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ANNALES ROMAINES

Analecta Juris Pontificii

REVUE DE DROIT CANONIQUE ET D'ÉRÜDITION ECCLÉSIASTI

i

NOUVELLE PÉRIODE

DEUXIËME VOLUME — No 1. - JANVIER 1895

SOMMAIR E

ACTUS DE LA TIARE. Lellrc Encyclique de S. S. Lóón XIII, sur Ia protection et Ia conservation de la discipline des Églises orienlales, pag. I. — Lettre de S. S. a I'Ém. cardinal Orcglia, pag. 5. — Dccret de liéatilication du Vén. Bernardin Realino, pag. 5.— Décret de Héalificalion de la Vén. Ghersi, paij. 8.

SACRÉE CONGRÉGATION DES RITES. )éerets et decisions diversos, pag. 11.

SACRÉE CONGRÉGATION DE L'INDEX. Décret, pag. 10.

SACRÉE CONGRÉGATION DU CONCILE PER SVMMARIA PRECUM. - Rome. Charge inhérente ii une prébende de la Uasilique S.-Maria in ïrastevcre. pag 17.— S. Severino. Jubilation, 18. — Décret relatif aux prétres résidant a Rome sans rautorisation de I'Ordinaire, fing. li). — IN-FOLIOS — Palermo, Nullité de mariage, pag, 20. — oto, Election, ;)«(/. 20. — Paris, Dispense de mariage, pag. 21. — Lufon, Mariage, pag. 27 — Rapolla. Fiancailles, pag. 35. — Rome. Réduction de charge, pag. 40. — Cosanza. Funérailles, pag. 47.

MÉLANGES. Lks églises Orientales et la Constitution apostolique, pag. 48. — Étude sur le registre de Clément V, pag. 55. — Le vi0 centenaire de la Santa Casa de Lorctte,;)«lt;/. 50. — R. P. C. G. CozzA-Luzr. L'Inscription grecque sur boisde Ia crèche du Sauveur conserve a Sainte-Marie-Majeure, pag. 05. — A. Raïtandier, Les Finances de I'Etat Pontifical dans les quatre derniers siècles, 1° partio. — pag. 7G.

ANNALES ROMAINES. 11 nov,, - 31 dec. pag. 81.

ACADÉMIES ROMAINES. Société pour les Conférences d'ArchéoIogie, pag. 94.

BIBLIOGRAPHIE. Revues, pag. 95.

PARIS

LETOUZEY ET ANÉ, ÉDITETJRS

17, RÜE DU VIEUX-COLOMBIER, i 7.

Tons droits réservés

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LETOUZEY et ANÉ, Editeurs, 17, rue du Vieux-Colombier. Paris.

NOTRE PROGRAMME

' L- '

Les ANALECTA JÜRIS PONTIFICII, revue fondée a Rome en 1853, ont puissamment contribuó amp; répandre dans le clergé les saines notions du droit et de la jurisprudence canoniques. Donnant au fur eta mesure de leur apparition, et dans leur texte autfientique et integral, tous les actes du S.-Siège, ils ont été une sorte d'organe de la Tiare et des Gongrégations et Juridictions romaines pendant prés de 40ans.

La mort du directeur et fondatour de cette revue, Mgr Ghaillot a fait suspendre sa publication au grand détriment des études ecclésiastiques.

Acquéreurs du fonds des Analccta dans la Liquidation, de la Socidtó Génerale da Librairie Ciitholiquer nous aliens continuer ce recueil en introduisant dans son plan primitif des améliorations importantes et en assurant a la publication de ses livraisons la plus stricte ponctualité.

Nous adoptons le format in-40 qui est, d'un usage plus pratique et moins incommode que l'in-folio:

Au lieu des neuf livraisons primitives des Analecta, les Annates romaines en auront douze désorrnais.

A cause de la disposition typograpiiique que nous avons choisie, ces livraisons renferment chacune beaucoup plus de matière que celles de l'ancienne série, de sorte que nos années de 12 numéros, scront au moins d'un quart plus riches en documents eten articles quo celle de la première époque qui n'en avait que neuf, et sans que le prix de la revue soit augmenté.

La division de nos livraisons sera celle-ci ;

Actes de la Tiare ; encycliques, bulles, brefs, lettres de Sa Sainteté.

Aetes des congrégations et juridictions romaines, décrets, decisions, consultations.

Documents : pièces inédites ou peu connues, importantes pour l'histoire et l'ótude du droit canoni-que et des sciences ecclésiastiques: bulles, cbartes, textes, etc. ; tables analytiques de recueils ma-nuscrits ou irnprimés.

Mélanges. Dissertations sur des sujets do droit canoniqiie, d'bistoire et de sciences ecclésiastiques.

Universités catlioliques, Académies romaines.

Clironiqne. {'.onsistoires, béatiflcations, canonisations, création de cardinaux, nomination des évé-ques, maison de S. Sainteté, Congrégations romaines, Secrétairerie d'État et nonciatures, décós, Ordres religieux et Gongrégations;

Bildiograpliie. Compto rendu critique des nouveaus travauxsur les sciences ecclésiastiques; étude d'anciens ouvrages ; indication des principaux articles publiés dans les autres revues des Sciences ecclésiastiques.

La dernière livraison do chaque volume sera torminé? par une table alphabétique minutieusement faite qui permettra de retrouver iinmédiatement l'objet de la rechercbe.

Pour combler la lacune (jui oxiste eiilre rancienne et la nouvelle période, nous donnerons en un vo-lurne qui sera le premier do notrc série, los actcs ili' la cour romaine publics depuis cette epoque jus-qu'en décembre 1894; et donl la publication sera ultcrieureinent annoncée.

La direction de cette revue, est conQée iï Mgr Alliort Battandier, (80, Via Ven li Seltembre, Rome). docteur en théologie et en droit canonique, protonotaire apostolique et Consulteur dc la S, G. des Évé-ques et Réguliers, qui s'est assure de la ('ollahoration de Théologiens, de Ganonistes et tie Savants.

Prix de rahoimemcnt annuel: 25 Irs.

Prix de la collection, 25:{ livraisons en 28 vol. iu-lol.n«^l: ;{lt;)(gt; frs.

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Analecta Juris

ACTES DE LA TIARE

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S.-iitfllssimi 9hgt;!iiliii XosO-i l)iquot;

\ Ils)*((vilt;l(MbUa Oapa'XIII Liücvii'Apos-loticic (Jo (liscijiiiiiii Oi'iciilidiiiiii consei'-viuida el liiciida.

i.K ), ici'isi:oi'i:.s sionvrs sicuvoiu wi dki ad I'KIU'KTIAM ItiOr MKM01I1A.M


1. Dign It' di'

'1. S lUk'iUido lenrs iilcs.

1». Sidlicilndr de I \ 111 ponr cllo'.

'i. (quot;.c (in'a Tail Lf'-on Mil | mir les (i K .li-c- «11 ilt;

o. Voulanl aiipolci'hals los |iriiiros et les pciijik-s il cominciico par los pciiiples orioiitunx.

(». li vent (pic les Oriciihmx {janlcnl Icurs riles ui (jii'ils appren-iumiI (l(! plus en plus a les compmidre.

t. Jjicn do ces i'ili s ave • la calliolicilé do I hi^liso ol ia «lóinousU'a-lion dn dogmc.

'•i. Cioiidnito de TL^Ii- • vis-a-vis de rcs riles ï). Pi'ulo» I inn (pM-llc a aercirdóo au.\ i ilos oricutaux.

IO. (4 tiilinnalion d;* la oim^ü!ulinu dr UcimiL NI\'.

I I. lU'iinioii divH palriaivhquot;- tu icntanx dos cardinaiix.

12. Principe des dispusHioiis pniililicalcs.

10. Los l:J arlick's spéoiaux d aiupilali'iii do la consliliiliuu do Bonoft .\l\' sur los Oi'ocs Mclcliitos ;» tons los lldólcs orlonlanx;

I. Oéloas.• a mi iiilssionnaire lalin de plusser un Orionlal ;i em-brassor lo rile latin. Sanolions.

11. (üonnnunion prcsciilf en cas do nt'c. ~ ih- saus qio- oda en-tralno roblijjalioii de rombrasser.

ill. Posilion el droits des icnnos ^cns orionlanx dans los cullt'^os do rite lalin. —' Suppression dos ancien -privileges.

iv. Momo cas ponr llt;'gt; eouv.-nls do jeun. - fillos.

v. On no ponrra on Orient ölablir de nunvollcs maisons do religienx latins sans permission dn Sainl-Siège.

VI. On no pent absoii'lre dl'-; i-jis n''sorvlt;':s a rordinaire sans la permission do oei Ordinaire.

vu. Los Orionlanx cpil sunl passésan rite lalin pcMiveul rlt;venir au rite orionlal.

VIII. Pnsilion do la reiinno ol dn marl de i iles dilTérenls.

IX. l'n Orionlal on (loliurs dn loriHeire d ' son palriaroat dull Imi-jours observer son rile propre.

X. On in? peul recovoir un Oriental eii religion saus les lollres testl-moniales do son lt; )r(linairc.

xi. Holonr an calliullcisnie de dissideuls s.iilavoc la ccndilion do passer an rite lalin, suil sans cetle cundilinn.

xii. Les inarla.ires ei cfiusos eoclésiastl'(|uc8 sent soustrailos an iri-bunal du délógué apostolupjo et conlioos a la Prepagando.

Mil. A llrilmlion an patriarche greo inelcliito do la jnridicliitii sur

los fldèles qui sont dans rompire lure.

l'i. Désir du Saint-Póre do fonder dos colleges indigenes, des sómi-

nairos etc.

15. A vantages qui rosuUoronl de !0. Lo, Saint-l'óro rocomuiande

anx prélals orioiitaux.

17. Rucoinmandalioii aux dêi.'-u.'s ape luliipies dans lours rapports avec. les Orioiitaux ol aux ■'■vè pios.

Ijlt; r-.i.

orionljilos cl

nl.

i runili'' de la lui.

•s fondations. n!)servali m do ce

IK. Uocommandalions anx prctres du rile lalin iiui sunt en Orionl. 1 J). Conclusion.

- Küli-

01 iciilales 1« ;'iso niMiaiiiquot;

()ri(Mitaliiim diHiiitas l'',cclcsiai'uiii, porvctustis inoiiinnentiseisijiie insi^nibiis commendatu, m.'i.n'iiani liahul IdId clirisliann orbe veiKü'ationem (it glui'iani. A pud illas cnini, inita henignissimo Dei consiliu liniiiaiiao redeniptionis primordia, colcritur ad oa proporavei'i! increiiicnla, ut laudos aposldlalus ct martyrii, diiclriiiac ct sauctitatis primo Iiomor! llunii'iMiit, pi'iiuaiii salubeiTiiuoruni rructmiin lat'liliam cdidci'int. Kx illis aiitem pcr-ampla licnciiciiiniiii vis in ecleros late popidos inii'c prolliixit; (|uiiiii lieatissinius Petrus, princcps apiislolii'i (ii'dinis, iiiultipliceMi criviris vitiiijuc l)raviLaloni disieclunis, luinon vcritatls divinae, uvan^elliiin pads, Olirisli lilici'latein in doiniiiam genliniu iirlK'iii ■atïlosti iiLiiniiic intullt, — At, Kcclesiis ()rioiitalll)us ISomana polissiiiiinii, ecclc-siaruai omnium caput, sane (|uaiiLiiiii iiouoris ct caritatis indo a menioria apostolica trihuere con-suovit ct (|uaui tldeli ohseqnio vicissini lactari : easdcnif|ue, per varia deinde aU(iic accrba tempora, nc(|uaf|uain ipsa ilestitit, providentla ct lic-nelactis, a iacturis cri^rerc, devinctas rctinerc, rc-vocarc dlscordcs. Xcipie ultiimnn illud I'uit vi^'ilan-tiac oriicium, nt proprias cuius(|iR' oricntalis gentis coiisnetudines sacrorummie ratio,ncs, quas pro poli-stalf ct sapientia sua legitlmas cdlxisset, in-tegras in cispci'pctuo enstodiretae tucrctur : cuius i'ci documcnto mulla sunt qtiac Jlccessores Pon-tifiecs, cum primis Pius IX I'd. rcc., vel suis ipsi aclis vd per sacrum ('.onsilimn diristiano nomini jtropagando prndentl.ssime censucrunt. — J}. Non minorc pcrmoti Nos adductii|uc studio, suit ipsa poutilicalus inilia, ad cliristianas Oricntis nationis octdos pcramaiilcr convertimus. Matiiravimus ipii-dem conforrc curas ad carum allevandas necessitates, aliasque smnns deiuceps occasioncs nacti


AXAI.IXTA. 181)0.

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LA TIAHK

ACTKS DK

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ctuosac liencvolcnlinc leslandae: serl niliil pro-fecto antiquius sanctiusquu luit ucfiur est, qiiam auiniis cum Sede Apostolica ohsti'ielis, adeo in eis ardoroin excitare et recimditaleni lidei, ut ad maiorum excellcntiam et laudein exeinplis renova-tis nitantui'.

4. latn licuii aHt|uot adiumenta Kcclesiisillis alVer-re. — Collegiuiii liac ipsa in I'liio dericis Armeniis et Maronitis institiuüidis, itemque Pliilippopoli et Iladrianopoü pro llulgai'is, coudidimus; Athenis Leonianum eondonduni docreviinus ; etiaiu semi-nario sanctac Aunae, quod Uierosolymae, cleri Graeci Melchitae edueendi causa, coeptum est,

maiorem in inodmn ........... in eo practerea su-

nuis ut Syronmi iiumerum in alumuis ('.olle^ii Ur-baniani augeaums; ul(|uo Athanasianuni (Iraecorum ad pristinum restituainus institutum, quod Grego-i'ius XIII, mnnidcus auctor, sapienter voluit, unde vii'i estitenmt clarissimi. — quot;gt;. Plura vern in lino si-milique genere experii'i Nos aUpie elTicere posse, eo nunc vehementiuro voiuntatu exoptamus, post-quanquot;., aspirante Deo, consilium iaindin inedltatuni porfeciinus appellandi siugiilari epistola principes et populos universos ad i'eliccni lidei divinac uni-tatom. Neinpu inter Christianas gentes calaniitose divulsas, primo loco ürientales vocarc, adhoi'tari, obsecrare coiitcndimus, quanta maxima potuimus apostolica ct paterna caritatc. Incboatam spem quotidie magis loveri periucundutn accidit Nobis, certurnfpic est, opus tam salutare enixius insisterc; ut, quidquid ex Apostolicae Sedis i)ro\ ideiitia ex-pectari possit, admodum cxpleamus, quimi sidi-movendis siuiultatis vel suspicionis causis, tum optimis quibusqiie reconciliationis praesidiis ad-movendis. — (». Praestantissimuni id esse exislima-mus, ad incoinmitatem discipliuae Orientalium propriae, cui va 1de semper tiibuimus, animum curasque adiicere. Qua in rc iam N'os clericorum epbebeis earum gentium proxime conditis banc etiam dedimus praescriptionem, dabimus eamdem coudendis, ut maxima rcligione ritus colant et observent suos, in eisque cognitionem usumque alumni capiant. —quot;.Siquidem in rituumorientalium conservatione plus inest qnam credi possit ino-menti. Augusta enim, qua varia ea rituum genera nobilitantur, antiquitas, et praeclaro est ornamen-to Ecclesiae omni, et lidei catbolieac divinain uni-tatem afHrmat. Inde enimvero, duin sua praecipuis Orientis Ecclesiis apostolica origo teslatior constat, apparet sinnd et enitet earumdem cum llomana uscpie ab exordiis summa coniunctio. Neque idiud l'ortasse admirabilius est ad callwlicilalis uotam in Ecclesia Dei illustrandam, quam singularc quod ei praebent obsc(piium dispares caercmoniarum lor-inae nobilesque votustatis linguae, ex ipsa Aposto-lorum et Patrum consuetudine nobiliores ; fere ad imilationem obsequi lectissimi quod Cbristo, divino Ecclesiae auctori, exibitum est nascenti, quum Magi ex variis Orientis plagis devecti venerunl . . . adovare vnm (li. — Quo loco illud apte cadit ani-madverlisse, quod sacri ritus, tametsi per se ins-tituti non sunt ad dogmatum catholicorum evin-cendam veritatem eadem laiuen pi'opemodun ex-primunt spleudideque, declarant. — 8. Quapropter vera Cbristi Ecclesia, sicut magnopere studet ea custodire inviolataquae, utpote divina, iminutalii-lia acci'pit, ita in usurpandis eorumdem lormis nonnuncpiam coucedit novi aliquid vel indulget, in iis praesertim quae cum venerabill antiifuitate conveniant. Hoc etiam modo cteius vitae nunquam senescentis proditur \is, r't ipsa magnidcentius Cbristi sponsa excellit, quam sanctorum l'atrum sapientia volnti adnuibratam i;i clïato agnovit da-vidico : Aslitil rcr/ina n drxlris luis in veslilu dcan-ralo, circKinduta variclale. .. in fimhviis auveis, cir-cumamicla variclalibus (2).

S). Quoninm igitur baec rei liturgicae discipli-naeque oricnlalis iure probata varietas, praeter ceteras laudes, in tantum decus utilitatemque Ecclesiae convertitur, eo non minus pertineant muneris Nostri partes oportet, recte ut sit con-sultuin, no quid incommodi imprudenter obrepat ab occidcntalibus Kvaugelii aibniuistris, quos ad eas geutes Cbristi caritas urgeat.—10. Hata quidom permanent quae in boe Henerlictus XIV, Decessor Xoster illustris, sapienter provideque decrevit per Constitutionem Dumandalam, in forma epistolae, die datam X\IV decembris anno MDCCXLIII, ad Pati'iarcbam Antiocbenum Graecoruin Melchitarum omnesque eiusdem ritus Episcopos eidem Patri-arebae subicctos. Verum, aetatis decursu non brevi, novalis per oa loca rermn conditionibus, atque latinis Missionariis Institulisqne ibidem multiplica-tis, factum est ut peculiares quaedam Apostolicae Sedis curae in eadem causa exposcerentur : quod certe peropportunum fore, crebra per bosce aunos occasione Nosinetipsi cognoramus, et desideria acquissima conlirmaverant Venerabilium Eratrum in Oriente Patriarcliarum, non semel ad Nos delata. — II. Quo autern totius negotii apertius pateret summa, aptioresque providendi rationes delinirentur, eosdem Patriarchas baud ita pridem in Urliem advocare placnit, quibuscum communi-caremus consilia. Turn cos, una cum nonnullis Dilectis Eiliis Nostrls S. H. E. Cardinalibus, coram ad deliberantlnm frequenti congressione babui-mus. — 12. lis autem rebus omnibus, quae com-muniter propositae et agitutae sunt, meditate perpensis, induximus animum certa quaedam

(I) Matlh. II, 1-2.

(S) I's. XI.IV.


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LKS K(II.ISKS OlilKXTALKS

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eiusdcm lieiR'tlictinae C'.onstitutionis pracsri'ipta, congruenlei' novis canim ffonliinii toniporibus, explicatiora lacere cl ampliora. In ((uo pracslando, lioc taiiKiuam principium ex ipsa (Iciiroinpsiimis, saccrdolfis nempe lalinos eo taritntii consilio ah Apostnlica Sede in illas rc^iimrs mitti, nl sinl Pa-triarchis et Episcopis in cidiulonon cl leriiuiim ; cauto pi'opterea nc ulcndo fiicKllalibnf xihi coiiccasin, CDrinn iiirisdiclioni praciuilicinm infcvmü cl nu-menim .iiibdilontm iDiwiiiuuiU (I) : ex (|iio perspi-cuuin cxlat (|iiilnis le^ilms officia eoniindoni Latinoi'uni ad llierarcliiain Oiicnlalcm sint tempera nda.

Vt. Itaque rerum capita (juac scfpiinUur visa snnl in Domino praesci'ihenda et sancicnda, ut l'aciniiis, Apostolica l'ulti anctoi'ilate : iam mme deolaranles veile Nos atquc edieei'e ut eadein Boiioiliclina decreta, quai' de (iraccis Mclcliitis priniitus dala sunt, fideles omnes cniusvis in Orienlc ritus universe attin^ant.

I. Missionarius quilihet latinus, e clcro sacculari \el regnlari, ((ui orientalein qncinpiain ad latinuin ritnm consilio anxiliove inducat, iiraeter suxpcn-siuitcin ti diviais qnam ipso facto ineurret, celeras((ne poenas per caindein Gonstitnlionein Donandalam inflictas, olTicio sno privetui1 et excludalur. Quae praescriptio ut eerla et firma consistat, exemplar eins patere vulgatmn apud Latinorum ecclesias iuhemus.

II. l.'iii dcsit proprii ritns sacei'doscui l'atriarclia orientalis mandet spii'itnalem suorum adminis-trationein, ihi eorum cnrani suscipiat I'arochns alieni ritus (|ui easdem atque ipsi species, a/.ymnni vei ferrnentatum, ad consecrandnin adhibeal ; anteferatur ipti eas adhilieat ritn orientaii. — Fidelibus autem sit facultas communicandi utrovis ritu, non eis tantunimodo locis nln nulla ecclesia nee sacerdos sui proprii rilns haliealur, pront a sacro Consilio christiano nomini propagando lt;le-cretnm est die xvm angusti anno .MDCCt'Xcin, vcrum etiam iilji, propter longinqnilatem ecclesiae suae, non earn possint, nisi cnm gravi ineominoilo, adire : de quo Ordinarii esto iudicinm. Idquefixinn resideat, eum qui alieno ritn vei (üli conimnni-caverit, non propterea censendum mntasse ritnm, sed in ceteris ol'ficiis omniljus perseverare Parocho sno addictum.

III. Sodaiitates Religiosormn latinae, quae iu-ventuti instituendae in Oriente dant operam, si quo in coilegio alumnos ritn orientaii non pancos numerent, sacerdotem einsdem ritus, Patriarclia consuito, apud se liabeant ipsorinn commodo alumnornm, ad rnissae saerificium, ad saernrn synaxim, ad catechesim patria lingua impertiendam

(H Const, neniaiululuni, u. 13.

ritnsqne explicandos; 'aut saltem diehus dominicis ceterisque de praecepto oecurrentibus testis taiem sacerdotem arcessant, ea oflicia praestiturum. Qnnm ob causam eisdem Sodalitatibus quaevis pri-vilegia, etiam speciali inentione digna, quibus gauileant li( alumni orientalis ritns, qnamdiu in collegiis ipsarum degant, lalinum sequantnr, adempta esse omnia edicinnis : de rituaiibus autem abslinentiis servandis moderatores cnm reiigiosa aequitate videant. — Item alumnis externis pros-piciatnr : (juos ad proprias ipsorum ecclesias sen [ curias remitli aut perduci oportebit, nisi vidcatur j cos cnm internis ad einsdcin ritus officia admit-j tendos.

I\. I.adem praescripta transferenda sunt, quoad licri possit, ad lieligiosarnm Sodaiitates, pnellis etlncandis in asceteriis sdiolisquc deditas. Quod si i|nii immntatio per tempora et res opportuna inci-deril, ea non ante liat (piain Patriarcbae consensus accesscrit et ven ia Apostolicae Sedis.

V. Xova, rilu latino, iiiventutis collegia vel domus Heligiosoriini ntriusvis sexns ne in posteruin ape-riantur, ni.r,i Apostolica Sede rogata et consentiente.

\ 1. I'resbyteris (urn latinis tuin orientalibus, nccpie in snis, ncqnc in alieni ritns ecclesiis, l'as est qnemqnam absolvere a easibus qui suis cuius-qne (Irdirariis sint reservati, nisi facultate ab eisdem permissa : (|iia in re quodvis privilegium, vei speciali mentione dignum, prorsus revocamns.

VII. Orientabbus (pii ritnm latinum, etiamsi ex ponlilicio rescripto, susceperinl, revertere ad pristinnm, Apostolica Sede exorata, licebit.

\III. .Midieri latini ritus quae viro nupserit ritns orientalis, aelt;pie ac muiieri orientaii quae nupserit lalino, integrum erit ut ad rituin viri, inenndo vel durante matrimonio, transeat: matrimonio autem soluto, resmnendi proprii ritus libera erit potestas.

I\. (Juicnmque orientalis, extra patriarchale ter-ritoiinm conmiorans, sub administratione sit cleri latini, ritui tarnen sno permanebit adscriptus; ita ut, nibil diuturnitate aliavc cansa ulla sulTragante, recidat in dilionem Patriarchae, simul ac in eius territorium revencrit.

X. Nulli, ntriusvis sexns, Ordini vel Institute reiigioso latini ritns, queniquain orientaiem inter sodales suos las erit recipere, qui proprii Ordinarii testimoniales litteras non ante exliibuerit.

XI. Si qua ex dissidentibns communitas vei familia vel persona ad catbolicam unitatem venerit, conditione velnt necessaria interposita amplectendi latini ritns, buic ritui remaneat ea quidem ad tempus adstricta, in eins tarnen potestate sit ad nativum ritnm catholicnm aliquando redire. Si vero einsmodi conditio non intercesserit, sed ideo ipsa commuiiitas, familia, persona a latinis presby-teri.s administretur (piia desint orientaies, regre-


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ACTF.S UK I.A TIAliK

diendum ipsi crit ad ritiitn siiuni, statim ul sacci1-ddlis oriontalis Incril copia.

XH. Malrimonialos ct civk'siasticao, (HUici'iinir|no sint causae, di' (jiiihus ad Aposlnlicam Si'ilem apprllatlo liat, nripiaqiiain Dclegatis Apnslnlicis doliniendao, nisi a porto oa insserit, coiinnittantiir. scd ad sacram Consilium cliristiano nomini iiro-pagando omnino derorantni'.

X III. Patriarchal (iraocn Mclchitac iiirisdictionein tibuimus in cos qnoquo lidoios oiusdcin ritus qui intra lines Turcici inqicrii vorsantur.

i'i. Praeter istas poculiari's cauiionos atquo ox iuro praescripta. inaxinie Nos tenet cura, ((iiod supra attigiinus, lit condantiir opportu ;i(jriliiis In Oriente locis seminaria, collegia, institula onmo genus, eaquo prorsus ad iuvenes Inculas ipso ritu patrio 1'orinandos in snornm anxilia. Hoc propn-situni, in quo dici vix potest (pianta religion! inliao-reat spes, studiose Nos aggredi, prolixis(|ue sid)-sidiis proveliere, iiriluonte, ut conlidimus, catholi-corum ope, deliberatum lialiemus. Sacenlotuni indigenarum opcram, (piippe et convoniontins impensam ct cupldins acceplam, multo I'utnrani quam advenarum rrnotnosiorom, paulo I'usius est a Nobis monstratum in encyclicis litlei'is (|iias dodimus superiore anno do collegiis cloricorinu in Indiis Orientalibus constituendis. — 15. lla porro sacrae iuventutis institutioni scmel eonsullo, pro-lecto studiis rei theologicae et hiblicae apud Orientales acorescct lionos; vigebit lingnarum veterum eruditio aequo ac In rocentlluis sollertia , doctrinair et litterarum census, quo Patres oornni senptoresque abundant. In conimune bonam, largius proliclet: eo domiim peroptato exitu, ut saccrdotii catbollcl emergente doctrlna integrlque exempli laudc praelucente, ])ropensius ciusdem matris cotnplexam fralres dissidentes requirant. Turn vero si ordinos cleri auimos, studia, actionem caritate vera fraterna sociaverint, eerie, faveiite et duconte Deo, dies maturabitur auspicatissima, qua, occurrentibus omnibus in inillulon fidri ct agnitionh Filii Dei, jilene ox eo perfeotoque lotnm corpus comptwlum, cl connexion per omneni jnnc-turcini sHhyninislrnliunia, seenndnm operalionon in mensnrum nnii(seiijiis(jiie tnonhri, dinpni'iilinn corporis fncit in ard i /if.tt in urm sni in curiUdc !!. lia nimirum gloriari unice potest Christl vera esse Ecclesia, In qua aptlssime cobaoreat nuuin corpus ct nuits spiritus ('2).

1(». ilaec universa ot singula, quMocum(|uo sunt a Nobis decreta, miulmo dulmun quiii Venerabilos Fratres Patriarchae, Arclilo|)lscopl, Kpiscopi quovis orlentall ritu catliolici, pro ea (|ua praostant turn

(1) Eph. IV, 13, 1(1.

(2) lb, 1.

in Cathedrau! Apostolicam et in Kos piotate, turn ■ suarum solllcitudine Kccleslarnm, oumi slut revc-renlia et obtemperatione suscepluri, i.lque sedulo elVeclmi ut eorumdeiu observantia, ab lis quorum interest, plena consequatur,— 17. t'.opia voro I'rue-tiiuin, quos inde augurari licet et iuro optlmo expectaro, valde ex opera eorum prijvenlet qui gerunt porsonani Xoslram per Oiientom cbrlsila-' mini. Dolegatls proptorea Apostolicis commonda-tisshuuin volumus ut illarum gentium tradlla a niaiorilius Institula honore deblto vereantur : Patrlarcharum auctorltatem quo parest obsequio colant, colendam curent; atquo In ol'ücioriim cum els permutatione, consilium expleant Apostoll : Honerae invieon pracociticnlos i.'i) : Kpiscopls, clero et populo studiosum ac bonevolontem aniinum probenl : eimidein piano spli itimi In se loferontes, (|uo loannos Apostolus agebatur, qunm Apoca-lypslm dedit sept on eeclesiis i/nac sunt in Asia in-scrlpla salutatlono: Clrutia rohiscl pox ub eni/ni est ct qui crat, ct qui ventnrus est (4): in omnique agendi ratlono soso praestont cos. qui vorc babc-antur minlii digiii conclliatorosquc sanctae unitatis Inter Orientales Kcclosias et lionianani, lt;|uae ceiitrmnolusdoniost unilatlseloarltatis, IS. Ilaeo ipsa similiter sontiant, similiter poragant, hortatn lussuque Xostro, sacerdotes latini, quotquot In olsdoni regionlbus ogrogios labores obount ad sempltornain aiiimorum salutom ; religiose In obo dionlla liomani Pontlliclls laboranllbus, tunc vero dahit Deus ampla Incrementa.

1!gt;. Igitur qnaocumque his lllleris docernimus, declaramus, sanclmus, ab omnibus ad quos portinet Inviolablliter sorvari volumus ac, mandamus, nec ea iiotarl, in controversiam vooarl, infringi posse, ex quavis, licet privilegiata causa, colore et nomine : sed plenarios ot Intogros effcclus suos habere, non obstantlbus Apostolicis, etiam In gono-ralihus ac provlncialihus concilils editis, conslltu-tloiilbus, nec non quibusvis etiam counrmatione Apostolica vel quavis alia firmitate roboratis sta-tutis, consuetudinlbus ac praescrlptionlbus : quihus omnibus, perlndo ac si do verbo ad verbmn bisce lltteris inserta essent, ad praemissorum elTectum, specialiter et expresse derogamus et derogatum esse volumus, ceterlsque In contrariuni laclentibus quibuscumque. — Volumus autem et harum Litte-rarmn oxemplis etiam impressis, manuque Notarii subscriptis et per constitulum in ecclesiastica dignilate virum suo sigillo munltis, eadem babeatur lides quae praesentlbus hisce Lltteris baheretur ostensis.

Datum KoniaeapudS. Petrmn anno Incarnationls

(Ü) Uom. XII, 10.

(.)•) Apoc. 1,1.


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I.K VKX, r.KliX, RKAI.IXO

nominicao millosimo octingonlosimo nonaKesimo quarto pi'idic calmdas docembres, Pontificalns Nostri decimo scplirno.

A. CAni). ÜIAXCIII ruo-DATAnirs. — Cauij. DIO lirCiCilKliO.

Ok cniia I. Oio Aqi'ila k Vicr.c.oMiTinus.

Loco y l'hnntii.

Itci/. in Secrcl. Ih'cvium.

I. CrnxoNi.

Ll'TTllE DE SA SAIVIl-ÏÉ A Ll'AI, CAHII, OHEIilJA

1. - Sa Salnloté rappolle les porlos n-centos qu a óprouvc'os dans scs

incinbros la .SocuHi* ponlincalp (rnrchóolo^ic.

!*. Part prise par lo Souvoruin l'ontife a ces études.

Jï. Lonr utililé.

'i . Alloention do deux médnilles d'or et deux dargent pour röcom-

penscr les études d'nrcliéologio.

5. (lianiuont devront èlre distril)uéesces médailles.

Ven. Frali'i XosCri Al.OiSIO S. II. 10. Ctti'd. (HL1-',(;!.!A iOpiscopo Portnciisi cl S. ItuffiuiH1 Pali'oni (;ocliis eonlhicii S r-hiini Aiili(|iiit!i(iini slndiis iii-oiiiovciidis.

]]om(()ti.

1. Moei'orpsapionliimi oiiiniiini, di'sidrrio aiitcin Nostro hand cxigini virosei'iidilionc insignes, (|no-rum r-oinmendatio fainao vel rciiiotaniin consensu gentium peirreljucrat, hrevi rnensiuni intervallo, insperato ohitu sublatos vidimus, lui to In ilila-rilis Alibrandi, Garolns Ludovicus Visronti, Joannes Haptista De liossi, do re ai'chacologica prac-t'lare uieriti. Quorum amissione, cnni nobile i!o-manae C.ivitalis decus i'Xlinctuiii doh'reunis, simul vcro pertimuimus ne quid penjuirondarum anti-quitatum studia detrirnenti capercnt. — 2. Ipso eteniiu ab exordio Pontilieatns Xoslri, curaruui Xostraruin pai'lein non medioerern in eu eollocax i-nms ut, quolt;l nullo non tein|)ore Deccssoribus Xns-tris solenme luit, optiinarmn «lisciplinarum studia foveremus et ad exitus laetiores provelKü'emus. Qttamiiuam autem ea doctriuanim genera jiraeci-puo favore coinpleetenda eensuimus, quae Heli-gioni linnen ae llrmamentuin adiieiunt : cetera la-meu, (|uotquot auimos elcganlcr nrnaut et ad hn-inanae sociotatis consuotudineMi {jiuxpio modo ho-nestandam l'aciunt, provideatiam Xostram uiini-me desiderarunt. — ti. In bis vero ens lure babui-nnis disciplinas, (|uacin antiipiitalihus scrutandis illustrandisque versaulur.Xam ipsarnni ope praete-ritorurn lemponnn priscoriun(|ue liomimim facla veluti reviviscunt et pene oeulis obversanlur : (|iiod vero praesertim special ad vetustatem sacrorum, exploratissiinum est (|uantmn ipsae utililalis con-lulerint ad rei christianaeliistoi'iam ordinandam et ad Ecclesiae dogmata ab osoriun caluniniis vindi-

1 canda. — Ilae Xos de causa urbano eruditorum i'ollegio slndiis antiquitatum promovendispeculia-rem semper praestitimus benovolentiam, nilul([ue omisimus quo pristinum teneret decus et rnaioro cpiotidio anipliludiue ac dignilati' lioreret. Magno igilur desiderio afldiicli ut simul bnic coetui de par-to splendore nihil dece(lat sed clariora alTerantur increinenta : simul eidem propensi animi testimo-nium ; exbibeamus numismata aurea bina, sena argentea eruditorum premia quotannis adtri-bui'uda decernimus. — 5. Ilaec autem ex lege damns ui, quae aurea sunt, illis e nostratibus exte-risve (jni, proposito ab ipso coetu experimento, primas in Iraclatioue tulerint ; argentea vero iis donentur qui, verterite anno, in disserendo de re arcliaeologica, ceteris solertin et eruditlone nn-tecesserinl. licnevolentis boe providentine Nostrne consilium nihil diibitainns quin amplam quam ex-peclare licet IViictimm copiam a nax itate sodalium ai'chaeologornm sit habilni'iim. Interea lihi, Vene-rahilis Kraler Xnster, (jno I rbannni C.ollegiuiu Pa-trono optiiuo utitur, C.ollegioque ipsi universo apostolieam benedictionem peramanter in Domino impertiujus.

Datum llomae apud S, l'etrum die IV Dec. MDCC.C.XC.IV, l'onlincatus Xostri anno decimo-septimo.

LE VE\. Her.......... IIIMÜMI

liliCKi:! lil, IIKATIIÏC.VMON

I. Vie du Véiu'ralile Hernardin ll'-alino dans le monde.

ü. II entre ii Ji'i mis dans la (lompognie de Jósus. — Ksliine que de hauls el saints persmmages out pour scs vertus.

Prndi-cs et grnccs rxiraordinaires ipii racclt;unpagnent dnrant sa vie el illuslrent son I tinheau.

'i. j'rcinier dcM'i'ct sur rih'-roïciU! des vorlns en 1828.

Les Irols n'Miiiions di' la S. ('.ongiv^alitui des hiles pour examiner les deux miracles.

lt;». Approhalion des d«,u\ miracles Ie IM nlt;tveiid)re.

lgt;ec:'lt;Mmil M.AIMH.ITWA sen I.VCIKX-

S!S Ueiilificafionis ei Canoiii/iitioiiis Vo-iieivihills Ser\ I Oei iSei-nai'diiii IIE.V-Sat'ei'dofis proïcssi el Socielale lesu.

Sri'iïlt lirillO. Au, cl ilc qiiibn* mirdculis constet in cnsii cl ml I'ljcrlinn ilc quo iijjilm'

!. Quam al te si bi in animo haereret Apostoli prao-ceptum : lu oiiiiiUjiik leipmim jinieba c.rpinplum Ijdiioriiiii oiwriim, Ven. Hornardinus Realinus, rebus lotins vilae naviler sancteque gestis, luculen-ter prodidil. Is enim ilomo cum priniis honcsta, anno a partu V irgiuis millesiino (piingentesimo tri-


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ACTES DE I.A TIAUE

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cesimo, natus, pueritiam piontissimc tracluxit; emensusque, conspieua quum (locti'inae Inm virlu-tis laucic, studiorum ralionem, quanKiiiani publicis muneribus summopere distinebatur, apeciiliai'i la-men christianae inormn integritatis studio nuii-quam vel abduci vel deflecll passus est ; sivo plu-ribus in regiono padana praeleoturis, vix ex cphe-bis excedens perfungeretui' pracloria auctoiïtate ; sivo Neapolim digressus vicariam opcram nonnul-lis oppidis inslitueiidis atque tenipeniiidis impen-deret. —2. Cinnannuni auteiii aetalisagcret quar-tum et ti'igesimiiiu, liiimauis rebus iiunciuiu remisit, inquo Socielatis iesu, (piam diligcbal eximie, si-nuui confugiens, religiosac perleetionis sic eursuni arripuit, ut perbrevi in ea sunuiius cvaderet; attpie, in omne divinae gloriae iiierenientum et aiiimaniin luorum uiiice intentus, \ ir apostolicus el habere-tur et ceteris ad exemplurn eoiilineiiter pi'iieluce-ret. Tanta enim omnigenae virtulis, caritatis prae-sertim, cordis ileniissiouis, üeum oraudi stiulii, suique despicientlae gratia valuit, quanta aliorum merites, supra qur.ni cui((ue creilibile est, in sui adtnirationem aiiripere et iiigentern silii liiniain vel in dissitis excilatam nationibus conciliare posset. Quo ractuiii, ut non mo.lo Dellanuinus alii(iue Patres Cardinalcs, lleges Poloniao et (lalliarum, Duces Pai'inae, Mantuae et Vindeliciae,

quo viri dignitate et virtute praostantes, ei datis littLgt;ris, tribuerint, eiusque consiliis, in dubiis diriuiendis, vel inaxinio exquisitis sese crcdiderint; sod etiam Paulus V, Pontifex Maximus, uieritis virtutes eius egregias ornaverit Imulibus, scque Bernardini precibus (•ommeudatuui liaberi baud seniel voluerit. Inirno itaoniiunni oculos in se con-verterat, ut ip.-i religionis bostcs en in \ el inviti de-mirarentur et praeclarioribus accoiiserent Christi ministris, (jiii divinae lucis donis cuniiilati, nee plausu honiiiiuni nee conviciis moti, nihil, speela-rent impensius, quam ut iiniigini Filii Dei eonror-mes flerent, onines laeto animo obirent lubores el in id unice eonferrent irigeniuin, ijuo vel durissi-nia aliorum corda sibi denieriti, ca ad pielitlis cul-tum innexa,quibus posseiilviribns, indesineiilerad-ducerent, — IJ. llloriaaulein, quae, tesle llierony-mo, vivluletn quasi umbra scijtiiliir, ulivilac lueral comes, ita iiedum non intercidil, sed, caeleslibus suffulta cbarismatis, lalius in dies mirilice perere-buil, post bealissininni Itealini exilinn, (|iii labori-bus potius quatn senio conleetus, anno .mdc.xvi, postridie calendas iulias, ipso Doniinae Xostrae Mariae llospilao l'eslo, fpiam ille, een lilius dulcis-simam matrem, colnerat studiose, Aletii caducani vitain cum aeterna commutavit. (Juin cliam sepul-crum innnmeris est aiictiim lionorlbns, ob popnlo-rum concursuni ae superna (]uo(|nc | rodigia, qui-bus Deus servi sui virtulis lideni l'ecisse lerebalur.

Adeoquo onininin insederal aniniis eius sanetilalis validacqne apud Deuni lutelaG opinio hand paueis conipanila iniracnlis, ui bycienses incrienlem ad-bnr llcalinnin sibi patronnin inclamarent et dllige-rent, atque ad enni testimonium aChrislo ediluni passim transrerrent: Qui credit in nxc, ojtvra quae ft/o facio cl ipse faciei.

't. (Juapropter ipsius lioatiflcationis canssa, apud Sacram liitiiimi Congregationein bis omnibus hand iiiiinci'itd p(!rinotam, inslitni coepit ; sumptisquo probalianibns ad imis normam exactis, contro-versiis rite expensis, caetorisque omnibus abso-lulis, quae ex recepta consiielndine et Sunnnormn PonliHeuni deeretis praemitleiida exhibentur, do singulari vitae ralioue, integris inorilms eximiisque geslis, (|nibns ven. liernardinus inclaruit, Kcele-siaeqne exemplo l'nil et adiumenlo, disquisitio lirmala est; et lel. ree. Leo Papa XI1 illins virtutes beroieuni atligisse cuhnen solemni sanxil decreto, pridie calendas sexlilesauno mdcccxxvih. — 5. Ad perUciendam deinde disceptationem do miraculis, quae, scquestro ven. Dei servo, palrata trade-banlnr, septics actum : nenipe duplici ante prae-paratorio coeln apml cl. me. Cardinalein Carolum Saci'oni, causae Uelatoreni, xn calendas augusti anno .mdccciaviii, et denuo, resnmpta caussa, xvn calendas septembres anno jidccc.xcii penes Cardinalem ('.aietannin Aloisi-Masella, S. li. G. l'raereclimi ('.anssaequo Ponenlein in Cardina'lis Saccoui vita defnneli locum snITectnm ; triplici au-Icm praeparalorio conventii in Aposlolicis Vatica-nis Aedibus, pridie idus iannarias anno mdccclxxv; pridie calendas martias anno mdcccxciii, el iv nonas augusti eodem annn; demmn coram Sanc-tissimo Domino Xostro Leone Papa Mil in iisdern Valicanis Aedibus pridie calendas maias an. .mdc.c.ci.xxviii, el tertio idns marliasan. mdcccxciv, novissima de miraculis disquisitione rite babita, in qua ct Itini C.ardinales et Patres Consul lores hiiius Saerae Hitnnm Congregationis, ad generalia coniilia rnrsnm coacla advocati, sull'ragium singuli protulerc. Sanctilas \ero Sua, omnium audita sen-lentia, in re tanli ponderis non illico menlem declarare censuit, adhorlata inlerea omnes velie-menler, ut in gravissiino hoe iudicio supernae clarilatis anxilinm cITusis precibus enixi^ ofllagi-tarent. (», llodiernaaulem die, feria terliaa Dominica, xxvi post Pentecoslen, qua festum S. Stanislai Kostkiie e Societale Iesu percolilur, Kucharislico sacrilicio religiosissirne lilalo, Pontilicio solio in liac. Vaticani aula assidens, ad se accersiri iussit Uiliuni Cardinalem Caietannm Aloisi-Masella, Sacrae nilunm Congregalioni l'raefectum el Causae nelatorein, una cum 1!. P. Auguslino Caprara Siuictao Fidei l'romolore, metpie infrascriplo Secre-lario, iisque adstanlibus solemniler pronunciavil:


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LE VKN. TiKHN. KEATJNO 7

Constai'c de dunluoi propositis jiuraculis ; nimirum du primo, quo Infans lo.icph Itiglianl, aculu cl f/ra-vissi))io lt;ihclominla wnrbn consumptus, icunque a novcm horis adslaiilium imlicio hahilus ut morliiiin, imploralis ab rins malve. VcncmhUis Bcniardini ttup-peliia, illico perferlc nanus materna libera pctiit ; ac d(gt; altero, quod sic elTertur : Pater Antoiiiii* lïrassi c Socielah' lesii inretcruta cl iiiruraljili listala intcs-lini recti laborans, ijuae fe.rro el 'ujni rcstiterat, dam aspurtandis Veiierabitis Ueraadini sarris lipsanis operant praestal, illico, perfecta coiisanatar, nullo remanente cicatrieis restiijio.

Iloc insuper Decretum in vulgus cdi et in Ada Sacroi'imi Uituuni Con^ru^aUonis referri mandavit, idihus novemlii'ilms, anno mijcccxc.iv.

CAIKTAXl'S Caiu). ALOISI-MASEI.l.A .9, C.

Praefeclus.

L. t S.

Ai.oisius TniPEpi, 5. li. C. Scrrclarius.

SOMMA MIK IIISTOUKMK

DK LA Vil-: DU VKN. TJERNARDIN l\EALINO

Lo Ven. sorvitciir de Dien ncriiardin Hcalino ost nr u Carpi, pclilc vilIcMlc LoinliMi'dic Ie I drc. l.'hJO au ino-monl on saiul l^nacr jclail a Paris los roiidcmcnts «Ir la Socióló de .Irsus dunt Ie vól K'ra Mo devail otro mie des gloiros. Honmrdin hcalino fomiiKMira scs r-iiides a Modóno, so lia d amili»' a Pavio avoo S. C.liarlos IJorro-móo, dovint avooat fiscal jï Alossandria, podcsla, o'ost-a-diro hailli dans phisiours lori'os, ot passa onsuifo a Naples on (|nalilé do liontonanl «xónóral du nwanjnis do Poscara.

Cost dans cello ville, (pTapros nne vision qni Ini mon-tra la Koine dos an^os Ini ordmnianl d'enlrer dans la Conipagnie do .lósns, (pi il so décida a ahandonnor le niomh4. II avail alors lii ans.

So reniellanl anx ólndes ponr apprendre la théologie, il lilt ordonnó priMro, el sainl l-'rancois do Uor^ia l admif a la profession snlemiello.

Hornardin cennnonca sa vie d'apolro, mais a rencontre d'autrc's sainls Dion Ini lil acconiplir lt;'el aposlolal dans nne sonle ville d'llalio, eelle de Lecce, silnée dans lo Xapolitain enlro la nier Adrialiipie ot le ^olle do Tarente et on dessons do llrindisi.

Los liahilants do eelle ville ayant d(»niaiulé anx Peres Jcsnites d y ronder nn do lenrs colleges, |c p. |{(gt;rnar-din fnt mis a la tf-tc de la creation, (lo (pli donne a la vie do eet apotro nne allure spéciale, e'est (pie Dien le von Int a Lecce ot lo lit rosier a Lecce. Sos supérieurs, voiilant reinployer snr nn pins vaste terrain, Ini donno-rcnt plusienrs Ibis I'ordre de qniller Lecce, mais clwupio fois (jiTil dnt s(1 mottiN^ on voyage ponr exéentor I'ordre de sos supérieurs nne liévre violente, et (pie los médo-cins ju^oaiont devoir metlro sa vie en danser, lo con-trai^xnait a rovonir innnédialement en arriéro ot a con-lior anx médocins nn corps (jni rofnsait d'ohéir. Kn 1579 Ie P. «iónéral Kvorard Morcnrianp Ini donn/i lOrdro (l(» vonir a liomo, et eonnne il connaissait les motifs (pii l a-vaienl jnsiprici ompoelié (rohéir, Ini onjoi^nait s'il pre-nait la liévre an sortir dn collége, de se «mérir, mais (pie Pordre de partir persistant, il devail so metlro en olie-min aussitot (pie I'accos de liévre serail passé. Lo P. 5{oriiardin se met en cliemin, prond la liévre solon saeonlnme, en avertit son •rénéral, mais la liévre ootto fois duro linit mois oonséciiiifs sans laisser an sorvitonr dc Dien mi momoiil do relache jiisqnVi co (pio Ie P. ^é-ncraI, vaiiieii dans eetlc Inlle, lui onvoya Lordro de ros tern Lccce. IncontiiKMit la liévre disparait. l'no dorniére e.\p(',ri(,nce, faito par Ie P. ('.lande Aipiaviva en 100.quot;), ent aksoinmeiit Ie imMiie résnlt.'it, ot Ie supérieur fnt oon-trninl do céder devant la volonté clairemont inanifostéo de Dien. Dans les (piarantc-deiix ans (jne Ie vén. servi-tenr de Dien rest a a Lecce. il ne (piitta jamais los oon-liiis du torritoire de eelle ville, pas memo pour aller passer (piehpies jours a Otranto, cité voisino on il était fort desiré.

Cottc situation particnliéro, oette ospéoo do prison dans liupielle Dien voulnl conliiior l apótro de cotto ville, ox|)li(|iie poiinpioi la renoiiimée de sainh t • dn venora-hle n a pas franclii les hornes de l llalie, mais olie est trés vivo dans tont Ie Xapolitain. A Lecce parliculiero-menl cello renonnnée était telleinoiit grande (jne, Ui '•il (h'cemhre IDITi. les '■il anciens (pii représontaiont a cctto épo(pio Ie ••ouvernemont do la ville se réuniront en conseil el (h'lihérérent de clioisir comme protooteur de Leeee Ie P. Deriiardin Uealino, hien (|u'il fut encoro vi-vant, co (pii est nn des raros exomplos de protectorat. C.omine consé(pience de cello délihération, ils insistaient an prés do rév(npio alin (pi'il prit, dn vivant inorno dn serviteur de Dien, les niesnros iK-cessaires ponr rassom-hler les téinoijiuaues de sa sainteté et pouvoir former plus tót lo procés de rOrdinaire. An lit de mort de co vé-ncrahlo, les uia.iislrals de la ville remuivelérent la délihération de Ie prendre eonnne protooteur do Lecce. Lo P. I Jernardino s'étei^nait doncement dans Ie Sei^nonr Ui 2 juillet lldC).

II s'est nianif(4sté ponr U1 Vén. Ilernardin Dealino nn plKMiomene analogue a celui (pie Ton ohsei'Nc a .Naples pour Ie san;^ de saint .lanvier. Le san^ dn serviteur (Ui Dien, dans cerlainos circonslanoos eonstatées par dos ténioi;-ina;4quot;os anthenli(jUos donl le plus récent ronionte an ö lévrior hS.V2. se mei a se li(piélior el a honillir comme si on l'avail mis snr Ie feu, aii^montant do vo-Innie. romplissant d'nno écnmo ron^oatro tonto l'am-poule (pil lo contiont, restant des licnros enliéros dans cel ('■lat d'éhnllition sans cause apparonte, puis rovonant a rótat de san^ coa.milé. Tontofois oo prodi^o no se répète pas avoc la momo réirularité (pio celui do saint .Ian vier.

Le procés de héatilication dn vénérahlo serviteur do Dien n a point marché avec la rapidité (pi'auraient dé-siréo les magistrals de Lecce ot ponr Unpiello ils avaient pris lenrs précaulions. Le (U'cret d'liéi^H'cité dos vortus acte senlement si^ne par Leon XII en IS*2S.

Pnrini les miracles ( ils étaiont au m)mhr(? de i'2 dans l(» procés (rinformalion de Naples en ITló) la S. Congregation en a choisi denx.


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AC.TKS DK I.A TTAliK

Dans l(» pivmirr c'csl la ivsunvclion d im mlant lt;Ie (» inois, mort do licviv lyphoïdc. Au moins laul-il diro, pour imilcr l.-i pi'iidcnlo r.-scrvc do la S. (loii^ri'^alioii, guórison d'im onlaiil (jno toni lo mcjiulo oroyail morl. Le corps, oulro l aspocl oadavcritpio, oliul oomplrlonionl (Void, les membros roidis, los joinlmvs dnros cl no poii-vant so plior. Toni ótail pivparó pour rouscvolir ipi.-md Ja móro proi.d pondaid la imit lo poli! oadavro pour romhrassor mio «lornióro fois, ol ;i la pónséo do se ro-rommandor an I'. Hornardin ponr lui rotlouiandor un enfant qui ctai! lonlo s;i joio. \ co momonl, olio Ilaissc los yon\ vers son onranl, colni-ci ouvrail la hom-Iio cl chcrclmit lc sein do sii móro : il rlMil complclcincnl cl iustanlanóiiionl plein do \ io.

Lo second miracle osl, sons mi oorlain rapport, plus ótonnanl pai'ce (pTU «'lail moins snjot a rillnsion. II squot;a-^iil d'un Père .lésnite alloinl d ime listnlo dn rcclmn (pio los operations clnrnrjiicalos n'avaienl pu iirn'rir lt;'l (jui se tronvo disparaitro pendant ipie Ie palicnl porlail los relupies dn vénéi'ahlo, anemie trace de Im cic.ilricc no restant sur la peau. 11 y a la nnc preiiNcde ^m'-rison lel-lomont évidenle lt;|ne, ponr la iiior. Ie plus simple serail do nier la maladie.

La vie quot;du Ven. 1* Hernardin Healin de la C.ompa-gnie de.li'sns n'oxist.' (pTon ilalien. I'lle a r\r écrite par lo l{. Pcro Mooro, poslulalenr de la cause du vrin-rahlc ( Roma, Tipo^ralia Morini, isrrii.

L\ VF;\. Ciinic li 11 Eli SI

DKCIIKT m ÜKATIFICATIO.N

1. Vio do la vóiK'i ahlo al)bosso (llt;' Ciubhio qui passo '22 ans dans smii lil.

12. Vorlii!» do la vimk'ImIiIo. Sun zèlo rcmai^inablo.

J{. Sa mort ii l a^c dr .'iS ans.

rt. Ilenominé» do suinldé.

r». Vcrlns cl miracles de la vóni'rjible.

(». Lc triplo (jxaincii rail a la S. (lon^i c^aliDn de- I\itos do rin'rnn-ilc de scs voi lus.

7. Iluconnaissancc pari' Soavoiain I'onlil'c do cclic iM-roicilc lc 11} novotnbrc.

!)lt;'('i-etIIin KJ (;ri{|\A !5(':iïilicii(iunis o! (liinoniziifi(»itis Sctnac Dei

Clai'no IsaiNtilno (illKKZI, nhimllssao ox oimMiic Suiirlao Ciasvus in von. ASonasï. KiKjniiiiK» SaiuMissimac Ts-iniialls,

SUI'ER Hl HIO. An coiislrl de ['Irlulllm.t T/icolo-(jnlihus l'ide, S/ic cl (larilalc in Deiim nc Prnri-mum, live iiiin ilc (Uiriliiiitliliiia l'ruilciilia, hix-lilin, Tcmiimnllhi i;l hurl il inline ciiriiiin/ iw nilnr-xis, in (iradn heraieo, in eain cl ml e/Fccliini de quo ciyiliif

Claraiu Isahollam (llioiv.i, sneculo xvni ad in^cnlia sceici'a et ori'ores iunuinei'os prolapso, in exirniain sancLilatis speciom cxcitasse non iinmerito perlii-hetui'. liane cnirn, in siiburluoGonuensi, Ponte De-cinio, piis parentibus ortam, mire a teneri.s ad pie-latem inilole et facultate lactain, atque anno repa-ratae salutis .mdcgi.vhi, die ipso solemniis in Im-norem purissimi .Mariae sanctac Conceptus conse-crato in lüignbiuo a SSina 'rriuitato aseelerio, nun-cupatis votis Deo obstrictam, usque eo s itae tempus recto integrecpie exegi.sse pereimia monumen-ta testantur, ut praeclarum omnimodae xirtutis non tam decus quaiu l'ere prodiHiuni liaberetur. Ka autein euni lande sibi concroiiitis, iis(|ue gravibus, perl'ungebatur muneribus, qua vix soxluin et tn-gesinuim annum ingressa uuanimi sanctimonialimn assensione et Apostolica exo rata ven la, percelebris Kugublni inonasterii antistita renunciata sit; et in-cepto, dlutino licet ainictata morbo, et, remedlis In iri'itum cadentibus, dLicdevigiuti annos lectulo defi-xa, (juoad tarnen vitaai transegit, eximie et in exemplar perstiterit. — '2. Christo siquidem coniunctis sitne adhaerens, haustasqiie ab Ipso vires singula-rem in moduin adepta, uberrlmos lllos attulit fruc-tus, (piibns omnia, quae lu virgimuu vlrtute prae-stantlurn vitis insignia ad pietatem cognovit, ea si-bi ad Imitanduin selegerlt, inquesua degondi ratio-ue refei're sit conata. (Juod elusrnoill evasit, ut ni-lill el rnagis cordi esset, quarn lidei scleutiam, mo-rum puritatem 1'ermeadanselorum candorem exae-tain, sul abnegationem, vi^ilcm vel in rebus perar-duis prndentlam, et mundi coutemptum, nou modo colore sed etiain adeo in deliclis habere, ut de ea tostiinnnlum ah Aposlolo jirolatum posset lure evul-gari : Vinjo eogilal (/11110 Domini snul, nl sil sancln cor/wre el sjiirilu. Ad illud autem animum specia-tim adiuuxerat, ((no llagranllssiina Deum eharitatc1uuiee adamaret, nihil nisi eaolmn spectaret, tempus oinne ita orationlbus daret, ut eas ad multam uoc-tem producens in rerurn dlviuaruui commentatlo-nem se lotain abderet, castasipie llammas aloi'et ac magis magisque in dies augeret ell'usis indesinen-ter ad sauctos coelites precibus ao potissimum ad I )eipai'aiii Vh'K'ineni, (|uam mal rem couipellare sole-bat. Mirum proiude nonaccidit, si, innumerls vexa-ta ae penitns attrita crueiatlbus, asperrimaet acer-bissliua (piacquc torli et lihenti animo non ferret modo, vornin otiam discuperet, proprlas laudesom-nino fastidiret, crucein((uo insigne esse Deidonum cum inaxime exoptandum et autumaret et alios do-ceret. Ilinc etiam, diiiu inlandae per saeculum xviii grassarenlur impietates ailius((ue in dies radices agereul. oinnihns ad salutem praesto erat, et non tam hortatn quani exeiuplo alios ad religionem (jno valeret studio, acriter exacuebat. Moniales vero pracstcs coutincnter excitabat, nioueus ut ad i)i(^-


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Sapientissiinum lii'i consilium, quo maioriltus tempornm improhitatiiuis maiora in Ecclesiacxcin-pla virtutum oppoui et ulTulgere conlinyil, Ven.

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!.A VK\. CI.AlliK fillKMSI

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tntis fnstigium roiitcndorciit, Dei lionnivin robns omnibus potiorom dacoront, vitaquo ad Evangelii disciplinam composita, se divinae coiaiuittoiHMit \oluntati, iiihili|iie magis lialicrenl in optalis qiiani ut, caritatisstudio actac, virlutem iuipigrc provehe-re cniterentur, et, Dei aiiKii'cui (puim in se tuin in aliis foventes studiosissime, ad perl'ectionem eiins-tianam animos voiiementei' ineenderent. — ï}. l't autem eoeperat, sic peryere nuiKjuam destitit, dunne, diuturnitate rnorbi in exti'emurn vitae discri-tnen addueta, voniam inoniales, magna animi demis-sione, rogavit; cumcpie exitmn silii imminere, pra»-nunciato die, placide pcrsontii'ot, ut magna Dei Afatei' labis ah origine nesciaasuis eolerotnr im-pense, veluti testamento mandavit. Atque omnium desideriis et lacrimis honestata, C.hristi conspectu tandem nt frueretur exoptans, eius in adloquiis eomplexuque suavissimo es huinanis rebus exemp-ta quievit, annos nata octo et quinqnauinta.

Quamqnam caelestem potius ((iiain terrestrem, vitarn in Christo ahsconditam dnxerat ven. Dei famula Isabella, dclitescere tarnen baud potuit eius sanetitatis lama. Quiu tuin ad conterraneos, turn Italiae fines excedensad eaeteros Europae populos, divinis elarescens gratiis, late manaviti nuiHisqiie sacrorum Antistitibus, Patri bus Cardinalibus ali-isque insigni virtute \ iris magnam sui admirationem ingessit, qui tantam reveriti innoeentiani. Isa-bellam cum S. Teresia eonferre et beatam eogno-niiue appellare non dubitarunt. Ileroicas qnippe eius virtutes, supernis aniuentes cbarismatis, uon modo lama vel ad exteras gentes dilfusa, scdetiain prodigi is, quae, dum ipsa in terris ageret et post-quam ad caelestes advolavit, Clara Isabella depn1-eante, patrata en'cu'ebantiir. Deus commendare et angere non defnit. — 5. (Juapropter ordinaria de eins vita rebusque gestis inquisilione, non inullo post obitum, incoepta el l'acile dein ad iuris normal n persoluta, celeris(pie (imnibus inlegre serval is el peraetis, ([nae ex Apostolicis constitutionibiis ca-nonicisque praeseriptionibus praebabenda ac jirao standa dccernuntur. Sacra lüluum ('.ongregatio ad examen de virtutibns merito devenit. Altjiie triplici bac de re actione. disceptatuni : prima, scilicet, iv ealendas deeeiubres amid .mdiic.c.lxwii in Aedihus limi Cardinalis Aioisii Oregba a Sanclo Stepbano, l'',])iseopi l'ortus et S. liulinae, Canssaeipic Itela-toris ; altera in Vaticano Dalatio v iilus deeemlires anno MDf.c.cxc.: tertia deuinm ingenerali Convontn ibidem babito xm ealendas iulias, hoe vertento anno, coram lleatis.simn l'atre beoni' Nlll ; in ijun idem liilius C.ardinalis duiiinm ad discntiendinn proposuil: An coiixh:!, de Virlulihna Tlmoloiialiliiin hide, Spc cl Cuyilulc in Daitm lt;ic I't'o.ciniuui : ace non de Cantlniilihus l'fi«lcnlla, fiislilici, Tempe-vanlia cl l'0),lilii(Uilc vacumquc ctilncxls Ven. Scvi'iic,

| Dei Clarac Tsahellne (ïherzi, in gradu haroico, in cnxii cl ad c/l'cclum de (/nn (ii/ilt(r'/ Atque onines, • qui iuterruere, lliTii Cardinoles et Patres Consul-1 tores singidi suffragia prodiderunt. Sanctissirnus | autom Dominus Xoster, omnibus attente auditis, ! qnamvis de l'avorabili sunVagationis Suae teslinionio I speiu praehuerit, sententiarn tarnen pate facerc lu-mendistulit ; utque prius, in re tauti m omenti, cae-! lestis Sapientiae, quae sibi ad caussain absolvendam propitia adesset, expostuiarctur, admonnit.

(i». llodierno vero die, qui inclilo Stanislao Kostkae ; adolesceuti angelico feslus incidit, rei divinae, in Suo sacello, rite operalus, banc Vaticanae Aedis i aulam adiit, et Ponliflcio solio insidens, limos (jardinales accivil Caietauum Aloisi-.Masella, Sacrae iiitinnn Congregationi Praefectum, et Aloisium Oreglir, a Sanclo Stcfano Caussae Ponentem, cum li. P. Augustino Caprara Sanctae Fidei Promotore et me infrascriplo Secretario ; iisque adstanlibus solemniler edixit: Conxlare de Virtulihns Theo loyal Hik* l-'ide, S/ic cl Caritale i)i Dcnm nc l'ro.cimnm, nee non de ('.((rdinalibus Prudcnlia, hinlilia, Tein-jiemnlia el h'ovlilndinu eavnmquc Kdnc.cia Ven. Scvvae Dei (iluvcic fsohellne Gltcv'i, in f/v((dii hcvoico. in citsn cl ad c/fecltitn de rjno i((jiliiv.

Ilocauteni Decretum publici iuris lieri el in Acta Sacrorum Jiitinuu Congregalionis rel'erri iussit idihiis novembribus anno jiüc.ccxciv.

CAIKTANTS G.\iin. AI.OISl-MASELLA ft. It. C.

Praefeclns.

| l- V s.

Ai.osui s Tiupepf, S. II (]. Secrclavius.

SOM M A MUlt;: DE LA VIK

DK LA VKN. Cr.AIHK ISAiniLTJ! (IMKHSI

(.l.'iirc ! s; i i * 11 (* (.licrsi 11) iiiii|iiit Ie 'JS oclohrc IT'ri ii PoulcdcciiiK», pclilc villc (jni se Irouvc a IIJ kiktinrlrc's de (lelies, de njircnls de coiidilion aisi'c (|iii y ('(aicnl êlahlis depnis plusicnrs sicclcs. A lï.-c de liuit ans cllc. pcrdail sa iiicrc cl dcmandail a la sniiilc Virr-c de ivm-placci'('cilc ipi rllc picurail. I'm1 vision lui lt;'ii doimait r.issiirainc. r:ilc Oiilinl (Micorc de la sninlr N iciv.r la pcniiission de jouir do ia pi'csoiico coiilhmollo do sou an^o «/ardion. C.oilo \isiou irolail pas siuiplomoul suh-Joclivo. mais ohjoclivo, of plusiours porsouuos,oulro au-Iros sa lioiio-iuóro. sou ouclo qui olail sou dii'oolour ol d'auli'os oucoro oul j)U voir plusiours Ibis ooi auj-io sous la lormo d uu jouiM' lioiumo ohlouissMiil do cl/irló «pii accoiiipM rn.-iil la jomio oulaul.

ls;iliollo (diorsi se soiilail alliroc vors lo oioilro ; toul I y porlMÜ, mais cjlc no s;iv;ul onooi'o d.nis (piol iiionas-lóro aller. Milo avail dou/oa is (piand olio vil lui appa-railrc sainl l'Vaunns ol sainlo Clairo (jiii lui ordon-neul do prondro riiahil do sainlo Clairc dans lo oouvont

(1; Lu italiL'ii (Jliersi: Ohcrzi on latin.


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AC.TKS DK LA Tl A UK

iO

de la rivs-Sainlo-Trinili' de Gnhbioou olie aura la mission (hï ilcraciner los ahus qui s'y élaionl {ilissés. l'no inarquo (U1 ccllc vocation manircslrc^ (rimo lalt;;oii si cx-traonlinairo Int accordrc au po re de la jouiio lillo. Do-mandaut par nianicro de plaisaidcrio a une de s(\s potitos fillos au Ik recau, qui avail si\ oil sept inois, si sa sieur se ferait rc li^iouse; « Oni, répondit elaireiueut IVnraiit, An^iola Maria se lera rcli^^'use a (luhhio el sera sainte. » Les lèvres de renl'ant se rereriuèreut, et elk nc paria quo plus lard, se trouvanl luèiue ou arrièiH* sur les eu-faids de sou jV/o.

Ia; uiai 17.gt;8 Claire ïsahellt» s'eiuhanpiait a (lèues pour Livounic d ou ('Ui1 allait a (lulihio «'t 1«' 20 du niois de juin, les portquot;s dc ec luouaslcro s'ouvraioul dcvaut elle. Ou I adinil hieutol au noviciat, uiais If demon ja-loux de ses pro^rês dans la vcrtu, et pivvoyaiït Ic jjraud bieu qui eu resullcrait pour Ie monastère, résulnl de s opposcr parlous les moyens possibles a son admission a la profession. I ne sienr se lit eu (padque sort(? sont instrument ineouseient et mamiMivra si hien aupres do sos eompa^nes (jue eelles-ei rêsolurent tontes de Ini don-ner un vole ennlraii'c an moment ou le ehapitre du mo-nastère serail appele a df'lihérer sur sa réeeption. Isa-l»elle ne til rien autre eliose cpie se reeonnuander au Seigneur. Le jour arrive, tontes les stenrs élaient hien déeidees a exelure Isahelle, mais au moment de domier le vole deeisil, elmenne isolément ent eette pensee : « Vraiment, puiscp-e Ie destiu d lsahelle est eerlain, qn elle ne sera pas admise, je vais Ini donner ma voix, ce (pii adoueira un pen i'elVet d ime volalion eomplèh^-ment eontraire. » (.liaenne ayant en la mèine pensee, Isahelle etait admise a la prolession a rniianimilé d(»s votants. Illle prononea ses vomix le (S dée. IT.')*.),

Idle n avail pas eneore 15:) ans. (pie la eonuiumauté tout (Mitière resolul de la mettre a sa tele en la nom-inant ahhesse, ee (pil se lil Ie IT) sept. I77S après avoir demande el ohlenu de |{«ime la dispense de l'age eano-nique, (pn esl de K) ans, eonune il est preserit par le Coueile de I rente. I n des pntdi^es par lesqnels Dien fit eonn.aitre «'omhien lui plaisait ee.tte éleetion est que le jour on I ahhesse dnt prendre possession dn siège ahhalial, elle Ie \ il elineelaiit de lumière el oeeupé par la sainle Vierde en personne lenant renianl .lêsns dans ses hras. Ce prinli^e ne Fut pas isolé, ear eet éelat du si«^e ahhalial se monlraa plusieurs reprises, a diverses personnes et durait l'espaee de plusieurs lieures. l'ne des reli^ieuses «lépose en elVet: « .l'ai vn plusieurs foU rêelat du siè^e de elnenrde l ahhesse «'1 je eontinnai a le voir jusqua sa mort. II élait si hrillant (pi il me sein-hlait cpie j'aurais pu lire saus Ie seeours d'anlre Inmiêre toute sorte d imprime on d'éerilure.

Au hout du premier triennal la vén. ahhesse fut eon-firrnée dans sa eharj^e, mais a eelle épocpie eonnnenea sa donloureuse inaladie (pd ne la ipiilla jamais. V.w voiei rori^iine, telle qu'elle a dn la raeonler elle-mème par le commandcment (te rohéissanee.

Se Irouvaut au elKeur vers la lin de juiilet 178*2 elle ent mie vision qui lui monlra Xolre-Sei^neur irrilé des fantes des hommes et se prêparant a les chatier par les tléanx (pi'il allail déehainer. lill'rayee a eelle vne la venerable se senlit poussée a s'olVrir a Dien en holoeansle et a le prior d'exereer sa ven^eauee contre sou propre corps. « Cette démarclie, éerivail-elle, fut terrible et an-goisanto pourmonpauvro corps, mais mon amedevaitla l'aire, Ie eonnaissanl en une manière que je ne saurais dire. ») l'u médeein, Andrea Gionelli, fait dans le procés la description des inlirmités de Tabbesse qu'il soignait et il est diflieile, en en réunissant les divers caractéres, de rattrihuer a une des maladies connnes. La servante de Dieu dut panier conlinnelhaiient le lil, (lt ne pouvait méme pas poser la téte sur un oreiller a cause d'aheés et ^landes doulourenses (pii Ini couvraient le cou et les épanles. On était oblipfé de lui lier la téte avec un mou-choir et de la tenir ainsi snspendue en l'air.

I ne infirmité aussi pénihle a supporter et qui confi-nait la palienle dans sa ehambre aurait du, ce semble, indi(pier le eboix d nne autre ahhesse, mais les scours du convent la renommèrent eneore a runanimité pour la Iroisiéme lois, et la vénérable, de son lit de soulTran-ces, non senlement diri^ea parfaitement sou monastère, mais eneore put y accomplir la réforme pour laipielle elle avail reen sa vocation.

La vénérable ent connaissance dn moment de sa mort par plusieurs prodijjes (pii oll'rent cette particnlarité que ce ne sout pas de simples visions (pie Ton ponrrait con-fondre avee des hallucinations. Ces manifestations sont parfois auditives et s'éteudent a toute la commnnauté» parl'ois visuelles et auditives et dans des eirconstances avec des contróles (pii ne permettent pas de les mettre raisonnablement en doute. ('.'est un des caractéres par-ticnliers des faveurs surnatnrclles accordées a cette servante de Dien. Kile avail demandé les derniers sacre-inents mais les sienrs ne la croyant pas plus malade navaient point compris sa demande, et elle passa a une vie meilleiire a riieure (pTelle avait prédite et saus rece-voir rextiNMuc onction. (','était raccomplissement d'nne proplK'tie ipie Ini avait faite Xotre-Seigneur 8 ans aupa-ravant, el dans laquelle le Sanvenr, vétu des habits sa-cerdotaux, lui avail donné lui-méme ce sacrement préci-sément pour suppléer a ee seeours (pi'olh1 ne ponrrait avoir au moment de sa mort. La vénérable mourait a l'a^e, de 08 ans, aprés il ans de profession et 22 ans de ponvornement ahhalial.

Parmi les prodi^es innombrahles (pii illustrérent cette vénérable il on est un qui touche plus particuliéremeiq la 1'ianeo et (pii est la préservation dn monastère de la Sainte-Trinilé de (lubbio, soul épar^né selon la prophé-tie, dans la tempéte décliainée par Napoléon en 1810 et qui chassa tons les ordres reli^ieux des Llats pontitieanx (pie veuaient (renvaliir ses armóes. II est eneore a re-marcpier quo lorsque les reli^ieuses vonlaiont demander une favour au ciel par riutermédiaire de leur ahhesse, el les hattaient avee force la pierre dn tombean, comme quelqu im tpii frappe a une porte, et un bruit souterrain leur faisait connaitre (pio leur demande était exaucée.

L'acto pontifical met en relief Théroïcité des vertus de la servante do Dion dont nous venons d'esipiissor en queUpies mots la sainte vie (I).

(1) Vila dclln vcnnrahila scvva di Dio Sr. Chiara Isabella (Hicr-sidn lUnilriln'iDii). lAunrc, Ahhailcwti Clarma in'1 monastcro 'itella SS. Trniitii diCnhhio, scritta. dal I'.GiofHoini Francesco ila Marassi, minore rifommto. (iKSOVA, INIó Tipoyrafla ddbi Oioucnlis. Mum S. Chiara. W, .


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S. r.OXC,. DES lilTKS

SACREE CONGREGATION DES RITES

CASTKLI-AMAHE Dontcs divers.

Le rédacteur óol'oydo divini offici do CaslcIlamni'C-StubUi, pr^s de Naples, soumet ti wls doutos : — Ir premier sur Ie titulaire tjiii doit avoirune öglisc que desactes aullictitiiiues duuneiit «'omme dé-diée ü Notre-Dame de lji(;n (ju'iiii u'ait pasfait mention

dn titredans la consecration solennelle; — Ie second,si Ton doit faire commömoraison au clneur d'im saint dont on dit la messe c.r indulto apostolico cn dehors du jour (jui lui est assi^né: Ie troisième si 1'on peut terminer l'exercice dn mois de .Marie fait après la messe en bénissant Ie penple avee Ie (liboire.

