoitpas lâeffcét quâil defire : mais il pourra vferdautres brides, qui ayant vn peu de montant, à les gardes les plus courtes quâil ferapoHiolc amp;nbsp;peu hardies: amp;nbsp;cncores,fâilveultfe pourra il fèruir delà mufero 11e defer, amp;nbsp;delà gourmette quarree pourueu que le menton du cheual la puifle porter. Or de toutes ces chofes fe peult principalement preualoirle Che-ualier, quadle cheual nâeft pas de grande force: pource quâil les fupportera plus patiemment, quâilne feroit vnmors à genet appliquémal amp;: propos.
Q^lfKors^ remede eà propre a» cheual ^ui a le col court e^^ros. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;C H A P. XXX.
Tirar,fot-f ',releu(r.
LEcheual quiauralecol court amp;gros, auffi aura le plus fouuent les mafehoires grandes, lefqucllesempeichc' ront beaucoup le fecours des remedes dont le Cheualicr fe pourroit fèruir pour corriger le vice de telle encolleure, voulant le relouer amp;nbsp;le reduire au vray point du port de fa telle. lelâaduife donc, quâayant délibéré de le bien conduire , amp;nbsp;luy reduire à fon vray point, amp;nbsp;à fin de la luy faire re-leuer,il fera bon quâil luyjbaillevn mors qui aitla garde longuette, en arriéré amp;nbsp;flaque, Silâemboucheure plaifante,iuf-quesà ce quâilfoitvn peu accommodé: pourcequeluyretirant la bride par defldus amp;le rcleuant tout à coup amp;nbsp;put force, pour le cuider defaccoullumcr dâaller la telle leuee comme vn cerf, on luy feroit grand tourment à caufedela façon defoncol,amp;luy pourroit on aifeement rompre lage-ciue amp;nbsp;le menton: amp;nbsp;encores pire feroit, filauoit lesmaf choices grandes amp;nbsp;ellroittes enfemble. Auquel cas, quile voudra aifeement relcucr, reduire amp;nbsp;accommoder delà telle, à fin quâil ne la leue trop, illuy faudra pour quelqs iours appliquer la cauelTine, qui pafleau milieu des deux bras: pource que par le moyen dâicelle il fe conferuera la bouche faine
PREMIER.* nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;20
faille amp;: entiere, amp;: pareiUcmeutle menton, amp;nbsp;nâendurera paffion ny malaife, fors feulement vn peu au deflus du nez. Et quand on verra quâil nây aura point de danger de luy ga-ftcrgenciue ou menton, il ne fera point lors befoing dâvfer delà caueffine laquelle neanemoinsdors quâil lâen faudra 1er uir, fe garderale Cheualicrde trop tirer ou tendre au corn- f^rtatheon raencement quâil lâaura appliquée à la bride du cheuabcar la lafremie-brant amp;c bendant peu à peu, il fe réduira dextrementà tenir re /t^^[f~ la telle à fon point: amp;: edant réduit, on luy pourra oller cc-fte caueffinc oulaniere,amp;luy bailler mors propre à la bou-the.Le motât aulfi en ce cas ell de bo elFeâ:,pource quâil luy accommode bien la telle : amp;:neantmoins plus de montant alabride,moins ell elle fuietteà fefgareramp;: trebulcher:tou-tesfois fi les mafehoires font ellroictes, vaudra mieux quâil ^ây ait point de montanciamp;fil ell befoin de quelque feeours pour mieux le régir amp;nbsp;conduire, on pourra vfer duremede de dehors.Mais quandle Chcualier cognoiftra qucles plai-lâns feeours, defquels iâay cy deffus parle: ne feront fi bon cfteél; principalement à vn cheualquinefera pasicunc, on pourra bailler la mufcrolle defer, amp;lagourmette quarrec ou à boutton,fi fon menton la peult endurer: Quant à moy, iecroy que lecheual ayant le col gros amp;nbsp;court, aura aulTile â Menton charnu: à la bouche duquel fera pareillement pro-pte,comme ilmefemble, le ballonnet auec quatre roueb â¢es: amp;nbsp;quand on la voudra renforcer, on pourra,, au lieu de
Ceit'Ãirr^_ licnl,in Ig. mere de
â¢3 Sicilienne,y mettre vne fufee enticrc:amp;fi on ricla-veult lï gaillarde,y mettre la fufee ropue auec vn peu de montant,fi' on trouiic que bon foit, amp;nbsp;auec la garde longuette, mais en itrierc amp;: flaque.Or vous vueil le bien encores aduertir,quc â¢uy baillant la garde en arriéré amp;nbsp;flaque,il faudra bien adui-^r quâelle ait la hauteur de lâÅil competente,à fin quâelle ne â¢âefgare S^ trebufehe:car pour bien faire,il ell necefiaire que lt;:cs deux chofes lâaccordent.
Q^lmors ^ remedeeÃpropre au cheual cjui a le colccurt amp;Ãc. C H AP. XXXI.
LIVRE
i'^pfietdr à ^^'^ ckcaal fe trouue au oir Ic col court amp;: feie ou délie, t'arme. ^ faut entendre quâaucunefois il farine,à caufe quâil nâa pas pas elle' embridcamp;chcuauche conuenableinent comraeil deuoit.Et lors quâil farine ainfi, il nâa pas feulemêt le col def-charne, mais encores a il peu de mafclioires,amp; pour petites quâ elles foient, fi ne font elles pas eftroiâ:es. Donc y faudra il remédier, premièrement luy baillant vn mors qui luy foit plaifant, puis luy aidant de la dextérité de la main, Lefquel-Ãcs chofes, fi elles ne gardoient le chenal de farmer auecles gardes, lors faudroit il faire tout le contraire de ce que fay enfeignéau chapitre precedent; amp;: luy bailler garde,non en arriéré amp;nbsp;flaque, mais enauant amp;: hardie: autreinét elleluy donneroit toufiours enlâeftoiuach, amp;nbsp;ne le pourroitonpas aifeement conduire. Aufli ne faudra il pas quâelle foitlon-gue, ne que la bride ait vn montant,mais la plus plaifante amp;nbsp;la plus clofeque lony pourra appliquer, fera toufiours la meilleure. Etfibefoing eftoitde plus fort fecours, on pour-roi t encores adiouftervn fer à lafougorge, de la forme qu8 fay enfeigné au chapitre du col voultc St: courbé en forme d arc, mais ne le faudra aucunement ferrer en la bride. D a-uantage eft befoingque leCheualicr foitaduerty quâaifee-mét les gardes en auant Se hardies fc croifent ôt:fentraccro-.rtran^mt client (pour peu que le cheualmeuue la langue) St: plus en-t(,irm^le, cores quand elles font longues : A quoy voulant obuier St: empefeher quâelle ne fentreuefehent, il mettra en la partie dâembas vne tringle cntierc,Iaquclle empefehera lâaccroche ment,St:rendra encores la bride plus fortc.-pource que fem-boucheurene fedefnouant point: deuient plus rude St dure, quâelle ne feroit fans la tringle deflufditc. Encores neme feiiible 11 hors de propos de dire,quc le cheual(quelquc forme St faço de col quâil puifleauoir) ne farme de la bride,que par la faute de celuy qui le chcuauche : tant à lâoccafion de lafpretéSt rudeffe de la main de celuy qui le piqueSt manie, quedelapafiion Stennuy quâil endure de la bride, ou en la genciue, ou en la langue, ou au palais, à caufe du montant (laquelle bride,quand elle feroit entière comme celle du genet, ou corne celle des mules,feroit encores pire) ou à caufe . nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;delÃ
PREMIER. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;21
de la garde trop longue amp;: trop auancee amp;: hardie, ou bien deloftcufe quâon luy fait deflus le nez,ou de beaucoup dâautres outrages amp;nbsp;ennuiz quâonluy aurafaits fans propos,amp; a faute de bien lâentendre: comme en luy tourmentant le menton, amp;s ne luy tenant en le cheuauchant, conduifant,Sr maniant la temperature amp;nbsp;la forme conuenable à fon tempérament amp;nbsp;à fa nature: comme ic vous vueil icy montrer familièrementâ par forme dâexemple : Au cheual Turc ac-t^ouftumé par les Turcs à bride libre amp;nbsp;emboucheureSr garde plaifante,incontinent quâil vient en nos mains,fans autre t^onfideration, nous luy oftons la bride Turque, amp;:luy en tâaillons vnc de noftre pays,ayant la garde moyenne amp;nbsp;affez ^uanceeSc hardie:encores y en ail plufieurs qui les cheuau-âclient tenans la main de la bride baffe au deffous de lâarfon, ^ en touchant à peu près le col du cheual, lequel lâefforce pour quelque temps de fouffrir ceft ennuy quâon luy faiff: mais au long aller (commelonpeultvoir) nelepouuâtplus füpporter,il en faift manifefto demonrtration, iettant la tc-fte cà là , 00 faifant plufieurs autres actes fort mal feans amp;nbsp;malplaifans, amp;nbsp;encorcs bien dangereux.Or ne faut il point mec tels cheuaux vfer de telle manière de faire,ne procéder parte! moyen auec cheual quel quâil foit, de fotte quâilfappuyé tât fur la bride,(comme faiéfcouftumierementle cheual Alémanique le Chcualier demeure oyfeuxamp;r affeure dedans fa felle. le vous dy donc pour conclufion, quâil faut diligemment amp;nbsp;particulièrement confiderer tous les defaulx du col amp;nbsp;de la bouche du cheual, amp;nbsp;généralement toutes les chofes qui luy pcuuent donner occahon de farmer amp;nbsp;fc frapper du menton contre lapoidtrine . Et le voulant rdc- ^l'f^'^'fi Uer, faudra luy fecourirpremierement de remedes aifcz Si plaifans,fans courir fi toll auxJrudesSó mal plaifans,à fin quâil uefopiniaftreou defefpere:car lorstoâ les fecours quâon luy pourroit bailler feroient ou bien fort difficiles, ou bien du tout fans effect.
e
LIVRE
Q^el fnors-^ refftede eà propre au cheual,lt;jui a le col long cÿ*^}*. ^ de l'auis de certaine cheÃtette^dont an luy pourra ceindre les pendues.. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, c H A P. x x X11.
SI le clieual a le col gros amp;: long, il aura auffi le plus fonuet la tefte grande amp;; grolTc, amp;: confequemment nâaura il pas les mafchoires petites. Pour rclcuervn fi lourd fardeau, amp;nbsp;drefler le clieual ainfi qualifie , fera befoing luy bailler vn mors qui ait la garde longuette, amp;nbsp;en arrière ou flaque, laquelle ne luy faudra iamaisofter pour quelque autre fecours quâon luy puifle donner : comme fi dâabondant on luy vois-loitbaillerle camarre, la gourmettea boutton, amp;: embou-cheure forte amp;nbsp;puifTantezear fans la garde deflufdite rienne. viendra a bo etfeef. Or de tous ces autres fecours ou de partie dâiceux,fe pourra aider le Cheualier fil voit que la garde deflufdite ne foit fuffifante pour drefler le cheuahou bien de la muferoUe de fer au lieu du camarrc, amp;nbsp;fil y efehet, delà gourmette quarree,fi Ion menton la peut fouft'rir,luy baillât au furplus lâcmbouckcure conuenablc à la façon de fa bouche Sô des autres parties de la tefte amp;nbsp;du col. Et faut bien fc donner garde de rompre ou autrement dcfchireramp; bleker la bouche du chenal, de quelque façon quâelle puifle eftre, principalement quand il a telle pefanteur de tefte amp;nbsp;de col qu'il eftneceflaireluy aider aies p orteramp;: releu er au ec la bride .⢠le gardant toutesfois le plus quâon pourra de fappuyer deflus icelle, fors vn peu en le maniâtfear moins ne luy peut on permettre) ne lelaiflant neantmoins du tout fabandonner amp;nbsp;comme ietter amp;: repofer fur elle: mais de fortequclc chenal porte fa bride, amp;nbsp;non pas que le Cheualier portele chenal aueclabride: carluy permettantainfi fabandonner furicelle,au long aller il fy appuycroit amp;nbsp;repoferoit, defa-çon quâil faudroit auoir bonsamp;forts bras pourle releu er amp;nbsp;fouftenir.Ioint que parce moyen il fegafteroit amp;: romproit aifemêt la bouche amp;nbsp;le méton, qui pourroit eftre puis après caufe de fa perte amp;: ruine:pourcc quâil pourroit de là naiftre des cals,durtcz,amp; carnofitez en la boucheamp;r au métô du ehe ual,qui feroiét caufe quâil ne craindroit plus ny le mors ny la gourmette.
PREMIER. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;2i
gourmette.Partät ievueil bie auertir le Clicualierjquâauenät quele cheual eurt Ia gêciue ou quelq autre partie de la bouche rópuc, il ne la faudra pas laifler guarir de foymefm e, de crainte quâil ne fe feift cal ou carnofite au lieu de la blclTeurc mais le faire guarir auecles reinedesamp;par la forme cy deffus rccitez.Etfi dâauârure il auoir leméto ou la barbe efcorchee amp;rôpue de la gourmette,lors fi on cftoit cotraint de le che-uaucher au lieu de la gourmette on luy pourroit attacher au mors vne courroye de cuir, ointe de fuif, ou vieil oingt,iuf-qucsà tant quâil full guary: ou bien couurir la gourmette (ronde neantmoins) dâvn cuir oingt defemblable façon. Toutesfois fera toufiours le meilleur de le penfer amp;nbsp;médicamenter feparement. Et au cas quâon luy baille muferollc ^e cuir ou defer, ou camarre,ou cauefline, il fe faudra bien, âlonner garde de luy ferrer ou tirer par trop, principalemêt 2u commencement: pour ce quelle feroit grand defplaifir à j-^«,^^^; plufieurs cheuaux.-Iequel apparoiftra de ce que le cheual ou gnar tor-îordrala bouche, ou fe voudra drefler tout droit, ou felan- dre la bon cet en auant, amp;nbsp;faire autres figues femblables de fon grand (f^^tfi-cnnuyamp; defefpoir.Bié eft vray que plufieurs autres accidens lounct l'efmeuuêt amp;nbsp;efpoignet à faire tels laids amp;: vicieux a- /^°^*°*^^ des:mais aufliles chofes fufditesluy en douent la principale cofle'à aïf 0ccafió,fi leCheualicrnâeft foigneuxa fen douer garde. Par- tre. tatne peut on faillir fevoulataider des chofcsfufdites,delcs laifler .pour le comencemet vn peu lafehes amp;nbsp;molles, les re-ferätamp;reftraignät,puis apres peu à peu: amp;nbsp;procédant ainfi petit à petitauec gaillarde dextérité, le cheualauecletéps fetrouuera du tout réduit, Sôobeiflant à la volonté du Che-iialier^fans le mettre au train dâopiniafireté ou de defefpoir. Pareil!emét quad on luy aura baillé la cauefline, fera bo auât qluy moter fur le dos,de le faire mener à maiujlalôgueur de ij.ou io.pas:amp;quâd on le verra acheminé fà s ce quâil moftre auoir.à malgré ladite caueifine,fairepuis apres ce qlou verra pour le micuxamp;cn gardât neatmoins touflours biéfoigneu-femét,ce que ie vien dâenfeigner;câefl; à fçauoir,tenant la ca-Ueffineaflez lafche du cômecemct,amp;Ia reftreignâtpeu à peu eômelôverraen eftre befoin,amp;proccdât ainfi auec dextérité
c ij
LIVRE
Ic chemin en fera plusfeur, outre lâhonneur amp;:prouffitquc le Cheualier en pourrarefentir;amp; fil procedoitautrement, il en pourroitaufli aduenir iffuedu tout contraire. Encores vucil-ic bien dire quâaucuns veulent vaincre^ dompter ceft animal à toute force : Sé luy mettent vne chcfnettc qui luy ceint les genciucs par douant, amp;nbsp;nâont aucune confideration de la peine amp;dc lâennuy quâils luy donnent parce moyen: mais ie vous dy que telle amp;: tant grande eft la douleur quele cheual fent en la genciue prefleeSc battue de celle chefnet-tc, quâelle eft quali intollerable. Or attachent ils cefte chef-nette aux yeux delà garde,ou bien aux trous de la Sicilianc: amp;nbsp;au furplus luy cftraignent bien fortla muferolle,amp;la mettent encores le plus bas quâils peuuent. lenevueil pasblaf-mercelècret: toutcsfois vueil-ie bien dire que mon aduis eft quâon le doitfçauoir amp;: cntendre,pluftoftpournefclaif-fer enuelopper amp;nbsp;rembarer, que pour en vfcr ^fen aider comme de remede bonamp;: ordinaire:principalement en lieu duquel le Cheualier cherche remporter honneur amp;nbsp;reputation. Et pour ce queie ne confeille point au Cheualier de f en vouloir aider amp;nbsp;feruir, ie vueil bien aulli declarer les oc-cafions qui mâont faidt prendre ceft aduis.Mais ic vueil premièrement rendre conte de ce que iâay pareillemêt difeou-ru amp;nbsp;penfe pour fçauoir fi ce remede pourroit eftre boni vn cheual efirené amp;nbsp;abandonné de tefte vn iour de tournoy ou autre faidt dâarmes : furquoy ic dy pour refolution quây ayant trouué beaucoup de dangers amp;nbsp;inconueniens qui en pourroient aduenir, ic ne le puis louer ne trouuer bon.Bien dy-ie, que fi le Cheualier fâen veut feruir en cas de rupture de bride, eftant forcépar ce moyen, amp;nbsp;nepouuant faire de moins,ilfen pourra lors aider.Toutesfois quand à moy,tant à fin de tenir faine amp;nbsp;entière la genciue du cheual lùrlaquelle repofe le mors, quepoury voir telle contrainte, iâvferois pluftoft dâvne cordelle amp;nbsp;voudrois dâabondant que la bride euft fa gourmette, amp;: quâelle ne fefgaraft ou trebufehaft en forte quelconque, amp;:ne tiendrois pas la bride tant ferme ne tant courte au cheual, mais la tirerois peu amp;nbsp;doucement à fin que la cordellc ou chefiiettc le peuft tant moins offenfer
PREMIER.^'* nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;25
amp;luy nuire, moins dy-ie que quand elle feroit plus fortSô plus rudement tiree: dâautant plus quad on tiendroit la manière dont vfentles Allemans aueclcurs cheuaux^Orlarai-fon de la difficulté que iefais deine feruirde celle clieftict-te, eft, premièrement pource que fans haleine le clicual ne pcult rien faire qui vaille. Etneantmoins on nefepeultbo-nement feruirde celle chefnette,fans ce quâelle foit accompagnée delà tnufcrolle rellrainte, amp;: mife plus bas que lâor-HinairedaqueUe cmpefchcrhaleineamp;la libre relpiration du cheual:amp;: toutefois fans elle fera mal aife que le chenal n on urelabouche, Sequela chefnette face lâelleâ: pour lequel die eft pratiquée. Secondement, pource que celle chef-nette faidh grand cnnuyamp;: grande douleur au chenal, en la partie qui en eft battue amp;nbsp;tourmentee: amp;nbsp;quacaufe delà paillon amp;nbsp;mal quâil endure,! il faft'oiblit de force, amp;nbsp;fe rend plus lafehe amp;nbsp;plus poltron: à caufe dequoylny defaillant le cÅuramp;le courage, luydefault parmefine moyen la puif-ûnee amp;s la force. Et toutes les fois quâil aduient quâvue partie du corps eft foiblcamp;t malade,tout le furplus du corps f en tefent: amp;nbsp;partant ie laifte à penfer au Cheualier le prouffit Huiluy en peult reucnir.il y en a auiourdâhuy aucus,lcfquels pour cuider faire paroiftre aux ignorans de lâexercice de la dieualerie,quâils ne font ce myftere fans caufe,amp; fans grand fçauoir amp;nbsp;bonne raifon, ne mettent point de gourmette à labride: dequoyces ignorans demeurent fort esbahis, amp;nbsp;penfcnt que ce foit vu fecret grand, louable, Ãi comme miraculeux, puis que par le moyen dâieeluy on pcult enabrider Vn cheual fans gourmette: Mais ie leur dis quâil appert bien quâils nâont ne Icienceny intelligence de lâart ny de la vertu de cheualerie : amp;: quâil y a plus grande^occafion de blafmer que de louer celuy qui cheuauche ouembride vnâcheual fans gourmctte:Car auecla gourmette (encores quâelle fuft à boutton)ilfentiroit beaucoup moins demal quâautrcmet. Et au contraire'nâayant point de gourmette (encores que la chefnette fuft changée envn filet,lequel ne fe ropift point) le cheual endure tât de mal,quâilnâcftpaspoffiblcdeîe garder quâil ne fe galle amp;nbsp;rompe la genciuc, amp;: de ce ay-ie vcu-c iij
I. I V R E.
îâexpcricncc.Bien peut donc pcnfer IcChcualier quelle paf-fion endurcie chenal, cftant tourmente en partie fi tendre comme cfllagenciuc: iâenten quand on luy tire la bride,car tenant le Cheualier les refnes lafehes, le cheual ne fent aucun mal: amp;â neantmoins ne laide de fentir grand douleur, quand on luy tire la bride, amp;: plus grande encores, lors quâil nâa point de gourmette. Partant ie conclus quâen ce cas la gourmette ellfortrequife, voire necefTaire: pource quâelle aide amp;: foulage le cheual,amp; defend que la chefnette ou cordeile ne luy face tant de mal comme elle feroit fans gourmette: A ce moyen lâexhorte tout homme,nommementle ûge Cheualier,de ne loueramp;:ne farrefter iamais à chofe,quc fexperience ne monftre ehre bonne amp;nbsp;vraye .⢠car de telles chofes, tant fen fault quâil en peuft rapporter proffit oulió-neur, quâau contraire il nâcnacquerroitqueblafme amp;nbsp;ver-gongne. Et à ce propos vous vueil-ie bien encores aduerfir, » quâil adulent par fois que les gardes feftendent amp;: eflargif fent,à caufcdc lamuferolleainfi mife, comme nous auons did cy defius: à quoy le Cheualier voulant remedier, il de-, uramettre aux eflargifiemens des gardes vne chefnette en guife de petite gourmette,laquelle empefehera que les gardes ne fe puiflent eftendre ny eflargir.
^quelles choÃs doit l^rendre^arde le cheualierpour bien aiuÃer la bride au cheual, apres quâil a refolu quel mors il luy doit bailler. chap. nbsp;nbsp;nbsp;X x X111.
A Près que 10 a ira baille' au cheual lemors tel quercquiert lacôpofitiondefatcft:eamp;: defon colamp;: de toutesJesau-sa t ttt ^^^^ parties cy defius parle menu fpecifiees, amp;nbsp;aduife'à ce iM-butè * ^^â^^^ barbette de la garde foit repliee en dehors, afin quâel-1e ne luy offenfe laleure, ferabefoing premièrement de regarder quelâemboucheurefoit bien aiuftecenla bouche,amp; la gourmette aumeto.Puis apres faudra queleCheualier face muter quelq autre defius le cheual, à fin quâil puifieveoir quelle operatio fera la bride,fi elle fera iufte tât de lâÅil que de reboucheure amp;:cornetfeporterôtles gardes amp;:lagourmette,amp;
r R E M Ã E R. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;24
mette, amp;nbsp;gcneralcmet bien conlidereriufquesala moindre partie du mors comme elle faid: ens ou hors la bouche du cheuahee quâil ne pourroitne bien voir, ny aflez dihgê-mét examiner ainfi quâil eft requis,eftant motédeflus le chenal.Et ay bié voulu premieremet douer au Cheualier ce petit aducrtiirement,pource quâil me defplaift de voir tous les iours changer de bride à vn cheual, comefont auiourdâhuy plufieurs, lefqucls mettent au cheual auiourdâhuy vn mors, demain vn autre,fans fçauoir la raifon pourquoy.Et aduient cefte faulte de lâignorance defçifedt que pcult faire chacun mors de bride, amp;: du befoing quâen ale cheual:amp; penfeutc-ftre bien fçauans,fi dâauanturcils en pcuuent alléguer vue ou deux bones rai ids; mais ie leur dy que ce nâeft pas alfez, ains que câeft cheminer en tenebresà lamodedesaueugles. Les aucuns me pourront dire, que combien quâils nâen fçaehent pas beaucoup de raifonsji nelailTent-ils toutesfois de bien adreifer à bailler à leurs chenaux les mors qui leur font propres, Aufquels ie refponds auffi, qu'il eft bien force que de tat de mors quâils effayent dâapproprier à la bouche de leurs chenaux,il fen rencotre à la fin quelcun qui luy vienne bien apropos. Et partant vanlt-il beaucoup mieux fçauoir amp;nbsp;en-â tendre les raifons:attendu que le plus fonuentil admet, que de tant de mors diners quâon effayeau cheual lâvn après fau-tre,outre plufieurs antres inconueniens qui en fourdent,on hiy perd amp;nbsp;gaftela bouche, de forte quâil eft puis apres fort malaife deluy faire faire chofebonne, fil nâeft remis entre les mains de quelque autreCheualier plus fçauantSc plus expert,lequel encores fe trouuera bien empefehe à le biê emboucher apres quâon luy aura ainfigaftelabouche. Acefte ( caufe, icrdouls quclcurmcillcuramp;plusfcurmoycn eft de bailler au cheual du commencement le mors qui luy eft ne-cefTaire,comme iâay cy de Bu s amplement monftre.Et ponree que ie ne voudrois point quâon penfaft qne iefufrehomr-mefilcgcramp;: inconftant dâauoir aux chapitres precedens en-feigne des chofes que ie voulfifte retracer, ou enfeigner le côtraireau prefent chapitre: Doc pour plus elairemétmanir fefter mû intétió,ie dy quâé plufieurs des precedes chapitres i iay parle de differetcs fortes de mors de bride tous propres-
LIVRE
à mcfmc chenal, amp;nbsp;pour obuier à mefinc vice, defquels tou-tcsfois icnâay point choifi ou nommé! vu plus quel autre, à fin quâon eflayafle de tous, amp;nbsp;que lon farrcftalî à celuy que Ion trouueroit à lâclTay plus propre, amp;nbsp;de meilleur efied pour le befoingoccurrent. Ce quâil fault prendre fainemêt: car home nâeft fi rude qui nâentende bien, que tous les mors amp;nbsp;autres remedes dontiâay cydelTus parlé, ie lesay voulu au plus près queiâaypeu, accommoderà lanaturcdcsche-uaux, râleurs particuliers vices pour les amender amp;nbsp;corriger, fil eftoitpofiible: ômeantmoins que lâvnmorsfetrou-ucra plus propre à lâvn chenal quâà lâautre. Ce que ie fuis icy contraint remettre à la*difcretion amp;nbsp;prudéce du Cheualier: lequel voyant fon chenal, amp;nbsp;cognoiffant fa nature, en pour' ra bien aifement faire le choix iélo quâil en verra le befoing, amp;nbsp;reietter lâvne bride quâil penferamoins commode, pour prendre lâautre quâil iugera plus conu enable. Moy donc,qui ne puis eftreprefent par toutpourveoirlescheuauxà lâÅll, ⢠amp;nbsp;par le moyen de la veuë amp;nbsp;inlpedion des fadures de leur corps amp;: des particulières parties dâiceluy,iugcr de leurs natures amp;nbsp;conditions: ne puis auffi définir ny arrefter remede propre^: conucnable particuliercmét à chacun dâcux:pour-ce que pour bien emboucher vn cheual, il fault premièrement bien cognoiftre fanature amp;nbsp;fa complexion: amp;nbsp;aulfi fuis-ie délibéré de traitter aux chapitres lùiuans de la nature de chacun cheual,tant du courfier,comme du genet,barbe, turc,frifon,amp; autres,comme de chofcncccfiaire,amp;quc tout bon Cheualier doit fçauoir. Eftant donc la nature amp;nbsp;la difference des fortes amp;nbsp;conditions des cheuaux, dhofe de grande importance pour les fçauoir bien emboucher, amp;ra-ucc bonne raifon:ie vu eil encore icy dire amp;nbsp;ramentcuoir au Cheualier, que ce nâeft chofe bonne ny louable de changer tous les iours dâaduis: ains fe fault du premier coup arrefter à la premiere, ou à tout le moins à lafeconde bride dont on aura fait lâeffay: car fi onpalfoit plus outre, ce feroit figne que le Cheualier nâentendroirpasquel mors amp;: remede feroit propre à fon cheual, ny encores lâelfeâ: des brides dont il voudroit faire effay. Pourtant, dy-ie^quâeftant en doute le
Cheualier
PREMIER. IJ
Chcualier de ce qui fait befoingà fon clicual pour bien le mettre amp;r tenir en bride,illuy doit premièrement bailler le mors le plus plaifant quâil pourrazamp;par le moyen dâiçcluyamp;r: de lâopération quâil pourra faire,diligemment penferS: examiner ce qui peult eftre bon ou mauuais pour le fecours de lâembouchementdcfon chenal, depuis après fuiuantcelle premiere experienceluy bailler tout à fait le mors quâil co-gnoiftraplus conuenable amp;plus fortilTantà fes humeurs ôr à fanature. Laquelle,fi elle fe trouue benigne amp;: douce,tant plus grand fecours en pourra elperer amp;nbsp;tirer le Cheuaiier pourle bonembouchement du clicual: au contraire, fire-uefehe amp;: obftinee, en attendre dâautant plus grande peine amp;defaueur: Sch moyenne entre les deux,pareillement en pourrai! prendre mediocre aide iefecours.âJe refouls donc pourconclufîon, quâil faut que le Cheuaiier en tout amp;nbsp;par tout foit fondé fur bonnes raifons, amp;; quâil ne face pas comme plulieurs, qui fe feruent de la main, au lieu de faider de lâÅil.-car ainfl faifant,il nepourroitiamais faire chofe bonno tielouable.
^uâ fnoym il fault tenir ^ourbien emboucher ^ aduire cheuaux ieunes ou poulains. CHAT. xxxiiii.
