DE L'ÉDITEUR.        y
* une érudition au-deiîus de mes forces.
»Donnez mon travail au Public, j'y
» confens ; mais oubliez tout ce qui me
» regarde &C qui pourrait déplaire à mes
» Contemporains. Jeune encore lorfque
» je compofai la plus grande partie des
» Leçons qu'il contient , une forte
» d'enthoufïafme fembloit m'être per-
» mife ; aujourd'hui corrigé par l'âge ,
» je reconnois le danger de cet enthott-
» iîafme, fur- tout lorfqu'il eft pouifé
»trop loin. Je n'afpire plus qu'à h
» retraite, au iilence ; ma carrière eft
» remplie: ne donnez mes Obfervations
» que pour ce qu'elles valent, & que
» votre amitié ne s'aveugle pas fur quel-
» ques talents que je dois plus à mon
» zèle qu'à mes lumières ». Pour con-
defcendre aux intentions de l'Auteur,
& me renfermer dans fes vues patrioti-
ques > je lui facrifie volontiers le plaiiîr
que j'aurois eu à m'étendre fur la répu-
tation qu'il s'eft acquife, èc fur fes
qualités perfonnelles. Je vais donc
a iv