Die 90 Juin 1804.

CA ST1U MAFtrS. Ilodienuis lietlactoi' K'alendari dioecesani Gaslrimaris de inaiulalo sui Üiiii ICiiiscopi Sacrae Ritimm ('.onyrogalioni sequontia dubia pro opportuna solulione huaiillime subiecit, iiiinirum :

J)id)iiiiii I. In civilate Castrimaris extat ecclesia, quae lieatae Mariae Virgini nuncupatae dr Succiiy-.111 fuit dicata, uli palot ex actis aullienticis, scilicet : ex Insti-iuneato rundationis per puhiiciiin Nolariuiu conreclo, ex iiiscriptione super carnpaiia eiusdem ecclesiae apposila et ex imagine elusdom Virginis sub eodem litulo, publicae ndelium vene-rationi in inaioii allari exposita. Qiuim lamen ea-dem ecclesia in sua solemni conseci'alione, nulla facta mentione do supradicto litulo ilr Siicciirmi, Sanctissimis Nominibus lesu et Mariae ruerit dedicate ; quaiiritur an Clerus Civitalis, ciiisdom ecclesiae servilio addiclus, debeat celebrare, uli litu-lare, et sub ritu Duplici primae classis cum octa-va, solummodo fesliiui do Sanctissimis Xomiuibus lesu et .Mariae, an oiiam loslum lioalac Mariae Virginis de Snecui'nu '?

Dubium 11. (Juando in aliqua ecclesia agilur de Sanclo in die non propria, el do co, ob speciale privilegium a S. Scdo Aposlolica oblenliini cani-tur, et legunlnrMissae, uli in die feslo ; in biscc Missis fierine debet Coniniemoratio de oriicio diei?

DiiIhiiiii 111. ('sus invaluit in pluribus bniiis ci-vilalis ecclesiis, in runclionibus Marialibus aliis-que, quae cum Missa persolvunliir dimitlore po-pulnm cum Henedictioni' Sauclissimi Sacramonli in pyxide adservali, adliibito velo bunierali super planeta. (Juaeritur an bic usus lolerari possit'?

Et Sacra eadem ('.ongrogalio, ad rclalionem in-frascripli Sccrelarii, exfjuisilo volo allerius ox Apos-tolicanun Caoremoniannn Magislris, ro mature per-pensa, ita proposilis dubiis roseribendmn consult, videlicet;

Ad I. Aflirmativo ad primam partem ; Negative ad secundam :

Ad II Dilala: iiiteriiu serventnr liubricae quod coinmemorationes :

Ad lil. Ariirmativo ; ita observandmn.

At(|iio ita roscripsit et servari mandavit dio '20 Inlii 1894.

C. Cahd. AI.OISI-MASKI.I.A Praefeclus.

L. -1- S.

Al.disii s Tiiii'i:i'i Srcrr.l.

C.Vin ilA^I^XK lt;!«' Ooloiuhio . De I'lisa-•!lt;' de la iuili'4' pom* les simples prfilros

Sur l iisa^'o tlo Ia mitre piir do simplos prtMros qui par permission tin Saiiil-Sièt(o lunl la l'onclion dus óvöipies assislanls au prólatcon-sécratenr.

Die 20 hdii ISO'i.

1 /i'/'.l (iIA/v.N /A IXDllS{l). li. I). Petrus lirio-schi, Vicarius l'ieneralis Dioeceseos C.artbaginen, in-ludiiss equens Dubium Sacrae liilunm C.ongrega-tioni pro opportuna solulione Immillime subiecit,

(Juotiescimiquo in (lartbaginensi Dioecesi ali-(|iia ronsocratio novi l''.piscopi lil, simplices Sacer-dotesqui, Sancta Sode benigne annuente, adsis-tere lOpiscopo eonsocranti, aliarum Dioecosimn exeinplum seculi, mitra utuntur. Qnaerilur, utrani tolcranda sit baoc consuetudo

I)t Sacra eadem C.ongrogatio, ad relationem in-frascripti Sccrelarii, cxipiisiio volo allerius ex Apos-tolicariiin Caorenioniai'uin Magislris, ita proposito Dubio rescribondum censuil, vid(.'licet: yrgative. AU|ue ita roscripsit die 'JU Inlil IS'.li.

C. C.\nix AI.OISIMASKI.LA Praefrdiis.

L. t S.

Ai.oisirs riiiigt;i;pi Srcrct.

(1) Ce r.artlialt;;èno nomine par Ie décret//?est ainsi appelé pour Ie distm^ner dn CartlmKèno ( CurllKino .Wjiui) ville «i'lvspagne dans la province de Muirie et érij^i'e en évèrlió. Ija première est la capitalf de l'Ktat de Ilolivar dans la Colombie, a reiubouchnro de la Maddalens.


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S. f'.ONO. DF.S RITKS

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DKC.Iir.T rolülif iui\ iiU!((|('s dos S('i*\ i-Icin's de Die» (|iii ih» soul pas oiu'oi'o i'c-coiiiiiis IJiciihciireux.

I. Ouci'ds imtöi'iLHirs qui se rapppl'tont nvix imngns flos vénörublcs

servilcurs do Dicu,

*2. Ili'pon.sc rócciito ilc la S. ('.ongiM'fiaüon döfondant de les inottro dans les vitraux des églises.

Olie prohil»ilion s'étend-elle anx vitrnux on pointures diles liis-

lorlques ?

Hóponse negative de la S. Congregation et double rdserve qn'elle mei.

Confinnation par le Saint-Père.

Die 14 Aiigtisli 1804.

I. Inter C.onslitutiones Uonmnorum Pontificiini, iic S. liituuin ('.ongregiUionis Oecrcta, quae lm li la fuero pro moderaiido culln Scrvoruni Dei, (|iii eum lama Sanelilalis vel Marlyrii decesserunt, setl In-ter Beatos aut Sanctos ad Apostolica Sede adluic reiati non simt, noniiulla ad eorum iinagiiiiiin sive in templis, sive in pnhlicis oratoriis apposltioneni pertinent. - 2. Herenter etiam eutn \ iearins Ajios-tdlicus Itistrii'tns (lecidentalis Scotiac; retulisset, in vitris eoloratis, (piilms templormn lenestrae deco-rantur, prael'atas imagines interduin dipinyi ; Sa-era eadem C.oni.n^atio per Dceretnm die Murtii •18(10 editnm, leine morem minime approhandum censuit. — :5. Veruintamen eum non raro, nednm in eiusmodi vitris, sed etiam in temploriLm parietilms facta ae gesta repraesententur, (juormn Del Famuli, vel pnncipui actores, vel jiars aliqua fuerunt: dn-liitiUum est, num proliiliitio lila etiam ad liistorleas luüusmodi repraesentationes sese porri^at. Ke ila-qne inatiiro examini suhieeta, anditisipu! votis viro-rum in Sacra 'riieologia, et in ecelesiastica quoqne ArcliaeolOK'ia praestanlimn.Saera liitimm ('on^rega-tio, referente suhseripto C.ardinaii eidem l'raeleeto, in Ordinarii Goniitlis, suljsignata die ad Vatieammi haliitis, respondendum censuit: — 't. « Imagines virorum ae mulierum, qui cum lama sanetitatis decesserunt, sed nondum Beatilicationis aut ('.anoniza-tionls honores conseeuti sunl, neque allarihus ut-cum(|ue imponi posse, neque extra altaria depinni cum aureolis, radlis, aliisve sanetitatis signis, pos-se lamen eornin imagines, vel gesta ae facta in pa-rietllius Ecclesiae, seu in vitris eoloratis exhiberi, dunnnodo imagines illae neque aliquod cultus vel sanetitatis indleiuni praeseferant, neque quidquam prolani aut ah Ecclesiae consuetudlue alienl. » Die •li Augusti l«)i.

Facta postmodum Sanetissimo DominoNostro l.euni l'apae XIII per me suhscriptum C.ardinalem Praefeetnni de praediclis relatione, idem Sanctis-sinins Dominus Koster Sacrae Congregationis sen-tentiam ratam liabuit, eonflrmavit, et ita decreta, quae in contrarium facere videantur, intelligi de-bere iussit. Die 27 iisdem mense et anno.

(',. ((Alio. ALOISl-MASELLA, S. I!. t'. Praefcctus.

L. t S.

Ar.oisius Thipepi, S. li. G. Secretarius.

DKCRKT 1)11 moinonl OU

01 re laitt' la profession solemu'lle «U's

I. Question proposdo ; la profession pcut-eilo se fniro ii In communion?

•2. Diicision de la Congregation d'amener 1'uniformité dans ia pratique.

i )u fora la profession avant la communion.

'i. Utjgies pour la innovation des vccux.

Die 14 AuyiiKli

I. Non semel a Hituum C.ongregatione exquisi-tum luit: Utrum, et quomodo solemuis votorum professie, aut eorum renovatio, quae in plerisque religiosis tam virorum quam mulierum Congrega-tionibus locum habet, intra Missam peragi valeat. Porro in peeuliaribus easibus non una eademque full responsionis ratio, quin unquam Oenerale De-cretum bac de re editnm fuerit. — —. Quapropter, ad omnem am biguitatem de medio tollendam, et uniformltatem indueendam, eadem Sacra Hituum Gongregatio, referente suhseripto Gardinali eidem Praefecto, cunctis mature perpensis, atque lis praesertim, quae in Bulla s. m. Gregorii Papae \lll « (Jnantn frKchinKinn », data Kalendis Februarii insii pro approbatione Gonstitutionum Societatis lesu, bac do re continenter, In Ordinariis Gomitiis subsignata die ad Vatieammi habitis, sequentem metboduni, servari posse coiistitutit51.« (.el eb ra n s prolitentimn vota excepturus, sumpto Sanetissimo Eucharistiae Sacramento, absoluta confessione, ac verbis quae ante lilt;lelium ('■ommunionem dici solent, Saeram llostlam inanu tenens ad prodtentes sese convertet: bi vero singuli, alta voce, profes-sionem suam legeiit, ae postquam quisque legerit, statini SSihum Eucharistiae Sacramentum sumet. — 'g. In renovatione autem votorum, Gelehrans ad al-tare conversus exspectel dones renovautes votorum formulam protulerlnt : qui, nisi pauci sint, omnes simnl, uno praeeunte formulam renovationis reci-tahunt, acpostea ex ordine SSiuum G.orpus Domini accipient. Ilaec tainen rnetliodus, cum recepta fuerit, In respectivis Gongregationum Gonstitutioni-btts ininime apponendaest. Non obstantihus qui-huscumcpie part'uadaribus Decretls in coMtrarium facientihus quae prorsus revocata atque ahrogata, censeantur.» Die l i Augusti '1894.

Facta autem SS. I). N. I.eoni Papae XIII per me


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DKC.HKTS KT DÉCISIOXS

inlrasci'iptuin Carflinaloni I'riioroctum de praomissis relatione, idem Sanctissimns Domimis Noster sen-tentiam Saorae ('.on^i'eK'ationis approliavit, ratem iiabuit, ac Decieta in eontnirium laeiunlia per pivie-sens penitus alji'ogata es.se ileclaravit. Die ^7, iis-dem menso et anno.

C. Gard. ALOISI-MASKLI.A, S. li. l'riicfcrlus.

Aloisu s Tuipepi Sccrclariiis.

Df'ci'el lonchaiit los (elcs de pi-ciniérc (■(

d*' socondt; classo.

Sur hi .............. «avoir si les UtVrots sn- in pivsftinciMics l'rlos

(ioiv ent s en fond ro des doubles dt' iiroinlöre cl soeondc classo sou-iemenl, on do tons los dogrés dos Kites,

Die 14 Alli/usli IS'.l'i.

Kvnlgato Generali Decreto sujier primams et se-cundariis iestis, et coruindein catalogo, Dnbiuni uxcitatutn luit in Sacronim liitiuini ('.ongregatione, an praecedentia Testis, primariis super seeundariis tributa, al'üeiat solum Duplicia primae et sermidao classis et Duplicia inaiora, an etiam Duplieia minora et Sornidiiplicia Ita(pie in Ordinariis Gonii-tiis, subsignata die ad \'alieamini babiiis, subscri-ptus Ganlinalis eidem S. Gongregationi l'i'aefectns sequens proposuit Dubinin : .l/( diMinclio inter l'ri-rmiria et Secundaria Fcsla, vi Hccrcli (Icttcfalis dir. '' lnlti .sn/r/ i'cspiciut Dujilii'iu minora ac gt;V-

midiijjlicia, lain in occiirnu, 1/1(11111 in mnenrsn, c' in rcposilione 9

Kt Sacra Gongregatio, omnibus mature perpen-sis, respondendum censuit:

XcH/aticc ad primam partem. : Af/irmalive ad se-cnnidam : ac llccrcla tiiiaccunKiac jiaiiicularia in conlrariuDi facicnlia jicr i/hal Cciicridc siipcrins mc-tnoralum uit rumcala, ar nnllius roburis lilt;djeiida esse. Die 14 Augusli 1lt;S!I4.

G. Gaud. aloisi-.masku.a, s. |{. G. Praef.

Aloish s Tiiii'Kin, Secret.

I)('(• i'i1 i rclaiif a la W'ie tin Saerlt;i-lt;iu'iii*.

I.a tóte du Saeré-Goeur do Jó.-us ótanl socondairo dolt céder Ie jias

nux dotiblcs dc première classo primaire».

Jja consóqucnse do cc dccret pour d'aulrcs lèlcs.

J)ic 14 Aucjusli I804.

In Gatalogo festorum, (juae juxia Deeretum die i27 Augusti 189.'! uti primaria ant secundaria lia-benda sunt, Icslum Sacratissimi Gordis .lesu inter

secundaria relaium iuii. (Juapropier Dubiiiin in Sacronim lïitiiuni Gongregationc excitatum est, ui ruin per boe Deeretum alicri Generali diei l2S lunii 1889 derogatmn luerit, et (pioinodo.

Sacra autem Gongregatio in i)rdinariis Gomitiis ad Vaticanum eoadunata, relerente snbscripto Gar-dinali eidem l'raelecto, omnibus inatnrc perpensis, respondendum eensuit : AHirmulive, el Feslum Sa-cralissimi Cordis lesu, ulpole sccundariurn, iniDiibus hupltcihus pritnae classis pri ma rus lociou cedere, laia in occursu, ijuam in cdiwarsu uhjue in reposi-lione. Cum anion ad normam eiusdem fesli Sacri Cordis ordinuhini ijuoque faeril lestmn Iranslatvrn ; N. loseph, Duplc.r primae classis, alia l'esla Duplicia j pritnae classis, tluniDiodii primaria, lam in oceursti, ! quam in concursu, ac in roposilionciUi esse prciefrroi-! da. Idem iptoipte sercandum circa feslum Iranslalttm hulivilatis S. loan nis Jlaplislae el \ nun nlial ionis Deiparae \ irlt;jinis, ntsi hoe Iransfcrdlifr simtil cutn praeceplo audiendi Sacrum, iu.cla Deeretum in Aijtieu diri 'gt; Seplenthris I 7'11. Aiipie ita decia-ravit ac dccrc\ it die l iAugnsti I89i,

G. Gaud. AliOISl-.MASEbLA, S, G. li. Igt;racf

b. s.

Ai.oisu s tmim-n, Scrrcf. 1*1 l'Jil.A mlt;: W^Ki.OS. Ohs^rNanco (lil

ia I (I(VS «'N iMjUCS.

j Divers (hrrcls sur rdljscrvaiicc du Ct-rómonial ilcs (-vi' iiu's quo souf louus irohserver toulos les é^Iises, surloul los ögliscs mélro-politaiues, nilliódrules el collégiales.

Dans cerlaliis ejis, Ie eélébranl el les assislunls pouvenl cousorver l:i enuluiuc -I aller a l'encousemeut 'lu .M.i^iiilicat la têle couverlo. i:i (luns cn i,lines circoiistaneos, dispense d'enccnser au\ Vèpres Ie I lós Saiul Sacremeiit, a nioiiis qu 11 no soil solcuneliouienl exposé.

1)ic /7 A ult;ii(sli ISD'i.

AyaKLOnO/JT.WA (l). Ilodicmns \ieariiis | Dioeceseos Generalis Angelopolitanae, qui ctArchi-diaconns est illius Kcclesiae Gatliedralis, exponciis abliinc duobus an nis i n \ espi i'is Gaerenionialis Kpis-I coporum piaescripliijnes servari ibicU^m coeptas esse, inscipiciitia Dubia Hacrae Jiiiimm Gongregationi pro opportiina solutione bumillime siibjecit:

(Juum olim obtinuerit consuetndo, ut capitula-res pluviali iniluerentur ad Vesperas, quin tameu diaconoruiu ofiicio rungereniur ; siatuium tuit, ut portionarii praebendis diaconalibus rruenies, sniiin in vesperisol'licium implerent :ex reductione eiiim

(1) Aiigoliipoljs on Pascala est Ia ville do Pucitla tic hts Angelos

(traduction espagnole du premier nom); c'ost undiocisodu Moxi-nuo dciiendanl do iu inétropoio do JIc.xicu.


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S. C.OXCi. DKS lU'l'KS

14

boMorum ecclosiasticonnn oxi-uus est hcnofiüiai'io- | ruin numerus, qui n suis ol'liciis dislrahl nequpunt, | ut solemniluis Vosperis lieljdomadario assistant, j

Inde (uiaoritur :

I. Arcl.idiacoiuis cl t'.apilulum rectene egenml statuendo ('.aereinonialis Kpiscdporuin in divinis officiis observantiam, praesci'tiui ad wspcras so-lemnes ; ae proiude talis a^cndi ratio S. Kiluuni Congregation is approhiitioneiu .......retur

II. Continuari potest vetus consuetudo, (pia, plu-viali induti quatuor aut sex eanonlei helidomada-rio comitautur qulu diaeonorum ol'llcium adim-

pleant 1 .....

III. Quatenus negative; quia canoniei et uigin-tatesex variis S C.ongregationis decretis proliiben-tur diaeonorum viees agere, nam eorum praeheu-dae non diaconales sunt, sed presbyterales ; nee non quia eanonk i in hae Kcelesia solum Kpiscopo Diaconi officio funguntur ; possuntuo portionarh diaeonorum praebeudis gaudentes et ad eanoni-corum graduin nou perfmentes eogi, ut m divinis ol'fieiis, praeserlim vei'0 in ves)ieris solem-nioribus, diaeoni ol'lieiinn adimpleaiit

IV. Quia eborusa maiori altari distal iuxta sen-tenliam Dc ]lc -dl in boe easu bebdomadarius et assistentes duni ad Miifjni/!clt;it transitmn laoiunt a choro ad altare, malus, illud ineensandi eausa, eoo perto ca pi te iiieedere possunl ?

V. Cum maior distanlia sit a eboro usque ad Sa-cellum ubi asservatur SSiTia Eucbaristia, eiinu(ue illuc ascendere per Ires scalas, quae sunt in Iraetu difliclle senibus sit, potcstue Sanctissimi Sacra-inenti UmriUcatio omitti, ut diu factum est : et quatenus negative, idipsum per specialem gratiam, attcntis expositis coneeili potest .'

Et Sacra eadem ('.ongregatio ad relationem in-frascripti Secretarii, exquisitoque voto alterius ex Apostolicaruin ('.aerenioniarinn Magistris, re mature pcrpensa, ita propositis Dubiis reseribendum

ceusuit videlicet :

Ad i. Ad C.aeremoiualis Episcoporum observantiam. iuxta Apostolicas C.onstilutiones teneri omnes ecclesias, praeeipue autem nietropolitanas catbc drales et collegiatas ;

Ad II et 111. Servetur Caeremoniale Episcoporum ;

Ad IV. Servetur consuetudo ;

Ad V. Affirmative ; nisi SSmum Eucbaristiae Sa-crainentum sblemniter sit expositum.

Atque ita rescripsit et servari mandavit die 17 Augusti IS'.li.

C. C.aho. ALOISI-MASEEEA S. I!. C. 1'mcfcclus. L. t S.

Aloisil's Tuipkpi Secrelaruis.

Additions pom* les Föles lt;le saint Jean do !)icii lt;M saint Cnmill»' dc Lcllis.

Los clotix (lecrets suivanls rnppnrlc'w, non d'après l'onlro dc leur date mais dquot;nprés celui dos lï'tos dans? lo calondrioi', consacre des additions soil a la vr lcyon dn hróviaii o, soit au martyrologo, at-loslanl ([n'on vorlu d'mie d(H!isi(»ii de Sa Sainlotó le papc Loon Mil r(!s d(.'U\ saints sont dontiós (Kunmo patrons ii tons cenx qui s'occupent dos o'uvres d'hospitalité, liópitaux, hospices, soin des maUiiics, asiles de ia vioiilosse, et a tons les malades eux-m6mos. C'esl a raison de cc dernier patronage que leur nom se trouvera désonnais inscrit dans los litanios des agonisants.

Les dócrets Orhia indiquont ie dócret précédonl du 22 juin 188G (jui consliKialt co patronage snr los malades et los personnes qui on prennent soin, et a la suite do nonvolles demandes, le consa-creut (lénnitivemont en le faisant insórer dans les hvres liturgi-ques de l'Kglise, le Bréviairo et le niartyrologe romain.

Die VII Martii. — In festo Sancti loannisdo Deo Confessoris.

aud1t10 ad cat.r.km vi lecïionis

Vost verba « in sanctorum mimeruni retulit gt;■ : addatur: « et Leo decimus tertius, ex sacrorum catbolici orljis Antistitinn voto ae Rituum Gongre-gationis consulto, eaelestem omnium liospitalium el inlirinorum uhique degenlium Patronum declara-vit, ipsiusque nomen iu agoni/.anlium Litaniis in-vocari praeccpil. »

ADD1T10 MAUTVllOLOdUOMANO INSKliKNDA

(8 Martii) Octavo Idus Martii.......

(iranalae in llispania Sancti loanuis de Deo, Or-dinis iM'atruin llospilalilalis Inlirinorum Institulo-ris, miserieordii\ in pauperes et sul despicenlia Celebris : fjiiem Leo dacimi's Icrlins Pontifex Maximus omnium hosjiiliilium ol infinnorum eaelestem Putro-num renunliaril.

Apud Autinoum etc.

UlililS

Quo subsidia caelilus inultiplicenLur, duin ab in-fensissimis cbristianac religionis liostibus bellum qunque instauralur in nosocomia, ecclesiasticae auctoritati iatn subducla, omnique spirituail sola-mine fcreorbata; llmus 1'. loannes Maria Allien, Prior Generalis Ord. S. loanuis de Deo, praeeun-tibus non panels qiiuin Ends Palribus, turn Rmis Sacrorum Anlistitibus, consoculus est, ut, per Lit-teras Apostolicas in forma nrevisdiei '22Iunii 1880, Sanctus loan nes de Deo, misericordia erga pauperes acgrotos vere insignis, omnium llospitalium et ! Infirmoi'um una cum S. Gamillo de Leilis, caelestis Patronus declaratus et constitutus fuerit. Nuper autem piis Eratrum ipsius Ordinis votis satisfacturus Parenlis sui bonorem et gloriam in orbe adaugeii-cupientium, RiTius Pater C.assianusMaria Gasser bo-

diernus Prior Generalis Ordinis memorati Sanctis-siinum Dominum Nostrum Leonem Papain XHI ite-


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DKC.HKTS ET DKCISJOXS

ratis pfeci bus rogavit, ut tantum caritatis heroem piacc.laro eiusiiiodi Patroni titulo tam in oflicio quam in Martyrologio colioiiestaudum doeernere diguaretur. Cum igitur rospoctivac^ additioties tuin sextae Loctioni, tuin Martyrologio liomano inse-rendae, ah KiTio Cardinali Lucido Maria Parrocchi Episcopo Albanensi, lloiatoro, in Ordinariis Sa-cromm /Utunm Congregationis Coinitiis ad Vatica-num suhsignata dio coadunatis, ut approharctur, propositae luoiint; Kmi ac Rini Patrns Sacris tuendib liitihus praopositi, audito li, P. I). Augustine Gaprara S. Kidei Pi'omotore, ita rcscriliero censuerunt : Pro gratia cl ad Kmnm Ponentcm ciDn Promotove l'ulci. J.)ie \ lulii mdcccxciv.

Ilaruin itacpii' additionum ruvisionc per cunidcin Knium ac Hinum Dnum Cardinalom una cum eo-dem 1'romotoro S. Kidei rite peracta, allt;|uo a me infrascripto Cardinali Sacrac Hituiim Connregationi Pracfccto facta Sanclissimo Domino Nostro l.enni Papao XIII de hisce omnihus relatione, Sanctitas Sua sententiam eiusdem Sacrae Congregationis ra-tam habeus, eiusmodi additamenta, prouti linie praeiacent Dccroto, turn lireviario tuin Martyrolo. gio Homano inseri iussit. Die xxm iisdem mense et anno.

C. Caud. ALOISl-.MASKLLA, N. /;. C. Pmcfuclas

L. -I- S.

Aloisius tnipki'i, .S'. C Sccrclarius.

Die XVIII lulii. — In festo Sanoti Camilli de Leilis Confessoris.

ADDITIO AD CALCEM VI LICCTION1S

Post verba: « Sanctorum fastis adscripsit » ad-datur ; « et LeoDecimus tertius ex sacrorum catlio-« lici orb is Antistitum vote ac Hitiium Congregatio-« nis consulto, caelestem omnium liospitalium et « infirmorum ubi(|ue degentiuin Patronum decla-« ravit, ipsiusque nomen in agonizantiuin Utaniis « invocari praecepit. v

ADDITIO MAIVrVnOLOOIO HOMANO IXSEHUNDA

{18 lulii) Quinto decimo Kalendas Augusli « Sancti Camilli de Leilis Confessoris, Clericorum « Regularium inlirmis ministrantimn Institutoris, «cuius natalis dies pridie Idus lulii recensetur : « Quem Leo Decimus tertius Pontifex Maxi mus « hospitalium et inlirmorum caelestem Patronum lt;« renuntiavit. »

GRUIS

Per Apostolicas Litteras in forma Grevis die 22 luim 188(3 Sanctus Confessor Caniillus de Leilis in-

Hitus cln-istianae .aritatis heros, plurih.is instanti-hus Patnhus lt;.ard:iialihus et sacrorum Antistitihus-caelestis hospitalium omiiinm et inlimiorum uhi 'iue degenliuin Patronus una cmn Sancto loannê ,ln 1 00 d',('lu|,al,lset conslitutus est. Quo tarnen no-vus honor aceedat Parenti, ac Fundateri suo; eins-

I1quot;0 n0Zquot; 61 Kl0,,ia quot;quot;'o'S propagetur ; liiTms P. •loaiines Maltis Praefeetns Ceneralls Congregationi Cleiicorurn Uegularium Indnins Minislrantium, lt; ommunia eorumcloin vota d.»promens. Sanetissil muni Domininn Xostrum Papain Xlll itcratis nre-c.bus exoravit, ut idem Sanetus Camillus uhique terrarum suavissimo titulo Patroni omnium llospi-talium atque Inlirmorum, tuin in divini Officii uin m Marlyrologii recitation..die decima octava quot; quot; 11 ' ^aleret. nniiin igitur respeetivae ad-ditiones tuin sexlae Lcciioni, tuin Martvrologio Romano mserendae; ah EiTio Cardinali 1 ucido Ma ria Parocehi Episeopo Albanensi lielatore/in Ordinariis Saeroruin lütuuni Congregationis Comitiis ad Naticamin-, suhsignata die coadunatis, ut appro-li'ircnlnr pracposiii fiierint; Eilii ac UiTii Patres ^acns tucndis Ritibus praepositi, audito I! P |) Angnstiim Caprara S. Kidei Proniotore, ita rescri-

'' J1'quot;1 Sl11quot; : lt;■! ad lunin,, Pommlcm

cum l'romolorc. h'idci. Die 10 lulii 1894

Itaqueearumdein addilionmn revisione p..r enni-

dem Kiinini ac Hinum Dom........Cardinalem una

.............. l'i'-'mot.ire S. Kid,,i rite peracta, atque

a me inlrascnpto Cardinali S. lüiuiim Congrega-tiom Praefecto SSnio Domino Nostro Leoni Pa-pae.VIII facta dehisce omnilius relatione, Sanctitas Sua sententiam eiusdem Sacrae Connregationi ra-tam habens, eiusmodi additamenta, prout huic praeiacent Decreto, lum lireviario tuin Martvrologio liomano inseri iussit.

Die 23 iisdem mouse et anno.

C. Caud. AL0IS1-MASELLA, S. C. li. pm,:f.

L. f S.

Ai.oisius ïhipkpi. Secret.

Decret de !{lt;■; l'iiiKli-iiini.

ficalion du \ én. r.licMM-iu

n,:,pai- h-qucl il conste (in la v.-ili.lil,',1,, procés apostoli.n.e fait a Hom,, sur la ronommw do sainlH.'., los vvrtus ,-t los miraclos en fcdnéialilu \ i iitrabludliec-rio l.aiiUnani, rcligieux des Kcoles Pies.

l M ; linmuna scu MedioUuicii, hoatifica-t toil is cl canoiuzulioilis ren. S. Dei Chiccrii Lan-dnani, ii.oeilii Clcrieoruin reyuluriuin, paupenun Mains Hei scliolarttni piariiin.

Quum ad instantiam Ruii Patris Philippi Rol-letta, Sacerdotis Professi e Congregatione Clerico-


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S. C.UNC. I)K l.'IXDKX

nun Ho^'uliiriuni Pauporuui Matris Dei cl Postiila-toi'is C.uusae Von. Servi Dei (ilycerii I.andrirtiii, Xovilii ciiiscloin C.iiiiKi'i'Kiiliniiis, Saiirlissinms l)o-minus Kosler Loo l'apa XIII iam honiKin' iiululsis-set, ut doFama Sanctitalis xitiie, viiMiitinn el mi-racnloi'inn in genoi'e ipsins Ven. Famuli Dei aL;i valerol hi Sacra liitiiiiin ('.ongTe^atiDiic Onlinaria absque; inlcrvenlu eL volo ('.oiisulloruin, ah Kuio et limo Duo Canliiiali Angclo iiiauchi prueiliclac C.ausao Poneutc sequens Duhiutn Ordinariis eius-dem S. (.'.ongregationis C.oinitiis suitsiyuala die ad Vaticanuin hahitis proposilum lïiit; niinirum : .In conslct de validitalc, el rcJenanlla Processus Aiiclofi-talv Aposlolied in Ui-he eoiislrucli supcv fanm sancli-talis vilae, riiiuhf.ii el miraculorum in (joierc prae.-fali \'en. .S'ccw Dei in rasn el (dl c/lerlum de (jiio cuji-lur? Kiiii pi)rrii et iiiai Patres Sacris tuendis lüti-hns praeposili, omnihus rite porpeneis, et audito voce cl scripto li. P. D. Aii^iistino Gap ra ra Saiic-tac Kidei Promotore, rescribere eensuerunl: A/jir-mallvo sen Comtarc. Die xiv Augusti MDCecxcav.

Facta postmodum de his Sanclissimo Domino Noslro Leoni Papae XIII per me infraseriplum Car-dinalcm Sacrae liituuin (',onH'rejj,atioih Praclcctum r(gt;latione, Sanctitas Sua sentenliam ipsius Sacri-Consilii ratam hahuitot conlirmavit. Die xxiviis-dom mense et anno.

('.Al. C.aiii). AI.OiSI-MASKLLA S. I!. (., I'eaojecltts

s.

Ai.nisii s tuü'KI'I. Secrelavius


SACRÊE CONGREGATION DE L'iNDEX

Feria I V, die lil Septe

Sacra Conc/rcr/alio Einiiwiilissitnoriim tie Itercreii-(Iissimorutu S. lidnnume .heelesiue (tiirdinolinni quot; SAXCTISSIMO JIOMIMX SOSTItt) I.EOS!'. /'/'. XIII S(i)i('llt;quot;iiic Setlc AI'oslnlii'iI htdici ltlgt;)'orutn prtivo.c doeleinde, ened)idleodf dc jn'oso'iplioni, e.epHV-r/dlioiii etcperidissioni in iinircrsn chrisliiOM llepit-hlicd prneposilordin cl deleijtilnruin, Imltild in l'iila-tio Apunlolico VaUeuko die I'd Scplvndiris dddinoi'il cl dudinnl, proscripsil pruscriltilijne, eel ctlids dnnuuilo uhpie pruscrijiUt in Indicein lihrontiti proliibilonun refcrri numtlueil vl nunuhd ijuue se-quutdnr Opertt :

Mir/an (ahhé, Octave) prctrc dc la Hasiliipic de Saint-Jean rÉvangélisto de Sniyrnc. — Vie de mi in I Pohjedrpe. — l.'Ange de I'liijlise dc Snn/rnc, el I'n-pitlrc des (luules. — Poitiers, liupriinerie lilais, Hoy ct C., 7, Hue Vielor-llugo, 7, IS'JM.

Zola (Éniile)— Les trois Villes — Lonrdes — llni-tième mille. Paris; Bihliothèque ('.harpeulicr, G. Charpentler ot K. Fasquelle, édileurs, II, rne do (Irenelle, II, I8!)4.

Frigeri (Antonio) — II Pcocjellu del Mitdslro Uo-nacei. Letlcra upevla dgli onoreèoli sUjnori Seiwlori e Depnlali Palermo, (iiovanni \ illa, F.ililore, IH'.l't. — 'ramquam praedamnaliim. — Deer S. 011'. Fer. IV, 10 Augusli 1894.

Auctor operis cui tituliis — Au dela de la vie, frac/mcnls philosophico-liicolO(ji(j(ies s((e les rniis-tères d'oiitre-iouibe — par lahhé L.-Ant. l1iu-racchh, curé au dinccsc d'Ajaceio — l'rohilj. Deer. did ^ Innii I8!)'t — iKiiclabililcr se stdiieeil, ct ojnis reprohd eil.

I8S)4.

Auctor operis cui titulus — Itcsuinê du si/sli'ine de In. Itcnoi'dlion — par M. Ie (dianoine K.-A. (.Iia-hanty, a lliraheau-dii-Poitou (Vieime) — l'roliih. Deer. diei 8 Innii I80't — Uuuldhildcr se subiecil, cl opns reitrobavil.

Ilaque netdo ctii((sc(ii)i(iue (jradus el eondüionis praetlield Opera (Uonnala dhitte proseripla, ([((oeum-(pie loco el qnoeanuiKC idionude, ((til in posleriim alere, (iul edild lc(jcrc cel rchnerc ((tidenl, serf Inco-r((in Ordiineriis, nul haerclieac jiravilalis Ituidisilo-ribas ed tradere Icnealnr, sub poenis in hulice libro-rum velilurion indiclis.

(Jnibds XASCTISSLMO DOM 1X0 XOSTHO I KO-XI l'AI'AE XIH per d(e infr((scripluin S. /. (i, c. Seerelis relalis, SAXCTITAS SUA Decrelum pro-bacil, cl jirorniilr/ari praeeepil. In (luoruin /idem de.

D((l((m Itoiti(((' die 19 Scjitembris '1894.

SKHAPIIIXFS Kpiscoi'I.-s Tl SCFLANIJS C.Ani). VANX'l TFPIJ Piiakkec.tus.

Fr. Maiu;olini:s ('.riocinani, Pnoc. IJkn. O. P.

a Secretis.

Loco quot;I' Slgilli.

Ilic 21 ScjHenibris 189'i ; (■ /.•) infrascriptiis Mag. (iiirsornm les lor snprddicltiiH JJcerclani dflijjutn el publicaluin fuisse in Urbe.

Vincontius Üenagiia May. Curs,


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S. GONG. DL' GONGII.E

17

SACRÉE CONGREGATION DU CONCILE

l'EU SllMMARIA PREGUM

HOMK. — (lliui'de inlu'M'CMilo a mie prébende de la Itasilhjiie K.-Maria in Traslevcn»

1. ICxposiüon du cas.

2. Haisons conlraires ü la domando. — Ut hcnellcia Kcclesiaslirn

sine ilinünutiona coufcrantur. — Qu'unc charge no soil pas im-

posóe sur des conjoclures vraisemblablos.

J5. ï/(Jrdinairo peul-il Iranchor la question?

'i. liaisons parliculirrea^lo poidsgrove la personne el non le Ijónélice. 5. (loncluslon.

It OM. I iV. I. Ciirn (inoildiim units iiilinereiis cu'nhnn caïwniciili prdvbcndite capituli S, Marine Transhjbc-rim.

1. Capituliiin S. AL-iriae ïranstyhorim sub die -2 Novembris sequentes II. S. O. (i) ollerebat preces :

Je soussiKnr, chanoine secrétaire du Ghapitrc de S. Maria in Trastevere, expose au nom du chapitre a Voire Seigneurio Unie ce qui suit.

Un décrct de S. Km. Ie cardinal liarherini, com-mendataire de la l)asili(juo de S. .Maria in 'l'ras-tevere, en date du 14 octobre 1859, instituait dans celle basilique un benefice clerical appeic de Pe-neranda avec la rente consolidée de 0'J!) francs et le droit de nomination attaché au chapitre. Les obligations annexces a ce bénéllce sont rassistance au choeur tousles jours de service commnn, et l'obli-gation de céléhrer 100 messes par an a chaque fete de précepte apres la fin de loflice de chceur, et les au tres tons les jours ordinaiivs suivant le bon plaisir du bénélicier. Cependant les conditions des temps ayant change, on a presque toujours obtenu jusqu'a pri'sent, grace a divers rescrits temporaires, la réduction de la rnesse aux seuls jours de fete.

La pieuse institutrice de ce bcnéflce disposait entre autres choses que, si le clerc bénélicier omettait la célébration de la messe les jours de fè-te a l'beure désignée, le Gamerlingue des chanoi-nes pro temporni\c fpii est réservée l'adininistralion de cette prébende aura le droit dc retenir pouroinis-sion 4 pauls (2), avec lesqucls il fcra célébrcr la

(1)Les abbrövialions II. S. O. ou S. O. V. veulenl «lire linie Sacro Ordini —Sacro Ordini Veslro, etsignilienl rasseinblc • des cardinaux de la S. Cong, du (loncile.

(2) Le pauid romain esl mie pelile n'.onnaic d'argentqui ress(Miible a noire piece (Je 0,5ü et valait róclleni'jnt 0, ö'i. Ce nom lui est venu du papo (Paul V) qui le premier la lit frapper. Lo, baioque vaut un peu plus de 0,05 pulsque KM) baioques faisaient écu romain soit5,374.

ANALECTA IS'JD messe omise, les autres messes étant célébrées a vingt baioques.

(ir'ice iï rinterprétatiou üttérale de eolte disposition, il est arrive-! trop souvent que le hénéflcier s'est considéré comme exonénquot;'de robligation de celébrer la messe les jours de fète, laissant sur les rentes de sou bénéllce les 4 pauls pour chaque omission.

Cependant cette somme n'étant pas sufflsante pour faire céléhrer par un autre prétre la messe omise, ne vonlant pas d'autrc cóté grever la piété des fldclos qui out coutume do se rendre en plus grand nombre a cette heure pour entendre la sain-te messe, Ie chapitre, avant de procéder a la nomination de ce bénéllce aotuellcment vacant, s'adres-se par Ie moven du soussigné a Voire. Kminence Unie la priant de daigner conlirmer, tant que du-rcront les inémes circonstances, la réduction des messes aux seals jours de fete el do déclarer juste authentiquement rintention de la pieuse fondatri-ce que si Ie possesseur du bénéfice de Peneranda omettait la célébration delasainte messe les jours de féle ü l lieure diisignée, le Gamerlingue jjyo tempore du chapitre aura droit de retenirsur les rentes de ce bénéllce aulant pour chaque omission qu'il sera nécessaire pour trouver un autre prétre qui célèbre la messe omise.

2. Sed inlenlioni Gapituli videtur obstare e diametro iuris communis dispositie, cnnnciata sub rnlii'lca Ut. 12 lib. Ill Dcc vel. Grcr/. IX ; nempe « lTl ecclesiaslica beneficia sine diminnlione confe-ranlur » quae rubrica est clare pracccpliva conti-nens legem expressam, uti adnotant Canonistae. Sub nomine vcro dimiuutioins comprehenditür (|uaecumquc immutatio facta in beneficii oneriluis vel redditihus, unde onera graviorii evadant vel re-ditus minores; uti viden? estapud lieiiïcnstuel h. 1, n. y ; et praccipue Fagnannin cini ad capul » Siyni-ficalum » 11 « Be praebendis» copiose S. O. V juris-pi'udenliani refert, (i7gt;i) ita disserens sub n.;J:i( l'nde sacra Gongregatio eiusdem Goncilii luterpres sae-pius declai'avit, Episcopum non posse novum bene-flciis onus imponere, sed tantum curare debereut quae illis ex fundatione vel consuetudine incmn-bunt, exacte adimplcantur ; et in specie, alias censuit novum onus missae in bebdomada non po-tuisse K()iscopuni imponere benelicio balicnti onus anniversarii tantum . . . Ilinc cum heatae mem. Gard. liorromaeus vellet cogere obtinentes simpii-


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18 s. GONli. Dl' CONCll.E

oia lienollci,i in i)arocliialibiis ut per se vol sulisti- j lutos desei'virent. . . S. ('.on^rogtiUo ah co consul-ta respoudit, nou esse co^endos ad allud quam ad dicendas horas canonlcas . . . Hursus cum Kpis-copus Asciilanus imposuisset onus paucae elec-mosyiiae cuidam l'rioralui, quod est heneliciuui simplex, pro missis, his in helidomada eeleijrandis j in calliedi'idi ecclesia, idlt;|iie (piia licet dictus I'rio-ralus acta ccclesiam non halici'et, cum tanien halic-rel redilus el adessenlveslinia veteris ecclesiae non erat vcrisimile illam sine onere inissaruin celeliran-daruni ereclani l'ulsse;S. Connregalio consulta an id I potuisset Kpiscopus, respondit nullum onus novuin i iin|)onenduin exconiectui'is vei'isiniilibus. » Quae \ postrema decisie vidctur eliani obstare pclitioni C.apituli cupii'iitis partim rcddcre nra\ ius autiipmin onus beneliciati, ob verisimilem lustitutoris voluu-taU'in. I'.t iure inerito ita segessitS. V. Ordo praes-sius adhaerens S. 'rridentini praescriptiouibus in xcxk. '.quot;i I'. 1'i lie re/- ; et iu scnn. quot;J'l c. ^ Dc re/, ubi provide aniniadvértit: « Ralio iioslidal id illin iiimc hciiu coiinliluta gt;init conlrKriin oriliiiationibuit noil delralicilin\ »

JJ.Sed contra est quod « itnlUi rcijula nine exeejilio-«e» uli lert en'atuin eliani iuridicum ; et inculcat (■«/). mi. lil. prnocildli in /inc ; scilicet « hl 1/«' r1'0-venlns vcliiicmil 11 f lt;id InniniK /h'ii rauxa insla rl nc-ccssui'ici . . . cm/inuw exso licilnin ». Sed an et quo-inodo Ordinarii cx voluntatc iuris communis possint imponere novum onus diminuentes redilus bc-neficiales est quaeslio non facilis, uti lateturipse Fannanus ud cnji. « A/ni cssctil » ^l g Da jivncbcHdisv n. 14 ; qui tanien auctor, sub n.'28 interpretalus liaec postrema verba capitis « Nisi essent» nempe «Nos . . . toleramus ut ad praestationeni quadra-ginta librarum non dignitas Prioralus, sed persona prioris maneal onerata, ne I'orle circa proven-tus alilt;|ua videatui' facta sectio Prioralus; ita quod ipso Priore deruueto, successor ipsius ad praesta-Ijonem quadraginta librarum minime tenealur ; » disserit, cit. Auctor, de impositione pcnsidiiis, (piip-po est modus generalior diminuendi beneficiato suos benellciales redilus, el i'oncindit, cum com-muni, Ordinarium Papa inl'eriorem posse tantum imponere beneliciato, cum ipsius beneliciati asseu-su, alicpiod moderaliim onus ad ipsius vitam perdu rans, sen ipiod non benellcium, sed ipsum be-nollciatuiu alllciat.

. Quocirca iuxta banc praxim, V. S. 0. dcelara-tionibns iamdiu conlirmalam, in tbeniale quia Imius novi oneris imponendi adsunt probatissimae rationes et aliunde antiquum onus missarnm I'liit nolabi-litei' dimiiiulum ob earumdem rcductum numernm, vidctur posse agi cum clerico institiicudo in beneli-cio ul onus sibi assnmat, quotiesciimque in diebus Testis in sua ecclesia non celebret, reinittendi in maims camerarii C.apituli, praeter quadraginta piiin-mos a testatore laxative impositos, rosiduam pecuniae siimmam neccssariam pro eleemosyna, sacer-doti iu eins loco celebranti, tribiienda. Quod novum onus cum beneliciatum, non benelicium perliuge-rel. minus laedit expressam teslatoris volimtatem.

5, Verum quiim Sunimus Pontifex in benellcia libera polleal dispositione et adsint graves causai! novi oneris inducendi et teslatoris voluntas, si ad nostra tempora referalur, facile praesnmatni' novi oneri favorabilis deliberabunt sapienlia Sua KE. PI'., an expedial, verba facerc cum Sanctissinio qui dignetur novum legilimum onus ipsi benelicio in perpetuum imponere.

Quare etc.

Die 15 Decemhrin IHili.

Qiwail iiroroydlioncm indiilli rodiiclionis uiinsarnm lira iifiilin in fdi'inn cl Icrniinis iiraeccdetilis rescrijih ; quo vet'o ad poslnlulnm dcclni'iilioiiein, inxlu jielila,

S SKVEIUXO. .1 itlgt;ihilion.

1. IvxpDsition «In cas.

4J. Disciplino «llt;' 1 Ktflise.

:t. I.j(! chanoinc s'osl absonló tin cliauir pour raison do maUulic, vnais

saus indult,

4.(10 nul mot obstado asadomando do jiii)ilalion.

r». Solul ion do casou sous coutrairo indulls aocordós pro ijraliu.

($. Avis lavorablo do rOrdiuairo.

N. S/*.' I KItIXf, JilhllutioHis Die :/.*gt; Dccouhi'is 18134.

1. Sacerdos Hercules Honsignori, lu catbedrali ec-clesia S. Severini cauonicus, inlirmitate aliisque inconimodis ex aetale prope octogenaria laborans, post servilium eboralc quadraginta aniiorum, (piod laudabililei' se peregisse (licit, supplici libello ad SSnuini die -igt; Septeinbris anni 4803 porrecto, enixe iiibilalionis iudiillum elllagitabal.

2. Sciunt omnes Ecclesiae discipliuam, quaCauo-nici aliiquo sacris uiinisterils addicti, vacatione perpelua donantur, nihil de snorum benellciorum fructibus amitlenles.si per annos quadraginta con-linuos et laudabiliter eos inscrvisse probatum legitime fuerit.

In tbemate ex capituli relatione ab Episcopo eonlirinata, constat can. Honsignori assiduo et val-de diligenti servitio suo inuneri satisfecisse ab anno 1853 ad annum 1881), sane lanlurn 98 I'allen-liarum punctis inultatus fnit; ast ab anno 188;!, ipse nioi'bo praepeditus a clioro ahessc, coaclus luit, quin lamen iiidultum ab Apostolica Sede impetraverit. Indicandum ergo Kiiiinenlils Vestris rclinquiliir, ulriim memoratus orator, etsi diligenler el cum laude choro semper intcrfuerit ab anno 1853 ad


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KÉS1DEXCE A HOME

19

.'iiinuni ISSH, (inailragenavium tameri illud servi-tium cxpiovei'it ad iuljilalioneu ohtinendam requi-silum, cum ail iiiimci'iiiu If) annonim conllcieiiduin necessaiio computari etiam in casu deheanl ilcconi alii postremi aimi, ([iiibus licet ex gravi ot usque perseveranti iuliriuilate a choro ahfuerit, nullo tarnen impetrato iudulto ahfuit.

i. Ex quo statui non iinniei'ito posse viiletur, iu-

vai'i f|iii(lein posse canonicuin addueta inflnnitatis causa ad dispensationem a choro ohtinendam, quamdiu inlirmitas ipsa I'uei'it duratura, minimeve-ro iuxta praxim II. S. ad iuhiiationis iudultum consc(|ucnduui. I'roposito enim casu inter dttbia inhihdionum did 24 Septe)iibris el 17 Deccmhris ITIS : ei An inilulyendasil iitbilulio canoincin ct he-ueliciatis qui s/jatio 40 umtonim ccclesiin iiiscnncriiiil, licet dido temporis spalio cum dcbilis liccnliis cl indullis nbfuci'inl algt; ecclcsiis vcl ex cuusa infu'mild-lis, col alia de cuuaa ;; » S. G. respondit: « A/finua-livo i/uiHid absi'iilex ex causa iii/innitatis cum dcbilis licentiiset indullis. gt;gt; Nec alite.r ah huiusuiodi i'oso-lutione dimissa est Kuijubina I!) Aiifi. 177,').

•t. Porro ex huiusmodi i'escriptis consequi vide-retur in casu denegandum esse iuhiiationis indul-turn, nisi forte Kminentiis Vestris placuerit ea uti henignitate, (|ua ex inlirma valetudine aliquod tempus remitti solet ex commissis lallcntiis, uti factum esse perleginuis in una Bvidinoeieu. , in ipia pro gratia iuhiiationis rescriptum est, elsi Episcopus testatus esset oratorem per sex annos in numero quadraginta duorum plerumque choro non interfuisse, ex i|no euindem minime meritum indulto arhitrahatur.

(gt;. Hisce perpensis videant EE. PP. ea qua pol-lent iuris peritia, quid porreetae pieces mereantur; (piod si ulteriori servitio oralorem adhuc indigere iudicaverint pro iuhiiationis indulto, perpendant quae Episcopus scripsii;« Enixe scilicet \'o.s depre-« cor EE. PP., ut Üratori indulgere dignemini dis-« pensationem perpetuiim a chorali servitio cum I'a-« cultate lucrandi distrihntiones omnes tam ordina-« rias ((nam extraordinarius perpetuas et lixas, nisi « gratiam, quam ipse vehementer exoptat, Vohis « potius placuerit concederc. v Non raro enim, de-negata gratia iuhiiationis, coueessum fuit a Sacro Ordine indultum ahessendi a choro, prout in /•'iV-muna lubilatiunis, 1:1 Sept. 180$, UrbiiuUun. Indulti IS Sept. ISU'gt; etc..

Quare etc.

the /.'*) Deccmhi'is ISil't.

Quud iubilnIioncm nbstuul deci'du ; srd jiro t/ealiu Vitcuiidi u cho)'! sci'vitiv, jii'o diebns cl hoi'is, iluraule iii/ti'tiitldle, umissis dislril)utiigt;nibus ([uae vet e.r voluu-tdte jnudnlovis rel cx stututo Ecclesiae inter prac-scntes taiitiiiu distribui solent.

DKCIU/I rt'lsilif mux pivlrcs rcsidanl a sans I anlorisalion dc rOrdinairo.

1. IMainle dos évóf|iios sur la venuo a Uomn df lours prótro?.

2, Pnuvoir «in'ont les Ordinairos do romódior ii cot iiiconvónioiil.

ItrpMiiso confonnodo la Sacróo (longrogniion.

'i. Ndiivollo doniandodos óvófiues, principaloinonl voisiusdc Home, ot decision do la S. Congrogation.

Nócossité d'uiio permission do la S. Congrf'gation poitr (Hire domicile ii homo.

(5. Obligation do quitter rolto ville pour los prètres fpii y so it sans lonction rógulioro on oonsentomout.

7. Holies a suivro pour pouvoir s'ólaldir dósormnis ii Home.

H. Rcghvs spécialos pour les clorcs ((ui y font lour dtudos.

Peine do la suspense ipso I'acto pour los coiitrL-vonnnts.

10. Lea ovoquos sont exhortés a no pas dunner laeilement la permission do quit!or Ie'diocese.

1. Anteactis temporihus non defuerunt apud Apostolicam Sedem Episeoporum(juerelae decleri-cis (jui suam deserentes diocesim ad rrhem citra necessitatern ct iustam causani proluhitu demigra-hant: et in singulis casihus, pront ferehat occasio, provisum tunc fuit. At nostra aetate hie ahusus in-valescere eteo gravior lieri visus (.'st, quo magis in plurihus dioecesihus sacerdotuin imminutus est numerus : et idi'irco ah Ordinariis non semel postu-lationes exhihitae sunt ut eidem prospiceretur.

2. Prol'ecto turn ex veteri Ecclesiae disciplina, tum praesertim ex praeseriptionihus S. ('.one. Trid. caji sess. -J 1 et ca/i. I(i sess. De refunn. ac suh-sequentihus S. Congregationis resolutionihus, li-(|uot non deesse Episeopis iuris remedia quilius hanc clerlcorum licentiam coerceant. Oh suarum enim ecelesiarum neeessitatem Ordinariis perspi-cue ins est interdicendi, ne sacerdotes ([namvis ad patrimonii titulum ordinati propriarn dioecesim deserant, eosque revocandi, (juamvis alilji, et adeo etiam in L'rhc, per apostolicas litteras residentiale heneticium assequutos, si citra Ordinarii benepla-eitum discesserit, eisque praébeatur nnde honeste in sua dioecesi vivere possint. Moe eonstanti disciplina i'ctinuit S. C.ongregatio uti inter alia luculen-ter patet ex rcscjlutinne in causa Hcalina diei !2tj lanuarii

Qua prop ter praedictis Episcoporum postnla-tionihus S. Congregationis iudicio nuperrime suh-icctis, Emi I'atres rcspondcrunt, satis provisum per snperius memoralas sacrorum canonum dispo-sitiones.

h. Nihilomiuns cum plures Episcopi, praesertim e proximis Urhi regionihus, etiam in nnuin collec-ti, postulationihus alias ohlatis institerint, et iin-pense a Summo I'ontilice edlagitaverint, ut aliipiid hac in re peculiariter deeerncrclur, (pm lt;'flicacius huie ecclesiasticac disciplinac perturhationi occur-ri posset, SSrnus Dnus Xostcr Leo PP. XIII, oniiii-hus mature perpensis, et iuxta ea quae alias per Kmum Urhis Vicarium edi iusserat, haec (jiiae se-


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s. c.oxc. J)l: güncilk

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qinmtui' per Sacram Goncilii C.ongregationem prae-scripsit ac statuit:

5. C.loi'ici et saeerdotes saecularos alicnac di(ie-cesis aut etiam regulares extra claustra (lencntes nequiliiuit In posterum slalille thjiuicllluin in l rlio statuere absque expressa venla Suinml I'ontincis perolTiciuni S. C.ongrogationls Goncilii impetranda.

(». Qui vero in praesens Uoinae degunt, si nulln henencli aut ol'lk'il titulo ad rosidenduni adstricti sunt, noc per dinturnam cornmorationeni et taci-tam aut expressam suorinn Episcopnrmn licentlain domiciliuin Homae acquisieriiit, post niensem a die liniiis decreti elapsum ad suain dioecesirn rc-dire deliehunt.

7. Nullusej; clerii'is et saeerdotibus alienae dioe-cesis ad ecclesiasticiun officiuin, quodcumque sit, aut ad aliud munus quod residentiam in l'rhe re-quirat, eligi a quo(|uam in posterum poterit, nisi praeter testimoniaies commendatitias sui Kpiscopi litteras exhibeat quoque veniam a Sunimo l'onliti-co lam olitentam Homae manendi; itemque nomini Ijeneflcium conferetur, si assensum Ordinarii sui ad hoe non olitinuerit: al(|ue alitcr facta benolicii collatio nulla et irrita crit.

8. Qui ad litterarum scientiarumquo slndiis ope-ram dandam vel ad honesta negotia peragenda, vel ex alia insta causa in Urbe cmn Ordinarii licentia versantnr, statim ac temporaria liuiusmodi causa cessaverit, vel a proprio Episcopo revocentur, ad propriam dioecesirn redire debebunt, exdusa om-ui l'utili cxcusatione, ac praesertim, ob peculiarem dioecesium bis temporibus conditionem, nullate-nus eisdem sufl'ragante exceptione sivc ex suscep-tis studiis sivo ex praetensa tcnuitale sustentatio-nis ab Episcopo oblatae desumpta; quod si durante bac eorum commoratione in Urbe sese, uil de-cet, non gesserint, per Vicariatum t'rbis propriis Ordinariis denunciabuntur, et ah l'rhe discedere cogentur.

J). Quicimujiie deni(|ue, quolihcl modo, praeseu-tibus dispositionihus se non conlormaverit, aut, quod Deus avertat, eisdem contraiverit, ipso facto suspensioni a divinis obnoxius liet.

10. Geteruin Episcopi omnium clericorum suo-rum aeque curam gerant, neque, uti saepo dolcn-dum, e sua dioecesi eos abire facile sinant qui sou vitae ratione, sou aliis (piibuscumque causis sese reprehensiono dignos aut molestos exibeant.

Haec itaquo omnia Sanctitas Sua ah omnibus ad quos spectat, custodiri et inviolabiliter servari mandavit, oontrarils quihuscumqne etiam peculia-ri mentione dignis minime ohstanlibus.

Roniac ex aedihus S. C. Goncilii die 22 Decembris 1804.

A. Gard. Dl PIETHO Prarfcctus

L. Salvati Sccmtarius.

IN FOLIOS

2800 PAMJmK. — Xullilc dn inai'iaqc.

quot;W

PA XOItMITA.XA, XaUitntis malriwonii.

Xous ne (lonnons pns In cnusc nctuclle paivn qu'elle n'est li' dcniici' ndi! de re procés.

I,c IV'vricr de cottc nniióo ou pusn i'i In S. Conctrcfrn-lldii ccttc (|iiestion : « .hi ranslcl di' nialriiiinnU iikIHIkIo in rasii, n cl rile nvnit ivpciiidu : » Dilnla et rcpmiuinnliir nnn ii.ii/rin cl cuhiH'nh'in » d ini'iis ci'iil « ut a mperlivis ruriis ni'rrch) iiifiiniuiliinics siiji/'i' cri'dihililalr frsfium /•.riiiiii'aiilur » on i'oufló mix Imis Ordiuniros oil so trou-vnienl les |iitsinines Inipluiuécs dnus cc procés In uou-vcllc i'iK|uéte cl nu limit de T) iikiIs. In cnusc nynut étc proposci1 ii In S. Gongrcftntion, ccllo-ci répondit n In question ;«.1 n couslet ilr iunlniuonii niiHUatc» — c Affn'-ninlivc. »

Ma is suivnnt les régies de In couslitution de Heuoit XIV /tri iiiixfia/iniir, (pii trnce toute In procédure h suivro (Inns les procés de nullité de ninringe, te défenseur du Hen inntrimoninl, nynnt sollicité et dlilemi Ie rappel de la cnusc ipii revint mie ti'oisiéme l'ois devnnt In S. Cnugré-gntlon, en développo les rnisons qui doivent, selon lui, l'iüro cunflrmer Ie inariage.

La S, Cong, n répondn Ie 15 déc. I8!)i: « hi decisis. »

108 MOTO. — Élcutlou

'W __

NETEN, Election is.

II s'ngit de In représentntiou devnul In S. Congregation d uiie cnusc (pii nvnit éte décidée Ie II noüt ISiH- sur unc éleclien ipii (ilfrnit la iinrtieiilnrité suivnute.

Lc 2!) neid KiOll un eertnin Cmio (Invnnti nynnt donné n t'égliso de Snint-Xicdlns de Nolo (ville prés de Syrneu-se ) des liiens nssez eonsidéraliles, Pnul V. pnr biille dn 20 ni,'ii llidigt; In siijireDine, institunlt unc collégiale nvec driiit net if du eniKiuient nux climioiiies, et droit pirs-si/'a tons cenx qui étnient nés et linptisés dnus In vill(gt;. (li'égoire XIV par sa liulle CrKrissiiiniiu sane niiiinix éri-geait en église cnthédrnle In eolléginle de Néto, nmis In (|ncstion de la nomhintioii netive et pnssive des clm-noines resta comine elle nvnit été ll\(''(' pnr les tnliles do fondntion de In Coltéginle. t'nc réponse de la 8. Congré-gntion ne lalsse nuciin doute n eet égnrd.

Lel) nov. 1893. en vertu de cette liulle, les chanoincs, au nomlire de i I, eurent n uonuiier nu clinnoine. Cinq sulfrnges furent fnvornldes n un prétre Snlvntore (innri-no, quatre a un nutre, Kraucesco Cinltn. Des deux mitres votes, fun fut lilniic, fnutre donné n snint Pierre, Ie clinnoine n'ayant pns voulu se iiroiioneer pour run on I'mitre des prétendniits. (liinrino fut proclnmé élu, inais les pnrtisnns de Cinlln tlreut opposition sous pré-texte que la majorité devnit étre a/mihw cl quo Onnri-no u'nvnit en que la majorité relative, hes discussions n'aliooUi'ent n rien et la (|uestioii t'nt déféréc n la S.Con-gregntion qui decidn en l'nveur de Guarino.


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PA KIS. - Dl SP KNS K DE MAIUAC.K

21

Ciulla, mócontont de la decision ot pnrsis-Innt a croii'o (juc lo bon droit ótait de sou cötr, intcrjcta uik; nouvelle, domaiido, dósirant avoir unc douhle dó-cision de la Coiigiv^^ition, ainsi qn'il on est souvont 1'usage. La Congregation a reinis la cause a nouvel examen sans avoir de la part du plaignant de nou-veanx arguments.

D'uno lettre de róvèque, nous savons que ce siège episcopal (situé en Sicile et prés de Syracuse) a un chapitre compose dc li chanolnes. lTu d'eux est pnraly-tique; un second a 88 aus, et. ayant rindult de jubilation est dispense de 1'asslstance au clKour. Trois autres out dé passé 70 aus et ne peuvent a raison de leur age rem-plir avee assiduité lours fonctions, ce (pu fait insister révètpic pour que la S. Congregation se luite de rendre son jugement dans cette affaire a la première congréga-tion post (upias. Celui donf l election est en suspens fait aussi la méme demande, car le retard dans la prise «Ie possession ne peut plaire qu'au gouvernement, (pil ton, cbe pendant ce temps les fruits du canonicaf. Six cha-noines du chapitre de Xoto demandent la confirmation de rélevtion.

Ka S. Cong, a répondu le IT» déc. I8!)l: « In (lecisis igt;/ atn))lius. »

PARIS.

Dispense de mariale.

1. Fait du inaringe ct sdparatlpn dos conjoints.

2. Premières démarches du marl.

Jl. linsornblo dos raisons qu'il donnc.

Avoux judiciairos dos deux conjoints sur la non-consommation. .quot;J. Avoux oxlra-judiciairos.

0. Haisons do croire a l'asserlion dos époux.

7. Les tëmoins cux-mêmes croient a la non-consommation.

8. Témoignagc conforme do l'amant.

1). Froideur do la femme onvers son mari.

10. Fuite do la femme.

11. Croyance gdnérale a la non-consommation.

12. Knumóration des causes do dispense. — Fuite de la femme et cortitudo do I'adultoro. — Separation h'ïgalo. — Aversion des conjoints. — Bien spirituel du demandcur.

lit. Raisons du DefonsoriH vinculin. La femme semblerait avouer.

indirectement la consommatlen,

1 Tómoignagodu fröro do la I'emme en favour do la consommation-15. La preuve on est quo le mari s'est aperyu que sa femme n'é-taitpas vierge el quocoUe-ci no pouvant supporter la honte do cotto dócouverte et redoutant la compagnie d'un hommo (ju'cllo avail aussi gravemont trompé a pris la luite.

Kt. Témoignago tiró do sos lettres.

17. lis ent tenté la cousommation du mariage : ou doit croiro qu'ils y so nt arrivds.

18. llufutation des raisons tirdos du témoignago desópoux.

10. Origine des bruits «lo la rumour puhlique qui provientdn fait de l'öpoux.

287 PAIHSIEN, Dispriisnliimis malr'nnouii,

Üï

Die 15 Dcrcuihris 1804.

l.Cum, lal)entt'anno 1802, Maria, I). orhata paren-libus, penes consolirinuni domimirn M. in civilate Fontainobleau rusticaretur, nuplitc conciliatiR l'n-erunt inter ipsarn 27 annos agenleni et Krnestum

11.annorum ■45, viduum, septeni liliormn palrem ox priori conjugio suseeptorum. ('.ito matrimonialos tractatus nbsoluli fuere, ac die ISO Xoveinliris ejus-demanni, sponsi, iam aclii cix ili praeniisso, in ecclesia S. l'hilippi, vulyo dicli da lionlc, l'arisiensis civitatis, imituuin consensuni de inatriinonio con-ti'aliendo coram paroclio delenatn rite cinitteljant.

Illico post nuptias Nieiani se contnlerunt sponsi, et insequentilias dielms Lugdununi at([ue Massi-liam coiiccssernnt. At inatrinionium non consum-inarunt, licet tercoire inutiliter exporti sint tit ipsi refernnt. Teriia decimaah expletis miptiis die com-iuyihns l.ntelias Parisiorum reversis, Mariam viruin improviso reliquit, litteris nuntians, se eius con-versatione iam pertaesam f'uisse,et cinn solirino suo. Domino M., (pieni insane amore iam a midtis annis depei'ihat, ad exteras regiones migrare.

ti. Ernestus,ut tantum dedeeus quod suo no-mini iniiiHnei)at propulsarct, iudicialem separatio-nem a sponsa a civili magistratu petiit ac facile obtinuit; siiiiukiue ad Supremum Principem recur-sum haliuit, atque die 25 I'Vln narii 1808, Kescriptum ab II. S. ohtinuit, (pio coimnittehatur Kino Ar-cliiepiscopo Parisiensi ut processum conficere cura-rct « super asserla inroiisummalione malritnouii tic. causis dispensation is, sei'vata forma etc., et cum fa-cultule suhdelegandi », quod Kmus vir maxima cum diligentia explendum curavit; atque ex actis iam a die 22 Decnmhris anni nuperrime elapsi ad S. C.ongregationem transmissis constat. Ernestum ah omnibus qui emu noverunt baberi taiupiam ve-racem, bonestissimum et omni exceptione maio-rem. runs testis C.arolusl)., nxoris frater, baudconli-dit in actoris verbis, et fabulis aecenset factum in-consumniationis. Mariam etiam, ream in causa, tide digna reputari debere (juum al'firmat coniugalem actum fuisse lt;iuidem attenlalmn, sed nunquam (■onsuinmatum. lt;gt; Ad nosquidem non pertinet (con-« cludit index delegatus) Ine de re, judicarc; atta-« men laaxima cum liducia nostram sententiam a-(i perinuis : mens islius tribunalis, quod et testes « audivit et interrogavit, baec est: matrimonium « non fuisse consmnmatum. »

Mis pr.'U'notalis, cum boc mane quaestio ab KK. VV. sapientia supremum expectet iudicium, meum est (piae ntrimpie pro inconsunnnatione vel contra disputantur, sunnnatim referre.

Vir autem, quae luiiusinodi dispensationem efllagiiat, patroimm sibi adlegit, (pu in primisad inconsuiinnationcin matrimonii evincendam, memi-nit, iuratas sponsorum depositiones, si consouae, si a proiiatis, religiosis ac lide dignis personis pro-cedciites, si deimnn seplimae inanus snlfragio sint sulïultac, tanti esse valoris in iuxlacrt/i. LaudKhilcm iquot;) l)c friti. cl. nialc/., Sancbc/. Dc malr. lih. 7, dis)), U)ti, ii. (i, el iuxla ipsam S. in I'arisien. 'Jll Jim. IS'i.'i : liurdigalen. 'JCi h'ch. IS'),'), atipie inaliis


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s. gong. nr

goxgtle

siirilciantad mnralcm porsuasioiieni indiicendam ilo non consuiinnnlioMr' iiiati'iinonii ot ad dispensatio-noin, ctiani sine pldsico vir^initalis cxperimento, impfjlrandam ; in casu vero, adnotat suhesse (|iiaiii-I jlin'iiiia alia arduin on ta admi nicularia, v. ki1- amasii conressionein, repui;nanliaiii nxoris erna maritnin, eiusrine l'unain, pulilicam non consunimationis opi-nionein, ex quilms ina^is ina^iscpio matrimonii non consoinmalio confiniialin'.

Vir, primus ait:« .letentai Ie rapproclioment, « inais, soit par suite de latiguo, soit ii cause de l'é-« motion (jue j'épi'ouvais..., soit aussi i'i cause du a respect qu'hispirc nnc personneque Ton croiteu-« core vierde, il n'y eut pas intromission, et je ne « pus pas al(gt;rs consommer Ie mariage, relïusion de « semence s'étant produile avant mémequ'il n'yait « cu intromission... .Ie tentai deux fois encore d'ac-« complir le devoir conjugal, a savoir le troisième et « lequatrième jour. .Ie doisavouer, que inalgré ma a Iionne volonté,et par suite de la froldeur (|ue m'op-« jiosait ma fen nne, tout en nereriisantpas mapropo-« sition.je l'us incapahle d'aecomplir Tacte qui u'eut « pas lieu. II rquot;y ent inöme pas, dans ct's deux tentaft tives, eITnsion de semence de ma part... .rafflrme « de nouveau, de la l'acon la plus solennelle, puis-« (|ue j'al juré devant Dieu, (|ue le mariage n'a ft jamais été consommé et que Mile {)., en fait, n'a ii jamais été vna femme. «ludici aulem percontanti: ft Avez-vous pu constater par vous-méine (|ne votre ft femme était on n'était pas vierge lirmiter respon-ft dit: ii Non, car je l'ai afHrmé plnsieurs fois, anemie ii consomination n'aeu lieu, paree que je n'ai jamais ft assc/. approché ma femme pour savoir si oui, on « non, elle était vierge. »

Eodem animi sensu loquitur mnlier : ft II m'a « demandé trois fois raccomplissement du devoir « conjugal... .Ie dois dire (pie je me suis pretée a ii la demande saus alVection et plutol d'ime manière ft passive. Ges trois tentativcs n'ont pas abouti a la lt;1 consonimalion du mariage. I! n'y a eu menie ii jms do pénétration incomplete... .Ie suis aliso-ii lument cei'tiune de la non-eons .mmation du ma-ii riage. »

5. De cetero, recolit patronus, confessio non con-suinmationis matrimonii nedum in indii io, sed vel antea, tempore nonsuspecto, facta perhilietur. Krnesliis enini nullam ad hue de mulieris fuga sns-pii-ionem halieliat et i:ini niultis niliil aillmc actum esse nianilestavit. Idem post l'ngani cognitam repe-rit Paroclio, ('.onfessori, Kpiscopo aliisque passim. Muller etiam, perdnraiite adhiic nnptiali itinerc, similes revelationes amasio signilica\it. Knga vix capta ad maritnin scribit: n .Ie suis a hout, je n'en « poux plus, je sens (pie je ne po irrais jamais ii étre votre fonimo. »

pomina I'. a Maria liabuisse dicit: « Mme G.

ii m'a affirmé a plnsieurs reprises que Ie mariage « n'avait pas été consonimé. «

Domina G. idem testatur. Ac dcmnni Maria do-minae. S. non solum matrimonii inconsummatio-neni alTirmavit, sed etiam lidem scriptam tra-didit : « .Ie sonssignée, Marie I)., rnariée le Jit) ii novemhre IS02a Paris, declare et aftinne n'avoir « pas en do rapports conj-.igaux avec M. G. mon « marl. »

(». De confessiomnn sinceritate nullimode sus-picari posse, dicit patronus, cinn coiijugum con-fessiones inter se mirilice conveniant. Ambo sane in tempore, numero eonatuinn, et recusationis causa conseutiimt. Vir asserit a mullere geilde e.x-ceptum fuisse, mnlier idem contirinat; vir turbatiim animnni ad conjugali's actus gessisse fatetur, mnlier idem contirinat; ambo nullam ne imperfectam quidem penetrationeni locnm habuisse fatentur, ambo diinique iternm itenniKpie matrlmonium non fuisse consummatuni solemniter declarant.

Porro constans et consona buiusmodi sponso-rnm depositie tuin in indicie, turn antea, tempore non suspecte facta, vel inaximam siiii vindicat auc-toritatem, adnotat orator, si pensetur qnod testes et acta prncessus de veracitate ntriusque coningis proclamant, et de eximia pietate et bonestate sal-tem alterutrins. De viro canonicus Doublet testimonium reddit : « ,1c suis beureux de pouvoir « témoignerde la parfaitc bonorabilité de M.Kniest « G., catbolique sincere et sérieux, praticpiant la ii religion saus rombre d'une vicissitude, ni d'nne ii bésitation. Savéracité, sa loyauté sent au-dessus « de toute suspicion, ('.'est par excellence un honi-ft me d'lionneur, dont la parole ne pent étre raison-« nablement suspectée. Tel 11 est coiinn dans tout « Saint-Omer, tel je l'ai connu nioi-méme,durant les ii longues années qne j'ai exercé a Saint-Omer le « saint ministère. Aussi dans la douloiireuse situa-« lion (|u'il traverse, son allirniation, ipielle qn'elle « puisse étre, me semble rafflrmation nii'ine de la « vérité. » Parochus Sancti Dionysii a Saint-Omer testatur quot; que son diocésain est le sninnuini d'lio-ii norabilité et de véracité » et inferius addit: (i Gonnaissant mon paroissien, je ine porte volon-« tiers garant pour lui devant Dien et devant les ii hommes, comnie digne de tout éloge. » Guria Atrebatensis testatur « que M. I., pour tons ceux « cpii le connaissent, est rhomme d'lionneur par ft excelli'iice, d'une loyauté parfaite, ipi'il est inca-(i pable non senlement de commettre un mensonge, ii mals iiiéme d'altéreren quoi que ce soit la vérité ; « quo dans la pénible éprcmve qui Taftlige anjour-« d'hni,sa parole n'est mise en doute par personne, « au contraire elle est pour tons raftlrmatioii do (I I'exacte vérité; » nec diversimode Cnria Pari-siensis. Domina S. ait : « Ma conlian 'e en M. G.


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PAIIIS, — niSPEXSE DE M.MIIACK

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« fst nhsolne. Jo le oonnais depnis vingt ans, et « jamais rien, dans sa conduite, dans son langage ei ni dans les moindres détails do sa vio, iTautorise « a croire (in'il dissinnile jamais la vérile, et (]iril « ait dit jamais mi mensonge. (^'cst un hommetout quot; a fait religieux, presque a rexagération. A mon « avis M. li. supporterait los plus grands malhours « et les choses les plus cnntiaires a sos intéréts, « surtout quand il a juré, plutót que de pormetlre « iiiic ox.agération dans rcxprcssion do la vérité. .Ie « no oonnais pas uu hommo de dovoir comine lui. » Demnni, ut uno verho plnra comprehendantur, otiam alii duodecim testes viri honestatem ac reli-gionem summis laudibus unanimiter oxtollunt. Post liiiiusmodi testimonia orator puorilom ot ridi-culani putat Mariae rratrisariirinatioiiom, assorentis in Krnesto lldem non habere.