OVtre niefure me dcfplaift ce que font auiourdâhuy plu- caueew-heurs,qui eft,de leucr amp;nbsp;öfter h toft le cauefTon au pou-af/e«-iain: car cela eft le plus forment caufe de la perte du chenal, uefo»le pourccquelecaueflonfoit, oude corde, ou de cuir, ou âc^^^l* bco^ fer, faitdes effects fort bons. Si degradproffitpourlepou-?'*'ââ^:quot;^ hin, comme de luy faire leuer la telle, le releuer. Si luy fai- ^f^^^/^^ te bien porter la telle Si le col tant allant droit,comme ^^î^paui^, fmtlaâvolte. Si encores luy conferue fains Si entiers la bouche Si le menton: ou au contraire,luy oftant auant quâil foit bien adnifé Si inllruit, on luy tourmente bien fort la gencL ue.A ceftecaufe,qnand on luy veult cnfcignerle maniemét, il faulcau lieu du cauclTon luy mettre des fauftes relues, Si parfois encores faider de labride, qui font toutes chofes fort fechieufes Si dommageables au-clicual : pour-ce quâen
f
LIVRE.
luy tourmentât la genciue amp;nbsp;le menton, il eft bien fort mal-aile quâon ne les luy gaftc amp;nbsp;rompe, amp;nbsp;quâil nây nai fie par ce moyen des duriez amp;quot;nbsp;camofitez,qui font caufe de donner au Cheualier plusde peine amp;nbsp;de longucurà le duire amp;enfei-gner: amp;nbsp;encores ne le peult on fi bien conduire amp;: apprendre, comme au^c lecauefîdn, commerexperiencelcmon-ftrera à qui le voudra ei'prouucr. Encores puis après pour le conduire amp;nbsp;retenir: faudra quele Chcualicr faidc de brides defefperees, à caufe de la callofite amp;: dure camofite qui fera toute formee, amp;:que lagcnciue fera tellement endurcie Si endormie, que parfoisne fuffirapas dây employer Icsafr GUÃem- ches des brides de mulets: ioint que faidant de toutes tel-fijes affi- les chofes hors faifon amp;: propos, le chenal en patic domma-thesott les ^e^Ssâ neantmoms le Cheualier nâen refent proffit nyhon-facons. neuf. Partant me fdmble que ieune chenal ne fe doit iamais apprendre amp;nbsp;aduircanec des taufles reines : amp;: encores me femblelaide amp;nbsp;mauuaifela manière deproceder de ceux, qui voyans des chenaux deuenusdurs débouché ou autrement vicieux, fe mettent à forcer de tous points leur nature, fans auoir efgard fi elle eft foible ou forte, leur baiHans mors de mules auec la camarre amp;: la gourmette à boutton, rernedes bons à bailler tous enfemble à chenaux effrenez, abandonnez de tefte amp;nbsp;defefperez , amp;: encores le plus fou-uent, pour plus grand chaftiement amp;nbsp;eftrainte,ils leur baillent la caueffine ou lanicre, qui leur pafte entre les bras * ft ne vu cil toutesfois quelon penfe,quâen difant cecy,ievueil-1c blafmer amp;nbsp;reietter toutes ces chofes, carie les recognois pour bonnes quand elles font practiquees en tops amp;iaifons conucnables: mais ie le dy, pource que iedefirerois quâelles ne fuftent employees à telvfage.-commeauffi nelêrailiabe-foing de toutes les autres, en oftat au poulain les fauffes ref ncs,lefquelles font propres feulement pour corriger vnehe-ual qui eft iatoutfait.Etfaifantle côçraire,iladuiendra,que quad le chenal fera paruenu à lâaage de fix ansje plus foiiuet il luy faudra chagerla main aux ieihcs,à fin dcluÿreleucrla tefte,amp; le garder quâil ne dont du nez en terre:car nelaclu-géant pomt,ie Chcualierictrouuefi lasamp;cótraint,qüâilluy fcmble
PREMIER. Ãlt;» femble quâon luy ait arrachcle bras hors du corps:ccquiad uient à lâoccafion de ce quâil ne fe gouuerne pas par raifon, fçauoir amp;nbsp;prudence, mais fy conduit comme font auiour-dâhuy plufieurs qui y vontà lâaduetureôrà veuë depays,tou~ chez de leur particulier proffit, plus que delà vertuide 1 honneur. Encores font ces ignorans tant aueuglez, quâils penfent tout perdre en douant lieu à la vérité', à caufe que la prefomptio de fçauoir aplus de force en leurs efprits, que la Veritc amp;: la raifon.Encores croy ie biéjquelâexperiéceà la fin leur fait cognoiftre leur faulte : mais ils font tellemêt obfti-nezenleur opinion amp;:pecfuafîô de fçauoir que plus toft ils lailTeront patirlc chenal,ou du tout fe perdre,quâils ne fe re~ üiendront:pource quâils feroient bien marris quâon penfaft lulls enflent ignoré aucune chofedetout ce qui peult appartenir à lâexercice delà Cheualerie, ny rien fait fans bonne ne grande raifon, feftorçans par tous moyens faire croire à tout le mondc,que le chenal quâils auront gafte' amp;nbsp;perdu nefuftiamais bon à autre chofe quâà tirer la charrette.il cil bien vray,quâà lâendroit des ignorans,comme ils font,ils par-uiennentaifeement au butdeleurintétion.mais à lâendroit de ceux qui entendet, ils ne feront iamais tenus pour autres que pour ignorans prefomptucux,principalement,quanda-Uec quantité de menfonges, ils fe mettent en peine de fou-ftenir amp;nbsp;défendre leur faulte 5c folle perfnafion, de laquelle ils rapportent louange amp;nbsp;honneur auprès des ignorans leurs difciples, amp;nbsp;blafme amp;nbsp;vergoignc auprès des Içanans amp;nbsp;bien expers Cheualiers amp;nbsp;gentilshommes.Or retournant à mon premier propos des faufles refnes, iedy (amp;rcxpcncnccle Dionftre)que les mules ne font efirenees amp;: abandonnées de tefte pour autre raifon, finon pour-cc que continuellement ellesportétles faufles refnesattachées à la bride ôc à lâarfon: amp;nbsp;câeft auffi la caufe pourquoy elles ont la géciue tât cdurcie amp;nbsp;édormie q le plus fouuêt il eft befoin leur bailler des mors amp;emboucheurcs merueilleufemét rudes amp;nbsp;terribles.Et encor ne leur peut on bailler bride tât puiflate,gaillarde,amp;del-cfperec,q quelqfois quad elles ont pcur,5c lors quâil les fault tenir amp;i coduire auec la force, pour brulq bride quâelle foit,
I, I V R E
Cäiiecaa-napremtei h col ou (beueÃre.
elle nâcft pas toutesfois fuÃlante pour les retenir amp;nbsp;empeP-cher quâelles ne forcent le chcuauchcur, quo y quâil tire de toute fa force,p6urcc que la gêciue,ainfî que dit cft,cfttcllc-ment endurcie amp;: endormie du long amp;: aUldu port des fauf-fcsicfncs, que les milles à celle occafion nefentent douleur ne palîiô quelcoquc dclabride,amp; partât aufline la craignent elles point. Telle donc,comme Ion peult voiiyelH o-peration des fautes refncs qui faicl que le ne les puis trou-uerne propres ne bonnes pour poulainsamp;; chenaux jeunes, ains au contraire ie Içs blafme comme mauuailcsamp;perni-cieufes: Concluant comme delTus, que le cauelTonnepeult nuire au poulain, ains luy faict grand fccours amp;nbsp;aide,pour-ueu quâon ne luy oftepoint iufques à ce quâil foit biendreffe- amp;nbsp;aireure,tant du col,que de la tefte. Audi a Ion accouftu-me' délai (fer porterie caueffon au ieunc chenal, iufques à ce quâil foit paruenu al auge de quatre à cinq ans. le ne vueil point autrement donner aduisauChenalier,quele caueffon pour le plus doit eftre de corde, plus toll que de cuir, ou de fer: pource queie mâen remets à la difcrction duCheualicf, amp;nbsp;au befoing quâen pourraanoir le chenal: ce queie ne puis alTeureement determiner, neponuant voir tous chenaux: toutefois pourendiffinirgeneralemét,mcfcmblc,qucpour le plus le eauc(Ton deferviendra plus à propos aux courfiers amp;nbsp;chenaux Frifons que celuy de cuir amp;nbsp;de cordc:amp; au contraire ccluy de corde amp;: de cuir fera plus propre aux genets dâEfpaigne amp;: cheuaux Turcs. Il eftvray quâa tous cheuaux indifféremment on a de coullume de bailler premièrement le cauelfon de corde, maispuisapres on leur accommode ccluy de cuir amp;nbsp;defer, felo que Ion cognoill en eftre befoin. le dy dâanantage que la garde longue ordinairement eft de grandfecours,amp; de parfaidc operation en vn cheualieunc: pource quâelle fait la bride plus fortc,amp; rageamp;r releue mieux le cheual:cxccpté toutesfois celuy qui a le col renuerfe,car tel cheual nepeut louffrir la garde longue: amp;nbsp;fil eft befoing de fé aider,ilfaudra quâelle foit en à rriereamp; flaque,amp; moyé-nement haute dâoeil,cââêft à dire,ne trop baffe ne trop haulte, ne pareillemét trop en auant amp;: hardie,amp; quâelle ne f cfgare, ne
PREMIER. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;17
ne trcbufclie.Et encores vueU-ie quâaptes que le cheual fera renge amp;nbsp;bien accommode, quâon en oftevnebonneparticgt; câeft à dire, quâon la racourcifle plus ou moins, félon quâon en verra eilte befoing. Semblablement pourra bien feruir à aucuns chenaux, félon que leur nature le requerra, vn filet de patenoilrcs au lieu defongorge, pour ce quâil leur aidera à releucr la teile. La voix amp;: parole du Chcualier,leur donne aufll bien grand amp;: bien bon fecours,pourucu quâelle foit variée amp;nbsp;accommodée au befoing: car il fault quâelle foit au-cunefois baife amp;nbsp;douce, aucunefois haultc amp;: terrible, pour tenirle cheual en crainte, amp;nbsp;le garder de fapoltronnir amp;: a-ncantir: AulTi fera bon luy faire aucunesfois fiffler amp;nbsp;fingier h baguette au long desaureilles, amp;nbsp;luy en donner pareillement à La fois quelque coup, amp;nbsp;11 on le redouble, ne le faudra donner en mefme endroit.Faudra auifi quelquefois que LCheualier cheuauchant le poulain prenne feiperon qui ait la mollette fort moufle, amp;nbsp;quâil luy en donne quelque coup, à fin que deuenu puis apres cheual faid:, il nele trou-üe trop nouueau amp;nbsp;eilrange, amp;nbsp;que ne lâayant accouilumé cnieunciTe, il ne face quelque ade fot amp;: malfeant, en figne de ne le vouloir fouifrir: mais fe faudra garder de luy bailler tarriere ou le faire courir, finon, moins quâon pourra. Sur tout fault bien aduiferque le poulain du commencement foitdompte amp;nbsp;vaincu parvn cheuaucheur ou piqueurpra-âiq, Se patient, amp;nbsp;fort à la peine, amp;nbsp;lequel encores le puifle tegir, manier, amp;: conduire,auec induftrie amp;nbsp;dexterite:carle poulain nâeftantdu commencement bien aduit,cndodrinc, Stmaillrifé, à peine peult il puis apres prendre bon train,ny ^acheminer à la vertu amp;nbsp;dexterite que Ion defire auxehe-'Jaux,à caufe defignorance defonpremier maiftre,
Dâaucuns aduertlfpmens neceJJatresauCheualier. CH AP. XXXV.
AYant iufques icy difeouru delà forme que le bon Che-ualierdoit tenir,pour bien mcttreamp; tenir en bride tou tes fortes de chenaux,me fembldorcs bien apropos dd ad-f ni
LIVRE
uertir dâabondant quâil a befoing de bien fçauoir cognoiftre les natures amp;: qualitcz des chenaux,à fin de les pounoir bien manier, amp;nbsp;gratieufement, auec la main douce amp;nbsp;plaifante, à temps, amp;: iuftement, amp;nbsp;demourer bien en felle, attempe-rant la main amp;nbsp;le pied félon lâoccafion amp;: le temps,foit pour battre le cheual foit pour le careireramp; flatter, foit pour le tenir feulement en crainte, le tourmentant amp;nbsp;rempeftant plus ou moins félon le maniement quâon luy fera fairemeat-moins ayant toufiours lâÅil amp;nbsp;la penfee fichee au cÅur amp;3 la force du chenal, Sc félon icelles fe gonuerner, fans craindre vice ou defaut que Ion puifle veoir en luy. Et fault bien que le bon amp;nbsp;prudent Cheualier fe garde dâimiter ceux qui felaiflent trâfporter parla colcrc,amp;:fontpardelpit ou courroux des traittemens au chenal, tous autres queledeuoir ne requiert,amp;s que la raifonne peu!t comporter. Ne prenne aufli exemple de ceux,qui penlans à force de coups vaincre la nonchalance amp;nbsp;la poltronnerie du cheual: (combien que les coups facent le cotraire effed: car plus vn cheual eft battu amp;c tourmente tant plus il fapoltronnift amp;nbsp;f opiniaftre}ou pource quâils le trounent courageux amp;nbsp;d efprit gentil, mais de peu de force,le tourmentêt amp;nbsp;trauaillent de telle façon, quâen fin le panure cheual eft tout rompu amp;nbsp;nâen peut pluss a faute que le cheuaucheur ne peut temperer le chaftiemet, ne faccommoder à la nature amp;nbsp;aux qualitez du cheual, E*^ quâil foit vray, on voit auiourdâhuy par experience,que peu decheuaux paruiennent iufques à lâaage de fix ans ( qui eft lâaage de leur fleur amp;: force) fans quelque vice notable : De faitles vns font efrenez,les autres foulez amp;: decheuz defor-ce,ou bien bruflez dedâs,les vns ontles pieds gaftezles autres la bouche defehiree, les autres ne fe pcuuent fouftenir fur les iambes, pourcequâellesleurfontfigrandmal, que mettanslespieds à terre il femble quâils fe bruflent tantils fefaignent: amp;nbsp;font les vns amp;nbsp;les autres attains amp;nbsp;viciez de tant de maladies, que fi ie les voulois icy reciter par le menu, iâen pourrois faire vn droit volume. Lefquels vices amp;nbsp;maladies procèdent le plus fouuent du trop grand tourment Ãctrauail que le cheuaucheur, fans rai-
y R E M I E Ko 28 fon amp;nbsp;propos a donné au cheual en fon ieunc aage, à faulte de railon amp;nbsp;temperamét conu enable à la tendreife du poulain. Encores doitleCheualier aduiferà cequcle cheual defoy mefme prend alfez de vices,comme defenarbrer ou leucr tout droit,de ne foufFrir quâon monte deflusluy,iouât des pieds, amp;: en frappant à lâeftrier oumontoir, oumordât, de ne vouloir point partir de la compagnie des autres che-uaux,de mettre la telle entre les iambes amp;; ru er des pieds de derrière, de fe letter au cunesfois parterre ou fe voulant attachera vue muraille, Scan très femblables. Pourtant dy-ic quâil eft befoing (pour corriger tous ces vices) que le Che-ualier cognoilTe auant toutes chofes la nature amp;nbsp;les forces du cheual, amp;: que fuiuant icelles, il le manie Sc conduife doucement amp;: plaifamment. Carvn cheual deuenu vicieux S^ malade par la faulte de celuy qui lâa conduit,cheuauché, Ãimaniéieune, outre le dommage quâil faid à fon maiftre encores luy rapporte il diminution de fon honncuramp; reputation, qui ell de grande importance à qui prife amp;:honno-relaveru. Et câeft ce qui me faift de rechef répliquer amp;;ad-üertir le bon Chcualier, quâil a befoing dâvn bon iugement amp;nbsp;dâvne grande dextérité, pour ne rien faire en la conduit-té amp;nbsp;manicmétdu chcual,forsauec certaine raifon:iâenten fil defire que fa peine refortilTe à quelque bon cH'ccl:amp;:mcf-mes que les brides (defquelles iâay principalement parlé en toutee traitté) feruentau cheual de quelque prouffit amp;:a-uancement. 1 -i
De la nature des cheuaux PrifoDs. lt;
. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;. CH A P. XXXVI.
â ) quot;ri! .h: nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.v:-
T)0urce quâil mâa fembléneceflaire que le bon Gheualier â¢4 cognoilTc le naturel des chenaux quâil veult dompter'amp; drefler, aulTi ay-ic cy delfus promis dâen traitter à part.Vou lât premièrement parler en ce chapitre de la nature des ehe tiauxFriiós,ie dy,quele vray naturel du cheual Frifo, eft de ftre poltró,double,ou traiftrc,amp; vicieux:amp;d autât plâ quâOn luy fouftre fa poltronnerie amp;nbsp;fetardife. Or pour le corriger
LIVRE
Je cc vice le moyen ordinaire quâon y tient,cil de le traitter alprenient amp;nbsp;rudement en ie battant Sr tourmentant fans refped.aumoins qui enveult fairefon prouffir,amp;principalement quand on cognoillra quâil voudra faire des fiennes. Toutefois doit bien aduifer le Cheualicr de procéder touf-iours parraifon amp;nbsp;bon temperament en tout ce quâil faid: pource quâil nây a prouffit ny auancement de battre amp;nbsp;tourmenter vn chenal délia las, non feulement vnFrifon, mais quelque autre cheual que ce foit: car li on le bat las ,amp; à outrance, fans raifon Sc temperament, il lâendurcira tellement aux coups, quâil nâen fera plus de conte, amp;c de poltron qu'il eftoit, deuiendrapoltronilîime: amp;; partant prenne garde le Cheualier à toutes chofes, St: ne face rien linon en temps, lieu, 00 faifon conuenable, St: plus ou moins félon quâil en verra eftre befoing: St: le battant fe garde de luy donner de la baguette touliours envnmefmelieu: mais quâil ait des efperonsbons St: longs, St: bien pointus Si piquans, Si quâil faide delà voix haulte St: terrible, principalement quand il cognoiftra que le cheual aura lâefprit St: le courage maling: Caroutre tous les autres fecours,celuy de la voix eft degrade efficace, à caufe que le cheual craint St: redoute merueil-Icufementla voix delhommc. Auffi faut ikentedre que tels cheuaux ne font pas dignes quâôleur face quelque douceur ou amiable St: gracicuxiraittemcnt,foit en les cheuauchant St: maniant, foitenles mettant St: tenant en bride, pource quâils font fl malings quâils penfent que la gracieufete quâon leur faief, foit à caufe que le Cheualicr craint leur malignité: laquelle par ce moyen pourra croiftre de iour à autre, fi elle nâeftdutout abbatue Si fuftoquee par force St afpre traitcment:voirc croiftre de forte que plus ne pourroit fer-üirny proffiter Chaftiement que Ion peuft baillera tel cheual pour faduire à chofe bonne. le dy donc pour refolution quc le Cheualicr ayant à dompter St drefler cheual de telle nature,doit bien ouurir les yeux, St rechercher foigneufe-ment auec toute diligence lâelprit St les façons de faire de tel animal: à fin de traitter St gouuerner félon iceux,tant en l'cmbouchaut quâcnle cheuauchant : Car fi on traitte gra-cieufement
PREMIER. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;15
cieufemcnt vn chcual indigne de telle grace, on en receura plus de dommage que dâauancement, amp;: plus de mefcontc-tement que de plailîr.
Delà nature des eheuaux Tarcs. Barbes, (^ Mores.
CHAP. XXXVII.
FAut entendre que cheuaux Turcs, Barbes, amp;nbsp;Mores de leur nature (pour la piufpart)ne veulent eftre ne battus, ne menafTez,'ou autrement traittezauec afpretc amp;nbsp;rudeP fc mais careflczéô conduits aucc toute gracieufetc amp;nbsp;douceur. Pource quâeftans gaillards amp;nbsp;courageux de leur naturel, ils craignent amp;nbsp;abhorrent les battures amp;nbsp;les coups, de forte que les battant ou piquant, on les met aifecment en fuitte. Or font ces cheuaux du tout contraires à ceux dont iayparle'au chapitre precedent; pource quelecourage amp;nbsp;bon cÅur quâils ont,leuraccroiftla force: commeaduienc pareillement à tous autres cheuaüx de gentil courage.
De la nature des cheuaux Sardes
1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'CHAP. XXXVIII.
LA nature des cheuaux Sardes ne requiert pas quâils foiét folicitez amp;nbsp;trauaillez par grandes battures: ains les fault dompter,drefrer,amp;: conduire aucc grande diferetion amp;nbsp;certain bon temperament. Et la caufc qui nous faift dire quâils font bruflans amp;nbsp;ardans de nature,eft,pour-cc que lâhumeur fanguin amp;nbsp;cholérique eft prédominât en eux. Aufli(à ce que i enay peuentédre) font ils accouftumezamp;: exercez en leur pays de Sardeigneà courir à toutes heures, amp;nbsp;à prendre la carrière pour peu quâon les poigne. Etneantmoinsils fe remettent aifement, amp;nbsp;obeïifentau Cheualier fans eftre battus, ne tourmentez, ny cheuauchez auec autre hardi elfe amp;: 1 violence. Audifault il obferuer pour vn ordinaire quâà che-, ual de bon cÅur amp;nbsp;gentil courage^ne fault point donner de coups.
LIVRE.
Delà nature des cheuaux du JîojafStne de Naples,
CHAT. XXXIX, 1E dirois icy bien volontiers mon aduis touchant la nature des cheuaux du Royaume de NapleSjmais ie ne mâen puis bonnement refouldrc pour en parler en afieurance. Pource quâil me icmblc quâauiourdâhuy fe trouue peu de cheuauxde Naples qui ne foiêt abaftardis: amp;: de faid ils nâont,ne le courage,nelaforcequâilsfouloientauoirparle palTc. Toutes-fois tous tels quâils peuuent dire,mon aduis eft, quâordinai-rement ils ne fe doiuent point tourmenter de coups,ny co-traindre par battures: finon de fois à autre, tant pour eflayer leur cÅur amp;nbsp;bon courage,quc pour les rcuelller amp;: ragaillardir plus que de couftume, dequoy ils pourront faire demo-ftration, par quelque fault quâils aduanceront, quandilsfe fentiront battre. Et fi on les vcultpiquerdelâefperon, ilfc fault bien donner garde de leur donner dans les flancs: (corne font plufieurs, qui fe tiennent à chenal auccles talôs)car cela pourroit eftre caufe quâils ne fe leucroient pas en hault pour fauter:ains couleroient ou gliflcroient eu auant,amp;faf-flaquiroient ou auachiroient. Mais la bonne efperonnade fe doit donner au ventre du chcual, à lâendroit des fangles, fans faccouftumertoutesfois ale piquer fouuent de lâcfpe-ron: car lâaidât parfois du gras de laiambe, Ã^leluy prefTant contre les coftez,il fe leuera plus hault en l'air pour faire fon fault, quâil ne feroitfcntantlâcfperon. Trefbon fera pareillement le fecours quâon luy fera du finglemcnt de la baguette, delaquclle oniuy pourraaulTi par fois donner quelque coup parles cofrcz. La voix aufli luy pourra beaucoup profiter, pource quâelle luy enflera le cÅur: Toutesfois nefuis ied aduis quâon en vfc à lâendroit du chenal iafaid amp;nbsp;endoctrine: carie bruit de la voix ne le feroit quâeftarouchcr. Encores doitaduiferle Cheualierquâdil fait faulter le chenal, que côbien quâil face peu de faults(pourueu quâils foi et bos) il fen fleura contenter: ains,qui plus eft, il fleura fliligément obferuer celle forme,à fin fle tenir toufiours fon chenalûia êcallcgre^jamp;legarfler depreflre aucun vicc:car par ce moyen
PREMIER. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;J»
illuy donnera de iour à autre toujours plus de coeur amp;dc force, ã ramènera fon délira cffcch plustoft par douceur que par force.Et pource que pour la plus grade part,les ehe' uaux gaillards font prédominez d'humeur fanguin amp;cho-lere, il nâeft befoingde les tourmenter ou battre beaue^oup, de crainte qu ils ne fc mettent en fuitte, ou deuiennent ar-dens: car cela aduenant, ils neferoient iamais chofe bonne. Dâauantage le Cheualier fe donnera garde de ce quâaucuns chenaux, du commencement promettent dcfoy, amp;nbsp;donnent efperance de quelque grande chofe: ipais au long aller ilsfont demondration des faits du tout contraires à la première apparence, amp;: plus appartenans à vicieux amp;nbsp;poltrons, qu a gencreux, courageux, amp;nbsp;forts: amp;: partant fault bien ad-uiferde ne leur faire faire chofe que leur force amp;nbsp;leur courage ne puiiTe bien comporter, à fin quâen les voulant faire bons faulteurs, ils ne deuiennent au contraire poltrons, amp;nbsp;vicieux. Auflidoit bien aduifer le Cheualier de fe tenir ferme amp;nbsp;affeure en la feile du chenal, de crainte, que le faifant quelqucsfois faulter, il ne tobe lourdementà terre.Et pource que ce me femble chofe fort neccifaire au Cheualier de fe fçanoir tenir bien froidement fur fon chenal, iâendon-iierayadnis plusampleau chapitre douzième du fécond li-üre, comme auifi au dixième chapitre dudit liurc,ie donne-ray au Cheualier quelques enfeignemens touchant ce qui faità obferucrpourle fecouisf chaftiement qui fedonne au chenal, par le moyen de la paroUe f delà voix.
Delà nature du chenal £ Ej^ai^ne. C H A P. XL.
LE chenal dâEfpaigne eft de telle nature,que pourle dompter fdrefTer,le Cheualier fe doit aider plus toftde me-nafTeSjfque de battures:car de fon vray naturel, il eft franc f de bon cÅur : lefquelles chofes ayant le cheual enfoy, il ne merite point de coups.
Q^lqucs aduertijfemens necejJaires au Cheualier, â V nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;CH AP. XLI.
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A Yant cydefTus rcmonftrc, quâil eft necefTaire aubon d Vcheualwr-de bic regarder de quel lieu font nez les ehe vaux, à fin de cognoiftre leur naturel:il me femble maintenant bien à propos de luy remoftrer encores, quâil doit bien aduifer de quel poil ils font,pour bien cognoiftre leur nature: amp;nbsp;fcmblablemcnt corne ils font fignaiez,tant des pieds, corne de la tefte: comme fils font moucherez de roux,noir, ou blanc, Suffis ontdupoilgrispartoutle corps, Sechofes femblables : amp;: fault diligemment confiderer tous tels acci-dcns,à fin de tenir le moyen de fc gouuemerauec eux félon leur nature: car quand le cheual avn humeur predominant furies autres trois, foit mélancolie, phlegmatic, fanguin, ou choleric:il faudra que le Chcualier regarde de le gouuerner félon les merites de ceft humeur,^ rien ne faire au contrai-re:car on y feroit vnc lourde faulte,comme fi à vn cheual de nature cholérique,on vouloir faire apprcndrclalcçon à force decoups.Ielçay bien quâil y apiuficursCheualiers dhon-neur qui ne font pas grand compte de ce quâà prefent ie re-monftre, penfans que tout depede de la volonté du cheual, fans autrement confiderer de quelle nature amp;: complexion il peult eftre. Neantmoins ie veux bien icy aduertir le Che-ualier bon amp;: fage, que quand il tobera en fes mains vn cheual mal complcxionnc amp;nbsp;autrement dura dreier, ilfetfor-ce amp;: diligente de lâaider amp;nbsp;fecourirauec bon gouuernemet amp;: dextente de le manier amp;nbsp;dompter. Et de fait,pource que iâay cogneu grand proffit amp;:auancement pour les chenaux amp;Cheualiers procéder dece queie vien de dirc:iâen ay bien voulu ramenteuoir ce peu dâaduertificment,pour en efclai-rer les Cheualiers,à fin quâayansâ traitter Sc gouuerner chenaux de diuerfesnatures amp;: complexions differentes, ilsfe puiffent aduifer,quetous nefedoiuent pas traitter de mef-me façon, ains diuerfement, félon ce que requierentleurs qualitez amp;nbsp;complexions,les temps amp;lcs {à ifons,ou auecrigueur, battures, amp;: menaffes, ou auec careffe amp;nbsp;douceur. Et dâauantage, pour mieux entendrele moyen deles bien mai-'ftriferamp;: endoâ;riner,amp;: le temperament pour les tenir:ains, ie dy quâil nâeft pas feulement befoing fçauoir le moyen amp;
PREMIER. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;31
lamanicrc quâil faut obferuer felon les côplexionsdes che-uaux,ains auoir auffi iugement pour cognoiftre le tcps pro-pre amp;nbsp;lafaifon conuenable deles mettre en Åuure. Pource quâauiourdâhuy fetrouuentplufîeurs Cheualicrs bienfçauâs en lâart de Cheualeriedefquels neantmoins nâeftans aflez ac-corts amp;: expers pour accommoderlcur fcicnceà temps amp;: lieu conuenable, ne fenpeuuent fi bien aider, ny en ramener tel effeft, corne beaucoup dâautres qui nâont que le fini-pie fens amp;; iugement naturel, par le moyen duquel ils font bienfouuent paroiftrcles autres fois, golfes, amp;:ignorans: Car il ne fuffit pas dâauoir la bonne amp;nbsp;vraye intelligence des chofes: mais fault d'abondant la fçauoir accomoder amp;nbsp;mettre en effect amp;nbsp;euidencc,cn temps amp;nbsp;lieu opportun, à fin de ne femblerà ceux qui pour ncfçauoirbien parler, perdent leurs bonnes raifons:
i^duertij/êment'vnîuerfel au cheuaUerpour bons cheuaux en^eneral. c H a P. nbsp;nbsp;nbsp;x n i.
source que les natures des cheuaux font diuerfes, Sgt;i. les A complexions différentes, il fault auffi diuerfement acco-moder à eux amp;; à leurs natures les formes qui y font propres, félon les temps amp;nbsp;les lieux,Et tout ainfi que la bonne nature ties cheuaux dâhfpaigne donne grand fecours dâelle me fine 3ü Cheualier pour corriger en luy les vices quâils peuuent a-Uoir, mefme pour les bien emboucher femblablement en sduient il à tous autres cheuaux de femblable nature Pour-eceft il auffi que la plus grande part des cheuaux dâEfpaigne faccommode auec toutes brides:ce qui nâaduient,que bien rarement,aux cheuaux du Royaume de Naples,de Calabre, tleSiciIe,deRomaigne,amp; de Lombardie, amp;nbsp;encores de no-ftre pays de Ferrare: amp;nbsp;partant eft befoingles accommoder rie brides amp;nbsp;autres fecours neceffaires, pour corriger leurs *ices,felonla doôtrinc par nous monfiree aux chapitres pré« redens, amp;nbsp;felon que leur quahtez,cómpofitions,amp;: comple-rtions lerequicrent.Et pource que ic fçay bien que pluficurs eheuauxpourront tomber es mains de quelque bon Che-g fi.)
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ualier, lefquels fe monftreroient vains amp;r defordonncz, tant delà teile que du col»fi on voulait auec eux diligemment obferuef,amp;cxaâ:emct garder tous les moyens deles dopter,' manier, amp;nbsp;emboucher par nous cy dclîus enfeignez, adue-liant tel default amp;nbsp;vice efdits chenaux pourauoir eftedu co-mencement mal conduits, endodrinez, amp;;cheuauchez, amp;nbsp;non parla forme cy deflus par nous monftrec amp;nbsp;preferipte. A cede caufe ie vueil bien icy aduertirlc Cheualier, quâen ce cas il ne fera pas befoingincontinent leur bailler la bride que requièrent leurs qualitezamp;r conditios,félon ce que nous en auons cy dclîus particulièrement amp;: bien au longenfeigne; mais faudra du commencement les reduire à bon cftat amp;nbsp;pailible auec vn mors plaifant,corne eitle canon,amp; puis apres aucc le temps leur accommoder celuy quâon verra e-ftre propre. Ce que lâexpcrience monftre reuenir à bon ef-fed,en obferuâtlamcfme forme auec tous chenaux enleur ieunciTe, au moins qui en veult bien faire fon deuoinamp;par' ticuliercment encores fe garde celle manière de faire auec chenaux Turcs, Barbes,Mores,amp;rSardes,vfantleCheualier à lâendroit d iceuxde toute patience amp;nbsp;gracieufctc,amp; dâautant plus,quand il void que leur force ne refpond pas à leur courage: car aulTifaiià nt an trcment,ilieroitvne lourde faute. Quant aux chenaux d'AUemaigne,vulgairement appeliez, Frifons, ilferabien befoingau Cheualierdâauoirlafcic-cc amp;; la main bonne, pour les bienembrider amp;nbsp;conduire.Et fepourrale Cheualier bié glorifier dâauoir fait vn beau chef dâÅuurc, quandilanra réduit vn tel chenal à quelque bon terme: car outre ce que cheuaux Frifons ont Iccceurdou-ble, comme iâay dit cy deiTus, amp;: iont poltrons de nature,en-cores font ils fort vains amp;nbsp;lafehes décourage, amp;:fontcou-ftumieremcntmal faits amp;compofez pardeuant.Lcfquclles chofes ainfi mauuaiies empirent les autres parties amp;nbsp;conditios bóncs,q tels cheuaux pourroiétanoir en eux:amp;ne vault leur force,lino à ce en quoylâcmployetordinaireraetles ges du pays ou ces cheuauxânailTent amp;: croilTent, câell à fçauoir, âtircrla charrettc,portcr le fac,amp;: labourer à la charrue, amp;:à j tels exercices:aufquçls coullumieremêt en nollre pays d I-i talic
PREMIER. 51 talie nous employós les bÅufs amp;: les fommiers. Tellement que les Frifons amp;: gens du pays ne les cheuauchant ne dref-laut de leurieunefle, amp;; Fen feruant au labour amp;nbsp;à la charge, les nous cnuoyentainfi qualifiez Si complexionnez, comme iay dit cydclTus. A çheuaux François, poureequede près ils approchent à la nature des çheuaux Frifons, faudra lemblablemêt baillerla bride afiez forte. A çheuaux Pola-ques amp;: de Dannemarc (fil cil vray ce que iâen ouy dirc,câell a fçauoir, quâils ont la tefte fciche, le col defcharne,les Ãambes bien fondées, dâalTez bon cÅur,mais dreffez amp;: cheuau-cliezde icune{rc,auecpcu defcienceamp;: deraifon,corne ad-uient pareillemét en plufieurs autres prouinces) on baillera bride ne trop forte ne trop plaifante.Donc, pour relolution amp;nbsp;pour general cnfeigncmcnt,ie dy,que plus doucement Ã^f gracieulement on gouuerne vn,chcual franc amp;nbsp;de bô cÅur, tant plus on lâencourage à bié faire, amp;rdâautâtplusluy croift la force auec le courage: tellement quâil aimeroit mieux de-mourer mort foubs le Cheualicr, que faire aucun ligne de poltronnerie ou lafehete: ou dâautrefaute quelconque,tanr que vie amp;nbsp;haleine luy dureront: commebienfouuentona vculâexperience en plufieurs chenaux dâEfpaigne, aufquels plus vault le courage que la force: car fen trounent peu qui 3yent gueres de force. Au contraire,fi on vfede gracieufeté à lâendroit dâvn chenal lafehe amp;poltron,póur lâopinion qu'il prendra que cela fe face pour crainte que Ion ait de luy,il en deuiendraplus vicieux amp;:poltron:maisprocédant auec les vns amp;:les antres parla forme delTufdidc,il ne fera pas befoin de chagertousles iours dâaduis amp;nbsp;de façon de faire, corne ievoy founct aduenirà pluficnrs maladuifez cheuaucheurs ainsparles moyens deffnfdits fafieurera le Cheualicr à la premiere, S-U moins à la fecode prenne. Auant que ie mette fin ace premier liure,à fin quâau eu ne fe puilTe trop efmcrueil 1er des omilfions quâil pêferay auoir efteparmoy faiélcs,ie veuxbicaduertir le Leóleur,qfi iâay obmis à parler de plufieurs chofes,defquellesiepouuois faire log difeours, câa e-fie pourcequâêvoulâtdire mo aduis,i'euirc eftecotraiutde-nerfoupço, qie ties, plufieurs chofesmanuaifes,^beaucoup
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de ckeuaucheurs amp;nbsp;piqueurs ordinaires de chenaux ticnnéc amp;nbsp;pratiquent pour bonnes: mais ce nâeft pas mon intêtion de faire defplaifîr à perfonne: ains de plaire à tout le monde, atout le moins enme taifant: cariefçay bien que tous les bons amp;nbsp;fages Cheualiers, qui me voudront croire ne laiffeâ ront (combien quâils uâayêt elle aduertis de ce qui mâa fem-blc bon de leur taire) de faire tout ce qui fcranecelTaire amp;nbsp;requisà bien emboucher amp;nbsp;dre fier les cheuaux, quandle fecours amp;:la main de 1 homme pourront fuffire à lâcntrepri-fe.
Comment il fault adiufer lâÅil delà bride du clieual, ^ cornoi^re 14 ^arde, ^uandedeÃraen arriéré ^flat^ue., ou en auant ^ hardie: amp;nbsp;d'autres chofspropres aadiuÃer aux brides pour lefecours du cheual. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;chap, XLiil.