Nee detorius revera esse, sequitur, do muliore testiinoniiim ; nam haoc quoque, lioot « Iragilitate potiusquam malitia pecoavorit lt;gt;, ut lide digna, iv-ligiosa renuncialnr a Curia Parisiensi, a Uovcrenda Sorore .Martha, .Marine aniita, a Domina M. atipie ah aids passim. « J'ai une entiére confiance ( ait domina (i.) dans la sincérité dos affirmations de Mmo 1.. Jo la connais dopuis plusionrs annéos. Je l'ai toiijoiirs eonnue sans detours ot sur son affirmation, jo suls certains que lo manage n'a pas été consommé. »

7. l'lteriiis orator animadvertit, testes ot Tribunal quod ipsos audivit et interrogavit non solum do coniugmn credulitato iurare, sod do non poracta matrimonii consummationo inoralem se liaboro, certitudinem solemnitor proliieri. « Ad nos non « pertinot, iiilt;|iiit Curia Parisiensis, hacde rc imli-« care, attamon ... mens istius tribunalis quod et «testes audivit et intorrogavit bacc est: matri-« monium non fuisse consimnnatinn. »« .le regarde, « ait parochns lioger, cette non-consoinmation « non pas seuleuient comine probable, inais comme « moralcmont certaine. » Uuod una voce sacordos (lelandais, Ernesti confessor, Soror Martin, Soror .Martba, domina I. et cetori omnes conclamant. Atque ita morale do inconsuininatione argtimen-tum nmnoris omnibus absolutum baberi patronus concludit.

8. At bic non immoral, nam in llicmate praesto alia adminicula siml inter ipiac principoin tenet locum adultori testimonium. Prol'octo slatuto quod indices ab amasio qnaerero non poterant utrum Mariam adhuc intactam invenerit uec ne; signili-casset ab co quaororo ulrnm adiiltorium incostuo-snm cum muliore connnisissol, cl nullus testis te-netur suam turpitiidiuern iudicio rovolare: nihil, ait orator tribiinali snporeral qiiam olilique ab oo ((uaorero utrum matrimonimn consummaliim fnisse et sub hoc respoctii oratpri videtur indices proposi-lurn fmem pleno attigisse. Domhuis enim M.matri-monium consummaliim non fuisse claro falotur. Ipse inquit: « Tout co quo jo sais sur la non-con-« sommationduniariago, je le tierisdo Mine L.elle-« niéiiio. Je Pavais (scilicol non coiisiimmalionemi, « soupconné par les lettres écritos jiar cette dame, « et cola ui'a été' conlirnié do vivo voix. D'aprés la « proniière lettro je concliiais quo la première unit « il n'y avait rion eu : la seconde unit il y out ten-« tative do consommor le mariage par .M. L. I.a « seconde lettro mo disait a pen prés la mome « chose.., J'ai absoluo conliance en la vérac.ité ot « bonorabilité de .Mme I,, lies lors (|u'ello aflirme lt;' (pie le mariage n'a pas été consommé jo crois a ic la non-consonnnation.«A i nasi us igitur, concludit patronus, persuasum babel plenissimnm inulieri non cöiisummationoni afllrmanli adiungendam lldem esse; aliisverbisdeclarat matrimonium inter Mariain et I'.i nestmn consinnmatinn non fuisse. 1am-vero qiiis non videt quain pretiosum non consum-mationis argumentuni sil bacc confessione in ore amasii (pii inulieris corpus in possessiono hahnit'? (,gt;ni lo(]iiitnr ex scientia ot lacto'.'

!gt;. Aliud argiiniontum emit ex repugnantia gel in pie inulieris orga maritimi. He sane vera nil miruni, adnotat si homo qui iam (piadragesimuni qiiintuni aotalis annum praetergi'ossus erat, qui iti-neris Inboribus fractus, tnrbato((ue animo, ad vir-ginem primum accedebat, golide nullorpie amoris signo oxceptus, in primo actu defecerit. Miraretur potius si contrarium accidissot. Primo autem actu in irritum verso, minor Ernostus ad secundum et tertiinn ovasit Praoterenim cetera animi sensa, praetor iunnotnm inulieris golu, qnod cuivis homi-nnm vires ademisset, (pioddain roi infectae dedecus adiicehatur. Praetorea, cur inulier, quarta vice, recusavissot, cur amasio ot amitae moniali propo-situm matrir.ionii non consiimmaiuli per litteras manifestassot, si roapso. niatrimonium consiunina-tum fiiisset?

IO. Aliud argumoiituin inconsummationis ox fuga mnlieris desninit orator. .Mulier sane cum amasio minimo reruin aiifugissot si germina futurae sobolis in sinu gessissot, porponso praeserlim amo-re, que vir muliereni proseqiiebalur. « Comment « pourrai-je dla Mariam ad Krnestum scribebat) ja-« mais mi! faire pan Ion nor toni eo que je vons ni fait « soulTrir? La fatalité m'a poursnivie an moment (I memo oil vans m'acc'ablio/. do. lontes vos bontés. »

I 8 .Posl romnm landoni non consurnmntionis argu-mentnm ex pulilicafania dosnmit.Vox po|mli,\ (ix Dei Nemo nnqiiam folrllil omnes. Tola civitas persuasum bnbol mntrinioninm non fuisse consummalum. Viearins (lencrali ('.urine Alroliatensis leslatur : « Je me pormeKrni d'njoulor (|iie mon séjonr a « Saint-Omcr m'a pormis do roconnnitrc une fois do


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« plus la parfaite lionoraliilitr' de M. L., do pouvoii' a vous affirmer que tout le monde a. Saint-Onier « est convaincu non seulement paria cireonstance « si probanto de la l'nite de sa femme, mals sur « sa simple affirmation, que Ie manage n'a pas lt;i óté consommé. » Ileverendus Ganonieus Allègre: « Dans tout le pays ropinion est trés favorahlo 4 « M. L. homme trés chrétien, trés généreux, et l'lm-« pression serait trés pénible, si M. I.. n'obtenait « pas une solution favorable. » lam coneludit pa-tronus nullam causam inveniri i)osse, in qua actor majori probitate, pietate, sinccritate, irtegritate, volluerit. Nee rare accidit ut S. H. O. perspecta dumtaxat Oratoris probitate, pro dispensationis gratia rescripserit. Ut in Tergestina malrmonii t)e-cembris 4876. Deerat in causa corporis mulieris inspectio, deerat ejus jurata fides, imo mulior pro consummatione contendebat, ac aborti etiam sus-picio occurreliat. Attamen attenta probitate vir spectatissimi, II. S. O. pro dispensatione cousuluit.

12. Quo, ut praerequisito, dispensationis funda-mento posiio, deinde ad eausas dispensationispropo-nendas gradum facit orator. Et inter eausas primum recenset mulieris f'ugam ad adulterii certitudinem. Atqui solasuspicio adulterii causam praebetdispensation!, uti docet Coscius Do separ. Ihori covjugali AO i ecul. 16 n. 260; utquesaepius H.S.G. tenuit;velu-ti videreest in Albiganen. matrimonii 16 nept. 1801.

Aliam dispensationis causam deducit ex senten-tia separationis quoad thorum ct bona, quam lam vir a Tribunali civili jietiit et obtinuit.

Aliam causam erui dicit ex insupprabili conju-gum aversione. Do qua abundc dissert l'rsaya Dis-cepl. 21 num. 00,01, 02, toiu. 1 part. 2 et discept. 7. num. 70, 77, lom. .'5, part. 1. Gorrad. lu prnxi dis-pensat. lib. H, cap. 3, num. 33 : oteui deni(|uo nulla, no remota quidem, spes (!st modondi. Unde omnes unanimiter praedicant reconciliationem inter eos impossibilem nunc lam evasisse.

Gravissimum praeteroa subsequitur argumentum dispensandi ox spirituali utilitato potentis dispen-sationem, Perez l)c ma trim.in dinputat. 20, «eet. 7. Ji. 11 ; Sacra Rota in decis. 80 , sect. 7 post. secund. vol. Farinac. et II. S. C. in pluribus causis, et co-'ebro votum Gard. Lancellotti, Praefecti II. Sac. ürd. a (|ua (piideni praxi S. Gongregat. ot Summo-rum Poutincuin, ait orator non esse credendum ; veluti docent Lott. De re bene/Ie. lib. \, quaest. I I, n. 3. Sacra lïota Decis. 18, n. I I, sub. lil. de probal. coram Falen. etc.

i;i. K contra vinculi defensor in primis observat, coniuges inire coucordaro inter se dum conatuum numorum designant, sod o diametro pugnare duin conatuum innnitatom demonstraro moliuntui'. Knim vero Krnostus ait: « Soit par suite do fatigue, soit « a cause de rémotion quo j'éprouvais ot (|u'on « éprouve tou,jours en approchant pour la première « Ibis do sa femme, soit aussi a cause du respect « qu'inspiro naturellement une pe.-sonno qu'on eroit « viorge, il n'y cut pas intromission. » Versa vice Maria Ernostum in bominom traducit, qui pudoris et naturae oruamenta furore accupiditate perfregit. luquitenim : «J'en fus profondémont blesséo... G'est « surtout dans sou langage pendant los moments « los plus intimes de nos relations... J'affirmeque « si j'avais été la compagne d'un homme plus réservé « dans sos allures, je n'aurais jamais songé ft déser-« tor nion devoir. » Nee causam vidot cur sive Krnostus sive Maria veritati contraire voluerit, si matrimonium reipsa inconsummatum mansisset. Parvi namque turn Ernesti cum Mariae intererat rem infectam fuisse potius ob timiditatem, quam ob viri vetusti audaciam. Quod circa timet agi praesonti in causa non iam de inconsummatione matrimonii, sod de alia re quae a matrimonii inconsummatione distat toto coelo, quae matrimonii quinimoeonsummationcm necessariopraesupponit.

li. Expendit deinde testimonium, quoii mornen-tosissimum vocat, Garoli D., Mariae fratrls, unici testis qui tempore non suspecto vidit conjuges eos-que allocutus est. — Ibi. — « Le témoin (C.arolus D.) « n'aaucune foi a la véraclté deM.L.: il estporsna-« dé quo le mariage a été plusieurs fois consommé: « il regarde comme impossible (|ue cetto consom-« mation n'ait pas en lieu : rentrevue do Marseille « ne lui laisse aucun doute a ce sujet... Le témoin « ajoute, que sa soeur lui a assure qu'elle n'a refuse « a son marl ses droits matrimoniaux qu'aprèsqua-« troou ciuq jours, no pouvant plus s'acaommoder « de ses légèretés... f.e témoin a vu les époux « (a Marseille) : il a passé avec eux quelques « bcures, et il a pu s'aporcevoir qu'ilyavait ontre « eux unpen do froideur: il en a fait I'obsorvation il i'lsasoeur (|ui a ropondu qu'il n'y avait rien; » et advortit In hoc testimonio nihil desiderari; re enim vera, facta C.arolus nitide narrat causam sciontiae adamussim suppeditat: nee circum-stantias omittit atc(ue adiuncta loei et temporis. Garolus cum coniugibns Massiliae egit: « Le témoin « a trouvé les époux a Marseille, occupant une « soule chambro, a un soul lit; » egit cum coniu-gibus, non primis sed postremis coniugalis cohabi-tationis diobus, et coniuges animo ahalionatos in-venit: « Lo témoin a pu s'aporcevoir qu'il y avait « ontre eux un pen do froideur: » perquisivit aba-lionationis causam, ot a coniugibus certioratus est non esse inconsummationern matrimonii ; « Lo tiquot;'-(i moin est persuade que le mariage a été plusieurs « Ibis consommé... L'entrovue do Marseille no lui « laisse aucun doute a ce sujet... Sa sceur lui a « assure qn'ollo n'a rofusé :ï son mari ses droits a matrimoniaux qu'aprés quatre ou ciiui jours, ne


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DISPKNSK DK MAMIAOK

PAHIS. —

'i pouvant plus s'apconiinodor de scs légèretés. » ló.Verum, pergit defcnsoi', illo minitne suspecto tempore Carolus a coniugibiis didicit non solum mntrimonii consunimationem, sed didicit ))raeterea animorum abalienationem exindo esse secutam : scivit nenipc coniugale dissidium exortum ex no-titia facti, (|uae nonnisi per matrimonii consunimationem iiaheri potest. Sane quindecim post Mariae 1'ugam dielms C.arolus J), afl Krnestum L. de causa fugae scriliit: « Comrne vous, je me demande (piel « mobile a pu la pousser (Mariam) a tenir'une « semblable conduite. Pour vous parlor a cceur ou-« vert..., je ne vois qu'une explication, ('.'est la « honte trop forte supporter d'une conduite an-« térieurement coupable, qui 1'a fait abandonner (gt; tout A coup un foyer on elle aurait été si heu-« reuse!...»

Profecto, ratiocinatur orator, inter coniuges Krnestum et Mariam actum miniine osset « d'une conduite antérieurement coupable, » si Krnestus nihil huiusmodi advortisset; ikic quidquam liuius-modi, illis diebus, longe a patria, advertere potuis-set, nisi matrimonium consummasset. C.arolus vero, Mariae « conduite antérieurement coupable » cog-noscere, nonnisi in colloquis cum coniugibus Mas-siliae habitis, potuit: et dato etiam quod aliunde id scivisset, nunquam Ernesto revelasset pudenda sororis suae, lino Carolus dum diclt: « La lioutc trop forte ü supporter » aperte ostendit, et Mariae lapsum perspectum Ernesto esse, et Krnestum sibi illatam injuriam miuiine uxori ignovisse,et Mariam, veniae amissa spc, cum persentiret quam sit into-lerabile malum ob oculos habere virum semper infestum, potius elegisse viro valedicere.

1'lterius, ait orator, .1. M. prolitetur Mariam Ernesto nupsisse tutissima spe conflsam virum lapsum condpnaturum : « .I'ai jiousse (ait M.) a ce mariage « parce que je croyais que e'etait la meilleure solu-« tion pour les deux parties, .le ne crois i)as cpie « Mile I), ait por té d'arrióre-pensée ni méme d'bé-• sitatioii a son mariage. Kile voyait que c'était la « meilleure issue pour nous tirer du danger oil nous « pouvions nous trouver engages tons les deux et « auquel nous avions pu résister jusqu'alors. »

llaecsi admittas, prosequitur sacramenti vindex, omnia plana sunt, si paulisper liunc infieiaris, in-comprehensibilia omnia sunt. Porro, si adversariis aures accommodes, Maria fugae se mandavit, quia ;lt; dès avant son mariage, avait deja pris ses disposi-« tions pour fuir avee un autre ». At si ita est, ad quid matrimonium contraxit ? C.oinpertissiinum namque est Mariam Krnesto denupsisse cogente ne-mine; imonemine suadeiite,si ipsummet amasium excipias. Sane intercoeteros, testis Caecilia S. tes-tatur : « Mile I). (Maria) paraissait trés contente, 'i et, du reste, m'a rernerciée dans une lettre, de « mon entremise en cette affaire » ; Maria I». inquit; « Kile (Maria) acceptait ce mariage avee « un trés grand enthousiasme ; » C.arolus (1. : « Mile I), m'a paru trés heureuse, trés encliantéo « de ce mariage. Kile m'a d'ailleurs dit nettement « :'t moi-même qu'elle en était trés contente », quae robur aceipiunt a testimonio sanctimonialis Marthae I)., Mariae amitae.

Verum pergit orator, Mariam inquis forsan, Ernesto nupsisse quia speravit coniugales amplexus vires sibi suppeditaturos ut ab insanis, cjuibus so-hrino devinciebatur amoribus se expediret: ideo subinde aufugit, cfuia mariti amorc minime adstri-cta, fatui in consobrinum amores magis atque ma-gis exarserunt. liern dilemmate confici potest: scilicet, Maria Krnesto devincta amore non esset, vel (|uia ipsa Ernesto amore coningi noluisset, vel quia experta esset se eum amare non posse, Si primum, quorsum virum sibi Krnestum adiunxit'.' si alteram, sero nimis ista coniugalis amoris im-possibilitas deprehensaesset. Apuge fahulas, Maria testimonio eloquentisshno litteris consignato, pro-fessa post fugam est se et posse et vclle viro adhaerere, viresque praesto esse quibus insanis consobrini amoribus resistere valeat.

1(5. Profecto ita ad Ernestum scribit:« Comment « pourrai-je jamais me faire pardonner tout ce quo « je vous ai fait soull'rir? La fatalité m'a pousuivie au « moment memo on vous m'accablie/. de toutesvos « bontés. Uien ne peut m'exeuser, rien. Je ne desire « (prune chose: e'est que vous sachie/. que le reft pentir est aussi grand que la faute, et quo jo viens « a vous, non pour obtenir un pardon que je ne « mérite plus, mais pour vous demander ce cpie ft vous voulez que je fasse. .Ie suis prête .1 obóir ft aux ordres que vous me donnerez alin de tAcher » de réhabiliter, autant que possible, le nom que « vous m'avez donné...

« Pardon, pardon encore: ce ne sera i)as assez « de toute ma vie de repentir pour tAcher de faire « oublier ma faute. »

Nec aliquid ofneere censet matrimonii adsertor, epistolam, quam Maria Ernesto dedit, dum fugae se conimisit: qua ((uidem in epistola Maria scribit: « Je suis iï bout, je n'en jieux plus. Après les huit « jours que nous venous de passer ensemble, je « sons que je ne pourrais jamais étre voire femme. « Je hitte depuis sept ans ; j'ai vouln bitter jus(|u'au ft bout. .!(gt; no puis, liélas ! je suis fnlle! Tnez-iuoi si « vous voulez, si vous cherchez a mo retrouver. ft Mottez-moi en prison : tout me sera plus doux ft (pie la pensée de continuer a partager mon oxis-« tonce avee vous. » Klenini nihil in recitataepistola deprehendit, quod sit ab lis quae hucusque disse ruit dissonum. Maria enirn, inxta oratorem, despe-rationem inibi describit, ad (|uam adductaest, cum


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20 S. GONfl, Di: COXf'.II.K

pnlpac vcniain ah Krnostn per ootn dies IVustra spci'aveiit, ei(|iie signilicat esse inipossiliile sibi uxorem agere viri semper iiifcnsi ; carcerom, nmr-ti'in tolerabilioiH^s sibi esse, (|iiaui incliviihiain vitae corisui'tudinoni cnnn indignato viro. Iluuc esse, as-scrit, genuinum saepedielae epistolae scnsum ; se-ciis iiK'XIricaijilis omiiino osset alia epislola supra relata, (|iiaiii l'quot;,rnesto Maria 'ili post dies scripsit, fUirsum, adnntal delensor, si tcneas octo illis con-juRalis cohabitationis diebus Mariam perperam ub Krnesto el'llaHitasse i'acti in inatrinionii consumma-tione detecti vcniam, iam mirum non est, quod Maria, omni nmissa condonationis spe, ad consobri-num M. pernere (jiiam maxime oplavcrit, sive ^ra-tiam ut el ipse posccret, sive ut fii^ain oum eo arriperet; mii'iun non est (|uod lt;'aiii ad amasimn per^ere ullro citroque ediisenscrit Krnestus, quippe qui iulidelis Lixoris lugam nou aegrc l'ercbat. Scii laluis ol contra aceeiiscndum essel l;ii'lum viri, qui nxnrcm ^enio indulgere detractantem, comitalur ad amasium.

17. Hue accedit, memo rat orator, ((iiod in coufessis est cotuuges non solum per trcdecim dies eondor-miisse, seil etiain coitnm expertos esse. Xam vir ait: « ,le teutai deux Ibis d'aecomplir Ie devoir « conjugal, . . .Ie dois avouer, que malgró ma « bonne volonté, et par suite de la IVoideur (pie « m'opposail ma i'emmo, tout eu nc relusaut pas « ma proposition, je lus incapable d'aecomplir « l'acte qui n'eul pas lieu. » l'xor \ero inquit : « M. L. m'a demaudé trois l'ois raccomplissement O du devoir conjugal. .Ie n'ai refuse de n'-pondre « a la demande de raccomplissement que In cpia-« tricine rois;j'ai rel'usé, ponsscMi par Ie dr'gout... « .le dois dire que je me suis prétée a la demande « saus alTection et plutót d'nne mauiére passive. » At hisee inliuUo positis inconsummatio matrimouii oratori miraculnrn sapit. At rem rel'ei't C.oscius De sr/uii'ii!. Inr. conjiir/. lil).cap, num. quot;Jd I cl qui baec babet: i ibi ) « Si vero coniuges nou soft linn simpliciter coudormicrint, scrum etiam co-« pulam vir tentaverit, et sponsa se ;iil actum, etsi « nou libenter. praebuerit, et utcrque ariirmel qnod « uibilhominus propter reciprocum otlium etanti-« palbiam copulain habere non potuerint, boe opus, « bic labor erit inveuieudi aliquem, i|ui absque; 'lt; ulla amaritudine statim illis credere possit boe « l'ecisse miracnlum. Illud prol'ecto (miracidumi... s nou posse facere dubitarunt etiam viri sanctissi-« mi tantum odinin implacabile nutrientes contra « peccatum, ((uantum habere potcrant ([ui ex inti-« mo sensu Denni amabant... Durnm est ergo cre-« dere (piod duo sponsi ambo poteulcs, qui ad « explendam libidinem voluntarie statuin coniuga-« lem elegerint in ea aetate, ipiac viribus pollet, « inter noctis tenebras... inter tactus cuiuscumque « partis corporis diversi sexus, inter amplexns, « (|ni in actu simili evitan non possunt, nee seniel « l'orsau, uec una tantum nocte, sed plnries in « actuali situ oonjunclionis positi, durnm, inquarn, « est credere qnod in duas lapideas statuas con-« verti possint. Durum est credere, quod adoles-ii eens cum puella,solus cum sola, nuduscnm nurla, quot; propter solam antipathiani in actu coiiiunctioni « tam proximo libidiuis aestus concorditer et con-« slantissime sulTocavcrint nisi diceudnm ipnupie « sit, qnod ignis cum palea. Mamma cum stuppa « nequatpiam magnum inceudium excitare vale-ii ant... In bis ergo circumstantiis non ita facile « coniugnm confessioni do non consummatione, « nee obsietricum relatione de mulieris virginitate « deferendum vcuil, scil scrnpnlosc investigandum, « au coninges in eo actu, in quo, ut ail lgt;. Angus-« linns, libido totam absorbet rationem, vere et « realiter sc nun consummasse cognoverint, an ii obstetrices decipi potuerinl, vel mendacio deci-« pere tentaveriut. » Kapropter nemo non videt,(piid responderet Cosciusad pracscnleui controversiam, in qua testiinoninm obstetricum nnllimode obtinet, nee obtinere potest; a qua exulat qnaecuiiKpie matrimonii eoacti vel aiilipathiae suspicio ; ipia in coulroversia testes, (pii in adversus matrinionimn testimonium dicnut, nihil de inconsummatione sive a coniungibns sive ab aliis tempore non snspecto audienmt.

IS. Ilisee quae matrimonium eonsumuiatum esse suadeut pracmissis, argumenta quiljus actio adver-sa inuitilur breviter perpendit orator, h'.t primo immerito, ait, contradictorem autumare iuratani coiiiugum lidem, septimae manus inrato testimonio roboratani ad gigneiidam incoiisiinnnati matrimonii ccrtitiulinem suflicere. Nam coniugnm coufessio cum sit in conlltentinm favorem, nihil probat, quem-admodnin docet Sanchez. Septimae aiitem manus iiiramcntiim semper (piiilem requiritur, ecu tradit idem Sanchez « ut cantiori diligentia adhibita dissolutio matrimonii Hat. Uuae res maximi mo-menti est: » at veram probationem in nulla iin-quani, et mnlto minus in gravissimis matrimonii eausis coustituere potest.

Xcqne Sacramenti vii.diccm movet testiurn atcpic Krnesti bonestas, religio, integritas. Siipiidcm re-colit, nonobslante quaeuni(pic coniugnm et septimae manus pietate, indices matrimonium dissol-vere, cum alia argumenta exulant, uequire quin sacramenti sanctitatem in grave discrimen arl-ducant.

Pariter nullum nulliusqne valoris ad eontrovcrsi matrimonii iMConsummationem probandam defensor renunciat domini M. (Mariae amasii ) testimonium. Nam prae.Lcrquam quod nullam lidem habet hornini similis furl'uris, insuper si dicta eius pen-


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- MAIilACK

UT.OX,

sentur, ainasius in con sum mat ion cm matrimonii non cerlo dnm miilieris corpus in posscssionc ha-Imit, cicjpreliondit. Ait enim : « Dós lors (inCllo « (Maria) alfinne quo Ic mariale n'a pas (Hó oon-« sommé je crols a la non-consonimation iln mace riage a cause dc son ariirmation. » Imo, putat, comportissimuni esso amasium veritati vim inlrr-re. Nam ait : « Tout ce que jo sals snr la non-con-« summation (In mariagc joio lions de Aline I., e'lo-« memo. .Ie l'avais soupi;onné jiar los lettres ócri-« les par cetto dame, et cela m'a ótó ooniirmó de « vive voix . . . .i'ai envoyé ces deux lettres a ma « cousine qui est religieuso a Uorgnos, snjur Mar-« the, rnais elle a lalt disparaitro los lettres. « lam vero sanotimonialis do tenoro praoratarmn littera-i-iim testatu!': « Kilos (littorao) étaiont... ('■oritos au « crayon comme une personne all'olóo et no disant « autre chose si ce n'est : Pitió, plti('' de Hralt;'0, « pour tons. » Plana liaoc sunt, iiixta vincull ad-sortorem, si tenens Mariam litteras scripsisse suhito dolore atipie furore incensain, (|uia Krnestus In consuminatione matrimonii cum so a Maria dooop-tiim senslsset, iniuriam slhl illatam remittere ro-nnit; at nullo prorsus pacto intelliKere vales verba ilia ; « l'itié, pitió de gr Ace, pour tons, » si matrl-monium iuxta visionem contrurlam inconsumma-lum mansit, quia Maria genlo indulgere non dosi-dcravit nee Krnostus valde institit.

Item nihil faciendam esse putat declarationem de non consummatione a Maria scriptam, lum quia editam tonqiorc snspocto ; turn quia ohtentam a Paulina S. modo, ut aiunt, sii.ttgcsl.iro. Porro ip-samot Paulina rel'ort : « he hs l iannarii -1803) j'allal « trouver Marie h., ponr ohtonir d'elle un certill-(i cat constatant que lo manage n'avait pas ól(V (c consonnn(',. Après les préllniinaires d'usage, je « lui dis: — Pourqiiol \ ons ótes-vous refnsi'e « i'i ótre la femnriquot; iN» mon henu-fróre? — Mals, « répondit-clle, je ne mo suis pas rel'usi'e; je me « réserve de rappeler a M. I., certains détails (]ni a le prouveront. — Mais copendant, ajoutai-je, « vous dites vous-méme que le manage n'a pas « ótó consommé ; pouve/.-voiis me signer voire « arilrmallon dans uno piece conslatant quo lo maft riage n'a pas ótó consommé'? — Kn róponso, ollo « me donna un cerlilicat, (jni est, au dossier. » Praelerca, declarationem, (piam Paulina elllagila-vit die IH iannarii I8i!.'i, cur Maria nonnlsi die 24 ianuarii ISIKi emisit(Juid actum est sex istis intermediis dlelms?

Postreino quoad argninontnin inconsummatio-nis ex pulilica fama desiimpliim, coninicmorat S, liotam i/i n'ecis. m/in. 'I't cl sw/f/. /Kirl. I 'i frrcu!. docere attenclondnm sednlo esse quo tempore fama orlum hahueril el an orlginein habuerll a non liabentihus interesse, lam vero in praesenli causa Krnostus proritetur; « ,1'ai fait part de la. « non-consommalion dn mariagc Ie I.'! décembre « ■18! 12 (die I'ngao nxoris) a M. el Mme S., a mon » boau-frórc M. Angnslin 1. el a sa femmo. Ilnil « on dl \ jours se soul óconlós a van I ([ik; j'ai inlcn-« té Ie procés do sóparalion. Dans co délai, jo I'ai « anssi commnniqiK'' (ineonsiinnnatioiKün) a mon « beau-frere de Saint-Oiner, M. S, a.M. Ie curé de « la paroisse de Saint-Denis a Salnt-Omer, a mon « confessciir, el enlin it Mgr révé(pie d'Arras. Pen-« danl oo moino temps, II est devenu de notoriété « puhliqiie a Paris el a fontalnebloan parmi nos « connaissances el dans Ionic la ville de Sainl-lt;( ()iiicr,on j'ha liiti!, (pnUc mar lage n'a pas ótó co lift soininó. I'lnsiours jdiinianx a la suite dn /Vf/oni « out raconlé co scandnlc. »

Malorom ergo, ooncliidil orator, quarn |)ublica fama, ipiae ortum habnit tempore snspocto el ori-ginem ah interesse habonte, vim slbi vindicat opinio ot testimonium eorum, ipii tempore inininie siis[)octo coninges alloouli snul: qnos inter prostat Carolus I». Mariae fralor, qui « est persnadi'' que le « mariage a ób''pluslonrs Ibis consommé. II regarde « 001111110 Impossible quo cotteconsonnnatlon n'alt u pas ou lieu ; renti'o\ uo dc Marseille ne Ini lalssi^ « aiioun doule a ec snjot ; » ac nescit epia de causa nemo ad examen adductiis sit ox Ills qui pro-tioso lllo tempore sivo Massiliae, slve l.iigdunl, slvc Xlceae duhlo prncul cum conhigibus ogernut ralione famulatus alilsve ox causis.

Ilnhisqne sacrl vinonli defensor. Modo igltnr cogo f'.lv \ \ . ill so(|nens dlgnenhnl enodare.

1)11 gt;11 .M .1// cnnsnlcHilii)}i sll SSnm ))rlt;) (1 Is/inisn-tionca inn11'iiuonii) ruin el una cniisniniunln In cih-it.

S. in respnntlil : « Affu'walire. »

]\iaaaia(jlt;k

I. Mxpusili'in dn fail.

'2. haisuiis du rofliciiiliir! do Paris (|ui h'ii pn piMci'dcr a uno nouvcllo visile médicalc do la rcinmc avcc. les Cormaliles juridiques que de-mande rinslniclion de la S. (-on.-jrt-yalinn tic raiiiK'-c is'iu.

1251). LUC/()\/'!X, MnlI'lninnll.

quot;31.

hie I Drrnuljris ISVI.

I. Sill) die 10 hocrmhris ISM (lisrcplnm'.'l propo-siii diihin, (jnar rcsi^iciiuil inalriiiioiiiiini initum ab Anjjclic.'i 1). cum Goclcslinn (J.; ol roganli inihi, I. ,1 /lt;


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S. CONG, nu CONCILE

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rn)islvl de mnlr'nnouii uuUilcilc in casu, et quatoinis negative, H. An sit conmilcndiim SS mo pro dis/ioisa-tione a iti(ilriigt;wiiioralo cl non conaum main in cami: KK. VV, respondemliimc onsucrunt :Ail lquot;iquot; Xci/alivr, ad llquot;m Dilnla cl fiat nova ivspcclio inuHerin a perilioribus ad formant inilrucliani* S. an. 1X4(1.

Scd rum haec sontontia Curiae Parisicnsi, cui causae liiiius instruelio commissa fuerat, nota facta sit, illico Kmus Archiepiscopus per lit te ras diei '12Ianuarii huius auni, notum fecit :

2. (i liane novam inspectionem iiuitilom ovasisse, « et oratricem Angelicam I!., plurihus ab Itinc men-« sihus civile matrimonium inivisse cum alio viro, « Necesse ergo erit causam ex iam facta instruc-« tione et inspcctione definitive dirimere. Si au-« tem ex Consultorum Votis et ex nefensoris matri-« monii animadversionibus causam suspicari liet ceat cur data fuit responsie : — Dilata, — ca non « minima videtur fuisse quod iidem pcriti medici, ei primum ante instructionem, deinde ex officio in « ipsa iiistructione causae, corpus rnulieris ins-« pexcrint; unde v.tio (|uodam laboret haec ultima « et ex officio inspectio. Equidem factum ut nar-« ratur, veritati conforme est ; ast tales fuerunt « circumstantiae quae Nobis intimam iniiciant peril suasionem nullam vel minimam suspicionem ba-ii bendam esse circa valorem iuridicum inspectio-« nis ex officio. Primo quidem quia omni excep-« tione maiores sunt, quoad scientiam et honesta-(i tern, lino quoad veram religionis catbolicae pro-(I fessionem et praxim perilI medici. Secundo vero ii quia nunquam curas suas impenderunt oratrici, ii nee ab eaaliquid acceperunt, sedutraque inspec-ii tio Iniius Curiae sub responsabilitate, ut itn di-ii cam, facta est ; prior quidem rogante H. D. Offl-ti ciall altera vero de eiusdem mandatn. -Quod ut ii explauetur, in mentem Eminentiae X'estrae 11-« ceat revocare banc causam ad Lucionensem C.u-ii riam pertinuisse et Parisiensem Curiam eidem ii causae instruendae consensisse potins ex inise-(i ratione erga Oratricem, postquam ex pluribus ii epistolis lil!. Dl). Episcopl Lucionen., indubium « apparuit bunc praesulem ornnino respuere hanc « causam matrimonlalein ; de facto ctiam post cpis-ii tolam a S. Concilii datam, instruere proces-« sum noluit, unde ad nos remandatus fuit. Mine ii minime veritati conforme est quod insinuare. vi-« detur Defensor, iieinpe oratricem multum adla-« borasse ut causa sua ad Parisiensem Curiam ut-ii pote magis favorabilein transferretur.

ii Porro postquam per plures menses , ne annos u dicam, apud Lucionensem Curiam frustra insti-ii tisset Angelica I!. ut introduceretur causa, tan-ii dein ad banc olïlcialitatein se direxit, consilium a petens ; quae nihil aliud suadere potcrat, nisi ii rccursum ad S. C. additis teslilicationiljus a duo-ii bus medicis. Cum vero sumptibus buic inspec-ii tionis praeviis, forendis impar esset, li. 1). Offi-ii cialis eam ad illos duos peritos, quibus uti soil let Curia, direxit, litteras tradens quibus eos-ii dein peritos rogabat ut gratis et pro ainore Dei ii officium pracstarent, eos insimul monens nego-« tium esse de petenda dispensatione super ma-« trimonio rato et non consummato apud Sanctam ii Sedem. Nobis tune persuasum erat causam ins-

i tmendam fore in Curia Lucionensi. Quum deinde « anno sequenti, idest 1801, Curiae Parisiensi pro-

ii cessus instruendus commissus fuisset, et ad in-« spectionem ex oflicio deveniendum esset, haec ii etiam gratis facta est. Sane si peritorum examen ii aliqua mercede rependi potuisset, alii facilius « requiri potuissent ; at tune perpensum est alios ii inducers pro bac vice tantum et mera charitate ii acturos, difficile admodum fore ; caeterum prae-« fatos medicos supra quamcumque suspicionem ii esse, turn in genere turn etiam quoad hunc ca-ii sum, quum ignotam ipsis mulierem, rogante Cu-« ria, inspexerint ; dellcere tantum juridicas soli lemnitates ut prima inspectio valere potuisset ; ii unde ad eam conclusionem deventum est, ut iis-ii dem medicis formalis et stricte juridica inspec-« tio de mandate committeretur, additis precibus ii ut gratis operam admovcrent. L'no verbo, aliter ii fieri difficile admodum erat, nec ullae adsunt ii circumstantiae ex quibus secundae inspectionis ii valorum suspicari liceat. Caeterum nec examinis ii exitus dubius visus est.

ii Quae cum ita sint, enixe rogamus hanc Sail cram Congregationem ut, buius inspectionis sail natis (lefectibus quibuscumque, eam rctineatpro ii pleno iuridicam, et ex ea procedat ad causae Lu-ii cioneu. deflnitivum examen ac solutionem. »

Quare iterum propono causam cum novis Consultorum votis et Defensoris matrimonii animadversionibus.

Quibus perpensis, dignabuntur EE. PP. defi-nire.

Dl'HH'.M An comulendamsil SSmo pro dispensatione a matrimunlo ratoet non consmnniato in casu.

VOTUM THEOI.Olil

1. Kxposu dn ras.

2. tie nouveanx arguments ot ceux du Canoniste qui soutenait la nullitö no somblent pas apodictiiiucs.

i! liaisons tiróos do la ci-ainlo róvitrontioilo. ftationa metus ctvis. 'i. 11 n'y a pas on do crainlo et lo manage a élératum el am-

Hummatum. — (■'xumon ties prouves nonlrairos.

5. Gonelusion du thóologion centre la nullilö.

K)ni ac Pi mi Patres,

I. Denuo proponitur causa nullitatis matrimonii inter Angclicam Ii. ct Coelcstinuin, (1. iterumquo


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LUC,ON. -

MA KI A( IE

2

hoc munusniilii demanclatui' ut circa cam aninuim meum aporiam.

Causa liacc die Ifi Decemliris proposita fuit in Couiitiis. Ad proposita tuncduhia: I. .1« comlcl da malvimonii niillUdte in raxu, scilicet cx capitcvis et metus, et quatenus negative, II. An sit cnnsulen-ilum SSmo ))ro dispcnscUione super mnlrimnnio rato et non consummalo in cam, respondere placuit: ad primum Xer/ative, ad secundum: iHlala el fiat nova inspuclio mulieris a perilioribiis ad fartncini instnic-tionis S. C. a. IHW). Inspuctio tarnen nova inutilis evasit, Angelica enim civile inatrimonimn lam ini-verat cum alio viro. Causa igitur haec iterum pro-ponitur sed absque novis dociunontis, cl ita « nc-cesse erit, ut scrihit ad Kminentissiimim (lardinalem Praefectum 11. S. ('.. Eminentissiinus Archiepisco-pus Parisiensis, — causam ex iam facta instruc-tione ot inspectlone definitive dirimere ».

2.Nulla prostant nova documenta igitur exquilius aliquid novi erui possim, ut votum contrarium iam datum, temperem. Neque enim nova inspectio nm-lieris, ut constat, possihilis fnit, neque voto clar. Defensoris ex officio satisfactum ost, ut parentes atque propinqui alterius coniugis, scilicet Coelesti-ni(l., examini suljiicerentur. Nihil igitur aliud reli-quum est mihi, nisi ut perpendam rationes (pias oh-tulil cl. Canonista pro nullitate ac non consumnia-tione matrimonii in casu, et videam annon iiossiiit me impellere ad hoe ut in sententiam cl. ('.anouis-taetranseam Hationes tarnen hae, ut sincere dicam, paruin me movent. —!{. Kt primo quidem quantum ad nullitatcm matrimonii ratigne metus et vis. Verum est, quod Sanchez, cuius auctoritiissane magna in quaestionihus matrimonialihus, reputatpro-bahiliorem sententiam quae asscrit preces impor-tunasuna cum metu reverentiali incutere metum: cadentc min constantem virum proindeque gravem « Cum enim, dicit (Malr. I. IV, d. 17/. n. 7,1 cx una parte importunitas cuiuscuini|uc sit, valde ur-geat, tie dicam vexet, et opprimat, et ex altera parte reverentia personae petentis dehita, pusillani-mum ac timidum, ncc audentem contradicere, ro-gatum reddat, merito ac iuro optimo utraque nie-tuendi causa coniuncta, prudentem ac constantem coget, ipsiusque consciisnm extorquebit. » At mo-tus reverentialis, pro adiunctorum vcritate modo levis modo gravis censetur, ideoque et precihus importunis pro diversis personarum circumslantiis facile aut difficillime contradicere licet, ideoiine et Sanchez, sequenti numero, moiiet, non (iiiascumquo preces assiduas importunas did. Et sane, innumcra matrimonia flcrent irrita si (piaccuiiKpic preces assiduae importunac dicercntur, rarissime enim, puto, parentes, quum agalur de colloöatioiie filiac, non uli precihus et suasionibus. lauivero ex actis proccssualibus minime probari potest preces et suasionos fuisse revera importunas una ciini metu reverentiali conjunctas. Quid enim sihi voluut hacc verba testium: « L'opinion comniune est (pi'olle a « été forcée par sa mere; mais qu'elle ne I'a pas « cpousé muhjré e/le. » « ,Tc pense qu'elle ( mater « scilicet ) a fait tout cc qu'elle a pu pour faire ce « rnariage, mats sans imposer sa voloule a sa fille, « qui, du ruste, avait confiance en sa mere. » « Je « crois que la jeune lille a cédé aux consoils do sa « mère, rnais noiia aucune violence, ni mt'mc a des « prikres importunes. » Ipsi igitur testes explicant quomodo intelligant pleri(|ue omnes (|uod dicunt matrem impulisse filiamad hoc inatrimonium. I'o-tuitne etiam metus reverentialis esse gravis in filia, (piae, uttestantur propinqui, solitaerat voluntatern siiam parontibus imponere? « D'un caractcre facile ii Mile I!, obcissait aiscment aux désirs de son pcro « cl du sa mere, lesquels se montrcrent plutrtt fai-« files (pie sévères a son égard. D'ou je conclus, « qu'elle ne tes craignait point et que sa volonté per-« sonnelie dominait hahituellement. » « Ma cousinc « Angclique avait été élevée doucement. Kile fai-« sail, ce qu'elle voulait avec ses iHO'ents, » — Ut mi-nimum igitur dicam, dubium est an metus fuerit gravis. At in duliio, communis doctoruni est opinio, iudicandmn esse pro valore sacramenti, tnni (juia matrimonii causa favorabilis est, turn propter re-verentiam sacramenti. — 'i. Quantum ad non con-summationem ipse cl. Canonista, utconstet inatrimonium fuisse tantum ratum, tres exigit proha-tiniies: 1quot; Coniugum depositionem iuramento lir-matam; '211 mulieris per peritos inspeel ionem; Hquot; septem testium depositiones juratas propiiupm-runi innlieris et totidem viri. At prima [irobatiode-flcit, nam maritus fatetur consuiinnationem et mulieris iuramentum inagni non facerem (pium et testes ei fidem non halteant, et ipsa deprehenda-tur in simulatione, nt in priori voto ostendi. Se-cunda probatio non est undequaque certa, quum et ipsi EE. PP. novam inspcctionem mulieris prae-scripserant. Quantum ad tcrtiam, primo desunt testes ex parte viri; secundo cx parte mulieris ex duodecim testibus duo tantum affirmant se esse persuasos de veracitate nuilieris, eo ifiso igitur et de non consunnnatione matrimonii, quamvis nmis tantummodo expresse id dicit; novem negantvera-citatem eo ipso et persuasos se non esse dicunt de non consummatione matrimonii, (|uatnor ex his expresse id dicunt. Quomodo igitur potest el. Canonista concludere: « (Juare videtur dicendnm testimonium septimae manus non obstare, imo potius Angelicae iuramentum de matrimonii non consummatione conlirmare. » Mihi plane contrarium vide-tur.

5.Quapropterperpensis iterimi omnibus non possum sententiam cl. ('.anonistae amplecti et recede-


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s. coxt;. Di: coxcile

ro al) opinionc iam cmissa, scilicet: N'on cmistare de niclu gravi neqaede non consmiinialiorio matri-iiionii in ('asu. (Jnain taincn (ipinioncm itidicio KK. JT., iuimilliine snhinitlo.

üomao, die 10 .Marlii 18'.)'i.

l'.vn.us Smomkowski I!. (loiiHulliir.

VOTTM (WdMsi i;

1. Position du cas.

2. f^os mónies raisons persistent en faveur ili» la non-consommation piiisijuVin n'en a pas apporló d'aulres.

Lisle des tlocumonts mi l'on vondrait trouver des prouves contrai-ros.

'i. Lo second niaiiago tie la reinmo ne prouve pas (jue Ie premier n'a pas élé eonsoruiné.

r». Sun relus ile se soumettro a une visite après son second mnriago civil n'a aucuii • valeur coinme pi enve de la non-consommation.

lt;». Si les visiles des premiers na'decins n'ont pas élé lailes suivaiit les régies canoniqucs, rien ne pronve que l'on puisse en fuit cn eonteslor 1c résnltal, bien ([hl1 Jiiridiiiucmrnt W n'ait pas la 11161110 valenr.

7. La lettre d un antn! inédccin (■crivant sur cc; cas an vicaire géné-ral de Paris n'apportquot; pas n ne nouvelle prenvc.

S. La cause est done dans Ie nième élal,

Le mai i allirme la consomnialion ; la lemnK! la nie.inais, d'après les lémoins, elle serail liien inoins di^nc de loi qnele mari.

10. Lo témoi^nage d.'s deux médecins qui onl jadis rcconnu la virginitö de la Ié mme pent él re sujet a caution, d'abord par les dlfflcnltés médicaletr' dn piwthléme et la pronve (pio l'on pent en lirer en favour de la virginité, ensuite p irce qu'on pent contestcr rassertion mémo des deux médecins en se basanl snr leur rapport.

11. (Conclusion du (lauonistc contraire a la non-c.onsomniation du inariago.

II. ['ostfjuain Kmi Patres doclararunl, non con. stare do niillilate inalriinonii capitc vis et ine-tns, quod Angelica 1). conlraxerat cinn Coelestino (i. universa judicalis disceplatio i'ediicla est ad alteram rjuaestionem, nnin certo conslot do l'acto non consuinmalionis matrimonii eoriimdem conhiLimn. C.ili rjnaeslioni principali, si ariirmativmn dandinn l'uisset i'esponsuni, (piaestio secundaria dc causa-rnm sul'lieienlia ah concedendam dispensalionem matrimonii rati minorem nacta csset diriicnltatcm. At Kmi Patres d. Ki Dec. 1803 ad qnaestionern prin-cipalem resiiondenmt: « Dilata et fiat nova ins-pectio nudieris a peritiorilms ad l'ormam instruc-tionis S. a. 'J840. » Qtiod responsnm implicite

continet indicinin : Xon liquet, sive nondtnn certo eonslatex conclndentiliiis proliatinnilmsde noncon-snmn itione niatrimonii, dc quo aiiilnr, Qnarc cum S.C,. dicatlt;( a peritiorilms », non « ah honestio-rihns » ininime in duhium vocavit honain lideni et lioncstatem medieornni (|ui priores peregerant in-spectiones Angclicao li. Duohiectiva rei veritate et plena certilndinc qnaeritnr, non de hona lide illo-rum medieornm. ld (jnod iam hoi' loco monendum videtnr. Ktonim in epistola Kmi C.ardinalis et, Ar-cldepiscopi Parisiensis videtnr nimium urgeri ho-nestas inedicorinn, quasi ilia luissetin duhium vo-cata et vicissim bona nicdicoruni lide admissa om-nis dirticnltas esset snhlata.

2. I a ipsa ('ouressione actricis i. e. Augelicae li.at-(jue laudata epistola Kmi (iardmidis et Arcliiepiscopi Parisiensis imprimis evidenter constat, novam in-speclioncm Angeli(,'ae a S, ('.. praescriptam ne-qne quoad rem neque iu l'orma a iure statutam exeentioni l'uisse inandatam. Ouare cuni (juod se-mel placnit amplius displicere non possit iK. I. 21 in Sext.) et viri prudentisnon sit mutare consilium uisi nova supervcuiat causa vel ad notitiani perve-niat, universa controversla hue reducitnr, num indicium : « Xoiidum liquet » d. 1(5 Deo. IBD.'i datum, neipie d. 10 Fehr. I8!li rctractinn secun-iluin antiquas allegatioue.s el nova aclminicula tnto traiislormari [lossit in positivum indicinin : « C.erto constat in casu de non consuniniationc matrimonii. »

(Juacnam ^uiil nova illa admiuicida ? Quatuor in actis reperiuntiir docunienta, cpue ad rem lace-revideutur; 1) Acta autlientiea novi matrimonii civilis ah Angelica li. cuni (Jeorgio (i. d. ü Mali a. 180,.\lusla|)hae eouetracti. Ü) Epistola actricis ad liihuni (irilcialern Parisieusein d. 'f lanuarii 1894. 3) Epistola End C.ard. et Arcliiepiscopi Parisiensis, die 12 lanuarii I804ad Km. C.ard. Praefectum S.

data. V) Epistola Doctoris lineipioy metlicis Parisiensis, ad \ icarium geiieralem Parisiensem d. 4 .Marlii (1801! ? ) scripta, nisi forte sit error quoad an-nuin. Xam iuxta informationes dataset silentium praeci'dciilinm actorum ista epistola vidotur esse scripta anno 1804. Quaro ant documentis novis ant denuo cognitis videlur posse adnumerari. At quiil iam ex his docunioiitis pro re nostra deduci potest?

'i. Prinuim dociuiicutuin i. e.copia autlientiea actorum novi matriuinuii civilis, quod Angelica ce-lohravil cum alio viro, eerie nullo mode prohat ikiii consummationein matrimonii prioris cum Coe-leslino (1. \alidi' eontracti. (Juare si quid isto docnnieuto ilenioii: tratur, imice ox triplice capite prohatnr neqnitia actricis. Nam etianisi Angelica plcnam ecrtiliidincm suliicctivam liahuisselde nul-litate prioris malrimoiiii, lainen stante sevorissinia proiiihitione lienedicti Nl\ Gonst. « Dei miseratio-ne - S 0 noNas nnptias attentare lion |)otuit, ([uo-niain ne in prima quidem inslantia ohtinucrat de-clarationem nullitatis sni matrimonii cum Coeles-tino (gt;. Praetera Angelica vero vahdo(|ue niatrimo-nio cuni [irimosno viro fuitconiuncta ; eteuini ratio-


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LL'CON. —

nilitis omiiino ikiii suriicieiililius prins mulrimoiiiuni liroptor inipoiliinciiliim \is ct uictus iinpiin'iin.vit, idco iwilyaiidriac qndquc nltentatae rca oxistit. I)eni(|ii(* vcl sola celchralio iiialriiiKiiiii cis ilis liilc-lilms non est permissa, nisi accedant causae excn-saiiles a saeris canonilius proliatae. C1'. Feiic, llo iiHjied. inulriiH. n. 781. At In tdta lalitudine cano-miin casus Angelicae nou reperiUii' permissus soseque manilosto pericnlo non tantnin loi'ni-cationis sed ctiain adullerii oxposuit. Kr^o ex primo doenmento solidum arninnenlnin pro non consnin-inatione niatrimonii doduci nec|nit.

.quot;i. Altcrmn docnnientuni est laudata. epistola ad Ollcialem ['arisionsinn, iu ipia Angelica scrilid : a) scsc transmittere copiam antlioiilicani actonini novi sni matrimonii civilis { i. e. I'atelur propriam snam tiirpitiulinom, (|iiae ad rem conlrovi'rsam proliandam nihil conducit ) ; b) sese includoi'e mandatum speciale pro suo advocato in l'rhe^ quae res probat actricis intentioneni pcrducendi ad reliccm exitum caiisain pendentem, sed lactimi controvcrsmn non consummationis non denion-strat) ; c) sese non cognovisse anle aiinuin IHili) duos medicos, quos consuluit ex intimatione ()f-lleialis 1'arisiensis el (pii inspeclionem perlecerant ( Imiusmodi assei'tio sane fldoiii uierelur allt;pie collusioncm exeludit, non propter verhuin mulieris, cuius honestas iuxta testimonia in actis allata non est omni exceptione maior, sed propter testimo-niuni Arclnepiscopi Parisiensis; attameu exclusio collusionis et honestas medicorum non removent duhia de ijisa rei veritate ); ih absolute sese reii-cere tertiam inspectiouem uorporalem, quoniam ipsius conditio in novo domicilio non sil cognita, et (|uod non ainpliiis libera sit, idco se nee veile nee jiosse denuo subire inspectioncin). (Jnibus verbis Angelica lit contumax atque mandato Judi-ciali S. G. C. denegat obcdientiam sibilt;|ue vindieat indicium de necessitate tertiac inspectionis. Cinus contumaciao insnper riililes assignal rationes. Xam ipmd « nolit » sese novae inspectioni suhiicere, est, propria ipsius malitia, ex qua neiuo eommodun) reportare debet; (piocl autein « non possit » exinde argui uequit, ((tiod non sit libera, et nemo ipsius conditionem in novo doinicilio cognoscat. Kteuim certe ipsius maritus rem cognoscit atipie ipsius quoque interest, ut causa ista legitime terminetur, ne((ue Angelica ullam all'ert probationein, quod a suo marito civili impediatur. (Juodsi ipsius delictum in illo loco occidtuin est, ue(iualt;|uam ab ipso csi-gitur, ut ilia inspectio absque necessariis cautelis fiat. Deniquo si diflicultales existunt, ipsa Angelica sua praepostera matrimonii civilis eolebratione illarum est causa atque suae malitiae tribnere debet, si l'actuiu nou consumn.ationis non amplius certo probari potest, quemadmodum is a novis

AHIAdE .il

nuptiis arcetur, qui mortem prioris coniugis con-cludenter demonstrare nei]uit. Prolecto eo in casu nova inspectio esset plane inutilis, si novum malrimoniuin civile ab Angelica lam l'uissel cou-summatum. At bac de re Angelica silet. Omnibus igitur circunistantiis expensis etiain ex secundo documento etTicax argumentum ad rein iutentam probandani non eruitur. )

lt;». Sequitur iam tertium documentuin i. e. epistola Kmi Cardinalis et Archiepiscopi Parisiensis. (Jua in epistola

ai Kmns Praesul respondet, « novam inspectiouem inutilcm evasisse ; sed quare nova inspectio inutilis facta sit, non cxplicatur, nisi Ibrte ratio insinuetur vobis immediate sequentilius : quot; Et oratricem Angelicam li. pluribus abbinc men-sibus civile niatrimoniuin inivisse cum alio viro. » (Juac \erba si tacite iusinuent consummationem no\i illius matrimonii civilis prolecto luculenter probant novam inspectiouem factam esse inutilcm ; secus minimc.

b) (Juodsi in eadem epistola pergitur : « \'c-cesse ergo erit causaiu ex iam facta iustructione et inspectione deliiutive dirimere », imprimis notandum est, delinitivam illam sententiam posse esse duplicein scl. aut non constare de non con-snmmatione matrimomii aut cousliire de eins dein matrimonii non consummalione. I'raeterea non adeo evidenter palet necessitas illius conclu-sionis : « Necesse ergo erit etc. » Dalur enim tertium. Kteniin S. (',.(',. putcsl exigerc, ut defensor matrimonii concinnet articulos, secundum quos duo isti medici de ilubiis remanentibus in forma indiciali cxaminentur et praetcrea ut tertius medicus dc dubiis factis at(|ue de relationiljus duorum medicoruni pariier in forma indiciali exa-minetur. Xam si in Instr. Kmi Gard. Hauschcr S I7i legilur : « Si duo rei periti, in quorum scientia et animo a partium studio remoto tribunal matrimoniale plenam cnilocel tiduciam, unanimes declaravcrinl, impolenlia adesse insauahilem et absolutaiu ipsanujue malrimoniuin praecessisse boe nou obstante, pars, cuius impotentia asseritur, petere potest, ui tertius (juoque rei peritus inves-tigationem habel », eerie S. (',. G. non |)rolubetul,, quominus in materia aequiparata et dillicili nou consummalionis matrimonii atque testimouiis pe-ritorum non plene coni'ordantibns tertius peritus ad instar arbitri cousliluatur.

c i Deinde iu e|)istola suspieio movetur, causam non minimum respousiouis : Dilata etc. luisse illam, (piod iidem modici lt;• primum ante instruc-tionem, deinde o\ oftlcio in ipsa iuslructione causae corpus nnilieris inspexerint v. Gum in res-ponsis SS. ('.ongregationum rationes decidendi non expriniautiir, dlfliculter dici potest, nou huiusmodi


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S. CONG, DL; GONCILE

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suspieio sit fundata. Illud certum est, S. C. G. etiani in causis matrimonialibus concedero sanationem actorum, dumniodo procedura saltern quoad suh-stantiam fuerit le^itima ot res sul'liciontei' probata. Quare si eadoni S. G. G. in casu exi^it novani in-spectionem « a peritiorihus », non « a medicis mlniine suspectis », potius insinuatde ipsare, non de mera forma iudleiali dubia fuisse mota. lilud tamen concedi potest, ex splendido testiinonio Emi Praesulis certo sequi, bonestatein atque animuin a partiuin studio reinotum diiomm illormn inediconirn non posse in dubium vocari, etsi quae iiae do re extitisset suspieio, lilasolido Cundamento caruisset. At Kmus Gardinalis nullas all'ert rationes ad dubia diluenda, quae contra testimonia medi-coruin mota fuerunt; nam mera assertio deillorum seientia non excludit errorem neque exiilieat obseurltates testimoniorum.

d ) Porro si in eadein epistola explicatur, qua ratione eausa ista ad Gurlam Parisiensem fuerit delata, recto dicitur veritati rninime esse conforme, oratricem multum adlaborasse, ut causa sua ad Curiam Parisiensem utpote sibi magis favorabilem transferretur. Vermntamen admisso isto facto certae suspicionis removentur ab actrice et Guria Parisiensi; at factum non consummationls matrimonii exinde certo non probatur,

c ) Ueliqua, quae in eadem epistola contlnentur, eo spectant, ut denuo probentur, propter pauper-tatem oratricis rem aliter fier! non potuisse neque alios medicos praesto fuisse atque Ipsortim testi-monio non obstantibus defectibus juridicis plenarn fidem habendam esse. Quails sit vis et effleacia bulusmodi assertionuin, patet ex praecedentibus. Sane suspiciones contra bonam fidem medicoruin tollunt, probant acta priora quoad formam non servatam posse sanari, sed dubia do facto controverse non tollunt.

7. Tandem quartum documontum est epistola allegata Pectoris liucquoy, in qua declarat, excep-tiones contra inspectiones priores nullum habere valorem, utrumque medicum fatcrl in forma quam maxime « categorica», quod adfuissentconditiones pbysicae matrimonii iioti consunimati. Penicpie subiungit virginitatem physicam longo tempore « recoustltui « non posse, imo longmn tempus e contrarie dare conclusionibiis utriusque medici maiorem vim probandi.

Quae assertiones Pectoris liucquoy profccto sunt multum « categoricae gt;; et fortasse etiani aliquan-tispcr animosae ; at si pacato animo ad iuris tramites revocantur, suis dlfncultatilius non carent tuin quoad formam iuridicain tuin quoad rem con-tentam.

Nam epistola ilia imprimis est epistola infornia mere pyivula cl cxtmiudiciali ad Vicarium genera-lem Parisiensem scripta, nullum de re contenta in tribunali ecclesiastico a iudiee fai'tum est examen, nullum eniisaUm est inntmentuw. Porro est testimonium «ftues medici, non ut S.G. G. prae-scripserat illis verbis « a peritioribus » ; pluralis autem locutio diiormn numero est contenta, ut tra-dit li. I. 40 in Sext. atque Instr. S. (',. '2'2 Aug. 1840, ad quam remittitur in casu, ad inspectionem corporis nmlieris praeter tres obstetrices requirit duos saltem peritos i. e. medicum et cliirurgum. Quodsi denique addatur S. (',. G. expressis verbis praecrlpsisse, ut nova inspectio fieret « a peritioribus «i. e. ab (illin medicis, manifestum est testimo-niuin iinlus ex iisdem medicis. qui priores inspectionem iam peregerant, carcreconditionibusrequi-sitls in declsione S. G. G. d. Ugt; Dec. 18!».') data atipie omnino alienum esse a normls stabilitls per lauda-tam Instruct. S. G. G. 2'2 Aug. 1840.

Quodsi praeterea ros contenta in epistola Pectoris liucquoy consideretur, profccto obiectiones fac-tos nullum valorem habere contendit, sed ne imam quidom obiectionem in specie recenset atque argu-mentis refutat, sed simplicem et generalem opponit negatlonem, «negantis autem factum per rerurn natiiram nulla (est) dlrecta probatio. » Cf. cuigt;, il,.V, Du jiroh. (II, 19). Altera animadversio Docto-ris liucquoy videtur esse contraargumentum; quod-dain defensoris matrimonii, quasi is ex Zaccliia pro-basseta reconstltutlonem » « virgiintatispliysica3 »; verumtamen Zacchias tantum novam quanidam co-haerentlam mediante sanguine defendit, ex quadifll-cilior certo est cognitio facti consummationls matrimonii.

H, Omnibus Igitur expensis documentis novis causa videtur esse in eodem statu. In quo fuit Ki Pee. 189:), cum S. G. G. pronuntiaret: Nondum liquet. Nam nova et peremptorla ratio in favorem acti non consumniatlonis matrimonii non fuit allata.

Jgt;. Quare inprimis certum et indubitatum est factum, quod Goelestimis (i., primus maritus Angelicae, in examine iudiciali expressis verbis et cum iura-mento aninuet frequenter et complete se matrimo-nium cum Angelica sua uxore consummasse.

Perfecte igitur veritlcatur sub hoc rcspectu casus resolutus cn/i . 4, X, lie prob. (II, ■19),iibi pariter maritus cum iuramento asseruit, so nxorem suam cognovlsse.

lam Goelestinus ccrte ncivit, ipiid esset consum-matio matrimonii; nam iuxta acta est vir rebus \e-uereis addictus, qui stante matrimonio pelllcem habult.

At ox altera parte honestas Goelestini adeo com-nnmi suffraglo testium negatur, ut tanquam inslgnis nebulo appareat, ([ui merito suspectus est, num vdil dicere veritatem. Veruin qisius attestatie in iudicio nihil manifestavlt, quod odium in Angeli-


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LL'GÜN. -

MARIAdli

cam insinuaret, scd potius iiidifl'erentiam ostendit. Praoterea affirmatio consummationis ipsi non lavet, cum itasibi viam praecludat solvendi primun siimn matrimoniuin at(|uo legitirnandi secundum, quod tantum civiliter contraxerat. Ncque solida apparet causa, oh quam Coelestinus periurlum committat.

Ilisce assertion I bus mariti obstat aporta et iurata negatio Angelicae in iudiclo, quaesuam negationem conflrmat iudicio duorum medicorum do conserva-tis signis virginitatis, quodammodum fit. cup. X, Doprob, uxor cum iuramento negavit assertlo-nem mariti atque per testimonium soptem mulle-rum, quae iliam per aspectum corporis virginein esse asseraverant, suam negationem corroboravit al(iue revera favorabilem sententiam obtinuit.

lam vero in casu nostro Angelica ea sagacitate in actis describitur praedita, ut optime ncial et iiitel-ligat consummationem matrimonii. Quodsi de ipsi-us bonestate quaeratur, certe ex allegationlbus testiurn meiior est etmagis fide digna quam Coelestinus ; attamen plane indubitata et omni excep-tione maior Angelicae honestas non est. Profecto Angelicae lavet testimonium C.uriae Parisiensis; at huic testimonium ex adverse opponitur atteslatio Curiae Lucionensis. Quodsi quis dicat testimonium Curiae Lucionensis esse exaggeratum, certe comi-plures remanent testes, qui do bonestate Angelicae non adeo firmarn babent persuasionem, quasi ipsa mendacii esset incapax. Ergo ex depositionibus testium honestas Angelicae non omnino patet. Ac-cedit, quod iuxta allegationes in actis Angelica in proprium commodum falsa aliirmarit in dillamatio-ncm familiae G. et in laudein propriae familiae, quae iuxta testimonium Rmi Episcopi Lucionensis longe alitersose habuerunt.

Item in examine iudiciali absolute et simpli-citer negat omnem consummationem matrimonii, imo vel ipsa tentamina ; nihilominus Doctori liuc-quoy confessa est, semel vel bis tentamina consinn-mandi matrimonium revera locum babnisse. Deni-que subdole minatur, se constringi ad celebrandum matrimonium civile, quod utique suisprincipiisre-ligiosis et suae « foi vendéenne » non conveniredi-cit. Et revera non obstante sua « Ibi vendéenne », sed contra fldem catholicam, quae bonis operibus manifestatur, turpissimum ilium contractum nia-trimonii civilis iam a pluribus mensibus celebravit.

Quibus animadversionibus factis satis superque videtur esse demonstratum, certum indicium de non consumm'atione matrimonii super assertionibus Angelicae prudenter 1'undari non i)osse.

10. Unice igitur restat testimonium utriusque medici. Qua in re concedendum est, ut recte ani-madvertit defensor matrimonii, testimonia ilia medicorum, si ad tramites iuris exigantur, sua difti-cultate non carere, cum iidcm medici extra iudi-

ANALECTA 1805, cium iam testati fuerint de virginitate Angelicae atque idciro a partium studio non videantur immu-nes; nihilominus considerata attestatione iterata Emi Cardinalis et Archiepiscopi Parisiensis pi'udcns quoddam dubium de bonestate duorum illorum medicorum nequit haberi atipie attcntis circuin-slantiis proutab eodem Enio Praesule exponuntur, duo illi medici non tam extra indicium et rogatu partium, sed potius inchoata iam causa et cum aliqua interventione auctoritatis ecclesiasticaeope-ram suam in inspectione corporis Angelicae prae-stiterunt. Denique non leve momentum csl in hoc, quod teste eodem Eilio Cardinali Curia Parisiensis duobus illis medicis in huiusmodi ncgotiis uti solcat eosque expresse monuerat, agi de pctenda dispen-satione matrimonii rati. Quare duo illi periti non sunt medici qualescumque per accidens assumpti sed potius peritis ox officio sunt adnumerandi, quibus ceteris paribus maior lides dehetur.

Nihilominus remanet difficultasdeattestationibus duorum medicorum. a) Qnamvis hymen illaesns magnam constituat praesumptionem in favoi'em non consummationis matrimonii atquc plenam ef-liciat probationem, si alia adinncta acccdant, ta-men ex sese in omnibus ct singulis casibus vcram certitudinem de non consummatione non suppedi-tat. Nam quemadmodum iam probavit Rmus P. Smolikowski ex viris in arte medica peritis, con-snmmatio matrimonii lleri putest hymene illaeso atque adeo in mullere lam pracgnante signa externa virginitatis inveniri possunt.

Oilers voro, medicus catholicus, in sua medicina pastorali p. (il docet, « rcspectu feminae vel ipsi medico multoque magis inatronae peritae respon-sionem infallihiliter certam ad quaestionem, num coitus ad generationcin aptus locum habuerit, non esse possibilem, eo quod hymene non laeso foc-cunda copula haberi possit et quod buiusinodi casus rari non sint, sed admodnm frequentcs. » lain vero nt patet ex descriptione genilalium Angelicae, per ipsum doctoreni linccpioy facta, ilia omnino sunt in ea conditione, quea consummationem matrimonii non laeso hymene permittunt. C'-f. votum üilii P. Smolikowski p. 5.

Ergo nisi aliae circnmstantiae acccdant, quae hue usque desnnt, hymen illaesns Angelicae, eliiim-si factum esse indubitatuni, plane certum argu-mcntum non constitueret. — lgt;) At quod majoris est momenti, ex ipsis testimoniis medicorum de ilia intacta virginitate Angelicae non satis constat.

Nam medicus Ferrand liaec scribit:

« L'hymen, fortement frangé, présente l'appa-rcnce d'un hymen qui sans Giro intact n'est pas non plus totcdcmcnt rompu et n'a pas du subir I'ac-complissement cnticr du mariage. » Quae verba secundum obvium sensum perfectae intcgritati

a


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S. GONG. DU CONGILE

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Angelicae manifeste sunt contraria, ut optimo iure animadvcrtunt defensor matrimonii atque consultor supra laudatus. — c) Duabus istis diflicultatibus merito tertia accensetur, fjuod inspectio ilia eiapsis circiter viginti annis a cciebratione matrimonii Angeiicao facta sit. Quo in casu non adco levi ma-nu seponi potest testimonium Zacchiae, ad quod provocat defensor matrimonii, ct ex quo saltern illud consequi videtur, post tot annos difficulter plenam et certam cognitioncm non consummatio-nis matrimonii haberi posse. Neque contra Zac-chiam videntur urgeri posse progressus scientiae modernae, cum agatur do re pervia atque inspec-tioni oculari mcdicorum, imo matronarum subiecta. — d) Denique nequaquam satis explicata est difli-cuitas e;: ipsis verbis doctoris liucquoya defensore matrimonii petita : « A rentree de la vulve les traces d'irritations qui se manifestent par une rongeur assez vive au niveau de la fourchette a la partie inférieure de l'orilice vuivaire. » Quae res nimis aenigmatice et generaliterexplieatur in oral! examine ab eodem medico liisce verbis: « .le feral remarqucrque la rongeur qui est signalée aux parties répond a deux accidents récents etabsolurnent étrangers a la question de la non-consommatlon du mariage. » Id quod medicus asserit in fidem Angelicae non adeo indubitatam, quae « accuse des perlcs blandies qui I'oliligent a des solus spé-ciaux tcillos (pie des injections ».

Gonclusio. — Diligenter igltur expensis, quae tum in actis antiquis turn in novis allegationibus-continentur, non consummatio matrimonii Angeli cae li, cum Goelestino G. contracti certo nonduni videtur esse probata; certitudo autem requiritur neque probabilitas quaedam sufllcit, secus quis sese manifesto exponit periculo consulendl violati-onem certi luris divini. Quare nisi Emi I'at res iux-ta moduiu supra insinuatum ex Instr. Emi Card, liauscher velint exejuirere votum tertii periti medici secundum Interrogatorium formatum a defensore vinculi, ut saltern ex parte satisfiat ipsorum mandate de inspectione «a peritioribus » peragen-da, antcquam ad sententiam delinitivam proce-dant, respondendum esse censeo :

« Ex haclenus dcduclis de non consunimatione malrimonii in casu nondum carlo constat. »

FnANGiscus Xav. Wernz, S. I.

.VMMADMCISSIOM-S DBI'KXSOUIS MATUIMOMI EX OI'I' ICIO

I. Exposition du rn??.

li. Impossibilitö cl'uno nouvelle preuve.

». Doules sur la religion el la cnidibilite do la femme qui a conlrac-té un mariage civil.

4. Invalidity legale des premières visites médicales.

5. Refus du nouveau mari civil de la femme de laisser procóder a cette visite,

(». La femme a voulu induirc on erreur la Congregation. 7. Témoignage de rordinaire de Lugon contraire a la femme el a son honorabililé.

DUBIUM An sit consulandum SSmo pro dispen-salione super niatrimonio rato ct non consummate in casu.

Emi ac It mi /'aires,

1. Gontendente Angelica li. matrimonium, quod ipsa anno 1872 in aetate annoi'um 20 constituta con-traxit cum Goelestino G. 28 annos nato, metu vitla-tum aUjue operc imperfectum esse, Amplissimus Senatus Vester generalibus in comitlis, die Ki De-cembris anno 1893 baljitis cantiunculam metus consultissime propulsavit; et rescripsit quoad as-sertam matrimonii inconsummationem « Ditata ct fiat nnra inspectio mulicris a peritioribus ad for-mam instruclionis S. C. anni quot;1840 ».

2. Plus quam fando dici queat aegre tulit Angelica sapientissimum mitissimumque Sacri lluius Ordinis responsum; ct die 4 labentis anni Pari-siorum iudici denuntiat se a die 9 Mail 1893 civili vinculo devinctam esse cum quodam Georglo (!. atque adiicit; « Je refuse absolument de me sou-« rnettre a un 3» examen paree que personne ne « connait ma situation a Alger et ()ue n'étant pas ft libre, je ne puls ni ne veux le subir » ( nuperrim, act. proc. ). Praestat paulisper hisce immorarl : ex iis enim, quae Angelica modo profitetur, etiam atque etiam erumpit eam fallaciis fovere causam non bonam.

Profecto in anteacta causae disceptatione Angelica in feminam traducta est, quae mori potius parata est quam lethali labe animam maculare, et quamvis in promptu virum, cui nuberet, baberet, generalis tamen Parisiorum in spiritualibus vica-rius pro certo affirmabat rem usque ad praesentis controverslae decisionem integram mansuram, inspecta nedum Angelicae honestate et rellgione, verum etiam fnturi conjngis; quippe qui « c'cst un homme chretien, ; it ne vcut pas procéder au mariale civil, il velt ètre assuké du mariage reli-gieux auparavant » (loc. cit. ). Impracsentiarum autem Angelica, cuius fidei innixus spectatissi-mus vir vicarius Odelin ista aflirmavit, renuntiat se a die 9 Mali 1893, idest septem ante primam causae disputationem mensibus, civili ritu con-iunctam esse.

4. « Ju refuse absolument ( ait Angelica) de me soumettre ü un thoisième examen. » Inspectio de-mandata ab H. S. C. non est, proprie loquendo, neque tertia, neque altera, sed prima. Nam prima


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FIANCAILI.ES

RAPOLLA. -

ot altera inspoctioncs, ut in prima causac disciis-siono animadverti, nullo prorsus in pretio haberi possunt. Quod cerium iinmotiirnquü manet, elsi curia parisiensis asserat se medicis Ferrand et Bucquoy inspectiones turn extraiiidicialem, cum iudicialeiii commisisse, cjuia Angelica inspectio-num sumptibus fereudis impar est. Nam, etiamsi dare velim operam peritoruin Ferrand et liucquoy. quippe qui gratis el pro amore Dei officium itruestar unt, necessarian! fnisse ad inspectionem itidi-cialem, quam, quaeso, oh causam ildem periti corpus Angelicae extraiadiciaiitcr [irins explora-runt? Adeone Angelica, pueila amplius quadragin-ta annos nata, ingenua crat, ut se virginitate praestare. ignoraret, nisi ab archlatris edoceretur

Prosequitur Angelica: lt;.lt;. X'étant jias umuc, je ne puis ni ne vieux lk { inspectionem a S. G. praescriptarn) suhir. » Krgo, nisi omnia ine lai-lunt, exploratio a S. 11. C. sapientlssime ininncta eatenus locum non liabuit, quatenus bonio iile cui civili vinculo Angelica inancipata est, id prohibet, et quatenus Angelica siiamet voluntate ipsa jiarere recusal. L'bi sunt ilia : « (quot;est mi homrne ehretien ; il ne veatpas proccder au niariayc ciril, it vent ctre assure du mariaye reliyieux auparavant » ^ Ubinam gentium aiidilum est eum (jni graliam a principe praestolalur, iusto pi-incipis praecepto resislere 7

(J. Iain li(]net Angelicam nihil j)ossc nibilque ex iis veile, quae ad veritalem, delegendam nata sunt: omnia vero posse at(jiie omnia andere, quae utpote verilali inimica simt vetila. l'rofecto in causis matrimonialibus, lt;(nao oecouomice cum vuto theoloiji et canonistae ti'aclantiir, inipennissus esl quicumque advocati sive patroni inlerventus. Al Angelica iurisconsulto causae suae patrocinium decantata pauperlale minime obstante commiltit ( nuper. act. proc. ).

7. Millo alia, confisusEmos Patres resmnpluros animadversiones in Congregatione diei Ui decem-bris quot;IS!),'} dirlbitas. Satis milii supersque est lesll-monium ab Episcopo l.ucionensi in lilleris diei 213 Innii 1800 liisco edituni verbis ; « Mai ie-Angéliqne I!. « est entourée d'une triste réputalion. L'oplnion a publique a ineriminé ses inamrs avant el après « son mariage. Mallieureusement los apparences « prétent amp; ces accusations et aujonrd'bui encore, « on se demande commentelle peul vivre a Paris, « n'ayant presque aucune ressource patrimoniale ».

Quare etc.

Pacik. Pikhantonelm Adv.

Defensor matrimonii ex officio.

S. Cong, respondit: « Dilalaet rclutlo inspeel ion is corporalis tam iuclicuilis quam extriaudiciulis factao a medicis parisiensihus submitlatnr e.cuminaudu pe-rito medico heic Itomaa a S. Cong, eligendo, iiui praeria instructiouc a Dcfensore matrimonii exu-randa, sul/ iurawenti fule refer at, an ex atlalis in dictis inspectionihus mutrimonium non comumma-tiun fuisse eer te constet. »

UAI'OIJA. Fiaiieaillcs

1. 10xposé du cns.

2. Sonteii(;e dc la Curie do Rapolla.

J5. Appel du cc tl c sentence ot demando du Pontitur in folio. \. hxaincn du prcmici* tciiuiin favorable a lajcuiic lillo.

Kxamcn du socond ttMiioiu lavorablo.

Produel ions de S lettres lendanl a prouver et les fiaiicailles et 1 iiilimite des fiarK.'es ( la S'quot; surtout pour co deriiici' yricl). /. Pn(testation ('oiiliu.' la déelaratinn du 2' ténidin allégué, S. Le liaueé atta(|iie la lorme do la siMitence episcopale.

1). II en attaque le fond.

IO. 'i'Kiisii'ine attaque tirée de la iiKidalil»' de lasentcnce de la Curie. 1 I. lU'lnlalioii de ces raisons. La Curie a dounó lesconsidórants,

— IcHtémoins.— la contumacité dola plaignante.

12. l-v.xpnsition des raisons que l'on peut apporter pour ot contre les lianeailles.

Ui. Defloratio viryoiis et sos consequences canoniques.

^13. llAPOLLKS. — Spoustili ion

TwT

1. Quum Aloysins C. oppidi lii\ injgri dloeccsis lia-pollensis, Florenliao anno 1891, stipendia mererel, amorecaplus esl cniusdain Annilae O. illius civila-tis, llaec asseritco res devenisse nl non sdluin inler-cesserit proinissio el repromissio rnlnraruin nnp-tiarnin sed ipsam, .spealleelam l'utnri coningii eum Aloysio, lloris virgiiudis iactui'am lecisse. Sed contra Aloysins prolestalui', nee sponsalia inila l'uisse nee se Annitain dellorasse atl quae linnen velie-menler omnigena arte ab Annila alliciebatur ini-bante Iminsinodi inipliis.

Explelo mililaris servitii curricnlo, Aloysins in palriam remealns, alios instauravil aniores cum quadam invene e 1'amilla P., serio agens de ma-trimonio ineundo. Quod cum rescivisset AnnitaO., fnrens, llivumnigrum versus, sola, iter aggreditur, (juo eum perveuerit, noclu petit domuni palernam Aloysii G. et iannam clausam inveniens clamo-ribus et planctu iniplet vicinia, inslans ut in l'a-miliam adinitlei'ctur; sed incassnm. Tune ipsadis-seminare coepil in vulgus quod liuc contenderat ut cogeret Aloyslum stare proinissis nuptlis, quas amplius respnere non polerat posUjuain eum ca carnaliter, ferme violenler, coninnclns l'ueral. llinc rumoribus commotafainilia C. ad removendum ul-terius seandalum, Annitain in familiani recipcre statuit prouti factum est. Ibi commorala est per oelo dies quibus videbantur tractatus malriinonia-les non solum ilcrum instaurati sed prope ad cerium exiluin adducti.


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S. CONG. DU CONGILE

■M

Verurn Annita Florentiam reversa, nirsum liac post liahita, Aloysius agere coepit do nuptiis qnam ril ins ineundis cum alia iuvene P.; adoo ut iam cortl i'axPi'int inillriliuiniiiin (|und civ ile nppcllnnl ; nee ihdi in larie Kcclcsiac Icyiliiimiu iiiaLriinoquot; nium contraxissonl nisi apud curiam llapollensiMii opposuisset « nihil transeal gt;gt; Annita ü. instans, oh inita sponsalia cum Aloysin, ot passam dello-rationem.

C. vero asseritse iterate animum ab Annita alie-nassc quia illhis malos mores detexerat.

Curia Rapollensis excipiens Annitae ü. instan-tiam, quamvis et actrix ct convontus contumaces 1'uerint, processum onlinavit circa impedimentum iinpcdiens derivans ex sponsalihus, nee non quoad crimen dc/londiouis seu nlnpri. ludiciiini liac sen-tentia absolvit; (|uae, in coinnioduin partium, in italicum sermonem translata (i), partihus comnui-nieata fuit et est sequentis tenoris:

« Onasoulevé en droit les deux questions sui-« vantes : 1. An in casu conntcl dc sponsalibus priva-« tim inilis? II. KI, qualcnm njjlrmativc, an re-« iiucns dcspomalus ccnsnra ccclesiaslica sit cogcn-« dus ad matrimonünn conlrahendum cum scducla, « vel poliits, cuhir/mila ci dole, a contradis sponsali-« bus recedere possit 9

« Sur la première question. — La Ucvme Gurie, considérant qu'd n'y a pas dans l'Eghse latine uiio loi générale qui determine avec précision la formule pour eontraeter des fiancaillcs privées de fu-luro malvimonio, eet acte étant essentiellement fondé sur Ie consentement des contractants, cepen-dant la preuve de ce consentement ne résulte pas du mode avoc lequel il plait anx contractants de rexprimer. liüs lionoi'ahles canonlstes ct les illus-tres écrivains des sciences tliéologiques et morales font dépendre I'existence et la validité des flan-cailles privées, plus de la mutuelle signification de la volonté des parties (pic de la formule des paroles. Pource motif, ils s'accordent a conclure qu'11 suf-lit a la validité dos fiangailles d'avoir la preuve du consentement muluel tiré des paroles on d'autres arguments do fait; souvent méme de conjectures on d'autres petites preuves {adminicula) qui en ce genre de causes, doivent s'examiner dans leur ensemble et se rnesurer avec prudence et bon sens. Or, en appliquant la cause en examen co principe et la théorie des auteurs autorisés ct illustros, réfléchissant en outre anx actes du procés, il n'y a pas a douter que des fiangailles privées n'cxistent entre rAnnitade Florence et lo Dr. G. de Uionero dans Ie diocése de Rapolla, et il faut y voir claire-ment une promesse réciproque d'un futur mariage

(l) Les parties on ilalion do cc procés onl ük', pour lu commodité des loctcurs, traduitcs en frontnis.

a Sur la seconde question. — Considérant quo la seconde question, dans les tormes ou olie estposée est une conséqni'nco logilt;iue do la première, il no rcstcraU iiulre chose, a faire qn'a lui ;qipli(pier les mesui'es opportunes du droit, Kii ellet, la C.urie Hévme ohsorve ot fait remarquer que dans l'ospèce les moyens coactifs jusqu'a la censure ecdésiasti-quo, resteraient inopportuns, stériles et inefficaces de telle sorteque mettant d'accord les deux canons Exlilteris. — Be sponsalibus el Requisivit du méme titre, et ces deux en harmonie avoc lo chapitre l'ervenit qui, au jugeinentde tousles docteurs, veut dire que rautour d'une séductiondoit avoir le choix entre les noces ou la dot, ct qu'en méme temps, dans les obligations alternatives lo choix appar-tient au débiteur, il suit que le liancé peut en donnant la dot racheter sa liberté. — ün ajoute enfin que Ton ne peut pas toujours agir coactive-ment, attendu que l'indissolubilité du mariage de-mande la plus grande liberté, et quo pour cette raison lejuge doit s'en abstenirsi les circonstanccs lo demandont puisque les mariages de force, bien qu'extérieurement legitimes, peuvent étre nuls j)ar manque de volonté. — Pour ces considéra-tions, la Révme C.urio, vu l'acto d'accusation ou deplainte déposé lo 20 juillet derannée courante I89i avec lequel la demoiselle Annita O. do feu P. née ct résidant a Florence s'adressant celte Gurie épiscopale bn demandait centre le Dr Louis G. de Uionero au diocése de Rapolla que Ton pro-cédat au Nihil Iranscat, e'est-a-dire que l'on s'op-posiit iï ce qu'il contractat co mariage a cause do rempéchement provenant de fiancaillos privées, avec seduction, et jusqu'a cc que le procés ne fut examine ct discutédans les formes canoniques. — Ayant présents les actes dn procés et en particulier les lettres écriles et adressées par le flancé contu-mace a la plaignantc ;

« Ayant fait d'autre parties recherches convena-bles, et les considérations de droit nécessaires et opportunes ;

« Ayant out on dernier lieu, non seulement le procureur fiscal de cette Révme Curie, mais attssi oralement le procureur de la plaignante, dans le droit et dans le fait, prononce los mesures sui-vantes et définitives de justice ( la sentence sui-vante):

« II conste qito des fiancaillos valides et privées d'un futur mariage out été faitos avec promesse réciproque entre la demoiselle Annita et le Dr Louis G., la première, demoiselle résidant a Florence et représentée par sou procureur M. Gérard Libutti datis le jugemont de cette Curie, et le second a Rionero, ville du diocése do Rapolla. II conlirme etratifie la sentence prohibitoiro rendue provi-soirement le 20 juillet dernier contrc M. G. pour


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RAPOLLA. - FIANCA.ILLES

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lui refuserle certiflcat di Slalo lihevn (•!). — ()r(lonno et commet d'autre part aux trois i'óv. curés de llionero, que par des admonitions et de paternelles remoiitrances, ot sans coaction d'aucune sortc ils conseillent au Dr Louis d'épousur, ic plus tót qn'il le pourra, la demoiselle Annita O. de leu 1'. en l'ace de l'Eglise cathollque ou de lui constltuer, commode droit, un apanage convenable. — II fait enfin observer aux plaideurs iju'ils pourront appe-ler de la sentence de celte Curie au tribunal suprème de la S. Congregation du Concile rösidant a Home prés de Sa Sainteté le l'ape Léon Xlll dans les dlx jours quisuivront la notification do la présente, en en informant la Curie pour les formalités qu'elle doit remi)lir. — Jugé, lu et puhlié dans la Curie episcopale do llapollale '27 aout 1894. »

Contra liaec sententiam, appellationem interpo-suitad \'. S. O. Aloysius G. ; at a Curia transmisso appellationislibello, ipse appellans alias ad 11. S. C. dedlt supplices litteras, petens dispensationem ab impedimeiito sponsalium ut libero ot legitime inlc-rim valoat coram Ecclesia uxoreui ducere, salva manente instaiitia Annitae ()., iudlcio ordinario expedi(;nda, quoad indemnitatem petltain i)ro pas-sa dolloratione.

Adhuc Aloysius C. nou se coniuxit iuvoni spon-sae 1'. ; quocirca instat pro celeri oxpeditione negotii.

Ad rem maturius defmiendam dedi decretum « Ponatur in folio ot proponalur in proximo.. »

Quia intrat iudicium an sententia Curiae Kapol-lensis sit confirmanda vel minus; cum primis refe-i'am documenta qulbiis bacc innititur.

Examen duorum testium :

« L'an •1894, ie 1(1 dn mois d'aout, dans la C.urio episcopale de liapolla, devant nous, pro-vicaire general, par citation intimóe le M courant par no-tre buissior, sontcomparusen personne los sulvants pour dépostM' sui la cause do rompóciiement pro-hibant centre l'état libro du Dr Louis de liloncro.

i1' témoin. — Mariotti Giovanni Ills de feu Maxi-milien, 34 ans, employé de chemin de Ier a la gare de llionero. Après avoir prété sermont, 11 a répon-du : Me trouvant un jour en service a la gare do Uionoro-Rocbetta-Santavoncre, je rencontrai Mile Annita O. qui retournait a Florence el elle-mèrne me racontait étre allóe a Uionoro pour rébabiliter son honneur perdu pour avoir (Hé séduite par C. La demoiselle me disait en pleurant quo ('.. I'avalt repoussée el avail refuse de réparer son bonneur oulragé. Sur mes conseils la deinoisclle retournait a lUonei'o pour voir si grAce aux personnes hono-rablcs dn pays elle pouvait so faire épousor suivant la promesse. Do fait la (lemoisollo O. éfanl rotour-née a Hionero M. Louis G. chorcbail do son propre mouvemont a avoir uneentrevue aveo olio, et aprés I'avoir obtonue, Af. C. déclarail en ma présonce (|uo dós 00 jour il pouvait la regarder commo sa femme, et que lo soir mérne, on la faisant accom-pagner par le mairc et aulros personnes distin-guéos 11 raurait rocondulto cboz Ini oil ses parents ratlondaienl a bras ouvcrls pour la recevoir commo lour future bclle-fille. Le soir, vers kis sopt beures environ, M. G., lo maire el d'aulres personnes bonorables vinrent prendre la demoiselle pour la conduire dans la maison do C. II constate (pie Mile Annita O. est resléo dans la maison de G. pendant environ luiit jours, y (Haul reouo el trallée commo la lillo do la maison el avoc loules series de prévonances. On III parlir la demoiselle paree qu'elle devait preparer son trousseau el prendre soin des intéréts do sa dol en vue de son futiir mariage. G. accompagnail la demoiselle jusqu'a loggia restant avoc elle do nouf lieures et demie du matin a onze beures du soir.

Slgué : Mariolli Ciovanni, Ills do feu Massimiliano de Monsumanno de Lucquos.

'i1' témoin.— Crano Consiglio, Hls de feu Alplionse, ago do 37 ans, employé do cliemin do for il la gare de Hionoro, après avoir prélé sermont a dèposé coniine il suil sur los circoustances exposées par le premier témoin M. Mariotti. II a rèpondu quo: Se trouvant a la slation (h^ Uionoro 11 a vu Mile Annita O. qui se présenlail en pleurant au cbof do gare ot lui racontait qiu; le Dr Louis l'avait sé-duile avoc promesse d'un mariage fulur, el (pio s'étanl prèsenléo le soir précédent dans la maison de G. ello en avail élé repoussée. Le cbof de gare, ayanl compassion du malbouroux étal oil so trou-vail la demoiselle, la faisail rester cbez lui pour voir squot;i! pouvait lout arranger. Doux jours après

10 Dr C. vint spoiilanément chez mol pour èlre jirésenté au diefde gare ot lui demander uuo en-Irevne avoc MUe ()., cc (pi ayant obtenu, il arriva

11 uuo réconcilialion el déclarail (|u'a daler de co jour ollo était sa femme. Lo soir vers les sopt beu-ros, G., le maire et d'aulres personnes bonorables vinrent eberebor la demoiselle O. on afllrmaut ipio dés qu'il aurail los papiors nécessaires pour U^s solomiités du mariage il ranrail épousée. Alors tons on uno soulc bande accompagnérent la demoiselle daus la maison de C. ou oll(? resta uno huitaine de jours. Duranl co lomps, lo père do C. qui avail rimbilude de vonlr se promonor a la gare, iiiterrogé par mol sur l'époquo ou se fo-rait lo mariage et commonl élail Mile U. dans sa


1

Kn italic colni qui so mario hors do son diociVso dolt prodiiiro un ccrliflcat do rOrdinairo dit di stdlo lihero constatant qn'd n'a pas öté marió, ou quo s'il l'a ótó, il ost vouf: 011 un mol qu'il est libro do tout lion.

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S. CONG. DU CONCILE

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nmison répondait quo c'étnit pour onx un grand lionheur, paree (|no la jeuno lille ótait de trés Imiiiirs iiKrurs et d'unc rcspeetable lamille de Klo-rence. Iquot;.n outre, ayaut rencontré le doetcur d me déclarait (|iie rnadctuoiselle était repartic pour Klo-rence pour tout preparer pour le mariage. — Puls après avoir doniu'' lecture, le soussigué a connrmé cc (jue dessus en y apposant sa signature.

lt;J. 11 cm a procuratore Annitae Domino Olicrardo I.ilmtti liae littcrac prolatae sunt eta trihunali In examen nssumptac, quarum referam quae aliculus ])ondcri.s vidcntur.

l''1' lettre. — Mnnsienr, Puisque vous ctes la per-sonnc la plus dcvouée a la l'amillc O. et son representant, vous permcttrc/. que je vous premie un pcu de votrc temps pour parlei' do choses qui intcressent préeisiiment vos parents. J'ai cu le grand bonheur dc connailre la Mile Annita, et do ni'intércsser asscz a ellc pour aller jusqu'ü informer sa mêro de ramour qui naissait en moi. La dame trés contente de me recevoir en sa maison, m'a laissó cntrevoir un lieuroux avenir pour moi et sa demoiselle, quot;tje I'm remercie. — Avant cepen-dant que nos relations ne deviennent plus intimes et plus solides, mon vif désir est que, connaissant mes qualités (je n'y fais pas la moindre allusion, car ce sera sa so'urf[ui lui eu pariera) elle prenne note de ce que je lui ai exposé et m'envoie ft elle on a sa soeur son assentiment. — .Ie sonliaite que la réponse soit co que je désire : hienveillanto. Agree/. . . .— Florence 23 déc. 1891. Votre tout dévoué Louis, docteur C.

S1' lettre. — Monsieur. Merci do la courtoisie de votre lettre et dc votre hienveillauce aaecueillir ma demande. — Pour mol je declare ctre parfaite-ment payé du long retard que vous avez mis ;ï me répondre. ,1e vous fais pas de promesses peur le bonheur de votre niéce, je vous dirai seulement((iie je ne manquerai point ft la conflanceque vous jila-ce/, en moi. — Veuille/ agréer. Monsieur, mes sentiments d'estime et d'amitié et me croire. — Votre tout dévoué. Louis ('.. Kloi'ence, '27 janvier 1893.

S1' letti'o (de ronde d'Annita) — Pontechiasso, 9 avril 1804. Mn chére soeur. Je t'envoie la lettre que tu me demandes, j'en avals préparé une première rpii s'est perdue et c'est précisément cello on M. Louis C. me demandait. , . En ce moment méme je retrouve la première lettre, et je te l'ex-pédie avee la seconde.— .le ne veux point faire d'apprcciations; je dirai seulementque M. Louis C. m'ayant assure qu'il ne manquerait pas ft la con-tiance que j'avais placée en lui en manquant au-jourd'lmi ft sa promesse (sans motifs, puisqu'il connaissait déjft la (|uestion d'intérét) a montré qu'il n'était pas du tout en ceci un galant homme. Et ces ganymédes ft ladouzaine, ma chère sceur.

il faut los négliger, les oublier, les laisser sur la route oü malheureusement on les a rencontrés, etc.

4° lettre. — Florence, 14 juin 1892, — Monsieur. Merci de votrc affcctucuse lettre et de l invitation courtoise que vous nu; faites. Des raisons de familie in'cmpéchent de me rendre maintenant pres de vous et de réaliser mon fl(''sir aussi vif que le vrttre, do vous connaitrc de plus prés. Ce que je ne puis pour le moment, je le ferai bientöt. Je ipiitterai domain, trés chagrin, Florence oii je me suis fait mon bonheur. ,1e retournerai bientót, ce-pendant, je respcre, en d'autres conditions. Usez de moi comme micux vous crolrez et croyez ft ma parfaite estime. Votre dévoué. Louis C.

(i'- lettre. — (Cette lettre et les suivantes ont été écrites de Uionero après (u'Annita avait été ad-mise pendant hult jours dans la familie du docteur C.)

Uionero, 15 octohre 1893. — Trés aimablo dame. Vous serez ft cette heuro certainement rassnrée sur le sort d'Annita. Elle est chcz moi jouissant de raffection do mon père et de ma mére pour les-(juels elle est devenue une autre lille. lis consentent ft ce que je l'épouso et sur ce point mon pères'entendra avec vous. La fugue inconsidéréo d'Annita ne pouvait done, comme vous le voyez, mienx réussir, et c'est bien vrai (pie tout mal ne, nuit pas. Cberchez ft vous rétablir au plus tót et soyez contente, ,1e vous prévieus que dans quelques jours Annita retouruera ft Florence pour tout terminer. Peut-étre raccompagnerai-je jusque la-bas. Je vous salue etc. . .

71' lettre. — Uionero, 18 octobro 1893. — Trés aimablo dame. J'ai hi avec le plus grand intérét la lettre du 13 courant que vous m'adressiez en réponse ft celle dans la(|uolle je vous déclarais que jo ne serais pas éloigné de voir mon tils épousor voire fdle Annita, déplorant toutefois l'acte incon-sidéré du voyage qu'ello a fait ft votre insu, au milieu de gons et dans des lieux inconnus. II faut avant tout que l'on établisse les conditions de ce mariage, c'est-ft-dire, qu'outre les objets de trousseau indiqués en abrégé dans la note que vous joignez ft la lettre, vous devez donner ft voire fille une dot, argent comptant, indispensable pour la nouvelle familie qui va se créer, et correspondant aux conditions de mon lils, médecin et soul dans la maison, puisque mon autre Ills étant dans la ma-gistralure est obligé de rester loin de la familie, etc. Giuseppe G.

Suit la note des objets de trousseau avec une adjonction du l)i G.

81' lettre. — Uionero, 23 octobro 1893 Mon Annita

La froide null do jeudi, c'élail ft le prévoir, de-


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RAPULLA. - F1ANCAILLES

vait te faire mal, et moi, oulilioux quo je suis, jo ne t'ai point procurc un chille ii Fo^gia pour 1(3 faire partir en bonnes conditions. Hue veux-tu? j'ótais si triste ce soir-la! tant de pensers ine tour-liillonnaient dans 1'esprlt i(uo je ne pouvais ricn prévoir. t'. etait mon trésor ((ui me quittait, ma lu-mière ipie Ton m'enievait, je ne sns pas trouver autre chose ! Qui sait comme tu auras soulTert mon ange. etc., etc. (lei se placent une série de phrases lt;pii font alinsion :ï l'intimitó des deux flancés.) .i'espère qu'a cette iieure tu te seras dé-liarrassce de ton mal de gorge. En tout cas, tadie encore d'etre prudente et u'êviter d'autres refroi-dissements. Aujourd'hui j'ai écrit pour Ie compte de inon pcre a ta inére en réponse a sa dernière lettre. t'.oiTiine je voudrais que ces malheureux intéréts pussent s'arranger. Ta mére pourrait, avec qnelques sacrifices, tout terminer en rendant Ie honheui' a nos ames. Quels sont les discours qu'elle t'a fai:s ? Comment, défends-tu notre cause ? C.her-che a rainener a faire quelque chose pour nous, ainsi nous ferons tout le plus tót qu'il se pourra.

G.

Vemni e testihus, Grano Antonio sequens dedit protestationem :

« L'an 1894, le 12 octobre a Rionero in Vnllurc. — .le declare, moi soussigné employé do chemin de fer en residence a cello gare (jue le i(i du mois d'aoiit de l'année courante, j'ai été entrainé do-vant le vicaire de Rapolla, M. i'icciotli Zaccheria, par les mauvais artifices et les insistances pressan-tes de M. Libutti Gerardo de Michel de Rionero, procureur de Jllle Annita (),, pour rendre tc-moignage centre le l)r Louis dans la cause d'empécheinent de son mariage religleux, empé-cbement mis en avant par la demoiselle Annita (). (Jue me trouvanl ce jour-la avec la llévre, je ne savais ni ce que je disais ni ce que Ton m'a fait dire. .Mais maintenant, étanl en plcine possession de moi-mcme, j'aflirme nettemenl que M. (',. n'a jamais fait en ma présence de promesses de lian-cailles a la demoiselle 0. ni tenu de discours d'au-cune sorle a ce sujet.

« Paree que e'est conforme a la vérilé je laisso la présente déclaration écrite etsignée de ma main avec la promesse de la soutenir contre quicoiKiue

S. lu hunc procossum conventus AloysiusG. nullum protulit (locument.uni. Solummodo, in terpo-sita appellatione ad II. S. G. nonnullas adiunxlt animadversion es qui bus, primum, senlentiam im-pugnat quippe carentem duhila forma ob non ex-positas rationes sententiae motivas. Non alTert enim quaenam sint facta suadentia sponsahum existenliam et crimen deflorationis.

{). Dein advertlt non solum forma sed etiam substantia carere sententiam quum asserat sed nihil probet. Nam testimonia allata sunt de audita et referunt (juod audlerunt ab ipsa Annita; litterae vero etsi praeseferant ingenuum iuvenis amorem, non sane exprimunt voluntatem certain, delibera-tam sponsalla ineimdl. Geterum passim a iuveni-bus amatoriae dantur litteraeadarnatis puellis, pro-missionibus refertae, (piibus tamen sponsalitius contractus certe non initur.

Dellorationem vero quod attlnet, notat, quod si vera haec fuisset, bulusmodi furens puella non de-dignans viliores contendendi modos, certe non ul-lum non movisset lapidem ut comprobaret [)as-sam dellorationem. E contra de hac alte siluit postquam processus instrui dehult.

1(». DeniqiKj advertlt appellans quod ipse index de factorum veritate persnasus non videhir qui non condemnat renin utl saltem moraliter et in facie ecclesiae obligatum ad dncenclam in uxorem sponsam aut ad cam dotandam sed monct sententiae executores sou parochos ut reo, si lieri potest persiiadeant, inculcent obligationem aut matrimonii ineuudi aut dotandi. llactenns de facti specie, de iudicis sententia et de partium deductionibus. Modo (|uid ex meo munere In utramque partem advertain.

12. („Hiominus sententia Curiae connrmanda sit, non videtnr obstare delectus fonnae ; nam quam-vis d(dhnti iuris sit, indices Romano Pontilice infe-riores proprias sententias rationibns decidendi mu-nitas sdere debere, tarnen, in casu. Curiae senten-Ha non ita est rationib is destitnta ut nullitate laborare dicenda sit.

Quod vero, nti apponit appellans, deficiat saltem ipsa substantia cum rationes allatae et allegata facta non coneludant ; hoe non videtnr admittendnm; qnla litterae, testium depositlones, et actricls ratio agendi snflieientes esse possint ad pariendam in ludice cam moralem certitudinem necessariam ad sententiam de illo negotio pronnnciandam.

Ultinmm vero appellantls argmneiitnm, nempe quod actrlx non extitisset eontumax si vera fuis-sent ipiae in iudicio asserere non duhitavit; ap))el-lanti retroqnetur ipiippe et ipse eontumax fuit, qunm eins maxime intererat se defendere ad bo-nam famam tntandam et ad initas nuptias ad exi-tum perducenilas.

i:{. Si vero inspiclatur series factorum, Aloysio (;. ea magnopere nocere videtur circumstantia nempe illmn admisisse Annitam (!). in familiam, scopo iterum instanrandi tractatus inatrimomales, ipiando Ipsa in oppido Aloysium c.-t familiam G. omnimode insectaretur et veluti lacessere non timeret, proclamans sibi lidem sponsalitiam fuisse violatam et vii'ginalem llorem violentia, fraude praereptum. Adeo ut, facto suo, Aloysius videatur


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S. CONG. DU CONCILE

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Annilao accusationcs confirmasso, ct ratas lia-liuisse.

Secl cx advorso animadvcrtatur, naturam spon-salimn earn esse ut contractu consistant sen nup-tunontiiiin convcntione; scilicet promissione et repromissione futurarum uupliarum. lluiusmodi l'acta noii praosuniunltir sed expresse pi'ohari de-hent. Important enim vinculum lihertatis, (|uau semper pi'aesumitur libera donee contrarium ina-nifeste proi)atur.

Adminicula vero probationum linius processus in medimn allata, rite dubitari potest an sint sulli-eientia ad lii.iusmodi claram probationem. Nam quoad littcrasamatoriaset alia linius generis signa ([iiae intercedere solent inter iuvenes invicem se adamantes, haec debent animadverti cum cl. Gas-parri ( Trad. can. do malr. F, /, n. 1-'^ ) iüi citante Marc (ihi) « Quae cum ita sint mcrito observat » Mare )i. 1951 in rota: « Saepe numero promissio-nes fnturi matrimoni i (pmle inter adolescentes sese invicem adamantes fieri solent, non sunt vera spon-salia, cum propositi potius quam contractus one-rosi eonditiones prae se ferant in illis praesertim regionibus uhi cal in more positum, ut spomalia rum ctll(]i(n solcmnitate incanlur : » Ad .baec cl. ])'Annibale Li/gt;. Ill, tract. I V. Du malr. n. 503 in nolu i, haec babet « Vquot; Demum quoties non satis apparet voluntas contrahentium, si alias promptio-resessc debenmsad solvendum quam ad ligandum, (l. '.)() Dr. A. cl 0.) beic maxime, quia coacta ma-trimonia difdciles solent exitus habere ( cap. 17, 4. I. § Alpli., VI StO): adco ut in quocumquc c.tiam minimo duhielalis anfruclu, jtro omnirnoda exclusio-nc spomalium index pronunciare deheat (Hot. Hom. 8 Feb. quot;ITO.quot;) cor. Honilln ); quamquam baec S. lio-tae verba accipienda fuit cum grano salis. »

UI. Quoad crimen vero deflorationls seu stuprl haecanhnadvertendavldentnr. Cum primis deflorationls factumnon apparet sufflcienter comprobatum donec asseritur tantum ab ipsa mullere Inaestu irae et zelotyplae, et crimlua non praesumuntur, scd manifeste probari debent. Eo magis cpiod haec nm-ller videretur debere esse allena a propria macula revelanda adeo ut facilltas detegendi suam igno-minlarn, susplcloncm ingerere possit de mala llde accusatoris, inxta vulgare eflatum ; excusatio non petita ; accusalio repelita.

Insuper rpda vlr cogitur ad deflorationls damna resarcienda, non iste posset Ita allociul mullerem; nonne tu ipsa tibi damnum intullsti, quando tuam Infamiam in vnlginn disseminasti ? Et restitutio sane urgenda est pro qnantltate damni certe illati.

Denlque ex processu non clare patet an agatur do defloratlone In quam, absf(ue fraude aut dolo delloratoris, consonserlt muller, an potius vernm intercesserit stuprum quo violenter virgo llorem virginalem amiscrit; uti etiam ex dlctis non vide-tur sufricienter comprobatum an promissio matrimonii saltern ex parte delloratoris intercesserit. Quae oinnes circumstantlae quamnam vim exer-ceantin buiusmodi Indicia docte pro more suo. Inter alios Canonlstas, desserlt Ileliïenstuel, com. in Lil). VTDecrct. Greg. IV lit. I.

Quoclrca omnibus bine inde aequa lance libratis, Sapientia Vestra, EE. PP., dirimet.

DUB1UM An sentcnlia Curiae sit confmnatida vel infirmanda in casn.

EE. PP. respondcre censuerunt: « Pricvia soln-tionc summae algt; ïJpiscopo determinandac favore Annitue O., removialnr ojiposilum ct nihil Iranseul »

HOME Kéduclion lt;lc chai'tje

1. Sollicitudo des Papespour la basilicpic du Latran ot assignation quo lui fait Urbain VIII d'uno somme do I. 500 ócus (7. 5(X) francs).

2. Décret de BonoltXill qui régie dölinilivomentrallooalion.

:t. Première convention entro les parties diminuant la somme donnóe.

4. Toxte do cottc convention.

5. Premier document y lïilsant exception on 1.800.

O. Second document de móme nature dörogeant en 18'i3 a Ia convention.

7. Domando dc la fabrique doSaint-Piorre ; sa raison ef soa motifs.

8. Unison du Ghapitre do Saint-Joan do Latran tiré dos toxtos en sa faveur.

1). Seconde raison dóduito d'unc comparaison avcc des contrats analogues.

10. Haisons données par lo Card, de Luca dans un cas semblablo.

11. Döduction liróod'un d^crot do Pio IXsur une matióro similairo.

12. Nature do la convention. La fabrique do Saint-Pierre ayant I'a-vantago dos changes en compensation du pevicülum ot des fails d'exaction.

IJl. Sons du mot periculnm au point do vue philologiquo.

1 'i. La fabrique do Saint-Pierre a constamment joui des bónóficos du change sans rien donner a Saint-Joan do Latran.

15. Argument tiro du droit civil.

1lt;(. Argument tire dos deux sièclos do payomont et de la reconnaissance do la fabrique móme de Saint-Pierre.

17. Ilófutation: on no pout dire quo la fabrique do Saint-Pierre soil un simple mandalairo transmetlant ce qu'elle a reru, ot la proscription contenairo constitue un litre.

IS. Uaisons do la fabriquo do Suint-Pierro: cctto créance (Halt sous la forme de « libre crédit ».

IJ». Los fails domontront que la fabrique de Saint-Pierre n'ost qu'un simple mandalairo pour cotto sommo de 1.500 écus.

20. La concession dos changes n'a point pour but do faire supporter toutos los portos a la fabrique de Saint-Pierre,

21. Losdoux oxceptionsallcguccs neprouvent rion centre la fabrique do Saint-Pierre.

22. Projetdc concordat entro los deux parties.

404. BOM Ay A — Itcihictionis oneris

W.

Die 15 Beccmhris I$04.

i.Stimmis Pontificihus semper maxime cordi fnit Ecclesiae J^ateninensis decor et inagnincentiu, quippe omnium Ecclcsiarum Urhis ct Orhis Mate


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RÉDUGTION DE CHARGE

ROME. -

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ot Caput est, nee unquam neglexerunt Ei dotciii comparare et servare nongruentem ad peraugusti Tompli sustinenclas exponsas. Lateranensi liasilica, a Constantino Impcratore fundata Summonim Pon-tiflcum sumptibus aedificata I'uit, (jni privileglis ot roditiluis cumularunt eamquo incendio destructam, Clemons V iterum ad ampliorcin ornatioremque formam rostituit. Ob auctam Ternpli magnitudi-nom, auctis expensis, I'ins 1\ dotem pro fabricae manutontione ditiorem reddens, proventus anulo-rum'quibus Cardinallum sublimis dignitas insigni-tur, Eidem applicuit.

Urbanus VRI lirevi Apostolico sub die 2 Octo-bris 1025 huiusmodi proventus Fabricae Lateranen-si adsignatos iussit ut in posterum S. Congregatio-ni do Propaganda Fide solverentur, et ad istam do-tis diminutionem eomponsandam praescripsit ut ex reditibus in Regnis Hispanicis coiloetis ob amplia-tionem Bullae Cruciatae (1), summa milh at (juuKjc.n-lorum sculatorum praodictae Fabricae atlribuerotiir et persolveretur. iloe fideliter servatum fuit, donee Innocentius X eamdein suinmam, per lireve diei'24 RFartli Ki't?, Fabricae Dasilicae Vatieanae retroces-sit. llaec enim ingentem pecuniae vim Ecclesiae Lateranensi suppoditaverat ail urgentes reparatio-nes et sumptuosa ornamenta explonda. Quae dotis suspensie sen retrocessio adbibita fuisso videtur pro extinguendo acre alieno a Lateranensi Capitu-lo cum Fabrica S. Petri contracto.

2. Lapsu temporis Lateranensis Basilica, hac dote destituta, mauutentioni Ecclesiae impar omnino elVccta, per Drove dioi 4 Dccemhris 7727 Bcnodicli XIII quoad partem dotis aniissam, scilicet summum sculatorum 1.500, in integrum restituta I'uit. Verum summa scutatorum 1 500 ad eamdem summam du-catorum fmerioris valoris redacta I'uit. Breve est soquentis tenoris, in parte dispositiva (I);

« Ayant cependant, dans noire présent dócret cbyrographaire, insén'' entici'einent et enregistré mot par mot IVnlicre teneur du susdit brof en date du 2i mars Ki'tT, do notre molu proprio, de science certaine et dans la plenitude do notre pou-voir apostoliquo, et y dérogeant expressément, nous demcmbrons de la I'abrique de Saint-Pierre 1.500 ducats d'Espagne do la Bulla Cruciata et nous réintégrons en leur possession la I'abrique de Saint-Jean de Fat ran, los lul appliquons de nouveau spé-clalement en sa faveur et ordonnons que des do-nicrs do laCrucialu d'Espagne vous en lassie/- passer a ravenir, ala lin de chaque année, ji commence!' au i1' janvierl72S, au crédil libre ilo la susdite I'abrique de Saint Jean de l.atran, ladito somme de 1.500 ducats qui rcsteront a la disposition du lié-vme Cai'dinal Arcbiprctre et des chanoines pour cette mème fabrlque, et fere/, toute autre cbose que vous jugerez nócessairo et opportune parco que e'est notre pensée et notre volonté expresse.

a Nous voulons et décrétons (ine notre present dócret cbyrographaire no soit pas admis ni enregistré a la Camera, no puisso jamais donner lieu a subreption ou obreption, ni a aucun autre vice ou défaut de notre volonté; no puisso jamais, sous aucun prétexte, ctre attaqué, révofpié ou modéré, on doivc etro autrement qu'il est jugé ou défini par irimporte quel jnge ordinaire, commissaire ou délégué, Cardinaux de la Sainte Fglise on memo Légats c luiere, camerlingue, nonces, trésorier, auditeurs do notre Hole, clercs de la chambre, juges et connnissaires de la fabrlque de Saint-Pierre.

« Nous leur enlevons a cet elfet tout pouvoir d'in-terprétation on jugement en sens contraire, et dé-clarons nul, sans force, invalide tont co que n'ini-porte quel juge, muni de quel(|u(! autorité que cc soit, agissant sclemrnent ou dans rignorance, au-rait en ([uelque temps que co soit jugé eontre la forme et disposition de notre dócret cbyrographaire.

« Nous voulons qu'il ait sa valeur, et doive tou-jours sortir son plein effet, exécution et force avoc notre simple signature, qnoiqu'on n'ait pasappelé, ouï ni citéles personnes privilé-'ïéos ou trés privi-légiées fjui, on quelque maniére, alent ou préten-draienty avoir intérét, et spécialement la Congré-gation de la fabrlque de Saint-Pierre, et sans qu'elle y ait donné son consentement si celui-ci était nécessaire. Nous voulons qu'il ail sa valeur nonobstant toutes les choses déja dltes et s|)éciale-ment le Href d'lnnocent X sur rapplication faite

(1) Traduclion du loxto ilulien cite dans la posilion.


1

Jules U est lo premier qui Tail enncódóe anx Kspagnols en 100'J. Elle s'accordait jadis annuelloment aux royaumesdii Mivsil. d'Kspa-gne, do Portugal et do Naples. Les aumónes que rocoivenl losSouve. rains Pontifos on compensation dos graces et privileges qu'ils accor-dent out uno destination spóciale; olios sont alloctóes a rontrelien dos basiliquos patriarcales do Rome, ot surtout a la fabrlque do Samt-Pierro. Cost précisömont la participation a uno parlio do cos aumunes qui a donnó origine au proces actuel.

Lo Saint-Siege concluant dos conventions spócialcs avoc chacnn dos Klats qui avaiont la llalla C.mciata fait do la perception do cos aumunes comme un droit do I'Klat; e'est en effot lo gouvornemont qui encaisselo produitdos aumunes do ['achat do la Mulle. Kn óclian-ge, I'Kspagno donne a la fabriijuo do Saint-Piorro 12.01)0 óens ((!(gt;.(l(l() francs), lo Portugal 4.000 ( 20.000 ) ot lo Hrosil 2.000 (10.000). Quant an royaumo do Naples, sa prise par Garibaldi H son incorporation an ruyamne d'ltalie ont complètcment fait disparaitro la sonune do 700 écus qu'il donnait a Saint-Pierre.

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S. GONG. DU CONCILE

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de ces 1.500 ccus a la fabrique de Saint-Pierre, les indults et privileges coneödés en quolqne ina-nière que ce soit a la méme fabrique de Saint-Pierre, la régie de notre Clianeellerie. ])c Jure quaesito non lollendo, la Bulle dc I'ie IV de re/jis-trandis, la liulle de Paul 11 dc rebus Ecclesiae non alienandin, et quelque autre constitution que ce soit ou quelque autre chose qui lïit on put être en sens contraire et qui auraient ici leur teneur expri-mée et insêrée mot par mot. Suppléant avec la plé-nitudede notre puissance apostoliquei tout viceou tout défaut iTit-il substantiel ec formel que Ton put y trouver, nousy dérogeons ainplement pour I'eiret susdit. »

It. Primo tempore Rev. Fabrica S. Peti'i, nulla expetita compensatione, summam constitutam solvit, at non multo post exquisivit, primo ut cano-nici lateranenscs pro liac pecuniae exactione, pro-portionaliter, pensitarent, sexto quolibel anno, summam scutatorum S et obolorum 54 pro stren-nis ( vulgo mancic) orficialibus liullae Cruciatae, a Fab. S. Petri, persolvendis, lusuper, secimdo, in-stabat ut sibi cederet lucrum proveniens ex pecuniae ca.mbiis et HKCAMMiis, ut vocant; eo quia prae-fata Fabrica pollicebatar se soluturam quotannis in posterum supradictam summam statim ac Ma-triti exacta fuerit; ita ut periculo sortis ipsa ob-noxia semper esse debuit. Post varies tractatus, capitulum Latcranense et Fabrica S. Petri inierunt quamdam conventionem quae a Gongregatione (Je-nerali praedictae Fabricae exccpta et confirmata full sub die 23 lanuarii 1771. Ob capitalem gravitatem buius conventionis iuvat integrum referre textum :

4. « Quum illnius ac rnius Oeconomus Gongre-« gationis rev. fabricae S. Petri institerit penes (i nostrum Hinum Gapitulum ut ab eodem ipiolibet « sexto anno remitti debeat favore praefatae Fabri-« cae summa scutatorum octo et obolorum 54 (|uae « Matriti solvuntur jiro strennis debitis Offlcialibus « cruciatae, et a quibus ea tantum exigitur summa « quae Fabricae nostrae sacrosanctae Ecclesiae « persolvitur, scilicet ducata 1.500, ac praeterea ft ut favore eiusdem rev. Fabricae a nobis cedi « debeat lucrum quod ipsa faciei ex cambiis, et « recambiis, ut vocant, et quod ratione praefatae « summae nobis pcrtineret, eo quia Gongregatio « praefatae Fabricae pollicetur soluturam quotan-« nis so nobis in posterum supradictam sum-« mam statim ac Matriti eadem exacta fuerit, ita « ut periculo illius iacturae eadem rev. Fabrica oi)-« noxia semper esse debeat: bine lllmi et Huii DD. « rebus sic stantibus statuerunt favore supradic-« tae Fabricae tain scutata octo, et obolos54 (quo-« libet tantum sexonnio) quam lucra ex cambiis, « et recambiis profectura remittere, dummodo la-« men promissio solvendi quovis anno rev. nostro « Gapitulo summa ducatormn 1.500 simul ac in llis-(i paniis exacta fuerit a plena fiat Gongregatione « supradictac rev. Fabricae. »

•quot;». Postquam baec conventio executioni deman-data fnil, uscpie ad annum 1892 quo praesens con-troversia mota est, duo alia intercedunt documcn-ta iuridica respicisntia bnius summae solutionem. Primum babetur sub anno 1800 cpio ob politicas vicissitudines cum Fabrica S. Petri exigere non potucrit in llispaniis suum creditum ex Bulla Gru-ciatae pctiit ct obtinuit a Gapitulo Lateranensi quamdam suae praestationis diminutionem, subca tamen condilione, nnllimode praeiudicaudi iuri iam quaesito ]icr inittun conventionem scilicet « avec declaration expresseque, par Ie présent accord partiel, on n'entend en aticune man lore modifier, ni faire quelque innovation rcilativemenl anx payements successifs des autres sommes a percevoir lesquel-les .. . doivent a 1'avenir se régler suivant 1'usagc et on conformité en tout et pour tout aux décrets de I'lllnie ct llévme Ghapitreet chanoines do la Salute Hasiliquo du Latran du 2 septembre 1770, de la S. C.ongrcgation dc la rév. Fabrique de Saint-Pierre du 23janv. 1771, el du cbyrograpbe de lienoit XIII de sainte memoire » uti expresse fatetur ii)sa rev. Fabrica in syngrapba solutionis.

lt;gt;. Altenun documentmn so refert ad annuml843 quando ob rerum publicarum eversionem in llispaniis gravcm iacturam pecuniae exigendae ex Bulla Cruciatae, passa est rev. Fabrica S. Petri, unde a Lateranensi Gapitulo iterum petiit summae reduc-tionem quam consecuta est sub pacto ita expresse ab ipsa rev. Fabrica, scilicet ...» le llovme Ghapitre se déclare content et satisfait pour cello seule fois de cette sommo donnée par un amiable consentement, ctant bien entendu cependant que ce fait ne pourra jamais servir d'exemple pour les autres payements, ni préjudicier en aucune ma-nière a la convention établie, » etc.

7. Ratio vero praesentis controversiae rcpetenda est ex litterisa rev. Fabrica S. Petri,Gapitulo Lateranensi dalis sub die 13 A ur/usli 1892, eum in flnem ut praestatio solvenda ex roditibns Bullae Gruciatae diminui deberctpro rata diminutionis passaeaprae-dicta Fabrica obdiminutum valorem pecuniae bis-panicae in comparationem pecuniae Italicae scu oh auctum cambium, uti appellant. Libellus est se-quentis tenoris : « Le sonssignó économe et secretaire de la susdite Rév. Fabrique s'adresse a leurs Seigneuries Illmes et Rvmes, pouroxposer (pie de-puis plusieurs années cette administration subit, dans la realisation des sommes provenant de la Croisada d'Espagne, une perte considerable pro-duite par l'élévation des changes sur la monnaie en suite de la crise commerciale qui alllige les provinces ibériques.


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- REDUCTION DE GUARGE

ROME.

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a Vos Seigneuries lllmcs el. Ruvmos savent (|iie la Uov. Fabrique est tenue de passer au Révine Chapili'e de Saint-Jean de Latran, en verlu d'anciens accords, la sonime annuelle deO. 700,90 iï titre de coparticipation sur cot encaissoment, ce qui s'est constamment execute jusqu'a cette année écou-lée 1891.

« Les conditions du change se faisant cependant toujours plus mauvaises sans espoir d'une ainrlio-ration prooiiaine, Ie soussigné Econome est eon-traint, par le devoir de sa charge, de (aire consi-dérer a Vos Seigneuries lllmes et lii'vmos la justice de sa demands, pour qu'a partir de l'année en cours on fasse una reduction proportionnelle, cor-respondante a ia perte du change sur la somme que poivoit ce chapitrc Révme, au hénélice di^ l'ar-chi-hasilique du Latran comnie cela a été pratk|ué en 184'! a raison des tristes conditions dans les-quelles se trouvait alors I'Espagne a cause do la guerre civile qui la désolait. »

Apud S.V. Ordinem formiter introducta praesen-tis instantiae controversia, utra(|uo pars suas pro-tulit doductiones, quas sunimatim modo referam.

S. Lateranense Capitulum per exhiliitum iuriscon-sulti votum in primis advertit, se ultro concedore quod oinne lucrum ex vicissitudine commercii ad rev. Fabricam pertineat, dummodo Integra ac inva-rial)ilis manoat designata sumtna scutatorum 1. 2r)8gt; 97 corrospondens libellis ilaiicisO. 700,90, favore lia-siiieao Lateranensis, veluti praelevata summa ex longe maiori quantitate, non secus ac evenit in he-neflciis, quorum titulares taxativam pecuniae sum-mam pensionariis, absque ulla (liminnlionp, persol-vere adstringuntur. In themate vero Pontiflcem cx-cludero voluisse qiiamcum(|ue diminutionoin in summa Lateranensi Capitulo persolvenda, apertis-sime docent claiisulae a Henedicto XIII appositae Suis Litteris ; nempe clausula siihlala ct tlecrchim irritam « contra quamcuimfuo vel minimam muta-tionem in posterurn inducendam suae dispositioni ». Verba decretoria Pontiflcis bac do re iam relata sunt in facti specie. Quoad elTectum vero iuridicnm barum ciausularum sufliciat referre unam S. Rotae decisionem cui concinunt omnes canonistae, scilicet: « Privilegium eontinens clansidam Kiihlala et (lecrclum irrilans inlicit quamcumque possessionem contrariam. » llola Deris. 1008 n. (i cor Molincs.

!). Quod si etiam, in stat Orator, rev. Kalirlca S. Petri ex liulla Cruciatae nunc perciperet non centum miile lihellas, sed dimidiurn dictae summae, nihilominus designatam ac taxativam ex supremo Concedentis placito summamsc. 1.258,97 lt;1. (1) favore Ecclesiae Lateranensis persolvere obiigaretur.

(1) Cola signifio sculorum l. 258, 07 donariis. réou (Mauldivisd cn 100 deniers ou baioqucs (iui vtlaicnl uu peu plus du 0.0.*»,

Non infrequentor existunt in utroque iui'e duriora casmun al'linium cxeinpla, (|uae liic in medium produci possent, ut ecco emphyteuta non excusatur a solutione canouis, licet fundus sit corrosus a flu-mine vel ex parte, et domus fueril diruta duinmo-do supersit area, et idem si contingat doinum com-buri (Kulgin Dosolut. canon, cap. 9 11. 7) unde vui-gatum ell'atum : Si perit res lota liliorahitur emphy-teuta, si perit ex parte, nulla se liberat arte.

Eadem theoria themati applicari potest sive designata summa, titulo oneroso consideretur pensio sivu dotatio pro Sacristiae vel Kabricae expensis in quo casu debitor nisi totaliter substantiam et fruc-tus amittat. suscepturn onus lideliter adimplere te-netursicut docet De Luca Disc, 91, n. 4. « t'aim iste « beneliciatus sit Dominus fructuum eius damno « cedere debet iiiorum diminutio non pensionarii « eodem niodo((uo e converse ejus commode cede-« ret augmentum absipie (juod pensionarius de illo « participationem aliquam praetendere posset) « cum augmentum et diminutio sint ret tiia domi-« nii. — Neque enirn ferendus est is, qui lucrum « quidern ampiectitur, onus autem ei adnexum con-« tenmit. » (Legem tniicam cod. dc cuduc. tollend.)

Ilt;) Per totum posset in casu applicari, prosequitur orator, doctrina Card. De Lucn Disc. XXI De pen-sionihns. In facti specie iilins disc., Collegii Germa-nici, cui Abbatia S. Crucis cum onere pensionis at-tributa fuit, administratores praetensionem excita-verant, quod ob iiotahiliter diminutos fructus dictae Ahbatiae S. Crucis diminui etiam pro parte debo-rent dictae pensiones. llinc per Alexandrum VII doputata ali(|uoi,nm Gardinalium partieulari Gon-grcgationo ah eadem prodiit resolutie dictae reso-lutionis negativa. Praefatus auctor productis con-trariae sententiae duhitandi rationibus, suhdit u. 5 — ibi: — « lbs tarnen non ohstantihus contrarium « verius esse dicebani scribens pro pensionario « Coilegio Neopliytorum ; negando in primis ap-« plicationem dicti ratioeinii super social! unio-(c ne huius Ahbatiae quae per quotas quamvis « Inaequales inter ista C.ollegia supponatur, (juo-« niam pensio non tangit ins vel suhstautiam heit neficii in quo, eiusque administratione, vel prae-« at minentiis pensionarius nullun ius acquirit quod « totum tunc residet penes titularem cuius vice in « liac Ahbatia successit Gul login in Germanicum « cui unio facta est, et consequenter ista societas « vel communio nullum habet fnndamenturn nec « in facto nec in lure. Item quia societatis effectus « vel sequela est non solum periculnm diminutio-« nis seil etiam commodum augmenti neque dam-« no subiacere debet qui participationem lucri non « sperat [Mutius II. pro soc.seeundam naturam H. « de rcij. in ris ctc. ). Ideoque ubi huius Ahbatiae « fructus notabile incrementum habuissent utique


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44 S. GONG. DU GONGILE

« dicta alia collegia illitis participationcm prae-« tendere non potuisscnt, dum eonnn ius ad ccr-« tam ([uantitatoin resti'ictuni fait. Et conseiiuuntci' « noqne pati del)eliat damnum decreincnti. Ilaquo-« quo docente observantia dum in facto iustidcaha-« tur quod iuxta temporum varietates aliquando « fruetus fuissent longe maiores, et tarnen |)ensio-n nes nullum rcceperunt incrementnm, ideoquo Is-(i tud ratiocinium vero nullum haljebat fundamen-« turn etc. »

11. Adeo vero certa, et practica executione isla commiiTiis iuris principia servantur, notat orator, ut pro bcneflciisin Italia existentibus peculiare Summi Pontificis decretum : Cum nupcrfimla, die 2S lanua-rii 1871 editum fuerit. Quo decreto norma 1'uit praestituta ut c amissio, vol diminutio redituum hc,-« neflciorum in communi bcneflciarios,ac pensiona-« rios afficiat etc. » llaec cxcoptio quae papa li auc-toritate pro miserrima Italiae conditione luit cma-nata non est porriftonda ad controversias extora-nnn nationum quat; iurecommnui reguntur. « Quod voluit expi'ossit, ubi noluit, consulto omisit. » (Ib)-ta Dcc. 174 ji. IS ree. )

12. Dein orator ad aliam iuris considerationein descendens, advertit quod oliservantia plusquam saecularis liuius praestationis non modo exhibet l'avore llini Gapituli Lateranensis indubium ar^u-mentum in lir.ea intorpretativa, sed etiam si decssct Apostolicum Mrcvc abseisse in linea praesumptiva exbibot moliorum de mundo titulum. Namexdictis revincitur iamprimum ab anno 102quot;), scilicet duobus abbinc saeculis cum dimidio, Urbanum \'111 dotationem inille, et qiiin^cntuin scutatorum pro ecclesia Lateranensi adsignavisse. Ac subimle lic-nedictum XIII forinaliter et cum amplissimis clau-sulis ferme eamdem summam nempe ducata inillia et quingenta l'avore sacrosanctae eidem basilicao perpetuo concessisse. Sed haec postrema summa generositate canonicoruin redacta luit ad seutata 1.259,97, scilicet ad libel las 0.71111,9(1 ut ad petitionem administratorum Kabricae S. Petri proportionabili-ter concurrercnt pro remunerationibus (vulgo: wkh-cie ).

Qui administratores vix ac Matrili ca summa exacta fuorat cam, demptis strennis, Gapitulo Lateranensi integre persoluturos adpromittebant, dummodo l'avore Itev. l'abricae S. I'eli'i cederct lucrum quod « ipsa faciet ex cambiis et recambiis «. Quam petitionem ratam gratamque canonici Late-ranenses in capitularibus coniitiis diei 2 Septem-bris 1770 babueruiit. Et e converse Uev. Fabricae S. Petri administratores confirmarunt decreto rc-solutionis diei 23 lanuarii 1771 declarantes in facto iam praetorlapsam observantiam saecularem a tempore Urbani Vlll, scilicet ab anno lOOS: « Au cliapi-tre de Saint Jean de Latran, au titre de [a. Croisadc d'Espagnela fabri(|uc paycra cbaquc année 1.500 ducats qui, deduction faito des dépenses en Kspagne pour leur perception et la remise de Targenta Home font en monnaie romaine 1.258 ecus ct 97baïoques», et simul pacto utrinque confirmato promiserunt « de recevoir les gains des remises en raison des dépenses et des perils aux(|uels la fabrique reste soumise ». llaec periculoruni assumptio ex par-tium conventione est adacquatum correspectivum et late ac generice est interpretanda veluti ample, ac indiscriminatim lt;|uodcum(|ue lucrum complecti-tur. Etenim ferendus non foret ([ui lucrum quidem complectitur, onus autem contemnit. « In correla-« tivo siquidem contractu iniquum est quod quis « exequi postulet quidquid sul favore stipulatus sit, « quae vero contraria refugiat ». (Uota ci)}\ Riminal-do Dcc. 148 )i. (i). Ac summum illud iui'isprudcntiao lumen Benedictus XIV De ,s;/)iO(/u dioeces. lih. 10, cap. 7, sic edocet. — ibi — « Ut autem societas « iusta sit, sicuti lucrum, ita ct periculum, ac « damnum debet esse commune nam ut ait ülpia-« mis in ley. 29 11. pro socio, si alter lucrum tan-« tuin, alter damnum sentiret, societas diceretur « Leonina ab apologo Leonis qui absque ullo sui « periculo aliarum ferarum venationis particeps « esse voluit. »

i:t. Periculum vero a liev. Fabrica correspective susceptum non restringitur ad unum alterumve damnum vel praeiiidieium, sed extenditur ad oin-nem iacturam, sive depereat capitale, sive fruetus diminuantur, sive commutatio pecuniae ex cambiis et recambiis propter commercii vicissitudines, et temporancas oscillationes vilescat. Quod cnim b^x aut pactum non distinguit, nee nos distinguere debemus.

Filologice porro vocabulum : pericolo lat. pcri-culum (|uamcumque iacturam, et discrimen complectitur.

« (Dante puriiat. c. I i.)

« C.omc aH'annun/.io dei futuri danni « Si turba il viso di colui clu^ ascolta u Da qualcbe parte il pcriglio rassanni.

« (E nel VInferno c. 1).

« K come quel die con lena alfannata.

« I'scito fuor del pelago alia riva,

« Si volge airaccpia perigliosa e guata.

« (Passav. pro/. 1). In questo periglioso mare « ogni gente anniega se I'aiuto della divina grazia « non lo soccorre (1). » Si ergo periculum quod in aleatorio pacto Itev. Fabrica reparandum susce-

(1) « Dc mómc qu'u I'annoncc (I'mi fulur malheur le visage de celui qui écoute se trouble clierchanl. do quel cot»; lo peril va Tassaillir.

« Kt comme celui qui avoc une respiration angoissóea pu échapper a la tempêlo et so trouve sur lo rivage ot retourne a l'eau pörillouso et agitöe.

« Dans col to mer pdrilleuse tout lo monde so noio si Taido do la grace divine no le secourl. »


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I!EDUCTION DË CIIAUOE

ROME. —

pit, graviora rlamna comprchendit, iinn patet pro-focto quare minora rofugiat ; proi'snsque i^noramus qnarc oliligalio resarcicndi daiiina coliiheatur ad capid ct sortoin non vcro ad friictus, el even-liiali'in diiiiiiiutiunem capitis, et sarlis !

\\. ilinc, advertot oral.or, risum excitare, advei'-sao partis lianc conclusionem : « Le Cliapitru en compensation dn gain que la lies', l-'ahrique de Saint-Pierre iieut faire sur le change favorable a 1c bénéficede Tassurance contre la faillito possible des banqniers. » Sod iioc subterfugiurn, nrget, po-tiori ratione demonstrat adimplendam esse a Fabri-caS. Petriobligationem pro resarciendis rninoribus damnis, quae pins minusve contingere solent, sicuti evenerunt ingentia lucra de quibns siinei'iint, ac silent Vaticani administratores, Nonne si llev. Fa-briea ex sua confessione oldigatur ad tutandam totam summam quae taxative divsignata fuit, nonne veiiementius tenetnr ad mininiani partem ([iiao in toto comprebenditur ? liane minimam partem damni ox accidentalibus casibus cambiorum et recambiorum, quod postrcmis Insce annis conllr-matum fuit, con poca di/fcrmza, prouti consul regnl Hispaniarum contestatur.

15. Imo, inquit Orator, ad abundantiam probari posset ([uod vice versa indcniintas ((iiae stipnlata fuit porrigatur etiam ad graviorem iacturam. lure siquidena civili sic inter ceteros docet ripianus ?(•;/. 150 //. ile. vvrbor. signific. » Si ita stipulatus fuero: (I quanto minus a Titio consequutus fuero, tantum « dare spondes, non solet dubitari quin si nibil a « 'Pitio fuero consocutus totum debeas quod Ti-« tins debuterit. »

Quare concludebat in sua perbrevi responsionc Capitnli Latcrancnsis procurator: « Cela ])().sé, si le R6v. Cbapitre du Latran a condescendu, en vertu des conventions ci-dessus, a abandonner en fji-vcur do la liév. Basilique de Saint-Pierre tons les gains qu'ellc pouvait prendre du change de la monnaic et si elle a consenti a réduire a 1. 258, !)7 ducats seulement la somme de 1 500 ducats, elle I'a fait pour s'assurer nne somme toujours fixe, et invariable, non susceptible d'aléa ou de diminution quelconquo dérivant d'une oscillation ou cliangement dans los cours du change. Ges conventions ayant été acceptées et mises a execution par la Fabri(jue de Saint-Pierre, forment loi entre les parties contractantes. Pour cctte raison, comme la Révme Fabrique a toujours perQU les avantages du change dans les nombreu-ses années on la monnaie le produisait, elle doit aujourd'hui en supporter la perte. »

K!. Istas conventiones, observat orator, ad anno 1771 usque ad annum 1892 proximo translatuni, spatio duorum saeculorum ct 21 ann., Rev. Fa-brica S. Petri adimplevit et taxativani summam porsolvit quodcumquo obvenerit augmontum vel diminutio ox cambiis et recambiis. Pacta vero et concossiones ipias anno 1801) et IK45 Canonici La-trranenses ad proces Rev. Fabricae fecerunt, quia sub id temporis damnum cx cambiis non lucrum, uti antecodentor, eonsecuta fucrat, confir-mant , ac validissinnnn robur addunt ipsi ohser-vantiae. Siquidem ex forensi adagio concedere, et cedere diflerunt quia concedere est temporaneum, cedere vero perpetuum (Barbosa chiusul, 531 n. i).

Imo in his concessionibus non modo Capitnlum Lateranense jiraeservavit iura sua, sed etiam su-peraccedit confessio, et agnitio ipsius Rev. Fabricae S. Petri in duolms mandatis 27 .Junii I8IM) ubi declarat so cx peculiari beuignitate obtinuisse diminutionem « avec declaration expresse que par le present accord partiel on n'entend rien changer ui faire aucune innovation dans les autres pavements que Ton aura a faire par la suite ».

Si Rev. Fabrica, notat consultor, aliquod ins, et veram actionem experiri posset, adiunxisset ali-([uain elausnlam praeservativam ex. gr. salvo lure, sine praeiudicio recurrendi in petitorio, vel ali-quam inseruisset protestationis litteram. Ast longe aliud cvenit, ifisa confessa est se nullam diminuendi canonicam rationem babuisse, nec id se coiise((ui lure iudicioque posse cum alterius praeiudicio. Porro compertissinium est nullam dari posse vali-diorem probationem quarn « propril oris confes-« siouem. Probatio siquidem obligationis satis erui-« tur, tum ex conciliatorum verbis, tum ex testi-« bus facto proprio certaque scientia deponenti-« bus : tum ex confessione ipsiusmet contrahentis, (( quae quidem genus omne probationis antecellit » {(■((/). Per tuos (/u prohiit. Rota coram Bichio Ihc. 404 n. lit cortun Molinet. Hoc. 1122 n. Oct in reccnt. Dcc. 749 n. 12 purl. 18).

17 .Onia e contra liev. Fabrica S. Petri, opponit se tantum esse mandatariam ad exigendum, respon-detin suis animadversionibus procurator Capitnli, ast «avec Ie mandat particulier, convenu et obser-« vé depuis plus de cent ans, d'assumer tons les :lt; dommages et les avantages du change et de « dormer pour cela au Révme Cbapitre la somme « fixóe, convenue sans aucune diminution ». Un-de concludit patron us, bissaecularem observan-tiam huius praestationis per se sufficere ad con-stituendum titulmn meliorem de mundo. Nam sicut haec observantia evidentissima est in facto utrimque confesso ; ita receptissima est in hire scilicet per cenlonariam observantiam prae-sumi queinque titulmn meliorem de mundo ob fa-cultatcm (ut docet De Luca l)c boncf. disc. 32 n. 2), clt; allegandi priviltgium Apostolicum, vcl quem-« cumquo alium titulum de mundo meliorem, « quem suflicit allegare absque necessitate proba-


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■ie S. CONG. DU CONC1LE

a tiotiis it;i praesumptive resultantis a possessione « centenaria. » Aceadem Rota in Praeneneslina y « Mar. 187!) coram Martinez : u (Jui possessione uü-« lur centenaria; is corte i|uoeuiii((ue meliori, ac « potentiori titulo, iureque sufTullus est, vis pac-« turiï? vis privileKium'? cuncto haec et si quid * aüiui exoptes ex possessione centenaria sunt « praesumenda. » Hoe itidem principium luit semper instanterque retentum a S. II. Concilii Congre-gationesive in linea praeseriptiva, sive praesump-tiva, et maxime in linea interpretativa. Ilinc lemma est « (fuod attendi magis debeat quod luit ob-servatuni quam quod fuit cautum in fundatione » (.S'. Cong. Cone, in Uegioi. bene/icii 2ü lanuarii 181)1). Ilinc atiam lemma est « quod habens cente-nariam allegaro valeat privilegium, non tarnen e contra babens privilegium allegare potest eentena-riam » {Uiganti in llvcj. Cancellur. lom. \ n. 130).

1H. Sed ex adverse, Rev. Kahricae S. Petri Procurator, advertit ipsa generaliora iuris principia per-fracte condenmare et Gapituli Lateranensis ins-tantiam iugulare. Nam in dubium nemo revocat, lienedictum XIII ab Integra ducatorum summa a Fabrica Vaticana possessa, aliquam partem dis mcmbrasse, nimirum ducatos nummos 1.500, favore Lateranensis ecclesiae. Gobaerenter ad lactam dis-membrationem, ipse Pontifex iussit quod seniel hac Integra summa exacta fuerit, non amplius in-scriberetur i;niversa nomini Fabricac S. Petri sed pro parte Fabricae Lateranensis attributa, eidem relerretur » in crcdilo libero ».

Kxinde, argnit procurator in apcrto est, omnes commercii vicissitudines donee liaec pecuniae summa in Italiam traiciatur, ferendas esse sive I'a-vorabiles sive perniciosas partim a Fabrica Vaticana partim a Lateranensi pro rata portionis utri-que attributae.

10. Nec obstat, advertit, quod Argentarii sive numtnularii llispanici integram suinmam Romam mittant, inscriplam nomini Fabricae S. Petri ; nam Pontifex Benedictus X1H disponens de certa huius pecuniae parte, favoret Gapituli Lateranensis, suum decretum non dedit exequendum argentariis llis-paniae, sed, ex Integra summa aliqua dismembrata parte, iussit Fabrieam S. Petri, ut 1.200 ducatos nummos Lateranensi ecclesiae adsignatos, a mo-mento factae exactionis eidem iam plena el libero iure consideraret adiudicatos.

Quocirca, infert procurator, in facto exactionis et pecuniae traiectionis ex llispanlis in Italiam, Fabrica S. Petri, nomine Basilicae Lateranensis, mandatarii gerit personam iti quam proinde inei-vile et durius esset transferre quaincumque pecuniae iacturam, periculum et damnum.

20. Dein procurator, ad obiectiones adversariorum convcrtens sermonem, notat conventionem anni 1770qua omne lucrum ex veeamhiis et recambiis ces-sit Fabricae S. Petri, non evincere quod ab eadem Fabrica aecpie ferendum sit omne damnum exinde proveniens, imo opinatur contrarium omnino pro-bare. Nam ex textu conventionis patet Gapitulum Lateranense sibi, pleno iure, vindicasse quodeum-que lucrum derivans ex cambiis et recambiis quoad d. 1. 500 ; eoque lucro disposuisse quasi pretio et mereede in correspectivuin oneris sibi assumpti a Fabrica S. Petri, scilicet subeundi quodcumque periculum summae capitalis, etiam pro parte ad Lateranensem ecclesiam spectante. Unde, conclu-dit, ex contractu admodum pro fabrica S. Petri oneroso, liaec sibi attriljuit utile valde exiguum et inccrtum ex cambiis percipieudum, dum onus su-bibat gravissiimnn solvendi suinmam d. I.51K)integram etsi ilia ox numimilariis Hispanicis nihil exi-gei'e potuerit. Quaproptereffatum «. qaeni conunoda se'iuanlur, eumdem sequi debet it ineommoda » re-torquet in Fabrieam Lateranensem, petens ut ipsa (|iiae levi concessione sartam et teetam babuit exactionem sui crediti, rccedat a sua instantia qua vellet S. Petri Fabricae onus etiam imponere sus-tinendi quodcumque damnum resultans in permu-tatione pecuniae Hispanicae cum Italica,

21.Domum procurator in medium alTert transac-tiones sub annis 1800 et 1843 iiiitas, quibus in quota praestationis Fabrica S. Petri quarndain ob-tinuit diminutionem, contendens ex eisdem evinci, Fabrieam S. Petri nunquam acquievisse intentioni Fabricae Lateranensis (piod nempe baec immunis evadat a quocumque sortis el fructuum perieulo ; nam S. Petri Fabrica, pro bono pacis,, usa concessione gratiose sibi facta, non neglexil, appellare « preleso » lus a Fabrica Lateranensi sibi arroga-tuin. Et si protestationes huiusmodi non defue-runt etiam ox parte Gapituli Lateranensis, conclu-dendum buius generis protestationes ad invieem eollidi et destrui, et tantum remanere factum di-minutae praestationis, quacumque protestatione fortius.

22. IJeniqucquiaprocuratorisanimadversionos ex cipit quoddam schema coucordiae iuvat hoc referre ejusdem verbis, italicosermone, ne quid addatur vel dematur: en verba: « liien qu'en vertudes reflexions que nous avonsjusqu'ici brièvement oxposées 11 soit évident que, ni la raison juridique ni aucun acte n'appuient la these de la Fabrique du Latran, ce-pendant radininistration de la Fabrique de Saint-Pierre n'entend pas roti rei' l'oiïre (|ue, pour ne pas montrer qu'elle se tient rigoureusement au droit, elle a génóreusement faite. Getto oll're consisto a ce que le gain du change éveutuel, et la pertc qui en résultera soit a son profit et perte jusqu'a concurrence du 5 0/o, et que pour le surplus 11 soit au profit et perte de la Fabrique du Latran. De cettc


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KUNÉHMLLES

COSENZA. -

47

facon celle-ci serait exonérée d'une bonne portion do la porie qu'elle doit soiitenir senle n'ayant au-cuii litre qui raulorisc ;i la reverser, en tont ou en parlie, sur la Fahrique de Saint-I'ierre.

Mode Vostruin est KE. PI', sueta prudenlia et aequitate sequens diluere.

DUniUM An one ris reductio concecli clcbcal in casu. S. C. respondere censuil: « Negative. »

COSHNZA FuiH'i'ailles.

1. Ilislorique do la question, c'est la troisième i'uis qu'elle vient de-vant la Congrégation.

2. Projet d'accord dressó par róvèijije suivant demande de la Gon-grégation.

:i. Observations h co sujet des Póres capucins réformds.

.'W7. Ci'SENTINA. — Finierum,

307

Die t~i Decembris 1894.

1. Ilaec controversia Vobis, EE. PP., priimun proposila luit die 2i Eebrnarii cnrrentis anni sub liisce dubitandi forinnlis : « I. .!(( ins recilandi offi-cinm sn^cr /idelium cadaveyihiit, impertiendi ahso-liitionem, celchrandi missets in ecclesiis h'ranciscaliion in publicum coemeterium addictis, compctat Ueyula-ribus vel potius paroclds in casu. » Et quatenus af-finnative favore paroehoruin ; « .!)( eisdem /nnoya dial tartii, sop li mi, triyesimi ii anniversarii compc-lanl,in casu; » qnibns respondere censuistis; « E pis-copo rjui proponed concordiam de consensu parlinm ineundam. »

Gum in irritum eesserit coneordiae conalns, sul) eisdem dubiis iterum Vobis proposila luit baec qua-eslio sub die 14 lulii huius anni, et Vobis respondere placuit : « l'irmo remanenle iure Regulanum celchrandi ofllcium funebre super cadaveribus defanc-torum sepulchrum gentililium in ecclesia regularium habentium cl eorum qui sepulchrum inibi elegei ini ; quoad rcliqua placcre de concordiu intra 15 dies ineunela pracscnlibus perdura/itibus circuinslantiis valitura ; quo lermino inulililer elapso, Episcopus schema concordiae cilo conjiciat cl ad S. C. transmil-tal. »

Debila qua par erat celeritale, Vestra iussa Epi-scopo communicavi. At partes cum ad optatam concordiam devenire non valuerint. Episcopus, iux-ta praeceptura sibi factum, V. S. O, hor transmittit concordiae schema, bisce litteris significatum. « Je in'honore de répondre a voire letlre vénérée de .luillel dernier sur l'accord a élablir entre les curés et les 1'rères franciscains demeurant dans eet archidioeèse relativement aux droits l'unóraires.

2. ii ('.ette Cong, a disposé que si dans 15 jours les religieus n'étaient pas arrivés a composition, j'étuis invité aleur proposer un accord, .f'ai accompli eet ordre.

«Le ministro provincial des Réformés, P, Franrois-Antoine de Morano, m'afait une réponse générique sans proposer un accord. Les frères réformés ont deux convents dans ce diocése, run iï Pietrafitta dont l'église sert de eimetière pour les morts du pays, l'aulre a Rovito on l'église du couvent est utilisée comme cbapelle de eimetière. l.'aflii'ina-tion dn P. Provincial qua Hovilo los lldèles sont libres de faire transporier leurs morts dans la paroisse ou dans l'église du couvent ri'est pas exacte, par la raison que ce pays ayatil l'église du couvent prés dn eimetière, les habitants sont obli-gés, pour épargner temps et fatigue, de faire les fonctions funèbres dans cello églisc.

« f-e ministro pi'ovincial desObservatins,R.P. Au-gustin de Amendolara, se remet plolnement :ï ma proposition d'accord qni est la suivante et que je soumels i Voire Eminence Révme.

«1quot; Dansles offices funéraires tpio l'on célébrera praesenle cadavcre le enré a le droit de faire toutes les fonctions (jt II appellera a y prendre partavecle clergé de l'église paroissiale, un ou plnsieurs frères et cola paree que la function se fait dans l'église des religieux.

«'2quot; Dans le troisième, septième, trentième jour et ranniversaire les religieux sont laissés libres dans leurs fonctions et dans leurs droits. Senlement ils pourraient ètre tonus a la Quurla faneraria dans la mesure que le croira la S. Gongrégalion.

((3° LesOcierges qne donnent les fidèles pour la célébralion des funérailles lejourdela mort comme il est dit ei-dessns, praesenle cadavcre appartiennent aucuré. Tous lesautres cierges qni sont aulonr de la hiére el qni sont laissés par les fidèles comme c'est la coutume de divers endroits, sera divisée : moilié aux religieux, et moilié a l'église paroissiale.