MErefouuenantdâauoircydelTus promis dâenfeignerlc moyen dâadiufter lâÅil de la bride du cheual, amp;nbsp;mef-mes la differéce de la garde flaque amp;nbsp;hardie: ie ne vueil pa$ mettre fin à ce premier liure,fans auoir premièrement lans* fait à ma promefle:pource quâil importe beaucoup au Che ualier dâen fçauoirla verite, pour fe garder des erreurs que iây voy tousles ioursaduenir. le dy donc premieremétque lâadiullement de lâÅil de la bride a deux mefures: IcfqueUes font par fois rompues,dc manière que lors elles ne pcuuent faire leur deuoinô«: combien que cefoientchofes principales amp;fort importantes en la bride dâvncheual, toutesfois on nâen fait pas grand compte, comme ie me délibéré pre-fentement le declarer par le menu:à fin que le Cheualier ne puifle faire faulte, prenant lâvne choie pour lâautre: comme iugeant de prime face vn mors hault dâÅil,pour.ee quâil en verroit la garde en auant amp;: hardie, ou penfant la bride hardie de garde, pource quâil la verroit haulte dâÅil:ou au contraire croyant les gardes en arrière amp;nbsp;flaques dâvne bride quâilverroit bafledÅil, ou voyant les gardes flaques, qu'il tintlabride pourbafled'Åil : comme ievoytous lesiours aduenir à plufieurs cheuaucheurs ignoras la caufe de ce qui ' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;corrompt
PREMIER. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;55
corrompt lefdites mefures.Ce que ie prêtes par cefte mienne petite inrtruâion (apres auoir premièrement declare le droit aiuftement de lâÅil de la bride) monftrerpar le menu fi clairement, quâaucun nâen pourraignorer la certitude Si vérité. Or lâvne dcfditcs mefurcs fc prend de celle partie du mors qui repofefurla genciuc : amp;nbsp;lâautre de celle part ou la gourmette Rattache (en quelque endroit quâelle puilTe élire attachée) de laquelle la mefure fc peult rompre diuerfemet en vne mefme bride,câeft à fçauoir, en la haulTant ou bailTant plus que defon lieu ordinaire, en celle manière: La voulant haufler, fault prendre vne petite fufee, amp;:: la mettre là ou repofe amp;nbsp;fe met ordinairement la gourmette,laquelle il lau dra puis apres mettre par de dus ladite petite fufee: amp;: lavou-lant abbailTer faudra limer lâÅil de la garde,à fin que lagour-mette tombe plus bas: ou bien au lieu delà limer luy faire des trous par deflous, dedans lefqucls on attachera la gour-mette.Et autant cnpeutonâfaire au mors du genet: car combien que la gourmette y full attachée au montant, tontes-fois pourra on faire les trous pour lây attacher, fi hauts A: fi bas quâon voudra.Encore fe rompt la mefure quand la gourmette ne bat pas enfon lieu ordinaire, ainfi quâelle doit, ou quand elle eft trop ellroittement, ou trop mollement amp;: laf-chement attachéeauecla maille,ou quand elle remonte en fus à mefure que le Chcualier tire la brideau cheuahPartant pour aiufter celle mefure rompue amp;:cfgarec de fou ordinaire, faudra donner ordre dcretrenchcr en la bride tout ce qui y peultdonner empefehement. Pourra aulfi lamefure dire rompue à raifon de celle partie qui repofe fur la genci-ue, defbauchee amp;nbsp;efgarec : ce qui adulent lors que la bride a vne cmboucheure qui fait celle operation que lait le faux montant de la fregne entiere, ou delà demie à qui la moitié fuperieure defaut:lefquelles empefehet celle partie du mors quiaaccoulluméde repolér fur ]agenciue,quelors elle nây repofe,ains lâen elloigne, dâautant plus quelc Chcualier tire labride:Ã6 à celle caufe leperd lors la raifon de la vraye mefure, quicllmaillrifceparles chofesqui en erapefehent le droit amp;: vray aiullement, foit faux montant,ou autre partie h
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du mors.Et fil aduicnt (comme il peut fouuent aduenir)quc les deux mefures de lâÅil de la bride, telles que nous a-lions cydeflbus defcrites,foientrompues toutes enfemble fault entendre que celle faulte procédera de la garde en ar-riercamp; flaque,pluftoftquedelagarde en auant amp;lîardie:la-quelle fc pourra abbailTer dâÅil en la faifant en arriéré amp;nbsp;fa-flaquilTantjiSii haulTer en la faifant en auant amp;nbsp;l'enhardiifant. Vous aduertilTant encores, que certains montans fontfem-bler à aucus la bride beaucoup plus hardie quâelle nâeft,pour ce quâelle netrebufehe ainfi comme elle feroit fans leldits montans: lequel mefme effed, fait femblablement la chef-nette ou cordelle quâon met enuiron les genciucs,amp;pareillement le mors, qui fans fecours de la tcHiere demeure en la bouche du cheual. Or nâen feray-ic icy plus long difeours,. pource que parles efteôts,defquels ie vien de parler,iâen pé-fe auoirdcclare mon aduis affez clairemcntamp; familiereméu amp;queie croy, que par le moyen des aduertiflemcnsdefliif-dits, le Cheuà lier pourra facilement haulfer amp;: bailfer lâÅil de la bride à fa porte,auec plus grade promptitude amp;nbsp;moindre defpcnfe,fans ce quâil luy loit befoin en changer tous les jours d'vue neuue. Puis donc que nous au ons à plain declare le vray amp;nbsp;droit aiuftement de lâÅil dclabridc,refteà mô-Hrcr la difference quâil y a entre les gardes flaquesamp;s hardies: lefquclles quand on verra tirer pardeflous allez en dehors, lors on les dira hardies : amp;nbsp;les pourra on encores cognoiftre de ce,que couchant toutes deux enfemble(commelemon-ff rent les deffeings des brides cy après pourtraites ) elles viennent par deffous à fapprocher bien près 1 vne defautre,. ou au contraire elles iâeflargiffent amp;nbsp;reculent par bas,fi elles, font flaques. Et vous aduife quâelles commencenta fenhar-dirou aflaquir de lâendroit fignéparlc doigt indice delà main, aupourtraift deffeignécy derrière du mors appelle', demiefregne. Cequeiay moffre ainfî au doigté à l'Åil, à fin de garder le bon Cheuà lier de tober en lâerreur, auquel tobet pluficurs cheuauchenrs de ce tcps:lefquels comencet à plier les gardes tat ou dehors quâen dedas du milieu iniques au bas,foit pour crainte quâils ayent de les rôpre,ioit acaufe
PREMIER. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;34
üelcurignorace.Auïquelsic dy que fils croyct quclà foitlc vray aiuliement,Us fabufentgrandcmêt,amp; bic quâil y en euft là quelque apparence, fi feroit elle de peu dâcficct : outre ce quâil Erit bié laid voir vnc garde plicc de celle façon,lâaiuftc-ment de laquelle tire parle droitfepeut voir parles defleins portraits cy derriere;cntrc Icfquels fe verra encor vnc main pourtraitte audefieindu mors quâon appelle flaccon, qui mofire la vraye mefure^ le droit aiuftemêt de la largeur ordinaire quedoitauoirle bon mors du chcual.Scblablemene parmy lefdits defieins,fe verra la difference amp;nbsp;diuerfite des gourmcttcs,lcfquelles pourlaplufpart feront rondcsiSelafi-gure des quarrees feverra parcillemét aux defleins des mors appeliez le baftoniiet double de prife,ô6 double filets de pa-tenoftresiamp;de lagourmette à bouttô,au portrait du chiap-pon ou pas dâafiie gaillard: amp;nbsp;celle à fregne au portrait du mors appelle brouette. Les tringles, quâon deura mettre aux yeux de la garde,feront pareillement figurées audeflein du faux baftonnetda rompue ,amp;lâentière au pourtrait du pas dâafiie à deux prifes,aucc rouelle. La cordclle pour ceindre les genciues, au defleindu mors à poirette ou poire:amp;la chefnette quifaiâ: mclmccifeét, au pourtraiéf du campanel. La petite gourmette qui femétaux efearades ou eflar-giflemens des branches au pourtrait du mors appelle cariol ou brouette, amp;nbsp;les chefnettes, quife doiuent attacher à la gourmette amp;nbsp;aux trous de la tringle au deflein du mors appelle flroppe,fronde ou baftonnct.Etpoureequeienevou-drois pas quâaucun print opinion quede toutes les chofes fufdites lâvfagc fuft plus propre pour les brides ou elles font cy derrière mifes endefleing, qu'à toutes autres fortes de mors: ie vueil bien icy aduertir le Cheualier, que les defleins que iâen ay faidt pourtrairc cy derrière, tendent feulement à fin de rcfclarcir,^ luy faire familièrement entendre tout ce dont ic luy ay peu donner aduis amp;nbsp;enfeignement en ce premier liure,amp; dot il mâa femble' plus grâd befoin luy en remaC querla cognoiffance par figure:amp; aufli à fin quetouthomc qui prendra plaifir en ceft art amp;nbsp;vertu de cheualerie, puifle mieux entédre ma conception, amp;nbsp;par c.e moyen demourer h
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content 6i fatisfaid. Et encores pource que ic dcfiregrati-fier amp;nbsp;agreer de toutemapuidanceatous bons Cheualiers, iâay délibéré après les depeins de toutes les autres brides,en figurer vue que iâappelleray, de prenne, pourcc quâelle me femble menter vn fi beau nom: à caufe quâon fen peut aider anec embouchenre plaifante ou forte tout ainfi quâon veut. Et encores la peut on accommoder aucc mors ounert, ou clos, amp;: aucc vne, deux, on trois prifes, auee montant, ou faux montant, amp;nbsp;auee femboucheure de genet, fi bon fem-bleau Chcualicr: amp;:y mettre femblablemcnt toute telle gourmette quâon voudra, on longue, ou courte, ou ronde, quarree, ou à fregne, ou à boutton. Pareillement la pourra le Chcualier hanfler amp;nbsp;abaifler dâÅil à fa pofte, auee toute telle embouchenre quâil voudra, amp;: encores enhardir, afla-quir, accourcir 60 alonger la garde dâicelle, toutainfique bon luy femblcra,amp;tant que le befoingle requerra.Et pource quâelle me femble choie digne amp;nbsp;de merite pour le bien amp;nbsp;prouffît que chacun en peultrefcntiramp;retirer: lâexhorte tout homme qui aura volonté dâexercer cefte vertu de che-ualerie, dâenauoir toufiours vnepres de foy auee toutes les cmbouchcures quâil luyplaira: lâaduertiflant encores, pour fin de ce chapitre amp;nbsp;premier hure, que plus il aura près de foy dâemboncheures aueela bride depreuue,plnsilaurade moyen démettre à effeôtee quâil aura propoie amp;:refoluen Ton cipntpour Icbon embouchementdu cheual.
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Mors noué,ou à nÅuds,que nous difons à rouelle amp;nbsp;patenoftres aux deux collez.
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HHHUuim;
Mor5 à demie fronde oubaftönnet que nous difons,rouelles à couplet»
CAMPANïLLO CON ROTELLE
INCASTRATK DI SOPRA.
Morsa Campanel ou clochette, auecrouelles eiu ^ ehaflees au delTus, que nous dîfons campanel, agt;-uec va ballonet au defsâ,auec deux petites rodelles.
Mors à demy con: que nous difons, à gibet qui fe ployé deffus amp;nbsp;defTous, ou à deux couplets dâvne piece, remplis de patenoftres ray ces. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;J
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4*
CHIAP POK
IN FOgâgIA DA DV'S P RE SE
DETTO CAR.^.®
4£
^^ors ala Genette oiiucrtauec la nanette ou fufee: lt;luenous difons, Ã la Genette deux oliues^
LIVRE
TRAICTE DV Ma
niement DES CHEVAVX.
LIVRE SECOND.
chapitre premier en forme de Prologue.
N ce fécond liure,ou bien féconde partie de montraide,ü ma femble bon,voi reneceifaire: dene bailler les enfeigne-mens du droit amp;: vray maniement des cheuaux,feulement par ma parole; mais outre reprefenter pardeffeins amp;nbsp;pour-traits, quelques actes amp;nbsp;contenances du
Cheualier eftant à chenal, amp;nbsp;encorela figure des fersdâicc-luy,amp; mefme les temps amp;nbsp;mefures du maniement, aucc no tes de Mufique: affin quâaucun puis apres ne puilTe raifonna-blementeftre repris toutesfois amp;nbsp;quantcs que félon lefdits enfeignemens amp;nbsp;adrefles,il les voudra manier. Or ay-ie volontiers pris celle peine, pource que iâay vcu plufieurs che-uaucheurs, tant par le pafle que pour le prefent, kd-quels nevifent point à faire faire entièrement au chenal tout ce quâil doit faire:pourcc auffi que iâay cogneu,que plu fleurs font de grandes fautesmaniantlcs cheuaux,à faute dâeftre aduertis. De faiâ: iâen cognois auiourdâhuy beaucoup,lefquels le plus fonuent en maniant leur chenal,le contournent, de forte quâil nâacheue pasJa demie volte,ny autrefois la volte entière,ou bienfoutre-palfc^on le lailTcnt courir en auant, ou reculer en arriéré, ou fe tourner anec les hanches,hors faifon Apropos. Et dâautant quâil eft mal feantà vnbon Cheualier de nâeftrealfeuré en ce quâil doit faire pour bien manier fon chenal .⢠dâautant luy eft-il ne-eeffaire de fçauoir faire feulement ce qui appartient à la for te du maniement, auquel il exerce foacheual : fans y rien adioufter ny diminuer, fdnefe venir declarer ôc reputer n iij
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lourd amp;c ignorant. Et partant aucun ne doit dédaigner de rcceuoir mon aduis cariây procederay de forte, quâen celle fécondé partie de mon Traictc iâefpere luy faire tant clairement entendre par parole,amp; encores tellement luy raffigu-rer pardefleins amp;nbsp;par notes de Mufique,tout cequi appartient amp;nbsp;pcult toucher au droit manieméc des chenaux,quâil en pourra reporter honneur là ns crainte dâen pouuoireftre repris dâignorance: pource quâaueeles vines raifons,quâil aura aprifes de moy, il pourra clorre la bouche à touslcs enuieux Semedifans, qui entreprendront dele blafmer. Et fl dâauenture quelque gaillard Cheualier troune' eftrange, quâen ce fécond liure i ay voulu inferer amp;nbsp;peindre quelques traits amp;nbsp;notes de Mufique, penfant quâilnâen cftoit pas bc-foinjicluy refpon,que fans temps amp;nbsp;mefure ne fe peut faire aucune chofe bonne, amp;nbsp;partant ay-ie bien voulu monftrer la mefure par la Mulique figurée. Laquelle fi aucuns nâentendent, à faulte dâen auoir appris lâart, fi la pourront-ils ap-prêdreparlâvlâge en maniant leurs chenaux .⢠combien que en quelques fortes de maniemens,il mefemble meilleur de fe taire que de parler, à caufe qnela parole y apporteroit pluftoft confufion quefccours: Ãôneantmoins leCheualier l'exerçant iournellcmét aux maniemens des chenaux, pour ta aifeement de foy mefme apprendre, quand faudra parler ou le taire: ayant mefmementmes defieins amp;nbsp;enfeignemés denant les yeux,pour luy fcruir comme de miroir.
Du ma^itment appelle co^itfe-temps , auee le dejjeitt du CheuaUer à chcual ^Ãy de fes fers. c H A p. i i.
QVand on voudra manier le chenal à mefure de contre temps, il faudra diligemment obferuer les enfeigne-mens que ie vois monftrer en ce chapitre, amp;nbsp;le defleinque lenrcprefcntereray à lafindâiceluy. Etdoit lecheualierpre mterement fçauoir,que le nom de contre-temps, a efte' pris de ce quâen ceftej^orme de maniement, onnedonnepas temps au chenal de faccommoder par la droite route, corn-
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comme on fait aux autres maniemés, tant à dem y quâà tout temps. Car en iceux on obferue de tenir le chenal fur la droitteroutteauant que deIcfairevolter: ce quinefefait pas au contre-temps,auquel apres qu'on a donne carrière à toute furie au chenal en laremife, amp;nbsp;commence à l'arre-fter payant les deux tiers d iccUe/ur la fin on le tient quelque peu ( ce quâon ne fait aux autres manicmens ) fur le co~ lie opæofiteà celuy duquel on le vcult faire volter, comme le defleinle monftrera :amp; puis on le fait volter Jen ceftema niere dans quâil bouge les pieds de derrière du lieu auquel il les aura afiis, iniques à ce quâil foit retourne en la droittc routte. Et poureeque aucuneffois il adulent quâincontinent quâil a volte, il farrefie: partant vueil-ie bien aduertir le Cheualier,que voyant le chenal en volonté' dâainfi farre-fter, il le doit tenir tout droit fur la droitte toute; amp;nbsp;encore fibon luyfcmble, (foitque puis apres illc vucille tenir eu arrcft,ou Ic manier à remifes,ou à (repolons)pafiades),ieluy permets quelqucspofades. Pour-veu que tant en cefte forte de maniement quâen tontes autres, elles foient faites; gracieufement, amp;lur tout quâelles ne foient trop haultes,, luyfaifan(;aufurplustoufiours tenir la tefte amp;nbsp;les bras bien recueillis par deuers foy.De cefte forme amp;nbsp;mefure de maniement, encores fe pourra bien fcruirle Cheualier à lâendroit de quelques chenaux poltrons amp;: de peu de force, amp;: encores d'autres mal endodrinez, comme font chenaux AUemans, amp;: fcmblablemcnt dâautres fuyars ; amp;nbsp;leur profitera pour les faire aller gaillards amp;; délibérez à la remife,a-uec plus belle monftre amp;: meilleure rencontre,Hz puis après leur öfter cefte legercté fuyarde. Et principalement fe de-ura obfcruer cefte forme, quand on verra le cheual volter auecgrande promptitudeamp;: vitefte amp;nbsp;en vfer encorespar lâerapefchcment dâvn mur qui foit dâvn cofte', ôeà la main quâon le voudra faire volter. Mais fi le Cheualier apperce-uoit que ces moyens ne profitafTent à bien drefler le cheual en fes maniemens, ou parle defl'ault Hz mauuaife nature du cheualqui ne fypourroitaccommoder, ou pourecquâil
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fafchaft au Ckeualier de ^^irc tant de ceremonies: illuy pourra faire faire la remife vnpeu plus furieufement quâau galop ,amp; Ic tenir en droittc route pour le faire puis apres volter, quand il fera accommode', pour faire lavolte dex-trement amp;nbsp;gracieufement, de laquelle iâenfeigneray cya-pres la forme meilleure, amp;nbsp;plus aifec. Et affin quâaucun ne doute,que lecheuaucheur faifant (ainfi que iâaymonftre' cydeffiis)fortirle chenal hors du droit fentier,luy corrige parce moyen le vice de Ãafuittc,ie le veux bien aduertir que iâenayveu lâexpcriencecnvncheuai effirene S'abandonne' de telle,lequel fuyant à toute bride,ic fus contraint pour lâarrefterlc tourner vn peu à colle' auec lâvne des ref-ncs,Sô par ce moyen le tirer hors de la droittc routtc:amp;: fubit il lâarrelta amp;C pacifia.
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Du maniement du demy-tem^ts^ (^ encore de tout temps^auec le
deJJein d'iceluj.
CH AP. XII.
Voulant le Chcualicr manier le chenal à mefurc de demy-temps,ou de tout temps: il deura diligemment ob-ferner ce que ie luy vois enfeigner en Ce chapitre,amp; ce quâil ponrra voir par le delfein figure fur la fin d iceluy, tant à fin de le bien amp;nbsp;commodément tenir furie droid fentier,quc pourluy faire bien faire les voltes. Lefquelles,après quâon lâaura tenu quelque peu de temps fur la droite routCjCnl vn des deux temps, il luy faudra faire faire fans pontades, tant à main droitte qu'à main gauche: (car elles ne feroient fontades, pas entièrement bonnes, fi elles nâeftoient faites entières, fatnturts, gj^mgà gf^ befoin qu'elles foient pour elite parfaites)fans ' quelcchcualmettelcbrasà terrciufqucsà ccquâilaitachc ne' la demie volte, ncquâil change rafficte des pieds de der-ricreâen voltant,maisles contourne en forte quâils fuiuent toufiours la telle ne les leuantdclcnrlicu(commc onpeult voir au delTcin delTufdit) iufques à ce quâil foit retourne au mefracfenticr,amp; puislefauldrapoulTcrcn auant, afin quâil face vne autre remifc.laquelle,fil eft pofliblc fera faite gaillardement à toute bride,en l^etenà t puis apres'fur la droite routre à la fin dâicelle,amp; fubit le failant volter à mefure de demy temps. Et fi on ne lepeult ainfi faire, pource que le chenal fera trop prompt,le faudra faire volter à tout temps, de façon que la premiere amp;: dernicre volte foient faites à main droitte. Mais pourtant ne penfc aucun que ie vu cille foulfrir ou permettre queleCheualier endure que le chenal luy defrobe ou tout ou partie delà volte,ou en quelque autre forte que fe foit face refus ou delay d'obéir au Cheua lier: carie nâenten point quâau chenal foitpermis de lailTer ou omettre vn feul point de la volonté du Cheualier,quelle quâelle foit: ains-iedefire quâil lafçache amp;nbsp;entende promptement amp;:pardcflus toutes autres chofes, foit anec ligne quâilluyface,ou delà bride, ou des talons, ou du gras de laiamme. Qj^nd aux remifes, autant luy en faira fairelc Cheualier comme bon luy femblera: toutesfois auecques
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temperament,amp; telle moderation quâil ne trauaille amp;nbsp;rom-*3p tant le chenal, quâil luy face faire la dernierclafchement Sihors diiainc «.o-r..----ââ^^^ le mal quâen patiroit
le chenal: encores vcrroit-on faire aluy oc au vuvu..d_____ tenancede raauuaife graceamp;mal agréable aux regardans. Or la forme amp;nbsp;mefure de ces deux temps, ainfi que ic lâcn-ten, eft .⢠que quand on manie le chenal en le retenant fur le droit fentier on ne luy donne temps ne loifir de faire pofa-de,ores quille vueillc:(car aucunesfois il ne la veult pas fai requand il ne pcut,amp; ne lây pcult,ou doit-on pas lailTer faire quand il le veult) amp;: à lâheure voltc fubit: lâappelle celle mefure demy-temps.Et quand on luy donne temps amp;: loifir de faire la pofadc, vueille, ou non, iâapelle celle mefure, tout temps : pource quâon pcult faire faire au chenal tout ce qui vient à gré, Siauecques vnc,oudcux,ou plufieurs pondes . Et quand en le maniant on Uy voudra permettre les pofadcs,Ie plus fouuent (à mon aduis) on le debura contenter dâvue, puis le faire volterà lafeconde.Quefil fetrou uequelquâvn, auquel nâagrcc entièrement mon aduis touchant ces temps, ie luy confeilledâefprouuertout, amp;nbsp;farre-fterà cc que par lâexperience ilauratrouuélcmeillcuncar par ce moyen il fe gardera dâdire blafmé ne trope.fay bien voulu en cell endroit clairement declarer à cha cnn ma fan-: tafie, affin quâaucun ne prit opinion queie voufilTe faire de la forte quâobferuent plufieurs cheuaucheurs en leurs ma-niemens : lefquels nâont pas plulloll auancé lechcualà lare mife, quâils commencent aie retenir, luy failà ns puis apres faire quelque quantitéde faucilles, amp;: encores,auant que le Flt;tlfhf, faire volter, plufieurs pofades(ainfi auiourdâhuy appellees,/*âquot;^quot;f mais anciennemét nominees Orfades,pource que le cheual les faifant leue les bras corne fait vn Ours) ce que plufieurs blafmoient comme chofefuperflue, non tant pourlafaultc que faifoicnt tels cheuaucheurs enfeignans celle façon de faire à leurs chenaux, que pour l'inconuenicnc quicnpou-uoit aducnir en les fouffrant bien fouuct faire telles fauciles fcpofades de leur propre mouuemét, fansccquclecheuau cheur leur en cull fait aucun ligne oudcraonllration;amp;: Ã
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ccfte occafion en cftoicnt dâautant moins cftimez. Néant-moins il y en a qui croient que celle forte de maniement, foitvcrtu digne de grande louange, oenf'*«'' â gt; ., â parcemo.--^- â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;raie paroiftretoufioursprell
a obéir entièrement à la volonté du Chcualier. Et à moy fcmblele contraire, amp;croy que le cheuaucheur ainfi le face, comme forcé amp;: contraint dâattendre la bonne volonté de fon chenal, amp;nbsp;craignant que fi le vouloir contraindre amp;: hafterde faireenlamanierc,queicvueildire obferuee(fil eft poirible)il nâen peull pas bonnement venir à bout,ou par faute de force oude courage, ou de quelque autre vice du chenal. Et partant aimc-il mieux ne le mettre point en fuite à la remife, amp;nbsp;auec faucilles 06 pofades lâentretenir tant quâil fvnilTc amp;nbsp;accommode pour faire les voltes aifeement craignant que fil faifoit autrement le chcual ne tombait en quelque notable fautç o^defordre :.comme il adulent fou-uent à lâendroit deplufieurs cheuaucheurs, Icfqucls nefe fpauent accommoder à leurs chenaux félon leurs forces 06 qualitez. lâenten bien que la necelfité a fait puif nâagueres trouner celle forme de maniement: pource que la bonté 66 valeur des chenaux tous les iours diminue .⢠amp;nbsp;de lapeut'on iuger fi les cheualiers(iâenten ceux qui en vfent par necelfité) font moins à blafmer que les cheuaux,lefquels dâordha-uant faccommoderont quafi tous à celle forte de maniement, 06 fen rencontrera peu (fils ne font excellemment bons) qui facentlaremifeaucciafuitte,nequivoltentauf-fitoll quâil eft befoin, quand faire fe peut: Pource quâentre autres chofes elle eft ( félon mon aduis, de beaucoup meilleure grace, 06 de moins perllleufe rencontre : car quand le befoin y efehet , le chenal ainfi endoélriné ne perd point de temps pour faire telle à lâennemy: 66 pource quâincontinent quâil eft pafle, il eft contraint de fe retourner:cc qui ne fcpcultfaireenle maniant de la forme que nous auons dite: ainsauralc Cheualierpluftoft lâennemi auxcfpaulcs,que fon cheual ne fe fera tourné: 66 ne Juy pourra aulfi courir fus: ains fera cotraint lâattendre pour le receuoir. Laraifon pour laquelle il ne luy pourra aller au deuant,eft,quâe.ftantle che-
SECOND. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;y?
ual acouftumé, pourlemoins au^rnââ''âquot; ^i»i-*»;«*»«? aden-i nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;V^uivummence a le retenir, il ne peut plus
puis après fur la fin dâicelle prendre lafuitte neceflaire : amp;: fault,! il nâeft parfaitement endoctrine,quâil face Tvn amp;rau tre maniement : ce quâaucuns Cheualiers feperfuadêt pou-uoir faire faire à tous chenaux : mais quatà moy, ienecroy pas que fi facilement, comme ils difent, ils le puifient faire faire à tous : à aucuns,fi, mais à peu. Pource quâau contraire i ay veuqueles chenaux acouftumez au maniemet de tout temps,quand on les auoit fait volter, fi on les vouloir faire franchement amp;: de bonne volonté, puis apres aller à la remi fe,tant fen falloir quâils le voufilTent faire, quâau cotraire ils ne fe vouloiét pas eftedre pour prendre carrière, chofe fort daugereUfe quand on fe trouuoit puis-après en affaire.Et ce comme iâay dit, faifoient-ils,pource quâils y cftoient acouftumez,amp; non pour caufe de foiblcffe de iambes,ou dâefehi ne ou de manuals pieds, ou poltronnerie,ou autre vice qm fuft en eux : caries tirant de cefte forte de maniement, on leur faifoit aifeement prendre carrière. Quelques autres cheuaucheurs,cognoiflans nâauoir puifsace de manier leurs chenaux à leur volonté,obferuent la forme de maniement que iâaymonftrec au chapitre de contretemps : combien quâils la fçaehent auoir quelque qualité non entièrement bonne ny tant agréable, toutefois ils felifent pourla moins maunaife. Celuy donc, qui par fexperience trouncra fon aduis reufcir à bonne fin, fy débuta arrefter amp;: le fuiurc corne b on voire meilleur que tousles autres:car pour enre* fouldre, tontes les chofesdece monde gifenten opinion, ironfeulcmét au maniemet des chenaux que prefenteméc nous traittons,, mais aufli en piufieurs autres arts amp;nbsp;negoi ces. Comme aufli nous voyons auiourdâhuy piufieurs Chc ualiers,lefquelsfans propos font trotter leurs chenaux tant parles rues corne fur la monftre : amp;: ce non feulement pour faire paroiftre la bôté ff cautéamp;dextcritc de leurs chenaux rnais auflipour fairemonfirede leur gentil corps amp;:corne ils font bien a cheual. Aufli y en a dâautres, quinefot aucun compte de faire trotter leurs cheuaux, fors quad ils les cn-
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feignent, Si quelques rviu ^-----j a, i^j rn^t-f^ni- fur la mon-
ftrc.Parcemoyen peut on voirque chacun tient Ton opinio pour bonne,voire pour meilleure que celles de tous autres. Confequemment ne fc doit aucun cfmerueillcr,filcsaduis font diuers fur le faid de ce maniemet de chenaux,veu que diuerfcs aulh font les opinions des hommes en chofes de chofes de plus grande importance. Toutesfois i'ofe foufte-nir, quâores que la plufpart des hommes fuft dâvn aduis en quelque chofc,neantmoinsquâvu homme fagene doitia-mais tenir telle opinion pour bonc amp;nbsp;parfaidc, quâil ne f en foit premièrement alTeure par lâexpérience : pouree quâor-dinairement entre les hommes ilfen trouueplus dâignoras quedefages amp;nbsp;bien aduifez, fenhone encore cnceft endroit tous bons Cheualiers, dâimiter le plus quâils pourront lebon Muficicn, lequel aime mieux fc declarer fâcheux amp;^ / bigerre, que toucher vn inftrument ou faux, ou mal accorde,ou qui ne foit bo en perfedion, ou iouër autre Mufique» que rare amp;nbsp;excellente, à fin de fe faire croire plus fublim S^ fouuerain,non tant parle moyen de fon fçauoir, que par le fecours de la perfedion de lâinftrument amp;nbsp;de la Mufique. Ce qui doit feruir dâexemple à tous les nobles cfprits qui fa donnent à lâart amp;nbsp;exercice de Chcualeric : affin quâils cherchent amp;nbsp;procurent de toute leur force dâauoir affaire à bos amp;nbsp;rares cheüaux, dâautant quâils Içauent amp;nbsp;entendent bien que grand eff le nombre de ceux qui regardét amp;: iugent des faits dâautruy,amp;pctitelaquâtitcdeceux qui à l'Åuurerfça-chentbien faire.Encore veux-ic raméteuoirà ceux qui font lemeftierde cheuaucheurs, piqueurs amp;nbsp;manieurs de chenaux quâils aduifcntà lesdifciplinerdetellc manière, quâils ne cognoiffent amp;nbsp;entendent feulement la voix,la main,le ta Ion, amp;nbsp;la baguette dâeux leurs maiffres :maisauffiindifferé-mentdc tous autres hommes. Car fils nefcn donnoient garde,en fin leurs chenaux reffemblcroient auxpreftres de village qui ne fçauêt lire quâenleurbrcuiaire,amp;!;nefçauroiét né faire de bon,fors fousleur maiftre: qui feroit figne quâils nâauroient pas efte bien endodrinez, puis quâils ne fe pour-roict accommoder fous le Cheuaher ou cheuachcurlc premier
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mier venu, pour pradiq quâil fuit à piquer chenaux. le dy ceci, pource quâil ne faucpas feulemét quclecheualaillcSi facebiedeiTous fon maiftre,mais auflîdefldus toute autre perfonne. De faiôb, iâay veu plufieurs cheuaux mieuxallans amp;nbsp;faifans, que ne requeroient ou entendoient les hommes qui les cheuauch oient: car ils nentendoient que par figues, amp;nbsp;faifoientfembler ceux qui les cheuauchoient pareils à leurs bonsmaiftres: ce qui aduenoità raifon de ce quâils faifoient plufieurs chofes que leurs cheuaucheursnc entendoient gueres bien:ainsleur fembloientfacheufcs amp;nbsp;pcrilleufes ; mais les cheuaux bien apris amp;: difciplinez fup-pleoientà leur ignorance, amp;nbsp;ne (édebauchoient ne dere- ' gloient en rien,encores quâils fuiTent mal conduits par leurs cheuaucheurs.Dontpeuuentaprendre lesbos Cheualicrs, quâà chenal bien difeipline amp;nbsp;apris, plus fafeheux cftle mal que le bien faire. Et qui ne mâen voudra croire,f en pourra cfclaircir à lâexpcrience .⢠amp;: trouuera quâvn tel cheual au moindre figne quâon luy face, fera tout ce que Ion voudra, voudra fans fclaifler tirailler, battreny autrement touimcn ter : amp;nbsp;au contraire, que le cheual^ mal endodrine, ne fera rien quâà force de coups ,amp;: du torment quâen luy donnera en certains endroits defoncorps,aufquelson a accouftu-mé de le molefter pour luy faire mieux entendre la volonté'de foncheuaucheur, auquel ilobcitpar ce moyen, non de fon bon gré ny de fi dextérité', mais pour fuir la peine quâilluy fera,oufappuyantfurfvne de fes cfpaules,ou luy picquant le ventre de lâefpcron, ou luy tirant la bride, à toute force de bras, pour le faire volter la part quâil voudra , amp;nbsp;tels autres afpres amp;: rudes chaftiemens : Ãfquels il eft tellement acouftume, que ne les fentant plus, il pert en-femble tout le fentiment delâobcilTà hce qu'il doit à fon che uaucheur, amp;nbsp;ne va ôc ne fà itiamais bien finonfous le mai-lire qui a acouftume de le cheuaucher, ou autre qui le fçau-rachaftierde celle façon. Ce quâvn bon Cheualierfetrou-uant monté fur tel cheual, amp;: nâentendant point l'vfage de telles ngucursSi chaftiemens pour lefairc bien allcr,trouuc rabien fort eftrange: amp;nbsp;dâautant plus quâil fcraaceouûumd
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(principakmentvenant furla monftre)de ne pendre de co-fte ne dâautre,amp; en maniant le chenal de nâauoir point touf-iouri les ïambes couittccspourluy ferrer fefperon au ventre rains Te tenir droitamp;rclcuc furlafelle, de mefme grace amp;nbsp;contenance comme fil full à terre debout fur fes pieds, fans foliciter continuellemétlecheüalà coups de baguette ny autrement fattacher amp;:opiniaftrerà labride:maislecoa duifant fi dextrement, amp;nbsp;aucctelle difcipline, quâilne fem bic point que le chcual foitfouftenu ôd conduit parle moyen de la bride:au contraire dâaucuns mauuais cheuaucheurs qui tellement accouftument leurs cheuaux au tirement perpétuel de la bride,quâils font puis apres contrains les COH duire à force de bras,a tout ce quâils leur veulent faire faire. Donc beaucoup mieux vaudra tellement endoctriner le cheual, quâil entende la volonté de fon cheuaucheur au moindre figne quâon luy face : de façon quâvn petit enfant qui nâa ne force nefcicnce,le puifTe mener ^voltcr ainfi quâil voudra.
Defein
él
L I V R B
Du maniement appelle,les voltes trompees, auee le dej/èin d'iceluy. CHAP. I I I I.
QVand on voudra manier le cheual à voltes trÃpeesfcar ainfi font elles nÃmees, pource que faignant faire tour ner Ic cheual à vue main on le volte à lâautre, il faudra dili-gêment obferucr ce que ie diray en ce chapitre,amp; monftre-ray par le dcflcin figure fur la fin dïceluy.Or la premiere cho fc quâon doit faire pour commencer tel maniement,eft dâa-uancer furieufement le cheual en la remife,puis le retenant fur le droit fentierà mefure de demi-temps oude touttéps feindre de le tournera main feneftre, quand on le veult faire volter à droitte, pareillemêt fairefemblant dele tourner à droitte,quand onleveultfaire volter à gauche. Mais faut bien aduifer, de ne luy abandonner pas trop la bride du co-fte quâon feint le vouloir volter, de crainte quâil ne paffe de ce cofte outre ce quâil doit : luy faifant toufiours tcnirles pieds de derrière en mefme lieu ,iufquâà ce quâil aitachcué la voltc,amp; quâil foit retourne auecles pieds dedeuant fur la droitte routte, ainfi que le monflrele deffein,Q^antauX remifes,on luy en fera puis-apres faire tant que bon femble-ra au Cheualier, amp;: quâil cognoiftrafuffire, félon fa bonne di feretion.Mais fur tout fe fault doner garde de nclctrauail* 1er amp;nbsp;lalTer tant,quâil fen fafehe amp;nbsp;ennuye: ains le laifier en apetit,amp; en courage de faire toufiours mieuxlâvne fois que lâautre. Aulfi,à vray dire tout cheual qui bien fe manie, mÅ ftrefa vertu aux diucrsmanicmês:amp;qui voudra faire paroi-Are fa bote amp;nbsp;perfection,fe garde bien de le lafferamp;matrer mais le conduife amp;nbsp;manie aucc gracieux téperament,amp; luy donne vn peu de repos entre lâvn amp;nbsp;lâautre maniement,à fin quâil puiffe repredre halaine.Ce qui fc doit faire,nö tat pour lacômodite amp;nbsp;foulagement du cheual, quâauffi pour lé con tentemét amp;plaifir des regardans:lefqucls,amp; le cheual auff, fen iroiêtmalcontês,fi le cheuaucheurluy au oit fait perdre en le maniât,halcine,force amp;nbsp;courage. A fin que les regardas ne fen retournent auec mauuaifc opinio du cheualier amp;: du cheual, ic confcillc à chacun de fc garder de telles fautes amp;nbsp;dcfordres:qui feroiét eaufc de faire eftimer le cheuaucheur ignorant,Si le cheual,roffe.
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DeJ^cia du wattièmentÃtföäi.
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Dti maniement dit volte ^ demie auecû deÃem
CHAP. V.
SI on veult manier le chenal anec vne volte amp;nbsp;demie, a-prcs quon lâaura fait entrer en la remife,amp; tenu furie droit fentier à mefurede demy-temps ou de tout temps, lors luy faudra faire faire vne volte amp;: demie,auant quâil for te de ce cercle figure audelTcin cy dclfous : amp;: ce pendant aduifer quâil ne bouge les deux pieds de derriere du lieu où il les aura alias ,fors les tournant toufiours fur lapoinde tout droit vers fa telle,amp;: quand il aura acheue,quâil fe trou ue fur droite fente ayant la croupe où il auoit la telle,auant quâil pliall les bras pour faire la volte amp;nbsp;demie. Et ce fait fi on veultqu'il face vne autre remile, l y faudra aduancerle long du droit fentier. Et del arrellcr ou retenir en fera le Cheualier Iclon fon aduis 5c bonne dilcrction,ou à la fin de ladite volte amp;nbsp;demie,ou bien après luy auoir fait faire quel ques remifes, le retenant fur la druitee routte au lieu auquel on luy feroit faire la volte,au cas quâon Icvoufill fairevol-ter.Etlà fi onluy veult faire faire quclqucspofades,iemâeu rapporte au Cheualier, pourueu quelles ne foient point trop hautes, car outre ce quâil leroitlaid voirvn cheuala-pris à faire tant hautes pofadcs, encor y auroit il dager quâà vne rencôtre fe foullenat ainfi hault,il ne full aifeemêt iette par terre.Et câcll ce qui me fait defplaire tant amp;nbsp;fi hautes po fades,fingulieremêt en vn roulfin ou cheual de guerre. Doc pour conelurre ce poind, mon aduis cil, quâen maniant le chenal, on ne luy face faire quâvue pofade, 5c en le faifant parer,deux ou trois au plus pour faire feulement quelque peu de galancefie, pourueu auffi quâil les face au vouloir du Cheualier amp;nbsp;non au fien, tant en rarreftant amp;c retenant lors quâon le veult faire volter, comme après quâil fe fera tenu droit fur la routte : amp;nbsp;quâon ne luy permette pas de les faire de fon propre mounement auant que fon cheuaucheur luy en ait donne le. figneji comme fontaucuns, defquels ic ne puis fuiure lâopimoü-poux ce regardî car ie vueil quele cheual
SECOND.
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chcual foit acoufturae de faire pofadcs amp;nbsp;toutes autres for tes de maniemés au vouloir Só apctit de fon mailtre, 06 non pasauficn.Et pourccft cftccf , fuffira lu y ferrer legras des iäbes cotre le vêtre quad on luy voudra faire faire pofadcs: car par ce moyen il entendra la volonté du cheuaucheur: qui me femble le plus feurSô le plus louable . Quelques foi^ncores fcra-il bon, quand on aura cheuaf qui loit pro precaire quelque (balzet/petit fault, luy en faire faire vn p^p^i ou deux après quâon lâaura arrcftc,mais lây faudroit condui- g,, 1,^^^^^^ re,dè forte quâil retombai au mefme lieu duquel ilfefe-roit leué, A quoy on le pourroit aider aucc le gras des iam-bcs,amp;: le fifflcment de la baguette, amp;nbsp;quelquefois lâen battant parles flancs ou par leyentre: amp;: file chcualeftoitieu-ne, on le pourroit encores aider auec la voix : ne faudra toutesfois en rien remettee oulafcher la bride, mais touf- ^,^^^^. ioursla retenir au méfm^ poinél quâelle efloit lors quclep^f^o», chcual commença a faire ces petis faults ou bonds. bomls.
P dj
LIVRE
DefÃia da tuaniemeat faÃi£i.
SECOND.
Dtt mAniemeat liiS^, â¢volte de ha»ches,auec le dejfein d ieelujf, C H A P. V I.
SI on vcult manier le cheual de la forme quâil fe doit manier quand ion combat en camp clos,fault obferuer diligemment ce que ie monftreray en ce chapitre,amp;audef-lèin figure fur la fin dâiceluy.Donc cntédele Cheualicr,que quand il aura auancé fon chcual alencôtre de fon ennemy, fi toft quâil fera pafle outrc,le luy faudra retcnir,amp; tout à vn coup le tourner amp;:luy faire fairedemy volte, amp;:ceauec les hanches: amp;nbsp;pour ceft efted fault que les pieds de douant du cheual ne bougent du lieu où il les aura aflisPar-rcftanc,mais quâilles tourne feulement fur la pointe ainfi quâil tournera la tefte. Et celle demie volte acheuce, fault que le cheual fe retourne furie droit fenticr,comme le def-fcin amp;nbsp;les fers cy delfous pourtraits le monftrent : prenant toutefois garde à la difference de lâaffiette des fers de deuât, amp;:dc ceux de derrière. Or le Cheualicr qui en fera la prcu-ücamp; experience, cognoillraquela.duantage ce luy pourra dire de ne tourner point le dos à fon ennemy : ains touf-ioursle regarder au vifage. Mais pource que ie Içay que quelqucsCheua^rs manient leurs cheuaux de celle façon, fans vouloir tolwrfois faire cell effect, amp;nbsp;cofequement fans le fairecoWieils doiuet. A celle caufeiedy,quâoutre ce que celle façon de faire ne me plaill point, fors accompliffant â¢nticrement ce quâen ay cy deffus cnfeignc,de tant plus encore mâell elle defplaifante,quâils faillent ne failâns faire au chcual ladite volte entiere amp;nbsp;acomplie. Qui cil caufc que voulans choquer leur ennemy, ils ne font pas la rencontre fi roidc ne fi furieufe comme file chcual donnoit le droit fil: amp;: pis encore il fe rencÃtre de fon ennemy,car la rencon tre dâautant en fera elle plus lafche. Et la caufc pourquoy le cheual nefauançant de droit fil contre raduerfaire,nâo-pcrc pas fi vertueufement,comme 11 fcroir y allant de droite ligne, câcll, pource quâil nâapas, y allant de trauers ou de collé, fes forces toutes vnics: amp;: moins affemblees, les a-il encores fe tournant de telle façon , pour ce que le bras
L I V R E
nâoiKprts 011 foy l vnion amp;Ja pwiiTance delâcfcliinc,ainfique ont les iambes: amp;. partant eft -il necelTaire que les membres foient vnis, ce quâils ne ^uuent eftre quand le chenal va â aanfi de trailers sè non de droit fil,quâil clî caufe aufli quâil en a moins deforce . Pourtantdebura le läge Cheualiérbien aduifer à fes façons de faire, par lefquclles ilne fait tant de preiudice amp;: de danger à autruy, quâil fait à foy mcfmes.-car fcrencontrant enteile prcfre,amp;faifant autrementqueienc renfeigne, iamais il nâen fortira à fon honneur. Or pour apprendre aucheual à volter aucc les hanches, apres quâon lâaura tenu fur le droit,ne faudra pas plier ou tourner la main de part ne dâautre, mais les ferrer quelque peu auec labridc cnvoltant : amp;nbsp;nonfeulementauec la bride,mais aufli auec fefperon ; duquclle faudralors piquer du mefme co fté quâil voltera,toutau contraire de tous autres manicmens, en luy ferrant encores lâautre iambe contre le ventre,comme font ceux qui nâvfentpas de noftre manière de cheuaucher.Ec pour cefteffeâ: font bons les Alemans amp;nbsp;pluficurs autres, qui le tiennent roides amp;nbsp;forts a chenal auec le fecours delà bride Si des talons,amp;: non auec les genoux.-car cheuauchans de cefte façon, ils piquent, amp;nbsp;battent le cheual à lâendroit ouiâenten quâil foit picque amp;: battu. Et eyrores pour bien enfeigner cefte volte au cheual, il luy faulf^iller fous main de la baguette parles fefles, lâacompagnant toiffiours auec fefperon du mefme cofte quâon le volte amp;nbsp;bat: car il eft be-foin,pour le bien apprendre que tous cesfecours fe donnent enfemble amp;:d vn mefme trait. Encores vueil-ie bien aduertir le Ch eu aller, que fil fepeult pafter de battrele cheual du talon amp;: de l efperoùdu cofte quâil volte, il fen doit garder le plus qu'il pourra, encores quâil fuften camp clos: pource quâen le batranC-amp;. pi equant de cefte ia^on, le Cheuaiier perd la force, amp;nbsp;lâaftcurance dclafclle principalement en faifant lavolte. Mais ie defire fur toutes chofes que IcCheualier ayant à combattre en camp clos auant que y entrerait fi bienmaiftrife fonrchcual,quââpres lâauoirarre fte amp;: tenu fur la droicle routte,ilobeific à fa volonteau moindre figne quâil luy pourra faire. Ce quâil pourra faire en le
SECOND. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;' nbsp;nbsp;nbsp;6 y â
enie ferrantvn peu auecla bride, pliant amp;nbsp;tournant vn peu le poing du cofte quâil leveult faire volter, amp;nbsp;du mefmc coftcluy preflant vnpeu le ventre aucc le gras de la ïambe. Il eft bien vray quâil fc pourra trouuer mal-aile de faire à quelques cheuaux ladite volte toute entière , de la forme quâelle eft defteignec au pourtraift cy delTous. Et partant ic dy dâauantage quâores que ce fuft pour faire vn tel effeâ: en camp clos,auant quây conduire le clicual il ne faudroit rien oublier pour luy faire bien entendre amp;: bien faire tout ce queiâay didey dclTus. Qui plus eft, ie vueil encores bien aduifer le Cheualicr, quâauenant qu'il euft fou ennemy à co z fte' droiét il fe garde bien de volter le chcual à main gauche, pource quâil feroit vne grande faulte, amp;nbsp;tout au contraire de ce quâil deuroit faire.
Du»} A-
SECO N D. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;6^
Du maniement appelle,'voltes redoublees,auec lepourtrait/fceluj,
CHAP. VII.
Voulant Ic Chcualier manier le cheual aucc les voltes rcdoublcesfainfî font elles appellees, pource qu'on fait voltcr le cheual tout en rond, amp;: plus dâvne fois à chacune main) près de terre, ou à demy air: quand il les luy voudra faire faire à demy-air,il faudra aider le cheual en ceftc manière: câeft à lçauoir, ne luy lafchâtpas la bride en trop grande liberté, ny encores la tyrant amp;nbsp;le ferrant par trop en icelle , amp;nbsp;ainfi le coduire amp;nbsp;maintenir iufqu es à ce quâil ait ache-ucicsvoltcs qu'on luy voudra faire faire, pliant ^tournant feulement vn peu le poing du cofté quâon le fera volter:amp;:le faudra pareillement aider de la baguette,amp; delà voix hon-ncftc,câeft à dire, ne trop baffe amp;nbsp;morne,ny femblablement trop haute ôc tcrrible,ains mediocreâentrelcs deux:amp; quelque fois vfcr de toutes ces deux chofes enfemble, quelquefois de l'vne amp;nbsp;puis de lâautre, félon la nature du cheual. De la baguette lâen faudra battre par le flan, ou pourle mieux par le ventre. Auffiluy faudra-il tenir contre le ventre lâef-pcron qui fera du code oppofite à celuy duquel il volte, amp;: ne lâcnleuer iufqucs ace quâil ait acheud de volterde ceftc main.Etvueil encores queleCheualier luy tienne le gras de la iambe du cofte quâil volte,ferrec contre le ventre,à fin quâil foit mieux ioinâ amp;nbsp;vny auec luy. Aduife auffi le Chc-ualierà cequc le cheual ayant acheue toutes fesvoltesre-trouuc fes quatre pieds au mefme pas,duquel il eftoit party quand il les auoit commencées. Q^and le Chcualier voudra faire faire au cheual les voltes redoublées près de terre, ic ne diray point icy le moyen que le Chcualier doit tenir pour les faire faire:mais ie veux bien enfeigner comment le cheual les deura amp;nbsp;pourra bien faire. Là caufepourquoy ieraâen tais, eft pourcequâil nemcfemblcia meftierdere-direcequelcs autres onteferit: finevcux-ictoutefois rien omettre de ce qui concerne la perfection des maniemens, defqucls ils mâont laifféquelque chofe à dire, comme iâay faia cy dcuant,amp; feray encore cy après. Partant ie dy,quc
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pour ceft effeóljles pieds de derrière du chcual ne doiuent bouger du cercle ou rond du milieu , figuré au deffein cy delToubs, iniques ace quâil ait entièrement accomply toutes les voltes quâon luy voudra faire faire. Et apres quâil en auraacheué vneoudeux, ou trois, à la diferetion duChe-ua!ier,il faudraquâil fe trouircfurladroitte routteaumd-mclieu amp;nbsp;ayant la telle tournee du mcfmecofté quâil eftoit quand il en partit pour les commencer. Quant aux voltes il fera meilleur amp;nbsp;plus feur de ne luy en faire faire en vn lieu que deux de chacun collé:amp;: fi on luy en veult faire faire dâa uantage, le faire puis apres quelque peu trotter en auant,Si luy en faire faire encores deux autres de chacune main: quoy faifant aueebon temperament, le cheualnâobmettra amp;nbsp;nâauancera rien de ce quâil doit,à faute dâalainc ou de force: amp;nbsp;fi ne luy donnera-onoccafiô dâacheuerfes voltesplus d vn cofté quedâautre, ouplusenarriere, ou plusenauant quâil nâeft befoing. Toutesfois fi dâauenturc il aducnoit quâil palTaft vn peu plus outre quâil ne doit(quâelle quâen peuft c-ftrela caufe)moindrefcroittclle faulte.-combicn quâil vaille beaucoup mieux qu'il fe rende amp;nbsp;retourne au mefmc lieu, duquel il aura commencézear mieux ne fçauroit-il faire.
Depeins
SECOND,
DeJjetus des manief^ensÃiÃidis ',
livre
Du /»UKKweat à [repolons) ^fajjades^ autc le dejfcin dâiceluy^ CH AP. VIII.
QVand U Clicualicr voudra manier Ic clieualà (repol6s) paflades^ainfî font ils appeliez,pourcc quâon remetfou uent le cheual fur le droit fencier, (ans luy faire faire aucune volte, comme le deifein le monftre) il le fault auanccr à toutefuittc tantquâeftlong lâcfpaccdâvne remifc,puis far-refter fur le droit fentier, aucclapo(âde,quivoudra;au lieu de laquelle,tant en ceftuy-cy quâen tout autre maniement, ferabonà lâarreft duchcual qui fefaitfurladroitte routte luy faire faire, comme fait la plu (part des chenaux dâEfpai-gnc,lcfqucls lors quâon comméce à les retenir,abaifTent les hanches quafi iufques à terre.Puis apres retenu quâil demeu re en meutte, eâeft à dire,quâil Icue les pieds de deuant tan-toft lâvn,tantoft lâautre: amp;nbsp;encore faudra faire de forte quâil maâfehe fa bride haultement tant quâelle face fon: pource que celaluy donnera plus grande grace amp;nbsp;afrcurance,amp;:ne pourra eftre blafmédâaucun.Et apres auoir fait les,rcpolos) paftades quâon luy voudra faire faire,on le pourra tout don cernent faire tourner amp;nbsp;reculler en arriére,a fin quâen ce fai ûnt il face paroiftre fon obeiftancc .⢠à laquelle on le drefle, amp;nbsp;achemine par ce moyen, pourueu que dextrementSCa-ùec bon téperament lechcuaucheurluy tire la bride:pour-ce qu'en luy tirant de ccft façon,on l acouftume à la craindre dâauantage,amp;r fi fe rendra plus obeiflant. Ce quiluyfer-uira encore à autre cftecl, qucie ne vueil prefentemét de-clarcr,à findencfortirde mon premier propos: auquel retournât ie dy,quââpres lâauoir faiâ reculer en arriéré quatre ou fix pas de la façon deflufditc,lc faudra lors repoufier en a-uant au trot ou au galop,fans jamais faillir de le faire trotter au commencement iufques au lieu duquel il fera parti: amp;nbsp;au furplus fe donnant toufiours bien garde de lâenfeignerà re-culler en arrière de telle dextérité', quâil nây puifie prendre defplaifir,amp;luy faifantaufli toufiours porter la tefte de bouc forte : fans luy laifler trop auanccr le muffle en auant, ne pareillement trop fegourraer ou rengorger, mais moyennement entre les deux, amp;nbsp;en port gaillard_amp;honncftc.
â¢SECOND. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;éS
^^fff (lit fffaKièmentÃtÃi^.
LIVRE
'â nbsp;nbsp;nbsp;Du maniement en voltant au ryot eu auvalop^auee le dejfein
dâiftluje. c H A P. i x.
QVand on voudra manier le chenal en voltant au trot ou au galop, il faudra obfetuer la forme figurée au deflein cy deiTous. Et fil fcmble bon au Cheualier ne fcruir fors de celuy auquel n'y aquedeux ronds, faire le pourra en maniant chenaux ieunes: pour le regard defquels ie ferois bien de fonaduis en ceft endroit: à fin de ne leur brouiller le cerueau.Et quand on les exercera en ce maniement, foit en trottant ou en gallopant, fi on les fait volter à main dcx-trc, faudra faire en forte que le bras amp;nbsp;lâefpaule gauche paf-fentdeuant : amp;c quand on les fera volter à main feneftre,pareillement que le bras amp;nbsp;lâefpaule droitte aillent les premiers en auant.Or eft ce maniement grandement proufita-ble amp;:auantageux,non feulement pour les chenaux ieunes, mais aufli pour ceux qui font ia auancez en aagc, car il vaut à beaucoup dâeffeéfs: aux ieunes pour les apprendre,amp;leur fairegaigner haleine,aux plus aagez,pour leur ramentc-uoirce quâils ont pieça appris, amp;: ncantmoins les maintenir toufiours en haleine.
DeJJèins
LIVRE
De la carrière, aueefon deÃein,^ vn difiours de certains manieMensz^aduis touchant icelle.
H A p. x.
LE Cheualitr voulant donner carrière à foncheual, doit premièrement le pourmener par la routte où illeveut faire courir: amp;nbsp;eftant arriuc au bout dâicelle, le faire volter delamefme forme quâil aurapourmene', foitau pas,oufoit au trot, farreftant puis apres auecques la telle amp;nbsp;la per-lonne droitte regardant le long de la diéle carrière. Encores pourra il eftant près du bout de la carrière, luy faire faire vnc remife auec vnc volte à main dextre, y tenant la forme amp;:lamcfurc que nous auons cy deflus enfcigncccnlavolte de contretemps, ou biendedemy teps, ou de tout temps: toutesfois les deux premiers temps me femblent meilleurs enceft endroit Et apres la remife le Chcualier tiendra fon cheualfurla droitte routte: amp;nbsp;lây ayant tenu quelque peu de temps,lauancera fubitement auec toute la perfonne à la vifte carrière,le battant enfembic des cfperons, amp;nbsp;delà baguette (fil en a) par iâefpaulc gauche: amp;nbsp;pourra encores par mefme moyé faidcr de la voix hauteamp;tcrrible en aucus cheuauX: IcfqUellcs chofes neantmoins le läge Cheualicr deura faire auec moderation amp;nbsp;tempérament. Et fc garde bien dele trop battre, carie chcualnc courroit pas fi bien nelMuftemcnt: amp;nbsp;outre ce quâil en deuiendroitplus flaqamp;: pluslafche, encores feroitil bien laid voirie Cheualierfc demeneramp;: tormenter amp;nbsp;faire laide mine en battâtleche-ual, lequel nâamenderoit point, ains empircroit pluftoft pour eftre battu outre mefure, amp;nbsp;fendurciroit tellement aux coups, quâil en rapporteroit dommage, amp;nbsp;le Cheualicr klafine. Et quand il approcherapres du bout de la carrière, il le retiendra fur la droitte routtc,mettant toute peine de luy faire abbaifter les hanches près de terre, amp;nbsp;porter la tefte iufte, en mafehant hautement fa bride amp;nbsp;toufiours fe remuant,en leuant tantoft lâvn des bras tâtoft lâautre. Et fi le Chcualier trouuoit bon en retenant au bout de la carrière deluy faire faire cj-ielques fauts(à balz) balancez, ille pour-ra faire
SECOND. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;7»
ra faire: comme ie l'enfeigneray cy apres plus au long au chapitre de ce maniement. Mais aufli aduiiele Cheualier quâauant le faire ainfi (balfer) fauter, ille faudra retenirpeu à peu tout doucement, de crainte quâà la fin il nefc mette en fuite, qui le garderoit de bien fauter: puis apres quand il voudraquâil faute, quâil luylafchcvnpeulabrideEt pourra encores le Cheualier tenir autre moyen, comme de faire faire au chenal à la fin de la carrière auec telle mefure quâil voudradeuxou quatre remifes: (caril faut quâelles foient en nombre pair) amp;nbsp;puis apres le retenir fur le droit fentier, auec poià des, fi bon luy femble. Si fc fault il bien donner garde de ne luy faire faire iamaischofes quefes forces ne puilfent porter, de peur quâen fin il ne demouraft las amp;nbsp;rompu, carcefaifant le Cheualier fe feroit paroiftre homme de petit iugement, amp;nbsp;fi donneroit occafion de faire tenir luy amp;nbsp;fon cheual en peu dâeftime. Et pource que iâay dit que le bruit de la voix fait bon fecours à quelques che-uaux,corne aufli faitlefifllemêt, amp;nbsp;quelque fois le coup de la baguette,neâtmoins pour me faire plus elairemet entendre, amp;nbsp;à finquâonnâabufeà lafois dâvu fecours pour lâautre, ie dy encores que toutes ces chofes font bonnes pour aider à enfeigner les chenaux ieunes en les maniant, mais pour ccujj qui font iaaagezamp; apris, il nâen eft pas grand befoin. Et entre autres chofes ie blafme fort quand le Cheualier faifant les armes, foit à bon efeient ou pour pafle temps eft contraint fen aider par force: pource que ie ne vucil en manière que ce foit que le chenal fe trouueplus remis ou nouneau par faute de tout fecours, amp;: principalement de la voix. Pareillement aux maniemens efquels on peut vfer delà baguette,'ic defire que le Cheualier fen aide, de façon quâil en reflente prouffit amp;; commodité, pour en bien Içauoir chaftier fon cheual, félon le temps, amp;nbsp;là qualité, amp;: auec grace amp;: tempérament: fe gardant fur tout de faire quelque mauuaifecontenance, corneie voyaduenir à plu-ficurs cheuaucheurs. Mais à fin quâaucun ne fefmcrucil-Icde mâouyr dire, que icnetrouuepasbon dâvferdetous ces fecours à lâendroit des chenaux aagcz Sc difeiplinez, r fi
LIVRE
combien quâils foient bonsdefoy pour-veu quâon f*en fer-» ue en ceps amp;: lieu: ie vueil bien icy declarer mon intention, amp;nbsp;lacaufe de mon tel aduis qui eft, qu'entre les autres mau uaifes parties dâvn cheualicr il le fait fort mauuais ouïr crier à cheual,amp;: fort laid voir fe tourmenter, amp;nbsp;remuer la te-» fte,amp;: les autres membres, amp;: aulli faire telles autres fortes amp;nbsp;mal gracieufes contenances; mais fe doit par fois quelque peu mouuoir S^aucc bonne grace, aux temps amp;nbsp;lieux quâil penfe aueclemouuement delà voix ou de quelque membre,pouuoir faire auffi quelque bon fecoursà fon chenal, à fin de luy faire entendre fa volonte, amp;nbsp;au fur-plus faire cognoiftre aux regardans,quâil nâeft pas picqué amp;nbsp;fiché fur vn cheual comme vn image: mais quâil y eft bien amp;nbsp;adroit. Encores mc deplaifent en vn braue Cheualicr ce cricmentde lavoixamp;: fifflement de baguette, pour ce que font façons de faire plus vfitecs , amp;: de fait mieux fean-tes à cochiers amp;nbsp;charctiers, quâà Gentilshommes amp;: Cheua licrs amp;nbsp;lefquelles telles gens ontacouftumees en chaiTant amp;guidantleslourdscheuauxdeleurscoches amp;charettes, portans toufiours ou fouet ou verge en la main, amp;crians leur, hay, Ã^ leur, hurehau,à toutes heurtes. Aufquellcs façons le cheual eftantacouftumé, deuroit dâautant moins e-ftre eftime pource quâauenant que le Cheualicr ne peuft ou ne voulut en vfer pour quelque occafion que ce fuft,lc ehe ual ne lesfentant point fen rendroit beaucoup moins o-beiffant, Ettoutesfois ne faut pas que le cheual tronuee-ftrange de n eftre point fecouru par tels moyens,ny le Che-ualier de ne fetrouuer point de baguette en main. Ceque ie dy, à caufe que iâen voy pluficurs tant accouftumez a porter baguette,que quelque fois n'en ayât point, fans y penfer ils remuent amp;: mainamp;: bras,tout amfi corne fils en tenoienc vne, amp;: plus encore que fils en auoient:tcllement quâil fem-blc proprement que la baguette foit neeaucc eux,amp;qiic la pcrdans,ils perdent toute contenance . Toutes fois file Chcualiet trou ne bon defen fcruir quelquefois par braua-de ou contenance, fenferucaucc telle dextérité, quâilpùif-fe par
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fe^armefme moyen contenter amp;c foy amp;nbsp;ceux qui le regar-dcnt.Ec encores, fi bon luy femblc en pourra-il bien gratter le col des ebeuaux quâil cheuauchera, pourucu quâils foient ieunes, amp;: quâils luy donnent quelque occafion dâeftre mi-gnardez amp;nbsp;carclTez. Auquel cas il les pourra flatter non feulement auec la baguette, mais auffi auec la main Si la voix amp;nbsp;autres femblables carénés: defquelles il faidera le plus quâil pourra, à fin de leur donner toufiours meilleur courage de bien faire Mais pourcc que icnc voudrois nullemêt quâaucun euft pris opinion , que iâignorafle de quel effetâ peut le fecours delà voix,me lâoyant prefentementain-fiblafmeramp;abhorrir,à rêdroit principalemêt des chenaux iadifciplinez,à cefl:e caufeiâay bien voulu icy en declarer plus au long mon aduis,amp; auffi à fin dâenfeigner aux aprétis le moyen defen fcruiramp;; dâen bien vfer,nomme'ement en drefTant amp;nbsp;maniant chenaux icunes, amp;non encores bien inftruits. ledy donc que le fecours delavoixeft de tel effect enucrs le chenal quâoutre ce quâil en a grande crainte, encores luy accroit elle le courage amp;; le reucille amp;nbsp;regaillar-dirt,felonle chagement des tons dâicelle.Eten celaaduient auxeheuaux comme aux fbldats, Icfqucls laflez amp;anon-chalis par le trauail de la guerre, refentans neantmoinsic hautain amp;nbsp;gaillard fou des fiffres, tabours, amp;nbsp;trompettes, reprenêteueur amp;nbsp;courage,amp;fcmble quâils rcdoublét leurs forces. Ce qui procédé (à mon aduis) de ce grand plaifir amp;: contentement que lâcfprit perçoit amp;: reçoit de lâarmonie des inflrumens, laquelle eft de tel effed amp;nbsp;vertu que ragail-lardiflans les efprits ellcrauiue par mefme moyen tousles membres du corps, comme femblablemcntau fon de tout autre inftrumêt plaifant amp;nbsp;allègrement touche, nous voyos nos efprits (pourmclancholiques amp;nbsp;attnfte:^,quâils puiffes efl:rc)rcprcndreneantmoins quelque point dâallegreffe, qui fait pareillement regaillardir tous les membres: amp;nbsp;an contraire autres indrumens mal plaifans ôé mal touchez (quelques ioycux que foient les hommes,les oyans fonncr)lcs rendent neantmoins en vn infiat triftes, langoureux,amp; me-
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kncoliqucs. Tout ainfi aduicnt il delà voix deThomitlt, laquelle entendue du chenal félon lâaccent ou plaifant, ou terrible, que le Cheualicr luy donne, rend pareille ment le chenal, ou craintif, ou allcgre, luy fait perdre la foiblcife amp;nbsp;mollcflc de cueur, luy accroiftle courageamp; les forces:à quel cffeél ne parniét autre moyen ou fecorus quelconque. Etneantmois aucc tout cela, ic ne puis nereceuoir nelouèr le fccours de la voix donne à vn chenal iaaagé ou difcipli-ne, pour les raifons cy delTus recitées: fors en cas de neccffi-té, comme à vn chenal fâcheux amp;nbsp;rebours, à fin de luy öfter auecla voix le maling courage quâil pourroitauoir. Ordn moyen quâil faut tenir à lâaccent, ic nâen dirayTcy autre chofe, pource que chacun le fçait,amp; que plufieurs en ont iapiaillement eferit.
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Du t^amewer appelle,galop racourcy, aueeJon temps enMuÃque (^ Jon deJjiin, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;chap. x I.
COgnoifianÿ que ienepuis bonnemêt bic faire entedre au Cheûalier le galop racourcy, ny par parolles, ny par figures qui puiffent lufflre,iây ay encores voulu adioufter fon temps amp;:mcfurecn Mufique, laquelle on verra cy défi-fous figurée : pource quâil eft necefiaircmentbefoin dâob-feruer ledit tempsamp;melurc, lâenten, fi on veut que le che-^dr^ynL ^^^^ ^quot;^^^aggrupar) amoncellement de bonne grace: ^^' auquel faut prendre garde a ce quâil porte bien la telle, aua-çantlcfrôtfJuSquelciftoffle, oumufeau(cóme onlcvoul-dra appcller) amp;c moins encores à Ia guife qu« la portent lesbeliers fe voulans heurter ou cocher, carils auancent trop le front, amp;nbsp;par raefme moyen retirent ils auffi trop le muffle, Eftantioneques le front la partie du cheuallaplus forte, Si le;.mulffle an 111 la plus foible, il fault non feulement pour ceft èlFeâ: amp;pour la belle prefence amp;nbsp;apparence du cheual, mais à uffl pourluy faire auoir façon amp;nbsp;grace en tous autres maniements luy faire porter la telle de la forte que iâay nâatuc|e enfeigné: pource quâoutre la belle apparê-ce, encorc^en aura il plus grande force Etle moyen amp;nbsp;manière qucgà rdoraleCheualier en aidantle cheualà fairelc galopfufdii, d|)it cftrcauecle grasdclaiâbe duquelilluy touchera « prfelTerale vctre,auec la voix baffe de lamefu-re que moiïftrcla Mufique cy delfous figuree amp;nbsp;femblablc-mentauecquesi la baguette, la tenant autrauers du col du cheual, fanfe le toucher toutefois, mais la mouuant amp;nbsp;branlant de fortfc qü^'eUe ondoyé vn petit: amp;nbsp;ne faudra auffi trop luy lafchcr{ie iJtopluy tirer la bride, ainsletenir en bride moyennen|ent,lt;;ntrc les deux. Et ce faifâs on le verra touf-iours aller aiianîjpcu à peu auec vn certain amoncellement amp;: acroupilîemÃnt de bonne grace. Tant clique fil fembic bon au Ch(4ialçr,à la fin dudit maniement, amp;nbsp;auant quâa-refter fon c|euà luy faire faire vnc paffade, il la pourra faire, pouruciî quiil le tienne toufiours fur ladroite routte»
(roHpiJfe-ment, yn tmonceUt ment.