« Voila, Eminence Révme, l'accord qnejevous soumets. .Ie fais remarquer que dans le premier article j'al donné facullé au curé d'appeler un ou plnsieurs frères paree que les frères du monaslère pourraient ètre nombreux et le curé seul, de lelie sorte que les religieux prendraient presque tont.

« Par rapport aux cierges, je fais savoir que les églises paroissiales dans quelqnes pays de cel archidioeèse pourvoieut aux frais du culte grace aux cierges qu'elles retirent des funérailles.

Quia Episcopus in suis litteris notat PP. Minores Observanles oppidi Rende, paralos esse concordiae ineundae quae ab ipso proponetur, PP. vero


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MÉLANGES

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Ueforaintos in sua dioccesi morantcs in oppido Pie-trafitta o Rovito nonnulias sihi ohtulissc animad-versionos ; has iuvat referre in soqucnlilms lilteris Kpiscopi) datis :

Tdiijours obéissants auxsaintos dispositions qui nous viennent d'cn liaut, nous no laisons aucune observation sni' ce ([ui a étó disposé. Nous avions toujours on la forme intention (jue cet incident nquot;e:it jamais du aller si haut. Maintenant que la question décrit sa parabole, il n est pas prudent do la miner. Nous laisons seulement observer a ia Révme Curie que si los dispositions données out quelque motif i I'ietrafitta, elles n'en out aucun a Hovito. lei lo cinietic're est éti'angei' a notreégii-se et les cadavres se portent, suivant la volonte d'un chacun, dans l'église qu'il desire pour la célé-bration des funérailles comme il a étó souvent oh-servé. De l'óglise lu cadavre se porto au cimetière saus toucher la nótre. Gela répond au dispositif, dans la communication qui nous est faite, pour lo choix libre des particuliers.

« Nous laisons des vouux pour que Ton appla-nisso au plus tót cetto petite difficulty, et que Ton no parle plus de composition et do concordc parce que nous voulons toujours ótre soumis au pasteur que Dicu a donué il son troupeau, etd'ac-cordavec lui. Nous prions incessannnent pour ce pastour afin queDieu le conserve dans son esprit jusqu'a la plus longue vieillosse. »

Modo precor HE. VV., ut sueta benignitate veli-tis praeteritum folium reassumore, cuius tantum referam

DUHIA I. An ins rccilandi officium super fulelium cadaveribus, imperticndi absolutionem, celebmndi missas in ecclesiis Franciscalium in publicum cocme-terium addiclis, compctul Rcgularibus vol polius parochis in casu.

Et quatenus affirmative favore parochorum,

11. An eisdem funcvu did tortii, scptimi, IrUjcsimi el annivct'sarii cumpetant, in casu.

EE. PP. responuere cennsuerunt:

ï I in:io rcmanonlc iure Rcguliarium celcbvandi o/ficium lunebre super cadaveribus defanclorum se-pnlcnrum (jentililiu.m in Ecclesia Hcr/ularium hubcn-lium, el eorum qui sepulchrum inibi elegerinl, quoad reliqua altanlis peculiaribus circumslanliis Usque pordui anlibus, seruandam esse normam ah Arc hi' episcopo proposilam, slalula quanlilale quarlae fu-nebris, de qua in ar lie ulo secundo, iuxla Sijnodinn Dioecesanam vel loci consueludincm ».


MÉLANGES

LES liGI.ISES OIUIiNTAUiS liT l-A CONSTITUTION APOSTOIJQIJI

Préambule. — Los Uitcs. — La Hiérarchie. — Lo Clorgé. — Conclusions.

I. PREAMBULE

La Constitution Apostolique Orienlalium dignilns est tout ensemble line conclusion et une prémisse. Ellc termine de vieilles querelles par des decisions positives; elle ouvre de nouveaux horizons sin-rune des questions les plus compliquées, los plus ignorées et les plus graves, au point de vue politique et religieux, la question d'Orient.

Nous n'avons pas aenvisager le cótó politique; si nous avions a Ie traitor, nous nous bornerions a dóvelopper cetto conviction absolument arrötée: I^a politique de la Providence a dispose toules chosesde telles sorte que la conversion do I'Orient schismatique no so produira que par la substitution d'un nouvel Empire a I'Empire lure ; cot em-pire est I'Empire russe. Son retour a I'Eglise ro-maine sera lo signal, Ie moyen et la condition de la rentree tic tout I'Orient séparé dans le giron de l'Église.

Au point devue religieux, I'idec maitresse, l'idóe mere qui jaillit de I'Actc pontifical est celle-ci : Rehausser singulièrement les Églises orientales unies, et par la, atteindre implicitement les Églises séparées auxquelles on peut dire: Vous voyez les dispositions do l'Église romaine pour les Orien-


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LES KGLISES ORIENTALRS

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tanx ; In Snint-SirKo vous donne uno prouve positive, concrèto, indéniable do i'inanitc des objections ré^nanlcs parmi vous contre riJnion.

(les objections portent en eiïet sur le danger do se livror au Pulviurrhc do Home, nom donné coni-niunéirieut au Pape par los orlliodoxes ; mais quel est co danger ('.'est do voir riles, hierarchic et clcryc plus on moins sacrinés an hdinismc ou iï racharnement systómati(|ue ü latiniser rOrient pour lo convortir.

Revenons sur ces trois cliapitres, et élablissons bien, par les laits, lo nouvel état do la question devant ces trois griefs :

I. — LES RITES

En Orient on considèro commo absolument inseparables cos trois elements: la nationalité, la lan-gue etlo rite. Co sont trois racines par les(|nellos cliaque Egliso oriëntale se declare comine implan-tée dans la l'oi chrétienne et enracinéo dans lo Christ,' radicati in Chriito; la privor d'une de cos trois conditions de sa vie, e'est lui donner la mort; car e'est la séparerde la tradition par laquelle elle remonte a son origine roligieuse, do la tradition (jui la constituo.

On l'a dit avec raison: lo principo bistoriquc des relations, dos langues et dos liturgies doit etre ainsi posé: /.« lAturyie n'a cic cclcbrdc rcgulic-remcnt cl hctbilucUonenl dans aucuno lanuttc civcdiI ([tie les Sainles Ecril a res oudu mains les principales parties des deux 'Tes lumen Is aient clc. Iraduiles en eelle lanyue. La raison on est quo touto liturgie rógulièro cxigeait la recitation do divers passages des saintos Lettres, et que los premiers ossais de traduction dos Écritnres dans les diverses langues eurent précisément une destination liturgique. Aussi les (lou\ dates de I'apparition d'une version oflicielle des Ecritures et de rinaugnration d'une liturgie nationale sont-elles deux dates correlatives ot toujours voisines I'lino de l'autro (I).

Ainsi, e'est en si/ro-chaldeen quo lurent pronon-cécs, par Notre-Seigneur lui-mème, fa veille de sa mort, et ensuite par los Apötres, les toutes-puis-santes paroles do I'lnstitntion du Sacremont.

« Pourquoi, vous dira lo Patriarche s\ rieii d'An-tiocbe, voule/.-vous nous ompécher decontinuer ce (pie nous faisons depuis Ie n0 siècle, et nous dé-fendre do consacrer, dans la languo en laquelle Notrc-Seigneur lui-meme a, selon la tradition, consacré, lo premier, au jour do la Cène? Pour(iuoi in'interdiro d'employer Ie dialocto usité, a Antioclie, par Saint Pierre, dont jo suis un successenr, et a Jerusalem, par los autres Apótres? gt;gt;

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(quot;) Études pröparatoires au Congrès eucliaristique, p. 30.

T.o PatriarclKi groc schisinatique, prétendn cr-curncnifjne, qui siège au Pbanar — quand les laïques notablos dn Conseil patriareal ne le dé-tninent pas comme cela vient d'arriver uno fois do plus — vous fora mie objection non inoins fondée, au nom de tons les Crecs répandus, non seuloment en Grèee. oü ils sont relativemont peu nombreux, mais encore sur toutes los cötes et dans rintérieur de l'Asio .Mineure, a Constantinople, dans tousles ports de rAdriatique, dans toutes les ilos loniennes on de rArebipol, dans les plai-nes de la liulgarie, au pied des Halkans, enfin un peu parlout, dans rOrient turc et le Levant. II vous dira;

« Pourquoi vouloz-vous nous onlever la langue grecque (|iii fut cello de la liturgie ou Asie, en Egypte et en Occident, pendant les premiers tomps de PEglise et jusqn'au m1' siècle, la langue en laquelle lurent eclébrées les proniières liturgies constituées paries Apótres et les premiers Pèrcs de l'Eglise, celle qu'employèi'ont les successeurs do saint Pierre ou los Pontifes romains jusqn'au Papo saint Victor, celle des épitaplies pontificalos, trou-vóes dans les Catacombes, jusqn'au iv siècle, d'après le U'Tnoignage de vos propros historiens et archóologues Cornóly, do liossi, Wiseman, Lo llir»

11 pourra vous dire encore: « L'Kmpiro groc, byx.antin on liellène, que nous no dóses|iérons pas do roconstitner dans nos röves do panliellénisme, comine d'autres rèvont le panslavisme, n'a-t-il jias supplanté jadis rEmpire latin, et n'a-t-il pasexercó une influence decisive sur toutes los liturgies orieiitales ot slavesquot;.' Los debris de cot empire, no sont-ils pas répandus do toutes parts en Orient avec notro langue, encore vivante, tandis quo votro latin est devenu une langue mor to»

Les Slaves, an nom de leurs Apötres, saint Cyrillo ot saint Métbode, qui leur donnèrent, avec la foi ca-tholique, uno vorsion dos Ecritures et nne liturgie nationale, traduction exacte de la liturgie by/.an-tino, vous domanderont, pour les diverses formes deleur dialocto coinmun,lc ruthène, le paléoslave ou slavorn, le bulgare, le roumain, le tchèque, le vala(|UO, etc... : j Ponrqnoi renlottez-vous on question ce ([no cos grands saints out déclaré ot obtenu do Home, il y a mille ans, comme uno nécossité do notro naissance a la vie do la foi et do la grace, comme une condition sine i/un non do rengondre-ment do ties Ames a .lésus-Cbrist ? »

S'agit-il dos formes do cliaque rite, de sos lois, de ses prières, de scs vétemonts sacrés, do sos sanctnaires depuis Viconostase, lo narllicx, ot la prnlhcsc, jusqu'a la repartition et l'attittide des 11-dèles, selon Ie sexe et les categories diverses do la familie clirétienne, dans lo temple sacré, toutes


ANAI.ECTA. IBUf).

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les ÉH'lises orienlales, schismaliques ou non, s'éló-veront d'un commun accord pour declarer, non sans raison, leur liturgie plus ancienne, non moins inspirée dans la personne des saints qui l'ont institute, aussi authentique, plus invariable en ses formes primitives, que la liturgie latine.

Ne leur objectez pas que le pope schismatique jette ii terra, enlermée dans un vil sac de cuir, la sainte réserve ou le pain consacré, parmi ses vieil-les ehaussures et au milieu des nippes de sa femme et de ses enfants. Ne leur dites pas que le prè-trc orthodoxe ne porte paribis au moribond qu'un Viatique (lont les espèces sont déjii moisies, paree (|ue la celebration trop rare des saints mystères ne permet pas de renouveler ii tein|)s le Saint Sa-crement.

Les ortliodoxes de bonne foi et les catholiques orientaux vous rópondront, avec ladignitéqui leur est propre : En quoi ces abus sacrileges infirmcnt-ils la valeur de notre Liturgie, son antiquité, la beauté des inccmparables prières de notre Ew.o/.i-ytov, de notre Tynzsv, de nos Menées, de nos Canons, do nos hymnes, de notre ilsvTrwjTxpiov, la raison de nos rubriques si pleines de fervent symbolisme, de chants et d'encensements réi-térés comme les ardeurs de la vraie piété? Les connaissez-vous bicn pour les juger ainsi, et serait-il juste que nous fassions retomber sur l'Église latine tont entiè'i'e les abus coupablos de vos anciens Jansénistes, des Vieux Catlwlujues ou du P. Loyson, profanant les cérémoniesdevotre liturgie au service de leurs vues Intéressées et sacrileges ? »

a Les connaissez-vous bien 9 » — Dans ces paroles se trouve le reproche le plus grave et le plus fondé qui puisse être fait aux Oecideutaux, a l'occasion des rites orientaux. (Jue de préjugés dus a la gé-nérale ignorance de nos Latins sur ce sujet, ignorance de 1'histoire, de la langue, des textes et du droit de toute liturgie oriëntale!

Dom Pilra en gémissait avec trop de raison, et, au nom de la justice, de la vérité et do la scicncc sacróe, appolait do tóus ses voeux, comme un Voyant d'lsraël qui lisait dans l'avenir, le jour oil ces rites sacrés rccevraient de l'Église latine un témoignage mérité de leur valeur et de leurs droits, capable de les rehausser aux yeux du monde catholique. Ce vceu est exaucé.

Par exemple, sont-ils trés nombreux,dans l'Église latine, même parmi les hommes instruits du sanc-tuaire, ceux qui savent que ces divers rites, orientaux on slaves, no sont en général qu'un seul et méme rite, si l'on cxceplo l'arménien et un ou deux autros, et que le rite grec, avec quelques variantes, est, en des langues diverscs, ce rite fondamental, commun a plusieurs Eglises orientales et a toutes les Eglises slaves ? Comme le faisait remarquer naguère, i Rome, un éminent prince de l'Église, cette liturgie grecque, pratiquée a Rome même, dans les premiers siècles, n'avait-olle pas alors constitué la liturgie universello de toute l'Église naissante, a ce point quo,si les Pontiles romains, pour des raisons trés sages, n'avaient pas cru devoir établir la liturgie latine, nous aurions encore cette sorte d'unité liturgique relative qui existait alors avec le rite grec ?

Le missel slavon ou paléoslave des Russes, le missel ruthène, le missel bulgare, lo missel rou-main, le missel rnelchite ou ambo, lo missel grec pur ou hellèno, sont au fond le même missel grec. Que domain (et qui sait on eiïet si co Jour n'ost pas proche, vu la tendance accuséo par la ('onslilulion aposluliquc), que domain, l'Église romaino rappor-tant cortainos décisions permette avec toutes les réserves nécessaires et d'aceord avec le gouvernement russe, l'usage de la langue paléoslave ot du rite gréco-russe ou ruthène aux prétres latins catholiques en faveur des Russes ortliodoxes convertis, ce ne sorait au fond que le rite et les livros grecs qui seraient autorisés. Le relief donné par l'Actc pontifical a tout rite grec ou slave aurait la tout simpiement son application, d'autant plus justifiée qu'un obstacle considérable au retour des Russes serait écarté. Un orthodoxe russe ne peut en Russie rentrer dans l'Église catholique quïi la condition de recourir en fait au rite latin, et par suite presque inévitablemont a des prétres po-lonais, faute de prêtre russe-uni, nécessité qui le met dans la situation la plus dangereuse et la plus pénible.

Sait-on encore bien parmi nous quo le rite dit yrec-melchite n'ost pas habituellement célébré en langue grecque, mals en langue arahc ? Cost ce qui distingue los Grecs purs ou Hellenes et constitué enlre euxetles Melclntes une telle différence qu'ils n'entendent pas être confondus, ni au point de vue hiérarehique, ni au point de vue de la na-tionalité.

Lo rite maronitc, célébré en syrien mêlé d'arabe, se rapprocbe sensiblemont du rite latin; 11 y est fait usage, comme dans le rite arménien (liturgie propre datant du v0 siècle), de pain azymo, tandis que tons les autres Orientaux, a l'instar des Grecs, font usage de pain fermenté.

Puisque tous ces rites ont un fond commun leur donnant une sorte d'unité, puisqu'ils ont en outre cette valour intrinsèque d'antiquité, de doctrine et de beauté, orilin puisque, selon les declarations du Saint-Siège, ils offrent runité do foi, de tradition ot même de symbolisme avec le rite latin, n'est-il pas plus glorieux pour TEgliso romaino de grouper, avec la largeur d'une autorité qui les embrasse toutes, ces diverses nationalités, au lieu de vomoir


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les reduirc toutes sous lo joug defiant et intoló-rable d'uno seule langue, d'un soul cérémoniaire, ot d'un foramlairo unique de prièros?

L'Empire romain usalt do sagesso ot faisait prouve do grandeur et de puissanoo en ue iniili-lant pas, sous son sooptro, les nations conquisos; ii en respectait los institutions et les usages, tout en oxigoant lour alliance et leur soutnission. L'Kgliso, encore pins sage, plus grande et plus puissanto, réclame runitóde la foi qui est la langue des am es, dans la pratique des mómes saoroments ot dans runion de la charité en Jésus-Christ i)ar l uhéis-sanco de tous a son Vieaire. Mals Ello respecte, comme une disposition du Divin Maltre lui-mèmo, les nationalités et les langues diverses qu'11 a suscitées, ainsi que les formes varices qu'11 a ins-pirées pour confessor la inöme foi et la conlirnior par la variété inöme do ses manil'ostalions.

Du resto, ces nationalités, si ilpi'os a revendiquor lours droits et leur irréductihilité, n'ont-elles pas étéle moyen providontiel pour gardor aux liturgies los plus anciennes lour intégrité et dormer ainsi rune des plus bolles preuves do l'unité et do la porpétuité de la foi dos premiers jours ?

Los prescriptions si ncttos de S. S. Léon XIII en faveur des rites orientaux, renouvelant les decisions édictées par Honoit XI \' dans la Constitution Deman-datam, montrent done IjIou aux Égiises d'Orient la veritable et constante praxis de rÉglise roniaino en uno matière si délicate, ('.'est une réponse, plus convaincante que toutes les paroles ou avances d'amitic, aux objections graves tiroes du dédain ou de l'liostilité do certains Latins-latinisants pour tout rite autre que lo lour.

C'est encore uno preuve positis'e de l'indépen-dance do I'Eglise ft l'égard des politiciens dont certains orthodoxes, slaves et antres, so plaisaient a la declarer complice, a propos dos manoeuvres do telle ou telle puissance, désireusede supprimer telle laiigue et tel rite, pour unifier plus aisément sons son sceptre des nationalités diverses et im-portan tcs.

Mais laissons la politique de cóté : oe no sont pas senlemont les rites, cost encore la biérarcliie oriontale que rehausse la Comlilulion ajiostohque. Elle enlève ainsi au schlsmo une autre arme ile guerre contre lo Saint-Siège.

II. LA HIÉRARCHIE

L'Orient était jusqu'ici considéré comme un pays do mission ; on lo traitait comme tel ; d'autrc part, les patriarchos et les évéques orientaux unis voy-aient avec peine qu'ils n'étaient pas considérés par les Latins comme un épiscopat proprement dit.

Missionnaires apostoliquos et prétres indigenes, délégués du Saint-Siège et patriarches so heur-taient a des competitions presque inévitablos. Privileges accordés par Home aux missionnaires latins pour l'administration des sacrements a des enfants d un autre rite dans leurs maisons d'enscignement, droits des curés orientaux revendiqués pour leurs paroisses au nom do leurs patriarches — nons nous bornons a ces exemples — amenaient des conllits aggravés par ce fait que les patriarches ont uno trés haute idéé de l'antorité qu'ils doivent exercer sur leurs Égiises ot ostimeiit qu'ils dependent directement du Saint-Père.

C.ette idéé repose sur l'antiquité do leurs sièges, fondés par los Apótres eux-mémes, et aussi sur certainos traditions du plus haut intérêt, ignoréos do l'Üccident.

Quant a l'antiquité ou «ï l'apostolicité do leurs sièges, rappelons co que faisait observer naguère M. Nicolaïdés, dans au Seconde Leilrc ouvertc au Papa Leon XIII, document remarquablo publié, lo !27 octobre dernier, dans {'Orient et l'Aheillc du Bosphore. M. Nicolaïdés est un (irec orthodoxe, sujet du sultan, et dont Ie témoignagoest d'autant plus précieux a rocueillir.

II allirme d'abord que la question du retour dos Eglises s'est complétement déplacée, depuis rénor-mc accroissement de la population rnsse. De qulnze millions tout au plus d'orthodoxes que possédait la llussio sous Pierre Ie Grand, olie est passée au chiffre do cent millions, c'est-a-dire un cbilTro égalant presque dix fois celui do tous les autres orthodoxes réunis.

Quoique cette dernière proportion nous paraisse un peu exagérée, néanmoins l'auteup conclut avec raison que Ie jour ou Ie successour do Pierre réus-sirait a ramener l'Egliso orthodoxe russe, les autres no tarderaiont pas a la suivrc. Ce jour-la, dit-il, la situation du Souveraiu Pontillcat se trouvera réglée d'elle-même par cello qu'il possédait a l'heure do la rupture. Volei ses raisons :

•'Si nombreuseque soit I'Eglise orthodoxe russe, elle n'est, comme les Eglises de Gréce, de linlga-rio, de Uoumanie ot de Serbic, qu'un sinqjlo exar-chal on province de l'ortliodoxic.

« II n'existe ipic quatre patriarcats apostoliques, c'est-a-dire institués par les Apótres eux-mémes.

« Ce sont coux de Rome, de Jérusalein, d'A-lexandrie ot d'Antioche.

« Cenx d'AIcxandi'ie et d'Antioche se trouvent au-jourd hui dans les pays oü prédomine debeaucoup 1'islamisme. Depuis laconquéte musulmane, ilsont done perdu tante innuence sur le monde orthodoxe, et lis n'ont aucune chance de la reconquérir. Le nombre do leurs fidéles est si restreint, qu'il n'existe plus que comme souvenir archéologique de leur grandeur passée.


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« Le patriarcat do Jérusalctn so tiendrait exacte-ment dans los mórnos conditions, s'il n'était lo berceau du C.hristianisme. Mais, nial^ró cetto rocom-mandation, il est trop cxccnti'ique, par égard au roste tlu monde calholique, puur pouvoir en deve-nir le centre.

« Ur, a van', la separation, ces trois patriarcats re-connaissaient la suprematie do Rome, au moins comme primus inter puren.

« Aussi n'ost-ce pas cux mais le patriarcat do Constantinople, qui a fait la separation. Kh bien ! nous étonnerons autant de catholiques que d'or-thodoxes, en leur déniontrant par un soul mot, (jue cette separation, il n'avait (tas qualité pour la prononcer.

« En elTet, malgré son titre d'iEcuméniquo, le patriarcat de C.onslantinople n'est pas apostolique. il n'a pas été établi par les Apótres, mais par Constantin, qui, ensaqualité de lanpie, no ponvait créer qu'un exarcliat, conmie celui créé plus tard par les Uusses.

« Apostoliipiement, c'est-a-dire religieusement, le patriarcat de Constantinople n'est pas l'égalde.s tr(jis autres patriarcats de rEmpire ottoman.

« II no saurait done prétendre iï aucune égalité aveccelui de llome.Ainsi se trouve écartée a priori uno des questions les ))lns irritantes qui séparent les deux Eglises, ct, pour en hater la solution dans les limiles dn possible, \'utre Sainleté pent compter surrappni dn souverain éclairé dans ledomaine temporel duquel se trouvent anjourd'hui les quatre patriarcats grecs. »

« Nous savonsquo ces quelques lignes vont soulever eonlre nons bien des lempótes ; mais neus avons la pretention d'etre un Grec plus éclairé et plus patriote que eeux (jui prétendent se confiner dans leur isolement et périr d'anémie, tandis ((iie tont se ravivo autour d'eux. »

Nous no partageons pas absolument les espéran-ces de M. Nicolaïdès sur l'appui du sultan ; nous croyons plntót que son inlluence sera pon a pen assez inleriorisée ou neutralisée par les autres puissances, et sou empire assez anniliilé, pour no pas pouvoir contrarier un pareil mouvement.

Nous ferons encore observer que c'est le Saint-Siège, en l'instituant, qui investit tel Patriarcat, (l(! rauiorité qu'il lui attribue ; (piece n'est ni une investiture laique, ni une creation plus ou moins ancienne qui forment tous les droits d'nn patriarcat, ni que ces droits aient a s'exercer sur d'au-tres patriarcats ; mais rensemble des autres idees de M. Nicö|aïdès est a certains égards assez vrai ponr ótro relevé.

Dom Pitra ne disaii-il pas do son cóté, lors de son voyage en Uussie, a propos des patriarcats d'Antioche, de Jérusalem, d'Alexandrie et de Constantinople, figures par les coupoles des églises do Moscou ; « Ses 400 églises sont toutes ornées des cinq coupoles étiucelantes qui représentent les quatre patriarcats, pendant (pie cellc du centre, la plus grande, la plus riche, sirpii/ie VÉylisc dc ItltlUC. »

A ces notions bistoriques -et il ces faits, ajou-tous-en un autre : il se rapporto aux traditions rap-pelées plus bant et observécs dans le eérémonial de rinstallation do certains patriarches orientaux.

Quand le patriarcbe prend possession de son siege, tous ses évéques suiïragants, groupés autour dc lui, reconnaissent son autorité, bien au-trernent que nos sufTragants de l'Eglise latine, groupés autour de leur inétropolitain. Le nouveau patriarclui se léve et prend en main le baton pastoral ; to11s les archevéques ou évéques présents qnittent anssitót leurs rnitres ; ils laissent lumber leurs crosses et vienneut s'agenouiller, téte nue, anxpieds de leur patriarcbe; i)ius, appliqunnttons ensemble la main au batoti pastoral que lepatriar-clie tient, ils s'inclinent tous sous la lioulette de celui qu'ils sahient comme leur Pasteur, et lui promettent soleunellement obéissance. De la sorte, cbaquc patriarche est vis-a-vis de ses évéques, et pal'eux vis-i\-vis de son pouple, considéró comme un petit l'ape desa nationalité, alors méinequ'étant eatholique il reconnalt sa parlaite dependance du l'ape de Home, selon une expression significative qui échappe souvent anx Orientaux unis eux-rnémes.

Cette autorité, si développée et si accentuée, amène les patriarches a i'evendi([uer leur juri-diction et ;ï accepter difflcilement des interiné-diaires entre enx et le l'ape, quand ceux-ci peu-vent atténuer, par leur ingérence, les rapports que cette constitution épiscopale a établis, de temps immemorial, entre le diefde chaque nationalité et bis évéques et fidèles dc cette nationalité.

Nous disons le ;lt; chef de cbaquc nationalité», car il ne faut pas oublier que dans rempire turc, les patriarches sont en ineme temps chefs civilset chefs religieux de la nationalité qu'ils représentent. be patriarcbe maronite soul ne jonit pas de ce privilege de chef civil, qui a du reste ses assu-jeitisscmcnts et ses servitudes. Mais en vertu de cette situation, chaque patriarche, ayant son représentant civil a Constantinople, reconnu par la Snhlimc Porte, exerce au temporel une autorité prépondérante qui corrobore l'idée religieuse qu'en ont ses ouailles,

Cette question dc leur représentation civile au-pres du sultan préoccupe a bon droit les Orientaux. bes Hellenes unis ( ils ne sont pas deux mille) sont représentés par le patriarche arménien et ils voudraiont avoir leur représentant direct et


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incU'pcnclaiit. I.os Slaves unis regretteraient de mémc d'etre représentés a Constantinople par un patriairhe iiellèiio nni s'il en existaitun.

Les Kgliscs des diverses contrées sent consti-tuees selon les nationalités et non selon les pays • dés lors, olies sont trèsjalouses de dépendre uni-quement, et au civil et au spirituel,dii clergé de leur nation. Kilos veulent le moins d'interniédiaires possible latins ou ótrangors entre leur clergé et le l'ape. Toutes ces circonstances accroissentd'autant I'autoritc et rautonomie patriareales.

On eomprend les proportions excessives de cetle autorité ehez les orthodoxes. Aussi constalc-t-on cc faitipie les patriarciies, archevcques et evecjues orthodoxes tiennent avant tout a eonst'i ver leur dignité, et redoutent plus encore les patriarciies et éveques unis ipie Ie l'ape de llomc.

.He li surgit la grave (ptestion des préséances, des litres et des honneurs rendus qui jouent un si grand röle en Urient; car tout amoindrissement prend les proportions dim droit national compromis et dime offense ft un chef national.

De ci's l'aits résulte cncore la disposition des patriarciies unis a bien étahlir qu'ils out tons la nié-me aulorité sur leurs Kgliscs, ne déiicndent nulle-inont les uns des autres, rnais dépendent directe-ment dn Saint-Pèrc et non des dclégués. Aussi ont-ils été trés satisfaits que Ie Souvcrain Pontile les ait réunis, sous sa présidence immédiate, pour étudier avec eux et les cardinaux choisis par Lui, los intéréts de leurs Kglises respectivcs.

On eomprend, d'aprés toutes cesdonnées, lim-portance des Ghapitres ou Décrets m, vi, i\, \, \ii et xiu de la nouvelle Constitution apostoliipie, qui se rapportent a la eonlirmation des droits com-nie a rextension de la juridiction des patriarciies, et ii l'appel direct au Saint-Siège ou a la Propa-gande.

I'ne des conséquences de ces reunions est encore que chaqiie patriarche aura désormais ( t(jus n'en avaient pas encore) un représentant attitré au pres du Saint-Siège.

Kutin, il est aisé de saisir la portf'c des recom-niandations faites aux délégués apo.stoli((ues, les-quels, dit le Pape, ne devront pas seulement tenir en estime eonvcnaljle les traditions de ces populations, mals encore avec toute la déférence voulue respecter et favoriser l'autorité des patriarciies.

III. — LE CLERGE

Les Scparcs ou les Dissidents — terme préféré par la ConslUxlion aposlolique i[\\\ éearteavee intention l'épithéte blcssante de schis)iiatiqi(e aussi bien que la qualillcation illégitiine d'orlhoiloxe cl) — oppo-

(I) Itojoli'u commc dófectucuso par la s. C. lie Ii\ Prnpngande (\ oir sent saus cesse ce grief: « Le clergé latin envahit rOrient; si nous nous convertissions, il s'empa-rerait do nos écoles, de nos églises, de nes sièges épiscopaux et ne tendrait qu'a dominer et ii anni-hiler notre clergé national. »

Avec des sentiments différents, mais avec des craintes analogues, les Liiiates expriment la niémo pensée, en y apportant quelque tempérament, lii cerlain nomhre cependant et quelques niemhres principaux du clergé voudraient ÏOrioit aux Oricnlaux dime maniére exclusive.

P'auti'cs reconnaissent (juc le concours des Latins est encore utile pour renseignenient et la fcr-veur de la ]ji(''té ou du zèle ; qu'a ces deux jioints do vue, le clergé latin, surtout le clergé régulier, peut i'endre encore pour quelque temps des services ii l'Orient en vue de riustruction et de la formation dim clergé indigene, mais ils pensent que le clergé indigene mie fois formé et devenu assez nombreux, les Latins n'auront plus a se prodiguer ii leur pays et pourront h^s liiisser complétement maitres chez eux,

La these absolne et exclusive de l'Orient mix OricnlKn.v i certains esprits inalins iijoutaient arcr rdn/cut des OccideiUiiux) a (''té écartée : elh; était lii contrepartie de li.'xagération du latinisme vou-lant livrer l'Orient aux Latins. Les extremes aj)-pellent les extremes.

Sans toinher ni dans l'une ui dans l'autre exagé-ration, le Pape se prononce en faveur du clergé indigène comme plus apte, des qu'il pourra sulïir(j ii la tache, ii la régénération du pays. Les prétres venus du dehors, dit Ie Saint-Père, surtout dans ces contrées oii la nationalité, la langue et le rite jouent un si grand róle et sont si inséparables, ne présenteront jamais les mémes avantages.

I'our atténuerces difticultés et ménager une transition, queli|ues membres du clergé régulier latin out demandé et obtenu de passer au rite oriental. Ge dévouement, d'abord critiqué par la plupart des Latins, a été encouragé par le Saint-Siège, et bien-t(H imité par ceux-lii meines qui le critiquaient. 11 ii été un témoignage salutaire et bien accueilli de restime fa ito par nos prétres des rites et des Kglises d'Orient.

Kn atti.'udant, la Constitution apostolique re-domie autant ipii' possible au clergé oriental l'ac-tion sur les Oricntaux conliés jusque-hi par privilege au clergé latin dans les internats comme dans les externats (chap, met iv).

Kilo renvoie au curé oriental et ii l'Kglise oriëntale, le plus possible, les lidèles du rite de cecuré et de cette Kglise { chap, n ).

Ic mmmarïum do lit Pimenza dc 1880, in line) mais maintcnuc par l'cnlratnuincnt do rusage.


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Le chapitre v proliibe, sans rassentiment du Saint-Siègo, la fondation do nouveaux colléges do rite latin ou incme de nouvolles inaisons religieu-ses d'hommes ou de femrnes du méme rito.

Lo Souvei'ain Pontile no supprime done pas le clergé latin ; mais il accorde aux ürientaux les restrictions que ceiix-ci désirent pour les dêfendre de rempièternent qu'ils redoutent; d'autre part, il los met ainsi en deniouro lt;le inontrer pou a pon qu'ils pouvent vraiment so suffire avec le clergé indigene; il leurdonne le nioyen et l'occasion do

10 développcr avec plus d'officacité pour la fondation de séminaii'i's ou 1'élément latiu et rélóment oriental seront uras; en uti mot il les met il mérno de justiner le plus tót possible devant le monde entier la légitimité de lours revendications.

CONCLUSIONS

II y a, co nous semblo, plus que tout ce que nous venons do dire dans les événements qui se sont ac-complis depuis deuxansau sujet de I'Orient etque vient do caractériser l'Acte pontifical.

Trois événements principaux se sent produits. En effet, lo Conyrbs cucharisliquc do Jerusalem, en suscitant la manifestation et la fusiou do tons les rites dans runion la plus parfaite de l'épiscopat oriental et latin, sous la présidonco du Légat du Pape, a préparé les Reunions patnarcalcs qui en ont été I'aboutissement, et ces reunions elles-mè-mes ont eu pour couronnemont la Comtiluiion aposloliquc.

Ces événements nous paraissent gros de consequences. Indiquons-les brièvement en flnissant.

D'abord, un fait dominant nous frappe, fait capital, et peut-être unique dans riiistoire de la question qui nous préoccupo.

En plusieurs ohapitres de la Constitution oposto-liquc, un certain va-et-vient d'un rite a un autre, en verin de circonstancos spéciales scrvalis de jure servandis, est autorisé, et méme ordonné, bien qu'avec des réserves expresses.

Go qui est autorisé on faveur du rite oriental, sans étre concédé par cela même au rito latin, car

11 faut ici dos lois positives, peut cependant laisser concevoir respérauoe rógitime que des avan-tages semblables pourront étre accordós, au méme titre, aux Latins, dans dos conditions identi-ques, le rite latin n'étant pas in se inférieur au rite oriental.

Par exemple, un prêtre latin ayant embrassé un rite oriental et s'étant douné a l'Église oriëntale i)ondaiit '20, 30, 40 ans, revonant flnir sa vie et prendre sa retraite on pays latin, no pourrait-il pas solliciter de retourner a son premier rito? Ge serait la une concession qui faciliterait singu-lièrement le passage, trés sincère d aillours, ü un autre rite, pour le bien des times.

Le cliapitre vm de la Gonstitution n'autorise-t-il jia.s, sinon la méme choso, du moins un retour analogue au rite primitif, une fois Ie mariagc dissous ?

Nous voyons également, eu plusieurs circonstancos, comme a propos de l'éloignement des églises, de la communion dans l'un ou l'autrc l ite, diverses dispositions de la Gonstitution actuclle ajouter encore au décret de la S. G. de la Propa-gande du 18 aoüt 189.'!, et faciliter, dans certaines conditions, a tol ou tel fidéle, Fusage au moins temporaire d'un autre rite quo le sien.

Ges faits nous font saisir une phase nouvelle et caractéristique en dépit des apparences contraires et do quelques alarmos mal fondées ; c'est une compénétration des rites, ménagée par la Providence, au moment oil los chemins de for, le télé-grapbo, les bateaux a vapour amènent une telle compénétration de nation a nation, que la liberté des rites, sous la dépendance de plus en plus rcs-pectée du Souverain Pontile, semble devoir ame-ner 1'unité de foi dans la cliarité.

Qui sait si le temps ne viendra pas oft, tempo-rairement aussi, pour des raisons graves, unique-ment inspirées par Ie salut des Ames, et dont lo Saint-Siège sera toujours leseul juge, les prétres do l'un ou de l'autre rite ne seront pas autorisés, toutes les conditions nécessaires étant imposécs d'aillours, ft célébror, en suivant le rite des lidèles auprés desquels lis auront a exercer leur ministère.

Alors insensiblement, les Ürientaux ou los Slaves, s'habituant a considérer la religion des Latins et la religion de I'Orient comme Ia méme religion, cesseront de croire qu'en se soumettant au Papo ils apostasient et ronient leur nationalité.

Un point, plus délicat encore a toucher, ne nous frappe pas moins.

Les patriarches sont venus a Homo conférer do I'Orient avec le Pape. Dion sait les efforts tentés par les hommes, soit au moment du Gongrés en-charistiquo de Jérusalem, soit a propos do ce Gongrés patriarcal do Rome, pour empécher, soit le Légat du Papo do présider los assemblees de .léru-salem, soit le Pape de présider les Gonférences du Vatican. 11 nous plait de reconnaitre, 4 ces intrigues et ii ces emotions des puissances ( mot do Léon XIll a ce propos ) que le doigt do Dieu est la.

Et do fait, n'est-ce pas un événement remarqua-blo que cette démarche des patriarches orientaux vonant demander au Pape d'apprécier leurs couflits, de régler les difficultés de leurs Églises, le faisant


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ÉTUDE SUR LE REGISTRE DE CLÉMENT V

l'arbitre et lo jugc de leurs intéréts, lui donnant enfin l'occasion de faire a l'ógard de leurs Églises, si aiitünonies qu'olles lussent jusque-ia, acte d'au-torité, de Docteur suprème, de Maitre souve-rain'!

N'est-ce pas encore un fait digno d'attirer l'at-tention de tout TOrient, slave, grec ou syrien, de voir le Pape n'user de cette parfaite dépendance dont ont fait preuve ces patriarches, que pour re-iiausser leurs Églises, et prouver ainsi ;i l'ortho-doxie tout cntiére que les intentions du Salnt-Slège ne sont pas ce ((iie rhomme ennemi a inventé pour semer la zizanie et la déflance dans cctte vaste portion du champ du Pcre coimnun du la fu-mille clirétienne?

Qui sait si nous ne touchons pas a do trés graves événements, fruits des prières et des soulfran-ces suscitées depuis tant d'années par la persécu-tion juive et inacoiiniq-ue, déchainée centre 1c Salnt-Siège et l'Eglise?

L'Europe du Nord, si longternps concentrée en ellc-ménie, fusionne avec l'Europe méridionale; les catholiques francais, itnliens, heiges, allemands, ouvriers on emigrants, se répandent, par les clie-mins de Ier, jusqu'au centre de l'Asie Mineure. L'Europe et l'Asie se compénètrent de plus en plus ; les pèlcrinages de Terre Sainte sont rentrés dans les moeurs de l'Occident.

La science et l'Eglise sont émues du projet d'un calendrier uniforme peur l'an 190').

Cette unite, ménagée par le renversement des barrières du fanatisme, par les inventions nou-velles et les communications plus faciles des peu» pies, n'est-elle pas, dans l'ordre de la Providence, un fait materiel, analogue a celui de I unite politique faite par l'Empire remain, pour ménager au Christ un nouvel Empin; universel?

L'actlon de S. S. Léon XIII, rapprochant 1'Amé-rique et rorlent du Salnt-Siège, n'en est-elle lias un signe remarquable?

Ce nouvel avènement dn règne du Cbrist ne se fera sans doute ))as saus lenteur. Nijus en saluons cependant laurore avec joie.

Nous imltons les liturgies orientales qui célè-brent a l'envi, dans la Conception et la Nativité de la Toute Sainte et Tont Immaculée Vicrge, lly.jy.yiv., l'aurore du premier avènement do l'Hom-me-Dieu, aurore dont les premiers rayons sulli-sent a réjouir toute la terre.

Oclave dc Vlmmaculcc Conceptiou. 1894.


ÉTUDES SUR LE REGISTRE ÜE CLÉMENT V

Utilitó liisloriquo dos regislros ponlificaux. — Lo Ropislre de Clément V. — La première annóe do co regislre, 1305. — Son commencement et sa fin 13 nov. 130fi. — Loltres do la fin de juillot. — Lettres au mois d'aoüt. — Lettres de mai 13UG. — Les services

Pans sa belle dissertation sur un cours d'IIlstoirc ecclésiaslique, lue Id'i avril de cette année lï l'Aca-dérnie do la lleligion catholi((ue (I), S. Em. 1c cardinal Giiliinberti pariant do rinteiligente liln'1-ralité avec laquelle le Sonveraln Pontife Léon XIII a ouvert anx savants les trésors des Archives du Vatican, et de la publication des Ilegistres des Pontifes remains, ajoute i'expression d'une grande véritó: « Sur ces Ilegistres, dit-il, comme sur une

eommuns el prestations ecck'-sinsliques. —Lettres de juin 1300.

— Lottnvs de juillct. - Lettres d'aoüt. Valour d'uno once d'or.

— Lettres d'octobre. — Lettres do novembre. — Le florin d'or et Sii valour.

pierre angulalre devra s'élcver, en se reprendrc en sous-couvre, rédince de I'llistoire ecclésiaslique. » Ajoutons (|uo niisloire civile, ellc aussi, a grand bosoin ces nouveanx matérlaux; et voila pourquoi, non seulemeut l'Europe, mals encore les aulres parties du monde envoient a l'envi leurs savants, amis ou ennemis de l'Eglise, mals avides de vérilé, puiser a plolnes mains a cette source si pure, et si autbentique.

Nous n'entreprendrons pas d'énumérer les splen-dides résultats déji obtenus, et dans lesquels Ia France a prls noblement sa part; ni de faire un travail sur les Ilegistres en général, travail deja


1

Pensicri sopra un corso dt Storia ecclesiasticn. Diasvrta-zionclctla nclV Accadcmia di Hclirjione Callolica did Cardi-nalc Luigi Galimbcrtl il Apvilc 1894. Roma Tipografia A Bo* (ani. 180'4.

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accompli par S. Em. 1c cardinal Pitra rl). L'ohcis-sance nous ayant employé, comme manoRuvre, tquot;i la puliÜL'ation des llomistres de Clément V, nous ne voulons |)as sortir do notre cadre. Commenranl par liorcleaux, oü selon liernard, év(''([uede Ijodrve, Dertrand de (lolt, arclievèque de cel te ville, sièyoant dans realise de Saint-Andri', acci'ptait solennel-loment Ie Souverain Pontlllcat, prenait Ie nom de Clément V, le surlendemain de la lètc de sainte Madeleine, 2-i jnillet 1305, agissant dès lors en I'ape « el ex (irnc coepit ayere et se rjerere sic ut Papa », nous nous conlenterons de citer les principales l)ièccs datées do cette ville, et les documents de la Cham I tre pon 11 fica 1 e.

Nous aurions pu suivre nn mouvement de concentration ; citer les privileges accordés par Clément V :ï son ancien diocèse, auquel il donna tant de preuves de son aiïection. Le manuscrlt latin 5950 A, lol. 55-04 (2), qui conticnt les bulles accordées a Bordeaux, avec ces notes marginales qui donnent tant d'importance au Hegistrc ; Facta est collalio cum Regislro, nous y invitait. S'il plait a Dien, nous y revlendrons plus tard.

Aujourd'lnii nous ne parlerons que de la première année do Clément V, qui part du 24 jnillet 1305 et se tormine au 13 novcmlire 1300 ; la seconde année commencant le 14 novendire 1300, annivcr-saire du couronnemont a Lyon en 1305. L'espace (|ui court du 24 jnillet 1305 au 13 novcmlire 1300 a donné licu ü une foule d'erreurs historiques. lialu/.o lui-memey est tombé et bon nomhre d'autres bistoriens avec lui ; il faut pourtant faire exception pour Dom Vaissette.

Vers la fin de jnillet, sans parlor des lettres datées sous la formule « In eundem moihon » parmi les 18 documents ((u'oll'iv1 Ie llegistre, le premier du 27 jnillet, accorde le canonicat de Lectoure i\ Jiertrand Desbordes déja au service de Bertrand do Cott, futur doyon du Puy, évèquo d'Alby, cardinal-prétre du titredes SS. .lean et Paul; d'abord trésorior intinie fle Clément, et puis son camérier. Comme trésorier, il nous a laissé des comptes d'une grande importance. Les families alliées au Souverain Pontife commencent olies aussi :ï recevoir des preuves de sa bonté. Amanieu de Kargis sou neven, et futur évéque d'Agen, reeoit tont jeune le canonicat de Boims ; Cialllard de Preyssac, bientót évéque de Toulouse, est notnnié chanoine d'Vork.

Parmi les 54 documents du mois d'aofit, les uns se réfèrent a nn des chapolains du Papo devenu cbanoine de Tours, a un autre, fnit chanolno de Périgueux t^t qui sera i)lus tard évé((ue do Cabors; deux autres aux lils dn sénéebal de Cascogne, Jean do llavoringue, Jean et Bicbard chopolains aussi, et obtcnant les canonleats de Salisbury et tie Lincoln. Marguerite cointesso d'Evreux,rdle du comte d'Ai'i'as et épouso de Louis frère de Pbilippe Ie Bel, connnence la série de ses nombroux privileges ; II en est de mémc pour Bobert due do liourgogne et son (quot;'pouse Agues llllo de saint bonis. La. Illle de Gaston VU comte du Béarn oblient, entro autres faveurs, loséveques de Toulouse, d'Agen et de lia-zas pour protecteurs. Jean de .Montfort lils dn comte de Connningos, cbapclain lui aussi, devient chanolno d'Alby; Ie comte d'Anjou lait donnor iï sou chapolain et fannlier nne dignité dans régllse de Charlres, et une autre dignité dans IVglise de Paris a Baoul d'Harcourt. Avant d(^ laisser Bordeaux pour se dirigor vers Lyon, Clément fait la paix entro deux bópitaux do son diocèse.

Au retour de Lyon, parmi los 2S pièces datées de nouveau de Bordeaux, la première du II mal 1300, est dirigée a rarcbevi'([ue d'York ; Ie mème jour lacomtossede Drcnx oblient pour son médecin un canonicat dans régllse do Charlres. Puls l'é-véquo d'Evreux recoil la concession d'indnlgen-ccs pour raider a roconstruiro sa cathédralo. La sociélé des Ammanali, banquiers de Pisloic, avail étiquot;' condamnée par Boniface VIII; Clément V écrit a divers exécuteurs, cardinanx, archevèquos, évèques etc., leur ordonnant d'inviter les d(''blteurs de cello sociélé, en France, en Italic, en Angleterre, en Allemagne, en hlspagno etc., a faire leur devoir, L'abbé do Tournus est aussi l'objet des faveurs ponliricales. Marguerite comlesse de Foy cl vicom-lesse du Béarn recoil pour protecteurs le nouvel archevèque de Bordeaux et les évèques tie Dax et de Bayonno; rèvequo d'Angers dolt envoyer denx coupahlesau Siègc apostolnpie. Le 28, Jacquos, rol d'Angers, préle parses procureurs hommage de fidélité au Papo, pour la Sardaigne ct la Corso.

Comme tribui do recotmaissance, libreinent ofTert, les neuveaux prélals promettaiont a la C.ham-bro aposloli(|uc co qu'ou appelail les services (3) communs, offrande (jui se divisait entro le Papo el le collége des cardinanx ; la subdivision pour !o collége n'avail lien (piepour les cardinanx présents a moins qu'une absence en faveur do l'Kgllse ne devlnl I'occasion d'une dispense. II y avail aussi le service des familiers; en ontre le service secret,

(H) Los ivtributlons quo donnent los évèquos. prölals, abbös, clia-noines cl autres possesseurs do benefices ecciésiastiques au inoiuont do leur eiUréo en charge et avaut (pfils aiout en mains lours bulles, slt;' divisaionl, d'aprös la pratique constante do la Chancollorio aposto-lique, en quatre espèces.

Nous avons d'abord les Annates in spccie. Quand le bénélice dun-


1

De cpislolis ct reyistris Homanonwi Porilipcum, Parisiis 18«.').

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ÉTUDE SCI! LE REGISTRE DE CLIÏMENT V

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promesse faite au Pa po do lui olTdr une cortaine soimno pour ses hcsoins spéciaux. I.cs prélats ohliKÓs a visiter Ie Saiiit-Slèf?o a eertaines (''poqui'S, (|ue la distance des licux prolon^eait, versaient aussi une oiïraude en si^ue de devotion; les um-nastères dependant, directenu nt de rK.niise ro-inaine lui devaient é^alement un eens annuel. Re la des quiltauees délivrées par Ie camérier du Pape en les eleres de la C.haiulire pontificale, ou par Ie cainérier du eollèj^e des eai'dinaux. La promesse était lilire, niais une Ibis faite, elle exposait Ie délinquant aux peiues ecelésiasli([ues. Dans la seconde moitié de mai, lo re^istre do la Chamlire signale les quittances délivrées a Bordeaux, cellos dos évóques do Vicence et de Orossoto, du maitre des chevaliers d'Alcantara et d'Odou de Sermineti) un des eleres do la ('.hamlire.

En juin, 71 lettres. L'abhe de Sainte-C.roix de Bordeaux, qui avalt rendu de reels services au pauvro archevéque de Bordeaux, devenu son vice-chanee-lieret prétre cardinal de Saiute-Prisque, protèpe son chapelain ; sou futur successeur fi la eliancel-lerie est élu évéque do Palenza. Bernard do Kareis laisse Ageu pour Bouou ; Hérard, lui aussi, devient arehevèque de Salome, l'ne lottre dn Pape invito lo grand inaitredes chevaliers de Saint-.lean de .lé-rusalein a venir pour la Toussaint, afin de trailer avec lui et Ie grand-maitre des Tompliers des intéréts de la Terre-Sainte ; puis viennent do belles lettres en faveur des amiraux des galères destinées au secours do rOriont; des indulgences sontaccor-dées iï Saint-Paul de Eondros. Jacques de Pavclli, notaire du Pape, est dispense de résidcr dans son archidiaconat de liruxelles ou ses autros bénélices; jmis vient une lettre a Aymon, abbé de Saint-Antoi-nc de Yieune,en faveur dn visiteur des Templiors do France. Jacques des Nonnands, notaire pontifical, archidiacro de Narbonuo,()litient la faculté do fairo

no nn revenu (|iii ilépasse2'Hlucats de Ia f'.hnmbre, soit trois rents francs, el est concede par Ie Sim vera in Ponlife en dehors du consislnire, celui qui Ie recoil dolt verser au Irésor apf»stoliqiie la moiliédes fruits de la première anuée. C/ost couune un droit de succession on encore une contribution extraordinaire aux «lépenses générnles de I K^iise.

Les So'vitid niinnla, sont cinci parts d'ar^enl (jue distriliuent aux officiers du Souvrrain Pontile, les éviVliés et abhayes en ücliange des petits services que ces employés leur rendent : de la vient leur nom.

La Quinlddecinia est une espëce de laxe de main-morte appli-((uéo a ces böndflces (jui, accordés a perpéluitöa un lieu pieux, ne pouvaient avoir de mutation et par consé(inenl n'auraient jamais payé iVannatcs. Chaque quinze ans, ilsdevaient solder iila ChambiM? apostolique les fruits d'une aniu'e: ce lerme de 15ansétant calculö sur la moyenne des vacances des bénélices.

Lo Commune sevvilium, service commun, consisle dans les fruits do la première année ou dans une certaino somme d'nrtfent déier-minéo par la laxe des Livres de la C.liainbre aposlolitpje el (|ne cnnp-tont a cello inèmo C.liambre les prélats qui onl reen leur norninalion en eonsistoire. !)«) ce nombrc sont les évccbés, et li's abbayes dites consistoriales. Cette somme se divisait en égalos parts entrc le Sou-verain Ponlifo et les cardinaux, et e'est pour ce motif qu'ollo est appeléo service com num.

son testament, rocoit pour défenseurs les abbés de Saint-donoviève de Paris, de Saint-.VIoxis do Rome et l'arehidiacro do Staden, notaire pontilieal, N'a-poléon dos frsius; ot a sa deinaiRle, son neven Paudnlpho devient chanoiiu^ ilo Gambrai et d'Au-tuu. D'autres faveurs viennent trouver liaymoud, abbé do Saint-Pierre do C.layrac ; un protégé des consuls do Loctoura obtient lo canonicat de Saiut-liortrand de ('.ounningos. Cléinent accordo quelques graces on favour do sou frère Arnaiul Oarsias, por-inet de relevor la eathédrale do Ti'rouano incon-dié'o a I'aido do sounnes provenant lie rapines ot d'usnros, pourvu (jn'ou no puisso rotrouver les pro-priétaires, et écoute la doinando du euro des onze mille vierges de (icysumr. üi'ziers eontiune par reconnaissance a payer son ancien évéque devenu cardinal prétre du tit.ro des SS. Xéréo ol Achillée, en bonne vieillo monnaio du temps de saint Louis ; Baynaud, évéque do. Limoges, est chargé de donner un abbé au monastére de Saint-Augustin. Notens aussi los faveurs faitosaux descendants d'Alpbouse roi de Castillo et les lettres de la trove entre Henri roi do C.hypre et les Génois. Lo inois se termine par deux dispenses de mariage entre deux inem-bres des families de Commi'nges el d'Astariac, et deux membres des Gaétani et des L'rsins.

Lo Itegistre de la C.haiubro uous signale la promesse de rarclievéque de liouen et les quittances dos évéques d'Arras, deCamino, de Véroli, de l'ab-besse de Sainte-Claire prés Paris el de rarchové-que do Bourges.

Kn jnillet, 7i lellros enregistréos. La première est un chaUment inlligé a nu faussaire des bulles lionlificales, privation des bénélices ot prison. Puis viennent de belles lettres adresséos au patriarche et au roi d'Arménie etc., a Arthur due do Bretagno et aux Génois, el la prorogation do décirnos au roi d'Aragon. Pierre do Courpalay laisse son abhayo do Saint-.leande Laon pour cello de Saint-Gormain-des-Prés, ot prole sermenlde ndélilé au Pape entre les mains derabbé de Saint-Denis ; les nionastères do Saint-C.halTro, de Kossewelde, d'Aunay roooivent de nouveaux abbés ; Vioune en Bourgogne son arche-voquo. t'no lettre, qui n'arrivera an Itegistre qu'en IIM2, confére lo canonicat do l'égliso do l.ondres a llonri d'llaslings ; sulvont des lettres a Pévéque de 'rrente,a Pévéque do liaos, aux abbés de Saint-Tibé-ri, de .loncels, de Saint-Laureut d'Aversa, de Pont-Gombaul; des indulgences pour l'achévonicnt de l'égliso dn monastére do Sainl-Roinain do Blaye, et la réédiliealion de collo de Pile Itarbo. Deux lettres de conlirmation d'une rente acconlée par l'arche-véipie do liouen a Bortrand de La Motte familier du Pape n'arrivont au Registre qu'en Liü8 et LiÜ'.t. Des Carmes d'Angleterre obtiennent la faveur do changer de lieu leur monastére; une dispense dou-


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bloment désirée est obtenue ii Arnaud do Lautroc par le recteur du patriinoine do Sainl-I'ierreen Toscane; nouvelles faveurs ü rarchidiacro de Saint-An-tonin do Rodez;puis viennent des lettres beaucoup plus importantes adressóes au grand-maitre do Saint-Jean do Jerusalem, et en sa faveur au roi do Chypre, aux collecteurs de la dime dans lo royaumo de Majorque, et au roi do Sicile.

Les promesses faitos i la Ghainbre sont des ar-chevöques de Palerne et de Vienno ; les quittances sont délivróos ii l'abbé de Saint-Pierre d'Userclio et au prévöt d'Arien, chapelain du camérier.

Le inois d'aoüt apporte au Rogistre 79 documents, parm; losquels nous remarquerons la dispense accordéea Guillaume d'Amanieu, aussi innocent que son pêre Bertrand de La Motte qui l'avait ou d'une femme réputée veuve, par lui épousee, et dont le marl revint après uno absence fort prolon-gée ; la lottro ne fut enregistrée qu'en 1310. Suivant des privileges accordés a l'archevéque de Vionne et au prieur do Saint-Copraisii d'Agon,l'abbéquot;de Saint-Astier lils du vicomte du Périgord ; 1)1113101118 car-dinaux obtionnentdes faveurs pour leurscbapelains, entre autres l'évèque de Sabine dont le chapelain, Pierre do Marville ajoute iï ses canonicats do Metz-et de Liègo, celui de Verdun Charles II roi de Sicile obtient la prorogation du paiement des arré-rages dus au Saint-Siège: 93.3iOoncos d'or,et recoit sa quittance pour le cons de 8. OOÜ onces d'or (i) ; puis des indulgences viennent en aide i\ la reconstruction d'églises d'Angletorre et du diocèse de Bordeaux ; suivent des dispenses ou dos faveurs ii des prêtres d'Angletorre, iï Guillaume de Mende aux religiousesde Sainte-Glaire de laBocbollo et do Pórigueux, .'i l'évèque de Norwich, qui obtient com-me protecteurs les abbés de Saint-Augustin, de Westminster et do Bardenay. Le prieuré de Saint-Florent do GliAtillon surDordognc; rocoit son prieur, Viviers, Bayoux, Auxerre et Avranches lours évé-ques.

Los promesses sent faites a la Ghambre pontificale par l'évéque do Viviers et los abbés do Saint-Vannes et de Montolieu. Los abbés de Saint-lienoit dePadolironeetd'Userche, rarcbovéque de Monréale et lo roi de Trinacrio rocoivent lours quittances.

En septembre six documents sculeinent. L'abbé

(!) D'après Angelo Cinagli, Lcmonelc dei l'api, pag. 28, autonr quj fait autorité en la maticre, on no connait que deux monnaics de Clément V toutes deux d'argent et qui existent encore au musée d'Avignon. Les payements do grosses sommes so faisaient uniquement par livro et once de métal précieuxou fin. Laiivre se subdivisait en 12 onces qui chacune valait2S grammes 256 milligrammes. Héduito en inonnaies de notre époque et iï la valeur quo Tor a aujourd'hui, une once d'or ferait 95 francs 20 centimes. A cecompte, en calculant en nombre rond a cent francs l'once d'or, coserait 10.13'i.000 francs dont aurait été redevable leroi do Sicile. II conviontdo remarquer toutefoid que cetto evaluation est forcément inexacte, car on no sait pas au juste quelle était la valeur d'une once d'or comparativoment ii cello qu'elle a aujourd'hui.

de Saint-Chaffre obtiontlapermission d'un emprunt; Marquisa lille d'Élio comte du Périgord protégé un clerc. Guillaume obtient enlin son abbayo de Saint-Vit do Gladbach, lo roi d'Angletorre fait deux de-niandes pour l'abbé de liardenay, et un privilege accordé iï l'archevéque de Bordeaux n'est enregis-tré qu'en 1307.

Les promesses faites a la Ghambre apostolique sont des abbés de la Maillezais, de Saint-Ghaffre et do Saint-Laurent d'Avorsa ; les quittances sont don-nóes ii la société des Bardes et iï l'abbé de Mar-moutiers.

En octobre nous avons IS lettres enregistrées. Uno lettre envoio dans son diocèse l'évéque do Bosa; le titro do sénateur est prolongé de six mois £i Gentil des Ursins et i Etienne Golonna; (!obaut de Fon(e, jurisconsulto du diocèse de Bordeaux, re-couvre son privilége clérical perdu par sa faute. Suivent deux documents fort intéressants sur los comptes rendus par les Sociétés des Bardes et dos Sjiiin de Florence banquiers [marcalorcs) de l'Égli-se romaine en présence des quatre clorcs de la Ghambre et du camérier Arnaud do Canteloup successeur do Clément V k Bordeaux et cardinal de Saint-Marcel. L'Église romaine, comme on le sait, déposait ses fonds sans intérét entre les mains do banquiers attitrés; olle-méme venait les re-prendre suivant ses besoins, et les prélats autorisés venaient y puiser aussi toujours sans intérét. Toute-fois, tous les banquiers oxigoaient des instruments publics en bonne et due forme pour recouvrer, par le moyon d'exécutours destinés ad hoc, les sommes prétées. Vient la lettre de l'évóqus de Viviers, la citation de l'évéque de Carpentras commise aux évéques d'Orango, de Cavaillon et ii l'abbé de Salnte-Marie do Sémanquo.

En novembre, du premier au treize, dernier jour de la première annéo, nous n'avons que !) pieces dont la première autorise l'abbé de la Maillezais i un emprunt de 10.000 florins (2). Los évéques du

(2) Les florins dont il est ici mention so rapporlont a une monnaie célëbre durant tout, le moyon Age, lo florin d'or, quicommengaa ètro frappé ii Florence en 1252 a 24 carats de fin,c'est-a-dire en or pur sans alliage. Jean XXII a Avignon fit frapper une monnaie do memo poids et valour et que Ton appela ducat d'or ou ducat papal. Lo florin d'or, appeléde co nom paree qu'ilavait été frappé d'abord a Florence et portait un lys an rovers, avail uno valeur qui so rapportait a son poids. 11 fallait huil florins pour faire une once d'or ( 28 grammes ) soil 95 francs do noire monnaie. Un florin valail done a pou pros la somme de 12 francs el pesait grammes et demi.

Lo florin frappé par los Papes changea de nom el s'appela souvent ducal papal, toujours a 2'i do fin. Los florins du Pape pendant tout lo xiv siócle s'appelaiont florins (//camcm oxxdi peso di camavd pourlos distinguer d'autres florins défectuoux, soil commo poids, soil comme alliage et que les Klats italiens avaient mis on cours, a I'imi-lation des florins do Florence, mais dentils n'avaiont point la valeur. Cost de la quo nous viennent cos expressions, qui so répèlent si souvent dans les comptes des chancelleries, Flo rani pondcris earner ae, floreni camerae.

Moroni dans son Diclionnaired'érudilion ecclésiastique (vol. 19 pag. 232 ) évaluo le florin d'or a deux écus et onze baioques do monnaie courante, e'est-a-dire ü 11, 2\ en systèmo de monnaie decimale. Les


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LE VIquot; CENTENAIRE DK LA. SANTA GASA DE LORETTE

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Pny ct de Grenoble remettent Ie Pallium ;'i l'arche-vöque deVienne; Ie futur archidiacrf! de Combraille esl, chargé do terminer les difflcultós ólevéesentrc l'abbé do Saiiit-Marlial ct le monastèrc; de Chambon; puis viont mi privilege accordé aux Cannes do Ué-ziers. Notens enfin la belle lettro prenant llélène

autres aulours qui traitent ces malièrcs (Stanislao Morclli, pat;. 1) donno pour la valour du zccchino (scr|uiu), qui est encore un autre nom donuü au florin, I I, 23 112. ct dit quo In proportion d'or était do 23 carats 20. Les deux nombros s'accordent, le sequin ayant 4/3 de carat d'alllage.

reine de Sorbiosons la protection de Saint-Pierre ct du Saint-Sicge. Mayenco re rolt sou archevéque, Toulson évéquo ct le curé de Thursson, du diocese do Norwick, uric dispense.

Dom Anselmic Gaplet. o. s. n.

San^ aller plus loin dans cette reelierclio, qui deviendrait trop lon-KUO s'il fallait tenir compte do toutos los variations des monnaies, il sullit do retenli' (jue le Morin do la Chambre apostolique valait entre on/.e etdouze francs de notrc monnaie, et s'appelait encore ducat papal ou scquin,mais n'apparalt dans los registres do chancellorie que sous le nom de llorin c/i Camera.


LEYP CENTENAIRE DE LA SANTA CASA DE LOR EXT 15

Volumes a consultor.

La maison de Nazarelh. — La basiliquo deSalnlc-Hélèno. - f.epèleri-nagedesaint Francois d'Assise. — Saint Louis a Nazareth. — Sermons d'Kudes do Chateauroux. — Une fresquo do la Simla Ca-— Objection sur la pormananence do la Sioita Casa a Nazareth.

Première translation en Dalmatie.— Temoignagcs relatils a cotle translation.

Translation a Loretto.—Reproduction de la Santa Caaa a Tersatto. — Strophes quo chantent los Dalinates. Promièro station dans la fo-rót.— Deuxièmo station sur le terrnindes frèros Antici. — Troisió-mo ot diSflnitivestation.— Date docette translation.— Témoignages des deux autres stations.— Linca Itinerin Almae Domus. — Pre

Sa Sainlctc le Papc Leon XIII a convoqué, an commencement de cettc année, tons les chrétiens aux fetes qui doivent solenniser Ic Vlp centcnaire de ccttc iniracnlouse translation, qui est un des plus ctonnants miracles des temps modcrnes, et une preuve (|uc le bras do Dieu s'ctond toujotirs sur son Eglise et se joue des forces de la nature, les cm-ployant a son gró ou cu suspendant Taction pour fa ire cclater sn to ute-puissance.

II serait difficilc de dire quclque chose de neuf stir la Santa Caaa. Deux ouvragesprécieux ontservi comme do mine inéputsablc a tons ceux qui oiitvou-lu écrire riiistoirede ce sanctuaire. Cost d'abord la liclazione slorica ilvllc jirodiijiosc traslazioni dclla Santa Casadi Nazarc.tte, ora vcnerala in Lorcto, del defunlo saccrdote J I. Vincenzo Murri, bcncficiato del-la sacrosanta basilica, rctlificala cd accresciuta dal-l'arciprete I). Lurio Gianuzzt,nuowo cuslode. dcltesoro, coll' clunco dclla S. Tnduhjenzo e la descrizione dei pin qiKÜi/icati doni chc adornano prescntcmentc In saida slatua erisoryere fannn il lesoro del sanluario, edition XIX|!. — Lorcto presso i Fratelli liossi 18'j5. Cost dans ce volume que sc trouvo la description de rancien trésorde labasiliquetelqu'il était en 1793.

cautions pours'assurer de la róaliló de la translation. — Benoit XIV en flxo la dato au 10 décembre 12!)'».

A Lorette. Premiers auneaux do la chafne traditionnelle. — Trósor de la Santa C.asa. — Sa richesse.— Prise en 1797 par Bonaparte du trésor d(! r^orette. — Enlevement do la statue de laVierge. — Voile de la stal ue. — La statue est reportéo a Lorette. — Murs ot cimontsde la .San/a Quia.— La Sainte Viorge defend rinlégritódo sa demeure. — Clément VII ot la Sainte Viorge. — Bref de Leon XIII. Reparations et embellissements a l'occasion du VI,J ren-tenairo. Médaille do Lorette. — Inscription épigraphique résu-mant révénement.

Pour donner une idéc de sa richesse il snflit de sa-voir que sa seule description, écrite avee la sobriété d'un inventaire, comprcnd 25 grandes pages in-i0, d ime écriture lino et compacte.

Le second volume a consultor est la Storia apologetica dclla Santa Casa di Nazareth a Loreto del jiropoxto Antonia lliccardi. Bergamo, editeur Maz-zoleni quot;1842. C.ctto edition porta lo litre d'apologé-ti(|iie,car cllc sort de rcponse a un ouvrage italien: La Saï'ta Casa di Loreto, discussioni istoriche e criti-che del conti Monaldo Loopardi iti lteca)inti, imprimé a Lugano on 18il par Franccsco Veladin'i. Get auteur, qui était presquc de Lorette, au lieu de se tenir dans les limites dc la tradition avail voulu on cxagérer la portee, et soutenait que la Santa Cam avaitdisparu de Nazareth pende tempsaprèsla mort du Sanvetir, que Dien l'avait miraciilensement ca-chée pendant mille ans, et finalcment l'avait fait aborder miraculcusement sin1 les rives de la Dalmalie. G'esten réponsoitcos errenrs que le volume du prévól de Dergamo porie le litre d'IIistoire apo-toyêtiquc. Nous atirons occasion de citer un ouvrage de Mgr Uartolini, depuis cardinal « Sopra la Santa Casa di Lorcto » oü ce savant prélat décrit de nou-


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MÉLANGES

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\ellcs expóriences fuitcs pour confirmcr ridentité de la sail ito maison avec celle qui existait ii Na-zaretli.

I'lusieurs auteurs francais so sent occupés do co sauctuaire, mais ils u'oiil yurre l'ait que puiser dans coux (|uo uous voiious de citer. Ou peut citer parmi ceux-ci, .M. Caillau : — Voijikji; a Xulrc-Ihonc de Lnt'iilc, 181!.), Paris, (^t M. A. (irillot. La sa'udc matsou dc Lorrtlc. — Josserand, Lyou 18(17.

Ne pouvaut rion diro d'iuédit sur uu sujet que Ton peut cousidérer comme épuisé, nous rujus hor-nerons a rappoler les priucipales circonstancos iüstoriquos dans losquollcs s'osl produit co prodi-gioux evóneniont, notro soul luit ótant d'on consor-vor los dates precises, sans nousoccupor de la série dos t'aits niiraculoux ([ui vionuent njoutor leur preuvo suruaturelle a la vérité do I'liistoire.

Avant la translation.

Los évangélistos nous apprennont quo la Sainto Viorgo avail sa maison a Xazarctli, c'estdans cetto maison, ou dans la grotte qui en laisait la continuation (juo se lit le plus ótonnant miracle qu'il alt óté donné i riiommo do re ver et qu'uu Dien soul pouvait accomplir : rincarnation. Cost dans cetto humble den.euro quo Ie l-ils de Dieu mona pendant trento aus uno vie liumble et cachóe, occupö a l'o-Ijóissance : ft ertit suhditiis illis.

Mais après la mort du Sauvour la persecution ([iii commence sur l'Kglise de Jerusalem se déchal-no sur tout le monde romain. Les Saints Lieux do .lérusalem sent profanes mais non dótruits, et ainsi dut-il on (Hre do la maison du Sauvour quo son obscuritö memo défondait coutri' les empoiviirs. La paix est rendue a rÉglise, et saiute lli'lèno, ve-nant en Palestine, en ou 3'27, voulut inottro a l ahri la demeuro du Kils do Dieu en ólovant au Sauvour dos hommes un magnillque temple qui englobait dans son enceinte la petite maison de Nazareth. Sur Ie fronton de cc temple se lisait cclto inscription. IIAEG EST AHA IN (Jl'A I'IUMO .IAC.-TL'.M EST HUMANAE SALUTIS FUNDAMENTUM. La construction do ce teni|ilo et la paix rendue a l Egiise lirent accourir de nombrsux pélerins parmi lesquols on compto saint Jéromi!, qui y s int avec sainle Paule dansles premières annéos du v siècle et un Eusèbo. Nous avons Ie témoignagi' de révèque Arculphe. Lo moino bénédictin Adolinann ócrivait vors la lin du vu1' siècle un voyage en Palestine aflirmaut qu'il y avait a Na/,aroth une grande foule do pélerins, et an siècle suivant le Vén. lièdo dans son Uc Loc is sanclls afflrme le mèmo fait.

Los Sarrasins mettent alors la Palestine a feu et a sang, ct Nazareth no rocoit plus d'autros lldèlos (juo leacroisés commandos par (lodefroid do Bouillon qui fondait en 1009 le royaume chi'ótien de .lérusalem. En IIOO Nazareth était élevée au grade di' métropolo do tontes los églises do (ialilée, et en 1185 les Pollandistes nous disent 2 mal, toni. II, pag, :) première édition) qu'uu prótre groc Phocas, aynnt visité le sauctuaire de Nazareth, en laissa une description.

Un des plus célèbres pélerins do ce sauctuaire lut saint Krani'ois d'Assiso qui, Iiravant la puissance de Saladin, xint après le second chapitre général de l'ordro, et vers P219 environ, s'agenouiller dans la Sanhi (Uisa (1).

Enlin, le dernier pélorin, dont I'liistoire conserve la trace, (^st saint Louis rol de Franco qui après ètro sorti do la captivité i^n 1251 ou 1252, arriva dn Thabor le 25 mars a Nazareth et y lit célé-hrer la sainte niesse par Elides do Chateauroux, cardinal évèque de h rascati, qui prononca un discours do circonstance (2). Un souvenir de co pèlo-rinage so trouvo actuellement oncoro dans la Simla Ca.sa, car dans la partie occidentale oil est la petite fenétre on romanpio diverses pointurcs diviséos en troisordres. I lanslo second ordre on pent encore voirlaSainte Vierge avec son divin Fils ct a ses cötés Ie roi Lonis L\,debout, ayant une tuuiquea baudos rougeot blanc, mi manteau do ponrpre. II tiont de la maindroite dos Iers comme emblémo de la prison dont il a été délivré, et do la main gauche un sceptre royal. Cetto pointure n'est point moderne, car ello a été vne ct décrite quand la sainte maison s'arrèta pour la première fois en Dalmatic (Disscvl. historica.. . cap. II, num. 11).

On pourrait faire a tons ces témoignages une objection qui semhlesérieuso. Cos nomhreux pèlerina-gesprouvont biou la croyance fpie leSauvcur s'ost iucarnéa Nazareth, ils prouvent encore que Ton y

(1) Cos nnnnlcsdi1 rordro tin Saint Francois nous appronnont quo Saint h'ranuois, do rotour dc la Paloslino, faisait oonnaitroa sos Crórcs do Sirolo pros d'Ancono (|uo la Sainto Viorgo arracliorait sa fio-inonroaux mains des infldólcs. La propliótio so faisait 80ans a pou pros avant sa realisation.

(2) Lo card. Pilra, cvóqno do Porto, a publió dans los Analecta Novissinid Spicilogio Solesmensi loin. II, los sermons d'Kudos do (iliatoauroux, do l'ordro do Sainl-Bonoit, otsoii pródöccssoursur lo siógo do Tusculum ((u'il vonail ilo qiultor pour prendre celui af-fccto an sous-doyen du Sacró (lollogo.

Los sermons do raumonier do Louis IX sur rAnnoncialion soul an nomhrc do IM, dont unseulomont a intégralomonl óló publié par lo sa-vanl cardinal. L'oratour proud 1(* toxto qui lui sort do thomo im pou partout dans la Sainte Kcrituro, el sans aucun rapport apparent avoc lo mystore donl il va dóvcloppor los grandeurs. II n'y a (jue deux ox-coplions ; Sermo CXVIIl Johannes in Principio. Verbum Cut u factum est ot CA'.V. Luc /. Missus rst anrjnlus Gabriel a boo.