(JÃupque
LI V R H
Du maniement atiecfault fibai^} bahnee:!:^^ iuÃes^ aueefon temps en Mufique^(^dejfein. c H A P. X 11.
QVand on voudra,maniant le chenal, luy faire faire fauts (à balz) baläces,lors fera befoin au Cheualier obferuer le teps amp;:la mefurc delaMufiquccydefTous figufee. Et afin que pour cefl: efteét le Cheualier puifie donner à fon cheual le fecours quâilluy feraneceflaire,ielâaduifc,que quand le chcualfe voudra foufleuer pour faire le faut,amp; au téps que le Cheualier commencera à luy crier le, ah, ainfi quâil eft figure enla Mufique, alors faudra quâil lâaidé auecla voix claire amp;: gaye, amp;nbsp;q\iâaucc les deux efpetons égaux il le pique â au ventre le long des fangles, amp;nbsp;quâil luy face pareillement fiffler la baguette, larenuerfant par deflus l efpaule gauche, à fin que le bout en vienne defcendre delTus les hanches du cheual: auffi luy faudra quelque peu lafeher la bride amp;nbsp;nâoublier pas à faire toutes les chofes fufdites cnfcmblc,fuiuant la Mufiqucpourguide,defortcquâen difansle, ah, elles fac cordent toutes enfemblc. Et fi on luy voudra faire faire plusdâvn faut, aufl'i faudra il à chacun faut obferuer cefte me fine forme: car ce faifant on luy verra faire tous fes fauts gaillardement amp;nbsp;de bonne grace,amp; liaults de iuftemefurc Et ce fault, ou fauts (à bals) balancez, peult on faire faire au cheual, à la fin delà carnere (du repoion) paflade, ou delà remife. Encores vueil ic bien aduertir le Cheualier quant que pafler plus outre, quâà chacune fois quâil fera fauter fon cheual, il faut quâil fe tienne ferme amp;: afleurc en la fcllc. Et combien que chacun fçaehe quclemoyen defetenirfer-me amp;: fort eft de ferrer les genoils, amp;nbsp;cftre aucunement rd-puamp;: accouftumeà cheuaucher: neaqtmoins faut encores entendre que la felle du cheual ne doit pas eftrelongue de heur ou bafteà fin quclegcnoilfoit en liberté', amp;nbsp;quâau befoin de le mouuoir, fa force foit de la longueur de la bafte, tellement empefehee que le Choual^r nefen puifle aider à fon aife: comme auflià la veritc lie pburroit il faire, quand forigenoil endemoureroit couudrt. Et combien que parle pafte aucuns Cheualicrs coftumierement vfaftent de baftes longues
SE G 'o M D.â ^ 74-longuesauxfèlles de leurs chevaux, tdütesifbis fen acouf-troicntilsde cefte façon pour Ja defenfedeieur genoiJ cn la prefTe amp;nbsp;rencontre dâautres ciiéuaux. De faidtafoccaf-on des longues baftes de leurs feiles ils vfoint pareillement dâelperons fi longs de verge, que nous eftions efbahisdeles voir, amp;nbsp;fen aidoient exprefiement, à fin de pouuoir piquer leurs cheuauxà leur aifeamp; commodité nepouuans finon auec grande peine plier le genoil, ce que fâefforceans faire, ils fe laiflbicnt tomber le nez dcuant. Encores pour ceft effect fault fe donner garde que lâeftriuiere ne foit pas atta-clree fi près de la bafte, pourcc quâelle empefeheroit le che-uaucheur, amp;nbsp;le garderoit de demourer fi fort amp;nbsp;fi ferme en feile: amp;^ pareillement fault aduifcr que les couflinetz de la feilc foicnt de moyenne grofieur: car filz eftoient par trop grossis eftaindroientauflipar trop la cuifie duCheualier. Semblablement fe fault garder que le fiegc de la feile ne foit trop eftroit: ains de telle moderee largeur quele Chc-ualicr, félon foccafiony puifle demourer à fon aife. Toutes lefquelles chofes eftans autrement failles que ic nâen ay donné lâadüis, empefeheroiét dâautant le Cheualier dâeftre ferme amp;nbsp;aifé à clieual , amp;nbsp;pourroient eftre caufe quâau lieu de donner auxregardans plaifir du maniement du che-ual, ilen donneroit de lbymefmes:ponrce quâil feroit aifé 33 cheual, fautant, de luy faire perdre les eftriers ou le letter fur lâarfon ou fur fon col, ouïe renuerfer par terre: amp;nbsp;partant fera befoin faire toutes les chofes deflufdites par bon aduis amp;: meure confideration.
SECOND nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;75
Du maniemenr avecfault à la ff/ejure d'un pas, ^ vnfaut, tuéefa Muftque,^fonde£èift. cH AP. x.ltl
ENtendant difeouriren ce chapitre Couchant le manie-metd vn pas amp;vn faut, iedy en premier lieu que Je Che ualicr doit faire faire vnpas à fon chenal, amp;puis vnfautin-continêtapres ce pas, fanançat Coudours dâautat quâil faute. Etpource queiefçay eftre grand befoin dâentendre le téps amp;nbsp;la mefure quâou doit oblèruer en tel maniement: fache leCheualier quâen ce pas, entre lâcfpace de deux, ah, amp;nbsp;au faut, lâefpacc dâvn feul,hay, comme monflre la Mufiquecy delTous figurée. Orie fecours queion doit donner au che-ual faifant le pas, eft de luy ferrer les gras des iambes contre Ic ventre amp;nbsp;luy lafeher vn peu la bride auec la voix baffe, ainfiquâenfeigne le chant delamufiquc. Puis après que ce pas fera acheue, amp;nbsp;que le chenal fe commencera à fous louer pour fairele faut, quandfc vient furie hay, lors fon fecours fera de luy lafeher plus fort la bride, amp;nbsp;le piquer des cfperons, enhauffantla voix, comme montre la Mufique: encores y pourra ion adioufter le fifflement de la bagu ette, pourveu que le Cheualier cnvfedela forme que iâay en-feigneeau precedent chapitre. Et fil venir luy faire tirer ruades, luy auance la baguette iufques fur les hanches: amp;: fur tout quâil aduife bien dvnir enfemble, amp;nbsp;iuftement accompagner toutes les choies fufdiôtes,ie dy, tant le fifflement de la baguette, comme le hay, amp;nbsp;les cfperons, auec le lafchement de bride, fil veult que le chenal face chofe bonne. Encores doit eftre le Cheualieraduerty, que quand il commencera de cefte mefure, fault qu auec icelle il pour fniue le maniement iufques à la fin. Sur laquelle il ne fera faire auchcual, ne carrière neremife: mais le fera feulemêt trotter en le pourmenant parle mefme lieu, auquel il laura manié-eequâil pourra aulfi bien faire anant que le faire fauter, amp;nbsp;le fera puis après, fil voudra,pour lâcfiorer amp;nbsp;r a-coifer , amp;nbsp;luy faire reprendre baleine au mefme lieu , auquel il aura pris le trauail: amp;nbsp;ce faifant, le tout reuiendra à bon effect. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â
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SECOND. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;-^ô
Utt mamement auec fauts à la mefare de deuxIm ^vn fiut^ auee la Af unique i^deJJèind'iccLuy. , chap, xilli.
Bien que ie fache que peu decheuaulxfetrouuent propres pour faire ce maniement de deux pas amp;:vn faut toutesfois ie ne vueil icy omettre dâenfeigner au Chcualier la forme amp;:lc moyen quâilydeura obfcruer, lors qùâà luy f offrira lâoccafion de le pouuoir ou vouloir faire. Or la manière quâil y doit fuiure, eft quâil auance foncheual amp;:luy face faire deux pas, amp;; incontinent apres, vn faut: Aufquelz deux pas entrera lâefpace de trois, ah, ainfî que la Mufi-quecydeifousfigure'e lemonftre. Et ferale cheual faifant ces deux pas fecouru delà mefme forme que iâay déclarée au feul pas du precedent chapitre, Le moyen duquel fe-cours eft auee le gras de la iambe, la voix bafle, amp;nbsp;vn peu de rclafchcmeut de,bride. Semblablement faifans le fault, il fera aidé de la mefme forte que iâay dit au fufdit chapitre fçauoireft, aueclesefperons,la baguette, la voix hauftee, amp;relafchcment de bride vn peu plus fort quâon ne luy donne au pas. Et apres quâil auraacheue ces fauts, amp;le furplus de ce maniement, fe garde bien le Cheualier de luy faire faire autre chofe, finon le faire aller au trot dcuant amp;nbsp;apres, au mefme lieu auquel ilauraefté manié, comme iay dit au chapitre precedent.
LIVRE
MtfÃ^fff Ã* deJJeiMâ dudit wattiement.
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Da mi^
SECOND.
Du m/tKiement auee Ãars de mouton, auecla MuÃque amp;* deJÃimiâtcelajf. CHAP. xv.
QVand le Cheualier voudra que fon cheual face vn ou pluficurs (auts de mouton(ainfi font: ils nommez, pour-cc quâils font femblables à ceux que font les moutons) ic lâaduife, quâil fe doit aider de lamcfure des fauts(à balz) balancez,pource que le faut de mouton n'a point de mefu-renede temps propre pour foy: Etneantmois ceux cy ont vn autre nom: à caufe que quand le cheual fait fauts balancez, il fauance auec la teile: ou en faifant le faut de mouton combien quâil monte plus haut, toutesfois pour bien le faire, il doit rechoir au mefmc lieu, duquel il fell foufleué pour faire le fault. Or çft il bien requis, voire neceifaire au Cheualier dâentendre le moyen quâil doit tenir pour faire faire ce fault à fon chéual bien amp;nbsp;dextremcnt:amp; partant dy ie pour luy en donner aduis, quâil fe doit bien garder de luy faire faire à la fin de la carrière, ny des remifes ny de quelque autre maniement que ce foit, fors delà panade: à la fin de laquelle il lây pourra bien auancer, non fi promptement mais luy donnant feulement cfpacede prendre vn peu de fecouife ou auantage, à fin quâil fe leue plus hault quâil ne pourroit faire fans tel aduantage: amp;nbsp;lors quâon le voudra auancer à cefte fecouife, le faudra piquer des efperons, non pas fort,mais iuffira quâil les fente,amp; par mefme moyen luy lafcliervn peu labride. Puis quand on le voudra faire leuer pour le fault, lors quâon viendra à eflre fur le temps (lequel feulla Mufiquc monllre) le faudra aider auec le fifflement de la baguette, luy ceignant dâicelle par fois les deux codes du ventre, amp;aucc la voix haulte amp;: gaillarde ainfî que la Mufiquerenfcignc,luy tenâtaufurplusla bride entre deux fers, câeil à dire, ne trop lafehe ne trop tirce : Et luy pourra on ferrer les gras des iâbcsx;ontrc le ventre,mais fans le pic-quer des efperons: car pour le faire leuer en hault, ne le fault pas poindre des efperons, amp;nbsp;moins fe tenir roideà cheual auec les talons, ny encorde battre par les flancs: car
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LIVRE
tous tels chaftiemens le feroicnt pluftoft glilTer amp;nbsp;couler en auant. Doit encores le Cheualier quand il fera fauter fon chcualjfoigneufement fe donner garde combien de fauts pourra allègrement porter la force amp;:nature du chenal: à fin que par fois il ne luy en fift tant faire que le dernier fuft moins haulr,amp; moins gaillard que les precedens: qui ad-niendroit tout au rebours de bien : carie defire que touP iours le dernier fault foi^ plus hault amp;nbsp;plus gaillard que tous les precedens. A celle taufe fault il bien aduifer combien on luy en fera faire.
Du maKiement auec fauts à la cai)riole,a!{ecjo» temps en Mu finite (^fin dejjein. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;c H a p, x v i
SI on veut maniant le cheual luy faire faire vn ou plufîeurs fauts à la capriole (à mü font ils appeliez, pourcequeles chcureaux fautent de telle façon) faudra aduifer de luy faire ainfi que font les chcureaux fautans: lefquels retombans à terre, ils Icuentles hanches-Et pource que tel maniement n a mefurc particulière pour foy, ilfcra befoin fy aider dâv-ne autre mefure, comme on a fait à celuy du faut de mou-ton-.à cefte caufe vaudra mieux fe preualoir de celle la mef-me. Mais il fault aduifer quâautrement lâappelle Tvn que Tau treponree que le cheual failans le faut à la capriole,va ena-uant, amp;nbsp;ne retombe pas au mefme lieu dâoù il feft leué, co-mcil fait au faut de mouton: tirant aulTi les ruades toutes dâilferentes à celles qui fe font non feulement au faut de mouton(quanJlecheuallesfaifant,rue) maisauffi entons autres mamemens: car en ceftuy cy le cheual rue en retombant à terre, amp;nbsp;aux autres, en fe leuant de terre, amp;nbsp;montant haut pour fauter: tellement que quand les ruades fe font en montant, les chenaux ne font pas tant de peine à leur che-uauchenr,amp;: fi ont trop meilleure grace. Partant en ce faut icy, doit le Cheualier eure bien aduife défe tenir bien à cheual,à caufe de cefte manière de ruer: car fil n y aduife, il eft en danger de perdre les arçons, tant ce fault eft fafeheu x amp;malaife amp;neâtmoins lepcult le Cheualier faire faire de-uant la volte de Ãa rémife, ou apres lâauoir tenu fur la droitte routte, ouâbien à la fin de la carrière,ou de la paflade. Pour biê amp;dcxtremétle faire,le Cheualier baillera au cheual tel fecours que ieluy Vois dire: quand il voudra faire fauter fon cheual, lors quâil lâapprochera du bout, ou de larcmife, ou delà carrière, ou delà paflade, il fen ira le retenant amp;nbsp;recueillant peu à peu auec la bride: amp;nbsp;après quâil luy aura ofte cefte furie Je la fuite, illuy tournera rendre amp;nbsp;lafcher quelque peu la l^ride, amp;lors quâil le fentira foufleuerpour pour faire le fautai lâaidera auec les efperons égaux, enfem-ble auec la baguette , de laquelle il luy battra les flancs des 1 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;deux
SECOND. 79 deux codez par deflus main, amp;nbsp;encores feueillera auecla voix haulte amp;nbsp;gaillarde, ainfi que raonftre la Mufique. Puis incontinent quââpres le fault il fera retombe à terre, le faudra encores retenir amp;nbsp;recueillir auecla bride,amp;;: fi on ne le veult tenirfurla droitte, plieramp;: tourner fubitla main du codé quâon voudrale faire volter, amp;nbsp;tout à vn coup le poindre de Feiperon du code oppofite à celuy duquel il volte,amp;: faire encores que du mefme code le chcual voie la baguette couchée amp;nbsp;renuerfee autrauers defon col, amp;nbsp;pendanten bas. Orauantque mettre fin à ce fécond liure, ie vueilbien encores aduertir le CheuaUer combien que iâaye dit en quelques raaniemens qu'il edbefoinyaiderlecheualauec le fifflement de la baguette: toutesfois ie n ay pas entendu défendre quâon ne l'en batte ou befoin fera,non feulement dâvn des codez mais de tous les deux, foit des hanches, des flacs, ou du ventre: mais aufil faudra il par mefme moyê que le läge Cheualier le face auec iugement amp;nbsp;difcretion, amp;nbsp;félon ce que lâoccafion amp;nbsp;le temps, amp;nbsp;pareillement la nature amp;nbsp;la force du chenal le pourrot foudrir: ce que iâen-ten dire non feulement du fecours de la baguette,mais aufiS de celuy des cfperons, du gras des iambes, de la bride amp;nbsp;de la voix. Defquels tous on ne fe doit pas feruir en tous maniemens nyà lâendroit de tous chenaux dâvne mefme former mais ores plus, tantod moins, félon le befoin duquel aucun abfent ne peutiuger pour la particularité: mais bien dire généralement, corne iâay fait cydeffus^e moyen quâon y doit tenir auec la plus grande part des chenaux mis fur le trottoir pour edre apris.
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Af uptime ^ dejjew dudit mMietneuf.
SECOND.
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L'autheur rendcornffte defa^^ronaffe, aaec vn aduertijfment neceffaire a» cheualier, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;c h A p. x v 1 r.
POurce qu vn homme de bien ne doit iamais faillir à promefTe quâil ait faite, aufli me fuis ie cy deflus efforcé dâaccomplir tout ce que iâauois promis, difcourant amp;nbsp;efcri-uant Icplusbriefucment quâil ma efté poflible de tout ce qui peult toucher S'appartenir aux maniemens des che-uaux: tellement que iâay bonne efpcranccquele Cheualier obferuât les formes que ie luy ay enfeignees (bien que iâaye omis Si lailTc beaucoup adiré) ne fera aucune faute, Ãô verra reufcir Sóreffortir à bon effeâ: tout lâexercice quâil pourra faire touchantles maniemens delfufdits. Etlacaufepour laquelle ie me fuisteu deplufîcurs autres chofes que i'euffe peu dire à ce propos, eft que icfçay que maints autres bons Cheualiers en ont cfcrit à fufiire,^ partant ie mâen remets à leurs dits Valeurs faits. Or pour mettre fin à la fécondé partie de ce traiâ;é,ie veux feulement donner encores au Cheualier vn aduis fort prouffitable: câeft à fçauoir, que tousCheualiers ou cheuaucheurs qui voudrot manicrleurs cheuaux en veuë, foignent auec toute diligence de bien compofer Sc accommoder leur vifage Si tous les membres de leur corps felon le temps, les lieux , les cheuaux, S^ les perfonnes qui les regardent, à fin dâeftre bienà chenal, Sr porter telle S«: bras iambes S^: pieds de telle grace Sc contenance, quâaucun des regardans nây puilfetrouuer que redire car outre ce que par ce moyen ils ferendrontplaifans amp;â agréables de leurs perfonnes, encores dâautant ferót ils plus foulagcansamp;aidansleur chenal en quelque forte de maniement que ce foit.amp;: le feront paroillre meilleur ôô plus a-droit.
EIN DV devxiemk
LIVRE. '
LIVRE TROISIEME, AV Q_y E L
EST TRAICTE LE MOYEN DE BIEN ferrer les cheuaux: auec les depeins des fers qui yfont propres.
CHAPITRE PREMIER, ENFORME
DE PROLOGVI.
Ognoiflant combiê il eft requis amp;nbsp;neefTai-rc à tout bon Clieualicr, qui fe deleftc en lâart, amp;nbsp;ayme la vertu de Cheualcrie, dâa-uoir enticre cognoilTance des natures amp;? qualitez des onglcsamp;tcornes des pieds des . cheuaux: à fin de bien entendre le moyen tant de leur régner amp;: öfter de lâongle bien
à propos, comme auffi de leur bailler fers propices amp;: con-uenablesà leur nature, amp;nbsp;encores afin de cheuaucher auec quelque tempérament amp;nbsp;diferetion, quelques chcuaux qui nâont pas la corneny lâongle bonnen ay penfe dâadioufter à ce traidc ce troifieme liure, pour le prouffit amp;nbsp;commodité notoire de tous bons Clicualiers:entrelefquels fen trouue-ra quelquâvn des plus délicats, auquel cefubiet des pieds amp;nbsp;onglesdes chcuaux femblcra trop basamp;peu honorable pour fa qualité:attêdu nomeemet quâil eft traidc par marefehaux viles perfonneSjSr quâil eft vulgaire amp;nbsp;cogneu à chacun. Auquel ie relpon,que,fon hôneur fauf,il fe trouue auiourdâhuy bien peu de bons marefehaux:amp;: encore en ccfte raritéfont ils de telle nature, que le plus fouuent ferrans les cheuaux, ils ont plus dâefgard à leur proffit amp;nbsp;aifancc, quâau befoing amp;nbsp;commodité du chcual:tcllcmenr,que fi le Cheualier,à roc-cafion defonio:norancc,eftcôtraint de farrefter à 1 opinion dcfon marefchal, illuy aduiendra auffi bien fouuent de voir fcs chcuaux, ou cncloucz, ou mal ferrez, ou autrement of-
LIVRE
fenfezSr malaccouftrez ebofe quâon voit ordinairement tousles iours efeheoir parla parefle, ignorance, ou malice des marefebaux. Veu doncquclcs pieds font ceux qui portent tout le refte du corps, amp;nbsp;confequemment toute la peine: d'autant plus doit le Chcualier eftre curieux dclcsvcoir bien ferrez, ôd au furplus bien nettoyez amp;nbsp;bien accoudrez. A quoy fentenacbeminer leCheualierpar cetraiôle,luy fai-fant entendre par le menuamp; chapitre à chapitre,tout ce que fay penfe eftre neccifrire amp;: proftrtable, tant à luy, qua fon cheual, pour auoir amp;: tenir fon pied net, difpos amp;nbsp;bien ferre.
^d»is touchant la couleur de tonale ou corne du pied du cheual^ (^pour co^ndj/re la boni e ou malice dâicelle^
C H A P. 11.
COmmea tous ceux quifùiuent Srembraifent quelque particulière vertu que ce fait, eft bcloing premieremêt en auoir quelque elairte amp;cognoiffance, afin depouuoir puis apres entrer aux profonds amp;: fecrets myfteres ^c fonde-mens dâicelles: aufti eft il ncceftaire à tout homme qui prend plaifir à lâart de Cheualerie,duquel icy ie traitte, de cognoi-ftre auant toute autre chofe les natures amp;nbsp;quabtez des ongles des chenaux, comme feur amp;nbsp;ferme fondement de tout l oenure. Et partant ne vueilie icy de ma part omettre ou laiflerà dire aucune ebofequi puiflefcruirà la parfaittc intelligence de tout ce qui y appartient. Et me defplaift affez quâil ne mâcftpoflible faireabfolumcnt entendre la naturcamp;: qualité de lâongle du cheual par le moyen de la couleur dâicelle, De faith iâay bien voulu venir tout ceque pluficurs anciensautbeurs enontditamp;efcht: amp;ay trouucparleur opinion que la couleur de la corne du cheual pour eftre bógt; ne doit reiembler aux cornes du bouc.Lcsieunes fpecifient la couleur noire:mais non content dclâaduis des vus §6 des autres, fen ay voulu plus profondément rechercher la vérité amp;nbsp;efprouucr laboured icelle,non tant par la couleur que par rexperience:raais en la fin iâay trouue,qu'on nây peut af-feoir
TROISI E M E.
Sa
fcoir aucun certain iugcment parle moyen delà couleur: pourcequefay veu plufieurs pieds dechcual ayans lâongle noir,blanc,amp; mefle, parfaits en bonté: amp;:enayaulïiveu de toutes ces couleurs qui auoientbontêpcramêt amp;nbsp;fuffilante nourriture, amp;nbsp;les talons amples, larges, amp;; autrement bons, non toutcsfois trop,mais médiocrement bas,amp; la plante ou le fabot du pied pareillement de bonne proportion auec le deflus lifle amp;nbsp;poly,amp; le cartilage (appelé vulgairement le fe-ton) trclbon, amp;lc furplus du pied conucnablement ferme: qui font toutes cliofes requifcs à la bonté du pied d vn che-ual. Au contraire aulTi faytrouiie plufieurs pieds de chenal ayans les ongles blacs,noirs,amp; mefiez de fort mauuaife forte, petis amp;nbsp;efiroits amp;: au furplus tant vnis S^ polis, quâà caufe ple^ici-delà reflemblà ccils ont elle appeliez du nom du coing. lâen do^ni-. ay aufliveu dâautres de mefme couleurs ayas le cartilage trop pâ^â^^ '^^ mol,S6 encores fi fraile amp;nbsp;tédrc,quâil fe cafidit à tous propos âââ'*^ââ^^®* corne fil euft efté deverre ou déglacé, fen ay encor vcu dâau ^ââ^*^'ââ tresfilarges,qlepieddu cheualfembloità vnchâpignon,ou â^â à vn bignet frit en la poifie, teUemét que le mettât à terre la plante du pied touchoit au cartilage. Au cotraire iâen ay veu FrittUa, dâautres fi fecs,qle cheualne fe pounoit porter delTus iceux, U^aet. SiC fonnoient cas comme la cohourde d vn pellerin.Dâautres encores qui auoientles talons, à caufe des humeurs pourris qui y abondoient,auflî mois que pafte, amp;: la poinche du pied feiche comme vne chaftaigne. Dâautres tant tendres amp;nbsp;deh-cats,quâils nâeulTent peu fouftfir attacher vn clou,fans fe met treen pieces. Et dâautres encores,aufqucls le fer eftantaflîs, enfaifoit creuer le quart. Brief iây ay veu plufieurs autres^yâ*^^'^^^*f chofes, defquelles lâefpere rendre quelque bonne raifonà ^J*7»*r tous ceux qui voudront prendre la peine de lire ce mien leraart, traióte. Ome puis ie croire, quâaucun ayant cognoiftance de toutes ces imperfeaions ordinairement aduenans aux pieds des chenaux,me vucille mettre en tefte dâaduoücr, amp;: vous a{rcurerpourabfoluemcntbonne,vne couleur dâongle quelle quelle puifle eftre pluftoft quelâautrc,lansautrement fpecifierles circonftances de bonté de pied, cy deifus par moyrécitées, ioinacsauecladite couleur. Aceftecaufe
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ie cofcillcà toutbon Cheualicr qui prend phifir à celle vertu de chcualerie, de rechercher diligemment quelques bos marefehaux ou autres perfonnages bien expers en ceftart (dcfqucls cil bien aile de finer) à fin quâils luy puiflent enfei-gner familièrement amp;: doucement en deux ou trois demo-Ihations ou rcmonfi:ranccs,amp;: fans grande peine les diifcrê-tes naturcsamp; qualitez de toutes fortes dâongles de chenaux, dont il pourra refentir pour ce regard grand amp;proftitablc foulagcment. Toutesfois entant quâà moy cft,ie ne vueil icy faillir de ma part dâen dire par le menuamp;: chapitre à chapitre tout ce que fen auray par lâart amp;: lâexpérience, entêdu amp;nbsp;co-gneu pourlefupport du Cheualicr, aucctouteladiligence amp;: facilite à moy pofliblc.
De la di^erence quâil y a entre les ntains ou pieds de deuant,^ les pieds de derrièrej ^pareillement entre les talons ^ les poind/es des pieds ducheual. CHAP. lit.
Non Ãa pettero^nt tfoppn tijfel t,ttgt;; ne fount tropcour-t ez, ny trop fermement eÃts.
J L eft fort necelTaire au Cheualicr dâentedre, quâily agra-de diftcrencc des pieds de deuant aux pieds de derrière, amp;: encores des poincïes,aux talés des pieds du chenal.Pour-cc que les mains on pieds de deuant, du milieu en arrière, font plus fcnfibles quâils ne font versla poinde, amp;: les pieds de derhere tout au cétraire, font plus fcnfibles vers la poin-ȕte que fur le talon. Partant fault-il bien prendre garde à ces parties les plus fenfibles:amp; principalcmcnr à celles des pieds de deuant,Iclquels porter toute la peine amp;nbsp;tout le poix des deux corps.Nómeemet en ferrant les chenaux,fc fault bien garder dâapprocher aucc les clous tant des talons des pieds de deuant, que de la poinôle des pieds de derrière, pour les cailles dcfliildidcsiainsles foulager de toute fa puifià nce,a~ ucc les fers quâony applique, à ce quâils ne foicnt, ny trop cordez , ny trop fermement afiis: mai.smis auccinduftric amp;: bon moyen afin que Icfdidcs parties ne foicnt en rien ofienfees.
De
TROISIEME.
De quelle façon doîuent eÃre les bonsferfy fantpaur les ^leds de deuanr, que pour ceux de demere.
CHAP. nil.
LEs fers des pieds de deuant, du milieu en auant, doivent eftre plus ronds que aigus, amp;: du milieu en arriéré, doi-uent faraenuifer amp;s cftendre enalongiflant, corneanflidon lient enrieremêt fâeftreflir en alonguiffant les fers des pieds de derriere: ccqueiâcnten pour lâordinaire amp;pouriaplus grande part, félon la forme figurée par les defleins qui en font pourtraits enlafinde ccliurc.
Des crant^fonSy cloués à ^lace,creÃesfarbettes, ^ quelques annelets que parfois on met aux fers des pieds de deuant.
c H A P. v.
EN ce chapitre iâenté parler de lâvfagc des crampos,clous à glace, creftes, barbettes, amp;nbsp;encores de certains anne-lets que quelqucsfois on adioufteaux crampons des fers de deuant. Et pour cell clïcâ: ie dy, quâil nâeft pas befoing aux fers dedeuantdâvferdc ce crampon, queleplus fouuent on fait mettre aux fers de derrière: pource que le bon cheuau-cheurfert de crampon, amp;: quâau fur pi us ce crampon peult nuire au chenal cnplufieurs fortes, principalement quandll nâa pas le piedbomlequel aficant fur terre rabotteufe Semai vnic, outre le dommage que le pied en peult fouftrir, encores foftenfe bien fort le cheual les nerfs des bras, dont tout le corps puis apres refient douleur,de laquelle bien fouuent le cheual eft contraint faire cuidentedemonftration, comme fe douleant amp;nbsp;afflige de la palfion quâil reçoit dâeftre fer re de cefte forte, amp;nbsp;tant pis !uy efi: encores quand il va par lieux monteux, afpres, amp;nbsp;picrrcux:car aucc tel crampon ne pouuant bonnement le cheual afTeoir feurcment fonpied dclTus les pierres, adulent fouuent que le pied fuit, amp;nbsp;en fuyant luy fait fentir grandma! au talon, lequel eft parce moyen bien fort offenfede lapicrre.Or puisqu il vient icy à propos, icvucilbieaducrtirlc Chcualicr de la manière dot v iy
LIVRE.
vfcat IcsTurcs dieuauchans par lieux montaigncuxamp;pleins de picrres:qui cft, que pour garder le talo deleurs cheuaux, ils les ferrent dâvu fer retourne en fus, qui fert comme dâef-eu ou pauois à ce talon. Puis à fin que le clieual ne puifie fi facilement glifier: ains puilTe fermement arrefier fon pied, mefmemet en lieu gliifantjils luy bailler tous clous baftards, qui ontlateftefaite enforme de petis bouttons, nontou' tesfois fi hauts comme clous à glace, mais vn peu plus bas: amp;par ce moyen nây lâongle ne le talon du cheual ne fe fen-tent olfenfez des pierres, amp;:mefmes les bras ny les nerfs dâi-ceux nâen reflentent aucun mal ny palfion: amp;: rcftcle cheual dâautant foulage en cheminant par les montaignesamp;: delTus les pierres. Mais retournant à noftre propos, ie dy, quelon void encores quâeftant le fer ainfi cramponne,le cheual lors quâon le manie eft toufiours endangerdece gallerle pied amp;nbsp;deuenir boiteux aduenant quâil mette lâvn de fes pieds fur lâautre, comme lonaveu fouuentaduenir en faifant les voltes, amp;nbsp;le cheual bien fort foftenfer, fe donnant de Tvn pied fur lâautre, combi en que le fer euft feulement le crampon à rArragonnoife,qui cft beaucoup moins dangereux que l'autre Dâauantage fait aulTi le fer ainfi cramponne grand malS£ notable dommage à l'ongle du cheual qui le porte: pour-ce que quand le Cheualier le veut leruir de tel fer à crampon, il cft befoin en le ferrant luy lailfer plus dâongle a la poinde, quâon neferoit fins ce crampo:laquelle chofenc proffiteen rien, ains au contraire nuift beaucoup au talon du cheual: car par ce moyen il eft contraint rabbaifrer plus quâil ne fe-roit autrement: iâenten fionveult quâil affeeplaincmcnt le pied,amp;:quâil ne chemine pas fur la pointe,comme il pourroit faire fans cela. Et fi dâauanturele cheual aies talons tendres amp;: foibles de corne, le crampon fera occafion de les rendre encore plus foibles, a caufe de la douleur quâendurera cefte partie,amp;: auec elle les nerfs des bras, amp;nbsp;encores tant plus aigu feroit lccrampon,dâ.aurantplusluy fcroitilde nuifance: amp;nbsp;plus encores quand il nâaflerroit pas efgalcment le pied à terre, auquel cas il faudroit quâil fuft aide delà groftefle du fer,corne aufti on a accouftume dâen vfer, amp;nbsp;fe doit ainfi fai
re en
TROISIEME. 84. rc en effect toutes les fois quâon fe voudra aider du crapon, amp;pluft:often faire deux quâvn,que faire cetortau cheuai.le dy encore quelon nâeuft autre cfgard quâau pied du chcual» lequel on doit par tous moyens iuy faire afleoir efgal fur la terre,pource que lây afleant inegalemétne fe peult faire que le chenal nâendure grade douleur. A celle caufe doit !e Che-ualicr penfer trois fois auant que faire crâponner les fers de deuâtdefon chcual,amp;: plus encores fil cognoift que le pied de Ion chcualfoit mal propre à lupporter telle peine. Ãlais eftant contraint dâenvier, illedeura faire faire le plus bas quâil pourra à l Arragonnoifc. Et lâilvcultquclqucsfoisque le ciapô fort plus eminét amp;nbsp;plus gros que la partie intcrieiH redu fer.fane le pourra.pourueu que celle grolTeurëC eminence du crâpon,nefurmonteguercs. Or pour cognoillrc (corne il eUnecclTaire^la difteréce qui peult dire entre lâvn èc lâautre crapon,ie dy que le crapon vulgairement appelé a rArrag6noilc,eft pluslarge,amp;tirevn peu plus en auant,amp;:lc comun cil plus aigu,amp;rcgardedroit en terre.Doc cil befoin que le Chcualicr ne face rie de toutes telles chofes fans gri-deamp;: meure dclibcratiô;caraduiétle plus fouuét quefellant aide de tels crâpons aigus,clous à glace,crelles,barbettcs,an nelets,amp; autres fers 80 fccours femblables,lc pied du chenal en eft dâautant plus prclfe amp;: mal aifé, amp;: quâ.t caufe quâil nâdl pas le plus fouuét ainfi ferre corne fa nature amp;:qualitez le re-quicret, il endure mal amp;: domage amp;nbsp;de fait fen dent à bo cf-ciêt3amp;; quelquefois feperd de ruine, ne fepouuâtfouflcnir furies pieds.Mais pource quâà lâauêture pluficurs nemevon-drôt croire,en ce que iâofe affermer toutes les chofes dclfuf-diélcs dire plâ nuiüblcs que profitables, li par vines raifons ie ne leur en fay prenue:à celle occafiô ie leur refpon, amp;nbsp;dy pour excplc,q le crapon eft au dclTous du pied du cheuafteo-me peut dire audefldus du piedddâhômevn caillou, ou vu cor prelle du foulier: amp;nbsp;qui l a efprouué,en peut parler, car non fculcmét en patift le pied pour bô qu'il puilfe dire,mais; encores lâen rclfcntlaiambc amp;les nerfs dâicelle,amp; aticuncs-fois tout le corps, tant en eft grande la douleur. Scmblable-met fouffre le chcual amp;nbsp;endure grand mal par le moyen des
LIVRE
chofcs fjfdiétes, Sr défait iâcn lt;ay parpludeurs fois veu plu-deurs experiences à lâendroit de fort bons cheuauxdefqucls suant quâeftre ainfi ferrez edoient fort feurs Si aifez, Sr depuis à caufe delâoifenfe quâils en rcfrcntoicnt,fontà rimpro-uid tombez en beau chemin. A dâautres i'ay veu perdre ÃT tomber parpiecesla plus grande partie des ongles, furlcP quels ils ne fe pouuoient puis après plus foudenir.Et à autres encores iâay veu à cefte occafion aduenir grandes maladies auxiambes, auxioinclcs, ôr aux pieds, chofequiaduientai-feement, araifon quâordinairementles humeurs fluent Sr découlent es parties plus foibles Sr ofFenfees Sr dâautat plus e's parties bafles plus promptes à receuoir defluxion.Quant aux annelets, il efl vray quâaucuns croient que les cheuaux en reflentent par fois quelque bon fecours,à caufe quâils en leuent mieux les pieds ôrles bras, Srremuent firmament plus courageufement leursefpaules : toutesfois ilmefem-ble,fir atoufiours femblè,queles cheuaux ne font firne peu-lient faire aucun meilleur fir plus hautain maniement par le moyen de ces annelets: ainsque les ayant ilsleuent fir remuent moins dextrement fir commodément les bras fir les efpaules,quâils ne font nelcsayans point: car combien quâils fembientayansles annelets, dire plus promptsales Icuerfir manier, neantmoins cefte promptitude ne leur part dâaucune bonne volonté, qui leur en foitaccrcuc, ainsdumal fir paflion quâils endurent preflez fir vexez de tels annclets:def-qucls partant ils reçoiuent plus de nuifance, que de bon fe-cours.Dequoy en vn motie puis faire la prcuue ccrtainc5de ce,c[uâil ne fe trouuera chenal ayant mauuais picds(ce quâon pourra cognoiftre du premier couplcfaifanttrotter}qui ne leuepromptement fir proprement les bras, fir qui tant plus ne les haufle, tant plus il aura les pieds mauuais, fir le terren dur. Ce que toutesfois icnâenten pas dire de tous mauuais pieds de chenal, comme font ceux qui ontfir tiennent des mulins, ou ddâencafteUe, fir au furplus nâont pas leur requis nourriflement : mais de ceux qui n'ont pas feulement leur deuë nourriture: ains en ont plus quâil ne leur en fault,telle-mcntt]ue lâabondance fir fuperfluite, auec la malice de l'on-
TROISIEME. 8y glc, font caufc dây fait e découler amp;nbsp;aiTcmbler plufieurs humeurs mauuaifes amp;: corrompues qui oifenfent celle partie, laquelle appuyee fur la terre dure, fent douleur, amp;nbsp;principalement au trot (qui eft à la plufpart des chenaux couftu-micrement fafeheux amp;s dcfplaifant): amp;: partant le cheuah trottant,refTautant cefte douleur en mettans le pied à terre, pour cuiderfuir cernai, leue foudainement les bras: Ãôen aduiêt aux chenaux tout ainfi quâaux hommes,lefquels chc minans, toutesfois quâils ont chofe qui leur offenfe le pied, ilslerelcuent pomptement, ayans opinion que câeft la terre amp;nbsp;non le caillou, ou le cor qui les oftéce. Toutefois ne vucil ie pas nier,que le chenal qui a bon pied puiife auffi bien manier les bras quâvn autre qui aura le pied maunais: ains au contraire ie dy quâil les pourra encore mieux manier, pour-uen quâil y ait enluy deforce amp;:lcgercté, qui fontles deux principaux moyens de bien faire mounoir au chenal, amp;Ies bras Scies efpanles. Pour refondre donc,iedyque telsan-nelets, à caufe de la douleur quâils donnent amp;: font au pied ducheuai, ils luy font aufft plus toft amp;nbsp;plus haut leuer les bras: amp;nbsp;qui les luy aura fait ou fera porter, fil y regarde de bien près, cognoiftra que trottant il les leuera plus toft ôc plus haut que de couftume, mais comme parties doulou-reufes. Et partant, qui me croira, nâen fera ia porter à fon chenal: mais outre ce, aduifera foigneufementà toute autre chofe quâil pourra faire, amp;nbsp;tiendra pour ferme Scre-foln, que file chenal, pour caufe que ce foit fâoifenfelepied amp;nbsp;y fent douleur en le pofant fur la terre il nâaura autres par tic de fon corps, de laquelle il fepuifle dextrement aider, pour bonne quâelle puifTe eftre: car il eft trop clair à chacun quâvnchcualne peult cheminer fans pieds. Donc concluant, icdyqucle Chcualier cognoilfantlc grand dommage qiiipeultadnenirà fon chenal parle moyen des chofes fuf-dites, il les doit fuir amp;nbsp;en vferle moins quâil pourra: Scfil eft dauenture contraint quclquesfois de fen aider, quâil aduife foigneufementà ce quâau reftefon chenal foitbien ferré, amp;nbsp;fecouru de tout autre fccours pofliblc,tant pour le regard du fer, quâauffi de quelques paftoas quâon luy pourra
X
LIVRE
auflî oindre amp;L frotter: comme aulll fera bon Si expedient luy baigner, lauer amp;nbsp;frotter quelquesfois les bras de quelques baings amp;laucmensà cc propres amp;: necclfaircs, tant pour conforter les nerfs, que pour tenir toulîours ces parties feiches, amp;nbsp;empefeher que les mauuaifes humeurs nây defeendent.
Dâ^vue manière defer, ç^ de eertains clouds, (luiÃruentau lieu des crampons^ clouds à ^lace lt;^ creÃesfujdites.
Ckf^V. VI.
VOyant amp;nbsp;cognoilfant, que ceux qui pour les pieds de deuant de leurs chenaux fâaident de crampons aigus, clouds à glace, amp;: creftes pour les cuider garder de glilfcr, ne faduilent pas du dommage amp;: tort qu ils leur font:ie leur vueil bien icy donner aduis, quâau lieu des chofes fufdites, ils fc doiuent feruir de certaine cfpecc de fer, quâon a en noftre pays dâItalie coulhime de bailler aux chenaux Barbes, Genets, amp;nbsp;Turcs, quand on les veult faire courir le pal-llpalliole 1®â^CQâ®1 fattache auffibien amp;nbsp;mieux, amp;fcrtamp; prouffite pallcc'eH-. encores dâanantage, que tontes les choies fufdites. Lequel incertain fer eft fait de telle manière, que par dehors il y a vu petit pris acouf cercle à lâentour,qui eft dentelé en forme de petite Scie, qui titmetn fattache amp;nbsp;pince fort bien, amp;: neatmoins ne fait mal ou nui-J^ltepour fancc aucune aux pieds nyaux nerfs du chenal.Or faut il de^che- ^â^â ^^ foitfait de fer qui ne foit pas trop tendre, mais cru, iKtux-. icy ^'Jâ^gt; ^ ^æ^ trempé, amp;: au fürplùs bien battu, à fin quâil en nous le foit plus dur: pource que fe trouuant tendre, ce petit cercle nommeras aifecment lâen iroiten pieces. Mais au ant que le tremper fris. amp;i. mettre en Åuurc, le faudra bien adiufter au pied du che-ual: amp;nbsp;neantmoins fera en la liberté amp;nbsp;diferetion du Chc-ualierdc faire faire les dents amp;nbsp;pointes de ce petit cercle plus ou moins aigues aucc la lime, ainfi que meilleur luy femblera,amp;au furplus deburafe donner gardequelagrof-feur du derrierede ce fer refponde amp;foit égale aux dents ou pointes du fufdit petit cercle: amp;: encore , fil veult pourra il faire mettre vue bordure furie milieu dudit petit cercle pour-veu quellene furpaflcjnâencores quâelle foit égale
TROISIEME.
Sé
aux dents ou pointes de cefte feiette ou petit cercle, mais vnpeu plus baffette: amp;nbsp;apres que tout cela fera bien lime, acouftre amp;: acómode,on pourra bailler au fer la bone trépe. Aufiî pourra on vfer au lieu de cefte feiette de celle forte de clouds,que iâay dit au chapitre precedent ccftuy,eftre vfitez par les Turcs: amp;nbsp;fera-on le fer de deriere de forme de ccluy que nous auons dit de la fciete.
De la forme quâa» doit^arder pour otturir le talon ^ le cartilage du pied du cheual: ^ pour vuider la pointe de lâongle^ (i^ iceluy nettoyer par dedans. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;c h a p. vii.
L^ talon, aucc Ie cartilage ou tendron (appelle en Italien ^le fetton) principalemér aux pieds de deuant, doit eftre moyennement ouuert,fans que lâouuerture auancc Rentre trop en dedans, mais plus ou moins, félon la bonté du pied lequel moins fera bon de tant plus près y faudra il prendre garde,à fin de nclâafFoiblir par vnc trop grade ouuerture.Et fi quelquefois iladucnoit(comme i'ay veufouuantaduc-* nir en aucuns cheuaux parla negligencede ceux qui en a-uoiét la charge ) que le talon fuft de telle forte endurcy que aucun paroir ne peufi de rien feruir pour l onurir amp;nbsp;oiler de lâongle de celle part, le vous aduertis que lors il faudra lâefchauffer aueevn fer moyennement chault: car par ce moyen il famolira,amp; lors en pourra on öfter autant que be-foin fera, félon la nature amp;nbsp;qualité' de lâongle. Encores le pourra on baigner en eauchauldeau lieu dây appliquer ce fer chauld, qui fera vn autre moyen autant ou plus aifé pour lâamollir: car la corne du pied du chenal refséblc à tou te autre corne,en ce quâelle famolit à la chaleur. Au furplus le Cheualier fera ofterafon chenal de la pointe de lâongle autant quâil verra en eftre befoin pour luy donner la proportion conuenable:ce quâil pourra facilement difcerncr,luy faifant mettre le pic à terre. Et fc netoyera encore le creux du pied du cheual aucc le paroir autant que le Cheualier cognoiftra eftre befoin: fe donnant toutesfois bien garde de le faire attaindre iufqnes vif.
fonc.tÃr» piroir-
x ij
LIVRE
De la retraiite. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;c H A P. v i 11.
POurcequâil aduicnt quelque fois au marcfchal quand il ferre le cheual, démettre amp;nbsp;öfter plufieurs fois vnmef-me cloud, ou pource quâil nâentend pas bien ce quâil fai ci, ou pourcequeles clouds font aifezà fe plier il fault que le Cheualier luy face diligemment regarder à tout ce quâil fait: pource que facilement il pourroit faire vne retraittc, ou pource que la pointe du cloud attaindroit le vif, ou pource que le cloud fc pourroit aufli tortuer amp;nbsp;fociller . Et quelquefois laretraitte vient pire amp;nbsp;plus facheufe au chcual,querencloueurc:à cefte caufe eft bien befoingau Cheualier dâouurirlcs yeux en faifant ferrer fon chenal, amp;nbsp;y regarder de bien près, amp;nbsp;dâautant plus quand le pied eft a-bondammentnourry:
De lafor/ne que doiuent ordifiairement auoir les fers desqiieds de deuantpour les bienmetfre en Åuure
CH AP ⢠IX.
ORdinaircmentleferdu pied de deuantnedoitenrien re-cen outrepafler lâongle du pied fur fa pointe, excepte tou-qùandle *^â^s^ois au cas quâelle fuft rompue amp;:vfee, mais il doit eftre theu^l /4-auantageux depuis le milieu en arriéré amp;: fauancer vnpcu croche ou outre lâongle afin de le côferuer: mais aufli furie derrière il
oitaintiies ne doit pas eftre court,ains eftreiufte ôc égal au bout du ta-frs de Ion du chenal:car fil outrepafloit le talon,le chenal fe pour-dernere
au fer eu
roit bien attaindr« amp;nbsp;forger auec les fers de derrière: com-aupedd ^^^^dieftant court fil au oit le talon foible amp;nbsp;tendre,il en datant ce P^'-â^'^oit fouftfir douleur amp;nbsp;dommage.
^ae les
maref- O^^l^ döiuent ordindirement efre les fers des pieds ite derriere, ehaux nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;CHAP. X.
tfeuters
z^Vandilfcblera bon au Cheualier que les- fers des pieds quot;^eufi^- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;derrière, depuis le milieu en arriéré, outrepaflent
' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;amp;nbsp;anancent vn peu lâongle, tant fur les coftes que fur le ta-
* â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Ion il
TROIS à E M E . nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;§7
lon il nây aura pas grand danger, pourcc que cela ne peult en rien nuire au chcual: ains plus toft luy profiter: mais aufii fera il bon luy laiifcrle furplusiufte amp;nbsp;égal à lâongle du chenal
De la manière dâaiuÃer le fer (^ lon^le dit cheualeuÃmble.
CHAP. XI.
TL eft befoin auant que commencer à mettre les clouds (principalement aux pieds de deuant) que lâongle du chenal foit bien nettoyé amp;: accouftré comme il doit, amp;nbsp;quâil ait fa proportion conuenable: de quoy (comme iâay dit cy def-fusion fe pourra efclarcir en luy faifans mettre le pied à ter-reï amp;nbsp;puis apres on y fera aiufter le fer,ne fourrant en aucune manière, que par la parede du marefchal, le pied foit mai à fon aife: ceft à dire, pour bien aiufter le fer auec lâongle on réchauffé amp;nbsp;rebatre le fer tant amp;nbsp;fi longuement que befoin fera.Or pourvoir fil viedra bien iufte furie pied,il lây faudra attacher premièrement auec deux clouds feulement, auant quây mettre les autres: le premier defquclz fera celuydela part dedans pied,attaché,au trou du milieu,amp;f aidera touf-iours le marefchal des pincettes amp;nbsp;du marteau pour faire le droit aiuftement: lâautre clou fera puis attaché en la partie de dehors pied, pareillement au trou du milieu: amp;nbsp;auec ces deux clouds faudra prendre peine queleferfoit bien également aiufté. Quant aux pieds de derrière, on ne peult aufti faillir dây ficher pareillement les deux clouds du milieu amp;dâyfairele furplusde lâaiuftcmét delà mefmc forme que ievien de dire.Et apres que tous les clouds y feront fichez, amp;nbsp;repliez en dedans au bas de la corne (comme on a ordinairement acouftumé de faire) il Icurfaudralors coupcrles pointes le plus près de la corne que faire fe pourra, leur laif fant toutesfoislc bout filongquebefoinfera pourlebien riucr : lequel riiiement faudra faire après qu on aura par dehors bien batuauccqucs le marteau la teile de chacun; cloud,amp;fâaiderdcla tenaille puis après, en riuantla pointe de chacun dâiceux, du cofté de la corne.
LIVRE
i^^^i doivent e/lre les clouds pour bien alptir les fers des sheuAUX. CH AP. XH.
LEs clouds,defquels on fc veultferuir pour bien ferrer vn chenal, doiuétertre larges amp;nbsp;téucs,amp;: moyênemét longs amp;nbsp;faut bien garder quâilz ne foient fueillus amp;nbsp;pailleus ou au-trementdurs ,Et dâiceuxà cheuaux communs, non cour-fi^ut ' ^ers, en mettre ordinairement huict ou neuf à chacun fen tu plions amp;aux courfiers ouFrifons dix, ou onze, amp;quelqfois plus fil y efehet. le ne veux pourtant pas nier quâaux pieds dâaucuns cheuaux il ne fuffife dây en mettre fix ou fept, mais il y enapeude femblablcs. Et fe fouuienne leCheualicr que quand ils font en nombre nompair, leplus grand nombre en doit eftre mis du colle' de dehors pied, pour ce quâil nâeft pas tant fenfible comme le cofte' dedans pied.
Delà bordure oupancette que Ion ntet quelquefois au fer. C H A P. X 11 I.
PLufieurs cheuaucheurs amp;nbsp;marefchaux,pour cuiderfou-lagerla plante du pied de deuant du chenal, font faire des fers bordez, tantoft plus tantoft moins, de celle manie-eolmo, g re.Ils font vncomble,ou relief, ou pancette (comme on le comble,'^ voudra appellcr) au milieu du fer: laquelle nâeftant aidce Jommet,4 dâautre chofe repofera feule en terre. Etpource quâen cela des-daft.e giftbien grandeconfideration, ievueil bien aduertirtouC homme qui fen voudra aider,de bien pefer à qui il le veult faire: pource quâil y a des ongles de cheuaux de telle nature amp;nbsp;qualité', quâils en relfentiroient plulloll nuifaneeque fccours ou proffit aucun: amp;de tant plus fi tant cftoit que ladide pancette ne full faille amp;nbsp;accompagnée ainfi quâelle doit, amp;nbsp;comme iâenfeigneray cy apres en temps amp;nbsp;lieu. Or puis queiufques icy iâay tant fait que dâauoir par mes eferits là tiffait à ce que ie defirois, qui elloit, defueiller auant toute autre chofe les efprits desCheualiers amp;nbsp;cheuaucheurs à l'intelligence, ie viédray dâici en auant aux particularitez,54 monllreray comment on pourra bien ferrer tous cheuaux.
TROISIEME. quelque forte, nature, amp;nbsp;condition que puisent eftre leurs pieds fleurs ongles.
JS
D âauettns aduertijjêmenspour co^noiÃre le bon pied du cheual, ^ du mojien quâil fault tenir pour le bien ferrer.
CHAP. XliU.
JLmefouuientauoirditau fécond chapitre decetroifie-me liure, de quelle forte doit eftre lâongle du cheual pour eftre bonne: amp;nbsp;encores que l'aduis de pluficurs anciens qui en ontefcrit, eftque lâongle du cheual pour eftre bonne doit eftre de la couleur de la corne dâvn bouc: mais ie vueil maintenant dire que mon opinion nâeft pas quâelle doiue du tout eftre femblablc, pource quâelle feroit fer-cleufc : laquelle chofe ne fut iamais eftimee ne trouuee bonne. Mais quant au pied de deuant fe trouueront lesCenbiofa^ bonnes parties, defquelles iâay parle' cy deuant, lors le £au-ââfâl(gt;*Ã-dra ferrer dâvn fer de la forme aulTi cy deuant dide: auquel, fil eft befoin,on pourra faire vn crampon,pour-veu quâil foit à lâArragonnoife, amp;lcfaudraaufti tenir large de verge, amp;nbsp;groffet par derriere, à fin que les pouls nâen foient often- ^IpoÃ, fez. Et fi on nây met quâvn crampon, il doit bien aduifer que (^â*^ââ lâautre cofte du fer foit gros, de forte quâil ne puifle ef-galler. Et fi dauenture il le furpafibit, faudroit que ce fuft de bien peu,à fin que le cheual (fil eftpoftrble) puifte mettre le pied à terre égal amp;: pareil, amp;: non en balance ou contrepoix, comeilferoitncluy baillant quâvn crampon fans le fecours deflufdiâ:. Si mieux on nâaymoit faire que du cofte du crampon on luy oftaft S«: couppaft de lâongle dâauatage que de lâautre: ce qui ne feroit bien ne profit aucun au pied du cheual ioint que pour vn cheual quâon pourra trouucr aflez fort pour porter ce tormêt,ilfcn trouueravint autres qui ne le pourrot endurer. Tant eft: que lepouuât faire autre-mêtlebon Cheualiernedoit foulfrirquele marefchaloutrage, defchire amp;t defehiquette ainfi lâongle de fon cheual,. ains le doit faire coferuer amp;: tenir étier en toutes fortes qui!
LIVRE penlera le pouuoir amender. Le talon duquel pied debura pareillement cftre moyennent ouuert,amp;pour bon quâil pulfle eftre, ce faudra neantmoins bien garder d'y entrer trop auâtauecleparoir. Au furplus du milieu amp;nbsp;de la pointe delâongle, il f y faudra gouuerner comme iâay monftré cy dclTus : câen à fcauoir, que la pointe foit retaillee amp;: efgalcc auecle refte, amp;:la corne nettoyee par dedans ainfî quâil appartiendra amp;nbsp;nuée bon moyen. Obferuant foigneufe-ment en cell endroit amp;nbsp;tout autre que fer foittoufiours bien aiufte au ce la corne,de forte quâil nây foit ne trop court oueftroit, ny trop large amp;:auantageux fans propos car cela pourroit beaucoup nuire au chcual.
De lâongle forte, toutesfois moyennemcfft tet»peree,iiuee v» dip cours touchant icelle. c H a p. x v.
Combien quâau fécond chapitre iâaye quelque peu dif-couru de la nature amp;nbsp;qualitez des ongles fortes, toutefois pour nây auoir à plain latisfait à mon grc,ie veux maintenant plus particulièrement toucher les conditions dâicelles Or pour y commencer, ic dy quâelles ont elle ainfi appelées, pource quâelles font dures: amp;nbsp;lâen trouuent aucunes de fi grande dureté, que les vues font fragiles amp;nbsp;efclatan-tcs comme vn verre, les autres fe cafTent comme vnc glace: Icfquellcs partant ont retenu les noms, les vnes de vitrioles les autres de glacioles : amp;nbsp;meritent bien à mon iuge-ment dâeftre ainfi nommées pource que leplus fouuent en les ferrant elles fe calTent Sô cfclatent. Mais ie me referue à en parler cy apres parle menu, comme ie fcray plus à plain en déclarant le moyen de les ferrer amp;nbsp;conferuer. Il y a encores vne autre forte dâongles fortes,lefquelles par les grandes chaleurs ont bien à foulfrir,pource quâelles deuiennent tellement feiches, quà grande peine fe peultle cheual foul-teniramp; porter fur icelles. Les autres deuiennent comme bignets ou champignons fris enlapoillc, tantalâoccafion de leur mauuaife nature comme aulfi de ce que le cheual aura eftéforbeu, amp;nbsp;que lâongle aura efte mal ferré. Encores y en a il
TROISIEME. ??
en ail dâautres qui foc biéforc feiches parla pointcanais les talos en font fi molsôcdclicatSjquâils nepeuuent fentirpres de foy aucune chofe dure,ce qui aduientafoccafiondes mauuaifes humeurs defeendues en icelle partie. Autres, encores font eftroides, en la forme d'vu coing telles que les ont ordinairement les mulets. Or pouree que de toutes ces différentes natures Si qualitcz d'ongles fortes amp;C feiches,ic penfe auoir parlcà fuffifance, icme fuis délibéré de paffer plus outre: mais vois dire parle menu le fecours que ieftime propre Seneceffaire à chacune dâicelles. Donc quand lâongle fera forte, mais de moyenne temperature, faudra auffi moyennement luy ouurir le talon, fans entrer bien auant a-uecle paroir dedans le cartilage,nomme'le fetum,car fidâa-uctureclle eftoit eftroitte de fanature en ceft endroit,elle fcn eftreflîroit encores dâauantage, amp;nbsp;faffoibliroit encores dâautant par delfus fon naturel. Du furplus comme des coftez, du milieu. amp;:de lapoinde, il en faudra puis après öfter amp;nbsp;retailler, ainfique iâayditey deffus, amp;nbsp;que lonco-gnoiftra eftreneceffaire pour luy donner fa proportion cô-uenable: mais auffi faudra il que fon fer outrepaffe amp;nbsp;auan-ce du milieu en arriéré comme les autres,iâcntcn en largeur. Et fi on le veult quelque peu border,il nây aura pas grand dâ-gerpourvcu que la bordure foit faite de forte, que la pan-cette nâen foit parbeaucoup releuce. Si on y veult aufli faire mettre quelque petit crampon, faire fe pourra, mais quâil foit à lâArragonnoife, amp;nbsp;qu'onface tenir la partie du dedans du fer de telle groffeur, quâelle vienne egalle au crampon amp;nbsp;à la bordure. Eencores, fi bon femble, pourra on faire auan-cer vn peu le crampon, mais bien peu: car comme i'ay did cy deffus,il garderoit Icchcual de pouuoir pofer cfgal le pied à terre, amp;nbsp;par ce moyen luy feroit grand tort. Etfur tout fault bien aduifer que le fer mis en Åuure nâeftraigne pas le chenal deuersle talon: car lâeftraignant il luy feroit grande nuifancc, amp;: quelque fois luy pourroit tant faire de mal, quâil feroit caufe de luy faire creuer le quartier.
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De fongle ^^r eomeforte, laquelle en temps chaud deuient pltisfeiche. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;CH AP. XVi.
QVelqiiefois fcrencontre vnc efpcce d'ongle SZ corne forte, qui par temps chaud a bien à foutfrir,pource quâelle lây defleichcjde forte que le chenal a puis après grande peine à fc fouftenir fur cile.j Telle forte dâongle requiert en premi cr lieu dire bien amp;nbsp;diligemment ferree : amp;nbsp;fecon-' dement dâdlrecontinuellemêt amollie amp;:humeótec( prin-cipalemét en temps chaultjdâonguents amp;nbsp;autres chofes hu-meftates amp;nbsp;amolliflantes:amp;: fur tout fuir chofes defleichan-
Sapruppt fi tortue (Sr sâtlf-fallc.
tes,enquoyie voy plufieurs faillir. Et faut croire quâà la fois les ongles de telle forte TclTuyent amp;: ddTeichent de telle façon,que laiflant par negligence ou inaduertance croiftre la pointe trop longue,il aduient aifeement que le pied fe retourne en dedans,amp;: fe tortue Zalfolie (ce quâaucuns pourront mal aifeement croire)ne plus ne moins que fi le cheual fattaignoit des pieds de derriere. Et quad le pied eft de telle forte, facilement il fâencaftclle:amp;; partant en fault il dire biéfortfoigncux,amp;: de bien près y prendre garde,à ce quâen ouurantles talons,on n'y entre pas trop auant,pource quây: entrant, celle panic pourroit deuenir tant foible, amp;nbsp;que le' plus fouuent le cheual faindroit de fe fouftenir deftus elle, ôcauflifeftreciroit elle pins Fort ainfi quâautrement. Et faudra encores bien aduifer quelcfernefoit,nycourt,nyc-ftroit,amp; ferré aupied,amp;quâilneluy faceaucumal,à fîn que il le pofe mieux à terre : amp;s fur tout qu'il foit égal, car autrement il luy feroit peinc:fors fil dloit quelque peu border car ainfi il ne pourroit que bien dire. Pour refolution,pour-: ce quâil me femble quâvn tel cheual ne merite pas dâeftre garde amp;nbsp;nourry cnlâcftable du bon Chcualier, ienemâem-pefeheray dâen dire autre chofe,finonqueieluy confeille de f en deffaire le pluftoft quâil pourra.
lies pieds ou ongles forts ^ âvitriols^ eu eflatans comme verrej -âh C^ encores de ceux qui font,ou peu ou aff:2;;^(frite[le:!^ plas pleins comme un bimet. chap.xvii.
Fault
TROISIEME. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;po
F Ault entendre quâil y a dâautres ongles amp;: cornes de pied de chcual,qui font noires, fortes ou dures, amp;: éclatâtes amp;
amp; frail es à merucillcs,auiourdâhuy appelées vitrioles, pour-ce quâelles éclatent amp;: fc caflent tout ainfî quâvu verre, prin-cipalemet quand elles font mal ferrees amp;: quand on fait cheminer le cheual fans refped par lieux afpres amp;: raboteux, amp;: plains de pierres. Et font ces pieds tantfrailes amp;nbsp;eclatans, qle plus fouuét en les ferrant les pieces des ongles fe Icuét, amp;pource quâelles fontà infi excelfiuementfeiches, par fois le fer crolJe amp;nbsp;loche h toll quâil eft affis» Partât doit le Chc-üalier eftre aduifé quâoutre ce quâil doit de près prédre gardé à bien faire ferrer fon cheual. ainfî fc doit il bien garder de le mener par lieux pierreux, nommeement en le maniât. Et cncoresfera bon de tenir toufîours telles ongles ointes par dehors, à fin de les adoucir amp;nbsp;amollir de forte, quâelles foient moins frailes amp;:éclatantes que ne porte leur naturel: qui eft tel, que quelquefois le cheual fe defferre pour gau-chirfeulement lepicd,amp;;perdicferauec vnbon morceau defonongle:amp;: le mefîné encores luyaduiét par les fanges, amp;nbsp;quand de malle fortune il luy efehet d enfoncer le pied dedans quelque trou. Orleferdâvn tel cheual ne doit eftre aucunement borde,fil nây aautrefecours: caria bordurefe-roitqudâongleferomproitplus fort, amp;nbsp;encores quelepcu FrifelU, qui en refteroit fellargiroit amp;: aplattiroif dâauantage de la igt;hteftfit forme dâvnbignet,tcllemct que la plante du pied du cheual ^°'* ^^ viendroit à f approcher de terre, amp;nbsp;quelquefois la touche- ^â^^â*-roit. Moins encores faudra il faire au fer, ne crampon, ne crefte, ne barbettes, ne luy mettre des clouds à glace. Et fur toutfoitlefcr égal:amp;; grower amp;nbsp;large du milieu en arriéré, mais quâil ne touche ne repofe aucunement fur les quarts, car ce faifant il doneroit grand tormet au cheual:amp; encores le faudra bien doner garde quâeftant le fer allas, ilnâcftraigne amp;nbsp;ferre les talons du cheuahpource que par ce moyen il luy feroit aifeement creuerle quart. AulTi quand on viendra à luy rogner la pointe de lâongle,il luy en faudra öfter moyennement , amp;nbsp;au furplus luy ouurir les talons aucc difere-ion,y entrant ou plus ou moins félon la bontédiceux.
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LIVRE
Etpourceque par fois il adulent, à loccafion de ce que les cheuaux ont efté forbus ou autrement, qucles mauuaifes humeurs defcendans fur les pieds, leur ont tellement rena-pâylaplantc, quelle leur touche presde terre; en ce cas fc fault bien garder de faire comme aucuns marefehaux, qui baillent au chenal vn fer borde fans autre fccours, Ãilont caufequclepicd luy deuient plat comme vn bignet: mais fault faire le fer plus fubtil au milieu quâaux collez amp;nbsp;ail* iteajfe^la leurs, à fin que celle fubtilitc face place à la plenitude delà plante, h plante.Et quand cela nefuffiroit, pource quela plante du treux dn pied du chcual feroit trop pleine amp;nbsp;plate, on y pourratenir fied dit le moyen que ie diray cy delTous parlant delonglcglaciolc. (heual. Encores quand lâongle amp;nbsp;le creux d iccllc feront ainfi plains
amp; plats, fe donne bien garde le Cheuaher, que le marefchal ferrant le chenal ne lâenclouë, car il feroit bien aife delen-douer, à caufe de la malice de lâongle morte; amp;: outre fe donne garde que la grolfenr du fer ne le trompe, car nâef-tant fi toll vfé,amp; l'ongle croiflantpar delTous, le fer pourrait venirarepofer furies pouls, amp;nbsp;les eftreindre de telle forte, quâil feroit creuer vn quart: mais quand on verra le temps opportun de les releuer Sérafibir, nây faudra faire faute ne delay. Et fil efehet quâvne telle ongle, ou autre quelle quâelle foit, foit rompue on gaftee, à caufe que le ehe-* ual auroit chemine fans fer ou autrement, en forte que ce foit,il luy faudra bailler vn fer quilâauance amp;nbsp;outrepairc,de forte qu'elle puiffe commodément fe reprendre amp;nbsp;croillrc par delTous luy, fans deftourbier ou empefehementquelà malice amp;nbsp;mifere luy puiflefaire; ainsfe donc toufiours paarde leCheuaher que lâonglenc paire point le fer afin quelle ne fe rompe amp;: depefle. Et fi le fer eftant alfispalToit quelque peu de lâongle,ce peu qui outrepaffera foit leuéamp;coupc ancc le coufteau amp;nbsp;le marteau, amp;: puis poly auec la rafpc ou lahme.
D u pied forty qui A le cartilage ^ le tAlo» teadre ^ delÃAt, CHAP, X V11 r, yLfetronue quelque cfpece de pieds forts, qniontneant-'* moins le cartilageamp;le talon fort tendre amp;c dehcat;pource que
TROISIEMK. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;pI
que tant d'humeur mauuaife amp;: pourrie deflue amp;nbsp;abonde en celle partie, amp;: lâattendrit de façon, quelle nepeultfcn-timefoulfrir aucune chofe dure près defoy: toutesfoislc furplus de la come,cft: tant excefliuement fcc, quâil ne fem-ble pas quâaucunehumeury defeende. Atelle nature dâongle foit le Cheualier aduerty defc donner foigneufe gardé que lemarcfchal acouftrantle pied defoncheual, n eutre auecle paroirtropauant dedans celle partie ainfi moile d tendre: car de fa nature elle eft fi fortfuiette à fe referrer amp;: ceftraindre, que bien fouuent elle tombe en danger de fen-cafteler de foy mefmes, fans ce que le marcfchal luy en donne aucune occafion: lequel quelque fois, y faifant tout ce qui eft poflîble pour le cuider empefeher, nây peut routes-fois remedicr.Or à tels pieds fera bon de mettre fer qui foit vn peu bordé, lequel ne les laiflè ainfi referrer, comme ils y font enclins deleur nature: les verges duquel doiuent eftre f^er^et, grofCesà : larges par derrière, Si pleines fans crâpon, amp;nbsp;plus/'«'«^quot;» approchantes lâvne de lautre quâaux autres fers ordinaires, ^'â^^â Aucuns au lieu du fer que iâay dit, ont couftume dâvfer du fer à planchette, femblable à celuy dont ont ferre les mu-lets: toutesfois celuy dont iâay cy delfus parlé eft plus loger ^ plus belà voir, amp;nbsp;autant ou plus proufitable. Au iurpluSjà ^of^,^,^ telle forte de pied, outre le grand foin que doit auoir le Cheualier de le tenir toufiours bien ferré, faut chercher tous moyens de lâattendrir par la poinde,amp;lc delTeicher parle talon aucc cataplafmesamp; remedes feparez. Mais le meilleur remede que ievoye à chenal ainfi mal empieté, eft de fen defairele plus toft quâon pourra, fans en empefeher lâcftable ne le marcfchal.