II scmblerait quo les circonslanccs locales on so prononcait co iis-cours auraient du guidcr le prédicatour dans lochoix de son texle. 1,0 card. Pitra n'a point publié le discours (1XX, mais il nous donne le C.X VIII ( pag. 319 ), Fuerunt aliqui et udhuc sunt, qui circa fje-nerationein Filii oberrantes dixerunt: Si I'aler genu it Filium f'eminatn habuit d-i (jua Filium qenuit, elc. On le voit, ce discours est unc discussion Ihéologiquc ot Ions los discours decelóv(gt;quo sont dans le mèmegenrode «l^veloppoment ('t, si je puis dire, imporsonnols. Kudos no considoro paö son audiloire, la majosté dos lioux qui Ten-tourent, les circonstancos dans lesquolles il prononce son sermon : il donne sa these comme un profossour de théologie döbilcraitson cours


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LK Vie CENTEN A IKE DE LA SANTA CASA DE LOUETTE

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vénérait la grotto do l'Annoïiciation, lo lieu oil était \fi Santa Casa; ils no prouvont point ['existence niatórielle do la Santa Casa. L'oljjeclion repose d'aliord sur un fondomont iK'^atif,car en olïet, rim no moutro, par un tónioignago posilil', que dans cc premier iiull(''nairolaS«»/o IVit oncoic doliout. Toutel'ois si elle n'ótait i)as a sa place en Palestine, coinmo on la voit en 1291 miraculeusemont appa-rallreen Dahnatie, il fautbien qu'ello soit venue do quelque endroit, et comme en aucun lieu du monde on n'asignalésa presence, elle no ponvait cti'o allleurs cpi'a Nazareth. Le miracle do la translation prouve. done d'une facon évidente le lait do I'exis-tence a Nazareth avant la translation.

Premiere translation en Dalmatie,

Elle ent lieu le 10 mai l!2ni et la sainte rnaison fut déposée par l'aiuvro des anges, ainsi (|ne le ili-sent de.s revelations, entre. Tersalto et Fiume, a un (jndroit appolé lUuini/.za qui est prés d'une polite valléo appeléo Dolaz ; Nicolas IV gouvernait alors I'Eglise. Nous passons sur les détails do la reconnaissance par los hucherons étonués de voir tine maisnn oh il n'y en avait pas la veillo, do I'lnven-tairc ([u'ils liront, dos apparitions par lesipielles la Sainlo Vierge révéla (|ue c'étaitsamaison do Nazareth (|Uo les anges avaient miraculeiiseinent traus-portéesur les rivages dalmatos. Nicolas Frangipani, gouverneur de ces provinces, d'aucuns prétendent mómo do Flume et Tersatto (Tei,satz),envoya a Nazareth une délégation deqiialre do sos concitoyeus pour se rondre coinpto do l'état des lieux, prendre les mesures les plus exactes des l'ondements alin do los confronter avec ceux do la Smita Casa. La députation revint on Dalmatie aprés avoir constaté qu'en Palestine il no restait plus que les l'ondements de la rnaisou do la Sainte Vierge, que les mesures étaiontjdentlqiiement les memos, Ie mortier, la composition des pierres parfaitemont égales en telle sorte qu'on ne pouvalt douterde la réalité du miracle.

Tous les témoignages relatifs a cotte première translation se tronvont réunis dans un ouvrage de Mgr (liorgio Marotti, évéque d'Istria, et imprimó a

ot c'cst co qui iinprimch ces sermons une teinle froulo et scliolasliquo qui unit a leur lecture. Peut-étre quo les sermons publiés par le savant bénédictin donnont seulemont lo canovas thóologiquo et quo l'auteur savait, dans lo feu do rimprovisation, trouver dans sa foi el dans son nour do quel ómouvoir son auditoire, mals les manuscrits qu'il nous a laissós manquont complètemont de co peet us qnod (lisertos facit.

Si nous n'avons pas lo texte complet du discours d'Eudes do Cha-teaurouxMious savonspar loschroniquos du sire do Joinville comment saint Louis c lil chantcr inosse et solonnelloment glorieuses vêpros, et tout lo service a clinnt et déchant, li ogre ot a Irèblo, do co (|iio pouvent témoignor ceux qui y rurent, (pie dopnisque Ie Fils de Dien prist incarnation on sa glorieuso more la bonoisle Vierge Marie, onc-quos si solonnel service ne fut fait ni chantó. »

Rome en 1710 |iar Komarck sous ce titro: Disscr-lalio historica pro Deipara Tcrsaclaua, qua ostoidi-tur cam, quae /iodic in Laureti Picctto colitur, almam ilouium Sazarclanam Tcrsacti in Lijhurnia olim subsiitnisse.

Seconde translation a Lorette.

Le 10 déc. 1204,sous le Pnutilicatde saint Célestin \ et trois jours avant l abdication do ce Pape, la sain-tomaison,de nouvau portéo par les anges, qnitta les rivages do la Dalmatie et viut so i)oser sur Ie bord de l'Adriatique dans une forét située sur le territoiro de Recanati. Les Dahnates qui tcnaicnt tant [a lour sanctuairo ne pureut so consoler do sa perte, et chaqüe aunée ils accourent nombreux a Lorotto demandant a la Sainte Vierge do retourner au milieu (reux. Nicolas Frangipani fit construire une petite chapolle sur le modéle exact do la Santa Casa ot dans le lieu memo oil elle s'était posée pour la première fois. Onylisait cos deux inscriptions : IIIC, EST LOC.l'S IN oru ()IJ.M SANCTISSIMA 1)0-MI'S HEATAE VI1UIINIS DE LAUIiETO (JUAE IN RECINET1 PAItTIIU S GOLITCR,eton italien cotte autre : « ha S((ntlt;( Casa (It'll a Ileal a Vcryinc venne a Tcrsalto t'anno 1201 a 10 inayijioc si parti alii 10 dicembre 1204. » Pourlos consoler s'il était possible, Urbain VIII envoya aux habitants do Tersatto une image do la Salute Vierge que la tradition atlribuait a saint Luc; Orégoire X111 y autorisa rérection dun antol privilégié quotidieu, faveur rare a cotte époque; Innocent XIII k'ur donnait une indulgence plénière au 10 mai, jour de la première translation, et r.lément XI leur accordait, pour célébrer eet événement, une messe propre et un office particu-llor (1).

La sainte maison se fixa d'abord dans une forét on dos pasteurs la découvrirent le matin, frappés par iiiio Incur insolito qu'ils voyaient jaillir du milieu des arbres, et, comme, les habitants de Tersatto, entrèront en tremblant pour voir et vénéror la maison do la Vierge. C.elle-ci, avant d'y faire ve-nir les rois, y invitait los bergers, qui avaient été les premiers a Ia crèche Co lieu devint bientot

(I) Vuici f|uoli]ucsKli'oplios (fnn liyinno (pin chantont encore lea Dalmatos el dont lo rylliine indiquo ranti(juité:

Hue cum domo advonisti,

lit qua pia Mater Chrisli.

Disponsares gratiam.

Na/arothuni tibi ortus,

Sod Torsactum primum portus.

Potenli banc patriam.

Aodom quidem bino lulisti;

Attamen bic pormansisti,

Hogina ('.lomentiae.

Nobis Indo gratulamur,

I )igni quod bic baboamur Matoruao presenliao.


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MELANGES

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fréquenté par les fidêles, mais des brigands, proba-biement suscités par le démon, profitant de l'obs-curité des l)ois, de l'absence des routes qui per-mellait de faciles embuscades so livróront ü loutos sorte? de sévices contre les pèlorins et inspirèrent nne terreur telle que personne n'osait i)liis aller vénérer lil Sunla Cam.

Au bout de buit mois, celle-ci se transportait ü -1.500 metres ii pen prés de la forét qui renferrnaltce précieux. trésor sur un champ appartenant a Stela-no et Simone Uinaldi degli Antici. 11 estconnu comment t'avidité des deux fréres Antici se disputant le terrain sur lequel s'était placée la sainte rnaison et qui voulaient, sinon s'en approprier les riebesses, au moins exploiter la devotion des fidéles, la lit s'é-loigner une dernière fois, a un tir d'arc, disent les chroniques (cent metres), se mettant sur un cbe-min public oü elle se trouve encore. La date de eet événement est rapportée par le P. Tursellino (Hist. Liv. I, pag. 30) au 8 septembre de rannée •1293.

II reste cncore des vestiges matériels de cotte triplo translation a Lorette meme. Au premier on-droit oil se posa la Sanla Casa, entre la colline de Montorso et le fleuve Musono, on a élevé un petit mur qui dessine le plan de la Sanla Cusn (cette construction a été faite en lö?.quot;) par le Jésulte Hie-ra). Vers l'Orient est un autre petit mur de 2 mé-tres de hauteur, sur lequel est sculptée en pierrc nne image de la madone assise sur le toit do sa maison, comme lo porto le sceau de Lorette.

Le petit terrain des rtenx fréres est maintenant ü l'extrémité du palais apostolique a Lorette et eet eudroit resta longtemps découvert sans qu'on put y pénétrer: on y a depuis érigé un oratoire privé.

Les témoignages de cette translation ne man-quent pas. Un ermite, Paul de Sllva ou Du liois, témoin des prodlges qui signalèrent l'urrivée de la Santa Casa et de sa triplo translation en moins d'uno annéo, connut par révélation en 1290 quelle était cetto rnaison, en fit un rapport fi Charles II d'Anjou rol de Naples en 1297, et en souvenir de co prodige, ce roi faisait ériger a Naples et a Aix en Provence uno église en rhonneur do la Vierge do Nazareth. Un livre de l'évêquo de Macerata et Recanati, Pietro Compagnoni frére mineur, daté de 1330 en parle. Pierre Georges Tolomei, dit lo ramano traga a la fin du xvc siècle (d'autres disent en 1430) un.curieux plan qui vcut indiiiuer la route qu'aurait suivie la .S'anf« Casa de Nazareth a Lorette. L'itinéraire, rédigé bien entendu en lan-guo latino, trace une ligne droite de Nazareth a Tersatto, puis une seconde plus courte et inclinée sur la première de Tersatto a Lorette. Les lioux que parcourt cette Linea ilineris Almac domus sont Nazareth, la mor, l'ile do Chypro, Lépante en Grèce, Durazzo, l'Adriatique, Spalatro ot Tersatto, et puis traverso de nouveau TAdriatique pour aborder a Lorette.

Lo 15. I'ra Angolico da Fiesolo roproduisait en 1 il7 avec son suave pincoau lo prodige de la translation. Enfin la londation :ï Lorette de deux hospices pour les pèlorins dalmates, d'nne confrérie avec le titro des Esclavons, et le fameux collége illyrique sont encore des preuvos historiques de cetto double pérégrination. Les habitants des Marches, pour mieux s'assurerde la réalité de la translation miraculouse. dépéchérent 10 délégués qui so rendirent a Nazareth, de la rovinrent a Tersatto, pour s'assurer du moment do la disparition de l'é-dillce sacré dans ce lieu, et toutes les preuvos concordérent si bien qu'un incrédule, quelles que soient ses idéés sur la possibilité du miracle, ne pent nier bistoriquement lo fait moins de nier la certitude bistorique.

Urbain VIII ot Innocent Xll firent de nouveau examiner tout le procés qui fut fait a cotte occasion, et Uonoit XIV, résumant touto la discussion, lixa la dato de la première arrivée do la Santa Casa sur la rive italioniie au 10 déc. 1294.

A Lorette.

Avant 1294 aucune chroniquo no parlait de la Sunla Casa.

A partir de cetto époque,elle existe dans rhistoire du pays. Nous trouvons, parexemple, qu'a la mort do Clément V en 1315, quelques brigands pillent la Santa Casa et la dépouillont des dons que lui avait olTerts la piété dos lidèles. La Cour générale des Marches les fait prendre et les condamne. Jean XXII en 1320,1 oct., excommunie la ville do Kecanati qui était aux mains des Gibelins et avait encoro pillé la Santa Casa -, il préche contre eux une croisade ; les Gibelins se soumettent en 1322, et par acte do 1324 Jean XXII rend a Recanati les privilèges qui lui avaient été enlovés. Sous Uonoit XII ( 1334-1342) successeur de Jean XXII, les habitants de Recanati commoncent a apprécier la valeur du trésor qu'ils ont dans leur torritoire et l'entourent d'un vaste édifico. Ge Pape est lo premier qui concèdo une indulgence plénière a tons les fidéles qui visiteraient le saint temple a cer-taines solennités de l'année, et spécialement au jour do la nativité do la Vierge Mario, époque a laquolle avait eu lieu la dernière translation. Tols sont los premiers anneaux traditionnols qui lient la Santa Casa iï 1'histoire de ces pays et ii la solli-ciltido dos Pontifes romains.

Touto l'histoiro n'ost plus que la preuve bistorique de la croyance de touto rÉglise ü l'identité


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LE VIquot; CENTENAIRR DE L\ S.VNIW CASA DE LORE TTE

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de la maison do Nazareth avee cello dc Lorette, ot celte histoire revót trois aspects différents.

Nous avons d'abord les documents pontlficaux qui approuvent lo culto de la Sanla Cam, lui don-nent son ócusson et ses armos, enrichlssent régii-so (]iil la renferme do privileges prócieux, soit en relevant au titre dc hasilique, soit en dormant le costume prélatice ii ses chanoines.

Nous avons lo concours do pèlerins, dont le nom-bro, dit-on, s'est élevé a '200 millions, les prodiges nombreux dans lesquels la foi a la Vierge Marie, l'appel ii sa puissance était indissolublement lió au fai thistorique de la translation de la Santa Casa.

Nous avons enfin un témoignage plus tangible : la constitution du trésor do la hasilique. Les l'apcs, les rois, les princes, les seigneurs, los simples lidó-les sont tousvenus, los uns aprcs les autres, porter, qui l'oljole du pauvre, qui la richesse des monar-quos, pour orner lo sanctuaire et y faire un trésor oü le précleux de la matière le disputait ;ï la perfection du travail. II n'y a pas do plus éclatant témoignage d'uno croyance que les sacrifices faits pour ello, et sous co rapport Lorette et son trésor nous offrent la plus helle démonstration que l'on peut demander.

L'inventaire de ce trésor fut, fait, nous l'avons dit, on 17!)'2, comme si la Sainte Vierge voulait qu'il constat, par un monument historiquc, des ri-chesses que lui avail données la piété do ses fils, avant qu'elle en permit, dans des vues dont la profondenr nous échanpe, la dispersion, par les hordes révolutionnaires. La Providencc qui avait laissé arrachcr Pie VI du siègo de Pierre et dé-pouiller de son pouvoir temporel, no voulait pout-étre pas que les richesses du trésor de Lorette eussent un traitement d'oxception, et qu'un pen d'or et d'argent échappat ii la tempéte qui emportait en France le Vicaire du Christ. Co trésor était un témoignage en faveur de Ia Santa Casa, et les impies eux-mémes ponvaient cons-tater parlour pillage comhien avait été ardente la foi de l'Église.

Léopardi dans son volume : Srric ilc' Vcscovi, pag. 109, parlant du trésor de Lorette dit quo les joyaux les plus précioux avnient été cnlevés sur l'ordre de Pie VI qui les avait fait porter k Terra-cine pour los arracher a la cupidité des Francais. D'après Coppi [Annali d'Ilalia 11, p. 205) ce transport avait eu lieu deux jours sculement avant que le général Marmont n'entrat, a Lorette, Revenant ii l'évaluation de ces richesses, Léopardi déclare que los bijoux emportés par l'ordre de Pie VI va-laient un demi-million d'écus soit 2 r)(M) 000 (^t au-tant les matières d'or et, d'argent. II nous faitcon-naitre quo la rumour puhlique attribuait au trésor do Lorette une valeur hien plus considérable puis-qu'elle l'estimait ii 25 millions de notre monnaie. Coppi au contraire no l'estimo, dans le passage cité plus haut, que 000.000 écus, soit plus de trois millions de francs (I).

Lo 13 lévrier 1707 le général lionaparte arrivait a Lorette accompagné de soldats et d'uno troupe de prétres apostats qui étaient les plus furioux con-tre le sanctuaire. Ce furent eux qui excitèrent le général a démolir ce qu'ils appelaient; cctte boutique des prétres, mals Bonaparte refusa résolu-ment d'écouter leurs demandes sacrileges et donna l'ordre que tout ce qui restait encore d'or et d'argent a Lorette (2) fut pris et emporté. 11 fit descen-dre de son piëdestal la statue dc la Vierge, on l'en-veloppa dans une nappe blanche et elle prit sa place, ainsi ipie sa niche en or, dans un des 88 fourgons qui contenaient les richesses que lionaparte emportait avec lui.C'était le 10 février1797 (3),

La statue de la Vierge resta quelque temps iï Parisdans labibliothèque nationale oü ello fut cata-loguée comme simple sujet de curiosité sous lo titre de sculpture de I'ecolo égypto-juive. Quand Pie VII fut élevé sur le tröne pontifical, im des premiers symptómesdu rétablissementdelareligionea France fut la demande fju'il fit faire par Mgr Spina de la restitution de l'imago sainte. Celle-ci avait été dans rintervalle transférée a la cathédrale de Notro-Dame. Cetle restitution eut lieu le I I février 1801, et la statue partit pour Rome oil Pie VII la recut d'abord dans sa chapelle au Quirinal, la lit revétir d'hahits précieux, de pierreries, et mit sur la téfe de la Vierge et de l'enfant Jésus nne couronne d'or ornée de brillants. II la fit exposer pendant trois jours iï la vénération des Remains dans la gracieu-

{1)11 est impossible d'aniver n uno evaluation exacte, qnand bien niême on piendrail les registresdel'iipoiiue qui conlienncnt 1'estima-tion des pierres précieuses que Pie VI dut livrer aux Kianjais pour payer les impositions tie guerre du traité dc Tolentlno. La masse énorme de pierres précieuses, brillants, sapliirs, rubis, émeraudea qui fut alors jetéesur lo marclié provoqua une depreciation subite, augmentée encore parte fait que les juils, quisorenduiont acquéreura et étaient en mèine temps les e.\i)erts, devaient payer immédiate-ment la valeur des pierres qu'ils achetaient, Cet ensemble de cir-constances occasionna une baisse considerable sur le marebé de ces pierres précieuses, 'et empèclie quo l'on puisscsc rapporter, pour en apprécier la valeur, au prix qn'on leur attribua alors.

(2) La guerre que firent en llaiio les soldats de Bonaparte fut une vraie guerre de pillards, et aux contributions réguliéres se joljinaient les exactions privées des soldats, des ofticiers et des généraux qui venaieut ajouter encore aux malheurs do rinvnsion, Ne trouvant pas ii Lorette le trésor que leur cupidité leur avait fait espérer, les soldats arracbèrent depuis les galons d'or dos ehasubics, et jusqu'aux vitrea des grandes amoires du Trésor, depuls les canons qui défondaient la place jusqu'au linge et ii la batterio de cuisine du palais apostoii-qne, On calcula approximativement que l'or emporté dans eette cir-constance pesait mille livres italienncs soit 300 kilogs prés d'un million et l'argent 6.000 livres ('2.000kil.) ( 400 . 000.)

(3) La statue de Ia Vierge est babitueiiement recouverte de riches ornements de soie brodésd'or el enricbis de pierreries, mals pendant les trois derniers jours do la Semaino sainte, on Ia dépouille, pour l'as-socier en quelque aorte au deuil de l'Église, de ses ricbes ornemenls, et en la recouvre d'un voile noir assez transparent pour laisser dis-tinguer les traits, (quot;est ce voile qui est ensuito distribué aux lidóles sous le titre ; Ex velo D. M. Viryinis.»


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MÉLANGES

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ae (''hUsp di San Salvalorc in Lauro qui appartient acx MarchegUmi, c'est-iVdirc a cette pai'tio dos Klats pontilicaux qui comprciul Ie territoire do l.oretto La statue resta oxposi't; du 27 nov. IHOl au I'1' dóe. el Ie ;i cllc partait pdiu1 Lorotlc ilaus uuc des voi-turos dc j^ala ilu palais aposloliqiic a\ oc uuc uom-hi'Guse suite. Lij K (li'coiulire la slaluo l'aisail slt;iu onlréo triompliale a Uccauali et Ie leiidcmaiu ellc arrivait a Loretle oil, après mie exposition de Irois jours sur rautd de rAunonciation, eile reprenait sa place dans la Santa Casa.

Qnand on entre dans la maison de la Vierge 4 Loretle, si Tou fait abstraction des seutimenls re-ligieux qui assaillent TtVme du pélerin, on est trap. po du cöté architectural de cello construction, po-sée sans ibudeineuls sur Ie sol, et construile avec des malériaux et une inêlliotle inconnus dans Ie pays.

Les pierres des murssont nu conghjmérat ferru-gineux de Palestine. Quehiues-unes soul une pierre de calcaire dar appeléo TUahct, cl les aulres une pierre plus lendre appeléo Naliavi. Des noinbrcu-ses vcrillcalions que Ton a faile sur ridentilé des pierres et du inorlier dc la Sanla Casa a Loretle el des f'ondements ipii rostent a Xazarelli, la dernière a été exécutée en 1857. En cello année on envoyait au professeur lialli de la Sapience deux pierres enlevées a Nazareth, cl deux prises a Loretle en (|ualrc paquets dilïércnts el de lelie sorto (|u'il ignoramp;t la provenance de c(^s pierres donl on lui demandait l'analyse. Lo rapport que fit a cello occasion le savant professeur déclarc : « Qu'ayant fait l'analyse chimique (rune portion de chacune de ces pierres il cn est résulté que toules out la méme origine, clant consliluces de carbonate do chaux, de carbonate de magnésie et d'argile fer-rugineuse.» Le mortier (|ui les unit est le vrai mortier juli'dans la eoniposition duquel entre le napb-te asse/. cominun en Palestine. Les bols dc la Santa Casa sont en cèdre et ne portent pas la moindre trace de corruption.

Uaconter les merveillcs qui se soul passécs a Loretle, la facon donl la Sainte Vierge a défendu sa maison contre toules les ontreprises qui auraient voulu cu emporlcr (pielques parcelles et donl la brique do l'évóque dc Coïmbre, Joan Suarez, enle-vce avec perinission du I'ape en 15(11, puls remise a sa place el cerclée de Ier est un ténioignage non suspect, serail trop long. Toutel'ois II convient dc faire remarquer, sans cbercher a les expliquer, deux fails.

La Sainte Vierge qui s'esl opposco aux pieux barcins que 1'on voulail faire dans hi Santa Cava n'a jamais rii'ii fait pour la défondrc contre les vols qui lui onl a plusieurs reprises, et nolammenl au moment de rinvasion franeaise a la lin du XVIU» siècle, enlevé ses ricbesses. Eu second lieu, si elle a défendu sa maison contre les entreprises des hommes ellc a du céder devant celles d'un I'ape. Clément VII, reprenant cn I51!() le plan dcLéon \', a pu faire enscvelir sousla voute Ie vieux tolt dc cèdre, ouvrlr des ouvertures, cn fermer d'autrcs.

Dans cc siècle-ci, oü l'on comprcuid d'unc ma-uière dilTéreule le respect de ranliquité, liramanie n'aurait pas été llbre d'cxécutcr ses tra-vaux; mals alors on croyail bonorer davanlage la reine du ciel eu appelant tous les arts el toutos les ricbesses de la lorre a concourir iï la décora-tion de sa maison. On serail mal venu de s'en plaindrc, puisque la Sainte Vierge s'y est soumise alors qu'elle avail dc si puissants moyens dc faire respecter sa demcurc.

Passant sur tous les aulres événements (]iii sui-virenl, sur la reconstilutlon d'une parlie dn Irésor dc Loretle, sur les visiles (pie lui (irent les Souvc-rains Pontiles successeurs dc Pic Vil, les nombreux privileges accordés au ('.hapitre dc la basilique (pil a maintenant coux des prélats de la maison du I'ape avec une decoration spéciale, nous rappellerons senlement (pic Léon Xlll par nu brefdu 'i:i janvier 1894 : « Felir Laarctanu Civitas », invitait la (•hn''-tienté tout entièrc a célébrer le VI0 cenlenaire de la Sanla Casa.

L'évéque dc Loretle, Mgr Thomas Oallucci, avail dés 1878 projelé les réparations et embellisse-menls (]iii furent comniencés (.'ii 1885 sous la direction de rarchitccte comic Sacconi, le méme a qui a été conlié rexécution du monument dc Victor-Emmanuel a Home. Les [gt;lus importants do ces travaux consistent dans la peinture de la cou-pole, de la chapelledu choeur, ou absidedc la basi-liquc,dlte des Allemands pareequcc'estla chapellc allemande ; dc la chapellc francaisc dite de Sainl-Louis paree ([u'elle est consacrée a ce grand rol et en possède une importante relique donl la garde est conliée a un cliapelain francais, .Mgr Jeban Andras deMarcy; do la chapellc dc Saint-Josepb qui est ornée de pcinlures et dc bronzes, et dc la nouvelle IcoMoslase en mélal doré dans rintérieur de la Sanla Casa.

En '1887, on érigea solennellement la « Gongre-gazione universale dc la Santa Casa » qui nomina la commission générale chargéede présider aux reslaurations. . De i)lus, chaque nation cut un sous-comilé, spécialcment chargé de la chapellc qui lui élait attribuée. C.elui dc la France a pour président son Eminence le Card. Laugénieux donl lc représentant a Uome est le llév. 1'. Alpbonse Ksc-baccb supérieur du Séinin:ure francais. I'.nfin on a frappé,pour perpétuer la méinolrcde ce cenlenaire une médaille qui a rendroit porie lecusson dc l.o-relle. La vierge, ayanl son enfant entre les bras,


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1)1 SAl VKl li

]A C.llKC.IlE

assise sur s.i mtiison, (|iii est soutciuic sur des nua-ges portés par iles, anges avec eel exergue VIIUK) LAL'RETANA OltA I'llO NORIS et au revers eettc inscription IV IDUS DEC',. ANN I. Cllli. MDCCCXCIV SEXCENTESIMI A TKANSLATIONE SANCTAE. DOMUS Lllil VEHHL'M CARO FACTL'Hr EST.

l'ne épigraplie diclóc pai' Mgr Vincon/n Sanli redit (üi ([iielquos lignes le grand événement el on nous saura gré de la i'cprodulre.

MAIUAK. VIIK11M. SANCTAE. III'.SI'ICIKNTI.

qv(ii). ANTIC. ANNOS. dc.

DO.MV.M. NAZAUKTHANAM. IN. QVA PAliIONS.

DKSKiNATA. I'VIT.

T1CIIHAM. ITA I.I A M

PAIjAICSTINAK. DALMATIAK. QVK. pnAKI'Klll'.ns.

APVI). PICKNTKS. IN. LOIUCTV.M. TUANSTVLICniT

flKNS. ITALA.

XAPIV-niPIA, L. M. c.KLICHIIA.Mvs.

NOMINK. CliniSTIANd. V.N IVKUSO.

STVDII, I.AKTITIAIO. QfK. PAIITICIPH.

CVIVS. K\. CONLATIONK.

TK.MPI.VM I.AVHKTANV.M. AD. OPKIUS. KXKMIM.AII.

HICSTITVTV.M. KST.

KOUIDVS. AKNICIS. INGONOSTASI. MUX). AHTIFICIO. oki.LA. AVCVSTA. KXOIINATA.

picTvmnvs. in. hk.mispiieiuo. instaviiatis.

A IODIC. CETBHA. r.Vl. TV, SPLENI )I DISSIMO. AD. IIOSPITI. SANCTVAU1I. DR1NITATEM. DECOKATA.

HEIC. VOLVIT. NAT VS. PETRI. CONSISTEUE. SKDE.M. IIEIC. VOI,VIT. MATEI». CONSTITVISSE. DO.MV.M. O. NATE. O. MATED. PETHI. DEI'ENDEUE. SEDEM. TATAIU. SACUAM. PEKOITE. VTEUQUE. DO.MV.M.


^'INSCRIPTION GRECQUE SUR LE BOIS I)E LA CRÈCHE DU SAUVEUR

C( hXSKHVÉ A SA IXTE-MA li I IvMA.IEL Iil-:

Kn ayant reru I'lionorable invitation du cardinal prince (iustave de lloiicnlolie, archlpri'tre, et des révérendissimes chanoines de la basillicjne do Sainte-Marie-.Majeure a Home je suis allé le 13 juin 18!):! a cette liasiliipic pour ('xaininer rinscription en anciens caractères grecs (|u'on lit sur une des planchettes conservées dans I'lirne pnVweuse de la (Crèche. Je conduisis avec moi Ie li. P. Giuseppe Lais, de l'Oratoire, sous-directeur de la Spcrola vctlicana et vico-secrétaire de rAcadéiuie pontificale des Lined, pour prendre des vues photogra-pliiques et faire des oliservatious teclini(|ues et d'liistoire naturelle.

Le présent, rapport a pour but de rendre compte de cette inscription et de faire counaitre les études faites a son sujet (I).

fl) Ont spc'cialomont óci it sur cc sujcl: — üatki.i.i Christoforo. Jircvis cnarratio sacr. ritnuni otc.(|tic Xorciu u public cn lui ajou-tant un appcndicc qui no vaul pas cotravnil. - Hianciiim l-'ra -cesco. Do transldtioHd sdci'. cunahuloviun clc. ]). X.C. Dissertation rk/ Xitnx PonliIleum,o(\. 1727Tom in, p. 10!). — Lammkh-tini, depuis llcnoft XIV, /gt;f? rv/mm/r. SS', liv. iv.loni. n. — Lc P. Giuseppe Hianciiim de l'Oratoire a Inissc unc masse d ótudes et denotes dans nn manuscrit de la VallicelliaiKi, Ictt. T N So.

tout est reeucilli en bonne forme dans le manuscrit Historic lUi. silictic lAbonaiiao. torn. m. conserve! dans les arcliivcs do ladito basilique. —Fiasciiktti. Do relit}iiiiquot; hX't'h'sidi' Sunrhic Marine Ma Jot'is. — Livkhani. Ih'l noma di S. Marin ad praencpc c ilclln rcliquic ccc. — Die ant.ki.is. De saccllo in qiio Christi in aem seigt;e eolitar. liv. ii. —Cancki.i.ikui I7HS. .\olizie inlnrno alia festa del Xidide, p. HS. Vai.kntini, pag. 2. DetVlllustraziaue delta Das. I .ihi'i'ia a a, fait i'i'logod'uiicdibsoi'ljilion de Nloidas hattl sur ccttc basiliriuc.Homc ÜS'i.-), a rArchéologie romainc.Cetlu disscrtaliou

Tonl le nionde connalt I'lirne précieuse que Ton expose pour les fetes de NoH. L'urgence qu'il y avaita en réparer quelques parties donna occasion de rouvrir avec la permission pontificale et do niettresous scellés dans une caisse provisoire, les reliqnes que I'on conservait, et que sans cette precaution on n'aurait pu examiner.

Nonsax ons volontiers profltédecettefavorablecir-constance et de rbonorabb'invitation, et jo me suis mis pour ma part a faire rexamenqui m'était conflé.

1. — i.ecti ue et thadl'ction de i.'inschiption

De rnon clt;Hé, après avoir mis en bonne himière etessuyé avec soin la plancliette, je vis dairement des lettres greeques et priai fe li. 1'. Lais d'en faire une protographie pour faire ressortir autaut que possible la couleur de l'oncre ancienne, (uil disparaissait sous la teinle sombre ilu bois. N'ayant pas voiilii examiner anparavantce epie d'autres en avaient écrit, void ce que je trouvai dans les qua-tre ligncs ipii restent, et «pie je transcris avec toutes si's errenrs.

bes mots sont sans séparation, mais nous les

u'cxistc pas dans la collection, mals oncuaet fait uu l irage a pnrt. —-Faiu-Montani Dell'imanine di S. Maria Mayfiiore 18(31, et La eunfessiane detla delta Uasdiea 1807.—Siui.kt en a faituu trai-pour saint C.harh's HdiTouK-c archiprótrc. qui se conserve dans le manuscrit IIin-V' de la Casanalense.


a.nalecta. 181)5

\

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.MELAXdES

ÜÜ

(lólnchons pour dimiiiucr la dilliculté. Dans la première lisne nous lisons ;

. . . A AVO AlTHAOli; MIIKl'A Kli: XKII'Ai: «Ï'TUX ilTK'l'ANON Kill Till; KK'lgt;AA/,;

Dans la seconde ligne on lit:

(I Anos AHMIITIMOi: WEÏÏAAoNIIKIii: KATü O AIMOi: HVÏTAHIIOÏ KAl () .\ü EM-MEilü TQN KEl'ATLiX EAA'I'OÏO AIMOÏ EVl-TPATlOl KATU

La troisiême ligne nous donne ;

0 AFlOi: ^IDXXIIOi: O MAPTVX KA! PEXH-HHTUÏAX TOli] IIEXTE '1'UN MAI'TIVI'liX

01 EiiiHEiiiiKoTEï Toii: iinioii:

La dernière ligne a deux parlies séparées par nu grand espaco. C'est la prière et la conclusion. La première dit:

O Xï IAAi»llTII iloV

La seconde se term ine par la recouiuiandation a rorfèvre :

KAI EEXIIHIITU EIKOXEI TAVTII KAAEI' Xl'VilU'X

En caractères ordinairos ct saus fautes d'ortho-graplie on lit:

.... K (i'jo y.Y,y.p'y. it; /lf.ov.; TTfy/vov

tn. Tïi;

...... o v.yio; oy:j.y~u'j; 'littvj/jjim; 'j K'/to;

vj7z's..7y,fj; '/.va o/oi.tt'j; s'j.'j.itf') twv v.zfj'y.iwi 1/'a'j'jz o c/o'/j.'

IJTTrjl/'l/j; VKT'I)

Ci y.'/t/j; cww/io; 'j y.ai 'iVjY,hY~t^1 'j:j rot; ttsyts

t'fi'j wj-'j'jwi fji i-i.ii^yy.'jrz; rot: itt'ii:

'j /'ai-'k i. v.tjy'yi vyj y.y.i ysv/i.J/iTO) ziy'jvsi tv.'j'y, y.'/./.zi

■/ryjiwj.

La version de cc fragment a a peu pres ce sens. Parlant pent-étre d'unc image petite entvr deux anges. Dan* leurs mains une couvonne sur la têlc

de.....saint Ddmdlriiis de Thussaloniqitc.....Au-

dessous saint Enstachc, le ccrf et dans Ie milieu de la covnc te Christ. Saint Eustvatc au-dessous sciint Sisinnius marhjr. Et que l'un fasse les cinq martyrs monies sur des chevau.r — Que Ie Christ te soit pro-pic.e — et que Von mettc de Tor a cello belle imuiji'.

Xous ne faisons pas tic dissertation sur les anciennes versions rapportées par Livcrani et dout nous avons un document duns la crèche elle-niêmc.

II. — NATUllE DK L'KCUITUUi;.

Chacun s'apercoit (|uc rinscription est. mutilce ct tronqnóe paria porto d'une partie du hois sur lequel ello a été écrite, uiais eu mémc temps ou volt quelle en étaitla nature.

De cc qn'il en reste, et spécialeinent dans la conclusion, rinscription para it dictee par uu person-nage qui dcinande pour rexccuteur ou orfèvrc (jiu; le C.hrist lui soit propice. II commande qu'on niette de I'oracctte belle image. Ou en déiluit que le persounage en (|uestinii devaitetre de condition Olevée ct ecclésiastique et que le travail qn'il com-mandait devait ètrc l'ort précieux.

C.e qui nous reste de rinscription semhlerait faire croire que la representation du milieu était ( ij.Y,y.rM ) petite, peut ètre une imago dout deu.r anifi's soulenaienl avec leurs mains une couronne sur la lête.

D'un cótó de cette représcutation centrale de-vaient llgurer cinq martyrs a chcval. Sur notre fragment quatre noms senleinent sont indiqués eu commencanldu liaut en lias; c(j sont les saints martyrs ou chefs de milice si célèlires parmi les (irccs: Démétrius, Eustache, Eustrate ct Sisinnius, plus un premier dont le nom maiKpie dans I inscription mutilce. ()n avertit apropos d'Eustaclio qn'il faut inettre lï ses cótés le cerf traditionnel avec rimage du Christ,suivant la hiographie trop connuo qn'il n'y a pas lieu d'examiner ici (1).

II suffit d'indiquer que la forme do cette inscription est cello usitco poui' ilonner l'ordre d'exécuter un travail determine, indications qui devaieut ètrc connues senlcmenl dc I'artiste et ne point rester comme document, liien plus, pour notre inscription, cet ordre, peut-ètro autographe du personnage qui l'a donné, a etc écrit comme currenle calamo et a été ensuite reconvert par les ornements eux-rnêrnes (2).

Ill, — onsKHVATIONS PALÉOlinAI'HlQUES.

II est necessaire dc dire quelque chose des ca-ractères paléographiqucs de Pécriture sans entrer dans lc détail dos errcurs. Parmi celles-ci il sullira de noter l'article roi; deux fois lï la troisiême ligne, taudis qn'il est sonlement a sa place a la seconde fois. La forme des lettres est la grande onciale, que nous appellcrions majusculc, mals do lacture un pen lachéc, comme faitc pour une inscription qui n'était pasdestinée a rester. Los accents et les esprits sont trés souvent négligés, comme aussi ou relève rerrcur haliitucllc du iolacisme, la lettrc y, ctant cinq fois employéeau lieu de Pt ct deux fois a. au lieu de etdc y,. Les abréviations se voient sonlement deux fois dans le nom du Christ Xi, comme c'est l'hahitude.

(1) II pst aisü do roli'ouvoi' dos informations sur ces saints, nmi scuh'incnt dans ics Hollo nel istcs an jour do lonr lolc, muis aussi, pon r riiagiogrjipliie orionlalo spóciaU inent dans les oouvres d'Assémani Papoljrocli, IMorcelli, Martinow, Nillos etc.

(2) Voyoz dansOius, Hiancliini et Liverani la lecture qu'ilsen out falie en 1750, quoiqu'on conmUdéja cetto «'ri lture dès HJCKi, comme le fait justeinent remarquer Livcrani, page 75.


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hl SAlVKlll

L A (I! K(11K

(17

Scion mie lol des inodcrnes puhjo^rnphes, il est nss('/. difficile dc prcciser i'age (rune inscription éci'ite cntièreinent en niajiisciiles connne ia noire, (quot;est pour coin que Tiscendorf avait 1'halutudo do dire aualhcmc a (|ui faisait tnontre d'nne telle prt'1-cision dans los éci'its en onciales; liien que ini-inénie n'ait pas su toujours se sonstraire a ccs ana-themes pour cxalter se» dócouvertes dans les vieux manuscrits.

Sans étro toutefois ses imitatenrs exagéres, soit par le dire, soit hien mollis encore par un fa t con-tradictoiro, les heilónistes anciens i't les plus ino-dornes (|ui allriliuent ci'S caractères au vu1' siècle tombent asso/, .juste. En elTet, (piehpies-unes de leurs fornics, lenrs liaisons el le inanqne partiel d'accents font jnger que ces caraclères nosont pas antéri(!urs a cello époipie De móine la forme on-cialo, employee naturellemont dans mie écrilure courante, montreqn'on no peul descemlre an dela du i\' siècle.

I\'. — ODSKHVATIONS CniTIlJl KS

Api'ès les observations paléograpliiques arrivons aux remarqnes criti((ucs et liislori(|iies. A qiu?) (ra-vail el a quelles personnes se rapporle cetle inscriptionl'our ne pas nous étendre trop longue-mont, ontro ce a (|uoi nons avons fait .'illiisi(]n, nons avo'.is a restreindre le fait dans cerlaines liinitcs en observant d'abord ip:o cetle inscription se trouve sur mie plai.iclielle conservée parnii celles que l'on altribue a la crèche du Sanveur et qtte l'on vénère dans cetle basilique. II convicnt d'exa-miner sicritiquementrien nes'oppose a les considé-rer comine nu fragment de ces reliques. Toutefois il fant auparavant faire une observation avant d'ar-river fi unedéduclion plausible pour louraiilbeuli-citc, je ne dis pas illurgique, donl nous ne devons pas trailer lei, mais sculement liistorique et critique.

Pourcela revenons en arrière sur rhistoire de ccs reliques, el parcourons les siècles a recnlons en parlant dn point oei nous sommes. Nous sommes présentemenl lémoins dr riste et nons disons que rinscription se trouve sur une des plancheltes conservées dans I'lirne que l'on expose publique-menlaveclant de snlonnité au peupl('(l).

V. — DL' X1XC AL' XV1' SIKCI.i:

t'.ollc urne a êlé rescellée par Pie IK apivs (jue, pendant les troubles révoluliounaircs de IXV.i, elle enlélc cachée quand on tenia d'en arracber Ie pré-cieux metal. Pie VII avail fail de méme, après ipie la dncbesse tie Villalierniosa eul fail travaiiier le reliquaire acluel, a la place de I'autre (pii ful pillédans les incursions francaises dela lin dusiècle dernier, Sous Henolt XlWon ouvrit rurne (jue h's Francais enlevèrenl plus lard, f'.etleurne etait due a la munilicence d(^ Philippe IV d'Espagne en actions do grtlces d'une favour obtenue par ('.alheriiie d'Aulriclie sou épouse (2). (',elle-ci sachant, en lOOli, que ces salutes relitpies étaient conservt'es avec peu de décence d;i!is un eolfre de bois lit fabri-quer la riche custode qui les conserva jusi|u'an moment des déprédations des francais.

C.e fut a raison d'une autre irruption inililaire, si fatale a Itome, epie ces saintes reli(jues avaient êlé humblemenl renfermées dans une caisse en bois. I.e coniK'table de liourbon en 1527 mil a sac et pillage toiites les choses précieuses el spéeiale-ment livs sacrées.

lie:uicoiq) d'enlre clies fnronl dispersóes dans cello circonstance, mais nous savons, par des mémoires bistoriqnes el shrs, (pi'il n'en fut [las ainsi pour les cinq morceaux de bois (pii étaient vimk'1-rés dans cetle basilique comine se rapporU nt a la sainlo eilfanct! du Sanveur.

On conserve dans les archives de labasilique un inveulaire de 1'iUf) il!i oi'i on lit dislinclemenl (pie l'on trouve dans cetle église los tjuinlt;ji(c asso'o* ohlomjnr el que sur la caisse il y avail rinscription que nous dirons i)lus loin. De plus, on dislinguait soigneusemeul de celte caisse Ie tableau du purr-pcriurn i'icbe de pierres précieuses, d'or, d'argent el d'émaux, avec des noms grecs el des images, ce qui jelle du jour sur noire inscription. Ce tableau précieux élait suppoi'tó par deux anges sur un socle de bron/.e portant 1'écusson de la familie ro-maine del üull'alo. Ou dolt en conclure ipie les re-liipii^s \ élaient vénérées depuis un temps plus éloignc.

('2) Hai.dassaui. l'-ilimcnli ili l'in \7 «'er. cdil.iSS'J, loini,1 il. |gt;. •{quot;9. Livi.ham, ii. I'ii).L(! mrino, n0 I VS, pm te les pronvcs trinii' anlrc ouverture (|ni lui faile en 1785 pnnr arran^r r rnrnc, une des ^lai-cs s'étant brisécr.

(3) Ijvkuam, n. IVi. rapporle oinsi los paroles de rinvonlaire J'dUula una labovuta c.r tmru cl ariinito i'l iilirjuihns smalli cum imuijinihil* cl lillcris tfruccis lt;/lt;• Inimlilms peeliosis, nhi rccmulilum csl pncrpcriian I). .V. /. C. A jmrlc ccnt poalcriori esl anjenlca cum siuno crucin. (Jiciquot; lahnla xubslcnlnlur a iluohiiH (imjclis (ic;/cnlcis tpii snul sn/ira lt;ii(()diit)i solo nccco sen nnnco dciniralit cum non is fnniiinic de ('.nnccllneiis sen dello Un/falo. ('.luiL'iui voil (pio les deux anges dargent qui sou-lenaient le lableau u'ont rien ii faire avec les deux anges anciens qui dans le lablean soiilenaienl la coiirMinieel donl |mrle senle l épi-i^raplie grecipu?. Par rapporlan buis nuiis lisons ; (jniminc nssci'cs sen Inhidnc oblontiae nd mensnenm nnins henchii cl plns^lricltic nd mensnenm i/nnlnoe dii/iloenm , tinne snul de cnnnhnlo 1). .V. /. (i. posilnc in (p(ndti)n cnpsnln idilum/n cl sleicln coopce-In (leacnlo cnm hisloein II. Vieiiinis cl /li/neis dcnnenlis /■,quot;/ tih dlio Inlcec snul Hllceac iju i • dicnnl : Awn l).\i Mi:.ia\\1\ Do-MIM S lACOIII S DK C(»1.1'MNA r.NUIUNAI.IS I'lCi r I'll'ISl lldCOITS elsfinl nemn cinsJem sine pilco.


1

Sur un des axes dn carir on lil, (?n carncliTes prdbablcmcnl Uu xvirsioclo : Cunabula Dom. .lesu MM-

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m klant; ES

08

l'ii autre tómoignago nous est plus précieux paree qu'on distins'iic mieux ee double souvenir: c'est ie rapport olliciol fait ü Martin V par Signori-ii, secrétaire du magistral roinain. ('.et insigne tlo-cument, parlant de Sainto RIaric-Majeure, dit au Papo comment on y conservait ( l): Una causa argen-tra tavya hi (/aa kidU quinqne pclii lir/ni do C'.iina-lado I). X. I. (!, in r/KO iacnit ana pneritia. II ajou-te iminédiatement: Item una tabula argoitca sjikiI-hila ar pulchrc ovnata cum /Irjurii mnclovwn cl ijraccis liltcris in qua out pucrpcrimn in qua lgt;. A'. /. (i. re ail involidiis tempore nat id talis cias.

1! est clair do cc textc que Ton séparait soigneu-sement les reliques attribuées iï la crèche du ta-hleau Puerpo iam dont nous allons parler.

Voici done liicn justifiée notre épigraphe grecque d'un tableau fait suivant 1'usage oriental et méme aussi cn d'autres pays avant la Renaissance, quand on avait coutume d'entourer l'image majeure d'autres petits tableaux do devotion.

La perte désistreüse de ce beau tableau dans Ie sac tie 1527 nous empècbc de dire quelque chose de plus que ce que nous fait connaltre I'epigraphe ([iii ordonnait c® travail, que ce que nous rapporte rinventaire de 149!), ce que nous disent Signorili au commencement du xv siècle, et auparavant Pétrarque comine nous le verrons.

vi. — ohsicuvations su» i.k PUERi'EltlUM.

On dit liien des choses sur ce Piicrpariiim. Le nom, qui n'est pas classique dans notre sens, doit signifier ce qui a servi h l'enfance du Sauveur, et pour ce qui se rapporte a notre tableau, les lan-ges ou étolTes de la crcclic. Le fait de les placer dans un tableau nous le persuade et sa ressem-blance avec une autre relique venue a Saiute-Ma-rie-Majeure sous Pie 1\' no fait que confirmer cette idee (2). I ne autre pieuve se trouve dans les reliques semblables conservées dans d'autres endroits comma celle qui est vénérée a Uaguse. Nous trou-vons menie ce nom ren for mé dans d'anciens mémoires et citons a ee propos ee que dit Carpen-tier dans les additions erudites faites au diction-naire de ia basse et infime latiuité (Ld. de Paris, 1840).

II cite au mol puerporium, comme sc rapportant aux linges de l'enfance de Notre Seigneur, un an-cien ordinaire de l'église de Lisieux qui commando que dans la féte de la Nativité on expose une relique de cette sorte et il dit; Ante Mains Allure Puerpcrium exponitnr, scilicet (laaedam tovallia super cusciiinm.

(1) K x tra it du Cotl. Vatir. lat. 353(). ful. quot;gt;8.

(2) ür punniculo I). X. I. C. commcnlarium, im\mm6 ii Rome en 18Ü8.

II ne nous faut pas omettre qu'en 12l)r) Baudouin expédia de Constantinople au rol de France Ie gage sacré de linten quo Christus involntus fuit in pracsepio. II y aurait done a reehercher si les reliques de l'église do Lisieux pouvent se rapporter a ce cadeau. .Mais en un autre endroit nous au-rons a parler de ces souvenirs de liy/.ance.

Pour conlirmer ce que nous disons du Puerpcrium nous noterons que dans les aetes authenli-ques de 1'oxtraction des reliques libériennes (25 mars lOOD) on a trouvé deux écrits dilïérents sur parchemin, regardant, l'un les bois, l'aulre le tableau du Pacrijcriuia bleu que détruit et on lisait dans ce document (3) : llcfascia el punnis Domini noslri Jesu XP1. Et dans un ancien inventaire do la menie basilique on distingue le Praesepe et in-cunabula du Puerperium sen dcfasciis infunliae lesu (llirisli (4).

Mals ayant établi la signification du mot Puerperium, et l'ayant dislinguée des souvenirs eux-mömes du berceau, surgit une difliculté qui re-garde nos observations critiques sur les planches conservées dans I'tinie.

Vil. — suil LUS l'I.ANCHES UONSHUVICES DANS L'UllNE.

Si la planche sur laquelle a été faite l'inscrip-tion forme le tableau du Puerperium, ne faudra-t-il pas dire que ce bois n'appartient pas a la crèche ?

A vrai dire, plusieurs motifs portaient a lecroi-re; — rapparence du bois qui semble dilTérent, — le travail (|ui lui a donné un meilleur poli, — le fait (|ue lui et un autre fragment semblable sont formés de deux planchettes jointes par le moyen de mortaises arrondies.

De plus, en les observant attentivement on voit apparaitre sur ces planches de petits clous ou pointes niétalliques, peut-ètre d'argent ou de cui-vre. On tirerait la preuve qu'elles out servi a fixer les lames émaillées sur le plan du tableau méme qui gardait le Puerperium et qui furent traités a la nianière des Vandales par la soldatesque du con-nétable de Bourbon en 1527.

En approfondissant ces observations critiques, je vois que nous nous trouverions mal a notre aise menie en eomptant, selon les documents, ces cinq morceaux ou asseres eonservés comme étant Ie berceau, tandis (ju'en enlevant a Ia crèche ces deux morceaux comme faisant partie du tableau, il n'en resterait plus ((ue trois.

.le ne saurais présentement (|ue répondre a ces difllcultés. Quelqu'nn, et cerlainement non saus

(It) Voycz Bianchitti dans lo inss. tlislovia . . . Tol. 70.

('0 Ibidem ful. WS.


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L.\ CliKC.IIK nu SM VKl Ii (i!l

raison, dirait que cos doux morceaux, peut-élre avoc d'autres de la Crèclie, ontété mis au tableau ub i nil in en Palestine rnèine, et au temps du pa-triarche Sophronius, avant (|ue tout fut envoyé a Rome. — Ou encore que de ces cinq morceaux de hols, deux au moins eu eussent êt(' perdus et rem-placés par des fragments qui restaient tin tableau pillé en 1527et réduit en morceaux; ou encore que 1'ordre en grec pour Ie tableau fut écrit sur une des tables mémes do la crèche.

On voit (jue Ton nepeut porter sur ees difficul-tés un jugement défmitif, pour les admettre ou les réfuter, si auparav.uit les recherches ne vont pas plus loin.

Et il faul dire ici que nous n'avons point examine tons les souvenirs qui nous restent de ces bois ou de ces linges. Nous savons que peut-être, niè-me autre part, mais certaincment dans la basili-que, on en trouve, des fragments sous Tantel papal. Cela [■(quot;'suite des actes authenti(|ues, des change-merits (jui y furent fails sous ISenolt XIV. La vue de ces documents permet de nomhreuses suppositions, tandis que seul un examen soigneux de ce lt;(ui reste pourrait inieux nous en assurer. Nous reviendrons a parler de cet autel en disant ce qu'y a fait Pascal Iquot;1', mais avant d'arriver a lui dans no-tre chemin ü reculons, il faut traiter de quclque autre souvenir.

VIII. — FA ITS DU XIV1' SIKCLE. PKTUA HQl'E et ai thes jcsqe'ai- XI1' SIÈCLE

Ce chemin en arrière n'est pas absolument coupé par leu doutes ci-dessus, puisque tout en ne faisant pas la lumière compléte sur ces bois, rien n'empéche de tenir compte des autres morceaux que l'on attribue saus dilïiculté :ï la crèche et aus-si au tableau du Puerpcrium.

Nous sommes heureux d'appeler en témoignage du Derceau (!t du l'nei'perinm le grand lettré Kran-Qois Pétrarque. II écrivait en UT)!) iï Philippe de Vetriaco parlant de ces reliques comme d'une chose que devait vénérer le pèlerin a Home dans le jubilé : ('unabula Salvalut is et lui möme renvoyait aux vers (ju'il avait adressés a C.lément VI en 1345 pour l'engager a venird Home- Voici ces vers (Opc-rc del Pc.lrarca 1581, t. m, p. 90).

Quid referam nostvae CUNABl'LA parva saluli.t

KI sficros pastes, nbi ranun ('ondiloy inr/ens

CiOntxcuU somiws bhnide madenlc Maria ?

......vel Virgin is tthnae

Laeve PUERPKUIUM ....

Nous avons méme sur cc sujet une souvee siire et authentique qui nous permet de faire arriver le culte do ces reliques a l'annce 1 'i89, oü le cardinal Oiacomo Colonna lil une caisse d'argent pour les petites plancluïttes de hois. Ou pont atlribuor a cettc époque, ou peut-iHre a un temps jilus ancien, le travail des deux anges d'argent el de leur socio pour soutonir lo tableau du Purrpcrium, travail du a la munincence do la familie romaine de C.ancellieri o dc.Uo Hnlfnlo, comme l'en attestent ses armes.

En 1250 les époux Oiacomo et Vinia Capocci construisirent un riche tabernacle pour ces reliques (li.

.Mais les documents certains vont plus avant, car on indique ces reliques dans une description do Koine faito au xip' siècle par un Jean, ehanoino du Latran qui, parlant an cbapitre XV do la Basilique Lihérienne, dit qn'on y trouve . (Umabulum Domini in i/iio jiner iaridl et ensuite de praesopio Donii-ni (2).

Arrivés a cette époque la déinonstration del'au-thentieité des reliques est seulement alTaire d'in-ductions, mais selon les régies de la ci iti(pio, il ne faut pas indiquer cela légèrement et comme avoc un soiis-entendu ; il faut examiner au contraire sévèrement los conjectures et voir s'il n'y a pas d'argument qui puisse ètre invoqué contre (et cola non seulement directement mais indirecte-ment) l'opinion de ceiix (|iii désirent pousser plus loin lours investigations et la demonstration de rauthenticité des reliques libériennes.

Uecueillant des observations antérieures nous examinerons si rien ne contredit le sentiment de coux qui affirmont ijno ces saints souvenirs sont venus de Jérusalem au milieu du viic siècle (3).

Et méme il faut remarquer quo pour que ees nobles personnages romains on l'iSi) et mi'ine an-paravant, aiont fait un si splendide encadrement au Puerperiiim et aux reliques libérionnes, on doit dire que ces objets étaient dopuis longtemps soigneuseniont eonsorvés dans cette basilique.

IX. — DÉTAU.S UE(iAUOANT LE PAI'E PASCAL I1'1'.

Lo manque de documents dans répoque maT-heureuse dos siéeles du moyen age n'est point un argument plausible pour nier ce dont on n'aurait point parlé alors explicitemont, ou ce dont on

(1) Dl-: AN'GKi.is, p. .'»(», ikius (ItiiiiH' rópigs'nplio «laciihns Iminni* Ciijiocci rl Vinin ii.cor ciiifi l'occrnnt lici'i Iidc itpiiK pro mUunii-liuni'(ininKirurti a Htii'um (in. Dom Mi',(II.VI. Voir pag. 31.

(2) Kilo so lil dans Ic mixmiscrit «In Vatican 712.un 'lo conx «ini lurent ancionnomonl clc la roinr ilo Snódo. L'Outlin place col öcrivaiii a r.innóc! I nOonviron. Maiui.ï.on l'a publió dans son MnnafiDn lla-liruin ot (Jioudl dansson ouvrago l.ifitrnin dri Uil. Ponti'liri, I. Hl. C.c passage so Irouvc au comnnMici^neiil do la qiuli iómo colonno do la page HSoü muis l'aviuis pris.

(:{) Voir spcdalemonl b'ranc. Hianciiim ol Livkuam aux endroils citós.


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MKI.WCF.S

7'!

aui'ail pcnlii Ie souvenif. .11 csl tlouc oncoro raisonrmblo d'en admettro rcsistenco dans ces sièeles.

Et ceux (|ui soutienuent, non a tort, cette opinion, rappellent (pie Pascal l1'1' (annéeSli) étail mi dévot c!e la hasilirjue et de ses reliques. Si eet ar-iiimient n'est pas direct, cependant grAco ft l'exis-tence pi.stéricuro de cctte devotion om peut l'ad-niettre comnio line induction. Nous nous hornerons seiileinent a rpiclques fails dans rexamen ipie nous en laisons.

Onand so:is Denoit XIV on a detrnit I'autel ma-jeur, on y a retrouvé deux petites imies. L'uno avait mie épigraphe païenne, 1'aiiti'e portait sur les qiiati'c faces les invocations suivantes :

V Srscii'i; intkmeiwta vnuio pni'.e.KS kami i.!-rri I'asc.iiam Papak.

V Ti kiik Xei; i'ami i.i'.m ti im Pasc.iialk.m Papam.

v I.NIKNOE VOCI OKATIOMS .MKAK UKX MI-U S KI'

l)i:rs mki's Pascmaij Papae.

V KxAi ni Domini; voci-.m sehvi Tn I'asc.iiai.is Papak.

On no troiiva pas dans les deux urnes des osse-ments humains coinine c'était la coutunie dans ces stéles sur lespielles s'appuii' rautel, mais d'a-près les actes dn proces-verbal qui exisle dans les archives libériennes on y a retrouvé seulement « plusieurs fragments dont la couleur et la fragi-lité les font resseinbler a du papier brulé. . . ct parmi ces fragments quekpies moreeaux de platre, quelipies pelils moreeaux de marbre mel(''S de dif-fi'Tcntes sortes, certains fragments longs de couleur sombre et trés légers, des moreeaux de bols tourné, dont quelques-uns, bleu que corrodes par Ie lenips et riiumidité, conservaient les traces d'uiie oneastrure avee son hullmle (arrét) et eertaine matiére qui ressemblait a la pou/.zolano ».

ToLile cette descriplion est peu de cliose si l'on n y ajoutait (|u'aprés la première impression reene dans robscurité de la nuit, on trouva mionx a la lumiére du jour, et l'on S'apercut que les fragments se combinaient avec ei'iix conserves dans rurne (i).

On pensa alors que l'on y trouvait une autre coiilirmation pour Ie liois et les linges de l'urne placée par l'ascal I1'1'. Qnoiijiie l'on puisse admetlre tout cela, cependant il vaut mieux examiner si la reposition de ces reliques doit s'altri buer ii co pon-tife au ix1'siècle ou a d'autres cbangements fails dans la liasiliipic et dans eet autel par d'autres sou-veraius pontiles. Toutefoison peut ajiporter comme jireuvc, sinon eertaine au iiioins d'induclion en fact i r^ssai'liM c.imoi'ViM itans rurcliivc son! cilOsptii' Livkhani, n. lüli.

veurde Fopinion ei-dessus, les invocations memos que l'on fait a la sainte Mère de Dieu.

X. — AUTUKS DKTAII.S SIK I.K Al) l'ltAKSEPE kt oaiEC/rmN.

Mais la demonstration serait bien plus évidente si l'on pouvait prouver que le nom de la basilique ad pmesepe ne lui fut donné (pie vers le vu1' siècle et aprés qu'on y out déposé les sacröes reliques qui ont appartenu iï l'eufance du Sauvcur. l'ne prenve de ce genre renforcerait énormément cette opinion.

He fait, en observant les documents les plus an-eiens et méme le J.ihcr l'onlificalis qui nous conserve tant de souvenirs certains de la liome cbré-tieune, on volt quo cette basilique cut divers noins (2), mais jamais celui ad praesepe avant ce temps.

Et en ell'et, on rencontre cette appellation pour la première Ibis sous le pontilleat de Théodore quand il parle de .Maurice (3) qui ponr fuir la mort se réfugia flans réglise de Sainte-.Marie mlpmrsepc, ce ipii ne lui fut d'ancune utilité ear, pris par les solduts, on lui mit les fers au eou et pen aprés il fut mis a mort. II y a ensuite, dans le Liber Pouli-ficalis, de uombreuses indications de la basilique sous ce nom dans los temps qui suivirent, ce qui nous fait raisonnablement croire, comme dit trés bien liiancbini, que ce nom fut donné iï la basilique précisément paree que sous Ie Pape Théodore on y apporta nos reliques.

Les opposanls cependant apportent trois arguments qui semblent détruire l'opinion susdite pour Ie vip' siècle, lis observent d'abord lt;1110 saint Gré-goiro lil une de ses bomèlies dans l'église de Saint-André poxl praesepe, c'ost-a-dire celle qui est derrière Sainte-.Marie-Majeure, encore appelée Ccüa-havhnra et située prés de l'église actiielle do Saint-Antoine. C.eei posé, nous aurions Ie nom local ad praesepe a la fin du v siècle ou au commencement du vp1.

En examinant cette dilTiculté, je voulus me de-mander de suite si le litre de riiomélie de saint (iregoire avait è'té mis par ce pape, 011 au moins de son temps.

ba conclusion fut, et encore suivant ropinion si autorisée dn comte de Üossi, Crisar, Arinellini et autres coiinaisseurs des choses romano-chrétien-

Ci) Voir do K -ssi dans Ia doscriplion des mosaMjdos do Sainle-Maiio Majcuro.

(H) Sur colui-ci lo Lib. Pontine, ódit. DucIiomio 1.1, p. WM.Hidu* (Tlicoduri papao ) tcinporihu» Mnuricius rlKirtultiriiis, /ter (iiicni Diitlhi main opovotiifi est /saciks imti'iciKfi . . . lo Gartulairc so rövolla conlro lo patrioion mais en fut bientot puni, pondant qu'ilso róliiKiait lt;«t ttcatu Miiria ad praesepe: tallente* earn de ecclesia miseriDif boicim in eollmn eins. etc.


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I,A CRKCIIK nr SArVKI'H

71

lies do raiitiquitc, que I'on doil croiro que cos li-tres ont élé postéricurement arrangés et modiliés commeon levoil dansles anciens manuscrils (1). Et il ne faut pas s'étonner que voulunt huliquer après le vu1' siècle l'endi'oit de cette l)asilique on se selt servi de riiidieation qu'on lui douuait alors, appelant ad praesepe la hasilique de Saiutc-.Marie-Majeure.

11 convieut ici de faire uue observation, peut-étre sulitile, mais assez coneluante el (|ui plaira iï jilus d'iin. Saint Grégoire hahitait le palriarcat du La-tran ('2), vl cerlainenient s'il avait voulu indiquer l'église de Saint-André qui se trouve eutre Ie Latran et Sainte-Marie Majeure, c'est-iï-dire aulc praesepe, il n'aurait pas dit qu'ellc se trouvait /)0.s7 praesepe. Cette remarque nous montr.' que celui qui avait l'ait l'addition praesepe devait avoir son habitation du cóté opposé de la hasilique libé-rienne.

II résulte done elaireinent de lout ceei (pie co ti-tre, ajoulé dans les siccles postérieurs, ne peut prouver (jue la hasilique s'appelat déja ad praesepe au temps de saint Grégoire, et robjection dis-parait.

XII. — DEUX AUTHES onJECI'IONS Sin LK TIT UK

AD PRAEÏEPE

A peu prés seniblable et aussi sérieuse a première vue est rautre objection tirée d'une donation de nilustre Flavia, fille de Xantipe megisli im-perialls a secrelis (|ui donne quelqiics-uns de ses fonds aux mansionnaires liliériens. Le diplómo de

Marini i3) attrihué justement au vi'' siècle (années d'H-nOO) a été grave sur le marbre par Grégoire IV.

Or on y nomine liar deux Ibis la basilica quae itppellahtr ad praesepe. Si cette appellation se fut trouvée sur le papyrus du v siècle, elle pouvait et devait s'opposor absolument4 ropinion qui assigne le commencement de ce titre de la hasilique ad praesepe au Vil0 siècle.

Mais ce titre se trouve seulement dans l'épigra-pbo de marbre gravée par (Irégoire 1\ dans le ix|! siècle, et cela non seulement ne fait pas un obstacle pour le vu1' siècle, mais prouve encore une fois de plus que dès 1c iv siècle notre hasilique avait recu le nom ad praesepe et que c'était celui sous lequel on avait coutume dc la désigner.

Si on avait lu cela dans l'ancien papyrus (char-liüa), ainsi lit-on dans le marbre et autographe de la donatrice, la difficulté aurait en alors cette valeur qu'elle perd dans une reproduction explicative après trois sièclcs.

l'n ancien manuscrit d'bistoires do martyrs conserve a Sain te-Cécile a Rome créc une troisième dillicnlté. De Angelis, dans sou Histoire de la hasilique, nous dit qu'on y lisait comment Libère con-sacra au iv siècle la hasilique de Sainte-Marie-Majeure on y placant Praesepe, Cunahida, fnenum el painuis Domini sub alluri praesepis cum multis aliis apnslolorum, marlyrum alque virginum reli-qniis, quoriDii nomina supervacaneum esl nomi-narr.

Teut le monde voit que le texto prouve trop. On no pouvait parler ainsi au ivlt;' siècle de tant dc re-liijues, de tant de saintes choses quand il n'était pas alors usage di» transporter les restes mortels des saints et moins encore do les diviser en plu-sieurs ondroits.

Au contraire, si ce document ainsi douteux pouvait prouver ipielquo chose, ce sera it (|u'au temps de eet écrivain on croyait ((ue cette hasilique con-servait ces souvenirs.

XII. — Die I.A f'OUME I1KS ohatoihes igt;p,Ai:si:rgt;fs.

Ces difncultés nous amènent a examiner le sens

(M) / Pnpiri diplonintici. pag. 301. Nous avons encore rinscriplion de marhre qui lui transcrite par Grimaldi dans le Godex du Vatican ü'i38 pag. 55 oü il écril, parlant des mansionnaires « K.vtdl hnius vei {p'dlin pdlchi'd tlmidlii) in porlicn S.M. Maiuri* mnro afllcca marmore, cxorimtd litfrris romnnis }io)i Idmcn prnilns ineptis (licet latinum idioma vdlde concdtidl Prisci(i)ii capnt) tempore (ircfiorii IIII fdeld...

II l'aut remarquer que Ie document original dolacha) fut peut-étre écril en grec sur le papyrus et puis traduit en lalin quand on le grava sur le marhre. Gela prouverail mieux l'addilion des paroles explicalives mises au ix* siècle. ( Voir Marini, pag. 1V1, annol. au N0 GXI).


1

Gom Xl\ n. XVII fiionr.r, Lilnr^. ponlif. — Tommasi Op. lom. v. p. r»S8 — Au.mki.i.im, Ij' chieac Itohin, 1890, p.22(l, parlantdc la baslliquelihörienno cilo lV;poquc de Lóón III commc nous donnant los premiers dorumonls de rappcllalion ad pracsi'pn — Di'. Ilossi Bulh'.no di ArchcoliKjid cristiund, an 1871, p. 7. .Ie dois noloi-ii ce propos que le scrlidor luilienmin I'. (icnoroso ('.alenzi»» m'a fait voir Ie cod. vat. 10 H8I), bien (|iie posti'rionr au viir sièclo oü, ( pag. 3,t)dans om ilia luihita ml intpulum in Ucixilica S. Androat' (iposloli, il n'ajoute rion : comme il n'y a rien ii cello de Sainte-Marie-Majcure( p. 52 ) disant seulement i)i hnsillrn S. Murior die uutnli domini. La inème vai iólO dans los manuscrits nous convainc qu'on a l'ait des additions dans les litres.Dans cc nu-ino manuscril. p. I.Vi. remarquons riiomclie in baniHca S. Mdrinf ad prucfirpc. die smi-cto /Kf.sc/mc. L'illiistrc ('crivain grögorien. I'. (inisAn, s'esl plu a montrer des notes sur les plus anciens manuscrits des homélies do saint (Jrc^oiro dont aucune ne porto 1'indication post prni'srpr qui,selon Tommasi, se trouve seulement dans un antiphonaireap-partenantpeut-ètre a i xirsiócle et d'aulorilé lógère ou mille pour les additions topograpliiques.

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72 MKL/

du mot Praescpc dans les anciennes (quot;'glisps ch» Rome, et ó. voir celui (lu'on lui donnait pon aprós le vii^' siècle. Parmi les devotions dos souverains pontiles nous trouvons cellc! de construire le prac-scpc, comme on dit dans le Ij her ponlijlcalis.

Ce qu'on lit dans la vie de (Irégoire l\' (année 827-844) nous indique, inieux que tont, ce ((ue l'on entendait par ce genre de constructions: hi cccle-sia a S. Mciriae in Iranstybcriin sanclKm fecil prae-sepium ad similitudinem Pmesepii S. Vei yeiielricis qiuie appdlaluv Maioris. Et Anastase le hihlio-thécaire explique inieux encore ce qu'était cette crèche, que le méme pape orna a Sainte-Marie-Ma-jeure en disant pro remcdio et fuluva animae suae relribiilione gameram phaesepis lgt;. N. I. qudd basilicae S. Dei genilricis connectitur quae maior ah omnibus nuncupatur, argmteis tabulis deauralis, magnifice et praccipue ornavit.

Ces paroles indiquent clairement que la crèche de S. M. in Trastevere était une petite chapelie iquot;i voute (camera) et peut-etre ornée avec des figures représentant Ia naissanoe du Sauveur; ((ue la chapelie Libérienne, a laquelle ressemblait celie de S. Maria in Trastévère (;1), devait ctre aussi une chapelie semhlable; de plus (jne cette chapelie était unie ii la basilique Esquilienne que Ie pape avait fait magnifiquoment orner. Ajoutons qu'en répétant par r.eux Ibis quo le nom de praesepii s'employait dans le ixquot; siècle cela montre que rappellation n'était pas de date trés ancienne.

La Yaticane out elle aussi son praesepe S, Mciriae, comme le dit la description de cette hasill-que (2i au vu» siècle. Le pape Jean VII constrni-sit eet oratoire.

Nous ne veulens pas aprés cela omettre de faire remarquer que la basilique Libérienne ne s'ap-pelait pas hash.ica phaesepis, mais toujours basilica ad praesepe indiquant avec clarté qne rinsigne oratorium on aedicula praescpis lui était volsine et attachée {connectitur) mals n'était pas la basili(iue elle-mcme.

Cette petite chapelie a voute avait sou autel comme le rappelle souvent le Liber /lonti/icalin. I'arlant ainsi de Pascal il dit: altare yraesejiii sompsit et decoruvlt, \ faisant d'autres cmhelllsse-ments (3) ; et de Léon 111 (7!),quot;)-8IO), qu'il fit in ecclesia P.M. ad praesepe cortinam etc. et ante praesepe fecit vein alba. Cela confinneralt la représenta-

(1) Pciit-6ti'o que la clmpcllc lt;|ui porto co nom ii pmoho do qui ontro oooupoleliou do 1'nncionno. Pour la cliapollo Libórionne, voyoz los ócrivain» de sou histoire.

('2) Dk Hossi. Roma sott. I, p. 128 fol. 187 — ot dans fuscr. Christ. II, p. 227 curve ad priwsapv S. Marine cuqar oscutato pen/o. — nucilKS.N'K ad tib. Pontll'. annol. I. p. 38(i. Voir le Cod. Vatio. 6139 do ouimai.di oahi\ur:ci. Arte Gluist. planchos. -Muntz. Uiv.arch. 1877.

(3) Edition ciliie.Tom I, |gt;. (i2.

ffiES

tloii des images ou des mémoires de renfance du Christ (4). On lit de Grégoire IV (731-741) : fecit et ibidem ( SM. ud praesepe) in oratorio sancto quod l'raesepe dicitur, itnaijinem auream Dei (jenitricis ampleclentem Salvalorem Drum nostrum in (/emmis diversis pesantcin libras V (5). ()n raconte d'Adrien b'r (772-795) que in altare ipsins praesepii fecil laminas e.r uiiro . . . lusloriis dcpictis. Et laissant d'autres passages nous ferons remarquer comment M. Duchesne, qui est un des critiques de l'histoire, n'a pas héslté a nous dire dans ses notes (0) que lus célèbres reliquesde Saiute-Marie-Majeure, c'est-a-dlre celles dont nous parions, sc trouvaient déjè, a eet autel qui, avec son oratoire, devait oc-cuper une place spéciale, comme anjourd'hui, dans la remarquable chapelie a droite de celui qui entre et qui a dans son hypogée la représenta-tion do la crèche (7).

XIII. — OPINION QI'E LES nEl.lQl'ESONT ÉTÉ PORTÉES A HOME SOUS I.E PAPE THÉODOnE.

Nos observations générales nous out conduit a pen prés au vilquot; siècle et il convientde mieux examiner l'opinion de ceux qui pensent que les sain-tes reliques dont nnus parions auraient été por-tées a liome a cette époque.

Laissant de cóté nombre d'observations et d'in-formations de facile érudition nous arrivonse a ef-fleurer les arguments d'induction et les conjectures de quelques savants qui ont mis en avant et défendu l'opinion que ces reliques seraient vennes iï Rome sous le pontllicat ile Théodore au milieu du vu'! siècle (années G42-04quot;)).

On rencontre pour la première fols le titre ad l'ivscscpe donné a la basilique Libérienne dans la biographic (|ue fit de ce pape Anastase le biblio-thécalre comme nous avons dit plus haut.

Ce titre, donné entre tant d'autres 4 la grande basilique de .Marie, et d'autres coincidences sent rendu croyahle cette opinion que quelques-uns ont examinee avec beaucoup d'érudition et de zèle. l'eut-ou done croire avec fondement qu'i cette époque ces salutes reliques alent été transportées des lleux saints et placóes dans ce temple donnant iï la basilique sou nom nouveau?

Dans riilstoire personnelle de ce pape on re-

(\) Ibid. Tom. II, pag. 10.

(6) Ibidum. Tom.II, pa^. 'MS.

((5) Adn. \\\ Ibid. pag. 522»( Volei jc crois Ia première mention il'un autel sprcial aiiprón de Ia cc-lohrn basilique lo Sainte-Marie-Majeurc. Get autel devait se trouver «lans une pellle chapelie (

cuhicilum) iï reudroit qu'il oceüjpe encore aetuellement. »

(7) rour les études et les découvertes teehniques sur Ia basilique hbörienne voir Touvrage justement loué de INIgr PietroGrostarosa chanoine de la basilique de Sainte-Marie-Majeure.


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|)i: SAl'VKl'li

LA It KG HE

marque qu'il était originuirc do Palestine, (lis de Theodore de .lérusalem qui I'nt ensuite ólevó au slège patriarcal de sa patric, et qu'il eut des rapports continuels avec sou liou d'origine. Dans les premières aunées de son pontiflcat il regut a deux reprises Etienne évèque de Dora qui représentait Ie saint patriarche Sophronuis, et il Ie constitua son vicaire dans sa patrie. Etienne retourna une troisiéme Ibis a Rome, mals y trouva Ie succes-seur de Theodore. Les uctes des conciles et les monuments les plus solennels de l'liistoire attes-tent ces fails.