Du pied fort ^ encaÃeUe. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;C H A P. X i X.
POureequeiay cydeffus faid mention du pied fort fie cncaftellé,il me lerable quâil efehet icy apropos de declarer quel eft le pied quel on entend ainfi nommer. le dy donc,quefile talon du pied du chenal fc referre amp;t reftraint c eft ligne quâil eft cncaftellé, à tout le moins quâil en a bon y hj
LIV R E
commencement. Semblablement,quand enluy bouchant le pafturon,onlc trouue chaud outre mefure,fans autre accident,ou maladie:dcmefmes quand on luy bat la corne., amp;nbsp;elle fonne cas amp;c creux comme vnecouhourde vuide.. Toutes lefquclles chofes aduicnnent à raifon de cequclepièd nâa pas la deuë nourriture, à caufe que les conduits, parlef-quels la bone humeur nourriflante doit paffer,font reftrains amp;:eftoupez,amp;: partant elle ncpeuty defcendrcà fuffifance. Et fi quelque fois en qlque partie du pied la nourriture abode, amp;nbsp;nây faittoutesfois leffeâ: amp;nbsp;operation couuenable (comme au talon,duquel nous auons parlé au chapitre precedent) cela procédé de l'humeur mauuaifeSc pourrie. Et pourconclufion,,quandlepied du cheual eft cncaftcllc, il ne peut porter peine ne fefouftenir furiccluy, ams choppe amp;nbsp;trébuché fouuent. La manière quâon doit obferuer pour bien ferrer tels pieds, eft, de leur bailler des fers vn peu bordez, qui foiétau furplus toâ pleins amp;nbsp;égaux,amp;: faut toufiours attendrir lâongle partons moyens tantpar dedans quepar dehors.Toutesfoisle vray rcmedede garantir le Cheualier du mal qui peut aduenirdc tel pied de cheual, eft delc châ-gerà vn meilleur.
Du pied fort ?lt; lafmbUnce de celuy dâ^in mulet.
C H A P. X X. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;⢠'gt;
piedi eo-do^m :
pieds de coing,ou pieds de mulets-
oa^fl^f /e letter
ENcorcs y ail dâvnc autre forte de pieds forts, qui font fi hauts de talon enfemble amp;: fi eftroits , quâon les appelle vulgaircmcnt,pieds de coing,amp;font du tout femblables aux pieds dâvn mulct. A tels pieds fait befoin le fer bordé,qui ne mit toutefois trop haut,Scnefaut pas quâil ait crâpondequel ie dcfcn,nó pource que tel pied ne le peuft bic porter, .mais pourcequâai occafionducrâpoilpourroit aifeement letter onglc.-cc que iâenté en ne luy leuât par derrière plus dâongle quâil feroitbcfoin:5c à ce moyéil pâchcroitâ toufiours cna-
uât,pour eftrelc crâpo haut par derriere:amp;outre endurcroit ^''è^^quot; . padio partout le pied amp;nbsp;les bras:ce qui adulent ordinaire-mer au cheual quinepofepleinernét amp;: efgalemêtlepied à tcrre:cóme nous à uos ia dit en pluïîeurs lieux. Or apres que le marefchal aura auec bonne confideration amp;:difcrerion
ouuert
TROISIEME.quot; 51 ouuert lé talon de tel pied, il l abaillcra dâautat qu'il cognoi? ftraeftre befoin pourluy donner fa proportion; laquelle ie ne puis precifement définir ou fpecifier autrement, finon quâen celle forte dâongle plus quâen toute autre on peut ab-bailTcr le talon,pourueu quâon le tiénetoufiours le plus tendre amp;nbsp;mol que Ion pourra, quieft lefeulmoyendele con-feruer. ; . -
^Dapieds forts (^^laciols,(^ de ceux qui ont U cajf pleine^ ^fonta/fe^iplats. chaa. xxi.
ILfetrouueparciUemétdesonglesdecouleurblancc, qui (^âJlè, Fr font dures ôî éclatantes, vulgairement appelées glacioles:^â'^â^ ^^ pour ce quâelles fe calfent amp;nbsp;éclatent aufliaifeementamp;de^ mefine/açon que la glace, principalcracntquandlcxhciial nâaflied pas plainemcnt amp;: également l'on pied à terre, ou bien aduenant que lâongle outrepalTe le fer. A celle caufe ie dy,quâil ell befoin qu'vu tel piedfoit bien ferré,amp;: auec grade diferetion, de façon quâil ne foit point bordé fans autre fecours:amp;fife faut biengarderdy mettre crampon de ereile, ne barbette,ne clouds à glace (combien quâaucuns fen veulent aider) pour ce quâauec toutes ces chofes le cheual fe roit en danger à chacun coup de femettre lâongle en pieces:, mais fur tout, quâon aduife de luy faire alfoir plainemcnt amp;; égalemcntlepiedà terre,amp;noncn balance: amp;:aulTiquâom garde foigneufement que le fer ne repofe fur les pouls, car fily rcpoloitou elloit trop ellraint, illuy feroit douleur, amp;: quelque fois telle'quâilluy poulroit faire creuer vu quart.i j Mais lefer doit élire égal belüfte au pied du milieu'en allât,!
amp; vn peu groffet du milieu en arrière, Stanx collez de moyé-ndargeurde verge. rJErauant quâaIfoir le fer fous lepiedjc: faudra bien aiuller auec lâongle, de laquelle la pointe denra élire retaillce Sc nettoiee de tant quâon verra dire necelfai-re, à fin quâelle ait fa proportion conu enable, .amp;: luy ouuric moyennemétle talon,là nsy entrer trop auât. Puis fi ori trou ueque la planteait befoindefecours pourdire trop pleine, faudra bienaduifer de faire en forte, que laivoulant fe-courir, on ne nuife aux autres parties, comme font au-
LIVRE
cuns y mettant vn fer bordé fans autre fecours: laquelle bordure,neantmoins fait élargir amp;: rompre lâongle, quieft caufe que la plante puis apres lâapproche plus près, ou toucher la terre, donc le pied du chenal endure puis telle d où-leur, quâil ne fe peult louftenirdelfus iceluy. Mais au lieu de telle bordure, iedefirerois quele ferfe feirt grolTet parles coftez, amp;fubtil par le milieu: car parce moyen il foulagc-roit la plenitude de la plante fans nuyre aux autres parties. Et fi on veult encores plus comodement fccourir amp;:.fou-lager la plante ainfi plate amp;nbsp;pleine, on pourra faire ce fer ainfifubtil amp;: délié par le milieu que ditîeftvn peù bordé, amp;nbsp;outre la bordure luy bailler vnefcietequienuironncla plante, laquelle foitvn peu plus haute que ne fera la pan-cettc: amp;:fera encoresceftefeiette quelecheual ne ghlfera pas fi aifement fans luy faire aucune autre nuyfance ou era-pefehement au pied,mcfmes aux talons,qui font les parties plus debiles:pource que la gioficflc du fcr,au moyen de celle fcictte,fe fait égalé par derrière fans autre fecours.Enco-respourra-on,fi on veult, faire ce fer là nsfcictte, en y mettant au lieu dâicelle des clouds qui aient tous la telle raoyé-nement hauteamp;:groire, afin que mis en Åuure ils releucnt quelque peu le pied.Et pour cell effeél ferôt bons les clouds François:mais fi onenveult déplus relouez,on pourra vfer de ceux des Turcs, dcfquels fay parlé au cinquième chap. Etnâenten pas parler des cloudzà glace, pource quâà mon iugement iîz feroicnt trop de relief: encores feruiront telz clouds pour empefeher que le chenal ne glilTe fi facilement. Pour refolution iedy, quâà telz piedz fault de bien près prendre garde amp;nbsp;fur toute cholèi aduifer à çc que la bordure ne furmonte amp;nbsp;furpalTc les autres fecours , non lèulcmét en celle forte de pied maïs aulfi en toute autre ef pece dâongle ainfi efclatant amp;fraile;puis après quel on aura alfis le fer duquel Ion fe voudra aider, il y faudra aiullcr lâongleauec lecoullcau amp;nbsp;lemarteau, lapolillant auecla rafpeou lime, à fin quâil nây manque rien du deuoir. Se faudra aulfi doner garde qu ela grolTeur quâaura le fer fur le derrière, ne tromp de Chcualier: car croiflant lâongle, amp;nbsp;ne-flanc
'TROISTEME? nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;9^
ftant Ic fer fi tod vfe,cela pourrait bie nuire au cheuaÃ:mais pour y obuieril faudra rcleuerlc fer quand on verra dire befoin/u nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;' 'p ; T:
Du moyen de bien fer fer les teunes cheuaux^qui nont pj^ le cat^ti- .
â¢11' i laye bonders lestions. CHAP. xxii.jh'Lj O
IL adulent le plus fonuent, quclc cheuai nourry amp;nbsp;eleué en lieu non fee amp;nbsp;montaigneux ,mais fangeux amp;maref-eageux, en report aueclepicd tendre, amp;: entre autre ten-.dreflèi-jaucc le cartilage ôc le talon par trop moi amp;; délicat. Aceftecaufeme lemblc que le Cheualier cognoiflant ces parties trop moles amp;nbsp;tendres es pieds de fon clicual, débuta pour le mieux Ic faire ferrer de demy fers, vulgairement appelcz,fers à lunette,pour quelques mois : cat allant ainfl defferre' du milieu en arriéré, il fera force que le talon 6i autres parties voifmes fendurciflent : amp;: encores à ce moyenleeheualfaccoudumera à mieuxmanierlcs bras amp;: lesefpaulesïià caufeque fefforçant fuirla douleur quâilfen-tira en aifeantle pied à terre, principalement en trottant, il Ics leuera promptement S^: hautement. Et faut entendre quâvu tel chîcual,outre ce quâil doit edre bien ferre,ne veult pas edre paq trop crauaiilc, ny en le difeiplinant edre conduit A: manie en lieux montaigneux Ai pierreux, ou qui autrement aycnt le terrcndur:pourC'à quâçdant'cxceiriuemot tourmente nommeement en tels lieux dl en reflent grande paflion ^ non auk pieds feuleraent,mais encores'aux nerfs des bras,amp; eonfequemment par tout le rede du corps. Puis après quâon aura retaille Si rongné de la pointe de ce pied, auant leferrdr, autant que bcfoin fera, amp;nbsp;quâon luy aura oti-uertletalonausi'c.lcâparoy moyennemvt,fansy entrer trop auânt,amp;saiuftéamp;egalcletout aaeef^deue ptopoftiondow on luyjmettraîlo fera lunette, lequel fera que le talon,' cn-.coresquâilnc croilfe, pource qu'il nâaura point de fer pour fa dcfcnfc,à tou.tle moins fenduteira.Mais auflî ne fault pas fuyurc le hroyen que tiennent pludeurs , qui laiffenc tellement doufif lü piedauee teHeferrure ( fans fc foucicr de le refetrer qi^iandiPed hefoin ) qM â^^^ P ointe dâiceluytcta mne .â J' i nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Z
LIVRE en fus, amp;nbsp;encores le pied fe retraint par le milieu, qui font toutes chofes mauuaifes. Caraprcs quâil aura porte le fera lunette quelque moys, amp;nbsp;on cognoift que les talons feront quelque peu endurcis, le faudra lors ferrer dâvn fer entier, qui foit grolfet du milieu en arriéré, amp;nbsp;fans crampon ny autre fccours : amp;nbsp;fans fe donner peine quâil foit aflls, de forte quâil luy palfionne celle partie de fa nature mal faite amp;: mal compofce:mais auffiferabon quece fer entier foit du milieu en arrière large de verge,amp; fur tout faudra douer ordre à ce que le pied faffee plaincmentSc egalement fur la terre.
Du cheualquifentretaiUe. c H a p. x x 111.
QVand le cheualfentretaille,ou aucclâongle, ou du fer, ou des clouds malriuez amp;nbsp;rabbattus,faut entendre que celaaduient ou de foibleifc ordinaire, ou accidcntale, ou bien à caufe quâil nâeft pas ferre de fer qui luy foit propre amp;nbsp;commode,ou pource que tel cheual a le pied naturellemêt ouaccidentalemcnt bas parle dedans: amp;nbsp;aucunesfoisencores pource quâil raffled à terre à gauche.Et filfentrctaille allant le pas, il f entretaillera dâauantage allant le trot, caril trotte aucc plus grande peinc.Or fi ce mal luy proccdoit de maigreur, ou foibleffe, ou laffere,il le faudroit laiffer repo-fer,amp; neluy efpargner point 1âauoine:mais fi on nâauoit lor-firdelcrepofèrpbur befoinquâoneuft de cheuauGhcr,ou repofe fil continuoit à f cntretailler : lors faudroit faire que les fers tant deuant que de derrière, fuffent fans crampon du cofte de dehors. Et de ce mefmc code encores luy öfter de lâongle plus que de lâor dm aire, amp;nbsp;faire que le quart du fer du cofte de dedans fuft plus gros que de dehors. Ce moyen ainfi obferué fuffit à quelque cheuaux ; toutesfois. où fine fuffiroit,faudra faire ce quart de fer du cofte de dedans fi gros, quelagroffeur reuienne à laguife dâvn boutton, tel neantmoins quâil nâbccupc point plus dâefpace que le troU dâvn des clouds,amp;quepar derrière vers le talon il foit tello-mentgrosiquâil égale ceboutton;faifantau furplusla verge egaleafohglcde celle part, amp;nbsp;lâautre fans crampon amp;nbsp;plus baffe.
TROISIEME.' 54 baffe. De fait qui voudra fecourir le cheual dâvn. fer com-pofe' de cefte formed! en reffentira grandamendemét,pour quelque occafion que fepuiffe entrctaillerle cheual^ fors a-ueclcpied gauchercar en cefte manière il ne feroit pas bien fccouru, mais bien dâvue autre façon que ic diray plus auat. Plulîeurs indiftercment oftcntle quart entier du fer du co-ftc' de dedans,mais cela ne me plaift point:car pour telle oc-cafion ne fault iamais Icuer aucun quart du fer, combien quelecheual fe touchaft Sóattaignift auec iceluy, car fans luy encores fattaindroit il dauantage, amp;nbsp;outre ce encores fafFoibliroit il dâautant plus celle partie eftant fans fer, amp;ft fenfible comme iâay dit. Et quand le cheual fentrctailleà caufe de ce quâil allied le pied à terre gauchement,alors faut öfter vue partie du ferla où iroit le cramp on, fi on en met-toit vu par dedans.-toutesfois ie nâenten pas quâelle foit plus courte,mais quâon lâeftrecifTe du cofte de dehors, en oftant feulement fi peu quâelle ne fe rende pas égalé à lâongle approchant toutesfois bien près du bord dâicelle, amp;nbsp;le faifà nt encores plus fubtil en ceft endroit, quâil ne fera par toutle refte de ce cofté,lequel au furplus doit égaler en groffeur lâautrepartie du fer,à fin quelc cheual puilfe mettre le pied à terre plainemétamp;: egalemct fans endurer paffion.Or nâa ce pas efte fans occafion que iâay dit tout ce qui a efte cy deffus entendu ; car iâay beaucoup veu dâhomes faifans cotre mon aduis,qui ont donné occafion à leurs chenaux ( entre autres manuals accidens ) defcntrctaillcr amp;nbsp;toucher de lâvn pied lâautre fi cruellement, que pourlagrande douleur quâils en refentoient,ils demouroient vn temps fans feponuoir bonnement fouftenir fur la iambe.Ce que iâay veu adueniraufli bien quand lecheual auoit toutle fer ordinaire,comme quand on luy enauoit oftéle quart, delà forme quâaucuns en vfent,corne iâay dit cy delfns.Qui me faid dire pour con-clufion quâil faut auoir par tout amp;nbsp;en tout grade diferetion, amp;: principalement quand le cheual nâa ne courage ne grande force. Neatmoins encores faultilfoigner que les clouds du cofté de dedans foient bien riuez, pource que le cheual cheminantgt; fattaint quelque fois au milieu de la iambe,
-^ ; nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;L I V R E
ou il foffenfe fi fort , quâil demeure tout vu temps fans pou-uoir rafToir lè pied a terre, tellement quâil eft bien neceflair c que les clouds foient bien riuez. Et partant ie vueil que, ou befoih fera, on face autant de forcettes, quâil y a de clouds à nucr,dcdas lefqitelles tous les bouts des clouds liupz foient enfoncez fouipetits bouttons de fer,qui les cacheront, de forte quâils ne pourront aucunement offeufer les piedzdu chenal.'-,;. ''L : 1.1 - nnu' â jjH nu. nionr--
il! nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Du chenal qui ndtareUement va tJJèxJarge.âif-j-in:;^',. â¢
C HA P.fi'xx l'i J n lt;i'bi73iâi ^owgt;':lâ¢'?
.1- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1
A Liant le chenal naturcllcmct alTcz large : firon luy veult donner quelque fccours en le ferrant, faudra faire le contraire de ce que fay dit au chapitre precedent,à fçauotr^, du colle' de dehors releu cric fer plus que de lâordinaire. -Et fil nâauoit accouftumé de porter crampon,luy en bailler vnc car il luy pOurroit donner quelque bon fecours. Et Aon luyi veult encores donner plus grand fecours, illuy faudra par dedans abbailTer lâongle plus fort que de lâordinaire-, amp;nbsp;en-cotes ne faire de ce cofte' de fer trop gros, pounicu quâen; tout lâongle ne foitoffenfee ny blcflec. ,Ecdc cefte mefme. manière en peut on aulfi vier aux pieds de dcrricrertoacef-. foisfe faut bien donner garde'tant aux vns pieds comme; aux autres,quâen voulant aiderlccheual-qui iroitlarge.auec, toutes ces chofes que ic vien de dire eftre bonnes pour ceft cft'ed,on ne nuyfe aux autres parties du piedUefqueUes; pourroipncellrctantfoibled, quâelles ne fouffriroicht.telle: incommodité!Tellementque-Huomm« e» vfant.ôiîipreua-' Iant,doitn!éan£moins fy-gounernerauee gcâdeldifcrecion.â
⢠.j c.nhii.ihJu rr- â¡'3UQ3 â âïg;.';; IlmO- ⢠. b;iÃup i . 1 Pour n^noifire quand Tangle du chenal aÃu^ert ouÃoujfre,fiource -.
qu'il aura cheminéÃns fer^^du remede quâilyfaut donner, n . qion â â !:? -/oHli;, ..c u a P, xx v. ;.U; -»ut?, a. o noi »b â 7;: -gt;qi.-âjou on j.'n i£!quot; i â¢) rL .;i.'- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.-h 'î:? li q â :
ILaduientaycuncfois qtlcle pied du chenal endxiEc,poim eeqn ilînâapcunùdcfer^oùpource quâil acheriuojé Einsfad nómeemént quad dncLa^as accouftumey on quion lâxfait aller
TROISIEME. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;5)5
aller par lieux pierreux 06rudes.Or quand ieCheuaKervour dra cognoiftrefilepieddc fou cheualà iouft'ert,oufcnriïreà celle occafion, il fen pourra cclarcir parles lignes amp;nbsp;aceidés qui enfuiuêt: câeftà fçauoir, fi lâongle le defpcfie,oufila touchant on la reflent plus chaude que de Ion naturel ; car fi on latrouue ainfî altcree, câeft grand ligne qu ellca beaucoup fouftert par dedans , combien quâil nây enaitpar dchots.au-cune apparence extérieure. Et le plus cuident indice-cû encore ceftuy,à Içaueir^quadlc chenal boictcamp;ic deultdu pied defercé.Mais ce cas aduenantjil faut (fd eft poflible) tenir le cheual cn repos pourle moins vn iour, ou deux, amp;: plus encores fil elf befoin, amp;:luy appliqucrdcsbaftonsquiluy cou-urent toute lâongle, la vertu deiquels foit non feulement de luy öfter la douleur, mais aufti de luy eftaindre la chaleur ac-cidcntale amp;:: furnaturellc quâil fent par dedans ; car fi le Che-uà licrJe diflimuloit fans en faire autre conte, fainonchalancc pourtoitbien eftre occafion de quelque plus grandma! qui aduiendroità fon chenal,amp;:pourroit eftre caufe de le perdre amp;nbsp;partant vaudra mieux y obuier de bonne heure . Encores fera bon faire quelque bain ou lauement aux-bras du chenal pour luy conforter les ncrfs:maisaduifer,cn.lcsluy baignât, de ne les luy lauer que par le dedans.^ â 'Erapres quâilvcrua le pied eftre hors de danger,alors le faudra faire ferrer d vn fer auantageux par les cortez, amp;nbsp;pareillement parla pointe (fi befoin fera,mais peli) principalement fi elle fera rompue : amp;nbsp;aduifcr que par derriere il nâoutrcpalfe les bords dd onglc, de crainte du forg.ement ou attainte. Et fi on fèvouloit fer-uirdclamodeTurquefque, ie feroisbien deceft aduis, fça-noir eft,quelcferfoît vn peu-rennerfe furie talon pour l^de-{^,. Æ fonfe diceluy,^ par ce moyen encores ou fafteurera qigt;c Isttilndrè. chenal ne fattaindra on forgera point. Il eft vray que cefte façon pourra fcmbler eftrange a pluhcurs pcrfonncs qui ne font point veUe pratiquée entre nous : maisiclaiflc à la dif-orctiondu Cheuaher de fen feruir fi bo luÿ'femble: pouxueu quefur tout il aduifeà faire en forte, que-fon chcfialpniftc pl'aiacmetamp; cgalcmentaftoirle pieda tcn-e.Epûladuenoit diauenturc quâil füftfop-C'dde clvcuaiulh'eiv encores 'iquâil
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boittaft amp;nbsp;fe douluft, ou quâil euft lâongle autrement offenfé pour auoir cheminé fans fer, comme fay dit cy deffusdors illuy fera baillervn fer tel que ie viens de declarer, mais il â faudra dâauantagc que les verges dâiceluy versla partie de derriere foient plus voifines amp;: approchantes lâvnc de lâautre que lâordinaire, amp;nbsp;encores quâelles foient plus larges: puis a-pres emplir la plante (fil eft poflîblc) de quelque vnguent ' pafton, oucompofition propre à conforter le pied, amp;; à repercuter les mauuaifes humeurs qui y fluent. Et apres que le pied fera guary de ce malôô réduit en fon premier eftat, lors â on Icpourra ferrera lâordinaire,amp;l'clon ce que fa nature requerra,
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DucheualtjuiÃballotte nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;CH a P. xxVI.
IL aduientaucunesfois (nommeement entrottant)que le chcual haulfant par trop les bras, feles attaint par dedans, ^u pied mefmes:donr les nerfs offenfez refententvne grande douleur. Ce vice (que les Italiens appellent ballotter) a befoin dâeftre remedié amp;fccouru aucunement auccle fer, lequel faudra faire vn peu plus gros que de lâordinaire : mais ccluyfcra encores plus grand fecours de ne le folliciter amp;nbsp;tourmenter point en trottant,pource que celaluy nuit beau coup amp;nbsp;foffenfe le cheual dâauantagc, dâautant que le Che-ualîer le fait plus allègrement trotter.
Du fied ramfgt;igt;f (i^pied bet. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;c h aâp. x X V i i.
-y Aturellcmcnt aucuns cheuaux ont les pieds rampins ou bots, (ainfi appeliez pource que pofez à terre ils regar-^'^ quot;nbsp;' dent en dedâs)aufqucls fera befoin dóner quelque fecours. Pour y remedier donc amp;nbsp;fccourir,faudra les faire ferrer plus fouuent que de couftume, amp;: leur öfter à chacunefois de l'ongle plus du cofté de dedans que dehors : à fin que par ce moyen le pied vienne à fe pofer iuftc amp;s égal fur la terre. Et fi on craint en retaillant amp;nbsp;abbaiflant lâongle plus que de couftume,trouuer la chairviue auecqucs la pointe du cloud, SC
TROISIEME. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;96
amp;:confeqiiemment enclouërle chenal: en ce cas ne faudra pointpaflerplâ outre, mais au lieu de ce faire,fairele fer plus gros de lâautre cofté de dehors, en y adiouftant (h bon fem-ble)dauantagelecrampon.Mais toufiours doit eftreleChe-ualier bien foigneux amp;nbsp;aduife de rien ne faire,ny en cccy,ny en autre chofe,linon aucc grande diferetionô.: dextérité, à fin que voulant fecouriramp;. foulager vne partie, il n'offenfe amp;nbsp;foule lâautre, ce queiene puis autrement particularifer: mais celuy quifetrouuera aux affaires, voyant les natures, des pieds amp;nbsp;ongles des chenaux, y procédera auecques telle difcretion Si iugement, quâil nây fera rien que bien à propos. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Pr^sJom-
D» cheual tjui feforge ^ blejfè les talons,ou bien fattaint les nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;l^s 4c ar~
nerfs des bras. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;c H A P, xxvili. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;uAut.
QVand le chenal auec les pieds de derriere fattanitics pieds de deuant enlieu quecefoit, ce vice prouicnt de ce quâileftanfli parcffeuxà leuerles bras corne lieft prompt à leuer les iambes Et pour exemple il eft manifefte Si notoi-reà chacun, quâon void plus founent vn chenal balfanpar derricre que par deuant: pour-ce quelâhumeur phlegmatic dominant en celle part, eft celuy duquel naift la pareffe : Si r nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;r nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;r n lineouts-
partant font pigres Si pelantes toutes les parties elquelles ^f^^ ceft humeur domine. Orpour y obuier ie dy, quâil faut cf^foux chercher tous moyens pour le garder de fattaindre, à fin bras ou-quâil nâen deuienne boitteux. Donc le moyen d'y remedier auxpteift, fera, que le fer du pied de derriere dont il fattaint ait vn.e barbette qui entreprenne fur la pointe de lâongle : laquelle pointe en ce cas fe doit retailler Si abbaiffer plus que de lâordinaire. Si ce que pour deux effeefs : lâvn pour mieux accommoder le ply du fer, lâautre pour alfoiblir Si faire plus pareffeux Si tardif le pied, comme de fait il denien-dra quand il aura lâongle ainfi taillce. Si le fer plus pefant à raifonde la barbette. Auecques laquelle, quand ores le chenal fattaindroit, ilfcfcroit moins de mal que fans icelle. Or encores par vn autre moyen auffibon ou meilient que le precedent fe pcult fecourir le chenal, qui cftâ
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en faifant que la pointe du fer du pied de derrière dont il fat-taint, fok fi courte fie etcharfe qu elle ne ioignepas iufques à la pointe delâongle^amp;rauili quâelle foit vn peu groflette caria groflclïc gardera quelle ne fvfe pas fi tolbôé ores qucle chc-ual fattaignift ainficommefil auoitfon fer ordinaire amp;nbsp;en-tief', fi nefe pourra il pas oftenlcr nâayant pointdefer à la pointede laquelle il fe pourra attaindre . Mais fi on vouloir feulement donner le fccours pourerapefchcrquelecheual lt;ne fe forgeaft amp;: attaignift,en ce cas on pourra tenir le fer du pied dedeuât fi court par derrière, quâil nâ'outrepafle en rien le bout de f ongle vers le talon, ou bien le faire rebourlcr amp;; renuerfer furie talon à laTurqucfquc: pourueu neantmoins quâon le tienne le plus léger quâil ferapolTible, a fin que le â¢â- ⢠chenal par la pefanteur ne retienne fes bras pigres Ãé tardifs à leuer,comme il pourroit faire fans doute , fi ou luy bailloit le fer pefant:amp; à ce moye faccrocher ou attaindre leà nerf?: de façon que,comme iâay dit fouuent cy deffus,leCheualicr doit toufioursfaire toutes chofes auec meure délibération, ace que fcfforceantfecourirvnc partie, il ne feit dommage à lâautre. Etpourcequeiâay dit,qucvoulant rernedierà lapa-teife des bras , il eftoit bon d'efpointer lâongle des pieds de ' ,;â,, de-rrierê vn peu plus que de f ordinaire,amp;:luy retou merle fer ' gt;nbsp;'\ en fusdevucil encores dire dâabondant, quâaduenant qucla .: nbsp;nbsp;pointe du ' pied fuftoftenfee par quelque occafion que ce
peud eftré,cn ce cas on fe peut pareillement aider de ce fer rebroufle par deffusicelle,iufques à ce quâelle foit guarie, amp;: reduitte en fon premier edat.
f - â / nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;D/i cheual qui nefe veut p,is laijjêrferrer,
' nbsp;nbsp;' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;CHAP. XXIX.
POurce que iâayveu pluficurs fois aduenirqueles chenaux font fi malins quâils ne fe veulent pas tenir cois, ny endurer quâvn marcfchal les manie pourlcs ferrer par derrière: iâay penfd nâedre point hors de propos de difeourir fur cede matière, à fin que fi le Cheualicr rencontre quelque chenal ainfifafclieuxà fcrrcrjilpuiiTe fçauoirle moyendefypour-uoir.
TROISIEME.' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;57
uoir. Pour remédier à ce vice, fault entendre quâauec vn chenal de gentil coeur fera befoin defe porter doucement amp;nbsp;plailà mment, fans luy mettre les mourrailles au nez, ne Moro^hei luy ferrer les aureillesauecvne corde mife dedans vnba- fquot;^»rrMl-fton (comme on envfe auiourdâhuy en Italie) pource quâa-uec toutes telles contraintes tel cheual eft fort tourmente', lequel tourment eft du tout côtraire à fon naturehmais à vn cheual de fa nature lafche, poltron ,amp; vicieux fe pourront appliquer tels remedes : car le cheual généreux amp;nbsp;courageux,plus onluy fait de tourment, plus fe fait il fier, amp;fal-cheux,amp; encoreslt;lefpit,amp;defdaigneux.Parquoyaucc cheual de telle nature fera befoin vfer de toute douceur, ainfi que iâay dit, en luy faifant monter quelquâvn furie dos qui lâentretienne, oresauecvoix gracicufe amp;plaifante,oresa-uec paroles hautes amp;nbsp;terribles : car quand pour jes douces amp;nbsp;flateufes il ne fe voudra tenir coy, au moins les furieufes amp;nbsp;menaflante, le pourront retirer de fes mauuaifes pêfees: amp;:lors quâon le verra vn peu fe remettre amp;nbsp;appaifer, le faudra carefter en luy grattant mi^nardementle col amp;nbsp;la tefte. Au fort,quand tels remedes n y pourroientproufiter,icfe-rois dâaduis quâauec vn drap on luy couuriftlcs yeux: pource quâil fe pourra acoifer lors quâil ne verra pointdelumie-re.Mais fi pour tout cela il ne farreftoit point, luy faudroit entrauer les bras auecla iambe quâon ne voudra pas ferrer, Omettre à lâautre vne cntraue,amp; dedans icelle vn anneau, auquel fera pafiee vne corde cnlaflee auec la queue, laquelle on tirera tant quâil foit contraint leuer celle iambe autant quâil fera befoin. Laquelle retenue en lâair par vn autre, fera caufequele cheual fe laifTeraferrerà la commodité du ma-refchal. Et fil fc trouuoit quelque cheual fi reuefehe, quâon ne luy peuft faire tenir la iambe leuce ( pourueu quâil ne ti-raft point de ruades)ie voudrois lors quâon print vne fangle, laquelle onluy attachaft au col,amp; puis quâon lâcnlaceaftà la ioinâure du pied, amp;nbsp;apres quelquâvn la tenat braft de force que le cheual fuft contraint leuer la iambe,ainfi que iâay dit: laquelle iambe ainfi leuce amp;nbsp;tenue fufpédue en lâair, le cheual fe laiflcra ferrer fans autre chofe luy faire. Et encores où
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il fe trouueroit des chenaux tant enragez,que pour tous les fecours defTufditz il ne fe voulfilfent lailfer ferrer : en ce cas ie fuis dâaduis quâon les enferre dedans le trauail, ou quâon les renuerfe par terre : amp;nbsp;comme aux defefperees maladies on applique tous extremes remedes, aufli faudra vfer à lâendroit de tels chenaux de tous extremes moyens, defquels onfepourraadnifer,à fin deles pouuoirferrer: car fi pour les voir ainfî fafeheux amp;nbsp;riotteux on lafifoitales ferrer, ils fopiniaftreroient amp;: enhardiroient à continuer ce vice, de forte quâonnclespourroit plus ferrer quand Ion en auroit volonté ou befoin. Or pource que iâay toufiours trouué grande amp;nbsp;notable difterence entre les natures des vus amp;nbsp;des autres chenaux, acefte caufe ( qui me femble de grande importance ) ie vueil bien icy de rechef ramenteuoir au Cheualier, quâil fe denra toufiours conduire auec chenaux de courageufe,gentile,amp;: gaillarde natnre,le plus doucemét amp;nbsp;gracieufement quâil pourra. Qnelzchcuanx fepeuuent accomparer aux bons gentils-hommes, lefquels,à lâocca-fion de ce quâils font bien nez amp;: bien nourris , auront toufiours le cÅur fi hault amp;nbsp;le conragefi bon, que perpétuellement ilz fe monftreront courtois, gracieux, amp;nbsp;gentils cn-ners ceux qui courtoifement amp;: honneftement les requeigt;-ront de ce qu'ils voudront auoir dâeux : mais au fil au contraire auec chenaux devicicufe, poltronne, amp;nbsp;maligne nature, ie confeillcray toufiours au Cheualier d y procéder le plus rudement amp;nbsp;rigoureufement quâil pourraxomme font ordinairement les chenaux Frifons ,lefquels ne reçoinent nefeftes ne carelfes quâon leur puifie faire: S^reifcmblent aux vilains hommes,aufquels onncpeult faire tant d'hon-neftetez amp;: courtoifies quâon les en puilfe gaigner ou con?-tenter, ains font fi poltrons amp;: lafehes, quâils ne recognoif fent bienfait, amitié,plaifirny grace,donton puiffe vfer cn-uers eux. Pour conclufion, ie defireà tous chenaux icunes généralement auant quâon leur mette les fers, quâils foient tous rompus amp;C acoulf umez à fe laifier toucher amp;; manier à toutes perfonnes,tant les bras,amp; les iambes, quelesiointu-xes,lcspatturons, Ãdles pieds, amp;nbsp;aies haulfer de terre, comme fi
TROISIEME, ÿS me fi on les vouloir ferrer, amp;: pareillement quâon les apprenne tellement de ieuneife, quâils ne trouuent puis apres cilrange ne le paroir ne le marteau quand il fera befoin de fen aider pour leur accouftumer les pieds.
Crepaire il quarto', faire quar tier neuf eu faux
Des caujèspour lesquelles les cheuauxfont quartier neuf, ç^ des moyens propres pour y remedier,
CHAP. XXX.
IL aduient fouuent en quelque ongle de cheuaux qui quartier nâont pas le cartilage ny les talons bons ( comme il efehet ou treuer ordinairement aux cheuauxqui ont les pieds glaciols amp;nbsp;vi- ^^âl^^gt;'^-triols ) amp;:aufurplus ne font pas ferrez comme ils doiuent, ains ont le fer qui les ferre amp;nbsp;eftraintles talons,en forte que les ongles fe creuent: laquelle ereueure aduient depuis le milieu en arriéré,començant fur la couróne,amp;tirant en bas: ce quâon appelé vulgairement, faire quartier neuf ou faux quartier.Or fault il entédre quâil nâell pas bon à chenal qui a tels pieds,amp; qui au furplus nâa pas le fer propre, de luy donner beaucoup de tourmct,ne de le faire cheminer par lieux afpres amp;nbsp;pierreux. Mais toutcsfois quâil efeherra au chenal dâauoir lâongle ainfi creuee pour quelque occafion que ce foit,ie dy,quâil luy faudra fccourir an pied ainfi ofFenfénon toutcsfois de la forme que ie voy pratiquer à aucus:lefquels luy appliquent ce fer à lunette, dont iay parle au vingt-deuxième chapitre, ôôqueiâay diteftrebon pour cheuaux ieunes : lequel, fionbailloit à chenal ainfi oft'enfé,pour-roit eftre caufe, quâen le cheuanchant fur le plcèoupar lieux pierreux , il fe mangeroit amp;â perdroit cela partie de l onglc defeounerte èc fans fer : amp;:quele cheual puis apres ne fe pourroit foufienir fur le pied : toutcsfois ie ne vueil pas nier que le fer à lunette ne foit fecours à la ereueure , ains au contraire ie dy, que iâay pour figne ma-nifeftc,quenoay eftant celle partie du fer qu,âon ofte au fer à lunette, amp;nbsp;qui fert de fecours à la ereueure,lors on co-gnoift clairement que la caufe de teldefordrc prouientde eeqiâay dit cy deftuSjS^ non dâailleurs.Mais ievueilquelon
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fccoure ala creueurc, fans nuire aux autres parties, en fai-fant que le quartier oftcnic foit dcfcouuert,amp; fans fermais à fin que defius la creueure il ne fe rencontre chofe qui la molefte, ie vucil bien que le fer vienne à finir près dâicelle, amp;nbsp;que fur ce bout on le face vn peu plus gros que de fordi-nairc. Outre cela, il faudra encores aider à reioindre la partie creuee auec quelque vnguent ou cataplafmc ; amp;nbsp;après quelle fera reiointe, ou de foymefmes, ou parle moyen du fccours quâon luy aura faid, ou quâelle fera deuallee en bas, alors luy faudra mettre vn fer entier, félon la nature du che-ual Si? la qualité de fon pied. Aufurplus, le bon Cheualier fans cela,fe doit toufiours bien donner garde fur tout, que ces parties du pied du milieu en arriéré ne foudret aucune molefte ou douleur, principalement quand elles font ainfi foibles, comme nous aiions dit cy dclTus : pource qu'eftans tant fenfiblcs comme elles font, elles font dâautant plus ai-fees à eftre offenfees, amp;nbsp;moins fortes pour endurer oft'enfe quâaucune autre partie. Et pour faire plus clairement en* tendre de quelle importance eft le foin que doit auoir le Cheualier de les coferuer amp;nbsp;bié traitter, ie dy,quâellcs gou-uernentamp;fouftiennenttoutlc demourant du corps,dc façon quâeftans offenfees elles font perdre tout le prix amp;nbsp;la bonté du cheuah pource quâà caufe de leur mal, toutes les autres parties du cheualfpour bonnes quelles foicnt ) vren-nent à faillir.Et encores doit eftre le cheualier aduifé dây tenir pour lâaduenir lâÅil de bien près,à ce que la nonchalance du palefernier ou marefchal qui a la garde, amp;nbsp;confequem-ment doit auoir le foin de la faute du chenal, ne le rendift quelquefois fuiet à cefte facheufe maladie.
Du cî^tfiil âjui »'aÃiedpai à plain le pied de derrière le posant A terre^ ^du moyen dâypouruoir^ Chap. XXXI.J
AVcunefois il efehet que le chenal, ou par maunaife ac-couftumance, ou par maladie quâil a euë, ou par eftre mal ferré, naffied pas à plain le pied de derrière à terre:ains chemine feulement fur la pointe. Auquel,pour quelque oc-cafion
TROISIEME. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;99
cafion que ee vice luy puiffe eftre aduenu, faudra pouruoir deremedc conuenable: Icquelfera tel,quâon luy taillera en le ferrant la pointe de lâongle plus que de lâordinaire, amp;nbsp;au furplus on le ferrera dâvn fer qui aura deux crampons : car ce luy fera bon moyen pour luy faire aplanir le pied. Encores luy pourra onvfer dâvn autre lecours pour le forcer contre fonvouloir de remettre le paturon en terre,qui fera, luy mettant à la pointe du fer vn retors ou reuers qui lâoutre-paflexar luy faifant porter vntel fer pour quelques iours, on en pourra refentir grand amendement. Et fi quelquâvn dâauenture faifoit doute de f en feruir, craignant que le che-ual fen attaignift amp;: offenceaft: le bras, à ceftuy là ie refpon, quclcchcualnefenpeutattaindre, amp;nbsp;ores quâil âfenattai-gniftjfi ne fepourroit il que bien peu oifenfer.Et apres quâil aura quelque temps porté ce fer renuerfe, amp;nbsp;on cognoiftra quâil nâen aura plus befoin,onluy dcuralors öfter, amp;nbsp;luy re-baiilerlefer ordinaireauec deux crampons:amp; neantmoins luy faudra toufiours lailTer le talon plus hault que Ion ne fc-roit (ans cefte occafion.
Du moyen de bien ferrer les pieds de derriere.
CHAP. XXXII.
Combien quâen quelques chapitres iâaye aucunement raifonné du moyen de bien tenir ferrez les pieds de derrière, toutesfoismâafemblébon dâen difcourirplus amplement en ce chapitre, pourmonftret tout à fait la manière que le bô Cheualier y doit obferuergcneralemct pour tous chenaux. Et pour ceft efteéb, ie dy que la pointe dé lâongle doit eftre retaillée amp;nbsp;rabbaifiee tant quâelle reuienne à fà proportion conuenable. Or quant à la quantité de ce quâil en fault öfter, nâeft poflîble de la définir de paroles, pource quâelle ne fepeut monftrer autrement que furie propre fait mais bien diray-ie quâil nây faudra pas entrer fiauant auee-ques le paroir, principalement vers la pointe, que dâiceluy on touche à la chair viue, ou du cloud par fon moyen: car on feroit grand mal auchcual, à caufe que celle partie elfe
A üj
I. I V R E plusfcnfibic qu'aucune des autres Au furplusles talons doi-iient eftre médioccement ouucrts : amp;nbsp;le creux du pied bien nettoyé par dedans, lans en oftertoutesfoisq ce qui fera de helbin pour accommoder les autres parties, amp;;failantle tout au;ecqu.es grande confideration, afin quâon ne face tort à livnepartie en voulant fecourir lâautre. Leur fer fera tel quâon aaccouftume dele faire ordinairement: câeftadirc, vnpeu longuet,amp; auec vn cramponner du cofté de dehors: amp;nbsp;fi on y en veut mettre deux,on le pourra faire, pourueu que ce ne foit à cheual qui 1âentretaille:car en ce cas fault vfer ainû.que fay dit cy defius au chapitre appartenant à celle matière. Et fi on luy bâille le crampon feulement par dehors, faudra en-.grolhr le fer du cofte' de dedans aulfihaut que pourroit aller le crampon,filyenauoit vn, de forte que lâautre foit par la grofieur de ce cofte de fer à peu près égalé: ou bien quâon ne rongne pas tant de lâongle de ce cofté, comme on pourroit faire fans cefte occafion, à fin que le cheual puilTe plainemét A:égalemcnt afloirle piedà terre.Etnefera quebien fait de luy bailler deux crampons, pourueu quâils nefoientnetrop hauts ne trop pointus : mais en toute médiocrité. Et quant aux clouds propres pour y appliquer, ie nâen diray icy autre chofe,me remettant à ce queiâen ay dit cy delTus.
Des fers prppres paar feoarir vn cheual ^uife déferre en chef»in, ^ du moyen de pen aider. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;V
CHAP. XXXllI,
POurce que fay veu pluficurs fortes de fers defquels le Cheualierfe peut aider amp;lcs mettreen Åuurc fans clous, quand par fortune fon cheual perd Ion fer ou autrement fe dqferre en chemin, il mâa fcmblé icy à propos dâen dire mon aduis. Qui eft, quâil me dclplaift bien fort de voir à aucuns vfer dâvn fer qui eft fait de deux pieces amp;nbsp;a vn petit cercle à Tenuiron montant par delfus lâongle : auccques vn crampon au milieu delà pointc,amp;;vnc viz fur le derriere^par le moyen delaquclleon reflerre amp;rclargiton le fer à fa volonté, len ay veu vfer encores dâvn autreforte., qui a pareillement v-ne
TROISIEME. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;loo
ne vis aulicu de clouds, auecqncslamere par dcf[usgt; qui trouue le raafle amp;nbsp;lâcftraint. Encores vne autrecfpece fe pratiquez de laquelle icne diray autre chofe pourle pre-fent : pource que ny elles ny les autres delTufdidtes ne me plaifcnt en façon que ce foit, amp;nbsp;nây trouue chofe qui foie bonne, comme auifi ie croy que toute perfonne de bon entendement qui les voudra confiderer de près , fera de mon aduis, encores quâil nây trouuaft autre mal que les grands trous que ces vis y laiflent, amp;: lefqucls feuls fontfuf-fifans pour faire mettre lâongle en pieces. Meilleurs auf-fi ne pourront eftre trouuez les autres fers: car ils tombent amp;nbsp;laiflent aifeement le pied du cheual, Sd encores aucuns dâiceux fontvnhaut relief,'tellement que le cheual les ayant aux piedslcmblc aller auecques des mules. Qu^ant à moy, fay toufiours trouue beaucoup meilleur que le Cheualier entende ôô face entendre à fes gens le moyen déficher les clouds aux pieds du cheual, amp;nbsp;quâallant par champs il face toufiours porter vne ou deux disferres , auecques clouds, marteau, tenailles, Ã^paroir, à fin que rien ne luy défaille au befoin, amp;nbsp;que fon varlet (ouluy mefmesenla neceflate) puifle mettre les disferres. Et fault fçauoir quela disferreeft: vn ferfait de deux pieces, moufles par la pointe, amp;r: iointes lâvnc fur lâautre dâvne chenille de fer bien rince qui pafle à trauers, amp;nbsp;font tellement rebattues quelles font peu ou point de relief, ôC aufurplus fe pcuuent reflerrer amp;nbsp;relargir tant que befoin eft, amp;nbsp;par ce moyen accommoder à tous pieds de chenaux. Mais an feigneur puiflant ou autre homme qui mai-né par champs chenaux de prixamp;de reipcef, ie confeille-ray toufiours de mener vn marefchal auecques luy .⢠à fin que tels chenaux non accouflumezà cheminer deferrez,, puiflent eftre referrez promptement au befoin, nommee-ment quand ils fe déferreront en lieux pierreux amp;: montai-gneux.
^ilairtijjemcnt pro, tÃAb le ^honorable pour le Cheualieti^
C H A P.
XXX I l l 1.
LIVRE
J EChcualier doit donner ordre que le marcfchal ayant a-^cheuede ferrer foncheual, amp;:deluy accouftrer le pied ainfî quâil deura, ne laide par nonchalance ou inaduertance de donner encores vne belle couleur noire à lâongle, afin quâelle ne paroilfc bigarree de diucrfes couleurs (iâenten des pieds qui en auront befoin) pource que lâongle ainfî bigarec de plufieurs couleurs eft mal plaifante à voir, amp;nbsp;fî nâeft pas e-ftimee bonne,principalement cftant efcorcee. Pareillement doit il faire clorreles trous que les premiers clouds auront laiflez: ce quâil ne fera tant pourlâvtilite'quc pour la beauté de lâongle.
luÃificatioK de l'autheur-, Mec quelques autres aduertijjè-mens necejfaires au cheuaUer. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;c h a r, xxxv
POurra eftreque quelquâvn lifant ce mien dernier liurc, trouuera eftrâge ,que iây aye traitté quafî trop particulièrement plufieurs chofes, amp;neantmoins laide à dire me tai-fant de plufieurs autres. Auquel refpondantiedy, que lâvn a elle ainfi fait par moy tout exprès à fin de rendre Icschofcs fufdiâ:es plus faciles amp;: intelligibles au Cheualier ; amp;nbsp;lâautre, pource quâil y a plufieurs chofes ( comme iâay remonfttéau fécond chapitre)lefquellesnepeuuent eftrefî bié exprimées ny données à entendre par parolle comme par cfFeâ::amp;: par-tantmâailfemblémeilleur demâentairetoutafait, que dâen parler confufement. Si vueil ie bien encores dire auant faire fin à ce traitté amp;: à celiure, que le Cheualier prenant plaifirà celle vertu chcualiere, fe doit auât toute Åuure elforçcr par tous moyens dâacquérir la bonne grace des hommes quâil co gnoiftrafçauans amp;nbsp;expers en cell art, iâenten tant de cheuau-çhcurs5que dâefperonniers, amp;nbsp;marefehaux, amp;nbsp;fentretenir en leur amitié. Audi ne doit il oublier de lire diligemment tous les hures qui en ont cllé efcrits tant anciens que modernes, à fin dâentendre l aduis amp;nbsp;les raifons dâvn chacun,amp;y alTeant iugement fe rendre par ce moyen praétiqâ amp;nbsp;fçauant en celle belle, doy-ie dire fcience, ou vertu: Et pour fy rendre plus parfait^ confommé encores luy fault il toufiours auoir lâÅil ouuert
TROIS lEME. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;loi
ouuertamp; attentif à regarder les preuuesamp; operations des autres Cheualicrs amp;nbsp;cheuaucheurS, à fin devoir amp;: cognoi-ftre à quels eifeefs elles reuicnnent/Et^quand il en entendra parler toulîours ouurir les aureille^â pour apprendre lâaduis amp;laraifon des vus amp;nbsp;des autres : faifant mefmement frequentes pteuucs des chofes par luy entendues fans y elpar-gnerfoin,trauail,nçdefpenfe. Aufurplus lebonCheualier doit toufiours mieux ay mer reflemblcr à ceux qui font toutes chofes pour l'honneur, quâà ceux qui fuiuent amp;nbsp;procurent leur particulier proufit: Dont les aucuns y font tellement fuiets,quemefmes dormansjlsnefongent quâà leur gaing.^ Or n enten ieauoir dit que peu de paroles,pour autre fin,finon pour faire entendre à chacun que lâhomme faifant profeihon de quelque fcicnce que ce foit, principalement de chcualerie, doit ficher là le but de toutfonplai-fir amp;nbsp;paffetemps, amp;: ne defprifer aucun qüi lây puilTc fécou-rir ou donner confeil amp;: aide, ains lâembrafler de toute fou affedionxar chacun fçait quâon ne pcült tant apprendre en quelque art que cefoitqueÃefprit en demeure content, amp;nbsp;quâil ne defire y entendre toufiours dâauantage ; Et quand il fen aura faid quclquâvn tèl, fon familier amp;amy, plusfen deura il tenir glorieux, dâautantâpluslçauant amp;nbsp;expert il le cognoiftra:pource quâentre autres auantages quâil en pourra refTchtir, fera ceftuy quâen brief'8^ fans grande peine il pourra par luy eftre inftruit amp;: bien enfeigne' en tous les fe-crets de lâart: Et encores fe prefentant quelque accident non accouftumé, comme il aduient aux cfprits gaillards amp;nbsp;efueilicz, il fe pourra affeurer amp;nbsp;efciaircir de la vérité par lèfecouitdâvh telfort à myqui lâachetninera dâcntreciùrle vrayamp;droitfentieriOuau contraireliiy manquanttefe-cours amp;nbsp;confeildâvn tel perfonnage, il luy feroit mal aifé defortir à fort aifc de quelque femblable manuals pas. Comme auffi il aduient fouuent à ceux qui fe fient trop en leur efprit amp;c fçauoir,amp; d eulx mefraes entreprennent plu-fieurs chofes difficiles, quâils tiennent pour faires fi toft quâilsles ont pourpcnfees,amp; neantmoins à lâexecution rien moins nâen report que ce à quoy ils ont penfé paruenir.
B
LIVRE
A cefte caufe ie fevay toufiours dâaduis que le Ghcualier communique tous.aftaircs dâimportance à perfonnes entendues amp;nbsp;capables. Tant eft que fur la finde ce mien petit traittéiâay eftécontraint adioufter ce peu de paroles,tant pour le bien que ic defire au Cheualier,que pour le defplai-fir que ie reçoy de voir cefte noble vertu de cheualerie ain-fi mife au bas, amp;nbsp;tenue en fi peu de prix, quâil me femble pouuoir dire lans menfonge, quâelle nâeft pas eftimee au-iourdâliuy,ne mife au degré quâelle merite.
ENSVYVENT LES DESSEINS
DES T ERS DES Q^ ELSA ESTE faide mention en ce Traiébé. '
EERS POVR LES PIEDS, dedeuant.
|
Fersauec le crampon par dehors à lâArra-gonnoife, amp;nbsp;de lâautre cofte renforcer. |
Fers vnis fins crampon ny autre chofe. |
Fer,
lox Ferron vn quarto di / ferro marco e^ v '?^
^Fers au ec vn quart .5j till fer moins., j^
|
Fers auccfciettes on d entez, bordez, amp;nbsp;renforcez en chafeun quart.^ â - - |
Fers bordez,anecIe crampon à lâArragonnoife ,.amp;: renforcez fur lâautre quart. r à y |
R E
|
Fers,qui ontle^quart du collé de dedans plus gros amp;: eftroit que de lâordinaire. |
Fers auec creftes' tant à la pointe corne aux collez, amp;nbsp;auec barbettes. |
|
Fers renu er fez en fus par les deux bouts de derrière. |
Fers auec cramp oas jdicz amp;nbsp;auecannelets eniceux. |
F ers bordez^nec les yer^ges de derrière plus approchantes q de lâordinaire. Fer.detti
|
Fers appelez vulgairement desferres,Iclquels font de deux pieces iointeslâvnc fur lâautre par le milieu a-uecvne elicuillc de fer. |
gt; - nil |
FERS P0VR LES PIEDS
de derriere.
|
Fers plus gros amp;: plus eftroits que de lâordinaire fur le quart de dedans. |
Fers auecboutton,qufont le quart de dedans plus gros que de lâordinaire. B iij |
IJ V S B T
|
Fers fans pointe, mais fur icelle plus gros que de lâordinaire. â â ü a i a 8 3 |
Fers aucc barbette .a?AL gt;nbsp;Ã lapointe. - |
|
.îiorbb ibq non Fers, vulgairement appelez desferres. oVrt.vsÿi i\ ^{5 j'.«oaâ'î'J v- â . .^\?''^*''ï^^*â'â'^'^ FIN moXii p,noKnod ooiiü ? n'-1 ôulq ?Ãinbquot;b â^n 3 a-.?iiÃnib;o'iob 'gt;b3 zo' :i |
à la pointe. Sis'nâ'ïâ TROIS rE---7â'^' |
TABLE DES CHAPITRES CON-7
TENVS^EN CE TRAlTT £,Æ (-Littre premier de la manière de bien â 7,b na emboucher les cheuattx'iamp; ^ -j n ii J-nj^.^ de la nature dâiceux. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^
TRois principaux aduertifTemensamp;remedes que Ion doit bien confidererpour bien embouchervn cheuaLchapi)-tre premier,fucillet 5.page.b i o: nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ic n
Q^lle doit eftre la fente de la bouche du cheual.ch.2.f.6i,r'. Qjucllc bride eft propre au chenal qui eft fort fendu' de bouche. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;i _ H nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ch.j.f.é.p.i
Qjml mors eft propre au chenal qui a la bouche peu fend-ue ch. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;J nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;4.f.7.p.I
Quelle doit auoir le chenal celle partie de la bouche fur laquelle la langue repofe, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, â ckyX.y.p.i
Qimlle doit eftre la bonne langue du chenal. ch.6.f 7, p.2 Q^elmors eft ^pprean chenal quia la ligne grolTe. c.7f..8.l Qiml mors^ remede eft propre au chenal qui pafte la langue par deftusfemboucheure, o,ularire acofteouadroit horslabouche. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;\jn; , n:; ' nbsp;nbsp;nbsp;ch..8.f5i.p,a
Quel mors amp;; remede eft propre an chenal qiq tire la langue de cofteou de droit par dcHus fon mors. ch.^.lam'efme Quelle doit eftre la bonne gcncinedu cheual.ch.io.f.io, p;a Quel mors eft propre au chenal qui a la genciuc aigue, chapitre nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;p^Luo Jju. 0 'ft 9 nbsp;nbsp;â
Oj^dmors eft,propre au chenal qui aura la gcnciue charnue ehap,j 4j:iüp îiuofl'j..tc ^oiqfbon. ri â _iF2r4gÅp/me' Quel mors amp;nbsp;remede eftprepre auclgt;eual quiâa lagencine tourmentee^ou rompue delà bride..!;,- â -gt;â? ch.i5.f.ii.p.2
Quelleamp;doiuct çftre les hones leu,lt;ç^ du, cheual.ç.i4,.fgt;iT.p.a Quel mors amp;: remede eftpropjçqjan chenal qui a la babine grofte. quot;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ch.iy.lamefmc
Quels doinent eftreles bonscrocs onefcaiHons du cheualy chap. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â .--.me nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^6',flt;i3,pȕ
6. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;TABLE.
Quel mors amp;: remède eft propre au chçual qui a lâçfcaillon einpcfchâtamp;Spendât en dedans la bouche.ch.17.la mefme.
0^1 rerhede eftpvoljrfe au cheual qui a lâefcaillon pendant en dehors. a y-y ?: - nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ch.i8.f.i4.p.i.
Q^lremede eft propre au cheual quiales efcaillons inégaux. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ch. 19. la mefme.
Quelles doiuent eftreles bonnes mafehoires du cheual, fur Icfquellesla bride repofe. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ch.zo f.i4.p.2
Qe^ldoît eftrelebonmenconduchcuaL ch.7,t.f.i5.p.f Q^lle gourmetteamp;:quel remede eft propre au cheual qui a le menton fee amp;nbsp;defehaméj^Tâ nbsp;nbsp;nbsp;r ch.ii.f.ij.p.x
Quelle gourmette amp;: remede eft propre au cheual qui a le menton gros amp;; charnu. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ch.i^damefme
Quelles doiuent eftre les bonnes mafehoires du cheual. chap. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;h nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;î4.f.î6.p.a
Qj^l mors amp;remede eftpropre au cheual quia les maf-choitespetites amp;nbsp;eftroittes enfcmblc. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ch.ij.f.iy.p.i
Quel mors amp;;remede eft propre au cheual qui a Ics mà fehoi res grandes amp;: eftroittes enlemble. nbsp;nbsp;nbsp;chap.2 6. la'mefme
Quelle doit eftre iaboime voulture amp;nbsp;autre façon du col du cheual. ' » nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;' , nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ch.i7.f.i8.p.i
Qiml morsamp; remede eft propre au cheual qui a le col voul-teamp;courbe enformedâarc. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ch.i8.f.i^.p.%
Quel morsamp;rcmedecftproprC au cheual qui ale colreucts ^Ã p. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;2 9.f.i9.p.i
Quel morsfc remede eft propre au cheual qui a le col court amp;gros nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;U3^lU quot;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;h'u- nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;i ch.^o.f.i^,p.2
Quel mcirsamp; remede eft propre au cheual qui ale col court S: fcc. ^ â¢Jâ^ ⢠â¢â ' S d nue jip laooib ur 314 iqch-.^l;f.26.p.I Qi^ mörs-amp;: remede eft propre au cheual qui a le col long amp;nbsp;grós^amp;r -dé laduis de cerfuine chefnete^dont onluÿ pour-â ra ceindre Icsgenciucs.h ' ' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ch.3x.f.2i.p.2
A 'quelles chofeS doit prendre garde le Gbeualier pour bien ^'^iifftèr labride aü-ehetialy'ap'res-quâil arefoluquel mors 2 if lUy doit bailler. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ch.35.f,x5.p.2
0^1 moyen il fault tenir pour bien emboucher amp;aduire-quot;cheUau^ieunes ou poulains. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ch.34.f2y.p.i
De
T A B L F.
Dâaucuns aducitifTemcns neceflaires.â c. dijj.f.iy^p.i DelanaturedescheuauxFrifons. nbsp;.; chjô.f.xS.p.i
Delà nature des cheuaux turcs,barb es,amp; Mores, c.j 7. f,xc,.i De ianature des chenaux Sardes. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;di.3S.iamefmc
Delà nature des chenaux du royaume deNaples.cj^.f.xÿ.i Delà nature du cKeual dâEfpagne. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ch.4o.f. jo.p.i
Quelques aduertilTemens ncceflaircs au Cheualier.ch.^ula raefme gt;
AduertiCfeinentvniucrfelau Cheuaher pour bons cheuaux en general. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ch.^a.f.j i.p.i
Comment il fault aiufter lâÅil de la bride du chenal, amp;co-gnoiftre la garde quand elle fera en arrière ôô flaque, ou en anant amp;nbsp;hardie: amp;: dâautres chofes propres à adiuftec aux bridespouriefecours ducheuai. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ch.4j.f.3i,p.z
LIVRE SECOND DV MANIE-
MENâT D E S I C H E V A V X, . aucc leurs defleins.
CHapitre premier en forme de prologue.
Du maniement appelé contre-temps: aucc ledelTeindu Chcualicrà chcualjamp;dc-fcsifcrs. j . ti eUx.f.j^.p. 2 Dû maniement de demy-temps, amp;nbsp;encores de tout,tempsgt; aueclcdelTein diceluy. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ch.^.f. jy.p.x
Du maniement appelé les voltes trompees, aucc le deffein dâiceluy.^ 3.= t ujc . nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ch.4.f6i.p,2
Du maniemét ditvolte amp;nbsp;demic,auecfondcircin.c.y,f.6?, x Du maniemitnt dit volte de hanches, auec le deffein d ice' luy. ' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;. â nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;H auutch,6iE^4.?p.i
Du maniement appelé, voltes redoublées, auec le pourtrait; dâiceluy. ââ nbsp;nbsp;nbsp;?. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;3. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;di.7.£64.p.i
Du maniement à (rcpolons) paiTades, auec Ic deffein dâiçc-luy. P f ' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Z, chJ.f.iJy.p'.a.
Du maniemét énvokant,au trot, ou au galop,auede deffein dâiceluy.^ ' ^^ moq r.ibîî.p i j /so t-, ch.^d.^S'pgt;2-De la carrière aueefon deffeiniôcvn diicouis dccertains-ma nîemensamp;aduistouchantioellc. {033. nbsp;nbsp;. ch,io.£69.p.2-
C
Du maniement appelle, galop racourcy, aucc fon temps en MuÃqueamp;fon deffein. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;?. ch,ii.f.73.p.2
Du maniementâuee faults'll bals)balancezamp;:iuftes auec fon temps en Mufique,amp;fon deflein, ' ch.12.£7^.p.a Du maniement auec faults, à la mefuie dâvnpas, amp;vnfault, auec fa mufiquc Ãlt;s fon deffein. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;' ch.i3.f.7yp.i
Du maniemêt auec fauts,à la mefure de deux pas amp;nbsp;vn faut, aucclamufique amp;nbsp;deffem diccluy. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ch.i4..f.76.p.i
Du maniement auec fauts de mouton, auecla muliqueamp;: deffein dâjccluy. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ch.iyf.yy.p.i
Du maniement auccfautsà la capriolc, aucefon temps en mufiquc, amp;:fon deffein. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ch.ié.f.yg.p.a
Lâautheur rend compte de fa promeffe aueevn aduertiffc-mentneceffaireau Chcualier. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ch.i7.f.8o.p.i
LIVRE TROISIEME, DV
MOYEN DE BIEN FERRER les cheuaux auec les deffeins des fers qui y font propres.
CHapitrepremier en forme de prologue. .Ji:
Aduistouchant la couleur defonglepu corne du, pied du chcual, amp;nbsp;pour cognoiffrcla bonté ou malice d ieeUe. -âchap.'l ? ' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;' x,f.8i.p.2
De la difference quâil y a cntr'c.les mains ou pieds .de deuât amp;lcs pieds de derriere, amp;, pareillement entre les talons amp;nbsp;les pointes des piedsdu chcual. df,. â¢- c'h.3.,:f.8x.pj i De quelle façon doiuét eftre les bos fers, tant pour les pieds. I de dcuant que pour ceux de derrière. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;011.4.^.83. i
Dés crampons,clouds a glace,crcftcs,barbette5)amp; quelquesquot; annelcts qüc par fois on met aux fers des pieds de deuant. ch. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;n .bdd ⢠; nbsp;nbsp;nbsp;â i :;r.: 5.1.a mefmc.
DâVnc manière de fer, amp;nbsp;de certains clouds, qui feruent au dieu des crâpô?,clbuds à glace,6t creftes ffifditcsi c.6,£515.2. Dé jà forme^quâon doit garder pour couurir le talon amp;nbsp;le ^Partilagedu âpied dUiçhcaahâié^pôurjVuide.r la pointe de 4âongléSiiccluy nettoyer,par de.daûs.jo; ,â ' eh.y.f. amp;6.pJ
TABLE.
De larctraitte. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ch.8.f.86.p.V
De iaforme qucdoiuent ordinairement auoir lesfers des pieds de deuantpour lesbien mettre en Åuure.'ch.p.ta mefmc.
Quels doiucnt eftre ordinairement les fers des pieds de der rierc. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, cb.io. la mefmc
De la manière dâaiufter le fer amp;nbsp;lâongle du chenal enfcmble.
ch. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;â nbsp;nbsp;lt;⢠nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.u.f.87.p.i
Quels doiucnt eftreles clouds pâourbien affeoir les fers des chenaux. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, ' c.ix.f.Sy.p.a
Delà bordure ou pancette qnclâon met quelquefois au fer. ch.. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;13.1a mefme
Dâaucuns aduertiflemens pour cognoiftre le bon pied du cheual,amp;du moyen quâil faut tenir pour le bien ferrer, n
ch. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;I4.f88.p.i
Delâongle forte, toutesfois moyennement temperee aucc vn difeours touchanticeftp. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ch.ij.f 88,p.i
De lâongle on corne forte,laquelle entemps chaut deuient piusfeiche. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;c.ióâ. f. 8p.p.x
Des pieds ou ongles forts vitriols,ou eclatans comme verre amp;nbsp;encores de ceux qui font ou peu ouaflez(fritellez)plats
amp; plains comme vn bignet. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;c.iy.f.pS.p.i
Du pied fort qui a le cartilage amp;: le talon tendre amp;: délicat, ch. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;i8.f.5)o.p.i
Du pied fort amp;nbsp;cncaftcllc. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ch.ip.f.^ i .p.i
Du pied fort à la femblancc de ccluy dâvn mulet.c.io.f.^i.i Des pieds forts amp;: glaciols, amp;lt;: de ceux qui ont la cafte pleine amp;nbsp;font aftez plats. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ch.zi.f.px.p.x
Du moyen de bien ferrer les icunes cheuaux, qui nâont pas le cartilage bon vers les talons. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ch.2 2.f.93.p.i
Du chenal qui fentretaille. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ch.2^.f.^5.
Du chenal qui naturellement va aftez large. ch.2 4.f.5i4.p.i Pour cognoiftre quand l'ongle du chenal afouftert otritruf-fre,pGur ce quâil aura chemine fat^s fer. Si du remede, quâil y faut donner. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ch. 15.1a mefmc
Du chenal qui fe ballotte. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;çh.zô.f.^j.p. 2
Du pied rampin ^: pied bot. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ch.iy.lamcfme
C ij
TABLE.
Du dieûal qui fe forge amp;; blefleles talons, ou bien fattaint ? les nerfs des bras. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;' ch.2 8.f.96.p.i
Du cheuai qui ne fe veuit paslailfer ferrer. cb,ip.f. p6.p.2 Des caufes pour Icfquelles les cheuaux font quartier neuf amp;nbsp;des moyens propres pour y remedier. ch.3o.f.98.p.i Du dieual qui nâaflied pas à plein le pied de derriere le pofât à terre,amp; du moyen dây pouruoir. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ch.31. f.^S.p.a
Du moyen de bien ferrer les pieds de derrière. 0,3 2.f.p9.p,i Des fers propres pour feedurir vn cheuai quifedeferreen i chcmin,amp;: du moyen de f en aider. nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ch.33.f.99.p,x
AduertifTcraentproufitable amp;nbsp;honorablepourle Cheualier ch,54..f.ioo p.i
luftification de fautheur : aucc quelques autres aducrtilTc-mens ncceflaircs au Chcualicr. - chap.j j.f.ioo.p.a
FIN.* . nbsp;'
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Viii DeÃete.