La raison qui faisait porter ces rellques ;ï Rome était d'implorer du secours en faveur des lieux saints envahis alors par les musulmans qui Irs dévastaient et en détmisaient los souvenirs sacrés. Comme on sait que Theodore mettait grand soin a recueillir de toute part les salutes reliqnes pour mieux les garder a Home, d'un cóté Ie péril imminent que couraient ees souvenirs en Palestine, de l'autre Ie désir du Pontife rendent probable Ie fait que ces souvenirs lui auraient été portos par Etienne au nom du patriarche Soplironius, ou de ceux qni alors présidaient a l'église do Jérusalom.

XIV. — autue observation suh cette opinion

Examinons les documents historiques et les écrits de Soplironius dans leur plus compléte publication aprés les découvertes du cardinal .Mai (1) et méme les belles poésies de ce saint que Ton a retrouvées oil il parle aussi de Bethléem (2) et des jours désastreux pour les lieux saints.

Nous trouvons spécialement (''luouvant et solen-nel l'acte du vieux Soplironius qui envoyant révéque Etienne son lógat a Rome le fait gravlr Ie C.alvaire et la, le conjure par les serments les jilus terribles, sur les choses les plus salutes, d'exécuter son saoré mandat. Mais en tons ces documents nous no trouvons pas une note precise sur nos souvenirs de la Crèche, et pas mème une parole qui en indiqual rexistence antécédente soit a Bethléem méme, soit a Jerusalem.

En consequence les memoires de Soplironius, du Pape Théodore et de Etienne de Dora ne nous permettent pas do conclure positivement en faveur de cos salutes rellques. Nous devons seulement observer combien est raisonnable et fondóe sur des rapprochements et de savantes romanpies ropinion que ce transport des rellques deJénisalem a Home a eu lien aux temps du Pontile Théodore, bien

(l) Patrologie grccquo dans l'cditiondc Miune, turn 87.

'2) Nous rapportorons bien volonliers (jiielquos paroles du pa-inarcho poète selon une version fail e par Matmanga et qu'on lit dans Mai, Spicib'(/ium lUiniinuun, v\. dans la patrologie citëe om. lxxxvu. A la col. 874'! on dit des bergers de Uelhlöom. « fAii -qu'il n'y ait pas un argument direct pour raflirmer. II faut en plus noter que rien ne résulte de contraire a ces hypothèses auxquelles nous espérons qu'un document nouveau viendra donner vie et fournir la démonstration.

XV. — notes suh n'autres heliorios de i.'enfance nr saijveür

On pourrait opposer que, bien avant, et dés le temps de Pulcliérie, il y avail k C.onstantinople des rellques de l'enfance do Jésus apportées par rimpératrice Eudoxie. Sans entrer toutefols dans leur examen détaillé, il nous sulTit d'observer qu'on n'a jamais cité les bols de la crèche, mals seulement quelques parties des langes de l'eiifant Jésus (3).

Cependant cola ne s'opposerait pas a la possibi-lité qu'il y eut encore au vu0 siècle ft Jerusalem des rellques du bols de la crèche ou au moins des parties dos linges vénérés comme tels (4). Toutefols, il faut redire que l'on ne peut tirer qu'un simple aigument tie possibilité, argument qui n'est pas niéprisable paree qu'il exclut en mème temps rimpossihilité de rexistence.

Nous avons ci-dessus fait allusion a des rellques qui avaient été expédiées en France ; on en vènè-iv d'autres en d'autres lieux que ce n'est pas lerno-ment d'examiner.

Vraiment la recherche critique désirerait avoir autre chose, mals qiiand il n'y a rien de plus que ce que nous avons, et peut-étre pouvons avoir, il faut (|ue les investigations se contentent de ce qu'il y a de positifet mèmedesitnplementinductifdans ces preuves. Nous ne perdons pas l'espoir de ih!'-couvertes plus heureuses, et de plus profondes recherches, auxquelles nous souhaitons meilleurefortune qu'aux notres, ne doivent point s'oniettre. En attendant il ne sera pas inntlle de faire nötres les paroles de saint Jéróine écrivant a Marcelle sur ce sujet (Ep. win) : Prcsc.pc in lt;11111 {lesus ) infaulalns vdjiiluilcntio gt;nlt;igis in/hno sermoni' honoyuu-

tluin esl.

lain in pracsoiw oprrlum nxjricicn ten divinum parrulnm ...» el ii la colonneIWI'i parlant de l'église do Hothléom . et fevvovcm SKnrti (minris conla coltihens (lareniuïn ataHm Ifothlvcm in lt;gt;})-pidulum uhi omnium rc.v est nutus.

« Adniiramlam (luadriporlicuni, et triconchani cleyantetn SdcvQSunctdü aedes inf/ressus tvi\nnliabo.

« Hethleem RtnicUte pnlchrUiidiinn omnes v id eve, Christus i/ui estiln nutus concedat . . .

« Kt praesepe gloriusum adorifturus ueniam. »

(3) Voir dans los homMes do Germain, liuthyme, cl hu tres, cilóes par Livkmani. Tiu.kmon r ( xv, pag. 181) dit qu'il desirerait sur ces rcliquos de C.onslanlinoplo des tómoignages plus óvidenls.

('0 Uu peul lire sm* ces roliquos le travail ( IHIJH ) du Mgr Dominique Bartolini, depuis cardinal.


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7'( M KI..

CONC.I.l'SION.

Kn finissant moiis fei'ons rcmarqurr que lo pon d'heuies pemlant lesquellcs muis avons pu oxaini-ner ces rcliqnes onl ('U'' trop conrtos. II nous reste lo (Jésh' de voir encore tont ce quo nous avons lie ces saints souvenirs, tantsous l'autel majeur, que sous les fuitres autels ilo la basiliquo et ailleurs on pout-être ils se caehent. Qui sail si cos nouveaux fragments ne pouriaient pas nous donner de nouveaux faits qui nous aideraient a inieux connaitro ce que nous avons déja dit et mème a nous procurer d'autres lumières pour des observations ultó-rieures?

En torminant cependant cos études, qui, si dies ne sont pas completes ot erudites, sont certaine-mont sincèros ft conscionciouses, nous dirons quo, ayant mis de cótó I'exanion liturgiquo, nous nous cantonnons sur lo champ do la critique dont nous donnons ici la recapitulation.

•1quot; Les paroles grecquos qui rostent sur le fragment de la planche nous donnent senlemont uu rapprochement pour assignor a pen pros au vii1' siècle uno ornementation iaito a une image dans le style oriental.

2° („Mie Ton doit faire uu nouvel examen sur le hois de cetto planche dans le tableau connu du Purrperium.

s'GES

I)quot; I'our co qui regarde les roliques dc IVnfance de .lésus conservées dans la basiliquo Libérienne, nous pouvons constater l'existence des documents depuis notre temps jus(|u'au xi'-siècle, et que de la an vii1' nous trouvons les données d'une legitime induction tant dans U's souvenirs de Pascal lei', quo dans ceux du Pape Théodore ot de sos suc-cesseurs.

4° Le titre lui-méme de basilique ad Prnesepe est un motif grave pour prouver cette assertion.

5quot; Enün l'examen critique favoriso beaucoup ropinion do coux ipii soutiennent le transport des roliques de .lórusalern a Homo a I epoque de Theodore, tandis que parmi les nombreux documents et les objections examinees rien ne s'oppose a cette conjecture, ou mème y fait une difficulté appa-ronte; ce qui la rend tres plausible.

La métbode critique et la nature d'une étude pu-remont historique, faite sans but préventif et sans idee préconcue, ne permet pas d'aller plus loin. Nous nous ari'étons done, attendant de nou velles études on do nouveaux documents ilos résultats moillours (pii démontreront plus heureuseraent et plus claiivmout la vérité de cos choses. La décou-vortede la vérité, en elTet, telle qu'elle est enello-miiine, doit ètre le dernier but objectif de touto étude sérieuse et fondée.

P. An. I). CiirsEPPE C.ozza-Li'zi, sons- hihlinlht:c(tii'i' dc la Suintr Kijlisc Ilomainc.


OBSERVATIONS SCIENTIFIQUES SIR LA CRECHE DU SAUVEER

Prenant occasion do lacirconstanne quia permis au li. P. Cozza-Liizi d'écrire la savaiito dissertation (pie nous venous de donner, le li. P. Lais, sous-directeni' de l'übservatoire du Vatican, dó-férant aux désirs do S. Em. le cardinal archi-protre, s'empressait de prendre des mesures et des photographies dos cinq moreeaux (|ui com-posent aetuellement le hois de la crèche et en détacbait ((uelquos fragments pour los analyser. Cost uno bonne fortune inospérée que d'avoir pu examiner avoc les procédés seientiliques ces roliques insignes, et en fixer l'image autremont quo par les procédés, toujours fautifs, du burin ou du crayon ; aussi, bien que d'un caractère spécial, cos études ne peiivont pas ètre négligées. Sans donner le remarquablo rapport du I!. P. Eais qui sont le fruit d'un travail absolument nouf, nous en dirons en quelques mots les conclusions, pes cinq moreeaux qui composent la relique de


1

dixième. ba section est de .'i, sur 5 pour le premier de 3, 4 sur 4, 9 pour le second, et lo poids dos fragments conserves est rospectivoment 94(1 grammes et 007 grammes.

Vu répaissour de la section, les inortaises qui les tei'ininent, le trou qui existe au tiers de la longueur, cos moreeaux ressemblent a des montants que l'on assemhlerait en forme d'X pour supporter quelque cbose.

Les trois autres fragments, plus mutilés, nous olTrent les caractéristifiues suivantes. Leur épais-seur n'ost i)lus (|ue de 1 cent. 10 et ils sont composes de deux planchettes de iiois réunies par uno mortaise de forme cylindrique. G'estainsi que dans

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HIquot; SAIVKlll

I.A r.ÜKC.MK

la menuisei'ie on joint. (Jos foMillcs dc hois dcstiiKjes a former un parriuct ou un eouverelo. J,a lonKiicur ct la largeur no penvcnt pas nous Ibnrnir d'indi-cations, car soit 1c temps, soit la devotion dos (idolos out ompoi'tó plus do la nioitió d'une dcs planches, ct dcs quanlitcs considórablcs des deux autres. La première pöso .')57 graminos, 403 la seconde; Ie poids de la troisiöme n'est point rnaniuê, mals d'après les flgures, il iu^ doit Kiiore dópasser 150 grammes. I'n detail caractéi'istique est que cos planches sont d'une section qui leur pormet d'entror dans los mortaiscs quo, nousavons relevces sur les montants. De plus, un examen at-tentif ot minutioux indi(|ue que ces planches out été travaillées de la memo mariière, cc qui denote f|u'ellcs out été faites pour servir au même ohjet.

Ka reconstitution de la relique devient alors facile. I.os doux montants sont joints en forme d'.K et un morceau de hois tourut* les unit, passant dans lo trou circulaire que nous avons trouvé au tiers de lour longueur. Nous ferons observer que sous Itenoit XIV on a trouvé, sous l'autel majeur et dans I'urne du pape Pascal Irl',des fragments do hois tourné. Cot X était assujetti par dcs planohettes qui passaient dans les mortaisos et empécliaient les montants do s'écarter; e'est le róle des trois planches qui nous rostent et dotit une mauque a 1'appel pour faire la reconstitution complete, comma il manque aussi lo second montant double qui formait la seconde branche de l'X.

Mais, dira-t-on,pour (pie co support ne s'ouvrit pas indóliniment sons la charge qu'il peut avoir :'i supporter, il fandrait qu'il Cut maintomi par un lien quelconquo qui rósistata la poussée. Précisémont, prés de l'extrémité des montants opposée a cello oü nous avons constaté le trou circulaire, se trouve un fermoir métallique en forme de tleur do lys grossièrement dessince, et ii l'un de ces fermoirs est un anncau do métal (jui conimencait la chaino destinée a règler l'écartemcnt des deux montants.

Nous avons done nu support double en Ibrmed'X rolié par uno traverse cylindriqno sur lequel ou pou-vait poser la mangeoiro des animaux, selon ce qui se pratique encore on Orient, oü les auges deshes-tiaux s(3nt prck'isoinent faitos sur co modèle. ('.'est encore celui (pie nous voyons reproduit dans les famoux bas-reliefs d'Arles qui datent du ivquot; siècle.

Pour résunior, los reliquos de la crèche con-servées iï Saint(v.Mario-Majeiu'o ue seraiont pas a proprement parlor la crèche ou mangeoiro dos nin-inaux dans laquelle aurait (Hé couché le Sauveur du monde, mais le support de co berceau pour réiever do torre et Ie protèger contro les incon-vénients d'un contact avec le sol.

1 .o li. P. Lais a pu si'paror qiiel(|ues uienues parcolles du beis de la crèche et les soumettre a un examen microscopique comme a I'analyse chimi(|uc. Tandis que le hois de la vraie croix ap-panient au genre dos couifères et (jue I'oxamen inicroseopiipio y montre clairement 1'existonco des vaissoaux résinifères, il n'on est pas de méme du hois do la crèche. (,)uoi qu'en ait dit Hianchini, qui a trop superlicielloment examiné la relique, on no pout le rapportor qua l'érable, non pas l'érahle :'i snore, mais Perable sycomore, cpii est dur comme lui, pri'sente la mème disposition des fibres, et doiit la Palestine nous olfre pros de li) variiHi'^. L'oxamon ohinii(|ue n'a révi'dé rion do particulier, mais il a confinné daus ce bois I'exis-tenco do la cellulose, ot aurim dcsroactifs employés n'a fait constatoi' la présence ile résines.

Torniinons oulin par ónumérer les trois reli-(piaires do la sainto orècho du Sauveur. I.e premier date do 1280, el e'est une caisse d'argent qui ronforme les saintes i,cli(|iies, ainsi quo iimis lo fait voir la dissertation du P. C.ozza. I.e second fut donné on Millt), par lo roi d'Espagne et Marguerite d'Autriche son ('pouse. II l'ut pillé par les Francais vers la tin du siècle dernier.

La ducbosse do Yillahermosa, Dona Emma-luioll.i, a voulu diiiinoi' lo troisième roliqiiaire quo I'on conserve euooro a pri'sent, mais si I'Espagne a faitle cadeau, e'est un Kranoais, Joseph Valadior, ou au moins un orfèvre d'origine francaise, qui I'a oxi'cuté. Le travail qui a uno hauteur totale de 1'2 pal mos roinaines, (2 m. 51) ) est entièremont en argent, don'', en partio; I'enfant Jésus, couché sur la pnillo qui !(.' surmonto est en or. On no pout estinier la valour do colic urno magniliquo a cause dos so nl pin res (pi i la déoorent el de la perfection du travail, toutofois ou pout en donner uno idéé en disaul, scion les iiKMiioiros du temps, quo la matiore seulo a coüti'' 2 01)0 sequins, soil 2.'i OIHJ francs (1).

(1) he Diiwio (h'ilimirin. jdiiriuil do Homo ii cello ópotiue on dale dn 'i.'xléc. 1802 fait rt'-cil du ci'ivmonial suivi pour inoltro les hois sarrós dans co roli(|uairo, el le'i!) ilt'-c. do la mömo anr.éo donno une dosoriplion du Irnvail.


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MÉLAKOKS

LES FINANCES DE L'ÉTAÏ PONTIFICAL

DANS LES QI ATHK DEIIMKIIS SIKCLES

7lt;!

Auteurs qui ont traité ie sujet. — Sou utilité. Moyens pris parle papes pour se procurer des ressources. — Les impóts. —L'argen des benefices. — Les emplois cahili, leur vente, leur móconismo, leurs classes. — Les lAioghi di Mo)ite. Leur analogie avec le titre'de rente. ~ Lu dette pontificale.

iquot; paütii:

D' Alt^xaiwli'c VI it I'io VII.

1

Le sujet est loin d'etre inódit, paree qu'un État peut diflicilemfiit cai'her le inéeanisine de ses finances et ((uc colles-ci donnent lieu ü des publications plus on moins nonihreuses. II n'est pas ce-pendant connu,cai' en France personne nes'en (gt;81 oceupé, et il n'a guère été traité en Uidie que par l'ahlié Goppi et par Marchetti (1), le premier ii un point de vue général, le second sous un aspect plus particulier, exaininant les sommes qui arrivent a Uome et au Saint-Siège de toute la catholicité.

Si on en excepts ces deux auteurs, le sujet est presque neul', e' il faut puiser les renseignemeuts dans les documents olTiciels, les vies des papes, les mémoires du temps, et les dilTérentes dispositions pontificales. Lepeuple neprenant pas de partal'ad-

(l)L'abbé Coppi a fait sur los finances de I'ltalio trois discours (|iii sont des expositions tres claires et trés précises de la questitin. II était du roste a bonne source pour puiser tous los documents. Le premier do cos travaux est un discours sur le système financier des anciens remains. Le second se rapporto a la question des finances poniiflcales aumoycn hge: Uincowi lotti null' Arudernid liomana di Archrologia ai h magyio 1843 le 25 novcmbre 1S47 ( Homa Tipegraflu Saluiucci iS43-1S47 ).

Le troisième enfin traite de la partie qui nous occnpe : Discorso snllc Finanzc dcllo Statu Pontillcio dlt;tl srcolo XVI nl principio del Xl V lotto dn! l ahhatc Coppi ( a rAcadömie Tiberina le 21 doc. 1852 ) Homa Tipogr. SdhnKcci 18')5.

Le second ouvrage est intitule : Di'l Dunuro stranirro chr vicnr a Roma e die nrva per cause Ecclcsiastichc. Calcolo ragionato del prete uott.diovanni Marchetti MDCC.C con approuazione.

II existo aussi un autre ouvrage sur la dette pontificale do M. Marchetti, mals la plaquette, tiróo a un tres petit nombre d'exempiaires, est introuvable, rautcur memo n'en possódant plus.

Alexandre Vl et la dime de la Curia Uominia.—Jules II et Léon X.— Clöment VII inslitue le premier Luogo di Montr.— Dangers de ces Emissions de rente. — Emploi pour la chrötienté de l'argent qu provenait de cos emprunts. — Paul IV et Grégolre XIII.

ministration de l'Ktat ne s'inquiétait guère de la la faron dont celui-ci disposait de son argent, sauf quand les impöts devenaient trop lourds, et e'est il ce caractère particulier que noiisdevons I'abamp;ence de travaux d'ensemble snr cette partie du gouvernement d'un État.

Outre rintérèt de la recherche historique, qui sufflrait aelle seule, surtout h notre époque oil tant de savants fouillent les archives pour leur arrachcr leurs secrets, se pénétrer de l'organisation des États, de la I'acon dont ils recevaient et depen-saient I'argenl de leurs sujets, il y a une autre rai-son (|iii frappe davantage les catholiques. L'Ktat pontifical n'ost point un état comme les autres ; l'argeut dela chrctienté tout enticre yal'dualt comme a un réservoir commun d'oii, par d'autres canaux, il revenait aux points menaces de I'empire do la foi pour y apporter les secours nécessaires a sa defense. Le Souverain Pontile n'ahsorbait pas seule-ment for du monde chrétien, il Ie lui rendait sous diverses lormes, soit en rehaussant la majesté du culte catholiquc dans la Ville (jui avait étc dostinéc de Dieu ü. en ótiv le sicge, et les grandes basiliques de Home montrent comment ils se sont acquittés de cette Uiche, soit en donnant aux princes chrétiens l'or nécessaire pour résister aux périls qui les menacaient et en aidant de cette manière a la dé-fense de la chrétienté tont entière. C.e n'est done point un État ordinaire dont nous examinons le mécanisme financier; ce sont les États de l'Eglise, le |)atrirnoine commun des lidèles (|iie leurs au-11lom'S, leurs contrlbiitions servent iï augmenter, et cela seul justifie l'intért't qu'un chrétien peut et dolt attachcr a cette question,

Mais s'il lallait examiner un a un tous les rouages financiers de l'Ktat, un volume serait indispensable,


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LKS FINANCES JJIC l/KT.VI' 1'OKÏIKICAL

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et il l'aut avouer que l'esprit s(! perdralt au inilieii des mille détails, toujoui's arides, de cette romp-tabilité des impóts. II est, pour se rond re conipte de ee mécanisme, un moyen plus simple. Tout budget se lialauee, a la liu ile raniiée, par Ie dolt et l'avoir. Si la recette Pemporte sur la dépense, e'est tout liénélice, et on met eet cxcédent dans Ie tresor.Si au contraire la dépenseadépassé larecette, il n'y a que deux inoyens de pai'er ii la situation, on prendre sur les réserves précédemmont accu-mulées,oii oinprunter amp; terme plus ou inoins long.

I,es Souverains Pontifes se sont, dnrant le moyen ftge, ser\i de I'lin ct de l'autre de ces moyens. Quand, par suite d'heureuses circonstances, les impóts donnaient d'al)ondantes ressources, que l'ar-gent venait en plus grande lt;p)antité, soit des of-fraudes des fidèles, soit surtout des diverses prestations hénéficiaircs quale Souvei'ain Pontife tou-chait dans tonte la ehrétienté, les Papes mettaient soit chez des banquiers, soit dans les caveaux du chateau Saint-Ange eet excédant d'or et d'argent, qui servait de réserve pour les manvais jours, et oil ils puisaient a pleines mains quand il s'agis-sait de donner des secours aux princes chrétiens qui étaient alors le bras droit de l'Égliso (,'t défen-daient la foi en l'aisant la guerre aux inlidèles.

Si au contraire, par suite d'autres circonstances faciles a imaginer, le trésor ponUncal était vide, si des secours étaient nécessaires pour une croisade etc. alors les Souv erains Pontifes s'adressaient a des banquiers et leur empruntaient de 1'argent, avec ou sans gage. Ges dettes étaieut essentiellement temporaires et constitnaient cc que nous appel-lerions aujonrd'bui un expedient de trésorerie, ou mieux un bon du trésor. Kn ell'et, ilès que l'occasion était favorable, les Souverains Pontd'es avaient bate tie payer les intéréts et le capital.

Les ressources du budget pontifical avaient au xviquot; siècli' une quadruple origine.

II y avait d'abord les impositions foncières, les taxes sur rindustrie, et les gabelles, qui embras-saienttoutce (|iie nous couiprenons aujourd'bui sous le nom d'octroi,de douane,ou dedroits de régie (I).

La seconde ressource du budget pontifical était l'argent que lui donnait la collation des bénéfices, les (inualcs, les différents services consistoriaux, la Quintadecima pour les bénélices qui n'étaicnl point sujets a mutation.Le principle était que touta faveur pontificale deinande nn sacriliceou droit d'bomma-gc du bénéliclairea la cour romaine. ('.a droit serai t assez analogue t'i notre impcH sur les successions et il ne. se payait que dans des circonstances qui ne pouvaient point déplaire au bénélicier, puis-

(I) Lo papier limbré n'exislait pas oucore til c'cst seulcment sous Uongil XIV qu'il a ólü, pour ((uolquo lomps, on usage.

(pie ce payement le mettait en possession d'nn biquot;'-nérice eecli'siastique plus ou moins considérable.

l'ne troisiéme ressource que l'on peut qualiner d'ordinaire et d'extraordinaire a la fois était la vente dos einplois dits VKCdhilislru. ('.es emplois, qui maintenaut n'existeut plus, constituaient une rente a fonds a demiperdiis etont quelquo analogie avec les charges de notaire ou d'avoué qui sont encore vénales, avec les achats de régiment (|iu se faisaient au siècle dernier, mals en difl'éraient par un point esseutiel. Dans la vente dc ces charges, snivant les systèmes actuals, le prix se paye, non pas au gouveriiement mals au particulier qui la détient, et le gouvernement ne pourrait veniren possession de la charge que si le titulaire mourait intestat. Les emplois vacabilistes s'acbetaient, soit au titulaire directement soit au gouvernement mals devaient faire retour a ce dernier dans des circonstances déterminées et plus fréquentes (|ue la successions ah i)ilvsl(ilL).

Je suppose qu'un Komain désirat aebf-ter un de cesernplois vacabilistes nouvclleinent créés. Ildon-nait au gouvernemant une somine déterminée car ces emplois étaient de tons les prix. La Camera Apoatolica (lisez gouvernenient) lui donnait l'inves-titure et il coimncncait a percevoir les fruits de la charge, ordinairement le 8 ou Ie 10 quot;/o alors qu'cm-ployé dans les banques ou en créance sur l'Ktat la méme somme n'aurait donné que le 4 ou le 5 %. Si le tltulairi^ de l'emploi mourait sans avoir disposé dc sa charge, celle-ci faisait retour a la Date-rie apostolique qui la vendait de nouveau pour le compte du gouvernement. Le titulaire capcndant pouvait la vendre a un tiers, ct apres en avoir joui sa vie durant, rentrer ainsi plus ou moins dans los déboursés qnil avait du faire pour lachetcr, cel a s'appclait la Ihtsscnna. II pouvait encore, sans vendre la charge, la transferer sur une autre personne mals dans ce cas, si celui lt;[ui transférait sa charge ne mourait pas dans les 40 jours qui suivaient ce transfert, le bénéfice faisait alors retour a la Materie a laquella 11 fallait de nouveau l'acheter.

On voit done, par ce curieux mécanisme qui tient encore un peu de rassnranee sur la \ ie, rpie rargeut de l'achat était fait a fonds a demi perdus. (iracea d'beureuses circonstances, il est arrivé que des families, se transférant ces charges in po-riciilo villt;te ct celui ipii la cédait mourant dans les 40 jours prescrits, out pu conserver pendant das siccles l'emploi vacabiliste sans rien payer a la Camera Aposloliea; mals il est arrivé plus souvent (|ue les circonstances étaient contraires. Un titulaire se croyant gravement rnalade transférait sa charge sur la tcte de sou lils ; il guérissait, ou ne mourait pas assez vita, et le transfert étant nul, sou


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I.KS MKLAXCKS

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lils iHait oliliKÓ de l;i racheter au gouvonioment a licaiix deniers coniplauts.

('.es emplois vaoaliilistes étaienl de truis sortes d'aprés Ie cardinal de Luca.

1quot; — Oj/ifin praclalilia d jiriDii ordinis. 2quot; — O/'/icia sccioidi iinicvis, i/Kdi' mill simt jji'hc-Icitiliii ut sail ciliqiiain hubcnt ailmiiiistrationnn.

3quot; — Officia tcrliiic classis quae nullam habcut ailminislyationcin.

fx's premiers comprenaient lesgrandes ciiaryes de Ia Cour romaine, et lei II fant oljjicrver (in'niie personne ne pouvait élre admise a les sollieiter et iï les aclieter si elle n'avait pas les (|iiaiilésde l'eni-plol. I.lt;'s cliar^cs du second ordre n'oliligeaieut pas a adiniiiistrer par soi-iiième la l'onction (|ui y êlait attacliée, et le titulaire pouvait se faire reniplacer par mi sulistitut (ju'il payait de ses deniers. I.es emplois vacahilistes de trnisième ordre étaient simplement la participation a mie portion déter-miiK'c des impóts, et ressemljlaient assez, avec les diflV'ronees (jue nous avons données, a la constitution des rentes viagères.

iMilin unc (]uatrième ressource, extraordinaire celle-la, étalt remprunt et la eréalion de litres de la dette publiqi e a lacjuelle Clément VII fut le premier a recourlr. ('.es constitutions de dettes s'ap-pelaient/»o^/n' di Mitulc, et la raison de cette dé(i-nitlon se trouve dans le textc suivant de Kalirizio Kvangellsta ( lgt;c Locis mniiliiitn camcvalium nou ra-cabilinm Ilv. I cli.il ): « Loca mnnlium sunt i/kkc-ilam spccics rcddilum, sen ccnsum, ijui comparcin-Uir a pcincijic seu repuhlicu mcilianlibus liltcvis pa-tcntihiis ac t'cijistris publicis ijuac slant loco instru-menli alias in ter privalos iniri solili ((iaril. ilr Laca ml malrviam locorum monliurn ilisc. i'.'l. 18 cl scq.). FU cnim c.v (liclis rudililibus accrvus cl ciggi'cgalio qunodam, quasi minis pecuniae iis pvacshnnlac, qui redd it na emanl a principe vel repiihlica ».

Voir encore Card, de l.uca Dr locis nwntium pcaj. — dc rocnbalo mons quid sujnificcl et J).'!;:;. 1) despe-cie monlium el Loca monlium cameralia ».

Celui (pii donnait ainsi son argent a I'Ktat s'ap-pelalt Monlisla, et ces monls étaient cacubiU, s'ils n'élaient constltués lt;jne pour un temps; non vaca-bili, si la dette étalt falie a perpétulté. Le trésor apostolkpie payait cliaque anuée au Monlisla une sorome déterminée dans la conslltutlon de remprunt et cela formall sa rente.

Mais ce mot auquel nous ne sommes pas hahl-tués ne nous expllque pas Ie mécanisme de cette institution pon riant trés simple. Uéduile en lan-gage actuel, rinstltutlon d'nn luoiju di monlc ii'était aulro (•hosequerouverliire du livre de la dette pu-hllquc. Le particulier, sur rinvllatlon du gouvc-rne-ment qui avail dé'crété uiiemprunl,portaitson argent an giiicheldu trésor.On lui remeltalt en écliangcun papier qui accusalt réception dc la somme vei'see Indiqiialt I'liiti'I'd (jm serail donné en écliange, et cha(|uo aniiée le tllulaire, ou son liéiitier,so présen-lalt mix memos gulcliets pour lonelier celte rente. Le, Monlisla n'êlait ui phis ui mollis qu'un rentier.

Ces luoijhi ill monlc étaient divlsés en litres de 100 ecus chacun i 537,40 ) et rintérèl variable sul-vant les circonslances dans lesquelles se falsalt remprunt. SI l'argenl étalt rare, les besoins pressants, riiitr^rct étalt élevé. II étalt de I(lquot;/o au coni-menci.'iii(gt;iit de eet élablisscini/nl de la dette pou-tlllcalc et décrnt par la suite senslblement pourar-rlver au .'i quot;/0. Ces litres de rente pouvalent s'a-clieter, se transineltre, el II est arrivé, connne nons le verrons, (|u'lls ontdépassé le pair, c'esl-a-dlre la snmrno a laquolle lis avaieiit (Htquot;' préciHiein-nient émis, car 11 n'y avail pas comme aujour-d'hul de primes pour les soiiseriptions.

Nous Irouvons encore une din'érence enlre ces luoyhi dimmilcel les rentes actuelles, e'est (pie les prcinirri's ótalent falies dans un bul détermlné ou au mollis le luollfde rempruiit étalt clalroment exprhiK'' dans Ie tllre méme (pi'll portalt. Nous avons ainsi le Monte h'cde, Monte Jleliijionc, Monlc San l'iriro, Monlc Sale e uro etc. el lous les services de l'Elat étaient ein|)loyés a en servlr les intéréts. C'esl la creation du I.uoyo di Monlc qui a conslltué la pretfilère dette permanente de 1'Klal pontlllcal.

Malnlenant que nous nous sommes rendu comp-te en alirégé des diverses ressources, lant ordinal-res qn'oxtraordinaires que présentalirÉtal pontifical, jetons un coup dd'll rapldc sur ces quatre slècles. Seulement, el la biiiveté nous en fait uu devoir, au lieu dc prendre radmlnlstratlon successive de tons les Souverains Po nil fes, nous la divi-serons en grandes époques. De plus, pour ne pas nons noyer dans mie foulft de détails d'admlnlstra-tlon interne qui ii'ont guère d'lntérét rétrospeclif que pour les babitants de Home, nous examine-rons rensemble du budget, ensemble qui nous est donné prineipaiernent par rétabllssement el raug-mentation de la dette poutincale. ('.'est en ell'et la plerre de touche de loulo administration, et Ie meilleur moyen do se ren tl re comple de ses (pia-lilés, du ses défauts, ou encore de ses besoins.

Unc première période s'onvre avec Ie règne d'A-lexandrc VI en 1402. Le Soiiverain Pontlfe ayant besoin d'argent prend 'tö. (MM) ducats d'or (500. 000 francs) a la commune de Milan. Célébrant rannéo i. 500 logrand jubllé, les fidèles, ou apportèrent ou envoyèrent a Homo do grandes sommes, car le l'ape avail dispensé de roollgallon de venir a Home pour gagner rindulgence loutes les person nes


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LKS FINANCES J)K J/ÉTA'J' I'ÜNTÜ'ICAL 7!J

(|ui verseraient uu Trésor apostülique Ie tiers de l'argent qu'ils auraient dn consacroi' aux l'rais du voyage. Dans les seules provinces de Venise, on re-cueillit de ce cliel' 700 livres d'or (,'230 kilogs valant plus de 801) (100 francs), sonnne énorme pour I'upo-que. Alexandre VI laissa cotte somtne au Sénat de Venise pour raider dans la guerre contre los Turcs. I.os Turcs poussentleur succes dans le nord et l'ouest de l'Europe ; la llongrie, la Pologne. Alexandre \'l fait des clforts gigantesques pour procurer des troupes, des armeset surtout rargent, le nerf do la guerre a ceux qui vont comliattre. II établit une rente d'un dixictne sur les hénélices de la cour romaiue, et Ic taux deeetiinpól. nous donne deschilTres authentiquessurles rentes des cardinaux.

A cette époque neuf cardinaux avaient 10. 000 ducats d'or do revenu, plus de cent mille francs de notre monnaie; d'autres recevaient davantage. Le cardinal d'Kste par exemple avait i)lns de 150. 000 francs; celui deS. Maria in Portico 180. (Ili0;'2i0. 000 francs celui de Saint-l'icrre-ès-licns et.'tOO.000francs le cardinal Ascanio, qui possédait les rentes les plus considerables. Le revenu des 'iO cardinaux fut calculé a 389.000 ducats d'or soit i. 0(18. 000 francs dont la dime fut 4GO. 801) francs. Les juifs eux-mèmes durent participer aux l'rais do cette croisade contre les Turcs et on los imposa du vingtième de leurs liiens. Cet exemple montre que si la cour romaino avait de grandes riches-ses, ello savait a l'occasion en sacrifler une pai'tic pour le peril commun, et cet exemple est loin d'etre isolé.

Alexandre VI, contre loquel los historiens out taut écrit, doit avoir au moins la gloire d'avoir fondé sur des bases solides le pouvoir temporel du Saint-Siège,

Laissaut le pontificat trop court do Pic III. nous arrivons a .lidos II en 1508 qui fut un pape guerrier. mals put consolider la puissance ponlillcalc sans augmenter les charges de ses sujets. f'ea dit do lui qu'on devrail Ie considérer comme' le troisièmo fondateur de Rome. II laissait iï sa mort dans le trésor de 1'Kglise 5 millions de ducats d'or soit 00 millions do notre monnaie,

Léon X lui succédait en 1513 et commenca par disperser ce trésor avec la prodigalité (|u'oii lui connait et (jiii a fait appeler sou époque le siècle de Léon X. On devrait avec bien plus de raison lui donner le nom de siècle de Jules II, car co pape avait préparé la gloire du pontificat suivant et amassé les ressources qui permirent a Léon X de se montrer le Mécène des arts etdes letlres. Mais a la (in do ce regno le trésor était vide, et Léon \ avait du contracter des dettes. Au pape Adricn Vl, (jui fut un souverain économe, s'oecupant de gué-rir les maux de la (inancc succédait, en 1523, ('.lenient VII, qui élève la dette pontilicale, a la hauteur d'une institution d'État.

Ce fut lui qui en 15^0 institua le premier lutxjo di tnonlc, on nu litre d'Etat. Chacun de ces titres «Hait de 100 écus (537,'»8); cette institution remonte a rannée 1520 et le premier emprunt fut de 20i. (X)() écus divisés en 2. OOG titres snit I. I7i. ()(K) francs, portant l'intérét dn 10 % (T). Ce monte fut appelé Monli' dclla I''ec1c paree que le produit en était destiné a aider rempereur Charles-Quint dans la guerre qu'll soutenait contre les 'I'tircs. La mé-me année, il en créait un autre nonnné Sdlc c Oro pour 28'KI(X) écus ( 1 500(KK) francs ) mais au 8 quot; m, ce ((ui montre que rintérèt de ces titres variait suivant les besoins du moment.I'our sortir du Chateau Saint-Ange on II était connne prisonnier, C.lément VI dut douner une rancon de 100 000 ducats d'or immédiatement, 50 000 dans les vingt jours, et 250 000 dans les deux mois, ce qui portalt la rancon de l'Kglise roinaine a i millions 800 (100 francs. Ponr payer cette Komme le Pape lit un nouvel emprunt appelc Mmilc del Mitcinalo de 290 000 ('Cus d'or soit 3 50ütKH) francs brei', durant son administration, ce ])ape avait fait une dette de 774 800 écus soit pres de 4 millions de notre monnaie.

Mais la facilité de la creation de titres de rente devait entrainer les finances pontificales sur une pente glissante, et l einprunt a jet continu allait devenir une des ressources les plus ordinaires de la papauté. Les inconvénients tontefois de ce sys-tème l'urent moins senslbles a Home qu'ailleurs, car si un Etat n'a comme ressources que celles qui lui proviennent des impositions qui pèsent surses sujets, le pape avait a compter sur les recettes provenant de la collation des bénélices et sur celles qu'il retirait de la vente des emplois dits Va-(•((hili. (Irace a ces deux sources de richesse il pou-vait faire honneur au payement de ses dettes sans suicbarger le peuple d'impóts.

Les Papes qui suivirent continnèrent a créer de nouveaux litres de rente sons la forme que leur avait donnée Clément VII, et se servirent d'une grande partie de ces sommes, poursecourir lachré-tienté pour embelltr Home on encore pour faire de larges aumönes. Le pontilicat de Saint Pie V est remarquable sous ce rapport, et montre que l'au-möne n'appauvrit pas (2).

(1) Cette institution fut probahlomonl copiuc sur colle de Florence, patrie dn Pape. Dans Ic milieu du .\ivc siècle, eelt»; villc avait con-tracté une drlte publiquc en eréjinl nn menie dcTMI'i.lKiO florins d'or ( G. 0'i8. OHO) mais portant intérót au 15 0/o(voir Mattco Villani — Cvonaca liv, chap. XVI ).

('2) On c^time a 2. 01)0. OOOd'ccns d'or ( 2't millions) les sommes quo co saint Pape distrihna aux panvresou envoya an roi de France pour i'aider dans latfiierre contre les protestants. Kn dépit de ses largesses, il laissa dans le trésor pontifical ri.JlVJ.OiM). francs, '2.500,000 francs de créances a trois mois, et 000,000 francs que conservait son major-dome pour les pauvres ou les besoins les plus urgents.


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MELANGES

«0

L'argent que les Soiivemins Pontifes recevaient soit de leurs sujets soit de l'Eglise revenait en grande partie a l'Église. Sans parler ties fortes sommes ([lie préleva Alexandre VI sous I'orine do dimes, de celles que dépensa Jules II nous voyons Adrien VI euvoyer, malgró la pénurie du tresor pontifical, 40. 000 écus ('21)0. 000 francs) en llongrie pour la guerré contra les Turcs et trois navires aux chevaliers de Rhodes.

Toutefois, nouslimitant aux ilcllcz rcellos con-tractées par les I'apes pour los besoins extérieurs de l'Église, et puur défeudre la foi contre les enne-inis qui cherchaienta Tattaqurr au dehors, comme les 'l'iircs, ou au dedans comme les huguenots, nous pouvons dresser la liste suivante :

Clément VII en hVili — pour la guerre contre les Turcs........ . '200. 000 écus.

Paul 111 en 1542 pour les gnerres contre les in-lidèles......... 4. 100. 800 ecus.

Paul IV en ITwO. — Subsides a l Empereur dans la guerre contre les Protestants . 200. 000 écus.

Pie IV en 1502. — Subsides a Charles IX, roi de France contre les Huguenots . . 200. 000 écus.

Le mêmo Papeen 15015 ot 1504 — pour la dé-fense d'Avignon....... 800. 000 écus.

Pie V en 1509. — Subsides au roi de France et a la République do Venise dans les gucrres contre les Turcs......... 080. 000 ecus.

Le mcnie en 1569. — Au roi do France pour la guerre contre les huguenots. . I. 000. 000 ecus.

Lo incme en 1571. — A la république de Venise pour la défense do C.hypre , . 1. 000. 000 écus.

Latnémeannéo,— pour lemémeobjetOOO 000 écus.

Grégoire XIII en 1570. — Pour les guerros contre les Turcs........100. 000 écus.

Le memo en 1577 — pon r le méme sujet100 000 écus.

Sixte V en 1585. — Subsides au roi do France pour la guerre contre les huguenots 504. 400 écus.

Le méme cn 1587. — Subsides pour les gnerres contre les Turcs....... 000. 000 écus.

Clément VIII en 1592. — pour le mêmo objet

............ 21)5. 000 écus.

En 1601. — idem...... 105. 000 écus.

Méme année, idem..... 385. 000 écus.

Paul V en 1020. — Au rui de Franco pour la guerre contre les huguenots. . . 200. 000 écus.

Alexandre VII en 1050. — A l'Emperenr pour les guorres contre les Turcs . . . . 200.000 écus.

Le même en 1004. — pourlemómo objet. 201 800.

Clément XI on 1009. — Subsides a la République de Venise pour la guerro contre les Turcs ...............200. 000 écus.

Clément XI on 1716 — pour le méme objet

............ 175. 000 écus.

Le méme,—a la méme époque . . 300. 000.

O'est un total do 10. 558. 000 écus ^gt;7. 900. 000 francs) quo los Papes ont donnés pour les besoins matériels de la chrétienté.

L'abhé Coppi ajoute encore (pag. 10) : « Mals ce n'est qu'uno partie do Fargent qui est sorti de Rome pour venir en aide aux puissances calho-liqucs, Marchetti (1) » daprès les comptes qn'il établit dans son volume, fait monter la masse de ces secours a 19.632.143 écus soit 107.000.000 francs.

Nous nous bornerons a dire des papes qui pré-cédórent Sixte V qn'ils pourvurent aux nécessités do rÉIat, soit par 1'institution de nouveaux luor/hi di mo)ite, ou nouveaux emprunts, soit en insli-tuant de nouveaux offices VucaLili ou en élevant le prix de ceux (jui étaient dója érigés, soit par des lois intérieures sur le recouvrement dos im-pöts et nne détribution plus equitable do leurs charges.

Paul IV, grand amateur de la justice institiia la Conc/reynzioiic del lerrorc dcc/li tt/fizitili di Bmnii pour prendre connaissance do toutes hss igt;laii)tes de ses sujets ; une autre dite delta Consulla, mals qui changeaplus tard de signification, car son ins-titution primitive était do pourvoir au bien-être et a la prospérité des sujets de l'Etat pontifical

La vie de saint Pie V, son grand amour de la justice sent choses assez connues pour qu'il soit nécessaire d'insister.

(irégoire XIII, créé Pape on 1572, institiia la Con-f/i'e(/a:ioiic per snllevarc dagli agyravi o (jvavami lo stato occlesinslico, c'est-a-dire nne congregation chargée do trouvor les diminutions d'impóts compatibles avec la prospérité de l'État. Alors, cette prospérité était collo des sujets et le pape osti-mait qn'il sulflsait que la nation fut riche, quand bien méme l'État dut ctro pauvre ? Los recettes nottes de l'État, a raison du grand nombre des emprunts émis dontil fallait servir les intéréts, ne laissaient de libre qu'un million do francs pour le Souverain Ponlife et les besoins imprévus. Sa sago administration, le soin qu'il out d'étcindrc un certain nombre do dettos do récupérer les possessions de FÉglise, do donner le premier l'exemple en soumettant lo palais apostoliquo aux lois lisca-les des douanes et octrois, firent refleurlr les li-naiicos sans surcharger lo pouplo et il lalssait a sa mort, d'après les assertions qui semblent les plus dignos de foi, 3. 500. OOOdéposésau chateau Saint-Ange qui était le grand coffre-fort de la papauté et do FÉglise.

(.1 suivro)

Mgr. Hattandikp

(1) .Mai'i'licUi. Caleolo rariionato del danuro nlruniero che vicnc n Horna e ch*' ne va jiercitutte Kcclcsiastiche, chap, vi pa^-150-1711


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ANNALKS ItO.MAINKS si

ANNALES ROMAINES

Nov. — M. Los Coisscsrurales. — Discours doMgr Hunyek au Tivs Saint-Pore.

i\. Lcttre du cardinal Rainpoila sur los ordinations au^licancs.

20. (ladcau du Tros Saint -Pore aux S ivirs dominioainos do Port d'Ks-pagne.

'2ï. La commission d'arclióolngio sacróo.

25. Klogos et inscriptions sur .M. do Uossi.

27. Audience rorusóc a M. Zula.

28. Lo cardinal (Jon/.alos, Notice hiograpliiquo. Distiihutidii dos pnx a Saint-lgnace - Los cours du College romain. - i,cs prulcs-sours. — los clcvos.

Déc. — J{. Los prddications dn palais aposlidiijue.

i. lo Sainl-Pèro et los Ira van x d'arclieologio.

11 novembre. — Sa Suintctr Ie l'apc l.óon XIII. après avdli'(■rlrhiv la saintc Messi1 ilans sa cliapcllo privrc on pirsencc dn pliisicurs fidrliw, a itnposó. avec les ('(M'é-monies prescriptiï.s, lo saciv pallium a S. Kx. Hóv. Mjji' Cyi'illo lienhnni Uenni, pati'iai'cho d'Autiuclio pom' los Syriens.

S, G. Mgr l'ilia lluayok, ari'lanccpK; d'Ai'oa, vicaii'o patriarchal niaronito, ol pliisicnrs ólóvos do la l'ro-pagandc dópondant du patriarchal assistaionl a collo cérémonio.

Dans la journco. Sa Saiutoló a i'oru on audioucos sójia-rées I.I.. (1(1. Mgr Yiiiconzo Mauicardi, óvcipio dt1 li(gt;g-^io Kmilia, ot .loan-l'iorro l'agis, óvèi(uo do Verdun.

I.a inorl do l'Km. canlinal Hicci-I'aracciani avait privc la congregation bóncdictino du Monl-Cassin do la primitive obsorvanco do sou protccleur. Sa Saintctó, au Hou de nommci1 un autre cardinal proloclour, avouln ou gar-der le tilre, vonlant montror aiusi sa hanlo liiouvoillanco pour rOrdrede saiul lionoil cl lo prix (pi Kilo attachoasns services. I.a hrauche do la (.'ougrógalion hónódictinc du Monl-Cassin de la prinulivo olisorvauco cumptc 11 algt;-hayes el 17 priomvs repandns on Italic, cu l'i'auce, Aulri-che, Espagno, Anglolcrri'. Ilollando. llol^Kpic. Klals-l'nis et les iles Auckland.

Le grand mouvement social onlropris par l.óou XIII commcnce a porter scs fruits, l/llalio n'avait pas, jusqn'a ces dernières anuéos, dc oaissos ruralcs do prots aux agriculteurs leur fournissaut aiusi, a un taux niiniine, los ressources qui lour niau(|ucnt pour roxploitation deleurs lorres, (iraco a l'appui (|u'lt; loni'a donué lo clorgó, elles sont maintenanl nombreiiscs dans la Vonótio ot font assez do bicn puur quo lo gouvernoineut ilalieu s ou préüccupe et songo a los snpprimor.

La province romalne ne potivait rostor on arrióro do ee mouvement et la llauquo Artixlica-diieruia, doul los membres sont cathuliques dévoués, vionl do ronder deux de ces caisses, Tune dans la villo do Trascati. l aulro dans Varrondissement do Krosinone (pil est une dos parties los plus pauvres de l ancieuEtat pontillcal.Ces sociélés n'out

ANALECTA. IS'J5.

5. \( atléinio di; Saint-Tlicnias,

J). I.ii-ii di? la in trl do sainte Urigitte.

I'l Xnlii'.e hiographiquo sur Ie i'oro Dcnza.

1«. Otuloroucos dn cardinal vicairo a S. Stofano del f'.acco

21. Les travaux sur Dante.— Le mannscrit do la Valicane. Indult annuel des apprèls en gras a ILnn •.

2.*). Cólébratinn do lo inv^sc papalo a Sainle-Mario-Majonre — Los lunctions ancionnoment ii la Sixtine.

211. U('c,!ption dos .diiciers amOricains du Detroit. Losauinóucs du Tros Saint-Pore.

29. L'égliso de Sunla Maria dolhi iiacc. et le gouvernement italien.

pas do capital iuilial ot soul Ibrmóos do porsonnos (pii payout une cotisation iniuinio, so i'ondont solidairomont rcsponsahlo.s dos opcralious laitcs, ot no pivloudoul (|u'au rendioursomonl do rintórot dos lettres do change et elfets que los baiupics escomplout. Los journaux, inèmc hustilcs a l Egliso, font reinanpier la (lillëronoo cuiro cos caisses ruralos ot los haiKpies ditos populaires (|ui, au lieu do Inire du hieu a la masse, no représeidenl (pTuuc coalition d inlérèts faite au dótriment do la masse ello-inèmc.

Sa Saiutoló ayaut (nis .ï la disposition du collége espa-gnol nuo partio considerable du palais Altomps, ou ou a fait avoo solouuitó riuauguratiou en piacant lo collóiic el la chapelle sous lo vocable do saiul .loseph. Le li. I'. l'anadero lerminait son discours d iuauguration ou énuméranl los ^loricusos traditions (pic los Espaguols ont laisséos a Itome. Saint l)omini(pie do (lu/.uiau a l Avontiii, saint .loseph Calasauz au palais lii'ascbi. saint Ignace anx pieds du Capitolo, saint Diofro d'Alcala au couvent do l'Ara t'.oeli. les rois (•ath(ili(pies do l'Esjiagnc sur le .laniculo. ot los liorgia a Monserralo.

C'osl (.'ii présence de ces souvenirs, de collo vllalitó de la foi ou Espagno, qu Kmilio Caslelar disait dans uue réuniou : lt; N'ous sommes vraimoul rat hol it 11 irs. mals vous, llalions, n otes (pio des paieus baptises. »

Mgr. lluayok, archevè(pie maronile d'Arca cl vicaire patriarchal, a hi, dans la róimion dos palriarches orieu-tanx du H courant, l adrosse suivaule iï Sa Saiutoló. C'est nu dociimoul important pour riiisloiro do cos uó-gociatious ot (pii monlre cuminoiit los palriarches out compris cl appróoió la sollicitudc pontitieale pour los Kglises orioutales :

« La palornollo et particulièro sollicitudc qu'il plait a Voire Sainteté do prodiguer a rOriont nous fail espérer un moillcur avouir pour cos Kglises fondées par los Apótres, fccoudées par lo sang dos premiers martyrs o: illustrees par taut do l'óres, lloctours el Coufesseurs di la Sainte Eglise.

« Notre premier devoir est done do rendre a Voire

Ii


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A WALKS IIOMAIXKS

S2

Sjiiiitctó riioniiiia^f dn la plus profonde reconnaissance, cl d'adnessci- an ciel les pins ferventes priéres ponr ipi'll daigno conservei' longnemont des jours si prccienx a I'aniour de ses Ills de rOrienl et pour Ic liicu el I'lion-nour do toule I'Eglise.

quot; Mais nn autre devoir, el non moins sacré, nous presse ; celui de correspondre anx désirs de Voire Sain-telé el de mellre aclivemenl en pralique ses plans pour l union de nos l'rères séparés. Iléja Ie congres eucharis-licpie de .lérusaleni, (|ue Voire Sainleté avail inspire et héni, a apian: la voie a l ienvre de saint. II a fail senlir a tons que I'Kglise roinaine esl vrainienl I'Kglise eallio-liipie, et ipn^ dans son sein penvenl se rassemhler tons les cluvliens, (piel que soil le rite auquel ils apparlien-nenl. Le digne Legal quo Voire Sainleté a envoyé pré-sider en son nom angnste celte sainte reunion a sn. grace a sa singnlière prndenee et a sa cliai ité, captiver les cieurs des callioliques, s'altirer le respect el fadmi-ralion des dissidenls. el monlrer a tons quel elait le co'ur palernel du I'civ coinmnn des lidéles en .lésus-Christ.

« .Maintenant, nous ne ponvons que reconnaitre dans ces conférences inxquellos it a plu a Voire Sainleté d'appelcr les patriarclies callioliques d'Orienl pour dcli-liérer sur les inoyens opporluiis aples a facililer I'union si désirée, mi ell'el de la spéciale assistance dn Saint-Esprit promise par Notre-Seigneur a saint Pierre et a ses successeurs, les ('ontifes romains. Par ce fait extraordinaire, Voire Sainleté a donné an monde entier une nouvelle et inconlestahle preuve de la haute eslime et du grand amour qu'elle nourrit dans son grand et paternel (himIr pour rOrienl. Llle a ouvert aux dissidenls de bonne foi la voie pour retonrner dans le seinde noire com-mune Mére. Nous voulons espérer que nos frères séfia-rés sauront apprécier dignement celte particulière liien-veillance de Voire Sainleté et se montrer plus dociles a ses affeclueux appels.

« Qu'il plaise an Seigneur, qui a inspiré a Voire Sainleté celte généreuse initiative, de lui nccorder encore la consolation désirée de voir celte sainte entreprise cou-ronnée d un henreux succés.

« En attendant, nous ponvons désonnais proclamer solennellemenl (pie le nom de I.eon XIII sera toujours liéni el aimé des (Irieiitanx, et (pie ses dévots lils s'esli-uieront heureux de verser, mème leur sang, pour olile-nir de la miséricorde divine le retour de toutes les lireliis du Christ a leur vrai et unique pasteur, ul fial uiium Drill11'I units pastor.

« C'est pour cela que nous implorons humhlenient de voire liienveillance/rrés Saint-I'ére, la hénédiction apos-loliipie pour nous et tons les catholiques d'Orienl, qui, hien qu'éloignés, s'ninssent a nous pour rendre u Voire Sainleté les actions de graces qu'ils lui doivent el pour crier avec nous : « Vive Léon XIII I Vivat! Vivat! »

13 novembre. — Ce matin, on a fait an palais apos-tolique du Vatican en présence de Sa Sainleté la lecture des décrels suivanls:

Sur les miracles du Vén. Bernardino Healino de la Compagnie de Jésus.

Sur les vertus héroïques de la Vén. Chiara Isabella (jherzi, de l'Oi'dre de Sainte-Claire.

Ces décrels out été lus, suivant I'lisage, en présence dn cardinal préfel de la Congrégation des Hites, des car-dinaux ponenis, d'autres éniinences, des ol'liciers de la Congrégation et des poslnlaleurs chargés de promouvoir ces causes. Mgr le secrétaire des Rites a fail la lecture des hrefs, el Sa Sainleté, aprés avoir, dans une brève allocution, parlé sur les miracles el les vertus des deux vénérables, et lint dislrihuer les décrels, accordail a tons les assistants sa hénédiction apostolique.

14 novembre. — Sa Sainleté a reen en audience particulière Mgr (leremia lionomelli, cvéque de Cré-mone.

Les journaux romains pnlilient une letlre de S. Km. le cardinal secrétaire d'Klal a M. l'alihé l'orla, profes-seur au grand sénhnaire de Caliors, (|ui, sous Ie nom de l'ernand l)alhus,a pulilié une étude trés reinarquahle sur les Ordinations anglieanes. l.'Lme cardinal Itampolla refuse d'enlrer dans l'exninen de la question, mais approuve les conclusions de l auleur qui croil que 1(! mouvement commencé iï Oxford s'élendra dans la communion anglicane, fera disparaitre les vieux préjugés. et pourra reconduire iï l'unité une nation que saint (iré-goire le (irand a fail naitre a la vie clirélienue (^t politique.

(I II n'y a pas de doute, ajoute-t-il, sur raPfectueux accueil que celte nation trouverail auprès de son anliipie mére, dans le cas d'un si heureux retour. Uien en effet ne peul égaler I'ardeur avec laquelle le Souverain I'ou-life, qui gouverne aujourd'hui I Kglise de Dien, désire rétahlir la paix et I'unite dans la grande familie clirélienue, et réunir comme en un seul faisceau toutes les forces du chrislianisme pour les opposer eflicace-ment au torrent d'impiété el de corruption qui aujourd'hui déhorde de loute part. Sa Sainleté n'épargnerait cerlainement ui ses fatigues, si si^s solliciludes, ui ses efforts pour aplanir la voie a un pareil succés. » La lettre porte la date du 19 septemhre.

15 novembre. — Sa Sainleté a reen en audience pri-vée Mgr l'élix-.lules .lourdan de La l'assardière, évéque titulaire de Rosea el auxiliaire do S. (.!. rarchevèque do Rouen.

17 novembre. — Sa Sainleté a reen en audience particulière Mgr Hocco Coccina de Chieti el Mgr Uoherto 1'apiri, évéque des deux sièges unis, Maeerata et To-

S. A. 1. et li. la grande-duchesse Marie-Antoinetle de Toscane, née a Palermo le lil décemhre ISH et ma-riée en 1833 a Léopold II grand-duc de Toscane qu'elle perdil le '2S) janvier 1870, est arrivée a Home pour faire sa visite annuelle au tomheau de sou époux (pii se trouve dans une petite clmpelle érigée dans la hasilique des Douze-Apötres. Ce pieux pélerinage est pour elle i'occa-sion de présenter ses hommages au Souverain Pontile el ce matin elle a été recue au Vatican avec tons los honneurs dus a son rang de membre de familie souveraine. Aprés avoir été admise a raudience de Sa Sainleté elle allait présenter ses hommages au cardinal secrétaire d'K-lat. Le lendemain dimanche, elle assistait a la messe que le Trés Saint-Pére célébrait dans sa chapelle pri-vée et recevail de ses mains la sainte communiun.


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A WALKS HUMAIXES 8:i

18 novembre. — Sa Suinleté a rcgu dans la journée en audience privée tout In personnd dc rohservatoli'e ilu Vatican qui lui (Mait pivscnti' par le cardinal Mocenni qui en est le president, l,e It. I'. Denza, directeur de rObservatoire, ullrait levoliiini' qui vicnt d'etre publió a Sa Sainteté qui dai}ina montrer son admiration pour la perfection a laquelle sont arrivés les travaux photograph iques de la carte du ciel. On salt en elTet que I'obser-vatoire Léonin a été préróré a celui du collèfte romain pour collaborer a celte ptrande entreprise, a laquelle la commission de Paris a adjoint I'oljservatoire de Catane. Sa Sainteté a rélicité le directeur et le personnel des résultats ohtenus et les a exhortés a inaintenir haute la bonne renommóe de I'observatoire qu'il a l'ondé dans ies jardins du Vatican, et qui porto son noin.

I.a mort du commandeur .lean-liapliste do Rossi devait avoir un écho dans Ies nondireuses academies dont il était rornenient ot qui étaient fiéresde le compter parmi leurs membros, I/académie ilcsArcades a vouln teiur une assemblée solen i iel le. sous laprésidence do ri-'me cardinal I'arrochi auquel laisaient oorlóge plusieurs ambassadeurs etunefoulo de prélats, pour I'appoler Ies principaux litres que M, lt;l(gt; Hossi avail a radmiralion du peuple Chretien, Mgr Isidore Carini, prél'ct de la Vaticane. a parlc sur la vie lt;gt;1 Ies neuvres du grand savant, et M. 0. Marruchi a mis on relief ses travaux sur la topographie de Home ancienne. Puis on hit diverses poesies en rhonneur du défunt, et le cardinal I'arrochi résumait tout ce qui avait été dit dans un magnilique discours oü il louait comme ils Ie méritaient la vie et les travaux de celui qui fut Ie fondateur de l archéologie chrétienne.

Le municipe de Rome a vonlu s'uiur aux témoignages d'estiino que tont l univers Chretien donnait a ce grand savant, el outre les discours commómoratifs teiius a cette occasion, il est a croire qu'il acceptera la proposition de M. iMai'ruclu de rappeler, par une inscription placée sur la maison que M. do Rossi a bahitée, celui qui ful une (Ies gloires do Rome savanlc et chrétienne. et de placer son buste dans le palais des Conservateurs a cote de ceux de llorghesi et do lleuzcn dont il fut le collaborateur,

19 novembre. — Sa Saiulcló a re^u on audience NX. SS, Rocco Anselmini, évéipie do .Nocera Umbra. Vin-cenzo Addesi. évèqne de Diano de la province ecclé-siasti(pio de Salorne, et Mgr Antonio iMiunanuel Castilho Drandao, évéque dc Helern di Para, dans Ie lirésil. qui, le dimanche précédent, avait regit la consecration épisco-pale des mains de I'Eine cardiunl Vincenzo Vannutelli dans la chapelle du collége pio-latino-américain.

20 novembre. — Sa Saiulcló a recti on audience privée Mgr .losoph Médard Emard, óvéque de Walleylield an Canada, diocese récemmenl créó et dont il est le premier pasteur, Kile a encore regit le prince Allieri, commandant le corps des Gardes nobles pontillcanx. Etifin la veille, vers les 10 lieures du soir, Elle admettait en sa présencc le notivean prcfel npostoliquiquot; dc l lOrylrée qui remplace dans la colonic ilalionne les missionnaires et le vicaire apostolique francais. Celte préreclttrc, au lien d'etre soumise au vicaire apostolique de TAhys-sinie, en a été détachée et couinumiiptora direclenicnl avec la Propagande, comme un diocése on tin vicarial sépare, Le nouveau préfot apostolique est le II, P. Michele da Carbonara, religieux capticin de la province de Piemonl. tl est en elfet a l'ordrc des capuciiis (ju'(.'st corilié(; colic mission.

Sa Sainteté a encore reen Sou lün, le cardinal Cap-pecelalro, archcv(apic de Capoue et bibliothécaire de la Sainte Lglise, venna Rome pour prósider la róunion so-lennelle de 1'acadómio d'archéologie (|ui se tiondra dimanche et oü il dolt faire l'éloge du cominaiidcur •L-ll. de Rossi,

Mgr I Sclaers, reclour dn collége beige, a présenté au Ires Saint-Pére deux exemplaires de son volume « l.niti Xlll, sint iiclitm pnliCK/iti', sociah; el ri'li-

ƒ/ll'l'Sl'. M

21 novcnibro. — Sa Saintelé a envoyé une niagtiiliqne letlre au Nonce apostolique prés la cour de Lisbonne pour feliciter les promoleurs des letes du centen,tire de saint Antoine de Padotie que l'on va célébrer l'amiée prochaine dans la capitale du Portugal.

II y loue atlssi les calhullipies ipii, pour conservor un souvenir durable de ces fóles, out eu la pensóe do fonder un asile pour les enfauls du peuple qui s'appollcra asile de Sainl-Antoine.

Les srt'tirs dominicaines de Sainte-Cathei'ine de Sienne appartenanl a la maison more d'Ltrópagny en l^rance se sonl établies dans file de la Trinilé'( Antilles ), toni prés (Ie Porl of Spain, Klles sont chargées de I'liopilal do Co-corila el y soignent les lepreux avec un dévoitemcnl que senle la religion chretienne peul inspirer, L'arch(*vè(pie (hM'ctte villc, a rccu deriiiéremenl une letlre do S, Exc, .Mgr Ciasca, secrétaire dc la Congrégalion de la Propagande. dans laquelle le prélat dit « que le Saint-Pére a daigne lui laire grandement l'éloge de la charité de ces pienses lilies de saint homhiiqne, II leur envoie, ainsi ipt a tons les cal hol i(p ies qui vi vent au milieu dos léprettx sa benédiclion apostolique et olfre a leur couununauté un lahleau en mosaique représentant la trés douce Mére du Sauveur, » Mgr Ciasca yajoulail un crucilix béni avec indulgence reolle par Ic Saint-Pére, et deslinó aux lé-prenx pour qii'ils pussent avoir l'indulgence plénióre a leurs derniers moments.

Les UIL PP, Capucins de Rome out commencé un triduum solennel pour la héalilicatiou du bieuhciiretix Iliego de Cadix. appartenanl i'i leur ordre (pte Sa Sainteté a récemmenl mis sur lesautels. Suivaul l usago ila-lien. outre la profusion de huniéres (|ui doune a cos fetes un eclal tout paiiiculier. de grands tableaux an nom-bre de 11 reprósentent divers épisodes de la vie du liicn-henreux retracant el la prodigieuse activité (pi'il a inon-tree pour la lol en Espagno. el h's graces suriialurolles dont Dien a boni et fécondó sou apostolal.

22 novembre. — Sa Sainteté a recti en audiences pri-vecs LL. (l(i. Mgr Nicolas (lliilardi, archevó(pio de Luc-(pies ; MgrAuguste Duhourg, évcipiedc Moulins, el Mgr Ignace llortsniaun, évé(pio de Cleveland, dans l État d'Oliio. Elats-Uuis.

Dans I eglise de la Propagande, somplueusement paree pour la cireonslanee,a eu lieu, sousla présidence du cardinal Ledochowski, eutouré de plusieurs évéqnes et


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ANNALES RÜMA1NES

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prólats la (iistribution solennelle des pi'ix mux élèves du collége Urbaiu. Co collide est jiiusi nppciï' pouv Ie dis-tiuguer di! la grandi' institution do In l'i'opagandc dunt il est nu des grands appnis ponr l'Oi'ient. 11 a reen co noni du 1'apo L'iiiain VIII (|nl 1'a fondó, ot doid los alieil-los hóraldiipios snrrnonlont les portos do ootto grande institntiun On a créé l'2 doctours en tliéologio et II on philosophie en snivaut le cérómonial aooonturnó do oes sortes do reception tol qu'il se pratiipiait avant 1870, La cérémonie s'ost torminéo par la distriliulion dos prix pour los dilïérents concours.

On a célébrt dans l'église du Gosn avoc l lntervoidion do nombreux prólats et d'nne fonlo ipu roniplissait coin-plètomont le vaste temple, dos fnnóraillos solounelles pour lo repos (i(! IVimo do steur Augustine tuoe il y a ipielipios jours a l'hópital dn Saint-Ksprit pondaid qu'ollo accomplissait son service auprés dos nialados. Co crime avait profondément improssionné toute la population do Homo, et mis do nouveau en relief los admirablos vortus quo professont avec. un héroïsme qnotidien les filles de saint Vincent de l'aul.

24 novembre. — l.a mort de M. do Hossi laissait nno place vide dans la Commission d'arcbéologio sacrée. Collo-ci a la chargo dotoutes les catacombos romainos, y fait executor los travaux de consolidation nécossalros, oti'donuo los fouilles, ot (gt;st appoléo tï se prononcer, lo cas écbéant, sur rauthenticité dos roliques quo l'on ox-trait de ces anoi gt;ns cimotièros. Dans los catacombos, et surtout dans cellos do saint Callixto, on voit souvont rinscriptiou C. I). A. S. qui est le signe do cotte commission ot indiqne la part qu'ollo a priso a ces reparations. ba présiflonce do cotte commission appartiont au cardinal vioairo, ot Sa Saintoté a daigné y adjoindre MM. Mariano Armollini, Orazio Marucchi, llonri Steven-sou, tons élèves de M. do Rossi, ot Mgr Crostarosa, co dornior eu qnalité de secrétaire. Mgr Crostarosa, outre sos travaux scientitiques, avail, ainon des droits, au moins des litres a cotte nomination comme propriétairo des terrains oil so trouve lo cimotiére Ostrion, la plus aucionne catacombo ebrétionne do Home, et qui remon-terait aux temps apostoliipios.

l.a uouvello qui a circulé dans nouibi'o do journaux catholiipios d'Italie ot do franco qno lo gouvornoment italiën allait rendro, en suite d'nne récente décision de la Cour de cassation, le palais pontifical d'Assise au Souvorain Pontile, déclarant qu'il était désormais com-pris dans los palais pontiflcaux réservés en vertu de la loi iles garanties, n'ost encore qn'un pieux désirdes catbollquos. II semblo que dos démarches sérienses sont faites ; on espére qu'elles aboutiront, mals il serail té-mérairo de se promottro, d'ores ot déju, lo succès.

25 novembre. — Sa Saintoté a célébré la sainto messo dans sa cbapelle privée dovant nno. cimpiantaine do pé-lorins.

Par un récent décret do la S. C. de la Propagaude ex-pédié par brei'. Sa Saintoté a érigé nne nouvelle mission dans rOuganda, pays ipii, après les massacres qui ont eu lieu sous le colonel l.utgard il y a deux ans, est devenu nno colonie anglaise. I.e vicaire apostolique nommé est Mgr KonryHanlon, duséminairo de Saint-Joseph de Mill-liill qui a reen lo litre d'évèque titulaire de Teos et a été consacré lo 25 dans l'église do Saiut-Sylvestro m capilt' par lo cardinal Vinoon/o Vannntelli. Cotte nouvelle mission apostolique ombrasso toute la région supérieure du Imssindn N'il.s'avanco au coeurméme do l'Afrique et con-tinuora I'teuvre si féconde des Poros blancs. Mgr Hanlon est lo premier évéque catholique anglais do l'Afriquo centrale.

I.e cardinal Cappocolatro a In dovant une nombrouse réunion dans nno grande salie do la Chancollorio apos-toliipie rólogo dn connnandonr .loau-Haplisto do Hossi. Cost lo tribnt d'liommagos ot do rogrots qui! los mom-bros do l'académio romaino d'arcbéologie rondont iï co-lui qui fut pendant si longtomps leur gloire ot la cheville ouvriéro do tons lours travaux.

Xons donnons, ui' prrcanl, los deux inscriptions de .V. I'ni'aiiuiiin qui font, en co stylo lapidaire si ober aux Homains, IVloge do M. tie Hossi. b'Kglise a consorvé |iresque lo monnpolo do cos épigrapbos qui ont l'avanta-go do dire toni en pon do mots ot lo mérite de la difll-cnlté vainono pour onsorror les lettres dans des lignes do niesuro détorminée.

I'UAKSTANS . tXCiUMO CDNSIMO . POTIONS PHI ST IN'O . MIHIK . QVIIUTVM ANIMOS . AD . OHANDIA . KKIGKNS UONTENTIONIC . KT . SUUIPTTS

HOMANAH . PAI.AHSTUAIC UKCVS . IMMOHTAI.H . AUDIDIT IN . OMNI . IVDICIO . KliKUANS MACJNIS . UEIIVS . NVNQVAM . I.MPAU PRISCAM . SAPIHNTIAK . GLOIUAM ITALIAE . ADSEUVIT'

11.

INCOMPAUAUILIS POt.lM. HlSTOn . PATUIAK OMNEM PHOPK . AN T IQ VIT ATE M

AVIDK . COMPI.EXVS SACUA . INPIUMIS . MONVMUNTA EGHElilVS . VINDKX . DISPK.MT OPKUOSIS . V0LVM1NI1IVS SCITK . INLVSTUAVIT INVENTIS . SCIENTIAK . FINES VNVS . MAXIME . PUOTVLIT

Sa Saintoté a nommé par brof lo Hév. Pierre llol/.l, provincial dos franciscains de Haviéro évètpie d'Aus-bourg en romplacomont do Mgr Pancraco do Hinkel dé-cédé qui occupait co siége depuis IKW.

Sa Saintoté a aussi pourvu iï la vacance do la mélro-polo do Catane qu'avait laissée saus pastonr la mort récente du cardinal Dusmot, do l'ordro dos liénédictins, et y a promn Mgr Gerlando Gennardi qui occupait depuis 1872 le siége d'Aci-Héale, on Sicilo, diocese immédiate-ment sujet au Saint-Siège. Aci-Heale est situéaux pieds do l'Ktna et dans la province do Catane.

26 novembre. — Sa Sainteté a recu en audiences pri-


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A WALES HOM A INKS

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vêos Mi. (■(!. XN. SS. Louis [.u(_'oii, óvêque dn Itnl-ley ; Toofilo Masuoci, évè(|iU! do Syra, ct Henry HauUin, évèquo titulaire do Téos, vicalrc a|)ostolit|iio du .Nil supérieur (Afrlque centrale).

27 novembre. — Pendant que M. Kinilo Zola tentait tons les moyens pour ohtenir line audienee de Sa Sain-teté sans pouvoir y réussir, le Trés Saint-Père recevait M. Kerdinand Bruiietièr'o, memhre de CAeadi'mie fran-eaise et directeur actuel de la Ito'iir tlfs Di'ii.r MiiikIi's,

La question de l'audience de M. Zola, (|ul a fait écrire noinlire d'artieles de journaux, était cependant trés simple. M. Kniile Zola a en son récent ouvrajxe sur Lourdes mis a I'lndex, et le décret ipii l(! condarnnait ne portalt pas la mention : Ato'lor htmttihilih'i' sc si(}gt;]rrit el opus rcprnbavit. Dans ces conditions, l'olitention de la faveur d une audience pontificale était chose impossible. Sa Sainteté aceueille avec une tendrcsse patenielle les pócheurs repentants ; (die ne peut recevoir des révoltés qui veulent rester tels. M, Zola, COIIMIK1 compensation, a été recu par le roi d'ltalie.

Une des plus vieilles institutions romaines, le hanen San Spirilo, dent l'existence était intimement liée a la bionfaisance et a la question des hópitaux a lioine,vierd do disparaitre, supprimée par tin décret du gouvernement en dato du L! novomliro. Sur l ieuvi'e hospitalióre s'étnit prolTé un institut de crédit lonciei' quiasondjré dans la crise, qui omporto une api'és l'autre tout co qui faisait la richesse de rancienue Home. La révolution détruit niais olie n'édilie pas, et rien ne remplace Ie vieux Hanco San SpirilavlsuM Cri'ililo foncliarii).

Mgr Angelo Pardini, clianoine régulier de Sainl-.Tcan de Latran et évèquo de Koligno, ayant renoncé a ce siége épiscopal, y sera rcmplacé par Mgr Carlo Her-tuzzi, évèquo de Kieti, et a ce dernier siége Sa Sainteté a nonnné par brei' le clianoine Quiutnrelli, de liagnorea.

28 novembre. — Les Kmes cardinaux liarnpolla, Le-dochowski, VincGiizo Vannutelli et tlaliinberti se sonl réunis au Vatican en présence de Sa Sainteté pour traitor des alTairos relatives aux églisos oriontales. Mgr Vec-cia, secrétaire de la Propagande pour les affaires du rit oriental, remplissait les fonctions de secrétaire.

Le cardinal Zéphyrin Gonzales y Diaz Turnon ost mort.

Ce cardinal naquit a Vittoria dans le diocése d'Oviodo le 28 janvier ISlil et pril jeune encore I'liabit de saint Dominique au convent de Ocana, petite ville prés do To-léde. II y faisait profession on levrier 18ilgt; ayant a peine quinze ans. Ordonné prétrc, il fut envoyé dans les Mes Philippines on il s'occupa de rensoignementde la tliéo-togie et de la plulosopbie. Happelé en I8li7 parses supérieurs il fut mis a la tète du collége d'Ocana ou il avait été recu commo novice. Sept ans plus tard. Pie IX le créait t'véquo de Malaga (17 janvier i87i) ot le 5 juillet de l année suivante Ie transférait au siège de Cordoue 11 n'y passa que buit années ; Sa Sainteté, le pape ré-gnant, le transférait le 15 mars 1883 au siége arebiépis-eopal de Seville, ot Ie'lO^novembreiSSt au siége patriar-cal do Tolédo, le créant on memo temps cardinal prétrc de Ia Sainte Égliso romaino. I,a dignité patriarcale at-tachée au siege de Toledo ne tenia pas le nouveau car-vJjnal qui, le 15 févrjo)1 iiHS'i, obtonait de faire retour per riyrcsniiin a son siége métropolitain do Séville, (pi'il abanilonnait pour cause de santé en 188!). Dans leconsis-toire du 17 mars IHSi Sa Sainteté lui avait assigné le lilre prosbytéral de Sainte-Marie supra Mincrvuni. Le (léfunt appartonait aux Congregations de I'lndex, des Kites, dos Indulgences et Iti'liipies et des Ktudes.

Le cardinal était nu dos meilleurs pbilosopbes espa-gnols et sou cours de pbilosopbic, trés répandu en 10s-pagne, lt;%st apprécié de tons les savaids. t'ne preuve de l'estime ipi'avait l'Kspagne pour le cardinal tiou/.alés est que la Cbamlire des députés a approu\i'' une motion du comte de Casa Sola déclarant cette mort un deuil national.

Dans 1'égliso de Saint-lgnace. a eu lieu, snivant les anciennes traditions, la distribution solennello des ré-compeuses aux éléves de l l nivorsité grógoriomu! sous la pi'i'sidence de I'lOmo cardinal Masella, qui avait été professeui'de tbéologie a la meme Université, plus souvent désignée sous le nom du collége romain. On a ci'éé, avec les solennités accoutuméos, 52 docteurs en theologie. 77 liceuciés, 70 bacheliers, 8 docteurs en droit canouique. 'i licenciés et '■)' bacheliers; enfin, en plulosopbie 51) docteurs, W licenciés et 78 bacheliers.

Le collége romain comprend trois facultés, cello de théologie qui recoil le plus grand noinbre d'éléves, cello de droit canoniquo ajoutée seulement en octobro I87(), et cello de philosophic.

Les cours de théologie out subi récemment une modi-lication importaide. Au lieu de forcer un éléve ii commen-cersou cours par n'importo quel traité, qui pouvait étro le plus difficile ot celui qui aurait exigé le plus d'études préalables, on a créé un cours, toujours le méme chaque année, etparlequel conunencent les débutaiits. Le cours de première année (e'est Ie nom (pi'on lui (lonne)cst fait par le P. (iaudoau, un francais qui explique le traité (/c l'/'ra Ucliijionc, de Krrlcsla cl de Hdiiiano Pnnli/itT, et le P. do Mandato (jui traite de Deo l'nn ct trina. Les autres cours de dogme soul tonus par le 1'. liillot, I'ran (ja is qui explicpie de meranientis in specie, et le P. de Agostinis, de virlutibus infusis.

Le P. Gismondi fait le cours d'Ecriture sainte et commente l'épitre aux (ialates; le P. Macchi celui d'his-toire ecclésiastique dans les temps modornos ; le cours de morale est conflé au P. llucceroni. Kufin pour les jonnes gens qui ne peuvent aborder le grand cours, on fait ce que l'on appello la llwotniiia brevis, cours plus simple, ereusant moins profondément le sujet el terminé plus rapidement. Le P. Piguataro en est chargé.

La faculté de droit canoniquo comprend deux cours: les institutions du droit par le P. de l.uca, et l'explica-tion du toxte dos décrétales par les PP. Wern. et Lu-gari.

En philosophic le P. Vanderhitt traite de la logique et, métapbysique, le 1'. Itemor expliipie la psychologie et le P. de Maria la théodicée.

Ou aura remarqué ipie le collége romain a pris ses professeurs dans des nationalités difiérentes. et qu'en particulier, deux d'enlre eux, a ipii esl conflé renseigno-incnt le plus impoi'tant, out i'té demandés a la Kranee.

Les derniéres statistiipies de l'anuée écoulée accuscnt un chill're total de !ll 'i éléves dans les trois facultés. Cost le cbjlTre le plus élevé qui ail été attoiut. Le chiffre le


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plus faiblo s'estrénlisó on l annóo '1871 - 187quot;2 oil il n'y n en qm' 120 tHudiants en théologie et 71! en philosopliie, en tout, lill). l.e noinlire se releve un pen rannée suivante a '2'2I{, mnis retomhe onsuite n '2(12. Co n'est i|u'ii pai'tir de 187'1-187.') (pie la man-lie en avant se développe sans Jamais se nilenth'.

Les coin's les plus frequeiites sont oeux de lliénlogie; mais, on voit en consultant les listes des éléves line tendance lie plus en plus nianpiée iï veuir comniencer les études a Home mèuie, et a faire le coin's régulier qui commence par tl'ois amices de pliilosoplne anxquelles font suite quatro anuées de tliéulogie. Anciemiement an contraire on remarquait la tendance contraire et on de-niandait surtoat au collége romniii Ie supplément et la consecration doctorale des etudes talles ailleiirs. Or il arrivait parfois que la liase pliilosopliique de la théologie u'étant pas assez solide exposait l'étiuliant a des déceptions et ii des emliarras qui se répercutaient, non senlement sur l'examen final, mais aussi sur la lacon dont il pouvait tirer sou profit des cours.

I.es classes de droit canonique sont fort peu suivies, la grande majorité des étudiants préférant recevoir eet onseignement iï 1'Vpollinaire. t'ne des raisons de cette preference est d'ahord la renonimée de l Apollinaire comme univei'sité de droit, et ensiiite la faculté qu a l'é-tudiant d'y trouver, nou senlement le droit canonique. mais aussi le droit civil qui en est Ie complément et lui permet de prendre ses grades in k/ivx/kc. Ce grade est trés estimé a Home, car il permet IVntrée a diverses carrières et iï des prélatures auxquelles ne peuvent pré-tendre cenx qui en sont dépourvus.

30 novembre. — Sa Siinteté a reru en audiences pri-vées Mgr Raphael Siroli, évéque d'Aquin, Sora et Pon-tecorvo, et Mgi' Dadolle, prélat de la inaison de Sa Sain-teté et recteiir de I Tniversité catholique de l.yon.

1 déoembro. — Sa Sainteté a recu en audience S. Exc. Ie prince Kotehouliey qui etait accompagné de la princesse son épouse, tille de S. A. le due Kugène de Leuchtenlierg, prince llomauowsky et petite-lllle de la grande-duchesse Maria -Nikolajevna de Knssie dé-cédée.

2 décembre. — l.e Trés Saint-I'ére a céléhré la sainte messe dans sa cliapelle privée el y a admis mie soixan-taine de personnes.

II a encore regu en audiences le H. I'. Giuseppe Mantero, jésuito et supérieur de la mission ilu lirésil, et le I). Sikel, président de rinstitut aiitrichien des Etudes historiques a Home.

3 décombro. — l.es predications liahituelles diirant Ie saint temps de rAvent ont recominencé au palais apos-tolicpie du Vatican.

Elles se font un jour de cliaque semaine, ordinaire-ment le lundi ou le mercredi. l.es cardinaux, les prélats, les supérieurs des ordres religieiix qui y assistent se rassemlilent dans la salie du Tróne qui précède immé-diatement rantichainhre secréte de Sa Sainteté. A la place du tróne est une chaire recouverte do velours violet frangé d'or. Les cardinaux sont assis sur des bancs a dossier, reconverts do drap violet, et disposés comme pour les consistoires. Derrière, sur des hancs ou sur des laliourets en hois, prennent place les prélats du Vatican et les géiiéraux et procureurs des ordres religieiix. Le Saint-I'ére assiste a la prédication dans une loge grillée provisoirenient installée iï droite de la chaire, et il est par conséquent eaehé iï l'assistance, a laquelle il doniie, saus se montrer, avnnt de se retirer, sa béné-diction.

Le prédicateur apostolique, qui appartient maintenant a l ordre des capucins, est aceonipagné d un frére lai cpii reste au pied de la chaire tout le temps du sermon. l.e discours du prédicateur est en général dirigé sur les devoirs des prélats qui gouvernent l'Eglise et les nioyensde rendre plus fructueiix leur ministère, et toute allusion politique ou autre leur est inderditc. Le l(. 1'. Luigi Alhrizio, jésuite, prédicateur apostolique en Ki'ili vers la liu du régne d Trhain VIII, fut privé de sa charge pour avoir dans son discours prononcé des paroles qui se rapportaient aux demandes que faisait alors le l'ape au duché de Panne.

Les prédieations apostoliques furent instituèes par l'aul IV en 1555 et dans rorigine le choix du prédicateur étail lihre, tons les ordres religieiix y étant successive-nient admis.

Une hulle de Itenoit XIV (IiicIijIiuii fratrinii tiniwriini '2 mars I7W| étahlit que dorénavant la fonction de prédicateur apostolique serail conliée a Lordre des capucins paree que, conmiedisait le l'ontife ; Ahumlat ca/mcci-noriüii ri'li'iio ilhislfihus cnnriniialorihus, cl nwlius in nre rapucrini, iptam cuiusr/iiani altcrius sonant verilates, ijiuw in pnljiiln, Papac, cardinalibus et prdatis annun-riari (ff'bi'lt!.

Le dernier prédicateur apostolique le 11. P. Frangois de Lorette, ayant été récemment promu par le Souverain Pontife a la dignité archiépiseopale, les fonctions en ont été eonliées au 'Iquot;. li. P. Paolo da Pieve di Cotrone de l ordre des capucins fréres mineurs.

Sa Sainteté a admis a son audience TEme cardinal San Lelice, ai'chevéque de .Naples, ipii présentait au Souverain Pontife une dèputation de son clergé et la commis-sion pour le denier He Saint-Pierre dans la Ville de .Naples.

4décombre. — Aprés que la S. Congrégation des Kites avail reconnu par un décret solennel la vérité des deux miracles attrihués a rinlercessioii du vén. servi-teur de Dien, liernardino Uealino de la Compagnie de .lésus, il restait. avaut de procéder a la cérémonie de la héalilication, un dernier examen, dit di' Tiilo, et qui con-siste a résoudre ce doute : si l'on peut si'irement procè-di'r a la héatilication du servitenr de Dieu.

Cette derniére réuuion, qui précède le décret solennel qui plaeera le serviteur de Dien sur les autels, a été tenue aujourd'hiii. La Saerée Congrégation des Rites s'est reünie au Vatican devant Sa Sainteté et les Emes cardinaux, les prélats, consulteurs et thèologiens qui lui appartiennent ontdonné de vive voix leur vote sur la question qui leur était soumise.

Sa Sainteté, aprés avoir écouté ces votes, a demandé des prièros pour appeler les lumières du eiel, et remis a un autre jour sa decision sur cette question.

La Congrégation des Rites a onsuite, dans la mème


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AXXAI.KS liOMAIXKS

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sénncp, discuté la cnuso de I'Ik'to'iVUi'' des vortus du vó-néraljlc Vineen/.d Uoninuo, curó d'llcivuliuivim dans Ie diocèso do Naples.

4 décnmbre. — Sn Saintcti'' a adrcssra l l'nio caiiliual Oi'Pt?lia, protoctcui' dr racadóiiiic pontiliralc d'ai'clKMi-lo^io órigée au collójfe l'i'hain, uiic li'ürc dans laqiicllc Kll(! rappolle los pi'itos óprouvóos par raoadómip, ot 011 tómolgnapo do l intórot cprollo portt? adosótudessi utiles pour la scioucc ooclósiasticpio, aooordo 'i prix (doux uió-daillos d'or ot.doux d'argeut) puur los nioillours travaux d'arohóologio.

Los séances, ou inioux conlöronces d'aroheolojilo clirótionno, oominoiioóroiil ou IST.quot;) róunl.ssaut daus uuo dossallos duoollópjodo la Prnpagaudo tout oo quo Homo contoiiait do personnes s'oooupaut d'arohóologio ohró-tienno. Quelquos-nnes do cos oonfóroncos so tonaiont avoo plus de solouuitó quaud 11 s'ajiissait d'uno dócou-vorto importante dans lo olianip do la soionce saoróo. Toutofois oliosne laissaiont do tracos (pio dans losar-cliivos do racadómio, ot aucuno pnljlication no contonait le résinnó de oo (pii s'y était dit. I.a Inouno fut condiléo en ISTil par lo llalU'lino do M. lo connuaudour do Itossi qui oousaora les premièi'os pages do sou unportaiite revue a nn court rósumó, fait par lo secrétaire do l acadé-mio de ses oonloronces. .lusqn'a la mort do M. lo commandeur di' Itossi son liullotin a été Ie journal en quol-((uesorte officiol do racadémie, ot do plus cos résumés fnront a partir de collo époque publiés dans les jonrnaux catlioliques do Homo. Le llolh'liiKi du oommandour de Itossi a Hui avec lui, mals ses collaliorateurs en feront un autre a partir do l année procliaine qui suivra les tracos du premier et auquol on souhaite lo méme snccés,

5 décembre. — Sous la présidenco du Souvorain Pontile les Emes cardhiaux Kampolla, Ledocliowski, Viu-conzo Vannntolli ot flalimliorti se sont réuuis au Vatican poni'délihéror, commo préoédomment déja sui' les affaires dos Kglisos orientates, M gr Voce ia faisaid l'ouc-tions de secrétaire. La séance commoncée a 11 lieuros du matin no s'ost torminéo ipi'a '2 lieuros do laprés-mi-di, et olie a ou spéeialement pour hut de concréter les moyons praticpios de mettro a exécutiou los dilTérontos décisions prises dans la réuuiou dos patriarolios. Quaud le Saint-l'ère aura puldié Ie doomnont ipio Ton attend sur' los Kglisos do LOriont cos cardinanx continuoront a étre oonvoipiés chaqiu? mois sous la présidenco du Souvorain Pontile pour assuror roliservaiico de la nouvelle constitution sur les Kglisos oriontalos.

II l'aut faire rcmarcpior quo los conférences des patriarolios et celles dos Knies cardinanx out prinoipalo-mont pour hut le i'otrécissomi'iit et los modalités de runion des Kglisos oriontalos souinises a la .jiiridiotion do Homo et le réglement des délicates questions quo la dif-féronco dos rites et la présonco dos missiomiairesde rite latin au milieu d'Kglisos d'autro rite peut soulever.

Sa Saiuteté a daigné uonnnor meudiro de rAoadémie ronmine de Saint-Thomas d'Aquin lo Dr Dou Alossan-dro Lunrcli (pu nMiiplaoe Mgr Koutaim élu évécpio de Crémo ot qui était auparavant supéi'ieur du collége lom-liard.

Cotto académie fondéo par Sa Saiuteté le papo Léon X111 dansles coininenceinonts de sou pontillcat pour dévolop-per ot défondro la dootriuo ilo l'Ango de l'Kcole u'a (pi'un nomlire slrictoineut limité do nionilires, ot les iioniina-tions no se poiivont faire qu'en suite de vacancos par déoés ou transfort, ooiinno c'ost le cas du nouveau pro-niu. Kilo a ooinpté parmi ses présidents le cardinal l'ooci ot Ie cardinal Zigliara. Le présidoul aotnel est Ie cardinal Mazella, do la Compagnie de .lésus. fülo doit compter dix aoadéiuicions nrliains, c'ost-a-dire rés-idonts a Home. dix Italions et dix étrangcM's. Les sénnces se tiennont place do la Minerve au palais do rAoadémie dos noldes.

6 décembre. — Le Saint-I'ére promulguo la constitution (IririiltiliiDU iliifnilds l'ifrh'sidrmii datéo du lil) uo-vomlire prélt;'édout.daus hupiollo aprésavoirrolevé la di-guité do cos Kglisos lieroeau do la foi. Sa Saiuteté mout re los térnoignages do respect que leur a toujours donnés rÉgliso romaino, ot coux ipi'll luia prodigués lui-ménio. II mot oiisuite on relief rimportanco ipi'il y a de consor-vor intacts cos rites qui out toujours servi daus I'lOglise a la catholicité do la foi ot a la démonstratioii dos dog-nies.

Coidirmautla constitution de Bonoit XIV Douaiuldlaiw du 'ii déoemliro 17'iH, il Lexpliquo, la dévoloppo. et pour l adaptoraux nécossités pivscutes, étahlit Hi articles qui sorvironta régli'r les ditierontos questions quo peut faire naitre la simultanéité do rites dilTéronts dans un méme pays.

II annonce, dans la conclusion, do nouvoaux projots pour ériger en Orient des sémiuaires, ot recommando sa constitution aux évéques orientaux, anx délégués apos-toliques, et aux nussionnaires do rite latin cpn sont on Orient.

Getto constitution disciplinaire est d'uno importance capitate pour toiitos los Kglisos d'Oriont, et si 1'on no pou-vait parlor de cos rites saus roconrir a l'autorité de He-noit XIV on no pourra plus mahitenant aliordor ces ipii's-tions saus s'appuyor sur la constitution Orii'iihiliiiiii lt;li-(jiiilns Kcclesiarmii.

9 décembre. — Sa Saiuteté a céléliré la sainte mosso dans sa cliapollo privéo le jour de la fiMe de rimmaouléo Concoption, et le londomain. dimauolii', en présouco do plusiours pélorius ipu avaiont sollicité ot olitonn la favour d'y assistor.

Sa Saiuteté a encore reen on audiences séparées Mgr Klve/io Mariano l'agliari. arcliovéque do Spoléto, Mgr (liovauui liatista Carnovalini, évéipitMle C.ivitla Castol-laua, Orte (gt;1 (lallose, ot Mgr Seralino Augelini. évéque d'Angloua et Tursi.

Lo H. 1'. Nicolas de Civitolla, provincial dos I rau-ciscaius a Assise, a reen le liillet ipii le nomine évéipie de Noroia, daus l'()ndirio.

Sa Saiuteté a reen on audience privéo lo connnandour Marcellino Vontiircdi qui,aii uoni du journal ITK/oficdo Itidogno, lui a olïort uu allium ricliemoiil rolié coutonanl la lisle des oll'raudos pour le denier de Sainl-I'iorre. Ou avail donué a eetto olfrande un caractére spécial de protestation contre les roprésentations d'un draiiK! ilo !!o-vio, depute italien, professeur a rCnivorsité ilo .Naples et franc-macou, inlilulé Crinlo (tUu /'rsht tli /'lO'/i/i. (i'osl une o'Uvro a prétontions pliilosopliiques ou rauteur, saus égard puur los coiivonancos ot la vérité liistoriquo


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8« AXXAI.KS ItOMAINKS

li'unsronnc la majrstnriisi' (ijjui'f iln Clirist cu ('cllc (run siniplo pliilDSdplic, faisiml au llirativ co que Hcuaii a 1'nit dnns Ie romnn.

r.t's joui'naux oatliolifincs de Homo consarrcut tous des actieles pour rappcloi' Ie sneond eenleiiaire du 1'. I'aul Se^ueci. de la Ooinpa^ule do.lésns, el (pi'ils appel-lenl avee caison Ie péi'e de rélorpienco de la eliaii'e ila-lloimo.

Dans la Imlle de eanoinsallou de sainle iii'i^Ue, Ie l'ape lioiiiface IX semlile laisser' eroire ipie eelle sainle passa a inoilleni'o vie au couvenl des rclijiienses clai'isses de San Lorenzo in l'anisppnia, lo'215 juillet I:i7lgt;, l'ii des arguments (pio l'ou apporte en prenve serail (pie la sainle aurait éle euse-clie dans l'é^lise préeiléo.

M. de liildl. minislre plénipotenliaire do Snéde et Xor-vè;-re a Home, a reclierclié avee soiu lont ce (|ui pouvait jeler nu poll (Ie luunére sur eelle sainle cpil a elé une des i^loires do la Snéde. ()r volei ee (pi'on lit dans Ie procés do canonisation dont nu exeniplairo se Irouve dans la liililiolliéi|Ue royale de Slockliolm et l'autre a la Vati-caue ( Cod. (Illolionl n. iH)).

llt'jiosiliu Dui Mcifini (coufcsseur de saiulo Briprito) ii faiiit lldinc.

ii //cm si/pcc XW \' nrtinihi.

11 inh'rt'dfinllis iu i/int loro ilicld liniuiiut It. i'))iIsif spi-ritinn ri's/uimHl i/uoil Uidhc in ihtHtit /iithilalionis ipsinn iliniiinii Uriijiih' poxila npiilt;l rnnijium /lorr in ipilt;i imir-ttt'uli(ilil''i' lnihiti'-l pfni'l'dlH ilniiiiiid lüilitriitit i'iiisift'in itomini' II. jilta (!lt;■ «nnniloniini MCAUILXXUIrl ilcvienm* Jiilii ilir XXIIt pnvxi'nHhKs pnvfalis ilnniinis rnnfrssofi-ht(s, ilnmirui Kularinii cl ihntiinn Itifi/rro filin iHrli'ito-mine .Uriyidi' cl lolii futuiHti sud cl ipso leste. »

C.e lexle tranche tonic coutmvorse el la sainle est liien morte a rcudroil on s'éléve. prés de Ciniipa ili //ore, une nncionno (\ulise consaerée a cctto saiuloel uouvellonioul roslaui'éo cello aniiéo, I'iic eommnnaulé de reli;jionses s'est iustallee a son omhrc el l adoratiou perpétuelle do .\otre-Sei;_ineur daus la Sainle Kucliaristic a connneneé lo jour mémo do la Iele de la sainle.

12 décembre. — Sa Saintol '• a roru en audience privéo S. I'.xe. M. da Silva Kerrao do Carvalho Marlens, amlias-sadeur de l'ortuj,ral prés du Saint-Sié^e. — Kilo a aussi reen Msjr l.onis Sueur. ('vécpie d'Kvroux.

13 décembre. — Sa Sainleté a rccu ou andicnco .\lj.'r Amljrogiü Dalïra, évi'ipie de Voiiliuüglia. Sa Sainloté a fait conuaitrc a l évètpio tonic sa consolation pour los inauireslations d'alTcction (pie Ie poiiple italion en-voie a sou pasteur suprème.

Uappelons (|ue c'osl sur la ricicrn Liipin', aSavono, qu'ou a laneé récemmeiil nu petit liatoau qui porto a sa poupe Ie nom de l.éon XIII.

14 décembre. — Par billet de Ia secrélairerio d'Klal, Sa Sainleté a uommé membros do la S. Coiijirégation de l lndox los Kmes cardiuaux Louis (ialiinborti, André Slelnhubcr et Francois Hogiin.

Sa Saiutoté a reyu on audience 1c cardinal Louis Ore-glia di San Stefano qui, en qualité (!(gt; protcclour do l'A-cadémie pontificale d'arcbéologio lui préseutait lo con-getl directif de l académie. Son Kminonce romerciail Ie prés SainU'ére de Uj belle lettre qu'KUe lui avail en-xoyée el de l iulérèt (pi'ello pi'onnil anx Iravaux de l'aca-démio. Sa Sainleté daignait on rclour faire connaitro comliion elle appréciait Ie lilial bommago du Couseil direclif et lui dounait ainsi (piVi Ions los membres do I Académie, sa liéuédiclion aposloliqne.

Sa Sainleté a n'cu encore ou audience privée Mgr Maria Diamare. évè(pie de Sessa Anrunca, évccbé dé-pendant de la metropole de C.apoue prés de Naples.

La veille. Sa Sainleté avail recu Ie 11. 1*. Den/a direcleur de rohservatoire du Vatican, qui vonait lui préscider les hommages de Ia Spccola Valicana. I'quot;n roulrant de randionce, au moment on il passait dans la galerie dito de IMcmcna, lesavaut religieux était frappé par une attaque d'apople.xie, et inalgré tous les soins qui lui furent prodignés, oxpirait Ie lendeinain rnatin aprés avoir recti les derniers sacremenls et la bénédic-tion du Trés Saint-I'ére.

I'raucois-Marie heir/.a ua(|uit a Naples Ie 7 juin LW, el a l age de l(i ans il entra:t daus l'ordre des Itarnalii-tes. Aprés sa philosophio au collége de Macerata il faisait la théologie a Home, on Ie 1'. Verecllone, avee la puhli-calion du l'.mlc.r Vnlirdiii's, jetail uu grand éclat. Mais dés sos cours de théologie Ie jeune barnabito se sontnit altiré vers l^'lude des sciences exaclesel prineipalemcnt vers eelle des phénoinénes de la nature. Ku 1851) il enlrail comnio professeur de sciences au collége ([lie les Harnabiles possédeul a Moncalieri et (pii s'appclle (lliarlos-Alhert. II y a enseigué les sciences jusipra l'an-uee IS1H), c'est-ii-dirc pendant lii ans.

Les Iravaux ordinaires du professeur ne suflisant pas ii sou aclivité, il commenea par fonder un recueil de géographie, puis s'occupa snrtout de météorologie. Ile-l'nsanl en 181)11 de prendre a Klorence la direction de la Météorologie ilalienne, il y Int, dans nu eongrés rannée suivante, nu mémoire sur les méléores cosmiques qui lil connaitro et npprécier sa valour au monde savanl.

Ce fut lui qui organisa la parlie scicnlilique de I exposition Vaticane, et quand celle-ci fut lerminée, la pensée genua sponlanément de no point disperser les collections (rinstruments (pii y nvaieut élé envoyées. II fallait les utiliser, et ancim autre plan no pouvait étre |ilus aplc a réaliser ce bul que la résuri'eclion de la Specoln Vdlicdiid dont la fondalion rouioulo a (1 régoire XIII et (pii servit anx calculs ponr la réforme du caleudrier. Sa Sainleté entra dans ces vnes, et en 188!) envoyait lo I'. llenza a I'aris ponr la représeuter au grand cougrès astrouomique réuni pour dresser la carte du ciel. I.e 1'. llenza obtint (pie la Spccola Valimnn fut uu des 18 obsorvatoiros (pil furent choisis par Ie eongrés. II re-lournait a I'aris en I8!l'2 ipiand il s'agit de déterniiner les din'erentos conditions (pie dovaieul réaliser les clichés de la carte dn ciel, et revint a Rome oü il se eon-llna dans les nouvelles fonclions qui lui avaient été con-llées.

Kn sa qualité de directeur de la Sjtccold Valicann il s'inléressa a la publication des annales de rohservatoire el c'ost ou grande parlie a ses soins (pio l'ou dolt la bonne reuoinmée de cette création de l.éon XIII qui vient tonte jeune parmi ses ainées, mais a su déja prendre sa place.

I.e l'ére Denza laisse uu vide, non senloment dans l(! elergé, mais aussi dans la science, et e'est a ce point de


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ANNAI.ES ROMAINES 80

vue (ine tons les journaux italiens, sans distinction d'opinions, rondent a sa mómoire un élope mérité.

16 décembre. — Sa Sainteté a célébré la Sainte Messo dans la grande salie du Consistoire et parmi les person-nes qui y assistaient on remarquait une centaine de pè-lerins lombards et vénitiens qui revenaient du pélerinafje de Notre-Dame de l.orette.

La bioyolette a eu les honneurs d une discussion a la S. Congrégation des Kveques et Réguliers. I.'avclievèque de Milan, Cardinal Ferrari, avail envoyé un mémoire dans lequel il refusait aux prêtrnsde se servir du véloci-péde. Dans le même sens était une mesure déja prise par le cardinal Sarto, patriarche de Venise. Mgr liono-inelli, évéque de Crémone, avait de sou cóté adressé un rapport dans le sens oppose, niontrant comhien ce mode de locomotion pouvait être utile pour les curés do la campagne. I.a question a done été discutée, mais la S. Congrégation n a pris aucune decision ïi ce sujet a cause précisémentdes divergences de vues qui se manifestaient dans l'épiscopat et qui montraient que la question n'a-vait pas encore été suflisamment examinée.

l.es Mines cardinaux qui font partie du nouveau congres pour les afTaires orientales, Krnes Rampolla. I.edo-chowski, Vincenzo Vannutelli et Cialimberti se sont réu-nis en présence de Sa Sainteté pour déliliérer sur les affaires des ICglises orientales qni doivent être réglées en harmonie avec la récente constitution donnée par Sa Sainteté.

17 décembre. — Sa Sainteté a regu en audience Mgr Francois de Sales Marie Doppclhauer, évèque de l.inz, dans la province ecclésiastique de Vienne.

18 décembre — Sa Sainteté a recu en audience privée Mgr Francesco Mora, évèipic de Monterey et Los Angeles, petite viile (|uise trouve au sud de San-Francisco sur le golfe de Monterey.

S. Km. le Cardinal vicaire a inauguré dans l'église de San-Stefano del Cacco le cours annuel de ses conférences. Cette année, le théme de ces discours, qni sont aussi remarqués par la solidité du fond, par l'alion-dance des prenves, la clarté de l exposition, les grands horizons qn'ils ouvrent que par la rli hesse de la forme littéraire, sera un regard synthétique sur les moyens de sanctilication et de salul (prolTre l'Kglise calholi-que. Ces moyens sont les sacrements.

Après avoir exposé la doctrine de l'Ange de l'Kcole sur le nomhre, la matiére et la forme des sacrements, il a conclu en invitant a les étudier tont le monde, même ceux qui ne partagent pas notre foi. II a fait ensuite res-sortir comhien notie religion se montre plus helle, plus admirable a celui qni vent l'étudier de prés, non sen-lement dans son ensemble, mais dans ses moindres détails, d'oü vine source toujours féconde de recherches qui remplissent l intelligence en lui procurant les plns consolantes satisfactions.

21 décembre — Sa Sainteté a adressé a Mgr Giacomo Poletto une belle lettre pour féliciter ce prélat de ses commentaires sur la Divine CoutAlii' de Kante.

Dante est le seul poéte vraiment classique de l'Italie, celui dont les vers sont dans Unites les bouches et que l'on cite dans Unites les circonslances, même dans les travaux les plus sérieux. lunomhrahles sont les commentaires de la Dii'im' (ïomi'iiii' lails soil au point de vue historique, soit pour en relever la forme littéraire. Ou apprend dans les classes les vers dn poéte, on en garde le souvenir,et ceux qui savent par cneur tous les chants de la Dirini' Conu'dic ne sont pas rares en Italië. De plus Dante a touché a tousles sujets du dognie et de la morale, et en le considérant uniquement sous eet aspect, les divers commentaires fonneraieiit une encyclopédie thêologique des plus remanpiahles.

I ne des preuves de rimportance que l'on attache encore aujoiii'd'hui en Italic a l'dnivre de Danle Alighieri est la grande quantité de travaux fails journellement sur ce poéte, les longues séances ipie lui consacre racadémie des Arcades, et les discussions, parfois pas-sionnêes, aux(pielles se livrent les lettrés et les savants pour rinterprêtation de tel on tel passage. Non seulement en elfet Dante, comme tons les poétes, enveloppe parfois sa pensee d'obscuritê, mais la langue elle-méme est ce (|ue l'on appelle Irecrnlisla, e'est-a-dire appar-tenant a mie êpoqiK! ou elle élait en formation, ce (pil donne lieu a d'iiiiportantes reinanpies philulogiqnes.

II n'y a pas que Sa Sainteté qui s'intéresse a ces travaux. Le rol d ltalie lui-mêine a fait puhlier a ses frais, il y a cinq ans, un commentaire inédit de ce poéte par Talice.

La première édition de Kante est de l'ainiée I'i72 ( in-fol. ) datant par conséquent des commencements de l'imprimerie.

Mais le nianuscrit certainenient le plus heau de Dante est celui du fonds l'rhino, de la liihliothé(pie Valicane, catalogue sous le Nquot; 3(15 et (lont la derniére partie est ornée des céléhres miniatures de (iinlio Clovio, sur-nommê Ie Haphaël des miniatures. Clovio mourut en 1578 a l'age de 81) ans . Ce niagnilhjiie nianuscrit vient d'etre maintenant édilé par le H, 1'. Cozza-Ln/.i, sous-hihliothécaire de la Salute Kglise, (pii en a reproduit |«ir l'héliotypie toutes les miniatures. Ce savant a eu encore la lioiine fortune de retrouver les premières esquisses sur lesqnelles le peintre tlxait le snjet, dessinait les grandes lignes de la composition, et ces dessins forment un commentaire du poéte ipii n'esl pas sans mérite. C(,'tte édition splendide n'est mal hei ireiiseiuent plus niaintenant qu'nn souvenir. A part quelques exemplaires qui out pn échapper, les planches et les clichés ont éli'^ coinpléte-nient détrnits dans Ie grand iiicendie qui a brille tout rétahlissement de phototypie ih1 M, Danesi a Home (pil avait assume l'entreprise des grandes publications repro-duisant les plus importants manuscrils de la Itihliolhé-([iie Valicane.

Fntre cette première édition et cetle derniére reproduction se placent des imioinbrnhles commenlaires du grand poéte italien, non seulement dans sa langue, mais encore en francais, en espagnol, en anglais . . . qui niontrent le culte que l'on a en pour cette niagniliqne et püèti(pie expression de la religion an xiuquot; sieele. Ces (lilfèrents commentaires tirent leur valeur, moins de l'exécution typograplnipie, que de la facon plus ou moins savante, plus ou moins satisfaisante dont les auteurs expliqnent les divers chants du poéte.

L'iinportance' des travaux faits sur Dante Alighieri


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TiOMATXKS

A WALES

no

explique suftisammont la Icttro do ftMicitations ilu Saint-Péro a ,Myr Polcttü.

Un braf apostolique pcrmet au supérieur pjéncrnl dos Salósiens (l(! dom Hoscu d'érigei' ilims Icurs églisi's i.'t oratoires des confréries de Marie Auxilialrice et de les agréger a rarcliiconfrérie de ce iium (|ui existe a Turin avec participation de tons les privileges et induljxencos accordés a cette archiconfrérie.

Le cardinal vicaire vient de publier, de la part du Trés Saint-Pére, I'lndult annuel apostoliipie pour les lideles de la ville de Home et de son district qui réjrle la permission des apprèts gras les journ uiaigres. Nuns don-uons le lt;lisp«silif de oet arrêté, qui montrem que la pratique en vigueur a Home s'écarte de ce quo nous avons ordinairement on France.

c . . . Durant les jours ties quatre-temps, comme dans tous les vendredis et satnedis de l'année, y compris ceux de I'Avent, ou continue ti permettre dans les ap-prêts l'usage de la grais.se et du saiudoux. On maiutieiit la loi du jeüne les vendredis et samedis tie I'Avtnil, niais avec faculté d'user do laltages sous toutes ses formes dans I'unique repas du jour . . . Les religieux do I'mi et I'autre sexe, astreluts par vtmra ue se servii' d'aucun apprêt gras, ne stmt point compris dans cet indull.

« On excepte de cette concession lr temps du cnrèrne pour lequcl Sa Salnteté se réserve de prendre les me-sures qu'elle croira nécessaires, lleste encore excepte le voeu spécial auquel nous sommes teuus la veille de la Purification (I), les veilles tie la l'entecóte, du la Nativité tie saint-Jean Baptiste, des saints Apótres Pierre et Paul, de la glorieuse Assomption tie la liieuheureuse Vierge Marie, celle tie la Toussaint, et de .Noël. »

22 décembre. — Sa Salnteté a reru le Rev. Nicolas Tolstoi, pope russe, et nn ties fauteurs tie runion ties Kgllses orientales a I'Kglise romaiue.

23 décembre. — On a fait dans toutes les églises tie Home une collecte pour les victimes des tremblements tie terre ties Calabres et tie la Sicile. Sa Salnteté avail tléjü personnellement envoyé des seconrs aux évèques des dioceses tlésolés par Ie lléau.

Sa Salnteté a reeu a midi les voeux du Sacré Collége desCardinaux que lui a(iréseuté.s le iloyen des cartli-naux Knie Monaco La Valetta. IClle s'est rendue eutuurée tie sa cour a la salie du trène, el aprés avoir t''i'(iul('' le discours du cardinal a répontlu en insistaut sur le réveil de Ia foi catlioliipie qui se manifeste actuellement, et le culte de la Sainte] ICucliaristie, dont les récents congrés eucliaristiques ont montré le développemeut.

Aprés Ie discours du Souverain Pontife, les cardiimux se sont retirés et le Saint-Pére a admis au haisement des pieds les personnes présentes.

24 décembre. — Sa Saiuteté a eélébré la Sainte Messe dans sa ebapelle privée et distrihué la sainte coimiiu-niou a la familie pontificale.

Dans la mème circouslance Sa Sainteté a doinié la

(!) Puur remerclor Diou d'avoir préservö la villo de Homo dos suites d'un trcmbleraent de lorre qui eul lieu le '2 fév. 1751.

sainte communion ii S. A. R. la ducbesse de Train et au tlnc de San Martino tie Monlnllio qui raccompagnait.

La princesse Matliilde tie Hourhon, née ducbesse de Haviére, est la steur ile rimpératrice li'Aulriclie. Née le 30 sept. I8il) elle a épousé it Munich lu 5 juin *18(11 S. A. lï. don Louis de Hotirbon, comte de Trani, second frére de Sa Majesté Krangois II, roi des Deux-Sieiles. ICIle en eut une lille, Mju-ie-Tliérést1 de Hourhon. née a Zurich le 15 janvier 1887. et mariée avec le prince héréditaire Ciuillaume de Ilohenzollern en 1889. La com-tesse de Trani est venve depuis le 8 juin 188!').

25 décembre. — Les solennités de Noël ik» se font plus comme autrefois, .ladis le Souverain Pontife —et la cou-lume était déja étahlie aux temps d'lnnocent 111(1198-1216 ) — céléhrait ce jour-la trois messes; la première Sainte-Marie-Majeure au milieu de la nuit. puls il se rendait a Sainle-Anastasie pour y céléhrer la messe de rAurore, et enlln chantait la troisiéme a Saint-Pierre. Devant la confession brülalt le grand phare ( chantlelier) d'argent avec 1,31)0 cierges, ipie I on n'allumait que quatre fois par au.

Pie IX céléhra jusqu'en IS.quot;).'! la messe de Minuit a Sainte-Marie-Majeure. Le (linnialv dl Roiun (2(i décembre), n0 293, dit en effet: « j.a solennité a été cette année céléhrée en grande pompe. Sa Sainteté étant tlescentlne ii la Chapelle Sixtine a entoniié les premières vépres soleunelles ... A sept heurcs du soir. Sa Sainteté quittait le Vatican pour se rentlre a la hasilique patriarcale de Sainte-Marie-Majeure oii, aprés avoir été regue par S. Lm. le cardinal archiprétre, elle bénll l'épée et le eha-peau ducal, puis entonna matines et céléhra la messe. La cérémonie a pris fin une heure avant minuit, et Sa Sainteté est retournée au palais du Vatican. »

Ce fut la derniére année que Pie IX accomplit cette cérémonie. I.es années suivautes jusqu'en 1870, Sa Sainteté céléhrait l'ofllce tlaris la Chapelle Sixtine, et la messe élait céléhrée par le cardinal camerlingne. Les cardinaux tpii y assisliiienl avaieut le privilege de pou-voir, en rentrant dans leur palais, céléhrer immédia-tement les trois messes de Xoël, favenr qui était refusée, sauf le cas d'imlulls particnliers, aux cardinaux qui n'avaient pas pris part a la fonetion de la nuit a la Sixtine.

Depuis le deuil de rEglise en 1870, cette cérémonie a été snpprimée avec les au tres fouctions (pii se faisaient ii la Sixtine.

26 décembre, — Le Saint-Pére a reru en audience pour leur permettre de lui exprimer leurs soubaits et vieux de honne année. S. Lx. le prince D. Émile Altieri commandant le corps des gardes-nobles pontilieanx. et aprés les officiers et exempts de ce mème corps.

Sa Sainteté recevait ensuite, en audiences séparées, les chefs des corps de la garde palatine d'honnevir, de la garde suisse el des gendarmes attachés aux palais apos-toliques.

Elle admettait enfin, dans la salie du tróne, tousles gardes-nobles, s'entretenant avec ehacnn d'eux et leur adressant des paroles empreintcs d'nne hienveillance toute spéciale.

Dans les autres salles du palais apostolique se trou-vaient groupés les officiers attachés aux autres corp^


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ANNALF.S HOMAINES

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militaires t!t le Snint-Père accordnit h tovis la bénódic-tioii npostoliquo.

Ces presentations tPrminéos.Sa Sainteté reoo\^i(. dans lasalle (lite d(gt;s Ara/./.i, In deputation des mams des Ktat-Unis cliargés de reporter, sur le eroiseur Drlrnil, les objets dart que le Saint-Pére avait pennis d'exposer a Cbieago. I'nrini ces objets se trouvaient des mosai-ques sorties des eélêbres ateliers du Vatican et les la-nienses cartes, actuelleinent au Musée liorpia ii la l'ro-pagande, sur lesquelles Alexandre VI trai;.'i la célèbre division qui partagcait le monde a dérouvrir entre les Espagnols et les l'ortugais.

Les officiers en grand uniforme pnrtaient du collége américain du Xord sur le(piel tlottait le drapeau de l'l'-nion et étaient présentés au Saint Pére par Mgr 0 Con-nell, recteurdu collége.

Le Saint-Pére exprimait aux officiers présents sa trés vive satisfaction pour les soins que l'on avait apportés a garder les objets qu'il avait envoyés a la grande exposition d'Amérique, nation a laquelle il doune son estiine et son affection. II ajoutait que les soins intelligents dont les Américains avaient entouré ces objets était une preuve évidente do leur fldélité, et un gage certain des espérances qu'il nourrissait. Pour mieux resserrer les liens qui unissent ce grand continent américain au Saint-Slége, son intention était de publier dans le mois de janvier procbain un document sur ce sujet. Sa Sainteté a deniandé aux ofliciers des détails sur le voyage qu'ils vont entreprnndre dans les mers de Cbine et en dernier lieu a montré son intérét pour le développement et le progrés croissant que l'on constate en Amérique.

Le Saint-Pére admettait ensuite les ofliciers a lui bai-ser la main et ceux-ci se retiraient on ne peut plus sa-tisfaits de i'auguste bienveillance que le Saint-Pére leur avait témoignée.

Mais le Saint-Pére ne borna pas a cette audience les marques de sa paternelle bonté pour les officiers américains ; elle daignait leur envoyer des tableaux en mo-saïipie sortis du célébre atelier du Vatican, et ceux qui ne reeurent pas des inosaïques out eu d'autros cadeaux.

Ou parle souvent des ebarités que fait le Saint-Pére pour les pauvres d'uue ville qui fut la capitale de ses Klats, mais on ne donne jamais de cbilTres précis. Tandis que la eliarité ol'lleielle fait coiinaitrlt;gt; a l univers entier ses largesses, que les sommes que donne le roi Hum-bert sur unc liste civile (pii dépasse, avec les apanages, 15 millions sont criées aux cpiatre coins de I borizon, celles du Pape dépouillé de sou pouvoir temporel, vi-vant lui-mème des aumónes des lidéles, se font dans le silence, la main gauche ignorant ce que fait la main droite. Toutefois, d'lieureuses circonstances perniettcnt parfois de déchirer le voile sous lequel se cachent les aumónes du Pére conunun des lidéles, et derniérement, a roccasion des (piétes l'aites pour les tremblements de tei're des Calabres, (pielques journaux libéraux out voulu comparer la générosité royale avec l économie pontillcale. (Intnis rumparalUt rlaudical, dit le proverbe, et il serait ici plus d'applieation cpie partout ailleurs, car il faut calculer l(*s aumónes en raison directe de la fortune de celui qui les fait et non pas suivant les sommes dépensées. VOsservalovc lioniano a voulu cepcndaut re-lever le gant et volei, d'après les renseignetnents pris auprés de l'numónier apostolique, la liste des aumónes pontidcales pendant l'annee 189'i.

AUM()XKUIK AP0STOLIQl'E

SEr/WKS DrSTIUIil KS DCHAXT t. ANNKK 1894.

1. Secours fixes, jneusuels et bisannuels (W-

corvenzp.)...............108128

'2. Aumónes distriliuées......... 45(I(X)

ü. I 701) lits complets dlstrilmès. . . . , . .50575

4 Secours aux prétres......... 180()U

5. Dots conférés a des jeunes lilies orpbelines de pére et de mére et dots pour la profession

religieuse.............. 17000

(i. Secours aux néophytes........ 1500

7. Écoles pour les pauvres........ 35800

8. Au comte Adolphe Pianciani, administrateur de rancienne armée pontificale, pour distribuer aux veuves et orpbelins des anciens militaires pontiflcaux............. 30420

9. A la société de secours entre les anciens militaires pontiflcaux.......... •I5(X)

10. Au com. Louis Tongiorgi pour distriliuor aux anciens employés pontiflcaux et a leurs

veuves on pupies (dont compte-rendu a part). 40430

Total.....408459

C'est déja prés d un demi-inillion que représentent les aumónes fixes que fait Sa Sainteté, mais il s'en faut que cette somme endirasse toutes lescliarités du Saint-Pére.

II faudrait faire entrer en ligne de compte toutes les sommes que le Pape donne directement, soit aux évé-ques inissionnaires, soit a 1'occasion d'une calamité pu-lilique ; toutes celles qu'il distrilnie annuellement pour maintenir dans Home des écoles catbollques, somme importante et (pil n'est pas sans produire d'heureux ré-sultats. On vei'rait cpie l'argent dépensé annuellement par le Saint-Pére pour faire l aunióne, et principalement dans la ville de Home, se monte » bien prés d'nn million par an si ce eb iff re n'est point dépassé.

27 décembre. — Le Saint-Pére a reen suivant l'usape les différents diplomates accrédités prés la Cour ponti-ficab' par les gouvernements étrangei's qui les ontchar-gés de faire parvenir au Souverain Pontife leurs vceux et sonbaits pour la prospérité du diefde l'Kglise.

Le pape a done re(;u : M. le comte Lefebvre de liéhai-ne, ambassadeur de franee ; 11. Merry del Val, ambassadeur d'Espagne; le baron de Getto, envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire de liaviére, et M. Iswolsky, ministre résident de Russie. Chacun de ces ambassadeurs ou chefs de mission était accompagné des secrétaires de legation.

28 décembre. — Sa Sainteté a re(;u pour les sonbaits du jour de Pan : M. da Silva l'errao de Carvalho Marlens niinistre de Portugal; le Comte lievertci'a Salandra ambassadeur il'Autriche-Hongrie; M. le baron di» I'aren-sbacb. ministre de Saint-Domingue et M. Horda, chargé d'alTaires de laColombie. Commedans la précédente audience ces diplomates étaient accompagnés des secrétaires de legation.

29 décembre. — Les réceptions du corps diplomatique ayant continué ce jour-la le Saint-Pére a rcr.u :


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ANN ALES nOMAINRS

02

M. lie Bulow, envoyé extraonliimire et ministro pléni-polontiaire dc Prusse; M. Iliularo, envoyéextraordinaii'c et ministro plénipotontiaire ilii Brésii; M. Larroa, onvoyé extraordinaire et ministro plénipotentiaire do I'Kqua-teur; M. Gnido Kausti, ministro plénipotentiaire do Ho-iivie;M. Houndor do Meisbrocch, envoyé extraordinaire o't ministro plénipotontiaire de Beljjique qui était ac-eompagnó du secrétaire de legation.

Quand la Chambro dos deputes vota en ISiK) la lol dito pour Rome, qui avail Ie double but de continuer a la villo, sous certainos conditions, losocours de 25(X)000 francs et de pourvoir a la bienfaisance, un de sos articles por-mottait rincamération et la prise do possession de tous los bions dos confréries qui avaieut été jusqu'alors res-poctés.

Ges confréries n'étaient point en elïot des congréga-tions religiouses, puisque lours mombres étaient do pioux laïques, et le but quo poursuivaient les confrères éminemment humanitaire. Kilos étaient comme une société chrétienne de socours mutuels par lesquels los confi'éres s'aidaient dans la vie ol dans la mort, priaient ensond)le et monaient une vie plus chrétienne. Cotte nouvelle lol supprlma d'uii trait de plume les confréries de Home et dévolul leurs bions au fonds do bienfaisance ot do religion de la villo, fonds qui a une administration séparée et sous la rosponsabilité du ministère do justice, grace et cultos.

1'armi les bions dont s'était emparé le gouvernement ótaiont conx (|ui appartenaiont a réglise de Sould Maria (h'lla l'ace dont le titulaire était lo cardinal Agostini, pa-triarche de Venise. l.o pi'étexte de rincamération était que ces biens étaient pmpriété de la pieuso union des prétres romains qui y était établio sous le nom d'Ora-toiro nocturne.

Getto église, qui a eu plusieurs vicissitudes dopuis sa fondation, qui a passé des chanoines de Saint-.lean de l.atran aux Dominicains pour ètre tlesservie en dor-nior lieu par des prétres séculiers, ost un titre cardina-lice, et d'aprés le droit, les titros cardinalices forniaient comme autant de territoires séparésqui avaiontune administration autonome. Si cetto administration est maiu-tenant un pon restreinte pour do sagos raisons, copon-dant le concept primitif subsiste et c'est sur co point (|uo s'appuya le vicairo dn patriarche pour protester eontro la prise de possession par l'Ktat. Lo tribunal civil do Uomo appelé a se prononcor, reconnut eette vérit('' do droit, jugea en faveur de l'Kglise et ordonna la restitution do cos bions. Lo gouvoriKMiKMit a appelé de eette sentence (levant la Cour d'appel, lt;pii a conlirmé le jugement du tribunal civil. La cause semble done déflnitivernont ga-gnée a moins que lo gouvernement no vouille reconrir en Cassation, chose (|ui no semble pas probable.

DISCOURS OU TRÉS SAINT-PÈRE

A 1' X KM I,XL XT 1 SSI M KS CA II DIN ATX

A r.'OCCASION' DES KKTKS DE NOEL

Dimanche 23 décembro lo Saiht-Pcre reeevait dans la salie du Trono Ie collége dos Ernes cardinaux qui vo-naient lui présenter leurs respectnoux hommages ot lours voeux pour les fètes de \oël et I a nouvelle annéo.

Lo cardinal Monaco La Valletta, doyen du Sacré College, s'est fait I'lnterpreto des Ernes cardinaux on lisant I'adresse suivante.

(I Trés Saint-Péro,

o Quand le jour do saint Joachim le Sacré Collége des cardinaux ontourait co tröne apostolique, Votre Sainteté a daigné Ini faire connaitre sa vivo j(ji(gt; pour lo réveil de la foi et de la devotion a la sainte Eucharistie ipii se fait sontir dans tonte l'Eglise. hés co moment jo désirai prendre co réveil comme sujet des voeux de Noël, dans lo cas oü il m'aurait appartenu de les présenter au nom dn Sacré Collége.

« Et en vérité, grace a la réelle presence de Xotre-Soignour dans la trés sainte Eucharistie, les divins hien-faits quo nous apporte la naissance du Divin Rédempteur rostent perpétuellement sur la terre.

« Lo plus grand do ces bienfaits a été la fondation de la sainte Egliso comme l'i.niqne vole qui conduiso au ciel et la source féconde de la vraie civilisation et de la vraie paix sur la terre. Par conséquent, raugmentation de la foi et de la dévotion a la sainte Eucharistie doivent nous pormottre de hion espérer de la sainte Eglise catho-lique. Le Sacré Collége en lire nn motif'do félicitatioiis ot do vreux.

« 11 se félicite de ce que, dés les commencements de votre Pontifical, los Congrés éucharistiques se soient réunis, fortillés. aient été protégés, et aient allumé par leur grand nombre dans les lidéles ramour a Jésus dans le Sacremeid de ranted. II fait des veeux pour que durant le régno de Votre Sainteté, l'Kglise catholique triomphe en tous lieux, que la civilisation chrétionne se répan-dant et llourissant chez tons les pouples, produise la paix dans toutos les nations.

« En échange, le Sacré Coillége implore de Votre Sainteté la Hénédiction apostolique. »

Sa Sainteté a daigné répondro les paroles sulvantos :

« Les souhaits et les voeux qua dans l'anniver-saire des joyeuses fètes de Noël le Sacré Collége des cardinauxNous a exprimés par l'orgaue de sou digne doyen sont d'accord avec Notre coeur. En les accueillant avec reconnaissance, Nous levons les yeux vers le Sauveur du monde, le suppliant, par 1(!S augustes rnyslères que Nous allons célébrer en ces jours, de vouloir les Ibrtllier do sa griice et les exancer pleinement.

« Au milieu de cos voeux qui Nous sont chers Nous aimons ii arréter Notre petiséo sur celui qui Nous souhaite de voir la civilisation chrétienne ré-pandue et florissante dans los peuples et le règno de Dieu étendu sur la terre.

« C'est tl ce but si noble, dans lequel sont ras-semblés, ii qni juge salnemont, les biens les plus inestimables, (pie tendent sans relftcbe Nos efforts et Notrc sollicitude apostolique dopuis plus do trois lustres. Nous l'avouons, la benediction du Ciel a été vraiment large, et cette bcnédiction Nous donna de nouveaux motifs do courage et d'aspé-


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ROMA INKS

ANNALES

ranee. Notre parole se rapporte principalement ü ee salutaire et desirable réveil de la foi roligieuse qui commence et se manifesto dans les diverses nations. Elles ont été déja, et pendant de longs siècles, favorisées et comlilées des bienfaits les i)]iis signalésde la foi, mais depuis, oublieusesde ce travail régénérateur, elles n'ont pas hésité iï l'of-fenser et mêmn i\ la méconnaitre.

« Maintenant, il arrive par un dessein de la Providence qne les désillusions, les malheurs, les perils toujonrs croissants dans l'ordre moral et social leur ont fait dcsorniais reconnaltre la grande folie de ne point se soucier et móme de dédaigner Ie règno de Dien el sa justice. Elles voient, les indivi-dus comme les Élats, que e'est en vain qu'elles peuvent arriver au blen-ótre, au ijonheur et a la perfection si elles ne la cherohent pas dans leur souverain auteur modérateur et (in dernière de toute la creation. Elles voient, qn'en rejetant la foi de Dien, conscience, devoir, vertus du citoyen ne valent rien, et que les lois et leurs rigueurs ne sufflsetit pas a maintenir les esprits et loin de réfré-ner les multitudes ne font peut-étre que les aigrir.

Ces choses sont tellement évidentes (|ue tout le monde voit la souveraine importance de coopérer tous ensemble afin que ce réveil, eette excitation de la foi chrétienne se dilate librement et pénétre vigonreusement dans toutes les veines de la vie publique et privée. Ah ! que Dieu reprenne son honneur si indignement outrage, que son nom se fasse entendre toujonrs vénéré dans les chambres legislatives, dans les athénées, dans les académies, les sociétés, les families, et que celui qui en a la charge le rende aux soldats, aux écoles, aux ateliers et aux peuples qui ont soil do Lui. La foi étant ainsi enracinée en Dieu, la société entière animéedeson esprit, voici que I'liomine se refait une vie nouvelle, tend a un but plus noble, marche avec sure té a la conquète de la vérité la plusélevée, orne et cultive son intelligence et se retrempe aux vertus généreuses qui,en le perfectionnant dans la vie terrestre, le conduisent iï acquérir la vie celeste. C'est cettc vie et cette civilisation quo le Verbe de Dieu fait chair a heureusement apporte aux bommes.

c Mais, Monsieur le cardinal, vous avez voulu, dans votre haute piété. Nous transporter du mystè-rede liethléern a celui des saints antels. Vous avez rappelé rEucharistie qui est le centre et I'aliment éternel de la vie du christianisme, qui est un sa-crement d'unité, de paix et d'amour. Vous Nous avez rappelé les congrès eucharisti(|ues destinés a en raviver et a en étendre le culte. Nous en sommes trés heureux, et Nous Nous eonsolons en pensant que Nous avons toujours favorisé ces assembles et qu'en ces dernières années elles se; sont tenues dans plusieurs nations. II Nous faut rappo-ler le congrés de Jérusalem, ville privilégiée qui a été le témoin de rinstitution d'un pared sacre-ment, et dans notre Italië, celui de Naples d'abord, et récemrnent celui de Turin célébré avec grande pompe et solennité dont Milan maintenant s'ap-prète a imiter l'exemple. Et cela est bien, la reconnaissance vent que nous redoublions les moyens de compenser les affronts (pie recoil I'llomme Dieu dans ce mystére ineffable el iln'estpas moins nécessaire que Ton recoure i Lui avec nne immense conliance pour implorer la grandeur des divines miséricordes.

« Et maintenant en échange des sentiments d'alTection (pie le Sacré Collége nourrit pour Notre personne. Nous souhaitons que le Divin Enfant lui donne en abondance les biens les plus désira-bles et accordons de mémeaux évéques, prélats et a lous ceux ici présents, la bénédiction aposto-lique. »


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REVUE

04

ACADEMIES ROMAINES

SÉANCE OE DÉCEMBRE DE LA SOCIÉTÉ POUR LES CONFÉRENCES D ARCHÉOLOGIE

I.o nouveau ilt;rési(lont, le H. 1'. alihó Cov.xn l.ny.i, suus-liiblinlhécaire, lt;le la Sainte Eglise, a rappelé au sotiveuip do l'assetnblpe Ir commanfleur .lean-llaptistc de Rossi fondateur de ces coufércnces, qui los coinniciira cu IKT.quot;), et faisaMt ressortir a bon droit l'opportunitó ot l utilitó de ces reunions, déclarait qu'elles eoutinueront suivant la voie quo ce grand maitro de rarcliéologie lour avail traeée.

Le secrétaire, M. Marucclii, a rendu compte du cougrès d'archéologie chrétienno tonu a Spalato en Dalmatio, au mois d'aout dernier, etauquol il a assistó commo représentant de rAcadótnio poulilicalo d'arclióologio et do la société dos conférences.

Aprés avoir parló do rimportanco do co congrès II a passé on revue les publioations falies a son oocasion par lo Comité de direction el qui soul: Guide arolióologlque do Spalato et do Salona; et trois journaux spéciaux Saloiiilanti, Spalatfiise et Biacensc. Ayant ilil (luolques mots sur los momimonts les plus importants quo font connaitre ces publications il s'arréte particuliéroment sur le groupe monumental de la catbédralo do Spalato ot do son l)aptistèro qui est l ancioii mausolée do remperour Dioclétien et lo temple do Jupiter. II traite ensuito du cimelière chrétien do Manaslirino a Salona qui a do iioui-brouses inscriptions, ronferme les tombes de ses glo-rioux martyrs el une basilique qui a été édifiëo sur cos restes vénérés. II présente a la conférence lo plan ot los dessins do res edifices, maïs ajoute qu it réserve ii une autre séance la matière si ricbe des monuments chré-tiens a Saloon que los dorniers travaux out mis en evidence.

Mgr Pierre Kirsch, professen r a rUniversité calboliqiK1 de Fribourg, annonce (pie l'on a découvert récemment a Avenclies en Suisse un tombeau ebrétien d'une jeune femme datant de la moitié lt;lu ui0 siècle. On a trouvé dans la tombe quelques vases do verre en forme do calicos (lont un porto rinscriplion VIVAS I.N DEO. Lo tombeau chrétien d'Avenebes est cependant entouré do nombroux tombcaux païoiis. d'ou il est clair que V'ost un moiiumont de droit particulier fait dans la première période de la diffusion du christianisme en ees réglons. Cost ainsi quo, dans Home memo, les centros les plus anciens des cimetiéres ebrétions, placés eux aussi au milieu de tombes païennes, rolovaiont du droit particulier.

I.e baron Hodolplio Kanzlor a présenté le calque d'une itiscri|)ll(gt;n cfilacoinbale trouvée dans une galerie du cimelière de Saiiit-Ch'ia(pio, prés la cbapelle (pii lui ap-pnrtiont au Campn Vi'rann (cimotlère do Home ). Sa teneur est la suivante :

CKI.II'HICXE HENEMERENTI QUI VIXIT AN NOS XXVII MENSES 111 DIES XII I HIT IX PACE III IDUS SEPT.

II monlre ensuito un ancien anneau d'argent acheté a Salona sur leipiol est gravée une inscriplion grecque qui remonte probabloment au xr siècle ot contient une invocation a saint Georges d'un certain Léontius.

Le 1'. (irisar, jésuito, présente la pliotograpbie du plus ancien, ot inédit jusqu'ici, dessin do la vieille basiliquo Vatioano. Lo dessin, fait avec boaucoup do soin, a été trouvé dans un manuscrit appartonanl a I'abbayo do Karfa et eonsorvé maintenaut a Eton-College on Anglo-torro. Le premier (pii on ait parlé ('st Middloton dans son travail: lienidinn of nncicnl Home, '1892. Grace an pro-fosseur l.anciani, il a pu avoir a Home cetto importante reproduoliou. M. Middloton lui asssigno le ixo siècle; bquot; P. Grisar, au contraire, so fondant sur la paléograpbie do la vie de saint Grégoire le Grand oil il so trouvo, ladju-gorait au contraire au xic siècle, (pii est répoque du grand d( heloppeinent de l éoole do Karfa. Le dessin fait voir, entrc autres chases, une grande scène on inosaiqni» sur la facade de la basiliquo. Dans cetto scène, le P. Grisar retrouve la •composition exécutéo sous saint Léon le Grand, don do I'aucion consul Mariniano et de sa femme Anastasie. Une particidarité euriouso est los paons qui lornient un ornement des angles du tympan. II faudralt faire une étude spéciale des scènes liturgiques et his-loriques dessinéosa rendroit oü était rancien quadripoli co (porti(pie carré). Lo P. (irisaren donnera un compte rendu plus étendu dans un des procbains numéros de la parlie arcliéülogi(pi(! do la Civilh't rallolira.

Kulln le cominandeur Gamurrini annonce la décou-verted'un ancien tombeau retrouvé récemment a Klo-rence prés de féglise des Saints-Apótres avec cette simple éplgraphe CA ESA H. VIVAS. IX. DEO.

On a ensuito amioneé los conférences qui se tiendront durant le mois de décembre dans les catacombes.

IIouack Mauucchi, secrétaire.


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REVUES

Afrique.— M(m AüOüli.VlU). niissiominircs francaix c/ic: les vannihalcs. Com'spondnnt, I'aris, 25(100. IHiH.

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Mariage. — Romaxcs. Dc In clanilestinité considérée conmic ciwpêclienient rliritttant nu maringe. — Cérémonies liturgicp(cs relatives auniariagc. Revue du Wergé francais, {«' janv. 1895.

Montalembert. — I.I'.canN'KT (E.). Im jeunesse de Mon-laletnbert. Voyage en Snéde. Le Correspondant, 25 déc. 1891.

Page» il'nn luidt intöröt qui font connaitre I'lionime intinio qui, cticz lecomln dc Montalemljert, nc lp, códo en rien a I'liomtne poiitiquo, a réioquent rmvain et orateur.

Ordinations Anglicanes. — Lettre dc S. Em. le cardinal Val'oiian. — Les Questions aetuclles. Paris, octohre 1894, p. (')(,)-08.

— l)om IÜciik Camm. La controverse sur les ordinations anglicnucs. Hevue Hénédictine, Mnredsous (Helgique)i déc. I89'i., p. 529-540.

Trés rcmarquable travail (|ui est Ie dévcloppemenl dc la doctrinü exposéo dans la lettre de S. Km. lo cardinal Vaugkaiii


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ÏOJ I Oj

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Saint Patrocle. — I.k Di-ANT (E.). Sur uii jnmcKjc ih-s acli'.i dt' S. I'iilmch'. Ucvur de l'Arl cliróticii. l.illc, llc.s-clée, in-'t0 ISiti, p. 37(')-Ii7S,

Patrologie. — liATlKnil. (I'iiIjIic l'icn'cj. l/dliulc de lu palrnlnjiii', Hevue du Clergó IVaurais, lei jiui\'. 1895.

Plain-chant. — C.o.mhauiki (.lull's). /.'1 jihiin-cl/nul et h' papi' sa'wl Oi't'ijuit'o li' (IhokI, Li' ('ori'cspoiidai)t.

déc. I«S)'k

Étude superficidle rnile sur dos ronseignoments inaxacls par un «Serivain si pcu au courant de la question qu'd traite, ([u il ignore même les faits contemporains. 11 ne sait pas que les grandes décou-vertes qui out permis d'acconiplir la restitution de Tcouvre commenctóe par saint Grégoire le Grand, sont dues a róruditdom Pothier, pi'ieur do l'abbaye de Ligugé .ot que dom Mocqucreau el les autres élóves do dom Pothiei' n'eu u'ont été (pie les trés lialjiles et. du rosle, fort ititeiligents vulgarisaleurs. Ciiiijuc suum.

Sainte Enfance. — Ohmimi ii). Lm nnssidiis (huis l'e.r-Iri'iiu' (tririd. Ij'onwvo di' In Suhilc hJiifitni'i'. Ilovuc du Clofgi' frauntis. I»1, janv. 1895.

Rossi (J.-B. de). — Eióux Vkiinkt, .hau-llupliste df Uns si I/Uulvei'sitó Catliigt;lii|ui'. Lyou, 15 dóe. 18il't.

Sylvius Francois. — Dans la sério des théologiens de Douai. Par Th. Seuridan. Kcvuo des Sciences 'ecclés. pp. 289-311.

Terra Sainte. — l)ATil-roL. (P.). Li' jil'li'i'inage de sniii-tc Silvia (388). Revue du Clergé francais, le'' déc. 189V, p. 35-VI.

KEVIES


Lc Gérant: L. LETOUZEY

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LETOUZEY amp; ANÉ, Éditeurs, 17, rue du Vieux-Colombier, Paris,

' F. C. R. BILLUART

SUMMA SANCTI THOM/E

HODIERNIS ACADEMIARUM MORIBUS ACCOMMODATA

EDITIO NOVA

Optimae auctoris simillima, a mendis vero vindicata notisque illustrata, cum indicibus locupletissimis rerum scilicet et Scripturse sacrae

. §UH .AUGUSTO NOBILISSIMOQUE PATHOCIN(£) .1 UL ü ST H I S S LM J AH UH. DD.

J. J. B. LEQUETTE • • •

EPISCOPI ATREBATE.VSIS, IIOLONIENSIS ET AUDOMAUENSIS

APPENDIX AD THEOLOGIAM

F. C. H. BILLUART, CONTINKNS CONSTITUTIONES, DECllKTA ET HESOLUTIONES S. SEÜIS APOSTOLIG/E USQUE Al) l'U.ESENS

Nenl' lieiiux volumes iii-40 deux colonnes. — Prix.: 40 fr.'incs

Mgr Audisio, dans son ouvrage si remarquable intitule : Inlroduclion aux eindes ecdésiasliques, revient sans cesse sur saint Thomas. C'est, suivant lui, l'auteur de théologie le plus complet et Ie meillenr; il le declare sans hesitation quand il dit:

«Les vérités conteuues (lans les saintes Écritures et la tradition n'ont jamais été recueillies, exposées, défendues et formulées plus scientifiquement iiue par In raison éminemment pliilosophique de saint Thomas ».

Depuis, N. S. P. le pape Léon Xlll a porté saint Thomas a son apogée. Déshahitués de la langue qu'il parlait, les plus habiles eux-mémes ont hieu de la peine a saisir toujours touto sa pensee. C'est en vain qu'on a teiiti'^ de rendre rétudc de la théologie plus facile an moyen de traductions en langue vulgaire ; on est arrivé souvent a vouloir expliquer ohscnriDn per ohscurius, et l'un peut dire sans craintc que, pour leplus grand nomhrc, saint Thomas, dans sonproprc textc, est Icltrc close.

Aussi Mgr Audisio se garde-t-il dMnsister pour (pie l'on s'en tienne simplement ;i saint Thomas. Mals, commo ilaune horreur invincible et parfaitement justiliée pour les abrégés, qui font que beaucoup « s'estiment assez savants avec \ei\v Conipeiidium » ; comine d'ailleurs il juge que nul inicnx que Billuart n'a saisi et popularise saint Thomas, il declare qm toutes les , prcjerences doinent se porter sur sa Théologie.

C'était ropinion de Afgr Parisis ; c'est cello de Mgr Loquette, de Mgr ile la Tour d'Auvergne et d nu grand nombre de supérieurs de sémlnaires. Mals pouniuoi, dira-t-on, uno nouvelle édition lorsipi'il en existe d(\jiï mie'.' C'est (pie ri'diteur voulait lui doniier mi lülluart (|ui ne lalssfit rieu a désirer.

Fallait-il peur cela le rétablir tel quel, sans y rien changer'.' ou bien devait-on faire snbir toutes les additions et tou^ les retranchements ni^eiissités pai' l'état actnel des études lb(!Ologiipies'.'

L'éditctir a pensé que, Dilluai't (''tant une autorité souvent Invoquée, il fallait consci'vcr intégralement le texte de sa ineilleure édition : il a done clioisi cellr d(i Macsl richt, impriméi' iinniudiatcüiient aprés sa mort par rami auquol il avail légué ses dernières notes. Quelqiies additions ont cependant eté laites : ainsi les opinions respectables qui se sont prodiiitos depuis la mort de liillnart sont signalées, aussi liicu que les décisions nouvelles des congregations romaines.

Ou voit que 1'éminent scoliaste do saint Thomas peut devenir classique. Du resto, plusieurs grands sémlnaires Font adopté. lülluart n'est pas moins indispensable aux écrivains de notre époque, peu laits aux fortiliantes lectures, et d'uno ignorance grande en tout ce qui touche la catéehèse religieuse.

B dinar d a eu les faveurs du Concile : c'est le théologien qui est ros té constamnient sur les tables de la vénérable assembléc.

La nouvelle édition que noils annoncons a été contiuuée jusqn'iï uos jours. Toutes les décisions des Congregations romaines depuis deit.e siècles, les décrels du Concile dn Vatican, etc., sc trouvent joints aux magni-fiqncs Tables générales, el jorment le neuvième volume.

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LETOÜZEY amp; ANÉ, Ëditeurs, 17, rue du Vieux-Colombier, Paris.

BIBLIA SACRA

JUXTA VULGATA EXEMPLARIA ET CORRECTORIA ROMANA DENUO EDIDIT, DIVISIONIBUS LOGICIS ANALYSIQUE CONTINUA SENSÜM ILLUSTRANTIBUS ORNAVIT

Aloisius Claudius FILLION

PRESBYTER S. SULP1TII, IN CATHOLICA UNIVERSITATE PARISIENSI SCRIPTUR/E SACR^ PROFESSOR

3« ÉDITION, MAGNIFIQUE VOLUME IN-8quot; DE PLUS DE 1400 PAGES

Orné de têtes de chapitres et de lettres initiales ; caractères trés lisibles, entièrement neufs imprimé sur beau papier teinté avec filets rouges.

Broché. ...............10 » I Üemi-ch. pl. tl. tr. rouje, cout. s. nerfs.....13 50

uemi-rel. chagr., pi. toile, tr. jaspóe..... 12 25 | Cliagr. l«r ch., cout. s. nerfi, tr. doi'ée marbrée . . 22 »

quot;PprouvLé Pf lL- Em-les cardinaux FCaLON, archevêque de lyon, BOBRRET, évêque de Hodez, GIBBONS, arohevêque de Baltimore GÜIBERT, arohevêque de Bordeaux, LANGËNIEDX, arohevêque de Reims, PLACE, arohevêque de Rennes ; et par NN. SS. les archevèaues et évêques de Besanijon, Cambrai, Chambéry, Angoulême, Bayeux, Blois, Chaions, Bourges, Coutances, Dijon, Laval, Lucon Metz MontDel-lier, Nevers, Troyes, Viviers, etc.

Sa® SaintS LiVrCS |)1US atlrayaquot;10 ct plus utile' tel a 616 le but dc M- Fillioquot; en donnant cctte nouvelle édilion

La division de la Bible en chapitres n'a pas toujours 6té trés heurouse ; deplus, dans les editions ordinaires, tmel lectcur lorsqn il lui est arrive de prêter qiiclque attention aux sommaires places en tête des chapitres, n'a pas étc snrpris de voir ou'ilq ne font connaitrc qu imparfaitcmcnt et vaguement soit Ie fond mème, soit la suite des raisonnements ou des fails ?

L auteur, pour remédier a ce double inconvenient, et surtout pour diriger I'esprit des lecteurs plus novices, a' divisé le texte a une la^on iogique, et 1 a accompagné de notes marginaies qui fournissent une analyse succincte saus doute, inais suflisante du lexie sacie. '

Les divisions les plus importaiiles ( parties, sections, paraijraphes, etc. ), sont inlercalées dans le texte même, de manière toutefois A s en détacher nettement. La marche des idéés on des évènements est indiquée par les notes marginaies. Assurément il ent eUquot; impossible «Ie mettre en relief, par un titre rapide, tantes les pensées des écrivains sacrés; du molns ressenticl est in-dique. Aussi est-il tres facile, en parcourant ces litres ct cos notes, de se faire une idéé clairc de renseinble d'un livre ct du rapport do ses parties entre elles. « ui» une n im

Un autre avantage de cette nouvelle edition, e'est que la poésie s'y distiiigne de la prose au premier coup d'ocil • et le narallé-

lisme, paifaitement marque, aide ft comprendre Ie sens des morceaux poétiqnes. » pa.mit-

Enfin, le texte a cté corrigé avec le plus grand soin, et collationné sur la célèbre édition quo le 1gt;. Vercellone nubliait naffiière a Home, sur fordre exprès de Sa Sainteté Pie IX. puuiuu nagneie

Cette savante edition 'le la Vulgato, désirée avec impatience par tous ceux qui étndient les Livres Saints a recu nartout le

plus bienveillant accucil. De tous cötos, les éloges les plus llattenrs ont été adressés a fauteur. Les encouragements de l'énisco-patnontpas manqué : nous nous contenterons d'on signaler qiielquca-uns : '

i S' archey. de Baltimore. — Jo rogarde l'arrangoment dn texte de votre édition

ile la Ihbiia sacra comme tont a fait admirable ( most admirable.) et d'nne grande utilité pour los professeurs et les ótiulianls de la samte tenture, comme aussi pour Ie clergé en général ; car il permet au lectcur d'embrasser d'un senl regard les idéés dommanles qm sont développées dans le contexte. 'quot;tes

Approbation dc Mgr SEBEAUX, évêque d'Angoulêrae. — Je ne m'arréte pas a loner la beauté typographique de ce

\olunie. (.e qui le distingue et le rond particulierement précienx, c'est la méthode que vous v avez introduite et mie ie rrnis avec voiis, emmemment propre a faciliter l'intelligence dn texte sacré. ,1'applaudis done trés' sincèrement a voire travail et iè suis hcureux de joindre mon suffrage ft tous cenx qui font déjft onconragé. '

Son ordonnance logiqnc aide beaucoup ft l'intelligence du sons général de chaque livre do la Bible ; c'est un bienfait de bi. miere qnc je no suis pas scul a avoir oprouve déjft. II me somblo qu'il n'y a pas ft hésitor; cotte édition de la Vulgato offro au lec-teui uno commodité plus grando-qu aucune autro édition parue jnsqn'ici ; l'analyso qui fait son originalité pent rendre les nlus serieux services. C. DOUAIS, Prolessenr (i l'Institut catholiauo. de. Tntdnnse